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Tour du Mont Blanc à VTT à 16 ans English translation pending
by Maxdu699 · 2010-12-23 · 72 replies
Bonjour,

Nous sommes 3 jeunes de 16 ans habitant dans le Rhône et nous avons en projet d’effectuer le tour du Mont Blanc "aménagé" en VTT sur 6 jours.

Cela fait plusieurs années que nous nous connaissons et nous faisons des sorties VTT presque tout les week-end, nous avons donc les conditions physiques pour le faire, surtout en 6 jours ce qui donne une moyenne de 35km par jour et +1250m de dénivelé.

Cela fait plusieurs mois que nous préparons le circuit mais nous avons plusieurs questions en raison de notre âge.

- Pour l'hébergement: nous avons repéré plusieurs refuges et alpages pendant de longues heures sur des forums où le bivouac est autorisé à proximité (si les conditions météo se détériorent nous pourrions toujours rentrer à l'abris). Nous prévoyons également une nuit en camping et une nuit en refuge. Mais une première question se pose: les refuges acceptent t'ils des ados seuls?

- Les papiers: j'ai vu sur un forum qu'il fallait une autorisation écrite pour partir seul, loin de son domicile plusieurs jours, est-ce vrai? Et le parcours passant dans 3 pays différents, que faut t'il prévoir ou effectuer à l'avance?

Donc voilà j'ai besoins de vous pour savoir si c'est réalisable à notre âge où si nous sommes complètement dans notre rêve 😉

Nos parents ne sont pas encore au courant car nous voulons d'abord avec un projet sur et bien finalisé avant de leur présenté.

Merci d'avance pour vos réponses!

PS: j'ai oublié de préciser que nous pensons effectuer le tour fin juin/début juillet
Vaccin contre le choléra recommandé pour la République Dominicaine? English translation pending
by Guylou · 2010-12-22 · 52 replies
Bonjour,

Je quitte le 2 janvier prochain pour Bayahibe en République Dominicaine. Devrais-je recevoir le vaccin pour la choléra? Est-ce recommandé? Les avis divergent...

Et vous? Que faites-vous?

Merci!:)
Voyage et photos de paysages de rêves en Polynésie-Française? English translation pending
by Stel1234 · 2010-12-19 · 24 replies
Bonjour,

Moi et ma compagne souhaitons faire un voyage de 15 jours environ en Polynésie Francaise. Nous n'y avons jamais été et avons besoin de conseil.

Je suis photographe et j'aimerais en profiter pour prendre des photos des plus beaux paysages qu'on peut voir la bas.

1) Y at-il des gens parmis vous qui pourrait nous conseiller les îles/atoll à ne surtout pas manquer pour faire de belles photos ? 2) comment faire des photos aériennes ? ( par exemple peut-on louer un hélicoptère ) 3) y at-il des endroits à privilégier pour faire des photos en hauteur ( comme par exemple en haut d'un volcan je sais pas.... un point de vue etc )

4) Nous n'avons jamais fait de plongée, mais j'aimerais quand même faire des photos sous marines, faut-il avoir un bonne expérience de plongée la bas ? Y a t-il possibilité de voir de belle chose sans plonger trop profond pour les débutant que nous sommes ? On a moyen de faire quelque entrainement dans un centre aquatique près de chez nous, est-ce que ca vaut le coup de s'investir la dedans pour ce voyage ?

5) dois t-on tout reservé à l'avance par une agence de voyage ou y a t-il moyen de prendre les billet d'avion et reservé les hébergement ou autre par un autre moyen, je sais pas ils ont des sites internet ? Comment faire ?

En ce qui concerne notre budget, nous préférons privilégier les activités/ paysages plutôt que les hotêl de luxe, on veux pas de 15 étoiles.... , mais on veux pas non plus dormir pas terre ;) bref vous conseillez quoi vous ?

On pense partir pour Mai 2011 car ça semble un bon rapport qualité prix, maintenant comme tout le monde on souhaites payer moins cher donc si vous avez des bon plans hésitez pas.... ;)

Voila voila, ca fait beaucoup de question ><

Voila ce que j'ai trouvé en farfouillant sur ce forum :

Moorea Huahine Raitea ( et profiter pour prendre une navette pour tahaa ) Bora bora Maupiti

Qu'en pensez-vous ?
Trousse à pharmacie de croisière English translation pending
by PAP86 · 2010-12-16 · 137 replies
Bonjour à tous !

AVERTISSEMENT :

Ci-dessous, je publie *ma* trousse à pharmacie telle que je l'emporte en croisière. Je tiens à rappeler que c'est celle d'un *médecin* qui sait ce qu'il utilise, et quand il doit le faire. C'est ainsi que tout les éléments figurant sur cette liste ont été utilisés au moins une fois (pour moi, Mme PAP ou mes enfants) sur mes 20 dernières croisières, et qu'il ne m'a jamais rien manqué (sauf une fois, pour mon intoxication alimentaire aiguë de 2003, du Primpéran injectable -- anti-vomitif utilisé quand le sujet vomit sans arrêt, ce qui fait qu'un anti-vomitif en comprimés n'a pas le temps d'agir... 😕 --... mais je n'emporte par principe aucun produit injectable avec seringue. Et sans seringue, un produit injectable n'a pas grande utilité... 🤪)

Il y a quand même un médecin et une pharmacie à bord, et j'en emporterais sûrement moins si ces gens ne pratiquaient pas des tarifs à rendre jaloux des médecins français de secteur III 🤪 (honoraires totalement libres, et hors sécurité sociale).

Et comme les médocs ont des dates de péremptions et servent quand même pour certains très peu, je suis amené à en détruire une partie quand ils viennent à périmer... Mes dernières croisières ont d'ailleurs été tellement calmes que j'ai même jeté une boite presque entière de Nautamine... 🤪

Cela doit être considéré pour chacun comme un "document de base", de réflexion, à emporter éventuellement chez *son* médecin, si on va le voir avant de partir en croisière, pour avoir les conseils de *son* médecin, et en fonction de la situation de santé de chacun, que seul le médecin traitant connait. Il serait dangereux pour tout un chacun d'essayer de se procurer les médicaments marqués ***, qu'on ne peut obtenir que sur ordonnance, non pas pour emm...er le monde, mais parce que ces produits sont des *médicaments* qui peuvent être dangereux, voire très dangereux, s'il sont utilisés à tort et à travers, pour autre chose que leurs indications exactes, et/ou sur une personne qui présente pour raison X ou Y une incompatibilité avec le médicament. Seul le médecin traitant, qui connait son malade, peut, en fonction de cette connaissance, prescrire ou au contraire interdire quelques uns des produits "réservés" de ma liste. Ceci n'est ni un conseil, ni encore moins une ordonnance ! 😮

Cet avertissement étant lu et bien imprégné, je veux attirer l'attention de tous sur les "médicaments usuels" de chacun : ceux là, ils sont indispensables, ils sont prescrits par le médecin habituel, la seule chose qu'il faut bien faire, c'est de partir avec la quantité "en double" (au besoin redemander au médecin une prescription en lui expliquant que c'est pour une croisière *à l'étranger* (et si dans les pays "quand même civilisés", on peut trouver des analogues, on ne trouvera que rarement le même produit).

Le produit "qu'on utilise", on l'aura sur soi, dans son sac ou bagage à main que l'on ne quitte pas. Il doit y en avoir assez pour toute la croisière.

Le produit "de secours" (il doit *aussi* y en avoir assez pour toute la croisière), on le met dans une valise.

On part aussi *avec son ordonnance*, qui servira moins à racheter directement dans une pharmacie que de se justifier vis à vis d'un éventuel contrôle, et aussi à montrer au médecin de bord, en cas de consultation à bord. Avec l'ordonnance, on garder aussi la *notice* de chaque médicament qu'on trouve dans chaque boite, ça peut être utile au médecin de bord qui ne sait pas forcément, par exemple, que le "Dafalgan" (nom français) c'est *une* des mutilples présentations du paracétamol (nom générique international), mais qui sait parfaitement par contre ce qu'est le paracétamol et à quoi il sert.

Les autres médicaments, c'est "au cas où". Les médicaments marqués * (et non ***) sont en vente libre, certes... mais je veux redire qu'un médicament, c'est jamais totalement anodin, et il existe par exemple des réactions allergiques mortelles à l'aspirine... C'est pour ça que j'ai tendance à généraliser et dire : si vous emportez un médicament quel qu'ils soit, c'est jamais mauvais de demander à votre médecin ce qu'il en pense, avant de partir.

Après, la partie "bobologie" me semble indispensable, et celle là, je crois qu'elle est sans risque... quoique... avaler un flacon de gel bactéricide ou d'antiseptique, voire manger 5 mètres de tricostéril peut être très dangereux.. mais bon... 😉

Encore une fois, *sécurisez vos médicaments usuels en les doublant* et *conseil médical* pour tout...

Les médecins de ce forum diront qu'il manque sans doute un corticoïde injectable en cas d'allergie sévère (voire oedème de Quincke, réactions anaphylactiques), mais j'ai choisi de ne pas emporter de seringues... Il y a quand même un médecin à bord !

Et si le médical (consultation -- chez Costa -- entre 50 et 150 euros, non remboursés Sécu française ni, je pense, mutuelles) et les médocs sont chers à bord, on économisera les péremptions si finalement y a eu besoin de rien... 🙂 Ne pas oublier non plus que dès qu'un problème lui semblera trop grave, le médecin ordonnera (et c'est indiscutable) l'évacuation du malade/blessé vers l'hôpital le plus proche (à charge pour lui d'utiliser ses assurances dont le rapatriement... que je juge souhaitable chaque fois que le malade/blessé peut supporter le transport sans que sa vie soit mise en jeu...).

AVERTISSEMENT======================== attention le texte qui suit ne doit être ni "cité" sur ce forum ou un autre, ni modifié ! il peut être imprimé tel quel pour en parler avec son médecin =============================== AVERTISSEMENT

TROUSSE PHARMACIE D’URGENCE de PAP86 (médecin)

MEDICAMENTS HABITUELS Monsieur (sac à main de Monsieur + secours en valise + ordonnance dans le sac)

* ** XXXXXX : 1 comprimé par jour le matin

* ** YYYYYY : 1 comprimé par jour le soir

* ** ZZZZZZ : si besoin

* etc...

MEDICAMENTS HABITUELS Madame (sac à main de Madame + secours en valise + ordonnance dans le sac)

* ** VVVVVV : 1 comprimé par jour le matin

* ** RRRRRR : 1 comprimé par jour le soir

* ** etc... (les dames sujettes de par leur jeune âge 😉 à certains tracas physiologiques mettront ici leur éventuel anti-douleur habituel)

MEDICAMENT INDISPENSABLE – MAL DE MER (secours sac Elisa + valise)

* NAUTAMINE : 0 à 2 comprimés par jour (selon mer). prévoir une quantité totale de 1 à 1,5 /jour/personne. en prévoir toujours au moins un epu même si on n'a jamais eu le mal de mer... (c'est peut-être qu'on n'a jamais eu de tempête...)

TRAITEMENT D‘UN EPISODE DE DIARRHEE AIGUE, "tourista", voire "intoxication alimentaire" 🤪

* ** TIORFAN : 1 Gélule 3 fois par jour pendant 7 jours. si les symptômes persistent plus de 48 h, associer à la prise de TIORFAN,

* ** ERCEFURYL 200 : 2 a 4 gélules par jour pendant 6 jours

DOULEURS ABDOMINALES

* SPASFON LYOC : 1 ou 2 comprimés à faire fondre sous la langue

* CARBOSYLANE : 3x 2 gélules par jour

HEMORROIDES

* ** PROCTOLOG : 1 à 2 applic / jour

DIGESTION DIFFICILE (et "overdose alimentaire" 🤪 )

* OXYBOLDINE : 1 à 2 comprimés dans un verre d’eau avant le repas

* RENNIE comprimés : 2 comprimés au moment des douleurs d’estomac

MAUX DE GORGE - RHUME

* STREPSIL JAUNE : 6 à 8 comprimés à sucer par jour (irritation larynx avec début de toux)

* STREPSIL BLEU : 6 à 8 comprimés à sucer par jour (mal de gorge)

* ACTIPHED comprimés : 3 comprimés par jour + 1 par nuit

* ** ATURGYL : Gouttes nasales. (en cas de nez très bouché, et pas plus de deux fois par jour !!!)

ANGINE - PROBLEMES BUCCO-DENTAIRES

* HEXTRIL

* COLLU-HEXTRIL

* LYSOPAINE comprimés

* ** ROVAMYCINE 3M : 1 comprimé matin et soir pendant 8 jours (ceci est un antibiotique. Sa prise est licite en croisière -- on ne peut pas avoir d'analyse -- au bout de deux jours complets d'angine avec fièvre > 38°5. Encore que ça se discute...

* ** NIFLURYL 250 : 3 comprimés par jour pendant 5 jours

* PYRALVEX solution (aphtes)

ALLERGIES ( SOLEIL , PIQURES D’ INSECTES )

* POLARAMINE : 1 à 2 comprimés, si les symptômes persistent, renouveler

EN CAS DE DOULEURS MUSCULO-ARTICULAIRES ( LOMBALGIES , ENTORSES , CLAQUAGES, PETITS TRAUMATISMES, HEMATOMES )

* SYNTHOL GEL : en applications

* ** VOLTARENE 25 mg : 3 à 4 cpmés par jour pendant 7 jours

* ** MYOLASTAN : 1 /2 A 1 comprimé le soir (non cumulable avec Valium)

* ** VALIUM 5 mg : 1 comprimé le soir (non cumulable avec Myolastan)

FIEVRE, DOULEURS

* ASPEGIC 1000 : jusqu’à 4 sachets par jour (aspirine)

* DAFALGAN 500 : jusqu’à 8 gélules par jour (paracétamol)

* NUROFEN : jusqu'à 4 cpmés par jour (ibuprofène) ==> ne pas mélanger avec les deux précédents.

TOUX

* RESPILENE SIROP : 4 A 6 C. à soupe par jour

* ERGIX gélules : 2 à 4 par jour (toux sèche)

* EXOMUC gélules : 2 à 4 par jour (toux grasse)

IRRITATION DES YEUX

* SENSIVISION (collyre) : 2 gouttes trois à quatre fois par jour

CONJONCTIVITE

* BIOCIDAN (collyre) : 2 gouttes matin midi et soir, et si persiste > 48h

* VITABACT : 2 GOUTTES matin midi et soir pendant au moins 7 jours (même si ça va mieux, ceci est un antibiotique)

OTITE

* ** POLYDEXA : 3 gouttes 3 fois par jour

‘FORME’ (ah ! l'effet pla

* Vitamine C 1000 : 1 comprimés effervescent par jour le matin

* Magné B6 : 2 à 4 comprimés par jour

BOBOLOGIE

* STERI-STRIP

* GAZE

* GEL BACTERI-VIRICIDE (pour les mains, comme à l'entrée des restaurants depuis le H1N1)

* MICROPORE

* CYTEAL (ou toute autre solution antiseptique pour débuts d'infections doigts de peids ou de mains...)

* BISEPTINE SPRAY (pour petites plaies)

* SPARAPLAIE (ou autre "pansement collant en bande, que l'on coupe seolon besoins)

* COTON HYDROPHILE

* BANDES VELPEAU

* ANTISEPTIQUE (eau de cologne à 60/70° = très bien, et double emploi en plus : selon les gens, respirer de l'eau de cologne sur un mouchoir diminue le mal de mer... ou fait vomir... )

* THERMOMETRE MEDICAL

* PINCE A EPILER (échardes, dards d'insectes, épines d'oursins...) : ne doit servir qu'à la bobologie. Une autre pour épiler Madame... 😊

* PETITE PAIRE DE CISEAUX A ONGLES : qui ne sert qu'à la bobologie et qu'on utilise après désinfection par antiseptique.
Retour de trois semaines de vacances au Cambodge English translation pending
by Julieha · 2010-12-15 · 53 replies
Bonjour à toutes et à tous,

Nous rentrons de trois semaines de vacances au Cambodge. Nous avions choisi d’y rester tout notre séjour plutôt que de parcourir la région Laos Vietnam, afin de nous imprégner du pays, et de tout ce que j’en avais lu d’enchanteur. J'ai énormément eu recourt à voyage forum pour organiser mon voyage, aussi cela me parait tout naturel de venir y mettre mon feed back. Avant tout chose je vous demanderai d’être indulgents et tolérants avec moi, car je vais m’exprimer librement et sincèrement sur ce séjour. Personnellement, ce qui me fait aimer mes voyages/les pays que je visite, c’est : les paysages, les habitants (leur hospitalité, ou même simplement leur curiosité ou leur gentillesse), la nourriture, la culture, en général avec aussi, bien sur, la musique…

Nous avons été enchantés par la beauté du Cambodge, ses rizières à perte de vue, ses buffles nonchalants, ses terres rouge, et ses enfants malicieux. Nous avons arpenté le pays de long en large, et partout ce ciel bleu contrastant avec le vert omniprésent était un réel enchantement. Bien sur nous avons aussi été fascinés par les temples d’Angkor qui sont une pure merveille et auxquels nous avons accordé de nombreux jours de visite. Par contre, qu’elle ne fut notre déception en découvrant les cambodgiens ! D’abord, ils ne vous sourient que pour vous vendre quelque chose. Ils ne vous parlent que pour vous emmener quelque part et vous vendre quelque chose. Leur sourire s’éteint aussi vite que votre réponse négative. Quelle déception, nous entendions tellement parler du « sourire cambodgien » ! Et puis le reste… combien de fois nous sommes nous faits rouler ! Je ne pourrais même pas vous énumérer le nombre de fois où ils nous ont arnaqués (pour des trajets en tuk tuk comme pour des repas pris aux marchés ou par des compagnies de tourisme). Là bàs, tout ce qui compte c’est le dollar, le dollar, tout le temps, comme monnaie de référence, comme s’il s’agissait d’un centime. Lassés par tant de malhonnêteté (car oui, nous l’avons vécu comme tel) nous avons, à la fin de notre séjour, procédé à un « test ». Nous étions près d’un marché (le grand art déco, jaune, au bout de la rue 136). Nous voulions aller faire quelques courses ou du moins jeter un œil au centre Soraya, nous regardons sur une carte, nous rendons compte que c’est à une minute à pied et y allons bien sur à pied. En sortant du centre plusieurs tuk tuk se jettent, comme dhabitude sur nous. Et c’est là que nous leur demandons (juste pour voir) « combien pour aller au marché » (le marché situé à 1 mn à pied)…tous réfléchissent, (comme toujours avant de vous arnaquer ils font l’air de réfléchir) et nous demandent….4 dollars… voilà, cela résume bien l’état d’esprit du cambodgien, qui finalement ne voit dans le blanc qu’un vulgaire porte monnaie un porte monnaie cash machine en dollars, à arnaquer le plus possible. 4 dollars pour faire 100 mètres. Si on avait été de vrais pigeons (comme on l’a été dans d’autres villes et à d’autres moments, un de ces tuk tuk nous aurait emmené, aurait fait un espèce de détour, pour empocher les 4 dollars) Idem au Ream national Park, où nous nous sommes rendus pour effectuer une randonnée de 2h dans la jungle. Le lonely indique qu’il faut payer 6 dollars par personne, le guide compris. Arrivant sur place un adolescent tenant l’office de tourisme du ream national park nous dit que c’est lui le guide qu’il faut effectivement payer 6 dols par personne plus 6 pour lui. Rodés à leur petit jeu cambodgien de « soutirer à tout prix le max de pèse au blanc » nous refusons, marchandons à 2 dollars pour lui. Il ne nous donne aucun ticket de reçu ni quoi que ce soit, et nous emmène 45 mn (et non 2 heures) dans une espèce d’ « entrée » de jungle. Nous hallucinons littéralement sur sa mauvaise foi, mais l’ado s’énerve (comme précisé dans le Lonely planet, je cite « le cambodgien est sanguin et le couteau n’est jamais très loin »). Nous préférons décamper. Et ce n’est pas la seule fois où nous avons fui un cambodgien caractériel. Qui passe du sourire appâtant aux yeux fous injectés de sang. Enfin, cela étant un mini résumé de nos contacts avec le peuple cambodgien. Quelque peu décevant La nourriture cambodgienne quant à elle..Comment dire…durant 3 semaines, nous avons mangé un peu partout, pour tous types de budgets, dans toutes les gammes, toujours à la recherche de l’authentique cuisine cambodgienne. Amok de poisson, soupe tom yum, beef lok lak, nous avons tout mangé, dans des marchés comme dans des restaurants chics pour expats aisés, (chez Romdeng ou Malis (seuls noms qui me reviennent là). Et la sensation qui nous est resté à chaque fois, à chaque fin de repas est : on mange au Cambodge comme au chinois du coin à paris. Même niveau de nourriture. Même type de steam rice (un riz épais avec très peu de gout, loin, bien liin du riz qu’on peut langer en Thaïlande par exemple)… La seule différence d’avec le chinois parisien étant que les produits sont plus frais, ca c’est vrai. Au Cambodge tout est cuisiné avec des légumes frais. Mais pour un résultat toujours fade, sans réelle saveur particulière, comme ce qu’on peut manger au chinois du coin, voilà. Ni plus ni moins. Pas de spiritualité non plus au Cambodge…des encens et des offrandes partout, oui. Mais pour quoi ? pour qui ? Nul ne sait le dire. On essaye de parler avec des cambodgiens, « êtes-vous bouddhiste ? » ils vénèrent les moines bouddhiste, mais ne savent pas ce que c’est. Peut être que le mot se dit autrement…En tout cas nous sommes loins, bien loins, de ce que mon ami et moi avons ressenti lors de nos voyages en inde… Dont le bouddhisme n’a de commun avec le Cambodge que les encens. En inde les femmes sont coquettes, parées de toutes les couleurs. Au Cambodge les femmes sont toutes (mais vraiment toutes) habillées en pyjamas assortis. Je me doute bien qu’il ne s’agit pas d’un costume national, mais peut être d’une mode. Une mode bien déroutante. En tout cas, vous vous doutez bien que ce n’est pas que sur le critère des tenues des femmes que je n’ai pas aimé ce pays..mais enfin.. En Inde les couleurs sont omniprésentes, et la musique aussi. Je ne vais pas vous décrire la musique indienne, mondialement connue et apprécie. Mais je pourrais vous décrire la « musique » cambodgienne, déversée partout, parfois à base de haut parleurs et baffles tonitruantes….musique imposée d’office dans tous les trajets en bus (et je peux vous dire que 12 heures de bus sous karaoké cambodgien, ca fait mal). Je sais, je sais ce que le Cambodge a vécu, je sais que c’est un pays qui s’ouvre au monde. Je connais son histoire, je l’ai lue avant de m’y rendre (et je la connaissais avant également). Je sais aussi ce qu’est un pays du tiers monde (j’en viens ; je suis née dans un pays du tiers monde, un pays pauvre) Mais j’ai aussi énormément voyagé, j’ai visité les 5 continents, je suis ouverte au monde. Mais j’ai rarement (jamais ?) été autant déçue par un pays/ voyage. Je vous ai cité quelques unes des arnaques faites à notre encontre. Je dirais, pour finir, que l’arnaque finale, et en même temps la plus symbolique est celle (officielle cette fois) que l’on découvre à l’aéroport : 25 dollars par personne à payer pour quitter le territoire (en plus des 20 euros payés pour le visa ?! oui !) payer pour partir. Nous l’avons déjà fait, au Pérou par exemple. Avec la différence qu’aujourd’hui nous serions prêts à payer pour y revenir..
Embarquement en bateau de croisières sans billet électronique? English translation pending
by Madisson · 2010-12-13 · 65 replies
juste une question ici; car ce soir j ai la RAGE avec un grand R: 😠😠

l'agence Q machin chose sur le net , que je viens d appeler me dit que mes billets ont été envoyés à mon ancienne adresse e mail que j ai pris la peine de faire changer depuis juin dernier ;

on me dit à présent d attendre mercredi au mieux que costa renvoie à la bonne adresse; et si c'est pas fait en temps et en heure, ?? et si on me trimbale encore (au moins 3 fois que j appelle pour ces fouttus billets) "ah oui vous allez recevoir, vous inquiétez pas"; c normal faut attendre..... oui sauf qu ils n'ont absolument pas fait attention au changement d email; depuis ma résa (9 mois) j ai changé de fournisseur internet;

comment ça se passe si je reçois RIEN, , qu' est ce que je fais? ça commence à me stresser grave 😕😕😕😕 peut on quand meme embarquer avec un numero de dossier , une confirmation de réservation?? je flippe grave ; aidez moi SVP
Jeu des photos (52ème épisode) English translation pending
by Colysee · 2010-12-08 · 503 replies
Bonjour à tous,

Le précédent post ayant atteint le seuil des 500 discussions, il est temps d' en ouvrir un nouveau Je vous soumets ce cliché avec comme questions:

Où se trouve cette maison? A qui appartenait elle?
Réaliser un projet humanitaire au Maroc English translation pending
by Asma38 · 2010-12-06 · 76 replies
Bonjour,

Actuellement étudiantes en première année de DUT, il nous a été demandé de réaliser un projet. Ainsi, nous avons choisi de réaliser un projet humanitaire au Maroc. C'est pour cela que nous sommes à la recherche d' associations, qui pourraient nous permettre de réaliser ce voyage en nous indiquant les démarches a suivre, les éventuels partenaires ou encore nous communiquer le nom des écoles dans le besoin. Le but étant de récolter, d'envoyer et de distribuer des fournitures scolaires, des vêtements dans des écoles défavorisées. Nous voudrions venir en aide à des écoles isolées.

Bien cordialement.
Se baigner dans le Gange English translation pending
by Olivier76 · 2010-12-05 · 89 replies
bonjour, j'ai une envie, un reve...me baigner dans le gange je serai a varanasi d'ici 15j et je voudrais connaitre votre expérience, vos conseils est ce envisageable ou opération gastro hospital assurée??? j'attends vos avis merci
Remettre un autocar ancien au service actif? English translation pending
by Brett63 · 2010-12-05 · 16 replies
Bonjour à tous!

Tout d'abord je me présente en quelques mots puisque je suis tout nouveau ici. Je suis historien de l'art, (j'ai un master dans cette discipline) également étudiant en master d'histoire médiévale et je suis guide-conférencier (ce n'est qu'un titre, un métier mais non un emploi). J'habite Clermont-Ferrand où je fais mes études.

Voilà, depuis 10 ans (j'en ai 25... j'ai commencé tôt dans un cadre associatif) j'organise des visites guidées en divers lieux de la région Auvergne et de la région Centre. Depuis des années je rêvais d'organiser, à l'occasion de Journées du Patrimoine, une excursion-patrimoine entièrement pensée, conçue par mes soins. Le faisant bénévolement pour mon plaisir, j'ai obtenu le prêt de 2 minibus par une mairie et j'ai pu organiser une première édition de cette excursion-patrimoine en juin, le 20, lors de la journée du patrimoine du pays.

Cette expérience m'a énormément plue; il y a vraiment longtemps que je voulais essayer de passer une journée avec un groupe comme ça; ce serait long à expliquer mais quand on fait des visites et que notre travail de guide est apprécié (et je crois que c'est le cas en ce qui me concerne) un lien se crée avec le public qu'on aimerait bien prolonger au-delà de l'heure ou deux de visite guidée.

Depuis donc, et tandis que je réfléchis à mon parcours pour juin 2011, cette idée me trotte dans la tête... et si... et si j'allais plus loin.

Alors voilà, je veux pas vous écrire un roman, si je ne suis pas clair je développerai plus dans un prochain post, mais l'idée serait la suivante (ce n'est pour l'instant qu'une idée en l'air, rien encore de sérieux mais je viens pêcher des infos pour voir si mon projet vous paraît au moins réalisable, en tout ou en partie)

L'idée est la suivante: proposer à des groupes restreints (de 8 à 25 personnes) des excursions dans des lieux, monuments, musées etc, chargés d'histoire et pour l'essentiel en-dehors des sentiers battus, à la rencontre d'un terroir (je pense notamment à l'Auvergne et au Berry, deux terroirs que je connais bien), le tout à titre onéreux, pour en faire une activité, qu'elle soit principale ou non (ça ça dépendrait de la demande du public ciblé). Il s'agirait à la fois de proposer des circuits variés, originaux, surprenant, tant par les lieux que par le moyen de s'y rendre. Dans cette optique je fantasme grave 😊 sur l'idée de racheter un vieil engin, une machine qui a un look, une âme, un vécu et un potentiel de personnalisation pour un faire une machine à voyager dans l'espace autant que dans le temps; quelque chose d'élégant et de très identitaire, formant partie intégrante de mon projet, une sorte de mascotte en somme en plus d'être un simple moyen d'aller d'un point A à un point B. Un monument du transport de voyageurs. On remet en service des trains anciens, moi je veux faire ça avec un autocar et le conduire!

(Tout le monde a suivi jusque là, on peut continuer? 😄 Ne m'en veuillez pas si je suis embrouillé, je suis vraiment dans un trip là)

Mais si je connais bien mon histoire de France je suis beaucoup moins instruit en ce qui concerne tout l'arsenal législatif qui entoure le transport de passagers et les véhicules anciens. J'ai donc des tas de questions à vous poser, ayant eu l'occasion de lire dans d'autres fils des contributions fort intéressantes sur des thèmes un peu voisins.

Donc voilà mes premières questions; en admettant que je passe le permis D:

1) Est-il possible de remettre en service actif un autocar ancien pour du transport de voyageurs? J'entends par là:

soit racheter un véhicule ancien (éventuellement passé en carte grise collection : à remettre en service avec une nouvelle carte grise donc)

soit racheter un véhicule à une compagnie de transport et le maintenir en service à mon compte

2) J'aime beaucoup (et apparemment je ne suis pas le seul) la petite famille des Routemasters. Est-il possible d'en faire venir un en France, de le faire réimmatriculer et de le remettre en service voyageur? J'ai cru lire que non mais j'espère me tromper; il était question d'un problème lié à l'absence de commercialisation de ce véhicule en France qui s'opposerait à son homologation, qu'en est-il exactement?

3) En admettant qu'il soit possible de maintenir ou de remettre en service un autocar ancien, Routemaster ou autre, dans quelle mesure me sera-t-il possible de le modifier intérieurement?

Pour ce qui est de ces modifications j'aimerais pouvoir faire de l'intérieur de cet autocar vintage quelque chose de tout à fait hors du commun; tout d'abord supprimer une place sur 2 (en gros) au minimum. Ensuite je rêve de faire de l'intérieur une sorte de salon roulant avec canapés et fauteuils, tapis épais, guéridons etc..., dans une atmosphère très feutrée, très smart et intemporelle. (Ce qui pourrait inclure des travaux d'insonorisation) Quelque chose de très stylé, quelque chose qui fasse penser à la série Chapeau melon et bottes de cuir (là vous pensez que je suis totalement barré, mais non non, c'est vraiment un trip!) par le style et pour le côté très surréaliste. Je ne sais pas si je me fais bien comprendre... (C'est pour ça que ma première pensée était pour le Routemaster qui a vraiment tout pour lui: l'espace, la bouille inimitable, l'aspect identitaire et fédérateur, et le côté unique car véhicule rare en France. Mais bon si on me dit que le Routemaster ce n'est pas possible et pourquoi, je suis pas têtu on verra autre chose.)

Est-ce que de telles modifications vous paraîtraient envisageables, et ce dans un cadre commercial transport en commun avec toutes les normes de sécurité qui, je le suppose s'y rattachent, même dans le cas de véhicules anciens? J'ai bien conscience que je rêve pas mal mais on ne sait jamais... si c'était possible après tout...

Bon sinon j'ai des idées de réaménagement bien plus conventionnelles (mais moins drôles du coup je trouve) avec banquettes en face à face et table centrale entre deux, petites veilleuses au bout façon wagons restaurants art déco...

Enfin voilà. Ca c'est un premier jet, pour voir ce que vous en diriez à vue de nez.

Pour le modèle d'autocar je ne suis pas fixé sur un modèle particulier, j'aimerais bien le Routemaster mais encore une fois si pas possible, pas possible et on passe à autre chose. Je pense aussi très fortement à un modèle que j'affectionne qui est le Saviem S53M ou le S45 dont j'ai d'excellents souvenirs de petit garçon du temps où les derniers de la compagnie locale nous emmenaient à la piscine. (Je parle bien du Saviem S53M avec bords de toit arrondis entre autres, le Saviem/Renault S53R et RX me déplaît, il n'a pas d'élégance pour moi, il manque beaucoup de cachet quand son aîné était très très marqué années 50/60 et très beau. On dira que les changements furent infimes du 53M au 53R mais pour moi ils changent tout. J'ai en particulier le béguin pour la version Excursion du S53M qui est pour moi une vraie réussite esthétique: un objet élégant et si marqué par le style de son époque, le début des sixties. Mais la version simple me plaît beaucoup aussi.

Je ne pense pas me tromper en disant que le 53M apparaît comme étant une machine assez increvable, robuste et fiable pour laquelle il ne sera pas trop dur de trouver des pièces de rechange.

Enfin voilà; j'en suis là de mes réflexions et je vous les confie presque comme elles m'arrivent là. Par ailleurs, outre le fait que le métier de guide me passionne, (les recherches sur des monuments, les oeuvres, les territoires, le fait de les faire découvrir ensuite, les contacts humains) depuis tout gamin je suis assez attiré par la conduite des autocars. Evidemment au point de vue confort je bave plus sur le poste de conduite d'un Illiade que d'un S53M mais le plaisir de conduire un véhicule si élégant et si rare maintenant, à mon avis ça n'a pas de prix!

Voilà allez c'est à vous, je vous mets à contribution! 😏 (Si vous le voulez bien of course!) Dites-moi un peu ce que vous pensez de tout ça, je suis ouvert, je prends tous les conseils, toutes les critiques, je prends tout!

Merci d'avance à tous et au plaisir de vous lire très vite!

Bien cordialement!

Brett.

P.S: je me suis permis de poster dans cette section dans la mesure où j'y ai vu les autres discussion portant sur la reconversion d'autocars)
Bien préparer sa prochaine croisière English translation pending
by Alcati · 2010-12-03 · 209 replies
😉😉😉😉Bonsoir à vous tous,

Me voilà de retour dans une nouvelle discussion. Vous me manquiez et encore merci pour vos messages de soutien aux plus fidèles amis de ce forum.

Certes, le titre de cette discussion a été revu et corrigé afin de mentionner là tout ce qui peut-être utile pour préparer sa prochaine croisière.

Je vous suggère de parler de vos démarches concernant la réservation, cela permettra de nous faire apprécier ou pas les services rendus des différentes agences que ce soit par le net ou en directement en agence. De la préparation, de l'accès au port d'embarquement, de votre circuit, des escales, des excursions et de votre retour.

Vos textes, vos récits et photos seront bien venus car il ne faut pas oublier qu'il y a toujours des nouveaux sur ce site. Alors aidons les à faire le bon choix.

Les choix des compagnies, des navires, des circuits seront mentionnés ici afin d'en savoir plus sur les différentes prestations présentées et ressenties.

Il est évident que vos remarques dans cette discussions ne seront pas là pour obliger telle ou telle personne de s'orienter vers une compagnie suggérée mais pour simplement la découvrir. Chacun appréciera ou pourra poser la ou les questions utiles.

Merci à vous de lire vos commentaires à venir.

Cordialement à tous.

PS : je mentionne ici l'accès à toutes mes discussions sur ce forum au cas où :

voyageforum.com/v.f?do=resultats_recherche&search_user_username=ALCATI&first_post=1&

JC
L'Éthiopie, monde à part English translation pending
by Colombiano · 2010-11-30 · 23 replies
En Mai-Juin 2010 je me suis rendu en Éthiopie et au Somaliland (je posterais le carnet du Somaliland dans un message à part). L'Éthiopie c'était un peu ma destination rêvée. Un endroit où je me devais d'aller. Pourquoi? Parce que pour moi l'Éthiopie ne se résume pas aux famines, à la pauvreté, aux guerres, non. L'Éthiopie c'est le pays de l'une des plus ancienne civilisation au monde, le pays africain qui n'a jamais été colonisé, le pays où l'on écrit en amahrique... Certains rêvent d'aller en Italie, en Grèce, en Chine etc pour visiter ce qui concerne les civilisation anciennes, moi mon rêve c'était l'Éthiopie.

Vous trouverez ici petit à petit mes impressions sur ce pays. J'espère me faire comprendre facilement. À tête froide je me rends compte maintenant que le rêve est devenu réalité, je ne vais pas pouvoir m'en "débarasser" facilement. Ce fut mon premier voyage en Éthiopie, certainement pas le dernier.

First time in Ethiopia ?

A quatre heures du matin, Addis-Abeba est une ville morte. Non qu’il n’y ait personne dans les rues, au contraire, elles sont pleines de mendiants, d’amputés de guerres et de chèvres. Sauf que tous dorment ! Le taxi que j’ai attrapé à l’aéroport semblait être dans ces rues la seule trace de vie. Musique à fond, le chauffeur, tout en brûlant les feux rouges et en poussant sa vieille Lada au maximum, me parle avec les mots d’anglais usuels : « Where you go ?... No no no 250 birrs[1], this is really good price!... First time here ?... Like soccer ?... You know, Arsenal is best team ! ». Après un trajet sans aucun stop depuis l’aéroport, j’arrive à l’hôtel Taitu, premier à avoir été construit en Ethiopie et qui, à défaut d’avoir conservé son charme des années 1900, offre un confort d’origine. Me voilà arrivé, je ne sais que penser. Pourtant j’étais prévenu, l’Ethiopie est difficile à imaginer, il faut y aller pour comprendre. Mes premières quarante-huit heures ici ressemblent un peu aux premiers moments d’une relation amoureuse. Elles sont les prémisses de la relation à venir. L’Éthiopie me semblait être une fille pleine de promesses mais hermétique au premier contact. Il faut s’armer de patience pour la découvrir, mais une fois que l’on sait comment l’aborder, elle enchante.

Après cette première nuit, il me fallait commencer mon voyage. Quoi de mieux pour sentir une ville qu’expérimenter les transports publics ? De nombreux minibus arpentent les principales artères de la ville. Le principe est simple : pour un itinéraire donné, ils partent d’un même endroit, une fois remplis, ils démarrent, déposent les passagers à leur destination en en faisant monter d’autres en chemin. Addis se prête bien à ce système de minibus avec ses grandes artères qui permettent de naviguer facilement d’un quartier à l’autre et ses nombreuses places très utiles pour servir de terminus aux Toyota. Il y a neuf places assises dans la Toyota mais le coxer n’hésite pas à embarquer jusqu’à 14 personnes. Les minibus sont pratiques mais ne sont pas fait pour quelqu’un qui débarque et ne parle pas un mot d’amharique. A l’intérieur, on croise la « classe moyenne » éthiopienne, principalement des fonctionnaires, des étudiants et des personnes âgées. Le coxer représente l’archétype du travailleur exploité. C’est à lui qu’il revient de crier la destination à travers la fenêtre, d’ouvrir et de fermer la porte du véhicule et de faire payer les passagers. La conduite et la programmation de la radio sont réservées au chauffeur (qui en profite pour nous révéler ses préférences musicales). Mon but consistait à trouver l’ambassade du Somaliland pour y faire mon visa. Une fois l’ambassade découverte – pardon, le bureau de liaison puisque le Somaliland n’est reconnu par aucun pays –, le processus administratif fut d’une rapidité à toute épreuve ! Trente minutes et quarante dollars plus tard, mon passeport se voyait attribuer le visa numéro 160… Il ne me restait plus qu’à arranger mon départ pour le Nord du pays, premier périple de mon voyage.

Marie vit depuis 19 ans à Addis, elle possède une jolie maison fleurie sur les hauteurs de la ville. Il y a 30 ans, elle découvrait l’Ethiopie et depuis, elle ne s’en est jamais vraiment remise. Photographe de profession, elle a pu sillonner le pays de long en large. Pour y avoir vécu aussi longtemps, elle a réussi à le démystifier. Comme un vieux couple, l’Ethiopie et Marie ne peuvent se séparer, mais Marie sait y poser un regard critique. Je ne pouvais tomber sur meilleure mine d’informations avant de partir ! De plus, Marie connaît beaucoup de monde. Grâce à elle, j’ai pu avoir un 4x4 plutôt qu’un bus pour me transporter jusqu’à Gondar, ma première étape dans le Nord, de précieux contacts dans l’Est et, surtout, des conseils qui m’ont permis d’apprendre à aborder l’Ethiopie. « Non, ne va pas là, c’est pourri par le tourisme… Alors, tu fais bien attention, hein, parce qu’ils ne vont pas te faire de cadeaux… Ah mais alors, si tu vas là-bas, il faut absolument que tu appelles Yaya ! Tu voyageras en bus ? Bon, bah, tu es au courant que ça va prendre du temps, hein ? Avant de payer la chambre, tu regardes s’ils lavent les draps… »

Une fois les dernières formalités remplies, il ne me restait plus qu’à passer ma dernière nuit au Taitu, à ingurgiter ma première platée d’injera[2] et à me réveiller pour un long trajet vers Gondar. Mon tout premier contact avec l’Ethiopie m’a surpris. Au Canada, j’avais essayé des restaurants éthiopiens, écouté de la musique éthiopienne et remarqué à quel point tout était particulier. Mais une fois en dans le pays, j’ai compris une chose : l’Ethiopie fut, est et restera toujours un monde à part. Elle s’est affirmée à sa manière, n’a jamais accepté de se faire envahir et a su s’adapter aux cultures auxquelles elle était confrontée pour les rendre « éthiopiennes ». En une seule journée, j’ai découvert qu’il ne fallait pas que je m’attende à quelque chose en particulier, puisque tout pouvait arriver, pour le meilleur comme pour le pire. Il me fallait percer l’intrigue.

J’ai rendez-vous à sept heures avec mon chauffeur. Très vite j’apprendrais que les Ethiopiens se lèvent tôt, très tôt. Alors qu’à 4 heures du matin, la ville m’avait paru morte, à 7 heures, elle vibre. Les minibus s’affairent à transporter le plus de gens possible, les vendeurs à la sauvette commencent leur longue et éprouvante journée, les bus longues distances partent vers leurs destinations, les cafés s’emplissent de gens qui viennent pour le premier de leur dix expressos/macchiatos quotidiens. Moi, je pars à Gondar, 750 km au nord-est d’Addis-Abeba. Le Nord de l'Ethiopie consiste en une succession de hauts plateaux (altitude moyenne 2000-2500 mètres). Ainsi, lorsque l'on sillonne les routes de cette région, on admire au loin le relief et, tous les 200-300 km, on dégringole d’un plateau pour monter sur le suivant. Dégringoler n’est pas un vain mot : la descente est très abrupte, la remontée tout autant... Le paysage est splendide, certes, mais on prie le ciel pour que le chauffeur soit raisonnable ! Une fois remonté sur un plateau, même scénario : 200-300 km au milieu de champs ponctués de villages, descente, puis remontée. Hormis le paysage, ce qui fascine, c’est l’activité au bord des routes. D’innombrables personnes marchent sur le côté, parfois accompagnées d’un âne ou d’une vache. En raison de manque de transport, les Ethiopiens marchent. Les enfants agrémentent leur randonnée jusqu’à l’école de jeux stupides, du genre « Qui va rester le plus longtemps possible au milieu de la route à l’approche d’un véhicule pour l’éviter au dernier moment en sautant sur le bas-côté ? ». Les femmes se rendent au marché en commérant. Les paysans naviguent d’un champ à l’autre en débattant sur la force respective de leur mule. Les pèlerins profitent parfois de la platitude de la route pour en faire un lit… Autant dire que conduire n’est pas de tout repos pour le chauffeur qui doit sans cesse faire attention à n’écraser personne. Peu à peu, je m’habituerais à ce spectacle permanent qu’est la route en Ethiopie. Mais au début je suis resté fasciné devant tant de vie. Nous croisions un village à peu près toutes les trois heures. Dans chacun d’entre eux il y avait foule au bord de la route (rude tâche pour le chauffeur…). Kapuscinsky notait en qu’en Afrique, les maisons sont trop petites pour qu’on vive à l’intérieur, « les cases ne servent en effet qu’à dormir »[3]. Le trajet nous prit deux jour. Un bon premier aperçu de l’Ethiopie rurale après ma brève expérience de l’Ethiopie urbaine à Addis : j’étais préparé.

[1] Environ 15 dollars US. Le trajet se fait normalement pour 70-100 birrs.

[2] Les repas éthiopiens se composent d’une sorte de crêpe « l’injera » sur laquelle on dépose différents ragoûts (wat). La technique consiste à envelopper avec ses doigts une partie du ragoût avec des morceaux d’Injera puis de les diriger vers sa bouche.

[3] Ebène, aventures africaine, éditions Pocket, p.248
Air France: service et confort? (vol Montréal-Égypte) English translation pending
by Diamazone · 2010-11-28 · 30 replies
Bonjour...nous partons en septembre pour l'Égypte de Montréal, et ce sera pour nous la première fois avec Air France....pouvez-vous me parler de la fiabilité de cette compagnie, de ses services à bord (nous serons dans la section économique), du confort des sièges (place en largeur et en longueur pour les pieds), des repas et divertissements? (y a t-il un écran dans les sièges pour regarder un film ou la télé)? À venir à date, nous avons pris Air Transat, Canjet et Air Canada.....est-ce que cette dernière compagnie aérienne est comparable à Air France? Merci d'avance pour tous vos commentaires! 🙂
Croisière Perles des Antilles en février 2011 English translation pending
by Sandy95 · 2010-11-24 · 681 replies
Bonjour, nouvelle sur ce site, je pars avec mes 2 enfants de 16 et 9 ans en février pour la croisière Costa perles des antilles et comme c'est notre 1ère croisière, je suis un peu perdue, peu d'infos par l'agence de voyage... J'aimerais de bons conseils surtout sur les excursions à faire et par quels moyens (Costa ou par moi-même ?) J'attends impatiemment vos conseils, merci d'avance 😉
Quinze jours en autotour au Québec en août 2011 English translation pending
by Sandteo · 2010-11-20 · 42 replies
Bonjour . Je vais partir avec mon mari et mon fils de 12 ans 15 jours au Quebec en aout 2011 en autotour. Voici normalement mon circuit: Montréal, Rigaud, St Alexis des Monts, Lac st Jean, Ste Rose du Nord, Petite Rivière St François, Wendake, Quebec. Pouvez vous m'indiquer ce que je peux visiter sur ce circuit : Parc , musée...... et aussi des restos sympas et pas trop cher . Toutes idée et conseils sont bienvenus. Merci d'avance
Bouddhisme du côté de Bâan Nâawk (Thaïlande) English translation pending
by GeorgesOZ · 2010-11-19 · 18 replies
Il y a quelques mois, j’ai écrit quelques pages sur « Une semaine du côté de Bâan Nâawk »

(http://voyageforum.com/v.f?do=post_view_flat;post=3555739;page=1;search_string=Naawk;sb=post_latest_reply;so=ASC;mh=24;).

« Bâan Nâawk » est un district rural de l’Isàán comme tant d’autres, où j’ai la chance de connaître (un peu) la vie du «mùu bâan» (village) de Y, ma compagne thaïe. Un forumiste avait fini par me faire avouer que ce district n’existe pas, ou plutôt que c’est un pseudonyme. « Bâan Nâawk » signifie « la campagne », quelque chose dans le genre de « Trifouillis-les-Oies » ou de ce patelin bien connu des amateurs de la province française: Pétaouchnoque. Un petit district bien tranquille qui résiste toujours et encore à l’envahisseur…… bien réel en tout cas, rien à voir avec la bande dessinée à laquelle vous pourriez penser !

Il ne semble pas s’y passer grand-chose, et bien des gens chercheraient vite au fond de leurs tiroirs un pistolet qui puisse les délivrer d’un ennui … mortel. Mais au fil des jours, on finit par se rendre compte qu’il n’y a pas besoin de trop se poser la question profondément existentialiste « mais, tudieu ! que vais-je bien pouvoir encore f@*%re demain ? ». Au fil de la rivière du temps (pardonnez-moi le cliché !), les divertissements viennent d’eux-mêmes.

Je vais donc reprendre ma plume et vous faire partager mon expérience récente de quelques festivités bouddhistes. Oh ! rien de bien exceptionnel, aucun dignitaire ne s’est déplacé de la capitale pour s’y rendre ! Mais la simplicité du fond de la campagne est par elle-même exceptionnelle.

La suite à plus tard.😉
Voyager seul: bonne idée? English translation pending
by Tomdu911 · 2010-11-12 · 102 replies
Bonjour a tous, En parcourant se forum j'ai aperçu beaucoup de messages de personnes qui voyagaient seul et je me demandais si c'est si bien que sa? Une peur en plus, personne avec qui partager son voyage, ... Avez vous choisi cette option par defaut ou est-ce une vrai préference? J'aimerai beaucoup voyager, decouvrir de nouveau paysage/culture, et avant de me lancer dans des grands trajets, j'aimerai faire un petit voyage "test", d'environ une semaine ou deux, dans un pays de l'union européene afin d'avoir une premiere experience du voyage. Mes amis n'etant pas motivé pour me suivre, je me résilie donc a faire ça seul, et je me demande alors tout simplement: voyager seul? est-ce une bonne idée?
Croisière sur le MSC Splendida le 28 février 2011 English translation pending
by Mimine74 · 2010-11-11 · 298 replies
Nous partons mon mari, ma fille, une amie de celle-ci et moi sur le splendida le 28 février2011. J'aimerais savoir si il y a des personnes qui ont déjà fait le même trajet et savoir si il y a un moyen de faire l'excursion d'alexandrie par notre propre moyen. Nous venons de haute-savoie et j'aimerais savoir si il y a plusieurs navettes à nice pour gènes où s'il y en a qu'une seule . Je sais que pour nous il serait plus simple de nous rendre à gènes par nos propres moyens mais mon mari craint l'état des routes au mois de février. Nous partons avec webcroissières j'aimerais savoir combien de temps avant le départ nous recevons les documents de voyages. Merci d'avance pour vos réponses.

MIMINE74
Récit d'un périple en Afrique Australe: du Big Five aux récifs coralliens (2ème partie) English translation pending
by Ericarole · 2010-11-10 · 13 replies
La première partie est là : http://voyageforum.com/..._1e_partie_D3794068/

deuxième partie :

Mardi 10 août :

Juste avant de partir, nous nous énervons à bien fixer les gros sacs de bois sur la galerie. Ma douce fait de nouveau l'alpiniste sur le toit tandis que junior et moi tendons les sangles. Il ne faut pas négliger l'arrimage car les soubresauts et cahots de la piste auront vite fait de faire chavirer les ballots.

Avec l'équipage Edouardo/Barbara nous faisons enfin route vers la terre promise : Moremi.

Edouardo préfère me laisser passer devant. A cause de notre précédent voyage en Afrique Australe, il m'attribue une expérience que je n'ai pas vraiment...

Je leur ai fourni un talkie walkie et cela rend la route un peu ludique : "Éléphant on your right handside !!!"

Chemin faisant nous rencontrons outre les pachydermes, des girafes, kudus, et autres ongulés. En longeant Tsau Pan, nous voyons également nos premiers hippopotames.



Nos premiers passages de gués sont de la rigolade. Nous traversons de petites mares allégrement et nous nous amusons comme des gosses. 1st Bridge et 2nd bridge peuvent se dévier : pas de soucis.

Arrivés au camp de 3rd Bridge, nous découvrons avec mécontentement que le n°06 qui figure sur notre réservation est occupé. Nous allons rencontrer les locataires inattendus. L'emplacement est vaste mais ils se sont étalés. Véhicule, remorque, panneaux solaires (ils sont super équipés) ont été largement disposés. L'homme n'est pas aimable. Il me dit qu'il est là depuis 2 jours et que c'est SON emplacement et qu'il ne bougera pas. Ça commence bien. Dire que dans le Kalahari, nous avions déliré en imaginant des attitudes à adopter si notre camp était indûment occupé, allant jusqu'à évoquer des scènes dignes de la guerre des boutons....

Voulant être sûr de nous avant de déclencher une esclandre, nous nous rendons au Gate du camp situé à proximité. Après vérification sur son planning, l'employée prénommée Rachel nous dit que l'imposteur est aussi dans son droit, car son nom figure bien sur son listing, ainsi que le nôtre... Quoi !!! Comment !!! Rien à faire, nous n'aurons pas le plaisir d'aller déloger l'intrus. Rachel nous explique qu'il s'agit d'un grand emplacement et qu'il peut être divisé en deux. Elle n'y peut rien car elle reçoit le listing de la société mère qui fait les plannings. Tous les autres camps sont pleins : nous sommes victimes de surbooking !!!...

Nos amis espagnols sont dans la même situation. Leur emplacement, qui est plus petit, est aussi occupé. Rachel leur propose un emplacement "de secours" situé sur l'extrémité droite. Nos amis acceptent volontiers de le partager avec nous. Nous sommes soulagés car l'idée de cohabiter dans l'autre camp avec ce paltoquet ne nous sied pas du tout. Rachel nous met en garde de bien rester sur le début de l'emplacement. Avec sérieux, elle indique que la nuit, les hippos affectionnent le coin. Elle nous assure que dès demain et pour les deux nuits restantes nous aurons le camp n°6 rien que pour nous.

Après notre pique- nique, nous partons explorer un peu Moremi. Nous sortons de 3rd Bridge par le pont qui ne pose pas de réelle difficulté, si ce n'est qu'il commence à y avoir de belles ornières qu'il ne vaut mieux pas emprunter, en direction de 4th Bridge.

Je n'avais pas eu besoin de dégonfler mes pneus jusque là...erreur grave. Au milieu d'un passage particulièrement mou et ayant omis de passer en boite courte, je stoppe net : ensablé. J'essaye les premières manœuvres de dégagement : boite courte, première et marche arrière : Rien n'y fait : je m'enfonce encore. Nous dégageons les roues, je dégonfle jusqu'à 1,5 bar, mais toujours rien. Nous disposons les chaines de désensablement en caoutchouc, mais les roues n'accrochent pas. Au final, Edouardo réussit à me dépasser en roulant une bonne vingtaine de mètres dans le bush entre les buissons, où le sol est moins mou. Nous fixons la sangle de traction. Lui tractant avec son véhicule, les filles et junior poussant "au cul", nous réussissons à extraire le 4x4. La roue de secours était posée sur le sable...il était bien enfoncé. Il nous a fallu presque une heure. Nous sommes en nage, plein de poussière mais contents et nous congratulons avec ferveur.

Les quelques passages à gué suivants sont facilement franchis. Nous arrivons à 4th Bridge et cela semble un peu plus sérieux. Une bonne grosse mare doit être traversée avant d'atteindre un petit banc de sable qui précède le pont.



J'en profite pour vous indiquer que le pont est en fait une construction de rondins de bois. Deux rangées de rondins sont plantées à la verticale et servent de piliers pour une autre rangée de rondins disposée à l'horizontale, et sur laquelle il faut rouler :

un seul véhicule à la fois peut passer…

Un nouveau pont est en construction. Il sera bien plus long que le précédent qui commence vraiment à donner des signes de fatigue.

Un vieux 4x4 Toyota Land Cruiser manifestement utilisé par les rangers du parc est immobilisé au milieu de la mare : il est "stuck" comme ils disent, c'est à dire bloqué, embourbé. Son gros moteur diesel hoquette au ralenti, en faisant des bulles. Heureusement il a un snorkel.

Cela nous met dans l'ambiance. Un gros 4x4 transportant des touristes et un Toyota Hilux de location comme le nôtre essaient déjà de le sortir. Je prête ma sangle de traction qui fait 10 mètres de long. Le couple s'étant mis à la tache nous indique que eux aussi, sont restés bloqués hier...Edouardo n'est pas l'aise : après- demain, il doit passer par là pour continuer sa route. C'est également pour nous un jour après lui.



Les deux 4x4 ne parviendront pas à dégager "l'embourbé". Mais de ce que nous comprenons, d'autres véhicules plus puissants vont bientôt venir. Un équipage de deux 4x4 conduits par des Sud- Africains s'arrête également. Les deux conducteurs vont, en short et pieds nus, sonder la mare. L'eau atteint parfois le haut de leurs cuisses. Ils nous indiquent que "l'embourbé" est passé trop au milieu et qu'il faut plus serrer à gauche . Choses dites, choses faites, le petit convoi franchit l'obstacle sans encombre, l'eau arrivant quand même au- dessus des roues. A gauche ! Il faut serrer à gauche !....

Gentiment, nous regagnons le camp. Nous garons nos 4x4 nez contre nez, de manière à former une barrière en V, nous protégeant de ce qui peut venir de la rivière. Après la séance de lessive et des douches bienfaitrices, le soleil décline et le soir arrive. Nous faisons un beau feu de camp. Je découvre que, jusque là, Edouardo et Barbara faisaient cuire leur viande dans leur poêle sur le réchaud à gaz. Gamins de la ville va !! Je leur propose la cuisson aux braises, qu'ils apprécient d'autant plus que nous partageons notre bouteille de vin Sud Af.

Nous passons une bonne soirée ensemble, à converser et à mieux se connaitre encore. Soudain, des bruits de bris de branches nous arrêtent. Perception de la torche dont le faisceau éclaire un gros hippo qui surgit à moins de 10 mètres sur le côté de notre bivouac et se dirige d'abord vers nous. Petit moment de panique… je dis à tous de rentrer dans les voitures. Alors que le mouvement de repli s'opère, le gros pépère change de trajectoire et s'en va brouter un peu plus loin . Barbara n'est pas rassurée du tout car elle garde un mauvais souvenir des hippos lors d'un précédent voyage en Zambie.

La fin de la soirée sera entrecoupée de "coup de torche" pour s'assurer que le gros brouteur reste à bonne distance.

Mercredi 11 août.

Nos amis espagnols et nous avons la même intention de faire un tour en Mokoro, petite pirogue traditionnelle du delta. Nous quittons 3rd bridge et nous rendons à M'Boma boat station.

Chemin faisant, ne voilà-t-il pas que je m'ensable de nouveau. J'essaye de me dégager avec la boite courte et des avants-arrières mais en vain. J'avais bêtement regonflé un peu les pneus hier soir. Il me semble que l'Hilux manque un peu de couple dans les passages très sableux, si la "low gear" n'est pas enclenchée, cela peut planter. Je dégonfle encore, jusqu'à 1.2 bars. Un 4x4 du parc arrive et réussit à me contourner. Le chauffeur descend il me dit qu'il est pressé avec ses clients et qu'il n'a pas le temps de me tirer mais propose d'essayer de le sortir en conduisant. Je monte avec lui. Il fait hurler le moteur et patiner l'embrayage...rien : le 4X4 s'est encore plus enfoncé...il nous laisse là en disant que le seul moyen, c'est de lever les roues et de mettre des branches...Nous voilà bien....

Un peu aguerri à la manœuvre, nous nous y mettons et commençons à dégager les roues. La roue de secours au- dessous est encore "posée" sur le sable. Je cherche fébrilement le cric...je mets du temps à le trouver, sous le siège arrière, dans un petit logement de la carrosserie. Nous réussissons à lever une roue, en ayant calé le cric avec du bois pour ne pas qu'il s'enfonce dans le sable. Nous déployons une chaine en caoutchouc et la glissons sous la roue. On arrive à dégager la deuxième roue avant. Malgré tout cela, le 4x4 refuse de s'extirper. Bien que le hors- piste soit difficilement praticable, Edouardo réussit aussi à me contourner dans les traces de l'autre véhicule et va se poser 10 mètres devant, b là où le sable parait moins mou. On relie les deux 4x4, et conjuguant la poussée arrière des filles et de junior, la traction du 4x4 et un rugissement de moteur, l'Hilux s'extrait finalement de sa prison de sable et je regagne un sol moins mou. Seulement, dans la manœuvre Edouardo a planté le sien...moins profond mais suffisamment bloqué.



Rebelote, on dégage les roues et cette fois, on réussit à le sortir juste en poussant à quatre.

La journée commence bien ! On a perdu une heure.

Lorsqu'on arrive enfin à M'Boma, il est plus de 10H00.

M'Boma boat station est composé d'une cabane, d'un petit ponton de bois qui donne sur un petit bras de rivière et c'est tout. Il n'y a personne excepté deux chauffeurs de 4X4 de promenade, dont celui qui nous a enfoncé l'Hilux un peu plus profond dans le sable...Ils nous disent que les « pullers » (nom donné à ceux qui dirigent les mokoros à l'aide de perche) sont partis avec leur groupe de touristes et qu'ils reviennent vers 11H00. On attend sur place et effectivement les pirogues reviennent. Durant l'attente, nous rencontrons un équipage formés de 2 couples de quinquagénaires : des anglais et des italiens. Ils se sont rencontrés lors d'un précédent voyage et sont devenus amis. Cette fois ils partagent l'aventure et le même 4x4 : belle histoire.

Les pullers reviennent. Nous discutons avec eux et ils sont très clairs : la balade qui dure une heure ne sera pas un moment de rencontre animalière. Il n'y aura ni croco, ni hippo, ni éléphant. C'est plutôt un moment de détente, une façon de découvrir les bras du delta et d'en apprendre un peu plus.

Nous partons donc pour une gentille balade à travers les roseaux. Ma douce et junior partagent le même Mokoro et je suis seul. Nos amis espagnols sont également de la partie. Leur pullers parlant bien anglais, ils apprendront tous les 4 une foule de choses intéressantes sur la faune, la flore et la vie du delta. Mon puller parlant peu anglais, je reste un peu sur ma faim, captant parfois les conversations des autres embarcations



La balade terminée, nous quittons M'boma et poursuivons la boucle que fait la piste. Nous débusquons un joli endroit face à un petit étang qui s'avère être un agréable spot de pique- nique, d'autant que des girafes nous font face.





Nous reprenons la piste et continuons notre exploration. Nous traversons une zone de bush et arbustes assez dense, imposant un trajet sinueux à la piste. Au débouché d'un virage, nous tombons nez à nez avec un éléphant qui nous barre la route. Manifestement nous sommes trop près de lui et cela ne lui plait pas. Il déploie ses oreilles, agite sa trompe et avance vers nous brusquement en faisant voler la poussière : Il nous charge ! J'enclenche la marche arrière, nous ne sommes pas de taille... Édouard a vu la scène et opère également un repli. Les rétroviseurs extérieurs percutent les branchages, ce n'est pas simple de reculer dans un virage, sans pouvoir se retourner, avec un œil dans le rétro et l'autre sur le belliqueux pachyderme. L'adrénaline monte vite et le cœur bat la chamade : c'est bigrement impressionnant et on a pas le temps de disserter sur cette interrogation fondamentale : est-ce du lard ou du cochon ? Estimant nous avoir fait suffisamment reculer, Babar cesse sa charge et regagne le bush. Nous découvrons alors qu'il n'était pas seul, nous sommes presque entourés d'éléphants. Nous décidons de ne pas rester planté au milieu et accélérons un peu pour nous éloigner. Au virage suivant, nous sommes confrontés à une mère et son petit. Hou-là, c'est pas bon si elle prend peur. Nous entamons une marche arrière immédiate, avant qu'elle ne se décide à charger. Cette fois, comme elle quitte la route, nous passons rapidement. Elle prend le parti d'emmener son rejeton dans le bush et c'est tant mieux. Le coup de sueur passé, nous expirons enfin. Waow !!! quelle rencontre, quelles sensations !!!

Junior confesse que durant toute la scène, il se chantait intérieurement : "Un éléphant, c'est pas méchant ! ... un éléphant, c'est pas méchant ! " Quant à moi, j'ai les mains moites et les pieds poites......



Peu de temps après, nous croisons un véhicule. Je leur fais signe de s'arrêter et les avertis du troupeau qui squatte la piste en amont. Échange de bons procédés le chauffeur me donne les coordonnées GPS de l'endroit où se trouverait un lion, perché dans un arbre au bord de la piste.

Excités, nous parcourons le bon kilomètre qui nous sépare de ce lieu. Arrivés à peu près au point, ce n'est plus dans l'arbre, mais couché au milieu de la piste que le gros mâle s'est posé ! Nous nous postons pour l'observer mais rapidement, pépère se lève et grimpe dans un arbre. Certes, l'arbre n'est pas très haut mais est bien à 3-4 mètres de hauteur. Comme quoi, si un jour nous sommes coursés par un lion, grimper dans un arbre n'est pas forcément une bonne idée.

Après une bonne dizaine de minutes d'attente, nous finissons par le quitter, toujours perché sur la branche, d'autant plus qu'il ne nous montre plus maintenant et ostensiblement que son postérieur et ce qui fait de lui un mâle...

500 mètres plus loin, alors que le bush s'est bien clairsemé, nous admirons plus posément une famille d'éléphants. Ils sont à bonne distance cette fois.

Nous poursuivons notre exploration jusqu'à 2rd Bridge où nous remarquons des Letchwes, belles antilopes plus grandes et trapues que les impalas, puis regagnons le camp. Cette fois nous avons invité nos amis espagnols à partager ce camp avec nous, ce qu'ils ont accepté avec joie.

Ce fut une belle journée. Nous la terminons agréablement autour du feu à s'en remémorer les passages. Nous faisons gouter à Edouardo et Barbara du Crocodile. Nous en avons acheté des tranches de queue à Maun. La chair est blanche, à mi-chemin entre la lotte et les cuisses de grenouille. Cela ne vaut pas une côte de bœuf. Junior goûte aussi sans être convaincu de l'intérêt culinaire de cette viande. Heureusement la belle pièce de bœuf grillée qui suit, mariée à un Syrah du Stellenbosch, relève le niveau des saveurs.

Pour en finir avec les émotions, alors que nous faisons la vaisselle dans les lavabos extérieurs de "l'ablution block", un hippo nous surprend. Il est à une quinzaine de mètres de nous aux abords des ballons d'eau chaude, en train de brouter. Tandis que Junior et ma douce s'activent à laver et essuyer la dinette, je surveille l'animal...au pire on se réfugiera dans les douches. Le gros cheval des fleuves reste placide et s'éloignera tranquillement avant notre départ.

Jeudi 12 aout.

Ce matin, Edouardo et Barbara nous quittent pour poursuivre leur aventure jusqu'en Namibie. Nous leur avons donné quelques conseils (faire pique- nique le soir sur les points d'eau éclairés d'Etosha, admirer le coucher de soleil sur la dune Elim à Sesriem...)

Nous les accompagnons un bout sur la piste. Nous avons décidé de franchir avec eux le gué de 4th bridge, par esprit d'équipe, au cas où...

Après avoir une nouvelle fois repéré les lieux, nous nous lançons à l'eau...seconde en boite courte, nous suivons la trajectoire "bien à gauche" et passons sans encombre. Edouardo et Barbara nous précèdent et nous nous arrêtons sur l'îlot sableux, juste avant le vieux pont de bois, pour nous congratuler, comme si nous venions de réaliser un véritable exploit. Nous passons ensuite le vieux pont. On sent les rondins rouler et se soulever sous les roues...il est vraiment temps qu'ils en construisent un autre.



Avant Xakanaxa, nous nous séparons non sans nous être embrassés et étreints. Vivre un petit bout d'aventure ensemble et partager des émotions tissent des liens....

Nous explorons les différentes pistes menant vers Jesse pools et Hammer pan. La plupart finissent en cul de sac dans l'eau. Nous avons l'occasion d'admirer hippos, girafes, zèbres et plein de singes Vervets dont les mâles arborent fièrement de belle paire de "couilles bleues", leur donnant une si grande popularité auprès de la gente féminine. Par moment la piste est si défoncée qui faut marquer l'arrêt et calculer la trajectoire entre les profondes ornières et les trous infranchissables.

Il nous faut revenir vers 3rd bridge d'autant que nous voulons retourner sur les traces du lion. De retour à 4th bridge, un 4x4 est bloqué sur le vieux pont. Un rondin a cédé et sa roue arrière est coincée. Plusieurs autres véhicules sont déjà à l'arrêt. Les premières manœuvres semblent vaines. Au final, un puissant Toyota Land Cruiser de brousse arrivera à le tirer de là. Des morceaux de rondins sont remis dans le trou du pont. A notre tour de passer, non sans une certaine appréhension. Le pont franchi, il nous reste la mare profonde. Deux 4x4 sont arrêtés de l'autre côté. Les chauffeurs circonspects examinent le gué. Ils sont comme nous la veille...

Fort de notre expérience, nous franchissons sans faillir, dans la trajectoire la moins profonde. L'un des chauffeurs lève son pouce : il sait maintenant par où passer.

Nous faisons une halte pique- nique en compagnie de Letchwees qui pataugent dans l'eau. Nous remontons la piste vers M'boma. Soudain sur notre gauche, à proximité d'une mare et allongé entre deux buissons, un gros lion fait la sieste. Nous nous postons à l'affût. Le temps passe et Pépère dort profondément. C'est tout juste si de temps à autres il relève un tant soit peu la tête. Un troupeau d'impalas approche. Il contourne le point d'eau. Marchant à la queue leu leu, les gazelles ont flairé le lion. Inquiets et sur leurs gardes, ils poursuivent leur route, le regard rivé en direction du lion. Nous avons un temps espéré une réaction du roi des félins mais il n'en a que cure. Il termine sa royale sieste sans un regard sur la cohorte de steaks sur patte. Restant sur notre faim, nous nous approchons par étape, quittant la piste et rejoignant le point d'eau. Nous contournons les buissons, roulant entre eux et la mare, nous atteignons le lion toujours couché. Il s'assoit un instant en nous toisant . Nous nous sommes arrêtés à deux mètres de lui. Moteur coupé, on s'observe mutuellement. Manifestement convaincu de notre parfaite innocuité, il se détend et reprend sa somnolence. Nous restons là, un bon moment à nous délecter de sa si proche présence, détaillant l'animal sous toutes ses coutures. Ma douce est impressionnée par ses grosses pattes. Ses nombreuses cicatrices attestent d'une vie déjà riche et mouvementée. Par moment, il se redresse, baille, nous jette un coup d'oeil nonchalant. Nous en profitons pour remplir notre carnet de voyage des quelques jours manquants.





Puis, repus du lion, nous le laissons, le saluant comme lorsqu'on quitte un vieux pote.

Il est temps de regagner notre camp. A l'approche de 3 rd Bridge, nous remarquons la présence de troupes de babouins. Tous se dirigent vers les camps...

En effet, les babouins jusque là si discrets nous rappellent combien ils sont ici chez eux. Ils ont envahi notre espace. Ils sont partout et ont dévasté la poubelle. Je l'avais accrochée en hauteur sur un tronc...gros malin, comme si un singe ne savait pas grimper.....

Armés de nos gourdins, Junior et moi faisons un remake de la guerre du feu. Émettant des sons gutturaux, frappant le sol et les troncs d'arbres nous leur donnons un "Haka" sans doute assez convaincant car ils se retirent des lieux, battant retraite dans les grands arbres. Nous nous manifestons virilement à chaque fois que l'un d'eux tente de se rapprocher, réussissant à leur imposer finalement une zone franche : ils n'envahiront plus les petits arbres qui cernent notre bivouac.

Cet épisode va inaugurer de ce qui va suivre et qui sera la plus folle nuit de notre périple. Ce soir, cela va être la fête au village...on voulait du sauvage, on va être servi...

La nuit tombée, le feu est prêt pour la soirée. Régulièrement les babouins se battent dans les grands arbres qui nous entourent. Les mâles poussent des cris rendus encore plus impressionnants par l'obscurité. Alors que je m'apprête à griller les saucisses, un grand crac nous surprend, puis un autre, puis encore un autre...le bruit vient de derrière le 4x4 et c'est tout prêt. Munis des lampes, nous éclairons les buissons. Dans les faisceaux, nous découvrons la cause de notre émoi : un gros éléphant arrache consciencieusement les branches des buissons qu'il enfourne dans sa gueule. Il est là, planté à 10 mètres de nous et ne semble pas vouloir bouger. Nous évitons de trop l'éclairer de peur de l'énerver. Nous poursuivons tant que vaille notre diner, jetant de fréquents coups d'œil à notre inquiétant et imposant voisin. Je mange parfois debout, m'assurant que le mastodonte est toujours derrière le 4x4, seul rempart entre lui et nous. Nous n'avons pas peur mais ne sommes pas sereins. C'est une drôle de sensation, entre l'exaltation de cette rencontre et la conscience que cela peut basculer de façon incontrôlable. Junior reprend ses incantations : « un éléphant c’est pas méchant…. »

Alors que nous tentons de nous détendre autour du feu, un autre crac provient de l'autre côté de notre camp. Cette fois, c'est un gros hippo qui a décidé de traverser notre espace. La fourchette en l'air, nous arrêtons de respirer le temps qu'il traverse tranquillement...damned, nous étions encerclés.

Au bout d'un long moment, l'éléphant s'éloigne un peu, faisant retomber notre tension. Nous l'entendons toujours et le voyons distinctement lorsque nos torches l'éclairent.

A un moment, l'animal défèque. Nous sommes sous le vent et la forte odeur caractéristique qui s'en dégage nous assaille les narines...si çà c'est pas de l'immersion en contrée sauvage...

Nous profitons des braises pour y faire griller avec gourmandise des chamallows...qui n'a pas fait griller des chamallows au coin du feu ne peut pas comprendre.....

Il est temps d'aller dormir...Babar s'est éloigné.

N'allez pas croire que cela s'arrête là...la nuit de fait que commencer.

Les babouins qui s'étaient un temps calmés se manifestent soudain. Il doit y avoir un casus belli là- haut. Des cris stridents, des hurlements rauques transpercent la nuit. Il y a bagarre, coups et morsures. Certains cris expriment la douleur....on ne rigole pas chez les babouins. La lutte dure un bon moment puis le calme revient. Il doit y avoir un gagnant et un perdant. La trêve sera courte… Pas assez pour s'endormir.

Crac !!! Crac !!! l' éléphant est revenu. Il poursuit son festin là où il l'avait commencé et nous maintient bien éveillé. Comment peut on dormir avec un tel voisin. On se sent tout petit dans la tente. Ma crainte est qu'il contourne le 4x4 et se prenne les pieds dans l'échelle des tentes qui servent également de pilier. On serait dans de beaux draps...

L'éveil dure tant qu'il reste proche...on écoute le moindre de ses bruits, enfouis profond dans les duvets....

Finalement, ayant probablement épuisé toutes les ressources naturelles des buissons, il s'éloigne de nouveau et le silence revient, assez pour glisser dans les bras de Morphée.

Je me réveille dans la nuit et regarde ma montre : 04H30....hum, j'ai le temps pour un second dodo...soudain j'entends au loin le son sourd et reconnaissable du rugissement d'un lion. C'est la première fois que je l'entends "en vrai" chez lui, dans la nature. J'écoute et bientôt un nouveau rugissement...puis un autre...les sons s'amplifient, il se rapproche. Je réveille ma douce : "écoute.. . un lion rugit". Tous les deux, calés l'un contre l'autre, nous tendons l'oreille. Progressivement, le ou les lions se rapprochent encore jusqu'au point culminant où l'un d'eux rugit au pied du 4x4. Le son est assourdissant, puissant et palpable : les ondes me traversent le torse, je sens les vibrations et mes poils se dressent... waow quelles sensations. Immobile et la respiration en suspens, j'ai l'impression que pendant quelques instants, le temps s'est arrêté.

Nous les entendons encore rugir plusieurs fois. Puis enfin, le silence revient pour de bon. Je regarde ma montre, il est 05H00.

Je me recroqueville dans mon duvet et me laisse bercer par mes émotions.

Vendredi 13 aout

Au petit matin, notre premier réflex est de chercher les traces. Nous les trouvons tout de suite, le long du 4x4. Des grosses pattounes de lion longent notre véhicule. Un frisson intérieur me parcourt...cela n'aurait pas été une bonne idée de descendre faire pipi.....

Alors que nous apprêtons au rituel matinal du petit déjeuner, ma douce nous appelle : "regardez ! Il est là !" : notre pote Babar est revenu. Il se trouve dans les buissons avant le bloc sanitaire à vingt mètres de nous. Suffisamment loin pour ne pas nous inquiéter mais trop prêt pour que nous allions dans le bloc sanitaire.



Alors que nous l'observons, deux hommes surgissent à pied. Ils remontent le chemin et se dirigent vers les douches. Dans le même temps, un babouin vient perturber l'éléphant qui bouge de quelques mètres et arrive sur le chemin. A cause des buissons, les deux hommes ne l'ont pas vu. Ma douce leur crie : "Watch out ! an elephant !" juste au moment où l'éléphant les aperçoit. Les deux hommes font un joli bond et déguerpissent en courant. Bien leur en a pris car l'éléphant a décidé de charger. Les quelques mètres gagnés grâce à l'intervention de ma dame font que l'éléphant arrête sa charge avant de les rattraper, estimant que les deux intrus se sont suffisamment éloignés.

Ouf, plus de peur que de mal... ils s'en souviendront longtemps de leur matinée à 3rd bridge.

Nous discutons avec un Sud- Africain qui s'est invité dans notre camp pour voir l'éléphant. Il nous explique qu'il faut être prudent car la bête a des traces de musc visibles sur la tête : il est en rut et donc plus agressif de d'habitude...

Après le petit déjeuner, l'éléphant a quitté les environs du bloc sanitaire pour jeter son dévolu sur le feuillage d'un grand arbre, sous lequel est stationné un 4x4 toutes tentes dressées sur le toit. C'est le camp à côté du notre. Je traverse l'espace buissonneux et boisé qui nous sépare et assiste au spectacle : un homme est tapi derrière le 4x4 et de l'autre côté l'éléphant arrache les feuilles de l'arbre. Prudemment il prend des photos. Je le prends moi-même en photo dans cette situation. Ce que je ne sais pas et qu'il m'apprendra plus tard, c'est que ses enfants sont encore dans les tentes, à deux mètres de l'éléphant. Je lui promets de lui envoyer par mail les photos. Ce que j'ai fait à notre retour. Il m'a répondu en me disant qu'elles avaient fait sensations auprès de ses amis.



Nous quittons 3rd Bridge et nous dirigeons vers Xakanaxa pour rejoindre North Gate. Nous passons sans encombre 4th bridge et reprenons des petits chemins empruntés la veille.

Ma douce va essuyer la plus grosse déconvenue de notre voyage. Alors qu'elle veut vider la carte SD de son pentax K10 sur notre lecteur et stockeur d'images, elle s'aperçoit que les fichiers de la carte sont corrompus : impossible de lire les photos ni avec le lecteur, ni avec l'appareil photo. 3,7 gigas de photos illisibles... de Maun à aujourd'hui.

Elle énumère avec désespoir les images perdues : le survol du delta, le lion, le mokoro, les éléphants, une multitude d'animaux, d'oiseaux et toutes ces tranches de vie.... Heureusement qu'une partie des évènements ont été doublés avec le second appareil mais il n'empêche que c'est avec le réflex que les plus belles photos se font...

Ceux qui aiment la photographie comprendront le profond désarroi de ma douce. A notre retour nous avons envoyé la carte SD à deux sociétés spécialisées dans la récupération de données, mais hélas sans succèsNous gardons quand même cette foutue carte, au cas où un jour, la technologie vienne à bout de ce bug. Cette carte deviendra avec le temps un précieux objet mystérieux, renfermant des trésors oubliés... . (Petit message personnel : mais si vous avez d’ores et déjà des tuyaux pour sauver ces photos, écrivez-moi !)

Alors que nous sillonnons les pistes dans une zone assez boisée, nous repérons un 4x4 bardés de touristes en train de regarder une horde de babouins s'agiter. Nous nous postons un instant. Ma douce souffle soudain : " là haut dans l'arbre !! un léopard !!!"

Il m'a fallu quelques instants pour distinguer la bête, les taches de son pelage se confondant avec les branches, les feuillages et les points de lumières. Une fois le gros 4x4 parti nous nous stationnons le plus prêt possible de l'arbre et dans le meilleur axe qu'il soit. Le léopard est pour l'instant couché sur une grosse branche. Nous ne voyons pas sa gueule, dissimulée par un bout de l'arbre. Patiemment, on attend.

Nous ne sommes pas les seuls à avoir débusqué la panthère. Bientôt les babouins l'ont aperçu aussi. Nous assistons alors à une singulière scène : des babouins sont montés dans un arbre faisant face à celui du léopard. Perchés aux extrémités de branches, ils hurlent, invectivent et provoquent par gestes le félin. Dérangée par le vacarme, la panthère se réveille et feule après les insolents, pour la plus grande joie de Miss kodak qui mitraille le gros minou tacheté. Puis, enhardis par l'effet de meute, les babouins montent à l'assaut et délogent la Panthera Pardus qui finit par battre en retraite dans la cime du grand arbre, sous les harcèlements primates qui resserrent leur encerclement. A la jumelle, et plus tard confirmé sur les photos, le léopard présentait une blessure à la cuisse. Peut- être que sans ce handicap, il aurait durement rossé le premier cynocéphale insolent à oser s'approcher trop prêt.





Junior est ravi (et nous aussi !) : il accroche une nouvelle fois le Big Five à son tableau de chasse : rhino, éléphant, lion, buffle et léopard. Comme tous les ados, il est insatiable, car maintenant il veut son Big Cat : lion, léopard et guépard...

Nous reprenons la piste et quelques éléphants après, nous atteignons Xakanaxa que nous contournons, direction North Gate. Après avoir parcouru les 2/3 de la piste, nous arrivons à un gué large de 15-20 mètres qui nous avait été annoncé par les rangers comme pouvant poser problème. Ma douce enfile des chaussons de caoutchouc et munie du gros gourdin, entre dans l'eau. J'avais entaillé le bâton pour marquer la limite de la profondeur au delà de laquelle il n'était pas raisonnable de se risquer, au risque de noyer le moteur. Par trois fois, la limite est bien dépassée et l'eau affleure le haut de ses cuisses. Sans snorkel, si l'eau entre dans la prise d'air du moteur...le voyage s'arrêterait là pour quelques jours.



Nous sommes dubitatifs et partagés. Dans un sens je me dis que cela devrait passer. Dans un autre, nous sommes seuls, sans assistance immédiate. Pour une fois, j'écoute la prudence et malgré que cela nous oblige à un large détour, nous rebroussons chemin pour redescendre sur South Gate et prendre une autre piste qui mène à North Gate…une rallonge de 2 bonnes heures quand même.

Nous arrivons enfin à North Gate. Nous avons encore malgré tout du temps devant nous. Nous sommes curieux d'aller voir le gué après le village de Khwai, annoncé comme le plus délicat à franchir. Nous traversons le pont de bois qui enjambe la rivière. Il est long et neuf. Il y a juste la place pour un véhicule et les piétons qui le traversent, doivent frôler la rambarde pour croiser notre voiture. Nous traversons le petit village de Khwai et atteignons le gué. Misère, ce n'est pas un gué, c'est une rivière !!!. Jamais on ne passera...



Deux véhicules sont arrêtés également : un 4x4 Toyota Fortuner V6 et un fourgon Mercedes 4x4.

Deux couple quinquagénaires voyagent ensembles. Ils sont sud africains. Je leur demande s'ils comptent traverser. "We just did it !!" me dit l'un d'eux. Très amicalement, ils m'expliquent qu'ils ont payé les services d'un garde du parc et il leur a montré la marche à suivre ainsi que le trajet exact qu'il faut prendre pour traverser. Il faut entrer dans l'eau par la gauche, viser un bout bois, bifurquer sur la droite, viser un autre bout de bois, puis bifurquer sur la berge et sortir par la droite ..... euh… rien que çà ? Ils poursuivent en indiquant que le Ranger leur a aussi fait passer le second gué, également délicat et les a mené jusqu'à la transit road en passant par un chemin qui ne figure pas sur les cartes. Maintenant ils ont tout sur le GPS. Nos sympathiques interlocuteurs ont donc refait le chemin inverse, retraversé les gués. De ce fait, ils pourront de nouveau sans encombre les franchir demain matin....impressionnant de logique.

Incroyable...nous avons une chance inouïe de tomber sur eux.

Je leur demande si à leur avis, je pourrai passer avec mon 4x4. C'est sans problème me disent- il : il a presque la même garde au sol que le leur qui n'a également pas de snorkel mais il faudra bien suivre le tracé car sinon, il y a risque de noyade....rassurant...

Enfin je leur demande s'ils acceptent que nous passions avec eux demain matin. Bien sûr, on est "welcome". Ils quitteront North Gate à 08H00. Nous repartons avec eux vers le camp. Nous nous arrêtons tous à la seule minuscule épicerie du village de Khwai. Nous sommes en rupture de coca et de chips pour l'apéro. Nos nouveaux amis sud- africains sont débonnaires et blagueurs. Ils invitent ma Douce à entrer dans le petit magasin, d'ordinaire non accessible aux clients qui se font servir par l'épicière, postée derrière une grille surmontant un comptoir. Ils expliquent à l'épicière d'abord réticente que nous sommes français et qu'il nous faut voir ces merveilleuses petites boutiques africaines où on trouve de tout. Personne ne pouvant résister à leur bonne humeur, la patronne autorise ma Douce à entrer dans la mystérieuse échoppe qui contient effectivement presque tout. Elle y déniche même de véritables verres à vin. Çà tombe bien, l'un des nôtres n'a pas supporté les cahots et soubresauts de la piste. Elle prend un verre de l'étal et en fait tomber d'autres qui se brisent en mille morceaux. Il s'en suit une partie de rigolade à laquelle adhère la patronne après que nous lui ayons assuré que nous payerons les dégâts.

Nous nous arrêtons un peu plus loin dans le village où quelques petits gamins jouent le long de la piste. Ils ont droit à une distribution de petits jouets et nous à des grands sourires.

Nous profitons encore du temps qu'il nous reste et partons pour un petit drive d'une heure sur les pistes au nord de North Gate. Nous y débusquons une grosse horde d'éléphants qui traversent juste devant nous. Par notre soudaine présence, nous scindons le groupe en deux : ceux qui sont passés et les autres...cela les énerve un peu et ils nous le font savoir au moyen de « secouades » de trompes, de têtes et d'oreilles.

Pour éviter tout malentendu, nous effectuons une prudente marche arrière d'une bonne quinzaine de mètres, histoire de montrer notre bonne volonté. La politesse est payante car les pachydermes de l'arrière garde traversent tranquillement la piste sans plus nous inquiéter.



Après une rare douche bien chaude, le diner et la soirée seront calmes, juste entrecoupés de grognement d'hippopotames et de rugissements lointains de lions...la routine quoi...

Cette nuit, je dors mal. Les franchissements de gués à venir me perturbent et me hantent...et si je plante et noie le 4x4 ?.....au petit matin ma Douce avoue avoir eu les mêmes angoisses nocturnes. La pression monte.

Samedi 14 août

A 07H55 nous sommes devant le camp de nos amis sud- africains...pas question de rater le rendez- vous avec nos guides-passeurs.

En convoi, nous atteignons l'objet de nos tourments. Nous nous stationnons devant la rivière et contemplons le défi. Comme pour me rassurer, Léon le Sud- Africain me donne les derniers conseils quant à la conduite et l'accélération et me remémore le tracé. Il finit ses explications par une phrase qui résonne dans ma tête et qui me met pas vraiment à l'aise : "don't go over that point or your get drowned !!"!"!"!"!"!" en gros, ne dépasse pas cette limite ou tu te noies.....

Puis, sûr de lui, Léon et son épouse se lancent dans la traversée. Leur gros toyota a bientôt l'eau au ras du capot...gauche, droite, gauche tout droit et les voilà sortis de l'autre côté de la rive. Ils se stationnent et Léon se poste au bord de la berge. Il me parait soudain tout petit. Il me fait un grand geste que l'on peut traduire par "A ton tour mon gars !!"



Bon, ça y est, c'est le moment de vérité.....

L'autre équipage avec le fourgon Mercèdes 4x4 va fermer la marche.

Nous montons dans l'Hilux. Boite courte, première puis seconde et on entre dans l'eau, tout droit vers le piquet. L'eau monte au niveau des ailes, le point de non- retour est atteint : c'est le moment de virer à droite. Le nez pique un peu et l'eau passe par -dessus le capot. Pas un mot dans le vaisseau, la tension est à comble. Puis je vire à gauche jusqu'au second piquet et redresse pour viser la berge. En face, Léon me fait des grands signes comme pour me diriger. Le sol monte enfin et le niveau d'eau baisse : C'est passé !!!. On sort du 4x4 maintenant sur la berge et se congratule comme des vainqueurs de finale. Jamais, au grand jamais nous n'aurions franchis l'obstacle seul.



Jan et son Mercedes franchissent sans difficulté le grand gué. Il faut dire que sa garde au sol est bien plus haute et qu'il est équipé d'un snorkel...le grand luxe.

Léon me confie alors qu'au- delà du premier piquet, il y a 2 mètres de profondeur et qu'il a eu un peu peur car selon lui, j'ai bifurqué un peu tard......

Nous poursuivons notre convoi à travers un bush dense. Nous atteignons le second gué. Il est moins long que le premier mais ressemble aussi à une petite rivière. Enjoué, Léon me demande par où je passerais. L'eau me parait plus clair à gauche et je lui désigne donc cet endroit. Hilare, il me dit que par là, l'eau est à 1,50 mètre de profondeur....et que "I'd get drowned". Il faut donc serrer à droite. Léon va tout de même sonder la rivière car ils ne sont plus très sûr si c'est tout à droite ou au milieu droite. Par endroit, l'eau mouille son short pourtant court et Léon est plus grand que moi.

Le tracé finalement défini, nous nous lançons dans le même ordre que précédemment.

Pas de soucis, on franchi sans encombre, l'eau va juste effleurer le capot le temps d'une caresse. A l'arrêt qui suit ce passage, ma douce fait un gros hug de remerciement à Léon et dans le feu de l'action fait valser le Panasonic dans la boue....Après nettoyage, il fonctionne toujours.

On roule sur la piste oubliée, une vieille trace de chemin de chasseur, pour déboucher sur une vaste étendue sèche, zébrée de différentes pistes. Au bout de cette cuvette, un immense troupeau de buffles est posé, près de la lisière d'une zone boisée. Nous nous arrêtons de nouveau. Selon de GPS de Léon, il va falloir passer auprès du troupeau. Nous comptons les bêtes en façade : environ 50. Il y a plusieurs centaines de têtes en tout. Soudain, alors que nous observons à bonne distance les nombreux et massifs Syncerus Caffer, nous sommes témoins d'une scène animalière peu commune : quelques puissants buffles chargent une lionne qui s'était approchée trop près du troupeau. La lionne détale à grandes foulées sans demander son reste, un coup de corne de ces colosses cornus pouvant l'éventrer sans peine.

Le troupeau ayant un peu bougé, nous reprenons la piste et passons suffisamment au loin pour ne pas, nous aussi, se faire charger.

Nous atteignons finalement une large piste et un pont en béton tout récemment construit. Cet ouvrage moderne à peine terminé fait tache. Comme surgit de nulle part, il est la seule représentation de la modernité à des kilomètres à la ronde.

Nos routes se séparent et c'est au milieu de ce pont que nous disons chaleureusement au revoir à nos guides providentiels et échangeons nos coordonnées. C'est promis, s'ils viennent en France, ils auront droit à un bon repas maison, arrosé de jus de raisins quelque peu fermentés et vieillis au moins une bonne décennie.

Maintenant, de nouveau seuls, nous mettons le cap sur Savuti. La piste est si sableuse que parfois, on ne dépasse pas les 15-20 km/h, en restant en seconde pour garder du couple. On atteint Mahabe Gate à 10H30.

Avant d'arriver à Savuti, nous prenons une petite piste secondaire qui mène aux Bushmen Hills. Il y a quelques collines pierreuses dans le paysage, rares reliefs que nous ayons vu depuis longtemps. Nous faisons une halte au pied d'un gros baobab et nous y pique-niquons. Nous faisons une autre halte aux pieds de Bushmen Hills et y grimpons à son flanc pour y débusquer une peinture rupestre estimée à plusieurs milliers d'années. Du haut de cette colline, nous surplombons la rivière et à perte de vue, un mélange de savane et bush. On distingue même quelques éléphants en maraude.



Arrivé à Savuti, il nous reste encore au moins 2 bonnes heures de route pour arriver à Linyanti.

Nous traversons le Savuti Channel par le gué situé à proximité du camp : c'est une simple formalité pour les désormais pro du franchissement que nous sommes devenus.......

La piste entre Savuti et Linyanti est encore plus pénible. Le sable mou nous sort pas les yeux. On en est presque à souhaiter une portion d'autoroute avec un bon goudron bien lisse...

Alors que nous venons de passer un troupeau d'éléphants, je me mélange les vitesses dans un passage horriblement mou. Voulant passer de la seconde à la première car le 4x4 peine beaucoup, j'enclenche malencontreusement la troisième. La sanction est immédiate et sans appel : plantage et ensablement !! J'avais pourtant pas beaucoup de pression...mais assurément encore trop.

Impossible de se dégager en boite courte. Il nous faut un bon quart d'heure de coups de pelle et dégonflages successifs jusqu'à 1.1 bar pour pouvoir s'extraire du sable. Les éléphants n'ont pas eu la mauvaise idée de prendre la piste vers nous et c'est tant mieux.

On arrive enfin à Linyanti. Le camp est à 5 kilomètres de la Gate. La piste est défoncée, pleins d'arbustes et d'arbres sont cassés (merci les éléphants !!) et entravent parfois complétement de passage, obligeant à des petits détours entre les arbres encore intacts.

Arrivés au bord de la rivière, le camp n°2 qui nous est alloué est occupé par 6 véhicules. Les tentes sont montées et une quinzaine de personnes ont envahi le terrain.

Contrariés, nous allons les voir. C'est une grande famille sud- africaine, certains des mâles de la tribu auraient pu jouer dans "la Délivrance" et cela ne me dit rien qui vaille. Le patriarche vient parlementer avec nous. Le gaillard n'est plus tout jeune mais c'est un colosse. Du haut de mon bon 1,80 mètres et malgré mes 95 kg, je fais chétif...

Il explique qu'ils avaient le camp n°01 mais qu'il est trop petit donc ils ont pris le N°02 et nous laissent le n°01 : C.Q.F.D. Son ton est un peu du style : c'est à prendre ou à laisser....

Même si junior a passé sa ceinture marron de karaté, ils sont bien trop nombreux. A 3 contre 15, on va vite se retrouver en slip dans la rivière, avec les hippos et les crocos.

Faisant contre mauvaise fortune bon cœur on se résigne à aller au camp N°01.

Effectivement plus petit, ce camp est toutefois très bien situé, en surplomb de la rivière, avec une superbe vue aux alentours. Dommage qu'il soit si proche du N°02. Manquer d'intimité dans un lieu si perdu, c'est un peu le comble.



Nous installons notre bivouac face à la rivière qui forme presque un étang à cet endroit. De temps à autres, des hippos émergent et des éléphants traversent. Alors que le feu commence à crépiter, nous nous délectons du coucher de soleil qui nous fait face. Les bruits de la nuit résonnent plus fort qu'à l'habitude, l'eau induisant une vie bien plus dense.



Alors que nous dormons à poing fermé, nous sommes réveillés par des cracs tout proches : un éléphant dine dans les buissons voisins, à une douzaine de mètres de nous, décidément.....

Puis un autre son prend le relai : des sourds schroumpfes-schroumpfes. C'est maintenant un hippopotame qui sillonne la berge juste en contre bas et qui broute consciencieusement l'herbe. Nous réveillons Junior qui pionce dur dans la tente mitoyenne du toit. Il affectionne particulièrement les hippos. A la lueur des torches, et du haut de nos perchoirs, nous regardons un bon moment la mahousse tondeuse à quatre pattes, transformer la berge en green de golf.

Dimanche 15 aout

La famille Pierreafeu a quitté la zone. Nous sommes maintenant seuls dans les parages, hormis la horde de babouins qui est venue tenter un raid et que nous avons mis en déroute. Les autres emplacements sont beaucoup plus loin, hors de vue et d'oreille. Nous effectuons un petit drive le long de Linyanti. La faune n'est pas très dense et hormis les éléphants et ongulés de rigueurs, nous ne ferons pas de rencontre inoubliable. Nous poussons même sur une bonne vingtaine de kilomètres, empruntant une espèce de très large piste sableuse en ligne droite qui finit en cul de sac face au Savuti Channel. Pas d'animaux à l'horizon, nous faisons vite demi- tour et regagnons Linyanti : en route nous croisons antilopes roannes, Kudus et éléphants. La grande largeur de la piste rectiligne et les passages de sables pas trop mous incitent à une inhabituelle vitesse plus élevée, frisant les 60-70 km/h. Cependant de gros trous aux origines inconnues forment des pièges fatals dans lesquels il ne vaut pas mieux tomber et invitent à une grande prudence.

L'après- midi est un bon moment de détente où nous prenons le temps d'écrire des cartes postales en admirant le paysage et le spectacle des éléphants qui traversent.



Le soir se rapproche et nous sommes certains que la soirée va être comme on les aime : seuls au monde.

Hélas, avant la tombée de la nuit, 4 véhicules arrivent...ils cherchent leur camp, le n°3 et décident finalement de s'installer au N°02. Je tente une manœuvre en leur disant que c'est le notre et que si des arrivants se manifestent pour le camp N°01, nous serions dans l'obligation de nous replier sur le N°02. Ils nous assurent que dans ce cas, ils plieront bagages...damned, c'est raté......

Dans le lot des membres de ce nouveau convoi, également sud- africain. Nous reconnaissons des deux hommes chargés par l'éléphant à 3rd Bridge. Nous leur rappelons l'anecdote et précisons que c'est nous qui les avons "sauvé" in-extrémiste.

Ils en sont très reconnaissants.

Nous passons quand même une bonne soirée dans notre petit bivouac, même si junior nous fait un début de gastro : légère fièvre et maux de ventre. Doliprane, Ercefuryl, Spasfon et Immodium sont à son menu.

La nuit est calme

Lundi 16 aout

Alors que le jour pointe, j'ouvre la toile de tente et reste allongé dans mon duvet à regarder le spectacle. Ma Douce se blottit contre moi. Notre immersion en contrée sauvage se termine. Tout à coup, elle me souffle à l'oreille :"regarde, une hyène..."

En effet une hyène est en maraude. Elle furète un bon moment aux abords du camp voisin, allant jusqu'à renifler les tentes. Puis elle se rapproche progressivement et va sentir les restes de notre feu à quelques mètres de nous. Soudain, comme mu par un sixième sens, elle lève la tête et croise nos regards. N'aimant sans doute pas être si proche, elle rebrousse sans hâte son chemin pour s'éloigner un peu. Nous parvenons à tirer junior de son sommeil pour qu'il puisse aussi profiter du spectacle. Elle fouine encore un peu entre les deux camps et fini par disparaitre dans le bush.

Nous levons le camp à un peu avant 09H00 après avoir petit-déjeuner avec une bande d'oiseaux de différentes espèces, avec qui nous avons partagé des restes de pain de mie. Les babouins quant à eux restent à bonne distance : ils savent à qui ils ont affaire.

Nous passons la gate et prenons une large piste en tout point similaire à celle empruntée hier. Après quelques kilomètres, je propose à ma Douce de prendre le volant pour une ultime conduite sur piste.

À 09H30, à 18 kilomètres de la Gate, à plus de 150 km de Kasane, en plein milieu de nul part sur cette piste sableuse entourée de bush et après avoir parcouru 2864 kilomètres dont la moitié dans des conditions difficiles, nous sommes victimes d'un pépin.

Alors que ma douce attaquait une zone particulièrement sableuse et avait heureusement bien ralenti, le nez du 4x4 s'affaisse brusquement dans le sable, s'échouant sur le côté droit. Une masse noire s'est détachée du véhicule et se plante dans le sable derrière nous : on vient de perdre la roue avant droite.

Nous descendons du véhicule, nous n'avons pas de bobo. La roue est effectivement au milieu de la piste à une quinzaine de mètres en arrière. L'aile est légèrement froissée, pas d'autre dégât apparent. Je constate que 4 des 6 tiges filetées qui tiennent la roue sont cassées nettes dans la pièce métallique sur laquelle est fixée normalement la roue. Il en reste deux sans boulon dont une qui est tordue.



Le constat est vide dressé : c'est la tuile !!!

Pas de couverture réseau pour le téléphone, le prochain garage est à Kasane soit plus de 150 kilomètres de piste.

Il y avait 2 endroits où il fallait éviter de tomber en panne du fait de leur isolement et éloignement : dans le fin fond du Central Kalahari et à Linyanti.......pas de bol.....

Un peu désemparé sur le coup, on essaye de rassembler les données :

- On ne peut pas réparer.

- On ne peut pas communiquer.

- On a plus beaucoup de réserve de nourriture et d'eau.

- Il n'est pas envisageable de rejoindre à pied le Gate : 18 kilomètres dans le bush, c'est trop dangereux pour des non initiés.

Je fouille dans le coffre et y déniche deux triangles que je dispose de part et d'autre de notre vaisseau échoué...vu la solitude des lieux, cela me parait bien dérisoire.

La seule solution est : attendre.

Parfois la chance sourit.

Après 20 minutes, un petit nuage de poussière surgit à l'horizon depuis Linyanti.

Un 4x4 tirant une remorque s'approche et s'arrête. Une famille de 4 suisses voyage en compagnie d'un guide depuis l'Afrique du Sud. Le guide, un malabar aux yeux bleu-azur, avec une longue barbe blanche de Père Noël se nomme Heino. Mécanicien, il parcourt l'Afrique depuis plus de 40 ans. Basé maintenant en Afrique du Sud, il loue ses services comme guide privé. Il transporte la famille suisse dans son gros land cruiser, tirant une imposante remorque servant à la fois de cantine, de porte bagage, de support de tentes.

Il jette un oeil à la roue (ou plutôt à son absence), va fouiller dans ses outils et son verdict est sans appel : il ne peut pas réparer. La bonne nouvelle est que rien d'autre ne semble cassé, donc selon lui, un mécanicien disposant des bons outils peut le faire sur place. C'est une bonne chose car dit-il, aucun dépanneur ne viendrait remorquer notre 4x4 ici avant longtemps. Je le questionne sur la cause de cette casse. Il me dit que les tiges ne devaient très vraisemblablement être pas bien fixées et qu'à la longue, elles ont cédé.

En accord avec ses clients, il détache la remorque et emmène ma Douce jusqu'à la Gate pour essayer de téléphoner. L'équipage repart, me laissant avec junior et Hans, le chef de famille Suisse. Nous discutons un bon moment et il me propose une bière. Je ne bois jamais de bière mais aux grands maux les grands remèdes et à cet instant, je trouve cette bibine étonnamment bonne et apaisante. Junior lui, a droit à un jus de pomme. Hans me dévoile les astuces de la remorque et loue les qualités de Heino. Il me dit qu'il n'aurait pas osé faire son périple en solo comme nous. Notre mésaventure le conforte dans son choix.

A 11H15, Heino revient avec ses équipières, la famille Suisse ayant deux filles.

Ma douce m'explique qu'après palabres, elle a pu téléphoner depuis le poste fixe des rangers à notre loueur Bushlore, pour les avertir de notre infortune. Heino a même parlé avec eux pour bien expliquer le problème mécanique et indiquer exactement où nous étions. Bushlore a dit qu'il s'occupait de dépêcher un dépanneur.

Heino m'avertit de nous préparer à passer la nuit sur place, il doute que nous pouvions être secouru aujourd'hui.

Ils doivent maintenant reprendre la route, nous les avons suffisamment retardé. Ils nous cèdent gentiment une bouteille de 5 litres d'eau, de la soupe en sachet et une boite de salade "french beans cooking". Eux aussi ont leur réserve presque à vide.

Nous regardons, non sans un petit pincement s'éloigner le 4x4...la journée va être longue.



Nous nous affairons à préparer ce qui sera primordial ce soir : un bon feu de camp.

Sans trop s'éloigner du 4x4 et en tout cas, sans trop s'enfoncer dans le bush, nous glanons des morceaux de souches et moult branches mortes pour réunir suffisamment de combustible pour la nuit. De nombreuses traces parsèment la piste et nous reconnaissons celles d'éléphants, de sabots divers mais aussi de félins...

Dans l'après- midi, junior aperçoit à la jumelle un troupeau d'éléphants sur la piste. Je n'ai pas trop envie de les voir arriver jusqu'à nous. Finalement, ils disparaissent dans le bush.

Notre réserve de bois suffisante, nous soulevons le 4X4 avec le cric et glissons dessous la roue afin que le bas de caisse repose dessus, pour soulager le poids qui pèse sur l'axe sans roue. Je ne veux pas endommager plus le véhicule. Nous déplions la tente arri��re. Ce soir, ma Douce dormira avec junior là- haut. Je dormirai sur la banquette arrière car il me faudra entretenir le feu. J'ai creusé un grand trou carré dans le sable à côté du 4x4 et presque au milieu de la piste. Je n'ai aucune idée de ce qui peut circuler la nuit ici. Avec ce feu en guise en phare, pas de risque de collision. Je fais attention aussi ne pas mettre le feu au bush...il ne manquerait plus que çà.

Nous tuons le temps à jouer au tarot. Le jour commence à s'éteindre. Hormis la famille Suisse et leur guide Heino, nous n'avons pas vu âme qui vive. Nous avons beaucoup de chance qu'ils nous précèdent.

Alors qu'il est temps d'allumer le feu, tel la vigie juchée en haut du mat d'un navire, Junior s'écrie "Voiture !!"

Nous entrevoyons effectivement un nuage de poussière en provenance de Kasane...Aux jumelles ce sont deux véhicules qu'on aperçoit. Serait- ce les secours ?

La joie est de courte durée car on distingue bientôt des tentes sur les toits ....

Les deux véhicules arrivent à notre hauteur et semblent de pas vouloir s'arrêter. La nuit tombe, il est presque 18H30 et ils sont à la bourre.

Finalement, à nos grands gestes, ils s'arrêtent. Huit italiens en sortent. Un des véhicules est estampillé "Bushlore". Nous leur racontons notre mésaventure et eux aussi constatent leur impuissance. Ils vont à Linyanti. La mauvaise nouvelle qu'ils colportent est que les stations services de Kasane sont à sec depuis plusieurs jours. Elles devraient ravitaillées demain mais ce n'est pas sûr.

Ils nous laissent également 5 litres d'eau et la promesse de re-téléphoner à Bushlore pour leur dire que nous sommes toujours là...

La nouvelle de la carence en essence n'est pas bonne. Nous ne serons peut- être pas secourus demain non plus. Que va t- on faire ?

La gastro de Junior est encore active et nos réserves de nourriture seront quasi vides demain soir. Je dis à ma douce que si demain c'est possible elle partira avec un équipage passant pour Kasane et avec Junior pour organiser le dépannage. Quant à moi, je resterai sur place...elle n'est pas emballée par mon idée.

Nous calculons que nous allons devoir très certainement griller les étapes entre Kasane et Sodwana bay. J'espère sincèrement que ce pépin n'ira pas ternir notre fin de séjour au bord de mer.

La nuit est tombée et elle est bien noire. Le feu crépite et les flammes montent haut. Hors de question de se laisser abattre. Il nous reste au frais du coca, du whisky et quelques chips, largement de quoi se faire un apéro...dont acte.

Nous qui aimons tout particulièrement les apéros insolites, celui- là tiendra bonne place dans le top 10.

La soupe est bonne, surtout que nous avons très faim....

Ma Douce monte se coucher avec Junior. Je passe une mauvaise nuit, me levant au moins toutes les deux heures pour raviver le feu. La banquette arrière du 4x4 n'est pas confortable et j'ai froid...pour couronner le tout, je me fais quand même du soucis pour la suite.

En tout cas, malgré les rires des hyènes qui rôdent dans les buissons, je n'ai vu aucun animal trainer, preuve que le feu est le meilleur ami de l'homme.



Dire que cette nuit, nous devions clôturer notre immersion en contrée sauvage par un bon repas au resto et une bonne nuit d'hôtel dans un vrai lit....

Je pense à demain et je commence à gamberger tout azimut.

Fin de la deuxième partie

La troisième partie est là : http://voyageforum.com/voyage/recit_un_periple_en_afrique_australe_big_five_aux_recifs_coralliens_3eme_partie_D3825903/
Itinéraire pour quinze jours sur la côte est des États-Unis? English translation pending
by Seb8383 · 2010-11-08 · 9 replies
Bonjour à tous j'aurai besoin d'aide pour un voyage de 15 jours sur la cote est des etats unis pour le mois de juin 2011 . Sachant que je veux faire new york et miami lors de ce meme voyage quels seraient le meilleurs itineraire et moyens de transport ?? billet d'avion aller-retour pour new york trouvé aux alentour de 450 euros, combien faut-il compter environ d'argent pour le logement ( petit budget) et pour le transport ? merci à tous en espérant de vos nouvelles :)
Hôtel Gran Bahia Principe Akumal English translation pending
by Sandrine20 · 2010-11-07 · 33 replies
Bonsoir, Nous partons du 12 au 20 décembre à Cancun au Gran Bahia Principe Akumal avec 2 couples d'amis. Que devons-nous visiter en priorité ? Comment s'y rendre ? Le coût ? Pour la plongée "masque-tuba", y-a-t-il des endroits à privilégier ? Le temps qu'il y fait en décembre ? Température de l'eau ? Merci d'avance pour vos précieuses réponses qui me permettront de préparer notre séjour. 😉
Voyage à Maurice du Sud-Est en avril 2011 avec de jeunes enfants English translation pending
by Familletortu · 2010-11-07 · 29 replies
Bonjour,

Nous allons séjourner à l'ile Maurice en avril prochain, vers Mahébourg, nous voudrions savoir quelles sont les visites/excursions incontournables à faire avec des enfants de 4 ans 1/2 et 6 ans (elles ont l'habitude de voyager).

Merci par avance
Koh Phi Phi: cauchemar pour les uns, paradis (artificiel) pour les autres English translation pending
by Jsabra · 2010-11-07 · 31 replies
J’ai découvert cette ile en 2004 et j’y ai passe de très belles journées. J’aimais bien sa configuration. Le coté port, ces restaurants, ces bars en petit nombre dont il était facile de s’échapper, la traversée rapide par un chemin sablonneux zigzaguant au milieu des arbres m’emmenant rapidement de l’autre cote de l’ile.

Le jardin d’une famille thaïlandaise accueillait quelques bungalows dont le prix n’entamait pas mon budget, surfant toujours sur la vague de mon portemonnaie troué. La plage à l’opposé de l’ile hébergeait quelques restaurants locaux ou il faisait bon respirer l’odeur du poisson grillé, mêlé à la douceur du parfum de l’eau de mer apporté par la brise du soir murmurant le chant des vagues.

Calme et douceur de vivre, ce qui a du être depuis des siècles la devise des habitants de cette ile qui s’éveille au tourisme, mais qui n’en a pas encore complètement subit les affres.

Certes les poissons ont commencés à déserter les lieux, remplacés par les long tail boat si chers a nous touristes, nous faisant découvrir ce milieu marins si riches, mais qui était déjà mis a mal à cette époque la..

De retour en France après un long voyage, je suis devant ma télé le 26 décembre 2004 et les premières images que j’y vois son celles de Koh Phi Phi anéantie par cette vague monstrueuse. Ma pensée vol vers cette ile à la recherche des visages souriant et heureux de ces thaïlandais si généreux quand il s’agit de nous offrir un sourire. Combiens ont perdu la vie devant la nature déchainée ?

Cette question me hantera longtemps.

De passage dans la région, je décide de retourner à Koh Phi Phi pour voir comment l’ile a été reconstruite.

Arrivé au port. Je suis le flot de touriste qui me parait relativement nombreux pour cette période de l’année (fin octobre2010).Je voulais retrouver l’endroit ou j’étais resté en espérant revoir des visages connus. Je me pers rapidement dans les rues surchargées de boutiques.

Je ne reconnais absolument rien !

Ou es passé mon chemin sablonneux m’emmenant de l’autre cote de l’ile ? Je ne vois que des routes pavées encombrées de toute sortes de boutiques hideuses, salons de massages, bar et autre restaurants proposant de la cuisine locale : pizza , tapas , hamburgers et autres spécialités thaïlandaise.

Après m’être perdu dans ce dédale de rue, me repérant grâce cette belle montagne se perdant dans la mer, je retrouve enfin ”quelque chose” qui pourrai ressembler à l’ endroit ou j’étais.

C’est bien ca, mais c’est devenu un ressort tout clinquant avec piscine et peut être une salle de gym et des chambres avec des prix à 4 chiffres. Je continue mon chemin dans l’espoir s’amenuisant, de trouver un petit bungalow en bambou ou le calme et la sérénité se marieront avec cette construction faite de manière naturel. Je déchante vite et ne trouve que de vulgaire guest house , certes neuves pour certaines mais hideuse a mon gout , leurs laideur n’aillant d’ égale que les box que l’on construit en face pour y installer de nouvelles boutiques et le bruit incessant des scies circulaires ou autre engins du diable n’invite pas à s’installer par ici.

Le challenge, je m’en rendrais vite compte, est de trouver un endroit calme et pas cher.

Mes investigations ne m’ont pas mené à la rencontre de ce qui aurait pu adoucir un peu le spectacle qui s’étale sous mes yeux. Cette ile si belle est devenue une vaste poubelle ou les sacs plastiques sont à la fête. Une station d’épuration biologique répand son odeur fétide, tentant de nettoyer les cadeaux laissés par nous autre touristes. Garçons et fille envahissent les rues, distribuant des prospectus invitant à participer à la « fête » qui aura lieu dans tel ou tel bar.

Il semble que certains soient sur l’ile depuis longtemps, un an par exemple pour cette jeune fille qui, en contrepartie de cette pollution visuelle et de celle dénaturant l’environnement, est logée et nourrie. Triste perspective de vie de n’avoir que cela comme objectif. Le spectacle est parfois amusant pour moi de voir ces garçons, adeptes du culturisme déambuler torse nu ou en marcel. Impossible lorsque nous étions ados de porter un marcel. Il était la représentation de travailleurs manuels et était loin de peupler nos rêves d’adolescents. Il est devenu l’outil principal de ce culte du corps cher à bon nombre de ces garçons déambulant dans les rues une bière à la main ou un « bucket » rempli de whiskies et de coca.

J’aime à me moquer de leurs mollets de coqs pas tellement en rapport avec cette partie de leur corps au dessus de la taille parfaitement sculpté par des heures en tête à tête avec leurs instruments de torture. Peut être suis-je simplement jaloux, mon corps ayant été sculpté par un long voyage et une nourriture pas toujours abondante la ou ces musclore ingurgitent de la viande deux fois par jours et peut être des compléments alimentaire pour gagner les centimètres que j’ai gracieusement perdu.

Certaines filles ne sont pas en reste mais elles n’ont pas du fréquenter les mêmes salles de gym ou alors on été bien moins assidues de sorte que leur corps est sculpté a l’inverse : très « musclées » en dessous de la taille .Par contre pour ce qui de la bière et des « buckets » elles sont largement à la hauteur.

Pour ressembler un peu plus aux garçons, elles souscrivent elles aussi à la mode des tatous et couvrent parfois leurs corps entiers de motifs en tous genres.

Le spectacle de ce Disney-land ayant gangréné cette ile magnifique et pollué ces habitants me hante la journée entière.

Je n’ai qu’une idée : partir.

Le soir je vais sur cette plage qui était si belle dans mes souvenirs à la recherche des odeurs de poissons grillés. Je ne trouve que l’odeur des lampes a pétroles invitant ce brave monde a s’assoir déguster une de leur boisson favorite et écouter une musique si forte qu’il me faut parfois me boucher les oreilles en passant devant les hauts parleurs crachant une « musique « rythme par de régulier « boum boum boum »

Misère.

Je vais un peu plus loin, et le poisson griller se transformera en filet vite décongelé.

Les « boum boum boum » noirciront mes rêves d’une ile qui fut, avant notre venue, paradisiaque.

Départ le lendemain matin ou je n’assisterai pas a l’affligeant spectacle des ces touristes, les cheveux encore collés par le gel, les traits encore marqués par l’alcool, déambulant dans les rues a la recherche d’un café salvateur. Direction Koh Lanta ou j’y trouve un peu de calme, seule la nuit dernière étant été polluée a une heure et trois heure du matin par les éclats de voix de buveurs de bière respectueux du sommeil du juste.

Je discute avec un Thaïlandais ayant vécu a Koh Phi Phi et étant venu depuis quelques années ici pour échapper a cette chiant lie. Il me parle avec de la tristesse dans les yeux de cette période ou, tous les jours, il allait se baigner au milieu de très nombreux poissons juste au bord de la plage, avant que le tourisme de masse ne les invitent a découvrir des lieux plus sereins ou les fasse simplement disparaitre

Je ne peux que souscrire à a son propos lorsqu’il me dit que sa chère ile a de nouveaux vécu un tsunami, tout aussi pernicieux celui la et il faudra bien plus longtemps pour s’en remettre même si je sais bien que cet endroit, comme d’autre, ne s’en remettra jamais.

Jc
Vingt-cinq jours de Mumbai au Kerala English translation pending
by Melogwada · 2010-11-02 · 13 replies
Namaste, Mon ami et moi, après avoir pas mal baroudé chacun de notre coté, abordons un premier voyage ensemble direction l'Inde du Sud! Contraints par nos boulots, nous n'avons pas le choix des dates et serons en Inde pr les vacances de Noel/jour de l'an, du 25 decembre au 17 janvier (arrivée et départ de Mumbai). Notre idée : fuir Bombay qui sera probablement assez cher (nous arrivons le jour de Noel) et prendre un vol direct pour Kochin (Kerala). Ca vous semble une bonne idée?

Itinéraires imaginés : - Kerala (1semaine à 10 jours) : apres de longues heures en avion, une journée pr reprendre du poil de la bête à Kochin (ou autre si vous avez des petits coins sympas a nous conseiller ??), puis zone des backwaters, puis prendre de la hauteur vers Kumily, Munnar et Peniyar... Classique! Mon ami voudrait bien descendre à Varkala mais on se demande si c'est bien raisonnable (timing) de descendre au sud du Kerala sachant que par la suite on remontera au nord.. qu'en pensez-vous? - Karnataka (10 jours) - Goa (3jours) - Mumbai pour finir (2jours) L'idéal serait de marier plages, temples, campagne, culture sans être trop speed ou passer la moitié du séjour en transport..

Merci d'avance pour vos réponses! Mon ami est un grand connaisseur de l'Indonésie et moi de l'Afrique de l'ouest si cela peut servir à certains 😉 ciao
Récit de croisière sur le MSC Magnifica du 23 au 30 octobre English translation pending
by Jujub · 2010-11-02 · 15 replies
VENDREDI 22 OCT

Départ vendredi midi de Nice, après avoir récupéré notre fils à l’école, pour quelques 400 kms qui nous mèneront dans la petite ville de Mantova, première étape de ce périple automnal.

Trajet sous le soleil et sans histoire qui s’achèvera vers 16h30 par notre installation dans un hôtel de cette bourgade lombarde. Nous nous dirigeons vers le très joli centre ville médiéval, arpentons places et rues et visitons le palazzo ducale et son chef d’œuvre de Mantegna !

Après un aperitivo bien italien, nous irons diner dans un restaurant dont les avis lus sur le net sont bien supérieurs à la qualité des plats servis. Allez, au dodo !

SAMEDI 23 OCT

Lever 7h00. Bon petit dej et nous voilà en route à 9h tapantes pour la cité des doges. Le temps est maussade mais n’entame pas notre gaité matinale. 11H00, nous arrivons au port de Venezia, déposons nos bagages et allons garer notre voiture au parking numéro 2.

Nous marchons jusqu’à la piazzale Roma et embarquons à bord du vaporetto numéro 2 à destination de la piazza San Marco.

Parcourir le grand canal est toujours aussi émouvant !!On ne s’en lasse pas.

La piazza San Marco est relativement défigurée à cause des échafaudages de travaux et de l eau restante de la dernière acqua alta.Nous ne nous y attardons pas et prenons la direction le la calle du 22 marzo et de ses luxueuses boutiques pour se diriger vers le campo San Stefano.

On s’arrêtera acheter des pastilles pour la gorge (toujours sortir couvert lol) et 3 « taglio di pizza » puis nous passerons un agréable moment en terrasse d’un bistrot sur ce joli campo en dissertant sur l’art de vivre à l’italienne.

14H00, il est de temps d’envisager de se rapprocher du port. Nous traversons le pont de l’accademia, le campo san barnaba et son marché flottant et quelques minutes plus tard, le port se présente.

Passage par notre véhicule pour récupérer nos bagages à main et nous nous présentons au palocrociere.

Nous sommes dans les derniers, donc pas d’attente ! Le système d’enregistrement est aisé et pratique. On nous prend même l’empreinte de la CB de suite. Ma femme prend le temps d’acheter, à la boutique du port, un fond de teint, car elle vivait un épouvantable drame depuis qu’elle s’est aperçu (ce matin) que le sien était resté à la maison !lol !

Ce qui est rassurant, c’est qu’on oublie toujours qq chose, donc ça y est, c’est fait !

Bon, après la traditionnelle photo, nous montons à bord du Magnifica, et un employé nous mène à notre cabine (un bon point pour MSC) au pont 8 ou nous retrouvons nos valises.

Nous nous installons dans cette cabine très jolie et très fonctionnelle et montons au pont supérieur pour voir le départ qui, de Venise, est exceptionnel.

On apprendra rapidement que l départ est différé d’une grosse heure…Zut et reZut !

Il fera nuit et on ne verra rien. On ne s’attarde pas et partons faire une visite sommaire de ce navire qui porte bien son nom ! Il est tout simplement somptueux !!Bien plus beau que tous les autres bateaux que nous avons pris jusque là.

C’est l’heure de l’apéro ! Direction le tiger bar. On achète un forfait pour cocktails sans alcool et un Ricard pour papa. Les forfaits sont à mes yeux moins intéressants que Costa et le prix des boissons sensiblement équivalents.

Allez, à la bouffe au resto l’edera. Je ne ferais pas le détail de chaque menu mais c’est à mes yeux largement en dessous de Costa tant sur la qualité des plats que sur leur présentation.

Certains plats ne sont pas bons. Et je le dis sans exagération.

Retour à la cabine ou un courrier m’indique que l’excursion que j’avais réservée est annulée faute de participants ! Je suis heureux….Je me rends vite au bureau des excursions pour trouver une solution. Et comme je veux à tout prix aller à Matera, on fera l’excursion avec les….italiens.

On finira la journée par le spectacle fort sympathique et original.

Dodo !

DIMANCHE 24 OCT

Lever 8H. Direction le restaurant edera pour le petit déjeuner. Le système n’est pas le même que sur Costa. Tout est servi à la place par les serveurs : boissons, viennoiseries, pain et le moindre morceau de fromage est à commander sur la carte. C’est long, trop long. Dorénavant, on ira à la cafeteria.

RDV à 10H pour l’excursion des Sassi de Matera. Excursion avec les italiens, nous sommes 17. Ah, j ai oublié, on a une heure de retard. L’escale sera donc de 11H à 16H.

Et pour les 17, nous avons un superbe minibus dernier cri. D’ailleurs le jeune chauffeur ne maitrise pas trop la clim ni la radio. Nous parcourons les 65 kms séparant Bari de Matera avec des paysages bien ternes. Une guide locale nous récupère au pied du bus et nous démarrons notre ballade à pied dans les typiques ruelles. Nous visiterons un

superbe sasso et une église rupestre. C’est vraiment impressionnant !

Le seul hic, c’est qu’au bout d’une heure, tout le monde au bus pour retourner à Bari.

On sera au pied du bateau �� 14H30 pour un départ à 16H.Même pas un tour panoramique pour avoir un aperçu de Bari. Frustrant, vraiment frustrant !

Du coup, ça nous laisse le temps de nous restaurer à la cafeteria.

Qualité des plats sensiblement identique à Costa.

Par contre, beaucoup de produits typiques des croisières italiennes (jambon, fromage, pain, pizza, saucisson etc…) sont d’une qualité nettement inferieurs.

Retour en cabine ou un courrier nous indique que nous changeons de resto et dinerons désormais au quadri venti.En fait, on sera situé dans un endroit moins bruyant.

Nous passons une douce soirée avant d’aller au lit (à noter un très bon spectacle !!)

LUNDI 25 oct.

Lever 8h. Le temps est maussade. Le site aussi puisque il s’agit de katakolon.

Nous n’irons pas à Olympie car déjà vu il y a 3 ans. Nous irons faire un tour vers 10H sous un léger crachin. La visite se résumera à celle de la petite église et à deux boutiques pour acheter une ceinture Diesel et une Gucci pour 9 euros. Sacrée affaire !!lol

Retour au bateau à 11H30, repas au resto, devoirs scolaires pour jujub, cinéma 4D, cafés.

Par contre, il y a énormément de vent et ça bouge. Madame craint, aie ! Je lui donne 2 mercalm et croise les doigts car ce soir, soirée de gala.

Finalement, maman est apte. Oui apte, car la soirée de gala est un vrai parcours du combattant ! Ca commence par un repas digne du flunch, ça se poursuit par un cocktail dans le grand bar ou on regrette vivement le prosecco de costa ! Pouah…infect, pourtant j’aime bien boire un bon canon. Fin du « cauchemar » (tout ceci est très relatif, hein) avec un spectacle, malgré de très bons décors, qui donnerait sommeil à toute une armée.

Au lit…

MARDI 26 oct.

Lever 7H00 pour descendre à terre à 9H00. Le plat du jour se nomme Izmir. Nous emprunterons le « vapur », arpenterons dans tous les sens le bazar autour de la mosquée, boirons un thé bien sympa dans un caravansérail et avalerons un très bon kebab au restaurant guven.Nous reviendrons au bateau en traversant kulturpark et le quartier d’alsancak.

Apres une bonne sieste réparatrice, un moment de détente au soleil qui est aujourd’hui revenu, un apéro nous mène au tant attendu diner.

Eh bien ce soir, ce n’était pas mauvais !!

Par contre, très bon point à MSC pour le gouter avec des gâteaux et des biscuits de très bonne qualité !

Allez, je vais quitter ce récit pour aller au spectacle, me coucher bonne heure car demain, c’est le clou du voyage : ISTANBUL !!!

MERCREDI 27 OCT

Réveil 6H00, douche, petit dej, sortir jujub du lit pour être prêt au départ à 7H30. Faut être à l’heure car le programme est chargé ! Pourtant on restera bloqué 20 minutes avant de pouvoir quitter le bateau. Pourquoi ?je ne sais pas.

Autre mauvaise surprise, le temps ! Très maussade ! On sort du port et en moins de 5 minutes, nous sommes dans le tramway direction sultanhamet.

On sort du tram, il pleut aie !! On achète un parapluie pour jujub.On se dirige vers l’hippodrome, admirons les obélisques et approchons de la mosquée bleue.

Là, il se met à tomber des cordes, et nous nous dépêchons d’entrer dans la mosquée après avoir ôter nos chaussures. L’intérieur est éblouissant ! C’est vraiment de toute beauté !

Quand, nous ressortons, il ne pleut plus, et j’en profite pour la mitrailler sous chaque angle.

Allez, direction topkapi.Il n’y a pas encore foule. On file rapidement vers le harem car il n’y a personne aux guichets. Munis des précieux sésames, nous commençons la visite de ces nombreuses pièces toutes plus éblouissantes les unes que les autres ! C’est vraiment superbe !

C’est le truc à ne pas rater à topkapi.

Vu qu’il n’y a toujours pas trop de monde, on fonce au trésor. Les objets sont incroyablement beaux, d’une richesse phénoménale ! On en ressort abasourdis. Notre visite continuera par le pavillon des reliques saintes, l’arz odasi, la bibliotheque, sunnet odasi, le superbe bagdat kosku et kubealti. Il y a maintenant un monde incroyable et étouffant.

Ca fait 2H30 que nous sommes là, il est temps d’y aller. Un conseil, venez dès l’ouverture car après c’est une fourmilière. Fallait voir le monde aux guichets quand nous sommes partis !

Prochaine étape, la sainte Sophie ! On attend 15 min avant de pouvoir acheter nos billets et d’y pénétrer. Encore une fois, nous ne sommes pas déçus, c’est beau, très très beau.

On se sent vraiment tout petit dans cet immense édifice.

On traverse la rue et voilà l’entrée de la citerne basilique que certains appellent palais englouti. La visite est rapide et indispensable selon moi. On ne peut le comparer à aucun autre monument. C’est complètement irréel et envoutant. Ca correspond tout à fait à l’image que j’avais de l’orient, étant enfant.

C’est presque 13H30 et on a faim. On s’installe dans une petite gargote conseillée par le routard. Boulettes de viande, brochettes d’agneau et salades sont au programme de notre repas. C’est simple, bon et pas cher.

On reprend le tram jusqu’à beyazit pour aller au grand bazar. On y restera une heure et on prendra beaucoup de plaisir à arpenter les allées multicolores. Les gens sont très charmants et accueillants. Nous y achèterons une très jolie lampe digne d’Aladin.

Allez, on reprend le tram pour eminonu et la dernière étape de notre journée : le bazar egyptien.Là aussi, c’est très agréable et coloré ! On craquera pour des loukoums artisanaux qu’un chaland nous aura gentiment fait gouter.

En ressortant, nous sommes devant la mosquée neuve et c’est l’heure de l’appel à la prière. La voix du muezzin nous transporte encore un peu plus dans cet Orient si accueillant. Il est déjà 16H00, vite il faut rentrer. Nous entamons la traversée du pont de Galata, nous faisant passer en quelques minutes d’un continent à l’autre, balayé par les vents, occupé par les pécheurs et survolé par les mouettes. Extra !!

Vous l’aurez compris, cette journée à Istanbul aura été mémorable. Nous avons fait le choix de voir (ou de survoler) un maximum de choses plutôt que de se consacrer pleinement à un ou deux endroits. Ca fera surement bondir les esthètes, mais on s’en fout !

Ce qui est sur, c’est que cet avant gout nous fera revenir ici.

Allez, retour sur le navire ou on se dirige vers le buffet pour boire un thé bien chaud et avaler quelques douceurs. On savourera le départ d’Istanbul du pont supérieur, hypnotisé par la magnificence de tous ses monuments s’érigeant majestueusement devant nos yeux.

Douche, apéro, diner et spectacle clôtureront cette fantastique journée.

JEUDI 28 oct.

Journée en mer. Grasse matinée jusqu’à 9H00 et petit dej en cabine. Sympa.

Matinée studieuse pour jujub qui avance dans ses devoirs pendant que papa et maman se prélassent au soleil à l’arrière du bateau. Repas au restaurant.

A deux jours de la fin de cette croisière, petit point d’étape sur MSC.

Je l’ai déjà dit, le bateau est magnifique. C’est indiscutable. Il est bien évidemment très confortable, hormis le fait que la cabine « grince » énormément quand le bateau bouge.

L’organisation est correcte (malgré le non respect des heures de départs) On sent que les gens de cette compagnie sont des pros qui connaissent leurs jobs.

Le personnel est très discret, pour exemple, on a vu notre garçon de cabine que ce matin car il nous a apporté le petit dej. Il y a beaucoup plus de personnel européen que sur Costa. D’ailleurs ça se ressent au niveau de l’amabilité. Il y a des leçons à recevoir de la part du personnel d’Asie du sud-est toujours serviable et souriant.

Nous n’avons pas essayé le spa, ni les piscines et jacuzzis (trop froid pour des nissarts !)

Par contre, je trouve qu’il y a peu d’activité organisée (jeu etc.…) mais ça ne me gène pas car suis pas fan.

Concernant les spectacles, ils sont quasiment tous effectués, pour l’instant, par la troupe MSC.

Les décors sont superbes, les artistes également (mention au couple espagnol, à la jeune chinoise et aux gymnastes russes) hormis les chanteurs « stars » aux voix de casserole essayant de chanter des trucs que personnes n’a jamais entendu en se prenant pour Lisa Minnelli et Franck Sinatra. Ils arrivent tout de même à endormir une salle entière. Sacrée performance !

La grande différence avec Costa concerne la nourriture (et même les cocktails) et la présentation des plats. Même si depuis 3 jours, je trouve que ça s’est nettement amélioré.

Les produits sont de moins bonne qualité, les choix bien moindres et les plats mois bien cuisinés.

Attention, ce n’est peut-être pas une généralité. Je me rappelle avoir très mal mangé aussi sur un Costa en 2006.

En tout cas, ça tendrait à expliqué la différence de tarif entre les 2 compagnies italiennes.

Perso, je préfère mieux manger et payer un peu plus.

Vendredi 29

Le temps est superbe et ça fait plaisir.Du coup l’arrivée sur Dubrovnik est très jolie.

La matinée sera consacrée au farniente après un solide petit déjeuner.

A midi on grignote rapidement car on débarque à 12h30.Bizarre car le programme annonçait 11h30.Mais bon, MSC n’a pas l’air très à cheval avec les horaires !

On a décidé de ne pas prendre les navettes MSC pour rejoindre la vielle ville (c’est relativement loin) car à 10 euros la navette c’est vraiment du vol.Ce sera donc taxi.

Le débarquement est un véritable bordel car tout le monde se présente au même point de sortie car il n’y en a qu’un ! Mais ça se passera bien car les gens sont civilisés et il n’y a pas de bousculade.

Ca y est, on est dehors et pas de taxi en vue, aie.On sort vite du port et là, il y en a.

Le chauffeur est très sympa (contrairement au retour) et ça nous coûte 9 euros !!

Et on n’est pas dans la cohue des navettes.

Nous voilà devant la porte pile pour revisiter la ville.10ans après, on est passé d’une ville musée à une ville centre commerciale.

C’est heureusement toujours très beau.

Nous visiterons les monastères dominicains et franciscains (pas mal du tout) et la cathédrale (bof). On ira également dans des ruelles vides de touristes et c’était très agréable.

Il est maintenant l’heure de rentrer et de grignoter quelques sucreries accompagnées d’un thé à la cafétéria Sahara.

Après, faudra commencer les valises..snif…

On passera une très bonne dernière soirée avec le classique numéro de ventriloque qui fera hurler (le mot est faible) de rire notre jujub.

Un dernier verre et voilà, c’est fini…

Samedi 30 Oct

La classique matinée de débarquement qu’aucun croisiériste n’aime.

Juste un mot pour dire que c’était très bien organisé.

Nous resterons encore à Venise jusqu’à lundi midi pour profiter une énième fois de la féerie de la cité des doges avant un retour épique sur Nice du aux épouvantables conditions météo.

Conclusion

Une croisière reste pour nous un moment exceptionnel ; c’est d’ailleurs pour ça qu’on continue à en faire.

Mais comme c’était notre première avec MSC, évidemment les comparaisons sont inévitables.

Perso, je préfère Costa qui reste à mon sens un ton au dessus, mais pour autant je ne dénigre pas MSC qui offre un rapport qualité prix très intéressant.MSC est même meilleure que Costa sur certains points (au vu de cette croisière, je précise)

A itinéraire identique, je choisirais Costa, pour autant je reprendrais MSC si le parcours à une date souhaitée nous intéresse.

D’ailleurs on part en juillet sur le Magica faire les 7 capitales et en octobre sur l’orchestra pour lisbonne et cadix.

A bientôt, pour de nouvelles aventures !!!!
Partir travailler en Angleterre début 2011 English translation pending
by Jessbb · 2010-10-27 · 32 replies
Bonjour à tous, 🙂

Je m'appelle Jessica et je souhaiterai partir début 2011 en angleterre pour y travailler quelques mois et pour améliorer mon anglais. Je sais que c'est un sujet très banal qui revient souvent sur ce site mais je me pose tout un tas de questions qui reste sans réponses... J'ai vu qu'il existe plusieurs "agences" qui proposent de trouver un emploi et un logement dans le pays voulu contre rémunérations, mais je me demande si cela est éfficace vu les coûts élevés des tarifs demandés... un site en particulier a retenu mon attention, il s'agit de "Spice up your career" ils demandent 700€ payable en 3 fois mais je n'ai trouvé aucun commentaire sur tous les forums que j'ai consulté. J'ai peur que ce soit une arnaque, je me suis déjà faite avoir sur Internet . Quelqu'un peut-il me renseigner sur cette agence ? est-elle sérieuse ? Bien sûr je préfererai partir toute seule, par moi-même, et trouver un boulo et un appart' une fois sur place mais apparement il devient de plus en plus difficile de trouver des petits boulots en ce moment (concurrence des pays de l'Est qui seraient payé 1.50€ de l'heure ?!?) du coup j'hésite... et le temps continu de passer... Je suis vraiment très motivée, j'ai des petites expériences en ménage ou à l'usine, Mac Do, ce genre de trucs Mais mon anglais est vraiment moyen et je craint de pas pouvoir me faire comprendre sur place. Je voulais avoir aussi votre opinion sur le Centre Charles Péguy à Londres qui aiderait les français sur place mais qui ne sont pas joingnable depuis la France. Je vous remercie d'avance pour vos réponses 😉
Mali: les médias en rajoutent... English translation pending
by Wordmacadam · 2010-10-18 · 108 replies
A "" lire"".

Je suis en accord avec cet article.

L'insécurité est bien moins importante au Mali qu'en France.
Territoires palestiniens: une autre réalité English translation pending
by Olivierfree · 2010-10-10 · 10 replies
J'ai passé une semaine à Jérusalem, ville extraordinaire dont je recommande absolument la visite.. Au-delà de la vieille ville et de ses monuments multi-millénaires, la situation politique dans les Territoires palestiniens ne peut pas (et ne devrait pas) être ignorée. Je vous conseille vivement les excursions proposées au départ du Jérusalem Hotel http://www.jrshotel.com , situé tout près de la porte de Damas.

Les visites se font en petit groupe et en anglais, tous les jours (programme: http://www.alternativetours.ps/). C'est un énorme choc, une grande claque qui marquera à vie votre conscience d'Homme.

Vous verrez de vos propres yeux le mur de la honte, l'expansion des colonies, les effets de la politique de "slow transfer" destinée à isoler puis à rendre invivables les territoires occupés, l'humiliation de la population (ville coupée en 2 comme Hébron, camps de réfugiés, maisons détruites, familles expulsées vivant dans la rue au pied de leur maison occupée), la discrimination arbitraire (check-point), l'appropriation des ressources aquifères, etc...

Quelques soit vos inclinaisons politiques, plus rien se sera comme avant.
Comportement des vietnamiens? English translation pending
by Pierreclovis · 2010-10-06 · 110 replies
Je serai en Asie dans quelques semaines. Je voudrais passer par Hanoi et Dien Bien Phu. Pourtant, j'hésite. J'ai déjà beaucoup voyagé, par le passé, au Laos où j'ai régulièrement rencontré des touristes de retour du Vietnam...presque tous se disaient dégoûtés par le comportement arnaqueur, agressif et méprisant des vietnamiens. Désolé pour les termes utilisés mais ce sont ceux que j'ai entendus. Des amis asiatiques laotiens, chinois rencontrés à Bruxelles ne sont pas plus tendres à l'égard des vietnamiens. Quelques très rares commentaires différents plus enthousiastes...mais provenant soit de gens ayant un parcours professionnel dans le pays soit ayant fait un trajet hors sentiers touristiques; or, Hanoi et Dien Bien Phu sont sûrement très touristiques...les habitants du nord ayant encore plus mauvaise réputation que ceux du nord. Je me dis que c'est pas possible; les vietnamiens que j'ai pu rencontrer en Belgique étant souvent particulièrement instruits. Quelqu'un pourrait-il m'expliquer ? Merci.

Pierreclovis

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