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Tour du monde septembre 2016 - juin 2017 English translation pending
by Gibiforever · 2016-02-21 · 16 replies
Bonjour chère Communauté VF!

Ça y est! C'est décidé! Je pars faire un tour du monde! Que voulez-vous? Après des années à lire vos posts, forcément, vous m'avez donné envie.

J'ai besoin de votre aide, de vos lumières. Sur mon itinéraire, sur les périodes choisies, sur le sens du voyage, sur les billets d'avions (billets tour du monde ou agence de voyages)... Bref, je suis avide de vos conseils et de liens internet (notamment des discussions VF).

Je compte partir en solo, entre fin août/septembre 2016 et juin/début juillet 2017, en mode baroudeur, avec parfois quelques petits luxes, par-ci, par-là.

Voici mon itinéraire prévu, avec le budget quotidien prévisionnel:

Vietnam - Septembre 2016 30 j. - 15€/j. - Visa 70€ Laos - Octobre 2016 31j. - 15€/j. - Visa 25€ Cambodge - Novembre 2016 30j. - 20€/j. - Visa 20$ Indonésie - Décembre 2016 31j. - 25€/j. - Visa 22€ Australie - Janvier 2017 31j. - 60€/j. - Visa 57€ Nouvelle-Zélande - Février 2017 28j. - 50€/j. Chili - Mars 2017 22j. - 38€/j. Ile de Pâques - Mars 2017 7j. - 29€/j. Argentine - Avril 2017 30j. - 36€/j. Pérou - Mai 2017 31j. - 30€/j. Brésil - Juin 2017 30 j. - 44€/j.

Je suis flexible sur les dates mais aussi sur les destinations. Et je suis prêt à retirer une ou deux destinations et profiter plus d'un pays.

J'ai aussi des questions comme:

Le nouvel an: Indonésie? Australie? Un autre pays? Indonésie => Australie: comment faire? L'avion? Voie terrestre + bateau? Nvelle-Zélande => Ile de Pâques => Chili: intéressant? Chili => Argentine => Pérou ou Chili => Pérou => Argentine?

Voilou Merci d'avance ;)

Guill
El Penon - Antofagasta de la Sierra (Salta) English translation pending
by Saintgenois · 2016-02-13 · 54 replies
Bonjour à tous pourriez vous m'indiquer le temps de trajet entre El Penon et Antofagasta ? Faut il être équipé d'un 4x4 ? Peut on dormir ailleurs qu'à l'hosteria del altura à El Penon (un peu chère pour nous) ? chez des habitants ? seulement sur Antofagasta ? Merci de vos réponses. nous y serons 2ième quainzaine de mai. Anne
Manger des légumes en Argentine English translation pending
by Echalotte · 2016-01-26 · 26 replies
Bonjour, Je suis quasiment végétarienne, ne mangeant de la viande qu'à de rares exceptions. Nous comptons partir pour 6 semaines. Comment faire dans ce pays pour avoir une alimentation équilibrée à base de légumes, de fruits, et exceptionnellement de viande. merci pour vos réponse
Louer un véhicule au Pérou cet été? English translation pending
by Mpec · 2016-01-15 · 19 replies
Bonjour à tous, Je prépare un voyage au Pérou pour cet été et j'avais prévu de louer un véhicule. J'apprécie en effet l'autonomie que permet le fait d'avoir son propre véhicule. Néanmoins la recherche d'infos et la lecture de différents posts me laissent indécis. Je remercie donc par avance tous ceux qui voudront bien me faire part de leur expérience de la conduite au Pérou après avoir voyagé avec leur véhicule, et je lirai avec attention également les avis de ceux qui ont choisi les bus et qui ont observé la conduite dans ce pays avec les difficultés ou pas qu'elle pourrait présenter. Merci donc à tous ceux qui voudront bien témoigner sur ce sujet. Cordialement. mpec
De La Paz à Buenos-Aires en 45 jours par la Bolivie, le Chili, et l'Argentine (27-10 au 09-12 2015 English translation pending
by Jacou0109 · 2015-12-26 · 1 reply
Carnet de voyage : de La Paz à Buenos-Aires en 45 jours par la Bolivie, le Chili, et l'Argentine (27-10 au 09/12/2015).

Itinéraire : La Paz, Oruro, Uyuni, San Pedro de Atacama, Iquique, Salta, Porto-Iguazu, Posadas et Buenos -Aires

28/10 Nous quittons Madrid, où nous sommes arrivés la veille, pour l’aéroport de Barajas Décollage dans un Airbus A340 d'Iberia pour 11h10mn de vol (soit 9750 km) jusqu’à Lima.

29/10 Arrivés à Lima nous reprenons 4h plus tard un autre avion de la compagnie Lan pour La Paz. Le survol en pleine nuit à 3H du matin, de la ville est magnifique avec toutes ces lumières qui tapissent la montagne. Il fait 5° nous sommes un peu « à côté de nos pompes » mais c'est autant dû à l'altitude (4000m) qu'à la fatigue. Les formalités sont réglées assez rapidement heureusement, Samuel le chauffeur du taxi envoyé par l'hôtel est là. D'El Alto la route descend en pente raide vers le fond du vallon où est situé le centre de La Paz, c'est très beau à cette heure, 20 mn plus tard nous voilà rendus. Nous nous installons dans une chambre provisoire qui sent le renfermé mais bon, vu notre état de fatigue ça n'a aucune importance. 30/10 Nuit courte et un peu perturbée par le manque d'oxygène mais ça reste anecdotique. A peine levés, nous voilà partis à pied en direction de la place Avaroa toute proche où nous hélons un minibus pour l’église San Francisco. Il fait beau et même chaud puisque la température montera au-delà de 25° ! C'est avec beaucoup de plaisir que nous nous retrouvons plongés dans cet univers latino-américain et ici particulièrement indien. On a l'impression que fondamentalement les choses n'ont pas vraiment changées : en effet les « indiennes » sont toujours habillées pareillement avec leurs jupes colorées et amples, leurs petits chapeaux noirs « vissés » sur le haut de la tête, leurs baluchons en tissu indien multicolore. Elles sont en nombre sur les marchés, assises sur leur petit tabouret, à attendre le chaland, elles se postent également près des stations de minibus ou de taxis essayant de vendre des articles variés. L'aspect général de la ville reste bien reconnaissable même si des gratte-ciels nouveaux ont poussé un peu partout. Ainsi dans les vieux quartiers près de San Francisco, on retrouve les petites maisons à deux niveaux avec les échoppes qui en occupent les rez-de-chaussée, dans les rues il y a pléthore de petits stands où l'on retrouve les mêmes types d'articles qu'il y a 40 ans : articles en laine (ponchos, pulls, bonnets, gants, couvertures), objets touristiques divers, fœtus de lama, pierres et cristaux etc. L'église San Francisco n'a pas changé ! C'est toujours aussi baroque, l'autel central dégouline d'or et les nombreuses statues peintes, grandeur nature, paraissent vivantes tellement elles sont réalistes. Des « indiennes » sont là en prière devant des statues dorées et offrent des cierges en psalmodiant. Nous continuons notre promenade en explorant les rues adjacentes de l'église, là où se trouve le marché aux sorcières. En fait ce n'est pas vraiment un marché concentré mais quelques échoppes spécialisées dans les articles liés aux pratiques ancestrales des indiens. Mine de rien les rues montent et descendent et nous nous retrouvons vite le souffle court, la tête bourdonnante et avec des vertiges. On oublie que nous sommes à plus de 3500 m ! Après avoir passé quelque temps à photographier des scènes typiques, nous continuons en direction du marché de la rue Rodriguez, où se regroupent les vendeuses de fleurs, de fruits et légumes puis allons explorer plus haut le secteur de la rue des poissonnières. Nous redescendons vers le Prado et remontons (encore !) cette fois vers la cathédrale et la place Murillo. Schéma classique que l’on retrouve sur les plaza mayor espagnoles ou les zócalo mexicains : les quatre coins de la place sont occupés par les bâtiments symboles du pouvoir : la cathédrale assez mastoc de style renaissance et remaniée au XIX me siècle, à côté le parlement national puis la préfecture régionale au style local caractéristique. Le jardin est l'espace convivial où se retrouvent les habitants de la ville, pour discuter, manger une glace, nourrir les pigeons, rêvasser, téléphoner ou se faire cirer les chaussures. Ensuite nous remontons (encore) jusqu'à la belle rue Jaen qui a été refaite dans le style originel du XVIII e siècle. Là, après nous être entendu avec un couple de jeunes français, nous prenons un taxi (8bob) jusqu'au mirador de K'ili K'ili relativement proche mais bien au-dessus de nous. Superbe spectacle qui s'offre depuis ce mirador, sur 360° : on se demande comment une petite ville au départ bien abritée dans le creux de la vallée a pu grandir au point de coloniser toutes les pentes abruptes, et dieu sait qu'il y en a, occupant tous les espaces disponibles sur des centaines de km2 !

30/10 Pas trop affectés par le soroche (mal d’altitude) nous décidons de monter (encore) à pied jusqu'à la station intermédiaire (Sopocachi) du téléphérique de la ligne amarilla. C'est une réalisation récente faite par la société autrichienne Doppelmayr : c'est en réalité des télécabines de 8 places qui joignent divers quartiers de la ville basse à la ville haute : la vue y est magnifique de bout en bout mais surtout vers la fin quand on arrive aux 4080 m d'El Alto. C'est de là que l'on réalise l'immensité de cette ville qui s'étend à perte de vue dans toutes les directions au pied de sommets enneigés de plus de 6000 m. Dans l’après-midi retour dans les environs de San Francisco pour admirer la belle façade baroque de l'église de Santo Domingo . A la nuit tombée, nous repartons faire un « circuit de téléphérique » pour profiter des lumières de la ville. C'est vraiment un beau spectacle avec tous ces petits points lumineux qui brillent dans la nuit et épousent les courbes du relief. Les petites cantines installées près des endroits stratégiques (arrêt de bus, de télécabines, de taxis) font toujours recette et sont prises d'assaut par les habitants.

31/10 Départ en taxi (20 BOB) pour la station de bus. A 10h30 nous sommes installés dans un grand bus avec habitacle surélevé pour l’aménagement de grandes soutes à bagages. La déco intérieure a beaucoup vieilli, les moquettes et tous les tissus d'ameublement sont usés et tâchés. Nous mettrons plus d'une heure pour quitter l'agglomération de La Paz. Après le noyau urbain d'El Alto très concentré, nous longerons des zones de hangars, zones artisanales, terrains vagues et friches diverses, habitats sommaires avant d'atteindre la monotone puna recouverte d’ichú, plante herbacée caractéristique de la puna. L'autoroute peu fréquentée ne traversera que quelques villages et hameaux avant d'arriver à Oruro. Les quelques villages traversés vivent de l'agriculture et surtout de l'élevage de bovins et d'ovins. Nous retrouvons ici aussi les scènes traditionnelles des indiennes gardant quelques vaches ou moutons au bord de la route. Un indien à vélo s'enfonce sur une piste qui va on ne sait où, car à l'horizon tout paraît désert. Les habitations sont essentiellement construites en adobe et il est vrai que l'on a du mal à les distinguer dans le paysage de même couleur. Au bout de 3h1/2 nous voilà à Oruro. A peine descendus du bus nous allons nous renseigner pour connaître les horaires de départ des bus pour Uyuni. Et mince ! Ils partent tous à la nuit tombée pour arriver à Uyuni en pleine nuit ce qui ne nous arrange vraiment pas. Même le train part le soir. Que faire ? Pas grand chose, finalement nous optons pour le train. En attendant il nous faut rejoindre notre hostal Graciela à 5 cuadras de là. L'hostal est un grand classique de l'hôtellerie bolivienne à petit prix. Le gérant est très sympathique et de bon conseil. La chambre, toute moquettée, hélas ! (vous imaginez la couleur) est de la taille du lit avec 50cm de libre sur 3 côtés, la sdb de moins de 2 m2, abrite un minuscule lavabo, une cuvette de wc et un pommeau de douche qui arrose systématiquement tout l'espace, il y a par contre de l'eau chaude ! J'oubliais une chaise en plastique et 2 tables de nuit, et de plus une baie vitrée sur la rue, peu de chambres ont ce privilège. Le gérant nous conseille d'aller à la gare pour réserver nos places de train car elles sont en nombre limité, du moins celles (salon ou ejecutivo) acceptables pour nos séants occidentaux. Pour accéder à la gare nous longeons un immense marché installé sur la rue 8 de Agosto et en partie consacré aux articles liés à la Toussaint : cierges blancs, vin, croix et autres articles destinés à la décoration des tombes comme : petits pains de diverses formes, arrangements floraux, objets miniatures, guirlandes multicolores etc. Comme sur tous les marchés, il y a des vendeuses de feuilles de coca, de fruits et légumes, des cantines, etc. Ici aussi les indiennes sont habillées de façon traditionnelle avec leurs petits chapeaux et leurs multiples jupes multicolores. A la gare, hélas ! pas de vente de billets le samedi, il faudra revenir demain dès 9h. Le centre ville d'Oruro est aussi petit que celui d'une ville de 10 000 habitants en France alors que la ville dépasse les 200 000 h. Le centre est occupé par deux places aménagées en square avec jardins, bancs, vendeurs de glaces, cireurs de chaussures et comme toujours une myriade de pigeons que nourrissent les enfants. Quelques bâtiments officiels de couleur crème, une église d'un style improbable et des maisons quelconques. Nous montons jusqu'au sanctuaire de la vierge du Socavón, très populaire chez les mineurs. Seule la façade baroque d'origine du XVIII e a de l'intérêt : à l'intérieur a été reconstitué un musée de la mine avec ses galeries souterraines. De retour en ville, nous déambulons dans le marché toujours très animé. En fin de journée nous ressortons pour aller dîner au restaurant « El Fogón » en face de la gare de bus : c'est le seul restaurant qui se donne une allure chic avec sa vaste salle de restaurant et son serveur stylé. Nous goûterons à un plat original mais pas exceptionnel : de l'émincé de viande de lama déshydratée puis frit avec du maïs et des patates. En revenant vers l'hostal nous assisterons à une soirée festive organisée par la municipalité pour la Toussaint : discours de bienvenue et de remerciements, tous les notables sont là puis place à la musique. Fatigués et un peu frigorifiés, nous rentrons à l'hostal. Une bonne partie de la nuit sera émaillée par les cris et les rires des fêtards rentrant de la soirée, sans compter les nombreux pétards et feux d'artifices. 01/11 Nous partons peu après 8h en direction de la gare pour être sûrs d'avoir de la place, parce que rester à Oruro ne nous enchante pas du tout. Malgré le soleil le fond de l'air est très froid. Nous voilà à la gare à 9H : calme plat, à 9h15 une balayeuse commence tranquillement sa journée, à 9h30 enfin un employé ouvre la salle commence à appeler les gens en fonction du numéro récupéré au distributeur devant la salle. Finalement nous obtenons deux billets « Salón » pour le train de 19H. Entre parenthèses acheter un billet de bus à La Paz a pris exactement 1mn paiement compris ! Nous retournons prendre le petit déjeuner à l'hôtel. Je repars vers midi déambuler dans cet immense marché qui est situé de part et d'autres de 8 de Agosto : c'est le vrai paradis du photographe pour qui veut immortaliser des scènes de la vie quotidienne des indiens. Prendre des photos est une chose mais les réussir est plus compliqué : en effet il faut savoir rester discret, il y a énormément de contrastes entre les stands avec les vendeuses à l'ombre et les marchandises qui brillent au soleil. De plus il y a énormément de passages dans des allées très étroites où tout le monde se bouscule allègrement. Il y a aussi beaucoup de misère, à voir ces indiennes vendre pour survivre, le peu qu'elles produisent où les quelques articles qu'elles ont achetés à un grossiste. Des mendiants il y en a, mais pas tellement compte tenu de la pauvreté du pays, on les voit surtout sur les parvis des églises ou à l'entrée des marchés. Nous ressortons vers 14h mais tous les restaurants du centre-ville sont fermés, pour cause de Toussaint peut-être ? Nous décidons faute de mieux d'aller vers le cimetière central d'Oruro et tombons par hasard sur un restaurant sympathique « Casona de Pascualito » où nous nous régalons d'un morceau de bœuf au brasero, de patates cuites et de riz au fromage fondu, excellent ! Le cimetière est situé juste un peu plus loin et c'est la foule des grands jours : Tous les habitants d’Oruro sont venus rendre hommage à leurs défunts, les bras chargés de fleurs et de bibelots divers. Dans les allées les gens s'installent devant les caveaux, et c'est le grand nettoyage d'automne (en fait ici de printemps). Les uns trimballent des échelles pour pouvoir accéder aux étages supérieurs, d'autres se paient un duo de guitaristes pour chanter une complainte à leurs défunts. Par endroits, des aveugles, contre monnaie sonnante et trébuchante, offrent leur service en priant pour des cas malheureux que les familles leur soumettent. De retour à l’hôtel, nous récupérons nos sacs à dos et partons à pied pour la gare où nous attendrons le départ du Wara Wara à 19h.

A 19H précises le train Wara Wara s'ébranle en direction d'Uyuni, les wagons « salón » sont plus ou moins du standard occidental avec des sièges inclinables. Le train avance à petite vitesse et le tangage est par moment très intense. La télé qui braille et diffuse des films américains nullissimes ne permettent pas vraiment un repos compensateur. 02/11 De temps en temps un arrêt brusque réveille tout le monde et nous met aux abois, mais finalement le train repart et nous arriverons avec seulement 30 mn de retard c'est à dire à 2h50. En dehors de la gare, les rues sont désertes mais des bandes de chiens faméliques font les poubelles et les immondices qui trainent le long des trottoirs. Le fond de l'air est froid mais supportable à condition d'être bien couverts ce qui est notre cas. Nous sonnons à la porte de l'hostal Salcay et le gérant vient nous ouvrir et nous conduit à notre chambre : elle est correcte, pas très grande avec une sdb en bon état, par contre notre fenêtre donne sur le couloir qui mène aux chambres et non sur l'extérieur. Le matin nous partons faire le tour des agences recommandées pour choisir celle qui nous semblera la plus sérieuse. En fait elles proposent toutes le même itinéraire, avec les mêmes arrêts aux mêmes endroits à des prix qui évoluent de +/- 15%. Finalement nous choisissons Andes Salt pour 900 BOB par personne. Uyuni est un gros village en cuadras avec de larges rues poussiéreuses, à l'exception de la plaza Arce en face de la gare où règne une certaine animation due aux agences de voyages, bars et restaurants qui se succèdent tout autour de la place, le reste de la ville est d'un ennui mortel il est vrai que nous sommes dimanche, de plus jour férié de la Toussaint. En me baladant en ville, j'avais l'impression d'être dans un village de western spaghettis avec ce silence, la poussière soulevée en tornades par un vent violent et quelques indiens et indiennes affalés, le chapeau sur le nez à l'ombre de murs en adobe attendant je ne sais quoi. Pour agrémenter certains croisements, la municipalité a installé des statues kitchissimes en fer ou en béton d'un goût plus que douteux. Il n'y a vraiment pas grand chose à faire à Uyuni à part attendre que ça se passe. 03/11 Après un passage à la police d'émigration pour faire tamponner nos passeports et accélérer ainsi les formalités lors du passage de la frontière vers San Pedro de Atacama (coût 30 bob pp) nous nous dirigeons vers l'agence Andes Salt. Nous faisons connaissance avec nos partenaires de voyage, 3 niçois très sympas, dont 2 font un tour du monde et un jeune allemand Marcel également très sympathique. Nous partons un peu après 10h30 dans un gros 4x4 Toyota. Premier arrêt au cimetière de locomotives près d'Uyuni : même si ça paraît bizarre d'aller voir ça c'est finalement très intéressant car totalement improbable. Voir les restes rouillés de vieilles locomotives anglaises dans un décor de désert du bout du monde c'est quand même un moment très particulier ! Nous revenons vers Uyuni puis partons pour le village de Colchani où se trouvent essentiellement des boutiques pour touristes qui offrent aux locaux une petite source de revenus annexes par rapport à ceux retirés de l'exploitation du sel. Puis c'est l'entrée dans le grand salar d'Uyuni : c'est une sensation bizarre car ça ne correspond à aucune autre expérience de paysage : devant nous une étendue infinie, plate et blanche barrée très loin à l'horizon par des montagnes bleutées. Et on roule sur cette surface lisse sans aspérités, si ce n'est les minces bordures des hexagones réguliers formés par le sel en se cristallisant. Le ciel est d'un bleu pur et le blanc étincelle sous le soleil lunettes de soleil indispensables, un vent froid et violent souffle de façon continue sur le salar. Nous nous arrêterons plusieurs fois pour admirer les structures hexagonales du sel et admirer les paysages. Nous nous arrêterons également pour déjeuner dans une grande salle circulaire construite en briques de sel, en compagnie de dizaines de 4x4. Il est vrai que nous sommes rarement seuls car il y a bien une quinzaine de 4x4 qui sillonnent le salar à peu près au même moment et au même endroit, mais bon c'est le revers du succès d'un endroit magique malgré la foule. Nous repartons cette fois en direction de l'île Incahuasi, une île sur le salar : c'est en fait des petites collines rocheuses qui émergent de la plaine salée, entièrement colonisées par une variété de cactus cierge qui par chance sont en fleurs en ce moment. D’en haut, la vue sur le salar est magnifique. Nous ferons un dernier arrêt sur une partie du salar caractérisée par une croute lisse de sel et non des hexagones comme ailleurs. Puis nous quitterons le salar pour rejoindre San Juan le village où nous passerons la nuit, entre temps nous aurons longé des champs de quinoa fraichement semés, nous verrons même quelques vigognes.

04/11 Bonne nuit fraîche mais avec les sacs de couchage et les couvertures ça allait. Petit-déjeuner avec toute la bande (Fabien, Maxime, Axel et Marcel) puis départ pour le sud Lipez, toujours dans la nature vierge et imposante des hauts plateaux andins, sous un chaud soleil mais un vent très froid qui souffle par rafales violentes. La piste est nettement plus dégradée qu'hier et le relief est plus vigoureux. Au programme nous verrons les belles lagunes Hediondo et Hondo toutes admirablement situées sous des montagnes majestueuses qui tutoient les 5000 et 6000 m. Les pistes très caillouteuses exigent de Gregorio, notre chauffeur indien, toute son attention pour rester sur la bonne piste. De temps à autre nous sommes rudement secoués mais le 4x4 Toyota dispose d'une excellente tenue de route. A midi un déjeuner est prévu au soleil à l'extérieur mais à l'abri du vent dans le site de l'árbol de piedra. C'est une formation rocheuse d'origine volcanique dont subsistent des sculptures de formes originales dont un « arbre de pierre ». En fin de journée nous arrivons enfin à la laguna colorada dont les tons dominants de rouge se mélangent avec le bleu de l'eau et le blanc du salar. Le tout est entouré de superbes volcans éteints. Soirée et dîner dans le refuge près de la lagune. 5/11 Nuit fraiche mais entre les 4 couvertures et le sac de couchage nous n'avons pas eu froid. Levés aux aurores (4h15) nous prenons un petit-déjeuner rapide dans la salle à manger glaciale du refugio où se retrouvent les passagers d’un autre 4x4. Départ dans la nuit sous un ciel étoilé d'une clarté et d'une netteté exceptionnelles. Gregorio, malgré la nuit conduit son 4x4 avec assurance et semble connaître toutes les pistes de la région. Au bout d'une bonne demi-heure l'aurore pointe le bout de son nez puis le soleil fait son apparition. Nous voilà arrivés à la première curiosité de la journée : les geysers « Sol de Mañana ». A cette heure très matinale (près de 5h30 du matin) les fumerolles des geysers éclairées par le soleil levant forment des nuages aux couleurs variées de toute beauté. Au sol, de nombreux cratères font apparaître de la boue grise en perpétuel bouillonnement, la chaleur est intense et une odeur de souffre nous enveloppe. Nous reprenons la piste et continuons en direction des sources chaudes d'Aguas Calientes. Là, une minuscule piscine sommaire accueille les baigneurs volontaires (3+3 BOB) d'au moins dix-huit 4x4, autant dire qu'il y a peu d'espace disponible par baigneur ! Nous préférons quant à nous, nous promener au bord de la lagune et aller observer les flamants roses qui se nourrissent un peu plus loin. Bizarrement les canaux d'eau chaude s'entremêlent avec les eaux glacées de la lagune. La piste nous conduit ensuite au lieu nommé « el desierto de Dali » : c'est effectivement d'une esthétique caractéristique de la peinture de Dali, à savoir des pitons rocheux comme posés sur un sable très lisse d'une couleur ocre claire. Maintenant il nous reste à voir la lagune blanche puis la plus belle, la laguna verde. Imaginez un volcan à la forme triangulaire caractéristique qui se reflète dans une lagune de couleur verte, c'est vraiment très, très, très beau. Le vent est toujours présent quoiqu'un peu moins violent qu'hier : nous nous remplissons les yeux de ce spectacle puis c'est le départ pour la frontière du Chili un dernier mirador pour voir la laguna blanca dans laquelle se reflète une magnifique ligne de hautes montagnes enneigées et c'est la sortie du parc naturel et enfin la frontière. Nous récupérons nos sacs disons au-revoir à nos compagnons de voyage qui repartent sur Uyuni et nous installons dans le minibus (prépayé) qui va nous emmener à SP de Atacama en 50 mn. Arrivés à SP nous allons devoir patienter une bonne heure pour satisfaire au contrôle de la douane (fouille des sacs) et de l'immigration. Le minibus nous laisse à l'entrée du centre ville et nous partons à pied vers l'hôtel Las Duendes réservé sur booking. Après avoir un peu tourné nous trouvons l'hôtel, en fait c'est plutôt un Guest-house un peu perdu dans la campagne de San Pedro, bien au calme : les chambres simples et propres donnent sur une terrasse en face d'un jardin et sur la ligne d’horizon se dresse le volcan Licancabur. Vers 14h nous ressortons pour aller déjeuner, notre première collation datant déjà de plus de 10h, nous commençons à avoir faim. Nous arpentons les quelques rues animées du centre ville et jetons notre dévolu sur « las délicias de Carmen » excellent déjeuner, pas donné mais San Pedro est très cher. Que dire de San Pedro ? Évidemment pour le côté authentiquement chilien il faudra repasser ! Mais en même temps c'est très agréable de se retrouver dans un environnement occidentalisé au climat doux (par comparaison avec le sud Lipez) avec un choix de restaurants qui permet de varier les menus. Par contre l'internationalisation de San Pedro la fait ressembler à toutes ces villes touristiques investies par les occidentaux avides d'exotisme, à condition que cet exotisme ne heurte pas leur confort. Ainsi dans les ruelles principales, les hôtels et les agences de voyage succèdent aux restaurants, bars (avec leur happy hour) et aux épiceries, dans les rues on ne parle qu'anglais (plutôt avec l'accent américain) allemand, et français. Les touristes déguisés à la mode péruvienne (bonnet et poncho) ou en petite tenue à la mode californienne arpentent les rues en terrain conquis et font leurs courses au supermarché. 06/11 Ce matin nous allons nous renseigner pour les bus pour Calama et Salta. Nous sommes obligés d'aller à la station de bus pour acheter nos billets. Retour à l'office du tourisme (Senatur) pour glaner quelques renseignements ainsi que dans quelques agences pour connaître le prix de certains tours : le choix ne manque pas puisqu'il y a près de 100 agences à S.P. mais elles proposent toutes les mêmes excursions au même prix. Concernant le coût de la vie nous avons été surpris par la cherté de la vie du moins ici à S.P.. Notre chambre par exemple, toute simple et avec bain privé coûte 60$ + 20% de taxe soit près de 70 €, dans les restaurants les prix des plats vont de 4000 à 8000 pesos (soit de 5 € à 10€) et une bière de 30 cl coûte 3500 pesos (4,50€). En dehors des excursions dans les environs il n'y a pas grand chose à voir à S.P. 7/11 Ce matin nous chargeons nos sacs à dos et partons à pied vers le terminal de bus pour Calama où nous devons récupérer la voiture louée par téléphone avant-hier. A Calama , ville réputée dangereuse, nous prenons un taxi pour rejoindre l’agence de location Econorent où l'employé très sympa nous propose pour le même prix (57€ par jour) que la voiture initialement louée, une camioneta Mitsubishi 4x4 rouge vif, voiture qu'ils prêtent régulièrement aux entreprises minières pour se déplacer sur les pistes. Vers 12h30 nous prenons la route en direction de Santa María de Iquique via Tocopilla puis le long du Pacifique. La route entre S.P. et Calama est monotone, une longue traversée du désert, même paysage entre Calama et Tocopilla. Peu avant d'arriver à Tocopilla la route en travaux coupe le relief sableux et descend en pente raide vers le Pacifique. Tocopilla est une ville minière poussiéreuse coincée entre l'océan et la montagne, vue de près on remarque les lotissements misérables des ouvriers, un peu plus loin apparait le complexe minier et les installations destinées au chargement des cargos qui attendent au large. La route va maintenant suivre la côte au plus près, le relief ne ménageant que peu d'espace entre la montagne et l'océan. La côte est totalement désertique à l'exception, de temps à autre d'un regroupement de petites cases en bois plus que sommaires habitées semble-t-il malgré le manque d'électricité et d'eau potable, de quoi vivent-ils ici ? Le relief aussi est impressionnant : un mur continu de près de 200 km de long de hautes montagnes dont les pentes à 45° se terminent par des éboulis qui viennent lécher la route et qui ressemblent à des dunes. Les amas rocheux qui bordent l'océan sont recouverts de guano, on verra même des rochers abritant des centaines de pélicans. Peu de trafic sur cette route. Temps ensoleillé avec quelques passages nuageux en provenance de l'océan. Vers 18h nous apercevons la ville d'Iquique blottie entre une grande montagne en forme de dune et l'océan. Après avoir un peu tourné, nous trouvons l'hôtel au bout de la fameuse rue Baquedano tout près de la playa Brava. L'hôtel est installé dans une vieille maison en bois typique de cette rue. L'employé très sympathique qui nous accueille s'appelle Mohamed, est Marocain et parle français ! Nous sympathisons avec des Basques espagnols et leur proposons de partager les frais d’essence de la voiture, demain, pour visiter Humberstone et les pétroglyphes de la région. Balade dans la rue Baquedano, remarquable pour ses maisons géorgiennes en pin de l'Orégon peintes de toutes les couleurs , souvenirs de l’époque bénie pour les entrepreneurs et propriétaires des mines de salpêtre. Nous pousserons jusqu'à la place Pratt et admirerons au passage le théâtre et le casino de style arabo-andalou. Bonne nuit malgré les bruits de la rue, et comme en est samedi soir, des gens ont fait la fête jusqu'au petit matin ! 8/11 Nous partons ensuite tous les 4 pour les mines d'Humberstone à 47 km d'Iquique : nous trouvons assez facilement la route pour quitter Iquique par le haut de la montagne. Il faut reconnaître que dès que l'on quitte les avenues centrales et le bord de mer, les maisons ou plutôt les petites cases en bois et en tôle font grise mine par rapport aux maisons bourgeoises de la rue Baquedano : le mirage économique du Chili ne concerne au mieux que 5 % de la population, résultat logique dans une économie fortement marquée par la vision néolibérale des « Chicago Boys ». Nous quittons Iquique par la route de la montagne qui offre des vues superbes sur la ville. Peu après l'autoroute payante nous amène à Humberstone. Nous allons visiter pendant près de 3h cet immense complexe industriel associé à une ville qui pendant près d'un siècle a exploité le salpêtre, vendu dans le monde entier jusqu'aux années 1960. Tout a été figé en l’état après l'arrêt de l'exploitation et certaines parties on été transformées en musée : ainsi on peut visiter les habitations des contres-maîtres, l'école, le théâtre, l'église, l'hôtel et le complexe industriel lui-même. Les odeurs de graisse et de métal chauffé subsistent encore dans les ateliers rouillés plus de 40 ans après l’arrêt définitif ! A force de s'y promener on s'imprègne de l'atmosphère et on s'y voit comme si on y avait vécu. Les conditions paraissent difficiles, la vie des ouvriers et de leurs familles, extrêmes. Le paternalisme patronal fonctionnait à fond avec la prise en main de la force de travail à tout point de vue : église, santé, éducation, obligation de tout acheter à l'épicerie de l'usine en échange de bons et non d'argent . De plus ce lieu désert balayé par le vent, écrasé par le soleil rajoute une note de bout du monde à ce tableau étrange. Après cette visite nous repartons en direction du Nord par la route 5 vers Huara et les géoglyphes d'El Gigante de Atacama : il s'agit d'une « image » d'un personnage de 83 m de haut « dessiné » sur une colline au milieu du plateau désertique et qui daterait de plus de 1000 ans. Retour à Iquique. Je vais ensuite me balader le long de la grande plage d'Iquique où se retrouvent, en ce dimanche, beaucoup d'habitants de la ville. On se croirait sur une plage de France ou d'Europe : les familles se sont installées avec barnum ou tentes, glacières et chaises de camping. Les enfants jouent dans l'océan sous la surveillance des parents, des adolescents se bécotent à l'abri des regards des adultes, d'autre font du surf, jouent aux ballons, les plus vieux font la sieste.

9/11 Ce matin il fait gris sur Iquique comme hier, ce sont les nuages amenés par la brise marine mais qui ne pénètrent pas loin à l'intérieur des terres : en effet 15 km plus loin le soleil brille sur le désert. Nous prenons la direction de Pica et Matilla que nous atteignons au bout de 50 km après la mine d'Humberstone. Ce sont effectivement des oasis en plein désert situées au début de la chaîne andine, nous sommes à 1000 m d'altitude et il y fait bon. Le village de Matilla se réduit essentiellement à un belle place centrale bien fleurie et arborée sur l'un des côtés se trouve l'église de 1800 et rénové il y a peu après un tremblement de terre. À l'intérieur il y a une représentation de la cène : tous les personnages bibliques dont les noms sont précisés sur des plaquettes de bois sont en plâtre ou en bois, c’est très original ! Un peu plus loin à côté de la place se trouve un vieux pressoir d'il y a quelque 300 ans. Nous continuons notre route jusqu'à Pica 3km plus haut. Même situation : place, église et vieilles maisons coloniales typiques du temps du salpêtre. Nous allons jusqu'à la piscine d'eau thermale chaude en haut du village et nous nous payons (3000 pp) une baignade agréable dans une eau qui fait 30°.Nous repartons vers les géoglyphes de los Pintados à 30 km d'ici sur le route 5. Bien que le site soit fermé le lundi, une piste parallèle nous permet de voir à distance quelques figures réalisées avec des pierres : des cercles, une croix andine et des rectangles. A coté de l'entrée du site se trouve les restes en ruine d'une exploitation minière : des maisons, une gare, un wagon rouillé et des rails qui s'éloignent en ligne droite vers l'horizon, étrange ! Nous reprenons la route du désert vers Pozo Almonte, puis Humberstone et enfin Iquique.

10/11 Pour retourner à San Pedro, nous reprenons la route de la côte comme il y a trois jours, temps gris durant la moitié du trajet puis le soleil fait son apparition peu avant Tocopilla, ville toujours aussi moche ! On s'est arrêté 10 mn pour aller se tremper les mains dans les Pacifique sur une plage où trois plongeurs se préparaient pour la pêche du matin, la plage était jonchée de coquilles vides d'oursins. A Calama il a fallu ruser pour ne pas se perdre, aucun panneau n'indiquant San Pedro, finalement nous nous en sommes bien sortis avec l'aide d'un habitant, mais quelle ville « merdique » à tous points de vue : sans intérêt, dangereuse et poussiéreuse. En fin de journée nous visitons à S.P. l'intérieur de l'église caractérisée par la charpente en bois de cactus « cardones » de son toit.

11/11 Départ vers 9h en direction de la vallée de la lune, facile à trouver grâce aux nombreux panneaux indicateurs. Il n'y a quasiment personne, la température est agréable et l'éclairage tout a fait photogénique. Nous arpentons cette longue vallée en voiture, nous arrêtant aux endroits indiqués : D’un côté du mirador on a une très belle vue plongeante sur une dune de sable foncé et un amphithéâtre. L'autre versant est moins esthétique et consiste en des reliefs rouges très ravinés par l'érosion et correspondant mieux au style lunaire. Les trois concrétions appelées « Tres Maria », n'ont pas, à mon avis un intérêt majeur, car de quelque côté que ce soit on a vraiment du mal à y voir une quelconque Marie ! Le canyon du sel à l'entrée est impressionnant : déjà relativement étroit au début, il se rétrécit de plus en plus à mesure que l’on progresse vers l’entrée de la grotte et à la fin il devient tellement étroit qu’ on ne peut y cheminer que seul de front puis il s'enfonce et bientôt disparaît dans une grotte profonde. En début d'après-midi nous reprenons notre 4x4 rouge vif pour aller voir la laguna Tebenquiche à près de 45 km de San Pedro par une piste assez difficile. C'est une belle lagune toute blanche recouverte par endroits d'une épaisse couche de sel blanc immaculé brillant sous le soleil. Au loin quelques flamants. Grand calme, nous sommes seuls avec une vue à 360° sur tout le haut-plateau et à l'horizon, des volcans, les plus hauts dépassent les 5000 et 6000 m . En revenant à S.P. nous continuons en direction du Pucara de Quitor à 3,7 km. Compte tenu de l'heure tardive (18h) et de la fermeture du site à 19h on ne peut plus monter au mirador mais seulement se balader près du pucara dont l'accès lui-même est barré : visite sans beaucoup d'intérêt sachant que le pucara est très ruiné, la vue sur SP est néanmoins agréable à cette heure 12/11 Réveil à 4h40, à 5h nous démarrons pour faire les 87 km de piste vers les geysers de Tatio. Il fait encore nuit, je trouve facilement la piste, ayant repéré depuis plusieurs jours le trajet sur des cartes sur internet. En fait à chaque embranchement de pistes, des panneaux indiquent clairement la direction du Tatio en dehors de quelques dizaines de km vers la fin, la piste est très carrossable avec un 4x4 et on roule entre 60 et 80 km/h sur la plus grande partie de la piste. Il nous a fallu moins de 90 mn pour faire les 88 km de distance essentiellement en montée puisqu'on passe de 2500 m à près de 4200 m. En débouchant sur le plateau on voit de loin les fumerolles des nombreux geysers qui le tapissent : certains sont minuscules à peine visibles, d'autres crachent leur vapeur haut dans le ciel, d'autres encore soufflent toutes les 3mn pendant 15secondes. Il y a beaucoup de monde, c'est normal vue les dizaines de minibus garés sur le parking mais comme le site est grand les gens se répartissent et quittent rapidement les lieux pour aller aux thermes de Purisma. En revenant sur S.P. nous verrons à plusieurs reprises des vigognes, quelques oiseaux près des cours d'eau et un troupeau de lamas près d'un hameau indien. En résumé belle balade dans l'altiplano, qui vaut autant pour les paysages et les vigognes que pour les geysers que nous avons déjà vus en Bolivie. Retour vers 16h à la Pucara de Quitor, cette fois sera la bonne : le mirador de Quitor domine tout le haut plateau mais surtout il offre une vue imprenable sur un ensemble de reliefs de couleur rouge-brun extraordinairement ravinés situés tout prêt de la vallée de la muerte. Il fait une chaleur accablante et la clim est la bienvenue dans la voiture. Retour à S.P. la poussiéreuse, accablée sous le soleil, toujours autant de touristes qui arpentent les rues commerçantes à la recherche d'objets typiques souvent importés hors de la région et même du pays ! Les agents de voyage hèlent le passant proposant tous les mêmes tours aux mêmes prix. Les chiens sommeillent ou se défient à grands coups de gueule. 13/11 Aujourd’hui nous partons ramener le 4x4 à Calama chez Econorent où nous retrouvons le même employé très sympathique et ouvert : on peut dire que nous avons été gâtés, tant par l’accueil des Boliviens que des Chiliens jusqu’à présent. En attendant le départ du bus pour S.P. je vais aller me promener autour de la place centrale : elle n'est pas plus grande que celle de Matilla ou de Pica, mais ici aussi les statues qui glorifient soit des militaires soit plus rarement des poètes y ont toutes leur place un peu plus loin dans la rue piétonne un monument très kitch célèbre les Andes et les lamas, un peu à l’image des fausses grottes de Lourdes que l'on peut voir chez nous, plus loin encore l'incontournable monument à la gloire du mineur dressé de toute sa hauteur et tenant magistralement un marteau piqueur des deux mains. Pour le reste la ville n'a aucun charme particulier et paraît abriter une population plutôt pauvre. A 11h notre bus moderne part pour S.P. que nous atteindrons au bout d'une heure ¼. Déjeuner au restaurant Estaka. En fin d'après-midi tout bascule, les terribles nouvelles des attentats de Paris nous arrivent. Dans la soirée le bilan des attentats s'est dramatiquement alourdi passant de 18 à plus de 100 morts. Malgré la distance tant physique que psychique, nous sommes atterrés ! 14/11 Nous quittons l'hostal et ses sympathiques hôtes et partons à pied jusqu'à la station de bus et nous voilà partis pour 11h de route à travers les Andes avec des cols à plus de 4000 m. Autant dire que le panorama est somptueux, surtout que nous avons réservé les places panoramiques tout devant à l'étage supérieur. Après une longue montée nous voilà sur le haut plateau, le route serpente à plat entre des volcans et de très hauts sommets. Le long de la puna, des salars et des lagunes se succèdent à intervalles réguliers, des vigognes paissent tranquillement au bord de la route, pas effarouchées par la circulation routière. : tout est très minéral excepté quelques touffes d’ichú (la graminée reine de l’altiplano) de ci de là. Sur la route on ne croise que quelques gros semi- remorques qui transportent du fret entre les deux pays. Le regard porte loin car la puna est très vaste et l'horizon n'est pas fermé par une barrière continue de hautes montagnes : en effet les volcans sont isolés les uns par rapport aux autres, de ce fait on n'a pas vraiment l'impression de franchir un col comme dans les Alpes. Après un long trajet sur les hauts plateaux jusqu'à Salinas Grande, la route pénètre dans des reliefs plus mouvementés et on franchit un col vers 4200 m puis c'est la grande descente vers Purmamarca. La vallée très étroite et encaissée au début s'élargit, l'eau fait son apparition, les cultures et les pâturages suivent. Ça fait drôle de voir une vallée verte avec des vaches et des moutons après toute cette sècheresse chilienne. Le bus nous dépose à la station de Jujuy où il nous faudra attendre environ 1h avant de reprendre un omnibus pour Salta qui mettra non pas 1h comme annoncé mais 3h1/2 puisqu'il s'arrêtera dans chaque ville un peu importante du trajet de 100 km qui nous sépare de Salta. Arrivés à Salta nous partons à pied (15 mn) en direction de l'hôtel Antiguo Convento. Installation dans une belle chambre grande et nickel avec belle sdb. 15/11 Découverte de la ville : promenade vers la place du 9 juillet, visite de quelques magasins de souvenirs où l'on trouve des tissus andins, des objets en bois et cactus, du cuir, des bols à maté de toutes formes et matières. Au « viejo jack »Le choix est vite fait entre viande et viande, nous optons pour notre première « parrillada « avec intestins, rognons, poulet, boudin, saucisse, viande et patates frites. Nous allons ensuite nous nourrir de culture en allant visiter le M.A.M. et sa fameuse momie enfantine trouvée ensevelie tout en haut des volcans les plus hauts des Andes. Belle présentation très documentée et qui prépare bien à la vision de cet enfant sacrifié il y a plus de 500 ans pour permettre au monde inca de réconcilier le monde supérieur et celui d'ici-bas. On en sort quand même un peu impressionnés. Ensuite nous remontons la rue Balcarce réputée pour ses bars à musique, les peñas et aussi son marché artisanal qui s'étire le long de cette rue jusqu'à la gare des chemins de fer. Des vendeurs y proposent leurs propres productions de tissus, lainages, bijoux, articles de bois ou de métal, récup-arts . 16/11 Nous partons ce matin comparer les prix des différentes agences de location de voitures dans le centre ville, calle Caseros et Buenos Aires. Après en avoir fait une demi-douzaine nous choisissons la moins chère à qualité équivalente, Andarsalta car. A la mi-journée nous déjeunons rue Cordoba au restaurant « Doña Salta » prix un peu élevé mais nourriture typique. Je ressors en fin de journée pour aller faire quelques photos avec le soleil couchant et l'éclairage électrique de début de soirée. Il y a beaucoup de monde qui se promène à cette heure autour et sur la place. La cathédrale est pleine de fidèles venus assister à la messe du soir, parmi eux quelques exemplaires de la bonne société blanche de Salta sur leur 31.

17/11 Départ dans notre Chevrolet Classic pour la quebrada de Humahuaca par la très belle route de la corniche n°9 : c'est une route sinueuse mais bien revêtue qui traverse de belles forêts tropicales aux arbres majestueux, des lacs de barrage, des pâturages, et de petites exploitations agricoles. On retrouve la quebrada à la hauteur de San Salvador de Jujuy puis la route remonte vers le nord en empruntant la large vallée creusée par la rivière. Nous arrivons dans l'après-midi à Tilcara et nous nous installons à l'hostal « la Estación « : c’est un hôtel correct un peu loin du centre de Tilcara et sans jardin pour se reposer. Tilcara est un village indien authentique dont seulement deux rues sont dédiées au tourisme avec échoppes de souvenirs, bars et restaurants ce qui ne change pas l'architecture locale ni l'ambiance. Nous ressortons vers 20h et allons dîner à la « peña de Carlitos » : lama pour tout le monde (milanesa et churrasco). Un quatuor d'indiens (charango, guitare, tambourin et flûtes) nous a ensuite régalés de musique indienne (cueca, carnavalito chacarrera etc.) jusque tard le soir : excellente soirée. 18/11 Nous quittons l'hostal la Estación et déménageons pour la « Posada con los Angeles » qui avec son jardin nous donne la possibilité de profiter du bon air de la montagne. En voiture nous prenons une piste en direction du Pucara de Tilcara. C'est une reconstitution de ce Pucara qui défendait l'accès à cette vallée stratégique mais que les Espagnols ont finalement assiégé et conquis. Le pucara étant construit sur une butte, la vue depuis là haut est superbe et s’étend sur toutes les montagnes aux alentours. Malgré l'heure matinale (9H) il fait déjà bien chaud. De magnifiques cactus (« cardones ») ont colonisé le site. Nous poursuivons par la piste poussiéreuse qui mène à la Garganta del Diablo à 8 km. A la guérite du gardien nous laissons la voiture et descendons dans la gorge pour aller voir à 15mn à pied la cascade : Il y a peu d’eau, mais la chute est haute et la balade en vaut la peine. Beaux paysages, balade facile avec quelques gués à traverser. Une petite boucle de 10 mn à pied serpente et surplombe la gorge très étroite. Retour à la Posada et repos dans le beau jardin. Nous ressortons en début de soirée et allons dîner au « Nuevo Progreso », un restaurant tenu par deux jeunes gens : excellente cuisine, excellent vin rouge d'Amalaya, le tout sur des chansons de Gainsbourg, une amabilité du patron pour nous faire oublier les attentats de Paris. 19/11 Après avoir changé quelques $ au « blue »( marché semi-officiel et toléré donc !) nous prenons direction d'Uquia, village situé dans la quebrada environ 40 km vers le nord. Le paysage est toujours le même, une grande vallée large occupée par le Rio Grande, qui à cette saison n'en occupe qu'une minuscule proportion. Les villages en adobe, sont installés près de la rivière. A Uquia nous nous arrêtons pour visiter la vieille église coloniale baroque réputée pour ses tableaux de l'école de Cuzco représentant les archanges en guerriers en armes avec épées et arquebuses. Un petit marché artisanal occupe la place devant l'église, nous y achetons deux chemins de table en laine, tissés main et brodés. Nous repartons pour Humahuaca qui en proie à la fièvre électorale. C’est ici que va se clore la campagne des élections présidentielles avec la venue de Mauricio Macri, le candidat libéral en tête du duel qui l'oppose à Scuoli. Les hôtels se remplissent vite et nous choisissons el « Camino del Inca », catégorie supérieure à 70€ (mais dans les détails ça ne les vaut pas). De toute façon la vie est très chère en Argentine et le rapport qualité-prix est une notion plutôt élastique : Un plat dans un restaurant populaire coûte facilement 6€, 33cl de bière 4€, un dessert banal 5€, un menu complet 10€ sans la boisson. Pour les hôtels c'est pareil, à 40€ c'est plutôt rustique, à 60€ il y aurait encore beaucoup à dire, même à 80€ il y a à redire. En ville, à l'office du tourisme nous nous informons de ce qu'il y a à voir dans les environs puis allons déjeuner dans un petit restaurant sympathique « El Aisitio » d'excellentes empanadas juteuses et très goûteuses à la viande, au jambon et fromage. Vers 16h nous prenons la voiture pour faire les quelques 26 km de piste en ripio (piste gravillonnée et tôle ondulée) pour découvrir el Hornocal, la montagne aux douze couleurs. La piste grimpe jusque vers 4400 m puis s'arrête au mirador à 4320 m. De là, la vue sur les reliefs colorés est superbe, nous en profitons, émerveillés, d'autant plus qu'à cette heure les couleurs sont magnifiques. Retour dans la poussière, arrêt à un petit cimetière tout coloré lui aussi par les guirlandes et les fleurs multicolores en plastique déposées il y a peu. En ville c'est l'effervescence, il a du monde partout, des groupes de danseurs et chanteurs en costumes animent les rues et se produisent dans les gradins sous la statue de je ne sais quel héros local. La foule est chauffée à blanc en attendant Macri. Toute la grosse machinerie électorale du parti libéral est en action : grand écran électronique, régie de télévision, drones filmant la foule agitant de petits drapeaux, feux d'artifice etc. L'arrivée de Macri entraîne une explosion de joie et de cris de la part des fervents supporters : on peut se demander ce qu'un parti libéral peut apporter ici pour améliorer la situation difficile des indiens que je suppose aussi misérable que celle des indiens boliviens ! 20/11 Après le petit-déjeuner nous allons à pied à la station de bus toute proche : le bus pour Iruya part à 8h20 en direction du nord par la route asphaltée puis bifurque au bout de 20 km pour emprunter une piste de ripio qui va doucement s'élever pour atteindre un col à plus de 4000 m avant de redescendre par une piste étroite qui slalome entre les gorges abruptes et les montagnes. De temps à autre le bus s'arrête une indienne descend et part sur une piste en pleine nature où va-t-elle ? Pas de maisons à l'horizon ? De toute façon les conditions de vie doivent être très difficiles. Ici les gens sont autosuffisants, ils cultivent quelques arpents de terre (fèves, quinoa, papas) ou possèdent un petit troupeau de lamas, chèvres ou moutons. La poussière est omniprésente et comme il y a un fort vent en continu qui soulève des bourrasques de poussière, on en mange toute la journée. Après une descente vertigineuse dans une vallée très encaissée, le village d’Iruya apparaît au loin avec ses maisons et son église perchées sur une moraine qui sépare deux vallées. C'est un village comme il y en a partout ici, les maisons sont construites en adobe, certaines sont peintes de couleurs vives, d’autres sont brutes. Grâce au tourisme, des restaurants, des hostals ont ouvert. L'église est intéressante avec son autel tout blanc et ses vitrines dans lesquelles sont placées des images pieuses. En contre-bas il y a un petit marché où se retrouvent les locaux soit devant de modestes cantines soit devant les étals des marchands. D'un mirador assez haut placé on a une belle vue sur le village et les montagnes. Un pont suspendu permet de traverser et d'aller de l’autre côté de la rivière. Pour calmer une petite faim nous déjeunons au restaurant « los Cachis » de poulet rôti et d'estofado de cabrito : très bon et pas cher. A 15h15 le bus repart dans l'autre sens et comme le vent s'est levé et qu'il nous renvoie la poussière, nous en sommes couverts. Au bout de 3h nous re-voilà à Humahuaca en compagnie d'élèves de retour de l'école. Il fait gris et frais à Humahuaca.

21/11 Beau temps, ciel bleu, nous quittons Humahuaca vers 9h et prenons la route vers le sud, passons Uquia, puis le Tropico du cancer, simple panneau sur la route, arrivons enfin à Purmamarca vers 11h et prenons une chambre à l’hostal « Pequeño Inti ». Nous faisons un tour du village, nous arrêtant pour regarder les nombreuses échoppes de souvenirs sur la place et tout autour : on y trouve les mêmes articles qu'à peu près partout, plutôt de facture industrielle qu'artisanale. La place est belle, l'église toute simple, avec un autel réduit à sa plus simple expression, ce qui est assez rare en Amérique latine. Un bel algarrobo de 700 ans répand son ombre sur la place. Je décide d'aller faire la balade de 3km (45mn) pour admirer les reliefs colorés qui ont fait la réputation de Purmamarca. C'est effectivement superbement coloré : deux gros massifs d'une couleur rouge saturée tranchent avec les autres montagnes à dominante grise et verte. On ne parle que français et la ville est envahie de touristes venus passer quelques heures. Il y a de nombreux restaurants, finalement nous choisissons un restaurant qui dispose d'un patio en plein air ombragé par une variété de poivrier et qui sert un menu avec de la parrillada pour 90 pesos : la viande est délicieuse et juteuse à souhait, un vrai régal. En fin de journée, je repars faire le tour du « Paseo de los colores » avec un éclairage différent, rasant par endroit et qui met le rouge en valeur. 22/11 Avant de partir, nous faisons une dernière fois, en voiture la balade de los siete colores, avec encore un autre éclairage mais tout aussi beau que les autres. Puis c'est la grande montée (1600 m de dénivelé) depuis le fond de la vallée jusqu'au haut plateau de Las Salinas Grandes par une belle route goudronnée avec très peu de circulation, nous verrons des vigognes à plusieurs reprises sur le bord de la route, en fait elles cherchent à manger dans les innombrables tas d'immondices qui jonchent les bords. Au loin on aperçoit maintenant le salar de Salinas Grandes. Nous ferons un petit arrêt à la première exploitation salière rencontrée puis rebrousserons chemin sur 6 km pour prendre vers le sud la piste n° 79 ex n°40 qui, par Tres Morros, permet de rejoindre San Antonio de Los Cobres. La piste de ripio, un peu tôle ondulée sur les 30 premiers km, s'améliore ensuite et me permet de faire plutôt une moyenne de 70 km/h que de 50 à 60 au début : en fait les 97 km seront franchis en un peu moins de 2h de temps et dans de bonnes conditions de sécurité. Nous croiserons à maintes reprises des hardes de vigognes, des troupeaux d'ânes noirs, des lamas, plus rarement des moutons, sur 97 km, le désert, une ou deux fermes isolées dans la puna, un hameau qui avait l'air d'être abandonné et des pierres et des herbacées à l'infini. Un panneau recommandait de s'arrêter pour visiter un improbable musée andin totalement perdu dans la puna ! S.A. De los Cobres apparaît enfin à l'horizon : le nuevo pueblo qui s'annonce en premier ne laisse pas une impression favorable : de petites maisons en adobe lépreuses, des rues poussiéreuses, le vent qui soulève des bourrasques de poussière, les rues vides à l'exception de quelques jeunes affalés à l'ombre d'un mur. San Antonio qui suit ne vaut pas mieux. On a un peu de mal à trouver l'hostal Palenque réservé la veille. Chambre correcte à 3 lits. Nous décidons d'aller tout de suite voir le viaduc el polvorillo à 19 km de piste en ripio. Vent assez fort, le viaduc est bien là qui permet au « train des nuages » de franchir cette vallée encaissée. Il n'y a pas grand chose à faire à S.A. en particulier le dimanche : on se demande d'ailleurs ce qu'y font ses habitants, essentiellement travailler dans les mines, quant aux jeunes les divertissements y semblent limités, même pas de cinéma, il reste la télé, la belle affaire ! En fin de journée, les résultats des élections sortent et aux dernières nouvelles Macri, le candidat libéral aurait gagné les élections présidentielles avec 54% des voix. 23/11 Au moment de partir, la logeuse nous fait remarquer l'état de mon pneu arrière gauche qui est à plat, conséquence de la centaine de km de piste en ripio d’hier. Heureusement il y a une gomería pas loin à 3 cuadras (pâté de maisons). Une 1/2h plus tard tout est rentré dans l'ordre pour 50 pesos. Et nous voilà repartis sur une autre piste de ripio sur 12 km avant de retrouver une route asphaltée ! La route traverse de beaux paysages et longe la voie ferrée du train des nuages. Elle traverse plusieurs gorges celle du Toro entre autres. Puis le ripio reprend peu avant d'arriver dans la plaine de Salta. Arrivé à Campo Quijano nous tournons à droite vers Rosario de Lerma avant de prendre la nouvelle route qui, par la Florida, rejoint la 68 peu avant Carril. Puis c'est la remontée sur la route 33 vers les hauteurs par la Quebrada de Eiscope, les Monts Pelés de la Cuesta del Obispo, el valle encantado et la recta Tintin. Et nous voilà de nouveau sur les hauts plateaux mais à seulement 2500 m en moyenne d'altitude. La route est goudronnée sur les ¾ de son trajet en dehors de la grande montée vers les hauts plateaux avant la recta tintin. A Cachi nous nous installons au « Pueblo Antiguo », un peu cher (700ARS) mais avec l'avantage d'un patio et d'un jardin. Pour calmer notre faim nous allons boire, bière et limonade, et partager une bruschetta, chez Oliver sur la place. Le village de Cachi reproduit le schéma habituel des villages andins : place centrale entourée par l'église, la mairie, et d’autres bâtiments officiels. Les maisons blanches à 1 ou 2 niveaux maximum font indéniablement penser aux villages blancs andalous. La chaleur est suffocante et un vent violent souffle en rafales. Diner de capeletti au restaurant « Ashpamanta. »

24/11 Journée repos, beau temps, soleil éclatant, forte chaleur dès 11h. Je pars me balader vers un des miradors, celui qui jouxte le cimetière. Belle vue, plus sur le nevado Cachi que sur la ville qui abritée derrière les arbres ne se révèle que peu. Les cimetières sont toujours émouvants avec leurs tombes souvent minimalistes, seules quelques fleurs en plastique de couleurs vives donnent un peu de couleurs à cet univers gris, poussiéreux et minéral. Après-midi à buller et à digérer l’excellente parrillada de cabrito dégustée dans un resto près de la place principale. En ville on ne parle que le français, en dehors de l'argentin évidemment, des Français de tous âges, souvent voyageurs individuels se retrouvent ici, il y a même un groupe de motards chevauchant des Royal Enfield qui rodent sur les pistes du NOA (nord ouest argentin). Cachi est aussi le paradis des vieilles voitures déglinguées tant américaines que françaises.

25/11 Départ ce matin à 9h30 pour plus de 100 km de ripio entre Cachi et San Carlos peu avant Cafayate. La piste suit plus ou moins le cours du río Calchaqui slalomant entre les collines et la plaine alluviale. Arrêt à Molinos, visite de sa belle église et du bel hôtel installé juste à côté dans une vieille maison coloniale, puis c'est reparti pour 70 km de ripio, avec un passage dans une quebrada dont les amas de roches rouges sont tous inclinés à près de 70° vers le haut, c'est impressionnant. Arrivés à Cafayate au bout de 4h de route (arrêt à Molinos compris), nous choisissons l’hôtel « Hospedaje » : bel hôtel dont les chambres donnent sur des patios, soit celui de la piscine, (on en profite car il fait très chaud) soit un autre patio fleuri, excellent rapport qualité/prix à 500 pesos. Nous allons faire un tour en ville, c'est à dire le tour de la plaza mayor, en général c'est le seul endroit à visiter puisque s'y trouvent les bâtiments principaux (église, OT, musées, restaurants et bars etc.). Nous déjeunons chez « Las Marias » d'un bon menu (empanadas, quadril et sorrentinos) accompagné d'un vin blanc Torrontès du coin : excellent et d'un prix correct (menu à 95 pesos). En fin de journée balade vers la place, tour des boutiques d'artisanat qui ne manquent pas ici non plus. 26/11 Petit-déjeuner avec un bon et vrai café expresso à la machine et des toasts croustillants, ça change !. En ville, sur la place se prépare une remise de médailles et diplômes de la police nationale et les huiles locales sont là en tenue de cérémonie, le photographe et le cameraman sont prêts à immortaliser la scène, les enfants des écoles font leur apparition. Je pars visiter le musée du vin et de la vigne : intéressant, bien présenté et didactique avec une partie géologie et climatologie puis une partie techniques viticoles et vinicoles. En fin de journée nous allons en voiture nous promener parmi les bodegas et le vignoble, dégustation gratuite à la bodega Banda grâce à un bus de touristes argentins, nous nous sommes mêlés à eux et le serveur nous a proposé une dégustation, entre autres d'un torrontès semi-tardif excellent. 27/11 Encore et toujours du soleil, fond de l'air frais jusqu'à 9h, après, la température monte vite. Nous quittons Cafayate tôt vers 8h30 et prenons la direction de Quilmes 52 km au sud de Cafayate. Ce site archéologique, géré par la communauté indienne « Diaguita », accroché à la pente de la montagne, se réduit à des murs de pierres sèches, restes des habitations et autres constructions . Les cactus « cardones » ponctuent l'ensemble du site. Bel aperçu depuis les deux miradors situés sur les hauteurs. Nous reprenons la route en direction du sud vers Amaicha del vall, la route grimpe en lacets serrés vers un col environné de nuages et de brumes puis c'est la descente vers Tafi del Valle : quel contrast ! il fait frais, le ciel est couvert, les prés sont verts, des vaches, des chevaux broutent l'herbe. Tafi s'étend sur plusieurs vertes collines et ressemble à une station de montagne vosgienne, pas de vrai centre à part un T de rues commerciales dédiées au tourisme : ventes de produits régionaux (salami, fromages, vins, souvenirs divers). Visite à l'ancienne estancia jésuite. Il commence à pleuvoir au moment où nous quittons Tafi, les nuages et le brouillard vont nous gêner durant toute la montée et descente du col. Pour dîner, je vais acheter une bouteille de Torrontès que nous allons boire avec le fromage et le salami acheté à Tafi, dans le patio de l'hostal. 28/11 Temps gris, température de 20°, nous allons visiter la bodega Piatelli à 3 km du centre ville. Visite intéressante par un guide compétent et agréable. De création récente cette exploitation qui regroupe plus de 100 ha de vignes produit essentiellement des vins à base de cépages torrontès et malbec vieillis en fûts de chêne. Nous terminons la visite par la dégustation de 7 vins de cépages différents : malbec, torrontès, sauvignon, malbec-tannat et de provenances différentes : Cafayate et Mendoza. 29/11 Ce matin retour à Salta, direction la Quebrada de las Conchas par la route 68, arrêt aux différents points de vue, particulièrement les beaux reliefs de los Colorados bien mis en valeur à cette heure. Bons points également pour Los Castillos, la quebrada a Paranilla et el anfiteatro. Malheureusement le ciel s'est bien couvert et les couleurs, souvent le rouge, ressortent nettement moins bien sans soleil ! La route sort au bout de 50 km de la quebrada à la hauteur du village d'Alemania, la verdure fait son apparition . Les champs cultivés (céréales, tabac, pâturages) succèdent aux bosquets et aux villages agricoles. On voit de nombreux troupeaux de ruminants, beaucoup de chevaux également. Vers 16h nous voilà dans les faubourgs de Salta et grâce à une carte détaillée nous faisons un sans faute pour arriver à l’« Hostal el Hogar. » Ciel toujours couvert, le fond de l'air est frais ! Ça change de la canicule d'il y a 10 jours. Dîner (délicieux) au Solar del Convento. 30/11 Ciel un peu gris mais le soleil n'est pas loin. Nous ramenons la voiture chez le loueur (Andarsalta) allons faire quelques magasins de souvenirs, puis changer nos € (taux de 14,70) chez Ramón, changeur recommandé par l'employée d'Andarsalta. Passage obligé à la poste pour acheter des timbres pour nos cartes postales, la 1re fois il y avait tellement de queue que nous avons rebroussé chemin pour revenir dans l'après-midi. Nous avons souvent vu des queues de gens attendant devant les banques ou les administrations, ça paraît faire partie de la vie quotidienne des argentins ! A 16h15 le remis (=taxi) réservé par l'hôtelier arrive et en 15 mn, à fond la caisse, nous conduit à l'aéroport pour 110 pesos. 90 mn de vol dans les nuages et nous arrivons à la nuit tombée à Puerto Iguazú il a plu, il fait humide et chaud. Nous prenons le bus Ciudad qui pour 90 pesos par personne nous amène devant notre hôtel « Los Helechos ». Bel hôtel avec des chambres qui se distribuent autour d'un grand jardin tropical. 01/12 On renoue avec la clim : ce qui veut dire que nous en avons fini avec les climats désertiques et frais, voire froids de haute montagne, voilà maintenant les tropiques avec chaleur humide et moustiques. Petit-déjeuner très, très sucré, hélas on ne s'y fait pas ! A 8h nous partons au terminal de bus tout proche pour prendre le bus « cataratas » qui toutes les 20 mn fait la navette entre la ville et les chutes, côté argentin. Après avoir acheté nos billets (cher, 26€ p.p.) à l’entrée des chutes, nous allons faire la queue pour prendre le train qui mène au bout du site à la Garganta del diablo. La queue se résorbe assez vite et nous sommes bientôt rendus à la station cataratas. Changement de train et ça repart jusqu'au terminus d'où partent les passerelles pour la Garganta. Au début le chemin sur passerelle en bois, serpente dans une forêt tropicale d'où sortent des coatis et des iguanes. Puis le chemin longe des bras de l'Iguazú, l’humidité augmente, le bruit des chutes se fait plus fort, la passerelle maintenant traverse un grand bras du fleuve et approche des chutes que l'on imagine seulement à cause du brouillard qui s'élève au dessus d'elles. Puis c'est le choc, la vision depuis la passerelle qui domine les chutes à pic. Un grondement assourdissant, des masses d'eau brune qui dévalent dans le vide en effet on n'aperçoit pas le fond à cause de la brume occasionnée par les chutes. Il y a du monde mais avec un peu de patience chacun peut accéder aux meilleures places du mirador. Le selfie avec ou sans perche est tendance ! On ne se lasse pas de voir ces masses d'eau s'écraser dans le vide. Après ce premier mirador exceptionnel nous revenons sur nos pas et partons en train jusqu'à la station Cataratas, de là nous prenons le paseo superior où d'autres miradors tout aussi exceptionnels permettent d’embrasser toute la longueur de la falaise où démarrent les chutes. Plusieurs points de vue sont intéressants parce qu'ils intègrent de la verdure (arbres, plantes diverses) devant les chutes, c'est le bonheur du photographe ! Nous prenons le paseo inferior qui offre cette fois-ci des points de vue depuis tout en bas, un peu moins impressionnant, quoique ! Je termine la journée par le chemin Macuco qui, en 3,5 km dans la forêt vierge, mène jusqu'à un autre point de vue sur l’Iguazú. Retour à Puerto Iguazú où heureusement les restaurants servent de 12h à 22h ! ce qui nous permet de déjeuner chez Piacere, malgré l’heure, il est 16h ! En sortant il pleut, c’est une bonne averse tropicale.

02/12 Il a plu cette nuit et il continue de pleuvoir. Nous prenons le bus direct (billet acheté la veille chez Crucero del Norte) à 8h10 pour les chutes, côté brésilien : le ciel est bien gris et le restera toute la journée. Nous passons la frontière, formalités rapides, nous voilà au Brésil, 10 mn plus tard nous rentrons dans le parc. De là un bus à étage nous emmène jusqu'au départ du chemin qui descend vers les chutes et les longera jusqu'à l'ascenseur terminal. Le premier mirador ouvre sur du gris uniforme ! Le brouillard et/ou les nuages ont tout envahi : on ne voit strictement rien, par contre on entend le rugissement des chutes. Deuxième mirador, on aperçoit vaguement la blancheur du départ des chutes, enfin un peu plus loin la scène se dévoile et l'on retrouve la magie d'hier après-midi mais sans le soleil. Plus on avance vers la Garganta del diablo, plus la vision se précise et plus aussi on se rapproche des chutes ! La vision qu'offre ce côté est tout aussi extraordinaire et peut être plus extraordinaire encore que du côté argentin. La vue embrasse quasiment la totalité des chutes et la vision de la garganta est prodigieuse. Du bout de la passerelle, au ras des flots on est pile au-dessus de la deuxième chute. La première chute nous bouche tout l'horizon, de gros paquets d'embruns poussés par le vent nous trempent. Nous remontons ensuite le chemin jusqu'à l'ascenseu , construit au pied de la première chute : là aussi le spectacle est grandiose et assourdissant. Des tonnes d'eau se jettent du haut de la falaise sur plusieurs centaines de mètres juste devant le bâtiment de l'ascenseur. Des dizaines d'oiseaux de la famille des martinets nichent à quelques cm des chutes et s'amusent à voler au plus près des trombes d'eau ! Retour à l'entrée du parc en bus puis passage de la frontière et rentrée à l'hôtel pour se changer et se sécher ! Nous réservons ensuite nos billets de bus pour San Ignacio pour demain matin à 7h. 03/12 Réveil à 6h40 pour être à la gare routière avant le départ du bus à 7h. C'est un grand bus Crucero del Norte, nous avons réservé les place à l'étage tout à l'avant. Ciel gris mais il ne pleut pas, tout se passe bien jusqu'à l'arrêt d'el Dorado où nous nous rendons brusquement compte qu’un petit sac à dos déposé dans la galerie à bagages a disparu !!! Branle-bas de combat, mais la voleuse a du prendre le large : il ne reste plus qu'à convaincre le chauffeur de bus de nous permettre de faire une déclaration de vol à la police et donc d'immobiliser le bus. C'est finalement ce qui va se passer, le bilan des pertes est heureusement limité ayant toujours sur nous le plus important à savoir l’argent et les passeports. Nous repartons d'el Dorado avec 40 mn de retard et arrivons à San Ignacio vers 12h au lieu de 11h20. Nous laissons nos sacs à dos à la consigne d'el Crucero del Norte et partageons un remis pour les missions avec un Roumain (30 pesos). Visite guidée avec un local fier d'être d'ascendance Guarani et très critique envers l'appellation « indio » malencontreusement employée par une visiteuse. Visite intéressante même s'il ne reste pas grand chose de vraiment parlant à part des murs, quelques portails sculptés dans une belle pierre de couleur ocre rouge très chaude. Nous déjeunons d'une grosse omelette et d'une salade variée juste en face de l'entrée de la mission et retournons à pied à la station reprendre le bus à 14h45 pour Posadas. Arrivée à Posadas nous nous faisons arrêter au terminal de Crucero del Norte pour régler les problèmes de billets volés et pour récupérer par leur intermédiaire la déclaration de vol. Ils nous déposent ensuite en bus au terminal central d'où nous prenons un remis (80 pesos) jusqu'à l'appartement situé à 40 mn à pied du centre. L'appartement est grand et correct à l'exception des ustensiles de cuisine, absents ou en piteux état : « c'est ça l'Argentine » comme ils disent ici quand on leur fait remarquer que quelque chose ne tourne pas rond ! Nous quittons enfin nos chaussettes et chaussures de marche encore humides de la veille et partons à pied en direction du centre en descendant Leandro Atem jusqu'à Bolivar où on rentre enfin dans le centre ville commercial, identique à bien d'autres. Belle place du 9 de Julio maintenant décorée pour les fêtes de Noël. C'est toujours étonnant de voir des décorations de Noël avec 30° de température et dans un climat avec une humidité tropicale extrême ! Nous essayons de trouver des agences de voyage qui proposent des tours dans les missions du Paraguay mais il n'y en a qu'une « Yavaré » que nous trouvons au bout de Bolivar et qui propose le tour en voiture privée à partager, soit 1450 pesos la voiture avec chauffeur pour la ½ journée. Autrement il faut prendre un colectivo pour aller jusqu'à Encarnación puis un autre bus. Nous demandons à réfléchir. Nous rentrons en faisant quelques courses dans un supermarché « chino » pour constater que la vie est vraiment chère surtout pour les Argentins avec un salaire mensuel moyen de 450 € !! Les fruits coûtent plus de 5€ le kg, le litre de bière est à près de 3€, un yaourt à 1,5 € etc. Je pense que le coût de la vie est en général identique ou même supérieur au coût de la vie en France pour des salaires en moyenne 2 à 3 fois inférieurs ! Comment font-ils ? Arrivés à l'appartement nous commandons une pizza, excellente. Dehors grosse averse tropicale avec éclairs et tonnerre ! Il pleuvra encore une bonne partie de la nuit. 04/12 Ciel gris, les averses se succéderont toute la matinée. Petit déjeuner matinal (7h) dans l'optique d'aller visiter les Missions par nos propres moyens, mais avec la pluie battante, nous changeons de programme et allons en ville avec le bus 3 qui s'arrête devant l'appartement et nous laisse en plein centre ville (8 pesos pp). Nous allons voir l'agence Yacare et prenons leur tour en taxi pour faire en ½ journée les deux sites incontournables de misiones : Trinidad et Jésus de Tavanguere. Le taxi nous attendra à 14h devant l'agence. En attendant nous allons nous promener le long du fleuve Parana qui est vraiment impressionnant et prend ici les dimensions du fleuve St-Laurent ! Nous revenons dans le centre ville et allons déjeuner sur la place 5 de mayo après avoir acheté et réchauffé des plats végétariens chez un vietnamien ! calle Buenos-Aires. À 14h Fausto, le chauffeur du taxi, nous emmène de l'autre côté du fleuve, par chance son statut d'ancien gendarme lui permet de remonter la longue file qui s'étire sur plus d'un km devant la douane ! Nous passons ainsi en quelques mn de l'Argentine au Paraguay épargnant plusieurs heures d’attente. Le week-end tous les Argentins vont faire leurs courses à Encarnación au Paraguay parce que les marchandises n'y supportent presque pas de taxes et sont donc moins chères. Il nous faut ensuite ½ h pour atteindre la première mission, celle de « Trinidad »: église primitive et superbe grande église avec de magnifiques sculptures, en particulier une très belle frise d’anges musiciens, une chaire sculptée représentant les 4 évangélistes, et comme toujours la grande place impressionnante. Comme à San Ignacio, on retrouve cette pierre ocre rouge qui prend avec le soleil des teintes superbes (pour ce qui est du soleil il est plutôt timide cet après-midi !) Nous reprenons le taxi pour faire les quelques 12 km qui nous séparent de la 2me mission, celle « de Jésus de Tavanguere. » L'église est plus petite mais tout aussi belle et présente surtout trois portails polylobés de style arabo-musulman tout a fait inattendu ici en Amérique latine. Nous reprenons le taxi et recoupons la file interminable des voitures attendant de passer la douane. Quant au Paraguay qu'en dire ? : le pays paraît assez misérable, à voir les petites cases de style bidonville qui s'étagent au bord du Paraná. La campagne par contre a des airs de paysage européen : vallons et collines, forêts de pins et de feuillus, pâturages, troupeaux de bovins... les patronymes germaniques sont nombreux. Quant à notre chauffeur, il roule en ville à la manière des italiens du sud : il se gare n'importe où, se faufile, double à gauche et à droite, le tout avec beaucoup d'humour et de rire !

05/12 Beau temps, soleil et chaleur sont au rendez-vous ! Grasse matinée, n'ayant rien à faire de particulier dans la journée si ce n'est attendre la soirée. Nous prenons le bus 3 pour le centre-ville : balade en ville, toujours des queues devant la banque nationale, nous sommes aussi frappés par le nombre élevé de pubs et d'officines vendant du crédit « pas cher sur 60 mensualités », encore une autre façon de faire consommer des gens qui n'en ont pas/plus les moyens (cf la crise des subprimes aux EU), tout est fait pour pousser à la consommation, des gens essorés par les crises successives qui ont traversé l'Argentine. La Costanera est le front de fleuve qui donne sur le Paraná et qui a été aménagé en grande promenade avec restaurants et bars. Quelques pêcheurs taquinent le poisson, D'autres se sont installés avec chaises pliantes, à l'ombre des arbres face au fleuve, maté et thermos en main. A 18h30 le taxi commandé nous amène jusqu'au terminal de bus très éloigné du centre ville. En fait en dehors du « microcentro » la ville de Posadas comme d'autres villes s'étirent sur des km parce qu'elle est entièrement constituée de petites maisons à un étage regroupées en lotissement et en cuadras, ce qui fait que l'on a plus l'impression d'être dans un village que dans une grande ville de 250 000 hab. A 19h30 confortablement installés en classe camas notre bus Crucero del Norte démarre pour environ treize heures de trajet. Peu après le départ l’hôtesse nous propose un whisky en apéritif, puis c'est le dîner avec un plat chaud accompagné d'un verre de vin et un de champagne ! Grâce à une inclinaison de 160° nous dormirons bien, la clim est bien réglée, les lumières éteintes et la télé est muette !

06/12 Ciel bleu et beau temps. Vers 7h30 on nous sert le petit-déjeuner avec un café et nous arrivons vers 9h au terminal du Retiro. Nous achetons une carte Sube et prenons le bus 75 puis le bus 152 en direction de l'hôtel A. Vue l'heure la chambre n'est pas encore prête. Nous en profitons pour partir à pied en direction du cimetière de la Recoleta à 7 cuadras de l'hôtel. C'est une petite ville en miniature, avec des venelles étroites bordées de chapelles plus ou moins grandes et imposantes et plus ou moins décorées, certaines arborent des statues, d'autres des bas-reliefs, certaines sont en marbre d'autres en pierre blanche . Peu de caveaux simples et modestes, on est ici dans l'ostensible et l'affichage du statut social du défunt ! Le caveau de la famille Duarte donc d'Eva Duarte Perón est plutôt modeste, mais c'est le plus visité et toujours fleuri, malgré les années passées, le symbole demeure bien vivant. En sortant du cimetière nous allons nous promener entre les échoppes d'artisanat un peu plus loin vers le musée de Bellas Artes. Nous y rachetons les matés volés dans le sac puis allons déjeuner dans un restaurant italien tout proche « Abuela Angelina » d'excellents raviolis au pesto. Nous reprenons ensuite un bus en direction de San Telmo pour se balader d'abord dans le vieux marché couvert de San Telmo où se pressent des dizaines de brocanteurs. C'est une structure métallique typique du siècle dernier en accord avec les objets vendus par les antiquaires : vieux vases, machines à écrire, vinyles et 78 tours, dentelles, vieilles affiches etc. Nous continuons ensuite avec le marché installé sur la place Dorrego et les rues alentours : c'est une réplique de la place du tertre : on y trouve de tout, des musiciens, des danseurs de tango, des antiquaires, des peintres, des bars, des magiciens, des statues humaines. Un peu plus loin dans le cloître de la basilique de Bethlem on peut aussi entendre de la musique, boire un verre ou se sustenter. Bien fatigués nous avons du mal à trouver le bon bus qui nous ramènera rue Azcuénaga : A l'arrêt où nous attendons, les bus passent sans s'arrêter et quand on a la chance d'en prendre un le chauffeur nous apprend qu'il n'a pas le droit de s'arrêter là où nous voulons mais qu'il filera jusqu'au terminus sans arrêt !!! Finalement il nous laissera à l'entrée de la rue Santa Fé pas trop loin de l'hôtel. 07/12 Ciel bleu. Nous décidons de partir pour Tigre et le delta du Paraná. Nous prenons le bus 152 dans la rue Santa Fé jusqu'à la gare. C'est une vraie gare de style monumental du début du siècle très massive avec de grandes structures métalliques en arc de cercle au-dessus des voies. Il faut 50 mn pour arriver, nous ne sommes pas seuls dans le train, les places sont comptées. Nous nous dirigeons en sortant de la gare vers le port tout proche où s'agglutinent déjà beaucoup de monde : des queues un peu partout : pou racheter les billets puis pour prendre la « lancha » (ligne régulière de bateau) ! Nous ferons en tout 40 mn de queue, surtout pour les billets, par chance on nous appelle ensuite pour monter dans la lancha en direction de « Tres Bocas » notre destination. La lancha est pleine de Porteños encombrés de leurs enfants et de leurs chiens, sacs, glacières, tout le nécessaire pour pique-niquer dans le delta : il règne une ambiance de fêtes, bon enfant et familiale. Nous allons ainsi naviguer durant 45 mn empruntant des bras du Parana et longeant des propriétés, souvent luxueuses quelque fois beaucoup plus modestes et simples : toutes ont un ponton, qui donne sur la rivière avec un bateau amarré, il n'y a pas d'autres moyens de les rejoindre que le bateau. La végétation est exubérante, beaucoup de massifs de fleurs dont des hortensias, camélias, bougainvillées etc. En arrivant à Tres Bocas, on nous explique ce qu'il y a faire, ce qu'on peut trouver comme commerces et services : location de canoës, apiculteurs, bars et restaurants. On a fait une très belle balade pendant près d'une heure, cheminant sur un sentier pavé longeant de belles maisons devant lesquelles les propriétaires préparaient le barbecue, arrosaient le jardin, réparaient une clôture ou buvaient l’apéritif. Nous sommes ensuite allés déjeuner sur la terrasse bien ombragée du restaurant Hornos comme beaucoup de Porteños( surnom des habitants de Buenos Aires) Excellent repas de chorizos, salade et purée. Retour à l'embarcadère et attente en discutant avec un vieux Porteño d'origine italienne qui revenait de sa maison dans le delta. De retour à Tigre, nous avons fait un détour par le marché de Puerto Frutos où les gens du crû se livrent à la frénésie des achats ! Que de monde, toutes les rues sont saturées de voitures qui essaient de se rapprocher soit du marché, soit du parc d'attractions contiguë. Retour en train puis en bus jusqu'à l'hôtel. 08/12 Beau temps, ciel bleu et soleil. Nous prenons le bus 152 vers la Casa Rosada et la place de Mayo. Visite des différents bâtiments : Alors que la cathédrale où se trouve le catafalque de San Martin veillé par deux militaires, ressemble à un temple grec, le cabildo (hôtel de ville, ) lui ressemble à une église !! Je pars me promener vers Puerto Maduro qui ressemble beaucoup au port de Turku en Finlande : il s'agit de vieux docks réhabilités en quartiers chics avec restaurants, galeries, hôtels de luxe . C’est l’occasion de voir le pont, œuvre de Santiago Calatrava qui ressemble trait pour trait au pont de Séville L’alamillo. Nous repartons en bus vers le fameux quartier de la Boca. Il s'agit d'un quartier pauvre et misérable dont quelques rues ont été réhabilitées, les maisons peintes de couleurs vives et transformées en industrie touristique : les bus y déversent ici leurs cargaisons de touristes qui viennent faire des achats, boire un coup ou manger, assister à un spectacle de tango. Si on arrive à faire abstraction du clinquant superficiel, on peut quand même imaginer la vie difficile des dockers qui vivaient dans ces cabanes de tôle ondulée. Nous déjeunons « Al rinconcito » d'un dernier bife de chorizo. Balade vers les Galerias Pacífico, copie des grands magasins parisiens du début du siècle, puis l'avenida 9 de Julio, enfin le quartier du Congreso . Les parcs publics sont bien fréquentés par les Porteños, familles avec enfants, certains pique-niquent, d'autres se baignent dans les fontaines où même font leurs lessives ! Deux cartoneros (chiffonniers) poussent une charrette et font la tournée des grosses poubelles pour récupérer ce qui peut l'être. Les bars et restaurants sont encore bien pleins : les habitants profitent du dernier jour férié avant la reprise. 09/12 Réveil à 5h10, le remis est là départ pour l'Aeroparque atteint en 15 mn, il est vrai qu’à cette heure il y a peu de circulation. Décollage dans un Airbus A320 de Lan pour 2h de vol jusqu’à Santiago du Chili, avec en prime entre les nuages, un bel aperçu sur les sommets des Andes. Attente d'environ 2h à l'aéroport de Santiago puis décollage dans un Airbus A 340-600 d'Iberia relativement vide pour 12h de vol jusqu’à Madrid, 6h d’attente et c’est reparti pour 90 mn de vol jusqu’à Bâle-Mulhouse, fin du voyage.

Budget total pour 2 personnes et 45 jours de voyage : 7581 € dont : avion aller Bâle/Mulhouse - La Paz, retour Buenos-Aires-Bâle/Mulhouse : 1740 € dépenses sur place : 5841

Quelques impressions de voyage : Cela reste des impressions de voyage et ne prétendent décrire aucune vérité sociale, politique ou économique sur les pays visités. L’appellation « indien/indienne » quoique inadaptée a été utilisée par facilité et ne rend pas compte de la variété des ethnies amérindiennes visitées. 42 ans séparent notre premier voyage en Bolivie ! Quels changements avons-nous constatés ? Pas tellement : Beaucoup de scènes nous sont familières comme les rues encombrées de La Paz par les bus, minibus, camions, voitures diverses, vendeurs ambulants, piétons, qui tous essayent de se frayer un chemin dans ces rues déjà encombrées par des stationnements intempestifs, des travaux, des échoppes et autres. Nous avons retrouvé les nombreux autels et croix blanches, des plus simples au plus sophistiqués construits au bord des routes et qui rendent hommage ou plus simplement rappellent la mémoire des nombreux sacrifiés de la route ! Certains, au Chili entre autres, sont de vrais monuments avec décors, sièges ou fauteuils, toit pour s'abriter du soleil et de la pluie !

Dès que l'on sort de ville, la puna désertique étale ses grands espaces à peine troublés par quelques hameaux aux petites maisons d'adobe et aux maigres troupeaux de lamas ou de moutons qui cherchent vainement de quoi brouter. Nous ne pensions plus revoir les indiennes de Bolivie avec leurs habits traditionnels, petit chapeau melon, jupes amples et multicolores, et pourtant si, elles sont bien là !

Nous avons retrouvé la tradition des peintures murales polychromes, politiques ou non qui s'étalent sur les murs des villes ou des campagnes.

Le nationalisme latino-américain ne cesse de réactiver la mémoire collective de ses citoyens en faisant la place belle à ses gloires militaires au travers des noms de places et de rues, mais aussi des nombreuses statues et monuments commémoratifs qui jalonnent les places et les parcs publics, en particulier au Chili. L'Argentine dispose d'un parc de vieilles voitures « vintage » absolument étonnant où l'on voit se croiser des R12, 404 et 504 Peugeot, 2 cv Citroën, et vieux pick up américains des années 60. Autant la conduite des Chiliens nous parait respectueuse des piétons et du code de la route en général, autant celle des Argentins nous semble totalement indisciplinée : le piéton, par définition n'y est jamais prioritaire et il a intérêt à faire très attention ! En Argentine, nous avons été étonnés par le nombre des pharmacies que l'on trouve en ville, par contre s'il n'y a pas énormément de banques, il y a beaucoup d'officines de crédit qui promettent des prêts sur 60 mois mais sans jamais en annoncer le taux ! Les Argentins font souvent des queues : devant la Banca de la Nación nous avons vu des queues de plus de 100 personnes s'alignant sur toute la longueur d'une cuadra, d’autres queues devant l'opérateur Orange ou devant des administrations publiques. Nous avons vu peu de mendiants, en dehors d'endroits traditionnels comme les parvis d'églises. Par contre dans la province de Misiones nous avons vu des indiens Guarani mendier ou vendre des articles d'artisanat près des sites touristiques ou dans les centres-villes (vision qui nous a rappelé l'Australie et ses aborigènes). Situation économique : Si la Bolivie est connu pour être l'un des pays les plus pauvres d’Amérique du Sud, l'Argentine et le Chili nettement plus riches ne laissent pas vraiment transparaître leurs richesses : les petites cases misérables en bois et tôle ondulée qui s'éparpillent sur la côte entre Tocopilla et Iquique peuvent en témoigner, de même, en s'éloignant de quelques cuadras du centre de le ville d'Iquique ces pauves cases réapparaissent très vite et se généralisent dans des rues non revêtues qui respirent la pauvreté. Pour l'Argentine même constat : dans les petites villes de la quebrada de Humahuaca, les conditions de vie des habitants ne semblent pas plus reluisantes, ni ailleurs dans la province de Misiones. Ces pays paraissent surtout se caractériser par une très grande inégalité de conditions sociales. Quand on sait que le salaire minimum argentin est de moins de 487 € (mais avec une inflation galopante ce chiffre évolue très vite) et que l'on constate que les prix de produits de grande consommation sont aussi élevés si ce n'est plus qu'en France, on peut raisonnablement se poser des questions quant à l'état du pays et à la répartition réelle de ses richesses !

Ce que nous avons beaucoup aimé : – le salar d'Uyuni et le Sud Lipez : paysages uniques au monde ! – les chutes d'Iguazu, côtés argentin et brésilien, un spectacle exceptionnel ! – la très grande amabilité et serviabilité des gens en général, en particulier dans les petits hôtels et hosterías.

Ce que nous avons aussi aimé : – les curiosités géologiques autour de San Pedro de Atacama (vallées de la Luna, geysers del Tatio, laguna tebenquiche) – la quebrada de Humahuaca : Purmamarca, Humahuaca – la quebrada de las Conchas – les villes de Cachi, Cafayate, Iquique. – les misiones du Paraguay

Ce que nous avons moins aimé : – San Antonio de los Cobres : ville poussiéreuse et assez misérable – Puerto Iguazú, ville sans intérêt

Ce que nous n'avons pas aimé : – au Chili, l'imposition d'office sur les factures des restaurants du pourboire pourtant marqué « suggéré » ! – les clés faussement plates qui se ressemblent toutes et qu'il faut essayer 36 fois avant d'arriver à ouvrir les portes ! – les menus dans les restaurants qui font l'impasse sur les fruits et légumes et font la part belle uniquement aux viandes, patates, riz et pain. – Le petit-déjeuner excessivement sucré (croissants, petits gâteaux, dulce de leche, confitures, jus de fruits très sucrés, avec peu ou pas de choix de nourriture salé). – Les nombreux chiens en liberté, pas gênant en soi sauf leurs aboiements intempestifs surtout la nuit, sans compter les innombrables déjections qui souillent les trottoirs. – En Argentine les queues, signes de l'inadaptation de l'offre à la demande dans de nombreux services destinés au public – les prix : surtout dans l'hôtellerie, souvent sans rapport à la qualité offerte, ex. : une chambre très moyenne à 700 ARS, une autre très bien à 450 ARS. – Les nuages de poussière soulevés par les rafales de vent dans le désert (Atacama ou quebrada de Humahuaca et qui vous recouvrent totalement – les indications de prix toujours fausses dans les guides. Pour des raisons d'inflation certains prix ont doublé entre la dernière version 2015 des guides et la réalité de novembre 2015. – les problèmes de paiement par cartes bancaires (refusés le plus souvent dans les commerces, quelque fois dans les DAB) et la limitation du plafond des retraits (en Argentine entre autres) qui entraîne des frais élevés.

PS : Merci à tous ceux qui ont partagé leurs infos sur VF et dont j'ai bénéficié, en particulier Kalchaqui et d'autres dont j'ai oublié le nom.

Lien vers les photos de la Bolivie et du Chili :
https://picasaweb.google.com/105047203075097374619/1erePartieBolivieEtChili?authuser=0&authkey=Gv1sRgCNjTyfe4h5qL4gE&feat=directlink

lien vers l’Argentine https://picasaweb.google.com/105047203075097374619/2mePartieArgentine?authuser=0&authkey=Gv1sRgCMqBr-GFn-nkaQ&feat=directlink
Comment préparer son voyage à Cuba English translation pending
by Cendrines · 2015-12-02 · 16 replies
Bonjour à tous,

J'ai plutôt dans l'habitude d'organiser moi-même mes voyages du début à la fin. Choix des hébergements, choix des modes de transports, etc.

Pour Cuba, je me heurte à plusieurs questions. Compte tenu du fait que je pars seule pour la première fois depuis 15 ans, je suis tout à fait rassurée par le fait que l'on peut voyager seule à Cuba en tant que femme. Le problème n'est pas tout à fait là. C'est au niveau de la préparation que les bras m'en tombent un peu. Je souhaite résider en Casa particulare et voyager en bus (ou pourquoi pas en train !!!) Les guides de voyage mettent en garde contre le fait que : - les bus ne sont pas toujours fiables, - et que parfois, les hôtes des casa particulares préfèrent louer leur chambre au premier arrivé, de peur que la personne qui a réservé n'arrive pas.

De plus, je souhaiterais vraiment faire un grand tour de l'ile. Mais j'ai peur qu'avec des aléas de transport conjugués aux aléas d'hébergement, çà se transforme vite en cauchemar...

Les galères de vacances, à 2 ou plus, c'est rigolo, mais seule, j'ai pas très envie...

D'autre part, je souhaiterais randonner. Et si j'en crois les guides, on ne peut pas vraiment espérer randonner seul (état des routes, reglementation, absence de carte)

Du coup, j'hésite franchement à partir en voyage organisé, les surcoûts ne sont pas aberrants si on prend en compte le prix du billet.

"NF" propose un circuit de randonnée, d'une dizaine de jour auquel je voulais rajouter 1 semaine d'extension où je serai indépendante. Je trouve çà dommage, parce que je pense que j'aurais moins de contacts avec des cubains en voyageant ainsi.

POur ceux qui ont fait ce type de séjour, pouvez-vous me dire si cela valait la peine. Pour les autres qui ont eu le courage de tout préparer (booking de casa particulare + bus), est-ce que çà a été si compliqué ?

Je vous remercie pour vos retours précieux
San Pedro d'Atacama: y aller ou pas? English translation pending
by Projecteur · 2015-11-16 · 80 replies
Bonjour,

C'est mon premier voyage en Amérique du sud, je me pose des tas de questions aller ou pas a San Pedro d'Atacama.

C'est certain que les paysages doivent être très beaux, mais j'ai la trouille des touristes. D'accord j'en suis une aussi mais je fais tout pour ne pas "boulversifier" les endroits ou je passe. Ce qui m'intéresse dans le voyage c'est bien les rencontres et comprendre les gens

Je suis certaine qu'il doit y avoir des endroits sympas au nord du Chili et sur l'Altiplano. J'ai pensé aller vers le salar de Surire

Que pensez vous de mon interrogation, je suis le 8 janvier a Arica

Merci et bonne route Marie
Sentiers de randonnée Rota Vicentina (sud-ouest du Portugal) English translation pending
by Made20 · 2015-10-07 · 84 replies
Bonjour à tous,

Je voulais vous faire part de cette super expérience de randonnée au Portugal. Il s'agit d'un sentier assez récent (balisage 2013) et qui prolonge le GR 11. Le parcours s'étend du nord (Porto Covo) au sud (Cabo Sin Vicente), et c'est dans ce sens-là que nous l'avons parcouru. Au total, plus de 170 km et des étapes d'une beauté éblouissante à travers un parc naturel sauvage et des villages de pêcheurs intimes et délicats. Vous pouvez préparer votre route via leur site, très bien fait. Un petit catalogue très pratique est disponible en français dans les offices du tourisme. Au niveau des transports en commun, nous avons fait Faro-Lagos (Eva Bus) puis le lendemain Lagos-Vila Nova do Milfontes (avec Rede Express, la compagnie nationale), ville depuis laquelle nous avons commencé la randonnée. Pour le retour, Cabo-Lagos et Lagos-Faro sur le même après-midi, avec Eva Bus. Pour les logements, nous n'avions rien réservé. Durant cette période (fin septembre-début octobre), il est aisé de trouvé une chambre chez l'habitant ou dans une auberge de jeunesse, aux alentours de 30€ pour 2 (avec souvent des réductions faciles à obtenir). J'ai plein de chouettes adresses à conseiller, de belles plages où s'attarder, n'hésitez pas, je vous transmets toutes ces infos avec plaisir !
Vol Paris-Lima avec 1h de correspondance à Madrid: faisable? English translation pending
by Kiwi78280 · 2015-10-04 · 23 replies
Bonjour, Je suis en quête de billets d'avion les moins chers pour faire un voyage au Pérou et en Bolivie en juillet- août prochain. Un vol très intéressant est proposé par Lasminute à 906euros, avec seulement une escale. Problème, à l'aller, le vol proposé sur LAN fait escale à Madrid seulement pendant 1h05, ce qui me paraît extrêmement court... Au retour, c'est 2h45 à Sao Paulo, mais avec un changement de compagnie.

Pensez-vous que c'est gérable? Pour Madrid, on reste avec la même compagnie. Je présume donc qu'on n'a pas besoin de récupérer les bagages et de les réenregistrer. Pour Sao Paulo par contre...
Punaises de lit sur le chemin de Compostelle English translation pending
by Caramaou · 2015-08-12 · 25 replies
Bonsoir,

J'ai l'intention de partir en mi 2016 faire une partie du chemin de compostelle : c'est un rêve de plusieurs années;

Hier soir j'ai regardé sur M6 une émission concernant le chemin : je n'avais jamais entendu parler de sectes sur le chemin au niveau de Navareinx : c'est bien que la télé en parle : on est prévenu... Une chose qui m'affraie c'est les punaises de lit : comment faire pour les "éviter" avez vous été confrontés à ces bestioles ?

merci de me rassurer !!!

Caramaou
Insécurité de partir seule en Bolivie, Argentine et Équateur English translation pending
by Albérenge · 2015-07-16 · 19 replies
Bonjour,

J'ai le projet de partir plusieurs mois en Amérique du sud dès janvier 2016, et je souhaiterai aller en Bolivie, Argentine et Equateur.

Je me pose la question de l'insécurité, car je vais voyager pour la 1ère fois seule.Je suis déjà allée au Pérou il y a 2 ans, mais j'étais accompagnée d'une personne.

Avec tout ce que l'on me dit, je commence à me demander s'il est sérieux que je parte seule.

Lorsque je suis allée au Pérou, j'ai bossé dans une asso qui se trouvait dans les bidonvilles, et il est vrai, que l'ambiance y était différente.Mais je dois dire que lorsque j'ai bougé dans le sud (cusco, Puno, Arequipa, Paracas) , je n'ai eu aucun soucis.Mais, vais-je être une proix plus facile si je suis seule??

Alors je vous demande un avis, surtout aux femmes qui ont voyagé seule.

J'adore voyager, mais le but n'est pas de prendre des risques de vivre une mésaventure.

Merci d'avance à tous.
Cuba en mars ou avril: meilleure météo? English translation pending
by Vulcanie · 2015-07-14 · 25 replies
Bonsoir

Nous pensons partir 1 mois à Cuba en mars ou avril 2016. Nous hésitons sur le choix du mois pour plusieurs raisons.

A quel moment la météo est-elle meilleure ? Quel mois est le moins fréquenté pour la disponibilité des casas et des bus Viazul et pour les prix des hébergements ? Nous n'avons pas envie de réserver la totalité du voyage pour garder la liberté d'un voyage indépendant. Dernière question concernant les vacances de Pâques à Cuba : j'ai lu qu'il fallait éviter cette période, plus chargée et plus chère. Je connais la date de Pâques 2016 mais les vacances ? Je suppose que ce sont celles des Cubains et qu'il y a la " Semana Santa " avant Pâques ? Mais y a-t-il une autre semaine et à quel moment ?

Quand faut-il prendre les billets d'avion ? J'ai commencé à regarder les prix.

Merci à ceux qui pourront m'éclairer de leurs conseils et de leur expérience.

Bien cordialement.

Vulcanie.
Croisière sur l'Horizon août 2015 English translation pending
by Arwenen · 2015-07-10 · 127 replies
Bonjour a tous, Nous partons sur l'Horizon le 24/08/2015 au départ de Calais vers Marseille (croisière de repositionnement) Nous avons besoin d'infos pour les escales suivantes :

Calais La Corogne Gibraltar Alméria Tarragone Marseille

Nos besoins que faire et comment y aller, nous faisons toujours nos escales seuls sans MSC (budget)

Merci d'avance pour votre aide

Françoise

Journées plage sans se faire voler à Cuba English translation pending
by Neosaori · 2015-07-05 · 48 replies
Bonjour à tous!

Une question car à chaque fois que je voyage je rencontre le même problème et donc je dois à chaque fois faire face à énormément d'ingéniosité mais j'aimerais savoir comment vous vous faites?! Je m'explique, lorsque vous voyagez de guest house en guest house, là pour le coût de casas particulars à casas particulars, comment faites vous les journées plage et baignade ainsi que de snorkeling pour conserver votre argent, votre passeport et éventuellement votre appareil photo sans vous faire voler vos affaires?

Merci par avance.
Retraite à l'étranger: dans quel pays avec 1200 € mensuel? English translation pending
by Nath1818 · 2015-05-19 · 111 replies
Bonjour à tous,

Voilà, j'ai une petite question à vous poser et j'aimerais profiter de vos connaissance pour y répondre.

Ma mère doit prendre sa retraite d'ici 3 ans, je me renseigne pour elle, on ne sait pas encore combien et quel montant va t-elle avoir le droit.

Je me posais la question à savoir : quels sont les pays dans lesquels peut vivre un ou une retraité avec environ 1200 € net mensuel ? (c'est pour me faire une idée déjà, ça se trouve elle aura le droit à plus ou à moins je ne sais pas encore)

Je précise nous avons perdu mon Papa il y a quelques année et irai donc vivre sa retraite seule à l'étranger.

Elle à toujours rêvée de certain pays qu'elle a déjà découvert plusieurs fois (ex : Maroc (principalement Agadir), Thaïlande, le Liban et le Qatar (Je sais qu’au Qatar la vie est chère par exemple)

Est ce que un revenu de 1200 € est suffisant pour vivre normalement ? (Je crois que la thaïlande demande un revenu minimum de 1600 € par mois si quelqu'un peut me le confirmer ? Mais ailleurs est-ce pareil ?)

Merci à vous d'avance

A bientôt

Nathalie.
Discussion sur le concours photo du mois de mai 2015: " le monde du rail " English translation pending
by Pierre · 2015-05-01 · 326 replies
C'est ici ! 🙂
Discussions sur le concours photo d'avril 2015 English translation pending
by Herikles · 2015-04-01 · 462 replies
Le concours est parti.

On discute ici. 🙂
Doublons excursions San Pedro de Atacama et Uyuni English translation pending
by Biertan · 2015-03-23 · 25 replies
Bonsoir à tous,

Je suis actuellement à Valparaiso et d'ici la semaine prochaine je devrai rejoindre les deux endroits mythiques que sont San Pedro de Atacama (Chili) et le Salar de Uyuni (Bolivie). Je me pose alors la question des possibles doublons sur les paysages rencontrés en excursion comme par exemple les geysers du Tatio et les geysers de Sol de Mañana ou les lagunas chiliennes (miscanti et miñiques) et boliviennes (verde, blanca...). J'aurais le temps de tout voir mais le porte-monnaie m'impose de faire des choix, en sachant que cela serait les excursions de SPA qui passeraient à la trappe (vu que celle du Salar de Uyuni est une étape incontournable).... Merci pour ceux qui seraient passés dans la zone de m'éclairer sur leurs coups de coeur. (c'est étrange alors qu'il doit s'agir de 2 endroits parmi les plus traités du forum mais je n'arrive pas à me faire une idée précise).

Aussi, vu qu'il faut des bolivianos pour payer les droits d'entrée sur le Salar, est-il toujours compliqué de faire du change à San Pedro ou existe t'il des agents de change-banque proposant des taux raisonnables?

Cordialement
Retour de croisière en Amérique du Sud sur le Celebrity Infinity English translation pending
by Eterlous · 2015-03-19 · 51 replies
Bonjour, De retour de notre croisière avec Celebrity, de Buenos-Aires à Valparaiso, comme à mon habitude, je m'apprêtais à commencer un petit CR, pour évoquer ce périple en Amérique du Sud, mais compte tenu des événements dramatiques, qui viennent d'endeuiller le monde de la croisière, je n'ai pas le coeur pour l'instant de raconter notre voyage, alors que d'autres sont dans la peine... Peut-être dans quelques temps... Jean-Marie
Tandem Pino Hase / tandem Salamandre avec remorque chariot ou Follow Me English translation pending
by Celgar · 2015-03-14 · 23 replies
Bonjour! Je sais que le sujet du pino a été maintes et maintes fois abordé dans ce forum, j'ai lu pleins de contributions riches à ce sujet, mais je me pose toujours quelques questions...

Depuis la naissance de nos filles, nous avons effectué plusieurs voyages, plus ou moins longs, à travers le monde en vélo, et nous souhaitons continuer, sauf que notre matériel devient de moins en moins adapté à la taille de nos deux filles ainées! C'est pourquoi nous réfléchissons à acquérir un Pino Hase...

Notre configuration actuelle : Fabrice (le papa) tracte une remorque Chariot Corsair XL, dans laquelle Fantine (3 ans) et Amielle (6 ans) sont confortablement assises (mais ça commence à être un peu étroit. Ce sera bon encore pour une année). De mon côté, mon vélo est équipé d'un follow me, qui me permet d'attacher le vélo 20 pouces de Titouane (8 ans). Lorsque nous partons en voyage, Titouane pédale environ 10 à 20 % de la distance seule. En gros, elle préfère être accrochée (et moi aussi, pour des raisons de sécurité). Le problème, c'est que son vélo de 20 pouces commence à être un peu petit, et le follow me ne permet pas de tracter des vélos plus grands.

Donc comment va t'on faire? On va sans doute acheter un tandem mixte adulte (papa) / enfant pour notre fille ainée (8 ans), auquel on souhaiterait rajouter la cariole avec notre cadette (3 ans). Celle de 6 ans irait sur le follow me tractée par le vélo de maman. Vous suivez?

Quand celle de 6 ans ne pourra plus pédaler sur le vélo 20 pouces (c'est à dire dans 2 ans à mon avis), on achetera un deuxième tandem.

Voilà l'idée.

Les questions : 1) On est nul en mécanique, et il n'y a pas de revendeur pino chez nous (à Pau). Donc si on a un soucis technique, on s'interroge sur le dépannage.Nous avons vu des tandems faits par salamandre, ils nous semblent chouette et sans doute plus simples à faire réparer / entretenir dans n'importe quel magasin. Mais sont ils pliables (pour le transport dans l'avion)? L'intérêt du pino est qu'il semble simple à démonter. Nous n'avons pas de voiture, donc il faut aussi qu'il puisse rentrer dans le train.

2) Sur Pino ou sur tandem salamandre : est il facile de tracter la remorque chariot corsair XL, quel poids maximum peut tracter le pino et le tandem salamandre? Même question avec le follow me sur le tandem?

3) Sur le tandem salamandre, l'enfant est obligé de pédaler avec l'adulte (contrairement au pino) : est ce que cela n'est pas trop difficile sur des longs trajets (nous faisons en moyenne 50 kms par jour, et notre fille seule serait capable d'en faire 20 grand maximum!)

On est preneurs de tout conseil/ expériences! Merci!
Rencontre entre voyageuses solo sur Paris le 23 mai 2015 English translation pending
by Careen27f · 2015-03-10 · 101 replies
Bonjour à toutes,

Nouvellement revenue sur le forum, j'ai envie d'échanger sur les voyages et notamment sur les femmes comme moi, qui voyagent solo. Qui ont sauté le pas, qui vont le faire (c'est moi) ou qui seraient tenté par cette aventure.

Je lis régulièrement un site américain qui s'intitule SOLO Traveller, tenu par deux femmes, et c'est sur ce concept que j'aimerai échanger, sur PARIS.

Alors si vous aimez les voyages, si mon sujet vous intéresse, n'hésitez pas à répondre à ce post 🙂
Argent liquide à Cuba English translation pending
by Pretender06 · 2015-03-08 · 38 replies
Bonjour, Première fois que nous partons en couple à Cuba, pour une durée de 11 jours. J'ai lu que les frais bancaires lors des retraits bancaires pouvaient rendre l'addition assez salée !

Je pense qu'il vaut mieux donc partir avec une certaine somme en liquide, en euro, que je changerai une fois sur place.

Sur places nous louons une voiture pour une durée de 9 jours, les deux premiers jours à la Havane nous marcherons ou utiliserons le taxi. Nous avons prévu de dormir dans des casas particular et faire un circuit (visite de pêle-mêle, Viñales, Cienfuegos, Trinidad, Santa Clara, Camaguey, Maria la gorda).

Savez-vous combien d'euros faut-il prévoir pour ne pas se retrouver à cours de liquidités (pour payer l'essence, les casas, les restos, etc.) ? Vaut-il mieux changer en arrivant direct à l'aéroport ou ailleurs ?

J'en appelle à votre expérience pour m'aider. Merci beaucoup !
Seule à Cuba English translation pending
by Josee0308 · 2015-03-07 · 46 replies
Bonsoir, j'envisage de partir en solo à Cuba pour 3 semaines à la fin d'année, je compte réserver de France seulement l'hôtel à la Havane pour mes premières nuits puis faire le tour de Cuba en Viazul en dormant dans les casas que je trouverais sur place (prendre des adresses sur papiers). J'aimerais avoir le ressenti des femmes qui ont voyagé seule à Cuba, savoir si ça c'est bien passer pour vous et éventuellement si vous avez des conseils à me donner je suis preneuse. Merci d'avance.
Retour d'un trek de 9 jours sur Santo Antao English translation pending
by Cannelle2008 · 2015-03-02 · 33 replies
Bonjour

Voilà prés de 2 semaines que je suis rentrée d'un trek de 9 jours sur Santao Antao et pour conclure en beauté le carnaval de Mindelo sur l'ile de Sao Vicente Superbe rando , physique mais jamais dangereuse ou vertigineuse Partie à 2 personnes avec la carte d'Attila Bertalan acheté sur le net en provenance d'Allemagne et la boussole En moyenne 6h de trek par jour avec en moyenne aussi plus de 1000m de denivellé, jusqu'à 1600m de denivellé positif Bref il faut être en forme pour profiter au maximum de ces fabuleuses terrasses cultivées et de tous ces paysages tourmentés J'avais tout réservé avant de partir et je n'ai eu que des bonnes surprises Je veux donner une note spéciale à la petite pension de Nelson à Cha de Morte et surtout à l'homme.Un visage buriné par le soleil et un cœur énorme, généreux, aimant son pays et sachant le faire partager, efficace car il nous a vehiculé au départ des randos et, est venu nous chercher au retour;Il nous a rendu plein de service avec bienveillance car il connait parfaitement son pays et donne sans compter .Merci Nelson . Je peux donner des détails de nos randos Temps venteux les derniers jours Un jour de pluie sur Tarrafal . Dommage c'était notre jour de farniente ..... Par 2 fois de la brume sur les sommets, mais sinon température trés agréable pour randonner Cordialement MC
Comment donner des nouvelles à sa famille à Cuba English translation pending
by EmilieBourge · 2015-02-22 · 47 replies
Bonjour , je voudrais savoir comment communiqué avec mes enfants durant notre voyage en couple. On ma parlé que les cellulaire ne fonctionne pas bien là-bas et que l'internet dans les hôtel son très lents pour envoyer des messages.C'est notre premier voyage je voudrais des conseils.
Voyage camping-car (Scandinavie) English translation pending
by Titeval82 · 2015-02-05 · 28 replies
Bonjour,

Mon mari et moi aimerions prévoir un voyage en camping car au moins de septembre prochain.

Nous avions dans l'idée de faire Suisse (nous habitons près d'Yverdon) -> Hambourg en train

Puis, depuis Hambourg de louer un camping car ou bus avec couchette pour aller direction Danemark, Norvège (Oslo), de longer la mer baltique vers Oulu puis de redescendre vers Helsinki, Stockolm pour finir à Hambourg (une boucle).

Ceci avec une petite fille qui aura un peu plus d'un an.

Vos conseils de location à Hambourg? Vos conseils d'itinéraire? Vos avis?

Merci beaucoup
Terre de Feu, Patagonie, Iguazu et Buenos Aires (décembre 2014) English translation pending
by Tokala · 2015-02-01 · 25 replies
Depuis le temps que l’Argentine me fait rêver, j’ai enfin eu la chance de découvrir ce grand pays en décembre dernier. Où aller dans un pays tellement vaste ? Quand on n’a que 3 semaines de vacances ? Le choix est difficile, tout semble magnifique…. Iguazu, le Nord Ouest, la Péninsule de Valdes, la Patagonie, la Terre de feu… Et pourquoi pas un tour au Chili, à Torres del Paine, ou pour voir les volcans, ou l’île de Pâques…

Nous avons finalement choisi les deux extrêmes, pour voir des paysages qu’on ne trouve pas ailleurs sur la planète, et nous avons fait un magnifique voyage !

Voici notre parcours en quelques lignes (soit 17 jours, sont à ajouter les temps de transport entre chaque étape) : Pour lire le détail de chaque étape, et pour voir mes photos, cliquez sur chacun des lieux 3 jours à Buenos Aires 2,5 jours à Ushuaia 3 jours de croisière sur le Canal de Beagle et le Détroit de Magellan en passant par le Cap Horn (départ Ushuaia, arrivée Punta Arenas) 3 jours à El Calafate 3,5 jours à El Chalten 2 jours à Iguazu

Honnêtement, ce circuit était vraiment bien équilibré. Nous aurions pu passer un jour de moins à El Calafate, et un jour de plus à Buenos Aires, mais ça dépend vraiment du temps qu’il fait (nous avons eu une journée de pluie à El Calafate, et comme tout ce qui est intéressant est en extérieur…)

Ce que j’ai préféré, ce qui m’a marqué lors de ce voyage ?Tous les animaux que j’ai rencontrés et auxquels je ne m’attendais pas : un renard dans le parc national de la Terre de Feu, 3 baleines, des lions de mer sur le Cap Horn, une multitude de manchots sur l’île Magdalena, des oiseaux et rapaces en tous genres, des flamands roses, des guanacos dans la steppe de Patagonie, des coatis à Iguazu, un petit rongeur au Fitz Roy… Et puis des vaches et des chevaux en liberté, ça fait plaisir à voir ! (retrouvez tous les animaux rencontrés dans cet article, sponsorisé par mes chats)Les magnifiques paysages que j’ai eu la chance de voir : les chutes d’Iguazu, franchement impressionnantes, quelle puissance !... Le glacier Perito Moreno, vraiment magnifique avec ses aiguilles bleutées qui se dressent vers le ciel… Les paysages de la région du Fitz Roy, entre steppe, montagne et glacier, avec des lacs d’un bleu exceptionnel… Le parc de la Terre de Feu, entre mer et montagne…La croisière dans son ensemble, à la fois mythique (marcher sur le Cap Horn, naviguer sur le Détroit de Magellan) et vraiment très intéressante (excursions et conférences ou films présentés par des passionnés et professionnels de la faune, de la flore, des cartes et de Magellan)Quelques informations pratiques sur l’ensemble du voyage (les adresses d’hôtels, de restaurants, les conseils concernant chaque étape sont présent dans chaque carnet spécifique, disponibles en cliquant sur le nom de chacun des lieux ci-dessus) :

Avion Vol international Paris – Buenos Aires direct avec Air France. Rien à redire.

Vol intérieurs sur Aerolineas : Buenos Aires – Ushuaia El Calafate – Iguazu (avec escale à Buenos Aires) Iguazu – Buenos Aires Sur 3 trajets, je n’ai pas eu un avion à l’heure. Le premier a été avancé d’une heure (si je n’avais pas consulté mes mails la veille au soir, je l’aurai loupé), le second a été retardé d’un quart d’heure, et le dernier n’est tout simplement jamais parti. Prévu à l’heure, mais retardé de 2 heures lorsque nous arrivons à l’aéroport, puis de 6 heures, puis seulement de 3 heures pour enfin être annulé. Nous avons dû refaire la queue au check in pour qu’on nous enregistre sur un nouvel avion qui n’était pas prévu au départ. Bref, un conseil, prévoyez large si vous avez une correspondance et vérifiez toujours 24 heures avant l’état de votre vol. Sinon, le personnel naviguant est très agréable, et les snacks proposés (biscuits salés et sucrés) ne sont pas mauvais, et servis dans de jolies boites présentant les différentes régions phares de l’Argentine.

Argent : Volontairement, je ne donne pas de budget, et je n’indiquerai aucun prix dans ce carnet de voyage. D’une année sur l’autre (si je compare ce que j’ai payé avec ce que j’ai lu dans différents carnets) les prix varient énormément (ils sont d’ailleurs plutôt en hausse), et le taux de change varie également beaucoup, ces informations seraient donc rapidement obsolètes. Si quelqu’un part prochainement, qu’il n’hésite par contre pas à me contacter pour des informations plus précises.

Un mot sur le change par contre. En décembre 2014 le taux de change officiel est de 1 euro pour 10 pesos. Au change parallèle (dit « blue ») il est possible d’avoir 14 pesos pour 1 euro (voire 15). Le blue est donc super intéressant. Potentiellement, plus on a une grosse somme d’argent à changer, plus on a un taux intéressant. Pour le change, nous sommes passés par le gérant de notre hôtel à Buenos Aires qui nous avait préparé une liasse de pesos pour notre arrivée en échange d’une liasse d’euros qu’on lui rapportait de France.

Il est intéressant d’avoir suffisamment de pesos pour tout payer en liquide, notamment les hôtels. En effet, dans beaucoup d’hôtels on paye 10 à 20% de plus (montant des taxes a priori…) si on règle en carte bancaire. Chaque hôtel dira qu’il prend les euros ou les dollars mais le taux de change qu’ils appliquent est plutôt de l’ordre de 12 pesos pour 1 euro. Ce qui est intéressant si vous avez changé au taux officiel de 10 pesos pour un euros, dans ce cas il vaut mieux payer l’hôtel en euro. Mais si vous avez changé au « blue », il est plus intéressant de payer en pesos. Petit exemple : un hôtel dont la chambre est à 600 pesos la nuit En payant par CB : 600 pesos à 60 euros (taux officiel) + frais bancaire + 15% de taxes En payant en euro : 600 pesos à 50 euros (avec le taux de l’hôtel 1 euro = 12 pesos) En payant en pesos : 600 pesos à 42.85 euros (avec le taux « blue » 1 euro = 14 pesos)

Lors de notre voyage nous somme allé au Chile (Punta Arenas et Puerto Natales). Nous avons tout simplement retiré de l’argent au premier distributeur trouvé. Nous sommes également allés au Brésil pour voir les chutes d’Iguaçu. Nous avons réglé l’entrée au parc en euros, on nous a rendu la monnaie en reals, ce qui nous a servi à nous acheter un petit souvenir. Nous avons payé le repas par CB et l’entrée au parc des oiseaux en pesos argentins. Bref, pas forcément optimisé, mais ça marche bien.

Sinon, les rares fois où nous avons payé par CB (voiture de location pour bénéficier de l’assurance de la carte, restaurant gastronomique, essence, hôtel au Chili…) nous n’avons eu aucun problème.

Climat Décembre en Argentine, c’est l’été. Mais entre la Patagonie et le nord (Iguazu et Buenos Aires) on n’est pas sur la même planète ! Nous avons 35 degrés et un grand soleil dans le nord, et une journée à 17 degrés avec de la bruine à Buenos Aires. Donc t-shirt, crème solaire, lunettes de soleil, mais aussi pull et k-way En Patagonie, nous avons eu tous les temps ! Beaucoup beaucoup de vent, soleil (mais vent quand même), soleil sans vent, bruine, froid… Donc coupe-vent, bonnet, pull et polaire, pantalon imperméable pour les randos, mais aussi t-shirt et lunettes de soleil… Bref, pas facile de prévoir quoi mettre dans sa valise !

Nourriture La viande est bien sûr omniprésente, et elle est vraiment très bonne (meilleure qu’au Japon dixit l’amateur de bœuf du voyage). Les légumes ne sont pas en reste, notamment le potimarron et les pommes de terre. Dans beaucoup de restaurant, les légumes sont à commander à part, la viande est servie seule. Les portions sont souvent très généreuses ! Ce qui est bien utile quand on est végétarien, il suffit de commander uniquement les légumes, on mange bien. Les empenadas, ces petits chaussons fourrés à la viande, au fromage ou aux légumes, sont très bons aussi, aussi bien en entrée que pour manger en pique-nique lors des randos. Les immigrés italiens étant nombreux en Argentine, les pâtes et pizzas sont légions. Les pizzas sont généralement bonnes, et les pâtes sont le plus souvent des raviolis (farcis à la viande, au fromage, au potimarron… au choix). La sauce (champignons, tomate, bolognaise, pesto…) accompagnant les pâtes est à choisir à part, on compose ainsi le plat qui nous plaît. La sauce est servie très généreusement, les raviolis ont tendance à baigner dedans, mais c’est très bon.

Pour découvrir le détail de nos différents repas, voici un article dédié.

Street art Comme partout dans le monde, j'étais à l’affût des dessins, collages, expressions d'artistes, sur les murs des villes argentines et chiliennes. En voici un petit aperçu : street art argentin
10 jours de randonnée sur Sao Nicolau (Cap Vert) English translation pending
by Ptitortue · 2015-01-23 · 6 replies
J’espère que ce carnet de voyage pourra intéresser certaines personnes, mais comme nous étions en autonomie totale (tente, sac de couchage, casserole, cuisine au feu de bois…) je n’ai pas d’adresse d’hôtels ou de bons restos à donner ! Sorry ! Nous avons utilisés la carte de São Nicolau (SN) au 1/50000. Disponible sur Amazon. Nous avons sillonné SN de long en large, d’Ouest en Est et avons traversé des paysages très variés, d’un côté très sec, aride et désert, de l’autre des vallées verdoyantes, des dragonniers, de l'humidité et du froid, mais partout des gens très gentils et accueillants !! Petit croquis du parcours réalisé:



Jour1 (mercredi 07.01.15) : Traversée de São Vicente à São Nicolau (SN) en bateau, avec le bateau Liberdade de la compagnie Fastferry (www.cvfastferry.com/v1/) Exceptionnellement cette semaine-là les traversées sont lundi, mercredi, vendredi, au lieu des mardis et vendredis habituels. Prix de la traversée 2000 esc/personne +90 esc de taxes, soit 4090 esc pour nous 2 (environ 40 euros). Départ à 10h avec seulement 30 minutes de retard mais la mer est agitée et nous arrivons après 3 h remuantes à Tarrafal de SN. J’avoue que j’ai été malade…comme beaucoup d’autres capverdiens passagers ! Nous plantons al tente sur la plage de Tarrafal, à l’abri derrière un petit mur et pourtant nous avons essuyé un vent terrible toute la nuit !!!!

Le port de Tarrafal:

Magnifique coucher de soleil à Tarrafal:

Jour2 (jeudi 08.01.2015) : Tarrafal-Preguiça par la pointe Sud. Temps de marche : 6h. Départ à pied à 10h vers le Sud le long de la mer, en direction de Baia debaixo de rocha, plage de sable blanc réputé, où les locaux viennent souvent le WE. Mais là, en semaine, nous sommes seuls au monde ! Le chemin a été aménagé en piste voiture. Nous arrivons à Praia debaixo de Rocha après 1h15 de marche. Nous continuons vers le Sud, direction Chã de Fidalgo. Premier passage un peu compliqué à passer, mais la marée est encore basse et nous déchaussons pour passer et cela nous prend 30 minutes pour avancer peu (à éviter à marée montante et haute !). Après encore 1h10 nous arrivons à l’extrème Su de SN. Pic nic au bord de la mer. On remonte vers le Nord. Au niveau Baia de Fonte, 2 ème passage délicat à passer ! Il faut grimper dans les rochers et désescalader pour éviter la mer (agitée !!) ! mon chéri réussi à poser pied sur le caillou en bas. Comme j’ai de petites jambes, la désescalade est compliquée !! Je m’écorche le tibia ! aïe ! (à déconseiller si peu expérimenté). 1h pour longer Baia de fonte, car chemin difficile au milieu des galets. Encore 1 sur Chã de Praia do Garfo. Nous plantons la tente (17h) derrière les murs de «maisons « en ruine, à Baia de Forçado, un peu avant Preguiça.

Praia debaixo de Rocha:

L’extrême Sud de l'île:

Jour3 (vendredi 09.01.2014) : Preguiça-Morro-Porto da Lapa. Temps de marche : 45 minutes jusqu’à Preguiça, puis 3h de Morro à Porto da Lapa. Départ à 9h. Nous atteignons le joli village de Preguiça 45 minutes plus tard. On y voit les restes de forteresses et qq canons. Nous passons un bon moment avec les gens du village, remplissons les gourdes et bidons d’eau. Aluguer jusqu’à Morro, sur la route de l’aéroport, car marcher sur l’asphalte ce n’est pas notre truc. 100esc. Nous partons de Morro à pied en direction de porto da Lapa que nous atteignons après environ 3 heures de marche (à 14h30) car le chemin est difficile à trouver et nous nous sommes un peu perdus. On nous avait dit qu’un allemand vivait là-bas. Effectivement nous atteignons une superbe maison traditionnelle particulièrement bien rénovée et décorée…mais pas de trace de notre homme. Nous montons la tente dans la cour de sa maison et les moineaux nous tiennent compagnie ! Une magnifique plage de sable noir rien que pour nous ! Nous sommes seuls au monde !! Il y a une source pas loin, mais il faut la chercher !!! Traverser la Ribeira vers l’Est, monter en direction de Ponta da Cruz (petite croix blanche). Là vous apercevez un amandier énorme, au milieu des rochers et de la sécheresse ! Au pied de l’amandier : une belle source d’eau inattendue qui coule à flot ! Un moment magique !! Nous nous lavons, faisons un brin de lessives et remplissons gourdes et bidons d’eau …et bien sûr mangeons quelques amandes !

Preguiça: les restes de forteresse



Porto da Lapa, la maison de l'allemand:

La plage de Porto da Lapa:

L'amandier et la source à son pied:

Jour4 (samedi 10.01.2015) : La plus dure journée !!! Porto da Lapa-Morro Alto-Carriçal. Temps de marche 8h30 !! Départ 09h, arrivée 19h à la tombée de la nuit, et nous nous sommes très peu arrêtés ! A déconseiller si pas d’expérience en lecture de carte et orientation azimut ! Nous montons 1h10 dans le canyon en direction de l’ancienne piste carrossable. On se perd un peu dans la forêt d’acacias avant de rejoindre la route. Nous nous orientons au bruit du moteur de la pompe au bord de la route. Nous prenons la piste carrossable vers l’Est. Attention, après environ 20-30 minutes il y a une nouvelle grosse piste qui descend ensuite vers la mer !! Ne pas la suivre et prendre le petit chemin à flanc de pente ! Après 1h20 nous atteignons le village abandonné de Morro Alto. Petite pause. Nous continuons jusqu’à la croisée des chemins (Paiol, Manuel Alexandre sur la carte). Nous prenons le chemin qui descend Sud Est : passage par Cabeço de Dorre, Costa do Marmelano jusqu’à Chã de Gombeza. Attention : le chemin n’est pas du tout tracé. Nous zig-zagons , montons, descendons pour passer les différente Ribera et nous nous orientons avec la carte, les reliefs et le soleil ! Et il y a des cailloux et pierres partout. Les chevilles et genoux souffrent ! Enfin nous atteignons la plaine de Chã de Gombeza…mais désillusion, il reste encore un bon bout à marcher (1h30-2h). Bref au total, il nous a fallu 5h depuis Manuel Alexandre pour atteindre Carriçal !! Pfiou ! J’ai mal sous les pieds !!! Mon ami va chercher de l’eau au village pendant que je plante la tente à la frontale, sous les palmiers, sur la plage de Carriçal. Un bain dans la mer pour se laver de toute la terre accumulée !! Il y a beaucoup de vent, mais là en bas, nous sommes très protégés.

Le canyon:

La longue, très longue descente dans les cailloux jusqu'à carriçal:

La tente sous les palmiers à Carriçal:

Jour5 (dimanche 11.01.2015) : REPOS !!! Yesss !!! Nous mangeons à midi chez Eric et Sandrine, 2 français installés là-bas, entourés de capverdiens !!! La maison est grande ouverte, les locaux entrent et sortent, viennent manger, se faire soigner, offrir du poisson ! Chacun met la main à la pâte ! C’est vraiment chouette ! Nous rechargeons difficilement téléphone portable et appareil photo car le moteur pour l’électricité est en panne : donc pas d’électricité, pas de lumière. Mais certains ont des moteurs personnels. C’est vraiment un village du bout du monde, loin de tout ! Mais les gens sont très chaleureux. Nous sommes ensuite accueillis chez Ericsson et Irondina, qui nous ouvrent leur porte et nous offre le café et le souper. Leurs 2 petites filles, Bruna et Jocelyne, ainsi que leur fils Eddy sont adorables !

La plage de Carriçal:

Jour6 (lundi 12.01.2015) : Carriçal-Juncalinho par Urezeleiros. Temps de marche : 5h. Départ à 9h de Carrriçal. Nous prenons le chemin (301 sur la carte) vers le Nord. La remontée dans la Ribeira ets longue Nous atteignons d’abord le jardin du village, puis les quelques maison abandonnés de Urzeleiros ! La sécheresse souvent et les dégâts des eaux de pluie d’un autre côté ont vraiment laissés des villages abandonnés et des chemins abimés derrière eux un peu partout. A Palhal, la monté raide commence, jusqu’à Tope de Simão. Passer le Tope, et juste après, prendre à droite pour deviner le chemin de descente. Pas facile à trouver ! Nous atteignons Jucalinho à 15h et attendons un aluguer pour Vila da Ribeira Brava. Deux vieilles dames attendent également un transport…elles nous offrent café et biscuit sur une petite table de la place en attendant. C’est très drôle. Mais à cette heure-là, cela devient compliqué de trouver un transport collectif. Finalement nous décidons de partager un frêt ensemble. 1400 esc divisé en 4 : 350 esc/personne au lieu des 200 esc en collectif. C’est une bonne affaire ! Voiture jusqu’à Vila da Ribeira brava où nous faisons quelques courses. Mais difficile de planter une tente ici, alors nous empruntons un aluguer jusqu’à Cachaço ! Mon ami y a de la famille (chez Amelia) et on espère pouvoir planter la tente sur leur terrasse. Finalement nous mettons les matelas mousse par terre dans leur salon et c’est très bien car il fait très froid la nuit là-haut !! brrr !

La montée vers Urzeleiros:

La place et l'église de Juncalinho

Jour7 (mard13.01.2015) : Cachaço-Campinho Norte-Queimadas de Cima-Queimadas de Baixo-Estancia Bras. Temps de marche 5h. Départ 08h30. Chemin 107 jusqu’à Campinho Norte, puis plein Nord (chemin 109) jusqu’à Queimadas de Cima, puis on prend par les petits chemins de plantations pour rejoindre Estancia Bras. Nous y arrivons vers 14h. Les paysages sont à l’opposé de ce que nous avons vu côté Est. Là-bas c’était sec, caillasse, plus rond, plus désert alors que de ce côté c’est très vert, il y a des plantations en terrasse, des maisons un peu partout et des reliefs plus accidentés. Après accord, nous plantons notre tente sur la terrasse d’une maison inoccupée. Les enfants sont en extase devant notre tente ! C’est drôle ! La petite Siara y fera même la sieste ! Nous jouons aux dés pour passer le temps. Les gens sont chaleureux. Ana-Maria, une voisine, nous propose de nous laver chez elle et nous donne le seau d’eau nécessaire. Une autre nous fait chauffer de l’eau pour notre café, un monsieur nous donne des « maricujas » (fruits de la passion) de son jardin. Bref, nous sommes reçus comme des rois.

Jour8 (mercredi 14.01.2015) : Estancia Bras-Ribeira Funda-Covoada-Pico Agudao –Cachaço (chemin 206). Temps de marche jusqu’à Pico Agudo 5h. Départ 9h, direction Ribeira Funda, un village quasiment abandonné. Un vieux monsieur seul y vit encore, et certains y ont encore des plantations. Il y a de l’eau. Nous montons en direction de Covoada, que nous atteignons après 3h de marche. Là c’est l’enfer !!!Après être déjà monté et descendu, iI faut encore redescendre au fond de la vallée jusqu’au village de Covoada, pour remonter en face un chemin raide de chez raide !!!! Un truc de dingue !!! Je monte à 2 à l’heure et les mollets crient douleur !! Puis redescente raide jusqu’à Pico Agudo (2h10 supplémentaire). De là nous rejoignons la route voiture et prenons un aluguer jusqu’à Cachaço. Dodo dans la famille une nouvelle fois.

Ribeira Funda:

La montée hyper raide de Covoada:

Jour9 (jeudi 15.01.2015). Dernier jour de marche ! Cachaço-Monte Gorde (1312m d’altitude)-Ribeira dos Calhaus-Tope Matin-Praia Branca. Temps de marche : 5h30. Départ dans le froid et le brouillard à 8h. Nous montons en direction du Monte Gordo (chemin 201). Suivre le chemin jsuq’à la cabane forestière. Continuer le chemin. On passe devant une maison en ruine sisolée et 100m plus loin, le chemin pour le sommet part à gauche (pancarte) à angle droit (ne pas prendre celui qui part encore plus à gauche). Monter dans la forêt de pins, d’eucalyptus et de Tortoi. Il y a un vent de dingue et parfois il est difficile d’avancer ! Heureusement que j’ai les bâtons pour m’ancrer au sol parfois !!! La rosée et l’humidité gouttent des arbres sur nos têtes, on dirait qu’il pleut ! J’enfile, polaire+gore-tex+gants+bonnet !!! Ça caille !!!! Tant bien que mal nous arrivons au sommet. Nous envisagions de couper par la sente qui rejoint directement le chemin 202 côté Nord-ouest, mais vu le temps, nous préférons jouer la sécurité et redescendons au chemin principal par le même chemin que la montée. Arrivés au chemin principal, nous tournons à gauche pour continuer notre route direction Ribeira dos Calhaus (source d’eau). Juste avant Fragatona, à la croisée des chemins, prendre à gauche, direction Praia Branca (panneau indicateur). Arrivée à 14h30. Courses et remplissage d’eau. De là nous prenons un aluguer (15esc/2 personnes) jusqu’à Barril. C’est là que les locaux viennent passer leur WE et faire la fête, mais en ce jeudi, les maisons sont vides et le lieu nous appartient ! Magnifique plage ! Je me baigne, mais l’eau est plutôt froide ! Nous plantons la tente dans la cour d’une maison ! Ce soir c’est fête ! A la place du riz amélioré de tous les jours, nous aurons riz ET cuisse de poulet grillées au feu de bois !!! Trop bon ! Et un coup de rouge pour fêter cette belle semaine de rando !!

Sao Nicolau est plein de Dragonnier (Dragoeiro), arbre emblématique du Cap Vert:

Monte Gorde: brume, froid, humidité, vent

Jour10 (vendredi16.01.2015) : Dernier jour à São Nicolau. Nous attendons sur le bord de la route le passage d’un aluguer. Il arrive, direction Tarrafal où nous attendons le bateau pour São Vicente. Départ avec 1h de retard (15h30 au lieu de 14h30). Mer agitée mais je sirote mon orange et j’arrive sans être trop malade à São Vicente après 2h30. Ouf. Le bateau, ce n’est définitivement pas mon truc.
Fogo, Cap Vert: faut y aller English translation pending
by Diaman18 · 2015-01-23 · 42 replies
Vous hésitez pour le choix des îles à visiter? optez pour l'île de Fogo... Je n'en dis pas plus car la surprise sera plus belle pour vous... Aujourd'hui, vendredi 23 janvier 2015, cela fait deux mois que le volcan est en éruption et la population locale a besoin du tourisme pour vivre. Aidez le PEUPLE DU VOLCAN et il vous le rendra au centuple par son accueil et sa générosité. BOA VIAGEM!

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