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Retour de la croisière "De l'Adriatique à la Grèce" sur le Costa Victoria du 31 juillet au 7 août 2010 English translation pending
by Vsylvie · 2010-08-10 · 57 replies
bonjours ! comme promis je viens faire mon compte rendu de notre croisiere sur le costa victoria les escales : venise, anconne, navigation, santorin mykonos, athene, corfou, dubrovnik, venise départ: nous finissons de travailler vendredi soir, et le temps de tout fermer, nous partons vers 00h30 de la maison (entre lyon et valence) nous roulons toute la nuit avec le camping car et c'est vers 10h00 le samedin matin que nous arrivons à venise au passage, nous voyons le favolosa au milieu de ses grues ! (il reste du boulot!) nous allons directement sur le parking des croisieres, la nous sommes bien dirrigés et nous nous garons sur celui des cars petite exploration, et nous trouvons ou déposer les bagages l'hotesse nous signale l'embarquement à partir de 12h ! du coup nous rentrons manger et nous préparer vers 12h15 nous allons déposer nos bagages et nous recoltons un numero (le 6 ) pour l'ordre d'embarquation croyant que c'etait déja commencé, nous y allons, mais en fait les portes s'ouvrirontqu'à 13h30 !! petite annecdote, mon mari à une carte costa club, à l'arrivée on lui echange son numero 6 contre un 4 (embarquement prioritaire du membre....) quand nious signialons que nous sommes une famille, et que nous avons 2 cabines, on nous repond non ce n'est pas possible, les enfants embarqueront avec les numeros 6 !!! bon en fait nous nous sommes présentés avec le n°4 en disant que nous etions 4 et nous avons pu passer ensemble bref à peine embarqués, nous partons explorer le bateau (ma fille avait reconnue sa valise sur le quai donc on savait qu 'elles ne nous attentaient pasencabine) ah hyper important! contrairement aux autres bateaux que nous avions fait, la carte ne fait pas office de clef de chambre, il y en a 2 blanches, perforées qui ouvrent les cabines , donc si vous allez sur ce bateau ne faite pas comme nous: ne sortez pas de la chambre en laissant ces cartes à l'interieur !!! car votre carte costa ne rentre pas dans la serrure !!!!!! sinon il vous faudra faire comme nous: attendre de voir une femme de menage qui possede le pass qui ouvre votre cabine (et au moment de l'embarquation bon courage !!! ) bon aprés , avoir bien rigolé de notre betise (les enfants avaient fait laz meme !!) nous repartons en exploration les enfants etant au 12 eme à l'étage des suites, nous en profitons pour faire quelque petites visites éclairsdans les plus belles cabines direction le spa : ou avec étonnement nous aprenons qu 'il est gratuit ainsi que le sauna et le hammam ! nous essayons de suite la piscine :l'eau y est tres chaude et surtout tres salée (ce qui permet une flotaison exeptionelle !!) donc l'engagement est pris de venir nous detendre aprés chaque escale (malheureusement bcp on eut la meme idée !!!) bref aprés avoir profité du spa, direction la cabine pour deballer les valises et pour nous preparer pour le dinner (nous avions demandé le 2 eme service mais on a eu le 1 er; mais tout compte fait les escales etant courtes, nous avons decidé de rester au 1 er) puis direction le pont pour assister au depart : à ne pas rater le passage dans venise.....superbe ! les restaurants au nombre de 2 (donc pas d'etage, donc moins de bruit) nous sommes 8 sur une table de 10 nous 4 , une femme avec sa niece, et une autre avec son fils de 10 ans la niece de 15 ans deviendra rapidement inseparable avec ma fille...........nous sommes tous francais 1 er spectacle apres mangé tres bien dodo de bonne heure pour recuperer de notre trajet........... demain je vous donnerais mes impressions sur le bateau, les bonnes comme les mauvaises !! (et il y en a qui seront content, il parrait que je defend corps et ame les costa.......°
La grande traversée du Vercors (G.T.V) de Grenoble à Die English translation pending
by Tomas3 · 2010-08-10 · 44 replies
Le VERCORS est un des derniers bastions de randonnées que l'on peut croire à l'écart du tourisme de masse au mois d'Août...

L'aspect sauvage de ce haut plateau qui culmine entre 1000 et 2340 mètres à partir de falaises escarpées à l'EST, au NORD et au SUD, devrait normalement dissuader les promeneurs du dimanche et les villégiateurs des "vallées en Ans" (Villard, Autrans, Lans etc...)

Quand vous arrivez par l'autoroute de LYON, il vous nargue à déjà 30 kms de GRENOBLE, sa masse lourde et acérée vous empêche de voir les contreforts des Alpes...

De la gare de GRENOBLE, près de laquelle vous avez pris soin de garer votre voiture en prévision du retour, vous ne pouvez vous empêcher de contempler sa masse imposante qui domine le DRAC et ses falaises escarpées sur plus de trente kilomètres...

Le guide indique quatre heures de montée avant d'atteindre le premier village de Saint Nizier...

Vous laissez votre voiture rue ESCLANDON, là où le stationnement n'est plus payant, juste avant le pont sur le DRAC qui mène à FONTAINE et vous recherchez les premières flèches indiquant Saint NIZIER...

Dès les premiers cents mètres de dénivelé, un panneau indique "falaise" et juste en dessous, le cimetière de SASSENAGE...

humour involontaire des baliseurs de sentiers...

Ulysse pense à Pénélope, à ses vertiges, à sa peur du vide...encore un sentier qu'elle ne connaîtra pas...

La terrible descente de SASSENAGE sur GRENOBLE que les automobilistes entreprennent avec le frein-moteur, Ulysse la gravira sans voir un bout de goudron...

Le GR9 (sentier de grande randonnée) est ardent, dur, et pierreux à souhait...

Difficile de ne pas apprécier cette mise en bouche...

Il n'était pas décent de vaincre le VERCORS en prenant le bus...
Classes Affaires et Première (suite) English translation pending
by Esteban100 · 2010-08-09 · 476 replies
Hello, Je m'autorise à copier notre ami Posseidon ci après pour ce nouveau post concernant les classes Affaires et Premiere 😎 Cordialement Esteban

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Bonjour à tous,

La précédente discussion sur les Classes Haute-Contribution ayant atteint près de 500 messages, je vous propose d'en recréer une pour nous permettre de continuer à échanger sur les classes avant des différentes compagnies aériennes.

Les Trips Reports, qu'ils soient élogieux ou critiques, sont les bienvenus dans cette rubrique, en particulier quand ils sont accompagnés de photos illustratives.

Merci à tous pour vos contributions. 🙂
Pérou: remontée du fleuve Ucayali de Pucallpa vers Iquitos à la rame English translation pending
by Ulyssetales · 2010-08-07 · 47 replies
Bonjour à tous, J'ai un projet fou, un projet qui me démange...mais le manque d'information sur la toile est crucial. J'aimerais en effet remonter à la rame en pirogue le fleuve Ucayali de pucallpa a iquitos. ll n'y a aucune information disponible sur un tel trip. Je m'adresse à toute la communauté car ici je n'ai glané que d'excellent conseils pour mes voyages precedents. Pouvez vous m'indiquer une eventuelle source d'informations fiables? Ou peut être parmi ces voyageurs indomptables certains ont entrepris planifiés ou rêvés d'un voyage semblable? Merci d'avance. Ulysse

Il n'y a que dans le dépassement des limites que l'homme se révèle.
Trek au Népal en novembre/décembre: tour du Manaslu ou la traversée Khumbu-Rowaling? English translation pending
by Picchio · 2010-07-27 · 13 replies
Bonjour a tous,

Je souhaite faire un trek au Népal, mais je ne pourrai guère partir avant mi-novembre. Je peux prendre mon temps (disons 4 a 6 semaines). Dans le passé, j'ai deja fait plusieurs treks (en autonomie a deux), et toujours en hiver: (1) Kumbu avec Kala Pattar et Gokyo en passant par le Chola Pass, en terminant avec la traversée vers Hile (2) le tour de l'Annapurna et la montée au camp de base (mais c'est chaud, a la descente nous devions constater que nos traces étaient traversées par une avalanche monstre, et totalement non prévisible d'en bas), (3) Langtang. Ces treks sont assez différents, et je les ai tous aimés mais j'aurais voulu changer un peu. J'ai déja fouillé pas mal sur le forum, et j'ai lu quelques guides. J'ai vue qu'a cette saison le Kandjenjunga, cela n'est pas tres raisonnable -- pourtant cela me plaisait bien. J'ai aussi vu que le Makalu basecamp serait probablement bloqué par la neige.

J'ai pensé au trour de Manaslu, il y a eu quelques jolies séries de photos sur le forum. En fait, cela me tentait bien. Mais je n'ai pas trouvé l'informations si c'etait faisable a cette époque de l'année. C'est vrai c'est en partie en basse altitude, mais il y a quand meme un haut col ou deux. C'est tout pres du tour des Annapurna. Aussi j'ai bien compris qu'il fallait prévoir un peu d'infrastructure car il n'y a pas de lodges tout le long. J'ai bien vu des conseils pour des agences népalaises, mais j'aurais preférée une version un peu light, je n'aime pas les expeditions lourdes, et j'ai l'habitude de porter mon sac.

Puis, il y a la traversée Kumbu-Rowaling qui m'a l'air très tentante. Mais la non plus je ne sais pas si c'est raisonnable d'envisager cela a cette saison. Si on peut rester bloqué un jour ou deux par la neige (c'est le cas pour les trek Kumbu) ce ne serait pas trop grave, mais cela me parait assez engagée quand même. Et aussi cela sera surement dur en autonome.

Est-ce qu'il y en a ici sur le forum qui ont déja fait un de ces treks (ou d'autres) a cette saison ? et comment ca a été?

Maintenant, je n'ai pas les idées completement arrêtées, et je me joindrais éventuellement bien a un petit groupe pour faire organisation commune. Je sais ce n'est plus trop la saison habituelle, et il n'y aura p.e. plus bcp de monde.

merci pour vos conseils Sanne
Voyage en Bolivie et au Pérou en tourisme solidaire: contacts sur place? English translation pending
by Aril38 · 2010-07-27 · 18 replies
Bonjour à tout le monde, nous allons d'ici peut faire un voyage en Bolivie et au Pérou, nous souhaiterions profiter des paysages mais aussi aider ceux qui sont dans le besoin...🙂(cahiers stylos ou bien d'autres choses...)

Nous sommes à la recherche de contacts sur place ou non pour assouvir se souhait, qui je pense pourrait justifier notre grande consommation de kérosène!

Nous attendons avec impatience vos conseils 😛

Bertrand et Caroline
Visiter le Vietnam avec ou sans guide? English translation pending
by Fabontheroad · 2010-07-22 · 19 replies
Bonjour,

Nous serons au Vietnam du 25/08 au 08/09 et avec mon ami nous sommes devant un dilemme : devons-nous forcément passer par une agence ? Nous avons contacté par email quelques agences apparemment sérieuses et à fur et mesure que nous recevons les propositions nous remarquons qu'elles se ressemblent toutes !!!! de plus les prix par personne sont chers ! du nord au sud 1200$ pour 14nuits en hôtels ** et ***

Pour info nous avons l'habitude de voyager sans être accompagnés à chaque mètres que nous faisons .... de plus les rencontres et les nuits chez l'habitant nous semblent faussement authentiques...

Que devons nous faire ? est-il possible de visiter ce magnifique pays en totale liberté ?

Nos craintes actuelles résident dans les distances à parcourir, le temps à disposition et les liaisons entre les différents sites .....

Merci pour vos conseils.
Trois semaines au Japon en septembre: cherche avis sur itinéraire et hébergement English translation pending
by Noilluj · 2010-07-18 · 42 replies
Bonjour,

Nous sommes en train de préparer notre voyage de 3 semaines au Japon, au mois de septembre.

Après beaucoup de réflexions nous avons établi notre itinéraire provisoire, avec les hébergements (sauf pour Tokyo, où nous ne savons pas encore dans quel quartier chercher un hôtel). Nous pensons prendre le Japan Rail Pass pour 14 jours.

Voici donc l'itinéraire prévu:

Mercredi 08/09 : arrivée Tokyo

Jeudi 09/09 : Tokyo

Vendredi 10/09 : Tokyo – Matsumoto – Kamiköchi (Nishiitoya, 2 nuits)

Samedi 11/09 : Kamiköchi : randonnée

Dimanche 12/09 : Kamiköchi – Takayama (Rickshaw Inn, 1 nuit)

Lundi 13/09 : Takayama – Shirakawago – Kanazawa (Murataya Ryokan, 1 nuit)

Mardi 14/09 : Kanazawa-Kyoto (Ryokan Shimizu ou Tour Club, 5 nuits)

Mercredi 15/09 : Kyoto

Jeudi 16/09 : Kyoto

Vendredi 17/09 : Kyoto-Nara-Kyoto

Samedi 18/09 : Kyoto- Arashiyama, Hozu-gawa-Kyoto

Dimanche 19/09 : Kyoto – Himeji – Hiroshima (Hotel Active, 3 nuits)

Lundi 20/09 : Hiroshima

Mardi 21/09 : Hiroshima – Miyajima – Hiroshima

Mercredi 22/09 : Hiroshima -Tokyo (5 nuits)

Jeudi 23/09 : Tokyo

Vendredi 24/09 : Tokyo : Izu-Shoto

Samedi 25/09 : Tokyo: Fuji-Q Parc d’attractions

Dimanche 26/09 : Tokyo

Lundi 27/09 : Départ Tokyo

Qu'en pensez-vous? Avez-vous des remarques, suggestions, par rapport aux étapes ou hébergements, à la fiasabilité des trajets?

Nous avons également pensé à visiter Koya-San ou Osaka, à partir de Kyoto. Cela vaudrait-il la peine de visiter?

Pour la journée à Izu-Shoto, nous avions envie d'une journée à la plage (si le temps le permet). Avez-vous d'autres suggestions de plages ou stations balnéaires à faire?

Pour les hôtels, vaut-il mieux tout réserver à l'avance? Comme nous ne parlons pas du tout le japonais nous cherchons des hôtels où le personnel parle anglais.

Merci d'avance de vos réponses...
Retour de l'Inde du Nord en juin 2010 English translation pending
by Misan34 · 2010-07-13 · 9 replies
Notes éparses, plus ou moins au fil des jours. Elles ne peuvent qu’imparfaitement décrire (parce que j’suis pas un écrivain) :

- Le bruit qui règne dans toutes les rues, klaxons déchaînés. Bruit physique, agressif qui vrille le cervelet et que l’on intègre difficilement au fil des jours.

- Les couleurs belles, criardes, délavées, éclatantes…

- Les odeurs…

- L’aridité du désert du Thar…

- La beauté des femmes et la rudesse des hommes…

- La sécheresse qui vide lacs et rivières

- La richesse culturelle d’une civilisation que je découvre…

- Et mille autres merveilles ou horreurs…

OLD DELHI, peu après notre arrivée, nous partons au hasard à pied en remontant Main Road vers la gare, puis obliquons vers Connaught Place. Nous trouvons les rues défoncées par les travaux. Le bruit agressif, la foule, la chaleur, la fatigue du voyage… H. et S. sont choqués et ne trouvent rien de beau. Retour en métro, clean, « rafraîchissant ». Dans un restau pour touristes, climatisé, un couple d’européens, vêtus style religio-kitsch, mangent « à l’indienne » avec la main, communiant sûrement ainsi avec la population locale … qui n’a jamais mis les pieds dans cet établissement. Et nous repartons pour la JAMA MASJID (grande mosquée). Curieux retournement de situation, ce sont les familles indiennes qui nous abordent et nous photographient. Des cerfs-volants planent au-dessus des toits.

Le soir nous nous éloignons par une rue très animée. Nous prenons nos risques dans la traversée des transversales, où tout ce qui roule, ( voitures, camions, rick-shaws, vélos, motos) et tout ce qui coure, (vaches sacrées, chevaux) se rue sur nous et semble nous viser personnellement et vouloir nous ajouter à son tableau de chasse. Nous repérons une grande patisserie-restau. Végétarien, bondé, très middle-class indienne, seuls européens nous découvrons nos premiers thalis et autre dosas. Et nous nous prenons de passion pour les « gulab jamun ».

Lu dans le journal : un jeune couple se fréquente sans l’accord des familles. Les parents les invitent, puis les torturent et les tuent.

Les discussions autour des « fous de l’Inde » de Régis Airault, qui passe de mains en main rythmerons le voyage.

VARANASI. Le taxi de l’hôtel ALKA nous attend à l’aéroport. Nous nous comprenons mal avec le chauffeur, qui s’arrête un moment dans la rue la plus animée. 4 gaillards surgissent de la foule, s’emparent de nos bagages et filent dans les ruelles adjacentes. Et nous voilà suivant au loin nos sacs perchés sur leurs épaules, slalomant entre vaches, étals, vendeurs, gamins, mendiants, évitant bouses et flaques dans le labyrinthe des minuscules ruelles du CHOWK. Evidemment quand nous les rattrapons, c’est devant l’hôtel où ils exercent leur travail de porteurs.

Sadhus, puja, cérémonie nocturne, cranes rasés, ablutions, lumières flottant sur le fleuve, beaux saris, mômes s’entraînant au cricket, barques de toutes sortes, autels, temples, singes en liberté, odeur douce de l’encens et âcre de l’urine et les vaches toujours. Varanasi rêvée…La ville où l’on vient mourir. A Manikarnika Ghât, les nombreux bûchers crématoires nous divisent. Faut-il s’approcher, s’immiscer ou non dans ces cérémonies intimes ? Débat non clos. Nous ne visitons pas le Golden Temple, la cohorte de policiers, la nécessité d’être fouillé et les innombrables interdictions provoquant d’avance une allergie. Etonnement au petit temple Népalais et devant les sculptures sur bois qui l’entourent. Tranquillité de louer une barque pour remonter toute la ville le long des ghâts.

MANDAWA. En quittant Delhi, transsexuels mendiant, certainement des hijras, aux feux rouges(voir : . www.infoinde.com/inde_homosexualite.html ). Nous entamons une boucle de 2800km avec le chauffeur et la voiture louée. Sur la route d’improbables rick-shaws vite et banalement baptisés de « mad max », tant ils auraient pu figurer dans le film.

M. le chauffeur prie à voix basse et rote à voix haute à intervalles réguliers. Pratiques, nous le constaterons, assez communes à la partie mâle de la population.

Surmontant une colline dénudée, une statue géante d’Hanuman. Beau temple, lieu de pèlerinage dédié à une femme qui s’est jetée dans le feu pour accompagner son époux dans la mort. Temple à la gueule de lion. Dans les rues de Mandawa, des enfants parlant bien le français pratique un harcèlement qui reste supportable pour servir de vrai/faux guide. Celui que nous prendrons sera en tout cas parfait pour voir un grand nombre d’havelis, ces grandes et belles maisons de commerçants décorées de peintures.

BIKANER. Sur la route, étendues de sable et arbres isolés. Les havelis de Fatepur sont aussi belles que celles de Mandawa. Peu de voitures et aucun sentiment de danger sur la route. Peu de villages. Arrivée face à l’imposant Junagarth Fort et ses fortifications. Visite et musée: première approche de la vie sous les mahararaja. Partout, des chameaux, des chameaux.

Dégoût devant le grouillement des rats sacrés du temple de Deshnoke.

Lu dans le journal et vu à la télé : les naxalistes commettent un attentat (17 morts).

JAISALMER. La cité d’or du désert. Crénelages, ocre dorée, enfermant sur la colline le palais du Rajmahal, la cité et ses havelis. Hôtel Paradise perché dans la citadelle. Fenêtre de la chambre perçée dans la muraille. Vue jusqu’au désert, dans la brume de chaleur. Près de 50°. Coupures d’électricité. 5 douches « tièdes » par nuit. Vent violent, sable et poussière. Au « 8th of July », un australien scotché sur place depuis des années sert des plats végétariens revisités… Premiers temples jaïns et la finesse de leurs sculptures. Petites librairies, ce qui me vaut de recevoir en cadeau « vacances indiennes » de Sutcliffe. Cénotaphes dans le désert. Partout, on nous aborde en nous parlant du scandale des français à la coupe du monde.

JODHPUR . Ah les lassis de Jodhpur ! Première rencontre avec un éléphant dans la circulation. En quittant la ville, petite route en pays Bishnois. Antilopes petites et grandes. Les femmes sont couvertes de bijoux dont un piercing du nez à l’oreille. Les hommes : turbans et longues moustaches. Un couple de français en bob et short, au lieu de payer en bon argent le gardien de leurs chaussures, lui donne des échantillons de parfums(gratuits) et un stylo, siglé de leur boîte, tirés d’un grand sac à bonne conscience.

L’art culinaire est important en Inde. Je me régale du polar indien « saveurs assassines » de K. Swamirathan.

Lu dans le journal : manifestation au Cachemire et répression policière.

RANAKPUR. Dans les monts ARAWELI. Montagnes et plateaux très cultivés. Cultures en terrasse et murs en pierres sèches. Le temple jaïn d’Adinath, le plus beau et le plus grand d’inde. Fascinante profusion de1444 piliers entièrement sculptés. A l’hôtel le parfum des frangipaniers ramène le souvenir du jardin d’Abidjan. Impressionnante forteresse de Kumbhalgarh.

UDAIPUR. Ville plus verte. Arbres du voyageur dans le jardin de l’hôtel. Le Lake Palace trône au centre du lac Pichola désespérément vide. James Bond ne s’en aperçoit pas et plonge dans la boue.

Repas du soir sous les arbres au restaurant « The Garden ». La pluie se déchaîne. Coupure d’electricité. Les serveurs se saisissent de tout, tables, chaises, plats et clients pour les mettre à l’abri. Le repas se termine à la bougie.

Dans les rues un mariage défile, fanfare en tête. Foule des invités, femmes parées. Fier et légèrement coincé le marié enturbanné suit sur un cheval orné.

Cuisine de rue, samosas, halwas. Les Indiens sont des touristes comme les autres. Dans tous les monuments, ils sont en nombre avec femmes, enfants et appareils photos. Dans un grand jardin public, les bougainvilliers, palmiers, arbres du voyageur, cordylines, canas donnent-ils déjà un aperçu de l’Inde du sud ?

CHITTORGARH. Une enceinte de plusieurs kms de murs entourent la forteresse. A l’intérieur protégés par 7 portes monumentales : tours, ruines, palais, bassins, temples jaïn du 11ème et de Shiva, tours, etc…

BUNDI. Tranquille la ville mijote dans sa cuvette de collines sous le soleil impitoyable. Reçu dans l’hôtel par une anglaise grisonnante, fine et l’air absente. Pluie et inévitable coupure de courant. Retour dans la nuit. Choc, excusez-moi Mme la vache sacrée !.

Immense palais du 16ème, en partie ruiné, empli de chauve-souris. Les peintures précieuses ne sont même pas protégées. Levé avant tout le monde, dans l’hotel non éclairé, j’enjambe un jeune homme presque nu, qui dort sur un tissu au milieu du hall. (dédicace spéciale à Frédéric Mitterrand)..Tchai délicieux, dans la rue à l’aube.

Sur la route, lacs et rivières à sec.

AMBER. Les éléphants rapés du Palais d’Amber transportent laborieusement et pathétiquement les touristes sur 500 m. A l’arrière du palais, en redescendant vers le village il y a un très beau temple de Shiva.

JAIPUR. Des fillettes des rues traînent leur grand sac de « biffin ». une petite main tapote la vôtre, et soudain, les yeux dans les yeux, ce sourire lumineux et franc qui vous assassine la conscience.

Des chauffeurs de rick-shaws manifestent pour leurs salaires derrière des drapeaux rouges.

Gràce au livre de Tarun Chopra du même titre, je sais enfin « pourquoi les vaches sont sacrées ».

De jeunes et belles américainent se baignent, la moitié du personnel masculin de l’hôtel traîne autour de la piscine.

AGRA. Le chauffeur dit que c’est une dirty city », plus tard sur la route , il refusera énergiquement de s’arréter en Uttar Pradesh, répétant qu’il s’agissait de « dirty people ». Je crois qu’il fait allusions aux intouchables. Les livres �� intouchable » de Narendra Jadav et « le tigre blanc » de Aravind Adiga m’en diront plus sur ces castes dont personne ne veut parler. Des milliers de visiteurs indiens au Taj Mahal. Sans doute l’appropriation de sa culture et de son histoire par un peuple en plein développement.

RETOUR A DELHI. Le Red Fort et l’empreinte coloniale anglaise. Le QUTB MINAR dresse ses 73m. un minaret et une mosquée du 12ème. Ainsi donc les musulmans avaient conquis l’Inde et personne ne m’avaient rien dit à l’école ! Le Khan Market, ou comment s’amusent les friqués de Delhi.

Lu dans le « Mail Today » : « The games makeover the city’s heart look like a bombed-out zone”. C’est exactement cela, une zone bombardée. Delhi défoncée, Delhi excavée, mais Delhi rénovée (à temps peut-être pour les Jeux du Commonwealth). Nous sommes début juillet et les jeunes touristes envahissent Pahar Ganj. Il leur faut à peine ½ journée pour l’équipement complet (baba-hippie, retour au 70’s) et on the road again…

Misan

Les photos sont de M.P.
Itinéraire pour cinq semaines dans le nord du Pérou English translation pending
by Astrolabe49 · 2010-07-12 · 6 replies
durée 5 semaines (du 26 octobre au 30 octobre) en solo , sac à dos , régions traversée Cordillère blanche / côte / Haut plateau / réserve Samaria Pacaya

Je tiens à remercier toutes les personnes , qui par le biais des quetions réponses, ont participées à l'élaboration de mon parcours. (Zitoune ….micmac ….bernrd05… Chinook…..et tous ceux que j’oubli de citer) Il me reste encore, quelques questions et confirmations

Dimanche 26

Nantes - Madrid – Lima (Arrivée 17h35)

Lundi 27

Journée libre

Bus cama : Lima – Huaraz (22h-6h00)

Mardi 28

Huaraz – Chavin de Huantar

(chavin express départ 7h30 / départ toutes les heures /durée 2h30 -3h00)

Visite ruine et alentours

Retour à Huaraz , les dernier collectivos sont à quel heure ?

Mercredi 29

Chavin de Huantar – Huaraz -Caraz

Collectivo Huaraz – Yungay (1h30) / Yungay – Caraz (0h30)

Voir pour reserver un trekk

Agence Poney express : suivant disponibilité, fin de la haute saison, suivant groupe !

Vérification piste canyon del Plato soit ouverte

A partir de Caraz , possible l’achat de billet bus, Huaraz – Trujillo par la panaméricaine ?

Jeudi 30 / Vendredi 1 / Samedi2 /dimanche3 /lundi 4/ Mardi 5

Trek minimum 4 jours, suivant disponibilité

4 jours Santa Cruz

6 jours Los Cedros

Plan A

(Si pas départ le jeudi et vendredi)

Combi, ballade: les lagunes de Llaganuco

Combi, ballade : la Laguna Paron

Plan B

Si départ le vendredi

Combi, ballade : la Laguna Paron et (trek Santa Cruz)

Plan C

Si départ jeudi

Trekk los Cedros (jeudi 30 au mardi 5)

Si piste canyon del plato fermé : Cela me laisse une petite journée à Caraz ou Huaraz

A Caraz : prolonger trek

A Huaraz : une ballade

Mercredi 6

Plan A

Caraz – Chimbote par le canyon del plato (tps -6h-8h)

Yungay express : Caraz départ 8h30

Correspondance

Chimbote – Trujillo

Transport Linea : départ toute les heures de 13h à 20h durée2h15

Plan B

si piste canyon del plato fermé

Huaraz – Trujillo (par la panaméricaine)

Linea : départ 21h arrivée 6h45

jeudi 7 / vendredi 8

Trujillo et alentours ( huacas del sol y de la luna / chan chan /huaca Elmerada)

Village pecheur de Huanchaco

Samedi 9

Tujillo – Chiclayo (2-3h)

Les alentours : à Lambayaque : musé senor Sepan / L Bruning

Plan A :Bus de nuit , Chiclayo – Trujillo – Cajamarca ( 6h30 )

Transport Linea : 22h45-5h15

Dimanche 10 (Un jour de sécurité)

liason bus par canyon del Plato , si avarie !!!!

suivant temps passé à trujillo

Lundi 11

Plan B : bus matin , Chiclayo – Trujillo – Cajamarca ( 6h30 )

Visite Cajamarca et alentours

Mardi 12

Cumbo mayo

Mercredi 13

Cajamarca- Celedin (6h00)

Jeudi 14

Celedin – arrêt à Tingo ou Chapapoya (tps12h00)

2 liaisons par semaine, jeudi/dimanche

Si pas de bus ce jour là, camion de marchandise , ou mini bus via Leimebamba via Tingo est-ce possible dans la journée !

Condition météo en cette période de l’année début des pluies et état de la piste suite des inondations du début de l’année !

Post sur le forum : Cajamarca à Chachapoyas , Départ à 6 h du matin de Cajamarca tout le lundi, mercredi, vendredi et dimanche via Celendin, Balsa et Leimebamba. Ils ont arrangé la route, elle est en bon état même en ce moment (saison des pluies),

Vendredi 15 / Samedi 16

Plan A , à partir de Tingo

Visite Kuelap : (aller /retour Kuelap à pied)

Retour Tingo et départ pour Chapapoya (durée 2h00)

Les derniers collectivos qui passent ou relie en direction Chachapoya sont à quels heures ?

Plan B , à partir de Chapapoya et possibilité de coupler une autre visite

En colectivo les premiers départs sont à quelles heures?

combiné plusieurs service de bus dans ma même journée cela est-il possible !

ex .visite kuelap puis au retour dépose à Levanto , puis retour Chachapoya !

Post sur forum 28 mai 2010 (micmac) tu peux tres bien aller a kuelap, et aux sarcophages de karajia sans guide , ni tours, tu as des taxis qui t'y emmenerons pour pas cher

Plan C , passer par un tour (dernier recours )

Chachapoya : Le cañon de Huancas / mirador, l'Utcubamba.

Dimanche 17 (jour de sécurité )

Pour toutes les raisons citées ci-dessus

lundi 18 (la journée)

Chapapoya - Pedros Ruiz

Pedros Ruiz – Tarapoto

Mardi 19

Tarapoto – Yurimaguas (tps:4hà6h)

Arrivée vers 12h00 à Yurimaguas (taxi ou collectivos)

Départ bateau 13h00-20h00 (pas de départ le dimanche)

Post sur forum : Les départ ont lieux en théorie en début d'après midi, mais en général c'est plutôt vers 17h00/18h00 voir même jusque vers 20h00. En fait le capitaine attend au maximum pour remplir son bateau.

(Prévoir acheter hamac)

mercredi 20

Yurimaguas – Lagunas (tps 6h00 – 12h00 )

Post sur forum 8 octobre 2006 Tu pars dans l'aprés-midi et tu arrive à 2heure du mat' à Lagunas

jeudi21 /vendredi 22/samedi 23/ Dimanche 24

Parc Samaria Pacaya

Post sur forum ACATUPEL (ex ESTYPEL) prêt de bottes en caoutchouc

Nécessité d’avoir une paire de botte ?

Possibilité de trouver une pointure 46-47 ?

(Lors de mon séjour dans le sud , je ne me souviens d’avoir vu sur les marchés des grandes pointures)

lundi 25

Lagunas – Yurimaguas (tps12h00)

A quelle heure sont les retours vers Yurimaguas ?

Je suppose qu’il n’y a de retour le Dimanche direction Lagunas !

Mardi 26 (un jour de sécurité)

Navigation, niveau d’eau du fleuve à cette saison ! (risque en sablage)

Je suppose que les retours sont aussi aléatoires que les départs

Retour à contre-courant !!!

J’ai trouvé un post sur le forum Lagunas - yurimagua durée 17 heures !

Mercredi 27 / jeudi 28 / vendredi 29

Yurimaguas – Tarapoto (tps:4hà6h)

Tarapoto – Chiclayo / corespondance ou direct / Chiclayo – lima

Guide loney : movil tour (bus express) départ à 8h00 et 13h00 (durée 24h00)

Chiclayo – Lima (bus cama) Vendredi soir (Cruz del Sur : départ 21h arrivée7h00)

plan A retour en bus

Le dernier délai pour quitter Tarapoto serait quand à votre avis ?

Chiclayo – Lima peut s’effectuer le vendredi soir au plus tard ! (sécurité)

Plan B retour en avion

Cela me laisserais plus de temps autours de Chapapoya (envol pour Lima le vendredi dans l’après midi)

Simulation au 29 octobre: vol direct (aeroperu 175€ / aerocondor 192.45€) !

Sur place les prix sont peut être moins chère ?

samedi 30

Ballade Lima

départ vol Lima - Madrid - Nantes (19h55)

Remarques : j’ai utilisé Linéa ou Cruz pour les simulations horaires de départ/arrivée

J’ai pas réussis avec Movil tour / Civa / Cial !!!!!!!!!

conclusion

région Cordillère , à cette période de l’année , départ de trekk assuré tous les jours ! , fin de la période haute estival ! (Santa Cruz le plus classique plus de chance de départ, Los Cedros je n’y crois pas trop, ce fait plus sur 7 jours, et seulement 2 nuits d’acclimatation)

Région parc Samaria Pacaya dimanche 24 soir (fin visite réserve ) au samedi 30 matin (retour vers Lima)

option retour en bus , je pense qu’il y a du temps à gagner sur mon planing !

(3 jours sur mon planing)

option retour avion , cela me permettrais de passer plus de temps autours de Chachapoya , ou rattrapper mon retard que j’aurais accumulé !

région des hauts plateaux (autour de Chachapoya) je tiens absolument à empreinter cette route

il est possible que je passe plus temps dans cette régions

- retour Lima dernier délai samedi 30 au matin (sécurité)

- suivant la disponibilité , et timing au niveau du trek cordillère blanche

Encore , merci à tous ………..
Compte rendu de croisière "Dolce Vita" sur le Costa Concordia du 27 juin au 3 juillet 2010 English translation pending
by Kandi · 2010-07-08 · 12 replies
Je me lance à chaud… Tout d’abord le mot qui me vient à l’esprit pour résumer notre croisière : FABULEUX !! le bateau, les gens, le déroulement, les escales, les temps, tout était réussi, nous nous sommes régalés et sommes déjà nostalgiques.

Je ne mets pas de photos bien que j’ai un album de 1500 ! car j’ai vu des photos du Concordia ou des escales sur le forum déjà, mais je peux envoyer en mp à ceux qui seront intéressés. Je comprends bien qu’un CR sans photos peut paraître un roman mais ceux qui veulent des infos sur cette croisière-ci et ce bateau sauront piocher dedans.

Samedi 26/06/10 Paris gare d’Austerlitz, 20 mns de retard au départ, pas encore trop grave, d’autant que le train a dû rattraper son retard pendant la nuit, nous descendons du train à Nice à 8h54 pile comme prévu ! ces vacances commençaient bien.

Petite ballade à pied dans Nice, soleil magnifique, un bon petit-déj en terrasse, nous nous rapprochons de la gare vers 10h15, bien que notre convocation pour la navette était 11h30. Oh bonheur nous avons aperçu une hôtesse Costa et quelques personnes seulement avec les étiquettes Costa sur les bagages J, la 1ère navette de 10h30 avait du retard (il y a donc 2 navettes), nous avons pris la 1ère et avons même attendu de remplir le bus pour partir enfin vers 11h15, nous passons à l’aéroport pour récupérer d’autres croisiéristes puis en route pour Savona, 2h15 de route nous arrivons à la Palocrociere. Mon dieu moi qui n’a jamais fait de croisière, quand j’ai vu le Concordia il était encore plus gros que je ne l’imaginais. Par la suite je me suis amusée de mon émerveillement du début quand j’ai vu le MSC Fantasia que nous retrouvions à toutes les escales, 2 fois plus gros ! mais le Concordia est plus élancé et profilé, moins bloc rectangle. Nous avons patienté pour embarquer, nous avions le n°17 (carton distribué dans le bus) mais l’attente n’était toutefois pas trop longue.

En entrant dans le bateau après les formalités de douane, nos bobines ont été prises en photo (sert à nous identifier quand on scanne nos cartes Costa à la descente et à la remontée du bateau), puis on nous a expliqué que l’on pouvait aller dans notre cabine directement, la porte serait ouverte, nous y avons trouvé nos bagages et sur le lit, chacun une carte qui nous a servira à tout : clé de cabine, créditer avec la cb pour nos dépenses à bord, nous identifier, commander les boissons (plus de tickets, la carte devient le sésame à bord).

Avant de nous installer et déplier nos bagages, nous sommes allés faire un tour sur les ponts supérieurs admirer la vue et découvrir ensuite le bateau, il y avait déjà une vie sur le bateau, des gens en maillot de bain puisque la croisière déposaient et prenaient de nouveaux passagers à certaines escales, puis nous avons entendu les 7 sirènes annonçant l’exercice de sauvetage, partis chercher les gilets oranges dans la cabine, avec la fameuse carte rouge (tout était énoncé clairement par les hauts parleurs dans toutes les langues), ça a duré à peine 5 mns, aucune bousculade, très bien passé.

Nous avons trouvé notre cabine 6369 (intérieure) très bien agencée, jolie, et pas trop petite, propre et accueillante, douche neuve et même spacieuse (serviettes et gel douche fournis, sèche cheveux), avec plein de placards de rangement, la literie est d’ailleurs exquise et nous a permis de dormir comme des bébés bien que nous étions situés pont 6 c'est-à-dire juste au dessus du bar Berlino le plus animé le soir, nous nous couchions très tard donc n’avons pas été dérangés par le bruit mais il est vrai que le boum boum de la musique monte bien dans la cabine et le pont 6 n’est l’idéal pour les couches-tôt. Nous sommes allés nous rendre compte du bruit sur le pont 1, effectivement un grondement de la salle des machines assez fort mais honnêtement pas vraiment de vibrations. Comme nous avons eu une mer belle tout le temps, nous n’avons pas senti le bateau bouger, sauf une fois peut-être au restau qui était à l’arrière du navire mais pas de quoi avoir le mal de mer.

Le 1er soir nous n’avons pas eu le temps de ranger nos affaires avant d’aller au restau, juste de nous changer, elles étaient en vrac partout, quand nous sommes revenus dans notre cabine, tout était rangé au carré, les tongs de madame d’un côté celles de mr d’un autre côté, même la nuisette pliée vers l’oreiller, n’ayant pas l’habitude de nous faire servir ça nous a fait sourire puis nous avons bien rangé nos affaires dans les placards les jours suivants, le steward n’avait pas trop de travail lol ! quand les cabines étaient ouvertes pour le nettoyage, nous avons jeté un coup d’œil et effectivement une cabine avec balcon doit être sensationnelle, quand on se levait le matin nous ne savions pas quelle heure il était et étions obligés d’allumer la lumière dans notre cabine intérieure, j’imagine comme la vue doit être superbe quand on se lève dans un nouveau port.

Nous étions assez proches des ascenseurs mais aucun dérangement, il y en a partout donc ils ne sont jamais surchargés, nous n’avons jamais été gênés par le bruit et n’avons jamais attendu longtemps non plus l’ascenseur bien que le navire était presque plein à 100%.

Pour le dîner au restaurant, nous avions un ticket pour le service de 19h, alors que nous avions commandé celui de 21h, qui s’est avéré être 21h30 en réalité, nous nous sommes présentés au 1er service et avons demandé au maître d’hôtel de changer pour le lendemain, ce qui a été fait sans aucune difficulté. Ainsi nous avons pu être certains en dînant une fois à 19h que nous préférions vraiment dîner plus tard, ce qui convenait mieux à notre rythme et nous permettait de profiter de plus d’activités sur le bateau : se détendre dans les bains bouillonnants en remontant d’escale et éviter le monde (nous avons même eu le jaccuzzi pour nous 2 une fois !), grignoter au buffets ou apéros avant le beau dîner, se reposer et avoir le temps de se doucher, de se faire beaux J, etc. Beaucoup de gens avaient eux aussi été placés d’office au 1er service mais on peut changer sans problème, d’ailleurs toutes nos demandes sont exaucées, le service est à la hauteur d’un 5 étoiles. Pour les boissons, mon mari ne buvant pas d’alcool, nous avons pris un forfait sans alcool, 10 boissons à 23 euros, et sincèrement 2,30 euros pour un magnifique cocktail que nous prenions pour l’apéro avec les biscuits apéritifs offerts, ce n’est pas volé. Nous avons vu aussi la fontaine de chocolat mais n’avons pas essayé, d’ailleurs nous n’avons vu personne consommer, bizarre, c’est vrai que rien que passer devant est un plaisir pour les narines.

Nous avons eu 2 dîners de gala et un cocktail du commandant, nous avons posé pour toutes les photos avec notre plus beau sourire mais n’en n’avons acheté aucune - Sur le bateau on peut doubler le prix de sa croisière en dépenses, ce que nous n’avions pas l’intention de faire, juste forfait boissons 23 euros et pourboires 84 euros -

Au restaurant , très classe dans la présentation de la table et des assiettes, la nourriture n’est pas gastronomique à mon goût mais très correcte et variée, les plats n’ont pas la même constance, certains très bons d’autres plutôt cuisine d’assemblage surgelée, malgré la multitude de plats que l’on peut commander, chacun était plutôt copieux et non des échantillons, d’ailleurs nous avons trouvé que le gaspillage de nourriture était grandiose lui aussi. Le menu trop conséquent mais pour un homme qui mange beaucoup c’était royal. Les fruits de mer ont un goût de frais exceptionnel, moules, crevettes, salade de fruits de mer, très bons. On nous a placés sur une table de 8, nous étions contents car tombés sur une famille et un couple hyper sympas, la veille aussi d’ailleurs, on a passé de bons moments avec eux. Nous avons remarqué que même si on nous attribue une table pour la semaine, certains changeaient en cours de route, c’est finalement assez souple. On fait à notre guise : certains respectent la tenue de gala paillettes et strass (les italiennes), d’autres vont en short ou jogging et tongs (les français), personne n’a été refoulé et le mélange des gens est rigolo. On se fait plaisir aussi à porter une belle tenue, c’est l’occasion.

Les Italiens… ah les Italiens ! nous étions peu de français, 90 % italien, nous le savions, mais si nous savions qu’ils étaient exubérants et qu’ils parlent fort, nous ne savions pas comme ils sont impolis, aucun savoir-vivre, les enfants ne sont pas tenus et les parents se toisent entre eux. Enfin nous n’avons été incommodés, nous avons fait sans.

Le début de la croisière a été étrange, nous avons étés remarqués dès le 1er jour, peut-être la grande taille de mon mari, les italiens le dévisageaient, surtout les enfants, une des animatrices l’a pris pour un basketteur américain, finalement il s’est fait remarqué et nous avons pu lier complicité avec plusieurs membres de l’équipage qui nous reconnaissaient, on a bien rigolé.

Nous avons été surpris par la physionomie du personnel, certains à qui nous n’avions pas encore eu à faire s’adressaient à nous en français et semblaient nous identifier, 3000 personnes à bord, bravo ! Un des animateurs à qui nous n’avions pas encore parlé a hélé mon mari par son prénom le 2ème jour, surprenant ! Beaucoup de monde sur ce bateau mais à aucun moment nous n’avons eu la sensation d’étouffement à part peut-être aux buffets, lol.

Pour les petits-déjeuners, nous allions aux buffets, (possibilité d’avoir son petit-déj en cabine) nous avions remarqué que le buffet central n’était pas le plus riche (3 buffets tous les mêmes mais certains ont de bonnes petites choses en plus, que les curieux trouveront : gaufres, jus d’orange en brick et non concentré au distributeur, certains fruits, etc), nous n’avons jamais hésité à se promener et se servir dans les 3 buffets pour avoir ce qu’on voulait, je conseille les pancakes et gaufres maison, un délice. Par contre les œufs brouillés ne sont pas de vrais œufs mais certainement de la poudre, ainsi que les omelettes faites devant nous, l’aspect et le goût ne laissent pas de doute. Il y a abondance de fruits frais toute la journée et de bonne qualité, melon jaune, melon orange, pastèques énormes, raisin, etc.

Le café au distributeur n’était pas si mauvais que ça, certains jours plus dosé d’autres plus légers mais jamais infecte. Il y a également des fontaines d’eau et glaçons, café, eau chaude, thés, en libre service 24/24 dans les buffets et sur les ponts piscine.

Pour les déjeuners, nous allions aussi au self, jamais de pb pour trouver une place assise, il y a plusieurs buffets et on peut manger toute la journée donc pas de bousculade, entre les snacks divers l’après-midi, pizzas, salades, nous avons remarqué qu’au buffet central nous trouvions plus de choses, des plats cuisinés du thème du jour, une fois mexicain, une fois espagnol, etc, et les buffets de desserts n’étaient pas tous remplis des mêmes gâteaux, nous avons navigué entre plusieurs buffets avant de se servir, ensuite nous allions chercher ce qui nous faisaient envie car les mêmes plats reviennent tous les jours, nous avons pu varier. Les gâteaux sont variés et bons, on avait l’impression de voir de la nourriture partout tout le temps, on peut manger du matin au soir, beaucoup de gaspillage. Nous voulions essayer le déjeuner au restaurant du soir mais on nous a dit que c’était la même chose, des buffets, donc nous sommes restés dans les selfs près des piscines et de l’extérieur.

D’ailleurs j’en profite pour rajouter que la clim est trop forte, comme il faisait très chaud dehors, il faisait trop frais à l’intérieur. Le soir au restaurant nous mettions des manches pour ne pas frissonner.

Surprises de minuit : avec l’abondance de buffets divers tout au long de la journée, il y a encore des buffets à minuit, parfois aussi avant midi, ou pour fêter l’arrivée dans un port ou le départ, tout est prétexte à fête et ripailler lol ! une fois des crêpes avec glaces, une fois des gâteaux, mais surtout à ne pas rater : des sculptures de fruits et de glaces, magnifiques (buffet de minuit)! il faut y aller dès que le buffet est installé pour prendre les photos car 1/4h après le buffet est ouvert et tout le monde saute dessus et détruit ce splendide travail, les cuisiniers sont de vrais artistes. Tous ces rdv sont indiqués dans le bulletin d’informations du jour (le today) déposé le soir sur le lit, programme des activités, des soirées à thème, des buffets, et de la tenue (de ville ou élégante), un plan de la ville d’escale du lendemain. On est prévenus par ce today de tout ce qui se passe sur le bateau.

Nous avons raté les spectacles du soir dans le teatro, vu juste 2 morceaux (chanteur et troupe de danse) mais sans regrets, à part les danseurs qui sont exceptionnels, nous n’étions pas intéressés et nous sortions trop tard de table au dîner car nous restions à papoter, il y a des spectacles avant le dîner de 21h30 et d’autres après à 23h15, il y a trop d’activités à faire il faut bien sélectionner, ce qu’on a fait mais on a fini sur le rotules quand-même. On sortait de table, allions au grand bar berlino ou dans les divers salons il y avait toujours une animation sympa et les buffets de minuit. Nous nous sommes « fait » des couchers de soleil sur les ponts, grandiose !

Il y a également des cours de danse à la piscine la journée, sous le soleil et avec l’apéro, très animé et marrant, mon mari a essayé une fois la danse de Costa on a bien rigolé, ambiance club de vacances. On a trouvé que l’animation n’était pas grossière, de qualité et on n’est pas poussés avec insistance pour participer, ça reste sympa, il y a aussi des quizz avec cadeaux, des bingos, enfin nous n’avons pas fait tout ça mais on ne s’ennuie pas sur le bateau. Mon mari est allé plusieurs fois à la salle de sport à côté du spa Samsara tout en haut du bateau, la salle est chouette mais beaucoup de monde, il y a aussi une petite piste de jogging pont 10 mais il faut y aller vers 7h, avant le monde qui lézarde sur les transats. Les transats sont pris d’assaut mais on en trouve toujours sur les ponts les plus haut car il y a plus de vent, les serviettes sont à disposition et à volonté sur chaque pont-plage et piscines.

Les piscines : décevant, l’eau est aussi chaude que dans les bains bouillonnants, je comptais dessus pour me rafraîchir, j’ai donc fait l’impasse dessus. Cela dit, il y en a 4 dont certaines réservées aux adultes, c’est très bien pour être tranquille.

Les jacuzzis : il y en a plusieurs donc on peut trouver des moments où ils ne sont pas trop fréquentés, normalement interdits aux enfants, ils sont très chauds et trop chlorés mais il y a des douches en bord de piscine donc nous avons bien profité au retour d’escale, ça délasse vraiment (surtout les pieds, aïe que de kms parcourus sur le bateau et en escale). Le bateau est immense mais au bout de 2 jours on peut se repérer, il faut juste savoir si on est à l’avant ou à l’arrière J pour ne pas refaire des kms en plus, la cuisine coupe 3 ponts au milieu donc on est parfois obligés de redescendre pour remonter et passer de l’autre côté, des pas des pas.

Il y a aussi une réunion d’informations très intéressante : on nous montre des photos de la salle des machines, des « coulisses » du bateau, avec quelques chiffres impressionnants comme une consommation de 6000 litres de lait par jour ! la réunion est tenue par l’hôtesse française, Géraldine, bien gentille mais un peu coincée, nous n’avons pas eu affaire à elle car on s’est débrouillés tout seuls mais des gens nous ont dit qu’ils avaient reçu des réflexions désagréables genre les français sont pénibles, pas cool la Géraldine. Elle fait aussi une réunion obligatoire la veille du départ pour expliquer que nous devons faires nos valises et les déposer devant la porte avant 1h du matin avec un code couleur, comment débarquer etc…

CONCLUSION : tout est merveilleux, classe, le personnel est agréable, pas toujours souriant car sûrement fatigués (ils n’ont pas de jour de repos) mais toujours disponible, ils nous ont même fait un petit show c’était très sympa, on sent que Costa veut faire plaisir et recherche l’excellence, nous n’avons eu aucune déconvenue, nous avons beaucoup aimé cette 1ère croisière et avons envie d’en refaire une un jour sur un autre bateau avec un autre circuit, on a accroché sur cette formule de vacances.

Nous sommes rentrés fatigués mais les souvenirs plein la tête, joyeux J.

Escale à Naples, 13h-19h

Le port est en ville, on arrive sur la piazza municipia, nous n’avons pas pris d’excursion, nous avions décidé de prendre le bus pour faire la ville, donc nous avons flané et marché en remontant une rue parallèle au corso Umberto, derrière c’est un quartier populaire, on a trouvé sympa : le linge qui pend entre 2 bâtiments dans les rues étroites, les vieux qui jouent aux cartes dans la rue, les échoppes, le vrai Naples, il faisait un soleil de plomb, nous sommes arrivés à la piazza Garibaldi où part le bus 24 qui dessert les monuments touristiques, nous avons trouvé un sénégalais (parle français) qui nous a expliqué et donné des infos c’était facile, le ticket Unico Napoli (1,25 euro) s’achète dans les kiosques à journaux, et il est valable 90 mns, on peut prendre tous les bus de la ville avec, ce qu’on a fait, on est montés, on est descendus, puis remontés, nous nous sommes arrêtés vers la piazza Plebiscito, près du château dell’Ovo, puis nous sommes allés dans les hauteurs de Naples, très chouette, dans les petites rues typiques, un grand tour de ville. Il était temps de retourner au bateau, on a repris le bus pour nous rapprocher et sommes passés acheter des pâtes dans la boutique d’épicerie fine que nous avions repéré, un timbre pour la carte postale, pas facile, les timbres se vendent dans les tabacchi mais on en a fait 3 avant de trouver un dame qui voulait bien nous le vendre, les napolitains n’aiment pas tous les touristes, grrr ! la ville nous a plu, on sent bien l’ambiance exubérante italienne, par contre mal entretenu, pas vraiment sale mais pauvre.

Nous n’avons pas fait Capri, certains l’ont fait, 1h de bateau pour y aller, ils ont trouvé très joli mais le retour long, ont attendu la navette un moment et ont un peu couru, le bateau tanguait en plus, la dame se sentait mal, l’escale était trop courte pour faire Capri et Naples.

Escale à Palerme, 8h-18H

Nous sommes descendus après un bon petit-déjeuner sur le bateau, le port est en ville. Nous avons été abordés au port par les vendeurs des 2 bus touristiques qui nous ont fait l’article, on a continué notre chemin mais pris le plan de ville qu’ils nous ont donné avec le parcours touristique, merci ! il y avait des calèches et les rabatteurs étaient vifs : un nous proposait 60 euros le fou, il nous a suivi un moment en descendant son prix à 40, difficile de s’en décoller. Nous avons fait un petit tour de ville à pied pour prendre un peu l’ambiance, il faisait encore très chaud donc nous avons décidé de prendre le bus touristique climatisé pour faire le tour de la ville avec visite commentée en français, le bus rouge (le même à Barcelone) coûte 20 euros et il y a 2 parcours dont un moins intéressant (ville nouvelle) et l’autre bus bleu coûtait 16 euros, un seul parcours mais touristique, on pouvait descendre, remonter à tout moment et prendre tous les bus de la ville avec le ticket (il y a des stands vers le port), nous avons pris le bleu AMAT, on a fait le tour en 1 heure visite commentée, répéré les endroits où l’on voulait retourner, puis nous sommes descendus au port, nous avons mangé sur le bateau et nous sommes reposés un peu, nous sommes repartis avec le bus de la ville, le 104, qui va à la cathédrale et dans les lieux touristiques. Nous avons marché pas mal puis sommes tombés sur les Catacombes des Capucins, un forumiste en avait parlé, puisqu’on y était et qu’on était un peu fatigués écrasés par la chaleur, nous avons décidé d’aller voir, l’entrée c’est 3 euros mais alors que nous discutions avec mon mari, le mr nous dit 4 euros pour les 2, ah bon ok on est entrés, ce sont des cadavres déterrés, des religieux, une catacombe d’église, très impressionnant et à une curiosité à voir mais on ne s’est pas attardés, macabre !

Nous sommes repartis à pied vers la cathédrale, sur la route on s’est pris des gelati fabuleuses, le pot d’au moins 5 boules pour 3 euros, le mr rigolait, un régal, série de photos de la cathédrale, magnifique et gigantesque, on a repris le bus 104 jusqu’au coin de la via Roma, posté notre carte postale (nous avons envoyé une carte à notre famille à chaque escale) puis descendu jusqu’au port 10 mns à pieds.

Nous avions entendu que Palerme est magnifique mais c’est l’escale qui nous a le moins plu, sans doute faut-il louer une voiture et visiter l’île car la ville n’est pas extraordinaire à part la cathédrale, les gens de notre table ont loué une voiture et on fait 200 kms aller-retour, ils ont vu des vignes jolies et une plage très sale, ils n’ont sans doute pas trouvé non plus les très beaux coins.

Escale à Tunis, 7h-13h30

Nous sommes descendus à 8h du bateau, nous avions décidé d’aller à Sidi Bou Said et aussi dans la medina de Tunis, en train. Le port de la Goulette est entre les 2, nous sommes sortis du port et avons marché bien 1/4h sous le soleil pour en sortir (prenez de bonnes chaussures), nous avons vu le rond point et la photo du président sur le bâtiment en face que nous avons gardé devant nous, nous avons été bien démarchés par les taxis qui sont en masse ils nous faisaient croire qu’on était dans une zone militaire pour qu’on monte dans leur taxi !, nous avons traversé la grande route par la gauche et sommes arrivés dans un quartier bien calme, la gare était visible mais nous n’avons pas trouvé de distributeur d’argent en route, nous avons interrogé un garagiste du coin de la rue, le mr charmant nous pris nos 10 euros et nous a donné 19 dinars (donc pas de commission), trop sympa. Les tunisiens sont très aimables et nous ont tous aidés. Nous avons acheté 2 tickets de train (3 dinars les 2) et avons sauté dans le train qui était à quai direction Sidi Bou Said. Une dame nous a gentiment expliqué qu’il fallait descendre à Carthage Presidence et reprendre 5 mns plus tard le train suivant, ce que nous avons fait. Arrivé à Sidi Bou Said, nous avons remonté la côte, puis avons marché jusqu’à la plage (1km). Il y avait pas mal de travaux et des gardes partout qui nous ont dit que l’accès à la corniche était fermé. De toute façon nous voulions voir les maisons blanches et bleues et nous n’avions aucun point de vue.

Nous avons donc demandé à un taxi sur la route qui nous a expliqué le village et nous a emmené tout en haut de la vieille ville vers les fameuses maisons, 2 dinars la course (1 euro), très sympa lui aussi. Ce n’était pas si loin mais la chaleur nous assommait en marchant.

Nous nous sommes balladés un moment, le paysage est sublime, très typique et nous avons adoré, nous avons bu le thé à la menthe aux pignons avec les petits gâteaux délicieux au célèbre Café des Délices, en terrasse devant la mer avec les gens de notre table que nous venions de croiser, sensationnel, nous avons payé le prix touriste 12 dinars pour le tout, mais c’était bien servi quand-même et un moment très agréable. Nous sommes redescendus à pied à la gare (une descente et 10 mns de marche seulement), nous voulions voir la medina de Tunis et l’escale était courte, nous avons sauté dans le train qui était là encore (oups on a zappé le ticket pas bien), terminus Tunis 15 mns de train. Le train longe la route d’ailleurs.

La Medina est loin de la gare nous avons donc beaucoup marché, acheté des boissons fraîches au passage et retiré 20 dinars (10 euros), promené dans les souks, quelques achats souvenirs et on a marchandé un dernier souvenir tunisien pour nous débarrasser des nos billets restants, nous sommes retournés à la gare, acheté 2 tickets et repartis au port, le trajet dure 15 mns, on s’est débarrassés de nos pièces en les donnant à des jeunes qui étaient sympas dans le train.

Une dernière petite photo avec le chameau devant le bateau et tous à bord.

Escale à Palma de Mallorca, 14h-1h du mat

Escale longue donc nous sommes sortis du bateau après le déjeuner vers 15h30 sans se presser, le centre touristique était loin du bateau mais nous avons préféré marcher plutôt que prendre un bus tout de suite, nous avons longé doucement à pied le bord de mer jusqu’à arriver dans la vieille ville, nous sommes restés un moment à flâner dans les rues cossues à l’ombre, à faire les petites boutiques, attardé près de la basilique dont j’ai oublié le nom, mais qui est grandiose. Puis nous avons continué à pied et sommes arrivés sur une plage publique, pas la plus belle certes mais propre, nous avons deviné que les belles plages devaient se situer à l’opposé donc avons décidé de faire un stop et plage ici, nous avions en fond le Concordia de loin, très beau. Nous avions pensé à prendre avec nous les serviettes vertes Costa. Le bain était fabuleux et rafraîchissant, super !

Nous avons au retour trouvé un bus, la ligne 1 qui retournait au port en passant par le centre ville moderne que nous n’avions pas visité, impeccable nous avons un tour de ville en bus. Nous sommes retournés au bateau tout de même vers 20h30.

Je m’étais fait une idée des Baléares comme des plages bétonnées, c’est vrai qu’il y a beaucoup d’immeubles dans une partie, finalement j’ai trouvé cette ville très chouette, riche, on ne pouvait compter les mâts au port, et agréable, station balnéaire en fait.

Escale à Barcelone, 12h-18h

Beaucoup trop court ! sommes descendus vite pour ne pas perdre de temps, nous voulions voir beaucoup. Nous avons pris le bus de la ville T3 (pas la navette Costa qui est au même endroit mais bien plus cher), avons pris un aller retour à 3 euros.

Le terminal du bus était la place Colom, impeccable à l’entrée de la Rambla que nous voulions faire. Nous avons remonté à pied toute la rambla et avons trouvé le Mercato Boqueiria, sensationnel. Que de produits alléchants, et des pyramides de fruits magnifiques de toutes les couleurs, des poissons extras frais, on en a plein les yeux et les babines. Avant de partir nous avons bu des jus de fruits frais, succulents.

Nous voulions aller voir la Sagrada familia, après renseignement auprès d’un espagnol très cool, nous avons pris avec lui le métro ligne violette jusqu’à la cathédrale (3 stations de métro, le métro est neuf comparé à celui de Paris lol). Ensuite nous avions encore le temps, mon mari fan de foot aurait aimé voir le stade mais il était à l’opposé et en métro ou en bus c’est assez long, on a renoncé et décidé d’aller dans le parc Guëll, les oeuvres de Gaudi, petite ballade, boissons fraîches puis comme revenir en métro nous paraissait long et que nous étions courts en temps nous avons pris un taxi jaune et noir jusqu’à la place Colom pour reprendre le bus puisque nous avions acheté le retour. Le taxi c’était 7 euros, ça va et le taximan n’a pas fait de détour. Nous avons adoré Barcelone et comptons y retourner pour voir plus.

Arrivée à Marseille, 8h

Nous avons débarqué à 9h15. Le port est éloigné de la ville, nous avons marché pour prendre le 1er bus (de ville toujours pas les navettes Costa) qui nous a conduit près du vieux port. Nous ne connaissions pas Marseille donc avons pris un tgv de retour le soir pour y passer la journée. Nous sommes allés en métro à la gare St Charles pour y mettre nos valises en consigne (8 euros la journée) et faire du tourisme à Marseille. Nous sommes allés à pied au vieux port, avons trouvé un petit resto qui ne payait pas de mine (le Marseillais) mais nous nous sommes régalés de poissons frais avec un menu à 14 euros, le prix d’un plat en brasserie parisienne !

La chaleur nous gâchait un peu la ballade à pied, nous avons vu le petit train et l’avons pris (7 euros), super !nous avons fait les hauteurs de Marseille jusqu’à la Cathédrale Notre Dame, fabuleux. Retour à la gare, une bonne glace, puis hop retour à Paris. Tous les trains en provenance de Paris Austerlitz avait 30 mns de retard, par chance nous arrivions gare de Lyon donc aucun retard, nous étions 4 dans le wagon, on a pu s’étendre et on n’a pas vu les 3h filer, on a dormi !! à la gare comme à la cathédrale nous avons retrouvé des croisiéristes, marrant !

Croisière fabuleuse, nous sommes rentrés très très fatigués mais nous avons voulu profiter de chaque instant et faire le maximum, nous pensons refaire une croisière un de ces jours tant celle-ci nous a plu.
Compte rendu de mon dernier séjour à Madagascar English translation pending
by Tamerlan95 · 2010-07-02 · 30 replies
Bonsoir🙂

Comme promis, je vais essayer de faire un petit compte rendu de mon séjour à Mada.

Mon voyage avait une autre valeur pour moi cette année car je me rendais sur la Grande Ile pour célébrer mon mariage le 4 juin et aussi de parcourrir une fois de plus une partie de l'ile.

Je ne vais pas parler du mariage mais juste dire qu'il fut réussi et à la hauteur de nos espérances concernant le déroulement des procédures et des festivités.

Après être resté une quinzaine de jours à Tana pour finaliser tout concernant la cérémonie, nous nous décidames comme convenu de faire la partie sud ouest du pays; mais malheureusement, nous sommes obligés de la faire au pas de course car nous n'avons que 18 jours.

1° Donc départ de Tana pour Miandrivazo en s'arrêtant à Antsirabe pour le déjeuner dans un petit restaurant gasy en plein centre ville. Nous nous arrêtons en cours de route après Betafo à Anjoma Ramartina chez une tante de ma femme pour un diner succulent et puis une arrivée tardive à Miandrivazo au Gite de la Tsiribihina que nous connaissions pour y avoir loger en 2008, (prix de la chambre 13500 a, mais douche et wc sur le palier à l'étage, cet hôtel à un charme tout particulier).

2° Le deuxième jour, nous prenons la route directement pour Morondava car nous n'avions pas prévu de refaire la descente du fleuve et les grands Tsingy. Donc un arrêt déjeuner encore dans la famille mais cette fois sakalava à Ankilizato et arrivée à Morondava en perdant beaucoup de temps à contourner durant la dernière partie les nids de poule géants ( il faut quand même dire que cette route de Miandrivazo à Morondava est en plein chantier et presque terminée avec l'aide des chinois ).

3° Cette journée est consacrée à la découverte de la forêt de Kirindy et je remercie Alex de m'y avoir fait penser avant mon départ😉. Nous n'avons pas été déçu de cette réserve et nous avons eu la chance de voir des fosa de très près et aussi des lémuriens marrons dans une forêt dense sèche. Et pour finir cette journée nous assistons une nouvelle fois sans s'en lasser d'un somptueux coucher de soleil sur l'allée des baobabs qui font l'admiration de beaucoup de touristes qui passent dans ce secteur.😏 Je tenais tout particulièrement à parler de mon séjour à Morondava en parlant d'un restaurant qui tourne pas mal là bas c'est à dire le Couleur Café tenu par Daniel un vazaha très sympathique qui est marié avec une gasy de la région d'Antsohihy et qui ne rechigne pas à remettre sa tournée à ses clients et de plus les repas sont excellents et copieux et à des prix très raisonnable.

4° Après un séjour agréable à Morondava, nous prenons la route pour aller rejoindre Belo sur Mer qui n'est accessible par la route que durant la période séche car il y a des gués à franchir et surtout durant la saison des pluies et bien e, ntendus il y a plein de bourbiers et les enlissements sont fréquents. La piste est très agréable en 4X4 pour rejoindre Belo et nous rencontrons plein de baobabs fony ou bouteille et enfin la traversée des salines. Belo sur mer est un petit village vezo très acttif et surtout fort agréable pour y séjourner mais difficile pour y accéder. Nous choisissons de loger chez Tantine qui est une femme betsimisaraka très gentille et aux petits soins avec ses clients. Elle nous prépare avec amour nos déjeuners et diners ainsi que notre pique nique du lendemain.

5° Cette journée est consacrée à une ballade le long de la côte pour aller au port aux boutres dans une pirogue vezo et sous une chaleur accablante.🤪 Un pique nique copieux préparé par Tantine et partagé avec nos amis vezo nous remet d'aplomb pour reprendre la mer et rentrer à Belo.

6° Trajet de Belo à Manja Le parcours est long et difficile, il faut bien entendu un 4X4 mais il ne faut pas oublier que c'est un trajet de transition pour rejoindre Morombe au bord du canal du Mozambique. Nous logerons à l'Hôtel Kanto qui est le seul correct de cette petite ville de province forte intêressant à notre goût.

7° Manja à Morombe Le clou de ce trajet est la traversée de la Mangoky car le bac de Bevoay est en panne et nous sommes obligés de remonter en amont le fleuve pour pouvoir le traverser sur un bac de fortune fabriqué par 6 pirogues reliées par des cordes et nous passons donc notre petit 4X4 dessus avec la grande crainte de notre cousin chauffeur qui n'en menait pas large quand son véhicule monta sur le radeau gasy. Déjeuner à Bevoay mais très franchement dégeulasse et il me laissa quelques séquelles durant plusieurs jours. A Morombé nous prîmes comme hôtel la Pirogue d'Or tenu par un vazaha. Il est situé au bord de la plage et nous pouvons admirer le soir des magnifiques couchers de soleil.

8° journée de route et de détente à Andavadoaka et retour à Morombe. Je conseille de faire ce trajet et même de continuer la descente le long de la côte en passant par Salary et enfin Ifaty, chose que nous n'avons pas fait car notre 4X4 peinait dans les dunes et nous avions décidé de prendre la route de Tulear par l'intérieur. Journée de baignade à Andavadoaka et puis retour sur Morombé avec des paysages grandioses garnis de baobabs.

9° jour de repos à Morombé et baignade.

10° trajet pénible de Morombe à Ifaty avec en prime une panne d'alternateur sur notre 4X4 donc une arrivée de nuit à Ifaty et là nous nous décidons de loger à l'Hôtel Vovo telo et il faut aussi dire que partout durant le trajet nous avons négocié les prix des hôtels et bien souvent les prix diminuaient de 40 à 50%.

11 et 12 jours: séjour à Ifaty avec les déjeuners chez Freddy et les diners à notre hôtel avec en prime le soir après le diner le Mondial de Foot sur écran géant.

13° Ifaty-Tulear Viste de la ville et nous logons cher LALA qui est un bon choix.

14° Tulear-Isalo Nous commençons notre remontée de la N7 en direction de Ranohira en passant par Sakaraha et Ilakaka et nous choisissons comme hôtel l'Isalo Ranch pour deux nuits.

15° randonnée dans l'Isalo Nous avions décidé au départ de faire le parc de l'Andringitra mais en final comme ma femme n'avait pas fait celui de l'Isalo et bien nous changâmes d'avis et je dois reconnaitre que je fut content de le refaire une nouvelle fois et cette fois ci la piscine naturelle n'était pas en restauration et nous avons pu nous y baigner.

16° Isalo-Ambositra En passant par Ihosy ( capitale de l'ethnie Bara ) et Ambalavo.

17° le Pays Zafimaniry C'est ici que nous avons commencé à avoir froid et à rencontrer le crachin et la brume des hauts plateaux durant l'hivers australe. Notre hôtel est le Mania en plein centre ville c'est un hôtel très bien sécurisé.

18° Ambositra-Tana Avec un arrêt déjeuner chez Jenny à Antsirabe et aussi chez une amie de ma femme avec une visite à la société Socolait.

Voila le compte rendu de notre séjour à Mada.

Concernant la sécurité et bien rien de particulier à signaler sauf durant notre séjour à Tana à Analakely on a essayé de me prendre mon appareil photographique numérique dans ma main mais il n'a pas réussi à me le subtiliser grâce à la dragonne qui entourait mon poignet.

Cordialement😎
Une traversée des Etats-Unis en 80 jours English translation pending
by Ontheroad4wd · 2010-06-26 · 3 replies
Ce qui suit est la compilation des mails envoyés à nos proches à l’automne 2009 lors d’un voyage qui nous a conduit de San Francisco à la Floride.

Etonnement et ravissement au Canada occidental

Bien avant d’arriver à Vancouver, Loute Ravie avait identifié deux quartiers à ne pas manquer; le premier au sud, ancienne zone d’entrepôts investie par les artistes, le second au nord, dans ce qui reste de la ville ancienne, infesté de galeristes et d’œuvres des aborigènes locaux, à savoir les Indiens.

Ours Etonné découvrait une forêt de buildings sur un confetti et s’entendait dire par une employée de fast food suintante qu’ici on se préoccupe de santé et qu’en conséquence il est illégal de fumer dans les bâtiments mais aussi à moins de quinze mètres de la porte desdits bâtiments.

L’exploration sous la pluie du seul camping de la ville, idéalement situé sous un échangeur autoroutier, rabattit les deux vers une tanière en dur du centre ville.

Le lendemain, à bord de Titane, notre fier 4x4 ainsi nommé pour sa couleur et pour ne pas vexer Titine (le Land Rover pour les non initiés) restée à la maison, direction les fameux Parcs Nationaux canadiens, Jasper et Banff. Longue grimpette dans les Rocheuses pour accéder aux merveilles. Loute Ravie s’extasie de la couleur des lacs (entre bleu caraïbes et bleu informatique saturé). Une piste nous amène sur les rives de l’un d’eux où le joli camping est fermé. Nous serons donc les seuls occupants pour une soirée ventée au coin du feu d’un énorme poêle installé sous un abri. Au lever du soleil, descente du versant Est pour accéder aux parcs, bande de 400 km du nord au sud et de 30 à 100 km d’est en ouest. Ours Etonné découvre que cette vallée bordée de deux massifs parallèles culminant à 3000 m est traversée du nord au sud par une autoroute et une voie de chemin de fer: c’est une approche inédite du sanctuaire qu’est censé être un parc national.

Malgré des randonnées intensives (jusqu’à 1h30!) nous ne verrons d’animaux qu’à la périphérie des villages . Si ce n’est d’évidence pas la configuration idéale pour un refuge naturel que dire des conditions faites aux malheureux touristes: tous les camps sont au creux de la vallée donc entre la voie ferrée et l’autoroute et la nuit, les trains de marchandises longs de plus d’un kilomètre vrillent les oreilles et font vibrer les sardines (ok, pour les sardines j’exagère). Sans compter qu’il a fallu s’acquitter d’un droit de 40€ pour dormir là, sans compter un droit de 6€ pour pouvoir allumer un feu au bivouac.

Ours Etonné apprendra aussi qu’il est illégal (rien de moins) de ramasser du bois mort pour le feu et qu’il faut acheter du bois frais abattu au bureau des camps. Certes le bois mort abrite la vie intense de quantité d’espèces mais de là à tronçonner des arbres vivants, la logique écologique est parfois ardue. D’autant que nos amis canadiens ne se rendent dans ces parcs qu’en véhicules de 6 ou 10 cylindres consommant 20 litres aux 100 kms et tractant des caravanes, pour les plus petites, de 10 m de longueur. Nos voisins sont arrivés un soir à leur emplacement et ne sont pas sortis de leur maison à roulettes; ils ont appareillé le lendemain matin sans avoir mis le nez dehors.

Deux nuits dans ces conditions et par 0° Celsius nous chassent hors des parcs vers le petit village de Longview dans l’Alberta profond, comme on dit. Aucun folklore mais un authentique et actuel village de cow-boys où une chambre au-dessus du saloon nous ravit après une chaude soirée au bar.

Au lever du jour, Ours Etonné arpentant les trottoirs de l’unique rue se surprend à arquer légèrement les jambes et à rouler des hanches. Le soleil arrive sur le sommet des glaciers: les parcs sont de l’autre coté de la montagne mais la vérité et la beauté sont de celui-ci.

Mythique Montana & wild Wyoming

Retour aux Etats-Unis par un petit poste frontière dans les Rocheuses: Titane est le seul véhicule, deux douanières sont aux opérations, l’une examine les papiers et pose les questions à Marine qui est au volant, l’autre a la main posée sur son arme et me regarde avec un grand sourire à deux mètres de la portière. Très pro les meufs!

Premiers miles au Montana, état dont la devise est ’le pays du ciel immense‘, une superficie de 400 000 km2 et seulement un million d’habitants. Il est 10h du matin, pour fêter le retour au pays, nous dévorons dans le premier road house des pancakes arrosés de sirop d’érable. C’est bon d’être à la maison.

Deux jours dans le Glacier National Park nous réconcilient avec le concept. Pics, lacs, pistes, lacets. Bivouacs solitaires. C’est l’Amérique!

Un peu de culture dans ce monde sauvage s’impose et nous la rencontrons à Missoula. Ici, une bande d’écrivains s’est installée il y a longtemps, fuyant les villes pour écrire sur l’Ouest, sa légende et sa réalité. Ici est née une école littéraire reconnue dans le monde entier. La ville confirme que les écrivains sont des esthètes et des jouisseurs: bons restaurants, caves à vins et à cigares, galeries et librairies, nos deux compères se régalent.

Quelques jours plus tard nous sommes en vue du saint des saints des Parcs Nationaux, le plus ancien des Etats-Unis (et donc du monde ?), le plus célèbre: Yellowstone, au nord-ouest du Wyoming.

Et là c’est le choc: ils ont inventé une technique infaillible pour voir les animaux. Il suffit d’emprunter les routes, goudronnées et festonnées de lignes jaunes continues, et de repérer un troupeau de voitures à l’arrêt. Habituellement ces hardes comptent au moins une dizaine de charriots et trois fois plus de bipèdes. Vous stoppez votre propre charriot dans la file (pas encore de disque de stationnement requis), vous saisissez votre appareil photo comme il convient, à pas de loup vous pénétrez sur le bas côté et là, mesdames, messieurs, le dilemme est de savoir s’il faut photographier les cinquante bipèdes bigarrés et bardés de technologie ou les quatre élans qui, imperturbablement prennent le frais dans le torrent.

Par surcroît, deux routes sont coupées dans le parc, l’une pour travaux, l’autre du fait de feux de forêt; seul le quart sud-ouest du parc est donc accessible. Le lendemain nous quittons Yellowstone au milieu de spectaculaires geysers fumants escortés par deux cars jaunes (yellow donc, pour ceux qui ne suivent pas) remplis de … chinois !

Pas si wild (sauvage) que ça cette partie du Wyoming et comme disent papa et maman, on voyage bien avec la télé et on voit mieux les choses. Et je rajouterais, sans se les geler.

Plus au sud, Grand Teton National Park est un bijou moins fréquenté. Les visitors centers sont des chefs d’œuvre d’architecture intégrée et abritent des musées locaux incroyablement riches (madame s’est régalée de mocassins et de sacs indiens … seulement avec les yeux). En quête d’un petit café d’après déjeuner nous nous retrouvons dans un lodge de luxe ou se tient, vous ne le croirez pas, le Festival International du film sur la vie sauvage. Faune inattendue et distrayante à tous les étages.

Nouvelle errance sur les plateaux enneigés vers l’est, soirée dans un saloon de brousse pour monsieur, qui s’y croit. Nous quitterons le Wyo pour l’Utah par une piste de montagne en terre à 2600 m suivie toute une journée et coupée d’un bivouac sous la neige avec le meilleur lard grillé du monde.

Utah (le nord), Nevada (encore le nord), Californie (toujours le nord)

Après une mutation toute darwinienne Loute Transie et Ours Grelottant descendent des montagnes isolées du Wyoming pour se retrouver à Salt Lake City. Non contente d’être tracée au cordeau comme toutes les villes américaines, Salt Lake ferait pâlir un suisse de jalousie: les rues d’une propreté absolue sont bordées de petits parterres de fleurs ou de gazon d’où pas un brin d’herbe ne s’échappe. Nous sommes dans le sanctuaire mondial des Mormons, leur Mecque, leur Jérusalem ou leur Vatican.

Poussières nous sommes dans cet univers policé.

Ce week-end se tient ici un congrès mondial mormon; plusieurs dizaines de milliers de membres de l’Eglise des Saints du Dernier Jour (nom officiel des Mormons) se pressent aux conférences et autres cérémonies. Hommes cravatés, femmes en robes strictes (mais fantaisie pour un œil français), enfants endimanchés. D’innombrables jeunes de toutes nationalités (identifiés par un drapeau de leur pays agrafé à la poitrine), souriants et empressés guident les foules, nous y compris. Bien que nous détonions fortement, pas un regard ne se pose sur nous. L’ambiance est calme et souriante.

Salt Lake a été construite au XIXè siècle autour d’un quadrilatère abritant le temple, le tabernacle … et les appartements du prophète et des ses dix neuf femmes et cinq douzaines d’enfants: ce fût le seul harem officiel des Etats-Unis. Les Mormons ont renoncé à l’alcool, au tabac, mais aussi au thé et au café, pourtant ils ont gardé un des plaisirs de la vie (le prophète était de ses propres dires, amateur de jolies femmes). Ils n’ont pas le droit de porter la barbe: est-ce pour se différencier des musulmans?

(j’espère, avec mes diatribes d’athée, n’avoir froissé aucune conviction)

Loute Transie, qui n’a pas renoncé au plaisirs esthétiques, trouve le repos dans un immense dépôt d’antiquaire très haut de gamme: armoires teutonnes, vitraux belges, ils mettent tout ça dans leurs ranchs.

Nous avons décidé de visiter les Capitoles (siège du parlement) de tous les états que nous traverserons. Construits fin 18è ou début 19è, nous pensons qu’ils traduiront les disparités entre les états à cette époque. Celui de SLC, capitale de l’Utah, est triomphal et Dieu y est aussi présent que la République. C’est un dimanche matin, tout est ouvert, nous sommes les seuls visiteurs et il n’y a pas un flic ou un vigile à l’horizon. Ah zut, le bureau du gouverneur est clos. La route vers l’ouest nous ramène dans notre élément, les hauts plateaux désertiques du nord Nevada. Alors que nous sommes encore légèrement égarés sur des pistes aux embranchements multiples sans signalisation (c’est l’Afrique!) des cow-boys conduisant à cheval un grand troupeau de vaches nous remettent dans le droit chemin. Il neige et ils sont emmitouflés jusqu’aux yeux. C’est une des belles images de ce voyage.

La petite ville d’Eureka (il y en a plusieurs aux Etats-Unis, pays des découvertes) nous ouvre les portes de son unique saloon. La neige redouble, une semaine ici serait une sacrée expérience.

Le lendemain c’est par un grand soleil que nous traversons la Sierra Nevada jusqu’à Virginia City ancienne ville de chercheurs d’or dont tout les bâtiments sont d’époque. Repaire au siècle dernier de tous les hors-la-loi, des dizaines de saloon et quand même une église, la ville aujourd’hui vit du jeu et du tourisme. Le moindre établissement de Virginia compte des dizaines de bandits-manchots. Toute proche, la petite (30 000 habitants) capitale du Nevada, Carson City est un régal. Minuscule Capitole (chaque chambre des représentants compte une trentaine de sièges) au dôme couvert d’argent (le minerai local), mais tous les attributs d’une capitale. Déjeuner dans un coffee-shop très flower-power du mobilier jusqu’au plafond et très original trio jouant du jazz avec des percussions faites de bric et de broc de récupération.

Nuit confortable sur les rives du magique lac de montagne Tahoe avec jacuzzi extérieur sur une terrasse en bois donnant sur le lac (c’est la Suède!). Nos sauvages ne sont point habitués à tant de confort mais s’acclimatent fort bien.

Détour par Bodie, Californie, ville fantôme émouvante et flamboyante au soleil couchant puis route vers Yosemite National Park aux falaises spectaculaires et aux séquoias … géants. Certains, le croirez vous, sont vieux de plus de deux mille ans.

Retour à San Francisco: depuis qu’Ours Frissonnant promène sa Loute autour du monde, c’est LE lieu où elle accepterait de se poser. Vous faut-il de plus amples commentaires?

Ce retour était imposé par le loueur pour renouveler le contrat de Titane qui a déjà une aile éraflée et le hayon arrière enfoncé: voilà ce que ça donne les animaux au volant! Nous repartons en l’état après de difficiles explications et pour fêter ça Titane fait rugir les 300 CV de son moteur 4 litres (y avait pas plus petit en Amérique, pour un ours) dans les fameuses rues en pente de la ville. Ours Frissonnant (de plaisir) se prend pour Steeve Mc Queen dans Bullit. C’est un peu moins rigolo à pied parce que bien sûr, il faut marcher dans Frisco.

La très belle route côtière n°1 longe le Pacifique au plus près et mène vers le sud à Carmel, station balnéaire très chic dont Clint Eastwood fût le maire. Un mélange de Cap Ferret et de ce que devait être La Baule en 1930. Après ablutions complètes dans un torrent et lissage des fourrures, nous posons nos pattes couvertes de mocassins chez ces gens épatants.

Ici les arbres sont sacrés à tel point qu’on les laisse pousser sur les trottoirs et jusqu’au milieu des carrefours (c’est le matin, je suis à jeun!). Dès que le moindre chantier s’ouvre sur une maison, tous les arbres de la propriété sont protégés jusqu’à 2,50 m de hauteur pour ne pas risquer ne serait-ce que de les égratigner.

Le bois mort n’est pas ramassé (souvenez-vous, il abrite tout plein de charmantes bestioles), les clôtures de bois fatigué se retiennent au lierre et les maisons en bois jouent pour la plupart la carte de la modestie, ou le genre chic négligé mais le premier prix est à 700 000 euros Les voitures s’appellent Porsche (forcément bi-turbo), Mercedes (minimum 500SL) ou BMW (rien en-dessous de M5) mais portent encore les stickers Obama-Biden de la campagne présidentielle.

Les bobos qui sommeillent en nous ont trouvé leur caricature.

Canyon & canyons

Cette fois c’est Loute Rockeuse ( rocky , rocheuse ) qui se charge , soutenue par Ours Saturé ( de parcs nationaux ), de la rédaction de la nouvelle chronique .

Lundi 12 Octobre quittons , après avoir passé la nuit à Big Sur, lieu de villégiature de monstres littéraires tels que Henry Miller, Kerouac ou Jacques London , la côte Pacifique qui à cet endroit précis peut effectivement enflammer plus d’une plume.

Objectif : Death Valley ( Vallée de la Mort ) intrépides que nous sommes .

Pour ce , traversons Lost Hill (colline perdue ), afin d’enfoncer le clou, qui en fait n’est plus qu’une plaine infinie , que se partagent jalousement , vergers ( amandes , pistaches ), puits de pétrole et champs de coton . Puis , stop dans un General Store d’enfer perdu dans la campagne , qui propose à l’envi un assortiment de joints de PVC , bouts de ficelle, pinces à tout, artichokes, muffins et bien d’autres choses , indispensables à la vie.

Plus loin Ridge Crest pour faire le plein d’eau car si j’en crois mon routard à 86 mètres au dessous du niveau de la mer, l’affaire est périlleuse .

Par chance pour compenser cette géologie fantasque, un écran de légers nuages nous isole du soleil dosant idéalement la lumière sur le décor.

En fait cette possiblement mortelle vallée ( à pied sans l’ombre même dérisoire d’un cactus ) n’est autre qu’un désert de 86 miles de long sur 40 de large , enchâssé dans les griffes de pitons rocheux aux formes et aux couleurs improbables qui tels les gardiens d’un temple millénaire, semblent n’être posés là que pour dissuader toute forme de vie de s’épanouir durablement.

Message reçu , nous passons notre route malgré la violente beauté des lieux .

Quittons la vallée par Shoshone petite ville attachante et minuscule avec son Crow Bar Saloon (genre Bagdad Café ) et son musée de poche qui nous raconte l’histoire de ces pionniers, valeureux chercheurs d’or et d’argent, ayant bien avant nous, passé les portes de cet enfer .

Las Vegas à quelques miles de là fait la belle, et tente de nous retenir dans sa toile .

Imperturbables, temporairement perdus pour la civilisation , nous renonçons à passer la nuit dans l’une des 130 500 chambre de luxe offertes à un prix somme toute au ras des sunlights .

16 Octobre, dernière ligne droite avant le Grand Canyon en empruntant la mythique Route 66 qui nous fait traverser la Hualapai Indian Reservation .

Ce Canyon est pour moi la quintessence du gigantisme qui, comme Jean Luc l’a déjà évoqué, semble être ici l’unité de mesure .

Si je vous dis que le 17 Octobre mes braves campers ( chaussures ) me déposent sur le Rim ( bord tout au bord ) d’une faille, que dis-je, d’un gouffre d’une profondeur de 1829 mètres qui, malgré un tempérament tumultueux, laisse le fleuve Colorado dessiner ses méandres sur environs 280 miles, j’espère retenir toute votre attention .

Si je vous dis ensuite que les parois artistiquement coloriées peuvent raconter l’histoire de la terre sur presque deux milliards d’années ( j’ai mes sources ) , là , je vous sens perplexes .

Normal, moi-même , un peu sonnée je choisis de différer au lendemain mon projet de descente (partielle) au fond du dit Canyon malgré les sarcasmes d’Ours mal léché qui trouve la démarche pour le moins discutable de la part d’un individu pourvu non seulement d’une âme mais aussi d’un esprit éclairé, de sacrifier six heures de son existence afin de se transporter à moins 900 pieds.

Il y a des incompréhensions dont on se remet.

Au risque de vous saouler avec ce phénomène géologique , je vais brièvement survoler un autre Canyon de proportions moindres qui porte le joli nom de Bryce .

Ici je trouve tout beau ! Suis-je bien objective où simplement envoutée ?

Mon petit Bryce donc, à peine plus jeune que son ainé , semble lui habité de centaines de colonnes de calcaire qui, sculptées avec application par l’eau et le vent, ressemblent, suivant l’ombre portée à des personnages antiques (le mot est faible) drapés de tuniques allant de l’orange au rouge profond.

Les Indiens les appelaient ‘’ hoodoos’’ cheminées de fées .Tout est dit .

A ce stade de la lecture il se peut que l’attention se relâche.

Je vous emmène donc pour une chevauchée forcément fantastique, dans un autre délire géologique qui permit à John Ford et bien d’autres de tourner des centaines de western ( John plus d’une centaine à lui tout seul , est-ce bien raisonnable ? ) que l’on nomme Monument Valley en territoire Navajo.

Là, comme beaucoup nous empruntons la piste sur nos 300 chevaux pour nous glisser parmi les immenses monolithes.

Toutefois malgré ce cadre majestueux propice au grand écran , l’émotion est absente .

Sans doute est-ce parce que les mustangs ont quatre roues et que leurs Indiens de cavaliers fourguent pour une poignée de dollars quelques pierres de turquoise aux touristes curieux .

Durablement étonné, Ours saturé m’embarque une fois de plus sur sa folle monture dans une proche vallée, plus confidentielle celle-ci, Valley of the Gods ( la vallée des dieux ) .

Cet endroit est , avec le Grand Canyon , le plus saisissant des massifs traversés .

Toujours dans ce même rouge qui donne à la peau une jolie patine , nous nous retrouvons aux pieds de colosses de pierre assez distants les uns des autres qui visuellement nous rappellent les statues de l’île de Pâques .

D’un commun accord , sous l’emprise du lieu , nous décidons de passer le reste de la journée et même la nuit , sous le regard, semble-t - il bienveillant de nos divinités.

…/… Cette lettre commencée sous la neige à Santa Fe se termine sous le soleil de la Nouvelle Orléans. Si le décalage entre le vécu et l’écriture s’est un peu creusé c’est que la route est joliment distrayante et la paresse propice à distiller les émotions.

Avertissement sur ce qui suit: Loute Ravie se croit autorisée à mettre son grain de sel: ses incrustations sont (en italique entre parenthèses).

Vers le Sud

(ça c’est pour me tenir tranquille à savoir que lorsque j’ai les fesses au soleil je suis plus gentille … )

Désormais, le voyage prend un tour nouveau.

D’abord nous quittons la région des parcs nationaux qui ne sont certes pas sans intérêt ( ça c’est pour noyer le poisson ) mais sont tout de même très touristiques bien que nous soyons hors saison. Nous entrons dans l’Amérique du quotidien. ( exotique celui-ci donc , aimable )

Ensuite, nous n’avons plus de guide, ni Routard, ni Lonely Planet. Seulement une carte, l’intuition et la chance ou pas. ( pour faire simple : la galère ! )

Ours étonné est ravi. ( persiste et signe )

Direction le Nouveau Mexique, le Rio Grande et Santa Fe. Rien qu’à l’évocation de ces lieux on a chaud. Eh bien, comme nous sommes snobs nous les visiterons sous la neige, c’est beaucoup plus chic! ( la goutte au nez )

Découverte inattendue d’un village écolo-autonome dans une vallée semi-désertique. Les maisons, adossées à une butte de terre au nord sont construites avec des pneus et des bouteilles de verre mélangés au torchis. Idéal pour emmagasiner la chaleur mais peu esthétique à l’oeuil bourgeois ce qui est sans doute voulu. Les toits sont couverts de panneaux solaires et les éoliennes achèvent le tout.

Franchissement du second des trois fleuves mythiques du voyage -après le Colorado et avant le Mississipi- le Rio Grande, qui n’est pas grand du tout. Encore un truc de mecs du sud. ( les petits ruisseaux font les grandes rivières ) Nous le retrouverons à son embouchure au Texas aussi peu impressionnant.

Taos, à l’architecture mexicaine en adobe a été transformée en galerie marchande. C’est pénible de constater que, systématiquement, dès qu’un lieu est beau dans un pays riche il est défiguré par les marchands. ( un pays s’enrichit t il sans marchands ? )

Une latina exige 15 dollars parce que j’ai laissé Titane sur son parking pendant une heure. Aucun panneau ne le précisait. (des écrits , toujours des écrits ) Devant mon refus de payer elle appelle la police. ( ours susceptible cherche la castagne ) Je prépare mentalement mes arguments en anglais. Après dix minutes, pas de policier. Je vais la voir et elle me signifie, furieuse, de m’en aller. Elle avait simulé un appel à la police.

Santa Fe, joli cœur ( parce qu’il bat ) et banlieue moche, (parce que fatiguée ) sous la neige. C’est bon pour les finances car cela abrège le lèche-vitrine de Loute Ravie. Parce que ici aussi c’était trop beau pour rester tranquille. Néanmoins les galeries exposent des œuvres magnifiques, heureusement très chères. ( trop de zéros , je capitule )

Route interminable au sud du Nouveau Mexique puis dans l’ouest du Texas. Pas une ville sur des centaines de miles. Une entrée de ranch tous les dix miles et des troupeaux de vaches dans une végétation étique. On comprend que leur T-Bone steaks soient si savoureux. ( et que Santa Fe ait de l’avenir )

Une urgence nous amène à quitter la route et là, improbable, c’est un Texas de charme. Incroyable! Le Texas ce n’est donc pas que le pétrole, les cow-boys et les Bush? Comfort, est une petite ville qu’on espérait pas ici. Son nom a un coté bizarre en français mais on peut comprendre que des pionniers en route vers l’Ouest découvrant cette vallée s’y soient installés et l’aient ainsi nommée. ( genre , sam’suffit )

Maison de bois et de pierres, juste ce qu’il faut de B&B, de brocanteurs et de petits cafés. Comme dit Loute Ravie, une étape peu justifiée financièrement mais moralement indispensable. Par chance, c’est Halloween et la ville organise un concours de décoration: pas une maison, pas un commerce qui n’ait créé sa petite saynète et c’est réjouissant.

Puis c’est l’arrivée tant attendue sur le Golfe du Mexique. La température de l’eau est décevante ( tout dépend pour qui ) mais les paysages sont une très bonne surprise: un cordon sablonneux isole sur des centaines de miles un lagon peuplé d’oiseaux. L.R. court sur les plages, se baigne et tout à coup sort de l’eau dans l’habit d’un pélican. ( n’exagérons rien )

Le cordon dunaire s’élargit en Mustang Island où, partageant la plage avec quelques pêcheurs, ( qui ne partagent pas leurs poissons ) nous roulons longtemps dans le sable. Est-ce l’Australie? Non, c’est le Texas.

Et on passe d’une île effilée à la suivante par un petit ferry, et on roule encore sur la plage où L.R. ramasse des coquillages ( quelle vie de chien ! ) et Ours Réchauffé des bouts de cordage. ( les galeries de Santa Fe n’ont qu’a bien se tenir ). C’est le Texas.

Ainsi arrive la Louisiane au charme attendu … qui se fait attendre. L’ouest de l’état est plutôt sinistre mais quelques petites villes -Washington, Martinville- nous ouvrent l’appétit.

La visite des anciennes plantations est un passage obligé qui se révèle très décevant et surfait. Imaginez une américaine dodue en costume de Scarlett O’Hara comme guide, le reste du personnel, uniquement des blancs -à l’époque, cela n’existait pas dans les états du Sud- en costume de domestique. ( n’est-ce pas là de la discrimination positive ? ) Ajoutez une visite réduite à la demeure des maîtres, sans la moindre évocation des milliers d’esclaves qui rendaient cette opulence possible. Ours Echauffé s’est enfuit. ( O.E vous prie de bien vouloir l’en excuser et suggère de raser la bâtisse )

Un pèlerinage à l’université de Nicholls où Solenn passa un semestre nous détend. Blacks et blancs s’y côtoient apparemment dans l’indifférence. La boutique de l’université regorge de vêtements et gadgets à ses couleurs. L.R. s’essaie en pom pom girl -j’ai les photos- ( tout droit de reproduction réservé ) et O.E. teste les casquettes et les T-shirts.

Et arrive New Orleans. Abords interminables et … minables avant d’arriver au cœur historique, le French Quarter aussi appelé le Carré Français, qui en fait fut construit par les espagnols sur les plans d‘un français. Nous qui aimons l’architecture coloniale -les contradictions sont parfois difficiles à assumer - sommes gâtés au point de nous demander si une autre ville au monde en offre une telle quantité et une telle diversité.

C’est bien sûr hyper-touristique et dans la rue principale, les boîtes de strip-tease le disputent aux marchands de T-shirts et aux bars à musique et restaurants best of the world. Y passons néanmoins trois belles journées et soirées après avoir découvert des clubs de jazz à l’écart.
Que se passe-t-il à l'ouest de Hué et Danang? (Vietnam) English translation pending
by 321 · 2010-06-25 · 31 replies
Salut,

Je n'ai jamais mis les pieds au Vietnam mais j'aimerais m'approcher tout près de la frontière, côté Laos (voir carte).

Côté Laos, cette zone est très isolée et jamais visitée par le tourisme (on ne peut y accéder qu'à pied, en quelques journées).

Ma présence dans ces coins risque déjà suffisamment de surprendre, alors je voudrais être certain qu'aucun site "sensible" ne se trouve juste de l'autre côté de la frontière, côté Vietnam.

Il me semble que par là (côté Vietnam) se trouvent des zones démilitarisées (DMZ) visitables avec des permis seulement et, plus au sud, il y aurait des zones militaires.

Quelqu'un peut-il m'en dire plus ? Cette région vietnamienne est-elle "sensible" ?

Merci,

A + 321

Retour de la croisière "Riviera Bella" sur le Costa Marina du 8 au 15 juin 2010 (suite) English translation pending
by Domireig · 2010-06-22 · 28 replies
Mercredi 9 juin (livourne) arrivée prévue à 8h30 tous a bord à 18h30, le marina appareillera à 19h nous ne pourrons pas voir le départ nous serons a table , journée ensoleillé 25° petit déj au buffet à 7h30, nous déjeunerons toujours sous la coupole bien plus calme et sans odeurs de nourriture🙁, passage dans notre cabine pour récupérer nos appareils et sacet nos tickets pour l'excursion costa (pise, autour de la place des miracles)nous avions choisi par internet (les 3 tours bonus pour 109euros, il y aura donc pise, olbia, tunis)9h15 rdv au théatre départ rapide pour environ 4h d"excursion pour nous rendre sur la célèbre place des miracles avec une petite marche a pied d'environ 15mn du parking du bus a la place et là nous pouvons admirer la tour penchée, visite du baptistère, nous ne montons sur la tour ou il y a plus de 200marches je crois par groupe de 30 personnes aux prix de 15 euros nous admirons du bas ensuite temps libre avec un soleil de plomb pour faire les peits marchands autour retour a notre point de rdv ou nous dégustons une bonne glace nous partons pas décue de cette excursion. retour sur le bateau vers 13h30, direction après notre passge dans notre cabine au self ou nous n'avons pas fait la queue pendant le séjour pourtant il est bien petit les repas étaient bons, le midi nous essayons de manger léger, nous déjeunons a l'arriere dehors mais il y a vraiment sur ce bateau un problème de vibration assez désagréable a l'arrière en discutant nous avons eu juste le temps de récupérer la table de thé qui était au bord de la table tellement il y a ces vibrations.après le repas un petit jacuzzi vite fait avant que les enfants italiens rentrent dedans, pourtant celui ci est interdit au - 16ans et pas plus de 15mn par adultes vous seriez étonnés de voir le temps que les ptits restent et prennent celui ci pour une piscine en sautant en passant sur les adultes, éclaboussant aussi mais pendant la croisière papa et maman sont aveugles, ils bronzent, et sont même absents!!!!! entre 16h30 et 17h thé avec des fruits frais ananas, melon, nectarine vers 17h ptit tour vers la piscine centrale pour voir la leçon de danse brésilienne avec l'équipe d'animation qui est formidable nous partons dans notre cabine pour nous préparer pour le dîner de 18h45 hors d'oeuvre bouchées d'espadon croustillantes, roquette, valériane et pignons champignons grillés, julienne de seiche au basilic gazpacho a la tomate, légumes potage crème d'asperges pates pâtes "garganelli"aux courgettes et au seck lasagnes gratinées aux légumes et au fromage taleggio plats escalope de dentex à la vapeur, julienne de légumeset mayo supême de volaillepanée, jambon, fromage et tomate filet de porc gratiné aux herbes, pdt au romarin et légumes légumes grillés gratinés au fromage scamorza fumé salade laitue, tomates, concombre et radis fromage sélection de fromages italiens et internationnaux dessert strudel aux pommes et aux noix mousse au fromage mascarpone, sauce aux fruits des bois crème brulé aux pistaches glace fruits frais de saison:ananas, pastèque, melon il est bien évident que nous n'avons pas pris tous ces plats juste une entrée, plat, dessert (cuisine excellente)pour les mangeurs prendre ++ et toujours disponible pour les 8 jours spagettis sauce tomate et basilic ou bolognaise paillard de porc à la plaque, huile aux fines herbes blanc de poulet milanaise nous prendrons pendant la croisière a table une carafe d'eau car nous ne buvons pas d'alcool une petite promenade dans le bateau pour ensuite nous diriger vers le théatre tropicana voir le spectacle a 21h30 pour le 1er service et 23h15 pour le 2eme présenter par daniela la directrice de croisière theatres of the world avec les chanteurs ronan o'leary et chloé porter et les danseurs du marina que nous reverons souvent pendant cette croisère 22h30 au salon marina nous prendrons un cocktail sans alcool avec notre forfait boys et girls ne vous inquiétez pas il demande toujours notre feuille avec la carte costa a la remise du ticket de caisse il y a inscrit 00 mais vous devez pensez que sur la note finale il y aura 15% de service en plus le prix des 10 boissons est de 20 euros +les 15% service = 23 euros le prix des cocktails sans alcool est d'environ 5euros par verre + service donc ce forfait est interressant 22h45 au salon marina revival party avec l'équipe d'animation 23h30 surprise gastronomique au pont6 marina(des pêches flambées)nous sentons l'odeur dans les couloirs mais pàseulement devant faire un tour au casino 24h nuit latina (salsa, merengue, bachata) a la discothèque au pont 7 laguna vers 24h30 nous partons faire un dodo😄 quelques infos salle de gymnastique pont8 sport 7h30 à 20h internet pont 6 marina 24h/24h sainte messe pont 4 aurora chapelle 18h15 infirmerie pont2 corallo 8h-9h,18h-19h tarif horaire normal 35euros en cabine 50euros nocturne 60 euros pharmacie 8h-11h,16h-19h nourriture ou boissons, noter qu'il est interdit d'apporter à bord toutes sortes de nourriture ou de boissons, toute nourriture ou boisson , incluant les achats effectués durant les excursions ne seront pas admis a bord.les produits regionaux et alcool seront récupérés et conservés par les officiers de bord jusqu'au débarquement dans les 48h de notre arrivée nous devons faire l'enregistrement de notre carte bancaire pour maintenir la carte costa active.aux bornes automatiques situées au hall central pont4 aurora ou au pont6 marina pour le paiement des especes le dépot est de 150euros par personne, le montant devra être approvisionné en fonction des dépenses en pensant qu'il y a déja 49 euros de service par adultes et 24,50 euros par enfants de 14 a 17 ans tous les jours dans la cabine l'après midi nous trouvions un journal contenant les principales informations sur les evenements survenus dans le monde le soir le today du lendemain ne jamais oublier sa carte costa lors des embarquements ou débarquements celle des adultes mais celle des enfants aussi , une par personne a plus pour la suite😛
Vallée de l'Araxe en Iran: formalités, transports et budget? English translation pending
by FabGreg · 2010-06-21 · 11 replies
Bonjour aux voyageurs expérimentés d'Iran que je sollicite avant d'y séjourner cet été à partir du 10 juillet. En venant de Kaleybar, je compte remonter la vallée de l'Araxe, depuis Eskanlu jusqu'à Jolfa, ce qui m'amène les questions suivantes :

Q1 Faut-il une autorisation spéciale pour accéder à cette zone frontalière ? Si oui, où l'obtient-on ?

Q2 Comme il semble ne pas y avoir de transports collectifs (ni minibus, ni savari partagé) dans cette zone, vaut-il mieux affréter un unique taxi, ou faut-il le faire plusieurs fois entre différentes étapes ?

Q3 Combien de temps faut-il prévoir pour ce trajet en incluant les visites proposées par le Lonely Planet (Khudaferin, Qarachilar, Ushtebin, Kordasht, Duzal, Noghdooz, Ahmadabad, Marazakand...) ?

Q4 Combien cela vous a t'il coûté, et quand était-ce pour que j'ajuste avec l'inflation ?

D'avance merci pour vos précieux retours d'expérience.

Fabrice

Nota : Si quelqu'un est intéressé à partager ce trajet, je compte l'effectuer le vendredi 16 juillet prochain, après avoir longé la Caspienne depuis Téhéran.
Itinéraire pour quatre semaines en Thaïlande, au Laos, au Cambodge et au Vietnam? English translation pending
by Kmo · 2010-06-17 · 23 replies
Bonjour à tous,

Je vais partir pour un voyage de 100 jours (14 semaines) entre janvier et avril prochain.

Je vais passer les 6 dernières semaines (soit 42 jours) en Asie du Sud est.

J'hésite entre voyager dans un peu des 4 pays (Thailande, Laos, Vitenam et Cambodge) ou à n'en visiter que trois pour avoir plus de temps dans chacun...

Je souhaiterais avoir votre avis en fonction de vos expériences.

Les deux options sont à peu près celles-ci:

OPTION N°1

Boucle dans le Nord Ouest Thaïlandais pendant 2 semaines (de Bangkok à : Chiang Kong en passant notamment par Ayutala, lopburi, Mae Sot, le >Triangle d’or, Chiang mai)

Jusqu'à une frontière avec le Laos pour rejoindre Luan Prabang et y rester une semaine en profitant de la ville et des alentours.

Mon idée était de traverser le Mékong en Bateau entre Chiang Khong et Luan Prabang mais je ne sais pas s'il y a suffisamment d'eau pour le faire, quelqu'un pourrait-il me renseigner?

Prendre un vol de Luan Prabang à Siam Rep au Cambodge et passer une semaine au Cambodge : descendre directement vers Angkor, puis remonter à Phom pen pour prendre un vol pour Hanoi.

Ensuite, rester 10 jours au Viet Nam, et se balader dans la baie, les villages sous la baie et autres délices de la région.

Prendre un avion pour Ko Pi pi en Thaïlande pour passer les 5 derniers jours sur les iles au repos.

OPTION N° 2 :

Elle consisterait à « Squeezer » le Laos ou le Cambodge pour pouvoir passer soit 3 semaines en Thaïlande, soit 2 semaines au Laos ou 2 semaines au Cambodge… Qu’en pensez vous ? Merci d’avance de vos retours qui me seront très utiles pour choisir…

Camille
Quel vélo de randonnée choisir? English translation pending
by Erhef40 · 2010-06-13 · 50 replies
Salut🤪 Je redémarre une discussion car si le sujet a déjà été traité il date de + d'un an...

Voilà, je voudrais me lancer dans les randonnées à vélo, cyclotourisme quoi!!!

Mais je ne connais rien de rien pour ce qui concerne le vélo qui pourrait me convenir, ni aux accessoires qui s'y adaptent.

Questions du type:

Taille du cadre? (je mesure 1,73m) – guidon – type de freins – etc...

Rapport pédalier/pignons - sachant que je ne cherche pas à battre des records mais aller loin en ménageant ma monture (et surtout le cavalier + de 60 ans).

J'ai un peu d'entraînement – 10km mini tous les jours de la semaine, 1jour en marche à pied (maxi 25km) - 1 jour en VTT (maxi 50km).

Et quels équipements pour des rando sur 5 jours?
Choix de siège en Premium Voyageur chez Air France English translation pending
by Fperegrinus · 2010-06-09 · 55 replies
Bonjour à tous,

Question à ceux qui ont déjà voyagé en PV sur AF : Savez vous si la rangée 18 se trouve "bloquée" par un galley/cloison/mur? Ou bien donne-t-elle directement accès à l'issue de secours sans obstruction? Et si oui, j'ai remarqué que sur les 777 le siège le plus proche de l'issue était souvent "mauvais" à cause des équipements de sécurité dans le bas de la porte qui empêchent d'allonger les jambes. Est ce le cas en cabine PV? Seatguru.com et le plan de cabine sur le site d'AF n'étant pas d'une grande aide sur cette question.

Merci et bons vols à tous.
Deux avis sur le bateau de croisières Costa Deliziosa English translation pending
by Avionsol · 2010-06-07 · 6 replies
Nous venons de terminer notre croisière qui nous a mené de Dubaï à Savone du 9 au 27 Mai. J’ai promis à Minouche et à Alexandre 867 de donner mon appréciation sur le Deliziosa, car je crois qu’ils ont programmé une croisière sur ce navire. Les photos que je publierai seront évidemment moins belles que celles que notre ami Alcati a déjà diffusées sur ce bateau.

Pour donner un avis (forcément subjectif) sur le Deliziosa, j’ai emprunté le texte de Kypris, qui a fait le voyage inaugural en Février-Mars 2010 et qui a déjà donné son opinion sur ce beau bateau. J’ai recopié son texte en italique et je donne ensuite mon propre avis. Cela donne donc deux avis mais nul doute que notre ami TGVlent ne donne aussi le sien.

1) LE BATEAU :

« J'en ai été enchanté malgré quelques imperfections retrouvant avec plaisir un navire à taille raisonnable très facile en circulation, à la décoration plaisante. »

Je suis globalement d’accord avec cette appréciation. Le Deliziosa est un bateau de taille raisonnable et nous n’avons pas ressenti d’effet de foule. Par contre, la décoration est plus controversée, même si elle peut être considérée comme plaisante.

J’ai en effet lu que, bien qu'il soit objectivement plus sobre que d'autres unités de Costa, le Deliziosa n'en conserve pas moins une décoration très originale, à même de dépayser les passagers (peut-être même un peu plus « osée » que celle du Luminosa). Chaque espace du navire, dont la décoration a pour thème le délice, dispose de son style propre, créant une ambiance unique. L'ensemble a été imaginé pour plaire à un public très large.

L'atrium du navire, c'est-à-dire le vaste hall central forme un puits de lumière haut de 8 ponts débouchant tout en haut du paquebot. C’est la décoration de ce vaste puits de lumière que je critique, les couleurs pourpres et roses et les dessins se rapprochant du style de Cocteau n’étant pas du meilleur goût.

Les différents niveaux sont desservis par des ascenseurs vitrés panoramiques, permettant de prendre bonne mesure de la hauteur mais, contrairement à ce que j’avais observé sur l’Atlantica, je n’ai pas ressenti d’effet « cathédrale ». C’est peut être une impression, mais il me semble que ce puits de lumière soit plus étroit que sur l’Atlantica.

L’œuvre d’art de l’Atrium, la sphère du maître Arnoldo Pamodoro est jolie. Il est de bon ton de se faire photographier devant, les soirs de gala.

Enfin, il règne dans l’atrium une ambiance particulière. J’avais un peu pitié de la pianiste qui jouait souvent dans la niche, derrière le bar, et que personne n’écoutait. Par contre, le jeune chanteur, qui s’appelle, je crois, Pietro Mangiaracina, a fait un véritable tabac, un soir. On se bousculait pour l’écouter et il était difficile de trouver une place dans l’atrium, au 2° ou au 3° pont.

« Salons et bars agréables, le théâtre également quoiqu'un peu insuffisant en sièges, certains soirs, rarement, des passagers sont restés debout .Cette insuffisance avait déjà été citée pour le Luminosa. »

J’ai aimé la décoration plus sobre du grand bar Mirabilis avec sa grande piste de danse.

Le théâtre « Duse » est également une réussite avec ses entrées somptueuses. On a observé également, mais rarement, que des retardataires restaient debout. Pour être certain d’avoir une place, il fallait arriver, au plus tard, ¼ d’heure avant le début du spectacle.

Les coursives abritées sont également très agréables. Ce sont de beaux endroits pour méditer en regardant la mer.

Lorsqu’on allait dîner, le soir, notre cabine étant à l’avant du bateau, nous traversions par le pont 2, le grand bar Mirabilis, le casino, l’Atrium, nous passions près de la discothèque Sherazad et nous arrivions enfin au restaurant. Une belle promenade colorée et festive car il y avait des musiciens et des chanteurs sur tout le parcours.

Les magasins du pont 3 sont, comme sur tous les bateaux, très encombrés en soirée. Comme sur tous les bateaux, il y a de grandioses promotions. Mais nous n’avons pas acheté grand chose. Grande innovation : Il nous a été possible d’acheter une bouteille d’alcool et de la ramener en cabine. Ceci était, à ma connaissance, interdit jusqu’alors. On pouvait acheter de l’alcool qu’on récupérait seulement au moment de quitter le bateau.

Prendre l’apéritif avant le dîner dans sa cabine est bien agréable et surtout, c’est beaucoup moins cher qu’au bar. Mais chut ! Il ne faut pas que M. Costa le sache.

« La cabine était fonctionnelle, enfin plus de dessus de lits verts et marrons, un écran télé mural , un peu moins d'espace de rangements et d'espace tout court. La cabine était d'au moins 30 cm moins large que les standards habituels et je pensais que Costa faisait des économies de place, en fait cela n'est pas général ayant visité des cabines balcons à d'autres ponts qui étaient plus larges. ».

Nous avions une cabine extérieure E2 au pont 1, presqu’à l’avant du bateau (n° 1221) très agréable et très silencieuse (ce qui, apparemment, n’était pas le cas de toutes les cabines). Mon épouse a eu l’impression que notre cabine était moins large et qu’il y avait moins d’espace de rangement que sur l’Atlantica. C’était une fausse impression car la cabine était, au contraire, légèrement plus grande. Cela apparait clairement sur les plans.

Avantage d’un bateau tout neuf : le grand hublot était encore transparent. Il n’était pas encore rayé par les différents lavages.

L’écran plat de la télévision fonctionne parfaitement. Mais, on n’a pas tellement de temps à consacrer à la télévision au cours d’une croisière. On peut cependant contrôler ses dépenses au jour le jour (boissons, excursions, pourboires, forfait internet etc…) et suivre sur une carte la progression du bateau.

Le cabinet de toilettes est comme sur les autres bateaux, c'est-à-dire fonctionnel. La douche est très pratique avec une robinetterie permettant d’obtenir une température d’eau constante et un robinet qui pouvait être ouvert ou fermé avec des doigts savonneux. C’est un détail, mais j’ai apprécié.

« Piscines agréables : celle couverte abritait les grands buffets pour les déjeuners les jours de navigation et très belle piscine arrière avec beaucoup d'espace pour les transats en grand nombre également sur les ponts supérieurs. »

Tout à fait d’accord avec cette appréciation. La piscine centrale est destinée à l’animation et à la fête. Celle de l’arrière est réservée aux croisiéristes qui recherchent le calme. Tout le monde finalement s’y retrouve. D’autre part, les piscines et les bains à bulles sont rarement saturés. Mais, par contre, pour avoir un transat près des piscines, les jours de navigation, il fallait venir tôt, certains déposants de très bonne heure des objets personnels afin de réserver leur place, (malgré les mises en garde qu’on pouvait lire chaque jour sur le Today). Mais ceci n’est pas spécifique au Deliziosa.

Nous avons également utilisé la salle de gymnastique, qui se trouve à l’avant du bateau et qui est très agréable. Il y avait un peu d’affluence, les jours de navigation, mais nous avons toujours trouvé une place sur les tapis roulants et les vélos.

Certains croisiéristes, qui voulaient faire des exercices sans utiliser les appareils, ont trouvé anormal qu’une belle salle de sport toute proche de la salle de gym soit continuellement fermée. On nous a expliqué qu’elle était réservée aux séances d’aérobic (payantes). Apparemment, elle n’a jamais été utilisée.

2) LA RESTAURATION

« En revanche la partie restauration classique a été un peu sacrifiée : le buffet décoré agréablement manque de place aux heures de pointe et le restaurant est plutôt tassé avec beaucoup de bruit et peu d'espace de circulation. »

Pas trop d’accord avec cet avis. Le restaurant Albatros est spacieux et on y est bien installé. Il est un peu bruyant mais on arrive cependant à se parler (difficilement quand même) sauf quand il y a une musique de fond, ce qui est arrivé rarement. Sa décoration, clinquante, est diversement appréciée. Personnellement, j’ai beaucoup moins aimé sa décoration que celle du restaurant de l’Atlantica mais c’est une question de goût. Les soirs de gala (il y en a eu 4 dans la croisière), les serveurs font la fête. On aime où on n’aime pas mais ça ne dure jamais bien longtemps.

Le midi, nous déjeunions au restaurant self Muscadins du pont 9. Nous avons apprécié la diversité des plats. Nous avons essayé d’être raisonnables en mangeant essentiellement des crudités et des fruits. Mais il est difficile de ne pas craquer devant une excellente paëlla. Nous avons fréquemment trouvé une table sans difficulté et il y avait rarement la queue aux différents selfs. Ce restaurant est très agréable. On déjeune en regardant la mer. On a même tendance à y rester un peu trop de temps et à ne pas libérer la place.

Le soir, les menus étaient variés au restaurant Albatros. Une remarque très personnelle : Le chef cuisinier devait beaucoup aimer l’ail et moi je le déteste. Eh bien, on me présentait chaque soir un menu personnalisé où chaque plat était évalué : lorsque la mention était « OK » je pouvais commander sans problème et lorsqu’il était écrit « NO » je devais me méfier. Les serveurs m’appelaient M. Garlic (garlic voulant dire ail en anglais). De même, ma voisine de table ne désirait que des Kiwis au dessert : elle a continuellement eu son plat de kiwis. Chapeau ! Quand on doit servir plusieurs centaines de personnes, ces attentions sont quand même remarquables.

3) LE PERSONNEL

« Le personnel très à la hauteur , sans doute sélectionné pour cette nouvelle unité avec un désir de bien faire encore plus notable que sur les autres navires de la flotte ».

Tout à fait d’accord. Le personnel du restaurant est souriant et plaisante avec les invités mais sans jamais devenir familier.

La directrice de croisière, Frédérica, fait correctement son travail. Je lui reprocherais, cependant, de parler excessivement en italien.

Notre interlocuteur français, Frédéric Mathieu, a beaucoup de prestance et une facilité d’élocution remarquable. Toutes ses présentations étaient retransmises en boucle sur la télévision des cabines. Cela était évidemment utile à ceux qui n’avaient pas assisté aux conférences.

Les jours de navigation, Charlotte Hamelle nous a fait des conférences très intéressantes sur la route de l’encens, sur le Nil et sur le canal de Suez. Elle nous a confié qu’elle faisait ses débuts de conférencière. Ses débuts sont très réussis. Nous avons noté qu’elle faisait les mêmes conférences aux passagers de langue anglaise. Qui a dit que les français étaient allergiques aux langues étrangères ?

Notre « homme de ménage » était remarquable, comme toujours chez Costa. A la fin de la croisière, je lui ai donné l’appréciation suivante : « Discret, poli, souriant et efficace ».

Une remarque cependant : dans le cabinet de toilette, une indication nous invite à aider Costa à respecter l’environnement en ne faisant pas laver systématiquement les serviettes. Ainsi, les serviettes restant accrochées ne doivent pas être remplacées, les serviettes mises par terre doivent être lavées. Nous n’avons jamais mis de serviettes par terre et elles ont pourtant été remplacées deux fois par jour !!! On ne va pas s’en plaindre mais on peut s’en étonner.

4) LES SPECTACLES :

« Les spectacles de très bon niveau, enfin pour la 1ère croisière puisque la seconde n'en était qu'une répétition édulcorée. Sans doute une conséquence de la baisse du prix moyen évoquée plus haut mais que n'ont pas vraiment bien digéré les 300 croisiéristes présents sur les deux tronçons. De bien bons moments de détente avec le ventriloque René Luden , le chanteur Mike Pidone, la chanteuse afro-américaine kim Convington , les Shangai Stars ainsi que la troupe et les chanteurs du bord. »

Nous avons eu, semble t’il, les mêmes spectacles. René Luden a fait un triomphe.

Et n’oublions pas le chouchou de ces dames, le jeune chanteur Pietro Mangiaracina. J’ai également beaucoup apprécié Yolanda Lis avec ses faux airs de Dalida et bien sûr les Shangai stars. Nous devons noter, que nous avons eu 17 représentations différentes au cours de la croisière.

Au cours de la 1ère croisière se sont rajoutés des spectacles venus de terre en Egypte avec un remarquable derviche tourneur et à Dubai avec un trés bon show.

Nous avons eu deux spectacles folkloriques de ce genre (A Dubaï et en Egypte) et ce sont ceux que j’ai le moins appréciés. Les numéros étaient interminables. Mais il faut noter que c’étaient des groupes folkloriques locaux, beaucoup moins professionnels que les artistes du navire.

5) LES NOUVEAUTES :

Enfin, pour finir le chapitre du bateau, nous avons apprécié les bornes interactives qui permettent, entre autre, de réserver les excursions. Nous avons ainsi réservé l’excursion de Petra sans faire la queue au comptoir excursions qui était très encombré les premiers jours. (Cette excursion n’était pas programmée puisque l’escale de Jordanie a remplacé celle d’Aden, pour des raisons de sécurité).

La Wi-Fi est également très pratique pour ceux qui ont apporté, dans leurs bagages, un ordinateur portable, ce que j’avais fait. Internet fonctionne convenablement dans les cabines et le prix est relativement raisonnable : 10€ pour 3 heures de connexion (en fait 8€ car les cartes Costa donnent droit à une réduction). J’ai pu ainsi consulter tous mes mails et faire suivre notre croisière au jour le jour à nos enfants et petits enfants, en leur adressant des photos (et apparemment, ils ont été très intéressés). Un gros progrès car je me souviens que sur l’Atlantica, j’avais galéré pour adresser quelques mails du point internet.

Nous n’avons pas testé le cinéma 3D ni le golf.

Je n’ai aucun avis sur le Samsara Spa. J’ai seulement croisé de temps à autre, des croisiéristes emmitouflés dans de magnifiques sorties de bains.

CONCLUSION :

Le Deliziosa est un navire qui a l’avantage d’être tout récent. Il n’apporte pas grand’chose de plus que les navires de la génération 2000 (genre Atlantica) mais il est très agréable. Sa décoration n’est pas toujours du meilleur goût (cet avis est évidemment personnel). Nous avons cependant effectué une croisière formidable et nous en garderons un excellent souvenir.
Avis sur mon itinéraire de dix-huit jours au Vietnam et temps de trajet? English translation pending
by Sophielaprof · 2010-06-06 · 15 replies
Bonjour à tous, Je pars avec des amis en routard au Vietnam au mois d’août. J’ai choisi un itinéraire avec les endroits qui me plaisent, mais je ne sais pas si c’est réalisable dans le temps dont nous disposons, je ne me rends pas compte des temps de trajet (train, bus). Pourriez-vous me dire ce que vous en pensez ? Peut-être ai-je oublié des endroits qui valent le détour ou bien choisi des endroits qui ne valent pas le coup, sachant que je suis plus sensible aux paysages, à la nature encore sauvage et pas trop aux villes, musées. Merci à tous pour votre aide ! Jour 1 : Journée à Ho Chi Minh, nuit à Ho Chi Minh Jour 2 :Route pour le Delta du Mékong à 2h, point de départ de la traversée à My Tho, Ben Tree, Can Duoc, marché flottant de Cho Gao, Cai Be)Impossible de trouver une carte précise du Delta du Mékong sur le net, je vous fais confiance pour m’indiquer l’ordre des villes et le temps de trajet pour tout faire ;)Dans quel endroit dormir sachant que le lendemain nous aimerions aller à Chau Doc ? Jour 3 :Chau Doc, ascension du Mont Sam, route pour Phan Thiet (par où passer ?Y a-t-il des étapes intéressantes sur la route ?Est-on obligés de repasser par Ho Chi Minh sachant que nous serons en transport, où passer la nuit si le temps de trajet est trop long pour aller jsuqu’à Phan Thiet ?) Jour 4 :Phan Thiet (plage et dune de Mui Né à 15 km de la ville), route pour Nha Trang (combien de temps en bus ?)Nuit à Nha Trang (bonne idée pas trop cher ?) Jour 5 :Nha Trang (plage, paysage, pagode de Long Son et de Mai Duc), Tour Cham de Po Nagar, route pour Dalat , arrêt à Thac Pongour (est-ce possible ?) pour voir les chutes (combien de temps, possible en bus ou en train ?)Nuit à Dalat Jour 6/7 :Dalat (ville, lac, collines autour de la ville, Pagode de Thien Vuong à 4 km au sud-est de Dalat-village Lat à 12km au Nord (en moto taxi ?)route pour Buon Me Thuot (en combien de temps d’après vous fait-on cette boucle en bus ?:Nha Trang-Buen Me Thot, Pleiku, Qui Nhon en combien de temps ?)en passant si possible par le lac Lak (à 60 km au sud de Buen Me Tuot).Est-ce économique de prendre une jeep avec chauffeur pour faire ce trajet à 3 ?)Nuit du jour 6 au jour 7 à Buon Me Thot ? et nuit du jour 7 à 8 à Qui Nhon. Jour 8 :Route pour Hoi An (en combien de temps ?) et journée à Hoi An(pont japonais, centre ville :maison Tan Ky, Phung Hung, maison chapelle de la famille Tran, balade en jonque sur la rivière), nuit à Hoi An Jour 9 :Hoi An suite de la visite ou My Son et excursion pour l’île Cham à 15 km au large, nuit à Hoi An Jour 10 : route pour Hué en passant par le col des nuages à 25 km au Nord de Danang (en combien de temps ?)Hué (Cité impériale, rivière des parfums :plage de Thruan An , pagode de Then Mu à 5 km au sud-ouest de la ville, tombeau de Minh Mang) nuit à Hué Jour 11 :Hué suite visite puis route pour Nim Binh –en combien de temps avec le bus ?(arrêt pour dormir à mi-chemin à Vinh ?) Jour 12 : suite de la route, arrivée à Nim Binh, visite de la grotte de Tam Coc, Hoa Lu, route pour Hanoi(en combien de temps ?)nuit à Hanoi Jour 13 :Hanoi(visite du vieux centre ville, temple Ngoc Son, marché Dong Xuan, pagode Than Quoc, temple Quan Than, temple de la littérature, manoir de Tan Koi ?à 30 km à l’ouest de Hanoi sur résa)nuit à Hanoi ou train de nuit pour Ba Be (possible ?) Jour 14 : Lac de Ba Be, route pour Ha Giang (que faire à Ha Giang ?), nuit à Ha Giang Jour 15 :Route pour Sapa via Bac Ha , nuit à Sapa Jour 16 : randonnée de Sapa à Ta Van par Lao Chai 6 h aller/retour(se déclarer aux autorités sauf pour le village de Cat Cat, à 3h environ de Sapa, 5000 dong, guide conseillé)nuit à Sapa Jour 17 :Sapa, route pour Hanoi (vaut le coup en journée ?9 heures de route ?) Jour 18 : Hanoi, départ Je viens de me rendre compte que j’ai 2 jours en trop et que je n'ai pas prévu la baie d'Along, comment faire, que supprimer ?

Un grand merci à vous!
Nom de cette fleur et de cet insecte du Vietnam? English translation pending
by Pachot · 2010-05-28 · 39 replies
Bonjour à tous ! Je fais appel surtout aux botanistes ou aux connaisseurs du Vietnam pour me dire le nom exact de cette fleur ou champignon . Les noms que l'on m'a donné sont " Cây khoai nua " ou " Cây Khoai nu'o'c " .Ce serai pour les uns un champignon , pour les autres une fleur .La taille est d'environ 35cms de circonférence pour 30 cms de hauteur .Au touché on dirait du velour . Merci par avance , c'est tellement beau que je serai déçu de ne pas trouver son nom .J'ai chercher sur le net , mais je n'ai rien trouvé . Même question à propos de cet insecte magnifique que j'ai aussi trouvé hier .
La surprise, c'est Pékin! English translation pending
by Genevois · 2010-05-22 · 21 replies
C’est vrai, je reconnais, les bouquets de fleurs, les bijoux, sacs à main ou autre parfums, c’est pas trop mon truc.

Alors évidemment, les dates d’anniversaire, les fêtes religieuses, c’est pas toujours simple. La date approche et toujours aucun cadeau de prévu, au final je me rabats sur un objet ou un autre, qui n’est pas vraiment une surprise. Evidemment, je garde toujours l’invitation au resto (si possible un choix exotique, pas facilement réalisable à la maison) comme option préférentielle. Certainement mon côté épicurien.

Je suis comme ça. Je sais, c’est pas très glamour, mais il faut composer avec et Dominique ne le sait que trop.

Depuis la fin de l’année passée, je me disais déjà que 2010 serait tout de même une année un peu spéciale. 1990 marquait le début de notre vie commune, trois enfants plus tard, nous voici à vingt ! Coupler cet anniversaire-là avec celui des 44 printemps de ma chère et tendre relevait presque du défi, mais quel challenge !

Alors courant novembre, recevant la Newsletter de KLM, je vois les tarifs cassés sur l’Asie : BINGO, j’ai trouvé LE cadeau. La surprise, c’est Pékin ...

Le premier moment d’excitation passé, je me dis quand même que cela ne va pas être si simple. Comment organiser 8 jours à Pékin sans qu’elle ne le sache.

Premier pas, booker les vols pour le mois de mai, son anniversaire se fêtera sur place. Ca, c’est fait. Ensuite, le visa. Aïe, il y a un formulaire à signer. Là, j’ai dû ruser. J’ai placé le document en question dans une enveloppe, j’ai découpé une petite fenêtre ne laissant la place qu’à l’endroit où la signature devait être apposée et j’ai fait passer cela comme une décharge pour un sport extrême dont je ne pouvais pas parler (même si sur le moment, elle n’était pas super contente, la peur sans doute). Et plus la date de départ approchait, plus je surveillais les agendas pour annuler d’éventuels rendez-vous. Sans parler du guide LP consulté au bureau et Voyageforum.com en cachette...

Et bien finalement, j’ai réussi. Tous ceux qui étaient dans la confidence (et ils étaient assez nombreux) ont su tenir leur langue.

Mercredi 12 mai, vers midi

Je rentre dans la cuisine où s’affaire Dominique, je prends mon air le plus innocent possible, mais bien excité intérieurement. «Bon, faut que je te dise : tu as 24 heures pour faire une valise pour plusieurs jours, on part demain matin et ne me demande pas où, aucune chance que j’en parle».

L’effet est total. «Quoi ? mais les gosses ...». «Organisé». «Mes rendez-vous ...». «Organisé». «Et on part combien de temps ? Je mets quoi dans la valise ?». «T’inquiète, on sera rentré pour la fin du mois, prends du léger et de quoi être à l’aise». Basta, pas d’autres infos.

Jeudi 13 et vendredi 14 mai

La valise est prête. Pour une fois ce n’est pas notre sac à dos fétiche, et ça, ça a l’air de contrarier Dominique. Evidemment, elle a tout essayé pour savoir, mais même nos enfants n’ont pas craqué. La surprise tient le coup.

Une fois à l’aéroport, je ne la laisse pas approcher du comptoir KLM pour le check-in, histoire que l’employée ne mette pas, elle, les pieds dans le plat. Aucun problème.

«Ah, on va à Amsterdam ?». «Ca se pourrait...». «Mais ce ne sera qu’un transit ? Car Amsterdam, on a déjà fait». Silence ...

Le transit à l’aéroport de Schiphol est de 3 heures. Je m’assure de la porte d’embarquement en consultant les tableaux, alors évidemment, Dominique essaie de suivre mon regard pour deviner le prochain vol. Difficile, vu le nombre impressionnant de destinations lointaines au départ de la Hollande. La surprise tient encore le coup, à moins d’une heure de décoller.

Peu avant l’embarquement, nous nous dirigeons vers le terminal F, là où notre Boeing 747 est parqué. Tous les vols au départ de ce terminal sont affichés : Osaka, Tokyo, Séoul, New York, Almaty, Beijing ... Dominique procède par élimination. Le Japon non, déjà fait, New York non, déjà fait même si cela date, Almaty au Kazakhstan non, Séoul non ... Elle ne flashe pas sur Beijing, car dans l’excitation (là, elle devient carrément nerveuse), elle ne fait pas le rapprochement Beijing = Pékin. J’avoue, j’y prends un malin plaisir. Je pousse le vice jusqu’à ignorer la porte F3 pour Beijing et marcher au fond du terminal. A chaque porte, son regard m’interroge.

Allez, le suspense a assez duré, je reviens sur mes pas, on se pose devant la porte F3 et je lui sors de mon sac un guide Lonely Planet sur le lequel il est écrit : PEKIN.

La surprise, c’est Pékin ...

Je garde pour moi les quelques minutes qui ont suivi ...

La deuxième surprise (un peu moins bonne), c’est que la version de notre 747 date un peu et il n’y aura pas d’écran individuel pour regarder des films. Le vol va être assez long.

Nous sommes à l’arrière de l’appareil, perdu dans un groupe de voyageurs polonais pas très discrets. Il faut dire que peu après le décollage les bouteilles achetées au Free Shop s’ouvrent et se vident rapidement. Gros rires dans les couloirs de l’avion, flashs photographiques, le vol est animé. Finalement, la plupart s’endormiront assez vite.

9 heures de vol, Ipod, lecture, courts moments de sommeil, nous rattrapons le jour et posons à l’heure à Pékin, il est 09h00. Premier passage obligé, le contrôle de l’immigration. Le préposé aux passeports vérifie scrupuleusement la photo et l’individu devant lui. Mieux vaut avoir une photo ressemblante ... Pas de sourire. Cela nous change du Sri Lanka, notre dernier voyage. Puis, nous récupérons notre valise qui sera passée au X-Ray avant de sortir.

Le Capital Airport de Pékin est à quelque 30 km de la ville. Pour la rejoindre, plusieurs possibilités : le train (25 RMB) qui vous amène à l’arrêt Sanyuanqiao de la ligne 10 du métro, le bus-navette (16 RMB) qui vous pose à proximité directe de la Station Xidan (ligne 4 et 1 du métro) ou encore le taxi qui en 40-45 minutes suivant le trafic peut vous déposer en ville pour une somme d’environ 110 RMB.

Pour notre part, un chauffeur de la Red Lantern Guesthouse nous attend avec nos noms sur une pancarte pour nous conduire à notre lieu de résidence. Ah ben oui, un peu de luxe tout de même, c’est un anniversaire !

La Red Lantern Guesthouse est une adresse que j’ai trouvée sur le web. Située dans le quartier de Xicheng, elle a deux bâtiments. Le principal dans les hutongs et une annexe qui est en retrait de Xinjiekounan Dajie, une avenue commerçante. C’est à ce deuxième endroit que nous aurons notre chambre. Un grand lit, douche et WC, ménage fait tous les jours, dans une petite courette bien accueillante, Wi-fi gratuit, la station de métro de Ping’Anli à environ 250 mètres. 260 RMB la nuit, le petit-déjeuner compris à partir de 5 nuits réservées.

Autant le dire tout de suite, une très bonne adresse, avec des voyageurs du monde entier, ambiance relaxe et personnel qui parle anglais.

Surtout ne pas se coucher maintenant, même si la fatigue est bien présente. Nous décidons de partir à pied dans les hutongs entre Xinjiekou et le lac Houhai, au centre de la ville.

Les hutongs : un ensemble de ruelles étroites, de petites maisons, de portes donnant sur des cours intérieures, d’échoppes diverses. Quartiers où les gens vivent autant dans la rue que dedans, quartier évidemment très populaire. J’apprends que le mot hutong est d’origine mongol et signifie «puits». On en déduit que certaines habitations n’ont peut-être pas l’eau courante ?

Le dépaysement est garanti. Le vélo est roi dans ces ruelles, ne laissant pas la place à deux véhicules. Des vélos rouillés, d’un autre âge, des vélos-charettes aussi, des tricycles. Les gens nous regardent passer, sans une parole, sans un sourire, le Chinois est accueillant mais ne semble pas être disposé à communiquer avec nous.

On marche, on marche ... Nous arrivons à l’entrée nord du parc Behai qui borde le lac du même nom. De magnifiques temples, nos premiers, et aussi des scènes de vie extraordinaires. Près du débarcadère du ferry, des couples s’adonnent à la danse de salon sous les arbres, au son d’un ampli posé à même le sol. les pas de danse sont gracieux, les couples tournent dans le rythme. Un peu plus loin, un karaoké, micro et ordinateur portable, occupe plusieurs personnes qui chantent ma foi fort bien. Le tout sans gêne aucune, sous le regard parfois amusé, parfois admirateur des badauds. Difficile de quitter ce cadre enchanteur.

Nous continuons notre tour du parc Behai (entrée payante), mais en prenant la direction du retour. Nous retraversons les hutongs, par d’autres ruelles, pour rejoindre notre GH.

Nous sommes fourbus, une petite douche, on se pose un moment et on finit par faire une sieste réparatrice de 2 heures. Lorsque nous nous réveillons, il fait nuit. Par commodité, nous prendrons ce soir notre repas à la GH, copieux et excellent. Un petit jeu de cartes, un peu de lecture, la nuit de sommeil sera la bienvenue.

Quelle journée.

Samedi 15 mai

Le lever est pour 09h00, nous récupérons de la nuit perdue dans l’avion. Nous prenons notre petit-déjeuner dans la cour intérieure, devant notre chambre. La température est très agréable, le temps est beau, comme hier, mais très brumeux, donnant au ciel une couleur grise.

Nous décidons du programme du jour. Ce sera le Palais d’Eté, au nord-ouest de la ville. Nous sommes bien placés car l’endroit est directement accessible par la ligne 4 du métro, dont l’arrêt Ping’Anli est à moins de 250 mètres. En sortant devant la GH, nous voyons des gens jouer de la musique à même le trottoir. Il faut dire que cette portion de Xinjiekou est celle où se trouvent les magasins de musique. Guitares sèches ou électriques, violons, batteries ou instruments traditionnels chinois, il y a de quoi monter un orchestre ici. Apparemment, les gens viennent prendre des leçons sur place, en utilisant le matériel des magasins. Certains jouent à l’intérieur, d’autres sur le trottoir.

Le métro est parfait à Pékin. Neuf, simple, bien indiqué. Les tickets se prennent à un automate, qui rend la monnaie, mais qui ne semble accepter que les billets de 5 RMB. Sinon, pour les autres coupures, il y a un guichet avec un employé. Chaque ticket coûte 2 RMB et permet de rester sur les différentes lignes sans ressortir. A chaque fois que l’on veut descendre sur les quais, les sacs à dos, sacs à mains, etc..., font l’objet d’un contrôle X-Ray de sécurité.

Nous prenons donc nos deux tickets et partons pour la station de Beigongmen, avant-dernière de la ligne 4 en direction du nord. 25 minutes plus tard, nous arrivons sur place. Nous sommes assez rapidement abordés par les vendeurs ambulants (nourriture, objets souvenirs, guides), mais qui ne sont pas agressifs. Nous apprendrons rapidement qu’il faut juste les ignorer.

Vous voulez visiter le Palais d’Eté tranquille et sans trop de monde ? Venez un jour de typhon ou de froid polaire ! Il y a des milliers de visiteurs. La foule est impressionnante, majoritairement chinoise, en groupes, avec un guide portant un petit drapeau de couleur pour se faire reconnaître d’un autre groupe. D’ailleurs, chaque ensemble a son signe distinctif. Première au palmarès, la casquette de couleur. Nous voyons donc des grappes de gens à casquettes rouge, bleue, rose ou jaune déambuler dans les allées et chemins du parc.

Le site est évidemment magnifique et incontournable. Difficile d’ailleurs de le décrire. Temples, chemins pédestres, fleurs, bord du lac autour duquel le site a été construit, tout y est d’une beauté rare. Bien entretenu et propre. On y trouve aussi de quoi manger et boire, pas besoin de charger les sacs pour la visite. Tellement immense qu’il est impossible de tout voir en une fois, même si nous y passons près de 5 heures.

Pour le repas de midi, nous nous posons sur des bancs pour déguster des fruits achetés au marché de Sihuan, au coeur des hutongs et à 10 minutes à pied de notre GH (je reviendrai plus tard sur cet endroit à ne pas rater). La fin de l’après-midi approche, alors bien sûr la lumière se fait meilleure pour les photos. La brume semble d’ailleurs vouloir se disperser un peu.

Il est 16h30, nous prenons le chemin du retour pour une douche et une bière bien fraîche dans notre cour intérieure. La Tsingtao est à 5 RMB la bouteille de 600 ml ! Pour le soir, nous partons en métro au sud de la place Tienanmen et descendons à la station de Qianmen. La rue Qianmen Dajie est une rue piétonne éclairée et bordée de boutiques en tout genre, mais surtout de luxe. Contraste saisissant avec les hutongs.

Ceci nous fait d’ailleurs réfléchir au développement de la Chine, tout du moins citadine. Contraste entre une ouverture rapide à la consommation et au capitalisme à l’occidentale et les traditions séculaires, voire les vestiges d’un communisme récent. Deux Chine entre lesquelles il doit être parfois dur de se situer, surtout pour les jeunes générations.

Nous cherchons de quoi nous sustenter et il suffit de partir dans les petites rues latérales pour trouver grand nombre de restos, de tous styles. Nous nous posons sur une terrasse et choisissons plusieurs plats. Boulettes de légumes frits, poulet sauce soja, tofu épicé, riz. Les goûts sont bien différents, mais surtout il y a beaucoup trop. Nous apprendrons rapidement que les portions sont copieuses ici.

Un couple avec un enfant de 4-5 ans mange à proximité. Le gamin se lève, va en bordure de terrasse, descend son pantalon et arrose l’endroit, en prenant bien soin de balayer à 180 ° tout ce qui est à portée de jet (y compris les pieds de certains clients), de son petit robinet. Sans réaction de qui que ce soit. Ici, les enfants se soulagent dans la rue, parfois au pied des arbres ou dans une pelouse, parfois directement au milieu des trottoirs. Les adultes, eux, ne font pas leurs besoins ainsi. Mais alors, qu’est-ce qu’ils crachent. Homme, femme, bruyamment, sans gêne, parfois près d’un pied ne leur appartenant pas.

Nous revenons dans Qianmen Dajie et remontons vers la porte du Devant, toute éclairée. Splendides bâtiments. La place Tienanmen, devant nous, est fermée dès la tombée de la nuit et gardée par des policiers.

Nous reprenons le métro pour regagner notre quartier, très tranquille en soirée.

Dimanche 16 mai

Nous avons encore un peu de peine à nous lever tôt. Il est dimanche, le but de ce matin est le marché de Panjiayuan, au sud-est de Pékin. Facile de s’y rendre, en métro avec la ligne 10 en descendant à la station Jinsong. 15 minutes de marche en descendant la grande avenue depuis la sortie du métro. De toute façon, il suffit de suivre le flux.

C’est un marché style brocante, avec des calligraphies, des bijoux de jade, des objets en bronze, des meubles en bois, des livres, etc... Il y a de quoi fouiner et trouver quelques bonnes occasions. 2 ou 3 stands de nourriture permettent également de s’y restaurer. Nous y passons la matinée, à déambuler à travers les stands.

Départ pour la plus grande place du monde, Tienanmen. Le titre ne paraît pas usurpé, c’est juste ... immense. La place est entourée de bâtiments officiels, portant les emblèmes du Parti. Entre la place et la Cité Interdite, nous voyons la célèbre Porte de la Paix Céleste qui arbore le portrait de Mao. C’est là que se tiennent les officiels chinois lors des défilés militaires. Autre chose d’impressionnant : la foule, encore et toujours, qui nous rappelle que la Chine compte 1 milliard 300 millions d’habitants ...

Nous sommes à l’entrée de la Cité Interdite, mais il est presque un peu tard pour la visiter, surtout que nous n’avons pas encore mangé. Nous retraversons Tienanmen pour nous diriger vers Qianmen, où nous trouvons un resto sur le bord de la place de Qianmen. Petite particularité pas si rare à Pékin, on paie l’addition à la commande !

Une fois sustentés, nous partons à pied en direction du sud-ouest, à travers les hutongs, pour découvrir le quartier de Liulichang, au sud de la station de métro de Hepingmen. Nous avons une bonne carte, bien précise, et il est facile de se repérer. Aucun Occidental à travers les petites ruelles. Nous voyons très régulièrement des WC publics dans la rue. Toutes les petites maisons anciennes ont-elles les toilettes ?

Traverser ces petits quartiers nous permet de voir les Pékinois dans leur environnement. Même si nous sommes parfois dévisagés, la balade est très tranquille et nous pouvons prendre toutes les photos voulues, même des gens.

Les rues de Liulichang sont magnifiques, les maisons sont anciennes et typiques. On croise surtout des magasins de calligraphie chinoise, de livres anciens, de pinceaux. Notre balade se termine, toujours à l’aide de notre plan, à la station de métro de Xuanwumen, d’où nous regagnons la GH pour une petite pause.

Une Tsingtao plus tard, nous repartons direction Wangfujing, une large rue piétonne et commerçante où la plupart des marques occidentales sont représentées. Retour dans le Pékin moderne. A l’entrée de la rue, sur la gauche, il y a la Wangfujing snack street, qui, comme son nom l’indique, est une succession de stands de nourriture. Brochettes diverses de viande, de fruits, tout n’est pas si attirant. Notamment celles de petits scorpions jaunes, vivants et gesticulant au bout du bâtonnet de bois, avant d’être grillés sur le charbon ardent. Ou celles de scorpions noirs, décidément, ou d’araignées, frits. Sans compter les scarabées, les petits serpents, les grenouilles, bref, une belle panoplie. Ceci dit, on ne voit pas grand monde en acheter, serait-ce pour la galerie ?

Il commence à pleuvoir, nous achetons un parapluie à 10 RMB à un vendeur ambulant qui va réaliser de belles affaires en très peu de temps. Capitalisme à la chinoise.

ll se fait l’heure de manger et nous avons une bonne adresse pour des raviolis à la vapeur. Un restaurant nommé Baijiaoyuan, tout près du métro de Xidan, sur Xiwenhua Jie, à une centaine de mètres dans cette rue, sur la gauche. La précision est nécessaire, car l’enseigne est en Chinois. Quelques marches distinguent l’établissement. Directement à l’entrée, des employés confectionnent les raviolis à la main, prennent la pâte, y apposent la farce et donnent les plateaux préparés pour les passer à la vapeur. La carte donne heureusement quelques précisions en anglais sur les farces : au porc, au boeuf, aux crevettes, aux légumes, etc...

Il y a là deux menus. Un à 48 RMB qui offre 20 raviolis, tous différents, et un autre à 68 RMB, qui en propose 30. Il n’y a pas à hésiter. C’est si bon que 30 raviolis à deux, cela descend facilement !

Une excellente adresse.

Lundi 17 mai

D’après la météo, le temps devait être à la pluie toute la journée, mais nous n’avons pas vu l’ombre d’une goutte. Vu ces bonnes conditions, nous voici partis pour la Cité Interdite, au nord de la place Tienanmen. D’ailleurs la station de métro Tienanmen East donne directement sur l’entrée de la Porte de la Paix Céleste, d’où on peut accéder à la Cité.

Nous sommes souvent sollicités pour un guide, mais sans trop d’insistance. Mis à part si vous souhaitez obtenir des infos sur les temples, les dates et leurs usages, un guide n’est pas nécessaire. Par contre, que de monde, encore et encore. Il faut dire que la Cité Interdite est certainement l’endroit le plus visité de tout Pékin.

Après avoir payé notre droit d’entrée (60 RMB), nous voilà dans la place. Que dire ? C’est juste immense, en surface et en beauté. Les temples se succèdent, tous aussi beaux les uns que les autres. Dire qu’à une époque, cette ville dans la ville était réservée à une élite et que le simple fait d’y jeter un regard interdit entraînait la mise à mort immédiate. Nous flânons sur le site, pendant plusieurs heures, avant de ressortir par la porte nord qui donne sur Jingshanqian Jie. Il est largement plus de 14h00 et donc le temps de manger.

Il y a bien quelques restaurants dans le coin, mais rien en anglais, ni sur les menus, ni dans la bouche des serveurs. Nous nous rabattons sur un endroit où nous voyons des clients manger des nouilles. Mais oui, des nouilles, avec un bon morceau de poulet, voilà une bonne idée. Pour nous faire comprendre, nous montrons le plat d’un voisin et prenons aussi une salade de légumes à la sauce au sésame.

Après les nouilles, nous avisons une pâtisserie avec des gâteaux en vitrine. Et voilà, nous y sommes, c’est l’anniversaire de Dominique aujourd’hui, donc 2 petits gâteaux et 2 vrais cafés. Fiesta ! Il a fallu attendre un peu car la machine à café n’était pas branchée et l’employée ne trouvait ensuite plus le café. Cette machine n’avait pas dû servir depuis quelques temps ...

Le métro nous conduit ensuite au marché aux perles de Hongqiao, tout près du temple du Ciel. Il s’agit d’un magasin à plusieurs étages, pas d’un marché ouvert, où comme son nom l’indique se vendent des perles, soit en collier, bracelet ou montées, soit brutes. Il y a aussi des vêtements, de l’électronique, des sacs à main, des chaussures, tout en contrefaçon vu les prix. Ce qui est incroyable ici, c’est le culot et l’insistance des vendeuses, qui n’hésitent pas à nous empoigner par le bras pour nous conduire à leur stand, à se jeter devant nous et à tout faire pour détourner notre chemin vers leur étal. Ca en devient rigolo. Il y a bien des affaires à réaliser ici, mais le principal objet sera la calculatrice. Pour le marchandage serré qu’il va falloir pratiquer. Le prix annoncé est à diviser de 50 % voire même de 2/3. Et ensuite, le feeling fera le reste. Nous avions déjà marchandé des achats en Thaïlande, mais ici, c’est un autre sport, bien plus ardu. Personnellement, j’aime ça, c’est un jeu.

Au terme d’âpres négociations, nous achetons quelques vêtements, pour nous, pour nos enfants. Bon prix pour nous et bon prix pour la vendeuse aussi, sinon elle n’aurait jamais accepté notre offre. Ah ces Chinois, ils sont durs en affaire ! Retour dans le métro pour la désormais traditionnelle Tsingtao à la GH. Comme toujours, il faut passer nos sacs aux X-Ray avant de pouvoir descendre sur les quais. Fin d’après-midi, les rames sont bondées. Contrairement au Japon, ici pas de file d’attente disciplinées. Les portes s’ouvrent, on bouscule, on monte et on ne s’excuse pas.

La douche et la bière feront du bien. Encore une bien belle journée avec la visite de la Cité Interdite, le site appartenant au patrimoine mondial des lieux exceptionnels (appellation toute personnelle). Nous sommes un peu à court de cash, alors nous allons dans un de nombreux DAB de la rue (ATM en Chine) pour retirer de l’argent avec notre carte Mastercard Maestro. Si vous restez à Pékin, sans aller dans les campagnes pour un plus long périple, pas besoin de changer tout votre argent, pas besoin de chèques, une carte bancaire est largement suffisante.

La fête continue en ce jour spécial. Ce soir, ce sera la spécialité pékinoise : le canard laqué. La GH nous conseille le Qanjude Roast Duck sur Qiamen Dajie. Nous connaissons l’endroit, pas encore ce restaurant. Nous avons tout de même un doute, car il se trouve dans une rue touristique. Va-t-on se retrouver dans un piège à touristes ? Devant le restaurant, alors que nous allions entrer, une femme nous dit que le restaurant n’accepte plus de clients à partir de 20h00, et il est 20h10. Elle nous désigne par contre l’établissement d’à côté qui lui est bien ouvert. Je sens un peu l’embrouille et nous entrons dans le restaurant qui est bel et bien ouvert. Pas très fair-play la manoeuvre ...

Nous scrutons la salle. Pas un Occidental. Nous commandons un menu à 100 RMB pour lequel nous avons des petites crêpes, de la ciboule, une sauce brune un peu sucrée et 200 grammes de canard rôti. Tous les ingrédients sont à mettre dans la crêpe, on la roule et hop, on la mange. Dominique trouve cela bon, sans être vraiment conquise. Bon, il faut dire qu’elle n’est pas une inconditionnelle du canard, mais elle tenait à goûter cette spécialité. Pour ma part, je trouve cela excellent.

Retour à la GH, visionnage et transfert des photos du jour sur mon Macbook.

Et gros dodo !

Mardi 18 mai

Aujourd’hui, location de vélos !

La Red Lantern propose des vélos en très bon état, avec cadenas, pour 30 RMB la monture pour la journée. Nous nous fixons un but, le temple des Lamas, dans le quartier de Dongcheng. Pour y arriver, il y a plusieurs groupes de hutongs à traverser, parfait en deux roues. Le cadenas est utile, il paraît que le vol de vélo est endémique à Pékin.

Premier arrêt, pas bien loin, au fantastique marché de Sihuan, à quelques dizaines de mètres du bâtiment principal de la Red Lantern, en direction de Deshengmennei Dajie. On trouve de tout ici, des légumes et des fruits splendides, des vêtements, d’autres types de nourriture, du poisson, de la viande, du thé, des épices, etc... et pas l’ombre d’un Occidental. Nous y avions déjà acheté des fruits (mangues, fraises, nectarines, melons), mais là, nous faisons nos provisions pour pique-niquer à midi. Des petits pains fourrés au porc ou aux légumes, encore des fruits, des pains au sésame. Outre les achats, la vie du marché est à voir.

Dans les ruelles avant d’y arriver, d’autres étals proposent de tout. Des têtes de canard frites, des abats en tout genre, des poussins (pour en faire quoi ?), des outils, etc... Observer les Pékinois y faire leurs courses est déjà un spectacle.

Direction ensuite le lac Houhai que nous traversons par un petit pont en direction des tours Bell et Drum. Le vélo a un panier devant, pratique pour y laisser la carte et l’appareil photo emballé dans un pull. A l’aide de notre plan, nous pédalons tranquillement à travers les hutongs. Il arrive que nous devions emprunter une plus grande avenue. Sans souci, il y a toujours une large piste cyclable, respectée par les 4 roues, qui nous protège de la circulation.

Le vélo est idéal pour découvrir la vie dans les hutongs. Là, des enfants qui jouent à même la rue, là de femmes qui font leur lessive dans des bassines en plastique, là des vieux qui jouent aux dames ou aux cartes, rien de touristique ici. Nous voyons aussi des artisans couper les fameuses nouilles à la main, avec une dextérité incroyable. Un faux mouvement et plus de doigts ! Ou encore des boulangers cuire leurs miches de pain à la vapeur, dans des récipients en bois superposés. Scènes de vie que nous pourrons également prendre en photo pour de beaux clichés.

Plusieurs fois, nous sommes tentés de pénétrer dans une des cours intérieures visibles depuis la rue. Mais il nous gêne de pénétrer dans l’intimité des habitants. Alors que je guigne par une porte sur une de ces cours, le propriétaire arrive en scooter. Il nous invite à entrer. Nous ferons le tour de la cour, sans entrer dans les maisons, mais suffisamment pour voir que ce genre d’endroit ne recèle aucun luxe apparent et que la vie doit parfois être dure pour certains dans les hutongs.

Nous voilà au temple des Lamas, dédié au bouddhisme. L’endroit a encore une vie spirituelle, des moines sont là, des gens viennent y faire des prières et des offrandes. Ce qui rend sa visite d’autant plus intéressante. Il fait beau, la lumière est propice aux photos. Le lieu est splendide et bien moins fréquenté que la Cité Interdite par exemple.

Après la visite, nous enfourchons nos montures, direction le parc Jingshan, colline qui surplombe la Cité Interdite. Là encore, traversée de hutongs et de Nanlogu Xiang, une rue où seuls quelques véhicules passent et où les deux roues et les piétons sont rois. Par contre, l’endroit devient rapidement touristique avec quantité de bars et de restaurants pour Occidentaux et la jeunesse chinoise. Plus rien d’authentique ici.

La jeunesse pékinoise ne semble pas différente des jeunes d’autres contrées. Accros au téléphone portable, habillement à l’occidental, fans de musique américaine, Starbucks et McDo. Comment les dignitaires du Parti voient-ils la chose ?

Alors que nous arrivons sur le Jingshan, le ciel est noir derrière nous, l’orage va éclater. Nous avons juste le temps de gravir la colline, de nous mettre à l’abri sur un côté du temple que les éléments commencent à se déchaîner. Le vent souffle fort, avant que de grosses gouttes viennent s’écraser sur les toits de la Cité Interdite à nos pieds. Protégés par le temple, nous laissons passer ce déluge, les éclairs zébrant le ciel et le tonnerre grondant. Belles photos d’ailleurs sur Pékin. Quelle chance de ne pas avoir été à vélo à ce moment, quoique nous aurions bien trouvé un endroit pour s’abriter.

Comme le dit le dicton «après l’orage, le soleil», l’astre revient assez rapidement. La lumière est alors splendide, comme toujours juste après la pluie. Les toits mouillés de la Cité Interdite reluisent maintenant juste devant nous. Magique instant.

Nous reprenons le chemin du retour en longeant le lac Houhai où quelques baigneurs nagent dans cette eau verte et pleine d’algues. Le lac est bordé de nombreux restos, assez chics avec de belles terrasses. Nous nous arrêtons au soleil, sur un banc, pour profiter de la chaleur revenue.

Parlons des yaourts. Depuis notre arrivée, j’avais remarqué sur le devant des étals, des pots en terre cuite bleus, recouverts par un film en papier et une paille plantée dedans. Il s’agit de pots de yaourts consommés sur place ! En effet, le vendeur garde les pots, qui doivent certainement être consignés pour être réutilisés. J’en ai fait une grande consommation, ces yaourts sont sucrés et juste excellents. Par contre leur prix varie suivant l’endroit. Dans les zones touristiques, c’est plutôt 5 RMB et ailleurs, on les paie 2 RMB ... Bref, tout cela pour dire que chemin faisant, je me suis arrêté pour manger ces délicieux yaourts !

Avant d’arriver à la GH, nous faisons un nouveau stop au marché de Sihuan pour acheter des fruits pour demain (la Grande Muraille est prévue, avec un départ assez tôt) et du thé, noir et en fleurs de jasmin. Les fleurs de jasmin sont en boule et lorsqu’on verse l’eau bouillante dessus, elles s’ouvrent au fond de la tasse. Un bel effet sur vos invités, à condition de servir le thé dans une tasse transparente !

Petite pause traditionnelle à la GH avant de nous partir au marché de nuit de Donghuamen, tout près de Wangfujing. Nous pensions arriver dans un marché culinaire avec tables et chaises pour déguster des spécialités locales, mais non. En fait, ce sont une succession de stands de brochettes et de nourriture diverse à l’emporter, sans possibilité de s’asseoir. Rien ne nous attire vraiment, pourtant nous avons faim. Finalement, nous nous posons au Beijing Roast Duck Home Style Food, juste derrière les stands. Beaucoup de choix (carte en anglais), excellente nourriture et bon marché. Evidemment, les portions sont énormes.

Retour à la GH par le métro à Wangfujing. C’est fou comme ce métro est pratique et facile à utiliser.

Mercredi 19 mai

Les jours défilent. Aujourd’hui, excursion à la Grande Muraille de Chine à une petite centaine de kilomètres au nord de Pékin. Il y a plusieurs sites où la Muraille peut se visiter, notamment Badaling, le plus célèbre. Mais aussi le plus fréquenté, son accès se faisant par autoroute, plus facile les cars qui véhiculent les groupes. Pour notre part, nous choisissons d’aller à Muntianyu, moins connu des tours-opérateurs.

Il y a aussi plusieurs moyens de s’y rendre. En taxi, en transports publics. Nous avons choisi l’option de la GH, avec un forfait transport, ticket d’entrée sur le site, repas du matin et de midi. Certes, plus cher que les transports publics, soit 320 RMB p. pers., mais aussi plus pratique.

Nous partons à 06h45, après avoir ingurgité un bon petit-déjeuner. Une heure de route plus tard, nous voici sur place. Aucun car à l’horizon, les parkings sont vides. Nous sommes venus en voiture, à trois. Nous et un jeune Chinois de Hong-Kong qui porte un magnifique t-shirt ... rouge à croix blanche !!! Nous discutons durant le trajet. Est-il Suisse ? Non, mais il a visité la Suisse l’an dernier, notamment Genève où nous habitons. Petite planète, nous voici en route pour la Grande Muraille et nous parlons des sites touristiques de notre ville !

Pour monter sur la Muraille, trois options à Muntianyu. Un télécabine qui arrive plutôt sur la gauche du site, un télésiège qui arrive tout à droite du site et à pied pour les deux options (environ 30-40 minutes suivant votre rythme). Notre chauffeur nous conseille de monter en télésiège et d’aller directement à la tour N° 1, tout à droite. C’est la plus dure à atteindre, car cela grimpe sec, et c’est aussi de là que le panorama est superbe pour des photos avec la Muraille dépourvue de touristes. En plus, quittant la tour, nous aurons le soleil dans le dos, idéal pour faire les photos. En venant du télécabine, le soleil est de face. Le site est composé au total de 20 tours, accessibles au public. La 1 tout à droite, jusqu’à la 20. Le tout en suivant une courbe de crête.

Nous achetons donc le complément pour la montée en télésiège et une fois en haut départ pour la tour 1. Je confirme, c’est rude ! Les marches sont parfois tellement raides qu’il faut s’aider des mains pour monter. Il nous faut environ 40 minutes pour arriver en haut, mais quelle récompense. Le site est grandiose. Tout le monde connaît la Muraille de Chine, mais l’avoir devant soi est une émotion particulière. Quelle folie d’avoir construit cet ouvrage. On voit des tours perchées sur des crêtes, bien plus haut. Quel travail d’avoir monté les pierres ici. On dit que la moitié de la population a été réquisitionnée pour ce labeur, les pertes humaines ont dû être nombreuses.

Nous partons vers l’arrivée du télécabine (l’option choisie par la majorité des gens), qui représente la tour N° 14. Des vendeurs ambulants commencent à s’installer sur la Muraille, avec des boissons fraîches et des barres chocolatées, sous des parasols colorés pour se protéger d’un soleil qui commence à cogner. Des rudiments d’anglais leur ont visiblement été enseignés : «Do you want Beer or cool water ?». Plus les chiffres pour les prix, bien entendu. C’est à peu près tout. Il nous faut pas loin de 90 minutes pour parcourir la Muraille jusqu’à la tour 14, le rythme n’est pas rapide, vu les fréquentes déclinaisons. Le monde est arrivé, les groupes ... Les opportunités de faire de belles photos sont nombreuses, mais il devient de plus en plus difficiles de n’avoir personne sur les clichés. Et le soleil, lui, commence à donner à fond.

Voilà pourquoi il est important d’arriver tôt, ce qui n’est pas toujours facile en transport public.

Nous faisons une pause en-dessus du télécabine, mais les groupes de touristes chinois sont particulièrement bruyants. Nous avalons rapidement quelques fruits et nous nous remettons en route pour revenir vers l’arrivée du télésiège, dont la majeure partie est en descente. Il y a là une descente en luge d’été qui offre un moment de récréation après l’effort accompli. La matinée touche à sa fin, les cars sont arrivés, il y a maintenant bien du monde sur la Muraille.

Notre chauffeur nous emmène, notre compagnon de Hong-Kong et nous-mêmes dans un restaurant du coin pour le repas de midi. Comme d’habitude, les portions sont énormes et le repas est excellent. Impossible de tout finir. Retour en voiture sur Pékin. A notre arrivée en ville, la route longe le stade olympique, le fameux stade qui ressemble à un nid. Voyant que je prépare mon appareil photo, notre chauffeur arrive à ralentir suffisamment sur le bord de la route, et j’arrive à prendre quelques clichés de ce monument architectural.

Nous arrivons à la GH en début d’après-midi. Nous sommes fourbus et ferons les «larves» le reste de la journée sur notre terrasse de la cour intérieure, à bouquiner, à jouer aux cartes ou à profiter du Wi-fi. Les jambes sont lourdes ...

Pour le repas du soir, nous allons dans un resto coréen à 100 mètres de la GH sur le chemin de la station de métro de Ping’Anli. Spécialité : le barbecue. Chaque table a son petit grill et on peut commander des légumes et plusieurs sortes de viande à griller, dont du chien ... Nous nous contentons du boeuf, nature, au sésame, au ginseng, et des légumes. Encore un très bon repas.

Nous sommes bien fatigués ce soir. Notre chambre est restée bien fraîche, malgré les 30° du jour.

Jeudi 20 mai

Dernier jour complet à Pékin. La fatigue des visites se fait bien sentir, alors le rythme du jour sera tranquille. Bien sûr, il y a encore des temples à voir, des quartiers à visiter, des lieux où se rendre non loin de Pékin, mais en une petite semaine, on ne peut pas tout faire.

Nous retournons au marché de Sihuan, pour faire quelques achats : du sésame, blanc et noir, bien moins cher que chez nous. Le commerçant est très sympa et nous fait goûter de la pâte de sésame. Il nous explique à quoi elle sert en cuisine, mais en chinois ... malgré quelques signes et gestes, il faudra regarder sur le net pour trouver des recettes, car il est impossible de se comprendre. Nous achèterons le pot de pâte de sésame, qu’il fabrique dans sa petite échoppe.

Ensuite, nous prenons le bus 105 (le 111 va aussi) pour nous rendre au nord-ouest de la ville, au terminus, où il y a un grand centre commercial. Nous voulons encore faire quelques achats et voir à quoi ressemble un supermarché chinois. Surprise, c’est un Carrefour ! Le sous-sol est le rayon nourriture et nous déambulons dans les rayons qui sont pleins de produits qui nous sont inconnus. Encore quelques achats de thé que nous ramènerons en valise et des fruits pour midi.

Il est finalement 15h00 lorsque nous revenons à la GH. Nous voulons faire notre valise maintenant, car ce soir nous allons voir un spectacle d’acrobatie à 18h00. De 13 kilos au départ, voilà que la valise en fera 20, balance officielle de l’aéroport de Pékin faisant foi !

A 18h00, nous partons pour le théâtre Tiandi. La circulation est dense en cette fin d’après-midi et il nous faut près de 35 minutes en voiture pour nous y rendre. Début du spectacle à 19h15. nous avons des sièges tout devant la scène, au prix de 180 RMB le siège. Mais le show sera à la hauteur. Jonglages, sauts, équilibristes, funambules, toute la panoplie de l’acrobatie y passe et sans fausse note. Certaines figures sont carrément époustouflantes. La salle n’est pas pleine, mais le spectacle a lieu tous les soirs. D’autres salles proposent également ce genre de spectacles.

Il est 21h00, il nous faut trouver un taxi pour rejoindre notre GH. Facile, il y en a suffisamment qui circulent dans Pékin. Moins facile, donner l’adresse où l’on veut se rendre. D’ailleurs, nous montrons l’adresse de la GH en chinois. Quasi aucun chauffeur de taxi ne parle anglais, même le mot «Airport» leur est inconnu. Pour être sûr d’arriver à destination, pas d’autres choix : il faut avoir l’adresse en chinois.

Nous mangeons une bricole à la GH pour aller se coucher assez tôt, réveil à 06h15 demain matin, notre vol décolle à 11h00.

Vendredi 21 mai

Le réveil est donc programmé à 06h15. De quoi boucler la valise, prendre un petit-déjeuner avant de trouver un taxi pour monter au Capital Airport. Vers 07h30, nous sommes sur le trottoir devant la Red Lantern. Très rapidement, nous trouvons un taxi libre. Par précaution, nous avions fait inscrire le nom de l’aéroport et le numéro du terminal sur un papier et nous avons bien fait.

Nous avons beau essayé de faire comprendre au chauffeur que nous allons à l’aéroport, au terminal 2, mais rien n’y fait. Le papier nous sauve la mise... Il y a finalement moins de circulation que prévu et nous mettons moins de 45 minutes pour arriver. 110 RMB, péage d’autoroute compris. Nous aurions aussi pu prendre la navette près de Xidan, dont le premier trajet débute à 05h30. Nous avions juste peur de ne pas arriver à l’heure à cause de la circulation. Finalement, nous aurions pu.

Bizarrement, l’aéroport est presque vide, rien à voir avec l’effervescence des aéroports d’autres mégapoles. Le check-in est rapide et bien organisé. Les contrôles de sécurité sont minutieux, fouille corporelle pour tout le monde avec un détecteur de métal. Même si l’aéroport est grand, peu de commerces et un Wi-Fi gratuit auquel je n’arrive pas à me connecter.

Le 747 de KLM a atterrit à l’heure, la maintenance de l’avion ne pose de problème. Nous décollerons à l’heure.

Pékin, une bien belle surprise.
Thaïlande: la situation au vendredi 21 mai English translation pending
by Khunfred · 2010-05-21 · 72 replies
Bangkok: retour à la normale "progressif".

Les autorités devraient alléger peu à peu l'état d'urgence. BTS et MRT pourraient reprendre le service d'un jour à l'autre, mais resteront fermés aujourd'hui.

Les voyageurs empruntant des vols de nuit ne sont pas concernés par le couvre-feu, il leur faut simplement être munis de leurs billets d'avion.

Nord et Nord-est:Les opérations des forces de l'ordre se poursuivent dans les territoires du nord et du nord-est (23 régions toujours sous couvre-feu, de 9pm à 5am): arrestations, fermetures de radios, etc... Violences sporadiques, radio gouvernementale partiellement incendiée, ... Sur Chiang Mai, certaines rues sont fermées au public. Les écoles fermées.

(Bangkok Post)
Itinéraire d'un mois dans le sud-ouest de la France English translation pending
by Puces · 2010-05-17 · 25 replies
Boujour à tous et à toutes.

Nous nous apprêtons mon conjoint et moi, à préparer notre premier voyage en France. Nous avons pensé passer 4 à 5 jours à Paris et ensuite prendre le TGV pour Dijon ou nous louerions une voiture. On descendrait tout le sud pour se rendre vers Bordeaux, ou nous reprendrions l'avion pour le Québec. On ferait ce voyage du 15 octobre au 15 novembre🙂.

Avons nous le temps de tout visiter cela en 1 mois. On ne veux pas se retrouver à faire juste de la route. But du voyage, visiter, se reposer et s'imprégner la la vie dans cette région.

Certain me disent que je pourrais faire toute la France en 1 mois. D'autres qu'il fait froid à cette période de l'année. Qu'en pensez -vous?

J'attends vos commentaires avec impatience.

Puces
Voyage en bus Alger-Tamanrasset English translation pending
by Melissa81 · 2010-05-13 · 26 replies
Au risque de répéter une discussion, je n'ai rien trouvé de très récent. Je m'apprête à partir en juillet 2010 avec mon copain pour 1 mois en Algérie. Nous voulons nous rendre dans le sud, mais sans guide. Est-ce possible? Nous aimerions prendre le bus jusqu'à Tamanrasset à partir de Alger (en faisant quelques stop au passage peut-être), et idéalement, nous aimerions aussi nous rendre à Djanet, pour revenir en avion probablement (dépendemment du temps qu'il nous restera).

Est-ce possible de le faire par soi-même, ou bien c'est bel et bien illégal maintenant? Le Lonely Planet indique des postes de garde dans le désert entre Alger et Tamanrasset, et le livre indique qu'on se fera arrêté à coup sûr sans guide pour nous accompagner.

Merci beaucoup de vos réponses en avance!

Mélissa
Madagascar: Rajoelina pas candidat English translation pending
by Mesrob · 2010-05-12 · 135 replies
Madagascar: Rajoelina pas candidat AFP 12/05/2010 | Mise à jour : 21:13Le président du régime en place à Madagascar Andry Rajoelina a affirmé cesoir qu'il ne serait pas candidat à la prochaine élection présidentielle, dont il a annoncé la tenue pour le 26 novembre prochain."J'ai pris la décision de ne pas être candidat à l'élection présidentielle pour terminer la transition dans la neutralité", a déclaré M. Rajoelina, dans une allocution à la nation en langue malgache diffusée à la télévision nationale.

"Je me sacrifie pour ne pas sacrifier les Malgaches ", a-t-il expliqué, assurant que son "seul but est de mettre en place la quatrième République". Face au blocage de la situation politique, M. Rajoelina, qui promettait depuis la semaine dernière une "feuille de route" pour sortir de la crise, a annoncé dans son allocution un calendrier pour la transition, qui doit s'achever par une élection présidentielle le 26 novembre.

Un référendum constitutionnel est prévu le 12 août, et des élections législatives le 30 septembre. Un "dialogue national" sera organisé auparavant du 27 au 29 mai, a précisé M. Rajoelina. "J'ai pris mes responsabilités, et je pense que la communauté internationale prendra les siennes pour nous aider", a-t-il souligné.

Madagascar est plongée dans une crise politique grave depuis fin 2008, qui a conduit à l'éviction en mars 2009 du président Marc Ravalomanana et à son remplacement par son principal opposant et ex-maire d'Antananarivo, M. Rajoelina, soutenu par l'armée.
De retour de sept semaines au Vietnam en routard à moindre coût English translation pending
by Kavicesebra · 2010-05-08 · 27 replies
Je reviens d'un voyage au Vietnam de 7 semaines du Sud au Nord, j'ai établi mon programme avec l'aide d'internautes que je remercie au passage, moi-même auparavant j'organisais des voyages, j'ai mis 3 mois a établir mon programme mais vraiment c'était formidable. Je suis prête à vous aider si vous avez besoin de renseignements. Mon circuit s'est déroulé à moindre côut, dans des guesthouses, en vol sec et déplacements en bus, voire parfois bus locaux et marche pour visiter, voire location de moto bike, moto taxi, taxi. Nous avons été invité à manger chez les montagnards hmongs, nous sommes entrés dans les ethnies, nous n'oublierons jamais ce voyage, sauf 10 jours de mauvais temps dans le Nord. Les sourires, l'accueil, vous reviendrez comme nous enchantés du VIETNAM. Je répondrai volontiers cela me fera revivre mon voyage.

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