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Où aller en Croatie en amoureux? English translation pending
by Jujuetflo · 2011-03-25 · 1 reply
Nous nous sommes décidés sur la CROATIE pour sa tranquilité, et sa beauté de paysages (nous avions beaucoup hésiter avec les îles baélares, crête, île de santorin...)

Nous recherchons ce qui a de mieux pour un jeune couple, juste marié d'a peine un an...! (ça fera office de voyage de noce) Donc tranquilité, beauté des paysages, criques, nature, grottes etc...

Nous savons pas encore ce que nous allons faire question hébergement... appart en location ou hotel ?

Je pense que nous seront plus tranquille en appart' de location ? Quel endroit et quel côté de la CROATIE corresponderait le mieux a ce que l'on recherche ? C'est notre premier voyage donc nous sommes novice dans le sujet, je remercie d'avance a tous ceux qui prendront le temps de nous répondre ! julien et floriane
Recherche un homme croisé lors de la traversée Béjaïa-Marseille le 4 août 2010 English translation pending
by Soleyna · 2010-08-11 · 0 replies
Bonjour, , 🙂

Je recherche un homme la quarantaine, croisé sur le bateau "ile de beauté" lors de la traversée bejaia/marseille le 4 aout 2010... grand dans les 180cm voir plus, svelte, cheveux chatain dégarni, les yeux clair, un charmant sourire, d'origine algérienne (kabyle), seul et véhiculé. Chemisette marron, pantalon beige.... Nos regards ce sont croisées à plusieurs reprises sans osés faire le premier pas. 😊

Si vous le reconnaissez ou s'il se reconnait....

Merci, ,
Hôtel Blau Costa Verde ou Playa Costa Verde à Playa Pesquero? English translation pending
by Carol01 · 2010-01-29 · 15 replies
Bonjour, je dois partie prochainement, on viens de ce décider, côté bouffe animation et beauté(paysage) et apnée, quel le meilleur choix qui me décevera pas???
Vos randonnées préférées à la journée à Denali NP? (Alaska) English translation pending
by Mlefevre · 2009-11-17 · 1 reply
Quelles sont les randonnées qui vous ont marqués, soit pour la beauté des paysages, soit pour la faune rencontrée?

Je ne parle que de randonnées à la journée!

Merci!

Marie
Birmanie en février/mars 2010: visites, transports, guest houses? English translation pending
by Widoo · 2009-11-16 · 8 replies
bonjour !

après avoir tant lu de choses sur l'accueil des birmans et la beauté des paysages, c'est décidé, j'y vais ! je serai seule (j'ai 25 ans) et je voulais savoir quelle destination n'est à pas manquer à part Yangon, Mandalay, Bagan et le lac Inle. pas d'inquiétudes apparemment pour la sécurité. Sinon, l'avion est-il vraiment à préférer à des trajets en bus/train ? (il ne devrait pas y avoir de mousson à cette période et mon budget est limité) je viendrai normalement de Colombo (Sri Lanka) (et juste avant, d'Inde du sud) j'imagine que je ne choisis pas les pays les + désagréables en terme d'atmosphère ! et en terme de guesthouses, sont-elles correctes (avec budget réduit) et rencontre t-on bcp de gens dans les dortoirs par exemple ? voila merci ! 😛
Qui connait le riad Annabel à Marrakech? English translation pending
by Aluberon · 2009-06-01 · 1 reply
Bonjour à tous, On m'a vanté le charme et la beauté du Riad Annabel à Marrakech. Quelqu'un le connait il ? Merci d'avance.
Trouver un lodge et voir les dauphins roses à Iquitos? English translation pending
by 77jules77 · 2009-05-22 · 5 replies
Bonjour à tous !

Nous comptons finir notre voyage au Pérou en beauté en allant se poser dans un lodge de jungle à Iquitos, dans l'espoir de voir des dauphins roses d'Amazonie...

On est à la recherche de bonnes infos. Quelqu'un aurait-il une bonne adresse à nous conseiller ?

Nous avons repéré le Muyuna Amazon lodge, quelqu'un connait-il ce lodge ? Est-il bien ?

Enfin quelqu'un a-t-il vu des dauphins roses en Amazonie péruvienne ? S'observent-ils facilement ? Uniquement dans le nord de la selva (ou peut-on en voir a Puerto maldonado, par exemple...) ?

Merci d'avance pour vos bons conseils, voyageurs éclairés !

Jules et Amélie
ABC - Annapurna Base Camp - La montée en décembre English translation pending
by Simplybrice · 2009-05-15 · 0 replies
Décembre est l'occasion de sortir sa plus belle vaisselle, son plus beau costume, de frémir quant aux réjouissances dont les silhouettes se profilent, de gater ses êtres chers. Enfin ça c'est le tableau classique quand on est en France. Pour moi, une grande partie de décembre, c'est 2 caleçons + 3 paires de chaussettes dont une pour dormir, 2 douches en 11 jours et des chambres à 5°C. C'est pas les numéros du loto, c'est juste un aperçu chiffré de ce qui s'est passé pendant mon temps en dehors de Kathmandou.

Car il était temps. Ca ne pouvais plus durer éternellement. Il fallait que je me remettes à l'ouvrage et que je retrouve le gout de l'effort qui me caractérise depuis toujours. Finis les petits restos de Kathmandou, les jours où je pouvais me drapper dans la nostalgie du genre "c'était trop bien ce passage par Paris!", il était temps de se remettre à nouveau en question, direction les montagnes Himalayennes pour un petit aperçu de ce que c'est vraiment la vie côté fatigue.

Le choix est large ici au rayon marche en altitude entre 1 et 30 jours. Je m'oriente vers un choix classique pour l'endroit : le trek du camp de base de L'Annapurna. Il faut dire que je n'ai le LP Népal que depuis une semaine, que sa lecture n'a pas été mon occupation principale et que donc du côté des informations sur le pays, on est pas loin de la page blanche dans ma tête. Durée prévue : 12 jours dont 10 jours de marche(s) Equipier : un guide, Sudip, 22 ans, 1m65 pour 40kg tout mouillé qui portera son équipement mais pas le mien, faut pas déconner quand même.

Avant de partir, 1ère question, quoi prendre avec moi et combien? Il faut dire que je n'ai pas de porteur et que donc chaque kilo compte. C'est là que les maniaques de la propretée montent aux crénaux. 2 T-shirt, 1 pantalon, 2 polaires, 1 duvet. Seul confort autorisé, le MP3 et son chargeur, car quand la musique est bonne... Je n'ai même pas pris les jumelles achetées par l'ami Reno car même si elles ne pèsent que quelques centaines de grammes, si on multiplie ça par la nombre de fois où je vais devoir me hisser, j'économise quelques tonnes au final... Tout le non-vital est resté à Kathmandou.

2ème question : est-ce qu'on va voir des yacks? non. 3ème : est-ce qu'on va marcher dans la neige? non. 4ème : est-ce qu'il va faire froid? Pour un népalais des montagnes non. 5ème : Quelle va être notre altitude maximum? environ 4200m. 6ème et dernière : est-ce que ça va être difficile? Pour un népalais des montagnes non.

Après les questions, Sudip me prévient entre autre de 3 choses : On ne mange pas de viande en montagne pour ne pas être malade On ne boit pas d'alcool pour ne pas être malade On ne plaisante pas avec les autres guides qui pourrait avoir envie de se battre Me voilà prévenu...

On est le 12 décembre à Pokhara, à 200km et six heures de route à l'ouest de Kathmandou. Le soleil est couché et on finit de dîner. Sudip regarde sa montre, lève les yeux au ciel et me dit qu'il faudrait mieux aller dormir. Je regarde ma montre, il est 20H10. Attention le Braïce, il va être 20h10, tu es fou ou quoi d'être encore levé!!!! Va dormir, il est tard. Qu'est ce qu'on rigole!!!!

J'éteins la lumière à 22h30, en forme. Réveil à 6h pareil.

Le seul petit point noir, c'est que je me suis un peu cassé le dos au lost resort. Comme j'allais là-bas avec l'intention d'y dormir, j'y ai pris tout mon lourd inventaire. Et alors que, avant de partir, il fallait donner mon gros sac au type sur le toit du car, je n'ai pas remarqué que j'étais au bout du trottoir et me suis plus ou moins photocopié sur le côté du car en portant mon sac au dessus de ma tête. Il faut dire, pour ma défense, qu'il faisait encore nuit c'est à dire qu'il était atrocement tôt, et qu'à Kathmandou quand tu es sur le bord de la route, il faut faire attention à tout ce qui roule et que donc tu es distrait et donc tu te ruine un petit peu le dos.

Le point de départ du trek est à quelques kilomètres, une voiture passe par là. On en sort, sac sur les épaules. Le mien fait dans les 8-10 kilos selon que je sois en T-shirt ou en tenue de combat contre le froid. Et on est parti pour une looongue journée!! Et ben même pas, 3 heures de marche pour le 1er jour! Et du plat en plus! On longe une rivère, on croise des buffles et des chevaux, c'est mignon. J'ai quand même le temps de me rendre compte que mon seul T-shirt à manches courtes est une éponge. Le problème c'est que à l'inverse d'une pub pour une lessive, le séchage risque d'être plus problématique encore que le lavage. C'est dire... Sudip a le problème inverse, il ne transpire pas une goutte mais s'arrête 6 fois par jour pour pisser.

Ce 1er jour de marche s'arrête donc à midi... Triste... On est dans un "lodge" de montagne. Une pièce commune, des chambres aux cloisons poreuses, l'électricité, de la nourriture chaude avec du choix, une douche chaude en option, une vue sur les montagnes dont on va finir par se rapprocher, tout y est pour que ça fonctionne. Avec Sudip, on commence à jouer aux dés que j'avais pris aussi soin de prendre. De la première à la dernière partie qu'on jouera ensemble (et il y en a eu beaucoup), le type défie toutes les lois mathématiques. Le royaume des propabilités vacille sur son trone, il a une chance incroyable littéralement. Et parfois j'ai plus envie de jouer tellement c'est répétitif et désespérant.

Cette après-midi là, je me paye aussi le luxe de faire une sieste. Ce sera la dernière...

Au matin du 2ème jour, on change de braquet. Je découvre les escaliers à la népalaise. Le truc c'est que dans les montagnes françaises, on fait des chemins qui épousent la forme de la montagne et grimpent en lacet. Et bien ici, c'est tout l'inverse, plus on peut attaquer la pente à la perpendiculaire, mieux on se porte. Enfin je parle pour eux parce pour moi... Les marches sont aussi particulières parce qu'elles sont toutes particulières; des hautes, des basses, des courtes, des longues, des plates, des accidentées, des concaves, des convexes, des pierres, des racines, il y a en pour tous les gouts, c'est à vous dégouter de pas être un oiseau! La première montée du matin dure 1h30 non stop. Le début est difficile jusqu'à l'apparition de sacrosaint second souffle que je remercie au passage. ensuite tout n'est qu'une question de rythme, de respiration. C'est la musique de l'air, et une fois que j'ai trouvé ma cadence, j'enchaine à cent à l'heure. A chaque coup de mou, j'ai ma botte secrète. J'imagine que je suis poursuivi par Mme Lumiore, mon ancienne chef parfaitement intraitable (NDLR : une fois de plus, toute ressemblance avec Mme Lemière n'est que pure coïncidence), qui a dans les mains des dizaines de travaux indispensables à me confier. Ca aide à avancer, c'est moi qui vous le dit!! Une autre chose aide à avancer en cas de fatigue, c'est de voir les népalais porter des charges aussi lourdes qu'eux sur les mêmes sentiers que moi. Ca rend humble aussi quand on arrive en haut, car eux aussi y arrive et faut voir comment.

C'est le moment de sortir mon anecdote illustratrice. Il arrive que des touristes engagent des porteurs mal-intentionnés qui profitent d'une bonne montée pour commencer à courir et disparaitre avec tes bagages, bien incapable que tu es de le rattraper. J'imagine la sensation de voir mon sac partir avec tout dedans, voyant simplement deux petites jambes maigrelettes qui s'agitent en dessous. Ca en dit long sur la résistance des types et sur celle de gens comme toi et moi!

Au soir du 2ème jour, on est à 2800m sachant qu'on est parti la veille d'environ 1000m d'altitude. Malgré les apparences, le moral et la forme sont au beau fixe. Je commence à rencontrer un peu les mêmes têtes sur le trek même si le soir, dans le lodge, on est tous seuls ou presque. Il semblerait que la semaine précédente, tout était à peu près plein, et vu le nombre de lodges sur le chemin, ça fait du monde!! Encore de la chance. On est les premiers en basse saison, j'ai pas 10 paires de fesses devant moi quand je monte les marches, le ciel est toujours bleu, les levés et couchés de soleil avec les montagnes innondées de couleurs. Déjà que j'ai pas l'habitude de me plaindre mais là, on touche au sublime!

Dans le village où nous sommes, perchés à plusieurs heures de marches d'une route, il y a une table de billard. Il a fallut 7 hommes pour la porter jusqu'à son bar d'attache. Le moins que l'on puisse faire pour honorer tout ce labeur c'est de faire une petite partie avec Sudip. Le tapis a beau être doublement crevé sur 20cm, les poches ont beau ne plus tenir, c'est un plaisir rare. Plaisir qui s'accompagnera d'un verre de rakshi, rempli à s'en mettre partout, acheté dans un clin d'oeil par Sudip. C'est vachement sympa sauf que le rakshi en question est à la limite du tord-boyaux et que je cherche encore le gout du fruit. Impossible de finir le verre, j'ai l'impression de boire de la terre. On arrêtera de jouer avec le soleil qui se couche, il n'y a pas d'électricité dans la "salle de billard". Qui plus est, une coupure de courant plonge tout le village dans le noir. Je finis de dîner à 18h et vais me coucher dans la foulée. En plus, j'suis même pas fatigué.

3ème jour, avant j'étais pas fatigué, soit mais ce matin, le baromètre vire temporairement de bord. On doit se réveiller, faire la course avec le soleil et une heure de grimpette pour en admirer le lever sur le sommet de Poon Hill à 3200m avec une vue sur les Annapurnas qui sont plusieurs en fait. Ca nous fait 400m à avaler sachant que la tour Eiffel mesure il me semble dans les 340m, mais sans nos sacs à dos qui restent au lodge. Malgré ces kilos en moins à charrier, on fait 5 pauses sur l'ascension, je me décompose lentement dans le froid. C'est d'autant plus énervant que Poon Hill (3200m) est une "colline". Au Népal, pour qu'une colline devienne montagne, elle doit culminer à au moins 5000 et sembler inaccessible à tout être vivant à moins d'être un aigle à quatre ailes. Au sommet de Poon Hill, c'est splendide!! Y'en a dans tous les sens, ça fait relativiser la dureté de la montée. Je vous en laisse témoin en photos et en vidéo. Retour au lodge sans pause, petit déjeuner reconstituant. La journée de marche se passe magnifiquement malgré les difficultés. Je me rends compte qu'ici, on compte les distances en heures de marche et à chaque fois on part en retard et on arrive en avance!! Le soir, nous arrivons avec Sudip tellement en avance qu'il fait encore suffisamment doux pour que je me paye le luxe d'une douche. Ca ne changera pas grand chose à la couleur de mes chaussettes mais c'est bon pour le moral et pour l'hygiène. Encore du beau temps pour nous offrir un nouveau coucher de soleil puis plus tard et plus rare, un lever de lune sur le Machhapuchhare (7000m). Je découvre à l'occasion de nouveaux modes sur mon appareil photo, c'est Noël avant l'heure! (jettes un oeil aux photos de nuit)

4ème jour, 16 décembre, je récite ma partition sportive sans peine et me demande comment c'est possible. On commence vraiment à s'approcher des montagnes qu'on voit depuis le début, c'est grisant de voir qu'on progresse. De l'hotel, je vois d'au dessus un terrain de volley où les népalais jouent. Pas un ne mesure plus d'1m70 mais tous sautent par dessus le filet et balancent des smashs. A la tomb��e de la nuit, on voit débarquer à notre nouvelle étape (Chomrong), un marcheur qui reviens du camp de base, ma destination. C'est un khénian mais pas du genre de ceux qui gagnent des médailles. Notre gars est épuisé, titube, boite des deux jambes, y'en a partout c'est une horreur!! Et en plus il a un porteur!!! On verra bien au matin pour découvrir ce qu'il l'a mis dans cette état. Pour le dîner, Sudip me vend qu'ici, au lodge, on mange les meilleures pizzas de tout le trek!! J'en commande une, excellente! Excellente quand elle est chaude car quand dans la salle à manger il fait 8°, elle refroidit vite et après c'est mort. Le carosse redevient citrouille, le ciment sèche. Heureusement que j'ai du tilleul pour faire passer tout ça.

Le 5ème jour est le premier où on sait que l'on va prendre un chemin dans les 2 sens à quelques jours d'intervalle. C'est l'impasse jusqu'au base camp d'où on ne peut que faire demi tour et aussi l'occasion de ne croiser que les mêmes visages de grimpeurs jusqu'en haut. Et on commence ce 5ème jour avec le pourquoi du comment sur la fatigue du khénian de la veille au soir. Chromrong est escalier-city, marchopolis dans toute sa splendeur!!! Dans notre sens, on descend pendant plus de 20 minutes non-stop à un bon rythme. Dans l'autre sens, c'est la tour de Babel!!! Au retour, ça risque de promettre!

Au déjeuner, j'ai pas loin de moi un coréen qui à une goutte au nez qui fait du saut à l'élastique. Distingué!!!

Le matin du 6ème jour, alors que je me réveille et sors de ma chambre, je vois le même coréen s'engager sur le sentier et entamer sa journée de marche. Avec un porteur!! Mon T-shirt à manches courtes est encore trempé de la veille et comme il est resté dehors et qu'il a gelé cette nuit, la douce sensation cotonneuse façon nounours Cajoline n'est plus qu'un lointain souvenir. Théoriquement aujourd'hui doit être tranquille, 4 heures de marche. Et après juste 30 minutes, sur quoi on tombe? Tout un groupe de singes qu'on interrompt au milieu du sentier et qui auront vite fait de se cacher dans les arbres. Et bien prenons-les à leur propre jeu. Comme ce jour on a tout le temps devant nous, on s'arrête 1 heure de plus à se cacher puis à réapparaître furtivement pour voir les singes. Troooop bien!! Et bien malgré cette pause, on est encore en avance à l'arrivée. Il est 13h et normalement la journée de marche est finie. C'est d'autant plus frustrant que ce matin, on a fait que monter et je n'ai pas l'impression de vraiment fatiguer . En plus, j'ai déjà doublé le coréen du matin! On se fera 2 heures sup' pas payées jusqu'au camp de base du Machhapuchhare (MBC) qu'on a fini par rejoindre. Depuis le temps qu'on la voit cette magnifique montagne que l'on appelle aussi Fishtail (nageoire de poisson) pour sa forme. Le Long du sentier, on remarque les fondations d'un ancien lodge qui s'est fait réduire en sciure par un glissement de terrain comme on voit tout le long du trek des bouts de montagnes qui se sont écroulées jusqu'en bas. Là vraiment c'est pas de chance mais il y a pas non plus grand chose à faire...

Au camp de base, une fusée russe passe par là. Il est parti depuis 2 jours et sans avoir fait le même parcours, il a mangé autant d'escaliers que moi. 2 JOURS!!! La nuit tombe et qu'est ce qu'elle fait la fusée russe? Le chemin entre son point de départ et son point d'arrivée est coupé par des dizaines de foyers incendiers et qu'est ce qu'elle fait la fusée russe? Elle prend sa lampe et elle fonce la fusée russe. Même pas le temps de prendre de photo de lui. D'ailleurs lui ne prend jamais aucune photo, ça fait baisser sa moyenne!!!!

Une fois la fusée partie, il fait nuit noire, on est à 3800m et il fait froid à ne pas réussir à se réchauffer les orteils sous une énorme paire de chaussettes, un duvet équipé pour -5°, et une couverte supplémentaire. Demain ne nous réserve qu'une petite journée : 2h de marche jusqu'au camp de base de l'Annapurna (ABC). Il sera alors temps de profiter d'un spectacle naturelle hors du commun jusqu'à la redescente sur mes pas et par delà.

Il est alors temps pour toi de faire autre chose que de me lire déblatérer. Merci d'être toujours là en tout cas. Ca fait du bien de s'y remettre.

Gros bisounapurna.
Juin en Corse avec notre California VW English translation pending
by Ducoin · 2009-03-24 · 8 replies
Bonjour, Nous venons de prendre nos billets A/R pour l'ile de beauté ( du 15 au 26/06/09). Afin de profiter au maximum de cette destination, nous aurions voulu quelques conseils sur les coins à visiter absolument et les endroits à bannir... Merci de vos réponses . 2 Ch'tis en goguette😉
Recherche partenaire(e) pour voyager à vélo au Québec English translation pending
by Frerevoyage · 2008-07-20 · 2 replies
Salut

Avec mon vélo brodie romulus, munie d'une romorque burley, je veux découvrir la beauté et la richesse que nous offre le québec. Le temps m'a permis, après de nombreuse randonnées de me familiariser dans toute ce qui touche le cyclotouriste. C'est un rêve de longue envergure qui m'attent lorsque mon cours (formation proffesionnel sera terminé ) Les projets sont grand, là je suis équipé comme jamais. Gps, portable, tente 4 saison, sac de couchage -30 etc ... Je voyage léger... Bref, un rêve c'est fait pour être réalisé Sauf que là, je voyage seule... Je n'ai pas encore formé un réseau de contact me permettant d'élargir mon plan d'action .

😮 Je suis âgé de 21 ans et je veux voyager !

Là, je demande un appel à tous... Si quelqu'un ce cherche un partenaire de route ( pour voyager ) Bien vous parler au bon gas !

Tel: 819-355-9201 email : frerevoyageur@hotmail.com
Yémen wahdi English translation pending
by Eversmile · 2008-04-16 · 16 replies
C'est un privilege d'etre ici. La ville est d'une beaute qui laisse pantois, surtout la nuit. Les facades sont superbes, et les petites fenetres eclairees, dont un certain nombre ont de beaux vitraux, donnent une impression de feerie particuliere. C'est vrai, cette impression de deambuler dans un conte des mille et unes nuits... Au matin, l'enchantement est different. J'aime l'ambiance a la porte Bab Al Yemen, les hommes en robes blanches avec leurs djambiyas a la ceinture, les dedales du souk, les sons elastiques des voix...

J'ai passe cette porte des le premier soir, mais il m'a vraiment fallu deux jours pour enfin entrer au Yemen pour de bon. Deux jours a batailler avec mon foulard sur la tete, avec ma culpabilite: celle de me promener moins couverte que les femmes du pays que je voyais comme des ombres, identiques, inidentifiables, et auxquelles j'avais l'impression de faire insulte, comme si j'etais un rappel douloureux de leur fardeau, en etant habillee plus librement...

Et puis... j'ai compris que le blocage n'etait que mien; que personne ne me reprochait rien; que je pouvais gouter au bonheur sans melange d'etre la, simplement.

Aujourd'hui j'ai passe mon temps a me ballader a pied dans la vieille ville, suis allee au Wadi Dhar a moto avec anttoine...on a perdu notre chemin deux fois, on a failli avoir un accident trois fois (j'ai l'impression que les yemenites sont pires que les indiens en voiture) mais je suis contente de ma journee bien remplie. J'ai ete guidee par un vieux et des enfants dans un de ces espaces caches au coeur de la ville, comme un grand jardin a l'abandon, entoures de toutes parts par de belles batisses... Une chance de passer par la, et d'etre invitee a faire quelques pas sur un chemin de traverse... Plus loin une femme qui secoue son tapis... quand je leve la tete, elle me fait signe de venir... a l'interieur, je trouve deux jeunes femmes devoilees, toutes gaies... des visages qu'on ne verra jamais dehors; qu'on ne pourra meme pas deviner... D'entree, c'est chaleureux, evident, simple. Elles me font la bise, m'offrent du the, m'entrainent voir la vue sur le toit... Outch! C'est fabuleux! La mere cuit du pain dans un four a bois style tandoor, les filles se preparent et m'accompagnent au souk... avec leurs voiles, j'ai du mal a savoir laquelle est laquelle... Elles sont toutes pareilles... comment on fait pour reconnaitre ses copines? On se separe au marche... Je repasse devant le Burj-As-Salam, un des hotels les plus chic de la ville, ou j'ai ete invitee la veille a entrer pour visiter. La vue depuis le toit au 7e etage, avait de quoi epoustoufler. Deja tres emue a la vision de la facade, j'avais presque envie de pleurer... quelle splendeur! Tout en haut, une grande piece avec de larges fenetres, qui pourrait etre le mafraj, agrementee de banquettes et de coussins, me tend les bras. Deux occidentaux assez surpris de me voir, m'offrent un the et une conversation bilingue enrichissante. Qui aurait cru que j'entrerais ici ? Je sirotte mon lait chaud avec une satisfaction non feinte. Quelle benediction!

A midi, je mange sans embarras dans la gargotte exclusivement masculine de la porte Bab Al Yemen. C'est anime et j'adore cette ambiance entre cour des miracles et Afghanistan. Je commande un jus de mangue, du riz, et un accompagnement vegetarien. Mon plus proche voisin, qui croit sans doute que ma commande de poulet se fait attendre, me balance sans demander mon avis, deux morceaux de sa propre pitance dans mon assiette. Je sursaute de surprise, mais je sais qu'il le fait nonchalemment, ... c'est normal. On m'a prevenue. Quand un plat met trop longtemps a arriver, les yemenis partagent du leur. Je rigole interieurement...

Ce soir, je suis retournee voir un tailleur avec lequel j'ai sympathise...en chemin, dans le souk, un vendeur me fait gouter deux sortes de miel, et parfume mon poignet au jasmin, un autre que j'ai photographie ce matin et que je reconnais, m'offre une datte; plus loin, un autre me glisse une poignee de pistache dans la main... mon dieu qu'est-ce qu'ils sont genereux et hospitaliers! Alors que je ramene du the a Sinan, il a l'air malheureux de quelqu'un qui aurait voulu offrir et qui s'est fait devance... a voir la tete qu'il fait; j'ai presque des regrets! Mais on rigole bien quand j'enfile une de ces fameuses chemises blanches d'hommes et que Sinan emprunte d'autorite jambiya et ceinture a un de ses clients pour completer le tableau..

Je suis de retour a Sanaa pour deux jours, avant mon vol pour Socotra... Il y a eu quelques rebondissements. A la veille de partir pour les montagnes au sud de Sanaa ( les monts Harraz ou se trouve Manakha et Al Hajjarah pour les fanas de geographie)...je me suis appercue que l'on m'avait file un visa d'un mois seulement, a l'arrivee... une erreur... un tampon oublie... du coup, j'ai du me rendre au service de l'immigration. L'expedition (C'en est une!) s'est bien passee parce que j'ai eu un bol monstrueux. Dans le bus j'ai rencontre deux hommes d'honneur qui bossent pour le centre de langue arabe et dont l'un d'eux est charge des relations avec l'immigration justement... Sans lui, j'aurais eu bien du mal a trouver mon chemin dans ce lieu chaotique qui ressemble davantage a un campus universitaire qu'a un service administratif... officiers dans tous les sens qui paraphent les documents debout dans les couloirs en saluant leurs potes avec maintes empoignades chaleureuses et etreintes amicales ( un comble de fraternite entre civils ceints de leurs poignards traditionnels-la jambiya- et ils en ont tous! et officiels pares d'armes a feu) et au mur, des macarons d'interdiction, comme nos interdictions de fumer... mais la, c'est pour l'interdiction d'entrer avec des kalashnikov... le formulaire a remplir est evidemment en arabe... les photocopieuses sont dans la cour pres de la buvette... joyeux bordel... sans eux...rien n'aurait ete possible... Finalement j'ai un visa de trois mois...

Je ne compte plus les fois ou on m'invite a manger, ou mon bus est paye avant que j'ai pu dire ouf... impressionnant, cette generosite...

J'ai bien marche autour de Al Hajjarah, les paysages dramatiques laissront des souvenirs, les gens aussi... j'ai fait le trajet en 'pijou' ( peugeot amenagee pour servir de taxi collectif), il faut filer des copies de mon pemis de voyager a chaque check-point... l'ambiance est joviale et j'aime bien, surtout, quand les policiers m'oublient completement... sur le retour ils ont du me prendre pour une locale; peut etre la femme du passager avec lequel je partageais le siege avant (Oui, on est trois a l'avant avec le conducteur) ils ne m'ont pas du tout calculee...

J'ai deja pas mal varie les modes de transports : a pied, a moto, en debab, en pijou, assise a l'arriere d'un utilitaire sur des sacs de riz avec les hommes....

Ensuite je suis allee me ballader dans les montagnes au nord de Sanaa... Thulla, Hababa, Zakatine, Bokur et Kawkaban... j'ai alterne marche a pied, stop et transport collectif... Le stop marche tres bien et c'est assez cocasse. Un truc fou... ils connaissent tous, dans un village comme Thulla, les noms de Francois Mitterand ( qu'ils tiennent en haute estime; faut dire qu'il s'est fendu d'une visite jusque la) ; de Jacques Chirac (il semble le juger positivement aussi) et meme de Sarkouzi... mais la, ils me demandent mon avis...comme je ne peux pas faire dans les nuances je reponds assez directement qu'il est dingue, comme Bush... reponse qui a un certain succes...

A Thulla, je suis tombee, le soir de retour a l'auberge ( une vaste chambre a doubles portes dans une antique batisse en pierres et ornees de vitraux... pour 2000 rials la nuit avec petit dej et diner), sur une equipe de tournage. Les actrices, visages decouverts, modernes et loquaces, m'invitent a diner avec toute l'equipe... on me presente tout le monde, du realisateur au maquilleur... et me convie a assister au tournage un peu plus tard... du bled d'ou j'arrive en stop ou les enfants collectent des dechets metalliques pour les remettre a un camion de ramassage a cette ambiance, c'est sans transition, mais j'aime les contrastes...

A Kawkaban, je suis decue; je decouvre un village en ruines... c'est du gachis, beaucoup de maisons sont effondrees... et la conservation du patrimoine semble passer par une reproduction en ciment des oeuvres a l'origine en pierres... desastre...

A Shibam, le probleme de la gestion des dechets est flagrant... plus impressionnant qu'ailleurs. Le manque d'eau est vraiment problematique aussi...il faudrait qu'ils arretent la production ( et la consommation) de qat; qui cause un reel prejudice au pays, tant sur le plan ecologique et sanitaire, qu'economique...

J'ai eu l'occasion d'entrer dans une plantation ( c'est un peu comme si on m'avait autorisee a entrer dans une plantation de coca, vous voyez) ; de voir comment se passe la cueillette... on m'a souvent invitee a qatter aussi avec les hommes... j'ai goute trois feuilles une fois. ca m'a suffit.... beurk...

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Aujourd'hui, mon pote Abdusalem a fait le voyage d'Al Hajjarah a Sanaa, officiellement pour rendre visite a sa soeur mais en fait il a passe la journee avec moi. On a mange chez elle a midi. Ce qui me semble completement hallucinant c'est cette organisation familiale et sociale si contraignante qui oblige a cloisonner les espaces de vie au sein meme des maisons. Je m'explique. Sa soeur est mariee et vit dans la maison de son mari... mais ils ne sont pas que tous les deux. Il y a aussi la mere de celui-ci et ses autres enfants ( elle en a eu onze, ce qui est assez frequent). Or, les femmes qui logent sous un meme toit ne peuvent montrer leur visage a un etranger, et Abdusalem, qui fait pourtant partie de la famille puisqu'il est le frere de la femme de leur frere (t'as suivi?), n'est pas autorise a voir leurs visages. Ils evoluent donc dans des pieces differentes et si par exemple il doit traverser une piece (pour aller, disons, aux toilettes, par exemple-cas de figure reel-) ou elles se trouvent, elles doivent, soit se voiler en hate, soit carrement degager la piece avant qu'il arrive. C'est un peu bizarre., toutes ces femmes cachees derriere des portes, ou derriere des voiles. Moi, je passe toutes les portes et, une fois qu'elles se sentent en securite face a moi, les femmes se devoilent en ma presence, mais pour un touriste masculin, les femmes de ce pays ne restent que des ombres...

On a passe la plus grosse partie de la journee a effectuer une distribution photos ( j'ai decide de faire des impressions papier tant que je suis ici, pour donner leurs portraits aux personnes concernees) ... le truc c'est que j'ai pris des photos un peu partout dans le vieux Sanaa, sans forcement etre capable de me souvenir ou... donc la distribution a pris un tour particulier... mi-chasse au tresor, mi-enquete detective ; pour re-situer les quartiers, localiser les personnes, on a mis tout le monde a contribution dans la rue... revisiter Sanaa ainsi est assez rejouissant. Et les gens sont tellement contents d'avoir leur photos! C'est le delire, mais le jeu en vaut la chandelle...

Je commence a connaitre du monde ici et je sais deja que mon coeur va se soulever quand je devrais partir. Vraiment, j'adore Sanaa... l'ambiance me plait tellement que ca me dissuaderait presque de visiter d'autres coins du pays.... C'est un joyau, ce lieu!

* ** Mon dernier jour a Sanaa avant le vol pour Socotra a ete assez bien rempli. D'abord, j'ai ete a Bayt Boss avec Abdusalem (On a renonce a se rendre a Shahara parce que personne ne veut nous prendre en tranports collectifs pour des raisons de securite... a vrai dire je m'y attendais un peu)... Une citadelle abandonnee qui surplomble la plaine, logee sur un rocher dont les pentes vertes m'intriguent... Personne ne sait me dire ce que c'est. Aventurine? Jade? On peut rever... Dans le lointain les preparatifs d'un mariage battent leur plein. Des petards; trois tirs de kalashnikovs... J'ai envie d'aller voir. Ni une ni deux, on y va... Et laissant Abdusalem et son ami sur le pas de la porte, a qui l'entree est interdite, je penetre, guidee par un membre de la famille, dans la demeure de la mariee qui essaye sa robe entouree de quelques amies. Sympathique. Ensuite, j'ai appris a manier un flingue a la reception de l'hotel. Je suis arrivee au moment ou y'en avait un qui sortait l'arme coincee a sa ceinture et j'ai demander a voir ca de plus pres. On a ote les balles et je me suis exercee a la manip. Je ne dirais pas que je saurais refaire, m'enfin j'aurais essaye. Ca a l'air moins difficile que de conduire une voiture, hahaha. Ensuite, j'ai vraiment assiste a un mariage. La parade nocturne des maries -trois freres qui se marient le meme jour- en costumes dans les rues du vieux Sanaa se fait en grande pompe, avec chants, musique et danses sur une place illuminee par des guirlandes d'ampoules. Les facades des vieilles batisses degoulinent de lumieres, couleur de miel...Je suis la seule femme dehors. Toutes les autres, visages caches derriere leurs foulards noirs, dont ne depassent que les yeux, sont agglutinees derrieres les hautes fenetres des edifices et tentent d'appercevoir tant bien que mal ce qui se passe sur la place. Mais je ne me sens pas une intruse. Je savoure ma chance sous l'attention bienveillante de Sinan et Abdusalem, qui veillent comme deux bonnes fees a ce que tout se passe bien pour moi. Un peu plus tard, j'aurais le droit de voir la mariee qui attend son promis, seule avec deux proches a l'etage d'une maison dont tous les autres niveaux sont occupes par des femmes de tous ages qui poussent des youyous et se bousculent joyeusement vers les escaliers pour voir qui arrive. La mariee, elle, est visiblement en proie a la panique. Elle respire fort et vite comme une bete affolee. Je la plains, d'avoir si peur. Du coup, ne voulant pas ajouter a son stress, je ne m'attarde pas, lui souhaitant simplement bonne chance. Une mamie, qui m'avait refuse l'entree au depart de maniere assez aggressive, avant que le pere de la mariee ne lui intime avec autorite l'ordre de me laisser le passage; s'excuse avec effusion quand je redescends. Elle avait juste peur que je prenne des photos en fait. J'avais compris; elle est toute excusee; il n'y a pas de probleme. Je la serre dans mes bras pour dissiper toute confusion; elle m'embrasse en multipliant les excuses. Pour finir, j'ai arpente les rues de Sanaa de nuit avec mes acolytes Abdusalem et Sinan en attendant mon vol matinal pour Hadibo; sans savoir encore que l'enchantement de Sanaa aurait, de maniere differente mais avec autant d'intensite, son pendant a Socotra...

L'ile d'Adham. Vous ne la trouverez sur aucune carte, pourtant, elle existe: je viens d'y passer une semaine. J'en ai sillonne la cote nord, d'Est en Ouest...Vegetation du debut des temps, et presque pas d'animaux. Seulement des chevres, qui gambadent a l'etat sauvage et traversent les routes de facon aussi impromptue que des kangourous. Pas un seul chien, ce qui assure des ballades sereines. Le stop marche bien mais il y a si peu de circulation, la fournaise est si intense, l'ombre si rare; que c'est vite un calvaire... Dans les montagnes, sur les hauts plateaux, des sommets couverts de dragonniers... les boules vertes des arbres sont en si grand nombre... ca me fait penser a des troupeaux de bison... Sensation parfois d'etre sur la terre originelle, avant que l'empreinte de l'Homme ne se manifeste... La beaute n'eclate pas toujours comme une evidence, mais s'instille, au gre des changements de lumieres... et des rencontres. Il m'a fallu celle d'Adham (un nom bien symbolique; en osmose avec cette terre pure) pour vraiment commencer a apprecier les lieux. A Dihamri, on a fait du snorkelling ensemble; a Qalansiah, on a couru dans la haute dune de sable blanc qui surplombe le lagon; Alher a ete idyllique, entre sable blanc, mer limpide et athmosphere de bout du monde au ras irssel (malheureusement le charme sera bientot rompu, avec la pose d'asphalte en cours et les probables constructions qui suivront). Homhill, je l'ai decouvert a pied avec Monir. Rude grimpee sous une chaleur implacable, tallonnes par un vieillard qui pretend au depart que cette marche va le tuer mais qui grimpe comme un cabri en portant une batterie de 15 kilos sur les epaules...et nous depasse meme quand on approche du sommet... La vue est splendide, surtout dans la descente, au retour, avec le soleil couchant. A Diksam, apres la marche a pied pour atteindre le wadi, toujours avec Monir, j'ai ete malade. Mechant coup de pompe sans doute cause par la chaleur. Monir m'a installe sur une natte a l'ecart et a l'ombre... moment tragico-comique quand il revient avec mon plat du dejeuner. Au moment ou il repart, je me fait attaquer par une chevre qui me dispute mon dejeuner en me foncant dessus tete baissee; puis un vautour a la tignasse rousse en bataille ('egyptian vulture' en anglais), peu farouche, vient se poster a deux metres et commence a approcher. J'ai un baton et une pierre pour me defendre....Ambiance... Sur le chemin de retour au soleil couchant on ecoute toujours la meme cassette de musique:des chants de Al Mukalla. Monir lache le volant pour battre le rythme dans ses mains en meme temps que moi... Le paysage qui se deroule, sous la douce caresse de la lumiere du jour qui se fane, ajoute en charme a ce moment de joie partagee. De retour a Dihamri, Adham m'accueille par un simple:" You're late" qui me fait bien plaisir parce que pour ma part j'etais pressee de le retrouver. Tout est simple, naturel et chaleureux en sa presence. Un fou rire nous saisi tous les deux quand Monir, indigne, lui raconte la proposition indecente qu lui a fait un touriste italien homosexuel dans le wadi aujourd'hui. Visiblement traumatise et en colere, il n'a pas arrete d'y faire allusion lors du trajet retour en voiture mais la, le recit, avec les traductions et les eclats de rire d'Adham, est beaucoup plus savoureux et detaille. Ce soir est vraiment convivial. On a une vraie complicite avec Monir, maintenant (je l'ai amuse car je l'ai incite a prendre tous les auto-stoppeurs sur la route... d'abord un ecolier, puis deux barbus, puis une femme avec laquelle je partage le siege avant) et Adham, tout sourire, est encore plus proche... Cette ile, son ile, que je quitterais le lendemain, c'est, vous l'avez devine... Socotra. J'adore la maniere des socotris de se saluer. Il y a plusieurs degres d'intimite. Je n'y aurais jamais acces, etant une femme (certains, comme Ahmed, le pieu cousin d'Adham, refusent meme de me serrer la main) mais j'en suis souvent temoin. Soit une franche poignee de main ou chacun se penche simultanement vers la main de l'autre pour l'embrasser, soit les deux hommes approchent leurs visages et font se toucher leurs nez, souvent plusieurs fois. Un peu au meme rythme ou les yemenis se font la bise. J'adore cette facon de faire.

Derniere vue sur Socotra... le pilote a la delicatesse d'informer les passagers qu'on va survoler le lagon de Qalansiah... tons clairs de l'eau... et vue sur le Ras Shoua ou j'ai vecu un de mes meilleurs moments sur l'ile. Adham, qui guidait alors un groupe de quinquagenaires italiennes, avait loue un bateau pour les emmener sur une plage ou elles pourraient faire ce qu'elles preferent : bruler au soleil. En chemin, on a croise de petits dauphins un peu indolents a la peau noire, puis des dauphins a bosses, plus joueurs... Les italiennes s'extasient sur les oiseaux... il y a des hordes de canards assez rigolos qui flottent en ligne a la queue-leu-leu puis plongent et refont surface les uns apres les autres, comme des dominos. Le spectacle est comique... Les femmes s'etalent au soleil en maillot de bain... Adham et moi nous retirons a l'ecart, en quete de fraicheur, sous un arbre a l'ombre maigrichonne. De petits oiseaux viennent se nicher a quelques centimetres de nous, sur la meme branche basse ou reposent nos tetes... moment magique, a ecouter leurs trilles, en clignant des yeux en regardant le soleil a travers le feuillage... Apres un long moment de farniente, on voit reapparaitre le pecheur qui nous a conduit en bateau. Il y a un autre petit homme barbu qui se dirige vers nous depuis le bout de la plage (mais d'ou sort-il ?). Adham et les deux hommes discutent; s'eloignent un peu. Avant de s'eclipser dans les fourres, ils se retournent tous les trois, Adham me fait signe de les rejoindre... et je les suis sans savoir ou. Je n'ai pas de chaussures, le sable est brulant, les hautes herbes epineuses me lacerent les pieds... le pecheur, qui a deux ou trois pointures de plus, me prete ses sandales... mon allure est un peu cahin-caha -on rigole quand je m'effondre dans la vegetation; mais ca marche. Apres vingt minutes de marche ("Et les italiennes?" je demande... "Elles veulent griller au soleil", me repond Adham... et on eclate de rire... A vrai dire je ne suis pas fachee de leur fausser compagnie... c'est d'un ennuyeux, ce rituel de bronzage!); on a atteint, apres la traversee d'un paysage plus aride, une petite montagne. Il y a une grotte, des gens qui y vivent... on va dejeuner avec eux. Quand on arrive, ils sont une vingtaine dans la grotte, des hommes surtout mais aussi quelques femmes et des enfants. Je serre la main a tout le monde. On me fait asseoir a cote d'Adham. Ils ont tue un mouton; deux hommes continuent la decoupe des morceaux de viande, les femmes tournent le riz qui cuit dans de grosses marmites, une trentaine de vautours attendent patiemment les restes... la peau de la bete traine encore par terre, molle envellope noire aux yeux ronds... je ne suis pas sure de reussir a avaler la viande mais je vais essayer de faire honneur a cette invitation. En revanche je decline le bouillon de gras de mouton qui est offert en guise d'entree... je serais tentee de vomir. Assis les uns a cote des autres, a l'ombre de la grotte, on forme un cercle assez elastique au centre duquel viennent s'entreposer les plats, servis par les ados. On mange dans le meme plat par groupe de quatre ou cinq... J'aime bien cette sensation d'etre integree a une communaute, et l'absence de tabou dans le partage de la nourriture. Tout est naturel et simple. Personne, ici, pour essuyer d'un geste pingre le goulot d'une bouteille si l'on doit partager une boisson, ou pour se scandaliser de l'usage d'une meme cuillere... La vue, d'ici, est somptueuse... beaucoup plus belle que de la plage. Un decor de reve devant les yeux mais un mode de vie assez spartiate, surtout pour l'approvisionnement en eau. N'empeche, le moment est genial. On part avant que le the soit servi... Le pecheur part devant en courant apres un dernier "bisou" sur le nez avec nos hotes... Adham a l'air content; on s'eloigne d'un bon pas, rigolant comme deux garnements a la pensee des italiennes restees seules sur la plage qui doivent se demander ou on est passes et realiser que le bronzage ne remplit pas l'estomac... J'ai adore ce mement... Adham, d'un mouvement spontané, m'offre ce bisou sur le nez que je croyais que je n'aurais jamais... La plenitude alors, est totale.

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Socotra, au petit matin. Je quitte Dihamri avant meme le lever du jour. Derniere vision d'Adham a la lueur d'une lampe a petrole... C'est Mounir qui m'emmene a l'aeroport. Je n'ai pas envie de partir mais comment avoir le coeur serre avec de si bons compagnons? Je bois le paysage du regard, le rimmel de la nuit coule sous les ors de l'aube. J'adore longer la mer. Au bout d'un moment, je realise que Mounir n'est vraiment pas loquace aujourd'hui; c'est inhabituel! Je remarque enfin qu'il pleure discretement. C'est peut-etre le chant poignant du muezzin qui retentit dans son autoradio? Il est invraisemblable qu'il soit triste a ce point que je m'en aille! La complainte me prend aux tripes tout a coup... mais il est hors de question de finir sur une note lugubre. Mounir retire precipitemment la cassette, et je propose d'ecouter les chansons entrainantes de Al Mukalla. C'est gagne: Mounir retrouve une humeur enjouee et nous voila a nouveau comme deux gamins a taper le rythme dans nos mains, pendant que les kilometres defilent. On s'enivre de notre propre espieglerie.

Al Mukalla. Je saute dans un taxi qu'on loue deux yemenis. J'ai ete si prompte a leur emboiter le pas que ca les amuse, je crois. Personne n'a eu le temps de me faire une de ces propositions aux tarifs astronomiques dont les taxis ont l'art, et au final, alors meme qu'ils me deposent au pied meme de l'immeuble ou je me rend, ils m'offrent meme la course.

A peine mon sac pose, mon ventre creux m'indique le chemin de la corniche. Encore une fois, on me depose en voiture. Ils sont toujours prets a rendre service, ces yemenis! Mais j'avais oublie: on est vendredi; tout est ferme; c'est la grande priere du matin. Je fais le tour du quartier, ne croisant que des hommes au pas de trombes, qui se hatent vers la mosquee la plus proche. Je reste un peu etonnee par la forte presence policiere aux abords de l'edifice, non seulement des agents a pied mais aussi un vehicule equipee d'une mitrailleuse, pointee sur l'entree. Je ferais peut-etre mieux de pas trop trainer dans le coin... Toujours a la recherche d'un endroit pour me restaurer, j'atteris devant une devanture bleue, close, mais on me dit que ca va ouvrir dans une demie-heure. Je patiente donc sur une chaise sur le trottoir, en repondant aux habituelles questions: "Where do you come from? Are you married? What's your name?"... On me demande ce que je veux manger, donc avec un peu de chance mes souhaits parviendront au cuistot plus vite que prevu. Je demande des gembira avec des legumes( je confonds avec le bahasa indonesia ou crevettes se dire gambari)... A midi trente petantes (pas midi trente-une, entendez bien) c'est la ruee a la porte du boui-boui, dont un des employes ouvre la porte cadenassee dans la bousculade generale. Je me jette dans la melee, bien decidee a disputer une place aux devots affames; j'etais la la premiere, non mais... Comme, effectivement, ma commande est deja passee; je n'ai plus qu'a attendre... j'en profite pour observer l'effervescence, la zizanie, la virevolte des larges galettes chaudes qui atterissent sur les tables, les serveurs qui slalomment en portant des plats de salta bouillante, tous les hommes qui crient leurs commandes, et bougent dans tous les sens. Et j'adore ca...

C'est marrant, je realise plus tard que j'ai atteris sans le savoir au Al Khayyam, dont j'avais lu quelques part des merveilles, et que j'avais cherche en vain sans le trouver. Crevettes, galette et jus de mangue, environ 1300 rials. C'est cher pour le Yemen mais tout est relatif ( un euro= environ 300 rials). Et c'est bon. Le soir, je mangerais du barracuda pour le meme prix!

Al Mukalla est un agreable petit port de peche mais il n'y a pas grand chose a faire. Si je n'avais pas, a notre surprise a tous les deux, croise Ali, de Socotra, qui a prit l'avion suivant et qui est venu faire des demarches pour ses etudes...je n'aurais pas passe un jour de plus ici. Mais j'ai promis de rester; je lui doit bien ca, apres la frayeur que je lui ai fait a Socotra. (Il m'a emmene en 4X4 a la plage de Delisha avec deux de ses potes. J'avais une heure et demie pour me promener sur la plage et me baigner pendant qu'il machouillaient leur qat. Mais a l'heure indiquee de notre rendez-vous, les trois copains, certainement un peu ramollis, n'etaient pas au rencart... J'ai rebrousse chemin vers la voiture, pas vu le vehicule, re-rebrousse chemin vers l'autre extremite de la plage en grelottant pieds nus sur le chemin caillouteux ou passent les voitures pour etre sure de ne pas les rater. Le soleil s'est couche derriere la colline.. toujours personne... mais ou etient ils passes? Une voiture est apparue; c'etait pas eux mais ils m'ont propose de me ramener sur Hadibo; je n'ai pas hesite. J'ai du traverser tout le village trempee, vetements colles au corps et pieds nus. La honte!... Impossible de joindre Ali sur son portable, ligne toujours occupee. Enfin, douchee et propre, l'estomac dans les talons, je suis allee jusqu'au resto du bout de la rue qui sert un peu de point de ralliement pour tous les guides. Adham etait la... il a pu joindre Ali... toujours a Delisha, qui, se faisant un sang d'encre, avait envoye des pecheurs faire des rondes en bateau et prevenu la police pensant que j'avais disparu en mer... tout ca pour un rendez-vous manque... ! On etait faches tous les deux... mais on se reconcilie a Al Mukalla.

Au poste de police de Al Mukalla, ou Saleem m'a accompagne, j'obtiens mon permis special pour l'Hadramaout en dix minutes, sans difficultes. Un homme arrive un peu apres moi. Il est presque blond, avec un teint hale et des yeux bleus... Yemenite? J'hesite a le croire... je pencherais plutot pour un autre pays musulman... mais lequel? Jordanie? Liban? Intriguant en tout cas. Il a l'air mysterieux; ne parle pas, repond d'un leger signe de tete a mon salut. Je ne le sais pas encore, lui non plus, mais on se reverra...et en quelque sorte, on se connait deja !

Une fois mon permis etabli, je prends la route pour Sayun. Il fait tres chaud mais a ma surprise, il y a du vent. Qui plus loin vers le desert cree des tourbillons de sable, comme de mini typhons que j'ai plaisir a comtempler par la fenetre. Quand on en croise un, vite on ferme toutes les fenetres. C'est la seule chose qui agremente un peu la monotonie du paysage et le manque de conversation sur le trajet. On circule entre les masses tabulaires de montagnes exemptes de vegetation, c'est austere et assez rebarbatif. Il faut attendre l'approche du wadi pour voir jaillir quelques couleurs... La verdure fait plaisir a voir et puis il y a quelques portes de maisons eblouissantes...Je ne peux pas demander de s'arreter pour faire des photos mais j'en meurs d'envie...J'adore ces vieilles plaques metalliques a moitie rouillees, bariolees, graffitees, qui detonnent avec les sobres ouvrages de pierre.

Sayun... Une grande partie des edifices anciens tombent en poussiere et sont a l'abandon.... C'est vraiment dommage... A l'exception du palais, d'un blanc rutilant, qui trone majestueusement au coeur de la ville, tout le reste semble voue a l'oubli et a la destruction. C'est du gachis.

Je loge dans un hotel peu recommandable, ou les puces sont maitres de la chambre avant le locataire, et qui n'est meme pas specialement bon marche... mais j'y reste. C'est peut-etre fantasque mais la raison est la suivante: la vue, depuis ma petite piaule sous les toits, est royale, juste en face du palais. La nuit, la vision est imperiale, avec les lumieres. Je me sens privilegiee, je me regale a le regarder... et je retarde le moment de m'allonger sur le lit et de me faire devorer par les puces!

Quand je lui raconte ca, Hussein rigole. Il soutient que je devrais aller loger ailleurs mais quand il decouvre la vue depuis ma fenetre, il comprend enfin ma retenue. Hussein tient une boutique de travaux et materiel photo. Je ne sais meme plus pourquoi j'y suis rentree; on a papote si longuement et de tellement de choses dans tous les sens, que la raison initiale a tout simplement disparu. Comme on a sympathise, du coup, je commence a apprecier Sayun plus que je n'aurais cru et decide de rester un peu plus. On passe un excellent moment ensemble, le jour suivant, a faire un soi-disant concours de photos de nuit, a Shibam. Tu parles d'un concours; il me laisse faire toutes les photos!

Quand je quitte Shibam, Hussein, toujours soucieux de me savoir seule en vadrouille, m'accompagne jusqu'au bus et s'assure que ses deux copains par hasard presents dans le bus prendront soin de moi. C'est trop mignon.

Encore une fois, il a fallu demander un permis special pour traverser le desert. La route la plus rapide vers Sanaa est aussi celle qui passe par Marib, dont l'acces est interdit aux voyageurs individuels. Seules sont autorisees les visites organisees par agence et escortees par les militaires. Si circuler sur cet axe est si risque, pourquoi la police de Sayun octroie t-elle malgre tout aux voyageurs individuels un tel permis? Pourquoi, a contrario, la police de Sana'a refuse-elle de le delivrer? Comment une route serait-elle dangereuse dans un sens et pas dans l'autre? Mystere! Je ne cherches pas trop a comprendre; j'empoche mon permis et en avant! Ce genre de paradoxe m'amuse.

La traversee du Rub-Al-Khali me reserve une bonne surprise. Dans ce desert de dunes claires, quelques chameaux errent, et mon regard se perd. Je ne me lasse pas de regarder les douces courbes du sable, et le soleil qui fond a l'horizon. J'ai meme le privilege de voir mon voeu secret (marcher dans les dunes) exauce, a la faveur d'un arret. Les hommes se precipitent derriere la premiere dune; je dois m'eloigner...Et je le fais conscieusement, pataugeant dans le sable avec delectation...

L'etape du diner se fait a Marib ( mais je croyais que... bon, bon, d'accord). Ici, pas mal d'hommes sont armes non seulement de la jambiya traditionelle, mais aussi de AK 47... qu'ils ne quittent ni pour diner, ni pour aller prier (la mosquee est attenante au boui-boui de service). Ambiance...

De retour a Sana'a, je recroise le mysterieux voyageur appercu au poste de police de Al Mukalla. En fait, il est francais et il s'apelle Jean-Charles. Mort de rire! Mais j'ai un petit doute tout a coup. Vous savez, ce genre de doute qui est une intuition pas encore tout a fait epanouie. Je lui demande si par hasard, il ne va pas sur le site de voyageforum? Surpris, il me repond que si. En fait, je me rapelle vaguement d'un pseudo qui pourrait etre le sien. C'est bien ca; il en reste consterne. A vrai dire, je n'ai aucun merite; il n'y a pas beaucoup de voyageurs au Yemen et j'ai failli lui repondre mais ai manque de temps avant le depart... N'empeche, la coincidence est marrante.

Jean habite en fait, au Liban, ou il est en stage et visite le Yemen pour la premiere fois, Il a une approche sensiblement identique a la mienne mais un avantage certain du fait qu'il se debrouille deja bien en arabe...

On decide de passer la soiree ensemble et d'aller voir se qui se passe du cote du Burj-As-Salam. Des guirlandes ont ete accrochees dans la rue et une tente geante installee au pied de l'hotel de luxe, qui en bloque carrement l'acces et oblige clients ou personnel a contourner tout le batiment, hehehe. Quel faste! C'est un vrai mafraj avec banquettes et coussins, qui s'offre a nos yeux. Finalement on est venus avec Mohammed Jurga qui rivalise de pitreries avec lui-meme et me fait bien rire. Que je ris le fait rire aussi alors on en finit plus... Une bande de joyeux lurons. On nous fait chaleureusement signe d'entrer. Les regards semblent comme magnetises sur nous. De fait, on ne partira pas avant une heure assez avancee, avec une petite ballade dans le quartier juif avec explications historiques a la cle, et festin (c'est ironique... )de fouhl pour Jean, (hehehe, il a ete oblige de manger ma part alors qu'il n'avait meme pas faim! parce que je me suis eclipsee au bon moment pour aller boire un jus de mangue). Le nez en l'air, je me lave les yeux avec toute cette beaute. Je ne me lasse pas d'admirer l'architecture, les decorations des facades, tandis que notre guide, un erudit machouilleur de qat rencontre sous la tente, qui a decide de nous choyer, partage avec nous les secrets de la vieille ville. En arabe, pour le bonheur de Jean, qui fait des progres de minute en minute (l'arabe parle au Liban est sensiblement different) mais il effectue la traduction pour moi de bonne grace, (quand il comprend !) ... C'est ainsi que j'apprend que les juifs ont ete pries de quitter le pays en 1945 pour un voyage sans retour. Or, la majorite des artisans etaient juifs (on leur doit, entre autres, les superbes vitraux dans les maisons de Sanaa) et l'economie s'est effondree avec leur depart. Ils ont laisse un si bel ouvrage; j'espere que le savoir ne se perdra pas totalement; que ces merveilles de pierre et d'albatre pourront, malgre l'usure et les negligences, garder leur lustre encore longtemps.

J'adore le vieux Sana'a !!! On y rencontre toujours quelqu'un, trois ou quatre fois par jour, pour nous souhaiter "Welcome in Yemen" quand bien meme ce serait les seuls mots d'anglais appris. Un vieux assis a l'ombre qui me regarde prendre une photo ; un groupe d'enfants excites qui veulent savoir comment je m'appelle, et veulent tous me serrer la main... Chaque jour, comme un refrain qui accompagne le voyage, ce "Welcome in Yemen" restera grave dans ma memoire. Et le dernier jour, a quelques heures du depart, entendre encore un inconnu nous souhaiter la bienvenue a de quoi tordre le coeur parce qu'evidemment, on a plus envie de partir avec un accueil pareil !

A contrario un soir, alors que je sirote un enieme jus de mangue, dans un troquet un peu desert vu l'heure tardive, un homme qui s'est glisse a la table a cote pour boire un verre, me demande d'ou je viens. Son attitude est etrange; il m'a pose la question sans meme vraiment me regarder, la tete un peu basse, le regard en dessous comme un chien menacant. Quand je repond, d'un air detache (c'est la routine) que je suis française, il hoche la tete, gromelle une obscure approbation, puis opine encore une fois du chef en ajoutant d'un ton severe et charge de sous-entendus " Bien. C'est bien!" Je ne comprends pas ou il veut en venir. Je lui demande ce qu'il entend par "c'est bien" ; pourquoi c'est bien? A quoi il me retorque que si j'avais ete danoise... et la, il fait un geste qui ne laisse aucun doute sur ses intentions: me trancher la carotide. Je t'aurais tuee, ajoute-t'il comme si ce n'etait pas encore assez explicite. Glups! Mortifiee, stupefaite, je me concentre sur ma paille pour avaler ce qu'il y a dedans dans un silence soudain un peu lourd...

Mais revenons a nos moutons... ceux qu'on tue, justement, parce qu'ils sont des moutons (pas danois, eux), pour les manger...C'est une autre chose que j'adore au Yemen, et a Sana'a en particulier: les moments de partage que constituent les repas. Ca a presque des allures de rituel, quand les hommes delaissent ou ferment carrement leurs boutiques et se retrouvent dans la rue pour manger ensemble, a la bonne franquette, assis en rond sur le trottoir autour de gamelles bouillantes de sahlta, et partager les khubs. . L'ambiance est si conviviale; j'ai si souvent et si genereusement ete invitee a me joindre a l'un de ces groupes; que j'imagine mal comment je vais retrouver la solitude et la pauvrete d'un machonnage de sandwiche. Au debut, je craignais que le touillage en commun des gamelles ne m'inspire quelque repulsion, mais apres en avoir fait l'experience; dans les familles, en particulier; j'adore ca. Et je sais deja que ca me manquera...

Souvent, la nuit, je reste collee a la fenetre de ma chambre, dans le noir, pour regarder la porte Bab Al Yemen illuminee et les maisons resplendissant sous la douce lumiere jaune des reverberes... Vision enchantee, magique, dont je ne me lasse pas; un prodige de chaque seconde qui me saute aux yeux a chaque clignement d'yeux et me tient eveillee jusqu'a ce que le marchand de sable passe. Je m'endors devant ce paysage fabuleux; on dirait que les facades ont ete enduites d'une coulee de miel... (de l'Hadramaout, bien sur...!)

Le matin, je me reveille tot pour comtempler les variations de lumieres sur les minarets a mesure que le jour se leve, et l'animation croissante de la rue... La baraque a thé est le lieu le plus frequente, dans une paisible nonchalance, par quelques vieux aux visages parchemines qui se tiennent bien droit devant leur brevage fumant... Le chameau a deja commence sa ronde autour du moulin a huile mais tout est tranquille encore, et silencieux. Vendeurs ambulants, peintres en batiment armes de leurs rouleaux, artisans de rue, mendiants arrivent peu a peu... puis les boutiques ouvrent... murs tapisses de jambiyas, de bijoux en argent, de robes colorees aux formes frivoles, que l'on ne verra jamais sur les femmes... et de ces longues tenues noires de fantomes, qu'elles portent par dessus leurs vetements et les rendent toutes identiques aux yeux du neophyte. Les premiers clients commencent a arriver. Les femmes hesitent coquetemment entre plusieurs foulards noirs dont seule la decoration en bordure (petits points dores, arabesques, motifs en forme de feuilles...) varie un peu. Elles marchandent et bavardent. Seuls leurs yeux sont visibles. Parfois cela m'incommode de me sentir devisagee, et inspectee de la tete aux pieds par des personnes qui sont, elles, masquees, et bien a l'abri, derriere leurs voiles opaques; sans que je puisse rien comprendre a leurs eventuels commentaires dans une langue que je ne maitrise pas...

La langue... elle se deroule, comme des volutes de fumees; claque, sonore; ecorche un peu les oreilles; hypnotise aussi... les sons que je preferent sont les plus singuliers, les plus chaotiques, les plus rebels a la pronociation. Quand il y a un "h" et un "w" dans le meme mot, comme dans "wahed" ou "wahdi"... J'adore aussi quand vient l'heure de la priere du soir, que le jour est tombe, que les hommes pressent le pas a l'appel des muezzins. Les chants sont beaux, dechirants parfois... D'un coin a l'autre de la vieille ville, leurs voix se melent, se disputant l'attention du ciel et la ferveur des croyants, dans une touchante cacophonie. Vraiment, j'adore ca. Il y a de la puissance, de la serenite... quelsque chose qui remue l'ame et incite a l'humilite.

* **

C'est decide : je pars a Zabid pour la journee. Je me suis laissee ensorcelee par Sana'a un peu trop longtemps; je ne verrais donc pas le marche de Beit-Al-Faqih, mais a la vue de la longue plaine poussiereuse qu'il faut traverser, mes derniers regrets fondent... Je n'apprecie pas, ni l' emprise de l'air qui nous enserre dans son etau, ni la terre brulee de chaleur qui sert de paysage, ni les silences de mes compagnons de voyages, dans une pijou bondee... Evidemment un pneu eclate. Je n'ai jamais vu un pneu aussi explose! On a de la chance: cela arrive 30 kilometres avant Al Hodeidah, en pleine ligne droite... La descente des montagnes s'est faite sans encombres; cela aurait ete nettement plus dangereux si le pneu avait eclate dans un des lacets de la route!...

Zabid ne me charme pas outre mesure, mais il y a dans la vieille ville aux batisses blanches, en plus de la plus ancienne mosquee du Yemen, une maison privee qui a servi de decor au tournage des "1001 nuits" de Pier Paolo Pasolini... visite qui legitime a elle seule mon delire (l'aller-retour dans la journee depuis Sana'a c'est un peu insense en transports en commun, vu la longueur des trajets). La facade, les vitres interieures colorees, les boiseries peintes au plafond, sont remarquables. Il est affligeant de constater que les proprietaires ne prennent pas soin de l'heritage; le manque d'entretien est criant. C'est vraiment dommage mais c'est visiblement chose courante a Zabid ou les edifices qui devraient etre proteges et restaures sont souvent delabres voire tombent en ruines.

Je resiste a la tentation d'y passer la nuit -je subodore que les proprietaires sont des Thenardiers- ils transpirent de cupidite...d'autant plus immeritee qu'ils ne font visiblement par d'efforts pour valoriser leur patrimoine... bref je choisis de m'echapper et de rentrer fissa a Sana'a.

* **

Sur le retour vers Sana'a, le chauffeur de la pijou roule a toute berzingue dans la nuit et depasse tout le monde, meme dans les virages. Mais il conduit bien. Delivree de toute crainte, je me laisse bercer par le passage des vitesses et les ondulations des tournants. Sa conduite est fluide. On a mis du temps a partir au depart. Il s'est arrete tres frequemment, pour parler a quelqu'un, deposer quelque chose, acheter une babiole... j'ai commence a m'impatienter. Quand, moins de trois-quart d'heure apres le depart, il a arrete la pijou devant une mosquee, c'etait le bouquet! Mais je ne pouvais rien dire; c'est l'heure de la priere... Femme et non-musulmane, je suis exclue d'office. Je me suis mise a bouillir interieurement. Mais le chant poignant du muezzin s'est eleve et la beaute de sa voix m'a ramene a davantage de serenite. A la fin de la priere, les visages sont plus detendus, la douceur de l'air, qui a fraichi, semble offrir une derniere caresse de Dieu avant de reprendre la route. Le silence s'installe. Recueillement, reverie ou concentration... en tous cas, des ailes semblent avoir pousse sur les flancs de la voiture et on trace...

On a aborde les montagnes depuis un moment, quand, au detour d'un lacet, j'appercois a la lueur des phares, un panneau "Manakha". J'interpelle le chauffeur. "Manakha, a min huna?" Oui, c'est par la et a seulement dix kilometres... Il a ralenti a ma question; j'hesite deux secondes puis hop, je decide de me faire deposer la. Je vais faire une surprise a Abdusalem; qui m'a reclame de revenir le voir...

Au croisement de la route qui mene vers les sommets, j'avise un conducteur de moto, juche sur un superbe engin recouvert de peau de mouton, comme c'est la mode dans tous les vehicules (dans les voitures, c'est le tableau de bord qui en est recouvert). Je negocie mon transport jusqu'a Al Hajjara. J'apprecie encore une fois l'avantage d'avoir un petit sac a dos: un plus volumineux bagage m'interdirait de circuler a moto. J'enfile mon blouson et rabat ma capuche: ca me protegera du froid et du vertige en meme temps. Le motard demarre, et la musique aussi... avec ce paysage dramatique, ca me remue comme "La chevauchee des Walkyries" de Wagner dans "Apocalypse Now"... Esperons juste que ma derniere heure n'est pas venue et que l'on ne va pas deraper... Le motard fonce; je me colle contre son dos en enfouissant mon visage pour ne pas voir le precipice et les petites lumieres en bas... mais je savoure la fantaisie de ce petit crochet...Qui pourrait imaginer, au funduq, que je vais debarquer a moto en pleine nuit ? Hehehe.

A l'arrivee, je me sens rayonnante... j'ai reussi a passer outre ma frousse et puis l'arrivee en musique, c'est classe ! Mais, il y a un petit grain de sable dans mon plan...: Abdusalem n'est pas la; il est a Sana'a!!!

Je suis decue mais ce coup du sort me semble suffisamment facetieux pour me faire sourire. Evidemment!...

Kamal refuse que je l'aide pendant qu'il me prepare a manger; Abdu Fata me prete son portable pour que je telephone a Abdusalem... celui-ci me confirme qu'il est a Sana'a mais dit qu'il rentre aujourd'hui. D'ailleurs, il arrive tout de suite; il est deja dans la pijou... Il devrait etre la dans trois heures...

Il est si tard... il y a encore des departs de pijou, a cette heure? Il faut croire que oui...

Je reste eveillee le plus longtemps possible pour l'attendre mais je finis par m'endormir. La journee a ete longue et mouvementee: Sana'a-Zabid-Al Hajjara... j'ai eu mon content de kilometres et d'emotions. Je me reveille un peu avant quatre heures du matin. Mais qu'est-ce qu'il fout? Il a promis de venir taper a ma porte quand il arrive! Je descends voir en bas. Devant la porte de la piece ou les hommes machent le qat l'apres-midi et qui sert parfois de dortoir a Mohammed et Abdusalem, il y a deux paires de sandales. Je les reconnais... Je sais que c'est culotte mais j'entrebaille la porte. Mohammed leve la tete, se redresse d'un bond et avant que j'ai pu dire ouf, reveille sans menagement Abdusalem. Ils ont pas ose me reveiller, eux, mais ils sont tres content que je le fasse...

Je m'assied sur le bord d'un matelas et on commence a papoter...Mohammed aussi etait a Sana'a. Ils m'expliquent pourquoi; et je raconte ma viree a Zabid... Je remarque que Mohammed a l'air triste. Abdusalem m'explique alors d'une voix sourde que son beau-frere (le mari de sa soeur) est mort il y a deux jours dans un accident de moto. Je suis vraiment desolee... et pour sa soeur, ca doit etre vraiment dur! Abdusalem traduit les mots de reconfort que je trouve a lui dire mais c'est mes gestes d'affection qui sont le plus efficace (on est assez proches pour que je puisse me permettre de lui tenir la main et de lui caresser les cheveux, comme une mere, sans que ce soit equivoque).

Je passe le reste de la nuit a discuter avec Abdusalem en regardant l'aube se lever sur l'autre versant des montagnes et Manakha, que j'appercois de ma fenetre. La lumiere des vitraux se reflete sur le mur blanc dans les premiers rayons du soleil... une nouvelle journee va commencer.

A midi, on mange tous les trois chez Abdusalem. Mohammed s'est fait un peu prie... il voulait qu'on mange chez lui. Ils me font marrer a se disputer pour ca... Le pere d'Abdusalem s'obstine a me demander de l'appeler "oncle"... et fait rire les garcons avec ses plaisanteries. Il semble plus enfantin que son fils!

Apres le repas Mohammed m'emmene chez lui et me presente toute sa famille. Abdusalem reste dehors pour ne pas gener la vie de la maison (avec toutes les femmes qu'il y a, son intrusion obligerait a trop de chamboulements) Il y a la ses quatre soeurs, son jeune frere Kamal (que j'appelle Kamal II pour le differencier de Kamal I, le musicien du funduq), ses parents et ses grands parents... Ils veulent tous que je m'assois pour manger avec eux. Une soeur reussit a m'enfourner un morceau de poulet dans la bouche; le papi se leve pour faire pareil... je ne vais pas m'en sortir! C'est que j'ai deja mange, moi! Je bats en retraite, non sans avoir embrasse et serre dans mes bras la soeur veuve en lui faisant toutes mes condoleances, dont la fille de huit ans, se dandine sur le pas de la porte, rieuse et inconsciente, semble t-il, du décès de son pere...

Le lendemain midi, cette fois, je n'y coupe pas; Mohammed m'entraine chez lui pour y dejeuner. A vrai dire; j'en ai bien envie. J'ai apprecie l'ambiance familiale et je serais ravie de revoir ses soeurs. Je partage si peu de moments avec des femmes! Et depuis la fois ou j'ai danse avec les belles-soeurs d'Abdusalem dans la maison familiale de Sana'a, je n'ai guere eu d'autre occasion. Il est vrai que les activites traditionellement reservees aux femmes me paraissent vite rebarbatives: je ne suis pas une femme d'interieur, et elles sortent si peu que cela limite vraiment les contacts.

Ce repas est le meilleur que j'aie mange au Yemen! La cuisine est raffinee, variee, et en plus, il y a du "shafout"; que je revais de gouter ici, apres avoir tente l'execution de la recette a domicile en France. Tout est delicieux! J'annonce ensuite a Abdusalem que j'aimerais bien manger chez Mohammed tous les jours... ce qui le fait bien rigoler. Hier, il m'a vante le pain de sa mere, qui selon lui et le meilleur de toute la region, mais aujourd'hui, il m'avoue qu'il n'a jamais mange chez Mohammed; il ne peut donc pas comparer... A mon tour de rigoler... et de le tanner en lui disant qu'il ne sait pas ce qu'il rate!

* ** Ce matin, on va au marche de Manakha. Je suis la derniere assise sur la moto, derriere Abdusalem. J'adore quand on est a trois dessus...avec la musique, le vertigineux relief des montagnes encore enturbannees de brumes, la sensation est vraiment grisante. Abdusalem doit faire des courses pour le funduq. L'occasion de rencontrer pas mal de gens qu'il connait, de se saluer, de prendre des nouvelles... On fait le plein de légumes, s'attarde pres du marchand de desserts, ou les delices sucres rivalisent de couleurs, du vert pomme au vermillon, en passant par l'orange criard... mais je prefere gouter avec les yeux... tout ca me semble bien trop gras. On remonte lentement la pente, slalommant entre le stand du boucher et le marchand de tissus. A notre arrivee sur le terre-plein, a une trentaine de metres, c'est la melee: une bagarre a visiblement eclate, et les hommes commencent a accourir pour y prendre part. On s'ecarte. Un coup de feu est tire. Juste au moment d'emprunter l'escalier pour rejoindre la rue en surplomb, ou des badauds se sont masses pour observer ce qui se passe, des policiers armes de leurs kalashnikovs devalent les marches a toute allure. On doit s'ecarter pour les laisser passer... Une fois en haut, on s'aligne sur le bord avec tout le monde qui regarde. Tous les hommes semblent lies les uns aux autres, dans des gestes de solidarite et de protection mutuelle. Je me retiens au bras d'Abdusalem. Et a ma surprise, le vieux a cote de moi me prend aussi le poignet. Sensation etrange... a me sentir un des leurs. En bas, l'accrochage est vraiment vif, la foule a grossi. Deux tirs de kalashnikov en l'air accentuent la tension. Il est plus prudent de se retirer. On s'enfonce dans les rues derriere. Un peu plus tard, un attroupement s'est forme devant le poste de police. A l'entree, ca pousse et ca crie dans tous les sens... On doit passer devant pour repartir vers Al Hajjarah ou faire un gros detour. Abdusalem me laisse choisir. On passe...! J'aimerais bien savoir ce qu'ils racontent... Enfin, on a une explication: Un policier a cru qu'un gamin volait de l'argent alors qu'il ne faisait que ramasser des sous par terre, et sans reflechir, lui a tire dans le pied. Sur ce, un homme (parent? voisin? ami? ou simple passant offusque, va savoir!?) s'est jeté sur le policier et lui a plante sa jambiya dans l'epaule... et le chaos a commence... Plus tard, on apprendra que le policier a etait arrete, que le garcon est a l'hopital... mais je n'en saurais pas plus.

Apres une derniere escapade, cette fois au Djebel Shuqruf avec Abdusalem et Kamal I, ou un paysage dramatique a souhait nous invite a la reverie et a la nostalgie, mais ou le vent nous crie de deguerpir... il est temps de penser a rentrer a Sana'a... Dernier repas ensemble, derniers accords de Kamal a la mandoline, echange de cadeaux...car je partirais demain.

Au matin, coup de theatre. Au moment de partir, je croise un ecossais plutot sympa et avec le sens de l'humour, fan de plongee, qui me demande des infos sur l'Hadramaout et Socotra. Dans la discussion, je comprends que lui et son guide repartent a Sana'a en voiture dans l'apres-midi et me permet de leur demander un "lift". Accorde! Le guide est franchement sympa aussi et son anglais superieur; c'est donc un plaisir de conversation, ce voyage de retour. Par contre, une demie-heure apres le depart...dans un virage, on creve un pneu. Le chauffeur se rabat tant bien que mal, sans cesser de machouiller ses feuilles de qat qui lui font deja une joue proeminante et distordue. Son vehicule qui semble flambant neuf m'a soudain l'air moins solide et fiable que les vieilles peugeot rafistolees qui sillonnent les routes d'un bout a l'autre du pays. On pose quelques pierres dans le virage suivant pour signaler l'accident et inviter les conducteurs a modifier leur trajectoire, et notre chauffeur entreprend laborieusement de changer la roue.

* **

J'ai decide de faire encore une viree. Une folie d'une journee, comme je l'avais imagine pour Zabid. La derniere. Enfin, je crois. Car il ne me reste que tres peu de jours a Sana'a avant mon depart du pays, et j'adore tellement cette ville qu'il m'est necessaire d'y passer au moins les deux derniers jours. J'adore les virees d'une journee. Je pars avec un tout petit sac en bandouliere, qui contient juste mon permis de circuler, mon argent et mes papiers et mon appareil photo. Autant dire: les mains dans les poches. La destination, cette fois, est Jiblah. La petite ville satellite de Ibb a une histoire bien chargee, et je suis curieuse de decouvrir le palais de la reine Arwa et les demeures ismaeliennes encore debout. La route qui s'eloigne de Sana'a est bien agreable: elle traverse une jolie vallee verte, ou il y a enfin d'autres cultures que le qat, et quelques arbres qui ont pris leur elan vers le ciel... Puis c'est a nouveau un paysage de montagnes, a la beaute aride. La "pijou" me laisse a Ibb. De la, je vais rejoindre Jiblah en debab. Jiblah me charme sur le champ. Par son architecture mais aussi par l'athmosphere paisible qui y regne. Il y a une petite riviere, c'est vraiment relax. Comme on est vendredi, c'est particulierement calme. Un jeune homme rencontre dans la rue m'emmene manger chez lui. Je suis impressionnee par la simplicite et le naturel avec lesquels sa mere m'accueuille. Elle me prend la main, la retourne et l'embrasse. Sans la lacher, je lui retourne son baiser sur sa main a elle. J'aime bien ces echanges qui sont bien davantage que de la politesse... deja un temoignage de sympathie. Apres le dejeuner, la visite continue. J'admire les minarets, la coupole blanche d'une vieille mosquee, rigole en voyant un mouton noir qui s'est introduit dans un ancien hammam et qui faufile la tete par la fenetre, comme s'il etait vraiment en train de transpirer a l'interieur et en quete d'oxygene! Aux abords de la mosquee de la Reine Arwa, des enfants me disent que je peux entrer. Monde blanc, silencieux, ou un vieillard dort, un autre lit... Un homme traverse la cour et vient vers moi: c'est l'imam. Il tempete que je n'ai pas enleve mes chaussures, se radoucit quand il comprend que je n'ai pas l'intention de les garder aux pieds pour visiter la mosquee et finit par m'inviter chez lui.

J'ai l'impression d'etre au moyen-age: les plafonds, dans l'escalier en colimacon, sont bas; il n'y a pas de lumiere, et le silence entrecoupe de quelques phrases chuchotees en arabe ajoute encore au mystere. On surgit enfin sur la terasse, eclaboussee de lumiere, ou une vue splendide s'offre alors a mes yeux. On surplombe la mosquee de la reine, et une bonne partie de la ville. C'est vraiment beau. L'imam jouit d'une vue globale sur la ville et d'un emplacement stratégique pour surveiller la mosquee. Superbe. Je quitte les lieux a regrets...

Dans la rue, je rencontre Yessin. Il a l'air gentil, humble, candide, doux... et curieux. J'ai remarque qu'il m'avait plus ou moins suivi jusqu'a la mosquee avec ses potes. Mais l'avancee est subtile, et la delicatesse du sourire engageante. Je lui demande mon chemin (mais je ne suis absolument pas desorientee), juste pour lui fournir l'alibi qu'il cherche pour m'adresser la parole. Et evidemment, sous couvert de me montrer le chemin, il en profite pour laisser ses potes et marcher seul avec moi, en essayant de cacher qu'il est aux anges... c'est trop mignon!

Un autre homme se joint a nous. Je suis toute etonnee: il ressemble drolement a l'acteur Alfred Molina. Petite scene comique: j'ai grimpe sur un toit et Yessin et lui me font un auvent avec le foulard traditionnel pour que je puisse prendre des photos a contre-jour...

Jiblah vit dans une douceur et une lenteur que je n'ai pas rencontre ailleurs, qui contraste fortement avec l'activite d'Ibb, la moderne ville voisine. Accrochee a un flanc de montagne comme une gracieuse flanerie suspendue... ca me donne envie de rester la. A l'heure de la priere, quand les appels des muezzins retentissent simultanément, avec les 50 mosquees qu'il y a ici, ca doit resonner! Il me faudra revenir pour entendre ca...! Mais aujourd'hui, je dois rentrer a Sana'a.

Sur ce, la pluie arrive... ma premiere pluie au Yemen. Le silence s'installe dans la pijou a mesure que la route monte en lacets et surprise par la beaute tragique du paysage, j'immobilise le moment dans ma memoire. C'est sombre et majestueux, dans la gloire du couchant.

* **

Dernier jour a Sana'a.

Je rencontre Richard, un anglais cinquantenaire en conges sans soldes, et en voyage a velo pour six mois... Il n'en est qu'au debut, le veinard!, mais je constate vite qu'il a une facilite de contact immediate et manifeste, avec les yemenites. Etre deux, ce qui pourrait freiner et rarefier les occasions de contact, cree au contraire avec Richard, une certaine synergie, et les yemenites ne craignent pas de nous aborder... C'est marrant, ces deux voyageurs aux antipodes: un grand type grisonnant (dieu sait pourquoi il me fait penser a l'auteur Paul Theroux) d'origine anglaise, qui serait discret s'il n'etait pas aussi grand de taille, et une francaise de taille moyenne qui passerait inappercue si elle n'etait pas montee sur ressort. Elle termine son voyage et lui le commence...

J'invite Richard a m'accompagner au souk de poissons ou j'ai l'intention de manger. Je me demande franchement pourquoi je ne suis pas venue y manger plus souvent? Cet endroit est genial; l'ambiance, unique; et la nourriture savoureuse. On visite plusieurs echoppes, ou les poissons s'etalent. Aucun prix, aucun nom, mais beaucoup de choix, et beaucoup de monde dans les boutiques. Les hommes crient, montrent du doigt, sortent des liasses de rials de leurs poches et derriere le comptoir, les marchands pesent, vident et decoupent les poissons a la demande.

Qu'est-ce qu'on mange? Pour moi, ce sera crevettes ou barracuda. Richard me laisse choisir. Il avoue qu'il n'a jamais mange de barracuda. Quoi??? On va remedier a ca tout de suite! On achete un barracuda entier (600 rials soit 2 euros). Le vendeur nous le prepare et nous le coupe en long, pret pour la cuisson. On passe dans un boui-boui voisin ou les flammes du four rugissantes ont noirci les murs. C'est aussi noir de monde mais on trouve une place au fond. L'ambiance, ici, est folklorique. Un cuisinier jovial, chapeau de cow-boy sur la tete, retire des plaques brulantes du four ou tronent toutes sortes de poissons, parfois entiers et ouverts en deux, parfois coupes en rondelles... Les langues folles des flammes s'echappent imprudemment du four dans un puissant vacarme, et les hommes hurlent. Mais c'est trop sympathique pour ressembler a l'enfer...

Apres avoir confie notre poisson a un garcon de salle, on s'assied a table. Je me glisse sur le banc qui fait face a la salle et continue d'observer. Je remarque enfin un autre cuistot qui fait mijoter des plats en sauce, dans le style curry, et dont les marmites fumantes arrivent sur les tables en bouillonnant. A peine installes, notre voisin de siege, deja servi, et qui se delecte de poisson grille, de pain et d'un melange de tomates moulinees avec du fromage, des herbes et des epices, nous invite a partager sa pitance. Comme on lui fait signe que notre poisson arrive, il insiste et pousse vers nous, poisson et legumes et nous tend un morceau de pain chaud. Richard est timide; je me lance... Bientot d'autres hommes rejoignent le banc. C'est toujours problematique de sieger a cote d'une femme que l'on ne connait pas dans un lieu public, mais je les met a l'aise en les invitant a s'asseoir a cote de moi... et la gene fond (la faim dans les talons doit faciliter les choses). Quand ils sont servis, eux aussi partagent leur nourriture... et comme le barracuda est long a cuire, et que nous mangeons plus lentement que les yemenites, on goute a plein de poissons differents, plusieurs sortes de pain, et des melanges varies de legumes... Tout ca dans une bonne franquette confondante, une joyeuse et genereuse simplicite qui nous enthousiasme et nous emerveille. Cet endroit est genial! Je sais, je l'ai deja dit, mais c'et vrai!

Richard pretend qu'il n'a deja presque plus faim. Je rigole : Attends un peu que le barracuda arrive! Et il apparait, enfin, gresillant encore... A notre tour de partager avec nos voisins... de leur glisser un morceau de pain dans la main, de guetter le moment ou ils seront a court de poisson... de les inviter, d'un geste, a piocher dans nos plats...

On se regale, vraiment! Et a ma grande satisfaction, notre barracuda est le poisson que Richard prefere, dans tout ce qu'on a goute. Il dit qu'il reviendra manger ici. Je le comprend et je l'envie. Je n'aurais pas cette chance de sitot : c'est mon dernier jour a Sana'a...

Mais ce dejeuner d'adieu, cloture mon sejour dans le faste et je ne vois pas pourquoi je ressentirais des regrets: j'ai si bien profite du moment! On sort de table rassasies et rayonnants (et probablement beaucoup plus dodus qu'avant le plantureux repas)...

Je passe le reste de l'apres-midi dans la vieille ville pendant que Richard se fend d'une visite administrative pour obtenir son permis de circuler. Je fais le tour des gens que j'aime pour leur dire au-revoir, distribue les dernieres photos, et trompe ma tristesse par de nouvelles joies amicales.

Mohammed, assis avec deux amis dans la baraque a thé, me hele quand il m'appercoit. Je les rejoins et commande un lait chaud. On s'aime bien, avec Mohammed, mais on ne peut pas se dire grand chose. Il ne parle qu'arabe et ma connaissance de la langue est trop sommaire pour un veritable echange. Pour une fois qu'il ne travaille pas, on profite de passer un moment ensemble mais si les difficultes de communication rendent la situation assez drole, ca ressemble davantage a un film muet de Chaplin qu'a une fantaisie de Woddy Allen...

Enfin, il m'accompagne de l'autre cote de la vieille ville, une fois qu'il a a peu pres compris ou je veux aller. En fait, de l'autre cote de la Sialah, cette large voie a double sens qui traverse la vieille ville en saison seche et redevient naturellement une riviere en saison des pluies. Je dois donner quelques photos a Ali et lui dire au-revoir.

La compagnie de Mohammed m'evite d'avoir le coeur serre. Je plaisante avec Ali sur mon retour en 2050 quand les hommes yemenites porteront des voiles noirs a la place des femmes, ou que j'aurais epouse sept maris-un de chaque continent-... le genre de film fantastique que j'ai imagine en bavardant et philosophant avec lui et son oncle. La verite, c'est que je ne sais pas quand je reviendrais, mais, inch allah, je reviendrais un jour!

De retour a Bab al Yemen, derniere poignee de main avec Mohammed. Je le quitte a regrets: je prefererais franchement aller prier a la mosquee avec lui que faire mon sac... le chant du muezzin remplit mon coeur de nostalgie et le souleve d'un soupir : c'est bientot l'heure de partir. D'ailleurs, je dois me depecher: j'ai moins de deux heures pour tout ranger, manger, telephoner successivement a Adham, Abdusalem et Hussein et filer a l'aeroport.

L'heure du diner est largement passe quand j'atteins la petite place ou l'on sert des kebabs... Mohammed et Mohammed, qui bossent dans mon boui-boui favori (favori justement parce qu'ils y bossent, eux, ces joyeux comperes!) sont aux petits soins comme a chaque fois... Non seulement j'ai toujours droit a une ration supplementaire de sauce ou de kebab, mais en plus, il m'est souvent impossible de regler l'addition parce qu'ils refusent de me laisser payer... Ce soir encore... pff... je laisse tomber! Vous etes fous les gars!

Je capte leur dernier regard petillant de malice, et disparait dans l'etroit passage qui debouche sur le souk aux graines, aux epices, a la myrrhe et a l'encens.

Il est bien difficile d'admettre que c'est la derniere fois que j'arpente les rues de Sana'a avant un long moment. Je voudrais tant rester encore...

Une fois dans ma chambre, j'empoigne mes affaires et ouvre la porte, prete a sortir. Je jette un dernier regard pour voir si je n'ai pas oublie quelque chose et je me fige: si, j'allais oublier quelque chose ! J'eteins alors la lumiere, et me met a genoux sur le lit, le nez colle a la fenetre, pour aspirer ce que j'ai sous les yeux; cette vue que j'adore... je ne me lasse pas de la vision nocturne de Bab Al Yemen illuminee et je veux suspendre ma course vers l'aeroport une minute, juste pour regarder encore une derniere fois, dans un silence meditatif, Sana'a ...

C'est le moment que choisi Richard pour apparaitre, dans la penombre de la porte. Surprise, je realise alors que je dois avoir l'air bien bizarre, avec mon sac sur les epaules, dans le noir, collee a la vitre...

Mais Richard comprend, et tout deconfit d'avoir manque le diner (il croyait que je partais plus tard) m'accompagne jusqu'au taxi devant lequel, d'un grand geste theatral, il me souhaite bon vent...

Je pars, il reste... j'ai l'impression qu'il prend le relais... et que le voyage ne cesse jamais!
Hurghada ou Sharm el Sheikh? English translation pending
by Laboudeuse · 2007-10-01 · 1 reply
je voudrai savoir quel endroit est le mieux pour les fonds marins, la beauté des paysages, et surtout pour les excursions proposées ? merci pour votre aide
Poils en Asie English translation pending
by Cosmosorion · 2007-07-04 · 10 replies
Pourquoi les asiatiques laissent-ils pousser leurs poils sur les grains de beauté du visage surtout en Thaïlande, les poils des oreilles touffus chez les indiens d'Inde. Réponses à une curieuse SVP
Hôtel avec piscine en terrasse à Kuala Lumpur English translation pending
by Eole2000 · 2007-04-26 · 12 replies
Salut,

Nous serons en Mailaisie cet été, et pour finir notre séjour en beauté, nous cherchons un hôtel en plein centre de Kuala Lumpur avec une piscine en terrasse. Les 5* comme le Swiss Garden, Federal, Seri Pacific, Equatoriel, Regent ont tous une piscine, mais nous avons du mal à trouver plus de détails.

C'est pourquoi nous faisons appel à votre expérience. Merci de nous aider à réaliser notre caprice. Eole.
La saint Valentin du Monde English translation pending
by Lahaut · 2007-02-14 · 9 replies
🙂 j'aime l'accent des québécoises j'aime les sourires des thailandaises j'aime la beauté des islandaises j'aime les yeux des femmes yemenites (ben oui car on ne voit rien d'autre!!) j'aime le rire des senegalaises j'aime les cheveux des italiennes j'aime la gentillesse des indiennes j'aime la simplicité des péruviennes j'aime l'indépendance des françaises enfin, bref j'aime toutes les femmes du monde!!!😉
Emprunter le col reliant Kaschgar à Islamad en partant de Chine ou du Pakistan? English translation pending
by Poffou2000 · 2006-12-10 · 5 replies
bonjour j'aimerais savoir si il est preferable au point de vue beaute de paysage et visas si il est mieux d'emprunter le col reliant kaschgar a islamad en partant depuis la chine ou depuis le pakistan merci
Norvège pour le Nouvel An English translation pending
by Mums · 2006-11-21 · 5 replies
Bonjour,

Nous sommes 2 et rêverions d'une aurore boréale pour débuter 2007 en beauté. Le billet d'avion pour Oslo est vraiment raisonnable mais j'ai peur que le reste soit vraiment hors de prix. Quelqu'un aurait-il des infos quant aux moyens de rejoindre le Cap Nord (bus, train), s'héberger là-bas, etc? Preneuse de toutes infos, à vos plumes et merci beaucoup d'avance. Mum's
Lost in translation English translation pending
by Kairouan · 2006-05-25 · 13 replies
Ce film de Sofia Coppola et un vrai bijou...l'ambiance, la beauté de Scarlett Johanson, le talent de Bill Murray et les sensations étranges que l'on peut ressentir quand on voyage...
Questions sur Pimai et Phanom Rung (Thaïlande) English translation pending
by Patchmie · 2006-02-13 · 9 replies
Merci à vous d'avoir répondu à mes interogations, vos informations confirment bien la beauté de ces lieux et ma hate de les voir début Mars! cependant, il me reste encore des questions pratiques: je pensais aller à Khorat en train et prendre le bus pour Pimai, existe t- il d'autres solutions sachant que je ne souhaite pas louer de vehicules pour des raisons de sécurité (trop de problemes si accrochage)? pour les memes raisons pourriez vous m'indiquer si des bus relient Pimai à Phanom rung et si les viles de Nang rung et prakhon chai mentionnées dans votre courrier sont elles aussi accessibles par ce type de transport ? Merci de m'aider encore dans mes recherches. je vous souhaite une bonne soirée.

Michèle
Pays Dogon au Mali English translation pending
by Koukouyè63 · 2005-12-01 · 15 replies
Je vais partir pour Mopti en frévrier et aimerai visiter le pays Dogon. Beauté des paysages, richesse des rencontres... Mais est-ce aussi touristique qu'on le dit ?
Belle Ethiopie English translation pending
by Bertrand2 · 2004-11-06 · 23 replies
Croyant avoir déjà tout vu, je suis tombé en extase devant la beauté de l'Ethiopie. Est-ce le fruit de mon imagination ? Est-ce que j'exagère ?

Merci aux routards confirmés connaissant l'Ethiopie de me donner leur avis.
Retour de 3 semaines aux Philippines en décembre 2019 English translation pending
by Zonicoise60a · 2020-01-22 · 17 replies
Bonjour à tous,

Plein de carnets concernant ce beau pays ont été postés. Nous avons tous été enchantés par la beauté des paysages et la gentillesse des Philippins. Celui-ci alors juste pour apporter (ou confirmer) des renseignements utiles. Mon circuit : Cebu, Tagbilaran, Larena, Lazi, Dumaguete, Apo Island, Dumaguete, Cebu par Tagbilaran, Cebu Puerto Princessa, El Nido, Port Barton, Puerto Princessa, Manille.

Suis partie du 27 novembre au 20 décembre.

METEO : 2 jours de pluie fine en continu cause d'un typhon qui passait bien au dessus de Manille, 1 nuit de grosses averses et le reste beau temps ensoleillé.

VOL INTERIEUR : j'avais pris 3 vols depuis la France avec la Philippine Airlines et les 3 vols avaient été modifiés par la compagnie, dont celui de Manille à Cebu avancé d'une heure. Ce jour là 2 h 1/2 de transfert entre les deux vols m'ont suffit.

FERRIES OCEANJET : de Cebu à Tagbilaran : le 1er à 5h10, le dernier à 18h40, 15 trajets/jour, temps 2 heures de Tagbilaran à Cebu : le 1er à 6.00, le dernier à 18h30, 15 trajets/jour, temps de traversée 2 h Dumaguete à Tagbilaran : à 9 h 50 et 14 h 30, 2 trajets seulement, temps traversée 2 h Tagbilaran à Dumaguete : à 7 h 30 et 12 h 10, 2 trajets seulement, temps 2 h Tagbilaran à Siquijor (Larena) : 1 trajet à 10 h 20 et arrive à 11 h 40 Siquijor à Tagbilaran (Larena) : 1 trajet à 12 h 30, arrivée à 14 h Siquijor à Dumaguete : 6.00 - 8h30 - 10h50 - 13h30 - 15h50 soit 5 trajets d'env. 1 heure Dumaguete à Siquijor : 7h20 - 9h40 - 12h20 - 14h40 17h00

PRIX FERRY : Cebu - Tagbilaran : 550 soit 10 euros Tagbilaran à Siquijor : 720 Siquijor à Dumaguete : 320 Tagbilaran à Cebu : 1200

REMARQUES : pour aller de Siquijor à Apo Island, il faut prendre le ferry de Siquijor à Dumaguete, puis un tricycle (réglé 300) puis un bangka (petit bateau) réglé 300. A ce sujet, attendez le remplissage du bateau car il part rapidement quand même, même s'il n'y a pas grand monde. Sinon, on vous propose un bangka privé à 3000 Il existe l'excursion à la journée pour aller sur Apo Island organisée par Coco Grove Resort Beach depuis l'ile de Siquijor côté San Juan pour 1900 avec déjeuner, masque et tuba.

LAZI (Siquijor) : difficile de trouver un taxi selon la saison (c'est tout petit), alors le bus "Jeepney ou Jeeping" part à 7 h précises du Port de Lazi et met, selon les jours, 1h20 pour 70 pesos

Voilà et pour ce qui concerne mes impressions, j'ai adoré ce voyage. Après les îles se ressemblent car même climat, mêmes végétations mais très agréables.

COUP DE COEUR : Apo Island. J'ai séjourné au Liberty's Lodge qui a son site internet. J'ai trouvé ça parfait et ne comprends pas un com. sur google qui les descend en flèche. La plongée tout simplement magnifique !!! et pour 35 euros. Aussi j'ai adoré le Port Barton : tranquillité, beauté de la nature, couleurs de l'eau splendides. J'ai séjourné à la Jungle Cottages (Jungle Café est la même maison), adresse trouvée sur ce forum. C'est magnifique !!! (Pensez à réserver en arrivant à Port Barton votre retour en minivan car il partent le matin et ne sont pas nombreux)

DECEPTION : au singulier ;) El Nido : quel usine à touristes !!! El Nido n'est pas aux Philippines, une ambiance qui rappelle l'Asie de plus loin, fatiguante. En plus, pas de chance pour moi, les bateaux ne partaient pas en excursions à cause des vents, malgré le beau soleil qu'on avait, donc que des inconvénients.

Bon voyage aux Philippines. Zorica
Trois semaines aux Philippines en décembre 2019 English translation pending
by Zonicoise60a · 2020-01-19 · 0 replies
Bonjour à tous,

Plein de carnets concernant ce beau pays ont été postés. Nous avons tous été enchantés par la beauté des paysages et la gentillesse des Philippins. Celui-ci alors juste pour apporter (ou confirmer) des renseignements utiles. Mon circuit : Cebu, Tagbilaran, Larena, Lazi, Dumaguete, Apo Island, Dumaguete, Cebu par Tagbilaran, Cebu Puerto Princessa, El Nido, Port Barton, Puerto Princessa, Manille.

Suis partie du 27 novembre au 20 décembre.

METEO : 2 jours de pluie fine en continu cause d'un typhon qui passait bien au dessus de Manille, 1 nuit de grosses averses et le reste beau temps ensoleillé.

VOL INTERIEUR : j'avais pris 3 vols depuis la France avec la Philippine Airlines et les 3 vols avaient été modifiés par la compagnie, dont celui de Manille à Cebu avancé d'une heure. Ce jour là 2 h 1/2 de transfert entre les deux vols m'ont suffit.

FERRIES OCEANJET : de Cebu à Tagbilaran : le 1er à 5h10, le dernier à 18h40, 15 trajets/jour, temps 2 heures de Tagbilaran à Cebu : le 1er à 6.00, le dernier à 18h30, 15 trajets/jour, temps de traversée 2 h Dumaguete à Tagbilaran : à 9 h 50 et 14 h 30, 2 trajets seulement, temps traversée 2 h Tagbilaran à Dumaguete : à 7 h 30 et 12 h 10, 2 trajets seulement, temps 2 h Tagbilaran à Siquijor (Larena) : 1 trajet à 10 h 20 et arrive à 11 h 40 Siquijor à Tagbilaran (Larena) : 1 trajet à 12 h 30, arrivée à 14 h Siquijor à Dumaguete : 6.00 - 8h30 - 10h50 - 13h30 - 15h50 soit 5 trajets d'env. 1 heure Dumaguete à Siquijor : 7h20 - 9h40 - 12h20 - 14h40 17h00

PRIX FERRY : Cebu - Tagbilaran : 550 soit 10 euros Tagbilaran à Siquijor : 720 Siquijor à Dumaguete : 320 Tagbilaran à Cebu : 1200

REMARQUES : pour aller de Siquijor à Apo Island, il faut prendre le ferry de Siquijor à Dumaguete, puis un tricycle (réglé 300) puis un bangka (petit bateau) réglé 300. A ce sujet, attendez le remplissage du bateau car il part rapidement quand même, même s'il n'y a pas grand monde. Sinon, on vous propose un bangka privé à 3000 Il existe l'excursion à la journée pour aller sur Apo Island organisée par Coco Grove Resort Beach depuis l'ile de Siquijor côté San Juan pour 1900 avec déjeuner, masque et tuba.

LAZI (Siquijor) : difficile de trouver un taxi selon la saison (c'est tout petit), alors le bus "Jeepney ou Jeeping" part à 7 h précises du Port de Lazi et met, selon les jours, 1h20 pour 70 pesos

Voilà et pour ce qui concerne mes impressions, j'ai adoré ce voyage. Après les îles se ressemblent car même climat, mêmes végétations mais très agréables.

COUP DE COEUR : Apo Island. J'ai séjourné au Liberty's Lodge qui a son site internet. J'ai trouvé ça parfait et ne comprends pas un com. sur google qui les descend en flèche. La plongée tout simplement magnifique !!! et pour 35 euros. Aussi j'ai adoré le Port Barton : tranquillité, beauté de la nature, couleurs de l'eau splendides. J'ai séjourné à la Jungle Cottages (Jungle Café est la même maison), adresse trouvée sur ce forum. C'est magnifique !!! (Pensez à réserver en arrivant à Port Barton votre retour en minivan car il partent le matin et ne sont pas nombreux)

DECEPTION : au singulier ;) El Nido : quel usine à touristes !!! El Nido n'est pas aux Philippines, une ambiance qui rappelle l'Asie de plus loin, fatiguante. En plus, pas de chance pour moi, les bateaux ne partaient pas en excursions à cause des vents, malgré le beau soleil qu'on avait, donc que des inconvénients .

Bon voyage aux Philippines.
Voyage en Turquie Bodrum, Antalya, Marmaris... English translation pending
by Hadrien8 · 2020-01-17 · 7 replies
Bonjour, je découvre la Turquie à travers des sites, des images, des vidéos et je suis abasourdi par la beauté de ce pays, de ses côtes et de ses richesses culturelles.

Je viens par exemple de voir la ville de Sethiye et ses alentours, magnifique.

Seulement voilà, nous avons quelques critères en famille et j'ai besoin d'aide. Qui pourrait me conseiller une destination qui regroupe les avantages suivants:

- Un endroit magnifique - de belles plages - la possibilité d'aller visiter de belles choses autour (sites culturelles, iles...) - une ville vivante le soir (bars, restaurants, shopping) sans être une usine à touriste

Exigeant je sais mais je suis perdu, Bodrum, Antalya, Marmaris...?

Merci de votre aide

Adrien
Soirée Trek à Paris mercredi 22 janvier 2020: Népal, autour des Annapurnas de Kagbeni au Mardi Himal English translation pending
by SoiréesTrek · 2020-01-14 · 14 replies


La prochaine Soirée Trek à Paris aura lieu le mercredi 22 janvier 2020 🙂

Pour commencer l'année en beauté, direction le Népal ! Fabrice nous présentera un parcours hors norme en dehors des sentiers les plus battus : Autour des Annapurnas de Kagbeni au Mardi Himal. Un fabuleux coup de projecteur sur les treks les moins connus de cet endroit du monde : trek de Jomsom, trek de Khopra Danda et trek du Mardi Himal Base Camp !

Les rencontres Les Soirées Trek sont un rendez-vous pour se retrouver entre marcheurs et futur-marcheurs autour d'un verre, d'un repas. Randonneurs, trekkeurs, mule ou mulet, que ce soit en solo, en groupe ou par agence, tous les marcheurs sont les bienvenus pour venir partager leurs expériences, découvrir de nouvelles destinations, échanger des informations, trouver des équipiers... Ou tout simplement passer une bonne soirée.

Ce rendez-vous mensuel, animé par des amoureux de la marche, vous est proposé gratuitement. N'hésitez pas à venir nous rencontrer 🙂

Rendez-vous aux inscrits à partir de 19h30 au sous-sol du restaurant : Earth'K Bar 5 Rue Daunou, 75002 Paris

Les inscriptions sont ouvertes !

A bientôt, les Soirées Trek www.lessoireestrek.org
L'Indonésie, une si belle mosaïque English translation pending
by Xeta · 2019-08-26 · 206 replies
Disons-le tout de suite, d'entrée de jeu, j'ai été conquise par ce beau pays ... quelle splendeur, quelle beauté, quelles merveilles, quelle diversité, quelles rencontres 🙂

- la splendeur de ses rizières : des rizières plates, des rizières en toile d'araignée, des rizières en terrasse, des rizières en eau, des rizières avec du riz fraîchement planté, des rizières avec les tiges bien hautes et vertes du riz proche de la récolte - la beauté de ses temples : des petits temples au détour d'une rue, des temples imposants, le temple de Borobudur, unique en son genre - les merveilles de ses fonds marins : petits et gros poissons monochromes et multicolores, étoiles de mer rouges, bleues, à gros points noirs, des coraux mous, des coraux durs, des raies mantas, des tortues - la diversité de ses plages : du sable blanc, du sable rose, du sable noir, des galets bleus - les rencontres animalières : des orangs outans, des varans, des chauve-souris, des singes Thomas Leaf, des babouins, les petits et gros poissons

et partout une constante : la gentillesse des Indonésiens que nous avons trouvés si accueillants, souriants, serviables et globalement désintéressés.



Bonjour à tous, bienvenue dans mon carnet sur cette si belle destination.

L'Indonésie, je l'avais initialement envisagée pour nos vacances en famille à la Toussaint 2018 mais pour différentes raisons (dont certaines bassement matérielles 😊), j'avais finalement choisi la Thaïlande qui fut une belle découverte. Ayant de la suite dans les idées et décidant de vaincre cette frustration 😛, je décidais donc de la reprogrammer pour cet été et estimais un budget grâce à l'aide précieuse de Lhorizon. Comme à son habitude, mon mari me donne carte blanche pour organiser. Objectif : contenter petits (deux garçons de 10 et 11 ans) et grands. Pour la première fois, nous décidons de partir un mois.

J'avais déjà collecté quelques informations au printemps 2018 grâce aux conseils des forumeurs et notamment de Lhorizon (décidément 😉), Kartoffel, OldPlatypus et Eiger. Vos carnets de voyage du forum m'ont également été très utiles, surtout pour la préparation de Bali, Java et Sumatra et j'ai ainsi dévoré les récits de Lhorizon, Marati, Muriel 18, Kate, Tokala, Max68 et Sambre01 et quelques autres (désolée si je ne vous nomme pas tous 😊).

L'Indonésie est un vaste archipel dont le choix des îles à visiter, si l'on ne tient pas à visiter Bali, n'est de prime abord pas évident. Certains lieux étaient à mon sens incontournables pour nos vacances : - Florès : énorme envie de découvrir cette île encore aux balbutiements du tourisme - Java : pour certains de ses volcans, le mont Bromo et le Kawah Ijen - Sumatra : pour les orangs outans

Bali était une étape qui nous permettait de rejoindre d'autres îles, par voie aérienne ou maritime. J'ai volontairement restreint la visite de cette belle île en raison de son fort développement touristique. J'ai par conséquent ciblé les endroits pas trop touristiques, même si je n'ai pas pu résister à certains endroits très courus.

Quelques détails logistiques en global avant d'entamer le récit de notre voyage : * billets d'avion : - pour les liaisons internes, j'ai fait des simulations sur de nombreuses combinaisons pour retenir les vols de Garuda et Air Asia qui alliaient un tarif pas trop onéreux et une durée de trajet pas trop longue et sans escales. Les vols internes ont été réservés en mars. - pour le trajet international, les prix des billets d'avion ont conditionné l'ordre de nos visites. Lors de mes réservations en novembre, il était financièrement plus intéressant de voyager à l'aller jusqu'à Bali et de repartir de Malaisie *logements : Habitués à voyager en couple en mode routard sans réservations d'hébergement, nous souhaitions des vacances un peu plus cadrées pour nos enfants, notamment sur les logements qui étaient tous réservés à l'avance. Soit en direct auprès des hébergements, soit sur Booking.com * billets de train Pour nos déplacements sur Java, ils ont été achetés en ligne au mois de juin via le site tiket (très simple d'utilisation) * croisière Komodo Trouvant les prix élevés pour une prestation à réserver depuis la France, je décidais d'attendre notre arrivée à Florès pour trouver un bateau qui nous permette de réaliser une croisière en quatre jours/trois nuits, avec idéalement seulement nous à bord.

J'espère que vous aurez plaisir à lire ce carnet et que ceux qui projettent de se rendre en Indonésie y trouveront des informations utiles 😎

Jour 0 - jeudi 11 juillet

Vol sur China Eastern prévu à 21h20 au départ de Roissy CDG. Nous arrivons au guichet d'embarquement vers 19h et sommes pris en charge immédiatement car il n'y a pas de file d'attente Le personnel reste ébahi devant la taille, et surtout le poids, de nos bagages : 3 sacs à dos en soute pour moins de 30 kg pour nous quatre. Quand on sait que chaque passager avait le droit à un bagage de 23 kg, moi je dis qu'on aurait mérité un surclassement 😇 Décollage ponctuel, hôtesses de l'air charmantes, le vol se déroule sans problème jusqu'à Shanghai.

Jour 1 - vendredi 12 juillet

Arrivée à Shanghai à 14h40, escale de 3h20. Initialement prévu à 18h, l'avion partira finalement avec 45 minutes de retard. Rien de particulier ; nous dormons tant bien que mal. Sauf quand certains se mettent à jacasser fort alors que manifestement, tout le monde dort, toutes les lumières étant éteintes 😠

Jour 3 - samedi 13 juillet

Magie des fuseaux horaires, partis le 11 juillet de France, nous atterrissons 22 heures après, dans la nuit du 12 au 13 juillet. Le retard au décollage n'a pas été résorbé en vol. Nous atterrissons donc à 1h15 du matin au lieu de 00h30 et devons attendre un temps certain (1h15 au bas mot) pour passer l'immigration. La récupération des bagages se fait heureusement rapidement. Le chauffeur réservé via notre hôtel nous attend comme convenu dans le hall de l'aéroport. L'avantage de cette heure tardive est qu'il n'y a pas d'embouteillages. Nous arrivons à l'hôtel peu après 3h00, ravis de pouvoir nous glisser dans des lits bien confortables non sans avoir oublié programmé nos réveils pour 10h15 afin de profiter du petit déjeuner de l'hôtel et découvrir quand même un peu Bali en journée.

Après quelques petites heures de sommeil réparateur, nous émergeons grâce au réveil et à la dépose de notre petit déjeuner sur notre terrasse. Pour cette (demi) nuit et la nuit suivante, nous logeons au Tropical Bali Hotel à Sanur, un hôtel dont la gérance est assurée par un couple de Français, Mathieu et Audrey, depuis plusieurs années. Le cadre est très agréable avec une belle végétation et une piscine. Nous profitons de ce début de matinée au calme avec ce qui sera le meilleur petit dej de toutes nos vacances.

Audrey nous brosse un plan des alentours et nous conseille d'acheter une carte SIM. Nous décidons de nous promener sur la promenade littorale jusqu'à remonter à la station balnéaire de Sanur et réservons via l'intermédiaire de l'hôtel un chauffeur qui nous retrouvera à un carrefour, facilement identifiable grâce à un fast-food avec un M jaune 🙂. Audrey nous prend en photo avec son téléphone afin d'envoyer ensuite notre bouille au chauffeur pour l'aider à nous reconnaître.

C'est parti pour une balade d'un peu plus d'une heure largement entrecoupée comme à notre habitude par de nombreux arrêts photos. Peu de touristes croisés lors de cette balade. Nous verrons surtout des Balinais qui vaquent à leurs occupations diverses et variées, des travaux, la pêche, confection d'offrandes.











Nous échangeons régulièrement des Hello et grands sourires.

Le photographe ...

photographié 🙂



Arrivée à Sanur, bien plus de monde. Nous apercevons les touristes embarquant sur les bateaux rapides en direction notamment de Nusa Lembogan et les Gili.



Nous photographions les bateaux à balancier typiques de cet endroit.



Nous quittons le front de mer pour nous diriger vers le point de rencontre prévu avec le chauffeur. Sur le chemin, nous en profitons pour faire des retraits d'espèces car nous n'avions pas réussi la veille à l'aéroport. Les distributeurs se trouvent dans des petits bâtiments climatisés réservés aux distributeurs. Les distributeurs délivrent soit des coupures de 50 000 roupies (auquel cas le montant maximal de retrait est de 2 500 000 roupies), soit des coupures de 100 000 roupies (retrait max de 3 000 000 roupies). Facilement repérables grâce aux étiquettes apposées sur les DAB. Plusieurs essais sont nécessaires car certains distributeurs nous rendent instantanément notre carte. Mon mari et moi réussissons finalement à opérer un retrait chacun. 15 krp = 1€ (environ)

Nous retrouvons notre chauffeur Komang (coordonnées en MP) et nous partons en direction du Pura Tanah Lot (pura = temple). Dans une petite boutique sur le trajet, nous achetons avec l'aide de notre chauffeur qui parle un anglais excellent une carte SIM de 8 Go pour 97 krp. En route, nous prendrons des photos insolites en Europe mais habituelles en Asie (peut-être pas au Japon, bien que je ne connaisse - pas encore - le pays 😉).





Moi qui apprécie peu les endroits bondés vais être servie au Pura Tanah Lot ! Mais je reste stoïque car je savais qu'il y aurait énormément de monde, l'endroit étant renommé. Une fois garés, il faut passer le long de nombreuses boutiques de souvenirs mais nous ne nous sommes pas sentis harcelés. Notre chauffeur nous indique qu'il nous attendra le temps nécessaire et nous conseille d'en profiter et de ne pas nous presser. Le surnom de Mont St Michel indonésien me semble adapté : le lieu est magnifique, le temple est situé dans la mer. Il y a effectivement beaucoup de monde. Ce temple est l'un des plus vénérés par les Balinais qui sont les seuls à pouvoir y pénétrer. Nous observons d'ailleurs plusieurs personnes et leurs offrandes.







Quelques photos de loin, de près. La marée monte mais nous verrons globalement le Tanah Lot à marée basse.





Le spectacle doit valoir le coup d'œil lorsque le temple est cerné par les flots à marée haute ! Nous assistons au coucher de soleil et décidons de dîner sur place histoire de laisser les voitures repartir un peu. Nasi goreng (riz sauté) pour notre fils cadet, mie goreng (nouilles sautées) pour notre fils aîné et ayam satay (brochettes de poulet servie avec une sauce aux cacahuètes) pour les parents. Le dîner fût bon. Celui des moustiques aussi semble-t-il, nous nous sommes fait dévorer pendant le repas 😠





Retour à l'hôtel, préparation de nos sacs car nous quittons déjà Bali le lendemain en direction de Florès.
Travailler dans la restauration au Brésil English translation pending
by Aalyah33 · 2019-08-09 · 3 replies
Bonjour,

Mon visa américain arrive à son terme, et je me disais que pour finir l'année en beauté je pourrais peut-être partir 3 mois dans un pays d'Amérique du sud, pour travailler en tant que serveuse dans la restauration. J'ai 2 pays en tête : 1/ le Brésil 2/ Le Mexique

Avec une préférence pour le brésil...

Si je suis en visa touriste, puis-je aisément trouver un petit boulot, type serveuse dans un restaurant français dans ces pays selon vous ? Y a t-il des gens qui sont passés par là ici ? Si oui, A quoi doit-on s'attendre comme paye ? Les TIPS sont-ils dans les moeurs locales ?

Je vous remercie d'avance pour ces précieuses informations...
Prochain voyage la Corse (à moto) English translation pending
by Alfbmw · 2019-04-05 · 4 replies
Bonjour a tous . j'aimerai savoir si quelqu'un a l'intention de partir a moto sur l'ile de beauté soit mi-juin soit mi-septembre 13 a 15 jours ou si ont peut me donner des conseil pour faire du bivouac et si c'est possible éventuellement de mettre une tente dans le jardin chez l'habitant pour plus de sécurité. Merci d'avance .
Circuits de randonnées (fin avril) en France English translation pending
by Mjab · 2019-03-17 · 6 replies
Bonjour !

Je voulais faire le tour du mont blanc en fin avril avant de déménager vers un autre continent et finir en beauté mon séjour en France, malheureusement, j'ai lu que ce circuit est à oublier en fin avril : (

Par conséquent, je suis à la recherche d'alternatives ! Je suis à la recherche de circuit de 4 à 8 jours, pouvant être même ailleurs qu'en France (notamment Italie, Suisse par exemple).

Quels itinéraires pourriez-vous me proposer ?

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