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Route Parc du Pendjari - Bobo Dioulasso (Burkina Faso) English translation pending
Vers le 15/12, depuis Oauaga, sac à dos, en bus je vais aller visiter le parc du Pendjari, qui me semble la réserve la plus compléte, ensuite je veux rejoindre, en bus, par la rte donc, Bobo douillasso.
Quelle route me conseillez vous?
Retour de l'ouest des Etats-Unis (21 octobre 2007) English translation pending
Bonjour à tous,
Nous sommes tout juste rentrés hier de notre circuit dans l'ouest des Etats-Unis et je ne vais pas être très originale si je vous dis que nos vacances ont été fabuleuses, magiques, exceptionnelles que sais-je encore ... Je voudrais d'ailleurs remercier toutes les personnes et elles se reconnaîtront qui m'ont si gentiment aidées à préparer notre circuit. C'était une première pour tous les deux et croyez moi on n'est pas prêt de les oublier ces vacances. J1 arrivée en fin d'après-midi à Los Angeles, du hublot de l'avion j'ai eu ma petite larme l'émotion était trop forte, j'allais enfin réaliser mon rêve. Après avoir récupérer la voiture de location direction l'hôtel. A peine après avoir déposé nos valises et malgré la fatigue nous voilà partis à l'assaut d'hollywood direction l'esplanade au pied du chinese theater et là de nouveau un petit coup d'émotion lorsque j'ai vu les empreintes de Marylin. Pour la petite histoire nous nous sommes perdus plus de 2 h 30 dans cette ville tentaculaire tout ça pour trouver le dernier domicile de cette chere Marylin et en plus on ne l'a jamais trouvée !!!! J2 Journée passée à Universal Studio :à faire mais c'est pas l'extase non plus. Le soir ballade du côté de Venice et rebelote de nouveau perdus on a mis plus de 2 heures à retrouver notre hôtel. J3 Avons quitté LA non sans mal, cette ville est vraiment effrayante lorsqu'il s'agit de trouver sa route. Nous avons pris la fameuse et mythique route 66, un petit arrêt à Calico, rien d'extraordinaire puis Oatman petit village authentique perdu dans les montagnes où les ânes vivent en liberté (merci Fabienne pour l'info). Avons passé la nuit à Kingman, ville sans grand cachet. j4 Toujours par la route 66 direction nous avons fait plusieurs haltes : Seligmann petite bourgade au milieu de nulle part, on est vraiment dans l'amérique profonde, on a l'impression que le temps s'est arrêté dans les années 50. William petite ville également très authentique à 1 heure du grand canyon, nous avons passé la nuit à Flagstaff ce qui nous a un peu rallongé pour l'étape du lendemain. j5 GRAND MOMENT D'EMOTION nous avons survolé le grand canyon en hélico. Arrivée en fin de soirée à Page. J6 Le matin viste de antelope canyon, fabuleux et l'après-midi croisière de 3 heures sur le lac powell, avons également pu profité du coucher du soleil sur le lac, sublime et également du point de vue de Horseshoe Bend à vous couper le souffle. J7 visite de bryce canyon, c'est un émerveillement on n'a pas assez de nos deux yeux pour admirer la beauté de ce paysage. J8 Zion park : petite rando d'une heure et demie ; pas comparable avec bryce mais à faire tout de même. Petite halte à springdale puis direction Las Vegas où nous sommes arrivés en fin de soirée et là on a vraiment cru qu'on était arrivés sur une autre planète ça été très violent dans le bon sens du terme bien sûr. J9 LV J10 LV J11 6 H du matin on décolle pour SFO J12 SFO J 13 SFO J14 SFO J15 DEPART POUR BORDEAUX CITY
Je vous ai fait un carnet de route assez approximatif, pour les détails n'hésitez pas à me contacter. Tout ce que je peux vous dire c'est que notre voyage nous a totalement enchanté, ça été le dépaysement total et pour preuve nous avons eu l'impression d'être parti depuis de nombreuses semaines. Nous avons fait des rencontres géniales avons vécu des moments magiques et plein d'émotions. En conclusion : un peu décu par Los angeles, Coup de coeur pour San francisco, grand moment d'émotion pour le survol en hélico du grand canyon. Sensation forte garantie : attractions de la stratosphère à las vegas. Les parcs nationaux : moment de plénitude total. Nous avons trouvé les américains d'une grande gentillesse, très abordables, toujours le sourire aux lèvres, bref nous qui avions quelques a prioris au départ nous avons été agréablement surpris et le petit plus de balsen nous avons eu beau temps du début jusqu'à la fin à part 5 minutes de pluie en arrivant à Las Vegas, et une fin d'après midi un peu pluvieuse à SFO. A+ Martine et Jean-Marc
Nous sommes tout juste rentrés hier de notre circuit dans l'ouest des Etats-Unis et je ne vais pas être très originale si je vous dis que nos vacances ont été fabuleuses, magiques, exceptionnelles que sais-je encore ... Je voudrais d'ailleurs remercier toutes les personnes et elles se reconnaîtront qui m'ont si gentiment aidées à préparer notre circuit. C'était une première pour tous les deux et croyez moi on n'est pas prêt de les oublier ces vacances. J1 arrivée en fin d'après-midi à Los Angeles, du hublot de l'avion j'ai eu ma petite larme l'émotion était trop forte, j'allais enfin réaliser mon rêve. Après avoir récupérer la voiture de location direction l'hôtel. A peine après avoir déposé nos valises et malgré la fatigue nous voilà partis à l'assaut d'hollywood direction l'esplanade au pied du chinese theater et là de nouveau un petit coup d'émotion lorsque j'ai vu les empreintes de Marylin. Pour la petite histoire nous nous sommes perdus plus de 2 h 30 dans cette ville tentaculaire tout ça pour trouver le dernier domicile de cette chere Marylin et en plus on ne l'a jamais trouvée !!!! J2 Journée passée à Universal Studio :à faire mais c'est pas l'extase non plus. Le soir ballade du côté de Venice et rebelote de nouveau perdus on a mis plus de 2 heures à retrouver notre hôtel. J3 Avons quitté LA non sans mal, cette ville est vraiment effrayante lorsqu'il s'agit de trouver sa route. Nous avons pris la fameuse et mythique route 66, un petit arrêt à Calico, rien d'extraordinaire puis Oatman petit village authentique perdu dans les montagnes où les ânes vivent en liberté (merci Fabienne pour l'info). Avons passé la nuit à Kingman, ville sans grand cachet. j4 Toujours par la route 66 direction nous avons fait plusieurs haltes : Seligmann petite bourgade au milieu de nulle part, on est vraiment dans l'amérique profonde, on a l'impression que le temps s'est arrêté dans les années 50. William petite ville également très authentique à 1 heure du grand canyon, nous avons passé la nuit à Flagstaff ce qui nous a un peu rallongé pour l'étape du lendemain. j5 GRAND MOMENT D'EMOTION nous avons survolé le grand canyon en hélico. Arrivée en fin de soirée à Page. J6 Le matin viste de antelope canyon, fabuleux et l'après-midi croisière de 3 heures sur le lac powell, avons également pu profité du coucher du soleil sur le lac, sublime et également du point de vue de Horseshoe Bend à vous couper le souffle. J7 visite de bryce canyon, c'est un émerveillement on n'a pas assez de nos deux yeux pour admirer la beauté de ce paysage. J8 Zion park : petite rando d'une heure et demie ; pas comparable avec bryce mais à faire tout de même. Petite halte à springdale puis direction Las Vegas où nous sommes arrivés en fin de soirée et là on a vraiment cru qu'on était arrivés sur une autre planète ça été très violent dans le bon sens du terme bien sûr. J9 LV J10 LV J11 6 H du matin on décolle pour SFO J12 SFO J 13 SFO J14 SFO J15 DEPART POUR BORDEAUX CITY
Je vous ai fait un carnet de route assez approximatif, pour les détails n'hésitez pas à me contacter. Tout ce que je peux vous dire c'est que notre voyage nous a totalement enchanté, ça été le dépaysement total et pour preuve nous avons eu l'impression d'être parti depuis de nombreuses semaines. Nous avons fait des rencontres géniales avons vécu des moments magiques et plein d'émotions. En conclusion : un peu décu par Los angeles, Coup de coeur pour San francisco, grand moment d'émotion pour le survol en hélico du grand canyon. Sensation forte garantie : attractions de la stratosphère à las vegas. Les parcs nationaux : moment de plénitude total. Nous avons trouvé les américains d'une grande gentillesse, très abordables, toujours le sourire aux lèvres, bref nous qui avions quelques a prioris au départ nous avons été agréablement surpris et le petit plus de balsen nous avons eu beau temps du début jusqu'à la fin à part 5 minutes de pluie en arrivant à Las Vegas, et une fin d'après midi un peu pluvieuse à SFO. A+ Martine et Jean-Marc
Nombre de Français inscrits sur les registres des ambassades et consulats à l’étranger: ça monte! English translation pending
Bonsoir
J'avais un pré-sentiment... et pour en avoir le coeur net, j'ai cherché les statistiques.... source http://www.diplomatie.gouv.fr/...ance_4182/index.html
Nombre de ressortissants français inscrits sur les registres des ambassades et consulats à l’étranger au 31 décembre 2006 Le nombre de ressortissants français inscrits sur les registres des ambassades et consulats à l’étranger au 31 décembre 2006 s’établit à 1 373 988, soit une augmentation de 8, 3 % par rapport au 31 décembre 2005.
La progression les années précédentes a été de : +1, 2% en 2005, +2, 4% en 2004
En onze ans, de 1995 à 2006, la population française établie hors de France inscrite a augmenté de +52, 2%... alors qu'elle a augmenté de 6.2% sur le territoire national

Les augmentations les plus fortes s’observent dans les régions où la population française est la moins nombreuse : Asie-Océanie (+17, 2%), Europe de l’Est (+15, 4%), Afrique non Francophone (+13, 4%).
Quelques stats intéressantes...
Tableau général « Monde », présentant les séries sur 20 ans de la population française établie par région
Tableau général « Pays », présentant les séries de 2000 à 2006 de la population française établie par pays
Edifiant !! Le pire, c'est que sur ce forum on doit être nombreux à vouloir grossir les statistiques 😏
J'avais un pré-sentiment... et pour en avoir le coeur net, j'ai cherché les statistiques.... source http://www.diplomatie.gouv.fr/...ance_4182/index.html
Nombre de ressortissants français inscrits sur les registres des ambassades et consulats à l’étranger au 31 décembre 2006 Le nombre de ressortissants français inscrits sur les registres des ambassades et consulats à l’étranger au 31 décembre 2006 s’établit à 1 373 988, soit une augmentation de 8, 3 % par rapport au 31 décembre 2005.
La progression les années précédentes a été de : +1, 2% en 2005, +2, 4% en 2004
En onze ans, de 1995 à 2006, la population française établie hors de France inscrite a augmenté de +52, 2%... alors qu'elle a augmenté de 6.2% sur le territoire national


Les augmentations les plus fortes s’observent dans les régions où la population française est la moins nombreuse : Asie-Océanie (+17, 2%), Europe de l’Est (+15, 4%), Afrique non Francophone (+13, 4%).
Quelques stats intéressantes...
Tableau général « Monde », présentant les séries sur 20 ans de la population française établie par région
Tableau général « Pays », présentant les séries de 2000 à 2006 de la population française établie par paysEdifiant !! Le pire, c'est que sur ce forum on doit être nombreux à vouloir grossir les statistiques 😏
Cette idée fixe, tout plaquer English translation pending
27ans, un bon boulot, des amis une famille, une vie bien remplie d'experiences(vie de couple, etude, bringue etc etc etc), vraiment pas le droit de se plaindre.....et pourtant ....tout les jours cette idée revient " et si je partais comme ca sur un coup de tête"et pourtant je suis deja parti ...
J'ai l'impression que j'attend le déluge et que la vie me file entre les mains...
je suis un grand rêveur et pas un dépressif, j'ai pas trop ma place sur les forums psy...(je suis aller voir 🤪, c'est glauque ca me ressemble pas)mais je crois que mon pb c'est que je rêve plus, je m'ennuie
Partir ! cool mais pour ou?? pourkoi???je l'ai deja fait pour etude, et recement pour le boulot je serais bien capable de le jouer à pile ou face pour savoir quelle direction prendre. Desfois je rêverais presque de tomber sur une belle inconnue qui me prendrait par la main sur l'instant pour m'amener à l'autre bout du monde, c'est fou de penser ca non ? Ca existe des personnes comme moi ???
je suis un grand rêveur et pas un dépressif, j'ai pas trop ma place sur les forums psy...(je suis aller voir 🤪, c'est glauque ca me ressemble pas)mais je crois que mon pb c'est que je rêve plus, je m'ennuie
Partir ! cool mais pour ou?? pourkoi???je l'ai deja fait pour etude, et recement pour le boulot je serais bien capable de le jouer à pile ou face pour savoir quelle direction prendre. Desfois je rêverais presque de tomber sur une belle inconnue qui me prendrait par la main sur l'instant pour m'amener à l'autre bout du monde, c'est fou de penser ca non ? Ca existe des personnes comme moi ???
A380 remis à Singapore Airlines English translation pending
L'A380 sera remis à Singapore Airlines en grande pompe lundi à Toulouse.
Qu'on se le dise, l'histoire de l'aéronautique vient de franchir un cap sans précédent!
A vos commentaires, envie, délires et anecdotes pour ceux qui auront la chance de voler des les premiers mois. Vos impressions, critiques et suggestions sur l'A380...
Peine de mort des trois auteurs des attentats à la bombe de Bali English translation pending
selon le journal en ligne http://www.chinaview.cn/ Les autorités indonésiennes n'allègeront pas la peine de mort de trois auteurs des attentats à la bombe de Bali, qui seront exécutés le week-end prochain, a annoncé jeudi le ministre des Lois et des Droits humains de l'archipel, Andi Matalata. Les trois condamnés, Amrozi, l'Imam Samudra et Mukhlas alias Ali Gufron, attendent maintenant leur exécution, après que la Cour suprême indonésienne eut rejeté leur appel en septembre dernier. Ils avaient joué un rôle important dans les attentats à la bombe survenus dans la nuit du 12 au 13 octobre 2002 qui ont fait quelque 200 morts et 300 blessés, des touristes australiens pour la plupart. "Les prisonniers condamnés à la prison à vie ou la peine de mort n'auront pas de remise de peine", a martelé M. Matalata devant un correspondant de Xinhua dans le Palais d'Etat à Jakarta. Les auteurs des attentats à la bombe ont été traduits en justice selon la loi anti-terroriste de l'Indonésie, mise en vigueur après le drame de Bali.Les attentats à la bombe perpétrés ces dernières années sur l'île touristique de Bali et qui ternissent l'image du tourisme indonésien ont été attribués aux extrémistes de la Jemaah Islamiah opérant en Asie du Sud-Est. Le ministre Matalata a déclaré que les terroristes qui ne purgent pas de peine de prison à vie ou ne sont pas condamnés à mort pourraient bénéficier d'une remise de peine samedi prochain. L'allègement de la peine concernera "une dizaine" de prisonniers terroristes, a-t-il conclu.
Qui connait une île idéale pour survivre? English translation pending
Bonjour
qui connait svp une ile ideal pour survivre.
je recherche une ile avec un climat doux entre 20, 25, 30 degres en moyenne
des eaux turquoises ou tres belles mers, chaude et sans trop de requin.
* Avec toutes les conditions ideals des poissons a volonté pour la peche facile
* des fruits dans l'ile facile d'acces ou nombreux.
* une eau de source potable pour l'hydratation car on ne peut pas boire l'eau de mer, ou comment faire?
Bref si vous etiez un robinson crusoé ou iriez vous survivre sur la terre, y a t'il une ile
ou les conditions de survie sont optimals?( pas trop de danger, requin, serpents, arraigne ou autres svp)
ou aller tahiti? bora bora? ou autres?
merci de ne pas me demander pourquoi ce choix
juste des renseignements vraix qui m'eviteront de me planter.
je recherche une ile avec ou sans habitant.
merci du fond du coeur de vos reponses serieuses et aides.
cordialement
jeff
La psychologie thaïe existe-t-elle? English translation pending
Je ne sais pas, mais je me questionne. La psychologie thaïe existe-t-elle? Hier, mon collègue de travail me raconte qu'une personne de son immeuble s'est jeté du haut de je-ne-sais-trop quel étage pour aboutir mort, cela va de soi, dans la rue. Le troisième cas de suicide dans son immeuble à Bangkok paraît-il.
Bon, il y a des suicides dans tous les pays; pas de surprise. Ce qui m'intrigue le plus, pour avoir discuté avec des Thaïs, c'est que déprimer n'est pas quelque chose qui semble exister. On ne se sent pas bien, on a eu une mauvaise journée, on est fatigué. "Mai sabai" disent-ils. En français, nous avons toute une gamme d'émotions négatives: la mélancolie, le spleen, la nostalgie, la tristesse, l'abattement...
En Thaïlande, on semble plutôt dire: "Voyons tu t'en fais trop pour rien, mange un peu pour reprendre des forces et ça ira". Pourquoi pas? Je n'ai jamais vu une seule clinique psychiatrique en Thaïlande ou un bureau pour consulter un psychologue. Pas de pilulles, pas de couchette pour s'étendre et parler au plafond. Que font les Thaïs? Je ne sais pas. Ils se disent "Mai pen rai", "Ça ne fait rien", "Ce n'est pas grave" et continuent à vivre. Peut-être iront-ils au temple le plus proche brûler quelques bâtons d'encens.
J'aimerais bien connaître l'opinion des autres expatriés à ce sujet.
Bon, il y a des suicides dans tous les pays; pas de surprise. Ce qui m'intrigue le plus, pour avoir discuté avec des Thaïs, c'est que déprimer n'est pas quelque chose qui semble exister. On ne se sent pas bien, on a eu une mauvaise journée, on est fatigué. "Mai sabai" disent-ils. En français, nous avons toute une gamme d'émotions négatives: la mélancolie, le spleen, la nostalgie, la tristesse, l'abattement...
En Thaïlande, on semble plutôt dire: "Voyons tu t'en fais trop pour rien, mange un peu pour reprendre des forces et ça ira". Pourquoi pas? Je n'ai jamais vu une seule clinique psychiatrique en Thaïlande ou un bureau pour consulter un psychologue. Pas de pilulles, pas de couchette pour s'étendre et parler au plafond. Que font les Thaïs? Je ne sais pas. Ils se disent "Mai pen rai", "Ça ne fait rien", "Ce n'est pas grave" et continuent à vivre. Peut-être iront-ils au temple le plus proche brûler quelques bâtons d'encens.
J'aimerais bien connaître l'opinion des autres expatriés à ce sujet.
Avis sur circuit de 45 jours aux Etats-Unis en juillet/août 2008 English translation pending
Bonjour à tou(te)s
Après avoir changé d’option (je voulais faire plus de côte Nord-Ouest, mais ce sera pour une autre fois : la gourmandise est un vilain défaut m’ont dit les sages du forum, et ils ont bien raison, en tous cas pour le trop plein d’étapes…), je reviens vers vous pour tester notre circuit de juillet/aout 2008.
45 jours (on a beaucoup de chance, c’est vrai), en couple (dans la cinquantaine), libéré ( !!!) des grands enfants, avec peut-être des enchaînements qui paraîtront bizarres, mais pour certains on a des raisons (dont un voyage déjà fait en 2005).
Tous avis et conseils (sites, hôtels, réservations nécessaires ou pas, restos, véhicule…) bienvenus (de grands spécialistes de ce forum m’en ont déjà donnés en MP, ils m’ont permis de bien mieux construire ce projet : Hénorme merci à eux)
Carrizozo et la chasse au lapin sont incontournables. (ah et aussi le Haut Brion, et d’autres velours, mais je m’égare)
Merci à tou(te)s
JOUR - MATIN - GLOBAL JOURNEE - SOIR 1 Paris - Avion – prendre voiture - San Francisco 2 SanFrancisco - SanFrancisco (Chinatown, Ghirardelli, Cannery, Pier39) - San Francisco 3 SanFrancisco - Trajet côte – visite Redwood - Crescent City (?) 4 Crescent City (?) - Visite côte – Crater Lake - Lincoln City 5 Lincoln City - Trajet - Vers Boise 6 Vers Boise – Crater of the moon - Yellowstone 7 Yellowstone - Yellowstone - Yellowstone 8 Yellowstone - Yellowstone - Yellowstone 9 Yellowstone - Trajet - Visite Dinosaur - Vernal 10 Vernal - (Visite Dinosaur ? ) – Fruita - Visit Gunnison - Gunnison ou Fruita ou Montrose 11 Gun/Fruita/Montrose-Visit Gunnison?- Visit Florissant -GreatSandDunes - Taos 12 Taos - Taos Pueblo - JemezSprings?SanFe-CochitiPueblo–KashaKatuwe -Bandelier - Vers Albuquerque 13 Vers Albuquerque - Acoma - El Malpais - Chaco Culture - Bisti Badlands - Vers Albuquerque 14 VrsAlbuquerque - Visite région Santa Fe – Turquoise Trail - Vers Albuquerque 15 Vers Albuquerque - Visite White Sands - Alamogordo 16 Alamogordo – Visite Carlsbad Cavern - Texas - Vers El Paso 17 Vers El Paso - Visite Chiricahua -Tombstone - Bisbee 18 Bisbee - Visite région (Saguaro) (Apache Trail ) - Payson 19 Payson - Visite région - Vers Sedona 20 Vers Sedona - Visite région - Flagstaff 21 Flagstaff - PetrifForest- (par Gallup achats ?) - Chinle 22 Chinle - Canyon Chelly - Chinle 23 Chinle - Trajet - Gd Canyon North 24 GdCanyonNorth – Antelope – (Mnt Valley) –V of Gods MokiDudgway - MexHat 25 MexHat - NatBridges- Mesa Verde par Hovenweep - VersMonticello 26 VersMonticello - Harts DrawRoad- Mule canyon- Needles – soir Arches - Moab 27 Moab - Matin Shafer -soir visit alentours :128, NegroBill, fisher towers - Moab 28 Moab - Arches, Mill Creek Canyon, soir = Dead horse point - Moab 29 Moab - Trajet par Goblin Valley/ Little Wild Horse Canyon/ Fruita - Torrey 30 Torrey - Cathedral Valley – + scenic drive(?) - Boulder 31 Boulder - Burr Trail - Boulder 32 Boulder - Lower Calf Creek - Boulder 33 Boulder – un peu de Hole in the rock road – un peu Bryce - Bryce 34 Bryce - Unpeu Bryce- Cottonwood Road et plus?YellowRock - Kanab 35 Kanab -WirePass -Buckskin Gulch-THE WAVE??? (CoralPink)? - Kanab 36 Kanab – Valley of fire - Las Vegas 37 Las Vegas - Las Vegas - Las Vegas 38 Las Vegas - Las Vegas - Las Vegas 39 Las Vegas - Outlets - Death Valley 40 Death Valley - Sequoia Kings canyon- Three Rivers 41 Three Rivers - Sequoia - Trajet – Rendre voiture - San Francisco 42 SanFrancisco - San Francisco - San Francisco 43 SanFrancisco - San Francisco - San Francisco 44 SanFrancisco - San Francisco - San Francisco 45 SanFrancisco - Avion - Paris
JOUR - MATIN - GLOBAL JOURNEE - SOIR 1 Paris - Avion – prendre voiture - San Francisco 2 SanFrancisco - SanFrancisco (Chinatown, Ghirardelli, Cannery, Pier39) - San Francisco 3 SanFrancisco - Trajet côte – visite Redwood - Crescent City (?) 4 Crescent City (?) - Visite côte – Crater Lake - Lincoln City 5 Lincoln City - Trajet - Vers Boise 6 Vers Boise – Crater of the moon - Yellowstone 7 Yellowstone - Yellowstone - Yellowstone 8 Yellowstone - Yellowstone - Yellowstone 9 Yellowstone - Trajet - Visite Dinosaur - Vernal 10 Vernal - (Visite Dinosaur ? ) – Fruita - Visit Gunnison - Gunnison ou Fruita ou Montrose 11 Gun/Fruita/Montrose-Visit Gunnison?- Visit Florissant -GreatSandDunes - Taos 12 Taos - Taos Pueblo - JemezSprings?SanFe-CochitiPueblo–KashaKatuwe -Bandelier - Vers Albuquerque 13 Vers Albuquerque - Acoma - El Malpais - Chaco Culture - Bisti Badlands - Vers Albuquerque 14 VrsAlbuquerque - Visite région Santa Fe – Turquoise Trail - Vers Albuquerque 15 Vers Albuquerque - Visite White Sands - Alamogordo 16 Alamogordo – Visite Carlsbad Cavern - Texas - Vers El Paso 17 Vers El Paso - Visite Chiricahua -Tombstone - Bisbee 18 Bisbee - Visite région (Saguaro) (Apache Trail ) - Payson 19 Payson - Visite région - Vers Sedona 20 Vers Sedona - Visite région - Flagstaff 21 Flagstaff - PetrifForest- (par Gallup achats ?) - Chinle 22 Chinle - Canyon Chelly - Chinle 23 Chinle - Trajet - Gd Canyon North 24 GdCanyonNorth – Antelope – (Mnt Valley) –V of Gods MokiDudgway - MexHat 25 MexHat - NatBridges- Mesa Verde par Hovenweep - VersMonticello 26 VersMonticello - Harts DrawRoad- Mule canyon- Needles – soir Arches - Moab 27 Moab - Matin Shafer -soir visit alentours :128, NegroBill, fisher towers - Moab 28 Moab - Arches, Mill Creek Canyon, soir = Dead horse point - Moab 29 Moab - Trajet par Goblin Valley/ Little Wild Horse Canyon/ Fruita - Torrey 30 Torrey - Cathedral Valley – + scenic drive(?) - Boulder 31 Boulder - Burr Trail - Boulder 32 Boulder - Lower Calf Creek - Boulder 33 Boulder – un peu de Hole in the rock road – un peu Bryce - Bryce 34 Bryce - Unpeu Bryce- Cottonwood Road et plus?YellowRock - Kanab 35 Kanab -WirePass -Buckskin Gulch-THE WAVE??? (CoralPink)? - Kanab 36 Kanab – Valley of fire - Las Vegas 37 Las Vegas - Las Vegas - Las Vegas 38 Las Vegas - Las Vegas - Las Vegas 39 Las Vegas - Outlets - Death Valley 40 Death Valley - Sequoia Kings canyon- Three Rivers 41 Three Rivers - Sequoia - Trajet – Rendre voiture - San Francisco 42 SanFrancisco - San Francisco - San Francisco 43 SanFrancisco - San Francisco - San Francisco 44 SanFrancisco - San Francisco - San Francisco 45 SanFrancisco - Avion - Paris
Téléfilm Lady Bar? (Thaïlande) English translation pending
Franchement moi j'ai bien aimer.....Etendre parler Thai, la musique la singha.....En plus c'est realiste(pour le sujet qu'ils traitent evidement).....
Téléphone portable au Japon English translation pending
Bonjour à tous,
Nous aurons besoin d'être joints au Japon depuis la France.
Les téléphones portables français fonctionnent-ils ? Avec quel opérateur ? Ou faut-il louer ou acheter un tél. portable là-bas avec un numéro, à quel prix ?
Merci d'avance
Nous aurons besoin d'être joints au Japon depuis la France.
Les téléphones portables français fonctionnent-ils ? Avec quel opérateur ? Ou faut-il louer ou acheter un tél. portable là-bas avec un numéro, à quel prix ?
Merci d'avance
Avis sur itinéraire en Namibie English translation pending
Bonjour,
Je viens d'écrire un message avec un itinéraire en faisant un copier coller, mais le résultat est pratiquement illisible. Je le refais donc.
Nous pensons partir en septembre prochain en Namibie. Nous n'avons pas d'impératif en ce qui concerne la durée du voyage. Notre vol sera sur Windhoek à moins que la différence de prix soit très sensible, mais il faut compter les kms en plus...
Notre itinéraire est pour le moment le suivant, mais je le soumets à l'approbation des lecteurs de VF car plus j'avance, plus je me pose des questions.
Itinéraire
Jours Villes et N° de route
1 Paris Windhoek
2 Arrivée Windhoek - repères dans la ville
3 Récupération du 4x4 et route vers Mariental (B1) 267 km
4 Mariental (B1) Keetmanshoop - Seeheim (C12) 270 km
5 Holoog (601)Hobas(324)Ai Ais et Fish river canyon 230 km
6 Fish river canyon (c10/d707/c27)Seeheim(B4)Goageb -Aus 435 km
7 Aus - Kolmanshop - Luderitz - Aus 250 km
8 Aus (C13/D707/C27) Namib réserve 250 km
9 Désert du Namib
10 Namib réserve (C27) Sesriem 120 km
11 Sesriem Sossusvlei Deathvlei Sesriem olive trail 250 km
12 Sesriem
13 Sesriem (C19)Solitaire(C14)GaubPass-KuisebPass Walvis Bay 330 km
14 Walvis Bay (B2) Swakopmund (C34) Cape Cross 150 km
15 Cape Cross(C34)Ugab Gate - huabmond - Twyfelfontein
Spitzkopp 250/300 km
OU
16 Cape Cross (C34) Henties Bay (C35) Uis - Khorixas (C39)
Twyfelfontein sur 2 j 400 km
17 Twyfelfontein
18 Twyfelfontein (piste Aba Huab) (C43)Palmwag - Warmquelle
Sesfontein 300 km
19 Sesfontein (D3707)Puros - Sesfontein Opuwo et les environs 320 km
OU
Sesfontein (D3707) Puros Orupembe Otjiu Otavi Opuwo 360 km
20 Opuwo et les environs
21 Opuwo
22 Opuwo
23 Opuwo (C43) - Epupa 180 km
24 Epupa (C46) Oshakati - Ondangwa 330 km
25 Ondangwa (B1/D3610/D3445/B8 - Rundu 484 km
Ou
Epupa - Opuwo - Kamanjab - Outjo 535 km
Outjo - Otavi - Groofontein - Rundu 495 km
26 Rundu (B8) Bagani - Kongola 400 km
27 Kongola (B8) Katima Mulilo - Ngoma - Chobe forest et parc 300 km
OU
Kongola(B8) Katima Mulilo - Kasangula - Kasane - Parc Chobe 360 km
28 Chobe
29 Retour Chobe - Rundu par le delta D'okawango 380 km
30 Retour chobe - Rundu Okawango sur 2 jours 380 km
OU REVENIR PAR MAUN
31 Rundu (B8) - Groofontein (C42) Tsumeb (B1/C38 Manutoni
420km
32 Parc d'Etosha
33 Parc d'Etosha - Halali
34 Parc d'Etosha - Okaukuejo
35 Okaukuejo - Outjo - Otjiwarongo - Okahanja - Windhoek
36 Windhoek
37 Vindhoek
Je trouve quelques étapes longues. Je me pose surtout des questions sur les itinéraires suivants : la route de Fish river canyon Cape cross - Spitzkopp Sesfontein Puros et Opuwo Bande de Caprivi Parc de chobe et le Delta de l'Okanwango
Le sens du voyage est-il bien ? Sud ou nord en premier ? Est-il judicieux de visiter la Namibie et le Botswana durant le même séjour ? Merci de prendre un peu de temps pour me dire vos impressions et toutes mes excuses pour toutes ces questions. Robinette
Ro
Je trouve quelques étapes longues. Je me pose surtout des questions sur les itinéraires suivants : la route de Fish river canyon Cape cross - Spitzkopp Sesfontein Puros et Opuwo Bande de Caprivi Parc de chobe et le Delta de l'Okanwango
Le sens du voyage est-il bien ? Sud ou nord en premier ? Est-il judicieux de visiter la Namibie et le Botswana durant le même séjour ? Merci de prendre un peu de temps pour me dire vos impressions et toutes mes excuses pour toutes ces questions. Robinette
Ro
Prochain départ pour la Birmanie English translation pending
Bonjour,
Je m'adresse aux membres de voyageforum qui envisagent un prochain départ pour la Birmanie ... Nous avons un vol pour Yangon fin octobre, et avons prévu en solo un circuit plus ou moins classique de 3 semaines.
Je ne tiens pas ici à relancer pour la nième fois le débat faut-il y aller, ne pas y aller, ou autres considérations d'ordre moral. Des tas de posts traitent ce sujet.
Pour le moment, nous sommes particulièrement indécis quant à savoir si nous nous arrêtons à Kuala Lumpur et improvisons un voyage en Malaisie ou si nous poussons quand même jusqu'en Birmanie ... Un voyage est-il envisageable actuellement ? Je ne crains pas de "me faire manger au petit déjeuner par des birmans assoiffés de sang", comme j'ai pu le lire dans un des messages traitant de ce sujet. Je me pose des questions simplement pratiques par rapport à la situation sur place : couvre feu ou non, les vols intérieurs fonctionnent-ils normalement, les monuments sont-ils ouverts au public ? Est-ce qu'on peut voyager dans des conditions "normales" pour touristes lambda.
Si nous sommes quelques-uns face à ce dilemne, nous pouvons peut-être échanger des informations et/ou impressions, puisque j'imagine que nous suivrons tous l'actualité sur place au plus près ...
Je m'adresse aux membres de voyageforum qui envisagent un prochain départ pour la Birmanie ... Nous avons un vol pour Yangon fin octobre, et avons prévu en solo un circuit plus ou moins classique de 3 semaines.
Je ne tiens pas ici à relancer pour la nième fois le débat faut-il y aller, ne pas y aller, ou autres considérations d'ordre moral. Des tas de posts traitent ce sujet.
Pour le moment, nous sommes particulièrement indécis quant à savoir si nous nous arrêtons à Kuala Lumpur et improvisons un voyage en Malaisie ou si nous poussons quand même jusqu'en Birmanie ... Un voyage est-il envisageable actuellement ? Je ne crains pas de "me faire manger au petit déjeuner par des birmans assoiffés de sang", comme j'ai pu le lire dans un des messages traitant de ce sujet. Je me pose des questions simplement pratiques par rapport à la situation sur place : couvre feu ou non, les vols intérieurs fonctionnent-ils normalement, les monuments sont-ils ouverts au public ? Est-ce qu'on peut voyager dans des conditions "normales" pour touristes lambda.
Si nous sommes quelques-uns face à ce dilemne, nous pouvons peut-être échanger des informations et/ou impressions, puisque j'imagine que nous suivrons tous l'actualité sur place au plus près ...
Retour de cinq semaines en Chine: conclusion English translation pending
Bonjour
Voilà j'étais cet été 5 semaines en Chine.
J'ai fait : Pèkin Chengde Shijiazhung et Zhengding Pingyao Xian Chengdu Kanding Litang Xiangcheng Zhongdian ( Sangria ) Canton Macao Hong Kong
Si vous avez des questions, n'hésitez pas. Je vais complèter au fur et à mesure.
Si vous avez des questions, n'hésitez pas. Je vais complèter au fur et à mesure.
La police vietnamienne English translation pending
Voilà un sujet intéressant que je voulais développer avec vous depuis mon retour du Vietnam.
je suis très curieuse de savoir plutôt de connaître les différentes grades voire comprendre le fonctionnement du rôle de la Police au Vietnam. J'avoue que je m'y perd un peu! Lors de mon dernier voyage, je me suis fait arrêter par la police à plusieurs reprises; il y avait un jour que malcontreusement je me suis garée ( j'ai loué une petite honda 50cc) devant l'hôpital GRALL ( DONG NHI maintenant) et en sortant j'ai eu la surprise de voir qques hommes verts autour de ma "moto".
ILs m'ont fait la remarque que là où il y avait des arbres badigeonnés de blanc que c'est strictement interdit de se garer là où j'ai gentiment déposé ma bécane!
Après quelques mots " gentils", ils m'ont dit de ne plus recommettre la même erreur et sont repartis en souriant! ouf! Mais des membres de ma famille m'ont demandé d'être vigileante si jamais je recontrais des hommes beiges ( des Công an) il me semble. Ils seraient beaucoup plus "impitoyables" que ses " exécutants" enfin ses "inférieurs"!
Alors je voudrais savoir si c'est vrai que si par malheur je tombais sur ces hommes dits de " pouvoir", je risquerais d'être emmenée au poste de police et éventuellement, mon passeport confisqué?
Je pose cette question en vue de mon prochain voyage, car j'ai tendance à être un peu "effrontée" et ça par méconnaissance des règles vietnamiennes concernant les délits routiers!
j'aimerais que les spécialistes du forum m'éclairent sur ce sujet. Car la dernière fois, j'ai eu quelques sueurs froides mais bon, je suis tombée sur des " flics" sympas et je sais que ce ne sera pas toujours pareil.
Mais pour clore ce sujet, j'avoue que comme partout le fait de reconnaître ses torts et de parler gentiment même si je suis du pays favorise beaucoup le dialogue et même instaurer un climat de confiance.
Je compte sur les spécialistes de ce forum de m'éclairer sur ce sujet " sensible" que je pense intéresse la plupart des gens du forum qui effectuent un voyage au Vietnam.
c'est juste "un plus "qui peut agrémenter "le voyage dans notre beau pays qui est le Vietnam!
Bonne journée à tous.
je suis très curieuse de savoir plutôt de connaître les différentes grades voire comprendre le fonctionnement du rôle de la Police au Vietnam. J'avoue que je m'y perd un peu! Lors de mon dernier voyage, je me suis fait arrêter par la police à plusieurs reprises; il y avait un jour que malcontreusement je me suis garée ( j'ai loué une petite honda 50cc) devant l'hôpital GRALL ( DONG NHI maintenant) et en sortant j'ai eu la surprise de voir qques hommes verts autour de ma "moto".
ILs m'ont fait la remarque que là où il y avait des arbres badigeonnés de blanc que c'est strictement interdit de se garer là où j'ai gentiment déposé ma bécane!
Après quelques mots " gentils", ils m'ont dit de ne plus recommettre la même erreur et sont repartis en souriant! ouf! Mais des membres de ma famille m'ont demandé d'être vigileante si jamais je recontrais des hommes beiges ( des Công an) il me semble. Ils seraient beaucoup plus "impitoyables" que ses " exécutants" enfin ses "inférieurs"!
Alors je voudrais savoir si c'est vrai que si par malheur je tombais sur ces hommes dits de " pouvoir", je risquerais d'être emmenée au poste de police et éventuellement, mon passeport confisqué?
Je pose cette question en vue de mon prochain voyage, car j'ai tendance à être un peu "effrontée" et ça par méconnaissance des règles vietnamiennes concernant les délits routiers!
j'aimerais que les spécialistes du forum m'éclairent sur ce sujet. Car la dernière fois, j'ai eu quelques sueurs froides mais bon, je suis tombée sur des " flics" sympas et je sais que ce ne sera pas toujours pareil.
Mais pour clore ce sujet, j'avoue que comme partout le fait de reconnaître ses torts et de parler gentiment même si je suis du pays favorise beaucoup le dialogue et même instaurer un climat de confiance.
Je compte sur les spécialistes de ce forum de m'éclairer sur ce sujet " sensible" que je pense intéresse la plupart des gens du forum qui effectuent un voyage au Vietnam.
c'est juste "un plus "qui peut agrémenter "le voyage dans notre beau pays qui est le Vietnam!
Bonne journée à tous.
Grève d'Air France le 17 octobre? English translation pending
Bonjour,
J'ai cru comprendre que la SNCF et quelques autres service nationaux suivant les syndicats comptent faire une petite grève le 17 octobre prochain. Je ne suis pas du genre à me faire du soucis pour ce genre de chose, mais je dois prendre un vol AF GVA-CDG, avec ensuite une connection sur JAL pour NRT et comme je dois imperativement être à Tokyo le 18 au soir avec ensuite une continuation sur oka, je n'ai pas envie de me retrouver en rade à GVA ou CDG.
Si il y vraiment des risques importants, je compte demander à JAL en rerouting via un autres aéroport (FRA, LON ou MXP), sinon je cours le risque.
Merci
J'ai cru comprendre que la SNCF et quelques autres service nationaux suivant les syndicats comptent faire une petite grève le 17 octobre prochain. Je ne suis pas du genre à me faire du soucis pour ce genre de chose, mais je dois prendre un vol AF GVA-CDG, avec ensuite une connection sur JAL pour NRT et comme je dois imperativement être à Tokyo le 18 au soir avec ensuite une continuation sur oka, je n'ai pas envie de me retrouver en rade à GVA ou CDG.
Si il y vraiment des risques importants, je compte demander à JAL en rerouting via un autres aéroport (FRA, LON ou MXP), sinon je cours le risque.
Merci
Monnaie et paiements en Argentine? English translation pending
Bonjour,
je pars en Argentine dans une semaine; quelle monnaie faut -il avoir? uniquement des pesos? certaines excursions sont-elles payables en euros? en dollars? les travellers chèques en euros sont-ils acceptés?
merci de votre réponse!
erva, en route vers ailleurs!
erva, en route vers ailleurs!
Location de voiture à Marrakech English translation pending
Bonjour,
je voudrai une louer une voiture pour me déplacer au Maroc, je la louerai à Marrackech et je la rendrai à Casablanca.
je n'ai aucune idée des prix pratiqués et du coup je me demande s'il n'est pas plus simple et plus sécurisant pour moi de la louer de France ? qu'en pensez vous ? avez vous une notion des prix pratiqués ?
merci
je voudrai une louer une voiture pour me déplacer au Maroc, je la louerai à Marrackech et je la rendrai à Casablanca.
je n'ai aucune idée des prix pratiqués et du coup je me demande s'il n'est pas plus simple et plus sécurisant pour moi de la louer de France ? qu'en pensez vous ? avez vous une notion des prix pratiqués ?
merci
Sasak Story (île de Lombok, Indonésie) English translation pending
Cher Alan
A toi qui a tant aimé le sud de Lombok et qui sait si bien transmettre ton amour pour cet endroit, je voulais te faire un petit cadeau. A lire à ta prochaine nuit blanche… 🙂
1 mois chez les Sasaks, à Lombok
Préambule
C’est mon premier carnet de voyage. Il ne donne pas de renseignements pratiques sur Lombok mais raconte une histoire vécue. D’habitude je n’éprouve pas le besoin d’en faire. Mais cette fois, j’avais vraiment besoin de raconter cette belle aventure humaine que j’ai vécue en Indonésie, avec les Sasaks, habitants de l’île de Lombok, et qui m'a profondément marqué. Bonne lecture.
Afin de fuir Bali au mois d'août, je viens d'atterir à Mataram, la capitale de Lombok, l'île voisine... à défaut de n'avoir pas trouvé un vol plus loin !
J'ai trouvé une bonne adresse pour louer un scooter: à 3€ la journée, je ne discute pas le prix, d’autant que M. SUBHI (tel 08 19 29 200 027) est un des rares loueurs à accepter qu’on puisse passer ses scooters dans les ferrys ! Chouette alors, je vais pouvoir la faire ma traversée des îles de la Sonde ! 🙂
Dans mon guide, on parle « d’îles paradisiaques » dans la baie de Sekotong, au Sud Ouest. Apparemment peu de possibilités d'hébergements, ça doit être pour ça que c'est paradisiaque 😛 Après avoir acheté une carte très précise de Lombok au shopping center de Mataram, je me dirige vers Sekotong. C’est une belle route goudronnée, pittoresque, sur laquelle circulent parfois des véhicules hippomobiles...
Je décide d’aller jusqu’à la fin de la route, jusqu’à Bangko-Bangko, comme ça, pour voir…. A 30 km du but, le goudron laisse place à une piste empierrée qui se détériore au fil des kilomètres et qui se termine par une piste genre trial… 😏
J’arrive enfin dans le petit village de pêcheurs de Bangko-Bangko. Je trouve un villageois qui parle quelques mots d’anglais et lui demande s’il y a une possibilité de dormir dans le village. Après de longues tentatives d’explications, je finis par comprendre qu’un certain Suderman peut m’héberger. Il réside à 3km de là, dans le village de Seledong. La barrière de la langue complique un peu ma recherche mais je finis par trouver une jolie maison avec des peintures de Walt Disney dessus.
Suderman est un jeune Sasak d’une vingtaine d’années qui parle anglais. Il m’accueille avec un grand sourire et me montre la chambre. Il me propose de me préparer un repas, en l’échange d’1€ pour aller faire des courses dans le village. A la lueur de la lampe à pétrole, nous mangerons ensemble puis passerons la soirée à discuter avec son voisin, un sympathique marginal qui a décidé de vivre détaché complètement du matériel, de pratiquer la méditation et qui m’explique qu’il est heureux car il dort dehors, sous les étoiles… 🙂
Le lendemain, Suderman aimerait bien que je reste mais moi je veux aller voir ces fameuses « iles paradisiaques » non loin de là. C’est tout un archipel, apparemment la plus connue et la plus belle c’est Gili Nanggu, mais je choisis finalement Gili Gede, de peur que Gili Nanggu soit trop touristique ! Suderman m’a expliqué où je peux trouver des pêcheurs pour me conduire à Gili Gede. Je tente de négocier avec eux le prix de la traversée mais en vain… j’ai beau écrire dans le sable avec un bâton le prix que je veux payer, ils font mine de ne pas comprendre. Bah, tant pis, je paierai le prix pour touriste (3€…)
La traversée est rapide et le bateau me dépose sur une petite plage de Gili Gede. Avec ma carte très précise, je peux envisager de faire le tour complet de l’île à pieds. Je tombe nez-à-nez avec un petit papy qui parle un peu anglais et s’improvise comme guide. Nous passerons quelques heures ensemble. L’île est calme, et authentiquement peuplée de pêcheurs Sasaks qui adorent se faire photographier.

Par contre, les plages ne sont pas à la hauteur de l’idée que je me fais d’une « île paradisiaque » 😉
Peu importe, le dépaysement est là et les gens sont adorables. Je suis même invité par une famille à partager son repas.
J’ai demandé à mon bateau de venir me rechercher à 15h. Avant d’embarquer, je remercie vivement mon petit papy de m’avoir guidé à travers ces villages pittoresques. Bizzare, il ne me demande pas d’argent. Gêné, je lui glisse l’équivalent d’1€ avec un « thank you for good guide » juste avant de monter dans le bateau, il me remercie avec un grand sourire.
Je remonte sur le scooter. J’hésite… il fait nuit dans 3h… je retourne chez Suderman ou je continue ma route ? J’opte pour la 2ème solution. Mon bouquin mentionne l’existence de cottages à Selong Blanak. C’est un peu loin mais il n’y a pas plus près.
J’emprunte une petite route secondaire qui s’élève à travers la montagne. La route est défoncée et glissante mais elle est splendide, je traverse pleins de villages Sasak, accueilli par des « hello Mister !» et une multitude de sourires. Heureusement que j’ai acheté une bonne carte, car je navigue en terre totalement inconnue… même dans mon bouquin...😛
A chaque fois que je demande ma direction, c’est un attroupement autour de moi, des rires, et des invitations à venir boire le café… Le temps passe et le soleil décline…
J’arrive enfin sur la côte dans le petit village de Sepi. Nouvel attroupement. Je demande « Selong Blanak ? » et là un jeune semble étonné et me fait un non de la tête + le signe du coupe-gorge. Gloups… 😐 Qu’entend-t’il par là ? La route défoncée est dangereuse de nuit ou bien il y a des méchants Sasaks dans le coin ? Impossible de savoir, son anglais est trop limité. Il me parle de « bungalow Pancing », un petit village beaucoup plus proche. La nuit est tombée mais pas le choix je dois trouver ces bungalows !
A la sortie d’un village, on m’indique Pancing d’un signe de la main, puis à l’entrée d’un autre, on me l’indique dans l’autre sens… J’en déduis donc que j’ai du louper un carrefour entre les 2… Et en effet, avec difficulté je finis par trouver dans la pénombre un petit chemin de terre. La chance me sourit : un scooter passe par là, je lui demande « Pancing ? » « ya » me répond-il. Ouf ! Me voila embarqué dans ce petit chemin, de nuit, au milieu des champs de tabac…
J’arrive enfin dans un village, et je demande « bungalows ? » On m’indique la direction. Et puis je redemande encore, et encore, et encore… m’enfin ces bungalows ils sont au bout du monde ou quoi ? Des enfants finissent par prendre pitié de moi et me conduisent en courant, moi et mon scooter, vers les bungalows.
Là, un gardien m’accueille. Ouf, il parle anglais…il me dit gentiment que c’est un centre de plongée mais qu’il est fermé. Seulement il fait nuit et je n’ai rien pour dormir. Le gardien est embarrassé… « C’est qu’il n’y a plus d’eau dans les bungalows... » « Tant pis au point où j’en suis… » « Il faut que je téléphone au propriétaire. Je ne sais pas quoi faire » « Tu crois que tu as vraiment besoin de lui ? On peut s’arranger tous les 2 non ? » Il réfléchit. Il finit par me proposer la chambre d’un employé de l’hôtel. C’est un lit superposé, il faudra que je dorme en dessous du jardinier. « Combien je te donne ? » « Je ne sais pas, ce que tu veux… Au fait, as-tu mangé ? » « Ben heu… non » « Ma femme a préparé un repas si tu veux » « C’est pas de refus ! Merci ! »
Nous passerons la soirée à discuter de pleins de choses. Il a 34 ans, comme moi, et il est sidéré de me voir célibataire alors que lui il a déjà une femme et des enfants ! Dans la conversation, Il m’explique que le propriétaire australien du centre de plongée est en conflit avec son TO, l’un veut 100$ la nuit, l’autre 150$...🤪 « ben dis donc, j’ai de la chance qu’il ait fermé son centre, ton patron ! » « oui, moi aussi je content que ce soit fermé, car je n’ai pas trop de travail. D’habitude, à cette période, je trime 18h par jour et je ne suis payé que 40€ par mois. Ce n’est pas très motivant et si j’étais mieux payé je travaillerais mieux». Je suis écoeuré… « Il est sacrément gonflé ton patron. S’il doublait ta paye, ça ne le ferait pas tellement boiter, vu le prix des chambres, tu ne trouves pas ?» « oui mais pour l’instant je n’ai pas d’autre travail. Il n’y a pas de travail dans la région. Tous les hôtels ont fait faillite, notamment celui de Selong Blanak où tu voulais te rendre…. »
Après une à peu près bonne nuit (ce jardinier, un sacré ronfleur…) j’ai droit à un petit déjeuner. Je paye ma nuit 8€ (une très bonne somme pour le pays). Ce matin il a plu et le chemin est très glissant. Mon scooter est incontrôlable et je finis par me vautrer dans la boue sous l’œil amusé des fermiers dans leur champ de tabac…
Continuons vers Selong Blanak… Petit stop au hasard d’un virage dans un petit village de pêcheurs qui cultivent des algues.

Depuis 10 bonnes minutes, 2 jeunes Sasaks en scooter me suivent. Je sens bien qu’ils veulent me dire un truc. Je stoppe. « hello mister… what is your name ? (etc…) veux tu venir prendre le café dans ma maison » « 🙂 ! si c’est pas loin… » Un des 2, Zamak, se propose de conduire mon scooter. Je lui laisse le guidon. Me voila à nouveau sur des petits chemins sillonnant les champs de tabac, passager d’un Sasak fier de transporter « son » touriste ! Me voilà arrivé dans le bled. Nouvel attroupement.
Je prête mon appareil photo à Zamak pour poser avec un Sasak tout content d’avoir été choisi.

On me sert le café puis on m’invite à manger. Voyageant léger, je n’ai rien à leur offrir à part de l’argent et il n’en est pas question. Gêné, je refuse la proposition. Je les remercie pour ce bon café et demande à Zamak de me raccompagner jusqu’à la route car seul je serai incapable de retrouver mon chemin. Au moment de nous séparer, il me demande : « STP – tu n’aurais pas un livre de grammaire anglaise ? » « Non, je suis sincèrement désolé » lui dis-je avec regret « Tant pis. Au revoir et merci d’être venu » « Merci Zamak »
Kuta n’est plus très loin. Je me dis « je vais aller acheter ce bouquin et je vais lui ramener ». Et puis je dois vite me rendre à l’évidence : je n’arriverai jamais à retrouver son village perdu au milieu des champs…🙁
Enfin j’arrive à un embranchement. Je me rends compte que j’ai loupé la route de Selong Blanak et que j’ai pris l’intérieur des terres. Tant pis, ou tant mieux ! Cap sur Kuta.
Kuta Lombok, c’est l’antithèse de Kuta Bali. Tranquille, peu d’infrastructures, belle plage. Aah, on est bien ici ! Je me trouve un hébergement tout neuf : je suis le tout premier client et je dois faire attention où je mets les pieds car la dalle en ciment pour accéder à ma chambre n’est pas tout à fait sèche ! Je vais faire un tour sur la plage. Pas un touriste ce jour là. 😎
Kuta, c’est un lieu d’hébergement pour surfeurs, et dans la journée, ils ne sont pas à Kuta mais sur les plages environnantes (surtout Mauwi). Je suis abordé par Monika, la seule vendeuse de la plage. Elle me propose des Sarongs. Elle est très intéressante à discuter et nous parlons un petit moment. Comme elle est sympa et parle très bien l’anglais, je finis par lui acheter un sarong et un petit collier en coquillages. Elle est contente car ce soir elle pourra se payer le bémo (2€) lui permettant de rentrer dans son village voir sa mère.
Selong Blanak est à 20km à l’ouest de Kuta. Aujourd’hui j’y vais, faut quand même que j’arrive à trouver ce bled, annoncé avec une plage magnifique dans mon guide ! Mon guide comporte également un petit encadré disant que l’endroit peut être un peu dangereux… Arf… ils sont tellement cool ces Sasaks que franchement… même pas peur !! 😛
La route qui mène à Selong Blanak est superbe et offre de très belles vues panoramiques sur la côte.
Petit arrêt de 2h de bronzette sur la belle plage de Maun. 
Nous sommes 5 touristes sur la plage… 😎
Je zappe la plage de Mauwi, avec ses surfeurs et son entrée payante, et j’arrive à Selong-Blanak en début d’après-midi.
Sitôt le scooter stationné, 4 enfants viennent me poser des questions en anglais. Il ont fini l’école à midi et reprennent à 15h. Ils me demandent si je ne peux pas leur donner un dico d’anglais ou bien un ballon de foot, mais je ne transporte pas ça dans mon sac à dos ! 😕
La plage est magnifique....
avec ces bateaux colorés
et ses habitants qui adorent se faire photographier !
Un jeune Sasak vient nous rejoindre et commence à me parler. Il s’appelle Dadi, il a 19 ans, et il m’explique qu’il veut pratiquer son anglais. Il a arrêté ses études au collège, mais n’a pas pu continuer au lycée car ses parents n’ont pas les moyens de payer 10 à 20€ de frais de scolarité par mois. Nous causons, nous nageons, nous sympathisons alors il me propose d’aller prendre un café chez sa mère.
« Par contre je te préviens ma maison elle n’est pas belle »
« M’en fous ! »
C’est une hutte en tôle ondulée et en bambou, recouverte de papier journal en guise de papier peint. Je pense que c’est pour consolider le tout. Il doit les lire ces journaux car il connaît très bien les grands évènements de ce monde. Par exemple, il apprécie Jacques Chirac pour sa non-intervention en Iraq ! Ce n’est pas la première fois que j’entends ça en voyage, c’est fou ce que cette prise de position a rendu J. Chirac populaire dans le monde !
En sirotant notre café made in Lombok (avec un très fort goût de cannelle), il me parle de sa famille. Il vit ici avec sa mère et sa sœur, qui vient d’avoir un bébé. Il a un oncle et des amis à Kuta, mais ça fait au moins un mois qu’il ne les a pas vu faute d’argent. Le ticket de bémo coûte 1€… 😐
« Ben je peux t’emmener à Kuta en scooter 🙂 Je loge là-bas...» « D’accord mais uniquement si tu acceptes de me ramener, car je n’ai aucun moyen de locomotion » « Pas de problème » (la route est tellement belle !)
Dadi tremble. Ses vêtements ne sont pas encore secs de la baignade et il n’a rien pour se changer. Afin de voyager léger, je n’ai pris, comme vêtements chauds, que des vêtements techniques de montagne. Je lui prête ma veste polaire Millet et mon pantalon Helly Hansen… en me gardant bien de lui dire qu’il en a au moins pour 150€ sur lui ! 🤪
Arrivés à Kuta, je le dépose au marché et on se donne rendez-vous le lendemain matin au même endroit. Surprise plus tard dans la soirée, Dadi me cherche partout ! Il n’a pas de chance : son oncle est parti à Sengkol et ses amis ne sont pas là non plus, il est seul et n’a rien à manger…
Gêné, il me demande si je veux bien lui donner 1 ou 2€ pour aller s’acheter à manger. Je suis gêné moi aussi, car nous sommes devant l’entrée du resto, et on vient juste de m’apporter mon repas… Soit je me tape la honte si je le fais attendre devant le resto, soit il risque de se sentir très mal à l’aise s’il rentre dans le resto. Il me faut bien prendre une décision, la moins pire : « viens plutôt manger avec moi »
C’est un resto pour touriste et chaque plat vaut entre 10 et 30000 roupiah (1 à 3€), ça m’embête qu’il voit les prix alors qu’il vit lui-même certainement en dessous du seuil de pauvreté. Mais le plus gêné c’est encore lui : il choisit juste un bol de riz blanc (0.30€) « Dadi, commande un plat comme moi. Prends ce qui te plait, je te l’offre avec plaisir »
Je le reconduis au marché… Je suis sûr qu’il va dormir dehors… Je lui propose le 2ème lit inoccupé de ma chambre, mais bon ça m’arrange qu’il refuse car je me voyais mal débarquer avec lui !
Il est inquiet : « Tu es sûr que tu viens me chercher demain matin ?» « oui, sûr » (il peut dormir tranquille, j’ai envie de récupérer mes fringues !! 😄) Le lendemain j’aurai la confirmation qu’il a dormi dehors : « Il a fait froid cette nuit, heureusement que ta veste orange m’a tenu chaud… »
Je le ramène donc chez lui comme promis. En route, on s’arrête dans un marché local et je lui prends une portion de riz enveloppée dans une feuille de bananier vu qu’il n’a pas mangé. Je lui fais également acheter un ballon de foot, sans me montrer, pour l’avoir au tarif local…
Arrivé à Selong-Blanak, je retrouve les enfants d’hier et je leur offre le ballon de foot dont ils rêvaient. Quel plaisir de les voir heureux, jouer au foot avec mon ballon tout neuf ! 🙂
Je reprends un café chez la mère de Dadi. Cette fois, pas de sucre dans le café, car pas d’argent pour en acheter. Son père cultive le tabac, et en ce moment la famille n’a aucun revenu car le tabac n’est pas encore assez mûr pour être vendu… Je ne dis rien, je ne sais pas si c’est une tentative déguisée de me demander de l’argent ou si c’est réel…
Il est midi. Je pense que sa mère va m’inviter à manger, comme le font volontiers tous les Sasaks. Mais le temps passe et pas d’invitation. Tant pis, je vais rentrer à Kuta et je mangerai ce soir.
Je démarre le contact du scooter mais je sens bien que Dadi est préoccupé et qu’il a quelque chose à me dire. « Loic, je suis désolé, je ne peux pas t’inviter à manger. Ma mère est en larmes, nous n’avons plus rien à manger. S’il te plait, je t’en supplie, donne moi 2€ pour que j’achète du riz » J’ai horreur des habitants qui mendient auprès des touristes… « Ecoute Dadi, il faut que tu me jures que c’est vrai » « Je te donne ma parole » « Alors je vais acheter le riz avec toi » Ironie du sort : le riz, c’est le voisin qui le vend ! Pour 2€, j’ai 4kg de riz. « Au revoir Loïc et merci de tout cœur pour tout ce que tu as fait pour moi ».
En revenant à Kuta, je m’arrête demander le prix d’un kilo de riz. C’est bien 0.50€… Puis je demande à Banu, le serveur de mon hôtel avec qui je passe mes soirées, si c’est encore possible, de nos jours, que des Sasaks ne mangent pas à leur faim. Il me le confirme 🙁. « Dadi ne t’a pas menti, et puis c’est quelqu’un de bien, je le connais nous étions à l’école ensemble »
Je suis choqué. Lorsque j’ai rencontré Dadi, ça ne se voyait pas sur sa tête qu’il ne mangeait pas à sa faim. J’ai de la peine pour lui. Il mise tous ses espoirs sur la construction d’un futur hôtel de luxe à Selong-Blanak, je regrette de lui avoir dit que je n’étais pas favorable à la construction de cet hôtel…
Quelque part vers Kuta, il y a une région peu traitée dans mon guide. Je demande au patron de l’hôtel : « C’est bien là bas ? Vous connaissez ? » « Oui, c’est magnifique. Les plages sont paradisiaques. Si vous allez là-bas vous ne voudrez plus en partir ! » Je décide donc d’ignorer le nouvel encadré de mon guide avertissant d’un potentiel risque d’insécurité dans le coin… et également les avertissements d’un guide local qui cherche à me faire peur pour que j’utilise ses services… Je suis persuadé que c’est faux, ils sont trop gentils ces Sasaks ! Et puis quand j’ai une idée dans la tête… 🤪
Pour me rendre dans cette petite presqu’île isolée, j’ai le choix entre la voie terrestre ou maritime. Par la route, c’est facile, il faut juste faire un long détour. Par bateau, on traverse directement une sorte de petit golfe. Pour le fun, je choisis l’option bateau. Pour cela j’emprunte une route en mauvais état, longe la somptueuse plage de Tanjung Aan et j’arrive dans un petit port de pêche.
Surprise ! Ce que je pensais être un ferry n’est qu’une petite barque de pêcheur ! Le seul pêcheur qui parle anglais dans le coin est un jeune au look branché avec une mèche blonde qui descend au milieu de son visage... « heu…Mister, tu crois vraiment qu’on peut charger un scooter sur un petit bateau comme ça ? »
« T'inquiète, la semaine dernière, j’ai chargé 2 scooters, avec 2 Australiens et 2 surfs »
Nous commençons la traversée après une bonne dizaine de minutes à essayer de démarrer le moteur du bateau qui cale dès qu’on immerge l’hélice dans l’eau… très rassurant ! 😏
En plus il y a pas mal de vent, et plus on s’éloigne, plus les vagues sont fortes. Nous sommes trempés en quelques minutes…
Nous nous approchons lentement du village qui se situe de l’autre côté du golfe, il y a des maisons en bois flottantes de partout : ici, c’est un village qui fait de l’élevage de langoustes... Je suis content de débarquer après 45 minutes de douche ininterrompue à l’eau de mer. Z'avez vu je mens pas il y a une grosse goutte d'eau en plein milieu de mon objectif 😠
Ouf ! le scooter redémarre…
Sur la plage m’attend un jeune Sasak souriant et enthousiaste de voir débarquer un blanc chez eux. Il parle un très bon anglais et me pose pleins de questions. « ça ne te dérange pas j’espère ? J’ai besoin de pratiquer mon anglais » « Ben dis donc tu l'as appris où ton anglais ? » « Un peu à l'école et avec les touristes » « Donc t'es doué ! » « C'est rare de voir des touristes arriver en scooter par bateau. T'as payé combien? » « Une dizaine d'euros » « Ah ah comme tu t'es fait rouler! 😏 » « 🤪 🙁 😠 »
Nous causons sur la plage pendant une bonne ½ heure, pendant que mes affaires trempées sèchent sur moi au soleil. Le village est pittoresque : de jolis bateaux amarrés sur la plage, une jolie plage de sable blond avec au loin sa mangrove, des habitants qui vaquent à leurs occupations, ramassant je ne sais trop quoi sur la plage
ou triant des algues destinées à l’exportation pour l’industrie cosmétique 
Qu’il est bon flaner sur cette plage ! Partout des « hello mister ! » « boulé! boulé ! » (boulé = touriste en langue sasak), des rires, les gens adorent se faire photographier…. Ce jeune Sasak qui ne me lâche pas d’une semelle est un pêcheur, il a 20 ans (oui encore…) et il s’appelle Rumaji. Il me demande une cigarette mais je lui réponds fièrement "tidak mrokok" (je ne fume pas... j'ai appris la phrase par coeur car inutile de vous dire qu'elle me sert souvent...). En tout cas le courant passe bien tous les 2 🙂
Je me décide enfin à poursuivre ma route vers ces fameuses plages de rêve de Lombok. Rumaji me montre sur ma carte où elles se situent. Je pars avec mon scooter : une route chaotique, disons plutôt un chemin, puis de simples sentiers, me conduisent à travers la péninsule. L’endroit ressemble à une sorte de Finistère, aride, avec beaucoup de vent, mais en effet des plages particulièrement belles…

et désertes ! Enfin presque 🙂
Maintenant il ne faut plus trop traîner car le seul hôtel du coin est cher… Il me faut retraverser toute la presqu’île, puis remonter plus au nord pour trouver enfin un hébergement bon marché. Mais en route, je repense à ce village typique… je ne sais pas pourquoi, j’ai envie d’y retourner, et j’ai aussi envie de revoir ce jeune pêcheur avec qui j’avais eu un si bon contact. Je fais demi-tour.
Après quelques dizaines de minutes à me perdre, à tourner en rond, à revenir sur mes pas, à demander ma direction, je retrouve enfin ce charmant village. Je vais acheter un paquet de cigarettes et pars à la recherche de « mon Sasak ». J’ai du mal à me souvenir de son nom Ramaji ? Ramaju ? Les habitants ne connaissent pas. Heureusement, il est sur une de mes photos et je zoome son portrait avec l’écran de mon appareil numérique. « Aah ! Ru-Ma-Ji ! » « Oui c’est ça, Rumaji » Une nuée de gamins m’accompagne jusque devant sa maison 🙂

Dans le village c’est l’évènement : il y a un touriste chez Rumaji et en plus il le cherche ! 😇 Ravi, mon nouvel ami me fait entrer dans sa "rumah" et me propose de prendre le café « made in Lombok », au goût toujours autant épicé et sucré. Chez lui, pas de chaise, nous sommes assis à même le sol. A 20 ans, il vit déjà dans sa propre maison… et avec sa femme !
Nous sommes rapidement rejoints par son frère Rumawe, 22 ans, déjà papa de 2 jumelles… et sans oublier plusieurs dizaines de curieux qui squattent à l’intérieur et à l’extérieur de la maison car il n’y a pas de place pour faire entrer tout le monde…
J’essaye de faire le marrant et ça a l’air de plaire ! Je ne sais pas, je me sens bien ici, décontracté, ma réserve et ma timidité sont restées au vestiaire. Peut-être parce que je ne me sens pas jugé par les regards qui m’entourent… ou bien jugé moins jugé sur l'apparence qu’en Occident! Je traîne… ça tombe bien, Rumaji n’a pas l’intention non plus de me laisser partir : « Mister, Il y a de très beaux couchers de soleil ici. Si tu veux tu peux rester ici jusqu’au coucher du soleil » « Non, désolé il faut que je parte car je ne veux pas conduire de nuit » « Tu n’as qu’à dormir chez moi » « 🙂 Tu as de quoi héberger du monde ? » « Sans problème et en plus chez moi c’est pas cher comme à l'hôtel d'à côté! » « Wouah trop cool ! »
En attendant le coucher du soleil, Rumaji me propose de venir sur la plage avec lui car il doit aller tendre un filet de pêche. Je suis heureux : je me dis que je suis vraiment privilégié d’être le seul touriste dans ce village. Je n’en pas croisé un de la journée, ça y est je commence à être en « immersion » ! 🙂🙂
Il me montre son instrument de travail : c’est une simple petite barque tout en bois, disons plutôt une pirogue, avec un morceau de bambou en guise de flotteur, relié lui-même à la coque du bateau par 2 branches naturellement courbées. Il monte dedans avec son frère et commence à pousser avec un bâton pour partir. « Et moi ? » « Ah mais tu veux venir ? » « Ben oui !! » (c’est que j’ai des photos à prendre moi 😎)
La méthode du filet est simple : ici, le poisson est partout, il suffit de s’éloigner de quelques mètres du rivage et de tendre le filet : Rumawe pousse le bâton pour faire avancer doucement la barque, Rumaji déroule le filet hors de l’embarcation

Ensuite, de retour sur la plage, il suffit de tirer le filet

Hi… Hi… c’est Thalassa en live ! 🙂
Cette fois c’est l’heure du coucher de soleil... et mon objectif est toujours crade...

Une fois la pêche terminée, les 2 frères me proposent de me mettre à table avec un sourire non dissimulé. Huummm le bon poisson frais ! Mais ouille ouille ouille le piment ! Harri, un des voisins, semble captivé par mon Guide du Routard... car il est écrit en Français !!

Il est 20h. Nous retournons à la plage avec d’autres villageois pour regarder les étoiles. J’adore ce genre d’instant, ou, en position allongée, et l’obscurité aidant, les langues se délient, les silhouettes se dessinent… on se parle comme si on se connaissait depuis longtemps 🙂
Il est temps de retourner à la maison et d’aller dormir. Rumaji m’apporte un matelas et s’allonge par terre, à côté de moi. « Heu… Rumaji, elle est où ta femme ? » « Elle est partie dormir chez le voisin » « Pourquoi ? Je gêne peut-être ? » « Mais non ! Mais moi je suis musulman et lorsque j’ai un invité ça ne se fait pas de dormir avec sa femme » « Allons bon !... Et… tu dors sur le ciment toi? » « Oui oui… j’ai l’habitude… »
Le lendemain matin, j’ai droit à un petit déjeuner local : du poisson avec du riz ! (celui que j'ai pas fini la veille 😏) Il me fait visiter sa maison. Dans sa chambre il y a un lit sans matelas: c’est le matelas sur lequel j’ai dormi… Rumaji m’a prêté son propre matelas. Si c’est pas de l’hospitalité ça !! 🙂
Puis enfin j’ai droit à une bonne douche, sauf que chez lui il n’y a pas d’eau alors il m’accompagne chez ses parents, à 200m. Là, dans une petite pièce en plein air clôturée par des bambous, je retrouve la bonne vieille douche qu’on utilise dans les campagnes et dans mes chères îles paumées: un puits, un seau avec une corde, on plonge le seau dans le puits, on le remonte en tirant sur la corde et on se verse le contenu du seau sur soi. En répétant plusieurs fois l’opération c’est tout aussi efficace qu’une douche et tellement bon quand on est dans un pays chaud...
Rumaji voit bien que je vais partir… « STP Mister reste. Tu amélioreras mon anglais et moi je t’apprendrai l’Indonésien et les coutumes des Sasaks » Inutile de vous dire qu’il n’a pas besoin d’insister deux fois… 🙂 « Et puis tu peux rester le temps que tu veux : une semaine, un mois, un an même ! » « Merci Rumaji… Au fait, hier j’ai eu du mal à m’orienter et je pense que j’ai loupé certaines plages. Ça te dit de m’accompagner cet après-midi ? » « Avec plaisir ! » « Mais je ne veux pas abuser de ton temps » « En ce moment je n’ai rien de spécial, je n’ai pas besoin de pêcher tous les jours, je peux stopper mon travail quand je veux. Je ne suis pas salarié moi 😛 » « Super ! Au fait je ne m’appelle pas Mister, moi c’est Loic… » « Ok Mister » 🤪
Ni une, ni deux, nous voila repartis sur les petits sentiers sur lesquels je me suis perdu hier… Et effectivement, hier j’en avais loupé des beaux coins la vache !

Rumaji et moi n’arrêtons pas de parler. Une relation de frère à frère, ou de père à enfant, ou un peu des deux, je ne sais pas, est en train de s’instaurer. Il est curieux de tout et il aime apprendre. Malgré son isolement géographique, il a une opinion sur tout, et je suis épaté par ses connaissances géographiques et géopolitiques. Il connaît déjà le nom du nouveau Président français 3 mois après son élection… « Mais comment sais tu tout ça ? » « Dans les journaux… j’adore lire l’actualité. Et puis parfois je vais voir la télé chez ma voisine, ou je discute avec les touristes, j'en vois quelques uns chaque mois. Au viilage, mes amis ont pour consigne de venir me chercher dès qu'ils voient un touriste, car je suis le seul à parler anglais, et je veux absolument maîtriser l'anglais ! » Il m'épate, il m'épate...
Et puis vient la question que je redoute tant lorsque je voyage… La dernière fois qu'on me l'avait posé c'était aux Iles Andaman... « Loic, tu gagnes combien par mois ? » « Arf... toi d'abord 😛 » « Moi, je gagne en moyenne 1 million de Rupiah, soit 80€, mais c’est variable, ça dépend si je vends des langoustes ou pas, j’ai des mois à 50€ et des mois à 150€. »
Je réfléchis… mon interlocuteur est (très) intelligent, j’ai du temps devant moi, OK toutes les conditions sont réunies pour que je puisse annoncer le chiffre. « Moi je gagne 15 millions par mois » Evidemment la réaction est immédiate : « Wouahhh tu es très riche ! » « Attends, attends, maintenant j’explique ! Un chiffre ça ne veut rien dire, il faut tout ramener au coût de la vie» Je sors un morceau de papier et un stylo : « En Indonésie, 1 kilo de riz coûte 5000 Roupiah, en France c’est plutôt 50000. Donc toi, en Indonésie, tu peux acheter chaque mois 200 kg de riz, moi en France 300 kg. Par contre, moi en Indonésie, je peux acheter 3 tonnes de riz, et toi en France seulement 30 kg. Tu comprends la différence ? Oui en Indonésie je suis beaucoup plus riche que toi, et seulement quand je suis en Indonésie, et d'ailleurs ce c’est pas parce qu’un euro vaut 12000 roupiah que je suis 12000 fois plus riche que toi (saleté d'euro qui nous fait passer pour + riches que les Américains 😠). Par contre, toi en Indonésie, moi en France, nous ne sommes pas si loins l’un de l’autre : 200 kg de riz pour toi, 300 kg pour moi. En France, tout est très cher : par exemple le loyer de ma maison c’est déjà 6 millions. A la fin du mois il ne me reste pas beaucoup d’argent… » « 6 millions… par mois ? » « Ben oui par mois » « C’est énorme ! Ma maison elle m’a coûté 30 millions (3000€) » « Oui… en France pour 30 millions de Roupiah tu loues une maison pour 6 mois, en Indonésie tu en achètes une pour la vie.Et je peux te dire que mon loyer n’est pas cher… D’ailleurs, moi, je ne suis pas propriétaire comme toi. Je ne peux pas, je ne gagne pas assez. En France, pour s’acheter une maison, on est obligé de contracter un emprunt auprès d’une banque, puis on rembourse pendant 20 ou 30 ans » « Ha ha ha, vous payez des intérêts ! C’est stupide d’enrichir les banquiers. Moi pour payer ma maison j’ai emprunté à mes voisins et je les ai remboursés en 3 ans. On n’a pas besoin de banque ici, et puis la banque est bien trop loin » « A l’inverse, j’ai une voiture et toi tu ne peux pas t’en payer une » « Je n’en ai pas besoin » « Je sais mais c’est pour te dire que ce qui est inaccessible dans mon pays peut être accessible pour toi, et inversement. C’est pour te dire que je ne suis pas le millionnaire que tu imagines… Pour venir ici, j’ai économisé de l’argent mois après mois, jusqu’à en avoir assez pour venir… Tu sais Rumaji, ce n’est pas parce que le seul hôtel de la région facture la nuit à 30€ que tous les touristes ont les moyens d’y aller. Pour pouvoir voyager, chaque mois je fais attention à mes dépenses, comme par exemple l’électricité qui coûte très cher » « Combien ? » « Environ 1 million par mois, et c’est peu ! » « Moi je ne paye pas l’électricité. Nous avons l’électricité solaire gratuite. L’installation coûte 500€ et tu as de l’électricité à volonté et à vie. Chez moi la lumière reste allumée toute la nuit » « Oui d'ailleurs si tu pouvais l'éteindre... 😛 Et oui pour 500€ tu as 5 mois d’électricité en France, en Indonésie c’est à volonté et pour la vie ! Tu as un panneau solaire sur ton toit ? Je ne l’ai pas vu » « Non, moi je n’ai pas l’installation, car j’utilise peu d’électricité : je n’ai pas d’appareil électrique, j’ai juste besoin d’un peu d’éclairage. Alors je n’ai pas besoin de panneau solaire, je suis raccordé à mon voisin qui me donne un peu de son électricité »… Bon stop, on va arrêter la conversation car ça risque encore de me faire gamberger 🙁… après, de retour en France, je vais encore une fois me demander pourquoi je continue à vivre en Europe… 😠🏴☠️
Mais il enchaîne : « Je suis bien conscient que je suis heureux ici. Je suis pauvre mais heureux. J’ai une belle vie, j’aime mon village, j’aime mon métier de pêcheur, je sais que quelque part je suis privilégié. J’ai vu des reportages sur la télé de ma voisine qui m’ont montré que la vie en Europe n’était pas toujours aussi facile qu’ici. Je t’envie sur une seule chose : c’est de pouvoir voyager. J'aimerais tellement voyager moi aussi mais je suis trop pauvre pour cela" "Quels endroits as tu déjà visités?" "Mon village, la ville voisine, Mataram, et puis c’est tout. Je suis pauvre, je n’ai pas d’argent pour voyager" "Tu es déjà allé à Tetebatu, au pied du Mont Rinjani?" "Non" "Il y a 2 places sur mon scooter... ojek gratuit !" (ojek = moto-taxi)
J’allège mon sac à dos en laissant des affaires dans son armoire, qu’il referme à clé... et il me remet la clé ! Ahlala c'est vrai qu'ils sont dangereux ces Sasaks musulmans fanatiques 😏 Un rapide au revoir à sa femme et nous voila partis sur les routes! A chaque arrêt, on nous demande ce qu’on fout ensemble, ce à quoi nous répondons en nous désignant du doigt : « tourist Francis, tourist Sasak » 😏
Nous roulons... Nous nous sommes découverts plein de points communs. Comme par exemple cette fascination pour les cartes : lorsque je lui montre ma carte de l’Indonésie, il l’examine longuement, sous toutes les coutures, les yeux grands ouverts, rêveur… comme moi quoi! Ou encore ce même rejet des villes et ce goût si particulier pour les plages où il n'y a personne. « Rumaji quelle est ta date de naissance ? » « 1er janvier 1987 » « Hi hi j’en étais sûr… tu es Capricorne comme moi !🙂 »
Maintenant je sais qu’il m’apprécie beaucoup. J’ai remarqué que dans de nombreux pays musulmans, les bons amis sont très affectueux en public. Chez nous deux hommes qui se tiennent la main ou se passent le bras autour de l’épaule, c’est jugé soit incongru, soit avant-gardiste, selon la tolérance du juge… En Indonésie c’est très bien perçu, c’est signe d’une grande amitié. Et quand en plus c’est avec un touriste c’est un honneur… A l’inverse, on ne touche jamais à sa femme en public… c’est indécent 😉
Malgré tout ma culture occidentale reprend le dessus et je me sens très mal à l’aise quand il me fait cet honneur et je repousse régulièrement sa main… surtout quand c’est en présence de sa femme 😐!! Je tente de lui expliquer que si en France je faisais la même chose devant ma femme, elle serait très en colère !... Il rigole et traduit à sa femme, qui rigole à son tour… 🤪
C’est aussi ça les voyages : il n’existe aucun système de valeurs qui soit universel… Quoiqu’en pensent certains… Mes repères culturels sont chamboulés… j’adore 🙂
Bref, nous roulons donc... et au bout de 2h de route, nous approchons de Tetebatu
L’altitude s’élève et la température diminue. Ils sont frileux ces Sasak: ça tremble derrière. Je m’arrête et je sors ma fameuse veste Millet du fond du sac et me disant que tout le monde sauf moi aura porté cette veste ! Voilà mon passager prêt à affronter des températures qu’il ne connaît pas…
Nous trouvons au Selebuse Café une chambre sympa et pas chère. « Tu vois, Rumaji, ici c’est 5€ pour 2 avec le petit déjeuner inclus. Tous les hôtels ne valent pas 30€ la nuit ! » Emmi, le propriétaire de l’hôtel-restaurant, après m’avoir montré sa collection des copines européennes stockées dans son portable... 😏 nous sert un bon poulet puis nous fait une démonstration de magie. Franchement il est très fort : « Emmi, sur ton panneau, tu as écrit hôtel, restaurant, randonnées, informations touristiques, chambres à louer… tu as oublié de rajouter spectacle de magie ! »
Le lendemain matin je suis réveillé par d’étranges bruits d’eau qui émanent des toilettes. Notre touriste Sasak a l’air d’avoir quelques difficultés… « Mince, j’ai oublié de lui montrer comment fonctionne une douche et une chasse d’eau ». Ne sachant pas s’il est habillé, je le laisse se débrouiller 🙂
Après le petit déjeuner (lors duquel Rumaji découvre que les touristes mangent des trucs sucrés et non du poisson pimenté avec du riz) Emmi a dessiné une carte de la région sur le mur de son resto et nous indique les coins où il faut aller. Nous repartons en scooter sur les routes autour de Tetebatu, entre champs de tabac, bananiers et rizières.
C’est génial de voyager ensemble: outre le fait qu’on s’est franchement bien trouvés, il me facilite énormément le contact avec la population locale. Ainsi, nous passerons de bons moments à rire avec les trieuses de feuilles de tabac

et avec les planteuses de riz, qui nous offrirons même le café "made in Lombok" bien sûr !

Tiens, un mariage !
Nous rentrons au Selebuse Café. Pas mal de touristes s’arrêtent au restaurant. Rumaji n’a pas l’habitude des touristes, et dès qu’il en voit, il adopte toujours la même tactique : leur sauter dessus et les bombarder de questions. Certains moments sont savoureux… J’adore sa spontanéité et sa naïveté lorsqu’il demande systématiquement à un couple s’ils sont mariés ou juste amis, ou lorsque qu’il dit franchement qu’une personne est belle, qu’elle soit homme ou femme d’ailleurs car ici on ne fait pas la distinction comme chez nous... Ici, notre culture occidentale est parfois soumise à une petite épreuve et certains touristes ne cachent pas leur étonnement, ou leur méfiance, et me lancent des regards du genre « qu'est-ce qui fait, qu'est-ce qui veut, qui c'est celui-là? tu le connais ? ». Je ne dis rien, je savoure… ou pour m'amuser je réponds "oui, oui, c'est mon frère!"... Consternation 😏 ...mais intérieurement, je leur répond « oh oui, je le connais, c’est quelqu’un qui a un esprit peut-être un peu trop pur pour vous ! » 😛 Emmi est en forme ce soir et refait un spectacle de magie pour tout le monde, sous vos applaudissements...
Nous repartons de Tetebatu le matin. En partant, j'avais allégé mon sac à dos au strict minimum pour que mon Sasak de passager n'ait pas à porter toute la journée un « Sasak à dos » trop lourd ;-). Du coup, nous n'avons pas d'affaires de rechange. Je décide de m'arrêter dans une boutique de fringues pour touristes. "Rumaji tu choisis ce que tu veux"
Il a vite trouvé son compte en prenant une contrefaçon d'une marque manifestement anglaise (il y a le nom d’un grand couturier et "London" en gros caractères sur le T-shirt) + un bermuda de surf (une copie de Billabong). Et moi aussi je prends un « faux bermuda Billabong » + 2 T-shirt multicolores (que Rumaji n'aime pas...). Je négocie le tout à 20 euros. "Mais c'est trop cher !! Si tu vas avec moi au marché, tu as 10 articles pour ce prix-là!" "Oui mais je n'aime pas les articles vendus au marché. Ils sont à la mode Indonésienne, mais en Europe ce n'est pas mettable. Alors je préfère payer un peu plus cher. Mais ne t'inquiète pas, on ira aussi au marché. Ça te va, Mister Rumaji from London??" 🙂
Il acquiesce en souriant... le voila rhabillé à la mode anglaise pour le haut et australienne pour le bas ! Avec ses lunettes de soleil (copies de Hockley...) que je lui ai offert, c'est le vrai touriste de marque Sasak avec de fausses fringues de marque...
Comme nous avons la journée devant nous, je préfère faire un petit détour pour longer la côte Est, on ne sait jamais, si on trouve des belles plages désertes ! Nous arrivons au Port de Labuan Hagi. Là, une bande de jeunes nous observe. J’entends juste le mot « touriste » qui revient à chaque phrase, et ça rigole, ça rigole… Rumaji s’approche d’eux… « Je ne comprends pas ce qu’ils disent, ils ne parlent même pas le Sasak ! » « Oula, mais d'où c'est qu'il débarquent ceux-là? » Heureusement, depuis près d’un siècle, le Bahasa Indonesia est la langue qui fédère les milliers de dialectes d’Indonésie, et ainsi tous les Indonésiens peuvent se comprendre grâce à cet Esperanto asiatique...
Ce sont en fait les habitants d’une toute petite île, Gili Meringke, qui se trouve à quelques kms au large de Labuan Haji. Ils attendent le bateau qui les reconduit dans leur petite île. Elle ne figure pratiquement sur aucune carte. En tous cas, nous avons vite fait de sympathiser ensemble !
Nous sommes invités à venir séjourner sur leur île, il parait qu’il y a une plage de sable blanc… Malheureusement nous n’avons plus le temps, j’ai rendez-vous à Bali le lendemain ! Leur bateau arrive, et nous les regardons s’éloigner du port…
Retour à la maison. Rumaji est ravi d’avoir joué au touriste pour la première fois de sa vie. Il raconte nos aventures à ses amis… envieux !
Bon, cette fois, je n’ai plus le choix, je dois partir, demain j’ai un avion pour Denpasar car je vais rejoindre Carine. Je regarde encore une fois la carte de Lombok : 70 km de route. Bah, c’est pas si loin, je partirai cet après-midi ! Alors re-discussions avec les habitants, re-plouf à la plage, re-miam chez mon petit frère…
En partant, j’ai la gorge serrée. Rumaji me note son adresse sur un morceau de papier et me le tend, le regard triste. Je pense qu’à cet instant je dois avoir la même tête… Je laisse une partie de moi-même dans ce village où tout le monde me connaît et m’apprécie car « je ne suis pas comme les autres touristes » (ah bon ?). Et puis j’abandonne également mon petit frère… ce n’est qu’un au revoir, j’en suis sûr.
Je retrouve Carine à Bali. Je ne suis pas en super forme, je lui raconte ces deux semaines inoubliables que je viens de vivre… Avant d’aller à Lombok, j’avais pris soin de mettre une option pour un vol sur Maumere le 17/08. Lorsque que nous nous rendons au guichet Merpati à l’aéroport, une employée nous apprend que mon option a sauté car je n’ai pas payé à temps… alors que j’avais bien dit à son collègue que je venais régler mon billet le 14 août 🤪
Tous nos plans sont fichus en l’air… Là, je commence à m’énerver, à leur dire que ça ne m’étonne pas que leur compagnie de pacotille soit sur la liste noire, enfin le bon Français en vacances quoi 😛 En plus, mon interlocutrice est manifestement rompue à ce genre de mécontentement et ne prête aucune attention à moi…
Bon, on se calme… On réfléchit… « Heu… Carine, ça te dit d’aller à Lombok, puis à Sumbawa? » Elle accepte. D’un coup j’ai une pêche d’enfer ! Grand sourire à l’employée que je viens d’agresser : «Heu… finalement un vol pour Mataram vous avez ? » « Quelle date ? » « Là, maintenant, tout de suite » « C’est tout complet pour aujourd’hui et demain » « On ira en ferry (nananère!...) »
Nouveau coup du destin qui une fois de plus m’oblige à retourner au même endroit… Vous l'avez deviné: pour mon plus grand plaisir 🙂
Histoire de laisser Carine se remettre du décalage horaire, nous restons 2 jours à Sanur. J’ai horreur de cet endroit, où se succèdent boutiques, restaurants, hôtels… le tout collés les uns aux autres sur plusieurs kms de long... Nul de chez renul 🏴☠️
Allez, hop hop hop, taxi pour Padangbai et on saute dans le ferry. Nous sommes harcelés par des vendeurs en tout genre… et je décide d'en harceler un à mon tour... « Combien tes lunettes de soleil ?» « 5€ » « La pièce ? » « Ben oui ! » « Tu m’as pris pour un Américain ou quoi ? » « Donnes moi ton prix alors, c’est négociable sur tu en prends plusieurs » « 10 pour 10€ » « Ah ah ah ! A ce prix là c’est la banqueroute ! » « Hi hi, ben voyons » « Rooh allez 20€ quoi !» « Nan, 10€, j’irai pas au delà. » « Je peux pas, je perds de l’argent » « Tant pis pour toi, tu vas louper un beau billet rouge… » (et je lui agite un billet de 100000 Roupiah, qui correspond à la plus grosse coupure qui existe) « Ca va, t’as gagné, mais je choisis les modèles » « Merci mon ami ! » Et me voilà avec 10 paires de lunettes de soleil en plastique : que des copies de grandes marques, côté design elles assurent. 😎
Le ferry accoste au port de Lembar, puis nous montons directement en bémo dans la ville de Chakranegara retrouver ce cher M. SUBHI des scooters. Carine s’exerce un peu à rouler, c’est bon elle a déjà l’expérience de la Thaïlande.
En route pour la traversée de Lombok. Nous arrivons chez Rumaji en milieu d’après-midi. « Loïc ??!! tu es revenu ?? mais quelle bonne surprise, oh que je suis content !! 🙂 » « Ben moi aussi si tu veux tout savoir... 🙂 »
Gros attroupement dans la maison, en l'honneur de Carine et moi...
Distribution des lunettes de soleil. A voir leurs têtes, j’ai bien fait d’acheter ces lunettes…
Il encore temps d’aller à la plage, nous décidons d’aller nous baigner tous ensemble. Quels inséparables ces deux là 😉
Rumaji a envie d’aller pêcher ce soir à la tombée de la nuit. Il se met à chercher ce qu’il appelle le « food for fish». Il se met à creuser le sable de la plage et en ressort de gros vers… Beurk !
La récolte de food for fish est bonne. Il est l’heure d’aller manger. Après le spectacle du food for fish, on a vachement faim 😕
Puis nous irons finir la soirée avec... Rumaji bien sûr... à la pêche à la ligne, cette fois au bout de la jetée du village. A part des morceaux de corail, il ne pêchera rien du tout ce soir là. Grand philosophe il déclare : « C’est pas grave si je n’ai pas de poisson. L’essentiel c’était de passer un bon moment ensemble sous les étoiles… bon allons dormir »
Le lendemain j’emmène Carine sur ma plage préférée. Bien sûr j’emmène avec moi mon inséparable guide Sasak... Nouvelles séances photos avec les gamins du coin…

Soit dit en passant Alan, tu aurais du pousser encore un peu plus à l’Est, n’est-ce pas ? 😛
Puis en fin d’après-midi, nous allons voir l’équivalent du défilé du 14 juillet, sauf qu’en Indonésie c’est le 17 août et ce sont les écoles qui défilent au pas…
Malheureusement Carine ne vit pas des moments aussi magiques que moi. Elle a encore le décalage horaire et elle dort très mal. Elle est très fatiguée et finit par me confier qu’elle a besoin d’un hôtel pour se reposer. Pas de souci je comprends, d’autant qu’il est vrai que chez Rumaji le sommeil est difficile entre les chiens, les poules, la mosquée, le voisin qui balaye à 6h du mat... Nous allons à l’hôtel du coin et finalement on arrive à trouver une chambre à 8€ et non les 30€ annoncés par Rumaji lorsqu’on s’est rencontrés. Mais si on ajoute les repas hyper chers (l’hôtel est très isolé et tout est acheminé en 4x4), on arrive vite aux 30€.
« Tu sais, mon seul but dans cet hôtel c’est de dormir pour récupérer… Alors si tu as envie de dormir dans TON village ne te prive pas » « Ben non, quand même, on voyage ensemble, je vais pas te laisser tomber » « T’en meurs d’envie » « Mouarf... mais non » « Allez fiche le camp » « Merci Carine 🙂»
Et hop d’un coup de scooter je retourne au village. Les 2-3 kms qui séparent l’hôtel du village sont un véritable parcours de trial, avec tout ce qu’il faut : rochers, ornières, pentes à 30%, sable, trous béants, la totale j'adore ça (je flippe un peu pour les pneus quand même)…
Depuis plusieurs jours, j’ai une petite idée derrière la tête… Après le repas, je demande : « Rumaji… Je n’ai plus assez de temps cette année pour faire la traversée des îles de la Sonde que j’avais envisagée. Si je reviens l’année prochaine, tu veux me servir de guide ? » « Mais je ne suis pas guide, je ne connais même pas Sumbawa et Florès » « Oui enfin je me comprends, j’ai besoin d’un ami qui me facilite l’approche et le contact avec la population locale, si tu préfères… » « Ouaah… mais c’est trop génial ! C’est vrai ou tu me fais marcher ? » « Ben c'est vrai tiens ! Tu peux te libérer un mois entier ? » « Evidemment » « Et ta femme elle est d’accord au moins ?» « Elle sera super contente pour moi » « Génial ! Alors tu peux compter sur moi. Quand je promets un truc je le fais » « Moi aussi » « Parole de Capricorne !! »
Le lendemain, Carine a pu récupérer. « Bon on ne va pas passer tout notre temps ici tout de même ? » « Non non, on y va, y’a pas de problème ! 😕» (chuis dégoûté mais bon elle a raison, je vais pas passer mes 6 semaines de voyage au même endroit !) « On va où ? » « Ben vu qu’on a les scooters, que Bali en plein mois d’août bof, on peut tenter Sumbawa comme on avait dit…» « Oui pourquoi pas ? C’est bien Sumbawa ? » « Je sais pas. Le bouquin n’a pas l’air hyper enthousiaste… mais bon c’est en dehors des sentiers battus, et lis ce que Alan a marqué, et vu comment j’ai adoré Lombok et lui aussi, j’ai bien envie de me fier à lui et pas au bouquin 😛» Je lui tends ton carnet de voyage, cher Alan, dans lequel tu exprimes ta frustration de n’avoir fait que traverser Sumbawa sans t’arrêter…
En route pour Poto-Tano, le port de Sumbawa. Je quitte Rumaji cette fois pour de bon… un nouveau mauvais moment à passer mais les bonnes choses ont toujours une fin. Et puis je suis moins triste car je sais qu’on se revoit dans un an 🙂
Nous montons en scooter jusqu’à Labuhan Lombok, au Nord-Est de l’île. Le ferry pour Sumbawa finit par accoster. La traversée dure une bonne heure…
A Sumabawa, les paysages sont assez arides mais la route offre des vues dégagées sur de grands espaces. Le trafic est très faible, des hommes transportent des meules de foin à vélo, la route est bordée de cocotiers qui dessinent des ombres avec la lumière du soleil qui décline. Le tout donne une ambiance de « hors des sentiers battus » qui me plait. Par contre je ne sais pas où mon bouquin a vu de belles plages… 🤪
Nous sommes assez crevés et contents de trouver un hébergement dans la petite ville d’Alas. On se couche comme les poules mais quelqu’un frappe à la porte. « Il faudrait rentrer ton scooter à l’intérieur de l’hôtel » « Mouais » Je sors et pousse le scooter à l’intérieur de l’hôtel. Le gardien de l’hôtel est entouré par ses copains et ce petit monde m’observe… L’un d’eux parle anglais et commence à m’aborder. Il s’appelle Jules et... il a ENCORE 20 ans (décidement chuis abonné aux djeun's)... On cause... Tiens, j’ai plus sommeil ! 😛
Pluie battante le lendemain matin. Au lieu de rester à rien faire dans l’hôtel, je vais au marché d’en face histoire de prendre quelques photos de la vie locale… entre les vendeuses de fruits
et les marchandes de poisson
Nous poursuivons la route vers Sumbawa Besar. Les maisons sur pilotis sont très différentes de Lombok
mais les habitants sont aussi accueillants que les Sasaks
Arrivée à Sumbawa Besar. Coup de bol : les cérémonies de la fête nationale ne sont pas encore terminées et nous avons droit à un joli défilé de personnes habillées en tenue traditionnelle locale

La soirée à l’hôtel ne se passe pas très bien. Carine m’explique que le voyage est trop difficile pour elle, on passe la journée sur le scooter… Là encore, je comprends que nous n’avons pas tous la même façon de voyager et je lui propose de faire demi-tour et de quitter Sumbawa, sachant que, de toutes façons, j’ai prévu d’y revenir l’année prochaine…
Retour sur Lombok et cap vers le nord, via les pentes du Mont Rinjani. Nous nous arrêtons à Sapit, petit village de montagne niché au milieu des champs de tabac.
Si le temps n’est pas trop la partie, j’ai quand même droit à un beau lever de soleil le lendemain matin
La route continue à monter à travers la forêt
pour atteindre le sommet
puis redescendre pour atteindre la côte Nord.
Carine et moi devons nous rendre à l’évidence : nous ne sommes pas faits pour voyager ensemble. Elle fait beaucoup d’efforts de son côté, et moi aussi. Nous nous apprécions, alors nous nous forçons mutuellement à se supporter l’un l’autre. Mais il apparait plus sage d'envisager de visiter Bali séparément. Mais avant, nous passerons tout de même quelques jours de repos bien mérité sur les Iles Gili.
Gili Meno, en position centrale, nous paraît un choix stratégique pour visiter les 3 îles, et puis apparemment c’est tranquille… j’ai tout de même quelques hésitations avec l’alerte aux moustiques marquée dans mon guide de voyage… Carine maintient sa position pour Gili Meno, elle fera le bon choix, ce sera notre île préférée des 3… surtout par rapport à Gili Trawangan qui est nettement plus construite...
Aahhh la couleur de l’eau
la belle plage de sable blanc
les couchers de soleil
les sorties de snorkeling
tout baigne quoi !
A suivre... La suite est un peu plus bas...
A toi qui a tant aimé le sud de Lombok et qui sait si bien transmettre ton amour pour cet endroit, je voulais te faire un petit cadeau. A lire à ta prochaine nuit blanche… 🙂
1 mois chez les Sasaks, à Lombok
Préambule
C’est mon premier carnet de voyage. Il ne donne pas de renseignements pratiques sur Lombok mais raconte une histoire vécue. D’habitude je n’éprouve pas le besoin d’en faire. Mais cette fois, j’avais vraiment besoin de raconter cette belle aventure humaine que j’ai vécue en Indonésie, avec les Sasaks, habitants de l’île de Lombok, et qui m'a profondément marqué. Bonne lecture.Afin de fuir Bali au mois d'août, je viens d'atterir à Mataram, la capitale de Lombok, l'île voisine... à défaut de n'avoir pas trouvé un vol plus loin !
J'ai trouvé une bonne adresse pour louer un scooter: à 3€ la journée, je ne discute pas le prix, d’autant que M. SUBHI (tel 08 19 29 200 027) est un des rares loueurs à accepter qu’on puisse passer ses scooters dans les ferrys ! Chouette alors, je vais pouvoir la faire ma traversée des îles de la Sonde ! 🙂
Dans mon guide, on parle « d’îles paradisiaques » dans la baie de Sekotong, au Sud Ouest. Apparemment peu de possibilités d'hébergements, ça doit être pour ça que c'est paradisiaque 😛 Après avoir acheté une carte très précise de Lombok au shopping center de Mataram, je me dirige vers Sekotong. C’est une belle route goudronnée, pittoresque, sur laquelle circulent parfois des véhicules hippomobiles...

Je décide d’aller jusqu’à la fin de la route, jusqu’à Bangko-Bangko, comme ça, pour voir…. A 30 km du but, le goudron laisse place à une piste empierrée qui se détériore au fil des kilomètres et qui se termine par une piste genre trial… 😏
J’arrive enfin dans le petit village de pêcheurs de Bangko-Bangko. Je trouve un villageois qui parle quelques mots d’anglais et lui demande s’il y a une possibilité de dormir dans le village. Après de longues tentatives d’explications, je finis par comprendre qu’un certain Suderman peut m’héberger. Il réside à 3km de là, dans le village de Seledong. La barrière de la langue complique un peu ma recherche mais je finis par trouver une jolie maison avec des peintures de Walt Disney dessus.
Suderman est un jeune Sasak d’une vingtaine d’années qui parle anglais. Il m’accueille avec un grand sourire et me montre la chambre. Il me propose de me préparer un repas, en l’échange d’1€ pour aller faire des courses dans le village. A la lueur de la lampe à pétrole, nous mangerons ensemble puis passerons la soirée à discuter avec son voisin, un sympathique marginal qui a décidé de vivre détaché complètement du matériel, de pratiquer la méditation et qui m’explique qu’il est heureux car il dort dehors, sous les étoiles… 🙂
Le lendemain, Suderman aimerait bien que je reste mais moi je veux aller voir ces fameuses « iles paradisiaques » non loin de là. C’est tout un archipel, apparemment la plus connue et la plus belle c’est Gili Nanggu, mais je choisis finalement Gili Gede, de peur que Gili Nanggu soit trop touristique ! Suderman m’a expliqué où je peux trouver des pêcheurs pour me conduire à Gili Gede. Je tente de négocier avec eux le prix de la traversée mais en vain… j’ai beau écrire dans le sable avec un bâton le prix que je veux payer, ils font mine de ne pas comprendre. Bah, tant pis, je paierai le prix pour touriste (3€…)
La traversée est rapide et le bateau me dépose sur une petite plage de Gili Gede. Avec ma carte très précise, je peux envisager de faire le tour complet de l’île à pieds. Je tombe nez-à-nez avec un petit papy qui parle un peu anglais et s’improvise comme guide. Nous passerons quelques heures ensemble. L’île est calme, et authentiquement peuplée de pêcheurs Sasaks qui adorent se faire photographier.

Par contre, les plages ne sont pas à la hauteur de l’idée que je me fais d’une « île paradisiaque » 😉
Peu importe, le dépaysement est là et les gens sont adorables. Je suis même invité par une famille à partager son repas.J’ai demandé à mon bateau de venir me rechercher à 15h. Avant d’embarquer, je remercie vivement mon petit papy de m’avoir guidé à travers ces villages pittoresques. Bizzare, il ne me demande pas d’argent. Gêné, je lui glisse l’équivalent d’1€ avec un « thank you for good guide » juste avant de monter dans le bateau, il me remercie avec un grand sourire.
Je remonte sur le scooter. J’hésite… il fait nuit dans 3h… je retourne chez Suderman ou je continue ma route ? J’opte pour la 2ème solution. Mon bouquin mentionne l’existence de cottages à Selong Blanak. C’est un peu loin mais il n’y a pas plus près.
J’emprunte une petite route secondaire qui s’élève à travers la montagne. La route est défoncée et glissante mais elle est splendide, je traverse pleins de villages Sasak, accueilli par des « hello Mister !» et une multitude de sourires. Heureusement que j’ai acheté une bonne carte, car je navigue en terre totalement inconnue… même dans mon bouquin...😛
A chaque fois que je demande ma direction, c’est un attroupement autour de moi, des rires, et des invitations à venir boire le café… Le temps passe et le soleil décline…
J’arrive enfin sur la côte dans le petit village de Sepi. Nouvel attroupement. Je demande « Selong Blanak ? » et là un jeune semble étonné et me fait un non de la tête + le signe du coupe-gorge. Gloups… 😐 Qu’entend-t’il par là ? La route défoncée est dangereuse de nuit ou bien il y a des méchants Sasaks dans le coin ? Impossible de savoir, son anglais est trop limité. Il me parle de « bungalow Pancing », un petit village beaucoup plus proche. La nuit est tombée mais pas le choix je dois trouver ces bungalows !
A la sortie d’un village, on m’indique Pancing d’un signe de la main, puis à l’entrée d’un autre, on me l’indique dans l’autre sens… J’en déduis donc que j’ai du louper un carrefour entre les 2… Et en effet, avec difficulté je finis par trouver dans la pénombre un petit chemin de terre. La chance me sourit : un scooter passe par là, je lui demande « Pancing ? » « ya » me répond-il. Ouf ! Me voila embarqué dans ce petit chemin, de nuit, au milieu des champs de tabac…
J’arrive enfin dans un village, et je demande « bungalows ? » On m’indique la direction. Et puis je redemande encore, et encore, et encore… m’enfin ces bungalows ils sont au bout du monde ou quoi ? Des enfants finissent par prendre pitié de moi et me conduisent en courant, moi et mon scooter, vers les bungalows.
Là, un gardien m’accueille. Ouf, il parle anglais…il me dit gentiment que c’est un centre de plongée mais qu’il est fermé. Seulement il fait nuit et je n’ai rien pour dormir. Le gardien est embarrassé… « C’est qu’il n’y a plus d’eau dans les bungalows... » « Tant pis au point où j’en suis… » « Il faut que je téléphone au propriétaire. Je ne sais pas quoi faire » « Tu crois que tu as vraiment besoin de lui ? On peut s’arranger tous les 2 non ? » Il réfléchit. Il finit par me proposer la chambre d’un employé de l’hôtel. C’est un lit superposé, il faudra que je dorme en dessous du jardinier. « Combien je te donne ? » « Je ne sais pas, ce que tu veux… Au fait, as-tu mangé ? » « Ben heu… non » « Ma femme a préparé un repas si tu veux » « C’est pas de refus ! Merci ! »
Nous passerons la soirée à discuter de pleins de choses. Il a 34 ans, comme moi, et il est sidéré de me voir célibataire alors que lui il a déjà une femme et des enfants ! Dans la conversation, Il m’explique que le propriétaire australien du centre de plongée est en conflit avec son TO, l’un veut 100$ la nuit, l’autre 150$...🤪 « ben dis donc, j’ai de la chance qu’il ait fermé son centre, ton patron ! » « oui, moi aussi je content que ce soit fermé, car je n’ai pas trop de travail. D’habitude, à cette période, je trime 18h par jour et je ne suis payé que 40€ par mois. Ce n’est pas très motivant et si j’étais mieux payé je travaillerais mieux». Je suis écoeuré… « Il est sacrément gonflé ton patron. S’il doublait ta paye, ça ne le ferait pas tellement boiter, vu le prix des chambres, tu ne trouves pas ?» « oui mais pour l’instant je n’ai pas d’autre travail. Il n’y a pas de travail dans la région. Tous les hôtels ont fait faillite, notamment celui de Selong Blanak où tu voulais te rendre…. »
Après une à peu près bonne nuit (ce jardinier, un sacré ronfleur…) j’ai droit à un petit déjeuner. Je paye ma nuit 8€ (une très bonne somme pour le pays). Ce matin il a plu et le chemin est très glissant. Mon scooter est incontrôlable et je finis par me vautrer dans la boue sous l’œil amusé des fermiers dans leur champ de tabac…
Continuons vers Selong Blanak… Petit stop au hasard d’un virage dans un petit village de pêcheurs qui cultivent des algues.

Depuis 10 bonnes minutes, 2 jeunes Sasaks en scooter me suivent. Je sens bien qu’ils veulent me dire un truc. Je stoppe. « hello mister… what is your name ? (etc…) veux tu venir prendre le café dans ma maison » « 🙂 ! si c’est pas loin… » Un des 2, Zamak, se propose de conduire mon scooter. Je lui laisse le guidon. Me voila à nouveau sur des petits chemins sillonnant les champs de tabac, passager d’un Sasak fier de transporter « son » touriste ! Me voilà arrivé dans le bled. Nouvel attroupement.
Je prête mon appareil photo à Zamak pour poser avec un Sasak tout content d’avoir été choisi.

On me sert le café puis on m’invite à manger. Voyageant léger, je n’ai rien à leur offrir à part de l’argent et il n’en est pas question. Gêné, je refuse la proposition. Je les remercie pour ce bon café et demande à Zamak de me raccompagner jusqu’à la route car seul je serai incapable de retrouver mon chemin. Au moment de nous séparer, il me demande : « STP – tu n’aurais pas un livre de grammaire anglaise ? » « Non, je suis sincèrement désolé » lui dis-je avec regret « Tant pis. Au revoir et merci d’être venu » « Merci Zamak »
Kuta n’est plus très loin. Je me dis « je vais aller acheter ce bouquin et je vais lui ramener ». Et puis je dois vite me rendre à l’évidence : je n’arriverai jamais à retrouver son village perdu au milieu des champs…🙁

Enfin j’arrive à un embranchement. Je me rends compte que j’ai loupé la route de Selong Blanak et que j’ai pris l’intérieur des terres. Tant pis, ou tant mieux ! Cap sur Kuta.
Kuta Lombok, c’est l’antithèse de Kuta Bali. Tranquille, peu d’infrastructures, belle plage. Aah, on est bien ici ! Je me trouve un hébergement tout neuf : je suis le tout premier client et je dois faire attention où je mets les pieds car la dalle en ciment pour accéder à ma chambre n’est pas tout à fait sèche ! Je vais faire un tour sur la plage. Pas un touriste ce jour là. 😎

Kuta, c’est un lieu d’hébergement pour surfeurs, et dans la journée, ils ne sont pas à Kuta mais sur les plages environnantes (surtout Mauwi). Je suis abordé par Monika, la seule vendeuse de la plage. Elle me propose des Sarongs. Elle est très intéressante à discuter et nous parlons un petit moment. Comme elle est sympa et parle très bien l’anglais, je finis par lui acheter un sarong et un petit collier en coquillages. Elle est contente car ce soir elle pourra se payer le bémo (2€) lui permettant de rentrer dans son village voir sa mère.
Selong Blanak est à 20km à l’ouest de Kuta. Aujourd’hui j’y vais, faut quand même que j’arrive à trouver ce bled, annoncé avec une plage magnifique dans mon guide ! Mon guide comporte également un petit encadré disant que l’endroit peut être un peu dangereux… Arf… ils sont tellement cool ces Sasaks que franchement… même pas peur !! 😛
La route qui mène à Selong Blanak est superbe et offre de très belles vues panoramiques sur la côte.
Petit arrêt de 2h de bronzette sur la belle plage de Maun. 
Nous sommes 5 touristes sur la plage… 😎
Je zappe la plage de Mauwi, avec ses surfeurs et son entrée payante, et j’arrive à Selong-Blanak en début d’après-midi.
Sitôt le scooter stationné, 4 enfants viennent me poser des questions en anglais. Il ont fini l’école à midi et reprennent à 15h. Ils me demandent si je ne peux pas leur donner un dico d’anglais ou bien un ballon de foot, mais je ne transporte pas ça dans mon sac à dos ! 😕
La plage est magnifique....

avec ces bateaux colorés
et ses habitants qui adorent se faire photographier !
Un jeune Sasak vient nous rejoindre et commence à me parler. Il s’appelle Dadi, il a 19 ans, et il m’explique qu’il veut pratiquer son anglais. Il a arrêté ses études au collège, mais n’a pas pu continuer au lycée car ses parents n’ont pas les moyens de payer 10 à 20€ de frais de scolarité par mois. Nous causons, nous nageons, nous sympathisons alors il me propose d’aller prendre un café chez sa mère.
« Par contre je te préviens ma maison elle n’est pas belle »
« M’en fous ! »C’est une hutte en tôle ondulée et en bambou, recouverte de papier journal en guise de papier peint. Je pense que c’est pour consolider le tout. Il doit les lire ces journaux car il connaît très bien les grands évènements de ce monde. Par exemple, il apprécie Jacques Chirac pour sa non-intervention en Iraq ! Ce n’est pas la première fois que j’entends ça en voyage, c’est fou ce que cette prise de position a rendu J. Chirac populaire dans le monde !
En sirotant notre café made in Lombok (avec un très fort goût de cannelle), il me parle de sa famille. Il vit ici avec sa mère et sa sœur, qui vient d’avoir un bébé. Il a un oncle et des amis à Kuta, mais ça fait au moins un mois qu’il ne les a pas vu faute d’argent. Le ticket de bémo coûte 1€… 😐
« Ben je peux t’emmener à Kuta en scooter 🙂 Je loge là-bas...» « D’accord mais uniquement si tu acceptes de me ramener, car je n’ai aucun moyen de locomotion » « Pas de problème » (la route est tellement belle !)

Dadi tremble. Ses vêtements ne sont pas encore secs de la baignade et il n’a rien pour se changer. Afin de voyager léger, je n’ai pris, comme vêtements chauds, que des vêtements techniques de montagne. Je lui prête ma veste polaire Millet et mon pantalon Helly Hansen… en me gardant bien de lui dire qu’il en a au moins pour 150€ sur lui ! 🤪
Arrivés à Kuta, je le dépose au marché et on se donne rendez-vous le lendemain matin au même endroit. Surprise plus tard dans la soirée, Dadi me cherche partout ! Il n’a pas de chance : son oncle est parti à Sengkol et ses amis ne sont pas là non plus, il est seul et n’a rien à manger…
Gêné, il me demande si je veux bien lui donner 1 ou 2€ pour aller s’acheter à manger. Je suis gêné moi aussi, car nous sommes devant l’entrée du resto, et on vient juste de m’apporter mon repas… Soit je me tape la honte si je le fais attendre devant le resto, soit il risque de se sentir très mal à l’aise s’il rentre dans le resto. Il me faut bien prendre une décision, la moins pire : « viens plutôt manger avec moi »
C’est un resto pour touriste et chaque plat vaut entre 10 et 30000 roupiah (1 à 3€), ça m’embête qu’il voit les prix alors qu’il vit lui-même certainement en dessous du seuil de pauvreté. Mais le plus gêné c’est encore lui : il choisit juste un bol de riz blanc (0.30€) « Dadi, commande un plat comme moi. Prends ce qui te plait, je te l’offre avec plaisir »
Je le reconduis au marché… Je suis sûr qu’il va dormir dehors… Je lui propose le 2ème lit inoccupé de ma chambre, mais bon ça m’arrange qu’il refuse car je me voyais mal débarquer avec lui !
Il est inquiet : « Tu es sûr que tu viens me chercher demain matin ?» « oui, sûr » (il peut dormir tranquille, j’ai envie de récupérer mes fringues !! 😄) Le lendemain j’aurai la confirmation qu’il a dormi dehors : « Il a fait froid cette nuit, heureusement que ta veste orange m’a tenu chaud… »
Je le ramène donc chez lui comme promis. En route, on s’arrête dans un marché local et je lui prends une portion de riz enveloppée dans une feuille de bananier vu qu’il n’a pas mangé. Je lui fais également acheter un ballon de foot, sans me montrer, pour l’avoir au tarif local…
Arrivé à Selong-Blanak, je retrouve les enfants d’hier et je leur offre le ballon de foot dont ils rêvaient. Quel plaisir de les voir heureux, jouer au foot avec mon ballon tout neuf ! 🙂

Je reprends un café chez la mère de Dadi. Cette fois, pas de sucre dans le café, car pas d’argent pour en acheter. Son père cultive le tabac, et en ce moment la famille n’a aucun revenu car le tabac n’est pas encore assez mûr pour être vendu… Je ne dis rien, je ne sais pas si c’est une tentative déguisée de me demander de l’argent ou si c’est réel…
Il est midi. Je pense que sa mère va m’inviter à manger, comme le font volontiers tous les Sasaks. Mais le temps passe et pas d’invitation. Tant pis, je vais rentrer à Kuta et je mangerai ce soir.
Je démarre le contact du scooter mais je sens bien que Dadi est préoccupé et qu’il a quelque chose à me dire. « Loic, je suis désolé, je ne peux pas t’inviter à manger. Ma mère est en larmes, nous n’avons plus rien à manger. S’il te plait, je t’en supplie, donne moi 2€ pour que j’achète du riz » J’ai horreur des habitants qui mendient auprès des touristes… « Ecoute Dadi, il faut que tu me jures que c’est vrai » « Je te donne ma parole » « Alors je vais acheter le riz avec toi » Ironie du sort : le riz, c’est le voisin qui le vend ! Pour 2€, j’ai 4kg de riz. « Au revoir Loïc et merci de tout cœur pour tout ce que tu as fait pour moi ».
En revenant à Kuta, je m’arrête demander le prix d’un kilo de riz. C’est bien 0.50€… Puis je demande à Banu, le serveur de mon hôtel avec qui je passe mes soirées, si c’est encore possible, de nos jours, que des Sasaks ne mangent pas à leur faim. Il me le confirme 🙁. « Dadi ne t’a pas menti, et puis c’est quelqu’un de bien, je le connais nous étions à l’école ensemble »
Je suis choqué. Lorsque j’ai rencontré Dadi, ça ne se voyait pas sur sa tête qu’il ne mangeait pas à sa faim. J’ai de la peine pour lui. Il mise tous ses espoirs sur la construction d’un futur hôtel de luxe à Selong-Blanak, je regrette de lui avoir dit que je n’étais pas favorable à la construction de cet hôtel…
Quelque part vers Kuta, il y a une région peu traitée dans mon guide. Je demande au patron de l’hôtel : « C’est bien là bas ? Vous connaissez ? » « Oui, c’est magnifique. Les plages sont paradisiaques. Si vous allez là-bas vous ne voudrez plus en partir ! » Je décide donc d’ignorer le nouvel encadré de mon guide avertissant d’un potentiel risque d’insécurité dans le coin… et également les avertissements d’un guide local qui cherche à me faire peur pour que j’utilise ses services… Je suis persuadé que c’est faux, ils sont trop gentils ces Sasaks ! Et puis quand j’ai une idée dans la tête… 🤪
Pour me rendre dans cette petite presqu’île isolée, j’ai le choix entre la voie terrestre ou maritime. Par la route, c’est facile, il faut juste faire un long détour. Par bateau, on traverse directement une sorte de petit golfe. Pour le fun, je choisis l’option bateau. Pour cela j’emprunte une route en mauvais état, longe la somptueuse plage de Tanjung Aan et j’arrive dans un petit port de pêche.
Surprise ! Ce que je pensais être un ferry n’est qu’une petite barque de pêcheur ! Le seul pêcheur qui parle anglais dans le coin est un jeune au look branché avec une mèche blonde qui descend au milieu de son visage... « heu…Mister, tu crois vraiment qu’on peut charger un scooter sur un petit bateau comme ça ? »
« T'inquiète, la semaine dernière, j’ai chargé 2 scooters, avec 2 Australiens et 2 surfs »Nous commençons la traversée après une bonne dizaine de minutes à essayer de démarrer le moteur du bateau qui cale dès qu’on immerge l’hélice dans l’eau… très rassurant ! 😏
En plus il y a pas mal de vent, et plus on s’éloigne, plus les vagues sont fortes. Nous sommes trempés en quelques minutes…
Nous nous approchons lentement du village qui se situe de l’autre côté du golfe, il y a des maisons en bois flottantes de partout : ici, c’est un village qui fait de l’élevage de langoustes... Je suis content de débarquer après 45 minutes de douche ininterrompue à l’eau de mer. Z'avez vu je mens pas il y a une grosse goutte d'eau en plein milieu de mon objectif 😠

Ouf ! le scooter redémarre…
Sur la plage m’attend un jeune Sasak souriant et enthousiaste de voir débarquer un blanc chez eux. Il parle un très bon anglais et me pose pleins de questions. « ça ne te dérange pas j’espère ? J’ai besoin de pratiquer mon anglais » « Ben dis donc tu l'as appris où ton anglais ? » « Un peu à l'école et avec les touristes » « Donc t'es doué ! » « C'est rare de voir des touristes arriver en scooter par bateau. T'as payé combien? » « Une dizaine d'euros » « Ah ah comme tu t'es fait rouler! 😏 » « 🤪 🙁 😠 »
Nous causons sur la plage pendant une bonne ½ heure, pendant que mes affaires trempées sèchent sur moi au soleil. Le village est pittoresque : de jolis bateaux amarrés sur la plage, une jolie plage de sable blond avec au loin sa mangrove, des habitants qui vaquent à leurs occupations, ramassant je ne sais trop quoi sur la plage
ou triant des algues destinées à l’exportation pour l’industrie cosmétique 
Qu’il est bon flaner sur cette plage ! Partout des « hello mister ! » « boulé! boulé ! » (boulé = touriste en langue sasak), des rires, les gens adorent se faire photographier…. Ce jeune Sasak qui ne me lâche pas d’une semelle est un pêcheur, il a 20 ans (oui encore…) et il s’appelle Rumaji. Il me demande une cigarette mais je lui réponds fièrement "tidak mrokok" (je ne fume pas... j'ai appris la phrase par coeur car inutile de vous dire qu'elle me sert souvent...). En tout cas le courant passe bien tous les 2 🙂
Je me décide enfin à poursuivre ma route vers ces fameuses plages de rêve de Lombok. Rumaji me montre sur ma carte où elles se situent. Je pars avec mon scooter : une route chaotique, disons plutôt un chemin, puis de simples sentiers, me conduisent à travers la péninsule. L’endroit ressemble à une sorte de Finistère, aride, avec beaucoup de vent, mais en effet des plages particulièrement belles…

et désertes ! Enfin presque 🙂

Maintenant il ne faut plus trop traîner car le seul hôtel du coin est cher… Il me faut retraverser toute la presqu’île, puis remonter plus au nord pour trouver enfin un hébergement bon marché. Mais en route, je repense à ce village typique… je ne sais pas pourquoi, j’ai envie d’y retourner, et j’ai aussi envie de revoir ce jeune pêcheur avec qui j’avais eu un si bon contact. Je fais demi-tour.
Après quelques dizaines de minutes à me perdre, à tourner en rond, à revenir sur mes pas, à demander ma direction, je retrouve enfin ce charmant village. Je vais acheter un paquet de cigarettes et pars à la recherche de « mon Sasak ». J’ai du mal à me souvenir de son nom Ramaji ? Ramaju ? Les habitants ne connaissent pas. Heureusement, il est sur une de mes photos et je zoome son portrait avec l’écran de mon appareil numérique. « Aah ! Ru-Ma-Ji ! » « Oui c’est ça, Rumaji » Une nuée de gamins m’accompagne jusque devant sa maison 🙂

Dans le village c’est l’évènement : il y a un touriste chez Rumaji et en plus il le cherche ! 😇 Ravi, mon nouvel ami me fait entrer dans sa "rumah" et me propose de prendre le café « made in Lombok », au goût toujours autant épicé et sucré. Chez lui, pas de chaise, nous sommes assis à même le sol. A 20 ans, il vit déjà dans sa propre maison… et avec sa femme !
Nous sommes rapidement rejoints par son frère Rumawe, 22 ans, déjà papa de 2 jumelles… et sans oublier plusieurs dizaines de curieux qui squattent à l’intérieur et à l’extérieur de la maison car il n’y a pas de place pour faire entrer tout le monde…
J’essaye de faire le marrant et ça a l’air de plaire ! Je ne sais pas, je me sens bien ici, décontracté, ma réserve et ma timidité sont restées au vestiaire. Peut-être parce que je ne me sens pas jugé par les regards qui m’entourent… ou bien jugé moins jugé sur l'apparence qu’en Occident! Je traîne… ça tombe bien, Rumaji n’a pas l’intention non plus de me laisser partir : « Mister, Il y a de très beaux couchers de soleil ici. Si tu veux tu peux rester ici jusqu’au coucher du soleil » « Non, désolé il faut que je parte car je ne veux pas conduire de nuit » « Tu n’as qu’à dormir chez moi » « 🙂 Tu as de quoi héberger du monde ? » « Sans problème et en plus chez moi c’est pas cher comme à l'hôtel d'à côté! » « Wouah trop cool ! »
En attendant le coucher du soleil, Rumaji me propose de venir sur la plage avec lui car il doit aller tendre un filet de pêche. Je suis heureux : je me dis que je suis vraiment privilégié d’être le seul touriste dans ce village. Je n’en pas croisé un de la journée, ça y est je commence à être en « immersion » ! 🙂🙂
Il me montre son instrument de travail : c’est une simple petite barque tout en bois, disons plutôt une pirogue, avec un morceau de bambou en guise de flotteur, relié lui-même à la coque du bateau par 2 branches naturellement courbées. Il monte dedans avec son frère et commence à pousser avec un bâton pour partir. « Et moi ? » « Ah mais tu veux venir ? » « Ben oui !! » (c’est que j’ai des photos à prendre moi 😎)
La méthode du filet est simple : ici, le poisson est partout, il suffit de s’éloigner de quelques mètres du rivage et de tendre le filet : Rumawe pousse le bâton pour faire avancer doucement la barque, Rumaji déroule le filet hors de l’embarcation

Ensuite, de retour sur la plage, il suffit de tirer le filet

Hi… Hi… c’est Thalassa en live ! 🙂
Cette fois c’est l’heure du coucher de soleil... et mon objectif est toujours crade...

Une fois la pêche terminée, les 2 frères me proposent de me mettre à table avec un sourire non dissimulé. Huummm le bon poisson frais ! Mais ouille ouille ouille le piment ! Harri, un des voisins, semble captivé par mon Guide du Routard... car il est écrit en Français !!

Il est 20h. Nous retournons à la plage avec d’autres villageois pour regarder les étoiles. J’adore ce genre d’instant, ou, en position allongée, et l’obscurité aidant, les langues se délient, les silhouettes se dessinent… on se parle comme si on se connaissait depuis longtemps 🙂
Il est temps de retourner à la maison et d’aller dormir. Rumaji m’apporte un matelas et s’allonge par terre, à côté de moi. « Heu… Rumaji, elle est où ta femme ? » « Elle est partie dormir chez le voisin » « Pourquoi ? Je gêne peut-être ? » « Mais non ! Mais moi je suis musulman et lorsque j’ai un invité ça ne se fait pas de dormir avec sa femme » « Allons bon !... Et… tu dors sur le ciment toi? » « Oui oui… j’ai l’habitude… »
Le lendemain matin, j’ai droit à un petit déjeuner local : du poisson avec du riz ! (celui que j'ai pas fini la veille 😏) Il me fait visiter sa maison. Dans sa chambre il y a un lit sans matelas: c’est le matelas sur lequel j’ai dormi… Rumaji m’a prêté son propre matelas. Si c’est pas de l’hospitalité ça !! 🙂
Puis enfin j’ai droit à une bonne douche, sauf que chez lui il n’y a pas d’eau alors il m’accompagne chez ses parents, à 200m. Là, dans une petite pièce en plein air clôturée par des bambous, je retrouve la bonne vieille douche qu’on utilise dans les campagnes et dans mes chères îles paumées: un puits, un seau avec une corde, on plonge le seau dans le puits, on le remonte en tirant sur la corde et on se verse le contenu du seau sur soi. En répétant plusieurs fois l’opération c’est tout aussi efficace qu’une douche et tellement bon quand on est dans un pays chaud...
Rumaji voit bien que je vais partir… « STP Mister reste. Tu amélioreras mon anglais et moi je t’apprendrai l’Indonésien et les coutumes des Sasaks » Inutile de vous dire qu’il n’a pas besoin d’insister deux fois… 🙂 « Et puis tu peux rester le temps que tu veux : une semaine, un mois, un an même ! » « Merci Rumaji… Au fait, hier j’ai eu du mal à m’orienter et je pense que j’ai loupé certaines plages. Ça te dit de m’accompagner cet après-midi ? » « Avec plaisir ! » « Mais je ne veux pas abuser de ton temps » « En ce moment je n’ai rien de spécial, je n’ai pas besoin de pêcher tous les jours, je peux stopper mon travail quand je veux. Je ne suis pas salarié moi 😛 » « Super ! Au fait je ne m’appelle pas Mister, moi c’est Loic… » « Ok Mister » 🤪
Ni une, ni deux, nous voila repartis sur les petits sentiers sur lesquels je me suis perdu hier… Et effectivement, hier j’en avais loupé des beaux coins la vache !

Rumaji et moi n’arrêtons pas de parler. Une relation de frère à frère, ou de père à enfant, ou un peu des deux, je ne sais pas, est en train de s’instaurer. Il est curieux de tout et il aime apprendre. Malgré son isolement géographique, il a une opinion sur tout, et je suis épaté par ses connaissances géographiques et géopolitiques. Il connaît déjà le nom du nouveau Président français 3 mois après son élection… « Mais comment sais tu tout ça ? » « Dans les journaux… j’adore lire l’actualité. Et puis parfois je vais voir la télé chez ma voisine, ou je discute avec les touristes, j'en vois quelques uns chaque mois. Au viilage, mes amis ont pour consigne de venir me chercher dès qu'ils voient un touriste, car je suis le seul à parler anglais, et je veux absolument maîtriser l'anglais ! » Il m'épate, il m'épate...
Et puis vient la question que je redoute tant lorsque je voyage… La dernière fois qu'on me l'avait posé c'était aux Iles Andaman... « Loic, tu gagnes combien par mois ? » « Arf... toi d'abord 😛 » « Moi, je gagne en moyenne 1 million de Rupiah, soit 80€, mais c’est variable, ça dépend si je vends des langoustes ou pas, j’ai des mois à 50€ et des mois à 150€. »
Je réfléchis… mon interlocuteur est (très) intelligent, j’ai du temps devant moi, OK toutes les conditions sont réunies pour que je puisse annoncer le chiffre. « Moi je gagne 15 millions par mois » Evidemment la réaction est immédiate : « Wouahhh tu es très riche ! » « Attends, attends, maintenant j’explique ! Un chiffre ça ne veut rien dire, il faut tout ramener au coût de la vie» Je sors un morceau de papier et un stylo : « En Indonésie, 1 kilo de riz coûte 5000 Roupiah, en France c’est plutôt 50000. Donc toi, en Indonésie, tu peux acheter chaque mois 200 kg de riz, moi en France 300 kg. Par contre, moi en Indonésie, je peux acheter 3 tonnes de riz, et toi en France seulement 30 kg. Tu comprends la différence ? Oui en Indonésie je suis beaucoup plus riche que toi, et seulement quand je suis en Indonésie, et d'ailleurs ce c’est pas parce qu’un euro vaut 12000 roupiah que je suis 12000 fois plus riche que toi (saleté d'euro qui nous fait passer pour + riches que les Américains 😠). Par contre, toi en Indonésie, moi en France, nous ne sommes pas si loins l’un de l’autre : 200 kg de riz pour toi, 300 kg pour moi. En France, tout est très cher : par exemple le loyer de ma maison c’est déjà 6 millions. A la fin du mois il ne me reste pas beaucoup d’argent… » « 6 millions… par mois ? » « Ben oui par mois » « C’est énorme ! Ma maison elle m’a coûté 30 millions (3000€) » « Oui… en France pour 30 millions de Roupiah tu loues une maison pour 6 mois, en Indonésie tu en achètes une pour la vie.Et je peux te dire que mon loyer n’est pas cher… D’ailleurs, moi, je ne suis pas propriétaire comme toi. Je ne peux pas, je ne gagne pas assez. En France, pour s’acheter une maison, on est obligé de contracter un emprunt auprès d’une banque, puis on rembourse pendant 20 ou 30 ans » « Ha ha ha, vous payez des intérêts ! C’est stupide d’enrichir les banquiers. Moi pour payer ma maison j’ai emprunté à mes voisins et je les ai remboursés en 3 ans. On n’a pas besoin de banque ici, et puis la banque est bien trop loin » « A l’inverse, j’ai une voiture et toi tu ne peux pas t’en payer une » « Je n’en ai pas besoin » « Je sais mais c’est pour te dire que ce qui est inaccessible dans mon pays peut être accessible pour toi, et inversement. C’est pour te dire que je ne suis pas le millionnaire que tu imagines… Pour venir ici, j’ai économisé de l’argent mois après mois, jusqu’à en avoir assez pour venir… Tu sais Rumaji, ce n’est pas parce que le seul hôtel de la région facture la nuit à 30€ que tous les touristes ont les moyens d’y aller. Pour pouvoir voyager, chaque mois je fais attention à mes dépenses, comme par exemple l’électricité qui coûte très cher » « Combien ? » « Environ 1 million par mois, et c’est peu ! » « Moi je ne paye pas l’électricité. Nous avons l’électricité solaire gratuite. L’installation coûte 500€ et tu as de l’électricité à volonté et à vie. Chez moi la lumière reste allumée toute la nuit » « Oui d'ailleurs si tu pouvais l'éteindre... 😛 Et oui pour 500€ tu as 5 mois d’électricité en France, en Indonésie c’est à volonté et pour la vie ! Tu as un panneau solaire sur ton toit ? Je ne l’ai pas vu » « Non, moi je n’ai pas l’installation, car j’utilise peu d’électricité : je n’ai pas d’appareil électrique, j’ai juste besoin d’un peu d’éclairage. Alors je n’ai pas besoin de panneau solaire, je suis raccordé à mon voisin qui me donne un peu de son électricité »… Bon stop, on va arrêter la conversation car ça risque encore de me faire gamberger 🙁… après, de retour en France, je vais encore une fois me demander pourquoi je continue à vivre en Europe… 😠🏴☠️
Mais il enchaîne : « Je suis bien conscient que je suis heureux ici. Je suis pauvre mais heureux. J’ai une belle vie, j’aime mon village, j’aime mon métier de pêcheur, je sais que quelque part je suis privilégié. J’ai vu des reportages sur la télé de ma voisine qui m’ont montré que la vie en Europe n’était pas toujours aussi facile qu’ici. Je t’envie sur une seule chose : c’est de pouvoir voyager. J'aimerais tellement voyager moi aussi mais je suis trop pauvre pour cela" "Quels endroits as tu déjà visités?" "Mon village, la ville voisine, Mataram, et puis c’est tout. Je suis pauvre, je n’ai pas d’argent pour voyager" "Tu es déjà allé à Tetebatu, au pied du Mont Rinjani?" "Non" "Il y a 2 places sur mon scooter... ojek gratuit !" (ojek = moto-taxi)
J’allège mon sac à dos en laissant des affaires dans son armoire, qu’il referme à clé... et il me remet la clé ! Ahlala c'est vrai qu'ils sont dangereux ces Sasaks musulmans fanatiques 😏 Un rapide au revoir à sa femme et nous voila partis sur les routes! A chaque arrêt, on nous demande ce qu’on fout ensemble, ce à quoi nous répondons en nous désignant du doigt : « tourist Francis, tourist Sasak » 😏
Nous roulons... Nous nous sommes découverts plein de points communs. Comme par exemple cette fascination pour les cartes : lorsque je lui montre ma carte de l’Indonésie, il l’examine longuement, sous toutes les coutures, les yeux grands ouverts, rêveur… comme moi quoi! Ou encore ce même rejet des villes et ce goût si particulier pour les plages où il n'y a personne. « Rumaji quelle est ta date de naissance ? » « 1er janvier 1987 » « Hi hi j’en étais sûr… tu es Capricorne comme moi !🙂 »
Maintenant je sais qu’il m’apprécie beaucoup. J’ai remarqué que dans de nombreux pays musulmans, les bons amis sont très affectueux en public. Chez nous deux hommes qui se tiennent la main ou se passent le bras autour de l’épaule, c’est jugé soit incongru, soit avant-gardiste, selon la tolérance du juge… En Indonésie c’est très bien perçu, c’est signe d’une grande amitié. Et quand en plus c’est avec un touriste c’est un honneur… A l’inverse, on ne touche jamais à sa femme en public… c’est indécent 😉
Malgré tout ma culture occidentale reprend le dessus et je me sens très mal à l’aise quand il me fait cet honneur et je repousse régulièrement sa main… surtout quand c’est en présence de sa femme 😐!! Je tente de lui expliquer que si en France je faisais la même chose devant ma femme, elle serait très en colère !... Il rigole et traduit à sa femme, qui rigole à son tour… 🤪
C’est aussi ça les voyages : il n’existe aucun système de valeurs qui soit universel… Quoiqu’en pensent certains… Mes repères culturels sont chamboulés… j’adore 🙂
Bref, nous roulons donc... et au bout de 2h de route, nous approchons de Tetebatu

L’altitude s’élève et la température diminue. Ils sont frileux ces Sasak: ça tremble derrière. Je m’arrête et je sors ma fameuse veste Millet du fond du sac et me disant que tout le monde sauf moi aura porté cette veste ! Voilà mon passager prêt à affronter des températures qu’il ne connaît pas…
Nous trouvons au Selebuse Café une chambre sympa et pas chère. « Tu vois, Rumaji, ici c’est 5€ pour 2 avec le petit déjeuner inclus. Tous les hôtels ne valent pas 30€ la nuit ! » Emmi, le propriétaire de l’hôtel-restaurant, après m’avoir montré sa collection des copines européennes stockées dans son portable... 😏 nous sert un bon poulet puis nous fait une démonstration de magie. Franchement il est très fort : « Emmi, sur ton panneau, tu as écrit hôtel, restaurant, randonnées, informations touristiques, chambres à louer… tu as oublié de rajouter spectacle de magie ! »
Le lendemain matin je suis réveillé par d’étranges bruits d’eau qui émanent des toilettes. Notre touriste Sasak a l’air d’avoir quelques difficultés… « Mince, j’ai oublié de lui montrer comment fonctionne une douche et une chasse d’eau ». Ne sachant pas s’il est habillé, je le laisse se débrouiller 🙂
Après le petit déjeuner (lors duquel Rumaji découvre que les touristes mangent des trucs sucrés et non du poisson pimenté avec du riz) Emmi a dessiné une carte de la région sur le mur de son resto et nous indique les coins où il faut aller. Nous repartons en scooter sur les routes autour de Tetebatu, entre champs de tabac, bananiers et rizières.

C’est génial de voyager ensemble: outre le fait qu’on s’est franchement bien trouvés, il me facilite énormément le contact avec la population locale. Ainsi, nous passerons de bons moments à rire avec les trieuses de feuilles de tabac

et avec les planteuses de riz, qui nous offrirons même le café "made in Lombok" bien sûr !

Tiens, un mariage !

Nous rentrons au Selebuse Café. Pas mal de touristes s’arrêtent au restaurant. Rumaji n’a pas l’habitude des touristes, et dès qu’il en voit, il adopte toujours la même tactique : leur sauter dessus et les bombarder de questions. Certains moments sont savoureux… J’adore sa spontanéité et sa naïveté lorsqu’il demande systématiquement à un couple s’ils sont mariés ou juste amis, ou lorsque qu’il dit franchement qu’une personne est belle, qu’elle soit homme ou femme d’ailleurs car ici on ne fait pas la distinction comme chez nous... Ici, notre culture occidentale est parfois soumise à une petite épreuve et certains touristes ne cachent pas leur étonnement, ou leur méfiance, et me lancent des regards du genre « qu'est-ce qui fait, qu'est-ce qui veut, qui c'est celui-là? tu le connais ? ». Je ne dis rien, je savoure… ou pour m'amuser je réponds "oui, oui, c'est mon frère!"... Consternation 😏 ...mais intérieurement, je leur répond « oh oui, je le connais, c’est quelqu’un qui a un esprit peut-être un peu trop pur pour vous ! » 😛 Emmi est en forme ce soir et refait un spectacle de magie pour tout le monde, sous vos applaudissements...
Nous repartons de Tetebatu le matin. En partant, j'avais allégé mon sac à dos au strict minimum pour que mon Sasak de passager n'ait pas à porter toute la journée un « Sasak à dos » trop lourd ;-). Du coup, nous n'avons pas d'affaires de rechange. Je décide de m'arrêter dans une boutique de fringues pour touristes. "Rumaji tu choisis ce que tu veux"
Il a vite trouvé son compte en prenant une contrefaçon d'une marque manifestement anglaise (il y a le nom d’un grand couturier et "London" en gros caractères sur le T-shirt) + un bermuda de surf (une copie de Billabong). Et moi aussi je prends un « faux bermuda Billabong » + 2 T-shirt multicolores (que Rumaji n'aime pas...). Je négocie le tout à 20 euros. "Mais c'est trop cher !! Si tu vas avec moi au marché, tu as 10 articles pour ce prix-là!" "Oui mais je n'aime pas les articles vendus au marché. Ils sont à la mode Indonésienne, mais en Europe ce n'est pas mettable. Alors je préfère payer un peu plus cher. Mais ne t'inquiète pas, on ira aussi au marché. Ça te va, Mister Rumaji from London??" 🙂
Il acquiesce en souriant... le voila rhabillé à la mode anglaise pour le haut et australienne pour le bas ! Avec ses lunettes de soleil (copies de Hockley...) que je lui ai offert, c'est le vrai touriste de marque Sasak avec de fausses fringues de marque...
Comme nous avons la journée devant nous, je préfère faire un petit détour pour longer la côte Est, on ne sait jamais, si on trouve des belles plages désertes ! Nous arrivons au Port de Labuan Hagi. Là, une bande de jeunes nous observe. J’entends juste le mot « touriste » qui revient à chaque phrase, et ça rigole, ça rigole… Rumaji s’approche d’eux… « Je ne comprends pas ce qu’ils disent, ils ne parlent même pas le Sasak ! » « Oula, mais d'où c'est qu'il débarquent ceux-là? » Heureusement, depuis près d’un siècle, le Bahasa Indonesia est la langue qui fédère les milliers de dialectes d’Indonésie, et ainsi tous les Indonésiens peuvent se comprendre grâce à cet Esperanto asiatique...
Ce sont en fait les habitants d’une toute petite île, Gili Meringke, qui se trouve à quelques kms au large de Labuan Haji. Ils attendent le bateau qui les reconduit dans leur petite île. Elle ne figure pratiquement sur aucune carte. En tous cas, nous avons vite fait de sympathiser ensemble !

Nous sommes invités à venir séjourner sur leur île, il parait qu’il y a une plage de sable blanc… Malheureusement nous n’avons plus le temps, j’ai rendez-vous à Bali le lendemain ! Leur bateau arrive, et nous les regardons s’éloigner du port…

Retour à la maison. Rumaji est ravi d’avoir joué au touriste pour la première fois de sa vie. Il raconte nos aventures à ses amis… envieux !
Bon, cette fois, je n’ai plus le choix, je dois partir, demain j’ai un avion pour Denpasar car je vais rejoindre Carine. Je regarde encore une fois la carte de Lombok : 70 km de route. Bah, c’est pas si loin, je partirai cet après-midi ! Alors re-discussions avec les habitants, re-plouf à la plage, re-miam chez mon petit frère…
En partant, j’ai la gorge serrée. Rumaji me note son adresse sur un morceau de papier et me le tend, le regard triste. Je pense qu’à cet instant je dois avoir la même tête… Je laisse une partie de moi-même dans ce village où tout le monde me connaît et m’apprécie car « je ne suis pas comme les autres touristes » (ah bon ?). Et puis j’abandonne également mon petit frère… ce n’est qu’un au revoir, j’en suis sûr.
Je retrouve Carine à Bali. Je ne suis pas en super forme, je lui raconte ces deux semaines inoubliables que je viens de vivre… Avant d’aller à Lombok, j’avais pris soin de mettre une option pour un vol sur Maumere le 17/08. Lorsque que nous nous rendons au guichet Merpati à l’aéroport, une employée nous apprend que mon option a sauté car je n’ai pas payé à temps… alors que j’avais bien dit à son collègue que je venais régler mon billet le 14 août 🤪
Tous nos plans sont fichus en l’air… Là, je commence à m’énerver, à leur dire que ça ne m’étonne pas que leur compagnie de pacotille soit sur la liste noire, enfin le bon Français en vacances quoi 😛 En plus, mon interlocutrice est manifestement rompue à ce genre de mécontentement et ne prête aucune attention à moi…
Bon, on se calme… On réfléchit… « Heu… Carine, ça te dit d’aller à Lombok, puis à Sumbawa? » Elle accepte. D’un coup j’ai une pêche d’enfer ! Grand sourire à l’employée que je viens d’agresser : «Heu… finalement un vol pour Mataram vous avez ? » « Quelle date ? » « Là, maintenant, tout de suite » « C’est tout complet pour aujourd’hui et demain » « On ira en ferry (nananère!...) »
Nouveau coup du destin qui une fois de plus m’oblige à retourner au même endroit… Vous l'avez deviné: pour mon plus grand plaisir 🙂
Histoire de laisser Carine se remettre du décalage horaire, nous restons 2 jours à Sanur. J’ai horreur de cet endroit, où se succèdent boutiques, restaurants, hôtels… le tout collés les uns aux autres sur plusieurs kms de long... Nul de chez renul 🏴☠️
Allez, hop hop hop, taxi pour Padangbai et on saute dans le ferry. Nous sommes harcelés par des vendeurs en tout genre… et je décide d'en harceler un à mon tour... « Combien tes lunettes de soleil ?» « 5€ » « La pièce ? » « Ben oui ! » « Tu m’as pris pour un Américain ou quoi ? » « Donnes moi ton prix alors, c’est négociable sur tu en prends plusieurs » « 10 pour 10€ » « Ah ah ah ! A ce prix là c’est la banqueroute ! » « Hi hi, ben voyons » « Rooh allez 20€ quoi !» « Nan, 10€, j’irai pas au delà. » « Je peux pas, je perds de l’argent » « Tant pis pour toi, tu vas louper un beau billet rouge… » (et je lui agite un billet de 100000 Roupiah, qui correspond à la plus grosse coupure qui existe) « Ca va, t’as gagné, mais je choisis les modèles » « Merci mon ami ! » Et me voilà avec 10 paires de lunettes de soleil en plastique : que des copies de grandes marques, côté design elles assurent. 😎
Le ferry accoste au port de Lembar, puis nous montons directement en bémo dans la ville de Chakranegara retrouver ce cher M. SUBHI des scooters. Carine s’exerce un peu à rouler, c’est bon elle a déjà l’expérience de la Thaïlande.
En route pour la traversée de Lombok. Nous arrivons chez Rumaji en milieu d’après-midi. « Loïc ??!! tu es revenu ?? mais quelle bonne surprise, oh que je suis content !! 🙂 » « Ben moi aussi si tu veux tout savoir... 🙂 »
Gros attroupement dans la maison, en l'honneur de Carine et moi...

Distribution des lunettes de soleil. A voir leurs têtes, j’ai bien fait d’acheter ces lunettes…
Il encore temps d’aller à la plage, nous décidons d’aller nous baigner tous ensemble. Quels inséparables ces deux là 😉

Rumaji a envie d’aller pêcher ce soir à la tombée de la nuit. Il se met à chercher ce qu’il appelle le « food for fish». Il se met à creuser le sable de la plage et en ressort de gros vers… Beurk !

La récolte de food for fish est bonne. Il est l’heure d’aller manger. Après le spectacle du food for fish, on a vachement faim 😕

Puis nous irons finir la soirée avec... Rumaji bien sûr... à la pêche à la ligne, cette fois au bout de la jetée du village. A part des morceaux de corail, il ne pêchera rien du tout ce soir là. Grand philosophe il déclare : « C’est pas grave si je n’ai pas de poisson. L’essentiel c’était de passer un bon moment ensemble sous les étoiles… bon allons dormir »
Le lendemain j’emmène Carine sur ma plage préférée. Bien sûr j’emmène avec moi mon inséparable guide Sasak... Nouvelles séances photos avec les gamins du coin…

Soit dit en passant Alan, tu aurais du pousser encore un peu plus à l’Est, n’est-ce pas ? 😛

Puis en fin d’après-midi, nous allons voir l’équivalent du défilé du 14 juillet, sauf qu’en Indonésie c’est le 17 août et ce sont les écoles qui défilent au pas…

Malheureusement Carine ne vit pas des moments aussi magiques que moi. Elle a encore le décalage horaire et elle dort très mal. Elle est très fatiguée et finit par me confier qu’elle a besoin d’un hôtel pour se reposer. Pas de souci je comprends, d’autant qu’il est vrai que chez Rumaji le sommeil est difficile entre les chiens, les poules, la mosquée, le voisin qui balaye à 6h du mat... Nous allons à l’hôtel du coin et finalement on arrive à trouver une chambre à 8€ et non les 30€ annoncés par Rumaji lorsqu’on s’est rencontrés. Mais si on ajoute les repas hyper chers (l’hôtel est très isolé et tout est acheminé en 4x4), on arrive vite aux 30€.
« Tu sais, mon seul but dans cet hôtel c’est de dormir pour récupérer… Alors si tu as envie de dormir dans TON village ne te prive pas » « Ben non, quand même, on voyage ensemble, je vais pas te laisser tomber » « T’en meurs d’envie » « Mouarf... mais non » « Allez fiche le camp » « Merci Carine 🙂»
Et hop d’un coup de scooter je retourne au village. Les 2-3 kms qui séparent l’hôtel du village sont un véritable parcours de trial, avec tout ce qu’il faut : rochers, ornières, pentes à 30%, sable, trous béants, la totale j'adore ça (je flippe un peu pour les pneus quand même)…
Depuis plusieurs jours, j’ai une petite idée derrière la tête… Après le repas, je demande : « Rumaji… Je n’ai plus assez de temps cette année pour faire la traversée des îles de la Sonde que j’avais envisagée. Si je reviens l’année prochaine, tu veux me servir de guide ? » « Mais je ne suis pas guide, je ne connais même pas Sumbawa et Florès » « Oui enfin je me comprends, j’ai besoin d’un ami qui me facilite l’approche et le contact avec la population locale, si tu préfères… » « Ouaah… mais c’est trop génial ! C’est vrai ou tu me fais marcher ? » « Ben c'est vrai tiens ! Tu peux te libérer un mois entier ? » « Evidemment » « Et ta femme elle est d’accord au moins ?» « Elle sera super contente pour moi » « Génial ! Alors tu peux compter sur moi. Quand je promets un truc je le fais » « Moi aussi » « Parole de Capricorne !! »

Le lendemain, Carine a pu récupérer. « Bon on ne va pas passer tout notre temps ici tout de même ? » « Non non, on y va, y’a pas de problème ! 😕» (chuis dégoûté mais bon elle a raison, je vais pas passer mes 6 semaines de voyage au même endroit !) « On va où ? » « Ben vu qu’on a les scooters, que Bali en plein mois d’août bof, on peut tenter Sumbawa comme on avait dit…» « Oui pourquoi pas ? C’est bien Sumbawa ? » « Je sais pas. Le bouquin n’a pas l’air hyper enthousiaste… mais bon c’est en dehors des sentiers battus, et lis ce que Alan a marqué, et vu comment j’ai adoré Lombok et lui aussi, j’ai bien envie de me fier à lui et pas au bouquin 😛» Je lui tends ton carnet de voyage, cher Alan, dans lequel tu exprimes ta frustration de n’avoir fait que traverser Sumbawa sans t’arrêter…
En route pour Poto-Tano, le port de Sumbawa. Je quitte Rumaji cette fois pour de bon… un nouveau mauvais moment à passer mais les bonnes choses ont toujours une fin. Et puis je suis moins triste car je sais qu’on se revoit dans un an 🙂
Nous montons en scooter jusqu’à Labuhan Lombok, au Nord-Est de l’île. Le ferry pour Sumbawa finit par accoster. La traversée dure une bonne heure…
A Sumabawa, les paysages sont assez arides mais la route offre des vues dégagées sur de grands espaces. Le trafic est très faible, des hommes transportent des meules de foin à vélo, la route est bordée de cocotiers qui dessinent des ombres avec la lumière du soleil qui décline. Le tout donne une ambiance de « hors des sentiers battus » qui me plait. Par contre je ne sais pas où mon bouquin a vu de belles plages… 🤪
Nous sommes assez crevés et contents de trouver un hébergement dans la petite ville d’Alas. On se couche comme les poules mais quelqu’un frappe à la porte. « Il faudrait rentrer ton scooter à l’intérieur de l’hôtel » « Mouais » Je sors et pousse le scooter à l’intérieur de l’hôtel. Le gardien de l’hôtel est entouré par ses copains et ce petit monde m’observe… L’un d’eux parle anglais et commence à m’aborder. Il s’appelle Jules et... il a ENCORE 20 ans (décidement chuis abonné aux djeun's)... On cause... Tiens, j’ai plus sommeil ! 😛
Pluie battante le lendemain matin. Au lieu de rester à rien faire dans l’hôtel, je vais au marché d’en face histoire de prendre quelques photos de la vie locale… entre les vendeuses de fruits

et les marchandes de poisson

Nous poursuivons la route vers Sumbawa Besar. Les maisons sur pilotis sont très différentes de Lombok

mais les habitants sont aussi accueillants que les Sasaks

Arrivée à Sumbawa Besar. Coup de bol : les cérémonies de la fête nationale ne sont pas encore terminées et nous avons droit à un joli défilé de personnes habillées en tenue traditionnelle locale

La soirée à l’hôtel ne se passe pas très bien. Carine m’explique que le voyage est trop difficile pour elle, on passe la journée sur le scooter… Là encore, je comprends que nous n’avons pas tous la même façon de voyager et je lui propose de faire demi-tour et de quitter Sumbawa, sachant que, de toutes façons, j’ai prévu d’y revenir l’année prochaine…
Retour sur Lombok et cap vers le nord, via les pentes du Mont Rinjani. Nous nous arrêtons à Sapit, petit village de montagne niché au milieu des champs de tabac.

Si le temps n’est pas trop la partie, j’ai quand même droit à un beau lever de soleil le lendemain matin

La route continue à monter à travers la forêt

pour atteindre le sommet

puis redescendre pour atteindre la côte Nord.
Carine et moi devons nous rendre à l’évidence : nous ne sommes pas faits pour voyager ensemble. Elle fait beaucoup d’efforts de son côté, et moi aussi. Nous nous apprécions, alors nous nous forçons mutuellement à se supporter l’un l’autre. Mais il apparait plus sage d'envisager de visiter Bali séparément. Mais avant, nous passerons tout de même quelques jours de repos bien mérité sur les Iles Gili.
Gili Meno, en position centrale, nous paraît un choix stratégique pour visiter les 3 îles, et puis apparemment c’est tranquille… j’ai tout de même quelques hésitations avec l’alerte aux moustiques marquée dans mon guide de voyage… Carine maintient sa position pour Gili Meno, elle fera le bon choix, ce sera notre île préférée des 3… surtout par rapport à Gili Trawangan qui est nettement plus construite...
Aahhh la couleur de l’eau

la belle plage de sable blanc

les couchers de soleil

les sorties de snorkeling

tout baigne quoi !

A suivre... La suite est un peu plus bas...
Tokyo et Kyoto en quatre jours? (Japon) English translation pending
Bonjour,
Etudiant en Corée du Sud, je profite de 4 jours de vacances début octobre pour me rendre au japon avec quelques amis. J’arriverai un mercredi soir pour repartir le dimanche soir. Au départ je pensais faire une journée sur Tokyo puis partir sur Kyoto 2 jours et revenir pour la dernière journée à Tokyo. 2 villes en 4 jours c’est peut être un peu court? Surtout vu le prix du train entre les 2 villes… Si je dois me concentrer sur une ville, vaut il mieux privilégier Tokyo ou Kyoto ?
Si je fais Tokyo-Kyoto, je ne pense pas prendre le rail pass vu qu’il n’est pas valable pour le Shinkansen Nozomi.
Pour le logement je suis allé sur http://www.itcj.jp/index.html mais pour Tokyo et Kyoto il y a plusieurs choix de quartier. Le(s)quel(s) choisir ?
Si vous avez des conseils, n’hésitez pas 😉
Merci
Adrien
Etudiant en Corée du Sud, je profite de 4 jours de vacances début octobre pour me rendre au japon avec quelques amis. J’arriverai un mercredi soir pour repartir le dimanche soir. Au départ je pensais faire une journée sur Tokyo puis partir sur Kyoto 2 jours et revenir pour la dernière journée à Tokyo. 2 villes en 4 jours c’est peut être un peu court? Surtout vu le prix du train entre les 2 villes… Si je dois me concentrer sur une ville, vaut il mieux privilégier Tokyo ou Kyoto ?
Si je fais Tokyo-Kyoto, je ne pense pas prendre le rail pass vu qu’il n’est pas valable pour le Shinkansen Nozomi.
Pour le logement je suis allé sur http://www.itcj.jp/index.html mais pour Tokyo et Kyoto il y a plusieurs choix de quartier. Le(s)quel(s) choisir ?
Si vous avez des conseils, n’hésitez pas 😉
Merci
Adrien
Retour de Namibie (août-septembre 2007) English translation pending
Informations de voyage en Namibie - 16 Aout - 8 Septembre 2007. Tout seul, en couple. Infos générales : - Il faut obligatoirement le permis de conduire internationnal. Le loueur de voiture (asco) le demande pour délivrer la voiture. - Beaucoup de vols et de "pertes" de bagages sur SAA. dixit notre organisateur de voyage ( " vous avez vos quatre bagages, c'est un miracle" ), selon plusieurs personnes rencontrées (bris de cadenats, vols...), et selon notre propre expérience au retour : manque deux bagages sur quatre (les vêtements et autres souvenirs). Il semblerait qu'il soit préférable de passer par Frankfurt pour arriver directement à Windhoek. Pour info aussi, le prix du kilo supplémentaire sur SAA est de 23 euro. (nous 6 kilos = 138 euros ! ! ! ! ). On aurait du réaménager nos bagages et nos sacs cabine ! ! ! - Le plan pneu est à connaitre avant de partir. Le plus important à savoir est que un pneu crevé et réparé n'est pas accepté par Asco Car Hire. En cas de crevaison, même s'il est réparé, le pneu sera refusé par Asco qui veut un pneu neuf. Alors soit vous l'achetez vous même (env 220 euros), soit ils vous calculent un prix prorata pour le remplacer : prix du neuf (380 euros ! ! ! ! ) divisé par 11 millimètres d'un pneu neuf (même si vous êtes partis avec des pneus déjà usagés) et multiplié par les millimètres usés manquants. En résumé, chez Asco, chaque pneu crevé doit revenir... neuf. Il est impératif de se faire écrire ces conditions (si possible en français) dans vos demandes de devis. Nous avons demandé à notre départ de pouvoir partir avec des vrais pneus 4x4, car les pneus montés d'origine sur les 4x4 neufs ne tiennent pas le choc sur les Gravels namibiennes (même s'ils sont plus costauds que les pneus de voitures "normales"). Mais Asco n'a rien voulu savoir. On a donc crevé "que" deux fois parce que on a roulé doucement : en fait il faut glisser le moins possible, donc beaucoup ralentir avant les virages et/ou les creux et les bosses et/ou les tôles ondulées très glissantes, si non on glisse sur un cailloux pointu et c'est la crevaison assurée. NB : l'assurance Zéro excess ne prend pas en compte les pneus évidemment ! - 4x4 ou pas 4x4 ? Tente sur le toit ? Sur les Gravels, pour nous y a pas photo. Il n'aurait pas été concevable, surtout en voyageant seul, de partir avec une "simple" voiture (genre petite Nissan ressemblant à une Clio) : ils roulent à 30 - 50 Km/h, les pneus sont trop fragiles, et à la moindre bosse on peut facilement casser un amortisseur (plus costaud sur les 4x4). Mais bon, chacun fait comme il veut ou comme il peut biensur. Nous on a roulé de 60 - 80 Km/h (Opuwo - Seisfontein) à 80 - 100 km/h ailleurs sur les Gravels (85% de notre trajet). Je ne sais pas me prononcer sur les Condor (genre petit minibus surélevé). Sauf que les pneus ne sont toujours pas adaptés. De même, la tente sur le toit pour le camping est très appréciable : moins salissant qu'une tente au sol, les bestioles (lézards) vues dans les douches ne savent pas monter à l'échelle. Le seul inconvénient de la tente sur le toit, c'est qu'il faut apprendre à ne pas boire le soir, parce que se lever la nuit (froide fin aout) et courir aux toilettes à l'autre bout du camping, c'est vraiment très dur... L'autre inconvénient de la tente sur le toit c'est que c'est écrit "TOURISTE" quand on arrive en ville et que ça attire... - on n'a pas vu de moustique fin Aout à Epupa (dans le nord). Soit il n'y en avait pas, soit la bombe anti moustique et le porte clé vibra-son (Nature et Découverte) ont fonctionné. - Température (du 15 Aout au 7 septembre) Nous n'avons jamais eu besoin plus que les sacs polaires emportés en supplément des couettes assez chaudes fournies par le loueur. Petite laine obligatoire pour les soirées dans le sud (à partir de 17h00). Pour les matins, on n'a jamais voulu tester les températures "de l'aube" puisque même à Sossusvlei on a visité en fin d'après midi (un couché de soleil vaut bien un levé non ?). Donc on se levait vers 6h30 - 7h00 et avec la même petite laine que celle du soir, ça a été. "évidemmment" la petite laine de ma petite femme était plus épaisse que la mienne et enfilée plus tôt... ! hihihi. - Petites Bestioles On n'a pas vu de scorpion, pas vu de serpent, pas d'araignée sauf des jolies araignées qui ressemblent à des scarabés à Sesriem camp site. On a juste vu des petits lézards deux fois dans les douches, et des plus gros jolis tout plein au bord de la Kunene. - Grosses bestioles. Pas vu de Léopard, pas vus d'hippo. Mais les autres étaient là : lions, éléphants, rhino, et tout le reste de la ménagerie en pagaille... - T-O : On avait tout réservé par Tourmaline qui n'ont pas été très prolixe en conseils sur l'itinéraire que j'avais longuement préparé grace à tous vos précieux conseils. J'aurais pu aller à Puros s'ils m'avaient bien conseillé. Je pense que c'est mieux de passer par un organisateur SUR PLACE parce que j'ai voulu réserver un Camping (Etosha safari camp) par moi même, mais Namibia Widle Resort m'a fait plein de soucis car ils ne voulaient pas de transfert en euros. Ma banque pouvait faire un transfert en Rand (pas en $N évidemment), mais me prenait beaucoup de frais. J'ai fini par faire un tranfert de 15 euros au lieu de 12... ! pour que NWR accepte... ! (+ 17 euros de frais bancaires ... !). Alors que Tourmaline a reçu mon transfert de banque et a payé presque tout y compris le loueur de voiture (pas les parcs, pas certains campings : betta, warmquelle....). En fait j'aurais pu m'occuper seul de la location de la voiture mais je n'ay aurais rien gagner sauf les précisions sur les pneus et la location d'un téléphone satellite que Tourmaline a raté. - Camping vs Lodges. Certes le camping de Hobatéré (par exemple) très sommaire ne souffre pas la différence avec le Lodge magnifique du même nom. Mais ce n'est pas comme ça partout. Le prix du camping (env 15 euros en général) fait aussi la différence avec celui d'un Lodge (Hobatéré par exemple : 190 euros pour deux : lodge, dinners, petit déj, game drive inclus. et franchement ça les valait : lions, lionnes, éléphants, lion qui se croque une gazelle le matin, éléphant qui vient nous respirer à 10 mètres...). Par contre exemple, le camping de Anib Lodge étant super classe (douche perso), il n'y avait pas lieu de prendre le Lodge. Nous on a fait 14 nuits en camping (tente sur le toit du 4x4), 3 nuits en bungalows, et 3 nuits en lodge et 2 nuits en hotel à Windhoek. Pas de camping en bord de mer (Swakopmund, Walvis bay) parce que arrivé du désert (Messum crater) à 32 degrés et plonger à 12 degrés en plein après-midi en arrivant à Henties bay, c'est décourageant. - Itinéraire. N'ayant pas eu d'infos suffisemment claires sur les durées de trajet entre les différents points d'intérêt, j'avais organisé de petites étapes de 200 kms en moyenne. La plus grosse de 280 Kms. J'ai tracé et relevé tous mes points GPS sur Google Earth. Ca a été surtout indispensable pour la petite piste désertique qui arrive (de UIS) et qui repart de Messum Crater vers Henties bay. Ce qui fait que, grace aux 4x4, nous avons roulé en général moins de 3h30 par jour. On partait en général vers 8h30 et on arrivait vers 11h30 au point suivant, toutes pauses photo incluses. Le reste de la journée était ainsi consacrée aux game drives, point d'eau, visites, rencontres avec les gens... et 8 à 10 heures de sommeil par nuit : des vraies vacances. De même, voyageant à un seul véhicule, je n'ai pas tanté ma chance du côté de Orupembe - Puros - Rivière Huab où les pistes semblaient plus hardues. Dommage, on reviendra. - itinéraire détaillé : * Windhoek : Uhland Lodge BB Très bien. Dinner chez Joes (très bon) * Waterberg : Camping Très bien. Electricité. * Etosha - Manutoni : Camping. Bien. Beaucoup de monde donc bruyant. Electricité. * Etosha - Halali : Camping. Bien. Beaucoup de monde donc bruyant. Electricité. * Etosha - Okaukuejo en travaux --> camping à la sortie sud : Etosha Safari Camp. Correct sans plus. Pas d'ombre. Electricité payante 50 $N. * Hobatéré : camping réservé, on a switché sur le lodge et on n'a pas regretté du tout, mais alors pas du tout... * Kunene River Lodge : Bangalow * Epupa : Camping. Au bord de la rivière. Super classe. Douche en lein air... ! * Opuwo : on a négocié le switch du camping (trop chaud) vers le lodge. Très bien. Vue magnifique. Piscine très froide. * Warmquelle - Ongongo : camping. Attention aux habitants de la rivière qui font la fête toutes les nuits. * Twyfelfontein. Camping à Aba Huab River Camp Site. Super. On a espéré voir des éléphants. * Henties bay : Hotel de Duine + dinner. Très bien. * Spitzkope : Camping autonome. Douche à l'autre bout du camp (5 km). Superbe endroit. * Walvis Bay : Lagoon Lodge. Très bien. Pas de repas (sauf sur demande à l'avance). Dinner Red House - restau espagnol très bien. * Kuangukuangu : 2 nuits. Braai Pack, Lunch Pack, Table d'hôte. Kuangukuangu c'est super-super. * Sesriem : Sesriem Camp Site (essayer d'obtenir une place 11 à 21, avec vue sur les dunes), à l'intérieur du parc, avant la porte d'accès à Sossusvlei. Piscine. Très bien. * Betta : Bungalow tout neuf (pas d'eau froide, que de l'eau brulante qu'il fallait fermer avec une pince énorme..) et super sympa. Piscine impossible car eau marron. * Klein Aus Vista : Camping. Très bien. * Anib Lodge : Camping extra : Douche et WC persos, électricité, Braai... Dinner au restau. Game drive cool. * Windhoek : Hotel Londiningi : Ca veut dire "lieu d'accueil et de protection"... Merci Nathalie... BB + Dinner - Ce que l'on retient : * On a aimé, on a beaucoup aimé... C'est vraiment différent de l'afrique occidentale. * on reviendra à deux voitures pour faire Puros, plus de temps sur la Kunene (entre Epupa et Swartboisdrift), peut être Marienfluss ou Hartmann Valley * on reviendra pour faire le Botswana : Chobe, Maun-Okavango, et Victoria Falls. Pour faire peut être aussi Kruger et autres jolis endroits en AFS malgré nos appréhensions sur la sécurité dans ce pays. Je tiens à remercier ici les acteurs-actrices principaux de ce forum dont les messages m'ont beaucoup aidé depuis 8 mois pour préparer ce voyage. Maintenant je vais tacher de rendre un peu la pareille : n'hésitez pas à me poser vos questions. Bons voyages à tous.
Retour de la côte Est de Madagascar English translation pending
bonjour a tous.
M'etant beaucoup renseigné sur ce forum pour préparer mon voyage, je tiens a y apporter ma contribution et surtout a répondre au éventuelles questions qui pourront m'etre posé.
Nous sommes un couple de 25 ans et sommes partis sacs au dos. Nous avions prévu tente, duvet, moustiquaire (c'est pas la peine d'en acheter en france car c'est très chet et las bas t'en a pour 1euros50 la double imprégné et tu la trouve partout), réchaud (ça non plus on l'a pas utilisé car tu trouve a manger partout, meme les villages les plus isolés), trois tshirt et deux slips (pour simplifier!!);
on est parti de Tana pour Tamatave par la compagnie Vatsy (tres confortable et a l'heure). Tamatave on a pas trop aimé car tu te fais accoster sans cesse par les tireurs de pousse pousse (on s'est meme fait traité de rasciste car on voulait pas en prendre lors d'une ballade en ville), mais peut etre qu'on est pas resté assez longtemps pour apprecier.
puis on est parti sur l'ile sainte marie pour 4 ou jours par le "cap sainte marie". Après coup, faut bien dire que ok c'est sécu, mais c'est très cher. mieux vaut prendre le tropicana. Siante, marie, on a logé a l'hotel la palourde (très sympa, bonne cuisine, très propre et calme). Il a pas mal plus mais quand meme de belles eclaircies. Des paysages fantistiques de cartes postales. On a trouvé cette ile quand meme pas mal touristique, mais bon, je comprends vu les paysages. Du coup, le rapport avec la population est un peu moins sypa par raport a celui que nous vivrons par la suite.
Ensuite nous avons pris un bateau, le "rozina IV" pour retourner sur la grande terre. Là, c'est carrement moins s��cu, bondé, et tout le monde prie pour passer sans problème l'embouchure a Sonierana-ivongo!
Nous avons pu prendre de là un 4*4 brousse pour Manompana. Mignon petit village et jolie baie. Hotel chez WEn-Ki très correct et pas cher.
Nous sommes parti a pied vers le nord dans l'espoir de ce faire prendre en route par un 4*4. Arrivé au premier bac. Nous attendons 2 heures avant de trouver un 4*4 brousse avec de la place (y en a environ 4 ou 5 par jour, on a eu le 4ème, la chance!!) pour Mananara. Alors là les amis, ben l'aventure on l'a eu: 15 heures à l'arrière sur les sacs de riz et les poules pour faire 68 kms! arrivée à 4h30 du mat'! tu descends souvent dans la boue et la pluie pour delester la voiture qui a les pneus lisses, pieds ecorchés, bref, bien content de trouver une douche à l'arrivée (on osait pas gémir, y avait des gosses avec nous qui on pas bronchés, courageux les mecs!!)
Mananara: 5 jours: fabuleux!!! c 'est magnifique, on a pas croisé un seul touriste (aéroport obsolète depuis 3 ans), ballades magnifiques, gens adorable, hotel chez Roger tout confort (ça fait plaisir, quand meme!) et très sympa, visite de l'ile du AYe-Aye, de l'ilot sacré, de la mangrove, des cultutres de cfé, girofle, vanille, ....
Ensuite, 4*4 brousse direction Maroantsetra (trouvé non sans mal, car c'est vraiment aléatoire, on te réponds tout le temps "peut etre" à la question "y a un taxi brousse qui part pour maroantstra"?
bref, 16h heures pour 120 kms (rapide donc!! avec un temps magnifique). Des paysages fantastiques sur la route. Pour ceux qui aiment le vtt, je conseil fortement de le faire pour profiter encore plus des plages paradisiaques complétement desertes avec possiblité de dormir dans les écoles des villages (après accord du chef du village bien sur!), ou à pied (nous on a pas osé mais après coup c'est largement faisable, y des villages sur la route).
Maroantsetra: 1 semaine et demi. On a rencontré Lucie (déjà mentionnée dans ce forum) qui bosse dans une Ong "antongil conservation". On a bien sympathisé et elle nous a bien balladé dans le coin (visite de la foret de farankaraina, de petit village de pecheur, baie de Navane, bon resto chez Aicha... )
On a logé à l'hotel "ébène", beaucoup moins cher que le "coco beach", très propre. On a visité pendant 3 jours la région de Tampolo en logeant chez Arrol (2 euros l'abri tente) avec un guide nommé Armand, très compétent, et une cuisinière, Julienne, un vrai cordon bleue (et ouais, on se prive de rien). Le plus cher, c'est le bateau (350 000 Ariary après négociations pour 4 jours). On a passé un nuit a nosy mangabe aussi. Très impressionnant, nombreux lémuriens, oiseaux, uroplates, caméléons (on en a vu un d'un mètre, et un, le lus petit du monde, qui faisait 1cm et demi, taille adulte), serpent..orchidées... Paysages magiques.
Puis, nous avons fait le trek de maroantsetra jusqu'à Antalaha en 5 jours avec un guide, Olivier, et un porteur, Paul. Assez fatiguant car beaucoup de rivières a traverser et beaucoup de boue mais pour ceux qui marchent de temps en temps, le GR 20 et quand meme bien plus dur. Ca fait 140 kms de marche. A Antalaha, resto le corail: excellente bouffe, tenu par un vazaha qui vient de racheter à un autre vazaha depuis début aout, très cool et sympa.
Puis direction Sambave où nous attends notre avion pour Tana.
Voilà notre voyage!! bien sur, impossible de tout raconter! mais cette région, l'est, n'est vraiment pas touristique, en tout cas pas pour les français, mais est magnifique et les gens très sympas (et les enfants très effrayés!!!). Je n'est pas d'éléments de comparaison pour les autres régions de Mada car c'éait mon premier voyage là bas. voilà voilà a bientot Paul
Voilà notre voyage!! bien sur, impossible de tout raconter! mais cette région, l'est, n'est vraiment pas touristique, en tout cas pas pour les français, mais est magnifique et les gens très sympas (et les enfants très effrayés!!!). Je n'est pas d'éléments de comparaison pour les autres régions de Mada car c'éait mon premier voyage là bas. voilà voilà a bientot Paul
Rave party à Manali! English translation pending
Je vais à Manali durant le mois de septembre, est ce qu'il y aura toujours des raves à cette époque? Et auprès de qui se renseigner là bas??
Je ne vais pas en Inde (et à Manali) que pour ça je vous rassure, mais me trémousser dans les montagnes du sous continent me ferait bien plaisir!!!🙂
tchao
Je ne vais pas en Inde (et à Manali) que pour ça je vous rassure, mais me trémousser dans les montagnes du sous continent me ferait bien plaisir!!!🙂
tchao
Première destination touristique (France) comparée à la Thaïlande English translation pending
Nous sortions mardi de l'aéroport champêtre de sukkothai puis celui de Bkk avant de débarquer mercredi à 8h à CDG. Nous nous sommes amusés à comparer: l'accueil, la propreté, la politesse, la logistique bagages, les wc, les prix du café, la signalétique
et on se demande ce que pensent les thais friqués qui viennent chez nous la première fois
Transcription de mariage à l'Ambassade de France d'Ankara English translation pending
bonjour,
je voulais avoir des témoignages de personnes ayant fait transcrire leur mariage...je me suis mariée le 10 aout 2007en turquie et je dois maintenant le faire transcrire puisque j'ai la double nationalité. Je suis allée a l'ambassade de france d'ankara (très mal reçu) donc nous devons prendre rdv et il n'y a pas de place avant le 15/10, je me demandais si sa aller etre long? et compliquée...merci
je voulais avoir des témoignages de personnes ayant fait transcrire leur mariage...je me suis mariée le 10 aout 2007en turquie et je dois maintenant le faire transcrire puisque j'ai la double nationalité. Je suis allée a l'ambassade de france d'ankara (très mal reçu) donc nous devons prendre rdv et il n'y a pas de place avant le 15/10, je me demandais si sa aller etre long? et compliquée...merci
Premier voyage en Inde: budget, itinéraire, formalités... English translation pending
Bonjour à tous pour mon premier message içi.🙂
Je me présente, Hervé, 20 ans, j'ai toujours voulu voyagé et cet été j'ai travaillé 2 mois à Mac Do pour pouvoir enfin faire mon premier voyage, avec un ami, cependant je n'ai jamais voyagé en "indépendant" aussi je me pose pas mal de questions, ce pourquoi je demande humblement votre aide.
J'aimerais commender par l'Inde, qui m'a toujours fascinée, et qui a l'avantage d'avoir un peuple parlant trés bien l'anglais. Aimant beaucoup la marcher et voulant vraiment découvrir le pays par nous même, nous avons décidé de faire un itinéraire à pied et en train dans le Sud du pays. Pkutôt que de tout prévoir à l'avance, nous aimerions avoir un plan assez lache, qui nous laisse une grande liberté, sans reservation pour la nuit(nous pensions dormir chez l'habitant), histoire d'avoir un peu d'imprévu. Ceci amène donc mes questions:
Sans compter le billet d'avion, à votre avis, combien faut-il compter pour un voyage d'un mois en Inde pour 2(je pense partir de Bombay et faire une boucle), et en quelle monnaie(Dollard?), en considérant que je n'emmène que le stric minimum et que je ne compte pas faire d'excentricités(restos chers, boites de nuit dans les grandes villes...)?
Auriez vous, plus ou moins, une idée d'un 'itinéraire intéréssant au Sud de l'Inde (de la pointe Sud à Bombay environ), sachant que nous comptons marcher et prendre les train selon les situations, et ce pour aller de Bombay à la pointe puis revenir. Nous aimerions bien entendu voir le plus de diversité possible, des jungles, des monuments...Quels seraient "les choses à ne pas rater" si on peut dire.
Auriez vous une idée du prix des billets de train?
Quels sont en gros les formalités, les vaccins, et surtout le matériel qu'il faut pour aller en Inde? Produits contre les moustiques? Médicaments? Habits(ce sera l'été)?
Est-il possible de dormir chez l'habitant, et quelle est alors la coutume(don d'argent, achat d'un cadeau...)?, peut-on facilement camper dans le pays(et surtout sans risque) et y-a-t'il des sortes d'hotels pas chers(nous ne sommes pas difficiles)?Pour la nourriture que me conseillez vous(aucun de nous 2 ne se connaît d'alérgies)?
Quels seraient les choses indispensables à savoir sur l'Inde et ses coutumes pour ne pas "gafer" (dans le genre des vaches sacrés) et pour y passer un mois, quels seraient les dangers potentiels(insectes, serpents, vols...)?
Voilà, je sais que je pose beaucoup de questions(et ce n'est sûrement pas fini) dont les réponses peuvent vous sembler évidentes, mais pour moi, qui ne connais personne ayant voyagé en Asie, ce n'est pas du tout le cas, merci d'avance à tous ceux qui voudront bien me transmettre leur précieuse aide et m'aider dans mon projet.
Je me présente, Hervé, 20 ans, j'ai toujours voulu voyagé et cet été j'ai travaillé 2 mois à Mac Do pour pouvoir enfin faire mon premier voyage, avec un ami, cependant je n'ai jamais voyagé en "indépendant" aussi je me pose pas mal de questions, ce pourquoi je demande humblement votre aide.
J'aimerais commender par l'Inde, qui m'a toujours fascinée, et qui a l'avantage d'avoir un peuple parlant trés bien l'anglais. Aimant beaucoup la marcher et voulant vraiment découvrir le pays par nous même, nous avons décidé de faire un itinéraire à pied et en train dans le Sud du pays. Pkutôt que de tout prévoir à l'avance, nous aimerions avoir un plan assez lache, qui nous laisse une grande liberté, sans reservation pour la nuit(nous pensions dormir chez l'habitant), histoire d'avoir un peu d'imprévu. Ceci amène donc mes questions:
Sans compter le billet d'avion, à votre avis, combien faut-il compter pour un voyage d'un mois en Inde pour 2(je pense partir de Bombay et faire une boucle), et en quelle monnaie(Dollard?), en considérant que je n'emmène que le stric minimum et que je ne compte pas faire d'excentricités(restos chers, boites de nuit dans les grandes villes...)?
Auriez vous, plus ou moins, une idée d'un 'itinéraire intéréssant au Sud de l'Inde (de la pointe Sud à Bombay environ), sachant que nous comptons marcher et prendre les train selon les situations, et ce pour aller de Bombay à la pointe puis revenir. Nous aimerions bien entendu voir le plus de diversité possible, des jungles, des monuments...Quels seraient "les choses à ne pas rater" si on peut dire.
Auriez vous une idée du prix des billets de train?
Quels sont en gros les formalités, les vaccins, et surtout le matériel qu'il faut pour aller en Inde? Produits contre les moustiques? Médicaments? Habits(ce sera l'été)?
Est-il possible de dormir chez l'habitant, et quelle est alors la coutume(don d'argent, achat d'un cadeau...)?, peut-on facilement camper dans le pays(et surtout sans risque) et y-a-t'il des sortes d'hotels pas chers(nous ne sommes pas difficiles)?Pour la nourriture que me conseillez vous(aucun de nous 2 ne se connaît d'alérgies)?
Quels seraient les choses indispensables à savoir sur l'Inde et ses coutumes pour ne pas "gafer" (dans le genre des vaches sacrés) et pour y passer un mois, quels seraient les dangers potentiels(insectes, serpents, vols...)?
Voilà, je sais que je pose beaucoup de questions(et ce n'est sûrement pas fini) dont les réponses peuvent vous sembler évidentes, mais pour moi, qui ne connais personne ayant voyagé en Asie, ce n'est pas du tout le cas, merci d'avance à tous ceux qui voudront bien me transmettre leur précieuse aide et m'aider dans mon projet.
Hôtel à Bayahibe? (Sunscape, Casa Del Mar, Iberostar) English translation pending
Bonjour à tous,
j'aimerais avoir vos commentaires sur ces hotels.
J'avais vu l'hotel Oasis Canoa à la Romana, cependant je n'ai eu que des commentaires négatifs conernant la plage, beaucoup de coraux...
Or, toujours sur ce côté de la République, j'aimerais avoir des commentaires sur ces hotels.
Je sais très bien que le Iberostar est plus dispendieux, cependant, au Québec, est-ce qu'il vient quand même en spécial à un moment donné. Nous prévoyons partir pour le mois d'avril 2008, qui est loin encore.
J'apprécierais avoir vos commentaire sur ces hotels, si la bouffe est variée, propreté dans les hotesl et belle plage dans des forfaits tout inclus.
Merci à l'avance,
Bonne journée à tous
Manon🙂
Thaïlande...attention aux atm (distributeurs) espions English translation pending
Attention aux scans et autres installés sur ces machines ...ils peuvent vous copier la carte !
Un petit relookage de distributeurs et hop ! on y voit que du feu !
A droite l'atm maquillé...
😎
Un petit relookage de distributeurs et hop ! on y voit que du feu !
A droite l'atm maquillé...
😎
Reconnaître un passeport français valable pour les Etats-Unis (urgent) English translation pending
Salut,
C'est de la folie toutes les mesures pour l'entrée aux USA :( L'administration emploie indifféremment les termes electronique, biométrique, lecture optique, delphine du coup, personne ne sait me conseiller. Mon - gros - problème : j'ai un passeport d'urgence délivré en Mai 2007 et valable un an. Il a cette allure :
Il n'a PAS DE PUCE sur la page de couverture.
Puis-je me rendre aux USA pour tourisme avec ça ou il me faut un VISA ???
D'avance merci aux génies qui ont compris comment ce système fonctionnait...
C'est de la folie toutes les mesures pour l'entrée aux USA :( L'administration emploie indifféremment les termes electronique, biométrique, lecture optique, delphine du coup, personne ne sait me conseiller. Mon - gros - problème : j'ai un passeport d'urgence délivré en Mai 2007 et valable un an. Il a cette allure :
Il n'a PAS DE PUCE sur la page de couverture.Puis-je me rendre aux USA pour tourisme avec ça ou il me faut un VISA ???
D'avance merci aux génies qui ont compris comment ce système fonctionnait...
Prix du transfert en minibus Bangkok-Koh Chang English translation pending
bonjour
Je recherche des infos sur le prix des transferts en minibus (nous sommes 3)au départ du centre de bangkok (mon hotel est sur sukumvit)pour se rendre a ko chang . Je vais réserver un hotel le tropicana à KO CHANG.Qu'elle est le prix du minibus pour 3 et du ferry, existe il un package minibus ferry etc.....
Qui connait une compagnie de transfert sérieuse.
Je connais bien le service des minibus extra, cela plusieurs fois que je voyage en thailande, par contre auparavant je faisais mes réservations transfert minibus de FRANCE, trés cher.
D'ou ma recherche. A BIENTOT
Je recherche des infos sur le prix des transferts en minibus (nous sommes 3)au départ du centre de bangkok (mon hotel est sur sukumvit)pour se rendre a ko chang . Je vais réserver un hotel le tropicana à KO CHANG.Qu'elle est le prix du minibus pour 3 et du ferry, existe il un package minibus ferry etc.....
Qui connait une compagnie de transfert sérieuse.
Je connais bien le service des minibus extra, cela plusieurs fois que je voyage en thailande, par contre auparavant je faisais mes réservations transfert minibus de FRANCE, trés cher.
D'ou ma recherche. A BIENTOT