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Recherche bénévolat au Sénégal English translation pending
Bonjour, nous sommes deux étudiantes en droit ( licence en poche!) et nous aimerions partir au sénégal en fevrier et mars prochain. Souhaitant profiter de ce séjour pour mettre nos connaissances en pratique, nous recherchons une association agissant, par exemple, pour le défense des droits de l'homme. Si vous connaissez des associations travaillant dans ce domaine ou si vous avez eu la chance de vivre un expérience similaire, merci de nous répondre!
Moustiquaire et traitement contre le paludisme au sud de la Thaïlande? English translation pending
coucou tous le monde!!
petite question au sujet des moustiquaire et traitement contre le palu!!
que sa soit a phuket, koh phi phi , lanta et krabi pour milieu novembre, qu'en pensez vous pour l'achat d'une moustiquaire, d'un spray anti moustique et traitement palu? est ce que tous sa est vraiment obligatoire pour cette periode?
en sachant que déja en france , les moustiques m'adorent alors labas j'ai un peu peur.
est ce que dans tous les hotels les moustiquaires sont présente? on ma dit que le froid ne les attirent pas du tout, mais bon... peut etre pas eux mais nous en dormant sous la clim ou ventilo je pense qu'on ira mal au bout d'un moment.
voili voilou😮
Utiliser les transports en commun à Budapest English translation pending
Bonjour
Nous sommes une joyeuse bande de copains qui allons passer 3 jours à Budapest.
Nous avons choisi un hôtel très central (métro Ferenciek Tere).
Nous voulons voir le château de Buda, le pont des chaînes, le parlement, l'avenue Andrassy, la basilique St Etienne, l'église St Mathias, l'ile Marguerite, la synagogue et prendre des bains à Szechnyi et à Gelliert. Le circuit classique, quoi !
La question : est-ce que nous pouvons tout faire à pied, ou bien est-il nécessaire de prendre les transports ?
Si oui, métro et ou tramway ?
Si oui, est-ce que ça vaut vraiment le coup de prendre la Budapest card ( 25€ quand-même ! )
Merci !
Madamev75
Préparation Toulouse - Bamako par la route English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis artiste de cirque, je prévois de partir jouer mon spectacle au Mali et Burkina, je vais descendre avec un poids lourd pour le décor et un 4x4 pour le reste de l'équipe, j'ai besoin d'aide pour préparer au mieux mon voyage.
Je dois partir en reperage en janvier 2011 avec une voiture que je laisserai sur place. J'ai besoin de réponse sur le prix, le temps de descente, la sécurité, la meilleure route, les obligations ... Enfin je suis vraiment un débutant de ce genre d'expédition.
Merci d'avance
Gaetan
Merci d'avance
Gaetan
Visa pour l'Indonésie English translation pending
Bonjour
Nous partons 60 jours en indo et nous n'avons pas de visa.Entrée et depart de djakarta avec emirates. M est il possible de prendre juste un visa a l arrivée de 30 jours(mon billet d'avion est de 60 jours) aller faire un tour de 3 4 jours a singapour et revenir en indo? Peut il y avoir des problemes a l'embarquement avec Emirates , nous partons de londres.? Est il preferable d'avoir deja le billet pour singapour? Merci de vos reponses je n'ai trouvé aucune confirmation sur la possibilité de prolonger son visa sur place.
Nous partons 60 jours en indo et nous n'avons pas de visa.Entrée et depart de djakarta avec emirates. M est il possible de prendre juste un visa a l arrivée de 30 jours(mon billet d'avion est de 60 jours) aller faire un tour de 3 4 jours a singapour et revenir en indo? Peut il y avoir des problemes a l'embarquement avec Emirates , nous partons de londres.? Est il preferable d'avoir deja le billet pour singapour? Merci de vos reponses je n'ai trouvé aucune confirmation sur la possibilité de prolonger son visa sur place.
Air France pourrait déplacer son trafic Antilles à l'aéroport Charles-de-Gaulle English translation pending
A lire
... et bien sur reste au conditionnel mm si sur le fond ce transfert (pour toute ou partie des vols) a une certaine logique pour le trafic en correspondance
http://www.pros-du-tourisme.com/actualites/detail/31226/air-france-priee-de-desservir-les-antilles-de-roissy-cdg.htmlA
Toutes les boissons sont elle à volonté lors d'un vol long courrier? English translation pending
Bonjour à tous,
Voilà je prend l'avion régulièrement et je me suis toujours posée cette question : puis je demander aux hôtesses plusieurs boissons pendant un vol long courrier.
Lors des repas, je ne prends qu'une seule boisson de crainte que l'hôtesse me fasse les gros yeux 😮, mais souvent, j'ai envie de boire 2 choses différentes (exemple : un peu de vin et un jus de fruit).
Donc : puis je pour mon prochain vol (ce lundi paris-bangkok avec Etihad) demander plusieurs boissons? Ou bien je vais être fusillée du regard?
Merci d'avance de vos commentaires concernant cette question certes existentielle 😏
Merci d'avance de vos commentaires concernant cette question certes existentielle 😏
Visiter la Corse à partir d'Algajola? English translation pending
Bonjour,
Nous nous rendons en Corse à partir du 4 octobre prochain pour un séjour de 5 jours. Nous allons résider à Algajola. Dans le but d'optimiser ce voyage de découverte, nous souhaiterions connaitre les endroits à visiter en priorité ainhsi que de bonnes adresses concernant la restauration. A savoir également que nous serons véhiculés pour ce voyage.
Merci de vos conseils et remarques...
Anecdote chinoise English translation pending
Mardi 21 septembre
Une soirée chinoise
Vendredi, je dis à Mark, notre ex-associé chinois, qu'on va passer quelques jours à Guilin et aux alentours. Il me propose d'appeler un ancien copain de fac qui habite justement là-bas et pourra nous filer des tuyaux.
De retour à l'hôtel, je reçois un coup de fil de Mark, qui m'explique que son pote a eu un empêchement, mais qu'il passe à six heures à l'hôtel.
Cet après-midi, il m'appelle et me dit que le mec passera à l'hôtel à 18 heures. A moins le quart, je reçois un appel dans la chambre. Un type rigolard me dit « Coffee » et me sort un baratin en chinois. Sûrement quelqu'un qui s'est gouré de numéro. Il ne parle pas anglais. Cinq minutes après, je suis sur le point de descendre dans le hall pour attendre le type du rendez-vous et, justement, on sonne à la porte de la chambre. C'est le grand mec rigolard, qui me redit « coffee » et continue son baratin. Je saisis au passage le mot « fanyi », qui veut dire interprète. Ah, OK. Il y a un interprète en bas. Et lui, c'est donc bien le type qu'on attend. Curieux, tout de même, Mark m'avait dit qu'il parlait bien l'anglais. Peut-être que lui, c'est juste le chauffeur ?
Dans le hall, deux autres mecs nous attendent. On nous fait signe de suivre. Qu'est-ce que c'est que ce plan ? Bon, on va bien voir. Donc, on suit et on se retrouve dans un salon privé au premier étage d'un restau chic à deux pas de l'hôtel. Une grande table ronde avec de la place pour une dizaine de personnes. On nous fait asseoir. On est à quatre ou cinq là-dedans, et des serveuses versent du thé, apportent de l'alcool de riz, du vin... ça dure un bon quart d'heure. Avec Marielle, on échange des regards en coin. On est dans un dîner de mafieux, une caméra cachée pour la télé du coin ou un vrai dîner d'affaires ? Les autres causent sur leur portable. J'entends à nouveau « fanyi » dans la conversation. Oui, bon, il vient, cet interprète ? De toute évidence, il y a erreur sur la personne. Ces mecs sont là pour signer un contrat ou quelque chose comme ça. Enfin, à chaque fois que je me suis trouvé à dîner dans un salon privé comme celui-là en Chine, c'était pour du bizness.
Arrivent un ou deux autres types, deux femmes. Finalement, une troisième femme arrive. C'est l'interprète. Ouf ! On va enfin pouvoir leur expliquer qu'ils ont dû se tromper, qu'on n'est pas les Occidentaux avec qui ils vont signer le contrat. Seulement, je n'ai pas le temps d'en placer une et on me présente tout le monde. Le grand rigolard est un patron d'une grosse boîte du coin, la dame à côté est propriétaire d'un supermarché, un autre est directeur de je ne sais quoi (le type plus jeune assis à côté de lui est son chauffeur), l'autre nana est la femme du grand rigolard ; enfin, le dernier sur ma droite est patron d'un grand hôtel de la ville et en plus président du club des photographes de Guilin.
Le grand type rigolard à ma gauche lève son verre d'alcool de riz en se tournant vers nous. « Kampeï » ! Merde, ça commence déjà ! A ce moment-là, je me tourne vers l'interprète et lui explique la situation : on est de simples touristes. Effectivement, ce soir on attendait la visite de l'ami d'un ami, mais on pense qu'il y a une erreur quelque part. Après un ou deux échanges entre elle et notre « ami », il apparaît que non, il n'y a pas d'erreur. Pour confirmation, elle me demande si je suis photographe. Je suis sur le point de lui expliquer que je suis traducteur, que la photo est effectivement un de mes hobbies, mais pour faire court, je confirme. Le copain de Mark se trouve à Shanghai aujourd'hui et il n'a donc pas pu venir lui-même. D'ailleurs, on me tend justement un téléphone portable : c'est lui qui appelle. Bon, ben... nous voilà rassurés, ce n'est donc ni un dîner de mafieux ni une caméra cachée.
Il se trouve que demain, c'est la fête de l'équinoxe d'automne. Comme beaucoup de Chinois, nos hôtes se font une bouffe entre copains la veille et là, ils ont fait d'une pierre deux coups : ils en ont profité pour rendre un petit service tout en nous souhaitant – plus que dignement – la bienvenue dans leur ville !
Au milieu de la table, un grand plateau rond tournant sur lequel les serveurs déposent sans arrêt de nouveaux plats. Champignons en vinaigrette, porc, encore des champignons dans une sauce indéfinissable mais délicieuse, canard, poulet, légumes divers et parfois inconnus, « gâteaux de la lune » qu'on offre à l'occasion de la fête de l'équinoxe, pastèque, etc. Tout cela est arrosé d'un très bon vin rouge chinois léger au bouquet curieux, qui nous rappelle le Spy, une boisson à base de vin qu'on trouve en Thaïlande.
Tout en dégustant les différents mets qu'on nous apporte, on se porte fréquemment des toasts, tantôt au vin rouge, tantôt à l'alcool de riz, tantôt au jus d'orange... C'est l'occasion d'un brin de conversation avec un voisin de table.
Je discute un peu avec le patron d'hôtel président de club de photo. Il nous donne rendez vous demain à 8 heures dans le hall de l'hôtel. Il met son chauffeur – qui se trouve parler très bien l'anglais – à notre disposition pour nous faire découvrir des coins où la main du touriste standard n'a jamais mis le pied. Et dans les jours qui viennent, on va aller dans la montagne pour voir les rizières en terrasse. On se demandait justement comment y aller sans être coincé dans un groupe ni se ruiner en taxi...
A la fin, notre hôte rigolard, annonce un dernier toast. Tout le monde autour de la table lève son verre. « Kampeï » !
Et là, comme toujours en Chine, tout le monde se lève en même temps et s'en va. Au moment de sortir du restau, on se voit offrir des gâteaux de la lune dans une superbe boîte rouge et or par la dame du supermarché.
Quand Mark nous avait parlé de son pote qui viendrait nous voir à l'hôtel pour nous donner quelques tuyaux sur le coin, on s'était vu prendre un café ou dîner ensemble, mais sans plus. Là, on s'en est pris plein la vue !
Une soirée chinoise
Vendredi, je dis à Mark, notre ex-associé chinois, qu'on va passer quelques jours à Guilin et aux alentours. Il me propose d'appeler un ancien copain de fac qui habite justement là-bas et pourra nous filer des tuyaux.
De retour à l'hôtel, je reçois un coup de fil de Mark, qui m'explique que son pote a eu un empêchement, mais qu'il passe à six heures à l'hôtel.
Cet après-midi, il m'appelle et me dit que le mec passera à l'hôtel à 18 heures. A moins le quart, je reçois un appel dans la chambre. Un type rigolard me dit « Coffee » et me sort un baratin en chinois. Sûrement quelqu'un qui s'est gouré de numéro. Il ne parle pas anglais. Cinq minutes après, je suis sur le point de descendre dans le hall pour attendre le type du rendez-vous et, justement, on sonne à la porte de la chambre. C'est le grand mec rigolard, qui me redit « coffee » et continue son baratin. Je saisis au passage le mot « fanyi », qui veut dire interprète. Ah, OK. Il y a un interprète en bas. Et lui, c'est donc bien le type qu'on attend. Curieux, tout de même, Mark m'avait dit qu'il parlait bien l'anglais. Peut-être que lui, c'est juste le chauffeur ?
Dans le hall, deux autres mecs nous attendent. On nous fait signe de suivre. Qu'est-ce que c'est que ce plan ? Bon, on va bien voir. Donc, on suit et on se retrouve dans un salon privé au premier étage d'un restau chic à deux pas de l'hôtel. Une grande table ronde avec de la place pour une dizaine de personnes. On nous fait asseoir. On est à quatre ou cinq là-dedans, et des serveuses versent du thé, apportent de l'alcool de riz, du vin... ça dure un bon quart d'heure. Avec Marielle, on échange des regards en coin. On est dans un dîner de mafieux, une caméra cachée pour la télé du coin ou un vrai dîner d'affaires ? Les autres causent sur leur portable. J'entends à nouveau « fanyi » dans la conversation. Oui, bon, il vient, cet interprète ? De toute évidence, il y a erreur sur la personne. Ces mecs sont là pour signer un contrat ou quelque chose comme ça. Enfin, à chaque fois que je me suis trouvé à dîner dans un salon privé comme celui-là en Chine, c'était pour du bizness.
Arrivent un ou deux autres types, deux femmes. Finalement, une troisième femme arrive. C'est l'interprète. Ouf ! On va enfin pouvoir leur expliquer qu'ils ont dû se tromper, qu'on n'est pas les Occidentaux avec qui ils vont signer le contrat. Seulement, je n'ai pas le temps d'en placer une et on me présente tout le monde. Le grand rigolard est un patron d'une grosse boîte du coin, la dame à côté est propriétaire d'un supermarché, un autre est directeur de je ne sais quoi (le type plus jeune assis à côté de lui est son chauffeur), l'autre nana est la femme du grand rigolard ; enfin, le dernier sur ma droite est patron d'un grand hôtel de la ville et en plus président du club des photographes de Guilin.
Le grand type rigolard à ma gauche lève son verre d'alcool de riz en se tournant vers nous. « Kampeï » ! Merde, ça commence déjà ! A ce moment-là, je me tourne vers l'interprète et lui explique la situation : on est de simples touristes. Effectivement, ce soir on attendait la visite de l'ami d'un ami, mais on pense qu'il y a une erreur quelque part. Après un ou deux échanges entre elle et notre « ami », il apparaît que non, il n'y a pas d'erreur. Pour confirmation, elle me demande si je suis photographe. Je suis sur le point de lui expliquer que je suis traducteur, que la photo est effectivement un de mes hobbies, mais pour faire court, je confirme. Le copain de Mark se trouve à Shanghai aujourd'hui et il n'a donc pas pu venir lui-même. D'ailleurs, on me tend justement un téléphone portable : c'est lui qui appelle. Bon, ben... nous voilà rassurés, ce n'est donc ni un dîner de mafieux ni une caméra cachée.
Il se trouve que demain, c'est la fête de l'équinoxe d'automne. Comme beaucoup de Chinois, nos hôtes se font une bouffe entre copains la veille et là, ils ont fait d'une pierre deux coups : ils en ont profité pour rendre un petit service tout en nous souhaitant – plus que dignement – la bienvenue dans leur ville !
Au milieu de la table, un grand plateau rond tournant sur lequel les serveurs déposent sans arrêt de nouveaux plats. Champignons en vinaigrette, porc, encore des champignons dans une sauce indéfinissable mais délicieuse, canard, poulet, légumes divers et parfois inconnus, « gâteaux de la lune » qu'on offre à l'occasion de la fête de l'équinoxe, pastèque, etc. Tout cela est arrosé d'un très bon vin rouge chinois léger au bouquet curieux, qui nous rappelle le Spy, une boisson à base de vin qu'on trouve en Thaïlande.
Tout en dégustant les différents mets qu'on nous apporte, on se porte fréquemment des toasts, tantôt au vin rouge, tantôt à l'alcool de riz, tantôt au jus d'orange... C'est l'occasion d'un brin de conversation avec un voisin de table.
Je discute un peu avec le patron d'hôtel président de club de photo. Il nous donne rendez vous demain à 8 heures dans le hall de l'hôtel. Il met son chauffeur – qui se trouve parler très bien l'anglais – à notre disposition pour nous faire découvrir des coins où la main du touriste standard n'a jamais mis le pied. Et dans les jours qui viennent, on va aller dans la montagne pour voir les rizières en terrasse. On se demandait justement comment y aller sans être coincé dans un groupe ni se ruiner en taxi...
A la fin, notre hôte rigolard, annonce un dernier toast. Tout le monde autour de la table lève son verre. « Kampeï » !
Et là, comme toujours en Chine, tout le monde se lève en même temps et s'en va. Au moment de sortir du restau, on se voit offrir des gâteaux de la lune dans une superbe boîte rouge et or par la dame du supermarché.
Quand Mark nous avait parlé de son pote qui viendrait nous voir à l'hôtel pour nous donner quelques tuyaux sur le coin, on s'était vu prendre un café ou dîner ensemble, mais sans plus. Là, on s'en est pris plein la vue !
Vivre à Washington, DC English translation pending
bonjour,
dans le cadre d'une expatriation de mon chéri à Washington DC, il est probable que nous devions emménager là-bas très très vite. ° connaissez-vous cette ville? ° les "bons endroits" pour y habiter, dans le sens de "les plus sympas" et "les moins chers"! ° quel est le prix d'une location d'un appartement? d'une maison? est-ce que la coloc est quelque chose qui se fait? ° la vie est-elle vraiment plus chère que chez nous? (j'habite à Paris...)
mouais, mes questions sont aussi vagues que le projet au jour d'aujourd'hui mais bon...si vous pouviez m'aider, au moins pour avoir une idée du lieu, des prix, etc...je vous en remercie par avance!
bons voyages à tous, isabelle
dans le cadre d'une expatriation de mon chéri à Washington DC, il est probable que nous devions emménager là-bas très très vite. ° connaissez-vous cette ville? ° les "bons endroits" pour y habiter, dans le sens de "les plus sympas" et "les moins chers"! ° quel est le prix d'une location d'un appartement? d'une maison? est-ce que la coloc est quelque chose qui se fait? ° la vie est-elle vraiment plus chère que chez nous? (j'habite à Paris...)
mouais, mes questions sont aussi vagues que le projet au jour d'aujourd'hui mais bon...si vous pouviez m'aider, au moins pour avoir une idée du lieu, des prix, etc...je vous en remercie par avance!
bons voyages à tous, isabelle
Situation au Mali en septembre 2010? English translation pending
Bonjour tout le monde!
je m'apprête à partir au Mali dans moins de deux semaines. Je dois me rendre à Hombori, entre Mopti et Gao, j'ai un projet là-bas. mais voilà, avec les infos, et l'état d'alerte déclaré par le président, c'est un peu la panique... je ne sais pas très bien qui croire, entre les médias parano, et la panique générale... est-ce que quelqu'un est sur place et pourrait me donner quelques infos sur comment ça se passe là-bas? Est-ce que la situation à Hombori est encore assez stable? Ou si quelqu'un connaît un site, ou des personnes que je pourrais contacter pour en savoir plus:-) Voilà, merci beaucoup!!!
je m'apprête à partir au Mali dans moins de deux semaines. Je dois me rendre à Hombori, entre Mopti et Gao, j'ai un projet là-bas. mais voilà, avec les infos, et l'état d'alerte déclaré par le président, c'est un peu la panique... je ne sais pas très bien qui croire, entre les médias parano, et la panique générale... est-ce que quelqu'un est sur place et pourrait me donner quelques infos sur comment ça se passe là-bas? Est-ce que la situation à Hombori est encore assez stable? Ou si quelqu'un connaît un site, ou des personnes que je pourrais contacter pour en savoir plus:-) Voilà, merci beaucoup!!!
Tulum - Caye Caulker: stop à Belize City ou Chetumal? English translation pending
Bonjour,
je suis en train de construire notre itinéraire pour janvier 2011 : 3 semaines entre Mexique, Belize et Guatemala
Je me pose une question sur le trajet Tulum - Caye Caulker. Je pensai le faire en deux jours : - soit Tulum - Chetumal puis Chetumal - CC - soit Tulum - Beliez City puis Belize City - CC
- Chetumal mérite une halte ? - Et Belize city ? - Il y a des bateaux pour CC jusqu'à quelle heure ?
Merci !
Je me pose une question sur le trajet Tulum - Caye Caulker. Je pensai le faire en deux jours : - soit Tulum - Chetumal puis Chetumal - CC - soit Tulum - Beliez City puis Belize City - CC
- Chetumal mérite une halte ? - Et Belize city ? - Il y a des bateaux pour CC jusqu'à quelle heure ?
Merci !
Comment rallier Marrakech à Essaouira? English translation pending
on sort le mercredi 22 sept de l 'aéroport de marrakech vers 19 h et on souhaite rallier essaouira dans la soirée, y a t il des bus ou des grands taxis ( tarif ) . Ils se prennent où. Si on est obligé de prendre un taxi à quel prix faut il s'attendre? on est 2. Pour le retour le samedi 25 sur marrakech on rentrera en bus, quelle cie est conseillée , où prendre le bus et les billets, combien de temps pour le trajet, faut il prendre les billets à l'avance
merci pour votre aide
Hôtel Viva Dominicus Beach ou Palace? English translation pending
Je commence à faire mes recherches pour un voyage fin Janvier 2011.
Nous voyagerons en famille avec notre fils de 7 ans et grand-maman.
Je cherche un endroit où il fera chaud et où l´apnée est possible directement de la plage.
Alors m´est venue l´idée de Bayahibe. En regardant ce qui est disponible, selon ce que notre budget nous permet, il y a le Viva dominicus Beach et le Viva Dominicus Palace.
Quoi en penser? Lequel choisir?
Je sais qu´il s´agit en fait d´un hôtel divisé en deux. Le beach coté 3 1/2* et le Palace 4*.
Ce qui m´attire du beach ce sont les petits bungalow. Il parait que les installations (pas les chambres) on été rénovés et que c´est très joli.
Ce qui m´attire du Palace, la tranquilité et le fait que c´est un 4* et que c´ets plus petit.
Mais 1- Qu´est-ce qui fait que le beach est 3 1/2* et le palace est 4* ? 2- Est-ce si bruyant au beach? À la plage est-ce qu´il y a moyen de trouver un endroit plus tranquille?
Merci de m´aider N´hésiter pas si vous avez d´autres suggestions
Mais 1- Qu´est-ce qui fait que le beach est 3 1/2* et le palace est 4* ? 2- Est-ce si bruyant au beach? À la plage est-ce qu´il y a moyen de trouver un endroit plus tranquille?
Merci de m´aider N´hésiter pas si vous avez d´autres suggestions
Retour de l'hôtel Mélia Las Antilllas (30 août-7septembre 2010) English translation pending
Voici un petit résumé de mon séjour a l hotel du 30 aout au 7 septembre 2010
Accueil: Tres bien et bon service. Rien a dire de négatif sur cela.
Hôtel: Un peu désuet et aurait besoin de rafraichissement (peinture et menus travaux), par contre il commencait quand nous sommes partis a changer les meubles dans le lobby et avait arrangé la fontaine dehors qui ne fonctionnait pas depuis un bon moment. Et en ce qui concerne la propreté il n y a rien a redire au contraire!! Par contre le lobby est TRES petit pour accueillir bcp de monde en meme temps.
Pour ceux qui aiment le café, il faut savoir qu il n y a pas de cafetieres dans les chambres sauf au 5e étage ou nous étions. Grace a notre carte Melia nous avons eu droit a une chambre supérieure située au 5ieme avec vue sur mer et check out a 16:00 au lieu de midi. Sans cette carte, nous aurions eu une chambre suite junior au 3ieme.
Buffet: Dans le tres ordinaire, pas de variété et pour etre franc, c est le pire que j ai fait a varadero, et cela sans parler des oiseaux qui se promenent dans les gateaux et qui chient dans nos assiettes, et cela meme si c est un buffet a aire fermé!!!!!!!!En ce qui concerne les restos a la carte nous n y sommes pas allé alors pas de commentaires.
Complexe hotelier en général: Tres beau site, végétation dense a la maturité, par contre qq trous ici et la dans le ciment, faut etre vigilant et surtout quand on passe sur les petits ponts en ciment qui sont tres glissants et tres en pente surtout. Belle piscine bien entretenue, bar a la portée et petit snack bar. Par contre les lagunes qui entourent la piscine, dégagent une odeur tres désagréable et dégueulasse a certain moments de la journée. Pauvres petits poissons et les 2 requins nourrices qui y vivent.
Plage: Il faut faire attention aux ponts en bois que l on doit emprunter pour se rendre a la plage, car qq planches ont tendances a casser sous le poids des gens. Juste avant d arriver a la plage il y a un petit bar qui ouvre a 10 heures, et vous arrivez a la plage qui est tres tres belle. Bien entretenue a chaque matin, et sans roches et sans détritus qui la longe. Pour ceux qui aiment marcher, vous allez etre servie des 2 cotés de la plage. Par contre apres 9 heures, oubliez les palapas, il faut arriver tres tot ou bien aller les réserver en échange de 1 peso au cubain qui nous attentent impatiemment chaque matin.
C'était mes commentaires en général, merci 😎
Accueil: Tres bien et bon service. Rien a dire de négatif sur cela.
Hôtel: Un peu désuet et aurait besoin de rafraichissement (peinture et menus travaux), par contre il commencait quand nous sommes partis a changer les meubles dans le lobby et avait arrangé la fontaine dehors qui ne fonctionnait pas depuis un bon moment. Et en ce qui concerne la propreté il n y a rien a redire au contraire!! Par contre le lobby est TRES petit pour accueillir bcp de monde en meme temps.
Pour ceux qui aiment le café, il faut savoir qu il n y a pas de cafetieres dans les chambres sauf au 5e étage ou nous étions. Grace a notre carte Melia nous avons eu droit a une chambre supérieure située au 5ieme avec vue sur mer et check out a 16:00 au lieu de midi. Sans cette carte, nous aurions eu une chambre suite junior au 3ieme.
Buffet: Dans le tres ordinaire, pas de variété et pour etre franc, c est le pire que j ai fait a varadero, et cela sans parler des oiseaux qui se promenent dans les gateaux et qui chient dans nos assiettes, et cela meme si c est un buffet a aire fermé!!!!!!!!En ce qui concerne les restos a la carte nous n y sommes pas allé alors pas de commentaires.
Complexe hotelier en général: Tres beau site, végétation dense a la maturité, par contre qq trous ici et la dans le ciment, faut etre vigilant et surtout quand on passe sur les petits ponts en ciment qui sont tres glissants et tres en pente surtout. Belle piscine bien entretenue, bar a la portée et petit snack bar. Par contre les lagunes qui entourent la piscine, dégagent une odeur tres désagréable et dégueulasse a certain moments de la journée. Pauvres petits poissons et les 2 requins nourrices qui y vivent.
Plage: Il faut faire attention aux ponts en bois que l on doit emprunter pour se rendre a la plage, car qq planches ont tendances a casser sous le poids des gens. Juste avant d arriver a la plage il y a un petit bar qui ouvre a 10 heures, et vous arrivez a la plage qui est tres tres belle. Bien entretenue a chaque matin, et sans roches et sans détritus qui la longe. Pour ceux qui aiment marcher, vous allez etre servie des 2 cotés de la plage. Par contre apres 9 heures, oubliez les palapas, il faut arriver tres tot ou bien aller les réserver en échange de 1 peso au cubain qui nous attentent impatiemment chaque matin.
C'était mes commentaires en général, merci 😎
Voyage au Pérou de deux semaines pour un premier voyage? English translation pending
Bonjour à tous et à toutes,
Je souhaiterai pouvoir réaliser mon premier vrai voyage cette année au mois d'octobre. Il ne me reste que deux semaines de vacance pour pouvoir ce séjour. Je suis actuellement tenté par deux destinations pour ce premier voyage (que je ferai seul), le Pérou et Bali (avec une à deux journée à Kuala Lumpur). Je m'aperçois au travers des différents témoignages de ce forum qu'il me sera difficile de faire le pérou en seulement deux semaines.
Je souhaiterai donc avoir votre avis, devrais-je abandonner mon projet pour le pérou et plutot tenter l'aventure en Indonésie ? Et peut-être reporter à l'année prochaine quand j'aurai plus de temps ?
Merci d'avance pour vos conseils et vos suggestions. Je suis novice donc je prends tous ce que vous avez à me proposer.
Sincères salutations.
Je souhaiterai pouvoir réaliser mon premier vrai voyage cette année au mois d'octobre. Il ne me reste que deux semaines de vacance pour pouvoir ce séjour. Je suis actuellement tenté par deux destinations pour ce premier voyage (que je ferai seul), le Pérou et Bali (avec une à deux journée à Kuala Lumpur). Je m'aperçois au travers des différents témoignages de ce forum qu'il me sera difficile de faire le pérou en seulement deux semaines.
Je souhaiterai donc avoir votre avis, devrais-je abandonner mon projet pour le pérou et plutot tenter l'aventure en Indonésie ? Et peut-être reporter à l'année prochaine quand j'aurai plus de temps ?
Merci d'avance pour vos conseils et vos suggestions. Je suis novice donc je prends tous ce que vous avez à me proposer.
Sincères salutations.
Achat camping car USA puis revente Amérique du sud English translation pending
Bonjour,
Nous sommes une petite famille, nous venons de poser 8 mois sabbatique de janvier à aout 2011 pour visiter l'amérique du nord, centrale et du sud!
Nous pensons, vu les difficultés pour trouver un camping car en Amérique du Sud, acheter un camping car aux états-unis (vers le sud) descendre en amérique du sud (pendant 5 mois) puis essayer de le revendre en argentine ou brésil vers mai 2011. Est ce qu'il est faisable de vendre un camping car américain en argentine ou brésil ? Savez vous quelles sont les démarches? Nous allons ensuite essayer de remonter en avion au canada pour faire les parcs nationaux et voir si on rachete un camping car ou si on en loue un ou si on finit sous la tente (budget serré oblige).
Si vous avez des infos, merci!! A+ Elise
Nous sommes une petite famille, nous venons de poser 8 mois sabbatique de janvier à aout 2011 pour visiter l'amérique du nord, centrale et du sud!
Nous pensons, vu les difficultés pour trouver un camping car en Amérique du Sud, acheter un camping car aux états-unis (vers le sud) descendre en amérique du sud (pendant 5 mois) puis essayer de le revendre en argentine ou brésil vers mai 2011. Est ce qu'il est faisable de vendre un camping car américain en argentine ou brésil ? Savez vous quelles sont les démarches? Nous allons ensuite essayer de remonter en avion au canada pour faire les parcs nationaux et voir si on rachete un camping car ou si on en loue un ou si on finit sous la tente (budget serré oblige).
Si vous avez des infos, merci!! A+ Elise
Croisière "Magique Mediterranée" sur le Costa Pacifica? English translation pending
Bonsoir
Peut-on mettre une bouteille de whisky dans la valise sans risque qu'elle soit détecté lors de l'embarquement et qu'elle soit confisquée. L'alcool est parait-il très cher à bord
Peut-on mettre une bouteille de whisky dans la valise sans risque qu'elle soit détecté lors de l'embarquement et qu'elle soit confisquée. L'alcool est parait-il très cher à bord
Malaysian Airlines dans Skyteam? English translation pending
Malaysian Airlines est prête à intégrer une Alliance. Elle pencherait pour Skyteam, ce qui serait une bonne nouvelle.
A confirmer... ou infirmer dans les mois à venir !
"Malaysian Airline System Bhd, the national carrier, is open to joining a global airline alliance and believes closer cooperation with SkyTeam members would be “beneficial, ” Chief Executive Officer Tengku Azmil Zahruddin said in an email to Bloomberg today.
Members of the Skyteam aviation alliance include Delta Air Lines Inc. and Air France-KLM. “We are able to offer SkyTeam a major hub in Asia, ” Tengku Azmil said. -- Bloomberg"
"Malaysian Airline System Bhd, the national carrier, is open to joining a global airline alliance and believes closer cooperation with SkyTeam members would be “beneficial, ” Chief Executive Officer Tengku Azmil Zahruddin said in an email to Bloomberg today.
Members of the Skyteam aviation alliance include Delta Air Lines Inc. and Air France-KLM. “We are able to offer SkyTeam a major hub in Asia, ” Tengku Azmil said. -- Bloomberg"
Croisière en juin 2011 sur le Costa Pacifica "Islande et Nord Extrême" English translation pending
Bonjour à tous,
Voilà je suis une p'tite nouvelle sur le site qui me semble bien agréable et convivial !!! L'année prochaine j'ai 40 ans 🤪 , bon ça c'est pas terrible ! Et ma fille aura 11 ans (déjà 😮). Bref, avant que celle-ci ne soit scotchée à ses SMS et autres MP3 et ne s'émerveille que devant son écran en tapotant sur MSN 😉 ... en clair que rien ne l'émerveille pendant quelques temps... J'ai choisi de voyager avec elle sur une destination et une formule privilégiée. En juin 2011 nous partons pour une Croisière sur le Costa Pacifica pour la croisière nommée " Islande et Nord Extrême " - 18 jours 17 nuits - Pont 1 - cabine extérieure. (négocié 6020 euros sur la Centrale de Réservation des croisières avec "Pauline"... super sympa et compétente !) C'est ma première croisière (et mon premier séjour à l'étranger 😊 ) et je pars seule avec ma fille de 11 ans. Je souhaite échanger avec des personnes qui ont déjà fait cette croisière et partager leurs expériences. Les questions foisonnent : - Le pont 1 n'est t'il pas trop bruyant (on me dit que sur ce bateau de 2009 il n'y a aucun souci) - Les excursions (lesquelles sont à privilégier, lesquelles sont "très très sportives", faut il les réserver plutôt que de le faire à bord ?... sont elles au même prix partout ou je peux "fouiner ici et là" pour comparer et souscrire... l'agence ne s occupe pas de ces réservations) - Le cout réel... à bord et autres... du genre les p'tites surprises auxquelles on ne s'attendait pas !!! 😮 - Les astuces 😉 - Petit détail (il y a t'il une prise dans la cabine ?)
BREF......J'AI BESOIN DE VOUS TOUS ET TOUTES ET DE VOS PRECIEUSES EXPERIENCES !!!
MERCI A TOUS !!!
Voilà je suis une p'tite nouvelle sur le site qui me semble bien agréable et convivial !!! L'année prochaine j'ai 40 ans 🤪 , bon ça c'est pas terrible ! Et ma fille aura 11 ans (déjà 😮). Bref, avant que celle-ci ne soit scotchée à ses SMS et autres MP3 et ne s'émerveille que devant son écran en tapotant sur MSN 😉 ... en clair que rien ne l'émerveille pendant quelques temps... J'ai choisi de voyager avec elle sur une destination et une formule privilégiée. En juin 2011 nous partons pour une Croisière sur le Costa Pacifica pour la croisière nommée " Islande et Nord Extrême " - 18 jours 17 nuits - Pont 1 - cabine extérieure. (négocié 6020 euros sur la Centrale de Réservation des croisières avec "Pauline"... super sympa et compétente !) C'est ma première croisière (et mon premier séjour à l'étranger 😊 ) et je pars seule avec ma fille de 11 ans. Je souhaite échanger avec des personnes qui ont déjà fait cette croisière et partager leurs expériences. Les questions foisonnent : - Le pont 1 n'est t'il pas trop bruyant (on me dit que sur ce bateau de 2009 il n'y a aucun souci) - Les excursions (lesquelles sont à privilégier, lesquelles sont "très très sportives", faut il les réserver plutôt que de le faire à bord ?... sont elles au même prix partout ou je peux "fouiner ici et là" pour comparer et souscrire... l'agence ne s occupe pas de ces réservations) - Le cout réel... à bord et autres... du genre les p'tites surprises auxquelles on ne s'attendait pas !!! 😮 - Les astuces 😉 - Petit détail (il y a t'il une prise dans la cabine ?)
BREF......J'AI BESOIN DE VOUS TOUS ET TOUTES ET DE VOS PRECIEUSES EXPERIENCES !!!
MERCI A TOUS !!!
Mutation à la Réunion English translation pending
Bonjour,
Mon mari sapeur pompier 48 ans va permuter à la réunion à saint louis début 2011 pour 4 à 5 ans minimum, moi, je ne travaille pas pour l'instant.
Nous avons une maison à Béziers et la personne à saint louis avec peut-être possibilité d'échange au moins la première année.
Que faut-il emmener, vêtements, meubles, voiture etc... ?
Que doit-on laisser ?
Combien coute un container ? et comment cela se passe ?
J'ai un chat qui a 11 ans et que je veux prendre avec moi en cabine, il est très caractériel, chez nous il ne sort jamais car il a eut un accident à une patte (j'y tiens beaucoup).
C'est possible et quelles sont les conditions de vie d'un chat légèrement handicapé la bas ?
J'aimerai avoir toutes vos expérience sur recommencer une nouvelle vie la bas car j'avoue je flippe un peu 🤪
J'ai des questions "stupides" comme "internet + tél illimité métropole", la TV, les soins médicaux, quelles démarche à faire ?
La vie chère oui mais pour quelle type de produits ?
Merci à vous tous de vos expériences et témoignages.
Retour d'une croisière sur le MSC Lirica en août 2010 English translation pending
De retour de croisière en méditérrannée - TOULON -GENES-AJACCIO-ROME-SALERNE-TUNIS-PALMA. sur le LIRICA. 2 adultes -2 enfants 7 et 14 ans
Croisière plaisante mais trop d'italiens bruyants et sans manières. pour connaitre ou embarquer a toulon téléphoner à la chambre de commerce de toulon, car le plus souvent le bateau part de la Seyne sur Mer.
prestations très correctes- personnel serviable et disponible ne connaissant pas trop le francais, donc notions d'italien et surtout d'anglais necessaires.
les escales : Gènes : Ville que l'on croyait sans intérêt qui nous a surpris par sa richesse en palais- et batiments magnifiques et son joili centre historique. avons fait un tour en Bus jaune panoramique (10 euros adultes et 5 enfants, mais avons négocié la gratuité pour les deux enfants sans problèmes), ensuite balade a pieds très sympa.
Ajaccio - avons pris un bus ( 12 e et 6e )pour les apercus de la ville qui nous a mené aux alentours des iles sanguinaires. intérêt moyen sauf pour la vue de la cote avec ses eaux turquoises et passage devant le monument de napoleon. ensuite rue piétonne assez sympa.
Rome- sortie du port en bus - marche environ 500 m pour la gare - vous pouvez acheter les tickets au marchand de journaux dans la gare -avons pris le train 9 euros/ pers A/R ( civettavecchia-rome). descendre a la station St Pierre cela vous évitera de prendre le metro et de perdre 20 mm depuis Termini. (TRAIN-METRO-BUS = même ticket). attention au retour bien regarder les horaires de train, le bateau n'attend pas.
Salerne : avons pris un pack excursion pour Pompei - avons eu un guide qui adorait son travail donc cela a été très bien- 3 heures dans le site et ensuite visite de l'usine de bijoux et de la boutique. prevoir 50 e par adultes et 35 par enfants.
Tunis - TAXIS a la sortie du port 60 euros pour 4- meddina et sidi bousaid avons eu chauffeur sympa qui nous a mené pour le même prix à la nouvelle mosquée de TUNIS et a Carthage. Attention à tunis aux prétendues personnes travaillant sur le LIRICA qui vous interpellent dans la rue et qui vous emmenent dans des soi disant coopératives et négocient pour vous des bons prix - arnaques assurées. si vous le pouvez ayez des Dinhars car les prix en euros (monnaie qu'ils préfèrent) sont arrondis très en dessus du cours ( 1 euro = 1.8 dinhars).
Palma - à la sortie du port prendre la Ligne 1 pour 1.25 euros par personnes- aller voir la cathédrale et flanner dans la vielle ville - très sympa.
vous trouverez des plans de la ville dans le hall d'embarquement du port à droite en entrant il y a un point info.
si vous voulez de la parfumerie, entrez dans les boutiques et comparez avec les prix du bateau déja moins chers .( certain parfums a motié prix par rapport a la france).
en conclusion croisière agréable, pour ceux qui le souhaitent les animations sur le bateau remplissent les journées.le club enfant prend en charge les petits et les occupent une bonne partie de la journée voire les soirées si vous le souhaitez.
si l'on vous propose le massage Balinais et l'entrée au Spa (sauna-hamman-espace relaxation) pour la semaine -pour 49 euros tentez l'expérience détente assurée. prix normal de la prestation 70 euros pour le massage et 10 euros de l'heure pour le spa.
Sur le bateau il n'y a pas d'argent qui circule, chaque membre de la famille a une carte nominative avec l'empreinte de la carte bleue qui est prise le premier jour, et toutes les dépenses sont créditées au fur et a mesure. Gardez les tickets des dépenses et en cours de croisière demandez un précompte à l'accueuil afin de vérifier.(il y a des promotions tous les jours sur le prix des consommations, mais certains serveurs ne font pas attention et vous facturent le prix fort). si il y a erreur, allez a l'accueuil, expliquez, et ils rajustent. Voilà pour le compte rendu, si vous voulez des précisions demandez, et bonne croisière aux futurs embarqués.
Température et vent fin octobre-debut novembre à Blue Bay? (Île Maurice) English translation pending
bonjour,
quel est le climat ressenti à blue bay fin oct debut nov.
merci!
Problème de batterie auxiliaire qui ne se charge pas assez dans un fourgon aménagé English translation pending
Bonjour
J'ai une question pour les éventuels bricoleurs ayant aménagé leur fourgon nomade, ou tout initié qui saurait voir où se situe notre problème : Nous avons installé une batterie auxiliaire pour alimenter un frigo (compression, 50 W), la pompe du robinet d'eau et à l'occasion quelques chargeurs électroniques. Elle est branchée avec un coupleur/séparateur, le matériel est neuf, c'est mon mari qui a fait le branchement en se référant à diverses sources sur internet + la notice des-dits engins, et il me soutient que les branchements sont bons et que "normalement, ça devrait marcher !!".
Or, le fait est que ça ne marche pas vraiment comme ça devrait (parait qu'on doit avoir au moins 24 heures d'autonomie sans rouler, au moins au niveau de l'alimentation du frigo) : - lorsque le moteur tourne : la batterie moteur se charge, ainsi que la batterie auxiliaire, et tout fonctionne pendant une dizaine de minutes. Passé ce laps de temps, la batterie auxiliaire se coupe, et plus de jus... quelques temps après (environ 10 minutes, 1/4 d'heure) la batterie auxiliaire redémarre pour une dizaine de minutes... - à l'arrêt : même alternance de cycle jus/plus de jus, jusqu'à-ce que la batterie moteur soit trop faible - je suppose - pour que l'auxiliaire se recharge dessus (ce qu'elle fait pendant les pauses, j'imagine) : à ce moment là je soupçonne que le coupleur joue son rôle en conservant à la batterie moteur juste assez de jus pour redémarrer, et donc n'alimente plus l'auxiliaire.
Plus on a roulé, et donc mieux la batterie moteur est chargée, plus longtemps dure l'alternance de charges/pauses à l'arrêt, mais ça dépasse rarement quelques heures.
Bref, on, sèche, et on a grand besoin de l'aide de personnes plus compétentes que nous en la matière...
Merci d'avance pour tout conseil ou idée !
Anne
J'ai une question pour les éventuels bricoleurs ayant aménagé leur fourgon nomade, ou tout initié qui saurait voir où se situe notre problème : Nous avons installé une batterie auxiliaire pour alimenter un frigo (compression, 50 W), la pompe du robinet d'eau et à l'occasion quelques chargeurs électroniques. Elle est branchée avec un coupleur/séparateur, le matériel est neuf, c'est mon mari qui a fait le branchement en se référant à diverses sources sur internet + la notice des-dits engins, et il me soutient que les branchements sont bons et que "normalement, ça devrait marcher !!".
Or, le fait est que ça ne marche pas vraiment comme ça devrait (parait qu'on doit avoir au moins 24 heures d'autonomie sans rouler, au moins au niveau de l'alimentation du frigo) : - lorsque le moteur tourne : la batterie moteur se charge, ainsi que la batterie auxiliaire, et tout fonctionne pendant une dizaine de minutes. Passé ce laps de temps, la batterie auxiliaire se coupe, et plus de jus... quelques temps après (environ 10 minutes, 1/4 d'heure) la batterie auxiliaire redémarre pour une dizaine de minutes... - à l'arrêt : même alternance de cycle jus/plus de jus, jusqu'à-ce que la batterie moteur soit trop faible - je suppose - pour que l'auxiliaire se recharge dessus (ce qu'elle fait pendant les pauses, j'imagine) : à ce moment là je soupçonne que le coupleur joue son rôle en conservant à la batterie moteur juste assez de jus pour redémarrer, et donc n'alimente plus l'auxiliaire.
Plus on a roulé, et donc mieux la batterie moteur est chargée, plus longtemps dure l'alternance de charges/pauses à l'arrêt, mais ça dépasse rarement quelques heures.
Bref, on, sèche, et on a grand besoin de l'aide de personnes plus compétentes que nous en la matière...
Merci d'avance pour tout conseil ou idée !
Anne
Retour de Chine English translation pending
Bonjour le forum,
nous revenons d'un voyage de 16 jours en Chine, un pays FABULEUX. Nous avons été particulièrement séduits par la diversité des sites, des paysages et par l'ambiance générale. la visite des temples n'est pas du tout répétitives et l'atmosphère qui y règne est indescriptible, c'est à vivre tout simplement.
Nous avons passé 4 jours à Pékin, c'est vraiment un minimum mais ça suffit pour les incontournables :
Jour 1) : Parc Houhai (gratuit) et Béhai le matin (très reposant après les 10 h d'avion), l'aprés midi, temple de Confucius et des Lamas (à faire dans cet ordre)
Jour2) : Le palais d'été, rentrer par la porte de l'Est (métro Xiyuan ligne 4), longer le lac sur la gauche, emprunter le pont aux 17 arches et prendre un ferry pour rejoindre le bateau en marbre de l'autre côté du lac, de là continuer la visite et ressortir par la porte Nord(très proche du métro Beigongmen)
jour 3) : Le temple du ciel le matin (métro Tiantan Dongmen) et place Tian' anmen + Hutong l'aprés midi
Jour 4) : La cité interdite, ne pas oublier de monter sur la porte Tian'an à l'entrée, la vue sur la place Tian'anmen permet d'en mesurer vraiment l'étendue.
Voilà pour Pékin, 4 jours bien remplis.
A savoir : - le métro est super clean et très bien renseigné en anglais, pas cher 2y le ticket. - le taxi coûte 10 y de prise en charge + 2 y à partir du 3èm kilomètres (vérifier que le compteur est en marche, ne pas accepter un "forfait") Se munir de l'adrese en chinois ET d'un plan du quartier où on veut se rendre écrit EN CHINOIS. - Les vélos taxis sont plus chers et marche au forfait, toujours se mettre bien d'accord sur le prix de la course AVANT de partir.
Aprés pékin : La GM, Chengde, Datong, pingyao, Xi'an, Guilin, Yangshuo et....retour Via Canton.
L'ensemble des photos est ICI ( http://besnier.m.pagesperso-orange.fr/chine2010.htm )
A votre disposition si vous avez des questions. @+
Nous avons passé 4 jours à Pékin, c'est vraiment un minimum mais ça suffit pour les incontournables :
Jour 1) : Parc Houhai (gratuit) et Béhai le matin (très reposant après les 10 h d'avion), l'aprés midi, temple de Confucius et des Lamas (à faire dans cet ordre)
Jour2) : Le palais d'été, rentrer par la porte de l'Est (métro Xiyuan ligne 4), longer le lac sur la gauche, emprunter le pont aux 17 arches et prendre un ferry pour rejoindre le bateau en marbre de l'autre côté du lac, de là continuer la visite et ressortir par la porte Nord(très proche du métro Beigongmen)
jour 3) : Le temple du ciel le matin (métro Tiantan Dongmen) et place Tian' anmen + Hutong l'aprés midi
Jour 4) : La cité interdite, ne pas oublier de monter sur la porte Tian'an à l'entrée, la vue sur la place Tian'anmen permet d'en mesurer vraiment l'étendue.
Voilà pour Pékin, 4 jours bien remplis.
A savoir : - le métro est super clean et très bien renseigné en anglais, pas cher 2y le ticket. - le taxi coûte 10 y de prise en charge + 2 y à partir du 3èm kilomètres (vérifier que le compteur est en marche, ne pas accepter un "forfait") Se munir de l'adrese en chinois ET d'un plan du quartier où on veut se rendre écrit EN CHINOIS. - Les vélos taxis sont plus chers et marche au forfait, toujours se mettre bien d'accord sur le prix de la course AVANT de partir.
Aprés pékin : La GM, Chengde, Datong, pingyao, Xi'an, Guilin, Yangshuo et....retour Via Canton.
L'ensemble des photos est ICI ( http://besnier.m.pagesperso-orange.fr/chine2010.htm )
A votre disposition si vous avez des questions. @+
Voyager à Madagascar en taxi brousse, est-ce risqué? English translation pending
Bonjour
Madagascar est un pays comme un autre, de part sa situation géographique qui le place sur le continent africain tout en ayant des critières asiatiques.
Le sujet que je voulais évoquer est celui des transports en commun dans ce pays et plus particulièrement celui des taxi brousse qui faut le reconnaitre n'est pas très sécurisant en ce moment c'est à dire de plus en plus d'attaques de nuit mais aussi de jour et depuis peu et bien ces taxi brousse partent en convoi de plusieurs véhicules avec un encadrement de policiers pour essayer de sécuriser un maximun les utilisateurs.
Il faut aussi rappeler que sur l'ile rouge, les attaques de taxi brousse et même d'autres véhicules sont commis aussi par de faux policiers.
En final, il faut être très vigilant et surtout éviter les trajets de nuit pour votre sécurité.
Espérons des jours meilleurs qui sont encore loin d'apparaitre à l'horizon🤪
Amicalement
Madagascar est un pays comme un autre, de part sa situation géographique qui le place sur le continent africain tout en ayant des critières asiatiques.
Le sujet que je voulais évoquer est celui des transports en commun dans ce pays et plus particulièrement celui des taxi brousse qui faut le reconnaitre n'est pas très sécurisant en ce moment c'est à dire de plus en plus d'attaques de nuit mais aussi de jour et depuis peu et bien ces taxi brousse partent en convoi de plusieurs véhicules avec un encadrement de policiers pour essayer de sécuriser un maximun les utilisateurs.
Il faut aussi rappeler que sur l'ile rouge, les attaques de taxi brousse et même d'autres véhicules sont commis aussi par de faux policiers.
En final, il faut être très vigilant et surtout éviter les trajets de nuit pour votre sécurité.
Espérons des jours meilleurs qui sont encore loin d'apparaitre à l'horizon🤪
Amicalement
Aménagement d'un fourgon English translation pending
Bonjours tous le monde,
Je sais que je ne suis sans doute pas dans la rubrique adéquate, mais il m'est assez difficile d'utiliser internet. En gros, j'aimerai acheter une camionette utilitaire, de préference rehaussée. Pour l'achat du véhicule et pour l'amenagement je dispose d'un budject de plus ou moins 5000euro. 😉 Je vais me basé sur un véhicule rehaussée, car c'est ce qu'il me conviendra le mieux.
Je compte y installer l'eau et l'electricité..
Pour l'eau, j'ai une solution simple et pas chere, simplement des bidons, de 20 ou de 30L, Un bidon d'eau propre fixer en hauteur, ( au dessus d'un évier ) en dessous le l'evier je mettrais un autre bidon, réservoir d'eaux sales. Voila ce n'est peu etre pas tres pratique, mais ca m'evitera des frais supplementaires pour l'achat d'une pompe ou d'un systeme plus luxueux. Je suis evidement ouvert a toutes vos propositions et conseils..
Pour le frigo j'ai besoin de vos conseils, je pense le brancher au gaz, mais est il possible de le raccorder sur l'electricité en cas de panne de gaz?? ou, sur le gaz et quand je roule sur l'electricité et qu'il repasse au gaz quand je suis a l'arret??
Pour l'installation de l'electricité, c'est plus délicat, je n'y connais pas grand chose.. Pour vous donnez une idée de ma consomation ce sera simplement pour un pc portable et pour charger la baterie d'un appareil photo + eventuellement le frigo si c'est possible.. Pour ce qui est de la lumiere, j'ai la solution. lampe solaire a 10euro au magasin. Je me suis renseigner sur le differente possibilité, donc j'ai trouver ca:
Soit: acheter un onduleur 12V-240V 500W + changer la batterie de la camionette et mettre une plus puissante en KW. Question: Par rapport a la puissance en W, de combien j'ai besoin pour ne pas avoir de souci? Et par exemple si je prend une puissance fort elevé en W, est ce que ca aura un rapport avec ma consomation d'énergie et le temps de decharge des batteries? Pour le remplacement de la batterie du moteur, avez vous une idée du prix? et a partir de combien de KW est ce puissant?
Soit: Coupler la batterie du moteur en parallele avec une ou plusieurs batteries.
EN SACHANT QUE CE QU'IL M'INTERESSE AVANT TOUT C'EST L'AUTONOMIE. 🙂
Merci pour vos conseils,
Je sais que je ne suis sans doute pas dans la rubrique adéquate, mais il m'est assez difficile d'utiliser internet. En gros, j'aimerai acheter une camionette utilitaire, de préference rehaussée. Pour l'achat du véhicule et pour l'amenagement je dispose d'un budject de plus ou moins 5000euro. 😉 Je vais me basé sur un véhicule rehaussée, car c'est ce qu'il me conviendra le mieux.
Je compte y installer l'eau et l'electricité..
Pour l'eau, j'ai une solution simple et pas chere, simplement des bidons, de 20 ou de 30L, Un bidon d'eau propre fixer en hauteur, ( au dessus d'un évier ) en dessous le l'evier je mettrais un autre bidon, réservoir d'eaux sales. Voila ce n'est peu etre pas tres pratique, mais ca m'evitera des frais supplementaires pour l'achat d'une pompe ou d'un systeme plus luxueux. Je suis evidement ouvert a toutes vos propositions et conseils..
Pour le frigo j'ai besoin de vos conseils, je pense le brancher au gaz, mais est il possible de le raccorder sur l'electricité en cas de panne de gaz?? ou, sur le gaz et quand je roule sur l'electricité et qu'il repasse au gaz quand je suis a l'arret??
Pour l'installation de l'electricité, c'est plus délicat, je n'y connais pas grand chose.. Pour vous donnez une idée de ma consomation ce sera simplement pour un pc portable et pour charger la baterie d'un appareil photo + eventuellement le frigo si c'est possible.. Pour ce qui est de la lumiere, j'ai la solution. lampe solaire a 10euro au magasin. Je me suis renseigner sur le differente possibilité, donc j'ai trouver ca:
Soit: acheter un onduleur 12V-240V 500W + changer la batterie de la camionette et mettre une plus puissante en KW. Question: Par rapport a la puissance en W, de combien j'ai besoin pour ne pas avoir de souci? Et par exemple si je prend une puissance fort elevé en W, est ce que ca aura un rapport avec ma consomation d'énergie et le temps de decharge des batteries? Pour le remplacement de la batterie du moteur, avez vous une idée du prix? et a partir de combien de KW est ce puissant?
Soit: Coupler la batterie du moteur en parallele avec une ou plusieurs batteries.
EN SACHANT QUE CE QU'IL M'INTERESSE AVANT TOUT C'EST L'AUTONOMIE. 🙂
Merci pour vos conseils,
De retour d'un mois de vacances en Inde du Nord English translation pending
Ca y est le mois de vacances en Inde est fini !
Aucun soucis pour ce quatrième voyage au pays de la vache sacrée à part une mousson très généreuse (la pire depuis 10 ans) qui n'a pas été sans conséquences sur les transports et les conditions d'hygiène générale🤪 Je conseille donc une paire de chaussures qui supporte les bains de boue et une bonne provision d'immodium et d'intétrix😇
Le logement : j'ai réservé mes hotels par le biais d'hoteltravel.com qui sont vraiment très compétitifs pour l' Inde ou par email pour les petites structures . J'aime bien mon petit confort, surtout pour cette destination. Je ne pourrais donc n'être d'aucun conseil pour les guesthouses😉
Les transports : J'ai demandé les prix à diverses agences conseillées par le Michelin Rajasthan 2010 et j'ai opté pour l'agence la plus économique Merrygo Travels (28000 R pour une voiture AC d'une taille supérieure à l'Ambassador pour 15 jours de Delhi à Jaipur). Le chauffeur nous attendait bien à l'aéroport et il n'y a eu aucune embrouille genre arrêts shopping, programme non respecté etc. Il parlait bien anglais ce qui change de d'habitude. A savoir : la conduite en Inde est une horreur. Si vous avez peur, ne prenez pas une voiture trop puissante mais une Ambassador. Comme cette antiquité ne dépasse pas les 60, on a moins l'impression d'être dans la voiture de Sébastien Loeb😄 Sinon, pour avoir loué une journée une Tata Indica, je ne la conseille qu'aux voyageurs solo ou pour un trio sans bagages pour une journée visite. (la dimension d'une petite twingo)
Pour le reste de mon parcours, j'ai pris le train en réservant mes billets sur Makemytrip : paiement par carte bancaire et eticket (non, non, vous ne rêvez pas, finies les queues interminables à la gare ou la prise de tête sur le site des chemins de fer indiens😄) Si l'Inde s'est mise au Net, il y a pourtant quelque chose qui n'a pas changé : la vétusté et la lenteur des trains🤪 La 2A (le haut du panier dans bien des trains) propose toujours l'équivalent du "confort" des vieux wagons en aluminium et sièges en Skai orange qui circulent encore en banlieue parisienne, la clim en plus🙁
J'ai aussi goûté aux joies du Tuk tuk indien et de son équivalent à vélo. C'est là que votre talent de négociateur entre en jeu .... A Delhi, on arrive à faire fonctionner le meter, à Agra on a envie de noyer tous les chauffeurs-rabatteurs-magouilleurs dans la Yamuna😄 En gros, 10 roupies du kilomètre, c'est correct.
Sinon, les bus urbains, en été, c'est le sauna assuré🤪
Le parcours : Arrivée nocturne à Delhi et nuit à Gurgaon (c'est mieux de dormir là qu'à Delhi pour accéder au Rajasthan en voiture de location) Le parcours en voiture avec chauffeur commence : Visites de Mandawa , Fatehpur et Nawalgarh ( Havélis peintes souvent en ruines) La région est encore bien tranquille malgré la multiplication de boutiques à souvenirs plus ou moins douteux à Mandawa . Les premiers dromadaires pointent le bout de leur nez🙂 En chemin pour Bikaner, les premiers signes de l'abondance des pluies se font sentir : rues impraticables, boue, "nationale" quasi coupée. Le soleil jouera à cache cache avec les nuages durant tout le séjour. De la visite de Bikaner, je retiendrai surtout le panneau des statistiques de visiteurs : vers 1980 environ 5000 étrangers pour 500 indiens; en 2009, 25 000 étrangers mais surtout plus de 200 000 indiens (si mes souvenirs sont bons ) ! L'Inde est le pays du tiers monde où j'ai rencontré le plus de touristes locaux. L'occidental est souvent minoritaire que ce soit dans les lieux touristiques, que dans les hotels ou les restaurants et cela quelque soit la gamme des prix pratiquée! C'est pourtant un pays où 75 % de la population vit avec moins de 1000 R par mois et par personne et où la catégorie riche commence avec un revenu de 10 000R (statistique tirée d'un journal indien)😮 Mon parcours m'amène ensuite à Jaisalmer sous une pluie battante. La magie des lieux sous la gadoue et le ciel gris opère beaucoup moins que 15 ans auparavant. Les grandes éoliennes installées au loin dénature aussi un peu les lieux. Je retrouve à Jodhpur les sensations de mon précédent voyage : la forteresse et les vues magnifiques qu'elle offre sur la ville bleue mais aussi les rues encombrées de vaches (toujours bien regarder où on met ses pieds🏴☠️) , le bruit, la marée humaine. Les temples de Ranakpur mais surtout la forteresse de Kumbhalgarh et la vie dans les monts aravali auraient mérité une halte de quelques jours au lieu d'une malheureuse nuit. L'endroit est très paisible , très verdoyant et peu fréquenté. Mes pas se dirigent ensuite vers Udaipur. Le site est toujours aussi magique🙂 Je m'offre une chambre au Shiv Niwas à l'intérieur du City Palace. Quel plaisir de bouquiner en regardant le lac et les montagnes qui l'entourent😎 Un genre de foire du Trône version indienne se déroule aux alentours. J'ai l'impression de voyager dans le temps en regardant cette "grande" roue tirée à la force du poignée et tous ces attractions qui ont du faire les délices de mes grands parents🤪 Mon circuit m'entraine alors vers les forteresses de Chittaurgarh et de Bundi : c'est le Rajasthan oublié du tourisme de masse. Un petit tour à Pushkar (pas un souvenir impérissable, la rue principale n'est qu'une succession de boutiques et bouis bouis destinés aux occidentaux), et il est temps de me séparer de la voiture à Jaipur où la vie de Palace m'attend au Rambagh. Je comprends que certains soient déçus par cette ville bruyante et son palais rose façon gâteau anglais.J'y ai pourtant passé un très bon moment entre le fort d'Amber et le contraste entre ledit palais bonbonnière et la cour des miracles qui le précède (le top du sordide durant ce voyage). 5 heures de train me permettent de rejoindre Agra qui ne vaut effectivement que par ses monuments (ne pas oublier le fort qui offre des vues splendides sur le Taj Mahal). C'est ici que le harcèlement touristique est le plus prononcé (très raisonnable cependant). Un autre train me conduit à Orchha, petit village paisible aux palais abandonnés (la ballade le long de la rivière en face du site est très agréable), puis à Gwalior, une ville sans pression touristique : on peut se promener tranquillement dans la forteresse , on est sollicité non pas par des rabatteurs mais par des familles indiennes qui veulent une photo des leurs avec les étrangers🙂. Et c'est déjà l'heure du retour😮
En vrac : 15 ans après mon premier voyage au Rajasthan, je n'ai pas ressenti de véritables changements dans la vie de tous les jours comme dans l'aspect général du pays. Il y a bien des portables, quelques routes à 4 voies , quelques antennes satellites, quelques voitures particulières en plus, les monuments ont parfois été aménagés pour mieux accueillir les visiteurs mais sinon tout semble immuable : les vaches, les ordures, la crasse, le bruit, la pauvreté, une impression que tout objet ou toute construction est de seconde main ou inachevé😕 les femmes et les hommes en habits traditionnels, l'esprit bon enfant, le plaisir des couleurs et la vie débordante🙂 Je ne conseille pas l'Inde du Nord pour un premier voyage. Le contraste est trop grand. De plus, si les prix peuvent être petits, l'hygiène l'est également😇 Un tour en Thaîlande puis en Indonésie avant d"attaquer" l'Inde me semble être une bonne option.
Aucun soucis pour ce quatrième voyage au pays de la vache sacrée à part une mousson très généreuse (la pire depuis 10 ans) qui n'a pas été sans conséquences sur les transports et les conditions d'hygiène générale🤪 Je conseille donc une paire de chaussures qui supporte les bains de boue et une bonne provision d'immodium et d'intétrix😇
Le logement : j'ai réservé mes hotels par le biais d'hoteltravel.com qui sont vraiment très compétitifs pour l' Inde ou par email pour les petites structures . J'aime bien mon petit confort, surtout pour cette destination. Je ne pourrais donc n'être d'aucun conseil pour les guesthouses😉
Les transports : J'ai demandé les prix à diverses agences conseillées par le Michelin Rajasthan 2010 et j'ai opté pour l'agence la plus économique Merrygo Travels (28000 R pour une voiture AC d'une taille supérieure à l'Ambassador pour 15 jours de Delhi à Jaipur). Le chauffeur nous attendait bien à l'aéroport et il n'y a eu aucune embrouille genre arrêts shopping, programme non respecté etc. Il parlait bien anglais ce qui change de d'habitude. A savoir : la conduite en Inde est une horreur. Si vous avez peur, ne prenez pas une voiture trop puissante mais une Ambassador. Comme cette antiquité ne dépasse pas les 60, on a moins l'impression d'être dans la voiture de Sébastien Loeb😄 Sinon, pour avoir loué une journée une Tata Indica, je ne la conseille qu'aux voyageurs solo ou pour un trio sans bagages pour une journée visite. (la dimension d'une petite twingo)
Pour le reste de mon parcours, j'ai pris le train en réservant mes billets sur Makemytrip : paiement par carte bancaire et eticket (non, non, vous ne rêvez pas, finies les queues interminables à la gare ou la prise de tête sur le site des chemins de fer indiens😄) Si l'Inde s'est mise au Net, il y a pourtant quelque chose qui n'a pas changé : la vétusté et la lenteur des trains🤪 La 2A (le haut du panier dans bien des trains) propose toujours l'équivalent du "confort" des vieux wagons en aluminium et sièges en Skai orange qui circulent encore en banlieue parisienne, la clim en plus🙁
J'ai aussi goûté aux joies du Tuk tuk indien et de son équivalent à vélo. C'est là que votre talent de négociateur entre en jeu .... A Delhi, on arrive à faire fonctionner le meter, à Agra on a envie de noyer tous les chauffeurs-rabatteurs-magouilleurs dans la Yamuna😄 En gros, 10 roupies du kilomètre, c'est correct.
Sinon, les bus urbains, en été, c'est le sauna assuré🤪
Le parcours : Arrivée nocturne à Delhi et nuit à Gurgaon (c'est mieux de dormir là qu'à Delhi pour accéder au Rajasthan en voiture de location) Le parcours en voiture avec chauffeur commence : Visites de Mandawa , Fatehpur et Nawalgarh ( Havélis peintes souvent en ruines) La région est encore bien tranquille malgré la multiplication de boutiques à souvenirs plus ou moins douteux à Mandawa . Les premiers dromadaires pointent le bout de leur nez🙂 En chemin pour Bikaner, les premiers signes de l'abondance des pluies se font sentir : rues impraticables, boue, "nationale" quasi coupée. Le soleil jouera à cache cache avec les nuages durant tout le séjour. De la visite de Bikaner, je retiendrai surtout le panneau des statistiques de visiteurs : vers 1980 environ 5000 étrangers pour 500 indiens; en 2009, 25 000 étrangers mais surtout plus de 200 000 indiens (si mes souvenirs sont bons ) ! L'Inde est le pays du tiers monde où j'ai rencontré le plus de touristes locaux. L'occidental est souvent minoritaire que ce soit dans les lieux touristiques, que dans les hotels ou les restaurants et cela quelque soit la gamme des prix pratiquée! C'est pourtant un pays où 75 % de la population vit avec moins de 1000 R par mois et par personne et où la catégorie riche commence avec un revenu de 10 000R (statistique tirée d'un journal indien)😮 Mon parcours m'amène ensuite à Jaisalmer sous une pluie battante. La magie des lieux sous la gadoue et le ciel gris opère beaucoup moins que 15 ans auparavant. Les grandes éoliennes installées au loin dénature aussi un peu les lieux. Je retrouve à Jodhpur les sensations de mon précédent voyage : la forteresse et les vues magnifiques qu'elle offre sur la ville bleue mais aussi les rues encombrées de vaches (toujours bien regarder où on met ses pieds🏴☠️) , le bruit, la marée humaine. Les temples de Ranakpur mais surtout la forteresse de Kumbhalgarh et la vie dans les monts aravali auraient mérité une halte de quelques jours au lieu d'une malheureuse nuit. L'endroit est très paisible , très verdoyant et peu fréquenté. Mes pas se dirigent ensuite vers Udaipur. Le site est toujours aussi magique🙂 Je m'offre une chambre au Shiv Niwas à l'intérieur du City Palace. Quel plaisir de bouquiner en regardant le lac et les montagnes qui l'entourent😎 Un genre de foire du Trône version indienne se déroule aux alentours. J'ai l'impression de voyager dans le temps en regardant cette "grande" roue tirée à la force du poignée et tous ces attractions qui ont du faire les délices de mes grands parents🤪 Mon circuit m'entraine alors vers les forteresses de Chittaurgarh et de Bundi : c'est le Rajasthan oublié du tourisme de masse. Un petit tour à Pushkar (pas un souvenir impérissable, la rue principale n'est qu'une succession de boutiques et bouis bouis destinés aux occidentaux), et il est temps de me séparer de la voiture à Jaipur où la vie de Palace m'attend au Rambagh. Je comprends que certains soient déçus par cette ville bruyante et son palais rose façon gâteau anglais.J'y ai pourtant passé un très bon moment entre le fort d'Amber et le contraste entre ledit palais bonbonnière et la cour des miracles qui le précède (le top du sordide durant ce voyage). 5 heures de train me permettent de rejoindre Agra qui ne vaut effectivement que par ses monuments (ne pas oublier le fort qui offre des vues splendides sur le Taj Mahal). C'est ici que le harcèlement touristique est le plus prononcé (très raisonnable cependant). Un autre train me conduit à Orchha, petit village paisible aux palais abandonnés (la ballade le long de la rivière en face du site est très agréable), puis à Gwalior, une ville sans pression touristique : on peut se promener tranquillement dans la forteresse , on est sollicité non pas par des rabatteurs mais par des familles indiennes qui veulent une photo des leurs avec les étrangers🙂. Et c'est déjà l'heure du retour😮
En vrac : 15 ans après mon premier voyage au Rajasthan, je n'ai pas ressenti de véritables changements dans la vie de tous les jours comme dans l'aspect général du pays. Il y a bien des portables, quelques routes à 4 voies , quelques antennes satellites, quelques voitures particulières en plus, les monuments ont parfois été aménagés pour mieux accueillir les visiteurs mais sinon tout semble immuable : les vaches, les ordures, la crasse, le bruit, la pauvreté, une impression que tout objet ou toute construction est de seconde main ou inachevé😕 les femmes et les hommes en habits traditionnels, l'esprit bon enfant, le plaisir des couleurs et la vie débordante🙂 Je ne conseille pas l'Inde du Nord pour un premier voyage. Le contraste est trop grand. De plus, si les prix peuvent être petits, l'hygiène l'est également😇 Un tour en Thaîlande puis en Indonésie avant d"attaquer" l'Inde me semble être une bonne option.
Route des oasis de montagne à moto en Tunisie? English translation pending
Bonjour, je suis italienne et je suis en train d’organiser avec des amis notre premier voyage en moto en Tunisie. Je partirai avec ma moto, une Yamaha dragstar 650. C’est une moto routière et je ne pourrai faire que des routes goudronnées. Je ne trouve aucun renseignement sur l’état des routes pour les oasis de montagne (la route que de Tozeur va à Metlaoui en passant par Chebika, Tamerza, Mides et Redeyef). Quelqu’un de vous peut nous aider? Notre voyage est « touristique », dans le sud nous voudrions faire Tataouine et les ksar autour et bien sûr le Chott ; nous avons renoncé à Ksar Ghilaine parce que nous avons lu que la route est souvent couverte de sable, mais les autres routes ne devraient pas donner de problèmes. C’est vrai ? Et encore : est-ce qu’on doit protéger la moto et le moteur en particulier contre le sable ? Et comment ? Merci beaucoup
Norvège 2009: partie 2 des îles Vesteralen à la frontière russe English translation pending
NORVEGE 2009 - DE LA NORMANDIE A LA FRONTIERE RUSSE ET RETOUR
2ème Partie - ÎLES VESTERÅLEN - FRONTIERE RUSSE
Jour 13 - Di 28/06/2009 - Handelsand - Fiskebol - Stø

08 h 00, réveil en pleine nature après une nuit calme et sans histoire. Météo toujours mitigée. Toilette et maquillage "sauvages" avec les moyens du bord.
Au moment du départ, discussion avec l'un des 2 camping-caristes de l'Orne qui font le trajet inverse.
Arrivée à Fiskebol et attente du bac. Ce ferry permet de passer des îles Lofoten vers les Vesterålen. Des Italiens en camping-car pêchent sur l'appontement et… ça mord ! Peu de véhicules dans la file. Ce ferry a perdu quelque peu de son intérêt depuis l'ouverture d'un nouveau tronçon de la E10 qui, avec ponts et tunnels, relie maintenant les îles Vesterålen au continent.
10 h 30, embarquement sur le ferry, démesuré par rapport au nombre de voitures. Vaste salon intérieur avec cafétéria où J-J sacrifie au rituel norvégien en mangeant un hot-dog local. 3 niveaux de ponts extérieurs permettent de profiter au mieux du paysage. En arrière, temps gris sur les Lofoten dont les sommets sont pris dans d'épais nuages bas. A quelques kilomètres vers l'avant, grand soleil sur les Vesterålen. La météo norvégienne n'est pas à une bizarrerie près !
11 h 00, débarquement à Melbu (Hadseløya). Arrêt à l'église rouge octogonale de Hadsel. C'est dimanche, il y a une messe, plein de fidèles à l'intérieur, donc pas de visite possible. Quelques personnes quittent momentanément l'office pour téléphoner ou pour se rendre (aux toilettes, sans doute), dans un bâtiment annexe, curieux !
Peu après nous franchissons le pont de Stokmarknes (Langøya). Nous passerons sous ce pont plus tard avec l'Hurtigruten. Ce port est lié à la fondation de l'Hurtigruten en 1881.
En route, halte à Sortland, agglomération importante des Vesterålen. Complété le plein avec du gas-oil détaxé, apparemment, pas de problèmes. Motivés par notre chasse au soleil de minuit, nous quittons la route principale pour suivre la R820 et nous diriger vers le nord de l'île.
12 h 45, peu avant Myre, pique-nique sur une minuscule aire aménagée d'une table et de bancs en bois, face à la mer. Arrivée à Nyksund, au bout d'une route sinueuse et très étroite, tout au nord de Langøya. Ce village de pêcheurs que ses habitants ont dû abandonner dans les années 1970 était devenu fantomatique au fil des années… Ce qui en faisait un intérêt touristique certain, jusqu'à ce qu'une poignée d'acharnés commence à le réhabiliter et ne remette un à un les hangars et les habitations en état. Le village abandonné, ne l'est plus tant que cela et en en passe de (re)devenir très touristique et un rien branché.... Les mouettes, elles, n'ont jamais déserté l'endroit.
Il reste quand même une impression de bout du monde. Sinon, de beaux hangars sur le port et des quais à 2 étages sur pilotis dans un joli cadre naturel. Nous constatons que l'endroit n'est finalement pas vraiment propice à l'observation du soleil de minuit, nous modifions le programme et nous dirigeons vers Stø, située sur la pointe nord-est de l'île.
16 h 45, arrivée au camping de Stø, situé tout au bout du village. Peu fréquenté et très sommaire, mais bel endroit dans une anse à l'écart du port.
Transfert des films et photos sur l'ordinateur. Dîner, soupe et crêpes.
20 h 30, pêche aux bigorneaux, au pied du Home Espace. Un saladier rempli en 5 minutes. Miraculeux !
Le ciel est clair et le soleil brille partout… sauf à notre nord où un long et épais banc de nuages risque de compromettre la soirée.
A 00 h 00, le soleil est bien au-dessus de ce banc de nuages qui n'a pas bougé d'un pouce et restera masqué, dommage. Néanmoins, entre l'horizon et la base des nuages, nous sommes gratifiés d'une belle lumière avec tous les effets possibles de jaune, de rose ou d'orange. Le contre-jour est magnifique et nous restons presque une heure sur les rochers pour admirer le spectacle. Nous n'avons pas tout perdu.
Au loin, vers le nord-est et à 40 km, nous devinons la silhouette des rochers de Bleik sur l'île d'Andøya. La mer et les falaises au lointain dans une légère brume sont devenues roses sous le soleil de minuit. Etonnant !

Jour 14 - Lu 29/06/2009 - Stø - Andenes - Senja Steinfjord

Le temps a changé durant la seconde partie de la nuit. Au réveil, ciel couvert, sommets dans les nuages, légère bruine et température de 9°C. Nous reprenons la route vers Sortland en faisant un crochet par Alsvåg (après Myre).
10 h 45, arrêt à Sortland dans un grand magasin Coop, intégré dans un centre commercial important. Trouvé la bibliothèque pour envoyer un mail, mais l'Internet ne fonctionne pas.
Passage sur le pont de Sortland (sous lequel nous passerons plus tard avec l'Hurtigruten), et nous suivons la rive ouest de l'île d'Hinnøya, avant de franchir le pont de Risøyhamn, sur Andøya (mêmes éléments, même motif pour le pont). La géographie et la circulation sont plutôt complexes dans ces îles. Peu après Risøyhamn, nous passons sur la rive occidentale d'Andøya, face au large.
12 h 45, entre la route peu fréquentée et le bord de mer, nous trouvons un coin de pique-nique au pied des hautes falaises de Nordmela. Nous faisons un sort aux bigorneaux pêchés hier soir, de jolis spécimens ! Et puis, le soleil revient progressivement et il n'y a plus un souffle de vent.
Nous poursuivons en longeant plus ou moins la mer, en traversant des paysages plats, sablonneux et presque désertiques. Nous traversons le village verdoyant de Bleik, avec sa route centrale bordée de hauts arbres de part et d'autre, inhabituel en Norvège.
Après la traversée de Bleik, changement de décor. Nous faisons un arrêt sur une plage de sable absolument blanc. Sans vent, la surface de l'eau est plate comme un miroir. Avec le soleil et de faibles fonds sableux, la mer prend une couleur improbable et difficilement définissable : mélange ou fusion de bleu turquoise et de blanc laiteux. Surprenant !
Une multitude de roches plates émergent à peine, et au fond un énorme pain de sucre jaillit de la mer. Splendide ! Et l'on en vient à penser qu'avec quelques cocotiers, ce pourrait être le paradis. Tout y est, le franc soleil, la mer turquoise, le sable blanc. Eh non, c'est la Norvège !
Juste après cette magnifique plage, la montagne descend en dents de scie jusqu'à la mer au point qu'un tunnel a été creusé pour rejoindre Andenes, à l'extrémité nord d'Andøya et des Vesterålen.
14 h 15, peu de choses à faire dans cette petite ville, si ce n'est chercher la bibliothèque. Après renseignement, nous l'avons trouvée jouxtant l'école. Nous avons rédigé un mail, mais impossible de l'envoyer ! Après plusieurs essais infructueux, la chef-bibliothécaire vient à notre secours et retape notre mail depuis son PC, mais n'a pas pu joindre le texte stocké sur notre clé USB. Elle n'a donc pu envoyer que le texte du mail seul. Très serviable, elle avait surtout envie de parler (!), ou d'entendre parler, français. Son mauvais français mélangé au mauvais anglais de J-J a donné une conversation plutôt surréaliste !
15 h 50, arrivée à l'embarcadère du ferry pour passer sur l'île de Senja. Le départ est dans plus d'une heure, mais il n'y a que 3 ferries par jour en haute saison. Pas question de le rater, sinon c'est demain 9 heures ! Résultat impossible à prévoir à l'avance : 3 voitures, 4 motos et 2 vélos, ça ne se bouscule donc pas !
En attendant, Nelly prépare le goûter sur le parking et fait un cours magistral sur la préparation du café en poudre… immortalisé à jamais en vidéo.
17 h 00, appareillage sur le ferry M/S Lødingen, pas bien grand, ni de la première jeunesse ! Direction Gryllfjord sur la côte ouest de l'île de Senja. 1 heure 40 d'une traversée de rêve, grand soleil, belle visibilité, pas de vent et une mer bleue absolument plate au point que les nuages se reflètent dans l'eau. Vers le nord, difficile de distinguer l'horizon parce qu'il est impossible de séparer la mer du ciel, tout est intensément bleu. Quant à la côte de Senja, très éclairée, elle étale devant nous, sur une cinquantaine de kilomètres, une succession de pointes enneigées. Jamais il n'aurait été possible d'imaginer un tel spectacle en Norvège. Impossible de quitter le pont extérieur du ferry dans de telles conditions. Une traversée idyllique !
18 h 40, arrivée dans le Gryllfjord, toujours sous un généreux soleil. Le fjord est large et peu profond, presqu'en forme de cirque fermé par de hauts sommets qui se découpent sur fond de ciel bleu. Splendide sous un éclairage idéal. En début de soirée, le village de Gryllfjord apparaît illuminé par des couleurs chaudes mettant en valeur chaque maison. Une belle arrivée !
Le ferry accoste au centre du village, et non pas comme souvent au bout d'une route dans un endroit isolé. Pour la première fois, nous voyons des villageois ou des touristes se rassembler sur le quai, pour assister à l'arrivée du bateau. De simples curieux qui n'attendent personne, puisque nous sommes seulement une petite dizaine de passagers étrangers à débarquer.
Là encore, un village du bout du monde, au bout de tout, à l'extrémité ouest de Senja, à l'extrémité de la rive sud du fjord qu'il faut contourner complètement. A l'ombre la majeure partie de l'année au pied de la montagne, sauf l'été bien sûr quand le soleil est le soir au nord. Idyllique l'été, mais l'hiver ? Pour quoi, pour qui ? Difficile de comprendre sans y être né.
Encore plus isolé, le village de Torsken, sur la côte nord de la même montagne, mieux orienté sur la rive d'un autre fjord, mais au bout d'une méchante route longue, sinueuse et très escarpée. Quelques habitations, un appontement, une petite usine de transformation de poisson, c'est tout !
Après Torsken, nous prenons la route vers la côte nord de l'île de Senja, celle face à l'Atlantique, la plus accidentée d'où nous pouvons admirer de beaux paysages de montagnes abruptes et de roches dans l'eau au soleil descendant (ici, impossible de dire couchant !).
Pas (ou si peu), de terrains de camping sur Senja, aussi nous cherchons un coin pour dormir dans la nature cette nuit, si possible, face au soleil de minuit. Cela s'avère difficile, le relief est escarpé, et il y a peu de débouchés intéressants en dehors de la route. Cela devient vite fastidieux et nous gâche quelque peu le plaisir de la découverte de cette île aux paysages magnifiques. Nous roulons, nous roulons, le temps passe (même s'il n'y a pas urgence à cause du jour permanent), nous voudrions bien nous poser quelque part.
21 h 20, nous gravissons un petit col qui mène ensuite vers un tunnel. De ce tunnel, nous débouchons sur l'extrémité du Steinfjord qui semble l'endroit idéal pour passer la nuit. Enfin ! Nous nous arrêtons sur une aire de pique-nique sommairement aménagée en contrebas de la route et juste en bord de mer, face au soleil.
L'endroit rêvé ! Personne d'autre que nous, pas un bruit, même pas une ride sur l'eau, face au soleil qui descend lentement. Idéal ! Dîner au calme sur les tables et bancs en bois : reste des bigorneaux pêchés la veille à Stø, pavés de saumon.
23 h 00, un énorme camping-car occupé par un couple de norvégiens s'installe près de nous. Ils nous prennent en photo face au soleil… descendant !
Et nous passons tout le reste de la soirée à buller face à la mer, sous un ciel clair et bien bleu. La météo est excellente, et cette fois-ci, c'est sûr, nous verrons le soleil à minuit. Malgré l'heure tardive, le soleil est bien haut au-dessus de la mer et brille encore généreusement. S'il ne descend plus, nous le voyons se déplacer lentement vers le nord. A minuit, il brille toujours et à minuit cinq, il passe derrière la rive orientale du fjord. Autour de nous, les montagnes sont copieusement éclairées d'une lumière chaude. Il fait grand jour !
Ces heures-là resterons pour nous un moment exceptionnel et privilégié, qui a lui seul valait tout le voyage et nous venons de vivre, sans aucun doute, la plus belle soirée de notre périple norvégien.
Plage de Bleik - Gryllfjord (Île de Senja)
Jour 15 - Ma 30/06/2009 - Senja Steinfjord - Tromsø
08 h 00, réveil face à la mer toujours aussi calme, pas de vent, toujours du soleil mais il reste encore caché derrière les montagnes. Notre nuit a été plus que tranquille, sans un bruit, sans une alerte, mais finalement très courte et nous avons les têtes de circonstance… Nous serions bien restés plus longtemps dans ce site, face à un tel décor, mais il faut bien avancer, la route est encore longue jusqu'à Kirkenes.
09 h 30, départ et arrêt quelques kilomètres plus loin pour admirer le site de Tungeneset. De hautes falaises verticales plongent de 500 mètres à l'extrémité d'un fjord et se prolongent par une série de pointes acérées. Impressionnant ! (Les qualificatifs vont vite manquer !).
Personne, et si ce point de vue est plutôt bien aménagé, c'est qu'il doit être fréquenté. Depuis la route, un long cheminement en béton et en pente douce permet aux handicapés d'aller presque à la plage. De part et d'autre, un garde-corps en lamelles de bois et puis un local sanitaire aux formes très "design" de grandes dimensions, construit aussi en bois. Ce serait le site spécialement aménagé le plus cher de Norvège (± 3.000.000 de NOK, soit 390.000 € en 2008… ce qui fait grincer certains norvégiens !).
10 h 30, long arrêt au port de Mefjordvær, village de pêcheurs construit au pied de montagnes verticales. De grandes et belles maisons en bois au bord du fjord, une église blanche donnent un air coquet à ce petit port qui semble se vouer au tourisme, on y a même rencontré un français qui y passait ses vacances…
Route jusqu'à Laukvik à la pointe nord de Senja et attente d'un ferry à Botnhamn pour passer sur l'île de Kvaløya. Pique-nique sur le quai.
Cette île de Senja que nous avons effleurée semble particulièrement belle et bizarrement, à l'écart des routes touristiques. Elle est surtout fréquentée par les Norvégiens, et d'après eux, les paysages de Senja sont un résumé des paysages de Norvège. Donc, à visiter plus en détail.
12 h 30, embarquement sur un petit ferry vers Brensholmen en descendant le Malangenfjord durant 45 minutes. Nous vivons là nos dernières heures d'une météo qui nous a favorisés jusqu'alors. Sans le savoir, nous ne reverrons pas le soleil avant longtemps… Le ciel se voile rapidement, le vent se lève et il fait frisquet sur le pont extérieur, ce qui n'empêche pas J-J de profiter du paysage ou de discuter un long moment en "franglais" avec un Norvégien de Stavanger qui venait dans cette région pour la première fois, (il y a plus de 2 000 km de distance entre Stavanger et Tromsø !), il fut aussi question des incursions des Vikings en Normandie et que ce voyage était peut-être pour nous un retour aux sources.
Dès la sortie du ferry, nous voyons un grand renne avec des grands bois déambuler et brouter à travers les maisons. Curieux, il semble bien loin de son biotope habituel, il nous faudra rouler longtemps pour en voir d'autres plus régulièrement vers le nord.
Nous franchissons sur un pont à voie unique pour passer sur Sommarøya, "l'île de l'été". Pause café en surplombant une plage où quelques jeunes se baignent… Il fait un vent glacial et nous sommes en blouson. Nous n'avons rien vu d'extraordinaire sur cette île, sauf un beau paysage d'îlots et de petites plages au sud-ouest, mais sans l'éclairage idoine, cela semble terne.
Nous poursuivons par la côte nord de Kvaløya pour rejoindre Tromsø, la grande ville du Nord, 3ème ville du pays. Le centre ville est situé sur une île au milieu d'un vaste fjord, nous l'atteignons par un réseau de tunnels avec croisements et ronds-points. Nous rejoignons rapidement la bibliothèque, vaste édifice contemporain. A l'intérieur, sur 3 étages très lumineux, les rayonnages sont bien pourvus pour toutes les tranches d'âge : livres, vidéos, DVD, journaux en consultation en norvégien et en anglais, pour les petits et les grands. Et bien sûr, consultation de documents sur PC et des postes pour l'Internet.
Nanti de notre portable, nous nous connectons au réseau Wi-fi gratuit de la bibliothèque et après quelques tâtonnements, nous pouvons rédiger et expédier un mail. C'est beau le progrès !
16 h 30, balade en ville, dans les coins parcourus l'hiver dernier. Le 2 Janvier à la même heure, il faisait nuit. Aujourd'hui, tout est complètement différent, les perspectives et les dimensions ne sont plus les mêmes. Cela paraît plus animé, plus vaste.
Storgata, la rue principale était couverte de neige, les trottoirs à moitié envahis par des tas de neige ; aujourd'hui, c'est une longue et large rue où la foule déambule. De grandes maisons en bois coloré bordent cette rue, elles abritent des vitrines un peu surannées. Mais la magie n'opère pas comme lors de notre passage en Janvier, sans la nuit mystérieuse, sans les illuminations des rues et les décors de Noël… Curieux de revoir les mêmes endroits ou les mêmes boutiques sous un éclairage différent !
Nelly retourne dans la même galerie marchande près du port. Ensuite, nous visitons la cathédrale (Domkirke). Construite en 1861, de couleur café au lait et gris, c'est la plus grande église en bois de Norvège. Nous écoutons la fin d'un concert d'orgue donné sur un bel instrument de style néoclassique en bois peint en blanc et or. S'y trouve également une belle galerie de tableaux des portraits des pasteurs successifs.
18 h 15, nous empruntons le Tromsøbrua pour rejoindre le quartier de Tromsdalen où se trouve le terrain de camping. Celui-ci est quasiment complet, et on nous attribue une place de parking avec un petit bout d'herbe en contrebas de la route d'accès. Ce n'est plus le cadre royal d'hier soir !
Nous prenons notre dîner dans la salle commune du camp et après le repas, nous profitons des infrastructures pour transférer films et photos sur l'ordinateur.
Jour 16 - Me 01/07/2009 - Tromsø - Alta

Petit-déjeuner dans la salle commune du camping, car il a plu dans la nuit et l'herbe est détrempée derrière l'Espace. Le temps est bouché et les sommets environnants sont dans les nuages. D'ores et déjà, l'excursion au Storsteinen "le gros rocher", à 420 m d'altitude en téléphérique est compromise, pas de panorama sur Tromsø et les environs !
Nous visitons la Cathédrale Arctique toute proche. Très beau monument blanc contemporain de forme triangulaire voulant rappeler les arêtes d'un iceberg que l'on aperçoit de toute la ville. Belle étude de la diffusion de la lumière à l'intérieur. Grand vitrail triangulaire de 140 m² au fond et un buffet d'orgue moderne à l'opposé. Droit d'entrée de 30 NOK (3.40 €), pour l'entretien et pour une fois justifié.
10 h 40, par un temps mitigé, nous quittons Tromsø par la E8, puis la R91 jusqu'à Breidvikseidet où nous attend le ferry qui nous permet de traverser l'Ullsfjord en 20 minutes. Route de liaison de 20 km pour de nouveau emprunter un autre ferry à Lyngseidet et traverser le Lyngenfjord en 45 minutes. Même si le gain de temps n'est pas significatif, ces 2 ferries successifs permettent d'éviter 150 km de trajet.
Nous pique-niquons dans le salon du 2ème ferry entre Lyngseidet et Olderdalen.
13 h 25, le soleil revenu, nous débarquons du ferry et roulons vers le nord, en longeant le Lyngenfjord avec des vues spectaculaires sur le massif de Lyngen, aux cimes encore bien enneigées plongeant dans l'eau verte du fjord.
Nous voyons le premier panneau indiquant la direction de Kirkenes : 790 km (sans compter le crochet prévu par le Cap Nord !!!). Progressivement, nous abordons le Finnmark. Nous longeons plusieurs fjords. La végétation évolue selon les lieux ou l'altitude, les sapins disparaissent peu à peu, les bouleaux rapetissent et se clarifient, et nous traversons de plus en plus de zones désertiques seulement recouvertes de mousses ou d'arbrisseaux rampants. Vastes paysages de toundra sous un ciel de plus en plus couvert.
Au bord de la route, quelques campements samé (lapons), avec 4x4 et paraboles satellites, et aussi les premiers troupeaux de rennes.
18 h 00, arrivée à Alta, la capitale du Finnmark. Ville déconcertante, toute en longueur avec beaucoup de centres commerciaux peu animés. L'ambiance générale est glaciale, tout comme la température extérieure, 8 à 9°C à cause du vent froid.
19 h 00, installation au camping Alta Strand, au sud de la ville au bord de la rivière Altaelv. Repas de crêpes, soupe, café, Pique-nique très froid.
Transfert des films et photos sur l'ordi dans la salle commune. Discuté avec une suissesse de Neuchâtel, qui revient du Cap Nord où elle a eu très froid et du temps agité. Elle nous donne les prévisions météo : peu engageant.
Paysages du Lyngenfjord
Jour 17 - Je 02/07/2009 - Alta - Honningsvåg - Skarsvåg - Cap Nord

Petit déjeuner dans la salle commune du camping, tant il fait froid et qu'il vente. Puis, départ et plein de gas-oil détaxé à Alta.
La route traverse quelques forêts de bouleaux (de plus en plus rares et de plus en plus chétifs), entrecoupées de plateaux arides, désolés, sans arbres, de vastes zones désertiques à perte de vue, juste agrémentées de larges plaques de neige dans les dépressions du terrain. Il n'y a de végétation qu'au ras du sol, arbrisseaux rampants, bruyère, mousses ou lichens. Vu aussi quelques troupeaux de rennes qui broutent ces maigres plantes tout en marchant. Que ce soit par le paysage ou la météo, nous entrons dans l'antichambre du Cap Nord, et il s'en dégage déjà une profonde impression de désolation. La température extérieure oscille entre 5 et 8°C, et nous subissons de nombreux grains.
Après une longue descente sur le hameau d'Oldenfjord, nous quittons la E6 pour emprunter la E69 qui va nous emmener jusqu'au Cap Nord en suivant le Porsangerfjord, très long (120 km), et très large (20 km), fjord, orienté nord/sud entre Honningsvåg et Lakselv.
Des falaises, où la roche est disposée en strates longues et régulières, tombent à pic dans le fjord et ne laissent juste le passage de la route. Le ciel est bas et le vent est froid et fort. Parfois la mer fume sous les rafales. Les grains violents succèdent aux brèves éclaircies. T° = 5°C. Les approches du Grand Nord ne se font pas sous les meilleurs auspices !
13 h 00, passage du tunnel de Kafjord pour accéder à l'île de Magerøya, l'île du Cap Nord. 6 870 m de longueur, creusé sous la mer jusqu'à 212 m de profondeur, des pentes et rampes de 12% à l'entrée et à la sortie. De la belle ouvrage, chèrement payée (192 NOK, ± 22 € l'aller et autant au retour) ! Le Grand Nord, ça se mérite !
13 h 30, arrivée à Honningsvåg. Pluie, froid, vent, donc pique-nique rapide dans la voiture sur le quai Hurtigruten. (Le MS Vesterålen est en escale). Passage à l'office du tourisme (peu avenant), et à la boutique qui y est accolée. Beaucoup de Français, passagers du paquebot en escale Adriana III, y font leurs achats de souvenirs. Pour notre part, nous achetons des gants en laine (2 Juillet !), qui nous seront bien utiles dans quelques heures.
15 h 30, route vers Skarsvåg, sinueuse, accidentée à travers des hauts plateaux complètement nus, sans un arbre, juste une végétation tapie au ras du sol : Herbe ? Mousse ? Bruyère ? Face à nous, sous un ciel plombé, un paysage noir, de désolation, de bout du monde dans le froid, le crachin et le vent qui cingle.
Installation au Kirkeporten Camping de Skarvåg, le camping le plus septentrional du monde dans le port le plus septentrional du monde. Nous sommes dans une région de superlatifs, toujours le plus au nord… C'est vrai, nous sommes à plus de 71° de latitude Nord.
Il fait froid, il crachine, il y a du vent, nous louons à bon prix une hytte pour 2 nuits pour s'octroyer un peu de confort et nous affranchir des conditions météo. Cela fait 17 jours que nous avons quitté la Normandie, et si nous avons voyagé sans précipitation, nous n'avons jamais perdu de temps non plus. Un petit break nous fera le plus grand bien. Et pendant que la pluie tombe, nous nous accordons une petite sieste réconfortante dans un vrai lit.
Et pour marquer notre arrivée dans le Grand Nord, ce soir, c'est pavé de saumon, vin rosé dans notre hutte bien chauffée.
Nous avions prévu dans notre programme d'effectuer une randonnée pédestre au Knivskjelodden, "la lame de couteau", pour observer tranquillement le soleil à minuit, (18 km de marche aller et retour). En réalité, "la lame de couteau", c'est le véritable Cap Nord géographique situé 1 600 m plus au nord que le Cap Nord touristique hyper fréquenté. En plus de l'intérêt de l'exercice physique, il y a aussi une satisfaction intellectuelle (un peu perverse), à rejoindre cet endroit quasiment ignoré et d'être arrivé encore plus au nord que le touriste lambda.
La climat a vite raison de ces belles intentions, le vent, le crachin, la température (1°C), nous font renoncer à ce projet. La météo est trop incertaine pour s'aventurer seuls sans risques dans la traversée d'une région aussi isolée, d'autant que cela nous aurait pris la majeure partie de… la nuit. L'exploit, certes ; mais le plaisir avant tout ! Et ce soir, les conditions ne sont pas réunies pour que cette randonnée soit agréable. Dommage !
22 h 00, départ pour le Cap Nord (touristique), en roulant dans un paysage de hauts plateaux légèrement vallonnés. Pas un arbre, rien, le vide absolu, le désert du Nord. Sous le ciel bas, c'en est grandiose et sublime de désolation. C'est lunaire, nous roulons dans un environnement de plus en plus hostile avec le sentiment étrange de progresser inexorablement vers une fin. La météo et le paysage nous mettent vraiment en condition : nous nous approchons du bout du monde, du bout de tout.
Mais au bout de la route… nous sommes ramenés à la réalité : l'entrée du site du Cap Nord est payante, et bien payante (ce que nous savions), 215 NOK par personne valable pour 2 visites, soit ± 24 € ! Ce site est pour la Norvège une vraie mine d'or. Où va toute cette manne ? A part le Nordkapphallen, le centre touristique, aucun aménagement spécifique n'a été aménagé pour faciliter la vie des usagers. Parkings en cailloux à peine nivelés ou en terre battue, pas d'installation pour faciliter l'ordinaire des camping-caristes pourtant fort nombreux, rien !
Mais nous y sommes ! Et nous ne sommes pas les seuls : un mur de camping-cars sur 2 ou 3 rangs, déjà des bus déversent leur lot de visiteurs venus des paquebots en escale à Honningsvåg. Et cela ne cesse d'arriver.
Nous supportons facilement notre harnachement vestimentaire : veste polaire, blouson fourré, bonnets et gants en laine. T° = 1°C !
Alors que la majorité des touristes s'engouffre dans le Nordkapphallen, nous allons d'abord à l'écart voir le panorama sur "la lame de couteau" que l'on voulait rejoindre à pied. Le nom est assez bien choisi, il s'agit en effet d'un long cap effilé qui s'avance loin en mer. Devant nous, c'est vraiment le nord du Monde. Plus au nord, il n'y a plus que le Spitzberg et le Pôle ! Nous sommes seuls à contempler ce site, la majorité des touristes qui viennent au cap Nord ignorent sans doute son existence !
Nous sommes arrivés au but ! Nous avons fait 4 800 km pour en arriver là ! Avec le sentiment étrange d'être des privilégiés dans un endroit exceptionnel, au cœur d'un site hors norme. Et pourtant, nous sommes loin d'être les premiers, il y en aura encore bien d'autres après nous, nous n'avons rien fait de surhumain pour en arriver là, mais nous l'avons fait. Cela ne changera rien à la marche du Monde, cela ne changera pas le cours de nos vies, c'est vrai. Mais qu'importe, nous y sommes ! Fiers et heureux de tutoyer les limites de la Terre !
Nous nous dirigeons vers la plate-forme où se trouve le signal du Cap Nord : une armature métallique symbolisant le globe terrestre avec l'équateur, les cercles polaires, les tropiques et les méridiens. Symbolique, mais efficace car tous les visiteurs se précipitent au pied du monument pour se faire photographier et apporter la preuve de leur présence au bout du Monde. Et nous-mêmes, sacrifierons au rituel. Quelques mètres après, c'est le bord de la falaise, un à-pic de 300 m, la mer et plus rien d'autre que le Pôle Nord à 2 100 km au-delà de l'horizon. En fait, c'est vraiment le bout du Monde. C'est attirant et cela attire la foule.
Nous restons un long moment à parcourir ce plateau noir battu par tous les vents du diable, face au large. Nous subissons un petit grain de neige fondue. A l'évidence, il n'y aura pas de soleil à contempler ce soir. Ce qui n'empêche pas les badauds de s'agglutiner le long de la balustrade et d'attendre au plus près l'éclaircie miraculeuse qui ne se produira pas.
Nous visitons le hall touristique, bondé. Ambiance internationale et multilingue, mais beaucoup de Français à cause de l'escale du paquebot Adriana III. On y trouve tout ce qu'il faut pour mettre le touriste à l'aise : une grande boutique de souvenirs, bar, cafétéria, restaurant, bureau de poste ainsi que des gradins permettant, si les conditions sont trop rudes, de contempler le site derrière une grande verrière ; et ce soir, il y a des amateurs !
Un long souterrain en pente douce mène vers une salle de projection et des vitrines où sont exposés des dioramas retraçant l'histoire du Cap, une chapelle, un temple thaï (!?), une salle où est exposée un buste du roi Louis-Philippe (ancien visiteur des lieux). Ce souterrain débouche dans une grotte artificielle avec un bar étagé en gradins où il est de bon ton de boire le champagne face au nord, bien à l'abri derrière une large baie vitrée. L'exploitation commerciale des lieux n'est pas du meilleur goût et s'avère bien décevante par rapport à la symbolique du site. Mais, vu la fréquentation, quel jackpot !
Nous retournons à l'extérieur, près du globe maintenant éclairé. Beaucoup de monde partout. La visibilité est bonne mais le ciel est sombre, donc pas de soleil à espérer.
24 h 00, quelques rayons de soleil réussissent à passer furtivement à travers la masse de nuages et éclairent parcimonieusement la mer. C'est tout pour ce soir. Grosse, très grosse déception !
00 h 30, quelque peu dépités, et quand même frustrés d'un si maigre résultat après tant d'efforts, nous retournons au camping de Skarsvåg. En chemin, la température extérieure tombe à 0°C, et nous savons déjà que demain la météo ne sera pas meilleure !
L'île de Magerøya - Le Cap Nord
Jour 18 - Ve 03/07/2009 - Skarsvåg - Cap Nord
09 h 15, réveil et petit-déjeuner dans la hytte, après une bonne nuit bien au chaud. A l'extérieur, vent, pluie, froid à 3°C.
Dans la matinée, à proximité du port de Skarsvåg, visite et achats à la boutique de Noël, "Nordkapp Jul & Vinterhus", installée dans la maison particulière d'une habitante du village, capharnaüm d'objets divers et variés ayant plus ou moins de rapport avec Noël. Bien sûr, le rouge domine, c'est la couleur préférée des norvégiens et aussi la couleur de Noël. Dans tout le fouillis, Nelly à réussi à trouver avec six mois d'avance quelques décors de Noël à sa convenance ! Ouvert toute l'année, mais ce matin, il n'y a vraiment pas foule.
Retour à la hytte, puis rédaction d'un mail, sélection des photos à joindre, et opération cartes postales… En réalité, bulle et relax. Nous comprenons que nous avions besoin de souffler. Repas : cuisses de canard que Nelly a eu le temps de préparer tranquillement et confortablement. On s'est bien régalé !
15 h 45, balade à pied à la Kirkeporten "la porte de l'église", à l'ouest de Skarsvåg. Un petit chemin grimpe et serpente allègrement avant de redescendre tout autant vers une arche en pierre d'où l'on peut voir l'arrière du plateau du Cap Nord et la pointe du Hornet. La mer bat violemment contre les rochers et explose en larges panaches d'écume. Il pleut, le vent d'ouest est assourdissant et dans les bourrasques, on tient à peine debout au point que nous sommes obligés d'écourter la visite. C'était l'activité du jour, un bon bol d'air !
18 h 00, repas de crêpes… Puis à 18 h 45, départ sous la pluie vers le Cap Nord pour expédier toutes les cartes postales que nous avons rédigées afin qu'elles soient revêtues du tampon spécial du bureau de poste… le plus septentrional du monde.
Nous rencontrons le brouillard en cours de trajet, ce qui nous donne une vision surréaliste du paysage de part et d'autre de la route. Cela devient quelque peu hostile et angoissant. Nous croisons un cycliste solitaire qui revient du Cap et qui émerge de la brume. Une violente bourrasque lui fait faire un écart et manque de le renverser. Ambiance !
19 h 00, tout le plateau du Cap est dans la brume. Beaucoup moins de camping-cars que la veille sur le parking, beaucoup moins de monde dans le Nordkapphallen, qui devient plus respirable. Ce soir la fréquentation est majoritairement coréenne. Nelly en profite pour explorer la boutique sans bousculade, il est vrai que ce n'est pas encore l'heure de pointe.
Personne au pied du globe, que l'on devine plus qu'on ne le voit derrière la grande baie vitrée. En comparaison, le temps hier était radieux.
20 h 00, nous assistons à la projection sur écran panoramique d'un film de 15 minutes résumant le déroulement des saisons dans la région du Cap. Survol plutôt bien fait, avec de belles images et une musique adaptée.
20 h 30, nous nous rendons au pied du globe, nous y sommes quasiment seuls. Vent fort et quelques photos dans la brume.
Sur la route du retour, attendant stoïquement au milieu de nulle part, un type fait du stop. Vu la fréquentation de la route à cette heure et la pluie glaciale, nous le prenons à l'arrière de l'Espace après lui avoir fait un peu de place. On n'a pas tout compris, il nous dit être hongrois et venir de Berlin en vélo. Il est venu ce soir en stop sur le site pour acheter des souvenirs à sa famille et loge dans le même camping que nous. Nous le déposons transi au pied de sa tente. Quel courage !
Conclusion : nous n'avons pas vu le soleil briller à minuit au nord du Monde et nous en sommes bien déçus, car c'était l'un des buts de ce long voyage. La nature qui commande en à décidé autrement. Finalement, le Cap Nord se sera montré à la hauteur de sa réputation. Nous y avons trouvé en plein été des conditions climatiques que nous avons parfois l'hiver en Normandie. Ce qui n'a rien d'étonnant : c'est le nord de la Norvège, à 71° 10' 21'' de latitude nord, à 2 100 km du Pôle. Ce n'est tout de même pas rien !
Jour 19 - Sa 04/07/2009 - Skarsvåg - Honningsvåg - Karasjok
Réveil et petit-déjeuner bien au chaud dans la hutte, puis rangement de celle-ci. Au moment du départ, nous discutons quelques minutes avec un couple d'angevins, montés ici avec chacun leur moto.
09 h 45, départ du camping. Temps bouché, plafond bas, brouillard, vent. Nous roulons sans rien voir. Bifurcation vers Gjesvær, port de pêche (relativement), important à l'ouest de Magerøya. Nous faisons un tour rapide du port et du village où il y a peu d'activité visible. Dans la brume qui se déchire à peine, rien ne semble bien attrayant.
Nous avions prévu de consacrer quelques heures à un "safari oiseaux" à la réserve naturelle de Gjesværstappan située sur un îlot à 15 km à l’ouest du plateau du Cap Nord. Mais vu l'état de la mer aujourd'hui et la brume ambiante, nous renonçons à cette expédition qui aurait pu être spectaculaire.
La visibilité s'améliore ensuite légèrement, mais le ciel reste bien bas. Les derniers kilomètres sur l'île de Magerøya se font dans une ambiance lunaire. Quelle contrée ! Nous nous arrêtons de nouveau à Honningsvåg, c'est la ville la plus importante et le point de rassemblement de toute l'île. C'est un port de pêche actif, une importante escale de l'Hurtigruten, d'ailleurs nous assistons à l'accostage du MS Finnmarken venant du sud. Il y a aussi quelques commerces que Nelly ne manque pas de visiter.
J-J repère la bibliothèque pour expédier un mail, mais celle-ci est fermée le samedi. Tout à côté se trouvent l'église et le cimetière. Par rapport au mois de Janvier dernier où nous étions à la même heure, il fait jour et il ne neige pas, mais il y a autant de vent. Là encore, la nuit hivernale enveloppait la ville d'un côté magique qu'elle n'a plus aujourd'hui.
12 h 30, nous quittons Honningsvåg et nous acquittons du péage avant de reprendre le long tunnel de Kafjord pour rejoindre le continent norvégien. De l'autre côte du tunnel, la météo n'a pas changé. Impossible de pique-niquer à l'extérieur ce midi. Nous prenons juste un casse-croute dans la voiture à Repvåg, port sur une petite presqu'île à l'écart de la E69.
16 h 00, arrêt pour quelques courses dans un magasin REMA 1000 (chaîne de supérettes), à Lakselv, petite agglomération dispersée et sans âme, située à l'extrémité du Porsangerfjord et à l'embouchure de la rivière Lakselv. Arrêt café, au bout d'un petit chemin débouchant sur la rivière.
18 h 00, arrivée à Karasjok après avoir traversé plusieurs plateaux désertiques, puis une grande zone de lacs et de forêts de conifères en parcourant une route de plus en plus rectiligne qui nous donne un avant-goût de la Finlande.
Nous sommes à 18 km de la frontière finlandaise. Cette petite ville est la capitale des Samés (les Lapons), dont elle abrite le Parlement. Hormis une petite église de 1807, bien peu de choses à voir, si ce n'est le Parlement lui-même dont l'architecture moderne s'inspire de la forme conique des tentes laponnes. Visite gratuite (suffisamment rare pour être signalé), mais fermé le samedi. Raté !
Installation au camping, confortable et bien tenu. Dîner dans la salle commune à cause de la température. Ce camping est équipé de Wi-fi, aussi nous envoyons à tous le mail que nous avions rédigé à Skarsvåg, et qui relatait nos exploits au Cap Nord.
Reipvåg
Jour 20 - Di 05/07/2009 - Karasjok (N) - Inari (FIN)
La météo est d'une stabilité exemplaire, donc petit déjeuner dans la salle commune du camping.
Peu après avoir quitté le camping de Karasjok, nous passons sans encombre et sans formalités la frontière finlandaise sans voir aucun garde, ni douanier. Il faut juste avancer la montre d'une heure et se familiariser avec une nouvelle langue, tous les panneaux ou affiches sont bilingues : finlandais et lapon, pas évident au premier abord. Et nous retrouvons la zone euro.
Nous aurions pu rester en Norvège pour rejoindre Kirkenes, mais pour enrichir notre connaissance du monde, nous avons choisi de transiter par le nord de la Finlande. Pour voir… En distance, l'écart entre les deux itinéraires n'est pas significatif. Va donc pour la Finlande…
Contre toute logique, nous nous dirigeons d'abord vers le sud-est en suivant la route 92, une longue ligne droite à perte de vue entre Karasjok et Kaamanen, et bordée à l'infini de forêts de bouleaux et de conifères. Et puis, des lacs, des rivières. Aucun relief pour attirer l'œil.
Nous nous arrêtons en chemin en lisière d'une réserve naturelle pour une courte promenade à pied. Sur des cheminements précaires, nous nous enfonçons dans les bois, parcourus de petits ruisseaux, de zones marécageuses, d'espaces où poussent mousses et lichens. Les moustiques qui s'en donnent à cœur joie depuis notre arrivée nous font vite battre en retraite.
Vers 12 h 30, pique-nique sur un parking à l'écart de la route. Nous dégustons les crevettes achetées hier à Lakselv. Sur les 90 km de trajet jusqu'à Kaamanen, nous n'avons pas vu un seul village, pas une seule maison, que de la forêt.
14 h 00, arrivée à Inari, petite agglomération à l'habitat très dispersé. Nelly fait quelques achats dans un magasin de souvenirs, (en prévision de Noël, il est vrai que la Finlande est le pays du Père Noël, qui réside avec ses rennes à Rovaniemi, 300 km plus au sud).
Le temps froid et maussade n'incite pas à l'exploration des environs.
16 h 00, arrivée au camping d'Inari, dans un joli cadre reposant à l'extrémité du lac d'Inarijärvi (l'un des plus grands lacs de Finlande). Petite plage, appontement, barques ne sont guère fréquentés.
18 h 30, repas de crêpes dans la salle commune.
20 h 00, à cause du vent froid, au lit. Emmitouflée sous la couette dans la voiture, Nelly regarde un film sur le PC. Cette nuit qui s'annonce sera la plus glaciale de tout le voyage.
Au cœur de la forêt finlandaise
Jour 21 - Lu 06/07/2009 - Inari (FIN) - Kirkenes (N)
La nuit, en effet, a été particulièrement glaciale et nous réveillons complètement frigorifiés.
10 h 00, nous quittons le camping et roulons, cette fois-ci vers le nord-est pendant 100 km pour retrouver la Norvège en suivant une petite route qui longe le lac d'Inari à peu de distance. Mais nous ne verrons que rarement ce lac pourtant immense, souvent caché par la forêt.
Ce n'est pas le relief qui permet d'avoir des points de vue spectaculaires… Les forêts de bouleaux et de conifères semblent tout absorber. En roulant on ne voit rien d'autre que… des bois. Pas de villages, la grande majorité des rares maisons est souvent cachée derrière les arbres. Seuls, au bord de la route, de curieux petits abris pour protéger les boites à lettres signalent l'existence d'une habitation en retrait.
Ce qui semble être un village sur la carte routière ne correspond à rien de visible sur place. Cette partie de la Finlande nous laisse une impression étrange, celle d'un désert verdoyant, sans activité humaine visible. Seuls quelques troupeaux de rennes animent la matinée, nous en voyons quelques beaux spécimens qui débouchent à l'improviste de la forêt et surgissent sur la route inopinément, dangereux ! Nous essayons de photographier ou filmer les plus beaux, ceux qui portent de grands bois, encore faut-il qu'ils soient en train de paître pour y arriver, car ces animaux se déplacent perpétuellement !
Nous voulions voir la Finlande, nous avons vu… une région sablonneuse peu accidentée, la forêt continue de bouleaux et de conifères, quelques lacs, des étangs et des marécages, de grandes routes rectilignes jusqu'à l'ennui. Et nous n'avons rencontré… personne !
12 h 45, enfin, un petit village ! Arrêt au "Market" (supérette), de Näätämö pour quelques achats alimentaires. Même en euros, les tarifs ne sont pas vraiment attractifs. L'intérêt est surtout pour les Norvégiens qui viennent y faire le plein d'alcool à meilleur compte.
Aussitôt après, nous passons la frontière. Personne pour nous demander quoi que ce soit. Nous sommes de nouveau en Norvège. Une longue descente nous permet de rejoindre Neiden.
Pique-nique dans la voiture près de la Skoltefossen, chute d'eau de peu de hauteur mais d'un gros débit de la rivière Neidenelva.
En roulant, nous sommes presque rassurés et soulagés de retrouver les paysages norvégiens, avec leurs montagnes noires et pelées, même si elles sont dans cette région moins abruptes et moins élevées qu'ailleurs.
15 h 30, arrivée à Kirkenes qui est le but ultime de notre voyage avant de reprendre l'Hurtigruten. Pour cela, nous avons parcouru 5 540 km depuis la Normandie. 5 540 km, on n'imagine pas que le bout de la Terre puisse être si loin ! Quel périple !
Bien peu d'animation dans les rues de Kirkenes ! Comparativement à d'autres, c'est une agglomération importante, qui vivait autrefois de l'extraction du fer et qui s'est reconvertie maintenant dans la pêche au crabe royal et à la réparation navale.
Du fait de l'existence des mines de fer et de la proximité de l'U.R.S.S. Kirkenes à payé un lourd tribut à la Seconde Guerre mondiale lors de l'occupation allemande : destructions, pillages, exactions et incendies y ont été particulièrement sévères. S'il n'en reste plus trace, quelques statues ou monuments érigés par les voisins russes sont là pour rappeler ce passé douloureux.
Kirkenes est maintenant devenue une ville d'échanges avec la Russie toute proche. Il y a des objets russes à vendre dans les boutiques, des femmes russes viennent vendre leurs produits au marché hebdomadaire, les plaques de rues et les panneaux de signalisation sont en double affichage dont le cyrillique et dans les boutiques on parle russe couramment. Etrange, nous avons l'impression de déjà ne plus être en Europe !
Nous parcourrons rapidement la ville et visitons un centre commercial, mais les magasins ferment systématiquement à 16 h 30. On a fait des économies !
17 h 00, arrivée au camping de Kirkenes, à 10 km vers l'aéroport. Comme le temps ne varie pas, nous nous installons dans une hutte pour la soirée et la nuit. L'aménagement du terrain est sommaire.
Jour 22 - Ma 07/07/2009 - Kirkenes - Jakobselv - Kirkenes

Ce jour était prévu comme jour tampon, la marge de sécurité pour compenser un éventuel retard qui aurait pu se produire au cours du voyage : une étape qui s'éternise, un ennui mécanique ou autre. Cette journée permettait rejoindre le bateau sans stress et surtout ne pas le rater.
Le planning prévisionnel concocté avant le départ a pratiquement été respecté tous les jours à quelques kilomètres près… Preuve qu'il avait été bien pensé. Nous venons de parcourir 5 540 km sans hâte, sans précipitation, sans traîner non plus. Jamais nous n'avons eu l'impression de perdre notre temps, jamais nous n'avons eu le sentiment de courir contre la montre. Hormis les activités contrariées par la météo dans le Finnmark, nous avons pu admirer tous les principaux sites que nous avions envie de voir sur notre trajet. Bien sûr, nous ne sommes pas rentrés dans tous les détails, visité tous les musées (en fait, aucun), suivi toutes les manifestations folkloriques, mais nous avons quand même maintenant une vision étendue de la Norvège.
Le Cap Nord était un but que l'on a atteint ; Kirkenes en est un autre où nous sommes aujourd'hui.
Grâce à une si belle organisation, nous nous retrouvons une journée trop tôt à l'embarcadère de l'Hurtigruten, et les occupations paraissant limitées à Kirkenes, nous avons largement le temps de faire une excursion non prévue dans le planning initial.
Quant aux conditions météo, elles n'évoluent guère. Nous n'avons plus vu le soleil depuis l'après-midi du 1er Juillet, la température n'est jamais montée au-dessus de 9°C et le vent du nord souffle continuellement depuis le même soir, il a plu tous les jours. Ce temps désespérément stable dure depuis 6 jours, et ce matin, cela continue… Donc, la journée démarre doucement…
08 h 15, petit-déjeuner bien au chaud dans la hutte, séance de lessive, et un peu de cuisine pour la préparation du pique-nique de midi, rangement et nettoyage de la hytte.
10 h 30, retour à Kirkenes pour se rendre à l'office du tourisme, que l'on avait repéré hier, pour expédier notre mail. Cela se fait rapidement, nous sommes rôdés maintenant à cette pratique. Le clavier Qwerty et les caractères norvégiens n'ont plus de secrets pour nous.
11 h 15, route vers Grense Jakobelv, aux confins de la Norvège. A la sortie d'un rond-point, un immense panneau routier jaune nous indique d'abord en caractères latins et cyrilliques la direction de… Mourmansk. Mourmansk ! 245 km. La destination n'a rien d'exotique, loin s'en faut.
Et ce n'est pas tous les jours que l'on a l'occasion de se diriger vers Mourmansk… Cela laisse songeur. C'est une fois au pied de ce panneau que nous comprenons que nous sommes vraiment arrivés loin. Encore un pas à faire et nous sommes… en Russie, en Russie ! Que de chemin parcouru depuis Rouen !
A défaut de pénétrer en Russie, (ce que nous est impossible, puisque nous n'avons aucun visa pour le faire), nous allons donc tutoyer la frontière entre les deux pays. 15 km après Kirkenes, nous faisons un léger détour jusqu'au poste frontière de Storskog où nous nous arrêtons. En réalité, à part de grands panneaux bleus multilingues (où il est indiqué "Entrée interdite sauf pour affaires" !), et une échoppe de souvenirs tenue par un Russe, il n'a rien à voir.
Le poste norvégien est lui-même loin en retrait derrière un portail gardé par 2 militaires norvégiens. Pas facile d'accès la Russie ! Quant au poste russe, il est impossible de le voir d'où nous sommes, tant le no man's land doit être important.
Le lieu est hautement symbolique et stratégique. C'est le seul point de passage entre les deux pays. Cet endroit est même vendu comme lieu d'excursion aux passagers d'Hurtigruten en escale. Quelques touristes nous accompagnent, et comme nous, écarquillent les yeux en espérant apercevoir quelque chose d'insolite. Mais rien… L'activité n'y est pas débordante. Visiblement, il n'y a pas beaucoup de volontaires pour passer à l'Est sauf un camion russe qui rentre au pays. Dans l'autre sens, juste une voiture immatriculée en Suisse.
Nous poursuivons sur une petite route tellement fréquentée que des groupes de moutons s'y prélassent au milieu. Puis, nous traversons un vaste plateau, royaume du minéral, camaïeu de larges blocs brun rouge, gris vert, noir, entrecoupés d'une végétation tapissante d’où émergent quelques rares bouleaux qui n'ont guère plus de 1.50 mètre de haut. Quelques lacs gris acier essaient d'animer le décor. Sous le ciel plombé, le paysage est dense, sombre, triste. Un large canyon serpente au milieu de ce plateau, au fond coule la rivière Jakobselv. Pas gai !
Comme au Cap Nord, nous avons ici le sentiment d'arriver au bout du monde, au bout d'un monde. C'est différent, pas tout à fait le bout du monde, mais l'impression d'arriver aux confins non seulement de la Norvège, mais aussi de l'Europe, d'arriver aux confins du monde occidental. La géographie est là, mais il y a aussi le poids de l'Histoire qui influe sur ce que nous ressentons. A quelques kilomètres, c'est l'Est, la Russie, un énorme pays inquiétant, une autre civilisation, d'autres méthodes…
La route se transforme en piste et redescend vers le lit de la rivière Jakobselv qui est à partir d'ici la frontière naturelle avec la Russie. Et maintenant, ça ne rigole plus ! Plusieurs grands panneaux bleus rédigés en norvégien, russe, finlandais et anglais fixent des interdictions strictes. Ce qui déjà, met dans l'ambiance.
Il est interdit :
· De traverser la frontière
· D'avoir des contacts à travers la frontière
· De photographier le personnel militaire russe et les équipements situés en territoire russe
· D'utiliser des téléobjectifs supérieurs à 200 mm et/ou des trépieds
· La pêche dans la rivière ne peut être pratiquée que par des Norvégiens résidant en Norvège
Toute information peut être demandée à la commission de frontière, à la police ou aux gardes frontière
La piste longe maintenant la rivière, et au bout de quelques mètres, les choses se présentent ainsi, un potelet jaune matérialisant le côté norvégien, la rivière Jakobselv, un potelet rayé rouge et vert concrétisant le côté russe. La frontière est l'équidistance ente les deux potelets.
Ceux-ci n'ont pas été plantés au hasard. Conséquence de la seconde guerre mondiale, les frontières entre la Norvège, la Finlande et l'U.R.S.S. ont été rectifiées en 1945. Leur tracé exact à nécessité en son temps la création d'une commission ad-hoc, qui a confirmé contradictoirement chaque point litigieux sur le terrain à l'aide des poteaux, bien mis en évidence et bien entretenus. Apparemment, cette commission est toujours d'actualité.
Nous ne résisterons pas au plaisir de photographier ces poteaux, tant norvégiens que russes (avec un téléobjectif inférieur à 200 mm !), ni de nous faire tirer le portrait près d'un de ces poteaux (norvégien, bien sûr !).
Bien que nous n'ayons rien vu durant notre bref passage, la paranoïa héritée du régime soviétique et la protection de l'espace Schengen font que cette zone est hautement militarisée et doit sans aucun doute être bien surveillée de part et d'autre.
Au fur et à mesure de notre avancée, nous verrons donc quantité de ces potelets sur chaque berge de la rivière. Et de l'autre côté de la Jakobselv, la forêt de bouleaux, les collines noirâtres, c'est la Russie, que nous pourrions presque toucher en tendant le bras tant la rivière est étroite, à peine une trentaine de mètres de largeur. Mais nous sommes bien prévenus, nous n'allons pas nous y risquer.
La conjonction des mises en garde, de la configuration des lieux, de l'austérité du paysage confèrent à cette zone une atmosphère pesante et quelque peu angoissante. Même si ce n'est pas flagrant, il s'en dégage une ambiance particulière, sinistre et inquiétante. Cela est sans doute très subjectif, mais la région n'est pas neutre.
13 h 15, nous arrivons au hameau de Grense Jakobselv, au pied de la chapelle que le roi Oscar II (de Suède-Norvège), fit édifier en 1869 pour (déjà) servir de bastion spirituel contre l'influence orientale et servir d'amer aux pêcheurs des 2 pays qui (déjà) se querellaient sur les zones de pêche.
Ambiance : côté norvégien, une haute colline couronnée d'installations militaires, un estuaire sablonneux et bosselé recouvert d'une végétation rasante, des potelets jaunes bien alignés le long d'une longue plage complètement close, la masse noire des collines russes avec blockhaus, radars et miradors, puis vers le large, l'étendue de la mer de Barents… Nous voilà face à la mer de Barents, face à l'océan Glacial Arctique… Ce ne sont pas des noms qui invitent à l'exotisme !
Quelques mètres encore, nous parvenons à une petite plage battue par le vent, encadrée de gros rochers gris frappés par le violent ressac de la mer de Barents.
Cette fois-ci, nous avons atteint l'extrême limite de ce qu'il était possible d'atteindre, nous ne pouvons plus aller plus loin. Kirkenes, la Russie, la mer de Barents, l'océan Arctique… Des noms qui ne nous sont pas ordinairement familiers… Nous sommes bien parvenus au bout du Monde !
17 h 45, retour au camping de Kirkenes, mais cette nuit nous dormirons dans l'Espace. 19 h 00, dîner dans la salle commune, quelque peu squattée par 3 couples d'allemands, les places sont chères ! Comme à l'accoutumée, la cuisine est fort bien équipée : dans un tiroir, il y a même les couverts à disposition… C'est la Norvège !
Dans les rues de Kirkenes - Le bout du bout... La mer de Barents
A suivre...
1ère Partie -- 3ème Partie -- 4ème Partie
2ème Partie - ÎLES VESTERÅLEN - FRONTIERE RUSSE
Jour 13 - Di 28/06/2009 - Handelsand - Fiskebol - Stø

08 h 00, réveil en pleine nature après une nuit calme et sans histoire. Météo toujours mitigée. Toilette et maquillage "sauvages" avec les moyens du bord.
Au moment du départ, discussion avec l'un des 2 camping-caristes de l'Orne qui font le trajet inverse.
Arrivée à Fiskebol et attente du bac. Ce ferry permet de passer des îles Lofoten vers les Vesterålen. Des Italiens en camping-car pêchent sur l'appontement et… ça mord ! Peu de véhicules dans la file. Ce ferry a perdu quelque peu de son intérêt depuis l'ouverture d'un nouveau tronçon de la E10 qui, avec ponts et tunnels, relie maintenant les îles Vesterålen au continent.
10 h 30, embarquement sur le ferry, démesuré par rapport au nombre de voitures. Vaste salon intérieur avec cafétéria où J-J sacrifie au rituel norvégien en mangeant un hot-dog local. 3 niveaux de ponts extérieurs permettent de profiter au mieux du paysage. En arrière, temps gris sur les Lofoten dont les sommets sont pris dans d'épais nuages bas. A quelques kilomètres vers l'avant, grand soleil sur les Vesterålen. La météo norvégienne n'est pas à une bizarrerie près !
11 h 00, débarquement à Melbu (Hadseløya). Arrêt à l'église rouge octogonale de Hadsel. C'est dimanche, il y a une messe, plein de fidèles à l'intérieur, donc pas de visite possible. Quelques personnes quittent momentanément l'office pour téléphoner ou pour se rendre (aux toilettes, sans doute), dans un bâtiment annexe, curieux !
Peu après nous franchissons le pont de Stokmarknes (Langøya). Nous passerons sous ce pont plus tard avec l'Hurtigruten. Ce port est lié à la fondation de l'Hurtigruten en 1881.
En route, halte à Sortland, agglomération importante des Vesterålen. Complété le plein avec du gas-oil détaxé, apparemment, pas de problèmes. Motivés par notre chasse au soleil de minuit, nous quittons la route principale pour suivre la R820 et nous diriger vers le nord de l'île.
12 h 45, peu avant Myre, pique-nique sur une minuscule aire aménagée d'une table et de bancs en bois, face à la mer. Arrivée à Nyksund, au bout d'une route sinueuse et très étroite, tout au nord de Langøya. Ce village de pêcheurs que ses habitants ont dû abandonner dans les années 1970 était devenu fantomatique au fil des années… Ce qui en faisait un intérêt touristique certain, jusqu'à ce qu'une poignée d'acharnés commence à le réhabiliter et ne remette un à un les hangars et les habitations en état. Le village abandonné, ne l'est plus tant que cela et en en passe de (re)devenir très touristique et un rien branché.... Les mouettes, elles, n'ont jamais déserté l'endroit.
Il reste quand même une impression de bout du monde. Sinon, de beaux hangars sur le port et des quais à 2 étages sur pilotis dans un joli cadre naturel. Nous constatons que l'endroit n'est finalement pas vraiment propice à l'observation du soleil de minuit, nous modifions le programme et nous dirigeons vers Stø, située sur la pointe nord-est de l'île.
16 h 45, arrivée au camping de Stø, situé tout au bout du village. Peu fréquenté et très sommaire, mais bel endroit dans une anse à l'écart du port.
Transfert des films et photos sur l'ordinateur. Dîner, soupe et crêpes.
20 h 30, pêche aux bigorneaux, au pied du Home Espace. Un saladier rempli en 5 minutes. Miraculeux !
Le ciel est clair et le soleil brille partout… sauf à notre nord où un long et épais banc de nuages risque de compromettre la soirée.
A 00 h 00, le soleil est bien au-dessus de ce banc de nuages qui n'a pas bougé d'un pouce et restera masqué, dommage. Néanmoins, entre l'horizon et la base des nuages, nous sommes gratifiés d'une belle lumière avec tous les effets possibles de jaune, de rose ou d'orange. Le contre-jour est magnifique et nous restons presque une heure sur les rochers pour admirer le spectacle. Nous n'avons pas tout perdu.
Au loin, vers le nord-est et à 40 km, nous devinons la silhouette des rochers de Bleik sur l'île d'Andøya. La mer et les falaises au lointain dans une légère brume sont devenues roses sous le soleil de minuit. Etonnant !

Jour 14 - Lu 29/06/2009 - Stø - Andenes - Senja Steinfjord

Le temps a changé durant la seconde partie de la nuit. Au réveil, ciel couvert, sommets dans les nuages, légère bruine et température de 9°C. Nous reprenons la route vers Sortland en faisant un crochet par Alsvåg (après Myre).
10 h 45, arrêt à Sortland dans un grand magasin Coop, intégré dans un centre commercial important. Trouvé la bibliothèque pour envoyer un mail, mais l'Internet ne fonctionne pas.
Passage sur le pont de Sortland (sous lequel nous passerons plus tard avec l'Hurtigruten), et nous suivons la rive ouest de l'île d'Hinnøya, avant de franchir le pont de Risøyhamn, sur Andøya (mêmes éléments, même motif pour le pont). La géographie et la circulation sont plutôt complexes dans ces îles. Peu après Risøyhamn, nous passons sur la rive occidentale d'Andøya, face au large.
12 h 45, entre la route peu fréquentée et le bord de mer, nous trouvons un coin de pique-nique au pied des hautes falaises de Nordmela. Nous faisons un sort aux bigorneaux pêchés hier soir, de jolis spécimens ! Et puis, le soleil revient progressivement et il n'y a plus un souffle de vent.
Nous poursuivons en longeant plus ou moins la mer, en traversant des paysages plats, sablonneux et presque désertiques. Nous traversons le village verdoyant de Bleik, avec sa route centrale bordée de hauts arbres de part et d'autre, inhabituel en Norvège.
Après la traversée de Bleik, changement de décor. Nous faisons un arrêt sur une plage de sable absolument blanc. Sans vent, la surface de l'eau est plate comme un miroir. Avec le soleil et de faibles fonds sableux, la mer prend une couleur improbable et difficilement définissable : mélange ou fusion de bleu turquoise et de blanc laiteux. Surprenant !
Une multitude de roches plates émergent à peine, et au fond un énorme pain de sucre jaillit de la mer. Splendide ! Et l'on en vient à penser qu'avec quelques cocotiers, ce pourrait être le paradis. Tout y est, le franc soleil, la mer turquoise, le sable blanc. Eh non, c'est la Norvège !
Juste après cette magnifique plage, la montagne descend en dents de scie jusqu'à la mer au point qu'un tunnel a été creusé pour rejoindre Andenes, à l'extrémité nord d'Andøya et des Vesterålen.
14 h 15, peu de choses à faire dans cette petite ville, si ce n'est chercher la bibliothèque. Après renseignement, nous l'avons trouvée jouxtant l'école. Nous avons rédigé un mail, mais impossible de l'envoyer ! Après plusieurs essais infructueux, la chef-bibliothécaire vient à notre secours et retape notre mail depuis son PC, mais n'a pas pu joindre le texte stocké sur notre clé USB. Elle n'a donc pu envoyer que le texte du mail seul. Très serviable, elle avait surtout envie de parler (!), ou d'entendre parler, français. Son mauvais français mélangé au mauvais anglais de J-J a donné une conversation plutôt surréaliste !
15 h 50, arrivée à l'embarcadère du ferry pour passer sur l'île de Senja. Le départ est dans plus d'une heure, mais il n'y a que 3 ferries par jour en haute saison. Pas question de le rater, sinon c'est demain 9 heures ! Résultat impossible à prévoir à l'avance : 3 voitures, 4 motos et 2 vélos, ça ne se bouscule donc pas !
En attendant, Nelly prépare le goûter sur le parking et fait un cours magistral sur la préparation du café en poudre… immortalisé à jamais en vidéo.
17 h 00, appareillage sur le ferry M/S Lødingen, pas bien grand, ni de la première jeunesse ! Direction Gryllfjord sur la côte ouest de l'île de Senja. 1 heure 40 d'une traversée de rêve, grand soleil, belle visibilité, pas de vent et une mer bleue absolument plate au point que les nuages se reflètent dans l'eau. Vers le nord, difficile de distinguer l'horizon parce qu'il est impossible de séparer la mer du ciel, tout est intensément bleu. Quant à la côte de Senja, très éclairée, elle étale devant nous, sur une cinquantaine de kilomètres, une succession de pointes enneigées. Jamais il n'aurait été possible d'imaginer un tel spectacle en Norvège. Impossible de quitter le pont extérieur du ferry dans de telles conditions. Une traversée idyllique !
18 h 40, arrivée dans le Gryllfjord, toujours sous un généreux soleil. Le fjord est large et peu profond, presqu'en forme de cirque fermé par de hauts sommets qui se découpent sur fond de ciel bleu. Splendide sous un éclairage idéal. En début de soirée, le village de Gryllfjord apparaît illuminé par des couleurs chaudes mettant en valeur chaque maison. Une belle arrivée !
Le ferry accoste au centre du village, et non pas comme souvent au bout d'une route dans un endroit isolé. Pour la première fois, nous voyons des villageois ou des touristes se rassembler sur le quai, pour assister à l'arrivée du bateau. De simples curieux qui n'attendent personne, puisque nous sommes seulement une petite dizaine de passagers étrangers à débarquer.
Là encore, un village du bout du monde, au bout de tout, à l'extrémité ouest de Senja, à l'extrémité de la rive sud du fjord qu'il faut contourner complètement. A l'ombre la majeure partie de l'année au pied de la montagne, sauf l'été bien sûr quand le soleil est le soir au nord. Idyllique l'été, mais l'hiver ? Pour quoi, pour qui ? Difficile de comprendre sans y être né.
Encore plus isolé, le village de Torsken, sur la côte nord de la même montagne, mieux orienté sur la rive d'un autre fjord, mais au bout d'une méchante route longue, sinueuse et très escarpée. Quelques habitations, un appontement, une petite usine de transformation de poisson, c'est tout !
Après Torsken, nous prenons la route vers la côte nord de l'île de Senja, celle face à l'Atlantique, la plus accidentée d'où nous pouvons admirer de beaux paysages de montagnes abruptes et de roches dans l'eau au soleil descendant (ici, impossible de dire couchant !).
Pas (ou si peu), de terrains de camping sur Senja, aussi nous cherchons un coin pour dormir dans la nature cette nuit, si possible, face au soleil de minuit. Cela s'avère difficile, le relief est escarpé, et il y a peu de débouchés intéressants en dehors de la route. Cela devient vite fastidieux et nous gâche quelque peu le plaisir de la découverte de cette île aux paysages magnifiques. Nous roulons, nous roulons, le temps passe (même s'il n'y a pas urgence à cause du jour permanent), nous voudrions bien nous poser quelque part.
21 h 20, nous gravissons un petit col qui mène ensuite vers un tunnel. De ce tunnel, nous débouchons sur l'extrémité du Steinfjord qui semble l'endroit idéal pour passer la nuit. Enfin ! Nous nous arrêtons sur une aire de pique-nique sommairement aménagée en contrebas de la route et juste en bord de mer, face au soleil.
L'endroit rêvé ! Personne d'autre que nous, pas un bruit, même pas une ride sur l'eau, face au soleil qui descend lentement. Idéal ! Dîner au calme sur les tables et bancs en bois : reste des bigorneaux pêchés la veille à Stø, pavés de saumon.
23 h 00, un énorme camping-car occupé par un couple de norvégiens s'installe près de nous. Ils nous prennent en photo face au soleil… descendant !
Et nous passons tout le reste de la soirée à buller face à la mer, sous un ciel clair et bien bleu. La météo est excellente, et cette fois-ci, c'est sûr, nous verrons le soleil à minuit. Malgré l'heure tardive, le soleil est bien haut au-dessus de la mer et brille encore généreusement. S'il ne descend plus, nous le voyons se déplacer lentement vers le nord. A minuit, il brille toujours et à minuit cinq, il passe derrière la rive orientale du fjord. Autour de nous, les montagnes sont copieusement éclairées d'une lumière chaude. Il fait grand jour !
Ces heures-là resterons pour nous un moment exceptionnel et privilégié, qui a lui seul valait tout le voyage et nous venons de vivre, sans aucun doute, la plus belle soirée de notre périple norvégien.
Plage de Bleik - Gryllfjord (Île de Senja)Jour 15 - Ma 30/06/2009 - Senja Steinfjord - Tromsø
08 h 00, réveil face à la mer toujours aussi calme, pas de vent, toujours du soleil mais il reste encore caché derrière les montagnes. Notre nuit a été plus que tranquille, sans un bruit, sans une alerte, mais finalement très courte et nous avons les têtes de circonstance… Nous serions bien restés plus longtemps dans ce site, face à un tel décor, mais il faut bien avancer, la route est encore longue jusqu'à Kirkenes.09 h 30, départ et arrêt quelques kilomètres plus loin pour admirer le site de Tungeneset. De hautes falaises verticales plongent de 500 mètres à l'extrémité d'un fjord et se prolongent par une série de pointes acérées. Impressionnant ! (Les qualificatifs vont vite manquer !).
Personne, et si ce point de vue est plutôt bien aménagé, c'est qu'il doit être fréquenté. Depuis la route, un long cheminement en béton et en pente douce permet aux handicapés d'aller presque à la plage. De part et d'autre, un garde-corps en lamelles de bois et puis un local sanitaire aux formes très "design" de grandes dimensions, construit aussi en bois. Ce serait le site spécialement aménagé le plus cher de Norvège (± 3.000.000 de NOK, soit 390.000 € en 2008… ce qui fait grincer certains norvégiens !).
10 h 30, long arrêt au port de Mefjordvær, village de pêcheurs construit au pied de montagnes verticales. De grandes et belles maisons en bois au bord du fjord, une église blanche donnent un air coquet à ce petit port qui semble se vouer au tourisme, on y a même rencontré un français qui y passait ses vacances…
Route jusqu'à Laukvik à la pointe nord de Senja et attente d'un ferry à Botnhamn pour passer sur l'île de Kvaløya. Pique-nique sur le quai.
Cette île de Senja que nous avons effleurée semble particulièrement belle et bizarrement, à l'écart des routes touristiques. Elle est surtout fréquentée par les Norvégiens, et d'après eux, les paysages de Senja sont un résumé des paysages de Norvège. Donc, à visiter plus en détail.
12 h 30, embarquement sur un petit ferry vers Brensholmen en descendant le Malangenfjord durant 45 minutes. Nous vivons là nos dernières heures d'une météo qui nous a favorisés jusqu'alors. Sans le savoir, nous ne reverrons pas le soleil avant longtemps… Le ciel se voile rapidement, le vent se lève et il fait frisquet sur le pont extérieur, ce qui n'empêche pas J-J de profiter du paysage ou de discuter un long moment en "franglais" avec un Norvégien de Stavanger qui venait dans cette région pour la première fois, (il y a plus de 2 000 km de distance entre Stavanger et Tromsø !), il fut aussi question des incursions des Vikings en Normandie et que ce voyage était peut-être pour nous un retour aux sources.
Dès la sortie du ferry, nous voyons un grand renne avec des grands bois déambuler et brouter à travers les maisons. Curieux, il semble bien loin de son biotope habituel, il nous faudra rouler longtemps pour en voir d'autres plus régulièrement vers le nord.
Nous franchissons sur un pont à voie unique pour passer sur Sommarøya, "l'île de l'été". Pause café en surplombant une plage où quelques jeunes se baignent… Il fait un vent glacial et nous sommes en blouson. Nous n'avons rien vu d'extraordinaire sur cette île, sauf un beau paysage d'îlots et de petites plages au sud-ouest, mais sans l'éclairage idoine, cela semble terne.
Nous poursuivons par la côte nord de Kvaløya pour rejoindre Tromsø, la grande ville du Nord, 3ème ville du pays. Le centre ville est situé sur une île au milieu d'un vaste fjord, nous l'atteignons par un réseau de tunnels avec croisements et ronds-points. Nous rejoignons rapidement la bibliothèque, vaste édifice contemporain. A l'intérieur, sur 3 étages très lumineux, les rayonnages sont bien pourvus pour toutes les tranches d'âge : livres, vidéos, DVD, journaux en consultation en norvégien et en anglais, pour les petits et les grands. Et bien sûr, consultation de documents sur PC et des postes pour l'Internet.
Nanti de notre portable, nous nous connectons au réseau Wi-fi gratuit de la bibliothèque et après quelques tâtonnements, nous pouvons rédiger et expédier un mail. C'est beau le progrès !
16 h 30, balade en ville, dans les coins parcourus l'hiver dernier. Le 2 Janvier à la même heure, il faisait nuit. Aujourd'hui, tout est complètement différent, les perspectives et les dimensions ne sont plus les mêmes. Cela paraît plus animé, plus vaste.
Storgata, la rue principale était couverte de neige, les trottoirs à moitié envahis par des tas de neige ; aujourd'hui, c'est une longue et large rue où la foule déambule. De grandes maisons en bois coloré bordent cette rue, elles abritent des vitrines un peu surannées. Mais la magie n'opère pas comme lors de notre passage en Janvier, sans la nuit mystérieuse, sans les illuminations des rues et les décors de Noël… Curieux de revoir les mêmes endroits ou les mêmes boutiques sous un éclairage différent !
Nelly retourne dans la même galerie marchande près du port. Ensuite, nous visitons la cathédrale (Domkirke). Construite en 1861, de couleur café au lait et gris, c'est la plus grande église en bois de Norvège. Nous écoutons la fin d'un concert d'orgue donné sur un bel instrument de style néoclassique en bois peint en blanc et or. S'y trouve également une belle galerie de tableaux des portraits des pasteurs successifs.
18 h 15, nous empruntons le Tromsøbrua pour rejoindre le quartier de Tromsdalen où se trouve le terrain de camping. Celui-ci est quasiment complet, et on nous attribue une place de parking avec un petit bout d'herbe en contrebas de la route d'accès. Ce n'est plus le cadre royal d'hier soir !
Nous prenons notre dîner dans la salle commune du camp et après le repas, nous profitons des infrastructures pour transférer films et photos sur l'ordinateur.
Jour 16 - Me 01/07/2009 - Tromsø - Alta

Petit-déjeuner dans la salle commune du camping, car il a plu dans la nuit et l'herbe est détrempée derrière l'Espace. Le temps est bouché et les sommets environnants sont dans les nuages. D'ores et déjà, l'excursion au Storsteinen "le gros rocher", à 420 m d'altitude en téléphérique est compromise, pas de panorama sur Tromsø et les environs !
Nous visitons la Cathédrale Arctique toute proche. Très beau monument blanc contemporain de forme triangulaire voulant rappeler les arêtes d'un iceberg que l'on aperçoit de toute la ville. Belle étude de la diffusion de la lumière à l'intérieur. Grand vitrail triangulaire de 140 m² au fond et un buffet d'orgue moderne à l'opposé. Droit d'entrée de 30 NOK (3.40 €), pour l'entretien et pour une fois justifié.
10 h 40, par un temps mitigé, nous quittons Tromsø par la E8, puis la R91 jusqu'à Breidvikseidet où nous attend le ferry qui nous permet de traverser l'Ullsfjord en 20 minutes. Route de liaison de 20 km pour de nouveau emprunter un autre ferry à Lyngseidet et traverser le Lyngenfjord en 45 minutes. Même si le gain de temps n'est pas significatif, ces 2 ferries successifs permettent d'éviter 150 km de trajet.
Nous pique-niquons dans le salon du 2ème ferry entre Lyngseidet et Olderdalen.
13 h 25, le soleil revenu, nous débarquons du ferry et roulons vers le nord, en longeant le Lyngenfjord avec des vues spectaculaires sur le massif de Lyngen, aux cimes encore bien enneigées plongeant dans l'eau verte du fjord.
Nous voyons le premier panneau indiquant la direction de Kirkenes : 790 km (sans compter le crochet prévu par le Cap Nord !!!). Progressivement, nous abordons le Finnmark. Nous longeons plusieurs fjords. La végétation évolue selon les lieux ou l'altitude, les sapins disparaissent peu à peu, les bouleaux rapetissent et se clarifient, et nous traversons de plus en plus de zones désertiques seulement recouvertes de mousses ou d'arbrisseaux rampants. Vastes paysages de toundra sous un ciel de plus en plus couvert.
Au bord de la route, quelques campements samé (lapons), avec 4x4 et paraboles satellites, et aussi les premiers troupeaux de rennes.
18 h 00, arrivée à Alta, la capitale du Finnmark. Ville déconcertante, toute en longueur avec beaucoup de centres commerciaux peu animés. L'ambiance générale est glaciale, tout comme la température extérieure, 8 à 9°C à cause du vent froid.
19 h 00, installation au camping Alta Strand, au sud de la ville au bord de la rivière Altaelv. Repas de crêpes, soupe, café, Pique-nique très froid.
Transfert des films et photos sur l'ordi dans la salle commune. Discuté avec une suissesse de Neuchâtel, qui revient du Cap Nord où elle a eu très froid et du temps agité. Elle nous donne les prévisions météo : peu engageant.
Paysages du LyngenfjordJour 17 - Je 02/07/2009 - Alta - Honningsvåg - Skarsvåg - Cap Nord

Petit déjeuner dans la salle commune du camping, tant il fait froid et qu'il vente. Puis, départ et plein de gas-oil détaxé à Alta.
La route traverse quelques forêts de bouleaux (de plus en plus rares et de plus en plus chétifs), entrecoupées de plateaux arides, désolés, sans arbres, de vastes zones désertiques à perte de vue, juste agrémentées de larges plaques de neige dans les dépressions du terrain. Il n'y a de végétation qu'au ras du sol, arbrisseaux rampants, bruyère, mousses ou lichens. Vu aussi quelques troupeaux de rennes qui broutent ces maigres plantes tout en marchant. Que ce soit par le paysage ou la météo, nous entrons dans l'antichambre du Cap Nord, et il s'en dégage déjà une profonde impression de désolation. La température extérieure oscille entre 5 et 8°C, et nous subissons de nombreux grains.
Après une longue descente sur le hameau d'Oldenfjord, nous quittons la E6 pour emprunter la E69 qui va nous emmener jusqu'au Cap Nord en suivant le Porsangerfjord, très long (120 km), et très large (20 km), fjord, orienté nord/sud entre Honningsvåg et Lakselv.
Des falaises, où la roche est disposée en strates longues et régulières, tombent à pic dans le fjord et ne laissent juste le passage de la route. Le ciel est bas et le vent est froid et fort. Parfois la mer fume sous les rafales. Les grains violents succèdent aux brèves éclaircies. T° = 5°C. Les approches du Grand Nord ne se font pas sous les meilleurs auspices !
13 h 00, passage du tunnel de Kafjord pour accéder à l'île de Magerøya, l'île du Cap Nord. 6 870 m de longueur, creusé sous la mer jusqu'à 212 m de profondeur, des pentes et rampes de 12% à l'entrée et à la sortie. De la belle ouvrage, chèrement payée (192 NOK, ± 22 € l'aller et autant au retour) ! Le Grand Nord, ça se mérite !
13 h 30, arrivée à Honningsvåg. Pluie, froid, vent, donc pique-nique rapide dans la voiture sur le quai Hurtigruten. (Le MS Vesterålen est en escale). Passage à l'office du tourisme (peu avenant), et à la boutique qui y est accolée. Beaucoup de Français, passagers du paquebot en escale Adriana III, y font leurs achats de souvenirs. Pour notre part, nous achetons des gants en laine (2 Juillet !), qui nous seront bien utiles dans quelques heures.
15 h 30, route vers Skarsvåg, sinueuse, accidentée à travers des hauts plateaux complètement nus, sans un arbre, juste une végétation tapie au ras du sol : Herbe ? Mousse ? Bruyère ? Face à nous, sous un ciel plombé, un paysage noir, de désolation, de bout du monde dans le froid, le crachin et le vent qui cingle.
Installation au Kirkeporten Camping de Skarvåg, le camping le plus septentrional du monde dans le port le plus septentrional du monde. Nous sommes dans une région de superlatifs, toujours le plus au nord… C'est vrai, nous sommes à plus de 71° de latitude Nord.
Il fait froid, il crachine, il y a du vent, nous louons à bon prix une hytte pour 2 nuits pour s'octroyer un peu de confort et nous affranchir des conditions météo. Cela fait 17 jours que nous avons quitté la Normandie, et si nous avons voyagé sans précipitation, nous n'avons jamais perdu de temps non plus. Un petit break nous fera le plus grand bien. Et pendant que la pluie tombe, nous nous accordons une petite sieste réconfortante dans un vrai lit.
Et pour marquer notre arrivée dans le Grand Nord, ce soir, c'est pavé de saumon, vin rosé dans notre hutte bien chauffée.
Nous avions prévu dans notre programme d'effectuer une randonnée pédestre au Knivskjelodden, "la lame de couteau", pour observer tranquillement le soleil à minuit, (18 km de marche aller et retour). En réalité, "la lame de couteau", c'est le véritable Cap Nord géographique situé 1 600 m plus au nord que le Cap Nord touristique hyper fréquenté. En plus de l'intérêt de l'exercice physique, il y a aussi une satisfaction intellectuelle (un peu perverse), à rejoindre cet endroit quasiment ignoré et d'être arrivé encore plus au nord que le touriste lambda.
La climat a vite raison de ces belles intentions, le vent, le crachin, la température (1°C), nous font renoncer à ce projet. La météo est trop incertaine pour s'aventurer seuls sans risques dans la traversée d'une région aussi isolée, d'autant que cela nous aurait pris la majeure partie de… la nuit. L'exploit, certes ; mais le plaisir avant tout ! Et ce soir, les conditions ne sont pas réunies pour que cette randonnée soit agréable. Dommage !
22 h 00, départ pour le Cap Nord (touristique), en roulant dans un paysage de hauts plateaux légèrement vallonnés. Pas un arbre, rien, le vide absolu, le désert du Nord. Sous le ciel bas, c'en est grandiose et sublime de désolation. C'est lunaire, nous roulons dans un environnement de plus en plus hostile avec le sentiment étrange de progresser inexorablement vers une fin. La météo et le paysage nous mettent vraiment en condition : nous nous approchons du bout du monde, du bout de tout.
Mais au bout de la route… nous sommes ramenés à la réalité : l'entrée du site du Cap Nord est payante, et bien payante (ce que nous savions), 215 NOK par personne valable pour 2 visites, soit ± 24 € ! Ce site est pour la Norvège une vraie mine d'or. Où va toute cette manne ? A part le Nordkapphallen, le centre touristique, aucun aménagement spécifique n'a été aménagé pour faciliter la vie des usagers. Parkings en cailloux à peine nivelés ou en terre battue, pas d'installation pour faciliter l'ordinaire des camping-caristes pourtant fort nombreux, rien !
Mais nous y sommes ! Et nous ne sommes pas les seuls : un mur de camping-cars sur 2 ou 3 rangs, déjà des bus déversent leur lot de visiteurs venus des paquebots en escale à Honningsvåg. Et cela ne cesse d'arriver.
Nous supportons facilement notre harnachement vestimentaire : veste polaire, blouson fourré, bonnets et gants en laine. T° = 1°C !
Alors que la majorité des touristes s'engouffre dans le Nordkapphallen, nous allons d'abord à l'écart voir le panorama sur "la lame de couteau" que l'on voulait rejoindre à pied. Le nom est assez bien choisi, il s'agit en effet d'un long cap effilé qui s'avance loin en mer. Devant nous, c'est vraiment le nord du Monde. Plus au nord, il n'y a plus que le Spitzberg et le Pôle ! Nous sommes seuls à contempler ce site, la majorité des touristes qui viennent au cap Nord ignorent sans doute son existence !
Nous sommes arrivés au but ! Nous avons fait 4 800 km pour en arriver là ! Avec le sentiment étrange d'être des privilégiés dans un endroit exceptionnel, au cœur d'un site hors norme. Et pourtant, nous sommes loin d'être les premiers, il y en aura encore bien d'autres après nous, nous n'avons rien fait de surhumain pour en arriver là, mais nous l'avons fait. Cela ne changera rien à la marche du Monde, cela ne changera pas le cours de nos vies, c'est vrai. Mais qu'importe, nous y sommes ! Fiers et heureux de tutoyer les limites de la Terre !
Nous nous dirigeons vers la plate-forme où se trouve le signal du Cap Nord : une armature métallique symbolisant le globe terrestre avec l'équateur, les cercles polaires, les tropiques et les méridiens. Symbolique, mais efficace car tous les visiteurs se précipitent au pied du monument pour se faire photographier et apporter la preuve de leur présence au bout du Monde. Et nous-mêmes, sacrifierons au rituel. Quelques mètres après, c'est le bord de la falaise, un à-pic de 300 m, la mer et plus rien d'autre que le Pôle Nord à 2 100 km au-delà de l'horizon. En fait, c'est vraiment le bout du Monde. C'est attirant et cela attire la foule.
Nous restons un long moment à parcourir ce plateau noir battu par tous les vents du diable, face au large. Nous subissons un petit grain de neige fondue. A l'évidence, il n'y aura pas de soleil à contempler ce soir. Ce qui n'empêche pas les badauds de s'agglutiner le long de la balustrade et d'attendre au plus près l'éclaircie miraculeuse qui ne se produira pas.
Nous visitons le hall touristique, bondé. Ambiance internationale et multilingue, mais beaucoup de Français à cause de l'escale du paquebot Adriana III. On y trouve tout ce qu'il faut pour mettre le touriste à l'aise : une grande boutique de souvenirs, bar, cafétéria, restaurant, bureau de poste ainsi que des gradins permettant, si les conditions sont trop rudes, de contempler le site derrière une grande verrière ; et ce soir, il y a des amateurs !
Un long souterrain en pente douce mène vers une salle de projection et des vitrines où sont exposés des dioramas retraçant l'histoire du Cap, une chapelle, un temple thaï (!?), une salle où est exposée un buste du roi Louis-Philippe (ancien visiteur des lieux). Ce souterrain débouche dans une grotte artificielle avec un bar étagé en gradins où il est de bon ton de boire le champagne face au nord, bien à l'abri derrière une large baie vitrée. L'exploitation commerciale des lieux n'est pas du meilleur goût et s'avère bien décevante par rapport à la symbolique du site. Mais, vu la fréquentation, quel jackpot !
Nous retournons à l'extérieur, près du globe maintenant éclairé. Beaucoup de monde partout. La visibilité est bonne mais le ciel est sombre, donc pas de soleil à espérer.
24 h 00, quelques rayons de soleil réussissent à passer furtivement à travers la masse de nuages et éclairent parcimonieusement la mer. C'est tout pour ce soir. Grosse, très grosse déception !
00 h 30, quelque peu dépités, et quand même frustrés d'un si maigre résultat après tant d'efforts, nous retournons au camping de Skarsvåg. En chemin, la température extérieure tombe à 0°C, et nous savons déjà que demain la météo ne sera pas meilleure !
L'île de Magerøya - Le Cap NordJour 18 - Ve 03/07/2009 - Skarsvåg - Cap Nord
09 h 15, réveil et petit-déjeuner dans la hytte, après une bonne nuit bien au chaud. A l'extérieur, vent, pluie, froid à 3°C.
Dans la matinée, à proximité du port de Skarsvåg, visite et achats à la boutique de Noël, "Nordkapp Jul & Vinterhus", installée dans la maison particulière d'une habitante du village, capharnaüm d'objets divers et variés ayant plus ou moins de rapport avec Noël. Bien sûr, le rouge domine, c'est la couleur préférée des norvégiens et aussi la couleur de Noël. Dans tout le fouillis, Nelly à réussi à trouver avec six mois d'avance quelques décors de Noël à sa convenance ! Ouvert toute l'année, mais ce matin, il n'y a vraiment pas foule.
Retour à la hytte, puis rédaction d'un mail, sélection des photos à joindre, et opération cartes postales… En réalité, bulle et relax. Nous comprenons que nous avions besoin de souffler. Repas : cuisses de canard que Nelly a eu le temps de préparer tranquillement et confortablement. On s'est bien régalé !
15 h 45, balade à pied à la Kirkeporten "la porte de l'église", à l'ouest de Skarsvåg. Un petit chemin grimpe et serpente allègrement avant de redescendre tout autant vers une arche en pierre d'où l'on peut voir l'arrière du plateau du Cap Nord et la pointe du Hornet. La mer bat violemment contre les rochers et explose en larges panaches d'écume. Il pleut, le vent d'ouest est assourdissant et dans les bourrasques, on tient à peine debout au point que nous sommes obligés d'écourter la visite. C'était l'activité du jour, un bon bol d'air !
18 h 00, repas de crêpes… Puis à 18 h 45, départ sous la pluie vers le Cap Nord pour expédier toutes les cartes postales que nous avons rédigées afin qu'elles soient revêtues du tampon spécial du bureau de poste… le plus septentrional du monde.
Nous rencontrons le brouillard en cours de trajet, ce qui nous donne une vision surréaliste du paysage de part et d'autre de la route. Cela devient quelque peu hostile et angoissant. Nous croisons un cycliste solitaire qui revient du Cap et qui émerge de la brume. Une violente bourrasque lui fait faire un écart et manque de le renverser. Ambiance !
19 h 00, tout le plateau du Cap est dans la brume. Beaucoup moins de camping-cars que la veille sur le parking, beaucoup moins de monde dans le Nordkapphallen, qui devient plus respirable. Ce soir la fréquentation est majoritairement coréenne. Nelly en profite pour explorer la boutique sans bousculade, il est vrai que ce n'est pas encore l'heure de pointe.
Personne au pied du globe, que l'on devine plus qu'on ne le voit derrière la grande baie vitrée. En comparaison, le temps hier était radieux.
20 h 00, nous assistons à la projection sur écran panoramique d'un film de 15 minutes résumant le déroulement des saisons dans la région du Cap. Survol plutôt bien fait, avec de belles images et une musique adaptée.
20 h 30, nous nous rendons au pied du globe, nous y sommes quasiment seuls. Vent fort et quelques photos dans la brume.
Sur la route du retour, attendant stoïquement au milieu de nulle part, un type fait du stop. Vu la fréquentation de la route à cette heure et la pluie glaciale, nous le prenons à l'arrière de l'Espace après lui avoir fait un peu de place. On n'a pas tout compris, il nous dit être hongrois et venir de Berlin en vélo. Il est venu ce soir en stop sur le site pour acheter des souvenirs à sa famille et loge dans le même camping que nous. Nous le déposons transi au pied de sa tente. Quel courage !
Conclusion : nous n'avons pas vu le soleil briller à minuit au nord du Monde et nous en sommes bien déçus, car c'était l'un des buts de ce long voyage. La nature qui commande en à décidé autrement. Finalement, le Cap Nord se sera montré à la hauteur de sa réputation. Nous y avons trouvé en plein été des conditions climatiques que nous avons parfois l'hiver en Normandie. Ce qui n'a rien d'étonnant : c'est le nord de la Norvège, à 71° 10' 21'' de latitude nord, à 2 100 km du Pôle. Ce n'est tout de même pas rien !
Jour 19 - Sa 04/07/2009 - Skarsvåg - Honningsvåg - Karasjok
Réveil et petit-déjeuner bien au chaud dans la hutte, puis rangement de celle-ci. Au moment du départ, nous discutons quelques minutes avec un couple d'angevins, montés ici avec chacun leur moto.09 h 45, départ du camping. Temps bouché, plafond bas, brouillard, vent. Nous roulons sans rien voir. Bifurcation vers Gjesvær, port de pêche (relativement), important à l'ouest de Magerøya. Nous faisons un tour rapide du port et du village où il y a peu d'activité visible. Dans la brume qui se déchire à peine, rien ne semble bien attrayant.
Nous avions prévu de consacrer quelques heures à un "safari oiseaux" à la réserve naturelle de Gjesværstappan située sur un îlot à 15 km à l’ouest du plateau du Cap Nord. Mais vu l'état de la mer aujourd'hui et la brume ambiante, nous renonçons à cette expédition qui aurait pu être spectaculaire.
La visibilité s'améliore ensuite légèrement, mais le ciel reste bien bas. Les derniers kilomètres sur l'île de Magerøya se font dans une ambiance lunaire. Quelle contrée ! Nous nous arrêtons de nouveau à Honningsvåg, c'est la ville la plus importante et le point de rassemblement de toute l'île. C'est un port de pêche actif, une importante escale de l'Hurtigruten, d'ailleurs nous assistons à l'accostage du MS Finnmarken venant du sud. Il y a aussi quelques commerces que Nelly ne manque pas de visiter.
J-J repère la bibliothèque pour expédier un mail, mais celle-ci est fermée le samedi. Tout à côté se trouvent l'église et le cimetière. Par rapport au mois de Janvier dernier où nous étions à la même heure, il fait jour et il ne neige pas, mais il y a autant de vent. Là encore, la nuit hivernale enveloppait la ville d'un côté magique qu'elle n'a plus aujourd'hui.
12 h 30, nous quittons Honningsvåg et nous acquittons du péage avant de reprendre le long tunnel de Kafjord pour rejoindre le continent norvégien. De l'autre côte du tunnel, la météo n'a pas changé. Impossible de pique-niquer à l'extérieur ce midi. Nous prenons juste un casse-croute dans la voiture à Repvåg, port sur une petite presqu'île à l'écart de la E69.
16 h 00, arrêt pour quelques courses dans un magasin REMA 1000 (chaîne de supérettes), à Lakselv, petite agglomération dispersée et sans âme, située à l'extrémité du Porsangerfjord et à l'embouchure de la rivière Lakselv. Arrêt café, au bout d'un petit chemin débouchant sur la rivière.
18 h 00, arrivée à Karasjok après avoir traversé plusieurs plateaux désertiques, puis une grande zone de lacs et de forêts de conifères en parcourant une route de plus en plus rectiligne qui nous donne un avant-goût de la Finlande.
Nous sommes à 18 km de la frontière finlandaise. Cette petite ville est la capitale des Samés (les Lapons), dont elle abrite le Parlement. Hormis une petite église de 1807, bien peu de choses à voir, si ce n'est le Parlement lui-même dont l'architecture moderne s'inspire de la forme conique des tentes laponnes. Visite gratuite (suffisamment rare pour être signalé), mais fermé le samedi. Raté !
Installation au camping, confortable et bien tenu. Dîner dans la salle commune à cause de la température. Ce camping est équipé de Wi-fi, aussi nous envoyons à tous le mail que nous avions rédigé à Skarsvåg, et qui relatait nos exploits au Cap Nord.
ReipvågJour 20 - Di 05/07/2009 - Karasjok (N) - Inari (FIN)
La météo est d'une stabilité exemplaire, donc petit déjeuner dans la salle commune du camping.
Peu après avoir quitté le camping de Karasjok, nous passons sans encombre et sans formalités la frontière finlandaise sans voir aucun garde, ni douanier. Il faut juste avancer la montre d'une heure et se familiariser avec une nouvelle langue, tous les panneaux ou affiches sont bilingues : finlandais et lapon, pas évident au premier abord. Et nous retrouvons la zone euro.
Nous aurions pu rester en Norvège pour rejoindre Kirkenes, mais pour enrichir notre connaissance du monde, nous avons choisi de transiter par le nord de la Finlande. Pour voir… En distance, l'écart entre les deux itinéraires n'est pas significatif. Va donc pour la Finlande…
Contre toute logique, nous nous dirigeons d'abord vers le sud-est en suivant la route 92, une longue ligne droite à perte de vue entre Karasjok et Kaamanen, et bordée à l'infini de forêts de bouleaux et de conifères. Et puis, des lacs, des rivières. Aucun relief pour attirer l'œil.
Nous nous arrêtons en chemin en lisière d'une réserve naturelle pour une courte promenade à pied. Sur des cheminements précaires, nous nous enfonçons dans les bois, parcourus de petits ruisseaux, de zones marécageuses, d'espaces où poussent mousses et lichens. Les moustiques qui s'en donnent à cœur joie depuis notre arrivée nous font vite battre en retraite.
Vers 12 h 30, pique-nique sur un parking à l'écart de la route. Nous dégustons les crevettes achetées hier à Lakselv. Sur les 90 km de trajet jusqu'à Kaamanen, nous n'avons pas vu un seul village, pas une seule maison, que de la forêt.
14 h 00, arrivée à Inari, petite agglomération à l'habitat très dispersé. Nelly fait quelques achats dans un magasin de souvenirs, (en prévision de Noël, il est vrai que la Finlande est le pays du Père Noël, qui réside avec ses rennes à Rovaniemi, 300 km plus au sud).
Le temps froid et maussade n'incite pas à l'exploration des environs.
16 h 00, arrivée au camping d'Inari, dans un joli cadre reposant à l'extrémité du lac d'Inarijärvi (l'un des plus grands lacs de Finlande). Petite plage, appontement, barques ne sont guère fréquentés.
18 h 30, repas de crêpes dans la salle commune.
20 h 00, à cause du vent froid, au lit. Emmitouflée sous la couette dans la voiture, Nelly regarde un film sur le PC. Cette nuit qui s'annonce sera la plus glaciale de tout le voyage.
Au cœur de la forêt finlandaiseJour 21 - Lu 06/07/2009 - Inari (FIN) - Kirkenes (N)
La nuit, en effet, a été particulièrement glaciale et nous réveillons complètement frigorifiés.10 h 00, nous quittons le camping et roulons, cette fois-ci vers le nord-est pendant 100 km pour retrouver la Norvège en suivant une petite route qui longe le lac d'Inari à peu de distance. Mais nous ne verrons que rarement ce lac pourtant immense, souvent caché par la forêt.
Ce n'est pas le relief qui permet d'avoir des points de vue spectaculaires… Les forêts de bouleaux et de conifères semblent tout absorber. En roulant on ne voit rien d'autre que… des bois. Pas de villages, la grande majorité des rares maisons est souvent cachée derrière les arbres. Seuls, au bord de la route, de curieux petits abris pour protéger les boites à lettres signalent l'existence d'une habitation en retrait.
Ce qui semble être un village sur la carte routière ne correspond à rien de visible sur place. Cette partie de la Finlande nous laisse une impression étrange, celle d'un désert verdoyant, sans activité humaine visible. Seuls quelques troupeaux de rennes animent la matinée, nous en voyons quelques beaux spécimens qui débouchent à l'improviste de la forêt et surgissent sur la route inopinément, dangereux ! Nous essayons de photographier ou filmer les plus beaux, ceux qui portent de grands bois, encore faut-il qu'ils soient en train de paître pour y arriver, car ces animaux se déplacent perpétuellement !
Nous voulions voir la Finlande, nous avons vu… une région sablonneuse peu accidentée, la forêt continue de bouleaux et de conifères, quelques lacs, des étangs et des marécages, de grandes routes rectilignes jusqu'à l'ennui. Et nous n'avons rencontré… personne !
12 h 45, enfin, un petit village ! Arrêt au "Market" (supérette), de Näätämö pour quelques achats alimentaires. Même en euros, les tarifs ne sont pas vraiment attractifs. L'intérêt est surtout pour les Norvégiens qui viennent y faire le plein d'alcool à meilleur compte.
Aussitôt après, nous passons la frontière. Personne pour nous demander quoi que ce soit. Nous sommes de nouveau en Norvège. Une longue descente nous permet de rejoindre Neiden.
Pique-nique dans la voiture près de la Skoltefossen, chute d'eau de peu de hauteur mais d'un gros débit de la rivière Neidenelva.
En roulant, nous sommes presque rassurés et soulagés de retrouver les paysages norvégiens, avec leurs montagnes noires et pelées, même si elles sont dans cette région moins abruptes et moins élevées qu'ailleurs.
15 h 30, arrivée à Kirkenes qui est le but ultime de notre voyage avant de reprendre l'Hurtigruten. Pour cela, nous avons parcouru 5 540 km depuis la Normandie. 5 540 km, on n'imagine pas que le bout de la Terre puisse être si loin ! Quel périple !
Bien peu d'animation dans les rues de Kirkenes ! Comparativement à d'autres, c'est une agglomération importante, qui vivait autrefois de l'extraction du fer et qui s'est reconvertie maintenant dans la pêche au crabe royal et à la réparation navale.
Du fait de l'existence des mines de fer et de la proximité de l'U.R.S.S. Kirkenes à payé un lourd tribut à la Seconde Guerre mondiale lors de l'occupation allemande : destructions, pillages, exactions et incendies y ont été particulièrement sévères. S'il n'en reste plus trace, quelques statues ou monuments érigés par les voisins russes sont là pour rappeler ce passé douloureux.
Kirkenes est maintenant devenue une ville d'échanges avec la Russie toute proche. Il y a des objets russes à vendre dans les boutiques, des femmes russes viennent vendre leurs produits au marché hebdomadaire, les plaques de rues et les panneaux de signalisation sont en double affichage dont le cyrillique et dans les boutiques on parle russe couramment. Etrange, nous avons l'impression de déjà ne plus être en Europe !
Nous parcourrons rapidement la ville et visitons un centre commercial, mais les magasins ferment systématiquement à 16 h 30. On a fait des économies !
17 h 00, arrivée au camping de Kirkenes, à 10 km vers l'aéroport. Comme le temps ne varie pas, nous nous installons dans une hutte pour la soirée et la nuit. L'aménagement du terrain est sommaire.
Jour 22 - Ma 07/07/2009 - Kirkenes - Jakobselv - Kirkenes

Ce jour était prévu comme jour tampon, la marge de sécurité pour compenser un éventuel retard qui aurait pu se produire au cours du voyage : une étape qui s'éternise, un ennui mécanique ou autre. Cette journée permettait rejoindre le bateau sans stress et surtout ne pas le rater.
Le planning prévisionnel concocté avant le départ a pratiquement été respecté tous les jours à quelques kilomètres près… Preuve qu'il avait été bien pensé. Nous venons de parcourir 5 540 km sans hâte, sans précipitation, sans traîner non plus. Jamais nous n'avons eu l'impression de perdre notre temps, jamais nous n'avons eu le sentiment de courir contre la montre. Hormis les activités contrariées par la météo dans le Finnmark, nous avons pu admirer tous les principaux sites que nous avions envie de voir sur notre trajet. Bien sûr, nous ne sommes pas rentrés dans tous les détails, visité tous les musées (en fait, aucun), suivi toutes les manifestations folkloriques, mais nous avons quand même maintenant une vision étendue de la Norvège.
Le Cap Nord était un but que l'on a atteint ; Kirkenes en est un autre où nous sommes aujourd'hui.
Grâce à une si belle organisation, nous nous retrouvons une journée trop tôt à l'embarcadère de l'Hurtigruten, et les occupations paraissant limitées à Kirkenes, nous avons largement le temps de faire une excursion non prévue dans le planning initial.
Quant aux conditions météo, elles n'évoluent guère. Nous n'avons plus vu le soleil depuis l'après-midi du 1er Juillet, la température n'est jamais montée au-dessus de 9°C et le vent du nord souffle continuellement depuis le même soir, il a plu tous les jours. Ce temps désespérément stable dure depuis 6 jours, et ce matin, cela continue… Donc, la journée démarre doucement…
08 h 15, petit-déjeuner bien au chaud dans la hutte, séance de lessive, et un peu de cuisine pour la préparation du pique-nique de midi, rangement et nettoyage de la hytte.
10 h 30, retour à Kirkenes pour se rendre à l'office du tourisme, que l'on avait repéré hier, pour expédier notre mail. Cela se fait rapidement, nous sommes rôdés maintenant à cette pratique. Le clavier Qwerty et les caractères norvégiens n'ont plus de secrets pour nous.
11 h 15, route vers Grense Jakobelv, aux confins de la Norvège. A la sortie d'un rond-point, un immense panneau routier jaune nous indique d'abord en caractères latins et cyrilliques la direction de… Mourmansk. Mourmansk ! 245 km. La destination n'a rien d'exotique, loin s'en faut.
Et ce n'est pas tous les jours que l'on a l'occasion de se diriger vers Mourmansk… Cela laisse songeur. C'est une fois au pied de ce panneau que nous comprenons que nous sommes vraiment arrivés loin. Encore un pas à faire et nous sommes… en Russie, en Russie ! Que de chemin parcouru depuis Rouen !
A défaut de pénétrer en Russie, (ce que nous est impossible, puisque nous n'avons aucun visa pour le faire), nous allons donc tutoyer la frontière entre les deux pays. 15 km après Kirkenes, nous faisons un léger détour jusqu'au poste frontière de Storskog où nous nous arrêtons. En réalité, à part de grands panneaux bleus multilingues (où il est indiqué "Entrée interdite sauf pour affaires" !), et une échoppe de souvenirs tenue par un Russe, il n'a rien à voir.
Le poste norvégien est lui-même loin en retrait derrière un portail gardé par 2 militaires norvégiens. Pas facile d'accès la Russie ! Quant au poste russe, il est impossible de le voir d'où nous sommes, tant le no man's land doit être important.
Le lieu est hautement symbolique et stratégique. C'est le seul point de passage entre les deux pays. Cet endroit est même vendu comme lieu d'excursion aux passagers d'Hurtigruten en escale. Quelques touristes nous accompagnent, et comme nous, écarquillent les yeux en espérant apercevoir quelque chose d'insolite. Mais rien… L'activité n'y est pas débordante. Visiblement, il n'y a pas beaucoup de volontaires pour passer à l'Est sauf un camion russe qui rentre au pays. Dans l'autre sens, juste une voiture immatriculée en Suisse.
Nous poursuivons sur une petite route tellement fréquentée que des groupes de moutons s'y prélassent au milieu. Puis, nous traversons un vaste plateau, royaume du minéral, camaïeu de larges blocs brun rouge, gris vert, noir, entrecoupés d'une végétation tapissante d’où émergent quelques rares bouleaux qui n'ont guère plus de 1.50 mètre de haut. Quelques lacs gris acier essaient d'animer le décor. Sous le ciel plombé, le paysage est dense, sombre, triste. Un large canyon serpente au milieu de ce plateau, au fond coule la rivière Jakobselv. Pas gai !
Comme au Cap Nord, nous avons ici le sentiment d'arriver au bout du monde, au bout d'un monde. C'est différent, pas tout à fait le bout du monde, mais l'impression d'arriver aux confins non seulement de la Norvège, mais aussi de l'Europe, d'arriver aux confins du monde occidental. La géographie est là, mais il y a aussi le poids de l'Histoire qui influe sur ce que nous ressentons. A quelques kilomètres, c'est l'Est, la Russie, un énorme pays inquiétant, une autre civilisation, d'autres méthodes…
La route se transforme en piste et redescend vers le lit de la rivière Jakobselv qui est à partir d'ici la frontière naturelle avec la Russie. Et maintenant, ça ne rigole plus ! Plusieurs grands panneaux bleus rédigés en norvégien, russe, finlandais et anglais fixent des interdictions strictes. Ce qui déjà, met dans l'ambiance.
Il est interdit :
· De traverser la frontière
· D'avoir des contacts à travers la frontière
· De photographier le personnel militaire russe et les équipements situés en territoire russe
· D'utiliser des téléobjectifs supérieurs à 200 mm et/ou des trépieds
· La pêche dans la rivière ne peut être pratiquée que par des Norvégiens résidant en Norvège
Toute information peut être demandée à la commission de frontière, à la police ou aux gardes frontière
La piste longe maintenant la rivière, et au bout de quelques mètres, les choses se présentent ainsi, un potelet jaune matérialisant le côté norvégien, la rivière Jakobselv, un potelet rayé rouge et vert concrétisant le côté russe. La frontière est l'équidistance ente les deux potelets.
Ceux-ci n'ont pas été plantés au hasard. Conséquence de la seconde guerre mondiale, les frontières entre la Norvège, la Finlande et l'U.R.S.S. ont été rectifiées en 1945. Leur tracé exact à nécessité en son temps la création d'une commission ad-hoc, qui a confirmé contradictoirement chaque point litigieux sur le terrain à l'aide des poteaux, bien mis en évidence et bien entretenus. Apparemment, cette commission est toujours d'actualité.
Nous ne résisterons pas au plaisir de photographier ces poteaux, tant norvégiens que russes (avec un téléobjectif inférieur à 200 mm !), ni de nous faire tirer le portrait près d'un de ces poteaux (norvégien, bien sûr !).
Bien que nous n'ayons rien vu durant notre bref passage, la paranoïa héritée du régime soviétique et la protection de l'espace Schengen font que cette zone est hautement militarisée et doit sans aucun doute être bien surveillée de part et d'autre.
Au fur et à mesure de notre avancée, nous verrons donc quantité de ces potelets sur chaque berge de la rivière. Et de l'autre côté de la Jakobselv, la forêt de bouleaux, les collines noirâtres, c'est la Russie, que nous pourrions presque toucher en tendant le bras tant la rivière est étroite, à peine une trentaine de mètres de largeur. Mais nous sommes bien prévenus, nous n'allons pas nous y risquer.
La conjonction des mises en garde, de la configuration des lieux, de l'austérité du paysage confèrent à cette zone une atmosphère pesante et quelque peu angoissante. Même si ce n'est pas flagrant, il s'en dégage une ambiance particulière, sinistre et inquiétante. Cela est sans doute très subjectif, mais la région n'est pas neutre.
13 h 15, nous arrivons au hameau de Grense Jakobselv, au pied de la chapelle que le roi Oscar II (de Suède-Norvège), fit édifier en 1869 pour (déjà) servir de bastion spirituel contre l'influence orientale et servir d'amer aux pêcheurs des 2 pays qui (déjà) se querellaient sur les zones de pêche.
Ambiance : côté norvégien, une haute colline couronnée d'installations militaires, un estuaire sablonneux et bosselé recouvert d'une végétation rasante, des potelets jaunes bien alignés le long d'une longue plage complètement close, la masse noire des collines russes avec blockhaus, radars et miradors, puis vers le large, l'étendue de la mer de Barents… Nous voilà face à la mer de Barents, face à l'océan Glacial Arctique… Ce ne sont pas des noms qui invitent à l'exotisme !
Quelques mètres encore, nous parvenons à une petite plage battue par le vent, encadrée de gros rochers gris frappés par le violent ressac de la mer de Barents.
Cette fois-ci, nous avons atteint l'extrême limite de ce qu'il était possible d'atteindre, nous ne pouvons plus aller plus loin. Kirkenes, la Russie, la mer de Barents, l'océan Arctique… Des noms qui ne nous sont pas ordinairement familiers… Nous sommes bien parvenus au bout du Monde !
17 h 45, retour au camping de Kirkenes, mais cette nuit nous dormirons dans l'Espace. 19 h 00, dîner dans la salle commune, quelque peu squattée par 3 couples d'allemands, les places sont chères ! Comme à l'accoutumée, la cuisine est fort bien équipée : dans un tiroir, il y a même les couverts à disposition… C'est la Norvège !
Dans les rues de Kirkenes - Le bout du bout... La mer de BarentsA suivre...
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