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Partir en vacances dans son pays de naissance (Vietnam) English translation pending
Bonjour,
une connaissance qui à le statut de réfugié politique souhaite retourner avec son mari dans son pays d'origine en vacances, au Vietnam pendant 6 semaines. Est ce possible de partir dans ce pays avec le statut de réfugié politique ? Cette personne est mariée avec un ancien réfugié politique qui a obtenu la naturalisation Française. J'ai entendu dire que c'était faisable mais le retour en France risquerai d'être compliqué ?
Y a t'il des personnes dans cette situations ?
Merci de vos réponses
une connaissance qui à le statut de réfugié politique souhaite retourner avec son mari dans son pays d'origine en vacances, au Vietnam pendant 6 semaines. Est ce possible de partir dans ce pays avec le statut de réfugié politique ? Cette personne est mariée avec un ancien réfugié politique qui a obtenu la naturalisation Française. J'ai entendu dire que c'était faisable mais le retour en France risquerai d'être compliqué ?
Y a t'il des personnes dans cette situations ?
Merci de vos réponses
Canal de Bourgogne ou canal de Nantes à Brest English translation pending
bonjour à toutes et tous - si vous avez effectué ces destinations en solitaire j aimerai avoir votre reflexion - j envisage d effectuez ces itinéraires prochainement en solitaire ou accompagnée si il y a de intéressés ?? suis ouverte à toutes discussions -
Argent américain utilisé au Cambodge / Vietnam? English translation pending
Bonjour
Dans ces deux pays, est-ce le $ US qui est utilisé.
Merci
Dans ces deux pays, est-ce le $ US qui est utilisé.
Merci
Infos sur Angkor / île tranquille sans foule English translation pending
Bonjour à tous !
Ayant eu une super pormo sur des vols pour Bangkok mais connaissant déjà la Thaïlande je souhaite me rendre au Cambodge pour visiter Angkor et ensuite faire une petite semaine en bord de mer dans un petit coin tranquille avec un minimum de confort eau, électricité pas de foule, je cherche des infos sur le moyen de me rendre à Siem Reap les bons hôtels là bas, des conseils sur les sites et ensuite un petit coin de paradis en bord de mer sans trop de foule nous sommes avec notre fille de 12 ans nous partons fin avril pour 2 semaines merci pour tous vos conseils
Ayant eu une super pormo sur des vols pour Bangkok mais connaissant déjà la Thaïlande je souhaite me rendre au Cambodge pour visiter Angkor et ensuite faire une petite semaine en bord de mer dans un petit coin tranquille avec un minimum de confort eau, électricité pas de foule, je cherche des infos sur le moyen de me rendre à Siem Reap les bons hôtels là bas, des conseils sur les sites et ensuite un petit coin de paradis en bord de mer sans trop de foule nous sommes avec notre fille de 12 ans nous partons fin avril pour 2 semaines merci pour tous vos conseils
Voyage camping-car au Portugal English translation pending
Bonjour ,
Je viens de découvrir le site : VoyageForum ...
Pour la première fois , je souhaite visiter le Portugal , descendre jusqu'en Algarve .
Me déplaçant en camping car , je prévois de partir fin janvier début février 2016 :très court !!!
Eventuellement , si des camping caristes privilégiant cette destination :pourquoi ne pas faire un bout de route ensemble .
Bon voyages a tous ,
Bonne année 2016
Quoi voir sans rien louper en 15 jours île du Nord (Nouvelle-Zélande) English translation pending
Bonjour,
J'aimerais connaître les endroits à ne pas rater sur l'île du nord. Je voudrais surtout faire "les côtes" en 14 jours. Et pour les hébergements, pensez vous que je dois réserver à l'avance des motels ou fin mars j'ai des chances de trouver des dispos?
Voiture avec chauffeur à Bali English translation pending
Bonjour,
Quelqu'un peut-il me communiquer les références d'un chauffeur parlant français à Bali?
Merci.
Climat au nord du Vietnam en avril-mai English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Je souhaite me rendre en avril - mai au Nord du Vietnam pour visiter la partie montagneuse.
En me renseignant sur le climat à cette période de l'année à partir des sites, j'ai réalisé que le temps pouvait être très brumeux, pluvieux et humide. J'ai également eu le retour d'expérience d'une amie partie en Avril dans cette région: il a plu la plupart du temps (mais je ne veux pas faire généralité d'1 expérience!).
Or, que ce soit les sites consultés, ou les discussions des dernières années à ce sujet figurant sur ce site, j'ai l'impression qu'avril est considéré comme une période conseillée pour visiter cette partie du Vietnam, avec octobre-novembre (qui semble être LA période idéale).
Je souhaitais donc avoir le retour des forumeurs sur les tendances générales du climat en Avril ou Mai au Nord. Même si la météo n'est pas une science exacte, il est toujours possible de dégager des tendances (étant bretonne, je sais de quoi je parle 🙂).
Ma crainte: passer 2 semaines dans une ambiance humide et brumeuse et donc ne pas profiter des paysages.
Je vous remercie vivement par avance pour vos retours et vous souhaite un excellent dimanche!
Je souhaite me rendre en avril - mai au Nord du Vietnam pour visiter la partie montagneuse.
En me renseignant sur le climat à cette période de l'année à partir des sites, j'ai réalisé que le temps pouvait être très brumeux, pluvieux et humide. J'ai également eu le retour d'expérience d'une amie partie en Avril dans cette région: il a plu la plupart du temps (mais je ne veux pas faire généralité d'1 expérience!).
Or, que ce soit les sites consultés, ou les discussions des dernières années à ce sujet figurant sur ce site, j'ai l'impression qu'avril est considéré comme une période conseillée pour visiter cette partie du Vietnam, avec octobre-novembre (qui semble être LA période idéale).
Je souhaitais donc avoir le retour des forumeurs sur les tendances générales du climat en Avril ou Mai au Nord. Même si la météo n'est pas une science exacte, il est toujours possible de dégager des tendances (étant bretonne, je sais de quoi je parle 🙂).
Ma crainte: passer 2 semaines dans une ambiance humide et brumeuse et donc ne pas profiter des paysages.
Je vous remercie vivement par avance pour vos retours et vous souhaite un excellent dimanche!
Escale de croisière MSC sur Haïfa English translation pending
Bonsoir,
Nous partons avec mon mari et nos 2 enfants (15 et 6 ans) le 21 février sur le msc fantasia. Je suis un peu dépitée car je ne trouve pas vraiment de réponses pertinentes sur les forums concernant une escale de 2 jours à Haîfa. J'aimerais voir un maximum d'endroits( ou presque !...) mais je ne sais pas ce que propose MSC comme excursions. Je pensais prendre un guide particulier pour visiter Jérusalem mais nous aimerions aussi nous baigner dans la mer morte et voir le lac de Tibériade. Quelqu'un a-t-il déjà fait cette escale ??? Si oui, HELP ! 😛
Nous partons avec mon mari et nos 2 enfants (15 et 6 ans) le 21 février sur le msc fantasia. Je suis un peu dépitée car je ne trouve pas vraiment de réponses pertinentes sur les forums concernant une escale de 2 jours à Haîfa. J'aimerais voir un maximum d'endroits( ou presque !...) mais je ne sais pas ce que propose MSC comme excursions. Je pensais prendre un guide particulier pour visiter Jérusalem mais nous aimerions aussi nous baigner dans la mer morte et voir le lac de Tibériade. Quelqu'un a-t-il déjà fait cette escale ??? Si oui, HELP ! 😛
Enregistrement Air Namibia à Paris English translation pending
Bonjour,
Nous avons fait la NAmibie en 2008 et nous allons repartir l'été prochain.
A l'époque nous nous étions fait des frayeurs car nous ne pouvions enregistrer à Paris les vols Air Namibia au départ de Francfort et l'escale était de 55 mn...
Est ce qu'on peut désormais avec un vol air France de Paris enregistrer le vol et les bagages jusqu'à Windhoek ?
Merci
Lectures 2015, quelques pépites et un peu de toc English translation pending
L'auteur sur lequel on se jette, sans attendre que son dernier opus sorte en poche
Mathias Enard, qui décrit fiévreusement et mélancoliquement dans Boussole la beauté de la civilisation arabe
Le bouquin qu'on aimerait ne jamais avoir ouvert. Et dont on est reconnaissant à son auteur de l'avoir écrit. La supplication de Svetlana Alexievitch. Il faut avoir le coeur bien accroché pour venir à bout de cette lecture. L'auteur (et journaliste) biélorusse à recueilli, sur le mode du reportage, les témoignages des acteurs et victimes de Tchernobyl, les familles des pompiers mobilisés pour éteindre ce qu'on leur disait être un simple incendie, les militaires appelés pour aider au grand nettoyage de la zone, et aussi les paysans, enseignants, philosophes, journalistes, scientifiques, adultes, hommes, femmes, enfants… Le récit est émouvant, violent, à la limite du soutenable. Il y est question de souffrance, du prix de la vie humaine, de puissance de l'appartenance d'un peuple à une patrie, de résignation, de fatalisme, de mensonges…
A un moment donné, il existait un risque d'explosion nucléaire. Pour l'éviter, il a fallu vider le réservoir d'eau lourde sous le réacteur, pour qu'il ne s'écroule pas dedans. L'eau lourde est un composante du combustible nucléaire. Vous imaginez ce qui aurait pu se passer. La mission était donc de plonger dans l'eau lourde et d'ouvrir la soupape de vidange. A celui qui y parviendrait, on a promis une voiture, un appartement, une datcha et une pension à ses proches jusqu'à la fin de leurs jours. Et il y a eu des volontaires. Les gars ont plongé à plusieurs reprises et ils sont parvenus à ouvrir la soupape. On a donné sept mille roubles à l'ensemble de l'équipe et l'on a oublié les voitures, les appartements et le reste.
La fièvre islandaise D'ailleurs les poissons n'ont pas de pieds de Jon Kalman Stefanson. Crépusculaire et lumineux à la fois…
La vie naît par les mots et la mort habite le silence. C'est pourquoi il nous faut continuer d'écrire, de conter, de marmonner des vers de poésie et des jurons, ainsi nous maintiendrons la faucheuse à distance, quelques instants.
La déception Bérézina de Sylvain Tesson, plus imbu que jamais. Sans autre commentaire, le titre se suffisant à lui-même...
L'épique roman d'apprentissage, avec pour décor les contreforts du Taurus Mèmed le Mince de Yachar Kemal
À partir des rivages battus de blanche écume, ils s’élèvent peu à peu vers les cimes. Des balles de flocons blancs flottent toujours au-dessus de la mer. Les rives de glaise sont unies et luisantes. La terre argileuse vit comme une chair . Des heures durant, vers l’intérieur, on sent la mer, le sel : odeur prenante.
Le pavé ultra névrosé du sidérant, déjanté et hélas disparu David Foster Wallace L'infinie comédie
- Quand je t'ai demandé si tu dormais, je voulais te demander si t'avais eu l'impression de croire en Dieu, aujourd'hui, quand t'étais tellement en forme que t'as écœuré ce gars. (…) - Bon, alors pour que tu te taises, disons que j'ai un compte à régler avec Dieu. Disons que Dieu semble avoir un mode de gestion laxiste dont je ne suis pas fan. Je suis très antimort. Dieu, selon toute apparence, a l'air pro-mort. Je ne vois pas comment on peut s'entendre sur cette question, lui et moi.
Les condensés de petits riens, deux romans serrés, forts en humanité : La place d'Annie Ernaux Elisa de Jacques Chauviré
Le made in VF L'oeuvre intégrale de Voyajou
Le bouquin qu'on aimerait ne jamais avoir ouvert. Et dont on est reconnaissant à son auteur de l'avoir écrit. La supplication de Svetlana Alexievitch. Il faut avoir le coeur bien accroché pour venir à bout de cette lecture. L'auteur (et journaliste) biélorusse à recueilli, sur le mode du reportage, les témoignages des acteurs et victimes de Tchernobyl, les familles des pompiers mobilisés pour éteindre ce qu'on leur disait être un simple incendie, les militaires appelés pour aider au grand nettoyage de la zone, et aussi les paysans, enseignants, philosophes, journalistes, scientifiques, adultes, hommes, femmes, enfants… Le récit est émouvant, violent, à la limite du soutenable. Il y est question de souffrance, du prix de la vie humaine, de puissance de l'appartenance d'un peuple à une patrie, de résignation, de fatalisme, de mensonges…
A un moment donné, il existait un risque d'explosion nucléaire. Pour l'éviter, il a fallu vider le réservoir d'eau lourde sous le réacteur, pour qu'il ne s'écroule pas dedans. L'eau lourde est un composante du combustible nucléaire. Vous imaginez ce qui aurait pu se passer. La mission était donc de plonger dans l'eau lourde et d'ouvrir la soupape de vidange. A celui qui y parviendrait, on a promis une voiture, un appartement, une datcha et une pension à ses proches jusqu'à la fin de leurs jours. Et il y a eu des volontaires. Les gars ont plongé à plusieurs reprises et ils sont parvenus à ouvrir la soupape. On a donné sept mille roubles à l'ensemble de l'équipe et l'on a oublié les voitures, les appartements et le reste.
La fièvre islandaise D'ailleurs les poissons n'ont pas de pieds de Jon Kalman Stefanson. Crépusculaire et lumineux à la fois…
La vie naît par les mots et la mort habite le silence. C'est pourquoi il nous faut continuer d'écrire, de conter, de marmonner des vers de poésie et des jurons, ainsi nous maintiendrons la faucheuse à distance, quelques instants.
La déception Bérézina de Sylvain Tesson, plus imbu que jamais. Sans autre commentaire, le titre se suffisant à lui-même...
L'épique roman d'apprentissage, avec pour décor les contreforts du Taurus Mèmed le Mince de Yachar Kemal
À partir des rivages battus de blanche écume, ils s’élèvent peu à peu vers les cimes. Des balles de flocons blancs flottent toujours au-dessus de la mer. Les rives de glaise sont unies et luisantes. La terre argileuse vit comme une chair . Des heures durant, vers l’intérieur, on sent la mer, le sel : odeur prenante.
Le pavé ultra névrosé du sidérant, déjanté et hélas disparu David Foster Wallace L'infinie comédie
- Quand je t'ai demandé si tu dormais, je voulais te demander si t'avais eu l'impression de croire en Dieu, aujourd'hui, quand t'étais tellement en forme que t'as écœuré ce gars. (…) - Bon, alors pour que tu te taises, disons que j'ai un compte à régler avec Dieu. Disons que Dieu semble avoir un mode de gestion laxiste dont je ne suis pas fan. Je suis très antimort. Dieu, selon toute apparence, a l'air pro-mort. Je ne vois pas comment on peut s'entendre sur cette question, lui et moi.
Les condensés de petits riens, deux romans serrés, forts en humanité : La place d'Annie Ernaux Elisa de Jacques Chauviré
Le made in VF L'oeuvre intégrale de Voyajou
Ouest américain: vols internes English translation pending
Bonjour,
Nous sommes en couple et souhaitons partir de Bordeaux vers l'ouest américain et plus précisément rester quelques jours à San Francisco, quelques jours à Los Angeles et quelques jours à Yellowstone en passant par le sud Wyoming où je suis restée 1 an il y a.....20 ans!!! Et peut être en y intégrant une halte au grand Canyon. Si vous avez des tuyaux pour les vols internes...est il plus rentable de prendre les billets sur place pour les vols internes: SF-LA et LA-Grand Canyon ou Salt Lake? Enfin avez vous déjà eu l'occasion/la chance de louer une voiture de Phoenix pour aller au Grand Canyon ou est il plus rentable d'en louer une directe depuis LA ou d'aller directement en avion à Grand Canyon? Sachant que dans tous les cas il nous faudra ensuite une voiture pour aller dans le sud du Wyoming (Rock springs) puis Yellowstone.... Voilà....pas mal d'interrogation quand aux vols internes et/ou location de voitures....merci de vos réponses et bonne route!!
Aziyade!! :-)
Nous sommes en couple et souhaitons partir de Bordeaux vers l'ouest américain et plus précisément rester quelques jours à San Francisco, quelques jours à Los Angeles et quelques jours à Yellowstone en passant par le sud Wyoming où je suis restée 1 an il y a.....20 ans!!! Et peut être en y intégrant une halte au grand Canyon. Si vous avez des tuyaux pour les vols internes...est il plus rentable de prendre les billets sur place pour les vols internes: SF-LA et LA-Grand Canyon ou Salt Lake? Enfin avez vous déjà eu l'occasion/la chance de louer une voiture de Phoenix pour aller au Grand Canyon ou est il plus rentable d'en louer une directe depuis LA ou d'aller directement en avion à Grand Canyon? Sachant que dans tous les cas il nous faudra ensuite une voiture pour aller dans le sud du Wyoming (Rock springs) puis Yellowstone.... Voilà....pas mal d'interrogation quand aux vols internes et/ou location de voitures....merci de vos réponses et bonne route!!
Aziyade!! :-)
Visite de temples d'Angkok English translation pending
Bonjour à tous,
Je souhaiterai savoir les temples que vous me conseillez de voir sachant que l'on va prendre un pass 7 jours. On sera 4 jours dans les temples avec une journée Beng Melea. J'ai vu sur le forum, plusieurs post sur les temples avec plein d'informations.
Hébergement à Siem Reap tous les soirs.
Avez vous un programme pour une visite de 4 jours dans les temples ? Avec une journée supplémentaire : Beng Melea, Benteay Srei et la rivière des mille lingas. Possible ? comment ? avec Tuktuk ?
Autre question : Est-il possible d'aller dans la journée sur Kompong Cham pour voir le pont de bambou depuis Siem Reap ? Bus ? voiture ? temps estimé ? prix ?
Merci d'avance de votre aide. Cordialement Jean-Bernard
Je souhaiterai savoir les temples que vous me conseillez de voir sachant que l'on va prendre un pass 7 jours. On sera 4 jours dans les temples avec une journée Beng Melea. J'ai vu sur le forum, plusieurs post sur les temples avec plein d'informations.
Hébergement à Siem Reap tous les soirs.
Avez vous un programme pour une visite de 4 jours dans les temples ? Avec une journée supplémentaire : Beng Melea, Benteay Srei et la rivière des mille lingas. Possible ? comment ? avec Tuktuk ?
Autre question : Est-il possible d'aller dans la journée sur Kompong Cham pour voir le pont de bambou depuis Siem Reap ? Bus ? voiture ? temps estimé ? prix ?
Merci d'avance de votre aide. Cordialement Jean-Bernard
De Tamatave à Sambava à VTT en deux semaines English translation pending
De Tamatave à Sambava en VTT en deux semaines (nov 2015) Durée totale du voyage 23 jours.
Le long courrier: Air Mada permet malgré qq inconvénients de bénéficier de 50% de réduc. sur les vols intérieurs à condition de tout réserver en même temps.
La capitale Tana: pas incontournable ! Partir directement vers un autre point de chute Tamatave par exemple en avion ou Taxi-Brousse (Cie Vatsy recommandée).
De là: soit vélo soit TB jusqu' à Soanierana et traverser l' estuaire pour une première étape après 10 km de sable ! (bac + gîte Fandrahazana), le lendemain: Manompana: toujours bcp de sable ! Ou alors pour éviter ce début pénible de Soanierana aller à Ste Marie (ça mérite qq jours) et chercher ensuite un bateau vers Manompana.
Puis: Antanambe / Sahasoa / Mananara (très pénible étape) / Manambouloussy / Rantabe / Maroantsetra / traversée pirogue vers Mahalevona et Ampokafo.
De là: soit à pieds avec porteur en deux jours ou mieux revenir sur Maroansetra pour un saut de puce avion vers Antalaha.
Depuis Antalaha jusqu' à Andapa et Vohémar la route est bitumée et excellente et la côte de la vanille est un autre pays !
La suite: retour avion vers la capitale ou continuer ça dépend de chacun.
Les hôtels bungalows sont entre très rustiques et bien correctes, les repas souvent pas terribles et répétitifs, la piste: VTT indispensable la plus belle piste en littoral du monde à mon avis !
Ne pas hésiter à me demander des tuyaux complémentaires.
DDK.
Le long courrier: Air Mada permet malgré qq inconvénients de bénéficier de 50% de réduc. sur les vols intérieurs à condition de tout réserver en même temps.
La capitale Tana: pas incontournable ! Partir directement vers un autre point de chute Tamatave par exemple en avion ou Taxi-Brousse (Cie Vatsy recommandée).
De là: soit vélo soit TB jusqu' à Soanierana et traverser l' estuaire pour une première étape après 10 km de sable ! (bac + gîte Fandrahazana), le lendemain: Manompana: toujours bcp de sable ! Ou alors pour éviter ce début pénible de Soanierana aller à Ste Marie (ça mérite qq jours) et chercher ensuite un bateau vers Manompana.
Puis: Antanambe / Sahasoa / Mananara (très pénible étape) / Manambouloussy / Rantabe / Maroantsetra / traversée pirogue vers Mahalevona et Ampokafo.
De là: soit à pieds avec porteur en deux jours ou mieux revenir sur Maroansetra pour un saut de puce avion vers Antalaha.
Depuis Antalaha jusqu' à Andapa et Vohémar la route est bitumée et excellente et la côte de la vanille est un autre pays !
La suite: retour avion vers la capitale ou continuer ça dépend de chacun.
Les hôtels bungalows sont entre très rustiques et bien correctes, les repas souvent pas terribles et répétitifs, la piste: VTT indispensable la plus belle piste en littoral du monde à mon avis !
Ne pas hésiter à me demander des tuyaux complémentaires.
DDK.
Croisière "Tour du Monde" septembre 2016 Costa Luminosa English translation pending
Bonjour, je rêve d une longue croisière
comment obtenir le meilleur prix pour cette croisière de 98 jours
Départ 3septembre 2016 avec Costa luminosa
J habite en France.
En lisant tous les messages il semble que pour chaque pays il y ai un prix différent !!
Je cherche une compagne sympa non fumeuse pour partager la cabine !!
Bonne route à tous , merci pour votre aide
Où se loger à Hanoï English translation pending
Bonjour,
Nous partons à deux au vietnam fin avril pour 3 semaines et nous voudrions trouver un logement sympa (convivial, pas trop cher, pas usine a touristes) pour 2/3 nuits a Hanoi.
Dollars au Cambodge English translation pending
Bonjour et meilleurs voeux à tous pour 2016
Que vos désirs de voyage se réalisent !
Pour le moment, je prépare le mien : direction le Cambodge fin janvier. Nous avons prévu arrivée à Bangkok puis avion pour Phnom Penh, Siem Reap et le sud du pays. Mais j'ai vu sur les guides et messages que l'on paie beaucoup en dollars au Cambodge. est-ce vraiment la règle ou puis-je faire comme d'hab et changer mon argent pour la monnaie locale ? et si les dollars sont vraiment obligatoires : quelles coupures privilégier ? Merci encore pur vos réponses et suis toujours preneuse de conseils, adresses et de visites qui vous ont marqué
Pour le moment, je prépare le mien : direction le Cambodge fin janvier. Nous avons prévu arrivée à Bangkok puis avion pour Phnom Penh, Siem Reap et le sud du pays. Mais j'ai vu sur les guides et messages que l'on paie beaucoup en dollars au Cambodge. est-ce vraiment la règle ou puis-je faire comme d'hab et changer mon argent pour la monnaie locale ? et si les dollars sont vraiment obligatoires : quelles coupures privilégier ? Merci encore pur vos réponses et suis toujours preneuse de conseils, adresses et de visites qui vous ont marqué
Agence pour le nord du Pérou? English translation pending
Quelqu'un connaît-il une agence fiable pour organiser un petit circuit depuis Chiclayo (ou autre)) vers la région de Chachapoyas et Kuelap ?
Merci
Thaïlande: méduses mortelles English translation pending
Bonjour à tous,
Nous envisageons d'aller nos deux filles (7 et 4 ans) en Thaïlande cet été pour faire notre premier voyage lointain en famille dans une région que l'on adore et que l'on connaît déjà.
Lors de la préparation du voyage je suis tombé sur des articles assez alarmants faisant état d'une recrudescence de méduses mortelles dans le golfe de Thaïlande avec des décès tous les ans (notamment un garçon français de 5 ans en 2014, des touristes allemands en 2015...).
Bref, je ne suis pas un angoissé de nature mais la perspective de faire baigner mes filles dans une mer abritant potentiellement des méduses mortelles me rassure pas vraiment....
Avez-vous étendu parler de ce phénomène????
Merci d'avance pour vos retours.
Antony
Nous envisageons d'aller nos deux filles (7 et 4 ans) en Thaïlande cet été pour faire notre premier voyage lointain en famille dans une région que l'on adore et que l'on connaît déjà.
Lors de la préparation du voyage je suis tombé sur des articles assez alarmants faisant état d'une recrudescence de méduses mortelles dans le golfe de Thaïlande avec des décès tous les ans (notamment un garçon français de 5 ans en 2014, des touristes allemands en 2015...).
Bref, je ne suis pas un angoissé de nature mais la perspective de faire baigner mes filles dans une mer abritant potentiellement des méduses mortelles me rassure pas vraiment....
Avez-vous étendu parler de ce phénomène????
Merci d'avance pour vos retours.
Antony
Petite escapade aux Terres dorées (Beaujolais) English translation pending
Bonjour,
j'aimerai faire une petite escapade dans le beaujolais et on m'a parlé de la region des terres dorées , quelqu'un connait et pourrai-je avoir des infos?
Je vois bien le coté viticole mais pour le reste, on est plutot rando que visite d'eglise (on est pas allergique 1ou2 pas de problèmes🙂).
Si vous avez des bons plans logement(pas de preference)
La période serai du 14 au 20 fevrier pour 3/4 jours max.
merci d'avance
merci d'avance
Circuit en Bretagne le week-end de l'Ascension English translation pending
Bonjour
Nous avons un échange chorale pour le weekend de l ascension ( à partir du jeudi) près de Rennes . Nous visiterons durant cette période Saint Malo.
Nous désirons anticiper notre arrivée le samedi précédent et visiter une partie de la Bretagne que nous ne connaissons absolument pas du tout.
A lire les discussions des forums énormément de sites incontournables ! difficile de faire des choix!
Qui pourrait m'aider à bâtir un petit circuit cohérent ( plutôt sur le littoral) sans passer notre temps en voiture mais qui nous donnerait une vision intéressante de cette belle région ( c est sûr elle ne sera que partielle!); ce serait du samedi au mercredi.
Nous venons de Toulouse. Merci à tous pour toutes vos idées Bonnes fêtes de fin d'année
Nous venons de Toulouse. Merci à tous pour toutes vos idées Bonnes fêtes de fin d'année
2015: Temples extérieurs au site d'Angkor English translation pending
Première partie : le BANTEAY CHHMAR et le BENG MEALEA
Bonjour
Ce post est composé de trois parties : Première partie : le Banteay Chhmar et le Beng Mealea Seconde partie : Koh Ker Troisième partie : le Preah Vihear
Lors de mon séjour à Siem Reap du 22/11/2015 au 6/12, j'ai revu quatre temples extérieurs au site d'Angkor. Voici mon avis (qui bien sûr n'engage que moi…) Le Preah Vihear : il s'agit d'un très beau temple, le cadre est magnifique. Mérite largement le détour. Koh Ker : il s'agit d'un ensemble de petits temples qui entourent un baray. Le temple principal est plus important et comprend la plus grande pyramide construite par les Khmers. Mérite le détour. Le Beng Mealea : bien qu'en partie ruiné, mérite le détour
Le Banteay Chhmar : moins intéressant que les précédents, à voir éventuellement.
BANTEAY CHHMAR Trajet en voiture en 2h30 environ. 100 $ en van. Droit d'entrée 5 $ Durée de la visite environ 2h15. J'avais visité ce temple pour la première fois en 2010, n'ayant alors aucune documentation j'ai été déçu. En 2014 j'y suis retourné, j'avais alors le livre de Michel Petrotchenko : "Le guide des temples d'Angkor". La description de ce temple (bas-reliefs, frontons, linteaux…) est très détaillée et j'ai bien aimé. J'y suis retourné cette année et j'ai de nouveau bien aimé.
Le Banteay Chhmar a été construit sous le règne de Jayavarman VII (1181 – 1215). Style du "Bayon". En ruine, on peut voir quelques mètres d'un mur avec des bas-reliefs, semblables à des bas-reliefs extérieurs du Bayon : 1ère photo. On peut y voir également la représentation d'un "Lokeçvara à bras multiples" (*) 2ème photo. Malheureusement en 1999, 11,50 mètres de ce mur composé de 117 blocs ont été volés. Ces blocs ont été retrouvés en Thaïlande et restitués au Cambodge, ils n'ont pas été remontés sur place.
Autres particularités :
Salle des kinnaris : créatures mythiques mi-femmes, mi-oiseaux
Le sage Valmiki : 3ème photo ; Vittorio Roveda ("Images of the Gods") propose que cette scène représente le sage Valmiki(tristement, sa tête a été volée) enjoint par Brahma d'entreprendre la rédaction du Ramayana. Une apparition très rare de Brahma comme figure centrale d'un linteau. A gauche, un brahmane joue de la harpe, tandis qu'à droite, un chasseur coiffé d'un chapeau en forme de tête d'oiseau (pour mieux approcher ses proies), a transpercé deux grues d'une flèche.
(*) Dans le bouddhisme du Mahâyana ("Grand véhicule") le "Lokeçvara" est le Bodhisattva le plus connu au Cambodge – c'est un être qui a volontairement renoncé à entrer immédiatement dans le nirvana pour pouvoir aider les humains. Il n'a pas de "bras multiples", cette représentation est une symbolique qui le montre en train d'agiter ses bras.
BENG MEALEA Accès : tuktuk assez long, voiture environ 55 $ Trajet en voiture environ 1h15. Durée de la visite 1h00-1h15 environ Prix d'entrée 5 $ Cette visite peut être combinée avec d'autres temples : Koh Ker, Banteay Srei, Kbal Spean…
Il s'agit d'un temple du XIIème siècle (style "Angkor Vat"). A proximité on peut voir dans le lit d'une rivière l'emplacement d'où proviennent les pierres qui ont été utilisées pour la construction de cet édifice.
J'avais visité ce temple en 2006 et j'avais été déçu. J'avais uniquement une brève description de Maurice Glaize ("Les monuments du groupe d'Angkor"). Lors de cette visite il n'y avait qu'une petite plateforme en bois, il fallait escalader divers blocs de pierre pour accéder à l'intérieur du temple.
Cette année j'avais l'excellent livre de Michel Petrotchenko : "Le guide des temples d'Angkor" et je suis donc retourné visiter ce temple. Il y maintenant un "circuit" avec diverses passerelles ce qui rend la visite beaucoup plus agréable.
Cette fois-ci j'ai beaucoup apprécié ce temple, je suis arrivé à 7h15, il n'y avait personne, c'était très agréable. A la fin de ma visite j'ai vu plusieurs groupes de chinois arriver…
Bien qu'en partie détruit, c'est un beau temple qui mérite le détour.
Jacques
Bonjour
Ce post est composé de trois parties : Première partie : le Banteay Chhmar et le Beng Mealea Seconde partie : Koh Ker Troisième partie : le Preah Vihear
Lors de mon séjour à Siem Reap du 22/11/2015 au 6/12, j'ai revu quatre temples extérieurs au site d'Angkor. Voici mon avis (qui bien sûr n'engage que moi…) Le Preah Vihear : il s'agit d'un très beau temple, le cadre est magnifique. Mérite largement le détour. Koh Ker : il s'agit d'un ensemble de petits temples qui entourent un baray. Le temple principal est plus important et comprend la plus grande pyramide construite par les Khmers. Mérite le détour. Le Beng Mealea : bien qu'en partie ruiné, mérite le détour
Le Banteay Chhmar : moins intéressant que les précédents, à voir éventuellement.
BANTEAY CHHMAR Trajet en voiture en 2h30 environ. 100 $ en van. Droit d'entrée 5 $ Durée de la visite environ 2h15. J'avais visité ce temple pour la première fois en 2010, n'ayant alors aucune documentation j'ai été déçu. En 2014 j'y suis retourné, j'avais alors le livre de Michel Petrotchenko : "Le guide des temples d'Angkor". La description de ce temple (bas-reliefs, frontons, linteaux…) est très détaillée et j'ai bien aimé. J'y suis retourné cette année et j'ai de nouveau bien aimé.
Le Banteay Chhmar a été construit sous le règne de Jayavarman VII (1181 – 1215). Style du "Bayon". En ruine, on peut voir quelques mètres d'un mur avec des bas-reliefs, semblables à des bas-reliefs extérieurs du Bayon : 1ère photo. On peut y voir également la représentation d'un "Lokeçvara à bras multiples" (*) 2ème photo. Malheureusement en 1999, 11,50 mètres de ce mur composé de 117 blocs ont été volés. Ces blocs ont été retrouvés en Thaïlande et restitués au Cambodge, ils n'ont pas été remontés sur place.
Autres particularités :
Salle des kinnaris : créatures mythiques mi-femmes, mi-oiseaux
Le sage Valmiki : 3ème photo ; Vittorio Roveda ("Images of the Gods") propose que cette scène représente le sage Valmiki(tristement, sa tête a été volée) enjoint par Brahma d'entreprendre la rédaction du Ramayana. Une apparition très rare de Brahma comme figure centrale d'un linteau. A gauche, un brahmane joue de la harpe, tandis qu'à droite, un chasseur coiffé d'un chapeau en forme de tête d'oiseau (pour mieux approcher ses proies), a transpercé deux grues d'une flèche.
(*) Dans le bouddhisme du Mahâyana ("Grand véhicule") le "Lokeçvara" est le Bodhisattva le plus connu au Cambodge – c'est un être qui a volontairement renoncé à entrer immédiatement dans le nirvana pour pouvoir aider les humains. Il n'a pas de "bras multiples", cette représentation est une symbolique qui le montre en train d'agiter ses bras.
BENG MEALEA Accès : tuktuk assez long, voiture environ 55 $ Trajet en voiture environ 1h15. Durée de la visite 1h00-1h15 environ Prix d'entrée 5 $ Cette visite peut être combinée avec d'autres temples : Koh Ker, Banteay Srei, Kbal Spean…
Il s'agit d'un temple du XIIème siècle (style "Angkor Vat"). A proximité on peut voir dans le lit d'une rivière l'emplacement d'où proviennent les pierres qui ont été utilisées pour la construction de cet édifice.
J'avais visité ce temple en 2006 et j'avais été déçu. J'avais uniquement une brève description de Maurice Glaize ("Les monuments du groupe d'Angkor"). Lors de cette visite il n'y avait qu'une petite plateforme en bois, il fallait escalader divers blocs de pierre pour accéder à l'intérieur du temple.
Cette année j'avais l'excellent livre de Michel Petrotchenko : "Le guide des temples d'Angkor" et je suis donc retourné visiter ce temple. Il y maintenant un "circuit" avec diverses passerelles ce qui rend la visite beaucoup plus agréable.
Cette fois-ci j'ai beaucoup apprécié ce temple, je suis arrivé à 7h15, il n'y avait personne, c'était très agréable. A la fin de ma visite j'ai vu plusieurs groupes de chinois arriver…
Bien qu'en partie détruit, c'est un beau temple qui mérite le détour.
Jacques
Pistes pour explorer les hauts plateaux du centre vietnamien? English translation pending
Bonjour,
Actuellement au Viêtnam, mon copain et moi souhaitons nous diriger vers Dalat la semaine prochaine, et explorer les environs . On aime les coins peu fréquentés et la nature, et on voudrait voir les plantations de thé et de café, et peut-être aussi aller vers des villages de minorités... Avez-vous des coins à nous conseiller, accessibles par nous même, ou bien des tours opérateurs si vraiment c'est trop compliqué tout seul ? On pensait louer un scooter quelques jours pour pouvoir vadrouiller... Pensez vous qu'un circuit pour aller vers Buon Ma Tot ou Kotum est judicieux ? Merci d'avance pour vos réponses, tous les conseils sont les bienvenus !
Cyrielle
Actuellement au Viêtnam, mon copain et moi souhaitons nous diriger vers Dalat la semaine prochaine, et explorer les environs . On aime les coins peu fréquentés et la nature, et on voudrait voir les plantations de thé et de café, et peut-être aussi aller vers des villages de minorités... Avez-vous des coins à nous conseiller, accessibles par nous même, ou bien des tours opérateurs si vraiment c'est trop compliqué tout seul ? On pensait louer un scooter quelques jours pour pouvoir vadrouiller... Pensez vous qu'un circuit pour aller vers Buon Ma Tot ou Kotum est judicieux ? Merci d'avance pour vos réponses, tous les conseils sont les bienvenus !
Cyrielle
Quelle guest house pas chère à Phnom Penh et Siem Reap? English translation pending
Bonjour à tous,
Je m'envole pour le Cambodge en Janvier 2016 avec arrivée à Phnom Penh.
Je recherche un hôtel ou guest house sympa, propre, et proche des principaux points d’intérêt de la ville, afin de pouvoir faire pas mal de chose à pied.
Etant donné que je vais passer pas mal de nuit en dortoir lors de mon voyage (6 mois), je souhaiterais m'acclimater doucement pour les deux trois premières nuits à Phnom Penh avec une chambre perso.
J'ai trouvé deux adresses intéressantes dans des GH francophones mais à 25 €.
Avez vous des suggestions autour de 15€. Je suis également preneur des bons plans sur Siem Reap.
Merci par avance pour les éventuelles réponses.
Stéphane
Je recherche un hôtel ou guest house sympa, propre, et proche des principaux points d’intérêt de la ville, afin de pouvoir faire pas mal de chose à pied.
Etant donné que je vais passer pas mal de nuit en dortoir lors de mon voyage (6 mois), je souhaiterais m'acclimater doucement pour les deux trois premières nuits à Phnom Penh avec une chambre perso.
J'ai trouvé deux adresses intéressantes dans des GH francophones mais à 25 €.
Avez vous des suggestions autour de 15€. Je suis également preneur des bons plans sur Siem Reap.
Merci par avance pour les éventuelles réponses.
Stéphane
Siem Reap: quoi d'autre qu'Angkor? English translation pending
Hello,
Je vais passer quelques jours à Siem Reap. je me demande quoi voir/faire en dehors d'Angkor. Afin de ne pas saturer des ruines/temples, que puis-je faire d'autre?
J'ai entendu parler du lac au sud, je pense y aller. Mais que peut-on voir d'autres? Y a-t-il des rizières sympa à proximité?
Merci!
Titus
Je vais passer quelques jours à Siem Reap. je me demande quoi voir/faire en dehors d'Angkor. Afin de ne pas saturer des ruines/temples, que puis-je faire d'autre?
J'ai entendu parler du lac au sud, je pense y aller. Mais que peut-on voir d'autres? Y a-t-il des rizières sympa à proximité?
Merci!
Titus
Villes coloniales du Sud Vietnam English translation pending
Bonjour à tous,
Je profite d'un séjour en Thaïlande pour faire un saut à Ho Chi Minh ville avec le VOA de 15 jours. Je voudrais axer ce court séjour sur la présence coloniale française au sud Vietnam. Quelqu'un peut-il m'indiquer les quartiers 'coloniaux' d'Ho Chi Minh ville, s'il en existe toujours, ainsi que des villes ou villages ayant conservé de beaux restes de la présence française. Cordialement
Je profite d'un séjour en Thaïlande pour faire un saut à Ho Chi Minh ville avec le VOA de 15 jours. Je voudrais axer ce court séjour sur la présence coloniale française au sud Vietnam. Quelqu'un peut-il m'indiquer les quartiers 'coloniaux' d'Ho Chi Minh ville, s'il en existe toujours, ainsi que des villes ou villages ayant conservé de beaux restes de la présence française. Cordialement
Boucle dans l'Anti-Atlas: impressions quotidiennes... English translation pending
Un tour dans l'Anti-Atlas
J'ai construit une boucle à partir d'Agadir (du 14 au 28 novembre 2015 depuis Toulouse). C'est une combinaison d'échauffements le long de l'océan Atlantique, de montées de cols, d'oasis dans la montagne, de passages dans des zones un peu désertiques, de descentes modérées pour le retour vers Agadir. La carte avec les dates donne les prévisions journalières. J'ai pu respecter le programme avec une modification à la fin du périple du fait de l'obligation d'aller trouver un pneu neuf à Tafraout.
Pour voir les photos jour après jour, aller sur mon site : etchelec.free.fr

Samedi 14 novembre 2015 Impensable ! Le drame terroriste d'hier soir nous laisse hébét��s. L'ignominie n'a de sens que pour l'humain ... Comment peut-on basculer ainsi de l'amour à la haine, du respect de l'autre à la tuerie aveugle, du pardon à l'extermination ? Ce matin, la stupeur est partout. L'état d'urgence est décrété ... Partira, partira pas ? Si beaucoup de compagnies aériennes étrangères annulent momentanément les vols vers la France, le vol EasyJet pour Agadir est maintenu. Coïncidence ? Lors de mon dernier tour au Maroc, montant le Tizi n'Tichka et parti de Marakech de très bonne heure, mon fils m'annonce par téléphone que ce matin là s'est produit une énorme explosion à la place Jemaa-el-Fna de Marakech, soufflant un restaurant où j'avais pris une bière la veille au soir. Aujourd'hui, retour vers le Maroc avec encore une fois un assassinat aveugle à Paris. L'aéroport de Blagnac est étonnamment paisible : pas de police pas de militaire. Les gens éprouvent le besoin de sourire, sans doute pour se montrer qu'on n'a pas rêvé. L'enregistrement du sac contenant les bagages en sacoches se passe rapidement avec une hôtesse très souriante qui, de plus, m'accompagne pour étiqueter mon vélo joliment emballé dans un beau carton. C'est EasyJet : no problem. Pas de surprise, tout est en ordre. Sac en soute de 18 kg (pour 20 kg autorisés), vélo dans un carton (24 kg pour 32 kg autorisés) pour un aller-retour Toulouse-Agadir à 240 euros ... Un tarif de très loin inférieur à toutes les autres compagnies avec, en outre, un trajet direct, ce que ne fait aucune autre compagnie. Le passage sous le portique, l'annonce de la porte d'embarquement, les formalités douanières et de police, l'entrée dans l'avion, tout se fait dans un ordre exemplaire. Qu'Air France prenne de la graine d'EasyJet ! L'A320 est plein comme un oeuf : j'ai compté 150 sièges clients occupés, 4 hôtesses, les 2 pilotes et ... mon Mulet ! Le départ se fait avec 10 minutes d'avance, l'arrivée avec 15 minutes d'avance. Un atterrissage tout doux ... Tout va bien à Agadir : grand beau temps. Bagages, vélo compris, police, douane en une petite demi-heure. Mon nom sur une feuille blanche. Ahmid est là, le taxi. Mais ... une vieille mercedes berline sans porte-bagage. Aïe ! le vélo ... Pas de problème, Ahmid a tout prévu : on pose le carton couché à même le toit, il sort des bouts de ficelle du coffre, des dépliants publicitaires de l'office du tourisme pour que les ficelles ne cisaillent pas trop le carton, on ouvre les quatre glaces des portières et on.. serre. Le jeu latéral semble maîtrisé mais les coups de freins ou les accélérations un peu trop virils vont faire glisser le carton ! Mais non, c'est un raisonnement d'intellectuel pas de marocain. Je lui enjoins de ne pas dépasser 60 km/h et de passer les ronds-points à 20 km/h. Ahmid me fait plaisir. Il obéira. Mais ... une heure pour arriver aux Chtis d'Agadir, une auberge-restaurant tenue par un breton marié à une chti. Apparence très propre. On discute avec Didier, le patron, du match de foot d'hier soir et, évidemment, des événements terroristes. Je finis par me poser dans la chambre. Dîner à 20h, m'a-t-il dit (soit 21h en France avec le décalage horaire).
Dimanche 15 novembre 2015 Autour d'un mérou, poisson remarquablement cuisiné (accompagnement tomates, pommes de terre rehaussées par les senteurs de fines herbes dont le nom reste secret), je fais la connaissance de Serge Dupuis, un français habitué du Riad des chtis d'Agadir, qui connait le Rwanda, qui fait du vélo, qui a été universitaire. Je finis par comprendre que je suis en pays de connaissance avec même des amis communs. Curieux ! On a beau aller au fin fond de la planète, il y a toujours quelque chose qui n'est jamais inconnu. Seulement Serge a un vélo de 5,5 kg ! Je ne l'ai pas dit au Mulet (qui pèse tout nu 17 kg ...). Du coup, Didier, le propriétaire du Riad, s'est joint à nous. La soirée s'est donc un peu allongée ... Car, lui aussi, a eu un parcours professionnel atypique : avec un brevet professionnel d'électrotechnicien, il a voulu aller plus loin, a passé avec succès une maîtrise de droit par cours du soir, est devenu spécialiste en relations humaines chez France télécom puis a passé plus de dix années à Bruxelles à la Direction des ressources humaines. Jacques Delors et Martine Aubry sont pour lui presque de la famille. Aujourd'hui, suite à la rencontre de sa femme, il a composé ce riad avec compétences et gout certain. Plus de 90 nationalités différentes ont été hébergées dans son établissement. Ce matin, grand beau ... mais il est prévu du beau temps durant les deux semaines de mon périple. Trois objectifs : trouver à changer euros contre dirhams, remonter le vélo, acheter les provisions habituelles pour la survie. C'est dimanche, beaucoup de magasins sont fermés. Un bureau de change est à 500 mètres du Riad. En gros, c'est 10 dirhams pour 1 euro. Pour remonter le vélo, pas trop de difficultés non plus. Le carton n'a que très peu été abîmé durant le vol. Les pédales sont remises à l'endroit avec la clef de 15, le guidon est réinstallé avec un peu de mal pour serrer le gros écrou évitant au guidon de basculer vers l'avant, la selle est ajustée, la béquille retourne à sa place, les portes-bidons sont fixés, la roue avant est centrée, le compteur kilométrique remis en marche, les pneus sont gonflés avec 100 coups de pompe Lapiz (très ancien modèle mais qui permet de mettre les 4 bars nécessaires pour éviter au maximum les crevaisons), le rétroviseur est recalé, la trousse à outils suspendue à la selle Brooks. Après, direction le souk d'Agadir qui serait le plus grand d'Afrique. Je me dirige à pied avec le plan papier d'Agadir mais.. certains noms de rue ne sont pas les mêmes sur le plan papier et sur les panonceaux accrochés dans les rues. Au total, comme d'habitude en ville j'ai pris trois directions différentes avant de trouver la bonne. Comment ? En demandant. Il faut se méfier un peu car c'est toujours bon, toujours oui. J'ai suivi un papi qui y allait avec son petit-fils "parce qu'il avait bien travaillé à l'école". Porte 7 : c'est l'entrée pour trouver un pantalon ! Vu le soleil et les coups de soleil inévitables, il faut absolument que je me couvre les cuisses, sinon ce sera la biafine assurée tous les jours. Et, bien sur, je n'ai pris que des cyclistes courts et un short. Un pantacourt en coton est vite trouvé par "le frère du cousin qui en a". Je marchande à moitié prix. Il me fusille des yeux en me disant que c'est un pantalon de marque, que le prix que j'en donne est moins cher que ... Je me laisse amadouer et on finit par transiger aux deux tiers du prix initial. Mais, c'est vrai que la qualité semble être là. Donc, tout le monde est content. Un tajine ? pourquoi pas, au poisson ! Pas terrible néanmoins avec beaucoup d'arêtes. Et le thé ? oui mais le thé marocain ! avec la théière remplie à moitié de sucre et de menthe, et mélangé et remélangé au moins 7 fois pour être vraiment le meilleur thé du monde (bien meilleur à mon gout que le thé de Chine). Après, il me faut trouver mes aliments de survie. Je finis pas trouver des petites épiceries ouvertes (c'est dimanche) avec mon quota d'aliments et de boissons pour me rassurer : une bouteille d'1,5 litre de coca-cola, une bouteille d'1,5 litre de fanta, une bouteille 1,5 litre d'eau minérale, un croissant, une chocolatine, cinq bananes, cinq pommes. Au moins, ma tête sera tranquille avec les deux sachets lyophilisés de taboulé indien, quelques barres à la pâte d'amande, quelques bonbons acidulés piqués chez mon fils Thomas. Il me reste à tester mon vélo. La chaleur est très forte lorsque vers 15h je décide de repérer la sortie de la ville pour la direction Tiznit. Pas de souci : le vélo piaffe sans faire de bruit. Une bonne quarantaine de minutes néanmoins sont nécessaires pour respirer un peu mieux après l'embranchement vers l'aéroport international. Didier au Riad est au four et au moulin. Son établissement est plein. Il faut dire qu'il est recommandé par le guide du Routard 2015 et par Tripadvisor alors qu'il n'a rien demandé. Ce soir pas de dîner au Riad, Amina, son employée, ne travaillant pas le dimanche. Pour demain matin, comme je pars au lever du jour bien avant l'heure du déjeuner, j'aurai néanmoins de quoi m'alimenter avec un petit plateau dans la chambre. Service au top donc. Riad des Chtis d'Agadir : à fortement recommander pour 28 euros petit-déjeuner compris. Lundi 16 novembre 2015 - Chaud déjà ! Hier soir, Didier mon hôtelier m'a conseillé un couscous royal au restaurant Jardin d'Eau. Navette assurée, préparation personnalisée avec l'ajout d'huile d'argan "bio". Je n'en demandais pas tant. De fait, tout a été avalé goulûment. La préparation des légumes valait, à elle seule, le déplacement. Ce matin, 6h10, réveil. Nous étions six personnes du Riad à partir à 7h. Aussi, Didier s'est levé plus tot pour nous préparer le petit-déjeuner. Je lui laisse le carton-vélo, mon sac d'emballage des sacoches. Mon départ est remarqué au pied du Riad avec moult photos du bonhomme et son Mulet. L'air est frais mais très doux. La veste fluo est enfilée. Tout roule. Le repérage d'hier m'a bien aidé mais ... jusqu'à un certain moment car, bien sur, comme souvent dans les sorties de ville, je me perds. Avantage, j'ai traversé un immense marché en plein air en préparation. Quelques kilomètres en trop mais bon ... aujourd'hui ce n'est pas bien gênant. Il m'a fallu quand même 20 bons kilomètres pour sortir de l'agglomération d'Agadir. La vitesse tourne autour de 20 km/h ce qui, compte tenu du chargement, est correct. Le paysage reste assez lugubre : de grandes étendues avec, parfois, d'immenses serres de plastique, quelques rares troupeaux de brebis gardés par un jeune berger, puis, après une cinquantaine de kilomètres, des plantations de ce qui ressemble à des amandiers. Je me force à m'arrêter de temps à autre pour avaler quelques fruits secs, une banane et boire un coup (cocacola et fanta orange). Mais le Monsieur Soleil là-haut commence à me griller le crane. J'enfile le chapeau sous le casque. La chaleur ressentie baisse nettement. Fin de la deux fois deux voies : je suis sur la N1. Après, c'est un peu l'enfer avec les véhicules un peu larges pour un cycliste car, si le doublement de la chaussée est terrassé sur ma droite, c'est soit en contrebas de 40 centimètres soit à l'inverse par un relief impossible à utiliser en vélo. Et le gymkhana commence, l'oeil rivé dans le petit rétroviseur. La circulation est parfois très dense et parfois ... nulle : curieux ... J'ai eu à me balancer sur le bas-coté trois fois, mes sacoches refusant de serrer les fesses devant le camion qui arrivait derrière. Le vélo a tenu bon malgré les sauts. La chaleur est là, surtout avec le pic du soleil qui arrive. Tiznit se montre à l'horizon. Devant une station de carburants, un immense marché-vitrine à ciel ouvert : des marbres, des poteries, du carrelage, de la faïence. Très beau mais.. j'ai de plus en plus soif ! Direction l'hôtel des touristes (ça me va bien !) en pleine place de la médina de Tiznit. C'est une petite pension familiale recommandée. Accueil sympathique par Ahmed qui me dit que les marocains ne comprennent pas ce qui se passe en France : "qui est Daech ? Aucune des trois grandes religions du Livre (chrétiens, juifs, musulmans) ne peut être concernée par ces attentats. Ce que veulent les marocains ? Vivre tranquillement en famille et laisser la politique au Roi puisqu'il y en a un." Pas facile de trouver une bière ici. Des français m'indiquent le Mauritania. Finalement j'y mange un ... (devinez !) ... poulet frites, et je bois deux bières succulentes. C'est vrai qu'il commence à faire très chaud. Agadir - Tiznit, 7h15 - 12h30, 98 km +339 m -93 m
Mardi 17 novembre 2015 - Grosse journée Un peu plus de 100 km avec 3 cols, 1600 m de dénivellation montante cumulée, près de 10 heures de pédalage avec toutefois trois arrêts pour boire et manger un peu. Heureusement, la veille j'avais bien mangé. Mauritania, très sympa avec le cycliste. Double ration de brochettes, grosse salade riz tomate carotte. Ce matin, départ à 7h de Tiznit. Arrivée vers 17h pour profiter un peu du coucher de soleil, car je campe. Je suis monté avec grande économie de moyen pour faire les 100 km de la journée. J'écris dans ma petite tente donc dans une position pas très confortable. J'ai pris la route de Tafraout sur 70 km. Au départ, pas mal de circulation. Pourtant le jour se lève à peine. Les petits villages se succèdent, de plus en plus éloignés l'un de l'autre. Plus je monte plus le paysage invite à la sérénité. Deux premiers cols mais le troisième (col de Kerdous apparemment mais au Maroc pas facile de trouver le nom d'un col) est un vrai, un bon, quasi semblable en montée au Tizi n'Test. Aux carrefours, les directions sont en arabe. Alors, tempête sous mon crane surtout que ma tablette qui me permet de voir ma position par satellite (sur fond de carte siouplait) refuse de s'allumer. J'interroge : "c'est toujours tout droit mon ami" ... jusqu'au moment où je dois impérativement tourner au Sud. Ma tablette m'a pris en pitié et ... a daigné s'allumer, donc ma position s'est affichée et j'ai pu alors prendre la bonne piste très étroite mais asphaltée jusqu'à Aghoudid. Très bel itinéraire après 80 km. On ondule en altitude sans village mais avec des terres proches griffées par un tracteur, et avec moult pierres. Depuis le lever du jour et tout le long de l'itinéraire, j'entends le même chant d'oiseau. A le voir, je crois bien que c'est une espèce d'alouette. J'ai monté la tente après quelques kilomètres de piste tout-terrain un peu plus loin qu'Aghoudid. Le vélo saute pas mal mais il faudra qu'il tienne car demain pour atteindre Amtoudi, ce sera de la piste cross tout le temps. Tiznit - 3 km après Aghoudid, 102 km, +1675 m -547 m
Mercredi 18 novembre 2015 - Amtoudi, un agadir somptueux La nuit sous tente a été sans vent, calme. Pas un animal n'est venu roder. Lever de soleil multicolore au milieu d'un paysage naturel à 360°. Haro sur le Mulet ! Il saute, se cabre, glisse mais reste toujours d'aplomb. La piste est en descente la plupart du temps et ... bon choix dans ce sens car pour remonter ce terrain défoncé il aurait fallu sortir les tripes ! Cahin caha à petite vitesse - je crains toujours la petite faute sur ce type de terrain car les conséquences peuvent être imprévisibles, pas un chat ne passant à l'horizon ... sauf un âne trottinant tout seul avec empressement ! Les kilomètres défilent lentement, quelques gués chaotiques à franchir, des terrains agricoles apparaissent. Là-bas, au loin, un âne tire une araire qu'un homme essaie de tenir droite. M'approchant, je me demande bien ce qu'il compte cultiver : il n'y a que des pierres que le soc bouge à peine sans un quelconque sillon. J'applaudis le monsieur et l'âne. Il me répond en faisant de même. A un méandre de l'oued, un bel ensemble potager que fignolent des femmes arrachant, plantant, papotant ... La piste s'améliore. Bientôt la sortie et la rencontre avec la vraie route, bien asphaltée celle-là, qui me conduit en retournant au Nord, vers Amtoudi. Amtoudi, ce village dont personne ne connait le nom sauf ses habitants. Hier, j'ai eu toutes les peines du monde à me renseigner. Mais, mon tracé sur la carte et le point gps où je me trouvais coïncidaient parfaitement. J'étais donc sur la bonne voie. Un haut lieu du tourisme mais sans touristes. L'auberge "On dirait le Sud" vantée dans tous les guides comme le lieu où séjourner, est fermée. Le patron a mis la clef sous la porte. A Tiznit, le jeune Abdou de l'hôtel des touristes m'a dit que je devais contacter Abdou (un autre bien sur) à Amtoudi. J'ai donc demandé Abdou de la part d'Abdou, et je tombe sur le fils d'Abdou qui s'appelle Mohamed. Pas de problème, tu as faim, on va te faire à manger, tu cherches une chambre, pas de problème, on va te trouver cela. Mais c'est vrai que j'avais très soif et très faim. Je rentre dans la première boutique trouvée et je refais le plein de boissons et de nourriture de survie. Hier soir, j'avais très très soif ayant pourtant bu quatre litres dans la montée des trois cols. Chez Abdou, je suis comme un pacha : tout un appartement tout confort qu'Abdou gère pour des propriétaires français absents. J'ai faim donc de suite omelette thé marocain (le vrai, autre chose que le thé d'Agadir). Tout là haut à 300 mètres au-dessus est pitée une extraordinaire forteresse dénommée ici agadir Id Aissa qui est admirablement conservée (XIIe). J'y monte à pied en un demi-heure après qu'Abdou ait téléphoné au gardien qui là-haut fait la visite. C'était principalement un grenier où l'on stockait de la nourriture : orge, mais, carottes, amandes ... Mais c'était aussi un gigantesque rucher disposé en étages avec des ruches horizontales cylindriques comme on en trouve encore quelques exemplaires en Aragon (l'arnaaragonaise). Aujourd'hui, plus de ruches car, aux dires du gardien, plus de nourriture pour les abeilles. Cet agadir permettait aussi aux populations de se réfugier en cas de razzias, plusieurs citernes d'eau recueillant les eaux de pluie ayant été creusées et fonctionnant encore. L'ensemble est bati en pierres séches. Quelques gravures rupestres tout en haut de cette fortification. Très, très beau ! Tajine de poulet à la descente, chez Abdou bien sur qui m'allume la télévision avec les dernières nouvelles sur la recherche des terroristes dans la région parisienne. "Tu ne veux pas aller voir La Source ?". Abdou aime montrer les petits trésors de son village. "Tu suis le bord de l'oued, c'est tout droit, tu arrives devant un autre agadir et c'est plus loin au fond ! Tu veux un guide ?" Fier comme un basque pas fatigué, je lui réponds que je vais bien trouver ! De fait, on peut difficilement se tromper car il faut suivre une gorge rocheuse dont le fond est pourvu d'une luxuriante végétation. Sauf qu'il faut une bonne heure pour y aller. Un cheminement se devine d'abord le long du petit canal d'écoulement qui alimente le village en eau, ensuite en écartant les branchages tout en regardant le ciel pour pointer la bonne direction, enfin quelques pas sur des gros rochers qui surplombent une puis deux très belles cascades. Très agréable cette petite balade à l'ombre des parois rocheuses de la gorge. Journée un peu éclectique mais plein de belles choses et un petit repos aussi pour regonfler les batteries. Du coup, j'ai probablement trois fois plus de liquide que de besoin, et plein de vaches qui rit ! Au diable l'hypoglycémie ... Au fait, si vous allez à Amtoudi, ne pas hésiter à contacter Abdou Amoudi. Aghoudid + 3 km de piste (tente) - Amtoudi, 31 km (dont 25 de piste), +686 m -1233 m
Jeudi 19 novembre 2015 - Aux portes du désert Je suis parti d'Amtoudi ce matin avec un peu de regret, tant ce site est remarquable et mon hôte Abdou accueillant. "Quand tu reviendras, je te ferai visiter en 4x4 toute la région". Car Amtoudi n'est que le nom de la région et ce n'est qu'avec le succès touristique de l'agadir Id Aissa que l'on a attribué le nom d'Amtoudi au douar Id Aissa. En voulant sortir de ma maison flanquée à flanc de montagne, je coince la clef dans la serrure ! Je tape fort, encore plus fort. Il fait encore nuit. Mon proche voisin Abdou est à plus de 200 mètres ... Après 10 minutes de compréhension (les serrures sont parfois coriaces à apprivoiser), je finis par trouver le tout petit espace qui m'a permis d'enfin faire tourner le barillet. Mais ... en descendant, le vélo chargé dans le presque noir, chute dans le virage, cul par dessus tête. Le mur d'Abdou m'a bloqué. Le petit-déjeuner est servi. Mon ami Abdou s'est levé pour me saluer. "Ti va toujours tout droit jusqu'à la mairie". Salut mon frère ! Sur la route, je croise le boulanger qui vient ravitailler le village. Droit, droit, le ruban asphalté est en très légère pente descendante. J'enlève très vite une épaisseur. Il fait très bon. "A 15 km, ti tourrne à gauche". Pas mal, il y avait 16 km. Les enfants sont aimantés vers l'école du village. Au bout de 30 km, je rejoins une route qui a l'air plus importante. Mais le trafic des véhicules est très calme. Heureusement, car un vélo plus un car ou un camion, ça ne peut pas rester sur le bitume en même temps ! Il s'ensuit de longues, longues lignes droites qui tracent dans un désert de pierre bordé des derniers ressauts de l'Anti-Atlas. Ca me fait penser à la canal de Berdun entre puente la Reina et Sabinanigo en Espagne. Arrêt vache qui rit, banane, coca-colac. Je croise quelques tentes berbères, mais personne n'en sort. Grand carrefour vers Tafraout. Pas pour moi, je file en face vers Icht. Plus que 15 km. Juste avant le village, à gauche, le camping-hotel Borj Biramane dont l'appellation aurait pour signification la tour du propriétaire des chameaux. Tenu par deux frères français plantés là depuis huit années, c'est plus qu'un camping aux portes du désert, un havre pour les toutous comme moi qui cherchent à bien dormir, bien manger et boire, et qui dispose d'une connexion internet. Pas la peine d'aller plus loin. La place est bonne. Seul petit bémol : une quinzaine de motards (français) sont en troupeau et causent fort mécanique ! Je prends un petit bloc en dur au bout du camping : toujours très propre, lit avec draps ... Le Mulet est content. Abdalah me propose une visite de la médina d'Icht. Lampe de poche obligatoire. La vieille cité en pisé conserve encore quelques labyrinthes accessibles. Je découvre les trois niveaux d'habitation avec un étage par épouse, mais une cuisine commune, les réduits qui sont des chambres pour les enfants, pour la femme, mais pour l'homme ... Abdalah ne m'a rien dit. Très instructif ce parcours qui montre encore une fois un jeune marocain marié avec quatre enfants ne pas accepter le terrorisme au nom de la religion musulmane. L'eau, source de vie, prend bien plus de valeur aux portes du désert que chez nous. Elle est précieusement répartie pour les jardins selon des règles acceptées par tous. Abdalah a créé une association qui a pour mission de récupérer tous les plastiques, les emballages jetés, de les recycler et de faire des petits bracelets, des sacs à main, des petits bijoux ... Ce sont les femmes qui s'en occupent. J'en ai vu de très beaux réalisés avec des capsules de canettes en aluminium. Le muezzin se fait entendre. Le soleil se couche à Icht. Amtoudi - Icht, 70 km, 7h - 12h, + 666 m -1212 m Vendredi 20 novembre 2015 - Tu vas chez Boujmaou ! En fait, c'est le seul endroit où l'on peut dormir en dur à Akka. Personne n'est levé avant 8h au camping-hôtel Borj Biramane à Icht. La veille, on m'a donné un petit-déjeuner plateau avec presque tout ce que j'avais demandé : jus d'orange pressée, vache qui rit, pain, confiture, oeuf dur. Dans mon bloc, la nuit a été perturbée par un satané moustique. Lever de soleil toujours majestueux avec les beaux dégradés célestes du bleu au rouge que rehaussent les silhouettes noires des mosquées. La sortie du camping se fait dans le silence mais avec la polaire sur le dos. La route est alors un long ruban noir pas très large, comme hier, mais bien tracée. Pédalage un peu automatique dans cette lueur du matin, le bonhomme dort encore d'un oeil. Seul bruit mais il faut etre attentif : les alouettes m'accompagnent encore de part et d'autre de la chaussée me précédant de quelques mètres puis repartant lorsque j'arrive à leur niveau. Ballet étonnant et réconfortant. Je rejoins la route plus importante qui aboutit à Ouarzazate. A gauche toute ! C'est alors que commence une longue très longue virée droite mais droite qui ... va bien me mener quelque part ! De part et d'autre, le désert de sable et surtout de pierres. Pas un animal sauf quelques petits oiseaux tout noirs à la queue blanche intrigués de voir ainsi circuler un bipède à vélo. Ce sont plutôt des autos, des camions, des bus qui passent ici. J'ai vu quelques anciens véhicules de l'armée reclassés par des particuliers déguisés en Laurence d'Arabie, venus sans doute ici sauter sur les dunes de sable comme les motards d'hier. Ca distrait le Mulet ! Un petit vent trois quart de face me rafraîchit un peu mais me fait rétrograder souvent. Les montées et les descentes ne sont pas très fortes. Après une cinquantaine de kilomètres, des engins de chantier terrassent, goudronnent, dament ce qui, à terme, devrait devenir un axe majeur de Ouarzazate à Tan-Tan. Quelques déviations obligent à emprunter quelques kilomètres un peu boueux. Le trafic est ici très rare, ce qui fait le bonheur du Mulet. Je subis de temps à autre d'énormes nuages de poussières fines et aveuglantes lors de croisements de camions qui doivent certainement faire bien rigoler les chauffeurs qui ne ralentissent pas du tout leur bolide. Akka est en vue. Encore 10 kilomètres : "Si tout droit" ! Oui, c'est bien vrai que c'est tout droit ! Un panneau : Akka, histoire et culture. L'entrée au douar est unique. Je cherche du regard le café de Boujmaou recommandé par Brahim du camping Borj Biramane. "Tu verras des chaises dehors". C'est vendredi, le muezzin harangue à tue-tête dans le micro de la mosquée. Un petit souk à gauche. Je commande un thé et demande le café de Boujmaou. "Pas de problème, c'est juste là derrière et puis à droite" ! Boujmaou est à Tata. Je ne peux pas me recommander de Brahim ! Le tenancier s'appelle Omar. Il me fait tout pour 120 dirhams : chambre, couscous maintenant, tajine ce soir, eau, petit-déjeuner, avec li vilo là fermé à clef ! Il faut dire qu'entrer à Akka est assez impressionnant quand on est français. D'abord on est seul, tous les regards berbères dirigés sur li cicliste. Mais l'accueil individuel est toujours très affable, très gentil. En mangeant le couscous - qui est loin de valoir le couscous royal d'Agadir ! - je me rends compte que les berbères prennent aussi un berlingo de lait qu'ils mélangent à la semoule. On apprend tous les jours. Pas d'internet mais à coté il y aurait un cybercafé. Alors ... Cette étape est avec celle de demain jusqu'à Tata, une sorte de transition dans une zone assez désertique. Je n'ai pas rencontré une seule tente berbère à la différence d'hier, mais quelques rares panneaux avec une vache dessinée, sauf ... qu'il n'y a pas de vaches, seulement brebis et chèvres. Icht - Akka, 6h45 - 12h45, 86 km, +260 m -214 m Samedi 21 novembre 2015 - De Tata à Tagmoute, une merveille Depuis mon arrivée à Akka, j'ai l'impression d'être entré dans un autre monde. On m'avait dit à Amtoudi que les locaux qui travaillent dans le tourisme sont les plus ouverts. Cela s'avère exact. Il est vrai qu'on est ici dans le Sud du Maroc, pays des berbères, relié par quelques routes goudronnées depuis très peu d'années. Est-ce l'éloignement avec les centres de décision politique marocain ? Est-ce l'identité berbère qui rend un peu méfiant ? Si l'accueil quand on dit bonjour est toujours poli, on se sent observé en permanence. Peut-être est-ce dans ma tête ? Je suis parti comme d'habitude au point du jour, direction Tata. Cette étape est comme celle d'hier, une liaison par le désert sud marocain de la partie orientale de l'Anti-Atlas, très proche de l'Algérie. Il ne faut pas trop réfléchir, y aller sans rencontrer âme qui vive durant quasiment 65 km. Désert, désert de pierres et de sable. On longe de belles structures rocheuses longilignes orientées Est-Ouest qui forment des sortes de murs naturels contre lesquels la route est tracée. Comme hier, seulement quelques rares bus, camions, voitures. A chaque croisement de véhicules, toujours un petit signe du chauffeur : bien sympathique pour le bipède qui a parfois l'impression de pédaler pour encore pédaler. L'entrée de Tata est un peu à l'image de ce que j'ai déjà trouvé à Ouarzazate, à Akka : un défilé de lampadaires d'une douzaine de mètres de haut de part et d'autre de la chaussée élargie à 3 ou 4 voies à l'entrée de la ville, sur un bon kilomètre. Mais à Tata, il y a un rond-point qui se trouve juste avant la monumentale entrée. Et, sous la monumentale entrée se trouvent des policiers que je n'avais pas vus, car j'ai été attiré par un grand panneau mentionnant le jumelage de Tata avec une ville française. Photo ! Mais arrivé sous la monumentale entrée, les policiers m'arrêtent : passeport immédiatement sans dire bonjour. On me dit que c'est interdit de prendre une photo si l'on voit le panneau posé par terre Police. Le chef veut visionner ma dernière photo : il y voit le panneau et me demande donc de la supprimer, ce que je fais sur le champ. Puis, il m'invite à reprendre la photo sans le panneau Police. Je le salue poliment et m'échappe. Je suis étonné de cette raideur car habituellement la police (ou les gendarmes) sont toujours avenants, cherchent à parler voire serrent la main. Après avoir pris une omelette berbère (oeufs mollets avec olives, tomates, le tout cuit dans un tajine) et un thé, je décide de filer plus haut et de commencer l'étape prévue pour demain. Le soleil cogne fort. Je pars quand même avec peut-être l'objectif soit de camper soit d'atteindre Tagmout à une quarantaine de kilomètres. Cette route fut un émerveillement, apparemment récemment asphaltée. On ne cesse de découvrir de nouveaux tableaux paysagers après chaque virage. La montagne est là, présente, avec un festival de plissements aux contours, formes, ajustements très insolites. On a l'impression qu'on s'enfonce comme une petite souris dans un livre géant de Nature et que chaque virage est une page nouvelle qui se tourne, en relief bien sur. Magnifique ! Les policiers ont bien fait de me faire fuir de Tata. Un seul gite à Tagmoute, où je suis ce soir. Accueil normal mais un peu en-dessous des accueils que j'ai eus jusqu'à maintenant, jusqu'à Icht. Akka - Tagmoute, 107 km, 7h - 16h, +985 m -460 m Dimanche 22 novembre 2015 - Couleurs chaudes mais pentes ... dures Pas mal le gite de Tagmoute tenu par Abdelah. Le tajine pour quatre m'a bien revigoré hier soir. Départ guidé par la trouée de la petite route à travers les palmiers dattiers surplombants les cultures bien bordées de terre pour maintenir au mieux l'eau distribuée avec parcimonie. On m'a dit que ça allait monter dur jusqu'à Igherm, qu'il valait mieux prendre le bus. Que nenni ! La route monte mais pas trop. On reconnait bien les endroits humides avec les palmiers et les petits jardins. Les ouvriers travaillent tot à la réfection de la chaussée. Un grand bonjour, ça va ? Le soleil fait flamboyer les couleurs ocres de la montagne. Beaucoup de clic-clac. Mais la pente devient plus sérieuse, et même d'une raideur et de longueurs très inhabituelles. C'est la première fois que je suis obligé de mettre tout à gauche : petit plateau, toute petite vitesse. C'est jusqu'à 4 km/h, la limite de l'équilibre. Les pentes dépassent les 13% ressemblant à celle du col Agnel versant italien dans les plus forts passages. Le bonhomme tient le coup mais on n'avance pas vite. Après 42 km de montée dont une vingtaine petit-petit, Igherm pointe son nez. C'est dimanche mais un café me permet de manger l'omelette berbère et de boire le thé. Un jeune diplomé d'anglais est intrigué par ce vélo bizarrement habillé. Du coup, il m'accompagne avec son vtt durant une vingtaine de kilomètres sur la route de Tafraout. Car j'ai décidé d'aller plus loin qu'Igherm redoutant un peu la longueur et surtout les bosses de l'étape de demain. Bien m'en a pris. J'ai fait près de 40 km après Igherm tout en montées-descentes, montagnes "russes". Brahim le vététiste qui dit avoir une licence d'anglais m'a saoulé de paroles durant la vingtaine de kilomètres. Une crevaison à la roue arrière ! Je désosse le Mulet de ses sacoches, démonte la roue, le pneu, remplace la chambre à air, remonte tout et ... essaie de semer mon berbère anglais. Je lui fais comprendre que c'est loin Igherm, qu'il faut retourner. Dans les descentes, je le sème mais il me rattrape dans les montées. Il a fini par se décider à me fiche la paix lui ayant dit que je ne pouvais plus parler, que je m'étouffais. Depuis Igherm, je pédale entre 1500 m et 1800 m d'altitude au gré des bosses. Vers 16h30, je me décide de trouver un coin pour piter ma tente. En contrebas de la route, je pose mon abri sur un plat de cailloux. Au menu, taboulet à l'indienne mais il faut verser de l'eau bouillante ! N'ayant pas porté de réchaud ni de gamelle, j'y mets de l'eau froide. Pas terrible le résultat mais je pense que la semoule devrait bien passer quand même. Deux vaches qui rient, un petit coup de coca, et ...dodo dans la tente car le froid est bien là à cette altitude. Tagmoute - 40 km après Igherm, 82 km, 7h - 16h30, +1230 m -950 m Lundi 23 novembre 2015 - La poisse mais ... de la chance quand même La nuit sous tente fut plutôt inconfortable car allongé comme si j'étais sur du ballast de chemin de fer. Est-ce le froid ? Ma montre s'est complètement déréglée. Ce qui est sur, c'est que la tente est totalement givré par le froid. Alors que le climat est très sec, j'ai devant l'entrée un beau tapis blanchâtre et le double toit est comme amidonné ! Glagla ! Mon réveil s'est fait à la lueur du jour mais sans soleil. Dur de plier tout et de mettre tout le bazar dans les sacoches. Je fais grimper le Mulet sur la route et ... descente mais vraiment lentement car c'est glacial. Ca fait longtemps que je n'ai pas attrapé ainsi l'onglet. Le frigo a duré plus d'une heure, le temps que Monsieur Soleil me réchauffe un peu. Pédalage en montagnes russes comme hier. Paysages rondelets déserts ! Quelques cols, donc quelques descentes aussi et ... le guidon devient dur ! crevé de la roue avant ! La guigne ! Quelle n'est pas ma stupéfaction de constater en démontant le pneu que c'est l'armature métallique du pneu qui est rentrée dans chambre à air. Impossible à réparer sans changer le pneu ! Pas âme qui vive - tout le monde a du rester au chaud ! Que faire ? En observant bien le fer cassé, je me rends compte que je peux le plier un peu. J'ose une solution qui s'avérera efficace : pliant le fil de fer du pneu et le coupant au plus ras de la jante (j'ai toujours une pince !), le bout pointu métallique appuie maintenant contre la jante et non plus contre la chambre à air. Je mets la rustine et remonte tant bien que mal. Je gonfle à fond (100 coups de pompe Lapize !!) et je pars doucement en veillant à ne pas trop appuyer latéralement sur la roue avant. Inutile de dire que j'ai l'oeil plus sur ma roue que sur le paysage ! Pas chaud du tout là haut où je pédale entre 1500 m et 1800 m. Au carrefour où je dois bifurquer vers Id Ougnidif, je rencontre les gendarmes bien au chauds dans un kangoo. Je leur expose mon cas en leur disant qu'il faut absolument que je trouve un autre pneu. Affirmatifs sont-ils tous les deux : aller à Tafraout et non à Id Ougnidif. J'obtempère et file encore 22 kilomètres, très attentionné à ne pas vexer la roue avant ! Au bout de deux kilomètres, une grande, une énorme descente ! Je n'ose pas freiner avec le frein avant de peur de trop chauffer la jante. Tafraout n'arrive jamais ! Quelques douars mais pas de cycliste. Il faut aller à Tafraout. Je ne reconnais que le coeur de ce gros village pour y etre allé voici bien longtemps. On a construit énormément depuis. C'est dans ce coeur que je trouve l'inespéré mécanicien cycliste. Le bonheur est là, tout rond, tout neuf, cranté à souhait. Du 26 pouces, on en trouve partout dans le monde ! Qu'on se le dise ... En cinq minutes, le Mulet a les pattes avant refaites à neuf. Mais ... j'ai eu chaud quand même ! 30 km après Igherm - Tafraout, 59 km, +450 m -1240 m Mardi 24 novembre 2015 - La Kasbah de Tizourgane, nid d'aigle à ne pas louper ! Tafraout ... je ne devais pas y passer mais le pneu à changer impérativement m'a détourné de mon itinéraire. Et comme je n'avais pas prévu de journée supplémentaire dans mon tour de l'Anti-Atlas, je suis obligé, demain, d'aller à Ait Baha et, après-demain, de rejoindre directement Agadir. J'évite donc Taroudant. Dommage, peut-etre aurai-je pu me faire inviter par les Chirac qui, d'après ce qu'on m'a dit ici, aurait un très bel hôtel. Toute la nuit, j'ai été obsédé par la remontée de Tafraout, 21 km pour rejoindre le col d'où je suis descendu hier. Cette descente m'avait paru effrayante par la continuité et par la raideur de la pente. Il me semblait que je n'allais pas y arriver avec ma charge. Petit-déjeuner très léger yaourt-banane-cocacola. Je piste le compteur avec les kilomètres qui défilent très lentement mais ça va. Une chaussée bitumée d'à peine 4 mètres avec un soleil de face aveuglant, la pente, la charge, la très petite vitesse, tout ça me fait dépenser pas mal d'énergie lorsqu'un véhicule me croise ou me dépasse, cela, bien sur, pour ne pas balancer le vélo hors de l'asphalte. Bien concentré pour ne pas fournir plus d'effort que nécessaire, je finis par lorgner le col tout là-haut mais avec bon espoir d'y arriver sans trop de problème. Deux petites pauses biscuit-fanta orange avec quelques clic-clac. Et ... finalement, je ne trouve pas cette montée de 21 km si impossible ! De l'autre côté du col, au rond-point, je retrouve à nouveau la police. Pas très causants en uniforme. Et j'entame la "descente" - en réalité toujours en montagnes russes - vers Ida Ougnidif pour trouver la Kasbah Tizourgane vantée par Stéphane. Le vent n'est pas chaud. Un thé s'impose. Au bord de la route assis devant ce qui semble etre un café, je rencontre un natif de Ida Ougnidif qui habite depuis longtemps Saint-Denis et qui est en vacances. Parlant parfaitement le français de Paris, il m'accompagne en buvant le thé, redoutant un peu de rentrer en France. Je finis par voir la Kasbah Tizourgane perché comme un agadir mais ayant été utilisé non comme un grenier mais comme une protection contre les razzias. Très belle oeuvre de 23 années de restauration et d'aménagement presque luxueux pour des gîtes, on y monte les sacoches à l'aide ... d'un monte-charge ! Le Mulet a trouvé plus sur de se mettre à l'abri au pied de cette citadelle. Accueil très agréable par la femme du patron, la cuisinière, l'homme à tout faire ... La vue de la terrasse supérieure aménagée est imprenable : un paysage de montagne avec des arganiers implantés ça et là, et ... des ruches au pied de la citadelle. Enfin, je peux voir trois ruches anciennes horizontales et cylindriques en activité. Une assez grosse entrée ronde d'environ 4 cm de diamètre est creusée dans le couvercle de façade qui parait tout en terre séchée. Le petit rucher est typiquement traditionnel, un bâti ouvert en pierres sèches, avec plusieurs étages constitués de roseaux ou de moitiés de tiges de bambous mélangés à de la terre, avec un toit assez épais fait d'un mélange de terre et de végétation herbacée. Si la construction de ces ruches est semblable aux anciennesarnas aragonaises, le diamètre de ces ruches apparaît un peu plus petit que celui des arnas. Ces abeilles butinent de préférence les fleurs d'arganiers juste en dessous des ruches. Un miel d'arganier, tiens ! C'est propre au Maroc certainement. Tafraout - Ida Ougnidif, 58 km, 7h-15h, +1054 m -840 m Mercredi 25 novembre 2015 - La guigne ! nouvelle crevaison ... Tizourgane Kasbah à Ida Ougnidif est le top de ce qu'on peut espérer trouver au Maroc. On y est tellement bien que je n'ai pas entendu la montre sonner le clairon du réveil ! Le patron m'a décrit ses difficultés pour réhabiliter ce monument appartenant en indivision à sa famille. Persévérance est le mot que l'on peut retenir pour aboutir à ce prestigieux établissement d'accueil : un modèle pour une bâtisse datant du XIIIe siècle mise aux normes de confort actuelles. Il manque juste un savon pour se laver. Sinon, tout y est : pas de fautes majeures de gout dans la restauration, travail d'artisans inventifs et compétents - notamment pour toutes les menuiseries faites sur mesure, oeuvre pédagogique avec des étudiants en master patrimoine d'Agadir, accueil parfait, cuisine excellente avec les produits locaux, chambres très grandes avec salle de bain, eau chaude solaire.. Un rapide bonjour aux abeilles entrevues hier dans le très beau rucher à la mode antique, au pied de la Kasbah, niché versant sud juste au-dessus des arganiers, et me voilà reparti. Mes sacoches ont été descendues par le monte-charge. Tout se présente bien pour joindre tranquillement Ait Baha, dernière étape avant Agadir. Dans le silence du matin, le jour se levant, rouler est un privilège qui, dans ces circonstances, permet de ressentir ce que les paysages peuvent offrir de meilleur à l'âme humaine. Mais ... une drôle d'impression me ramène aux réalités moins agréables : ma roue arrière se dégonfle ! Pourtant avant de mettre une chambre à air neuve il y a trois jours j'avais bien pris la précaution de toucher tout l'intérieur du pneu pour etre certain qu'il n'y avait pas d'épine, de morceau de fer susceptible de faire une nouvelle crevaison. Bien des morceaux de route sont actuellement en travaux lourds avec ferraillage, béton, engins de toutes sortes, et ... des cailloux très pointus sur lesquels on est obligé de rouler. J'enlève tout le barda pour extirper la roue arrière, démonte le pneu, sort la chambre à air neuve qui ne semble pas tout à fait dégonflée. J'opte pour mettre à la place la chambre à air de la roue avant d'hier que j'ai remplacée par une chambre à air neuve. La rustine est encore à moitié collée : je gonfle un peu, ça a l'air de tenir. Je me dis qu'avec la pression la rustine restera bien plaquée contre le pneu. Je remonte tout. 100 coups de pompe Lapize, et ça repart. Le paysage n'a plus la meme saveur après ce nouveau coup du sort. Un dromadaire au milieu de la chaussée ! En réalité, il y a tout un troupeau qui se délecte des noix d'argan. Le berger, plus que véritable gardien, suit les dromadaires des yeux et les accompagnent. Très belles bêtes bien propres. L'un essaie de s'approcher de l'appareil photo ... et c'est dans la boite ! ... Le pneu a l'air de tenir. Encore une bonne dizaine de kilomètres pour arriver à Ait Baha, grosse ville si l'on peut dire, où je peux trouver des chambres à air neuves. C'est le jour du marché. Le souk se fait dans la rue principale mais aussi dans les ruelles adjacentes. Il y a de tout, en particulier toutes les petites choses qui faisaient le bonheur des bricoleurs "d'avant" avec les quincailleries et les drogueries. J'avais pisté un hôtel qui avait de bons avis. Impression confirmée par un passant qui m'indique son adresse. Mais avant, il me faut trouver le réparateur de cycles qui me vendra deux chambres à air neuves et solides. Je suis tombé sur un brave homme qui trouvera ce que je cherche et qui, aussi, voyant que mes mains étaient noires de cambouis, m'a porté de l'eau, de la poudre pour me laver les mains. Sympathique homme ! Je suis désormais armé pour crever au moins deux fois demain entre Ait Baha et Agadir ! La petite ville grouille de monde. Plein de vieilles landrover, de peugeot et surtout de renault. Au Maroc, les constructeurs automobiles de marques françaises ont (eu) un marché prometteur. Les dacia sont très prisés. La barbe a poussé depuis que je n'ai plus de bombe à raser et que le rasoir a rendu l'âme. Trouver un barbier ! Bonne idée, et puis lui faire aussi raccourcir les poils sur la tête ! Je tombe sur un maître du coupe-choux. Trois fois, il me badigeonne de mousse à croire que le rasoir ne coupait pas ! Je ressors avec la tête plus légère ... Ida Ougnidif - Ait Baha, 49 km, 7h30 - 13h, +253 m -895 m Jeudi 26 novembre 2015 - Retour chez les Chtis De crainte de ne pas me réveiller comme la veille, j'ai mis l'alarme à la tablette, au téléphone et à la montre. Total : je me suis réveillé une heure plus tôt ! n'ayant appliqué le décalage horaire que sur la montre ... Toujours très beau lever du jour ! Le vélo a sa roue arrière encore gonflée : magie du bricolage même avec la moitié d'une rustine collée ! Cela fait toujours impression, semble-t-il, de voir un bipède casqué sur une machine à pédales gorgée de paquets noirs. J'attire toujours autant les regards. 8°C ce matin à Ait Baha. La route est magnifique, large et sans circulation, durant les 30 premiers kilomètres. De beaux et fantomatiques douars apparaissent, pour la plupart en ruines. L'éclairage du soleil levant allonge fortement les ombres, accentuant un relief déjà bien présent. Crèvera, crèvera pas ? Quelques portions encore empierrées me font lever de la selle pour mettre un maximum de poids sur la roue avant maintenant équipée de neuf. La pression du pneu arrière parait tenir. Beaucoup de contours sur cette portion qui me conduit à la plaine menant à Agadir. Un lac ! La vision est surprenante ici mais le barrage est bien réel. De longues et planes lignes droites maintenant me mènent à Biougra, puis à Ait Melloul où j'ai envie d'une ... omelette. Cuite directement dans un plat en aluminium, ... je mets les mains là où il ne faut pas, et ... je lache tout ... mais ce fut bien bon ! Le plat est bien agréable pour pédaler maintenant cahin-caha. Je passe Inezgane, reconnais la route qui mène à l'aéroport ... Ca y est, on sent l'écurie ! Avant d'aller chez les Chtis d'Agadir, je file au port de pêche. Impressionnant, le nombre de bateaux présents ainsi que la dimension du port. L'entrée s'y fait sous surveillance policière et douanière. Magnifiques, les charpentiers de marine qui construisent encore là de très gros chalutiers tout en bois. Tout un secteur du port est dédié au dépeçage des bateaux retraités, à la coque toute cabossée, rouillée. Les chalumeaux en action tronçonnent par le feu ces vieux rafiots qui doivent en avoir des choses à raconter. Le sentiment de sécurité est total - ce qui n'est pas le cas en général dans les ports. Beaucoup de monde s'active sur chaque bateau pour charger le matériel nécessaire à la reprise en mer. Des tout petits bateaux, des barques presque, avec deux ou trois hommes à bord, partent ou reviennent de l'océan, la peche n'étant pas seulement le fait de gros bateaux usines - qui sont aussi présents - ou des chalutiers traditionnels. Pas mal de monde à mobylette ou avec une remorque tirée à la main négocie quelques surplus de poissons invendus car pas aux normes. Sur un quai, plein de filets de peche sont aux prises avec des petites mains qui raccomodent, rafistolent les mailles déchirés. Même les orteils sont à l'oeuvre en même temps que les mains pour bien tendre le filet à réparer. Casse-croûte sur le port avec calamars grillés/frites. Retour chez les Chtis où Didier me reçoit avec toujours autant d'attention : le carton du vélo et mes vêtements "de ville" sont bien là. Il est 14h. Ca y est l'Anti-Atlas est emballé. La boucle est bouclée. Ait Baha - Agadir, 65 km, 7h15 - 14h, +110 m -598 m Vendredi 27 novembre 2015 - Vécu d'Agadir Ce matin, Les Chtis d'Agadir sont un havre de paix. Confort et détente au milieu de personnes de nationalités multiples. Un suédois travaillant au Mali est inquiet de retourner à Bamako. Un couple québécois, un autre germanique, deux franco-asiatiques. C'est aussi un couple polonais à l'histoire étonnante. Décidés à fuir la misère, mari et femme embarque dans une voiture usée. Arrivé aux environs de Berlin, de nuit, panne de batterie : l'alternateur a rendu l'âme. Passe et s'arrête une voiture avec une dame seule à bord. Elle embarque le couple polonais, lui trouve une chambre. Le lendemain, le mari de la dame a fait le nécessaire : l'alternateur a été changé. La voiture des polonais est prête pour continuer le voyage. Aucun frais à payer. Belle histoire ... Midi : au casse-croûte ! En déambulant sans trop réfléchir, je vois des petites tables pas mal occupées, avec un panneau indiquant "restaurant". Bien prétentieux peut-être le terme, mais assiettes appétissantes si j'en crois ce qui est servi. Le serveur - aussi patron - est habillé très propre : "oui, bien sûr, on fait le couscous le vendredi". Quelques minutes après, une magnifique assiette fumante arrive accompagnée d'une boisson inédite pour moi : jus de carotte avec orange. Arrive un couple avec deux petits enfants : lui en costume - cravate très chic, les petits habillés en "dimanche", elle complètement enveloppée de noir de la tête au pied. On ne voit même pas les yeux ... Entre l'avenue Mohammed V et l'océan Atlantique, un autre Agadir : grandes et larges avenues, résidences de luxe, multiples hôtels 4 et 5 étoiles, kyrielle de taxis, bus de tours operators. Très peu de monde. De plantureux bipèdes aux tours de taille conséquents sirotent tranquillement. Mais les bars, les restaurants de luxe restent presque vides malgré les tarifs promotionnels ostensiblement affichés. Passe une jeune fille court vêtue. Deux Agadir ... Samedi 28 novembre 2015 - Retour à Toulouse C'est l'heure de faire rentrer le vélo dans le carton. Le Mulet se plie de bonne grâce à l'opération : pédales à l'envers, guidon en travers, selle et béquille démontés, pneus dégonflés. On insère la tente, le matelas, le casque. Le carton est bouclé. Didier, le patron des Chtis d'Agadir a un lodgy qui permet au vélo d'être transporté sans risque jusqu'à l'aéroport. Quarante minutes quand même pour accéder à l'aérogare avec des embouteillages qu'une meilleure conception du maillage routier pourrait éviter. Au revoir à Didier qui m'a royalement reçu. Bonne continuation au Riad ! L'arrestation il y a deux jours de présumés terroristes autour d'Agadir laissait penser que les contrôles à l'aéroport allait être renforcés. Petite aérogare avec un grand hall d'embarquement, les passagers y font déjà la queue plus de deux heures avant l'embarquement. Les comptoirs d'enregistrement EasyJet sont très actifs et sans histoire. Jusqu'à l'arrivée des bagages à Toulouse-Blagnac, je retrouve la même efficacité dans l'organisation et dans le service à l'usager. L'avion est bondé et les places ne sont dimensionnées que pour des bipèdes petits et moyens. Le départ se fait avec 20 minutes d'avance ! "On va être détourné, c'est sûr : pourquoi part-on ainsi avec autant d'avance sur l'horaire !". C'est un clin d'oeil des passagers toulousains très en verve qui se trouvent derrière moi. Dans la nuit noire, on peut voir que l'on suit le littoral méditerranéen espagnol : lumières de Valence, de Barcelone ... mais aussi surprenante boule orangée de la lune ... L'atterrissage à Blagnac se fait en douceur. Il est 21h. Aïe ! pas de pièce de 1 euro ! Comment prendre un caddie pour charger le carton-vélo et les sacoches. Heureux hasard : la pièce de 5 dirhams a la même dimension. Thomas est là pour m'accueillir. Ambiance normale à l'aéroport. La raclette a été très appréciée ... Douce réalité ... Retour à Eysus le lendemain : une grande barre nuageuse épouse les montagnes. La neige est bientôt là !
Un Bilan ? L'Anti-Atlas est bien une montagne. Le petit tour fait en une douzaine de jours de vélo fait grimper au total près de 8000 mètres. Pas mal de montagnes russes. Trois grandes montées : le col de Kerdous depuis Tiznit, la portion spectaculaire de Tamgoute à Igherm avec de longues pentes supérieures à 12%, le col sans nom 20 km à l'Est de Tafraout. Un coup de coeur : les extraordinaires plissements rocheux de la portion Tata - Tamgoute - Igherm. De bonnes adresses avec de belles rencontres et discussions : chez Didier aux Chtis d'Agadir, l'hôtel des touristes à Tiznit, chez Abdou à Amtoudi, la Kasbah Tizourgane. Ce voyage s'est inscrit dans un contexte très particulier puisque je suis parti le lendemain de la tragédie terroriste de Paris. Partout où je suis passé, j'ai eu les mêmes réactions spontanées avec le besoin de dire à l'étranger que la religion ne peut pas justifier de tels crimes. Le sentiment de sécurité a été total avec quelques gestes toutefois qui m'indiquaient clairement que je devais passer, m'éloigner, partir. Mais beaucoup plus souvent, j'ai eu de très nombreux témoignages d'attentions alors que je ne demandais rien : par exemple lorsque j'ai dû changer mon pneu avant, ayant les mains noires de cambouis, on m'a spontanément porté de la lessive et de l'eau pour me laver ; par exemple pour me recommander un "ami" qui me trouvera logement et nourriture. Quatre images flash restent présentes dans ma tête : au souk d'Agadir, les visages épuisés de deux femmes, assises à même le sol, pétrissant indéfiniment la pâte d'argan (photos vendredi 27 novembre) ; toujours à Agadir, une mère de famille, tout de noir vêtue en voilage intégral, le mari en costume-cravate tenant par la main un petit garçon endimanché ; à Akka, la convergence de nombreuses femmes adultes se dirigeant vers l'école pour des cours d'alphabétisation ; toujours à Akka, de très beaux objets confectionnés par des femmes avec les plastiques ramassés dans le douar. Kaleidoscope du cycliste ...

Samedi 14 novembre 2015 Impensable ! Le drame terroriste d'hier soir nous laisse hébét��s. L'ignominie n'a de sens que pour l'humain ... Comment peut-on basculer ainsi de l'amour à la haine, du respect de l'autre à la tuerie aveugle, du pardon à l'extermination ? Ce matin, la stupeur est partout. L'état d'urgence est décrété ... Partira, partira pas ? Si beaucoup de compagnies aériennes étrangères annulent momentanément les vols vers la France, le vol EasyJet pour Agadir est maintenu. Coïncidence ? Lors de mon dernier tour au Maroc, montant le Tizi n'Tichka et parti de Marakech de très bonne heure, mon fils m'annonce par téléphone que ce matin là s'est produit une énorme explosion à la place Jemaa-el-Fna de Marakech, soufflant un restaurant où j'avais pris une bière la veille au soir. Aujourd'hui, retour vers le Maroc avec encore une fois un assassinat aveugle à Paris. L'aéroport de Blagnac est étonnamment paisible : pas de police pas de militaire. Les gens éprouvent le besoin de sourire, sans doute pour se montrer qu'on n'a pas rêvé. L'enregistrement du sac contenant les bagages en sacoches se passe rapidement avec une hôtesse très souriante qui, de plus, m'accompagne pour étiqueter mon vélo joliment emballé dans un beau carton. C'est EasyJet : no problem. Pas de surprise, tout est en ordre. Sac en soute de 18 kg (pour 20 kg autorisés), vélo dans un carton (24 kg pour 32 kg autorisés) pour un aller-retour Toulouse-Agadir à 240 euros ... Un tarif de très loin inférieur à toutes les autres compagnies avec, en outre, un trajet direct, ce que ne fait aucune autre compagnie. Le passage sous le portique, l'annonce de la porte d'embarquement, les formalités douanières et de police, l'entrée dans l'avion, tout se fait dans un ordre exemplaire. Qu'Air France prenne de la graine d'EasyJet ! L'A320 est plein comme un oeuf : j'ai compté 150 sièges clients occupés, 4 hôtesses, les 2 pilotes et ... mon Mulet ! Le départ se fait avec 10 minutes d'avance, l'arrivée avec 15 minutes d'avance. Un atterrissage tout doux ... Tout va bien à Agadir : grand beau temps. Bagages, vélo compris, police, douane en une petite demi-heure. Mon nom sur une feuille blanche. Ahmid est là, le taxi. Mais ... une vieille mercedes berline sans porte-bagage. Aïe ! le vélo ... Pas de problème, Ahmid a tout prévu : on pose le carton couché à même le toit, il sort des bouts de ficelle du coffre, des dépliants publicitaires de l'office du tourisme pour que les ficelles ne cisaillent pas trop le carton, on ouvre les quatre glaces des portières et on.. serre. Le jeu latéral semble maîtrisé mais les coups de freins ou les accélérations un peu trop virils vont faire glisser le carton ! Mais non, c'est un raisonnement d'intellectuel pas de marocain. Je lui enjoins de ne pas dépasser 60 km/h et de passer les ronds-points à 20 km/h. Ahmid me fait plaisir. Il obéira. Mais ... une heure pour arriver aux Chtis d'Agadir, une auberge-restaurant tenue par un breton marié à une chti. Apparence très propre. On discute avec Didier, le patron, du match de foot d'hier soir et, évidemment, des événements terroristes. Je finis par me poser dans la chambre. Dîner à 20h, m'a-t-il dit (soit 21h en France avec le décalage horaire).
Dimanche 15 novembre 2015 Autour d'un mérou, poisson remarquablement cuisiné (accompagnement tomates, pommes de terre rehaussées par les senteurs de fines herbes dont le nom reste secret), je fais la connaissance de Serge Dupuis, un français habitué du Riad des chtis d'Agadir, qui connait le Rwanda, qui fait du vélo, qui a été universitaire. Je finis par comprendre que je suis en pays de connaissance avec même des amis communs. Curieux ! On a beau aller au fin fond de la planète, il y a toujours quelque chose qui n'est jamais inconnu. Seulement Serge a un vélo de 5,5 kg ! Je ne l'ai pas dit au Mulet (qui pèse tout nu 17 kg ...). Du coup, Didier, le propriétaire du Riad, s'est joint à nous. La soirée s'est donc un peu allongée ... Car, lui aussi, a eu un parcours professionnel atypique : avec un brevet professionnel d'électrotechnicien, il a voulu aller plus loin, a passé avec succès une maîtrise de droit par cours du soir, est devenu spécialiste en relations humaines chez France télécom puis a passé plus de dix années à Bruxelles à la Direction des ressources humaines. Jacques Delors et Martine Aubry sont pour lui presque de la famille. Aujourd'hui, suite à la rencontre de sa femme, il a composé ce riad avec compétences et gout certain. Plus de 90 nationalités différentes ont été hébergées dans son établissement. Ce matin, grand beau ... mais il est prévu du beau temps durant les deux semaines de mon périple. Trois objectifs : trouver à changer euros contre dirhams, remonter le vélo, acheter les provisions habituelles pour la survie. C'est dimanche, beaucoup de magasins sont fermés. Un bureau de change est à 500 mètres du Riad. En gros, c'est 10 dirhams pour 1 euro. Pour remonter le vélo, pas trop de difficultés non plus. Le carton n'a que très peu été abîmé durant le vol. Les pédales sont remises à l'endroit avec la clef de 15, le guidon est réinstallé avec un peu de mal pour serrer le gros écrou évitant au guidon de basculer vers l'avant, la selle est ajustée, la béquille retourne à sa place, les portes-bidons sont fixés, la roue avant est centrée, le compteur kilométrique remis en marche, les pneus sont gonflés avec 100 coups de pompe Lapiz (très ancien modèle mais qui permet de mettre les 4 bars nécessaires pour éviter au maximum les crevaisons), le rétroviseur est recalé, la trousse à outils suspendue à la selle Brooks. Après, direction le souk d'Agadir qui serait le plus grand d'Afrique. Je me dirige à pied avec le plan papier d'Agadir mais.. certains noms de rue ne sont pas les mêmes sur le plan papier et sur les panonceaux accrochés dans les rues. Au total, comme d'habitude en ville j'ai pris trois directions différentes avant de trouver la bonne. Comment ? En demandant. Il faut se méfier un peu car c'est toujours bon, toujours oui. J'ai suivi un papi qui y allait avec son petit-fils "parce qu'il avait bien travaillé à l'école". Porte 7 : c'est l'entrée pour trouver un pantalon ! Vu le soleil et les coups de soleil inévitables, il faut absolument que je me couvre les cuisses, sinon ce sera la biafine assurée tous les jours. Et, bien sur, je n'ai pris que des cyclistes courts et un short. Un pantacourt en coton est vite trouvé par "le frère du cousin qui en a". Je marchande à moitié prix. Il me fusille des yeux en me disant que c'est un pantalon de marque, que le prix que j'en donne est moins cher que ... Je me laisse amadouer et on finit par transiger aux deux tiers du prix initial. Mais, c'est vrai que la qualité semble être là. Donc, tout le monde est content. Un tajine ? pourquoi pas, au poisson ! Pas terrible néanmoins avec beaucoup d'arêtes. Et le thé ? oui mais le thé marocain ! avec la théière remplie à moitié de sucre et de menthe, et mélangé et remélangé au moins 7 fois pour être vraiment le meilleur thé du monde (bien meilleur à mon gout que le thé de Chine). Après, il me faut trouver mes aliments de survie. Je finis pas trouver des petites épiceries ouvertes (c'est dimanche) avec mon quota d'aliments et de boissons pour me rassurer : une bouteille d'1,5 litre de coca-cola, une bouteille d'1,5 litre de fanta, une bouteille 1,5 litre d'eau minérale, un croissant, une chocolatine, cinq bananes, cinq pommes. Au moins, ma tête sera tranquille avec les deux sachets lyophilisés de taboulé indien, quelques barres à la pâte d'amande, quelques bonbons acidulés piqués chez mon fils Thomas. Il me reste à tester mon vélo. La chaleur est très forte lorsque vers 15h je décide de repérer la sortie de la ville pour la direction Tiznit. Pas de souci : le vélo piaffe sans faire de bruit. Une bonne quarantaine de minutes néanmoins sont nécessaires pour respirer un peu mieux après l'embranchement vers l'aéroport international. Didier au Riad est au four et au moulin. Son établissement est plein. Il faut dire qu'il est recommandé par le guide du Routard 2015 et par Tripadvisor alors qu'il n'a rien demandé. Ce soir pas de dîner au Riad, Amina, son employée, ne travaillant pas le dimanche. Pour demain matin, comme je pars au lever du jour bien avant l'heure du déjeuner, j'aurai néanmoins de quoi m'alimenter avec un petit plateau dans la chambre. Service au top donc. Riad des Chtis d'Agadir : à fortement recommander pour 28 euros petit-déjeuner compris. Lundi 16 novembre 2015 - Chaud déjà ! Hier soir, Didier mon hôtelier m'a conseillé un couscous royal au restaurant Jardin d'Eau. Navette assurée, préparation personnalisée avec l'ajout d'huile d'argan "bio". Je n'en demandais pas tant. De fait, tout a été avalé goulûment. La préparation des légumes valait, à elle seule, le déplacement. Ce matin, 6h10, réveil. Nous étions six personnes du Riad à partir à 7h. Aussi, Didier s'est levé plus tot pour nous préparer le petit-déjeuner. Je lui laisse le carton-vélo, mon sac d'emballage des sacoches. Mon départ est remarqué au pied du Riad avec moult photos du bonhomme et son Mulet. L'air est frais mais très doux. La veste fluo est enfilée. Tout roule. Le repérage d'hier m'a bien aidé mais ... jusqu'à un certain moment car, bien sur, comme souvent dans les sorties de ville, je me perds. Avantage, j'ai traversé un immense marché en plein air en préparation. Quelques kilomètres en trop mais bon ... aujourd'hui ce n'est pas bien gênant. Il m'a fallu quand même 20 bons kilomètres pour sortir de l'agglomération d'Agadir. La vitesse tourne autour de 20 km/h ce qui, compte tenu du chargement, est correct. Le paysage reste assez lugubre : de grandes étendues avec, parfois, d'immenses serres de plastique, quelques rares troupeaux de brebis gardés par un jeune berger, puis, après une cinquantaine de kilomètres, des plantations de ce qui ressemble à des amandiers. Je me force à m'arrêter de temps à autre pour avaler quelques fruits secs, une banane et boire un coup (cocacola et fanta orange). Mais le Monsieur Soleil là-haut commence à me griller le crane. J'enfile le chapeau sous le casque. La chaleur ressentie baisse nettement. Fin de la deux fois deux voies : je suis sur la N1. Après, c'est un peu l'enfer avec les véhicules un peu larges pour un cycliste car, si le doublement de la chaussée est terrassé sur ma droite, c'est soit en contrebas de 40 centimètres soit à l'inverse par un relief impossible à utiliser en vélo. Et le gymkhana commence, l'oeil rivé dans le petit rétroviseur. La circulation est parfois très dense et parfois ... nulle : curieux ... J'ai eu à me balancer sur le bas-coté trois fois, mes sacoches refusant de serrer les fesses devant le camion qui arrivait derrière. Le vélo a tenu bon malgré les sauts. La chaleur est là, surtout avec le pic du soleil qui arrive. Tiznit se montre à l'horizon. Devant une station de carburants, un immense marché-vitrine à ciel ouvert : des marbres, des poteries, du carrelage, de la faïence. Très beau mais.. j'ai de plus en plus soif ! Direction l'hôtel des touristes (ça me va bien !) en pleine place de la médina de Tiznit. C'est une petite pension familiale recommandée. Accueil sympathique par Ahmed qui me dit que les marocains ne comprennent pas ce qui se passe en France : "qui est Daech ? Aucune des trois grandes religions du Livre (chrétiens, juifs, musulmans) ne peut être concernée par ces attentats. Ce que veulent les marocains ? Vivre tranquillement en famille et laisser la politique au Roi puisqu'il y en a un." Pas facile de trouver une bière ici. Des français m'indiquent le Mauritania. Finalement j'y mange un ... (devinez !) ... poulet frites, et je bois deux bières succulentes. C'est vrai qu'il commence à faire très chaud. Agadir - Tiznit, 7h15 - 12h30, 98 km +339 m -93 m
Mardi 17 novembre 2015 - Grosse journée Un peu plus de 100 km avec 3 cols, 1600 m de dénivellation montante cumulée, près de 10 heures de pédalage avec toutefois trois arrêts pour boire et manger un peu. Heureusement, la veille j'avais bien mangé. Mauritania, très sympa avec le cycliste. Double ration de brochettes, grosse salade riz tomate carotte. Ce matin, départ à 7h de Tiznit. Arrivée vers 17h pour profiter un peu du coucher de soleil, car je campe. Je suis monté avec grande économie de moyen pour faire les 100 km de la journée. J'écris dans ma petite tente donc dans une position pas très confortable. J'ai pris la route de Tafraout sur 70 km. Au départ, pas mal de circulation. Pourtant le jour se lève à peine. Les petits villages se succèdent, de plus en plus éloignés l'un de l'autre. Plus je monte plus le paysage invite à la sérénité. Deux premiers cols mais le troisième (col de Kerdous apparemment mais au Maroc pas facile de trouver le nom d'un col) est un vrai, un bon, quasi semblable en montée au Tizi n'Test. Aux carrefours, les directions sont en arabe. Alors, tempête sous mon crane surtout que ma tablette qui me permet de voir ma position par satellite (sur fond de carte siouplait) refuse de s'allumer. J'interroge : "c'est toujours tout droit mon ami" ... jusqu'au moment où je dois impérativement tourner au Sud. Ma tablette m'a pris en pitié et ... a daigné s'allumer, donc ma position s'est affichée et j'ai pu alors prendre la bonne piste très étroite mais asphaltée jusqu'à Aghoudid. Très bel itinéraire après 80 km. On ondule en altitude sans village mais avec des terres proches griffées par un tracteur, et avec moult pierres. Depuis le lever du jour et tout le long de l'itinéraire, j'entends le même chant d'oiseau. A le voir, je crois bien que c'est une espèce d'alouette. J'ai monté la tente après quelques kilomètres de piste tout-terrain un peu plus loin qu'Aghoudid. Le vélo saute pas mal mais il faudra qu'il tienne car demain pour atteindre Amtoudi, ce sera de la piste cross tout le temps. Tiznit - 3 km après Aghoudid, 102 km, +1675 m -547 m
Mercredi 18 novembre 2015 - Amtoudi, un agadir somptueux La nuit sous tente a été sans vent, calme. Pas un animal n'est venu roder. Lever de soleil multicolore au milieu d'un paysage naturel à 360°. Haro sur le Mulet ! Il saute, se cabre, glisse mais reste toujours d'aplomb. La piste est en descente la plupart du temps et ... bon choix dans ce sens car pour remonter ce terrain défoncé il aurait fallu sortir les tripes ! Cahin caha à petite vitesse - je crains toujours la petite faute sur ce type de terrain car les conséquences peuvent être imprévisibles, pas un chat ne passant à l'horizon ... sauf un âne trottinant tout seul avec empressement ! Les kilomètres défilent lentement, quelques gués chaotiques à franchir, des terrains agricoles apparaissent. Là-bas, au loin, un âne tire une araire qu'un homme essaie de tenir droite. M'approchant, je me demande bien ce qu'il compte cultiver : il n'y a que des pierres que le soc bouge à peine sans un quelconque sillon. J'applaudis le monsieur et l'âne. Il me répond en faisant de même. A un méandre de l'oued, un bel ensemble potager que fignolent des femmes arrachant, plantant, papotant ... La piste s'améliore. Bientôt la sortie et la rencontre avec la vraie route, bien asphaltée celle-là, qui me conduit en retournant au Nord, vers Amtoudi. Amtoudi, ce village dont personne ne connait le nom sauf ses habitants. Hier, j'ai eu toutes les peines du monde à me renseigner. Mais, mon tracé sur la carte et le point gps où je me trouvais coïncidaient parfaitement. J'étais donc sur la bonne voie. Un haut lieu du tourisme mais sans touristes. L'auberge "On dirait le Sud" vantée dans tous les guides comme le lieu où séjourner, est fermée. Le patron a mis la clef sous la porte. A Tiznit, le jeune Abdou de l'hôtel des touristes m'a dit que je devais contacter Abdou (un autre bien sur) à Amtoudi. J'ai donc demandé Abdou de la part d'Abdou, et je tombe sur le fils d'Abdou qui s'appelle Mohamed. Pas de problème, tu as faim, on va te faire à manger, tu cherches une chambre, pas de problème, on va te trouver cela. Mais c'est vrai que j'avais très soif et très faim. Je rentre dans la première boutique trouvée et je refais le plein de boissons et de nourriture de survie. Hier soir, j'avais très très soif ayant pourtant bu quatre litres dans la montée des trois cols. Chez Abdou, je suis comme un pacha : tout un appartement tout confort qu'Abdou gère pour des propriétaires français absents. J'ai faim donc de suite omelette thé marocain (le vrai, autre chose que le thé d'Agadir). Tout là haut à 300 mètres au-dessus est pitée une extraordinaire forteresse dénommée ici agadir Id Aissa qui est admirablement conservée (XIIe). J'y monte à pied en un demi-heure après qu'Abdou ait téléphoné au gardien qui là-haut fait la visite. C'était principalement un grenier où l'on stockait de la nourriture : orge, mais, carottes, amandes ... Mais c'était aussi un gigantesque rucher disposé en étages avec des ruches horizontales cylindriques comme on en trouve encore quelques exemplaires en Aragon (l'arnaaragonaise). Aujourd'hui, plus de ruches car, aux dires du gardien, plus de nourriture pour les abeilles. Cet agadir permettait aussi aux populations de se réfugier en cas de razzias, plusieurs citernes d'eau recueillant les eaux de pluie ayant été creusées et fonctionnant encore. L'ensemble est bati en pierres séches. Quelques gravures rupestres tout en haut de cette fortification. Très, très beau ! Tajine de poulet à la descente, chez Abdou bien sur qui m'allume la télévision avec les dernières nouvelles sur la recherche des terroristes dans la région parisienne. "Tu ne veux pas aller voir La Source ?". Abdou aime montrer les petits trésors de son village. "Tu suis le bord de l'oued, c'est tout droit, tu arrives devant un autre agadir et c'est plus loin au fond ! Tu veux un guide ?" Fier comme un basque pas fatigué, je lui réponds que je vais bien trouver ! De fait, on peut difficilement se tromper car il faut suivre une gorge rocheuse dont le fond est pourvu d'une luxuriante végétation. Sauf qu'il faut une bonne heure pour y aller. Un cheminement se devine d'abord le long du petit canal d'écoulement qui alimente le village en eau, ensuite en écartant les branchages tout en regardant le ciel pour pointer la bonne direction, enfin quelques pas sur des gros rochers qui surplombent une puis deux très belles cascades. Très agréable cette petite balade à l'ombre des parois rocheuses de la gorge. Journée un peu éclectique mais plein de belles choses et un petit repos aussi pour regonfler les batteries. Du coup, j'ai probablement trois fois plus de liquide que de besoin, et plein de vaches qui rit ! Au diable l'hypoglycémie ... Au fait, si vous allez à Amtoudi, ne pas hésiter à contacter Abdou Amoudi. Aghoudid + 3 km de piste (tente) - Amtoudi, 31 km (dont 25 de piste), +686 m -1233 m
Jeudi 19 novembre 2015 - Aux portes du désert Je suis parti d'Amtoudi ce matin avec un peu de regret, tant ce site est remarquable et mon hôte Abdou accueillant. "Quand tu reviendras, je te ferai visiter en 4x4 toute la région". Car Amtoudi n'est que le nom de la région et ce n'est qu'avec le succès touristique de l'agadir Id Aissa que l'on a attribué le nom d'Amtoudi au douar Id Aissa. En voulant sortir de ma maison flanquée à flanc de montagne, je coince la clef dans la serrure ! Je tape fort, encore plus fort. Il fait encore nuit. Mon proche voisin Abdou est à plus de 200 mètres ... Après 10 minutes de compréhension (les serrures sont parfois coriaces à apprivoiser), je finis par trouver le tout petit espace qui m'a permis d'enfin faire tourner le barillet. Mais ... en descendant, le vélo chargé dans le presque noir, chute dans le virage, cul par dessus tête. Le mur d'Abdou m'a bloqué. Le petit-déjeuner est servi. Mon ami Abdou s'est levé pour me saluer. "Ti va toujours tout droit jusqu'à la mairie". Salut mon frère ! Sur la route, je croise le boulanger qui vient ravitailler le village. Droit, droit, le ruban asphalté est en très légère pente descendante. J'enlève très vite une épaisseur. Il fait très bon. "A 15 km, ti tourrne à gauche". Pas mal, il y avait 16 km. Les enfants sont aimantés vers l'école du village. Au bout de 30 km, je rejoins une route qui a l'air plus importante. Mais le trafic des véhicules est très calme. Heureusement, car un vélo plus un car ou un camion, ça ne peut pas rester sur le bitume en même temps ! Il s'ensuit de longues, longues lignes droites qui tracent dans un désert de pierre bordé des derniers ressauts de l'Anti-Atlas. Ca me fait penser à la canal de Berdun entre puente la Reina et Sabinanigo en Espagne. Arrêt vache qui rit, banane, coca-colac. Je croise quelques tentes berbères, mais personne n'en sort. Grand carrefour vers Tafraout. Pas pour moi, je file en face vers Icht. Plus que 15 km. Juste avant le village, à gauche, le camping-hotel Borj Biramane dont l'appellation aurait pour signification la tour du propriétaire des chameaux. Tenu par deux frères français plantés là depuis huit années, c'est plus qu'un camping aux portes du désert, un havre pour les toutous comme moi qui cherchent à bien dormir, bien manger et boire, et qui dispose d'une connexion internet. Pas la peine d'aller plus loin. La place est bonne. Seul petit bémol : une quinzaine de motards (français) sont en troupeau et causent fort mécanique ! Je prends un petit bloc en dur au bout du camping : toujours très propre, lit avec draps ... Le Mulet est content. Abdalah me propose une visite de la médina d'Icht. Lampe de poche obligatoire. La vieille cité en pisé conserve encore quelques labyrinthes accessibles. Je découvre les trois niveaux d'habitation avec un étage par épouse, mais une cuisine commune, les réduits qui sont des chambres pour les enfants, pour la femme, mais pour l'homme ... Abdalah ne m'a rien dit. Très instructif ce parcours qui montre encore une fois un jeune marocain marié avec quatre enfants ne pas accepter le terrorisme au nom de la religion musulmane. L'eau, source de vie, prend bien plus de valeur aux portes du désert que chez nous. Elle est précieusement répartie pour les jardins selon des règles acceptées par tous. Abdalah a créé une association qui a pour mission de récupérer tous les plastiques, les emballages jetés, de les recycler et de faire des petits bracelets, des sacs à main, des petits bijoux ... Ce sont les femmes qui s'en occupent. J'en ai vu de très beaux réalisés avec des capsules de canettes en aluminium. Le muezzin se fait entendre. Le soleil se couche à Icht. Amtoudi - Icht, 70 km, 7h - 12h, + 666 m -1212 m Vendredi 20 novembre 2015 - Tu vas chez Boujmaou ! En fait, c'est le seul endroit où l'on peut dormir en dur à Akka. Personne n'est levé avant 8h au camping-hôtel Borj Biramane à Icht. La veille, on m'a donné un petit-déjeuner plateau avec presque tout ce que j'avais demandé : jus d'orange pressée, vache qui rit, pain, confiture, oeuf dur. Dans mon bloc, la nuit a été perturbée par un satané moustique. Lever de soleil toujours majestueux avec les beaux dégradés célestes du bleu au rouge que rehaussent les silhouettes noires des mosquées. La sortie du camping se fait dans le silence mais avec la polaire sur le dos. La route est alors un long ruban noir pas très large, comme hier, mais bien tracée. Pédalage un peu automatique dans cette lueur du matin, le bonhomme dort encore d'un oeil. Seul bruit mais il faut etre attentif : les alouettes m'accompagnent encore de part et d'autre de la chaussée me précédant de quelques mètres puis repartant lorsque j'arrive à leur niveau. Ballet étonnant et réconfortant. Je rejoins la route plus importante qui aboutit à Ouarzazate. A gauche toute ! C'est alors que commence une longue très longue virée droite mais droite qui ... va bien me mener quelque part ! De part et d'autre, le désert de sable et surtout de pierres. Pas un animal sauf quelques petits oiseaux tout noirs à la queue blanche intrigués de voir ainsi circuler un bipède à vélo. Ce sont plutôt des autos, des camions, des bus qui passent ici. J'ai vu quelques anciens véhicules de l'armée reclassés par des particuliers déguisés en Laurence d'Arabie, venus sans doute ici sauter sur les dunes de sable comme les motards d'hier. Ca distrait le Mulet ! Un petit vent trois quart de face me rafraîchit un peu mais me fait rétrograder souvent. Les montées et les descentes ne sont pas très fortes. Après une cinquantaine de kilomètres, des engins de chantier terrassent, goudronnent, dament ce qui, à terme, devrait devenir un axe majeur de Ouarzazate à Tan-Tan. Quelques déviations obligent à emprunter quelques kilomètres un peu boueux. Le trafic est ici très rare, ce qui fait le bonheur du Mulet. Je subis de temps à autre d'énormes nuages de poussières fines et aveuglantes lors de croisements de camions qui doivent certainement faire bien rigoler les chauffeurs qui ne ralentissent pas du tout leur bolide. Akka est en vue. Encore 10 kilomètres : "Si tout droit" ! Oui, c'est bien vrai que c'est tout droit ! Un panneau : Akka, histoire et culture. L'entrée au douar est unique. Je cherche du regard le café de Boujmaou recommandé par Brahim du camping Borj Biramane. "Tu verras des chaises dehors". C'est vendredi, le muezzin harangue à tue-tête dans le micro de la mosquée. Un petit souk à gauche. Je commande un thé et demande le café de Boujmaou. "Pas de problème, c'est juste là derrière et puis à droite" ! Boujmaou est à Tata. Je ne peux pas me recommander de Brahim ! Le tenancier s'appelle Omar. Il me fait tout pour 120 dirhams : chambre, couscous maintenant, tajine ce soir, eau, petit-déjeuner, avec li vilo là fermé à clef ! Il faut dire qu'entrer à Akka est assez impressionnant quand on est français. D'abord on est seul, tous les regards berbères dirigés sur li cicliste. Mais l'accueil individuel est toujours très affable, très gentil. En mangeant le couscous - qui est loin de valoir le couscous royal d'Agadir ! - je me rends compte que les berbères prennent aussi un berlingo de lait qu'ils mélangent à la semoule. On apprend tous les jours. Pas d'internet mais à coté il y aurait un cybercafé. Alors ... Cette étape est avec celle de demain jusqu'à Tata, une sorte de transition dans une zone assez désertique. Je n'ai pas rencontré une seule tente berbère à la différence d'hier, mais quelques rares panneaux avec une vache dessinée, sauf ... qu'il n'y a pas de vaches, seulement brebis et chèvres. Icht - Akka, 6h45 - 12h45, 86 km, +260 m -214 m Samedi 21 novembre 2015 - De Tata à Tagmoute, une merveille Depuis mon arrivée à Akka, j'ai l'impression d'être entré dans un autre monde. On m'avait dit à Amtoudi que les locaux qui travaillent dans le tourisme sont les plus ouverts. Cela s'avère exact. Il est vrai qu'on est ici dans le Sud du Maroc, pays des berbères, relié par quelques routes goudronnées depuis très peu d'années. Est-ce l'éloignement avec les centres de décision politique marocain ? Est-ce l'identité berbère qui rend un peu méfiant ? Si l'accueil quand on dit bonjour est toujours poli, on se sent observé en permanence. Peut-être est-ce dans ma tête ? Je suis parti comme d'habitude au point du jour, direction Tata. Cette étape est comme celle d'hier, une liaison par le désert sud marocain de la partie orientale de l'Anti-Atlas, très proche de l'Algérie. Il ne faut pas trop réfléchir, y aller sans rencontrer âme qui vive durant quasiment 65 km. Désert, désert de pierres et de sable. On longe de belles structures rocheuses longilignes orientées Est-Ouest qui forment des sortes de murs naturels contre lesquels la route est tracée. Comme hier, seulement quelques rares bus, camions, voitures. A chaque croisement de véhicules, toujours un petit signe du chauffeur : bien sympathique pour le bipède qui a parfois l'impression de pédaler pour encore pédaler. L'entrée de Tata est un peu à l'image de ce que j'ai déjà trouvé à Ouarzazate, à Akka : un défilé de lampadaires d'une douzaine de mètres de haut de part et d'autre de la chaussée élargie à 3 ou 4 voies à l'entrée de la ville, sur un bon kilomètre. Mais à Tata, il y a un rond-point qui se trouve juste avant la monumentale entrée. Et, sous la monumentale entrée se trouvent des policiers que je n'avais pas vus, car j'ai été attiré par un grand panneau mentionnant le jumelage de Tata avec une ville française. Photo ! Mais arrivé sous la monumentale entrée, les policiers m'arrêtent : passeport immédiatement sans dire bonjour. On me dit que c'est interdit de prendre une photo si l'on voit le panneau posé par terre Police. Le chef veut visionner ma dernière photo : il y voit le panneau et me demande donc de la supprimer, ce que je fais sur le champ. Puis, il m'invite à reprendre la photo sans le panneau Police. Je le salue poliment et m'échappe. Je suis étonné de cette raideur car habituellement la police (ou les gendarmes) sont toujours avenants, cherchent à parler voire serrent la main. Après avoir pris une omelette berbère (oeufs mollets avec olives, tomates, le tout cuit dans un tajine) et un thé, je décide de filer plus haut et de commencer l'étape prévue pour demain. Le soleil cogne fort. Je pars quand même avec peut-être l'objectif soit de camper soit d'atteindre Tagmout à une quarantaine de kilomètres. Cette route fut un émerveillement, apparemment récemment asphaltée. On ne cesse de découvrir de nouveaux tableaux paysagers après chaque virage. La montagne est là, présente, avec un festival de plissements aux contours, formes, ajustements très insolites. On a l'impression qu'on s'enfonce comme une petite souris dans un livre géant de Nature et que chaque virage est une page nouvelle qui se tourne, en relief bien sur. Magnifique ! Les policiers ont bien fait de me faire fuir de Tata. Un seul gite à Tagmoute, où je suis ce soir. Accueil normal mais un peu en-dessous des accueils que j'ai eus jusqu'à maintenant, jusqu'à Icht. Akka - Tagmoute, 107 km, 7h - 16h, +985 m -460 m Dimanche 22 novembre 2015 - Couleurs chaudes mais pentes ... dures Pas mal le gite de Tagmoute tenu par Abdelah. Le tajine pour quatre m'a bien revigoré hier soir. Départ guidé par la trouée de la petite route à travers les palmiers dattiers surplombants les cultures bien bordées de terre pour maintenir au mieux l'eau distribuée avec parcimonie. On m'a dit que ça allait monter dur jusqu'à Igherm, qu'il valait mieux prendre le bus. Que nenni ! La route monte mais pas trop. On reconnait bien les endroits humides avec les palmiers et les petits jardins. Les ouvriers travaillent tot à la réfection de la chaussée. Un grand bonjour, ça va ? Le soleil fait flamboyer les couleurs ocres de la montagne. Beaucoup de clic-clac. Mais la pente devient plus sérieuse, et même d'une raideur et de longueurs très inhabituelles. C'est la première fois que je suis obligé de mettre tout à gauche : petit plateau, toute petite vitesse. C'est jusqu'à 4 km/h, la limite de l'équilibre. Les pentes dépassent les 13% ressemblant à celle du col Agnel versant italien dans les plus forts passages. Le bonhomme tient le coup mais on n'avance pas vite. Après 42 km de montée dont une vingtaine petit-petit, Igherm pointe son nez. C'est dimanche mais un café me permet de manger l'omelette berbère et de boire le thé. Un jeune diplomé d'anglais est intrigué par ce vélo bizarrement habillé. Du coup, il m'accompagne avec son vtt durant une vingtaine de kilomètres sur la route de Tafraout. Car j'ai décidé d'aller plus loin qu'Igherm redoutant un peu la longueur et surtout les bosses de l'étape de demain. Bien m'en a pris. J'ai fait près de 40 km après Igherm tout en montées-descentes, montagnes "russes". Brahim le vététiste qui dit avoir une licence d'anglais m'a saoulé de paroles durant la vingtaine de kilomètres. Une crevaison à la roue arrière ! Je désosse le Mulet de ses sacoches, démonte la roue, le pneu, remplace la chambre à air, remonte tout et ... essaie de semer mon berbère anglais. Je lui fais comprendre que c'est loin Igherm, qu'il faut retourner. Dans les descentes, je le sème mais il me rattrape dans les montées. Il a fini par se décider à me fiche la paix lui ayant dit que je ne pouvais plus parler, que je m'étouffais. Depuis Igherm, je pédale entre 1500 m et 1800 m d'altitude au gré des bosses. Vers 16h30, je me décide de trouver un coin pour piter ma tente. En contrebas de la route, je pose mon abri sur un plat de cailloux. Au menu, taboulet à l'indienne mais il faut verser de l'eau bouillante ! N'ayant pas porté de réchaud ni de gamelle, j'y mets de l'eau froide. Pas terrible le résultat mais je pense que la semoule devrait bien passer quand même. Deux vaches qui rient, un petit coup de coca, et ...dodo dans la tente car le froid est bien là à cette altitude. Tagmoute - 40 km après Igherm, 82 km, 7h - 16h30, +1230 m -950 m Lundi 23 novembre 2015 - La poisse mais ... de la chance quand même La nuit sous tente fut plutôt inconfortable car allongé comme si j'étais sur du ballast de chemin de fer. Est-ce le froid ? Ma montre s'est complètement déréglée. Ce qui est sur, c'est que la tente est totalement givré par le froid. Alors que le climat est très sec, j'ai devant l'entrée un beau tapis blanchâtre et le double toit est comme amidonné ! Glagla ! Mon réveil s'est fait à la lueur du jour mais sans soleil. Dur de plier tout et de mettre tout le bazar dans les sacoches. Je fais grimper le Mulet sur la route et ... descente mais vraiment lentement car c'est glacial. Ca fait longtemps que je n'ai pas attrapé ainsi l'onglet. Le frigo a duré plus d'une heure, le temps que Monsieur Soleil me réchauffe un peu. Pédalage en montagnes russes comme hier. Paysages rondelets déserts ! Quelques cols, donc quelques descentes aussi et ... le guidon devient dur ! crevé de la roue avant ! La guigne ! Quelle n'est pas ma stupéfaction de constater en démontant le pneu que c'est l'armature métallique du pneu qui est rentrée dans chambre à air. Impossible à réparer sans changer le pneu ! Pas âme qui vive - tout le monde a du rester au chaud ! Que faire ? En observant bien le fer cassé, je me rends compte que je peux le plier un peu. J'ose une solution qui s'avérera efficace : pliant le fil de fer du pneu et le coupant au plus ras de la jante (j'ai toujours une pince !), le bout pointu métallique appuie maintenant contre la jante et non plus contre la chambre à air. Je mets la rustine et remonte tant bien que mal. Je gonfle à fond (100 coups de pompe Lapize !!) et je pars doucement en veillant à ne pas trop appuyer latéralement sur la roue avant. Inutile de dire que j'ai l'oeil plus sur ma roue que sur le paysage ! Pas chaud du tout là haut où je pédale entre 1500 m et 1800 m. Au carrefour où je dois bifurquer vers Id Ougnidif, je rencontre les gendarmes bien au chauds dans un kangoo. Je leur expose mon cas en leur disant qu'il faut absolument que je trouve un autre pneu. Affirmatifs sont-ils tous les deux : aller à Tafraout et non à Id Ougnidif. J'obtempère et file encore 22 kilomètres, très attentionné à ne pas vexer la roue avant ! Au bout de deux kilomètres, une grande, une énorme descente ! Je n'ose pas freiner avec le frein avant de peur de trop chauffer la jante. Tafraout n'arrive jamais ! Quelques douars mais pas de cycliste. Il faut aller à Tafraout. Je ne reconnais que le coeur de ce gros village pour y etre allé voici bien longtemps. On a construit énormément depuis. C'est dans ce coeur que je trouve l'inespéré mécanicien cycliste. Le bonheur est là, tout rond, tout neuf, cranté à souhait. Du 26 pouces, on en trouve partout dans le monde ! Qu'on se le dise ... En cinq minutes, le Mulet a les pattes avant refaites à neuf. Mais ... j'ai eu chaud quand même ! 30 km après Igherm - Tafraout, 59 km, +450 m -1240 m Mardi 24 novembre 2015 - La Kasbah de Tizourgane, nid d'aigle à ne pas louper ! Tafraout ... je ne devais pas y passer mais le pneu à changer impérativement m'a détourné de mon itinéraire. Et comme je n'avais pas prévu de journée supplémentaire dans mon tour de l'Anti-Atlas, je suis obligé, demain, d'aller à Ait Baha et, après-demain, de rejoindre directement Agadir. J'évite donc Taroudant. Dommage, peut-etre aurai-je pu me faire inviter par les Chirac qui, d'après ce qu'on m'a dit ici, aurait un très bel hôtel. Toute la nuit, j'ai été obsédé par la remontée de Tafraout, 21 km pour rejoindre le col d'où je suis descendu hier. Cette descente m'avait paru effrayante par la continuité et par la raideur de la pente. Il me semblait que je n'allais pas y arriver avec ma charge. Petit-déjeuner très léger yaourt-banane-cocacola. Je piste le compteur avec les kilomètres qui défilent très lentement mais ça va. Une chaussée bitumée d'à peine 4 mètres avec un soleil de face aveuglant, la pente, la charge, la très petite vitesse, tout ça me fait dépenser pas mal d'énergie lorsqu'un véhicule me croise ou me dépasse, cela, bien sur, pour ne pas balancer le vélo hors de l'asphalte. Bien concentré pour ne pas fournir plus d'effort que nécessaire, je finis par lorgner le col tout là-haut mais avec bon espoir d'y arriver sans trop de problème. Deux petites pauses biscuit-fanta orange avec quelques clic-clac. Et ... finalement, je ne trouve pas cette montée de 21 km si impossible ! De l'autre côté du col, au rond-point, je retrouve à nouveau la police. Pas très causants en uniforme. Et j'entame la "descente" - en réalité toujours en montagnes russes - vers Ida Ougnidif pour trouver la Kasbah Tizourgane vantée par Stéphane. Le vent n'est pas chaud. Un thé s'impose. Au bord de la route assis devant ce qui semble etre un café, je rencontre un natif de Ida Ougnidif qui habite depuis longtemps Saint-Denis et qui est en vacances. Parlant parfaitement le français de Paris, il m'accompagne en buvant le thé, redoutant un peu de rentrer en France. Je finis par voir la Kasbah Tizourgane perché comme un agadir mais ayant été utilisé non comme un grenier mais comme une protection contre les razzias. Très belle oeuvre de 23 années de restauration et d'aménagement presque luxueux pour des gîtes, on y monte les sacoches à l'aide ... d'un monte-charge ! Le Mulet a trouvé plus sur de se mettre à l'abri au pied de cette citadelle. Accueil très agréable par la femme du patron, la cuisinière, l'homme à tout faire ... La vue de la terrasse supérieure aménagée est imprenable : un paysage de montagne avec des arganiers implantés ça et là, et ... des ruches au pied de la citadelle. Enfin, je peux voir trois ruches anciennes horizontales et cylindriques en activité. Une assez grosse entrée ronde d'environ 4 cm de diamètre est creusée dans le couvercle de façade qui parait tout en terre séchée. Le petit rucher est typiquement traditionnel, un bâti ouvert en pierres sèches, avec plusieurs étages constitués de roseaux ou de moitiés de tiges de bambous mélangés à de la terre, avec un toit assez épais fait d'un mélange de terre et de végétation herbacée. Si la construction de ces ruches est semblable aux anciennesarnas aragonaises, le diamètre de ces ruches apparaît un peu plus petit que celui des arnas. Ces abeilles butinent de préférence les fleurs d'arganiers juste en dessous des ruches. Un miel d'arganier, tiens ! C'est propre au Maroc certainement. Tafraout - Ida Ougnidif, 58 km, 7h-15h, +1054 m -840 m Mercredi 25 novembre 2015 - La guigne ! nouvelle crevaison ... Tizourgane Kasbah à Ida Ougnidif est le top de ce qu'on peut espérer trouver au Maroc. On y est tellement bien que je n'ai pas entendu la montre sonner le clairon du réveil ! Le patron m'a décrit ses difficultés pour réhabiliter ce monument appartenant en indivision à sa famille. Persévérance est le mot que l'on peut retenir pour aboutir à ce prestigieux établissement d'accueil : un modèle pour une bâtisse datant du XIIIe siècle mise aux normes de confort actuelles. Il manque juste un savon pour se laver. Sinon, tout y est : pas de fautes majeures de gout dans la restauration, travail d'artisans inventifs et compétents - notamment pour toutes les menuiseries faites sur mesure, oeuvre pédagogique avec des étudiants en master patrimoine d'Agadir, accueil parfait, cuisine excellente avec les produits locaux, chambres très grandes avec salle de bain, eau chaude solaire.. Un rapide bonjour aux abeilles entrevues hier dans le très beau rucher à la mode antique, au pied de la Kasbah, niché versant sud juste au-dessus des arganiers, et me voilà reparti. Mes sacoches ont été descendues par le monte-charge. Tout se présente bien pour joindre tranquillement Ait Baha, dernière étape avant Agadir. Dans le silence du matin, le jour se levant, rouler est un privilège qui, dans ces circonstances, permet de ressentir ce que les paysages peuvent offrir de meilleur à l'âme humaine. Mais ... une drôle d'impression me ramène aux réalités moins agréables : ma roue arrière se dégonfle ! Pourtant avant de mettre une chambre à air neuve il y a trois jours j'avais bien pris la précaution de toucher tout l'intérieur du pneu pour etre certain qu'il n'y avait pas d'épine, de morceau de fer susceptible de faire une nouvelle crevaison. Bien des morceaux de route sont actuellement en travaux lourds avec ferraillage, béton, engins de toutes sortes, et ... des cailloux très pointus sur lesquels on est obligé de rouler. J'enlève tout le barda pour extirper la roue arrière, démonte le pneu, sort la chambre à air neuve qui ne semble pas tout à fait dégonflée. J'opte pour mettre à la place la chambre à air de la roue avant d'hier que j'ai remplacée par une chambre à air neuve. La rustine est encore à moitié collée : je gonfle un peu, ça a l'air de tenir. Je me dis qu'avec la pression la rustine restera bien plaquée contre le pneu. Je remonte tout. 100 coups de pompe Lapize, et ça repart. Le paysage n'a plus la meme saveur après ce nouveau coup du sort. Un dromadaire au milieu de la chaussée ! En réalité, il y a tout un troupeau qui se délecte des noix d'argan. Le berger, plus que véritable gardien, suit les dromadaires des yeux et les accompagnent. Très belles bêtes bien propres. L'un essaie de s'approcher de l'appareil photo ... et c'est dans la boite ! ... Le pneu a l'air de tenir. Encore une bonne dizaine de kilomètres pour arriver à Ait Baha, grosse ville si l'on peut dire, où je peux trouver des chambres à air neuves. C'est le jour du marché. Le souk se fait dans la rue principale mais aussi dans les ruelles adjacentes. Il y a de tout, en particulier toutes les petites choses qui faisaient le bonheur des bricoleurs "d'avant" avec les quincailleries et les drogueries. J'avais pisté un hôtel qui avait de bons avis. Impression confirmée par un passant qui m'indique son adresse. Mais avant, il me faut trouver le réparateur de cycles qui me vendra deux chambres à air neuves et solides. Je suis tombé sur un brave homme qui trouvera ce que je cherche et qui, aussi, voyant que mes mains étaient noires de cambouis, m'a porté de l'eau, de la poudre pour me laver les mains. Sympathique homme ! Je suis désormais armé pour crever au moins deux fois demain entre Ait Baha et Agadir ! La petite ville grouille de monde. Plein de vieilles landrover, de peugeot et surtout de renault. Au Maroc, les constructeurs automobiles de marques françaises ont (eu) un marché prometteur. Les dacia sont très prisés. La barbe a poussé depuis que je n'ai plus de bombe à raser et que le rasoir a rendu l'âme. Trouver un barbier ! Bonne idée, et puis lui faire aussi raccourcir les poils sur la tête ! Je tombe sur un maître du coupe-choux. Trois fois, il me badigeonne de mousse à croire que le rasoir ne coupait pas ! Je ressors avec la tête plus légère ... Ida Ougnidif - Ait Baha, 49 km, 7h30 - 13h, +253 m -895 m Jeudi 26 novembre 2015 - Retour chez les Chtis De crainte de ne pas me réveiller comme la veille, j'ai mis l'alarme à la tablette, au téléphone et à la montre. Total : je me suis réveillé une heure plus tôt ! n'ayant appliqué le décalage horaire que sur la montre ... Toujours très beau lever du jour ! Le vélo a sa roue arrière encore gonflée : magie du bricolage même avec la moitié d'une rustine collée ! Cela fait toujours impression, semble-t-il, de voir un bipède casqué sur une machine à pédales gorgée de paquets noirs. J'attire toujours autant les regards. 8°C ce matin à Ait Baha. La route est magnifique, large et sans circulation, durant les 30 premiers kilomètres. De beaux et fantomatiques douars apparaissent, pour la plupart en ruines. L'éclairage du soleil levant allonge fortement les ombres, accentuant un relief déjà bien présent. Crèvera, crèvera pas ? Quelques portions encore empierrées me font lever de la selle pour mettre un maximum de poids sur la roue avant maintenant équipée de neuf. La pression du pneu arrière parait tenir. Beaucoup de contours sur cette portion qui me conduit à la plaine menant à Agadir. Un lac ! La vision est surprenante ici mais le barrage est bien réel. De longues et planes lignes droites maintenant me mènent à Biougra, puis à Ait Melloul où j'ai envie d'une ... omelette. Cuite directement dans un plat en aluminium, ... je mets les mains là où il ne faut pas, et ... je lache tout ... mais ce fut bien bon ! Le plat est bien agréable pour pédaler maintenant cahin-caha. Je passe Inezgane, reconnais la route qui mène à l'aéroport ... Ca y est, on sent l'écurie ! Avant d'aller chez les Chtis d'Agadir, je file au port de pêche. Impressionnant, le nombre de bateaux présents ainsi que la dimension du port. L'entrée s'y fait sous surveillance policière et douanière. Magnifiques, les charpentiers de marine qui construisent encore là de très gros chalutiers tout en bois. Tout un secteur du port est dédié au dépeçage des bateaux retraités, à la coque toute cabossée, rouillée. Les chalumeaux en action tronçonnent par le feu ces vieux rafiots qui doivent en avoir des choses à raconter. Le sentiment de sécurité est total - ce qui n'est pas le cas en général dans les ports. Beaucoup de monde s'active sur chaque bateau pour charger le matériel nécessaire à la reprise en mer. Des tout petits bateaux, des barques presque, avec deux ou trois hommes à bord, partent ou reviennent de l'océan, la peche n'étant pas seulement le fait de gros bateaux usines - qui sont aussi présents - ou des chalutiers traditionnels. Pas mal de monde à mobylette ou avec une remorque tirée à la main négocie quelques surplus de poissons invendus car pas aux normes. Sur un quai, plein de filets de peche sont aux prises avec des petites mains qui raccomodent, rafistolent les mailles déchirés. Même les orteils sont à l'oeuvre en même temps que les mains pour bien tendre le filet à réparer. Casse-croûte sur le port avec calamars grillés/frites. Retour chez les Chtis où Didier me reçoit avec toujours autant d'attention : le carton du vélo et mes vêtements "de ville" sont bien là. Il est 14h. Ca y est l'Anti-Atlas est emballé. La boucle est bouclée. Ait Baha - Agadir, 65 km, 7h15 - 14h, +110 m -598 m Vendredi 27 novembre 2015 - Vécu d'Agadir Ce matin, Les Chtis d'Agadir sont un havre de paix. Confort et détente au milieu de personnes de nationalités multiples. Un suédois travaillant au Mali est inquiet de retourner à Bamako. Un couple québécois, un autre germanique, deux franco-asiatiques. C'est aussi un couple polonais à l'histoire étonnante. Décidés à fuir la misère, mari et femme embarque dans une voiture usée. Arrivé aux environs de Berlin, de nuit, panne de batterie : l'alternateur a rendu l'âme. Passe et s'arrête une voiture avec une dame seule à bord. Elle embarque le couple polonais, lui trouve une chambre. Le lendemain, le mari de la dame a fait le nécessaire : l'alternateur a été changé. La voiture des polonais est prête pour continuer le voyage. Aucun frais à payer. Belle histoire ... Midi : au casse-croûte ! En déambulant sans trop réfléchir, je vois des petites tables pas mal occupées, avec un panneau indiquant "restaurant". Bien prétentieux peut-être le terme, mais assiettes appétissantes si j'en crois ce qui est servi. Le serveur - aussi patron - est habillé très propre : "oui, bien sûr, on fait le couscous le vendredi". Quelques minutes après, une magnifique assiette fumante arrive accompagnée d'une boisson inédite pour moi : jus de carotte avec orange. Arrive un couple avec deux petits enfants : lui en costume - cravate très chic, les petits habillés en "dimanche", elle complètement enveloppée de noir de la tête au pied. On ne voit même pas les yeux ... Entre l'avenue Mohammed V et l'océan Atlantique, un autre Agadir : grandes et larges avenues, résidences de luxe, multiples hôtels 4 et 5 étoiles, kyrielle de taxis, bus de tours operators. Très peu de monde. De plantureux bipèdes aux tours de taille conséquents sirotent tranquillement. Mais les bars, les restaurants de luxe restent presque vides malgré les tarifs promotionnels ostensiblement affichés. Passe une jeune fille court vêtue. Deux Agadir ... Samedi 28 novembre 2015 - Retour à Toulouse C'est l'heure de faire rentrer le vélo dans le carton. Le Mulet se plie de bonne grâce à l'opération : pédales à l'envers, guidon en travers, selle et béquille démontés, pneus dégonflés. On insère la tente, le matelas, le casque. Le carton est bouclé. Didier, le patron des Chtis d'Agadir a un lodgy qui permet au vélo d'être transporté sans risque jusqu'à l'aéroport. Quarante minutes quand même pour accéder à l'aérogare avec des embouteillages qu'une meilleure conception du maillage routier pourrait éviter. Au revoir à Didier qui m'a royalement reçu. Bonne continuation au Riad ! L'arrestation il y a deux jours de présumés terroristes autour d'Agadir laissait penser que les contrôles à l'aéroport allait être renforcés. Petite aérogare avec un grand hall d'embarquement, les passagers y font déjà la queue plus de deux heures avant l'embarquement. Les comptoirs d'enregistrement EasyJet sont très actifs et sans histoire. Jusqu'à l'arrivée des bagages à Toulouse-Blagnac, je retrouve la même efficacité dans l'organisation et dans le service à l'usager. L'avion est bondé et les places ne sont dimensionnées que pour des bipèdes petits et moyens. Le départ se fait avec 20 minutes d'avance ! "On va être détourné, c'est sûr : pourquoi part-on ainsi avec autant d'avance sur l'horaire !". C'est un clin d'oeil des passagers toulousains très en verve qui se trouvent derrière moi. Dans la nuit noire, on peut voir que l'on suit le littoral méditerranéen espagnol : lumières de Valence, de Barcelone ... mais aussi surprenante boule orangée de la lune ... L'atterrissage à Blagnac se fait en douceur. Il est 21h. Aïe ! pas de pièce de 1 euro ! Comment prendre un caddie pour charger le carton-vélo et les sacoches. Heureux hasard : la pièce de 5 dirhams a la même dimension. Thomas est là pour m'accueillir. Ambiance normale à l'aéroport. La raclette a été très appréciée ... Douce réalité ... Retour à Eysus le lendemain : une grande barre nuageuse épouse les montagnes. La neige est bientôt là !
Un Bilan ? L'Anti-Atlas est bien une montagne. Le petit tour fait en une douzaine de jours de vélo fait grimper au total près de 8000 mètres. Pas mal de montagnes russes. Trois grandes montées : le col de Kerdous depuis Tiznit, la portion spectaculaire de Tamgoute à Igherm avec de longues pentes supérieures à 12%, le col sans nom 20 km à l'Est de Tafraout. Un coup de coeur : les extraordinaires plissements rocheux de la portion Tata - Tamgoute - Igherm. De bonnes adresses avec de belles rencontres et discussions : chez Didier aux Chtis d'Agadir, l'hôtel des touristes à Tiznit, chez Abdou à Amtoudi, la Kasbah Tizourgane. Ce voyage s'est inscrit dans un contexte très particulier puisque je suis parti le lendemain de la tragédie terroriste de Paris. Partout où je suis passé, j'ai eu les mêmes réactions spontanées avec le besoin de dire à l'étranger que la religion ne peut pas justifier de tels crimes. Le sentiment de sécurité a été total avec quelques gestes toutefois qui m'indiquaient clairement que je devais passer, m'éloigner, partir. Mais beaucoup plus souvent, j'ai eu de très nombreux témoignages d'attentions alors que je ne demandais rien : par exemple lorsque j'ai dû changer mon pneu avant, ayant les mains noires de cambouis, on m'a spontanément porté de la lessive et de l'eau pour me laver ; par exemple pour me recommander un "ami" qui me trouvera logement et nourriture. Quatre images flash restent présentes dans ma tête : au souk d'Agadir, les visages épuisés de deux femmes, assises à même le sol, pétrissant indéfiniment la pâte d'argan (photos vendredi 27 novembre) ; toujours à Agadir, une mère de famille, tout de noir vêtue en voilage intégral, le mari en costume-cravate tenant par la main un petit garçon endimanché ; à Akka, la convergence de nombreuses femmes adultes se dirigeant vers l'école pour des cours d'alphabétisation ; toujours à Akka, de très beaux objets confectionnés par des femmes avec les plastiques ramassés dans le douar. Kaleidoscope du cycliste ...
Décembre 2015: retour de Siem Reap English translation pending
Bonjour à tous
Après un séjour de deux semaines à Siem Reap (du 22/11 au 06/12) voici quelques informations :
Guesthouse
La Lovely Guesthouse (ou Lovely family guesthouse) : je suis retourné dans cette guesthouse pour la septième fois et j'en suis toujours très satisfait. Site : http://www.visitangkor.net/
Cette GH est gérée par un couple de khmers : Kim Soung parle français et son épouse Lea parle anglais. Un excellent accueil, Excellent rapport qualité prix. Les chambres sont spacieuses, avec petite salle de bain (wc, douche, eau chaude). D'une propreté irréprochable. La terrasse couverte est très bien aménagée, idéale pour échanger des bons conseils avec d'autres voyageurs. Le personnel est très sympathique et très compétent.
Chambre pour 1 ou 2 personnes : 12 dollars : ventilateur 18 dollars avec l’air conditionné Le petit-déjeuner n'est pas compris. Petit déjeuner de "base" : pain, beurre, confiture, jus de fruit, thé ou café 2,5 $. Le même + œufs 3 $, (+ 0,75 $ pour du bacon). Le petit déjeuner peut être servi à n'importe qu'elle heure (même à partir de 4h00-4h30)
Transfert en tuktuk gratuit à l'arrivée. Billetterie : bateaux, bus
Cette GH propose des tuktuks à très bons prix, par exemple circuit de trois jours comprenant le "petit tour", le "grand tour" + Banteay Srei, Banteay Samre, Groupe de Roluos, le village sur pilotis de Kompong Phhluk (ajouter le prix du bateau) pour 55 $ (1 à 3 personnes). La Lovely peut également vous proposer à très bons prix des voitures (ou vans) pour les déplacements éloignés (Beng Mealea, Koh Ker…) ainsi qu'un guide francophone, par exemple M. Vuth que je connais et qui est très sympathique.
Hôtel
Hôtel 20 th street : Cet hôtel était encore en construction l'année dernière en Décembre. Dans la même rue que la Lovely (20ème rue). Je suis rentré dans un premier temps pour voir la piscine qui est très bien. J'ai ensuite fait la connaissance avec la très sympathique gérante (belge francophone). J'ai pu visiter une chambre standard qui est très bien avec salle de bain, baignoire, douche, wc. D'une propreté irréprochable. Différents services sont proposés : transfert gratuit depuis l'aéroport, tuktuks, serviettes fournies pour la piscine… Chambre double standard à 40 $ (petit déjeuner compris)
Le site internet est en anglais mais vous pouvez poser vos questions et réserver en français.
Excellent rapport qualité prix dans sa catégorie. Site : www.hotel20thstreet.com
Excellent conducteur de tuktuk francophone
Je recommande un excellent conducteur de tuktuk francophone : Kong Site : www.angkorchauffeur.com Mail : kong_angkor@yahoo.com
Je l'ai connu l'année dernière et j'ai utilisé ses services de nouveau cette année. Il a maintenant une voiture, ce qui est pratique pour des visites extérieures au site d'Angkor (Banteay Srei, Beng Mealea…). Il propose également des balades extérieures à très bons prix. Pour avoir une idée des balades proposées voir le blog de pierre8383 : http://decouverteautourdumonde.blogspot.fr/2015/08/siem-reap-du-vendredi-31-juillet-au.html
Restaurants a proximité de la Lovely :
Motherhomme Guesthouse : à une cinquantaine de mètres, prendre à gauche sur une dizaine de mètres puis la rue à droite (avec de nombreuses GH). Plats à partir de 3 $. Excellent. Site : http://motherhomeguesthouse.com/default.aspx
Le Hawai : au début de la 20ème rue (en venant de Wat Bo Steet). Plats khmers et continentaux (par exemple de très bonnes pizzas à partir de 4 $...).
Piscines
Dans la rue en face de la Lovely, aller jusqu'au bout pour accéder au "Pool Villa" : entrée 3 $.
La piscine de l'Hôtel 20 th street : 5 $, serviette fournie et une boisson (cocktail…)
Prix des tuktuks
Il me semble avoir lu sur ce forum que le prix des courses en tuktuk dans Siem Reap était passé de 2 à 3 $. J'ai utilisé trois fois des tuktuks pour 2 $. Deux d'entre eux m'ont immédiatement proposé la course à 2 $. Le troisième m'a proposé la course à 3 $, je lui ai dit 2 $ et il a accepté immédiatement.
Change Le taux de change est plus intéressant au Cambodge qu'en France. Pour les premiers frais (visa, transfert…) emportez une cinquantaine de dollars.
Vous pourrez changer vos Euros sur place. Les taux les plus intéressants sont chez les changeurs et non pas dans les banques. Depuis 2006 je vais changer mes Euros au même endroit à Siem Reap : en face de l'hôtel "La terrasse des éléphants" (près du marché central) il y a deux changeurs, celui de gauche est très souvent plus intéressant. Demandez des coupures de 20 $ maximum et de 10 $ (plus faciles à écouler).
Lorsque vous paierez en $ on vous rendra la monnaie en $ et en Riels sur la base de 1 $ = 4000 Riels. Ces riels vous serviront pour les petits achats (eau…).
Jacques
Guesthouse
La Lovely Guesthouse (ou Lovely family guesthouse) : je suis retourné dans cette guesthouse pour la septième fois et j'en suis toujours très satisfait. Site : http://www.visitangkor.net/
Cette GH est gérée par un couple de khmers : Kim Soung parle français et son épouse Lea parle anglais. Un excellent accueil, Excellent rapport qualité prix. Les chambres sont spacieuses, avec petite salle de bain (wc, douche, eau chaude). D'une propreté irréprochable. La terrasse couverte est très bien aménagée, idéale pour échanger des bons conseils avec d'autres voyageurs. Le personnel est très sympathique et très compétent.
Chambre pour 1 ou 2 personnes : 12 dollars : ventilateur 18 dollars avec l’air conditionné Le petit-déjeuner n'est pas compris. Petit déjeuner de "base" : pain, beurre, confiture, jus de fruit, thé ou café 2,5 $. Le même + œufs 3 $, (+ 0,75 $ pour du bacon). Le petit déjeuner peut être servi à n'importe qu'elle heure (même à partir de 4h00-4h30)
Transfert en tuktuk gratuit à l'arrivée. Billetterie : bateaux, bus
Cette GH propose des tuktuks à très bons prix, par exemple circuit de trois jours comprenant le "petit tour", le "grand tour" + Banteay Srei, Banteay Samre, Groupe de Roluos, le village sur pilotis de Kompong Phhluk (ajouter le prix du bateau) pour 55 $ (1 à 3 personnes). La Lovely peut également vous proposer à très bons prix des voitures (ou vans) pour les déplacements éloignés (Beng Mealea, Koh Ker…) ainsi qu'un guide francophone, par exemple M. Vuth que je connais et qui est très sympathique.
Hôtel
Hôtel 20 th street : Cet hôtel était encore en construction l'année dernière en Décembre. Dans la même rue que la Lovely (20ème rue). Je suis rentré dans un premier temps pour voir la piscine qui est très bien. J'ai ensuite fait la connaissance avec la très sympathique gérante (belge francophone). J'ai pu visiter une chambre standard qui est très bien avec salle de bain, baignoire, douche, wc. D'une propreté irréprochable. Différents services sont proposés : transfert gratuit depuis l'aéroport, tuktuks, serviettes fournies pour la piscine… Chambre double standard à 40 $ (petit déjeuner compris)
Le site internet est en anglais mais vous pouvez poser vos questions et réserver en français.
Excellent rapport qualité prix dans sa catégorie. Site : www.hotel20thstreet.com
Excellent conducteur de tuktuk francophone
Je recommande un excellent conducteur de tuktuk francophone : Kong Site : www.angkorchauffeur.com Mail : kong_angkor@yahoo.com
Je l'ai connu l'année dernière et j'ai utilisé ses services de nouveau cette année. Il a maintenant une voiture, ce qui est pratique pour des visites extérieures au site d'Angkor (Banteay Srei, Beng Mealea…). Il propose également des balades extérieures à très bons prix. Pour avoir une idée des balades proposées voir le blog de pierre8383 : http://decouverteautourdumonde.blogspot.fr/2015/08/siem-reap-du-vendredi-31-juillet-au.html
Restaurants a proximité de la Lovely :
Motherhomme Guesthouse : à une cinquantaine de mètres, prendre à gauche sur une dizaine de mètres puis la rue à droite (avec de nombreuses GH). Plats à partir de 3 $. Excellent. Site : http://motherhomeguesthouse.com/default.aspx
Le Hawai : au début de la 20ème rue (en venant de Wat Bo Steet). Plats khmers et continentaux (par exemple de très bonnes pizzas à partir de 4 $...).
Piscines
Dans la rue en face de la Lovely, aller jusqu'au bout pour accéder au "Pool Villa" : entrée 3 $.
La piscine de l'Hôtel 20 th street : 5 $, serviette fournie et une boisson (cocktail…)
Prix des tuktuks
Il me semble avoir lu sur ce forum que le prix des courses en tuktuk dans Siem Reap était passé de 2 à 3 $. J'ai utilisé trois fois des tuktuks pour 2 $. Deux d'entre eux m'ont immédiatement proposé la course à 2 $. Le troisième m'a proposé la course à 3 $, je lui ai dit 2 $ et il a accepté immédiatement.
Change Le taux de change est plus intéressant au Cambodge qu'en France. Pour les premiers frais (visa, transfert…) emportez une cinquantaine de dollars.
Vous pourrez changer vos Euros sur place. Les taux les plus intéressants sont chez les changeurs et non pas dans les banques. Depuis 2006 je vais changer mes Euros au même endroit à Siem Reap : en face de l'hôtel "La terrasse des éléphants" (près du marché central) il y a deux changeurs, celui de gauche est très souvent plus intéressant. Demandez des coupures de 20 $ maximum et de 10 $ (plus faciles à écouler).
Lorsque vous paierez en $ on vous rendra la monnaie en $ et en Riels sur la base de 1 $ = 4000 Riels. Ces riels vous serviront pour les petits achats (eau…).
Jacques
Hébergement abordable à Luang Prabang dès fin février? English translation pending
Je séjournerai à Luang Prabang durant 30 nuits consécutives à compter de la fin de février (2016), je cherche un lieu d'hébergement non loin du centre-ville, tranquille, sympathique, propre et abordable (autour de 20.00 $ US la nuit). Qui a des suggestions? Merci, Luc (Québec/Canada)
L’assistance électrique: un moyen pour pratiquer la cyclo randonnée? English translation pending
Bonjour,
Je me suis mis à faire du vélo tardivement, à 58 ans. Je pratique le voyage à vélo en totale autonomie sur des périodes de 2 mois pour réaliser des périples de 3000 à 6000 km. C’est une véritable passion. Je vais avoir bientôt 65 ans et j’ai encore de bonnes jambes. Mais qu’en sera-t-il dans quelques années ? L’assistance électrique pourrait être une solution pour continuer à assouvir ma passion. La technologie évolue à grand pas. Les batteries sont de plus en plus légères et performantes. Des moteurs légers et compacts peuvent être installés sur des vélos classiques. Une jeune équipe autrichienne vient de mettre sur le marché un kit d’assistance électrique assez remarquable puisque sa masse est de 2,2 kg (moteur : 1kg - batterie : 1kg - accessoires : 0,2 kg) . A ceci, il faut ajouter 0,5 kg pour le chargeur. La puissance nominale du moteur est de 250 W, celui-ci est démontable en 10 secondes. http://www.add-e.de/en/content/6-about Je lance cette discussion pour connaître l’avis des cyclo randonneurs qui, comme moi, s’intéressent à ce type de technologie ou qui ont déjà une expérience dans ce domaine L’assistance électrique peut-elle être un moyen pour un senior qui avance en âge de poursuivre la pratique de la cyclo randonnée ?
En vous remerciant.
Jo
Je me suis mis à faire du vélo tardivement, à 58 ans. Je pratique le voyage à vélo en totale autonomie sur des périodes de 2 mois pour réaliser des périples de 3000 à 6000 km. C’est une véritable passion. Je vais avoir bientôt 65 ans et j’ai encore de bonnes jambes. Mais qu’en sera-t-il dans quelques années ? L’assistance électrique pourrait être une solution pour continuer à assouvir ma passion. La technologie évolue à grand pas. Les batteries sont de plus en plus légères et performantes. Des moteurs légers et compacts peuvent être installés sur des vélos classiques. Une jeune équipe autrichienne vient de mettre sur le marché un kit d’assistance électrique assez remarquable puisque sa masse est de 2,2 kg (moteur : 1kg - batterie : 1kg - accessoires : 0,2 kg) . A ceci, il faut ajouter 0,5 kg pour le chargeur. La puissance nominale du moteur est de 250 W, celui-ci est démontable en 10 secondes. http://www.add-e.de/en/content/6-about Je lance cette discussion pour connaître l’avis des cyclo randonneurs qui, comme moi, s’intéressent à ce type de technologie ou qui ont déjà une expérience dans ce domaine L’assistance électrique peut-elle être un moyen pour un senior qui avance en âge de poursuivre la pratique de la cyclo randonnée ?
En vous remerciant.
Jo