Results for "Monte+Cristi+|+50+>+236"
206364 results found.
Pourquoi autant de christs et de vierges sur les sommets alpins? English translation pending
Bonjour !
Je me demande pourquoi trouve t-on souvent des bondieuseries, perchées sur les cimes alpines ?
Lors de ma dernière randonnée glaciaire sur le Mont Rose (Suisse-Italie), j'en ai vu largement assez !
Pour les atteindre, nous sommes passés par des itinéraires escarpés, par des pentes de neige très raides, et par des passages rocheux très aériens ! Nous avons pris quelques risques, même si nous étions encordés avec un guide de haute montagne. En réalité, ces objets religieux m'inspirent pas grand chose... Ils me laissent perplexe. Je me pose toujours des questions : "Quelle idée de percher ce genre d'objets sur des endroits si escarpés ?" "Nous portent-ils chance ?" "Ne dénatureraient-ils pas l'environnement ?" (Ce n'est que de la ferraille !!!).
Je me demande pourquoi trouve t-on souvent des bondieuseries, perchées sur les cimes alpines ?
Lors de ma dernière randonnée glaciaire sur le Mont Rose (Suisse-Italie), j'en ai vu largement assez !
Pour les atteindre, nous sommes passés par des itinéraires escarpés, par des pentes de neige très raides, et par des passages rocheux très aériens ! Nous avons pris quelques risques, même si nous étions encordés avec un guide de haute montagne. En réalité, ces objets religieux m'inspirent pas grand chose... Ils me laissent perplexe. Je me pose toujours des questions : "Quelle idée de percher ce genre d'objets sur des endroits si escarpés ?" "Nous portent-ils chance ?" "Ne dénatureraient-ils pas l'environnement ?" (Ce n'est que de la ferraille !!!).
Circuit seule avec un budget étudiant au Brésil English translation pending
Bonjour,
Je pars au Brésil cet été. Je rêve de ce voyage depuis bien longtemps. Je suis une fille qui voyage seule et mon budget est du style étudiant-backpackers. Mon but n'est pas de faire un voyage touristique typique, mais plus de complètement m'intégrer dans le Brésil
Arrivée fin juin a Rio : 4 jours sur place, j'aimerai loger chez l'habitant mais je ne sais pas comment m'y prendre pour faire ça (existe-t-il des sites exprès? ou autre moyen de prévoir..). Je pense y faire les truc typiques Pan de azucar, cristo, centre ville, copacabana etc. Mais je suis également fan de football, a ces dates là on est en pleine coupe du monde (ambiance assuré a ce qu'on me dit) mais j'aimerai aussi assister a un match au Maracana.
Juillet: je serai a Campo Grande (j'y fais un stage pour mes études! jointe l'utile a l'agréable!!) je serai logé chez l'habitant ça c'est déjà prévu. Dans la région je voulais savoir s'il fallait que je m'y prenne a l'avance pour les réservations pour faire des tours les weekend au pantanal et a Bonito. Et si vous me conseillez autre chose dans le coin..
Début aout: Manaus, cherchant a m'immerger dans la foret 4 jours, là aussi je me pose des questions, les seules tours que j'ai trouvé sur le net c'est que pour des groupes de voyageurs, j'y vais seule, il y a des tours-groupes qui partent tous les jours aux quels je pourrai me joindre? Puis je comptai prendre le bateau Manaus-Belem, tout le monde conseille un seul bateau qui ne part que les mercredi (meilleure option, pas d'autres?). Belem 4 jours
Puis direction Salvador, où je reste une semaine dans le coin et j'aurais voulu une fois la ville visité me retirer dans une petite plage paumé du coin, avec un petit village, pas trop touristique pas trop de monde pour enfin me reposer (car je sais que voyager seule pour une fille, c'est génial mais pas de tout repos!). Mais la encore le routard et autres sources de renseignement ne parlent que de coins dont j'ai l'impression c'est blindé de gens...
Fin aout retour sur Rio, encore 4 jours, peut-être que là je pourrai assister a un match au Maracana (je pensant que pendant la coupe du monde il y aura moins de match) comment se renseigner a ce sujet? puis retour au pays, des larmes pleins les yeux..😉
C'est un grand voyage que je me prévois, je cherche a tout prix a etre un maximum informé pour m'éviter des enquiquinements.. Et je vous remercie d'avance pour toutes les infos que vous pourrez me donner
Je pars au Brésil cet été. Je rêve de ce voyage depuis bien longtemps. Je suis une fille qui voyage seule et mon budget est du style étudiant-backpackers. Mon but n'est pas de faire un voyage touristique typique, mais plus de complètement m'intégrer dans le Brésil
Arrivée fin juin a Rio : 4 jours sur place, j'aimerai loger chez l'habitant mais je ne sais pas comment m'y prendre pour faire ça (existe-t-il des sites exprès? ou autre moyen de prévoir..). Je pense y faire les truc typiques Pan de azucar, cristo, centre ville, copacabana etc. Mais je suis également fan de football, a ces dates là on est en pleine coupe du monde (ambiance assuré a ce qu'on me dit) mais j'aimerai aussi assister a un match au Maracana.
Juillet: je serai a Campo Grande (j'y fais un stage pour mes études! jointe l'utile a l'agréable!!) je serai logé chez l'habitant ça c'est déjà prévu. Dans la région je voulais savoir s'il fallait que je m'y prenne a l'avance pour les réservations pour faire des tours les weekend au pantanal et a Bonito. Et si vous me conseillez autre chose dans le coin..
Début aout: Manaus, cherchant a m'immerger dans la foret 4 jours, là aussi je me pose des questions, les seules tours que j'ai trouvé sur le net c'est que pour des groupes de voyageurs, j'y vais seule, il y a des tours-groupes qui partent tous les jours aux quels je pourrai me joindre? Puis je comptai prendre le bateau Manaus-Belem, tout le monde conseille un seul bateau qui ne part que les mercredi (meilleure option, pas d'autres?). Belem 4 jours
Puis direction Salvador, où je reste une semaine dans le coin et j'aurais voulu une fois la ville visité me retirer dans une petite plage paumé du coin, avec un petit village, pas trop touristique pas trop de monde pour enfin me reposer (car je sais que voyager seule pour une fille, c'est génial mais pas de tout repos!). Mais la encore le routard et autres sources de renseignement ne parlent que de coins dont j'ai l'impression c'est blindé de gens...
Fin aout retour sur Rio, encore 4 jours, peut-être que là je pourrai assister a un match au Maracana (je pensant que pendant la coupe du monde il y aura moins de match) comment se renseigner a ce sujet? puis retour au pays, des larmes pleins les yeux..😉
C'est un grand voyage que je me prévois, je cherche a tout prix a etre un maximum informé pour m'éviter des enquiquinements.. Et je vous remercie d'avance pour toutes les infos que vous pourrez me donner
Visiter Lisbonne et les alentours English translation pending
Adieu !
Je pars 8-10 jours pour Lisbonne fin juin, et je suis à la recherche de connaisseurs qui pourraient m'indiquer les endroits à ne pas louper à Lisbonne même et aux environs de Lisbonne.
Par ailleurs, combien de jours idéalement faut-il prévoir pour visiter la ville ? Appréciant les petits villages (pas trop touristiques:), quelqu'un aurait-il de bonne adresse à me communiquer ? Est-il facile d'y voyager en bus ?
Merci d'avance à vous !
Je pars 8-10 jours pour Lisbonne fin juin, et je suis à la recherche de connaisseurs qui pourraient m'indiquer les endroits à ne pas louper à Lisbonne même et aux environs de Lisbonne.
Par ailleurs, combien de jours idéalement faut-il prévoir pour visiter la ville ? Appréciant les petits villages (pas trop touristiques:), quelqu'un aurait-il de bonne adresse à me communiquer ? Est-il facile d'y voyager en bus ?
Merci d'avance à vous !
Restaurants et visites incontournables pour un week-end à Lisbonne? English translation pending
Bonjour,
je pars dans 15 jours pour 3 jours et demi à Lisbonne (je sais, c'est court ...😕), je ne connais pas du tout cette ville; aussi, je recherche tous les bons plans sur place, à savoir :
où aller écouter du fado hors sentiers touristiques ? dans quel quartier aller pour petits restos sympas, bars ? quelles sont les visites / monuments incontournables ? quelles spécialités culinaires à ne râter en aucun cas et leur nom en portugais ? quel quartier pour qq courses à rapporter ? la vie est-elle aussi chère qu'en France ou moins chère ?
Je vais séjourner au Novotel Avenida José Malhoa, est-ce bien situé ? métro ou tram à proximité ?
Merci pour vos infos que j'espère nombreuses !!
Je vais séjourner au Novotel Avenida José Malhoa, est-ce bien situé ? métro ou tram à proximité ?
Merci pour vos infos que j'espère nombreuses !!
Retour de l'hôtel Blau Punta Reina à Majorque English translation pending
J'étais en séjour au Blau Punta Reina à Majorque du 19 au 28 août 2007 avec mon mari et notre fils de 3 ans. Si vous avez des questions complémentaires, n’hésitez pas.
Voici les détails sur l'hôtel pour ceux que ça intéresse :
- Situation géographique : près de Porto Cristo, entre deux criques : Cala Mandia et Cala Romantica.
- Accueil assez expéditif. Vous vous débrouillez pour amener vos grosses valises à votre chambre située à 300m de la réception (d'autres étaient beaucoup plus loin et avec escaliers).
- Le complexe est assez grand, plus de 800 chambres, l'ambiance est donc impersonnelle. Bâtiments de maximum 3 étages. Architecture agréable, assez simple. Jardins arborés. L'ensemble est bien entretenu.
- Les chambres sont relativement spacieuses, récemment rénovées pour la plupart, décor moderne. Climatisation individuelle, frigo, pas mal de rangements, grand balcon. Salle de bain fonctionnelle. Ménage efficace et rapide, toujours fait pendant le petit-déjeuner.
- 2 piscines avec piscine séparée pour enfants. Transat et parasol, mettre une serviette le matin pour être bien placé. Pas de prêt de serviettes. La plage est accessible par un chemin caillouteux assez long et pentu, à déconseiller aux poussettes et encore plus aux chaises roulantes (de toute façon, beaucoup d'escaliers partout sur le complexe). Mais cela vaut le coup car le cadre est sympa. Plage propre, eau cristalline. Transat et parasol payants (3, 50 euros chacun).
- Beaucoup d'animations sportives dispersées dans le complexe, vous ne serez pas embêtés si vous ne souhaitez pas y participer. 2 séances d'aquagym par jour par exemple. Spectacle et disco tous les soirs pour les adultes.
- Mini-club pour enfants adaptés à chaque tranche d'âge (5 sections en tout). Horaires : 10h15-13h, 15-17h. 12 animateurs pour enfants, certains francophones. Mini-disco et spectacles pour enfants chaque soir. Certains soirs, les enfants participent aux spectacles. Par exemple, mon fils a été figurant dans le spectacle de Toy Story (comme il est fan, c'était génial !). La chaîne d’hôtel Blau possède ses mascottes Blaudi et Blaudina (on n’a jamais su quel animal cela pouvait bien être !) qui viennent voir les enfants au mini-club et tous les soirs à la fin de la mini-disco (avec chanson spéciale). Plein de produits dérivés vendus (cd, t-shirts, peluches…), très marketing mais les enfants adorent…
- Restaurant : gros problème, toujours la même chose, pas beaucoup de choix, pas variés, très peu de légumes, beaucoup d'aliments panés et frits. En gros sur 10 jours, c'était poulet, porc, saucisses, frites, pâtes. Heureusement, quand même du poisson et de la paëlla. D'ailleurs, je crois que j'ai mangé ça presque tous les jours midi et soir. A la fin, c'est lassant ! Les desserts, on n'en parle même pas, les fruits de mauvaise qualité. Les glaces à peu près correctes.
Points positifs : le cadre, les animations surtout pour les enfants franchement géniales.
Points négatifs : la bouffe style cantine (le Flunch à côté c'est le Ritz !), beaucoup de monde donc très bruyant. En gros, on a mal mangé et mal dormi.
Voici les détails sur l'hôtel pour ceux que ça intéresse :
- Situation géographique : près de Porto Cristo, entre deux criques : Cala Mandia et Cala Romantica.
- Accueil assez expéditif. Vous vous débrouillez pour amener vos grosses valises à votre chambre située à 300m de la réception (d'autres étaient beaucoup plus loin et avec escaliers).
- Le complexe est assez grand, plus de 800 chambres, l'ambiance est donc impersonnelle. Bâtiments de maximum 3 étages. Architecture agréable, assez simple. Jardins arborés. L'ensemble est bien entretenu.
- Les chambres sont relativement spacieuses, récemment rénovées pour la plupart, décor moderne. Climatisation individuelle, frigo, pas mal de rangements, grand balcon. Salle de bain fonctionnelle. Ménage efficace et rapide, toujours fait pendant le petit-déjeuner.
- 2 piscines avec piscine séparée pour enfants. Transat et parasol, mettre une serviette le matin pour être bien placé. Pas de prêt de serviettes. La plage est accessible par un chemin caillouteux assez long et pentu, à déconseiller aux poussettes et encore plus aux chaises roulantes (de toute façon, beaucoup d'escaliers partout sur le complexe). Mais cela vaut le coup car le cadre est sympa. Plage propre, eau cristalline. Transat et parasol payants (3, 50 euros chacun).
- Beaucoup d'animations sportives dispersées dans le complexe, vous ne serez pas embêtés si vous ne souhaitez pas y participer. 2 séances d'aquagym par jour par exemple. Spectacle et disco tous les soirs pour les adultes.
- Mini-club pour enfants adaptés à chaque tranche d'âge (5 sections en tout). Horaires : 10h15-13h, 15-17h. 12 animateurs pour enfants, certains francophones. Mini-disco et spectacles pour enfants chaque soir. Certains soirs, les enfants participent aux spectacles. Par exemple, mon fils a été figurant dans le spectacle de Toy Story (comme il est fan, c'était génial !). La chaîne d’hôtel Blau possède ses mascottes Blaudi et Blaudina (on n’a jamais su quel animal cela pouvait bien être !) qui viennent voir les enfants au mini-club et tous les soirs à la fin de la mini-disco (avec chanson spéciale). Plein de produits dérivés vendus (cd, t-shirts, peluches…), très marketing mais les enfants adorent…
- Restaurant : gros problème, toujours la même chose, pas beaucoup de choix, pas variés, très peu de légumes, beaucoup d'aliments panés et frits. En gros sur 10 jours, c'était poulet, porc, saucisses, frites, pâtes. Heureusement, quand même du poisson et de la paëlla. D'ailleurs, je crois que j'ai mangé ça presque tous les jours midi et soir. A la fin, c'est lassant ! Les desserts, on n'en parle même pas, les fruits de mauvaise qualité. Les glaces à peu près correctes.
Points positifs : le cadre, les animations surtout pour les enfants franchement géniales.
Points négatifs : la bouffe style cantine (le Flunch à côté c'est le Ritz !), beaucoup de monde donc très bruyant. En gros, on a mal mangé et mal dormi.
Nouvel an en Équateur English translation pending
Bonjour,
pour mon premier message dans ce forum, j'aimerais tout à bord saluer tout le monde et remercier les personnes qui ont crée et entretiennent ce forum.
Avec ma femme nous serons en Equateur du 31 décembre au 29 janvier. Nous arrivons donc pour le nouvel-an !
J'aimerais savoir comment les habitant de ce pays fêtent le nouvel-an. Est-ce comme en Espagne ou les gens restent plutôt chez eux ? Ou bien est-ce la grande fête dans toute la ville ? A quoi devons nous nous attendre ?
Nous n'avons pas encore d'hôtel pour ce jour-la, pensez vous qu'on en trouvera sur place facilement même ce jour-là ? Ou bien mieux vaut-il réserver à l'avance depuis chez nous. Avez-vous un hôtel à conseiller pour un budget moyen ?
J'aurais certainement d'autres question ultérieurement, mais je vous remercie déjà de vos réponses pour celles-ci.
A+
pour mon premier message dans ce forum, j'aimerais tout à bord saluer tout le monde et remercier les personnes qui ont crée et entretiennent ce forum.
Avec ma femme nous serons en Equateur du 31 décembre au 29 janvier. Nous arrivons donc pour le nouvel-an !
J'aimerais savoir comment les habitant de ce pays fêtent le nouvel-an. Est-ce comme en Espagne ou les gens restent plutôt chez eux ? Ou bien est-ce la grande fête dans toute la ville ? A quoi devons nous nous attendre ?
Nous n'avons pas encore d'hôtel pour ce jour-la, pensez vous qu'on en trouvera sur place facilement même ce jour-là ? Ou bien mieux vaut-il réserver à l'avance depuis chez nous. Avez-vous un hôtel à conseiller pour un budget moyen ?
J'aurais certainement d'autres question ultérieurement, mais je vous remercie déjà de vos réponses pour celles-ci.
A+
USA Road Trip - November 2023
After staying in Aruba in November 2023, we picked up our camper van, which we had left in a hotel parking lot in Miami, Florida.
This isn’t our first road trip across the United States. Since we’re retired, we took the opportunity to travel along the American West Coast, starting with the Everglades in Florida to visit a few parks where we could spot alligators.
We also made a few stops in Mississippi and Texas to explore the most important cities in those states.
Did you know that Austin is home to the world’s largest urban bat colony? It’s truly impressive to see thousands of them take flight at dusk.
I invite you to keep reading this travel journal and watch the videos that’ll give you a little more insight into these different destinations.
Videos are embedded throughout the summary. Just click on the image to start the video.
To jump to a specific post, here are the relevant links:
FLORIDA:
Big Cypress National Preserve - Ochopee Captain Mitch's Everglades Airboat Tours Marco Island
MISSISSIPPI:
Exploring Biloxi
TEXAS:
Downtown Houston Corpus Christi San Antonio Attractions McNutt Sculpture Garden - San Antonio Mission San José - San Antonio Austin Attractions The World’s Largest Urban Bat Colony - Austin Downtown Fort Worth Attractions Downtown Dallas
This isn’t our first road trip across the United States. Since we’re retired, we took the opportunity to travel along the American West Coast, starting with the Everglades in Florida to visit a few parks where we could spot alligators.
We also made a few stops in Mississippi and Texas to explore the most important cities in those states.
Did you know that Austin is home to the world’s largest urban bat colony? It’s truly impressive to see thousands of them take flight at dusk.
I invite you to keep reading this travel journal and watch the videos that’ll give you a little more insight into these different destinations.
Videos are embedded throughout the summary. Just click on the image to start the video.
To jump to a specific post, here are the relevant links:
FLORIDA:
Big Cypress National Preserve - Ochopee Captain Mitch's Everglades Airboat Tours Marco Island
MISSISSIPPI:
Exploring Biloxi
TEXAS:
Downtown Houston Corpus Christi San Antonio Attractions McNutt Sculpture Garden - San Antonio Mission San José - San Antonio Austin Attractions The World’s Largest Urban Bat Colony - Austin Downtown Fort Worth Attractions Downtown Dallas
Trajet Palenque - San Cristobal - Tulum English translation pending
Bonjour à tous, je m'en rends à vous après plusieurs recherches infructueuses.
Je planifie un road trip de 3 semaines qui commence à Cancun, Valladolid, Campeche, Palenque , San Cristobal, Tulum, Holbox et Cancun.
Cependant je ne sais pas ce qui est le plus judicieux de faire concernant la portion Palenque-San cristobal-Tulum. Nous pensions partir tot de Campeche, rallier Palenque et visiter le site dans l'aprem puis nous rendre à San cristo pour 3jours. Mais ensuite comment regagner Tulum, sachant que nous avons un enfant de 2.5 ans en voiture... Est ce que vous pensez que partir tot de San cristobal en direction de Escarcega et y passer la nuit peut etre une bonne solution? Qu'allons nous trouver sur cette portion de route? Y à t'il une étape plus logique?
Et repartir au matin depuis Escarcega direction Tulum?
Tous les conseils sont les bienvenus!!!! Merci d'avance
Je planifie un road trip de 3 semaines qui commence à Cancun, Valladolid, Campeche, Palenque , San Cristobal, Tulum, Holbox et Cancun.
Cependant je ne sais pas ce qui est le plus judicieux de faire concernant la portion Palenque-San cristobal-Tulum. Nous pensions partir tot de Campeche, rallier Palenque et visiter le site dans l'aprem puis nous rendre à San cristo pour 3jours. Mais ensuite comment regagner Tulum, sachant que nous avons un enfant de 2.5 ans en voiture... Est ce que vous pensez que partir tot de San cristobal en direction de Escarcega et y passer la nuit peut etre une bonne solution? Qu'allons nous trouver sur cette portion de route? Y à t'il une étape plus logique?
Et repartir au matin depuis Escarcega direction Tulum?
Tous les conseils sont les bienvenus!!!! Merci d'avance
Stationnement à Palerme English translation pending
Bonjour,
J'arrive à l'aéroport de Palerme le dimanche 22 octobre à 20h30. J'ai réservé une voiture à l'aéroport directement à mon arrivée. Mon logement se trouve rue Piazza Due Palma en ZTL. Où puis-je stationner gratuitement le soir de mon arrivée ? J'aimerais éviter de faire 3 kms à pieds avec mes bagages...
Merci.
Informations sur le Timor Oriental English translation pending
Je recherche des infos sur le Timor oriental.
Quels sont les endroits les plus intéressants à voir. Paysages, villes, villages, population, sites de plongée...
<Est-ce que l'on trouve facilement un hébergement?
Quel est le coût moyen. Hébergement, restauration, transports.
Semaine sainte en Andalousie English translation pending
Bonjour à tous,
Je vais aller une douzaine de jours en Andalousie en avril. Mon séjour englobe la Semaine sainte (semaine précédant Pâques).
Mon point de chute principal sera Séville, mais je voulais savoir si vous aviez des conseils sur les lieux où il faut aller : du style, il faut mieux être à Cordoue pour le Vendredi saint pour telle ou telle raison, ou à Malaga pour le lundi de Pâques parce qu'il s'y passe tel truc, ou que-sais-je encore...
Merci de votre aide.
Laurent
De retour des Baléares (Minorque et Majorque) English translation pending
Bonjour à tous,
Nous sommes partis 15 jours aux Baléares fin août - début septembre 2016 et souhaitons partager avec vous notre expérience 😎😎😎
Vous pourrez retrouver, ci-après, le programme succinct de nos journées et quelques photos.
Nous sommes à votre entière disposition si vous avez des questions et attendons avec impatience vos commentaires !
Pour plus d'informations et de photos, n'hésitez pas à jeter un oeil à notre blog : http://www.quel-voyage.com/vacances-aux-baleares/
- SUR MINORQUE : Jour 1 : Arrivée à l'aéroport de Mahon, location d'une voiture et récupération de notre logement à Port Mahon
Jour 2 : Visite de Port Mahon, exploration de la pointe de S'espero (forteresse La Mola), arrêt baignade à la plage de Sa Mesquida et nuit à Ferreries
Jour 3 : Direction les plages du sud-ouest et plus particulièrement Cala Galdana - randonnée entre Cala Mitjana et Cala Trebaluger - puis visite de Fornells
Jour 4 : Visite de l'usine Ria à Ferreries, balade sur le sentier côtier à Sant Tomas, visite d'Es Mercadal, point de vue du Mont Torre et pause baignade et soin d'argile à la plage de Cavalleria (cote nord)
Jour 5 : Visite d'Alaior, pique-nique au cap de Favaritx dans le parc naturel de s'Albufera (plages Presili (sable rose), En Tortuga, Morella Nou... accessibles à pied par le cami de cavalls)
Jour 6 : Exploration de la côte sud-ouest de Binidali à Es Castelle en passant par Sant Lluis, San Esteve, pause déjeuner à la cala D'Alcaufar. Restitution de la voiture à l'aéroport puis direction Ciutadella en bus
Après 2h de traversée en bateau, nous atteignons Port d'Alcudia à Majorque.
- SUR MAJORQUE : Jour 7 : Grosse journée transports (bateau + train + bus) pour récupérer notre logement à Binissalem et notre voiture à l'aéroport de Palma avant une pause baignade à Es Trenc
Jour 8 : Visite de Pollenca, arrêt au Mirador del Colomer, randonnée et baignade à Cala Figuera avant de rejoindre le cap de Formentor
Jour 9 : Visite d'Alcudia, du cap des Pinar et du mirador de la Vittoria puis pause baignade à la cala d'Alcanada (Alcudia)
Jour 10 : Visite d'Arta et de Capdepera puis randonnée n°17 à Cala Mesquida (cala Torta, cala Mitjana, Cala Estreta et cala Matzoc)
Jour 11 : Achat de perles dans les fabriques de la banlieue de Manacor, puis direction Porto Cristo et la plage Bota, visite des Grottes du Dragon
Jour 12 : Direction la côte ouest : Valldemossa, Port de Valldemossa, Deia, Soller, Port Soller, Fortnalutx et Sa Calobra
Jour 13 : Marché de Sineu et pause baignade à Cala Varques (vers Portocolom)
Jour 14 : Plage d'Es Caragol au cap de Ses Salines
Jour 15 : Balade dans le port de cala Figuera et baignade à Es Caragol
Jour 16 : Visite de Manturi et retour en France 😕
Nous sommes partis 15 jours aux Baléares fin août - début septembre 2016 et souhaitons partager avec vous notre expérience 😎😎😎
Vous pourrez retrouver, ci-après, le programme succinct de nos journées et quelques photos.
Nous sommes à votre entière disposition si vous avez des questions et attendons avec impatience vos commentaires !
Pour plus d'informations et de photos, n'hésitez pas à jeter un oeil à notre blog : http://www.quel-voyage.com/vacances-aux-baleares/
- SUR MINORQUE : Jour 1 : Arrivée à l'aéroport de Mahon, location d'une voiture et récupération de notre logement à Port Mahon
Jour 2 : Visite de Port Mahon, exploration de la pointe de S'espero (forteresse La Mola), arrêt baignade à la plage de Sa Mesquida et nuit à Ferreries
Jour 3 : Direction les plages du sud-ouest et plus particulièrement Cala Galdana - randonnée entre Cala Mitjana et Cala Trebaluger - puis visite de Fornells
Jour 4 : Visite de l'usine Ria à Ferreries, balade sur le sentier côtier à Sant Tomas, visite d'Es Mercadal, point de vue du Mont Torre et pause baignade et soin d'argile à la plage de Cavalleria (cote nord)
Jour 5 : Visite d'Alaior, pique-nique au cap de Favaritx dans le parc naturel de s'Albufera (plages Presili (sable rose), En Tortuga, Morella Nou... accessibles à pied par le cami de cavalls)
Jour 6 : Exploration de la côte sud-ouest de Binidali à Es Castelle en passant par Sant Lluis, San Esteve, pause déjeuner à la cala D'Alcaufar. Restitution de la voiture à l'aéroport puis direction Ciutadella en bus
Après 2h de traversée en bateau, nous atteignons Port d'Alcudia à Majorque.
- SUR MAJORQUE : Jour 7 : Grosse journée transports (bateau + train + bus) pour récupérer notre logement à Binissalem et notre voiture à l'aéroport de Palma avant une pause baignade à Es Trenc
Jour 8 : Visite de Pollenca, arrêt au Mirador del Colomer, randonnée et baignade à Cala Figuera avant de rejoindre le cap de Formentor
Jour 9 : Visite d'Alcudia, du cap des Pinar et du mirador de la Vittoria puis pause baignade à la cala d'Alcanada (Alcudia)
Jour 10 : Visite d'Arta et de Capdepera puis randonnée n°17 à Cala Mesquida (cala Torta, cala Mitjana, Cala Estreta et cala Matzoc)
Jour 11 : Achat de perles dans les fabriques de la banlieue de Manacor, puis direction Porto Cristo et la plage Bota, visite des Grottes du Dragon
Jour 12 : Direction la côte ouest : Valldemossa, Port de Valldemossa, Deia, Soller, Port Soller, Fortnalutx et Sa Calobra
Jour 13 : Marché de Sineu et pause baignade à Cala Varques (vers Portocolom)
Jour 14 : Plage d'Es Caragol au cap de Ses Salines
Jour 15 : Balade dans le port de cala Figuera et baignade à Es Caragol
Jour 16 : Visite de Manturi et retour en France 😕
Ramener tequila mezcal ou scorpion aux douanes canadiennes? English translation pending
bonjour
je vais a riviera maya en octobre et je voulais savoir si vous avez déjà ramené des bouteilles de tequila contenant une larve ou un scorpion? moi je cherche scorpion..
j ai verifié sur le site de douane canada et ce n est pas clairement indiqué..
je voulais donc savoir si j en rapporte ou pas..
d apres vos experiences je peut?
je vais a riviera maya en octobre et je voulais savoir si vous avez déjà ramené des bouteilles de tequila contenant une larve ou un scorpion? moi je cherche scorpion..
j ai verifié sur le site de douane canada et ce n est pas clairement indiqué..
je voulais donc savoir si j en rapporte ou pas..
d apres vos experiences je peut?
Les plus belles vues/photos à Rio English translation pending
Bonjour,
Je suis actuellement à Rio pour 5j encore et j'aimerai ramener de belles photos de mon périple. Pour gagner du temps (celui-ci passe toujours trop vite), j'aimerais connaître vos endroits de prédilection pour prendre de magnifiques photos de la Rivière de Janvier. Photos panoramiques, photos urbaines, vue sur la baie...je suis ouvert à tout tant que c'est beau.
Ils annoncent beau temps ces prochains jours alors j'espère pouvoir en profiter un max.
Merci beaucoup pour vos réponses.
Carte topo rando Mendoza Valparaiso English translation pending
Bonjour
Je pars dans 3 semaines en Argentine pour traverser les Andes seul entre Mendoza et Valparaiso.
Je compte marcher au sud de l'Aconcagua et je cherche des cartes au 25 000eme ou au 50 000 eme de la region.
Pouvez vous me dire si c'est trouvable a Buenos AIres et si oui avez vous une adresse ?
Merci d'avance
Itinéraire 2 semaines en août au Pérou English translation pending
bonjour,
avec ma femme nous partons 2 semaines en aout au Pérou. Après pas mal de recherche, nous avons commencé élaborer un itinéraire:
1: départ orly à 08:15 arrivée à l’aéroport de lima 17:50 nuit: Lima 2: journée: lima avion pour arquera à18:00 arrivée à Arequipa à 19:00 nuit: à Arequipa 3: Journée : visite Arequipa place d’arme/ couvent de Santa Catalina Nuit : Arequipa 4: Matin : vers 5~6h, bus pour Cabanaconde Après-midi : descente dans le canyon Nuit : dans un des village en bas du canyon (Tapay ou Sangalle exemple) 5: Journée : remonter à Cabanaconde (en fermer la petite boucle du trek) Nuit : Cabanaconde 6: Matin : bus (ou taxi) à 6~7h pour aller voir les Condor (Cruz del Condor) + bus à 9h pour chivay Après-midi : vers 12~13h, bus pour Puno Nuit : Puno 7: Journée : Lac Titicaca (iles flottantes Uros / ile de taquile) Nuit : chez l'habitant sur le Lac Titicaca 8: Journée : Lac Titicacac + retour Puno Nuit : Bus de nuit pour Cusco 9: journée: La PAZ ??? Nuit: nuit à la Paz 10: Journée: retour La PAZ ?? Nuit : bus de nuit pour Cusco?? 9: Matin : Saccasayhuaman + cristo blanco + centre ville Après-midi : Cusco centre ville Nuit : Cusco 10: Matin : Salinas + Moray Après-midi : Ollantaytambo + train pour Agua Calientes Nuit : Agua Calientes 11: Journée : montée à pied très tôt pour Machu picchu + la montagne Nuit : Agua Calientes 12: Matin : train pour Ollantaytambo + pisac (marché) Après-midi : Pisac (terrasse + ruine) + retour à Cusco Nuit : Cusco 13: journée: à déterminer Nuit: 14: Journée: Nuit :cusco 15: départ aéroport de Cuzco à 13:10 16: arrivée Orly 17:55
qu'en pensez vous? faut il réserver à l'avance les hébergement? l'aller retour à la PAZ vaut il le coup?
Merci d'avance
1: départ orly à 08:15 arrivée à l’aéroport de lima 17:50 nuit: Lima 2: journée: lima avion pour arquera à18:00 arrivée à Arequipa à 19:00 nuit: à Arequipa 3: Journée : visite Arequipa place d’arme/ couvent de Santa Catalina Nuit : Arequipa 4: Matin : vers 5~6h, bus pour Cabanaconde Après-midi : descente dans le canyon Nuit : dans un des village en bas du canyon (Tapay ou Sangalle exemple) 5: Journée : remonter à Cabanaconde (en fermer la petite boucle du trek) Nuit : Cabanaconde 6: Matin : bus (ou taxi) à 6~7h pour aller voir les Condor (Cruz del Condor) + bus à 9h pour chivay Après-midi : vers 12~13h, bus pour Puno Nuit : Puno 7: Journée : Lac Titicaca (iles flottantes Uros / ile de taquile) Nuit : chez l'habitant sur le Lac Titicaca 8: Journée : Lac Titicacac + retour Puno Nuit : Bus de nuit pour Cusco 9: journée: La PAZ ??? Nuit: nuit à la Paz 10: Journée: retour La PAZ ?? Nuit : bus de nuit pour Cusco?? 9: Matin : Saccasayhuaman + cristo blanco + centre ville Après-midi : Cusco centre ville Nuit : Cusco 10: Matin : Salinas + Moray Après-midi : Ollantaytambo + train pour Agua Calientes Nuit : Agua Calientes 11: Journée : montée à pied très tôt pour Machu picchu + la montagne Nuit : Agua Calientes 12: Matin : train pour Ollantaytambo + pisac (marché) Après-midi : Pisac (terrasse + ruine) + retour à Cusco Nuit : Cusco 13: journée: à déterminer Nuit: 14: Journée: Nuit :cusco 15: départ aéroport de Cuzco à 13:10 16: arrivée Orly 17:55
qu'en pensez vous? faut il réserver à l'avance les hébergement? l'aller retour à la PAZ vaut il le coup?
Merci d'avance
Récit de voyage à Cuba - Novembre 2014 English translation pending
Le texte complet de ce récit, illustré de photos, se trouve ici: http://www.cookandroll.eu/archives/2015/01/24/31317864.html
From Cuba, with rhum…
La Havanne – 7 novembre Arrivée en soirée à La Havane ce 7 novembre, pour deux semaines de découverte de l’ile. Longue attente pour passer la douane, longue file encore pour acheter nos premiers pesos ‘convertibles’, avant de rejoindre notre Casa Particular, Casa 1932, dans Havana Centro. Accueil chaleureux de Luis, dans cette petite maison joliment décorée de bric et de broc d’un autre temps. Petite chambre, c’était prévu, mais nickel, c’est tout ce qu’on verra de la Havane ce soir! Levés de bonne heure le lendemain, nous voilà déambulant dans les rues de la ville aux premières chaleurs du soleil. Temps idéal, lumineux, pas trop chaud, petite brise le long du Malecon (la rue de 8km longeant la côte à deux pas du centre). On admire l’architecture variée, tantôt en ruine, tantôt rénovée, alternant briques à nu, matériaux battus par le vent marin, façades colorée et fraichement repeintes, terrains vagues entre deux immeubles, maisons coloniales à balcons, hôtels austères, … une atmosphère irréelle mais chaleureuse se dégage de cet ensemble hétéroclite. Nous nous enfonçons dans les petites rues. Là encore, l’atmosphère est chaleureuse, on se sent bien, peu de trafic, peu de monde, des sourires, des accolades, des apostrophes d’un balcon à l’autre, une reproduction du Ché, un incroyable mélange là aussi, de blancs, de noirs, de créoles, comme si toutes les teintes de peau se mélangeant dans un joyeux ensemble coloré.
On se sent bien à La Havane. Et pour ajouter à l’atmosphère, il y a ces vieilles Américaines! Vieilles carrosseries rongées par la rouille ou superbement restaurées, souvent colorées, parfois passées, ces vieilles dames forcent le respect et on ne peut s’empêcher de les admirer, de les photographier. La plupart servent de taxi, beaucoup véhiculent les touristes, et allant sur leurs 70 ans on se dit que tous les talents de mécaniciens des cubains finiront par ne plus suffire à les maintenir en vie, et qu’il faut profiter encore de ce spectacle coloré et majestueux!
Du Malecon et Havana Centro nous continuons vers le Paséo, superbe avenue flanquée d’un passage pédestre bordé d’arbre, en son centre, d’où l’on admire à loisir les belles demeures coloniales, à l’aspect plutôt bien conservé dans ce quartier. Dans Havana Vieja, tous les guides nous mènent aux ‘quatre places’, centre touristique de la ville. Ces places sont en effet superbes et très bien restaurées, reliées par des rues joliment entretenues, touristiques et animées. On prend plaisir à admirer la place des Armes et ses bouquinistes, la place de la Cathédrale et ses figurants encostumés haranguant le touriste, la belle église de la place San Francisco de Asis, … On reviendra souvent, l’atmosphère est agréable, les rues toujours animées, les café-concert jamais loin, et les petits bars où siroter un mojito non plus!
Nous sillonnons la ville trois jours durant. Avec une préférence pour Vieja et Centro; le bus hop-on-hop-off (5cuc) qui nous a emmené faire un tour plus à l’ouest ne nous a par contre pas impressionné.
Je n’avais pas entendu beaucoup de bien de la cuisine cubaine. Il faut croire que l’ouverture de restaurants privés aux touristes, et la possibilité de vendre des produits plus savoureux que le poulet, porc, pizza et riz ont changé la donne ces dernières années: le touriste de passage peut désormais gouter aux crevettes et à la langouste, et aux délicieuses spécialités locales dans les paladares (restaurants privés), ainsi que dans les casa particulares (chambres d’hôtes). On s’est régalés à La Havane, en particulier au Chanchullero et chez Dona Eumitia. Brochettes de langoustes, banane plantain farcie de viande aux olives et raisins, ropa vieja (littéralement ‘vieille fringue’, un ragout effiloché d’agneaux très slow food), crevettes pêchées localement et préparées de mille façon, souvent accompagnés de riz et de haricots noirs cuisinés, bien plus savoureux que l’image un peu sèche que nous en avions! Au Chanchullero, café-restaurant décalé, l’assiette de viande ou poisson en sauce est accompagnée de crudités, d’avocat, et de pain de maïs… et de préférence aussi d’une bière locale, d’un mojito, daiquiri, ou autre boisson à base du délicieux rhum produit sur l’ile. Ah et puis il faut le savoir, les portions sont conséquentes à Cuba! Du petit déjeuner (souvent royal, fruité, très copieux) au diner, les repas sont très bien servis!
Nous passerons notre troisième nuit dans une petite casa sympa au cœur d’un quartier populaire et vibrant au son de la musique endiablée de ses bars; notre chambre (n°7) dotée d’une chouette petite terrasse sur les toits nous permet de profiter à loisir de cette atmosphère festive.
Nos coups de cœur: Casa 1932 : Campanario # 63 bajos, entre San Lázaro y Lagunas La Habana Casa Maria & Jésus : Aguacate #518 / Sol y Muralla - Old Havana, Havana City - Cuba Restaurant Dona Eumitia : Callejon del Chorro # 60-C | Plaza de la Catedral, Habana Vieja, La Havane 30600, Cuba Bar à tapas Chanchullero: Tte Rey # 457 entre Bernaza y Cristo, Habana Vieja, La Habana.
Infos utiles, lors de notre passage (Novembre 2014): - 1cuc (peso convertible, destiné aux touristes) vaut environ €0,8 lors de notre passage. 1 cup (moneda national, réservés aux cubains, et qu’on n’a quasiment pas utilisés) vaut environ 1/25ème de cuc. - L’accès internet est rapide… mais peu répandu et cher (6cuc/h). On achète des cartes dans les bureaux Etecsa, les cartes sont valables dans tous les bureaux, qui ont des points internet (PC’s). Accès dans les hôtels de standing aussi, au même tarif pu plus cher, on en a même vu un avec wifi (Las Jazmines à Vinales). - Plus de réservations possible des bus Viazul en ville, obligation d’aller acheter les billets à la gare routière (3km). - Le bus touristique s’arrête vers 18:00 (pas 21:00). 5cuc pour la journée. - La fabrique de cigares a déménagé, les visites se réservent en ville à l’hôtel Saratoga. - Emporter des boules Quiès est toujours une bonne idée… - Si vous pouvez éviter le vol d’Air Europe, c’est mieux! On n’avait pas vu un plateau-repas aussi peu ragoutant depuis bien longtemps, un personnel antipathique et un avion au confort limité, system audio-vidéo inexistant, et un peu crasseux…
Nous quittons la ville enchantés et la tête pleine d’images colorées; nous prévoyons d’y repasser prendre un bol de cette chouette atmosphère avant notre départ, et réservons déjà une nuit à la Greenhouse dont nos guides disent le plus grand bien.
En route pour l’Ouest, la vallée de Vinales, 4 petites heures de bus confortable (12cuc) avec Cubanacan (réservé à l’hôtel Inglaterra; les bus Viazul ne se réservant plus pour le moment que depuis le terminal hors de la ville), climatisé, sur route nickel! Jolis paysages verdoyants.
Vinales – 10 novembre
La vallée de Vinales, et l’ouest de l’ile en général, est réputée pour sa production de tabac. Même si les principales fabriques de cigares se trouvent dans les alentours de la capitale. Elle est caractérisée par ses ‘Mogotes’, de gros monticules rocheux rappelant les formation karstiques du Vietnam, couvertes de végétation et parsemant les plaines et l’horizon. L’ensemble forme un paysage magnifique de grandes plaines cultivées, parsemées de bananiers, et des silhouettes ciselées des Mogotes. Quelques vautours tournoyant dans le ciel à peine nuageux ajoutent encore à la beauté du paysage, et quand le soleil vient à se coucher, étirant les ombres le long des plaines, la vue sur la vallée est absolument magnifique.
L’offre de logements en casa particulares est largement supérieure à la demande, néanmoins les adresses mentionnées dans les guides sont souvent complètes si on n’a pas pris la peine de réserver. Nous cherchons un toit en se baladant dans une des rues adjacentes à la (unique) rue principale du village; les casas colorées se succèdent, plus éclatantes les une que les autres, et souvent une petite terrasse de front ornée de deux rocking chairs et un toit plat faisant office de terrasse. Nous nous dirigeons vers le bas de la rue, près des champs et de la vue sur les Mogotes, pour nous installer chez Bernado et Belkis, dans une chambre proprette avec magnifique terrasse de toit aménagée et vue sur la campagne environnante. Petit mojito les doigts de pieds en éventail au soleil couchant, et plus tard un délicieux repas de poisson et crevettes, hyper-copieux comme toujours dans les casas, dégusté dans le patio de la maison. A noter, la sauce des crevettes de Mlle S, à refaire sans tarder avec ail, vin blanc, cumin, ognons, et concentré de tomate: un régal. Curiosité locale également, le fromage ‘queso gouda’ accompagné d’une confiture de goyave, en guise de dessert…
Bernardo nous organise une balade à cheval (un must dans cette région) le lendemain matin, avec son pote fermier Pipo. Après un classique mais délicieux petit déjeuner (comme souvent: œufs, fruits frais , jus de goyave, café, pain, fromage et miel… on ne va pas se plaindre!), nous voilà confortablement installés sur la selle de Sabrosa et Perrrriiicoooo. Ils connaissent le chemin, pas de soucis; bien que n’étant pas du tout cavalier je me sens assez à l’aise… même quand plus tard ils partiront dans quelques trots et même mon baptême de galop!!! La balade à travers champs est très agréable, et la vue magnifique. Entourés des Mogotes, nous cheminons d’un champ à l’autre, notre cowboy de service (Pipo a un look de gentil cowboy avec son chapeau blanc vissé sur le crâne) nous commentant les cultures entre deux blagues! Pipo est lui-même agriculteur, et connait tous le monde dans la vallée.
Le paysage est parsemé d’étranges granges triangulaires, au toit de feuilles de palme ou parfois de tôle rouillée, servant en fait de séchoirs pour les feuilles de tabac. Nous nous arrêtons à l’une d’elles, pour une petite explication, démonstration de roulage, dégustation de guarapo (jus de canne à sucre fraichement pressée entre deux rouleaux, et citron, mon pêcher-mignon!), et vente de cigares bien entendu A 3cuc l’unité c’est un peu cher pour du roulé local, mais on assume notre statut de touriste et ça met du beurre dans leurs épinards ;-) Le torredor (rouleur de cigares) s’en va donc de sa petite explication bien utile: les feuilles sont mises à fermenter et sécher dans la grange avant d’être aspergée d’un mélange (secret certainement) de jus de fruits, miel et eau pour enclencher une seconde fermentation, anaérobie cette fois, les feuilles étant pressées dans un grand bac étanche. Les feuilles sont triées en fonction de leur qualité, qui dépend de leur position sur la tige de la plante. Les plus hautes sont plus corsée. 90% de la production est remise à l’état, les 20% restants (oui, ça se passe comme ça à Cuba!) sont conservés par le paysan pour sa consommation propre ou pour rouler de jolis souvenirs aux touristes. Déveinées, les feuilles sont roulées en choisissant les qualités appropriées pour l’intérieur et l’enveloppe. Il faudra encore maintenir le cigare bien serré pour qu’il acquière sa forme et sa tenue définitive. Ne restera plus qu’à guillotiner la base (on trouve partout ces coupe-cigares en bois estampillés ‘Cohiba’ sur les marchés ‘artisanaux’), allumer le barreau de chaise et se le coincer négligemment au coin de la bouche!
La balade comprend une visite de grotte percée à la base d’un Mogote; rafraichissant, mais pas suffisant pour nous enthousiasmer, et certainement pas pour nous faire plonger dans l’eau filtrée de la piscine naturelle qu’on trouve en son fond… Nous retournons vite fait à nos montures pour une balade au soleil déclinant des plus agréables. Ah au fait: pas de tracteurs ici, les paysans labourent à l’aide de bœufs et parfois de chevaux. On apercevra un ou deux tracteurs plus tard, mais la plupart des travaux semblent réalisés à la dure par traction animale!
Pour nous remettre de cette balade au soleil, nous prenons un taxi (3cuc) pour l’hotel Los Jazmines à quelques kilomètres en hauteur de Vinales, pour profiter de sa belle (mais froide!) piscine (3cuc), confortablement installés sur un transat, et profiter encore d’une vue sublime sur la vallée de Vinales au soleil couchant (en compagnie d’une bonne bande de touristes, l’endroit étant plus réputé pour sa vue et sa piscine que pour ses chambres un peu vétustes).
Notre dernière journée à Vinales sera marquée par un délicieux repas à 2km du village, à la Finca Ecologica El Paraiso. Nous nous y rendons tard (vers 13:30) et c’est une excellente idée pour éviter les bus touristiques qui connaissent bien l’endroit! La ferme produit la majorité de ses produits, en biologique, et nous pouvons admirer les rangs de légumes en contrebas de la terrasse de la ferme. La vue de cette terrasse est magnifique, donnant sur la Valle del Silencio, ses Mogotes découpant le paysage et ses vautours animant le ciel. On nous sert un festin pour 10cuc, après une ou deux pina colada, préparées ici avec ananas et coco frais et saupoudré de cannelle, et qu’on charge selon son gout du rhum posé sur la table! Superbe cochon rôti à la peau craquante, poulet grillé, agneau en sauce, beignets et chips de plantain, guacamole à se rouler par terre, soupe claire de légumes savoureuse comme jamais, et quelques salades de légumes de jardin, peu assaisonnées comme c’est souvent le cas ici. Un pur délice, avec cette vue incroyable et le silence de la campagne (après le départ des bus, s’entend!), c’est un vrai Paraiso ici!
Nos coups de cœur à Vinales: - Ferme-restaurant Finca El Paraiso - Casa Bernaldo y Belkis, ses jolies chambres tout confort avec couvertures de lit roses à frou-frous, ses cocktails sur la terrasse avec vue sur la vallée, ses repas absolument délicieux. - Restaurant El Olivo - La boulangerie locale à l’angle de la rue principale qui nous a vendu un cake peu sucré et tout chaud pour notre voyage vers Cienfuegos.
Infos utiles, lors de notre passage (Novembre 2014): Pas mal de bus vers La Havane et Cienfuegos, cuc32 et 6h30 heures pour ce dernier avec Cubanacan; on nous proposait aussi des taxis privés (en fait des minibus) avec Cubataxi pour environ cuc40.
Cienfuegos – 14 novembre
Déception en arrivant à Cienfuegos: la ville n’est pas très jolie, le quartier colonial passablement défraichi, la côte assez sale et pas vraiment ensablée, la place principale un peu carton-pâte… bref, pas vraiment laid mais pas de charme non plus. On s’installe dans une casa particular mentionnée dans le Routard, Esther est toute contente de voir des touristes et va fisa donner un coup d’éclat à notre chambre… vieille maison de famille, meubles et vaisselle d’un autre siècle, peintures passablement défraichies, photos jaunies des ancêtres aux murs… l’endroit a un certain charme malgré le hauts plafonds et le mobilier branlant. Un escalier en colimaçon dans notre chambre (manque de s’écrouler et) nous mène à ‘notre’ terrasse qui doit bien faire 100m² avec jolie vue sur la ville et des rocking chairs délabrés! Original! Longue balade vers la pointe de la ville au soleil déclinant, petit resto à touriste qu’on ne vous recommande pas, jogging matinal sur le Malecon et c’en sera tout pour notre visite éclair à Cienfuegos!
Infos utiles, lors de notre passage (Novembre 2014): - Casa Esther Curbelo Martinez: 5605 Calle 33, Cienfuegos – comme décrit plus haut, un certain charme très désuet, bon petit déjeuner (cuc25, pdj cuc5 pp). - Restaurant Paladar El Criollito: a éviter; pas vraiment mauvais, mouches dans le vinaigre et prix des boissons non indiqués et finalement très excessifs; bref un attrape-touristes qui joue sur sa mention dans les guides… si seulement on avait eu accès à Tripadvisor avant de s’y rendre….. - Bus Viazul vers Trinidad, cuc6, 1h30 environ, tout confort sur voies rapides.
Trinidad – 15 novembre
Ouf, après la déception de Cienfuegos, Trinidad se montre d’emblée à la hauteur de nos attentes! Petites maisons colorées, animation des rues, chevaux, calèches, quelques vieilles américaines, pas mal de (bus de) touristes aussi, rues pavées…. la carte SD va bien chauffer!! On n’a pas réservé, la gare routière est en plein centre, passage en force (je suis un poil sur les nerfs aujourd’hui!) du comité d’accueil, nous voilà au calme des petites ruelles de la vieille ville. La seconde casa particular (Rogelio Inchauspi Bastida) sera la bonne: une ancienne pharmacie puis consulat, spacieuse, décorée de bois tropical foncé, meubles lourds, chambre aérée, et… deux superbes terrasses et deux autres terrasses intérieures, tout ce qu’on demande!!
L’endroit est idéal pour se (re)poser, profiter des terrasses pour lire et écrire, se perdre dans les petites rues pavées, s’émerveiller des lumières, des couleurs, de l’animation des rues, des scènes de vies… une fois la majorité des bus touristiques partis (avant 11h et après 17h), la ville est vraiment charmante, hyper-photogénique, et très reposante. On sent fort aussi la différence entre weekend et jours de semaine, où la ville est animée dès le matin des femmes faisant leurs courses, des hommes partant travailler, du va-et-viens des transports, … A Cuba le carnet de rationnement a encore cours, et dès le matin on aperçoit les files de cubains patientant pour s’approvisionner des quelques produits accessibles grâce au carnet qu’ils tiennent à la main. Mais la libreta ne suffit plus, et on l’a récemment amputée de biens de consommation indispensables tels le savon, qui doit désormais s’acheter au prix fort, et souvent en cuc, dans les épiceries et petits supermarchés souvent peu garnis. Pas étonnant dès lors que les Cubains fassent la chasse aux cuc, et à ceux qui en possèdent pleins leurs portefeuilles, les touristes! Tout ici est sujet à gagner quelques cuc supplémentaires: photos, transports improvisés, pourboires, musique, … c’est de bonne guerre mais évidemment parfois agaçant, bien que les Cubains restent toujours sympathiques, souriants, courtois, et pas trop insistants! A noter aussi que malgré cette situation on se sent en sécurité à Cuba, le sourire et la rigolade y étant certainement pour quelques chose, autant peut-être que les trente ans de prisons promis à ceux qui déroberaient un étranger?!!
Un train parcourt la vallée des Ingenios toute proche, parsemée d’anciennes fermes d’exploitation de la canne à sucre. Le train à vapeur a probablement définitivement laissé place à une version diesel, mais la balade n’en est pas moins charmante, bien qu’un peu longue. Le claquement du train, le roulis, les paysages qui défilent, les vieux ponts rouillés, les vaches qui nous regardent passer, flanquées de leur inséparable héron, ça n’a pas de prix à mon avis, et ce n’est pas la présence exclusive de touristes sur le parcours qui nous gâchera notre plaisir!
Envie de plage, après dix jours sur l’île il est bien temps que nous y fassions une petite visite. Direction Ancon, à 15km de Trinidad, longue bande de sable blanc bordée de cocotiers, deux ou trois gros hôtels bétonnés mais colorés, paillottes et transats, et plus loin une plage déserte pour celui qui désir plus de tranquillité. Nous y faisons une balade sous un soleil de plomb, avant de profiter du confort de la plage aménagée, et de la température idéale de l’eau… sable, farniente et cocotiers, ça sent bon les vacances!
On a pris goût au soleil et au sable blanc, nous réservons pour le lendemain un ‘package’ d’une journée vers une des iles ‘paradisiaques’ bordant la côte de Trinidad: Cayo Blanco. Ca fait du bien parfois de se laisser emmener et de ne rien organiser de notre journée! Rendez-vous à la Marina Marlin, à deux pas de la playa Ancon, vers 9:00 pour retrouver une vingtaine d’autres touristes et embarquer dans un superbe catamaran disposant de deux trampoline sur lesquels on sait déjà qu’on passera un moment de détente et de bronzette au son du clapoti des vagues sur les coques du bâteau. Trois marins tannés par le soleil, le ventre bien rebondi et les lunettes vissées sur le nez nous accueillent avant de prendre les commande du bâteau qui, comme les chevaux de Vinales, semble connaître le chemin! Une heure de navigation (au moteur) sous un beau soleil nous mèneront aux abords de Caya Blanco ou nous enfilons palmes, masques et tubas pour une heure de snorkeling le long des barrières de corail. L’eau est divinement tiède, les fonds marins sont sympas et animés de (petits) poissons colorés… on a vu plus joli mais on ne boude pas notre plaisir d’observer la vie sous-marine et de profiter de ce moment de détente totale en apesanteur et dans le calme de l’étendue d’eau qui nous entoure.
Nous accostons sur l’ile ensuite, ou un espace de restauration peuplé de gros Bernard l’Hermite et de quelques iguanes peu farouches (on les soupçonne d’être les deux seuls représentants de l’espèce sur l’île, grassement payés en nature pour divertir le touriste de passage…) qui se pavanent sur la terrasse. Sympa de les observer, et de déguster ensuite une paella aux fruits de mer accompagnée de crudités… le repas manque de variété néanmoins, et pour le tarif du package (50cuc, exorbitant pour les standards cubains) on aurait aimé un open-bar proposant quelques cocktails locaux (en plus des bières et sodas) et un peu de variété dans le repas. Mais bref, on profite quand même de ce repas avant de faire une petite balade sur l’île, sur laquelle on semble seuls au monde dès qu’on s’éloigne du baraquement et de nos compagnons de voyage. Baignade dans l’eau limpide, balade le long des plages, tantôt rocailleuses, tantôt de sable blanc ou couvertes d’algues sèches. Le temps se gâte un peu après notre sieste à l’ombre des cocotiers, le chemin du retour sera un rien plus frais et ombragé, la pluie faisant même une brève apparition lors de notre passage sous un gros nuage noir rendant le paysage marin et la vue des côtes approchantes un rien dramatique! Bon plan, le taxi que nous avions négocié pour la Marina ce matin (6cuc) nous attend pour le retour aux mêmes conditions, parfait!
Dernier repas au La Botija, un restaurant d’Etat qui nous plait décidément beaucoup, pour son ambiance, son chouette groupe musical pas trop ‘salsa’, et sa carte variée qui satisfait les petites faims, grignotages, ou repas plus conséquents! (on a aimé la pizza aux fruits de mer, les pâtes marines, le pain au tomates, les salades, les albondigas, et le mojito bien sûr; un peu moins les poivrons rellenos trop gras).
Après trois nuit nous avons du changer de casa, et nous sommes dirigés vers la jolie casa de Sara Sanjuan Alvarez. Notre seconde nuit chez Sara était parfaite, après que cette dernière nous aie suggéré d’évacuer la chaleur emmagasinée de la chambre à l’aide d’une savante combinaison d’airco (mais pas trop), ventilo, et courants d’air! Le temps rafraichi par la pluie a certainement aidé aussi! L’endroit est vraiment charmant en tout cas, une de nos meilleures casa particulares du séjour: maison des propriétaires en front de rue, décorée de moulte bibelots, boudoirs, photos d’ancêtres, et commodes Marie-Machinchouette, débouchant à l’arrières sur quatre chambres dédiées aux touristes de passage, sur deux étages, et plusieurs terrasses agencées autour d’un patio lumineux et joliment décoré (pour qui aime les petites statues de jardin, moulures, fontaines et plantes en plastiques, s’entend!)… vraiment sympa et on s’y sent bien pour papoter avec Sarah dans notre espagnol approximatif, en se balançant sur un rocking chair (oui il existe de ‘vraies’ chaises à Cuba, mais la majorité semble quand même être de l’espèce ‘rocking’!!!)
Infos utiles et coups de coeur, lors de notre passage (Novembre 2014): - Chouette ambiance, carte variée, et cuisson au feu de bois à El Bodija. - Casa Rogelio Inchauspi, centrale et charmante. - Casa Sara Sanjuan Alvarez - Le train roule, mais pas à vapeur! Réservations chez ArtEx pour nous (Cubatour nous ayant affirmé que le train ne roulait pas). - Taxi collectif Trinidad-La Havane pour cuc50, de porte-à-porte, départ 8:30/9:00, durée 4h30, à réserver en agence de voyage, à l’accueil de la gare routière, ou chez un rabatteur (jineteros toujours présents et apparemment fiable à l’angle de Bolivar près de café Internet).
La Havane – 20 novembre
Il est déjà temps de rentrer vers La Havane, où nous avons encore envie de trainer un peu avant notre retour en Europe. On nous propose un taxi collectif pour faire la route, plutôt qu’on bus Viazul ou Transtur, au même tarif et soi-disant plus rapide. On hésite un peu avant d’accepter (on en trouve facilement dans les agences de voyage ou chez les rabatteurs aux coins de rues). On a bien fait! Un van Hyundai nickel vient nous chercher à notre casa pour nous emmener à notre casa de La Havane en 4 bonnes heures, à 120 sur l’autoroute en compagnie de six autres touristes, dans un confort similaire à celui des nombreux bus climatisés que nous dépasserons en chemin (limités, eux, à 80km/h). La gare routière de La Havane étant située extra-muros, c’est vraiment un plus de se faire déposer directement à l’hôtel de son choix!
Zut, par contre les nuage de la veille se sont mués en grosse couverture nuageuse et pluie fine… La Havane a d’un coup perdu de son charme, en plus de pas mal de degrés… Heureusement la casa Greenhouse est dotée de vastes terrasses de toit abritées, ou on peut profiter du mauvais temps pour lire et écrire (ces lignes) en attendant le retour du soleil (bon, là c’est mal barré, on va plutôt aller voir si les mojitos sont toujours aussi savoureux!!). Pluie diluvienne toute la fin de journée, parcours du combattant entre les flaques, déjeuner tardif au Chanchullero (délicieuses tranches de banane plantain cuites à la vapeur et surmontées d’une salade de thon relevée), retour à la Greenhouse trempés jusqu’aux os pour terminer la journée bien au sec!!
On enchaine aujourd’hui les visites qu’on avait reportées lors de notre premier passage et qu’on s’était promis de faire: fabrique de cigares Partagas d’abord, qui produit les marques les plus réputées telles Cohiba, Romeo&Juliette, et Montecristo. Visite intéressante, malheureusement les photos étant interdites je n’ai pas grand chose à vous montrer… dommage parce que l’atelier de roulage des feuilles était très animé, des dizaines d’ouvriers attablés devant leur presse à cigares en train de rouler le contenu d’abord, la feuille protectrice ensuite, au son d’une salsa endiablée! La vitesse d’exécution est impressionnante; après 9 mois de training ces ouvriers sont capables de rouler 100 à 150 pièces par jour. Une fois pressés, roulés, et enveloppés les cigares sont coupés à mesure puis encore calibrés au millimètre dans un atelier annexe, avant d’être bagués et mis en boîte. On a râté de peu le spectacle du lecteur engagé une heure par jour pour lire la presse ou un roman aux ouvriers; on apprend que le nom de la célèbre marque Montecristo provient du nom du Comte homonyme, dont les écrits étaient racontés dans la fabrique! Passage par le magasin, après que notre guide nous aie proposé quelques grosses pièces à prix cassé, sous le manteau (!); on achètera au shop des modèles plus adaptés au goût de mon cher père!
Après le cigare, retour vers le centre pour un petit sandwich et café chicos sur la Plaza Vieja, avant de passer au musée Havana Club pour une visite assez chère et expéditive du lieu. On apprend que le célèbre rhum Cubain est un ‘light rhum’, fabriqué à base de la mélasse de canne à sucre (et non du sucre lui-même), issue de la transformation du jus pressé des cannes en sucre. Cette particularité le rend plus léger que d’autres, la mélasse étant moins sucrée. La mélasse une fois recueillie, elle est ensemencée de levures et mise en fermentation, avant d’être distillée par injection de vapeur qui permettra l’extraction d’un alcool clair. Celui-ci sera ensuite mis à vieillir dans dans barils de bois de chêne américain (provenant bien entendu de pays non-américains!), deux ans minimum, trois pour l’Anejo, sept pour le rhum ambré qu’on nous fera déguster, délicieux, et plus pour les Réserves! Intéressant mais la visite est menée au pas de course, le musée assez sombre et peu explicite sur le détails du procédé de production, et on aurait aimé une dégustation comparée de plusieurs rhum d’âge différents au lieu du seul sept ans…
Pour clore cette journée en beauté, soirée chez Dona Eutimia, le restaurant de Havana Vieja qui nous avait tant plu lors de notre arrivée à Cuba et que nous avions pris soin de réserver pour notre retour dans la ville. Déco d’une autre époque, meubles et service coloniaux, grands miroirs piqués et tableaux de quelques ancêtres. Raffiné, tout comme la carte qui propose des plats classiques cubains et d’autres plus originaux. On reprendra de ces croquettes de purée de malanga (une variété de pomme de terre) parfumée à l’ail et au persil, et qu’on déguste trempés dans le miel local… divin, comme cette viande sautée aux olives accompagnées des meilleurs haricots noirs que j’aie mangé: certainement longuement cuisinés avec vin rouge, oignons et poivrons, c’est un plat que j’ai très envie de réaliser!
Pour notre dernière journée à Cuba nous prenons un long petit déjeuner à la casa Greenhouse en compagnie d’autres voyageurs, là aussi dans un salon d’une autre époque, tasses de porcelaine et bibelots sur les commodes… Longue balade dans les rues de Centro, ses quartiers animés, petits marchés, le Malecon contre lequel de grosses vagues viennent s’écraser en gerbes de gouttelettes. Nous irons jusqu’au Calejon de Hamel, un morceau de rue décoré par Salvador Gonzalez Escalona pendant une dizaine d’année de fresques, sculptures d’objets de récupération, baignoires, poèmes, … joyeux bric-à-brac artistique assez sympa à découvrir quoiqu’un peu passé, et récupéré par une bande de jineteros qui en profitent pour essayer de nous vendre visite guidée, cigares, tours en voiture, festival de salsa, etc.
Il est temps de rentrer de faire ses bagages, de passer (encore!) chez Dona Eutimia et au café Escorial, d’attraper quelques pots du délicieux miel local, et de faire route vers l’aéroport sous une pluie battante.
Le texte complet de ce récit, illustré de photos, se trouve ici: http://www.cookandroll.eu/archives/2015/01/24/31317864.html
From Cuba, with rhum…
La Havanne – 7 novembre Arrivée en soirée à La Havane ce 7 novembre, pour deux semaines de découverte de l’ile. Longue attente pour passer la douane, longue file encore pour acheter nos premiers pesos ‘convertibles’, avant de rejoindre notre Casa Particular, Casa 1932, dans Havana Centro. Accueil chaleureux de Luis, dans cette petite maison joliment décorée de bric et de broc d’un autre temps. Petite chambre, c’était prévu, mais nickel, c’est tout ce qu’on verra de la Havane ce soir! Levés de bonne heure le lendemain, nous voilà déambulant dans les rues de la ville aux premières chaleurs du soleil. Temps idéal, lumineux, pas trop chaud, petite brise le long du Malecon (la rue de 8km longeant la côte à deux pas du centre). On admire l’architecture variée, tantôt en ruine, tantôt rénovée, alternant briques à nu, matériaux battus par le vent marin, façades colorée et fraichement repeintes, terrains vagues entre deux immeubles, maisons coloniales à balcons, hôtels austères, … une atmosphère irréelle mais chaleureuse se dégage de cet ensemble hétéroclite. Nous nous enfonçons dans les petites rues. Là encore, l’atmosphère est chaleureuse, on se sent bien, peu de trafic, peu de monde, des sourires, des accolades, des apostrophes d’un balcon à l’autre, une reproduction du Ché, un incroyable mélange là aussi, de blancs, de noirs, de créoles, comme si toutes les teintes de peau se mélangeant dans un joyeux ensemble coloré.
On se sent bien à La Havane. Et pour ajouter à l’atmosphère, il y a ces vieilles Américaines! Vieilles carrosseries rongées par la rouille ou superbement restaurées, souvent colorées, parfois passées, ces vieilles dames forcent le respect et on ne peut s’empêcher de les admirer, de les photographier. La plupart servent de taxi, beaucoup véhiculent les touristes, et allant sur leurs 70 ans on se dit que tous les talents de mécaniciens des cubains finiront par ne plus suffire à les maintenir en vie, et qu’il faut profiter encore de ce spectacle coloré et majestueux!
Du Malecon et Havana Centro nous continuons vers le Paséo, superbe avenue flanquée d’un passage pédestre bordé d’arbre, en son centre, d’où l’on admire à loisir les belles demeures coloniales, à l’aspect plutôt bien conservé dans ce quartier. Dans Havana Vieja, tous les guides nous mènent aux ‘quatre places’, centre touristique de la ville. Ces places sont en effet superbes et très bien restaurées, reliées par des rues joliment entretenues, touristiques et animées. On prend plaisir à admirer la place des Armes et ses bouquinistes, la place de la Cathédrale et ses figurants encostumés haranguant le touriste, la belle église de la place San Francisco de Asis, … On reviendra souvent, l’atmosphère est agréable, les rues toujours animées, les café-concert jamais loin, et les petits bars où siroter un mojito non plus!
Nous sillonnons la ville trois jours durant. Avec une préférence pour Vieja et Centro; le bus hop-on-hop-off (5cuc) qui nous a emmené faire un tour plus à l’ouest ne nous a par contre pas impressionné.
Je n’avais pas entendu beaucoup de bien de la cuisine cubaine. Il faut croire que l’ouverture de restaurants privés aux touristes, et la possibilité de vendre des produits plus savoureux que le poulet, porc, pizza et riz ont changé la donne ces dernières années: le touriste de passage peut désormais gouter aux crevettes et à la langouste, et aux délicieuses spécialités locales dans les paladares (restaurants privés), ainsi que dans les casa particulares (chambres d’hôtes). On s’est régalés à La Havane, en particulier au Chanchullero et chez Dona Eumitia. Brochettes de langoustes, banane plantain farcie de viande aux olives et raisins, ropa vieja (littéralement ‘vieille fringue’, un ragout effiloché d’agneaux très slow food), crevettes pêchées localement et préparées de mille façon, souvent accompagnés de riz et de haricots noirs cuisinés, bien plus savoureux que l’image un peu sèche que nous en avions! Au Chanchullero, café-restaurant décalé, l’assiette de viande ou poisson en sauce est accompagnée de crudités, d’avocat, et de pain de maïs… et de préférence aussi d’une bière locale, d’un mojito, daiquiri, ou autre boisson à base du délicieux rhum produit sur l’ile. Ah et puis il faut le savoir, les portions sont conséquentes à Cuba! Du petit déjeuner (souvent royal, fruité, très copieux) au diner, les repas sont très bien servis!
Nous passerons notre troisième nuit dans une petite casa sympa au cœur d’un quartier populaire et vibrant au son de la musique endiablée de ses bars; notre chambre (n°7) dotée d’une chouette petite terrasse sur les toits nous permet de profiter à loisir de cette atmosphère festive.
Nos coups de cœur: Casa 1932 : Campanario # 63 bajos, entre San Lázaro y Lagunas La Habana Casa Maria & Jésus : Aguacate #518 / Sol y Muralla - Old Havana, Havana City - Cuba Restaurant Dona Eumitia : Callejon del Chorro # 60-C | Plaza de la Catedral, Habana Vieja, La Havane 30600, Cuba Bar à tapas Chanchullero: Tte Rey # 457 entre Bernaza y Cristo, Habana Vieja, La Habana.
Infos utiles, lors de notre passage (Novembre 2014): - 1cuc (peso convertible, destiné aux touristes) vaut environ €0,8 lors de notre passage. 1 cup (moneda national, réservés aux cubains, et qu’on n’a quasiment pas utilisés) vaut environ 1/25ème de cuc. - L’accès internet est rapide… mais peu répandu et cher (6cuc/h). On achète des cartes dans les bureaux Etecsa, les cartes sont valables dans tous les bureaux, qui ont des points internet (PC’s). Accès dans les hôtels de standing aussi, au même tarif pu plus cher, on en a même vu un avec wifi (Las Jazmines à Vinales). - Plus de réservations possible des bus Viazul en ville, obligation d’aller acheter les billets à la gare routière (3km). - Le bus touristique s’arrête vers 18:00 (pas 21:00). 5cuc pour la journée. - La fabrique de cigares a déménagé, les visites se réservent en ville à l’hôtel Saratoga. - Emporter des boules Quiès est toujours une bonne idée… - Si vous pouvez éviter le vol d’Air Europe, c’est mieux! On n’avait pas vu un plateau-repas aussi peu ragoutant depuis bien longtemps, un personnel antipathique et un avion au confort limité, system audio-vidéo inexistant, et un peu crasseux…
Nous quittons la ville enchantés et la tête pleine d’images colorées; nous prévoyons d’y repasser prendre un bol de cette chouette atmosphère avant notre départ, et réservons déjà une nuit à la Greenhouse dont nos guides disent le plus grand bien.
En route pour l’Ouest, la vallée de Vinales, 4 petites heures de bus confortable (12cuc) avec Cubanacan (réservé à l’hôtel Inglaterra; les bus Viazul ne se réservant plus pour le moment que depuis le terminal hors de la ville), climatisé, sur route nickel! Jolis paysages verdoyants.
Vinales – 10 novembre
La vallée de Vinales, et l’ouest de l’ile en général, est réputée pour sa production de tabac. Même si les principales fabriques de cigares se trouvent dans les alentours de la capitale. Elle est caractérisée par ses ‘Mogotes’, de gros monticules rocheux rappelant les formation karstiques du Vietnam, couvertes de végétation et parsemant les plaines et l’horizon. L’ensemble forme un paysage magnifique de grandes plaines cultivées, parsemées de bananiers, et des silhouettes ciselées des Mogotes. Quelques vautours tournoyant dans le ciel à peine nuageux ajoutent encore à la beauté du paysage, et quand le soleil vient à se coucher, étirant les ombres le long des plaines, la vue sur la vallée est absolument magnifique.
L’offre de logements en casa particulares est largement supérieure à la demande, néanmoins les adresses mentionnées dans les guides sont souvent complètes si on n’a pas pris la peine de réserver. Nous cherchons un toit en se baladant dans une des rues adjacentes à la (unique) rue principale du village; les casas colorées se succèdent, plus éclatantes les une que les autres, et souvent une petite terrasse de front ornée de deux rocking chairs et un toit plat faisant office de terrasse. Nous nous dirigeons vers le bas de la rue, près des champs et de la vue sur les Mogotes, pour nous installer chez Bernado et Belkis, dans une chambre proprette avec magnifique terrasse de toit aménagée et vue sur la campagne environnante. Petit mojito les doigts de pieds en éventail au soleil couchant, et plus tard un délicieux repas de poisson et crevettes, hyper-copieux comme toujours dans les casas, dégusté dans le patio de la maison. A noter, la sauce des crevettes de Mlle S, à refaire sans tarder avec ail, vin blanc, cumin, ognons, et concentré de tomate: un régal. Curiosité locale également, le fromage ‘queso gouda’ accompagné d’une confiture de goyave, en guise de dessert…
Bernardo nous organise une balade à cheval (un must dans cette région) le lendemain matin, avec son pote fermier Pipo. Après un classique mais délicieux petit déjeuner (comme souvent: œufs, fruits frais , jus de goyave, café, pain, fromage et miel… on ne va pas se plaindre!), nous voilà confortablement installés sur la selle de Sabrosa et Perrrriiicoooo. Ils connaissent le chemin, pas de soucis; bien que n’étant pas du tout cavalier je me sens assez à l’aise… même quand plus tard ils partiront dans quelques trots et même mon baptême de galop!!! La balade à travers champs est très agréable, et la vue magnifique. Entourés des Mogotes, nous cheminons d’un champ à l’autre, notre cowboy de service (Pipo a un look de gentil cowboy avec son chapeau blanc vissé sur le crâne) nous commentant les cultures entre deux blagues! Pipo est lui-même agriculteur, et connait tous le monde dans la vallée.
Le paysage est parsemé d’étranges granges triangulaires, au toit de feuilles de palme ou parfois de tôle rouillée, servant en fait de séchoirs pour les feuilles de tabac. Nous nous arrêtons à l’une d’elles, pour une petite explication, démonstration de roulage, dégustation de guarapo (jus de canne à sucre fraichement pressée entre deux rouleaux, et citron, mon pêcher-mignon!), et vente de cigares bien entendu A 3cuc l’unité c’est un peu cher pour du roulé local, mais on assume notre statut de touriste et ça met du beurre dans leurs épinards ;-) Le torredor (rouleur de cigares) s’en va donc de sa petite explication bien utile: les feuilles sont mises à fermenter et sécher dans la grange avant d’être aspergée d’un mélange (secret certainement) de jus de fruits, miel et eau pour enclencher une seconde fermentation, anaérobie cette fois, les feuilles étant pressées dans un grand bac étanche. Les feuilles sont triées en fonction de leur qualité, qui dépend de leur position sur la tige de la plante. Les plus hautes sont plus corsée. 90% de la production est remise à l’état, les 20% restants (oui, ça se passe comme ça à Cuba!) sont conservés par le paysan pour sa consommation propre ou pour rouler de jolis souvenirs aux touristes. Déveinées, les feuilles sont roulées en choisissant les qualités appropriées pour l’intérieur et l’enveloppe. Il faudra encore maintenir le cigare bien serré pour qu’il acquière sa forme et sa tenue définitive. Ne restera plus qu’à guillotiner la base (on trouve partout ces coupe-cigares en bois estampillés ‘Cohiba’ sur les marchés ‘artisanaux’), allumer le barreau de chaise et se le coincer négligemment au coin de la bouche!
La balade comprend une visite de grotte percée à la base d’un Mogote; rafraichissant, mais pas suffisant pour nous enthousiasmer, et certainement pas pour nous faire plonger dans l’eau filtrée de la piscine naturelle qu’on trouve en son fond… Nous retournons vite fait à nos montures pour une balade au soleil déclinant des plus agréables. Ah au fait: pas de tracteurs ici, les paysans labourent à l’aide de bœufs et parfois de chevaux. On apercevra un ou deux tracteurs plus tard, mais la plupart des travaux semblent réalisés à la dure par traction animale!
Pour nous remettre de cette balade au soleil, nous prenons un taxi (3cuc) pour l’hotel Los Jazmines à quelques kilomètres en hauteur de Vinales, pour profiter de sa belle (mais froide!) piscine (3cuc), confortablement installés sur un transat, et profiter encore d’une vue sublime sur la vallée de Vinales au soleil couchant (en compagnie d’une bonne bande de touristes, l’endroit étant plus réputé pour sa vue et sa piscine que pour ses chambres un peu vétustes).
Notre dernière journée à Vinales sera marquée par un délicieux repas à 2km du village, à la Finca Ecologica El Paraiso. Nous nous y rendons tard (vers 13:30) et c’est une excellente idée pour éviter les bus touristiques qui connaissent bien l’endroit! La ferme produit la majorité de ses produits, en biologique, et nous pouvons admirer les rangs de légumes en contrebas de la terrasse de la ferme. La vue de cette terrasse est magnifique, donnant sur la Valle del Silencio, ses Mogotes découpant le paysage et ses vautours animant le ciel. On nous sert un festin pour 10cuc, après une ou deux pina colada, préparées ici avec ananas et coco frais et saupoudré de cannelle, et qu’on charge selon son gout du rhum posé sur la table! Superbe cochon rôti à la peau craquante, poulet grillé, agneau en sauce, beignets et chips de plantain, guacamole à se rouler par terre, soupe claire de légumes savoureuse comme jamais, et quelques salades de légumes de jardin, peu assaisonnées comme c’est souvent le cas ici. Un pur délice, avec cette vue incroyable et le silence de la campagne (après le départ des bus, s’entend!), c’est un vrai Paraiso ici!
Nos coups de cœur à Vinales: - Ferme-restaurant Finca El Paraiso - Casa Bernaldo y Belkis, ses jolies chambres tout confort avec couvertures de lit roses à frou-frous, ses cocktails sur la terrasse avec vue sur la vallée, ses repas absolument délicieux. - Restaurant El Olivo - La boulangerie locale à l’angle de la rue principale qui nous a vendu un cake peu sucré et tout chaud pour notre voyage vers Cienfuegos.
Infos utiles, lors de notre passage (Novembre 2014): Pas mal de bus vers La Havane et Cienfuegos, cuc32 et 6h30 heures pour ce dernier avec Cubanacan; on nous proposait aussi des taxis privés (en fait des minibus) avec Cubataxi pour environ cuc40.
Cienfuegos – 14 novembre
Déception en arrivant à Cienfuegos: la ville n’est pas très jolie, le quartier colonial passablement défraichi, la côte assez sale et pas vraiment ensablée, la place principale un peu carton-pâte… bref, pas vraiment laid mais pas de charme non plus. On s’installe dans une casa particular mentionnée dans le Routard, Esther est toute contente de voir des touristes et va fisa donner un coup d’éclat à notre chambre… vieille maison de famille, meubles et vaisselle d’un autre siècle, peintures passablement défraichies, photos jaunies des ancêtres aux murs… l’endroit a un certain charme malgré le hauts plafonds et le mobilier branlant. Un escalier en colimaçon dans notre chambre (manque de s’écrouler et) nous mène à ‘notre’ terrasse qui doit bien faire 100m² avec jolie vue sur la ville et des rocking chairs délabrés! Original! Longue balade vers la pointe de la ville au soleil déclinant, petit resto à touriste qu’on ne vous recommande pas, jogging matinal sur le Malecon et c’en sera tout pour notre visite éclair à Cienfuegos!
Infos utiles, lors de notre passage (Novembre 2014): - Casa Esther Curbelo Martinez: 5605 Calle 33, Cienfuegos – comme décrit plus haut, un certain charme très désuet, bon petit déjeuner (cuc25, pdj cuc5 pp). - Restaurant Paladar El Criollito: a éviter; pas vraiment mauvais, mouches dans le vinaigre et prix des boissons non indiqués et finalement très excessifs; bref un attrape-touristes qui joue sur sa mention dans les guides… si seulement on avait eu accès à Tripadvisor avant de s’y rendre….. - Bus Viazul vers Trinidad, cuc6, 1h30 environ, tout confort sur voies rapides.
Trinidad – 15 novembre
Ouf, après la déception de Cienfuegos, Trinidad se montre d’emblée à la hauteur de nos attentes! Petites maisons colorées, animation des rues, chevaux, calèches, quelques vieilles américaines, pas mal de (bus de) touristes aussi, rues pavées…. la carte SD va bien chauffer!! On n’a pas réservé, la gare routière est en plein centre, passage en force (je suis un poil sur les nerfs aujourd’hui!) du comité d’accueil, nous voilà au calme des petites ruelles de la vieille ville. La seconde casa particular (Rogelio Inchauspi Bastida) sera la bonne: une ancienne pharmacie puis consulat, spacieuse, décorée de bois tropical foncé, meubles lourds, chambre aérée, et… deux superbes terrasses et deux autres terrasses intérieures, tout ce qu’on demande!!
L’endroit est idéal pour se (re)poser, profiter des terrasses pour lire et écrire, se perdre dans les petites rues pavées, s’émerveiller des lumières, des couleurs, de l’animation des rues, des scènes de vies… une fois la majorité des bus touristiques partis (avant 11h et après 17h), la ville est vraiment charmante, hyper-photogénique, et très reposante. On sent fort aussi la différence entre weekend et jours de semaine, où la ville est animée dès le matin des femmes faisant leurs courses, des hommes partant travailler, du va-et-viens des transports, … A Cuba le carnet de rationnement a encore cours, et dès le matin on aperçoit les files de cubains patientant pour s’approvisionner des quelques produits accessibles grâce au carnet qu’ils tiennent à la main. Mais la libreta ne suffit plus, et on l’a récemment amputée de biens de consommation indispensables tels le savon, qui doit désormais s’acheter au prix fort, et souvent en cuc, dans les épiceries et petits supermarchés souvent peu garnis. Pas étonnant dès lors que les Cubains fassent la chasse aux cuc, et à ceux qui en possèdent pleins leurs portefeuilles, les touristes! Tout ici est sujet à gagner quelques cuc supplémentaires: photos, transports improvisés, pourboires, musique, … c’est de bonne guerre mais évidemment parfois agaçant, bien que les Cubains restent toujours sympathiques, souriants, courtois, et pas trop insistants! A noter aussi que malgré cette situation on se sent en sécurité à Cuba, le sourire et la rigolade y étant certainement pour quelques chose, autant peut-être que les trente ans de prisons promis à ceux qui déroberaient un étranger?!!
Un train parcourt la vallée des Ingenios toute proche, parsemée d’anciennes fermes d’exploitation de la canne à sucre. Le train à vapeur a probablement définitivement laissé place à une version diesel, mais la balade n’en est pas moins charmante, bien qu’un peu longue. Le claquement du train, le roulis, les paysages qui défilent, les vieux ponts rouillés, les vaches qui nous regardent passer, flanquées de leur inséparable héron, ça n’a pas de prix à mon avis, et ce n’est pas la présence exclusive de touristes sur le parcours qui nous gâchera notre plaisir!
Envie de plage, après dix jours sur l’île il est bien temps que nous y fassions une petite visite. Direction Ancon, à 15km de Trinidad, longue bande de sable blanc bordée de cocotiers, deux ou trois gros hôtels bétonnés mais colorés, paillottes et transats, et plus loin une plage déserte pour celui qui désir plus de tranquillité. Nous y faisons une balade sous un soleil de plomb, avant de profiter du confort de la plage aménagée, et de la température idéale de l’eau… sable, farniente et cocotiers, ça sent bon les vacances!
On a pris goût au soleil et au sable blanc, nous réservons pour le lendemain un ‘package’ d’une journée vers une des iles ‘paradisiaques’ bordant la côte de Trinidad: Cayo Blanco. Ca fait du bien parfois de se laisser emmener et de ne rien organiser de notre journée! Rendez-vous à la Marina Marlin, à deux pas de la playa Ancon, vers 9:00 pour retrouver une vingtaine d’autres touristes et embarquer dans un superbe catamaran disposant de deux trampoline sur lesquels on sait déjà qu’on passera un moment de détente et de bronzette au son du clapoti des vagues sur les coques du bâteau. Trois marins tannés par le soleil, le ventre bien rebondi et les lunettes vissées sur le nez nous accueillent avant de prendre les commande du bâteau qui, comme les chevaux de Vinales, semble connaître le chemin! Une heure de navigation (au moteur) sous un beau soleil nous mèneront aux abords de Caya Blanco ou nous enfilons palmes, masques et tubas pour une heure de snorkeling le long des barrières de corail. L’eau est divinement tiède, les fonds marins sont sympas et animés de (petits) poissons colorés… on a vu plus joli mais on ne boude pas notre plaisir d’observer la vie sous-marine et de profiter de ce moment de détente totale en apesanteur et dans le calme de l’étendue d’eau qui nous entoure.
Nous accostons sur l’ile ensuite, ou un espace de restauration peuplé de gros Bernard l’Hermite et de quelques iguanes peu farouches (on les soupçonne d’être les deux seuls représentants de l’espèce sur l’île, grassement payés en nature pour divertir le touriste de passage…) qui se pavanent sur la terrasse. Sympa de les observer, et de déguster ensuite une paella aux fruits de mer accompagnée de crudités… le repas manque de variété néanmoins, et pour le tarif du package (50cuc, exorbitant pour les standards cubains) on aurait aimé un open-bar proposant quelques cocktails locaux (en plus des bières et sodas) et un peu de variété dans le repas. Mais bref, on profite quand même de ce repas avant de faire une petite balade sur l’île, sur laquelle on semble seuls au monde dès qu’on s’éloigne du baraquement et de nos compagnons de voyage. Baignade dans l’eau limpide, balade le long des plages, tantôt rocailleuses, tantôt de sable blanc ou couvertes d’algues sèches. Le temps se gâte un peu après notre sieste à l’ombre des cocotiers, le chemin du retour sera un rien plus frais et ombragé, la pluie faisant même une brève apparition lors de notre passage sous un gros nuage noir rendant le paysage marin et la vue des côtes approchantes un rien dramatique! Bon plan, le taxi que nous avions négocié pour la Marina ce matin (6cuc) nous attend pour le retour aux mêmes conditions, parfait!
Dernier repas au La Botija, un restaurant d’Etat qui nous plait décidément beaucoup, pour son ambiance, son chouette groupe musical pas trop ‘salsa’, et sa carte variée qui satisfait les petites faims, grignotages, ou repas plus conséquents! (on a aimé la pizza aux fruits de mer, les pâtes marines, le pain au tomates, les salades, les albondigas, et le mojito bien sûr; un peu moins les poivrons rellenos trop gras).
Après trois nuit nous avons du changer de casa, et nous sommes dirigés vers la jolie casa de Sara Sanjuan Alvarez. Notre seconde nuit chez Sara était parfaite, après que cette dernière nous aie suggéré d’évacuer la chaleur emmagasinée de la chambre à l’aide d’une savante combinaison d’airco (mais pas trop), ventilo, et courants d’air! Le temps rafraichi par la pluie a certainement aidé aussi! L’endroit est vraiment charmant en tout cas, une de nos meilleures casa particulares du séjour: maison des propriétaires en front de rue, décorée de moulte bibelots, boudoirs, photos d’ancêtres, et commodes Marie-Machinchouette, débouchant à l’arrières sur quatre chambres dédiées aux touristes de passage, sur deux étages, et plusieurs terrasses agencées autour d’un patio lumineux et joliment décoré (pour qui aime les petites statues de jardin, moulures, fontaines et plantes en plastiques, s’entend!)… vraiment sympa et on s’y sent bien pour papoter avec Sarah dans notre espagnol approximatif, en se balançant sur un rocking chair (oui il existe de ‘vraies’ chaises à Cuba, mais la majorité semble quand même être de l’espèce ‘rocking’!!!)
Infos utiles et coups de coeur, lors de notre passage (Novembre 2014): - Chouette ambiance, carte variée, et cuisson au feu de bois à El Bodija. - Casa Rogelio Inchauspi, centrale et charmante. - Casa Sara Sanjuan Alvarez - Le train roule, mais pas à vapeur! Réservations chez ArtEx pour nous (Cubatour nous ayant affirmé que le train ne roulait pas). - Taxi collectif Trinidad-La Havane pour cuc50, de porte-à-porte, départ 8:30/9:00, durée 4h30, à réserver en agence de voyage, à l’accueil de la gare routière, ou chez un rabatteur (jineteros toujours présents et apparemment fiable à l’angle de Bolivar près de café Internet).
La Havane – 20 novembre
Il est déjà temps de rentrer vers La Havane, où nous avons encore envie de trainer un peu avant notre retour en Europe. On nous propose un taxi collectif pour faire la route, plutôt qu’on bus Viazul ou Transtur, au même tarif et soi-disant plus rapide. On hésite un peu avant d’accepter (on en trouve facilement dans les agences de voyage ou chez les rabatteurs aux coins de rues). On a bien fait! Un van Hyundai nickel vient nous chercher à notre casa pour nous emmener à notre casa de La Havane en 4 bonnes heures, à 120 sur l’autoroute en compagnie de six autres touristes, dans un confort similaire à celui des nombreux bus climatisés que nous dépasserons en chemin (limités, eux, à 80km/h). La gare routière de La Havane étant située extra-muros, c’est vraiment un plus de se faire déposer directement à l’hôtel de son choix!
Zut, par contre les nuage de la veille se sont mués en grosse couverture nuageuse et pluie fine… La Havane a d’un coup perdu de son charme, en plus de pas mal de degrés… Heureusement la casa Greenhouse est dotée de vastes terrasses de toit abritées, ou on peut profiter du mauvais temps pour lire et écrire (ces lignes) en attendant le retour du soleil (bon, là c’est mal barré, on va plutôt aller voir si les mojitos sont toujours aussi savoureux!!). Pluie diluvienne toute la fin de journée, parcours du combattant entre les flaques, déjeuner tardif au Chanchullero (délicieuses tranches de banane plantain cuites à la vapeur et surmontées d’une salade de thon relevée), retour à la Greenhouse trempés jusqu’aux os pour terminer la journée bien au sec!!
On enchaine aujourd’hui les visites qu’on avait reportées lors de notre premier passage et qu’on s’était promis de faire: fabrique de cigares Partagas d’abord, qui produit les marques les plus réputées telles Cohiba, Romeo&Juliette, et Montecristo. Visite intéressante, malheureusement les photos étant interdites je n’ai pas grand chose à vous montrer… dommage parce que l’atelier de roulage des feuilles était très animé, des dizaines d’ouvriers attablés devant leur presse à cigares en train de rouler le contenu d’abord, la feuille protectrice ensuite, au son d’une salsa endiablée! La vitesse d’exécution est impressionnante; après 9 mois de training ces ouvriers sont capables de rouler 100 à 150 pièces par jour. Une fois pressés, roulés, et enveloppés les cigares sont coupés à mesure puis encore calibrés au millimètre dans un atelier annexe, avant d’être bagués et mis en boîte. On a râté de peu le spectacle du lecteur engagé une heure par jour pour lire la presse ou un roman aux ouvriers; on apprend que le nom de la célèbre marque Montecristo provient du nom du Comte homonyme, dont les écrits étaient racontés dans la fabrique! Passage par le magasin, après que notre guide nous aie proposé quelques grosses pièces à prix cassé, sous le manteau (!); on achètera au shop des modèles plus adaptés au goût de mon cher père!
Après le cigare, retour vers le centre pour un petit sandwich et café chicos sur la Plaza Vieja, avant de passer au musée Havana Club pour une visite assez chère et expéditive du lieu. On apprend que le célèbre rhum Cubain est un ‘light rhum’, fabriqué à base de la mélasse de canne à sucre (et non du sucre lui-même), issue de la transformation du jus pressé des cannes en sucre. Cette particularité le rend plus léger que d’autres, la mélasse étant moins sucrée. La mélasse une fois recueillie, elle est ensemencée de levures et mise en fermentation, avant d’être distillée par injection de vapeur qui permettra l’extraction d’un alcool clair. Celui-ci sera ensuite mis à vieillir dans dans barils de bois de chêne américain (provenant bien entendu de pays non-américains!), deux ans minimum, trois pour l’Anejo, sept pour le rhum ambré qu’on nous fera déguster, délicieux, et plus pour les Réserves! Intéressant mais la visite est menée au pas de course, le musée assez sombre et peu explicite sur le détails du procédé de production, et on aurait aimé une dégustation comparée de plusieurs rhum d’âge différents au lieu du seul sept ans…
Pour clore cette journée en beauté, soirée chez Dona Eutimia, le restaurant de Havana Vieja qui nous avait tant plu lors de notre arrivée à Cuba et que nous avions pris soin de réserver pour notre retour dans la ville. Déco d’une autre époque, meubles et service coloniaux, grands miroirs piqués et tableaux de quelques ancêtres. Raffiné, tout comme la carte qui propose des plats classiques cubains et d’autres plus originaux. On reprendra de ces croquettes de purée de malanga (une variété de pomme de terre) parfumée à l’ail et au persil, et qu’on déguste trempés dans le miel local… divin, comme cette viande sautée aux olives accompagnées des meilleurs haricots noirs que j’aie mangé: certainement longuement cuisinés avec vin rouge, oignons et poivrons, c’est un plat que j’ai très envie de réaliser!
Pour notre dernière journée à Cuba nous prenons un long petit déjeuner à la casa Greenhouse en compagnie d’autres voyageurs, là aussi dans un salon d’une autre époque, tasses de porcelaine et bibelots sur les commodes… Longue balade dans les rues de Centro, ses quartiers animés, petits marchés, le Malecon contre lequel de grosses vagues viennent s’écraser en gerbes de gouttelettes. Nous irons jusqu’au Calejon de Hamel, un morceau de rue décoré par Salvador Gonzalez Escalona pendant une dizaine d’année de fresques, sculptures d’objets de récupération, baignoires, poèmes, … joyeux bric-à-brac artistique assez sympa à découvrir quoiqu’un peu passé, et récupéré par une bande de jineteros qui en profitent pour essayer de nous vendre visite guidée, cigares, tours en voiture, festival de salsa, etc.
Il est temps de rentrer de faire ses bagages, de passer (encore!) chez Dona Eutimia et au café Escorial, d’attraper quelques pots du délicieux miel local, et de faire route vers l’aéroport sous une pluie battante.
Le texte complet de ce récit, illustré de photos, se trouve ici: http://www.cookandroll.eu/archives/2015/01/24/31317864.html
Trajet Santiago - Neuquén et General Roca (Argentine) - Santiago English translation pending
Bonjour,
Avec des amis nous partons, au mois de Février, en vacances au Chili. Nous allons faire un crochet en Argentine pour le mariage d'un ami. Nous voulons faire le trajet Santiago/Neuquen/general roca avec une voiture de location. Nous voudrions savoir ce qu'il y a de plus intéressant à voir, à faire sur la route. Ainsi que les endroits où l'on peut s'arrêter pour manger et dormir. Ensuite nous repartirons vers santiago en passant par Puerto montt. Quels sont vos conseils pour cette portion aussi?
Merci d'avance pour vos réponses!! Caroline.
Avec des amis nous partons, au mois de Février, en vacances au Chili. Nous allons faire un crochet en Argentine pour le mariage d'un ami. Nous voulons faire le trajet Santiago/Neuquen/general roca avec une voiture de location. Nous voudrions savoir ce qu'il y a de plus intéressant à voir, à faire sur la route. Ainsi que les endroits où l'on peut s'arrêter pour manger et dormir. Ensuite nous repartirons vers santiago en passant par Puerto montt. Quels sont vos conseils pour cette portion aussi?
Merci d'avance pour vos réponses!! Caroline.
Projet de circuit Portugal en septembre/octobre English translation pending
Bonjour
Notre but : éviter la foule des mois d'été et c'est pour cette raison que nous irons la dernière semaine de septembre faire un petit tour au Portugal.
j'ai préparé le projet suivant (merci de me faire part de vos suggestions)
1er jour : départ de Strasbourg pour Porto par vol Rayanair avec arrivée tardive. Nous avons prévu de passer la nuit près de l'aéroport afin de prendre le lendemain le véhicule que nous avons réservé par le site de Via Michelin.
Jour 2 : Porto - Coimbra où nous passerons la nuit à l'hôtel Ibis (avec parking pour le véhicule de location). l'hôtel est situé près de la vieille ville que nous pourrons rejoindre à pied et visiter dès notre arrivée (j'espère que nous y serons pour midi).
Jour 3 : Coimbra - Avero en passant par Tomar pour visiter le couvent of cristo.
Nuit à Avero à l'hôtel Ibis et quelques visites de la ville.
jour 4 : Fin des visites le matin et route ensuite vers Lisbonne. Nuit à l'hôtel Ibis Liberdade près de plusieurs stations de métro qui nous permettrons de visiter Lisbonne. Visite des quartiers près de l'hôtel.
jour 5 : Lisbonne : la ville avec le tramway 28, les vieux quartiers suivant le temps et la météo l'après midi Belem
Jour 6 : le matin le palais de Queluz et l'après midi le quartier de l'expo universelle avec le métro.
Jour 7 : départ pour Nazaré. Quelques kilomètres seulement, mais je ne sais pas s'il faut partir le matin ou si c'est suffisant de prendre la route vers midi (sortie de Lisbonne - du centre - peut-être difficile). Nous ne ferons qu'un arrêt à Obidos avant de passer la nuit à nazaré (hôtel en front de mer).
jour 8 : nazaré - Aveiro en passant par Alcobaça - fatima et Batalha. Nuit dans un hôtel près des canaux à Aveiro (suivant l'heure d'arrivée, on essayera de faire un petit tour sur les canaux).
Jour 9 : Aveiro - Braga, si possible en passant par Viana do Castelo et Ponte de Lima.
Jour 10 : Braga - Guimaraes - Porto. Une 1/2 journée est-elle suffisante pour visiter Guimaraes ? Restitution du véhicule à l'aéroport. Nous prendrons le même hôtel qu'à l'aller. Station de métro proche pour visiter Porto la journée du lendemain.
jour 11 : visite de Porto
jour 12 : retour tôt vers Strasbourg (c'est pour cette raison que nous avons choisi cet hôtel qui nous permet d'être sur place assez tôt pour le départ (vers 6 heures du matin).
merci pour vos conseils et vos idées.
Visiter la Cappadoce en période de Ramadan? English translation pending
bonsoir
nous aimerions visiter cappadoce cet été
mais selon certains, il se pourrait que la période de ramadan ne soit pas vraiment propice pour cette excursion
avez- vous des avis sur ce sujet ?
la région semble si belle !
merci
Randonnées au Nouveau-Mexique, autour de Santa Fe? English translation pending
bonjour,
est-ce que quelqu'un pourrait me donner des infos sur des randonnées à faire au Nouveau Mexique, et notamment autour de Santa Fé, randonnées à la journée ou plus longues. Les guides ne sont pas très loquaces à ce sujet...
merci d'avance et faits de beaux voyages !
dompat
est-ce que quelqu'un pourrait me donner des infos sur des randonnées à faire au Nouveau Mexique, et notamment autour de Santa Fé, randonnées à la journée ou plus longues. Les guides ne sont pas très loquaces à ce sujet...
merci d'avance et faits de beaux voyages !
dompat
Avis sur itinéraire de deux semaines au Mexique? English translation pending
Bonjour!
Je pars au mois de mai avec mon copain au Mexique pour 17 jours. Nous allons atterrir à Cancun en début d'après-midi. Voici l'itinéraire que nous avions pensé faire en bus:
J1: Arrivée à Cancun et direction Isla Mujeres pour se relaxer après le vol J2:Isla Mujesres (am) et départ pour Mérida en pm J3:Mérida (visite d'une demis journée à Izamal) J4: Mérida (Visite le matin de Chichen Itza) J5: Mérida J6:Départ tôt de Mérida vers Uxumal, visite du site, puis direction Campêche J7: Brèves visite de Campeche am, puis direction Palenque J8:Palenque (Yaxhilan) J9:Palenque (site archéo) en matinée puis ensuite départ San Cristobal de las Casas J10:San Cristo J11: San Cristo J12: San Cristo J13:que de la route (San Cristo -Palenque-Tulum) (je ne sais pas si cela se fait...) J14:Tulum J15:Tulum J16: Akumal (am) et trajet Tulum-Cacun J17: Vol de retour
Cela vous semble-t-il faisable? Avez-vous des conseils? Savez-vous comment je peux faire pour ne pas faire que de la route le j13? Est-ce que prendre le bus de nuit c'est dangereux (ex de Palenque à Tulum ou de San Cristo à Palenque)? Est-ce que pour les autobus c'est faisable? Comment fait-on pour avoir accès aux horaires et aux tarifs de bus?
Merci d'avance pour vos conseils!
Je pars au mois de mai avec mon copain au Mexique pour 17 jours. Nous allons atterrir à Cancun en début d'après-midi. Voici l'itinéraire que nous avions pensé faire en bus:
J1: Arrivée à Cancun et direction Isla Mujeres pour se relaxer après le vol J2:Isla Mujesres (am) et départ pour Mérida en pm J3:Mérida (visite d'une demis journée à Izamal) J4: Mérida (Visite le matin de Chichen Itza) J5: Mérida J6:Départ tôt de Mérida vers Uxumal, visite du site, puis direction Campêche J7: Brèves visite de Campeche am, puis direction Palenque J8:Palenque (Yaxhilan) J9:Palenque (site archéo) en matinée puis ensuite départ San Cristobal de las Casas J10:San Cristo J11: San Cristo J12: San Cristo J13:que de la route (San Cristo -Palenque-Tulum) (je ne sais pas si cela se fait...) J14:Tulum J15:Tulum J16: Akumal (am) et trajet Tulum-Cacun J17: Vol de retour
Cela vous semble-t-il faisable? Avez-vous des conseils? Savez-vous comment je peux faire pour ne pas faire que de la route le j13? Est-ce que prendre le bus de nuit c'est dangereux (ex de Palenque à Tulum ou de San Cristo à Palenque)? Est-ce que pour les autobus c'est faisable? Comment fait-on pour avoir accès aux horaires et aux tarifs de bus?
Merci d'avance pour vos conseils!
Une semaine pour la première fois à Lisbonne English translation pending
Bonjour,
Pour mon anniversaire (50 ans le 29 avril.....😊), je voudrais partir 1 semaine à Lisbonne avec ma femme. Nous avons '"flashé" sur un hôtel (le Myriad sur le bord du Tage), mais ne savons pas par où commencer concernant les choses à ne pas manquer. Voici nos questions : - Connaissez vous cet hôtel ? - Par rapport aux différents sites à voir, son emplacement est il favorable ? - Les transports en communs sont ils facilement accessibles (plans compréhensibles, éloignement, existe-il des pass....) les taxis sont ils abordables ? - Quelle est la fourchette de prix pour déjeuner ou dîner à Lisbonne (repas simples sans "chichi"....) - Dernier point, quel est le meilleur programme pour 1 semaine, sans s'éreinter ?
Merci à tous
Pour mon anniversaire (50 ans le 29 avril.....😊), je voudrais partir 1 semaine à Lisbonne avec ma femme. Nous avons '"flashé" sur un hôtel (le Myriad sur le bord du Tage), mais ne savons pas par où commencer concernant les choses à ne pas manquer. Voici nos questions : - Connaissez vous cet hôtel ? - Par rapport aux différents sites à voir, son emplacement est il favorable ? - Les transports en communs sont ils facilement accessibles (plans compréhensibles, éloignement, existe-il des pass....) les taxis sont ils abordables ? - Quelle est la fourchette de prix pour déjeuner ou dîner à Lisbonne (repas simples sans "chichi"....) - Dernier point, quel est le meilleur programme pour 1 semaine, sans s'éreinter ?
Merci à tous
Trois nanas qui veulent aller au Pérou English translation pending
Bonjour à tous !
J'ai pour projet de partir au pérou avec deux amies pendant environ 1 mois, et nous essayons de tracer un itinéraire ! Nous voulons voir bien évidement le célèbre machu pichu, arequipa, lima, cuzco, nazca et ses lignes, etc, mais aussi des lieux moins connus, si l'un d'entre vous connait des endroits secrets et mystiques peu visités, qui valent la peine d'être vus, qu'il nous le fasse savoir ! On est carrément à fond et on a peur de rien (enfin presque) ! De même si vous avez trouvé el dorado, dites le nous :D
Merci d'avance pour vos réponses !
Deux mois au Portugal en camping-car English translation pending
bonjour
Nous partons en fevrier au portugal en camping car et je recherche des renseignements sur la region les visites les campings pour rester 2 mois
MERCI POUR VOTRE AIDE
CHRITIAN
Voyage en terre promise: Dans l'oeil de Pablo English translation pending
Carnets de voyage: Periple en stop sur Mindanao, dans l'oeil du typhoon Pablo, fin novembre 2012
Le Mt Apo me nargue, sommet le plus haut des Philippines, j’hésite à lui montrer qui est le patron ! Vaut-il le coup d’être surmonté? Prix et conditions climatiques me laissent incertain. La fierté de côté, j’abandonne cette idée aguichante.
J’arrive sur Davao, capital de la province de Mindanao, seconde ville du pays selon les régionalistes. Déambulant dans les rues l’esprit léger, une force étrange me pousse dans ce salon de coiffure sans envergure, j’allais enfin retrouver fier allure mais j’étais loin d’imaginer ce qu’ils se tramaient. Une équipe d’artistes étonnants se cachaient derrière chaque ciseau. Pour être coiffeur, il suffit de savoir faire vibrer les notes d’une guitare, la messe est dite ! Un p’tit bœuf est joué devant le salon, entre 2 coupes, ils se lâchent, jouant de bon cœur, en anglais comme en tagalo, on joue sur les aigus, « pinoy ako, pinoy tayo !!! »Ma petite guitare est plus utile dans leurs mains, mes oreilles s’ouvrent autant que mes yeux, ils grattent les cordes ouvrant les âmes, les passants passent, et trépassent dans cette voie bondée, sans prêter attention à ce jeu ajusté que se livrent « the barbershop band » . Ce qui se passe devient intime, le monde se ferme autour de nous, mon concert privé, je vis pour ces moments pris sur le fait, certes je ne suis pas un musicien mais je sais communiquer par cette voie, mon cœur et mon shaker les accompagnent dans cette ritournelle folle.
Obligé de les quitter, j’erre comme un vagabond à la recherche de son carton, où aller ? je ne sais pas où aller me rappelle le sage Tiken Jah. L’église fermer, c’est chez les frères musulmans que je me dirige.
Le Sundance m’accueille avec son capitaine Michel. Nouvo domicile pour les prochains jours, un catamaran amarré à la marina de l’ile de Samal, destination privilège des citadins de Davao. Michel est un homme simple, marrant, intéressant, pleins d’histoires, il a navigué sur quasiment toutes les mers du monde avec son voilier sans savoir parler l’anglais Un voilier qui lui sert de maison et d’outils de travail. Il le transforme à souhait, en bateau de plaisance, restos ou pouvant servant de muse pour écrivains en mal d’inspiration… A travers ces récits, je découvre une nouvelle face du rubixcube qu’est le voyage. Je me considère un peu à la Neruda comme « un marin aux pieds sur terre, naviguant sur l’océan des mots », bon j’en rajoute mais les montagnes m’attirent plus, elles ont plus de personnalité, elles dégagent un sentiment plus noble. Néanmoins ces « campings car » de la mer comme je les considère, inspirent et stimulent pour la suite bien sûr.
Une suite qui se poursuit chez Elouisa qui m’accueille chez sa mifa, elle me réconcilie avec l’hospitalité filipina. Je reprends l’aventure en stop, quittant Davao pour rejoindre le nord. Pas facile que d’armer son bras, la position statique en mode mannequin de vitrine ne fonctionne guère, obliger de marcher des kms durant sous un soleil de plomb et de prendre tt ce qui roule, camions, motos, tricycle, bacolod (buffle). À l’arrière d’une remorque assis sur un bric-à-brac semblable à une antiquité, on roule sur ces routes sinueuses slalomant entre les montagnes du parc de che plus koi… La brocante roulante nous fait des misères, les routes en travaux nous ordonne une pratique du rodéo
encore inconnu, sur des vieilleries qui me casse le uQ . La porte est ouverte, en grand, de quoi respirer cet air rural qui me remonte aux narines, les bicoques de merde défilent, les collines au gout coco se dessinent au loin… Le regard toujours et encore, de mes partenaires de route indique l’effarement et l’incompréhension, une incompréhension que je conçois dans un monde où le touriste est vu comme un verger fleuri des billets.
La nuit arrive si vite, le camion me dépose à la jonction de l’est et l’ouest sur Maramag, une ville minable, sans aromes, puant l’insécurité. Allons dormir ché vous ?! Trouvons un endroit salubre, afin d’y reposer en paix, sans crainte des bandidos et pk pas l’iglesia ni cristo ? Un signe franc-maçon sur la façade, j’arrive pile au moment de la fin de la messe. On m’emmène dans un bureau, une froideur s’en dégage annonçant un interlocuteur coriace, quelques photos de Jésus prône sur les murs et celle d’une personne arborant des médailles, félicitant hypocritement des visages sans nom. Derrière le bureau, l’administrateur de l’église me regarde, me décrypte, écoute mon p’tit speech de vagabond lui expliquant mon parcours et la raison de ma venue, puis il s’adresse à moi et me dit : « Désolé nous ne pouvons accepter, vous n’êtes pas membre ! » « Mais je suis membre de la race humaine ! » « Oui, mais vous n’êtes pas membre de l’église du Christ » « Mais ou sont donc passés les messages d’amour, de fraternité, de compassion et d’aide à son prochain que vous enseignez dans la bible, c bien l’église du Christ non ? » « Désole, ce sont les règles ! » « Les règles ? Les règles de Dieu ne prévalent-elles pas sur vos foutus règles ?! Allez ciao, hypocrite» Encore une fois, l’enseignement est loin d’être assimilé, il y a un fossé immense entre la théorie et la pratique, en haut de l’iceberg on se comporte comme de vrais fidèles alors qu’en dessous on pue la mascarade : « On est les élus de Dieu, tout ce qui ne sont pas des nôtres, sont différents et, promis à la damnation éternelle ». Les églises ne manquent pas aux Philippines, il y en a pour tous les gouts, du catholicisme classique, en passant par les orthodoxes, les protestants, les adventistes, les born again, les enfants de la trinité, les pentecôtistes, les témoins de Jéhovah, les Jesus sauve moi, les Plus que 100 jours avant l’arrivée du Messie… ca part dans tous les sens ; et enfin les baptistes. Oui, les baptistes, où je me rends après l’échec précédent, je tombe sur ce jeune Pasteur Richard. Jeune d’une vingtaine d’années à la chevelure Vidal Sassoon, dynamique, il lance à ces étudiants : « Ok, we have to help Radouane our brother for others parents. Did u eat? No, ok, bring him some foods, u can put your tent anywhere…” Nos discussions nous emmènent dans des contrées perdus, sur le territoire des différences. On s’y retrouve par le chemin du coeur, oui c’est ça l’importance le Coeur, un peu d’humanisme dans les religions et d’amour fraternel… « Pay your tribute to God », j’assiste au sermon de 4h du mat. Une quinzaine d’étudiants présents dans l’assemblée, la tête dans le uQ , on se lève tour à tour pour sortir des versets de la Bible. Le pasteur discoure tandis que le son de la guitare électrique glisse harmonieusement ses notes angéliques sur des chants à la gloire de Dieu. Il m’invite à discourir, plait il ! Je me sens plus dans un centre œcuménique :
« Vous m’avez accueilli chaleureusement dans votre église, selamat po, merci, un musulman qui sermonne des chrétiens dans une église, je suis émerveillé par le burlesque de la situation…Quelque soit ta couleur, tes origines, ta religion, ta sexualité, ton passé, ton présent…on efface les diversités, place au cœur, on parle souvent de religions et des messages qui en découlent, j’ai pu constater que certains ont en saisir l’essence mm, on partage et je vous en remercie, j’apprends tous les jours et de tous… »
Après cette interlude religieux, on remet ça, on est plus très loin de CDO, encore quelques kms, de motos en camions, de camions en tracteur, oui en tracteur pk pas ? Une main accroché à la barre de la cabine, mon conducteur, un petit gaillard solide m’honore de partager une dizaine de kms sur son engin jaune. On avance lentement sur cette route boisée, créant un bouchon énormissime, je regarde les conducteurs derrière, leur montrant avec un sourire narquois mon panneau pour CDO. Il insiste pour m’offrir un pot, on passe en trombe à sa baraque, biscuits salés et soda au menu, il me dit :
« quand je t vu, je me demandais pk tu marchais sur la route ? c’est pour ça que je t pris »
« A la bonheur! »
Cagayan de Oro, première nuit à tourner en compagnie de cet américain qui me raconte qui c fait alpaguer par une belle filipina sur facebook, un classique, il me lance:
« Depuis que je suis la, càd, 6 mois, j’ai dû claquer 600000 pesos (12000 eu), le pire c’est que je l’aime pas, je c pa pk je reste, enfin si »
Au lieu de me déposer à mon hôtel, on décide de faire la tournée du quartier rouge de la ville, ruelle sombre à converser avec les prostitués à peine âgés de 16 ans en fumant une clope, bar à hôtesses, connus comme le loup blanc où tous crient son nom, on termine dans le stripclub. La pauvre nana, sur scène suit tant bien que mal le rythme pop de la musik lancé par le DJ; la numéro 14 enchaine par la suite des mouvements minables de gymnastique. Une red horse à la main, les mecs assis aux premières discutent tout en jetant un œil et salivant au jeu pathétique des glorieuses sur scène. 2 jolies filles nous rejoignent à notre table, je suis présent sans l’être. Josh est à l’honneur, il rince pour tout le monde. Il a pas le physique d’un Brad Pitt mais le succès qu’il a avec les femmes ici, dépassent toutes ces attentes. Grand, mince, un nez à la Bergerac, des cheveux grisonnants, une tête de nerd, on lui jetterait surement des cailloux dans son oregon natal tellement qu’il est moche, mais ici il transpire la classe, c’est le playboy. Il tient à me parler, il en devient saoulant:
« Pk rester aux U.S ? Alors que j’ai toutes les femmes que je veux ici »
Triste destin de résumer le voyage à cette idée. Il parait heureux, à se faire dépouiller par des sangsues, tout cela fait partie du triste jeu de la vie.
La Cagayan river allonge son nid, ses rapides, pas rapide du tout, nous entraine dans un flot de joie. Les paysages sont encore une fois à couper le souffle, mes partenaires rayonnent de vie. Une journée pleine d’émotions où se créent des amitiés éternelles. Des nouveaux amis qui me permettent d’apprécier une ville sans grand charme. Parfois le coin n’a rien d’exceptionnel mais par les rencontres qu’on y fait, on y garde un souvenir impérissable gravant un cœur éponge. Me montrant leur vie dans la cité, retour sur les bancs de la fac, festival haut en couleur, on assiste au step up sur la petite scène installé sur le terrain de foot de l’université privé de CDO. A l’église, le gospel fait ravage, Alléluia la foule acclame la bande d’étudiant chantant en chœur. Un pyton albinos accroché au cou, je scrute la foule qui se prépare dehors aux feux d’artifice.
Sur une toile partiellement étoilée, les milliers de regard se fixent.
Boumbadaboum, une pluie de couleurs arrosent le ciel,
Boumbadaboum, les étoiles en devenaient jalouses,
Boumbadaboum la résonance atteignit Davao,
Boumbadaboum et par cette magie de couleur que le festoch se clôtura et ainsi mon séjour dans la ville.
On l’annonce comme la peste, il arrive, ce nom pourtant amicale fait trembler les êtres. On a encore en mémoire le désastre de l’an passé. Désolations et misères, des morts par milliers, un réaménagement territoriale de manière drastique, Sendong le cousin a laissé des traces fortes dans les esprits. Cette fois-ci, les autorités ont pris les devants, ils ne se laisseront pas surprendre et ont décidés d’évacuer tous les pauvres gens vivant près des cours d’eau. Quant à moi, je tente en vain de rejoindre la belle ile de Camingui. Le stop s’abime en mm tps que mes p’tits bras, obligé de marcher des bornes usant mes souliers. Le soleil me cogne à la Pacquiao me grillant les quelques neurones restant. Un camion ralentit, espoir, le passager me pointe un fusil à pompe, désespoir, levant les bras, je m’écarte de la route, pov con ! C’est ce journaleux qui me tirera de ce calvaire. Tel le paperboy il distribue les journaux aux forces armés, mais j’ai la fine impression qu’il me gronde:
« What are you doing here ? u know there is the guerilleros of the NPA here!” Don’t hitch in the middle of nowhere, stay at least in the village”
“Calm down papy, its not my fault if your people don’t understand what is a hitchhiker!”
“why do u have a piercing? In Filipinnes we are conservative!”
“Who r u again? This is not your problem bro!”
Il me dépose sans grande conviction au checkpoint militaire. Pendant que les soldats occupés à travailler leur chorégraphie de « Beat it », j’arrive à Baligoan où l’on m’annonce que les ferrys à destination de Caminguin sont coupés jusqu’au départ de Pablo.
Putin ! 2 jours à attendre dans une ville de merde, un trou perdu, où les fourbes sortent leur crochet. Un civil du faux nom de Charlie me propose par « sécurité » (j’aime bien ce mot employé par la bouche d’un soldat de l’empire du cote obscur) d’installer ma tente à l’abri dans les locaux de la police. Je pense que la tente ne survivra pas au souffle de Pablo. Nichant parmi les rats, partageant la gamelle avec eux, on me questionne, on joue au chat et à la souris. Ça me saoule, je leur montre patte blanche, transparent comme un spectre,
je risque de me bruler les ailes. Caballero, c’est mon pote, on tourne lui et moi dans la batmobile, on roule et on rode, « caballero, on peut mettre les gyrophares », ils rigolent fort et les mets genre 10sec, tout le monde se fixe, et on se marre comme des fous. On attend patiemment l’arrivée du monstre. Je découvre malgré moi que Charlie m’a menti et qu’il est en fait le chef de police. Je me gêne pas pour lui dévoiler le fond de ma pensée :
« Charlie, si c ton vrai nom ?! Moi j’ai été correcte avec toi, et honnête, pk tu m’as mentis et tu m’as pas dit dès le début que tt le chef de la police ? »
« Par sécurité mon ami, tu connais la situation sur Mindanao, de nombreux étrangers musulmans viennent aux Philippines aider les moudjahidines. Maintenant si tu es au courant de qqch, il faut que tu me dises la vérité? »
Je commence rire jaune, je cache mon impatience derrière cet éternel sourire, je me sens insulté, il se croit plus malin que les autres ? il croit qu’il aura une promotion s’il découvre qqch ? mais decouvrir quoi au juste ?
« Au courant de quoi ? »
« Tu c, les bombes, les attentats, les armes ? »
« tu rigoles gsper ? je suis juste un voyageur, si j’avais qqch à me reprocher, pk j’irais me jeter dans la gueule du loup ? »
On prolonge la confrontation, dans le pays où l’on vénère les boxeurs, après les rounds d’observation et les attaques en dessous de la ceinture, je le titille à mon tour. Je lui mets des jabs dans sa face, traitant son gouvernement de corrompu, insultant son pays de dictature, lui envoie des crochets concernant la liberté de la presse, les problèmes de pauvreté, il est dans les cordes, il réplique, attaque les musulmans, le MILF, je prends position, réécrit l’histoire…Après des heures de discussion, une pluie torrentielle suivi de forte rafale nous interrompra.
Soudain l’électricité se coupe. Black-out total sur la ville, premier avertissement, premiers cris et premières peurs. La mémoire vive, les gens s’affolent pour sauver tt ce qui ya de valeur en cas d’inondation. Pablo va rentrer en scène, je l’avais vu dans le regard triste et profong de cette homme assis seul au bar, parlant à son serpent devant sa bière. La nuit durant, la pluie tombe tel des crachats bileux suintant un bouleversement immédiat, le vent qui se lève chasse les derniers badauds. La nuit s’efface lentement sous l’arrivée de cette force destructrice. Dès les premières lueurs de l’aube, Pablo entame son récital.
Dans la gueule de la bête, il nous regarde de son œil perçant, changeant et redessinant les lieux tel un paysagiste. Pablo est fort, il crie à tue-tête,
rougissant et soufflant comme on soufflerait en vain cette bougie qui ne veut s’éteindre. Les arbres en sont secoués, on se met à l’abri et on constate. C’est pas leur premier typhon, c’est le mien, eux ils continuent, la circulation est réduit mais pas absente. Pendant la tournée, un café chauffé au bois, je m’assieds au côté de ce petit vieux rural aux mains rugueuses. Pablo a besoin qu’on l’apaise et c’est les doigts gonflés du vieil homme qui s’en chargent. 77 piges, les aléas de la vie estampillent une carcasse usée. Il entame un air populaire, sa voix roque pleure sur les graves, il continue, « le tattoo de la rose ». Je ne sais pas si les feuilles des arbres ont oubliés Pablo et dansent désormais sur le rythme de cette ballade.
Doucement, il s’éloigne, il continue son chemin au sud, tel l’ange de la mort, récoltant les âmes perdues…
Le Mt Apo me nargue, sommet le plus haut des Philippines, j’hésite à lui montrer qui est le patron ! Vaut-il le coup d’être surmonté? Prix et conditions climatiques me laissent incertain. La fierté de côté, j’abandonne cette idée aguichante.
J’arrive sur Davao, capital de la province de Mindanao, seconde ville du pays selon les régionalistes. Déambulant dans les rues l’esprit léger, une force étrange me pousse dans ce salon de coiffure sans envergure, j’allais enfin retrouver fier allure mais j’étais loin d’imaginer ce qu’ils se tramaient. Une équipe d’artistes étonnants se cachaient derrière chaque ciseau. Pour être coiffeur, il suffit de savoir faire vibrer les notes d’une guitare, la messe est dite ! Un p’tit bœuf est joué devant le salon, entre 2 coupes, ils se lâchent, jouant de bon cœur, en anglais comme en tagalo, on joue sur les aigus, « pinoy ako, pinoy tayo !!! »Ma petite guitare est plus utile dans leurs mains, mes oreilles s’ouvrent autant que mes yeux, ils grattent les cordes ouvrant les âmes, les passants passent, et trépassent dans cette voie bondée, sans prêter attention à ce jeu ajusté que se livrent « the barbershop band » . Ce qui se passe devient intime, le monde se ferme autour de nous, mon concert privé, je vis pour ces moments pris sur le fait, certes je ne suis pas un musicien mais je sais communiquer par cette voie, mon cœur et mon shaker les accompagnent dans cette ritournelle folle.
Obligé de les quitter, j’erre comme un vagabond à la recherche de son carton, où aller ? je ne sais pas où aller me rappelle le sage Tiken Jah. L’église fermer, c’est chez les frères musulmans que je me dirige.
Le Sundance m’accueille avec son capitaine Michel. Nouvo domicile pour les prochains jours, un catamaran amarré à la marina de l’ile de Samal, destination privilège des citadins de Davao. Michel est un homme simple, marrant, intéressant, pleins d’histoires, il a navigué sur quasiment toutes les mers du monde avec son voilier sans savoir parler l’anglais Un voilier qui lui sert de maison et d’outils de travail. Il le transforme à souhait, en bateau de plaisance, restos ou pouvant servant de muse pour écrivains en mal d’inspiration… A travers ces récits, je découvre une nouvelle face du rubixcube qu’est le voyage. Je me considère un peu à la Neruda comme « un marin aux pieds sur terre, naviguant sur l’océan des mots », bon j’en rajoute mais les montagnes m’attirent plus, elles ont plus de personnalité, elles dégagent un sentiment plus noble. Néanmoins ces « campings car » de la mer comme je les considère, inspirent et stimulent pour la suite bien sûr.
Une suite qui se poursuit chez Elouisa qui m’accueille chez sa mifa, elle me réconcilie avec l’hospitalité filipina. Je reprends l’aventure en stop, quittant Davao pour rejoindre le nord. Pas facile que d’armer son bras, la position statique en mode mannequin de vitrine ne fonctionne guère, obliger de marcher des kms durant sous un soleil de plomb et de prendre tt ce qui roule, camions, motos, tricycle, bacolod (buffle). À l’arrière d’une remorque assis sur un bric-à-brac semblable à une antiquité, on roule sur ces routes sinueuses slalomant entre les montagnes du parc de che plus koi… La brocante roulante nous fait des misères, les routes en travaux nous ordonne une pratique du rodéo
encore inconnu, sur des vieilleries qui me casse le uQ . La porte est ouverte, en grand, de quoi respirer cet air rural qui me remonte aux narines, les bicoques de merde défilent, les collines au gout coco se dessinent au loin… Le regard toujours et encore, de mes partenaires de route indique l’effarement et l’incompréhension, une incompréhension que je conçois dans un monde où le touriste est vu comme un verger fleuri des billets.La nuit arrive si vite, le camion me dépose à la jonction de l’est et l’ouest sur Maramag, une ville minable, sans aromes, puant l’insécurité. Allons dormir ché vous ?! Trouvons un endroit salubre, afin d’y reposer en paix, sans crainte des bandidos et pk pas l’iglesia ni cristo ? Un signe franc-maçon sur la façade, j’arrive pile au moment de la fin de la messe. On m’emmène dans un bureau, une froideur s’en dégage annonçant un interlocuteur coriace, quelques photos de Jésus prône sur les murs et celle d’une personne arborant des médailles, félicitant hypocritement des visages sans nom. Derrière le bureau, l’administrateur de l’église me regarde, me décrypte, écoute mon p’tit speech de vagabond lui expliquant mon parcours et la raison de ma venue, puis il s’adresse à moi et me dit : « Désolé nous ne pouvons accepter, vous n’êtes pas membre ! » « Mais je suis membre de la race humaine ! » « Oui, mais vous n’êtes pas membre de l’église du Christ » « Mais ou sont donc passés les messages d’amour, de fraternité, de compassion et d’aide à son prochain que vous enseignez dans la bible, c bien l’église du Christ non ? » « Désole, ce sont les règles ! » « Les règles ? Les règles de Dieu ne prévalent-elles pas sur vos foutus règles ?! Allez ciao, hypocrite» Encore une fois, l’enseignement est loin d’être assimilé, il y a un fossé immense entre la théorie et la pratique, en haut de l’iceberg on se comporte comme de vrais fidèles alors qu’en dessous on pue la mascarade : « On est les élus de Dieu, tout ce qui ne sont pas des nôtres, sont différents et, promis à la damnation éternelle ». Les églises ne manquent pas aux Philippines, il y en a pour tous les gouts, du catholicisme classique, en passant par les orthodoxes, les protestants, les adventistes, les born again, les enfants de la trinité, les pentecôtistes, les témoins de Jéhovah, les Jesus sauve moi, les Plus que 100 jours avant l’arrivée du Messie… ca part dans tous les sens ; et enfin les baptistes. Oui, les baptistes, où je me rends après l’échec précédent, je tombe sur ce jeune Pasteur Richard. Jeune d’une vingtaine d’années à la chevelure Vidal Sassoon, dynamique, il lance à ces étudiants : « Ok, we have to help Radouane our brother for others parents. Did u eat? No, ok, bring him some foods, u can put your tent anywhere…” Nos discussions nous emmènent dans des contrées perdus, sur le territoire des différences. On s’y retrouve par le chemin du coeur, oui c’est ça l’importance le Coeur, un peu d’humanisme dans les religions et d’amour fraternel… « Pay your tribute to God », j’assiste au sermon de 4h du mat. Une quinzaine d’étudiants présents dans l’assemblée, la tête dans le uQ , on se lève tour à tour pour sortir des versets de la Bible. Le pasteur discoure tandis que le son de la guitare électrique glisse harmonieusement ses notes angéliques sur des chants à la gloire de Dieu. Il m’invite à discourir, plait il ! Je me sens plus dans un centre œcuménique :
« Vous m’avez accueilli chaleureusement dans votre église, selamat po, merci, un musulman qui sermonne des chrétiens dans une église, je suis émerveillé par le burlesque de la situation…Quelque soit ta couleur, tes origines, ta religion, ta sexualité, ton passé, ton présent…on efface les diversités, place au cœur, on parle souvent de religions et des messages qui en découlent, j’ai pu constater que certains ont en saisir l’essence mm, on partage et je vous en remercie, j’apprends tous les jours et de tous… »
Après cette interlude religieux, on remet ça, on est plus très loin de CDO, encore quelques kms, de motos en camions, de camions en tracteur, oui en tracteur pk pas ? Une main accroché à la barre de la cabine, mon conducteur, un petit gaillard solide m’honore de partager une dizaine de kms sur son engin jaune. On avance lentement sur cette route boisée, créant un bouchon énormissime, je regarde les conducteurs derrière, leur montrant avec un sourire narquois mon panneau pour CDO. Il insiste pour m’offrir un pot, on passe en trombe à sa baraque, biscuits salés et soda au menu, il me dit :
« quand je t vu, je me demandais pk tu marchais sur la route ? c’est pour ça que je t pris »
« A la bonheur! »
Cagayan de Oro, première nuit à tourner en compagnie de cet américain qui me raconte qui c fait alpaguer par une belle filipina sur facebook, un classique, il me lance:
« Depuis que je suis la, càd, 6 mois, j’ai dû claquer 600000 pesos (12000 eu), le pire c’est que je l’aime pas, je c pa pk je reste, enfin si »
Au lieu de me déposer à mon hôtel, on décide de faire la tournée du quartier rouge de la ville, ruelle sombre à converser avec les prostitués à peine âgés de 16 ans en fumant une clope, bar à hôtesses, connus comme le loup blanc où tous crient son nom, on termine dans le stripclub. La pauvre nana, sur scène suit tant bien que mal le rythme pop de la musik lancé par le DJ; la numéro 14 enchaine par la suite des mouvements minables de gymnastique. Une red horse à la main, les mecs assis aux premières discutent tout en jetant un œil et salivant au jeu pathétique des glorieuses sur scène. 2 jolies filles nous rejoignent à notre table, je suis présent sans l’être. Josh est à l’honneur, il rince pour tout le monde. Il a pas le physique d’un Brad Pitt mais le succès qu’il a avec les femmes ici, dépassent toutes ces attentes. Grand, mince, un nez à la Bergerac, des cheveux grisonnants, une tête de nerd, on lui jetterait surement des cailloux dans son oregon natal tellement qu’il est moche, mais ici il transpire la classe, c’est le playboy. Il tient à me parler, il en devient saoulant:
« Pk rester aux U.S ? Alors que j’ai toutes les femmes que je veux ici »
Triste destin de résumer le voyage à cette idée. Il parait heureux, à se faire dépouiller par des sangsues, tout cela fait partie du triste jeu de la vie.
La Cagayan river allonge son nid, ses rapides, pas rapide du tout, nous entraine dans un flot de joie. Les paysages sont encore une fois à couper le souffle, mes partenaires rayonnent de vie. Une journée pleine d’émotions où se créent des amitiés éternelles. Des nouveaux amis qui me permettent d’apprécier une ville sans grand charme. Parfois le coin n’a rien d’exceptionnel mais par les rencontres qu’on y fait, on y garde un souvenir impérissable gravant un cœur éponge. Me montrant leur vie dans la cité, retour sur les bancs de la fac, festival haut en couleur, on assiste au step up sur la petite scène installé sur le terrain de foot de l’université privé de CDO. A l’église, le gospel fait ravage, Alléluia la foule acclame la bande d’étudiant chantant en chœur. Un pyton albinos accroché au cou, je scrute la foule qui se prépare dehors aux feux d’artifice.
Sur une toile partiellement étoilée, les milliers de regard se fixent.
Boumbadaboum, une pluie de couleurs arrosent le ciel,
Boumbadaboum, les étoiles en devenaient jalouses,
Boumbadaboum la résonance atteignit Davao,
Boumbadaboum et par cette magie de couleur que le festoch se clôtura et ainsi mon séjour dans la ville.
On l’annonce comme la peste, il arrive, ce nom pourtant amicale fait trembler les êtres. On a encore en mémoire le désastre de l’an passé. Désolations et misères, des morts par milliers, un réaménagement territoriale de manière drastique, Sendong le cousin a laissé des traces fortes dans les esprits. Cette fois-ci, les autorités ont pris les devants, ils ne se laisseront pas surprendre et ont décidés d’évacuer tous les pauvres gens vivant près des cours d’eau. Quant à moi, je tente en vain de rejoindre la belle ile de Camingui. Le stop s’abime en mm tps que mes p’tits bras, obligé de marcher des bornes usant mes souliers. Le soleil me cogne à la Pacquiao me grillant les quelques neurones restant. Un camion ralentit, espoir, le passager me pointe un fusil à pompe, désespoir, levant les bras, je m’écarte de la route, pov con ! C’est ce journaleux qui me tirera de ce calvaire. Tel le paperboy il distribue les journaux aux forces armés, mais j’ai la fine impression qu’il me gronde:
« What are you doing here ? u know there is the guerilleros of the NPA here!” Don’t hitch in the middle of nowhere, stay at least in the village”
“Calm down papy, its not my fault if your people don’t understand what is a hitchhiker!”
“why do u have a piercing? In Filipinnes we are conservative!”
“Who r u again? This is not your problem bro!”
Il me dépose sans grande conviction au checkpoint militaire. Pendant que les soldats occupés à travailler leur chorégraphie de « Beat it », j’arrive à Baligoan où l’on m’annonce que les ferrys à destination de Caminguin sont coupés jusqu’au départ de Pablo.
Putin ! 2 jours à attendre dans une ville de merde, un trou perdu, où les fourbes sortent leur crochet. Un civil du faux nom de Charlie me propose par « sécurité » (j’aime bien ce mot employé par la bouche d’un soldat de l’empire du cote obscur) d’installer ma tente à l’abri dans les locaux de la police. Je pense que la tente ne survivra pas au souffle de Pablo. Nichant parmi les rats, partageant la gamelle avec eux, on me questionne, on joue au chat et à la souris. Ça me saoule, je leur montre patte blanche, transparent comme un spectre,
je risque de me bruler les ailes. Caballero, c’est mon pote, on tourne lui et moi dans la batmobile, on roule et on rode, « caballero, on peut mettre les gyrophares », ils rigolent fort et les mets genre 10sec, tout le monde se fixe, et on se marre comme des fous. On attend patiemment l’arrivée du monstre. Je découvre malgré moi que Charlie m’a menti et qu’il est en fait le chef de police. Je me gêne pas pour lui dévoiler le fond de ma pensée :
« Charlie, si c ton vrai nom ?! Moi j’ai été correcte avec toi, et honnête, pk tu m’as mentis et tu m’as pas dit dès le début que tt le chef de la police ? »
« Par sécurité mon ami, tu connais la situation sur Mindanao, de nombreux étrangers musulmans viennent aux Philippines aider les moudjahidines. Maintenant si tu es au courant de qqch, il faut que tu me dises la vérité? »
Je commence rire jaune, je cache mon impatience derrière cet éternel sourire, je me sens insulté, il se croit plus malin que les autres ? il croit qu’il aura une promotion s’il découvre qqch ? mais decouvrir quoi au juste ?
« Au courant de quoi ? »
« Tu c, les bombes, les attentats, les armes ? »
« tu rigoles gsper ? je suis juste un voyageur, si j’avais qqch à me reprocher, pk j’irais me jeter dans la gueule du loup ? »
On prolonge la confrontation, dans le pays où l’on vénère les boxeurs, après les rounds d’observation et les attaques en dessous de la ceinture, je le titille à mon tour. Je lui mets des jabs dans sa face, traitant son gouvernement de corrompu, insultant son pays de dictature, lui envoie des crochets concernant la liberté de la presse, les problèmes de pauvreté, il est dans les cordes, il réplique, attaque les musulmans, le MILF, je prends position, réécrit l’histoire…Après des heures de discussion, une pluie torrentielle suivi de forte rafale nous interrompra.
Soudain l’électricité se coupe. Black-out total sur la ville, premier avertissement, premiers cris et premières peurs. La mémoire vive, les gens s’affolent pour sauver tt ce qui ya de valeur en cas d’inondation. Pablo va rentrer en scène, je l’avais vu dans le regard triste et profong de cette homme assis seul au bar, parlant à son serpent devant sa bière. La nuit durant, la pluie tombe tel des crachats bileux suintant un bouleversement immédiat, le vent qui se lève chasse les derniers badauds. La nuit s’efface lentement sous l’arrivée de cette force destructrice. Dès les premières lueurs de l’aube, Pablo entame son récital.
Dans la gueule de la bête, il nous regarde de son œil perçant, changeant et redessinant les lieux tel un paysagiste. Pablo est fort, il crie à tue-tête,
rougissant et soufflant comme on soufflerait en vain cette bougie qui ne veut s’éteindre. Les arbres en sont secoués, on se met à l’abri et on constate. C’est pas leur premier typhon, c’est le mien, eux ils continuent, la circulation est réduit mais pas absente. Pendant la tournée, un café chauffé au bois, je m’assieds au côté de ce petit vieux rural aux mains rugueuses. Pablo a besoin qu’on l’apaise et c’est les doigts gonflés du vieil homme qui s’en chargent. 77 piges, les aléas de la vie estampillent une carcasse usée. Il entame un air populaire, sa voix roque pleure sur les graves, il continue, « le tattoo de la rose ». Je ne sais pas si les feuilles des arbres ont oubliés Pablo et dansent désormais sur le rythme de cette ballade.Doucement, il s’éloigne, il continue son chemin au sud, tel l’ange de la mort, récoltant les âmes perdues…
Séjour en Andalousie en juin 2013, Estepona ou Torremolinos? English translation pending
Bonjour,
j envisage un séjour en Andalousie en juin 2013, j'hésite entre Estepona ou Torremolinos quelqu'un peut-il me renseigner sur ces 2 endroits et me conseiller ?
je cherche la tranquillité , de belles plages pour s'y promener, de beaux endroits à visiter,
en attendant , merci
Vos avis sur Estepona - Marbella? English translation pending
Bonjour,
Nous souhaitons partir en Andalousie l'été prochain avec nos 2 enfants de 3 et 5 ans. Nous avons vu une location située entre Estepona et Marbella, villes que nous ne connaissons pas. Nous aimerions avoir vos retours d'expérience si vous connaissez. Qu'en pensez-vous ? Est-ce une région agréable pour des vacances en famille ? comment sont les plages ? est-ce très touristique ?
Par ailleurs, nous pensons peut-être y aller en avion. Est-ce bien desservi en transports en commun ou faut-il louer une voiture pour visiter les alentours ?
Merci d'avance pour vos conseils.
Nous souhaitons partir en Andalousie l'été prochain avec nos 2 enfants de 3 et 5 ans. Nous avons vu une location située entre Estepona et Marbella, villes que nous ne connaissons pas. Nous aimerions avoir vos retours d'expérience si vous connaissez. Qu'en pensez-vous ? Est-ce une région agréable pour des vacances en famille ? comment sont les plages ? est-ce très touristique ?
Par ailleurs, nous pensons peut-être y aller en avion. Est-ce bien desservi en transports en commun ou faut-il louer une voiture pour visiter les alentours ?
Merci d'avance pour vos conseils.
Rio de Janeiro - Combien de temps rester? English translation pending
Bonjour a tous ! 😎
Je suis en train d'organiser mon voyage de noces au Bresil, il y a plein de destinations dans ce grand pays !
Rio me semble etre vraiment LE point incontournable, surtout que l'on va essayer d'y etre pendant le carnaval de fevrier (19, 20/02)... vous conseillez d'y rester combien de temps ?
Pour l'instant j'ai aussi retenu d'autres etapes, mais comme on n'a que 15j, il va falloir m'aider a choisir : - Iguacu - Salvador de Bahia - Fernando de Noronha. Ca a l'air ouf, mais difficile d'acces quand meme donc j'hesite un peu - Jericoacoara - Les dunes de Barreirinhas - Praia do Forte - Paraty, c'est comment ? - Y-a-il des incontournables auxquels je ne pense pas ?
Merci d'avance a tous ceux qui vont repondre 😛
Je suis en train d'organiser mon voyage de noces au Bresil, il y a plein de destinations dans ce grand pays !
Rio me semble etre vraiment LE point incontournable, surtout que l'on va essayer d'y etre pendant le carnaval de fevrier (19, 20/02)... vous conseillez d'y rester combien de temps ?
Pour l'instant j'ai aussi retenu d'autres etapes, mais comme on n'a que 15j, il va falloir m'aider a choisir : - Iguacu - Salvador de Bahia - Fernando de Noronha. Ca a l'air ouf, mais difficile d'acces quand meme donc j'hesite un peu - Jericoacoara - Les dunes de Barreirinhas - Praia do Forte - Paraty, c'est comment ? - Y-a-il des incontournables auxquels je ne pense pas ?
Merci d'avance a tous ceux qui vont repondre 😛
Nolitour: hôtel Blau Colonial à Cayo Coco English translation pending
Blau colonial Cayo coco a 458 chambres.Il n'y a pas de voyage Nolitour 14 jours la semaine 20 nov.2011.Les dernières minutes 14 jrs sont assez rares .Nolitour se reserve 200 ch.rénovées.Les services chambres non Caméléon sont ils bien quand même?.Merci de me lire