Results for "Couvent+et+Dubrovnik+|+123+>+204"
21912 results found.
Vos expériences de WWOOFing en Argentine? English translation pending
Bonjour,
j'aurais aimé savoir si il y avait du monde qui avait expérimenter le wwoofing dans ce pays, et si oui, quelles fermes ?
Je vais y travailler un mois durant juillet mais je ne sais pas quelle ferme choisir.
Merci beaucoup
Nicolas
j'aurais aimé savoir si il y avait du monde qui avait expérimenter le wwoofing dans ce pays, et si oui, quelles fermes ?
Je vais y travailler un mois durant juillet mais je ne sais pas quelle ferme choisir.
Merci beaucoup
Nicolas
Désespérée par les prévisions météo en République Dominicaine English translation pending
Bonjour,
D'un naturel joyeux, je suis au fond du gouffre....Pour nos 40 ans on nous a donné de l'argent pour faire un voyage et nous avons choisi punta cana....Alors pour nous tout est une premiere....1ere fois dans un avion 1ere fois en tout inclus 1ere fois les plages paradisiaques baignées de soleil....C'est la que ca se gatte....Les prévisions sont catastrophiques.....je ne trouve que des gens qui sont mécontents de XLF (c'est la compagnie avec laquelle nous partons) Je n ai pas vraiment une taille manequin et j'étouffe dès que je ne sens serrée alors ca ne va pas aller du tout....
Je suis triste de partir j'ai peur de tout l'avion la météo avoir mis autant d'argent dans un voyage qui devait nous appoeter du bonheur et etre aussi malheureuse de partir ..... Quelqun peut me rassurer?? j AI HONTE D4ETRE AUSSI TRISTE ALORS QUE JE M4APPRETE 0 FAIRE CE VOYAGE... nOUS PARTONS VENDREDI 6
merci d'avoir prit le temps de me lire.....😕
merci d'avoir prit le temps de me lire.....😕
Partir vivre au Sénégal English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis dans une situation délicate et aurais besoin de vos lumières, t surtout de vos expériences ! Ma petite famille (un ptit bout de 3 ans et un autre en cours), et moi meme, subissons de plein fouet cette bonne vieille crise économique...nous sommes installés en Italie, en Toscane, et devons fermer notre entreprise qui ne dégage lus suffisamment de bénéfices et nous coute des sous !! Mon mari à 40 ans, pas de diplome...moi je suis enceinte et donc bonne à rien 😛, et nous sommes dos au mur....nous avons pensé à différentes solutions, et l'une d'entre elle serait de partir vivre à l'étranger, dans un pays tel que le Sénégal...j'ai vu que Saly parraissait etre une station sympa ? Je sollicite donc votre gentillesse en voulant bien me donner le maximum d'infos sur le coin, voire me suggérer d'autres pays ! Pour ceux qui me conseilleraient de partir avant sur place me rendre compte, je ne le peux pas, il sagit d'une situation d'urgence t nous devons prendre des décisions rapidemment ... Pour ceux qui connaissent bien l'endroit, merci de me dire si le cout de la vie y est rellement moins cher qu'en France ou Italie, si le pays est suffiament développé au niveau sanitaire, y a t-il rellement des problemes de tourise sexuel, d'arnaques (plus qu'ailleurs ??), les locaux ne sont ils pas racistes envers les europeens ? Bref, tout ce que vous pourrez m'apprendre je prends !
Merci par avance de me consacrer un peu de votre temps....
Je suis dans une situation délicate et aurais besoin de vos lumières, t surtout de vos expériences ! Ma petite famille (un ptit bout de 3 ans et un autre en cours), et moi meme, subissons de plein fouet cette bonne vieille crise économique...nous sommes installés en Italie, en Toscane, et devons fermer notre entreprise qui ne dégage lus suffisamment de bénéfices et nous coute des sous !! Mon mari à 40 ans, pas de diplome...moi je suis enceinte et donc bonne à rien 😛, et nous sommes dos au mur....nous avons pensé à différentes solutions, et l'une d'entre elle serait de partir vivre à l'étranger, dans un pays tel que le Sénégal...j'ai vu que Saly parraissait etre une station sympa ? Je sollicite donc votre gentillesse en voulant bien me donner le maximum d'infos sur le coin, voire me suggérer d'autres pays ! Pour ceux qui me conseilleraient de partir avant sur place me rendre compte, je ne le peux pas, il sagit d'une situation d'urgence t nous devons prendre des décisions rapidemment ... Pour ceux qui connaissent bien l'endroit, merci de me dire si le cout de la vie y est rellement moins cher qu'en France ou Italie, si le pays est suffiament développé au niveau sanitaire, y a t-il rellement des problemes de tourise sexuel, d'arnaques (plus qu'ailleurs ??), les locaux ne sont ils pas racistes envers les europeens ? Bref, tout ce que vous pourrez m'apprendre je prends !
Merci par avance de me consacrer un peu de votre temps....
Cherche ONG qui s'occupe des enfants à Madagascar English translation pending
Bonjour à tous,
Nous sommes un jeune couple de Belge de 25 et 24ans. Nous déirons partir pour Madagascar fin de l'année 2009, nous aimerions trouver une ong qui s'occupe des enfants, ma compagne est institutrice maternelle (3 à 6ans) et moi je suis indépendant dans le batîment. La durée de notre séjour serais de 1 à 2ans, pourrait-on avoir de plus amples renseignements sur le sujet, merci
Nous sommes un jeune couple de Belge de 25 et 24ans. Nous déirons partir pour Madagascar fin de l'année 2009, nous aimerions trouver une ong qui s'occupe des enfants, ma compagne est institutrice maternelle (3 à 6ans) et moi je suis indépendant dans le batîment. La durée de notre séjour serais de 1 à 2ans, pourrait-on avoir de plus amples renseignements sur le sujet, merci
Météo au Nord du Chili en janvier 2009? English translation pending
Bonjour,
nous partons au Chili 3 semaines en janvier prochain.
Nous voulions faire une excursion au salar de Uyuni depuis San Pedro de Atacama mais on nous l'a déconseillé à cause de l'hiver Bolivien. Même chose pour le Parc National Lauca. 😠
Nous sommes un peu déçus de ces nouvelles parce que nous nous réjouissions d'aller voir ces deux endroits.
Est-ce que quelqu'un en sait plus sur le climat dans le grand nord ou est déjà allé la-bas en janvier? Est-ce qu'il y a au moins une de ces 2 régions qui est visitable en janvier?
Merci de vos réponses!
Nous voulions faire une excursion au salar de Uyuni depuis San Pedro de Atacama mais on nous l'a déconseillé à cause de l'hiver Bolivien. Même chose pour le Parc National Lauca. 😠
Nous sommes un peu déçus de ces nouvelles parce que nous nous réjouissions d'aller voir ces deux endroits.
Est-ce que quelqu'un en sait plus sur le climat dans le grand nord ou est déjà allé la-bas en janvier? Est-ce qu'il y a au moins une de ces 2 régions qui est visitable en janvier?
Merci de vos réponses!
Recherche d'un emploi à Miami English translation pending
Bonjour à tous,
Je vous écris ce message non pas dans le but d'obtenir des conseils pour un voyage, mais pour obtenir de l'aide pour trouver un emploi à Miami. Ce n'est pas pour moi car je viens de trouver un poste, mais pour mon amie. Nous souhaitons partir début Janvier. Son domaine d'activité est la communication, et tout ce qui tourne autour de l'évènementiel. Elle a un bac+4, obtenu dans une très bonne école française, l'ISCOM. Elle parle anglais couramment, ayant déjà travaillé 6 mois en Australie. Cela fait deux mois que nous recherchons pour elle, mais tous les retours sont négatifs. Si l'un d'entre vous a la moindre piste, nous accepterions avec joie vos conseils.
Merci d'avance,
Cédric
Je vous écris ce message non pas dans le but d'obtenir des conseils pour un voyage, mais pour obtenir de l'aide pour trouver un emploi à Miami. Ce n'est pas pour moi car je viens de trouver un poste, mais pour mon amie. Nous souhaitons partir début Janvier. Son domaine d'activité est la communication, et tout ce qui tourne autour de l'évènementiel. Elle a un bac+4, obtenu dans une très bonne école française, l'ISCOM. Elle parle anglais couramment, ayant déjà travaillé 6 mois en Australie. Cela fait deux mois que nous recherchons pour elle, mais tous les retours sont négatifs. Si l'un d'entre vous a la moindre piste, nous accepterions avec joie vos conseils.
Merci d'avance,
Cédric
Bienvenue au Pays du sourire, un bout de route qui date: Laos et Cambodge en février 2002 English translation pending
Bienvenue au pays du sourire !
13/01/2002
Ce voyage commence par une étape à Hanoï, d’où part notre correspondance pour Vientiane le lendemain.
Un charmant petit hôtel (d’état) nous accueille, sur la route principale de l’aéroport. Les seuls souvenirs que j’en conserve c’est que les services d’immigration du Viet Nam conservent les passeports des passagers en transit, que cet endroit est le royaume du klaxon, et que je vis mes premiers et habituels soucis gastriques.
14/01/2002 Premières impressions, la dolce vita de Vientiane ! Cette petite capitale possède un air de province : ses habitants montrent une certaine nonchalance (qui nous gagne!) et ne contient que 130 000 habitants. Il fait bon se promener sur les berges du Mékong, où des vendeurs de brochettes, de riz, de boissons s'installent à la tombée du jour, et admirer le coucher de soleil sur le fleuve mythique. C'est magnifique, avec les pécheurs sur leurs barques. Sur l'autre rive c'est la Thaïlande. Les jeunes laos (et laotiennes!) circulent en 2 roues. Subtil mélange de traditions et de modernité, sans complexe : jupes longues ornés de motifs traditionnels pour les femmes, avec casques de moto et portable !! Mais les laos sont moins « méridionaux » que les birmans ! Ils n'interpellent pas les touristes en pleine rue, avec charme et spontanéité. Les portails sont toujours ouverts à Vientiane et pèle mèle dans la rue on trouve des bonzes en robe orange, des chats, des chiens, des papillons, des routards.... Adresse à noter à Vientiane avant de s'enfoncer dans le Laos profond : le restaurant Nazim, de la communauté tamoule, sur le quai Fa Gnum. Correct.
15/01/2002 le Vat Sisaket : c'est le seul stupa intact à Vientiane, qui a échappé à la mise à sac par les Siam dans les années 18.... J'ai malheureusement encore trop à l'esprit les splendides pagodes birmanes et la dévotion installée autour.
Le Vat That Luang : c'est un très joli stupa doré, à la magnifique charpente et entouré d'un cloître. La ville est parsemée de pagodes et de monastères (reconstruits). Sékwassa un vat ?? le vat désigne l'enceinte où résident les moines bouddhistes. À éviter : l'expérience du massage à Vientiane (et peut être dans tout le Laos?). J'ai failli me faire broyer les os au Mixay Massages. Je vous rassure de suite, le massage n'a rien eu de tendancieux ou d'ambigü! C'était médical au possible !
à essayer le soir sur les berges du Mékong : les petits restaurants improvisés (à la condition de pouvoir vérifier que la nourriture est soit archi chimique, soit bien cuite), et les paillotes sur pilotis. Je me suis laissée tenter par un Tom Yam aux poissons du Mékong : traduction soupe épicée aux champignons, écorces de citrons, végétaux divers, le tout cuit avec des tronçons de poissons. J'ai vainement cherché l'extincteur, car j'ai immédiatement pris feu ! On peut se contenter de brochettes de boeuf ou du riz gluant ! Eric a été bien plus malin. Penser aussi à se couvrir la nuque, les bras et les jambes en dépit de la chaleur : les hordes de moustiques du Mékong vous attendent avec impatience. Et ceux-là vous transmettent le paludisme de souche 3 (dixit l'institut Pasteur !! ça m'avait fait rire).
16/01/2002 Trajet vers le Nord, et Lung Phra Bang. Il faut compter 9 heures de bus, et donc prévoir un départ tôt le matin si possible avant 7 heures. L'architecture de la banlieue de Vientiane est moche et complètement hétéroclite. Puis les rizières forment le principal paysage, jusqu'au district de Vang Vieng : c'est un long village au bord d'une rivière, bordé par des collines verdoyantes. On traverse ensuite le « fameux » district de Kasi (très décrié par le Ministère des affaires étrangères en France, avec de nombreuses mises en garde). Le paysage qui s'étend est formé par des montagnes immenses en pain de sucre. Au bord des routes, une végétation luxuriante de bananiers et de flamboyants. Certains endroits sont visiblement reboisés !! Les villages traversés sont faits de bois ou de bambous, sur pilotis, pour les périodes de mousson. Les enfants courent le long de la nationale, parfois à poil ! Sur quelques maisons au toit de chaume on aperçoit de paraboles!!
Luang Phra Bang On y parvient après plus de 10 heures de bus. Malgré les conditions un peu pénibles, les voyageurs laos du bus et le chauffeur montrent une grande gentillesse. Arrivés à Luang Phra Bang, il vaut mieux chercher d'autres touristes et se grouper pour aller vers les petits hôtels. Les réservations ne sont pas respectées. Les laos sont affables, mais devant les entourloupes sur les trajets ou les hôtels, il faut se montrer ferme.
17/01/2002 Luang Phra bang
La literie du VANIDA GH n'est pas au top, mais la maison et l'ameublement ont un certain cachet.
À voir : l'aumône quotidienne des moines en procession dans la rue principale. Il faut se lever à 5h30 et le défilé est magique. Un petit lao qui vend du riz gluant dans des feuilles de bananier m'échange une portion contre mon berlingot de lait concentré sucré. Il est ravi ! Visiblement il connaissait le contenu du berlingot ! Beaucoup de touristes donnent des offrandes aux moines. Attention les moines ne peuvent rien prendre de la main d'une femme.
Toutes les matinées, la ville de LPB se cache dans un brouillard épais et humide, où la température n'excède pas 20°C. Parfois le fameux crachin tonkinois suit ce brouillard. Puis vers midi le ciel se dégage et la chaleur arrive.
L'essentiel de la ville de LPB se situe sur une presqu'île, mais il est intéressant de s'enfoncer dans les petits faubourgs histoire de s'imprégner de la vie un peu plus authentique des laos. Je me doute bien que la presqu'île doit constituer un peu leur « Montmartre ». Dans toute la ville se succèdent de magnifiques pagodes, habitées et entretenues par les moines. Le site entier est classé au patrimoine mondial par l'Unesco. Les moines sont beaux, ils ont l'air doux, et heureux. Un chouette artisanat est aussi à découvrir au gré des rues.
La grotte des buddhas cassés de pak Ou : C'est l'occasion d'une splendide promenade en pirogue sur la rivière Nam Ou. Le mieux est encore de se grouper à plusieurs touristes, pour faire baisser un peu le prix de l'aller-retour, sauf si bien sur on ne souhaite pas renoncer à une totale tranquillité. Le hic : avant l'arrivée à la grotte, la pirogue fait halte dans un village qui a tout du supermarché à touristes, avec parcours imposé devant les échoppes de textiles et bijoux.
Pak Ou : le site consiste en l'amas de statuettes de buddha endommagées, dans deux grottes auxquelles on accède par de beaux escaliers. Ils sont entreposés là mais plus dignes d'être vénérés. On peut tout de même faire sa petite offrande. La lampe de poche est bien utile dans la seconde grotte qui est très sombre.
18/01/2002 Le départ vers Pakbeng : (vers le nord ouest) Une pirogue part chaque matin de la plage, entre 8h30 et 8h45. Les routards, les sacs, les laos s'entassent au fond de la pirogue à moteur. Pour les laos, cette saison est l'hiver, ils sont tous emmitouflés et encapuchonnés en particulier les enfants aux bouilles adorables. Certains portent même des gants de ski !! Le moteur fait un bruit d'enfer. Des engins appelés speed-boat naviguent également sur le Mékong. Ca ressemble à peu près à ça : une coque de pirogue traditionnelle sur laquelle est monté des moteurs superpuissants, qui font un boucan digne de la formule 1. La vitesse les transforme en bombes potentielles. Les occupants du speed-boat m'évoquent les playmobils, avec leurs casques et gilets de sauvetage.
Aujourd'hui la navigation sur le Mékong possède quelque chose de magique : les européens et les laos sont entassés sur un bateau qui remonte le fleuve; l'eau est vivante et certains passages sont rapides, entre de gros rochers et des bancs de sable, le tout entouré d'une végétation orgiaque. Une brume épaisse recouvre la forêt et l'eau marron du Mékong.
La vie des villages est organisée autour des arrêts des pirogues sur les berges. Je fais des échanges de berlingots de lait et d'échantillons de parfum. Passé midi, la brume se lève : on découvre d'autres pirogues, des potagers, des troupeaux de buffles, des cabanes. Devant, près de la cabine de pilotage, les laos qui accompagnent un moine ont installé une tablette en rotin rose et joliment décorée. Ils déjeunent tranquillement. De temps à autres, au gré du courant, le bateau s'agite.
Pakbeng : Le village consiste en une rue unique mais animée, où les petits commerces sont éclairés le soir à la bougie. Un générateur électrique permet tout de même au village de disposer du courant entre 18h30 et 22h30. Les restaurants et les GH du coin ont une ambiance très routards anglo-saxons avec guitare. Mais nous nous retrouvons dans l'exception ! Nous choisissons une chambre avec SDB et eau (froide bien sur) et terrasse magnifique sur le Mékong, au SALIKA GH (la plus belle de Pakbeng) et ce pour la somme astronomique de 10 USD. La piaule est impeccable. Il y a même une lampe pour le matin, quelle délicate attention ! Depuis quelques jours nous partageons la route avec une routarde française établie à Londres. Nous lui offrons un dessert de choix extra-luxe au Laos : un mini-mars.
19/01/2002 Le bateau du retour vers LPB :
C'est de bonne heure que nous repartons de Pakbeng, mais cette pirogue n'a été louée que par des touristes occidentaux, principalement anglo-saxons. L'ambiance n'est pas la même. Trois jeunes têtes brûlées d'israéliens sont du voyage. Ils se montrent assez exubérants ; la pirogue fait un arrêt de 10 mn sur le rivage : ils laissent derrière eux un amas de canettes au bord du Mékong. La pirogue démarre difficilement après quelques tours de manivelle et un nuage de fumée opaque. La redescente est juste ponctuée par la découverte d'une grosse araignée jaune qui laisse les touristes dans l'effroi car elle s'est réfugiée sous des planches. Séquence peur : Eric choisit de voyager sur le toit de la pirogue et je ne suis pas du tout rassurée, surtout lorsque l'embarcation traverse des zones de remous et de forts courants.
20/01/2002 Luang Phra Bang Je profite du marché pour me faire tailler un pantalon sur mesure, bleu et doré, orné de motifs à éléphants, pour l'équivalent de 60 Francs.
Luang Phra bang est écrasée par la chaleur ; on se réfugie dans la magnifique pagode vat Xieng Thong : elle se compose de plusieurs sanctuaires. Prévoir un droit d'entrée. Certains petits vats sont recouverts de mosaïque rouge et bleue, représentant des scènes de la vie du Buddha ou prince Siddharta Gautama. On en prend plein les yeux, cet art est magnifique. Je craque en particulier pour la grande mosaïque représentant l'arbre de vie. Un petit vat sert de remise où sont entreposés des buddhas debout les mains tendues vers le sol dans un geste très gracieux (la position dite de la pluie). On aperçoit aussi quelques pièces et billets de l'époque coloniale, des bas-reliefs, et au milieu un dragon monté sur des essieux de voiture formant ainsi un char. L'ambiance de cet Vat Xieng thong est paisible. Des enfants s'amusent sur leurs vélos, d'autres escaladent des arbres ou font fuir les poules.
Une musique nous attire un peu + loin : celle des percussions que font les bonzes sur leurs gongs et cymbales, touchante, harmonieuse et envoûtante. Certains moines s'occupent d'enfants en leur témoignant beaucoup de patience.
A faire à la fin de la journée, en dépit du côté « rendez vous des touristes » : on escalade le Vat Tham Phu Si qui domine la ville pour y admirer le coucher du soleil. L'endroit est rempli de touristes, c'est pas génial pour les photos, dans le viseur, on trouve des arbres ou des poteaux électriques !! Mais le coin donne un joli aperçu de la presqu'île. Prévoir un droit d'entrée, un peu cher pour ce que c'est. Personne ne pense à prendre le chemin du retour de l'autre côté du vat, où l'on peut admirer un joli buddha couché. Les paillottes du bord du mékong se disputent la clientèle de touristes. Ce n'est pas très authentique, mais ça a le mérite de présenter une bonne cuisine lao. Séquence frayeurs : en rentrant à l'hôtel, et en déposant les sacs à dos par terre, on découvre un petit bout de papier qui dépasse à l'extérieur d'un sac à dos : ce sont juste 3 billets de 100 USD qu'on avait planqué dans une lanière, de façon à éviter les vols par une fouille à l'intérieur du sac. Nous avons failli perdre ces 300 dollars, en prenant bêtement la décision de les cacher là et de les oublier !!! La douche de Vanida GH est dotée d'une installation électrique digne du 19ème siècle : des fils nus et des interrupteurs descellés sont dans la douche.
21/01/2002 Luang Phra Bang Certains touristes occidentaux pratiquent le Tai chi, dans les cours, ou près de vats; les laos ne connaissent pas cet art martial, le voir les rend hilares. A visiter : le Palais royal qui est devenu un musée depuis la déportation du prince héritier du Laos, vers une grotte au nord du pays où il périt avec le reste de sa famille. Cruel destin parfois que celui des princes ! Il laisse une bien belle demeure, avec tous ses meubles, son trône, ses statuettes de Buddha, ses costumes de prince, son gramophone et sa collection de disques. Je décide d'acheter de l'artisanat local sur le marché, ou bien de l'échanger parfois contre des petites fioles de parfum. On mange aussi sur le marché : des cuisinières proposent du bouillon de légumes, non épicé. J'ai juste le temps de faire signe avant qu'elles n'y versent de la viande crue. On passe la fin de la journée au Vat Aham, le soleil descend lentement, très loin de l'agitation occidentale. C'est aujourd'hui à cette heure, que je me suis sentie plongée dans le Laos profond : les enfants pédalent sur leurs vélos, les ados jouent au chinlon, sous le regard chaleureux et bienveillants des moines. Au bord de la route, toute une famille est rassemblée autour d'un feu où grillent quelques brochettes, à côté de leur étal.
22/01/2002 Retour à Vientiane, prévu à 6h du matin, en bus, au départ d'une gare routière quasi déserte. Au cours du trajet, je désespère devant le comportement parfois à la limite du mépris de certains touristes vis-à-vis des laos : un touriste scandinave laisse un sachet (visiblement sa poubelle) dans le bus en le quittant, pensant sans doute qu'un lao pourra bien le ramasser. Petite séquence frayeur (mais pas pour moi !!) :Le bus fait une halte dans un village du district de Vang vieng, où j'entreprends une petite marche histoire que mes jambes ne ressemblent pas à des poteaux électriques en arrivant à Vientiane. Devant une chaumière, deux femmes font la tambouille, entourée de jeunes enfants et d'un bébé. Je m'approche pour leur donner des berlingots de lait sucré. Dès qu'il me voit, le plus jeune des enfants crie d'effroi à ma vue et s'agrippe à sa mère !!
Séquence « un retraité français à Vientiane » : Nous arrivons à la Villa sisavad GH (pas la même qu'à notre arrivée au laos). Tong, le laotien à qui appartient la GH a visiblement vécu en France et parle très bien français. Tong fait quelques réparations de plomberie avant de nous laisser la chambre. Un français qui l'accompagne, la cinquantaine, un peu bedonnant, nous aborde pensant que nous sommes américains. Il est « jeune marié et expatrié » ici au Laos. Il a quitté la France après sa mise à la retraite de « CRS dans une banlieue paumée ». A écouter son discours désobligeant au possible sur son pays d'origine, j'en déduis qu'il est totalement inadapté à la France ; donc un pays tel que le Laos lui permet d'avoir la vie belle et facile d'un nabab, lorsqu'on est blanc. D'ailleurs il ne veut pas revenir en France, où sa famille « de souche » ne comprend pas cet exil ! Comme je le comprends : il vaut mieux vivre comme un prince au Laos que de se retrouver totalement paumé en France. Sa situation m'évoque le roman de G. Orwell, « une histoire birmane ».
23/01/2002 Vientiane On visite quelques vats, notamment le Pha Kew. Un petit tour amusant à la superette du quai Fa gnum appelée Minimart, où on trouve à peu près tout, y compris des cartes téléphoniques qui marchent !! Et qui permettent à Eric d'appeler la Corse pour rassurer sa petite famille.
Le marché du matin : il est situé sur l'avenue qui mène du Mékong au Patuxay, à droite. C'est une grande bâtisse, style usine, à 2 étages. C'est Le supermarché de Vientiane ! On y trouve quelques boutiques de fringues, de cosmétiques, de hifi et de produits ménagers, qu'on ne voit pas du tout en ville. On se traine du côté de l'artisanat lao, jupes, foulards, articles religieux bouddhistes, bois, bijoux en jade, montres, enfin des fournitures scolaires, des cosmétiques indiens, encore de la hifi japonaise et des perruques. Le 2ème étage, c'est surtout les sous vêtements, les tongues, Tshirts thaïs, et pompes en tous genres. A 16h30, nous décidons de profiter de la piscine de la villa sisavad GH. Nous trouvons un resto pour occidentaux, le Nam Phou, sur la place du même nom. La démarche reste exceptionnelle de notre part, bien moins authentique que le boui-boui lao ou la paillote, mais au moins on peut savourer des crudités-salade sans trop de risques. Bonne adresse aussi : le Just for fun restaurant. A priori végétarien, mais ouvert aux non-veg à la demande.
24/01/2002 Vientiane, dernière journée Nous marchons Eric et moi jusqu'au Patuxay. Il ressemble à un arc de triomphe. A l'intérieur on voit rapidement que le monument est inachevé. A l'intérieur, dans les étages du monument, des vendeurs laos ont investi le peu de place pour y mettre leur étal d'artisanat ou de T shirt. D'énormes câbles électriques parcourent le sommet du Patuxay. Une ribambelle d'enfants (d'une école ?) admire la vue sur la capitale. Je remarque que la ville est restée très boisée : bananiers, banians, palmiers et quelques gigantesques caoutchoucs. Pas étonnant qu'on trouve autant de papillons en plein centre ville ! On se traine – car il fait chaud – jusqu'au marché du matin, sur Lane Xang avenue, où j'achète 2 T shirts thaï complètement délire.
On engloutit de succulents rouleaux de printemps et le fameux laap, le plat traditionnel lao qui consiste en un ragoût de canard en morceaux, plus ou moins épicé selon le cuisto, avec ail, oignon, piment rouge, basilic et menthe. Très bon, à condition de faire un peu de tri (oui je sais je suis restée un peu cuisine française et j'ai un peu honte !). Le coucher du soleil sur le Mékong restera notre dernier aperçu de Vientiane. Des laos sont descendus sur une longue bande de terre au milieu du fleuve. Les buvettes du quai Fa Gnum commencent à s'installer pour le soir. Des jeunes filles proposent du lait de coco directement dans la noix. Ensuite, rien ne se perd ! On épluche l'écorce et on rape la chair de coco pour la cuisine. Le laos est le pays champion de la vente de sodas de toutes les couleurs et archi chimiques et sucrés. Je tente un mirinda vert, tandis que les moustiques entreprennent de me butiner le dessus des pieds.
25/01/2002 trajet en bus entre Vientiane et Savannakhet (Sud laos)
La route longe le Mékong, le trajet est plat, avec peu de virages, ce qui change du trajet Vientiane -LPB. A la sortie de Vientiane, j'aperçois 2 déchetteries où des employés font du tri. Le long de la route je remarque des surfaces importantes consacrées au reboisement. J'ignorais qu'un si petit pays avait déjà compris cet enjeu majeur de l'écologie. Partout au bord de la route, on trouve des buvettes avec des hamacs. Vers 8h du matin, le bus s'arrête et une ribambelle de petites vendeuses investissent le bus. Il n'y a pas vraiment le choix, comme petidèje mais c'est bon : brochette de foies de volaille et boulette de riz gluant !
Le second arrêt, à Thakket je suppose, est prévu vers 11h. Arrivée à Savannakhet vers 16h. La ville a l'air paisible et un peu moderne, et m'évoque Nyang Schwe, au bord du lac Inle, en Birmanie. La Sayamunkhum GH est une excellente surprise : la ghesthouse a été monté avec goût dans une vieille maison coloniale refaite, par un vieux militaire Lao qui a servi l'armée française. L'ambiance du patio est géniale et cool. Savannakhet a été construite sur u plan en damier, au bord du Mékong, par les français, qui y ont « importé » la communauté viet-namienne. Le culte catholique est à l'origine vietnamien, d'où l'église Ste Thérèse au centre de Savannakhet. On décide de trainer le long du Mékong et profiter d'un coucher de soleil magique. Les laos, en particulier les jeunes, nous abordent facilement pour discuter, qu'ils soient bègues ou qu'ils parlent un anglais déplorable, beaucoup font un effort impressionnant. Nous tentons le restaurant « les 4 saisons » conseillé par le GDR, entre nous soit dit une véritable arnaque culinaire. Soupe aux légumes insipide et spaghettis cuits à l'eau de vaisselle, recouverts d'une immonde sauce tomate sucrée. Une horreur. La cerise sur le gâteau si j'ose dire c'est un cafard énorme qui dort dans un coin.... en revenant sur nos pas, au milieu d'échoppes modestes, on aperçoit un magasin de location de dvd : comme dit Eric, les laos sont passés directement « du 19ème au 21ème siècle ».
26/01/2002 Savannakhet Ce matin, dans un resto chinois, j'ai honte mais je savoure un petit déjeuner « occidental » qui me fait beaucoup de bien. Muesli et yaourt. Nous partons explorer les principaux vats de la ville.
Le vat Sayaphoum : C'est le plus vieux de la province, construit en 1896, grand, paisible et rempli d'arbres. Nous sommes assis près d'une magnifique voûte d'arbres, près d'une grande volière. A l'intérieur, des perroquets aux couleurs magnifiques et des mainates à colerette jaune. Le fait d'écrire et de dessiner sur un carnet me « protège » et en même temps attise la curiosité des laos. Eric regarde un match de foot disputé par des enfants à l'intérieur du vat.
On erre du côté nord de la ville, où on découvre un autre vat. Il est rempli de moines et d'enfants, qui s'interpellent, dans une ambiance très cool. Un moine vient nous dire bonjour; sans complexe, en découvrant que nous sommes français, il nous demande de lui donner une leçon de français. Et là à l'improviste, nous partageons un moment exceptionnel. Sur un banc, abrité sous un arbre, Eric et moi tentons de lui apprendre quelques rudiments, via l'anglais. Nous sommes entourés d'enfants et de moines, mais la timidité disparaît. Je le sens intelligent; sa curiosité de la langue est impressionnante et il ne cède pas au découragement. C'est une magnifique leçon pour nous aussi. Ils sont curieux quand je leur montre une photo de famille; puis ils montrent aussi les leurs. Nous quittons notre moine et les enfants; je lui laisse un stylo noir, souvenir de notre passage. Mais, des années après, je me souviens de son perfectionnisme, de sa curiosité et de son ouverture d'esprit, et surtout de ces instants magiques où l'on découvre quelqu'un, pour la première fois.
Le soir, nous arrivons à une gargotte au bord du Mékong, après les heures les plus chaudes de la journée. Je réalise à quel point le laos doit être un pays insignifiant aux yeux de bien des occidentaux... et pourtant, loin de posséder un patrimoine tel que celui de l'Inde ou la Birmanie, nous avons croisé des habitants emprunts de gentillesse et de générosité. Si seulement je pouvais faire preuve d'autant de simplicité et de sérénité!
Le soleil disparaît dans la grisaille au dessus de la Thaïlande. D'après les propos que j'entends de laotiens vivant ici et parlant correctement l'anglais, le gouvernement communiste du Laos souhaite éviter aux habitants les bouleversements d'un capitalisme sauvage, comme en Thailande.
27/01/2002 trajet Savannakhet vers Paksé
Le départ de Savannakhet a lieu à 5h30, c'est un peu violent....le conducteur de tuktuk se plaint, une fois arrivé à la gare routière, que 6000 kips pour la course (pourtant prévus au départ) ce n'est pas assez. On refuse, alors il insiste en réclamant un café, qu'on n'a pas le coeur de lui refuser. Ensuite bureaucratie, à 5h30 du matin, un dimanche. Contrôle du 1er passeport, puis du second, et enfin, il fait souscrire une assurance transport ! Première fois que je voie ça ! Au fait en cas de décès lié à un accident de la route, on est remboursé de ... 80 francs.
Le bus est un vieux tacot qui ne possède plus aucune vitre. Je porte ma veste népalaise assez épaisse, mes vieilles kickers et un pantalon; mais Eric a choisi de voyager en T shirt, short et tongues. En attendant que le jour se lève, le bus est infesté de moustiques ! Après avoir ramassé quelques voyageurs laos à la bourre, qui tentent comme ils peuvent de tenir à 2 sur un siège, on décolle ... dans le froid. J'enfonce mes mains dans mes poches et je planque ma tête dans la capuche, mais Eric est au bord de la « congélation ». Puis le jour se lève un peu et la température monte, enfin.
D'abord la route est correcte et goudronnée. Mais le trajet Savannakhet-Paksé est en travaux sur de sérieux tronçons! On slalome de part et d'autres de la grande route en construction. C'est de la piste, et le bus soulève un nuage de poussière à chaque passage, ce qui incommode beaucoup les laos. Ils passent leur temps à s'épousseter furieusement et à se couvrir le visage. A chaque arrêt une ribambelle de petites marchandes sorties de nulle part se précipite vers le bus pour vendre aux voyageurs des oeufs durs, , boissons, des boulettes de riz gluant, des brochettes de poulet, des grenouilles et autre ANI (animaux non identifiés). Les affaires marchent bien.
Le trajet me paraît long, et ennuyeux. On traverse des endroits plutôt moches : rizières asséchées ou brûlées, taudis au bord de la route, villes du style far-ouest sordides où des chiens jaunes et squelettiques se battent dans la poussière, baraquements en bois abandonnés.... Les pompes à essence consistent en des bidons surmontés de bocaux, pour voir la couleur du carburant, le tout sous une ombrelle. La route en construction se poursuit : ce sont des ouvriers et ouvrières qui fabriquent (comme en Inde) la route de leurs mains, sans aide d'engins de BTP.
Puis nous arrivons, à Paksé, le bled qu'on peut décrire comme le plus sordide de tout le Laos. Le centre ville est loin, notre tuktuk avance, sous la chaleur, sur une longue route, avant de franchir un pont. Il nous largue devant la Vanapha GH, correcte. Je me cogne la tête sur la tôle en sortant de l'engin. Rien de grave, mais j'en ai tellement marre de ce trajet, de la fatigue et de la chaleur que je manque d'en pleurer.... Sous la douche, on se décrotte comme on peut. Il fait une telle chaleur que mon pantalon et ma veste népalaise sont secs en une nuit. Malgré la douche, je sens encore la poussière de la route accrochée à mes cheveux.
Nous explorons cette bourgade sordide sous une chaleur digne de l'enfer. Plus rien de commun avec la fraîcheur du nord du Laos. Nous ne trouvons d'ouvert qu'un boui-boui où on tente de reprendre des forces à l'aide de riz gluant froid et du pepsi chaud.... en fin d'après midi on cherche l'embarcadère pour l'île de Khong.
28/01/2002 trajet Paksé- Ban Sène – île de Khong
On attend pendant 2 heures, entassés, le départ du bateau. Départ à 9h. Le niveau de l'eau est très bas et le bateau est chargé – j'ignore depuis combien de temps il n'a pas plu.... Le bateau s'enlise mais le conducteur garde (volontairement ?) un visage serein. Il faut environ 7 h pour parvenir à Khong. Les vieilles laotiennes s'occupent des nombreux enfants et bébés à l'arrière de l'embarcation. Trois vigiles ou militaires se sont installés sur le toit. Au bout d'une heure 30 de navigation, on arrive à l'embarcadère de Champassak. Nous avons une petite hésitation quant à aller visiter les ruines Khmères de vat Phou, où se produit un festival entre le 25 et le 29 janvier. Sachant que nous prévoyons de visiter Angkor Vat à la fin du séjour, nous décidons de poursuivre notre route vers Khong. Parmi les touristes qui m'ont intéressée, je citerai notamment un jeune anglais, fou de l'Inde, qui me transmets son amour pour l'ancien joyau de la couronne Britannique.
On accoste à Ban Sène à 18h30. Un nique tuktuk nous embarque vers Khong et nous laisse devant un pont, indiquant d'un vague geste le « coin des ghesthouses ». Nous atterrissons à Pon's GH : très belle maison en bois, chambre ouvrant sur le Mékong, douche chaude et WC à chq étage. On déguste au restaurant d'à côté des rouleaux de printemps délicieux devant un lever de lune superbe.
29/01/2002 Don Khong – Ban Sène On décide de louer des vélos pour faire le tour de l'île; nous partons de Bn Khong (sud est de l'ile) vers le nord. On loue le vélo 10000 kips jusque 5 h du soir. Un peu d'exercice nous fait du bien, et l'île est somme toute assez plate. Nous faisons beaucoup de photos de rizières, d'enfants, de buffles et de vats. Les laos ont installés sur le devant de leurs vélos des paniers métalliques bien pratiques pour les sacs. A 10h30 du matin, le soleil est haut dans le ciel et la chaleur grimpe. Les bouteilles d'eau se vident! Nous arrivons à la petite ville de ban Sène (l'embarcadère) pour la pause de midi. Le menu du resto Duang Ta Vanh fait l'affaire. J'apprends l'expression « Sep laï » qui veut dire bon appétit !
Tout au long du voyage, selon que je trouve mon interlocuteur sympa, ou que je veux faire plaisir à un enfant, ou bien pour « débloquer » un petit marchandage, j'ai des petits échantillons de parfum avec moi. J'en distribue aussi rien que pour voir les expressions de surprise et les yeux qui se mettent à briller. A la fin de l'après midi je pédale sans force alors que le soleil me grille les bras ! Arrivant à notre point de retour, je slalome devant Eric et c'est le carambolage. Nous chutons tous les 2, heureusement rien de grave, mais il faut expliquer dans un anglais sommaire pourquoi la chaine du vélo pendouille !!! J'ai pris des couleurs ridicules, style « agricole » sur les jambes et les bras, et j'ai le visage rouge écrevisse. Avec un lao, je discute des combats d'animaux en tous genres dont les asiatiques sont particulièrement friands : combats de coqs, de chats, de chiens et même de scarabées.
30-01-2002 Don Khône et Dêt Le boss de notre ghesthouse propose un départ en pirogue vers Khône et Det, le matin, ce qui génère quelques négociations. Le départ a lieu à 7h30, l'athmosphère sur le Mékong est très douce. Des pécheurs aux chapeaux coniques avancent silencieusement sur leurs pirogues. Les paysages sont remplis de cocotiers, de baraques en bois sur pilotis. Dêt est un petit paradis, relié à Khône par un pont construit par les français.
L'île de Khône est aussi un petit coin paradisiaque, avec des cascades et des vasques où se baigner. Quelques jolies maisons coloniales subsistent. Khône et Dêt ne sont ni cimentées, ni électrifiées. Depuis Khône, on peut demander à des pirogues de nous amener vers des dauphins d'eau douce. Ca revient cher et je me pose la question : ils supportent la pollution ?? Je me baigne dans le Mékong, je le sais c'est une réaction stupide, mais je n'ai pas trop confiance en voyant la couleur de l'eau; comme si c'était forcément lié à la couleur !! L'île fonctionne aux lampes à pétrole à partir de 18h, coucher du soleil. La douche du soir à la lueur de la lampe a quelque chose de magique !!
31/01/2002 Don Khône Nous sommes au paradis du hamac; les laos s'y bercent à n'importe quelle heure de la journée. Nous consacrons ces deux jours à la marche, aux heures les moins chaudes, et à nous régaler de nouilles et de petits rouleaux de printemps.
1-02-2002 transport Khône - Paksé Départ à 8h en pirogue jusqu'à Ban Nakasang, et de la plus ou moins 3 h de bus jusqu'à cette sordide ville de Paksé. C'est notre dernier trajet sur le Mékong. L'arrivée se fait sur un « parking » de pirogues, devant la rue principale de Ban Nakasang, qu'on remonte à pied, une petite inquiétude au ventre : bus or not bus ??? On mate rapidement ; finalement un camion aménagé (comme à Madagascar mais en version lao) attend sur le côté gauche de la rue, enfin de la piste, quoi. Dans le bus qu'on va prendre, il y a le Laos tout entier : poules, canards, poissons, sacs de riz .... et quelques touristes « falangs » au milieu. Pour ce qui est du ticket rien d'affiché, mais c'est quand même prévu, un peu plutôt à la tête du client. On parcourt 30 mn de piste, comme à Madagascar, avec des trous énormes et à 4 km/heure. Puis tout le reste du trajet sur une belle route bien droite.
C'est notre dernière journée au Laos. Je regarde les petites marchandes, les huttes de paysans au bord de la rivière, les fameuses station-service(2 bidons sous abri équipés de tuyaux), les buffles dans les marécages. A l'approche de Paksé, un Lao croit flairer la bonne affaire en arrêtant le bus 2 km avant l'arrivée à la gare routière, en fait à 8 km de Paksé, et ainsi embarquer tous les touristes falangs jusqu'au centre ville. Les négociations aboutissent enfin à 3000 k par personne. On embarque tous. 5 mn après, panne sèche après une côte « béton », et arrêt à la station service. Les laos poussent le tuktuk pour le refaire démarrer. Panne suivante : un essieu pète. Tous les falangs embarquent alors dans d'autres tuktuk. Et on se retrouve ainsi à notre Vanapha GH, sous une chaleur et une poussière écrasantes, dans cette ville far-west toujours aussi sordide.... Un tour de même pas une heure à pied dans le centre me fracasse. Je suis à la recherche de quelques objets : hamac et panier à riz. Sur la route principale de Paksé, en ciment !, les enfants sortis de classe s'amusent avant le repas du soir. Je découvre un enfant avec des rollers aux pieds ! (pieds nus bien sur). Nous dînons au Maikhams, un resto chinois moderne et sans style, ambiance mariage anonyme, mais très bonne cuisine.
2/02/2008 vols Paksé - Vientianne - Phnom Penh
Certains prennent le premier métro. Pour nous ce matin là, de très bonne heure, ce fut le premier samlo (principe du tuktuk mais en vélo). Il a gagné sa journée en accompagnant 2 falangs à l' »aéroport international » de Paksé !
Le Laos nous laisse une impression de douceur et de tranquillité. C'est de loin le meilleur accueil de tous nos voyages. Nous dépensons nos derniers kips dans l'aéroport de Wattay, à Vientiane. J'aperçois dans un snack une part de pizza surgelée, avec une olive noire dessus. L'olive me fait fantasmer, après 3 semaines de bouffe asiatique. Je la paye cher, même si elle n'a que le goût d'une pizza surgelée. Le voyage continue à partir de 15h sur le sol cambodgien, à l'aéroport de Pochantong de Phnom Penh. Le service de visas touristes se fait sur place, il est très rapide et efficace : 1 formulaire, un passeport, 2 photos d'identité et basta. Le service vaut 20 USD. Direction le service des taxis de l'aéroport de Pochantong, à l'organisation quasi-germanique ! Chaque client présente un ticket estampillé, et avance dans l'ordre, vers son taxi, dans une file d'attente ! Nous avons choisi de loger au Café Freedom & Lodge. Mais notre taxi en connaît un autre et nous bassine pour nous embarquer ailleurs. J'en ai marre de me faire baratiner et je me montre ferme, quitte à manifester ouvertement que je descendrai sinon. Souvent avec les taxis ou les tuktuks c'est la même chose, il faut se montrer presque menaçant et ça me fatigue ... Le café Freedom & Lodge est situé au fond d'une impasse que personne ne saurait dessiner !! Au milieu de cette misère, on trouve quelques GH. Superbe terrasse sur le petit lac de Phnom Penh, musique anglo saxonne cool, GH élégante et clean sur pilotis, moustiquaire, douche perso, le tout tenu par un écossais dynamique, marié avec une thaï. On est loin de l'hôtel crade que nous prédisait le chauffeur de taxi. Quand on sort de l'impasse, une mosquée fait le coin, et on se retrouve sur l'artère principale de Phnom Penh. Une circulation de dingues par rapport à Vientiane !
On se décide pour une petite marche, autour du marché central, à l'architecture très originale. C'est le classique supermarché du Tiers monde où on vend de tout : fringues, légumes, poissons, artisanat, bijoux, hifi. Génial à voir, même si c'est déjà 17h passées et que beaucoup de commerçants commencent à fermer boutique. On part repérer le Vat Phnom, la colline centrale de Phnom Penh. Droit d'entrée 1 USD pour les falangs. Il y a un bel éléphant, et des petits singes dans les arbres. Les alentours sont très boisés. De retour au café Freedom & Lodge, je mange un repas à l'occidentale, avec des crudités ! Un super luxe.
3/02/2002 Phnom Penh
Aujourd'hui dimanche 3 février ont lieu des élections communales et beaucoup de sites ont fermé leurs portes. Le mieux reste encore une bonne marche le long du quai qui borde le Tonlé sap, aux allures de « Prom » comme disent les niçois. On y trouve quelques resto style colonial et rotin, très occidental. Au milieu quelques restos d'alimentation khmère, bien sympas, accueillants. Ici les taxis sont aussi des moto-taxis ! Comme ils gagnent mal leur journée, à cause des élections, ils se relaient pour nous demander où nous emmener. Mais ils sont souriants et pas insistants du tout. On passe devant le Musée national, la Pagode d'argent, le Palais royal, tous fermés. On trouve de jolies maisons coloniales. La guerre et le génocide (1975-1979) ont du raser et effacer beaucoup de sites. On trouve le « vieux marché et on s'y enfonce. Grandiose de couleurs, d'odeurs et d'images. Pourtant certains occidentaux pourraient s'évanouir à la vue de ce marché : entre les étals, cailloux, terre, détritus, déchets de légumes, et de très fortes effluves.
On crapahute après le repas jusqu'au Tuol Sleng, le musée du génocide. Absolument terrifiant. La folie monstrueuse des KR.
Tuol Sleng : petit historique Le génocide cambodgien a eu lieu entre 1975 et 1979. A l'origine, c'est une chouette petite école bâtie par les français. Après leur prise de pouvoir, les Khmers rouges ont transformé les bâtiments en prison et centre de torture. Les soldats vietnamiens qui ont découvert cette prison et libéré les 7 survivants du S21 ont tout laissé en l'état.
Brève description : l'ancienne école aujourd’hui musée est entourée de barbelés. Dans le bâtiment A, salles de torture. On y trouve aussi des lits ou plutôt des sommiers en métal, des piquets où les prisonniers étaient enchainés. Aux murs, les photos des détenus tels que les soldats vietnamiens les ont trouvés. On trouve d'innombrables photos dans le bâtiment B. C'est « Douch », le dirigeant du camp, qui les a prises. Il était particulièrement méticuleux en ce qui concernait la confection des dossiers individuels de ses détenus. Beaucoup de clichés ont été pris juste avant leur exécution. Des sourires ou des rictus étranges et dérangeants sont à jamais figés sur ces visages d'hommes, de femmes, de vieillards et d'enfants préalablement torturés pour la plupart. Dans le bâtiment C, on traverses des mini-cellules construites à la va-vite, à l'aide de bois et de briques. Le bâtiment D : c'est plutôt l'horreur. Des photos prises au cours de torture... les visages et les corps sont parfois des bouillies de sang. Parfois, on voit des femmes avec leurs enfants. Méthodes : arrachage de dents, d'ongles, de sein, piqûres de scorpion, noyade, pendaison, fouets. Des photos encore, de l'arrivée des KR dans Phnom Penh, de l'évacuation ou plutôt de la déportation forcée de milliers de cambodgiens vers les campagnes. Dans une salle on trouve une oeuvre « originale » : des crânes humains empilés forment une carte du Cambodge, le Tonlé Sap qui traverse le pays est un long sillon de sang. Les 2 tiers de la population cambodgienne ont fini dans les charniers illustrés par le film désormais célèbre de « la déchirure ». Au cours de mes lectures, le témoignage de la française Laurence Picq, intitulé « au delà du ciel » a particulièrement marqué ma mémoire.
Pour se « changer » les idées, on file en moto taxi dans un endroit calme et boisé : le Vat Phnom. On traverse une capitale qui renait peu à peu après cette tragédie qui date de 23 ans. Le Vat est situé en centre ville en haut d'une colline boisée, et abrite une ferveur bien agréable. Les buddhas, les décorations sont belles et les offrandes généreuses, souvent des fruits ou des colliers de fleurs. Une femme rafraichit le visage de son petit garçon à la bassine d'eau bénite et parfumée à la fleur de lotus. Un éléphant vit au Vat phnom. Il est complètement libre, à l'ombre du vat, et il bouffe. Des petits singes peuplent aussi le parc. Des cambodgiens (plus très jeunes) font une partie de badmington. Des motos circulent avec des familles entières dessus.
4/02/2002 trajet en bateau sur le Tonlé Sap, vers Siem Reap
Nous quittons Phnom Penh à 7 h du matin, sur un grand speed boat confortable, mais très bruyant. La remontée du lac-rivière Tonlé sap jusqu'à Siem reap dure 5 heures. Brian, le proprio du Café freedom & Lodge nous a vendu un package à 24 dollars US par pers. pour 1 petit dèje, transfert jusqu'au port et remontée jusqu'à Siem reap. Les rives du Tonlé sap sont recouvertes de mangroves et de rizières. En approchant de Siem reap, le fleuve devient si large qu'un dirait une mer intérieure. L'arrivée à Siem Reap est désorganisée au possible, sous une chaleur éprouvante, mais dans un décor lacustre magnifique : maisons flottantes rafistolées avec des bidons en métal, pirogues pour faire les courses, jardins, poulaillers flottants ... tout est organisé de façon à vivre en permanence sur le Tonlé Sap, sans avoir à toucher terre. Les enfants ont leur propre petite embarcation à rames, ce sont de vrais petits hommes. Beaucoup de pêcheurs.
Sur la rive les taxis se bousculent et hèlent les touristes. Comme Brian nous l'avait promis, un jeune chauffeur nous attend pour nous emmener jusqu'au Popular GH. La route est cabossée, et ressemble plus à une piste. Popular GH : 1 chambre double avec SDB et WC, sans petit dèje : 5 dollars US. Il y a un ventilateur !! La bouffe européenne est chère, mais la bouffe khmère est douce et délicieuse, et ne coûte rien !! Principe du pass pour les temples d'Angkor : 40 dollars Us pour 3 jours de circuit, payable sur place à l'entrée (penser à fournir une photo d'identité), il faut ensuite trouver le chauffeur car le site s'étale sur des dizaines de km. Je décide de me faire masser en début de soirée. Les tarifs sont dérisoires. Ce sont des aveugles qui pratiquent en général cette profession, ce qui leur permet d'avoir un petit revenu. L'ambiance est agréable, au son de la flûte, la pièce abrite 5 tables de massage. Des khmers viennent régulièrement se faire masser. Je suis la seule falang, mais ça ne me dérange pas. Une heure de massage coûte 3 USD. Et au moins je ne sors pas de là fracassée comme à Vientiane !
Vers 19h, on peut visiter le marché du soir de Siem Reap, qui contient essentiellement de l'artisanat, et qui reste ouvert tard. Le livre de Maurice Glaize sur les temples d'Angkor est épais et me décourage. On décide d'aller manger en évitant le centre ville truffé de restaurants pour groupes de touristes. Les estropiés et les mendiants les guettent à l'entrée de ces cantines. Près d'un pont nous découvrons un restaurant-karaoké khmer plutôt classe (le son est bas !!). Les serveurs se jettent sur nous ! On constate être les seuls falangs de tout le resto, très bon, mais cher. C'est aussi l'inconvénient sans doute de se trouver sur un fabuleux site.
Il fait nuit tôt. La terrasse du popular GH est désertée à 9h du soir ; j'en profite seule ! Il ne reste plus que quelques employés et le boss de la ghest house qui regardent la télé.
5/02/2002 Angkor vat. en 1296, un voyageur chinois, Tchéou Ta Kouan, arrive à Angkor Thom. Il écrit alors ces mots, restés célèbres : « je salue la perfection ». Son récit décrit notamment les fabuleuses cérémonies royales qui se déroulaient sur le site : des remparts d'étendards et de fanions, cortèges de centaines de jeunes filles aux cheveux fleuris, défilés d'éléphants, troupes de femmes en armes, épouses et concubines dans des palanquins d'or, précédant le roi lui-même, brandissant son épée du haut d'un éléphant. Sans oublier les chants, la musique, les cierges ...
Les 5 tours d'Angkor Vat se dressent vers le ciel, bâtiments carrés qui s'imbriquent les uns dans les autres, un labyrinthe à l'architecture parfaite. Quelques bustes ont la tête sciée : les pillards de toutes les époques sont passés par là, y compris les khmers rouges dans leur folie dévastatrice. Les bas-relief couvrent les galeries et les couloirs, longues de parfois 800 m sur une largeur de 2 m. S'étalent les vies, les femmes, les danseuses, les guerres et les victoires du roi Jayavarman.
Le temple central est dédié à Vishnou et Shiva, mais quelques buddhas y sont placés et font l'objet de dévotion (encens et offrandes). 3 heures après nous partons vers Angkor Thom : on parvient au Bayon majestueux aux milliers de visages. En dépit de la chaleur écrasante, on admire la terrasse des éléphants, la terrasse du roi lépreux et le Palais royal.
Le Bayon : il se situe au coeur d'Angkor Thom; son nom signifie la « montagne magique » mais il reste entouré de mystère. Le Bayon consiste en une forêt de têtes gigantesques regardant dans toutes les directions : 200 visages aux yeux inquiétants et aux sourires énigmatiques. « Ils sont de proportion tellement surhumaines, ces masques sculptés en l'air, qu'il faut un moment pour les comprendre; ils sourient sous leurs grands nez plats et gardent les paupières mi-closes, avec je ne sais quelle féminité caduque; on dirait de vieilles dames discrètement narquoises; images auxquelles, depuis des siècles, ni le lent travail de la forêt, ni les lourdes pluies dissolvantes n'ont pu enlever l'expression, l'ironique bonhomie, plus inquiétante encore que le rictus des monstres de la Chine » (Pierre LOTI, Un pèlerin d'Angkor).
Le Bayon est formé d'une pyramide à 3 niveaux, haut de 43 mètres, une sorte de dédale. On ne parvient pas à se faire une idée du plan, on se sent en permanence observés par ces visages.
L'origine du Bayon : Après avoir longtemps cru à un lieu de culte dédié à Shiva ou Brahma, puis bouddhiste, les archéologues ont conclu qu'il s'agissait sans doute d'un temple édifié par Jayavarman 7 à une époque prise entre brahmanisme et bouddhisme. Les bas reliefs du Bayon méritent autant d'attention que ceux d'Angkor Vat : les sanglants exploits de l'armée angkorienne contre les Chams, la vie quotidienne des Khmers au 12ème siècle, la bataille du grand lac (le Tonlé sap).
Le Beantey Kdei ou « citadelle des cellules » : vaste monastère du 12ème siècle (époque phare de la civilisation d'Angkor). Le site a été dégagé de la végétation et remonté en 1920. L'entrée est gardée par des garudas (dieu-oiseaux), avant de parvenir à une entrée surmontée par 4 visages de Bodhisattva (qui deviendra Buddha). Le Beantey Kdei se différencie des autres pièces du site par ses fabuleux bas-reliefs, piliers et linteaux extrèmement bien conservés, ce qui permet d'apprécier tout le raffinement de la culture khmère. Le clou du site : la salle de danse où les dizaines d'apsaras dansaient pour le roi.
La piscine du Sras Srang : c'est un édifice gigantesque de 800 m sur 400 où les éléphants de la cour royale se baignaient....
Tha Phrom : c'est une splendeur que les premiers explorateurs occidentaux ont laissée envahie par les fromagers tentaculaires. Situé non loin du Tha Keo et construit par Jayavarman 7 en 1186. Les pierres qui constituaient le prestigieux Tha Phrom ont été disloquées et éparpillées par cette nature exubérante. Les graines du fromager sont dispersées par les oiseaux. L'arbre et ses racines sont puissants et immenses. Cet espace supposé être un « monastère du roi » abritait probablement dans les 12000 personnes, qui vivaient dans des conditions luxueuses. La forêt contribue à la magie du lieu.
6/02/2002 Siem Reap Le temple du Beantey Srei : c'est un joyau ciselé dans le moindre détail, dans un état de conservation impressionnant. C'est dans ce temple que l'écrivain Malraux essaya de dérober un linteau. La merveille attire trop de touristes, on se croirait dans le métro. Dommage.
Aujourd'hui, moyennant un petit supplément, le « driver » nous propose un circuit un peu en dehors des sentiers battus : la rivière aux mille nagas de Kbal Spean : la route est longue, dont en bonne partie non asphaltée, donc bien poussiéreuse. On y parvient bronzés et couverts de poussière. Prévoir une petite marche d'approche un peu costaud, parfois obscure, chargée de lianes et de milliers de papillons colorés. Les cars de tours-opérators évitent souvent cette étape un peu physique. Nous sommes donc peu nombreux sur le site, ouvert depuis peu de temps aux visiteurs.
On arrive à une cascade paradisiaque. Les papillons, les pierres gravées et amoncelées, la voûte de végétation créent une magie incomparable. Quelques bas reliefs apparaissent presque intacts. C'est un peu un jeu de piste. N devine un réseau d'irrigation élaboré, faits de bassins et de canaux taillés dans la pierre, où sont sculptés des bas reliefs brahmaniques et shivaïtes. Quelques touristes en ont profité pour se baigner, en respectant la magie du lieu. Il faut ensuite prévoir 1h30 de route en moto de retour jusqu'à Siem Reap.
En route vers le « groupe de Roluos »: Départ de Siem reap en milieu d'après midi; comme ce matin sur la route vers le Beantey Srei et les nagas, les sites se trouvent dans la campagne, au milieu des fermes, où des enfants courent tous nus sur les sentiers qui mènent aux rizières, avec à la main des cerfs-volants faits de 4 bouts de bois assemblés et du sachet plastic récupéré. Ingénieux ! On croise aussi un motard qui transporte 2 cochons d'au moins 80 kgs, posés en travers de son engin. C'est ça le Cambodge.
Le « groupe de Roluos» est constitué de 3 temples pré-angkoriens du 9ème siècle. La capitale du royaume khmer était appelée alors Hariharalaya (essayer de prononcer c'est amusant), installée à cet endroit, avant de prendre de l'essor et de migrer vers le nord. C'est à Roluos qu'apparaissent les premiers talents d'architecture et de sculpture khmères.
Lolei : Les 4 tours sont dans un triste état en dépit des jolis frontons. La végétation qui envahit le sommet et les reliefs et linteaux forment un curieux et sympathique mélange.
Preah Ko : C'est le temple funéraire de Jayavarman 2 et de ses ancêtres, édifié en premier dans le groupe de Roluos, probablement à proximité d'un palais royal disparu depuis. Le temple funéraire constitué d'un ensemble de 6 tours est dédié à Shiva (dont le symbole ou animal est le taureau).
Le Bakong est le + joli et le mieux conservé. J'aperçois un enfant qui grimpe dans un arbre haut de 3 étages pour y chercher des fruits. Élaboré en grès, en forme de temple-montagne, rappelant le Mont Méru, constitué de plusieurs étages selon la hiérarchie des divinités. Certains éléments ont été ajoutés par les Khmers à l'édifice, et reconstitués par les conservateurs français.
Petite spécificité angkorienne actuelle, apprise sur le site même : Le site des temples d'Angkor est une concession (ou tribu de guerre) faite par l'état cambodgien à l'hôtel Sokha, propriété de quelques hauts dignitaires cambodgiens mais surtout vietnamiens, qui ont délivré le pays de KR. L'hôtel Sokha a ensuite institué un droit ou « péage » exhorbitant de 40 dollars pour 3 jours de visite, et fait curieusement des bénéfices miraculeux. De tout cet argent apporté par les touristes en payant ce « pass », la Conservation d'Angkor n'en voit pas un kopeck. L'hôtel Sokha et quelques nantis du gouvernement cambodgien empochent presque tout. C'est un soulagement pour moi quelque par d'apprendre ces faits avant le dernier jour de visite : si je l'avais su avant je pense que j'aurais songé à boycotter le site.
7/02/2002 Siem Reap
C'est en visitant les temples d'Angkor que je perçois pour la première fois le pouvoir restreint de la photo et des descriptions sur mon carnet de voyage. Photographier les temples chargés de décorations et de détails, restituer leur intégralité, les lumières contrastées, la végétation, est une tâche difficile. Les temples d'Angkor sont un univers merveilleux en 3 D que la photo ou les mots ne restituent qu'en partie.
Le temple de Preah Khan est génial, immense et quasi désert, proche du Bayon, où on entre par un long sentier. C'est une véritable ville encerclée de douves, qui rappelle le Ta Phrom où la végétation a repris possession des lieux. Preah Khan devait signifier « l'épée sacrée du roi », était une ville habitée par 10000 personnes et de nombreuses danseuses. En dépit des pillages, et des saccages de statues bouddhistes par des brahmanistes du 13ème siècle, quelques bas reliefs et statues sont encore présentes. Le site abrite la célèbre scène du « barattage de la mer de lait » : les dieux et démons tirent le serpent mythique qui entoure la montagne, afin d'en retirer l'ambroisie.
Le bassin de Neak Pean est construit par Jayavarman 7, au 12ème siècle, en pleine civilisation khmère florissante. Des formes animales sculptées sur les temples et les bassins. Le lieu était constitué d'un immense bassin bordé d'escalier, où se dressait en son centre un sanctuaire posé sur une île. Le grand bassin était lui même entouré de 4 bassins plus petits et carrés. On peut dire que ce qu'il en reste aujourd'hui a bénéficié d'une restauration réussie. Le grand bassin passe pour être une réplique du lac himalayen Anatapta, où les pélerins venaient s'asperger d'eau sacrée, tandis que les 4 déversoirs symbolisent les sources des 4 grands fleuves sacrés, le Yang tsé, le Huang hé, le Mékong et le Chaidamuhé.
Neak pean
Le Ta Som : grandiose, il ressemble étrangement au ta Phrom par son atmosphère romantique et engloutie par la nature. Les banians et les fromagers ont entièrement pris possession de l'oeuvre humaine. Les khmers nous apprennent que se faire prendre en photo devant un monument ou un temple est devenu une tradition asiatique, qu'on soit chinois, japonais, cambodgien ou coréen. Un groupe de japonais se fait prendre en photo devant l'énorme banian de la porte sud. Une touriste incommodée par la chaleur sort un petit ventilateur de poche à piles. C'est à Ta Som que la fin du voyage se profile pour nous et que la mélancolie envahit peu à peu mes pensées.
Le Mébon oriental , au sud du Ta Phrom. C'est un temple en briques, entouré de 4 éléphants, et orné de motifs de la mythologie hindoue, situé sur une île, au centre du Baray oriental, un réservoir d'eau immense remplacé aujourd'hui par des rizières. L'édification du temple daterait de 950. La capitale se situait ici au 10ème siècle, fondée par le roi Rajendravarman. On y retrouve nos copains Shiva (sur son taureau), Skanda, Indra et même mon petit préféré, Ganesh (the god of good luck).
A la même époque fut édifié le Pre Rup, sorte de pyramide de briques formée par plusieurs niveaux, en fait un temple funéraire dédié à Shiva. L'usure du temps rend la perception de l'architecture initiale très difficile. On voudrait distinguer les tours et les galeries mais on n'y parvient pas.
Nous revenons en moto assomés par la chaleur. Nous offrons à nos chauffeurs à boire et des lingettes pour qu'il se décrassent de toute cette poussière ! Il me propose de réserver 2 places pour un spectacle d'une heure de danse khmère, à l'hôtel Koulen 2. Je suis tentée de découvrir, surtout pour les costumes et les postures. Je ne suis pas déçue; je n'accroche pas pour la musique et le son, mais les costumes sont éblouissants : jupes de soie colorées, diadèmes dorés à pointe qui rappellent étrangement les apsaras des temples.
8/02/2002 Siem Reap
Les blancs ici sont appelés falang ou farang, ce qui signifie long nez (ou occidental !). Nous avons regretté par la suite de ne pas avoir visité les villages et jardins flottants du Tonlé sap à proximité de Siem reap. Nous cherchons la croix rouge cambodgienne pour laisser des médicaments et leurs notices : le local est situé dans une petite maison, tout est sérieusement organisé, archives, ordinateurs pour inventorier les dons; nous sommes remerciés chaleureusement par la jeune équipe. Un tour au marché de l'artisanat me permet de faire cette acquisition, pour 43 dollars (négociés mais bof bof) qui ne m'a plus quittée depuis :
Séquence nostalgie : on boit un verre au Grand hôtel d'Angkor, magnifique bâtiment au style colonial : service impeccable, déco intérieure rétro, tapis, parquets, meubles en rotin, affiches encadrées, la piscine est une splendeur !! Le casse croute consiste en un thé Fauchon Assam + une part de tarte aux myrtilles et un jus d'orange, le tout pour 11 dollars !! Dans le salon d'à côté, une famille nombreuse de japonais déguste un monticule de pâtisseries, il doit y en avoir pour une fortune sur la table !! Amusant à demander en Asie : la bière Alain Delon !!
14/01/2002 Premières impressions, la dolce vita de Vientiane ! Cette petite capitale possède un air de province : ses habitants montrent une certaine nonchalance (qui nous gagne!) et ne contient que 130 000 habitants. Il fait bon se promener sur les berges du Mékong, où des vendeurs de brochettes, de riz, de boissons s'installent à la tombée du jour, et admirer le coucher de soleil sur le fleuve mythique. C'est magnifique, avec les pécheurs sur leurs barques. Sur l'autre rive c'est la Thaïlande. Les jeunes laos (et laotiennes!) circulent en 2 roues. Subtil mélange de traditions et de modernité, sans complexe : jupes longues ornés de motifs traditionnels pour les femmes, avec casques de moto et portable !! Mais les laos sont moins « méridionaux » que les birmans ! Ils n'interpellent pas les touristes en pleine rue, avec charme et spontanéité. Les portails sont toujours ouverts à Vientiane et pèle mèle dans la rue on trouve des bonzes en robe orange, des chats, des chiens, des papillons, des routards.... Adresse à noter à Vientiane avant de s'enfoncer dans le Laos profond : le restaurant Nazim, de la communauté tamoule, sur le quai Fa Gnum. Correct.
15/01/2002 le Vat Sisaket : c'est le seul stupa intact à Vientiane, qui a échappé à la mise à sac par les Siam dans les années 18.... J'ai malheureusement encore trop à l'esprit les splendides pagodes birmanes et la dévotion installée autour.
Le Vat That Luang : c'est un très joli stupa doré, à la magnifique charpente et entouré d'un cloître. La ville est parsemée de pagodes et de monastères (reconstruits). Sékwassa un vat ?? le vat désigne l'enceinte où résident les moines bouddhistes. À éviter : l'expérience du massage à Vientiane (et peut être dans tout le Laos?). J'ai failli me faire broyer les os au Mixay Massages. Je vous rassure de suite, le massage n'a rien eu de tendancieux ou d'ambigü! C'était médical au possible !
à essayer le soir sur les berges du Mékong : les petits restaurants improvisés (à la condition de pouvoir vérifier que la nourriture est soit archi chimique, soit bien cuite), et les paillotes sur pilotis. Je me suis laissée tenter par un Tom Yam aux poissons du Mékong : traduction soupe épicée aux champignons, écorces de citrons, végétaux divers, le tout cuit avec des tronçons de poissons. J'ai vainement cherché l'extincteur, car j'ai immédiatement pris feu ! On peut se contenter de brochettes de boeuf ou du riz gluant ! Eric a été bien plus malin. Penser aussi à se couvrir la nuque, les bras et les jambes en dépit de la chaleur : les hordes de moustiques du Mékong vous attendent avec impatience. Et ceux-là vous transmettent le paludisme de souche 3 (dixit l'institut Pasteur !! ça m'avait fait rire).
16/01/2002 Trajet vers le Nord, et Lung Phra Bang. Il faut compter 9 heures de bus, et donc prévoir un départ tôt le matin si possible avant 7 heures. L'architecture de la banlieue de Vientiane est moche et complètement hétéroclite. Puis les rizières forment le principal paysage, jusqu'au district de Vang Vieng : c'est un long village au bord d'une rivière, bordé par des collines verdoyantes. On traverse ensuite le « fameux » district de Kasi (très décrié par le Ministère des affaires étrangères en France, avec de nombreuses mises en garde). Le paysage qui s'étend est formé par des montagnes immenses en pain de sucre. Au bord des routes, une végétation luxuriante de bananiers et de flamboyants. Certains endroits sont visiblement reboisés !! Les villages traversés sont faits de bois ou de bambous, sur pilotis, pour les périodes de mousson. Les enfants courent le long de la nationale, parfois à poil ! Sur quelques maisons au toit de chaume on aperçoit de paraboles!!
Luang Phra Bang On y parvient après plus de 10 heures de bus. Malgré les conditions un peu pénibles, les voyageurs laos du bus et le chauffeur montrent une grande gentillesse. Arrivés à Luang Phra Bang, il vaut mieux chercher d'autres touristes et se grouper pour aller vers les petits hôtels. Les réservations ne sont pas respectées. Les laos sont affables, mais devant les entourloupes sur les trajets ou les hôtels, il faut se montrer ferme.
17/01/2002 Luang Phra bang
La literie du VANIDA GH n'est pas au top, mais la maison et l'ameublement ont un certain cachet.
À voir : l'aumône quotidienne des moines en procession dans la rue principale. Il faut se lever à 5h30 et le défilé est magique. Un petit lao qui vend du riz gluant dans des feuilles de bananier m'échange une portion contre mon berlingot de lait concentré sucré. Il est ravi ! Visiblement il connaissait le contenu du berlingot ! Beaucoup de touristes donnent des offrandes aux moines. Attention les moines ne peuvent rien prendre de la main d'une femme.
Toutes les matinées, la ville de LPB se cache dans un brouillard épais et humide, où la température n'excède pas 20°C. Parfois le fameux crachin tonkinois suit ce brouillard. Puis vers midi le ciel se dégage et la chaleur arrive.
L'essentiel de la ville de LPB se situe sur une presqu'île, mais il est intéressant de s'enfoncer dans les petits faubourgs histoire de s'imprégner de la vie un peu plus authentique des laos. Je me doute bien que la presqu'île doit constituer un peu leur « Montmartre ». Dans toute la ville se succèdent de magnifiques pagodes, habitées et entretenues par les moines. Le site entier est classé au patrimoine mondial par l'Unesco. Les moines sont beaux, ils ont l'air doux, et heureux. Un chouette artisanat est aussi à découvrir au gré des rues.
La grotte des buddhas cassés de pak Ou : C'est l'occasion d'une splendide promenade en pirogue sur la rivière Nam Ou. Le mieux est encore de se grouper à plusieurs touristes, pour faire baisser un peu le prix de l'aller-retour, sauf si bien sur on ne souhaite pas renoncer à une totale tranquillité. Le hic : avant l'arrivée à la grotte, la pirogue fait halte dans un village qui a tout du supermarché à touristes, avec parcours imposé devant les échoppes de textiles et bijoux.
Pak Ou : le site consiste en l'amas de statuettes de buddha endommagées, dans deux grottes auxquelles on accède par de beaux escaliers. Ils sont entreposés là mais plus dignes d'être vénérés. On peut tout de même faire sa petite offrande. La lampe de poche est bien utile dans la seconde grotte qui est très sombre.
18/01/2002 Le départ vers Pakbeng : (vers le nord ouest) Une pirogue part chaque matin de la plage, entre 8h30 et 8h45. Les routards, les sacs, les laos s'entassent au fond de la pirogue à moteur. Pour les laos, cette saison est l'hiver, ils sont tous emmitouflés et encapuchonnés en particulier les enfants aux bouilles adorables. Certains portent même des gants de ski !! Le moteur fait un bruit d'enfer. Des engins appelés speed-boat naviguent également sur le Mékong. Ca ressemble à peu près à ça : une coque de pirogue traditionnelle sur laquelle est monté des moteurs superpuissants, qui font un boucan digne de la formule 1. La vitesse les transforme en bombes potentielles. Les occupants du speed-boat m'évoquent les playmobils, avec leurs casques et gilets de sauvetage.
Aujourd'hui la navigation sur le Mékong possède quelque chose de magique : les européens et les laos sont entassés sur un bateau qui remonte le fleuve; l'eau est vivante et certains passages sont rapides, entre de gros rochers et des bancs de sable, le tout entouré d'une végétation orgiaque. Une brume épaisse recouvre la forêt et l'eau marron du Mékong.
La vie des villages est organisée autour des arrêts des pirogues sur les berges. Je fais des échanges de berlingots de lait et d'échantillons de parfum. Passé midi, la brume se lève : on découvre d'autres pirogues, des potagers, des troupeaux de buffles, des cabanes. Devant, près de la cabine de pilotage, les laos qui accompagnent un moine ont installé une tablette en rotin rose et joliment décorée. Ils déjeunent tranquillement. De temps à autres, au gré du courant, le bateau s'agite.
Pakbeng : Le village consiste en une rue unique mais animée, où les petits commerces sont éclairés le soir à la bougie. Un générateur électrique permet tout de même au village de disposer du courant entre 18h30 et 22h30. Les restaurants et les GH du coin ont une ambiance très routards anglo-saxons avec guitare. Mais nous nous retrouvons dans l'exception ! Nous choisissons une chambre avec SDB et eau (froide bien sur) et terrasse magnifique sur le Mékong, au SALIKA GH (la plus belle de Pakbeng) et ce pour la somme astronomique de 10 USD. La piaule est impeccable. Il y a même une lampe pour le matin, quelle délicate attention ! Depuis quelques jours nous partageons la route avec une routarde française établie à Londres. Nous lui offrons un dessert de choix extra-luxe au Laos : un mini-mars.
19/01/2002 Le bateau du retour vers LPB :
C'est de bonne heure que nous repartons de Pakbeng, mais cette pirogue n'a été louée que par des touristes occidentaux, principalement anglo-saxons. L'ambiance n'est pas la même. Trois jeunes têtes brûlées d'israéliens sont du voyage. Ils se montrent assez exubérants ; la pirogue fait un arrêt de 10 mn sur le rivage : ils laissent derrière eux un amas de canettes au bord du Mékong. La pirogue démarre difficilement après quelques tours de manivelle et un nuage de fumée opaque. La redescente est juste ponctuée par la découverte d'une grosse araignée jaune qui laisse les touristes dans l'effroi car elle s'est réfugiée sous des planches. Séquence peur : Eric choisit de voyager sur le toit de la pirogue et je ne suis pas du tout rassurée, surtout lorsque l'embarcation traverse des zones de remous et de forts courants.
20/01/2002 Luang Phra Bang Je profite du marché pour me faire tailler un pantalon sur mesure, bleu et doré, orné de motifs à éléphants, pour l'équivalent de 60 Francs.
Luang Phra bang est écrasée par la chaleur ; on se réfugie dans la magnifique pagode vat Xieng Thong : elle se compose de plusieurs sanctuaires. Prévoir un droit d'entrée. Certains petits vats sont recouverts de mosaïque rouge et bleue, représentant des scènes de la vie du Buddha ou prince Siddharta Gautama. On en prend plein les yeux, cet art est magnifique. Je craque en particulier pour la grande mosaïque représentant l'arbre de vie. Un petit vat sert de remise où sont entreposés des buddhas debout les mains tendues vers le sol dans un geste très gracieux (la position dite de la pluie). On aperçoit aussi quelques pièces et billets de l'époque coloniale, des bas-reliefs, et au milieu un dragon monté sur des essieux de voiture formant ainsi un char. L'ambiance de cet Vat Xieng thong est paisible. Des enfants s'amusent sur leurs vélos, d'autres escaladent des arbres ou font fuir les poules.
Une musique nous attire un peu + loin : celle des percussions que font les bonzes sur leurs gongs et cymbales, touchante, harmonieuse et envoûtante. Certains moines s'occupent d'enfants en leur témoignant beaucoup de patience.
A faire à la fin de la journée, en dépit du côté « rendez vous des touristes » : on escalade le Vat Tham Phu Si qui domine la ville pour y admirer le coucher du soleil. L'endroit est rempli de touristes, c'est pas génial pour les photos, dans le viseur, on trouve des arbres ou des poteaux électriques !! Mais le coin donne un joli aperçu de la presqu'île. Prévoir un droit d'entrée, un peu cher pour ce que c'est. Personne ne pense à prendre le chemin du retour de l'autre côté du vat, où l'on peut admirer un joli buddha couché. Les paillottes du bord du mékong se disputent la clientèle de touristes. Ce n'est pas très authentique, mais ça a le mérite de présenter une bonne cuisine lao. Séquence frayeurs : en rentrant à l'hôtel, et en déposant les sacs à dos par terre, on découvre un petit bout de papier qui dépasse à l'extérieur d'un sac à dos : ce sont juste 3 billets de 100 USD qu'on avait planqué dans une lanière, de façon à éviter les vols par une fouille à l'intérieur du sac. Nous avons failli perdre ces 300 dollars, en prenant bêtement la décision de les cacher là et de les oublier !!! La douche de Vanida GH est dotée d'une installation électrique digne du 19ème siècle : des fils nus et des interrupteurs descellés sont dans la douche.
21/01/2002 Luang Phra Bang Certains touristes occidentaux pratiquent le Tai chi, dans les cours, ou près de vats; les laos ne connaissent pas cet art martial, le voir les rend hilares. A visiter : le Palais royal qui est devenu un musée depuis la déportation du prince héritier du Laos, vers une grotte au nord du pays où il périt avec le reste de sa famille. Cruel destin parfois que celui des princes ! Il laisse une bien belle demeure, avec tous ses meubles, son trône, ses statuettes de Buddha, ses costumes de prince, son gramophone et sa collection de disques. Je décide d'acheter de l'artisanat local sur le marché, ou bien de l'échanger parfois contre des petites fioles de parfum. On mange aussi sur le marché : des cuisinières proposent du bouillon de légumes, non épicé. J'ai juste le temps de faire signe avant qu'elles n'y versent de la viande crue. On passe la fin de la journée au Vat Aham, le soleil descend lentement, très loin de l'agitation occidentale. C'est aujourd'hui à cette heure, que je me suis sentie plongée dans le Laos profond : les enfants pédalent sur leurs vélos, les ados jouent au chinlon, sous le regard chaleureux et bienveillants des moines. Au bord de la route, toute une famille est rassemblée autour d'un feu où grillent quelques brochettes, à côté de leur étal.
22/01/2002 Retour à Vientiane, prévu à 6h du matin, en bus, au départ d'une gare routière quasi déserte. Au cours du trajet, je désespère devant le comportement parfois à la limite du mépris de certains touristes vis-à-vis des laos : un touriste scandinave laisse un sachet (visiblement sa poubelle) dans le bus en le quittant, pensant sans doute qu'un lao pourra bien le ramasser. Petite séquence frayeur (mais pas pour moi !!) :Le bus fait une halte dans un village du district de Vang vieng, où j'entreprends une petite marche histoire que mes jambes ne ressemblent pas à des poteaux électriques en arrivant à Vientiane. Devant une chaumière, deux femmes font la tambouille, entourée de jeunes enfants et d'un bébé. Je m'approche pour leur donner des berlingots de lait sucré. Dès qu'il me voit, le plus jeune des enfants crie d'effroi à ma vue et s'agrippe à sa mère !!
Séquence « un retraité français à Vientiane » : Nous arrivons à la Villa sisavad GH (pas la même qu'à notre arrivée au laos). Tong, le laotien à qui appartient la GH a visiblement vécu en France et parle très bien français. Tong fait quelques réparations de plomberie avant de nous laisser la chambre. Un français qui l'accompagne, la cinquantaine, un peu bedonnant, nous aborde pensant que nous sommes américains. Il est « jeune marié et expatrié » ici au Laos. Il a quitté la France après sa mise à la retraite de « CRS dans une banlieue paumée ». A écouter son discours désobligeant au possible sur son pays d'origine, j'en déduis qu'il est totalement inadapté à la France ; donc un pays tel que le Laos lui permet d'avoir la vie belle et facile d'un nabab, lorsqu'on est blanc. D'ailleurs il ne veut pas revenir en France, où sa famille « de souche » ne comprend pas cet exil ! Comme je le comprends : il vaut mieux vivre comme un prince au Laos que de se retrouver totalement paumé en France. Sa situation m'évoque le roman de G. Orwell, « une histoire birmane ».
23/01/2002 Vientiane On visite quelques vats, notamment le Pha Kew. Un petit tour amusant à la superette du quai Fa gnum appelée Minimart, où on trouve à peu près tout, y compris des cartes téléphoniques qui marchent !! Et qui permettent à Eric d'appeler la Corse pour rassurer sa petite famille.
Le marché du matin : il est situé sur l'avenue qui mène du Mékong au Patuxay, à droite. C'est une grande bâtisse, style usine, à 2 étages. C'est Le supermarché de Vientiane ! On y trouve quelques boutiques de fringues, de cosmétiques, de hifi et de produits ménagers, qu'on ne voit pas du tout en ville. On se traine du côté de l'artisanat lao, jupes, foulards, articles religieux bouddhistes, bois, bijoux en jade, montres, enfin des fournitures scolaires, des cosmétiques indiens, encore de la hifi japonaise et des perruques. Le 2ème étage, c'est surtout les sous vêtements, les tongues, Tshirts thaïs, et pompes en tous genres. A 16h30, nous décidons de profiter de la piscine de la villa sisavad GH. Nous trouvons un resto pour occidentaux, le Nam Phou, sur la place du même nom. La démarche reste exceptionnelle de notre part, bien moins authentique que le boui-boui lao ou la paillote, mais au moins on peut savourer des crudités-salade sans trop de risques. Bonne adresse aussi : le Just for fun restaurant. A priori végétarien, mais ouvert aux non-veg à la demande.
24/01/2002 Vientiane, dernière journée Nous marchons Eric et moi jusqu'au Patuxay. Il ressemble à un arc de triomphe. A l'intérieur on voit rapidement que le monument est inachevé. A l'intérieur, dans les étages du monument, des vendeurs laos ont investi le peu de place pour y mettre leur étal d'artisanat ou de T shirt. D'énormes câbles électriques parcourent le sommet du Patuxay. Une ribambelle d'enfants (d'une école ?) admire la vue sur la capitale. Je remarque que la ville est restée très boisée : bananiers, banians, palmiers et quelques gigantesques caoutchoucs. Pas étonnant qu'on trouve autant de papillons en plein centre ville ! On se traine – car il fait chaud – jusqu'au marché du matin, sur Lane Xang avenue, où j'achète 2 T shirts thaï complètement délire.
On engloutit de succulents rouleaux de printemps et le fameux laap, le plat traditionnel lao qui consiste en un ragoût de canard en morceaux, plus ou moins épicé selon le cuisto, avec ail, oignon, piment rouge, basilic et menthe. Très bon, à condition de faire un peu de tri (oui je sais je suis restée un peu cuisine française et j'ai un peu honte !). Le coucher du soleil sur le Mékong restera notre dernier aperçu de Vientiane. Des laos sont descendus sur une longue bande de terre au milieu du fleuve. Les buvettes du quai Fa Gnum commencent à s'installer pour le soir. Des jeunes filles proposent du lait de coco directement dans la noix. Ensuite, rien ne se perd ! On épluche l'écorce et on rape la chair de coco pour la cuisine. Le laos est le pays champion de la vente de sodas de toutes les couleurs et archi chimiques et sucrés. Je tente un mirinda vert, tandis que les moustiques entreprennent de me butiner le dessus des pieds.
25/01/2002 trajet en bus entre Vientiane et Savannakhet (Sud laos)
La route longe le Mékong, le trajet est plat, avec peu de virages, ce qui change du trajet Vientiane -LPB. A la sortie de Vientiane, j'aperçois 2 déchetteries où des employés font du tri. Le long de la route je remarque des surfaces importantes consacrées au reboisement. J'ignorais qu'un si petit pays avait déjà compris cet enjeu majeur de l'écologie. Partout au bord de la route, on trouve des buvettes avec des hamacs. Vers 8h du matin, le bus s'arrête et une ribambelle de petites vendeuses investissent le bus. Il n'y a pas vraiment le choix, comme petidèje mais c'est bon : brochette de foies de volaille et boulette de riz gluant !
Le second arrêt, à Thakket je suppose, est prévu vers 11h. Arrivée à Savannakhet vers 16h. La ville a l'air paisible et un peu moderne, et m'évoque Nyang Schwe, au bord du lac Inle, en Birmanie. La Sayamunkhum GH est une excellente surprise : la ghesthouse a été monté avec goût dans une vieille maison coloniale refaite, par un vieux militaire Lao qui a servi l'armée française. L'ambiance du patio est géniale et cool. Savannakhet a été construite sur u plan en damier, au bord du Mékong, par les français, qui y ont « importé » la communauté viet-namienne. Le culte catholique est à l'origine vietnamien, d'où l'église Ste Thérèse au centre de Savannakhet. On décide de trainer le long du Mékong et profiter d'un coucher de soleil magique. Les laos, en particulier les jeunes, nous abordent facilement pour discuter, qu'ils soient bègues ou qu'ils parlent un anglais déplorable, beaucoup font un effort impressionnant. Nous tentons le restaurant « les 4 saisons » conseillé par le GDR, entre nous soit dit une véritable arnaque culinaire. Soupe aux légumes insipide et spaghettis cuits à l'eau de vaisselle, recouverts d'une immonde sauce tomate sucrée. Une horreur. La cerise sur le gâteau si j'ose dire c'est un cafard énorme qui dort dans un coin.... en revenant sur nos pas, au milieu d'échoppes modestes, on aperçoit un magasin de location de dvd : comme dit Eric, les laos sont passés directement « du 19ème au 21ème siècle ».
26/01/2002 Savannakhet Ce matin, dans un resto chinois, j'ai honte mais je savoure un petit déjeuner « occidental » qui me fait beaucoup de bien. Muesli et yaourt. Nous partons explorer les principaux vats de la ville.
Le vat Sayaphoum : C'est le plus vieux de la province, construit en 1896, grand, paisible et rempli d'arbres. Nous sommes assis près d'une magnifique voûte d'arbres, près d'une grande volière. A l'intérieur, des perroquets aux couleurs magnifiques et des mainates à colerette jaune. Le fait d'écrire et de dessiner sur un carnet me « protège » et en même temps attise la curiosité des laos. Eric regarde un match de foot disputé par des enfants à l'intérieur du vat.
On erre du côté nord de la ville, où on découvre un autre vat. Il est rempli de moines et d'enfants, qui s'interpellent, dans une ambiance très cool. Un moine vient nous dire bonjour; sans complexe, en découvrant que nous sommes français, il nous demande de lui donner une leçon de français. Et là à l'improviste, nous partageons un moment exceptionnel. Sur un banc, abrité sous un arbre, Eric et moi tentons de lui apprendre quelques rudiments, via l'anglais. Nous sommes entourés d'enfants et de moines, mais la timidité disparaît. Je le sens intelligent; sa curiosité de la langue est impressionnante et il ne cède pas au découragement. C'est une magnifique leçon pour nous aussi. Ils sont curieux quand je leur montre une photo de famille; puis ils montrent aussi les leurs. Nous quittons notre moine et les enfants; je lui laisse un stylo noir, souvenir de notre passage. Mais, des années après, je me souviens de son perfectionnisme, de sa curiosité et de son ouverture d'esprit, et surtout de ces instants magiques où l'on découvre quelqu'un, pour la première fois.
Le soir, nous arrivons à une gargotte au bord du Mékong, après les heures les plus chaudes de la journée. Je réalise à quel point le laos doit être un pays insignifiant aux yeux de bien des occidentaux... et pourtant, loin de posséder un patrimoine tel que celui de l'Inde ou la Birmanie, nous avons croisé des habitants emprunts de gentillesse et de générosité. Si seulement je pouvais faire preuve d'autant de simplicité et de sérénité!
Le soleil disparaît dans la grisaille au dessus de la Thaïlande. D'après les propos que j'entends de laotiens vivant ici et parlant correctement l'anglais, le gouvernement communiste du Laos souhaite éviter aux habitants les bouleversements d'un capitalisme sauvage, comme en Thailande.
27/01/2002 trajet Savannakhet vers Paksé
Le départ de Savannakhet a lieu à 5h30, c'est un peu violent....le conducteur de tuktuk se plaint, une fois arrivé à la gare routière, que 6000 kips pour la course (pourtant prévus au départ) ce n'est pas assez. On refuse, alors il insiste en réclamant un café, qu'on n'a pas le coeur de lui refuser. Ensuite bureaucratie, à 5h30 du matin, un dimanche. Contrôle du 1er passeport, puis du second, et enfin, il fait souscrire une assurance transport ! Première fois que je voie ça ! Au fait en cas de décès lié à un accident de la route, on est remboursé de ... 80 francs.
Le bus est un vieux tacot qui ne possède plus aucune vitre. Je porte ma veste népalaise assez épaisse, mes vieilles kickers et un pantalon; mais Eric a choisi de voyager en T shirt, short et tongues. En attendant que le jour se lève, le bus est infesté de moustiques ! Après avoir ramassé quelques voyageurs laos à la bourre, qui tentent comme ils peuvent de tenir à 2 sur un siège, on décolle ... dans le froid. J'enfonce mes mains dans mes poches et je planque ma tête dans la capuche, mais Eric est au bord de la « congélation ». Puis le jour se lève un peu et la température monte, enfin.
D'abord la route est correcte et goudronnée. Mais le trajet Savannakhet-Paksé est en travaux sur de sérieux tronçons! On slalome de part et d'autres de la grande route en construction. C'est de la piste, et le bus soulève un nuage de poussière à chaque passage, ce qui incommode beaucoup les laos. Ils passent leur temps à s'épousseter furieusement et à se couvrir le visage. A chaque arrêt une ribambelle de petites marchandes sorties de nulle part se précipite vers le bus pour vendre aux voyageurs des oeufs durs, , boissons, des boulettes de riz gluant, des brochettes de poulet, des grenouilles et autre ANI (animaux non identifiés). Les affaires marchent bien.
Le trajet me paraît long, et ennuyeux. On traverse des endroits plutôt moches : rizières asséchées ou brûlées, taudis au bord de la route, villes du style far-ouest sordides où des chiens jaunes et squelettiques se battent dans la poussière, baraquements en bois abandonnés.... Les pompes à essence consistent en des bidons surmontés de bocaux, pour voir la couleur du carburant, le tout sous une ombrelle. La route en construction se poursuit : ce sont des ouvriers et ouvrières qui fabriquent (comme en Inde) la route de leurs mains, sans aide d'engins de BTP.
Puis nous arrivons, à Paksé, le bled qu'on peut décrire comme le plus sordide de tout le Laos. Le centre ville est loin, notre tuktuk avance, sous la chaleur, sur une longue route, avant de franchir un pont. Il nous largue devant la Vanapha GH, correcte. Je me cogne la tête sur la tôle en sortant de l'engin. Rien de grave, mais j'en ai tellement marre de ce trajet, de la fatigue et de la chaleur que je manque d'en pleurer.... Sous la douche, on se décrotte comme on peut. Il fait une telle chaleur que mon pantalon et ma veste népalaise sont secs en une nuit. Malgré la douche, je sens encore la poussière de la route accrochée à mes cheveux.
Nous explorons cette bourgade sordide sous une chaleur digne de l'enfer. Plus rien de commun avec la fraîcheur du nord du Laos. Nous ne trouvons d'ouvert qu'un boui-boui où on tente de reprendre des forces à l'aide de riz gluant froid et du pepsi chaud.... en fin d'après midi on cherche l'embarcadère pour l'île de Khong.
28/01/2002 trajet Paksé- Ban Sène – île de Khong
On attend pendant 2 heures, entassés, le départ du bateau. Départ à 9h. Le niveau de l'eau est très bas et le bateau est chargé – j'ignore depuis combien de temps il n'a pas plu.... Le bateau s'enlise mais le conducteur garde (volontairement ?) un visage serein. Il faut environ 7 h pour parvenir à Khong. Les vieilles laotiennes s'occupent des nombreux enfants et bébés à l'arrière de l'embarcation. Trois vigiles ou militaires se sont installés sur le toit. Au bout d'une heure 30 de navigation, on arrive à l'embarcadère de Champassak. Nous avons une petite hésitation quant à aller visiter les ruines Khmères de vat Phou, où se produit un festival entre le 25 et le 29 janvier. Sachant que nous prévoyons de visiter Angkor Vat à la fin du séjour, nous décidons de poursuivre notre route vers Khong. Parmi les touristes qui m'ont intéressée, je citerai notamment un jeune anglais, fou de l'Inde, qui me transmets son amour pour l'ancien joyau de la couronne Britannique.
On accoste à Ban Sène à 18h30. Un nique tuktuk nous embarque vers Khong et nous laisse devant un pont, indiquant d'un vague geste le « coin des ghesthouses ». Nous atterrissons à Pon's GH : très belle maison en bois, chambre ouvrant sur le Mékong, douche chaude et WC à chq étage. On déguste au restaurant d'à côté des rouleaux de printemps délicieux devant un lever de lune superbe.
29/01/2002 Don Khong – Ban Sène On décide de louer des vélos pour faire le tour de l'île; nous partons de Bn Khong (sud est de l'ile) vers le nord. On loue le vélo 10000 kips jusque 5 h du soir. Un peu d'exercice nous fait du bien, et l'île est somme toute assez plate. Nous faisons beaucoup de photos de rizières, d'enfants, de buffles et de vats. Les laos ont installés sur le devant de leurs vélos des paniers métalliques bien pratiques pour les sacs. A 10h30 du matin, le soleil est haut dans le ciel et la chaleur grimpe. Les bouteilles d'eau se vident! Nous arrivons à la petite ville de ban Sène (l'embarcadère) pour la pause de midi. Le menu du resto Duang Ta Vanh fait l'affaire. J'apprends l'expression « Sep laï » qui veut dire bon appétit !
Tout au long du voyage, selon que je trouve mon interlocuteur sympa, ou que je veux faire plaisir à un enfant, ou bien pour « débloquer » un petit marchandage, j'ai des petits échantillons de parfum avec moi. J'en distribue aussi rien que pour voir les expressions de surprise et les yeux qui se mettent à briller. A la fin de l'après midi je pédale sans force alors que le soleil me grille les bras ! Arrivant à notre point de retour, je slalome devant Eric et c'est le carambolage. Nous chutons tous les 2, heureusement rien de grave, mais il faut expliquer dans un anglais sommaire pourquoi la chaine du vélo pendouille !!! J'ai pris des couleurs ridicules, style « agricole » sur les jambes et les bras, et j'ai le visage rouge écrevisse. Avec un lao, je discute des combats d'animaux en tous genres dont les asiatiques sont particulièrement friands : combats de coqs, de chats, de chiens et même de scarabées.
30-01-2002 Don Khône et Dêt Le boss de notre ghesthouse propose un départ en pirogue vers Khône et Det, le matin, ce qui génère quelques négociations. Le départ a lieu à 7h30, l'athmosphère sur le Mékong est très douce. Des pécheurs aux chapeaux coniques avancent silencieusement sur leurs pirogues. Les paysages sont remplis de cocotiers, de baraques en bois sur pilotis. Dêt est un petit paradis, relié à Khône par un pont construit par les français.
L'île de Khône est aussi un petit coin paradisiaque, avec des cascades et des vasques où se baigner. Quelques jolies maisons coloniales subsistent. Khône et Dêt ne sont ni cimentées, ni électrifiées. Depuis Khône, on peut demander à des pirogues de nous amener vers des dauphins d'eau douce. Ca revient cher et je me pose la question : ils supportent la pollution ?? Je me baigne dans le Mékong, je le sais c'est une réaction stupide, mais je n'ai pas trop confiance en voyant la couleur de l'eau; comme si c'était forcément lié à la couleur !! L'île fonctionne aux lampes à pétrole à partir de 18h, coucher du soleil. La douche du soir à la lueur de la lampe a quelque chose de magique !!
31/01/2002 Don Khône Nous sommes au paradis du hamac; les laos s'y bercent à n'importe quelle heure de la journée. Nous consacrons ces deux jours à la marche, aux heures les moins chaudes, et à nous régaler de nouilles et de petits rouleaux de printemps.
1-02-2002 transport Khône - Paksé Départ à 8h en pirogue jusqu'à Ban Nakasang, et de la plus ou moins 3 h de bus jusqu'à cette sordide ville de Paksé. C'est notre dernier trajet sur le Mékong. L'arrivée se fait sur un « parking » de pirogues, devant la rue principale de Ban Nakasang, qu'on remonte à pied, une petite inquiétude au ventre : bus or not bus ??? On mate rapidement ; finalement un camion aménagé (comme à Madagascar mais en version lao) attend sur le côté gauche de la rue, enfin de la piste, quoi. Dans le bus qu'on va prendre, il y a le Laos tout entier : poules, canards, poissons, sacs de riz .... et quelques touristes « falangs » au milieu. Pour ce qui est du ticket rien d'affiché, mais c'est quand même prévu, un peu plutôt à la tête du client. On parcourt 30 mn de piste, comme à Madagascar, avec des trous énormes et à 4 km/heure. Puis tout le reste du trajet sur une belle route bien droite.
C'est notre dernière journée au Laos. Je regarde les petites marchandes, les huttes de paysans au bord de la rivière, les fameuses station-service(2 bidons sous abri équipés de tuyaux), les buffles dans les marécages. A l'approche de Paksé, un Lao croit flairer la bonne affaire en arrêtant le bus 2 km avant l'arrivée à la gare routière, en fait à 8 km de Paksé, et ainsi embarquer tous les touristes falangs jusqu'au centre ville. Les négociations aboutissent enfin à 3000 k par personne. On embarque tous. 5 mn après, panne sèche après une côte « béton », et arrêt à la station service. Les laos poussent le tuktuk pour le refaire démarrer. Panne suivante : un essieu pète. Tous les falangs embarquent alors dans d'autres tuktuk. Et on se retrouve ainsi à notre Vanapha GH, sous une chaleur et une poussière écrasantes, dans cette ville far-west toujours aussi sordide.... Un tour de même pas une heure à pied dans le centre me fracasse. Je suis à la recherche de quelques objets : hamac et panier à riz. Sur la route principale de Paksé, en ciment !, les enfants sortis de classe s'amusent avant le repas du soir. Je découvre un enfant avec des rollers aux pieds ! (pieds nus bien sur). Nous dînons au Maikhams, un resto chinois moderne et sans style, ambiance mariage anonyme, mais très bonne cuisine.
2/02/2008 vols Paksé - Vientianne - Phnom Penh
Certains prennent le premier métro. Pour nous ce matin là, de très bonne heure, ce fut le premier samlo (principe du tuktuk mais en vélo). Il a gagné sa journée en accompagnant 2 falangs à l' »aéroport international » de Paksé !
Le Laos nous laisse une impression de douceur et de tranquillité. C'est de loin le meilleur accueil de tous nos voyages. Nous dépensons nos derniers kips dans l'aéroport de Wattay, à Vientiane. J'aperçois dans un snack une part de pizza surgelée, avec une olive noire dessus. L'olive me fait fantasmer, après 3 semaines de bouffe asiatique. Je la paye cher, même si elle n'a que le goût d'une pizza surgelée. Le voyage continue à partir de 15h sur le sol cambodgien, à l'aéroport de Pochantong de Phnom Penh. Le service de visas touristes se fait sur place, il est très rapide et efficace : 1 formulaire, un passeport, 2 photos d'identité et basta. Le service vaut 20 USD. Direction le service des taxis de l'aéroport de Pochantong, à l'organisation quasi-germanique ! Chaque client présente un ticket estampillé, et avance dans l'ordre, vers son taxi, dans une file d'attente ! Nous avons choisi de loger au Café Freedom & Lodge. Mais notre taxi en connaît un autre et nous bassine pour nous embarquer ailleurs. J'en ai marre de me faire baratiner et je me montre ferme, quitte à manifester ouvertement que je descendrai sinon. Souvent avec les taxis ou les tuktuks c'est la même chose, il faut se montrer presque menaçant et ça me fatigue ... Le café Freedom & Lodge est situé au fond d'une impasse que personne ne saurait dessiner !! Au milieu de cette misère, on trouve quelques GH. Superbe terrasse sur le petit lac de Phnom Penh, musique anglo saxonne cool, GH élégante et clean sur pilotis, moustiquaire, douche perso, le tout tenu par un écossais dynamique, marié avec une thaï. On est loin de l'hôtel crade que nous prédisait le chauffeur de taxi. Quand on sort de l'impasse, une mosquée fait le coin, et on se retrouve sur l'artère principale de Phnom Penh. Une circulation de dingues par rapport à Vientiane !
On se décide pour une petite marche, autour du marché central, à l'architecture très originale. C'est le classique supermarché du Tiers monde où on vend de tout : fringues, légumes, poissons, artisanat, bijoux, hifi. Génial à voir, même si c'est déjà 17h passées et que beaucoup de commerçants commencent à fermer boutique. On part repérer le Vat Phnom, la colline centrale de Phnom Penh. Droit d'entrée 1 USD pour les falangs. Il y a un bel éléphant, et des petits singes dans les arbres. Les alentours sont très boisés. De retour au café Freedom & Lodge, je mange un repas à l'occidentale, avec des crudités ! Un super luxe.
3/02/2002 Phnom Penh
Aujourd'hui dimanche 3 février ont lieu des élections communales et beaucoup de sites ont fermé leurs portes. Le mieux reste encore une bonne marche le long du quai qui borde le Tonlé sap, aux allures de « Prom » comme disent les niçois. On y trouve quelques resto style colonial et rotin, très occidental. Au milieu quelques restos d'alimentation khmère, bien sympas, accueillants. Ici les taxis sont aussi des moto-taxis ! Comme ils gagnent mal leur journée, à cause des élections, ils se relaient pour nous demander où nous emmener. Mais ils sont souriants et pas insistants du tout. On passe devant le Musée national, la Pagode d'argent, le Palais royal, tous fermés. On trouve de jolies maisons coloniales. La guerre et le génocide (1975-1979) ont du raser et effacer beaucoup de sites. On trouve le « vieux marché et on s'y enfonce. Grandiose de couleurs, d'odeurs et d'images. Pourtant certains occidentaux pourraient s'évanouir à la vue de ce marché : entre les étals, cailloux, terre, détritus, déchets de légumes, et de très fortes effluves.
On crapahute après le repas jusqu'au Tuol Sleng, le musée du génocide. Absolument terrifiant. La folie monstrueuse des KR.
Tuol Sleng : petit historique Le génocide cambodgien a eu lieu entre 1975 et 1979. A l'origine, c'est une chouette petite école bâtie par les français. Après leur prise de pouvoir, les Khmers rouges ont transformé les bâtiments en prison et centre de torture. Les soldats vietnamiens qui ont découvert cette prison et libéré les 7 survivants du S21 ont tout laissé en l'état.
Brève description : l'ancienne école aujourd’hui musée est entourée de barbelés. Dans le bâtiment A, salles de torture. On y trouve aussi des lits ou plutôt des sommiers en métal, des piquets où les prisonniers étaient enchainés. Aux murs, les photos des détenus tels que les soldats vietnamiens les ont trouvés. On trouve d'innombrables photos dans le bâtiment B. C'est « Douch », le dirigeant du camp, qui les a prises. Il était particulièrement méticuleux en ce qui concernait la confection des dossiers individuels de ses détenus. Beaucoup de clichés ont été pris juste avant leur exécution. Des sourires ou des rictus étranges et dérangeants sont à jamais figés sur ces visages d'hommes, de femmes, de vieillards et d'enfants préalablement torturés pour la plupart. Dans le bâtiment C, on traverses des mini-cellules construites à la va-vite, à l'aide de bois et de briques. Le bâtiment D : c'est plutôt l'horreur. Des photos prises au cours de torture... les visages et les corps sont parfois des bouillies de sang. Parfois, on voit des femmes avec leurs enfants. Méthodes : arrachage de dents, d'ongles, de sein, piqûres de scorpion, noyade, pendaison, fouets. Des photos encore, de l'arrivée des KR dans Phnom Penh, de l'évacuation ou plutôt de la déportation forcée de milliers de cambodgiens vers les campagnes. Dans une salle on trouve une oeuvre « originale » : des crânes humains empilés forment une carte du Cambodge, le Tonlé Sap qui traverse le pays est un long sillon de sang. Les 2 tiers de la population cambodgienne ont fini dans les charniers illustrés par le film désormais célèbre de « la déchirure ». Au cours de mes lectures, le témoignage de la française Laurence Picq, intitulé « au delà du ciel » a particulièrement marqué ma mémoire.
Pour se « changer » les idées, on file en moto taxi dans un endroit calme et boisé : le Vat Phnom. On traverse une capitale qui renait peu à peu après cette tragédie qui date de 23 ans. Le Vat est situé en centre ville en haut d'une colline boisée, et abrite une ferveur bien agréable. Les buddhas, les décorations sont belles et les offrandes généreuses, souvent des fruits ou des colliers de fleurs. Une femme rafraichit le visage de son petit garçon à la bassine d'eau bénite et parfumée à la fleur de lotus. Un éléphant vit au Vat phnom. Il est complètement libre, à l'ombre du vat, et il bouffe. Des petits singes peuplent aussi le parc. Des cambodgiens (plus très jeunes) font une partie de badmington. Des motos circulent avec des familles entières dessus.
4/02/2002 trajet en bateau sur le Tonlé Sap, vers Siem Reap
Nous quittons Phnom Penh à 7 h du matin, sur un grand speed boat confortable, mais très bruyant. La remontée du lac-rivière Tonlé sap jusqu'à Siem reap dure 5 heures. Brian, le proprio du Café freedom & Lodge nous a vendu un package à 24 dollars US par pers. pour 1 petit dèje, transfert jusqu'au port et remontée jusqu'à Siem reap. Les rives du Tonlé sap sont recouvertes de mangroves et de rizières. En approchant de Siem reap, le fleuve devient si large qu'un dirait une mer intérieure. L'arrivée à Siem Reap est désorganisée au possible, sous une chaleur éprouvante, mais dans un décor lacustre magnifique : maisons flottantes rafistolées avec des bidons en métal, pirogues pour faire les courses, jardins, poulaillers flottants ... tout est organisé de façon à vivre en permanence sur le Tonlé Sap, sans avoir à toucher terre. Les enfants ont leur propre petite embarcation à rames, ce sont de vrais petits hommes. Beaucoup de pêcheurs.
Sur la rive les taxis se bousculent et hèlent les touristes. Comme Brian nous l'avait promis, un jeune chauffeur nous attend pour nous emmener jusqu'au Popular GH. La route est cabossée, et ressemble plus à une piste. Popular GH : 1 chambre double avec SDB et WC, sans petit dèje : 5 dollars US. Il y a un ventilateur !! La bouffe européenne est chère, mais la bouffe khmère est douce et délicieuse, et ne coûte rien !! Principe du pass pour les temples d'Angkor : 40 dollars Us pour 3 jours de circuit, payable sur place à l'entrée (penser à fournir une photo d'identité), il faut ensuite trouver le chauffeur car le site s'étale sur des dizaines de km. Je décide de me faire masser en début de soirée. Les tarifs sont dérisoires. Ce sont des aveugles qui pratiquent en général cette profession, ce qui leur permet d'avoir un petit revenu. L'ambiance est agréable, au son de la flûte, la pièce abrite 5 tables de massage. Des khmers viennent régulièrement se faire masser. Je suis la seule falang, mais ça ne me dérange pas. Une heure de massage coûte 3 USD. Et au moins je ne sors pas de là fracassée comme à Vientiane !
Vers 19h, on peut visiter le marché du soir de Siem Reap, qui contient essentiellement de l'artisanat, et qui reste ouvert tard. Le livre de Maurice Glaize sur les temples d'Angkor est épais et me décourage. On décide d'aller manger en évitant le centre ville truffé de restaurants pour groupes de touristes. Les estropiés et les mendiants les guettent à l'entrée de ces cantines. Près d'un pont nous découvrons un restaurant-karaoké khmer plutôt classe (le son est bas !!). Les serveurs se jettent sur nous ! On constate être les seuls falangs de tout le resto, très bon, mais cher. C'est aussi l'inconvénient sans doute de se trouver sur un fabuleux site.
Il fait nuit tôt. La terrasse du popular GH est désertée à 9h du soir ; j'en profite seule ! Il ne reste plus que quelques employés et le boss de la ghest house qui regardent la télé.
5/02/2002 Angkor vat. en 1296, un voyageur chinois, Tchéou Ta Kouan, arrive à Angkor Thom. Il écrit alors ces mots, restés célèbres : « je salue la perfection ». Son récit décrit notamment les fabuleuses cérémonies royales qui se déroulaient sur le site : des remparts d'étendards et de fanions, cortèges de centaines de jeunes filles aux cheveux fleuris, défilés d'éléphants, troupes de femmes en armes, épouses et concubines dans des palanquins d'or, précédant le roi lui-même, brandissant son épée du haut d'un éléphant. Sans oublier les chants, la musique, les cierges ...
Les 5 tours d'Angkor Vat se dressent vers le ciel, bâtiments carrés qui s'imbriquent les uns dans les autres, un labyrinthe à l'architecture parfaite. Quelques bustes ont la tête sciée : les pillards de toutes les époques sont passés par là, y compris les khmers rouges dans leur folie dévastatrice. Les bas-relief couvrent les galeries et les couloirs, longues de parfois 800 m sur une largeur de 2 m. S'étalent les vies, les femmes, les danseuses, les guerres et les victoires du roi Jayavarman.
Le temple central est dédié à Vishnou et Shiva, mais quelques buddhas y sont placés et font l'objet de dévotion (encens et offrandes). 3 heures après nous partons vers Angkor Thom : on parvient au Bayon majestueux aux milliers de visages. En dépit de la chaleur écrasante, on admire la terrasse des éléphants, la terrasse du roi lépreux et le Palais royal.
Le Bayon : il se situe au coeur d'Angkor Thom; son nom signifie la « montagne magique » mais il reste entouré de mystère. Le Bayon consiste en une forêt de têtes gigantesques regardant dans toutes les directions : 200 visages aux yeux inquiétants et aux sourires énigmatiques. « Ils sont de proportion tellement surhumaines, ces masques sculptés en l'air, qu'il faut un moment pour les comprendre; ils sourient sous leurs grands nez plats et gardent les paupières mi-closes, avec je ne sais quelle féminité caduque; on dirait de vieilles dames discrètement narquoises; images auxquelles, depuis des siècles, ni le lent travail de la forêt, ni les lourdes pluies dissolvantes n'ont pu enlever l'expression, l'ironique bonhomie, plus inquiétante encore que le rictus des monstres de la Chine » (Pierre LOTI, Un pèlerin d'Angkor).
Le Bayon est formé d'une pyramide à 3 niveaux, haut de 43 mètres, une sorte de dédale. On ne parvient pas à se faire une idée du plan, on se sent en permanence observés par ces visages.
L'origine du Bayon : Après avoir longtemps cru à un lieu de culte dédié à Shiva ou Brahma, puis bouddhiste, les archéologues ont conclu qu'il s'agissait sans doute d'un temple édifié par Jayavarman 7 à une époque prise entre brahmanisme et bouddhisme. Les bas reliefs du Bayon méritent autant d'attention que ceux d'Angkor Vat : les sanglants exploits de l'armée angkorienne contre les Chams, la vie quotidienne des Khmers au 12ème siècle, la bataille du grand lac (le Tonlé sap).
Le Beantey Kdei ou « citadelle des cellules » : vaste monastère du 12ème siècle (époque phare de la civilisation d'Angkor). Le site a été dégagé de la végétation et remonté en 1920. L'entrée est gardée par des garudas (dieu-oiseaux), avant de parvenir à une entrée surmontée par 4 visages de Bodhisattva (qui deviendra Buddha). Le Beantey Kdei se différencie des autres pièces du site par ses fabuleux bas-reliefs, piliers et linteaux extrèmement bien conservés, ce qui permet d'apprécier tout le raffinement de la culture khmère. Le clou du site : la salle de danse où les dizaines d'apsaras dansaient pour le roi.
La piscine du Sras Srang : c'est un édifice gigantesque de 800 m sur 400 où les éléphants de la cour royale se baignaient....
Tha Phrom : c'est une splendeur que les premiers explorateurs occidentaux ont laissée envahie par les fromagers tentaculaires. Situé non loin du Tha Keo et construit par Jayavarman 7 en 1186. Les pierres qui constituaient le prestigieux Tha Phrom ont été disloquées et éparpillées par cette nature exubérante. Les graines du fromager sont dispersées par les oiseaux. L'arbre et ses racines sont puissants et immenses. Cet espace supposé être un « monastère du roi » abritait probablement dans les 12000 personnes, qui vivaient dans des conditions luxueuses. La forêt contribue à la magie du lieu.
6/02/2002 Siem Reap Le temple du Beantey Srei : c'est un joyau ciselé dans le moindre détail, dans un état de conservation impressionnant. C'est dans ce temple que l'écrivain Malraux essaya de dérober un linteau. La merveille attire trop de touristes, on se croirait dans le métro. Dommage.
Aujourd'hui, moyennant un petit supplément, le « driver » nous propose un circuit un peu en dehors des sentiers battus : la rivière aux mille nagas de Kbal Spean : la route est longue, dont en bonne partie non asphaltée, donc bien poussiéreuse. On y parvient bronzés et couverts de poussière. Prévoir une petite marche d'approche un peu costaud, parfois obscure, chargée de lianes et de milliers de papillons colorés. Les cars de tours-opérators évitent souvent cette étape un peu physique. Nous sommes donc peu nombreux sur le site, ouvert depuis peu de temps aux visiteurs.
On arrive à une cascade paradisiaque. Les papillons, les pierres gravées et amoncelées, la voûte de végétation créent une magie incomparable. Quelques bas reliefs apparaissent presque intacts. C'est un peu un jeu de piste. N devine un réseau d'irrigation élaboré, faits de bassins et de canaux taillés dans la pierre, où sont sculptés des bas reliefs brahmaniques et shivaïtes. Quelques touristes en ont profité pour se baigner, en respectant la magie du lieu. Il faut ensuite prévoir 1h30 de route en moto de retour jusqu'à Siem Reap.
En route vers le « groupe de Roluos »: Départ de Siem reap en milieu d'après midi; comme ce matin sur la route vers le Beantey Srei et les nagas, les sites se trouvent dans la campagne, au milieu des fermes, où des enfants courent tous nus sur les sentiers qui mènent aux rizières, avec à la main des cerfs-volants faits de 4 bouts de bois assemblés et du sachet plastic récupéré. Ingénieux ! On croise aussi un motard qui transporte 2 cochons d'au moins 80 kgs, posés en travers de son engin. C'est ça le Cambodge.
Le « groupe de Roluos» est constitué de 3 temples pré-angkoriens du 9ème siècle. La capitale du royaume khmer était appelée alors Hariharalaya (essayer de prononcer c'est amusant), installée à cet endroit, avant de prendre de l'essor et de migrer vers le nord. C'est à Roluos qu'apparaissent les premiers talents d'architecture et de sculpture khmères.
Lolei : Les 4 tours sont dans un triste état en dépit des jolis frontons. La végétation qui envahit le sommet et les reliefs et linteaux forment un curieux et sympathique mélange.
Preah Ko : C'est le temple funéraire de Jayavarman 2 et de ses ancêtres, édifié en premier dans le groupe de Roluos, probablement à proximité d'un palais royal disparu depuis. Le temple funéraire constitué d'un ensemble de 6 tours est dédié à Shiva (dont le symbole ou animal est le taureau).
Le Bakong est le + joli et le mieux conservé. J'aperçois un enfant qui grimpe dans un arbre haut de 3 étages pour y chercher des fruits. Élaboré en grès, en forme de temple-montagne, rappelant le Mont Méru, constitué de plusieurs étages selon la hiérarchie des divinités. Certains éléments ont été ajoutés par les Khmers à l'édifice, et reconstitués par les conservateurs français.
Petite spécificité angkorienne actuelle, apprise sur le site même : Le site des temples d'Angkor est une concession (ou tribu de guerre) faite par l'état cambodgien à l'hôtel Sokha, propriété de quelques hauts dignitaires cambodgiens mais surtout vietnamiens, qui ont délivré le pays de KR. L'hôtel Sokha a ensuite institué un droit ou « péage » exhorbitant de 40 dollars pour 3 jours de visite, et fait curieusement des bénéfices miraculeux. De tout cet argent apporté par les touristes en payant ce « pass », la Conservation d'Angkor n'en voit pas un kopeck. L'hôtel Sokha et quelques nantis du gouvernement cambodgien empochent presque tout. C'est un soulagement pour moi quelque par d'apprendre ces faits avant le dernier jour de visite : si je l'avais su avant je pense que j'aurais songé à boycotter le site.
7/02/2002 Siem Reap
C'est en visitant les temples d'Angkor que je perçois pour la première fois le pouvoir restreint de la photo et des descriptions sur mon carnet de voyage. Photographier les temples chargés de décorations et de détails, restituer leur intégralité, les lumières contrastées, la végétation, est une tâche difficile. Les temples d'Angkor sont un univers merveilleux en 3 D que la photo ou les mots ne restituent qu'en partie.
Le temple de Preah Khan est génial, immense et quasi désert, proche du Bayon, où on entre par un long sentier. C'est une véritable ville encerclée de douves, qui rappelle le Ta Phrom où la végétation a repris possession des lieux. Preah Khan devait signifier « l'épée sacrée du roi », était une ville habitée par 10000 personnes et de nombreuses danseuses. En dépit des pillages, et des saccages de statues bouddhistes par des brahmanistes du 13ème siècle, quelques bas reliefs et statues sont encore présentes. Le site abrite la célèbre scène du « barattage de la mer de lait » : les dieux et démons tirent le serpent mythique qui entoure la montagne, afin d'en retirer l'ambroisie.
Le bassin de Neak Pean est construit par Jayavarman 7, au 12ème siècle, en pleine civilisation khmère florissante. Des formes animales sculptées sur les temples et les bassins. Le lieu était constitué d'un immense bassin bordé d'escalier, où se dressait en son centre un sanctuaire posé sur une île. Le grand bassin était lui même entouré de 4 bassins plus petits et carrés. On peut dire que ce qu'il en reste aujourd'hui a bénéficié d'une restauration réussie. Le grand bassin passe pour être une réplique du lac himalayen Anatapta, où les pélerins venaient s'asperger d'eau sacrée, tandis que les 4 déversoirs symbolisent les sources des 4 grands fleuves sacrés, le Yang tsé, le Huang hé, le Mékong et le Chaidamuhé.
Neak pean
Le Ta Som : grandiose, il ressemble étrangement au ta Phrom par son atmosphère romantique et engloutie par la nature. Les banians et les fromagers ont entièrement pris possession de l'oeuvre humaine. Les khmers nous apprennent que se faire prendre en photo devant un monument ou un temple est devenu une tradition asiatique, qu'on soit chinois, japonais, cambodgien ou coréen. Un groupe de japonais se fait prendre en photo devant l'énorme banian de la porte sud. Une touriste incommodée par la chaleur sort un petit ventilateur de poche à piles. C'est à Ta Som que la fin du voyage se profile pour nous et que la mélancolie envahit peu à peu mes pensées.
Le Mébon oriental , au sud du Ta Phrom. C'est un temple en briques, entouré de 4 éléphants, et orné de motifs de la mythologie hindoue, situé sur une île, au centre du Baray oriental, un réservoir d'eau immense remplacé aujourd'hui par des rizières. L'édification du temple daterait de 950. La capitale se situait ici au 10ème siècle, fondée par le roi Rajendravarman. On y retrouve nos copains Shiva (sur son taureau), Skanda, Indra et même mon petit préféré, Ganesh (the god of good luck).
A la même époque fut édifié le Pre Rup, sorte de pyramide de briques formée par plusieurs niveaux, en fait un temple funéraire dédié à Shiva. L'usure du temps rend la perception de l'architecture initiale très difficile. On voudrait distinguer les tours et les galeries mais on n'y parvient pas.
Nous revenons en moto assomés par la chaleur. Nous offrons à nos chauffeurs à boire et des lingettes pour qu'il se décrassent de toute cette poussière ! Il me propose de réserver 2 places pour un spectacle d'une heure de danse khmère, à l'hôtel Koulen 2. Je suis tentée de découvrir, surtout pour les costumes et les postures. Je ne suis pas déçue; je n'accroche pas pour la musique et le son, mais les costumes sont éblouissants : jupes de soie colorées, diadèmes dorés à pointe qui rappellent étrangement les apsaras des temples.
8/02/2002 Siem Reap
Les blancs ici sont appelés falang ou farang, ce qui signifie long nez (ou occidental !). Nous avons regretté par la suite de ne pas avoir visité les villages et jardins flottants du Tonlé sap à proximité de Siem reap. Nous cherchons la croix rouge cambodgienne pour laisser des médicaments et leurs notices : le local est situé dans une petite maison, tout est sérieusement organisé, archives, ordinateurs pour inventorier les dons; nous sommes remerciés chaleureusement par la jeune équipe. Un tour au marché de l'artisanat me permet de faire cette acquisition, pour 43 dollars (négociés mais bof bof) qui ne m'a plus quittée depuis :
Séquence nostalgie : on boit un verre au Grand hôtel d'Angkor, magnifique bâtiment au style colonial : service impeccable, déco intérieure rétro, tapis, parquets, meubles en rotin, affiches encadrées, la piscine est une splendeur !! Le casse croute consiste en un thé Fauchon Assam + une part de tarte aux myrtilles et un jus d'orange, le tout pour 11 dollars !! Dans le salon d'à côté, une famille nombreuse de japonais déguste un monticule de pâtisseries, il doit y en avoir pour une fortune sur la table !! Amusant à demander en Asie : la bière Alain Delon !!
Salaire d'une aide soignante à Tahiti? English translation pending
bonjour je compte m'installée avec ma petite famille à Tahiti début juin 2009 ou déja nous avons de la famille.Je suis aide soignante depuis juillet 2008 et j'aurai aimé savoir le salaire d'une AS en début de carriere a l'hopital et en clinique.merci
Quel roman avez-vous lu en voyage? English translation pending
Je me demande, vous qui êtes aller en vacance (dans un forfait tous inclus car vous avez plus le temps de lire ) quel livre avez-vous lut pendant votre voyage.
Quel livre vous donnait le gout de retourner sous un palapas pour lire 😉
En 2007, j'ai lut le roman:
ANGES ET DÉMONS ;
http://www.evene.fr/livres/livre/dan-brown-anges-et-demons-13213.php
et aussi LA PASSION D'EMMA.
http://www.decitre.fr/livres/La-passion-d-Emma.aspx/9782290053539
L'autre voyage avant:
PANDORA ;
http://www.ratsdebiblio.net/riceannepandora.html
Donnez-moi vos sugestions
Cap Vert: itinéraire entre les îles English translation pending
Bonjour à tous !
Ca faisait longtemps que je n'étais pas allé sur ce forum, et ca n'a pas changé, toujours autant d'infos utiles ;p
Grosse question à vous poser concernant le Cap Vert :
J'ai prévu de partir en vacances avec ma copine début Septembre pour environ 15 jours. En fait, à ce que j'ai pu en lire sur ce forum, notre choix se porterait parmi les iles suivantes : Sao Vicente / Sao Antanao, Fogo, Sao Tiago, Boa Vista & Sal.
J'ai cru comprendre que ca risque de faire trop pour aussi peu de temps (et puis cher aussi), donc on cherche à choisir. Pour le parcours détaillé on n'est pas pressé, par contre on doit prendre le vol international dans les prochains jours, et on a des options différentes (A/R Paris - Praia avec la TAP, avec la TACV Paris - Sal Retour Sal - Praia - Paris, ou encore Paris - Sal - Sao Vicente et retour Sao Vicente - Praia - Paris)
A ce que j'ai cru comprendre : il ne faut pas rater Sao Vicente & Sao Antanao : randos magnifiques, Mindelo centre culturel de l'archipel... Combien de jours à votre avis? Boa Vista : le mieux pour la plage? Uniquement des belles plages ou y a t il d'autres trucs qui valent plus le coup par rapport aux autres iles? En ce qui concerne les plongées, quelqu'un sait ce que ca donne par rapport à Sal? (Je suis Niveau 1 Padi, ma copine ferait des baptemes) Sal : la plus touristique & la plus chere, mais bien pour le wind surf & pour la plongee : on est pas trop convaincu pour y aller, à part si c'est vraiment LE spot de plongée unique au Cap Vert... Qu'est ce que vous en pensez? Fogo : ile volcanique assez belle : Combien de jours selon vous? Sao Tiago : la capitale. Est ce que ca vaut le coup si on n'y passe pas pour le vol international de s'y arreter par rapport aux autres iles? Qu'y a t il à y faire?
Voilà, en gros, je pense qu'on va au moins faire Sao Vicente, Sao Antanao & Fogo, mais derrière, on aimerait avoir vos avis...sachant que ma copine aimerait aussi faire au moins un tout petit peu de plage...
Merci d'avance à tous !
Grosse question à vous poser concernant le Cap Vert :
J'ai prévu de partir en vacances avec ma copine début Septembre pour environ 15 jours. En fait, à ce que j'ai pu en lire sur ce forum, notre choix se porterait parmi les iles suivantes : Sao Vicente / Sao Antanao, Fogo, Sao Tiago, Boa Vista & Sal.
J'ai cru comprendre que ca risque de faire trop pour aussi peu de temps (et puis cher aussi), donc on cherche à choisir. Pour le parcours détaillé on n'est pas pressé, par contre on doit prendre le vol international dans les prochains jours, et on a des options différentes (A/R Paris - Praia avec la TAP, avec la TACV Paris - Sal Retour Sal - Praia - Paris, ou encore Paris - Sal - Sao Vicente et retour Sao Vicente - Praia - Paris)
A ce que j'ai cru comprendre : il ne faut pas rater Sao Vicente & Sao Antanao : randos magnifiques, Mindelo centre culturel de l'archipel... Combien de jours à votre avis? Boa Vista : le mieux pour la plage? Uniquement des belles plages ou y a t il d'autres trucs qui valent plus le coup par rapport aux autres iles? En ce qui concerne les plongées, quelqu'un sait ce que ca donne par rapport à Sal? (Je suis Niveau 1 Padi, ma copine ferait des baptemes) Sal : la plus touristique & la plus chere, mais bien pour le wind surf & pour la plongee : on est pas trop convaincu pour y aller, à part si c'est vraiment LE spot de plongée unique au Cap Vert... Qu'est ce que vous en pensez? Fogo : ile volcanique assez belle : Combien de jours selon vous? Sao Tiago : la capitale. Est ce que ca vaut le coup si on n'y passe pas pour le vol international de s'y arreter par rapport aux autres iles? Qu'y a t il à y faire?
Voilà, en gros, je pense qu'on va au moins faire Sao Vicente, Sao Antanao & Fogo, mais derrière, on aimerait avoir vos avis...sachant que ma copine aimerait aussi faire au moins un tout petit peu de plage...
Merci d'avance à tous !
Deux amis en voyage au Cameroun English translation pending
Salut à tous ! 😉
Un ami et moi comptons partir cet été au Cameroun, et peut-être au Gabon pendant environ 3 semaines, en mode, à partir de fin juin. Pour les billets d’avion, ca va aller, mais pour le reste, on a à peine commencé à s’organiser.
Nous avons l’intention de partir sans trop d’organisation, mais du coup on n’est pas organisés du tout 😛 !!! J’ai donc pas mal de questions.
- Nous partons donc à deux, en sac à dos et à pied. (Notre bourse d’étudiants n’est forcement pas très conséquente). On ne compte pas séjourner en hôtel, mais si j’ai bien compris, il faut quand même une réservation pour obtenir le visa. J’aimerais donc que l’on m’éclaire à ce sujet.
- Etant donné que les billets d’avion Paris-Gabon sont moins chers que ceux qui relient Paris au Cameroun, il est possible que nous atterrissions au Gabon. De ce fait je voudrais savoir si il y a un autre moyen que l’avion pour passer du Gabon au Cameroun, et si c’est le cas, le temps que cela prendra et le prix bien sûr.
- D’autre part, on était partis du principe qu’on verrait sur place où on allait dormir, et qu’on prendrait des sacs de couchage. Il semblerait, après avoir parler avec un homme qui y a vécu plusieurs années, que ce n’est pas très sécur🙁. Du coup, si vous avez des adresses de maisons d’hôtes, de gens prêts à nous accueillir pour une ou deux nuits, de tout petits hôtels, ou toute autre idée, et ce un peu partout au Cameroun, histoire d’avoir des points de chutes dans un maximum d’endroits, ce serait top. Et au passage, pensez-vous qu’il sera possible et assez aisé, de trouver des gens sur place prêts à nous offrir le gite ?
- J’aimerais aussi connaitre les itinéraires de trains au Cameroun, ainsi que les prix et une idée des durées de voyage.
- Bien sur, je serais curieuse de lire vos recommandations, vos conseils, vos avis… sur les lieus à visiter…
- Enfin, en naviguant sur le forum, je me suis rendue compte que beaucoup de gens se font de trips au Cameroun cet été aussi. Alors ca serait sympa de se croiser ça ou là pour prendre un verre et s’échanger les histoires et les bons plans.
Merci d'avance pour toutes vos répo, ses et tous vos conseils, bons voyages!
Conseils avant de partir en Namibie English translation pending
CONSEILS SUR LE RESPECT DES GENS ET DE l’ENVIRONNEMENT EN NAMIBIE :
J’écris ce post après avoir voyagé en Namibie où j’ai vu certains touristes se comporter de façon maladroite, voire inacceptable. Je précise qu’il ne s’agissait pas forcément de touristes français. Je ne veux pas jouer le moralisateur mais simplement que tout le monde prenne conscience de l’influence qu’il peut avoir sur la vie de ce pays, même lors d’un simple voyage. Ce post pourrait valoir également pour d’autres pays, mais la Namibie est un lieu si naturel, si préservé, à l’écosystème si fragile et au tourisme encore naissant, qu’il me semble important d’y avoir dès maintenant le bon comportement, vis-à-vis des namibiens et de leur environnement. Voilà quelques informations qui ne figurent pas dans les guides que j’ai lus.
RELATIONS AVEC LES NAMIBIENS : Lorsque vous souhaitez prendre des namibiens en photos, demandez-leur la permission, ils vous l’accorderont encore plus volontiers si vous êtes aimables et souriants. Si vous rencontrez certaines ethnies telles que le peuple Himba, réfléchissez à ce que vous allez leur « apporter ». Bien sur, un peu de tabac à priser pour les hommes et un sac de mil pour les femmes est une entrée en matière qui respecte la coutume, mais il n’y a pas que ça. Bien plus important est ce que vous allez leur dire sur ce que vous êtes, ce que vous faites, d’où vous venez. Imaginez qu’ils sont aussi curieux du monde que vous « amenez » avec vous que vous du leur que vous êtes en train de découvrir. Alors si vous apportez avec vous un petit album photo familial qui montre votre monde, si vous décidez de leur chanter une chanson que vous aimez, ou de leur apprendre à danser le rock… toute initiative personnelle sera la bienvenue pour faire que l’échange soit réellement dans les deux sens. J’ai vu des touristes s’arrêter juste pour acheter 2 colliers Himbas, photographier les femmes et les enfants… et 5mn après… repartir ! Est-ce cette vision de nous mêmes que nous voulons donner à ces peuples ? Prendre des clichés à la sauvette, acheter des babioles pour dire qu'on y était ? Certains villages Himbas l’ont bien compris. Ils voient le touriste arriver, déballent la quincaillerie pour gagner un peu d’argent car ils savent déjà que la visite sera « express ». Mais si vous prenez le temps, (car l’Afrique est un continent où il faut prendre le temps)… alors vous vivrez un authentique moment de partage !
Durant votre voyage, vous rencontrerez des enfants qui mendient parfois sur le bord des routes : de l’eau, de la nourriture, des bonbons, de l’argent ! - L’eau ne se refuse pas dans un pays semi-désertique, mais veillez aussi à en garder suffisamment pour vous car nous sommes peu habitués à cette sécheresse et une déshydratation rapide peut vous être fatale. - La nourriture : certaines régions sont très isolées et les moyens de transport inexistants, il peut vous arriver de rencontrer une famille dans le besoin, prévoyez quelques petits sacs de riz ou de mil en rab. De même, le troc se pratique régulièrement et si vous rencontrez un vendeur de pierres semi-précieuses sur le bord de la route et qu’une jolie malachite vous intéresse, il n’est pas impossible que le vendeur vous réclame de la nourriture plutôt que de l’argent. - Les bonbons : refusez systématiquement car les enfants ont souvent de bonnes dents et il serait dommage qu’ils aient des caries par votre faute, d’autant que les centres de soins sont rares et souvent très éloignés. Arrêtez-vous et expliquez cela aux enfants ! - L’argent : sans contrepartie (lavage de vitres, etc.) refusez systématiquement, car il n’est pas sain d’habituer un peuple à mendier et surtout par le biais des enfants. C’est vrai que lorsque l’on voit un petit bonhomme haut comme 3 pommes avec ses grands yeux vous demander 1 N$, on se sent mal à l’aise et on est attendri. Mais sachez que tant que les enfants ramèneront des dollars à la maison, les parents ne les enverront pas à l’école. Aujourd’hui en Namibie l’école est obligatoire à partir de 7 ans, et généralement dans les écoles les enfants sont nourris. Il existe même désormais des écoles mobiles qui se déplacent dans les zones les plus reculées. Si vous souhaitez que les petits namibiens accèdent à l’enseignement pour prendre un jour en main le destin de leur pays, alors expliquez leur que leur place n’est pas sur la route à mendier ou à vendre quoi que ce soit… mais bien à l’école ! Alors sur votre chemin, arrêtez votre voiture, prenez 5mn de votre temps et parlez-leur en anglais (ou faites des gestes, un dessin…), vous verrez qu’ils vous écouteront et si demain plus aucun touriste n’achète à un enfant (mais aux adultes seulement), si chacun leur répète que leur avenir passe par l’école… alors ça sera vraiment bien !
En revanche, vous rencontrerez partout des jeunes (pas des enfants) qui font des petits boulots : surveillent votre voiture devant le supermarché, vous ouvre une barrière sur la piste, vous lavent les vitres de la voiture, etc. donnez leur systématiquement 1 ou 2 N$ car c’est leur gagne-pain. Trouver un job n’est pas aisé et il faut les encourager à travailler plutôt qu’à tirer les sacs des touristes (ce qui est malgré tout bien moins fréquent qu’à Paris).
ENVIRONNEMENT : La Namibie est un pays préservé, c’est à dire que hormis les villes comme Windhoek, Swakopmund, etc. la nature s’est développé partout sans intervention ou perturbation humaine. C’est ce qui fait la richesse de cette nature grandiose car c’est l’un des derniers grands endroits sauvages de la planète. Dès que vous quittez les villes, et je m’adresse plutôt aux campeurs, emmenez vos déchets partout avec vous. Brûlez les matières organiques dans le feu du camp, mais conservez tout le reste avec vous et ramenez le tout à Windhoek. Même si vous voyez des poubelles dans certains campings, n'y mettez rien, ne laissez pas vos déchets car ils ne seront peut-être jamais traités ou alors « mal-traités » : décharge à ciel ouvert, enfouissement, incinération au milieu de la nature, etc. Etant donné le peu d’habitant dans le pays le problème des déchets est assez peu pris en compte par les autorités. Hormis dans certaines réserves et campings très visités comme Etosha où une véritable organisation du traitement a été mise en place, ailleurs c’est le flou artistique. Avec le développement touristique, on commence à voir traîner des bouteilles plastiques un peu partout dans le pays. Il est donc de notre devoir de ne pas être responsable de cela. Certains loueurs de voiture à Winbhoek préféreront vous voir revenir avec 1 gros sac poubelle plein d’emballages dont ils se débarrasseront de façon plus écologique qu’au beau milieu du bush (les namibiens sont très « eco-friendly »).
De plus quand vous vous lavez les dents avec votre dentifrice au fluor ou que vous prenez une douche avec votre gel douche dans un camping du Damaraland, l’eau ne rejoint pas les canalisation du formidable réseau d’évacuation des eaux, puisqu’il n’en existe pas là-bas, ce qui veut dire que tout part dans le sol et les nappes phréatiques qui sont d’une qualité exceptionnelle. Alors je ne veux pas vous dire de ne pas vous laver, mais au moins emmenez des produits bio qui limiteront au maximum l’impact sur l’environnement.
En fait la bonne attitude à avoir est comparable à celle des Himbas, ces pasteurs nomades, dont le mode de vie n’a pas évolué depuis des siècles, c’est à dire ne rien prendre que l’on ne puisse pas rendre à la nature. Les Himbas ont inventé le développement durable bien avant que nos publicitaires ne s’en emparent.
Bon voyage à tous dans ce magnifique pays !
RELATIONS AVEC LES NAMIBIENS : Lorsque vous souhaitez prendre des namibiens en photos, demandez-leur la permission, ils vous l’accorderont encore plus volontiers si vous êtes aimables et souriants. Si vous rencontrez certaines ethnies telles que le peuple Himba, réfléchissez à ce que vous allez leur « apporter ». Bien sur, un peu de tabac à priser pour les hommes et un sac de mil pour les femmes est une entrée en matière qui respecte la coutume, mais il n’y a pas que ça. Bien plus important est ce que vous allez leur dire sur ce que vous êtes, ce que vous faites, d’où vous venez. Imaginez qu’ils sont aussi curieux du monde que vous « amenez » avec vous que vous du leur que vous êtes en train de découvrir. Alors si vous apportez avec vous un petit album photo familial qui montre votre monde, si vous décidez de leur chanter une chanson que vous aimez, ou de leur apprendre à danser le rock… toute initiative personnelle sera la bienvenue pour faire que l’échange soit réellement dans les deux sens. J’ai vu des touristes s’arrêter juste pour acheter 2 colliers Himbas, photographier les femmes et les enfants… et 5mn après… repartir ! Est-ce cette vision de nous mêmes que nous voulons donner à ces peuples ? Prendre des clichés à la sauvette, acheter des babioles pour dire qu'on y était ? Certains villages Himbas l’ont bien compris. Ils voient le touriste arriver, déballent la quincaillerie pour gagner un peu d’argent car ils savent déjà que la visite sera « express ». Mais si vous prenez le temps, (car l’Afrique est un continent où il faut prendre le temps)… alors vous vivrez un authentique moment de partage !
Durant votre voyage, vous rencontrerez des enfants qui mendient parfois sur le bord des routes : de l’eau, de la nourriture, des bonbons, de l’argent ! - L’eau ne se refuse pas dans un pays semi-désertique, mais veillez aussi à en garder suffisamment pour vous car nous sommes peu habitués à cette sécheresse et une déshydratation rapide peut vous être fatale. - La nourriture : certaines régions sont très isolées et les moyens de transport inexistants, il peut vous arriver de rencontrer une famille dans le besoin, prévoyez quelques petits sacs de riz ou de mil en rab. De même, le troc se pratique régulièrement et si vous rencontrez un vendeur de pierres semi-précieuses sur le bord de la route et qu’une jolie malachite vous intéresse, il n’est pas impossible que le vendeur vous réclame de la nourriture plutôt que de l’argent. - Les bonbons : refusez systématiquement car les enfants ont souvent de bonnes dents et il serait dommage qu’ils aient des caries par votre faute, d’autant que les centres de soins sont rares et souvent très éloignés. Arrêtez-vous et expliquez cela aux enfants ! - L’argent : sans contrepartie (lavage de vitres, etc.) refusez systématiquement, car il n’est pas sain d’habituer un peuple à mendier et surtout par le biais des enfants. C’est vrai que lorsque l’on voit un petit bonhomme haut comme 3 pommes avec ses grands yeux vous demander 1 N$, on se sent mal à l’aise et on est attendri. Mais sachez que tant que les enfants ramèneront des dollars à la maison, les parents ne les enverront pas à l’école. Aujourd’hui en Namibie l’école est obligatoire à partir de 7 ans, et généralement dans les écoles les enfants sont nourris. Il existe même désormais des écoles mobiles qui se déplacent dans les zones les plus reculées. Si vous souhaitez que les petits namibiens accèdent à l’enseignement pour prendre un jour en main le destin de leur pays, alors expliquez leur que leur place n’est pas sur la route à mendier ou à vendre quoi que ce soit… mais bien à l’école ! Alors sur votre chemin, arrêtez votre voiture, prenez 5mn de votre temps et parlez-leur en anglais (ou faites des gestes, un dessin…), vous verrez qu’ils vous écouteront et si demain plus aucun touriste n’achète à un enfant (mais aux adultes seulement), si chacun leur répète que leur avenir passe par l’école… alors ça sera vraiment bien !
En revanche, vous rencontrerez partout des jeunes (pas des enfants) qui font des petits boulots : surveillent votre voiture devant le supermarché, vous ouvre une barrière sur la piste, vous lavent les vitres de la voiture, etc. donnez leur systématiquement 1 ou 2 N$ car c’est leur gagne-pain. Trouver un job n’est pas aisé et il faut les encourager à travailler plutôt qu’à tirer les sacs des touristes (ce qui est malgré tout bien moins fréquent qu’à Paris).
ENVIRONNEMENT : La Namibie est un pays préservé, c’est à dire que hormis les villes comme Windhoek, Swakopmund, etc. la nature s’est développé partout sans intervention ou perturbation humaine. C’est ce qui fait la richesse de cette nature grandiose car c’est l’un des derniers grands endroits sauvages de la planète. Dès que vous quittez les villes, et je m’adresse plutôt aux campeurs, emmenez vos déchets partout avec vous. Brûlez les matières organiques dans le feu du camp, mais conservez tout le reste avec vous et ramenez le tout à Windhoek. Même si vous voyez des poubelles dans certains campings, n'y mettez rien, ne laissez pas vos déchets car ils ne seront peut-être jamais traités ou alors « mal-traités » : décharge à ciel ouvert, enfouissement, incinération au milieu de la nature, etc. Etant donné le peu d’habitant dans le pays le problème des déchets est assez peu pris en compte par les autorités. Hormis dans certaines réserves et campings très visités comme Etosha où une véritable organisation du traitement a été mise en place, ailleurs c’est le flou artistique. Avec le développement touristique, on commence à voir traîner des bouteilles plastiques un peu partout dans le pays. Il est donc de notre devoir de ne pas être responsable de cela. Certains loueurs de voiture à Winbhoek préféreront vous voir revenir avec 1 gros sac poubelle plein d’emballages dont ils se débarrasseront de façon plus écologique qu’au beau milieu du bush (les namibiens sont très « eco-friendly »).
De plus quand vous vous lavez les dents avec votre dentifrice au fluor ou que vous prenez une douche avec votre gel douche dans un camping du Damaraland, l’eau ne rejoint pas les canalisation du formidable réseau d’évacuation des eaux, puisqu’il n’en existe pas là-bas, ce qui veut dire que tout part dans le sol et les nappes phréatiques qui sont d’une qualité exceptionnelle. Alors je ne veux pas vous dire de ne pas vous laver, mais au moins emmenez des produits bio qui limiteront au maximum l’impact sur l’environnement.
En fait la bonne attitude à avoir est comparable à celle des Himbas, ces pasteurs nomades, dont le mode de vie n’a pas évolué depuis des siècles, c’est à dire ne rien prendre que l’on ne puisse pas rendre à la nature. Les Himbas ont inventé le développement durable bien avant que nos publicitaires ne s’en emparent.
Bon voyage à tous dans ce magnifique pays !
Échange universitaire avec l'école ISCAM d'Antananarivo English translation pending
Bonjour,
J'ai la possibilité de réaliser un échange universitaire dans une école de commerce, l'ISCAM qui se trouve à Antananarivo. J'aurais voulu savoir si certains d'entre vous connaissaient cette école et pouvaient m'en dire plus (réputation, qualité des cours, élèves...).
Aussi, est-ce facile de trouver un logement dans la capitale ? Quel est le prix moyen d'un loyer ?
J'y serais de Septembre à Décembre, niveau météo il paraît que c'est la saison pluvieuse, mais est-ce qu'il fait froid par exemple ?
Merci d'avance à tous pour vos réponses !
J'ai la possibilité de réaliser un échange universitaire dans une école de commerce, l'ISCAM qui se trouve à Antananarivo. J'aurais voulu savoir si certains d'entre vous connaissaient cette école et pouvaient m'en dire plus (réputation, qualité des cours, élèves...).
Aussi, est-ce facile de trouver un logement dans la capitale ? Quel est le prix moyen d'un loyer ?
J'y serais de Septembre à Décembre, niveau météo il paraît que c'est la saison pluvieuse, mais est-ce qu'il fait froid par exemple ?
Merci d'avance à tous pour vos réponses !
Virements d'argent entre la France et Madagascar English translation pending
Bonjour à tous,
je vais m'installer à Madagascar pour un an.
Compte tenu de la durée de ce séjour, j'envisage d'ouvrir un compte dans une banque locale, en choisissant de préférence un établissement en relation avec une banque française (dans laquelle j'ouvrirais donc également un compte), ceci afin de réduire autant que faire se peut les couts de virements (via Internet ?) de mon compte français à mon compte malgache et de pouvoir louer un coffre pour y conserver papiers, billets, ...
A votre avis, me sera-il possible d'ouvrir un compte malgache, sachant que je ne serais pas salarié sur place, que je serais au mieux missionné par une association, voire que je disposerais tout simplement d'un visa touristique (avec donc obligation de sortir du territoire tous les 90 jours) ?
Par ailleurs, sauriez-vous quelles sont les banques françaises auxquelles je pourrais m'adresser ?
Je vous remercie par avance de vos réponses et j'en profite pour poser une dernière question : sur quel loyer mensuel dois-je tabler pour la location à l'année d'un appartement meublé de 80 / 100 m² un peu près sécurisé, dans le centre de Tana ?
Bon Voyage.
Marc.
je vais m'installer à Madagascar pour un an.
Compte tenu de la durée de ce séjour, j'envisage d'ouvrir un compte dans une banque locale, en choisissant de préférence un établissement en relation avec une banque française (dans laquelle j'ouvrirais donc également un compte), ceci afin de réduire autant que faire se peut les couts de virements (via Internet ?) de mon compte français à mon compte malgache et de pouvoir louer un coffre pour y conserver papiers, billets, ...
A votre avis, me sera-il possible d'ouvrir un compte malgache, sachant que je ne serais pas salarié sur place, que je serais au mieux missionné par une association, voire que je disposerais tout simplement d'un visa touristique (avec donc obligation de sortir du territoire tous les 90 jours) ?
Par ailleurs, sauriez-vous quelles sont les banques françaises auxquelles je pourrais m'adresser ?
Je vous remercie par avance de vos réponses et j'en profite pour poser une dernière question : sur quel loyer mensuel dois-je tabler pour la location à l'année d'un appartement meublé de 80 / 100 m² un peu près sécurisé, dans le centre de Tana ?
Bon Voyage.
Marc.
Stage à Pune durant la mousson (Inde) English translation pending
Bonjour à tous,
Je dois effectuer un stage a Pune entre mi-Avril et fin Août 2008.
Bien entendu, je part seule, et bien que mon maitre de stage ai l'air très prévenant, je me pose des question.
Notamment la mousson, est-ce c'est pas trop difficile?
Est-ce que malgrès les différentes recommandation des guides touristiques, ça pose problème vraiment d'être une européénne seule?
Et si vous avez des conseil particuliers.
Bonne journée à vous.
Et si vous avez des conseil particuliers.
Bonne journée à vous.
Six mois de voyage entrecoupé de bénévolat English translation pending
Bonjour, je me prépare à partir 6 mois à partir de juin 2008 avec mon fiancé. Nous souhaitons voyager en Australie/Nelle Zélande, Asie et Amérique du Sud. Tout celà est modifiable en fonction des missions que nous allons trouver. Nous aimerions faire des missions orientées autour de l'écologie (Australie par exemple) ou humanitaire (Am Sud, Asie) de courte durée (1 / 2 semaines). Est-ce quelqu'un a fait ce genre de choses très difficiles à organiser car qui mixe des missions et des découvertes du pays en tant que 'touriste'
Ecosse: West Highland Way début février English translation pending
Bonjour
je désire faire le West Highland Way début février
Je suis assez inquiet au niveau climat en cette période de l'année .
Je connais l'Ecosse en été mais n'y suis jamais allé en hiver .
Quelqu'un l'a t il fait en hiver, ainsi que le Ben Nevis ?
Avez-vous quelques bonnes adresses b&b ouverts en février .
Merci d'avance et bonnes fêtes de fin d'année à tous .😉
Chris
Démarches pour travailler en Nouvelle-Zélande? English translation pending
Bonjour à tous.
je compte partir en nouvelle-zélande en février avec un vvt.
si quelqu'un avais des info sur les démarches à faire en arrivant sur place pour travailler, ca me donnerait un sacré coup de pouce!
n'étant pas un virtuose de l'anglais(je compte bien me perfectionner sur place...)j'essai d'obtenir le max d'infos avant de partir.
et au passage, pensez vous qu'il est mieux d'ouvrir un compte banquaire sur place pour éviter les comissions des banques francaises sur les retraits à l'étranger, ?
Merci d'avance.😉
De Marseille à Porrentruy (Jura suisse) à vélo avec deux enfants de trois et six ans English translation pending
Bonjour,
Nous avons comme projet de rentrer de notre voyage autour du monde à la voile... à vélo. Nous arriverons dans la région de Marseille (Martigues) et nous prévoyons un mois pour retourner chez nous. Nous avons à notre disposition pour l'instant 2 vélo vtt adultes que nous pensons équiper de pneus lisses, et d'un siège arrière pour vélo "suspendu" pour notre fille qui a trois ans. J'aurais besoin de vos avis, de vos conseils et d'infos concernant différents points :
Notre fils, 6 ans, sait aller à vélo, sans petites roues. Il a pour l'instant un vélo sans vitesse. Nous pensions lui en acheter un nouveau avec des vitesses, et opter pour la solution "barre". Enfin, vous m'excuserez, je ne connais pas le terme exact... vous savez, ces systèmes qui permettent de fixer un vélo enfant à un vélo adulte. Est-ce que c'est une bonne solution ? Est-ce qu'il y a des systèmes meilleurs que d'autres ?
Ensuite, nous pensions trouver une remorque pour notre cadette, afin qu'elle puisse se reposer et échanger parfois son siège contre la remorque. J'imaginais un système de sac à dos qui prendrait la place que notre fille n'occuperait pas. Est-ce que c'est trop du luxe ? Est-ce qu'à trois ans on peut imaginer que le siège lui suffise, et alors juste acheter une remorque pour le matériel ? Est-ce que quelqu'un à une expérience à nous communiquer ? Et des marques de remorque-enfant et remorque-matériel. Et pour les sacoches ? Qu'est-ce qu'il faut prévoir ? Et avez-vous une idée de la charge maximum confortable sur un vélo ? J'imagine que traîner 50 kg de matériel, c'est un peu trop !
Si vous avez aussi des idées d'itinéraires à nous proposer, nous serions ravis. Nous pensons faire une vingtaine de kilomètre au début, et peut-être pousserons-nous à 50 km par la suite. Nous avons un mois environ pour faire les 800 km qui séparent le sud de la France au nord de la Suisse.
Est-ce que vous pourriez aussi nous communiquer vos trucs et astuces ? C'est la première fois que nous ferons du vélo ainsi en famille, et j'aimerais savoir si vous avez des combines, les choses à emporter absolument (pélerines ? pantalons et vestes cirés ?), enfin, ces choses pratiques qu'on acquière avec de l'expérience et qui facilite la vie.
En tous cas, nous vous remercions déjà pour vos réponses. On se réjouit de vous lire ! Merci ! Sophie
Ensuite, nous pensions trouver une remorque pour notre cadette, afin qu'elle puisse se reposer et échanger parfois son siège contre la remorque. J'imaginais un système de sac à dos qui prendrait la place que notre fille n'occuperait pas. Est-ce que c'est trop du luxe ? Est-ce qu'à trois ans on peut imaginer que le siège lui suffise, et alors juste acheter une remorque pour le matériel ? Est-ce que quelqu'un à une expérience à nous communiquer ? Et des marques de remorque-enfant et remorque-matériel. Et pour les sacoches ? Qu'est-ce qu'il faut prévoir ? Et avez-vous une idée de la charge maximum confortable sur un vélo ? J'imagine que traîner 50 kg de matériel, c'est un peu trop !
Si vous avez aussi des idées d'itinéraires à nous proposer, nous serions ravis. Nous pensons faire une vingtaine de kilomètre au début, et peut-être pousserons-nous à 50 km par la suite. Nous avons un mois environ pour faire les 800 km qui séparent le sud de la France au nord de la Suisse.
Est-ce que vous pourriez aussi nous communiquer vos trucs et astuces ? C'est la première fois que nous ferons du vélo ainsi en famille, et j'aimerais savoir si vous avez des combines, les choses à emporter absolument (pélerines ? pantalons et vestes cirés ?), enfin, ces choses pratiques qu'on acquière avec de l'expérience et qui facilite la vie.
En tous cas, nous vous remercions déjà pour vos réponses. On se réjouit de vous lire ! Merci ! Sophie
Retour de Jamaïque: conseils pour hôtels et transports English translation pending
salut ! de retour de vacances de 3 semaines avec mon copain, nous revenons avec beaucoup de bon souvenirs, cest tres beau ! pour vous aidez a passer de bonne vacances voici quelques conseil pour ne pas se faire avoir:
1, avant d'accepter une chambre, verifier que la douche fonctionne bien, la climatisation (si il y a) 2, toujours essayer de negocier le prix par rapport au nombre de jours que vous comptez rester (ca a marché a chaque fois qu'on a essayé) ps: nabusez pas lol :) 3, évitez le "Jamaican colors hotel" a long bay, cafards, personnel malhonnete, pa d'eau courante (eau stockée dans reservoir) et pour ce que c'est autant aller chez l'habitant 4, en ce qui concerne les transports, ne vous faites pa avoir par les taxis, qui pensent que tous les etranger sont de riches americains, personnelement nous avions loué une voiture pour etre independants.
1, avant d'accepter une chambre, verifier que la douche fonctionne bien, la climatisation (si il y a) 2, toujours essayer de negocier le prix par rapport au nombre de jours que vous comptez rester (ca a marché a chaque fois qu'on a essayé) ps: nabusez pas lol :) 3, évitez le "Jamaican colors hotel" a long bay, cafards, personnel malhonnete, pa d'eau courante (eau stockée dans reservoir) et pour ce que c'est autant aller chez l'habitant 4, en ce qui concerne les transports, ne vous faites pa avoir par les taxis, qui pensent que tous les etranger sont de riches americains, personnelement nous avions loué une voiture pour etre independants.
Température en Malaisie au mois de décembre? English translation pending
Bonsoir à tous,
J'envisage éventuellement d'aller en Malaisie du 14.12 au 08.01.08.
Est ce que j'ai compris juste : la côte est en décembre c'est pas le top. La mousson fait "rage".
Mais j'ai l'impression que la majorité des choses à faire est sur cette côte vrai ou faux ?
Que peut-on faire sur la côte ouest ? ou peut-on aller pour ne pas être mouillées ?
Les belles îles de Malaisie sont-elles atteignables à cette période ?
Enfin je vous remercie pour toutes les infos que vous pouvez me donner
Très bonne soirée
Diane
J'envisage éventuellement d'aller en Malaisie du 14.12 au 08.01.08.
Est ce que j'ai compris juste : la côte est en décembre c'est pas le top. La mousson fait "rage".
Mais j'ai l'impression que la majorité des choses à faire est sur cette côte vrai ou faux ?
Que peut-on faire sur la côte ouest ? ou peut-on aller pour ne pas être mouillées ?
Les belles îles de Malaisie sont-elles atteignables à cette période ?
Enfin je vous remercie pour toutes les infos que vous pouvez me donner
Très bonne soirée
Diane
Visa pour faire du WWOOFing en Nouvelle-Zélande? English translation pending
Ki ora !!
Je pars 4 mois en nouvelle zélande à partir du mois d'aout. Nous sommes deux et nous voulons faire du "woofin" ( pas du tt sure de l'orthographe !!). Nous aimerions savoir s'il faut avoir le visa vacance-travail ou si le visa tourisme suffit. On voudrait garder le visa vacance-travail pour une autre fois si possible. Merci pour vos réponses et n'hésitez pas à me faire part de vos éxpériences et de vos impressions. A bientoooot !
Parcours de cinq semaines au Chili et en Bolivie cet été English translation pending
Bonjour à yous !
Nous envisageons de partir 5 semaines cet été au Chili et en Bolivie.
Nous avons longuement hésité à aller faire un tour au Pérou, mais nous voulons prendre notre temps et ne pas dépenser trop d'argent.
Voici en gros notre itinéraire :
> Arrivée à Santiago de Chili
> Valparaiso
> San Pedro de Atacama (randos)
> Salar de Uyuni
> Potosi
> Sucre
> La Paz
> Lac Titicaca
> Arica
> Santigo de Chili
Qu'en pensez-vous ?
Avez-vous des conseils à nous donner sur ces destinations ?
Pour le séjour dans l'Atacama, faut-il réserver avec une agence en France ou est-il facile de trouver son bonheur sur place ? combien cela peut nous coûter ?
Autre question : les vols. En une semaine, tous les vols ont augmenté. Difficile de trouver Lyon/Santiago à moins de 1300 euros, alors qu'il y a une semaine cela semblait envisageable à moins de 1000 euros.
Pour ceux qui ont une expérience à ce sujet, peut-on compter sur une baisse des prix dans les mois à venir (voire au dernier moment même si cela nous semble risqué..!) ou faut-il que nous changions de destination snif snif.
Merci à vous et à bientôt
Sophie et Florian
Recherche stage humanitaire au Cameroun ou au Tchad English translation pending
Nous sommes deux étudiantes infirmière 2 ème années nous souhaiterions effectuer un stage humanitaire au Cameroun ou au Tchad auprès des enfants orphélins ou dans un dispensaire de campagne. auprès des femmes aussi pour faire l'éducation des femmes enceintes ou veant d'accoucher. Nous sommes des maman et sont sensibles à ces problème
Si vous avez des contacts n'hésitez pas car il nous faut trouvez rapidement un lieu de stage afin de monter notre projet pour le faire validez par l'institut de soins infirmiers.
Nous aimerions aussi avoir des tuyaux afin de financer notre stage humanitaire toutes vos idées seront les bienvenus. merci pour cette chaîne de solidarité qui existe à travers ce site
Nous aimerions aussi avoir des tuyaux afin de financer notre stage humanitaire toutes vos idées seront les bienvenus. merci pour cette chaîne de solidarité qui existe à travers ce site
Combien gagne un projectionniste en Suisse? English translation pending
🙂 Bonjour, je vis dans le sud de la France et j'ai peu etre une proposition de travail de projectionniste dans un cinéma suisse. J'ai 3 ans d'expérience dans un multiplexe français et le CAP d'opérateur projectionniste. Je pense donc aller vivre en Suisse. Quelle rémunération puis-je prétendre net en franc suisse pour ce travail? J'ai lu quelque part 3200 francs suisse pour 41h30 est-ce vrai? 🙂
African trek des Poussins English translation pending
Quelqu'un la déja lu? qu'en avez vous pensez, je souhaiterais faire un peu comme eux mais en 4X4 donne t'il des reseignements a travers leurs histoires
Conseils sur itinéraire d'un mois en Bolivie/Chili et questions diverses English translation pending
Bonjour,
nous partons fin juillet pour 1 mois en Bolivie et au Chili, arrivée à La Paz, et retour par Santiago. Voici notre itinéraire prévisionnel : 1 jour à La Paz (nous connaissons déjà la ville) 1 jour à Tiwanaku 5 jours pour le trek d'El Choro + Coroico + retour La Paz par la route la plus "dangeureuse du monde" 3 jours "libres" entre La Paz et Potosi : avez-vous des idées?? Nous serions bien allés à Sajama, mais nous avons peur que cela fasse bcp de transport pour peu de temps sur place. Votre avis? Des suggestions? 2 jours à Potosi 2 jours à Sucre + Tarabuco (nous y serons le dimanche) 4 jours pour Salar d'Uyuni/Laguna Colorada + Verde, puis passage direct vers le Chili (San Pedro de Atacama) 4 jours à San Pedro de Atacama pour faire Vallée de la Luna/Lagunas Miscanti-Miquines/Geysers del Tatio/Salar Atacama Vol Calama/Santiago 1 jour à Santiago
Voici nos questions : 1/ Ce planning vous semble t'il réaliste? 2/ Nous sommes preneurs de vos suggestions pour occuper nos 3 jours libres entre La Paz et Potosi! 3/ Questions pour la photo numérique : quel est le voltage en Bolivie et au Chili, 110 ou 220V? Faut-il prévoir un adaptateur? Si oui avez vous des adresses? Filtre polarisant : recommandé ou pas?
Merci!
Ludovic & Aurélie
nous partons fin juillet pour 1 mois en Bolivie et au Chili, arrivée à La Paz, et retour par Santiago. Voici notre itinéraire prévisionnel : 1 jour à La Paz (nous connaissons déjà la ville) 1 jour à Tiwanaku 5 jours pour le trek d'El Choro + Coroico + retour La Paz par la route la plus "dangeureuse du monde" 3 jours "libres" entre La Paz et Potosi : avez-vous des idées?? Nous serions bien allés à Sajama, mais nous avons peur que cela fasse bcp de transport pour peu de temps sur place. Votre avis? Des suggestions? 2 jours à Potosi 2 jours à Sucre + Tarabuco (nous y serons le dimanche) 4 jours pour Salar d'Uyuni/Laguna Colorada + Verde, puis passage direct vers le Chili (San Pedro de Atacama) 4 jours à San Pedro de Atacama pour faire Vallée de la Luna/Lagunas Miscanti-Miquines/Geysers del Tatio/Salar Atacama Vol Calama/Santiago 1 jour à Santiago
Voici nos questions : 1/ Ce planning vous semble t'il réaliste? 2/ Nous sommes preneurs de vos suggestions pour occuper nos 3 jours libres entre La Paz et Potosi! 3/ Questions pour la photo numérique : quel est le voltage en Bolivie et au Chili, 110 ou 220V? Faut-il prévoir un adaptateur? Si oui avez vous des adresses? Filtre polarisant : recommandé ou pas?
Merci!
Ludovic & Aurélie
Partir un an aux Etats-Unis English translation pending
bonjour, je suis en terminal S et j'ai 17 ans a la fin de l'année je devrais avoir (je l'espere) le bac.Et j'aimerais passer un an aux USA pour apprendre l'anglais (car je suis mediocre dans cette langue) donc par consequent je vous demande si vous connaissez des agences serieuses qui propse ce genre de choses(c'est a dire qu'elle nous donne des cours d'anglais sur place et s'occupe de nous trouver un logement).
Merci d'avance.
Action humanitaire en Afrique English translation pending
je suis à la recherche d'actions humanitaires ds les pays africains, inde, amérique du sud...envers un public jeunes. si vous connaissez des assoc ou organisme faites moi signe et si vous voulez qqn pr vous accompagner je suis dispo l'été 2005. si qqn est déja allé la bas et a des adresses concernant mon désir cela m'aiderait
merci à tous
bon courage pr vos recherches a bientot
merci à tous
bon courage pr vos recherches a bientot
Vos plus beaux clichés de monuments English translation pending
Allez Tertoutes! 🙂 Une nouvelle rasade de : vos plus beaux ... clichés de monuments cette fois; Les façades, les vielles pierres, les temples ...Qui vont ont émerveillés. Je débute avec une sélection purement "azura" 😏