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Drame en motoneige pour 8 touristes Français au lac Saint-Jean English translation pending
Le 22 janvier 2020
Une sortie en motoneige a viré au drame pour huit touristes français et leur guide québécois hier au Lac-Saint-Jean, quand des membres du groupe ont traversé la glace recouvrant le plan d’eau avec leurs motoneiges.
Le corps de leur guide, Benoit L’Espérance, 42 ans, a été retrouvé. Ceux de deux touristes également, tard ce soir… Et, bien que trois visiteurs aient été retrouvés sains et saufs, trois autres manquent encore à l’appel.
La SQ a déployé deux hélicoptères, deux équipes de plongeurs et plusieurs patrouilleurs à motoneige dans le cadre de leurs recherches. Mais, comble du malheur, un des deux hélicoptères s’est écrasé sur la surface du lac en après-midi — sans toutefois mettre en danger la vie de son pilote.
Le groupe serait tombé à l’eau près de la Grande Décharge, l’un des endroits où le lac Saint-Jean se déverse pour devenir la rivière Saguenay. En temps normal, les motoneiges ne s’aventurent pas dans ce secteur, loin des sentiers balisés, qui est jugé trop dangereux en raison des forts courants qui rendent la glace très mince.
https://www.ledevoir.com/societe/571298/un-motoneigiste-est-mort-et-cinq-autres-sont-portes-disparus-au-lac-saint-jean
Une sortie en motoneige a viré au drame pour huit touristes français et leur guide québécois hier au Lac-Saint-Jean, quand des membres du groupe ont traversé la glace recouvrant le plan d’eau avec leurs motoneiges.
Le corps de leur guide, Benoit L’Espérance, 42 ans, a été retrouvé. Ceux de deux touristes également, tard ce soir… Et, bien que trois visiteurs aient été retrouvés sains et saufs, trois autres manquent encore à l’appel.
La SQ a déployé deux hélicoptères, deux équipes de plongeurs et plusieurs patrouilleurs à motoneige dans le cadre de leurs recherches. Mais, comble du malheur, un des deux hélicoptères s’est écrasé sur la surface du lac en après-midi — sans toutefois mettre en danger la vie de son pilote.
Le groupe serait tombé à l’eau près de la Grande Décharge, l’un des endroits où le lac Saint-Jean se déverse pour devenir la rivière Saguenay. En temps normal, les motoneiges ne s’aventurent pas dans ce secteur, loin des sentiers balisés, qui est jugé trop dangereux en raison des forts courants qui rendent la glace très mince.
https://www.ledevoir.com/societe/571298/un-motoneigiste-est-mort-et-cinq-autres-sont-portes-disparus-au-lac-saint-jean
Vélodyssée de Saint-Brevin-les-Pins jusqu'aux Sables-d'Olonne English translation pending
Bonjour nous souhaitons partir pour 1 portion de route saint brevins les sable d colonne en vélo remorque et camping le long de notre séjour est ce que quelqu'un l a déjà fait ou pense le faire?nous partons la 2 ème semaine de juillet en couple .Merci de vos conseils ou autre .Sylvie et Benoit15 jours près de Saint George Utah en solo English translation pending
Bonjour,
Ce voyage a été si superbe et atypique qu'il me donne envie de prendre la plume. De plus, j'ai eu le plaisir de croiser un membre (deux d'ailleurs 🙂) de voyage forum dans Snow Canyon, c'est l'occasion de saluer ANGYFANFAN 😉.
Cette année, pas de boucle et pas de voyage entre amis. C'est en solo que je suis partie du 23 septembre au 10 octobre. Le but de mon voyage était en fait de passer 2 semaines dans un Fitness resort afin de me faire une petite cure santé.
En réalité, mon voyage s'est découpé très simplement: 1 weekend à VEGAS - 15 jours à IVINS près de SAINT GEORGE - 1 weekend à VEGAS.
Pendant mes 15 jours dans le fitness ressort, j'ai randonnée tous les matins et fait du sport/fitness tous les après-midis. Autant vous dire que je suis rentrée plus en forme que jamais ! 😎😉
Pendant cette quinzaine, j'ai fait plus de 25 rando. L'objectif de mon voyage était de mieux découvrir la région de Saint George, souvent délaissée au bénéfice de ZION et, c'est bien à tord car cette région est l'une des plus riches de l'ouest américain.
Ce carnet a donc pour finalité de vous raconter les rando que j'ai faites, plus ou moins connu, voire inconnues pour certaines. Le but, aussi, est de vous raconter ce que les locaux m'ont appris lors de ces 15 jours passés avec eux.
Une chose est sûr, j'aime cette région toujours plus, et c'est le coeur lourd que je vous écris ces quelques lignes tant l'attente sera longue avant que je retrouve "mes collines".

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à Suivre:
Weekend à Vegas : Red Rock National Conservation Area En route pour Saint George: Valley of fire 1e semaine à IVINS: - Santa Clara hills / Sidewinder hike - Camelbak / the vortex - Snow Canyon: Hidden canyon West canyon Overlook Jonshon canyon and arch Jenny’s canyon White rock amphitheater Petrified dunes Overlook Lava flow - Pine Park 2e semaine à IVINS: - Red Cliffs Red reef Dinosaur track and silver reef Sandstone Mountain A la recherche de l'arche perdue ! - Snow Canyon Cinder Cone Padre Canyon - Yant Flat - Pioneer Park - Santa Clara Hills EEnogg Tempi po op Anasazi TH
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Ce voyage a été si superbe et atypique qu'il me donne envie de prendre la plume. De plus, j'ai eu le plaisir de croiser un membre (deux d'ailleurs 🙂) de voyage forum dans Snow Canyon, c'est l'occasion de saluer ANGYFANFAN 😉.
Cette année, pas de boucle et pas de voyage entre amis. C'est en solo que je suis partie du 23 septembre au 10 octobre. Le but de mon voyage était en fait de passer 2 semaines dans un Fitness resort afin de me faire une petite cure santé.
En réalité, mon voyage s'est découpé très simplement: 1 weekend à VEGAS - 15 jours à IVINS près de SAINT GEORGE - 1 weekend à VEGAS.
Pendant mes 15 jours dans le fitness ressort, j'ai randonnée tous les matins et fait du sport/fitness tous les après-midis. Autant vous dire que je suis rentrée plus en forme que jamais ! 😎😉
Pendant cette quinzaine, j'ai fait plus de 25 rando. L'objectif de mon voyage était de mieux découvrir la région de Saint George, souvent délaissée au bénéfice de ZION et, c'est bien à tord car cette région est l'une des plus riches de l'ouest américain.
Ce carnet a donc pour finalité de vous raconter les rando que j'ai faites, plus ou moins connu, voire inconnues pour certaines. Le but, aussi, est de vous raconter ce que les locaux m'ont appris lors de ces 15 jours passés avec eux.
Une chose est sûr, j'aime cette région toujours plus, et c'est le coeur lourd que je vous écris ces quelques lignes tant l'attente sera longue avant que je retrouve "mes collines".

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à Suivre:
Weekend à Vegas : Red Rock National Conservation Area En route pour Saint George: Valley of fire 1e semaine à IVINS: - Santa Clara hills / Sidewinder hike - Camelbak / the vortex - Snow Canyon: Hidden canyon West canyon Overlook Jonshon canyon and arch Jenny’s canyon White rock amphitheater Petrified dunes Overlook Lava flow - Pine Park 2e semaine à IVINS: - Red Cliffs Red reef Dinosaur track and silver reef Sandstone Mountain A la recherche de l'arche perdue ! - Snow Canyon Cinder Cone Padre Canyon - Yant Flat - Pioneer Park - Santa Clara Hills EEnogg Tempi po op Anasazi TH
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Hôtel à Saint-Denis (la Réunion) English translation pending
Bonsoir,
Des conseils à me donner concernant un hôtel ou une location pour 1 personne pour 3 nuits à Saint Denis en mai 2015? Idéalement, j'aimerais ne pas dépasser 40€/nuit... J'ai lu d'anciens posts pas très encourageants sur le Nathania à Saint Pierre. En est-il toujours de même? Quelqu'un y est-il allé récemment? Sinon, je veux bien d'autres suggestions!
Merci d'avance.
Yveline
Des conseils à me donner concernant un hôtel ou une location pour 1 personne pour 3 nuits à Saint Denis en mai 2015? Idéalement, j'aimerais ne pas dépasser 40€/nuit... J'ai lu d'anciens posts pas très encourageants sur le Nathania à Saint Pierre. En est-il toujours de même? Quelqu'un y est-il allé récemment? Sinon, je veux bien d'autres suggestions!
Merci d'avance.
Yveline
Retour de croisière Saint-Nazaire - Gênes sur le Preziosa en Yacht Club English translation pending
Retour de croisière pré-inaugurale sur le Préziosa de Saint Nazaire à Gènes.
Nous avons déjà effectué deux croisières, l’une avec MSC sur le Splendida et la seconde avec Costa sur le Costa Atlantiqua. Pour cette nouvelle croisière, nous avons réservé en Classe Yacht club, c’était la première fois et nous étions impatients de vivre cette nouvelle expérience.
Le Préziosa est un superbe navire à la décoration recherchée qui est de beaucoup supérieure au style Costa qui est trop « kitch » à notre gout.
1/ L’accueil
Comme prévu, nous avons eu la possibilité de faire l’enregistrement en priorité accompagné d’un Majordome de Yacht Club. Nous avons bien évité beaucoup d’attente ce qui a été très appréciable mais un peu gênant.
Nous attendaient dans notre cabine une bouteille de Propesco dans un seau à glaçons ainsi qu’une coupe de fruits. Cette dernière était remplacée tous les jours tout comme le mini bar.
Le majordome nous a ensuite présenté le personnel de cabine la conciergerie ainsi que les locaux qui nous étaient réservés donc le magnifique Top sail lounge au 15 ° étage et le pont 18 avec solarium, piscine, jacuzzis et bar privé.
Notre cabine était très agréable, très bien insonorisée avec une salle de bain avec baignoire, un dressing suffisant pour nos affaires et une literie de très bonne qualité.
Tout correspondait à ce qu’il avait été annoncé.
2/ Le navire,
Rien à redire également, très beau bateau totalement fini, personnel agréable et serviable, décoration superbe, beaucoup avaient des notions de français, mais nous parlons anglais couramment et ce n’est pas un problème pour nous.
3/ la restauration.
Le bar
Au niveau du bar c’était parfait, le top sail lounge était très agréable et confortable, selon l’heure de la journée nous avions à notre disposition des mignardises sucrées ou salées, le choix des boissons était largement suffisant et le personnel très agréable. En soirée un pianiste créait une très bonne ambiance musicale.
Le petit déjeuner
Nous avons pris souvent le petit déjeuner en cabine, mais il n’était pas à la hauteur de ce qui était proposé au bar. Pour le yacht club, nous aurions souhaité un service sur table dans la cabine avec de meilleurs produits et un choix plus important.
Les repas
C’est là que nous avons été déçus.
Au niveau service c’était très bien, nous avions réservé au début du voyage une plage horaire pour nous rendre à la palmeraie, le restaurant dédié au 15° étage à l’arrière du navire. Il nous est arrivé de ne pas respecter cet horaire et nous n’avons jamais eu de problème. Le service est parfait, le personnel très serviable et le cadre très agréable.
Par contre au niveau de la qualité des repas, il y a beaucoup à revoir. Autant la présentation était souvent très agréable autant la saveur était quasiment absente.
Tout est surgelé, ce qui veut dire des poissons et crustacés filandreux fades et même franchement mauvais, nous avons souvenir par exemple d’une lotte immangeable et de homards filandreux et fades que nous n’avons même pas fini, c’est dommage de gâcher un tel produit et quelque chose de plus simple bien cuisiné l’aurait avantageusement remplacé
Les pâtes n’étaient pas à la hauteur d’une cuisine italienne, les légumes, surgelés également, n’avaient guère de gout et les viandes pour la plupart cuites en basse température n’étaient guère gouteuse. Nous pourrions comparer cette cuisine à celle d’un hôpital de luxe.
Avec des escales tous les jours, il ne doit pas être difficile pour cette classe de se faire livrer des produits frais.
Le buffet du 18 ° réservé au Yacht Club était encore plus triste, que des crudités sans saveurs et des pâtes assez banales.
Par contre globalement les desserts étaient bons et variés.
4/ les animations :
Spectacles de très grandes qualités, costumes superbes et grande troupe professionnelle, mais peut-être un peu moins d’émotion que sur le splendida, dommage que les deux artistes lyriques qui avaient beaucoup de talent ne se soient pas produit plus souvent. Je pense que cela va se roder.
L’animation était moins présente que chez Costa mais cela ne nous à pas gêné.
En conclusion, nous avons beaucoup apprécié cette croisière, mais beaucoup de regrets par rapport à la qualité de la cuisine.
La formule est très agréable et nous pensons repartir en yacht Club.
Nous avons déjà effectué deux croisières, l’une avec MSC sur le Splendida et la seconde avec Costa sur le Costa Atlantiqua. Pour cette nouvelle croisière, nous avons réservé en Classe Yacht club, c’était la première fois et nous étions impatients de vivre cette nouvelle expérience.
Le Préziosa est un superbe navire à la décoration recherchée qui est de beaucoup supérieure au style Costa qui est trop « kitch » à notre gout.
1/ L’accueil
Comme prévu, nous avons eu la possibilité de faire l’enregistrement en priorité accompagné d’un Majordome de Yacht Club. Nous avons bien évité beaucoup d’attente ce qui a été très appréciable mais un peu gênant.
Nous attendaient dans notre cabine une bouteille de Propesco dans un seau à glaçons ainsi qu’une coupe de fruits. Cette dernière était remplacée tous les jours tout comme le mini bar.
Le majordome nous a ensuite présenté le personnel de cabine la conciergerie ainsi que les locaux qui nous étaient réservés donc le magnifique Top sail lounge au 15 ° étage et le pont 18 avec solarium, piscine, jacuzzis et bar privé.
Notre cabine était très agréable, très bien insonorisée avec une salle de bain avec baignoire, un dressing suffisant pour nos affaires et une literie de très bonne qualité.
Tout correspondait à ce qu’il avait été annoncé.
2/ Le navire,
Rien à redire également, très beau bateau totalement fini, personnel agréable et serviable, décoration superbe, beaucoup avaient des notions de français, mais nous parlons anglais couramment et ce n’est pas un problème pour nous.
3/ la restauration.
Le bar
Au niveau du bar c’était parfait, le top sail lounge était très agréable et confortable, selon l’heure de la journée nous avions à notre disposition des mignardises sucrées ou salées, le choix des boissons était largement suffisant et le personnel très agréable. En soirée un pianiste créait une très bonne ambiance musicale.
Le petit déjeuner
Nous avons pris souvent le petit déjeuner en cabine, mais il n’était pas à la hauteur de ce qui était proposé au bar. Pour le yacht club, nous aurions souhaité un service sur table dans la cabine avec de meilleurs produits et un choix plus important.
Les repas
C’est là que nous avons été déçus.
Au niveau service c’était très bien, nous avions réservé au début du voyage une plage horaire pour nous rendre à la palmeraie, le restaurant dédié au 15° étage à l’arrière du navire. Il nous est arrivé de ne pas respecter cet horaire et nous n’avons jamais eu de problème. Le service est parfait, le personnel très serviable et le cadre très agréable.
Par contre au niveau de la qualité des repas, il y a beaucoup à revoir. Autant la présentation était souvent très agréable autant la saveur était quasiment absente.
Tout est surgelé, ce qui veut dire des poissons et crustacés filandreux fades et même franchement mauvais, nous avons souvenir par exemple d’une lotte immangeable et de homards filandreux et fades que nous n’avons même pas fini, c’est dommage de gâcher un tel produit et quelque chose de plus simple bien cuisiné l’aurait avantageusement remplacé
Les pâtes n’étaient pas à la hauteur d’une cuisine italienne, les légumes, surgelés également, n’avaient guère de gout et les viandes pour la plupart cuites en basse température n’étaient guère gouteuse. Nous pourrions comparer cette cuisine à celle d’un hôpital de luxe.
Avec des escales tous les jours, il ne doit pas être difficile pour cette classe de se faire livrer des produits frais.
Le buffet du 18 ° réservé au Yacht Club était encore plus triste, que des crudités sans saveurs et des pâtes assez banales.
Par contre globalement les desserts étaient bons et variés.
4/ les animations :
Spectacles de très grandes qualités, costumes superbes et grande troupe professionnelle, mais peut-être un peu moins d’émotion que sur le splendida, dommage que les deux artistes lyriques qui avaient beaucoup de talent ne se soient pas produit plus souvent. Je pense que cela va se roder.
L’animation était moins présente que chez Costa mais cela ne nous à pas gêné.
En conclusion, nous avons beaucoup apprécié cette croisière, mais beaucoup de regrets par rapport à la qualité de la cuisine.
La formule est très agréable et nous pensons repartir en yacht Club.
Mutation à Saint-Denis (Réunion) d'ici deux mois English translation pending
Bonjour,
je cherche des renseignements pour partir à la Réunion (sT DENIS) car mari muté dans les 2 mois qui arrivent :
est ce interessant d'emmener sa voiture par cargo
comment transporter mes 2 chiens de chasse (confort , délai cout , compagnie)
quel est le cout d'une maison à louer (avec jardin (car 2 chiens) et surtout dans quel quartier ou banlieu de St Denis s'orienter etc etc...
pour le tourisme dans l'ile (qui a l'air super), je crois que je verrais sur place car les détails pratiques sont à regler avant
merci de me donner ces infos car elles vont être super précieuses!
Hébergement sur Dakar et trajet vers Saint-Louis en bus ou taxi? English translation pending
nous arrivons le soir tard à Dakar et je recherche un hébergement pas cher (mais sûr et propre) pour 1 nuit;puis départ pour St Louis : du bus ou du taxi brousse, quel est le moyen le plus rapide et pour quel prix environ ?
merci pour vos réponses
Charlevoix et Saguenay: où camper? (Québec) English translation pending
bonjour,
nous prevoyons env 1 semaine pour découvrir (avec notre petit et en voiture) la région de Charlevoix (parcs des grands jardins, de la malbaie) et du saguenay (jusque Tadoussac).
Où se baser ? Nous hesitons à nous installer d'abord vers St aimé des lacs puis déménager à l'Anse st jean (auberge du bout du monde) et enfin passer une derniere nuit à la Ferme 5 etoiles (pour les activités avec les animaux) du coté de Tadoussac, ou trouver un point avec un camping vraiment sympa d'où on puisse rayonner (sans passer des heures en voiture).
Toutes les suggestions seront les bienvenues !
Escales de croisière à Antigua et St-Kitts English translation pending
Bonjour, l'itinéraire de ma croisière vient de changer, au lieu de la Guadeloupe et de la Martinique, les escales seront Antigua
et St-Kitts
La plus belle plage selon vous à Antigua avec les services resto et chambre de bain pour passer la journée. pas trop de vagues.
J'ai fait le tour de l'île à St-Kitts mais je ne suis pas allé à la plage, avez-vous de recommandations pour passer une journée à la plage. Merci
Ile de la Réunion ou Saint Domingue en janvier? English translation pending
Bonjour
Je compte faire un voyage au mois de janvier pendant 15 jours .
J'hesite entre l'ile de la reunion et la republique dominicaine( Saint domingue ) ....
Je suis fan d'un tourisme nature, à la decouverte des populations locales, des plages desertes ..des randos en montagne ..
Il me semble que Saint domingue soit tres touristique ....est il possible de sortir des sentiers battus et d'avoir un vrai depaysement ....?
La reunion elle semble plus à la mode europeene mais moins de touristes aussi ..
Quel est votre avis .. j'attends vos reponses ... ?
Lardino
De Montréal à Natashquan en passant par le Saguenay English translation pending
Nostalgie quand tu nous tiens....
Cette année je ne rejoins pas la belle province ..Hélas..
A défaut je vais partager avec vous notre voyage de 2012.. Il commence un peu à dater mais les sites ne changent pas ... ou presque...
Je suis partie un mois avec mes enfants (22, 20 et 12 ans). Plus de 5000 kms à la découverte d'une partie du Québec.
23 juin 2012 : Les examens finis, nous embarquons à la gare de Bruxelles Midi vers Paris Charles de Gaule. Pratique, c'est un billet combiné et l'enregistrement se fait à la gare! Heureusement car suite à un vol de câbles, le TGV aura pas mal de retard et il nous faudra courir un peu pour ne pas rater le vol.. J'ai loué un petit appartement rue de Gaspé, près du métro Jarry. Nous visiteront Montréal jusqu'au 26 juin, le temps de bien se remettre du décalage horaire. Le vieux port, noir de monde en ce début d'été,
le vieux Montréal
, le marché Jean Talon,
l
le 24 c'est la fête du Québec!
le mont royal, 
la biosphère,
mais aussi le biodôme ,
la tour olympique

et ...la Ronde pour mes jeunes fans!!! Trop heureux de faire les montagnes russes en bois les plus hautes du monde...

Nous avons eu l'occasion d'avoir un bel aperçu de la ville durant ces trois jours. Si moi je suis conquise par la ville depuis mon premier voyage, je constate que les jeunes le sont aussi!!!
23 juin 2012 : Les examens finis, nous embarquons à la gare de Bruxelles Midi vers Paris Charles de Gaule. Pratique, c'est un billet combiné et l'enregistrement se fait à la gare! Heureusement car suite à un vol de câbles, le TGV aura pas mal de retard et il nous faudra courir un peu pour ne pas rater le vol.. J'ai loué un petit appartement rue de Gaspé, près du métro Jarry. Nous visiteront Montréal jusqu'au 26 juin, le temps de bien se remettre du décalage horaire. Le vieux port, noir de monde en ce début d'été,
le vieux Montréal
, le marché Jean Talon,
l
le 24 c'est la fête du Québec!
le mont royal, 
la biosphère,
mais aussi le biodôme ,
la tour olympique

et ...la Ronde pour mes jeunes fans!!! Trop heureux de faire les montagnes russes en bois les plus hautes du monde...

Nous avons eu l'occasion d'avoir un bel aperçu de la ville durant ces trois jours. Si moi je suis conquise par la ville depuis mon premier voyage, je constate que les jeunes le sont aussi!!!
Itinéraire de 7 à 10 jours sur Moscou et Saint-Pétersbourg English translation pending
Bonjour
Nous prévoyons de partir pour Moscou et Saint-Pétersbourg vers la Mi Mai. Pourriez-vous me conseiller sur un itinéraire, les choses à visiter, où se balader ? Combien de jours pour chaque ville ? Est-ce qu'il y a des bons plans hors de la ville pour voir un peu la nature ? Nous aimerions partir de 7 jours à 10 jours.
Merci pour vos réponses
Gilles
Nous prévoyons de partir pour Moscou et Saint-Pétersbourg vers la Mi Mai. Pourriez-vous me conseiller sur un itinéraire, les choses à visiter, où se balader ? Combien de jours pour chaque ville ? Est-ce qu'il y a des bons plans hors de la ville pour voir un peu la nature ? Nous aimerions partir de 7 jours à 10 jours.
Merci pour vos réponses
Gilles
Premier voyage à vélo (10 jours) Auray - mont Saint-Michel - Calvados - Tours - Nantes English translation pending
Bonjour à tous.
C'est avec beaucoup d'intérêt que je parcoure ce forum depuis une vingtaine de jours. C'est passionnant !
J'envisage de faire deuxième quinzaine d'août mon premier long voyage à vélo et souhaite partager avec vous mes préparatifs pour recevoir éventuellement vos suggestions de circuits, hébergements ou autres conseils d'habitués.
J'ai déjà quelques expériences sur un weekend mais qui remontent maintenant à une dizaine d'années quand j'étais étudiant (exemple : Caen -> Etretat avec le Pont de Normandie à l'aller et Tancarville au retour). Je roulais à l'époque avec un VTT pas forcément adapté au niveau du poids notamment.
Depuis, je fais régulièrement du vélo de course sur route en loisirs et pour mon périple, j'utiliserai un VTC en bon état sur lequel j'aurai deux sacoches à l'arrière et une petite au guidon. J'envisage de voyager léger, même si j'ai le minimum vital pour pouvoir camper (tente, duvet, tapis). Environ 60 à 70 kms par jour, mais je ne saurai qu'en pédalant si c'est une bonne estimation où si ça peut être revu à la hausse ou à la baisse.
Venons en au principal, le parcours.
Je pars d'Auray dans le Morbihan le lundi 14 août. 1er objectif, aller voir le Mont-Saint-Michel (en bon normand que je suis !!). Je prévois de remonter vers le centre bretagne en passant par Josselin (que je ne connais pas et je souhaiterais voir vite fait le château qui donne sur le canal), puis le lac au duc à côté de Ploermel. Ensuite, la V3 jusqu'à Saint-Malo puis le littoral jusqu'au Mont.
Mes interrogations du moment : - l'itinéraire au départ d'Auray vers Josselin ou Ploermel ne m'emballe pas. Ca va être de la route avec quelques bosses à grimper. - Faut-il que je passe par Josselin, juste pour voir le château ? Ou bien tirer droit vers Ploermel ? - Vers le Nord, En arrivant à Dinan, je verrai si je remonte jusqu'à Dinard + bateau pour St-Malo, ou bien si je rejoins directement le littoral vers Cancale par exemple (je connais déjà bien Saint-Malo, donc pas une priorité pour moi). Est-ce que Cancale vaut le coup d'oeil ? Je ne connais pas. Je souhaite avoir du temps le long de la Baie du Mont-St-Michel.
Une fois le Mont vu, où j'espère être le jeudi au plus tard, il faut que je rejoigne de la famille vers Thury-Harcourt dans le Calvados pour le vendredi soir. Pour y aller, je prévois de rouler jusqu'à Avranches puis de prendre un TER jusqu'à Folligny puis Flers. Je pourrais aussi le faire à vélo par Mortain, St-Hilaire et Domfront mais je n'aurais pas le temps et ce secteur, très rural, un peu isolé m’intéresse peu, sachant que je voyage seul et que je veux quand même voir un peu de monde.
De Flers à Thury-Harcourt, j'ai vu qu'il y avait deux boucles possibles sur la velofrancette (Ouistreham La Rochelle). Soit par Condé-sur-Noireau, soit par les roches d'Hoetre. Je pense prendre Roches-d'Hoetres mais je suis ouvert à toute autre suggestion.
Samedi et dimanche jusqu'à 15h, repos en famille.
L'objectif de la 2ème semaine est de faire Tours - Nantes par la Loire à vélo. Du lundi au vendredi. Plusieurs questions, est-ce que Tours Nantes, c'est jouable en cinq jours (à raison de 60 à 70 kms par jour ?) Comment rejoindre Tours ? La ligne TER Caen-Tours passe peu souvent. Deux options pour le dimanche après-midi : aller à vélo de Thury-Harcourt jusqu'à St-Pierre-sur-dives ; Ou aller jusqu'à la gare de Caen par vélofrancette (pourquoi pas ? je suis originaire de Caen mais ne connais pas la nouvelle voie verte ; Ou bien descendre vers Argentan pour prendre le TER)... A réfléchir.
Peu de questions sur Tours, Nantes, je me laisserai aller et trouverai un camping quand j'en aurais marre de pédaler :) Peut-être une question sur Tours, dans le cas où j'arriverai en TER vers 20h30, auriez-vous un camping à me conseiller, pas loin de la gare pour le nuit du dimanche soir ?
Enfin, de Nantes, je pense rentrer en TER jusqu'à Vannes.
Voilà pour cette présentation. Je vous ferai part de l'avancée de ma réflexion et suis preneur de vos suggestions ou conseils.
Au plaisir de vous lire.
C'est avec beaucoup d'intérêt que je parcoure ce forum depuis une vingtaine de jours. C'est passionnant !
J'envisage de faire deuxième quinzaine d'août mon premier long voyage à vélo et souhaite partager avec vous mes préparatifs pour recevoir éventuellement vos suggestions de circuits, hébergements ou autres conseils d'habitués.
J'ai déjà quelques expériences sur un weekend mais qui remontent maintenant à une dizaine d'années quand j'étais étudiant (exemple : Caen -> Etretat avec le Pont de Normandie à l'aller et Tancarville au retour). Je roulais à l'époque avec un VTT pas forcément adapté au niveau du poids notamment.
Depuis, je fais régulièrement du vélo de course sur route en loisirs et pour mon périple, j'utiliserai un VTC en bon état sur lequel j'aurai deux sacoches à l'arrière et une petite au guidon. J'envisage de voyager léger, même si j'ai le minimum vital pour pouvoir camper (tente, duvet, tapis). Environ 60 à 70 kms par jour, mais je ne saurai qu'en pédalant si c'est une bonne estimation où si ça peut être revu à la hausse ou à la baisse.
Venons en au principal, le parcours.
Je pars d'Auray dans le Morbihan le lundi 14 août. 1er objectif, aller voir le Mont-Saint-Michel (en bon normand que je suis !!). Je prévois de remonter vers le centre bretagne en passant par Josselin (que je ne connais pas et je souhaiterais voir vite fait le château qui donne sur le canal), puis le lac au duc à côté de Ploermel. Ensuite, la V3 jusqu'à Saint-Malo puis le littoral jusqu'au Mont.
Mes interrogations du moment : - l'itinéraire au départ d'Auray vers Josselin ou Ploermel ne m'emballe pas. Ca va être de la route avec quelques bosses à grimper. - Faut-il que je passe par Josselin, juste pour voir le château ? Ou bien tirer droit vers Ploermel ? - Vers le Nord, En arrivant à Dinan, je verrai si je remonte jusqu'à Dinard + bateau pour St-Malo, ou bien si je rejoins directement le littoral vers Cancale par exemple (je connais déjà bien Saint-Malo, donc pas une priorité pour moi). Est-ce que Cancale vaut le coup d'oeil ? Je ne connais pas. Je souhaite avoir du temps le long de la Baie du Mont-St-Michel.
Une fois le Mont vu, où j'espère être le jeudi au plus tard, il faut que je rejoigne de la famille vers Thury-Harcourt dans le Calvados pour le vendredi soir. Pour y aller, je prévois de rouler jusqu'à Avranches puis de prendre un TER jusqu'à Folligny puis Flers. Je pourrais aussi le faire à vélo par Mortain, St-Hilaire et Domfront mais je n'aurais pas le temps et ce secteur, très rural, un peu isolé m’intéresse peu, sachant que je voyage seul et que je veux quand même voir un peu de monde.
De Flers à Thury-Harcourt, j'ai vu qu'il y avait deux boucles possibles sur la velofrancette (Ouistreham La Rochelle). Soit par Condé-sur-Noireau, soit par les roches d'Hoetre. Je pense prendre Roches-d'Hoetres mais je suis ouvert à toute autre suggestion.
Samedi et dimanche jusqu'à 15h, repos en famille.
L'objectif de la 2ème semaine est de faire Tours - Nantes par la Loire à vélo. Du lundi au vendredi. Plusieurs questions, est-ce que Tours Nantes, c'est jouable en cinq jours (à raison de 60 à 70 kms par jour ?) Comment rejoindre Tours ? La ligne TER Caen-Tours passe peu souvent. Deux options pour le dimanche après-midi : aller à vélo de Thury-Harcourt jusqu'à St-Pierre-sur-dives ; Ou aller jusqu'à la gare de Caen par vélofrancette (pourquoi pas ? je suis originaire de Caen mais ne connais pas la nouvelle voie verte ; Ou bien descendre vers Argentan pour prendre le TER)... A réfléchir.
Peu de questions sur Tours, Nantes, je me laisserai aller et trouverai un camping quand j'en aurais marre de pédaler :) Peut-être une question sur Tours, dans le cas où j'arriverai en TER vers 20h30, auriez-vous un camping à me conseiller, pas loin de la gare pour le nuit du dimanche soir ?
Enfin, de Nantes, je pense rentrer en TER jusqu'à Vannes.
Voilà pour cette présentation. Je vous ferai part de l'avancée de ma réflexion et suis preneur de vos suggestions ou conseils.
Au plaisir de vous lire.
Plongée et hébergement pas cher à Saint-Leu? (Réunion) English translation pending
Bonjour,
Après un trekking de 15 jours à la Réunion, je serai sur Saint-Leu vers la fin septembre et je souhaiterai profiter de mes 3 jours sur place pour le premier niveau de plongée. Est-ce possible dans un délai si court? Sinon, je me contenterai de plongées exploratives.
Du coup, je cherche un club de plongée sympa (pas de rotation intensive pour éviter le stress) et pas trop cher... Je ne serai pas motorisé sur place, et je cherche également un hotel me permettant de me rendre à pieds au club.
En lisant les forums, j'ai découvert un club qui semblait répondre à mes attentes, mais en me rendant sur leur site, j'ai eu l'impression qu'il n'était plus d'actualité... (le forum date de 2007 et le club se nomme b'leu ocean, www.bleuocean.fr). Pourriez-vous m'aider? Merci 🙂
Après un trekking de 15 jours à la Réunion, je serai sur Saint-Leu vers la fin septembre et je souhaiterai profiter de mes 3 jours sur place pour le premier niveau de plongée. Est-ce possible dans un délai si court? Sinon, je me contenterai de plongées exploratives.
Du coup, je cherche un club de plongée sympa (pas de rotation intensive pour éviter le stress) et pas trop cher... Je ne serai pas motorisé sur place, et je cherche également un hotel me permettant de me rendre à pieds au club.
En lisant les forums, j'ai découvert un club qui semblait répondre à mes attentes, mais en me rendant sur leur site, j'ai eu l'impression qu'il n'était plus d'actualité... (le forum date de 2007 et le club se nomme b'leu ocean, www.bleuocean.fr). Pourriez-vous m'aider? Merci 🙂
Voyage de trois semaines Québec - Bas-Saint-Laurent - Gaspésie English translation pending
Bonjour à tous,
Mon copain et moi voulons partir au canada au mois d'aout 2009. Nous pensons partir un peu moins de trois semaines.
Notre parcours serait d'arriver à Montréal pour quelques jours (4 à 5 jours), de prendre le bus jusqu'à Québec et ensuite de louer une voiture pour visiter le bas saint laurent ainsi que la gaspésie.
D'après vous combien de temps faut-il pour voir pas mal de choses à Québec?
Combien de temps pour visiter le bas saint laurent et la gaspésie en en profitant un maximum? 10 jours est ce suffisat? quels sont les lieux qu'il ne faut pas manquer si un choix doit être fait?
Je vous remercie par avance de vos réponses
Je vous remercie par avance de vos réponses
Montréal-Québec via le fjord du Saguenay début juillet English translation pending
Bonjour,
Nous sommes un couple de seniors qui allons retrouver notre fils (expatrié sur la côte ouest des USA) pour quelques jours au Quebec la première semaine de juillet.
J'ai déjà organisé le début du séjour à Montréal et la fin à Québec (nous y serons le 4 juillet !) mais je peine énormément pour la partie entre deux.
Nous voudrions circuler du 30 (départ de Montréal) au 3 (arrivée à Quebec) et ne pas manquer : les "incontournables" des rives du St Laurent (par exemple Port-au-Persil décrit comme un village de rêve), les chutes Montmorency et aussi Ste Rose du Nord...
Qui peut m'aider car je m'embrouille terriblement avec mes guides (Ulysse et Petit Futé) et je n'arrive pas à faire un circuit cohérent?
Nous envisageons de dormir dans des hôtels ou motels (classiques).
C'est vraiment un appel angoissé car je vois passer le temps et je n'ai pas retenu nos hébergements (sauf à Montréal et Québec)
Merci mille fois pour votre aide.
Macocle
Route qui longe le fleuve Saint-Laurent du côté nord? (Québec) English translation pending
Bonjour, qui peut me dire si la route qui longe le st Laurent coté Baie Comeau, Sept îles, est une route sympa ? Est-ce qu'on y rencontre du monde l'été ? Est-ce que l'on trouve des endroits pour dormir tout du long du genre motel pas trop cher ? Est-ce que ce n'est pas trop paumé ?
J'aimerais aller jusqu'au bout de la route, comme dans le livre "tournée d'automne" mais je ne sais pas si ça vaut le coup .Qui peut me renseigner ?
mERCI
HEu non c'est pas vraiment l'Europe.
Du Puy-en-Velay à Saint-Jacques de Compostelle English translation pending
La « magie » du chemin ! Compostelle = le chemin de l’étoile.
Ce récit de voyage n’est ni religieux, ni historique, ni géographique et, encore moins, un exploit sportif ! Et je n’ai pas voulu écrire un descriptif du voyage, jour après jour, mais plutôt écrire des réflexions personnelles (qui n’engagent que moi !) et d’autres réflexions (qui n’engagent que leurs auteurs…)
Réflexions avant de partir. Au départ, pas besoin d’être croyant pour faire le chemin. A chacun sa croyance, à chacun ses convictions. Jacques Brel a écrit : « Dieu est en chaque homme. Malheureusement, ils ne le savent pas ! » Je pense que le jour où les 6 milliards d’individus de la planète auront chacun leur secte, tout ira pour le mieux… Nous sommes tous des « créateurs » ; en chacun de nous vit une âme d’artiste. Le tout est de trouver sa voie… Chacun doit avoir SA liberté, SON droit d’agir et de penser. Finis les « on-dit » (des voisins, familles, …) Bienvenue aux « non-dit » (dites « je t’aime »). (réflexions personnelles) Je veux, chaque jour de mon voyage, apprendre quelque chose de moi et sur moi que j’ignorais la veille. Collecter les perles, les pensées, les paroles, les rencontres, les actes… Sur « quoi » j’ai buté ? Fatigue, doute, solitude, pensées négatives, … Etre sur le chemin comme dans une méditation. Etre dans une attention à ce que je vis « ici et maintenant ». (Framboise de Toulouse) Eveiller les cinq sens, regarder tout ce qui se passe, écrire des mots… (le soir : écrire un texte). (stage d’écriture à Nismes) Le chemin t’attend, Saint-Jacques t’attend, Tu prendras ta part de soleil et de poussière, Tes pas seront tes mots, Et le chemin deviendra ta chanson, La fatigue sera ta prière, Mais alors, alors seulement, le silence pourra enfin te parler. (Association belge des amis de Saint-Jacques) Le pèlerin est un être libre « irradié » par une joie intérieure insoupsonnée ; c’est l’ivresse du bonheur, il est habité par « l’essentiel »… il redécouvre son antique condition nomade et la joie qui accompagne cette nouvelle liberté. La route travaille l’humain en profondeur ; ce bonheur est difficilement descriptible, il est possible si l’on accepte d’être heureux avec peu de choses. Le pèlerin redevient lui-même et vit des joies simples qu’il avait oublié dans sa vie d’ « installé » ; il le prend avec joie et philosophie ; il s’en accomode car « trop de confort aliène l’être humain » ! C’est dans le dénuement de tous les encombrants qu’il a le cœur léger, l’esprit libre et l’âme ouverte à la transparence. La solitude lui est nécessaire : enfin, il se retrouve après s’être trop longtemps perdu ! C’est le prix du bonheur ! (Pierre de l’association belge des amis de Saint-Jacques) Cadencer son pas ; pas trop d’arrêts. S’arrêter avant d’être fatigué. (Gilles, un pèlerin de l’association belge des amis de Saint-Jacques) Prends bien soin de toi. (Eric, mon filleul) Ma sœur, Christine, a parcouru le chemin de Stevenson (Cévennes), il y a plusieurs années, et elle aurait souhaité faire le chemin de Compostelle en ma compagnie, mais elle ne pouvait se permettre de s’absenter si longtemps…
J’ai écrit sur le chemin. Faire le chemin, c’est se couper de son propre monde, pour s’ouvrir sur un nouveau monde. On n’est jamais seul sur le chemin ! J’ai inventé un nouveau mot : BEAUJOUR ! Ben oui, pourquoi toujours « Bonjour » ? Personnellement, je préfère que la journée soit plutôt belle que bonne… Sur le livre d’or du refuge de Saint-Roch, j’ai écrit : « Il faut que tu saches que : tu es responsable de TON bonheur, et le seul responsable ; tu ne dois juger personne (les juges sont là pour ça) ; tu es libre de ta vie, de décider, de choisir. On t’a imposé des limites, tu PEUX les dépasser ; le soleil brille TOUJOURS derrière les nuages (ne désespère pas) ; tu es le meilleur, quoi qu’il arrive… Mais n’oublie pas que la perfection n’est pas de ce monde ; l’amour est la plus belle chose au monde ; l’amour de qui tu veux, mais, d’abord, de toi-même. Si tu assimiles ces quelques réflexions, ton chemin n’en sera que meilleur ! Au bout du chemin, tu seras une autre personne : TOI !!! Ultreïa… (expression espagnole signifiant : « plus loin »)
Par après, j’ai ajouté dans mon journal : il n’y a pas de hasard !!! chaque jour est une naissance ; chaque jour est un commencement ; chaque jour est une vie (Louis Chedid) ; aujourd’hui est un jour très important car c’est le premier jour du reste de ta vie ( ?) ; vis chaque jour comme si c’était le dernier ; rêve tant que tu veux, tant que tu peux ; tous les rêves sont permis. Mais surtout VIS tes rêves ; ne te trouve pas d’excuse. Sinon, à la fin de ta vie, tu regretteras et tu partiras l’âme en peine… reste enfant dans ta tête. La vie est un jeu ; joue toute ta vie ; ne te prends pas trop au sérieux. Quand on sait ce qu’on sait, qu’on voit ce qu’on voit, qu’on entend ce qu’on entend, … On peut penser ce qu’on pense ! Sur le chemin, il n’y a pas de nationalités, pas de frontières. Dépendant ou indépendant ? Sur le chemin, vous êtes tout à fait indépendant… vous faites ce que vous voulez ! Mais, en même temps, vous êtes dépendant de vous-mêmes !!! Pour l’eau, la nourriture, le logement, la fatigue… S’il vous manque de l’eau, la soif devient vite un problème. Idem pour la nourriture (vous faites parfois 15 km sans trouver eau et/ou nourriture !) Pour la fatigue, il vous arrivera des moments d’anéantissement ! Parfois, plusieurs dans la journée… (et ici, pas de voiture-balai !!!). Le sens de la marche et de la démarche. En faisant le chemin, on se rend compte que nous marchons à contresens de la société actuelle ; En fait, nous reprenons la direction de l’ »authentique » (cfr Jean de Florette), des vraies valeurs de la vie terrestre, alors que la société va de plus en plus dans le sens de la consommation, et surtout de la consommation débile, du genre « télé-réalité » !!! Sur le chemin, on prend son temps… alors que dans la société, on est toujours pressé ! On marche, on marche… alors que les autres prennent la voiture pour aller chercher le pain à 200 mètres… Sur le chemin, on vit dans le « réel », alors que la société va de plus en plus vers le virtuel (internet, chat…) Sur le chemin, on n’est pas « bouffé » par la publicité… Le plus atypique des tableaux se situe quand nous passons au-dessus d’une autoroute et que l’on s’arrête quelques minutes pour regarder passer les véhicules…
Lui, en voiture Moi, à pied Il roule à 130 km/h à 4, 5 ou 6 km/h Il peut faire 1000 km/jour 25 – 30, c’est bien ! Il connaît les infos moi, rien ! Il veut « gagner du temps » je regarde le temps passer Etc, etc… Pélerin, marcheur ou randonneur ? Moi : « cheminant » Le mot « pélerin » fait trop penser à la religion ; Marcheur et randonneur font penser à un loisir, ce qui n’est pas le cas ici (en tout cas pour moi !). Et ça peut faire penser aussi à « performance »… (encore moins mon cas !). Il est vrai que, chaque jour, en moyenne, nous faisons 30.000 pas ! Ce qui fait plus de 2 millions de pas sur les deux mois !!! «Cheminant », car je fais le chemin ! Je chemine tout au long des jours… Bon courage, Bonne route ? Moi : « Bon chemin » La moitié des personnes vous souhaitent « Bon courage ». Or, il n’est pas du tout question de courage, selon moi ! Je préfère « Bonne route » et encore mieux « Bon chemin » ou « Buen camino » (en Espagne). Le courage, je dirais que c’est juste la « volonté » d’avoir décidé de « faire le chemin ». Mais, uns fois qu’on est parti, on n’a pas besoin de courage, le matin, pour démarrer. On a « envie » d’avancer, sans savoir pourquoi, la plupart du temps ! On avance, on avance, jusqu’au bout de ses forces, de ses capacités. Rares sont les jours où l’on n’est pas allé plus loin que ses propres limites ! « Bon chemin » signifie pour moi : que tout se passe bien sur ton chemin ; que tu ne rencontres aucun problème particulier. Plus beau encore comme expression que j’ai entendue, c’est « Vaya con Dios » (que Dieu te garde)… Sécurité, protection, confiance… Le premier jour : messe des pélerins à la cathédrale puis bénédiction par l’évèque. Suite à cela, on se sent « protégé » tout au long du chemin, comme si rien de mauvais ou désagréable ne pouvait vous arriver ! Par exemple, on laisse toujours trainer son sac n’importe où ! On se sent « en sécurité » sur le chemin et dans les villages ou villes de haltes. Et, tout au long du chemin, on « sent » une totale confiance réciproque entre les « cheminants » et ceux qui les accueuillent !!! Expérience, pas performance ! Faire le chemin ne doit jamais être considéré comme une performance. C’est une expérience, tout simplement. On a envie, ou pas, de faire le chemin… On ne le fait pas pour prouver quoi que ce soit aux autres, ni même pour se prouver quelque chose à soi-même. On le fait pour « se » découvrir, au fil des jours, grâce au vécu, au ressenti, aux rencontres, aux découvertes, aux idées qui germent dans la tête. On fait le vide en soi, on pense autrement et plus loin que dans la vie de tous les jours. On « sent » ce que l’on veut, d’abord pour soi et aussi pour les autres… On envisage la vie et l’avenir autrement, on sait surtout, ce que l’on ne veut plus !… La vie prend un autre sens, une autre direction ; on choisit sa « voie ». On est plus « serein », « conscient », « vivant », « à l’écoute » des autres et de soi-même… Le plus beau jour de mon chemin. C’est l’étape des Pyrénées (bien que j’ai compris que je ne serai jamais un grimpeur !) Il faut préciser que le chemin du Puy est le plus escarpé des chemins français. En effet, jusque Compostelle, le dénivellé total dépasse les 21.000 mètres, ce qui représente plus de deux fois le plus haut sommet du monde, l’Everest ! Un pèlerin français m’a fait la remarque : « oui, mais on les descend !!! » Heureusement ! Autrement, on serait carrément au-dessus des avions… Ca a commencé par le « p’tit dèj extra » au gîte d’Orisson (quelques km après Saint-Jean-Pied-de-port). Puis, j’ai discuté avec le patron (Jean-Jacques, un pur basque !) et il m’a gonflé le moral à bloc ! Il m’a dit que je viendrais m’installer dans cette région… Pourquoi pas ? J’ai grimpé les Pyrénées sans effort aucun, comme si j’étais « soulevé » du sol ! J’ai « touché » le ciel et les nuages, j’ai attrapé l’inaccessible étoile (si chère à Jacques Brel) et je suis resté sur mon nuage jusque Roncevaux ! La vie me paraît légère, comme le nuage sur lequel je me suis installé !!! J’ai placé l’étoile dans mon cœur, j’avais l’impression d’avoir des ailes !…
Différences France Espagne Nbre pélerins/jour (moy.) 10 + de 100 Nationnalité toutes 90% espagnols Et italiens Repas: En terrasse souvent rarement PrixTTC 10 à 12 6 à 10 Prix nuitée 8 à 12 3 à 6 Chemin: Indication bien très bien Goudron 30 à 40 % 20 à 25 % Propreté impec affreux Souvent… calme bruyant On entend… bon courage buen camino Nombre de vélos (moy.) 1/jour 40 – 50 On marche… le jour le matin Internet 1/30 jours 1/jour Chaussures + bottines + sandales Réservation gîte possible impossible Eglises 90 % ouvertes 90 % fermées Chiens 90 % liberté 90 % attachés ( non, non, pas de rapport entre les deux derniers !!!) Ce que je n’ai pas apprécié sur le chemin… (Plus de 90 % de ces considérations concernent l’Espagne, bien que je n’ai aucun à priori vis-à-vis de ce pays, mais c’est une réalité « vécue » !) D’abord, les vélos: la plupart des cyclistes ne disent pas bonjour ; on n’est pas prévenu de leur arrivée, d’où sursaut dans la méditation, les rêveries, les idées, … Ensuite, le bruit: les marcheurs (espagnols, italiens, allemands) et le long des routes nationales. Je n’ajouterai pas l’inconfort ; pour moi, il fait partie du chemin ! Ainsi que l’hygiène qui laisse à désirer ! Le non-respect du sommeil des autres: ils se lèvent à 5 heures et estiment que tu peux être éveillé ! La course aux gîtes, du fait que les réservations sont impossibles. Le soir (uniquement en Espagne), on rencontre rarement des personnes parlant français ; mon espagnol est très limité et mon anglais ne me permet pas d’entreprendre une discussion « profonde » ! On se sent donc assez « seul » ; de la journée, c’est normal, mais les soirées semblent longues… Pourquoi faire le chemin « seul » ? pour une raison physique : si un marche à 4 km/h et l’autre, à 5 km/h ; si un désire marcher 4 heures et l’autre 8 heures, si un lève-tôt et un lève-tard. Pas évident d’avoir le même rythme… On « croit » connaître la personne avec qui on compte faire le chemin, mais, au bout de 8 jours de discussion 16 h sur 24, on se rend vite compte que l’on est très différent ! Pour mieux savoir se « centrer » sur soi-même, sur ses pensées, sur la vie, sur « sa » vie, … Par ailleurs (et c’est toujours un avis personnel), sur le chemin, on n’a pas besoin de portable ! Vu que l’on se coupe du monde ! On trouve régulièrement des cabines téléphoniques. Et aussi : pour moi, pas de réservation de gîte ; on n’est pas au « Club Med » !!! De toute façon, le matin, vous ne savez pas le nombre de kilomètres que vous serez capables de faire… Alors, si vous avez réservé, soit vous arrivez au gîte et constatez que vous auriez pu encore faire plusieurs kilomètres, soit le gîte est vraiment trop loin et vous peinez pour y arriver ! Corps + esprit = 1. Pour faire le chemin, il faut que le corps et l’esprit ne fassent « qu’un » ! Si l’esprit commande au corps plus qu’il ne peut en faire, il va « réagir » par des ampoules, des crampes, une tendinite, … D’où, un repos forcé ! Le corps doit connaître ses limites « naturellement ». Quand tu puises dans tes réserves, tu le « paies » par après ! Le corps n’est pas une machine… Marcher ou courir ? A partir du 1er juillet, j’ai « appris » à marcher, jour après jour… Les 15 premiers jours ont été un peu « souffrance »… La 6ème semaine, je faisais 30 km en moyenne, puis 2 jours à 40 km. Mon corps était capable de les faire. Puis, j’ai dit « stop » ! J’arrivais tard, fatigué, juste le temps de la douche et de manger… Puis au lit à 22 heures (obligé !) et éveillé à 05 heures par les premiers partis. Faire le chemin, ce n’est pas courir, mais prendre son temps. Personne n’arrivera le premier à Santiago !!! Ce n’est pas une course ! Grain de folie ? Faut-il un grain de folie pour faire le chemin ? (surtout 1600 km d’une seule traite). Peut-être… Moi, je dirais plutôt un grain de folie de la vie… Un grain de vie… Pour moi, le chemin, c’est la vie… On voit les choses différemment, on se détache de sa vie de tous les jours, même si on y pense souvent, surtout pour faire des comparaisons. On comprend que la vie, en fait, ce n’est pas « avoir », mais « être », ce n’est pas « paraître », mais « être », ce n’est pas « prendre », mais « donner », ce n’est pas « survivre », mais « vivre », ce n’est pas « garder pour soi », mais « partager », ce n’est pas « s’isoler », mais « rencontrer », ce n’est pas « se taire », mais « dialoguer », ce n’est pas « suspecter », mais « faire confiance »,
(remarque « post-chemin » : Ingrid d’Anvers m’a fait remarquer que ces réflexions ne concernent que le moment où l’on fait le chemin. Effectivement ! Elle précise : « Personnellement, je ne ressens pas les choses de la même façon quand tu écris "La vie c'est: pas prendre mais donner ; pas s'isoler mais rencontrer... etc. " Je comprends ce que tu veux dire bien sûr, à savoir qu'il ne faut pas trop s'isoler dans la vie, ce qui est vrai ou ne pas "prendre" sans cesse égoïstement sans "donner", je comprends. Mais la vie c'est les DEUX, je pense - toujours les 2 polarités: donner + prendre (puisque accepter, donc prendre, un cadeau ou quoi que ce soit = également une forme de don à l'autre). Les 2 polarités sont toujours là, c'est comme inspirer- expirer, jour, nuit, soleil, lune, yin, yang, etc. Il y a des moments pour s'isoler (pour rentrer en soi) et d'autres pour rencontrer, les deux sont nécessaires et inévitables pour une vie harmonieuse, il me semble. Je comprends que ce sont des conclusions que tu as tirées ce jour-là ou ce que tu as compris à ce stade de ton chemin, mais tel que c'est écrit là, cela fait un peu catégorique pour moi ». A Saint-Jacques de Compostelle, j’ai acheté un T-shirt orné d’une grande flèche jaune sur fond bleu ; c’est très symbolique pour moi : mes deux couleurs préférées ; mon étoile en direction de la flèche ; flèches jaunes tout au long du chemin ; flèche = symbole du sagitaire que je suis ; symbole de l’arrivée à Compostelle. Livres à emporter Le topo-guide « Le chemin du Puy vers Saint-Jacques-de-Compostelle : Du Velay aux Pyrénées » (Rando Editions) est le plus utile. Il existe en un ou trois guides pour le même parcours ; j’avais pris l’édition regroupée, mais, à refaire, je prendrais les 3 guides (un rien plus lourds, mais mieux détaillés). Pour l’Espagne, le « condensé » seul existe. J’avais pris également le « Miam-Miam Dodo » (je suppose que vous comprenez de quoi il s’agit !!!). Je ne l’ai pas trouvé très utile, sauf pour ceux qui veulent s’écarter du chemin.
J’ai lu sur le chemin. « Ma santé à moi, c’est le sport : jamais de sport !!! » (Winston Churchill) Ce n’est pas le bout du chemin qui compte ; Ce qui compte, c’est le chemin. (proverbe gitan) « Je marcherai sous le soleil trop lourd, Sous la pluie à verse et dans la tourmente, En marchant, le soleil réchauffera mon cœur de pierre, La pluie fera de mes déserts un jardin, A force d’ user mes chaussures, j’userai mes habitudes, Je marcherai, et ma marche sera démarche, J’irai moins au bout de la route qu’au bout de moi-même, Je serai pèlerin, je ne partirai pas seulement en voyage, Je deviendrai moi-même un voyage, un pèlerinage. » (Jean Debruyne) Bienheureux les félés, Car ils laissent passer la lumière ! (au gîte chez Régine) Il faudrait essayer d’être heureux, ne serait-ce que pour donner l’exemple… (idem) Le chemin de Saint-Jacques mène au paradis. A quoi sert de voyager si tu t’enmènes avec toi ? C’est d’âme qu’il faut changer, non de climat ! (Sénèque) Le voyageur est encore ce qui compte le plus dans un voyage. (Suarec) Les pélerins de Compostelle ont le regard qui irradie ; comme si brillaient dans leurs yeux quelques rayons de l’Etoile qu’ils ont trouvée ou qu’ils sont en train de chercher. Tel est sans doute le plus grand piège du chemin. Il redonne l’espérance lorsqu’on est au fond du trou. La foi du Christ entre par les pieds… Chaque homme doit inventer son chemin. (J-P Sartre) Les vrais voyageurs sont ceux qui partent pour partir… (Baudelaire) Le voyage est un retour vers l’essentiel. (proverbe thibétain) En haut, il n’y a pas de Dieu ; Dieu, c’est le bien que l’on fait l’un pour l’autre… (Dorothé Solle) Et l’on fait le chemin pour découvrir ce « bon » ou ce « bien »… (Hugo – Anvers) Le petit endroit Vous qui venez ici dans une humble posture, De vos flancs alourdis décharger le fardeau, Veuillez quand vous aurez soulagé la nature Et déposé dans l’urne un modeste cadeau, Epancher dans l’amphore, un courant d’onde pure Et sur l’autel fumant, placer le chapiteau. Le couvercle arrondi dont l’auguste pointure, Aux parfums indiscrets, doit servir de tombeau. (Alfred de Musset pour George Sand) « De même qu’il est parfois nécessaire de se taire pour entendre ce que les autres ont à dire, la pensée, elle-même, doit faire silence pour pouvoir penser à autre chose qu’à elle-même. Le mystère de la vie n’est pas un problème à résoudre, c’est une réalité à éprouver. » (Alan Watts) (envoyé par Framboise de Toulouse) Pèlerin, ne cours pas… L’arrivée que tu rencontreras C’est « toi-même » !
- SI (Rudyard KIPLING) Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie Et sans dire un seul mot te remettre à rebâtir, Ou perdre d’un seul coup le gain de cent parties Sans un geste et sans un soupir ;
Si tu peux être amant sans être fou d’amour, Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour, Pourtant lutter et te défendre ;
Si tu peux supporter d’entendre tes paroles Travesties par des gueux pour exciter des sots, Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles Sans mentir toi-même d’un seul mot ;
Si tu peux rester digne en étant populaire, Si tu peux rester peuple en conseillant les rois Et si tu peux aimer tous tes amis en frère sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;
Si tu sais méditer, observer et connaître Sans jamais devenir sceptique ou destructeur ; Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître, Penser sans n’être qu’un penseur;
Si tu peux être dur sans jamais être en rage, Si tu peux être brave et jamais imprudent, Si tu sais être bon, si tu sais être sage Sans être moral ni pédant ;
Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite Et recevoir ces deux menteurs d’un même front, Si tu peux conserver ton courage et ta tête Quand tous les autres les perdront,
Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire Seront à tout jamais tes esclaves soumis Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire, Tu seras un homme, mon fils. - Pèlerin, qui t’appelle ? (Eugène GARABAY) Poussière, boue, soleil et pluie C'est le Chemin de Saint-Jacques Des millions de pèlerins Et plus d'un millier d'années. Pèlerin, qui t'appelle ? Quelle est cette force obscure qui t'attire ? Ni le champ des étoiles, Ni les grandes cathédrales.
Ce n'est pas la bravoure navarraise, Ni le vin de ceux de la Rioja, Ni les fruits de mer des Galiciens, Ni les champs castillans.
Pèlerin, qui t'appelle ? Quelle est cette force obscure qui t'attire ? Ni les gens du Chemin, Ni les coutumes rurales.
Ce n'est pas l'histoire et sa culture, Ni le coq de la Calzada, Ni le palais de Gaudi, Ni le château de Ponferrada. Tout cela, je le vois au passage Et ce m'est une joie de tout voir, Mais la voix qui, moi, m'appelle, Je la ressens au plus profond.
La force qui, moi, me pousse, La force qui, moi, m'attire, Je ne sais même pas l'expliquer. Seul Celui d'en-haut le sait. Marcher, c’est perdre peu à peu tout ce que l’on a acquis de superflu, y compris les superlatifs. C’est se mettre en doute et en question dans un monde mécanisé. C’est ressentir et entendre preque aussitôt les réponses de son propre corps, confronté à une nouvelle expérience. Marcher, c’est se mettre à l’écoute du corps qui n’en revient pas d’être ainsi sollicité et libéré. (Jacques Lanzmann)
J’ai entendu sur le chemin. Les traits de caractère ressortent sur le chemin. (Léonie, allemande). (mon sac étant trop lourd) Ce n’est pas le sac qu’il faut savoir faire ; c’est l’homme qu’il faut faire… (un pèlerin français). (après avoir dit à une pélerine que j’irais jusque Compostelle si mes pieds me portaient et si je me « supportais » jusque là, elle m’a répondu…) Les pieds sont dans la tête !!! L’avenir de l’humain, c’est de sortir de la société de consommation. (un VRP dans un resto). Sur le chemin, le mur des conneries tombe… On n’est plus « coincé » ! (Paolo, suisse) Thérèse de Miradoux (un « personnage » du chemin, ) a dit : On n’est jamais totalement guéri d’une dépression ; Il est important de se créer une bulle ; Quand tu as un coup dur dans la vie, tu changes. Les noirs disent : « You have the watch ; we have the time » càd : Vous avez la montre ; nous avons le temps ! (Hugo – Anvers) « Partir, marcher, me libérer, respirer, faire une coupure dans ma vie, aller au bout de mes moyens, me prouver que je peux relever un défi, réfléchir à ce qui compte pour moi dans la vie, méditer, … (voilà ce que disent ceux qui décident de prendre le chemin) Rien à voir… Rien à dire… Rien à sentir… Tout à « ressentir » Ce que disent les français : La plus belle partie du chemin se trouve entre Le Puy et Conques. Personnellement, j’ai trouvé tous les paysages très beaux jusqu’aux Pyrénées… Mais, en Espagne, j’ai été déçu, sauf les 200 derniers km en Galice. A le refaire, je préfèrerais deux fois les 800 km de France… Les gîtes espagnols sont toujours complets car des espagnols se font amener au gîte pour s’offrir des vacances pas chères. Faux ! Avec les portes fermées à 22 heures et éveillés à 05 heures, je ne trouve pas que ce sont des vacances ! Sauf, éventuellement, à la fin du parcours où, ayant effectué les 100 derniers km, ils inscrivent le chemin sur leur C.V. ! Ce n’est pas toi qui fais le chemin… C’est le chemin qui te fait ! On fait le chemin pour « se donner du sens »… (Louis de Montpellier) Il n’y a rien de bien… rien de mal… C’est ! (proverbe thibétain) (dit par Louis) Deux sortes de personnes sur le chemin : ceux qui savent qu’ils vont rentrer ; ceux qui découvrent qu’ils n’ont pas de racines et prêts à s’installer n’importe où… (Richard de Grenoble) L’avenir m’intéresse, Car c’est là que j’ai l’intention de passer mes prochaines années… On ne peut s’empêcher de vieillir, mais on peut s’empêcher de devenir vieux. Ce qui compte avec l’âge, c’est de donner de la vie aux années et non des années à la vie ! Le chemin est la comtemplation de la création. (Roberta, italienne de 35 ans, qui est venue « combattre » son cancer sur le chemin…) Jusque Compostelle, le chemin représente la mort. De Compostelle à Finistère, c’est la renaissance ! (Roberta)
Le chemin.
En avril 2005, Barbara, une amie de longue date habitant à Chimay, m’a conseillé de faire le chemin de Saint-Jacques de Compostelle… (du fait que je vivais dans la « mélancolie » depuis plus de quatre longues années !). J’en avais entendu parler, mais jamais l’idée de le faire ne m’était passée par la tête…
Le vendredi 13 mai : je me suis retrouvé à Castres (près de Toulouse), en face d’une librairie qui présentait à la vente toutes sortes d’ouvrages sur le chemin de Compostelle. J’en ai acheté deux, et, le soir même, je décidais de commencer le chemin le 1er juillet. Je dis bien « commencer », car je ne savais pas jusqu’où je pourrais aller, étant donné que je n’ai jamais fait de sport de ma vie !
Le 06 juin, je me suis rendu à la réunion mensuelle des amis de Compostelle à Bruxelles ; j’ai acquis la crédenciale (ce document est cacheté à chaque étape, dans les gîtes, églises ou mairies, et est surtout obligatoire en Espagne pour être accepté dans les gîtes ; cela sert également pour recevoir le « diplôme » à Compostelle) et j’ai discuté avec des pélerins, notamment Gilles qui a fait le chemin d’Arles…
Le 30 juin 2005, je me trouvais au Puy-en-Velay, ville de départ choisie. Je me suis rendu à l’accueil des pélerins et j’ai appris que cette année était exceptionnelle, car c’était l’année du jubilé (année où le vendredi saint tombe le 25 mars ; cela arrvive 2 à 3 fois par siècle !). Après la messe, nous sommes allés au baptistère où nous avons été baptisés « symboliquement » (cfr jubilé) et nous avons reçu notre écharpe de baptème… Sur le livre d’or, j’ai écrit : « Je m’appelle Antoine, je viens d’être baptisé ; merci Marie ». Ensuite, visite de la cathédrale où nous avons reçu une médaille de la vierge noire. Vu le poids de mon sac à dos (18 Kgs), il m’a été conseillé d’enlever un maximum de choses… J’ai pu enlever 4 Kgs. Un reporter a pris une photo pour sa chronique hebdomadaire dans un journal local. Le soir : pot du pèlerin avec une suisse, une canadienne, un américain, un couple d’allemands et… une française ! (ceci afin de démontrer le côté cosmopolite du chemin…)
Le lendemain, vendredi 1er juillet, je suis allé à la messe dite par l’évèque qui a béni les pélerins présents. Pendant l’office, une sœur a lu ma phrase du livre d’or…
Résumé du chemin : 1er juillet : départ du Puy. 1er août : Saint-Jean-Pied-de-Port. 1er septembre : Saint-Jacques de Compostelle. 4 septembre : Finistère. Donc : 1600 km en 2 mois ; une moyenne de 26 km/jour. Sur les 2 mois : 8 heures de pluie (sans compter les orages de nuit). 5 septembre : retour en car jusque Nîmes. En 24 heures, j’ai parcouru le même nombre de kilomètres et j’ai vu plus de pluie (inondations dans le midi) qu’en 2 mois !!!
Chansons fredonnées sur le chemin. (j’ai repris les phrases les plus « parlantes » pour le chemin…)
Jean-Jacques Goldman : au bout de mes rêves. Et même s'il faut partir Changer de terre et de trace S'il faut chercher dans l'exil L'empreinte de mon espace Et même si les tempêtes Les dieux mauvais les courants Nous feront courber la tête Plier les genoux sous le vent J'irai au bout de mes rêves Tout au bout de mes rêves Où la raison s'achève Tout au bout de mes rêves Jean-Jacques Goldman : Là-bas. Faut du cœur et faut du courage Mais tout est possible à mon âge Si tu as la force et la foi L'or est à portée de tes doigts C'est pour ça que j'irai là-bas Jean-Jacques Goldman : Puisque tu pars. Que la vie t'apprenne Mais que tu restes le même Si tu te trahissais nous t'aurions tout à fait perdu Garde cette chance Que nous t'envions en silence Cette force de penser que le plus beau reste à venir Et loin de nos villes Comme octobre l'est d'avril Sache qu'ici reste de toi comme une empreinte indélébile Sans drame, sans larme Pauvres et dérisoires armes Parce qu'il est des douleurs qui ne pleurent qu'à l'intérieur Puisque ta maison Aujourd'hui c'est l'horizon Dans ton exil essaie d'apprendre à revenir Mais pas trop tard Dans ton histoire Garde en mémoire Notre au revoir Puisque tu pars
KOD : Chacun sa route. Chacun sa route Chacun son chemin Passe le message à ton voisin...
Chacun sa route Chacun son chemin Chacun son rêve Chacun son destin
Les chemins où tu ris sont-les-mêmes que ceux où tu pleures La vie est une aventure il ne faut pas avoir peur
Angelo Branduardi : Vas où le vent te mène.
Danse la, la vie qui t'aime au rythme du monde qui va Oublie les mots qui t'enchaînent Va où le vent te mène, va Sacha Distel : Toute la pluie tombe sur moi. Toute la pluie tombe sur moi Et comme pour quelqu'un dont les souliers Sont trop étroits, Tout va de guingois Toute la pluie tombe sur moi De tous les toits A chaque instant, je me demande vraiment Ce qui m'arrive et ce que j'ai fait au Bon Dieu Ou à mes aïeux pour Qu'autant de pluie tombe, soudain comme ça... sur moi Mais je me dis qu'au fond J'en ai reçu bien d'autres dans ma vie Que je m'en suis toujours sorti avec le sourire Toute la pluie tombe sur moi Oui mais... moi je fais comme si je ne la sentais pas Je ne bronche pas, car J'ai le moral et je me dis qu'après la pluie... Vient le beau temps et moi j'ai tout mon temps Oui, je sais bien qu'après la pluie Vient le beau temps Et moi j'ai tout mon temps Aznavour : Le temps. Le temps qui va Le temps qui sommeille Le temps sans joie Le temps des merveilles Le temps d'un jour Temps d'une seconde Le temps qui court Et celui qui gronde
Le temps, le temps Le temps et rien d'autre Le tien, le mien Celui qu'on veut nôtre
Le temps passé Celui qui va naître Le temps d'aimer Et de disparaître Le temps des pleurs Le temps de la chance Le temps qui meurt Le temps des vacances Le temps glorieux Le temps d'avant-guerre Le temps des jeux Le temps des affaires Le temps joyeux Le temps des mensonges Le temps frileux Et le temps des songes Le temps des crues Le temps des folies Le temps perdu Le temps de la vie Le temps qui vient Jamais ne s'arrête Et je sais bien Que la vie est faite
Du temps des uns Et du temps des autres Le tien, le mien Peut devenir nôtre
Le temps, le temps, le temps Michel Fugain : Je n’aurai pas le temps. Même en courant Plus vite que le vent Plus vite que le temps Même en volant Je n'aurai pas le temps Pas le temps De visiter Toute l'immensité D'un si grand univers Même en cent ans Je n'aurai pas le temps De tout faire
J'ouvre tout grand mon cœur J'aime de tous mes yeux C'est trop peu Pour tant de cœurs Et tant de fleurs Des milliers de jours C'est bien trop court
Et pour aimer Comme l'on doit aimer Quand on aime vraiment Même en cent ans Je n'aurai pas le temps Pas le temps
Serge Lama : Seul tout seul. Un peu plus tard, un peu plus tôt Par l'avion ou par le métro Ou simplement En prenant tout son temps. Les gens comme nous, ne savent pas Ce qui fait avancer leurs pas, Mais on s'en va, on s'en va, Pour Paris ou pour Tombouctou Pour Compostelle (changé !) ou pour n'importe où Quand on a le coeur à genoux La destination, on s'en fout On dit qu'on s'en fout, mais mon oeil Les gens comme nous, ils sont tout seuls.
Seul tout seul pas plus que ceux qui, le ciel plein les yeux Meurent d'une indigestion d'étoiles.
EN CONCLUSION… Ce que j’ai vu sur le chemin… Ce qui m’a le plus surpris, c’est la totale confiance et sécurité sur le chemin ! Une femme seule peut faire le chemin sans aucun préjugé, sans aucune arrière pensée, sans aucune peur… J’ai vu la nature d’une façon différente (paysages, animaux, …). J’ai vu la vie sous un autre angle ; on ne peut apprécier une région qu’en marchant ; en voiture, on ne voit rien, je trouve ! J’ai été frappé par la différence entre ceux qui prennent le temps de vivre et ceux qui courent. Etonnant, 80 % des personnes avec qui j’ai discuté sont non-croyantes… Ce que j’ai constaté, c’est que l’intimité et la pudeur sont bafouées sur le chemin, principalement en Espagne (douches communes, WC qui ne ferment pas, matelas un contre l’autre, …) Souvent, une pancarte disant : « Le touriste exige, le pèlerin dit « merci » ». Et c’est certainement vrai ; nous ne sommes pas exigeants, mais contents de ce que l’on nous sert ! Beaucoup de personnes nous disent « Bonjour » ; comme quand j’étais gamin et que l’on nous avait appris à dire bonjour à tous les habitants du village… Ou on te fait signe d’une voiture… Sur le chemin, principalement en France, des personnes mettent à votre disposition de l’eau fraîche, des biscuits, ou des fruits.! Je trouvais ce petit geste « génial » !!! Ce que le chemin m’a appris… Je dirai, en premier lieu, la sérénité, le calme intérieur. Avant le chemin, j’étais très anxieux intérieurement ; maintenant, je suis serein, je suis un « sage », et content de l’être ! J’ai pu percevoir les personnes qui étaient « bien dans leurs baskets » et les différencier des personnes qui font le chemin comme s’ils prenaient des vacances… J’ai appris – d’une façon automatique – la fusion du corps et de l’esprit. L’esprit ne doit pas commander le corps, sinon, des problèmes apparaissent inévitablement. Pour moi, cela s’est « produit » après 15 jours de marche ; je disais toujours : « je ne marche pas, c’est mon corps qui avance ! C’est tout naturel… ». J’ai appris qu’il fallait tout voir, tout entendre… et ne rien dire ! Mais j’ai dit aussi ce que je pensais pour faire réagir l’autre, dans le bon sens… Et ça a marché ! J’ai appris que l’on vit « chacun son chemin » ! Toutes les personnes avec qui j’ai dialogué avaient une vision différente du chemin ; le chemin que l’on vit en déambulant, le chemin vers l’intérieur de soi-même et… le chemin de la vie ! Après chaque discussion, je leur chantais : « chacun sa route, chacun son chemin ; passe le message à ton voisin ! ». Je n’ai peut-être pas appris ce que je voulais vivre après le chemin, mais j’ai surtout appris ce que je ne voulais plus vivre !!! La mesquinerie, l’hypocrisie, la méchanceté gratuite, éviter les personnes négatives, … Je dirais que le chemin est une « renaissance » du fait que l’on prend le temps de voir les choses essentielles de la vie : boire, manger, partager, rencontrer, dialoguer, … Parfois, jai eu soif, j’ai eu faim, j’ai mal dormi… (j’ai passé 20 nuits à la belle étoile). J’ai eu aussi très, très chaud… (8 jours de canicule dans le Gers et un peu plus en Espagne, dans la meseta). J’ai appris à respecter davantage la nature. Enfin, j’ai appris à voir la vie autrement, d’un œil différent, d’un regard un peu distant, en retrait par rapport à ce qui se passe. Analyser les choses et la façon dont réagissent les autres face à un imprévu, une remarque, une situation, un fait anodin, … Le chemin aide à trouver (ou retrouver) ses « bases » de vie : ses marques, ses repères, ses valeurs, ses motivations, … Bref : son « livre de vie » ! Savoir comment, on veut vivre ! Conscientiser sa vie ! En étant « acteur », plutôt que « spectateur ». Lui donner un sens, différent de la routine quotidienne…
La fin du chemin, c’est le début de la vie, d’une autre vie… le camino donne un sens à notre existence. (à ajouter : les personnages du chemin et les rencontres sur le chemin)
Réflexions avant de partir. Au départ, pas besoin d’être croyant pour faire le chemin. A chacun sa croyance, à chacun ses convictions. Jacques Brel a écrit : « Dieu est en chaque homme. Malheureusement, ils ne le savent pas ! » Je pense que le jour où les 6 milliards d’individus de la planète auront chacun leur secte, tout ira pour le mieux… Nous sommes tous des « créateurs » ; en chacun de nous vit une âme d’artiste. Le tout est de trouver sa voie… Chacun doit avoir SA liberté, SON droit d’agir et de penser. Finis les « on-dit » (des voisins, familles, …) Bienvenue aux « non-dit » (dites « je t’aime »). (réflexions personnelles) Je veux, chaque jour de mon voyage, apprendre quelque chose de moi et sur moi que j’ignorais la veille. Collecter les perles, les pensées, les paroles, les rencontres, les actes… Sur « quoi » j’ai buté ? Fatigue, doute, solitude, pensées négatives, … Etre sur le chemin comme dans une méditation. Etre dans une attention à ce que je vis « ici et maintenant ». (Framboise de Toulouse) Eveiller les cinq sens, regarder tout ce qui se passe, écrire des mots… (le soir : écrire un texte). (stage d’écriture à Nismes) Le chemin t’attend, Saint-Jacques t’attend, Tu prendras ta part de soleil et de poussière, Tes pas seront tes mots, Et le chemin deviendra ta chanson, La fatigue sera ta prière, Mais alors, alors seulement, le silence pourra enfin te parler. (Association belge des amis de Saint-Jacques) Le pèlerin est un être libre « irradié » par une joie intérieure insoupsonnée ; c’est l’ivresse du bonheur, il est habité par « l’essentiel »… il redécouvre son antique condition nomade et la joie qui accompagne cette nouvelle liberté. La route travaille l’humain en profondeur ; ce bonheur est difficilement descriptible, il est possible si l’on accepte d’être heureux avec peu de choses. Le pèlerin redevient lui-même et vit des joies simples qu’il avait oublié dans sa vie d’ « installé » ; il le prend avec joie et philosophie ; il s’en accomode car « trop de confort aliène l’être humain » ! C’est dans le dénuement de tous les encombrants qu’il a le cœur léger, l’esprit libre et l’âme ouverte à la transparence. La solitude lui est nécessaire : enfin, il se retrouve après s’être trop longtemps perdu ! C’est le prix du bonheur ! (Pierre de l’association belge des amis de Saint-Jacques) Cadencer son pas ; pas trop d’arrêts. S’arrêter avant d’être fatigué. (Gilles, un pèlerin de l’association belge des amis de Saint-Jacques) Prends bien soin de toi. (Eric, mon filleul) Ma sœur, Christine, a parcouru le chemin de Stevenson (Cévennes), il y a plusieurs années, et elle aurait souhaité faire le chemin de Compostelle en ma compagnie, mais elle ne pouvait se permettre de s’absenter si longtemps…
J’ai écrit sur le chemin. Faire le chemin, c’est se couper de son propre monde, pour s’ouvrir sur un nouveau monde. On n’est jamais seul sur le chemin ! J’ai inventé un nouveau mot : BEAUJOUR ! Ben oui, pourquoi toujours « Bonjour » ? Personnellement, je préfère que la journée soit plutôt belle que bonne… Sur le livre d’or du refuge de Saint-Roch, j’ai écrit : « Il faut que tu saches que : tu es responsable de TON bonheur, et le seul responsable ; tu ne dois juger personne (les juges sont là pour ça) ; tu es libre de ta vie, de décider, de choisir. On t’a imposé des limites, tu PEUX les dépasser ; le soleil brille TOUJOURS derrière les nuages (ne désespère pas) ; tu es le meilleur, quoi qu’il arrive… Mais n’oublie pas que la perfection n’est pas de ce monde ; l’amour est la plus belle chose au monde ; l’amour de qui tu veux, mais, d’abord, de toi-même. Si tu assimiles ces quelques réflexions, ton chemin n’en sera que meilleur ! Au bout du chemin, tu seras une autre personne : TOI !!! Ultreïa… (expression espagnole signifiant : « plus loin »)
Par après, j’ai ajouté dans mon journal : il n’y a pas de hasard !!! chaque jour est une naissance ; chaque jour est un commencement ; chaque jour est une vie (Louis Chedid) ; aujourd’hui est un jour très important car c’est le premier jour du reste de ta vie ( ?) ; vis chaque jour comme si c’était le dernier ; rêve tant que tu veux, tant que tu peux ; tous les rêves sont permis. Mais surtout VIS tes rêves ; ne te trouve pas d’excuse. Sinon, à la fin de ta vie, tu regretteras et tu partiras l’âme en peine… reste enfant dans ta tête. La vie est un jeu ; joue toute ta vie ; ne te prends pas trop au sérieux. Quand on sait ce qu’on sait, qu’on voit ce qu’on voit, qu’on entend ce qu’on entend, … On peut penser ce qu’on pense ! Sur le chemin, il n’y a pas de nationalités, pas de frontières. Dépendant ou indépendant ? Sur le chemin, vous êtes tout à fait indépendant… vous faites ce que vous voulez ! Mais, en même temps, vous êtes dépendant de vous-mêmes !!! Pour l’eau, la nourriture, le logement, la fatigue… S’il vous manque de l’eau, la soif devient vite un problème. Idem pour la nourriture (vous faites parfois 15 km sans trouver eau et/ou nourriture !) Pour la fatigue, il vous arrivera des moments d’anéantissement ! Parfois, plusieurs dans la journée… (et ici, pas de voiture-balai !!!). Le sens de la marche et de la démarche. En faisant le chemin, on se rend compte que nous marchons à contresens de la société actuelle ; En fait, nous reprenons la direction de l’ »authentique » (cfr Jean de Florette), des vraies valeurs de la vie terrestre, alors que la société va de plus en plus dans le sens de la consommation, et surtout de la consommation débile, du genre « télé-réalité » !!! Sur le chemin, on prend son temps… alors que dans la société, on est toujours pressé ! On marche, on marche… alors que les autres prennent la voiture pour aller chercher le pain à 200 mètres… Sur le chemin, on vit dans le « réel », alors que la société va de plus en plus vers le virtuel (internet, chat…) Sur le chemin, on n’est pas « bouffé » par la publicité… Le plus atypique des tableaux se situe quand nous passons au-dessus d’une autoroute et que l’on s’arrête quelques minutes pour regarder passer les véhicules…
Lui, en voiture Moi, à pied Il roule à 130 km/h à 4, 5 ou 6 km/h Il peut faire 1000 km/jour 25 – 30, c’est bien ! Il connaît les infos moi, rien ! Il veut « gagner du temps » je regarde le temps passer Etc, etc… Pélerin, marcheur ou randonneur ? Moi : « cheminant » Le mot « pélerin » fait trop penser à la religion ; Marcheur et randonneur font penser à un loisir, ce qui n’est pas le cas ici (en tout cas pour moi !). Et ça peut faire penser aussi à « performance »… (encore moins mon cas !). Il est vrai que, chaque jour, en moyenne, nous faisons 30.000 pas ! Ce qui fait plus de 2 millions de pas sur les deux mois !!! «Cheminant », car je fais le chemin ! Je chemine tout au long des jours… Bon courage, Bonne route ? Moi : « Bon chemin » La moitié des personnes vous souhaitent « Bon courage ». Or, il n’est pas du tout question de courage, selon moi ! Je préfère « Bonne route » et encore mieux « Bon chemin » ou « Buen camino » (en Espagne). Le courage, je dirais que c’est juste la « volonté » d’avoir décidé de « faire le chemin ». Mais, uns fois qu’on est parti, on n’a pas besoin de courage, le matin, pour démarrer. On a « envie » d’avancer, sans savoir pourquoi, la plupart du temps ! On avance, on avance, jusqu’au bout de ses forces, de ses capacités. Rares sont les jours où l’on n’est pas allé plus loin que ses propres limites ! « Bon chemin » signifie pour moi : que tout se passe bien sur ton chemin ; que tu ne rencontres aucun problème particulier. Plus beau encore comme expression que j’ai entendue, c’est « Vaya con Dios » (que Dieu te garde)… Sécurité, protection, confiance… Le premier jour : messe des pélerins à la cathédrale puis bénédiction par l’évèque. Suite à cela, on se sent « protégé » tout au long du chemin, comme si rien de mauvais ou désagréable ne pouvait vous arriver ! Par exemple, on laisse toujours trainer son sac n’importe où ! On se sent « en sécurité » sur le chemin et dans les villages ou villes de haltes. Et, tout au long du chemin, on « sent » une totale confiance réciproque entre les « cheminants » et ceux qui les accueuillent !!! Expérience, pas performance ! Faire le chemin ne doit jamais être considéré comme une performance. C’est une expérience, tout simplement. On a envie, ou pas, de faire le chemin… On ne le fait pas pour prouver quoi que ce soit aux autres, ni même pour se prouver quelque chose à soi-même. On le fait pour « se » découvrir, au fil des jours, grâce au vécu, au ressenti, aux rencontres, aux découvertes, aux idées qui germent dans la tête. On fait le vide en soi, on pense autrement et plus loin que dans la vie de tous les jours. On « sent » ce que l’on veut, d’abord pour soi et aussi pour les autres… On envisage la vie et l’avenir autrement, on sait surtout, ce que l’on ne veut plus !… La vie prend un autre sens, une autre direction ; on choisit sa « voie ». On est plus « serein », « conscient », « vivant », « à l’écoute » des autres et de soi-même… Le plus beau jour de mon chemin. C’est l’étape des Pyrénées (bien que j’ai compris que je ne serai jamais un grimpeur !) Il faut préciser que le chemin du Puy est le plus escarpé des chemins français. En effet, jusque Compostelle, le dénivellé total dépasse les 21.000 mètres, ce qui représente plus de deux fois le plus haut sommet du monde, l’Everest ! Un pèlerin français m’a fait la remarque : « oui, mais on les descend !!! » Heureusement ! Autrement, on serait carrément au-dessus des avions… Ca a commencé par le « p’tit dèj extra » au gîte d’Orisson (quelques km après Saint-Jean-Pied-de-port). Puis, j’ai discuté avec le patron (Jean-Jacques, un pur basque !) et il m’a gonflé le moral à bloc ! Il m’a dit que je viendrais m’installer dans cette région… Pourquoi pas ? J’ai grimpé les Pyrénées sans effort aucun, comme si j’étais « soulevé » du sol ! J’ai « touché » le ciel et les nuages, j’ai attrapé l’inaccessible étoile (si chère à Jacques Brel) et je suis resté sur mon nuage jusque Roncevaux ! La vie me paraît légère, comme le nuage sur lequel je me suis installé !!! J’ai placé l’étoile dans mon cœur, j’avais l’impression d’avoir des ailes !…
Différences France Espagne Nbre pélerins/jour (moy.) 10 + de 100 Nationnalité toutes 90% espagnols Et italiens Repas: En terrasse souvent rarement PrixTTC 10 à 12 6 à 10 Prix nuitée 8 à 12 3 à 6 Chemin: Indication bien très bien Goudron 30 à 40 % 20 à 25 % Propreté impec affreux Souvent… calme bruyant On entend… bon courage buen camino Nombre de vélos (moy.) 1/jour 40 – 50 On marche… le jour le matin Internet 1/30 jours 1/jour Chaussures + bottines + sandales Réservation gîte possible impossible Eglises 90 % ouvertes 90 % fermées Chiens 90 % liberté 90 % attachés ( non, non, pas de rapport entre les deux derniers !!!) Ce que je n’ai pas apprécié sur le chemin… (Plus de 90 % de ces considérations concernent l’Espagne, bien que je n’ai aucun à priori vis-à-vis de ce pays, mais c’est une réalité « vécue » !) D’abord, les vélos: la plupart des cyclistes ne disent pas bonjour ; on n’est pas prévenu de leur arrivée, d’où sursaut dans la méditation, les rêveries, les idées, … Ensuite, le bruit: les marcheurs (espagnols, italiens, allemands) et le long des routes nationales. Je n’ajouterai pas l’inconfort ; pour moi, il fait partie du chemin ! Ainsi que l’hygiène qui laisse à désirer ! Le non-respect du sommeil des autres: ils se lèvent à 5 heures et estiment que tu peux être éveillé ! La course aux gîtes, du fait que les réservations sont impossibles. Le soir (uniquement en Espagne), on rencontre rarement des personnes parlant français ; mon espagnol est très limité et mon anglais ne me permet pas d’entreprendre une discussion « profonde » ! On se sent donc assez « seul » ; de la journée, c’est normal, mais les soirées semblent longues… Pourquoi faire le chemin « seul » ? pour une raison physique : si un marche à 4 km/h et l’autre, à 5 km/h ; si un désire marcher 4 heures et l’autre 8 heures, si un lève-tôt et un lève-tard. Pas évident d’avoir le même rythme… On « croit » connaître la personne avec qui on compte faire le chemin, mais, au bout de 8 jours de discussion 16 h sur 24, on se rend vite compte que l’on est très différent ! Pour mieux savoir se « centrer » sur soi-même, sur ses pensées, sur la vie, sur « sa » vie, … Par ailleurs (et c’est toujours un avis personnel), sur le chemin, on n’a pas besoin de portable ! Vu que l’on se coupe du monde ! On trouve régulièrement des cabines téléphoniques. Et aussi : pour moi, pas de réservation de gîte ; on n’est pas au « Club Med » !!! De toute façon, le matin, vous ne savez pas le nombre de kilomètres que vous serez capables de faire… Alors, si vous avez réservé, soit vous arrivez au gîte et constatez que vous auriez pu encore faire plusieurs kilomètres, soit le gîte est vraiment trop loin et vous peinez pour y arriver ! Corps + esprit = 1. Pour faire le chemin, il faut que le corps et l’esprit ne fassent « qu’un » ! Si l’esprit commande au corps plus qu’il ne peut en faire, il va « réagir » par des ampoules, des crampes, une tendinite, … D’où, un repos forcé ! Le corps doit connaître ses limites « naturellement ». Quand tu puises dans tes réserves, tu le « paies » par après ! Le corps n’est pas une machine… Marcher ou courir ? A partir du 1er juillet, j’ai « appris » à marcher, jour après jour… Les 15 premiers jours ont été un peu « souffrance »… La 6ème semaine, je faisais 30 km en moyenne, puis 2 jours à 40 km. Mon corps était capable de les faire. Puis, j’ai dit « stop » ! J’arrivais tard, fatigué, juste le temps de la douche et de manger… Puis au lit à 22 heures (obligé !) et éveillé à 05 heures par les premiers partis. Faire le chemin, ce n’est pas courir, mais prendre son temps. Personne n’arrivera le premier à Santiago !!! Ce n’est pas une course ! Grain de folie ? Faut-il un grain de folie pour faire le chemin ? (surtout 1600 km d’une seule traite). Peut-être… Moi, je dirais plutôt un grain de folie de la vie… Un grain de vie… Pour moi, le chemin, c’est la vie… On voit les choses différemment, on se détache de sa vie de tous les jours, même si on y pense souvent, surtout pour faire des comparaisons. On comprend que la vie, en fait, ce n’est pas « avoir », mais « être », ce n’est pas « paraître », mais « être », ce n’est pas « prendre », mais « donner », ce n’est pas « survivre », mais « vivre », ce n’est pas « garder pour soi », mais « partager », ce n’est pas « s’isoler », mais « rencontrer », ce n’est pas « se taire », mais « dialoguer », ce n’est pas « suspecter », mais « faire confiance »,
(remarque « post-chemin » : Ingrid d’Anvers m’a fait remarquer que ces réflexions ne concernent que le moment où l’on fait le chemin. Effectivement ! Elle précise : « Personnellement, je ne ressens pas les choses de la même façon quand tu écris "La vie c'est: pas prendre mais donner ; pas s'isoler mais rencontrer... etc. " Je comprends ce que tu veux dire bien sûr, à savoir qu'il ne faut pas trop s'isoler dans la vie, ce qui est vrai ou ne pas "prendre" sans cesse égoïstement sans "donner", je comprends. Mais la vie c'est les DEUX, je pense - toujours les 2 polarités: donner + prendre (puisque accepter, donc prendre, un cadeau ou quoi que ce soit = également une forme de don à l'autre). Les 2 polarités sont toujours là, c'est comme inspirer- expirer, jour, nuit, soleil, lune, yin, yang, etc. Il y a des moments pour s'isoler (pour rentrer en soi) et d'autres pour rencontrer, les deux sont nécessaires et inévitables pour une vie harmonieuse, il me semble. Je comprends que ce sont des conclusions que tu as tirées ce jour-là ou ce que tu as compris à ce stade de ton chemin, mais tel que c'est écrit là, cela fait un peu catégorique pour moi ». A Saint-Jacques de Compostelle, j’ai acheté un T-shirt orné d’une grande flèche jaune sur fond bleu ; c’est très symbolique pour moi : mes deux couleurs préférées ; mon étoile en direction de la flèche ; flèches jaunes tout au long du chemin ; flèche = symbole du sagitaire que je suis ; symbole de l’arrivée à Compostelle. Livres à emporter Le topo-guide « Le chemin du Puy vers Saint-Jacques-de-Compostelle : Du Velay aux Pyrénées » (Rando Editions) est le plus utile. Il existe en un ou trois guides pour le même parcours ; j’avais pris l’édition regroupée, mais, à refaire, je prendrais les 3 guides (un rien plus lourds, mais mieux détaillés). Pour l’Espagne, le « condensé » seul existe. J’avais pris également le « Miam-Miam Dodo » (je suppose que vous comprenez de quoi il s’agit !!!). Je ne l’ai pas trouvé très utile, sauf pour ceux qui veulent s’écarter du chemin.
J’ai lu sur le chemin. « Ma santé à moi, c’est le sport : jamais de sport !!! » (Winston Churchill) Ce n’est pas le bout du chemin qui compte ; Ce qui compte, c’est le chemin. (proverbe gitan) « Je marcherai sous le soleil trop lourd, Sous la pluie à verse et dans la tourmente, En marchant, le soleil réchauffera mon cœur de pierre, La pluie fera de mes déserts un jardin, A force d’ user mes chaussures, j’userai mes habitudes, Je marcherai, et ma marche sera démarche, J’irai moins au bout de la route qu’au bout de moi-même, Je serai pèlerin, je ne partirai pas seulement en voyage, Je deviendrai moi-même un voyage, un pèlerinage. » (Jean Debruyne) Bienheureux les félés, Car ils laissent passer la lumière ! (au gîte chez Régine) Il faudrait essayer d’être heureux, ne serait-ce que pour donner l’exemple… (idem) Le chemin de Saint-Jacques mène au paradis. A quoi sert de voyager si tu t’enmènes avec toi ? C’est d’âme qu’il faut changer, non de climat ! (Sénèque) Le voyageur est encore ce qui compte le plus dans un voyage. (Suarec) Les pélerins de Compostelle ont le regard qui irradie ; comme si brillaient dans leurs yeux quelques rayons de l’Etoile qu’ils ont trouvée ou qu’ils sont en train de chercher. Tel est sans doute le plus grand piège du chemin. Il redonne l’espérance lorsqu’on est au fond du trou. La foi du Christ entre par les pieds… Chaque homme doit inventer son chemin. (J-P Sartre) Les vrais voyageurs sont ceux qui partent pour partir… (Baudelaire) Le voyage est un retour vers l’essentiel. (proverbe thibétain) En haut, il n’y a pas de Dieu ; Dieu, c’est le bien que l’on fait l’un pour l’autre… (Dorothé Solle) Et l’on fait le chemin pour découvrir ce « bon » ou ce « bien »… (Hugo – Anvers) Le petit endroit Vous qui venez ici dans une humble posture, De vos flancs alourdis décharger le fardeau, Veuillez quand vous aurez soulagé la nature Et déposé dans l’urne un modeste cadeau, Epancher dans l’amphore, un courant d’onde pure Et sur l’autel fumant, placer le chapiteau. Le couvercle arrondi dont l’auguste pointure, Aux parfums indiscrets, doit servir de tombeau. (Alfred de Musset pour George Sand) « De même qu’il est parfois nécessaire de se taire pour entendre ce que les autres ont à dire, la pensée, elle-même, doit faire silence pour pouvoir penser à autre chose qu’à elle-même. Le mystère de la vie n’est pas un problème à résoudre, c’est une réalité à éprouver. » (Alan Watts) (envoyé par Framboise de Toulouse) Pèlerin, ne cours pas… L’arrivée que tu rencontreras C’est « toi-même » !
- SI (Rudyard KIPLING) Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie Et sans dire un seul mot te remettre à rebâtir, Ou perdre d’un seul coup le gain de cent parties Sans un geste et sans un soupir ;
Si tu peux être amant sans être fou d’amour, Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour, Pourtant lutter et te défendre ;
Si tu peux supporter d’entendre tes paroles Travesties par des gueux pour exciter des sots, Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles Sans mentir toi-même d’un seul mot ;
Si tu peux rester digne en étant populaire, Si tu peux rester peuple en conseillant les rois Et si tu peux aimer tous tes amis en frère sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;
Si tu sais méditer, observer et connaître Sans jamais devenir sceptique ou destructeur ; Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître, Penser sans n’être qu’un penseur;
Si tu peux être dur sans jamais être en rage, Si tu peux être brave et jamais imprudent, Si tu sais être bon, si tu sais être sage Sans être moral ni pédant ;
Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite Et recevoir ces deux menteurs d’un même front, Si tu peux conserver ton courage et ta tête Quand tous les autres les perdront,
Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire Seront à tout jamais tes esclaves soumis Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire, Tu seras un homme, mon fils. - Pèlerin, qui t’appelle ? (Eugène GARABAY) Poussière, boue, soleil et pluie C'est le Chemin de Saint-Jacques Des millions de pèlerins Et plus d'un millier d'années. Pèlerin, qui t'appelle ? Quelle est cette force obscure qui t'attire ? Ni le champ des étoiles, Ni les grandes cathédrales.
Ce n'est pas la bravoure navarraise, Ni le vin de ceux de la Rioja, Ni les fruits de mer des Galiciens, Ni les champs castillans.
Pèlerin, qui t'appelle ? Quelle est cette force obscure qui t'attire ? Ni les gens du Chemin, Ni les coutumes rurales.
Ce n'est pas l'histoire et sa culture, Ni le coq de la Calzada, Ni le palais de Gaudi, Ni le château de Ponferrada. Tout cela, je le vois au passage Et ce m'est une joie de tout voir, Mais la voix qui, moi, m'appelle, Je la ressens au plus profond.
La force qui, moi, me pousse, La force qui, moi, m'attire, Je ne sais même pas l'expliquer. Seul Celui d'en-haut le sait. Marcher, c’est perdre peu à peu tout ce que l’on a acquis de superflu, y compris les superlatifs. C’est se mettre en doute et en question dans un monde mécanisé. C’est ressentir et entendre preque aussitôt les réponses de son propre corps, confronté à une nouvelle expérience. Marcher, c’est se mettre à l’écoute du corps qui n’en revient pas d’être ainsi sollicité et libéré. (Jacques Lanzmann)
J’ai entendu sur le chemin. Les traits de caractère ressortent sur le chemin. (Léonie, allemande). (mon sac étant trop lourd) Ce n’est pas le sac qu’il faut savoir faire ; c’est l’homme qu’il faut faire… (un pèlerin français). (après avoir dit à une pélerine que j’irais jusque Compostelle si mes pieds me portaient et si je me « supportais » jusque là, elle m’a répondu…) Les pieds sont dans la tête !!! L’avenir de l’humain, c’est de sortir de la société de consommation. (un VRP dans un resto). Sur le chemin, le mur des conneries tombe… On n’est plus « coincé » ! (Paolo, suisse) Thérèse de Miradoux (un « personnage » du chemin, ) a dit : On n’est jamais totalement guéri d’une dépression ; Il est important de se créer une bulle ; Quand tu as un coup dur dans la vie, tu changes. Les noirs disent : « You have the watch ; we have the time » càd : Vous avez la montre ; nous avons le temps ! (Hugo – Anvers) « Partir, marcher, me libérer, respirer, faire une coupure dans ma vie, aller au bout de mes moyens, me prouver que je peux relever un défi, réfléchir à ce qui compte pour moi dans la vie, méditer, … (voilà ce que disent ceux qui décident de prendre le chemin) Rien à voir… Rien à dire… Rien à sentir… Tout à « ressentir » Ce que disent les français : La plus belle partie du chemin se trouve entre Le Puy et Conques. Personnellement, j’ai trouvé tous les paysages très beaux jusqu’aux Pyrénées… Mais, en Espagne, j’ai été déçu, sauf les 200 derniers km en Galice. A le refaire, je préfèrerais deux fois les 800 km de France… Les gîtes espagnols sont toujours complets car des espagnols se font amener au gîte pour s’offrir des vacances pas chères. Faux ! Avec les portes fermées à 22 heures et éveillés à 05 heures, je ne trouve pas que ce sont des vacances ! Sauf, éventuellement, à la fin du parcours où, ayant effectué les 100 derniers km, ils inscrivent le chemin sur leur C.V. ! Ce n’est pas toi qui fais le chemin… C’est le chemin qui te fait ! On fait le chemin pour « se donner du sens »… (Louis de Montpellier) Il n’y a rien de bien… rien de mal… C’est ! (proverbe thibétain) (dit par Louis) Deux sortes de personnes sur le chemin : ceux qui savent qu’ils vont rentrer ; ceux qui découvrent qu’ils n’ont pas de racines et prêts à s’installer n’importe où… (Richard de Grenoble) L’avenir m’intéresse, Car c’est là que j’ai l’intention de passer mes prochaines années… On ne peut s’empêcher de vieillir, mais on peut s’empêcher de devenir vieux. Ce qui compte avec l’âge, c’est de donner de la vie aux années et non des années à la vie ! Le chemin est la comtemplation de la création. (Roberta, italienne de 35 ans, qui est venue « combattre » son cancer sur le chemin…) Jusque Compostelle, le chemin représente la mort. De Compostelle à Finistère, c’est la renaissance ! (Roberta)
Le chemin.
En avril 2005, Barbara, une amie de longue date habitant à Chimay, m’a conseillé de faire le chemin de Saint-Jacques de Compostelle… (du fait que je vivais dans la « mélancolie » depuis plus de quatre longues années !). J’en avais entendu parler, mais jamais l’idée de le faire ne m’était passée par la tête…
Le vendredi 13 mai : je me suis retrouvé à Castres (près de Toulouse), en face d’une librairie qui présentait à la vente toutes sortes d’ouvrages sur le chemin de Compostelle. J’en ai acheté deux, et, le soir même, je décidais de commencer le chemin le 1er juillet. Je dis bien « commencer », car je ne savais pas jusqu’où je pourrais aller, étant donné que je n’ai jamais fait de sport de ma vie !
Le 06 juin, je me suis rendu à la réunion mensuelle des amis de Compostelle à Bruxelles ; j’ai acquis la crédenciale (ce document est cacheté à chaque étape, dans les gîtes, églises ou mairies, et est surtout obligatoire en Espagne pour être accepté dans les gîtes ; cela sert également pour recevoir le « diplôme » à Compostelle) et j’ai discuté avec des pélerins, notamment Gilles qui a fait le chemin d’Arles…
Le 30 juin 2005, je me trouvais au Puy-en-Velay, ville de départ choisie. Je me suis rendu à l’accueil des pélerins et j’ai appris que cette année était exceptionnelle, car c’était l’année du jubilé (année où le vendredi saint tombe le 25 mars ; cela arrvive 2 à 3 fois par siècle !). Après la messe, nous sommes allés au baptistère où nous avons été baptisés « symboliquement » (cfr jubilé) et nous avons reçu notre écharpe de baptème… Sur le livre d’or, j’ai écrit : « Je m’appelle Antoine, je viens d’être baptisé ; merci Marie ». Ensuite, visite de la cathédrale où nous avons reçu une médaille de la vierge noire. Vu le poids de mon sac à dos (18 Kgs), il m’a été conseillé d’enlever un maximum de choses… J’ai pu enlever 4 Kgs. Un reporter a pris une photo pour sa chronique hebdomadaire dans un journal local. Le soir : pot du pèlerin avec une suisse, une canadienne, un américain, un couple d’allemands et… une française ! (ceci afin de démontrer le côté cosmopolite du chemin…)
Le lendemain, vendredi 1er juillet, je suis allé à la messe dite par l’évèque qui a béni les pélerins présents. Pendant l’office, une sœur a lu ma phrase du livre d’or…
Résumé du chemin : 1er juillet : départ du Puy. 1er août : Saint-Jean-Pied-de-Port. 1er septembre : Saint-Jacques de Compostelle. 4 septembre : Finistère. Donc : 1600 km en 2 mois ; une moyenne de 26 km/jour. Sur les 2 mois : 8 heures de pluie (sans compter les orages de nuit). 5 septembre : retour en car jusque Nîmes. En 24 heures, j’ai parcouru le même nombre de kilomètres et j’ai vu plus de pluie (inondations dans le midi) qu’en 2 mois !!!
Chansons fredonnées sur le chemin. (j’ai repris les phrases les plus « parlantes » pour le chemin…)
Jean-Jacques Goldman : au bout de mes rêves. Et même s'il faut partir Changer de terre et de trace S'il faut chercher dans l'exil L'empreinte de mon espace Et même si les tempêtes Les dieux mauvais les courants Nous feront courber la tête Plier les genoux sous le vent J'irai au bout de mes rêves Tout au bout de mes rêves Où la raison s'achève Tout au bout de mes rêves Jean-Jacques Goldman : Là-bas. Faut du cœur et faut du courage Mais tout est possible à mon âge Si tu as la force et la foi L'or est à portée de tes doigts C'est pour ça que j'irai là-bas Jean-Jacques Goldman : Puisque tu pars. Que la vie t'apprenne Mais que tu restes le même Si tu te trahissais nous t'aurions tout à fait perdu Garde cette chance Que nous t'envions en silence Cette force de penser que le plus beau reste à venir Et loin de nos villes Comme octobre l'est d'avril Sache qu'ici reste de toi comme une empreinte indélébile Sans drame, sans larme Pauvres et dérisoires armes Parce qu'il est des douleurs qui ne pleurent qu'à l'intérieur Puisque ta maison Aujourd'hui c'est l'horizon Dans ton exil essaie d'apprendre à revenir Mais pas trop tard Dans ton histoire Garde en mémoire Notre au revoir Puisque tu pars
KOD : Chacun sa route. Chacun sa route Chacun son chemin Passe le message à ton voisin...
Chacun sa route Chacun son chemin Chacun son rêve Chacun son destin
Les chemins où tu ris sont-les-mêmes que ceux où tu pleures La vie est une aventure il ne faut pas avoir peur
Angelo Branduardi : Vas où le vent te mène.
Danse la, la vie qui t'aime au rythme du monde qui va Oublie les mots qui t'enchaînent Va où le vent te mène, va Sacha Distel : Toute la pluie tombe sur moi. Toute la pluie tombe sur moi Et comme pour quelqu'un dont les souliers Sont trop étroits, Tout va de guingois Toute la pluie tombe sur moi De tous les toits A chaque instant, je me demande vraiment Ce qui m'arrive et ce que j'ai fait au Bon Dieu Ou à mes aïeux pour Qu'autant de pluie tombe, soudain comme ça... sur moi Mais je me dis qu'au fond J'en ai reçu bien d'autres dans ma vie Que je m'en suis toujours sorti avec le sourire Toute la pluie tombe sur moi Oui mais... moi je fais comme si je ne la sentais pas Je ne bronche pas, car J'ai le moral et je me dis qu'après la pluie... Vient le beau temps et moi j'ai tout mon temps Oui, je sais bien qu'après la pluie Vient le beau temps Et moi j'ai tout mon temps Aznavour : Le temps. Le temps qui va Le temps qui sommeille Le temps sans joie Le temps des merveilles Le temps d'un jour Temps d'une seconde Le temps qui court Et celui qui gronde
Le temps, le temps Le temps et rien d'autre Le tien, le mien Celui qu'on veut nôtre
Le temps passé Celui qui va naître Le temps d'aimer Et de disparaître Le temps des pleurs Le temps de la chance Le temps qui meurt Le temps des vacances Le temps glorieux Le temps d'avant-guerre Le temps des jeux Le temps des affaires Le temps joyeux Le temps des mensonges Le temps frileux Et le temps des songes Le temps des crues Le temps des folies Le temps perdu Le temps de la vie Le temps qui vient Jamais ne s'arrête Et je sais bien Que la vie est faite
Du temps des uns Et du temps des autres Le tien, le mien Peut devenir nôtre
Le temps, le temps, le temps Michel Fugain : Je n’aurai pas le temps. Même en courant Plus vite que le vent Plus vite que le temps Même en volant Je n'aurai pas le temps Pas le temps De visiter Toute l'immensité D'un si grand univers Même en cent ans Je n'aurai pas le temps De tout faire
J'ouvre tout grand mon cœur J'aime de tous mes yeux C'est trop peu Pour tant de cœurs Et tant de fleurs Des milliers de jours C'est bien trop court
Et pour aimer Comme l'on doit aimer Quand on aime vraiment Même en cent ans Je n'aurai pas le temps Pas le temps
Serge Lama : Seul tout seul. Un peu plus tard, un peu plus tôt Par l'avion ou par le métro Ou simplement En prenant tout son temps. Les gens comme nous, ne savent pas Ce qui fait avancer leurs pas, Mais on s'en va, on s'en va, Pour Paris ou pour Tombouctou Pour Compostelle (changé !) ou pour n'importe où Quand on a le coeur à genoux La destination, on s'en fout On dit qu'on s'en fout, mais mon oeil Les gens comme nous, ils sont tout seuls.
Seul tout seul pas plus que ceux qui, le ciel plein les yeux Meurent d'une indigestion d'étoiles.
EN CONCLUSION… Ce que j’ai vu sur le chemin… Ce qui m’a le plus surpris, c’est la totale confiance et sécurité sur le chemin ! Une femme seule peut faire le chemin sans aucun préjugé, sans aucune arrière pensée, sans aucune peur… J’ai vu la nature d’une façon différente (paysages, animaux, …). J’ai vu la vie sous un autre angle ; on ne peut apprécier une région qu’en marchant ; en voiture, on ne voit rien, je trouve ! J’ai été frappé par la différence entre ceux qui prennent le temps de vivre et ceux qui courent. Etonnant, 80 % des personnes avec qui j’ai discuté sont non-croyantes… Ce que j’ai constaté, c’est que l’intimité et la pudeur sont bafouées sur le chemin, principalement en Espagne (douches communes, WC qui ne ferment pas, matelas un contre l’autre, …) Souvent, une pancarte disant : « Le touriste exige, le pèlerin dit « merci » ». Et c’est certainement vrai ; nous ne sommes pas exigeants, mais contents de ce que l’on nous sert ! Beaucoup de personnes nous disent « Bonjour » ; comme quand j’étais gamin et que l’on nous avait appris à dire bonjour à tous les habitants du village… Ou on te fait signe d’une voiture… Sur le chemin, principalement en France, des personnes mettent à votre disposition de l’eau fraîche, des biscuits, ou des fruits.! Je trouvais ce petit geste « génial » !!! Ce que le chemin m’a appris… Je dirai, en premier lieu, la sérénité, le calme intérieur. Avant le chemin, j’étais très anxieux intérieurement ; maintenant, je suis serein, je suis un « sage », et content de l’être ! J’ai pu percevoir les personnes qui étaient « bien dans leurs baskets » et les différencier des personnes qui font le chemin comme s’ils prenaient des vacances… J’ai appris – d’une façon automatique – la fusion du corps et de l’esprit. L’esprit ne doit pas commander le corps, sinon, des problèmes apparaissent inévitablement. Pour moi, cela s’est « produit » après 15 jours de marche ; je disais toujours : « je ne marche pas, c’est mon corps qui avance ! C’est tout naturel… ». J’ai appris qu’il fallait tout voir, tout entendre… et ne rien dire ! Mais j’ai dit aussi ce que je pensais pour faire réagir l’autre, dans le bon sens… Et ça a marché ! J’ai appris que l’on vit « chacun son chemin » ! Toutes les personnes avec qui j’ai dialogué avaient une vision différente du chemin ; le chemin que l’on vit en déambulant, le chemin vers l’intérieur de soi-même et… le chemin de la vie ! Après chaque discussion, je leur chantais : « chacun sa route, chacun son chemin ; passe le message à ton voisin ! ». Je n’ai peut-être pas appris ce que je voulais vivre après le chemin, mais j’ai surtout appris ce que je ne voulais plus vivre !!! La mesquinerie, l’hypocrisie, la méchanceté gratuite, éviter les personnes négatives, … Je dirais que le chemin est une « renaissance » du fait que l’on prend le temps de voir les choses essentielles de la vie : boire, manger, partager, rencontrer, dialoguer, … Parfois, jai eu soif, j’ai eu faim, j’ai mal dormi… (j’ai passé 20 nuits à la belle étoile). J’ai eu aussi très, très chaud… (8 jours de canicule dans le Gers et un peu plus en Espagne, dans la meseta). J’ai appris à respecter davantage la nature. Enfin, j’ai appris à voir la vie autrement, d’un œil différent, d’un regard un peu distant, en retrait par rapport à ce qui se passe. Analyser les choses et la façon dont réagissent les autres face à un imprévu, une remarque, une situation, un fait anodin, … Le chemin aide à trouver (ou retrouver) ses « bases » de vie : ses marques, ses repères, ses valeurs, ses motivations, … Bref : son « livre de vie » ! Savoir comment, on veut vivre ! Conscientiser sa vie ! En étant « acteur », plutôt que « spectateur ». Lui donner un sens, différent de la routine quotidienne…
La fin du chemin, c’est le début de la vie, d’une autre vie… le camino donne un sens à notre existence. (à ajouter : les personnages du chemin et les rencontres sur le chemin)
Itinéraire 15 jours à la Réunion au départ de Saint-Denis English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis en train de préparer un voyage à la réunion pour fin mai / début juin 2020. Je ne suis jamais venu sur l’ile et j’aimerai donc en découvrir un maximum sur 15 jours (sans pour autant que ce soit un voyage trop épuisant). En me documentant j’ai planifié l’itinéraire suivant, j’aimerai si possible avoir vos avis sur le cadencement (n’est-ce pas trop fatiguant de changer de logement quasiment tous les jours ?) ou toutes autres remarques qui pourraient m’être utiles J
J 1 : Arrivée aéroport St Denis - Visite de la ville Nuit à St Denis
J2 : je récupère une voiture de location via un opérateur local puis direction la cascade Niagara à Ste Suzanne + Cirque de Salazie (Randonnée des 3 cascades). Nuit à Hell-bourg
J3 : Randonnée : du Gîte de Bélouve au Trou de Fer. Nuit à St Anne
J4 : Côte sauvage, St Rose, Notre Dame des Laves, Grand brûlé, Cap méchant. Nuit à St joseph
J5 : Cascade Langevin à St Joseph Direction plaine des Sables > Nez de Bœuf, cratère Commerson Plaine des Cafres et Cité du Volcan Nuit au gîte du volcan
J6 : Randonnée au piton de la Fournaise depuis le Pas de Bellecombe (avec un guide ?) Nuit au Tampon ou à entre-deux
J7 : Entre-deux balade des cases créoles + Coteau sec Nuit à Cilaos
J8 : Cirque de Cilaos et Randonnée la Chapelle Nuit à entre-deux ou proximité
J9 : L’étang salé, Plage de sable noir, Le souffleur + Pointe de sel Nuit à St Leu ou proximité
J10 : Marché de St Leu, Kélonia / observatoire des tortues, l’Ermitage les bains (sentier de snorkeling / kayak) Nuit à St Gilles
J11 : Cascade du bassin des Aigrettes + un peu de détente Nuit à St Gilles
J12 : Cirque de Mafate, Randonnée au départ du piton Maïdo (randonnée de la glacière, 3h ?) Ou la Randonnée Roche Vert Bouteille depuis Cap Noir. Nuit à Mafate ou à st Gilles
J13 : Détente à st Gilles Nuit à st Gilles
J14 : retour à l'aéroport de St Denis.
Je suis ouvert à toutes remarques ou avis qui me permettrait de faire de mon voyage un grand moment de bonheur et de découverte. Merci d'avance :-)
Je suis en train de préparer un voyage à la réunion pour fin mai / début juin 2020. Je ne suis jamais venu sur l’ile et j’aimerai donc en découvrir un maximum sur 15 jours (sans pour autant que ce soit un voyage trop épuisant). En me documentant j’ai planifié l’itinéraire suivant, j’aimerai si possible avoir vos avis sur le cadencement (n’est-ce pas trop fatiguant de changer de logement quasiment tous les jours ?) ou toutes autres remarques qui pourraient m’être utiles J
J 1 : Arrivée aéroport St Denis - Visite de la ville Nuit à St Denis
J2 : je récupère une voiture de location via un opérateur local puis direction la cascade Niagara à Ste Suzanne + Cirque de Salazie (Randonnée des 3 cascades). Nuit à Hell-bourg
J3 : Randonnée : du Gîte de Bélouve au Trou de Fer. Nuit à St Anne
J4 : Côte sauvage, St Rose, Notre Dame des Laves, Grand brûlé, Cap méchant. Nuit à St joseph
J5 : Cascade Langevin à St Joseph Direction plaine des Sables > Nez de Bœuf, cratère Commerson Plaine des Cafres et Cité du Volcan Nuit au gîte du volcan
J6 : Randonnée au piton de la Fournaise depuis le Pas de Bellecombe (avec un guide ?) Nuit au Tampon ou à entre-deux
J7 : Entre-deux balade des cases créoles + Coteau sec Nuit à Cilaos
J8 : Cirque de Cilaos et Randonnée la Chapelle Nuit à entre-deux ou proximité
J9 : L’étang salé, Plage de sable noir, Le souffleur + Pointe de sel Nuit à St Leu ou proximité
J10 : Marché de St Leu, Kélonia / observatoire des tortues, l’Ermitage les bains (sentier de snorkeling / kayak) Nuit à St Gilles
J11 : Cascade du bassin des Aigrettes + un peu de détente Nuit à St Gilles
J12 : Cirque de Mafate, Randonnée au départ du piton Maïdo (randonnée de la glacière, 3h ?) Ou la Randonnée Roche Vert Bouteille depuis Cap Noir. Nuit à Mafate ou à st Gilles
J13 : Détente à st Gilles Nuit à st Gilles
J14 : retour à l'aéroport de St Denis.
Je suis ouvert à toutes remarques ou avis qui me permettrait de faire de mon voyage un grand moment de bonheur et de découverte. Merci d'avance :-)
Séjours de 18 jours au Québec English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars au Québec avec ma femme du 13 au 30 juin 2014, je commence à imaginer mon itinéraire.😄
Sachant que j'atterris à Montréal et qu'ensuite je souhaite passer par Québec, Le Lac St-Jean, Tadoussac et la Gaspésie, je suis preneur de vos conseils. Nous aimons beaucoup la nature, la gastronomie local que nous souhaitons découvrir, nous aimerions voir la culture Amérindienne, nous voyagerons en voiture de location (dois-je la réserver avant de partir ou c'est mieux sur place ?), je ne réserverez pas à l'avance des endroits pour dormir car je sais que c'est facile à trouver (j'ai déjà voyager au Québec en 2007 3 semaines) et je souhaite privilégier les gites chez l'habitants car j'adore rencontrer les gens. Voila des que j'aurais planifier plus ou moins l'itinéraire je vous le ferai savoir en attendant déjà vos suggestions 😉
J'ai encore une question je sais que les suisses pas besoin de visa, le passeport doit juste être valable 6 mois après le retour, mais pour les ressortissants européen (Italie) quel sont les conditions ?
Un grand merci d'avances à vous tous😉
Je pars au Québec avec ma femme du 13 au 30 juin 2014, je commence à imaginer mon itinéraire.😄
Sachant que j'atterris à Montréal et qu'ensuite je souhaite passer par Québec, Le Lac St-Jean, Tadoussac et la Gaspésie, je suis preneur de vos conseils. Nous aimons beaucoup la nature, la gastronomie local que nous souhaitons découvrir, nous aimerions voir la culture Amérindienne, nous voyagerons en voiture de location (dois-je la réserver avant de partir ou c'est mieux sur place ?), je ne réserverez pas à l'avance des endroits pour dormir car je sais que c'est facile à trouver (j'ai déjà voyager au Québec en 2007 3 semaines) et je souhaite privilégier les gites chez l'habitants car j'adore rencontrer les gens. Voila des que j'aurais planifier plus ou moins l'itinéraire je vous le ferai savoir en attendant déjà vos suggestions 😉
J'ai encore une question je sais que les suisses pas besoin de visa, le passeport doit juste être valable 6 mois après le retour, mais pour les ressortissants européen (Italie) quel sont les conditions ?
Un grand merci d'avances à vous tous😉
Gîtes sur les chemins de Saint-Jacques de Compostelle? English translation pending
Bonjour,
nous sommes 3 étudiants nous préparant à marcher sur El Camino Francès, une partie du chemin de St-Jacques de Compostelle, durant tout le mois d'août, à partir de Roncevaux.
J'aimerai néanmoins avoir les avis de personnes ayant déjà effectué ce voyage: la chaleur est-elle supportable, est-il vrai qu'on trouve des gîtes tout le long du chemin, en quoi consistent également les avantages d'être "pélerin" (même sans démarche spirituelle), etc?
Et aussi quels sont vos meilleurs souvenirs et les conseils que vous donneriez?
Merci!
nous sommes 3 étudiants nous préparant à marcher sur El Camino Francès, une partie du chemin de St-Jacques de Compostelle, durant tout le mois d'août, à partir de Roncevaux.
J'aimerai néanmoins avoir les avis de personnes ayant déjà effectué ce voyage: la chaleur est-elle supportable, est-il vrai qu'on trouve des gîtes tout le long du chemin, en quoi consistent également les avantages d'être "pélerin" (même sans démarche spirituelle), etc?
Et aussi quels sont vos meilleurs souvenirs et les conseils que vous donneriez?
Merci!
Qui part le 15 septembre 2019 sur le MSC Meraviglia (Copenhague - Saint-Pétersbourg)? English translation pending
Bonjour,
Nous allons faire cette croisière, a compter du 15 septembre 2019 Nous sommes un couple retraité ( 60 ans et plus ) sympathique et dynamique. Nous vivons en Saone et Loire. Nous aimerions rencontrer un couple avec qui sympathiser qui a prévu de faire cette croisière. Merci pour vos retours et propositions.
Nous allons faire cette croisière, a compter du 15 septembre 2019 Nous sommes un couple retraité ( 60 ans et plus ) sympathique et dynamique. Nous vivons en Saone et Loire. Nous aimerions rencontrer un couple avec qui sympathiser qui a prévu de faire cette croisière. Merci pour vos retours et propositions.
Type de sac recommandé pour une randonnée de quinze jours Le Puy - Figeac (chemin Saint-Jacques-de-Compostelle)? English translation pending
Bonjour,
Je pars les 2 premières semaines d'août sur le chemin de compostelle, du Puy en Velay à Figeac. J'ai lu qu'il fallait faire un sac d'environ 8-10 kgs (je suis une jeune femme). Ma question est un peu naïve (assez novice en rando)... mais est ce qu'un sac de 20L peut suffire? En lisant les forums à gauche à droite, j'ai l'impression que les gens prennent des sacs contenant plus... merci d'avance de vos réponses! sophie
ps: si vous avez recommandations, conseils, bons plans en tout genre (hébergement, astuces, ...) je suis preneuse de tout! :) merci!!
Je pars les 2 premières semaines d'août sur le chemin de compostelle, du Puy en Velay à Figeac. J'ai lu qu'il fallait faire un sac d'environ 8-10 kgs (je suis une jeune femme). Ma question est un peu naïve (assez novice en rando)... mais est ce qu'un sac de 20L peut suffire? En lisant les forums à gauche à droite, j'ai l'impression que les gens prennent des sacs contenant plus... merci d'avance de vos réponses! sophie
ps: si vous avez recommandations, conseils, bons plans en tout genre (hébergement, astuces, ...) je suis preneuse de tout! :) merci!!
À pied sur les pas de Stevenson (chemin de Stevenson, France) English translation pending
j'ai fait le chemin de Saint Jacques de Compostelle de Tours à Santiago, à pied avec une amie et j'envisage de faire seule le chemin de Stevenson avec un âne au mois de septembre 2008
j'aimerais avoir quelques témoignages sur ce chemin, est-il compliqué de le faire seule avec un âne, l'organisation est-il indispensable ? merci de votre aide
Le Roma pass pour le Colisée de Rome English translation pending
bonjour à tous;
Peut on me dire si le romapass fait bien toujours coupe-file pour le colisee.
merci d'avence
Gilles
Peut on me dire si le romapass fait bien toujours coupe-file pour le colisee.
merci d'avence
Gilles
D'Etretat à Paris à pied? English translation pending
Bonjour tout le monde ! Ma prochaine marche me conduira cet automne d'Etretat à Cadix via Saint Jacques de compostelle. Je cherche actuellement le meilleur itinéraire pédestre pour atteindre Paris. Il y a bien le Gr2 quippart du Havre mais y a-t-il moyen de faire plus court ? Car sur une telle distance l'esprit est plus proche du mode "pèlerinage" que randonnée et les GR ça fait pas mal de détours pour passer par des curiosités touristiques !
S'il y a carrément des connaisseurs pour des hébergements, ça m'intéresse aussi !
Salut à tous !
Gilles
Maroc en camping-car mi-janvier 2014 English translation pending
Bonjour, nous sommes un couple de retraité (61- 62 ans) de Nantes, nous pensons réserver pour le 13 janvier un départ de Saint-Nazaire vers GIGON en ferry puis Algeciras par la route et faire un grand tour du Maroc pour une période de deux à trois minimum. Nous serions heureux de rencontrer d'autres camping-caristes afin d'échanger les expériences et de faire des bouts de trajets ensemble .
Amicalement, au plaisir de se rencontrer
Gilles et Lucette
Itinéraire de deux semaines avec bébé à la Réunion English translation pending
bonjour
nous serons 2 semaines en mai à la Reunion avec notre bébé de 20 mois.
nous envisageons une semaine en location vers St Gilles et nous cherchons quel est le 2ème meilleur point de chute pour la 2ème semaine: saint pierre ? ou des chambres d'hotes en itinérant ?
que nous conseillez-vous ? sachant que nous avons envie de faire quelques ballades (maxi 3-4 h) ?
quel température fait-il en altitude ?
est-ce envisageable d'approcher le volcan en voiture ? de faire des randonnées compte tenu de l'altitude (maxi 2000 m autorisé pr bébé semble t il )
merci d'avance de votre aide pour construire notre voyage.
Boucan ou Hermitage English translation pending
Bonjour,
Nous envisageons de partir mi-mars pour un séjour "plongée-farniente-cirques" à la Réunion, et j'hésite entre choisir un logement situé à Boucan Canot ou sur la plage de l'Hermitage à St Gilles ? Quelle est la plus jolie plage ?
Quelqu'un aurait-il des infos sur les Hotels Villas du Lagon et Saint Alexis ?
Merciiiiiii.
Nous envisageons de partir mi-mars pour un séjour "plongée-farniente-cirques" à la Réunion, et j'hésite entre choisir un logement situé à Boucan Canot ou sur la plage de l'Hermitage à St Gilles ? Quelle est la plus jolie plage ?
Quelqu'un aurait-il des infos sur les Hotels Villas du Lagon et Saint Alexis ?
Merciiiiiii.
Retour en images sur 8 jours à vélo dans le pays basque English translation pending
Bonjour
Un petit retour en images sur mon petit tour au Pays Basque la semaine dernière
du 25 mars au 2 avril 2017 .
Voici un aperçu du parcours:
Samedi 25 mars : 790 km en voiture Concarneau - Ayherre
Dimanche 26 mars : 77 km Ayherre - Hasparren - Saint Palais - Mauléon - Tardets
Lundi 27 mars : 67 km Tardets - Larrau - Col Bagargui - Col Burdincurutcheta - Mendive - Saint jean pied de port
Mardi 28 mars : 78 km Saint jean pied de port - Arneguy - Col Ibagneta - Roncevaux - Garralda - Valée du Rio Irati - Aoiz - Urroz - Egüès
Mercredi 29 mars : 60 km Egüès - Pampelune - Olza - Irurzun - Lecunberri
Jeudi 30 mars : 90 km Lecunberri - Leiza - Voie verte du rio Leïtzaran - Saint Sebastien - San juan
Vendredi 31 mars : 73 km San juan - Hondarribia - Irun - Hendaye - Ciboure - Saint jean de Luz - Ascain - Saint Pée sur nivelle - Dantxarinéa - Col d Oxtondo -
Samedi 1 avril : 67 km Col d' Oxtondo - Bozate - Col d'Ispeguy - Saint Etienne de Baïgorry - Eyharce - Louhossoa - Mendionde - Bonloc - Ayherre
Dimanche 2 avril : 790 km Ayherre - Concarneau
youtu.be/eUvVl9zFtSI
Samedi 25 mars : 790 km en voiture Concarneau - Ayherre
Dimanche 26 mars : 77 km Ayherre - Hasparren - Saint Palais - Mauléon - Tardets
Lundi 27 mars : 67 km Tardets - Larrau - Col Bagargui - Col Burdincurutcheta - Mendive - Saint jean pied de port
Mardi 28 mars : 78 km Saint jean pied de port - Arneguy - Col Ibagneta - Roncevaux - Garralda - Valée du Rio Irati - Aoiz - Urroz - Egüès
Mercredi 29 mars : 60 km Egüès - Pampelune - Olza - Irurzun - Lecunberri
Jeudi 30 mars : 90 km Lecunberri - Leiza - Voie verte du rio Leïtzaran - Saint Sebastien - San juan
Vendredi 31 mars : 73 km San juan - Hondarribia - Irun - Hendaye - Ciboure - Saint jean de Luz - Ascain - Saint Pée sur nivelle - Dantxarinéa - Col d Oxtondo -
Samedi 1 avril : 67 km Col d' Oxtondo - Bozate - Col d'Ispeguy - Saint Etienne de Baïgorry - Eyharce - Louhossoa - Mendionde - Bonloc - Ayherre
Dimanche 2 avril : 790 km Ayherre - Concarneau
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