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Botswana en août 2010: c'est parti! English translation pending
by Ericarole · 2009-09-21 · 37 replies
Bonjour à tous,

Nous nous l'étions promis, au retour de notre boucle d'Afrique Australe en aout 2008, nous en avions rêvé depuis.

C'est décidé : On y retourne !!

Ca y est, le départ est donné et la première étape est franchie : les billets sont réservés : du 31 juillet au 27 aout Paris Jo'burg A/R. Objectif : le Botswana en self drive avec tentes sur le toit.

Le parcour n'est pas encore défini mais il y a déjà les grandes étapes : Maun pour l'Okavango en Mokoro, Moremi, Makgadikgadi, Nxai, Central Kalahari. Je ne sais pas encore si nous irons à Savuti et Sud Chobe ainsi qu'à Khutse et au Khama Rhino Sanctuary

Pendant un moment, nous avons caresser l'idée de faire cela en 3 semaines et d'aller une semaine a Sodwana bay en Afrique du Sud (bord de mer en dessous du Mozambique) pour plonger..mais cela va faire beaucoup de kilomètres et je nous souhaitons avoir un rythme moins soutenu qu'il y a deux ans... cependant l'idée n'est pas encore abandonné totalement.

A la lecture de tout ce que j'ai pu lire (hum, elle est belle celle là 😛), il semble que le self drive au Botswana soit bien plus sauvage, spartiate et délicat que ce que nous avions fait en Namibie. Si les 4 semaines "Bostwanesques" se révèleront être du même acabit que les 3 jours passés à Ihaha (Chobe Nord), il va nous falloir préparer cela très sérieusement.

D'où mon post chers amis, où j'en appelle à vos expériences multiples, j'ai moultes interrogations qui fusent :

- Un double cab "classique" est il suffisant où faut il du plus "lourd" ? (Land rover defender , toyota land cruiser ...) - Combien de nuits en camp à consacrer à chaque site ? - Quelles sont les bonnes adresses pour faire des étapes entre deux sites et dormir quelques fois en dur, histoire de remettre un peu d'ordre ? - Quels sont les bons ou incontournables points de ravitaillement ? (Si vous avez des bonnes adresses pour acheter de la viande...je suis preneur) - Que faut il éviter comme piste ou comme trajet ? ( soit parce trop long par rapport à l'automie, soit parce trop dure techniquement) -pour l'instant, nous ne sommes qu'un équipage- - Quelle agence ou société sérieuse (et sympatique) pour effectuer une incursion en Mokoro dans le delta, avec bivouac d'1 ou 2 nuits ? - Y a t-il des agences qui peuvent effectuer l'ensemble des réservations dans les campsites des parcs nationaux (je sens que cela va être la prise de tête...🤪) et qu'en est il de cette impossibilité à réserver en ligne par le site gouvernemental ?

J'ai déjà commandé le guide et les cartes de Veronica Roodt, je vais faire l'acquisition d'un GPS Garmin avec les cartes de Tracks4africa...mais rien ne vaut la bonne info vécue.

Merci à vous
Les grandes boucles nord-est et nord-ouest du Nord Vietnam English translation pending
by Larsay · 2009-09-16 · 54 replies
Bonjour

Il y a un an, j'ai poste 2 longs messages "Grand tour du nord-est du Vietnam" et "Grand tour du NO du Vietnam". Depuis ce temps, je ne cesse de continuer a sillonner le nord avec mon fidele chauffeur Minh, de decouvrir de nouveaux endroits, de nouveaux "trucs" a faire -et a ne pas faire, a dormir dans de nouveaux hotels, etc. A chaque retour, j'ai complete mes notes (en fait, encore aujourd'hui). Je pense qu'il est donc temps de vous communiquer toutes ces infos, bien plus completes qu'il y a un an. Donc, VOILA ! 😏

LE NORD-EST DU VIETNAM

Le lac Babe Langson / Cao Bang et les chutes de Ban Gioc Les H’mongs noirs de Dong Van

Cette boucle du Nord-Est vous emmène dans 3 endroits magiques : le lac Babe, la route entre Cao Bang et les chutes de Ban Gioc, et la route des nids d’aigles des H’mongs noirs (Ha Giang-Dong Van-Meo Vac). Toute la région est complètement différente du Nord-Ouest. Alors que celle-ci ressemble aux Alpes (les français l'appelaient d'ailleurs "Les Alpes tonkinoises"), plus on s'approche de la frontière chinoise, plus le Nord-Est ressemble aux Dolomites, mais des Dolomites couvertes de jungle, un capharnaüm de pitons calcaires de toutes tailles et formes sur des milliers de kilomètres carrés, avec de petites vallées verdoyantes où l'on cultive surtout le mais et le tabac. Peu de touristes dans des paysages spectaculaires qui font parfois penser à une autre "Baie d'Along Terrestre". La région au nord de Ha Giang, un désert minéral de pierres noires et de canyons vertigineux, est une des plus sauvages qu’il soit au monde.

LE LAC BABE

Le lac Babe est un endroit magique, heureusement hors des circuits touristiques organisés. Il s’agit de 3 « pétales » (d’où le nom Ba Be, “Trois baies”) relié par un goulet, dans lesquelles se jettent des pitons calcaires couverts d’une jungle impénétrable – donc pas de route pour en faire le tour- ce qui explique son isolement relatif. Sur les bords, un seul village, sans aucun intérêt : Po Lu.

Y ALLER

Pas de tours organisés en minibus. C’est donc la voiture privée, la moto, ou les bus publics. En 3 jours Hanoï-Babe-Hanoï, il y a un circuit à faire, très beau, que voici :

- A l’aller, prendre la route No 3 Hanoï-Tay Nguyen. Partir de bonne heure pour voir à Tay Nguyen le magnifique Musée des Minorités, 2 fois plus grand que celui de Hanoï, et complètement ignoré des touristes (5000 dong). Attention : il est fermé de 11h30 à 14h et le lundi, il faut donc partir de Hanoï vers 7h pour pouvoir visiter le musée le matin ; si vous le visitez l’après-midi, vous arrivez à Babe à la nuit tombée. Continuez ensuite sur Bac Kan et Phu Thong, où vous bifurquez sur la 258 direction Cho Ra. La route entre Bac Kan et Cho Ra est très sinueuse, mais très belle (compter 4h). Les guides Lonely Planet et Co, toujours aussi pleins d’informations trompeuses, vous disent qu’il y a des hôtels à Cho Ra; oubliez, c’est a 17 km du lac et le seul moyen d’aller sur le lac, ce sont les moto-taxis a 70 000 dong aller simple (beaucoup plus si vous ne savez pas négocier). De Cho Ra, prendre la petite route direction Babe, descendre la montagne, tourner à droite après le pont, et s’arrêter à Pac Ngoi, village thaï plein de charme où passer d’excellentes nuits.

- Au retour, suivre la route longeant la rivière de Pac Ngoi et rester sur votre droite. Après un petit col (magnifique panorama), la route serpente entre rizières et montagnes, sans un touriste en vue, et arrive à Bang Lung (Cho Don) -sale manie vietnamienne d’avoir des villes avec 2 noms, celui de la ville et celui du canton, changeant selon les panneaux aussi bien que les cartes, d’où nécessité de connaître les 2. Prendre ensuite la 254 direction Yen Do, où vous rejoignez la 3 pour Tay Nguyen et Hanoï.

En bus public, c’est très compliqué. Je recommande donc de faire le circuit de 3 jours en 4x4/chauffeur.

- A l’aller, prendre le bus (6h – 55 000 dong) pour Bac Kan, où vous arrivez 4 heures plus tard. Il y a aussi un bus à midi, mais vous ratez la connexion Bac Kan-Cho Ra et devez passer une nuit à Bac Kan. A Bac Kan, bus pour Cho Ra (70 000 dong), puis mototaxi pour Pac Ngoi (70 000 dong).

- Au retour, un minibus passe –en principe- à Pac Ngoi à 7h30 (70 000 dong) et vous emmène à Bac Kan où vous prenez le bus pour Hanoï. Sinon, c’est la moto sur Cho Ra et retour Bac Ha-Hanoi.

OU DORMIR ET MANGER

Chez les Thaïs blancs à Pac Ngoi. Charmant petit village de maisons sur pilotis au bord de la rivière. Les villageois vous reçoivent chez eux. Je dors toujours à la Maison Duy Tho, (tel. 0281 389 4133). Patron super sympa baragouinant quelques mots d’anglais et français, lits avec matelas (et non nattes en bambou) en dortoir et chambres séparées, et, surtout, la patronne est une cuisinière émérite (et le dîner copieux). Je me régale à chaque fois ! Prix par personne : chambre 60 000 dong ; pt déjeuner 30 000, déjeuners et dîners à 60 000. Bicyclettes gratuites pour se ballader le long de la rivière (succession de petites plages toute mignonnes). Le patron a son bateau pour l’excursion à faire.

QUOI VOIR

Une magnifique journée en bateau commençant par la traversée du lac du sud au nord. Le bateau coûte 3-400 000 dong quelque soit le nombre de personnes, donc, essayer de le partager avec d’autres touristes sur place. Vous remontez la rivière Nang jusqu’à un endroit extraordinaire, la grotte de Hang Phuong, un gigantesque tunnel de 300m de long par 30m de haut que la Nang a creusé pour traverser la montagne. Impressionnant travail de la Nature ! Vous descendez ensuite la rivière -un rêve de photographe- pour aller aux chutes de Dau Dang, à 2 km à pied d’un petit village-bout-du-monde où vous déjeuner chez la fameuse Pirath, une maîtresse-femme célèbre comme la meilleure cuisinière de la région (essayer ses saucisses fumées ; divines !). Depuis juin 2009, Pirath peut coucher des touristes ; le calme intégral et l’authenticité idem !

POUR LES AVENTURIERS

Ca faisait un bout de temps que je me doutais qu’il y avait des choses passionnantes à voir dans les montagnes au nord du parc national (pas dans le parc à cause du permis et du guide obligatoires). Je ne m’étais pas trompé ! Donc, voilà le topo (emmener une boussole):

1) Prendre le bateau vers la grotte et s’arrêter au débarcadère avant d’arriver à la grotte , prendre la route en terre jusqu’au village, et y acheter local bière, café, et sucre, car les habitants du village Dao où l’on peut coucher dans les montagnes, Cao Trung, sont très pauvres et rien n’est vraiment organisé pour les touristes. Acheter aussi du thé pour les locaux qui vous invitent chez eux au passage, ainsi que des bonbons/biscuits/stylos pour les enfants ; vous serez accueillis comme des dieux ! Traverser le pont et, en face à gauche, prendre la piste qui démarre tout droit vers le nord à flanc de colline ; vous allez tomber sur un dédale de pistes, donc demandez « Cao Choung » à des gens de passage, ils pointeront la direction. Ça ne grimpe pas trop dur, et les paysages deviennent de plus en plus beaux. Au bout de 2 heures et demie-3 heures plein nord, on arrive en plein Moyen Age dans un village de carte postale, Cao Trung. Authenticité garantie ! Le chef du village, monsieur TRUNG (tel : 0281 322 12422) vous accueille chez lui ; lits confortables, douche froide dehors, toilettes à la turc, le tout pour 50 000 dong par personne. Repas corrects, à l’alcool de riz, que le chef aime beaucoup (même prix). Pour plus de sûreté, demander à Duy Tho de Pac Ngoi d’appeler M. Trung pour le prévenir de votre arrivée

2) Le lendemain, continuez la piste et restez sur votre droite pour grimper tout en haut de la montagne, chez les H’mongs ; vous leur demandez à manger (20 000 dong fera l’affaire). Paysages absolument magnifiques à perte de vue. Redescendre sur le village Dao, puis retour sur la rivière Nang par la même piste. A mi-chemin, vous appelez le patron du bateau pour venir vous chercher et vous ramener à Pac Ngoi.

3) Fantastique pour les plus hardis : partir de bonne heure (pas après 8h) de Cao Trung et continuer la piste qui traverse le village. A la boussole, dirigez-vous vers l’ouest ; vous naviguez entre les Thaïs, les Dao, et les H’mongs en pleine sauvagerie (dans le village H’mong où on m’a offert une tasse de thé –quel sens de l’hospitalité, ces H’mongs ; Ils sont vraiment merveilleux ! ils n’avaient jamais vu des lunettes de soleil... Toute la famille les a essayées et, après, ils sont allés chercher les voisins). C’est un labyrinthe de pistes, donc, en route, demandez « Dau Dang » et on vous pointe la direction. Vous débouchez sur une grande vallée ; passer de l’autre côté ; quand vous voyez une falaise sur votre gauche, prendre la piste qui y conduit (vous descendez maintenant plein sud pour rejoindre la Nang un peu avant les chutes). La piste grimpe à flanc de falaise jusqu’à une échancrure et vous redescendez de l’autre côté, sur la rivière. ATTENTION, la descente est très dure, à flanc de falaise avec juste une trace de piste pendant une bonne heure ; n’essayez surtout pas de couper tout droit au sud, c’est la chute de 100-200m garantie ; rester sur le semblant de piste. On n’est bien content de voir la rivière. A cause de cette descente infernale, RESERVÉ AUX BONS TREKKERS, mais ça vaut chaque minute ... et Sapa !

LA RÉGION DE CAO BANG

LANGSON

La route No 1, la fameuse Route Mandarine qui commence à Camau dans l’extrême Sud, mène à Langson, une des portes de la Chine et, pour les historiens, le Sedan français du Vietnam avec la défaite contre les Pavillons noirs qui a provoqué la chute du gouverne-ment Jules Ferry en 1872, le massacre de la garnison française par les japonais en 1945, et le désastre de Cao Bang -voir plus loin- en octobre 1950. La route Hanoi-Langson n'est pas très intéressante et il a peu à visiter à Langson (une pagode et une grotte), mais j'y ai découvert un endroit étonnant:

je savais par mes nombreuses lectures que, du temps des français, Lang Son était imprenable –d’où la honte de son évacuation après le désastre de Dong Khé en octobre 1950- à cause des formidables fortifications dominant la ville. Après de multiples bunker phap o dau ? (« où sont les bunkers français ? »), j’ai fini par trouver, et c’est époustouflant. En plus de la vue magnifique de toute la vallée, même concassés –par les chinois en 1979- les restes sont impressionnants de puissance, avec de gigantesques morceaux de parois de blockhaus de 2-3 mètres d’épaisseur et ses casemates sous-terraines bétonnées. Il faut « admirer » la puissance des explosifs modernes pour projeter en l’air de gigantesques blocs pareils ! Donc, à faire si vous traînez dans le coin… Pour y aller, trouvez la grande rue Trang Hang dans la banlieue ouest de Lang Son puis tourner à gauche sur la petite rue Duong Déo Giang ; elle serpente dans les montagnes (vous en aurez une sur votre gauche avec 2 grandes tours radio) et contourne celle où il y avait le fort, invisible à distance ; à un moment, la route monte et, en plein milieu à droite d’un virage gauche avant un grand panneau indicateur bleu foncé dont les indications sont illisibles, vous avez un petit chemin de terre menant à une aire de parking ; vous marchez en haut du mont, contournez les vestiges du fort pour passer par derrière et grimpez entre des blocs monstrueux jusqu’à la plateforme supérieure.

Si vous devez passer une nuit à Langson, voilà les 2 meilleures adresses :

- Hotel Van Xuan, au bord du lac. Chambres impeccables à 250 000 dong simple/double, 300 000 triple. Celles en bout de couloir (206, 306, 406, etc.) ont un balcon sur le lac et les pics calcaires. 09 12 19 03 60 vanxuanhotel@hn.vnn.vn

- Restaurant New Century, à 2 pas du Van Xuan, avec terrasse sur le lac. Une institution avec un menu invraisemblable incluant même des abeilles frites et du steak de chameau chinois. Attention, le menu en anglais n’a pas les prix, et certains poissons coûtent 350 000 dong le kilo, donc demander les 2 menus, en viet (qui a les prix) et en anglais.

DONG KHÉ

La RC 4 commence à être belle à partir de That Khé. Le cadre de Dong Khé est très beau, avec ses pics calcaires. C’est là qu’en octobre 1950 a sonné le glas de la Guerre d’Indochine :

Beaucoup de touristes font la route de Langson à Cao Bang sans trop savoir –ou pas du tout- ce qui s’y est passé en 1950. Et pourtant, le 7 octobre 1950 devrait être une date capitale dans l’histoire du monde moderne : en effet, pour la première fois, un peuple colonisé en rébellion a fait subir à une armée de colonisateurs une défaite sanglante qui, en ce qui concerne la France, a annoncé la conclusion inéluctable, reculée de 4 ans par la bêtise des gouvernements de l’époque : Dien Bien Phu. En fait, la Guerre d’Indochine a été perdue le 7 octobre 1950.

LES ACTEURS: Du coté asiatique: Ho Chi Minh et Giap, qui sont enfouis dans les calcaires du Nord Est, des bandes Vietminh sans rien, et Mao qui est en train de repousser les troupes de Chang Kai Check sur la frontière sino-vietnamienne.

Du coté français, un gouvernement ignorant tout de l’Indochine, mais aimant beaucoup les milliards qu’elle rapporte, des gros capitalistes installés en Indochine (Banque d’Indochine, Brasseries et Glacières d’Indochine, Michelin -les plantations de caoutchouc- etc.), bien pourris, qui bloquent toutes réformes pour continuer à se remplir les poches, et un Corps Expéditionnaire, les meilleures troupes du monde de l’époque -45% d’anciens SS dans la Légion, tous les Seigneurs de la Guerre qui deviendront célèbres: Bigeard, Jean-Pierre, Faulques, Elie de Saint Marc, Ponchardier (ben oui, le future auteur des romans de la Série Noire “Le Gorille”), Vandenberg, “Le Seigneur du delta”, etc. , anciens résistants ou troupes de la 2e DB de Leclerc et de la 1ère Armée de de Lattre, sans oublier les redoutables guerriers qu’étaient les Tabors marocains. Malheureusement pour eux, ce merveilleux outil militaire est commandé par une nullité, mais très doué pour magouiller au Ministère de la Guerre, le Général Carpentier, que de Lattre avait viré pour incompétence en 1944. Cet énergumène considère qu’il n’a à connaître ni le terrain, pourtant capital dans une guerre comme celle-là, ni la troupe : c’est l’affaire des subalternes. Lui, il doit rester dans son bureau climatisé de Saigon et faire des synthèses, superbes rapports bien léchés expliquant au gouvernement que tout allait de mieux en mieux (curieux comme l’histoire se répète ; ce sont les mêmes mensonges perpétrés par les généraux US pendant la Guerre du Vietnam, avec les mêmes résultats). En fait, juste avant le désastre, ce crétin affirmait au gouvernement qu’il “avait la situation bien en main et pourrait vraisemblablement renvoyer des troupes en France sous peu”. Le résultat de cette nullité : en 1950, il n’avait encore jamais mis les pieds au Tonkin, sauf pour une rapide visite de Hanoï.

LE CADRE Le Nord-Est, qui, à partir de Dong Khé, est un capharnaüm de pics calcaires couverts de jungles et truffés de grottes, sillonnées de petites routes et de pistes qui ne sont que d’immenses coupe-gorges. L’artère principale, c’est la fameuse Route Coloniale No. 4 (RC4) qui longe toute la frontière de Chine de Monkai, au nord de la Baie d’Along, jusqu’à Cao Bang. C’est une route super-stratégique car elle contrôle les 3 seules portes de la Chine au nord du Tonkin: Mon Cai près du Golfe du Tonkin, Lang Son au centre, et Cao Bang au nord-est. Qui la contrôle bloque tout le trafic routier entre la Chine et le Tonkin. De Langson à Dong Khé, à mi-chemin entre Langson et Cao Bang, la route sillonne une vallée bordées de collines cultivées, et ne présente pas de points particulièrement dangereux. A partir de Dong Khé, c’est le coupe-gorge intégral : la route longe la rivière avec, à plomb sur la route à gauche, les pics calcaires couverts de jungle, et à droite, idem sur la rivière. Toute manoeuvre y est impossible. Un petit canon de montagne dans une grotte dominant la route –et il y en a des centaines- détruisant les camions de tête et de queue d’un convoi, et BOOM, plus de convoi. C’est ce que Giap savait bien, et Carpentier pas du tout, vu qu’il n’y avait jamais mis les pieds et, de toute façon, refusait d’écouter les nombreux officiers, eux bien au courant de la situation, qui prédisaient une catastrophe et préconisaient l’évacuation.

LES PREMICES Début 1950, les troupes de Mao arrivent à la frontière du Vietnam, repoussant les troupes nationalistes au Nord Tonkin, que les français parviennent à désarmer, et en Thaïlande du Nord, où elles s’installent dans le Triangle d’or, et en plus des plantations de thé, organisent le trafic d’opium, dont elles contrôleront 80% de la production mondiale dans les années 60-80. Mao a maintenant récupéré les gigantesques dépôts d’armement américains et les camps du Yunnan, où il invite Giap à former des divisions entières, entraînées et surarmées par ses généraux. Les services secrets français, pas plus nuls que les autres, sont parfaitement au courant de la situation et en informent l’Etat Major, qui ne fait rien à part envoyer la Légion à Cao Bang (le célèbre 2e BEP sous les ordres d’un célèbre guerrier, le Colonel Charton) et dans les postes le long de la RC4, que le Vietminh ne cesse de harceler. Certains convois de ravitaillement perdent jusqu’à 80% de leurs camions entre Dong Khé et Cao Bang.

LE DRAME Le 17 septembre 1950, c’est le coup de semonce : les viets s’emparent de Dong Khé et coupent la RC4 en deux. Carpentier décide donc de l’évacuer jusqu’à Langson, ce qui était fort possible par pont aérien, mais, toujours aussi futé, il décide que cela se fera….par la route. Son plan est qu’une colonne dirigée par Lepage, un colonel d’artillerie (!!!!) remontera la route à partir de Langson, reprendra Dong Khé, et rencontrera ensuite la colonne de Cao Bang. Donc, tout ce beau plan repose sur le fait que Dong Khé sera repris.

Charton quitte donc Cao Bang en emmenant tous les civils –ce qui explique en grande partie l’échec de l’évacuation, et il le savait mais avait refusé de les abandonner à un sort certain. Bien entendu, rien ne passe comme prévu : Lepage ne peut pas reprendre Dong Khé, malgré l’héroïsme des parachutistes du 3e BPC, et la route reste donc coupée ; de plus, Lepage se fait tronçonner par des Vietminh super-entraînés et, au lieu de secourir Charton, c’est maintenant lui qui lui demande de venir à son secours. Charton quitte la RC4 pour prendre une piste contournant Dong Khé avec ses 2000 civils, dont pas un seul ne réchappera, le rendez-vous des deux colonnes devant se faire dans la petite vallée de Coc Xa. C’est le rendez-vous de la mort. Cerné par le Vietminh, les 2 colonnes y sont anéanties le 7 octobre 1950 -d’où le terme militaire bien connu « se faire coxé ». Une dizaine d’hommes parviendront à rejoindre Langson après avoir erré des semaines dans la jungle ; quant aux autres, ils sont morts, ou connaîtront les terribles camps vietminh dont de Saint Marc, qui a connu les deux, dira qu’ils étaient pires que les camps de concentration nazis; seuls quelques officiers et hommes de troupe squelettiques -surtout nord-africains, maintenant bien endoctrinés à la guerre anti-coloniale- seront libérés en 1951 à l’arrivée de Lattre, nommé Commandant en Chef et Gouverneur de l’Indochine, où lui et son fils Bernard laisseront l’un sa santé, et l’autre sa vie sur le piton de No Nuoc à Ninh Binh.

LA HONTE Après le drame, la honte intégrale, la panique noire des français. Alors que Langson était imprenable, Carpentier décide de l’abandonner « par surprise », donc en ne faisant sauter ni les énormes forts ceinturant la ville, ni les dépôts de tout, qui sont tellement gigantesques qu’ils suffiront à alimenter les troupes de Giap pendant 1 an. De Lattre sauvera la situation en 2 batailles sanglantes : Vin Yenh à l’ouest de Hanoï et Mao Khé au nord, mais, dès le 7 octobre, la guerre est perdue, Giap contrôlant maintenant toute la zone nord-est d’où hommes -y compris de nombreux techniciens chinois et même, de l’avis de beaucoup, des troupes- et surtout convois de ravitaillement passeront sans problème jusqu’à Dien Bien Phu.

UNE PETITE REVANCHE : L’OPÉRATION HIRONDELLE (17 juillet 1953) Donc, le Vietminh est, depuis octobre 1950, bien retranché dans les formidables fortifications de Lang Son, où il a accumulé tout le matériel chinois qu’il faut. En 1953, le général Navarre, nouveau commandant-en-chef du Corps Expéditionnaire décide d’une opération aéroportée qui fait encore le sujet d’un enseignement dans les écoles de guerre du monde entier. Le 17 juillet à 8h, 2 bataillons de parachutistes, le 6e BPC de Bigeard et le 8e Choc de Tourret, sautent par surprise sur la ville, foncent sur les grottes où est entassé le matériel vietminh, et en détruisent plus de 5000 tonnes. A 16 heures, tout est terminé et les parachutistes rentrent à Hanoi par la route, accompagnés de centaines de civils Viets pas plus heureux que ça du Paradis Communiste. Fou de rage, le général Giap rappelle ses divisions d’élite pour leur couper la route, mais il est trop tard

Il ne reste rien des forts français de Dong Khé à part un petit blockhaus en moëllons (il faut dire que les chinois ont tout fait sauter tout le long de la frontière quand ils ont évacué la région –moins 50 000 hommes- en 1979). Par contre, à 17 km au nord du bourg, j’ai visité un endroit très intéressant, le QG de Ho Chi Minh et Giap pendant la bataille de la RC4. Une belle route (très bien indiquée par un immense panneau au milieu de Dong Khé), qui sillonne entre les pitons calcaires de la région, mène à un petit village, Duc Long, où se trouve un beau musée des évènements, avec photos d’époque ; dans la montagne à gauche, couverte de jungle, un immense complexe de grottes abritait le QG ; indétectable par avion ! Un joli détour si vous faites Lang Son – Cao Bang en 1 jour.

Pour les curieux de l’histoire, on peut aller à Coc Xa, une très belle petite vallée entourée de pitons calcaires ; la piste en terre part à gauche à 2 km après Dong Khé, mais elle est très mauvaise sur toute la montée.

CAO BANG

DORMIR:

Rarement vu une ville aussi sale, laide, et ennuyeuse! Je signale que l’hôtel Than Loan fait payer les touristes 120 000 dongs de plus que les vietnamiens pour les mêmes chambres (en plus, une femme de chambre m’a volé le chargeur de ma caméra, croyant sans doute que c’était un chargeur de portable, donc facile à “mettre au clou”). Je conseille donc un nouvel hôtel, le Huang Sen, juste avant le grand marché couvert, à 5mn à pied du pont. Tel 85-46-54. 8 étages donnant sur la rivière et un petit jardin public. Ascenseur. Les chambres sur le jardin ont un grand balcon. Calme assuré. Pas d'anglais. Les prix ($10-20) n'incluent pas le petit déjeuner, mais restaurant au rez-de-chaussée.

MANGER

Le problème, c'est pour manger. Curieusement, Cao Bang compte de nombreux bars-karaokes, tous décorés avec des guirlandes de petites ampoules multicolores, mais aucun restaurant digne de ce nom. Etant resté 4 nuits, j'ai tout de même trouvé les 2 meilleurs :

- Men Quyen, le plus populaire de Cao bang, juste derrière le marché couvert. Large choix de plats vietnamiens. Personne ne parle anglais, mais les plats principaux sont sous présentoir en verre; il suffit donc de les pointer du doigt. Nous recommandons le canard (vit). Compter 10 000-15 000 dong par plat.

- Restaurant de l'hôtel Huong Sen : comme pour le précédent, pas d'anglais et on pointe du doigt ce que l'on veut manger. Bon poisson frit, et une rareté au Vietnam : d'excellentes rondelles de pommes de terre sautées a l'ail.

ATTENTION: dans toute la région, on se couche avec les poules; si vous vous pointez dans un restau après 20h, vous aurez droit aux restes...s’il y en a !

A VOIR AUTOUR DE CAO BANG

Il faut rester au moins 2 nuits à Cao Bang pour voir les environs, qui sont magnifiques, avec trois points forts : les lacs de Thang Hen, les chutes de Ban Gioc, et Pac Bo.

** Les 36 lacs de Thang Hen (26 km au nord de Cao Bang).

La légende des 36 lacs

La légende veut que la mère d'un jeune homme beau et intelligent, Chang Sung, ait rêvé que son fils devienne mandarin de l'empereur et marie une très belle jeune fille. Le fils passe brillamment l'examen du mandarinat et est convoqué à la Cour. Pour finaliser son rêve, la mère choisit la femme de Chang Sung, Blooc Luong ("Fleur Jaune") et arrange hâtivement un grand mariage. Très occupé avec la belle Luong, le jeune homme oublie la convocation de l'empereur jusqu'à la veille de l'entrevue. Il demande donc aux forces magiques de lui donner le pouvoir de sauter à grandes enjambées jusqu'au palais. Hélas, sans doute déboussolé par ses nuits de noce, il saute 36 fois dans tous les sens, créant 36 cratères et finissant épuisé en haut du col de Ma Phuc, où il meurt et est transformé en rocher. Les cratères se remplissent d'eau à la saison des pluies et deviennent les 36 lacs de Thang Hen.

En fait, les 36 lacs n'existent qu'à la saison des pluies. En temps normal, seul le plus grand reste. Son niveau descend au point où il découvre l'entrée d'une très grande grotte accessible par bateau de l'hôtel (100 000 dong pour 2h de ballade). Très belle excursion et, pour les amoureux du calme, de la nature, de belles promenades dans les calcaires.

La route principale continue vers Tra Linh et le poste frontière de Hang Pao, devenant de plus en plus épouvantable. Sans intérêt, a part le marché aux buffles de Tra Linh tous les 5 jours.

Pour y aller (et y séjourner) : Traverser le pont de Cao Bang et prendre la direction du col de Ma Phuc (excellente route - # 3 - toute neuve, offrant un panorama spectaculaire), puis à gauche direction Tra Linh. A quelques kilomètres de l'intersection, large panneau à gauche indiquant les lacs de Thang Hen (4km de petite route superbe). Péage juste avant la fin de la route (10 000 dong). On arrive dans un complexe de maisons thaïes flambant neuf : chambres (120 000 dongs pour les petites, 160 000 pour les grandes), restaurant (menus de 80 000 a 150 000 dongs), bar-terrasse, le tout dominant le lac principal. Très bel endroit; calme intégral; sûrement de belles ballades à faire autour. J'ai regretté d'avoir laissé les bagages à Cao Bang.

** Les chutes de Ban Gioc (96 km au nord-est de Cao Bang).

L'un des sites les plus célèbres du Vietnam. Une route TRES spectaculaire arrive dans une vallée au milieu de laquelle les chutes s'étalent en trois niveaux sur plus de 300 mètres de large. La frontière chinoise passe au milieu des chutes et de la rivière, donc passeport obligatoire. Il n'est plus besoin de payer le permis (100 000 dong) au poste de police de Cao Bang (où ils prennent d'ailleurs 60 000 dong de plus !). On produit son passeport et paie au poste frontière en face des chutes. Si le côté chinois est super-organisé (hôtels, restaurants, escaliers, etc.), il n'y a rien du côté vietnamien, à part des cahutes de curios (mais il y a maintenant un petit restaurant à droite du poste, donc plus besoin de préparer un panier pique-nique à Cao Bang). La partie gauche des chutes étant partiellement cachée, des radeaux de bambou vous emmène au milieu de la rivière (et pas un millimètre plus loin : c'est en Chine!) pour les voir dans toute leur splendeur.

Au retour, tourner à gauche (petit panneau) au milieu du premier petit village pour visiter la grotte de Ngom Ngao. Enorme, elle s'étend sur 3 kilomètres, jusqu'aux chutes. On ne visite que les 400 premiers mètres, avec guide (50 000 dong), mais, si vous insistez, il vous emmènera jusqu'a "l'entrée secrète" des chutes (2 heures de marche AR).

Pour y aller : reprendre le col de Ma Phuc et, après le col, prendre la route de droite jusqu'a Quang Huyen, puis la No. 206 direction Trung Khanh-Ban Gioc.

La cave de Ho Chi Minh à Pac Bo (56 km de Cao Bang).

Pour les passionnés d'histoire. Grotte-refuge d'Ho Chi Minh pendant la 2e Guerre mondiale. Bonne route, mais moins belle que les 2 précédentes, dans une vallée de champs de maïs et de tabac. La route se termine à Pac Bó. A gauche de l'entrée du parking, petit musée de photos et "possessions" d'Ho Chi Minh. Le parking, où se pressent marchands de nourriture, boissons, et curios, est bordé par une petite rivière baptisée "Rivière Lénine" par l'Oncle Ho (le pic calcaire la dominant étant le "Pic Karl Marx" !!!). Un chemin mène à la hutte du révolutionnaire. Curieusement, elle est en Chine -bien pratique pour échapper aux français au cas où...-. Pour éviter les embrouilles, je vs conseille tout de même de passer la “frontière” (un petit panneau l’indique) que s’il n’y a pas de viets autour; on ne sais jamais! En redescendant, un escalier à droite monte à la grotte (celle-là au Vietnam), une fente dans le piton calcaire. Pas étonnant que les français ne l’aient jamais trouvée ! C’est là qu’en 1946, HCM a réuni les cadres du Vietminh et déclaré l’indépendance du Vietnam -et décidé le massacre systématique de tous les nationalistes vietnamiens non communistes, notamment les Daï Viet (petit détail ignoré des livres d’histoire « bien-pensants »).

Pour y aller : Prendre la route de gauche après le pont de Cao Bang (Route # 203) jusqu'au bout.

Note : en partant tôt le matin, il est possible de faire les lacs de Thang Hen et Pac Bo dans la journée, à condition d'avoir les reins solides pour aller de Tra Linh a Pac Bo.

HA GIANG– DONG VAN – COL DE MA PI LENG - MEO VAC LES NIDS D’AIGLE DES H’MONG NOIRS

Le bout du monde vietnamien ! Région extrêmement sauvage de pitons calcaires, aiguilles de granit noir (les locaux les appellent les “forêts de pierre”), canyons vertigineux, panoramas époustouflants, et des H’mong noirs. Les hommes y sont tous habillés en noir, parfait camouflage au milieu des rocs de granit, et beaucoup portent un béret basque; une race de guerriers durs, indomptables, farouches partisans des français durant toute la guerre d’Indochine, qui ont défendu leurs vallées complètement isolées contre les vietnamiens, leurs ennemis traditionnels, jusqu’en 1959, 5 ans après Dien Bien Phu, et ont été vaincus seulement à cause du manque de munitions. A voir absolument, surtout pour la portion Dong Van-Meo Vac, reconnue à juste titre comme la route la plus spectaculaire du Vietnam; on se croirait parfois au plus haut des Andes péruviennes.

ATTENTION : La région est sous contrôle militaire. Pour pénétrer à l’intérieur, il faut donc un permis ($10). Le permis ne peut s’acheter qu’à Ha Giang. Présenter son passeport au Service de l’immigration de Ha Giang, situé à gauche de l'Office du Tourisme. Ne vous amusez pas à y pénétrer sans permis, il n’y a pas de contrôle sur les routes, mais il est exigé dans les hôtels et les fklics, toujours très bien renseignés au Vietnam, peucvent faire irruption dans votre chambre à n'importe quelle heure pour vous sortir manu militari.

HANOI - HA GIANG - HANOI

Au départ de Hanoi

- En véhicule privé : Bonne route direction Vinh Yen, Vietri (Route No. 2), mais sans grand intérêt, traversant la plaine de la Rivière Rouge. La route ne devient belle que lorsque les montagnes commencent.

- En bus publics : Bus de nuit (150 000 D) flambant neufs très confortables (couchettes) partant de la gare de My Dinh à 21h ; retour Ha Giang-Hanoï à 21h. Attention: les bus de nuit sont gérés par une compagnie privée, donc les bus Ha Giang-Hanoi partent non pas de la station de bus de Ha Giang, mais en face des bureaux de la société au 405 rue Nguyen Thai Hoc : Réservations indispensables (Tél. 0913 271 384 et 0979 384 384). Les bus Ha Giang-Hanoi s’arrêtent à My Dinh (banlieue ouest de Hanoi), Luong Yen (dans Ha Noi) et Gia Lam (banlieue est) ; vous devez donc demander l’arrêt à Luong Yen(mototaxi Luong Yen-Hoan kiem 30 000 D).

- Au départ de Cao Bang : Excellente et magnifique route (No. 34), refaite en 2009 (voir le grand paragraphe ci-dessous "un itinéraire fantastique : Ha Giang - Dong Van - Meo vac - Babe). A noter après Tinh Tu une gigantesque excavation, une mine d’étain exploitée depuis des temps immémoriaux. Si vous y aller en bus publics, ce sont de vieux bus donc attention aux reins !

- Lao Cai – Ha Giang : bus de jour à la station de Ha Giang ; départ à 6h30 (80 000 D). En voiture privée, la route passant par Hoang Su Phi est extraordinaire, mais actuellement en pleins travaux, donc vérifier à Lao cai si elle est praticable. Sinon, c'est la route No. 4E sur Pho Lu, No. 70 Sud sur Pho Rang, No. 279 Pho Rang-Viet Quang (65 km) qui rejoint la # 2 Hanoï-Ha Giang à Viet Quang.

LA VILLE DE HA GIANG

Jolie capitale régionale au bord de la rivière Lo. Etape obligatoire avant de pénétrer dans le pays H’mong Noir de Dong Van-Meo Vac.

Office du Tourisme

103 Duong Tran Hung Dao. Tel. 0219 3875 288. Pas d’anglais et des brochures en chinois et en viet: L’office organise des excursions en Chine de 1 jour (Ma Ly Po) à 3 jours (Ma Li Po-Chau Van Son-Pho Gia Hac) et plus; documentation en vietnamien, donc voir avec l’hôtel.

Dormir et manger

Une trouvaille récente (sept 09), le nouvel hôtel Ha Giang Resort & Spa, à 5 km du centre de Ha Giang sur la route de Dong Van. 5 (10 en mai 2010) grands (20m2) bungalows avec terrasse sur la rivière et les montagnes, restaurant (terrasse et intérieur) dans une maison thaïe en bois, centre Spa avec sauna (30 000 D), massages et bain d’herbes (60 000 chaque), le tout au milieu de beaux jardins. Bungalows sur la rivière : 260 000 et 280 000 D: petits-déjeuners 30 000 D, dîner 80 000 D. Location de motos 200 000 D, kayaks 60 000 D/h. Le directeur parle bien l’anglais.

Pour vous régaler, je recommande également le restaurant Thuy Son, à la sortie de Ha Giang sur la route de Dong Van. Excellents poissons, et, si vous y allez vers 18h, le “Tout Ha Giang ” s’y retrouve pour boire de la bière à la pression –et dîner, donc il est préférable que vous y alliez vers 19h.

BOUCLE HA GIANG -DONG VAN-MEO VAC-HA GIANG (333 km)

A partir de Ha Giang, une bonne route goudronnée, la # 4C, monte sur Dong Van, situé à 158 km. On monte un premier col: en haut du col, une étroite tranchée dans la montagne permet le passage dans la région de Dong Van ; panorama époustouflant s’ouvrant sur une magnifique vallée –d’où le nom du passage : Quan Ba – “La Porte du Paradis”- et les montagnes à perte de vue. A 15 km avant Dong Van, une petite route à gauche monte sur 24 km au village de Lung Co; pour les curieux, c’est le village le plus au nord du Vietnam. Tout de suite après cette intersection, dans la petite vallée a droite, un lieu extrêmement intéressant à visiter :

** Le Palais de Vuong Chin Duc, Roi des H’mongs.

Grand ami des français, Chin Duc s’est fait construire sur une petite butte un palais sur le modèle d’un yamen chinois : bâtiments en bois de 2 étages entourant 4 cours intérieures. Aux deux coins faisant face à la route, petit donjon en granit. Entre la nombreuse famille du roi, les serviteurs, et la garnison, plus de 100 personnes vivaient à l’intérieur de la forteresse. A l’entrée, deux tombes. Dans celle de gauche repose une des quatre femmes du roi, dans l’autre Vuong Chi Sinh, fils ainé du roi et le mouton noir de la famille puisqu’il rejoignit le Vietminh en 1945 (ce qui explique sans doute que la résidence n’ait pas été détruite et est actuellement en parfait état). Une descendante de Chin Duc vous fait les honneurs de la maison pour 5000 dong (la plupart de la famille a émigré en France et au Canada). On ne s’attend pas à voir un tel complexe dans une région aussi isolée.

DONG VAN

Petit village pittoresque dominé par deux pics calcaires. Au sommet du plus haut, le fortin français de Pu Lo, construit en 1890, évacué en 1945, et parfaitement conservé. On y accède par un petit chemin bétonné prenant derrière le marche couvert (1/2 heure de grimpette et une vue magnifique sur la vallée).

DORMIR ET MANGER

Etant donné qu’il n’y a que 2 hôtels, le choix est vite fait : soit le Hoang Ngoc ; toutes les chambres ont un balcon ; prendre celles de l’arrière, qui donnent sur les rizières et les montagnes, soit le Khai Hoan, en face de l’autre, . Même prix dans les deux : 220 000 D simple/dble, 250 000 triple.Il n’y a qu'un restaurant fréquentable, en face du Khai Hoan ; ne pas y arriver après 19h, sinon, il ne reste rien.

Le Khai Hoan arrange un trekking guidé d'une journée chez les H’mong noirs, Lolos, etc. en pleine sauvagerie; 200 000 dong

Dong Van est surtout la “porte d’entrée” de la route la plus extraordinaire qu’il m'ai été donné de voir en 40 ans de bourlinguage, Dong Van-Meo Vac. 13km de bonne route étroite en lacets accrochée a flanc de montagne monte le col de Ma Pi Leng. FABULEUX!!!! Sur les pentes, ça et là, une maison H’mong en pierres noires à peine visible au milieu des rocs de granit; aucune piste ne semble y conduire. Pas étonnant que les locaux aient pu résister si longtemps au Vietminh. En contrebas, un gouffre de 800 mètres, les gorges de la Rivière Ngo Qué. On peut y descendre par une piste en terre et arriver au village de Sam Pun à la frontière chinoise ; celle-là, je me suis bien promis de la faire un jour, elle doit être fantastique. Tout le coin, c’est vraiment la nature dans toute sa sauvagerie naturelle. Impressionnant “Bout du monde” !

Meo Vac est sans grand intérêt (mais nombreuses nha nghi, car c’est un gros marché). On fait donc, dans la journée, Dong Van-Meo Vac-Ha Giang sans problème. Si vous avez le temps, une petite route conduit de Meo Vac au village H’mong de Khau Vai, célèbre dans tout le Vietnam pour son “Marché de l’Amour” : c’est là que les jeunes H’mongs hommes et femmes de toute la région se regroupent pour trouver l’âme soeur; ce curieux marché était interdit aux étrangers jusqu'à récemment, mais il leur est maintenant ouvert, hélas !!!!!!

UN ITINÉRAIRE FANTASTIQUE : HA GIANG-DONG VAN- MEO VAC-BABE (OU MEO VAC - CAO BANG - BAN GIOC - CAO BANG - BABE)

Pour aller de la région de Ha Giang à Babe, il fallait autrefois faire la boucle Ha Giang-Dong Van-Meo Vac et revenir à Ha Giang, descendre plein sud sur Tuyen Quang pour traverser ouest-est par Na Ho/Cho Chu, et remonter ensuite sur Babe par Bang Lung, un détour de presque 200 km. Un pont tout neuf ayant été ouvert, on peut maintenant faire la route magnifique suivante, qui monte et descend “non stop” :

- Ha Giang-Cao Bang : A partir de Ha Giang, prendre la 34. Magnifiques panoramas. Ca se fait dans la journee

- Ha Giang-Babe : prendre la 34 et plonger plein sud avant Thin Tuc (voir ci-dessous). Ca se fait une longue journée

- Dong Van-Cao Bang : Dong Van-Cao Bang se fait dans la journée, mais c’est très long.

- Dong Van- Babe : Il faut 2 jours. le meiux, c'est Dong van-Méo vac le 1er jour, pour profiter pleinement de cette fabuleuse région, et Méo Vac-Babe le lendemain en couopant plein sud avant Thin Tuc (avant, Bao Lac était impec à mi-chemin, mais l'hôtel est maintenant un taudis). Quelques kilomètres AVANT Tinh Tuc, dans une descente, ne ratez pas le panneau en plein milieu d’un virage gauche indiquant une fourche Cao Bang 41 km / Phan Than 4 km; vous prenez la direction Phan Than (Route 212), plein sud, qui vous amène sur la fameuse 279 (j’écris “fameuse”, car elle existe bien sur les cartes, mais en fait, certaines portions ne sont accessibles qu’en moto, et encore !). Cette route conduit à Na Phac mais, 10 km avant, tournez à droite au panneau Cho Ra 18 km. Vous arrivez à Cho Ra et descendez sur Pac Ngoi (21 km), le village thai où vous dormez chez Duy Tho). Attention: à l’entrée du Parc national de Babe, il faut acheter un permis (20 000 dong/pers.).

LE NORD-OUEST DU VIETNAM

UNE EXCURSION SUPER D’UNE JOURNÉE PRÈS DE HA NOI : Les pagodes de Chua Tay et Chua Tay Phuong, et le parc national de Ba Vi

Pour une journée, beaucoup de touristes choisissent la Pagode des parfums, intéressante, mais ça ne vaut pas Tam Coc. Je connais bien mieux pour ceux qui font ensuite Tam Coc (et infiniment moins bourré de touristes), les pagodes Chua Tay et Chua Tay Phuong.

Chua Tay (Thien Phuc)

C’est un immense complexe de pagodes au milieu d’un village entouré de rizières –nous sommes encore en plein dans le delta- Le village est d’ailleurs tellement charmant que certaines scènes du film Indochine y ont été tournées. Devant le complexe, un petit lac bordé de maisons multicolores et de terrasses de cafés –et marchands de souvenirs- avec un joli petit pagodon et deux ponts couverts en dos d’âne. Au pied de la colline calcaire qui domine le village, premier ensemble de jolies pagodes avec des cours intérieures pleines de plantes et fleurs. A gauche de cet ensemble, un long escalier raide monte en haut de la colline ; on arrive à mi-pente dans une deuxième complexe tout aussi beau, dont une étonnante grotte-pagode –dont l’entrée est à moitié cachée par de longues racines de fromager- et ses multiples statuettes en bois couleur cuivre. On continue l’escalier et arrive au dernier palier du complexe. Le tout est de loin le plus étonnant complexe de pagodes que j’ai visité dans le Nord (Bai Dinh non inclus) ; c’est gigantesque et demande 1 bonne heure de visite.

Il y a aussi dans cette colline une grotte où Ho Chi Minh s’est caché des français en février-mars 1947, avec le petit musée de circonstance. Il en a fait, des grottes !

Chua Tay Phuong (Sung Phuc)

10km plus loin, un autre complexe étonnant, beaucoup plus petit : trois pagodes consécutives en haut d’une autre pic calcaire, dont la plus ancienne date du XIIIe. Magnifiques sculptures polychromes en bois du XVIIe-XVIIIe représentant « Les conditions humaines », et la statue de Quan Am, la déesse aux mille bras.

Entrée 5000 dong pour chaque pagode.

Le parc national de Ba Vi

A une vingtaine de kilomètres des 2 pagodes, un énorme massif culminant à 1276 m, le massif du Ba Vi (3 sommets) domine le Delta. C’est une ancienne station climatique du temps des français. Une route de 12 km grimpe à flanc de montagnes jusqu’à une aire de parking avec restaurant, d’où partent 2 escaliers : un de 1230 marches grimpant au sommet du Bai Vi, avec un temple dédié à Ho Chi Minh, et un autre de 500 marches conduisant à un autre temple, les deux offrant un panorama époustouflant de toute la région.

Pas de bus publics pour aller à ces 3 sites (enfin, si, il y a un bus pour la pagode Thay, mais rien pour aller à l’autre). Donc, c’est la voiture avec chauffeur. Je peux vous arranger ça avec mon fidèle chauffeur Minh. La visite des 3 sites font une journée exceptionnelle à 25-35 km de Hanoi.

TAM COC (LA BAIE D’ALONG TERRESTRE DE NINH BINH)

Tous les guides insistent sur Ninh Binh ; je me demande parfois si leurs auteurs ont vraiment visité la région ! Ninh Binh est moche, et les hôtels idem. Pourquoi tous ces guides ne conseillent pas de séjourner à Tam Coc, à 5km de la ville, reste pour moi un mystère.

Y ALLER :

- Tour organisé d’une journée. Prise en charge à l’hôtel de Hanoï vers 8h, visite de Hoa Lu, déjeuner à Tam Coc, puis ballade en bateau à travers les Tam Coc (3 tunnels) et retour à Hanoï a 18h. Sympa, mais vu la beauté du site, on pleure en partant !

- Bus public Hanoï-Ninh Binh : toutes les ½ h et cadeau (42 000 dong), 2h1/2 de route moche et encombrée (vous êtes sur la Mandarine), puis mototaxi station-Tam Coc (6 km – 40 000 dong). Si vous avez une résa d’hôtel, ils viennent vous chercher.

- Train Hanoï-Ninh Binh : horaires peu pratique. Je vous signale que si vous faites Hanoï-Hué, vous pouvez prendre le train de Hué à Ninh Binh après votre séjour à Tam Coc. Horaires : 14h et 18h

- Jeep avec chauffeur : environ $70 par jour mais on ne l’utilise que très peu sur place, donc, à faire si vous voulez faire la boucle Hanoï-Hoa Lu-Tam Coc-Phat Diem ou si vous continuez sur Mai Chau.

Y COUCHER ET MANGER

On couche et mange évidemment Chez Loan, où la maîtresse de maison, la belle et célèbre -voir les commentaires sur le Forum- Madame Loan, beaucoup de classe et d’une suprême élégance, francophone comme on en fait plus, Cordon bleu (cours de cuisine vietnamienne sur demande - 30 000 dong), est rapidement devenue célèbre par son sens inné de l’hospitalité. Petit hôtel tout neuf de 10 chambres très mignonnes au milieu des rizières, à quelques minutes à pied (ou en bicyclette, gratuite) de l’embarcadère. Toutes les chambres sont climatisées et ont la WiFi. 2 chambres à $12 au rez-de-chaussée, les autres sont à $15-$18). Le meilleur restaurant de Tam Coc, avec salle intérieure et terrasse. Internet et bicyclettes gratuites.

QUOI Y FAIRE ?

- La balade en bateau : 60 000 dongs par personne payables à la cabane en face du débarcadère (90 000 si vous êtes seul). N’oubliez-pas l’ambre solaire et un chapeau, ça tape dur ! Les guides signalent que les batelières essaient un peu trop de vendre leurs borderies à bord. Et alors ? Business is business, même au Vietnam ! Un « Non, merci » ferme...avec le sourire... marche très bien. Ceci dit, elles rament dur –essayez pour voir Donc, si vous n’achetez rien, donnez un pourboire (10 000 dong minimum).

- Les 2 pagodes de chaque côté de Tam Coc, Bich Dong et Thai Vi : 1km de chaque côté de la rivière (faite le tour en bicyclette au milieu des rizières). Au début de la route en terre menant à Thai Vi, un groupe de 20 maisons d’époques différentes reconstituées ; celles du fond contiennent de très intéressantes antiquités de la période du bronze de Dong Son, qui n’est qu’à 20km de Tam Coc. En fait, c’est maintenant (juin 2009) également un hôtel assez extraordinaire, mais qui cherche son identité (groupes ou individuels ?).

A voir absolument :

- La pagode de Hang Mua. Rarement visitée (450 marches, trop dur pour les guides, qui n’aiment pas se fatiguer). On peut la voir en haut d’un piton calcaire sur la gauche quand on fait la ballade en bateau : petit pagodon et un dragon qui serpente le long de la crête ; très curieux vu de loin ! 5 km en vélo. Prendre la voie royale conduisant à Ninh Binh (quelle idée d’avoir construit ça !) : après les 2 grands hôtels à gauche, passer de l’autre côté, sur l’ancienne petite route ; au gros banyan et petit bassin, tourner à gauche pour traverser le village et continuer tout droit. Vous vous baladez dans les rizières et tourner à gauche pour arriver au pied du pic ; 20 000 dong par personne avant d’arriver, la grimpette des marches, et une vue époustouflante à 180° de toute la région. Derrière le grand bassin, une petite grotte traverse la montagne et vous débouchez sur la rivière aux bateaux.

- L’ancienne capitale de Hoa Lu et ses 2 temples. Si vous avez les jambes après Hang Mua (ou un autre jour), retourner sur la petite route, tourner à gauche, et continuer sur 13 km jusqu’à Hoa Lu. La petite route passe dans des paysages somptueux ; vous allez tomber sur une horrible autoroute en béton qui va attirer les masses (quelle plaie que le développement!), vous traversez cette horreur pour continuer la petite route ; elle s’arrête sur l’autoroute, que vous prenez à droite ; vous arrivez à un pont, vous continuez sur votre droite et arrivez à la zone des temples. Sur la droite avant le parking, arrêtez-vous pour déjeuner à la Nha hang dac san ve (Thang Guong), délicieux restaurant. A Hoa Lu, visite des 2 temples : Dinn Thien Hoang, construit pour honorer le premier roi de la dynastie des Dinh (968-980) et ses 3 fils, et Le Dai Han, dédié aux rois de la dynastie des Premiers Le (980-1009). Retour à Tam Coc par la même petite route.

- PHAT DIEM : à voir absolument à 32 km de Ninh Binh. Prendre le bus public de Ninh Binh, un taxi ($40), ou louer une moto à l’hôtel (FORTEMENT déconseillée ; la route est très étroite et envahie de motos et bicyclettes ; si vous le faites, allez TRES doucement). L’étonnante cathédrale de Phat Diem est une merveille architecturale sino-gothique aux proportions énormes (80m x 24m x 16m), dessinée et construite par un prêtre vietnamien, le Père Six, et complétée en 1891. Excellent petit restau pas cher au bout de la rue à gauche de la cathédrale.

PS. Si vous avez le temps, ou en allant à Phat Diem en moto ou auto, arrêtez-vous absolument au beau milieu de Ninh Binh pour visiter la pagode Non Nuoc, perchée sur un monticule qui domine la ville d’un côté, la rivière Van et le delta du Fleuve Rouge de l’autre (entrée 2000 dong). Splendide ! A gauche, statue du jeune étudiant nationaliste qui a hissé un drapeau vietnamien sur un bâtiment public et a été guillotiné par les français. Derrière, le grand blockhaus contrôlant le passage de la rivière ; à droite, le pagodon au pied duquel Bernard de Lattre, fils du Maréchal de Lattre de Tassigny, a été tué -80 blessures- en 1951, et le 2e blockhaus, dominant la ville, mais concassé au bazooka.

HANOÏ-HOA BINH - MAI CHAU - SONLA-DIEN BIEN PHU-PHONG TO-SAPA

La route commence à être belle à partir de Hoa Binh, avec un col aux paysages magnifiques débouchant sur la très belle vallée de Mai Chau.

MAI CHAU

A la sortie de Mai Chau, prenez la petite route à droite, direction le village thaï de Ban Lac ; une expérience à ne pas manquer SAUF EN WEEK END où c’est le zoo avec les touristes étrangers + les Viets + les groupes d’étudiants (pour dormir, bonjour !). Ce n’est plus ce que c’était hélas. C’est devenu l’usine à groupes. Ceci dit, je le recommande pour ceux qui n'ont pas le temps d'aller dans la Haute Régiopn de Sapa/Bac Ha/etc. car les paysages sont très similaires (mais pas aussi époustouflants tout de même !), d’autant plus que c’est près de Hanoï donc parfait pour une excursion de 2 jours.

Ban Lac est un très charmant petit village thaï avec une vue imprenable sur les magnifiques montagnes cernant la grande rizière centrale. Chaque maison sur pilotis est une maison d’hôtes très bien organisée, avec douches communes –eau chaude- restaurant en terrasse, et paillasse (sur un plancher en bambou, donc on y dort très bien), excellents petits repas préparés par la maîtresse de maison, et pas de télé/téléphone/Internet/karaoké. Très sympa pour 60 000 dongs par personne, incluant petit déjeuner complet (autres –copieux- repas : 60 000 dongs). Le soir, il y a toujours un TO qui a organisé une séance de danses locales ; vous faites pas partie du groupe, mais allez-y quand même, personne ne vous jettera ; jolis costumes, jolies danses, et TRES jolies danseuses.

Je vous recommande la maison No. 6 dont la patronne est une excellente cuisinière ; quant au patron…un coin de la grande salle commune est couvert de ses photos avec toute sortes de médailles : un vieux de la vieille qui s’est tapé la Guerre d’Indochine et du Vietnam du côté Viet (hélas : il ne veut pas parler; lorsque j'ai commencé, il m'a sorti « Français moi pas connaître », alors qu’il le connaît sûrement fort bien).

Vous voulez voir comment on faisait des briques au Moyen Age ? Tourner à gauche à l’entrée du village, passer le petit pont et prenez le chemin de droite ; au bout de 1 km, vous verrez 2 immenses tours en brique ; c’est là (attention, il y en a une petite briqueterie avant, mais c’est pas celle-là) ; passionnant à voir comment on entasse 120 000 briques à la main ! Si vous êtes en forme, continuer le chemin, ça finit par grimper dur de montagnes en montagnes en longeant un petit torrent ; je pense que c’est la fameuse piste de 18 km qui mène à des villages Dao, mais je n’en suis pas sûr ; il y aurait des guides, mais les guides, c’est pas pour moi, donc demander à la maison d’hôtes.

Ne manquez pas le petit marché de Mai Chau le matin, c’est marrant.

AUTOUR DE MAI CHAU

La rivière Ma : Si vous continuez la route de Mai Chau, vous tombez sur la rivière Ma, un très bel endroit. Curieusement, toutes les montagnes environnantes sont couvertes de forêts de bambou, donc la grande activité au village principal, Cu Luong (20 km de Ban Lac), est la fabrication de baguettes et de cure-dents. Vous pouvez visiter une fabrique, c’est très intéressant, et ça montre que les ouvriers européens ne sont pas à plaindre ; il faut voir dans quelles conditions d’hygiène et de non-protection de sécurité toutes ces femmes travaillent –Tiens, où sont les hommes ? Une seconde d’inattention aux machines et ce sont les 5 doigts qui partent au lieu des baguettes !!!! Beaucoup de maisons flottantes au bord de la rivière. En plein milieu du village, des marches descendent sur la maison flottante du petit malin qui organise les balades en bateau sur la rivière (40 mn pas bon marché vu qu’il a le monopole ; 300 000 dongs = 15$) ; de l’autre côté de la rivière, un petit trek de 6 km AR vs emmène dans des villages alentours.

Le lac de retenue de Hoa Binh : Vous reprenez la route de Son La et prenez la 1ère route à droite à un rond-point. On suit une très jolie petite vallée qui arrive sur les bords du lac de retenue de Hoa Binh. La vue est très belle.

Le massif de Hang Kia : vous continuez la route de Son La (vous pouvez faire la visite précédente et celle-ci si vous allez à Son la et continuez sur DBP/Sapa), montez un col aux magnifiques panoramas et, au bout de 20 km, arrivez dans le village de h’mongs noirs de Pa Co. Vous prenez la route à gauche, traversez le village, et prenez à gauche pour arriver dans un hameau de maisons au milieu de vergers de pêchers, la grande spécialité du coin (avec l’alcool de maïs of course !). Un tas de pistes partent de là pour aller au village de Hang Kia, d’où partent plus de 100 km de pistes de trekking (vous pouvez aussi aller à Hang Kia par la petite route). Hélas, je n’ai pas pu y aller, car il est tombé un brouillard terrible, avec petit crachin et 12 degrés.

MAI CHAU - SONLA

La route traverse le plateau de Moc Chau ; on se croirait dans le Jura ; c’est le « grenier à vaches » du Nord Vietnam ; il parait que le lait est très bon, hélas, pas de lait frais, et tous les vendeurs de lait pasteurisé en boite (berk !) du bord de route sont tout étonnés qu’on en demande. A une trentaine de kilomètres avant d’arriver à Sonla, arrêtez-vous au petit aéroport de Hat Lot (100 m à gauche de la route) pour un cours d’histoire franco-vietnamienne.

Pour comprendre Dien Bien Phu, il faut savoir ce qui s’est passé à Hat Lot, plus connu du temps des français sous le nom de Na San, une cuvette de 5km sur 2 entourée de montagnes. En 1952, le Général Salan, alors Commandant-en-chef en remplacement de de Lattre mourant, apprend que les divisions vietminh font route vers le Lao pour faire leur jonction avec les Pathet Lao (les communistes laotiens) et, donc, couper le Tonkin en deux. Connaissant la région comme sa poche pour l’avoir sillonnée à cheval dans les années Trente comme jeune lieutenant en charge de dresser des cartes, il décide de construire un point fortifié à Na San, pensant que Giap ne résisterait pas à « refaire le coup de Cao Bang » de 1950, c’est-à-dire à massacrer les français, ce qui est « de bonne guerre ». Pendant 2 mois, une noria de Dakotas –un toutes les 10 minutes- apporte plus de 3000 tonnes de matériel installé par près de 15 000 hommes, le plus grand pont aérien depuis la guerre de Corée. Comme prévu, le 30 novembre 1952, Giap attaque avec ses meilleures divisions…et se retire le 3 décembre en laissant plus de 500 morts sur le terrain. La raison du succès français : le terrain d’aviation intact permettant le ravitaillement et l’évacuation des blessés, Giap ne pouvant arrêter le trafic faute d’artillerie lourde.

En 1954, pour la même raison des Viets approchant le Nord Laos, Navarre a simplement voulu « refaire le coup de Na San » (sans écouter Salan qui lui avait dit qu’il ne pourrait pas tenir Dien Bien Phu sans tenir Na San). Seulement voilà, Giap, lui, avait appris sa leçon : pas de victoire sans détruire l’aéroport, donc sans artillerie lourde, ce qui explique qu’il ait attendu d’avoir tout en place pour attaquer Dien Bien, et qu’il ait commencé par rendre la piste d’atterrissage impraticable.

A Sonla, l’hôtel Cong Doan Trade Union, recommandé par tous les guides, est un affreux bazar en béton avec des chambres tristes à mourir et le restau encore plus (par contre, on y mange bien), le tout pour 240 000 et 300 000 dongs. L’hôtel Sunrise est un excellent 2 étoiles sans restaurant.

Le pénitencier, la honte du colonialisme français avec l’île de Poulo Condor, est intéressant à voir, surtout le petit musée face aux cellules, avec les lettres du Gouverneur du Tonkin expliquant comment il fallait traiter les prisonniers. La seule chose qui manque, c’est des explications sur la façon dont le Vietminh traitait les siens là-dedans (opposants politiques viets au communisme) après 1954; on peut pas tout avoir, n’est-ce-pas, et pourtant, il y a beaucoup à dire sur le sujet ! La maison du Directeur est maintenant un excellent musée (archéologie en bas, ethonologie en haut).

A faire si vous avez le temps : la tour radio : prenez le chemin juste à gauche du Trade Union, et tapez-vous les 715 marches (je les ai comptées) taillées dans le roc. La vue à 360 degrés de toute la région est absolument magnifique (le bas des marches est jonché de seringues et d’ampoules de novocaïne 3 mg ; apparemment, les flics locaux ne savent pas que c’est la shooting gallery de Sonla, à moins que...)

SON LA - DIEN BIEN PHU

Avec la route Ha Giang-Dong Van et celle des chutes de Ban Gioc, la route Sonla-DBP est la plus belle que j’ai faite au Vietnam, mais elles est en pleins travaux (août 2010), donc pleine de problèmes. Donc, compter la journée entière pour faire Sonla-Dien Bien (en octobre 2007, j’ai mis 11 heures incluant la visite suivante) :

A faire absolument : le QG de Giap

A une dizaine de kilomètres avant Dien Bien, prenez à gauche au village de Na Nhan (2 larges panneaux bleus signalent en vietnamien le grand barrage et lac de retenue à 4km de là). Une très belle route en lacets longeant en partie le lac vous conduit au village de Muong Phong (20km de Na Nhan), prés duquel est enfoui le QG de Giap pendant la bataille. Il faut savoir que, pour juger de la situation en toute clarté, Giap n’a jamais mis les pieds à DBP pendant toute la bataille ; il étudiait la situation de Muong Phong au reçu des rapports de ses officiers. Visite très intéressante guidée par quelques adorables gamines thaïes gazouillant en anglais. Après la visite, continuer la route et vous traversez 25km de très beaux paysages montagneux parsemés de petits villages thaïs pour arriver à Dien Bien. Un bien agréable -et instructif- petit détour.

DIEN BIEN PHU

A voir pour se rendre compte de l’insondable bêtise militaire ; comme l’a dit Bigeard, qui ne mâchait pas ses mots, au général Cogny, « C’est pas une cuvette, c’est un pot de chambre » : Les fameuses collines, c’est des buttes dont la plus haute, Eliane 2, doit pas faire 50 m de haut ; il ne faut pas être Napoléon pour comprendre, en voyant les hautes montagnes couvertes de jungle à quelques kilomètres, que c’était le vrai piège à cons. On se demande comment les français (enfin c’est beaucoup dire, il y avait plus de 10 races y compris des tahitiens et des malgaches !!!!) ont pu tenir 56 jours de bombardement jour et nuit !

Du champ de bataille, il ne reste rien à part le PC de de Castries et Eliane 2 à gauche du cimetière Viet, où les Viets ont reconstitué les tranchées…en béton (même les sacs de sable sont en béton !!!) ; en haut, un gigantesque cratère, une mine de 500kg de dynamite posée par les viets et qui a explosé la nuit ; regardez-le bien et imaginez les soldats français subissant ça en pleine nuit, suivi d’une attaque par des milliers de bodoi !

Très beau cimetière viet, mais le français…. à pleurer -d’ailleurs, j’ai failli ! Une toute petite stèle, et payée par un ancien légionnaire, allemand en plus, les gouvernements français se foutant complètement des 150 000 morts pour rien de la Guerre d’Indochine.

Le fameux hôtel Muong Thanh vient d'être (juillet 2010) entièrement refait. Autre choix : le Dien Bien Phu-Hanoi Hotel, sans charme mais impec.

DIEN BIEN - LAI CHAU (MUANG SAY)

A partir de là, le nom des bourgs est un casse-tête…viet ! Le magnifique Lai Chau que tout le monde veut voir s’appelle maintenant Muang Say, et il y a un nouveau Lai Chai, hideux, qui était autrefois Tam Duong et Tam Duong est devenu…je ne sais même plus quoi ! De toute façon, il n’y a plus de Lai Chau/Muang Say, condamnés à disparaitre sous les eaux du barrage en construction, et le célèbre hôtel Lanh Anh a été démonté. Donc, on n’en parle plus jusqu’à ce que le nouveau village et des ponts soient construits. Donc, que vous veniez de DBP ou de Son La, il faut maintenant aller directement à Phong To et coucher au Lanh Anh 2 (voir ci-dessous).

A faire : Deo Van Long

Traverser le pont suspendu après Lan Anh, tourner à droite et suivre la route jusqu’aux berges de la rivière Da (1,5km). Des pirogues à moteur vous emmènent de l’autre coté, où est situé le village, pour 5000 dongs. On peut aussi y accéder en voiture par le nouveau pont construit à la sortie de la ville, mais la traversée en bateau est préférable pour se rendre compte de la puissance du fleuve…et de l’habileté diabolique des bateliers. Il ne reste rien du palais du maître des lieux, Deo Van Long, juste quelques ruines à gauche de ce qui est maintenant l’école, à gauche de « l’embarcadère ». Tyran sanguinaire (bien qu’ayant fait le Lycée à Paris avec Vincent Auriol), on dit, ce qui est possible connaissant le personnage, que, lorsqu’il a évacué Lai Chau en 1953, il a fait tuer tous ses serviteurs pour ne pas qu’ils le trahissent et empoisonner les concubines qu’il ne voulait pas emmener. En tout cas, c’est grâce à lui, soutenu à fond par la France, que les tribus entourant Dien Bien, pressurées par le personnage depuis des décennies, ont, pour se venger, laissé passer les troupes de Giap au lieu de les harceler, ce qui aurait probablement empêché sa victoire.

Une expédition que je me suis promis de faire : Muong Thé. Réservé aux aventuriers : une route magnifique –elle longe toute la Rivière Da- mais épouvantable de 92 km conduit au village thaï de Muong Té, un des postes les plus reculés du Vietnam. C’est vraiment le bout du monde, garanti sans touristes….. Un immense parc national -75 000 ha- est en développement autour du village de Muong Nhé, en pleine sauvagerie, mais il parait que les routes sont impraticables sauf en moto. A Muong Thé, petit hôtel d’état avec restau. Si ça vous tente, la frontière chinoise est à 7 jours de jungle montagneuse…à cheval. Idéal pour les Robinsons !

MUANG SAY (LAI CHAU) - PHONG THO - SAPA

Attention: sur certaines cartes, et pour les Thaïs locaux, Phong Tho s’appelle aussi Paso, nom de la partie thaïe de la ville située de l’autre coté du pont, et sur les nouvelles cartes, Phong Tho a aussi déménagé !!!!

Arrêt dîner et nuit au Lan Anh 2, sur les bords de la rivière. Elégantes chambres dans de grandes maisons en bois, avec lit à baldaquin (douches seulement). Trois grandes et belles terrasses (bar, coin télé, et restaurant). Grande carte de plats vietnamiens délicieux, et service sans reproche.

En route pour Sapa, traversez le pont et prenez la petite route à droite, qui mène à Muang Tho, ancienne « capitale » de Deo Van Anh, le cousin de Deo Van Long (j’ai oublié de vous dire, l’ancêtre de toute cette belle famille était le terrible pirate chef des fameux Pavillons Noirs qui ont donné tant de mal aux français au 19e ; pas des Viets, des chinois !) ; le père de Van Anh, il s’est pas cassé la tête pour prendre le pouvoir : il a assassiné le roi local –qui était son oncle- et épousé sa femme !!!!!. Van Anh était célèbre pour être un bon vivant « auteur » de 83 enfants. Son palais est maintenant l’école (allez-y ; les élèves, beaucoup en costume des tribus locales, doivent voir 10 touristes par an et vous font fête pas possible). En face, 2 pitons calcaires ; sur le plus pointu, un invraisemblable blockhaus français a donné bien du mal aux Vietminh ; Deo Van Anh l’a fait sauter quand il a évacué la région, mais on comprend pourquoi le vieux pirate s’était installé là ; imprenable, le fortin! Traverser le pont et grimper le chemin à droite pour avoir une très belle vue du village. Dommage qu’il n’y ait pas encore d’hôtel, j’y serais bien resté 2-3 jours. Continuer la route et vous retrouvez celle de Sapa.

Phong Tho est à 94 km de Sapa. Route goudronnée traversant la grande plaine de Tam Duong, une grande ligne droite et, ensuite, 20 km de route en lacets ; ça grimpe dur. Magnifique paysage. Les derniers kilomètres avant le haut du col et un peu après sont en réfection complète –souvent à une voie-, donc, calculez bien votre coup ; en octobre 2007, il m’a fallu plus d’une heure pour les faire.

SAPA

On parle beaucoup de Sapa, en bien (cadre magnifique, minorités, super trekking) et en mal (trop de touristes. Voilà mes impressions après 3 séjours :

Ce que j’ai aimé :

- Le cadre, magnifique. Ce n’est pas pour rien que les français avaient baptisé la région « Les Alpes tonkinoises » !

- Les vendeuses en costume tribal, H’mongs (costume noir) et Dao (grande coiffe rouge). Les râleurs qui se plaignent d’un harassement ne comprennent visiblement pas que la vente de produits artisanaux est la principale ressource de ces gens, pauvres et qui ne bénéficient que d’une récolte de riz par an (sauf dans la vallée longée par la route de Lao Cai). Un « non merci » avec un sourire suffit généralement ; sinon, vous dites « toi co roy » (prononcer « toï co zoï » - J���en ai déjà) et le manège s’arrête. J’ai d’ailleurs observ�� de nombreux touristes qui s’amusaient beaucoup à être entourés de locaux, tout le monde bavardant et riant.

- Le grand choix d’hôtel. J’en ai visité beaucoup par curiosité. Voici mes préférés :

- BUDGET : Le Friendly Hotel, qui mérite bien son nom. Jeune patron très sympa et attentif à ses clients, excellent restau décoré comme un bistrot européen, et 12 chambres pour tous les prix : $10 (vue sur l’arrière), $15 (fenêtre ou balcon vue vallée et montagnes) et $20 (grandes chambres balcon même vue). Toutes les chambres ont un sèche-cheveux, la télé et un minibar (ce dernier pas dans celles à $10). Terrasse sur le toit avec tables et chaises longues, Internet gratuit. Location de motos et VTT ($10 – Même prix pour les 2 car les vélos reviennent souvent en mauvais état – ou ne reviennent pas du tout vu l’état des pistes).

- PLUS CHER : Le Holiday Sapa, ex-Royal View (attention : le Royal View est maintenant plus loin, à gauche avant le marché), qui méritait également ce nom vu que l’hôtel est à flanc de montagnes face au massif du Fansipan, donc vues époustouflantes imprenables de toutes les chambres. $30 (40 pour 3) pour une petite chambre avec fenêtre, $50 (60 pour 3) pour de grandes chambres avec balcon + fenêtre et cheminée, $55 (70 pour 3/4) avec balcon, et $80 (100 pour 3/4) pour des suites de 2 pièces avec une énorme terrasse.

- POUR LES AMATEURS DE CHALETS : un norvégien a repris une ancienne maison coloniale et l’a transformée en une copie conforme d’un Relais de campagne de luxe bien de chez nous, le Chapa Garden : 4 chambres très élégantes avec balcon (2 petites à $65, 2 grandes à 80) ; seul problème : pas de triple, il faut ajouter un lit supplémentaire à $15. Je n’y ai pas mangé, mais on dit le restaurant vraiment gastronomique. Jardin-terrasse. A noter qu’avec 4 chambres seulement, il est demandé de garantir la réservation avec une carte de crédit.

- Le grand choix de restaurants. On mange mieux à Sapa qu’à Hanoï, et c’est tout de même sympa de pouvoir déguster une excellente cuisine italienne un soir (le Delta), une aussi délicieuse indoue le lendemain (le Bombay), de la succulente viande d’Australie/Nlle Zélande le surlendemain (le T-Bone Steak), et de la cuisine locale le dernier jour (Chapa Restaurant ou le Gerbera), le tout dans la même rue et sans avoir à négocier son passage entre tous les tarés de Viets en moto de Hanoï.

- Le trekking. Alors là, j’ai été bien content, car j’ai constaté ce que je savais déjà : que l’on peut passer des journées entières de trekking autour de Sapa sans rencontrer un touriste. Même pour aller à Ta Van, mon ami guide Cédric nous a amené sur une piste empierrée qui part à gauche de la route goudronnée 1,5 km après Sapa ; on monte un long col (vues époustouflantes des montagnes et des hordes de touristes de la vallée) pour arriver dans un petit village Dao ; avant la dernière maison, on prend une petite piste à gauche qui continue a longer la vallée, et on arrive sur un large promontoire rocheux sur lequel sont disséminés ce que je savais exister par centaines dans toutes les vallées autour de Sapa : de gros rochers lisses couverts de pétroglyphes dont les plus anciens datent du XIe siècle ; preuve que nous sortons tous du même « tonneau », l’un est un homme stylisé avec un soleil en guise de tête : comme on retrouve la même figurine dans le Hoggar et le Tassili des Ajjers au Sahara, dans les Andes, et sûrement ailleurs, les fondamentalistes auront du mal à m’expliquer que…. n’est-ce-pas ? On arrive très haut au-dessus de Ta Van et descend à travers les rizières en terrasses ; retour par la vallée à pied ou par la route en moto-taxi (30 000 dong).

- Mes 2 amis guides, Cédric de Sapatrek et olivier, indépendant. Je ne les connaissais que comme–ça ; je viens de passer 5 jours avec eux et je peux dire que, contrairement à ce que prétend un certain membre du Forum –sans les connaître comme d’habitude ! ils connaissent très bien la région, et pour cause : ils sont mariés –ou en voie de…- avec des locales et parlent leur langue (Olivier m’a soufflé à parler et le H’mong et le Dao couramment au marché), et leurs femmes, qui parlent anglais, sont guides également. D’ailleurs, pour un trek de 2 jours, la femme d'Olivier vous emmène carrément dans la maison de ses beaux-parents Dao à 3km de Ta Phin, et vous serez donc les seuls du coin !

Ce que j’ai moins aimé

Le grand désordre à la gare de Lao Cai. Visiblement, les « autorités » locales n’ont pas encore compris que le tourisme était une grosse source de revenus : les employés sont aimables comme des portes de prison locale, la plupart ne parlent pas un mot d’anglais, et toutes les annonces au haut-parleur sont en Viet ; j’ai passé 2 heures d’attente à secourir des touristes complètement perdus là-dedans, y compris 2 jeunes qu’une employée revêche dirigeait vers le mauvais train avec un aplomb remarquable. En plus, ils cadenassent la porte du quai entre deux trains et la plupart restent sur le quai pour ne pas être embêtés par les touristes perdus dans ce bazar. Visiblement, on dérange ! A noter que les portes des toilettes des wagons sont verrouillées, donc bien prendre ses précautions avant.

Pour les fortunés, je signale que la société LIVITRANS a un train de luxe avec des cabines VIP de 2 lits (et un bar commun) pour 1 140 000 dongs et les autres de 4 lits à 420 000. Horaire : Hanoï-Lao Cai : départ 20h40, arrivée 5h : Lao Cai-Hanoï : départ 19h30, arrivée 4h30. livitrans115@vnn.vn

Les minibus Lao Cai-Sapa sont maintenant à 50 000 dong, les taxis à 300 000.

BAC HA

Alors, j’ai été soufflé ! Rien à voir avec Sapa pour un tas de raisons :

- Pas de touristes en semaine, à part quelques aventuriers. Ils arrivent le samedi soir ou le dimanche vers 10-11h pour le marché du dimanche (et repartent vers 14-15h).

- Des paysages époustouflants, complètement différents de ceux de Sapa. Les montagnes sont beaucoup moins hautes (point culminant 1800m alors que le Fansipan est à 3148m), donc, à perte de vue, leurs flancs sont couverts de terrasses à riz et maïs. J’ai passé 3 jours stupéfait du travail de Titan réalisé par les H’mongs Fleurs ; quel peuple admirable de courage ! - Le marché du dimanche. Je m’attendais à un Disneyworld avec un touriste pour deux h’mongs ; pas du tout ! C’est tout simplement renversant ! Imaginez des milliers de femmes habillées d’un costume époustouflant : ample jupe tout en minces bandes de tissu multicolores, corsage en tissu chatoyant mauve ou noir, et gilet/turban avec les mêmes bandes multicolores (plus des bijoux de toute sorte en argent) ; le gilet de certaines est couvert de perles de verre et/ou de résilles. Il faut de 4 à 6 mois pour faire un costume complet. Les hommes sont bien moins attrayants : habillés tout en noir, et beaucoup ont de sérieuses têtes d’alcoolique, ce qui ne m’a pas étonné du tout après avoir goûté à l’excellent alcool de maïs local (meilleur que l’alcool de riz de Sapa), qui doit faire au moins 40°. Donc, il y a beaucoup de touristes, mais ils sont noyés dans la masse. Gigantesque marché où on vend de tout. C’est surtout pour les locaux une occasion de se retrouver (il faut voir les ripailles dans les immenses restaurants ; ayant auparavant vu les étals de boucherie, je me suis abstenu !). Parmi toutes ces H’mongs, vous verrez quelques très belles femmes, grandes, minces, élancées, au fin visage, et habillées d’un très élégant pantalon noir, veste noire avec une mince ceinture rouge, et une petit turban multicolore à dominante rouge : ce ne sont pas des H’mongs, mais des Dao Kim Mien.

- Les balades à faire aux alentours.

En règle générale, se balader en moto dans les montagnes, c’est magique. Mais ce n’est pas pour tout le monde dès que l’on sort des routes, les pistes étant souvent très dures à négocier.

Voici le tour que j’ai fait le 1er jour : prendre la route qui monte sur Si Ma Cai (aucune pancarte indiquant « Can Cau », SMC est la principale bourgade avant la Chine) ; à 6km sur le long col montant sur Can Cau, piste avec panneau indicateur sur la droite montant au village de Lung Phin : elle est bonne sur 800m, après, c’est la galère. J’ai donc continué la route. Quelques kilomètres plus loin, nouvelle piste à droite avec panneau « Xa Lung Sui – 5km » : prenez-la, elle est bonne et les paysages ont magnifiques. Retour sur la route. Vous verrez sur la gauche une sorte d’esplanade avec un immense panneau en béton « Welcome to Si Ma Chai » : une piste prend sur la gauche : vous la prenez au retour pour un « trek » époustouflant. Continuer la route jusqu’à Can Cau (moche, mais il paraît que le marché du samedi est très chouette). Continuer ensuite jusqu’à Si Ma Cai –les panoramas deviennent extraordinaires. Curieuse ville où la vietnamisation va bon train (contrairement à ce que prétend un certain membre de ce Forum : il doit être aveugle, vu que, où que vous alliez en pays H’mong, tous les business et l’administration sont au main des Viets, à part quelques locaux-potiches dans l’administration, sans aucun pouvoir de décision, pour la forme). Grosse bourgade avec un énorme développement immobilier en train, destiné à y installer tous les Viets possibles et imaginables. A noter un hôtel presque fini, le Hong Ngung (tel : 0974 384 044) ; il faudra acheter un permis à Bac Ha pour y séjourner. Retour sur Can Cau et prendre la piste à droite du panneau en béton (petit panneau « Ta Van chu 2 km »). Alors là, j’ai été soufflé ! Vous continuez la piste après Ta Van Chu, jusqu’à ce que vous arriviez à un T : tout de suite avant, tourner à gauche au coin d’une maison avec 2 côtés en mur blanc ; la piste retourne sur Bac Ha parmi des paysages presque aussi époustouflants que ceux de Dong Van-Mao Vac, mais je vous préviens, certains passages sont très durs, complètement défoncés dans les descentes. C’est tellement extraordinaire que j’ai remis ça le lendemain !

2e jour : en grand historien, j’avais toujours rêvé d’aller à Pha Long. Pourquoi ? C’était le QG d’un personnage hors du commun, le général H’mong Chao Quang Lo.

L’épopée du général Chao Quang Lo

Au lendemain du coup de force japonais du 9 mars 1945 –massacre des garnisons françaises, sauf celles qui ont pu s’échapper en pays H’mong (où elles ont été receuillies au péril de la vie des locaux) ou en Chine (où les américains les ont désarmées et enfermées dans des camps sordides en tant que « Vichystes » alors qu’ils venaient de se battre comme des lions contre les Japs), les H’mongs locaux ont élu des comités régionaux chargés de l’administration, dont l’un, celui de Pha Long, dirigé par Chao Quand Lo. Les japs s’étant conduits comme à leur habitude lorsqu’ils sont arrivés là-haut, il organise la lutte armée et tient la région après l’évacuation des japs.

Lorsque les français ont évacué toute la Haute Région, de Lao Cai à Cao Bang, après le désastre de la RC4 en octobre 1950, les H’mongs ont refusé de nous suivre. Le Vietminh est arrivé et ne s’est pas beaucoup mieux conduit que les japs. Chao Quang Lo, après avoir essayé de leur expliquer en vain que les H’mongs n’avaient rien contre le Vietminh et reconnaîtraient une indépendance sous leur contrôle, mais tenaient à ce que ce soient les H’mongs qui administrent leur région, il n’a eu d’autre choix que de reprendre les armes –qu’il avait cachées. Le Vietminh a attaqué Pha Long le 30 octobre 1950, et a pris une énorme volée, Chao Quand Lo se révélant un extraordinaire chef de guerre. Il avait d’ailleurs à l’époque un jeune lieutenant qui se révèlera aussi talentueux dans « l’Art de la Guerre », au Nord Laos envahi par les Viets, le célèbre général Van Pao.

Ravitaillé par les français, Chao Quang Lo ne cesse de battre les Viets à plate couture ; en désespoir de cause, ceux-ci n’ont plus que le choix de demander aux chinois de les aider (la Chine était à l’époque la grande alliée du Vietminh). Voilà donc toute la région envahie par une nuée de sauterelles chinoises. Les H’mongs en ont massacré des milliers dans d’atroces batailles -les chinois ont fini par baptiser CQL « Le dragon terrestre »- mais ont succombé sous le seul nombre, et Pha Long a finalement été pris fin mars 1952 (donc après 3 ans de guerre féroce – quels guerriers, ces H-mongs !).

Chao Quang Lo s’est alors réfugié dans les montagnes et a continué la lutte. Il est mort d’une façon horrible en avril 1952. Les chinois avaient appris qu’il avait trouvé un petit chinois de 3 ans, abandonné et couvert de gale, et l’avait adopté. Ce fils, Tach Pao, avait plus de 20 ans quand les chinois l’ont persuadé de trahir son père adoptif, sous la promesse qu’ils le reconnaîtrait comme « Roi des H’mongs » ; il leur a donc indiqué la cachette de son père, qui a succombé après s’être battu comme un tigre et avoir failli rompre l’encerclement ; bien entendu, les chinois se sont ensuite débarrassés du fils.

Même maintenant, Chao Quand Lo est une légende parmi les H’mongs, à l’instar de son ancien lieutenant Van Pao. Ce dernier vit dans une ferme du Montana et a été récemment mis en prison pour ‘activisme’, vu qu’il protestait contre l’épouvantable massacre des H’mongs du Nord Laos, à coup de bombes, napalm, et gaz asphyxiants. Ca doit être pour le remercier des immenses services qu’il a rendus aux américains pendant la Guerre du Vietnam !

Hélas, je n’ai pas pu y arriver. La route est absolument épouvantable à partir de Si Ma Cai, et débouche sur la large vallée encaissée de la rivière Song Chay, où un grand viaduc en béton est en construction ; j’aurai pu traverser en bateau, mais il y avait encore 18km à faire. Prévu dès que le pont est fini, en passant une nuit à Si Ma Cai. Du coup, je suis retourné sur la piste de Ta Van Chu, aussi émerveillé que le 1er jour.

Les hôtels et restaurants de Bac Ha

- Le Cung Fu, tout neuf, et que je n’ai pas visité (pas eu le temps). Il parait qu’il est bien aussi, mais il donne sur des terrains vagues utilisés le jour du marché pour la foire aux animaux : buffles, chevaux, chiens, et oiseaux.

- Budget : Le Ngan Nga, en face du marché. Aile ancienne avec des chambres correctes pour $10, et surtout patrons super sympas, mignonnes serveuses parlant anglais, et le meilleur restaurant de Bac Ha (terrasse sur la rue pour admirer les H’mongs Fleurs tout en se régalant). Il y a également une aile toute neuve avec des chambres à $20.

- Autre restaurant : le Hoang Nge, juste en face du Sao Mai Hotel, dans une jolie maison en bois avec petite terrasse. Le patron, M. Ngeh, se présente comme l’Office du tourisme de Bac Ha. Il vous fait les résas de train et de bus, notamment le Bac Ha-Lao Cai -50 000 dong : 9h, 12h, 14h 9 (prendre ce dernier pour le train de nuit Lao Cai-Hanoi, mais il y a 4 heures rasantes à passer à Lao Cai avant de se battre à la gare. Taxi : $40).

Je vous signale qu’il y a un bus de nuit tout moderne Bac Ha-Hanoi (180 000 dong) qui part à 21h dans les 2 sens.

Une curiosité à voir à Bac ha : le « château » du Roi-Chat (Vua Meo). Contrairement à ce qu’écrivent le LP et le Routqrd, il n’a pas été « construit par les français pour complaire au chef H’mong Hoang A Tuong » (ils n’ont pas dû lire les explications en anglais hilarant), mais par ce dernier, un Tay, après avoir hérité de la fortune de son bandit de père, Hoang Yen Chao. Celui-ci, ayant compris qu’il y avait de gros sous à faire dans le coin, a acheté des terres qu’il faisait cultiver par des ouvriers agricoles H’mong Fleurs exploités à mort, et s’est lancé dans tous les trafics possibles et imaginables, dont les armes et l’opium. Le fils s’est fait construire ce grand palais baroque de plus de 10 000 m2, très bien restauré et en passe de devenir un musée local (entrée gratuite).

A faire absolument : du trekking fantastique dans la région

M. Ngeh, le propriétaire du Hoang Nge, organise des treks super de 1, 2 et 3 jours, sur les pistes que j’ai faites en moto.Pour 1 jour, je recommande le Bac Ha-Lung Phin-Ta Van Chu ; pour 2 jours, le Bac Ha-Ta Van Chu-Lu Than en semaine et le Bac Ha-Can Cau-Ta Van chu-Bac Ha le samedi (pour le marché de Can Cau). Il organise aussi au départ de la gare de Lao Cai un trek époustouflant de 6 jours dans toute la région. Pas facile à organiser, donc, me contacter si ça vous intéresse.

Pour aller à Bac Ha

- Train de nuit Hanoi-Lao Cai, puis bus public Lao Cai-Bac Ha (ou vous louez une moto chez M. Hai)

- Bus de nuit tout moderne Hanoi- Bac Ha (180 000 dong) qui part à 21h dans les 2 sens. Attention: ce ne sont pas des couchettes, mais des sièges inclinables

- Bus Sapa-Bac Ha (ou excursion organisée pour le marché du dimanche, départ de Sapa 7h30)

Je vous signale également que la route qui mène de Lao Cai à Coc Ly (marché du mardi, renommé mais il parait que ça ne vaut pas le détour) est fermée pour cause de construction de barrage (tout le Nord du Vietnam se couvre de barrages : Sonla, Lai Chau, Coc Ly, Ha Giang, etc.) ; le seul moyen d’y aller est de remonter jusqu’à 1km de Bac Ha pour redescendre ensuite 27 km jusqu’à Coc Ly.

MINH, MON CHAUFFEUR DE 4X4 AU VIETNAM DU NORD De tous les moyens de visiter un pays aussi beau que le Vietnam, mais où les routes sont souvent aussi infernales que les bus locaux, le mieux, si on a les moyens, c’est la 4x4 avec chauffeur. J’ai fait une dizaine de voyages (y compris 5 de plus de 15 jours) avec un chauffeur extraordinaire qui est devenu mon ami, Minh. D’une parfaite éducation, très serviable, extrêmement prudent, il n’hésite pas une seconde à prendre les petites routes et à s’arrêter où vous voulez, quitte à arriver plus tard à la fin de la journée. En plus, il commence à bien se faire comprendre en anglais et apprend rapidement le français. Sur la demande de nombreux lecteurs de ces notes, je me suis mis à leur élaborer des tours époustouflants empruntant au maximum les petites routes que j’ai parcourues avec Minh, juste pour rendre service.

ATTENTION: Minh n'est pas un guide: il vs emmène partout où il faut aller + les coins qu'il connaît qui ne sont pas dans les bouquins + ceux que j'ai découverts (je vois une petite route a droite que mon grand nez de bourlingueur invétère sent être intéressante et hop, mon Minh tourne à droite sans discuter; j'ai découvert des trucs super comme ca!), mais il ne vs explique pas les musées et les histoires d'Ho Chi Minh. Sa voiture est une 4x4 Mitsubishi Pronto qui peut emmener 5 passagers à l’aise.

PRIX

La Jeep appartient à Minh, donc c'est moins cher que par une agence sérieuse. Se méfier des prix d’agences trop bas, à 40-70 dollars/jour ; les chauffeurs en font le minimum, car, pour faire tout de même des profits, ces agences les les chauffeurs une misère alors qu’ils se sont endettés jusqu’au cou pour acheter leur véhicule et paient tous leurs frais, hôtels et restaux compris, et elles vous mettent dans des hôtels et restaux qui commissionnent, donc souvent pas les meilleurs.

Les prix de Minh dépendent du kilométrage total et surtout des difficultés de la route (pour faire Cao Bang-Ha Giang, 220km en 11h, ce n’est pas le même prix que pour Hanoï-Tam Coc). Compter $70-80 par jour pour des itinéraires faciles (Tam Coc, Halong City) et $90/jour pour les grands tours dans le nord (Ha Giang, Hanoï-DBP-Laichau-Sapa, etc.) où de longues portions de route sont des enfers sur lesquels la moyenne est 30km/h (mais les paysages extraordinaires), et où 8 heures ou plus de conduite très éprouvante pour le chauffeur est la norme.

Le prix inclue la Jeep, l’essence, et tous les frais de Minh (hôtels et repas). Il n’inclue pas vos hotels, repas, et entrées aux monuments et parcs nationaux. Vos frais sont minimes : $15-20 la chambre ($30 dans une 3 étoiles comme le Cong Fu à Bac Ha), $5-8 par repas, donc le tout fait une moyenne raisonnable pour des tours hors du commun.

MARCHE A SUIVRE

Minh parle assez anglais –et prend maintenant des cours de français- pour se faire comprendre, mais pas assez pour discuter itinéraire et prix. Vous m'envoyez donc votre itinéraire par en message privé (si vous êtes sur un Forum) ou en e-mail. S'il me paraît OK, je vous donne le prix. S'il ne me paraît pas OK, ce qui est la plupart du temps sauf avec les touristes qui savent que la moyenne en montagne est de 30km/h- je vous explique pourquoi et vous fais des suggestions. Quand on est d'accord sur le trajet, je vous donne le prix. Dans les 2 cas, une fois le prix accepté, je vous fais toutes les résas hôtels, QUE VOUS PAYEZ VOUS-MÊME, donc pas de commissions cachées.

PAIEMENT

Vous payez Minh en totalité, en dollars US, euros ou dongs à votre choix, lors de la réunion que j’organise entre vous, généralement à votre hôtel, 1 ou 2 jours avant le départ, pour vous le présenter et revoir en détail l'itinéraire.

Ci-après des messages reçus de membres à qui j’ai recommandé Minh :

1) Bonsoir jacques, je suis Murielle, celle qui est partie avec mon ami Gilles au Vietnam. Je tenais vraiment à te remercier pour la belle rencontre que nous avons eue grâce à toi: Minh! Gilles et moi étions de la même génération que lui, et nous avons vraiment super bien accrochés ensemble ; même si notre communication orale était limitée, nous n’avions pas besoin de blablater pour comprendre ou sentir les choses. Merci à toi.

2) Le voyage avec Minh s'est très très bien passé : Minh est adorable (super conducteur, attentif à nos attentes, toujours prêt à rendre service!!), les paysages étaient magnifiques et les gens super sympas. Les points les positifs : > Le fait que Minh s'arrête dans les villages sur la route, ça permet de discuter le bout de gras (enfin surtout avec les mains) avec les habitants et plus généralement (mais je l'ai déjà dit)

> Sa gentillesse et le confort de sa voiture (on tient à 5 sans problème avec les bagages). J'espère d'ailleurs que nous ne l'avons pas fait trop souffrir à parler tout le temps dans la voiture, à vouloir faire des pauses pipis tout le temps, etc...

Minh continue d'apprendre le français : on s'est relayé pour lui filer quelques cours puis on lui a offert notre dico franco-viet du Lonely Planet ... Au rythme où il progresse et avec la volonté qu'il y met (il nous rappelait à l'ordre quand c'était l'heure de la leçon!!!), il est bilingue dans un an !!!

Dans tous les cas merci pour nous avoir mis en contact avec Minh, je recommande sans problème ses services si tu as besoin de recommandations auprès de nouveaux clients!

3) Minh est fantastique. Il s'arrete partout ou il y a quelque chose d'interessant, y compris de nombreux endroits non signales dans les guides, et il est d'une patience angelique avec ses passagers, meme quand ils veulent s'arreter sans arret pour prendre des photos. Nous avons surtout apprecie qu'il ne "fasse pas la course" pour arriver le plus tot possible a l'hotel, comme le font les autres chauffeurs (nous avons rencontre plusieurs personnes qui se plaignaient de ça). Always in a good mood and highly helpful. Thank you jacques for a beautiful encounter !

4) bonjour

de retour de notre voyage et nous tenions a vous remercier pour ce periple dans le nord qui fut merveilleux et surtout l'accompagnement de minh qui est un excellent chauffeur car les routes et je dirai des chemins completement defoncees n'a jamais rebrousse chemin tjrs delicat etc... toujours la pour nous satisfaire s'arrete a tout moment pour que nous faisions des photos fait egalement role de guide nous a appris beaucoup de choses tjs dans l'objectif de nous satisfaire;dans le respect que nous le comprenions et minh est avive de comprendre le francais enfin c'etait merveilleux et nous avons eu du mal a nous quitter. encore merci et croyez moi je ferai de la pub pour lui aupres des personnes qui envisagerons de voir ce pays. marie noelle

5) Bonjour Jacques. J'espère que tout va bien pour vous et que vous avez bien profité de votre escapade à Bac Ha. Nous sommes tout juste de retour en Europe. Nous avons fait un super tour avec Minh, vraiment ! On s'est bien entendu avec lui, il est très à l'écoute de ce que nous voulions faire mais sans rien imposer, c'était parfait! Nous repartirons sans aucun doute avec lui et le recommanderons à nos amis.

. PS1. Je tiens bien à préciser que je ne suis pas une agence ou autre « commissionnaire » (je suis conseiller en marketing international et traducteur expert français-anglais). Je ne fais tout cela que pour le plaisir d’aider mon ami Minh, et de me faire des amis parmi ceux qui m’écoutent.

PS 2. Si vous voulez un guide parlant français, j’en connais plusieurs excellents. Compter $30-35 par jour. Je n’en ai toutefois jamais vu l’utilité.

ADDITION FEVRIER 2011 : LA VILLE IMPERIALE DE HUE

Je viens de passer 9 jours à sillonner Hué et les alentours en vélo et moto, donc voilà un petit rapport. Certains écriront peut-être « trop de touristes » ; c’est vrai qu’il y en a beaucoup, et pour une bonne raison : comme Halong ou Angkor, c’est unique au monde, en tout cas pour ceux que la Culture en général et l’Histoire en particulier intéressent. De plus, c’est comme partout ailleurs : il y a les « Incontournables » et tous les très beaux sites où personne ou pas grand monde ne va par manque de temps ou fainéantise.

Première impression un peu décevante. On arrive dans la « Ville moderne », sans charme à part l’avenue Le Loi longeant la rivière des parfums ; de l’autre côté de la rivière, on voit surtout d’immenses panneaux publicitaires pour la bière locale HUDA (délicieuse) et autres. Heureusement, c’est tout de suite compensé par le sourire et la politesse des locaux – qui changent agréablement de Hanoi - et par la fameuse légende –qui n’en est pas une – comme quoi les filles de Hué sont les plus belles du Vietnam ; on dit que c’est parce que beaucoup d’habitants sont des descendants des familles impériales et aristocratiques, ce qui est sûrement vrai : le seul empereur Ming Mang avait 30 femmes, plus de 300 concubines –sans compter les maîtresses occasionnelles- et a reconnu 142 enfants, qui ont tous fait des petits. En tout cas, que de beautées !!!!!!

Hué se visite en 2 jours pleins minimum, 3 si vous voulez vraiment voir les sites plus éloignés comme le mausolée de Gia Long. J’ai passé le 1er jour de visites dans la Cité impériale, en partie détruite par les français en 1947 et les américains pendant le Têt 1968. Elle est entourée de douves, et j’ai pu constater hélas que la bonne habitude viet de balancer des ordures partout est aussi vivace à Hué qu’ailleurs. C’est vraiment désespérant ! A part ça, cette Cité devait être fantastique avant. D’ailleurs, à l’intérieur gauche du Palais du Trône, un écran géant présente d’une façon remarquable la reconstitution de l’original ; je vous conseille de le regarder avant de commencer la visite, qui prend 3 bonnes heures. Des hôtels de Le Loi, il y a un bon kilomètre et demi pour accéder à l’entrée, la magnifique Porte du Midi (rien que le pont fait 400 m de long) ; la bicyclette est parfaite pour ce jour-là ($1 à $1,50/jour dans tous les hôtels). Après la visite, baladez-vous dans les rues de la vieille ville, c’est très sympa. Beaucoup de restaurants de rue, et quelques restaux-jardins, comme le célèbre Y Tao (3 rue Thach Han – Patronne francophone), où on mange d’ailleurs fort bien (à la carte et menus fixes $10 et $15). Vous longez ensuite en vélo les berges de la rivière pour aller voir la pagode Thien Mu (beaucoup de touristes font la descente en bateau) et vous « poussez » jusqu’au Temple de la littérature, qui n’a rien à voir avec celui de Hanoi : une porte d’entrée et 2 longue galeries qui abritent les stèles sur tortue habituelles listant le nom des mandarins diplômés.

Le musée des Beaux-Arts , qui a déménagé dans l’ancien palais de Bao Dai sur Le Loi (le palais originel dans la vieille ville est fermé pour restauration), est très décevant par rapport aux richesses culturelles de la ville. Par contre, le marché de Dong Ba est super !

Le (ou les) jours suivants, visite des « tombeaux ». Plusieurs possibilités :

- Le tour en bateau, mais vous ne verrez que les « incontournables » Khai Dinh/Tu Duc/Ming Mang ;

- En solo en bicyclette (même remarque – compter 30 km et ça grimpe parfois) ;

- Louer une moto sans chauffeur ($5/jour dans tous les hôtels), mais il faut savoir que rien n’est indiqué, sauf à de rares exceptions près, donc, c’est souvent très difficile à trouver dès que vous sortez des principaux sites ; tout les professionnels du tourisme local râlent depuis des années, mais les « Autorités » ne bougent pas - dixit le Directeur d’un hôtel de grand luxe que j’ai visité

- Ce que je recommande pour les gens ‘pressés » : louer une moto avec chauffeur par une agence, en précisant où vous voulez aller en plus des incontournables.

En fait de « tombeaux », fausse appellation, ce sont des mausolées, grands complexes (celui de Gia Long couvre plus de 3000 ha), avec murailles, pagodes, temples, lacs, etc. et …. un tombeau ; certains (Tu Duc, Ming Mang) ont même servi de résidence occasionnelle à l’empereur jusqu’à sa mort. C’est de la mégalomanie avec un grand M, qui a coûté des fortunes et des rivières de sang (3 révoltes d’ouvriers réprimées avec une extrême violence pour la construction de celui de Tu Duc, qui a eu le culot de baptiser le temple principal « Palais de la modestie »). Certains sont fermés pour cause de restauration (Dong Khan au sud de Tu Duc, Thieu Ri au sud de Dong Khan). Mon préféré : Ming Mang, pour les somptueux paysages qui l’entourent ; après, c’est Gia Long, mais pour y aller, c’est une galère : 4 heures de bateau ou la moto –Aucune indication quelle qu’elle soit !. Dans tous ces lieux, c’est 55 000 dong pour rentrer + 5 000 pour garer la moto ; quand on les fait tous comme moi, ça finit par coûter cher !!!!

Pour ceux qui ont le temps (3 jours), voilà une superbe balade à faire en moto (avec ou sans chauffeur) : longez la rive droite de la rivière et arrêtez-vous au passage à 2 charmants endroits sans touristes (gratuits) : l’Arène aux tigres (Ho Quyen), où les empereurs organisaient des combats entre un tigre aux griffes limées et attaché à une longue corde, et un éléphant, qui gagnait à chaque fois, sauf 2 –le tigre a cassé la corde- donc, 100 m plus loin, le très charmant petit temple Voi Ré est dédié aux 2 seuls éléphants vaincus. Continuez plein sud sur Huyen Tran Cong Cha, à travers la campagne, et vous arrivez en-dessous du grand pont neuf qui traverse la rivière. Vous suivez la rivière, traversez un village et, au bout, une petite pancarte manuscrite à droite indique « Boat for Gia Long » (incroyable mais vrai, c’est la seule indication entre Hué et le tombeau !!!!) ; vous traversez un des 2 bras de la rivière avec la moto sur le bateau (le tombeau est dans une péninsule) ; de l’autre côté, vous prenez à gauche et traversez sur 3-4 km un charmant paysage de bananiers et petites maisons qui rappellent beaucoup les îles du delta du Mékong ; au milieu d’une large rizière, prenez à droite au coin d’un « bar » et vous arrivez dans le complexe de Gia Long (si vous pensez être perdu, vous dîtes juste zia long et on vous pointe la direction du doigt).

Pour revenir, avant le pont, vous tourner à droite et arrivez au tombeau de Khai Dinh, à l’extraordinaire décor intérieur très « kitsch ». Petite parenthèse pour les historiens : plusieurs documents récemment trouvés prouvent que le dernier empereur, Bao Dai, n’est pas, comme il est écrit partout dans les histoires officielles, le fils de Khai Dinh, impuissant, par sa concubine No. 3, Tu Cung, mais le fils de cette dernière et du duc Huong D, probablement en accord avec Khai Dinh pour « assurer la descendance ».

Comme toujours, il y a un tas d’endroits très beaux et rarement ou jamais visités par les touristes, les agences se contentant du circuit Cité impériale/bateau sur Thien Mu/Mausolées Tu Duc-Khai Dinh-Ming Mang/Point final. En plus de Gia Long évidemment, où personne ne va, le mausolée de Thieu Tri, la pagode de Tu Hieu (où vivent plus de 80 moines), les 9 blockhaus français de Chim Ham, transformés en une effrayante prison par le régime Diem, l’immense et moderne temple de la princesse Huyen Tran (impressionnant de taille, mais sans charme), tout cela relié par de petites routes de campagne bien sympathiques. A voir, mentionné dans aucun guide –donc pas de touristes : 300 m avant le mausolée de Tu Duc, un panneau bleu à droite indique Belvédère Van Canh. On arrive au sommet d’un monticule au milieu d’une pinède, « couronné » par 4 blockhaus, 3 français et un américain, du haut duquel on a une vue magnifique de la vallée de la Rivière des parfums et des montagnes avoisinantes. Que ce très bel endroit ne soit mentionné dans aucun guide est un mystère !!!!

Le pont Than Hoa, le seul vieux pont couvert du Vietnam avec celui de Hoi An, est suprêmement élégant, mais c’est aussi toute une histoire pour y aller, vu qu’il n’y a aucun panneau indicateur. Prendre la Route No 1 (panneaux « QL1 ») sur 4 km, jusqu’au bout du parapet de sécurité médian (immense panneau publicitaire « HUONG THUY » sur votre droite) ; juste après le bout du parapet, prendre la petite route à gauche, qui traverse les grandes rizières, et tourner à gauche à la fourche (petit panneau « Thien Toan »).

Je suis allé par curiosité à l’interminable (plus de 40 km) plage de Thuan An (13 km de Hué) ; curieusement, je n’ai repéré aucune nha gni sur la plage. Par contre, un 5 étoiles de la chaîne Ana Mandara vient d’ouvrir ; je ne vous dis pas les prix, mais, pour ceux que ça intéresse, une bonne nouvelle : pour toute l’année 2011, c’est plus que moitié-prix, donc vous pouvez avoir une très grande chambre luxe pour $65 et un immense duplex de 200 m2 pour $85.

J’ai aussi fait une journée de moto AR pour arriver à la frontière du Laos, à A Luoi (63 km de Hué par une belle route traversant la Cordillère annamite). C’est la capitale de la minorité des Co Tu ou Ka Tu, une curieuse tribu à la peau plus foncée que la « normale », et qui pratique encore l’achat de la femme, ce qui permet aux plus aisés d’être légèrement polygames. A Luoi est sans charme, allongée au bord de ce qui est maintenant l’Autoroute Ho Chi Minh, un des plus grands travaux du monde, destinée à désenclaver tout l’intérieur du Vietnam de Saigon (Route 13) à 2)29 km au sud de Son Tay (28 km à l’ouest de Hanoi) ; c’est l’autoroute que vous traversez quand vous allez de Mai Chau à Tam Coc. La ville est dans une grande plaine de rizières qui rappelle étonnamment celle de Dien Bien Phu. Grand point de passage de la Piste Ho Chi Minh, l’armée US y avait une base et les montagnes alentours ont été le théâtre de féroces batailles, dont celle de la fameuse Hamburger Hill ; voir l’effrayant film américain du même nom, qui provient du fait que les marines se sont faits hachés menu pendant 3 jours et 3 nuits ; comme pendant toute la Guerre du Vietnam, des centaines de morts et de blessés pour rien du tout, les Viets ayant simplement déménagé de colline après une victoire US très chèrement payée. Il y a évidemment des tunnels vietcong, ceux de Lam Son. Une agence de Hué, Responsible Travel Group, organise un tour dans le coin (village Co Tu et la Hamburger Hill – Tour RTG 06)

Ne reste plus qu’à vous raconter les hôtels et restaux. J’en ai visité beaucoup, et voici mes préférés (subjectif bien entendu !). Pour s’y retrouver dans les adresses, se souvenir que les ruelles latérales s’appellent non pas ngo comme à Hanoi, mais kiet, et que l’adresse 66/7 Le Loi veut dire le No 7 de la ruelle No 66, qui prend au coin du No 66 de l’avenue Le Loi.

- Dans le « Rue des guest-houses » (Kiet 66 Le Loi) : en 1 étoile, le Hoang Huong (66/2 Le Loi) est impec, avec des chambres-dortoirs en bas à $3 le lit (donc moitié moins cher que le Hue Backpackers Hostel) et des chambres lumineuses sur balcon à $10. Une des 2 patronnes était prof d’anglais et la 2e baragouine le français, donc pas de problème de langue.

En 2 étoiles, je recommande fortement l’Impression Hotel (66/7), au fond d’un jardin avec une belle piscine toute neuve : $10 pour les chambres sans balcon, $15 avec balcon sur le jardin, et $20 pour de grandes chambres avec 2 grands lits. Petits-déjeuners à $2 dans le restaurant-terrasse.

En 3 étoiles, le Phuong Hoang, en face du Hoang Huong, est impec : $10 sans balcon, $25 avec balcon, $30 pour une grande quad.

- Pour les fortunés, le Huang Giang est très bien pour des prix somme toute raisonnables pour la qualité, la Résidence est aussi somptueuse que les prix (de 260 à 612$), et le Pilgrimage Village de la chaîne Vandana, sur la route de Ming Mang, hors de prix également.

- Dans la rue parallèle à la Kiet 66, celle des restaurants (Pham Ngu Lao), l’Asia Hotel est le meilleur 3 étoiles de Hué : superbes chambres (il y a même un coffre-fort électronique dans chaque), très bon restau avec terrasse sur la rue, le Caramel, spa au rez-de-chaussée, et surtout, au 7e étage, une grande salle de petits-déjeuners également très élégante et piscine surélevée dont tout le côté extérieur est grand ouvert, donc superbe panorama de tout Hué. C’est plus proche d’un 4 étoiles que d’un 3 ! Prix (très « négociables », une VF vient de payer $37 pour la chambre à 60 !!!!!) : Chbres de luxe $60, Executive de luxe vue ville $80, Executive de luxe vue rivière $90, Suites junior (salon et baignoire jacuzzi) vue rivière $110.

Dans la même rue, le Hue Backpackers Hostel (même société que les Hanoi Backpackers Hostels). 10 Pham Ngu Lao St. Tél. 054 382 65 67 hue@backpackershostel.com . Chambres à 6 et 10 lits à $6 le lit. Bar (très fréquenté et bruyant le soir !!!)-restau sur rue.

- Quelques nha ngi dans la vieille ville. Le Thanh Noi, 57 Dang Dung, est impec, avec jardin et petite piscine, dans un bâtiment colonial + petits pavillons dans le jardin, où se trouve aussi le restaurant Imperial Garden. Chbres standard à $22, supérieures à $25, deluxe à $30 et 1 suite à $50. Ce n’est pas loin d’être mon préféré.

Je vous signale également la maison d’hôtes Villa Bella Garden, dans une petite rue calme (15/131 Tran Phu, près du petit tombeau de Duc Duc), tenue par M. Tran Van Hoang, très célèbre à Hué comme guide-historien complètement francophone, et sa charmante femme. Puits de connaissances sur Hué, il donne à ses clients un petit livre qu’il a écrit racontant des histoires inédites des empereurs Nguyen (en vente partout), ainsi qu’un fascicule sur les monuments à visiter, également remplis d’anecdotes historiques. A cause de son âge, il ne fait plus guide que pour ses clients et la Cité impériale ($25 pour la journée). $15 pour chambre standard, $25 avec balcon sur jardin, et grande chambre 3 pers. $30 et 4 pers. $40 (plus pt-déj. $1,50).

Nombreux restaurants dans la même rue Pham Ngu Lao : la Carambole (élégant - $4-6 le plat), Ushi (moins cher et très bon), Little Italy (au bout de la rue, très bien car plats bons-très copieux-pas cher), Little Saigon, Why Not, etc. J’ai mal mangé au restaurant hindou.

Hué est célèbre pour ses restaurants-jardins. Outre le Y Tao déjà cité, je recommande le Biet Phu Thai Nhi sur Thon Cu Chanh, et surtout 2 restaurants dans le quartier ultra-chic de Kim Long sur la rive gauche de la rivière (c’était le quartier des aristocrates du temps des empereurs ; superbes villas cachées !) : le super-luxueux Ancient Hue sur Kim Long Kiet 104 (pas cher pour le cadre somptueux, avec des menus à $15/18/22/27), et surtout le Vin Thu, impossible à trouver car aucune indication (tourner à droite au No. 12 sur Nguyen Phuc Nguyen, le prolongement de Kim Long : le restaurant est au fond de l’impasse, sans panneau) ; vous êtes reçu par une vraie descendante impériale (la grande classe !), qui vous sert chez elle ce qui est paraît-il une des meilleures cuisines du Vietnam, pour $35 menu fixe ; célèbre parmi « les Initiés », donc réservation 3 ou 4 jours à l’avance indispensable, hélas pour moi qui s’y est pris trop tard.

Côté vie nocturne, c’est le désert ! Tout le monde se retrouve au bar du Backpackers Hostel, et ensuite au Bar DMZ au coin de Pham Ngu Lao et Le Loi ; ça fait pas lourd pour les fêtards !!!! Le DMZ a aussi une agence de voyage pour ceux qui ne veulent pas s’embêter, avec des tours en groupe d’une journée Cité impériale et Thien Mu ($7,50 + entrées), les tombeaux en bateau ($5) et la DMZ (les tunnels de Vinh Moc etc. $12.50 + entrées).

Je vous rappelle que pour ceux qui font d’abord le Nord, le « truc » à faire est de terminer le Nord chez la belle Loan à Tam Coc et ensuite de prendre le train de nuit Ninh Binh-Hue (Loan vous fait la résa) ; Départ 22h40, arrivée à Hué vers 10h ; 550 000 dongs couchettes molles.

Voici quelques prix de transport à partir de Hué :

- En train : $5 pour la plage de Lang Co, $6 pour Danang, $28 pour Nha Trang, 38 pour Saigon (départ 19h07, arrivée Saigon 15h05).

- En bus : $5 pour Danang/Hoi An. En couchette, Nha Trang 30$, Saigon 1 stop $30 / 2 stops $34 / 3 stops $36. Bus de jour Savanhaket $20 et Vientiane $27.
Voyage à New York en décembre 2009 English translation pending
by Poudlard · 2009-09-15 · 31 replies
Hello

Comme certains le savent déjà, je pars à New York du 1/12 au 8/12. Vu que j'ai beaucoup de questions et que je glane aussi pas mal d'infos sur d'autres topics je vais tout regrouper ici en un seul thread comme ça je me ferais pas taper sur les doigts par les modos 😇

Résumé du voyage

01/12: Trajet en TGV( compris dans le billet d'avion) de Lyon Part Dieu à CDG. Envol à 13H30 sur le vol AF06 (A380 héhé 😎 merci les forumeurs de voyageforum^^). Arrivée prévue à JFK 15H45. (pour info coût aller retour à deux 1000 euros).

- Trajet depuis JFK en taxi jusqu'à Manhattan puis check in de l'appartement que j'ai loué via vrbo. Finalement après plusieurs hésitations, d'abord un appartement vendu comme étant à Times Square mais en fait dans Hell's kitchen( craignos🤪) puis un appartement dans l'Upper East Side sur Madison Av et 66th street, j'ai finalement réservé un appartement situé pas loin de TS, sur 50th street entre Broadway et 8th avenue. Appartement au 20 ème étage, beau panorama, portier et concierge, une chambre séparée et cuisine équipée bref le top. J'ai versé une caution de 400$ par paypal et le reste sera payable à l'arrivée. Coût pour info : 1000 euros les 7 jours taxes et ménage compris( j'ai négocié que le ménage soit compris dans le tarif autrement fallait rajouter 75$).

du 01/12 fin d'aprem au 8/12 matinée->> itinéraire et emploi du temps en cours de construction!

8/12: départ de JFK à 16H50 sur le vol AF23, arrivée CDG J+1 6H puis TGV jusqu'à Lyon.

Depuis presque deux mois maintenant j'ai arpenté de fond en comble ce forum, acheté le routard, le petit futé et un autre bouquin proposant de supers itinéraires selon les quartiers. J'ai donc amassé un maximum d'informations sur le sujet vaste qu'est NY.

Je sais je sais que voyager = part d'imprévu, c'est pour cela que je prépare mes voyages seules et que je ne pars jamais avec des TO où tout est minuté, mais j'aime bien quand même en savoir le plus possible pour ne rien louper! Surtout quand on parle de NY!

Donc mes questions du jour😛

- j'aimerais faire un survol en hélicoptère et évidemment ce n'est pas donné. Est ce que cela vaut vraiment le coup? Je veux dire j'imagine que oui mais bon en montant déjà en haut de l'ESB et du top of the Rock on aura déjà un bel aperçu de NY vu du ciel. Ne vaut il pas mieux que je réserve cette dépense pour autre chose?

- Les comédies musicales: un incontournable malgré le prix( jusqu'à 135$ pour certaines). Une en particulière à me conseiller? J'irais bien voir Mamma Mia mais je sais pas pourquoi ça ne m'emballe pas plus que ça , je serais plus attirée par le Roil Lion mais on m'a dit que c'était vraiment gamin??😐 Des avis?

- La messe à Harlem. Je veux assister à une vraie messe typique, à la Sister Act😛 Un conseil d'église? une forumeuse m'a parlé de Abyssinyan Church mais un autre forumeu m'a dit que c'était l'usine à touristes🙁..

- Le tour de calèche à Central Park. Quelqu'un aurait une idée du coût? Quelqu'un a déjà tenté?

- Je n'ai jamais visiter le musée Madame Tussaud de Londres, est il judicieux de visiter celui de NY?( compris dans le NY pass)

- Alors THE question: quel est le plus avantageux: - The New York PASS qui donne accès à plus de 40 attractions (75$/jour, 155$/7 jours) - le New York City Pass qui donne droit à 6 attractions pourr environ 80$/jour? Je sais que c'est en fonction de ce que je veux faire, visiter etc mais je pense que le new york pass est plus avantageux.

- Est ce qu'il y a un Walmart dans NY?? (ouhouu la question nulle😊 mais j'ai envie de voir le géant américain)

- Est ce qu'il serait envisageable une excursion d'une journée à Philadelphie ou Washington? Ou vaut mieux se concentrer sur NY? C'est un premier voyage je précise. Et si oui quelle ville choisir?

- Est-il vrai qu'il y a un supplément pour monter au dernier niveau de l'ESB?

Voilà j'ai fini pour les mes questions du jour 😎

Je suis entrain de construire mon emploi du temps jour par jour, en sachant qu'il sera complètement modifiable au vu du temps, des températures etc

Merci !!🙂🙂
Avec 100 000 Euros, combien de temps puis-je vivre en Thaïlande sans travailler? English translation pending
by Whitetemple · 2009-09-12 · 130 replies
Bonjour.

Merci de répondre à cette question seulement si vous avez des sources sérieuses. Réponses non sérieuses, s'abstenir, merci.

Si je pars avec 100 000 euro en poche en Thaïlande sans travailler, combien de temps pourrais-je survivre dans ce magnifique pays ? Je précise que je peux me contenter d'avoir une vie simple, sans trop sortir. J'éviterai les restaurants, les boîtes de nuit, boire un verre dans les cafés. Je souhaite avoir une vie simple mais en profiter tout de même de temps à autre.

Sans utopie, avec votre vécu, combien de temps pourrais-je survivre avec cette somme ? Merci.

P.S : Je suis déjà allé en Thaïlande mais pas sassez pour me faire une idée. Il faut y vivre très longtemps pour connaître les bons tuyaux je pense.
Vos avis sur notre tour du monde en 2010? English translation pending
by Juliengbd · 2009-09-10 · 27 replies
Bonjour à tous!

Je découvre tout juste ce forum et j'en suis enchanté et impressionné! 😉

Sur un coup de tête, nous avons décidé ma chérie et moi de partir faire un TDM durant 6 mois de février à août 2010. Tout en sachant que les périodes ne sont pas forcément optimales pour tous les pays, on ne peut pas faire plus ni changer les dates car cela coincide avec une période de libre qu'on a par chance les deux en même temps...

Voici l'itinéraire de notre billet d'avion proposé par notre agence de voyage en fonction de nos choix:

Genève - Londres - Tokyo >> Février Tokyo - Hong Kong >> Février-Mars Hong Kong - Hanoï >> Mars Bangkok - Sydney - Perth >> Mars-Avril-Mai Sydney - Christchurch >> Mai-Juin Auckland - Nadi (Fidji) >> Juin-Juillet Nadi (Fidji) - Auckland >> Juillet Auckland - Los Angeles - New York >> Juillet-Août New York - Londres - Genève >> Août

Les ville en gras sont celles où on s'arrête.

Qu'en pensez-vous? Auriez-vous des suggestions? Je me pose également pas mal de questions sur le climat. A part à Tokyo où on risque d'avoir bien froid, le reste me paraît assez tempéré.

En ce qui concerne le budget, nous avons env. CHF 15'000.- (€ 10'000.-) chacun.

Ce n'est qu'une première offre et nous refléchissons dessus, raison pour laquelle je viens demander votre avis... 😊

Merci beaucoup par avance!

Julien
Critique au retour de l'hôtel Grand Club Villa Cojimar (Cayo Guillermo) English translation pending
by JulieJudith · 2009-09-01 · 5 replies
Nous sommes un couple de Québécois dans la trentaine et avons passé 14 jours au Grand Caribe Club Cojimar du 14 au 28 août 2009. Voici nos commentaires généraux sur l’hôtel.

LE CONTEXTE

Nous avions lu toutes les critiques sur Trip Advisor et Voyage Forum… et étions en train de paniquer raide en voyant toutes les mauvaises critiques que les gens avaient écrites sur l’endroit. Voici nos impressions.

L’HOTEL

Très beau complexe quand on sait que c’est le bas de gamme des trois hôtels de Cayo Guillermo. Tout est frais peint, bien entretenu, et franchement, y’a rien a redire là-dessus. Les chambres sont en fait des petites villas, nous étions dans la numéro 56. Vu sur la mer (sans être trop près), propre, pas de craques, pas de bibittes, pas de problème de moisissures, comptant deux lits doubles et un lit simple. Système d’air climatisé LG haut de gamme, extra silencieux et efficace, nous n’en revenions pas, le meilleur que nous avons vu en quatre voyages à Cuba. Cependant, le séchoir à cheveux ne fonctionnait pas, nous devions lever le couvercle de la toilette pour tirer la chaine à la main et il n’y avait pas de shampoing aux chambres. Bref, nous avions notre séchoir, nos savons et tout le kit de toute façon, ce qui est à prévoir n’importe où à Cuba. Je le redis, super belle chambre. Toute la section qui va des 30 à 70 est belle dans une petite forêt un peu en retrait. Nous avions des amis dans la 112, chambre moins luxueuse mais direct sur la plage.

Il y a quatre hôtels à Cayo Guillermo (en ordre sur la plage) : Cojimar, Daiquiri, Melia, Sol. En ordre d’étoiles Cojimar, Sol, Daiquiri et Melia. Le plus beau et le plus cool selon nous : Daiquiri sans aucun doute.

PLAGE

Le gros hit de l’endroit. Mer turquoise, deux marées par jour. Très haute le matin, très basse vers 16h en après midi. Remonte vers le soir. Eau claire, on voit ses pieds comme dans un miroir même à 6 pieds de profondeur. A marée basse, on peut facilement marcher sur 3 km avant d’en avoir à la taille. On trouve des étoiles de mer facilement et des coquillages blancs. De beaux poissons autour du quai, bon à savoir, ils raffolent des bananes. Autre belle plage, c’elle de l’hôtel Melia. Petites huttes avec hamac qui sont gratuites et ouvertes à tous. Sable blanc qu’on ose à peine appeler du sable, on dirait de la pate à tarte tellement il est doux.

NOURRITURE

Un gros flop à l’hôtel Cojimar. Au buffet, on sert la même chose matin, midi et soir. Sans blague, on dirait de la bouffe à cochons. Pour déjeuner, du choux bouilli qui flotte dans la sauce tomate. Du poisson en flocon qui flottes dans un sauce huileuse au tomate, de la viande hachées en flocon dans de la sauce aux tomates. Yarrrk ! Évidement il y a du pain et des œufs à la coque, mais les cubain sautent dessus comme des fauves (j’y reviens plus tard dans ma critique), alors bonne chance si vous en voulez. Personnel des restos à la carte super sympathiques, courtois et serviables. Capables de parler trois langues. Mais encore là, vous avez cinq choix de repas et c’est tout. Au resto cubain, vous avez un choix de viande (poulet, crevette, bœuf ou poisson), accompagné de riz blanc, patates pilées et frites. Trois féculant par assiettes, c’est assez comique ! Arrivez tôt car une heure après ouverture, il ne reste plus de crevettes.

BAR

Ouf, mérite un critique assez sévère. Si vous êtes une femme et vous voulez vous faire servir, bonne chance. On passe devant vous et on vous sert en dernier. Un bon truc, trouvez un male qui accepte de commander à votre place. J’ai l’impression que les femmes ne sont pas des bonnes « tippeuses » et le mot de passe entre barman. Boissons d’un peu partout, belles spécialités, excellent café (pour en avoir un grand, demandez un « amicano negro », c’est le type qu’on voit en Amérique. Autrement, c’est de la mélasse au sucre J

EXCUSIONS

Nous avons fait le voyage à Moron. Belle petite ville mais les quêteux on vite fait de vous spotter. Ils suivent l’autobus dans ses déplacements. Résistez à l’envie de donner votre petit change, si un enfant vous offre une fleur spontanément, dites vous que la maman est pas loin et va venir vous demander un peso pour le « cadeau ». N’hésitez pas à dire « basta » à ceux qui vous collent au cul. Ils voudront votre montre, votre chandail, votre sac, n’importe quoi que vous voudrez bien offrir. Et ce n’est pas qu’ils sont extrêmement pauvre, ce sont des pros de l’arnaque. Nous avons loué une auto deux jours plus tard pour retourner à Moron par nous même… et avons vu toute l’organisation des quêteux lorsqu’un autobus approche. Comme observateur (et non plus comme harpât), s’était sansas ! Nous avons aussi visité la ville de Ciego d’Avila, facile à trouver avec une carte routière (dépliant touristique de l’hôtel fait l’affaire, y’a des cartes dessus). Nous sommes aussi allé voir la fameuse plage de Pilar, la réputation est surfaite, les plages des hôtels sont aussi belles selon nous. Ne payez surtout pas le forfait à 59$ pour aller voir ça. Le train touristique vous y amène aller/retour pour 5$ par personne. Nous avons visitez la Caverne de Jubali (pendant le jour), wow wow wow. Dans le fond, des milliers de chauves souris qui vous volent à 2 pouces de la tête. Assez impressionnant. Notez, les excursions sont très chères pour ce que l’on vous offre. Vous êtes mieux de louer un moyen de transport et vous déplacer vous-mêmes aux mêmes endroits qu’on propose. Nous avons fait de l’équitation pendant deux heures au coucher de soleil, beaux chevaux, bien nourri, puissant et répondent au quart de tour. Vaut la peine, mais dur pour les fesses !

FAUNE ET FLORE

Wow ! Il y a plein de Colobris dans les arbres en forme de parasol, des Ibis blancs, des Bernard l’hermite partout sur la terre et dans l’eau, des crabes bleus, des étoiles de mer faciles à trouver, des coquillages blancs, des caracol géants. Cactus en fleurs, plantes sensitives. Combiné aux paysages fantastiques, c’est le paradis du preneur de photos !!!

TRANSPORT

Nous avons loué un scooter, 25CUC pour 24 heures. Mais franchement, ça prend un réservoir pour se rendre au plus proche hôtel sur Cayo Coco, et revenir. Y’a très peu à voir si ce n’est de beaux paysage sur les remparts des ponts. Nous avons aussi loué une auto (petit Hyundai). 70CUC pur 24 heures. Faire le plein coûte 35CUC. Ca prend ça si vous souhaitez vous déplacer. Le poste de payage est de 2CUC par auto et facile à passer avec votre passeport. C’est le seul moyen d’aller sur le pont ou sans les terres de la province de Ciego D’Avila.

COMMUNICATIONS

Les ordinateur du Cojimar ne semblent pas fonctionner bien, nous sommes allés au Iberostart Daiquiri, là, ils sont génial. 6CUC pour une carte qui vous donne 60 minutes d’internet. Nous avons téléphoné au Québec, environ 3CUC la minute.

LES CUBAINS

Ho là là… Au Cojimar, le complexe est occupé à 95% par des cubains en vacances, 5% de touristes étrangers. C’est dommage, mais c’est un très gros problème pour nous les étrangers. On comprend qu’on est tous visiteurs, que nous sommes moins chez nous qu’eux… mais ils ne se gênent pas pour nous le faire sentir. En ligne, ils n’hésiteront pas à vous dépasser, et même à vous pousser pour vous sortir de la queue. A six qui passent devant vous et qui vous tassent du coude, la chicane à vite fait de pogner (et vous allez être le perdant). En attendant le pain, la personne devant vous partira avec toute la miche, au lieu de s’en prendre un tranche et vous laisser de quoi manger. De vrais fauves, et c’est un problème très important sur ce complexe. La plupart des touristes étrangers on demandé de changer d’hôtel à cause de ça. On comprend qu’ils vivent à ration toute l’année et veulent vraiment en profiter et se faire gâter en vacances… mais c’est très déplaisant. Ils sont mal élevés, lancent leur déchets partout, se foutent des gens qui les entourent, laissent leur enfants faire ce qu’ils veulent… et ce n’est pas trois individus isolés qui font ça… c’est la grosse majorité. C’est vraiment frappant et ça fait pitié à voir. Le directeur de l’hôtel ne sait pas comment imposer son autorité, le staff du buffet ne dit rien pour ne pas faire de chicane, le représentant de notre compagnie dit que c’est comme ça depuis avril et depuis que le Cojimar privilégie le tourisme cubain… plusieurs personnes ont quitté l’hôtel et se sont fait transférer pendant que nous étions là. Les cubains en ont marre de nous et on décidé de reprendre le contrôle du complexe. En somme, ce n’est pas un problème de Cubains mais bien un fantastique fiasco de mauvaise gérance !!!

BON SA SAVOIR Très joli endroit… très tranquille. Parfait pour une semaine… mais pas pour deux. Il y a peu à faire et au bout de 7 jours, on a fait le tour de tout ce qu’il y a là. Apporter du Muscol (et rien d’autre), beaucoup de maringouins après la pluie où à la Caverne de Jubali. Affamés, ils arrivent par centaine. Apporter votre shampoing, savons et sèche-cheveux. Il n’y en a pas dans les chambres. Fabriquez vous un accroche porte, sinon la femme de chambre arrive à 8h30 et rentre dans votre chambre si vous ne répondez pas en 15 secondes ou moins. Apporter votre masque de plongée, vos piles, votre appareil photo sous-marins, c’est impossible à trouver sur l’Ile. Apportez vous un tas de livres, y’a très peu à faire et à voir, vous aller trouver le temps long sinon. Le Cojimar fonctionne sur le même type de courant que nous… mais on ne sait pas pourquoi, il est plus fort alors vous risquez de faire bruler les moteurs de vos appareils. N’apportez rien de grande valeur comme un séchoir à cheveux de 100$, il va sauter après trois jours. Nous avons essayé trois types d’adapteurs, rien d’autre ne marche. Les poissons adorent les bananes, mais lèvent le nez sur le pain ou la viande. C’est surprenant. Si vous êtes un touriste exigeant sur la question de nourriture, le Cojimar n’est pas pour vous, optez pour le Daiquiri, vous ne serez pas déçu, c’est le meilleur choix de l’Ile selon nous. Si votre critère est de payer peu, voir de l’eau extra turquoise et vivre simplement, vous allez aimer.
Retraite en Tunisie English translation pending
by Aurore246812 · 2009-08-31 · 88 replies
Bonjour

Pourquoi ne pas m'installer en Tunisie lorsque je serais en retraite ?? c'est une idée qui m'a traversée l'esprit, j'ai commencé à regarder le prix de l'immobilier. J'aimerais avoir des témoignages de personnes qui se sont installées en Tunisie J'ai de nombreuses questions à poser :

- Est-ce possible quand on est une femme seule ??? - je suis indépendante et je n'envisage pas de vivre à deux - pour ceux qui me feraient cette suggestion - (souvent on me dit "tu n'as qu'à te trouver un mec" !! - Si on perds la sécu en France on a quoi comme protection maladie en Tunisie ? ça coute combien ? - la mutuelle en Tunisie existe ???? - Est-ce facile de se faire des amis en Tunisie (je parle de vrais amis) - Si on achète un appartement ou une maison, est-ce facile de revendre ensuite pour se réinstaller en France (je n'ai pas les moyens d'avoir deux logements) - L'eau, l'électricité etc... ça coûte combien à l'année ?? - globalement comment est le coût de la vie par rapport à la France - je vais avoir en retraite 1000 € environ et je voudrais savoir si cela semble réalisable - en vivant correctement - de s'installer en Tunisie, car en France avec 1000 € je ne vais pas pouvoir faire grand chose à part payer mes factures.

voili voilou merci d'avance de vos réponses bonne journée 🙂
Voyage au Yunnan et pays Kham English translation pending
by Dobledou · 2009-08-30 · 130 replies
J'ai visité le Yunnan en 2006, j'envisage de visiter le pays Kham en partant de Zongdian pour rejoindre dege puis revenir sur Chengdu . Sommes nous autorisés à nouveau à visiter le pays Kham en individuel c'est à dire sans utiliser d'agence Chinoise ? (comme c'était le cas avant la tension diplomatique France / Chine d'avant les jeux olympiques) Merci de vos précieux renseignements
Croisière "Grande Civilisations Antiques" sur le Costa Deliziosa le 22 septembre 2010 English translation pending
by Misslilie · 2009-08-21 · 147 replies
Bonjour,

Voici mon premier post.🙂

Je pars faire ma première croisière sur le costa deliziosa le 22 septembre 2010 sur le thème "les grandes civilisations antiques".

J'aurais voulu savoir si quelqu'un du forum la fesait également...

Je vous remercie par avance
Voitures "made in USA" en location English translation pending
by Jadorry · 2009-08-13 · 118 replies
Bonjour à tous,

Vu la météo du jour... je me suis livré à une mini compilation des voitures de conception US que l'on peut - peut être - trouver en location aux USA et Canada. Prudemment je cite ma source : un grand magazine auto, édition annuelle "toutes les voitures du monde". Ce tableau n'est nullement exhaustif et donc est incomplet ! De plus, la ventilation des catégories tient plus de mon expérience que de la science exacte ou des pratiques de tel ou tel loueur. Vous aurez compris que je prends toutes les précautions possibles pour éviter les critiques😛 Par contre si vous pouvez le compléter "positivement"... ne vous en privez pas 😎😉
Le wifi dans les hôtels de l'Ouest américain... English translation pending
by Cendryon · 2009-08-05 · 145 replies
... ben c'est sympa... puisque ça me permet de vous faire un coucou depuis l'holiday inn express de Santa Barbara !

Quelques impressions depuis notre arrivée samedi : Le vol : BMI (Bruxelles-Londres) + Air New Zeland (Londres-Los Angeles) : A l'heure et sans problème.

Le border contrôle : Lui même hyper rapide mais beaucoup de monde donc file d'attente et on nous a "gardé" assis dans l'avion 1/2heure de plus à cause de l'encombrement dans le hall du contrôle...où les agents régulaient finalement assez bien la foule de façon a répartir au mieux les arrivants par vols...

Sheraton aéroport : Une usine

L'aéroport : Une usine mais facile de se repérer et de nombreuses navettes

Avis : Aucune attente à l'heure à laquelle nous nous y sommes rendus (9h30)

Voiture de location : J'avais réservé une routière en attendant d'être sur place pour aviser vu qu'il n'y avait pas grand chose en 4x4 sur le site belge. En bon commerçant le gars nous a proposé un SUV.. et mon mari a dit ok. Nous avons donc hérité d'un PONTIAC TORRENT récent, tout blanc, sièges en cuir... si certains d'entre vous connaissent, je suis preneuse d'avis... On est parti sans la notice, on ne savait même pas quoi mettre comme carburant dedans, on a pas mal cherché pour les boutons aussi.

LE brunch et la visite du QUEEN MARY : Super sympa pour une visite hors du temps. Le brunch est animé par un chanteur de blues/jazz et le buffet se présente sous la forme de "stations" par type de cuisine. La visite du paquebot est très sympa avec des expositions et des parties "promenades".

Cali'fun : Tour de la ville en soirée en français. Le guide était canadien. Parcours sympa qui nous a permis d'aller, outre les traditionnels Berverlu Hills, Bel air et Hollywood boulevard, dans downtown mais aussi à Alverra près de la station où il y avait une fête mexicaine avec des danseuses aux costumes très colorés... très sympa avec le petit marché dans la rue pietonne !

Universal studios VIP tour: Un traitement privilégié pour une visite sans stress et sans les foules. On a apprécié. Côté tournage on n'a pas vu grand chose mais on s'y attendait. En revanche on a pu faire un tour dans des bâtiments où il y a tous les accesoires, la fabrique des décors et les studios d'enregistrement du son. Le tour à un côté "attraction" avec son lot de surprises... mais il est vrai que Universal est aussi ... un parc d'attractions!

Le restaurant YAMASHIRO 😎😎😎: Sur le "top" de la Hollywood Hill. La vue est magnifique et la cuisine délicieuse. Ce n'est pas du "tout japonais" loin de là, mais c'est une cuisine qui dirais-je, accorde les goûts et les saveurs. Ce n'est pas donné mais c'est vraiment très bon . Le service est impeccable et l'expresso est très bon (qui disait que le café n'était pas toujours bon ici ???😉)

L'hotel MAGIC CASTLE : J'avais réservé au HOLLYWOOD HILL HOTEL, juste en dessous du YAMASHIRO mais en arrivant pour le check inn au Magic castle (c'est là que se fait le check inn du HHH) on me dit qu'il y a des problème de plomberie en haut (ptète que finalement il n'étaient pas plein et qu'ils préféraient ne pas le mettre en service avant d'avoir rempli le magic castle). Finalement ce n'est qu'une semi deception car en voyant en bas le petit hotel très bien tenu avec sa mini piscine, je me demandais pourquoi j'étais allée m'embêter à retenir en haut... D'autant plus que le receptionniste se plie en 4, insiste sur le fait que là au je n'aurais eu qu'une vue sur la colline etc.. Il nous propose une chambre plus grande avec tous les snacks gratuits et patati et patata... Donc au final on est contents, on a un grand appartement très calme et le parking est en dessous. Petit déjeuner sympa auprès de la piscine.

Hollywood boulevard au matin : Beaucoup plus cool que l'après midi. Permet de prendre son temps sans être bousculé par la foule... appréciable !

Studios WARNER BROS : Super bien organisé. Là aussi pas de tournage en vue . Plus orienté prod de séries TV et show.

SANTA BARBARA : Charmante bourgade très animée. La balade sur le "Pier" en fin de journée est très agréable. Balade nocturne dans le "vieux quartier" et les rues commerçantes. Accents très "hispaniques" à 2 jours des "olds spanish days". Je ne regrette pas un instant cette étape !

Restaurant PALACE GRILL 😎😎😎: Un restau qui ne paye pas de mine comparé aux accueillantes terrasses "pièges à touristes" de la State street, mais cuisine cajun excellente au son du jazz New orleans... (expresson à éviter...🤪). Il était très bien cotté sur tripadvisor... pas étonnant !

Hotel Holidays inn express VIRGINIA: Un hotel inn à l'espagnole dans un bâtiment ancien (pour els USA); Chambre petite mais jolie déco "espagnole of course". Lits confortables... bon on m'attend pour le petit dej !! A +😎
Location d'une voiture en Alaska English translation pending
by Zelandoni · 2009-08-03 · 44 replies
Bonjour

J ai en prévision un voyage sur Alaska et Yukon En location de MotorHome tres cher Nous nous sommes finalement rabatu sur la location d une simple voiture en camping Y a t il un itineraire precis a faire ?

Est que la voiture peut etre rendu au depart d Anchorage sur Juneau? Les Camping y a t il des risques ?

Le devis proposer par l agence de voyage environ 700 € vol + 1300 € location de voiture??

Est ce que quelqu un peut me renseigner sur toutes ses questions

Merci
Plateau du Colorado, juillet 2009 English translation pending
by Mlefevre · 2009-08-02 · 95 replies
Bonjour à tous,

Pas encore vraiment remise du décalage horaire, j'ai commencé à mettre en ligne notre carnet de voyage. 3 semaines en juillet 2009 (on est rentré il y a 1 semaine) dont 2 avec les Grisemote

Le récit en images ici

Après un premier voyage formidable dans l'ouest américain en 2006, la décision est enfin prise : on (Caroline 16 ans, Arnaud 14 ans, Marion 13 ans, Fred et moi) y retourne! C'est après moult hésitations et tergiversations que Fred, toujours pragmatique, fait définitivement pencher la balance vers l'ouest : profitons du dollar tant qu'il en est encore temps (pas très romantique je l'avoue mais efficace quand on voyage en famille avec 3 zados de 13, 14 et 16 ans)!

Pourquoi tant d'hésitations pour retourner dans une région qui nous avait tellement enthousiasmés 3 ans auparavant? La peur d'être déçus car il n'y aurait plus le « sel de la première fois » tout simplement. On avait eu beaucoup de chance avec la météo et pu visiter plein d'endroits extraordinaires dans des conditions presque idéales (chaleur caniculaire mise à part mais quasi inévitable en juillet). C'est d'ailleurs cette appréhension qui fait que nous retournons rarement 2 fois dans la même région. Et puis il y a tant de choses à découvrir sur la planète Terre!

Bref, nous décidons pour limiter les risques de « déception » de privilégier la découverte d'endroits qui nous sont inconnus avec quelques rares exceptions pour des coins que nous avions perçus comme exceptionnels.

Je me replonge avec délices dans toute la doc dont je dispose : différents sites français, allemands et américains, Photographing the Southwest (3 tomes)de L. Martrès (également rédigé avec l'aide de Philippe Schuler), Canyonlands NP Favorite Jeep Roads and Hiking Trails de D Day, Canyon Hiking Guide to the Colorado plateau de M.R.Kelsey et Hiking and Exploring the Paria River du même auteur, le tout saupoudré de quelques cartes de la série Trails Illustrated Map du National Geographic, avec une bonne dose de sauce Google Earth et de cartes GPS Garmin. Je révise aussi les carnets de voyage des uns et des autres sur VF (merci à vous tous!) Enfin, special thanks to Philippe Schuler, grand ambassadeur de l'ouest américain sur VF, pour sa disponibilité sur le net et au téléphone!

Eplucher tout ça prend un temps fou mais.... j'adooore me promener du fond de mon canapé dans des canyons torrides au milieu des serpents à sonnettes. Depuis ma Lorraine hivernale, j'essaie de rester réaliste dans le choix des rando : la chaleur est un élément à ne surtout pas négliger, la dernière fois nous étions tous les jours aux environs de 40°C voire beaucoup plus, du moins dans les régions de Page et de Moab.

Après une dizaine (!!) de versions le parcours est enfin prêt : nous ferons une boucle à partir de Denver. Afin d'aciduler le voyage, je repère quelques endroits un peu « perdus » ou pas très faciles d'accès. C'est plus fort que moi, je profite vraiment d'un endroit quand il faut au moins un peu « le mériter ».

Coup de théâtre en fin d'automne, Sylvie (grisemote sur VF) m'annonce qu'ils (Sylvie et Gilles et leurs enfants : Thibaut 14 ans, Lucas 13 ans et Robin 8 ans) retournent aussi dans l'ouest!! Départ le 03 juillet comme nous! Eux atterrirons à Phoenix, nous à Denver. Très vite, nous décidons de faire une partie du voyage ensemble : plus on est de fous... J'ai quelques pistes au programme où le fait d'être à 2 voitures ne serait pas une mauvaise idée.

A propos de voiture, nous avons toutes les 2 quelques inquiétudes car les échos concernant « les cheptels » des loueurs ne sont pas formidables : de moins en moins de vrais 4X4, de plus en plus de SUV 2X4. En plus il nous faut une voiture capable d'accueillir chacune 5 personnes avec le matériel de camping, la bouffe et l'eau. Sans vrai gros 4X4, tous nos plans ou presque tombent à l'eau : on croise les doigts et on se ronge un peu les ongles!

Trêve de présentation, voici le récit :

Vend 03/07 Après une bonne nuit de sommeil chez Marie Laure, Achille et leurs enfants (cameroun sur VF, qui nous a gentiment laissé leur maison pendant qu'ils batifolaient en Islande. Merci encore!!) le taxi nous dépose vers 9h avec nos 130 kg de bagages (sans compter les bagages à main) à l'aéroport de Bruxelles Vols sans histoire jusque Denver (via Londres) où nous atterrissons vers 18H30. Nous récupérons tous (ouf!) nos bagages (pas mal pour British Airways parait-il...), passons laborieusement la douane (1h30!) et prenons la navette jusque Dollar où nous avons réservé un 4X4 catégorie Grand Cherokee en comptant avoir un Dodge Durango comme la dernière fois. Coup de stress sur le parking, il n'y a que 2 petits SUV et sinon que des berlines ou minivans... On repère dans un coin un énorme 4X4 dans lequel faisant abstraction du fourbi qui traîne (la voiture n'est visiblement pas destinée à être louée de suite) je repère THE bouton : 2X4 /4X4 (merci Philippe pour tes explications) Coup d'adrénaline, c'est ce truc là qu'il nous faut, il est grand, haut sur pattes et vraiment 4X4. On se doute bien qu'il ne doit pas être dans la même catégorie que ce qu'on a réservé... J'espère être surclassée gratuitement vu qu'il n'y a sur le parking que des SUV microscopiques mais le manager de l'agence fait venir un SUV plus grand (Jeep Commander) correspondant à la catégorie réservée mais 2X4 et un peu juste comme taille (j'avais pris une galerie mais cette voiture n'avait pas de barres longitudinales permettant de l'adapter facilement) Bref, on explique que c'est trop petit (impossible de dire qu'on veut faire de la piste, l'assurance ne couvrant pas ce genre d'activité) et nous voilà obligés d'aligner 680 $ de plus pour avoir le gros bestiau (prix initial de la loc pour 22 jours : 745 euro, soit en tout 1225 euro!) Glups! Finalement on est soulagé d'avoir trouvé un véhicule adapté à nos projets, il s'en est fallu de peu que tout tombe à l'eau. Ce Chevrolet Suburban, le véhicule perso de la manager est suréquipé : toit ouvrant, caméra de recul, lecteur de DVD, coffre électrique, bip bip à gogo. Tout ça ne sert pas à grand chose mais ça nous console... On a même des portes-skis qu'on démonte rapidement, la bête consomme d��jà assez comme ça (en moyenne 16l/100 km!) Les pneus (neige!) sont neufs à l'avant et en bon état à l'arrière. On est paré! Morale de l'histoire : la prochaine fois je ne passe plus par un grossiste (en l'occurrence Airlines Network) mais essaie (je ne sais pas si c'est possible) de louer un modèle précis de véhicule... En route vers notre motel de Castle Rock, 50 km au sud de Denver et au lit! Ouf!

Sam 04/07 Après un ravitaillement à Colorado Springs nous filons vers le sud et l'est en direction de Great Sand Dunes NP. Nous voulons y entrer par la piste de Medano Pass (à l'est du parc) et faisons un arrêt sympathique à Westcliffe, CO où se tient un rassemblement de vieilles voitures. Nous voilà déjà dans l'Amérique rurale et le dépaysement est total. Les paysages sont grandioses et le charme des grands espaces américains agit à nouveau : on est tout émus! Finalement nous quittons la 69 pour la piste de Medano Pass, réputée pour son sable profond dans sa dernière partie, la plus à l'ouest. On traverse un paysage de montagne boisée avec quelques biches : à l'occasion d'un arrêt photo, je suggère à Fred d'appuyer sur cette grande pédale à G que nous n'avions pas remarquée. A quoi peut-elle bien servir? Docile, Fred s'éxécute, l'enfonce un peu, beaucoup, à fond. Rien ne se passe... Boaf, encore un truc inutile sur cette bagnole suréquipée, allons-y... Zut! C'est un frein à main « à pied ». Bah 'y a qu'à l'enlever...La honte! Il a fallu arrêter un américain pour lui demander comment faire (pour les ignares comme nous : il y a un levier invisible soigneusement caché sous le volant à G) La piste traversant une dizaine de gués (faciles ce jour-là) est assez caillouteuse et demande quelques précautions. Soudain au détour d'un virage apparaissent les dunes . Voir tout ce sable là où il n'y avait que forêts, prairies et cimes rocheuses enneigées a quelque chose de magique. La piste devient sableuse, finie la caillasse, nous soufflons un peu. Hélas, un de nos pneus également! La pression diminue régulièrement et dans un dernier soupir pneumatique nous arrivons au terme de la piste. Il nous a fallu ½ h pour trouver le cric (bravo Caroline) avant de pouvoir changer la roue. Elle est crevée sur le flanc et (d'expérience, hum...) nous savons qu'elle n'est pas raisonnablement réparable. Bon on verra ça demain... Nous achetons notre Annual Pass en sortant du parc et roulons juqu'au Great Sand Dunes Lodge (tout près du parc), réservé bien à l'avance sur internet car l'endroit est très prisé en raison de sa vue époustouflante sur les dunes. La soirée se passe tranquillement à observer les effets de lumière sur les dunes et les montagnes qui les encerclent. Nous sortons notre « vaisselle »-en plastique certes- mais faisons tout de même l'objet d'une certaine curiosité amusée des américains qui regardent Fred nous préparer un vrai repas alors qu'eux « s'enfilent » qq hamburgers et des chips, ce qui -soyons juste- leur évitera la corvée de vaisselle. Les chambres du motel sont vraiment les unes sur les autres et j'ai quelques inquiétudes car nos voisines sont un peu bourrées en ce samedi jour de fête nationale mais finalement à 21h30 tout le monde est au lit!

Dim 05/07 Impossible d'ouvrir la voiture avec la télécommande ce matin! La batterie est à plat... Avec ce coffre électrique, tous ces trucs qui sonnent, les lumières qui s'allument pendant 10 minutes à chaque fois qu'on ouvre une porte et toutes les allées et venues d'hier soir à la voiture, encore mal organisés, nous avons vidé la batterie. Ah! l'électronique j'vous jure! Bon avouons que le frigo électrique, laissé branché toute la nuit n'est sans doute pas innocent. Pourtant il y a 3 ans nous le faisions sans problème mais le Durango avait une batterie moins ridicule. Notre voisin de motel nous dépanne en 2 mn et avec le sourire. Le premier marchand de pneu se trouve à Alamosa à 1h de route et rien ne dit qu'il aura la bonne taille. Profitons donc d'abord du parc ! Nous reprenons la piste sableuse sur quelques centaines de mètres et faisons une petite balade dans les dunes après avoir traversé Medano Creek. Puis nous allons un peu en aval, là où je craignais qu'il n'y ait la foule en ce WE du 04 juillet mais c'est très raisonnable. La rivière s'élargit et n'est plus profonde que de quelques centimètres. Ce paysage est vraiment unique au monde et nous a complètement séduits. Quel régal de marcher dans cette eau fraîche, tout droit descendue des montagnes, entre dunes et forêts!

Sur la route du Nouveau Mexique et de ses badlands, nous passons au Wall Mart d'Alamosa qui nous confirme que le pneu n'est pas réparable mais ils n'ont pas la bonne taille. Nous choisissons de continuer, confiants dans l'espoir de pouvoir faire nous même une réparation au moins provisoire, au cas où nous crèverions à nouveau.

En traversant les San Juan Mountains, nous tombons par hasard sur le Cumbres et Toltec Scenic Railway, joli train à vapeur qui serpente dans une verte vallée. Arrivés à Bloomfield (toujours pas de pneu, tout -c'est à dire pas grand-chose- est fermé) nous prenons la 550 vers le sud et décidons d'aller camper à Angel Peak NRA. Un vent chaud peine à donner une vague sensation de fraîcheur alors que nous installons les tentes dans le campground (gratuit, WC, pas d'eau) situé juste au bord d'une falaise qui se prolonge sur des km en surplombant des badlands à perte de vue. Nous avons pour voisins quelques américains et envions leurs tentes uniquement constituées de moustiquaires, bien que le ciel soit un peu menaçant. Le paysage est vraiment étonnant et nous nous arrachons difficilement à sa contemplation pour réparer (avec succès!) notre pneu crevé (on ne s'est pas trimballé pour rien le kit de réparation et le compresseur 12V!) Durant la nuit, le vent tombe et nous parviennent alors le bruit des stations de pompage (sans doute de gaz?). Il y en a un peu partout dans ce coin et sans vent pour les masquer, c'est assez gênant...

Lun 06/07 Ragaillardis par notre succès caoutchoutesque, nous planifions les 2 jours à venir. Après une petite randonnée matinale sur la rim en face d'Angel Peak, nous filons vers le sud voir à quoi ressemblent les badlands de Lybrook, découverts sur le site internet d'un passionné. On reste un peu sur notre faim car du haut de l'amphithéâtre on n'a qu'un aperçu superficiel de l'endroit. J'avais repéré sur Google Earth une piste permettant de descendre au fond de l'amphithéâtre mais celle-ci est interdite, dommage car c'est à mon avis par ce bout-là qu'on peut vraiment apprécier le site. Nous filons donc vers A Shi Sle Pah, autres badlands situés un peu plus au nord qui eux non plus ne se découvrent pas par hasard : GPS absolument indispensable. Là, bien que la lumière soit au zénith et qu'il fasse une chaleur atroce (94°F, finalement on aura plus par la suite mais on n'est pas encore habitué), nous sommes emballés par le site : la piste pour y accéder chemine sur un grand plateau vaguement herbeux et s'arrête enfin « en rase campagne » C'est le « parking » En faisant quelques pas vers le nord, on « tombe » sur un effondrement jonché de hoodoos sculptés dans une bentonite grisâtre totalement infranchissable tant elle est sculptée par l'érosion. C'est un dédale incroyable et, abrutis de chaleur, nous avons eu bien du mal à trouver une issue pour remonter sur le plateau. Nous n'avons visité qu'une infime partie du site et y retournerions volontiers dans des conditions moins extrêmes. Nous sommes tout excités à l'idée de découvrir demain les Bisti Badlands dont Philippe nous a dit qu'ils étaient encore plus beaux qu' A Shi Sle pah. En route (ou plutôt « en piste) vers les Bisti : en chemin, nous rencontrons une svelte éolienne qui tournoie dans le ciel d'azur. Elle brille de mille feux sous les rayons du soleil et semble en pleine forme à côté d'une énorme citerne ronde aux allures de piscine. Y aurait-il de l'eau au milieu de ce désert brûlant? Fébrilement, Fred escalade la citerne pour constater avec délices qu'elle est pleine à ras-bord mais avec déception que ses bords sont coupants.... C'est alors que Caroline avise un gros robinet juché au-dessus d'un abreuvoir attenant. Sans trop d'espoir, elle le tourne et miracle, l'onde jaillit! Youpi! On va pouvoir se laver! C'est inespéré, d'autant qu'on envisage de camper (sauvagement) ce soir aux Bisti. Tout beaux tout propres, nous arrivons finalement sur le parking des Bisti où le sol anthracite dégage une chaleur au moins équivalente à celle dardée par les rayons du soleil : une fournaise! Si on allait jusqu'à Farmington chercher un pneu et … un motel?! Pas de pneu en stock, ils l'auront demain ce qui est parfait puisque nous repasserons dans cette ville. Pour 66 $, petit déjeuner pour 5 inclus, nous passons une (relative) bonne nuit au Rodeway Inn (j'ai du mal avec le bruit des clim...)

La suite bientôt.... Marie
Rajasthan, juillet 2009 English translation pending
by Lilili85 · 2009-07-30 · 11 replies
Bonjour à tous,

Je rentre d'un premier voyage de 15 jours dans le Rajasthan avec ma mère (j'ai 24 ans) et je vous fais donc un "résumé" de notre périple, qui nous laisse des souvenirs et des images inoubliables! Je sais à quel point ce forum nous a aidé à préparer notre voyage, et j'espère que mon récit donnera des conseils/idées aux prochains voyageurs.

Petites précisions : - C'était notre premier voyage en Inde - On a choisi l'option location de voiture avec un chauffeur, qui s'est avéré être fabuleux. On ne saurait combien le remercier! Son nom est Ishak Khan, contact au ishak_raj@yahoo.co.in. Et pour être complet, on a payé 400€ pour 14 jours. - On a toujours choisi des hôtels propres, avec climatisation, et les chambres étaient toujours spacieuses. Ishak nous a beaucoup aidé et conseillé dans nos choix et grâce à lui et ses connaissances on a eu l’occasion d’avoir des bons prix. On ne prenait jamais en compte les vues par la fenêtre, et la luminosité dans la chambre, car en juillet il fait nuit à 19h30 et jour à 5h30, et à part pour dormir, on ne restait pas longtemps dans les chambres:

- Notre trousse à pharmacie pour éviter les tracas : 1) Savarine pour le paludisme. On a hésité, mais c’est le fait d’être en période de mousson et l’idée d’aller dans les villages excentrés qui nous a convaincue de nous la faire prescrire. Par ailleurs, on n’a eu aucun effet secondaire. 2) lactéol en cas de troubles digestifs. Mais si on s’en tient à des légumes cuits, à bien peler les fruits, et qu’on mange végétarien les premiers jours, aucun souci ! 3) un gel savon sans rinçage pour se laver régulièrement les mains. Je m’en sers dans le métro parisien, donc ça m’a semblé être idéal pour l’Inde. - Un petit + qui s’avérera indispensable pour les voyageurs d’été : Un vaporisateur d’eau type Evian ou Vittel. On le trimballait partout, et ça permet d’éviter les coups de chaud lorsque la température monte. 4) Anti moustique bien sûr.

Jour 1 : 30 juin - Delhi Arrivée à Delhi à 6h20 du matin. (Vol British Airways, escale à Londres) Il pleut le temps que l'on atterrisse, on s'y attendait, c'est la période de mousson. Enfin, le temps que l'on récupère nos bagages, et c'est déjà fini et malgré les nuages, il fait déjà une trentaine de degré de si bon matin. Ishak nous attend à l'aéroport et nous conduit dans son ambassador resplendissante avec deux colliers de fleurs en cadeau de bienvenue ! On fait connaissance et déjà on rigole bien tous les trois. La première étape est de passer à l’hôtel (Hôtel Grand Godwin - 2000 Roupies on aurait pu négocier mieux, mais le premier jour, dur de s'y mettre d'emblée!). Puis on part visiter à notre rythme la Grande Mosquée, le Red Fort, le mausolée de Humayun, le Raj ghat. La grande Mosquée nous laissera un souvenir mitigé, surtout les hommes à l’entrée qui nous parlaient comme des chiens pour nous faire payer « le passe droit » pour l’appareil photo. Ils étaient vraiment désagréables, et on n’a toujours pas compris pourquoi... Enfin, sinon tout est très beau, il y a très peu de touristes, basse saison oblige. La première impression qui nous vient à l’esprit est assez étrange. On pensait arriver avec l’idée qu'il faudrait être le moins "voyeur" possible (faire attention quand on prend des photos, être discrètes etc...) mais en fait, c'est la situation inverse qui se produit. Tout le monde n'arrête pas de nous prendre en photo avec leur téléphone portable, les femmes et les hommes c'est la folie! Et de même ils adorent qu'on photographie en famille. On ne peut pas s’asseoir deux minutes quelque part sans qu’une vingtaine de personnes se posent en arc de cercle autour de nous ! C’est assez déroutant, mais on s’y est fait petit à petit. C’est donc ça pour moi la première chose marquante : les indiens sont très curieux, posent plein de questions, regardent, sont tellement spontanés ! On est déjà émerveillé par les saris magnifiques des femmes : couleurs vives, elles sont toutes belles et tellement féminines ! Vers 17h, on rentre à l'Hôtel, épuisées entre le voyage et les premières visites. On passera la soirée à digérer l'atmosphère et la multitude de choses vues dans la journée...

Jour 2 - Delhi - Agra Bonne nuit de sommeil, petit déjeuner sur la terrasse du toit de l’hôtel. J’essaye les plats indiens, mais je crois que pour le matin, je ne m’y ferais pas. Je m’en tiens donc au sucré 🙂. Ensuite départ vers 8h30 pour Agra. On s'arrête sur le chemin à Mathura où se tient le lieu de naissance de Krishna. Puis on arrive à Agra en début d’après midi. Après un déjeuner végétarien, on visite le Fort d’Agra. Le fort mongol est très beau, les bâtiments de pierre rouge et marbre blanc s’alternent de façon harmonieuse.Toujours pas de touristes à l’horizon et par contre toujours autant de curieux autour de nous, mais on commence à s’habituer ! On rigole beaucoup avec les gens, ils sont très ouverts vers nous, si seulement on pouvait accueillir les touristes à Paris de la même manière au lieu de les ignorer ! L’Hôtel choisi à Agra est le Taj Plaza. 1500 Roupies pour une chambre très correcte avec clim + petit déj. Ils veulent nous vendre une vue sur le Taj Mahal dans une chambre à 2000 Roupies, mais franchement, on ne tient pas à passer la journée à la fenêtre de la chambre d’hôtel, on préfère le voir en vrai ! Le soir on va faire un tour dans un marché nocturne. On craque sur des petites chaussures en cuir. Les vitres des magasins sont entièrement couvertes de gros moustiques à ma grande horreur. Je suis une proie très convoitée par ces bestioles, donc je dégaine mon Moustiguard en prévention !

Jour 3 - Agra - Fatehpur Sikri - Jaïpur Le réveil sonne à 5h30. On se prépare rapidos et on part à la découverte du Taj Mahal. Il fait bon se promener à cette heure, les rabatteurs ne sont pas encore trop réveillés ! Bon, l’entrée n’est pas donnée (750 Roupies par personne) mais c’est vraiment fabuleux, on ne se lasse pas de regarder ce palais à l’architecture parfaite. Le temps est mitigé, ce qui donne une ambiance particulière : le Taj blanc se démarque encore plus devant les gros nuages noirs... Les groupes de touristes commencent à pointer leur bout du nez vers 8h30, on décide donc de rentrer à l’hôtel, on prend un petit déjeuner et on retrouve Ishak. On passe voir le Baby Taj, impressionnant pour ses détails, surtout que là pour le coup, il n’y a personne, on est les deux seules à déambuler dans ce petit palais. Puis l’étape suivante de la journée est Fatehpur Sikri. On quitte Agra avec le souvenir du Taj Mahal dans les yeux, et on part pour ce site fortement recommandé par tous les visiteurs. On arrive sur les coups de 12h, il commence à faire très chaud, mais bon, on tient le coup ! Une chose totalement inattendue : Fatehpur Sikri recevait le même jour un pèlerinage à la Mosquée, donc c’est la cohue sur le site : marchands, pèlerins, familles, enfants, tous les mondes s’activent autour de nous, c’est assez impressionnant ! L’ambiance est assez oppressante, enfin c’est surtout la multitude de guides qui nous harcèlent qui est oppressante ! On a beau leur dire que l’on ne veut pas d’explications, on veut juste se balader, ils n’arrivent pas à comprendre que même s’ils donnaient des explications gratuites on n’en voudrait pas… On préfère être libre d’aller où on veut, s’arrêter quand on veut…bref « no guide » devient l’expression favorite de ma mère, et on doit malheureusement les renvoyer balader assez durement pour se faire comprendre... Dans le fort proprement, vu que l’entrée est payante (contrairement à la mosquée), c’est beaucoup plus calme, il n’y a quasiment personne. Au bout de deux heures, on redescend avec un bus du gouvernement au parking où Ishak nous attend patiemment. On devait passer la nuit à Barathpur, pour partir pour Jaipur le lendemain, mais vu qu’il n’est pas trop tard, et que l’été, il n’y a pas grand-chose à voir à Barathpur (les oiseaux du parc sont absents), Ishak nous propose de rouler directement vers Jaïpur. On s’arrête sur la route pour admirer un joli coucher de soleil et on roule au milieu des motos, des rickshaws, des camions, des moutons, des chameaux, oui oui on est bien sur l’autoroute 😉 On arrive dans la soirée à Jaïpur. On passera les prochaines nuits à l’hôtel Anuraag Villa - 1300 Roupies par nuit avec petit déj. L’hôtel est dans un quartier paisible de Jaipur (Bani Parc) et possède un grand jardin, où on peut se prélasser. Petit havre de paix bien agréable !

Jour 4 - Jaipur

Aujourd’hui journée tranquille de prévue. On commence un peu à saturer des visites de forts et de palais. Ils sont bien sûr tous très beaux, mais on a besoin de faire un petit break. On décide donc de faire une sortie au cinéma bien connu : le Raj Mandir. Le cinéma est absolument magnifique, la salle est immense, le plafond est comparable à de la meringue. A l’intérieur, on est les seules occidentales, les gens nous regardent en souriant. Une jeune fille dans la queue pour les billets (queue pour la gente féminine bien sûr) n’en revient pas que l’on aille voir un film dont on ne comprendra pas la langue ! Elle nous explique que c’est un film comique, qui était très attendu, ce qui explique le monde présent à la séance! Lorsque l’on achète les billets on a les places attitrées, on va donc s’asseoir à notre siège et la salle plonge dans le noir sous un tonnerre d’applaudissements. Quelques bandes annonces et le film démarre. A la moindre cascade de l’acteur principal ou au moindre pas de danse de l’actrice, toute la salle est en ébullition. L’ambiance est vraiment extra ! Malgré les dialogues en hindi, on n’a aucun mal à saisir l’histoire et les anecdotes, les acteurs exagèrent toutes leurs mimiques et les situations sont loufoques et faciles à comprendre. Après 3 heures de spectacle (avec un petit entracte au milieu) on sort après avoir passé un très bon moment. On retrouve Ishak qui nous accompagne dans le vieux Jaipur, la ville rose proprement dite. Les rues sont très belles, les couleurs magnifiques, et on déambule dans les rues, grimpe un escalier et arrive à un petit magasin de bijoux en argent. Le vendeur adore la France, d’ailleurs son magasin se nomme « le Maître des bijoux », bien écrit en français. On discute, il nous parle de Bordeaux et de son vin, on choisit une jolie bague et des boucles d’oreille et on repart pour retrouver Ishak qui doit nous emmener dans une manufacture de tissus, « Rainbow Textile ». Après une centaine de déballage, une quarantaine d’essayages, plusieurs tasses de chaï entrecoupées de sessions de marchandage bouclées par une belle poignée de main, on repart avec moult saris, tissus et vêtements. On ne se lasserait jamais d’admirer tous ces beaux tissus avec ses belles couleurs… On sort du magasin aux anges, et le soleil commençant à se coucher, on fait un passage au bord du lake palace. Les familles pique-niquent, la température est plus agréable et les couleurs du ciel et du palace en mettent plein à la vue… On retourne à l’hôtel en croisant sur le chemin des chameaux, des éléphants, on est en plein centre ville, tout va bien, on est en Inde… Jaipur n’est pas la ville préférée des voyageurs. Mais c’est la ville de résidence de notre chauffeur, donc je crois qu’il nous a transmis l’affection qu’il possède pour la capitale du Rajasthan.

Jour 5 - Jaipur

Réveil puis petit déj léger dans le jardin de l’hôtel. A côté de notre table, un yogi indien, vraisemblablement client de l’hôtel, fait son pranayama (yoga de respiration) devant la petite statue d’un Bouddha en marbre blanc. A 8h30, Ishak arrive, il fait déjà chaud, la journée promet d’être rude côté température. On passe à côté du palais des vents, d’après notre chauffeur, c’est l’heure idéale pour le prendre en photo, puis direction le fort d’Amber qui surplombe Jaïpur. A deux kms du fort (avant l’ascension de la colline), on s’arrête au bord de la route déserte, pour prendre quelques photos de la forteresse. A peine sortie de la voiture, on voit surgir de nulle part (des buissons ???) des charmeurs de serpents et des marchands de babioles. Décidément, ils sont vraiment sans relâche les indiens et ils nous étonneront toujours ! Arrivées au fort, on commence par visiter le petit temple, où a lieu la célébration d’un mariage. Comme d’habitude, ils sont enchantés et très fiers lorsqu’on leur demande si on peut les prendre en photo. Les mariés sont magnifiques, lui en blanc, elle en rouge. Ensuite on visite le fort proprement dit, qui est, comme cité dans tous les guides et les forums, vraiment beautiful. Tout est travaillé, les pièces, les petites cours, les murs, les plafonds, c’est impressionnant. D’ailleurs, tout comme au Taj Mahal, l’endroit comporte plus d’occidentaux que d’habitude. Il y a la possibilité de monter sur des éléphants, mais leurs mines tristounettes nous convainquent de nous passer de l’aventure. Ishak nous expliquera qu’ils ne sont pas bien traités par les propriétaires et que « sometimes they get crazy with tourists ! ». Ah ok, on a bien fait de s’en passer 😕 On fait un passage à la fin de la visite à la galerie d’art contemporain. De magnifiques tableaux y sont exposés et on discute simplement avec les jeunes qui tiennent la galerie. On aime la musique qu’ils passent en fond sonore, donc ils décident d’essayer de nous graver un CD. Malheureusement l’ordinateur fait un caprice, on devra trouver le CD par nous même, enfin ça sera assez simple car ce sont les bien connus Gayatri Mantra. On quitte finalement le fort d’Amber, et retourne sur Jaïpur. On prend un lunch léger, puis après quelques emplettes d’ordre logistique (timbres à la poste, carte mémoire pour l’appareil photo…) on part visiter le City Palace. On laisse de côté l’observatoire astronomique car c’est impossible pour nous de rester plantée debout sous ce soleil plombant. Le palace du Maharaja nous séduit avec les portes des quatre saisons puis on enchaîne avec le tombeau de la famille royale. On est les seules à visiter (on commence à avoir l’habitude d’avoir un site touristique pour nous toutes seules) et on croisera juste un groupe d’adolescents qui joue aux cartes sur le marbre blanc du mausolée et un troupeau de quatre ou cinq ânes qui traversent le site le plus naturellement du monde.

En fin d’après midi, on repasse au « Rainbow Textile », pour récupérer des pantalons faits sur mesure pour ma maman. Et « comme par hasard » le staff est justement en train de plier soigneusement des étoles en soie dans le magasin lorsque l’on arrive. Ils viennent de les recevoir. On s’est littéralement écroulées sur le sol, et c’est reparti pour un déballage, essayage, marchandage, on boit du chaï, on rigole… on est ressorti du magasin avec les pantalons de ma maman et en prime huit magnifiques étoles en soie fine! Enfin, on verra par la suite (dans d’autres villes, Delhi, Udaipur…) que la manufacture où nous a emmenées Ishak faisait des tissus vraiment de bonne qualité et à un prix tout à fait raisonnable. On rentre à l’hôtel et Ishak nous fait une surprise : Il nous invite à dîner dans sa famille ! On est super contente, et on se met sur notre 31 ! Il vient nous chercher à 20h pétante. Sa maison est assez spacieuse, il nous présente à sa femme Amvin et deux de ses fils. Ishak est le seul à parler anglais donc tout le monde est un peu réservé, c’est normal. L’accueil est chaleureux, on va sur la terrasse, qui est en fait le toit de la maison puis c’est le temps du repas. On installe une nappe sur le sol ainsi que tous les plats : poulet, lentilles, riz basmati, chapati et frites pour les enfants ! Tout est bien sûr succulent et on comprend qu’ils ont mis le frein sur les épices pour nous, merci ! Plus tard dans la soirée, plusieurs personnes de la famille rendront visite, tout le monde est adorable avec nous. On rentre à l’hôtel se coucher vers 23h, la tête pleine de souvenirs touchants et de jolies rencontres.

Jour 6 - Jaïpur - Village d’Ishak Jour 7 - Village de la grand-mère d’Ishak

Réveil à 5h du matin. On bondit du lit, car on a prévu de tenter un cours de yoga à 6h dans un collège que l’on a repéré à 200 mètres de l’hôtel (cité dans le lonely planet). On se prépare, mais une fois arrivée au centre, aucun signe de vie, quelqu’un devant le bâtiment nous annonce que l’on est dimanche donc, c’est fermé aujourd’hui. Snif, on repart bredouille et on se recouche quelques temps. Deuxième réveil, on quitte l’hôtel vers 8h30, direction le village d’Ishak. On est très impatientes de quitter les grandes villes pour découvrir la vie à la campagne râjasthâni. On arrive au village après plus d’une heure de route, et déjà une vingtaine d’enfants nous entourent. Le bruit que des touristes étaient ici à fait le tour du village ! On arrive chez la mère d’Ishak puis il nous présente à toute la famille. On boit du chaï, distribue des carambars aux enfants, il fait très chaud à l’extérieur, on reste donc dans la maison. On joue avec les enfants, puis on comprend qu’ils sont en fait très impatients de nous montrer le temple du village, ils sont très fiers de nous y emmener. Dans la salle principale, un groupe de chanteurs s’exercent, on s’installe, on écoute, c’est très beau. On fait un tour dans le village et l’heure du départ a déjà sonné. On doit partir au village de la grand-mère d’Ishak, à 30 Kms, c’est là que l’on passe la nuit. La grand-mère d’Ishak est un phénomène, du haut de ses plus de 88 ans. On n’entend qu’elle dans la ferme où la famille toute entière habite : le fils qui est le chef de famille, sa femme et leur ribambelle d’enfants. L’aînée est Shameen qui parle le mieux l’anglais. C’est elle qui sera à nos petits soins tout le temps du séjour. Dès notre arrivée, ils insistent pour que l’on ne reste pas une nuit mais deux. On accepte avec joie, on est tellement bien accueillies ici ! Quelques souvenirs en vrac de ses 2 jours fabuleux :

- Dormir sur le toit d’une maison au fond de la campagne râjasthâni et se réveiller au lever du soleil à 5h du matin. - Shameen nous montrant ses tenues et bijoux pour son mariage prévu 3 mois plus tard. Elle était tellement heureuse de ce mariage d’amour (et non d’arrangement, elle l’a bien précisé) ! On était très émues de partager ses moments et ses confidences. - Shameen nous dessinant des tatouages au henné à minuit à la lueur d’une ampoule, toujours sur le toit de la maison - Les sessions « toilette matinale » dans le coin salle de bain, en pleine nature ! - Les préparations des repas et de l’inconditionnel chaï - Le charmeur de serpent qui nous a rendu visite - La danse matinale du paon et sa majestueuse roue ! - Les balades au clair de lune, quand la chaleur tombe enfin.

Jour 8 - Ajmer - Pushkar

Départ le matin vers 9h, on a les larmes aux yeux derrière nos lunettes de soleil… La rencontre avec cette famille me marquera à vie, et reste certainement le plus beau souvenir de ce voyage… Mais notre périple continue et toutes les bonnes choses ont une fin ! Sur la route, Ishak nous explique qu’il va rester encore avec nous quelques jours mais que la fin du voyage se fera avec Singh, un autre chauffeur. On était au courant, il nous avait prévenues lors de la réservation par internet. On retrouve donc Singh, on fera la route à 4 pendant encore deux jours. Singh est très gentil, plus jeune et a des faux airs de mafioso avec ses grandes lunettes de soleil R*B*, qui nous fait beaucoup rigoler. On stoppe à Ajmer, pour la visite de 2 mosquées dont une en ruine où on se reposera un peu (enfin jusqu’à ce qu’une trentaine de personnes se présentent en arc de cercle autour de nous, pour nous parler et nous regarder !) On reprend la route, pour passer l’après midi à Pushkar. Derrière la montagne se cache cette petite ville sacrée pour les hindous. Cet avis n’engage que nous, mais on a trouvé que la partie « business » avait pris beaucoup de place dans la religion. Les prêtres nous font réciter des mantras au bord des ghâts, enfiler un bracelet au poignet droit et ensuite ils négocient sec pour que tu fasses l’offrande la plus importante possible… Enfin, on relativise et en rigole, c’est mieux ainsi ! On trouve des CDs des Gayatri Mantras et on traverse la ville pour arriver au temple de Brahma. On est pas rentré dedans, découragé par le monde, et ma maman a eu un coup de chaud (certainement au bord des ghats, il faut bien garder quelque chose sur la tête). On retrouve Singh et Ishak, et on reprend la route : direction Jodhpur. (On devait passer la nuit à Pushkar, mais on rattrape la nuit supplémentaire passée au village). Arrivée à Jodhpur à l’hôtel Durag Villas Guest House, chambre sans fenêtre mais spacieuse, 800 Roupies, personnel adorable.

Jour 9 - Jodhpur - Ranakpur

Le matin, Singh nous emmène visiter le fort qui surplombe la ville bleue. On passe trois heures dans la magnifique forteresse. Le plaisir est un peu gâché par la chaleur, Singh nous annonce qu’il fait 48° aujourd’hui, on est totalement abasourdie par sa nouvelle, je crois avoir atteint la température maximale supportée par mon corps ! Après le fort, on redescend dans la ville, il est 13h, la chaleur est intenable. On décide de déjeuner dans un endroit climatisé, puis direction le cinéma, deuxième session ! Au moins, il y a des ventilos, et on profite un peu de la fraîcheur en attendant que le soleil quitte son zénith ! Nos chauffeurs rigolent et nous emmènent donc voir notre 2e film indien. L’ambiance est plus calme qu’à Jaipur, mais on a passé un bon moment. On sort à 18h, la température a baissé, ouf ! On retrouve Singh et Ishak, qui nous annonce qu’il doit retourner à Jaipur pour son business. Séquence émotion, on quitte un ami plus qu’un simple chauffeur, il est tellement formidable ! Enfin, pour nous remonter le moral, Singh nous emmène au marché de la Clock Tower (hihihihi il sait comment réconforter les femmes : shopping !). Le marché est très animé, la population locale a attendu que le soleil se couche pour sortir et faire ses emplettes ! On dévalise un marchant d’épices puis on se balade, ça fait du bien de marcher un peu. On revient à la voiture et on prend la route pour Ranakpur. La route est plus pénible que d’habitude, on arrive à l’hôtel, totalement épuisées, on mange une mangue et s’étale dans nos lits ! Hôtel : Ranakpur Hill Resort, chambre luxueuse, 1800 Roupies.

Jour 10 - Ranakpur - Udaipur

Réveil en douceur, aujourd’hui, on a le temps ! Première bonne nouvelle : le ciel est couvert, la température est beaucoup plus supportable. On prend un petit déj dans les jardins puis on fait un plongeon dans la piscine de l’Hôtel. Ca fait du bien ! On aurait bien fait un petit massage mais le spécialiste est en congé, tant pis, ça sera pour Udaipur ! A 12h, on va visiter le temple Jain de Ranakpur. Il y règne une belle atmosphère, très paisible, les idoles jains nous observent avec leurs yeux en miroirs, et les gens sont respectueux et calmes. Rien à voir avec lé frénésie de certaines mosquées ou temples hindous. On reprend la route tranquillement, direction Udaipur. Sur la route, la pluie nous surprend, la mousson arrive enfin dans le Rajasthan. Les visages des indiens s’apaisent, la sécheresse est une vraie source d’angoisse dans les endroits désertiques. Plus on s’approche d’Udaipur, plus les paysages changent, plus verts, plus montagneux. On arrive à Udaipur, déjeune tranquillement et fait un saut à l’Hôtel. C’est le Swaroop Villas, très bel hôtel, avec piscine, le manager est un ami d’Ishak et nous reçoit comme des princesses. On a une belle chambre à 1500 Roupies. On fait un plongeon dans la piscine, puis à 17h, on retrouve Singh qui nous emmène expérimenter les massages ayurvédiques. Grand moment de décompression, fini les tensions, les fatigues, le massage à 4 mains (deux masseuses) est fabuleux. En soirée, Singh nous propose un spectacle de danses râjasthâni. Les danseuses sont impressionnantes, et leurs costumes magnifiques. On rentre à l’hôtel sous la pluie, après une journée bien décompressante.

Jour 11 - Udaipur - Khempur

Au réveil, l’option piscine est éliminée, car il ne cesse de pleuvoir. Mais honnêtement, c’est presque agréable ! On ne doit retrouver Singh qu’à midi, donc on décide de se refaire faire un massage, à l’hôtel cette fois-ci. On n’aura pas l’occasion de profiter autant en France (8 fois plus cher!) ! Après ce moment de détente, on retrouve Singh. La pluie a finalement cessée, donc il nous emmène au jardin des demoiselles d’honneur. On admire la fontaine de lotus, les palmiers, les énormes bougainvillées et profite des effluves de jasmin. Puis direction le lac des amoureux, Fateh Sagar. On prend le bateau pour l’île au centre qui consiste à un jardin, dont la vue est très agréable. Plus tard, on décide de rendre visite à une école d’art. Des étudiants nous présentent différentes peintures sur soie, les détails sont impressionnants ! On choisit quelques petits tableaux, dur dur, il y en a tellement et ils sont tous beaux ! En guise de lunch, on teste les Thalis végétariens à 99 Roupies.

En fin d’après midi, on part pour Khempur, autre petit village, situé à une heure de route. Sur le chemin, les prés sont gorgés d’eau de pluie. On aura vécu tous les climats dans la région ! Arrivée à Khempur, on négocie une suite sans clim à 800 Roupies. On restera dans un hôtel héritage (Ravla Khempur), où ils élèvent les magnifiques chevaux Marwari. Etant cavalière passionnée, je succombe à leurs petites oreilles en croissant de lune ! On passe la soirée dans le village, rencontre avec les enfants, puis on se pose avec Singh sur la terrasse de l’hôtel. Les employés s’installent avec nous (on est les seuls clients) et commence à chanter et jouer de la musique râjasthâni ! Instant magique !

Jour 12 - Khempur - Udaipur

Le matin, j’arrive à convaincre ma maman de faire une ballade à cheval. On ne refera pas ça de sitôt ! Nos hôtes nous préparent deux magnifiques petits chevaux, et nous voilà parties pour deux heures de promenade. Les palefreniers ne nous quitte pas d’un sabot, ma maman est rassurée. On croise des enfants qui vont à l’école, les paysans dans les champs et des femmes à l’entrée de leur maison. Tout le monde nous salue et nous sourit. Sur les coups de midi, on dit au revoir à nos hôtes vraiment chaleureux, et on repart pour Udaipur. Vu que le soleil n’est pas au rendez vous, on ne retourne pas à l’hôtel qui a une piscine, mais un autre, plus proche du centre d’Udaipur, le Hôtel Hill Lake. On a une chambre négociée à 1000 Roupies, car on ne veut pas de petit déjeuner (on est accro aux mangues et ananas achetés sur le marché depuis plusieurs jours 🙂. ) On arrive sur les coups de 16h30 au city palace, qui ferme à 17h30. On se décide à la visiter : un guide nous harcèle disant qu’avec lui, en une heure c’est faisable, par contre toutes seules, il y en a pour trois heures…mais bien sûr ! Le palace est très beau, les salles colorées avec les vitraux et bien décorées. Tout brille ! On devait aller au son et lumière, mais la pluie tombe par intermittence, ça n’est pas bien grave, on rentre à l’Hôtel et profite de sa terrasse sur le toit pour dîner. C’est très agréable, la vue est géniale ! Singh nous dit au revoir, car il doit partir dès maintenant avec la voiture pour Delhi, pour nous récupérer demain à l’aéroport.

Jour 13 - Udaipur - Delhi

Aujourd’hui nous sommes livrées à nous-mêmes et on a prévu une journée shopping à Udaipur, avant de reprendre l’avion pour Delhi à 18h. On part dans la matinée, la ville est très animée. Les klaxons des motos et rickshaws rythment notre balade. On fait nos emplettes « cadeaux pour les amis », difficiles de marcher tranquillement, l’activité est débordante ! Enfin, on rentre à l’Hôtel, et passe le temps qui nous reste à surfer sur internet dans le cyber café au sous sol. A 16h, un ami d’Ishak (qui contrôle notre séjour à distance) vient nous chercher à l’hôtel pour nous amener à l’aéroport intérieur d’Udaipur. Le vol est court, et on assiste à un coucher de soleil vu du ciel, les couleurs sont magnifiques ! On arrive à Delhi, attendues par Singh qui a traversé le Rajasthan en 24 heures pour nous récupérées. Il nous amène à l’hôtel négocié par Ishak : le Hôtel Bill Palace. C’est bizarre car il est très mal noté sur internet, mais on a été parfaitement bien reçu. Chambre à 2000 Roupies, très propre, rien à dire, vraiment. On dit au revoir pour de bon à Singh cette fois-ci, qui a été vraiment dévoué et adorable avec nous.

Jour 14 - Delhi

C’est notre dernière journée en Inde. Elle était un peu dédiée au transit Udaipur - Delhi, au cas où on aurait un problème quelconque avec le vol intérieur ou autre. Du coup, on a quartier libre, notre vol n’est que cette nuit à 2h du matin.

On passe la matinée dans notre chambre, à regarder Harry Potter en Hindi à la télévision. C’est très rigolo, mises à part les innombrables coupures de publicités. Les chaînes indiennes sont impressionnantes pour ça !

Vers midi, on décide d’aller vers Connaught Place pour se balader. On demande à l’hôtel un rickshaw. Il arrive et commence à nous emmener à destination. C’est alors que deux autres rickshaws (qui attendaient aux alentours de l’hôtel également), déboîtent à gauche et à droite et nous font une queue de poisson! Ouhlala, dans quelle galère on s’est mises! Notre rickshaw est forcé de s’arrêter et les deux autres bonhommes commencent à être violent verbalement avec lui, ils lui prennent les clefs de son véhicule et nous demandent de monter avec eux. On est totalement effarées, et on ne bouge pas, hésitant à appeler la police! Notre conducteur est mort de trouille et nous dit finalement de monter avec eux. On est pas très rassurées mais on s’exécute (on aurait pas du, mais dans ces cas là, on ne réfléchit pas trop!) en précisant bien que l’on veut aller à Connaught Place... Evidemment au bout de dix minutes de trajet dans le nouveau rickshaw, il nous dépose dans un magasin où il touche une commission et pas du tout à l’endroit voulu. Il nous pose au milieu de nulle part disant qu’il faut rentrer dans l’échoppe. Il m’agace tellement, on rentre dans le magasin pour qu’il nous laisse tranquille et on ressort illico. Vu nos têtes enragées, personne ne nous embête pour nous vendre un bout de tissu. On se retrouve seule au bord de la route, sans savoir où on est, avec comme seul plan nos guides...On commence à marcher, et après une dizaine d’arrêts, et 1, 5 km de marche on arrive enfin à Connaught Place! Je crois qu’à chaque fois que l’on demandait à quelqu’un le chemin, on n’avait jamais 2 fois la même direction... bref, on ne peut vraiment faire confiance à personne dans cette ville! On passe l’après midi à déambuler autour de la place et pour le retour, le choix est vite fait : le métro !! On découvre un métro ultra moderne et climatisé, quand même mieux que les rickshaws arnaqueurs et où on suffoque au milieu de la pollution... En trois stations, on arrive aux alentours de l’hôtel, que l’on trouve facilement. On restera le début de soirée à l’accueil, rencontrant d’autres touristes, qui souvent arrivaient juste en Inde. C’était sympa de répondre à leurs questions et de discuter. Vers 22h, on prend un taxi par l’hôtel, direction l’aéroport, l’international cette fois ! La fin du séjour approche !

On rentre à Paris, comblées par ce voyage. Une certitude : nous retournerons en Inde ! Bien sûr, la culture est tellement différente, ça n’est pas toujours facile, mais l’expérience est extraordinaire, unique. Comme le disent tous les voyageurs, il y a un « avant » et un « après l’Inde ». Après, sur la façon dont on a organisé notre voyage, on ne regrette rien, que ce soit le choix du chauffeur, la durée, l’itinéraire.Le seul bémol serait la période, je pense que c’est plus agréable l’automne ou l’hiver, mais on ne choisit pas toujours ces congés, et je pense que l’on a su adapter notre rythme quotidien au climat. Mais en même temps, l’avantage de cette période là, c’est qu’il y a beaucoup moins de touristes et même dans certains lieux, pas du tout ! A travers notre voyage, on se découvre un peu soi même, et aussi notre relation mère - fille a été extra. Je souhaite à toutes les jeunes filles d’emmener toutes leurs mamans dans une telle aventure !
Vol Paris CDG - Antalya? English translation pending
by Lolo95400 · 2009-07-29 · 56 replies
Bonjour, nous partons du 09 au 23 septembre pour Antalya (Turquie).

Nous aimerions savoir si quelqu'un avait deja pris un vol au départ de Paris CDG et avec quel compagnie???

Qulles sont les horaires (oui car on aura ttes ces réponse uniquement 1 semaine avant notre départ).

J'ai entendu beaucoup de mal sur la Compagnie ONU AIR pas rassurant du tout et plutot flippant!!!

J'attends vos réponses !! 😛
Train de Bangkok à Ventiane (Laos) English translation pending
by Albaas · 2009-07-23 · 45 replies
bonjour Qui peut me guider pour aller de Bgk à ventiane par le train, je pars en septembre
Hôtel Dreams Romana de Bayahibe English translation pending
by Grd35 · 2009-07-09 · 25 replies
Bonjour Tout est dans le titre alors si vous pouvez m'aider car on doit envoyer un mail pour retenir une chambre. Nous avons optez pour une chambre avec vue partielle mer Quel bâtiment? quel étage ? Nous préférons le calme. Merci Cordialement Laurent
Antelope Canyon: hésitation sur l'heure de visite (États-Unis) English translation pending
by Sophie2008 · 2009-07-01 · 88 replies
Bonjour,

Je sais que le sujet a été abordé plusieurs fois, mais j'avoue que je m'emmèle un peu les pinceaux... 🤪 alors je me permets de vous reposer la question... 😉 Voilà, nous serons à Page le 10 juillet (tout bientôt!!) et on souhaite réserver la vsite d'Upper Antelope Canyon pour être certains d'avoir encore de la place à l'heure que l'on souhaite. Si j'ai bien compris, la meilleure heure pour visiter est 11h00 (?? vous confirmez??) Chez les différents tour operator que j'ai trouvé, j'ai vu les créneaux suivants:

- 09:30am ou 11:30am: encore dispo, mais je ne sais pas si l'heure indiquée est l'heure sur le parking dAntelope ou au départ de Page à l'agence - coût = 32USD+tax/pers - 10:15am (j'attends la réponse de la dispo), coût = 20USD+tax/pers

Bah du coup, c'est quoi le meilleur créneau??? Plutôt 11:30? (et donc canyon sur les coups de midi) ou 10:15? (et donc canyon vers 11h00) Sachant qu'il y a tout de même 10USD de différence entre les 2...

Merci d'avance

Sophie
Choix de circuit à moto aux États-Unis? English translation pending
by JAP35 · 2009-06-28 · 14 replies
Bonjour, à une dizaine d'amis, nous envisageons un périple aux US du 20 juin au 12 juillet 2010. Nous pensons louer 5 motos (probablement chez eaglerider) et une voiture suiveuse (que chacun conduirait à tour de rôle). 1ère question; y a t-il des conditions particulières pour pouvoir changer de conducteurs et pilotes. Pour l'instant, nous avons quelques discutions sur le circuit. Nous arriverons en soirée à Las Végas. Prise des véhicules le lendemain et circuit (route 66, grand canyon, canyon de chinle, monument valley, mesa verde, canyonlands et arches). Jusque là nous sommes d'accord mais pour la suite, on aurait besoin d'avis éclairés. Nous avons plusieurs options: 1)monter sur Grand Teton et Yellowstone (2j aller, 2-3 jours sur place, 2j pour redrescendre vers Capitol reef, brice canyon, zion et retour sur Végas où on rend les motos et fin de séjour avec 2 ou 3 voitures pour death valley 2) on ne fait pas Yellowstone et notre dernière semaine (voiture) nous emmene par la vallée de la mort, bodie, yosemite jusqu'à San Francisco l'idéal étant bien sûr de faire le tout mais en 22 jours ça semble bien présomptueux, non ?
Pérou: kidnappé et séquestré pendant 4 heures dans un taxi English translation pending
by Ssand · 2009-06-08 · 72 replies
Bonjour à tous,

Je suis revenu du Pérou dimanche 24 mai dernier avec mon ami Frédéric.

Mon voyage a été inoubliable superbe..Malgré notre mésaventure..

Je voulais avant tout remercier tout particulièrement Tokala qui m’a beaucoup aidé à préparé mon voyage au Pérou, elle m’a donné des conseils, astuces..Merci aussi à Loslinos, Wapiti74 et les autres bien sûr.

Je vais faire comme Tokala et Wapiti74, un joli carnet de voyage que je vous posterai sur ce forum car nous avons fait un sacré périple et je suis prête à aider les futurs voyageurs.

Cependant, nous sommes arrivés au Pérou le vendredi 08 mai à 11h35 du matin à Lima, tout a été parfait jusqu’au dimanche 10 mai ou nous avons été Kidnappé et séquestré dans un taxi pendant 4 heures mon ami et moi même à Arequipa :

Nous étions dimanche (jour de la fête des mères au Pérou) nous avons été diner à la crêperie Zig-Zag à Arequipa à 2 minutes à pied de la grande Place d’Armes, en sortant à 18h00 (il faisait à peine nuit) nous avons cherché directement un taxi (juste devant le restau), le premier ne connaissait pas notre hôtel (Hôtel Casa de Tintin), mais de suite nous avons prit le 2ème qui suivait, il a gardé le plan ( brochure de notre hôtel) avec lui devant et nous a dit de monter, nous avions juste un petit sac à dos avec nous.

Nous avons traversé la place d’Armes et à un moment donné nous sommes arrivés au dessus d’un pont ou le chauffeur de taxi a stoppé net, on a rien vu venir !

3 Hommes cagoulés sont rentrés dans notre petit taxi, un devant et deux à l’arrière avec nous, un à gauche de Fred et un à droite de moi. Ils nous ont de suite cagoulés tous les 2.

La voiture a filé pendant ¼ d’heure environ très très vite. Ensuite nous étions très certainement dans un terrain vague car nous entendions des hommes parlés et des chiens criés.

Horrible ! Il n’y a pas d’autre mots, nous étions terrifiés, aucuns mots nous sortaient de la bouche. Nous nous sommes données la main tous les deux et là ce fût terrible car Frédéric et moi nous avons essayés de nous débattre j’ai frappé ma fenêtre droite pour que des personnes dans la rue nous entendent. Vous pensez bien personne n’a réagis !

Mais ils ont commencé à me frapper violement au dos et à Frédéric sur la tête.

Je ne l’ai pas su mais ils l’ont même étranglé.

Moi j’ai du leur dire que j’attendais un bébé que mon bébé avait 2 mois alors que c’est faux mais tellement j’avais peur qu’ils me violent.

Ils nous ont attachés les mains ensemble et les pieds avec nos lacets.

Nous ont fouillés et ont pris notre petit sac à dos.

Ils nous ont volés 500euros en espèces, notre bel appareil photos Canon, un couteau suisse, 200 soles, et 2 cartes bleus, (une carte visa simple et une carte Gold), ils nous ont demandés nos codes avec lampe de poche avec pistolet sur nos tempes.

Nous n’avons pas bronchés.

Tout cela a durer 4h00 le temps qu’ils fassent tous les distributeurs mais nous nous sommes restés dans la voiture tout le long immobilisé au même endroit.

Après ils ont repris la voiture toujours très vite et nous ont jetés sur le bas coté, avant ils nous ont rendu nos 2 cartes bleus et quelques pièces de monnaies pour reprendre un taxi.

Ils ont filés ensuite.

Je tremblai de partout complètement tétanisé, Frédéric m’a pris dans ses bras, nous étions enfin libérés. Vivant tous les 2 et ensemble c’est ça qui comptait le plus.

Je l’ai détaché aux mains.

Frédéric s’est vite rendu compte qu’il n’avait plus ses lunettes de vue, horrible pour la suite du voyage !

Pour nous ce fut les 4h00 les plus horrible de toute notre vie, on est vraiment passé à coté de la mort car finalement en y repensant ils auraient pu nous abattre.

On avait mail partout mais on ne s’est pas plaint.

On a retrouvé une rue ou il y avait des maisons, un couple de Péruviens rentrés chez eux avec un taxi, on leur a raconté par chance la dame parlait très bien anglais ils étaient sous le choc aussi, en + moi je n’arrétais pas de pleurer.

Ils étaient plus que dégouter pour nous et nous ont dit que cela arriver de plus en plus au Pérou depuis 1 an ou 2.

Ils nous ont raccompagnés à notre hôtel.

Nous avons vu Anita la patronne de notre hôtel il était 22h00.

Elle était outrée aussi, énervée, elle nous a dit la même chose que depuis 2 ans le Pérou c’était moins sécurisé, enfin..

Elle nous a emmené porté plainte.

Le flic s’enfichait un peu et avec Fred on s’est dit qu’il faisait partit du clan.

Alors je sais je sais je balance tout ça comme ça mais vraiment c’est un signal pour tout ceux qui vont se rendre au Pérou, de vraiment faire attention !

Après notre mésaventure, on se méfiait de tout, de tout le monde…

On appelait nos taxis des restaurants et des hôtels mais de toute manière se sont que des taxis volés.

Cela a été très dûr pendant quelques jours on a failli rentrer en France puis finalement on a voulu profiter de notre voyage.
Croisière "Grandes civilisations antiques" sur le Costa Mediterranea du 22 septembre au 2 octobre 2009 English translation pending
by Alcati · 2009-05-25 · 472 replies
😉Bonjour à vous tous,

Après avoir été satisfait lors de ma croisière en septembre 2008, sur le Costa Victoria, dont le thème était : "Ballade en mer Noire" du 14 au 28 septembre 2008, j'ai donc réservé à nouveau pour un autre circuit, sur un autre paquebot pour l'année 2009.

Certains le connaissent déjà car j'ai pu me constituer, grâce à leurs photos, un bel album.

L'itinéraire choisi est donc : "les Grandes Civilisations antiques" sur le Costa Méditerrannéa.

Le circuit sera le suivant :

Départ de Savone pour Naples, puis Messine, Alexandrie, Limassol, Marmaris; Santorin, Katakolon et retour à Savone.

Cette croisière dure 10 jours et nous avons réservé une cabine avec balcon au pont n° 8.

Par le biais de ce départ, je propose à ceux qui n'ont jamais fait de croisière ou qui vont en faire une bientôt, un exemple des actions que j'ai effectué et qui sont encore à réaliser avant le départ.

Ce cheminement va vous rendre un grand service pour la suite.

Tout d'abord, je vous informe que pour la réservation, je suis encore passé par le net car j'avais gardé le nom et le numéro de l'hôtesse qui m'avait bien guidée, l'année dernière. J'ai donc effectué les formalités administratives de réservation par le net puis j'ai rapidement confirmé celle-ci ensuite. Comme, j'aime m'organiser à l'avance, j'ai réservé en août 2008 pour un départ en septembre 2009. J'ai eu le choix de la cabine et du niveau de pont. Lors de l'entretien, j'ai souhaité également être placé au premier service et fait savoir que je me rendais sur place avec mon véhicule.

* Je mettrais ensuite en ligne les dispositions de réservation pour le parking à Savone.

Lors de la réservation, un action importante, celle de demander son numéro secret d'accès au site de costa.fr. Celui-ci vous permet d'accéder à des services spéciaux comme les excursions, les boissons et autres. De ce fait, tout ce qui a été retenu sera ensuite mis en présentation sur votre lit en cabine accompagné du "TO DAY". Pour certains services, cela permet de gagner du temps et d'éviter de faire ensuite la queue à bord.

Exemple :

Si vous avez déjà réservé votre croisière, n’attendez pas le départ : Personnalisez votre croisière ! Vous pouvez réserver vos excursions directement en ligne, jusqu'à 5 jours avant la date de départ du port principal de la croisière. (attention : la date de départ du port principal de la croisière peut être différent du port d'embarquement du passager). Si vous êtes déjà inscrit sur ce site, insérez votre identifiant et votre mot de passe (en haut de page), cliquez sur « Login » puis sur « My Costa » (onglet bleu en haut de page). Vous avez aussi la possibilité de passer directement par l'assistante virtuelle qui vous guidera dans vos démarches, en allant dans la rubrique "Avez-vous déjà réservé" sur la page d'accueil. En revanche, si vous n'êtes pas encore inscrit, inscrivez-vous dès maintenant en indiquant les mêmes informations (nom, prénom et date de naissance) que celles que vous nous avez communiquées lors de l’achat de votre croisière. Souvenez-vous que les excursions réservées en ligne seront réglées à bord du bateau, en fin de croisière.

Vous trouverez aussi votre première ou nouvelle carte d'accés à bord. En fonction d nombre de points acquis, vous pouvez trouver soit le niveau : AQUAMARINE ou CORAIL et enfin PEARL. Chaque niveau vous permet d'obtenir un pourcentage pour vos achat à bord et bien entendu pour votre prochaine croisière. Elles sont valable 03 ans.

Pour infos concernant les cartes voir ce site :

www.costacroisieres.fr/B2C/F/CostaClub/costaclubcard/costaclubcard.htm

Attention : je vous recommande d'en utiliser une à chaque fois lors de vos achat car il n'y a pas de cumul de points acquis par la suite.

Voici une information concernant le carnet de voyage, qui en principe, arrive à votre domicile entre 3 voir 2 semaines avant l'embarquement . Voici ce qu'il peut comprendre :

Documents de voyage

Vous recevrez pour votre croisière les documents de voyage suivants: • Billet de croisière • Formulaire d’embarquement • Étiquettes pour les bagages • Billets aériens (le cas échéant) • récapitulatif des services achetés. Cette documentation comprend également des informations sur les documents d’identité et les visas, comment rejoindre le port d’embarquement, les numéros d’urgence. Votre agence de voyages vous enverra vos documents de voyage après s’être assurée que votre réservation a bien été soldée et, environ, trois semaines avant votre départ. Pour plus d’informations sur les modalités et dates d’envoi de votre documentation de voyage, nous vous invitons à vous adresser à votre agence de voyages. Vous avez la possibilité d’accéder au site www.costacroisieres.fr et de saisir vos coordonnées personnelles (prénom, nom et numéro de réservation) ; vous trouverez alors dans votre espace réservé : • le mémento de votre réservation et de tous les services que vous avez achetés ; • les conditions générales de vente ; • les conditions d’assurances (le cas échéant) ; • les services que vous avez réservés en ligne ; • le formulaire de réservation de vos excursions (à remplir uniquement si vous ne les réservez pas en ligne) ; • le formulaire d’autorisation de prélèvement sur carte de crédit pour vos dépenses à bord ; • des informations pour rejoindre le port d’embarquement ; • des informations sur les parkings du port ou de l’aéroport ; • d’autres informations utiles.

Lors de mon prochain post, je vous parlerais du choix de mes excursions afin de vous faire partager les possibilités de visite de ces endroits. Je vous promet un reportage photos sur chacune d'elles par la suite.

J'en profite pour remercier très sincèrement tout ceux qui sont venus visiter ou qui ont pris part aux discussions sur :

ALBUM DE PAQUEBOTS DE CROISIÈRE, ALBUM DE PHOTOS DE CABINE ou ALBUM DE PHOTOS D'ESCALE;

Bien à vous

Amicalement

Jean-Claude
Bornéo, Sabah, nasiques, probocis, semnopithèques, singes et Labuk Bay English translation pending
by Renaudsechet · 2009-05-24 · 138 replies
je sors de labuk bay pres de sandakan, sabah, borneo, le panard total, air asia va jusqu a sandakan pour peau de balle, tu peux aller en taco sur le site depuis l aeroport, sinon pour moins cher, il y a un service direct de minivan depuis sandakan (15RM=3 euros/ trajet/personne) sur place hebergements qui viennent quasiment d ouvrir, tout est presque neuf, et surtout l enthousiasme et la gentillesse du staff, il y a 4 feedings par jours, juste de quoi se detendre entre chaque spectacle, et mes journees etaient faites, j y ai passe 3 jours sans me lasser, les cartes memoires de l appareil photo sont chaudes comme la braise, des singes par dizaines, oiseaux, serpents, loutres, varans, des gros plans, sur des animaux en totale liberté... l hebergement est top, il y a des dortoirs a 28RM la nuit pt dej compris(50 lits au total, j etais seul, et des chalets avec air conditionne a 180RM, mais la brise marine rend le coin plus supportable que partout ou j ai mis les pieds a borneo (c est au bord de la mer en pleine mangrove, pas de moustique qd j y etais), la nourriture sur place (c est un peu le trou du cul du monde donc pas le choix) est tout a fait correcte a prix tres raisonnables. Quelques activites annexes en rodage. le meilleur, plan photo et observation de la faune, de tres loin, que j ai vu a borneo. sepilok et semengoh (orang outangs) arrivent derriere (sepilok est juste a cote et le bus de labuk bay peut t y deposer en revenant sur sandakan) meme bako est derriere a mon gout, bien que le site soit magique et que ce soit un tout autre concept, difficile a comparer

bref je suis encore sur mon nuage, quelques photos en prime
Installation définitive en Thaïlande dans trois ans English translation pending
by Pratetthai · 2009-05-22 · 39 replies
Bonjour a toutes et tous ! Dans trois ans ce sera la quille et nous nous installerons définitivement en Thailand. Nous sommes en train de préparer ca depuis un an, j'ai déja pas mal d'éléments mais encore quelques points a régler, aussi pouvez vous m'aider ! Peut on se faire virer directement sa retraite sur un compte bancaire en thailand sans avoir une adresse en France ? Dans certains cas, on paye encore des impots sur les retraites ( eh oui c'est la France ) aussi je me demande comment faire pour ne plus avoir aucun lien avec l'administration ? Merci pour votre aide ! Philippe
Partir vivre en France pour un Tunisien: démarches nécessaires? English translation pending
by Mimie51 · 2009-05-17 · 53 replies
bonjour a tous! je viens a vous car j ai besoin d'aide! je suis partis en vacances en tunisie le mois dernier en plus d'etre tombé amoureuse du pays je suis tombée amoureuse d'un homme la haut! nous sommes tjs ensemblent mais seulement par correspondance! je souhaiterais savoir s'il est facile et quelles demarches sont necessaire pour vivre en france? faut-il réellement se marier?? beaucoups de gens me disent cela?
Visa touristique canadien pour un Cubain? English translation pending
by OB7 · 2009-05-12 · 90 replies
Bonjour, J'ai été étonné d'apprendre par un cubain que j'ai rencontré il y a une semaine dans un bar qu'il était venu ici avec un visa touriste. Je lui ai demandé s'il me niaisait il m'a dit que c'est la vérité sa copine a fait une demande et cela a marché je me demande sur ce forum si quelqu'un aurait un cas similaire de cubain arrivé ici nous parlons bien sur de jeune personne il devrait avoir 28 ou 29 ans. Car cela me parait presqu.impossible. A+
Réservation des refuges du GR20 (Corse) English translation pending
by Evf · 2009-05-05 · 34 replies
bonjour a tous,

nous partons en corse debut juillet pour faire une rando. Nous logerons dans 3 refuges du gr20 (pietra piena, manganu, ciotulu). Normalement a partir de mai 2009, nous devons reserver via le site du parc national corse.

Je ne sais pas si quelq'un a deja reserve, mais moi je ne vois rien pour reserver sur leur site. Faut il telephoner pour server, mais je suppose qu'il fautr payer aussi en meme temps que la reservation..

Pensez vous qu'il faut se depecher pour reserver ses nuits en refuge, j'ai peur que les agences ne reserves tout directement ...enfin nous bivouacons pres des refuges donc ce sera deja mieux je pense ...

Merci
Visa pour les Philippines (urgent) English translation pending
by JoelleV · 2009-04-22 · 26 replies
Bon, je sais, je suis tres a la derniere minute! Je quitte demain soir soir de Perth (australie) pour Manile. Je n ai pas encore de billet de retour, mais comme j ai lu dans different topics, je vais le faire demain dans la journee. Ma question est: si je veux rester plus que 21 jours, donc avoir le visa de 59 jours, est-ce que je peux acheter mon billet de retour plus tard que 21 jours? Bref, est-ce envisageable d avoir un visa de 59 jours delivre aux douanes? Est-ce que je dois acheter absolument un billet de retour dans 21 jours??? J aimerais bien rester plus longtemps et ne pas avoir a faire changer la date de mon billet d avion... Merci, et si il y a des gens qui peuvent me donner conseils sur des bon spots de plongee pour une debutante.. ( J ai mon open water, mais seulement 15 plonges a mon actif... )
Apprendre l'espagnol en Bolivie English translation pending
by Jacquesboli · 2009-04-08 · 19 replies
vivant en Bolivie depuis 6 mois et ayant appris l'espagnol dans ce pays, simplement un message pour encourager tous ceux qui se posent la question: la Bolivie est un pays super pour apprendre l'espagnol... on y parle un espagnol parfait, et les boliviens parlent plus lentement que dans le reste des autres pays... Cochabamba, située au centre de la Bolivie est un lieu super pour cela... le climat est super agréable toute l'année, et c'est une entrée idéale dans la culture bolivienne... si vous êtes intéressés par l'apprentissage ou le perfectionnement de l'espagnol à Cochabamba, je peux vous conseiller suivant mon expérience...
De retour de quinze jours au Rajasthan English translation pending
by JyEmdé · 2009-03-27 · 23 replies
Namaste, D’abord, le titre est accrocheur, car je suis revenu il y a six semaines. Pendant ce temps, j’ai d’abord repris une (frénétique) activité professionnelle, (obligé, c’est grâce à elle que j’irais a nouveau me promener sur ce site pour préparer le prochain voyage !), lancé sur la toile un premier album/bouquin avec mes best-off ( pas un seul monument, rien que « Couleurs d’Inde-Portraits-enfants du Pays et Scènes de vies) puis les deux autres, plus « techniques », avec textes, explications etc.. rien de très romantique donc mais qui m’aidera dans 30 ans à me souvenir si je ���y retourne pas (ce qui m’étonnerait !!!) ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° ° Ensuite, je me dois de remercier le site « VOYAGEFORUM » regroupant tous ces géniaux fanas de l’inde et qui m’ont aidé à préparer 90 % de mon voyage et qui ont fait de celui-ci un total succès. Merci en particulier à : Sofa 45, pour le chauffeur (lire plus loin)-Gyser, Thartampion, Gobo69, Bakakili, Tiefaine44, et surtout FANZI. J’en oublie des centaines, mais si je vais rechercher la phrase ou le mot qui m’a permis de….je ferais ce CR en 2010 !!!! Encore merci a tous !! Enfin, mon concept de voyage : seul, exit les hôtels luxueux, se rapprocher de « l’autochtone » avec un sac à dos + un sac pour matériel de prise de vue. C’est VRAI : l’Inde, ou on s’enfuit, ou on adore ; j’ai A-DO-RE😇😇😇

Itinéraire de 14 jours sur place. Dehli – Varanasi-Dehli pour (« prendre le chauffeur »)- Agra-Fatehpur Sikri-Jaipur – Pushkar – Ajmer-Jodhpur – Jaisalmer-Jodhpur Udaipur-Mumbai. Certains vont ouvrir de grands yeux : tout ca !!!! Première explication : Dehli/varanasi AR en avion Autres liaison en avion : Jodhpur/udaipur, Udaipur/Mumbai et Mumbai/Dehli donc 5 vols intérieurs. Ce que j’ai regretté. De ne pas avoir fait le trajet de nuit Varanasi-Agra en train. (J’avais préféré une autre expérience (malheureuse) en train) – D’avoir perdu du temps en allant jusqu’à Ajmer- Mon trajet en train de nuit Jaisalmer-Jodhpur (ticket sur une « waiting list ») et enfin d’avoir un chauffeur avec une connaissance en Anglais limitée à 6 mots…..ce qui limite les conversations….. Ce que je conseille : Tant de chose que c’est pas possible ici, mais plus bas, mais : voyager fin janvier-Février est génial ; pas froid (sauf le matin tôt dans certaines villes) pas chaud, pas de transpiration, pas de moustiques !!!! Prendre plus de temps un peu partout, bref de se édésorientaliser »…. Détails : Trajet Bruxelles-Zurich (temps d’attente quasi nul puisque changement de terminal) Zurich-Dehli : 7H15 de vol – décalage horaire en janvier de 4, 5 heures. Arrivée à Dehli à minuit trente, faire le change, puis rechercher le chauffeur « booké » de l’hôtel. (pour le change, les trois comptoir affichent « sans commission, sans frais. Il est uand même plus prudent de comparer les trois. A cette date, 1euro = 61, 98 Rs Premier contact a-hu-ri-ssant avec la circulation de Dehli (de nuit !!!) et de se demander si le taquot dans lequel j’ai pris place arriverait au bout de sa course… Arrivée à l’Hôtel Cottage Ganga Inn (voir plus bas, récap adresses) Chambre propre – SDB indienne OK –Draps à faire frissonner…. (C’est là que je me suis auto injurié d’avoir pris (trop) à la légère l’histoire du « sac à viande). Le lendemain, je demanderai de les changer et pour la seconde nuit, ce fut un léger mieux…. Le lendemain, premier contact avec la rue indienne et avec le quartier de Paharganj « Approche » de Connaught Place, approche car je m’y suis sauvé ; c’était …les SOLDES !!!! Fin de matinée, « contrat » avec une agence officielle de tourisme pour faire un large tour de la ville et de certains site, ce jusqu’à 18H, ou le chauffeur me dépose à mon hôtel (coût : exorbitant, premier piège/arnaque dans lequel je suis tombé ) Sites visités : Fort rouge (compter min 2h), le tombeau de Humayun ( compter 2 h), Mosquée Jama Masjid (compter ¾ h) Temple Baihaï (Temple du lotus- aucun intérêt pour moi, c’est du neuf, compter min ¾ h), India Gate, les avenues alentours, vue du parlement etc… (compter ¾ h). Le soir, trainer dans Paharganj, ainsi que le matin tôt, voir les rickshaw se tranformer en transports scolaire etc… puis départ pour l’aéroport : 2 heures de trajet en fin de matinée. (attention, spécifier vol intérieur + le nom de votre compagnie) VARANASI : le choc Attention : entre l’Aéroport et le centre ville : compter 1h-1h30 et ce sont ces 40/50 km qui justifient le fait qu’ils essayent de vous tirer 750 Rs pour le trajet en taxi ; c’est plus du double que ce qu’annonce le LP-2008. Ensuite, si votre hôtel est dans la vieille ville, le reste du trajet doit se faire à pied (+/- 1 km) dans un dédale de ruelles ou on a TOUTES les chances de se perdre…… Hôtel : ALKA Hôtel – je le recommande vivement. Propre, sympa, restaurant dans l’hôtel sur une terrasse avec vue sur Ghat et Gange (escalier qui descend sur Ghat). Situation géographique idéale pour visiter Varanasi !! (voir info pratiques) Il y a deux Varanasi : La ville « contemporaine », qui ressemble aux autres que je vais découvrir plus loin dans mon voyage : grouillante, bruyante, extrêmement polluée, commerçante et avec, si l’on regarde, beaucoup de scènes de pauvreté et de mendicité. Et puis il y a la Varanasi/Gange/Ghats et Chowk. Les adresses de sites à visiter, cités dans le LP ou autre livre touristique deviennent fades par rapport aux scènes de vie des Ghats et du Chowk. Un amateur de prises de vues ne sait plus ou donner de la tête et remplit ses cartes mémoire. Au bord des ghats, attention, avec les prises de photo, de ne pas « froisser » le ou les sujets. Sauf certains personnages qui semblent être là pour être pris en photo et, ensuite, monnayer son image…… Mis à part le problème des odeurs constantes dans la vieille ville, odeur dont on a l’impression qu’elle finit par s’imprégner en vous, Varanasi est l’étape la plus prenante, émotionnellement parlant. Deux détails : si on a peur pour son stock de photo, on trouve à tous les coins de rue des cyber café qui vont transférer le contenu de votre/vos cartes mémoire sur un CD ou DVD : coût : 300 Rs, disque compris. Ensuite, certaines photos font l’objet de commerce ; « une photo = 1 pièce ou un billet. Certains Sadu tendent carrément une gamelle. Aussi, au marché, j’ai fait un achat « de gros » de petits paquets de ce qui ressemblait à du pain d’épice, en petites portions individuelles. Les photos que je faisais et qui se soldaient par « la gamelle », j’y déposais la nourriture… Plus d’un ont été surpris !!

Varanasi/dehli : attention aux retards !!!!! 2 heures sur ce trajet et j’avais, à quelques minutes, loupé mon chauffeur et le véhicule !!!! Départ de Dehli vers 19H30, (au lei de 17H) arrivée à Agra vers minuit, soit 4h30 de route (de nuit). AGRA Arrivée à Agra après minuit, recherche d’un hôtel…. Là, les hôteliers vous voient venir, et savent tout de suite qu’ils pourront tirer « un max » de ce voyageur, fatigué, pressé de trouver un lit avant de se lever tôt pour aller voir le Taj Mahal au lever du soleil. Soit on négocie, et l’on risque de faire plusieurs adresses, soit après une petite diminution, on laisse tomber …… TAJ MAHAL. Si l’on a décidé de ne pas s’équiper d’un guide, on va passer la première demi-heure à refuser des offres de guidage. C’est fatiguant mais on sent vite que cela sera le cas sur chaque site touristique visité. Personnellement, soit je ne répondais pas, soit en français ( ils connaissent 4/5 mots) précisant que je suis intéressé par un guidage, mais uniquement dans un par-fait français. Immédiatement, votre « suiveur » vous lâche. A partir d’Agra, je me rends compte que « répondre en français » et non en anglais, décourage assez vite 80 % des prétendants à la discussion, masquant une offre commerciale dont on n’a pas besoin. Sur le Site du Taj, d’autres petits boulots se sont développés comme le « guide photographique ». Ils connaissent parfaitement le site et tous les meilleurs angles de prise de vue, angles qu’un bon photographe aurait mis des quart d’heure à trouver… Les observer, voir ou ils conseillent, puis passer derrière. J’ai vu et entendu des voyageurs discuter et tirer drôle de mine en rétribuant ce conseiller en photo…. Bien sûr, on peut toujours négocier, mais les photos sont prises…… ! Ah oui, plus besoin de s’équiper d’une première ou seconde paire de chausettes contre le froid du marbre du Taj. A l’entrée, on peut acheter des chaussons pour recouvrir les chaussures. Conseil : les garder pour d’autres visites, OK mais ne marche pas pour les temples. Seconde et dernière visite d’Agra : le fort. Je le conseille (compter 2h) Je décide de ne pas aller voir le « petit Taj » et de prendre la route pour FATEHPUR SIKRI. FATEHPUR SIKRI. A ne pas louper, de toute beauté. Surement mieux au soleil couchant. bien que j’avais un beau soleil ( là aussi, compter au moins 2 H) Les mêmes remarques quand aux guides, mais on trouve sur le site un guide parlant français un autre le baraguinant (compter 300 Rs ). La visite sera mieux lorsque le site se sera équipé des audio-guides que l’on trouve sur d’autres sites. Départ pour Jaipur : 4, 5 heures de route. JAIPUR J’avais lu pas mal de négatif sur Jaipur sur ce site, avis oubliés, là-bas sur place ; Eh bien moi j’ai aimé, comme (presque) tout. Sur la route, si vous passez pas loin, ( en provenance d’Agra, par exemple), un petit arrêt à Abhaneri est sympa, intéressant et impressionnant (puits à galerie). Logement : Hôtel Diggi Palace. 8/10 – Havre de paix – chambre et SDB OK- (voir info pratiques) Les incontournables : Le Fort d’Amber est incontournable ( utiliser l’ « Audio-guide » pas cher, pratique, en français, mais ne répondra pas à vos questions propres et spontanées !!!!), le Mawa Mahal (Palais des vents- pour moi, peut se visiter sans guide, le LP suffit) les cénotaphes de Gaitor, enfin et surtout, à Galta, le temple du Dieu soleil ou « Monkey Temple » . J’ai été assez déçu du City Palace mais je crois qu’il est à ranger dans les « sites à parcourir si on est pas loin » mais attention si on est comme moi, à détester la perte de temps…..Ce que j’ai préféré : une ballade (compter 3, 5 h pour être cool et cela dépend si vous prenez des photos) à travers la ville, comme le LP le suggère (édition 2008 – page 161-avec plan). Une vraie plongée dans le Rajasthan !!! PUSKAR Ville à parcourir, car très belle mais la difficulté (religieuse) de prendre des photos au bord du lac la rend moins sympa. Néanmoins, très agréable, j’y ai passé 3 belles heures. Dommage, mais c’est une généralité dans le Rajasthan de la première moitié de 2009 : le niveau des eaux des lacs est bas. ( cause une mousson 2008 pas assez importante) De plus, le lac de Pushkar subissait des travaux en janvier/février. AJMER Même remarque a propos de son lac (Ana Sagar) que pour Pushkar. Je n’ai pas du tout apprécié cette ville, encore moins la tentative de mon guide local, pêché dans la rue à 1 Km de la mosquée d’essayer de me convaincre que l’entrée de « Dargah » était nu-pied, lire « même sans chaussettes » Aussi, « demi-tour, retour-voiture-départ-pour-Jodhpur « JODHPUR Hôtel : Jaji Sanwri Guest House. Dans une Haveli de 300 ans d’âge, toute en hauteur, la propriétaire vous accueille très chaleureusement. Chambre correcte, SDB aussi, quoi que ne pas prendre la chambre du premier, face à l’escalier (car WC à part) L’Hôtel possède une chouette terrasse sur le toit, avec vue sur « le Meherangarh » (fort) et sur la ville bleue. On peut y manger. L’hôtel se situant en plein centre vieille-ville, à 1 km de Clock Tower, la découverte de ces ruelles, de sa population et de sa vie est passage obligé. Visites : « le Meherangarh » (le plus beau du Rajasthan), le Jaswant Thada, la Clock Tower et les marchés aux alentours. Là encore, 5 heures au moins de déambulation à travers le ville, les marchés, les ruelles font la meilleure des plongée dans ce monde extraordinaire. Aux alentours de Jodhpur, je conseille d’aller voir MANDORE, ( à 20 minutes de Jodhpur – compter 1 H de visite, surtout si l’on veut de belles images de singes…) avec ses beaux jardins mais aussi et surtout ses beaux temples, et OSIYAN à 1 heures de Jodhpur, sur la route de Jaisalmer. Trajet Johpur – Jaisalmer : très belle route -4 heure JAISALMER Hôtel impossible à réserver au départ de Belgique, j’y trouvais le nom, une +/- adresse mais rien d’autre-la réservation s’est faite par mon chauffeur, un mois avant que je n’arrive, en y allant lui-même lors d’un de ses passages à Jaisalmer avec un de ses client. Hôtel SURAJ ; belle chambre, SDB « indienne » OK. Très bel Haveli de plus de 400 ans d’âge, dans la murailles du Fort. Hôtelier charmant, très accueillant. Bon rapport qualité prix : 8/10 – Situation pratique. Quand on réside dans le fort, tout est dit, tout est fait. Il n’y a plus qu’à sortir de l’hôtel et se laisser aller dans les rues et sur les remparts. Cette Toulouse et/ou Carcassonne Indienne est belle, agréable, pleine de charme. J’ai visité : le Palais du Maharaja, ( conseil ; prenez l’audio guide ) 2 des 7 temples jaïns, 2 des trois principales Haveli et par là même, la ville « d’en bas ». Une grande place, (Gandhi Chowk ) est un lieu très animé, avec des marchés et des ruelles commerçantes montant vers le fort. Ne pas louper le réservoir « GADI SADAR qui, avec plus d’eau et donc d’activité, doit avoir un charme accru. J’avais lu pas mal de négatif sur les caravanes chamelières touristiques dans les dunes de Sam. Aussi, je suis allé voir le sable et le coucher de soleil à KURI (45 KM de Jaisalmer- 1 heure par trajet – en auto-rickshaw –( pas une bonne idée-) 1400 Rs) La ballade à chameau était sympa (1H20 A-R- 2000 Rs), on était pas 600, comme semblait l’indiquer certains bouquins et certains compte-rendu sur VF, mais plutôt une petite centaine, « alignés sur 1 km ». Je trouve que c’est une excursion à faire si on a le temps, mais pas un MUST. L’HORREUR Ce soir là, je devais prendre le train de nuit Jaisalmer/Jodhpur (23h-05h) Mon billet avait été réservé, pris par mon chauffeur cinq jours auparavant. Il me le donne, demande son argent ( prix du billet + 400 Rs pour le temps, l’attente, le service, quoi ) et ne me dit rien. Je suis incapable de déchiffrer un ticket de train indien, mais aucun soupçon de m’habite, je fais confiance. A 22H50, sur le quai de la gare, je ne trouve pas mon nom sur la liste des passager (collée sur le wagon) de la Catégorie 3A ( couchette-1ère classe européenne). Je me renseigne et on me répond que mon billet « ne vaut rien » puisqu’il est sur une « Waiting List ( 11 ème sur une liste d’attente) Qu’on peut me le rembourser après avoir introduit une plainte à Jodhpur. Je démarre un scandale avec maints cris et rugissement très sonore qui me vaut d’être remboursé illico. Mais, plus de place dans les autres catégories « sleeper », et je me retrouve donc sur un banc de bois, entouré d’indiens prévenants, c-a-dire équipés d’une grosse couverture et disparaissant sous celle-ci durant tout le trajet afin d’échapper aux bien connus courants d’air glacés. Pendant tout le long du trajet, les fenêtre à guillotine n’arrêtant pas de se relever, le froid pénétrait dans le wagon, m’obligeant à passer la nuit entière à me frictionner bras et jambes, alors que mes pieds s’engourdissaient de froid. Là, c’est très long, 6 heures de trajet !!!!!!! Arrivé à Jodhpur, je fonce à la Guest House qui m’avait hébergée deux jours avant et prend une chambre avec six couvertures pour 4 heures de sommeil, avant de partir pour l’Aéroport, direction Udaipur. Une nuit…… difficile et une matinée perdue !!!! UDAIPUR Pour moi, la ville romantique, pleine de charme, à taille humaine. Hôtel : JHEEL GUEST HOUSE – Très bien, chambre propres, SDB OK Il comporte deux bâtiments, l’un en face de l’autre, on a le choix. L’un a les chambres de catégories « Standard », l’autre bâtiment (celui avec le resto sur le toit) les catégories supérieures. Proprio très sympa, qui prête volontiers son bureau pour vos besoins internet, mais surtout pour tailler une bavette. Son fils et son beau-frère assurent le petit déjeuner et le nettoyage en journée, ce qui donne un caractère familial à l’entreprise et en « leur passe donc pas mal de choses »…. Belle terrasse au bord du lac Pichola, pour (au moins) le Petit déjeuner. Ma seconde journée à Udaipur (journée complète, celle-là ) fut marquée par la location d’un SCOOTER (très bon marché, 500 Rs pour 12 h, soit 8 €) Après quelques hésitations & ajustements (conduite à gauche + conduite indienne très « cow-boy » + chemins/trajets inconnus) j’attaque la visite du Palais des moussons, juché sur une colline qui donne une merveilleuse vue d’Udaipur, visite du Fateh Sagar, (lac du Tigre), le village Shilpgram ( peu d’intérêt), les cénotaphes de Ahar, je fais le tour des lac avoisinant le Pichola puis je sillonne la ville de long en large pour avoir la chance de faire de très bons clichés. Le lendemain, le City Palace (extérieur), un tour sur le lac Pichola, visite de l’île Jagmandir. Avant de repartir pour l’aéroport direction Mumbaï. MUMBAI (Bombay) Hôtel : Bentley’s hôtel, dans le quartier de Colaba. Gros bâtiment, aspect et accueil froid, chambre propre, SDS OK, mais spartiate, tristounet. Je n’ai qu’une soirée (ma dernière) + une journée presque complète à Mumbai (donc ma dernière aussi). Je n’ai aucune envie de « faire des visites » comme je l’ai fait ces derniers jours. Aussi, logeant à 500 m de cette fameuse adresse qu’est le « Leopold’s Café », j’y vais pour grignoter un truc et boire une bière…. Belge (300 Rs la Leffe !!). En discutant avec le serveur, celui-ci me montre les impacts de balle du fameux et tristement célèbre « 26 novembre 2008 « dernier, impact simplement caché derrière des cadres disposés ou nécessaire. (pour mémoire, 6 morts au Léopold’s Café- 2 serveurs, 2 clients indiens et 2 clients étrangers). Equipé de mon LP, je cherche a dresser un plan de visite pour le lendemain. La porte des Indes, monument qui n’étonne point l’Européen, ( un Arc de Triomphe parisien en taille XXL avec rajoutes sur le côté) longé le tristement célèbre Hôtel Taj Mahal (toujours le 26 novembre 2008 ) pour y voir que les magasin du rez sont barricadés, et une petite partie de la façade encore sous bâche… J’étais presque sur le bateau pour partir sur Elephanta Island que la vue des touristes, la durée de l’excursion et le manque d’envie me firent faire demi-tour, remboursement du ticket. Il est 9h30, je dois être de retour à l’hotel pour attraper mon taxi pré-paid réservé à 17 H, je décider de traverser à pied la ville, pour la voir, la humer, la photographier, et ses habitants. Je m’arrange quand même pour passer et voir les gros édifices que les Anglais ont construits ( le Prince of Wales Muséum, l’Université de Bombay, la Flora Fountain, Horniman Circle et surtout Victoria Terminus) puis je marche jusqu’à la gare ferrovière de Mumbai central, en traversant le quartier du Fort, Kalbadevi, Bhuleshwar. Sept heures de ballade (repas dans la rue, debout, comme énormément d’indiens (200 Rs)) gé-ni-ales. MES CONSEILS TEMPS - MES REGRETS : Prendre des marges de sécurité/temps quand on prend l’avion : Un vol à 15H50 peut partir avec 1 H de retard sans que cela ne suscite aucune émotion de personne, puis peut attendre 30 minutes, après atterrissage, avant d’ouvrir les porte…… Il y des Cyber Café dans toute l’inde à chaque coin de rue ; personne ne se sentira « coupé de chez lui » ( entre 40 et 80 Rs la demi-heure) DEHLI : peut-être qu’une seconde journée eut été préférable, mais…. VARANASI : 2, 5 jours c’est très bien, passer à trois jours complets, c’est le top. AGRA : Je trouve qu’à part le TAJ et le Fort, vite quitter cette ville sans intérêt. Pour les Hotels, se méfier des chambre qui donnent sur la rue (bruit) JAIPUR : 1, 5 journée à passer à 2 jours complets (3 nuits au lieu de 2) JODPUHR : 1, 5 journée à passer à 2 jours complets (3 nuits au lieu de 2) JAISALMER : 1, 5 jours, c’est OK ( pour moi !!!! le boulimique) UDAIPUR : 1, 5 journée à passer à 3jours complets (4 nuits au lieu de 2) MUMBAI : Je pense que cette ville mérite entre 2 et trois jours complêts HOTELS :

En général, dans les Hôtels et Guest House utilisés, (entre 600 et 1500 Rs) il n’y a pas, durant la journée, de room service, de lit fait, de ménage fait. DEHLI :Hotel COTTAGE GANGA INN – 950 Rs la nuit - Internet OK ( le pc à la réception)– 40 Rs la demi-heure – super bien implanté – room service-possibilité de manger dans la chambre. Une cote de 7 sur 10 - 1532, bazaar sangtrashan - Pahar ganj, new delhi – 55 – Tel. no. :- 23561516 / 17 - Email:- cottagegangainn@rediffmail..com - cottagegangainn@yahoo.co.in VARANASI : ALKA HOTEL – bon accueil - Situation idéale pour visiter, un peu moins pour y accéder à l’arrivée et au départ, il faut s’arranger. Mais… 650 Rs la nuit – Petite salle pour Internet avec 3 PC ( bourrés de virus, mais bon) à 60 Rs la demi-heure Chambre et SDB propre – Bon resto sur terrasse au bord d’un ghat et donc du Gange. Super agréable – et pas cher. D. 3/23, Meer Ghat, Varanasi, UP., India - Tel : 00-91 - 542 – 2401681- 2398445, 2400308 - Fax : 00 - 91 - 542 – 2400046 - www.hotelalkavns.com - hotelalka@hotmail.com; AGRA : pas de suggestion ou si, ne pas faire pas comme moi !!!! JAIPUR : Hôtel fortement conseillé par un amis, et par des VFiste et a bonne cote sur TripAdvisor. Il est à cinq minutes en voiture du centre de Jaipur, à 8 en auto-rickshaw (200 Rs ou 150Rs en rickshaw) et sa situation, au fond d’une impasse fait que l’on sort de la ville bruyante pour se retrouver dans un havre de paix, un très beau jardin. Ma cote : 9/10 Salle internet haut débit (comme partout à 40 Rs de la demi-heure, mais « ferme « à 22H, comme le bar et le restaurant. Autre inconvénient : si le matin on est pressé, ne pas trop espèrer que le petit dejeuner qui, sur papier, est accessible à partir de 7H, le soit réellement, ils ont quelques problèmes de ce côté-là. Le patron est un peu ours, surtout quand on dit que l’on aime pas payer les nuitées avant et que l’on compte les payer par carte de crédit, mais tenir bon, car c’est dans leur plaquette… 1500 Rs la nuit est un très bon rapport Qualité-Prix. Hotel Diggi Palace - S M S Road -Jaipur, Rajasthan 302001, India - Tel : 00-91 141 2373091/2366120-FAX : 00- 91 141 2370350-Email:reservations@hoteldiggipalace.com JODPUHR : Guest House indiquée dans le LP avec des avis très négatifs et des avis très positifs. J’ai donc testé et j’en ai été content, n’oublions pas le prix : 650 Rs la nuit. !!!! Propriétaire charmante qui se bat contre la corruption et le système des commissions, véritable économie/gangrène souterraine indienne. Saji Sanwri - Gandhi St, nr City Police Station- -Jodhpur 342002, Inde- Telephone : (0091) - (291) - 2440305.- Fax : (0091) - (291) - 2633880.- sajisanwri@rediffmail.com- lkjains@rediffmail.com; JAISALMER :Hôtel situé dans le fort, une charmante et romantique Haveli vieille de 300/400 ans. Hôtel SURAJ – (je ne retrouve plus sa carte) in Fort next to Jain Temple –we are close to local bazzars and monuments, Jaisalmer 345001, Inde Pas de service internet dans l’hotel mais 3, 4 dans les 200 m alentours. Prix : 1250 Rs la nuit, mais non réservé par moi, non négocié, et donc peut-être une commission dans le prix !! UDAIPUR : ma cote : 8/10 je le conseille. – Prix : 540 Rs la nuit. JHEEL GUEST HOUSE - 56, Gangour Ghat- lake Pichola, - Udaipur - 313001 (Raj.) Phone: 91 - 294 – 2421352 - Mobile : 91 – 9829827355- E-mail : jheelguesthouse@yahoo.com - E-mail : info@jheelguesthouse.com MUMBAI : ma cote : 6/10 – Propre, SDB OK – TV – Gros immeuble, dont l’entrée ressemble un peu à un immeuble « craingnos « du Bronkx », mais bon !!! Il est indéniablement bien situé !!! Prix de la nuit 1400 Rs petit déjeuner inclus qu’il faut commander par téléphone, on vous le livre dans la chambre ( l’hôtel n’a pas de salle de petit dej) BENTLEYS HOTEL - 17.OLIVER ROAD - OFF GARDEN ROAD, NEAR ELECTRIC HOUSE, COLABA, - BOMBAY-2 - TELEPHONE : 0091 22 22 84 14 74 - FAX : : 0091 22 22 87 18 46. - E-MAIL : bentleyshotel@hotmail.com - WEB SITE : www.bentleyshotel.com

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