Pas encore vraiment remise du décalage horaire, j'ai commencé à mettre en ligne notre carnet de voyage.
3 semaines en juillet 2009 (on est rentré il y a 1 semaine) dont 2 avec les Grisemote
Le récit en images ici
Après un premier voyage formidable dans l'ouest américain en 2006, la décision est enfin prise : on (Caroline 16 ans, Arnaud 14 ans, Marion 13 ans, Fred et moi) y retourne!
C'est après moult hésitations et tergiversations que Fred, toujours pragmatique, fait définitivement pencher la balance vers l'ouest : profitons du dollar tant qu'il en est encore temps (pas très romantique je l'avoue mais efficace quand on voyage en famille avec 3 zados de 13, 14 et 16 ans)!
Pourquoi tant d'hésitations pour retourner dans une région qui nous avait tellement enthousiasmés 3 ans auparavant?
La peur d'être déçus car il n'y aurait plus le « sel de la première fois » tout simplement.
On avait eu beaucoup de chance avec la météo et pu visiter plein d'endroits extraordinaires dans des conditions presque idéales (chaleur caniculaire mise à part mais quasi inévitable en juillet).
C'est d'ailleurs cette appréhension qui fait que nous retournons rarement 2 fois dans la même région.
Et puis il y a tant de choses à découvrir sur la planète Terre!
Bref, nous décidons pour limiter les risques de « déception » de privilégier la découverte d'endroits qui nous sont inconnus avec quelques rares exceptions pour des coins que nous avions perçus comme exceptionnels.
Je me replonge avec délices dans toute la doc dont je dispose : différents sites français, allemands et américains, Photographing the Southwest (3 tomes)de L. Martrès (également rédigé avec l'aide de Philippe Schuler), Canyonlands NP Favorite Jeep Roads and Hiking Trails de D Day, Canyon Hiking Guide to the Colorado plateau de M.R.Kelsey et Hiking and Exploring the Paria River du même auteur, le tout saupoudré de quelques cartes de la série Trails Illustrated Map du National Geographic, avec une bonne dose de sauce Google Earth et de cartes GPS Garmin.
Je révise aussi les carnets de voyage des uns et des autres sur VF (merci à vous tous!)
Enfin, special thanks to Philippe Schuler, grand ambassadeur de l'ouest américain sur VF, pour sa disponibilité sur le net et au téléphone!
Eplucher tout ça prend un temps fou mais.... j'adooore me promener du fond de mon canapé dans des canyons torrides au milieu des serpents à sonnettes.
Depuis ma Lorraine hivernale, j'essaie de rester réaliste dans le choix des rando : la chaleur est un élément à ne surtout pas négliger, la dernière fois nous étions tous les jours aux environs de 40°C voire beaucoup plus, du moins dans les régions de Page et de Moab.
Après une dizaine (!!) de versions le parcours est enfin prêt : nous ferons une boucle à partir de Denver. Afin d'aciduler le voyage, je repère quelques endroits un peu « perdus » ou pas très faciles d'accès. C'est plus fort que moi, je profite vraiment d'un endroit quand il faut au moins un peu « le mériter ».
Coup de théâtre en fin d'automne, Sylvie (grisemote sur VF) m'annonce qu'ils (Sylvie et Gilles et leurs enfants : Thibaut 14 ans, Lucas 13 ans et Robin 8 ans) retournent aussi dans l'ouest!! Départ le 03 juillet comme nous! Eux atterrirons à Phoenix, nous à Denver.
Très vite, nous décidons de faire une partie du voyage ensemble : plus on est de fous...
J'ai quelques pistes au programme où le fait d'être à 2 voitures ne serait pas une mauvaise idée.
A propos de voiture, nous avons toutes les 2 quelques inquiétudes car les échos concernant « les cheptels » des loueurs ne sont pas formidables : de moins en moins de vrais 4X4, de plus en plus de SUV 2X4.
En plus il nous faut une voiture capable d'accueillir chacune 5 personnes avec le matériel de camping, la bouffe et l'eau.
Sans vrai gros 4X4, tous nos plans ou presque tombent à l'eau : on croise les doigts et on se ronge un peu les ongles!
Trêve de présentation, voici le récit :
Vend 03/07
Après une bonne nuit de sommeil chez Marie Laure, Achille et leurs enfants (cameroun sur VF, qui nous a gentiment laissé leur maison pendant qu'ils batifolaient en Islande. Merci encore!!) le taxi nous dépose vers 9h avec nos 130 kg de bagages (sans compter les bagages à main) à l'aéroport de Bruxelles
Vols sans histoire jusque Denver (via Londres) où nous atterrissons vers 18H30. Nous récupérons tous (ouf!) nos bagages (pas mal pour British Airways parait-il...), passons laborieusement la douane (1h30!) et prenons la navette jusque Dollar où nous avons réservé un 4X4 catégorie Grand Cherokee en comptant avoir un Dodge Durango comme la dernière fois.
Coup de stress sur le parking, il n'y a que 2 petits SUV et sinon que des berlines ou minivans...
On repère dans un coin un énorme 4X4 dans lequel faisant abstraction du fourbi qui traîne (la voiture n'est visiblement pas destinée à être louée de suite) je repère THE bouton : 2X4 /4X4 (merci Philippe pour tes explications)
Coup d'adrénaline, c'est ce truc là qu'il nous faut, il est grand, haut sur pattes et vraiment 4X4.
On se doute bien qu'il ne doit pas être dans la même catégorie que ce qu'on a réservé...
J'espère être surclassée gratuitement vu qu'il n'y a sur le parking que des SUV microscopiques mais le manager de l'agence fait venir un SUV plus grand (Jeep Commander) correspondant à la catégorie réservée mais 2X4 et un peu juste comme taille (j'avais pris une galerie mais cette voiture n'avait pas de barres longitudinales permettant de l'adapter facilement)
Bref, on explique que c'est trop petit (impossible de dire qu'on veut faire de la piste, l'assurance ne couvrant pas ce genre d'activité) et nous voilà obligés d'aligner 680 $ de plus pour avoir le gros bestiau (prix initial de la loc pour 22 jours : 745 euro, soit en tout 1225 euro!)
Glups! Finalement on est soulagé d'avoir trouvé un véhicule adapté à nos projets, il s'en est fallu de peu que tout tombe à l'eau. Ce Chevrolet Suburban, le véhicule perso de la manager est suréquipé : toit ouvrant, caméra de recul, lecteur de DVD, coffre électrique, bip bip à gogo. Tout ça ne sert pas à grand chose mais ça nous console... On a même des portes-skis qu'on démonte rapidement, la bête consomme déjà assez comme ça (en moyenne 16l/100 km!)
Les pneus (neige!) sont neufs à l'avant et en bon état à l'arrière. On est paré!
Morale de l'histoire : la prochaine fois je ne passe plus par un grossiste (en l'occurrence Airlines Network) mais essaie (je ne sais pas si c'est possible) de louer un modèle précis de véhicule...
En route vers notre motel de Castle Rock, 50 km au sud de Denver et au lit! Ouf!
Sam 04/07
Après un ravitaillement à Colorado Springs nous filons vers le sud et l'est en direction de Great Sand Dunes NP.
Nous voulons y entrer par la piste de Medano Pass (à l'est du parc) et faisons un arrêt sympathique à Westcliffe, CO où se tient un rassemblement de vieilles voitures.
Nous voilà déjà dans l'Amérique rurale et le dépaysement est total.
Les paysages sont grandioses et le charme des grands espaces américains agit à nouveau : on est tout émus!
Finalement nous quittons la 69 pour la piste de Medano Pass, réputée pour son sable profond dans sa dernière partie, la plus à l'ouest.
On traverse un paysage de montagne boisée avec quelques biches : à l'occasion d'un arrêt photo, je suggère à Fred d'appuyer sur cette grande pédale à G que nous n'avions pas remarquée. A quoi peut-elle bien servir? Docile, Fred s'éxécute, l'enfonce un peu, beaucoup, à fond. Rien ne se passe...
Boaf, encore un truc inutile sur cette bagnole suréquipée, allons-y...
Zut! C'est un frein à main « à pied ». Bah 'y a qu'à l'enlever...La honte! Il a fallu arrêter un américain pour lui demander comment faire (pour les ignares comme nous : il y a un levier invisible soigneusement caché sous le volant à G)
La piste traversant une dizaine de gués (faciles ce jour-là) est assez caillouteuse et demande quelques précautions.
Soudain au détour d'un virage apparaissent les dunes . Voir tout ce sable là où il n'y avait que forêts, prairies et cimes rocheuses enneigées a quelque chose de magique.
La piste devient sableuse, finie la caillasse, nous soufflons un peu.
Hélas, un de nos pneus également! La pression diminue régulièrement et dans un dernier soupir pneumatique nous arrivons au terme de la piste.
Il nous a fallu ½ h pour trouver le cric (bravo Caroline) avant de pouvoir changer la roue. Elle est crevée sur le flanc et (d'expérience, hum...) nous savons qu'elle n'est pas raisonnablement réparable. Bon on verra ça demain...
Nous achetons notre Annual Pass en sortant du parc et roulons juqu'au Great Sand Dunes Lodge (tout près du parc), réservé bien à l'avance sur internet car l'endroit est très prisé en raison de sa vue époustouflante sur les dunes.
La soirée se passe tranquillement à observer les effets de lumière sur les dunes et les montagnes qui les encerclent.
Nous sortons notre « vaisselle »-en plastique certes- mais faisons tout de même l'objet d'une certaine curiosité amusée des américains qui regardent Fred nous préparer un vrai repas alors qu'eux « s'enfilent » qq hamburgers et des chips, ce qui -soyons juste- leur évitera la corvée de vaisselle.
Les chambres du motel sont vraiment les unes sur les autres et j'ai quelques inquiétudes car nos voisines sont un peu bourrées en ce samedi jour de fête nationale mais finalement à 21h30 tout le monde est au lit!
Dim 05/07
Impossible d'ouvrir la voiture avec la télécommande ce matin!
La batterie est à plat...
Avec ce coffre électrique, tous ces trucs qui sonnent, les lumières qui s'allument pendant 10 minutes à chaque fois qu'on ouvre une porte et toutes les allées et venues d'hier soir à la voiture, encore mal organisés, nous avons vidé la batterie.
Ah! l'électronique j'vous jure!
Bon avouons que le frigo électrique, laissé branché toute la nuit n'est sans doute pas innocent.
Pourtant il y a 3 ans nous le faisions sans problème mais le Durango avait une batterie moins ridicule.
Notre voisin de motel nous dépanne en 2 mn et avec le sourire.
Le premier marchand de pneu se trouve à Alamosa à 1h de route et rien ne dit qu'il aura la bonne taille. Profitons donc d'abord du parc !
Nous reprenons la piste sableuse sur quelques centaines de mètres et faisons une petite balade dans les dunes après avoir traversé Medano Creek.
Puis nous allons un peu en aval, là où je craignais qu'il n'y ait la foule en ce WE du 04 juillet mais c'est très raisonnable. La rivière s'élargit et n'est plus profonde que de quelques centimètres.
Ce paysage est vraiment unique au monde et nous a complètement séduits.
Quel régal de marcher dans cette eau fraîche, tout droit descendue des montagnes, entre dunes et forêts!
Sur la route du Nouveau Mexique et de ses badlands, nous passons au Wall Mart d'Alamosa qui nous confirme que le pneu n'est pas réparable mais ils n'ont pas la bonne taille.
Nous choisissons de continuer, confiants dans l'espoir de pouvoir faire nous même une réparation au moins provisoire, au cas où nous crèverions à nouveau.
En traversant les San Juan Mountains, nous tombons par hasard sur le Cumbres et Toltec Scenic Railway, joli train à vapeur qui serpente dans une verte vallée.
Arrivés à Bloomfield (toujours pas de pneu, tout -c'est à dire pas grand-chose- est fermé) nous prenons la 550 vers le sud et décidons d'aller camper à Angel Peak NRA.
Un vent chaud peine à donner une vague sensation de fraîcheur alors que nous installons les tentes dans le campground (gratuit, WC, pas d'eau) situé juste au bord d'une falaise qui se prolonge sur des km en surplombant des badlands à perte de vue.
Nous avons pour voisins quelques américains et envions leurs tentes uniquement constituées de moustiquaires, bien que le ciel soit un peu menaçant.
Le paysage est vraiment étonnant et nous nous arrachons difficilement à sa contemplation pour réparer (avec succès!) notre pneu crevé (on ne s'est pas trimballé pour rien le kit de réparation et le compresseur 12V!)
Durant la nuit, le vent tombe et nous parviennent alors le bruit des stations de pompage (sans doute de gaz?). Il y en a un peu partout dans ce coin et sans vent pour les masquer, c'est assez gênant...
Lun 06/07
Ragaillardis par notre succès caoutchoutesque, nous planifions les 2 jours à venir.
Après une petite randonnée matinale sur la rim en face d'Angel Peak, nous filons vers le sud voir à quoi ressemblent les badlands de Lybrook, découverts sur le site internet d'un passionné.
On reste un peu sur notre faim car du haut de l'amphithéâtre on n'a qu'un aperçu superficiel de l'endroit.
J'avais repéré sur Google Earth une piste permettant de descendre au fond de l'amphithéâtre mais celle-ci est interdite, dommage car c'est à mon avis par ce bout-là qu'on peut vraiment apprécier le site.
Nous filons donc vers A Shi Sle Pah, autres badlands situés un peu plus au nord qui eux non plus ne se découvrent pas par hasard : GPS absolument indispensable.
Là, bien que la lumière soit au zénith et qu'il fasse une chaleur atroce (94°F, finalement on aura plus par la suite mais on n'est pas encore habitué), nous sommes emballés par le site : la piste pour y accéder chemine sur un grand plateau vaguement herbeux et s'arrête enfin « en rase campagne » C'est le « parking »
En faisant quelques pas vers le nord, on « tombe » sur un effondrement jonché de hoodoos sculptés dans une bentonite grisâtre totalement infranchissable tant elle est sculptée par l'érosion. C'est un dédale incroyable et, abrutis de chaleur, nous avons eu bien du mal à trouver une issue pour remonter sur le plateau. Nous n'avons visité qu'une infime partie du site et y retournerions volontiers dans des conditions moins extrêmes.
Nous sommes tout excités à l'idée de découvrir demain les Bisti Badlands dont Philippe nous a dit qu'ils étaient encore plus beaux qu' A Shi Sle pah.
En route (ou plutôt « en piste) vers les Bisti : en chemin, nous rencontrons une svelte éolienne qui tournoie dans le ciel d'azur. Elle brille de mille feux sous les rayons du soleil et semble en pleine forme à côté d'une énorme citerne ronde aux allures de piscine. Y aurait-il de l'eau au milieu de ce désert brûlant?
Fébrilement, Fred escalade la citerne pour constater avec délices qu'elle est pleine à ras-bord mais avec déception que ses bords sont coupants....
C'est alors que Caroline avise un gros robinet juché au-dessus d'un abreuvoir attenant. Sans trop d'espoir, elle le tourne et miracle, l'onde jaillit! Youpi! On va pouvoir se laver! C'est inespéré, d'autant qu'on envisage de camper (sauvagement) ce soir aux Bisti.
Tout beaux tout propres, nous arrivons finalement sur le parking des Bisti où le sol anthracite dégage une chaleur au moins équivalente à celle dardée par les rayons du soleil : une fournaise!
Si on allait jusqu'à Farmington chercher un pneu et … un motel?!
Pas de pneu en stock, ils l'auront demain ce qui est parfait puisque nous repasserons dans cette ville.
Pour 66 $, petit déjeuner pour 5 inclus, nous passons une (relative) bonne nuit au Rodeway Inn (j'ai du mal avec le bruit des clim...)
Merci Thibault!
Je viens de voir que tu avais aussi fait un carnet de voyage et je l'ai lu avec grand plaisir. Bravo aussi pour les photos d'ailleurs, tu as su capter de très belles lumières!
A+
Marie
Wouih, wouih, wouih, le plus vite possible...
Il faudra que tu trouves un cybercafé ou du wifi car je n'aurai pas fini avant ton départ pour Brest...
Bon vent!
Marie
Le texte est fluide et les sites explorés aiguisent notre curiosité, de l'inédit sur ce forum ( pas sûre de moi !) et les photos sont ..... ben y'a pas de mot ..... pour les définir ! Du lourd , à coup sûr!
Un Enormissime bravo et attendons de faire connaissance avec grisemote et sa Family.
Bon courage, Marie et à bientôt ...
Merci Marie! Je n'ai pas eu le courage de créer comme toi un blog et de bien mettre en page tout ça... Peut-être plus tard?
Vivement la suite de tes aventures! 😉
Bonjour,
A force de lire et relire vos carnets dans les differentes contrées, on a l'impression de connaitre et reconnaitre la famille.
Mais c'est toujours avec autant de plaisir, les USA en 2006 m'ont deja beaucoup inspiré pour le voyage en 2007 ( et pourtant je connaissais deja),
le Groenland m'a mis des fourmis dans les jambes, (mais là, la famille ne veut pas suivre....)
Et je prepare la Namibie en m'inspirant bien evidement de ton carnet et des autres forumeurs evidement.
Tout ca pour dire , un grand bravo, je n'ai jamais eu ce courage ( ni la passion faut bien le dire) d'ecrire l'equivalent à nos retours, mais c'est toujours
avec autant de plaisir que je dévore les tiens.
Merci, et J'attends la suite avec impatience.
Veronique
Il n'y a que deux façons de vivre sa vie : l'une en faisant comme si rien n'était un miracle, l'autre comme si tout était un miracle.
J'ai commencé à "déguster" tes aventures américaines. Je vois que tu as encore fait très fort cette année, avec plein de sites plus que hors des sentiers battus...et tu n'en es qu'à évoquer le début du trip ! Alors je guette la suite ....je sens que ça va être de plus en plus passionnant ....de quoi nous donner quelques bonnes idées pour un futur itinéraire !
Magnifiques photos, bien sûr ...j'apprécie le grand format et faire son propre site donne vraiment plus de possibilités (j'y songe, j'y songe...!)
j'ai une question après avoir visité (et admiré) votre site : qu'est ce que cette "tower arch" si belle que vous avez photographiée lors de votre 1er voyage? je ne la trouve pas sur le plan du parc mis en ligne sur le site officiel. près de quel endroit du parc est-elle? y etes-vous allés en 4/4 ou à pied?
Nous partons dans 2 jours mais regarderons les mails depuis les étapes donc vite vite une réponse c'était trop joli sur votre photo!
Merci Véronique!
C'est vrai que c'est du boulot mais je me fais vraiment plaisir quand je regarde les photos quelques mois plus tard.
Alors si le plaisir est partagé, tant mieux!
Marie
Bonsoir Cécile.
Quelle chance de partir dans 2 jours.
Ne connais-tu pas le site de Thierry, ouestusa.fr? (Mieux vaut tard que jamais!)
Regarde ici : http://www.ouestusa.fr/utah/arches/devils.php
Il y a 3 ans la piste pour aller au départ de la rando était en très bon état et ne nécessitait pas de 4X4. Le visitor center de Arches pourra certainement te donner des nouvelles fraîches sur la piste.
Bonne balade et très bon voyage!
Marie
Salut Christine,
Merci pour tes encouragements!
Du coup, voici une partie de la suite :
Pour voir le récit avec les photos, c'est ici.
USA 2009 : Back to the West!
Mar 07/07
Nous nous levons avant l'aube et arrivons aux Bisti pour 6h30, pile en même temps que le soleil...
Déjà trop tard en fait car il faut environ 1/2h avant d'arriver dans le vif du sujet.
Il y a déjà 2 voitures sur le parking (des germanophones) et un couple qui a campé sur place s'apprête à se mettre en route : quelle affluence! (en fait nous ne rencontrerons qu'un couple d'autrichiens)
La lumière blanchit très vite et force est de reconnaître que nous sommes un peu déçus. La fin d'après-midi est certainement plus propice.
Cette impression subjective est certainement due au fait que les Bisti sont moins sauvages et paumés qu'A Shi Sle Pah. La grande route n'est pas très loin et on voit au loin une ligne électrique et des bâtiments industriels. Le site est cependant très varié : nous y avons fait une boucle dans le sens antihoraire (environ 12 km) en commençant donc par le côté sud d'une immense vallée.
Après environ 2 km on arrive à une zone de hoodoos et de bentonite colorée.
Nous nous sommes d'abord un peu perdus dans les hoodoos avant de trouver un sentier dans la bentonite.Arrivés à cracked eggs, l'ombre se faire rare et le moindre hoodoo est le bienvenu...Quelques traces de pas profondément marquées dans le sol témoignent de la difficulté d'y marcher en cas de pluie!Un peu plus loin nous avons été épatés par les troncs pétrifiés : c'est incroyable de voir comme la structure du bois semble conservée. Autour des troncs le sol est jonché d'une multitude d'éclats de bois (causés sans doute par le gel) qui ressemblent à s'y méprendre à des copeaux abandonnés par un bûcheron.
Enigmatique aussi le nid d'aigle abandonné sur son hoodoo: depuis quand est-il là? Où est passé l'oiseau? Pourquoi est-il parti? Le seul être vivant rencontré fut un sympathique lapin qui nous a "accompagné" sur quelques centaines de mètres, trottinant d'ombre en ombre!
La partie nord de la vallée est moins "baroque" mais étrangement lunaire.
La dernière longueur est vraiment étouffante, en milieu de journée sur ce sol gris foncé qui emmagasine la chaleur au fil des jours d'été.
Nous retrouvons la voiture en fin de matinée et filons à Farmington récupérer le pneu (300$, heureusement dans le surcoût de la location était comprise une assurance pneu, pas prévue au départ).
Nous faisons ensuite la découverte de la formule « all you can eat » : pour moins de 8$ on peut choisir à volonté crudités, plats de résistances, pâtisseries, glaces, smarties, nounours et autres cochonneries...
Les enfants regrettent de ne pas avoir eu plus faim ce midi!
On aurait pu y passer l'après-midi à se goinfrer mais une longue route (environ 200 miles) nous attend vers les Needles (Canyonlands NP)
Nous y arrivons en fin d'après-midi et choisissons un superbe emplacement au loop B du Squaw Flat Campground (eau, WC, lavabo, évier, pas de douches : infrastructures beaucoup plus développées qu'il y a 3 ans)
Les enfants préfèrent rester au camping et nous allons avec Fred nous balader sur le Pothole Trail, espérant avoir un bel éclairage sur les Needles au soleil couchant : rien d'extraordinaire finalement ce soir là.
Notre super emplacement au creux des rochers s'avérera en fait très chaud et peu aéré et la nuit sera peu réparatrice, d'autant qu'elle sera courte car demain une grande balade est prévue.
Mer 08/07
Il y a 3 ans sur les conseils de Philippe, nous avions fait la très belle rando de Chessler Park.
Pour changer, cette fois-ci nous partons de Squaw Flat Campground Trailhead pour remonter Big Spring Canyon puis tourner vers l'ouest dans Elephant Canyon et enfin vers le nord à nouveau dans Big Spring Canyon : 18 km comme Chessler Park et comme la dernière fois nous choisissons de partir super tôt afin de bien avancer avant les grosses chaleurs.
Superbe balade, extraordinaire, magnifique, terrible, époustouflante que je recommande à tous ceux qui ont le pied sûr (très nombreux passages sur du slickrock en dévers) et qui ont un GPS et une carte.
Encore mieux que Chessler park (et de loin, c'est dire!)
Elle finit en apothéose quand on prend le sentier pour aller jusqu'au loop B. Pour ceux qui ont moins le temps, il est possible de faire cette petite portion en partant du loop B en direction de Big Spring Canyon (portion assez aérienne quand même, à éviter elle aussi avec de jeunes enfants) et en allant juqu'à la jonction avec le sentier allant au loop A (2, 4 miles A/R)
Nous terminons la balade vers 13h : 'y a plus qu'à ranger les tentes sous le cagnard et en route vers les Henry Mountains : il nous faut du frais!!!
Nous traversons une vallée apache, très joliment encaissée et bordée de rochers rouges mais l'habitat apache rappelle malheureusement furieusement celui des Navajos : mobilhomes déglingués, vieilles bagnoles qui traînent...
La lumière de fin d'après-midi sur Hite et le Lac Powell est très belle mais il nous faut du vert d'urgence!
Petit rafraîchissement dans les Henry Mountains : ICI AVEC LES PHOTOS
puis HOG SPRING, LITTLE EGYPT
Texte seul :
A l'assaut donc de la piste des Henry Mountains où malgré des repérages attentifs avant le voyage nous ne trouverons jamais le mystérieux Lonesome Beaver Campground.
Peu importe nous avons de l'eau en quantité et décidons donc de camper au pied du Mont Ellen dont l'ascension est envisagée demain.
La piste est parfois très accidentée et il faut être attentif.
Elle grimpe de plus en plus haut et l'atmosphère se rafraîchit considérablement. Nous croisons un troupeau de cerfs, indifférents à notre présence.
Enfin une prairie abritée du vent (qui souffle à décorner les... cerfs) nous accueille pour la nuit, juste après le Bull Creek Pass.
Pour la fraîcheur on est servi : on enfile nos maigres fourrures polaires et on s'engouffre dans la grande tente pour dîner. Brrr! Quel changement!
Très bonne nuit, enfin au frais, sans bruit de clim!
Jeu 09/07
Il faut être raisonnable : ça caille, il fait 10°C, on n'a pas d'anorak, le sommet est dans les nuages...
Pas question de grimper à 11506 pieds (3500 m) dans ces conditions.
On décide donc de continuer la Bull Mountain Scenic Byway qui fait le tour du massif et offre de superbes panoramas dans la lumière du matin vers l'ouest et le Waterpocket Fold.
Nous faisons le plein d'eau au Mac Millan Spring Campground (que je recommande pour son cadre enchanteur) et faisons une longue pause près d'un corral +/- abandonné, laissant s'écouler les heures les plus chaudes de la journée.
Nous fermons ensuite la boucle et rejoignons finalement la 95.
Nous décidons d'aller faire trempette à Hog Spring, pas loin de la jonction avec la 276.
Il est déjà 15h et il fait encore une chaleur terrible dans ce joli canyon orienté est-ouest, en plein soleil toute la journée donc.
J'ai bien cru ne jamais arriver à la « cascade », située pourtant à seulement 30 minutes du parking!!!
En fait de cascade ne s'écoulent que quelques gouttes dans une vasque d'eau marronnasse.
Peu importe tout le monde se met à l'eau, il fait si chaud!
Fred et les enfants s'amusent à sauter du haut de la cascade en faisant de grands splashes!
On est requinqué et le retour à la voiture n'est qu'une formalité comparé « à mon calvaire » de l'aller.
Un peu plus au nord nous faisons une petite halte à Little Egypt que les enfants nous laissent arpenter après s'être trouvé un coin d'ombre! Ils vieillissent ces petits-là : l'endroit est pourtant assez ludique...
Je saurai patienter pour ton carnet d'Islande (meuh non je ne te mets pas la pression!)
En attendant voici la suite : Five Hole Arch, très belle balade mais tes enfants doivent encore grandir un peu avant de s'y aventurer!
C'EST ICI AVEC LES PHOTOS
Texte seul :
Nous reprenons la route vers le nord pour aller camper au départ de la rando de 5 hole Arch, située sur la rive ouest de la green River au nord de la partie Horseshoe Canyon de Canyonland NP.
La piste est très bonne et les quelques dizaines de miles de piste sont vite avalés.
Le « parking » est constitué de slickrock et planter les tentes n'est pas une sinécure, heureusement la brise est légère.
Nuit parfaite sous les étoiles.
Ve 10/07
Nous démarrons la rando vers 6h30 après avoir cette fois-ci rangé les tentes (mieux vaut perdre qq minutes le matin que de faire ça en plein soleil de midi!)
Il n'y a pas de sentier et un GPS est utile voire indispensable pour trouver les arches qui sont en contrebas du sommet de la falaise.
La vue sur la Green River est imprenable.
Attention balade assez exposée voire dangereuse avec de jeunes enfants.
Très belle randonnée si on choisit de passer « par le bas » c'est à dire à flanc de falaise mais il est aussi possible de rester en haut et de ne piquer vers les arches qu'au dernier moment (moins dangereux mais passage exposé inévitable pour l'accès final aux arches)
Comme une idiote j'ai oublié en partant de prendre le point GPS de Crocodile Rock si bien que nous sommes retournés le chercher avec Fred (avec bien du mal : il est en haut de la falaise...et en voie de disparition, érosion ou bêtise?)
Les enfants se sont bien consolés de notre absence, sirotant un coca presque frais à l'ombre du tarp...
Après une bonne douche réparatrice (l'eau est presque brûlante), nous reprenons une piste vers le nord en direction de la I70 et filons directement au visitor center de Canyonland island in the Sky chercher le permis que j'ai réservé par internet pour le White Crack campground.
Je lis les différents chapitres de ton excellent carnet de voyage avec le plus grand intérêt (tu t'en doutes !), d'autant plus que nous sommes encore bien peu à avoir visité ces sites reculés, et j'admire en même temps toutes les superbes photos qui l'illustrent.
Pour ce chapitre, vraiment extra la photo de l'arche vue du haut avec les enfants et le canyon en arrière plan !
Comme toi j'ai été un peu déçu par Crocodile Rock qui n'est vraiment pas très grand !
Pour ceux qui voudraient aller à Five Hole Arch, la piste est effectivement bonne sur quasiment toute la longueur mais en ce qui me concerne, en mai j'ai trouvé le dernier mile pas facile et bien défoncé avec des ornières profondes (bonne garde au sol nécessaire) mais c'était probablement accentué par le fait qu'il avait pas mal plu les jours précédents et c'était peut être plus praticable en juillet.
A+
Philippe
www.phschuler.com et www.ouestusa.fr, pour une vision de l'Ouest en dehors des sentiers battus.
Carnet de voyage Ouest USA 2009
En effet, comme indiqué sur le site allemand qui m'a donné envie de découvrir cet endroit, le dernier mile est moins roulant mais il ne m'a pas laissé de souvenir particulièrement ému, contrairement à certains passages de la White Rim Road que nous avons parcourue avec les Grisemote les 2 jours suivants.
EN VOICI LE RECIT AVEC LES PHOTOS.
TEXTE SANS LES PHOTOS:
Après une bonne douche réparatrice (l'eau est presque brûlante), nous reprenons une piste vers le nord en direction de la I70 et filons directement au visitor center de Canyonland island in the Sky chercher le permis que j'ai réservé par internet pour le White Crack campground.
Ce primitive campground est situé à peu près à mi-chemin de la White Rim Road, célèbre piste d'environ 100 miles qui fait « le tour » d'Island in the Sky à peu près en moyenne à mi-hauteur de la falaise sur une corniche +/- large faite d'une roche blanche très dure qui a résisté à l'érosion : d'où le nom. Cette piste a été construite il y a une cinquantaine d'année pour extraire de l'uranium mais cette activité, peu rentable, a rapidement été abandonnée.
Nous devons retrouver les « grisemote » ce soir car nous avons prévu de faire la piste ensemble.
Je dois donc signaler leur présence au ranger et indiquer le numéro de leur voiture, que j'ignore, ainsi que le modèle, la couleur...
A posteriori tout ça est bien procédurier et je vois mal un ranger se taper les 12h de piste pour aller vérifier qui campe où et à combien!
Il faudra donc repasser demain pour préciser tous ces détails passionnants au ranger, soit...
Avant de filer sur Moab nous allons faire un tour à Grandview Point pour voir d'en haut ce qui nous attend demain. Nous voilà partis sur le Grandview Trail sans eau, comme des bleus (2 miles A/R)
On aperçoit la piste où nous irons demain qui longe Monument Basin et ses gigantesques hoodoos.
La vue est belle mais, comment dire, on a du mal la langue rôtie à l'apprécier à sa juste valeur!
C'est passablement désséchés que nous retrouvons la voiture. Fini pour aujourd'hui les rando!
Direction l'Inca Inn où nous avons réservé, de même que les Grisemote.
1ère fois que ça nous arrive : il y a un bug dans la réservation, on a disparu corps et bien!
En un clin d'oeil le sympathique réceptionniste passe un coup de fil à un collège du Riverside Inn qui bien que plus « chic » va nous accueillir pour le même prix. Ça c'est du professionnalisme!
Après une bonne douche nous retrouvons les Grisemote qui arrivent peu après et fêtons nos retrouvailles au Zak's pizza, très sympa.
Incroyable coïncidence, ils ont hérité de la même voiture que nous (sans surcoût les veinards ont été upgradés)
Super! A nous l'aventure!
Sa 11/07
En route pour la White Rim mais d'abord.... un peu de shopping.
Nous allons finalement y passer toute la matinée!
Inutile de se presser pour arriver au campground trop tôt et s'y faire rôtir toute l'après-midi.
Après un pique-nique près du visitor center de Island in the Sky (où les grisemote vont « s'enregistrer ») nous convenons de ne pas nous suivre de trop près afin que le 2ème ne bouffe pas la poussière du 1er.
A 14h00, on arrive au début de la Shafer Trail, le temps est menaçant mais il n'y a pas de bentonite sur cette piste donc en cas de pluie nous n'aurions affaire qu'à une boue "banale"...
La Shafer Trail est une simple formalité, elle est en « parfait » état et pourrait être descendue par une voiture normale (il y a 3 ans elle était bien plus "pénible" et son état peut bien sûr se dégrader fortement au prochain orage).
La voici vue d'en haut :
Nous tournons ensuite vers l'ouest sur la White Rim Road et découvrons successivement les quelques roadside attractions du début de la piste.
Gooseneck Trail, un des rares endroits où on a la vue sur le Colorado.
On aperçoit au fond les Manti La Sal mountains
Un peu plus loin les Walking Rocks, énormes hoodoos séparés de la falaise de quelques dizaines de centimètres seulement si bien que l'on peut s'y promener.
Juste à côté se trouve Musselman Arch. Le Gooseneck, les Walking Rocks et Musselman Arch sont à moins de 5 miles du bas de la Shafer Trail donc assez facilement accessibles (avec un véhicule haut sur pattes tout de même)
On ne peut pas aisément accéder au bas de l'arche donc il est difficile de la faire se détacher sur le ciel. Elle n'en est pas moins impressionnante.
Heureusement elle est relativement large si bien qu'on peut la franchir sans risque démesuré.
L'arche est tout près des Walking Rocks.
Sylvie mitraille à tour d'index (elle m'a fait promettre de ne pas le dire mais je n'y résiste pas : savez-vous qu'elle a une ampoule (wouih une vraie) au doigt à force de tenir son appareil photo!!! Zavez déjà vu ça?)
Peu à peu nous prenons de l'avance et les talkies walkies emportés pour l'occasion ne portent plus assez loin.
Le temps reste un peu orageux et le jeu des nuages donne une atmosphère terrible!
L'heure tourne, le soleil descend et nous ne sommes toujours pas à Monument Basin, un haut lieu de la piste avec ses grands hoodoos dressés dans un amphithéâtre de roches rouges.
J'accélère le rythme et nous y arrivons alors que le soleil se cache derrière des nuages, flûte. On attend un peu, ça vient! Au loin, coup de soleil sur les pics des Needles, à plus de 40 km!
Tout est gigantesque (et un peu brumeux vu les distances). Fred a vraiment l'air minuscule sur son hoodoo!
Pas de grisemote à l'horizon, chacun son rythme après tout.
Je continue à bonne allure, impatiente de découvrir la vue depuis le campground avec le soleil couchant.
Après 6 h de piste (micro balades comprises) nous arrivons enfin au camping, situé dans un site superbe. La nuit tombe, on prend qq photos, on installe les tentes.
Pas de grisemote, on ne s'étonne pas, ils prenaient vraiment leur temps au début de la piste.
Finalement 1h + tard, les voilà qui arrivent au ralenti : ils ont crevé il y a 5 km et Gilles s'est arrêté à plusieurs reprises pour regonfler (à la main, par cette chaleur!)
Rien d'étonnant finalement à cette crevaison vu l'état d'usure avancé des pneus de la voiture : tout le monde s'y attendait. Mais comment réclamer quand il n'y a pas d'autre voiture qui puisse convenir sur le parking du loueur?
Confiants, nous sortons notre matériel de réparation mais la gomme a été décapée tangentiellement et ça continue de fuir. Bon finalement il n'y a rien de dramatique car tout bien réfléchi on a 5 autres roues de secours vu que les voitures sont identiques!
Heureusement, vu qu'aujourd'hui c'était la partie facile. Hum!
Di 12/07
Bonne nuit réparatrice, même si elle ne fut pas totalement sereine .
Lucas, ce fin observateur, n'a rien trouvé de mieux en se lavant les dents avant d'aller au lit que de remarquer une belle veuve noire dégustant une mouche prise dans ses rêts. A distance des tentes certes...
Robin, en junior ranger appliqué a bien veillé à ce que personne n'ai l'idée d'attenter à ses jours.
D't'façon, il devait y en avoir d'autres...
Quelle idée d'avoir laissé la tente intérieure ouverte pour qu'elle s'aère avant d'aller nous coucher...
Finalement pas d'intrus ...
Premier levés, Fred, Sylvie et moi marchons quelques centaines de mètres vers le précipice, profitant de la lumière rasante du matin pour faire quelques clichés.
Peu après, la température des tentes exposées au soleil fait se lever le reste de la troupe.
Décision est prise de retourner un peu sur nos traces jusqu'à Monument Basin où nous n'avions pas eu une lumière terrible la veille.
Finalement nous voyons à l'horizon les grisemote faire ½ tour, décidant de ne pas prendre plus de risques que nécessaire après leur crevaison d'hier. Ils préfèrent avancer tranquillement vers l'ouest.
Ils ne manquent pas grand-chose finalement car la lumière est déjà très blanche...
Nous fermerons la marche afin de ne pas les abandonner à leur triste sort comme hier en cas de problème!
Nous rattrapons finalement les Grisemote, occupés depuis une dizaine de minutes avec le 1er obstacle sérieux : Murphy Hogback. Il s'agit d'un passage très court mais très raide avec de gros rochers difficiles à négocier.
Après quelques figures de style (équilibre diagonal sur 2 roues, massage de la bavette avant....) Gilles et Fred finissent par trouver la solution et ça passe dans un rugissement de moteur, un grand nuage de poussière et les applaudissements de la foule en liesse et surtout soulagée!
Maintenant que le casse-tête est résolu, Fred passe « finger in the nose » en faisant un peu chauffer la gomme quand même.
Ouf! Le premier des 2 obstacles sérieux de la White Rim Road est franchi. Espérons que le 2ème ne nous résiste pas plus car il est à perpète, tout près de la fin de la piste et on aurait l'air malin bloqué entre ces 2 « pièges ».
Ce raidillon nous mène en haut d'un plateau duquel la vue est grandiose.
Quelle aubaine de pouvoir shooter la voiture des grisemote au loin dans le décor de cinéma pour donner l'échelle : les talkies walkies pour une fois portent bien (on est en vue directe, pas de falaise...) et les enfants se régalent à « causer dans le poste »!
Les Lefèvre au spectacle...
Tout en bas on aperçoit la voiture blanche des Grisemote (regardez bien, on la voit sur les 2 photos ci-dessous...)
La descente est un peu stressante car le conducteur même assis sur la pointe des fesses ne voit rien de la piste : il faut le guider de l'extérieur et lui indiquer où poser les roues....
Dans cette 2ème partie de piste, nous avons de plus en plus de rouge (sable grossier) et de moins en moins de blanc (roche blanche très dure), c'est donc plus roulant et la mécanique souffre moins.
Nous parvenons finalement au 2ème obstacle : Hardscrabble. Gilles est toujours devant et c'est encore lui qui teste le passage en premier. C'est encore une fois très raide et la pente est réellement impressionnante. Les capacités des 4X4 sont vraiment incroyables : sous leur allure de berline confortable se cache un potentiel étonnant : le 4X4 court grimpe aux arbres.
Ça passe sans trop de difficultés et cette fois encore, Fred (à qui je passe lâchement le volant quand ça se corse!) n'a qu'à suivre ses traces.
Incroyable, je me rends compte que je n'ai pas fait de photos, l'idiote. Faut dire qu'il faisait super chaud et que c'est passé finalement en un clin d'oeil!
Ouf! Encore une bonne chose de faite!
Maintenant c'est de « l'autoroute »....
La piste longe à présent la Green River et on retrouve de la végétation.
Nous profitons de l'ombre d'un beau cottonwood tree pour pique niquer vers la fin de la piste.
Les grisemote filent ensuite sur Moab pour s'occuper de leur pneu, tandis que nous faisons un petit détour vers la mise à l'eau de Mineral Bottom. Quel régal de tremper ses pieds dans la rivière glacée!
Nous avions envisagé de faire une petite rando en fin de journée mais on est crevé, il fait très chaud (104°F) donc direction le motel et la douche!
On retrouve ensuite les grisemote pour dîner au Moab Brewery (moyen) : Gilles est embêté, il n'a pas pu joindre le loueur ce dimanche après-midi donc statu quo pour le pneu foutu. De toute façon tout est fermé...
Il est certain que les passages de Murphy Hogback et Hardscrabble que tu décris dans ton carnet sont autrement plus impressionnants et nécessitent un vrai 4x4. Même en prenant la piste dans l'autre sens d'ailleurs, avec Thierry et Lysiane quand on est descendu à pied sur la White Rim road jusqu'à Murphy Hogback par le Murphy Trail, on a vu un gars avec un vrai 4x4 Toyota s'y reprendre à plusieurs fois pour monter ce que vous avez descendu et il nous a même précisé qu'il avait du auparavant combler des trous avec des grosses pierres.
Par rapport à tes interrogations au sujet des informations à donner aux rangers pour camper sur la White Rim Road, un ranger local de Moab m'a confirmé qu'un ranger du NPS faisait régulièrement le tour de la White Rim road et contrôlait les permis et caractéristiques des véhicules rencontrés en chemin (en fonction de l'heure et de leur postiionnement par rapport aux 2 entrées de la piste, en pleine journée près d'une entrée/sortie ils ne contrôlent pas) et qu'il vérifiaient souvent du rim et à la jumelle le nombre, le type et la couleur des véhicules de ceux qui campaient à White Crack (mais ils ne doivent pas voir grand chose même si les jumelles sont puissantes).
Philippe
www.phschuler.com et www.ouestusa.fr, pour une vision de l'Ouest en dehors des sentiers battus.
Carnet de voyage Ouest USA 2009
Oui, ce n'était pas de la tarte!
Il me semble avoir compris au travers de mes lectures que le sens le + facile est celui que nous avons choisi donc ce que tu dis ne m'étonne pas.
D'ailleurs Gilles a du aussi s'y reprendre aussi à plusieurs fois avant de trouver où poser exactement ses roues (et il est dégourdi, la suite nous le prouvera!)
En dehors de ces 2 passages difficiles que je cite, il y a pas mal d'autres passages assez scabreux, bien plus difficiles que toutes les autres pistes que nous avons faites.
D'ailleurs c'est la seule piste (avec celle menant à Five Hole Arch car nous étions pressés) où nous n'avons pas laissé conduire les enfants : d'ailleurs c'est bien simple il ne leur est même pas venu à l'idée de "réclamer"!
Quant au contrôle par les rangers, l'expérience nous prouvera plus tard qu'il peut parfois sauver des vies!
Suspense....
En tout cas, je signale que ce campground (a priori un des plus prisés) était libre au moins 2 ou 3 jours dans la semaine suivant notre réservation donc il est possible d'y réserver une nuit en toute légalité même (presque) au dernier moment, du moins en juillet. J'imagine qu'au printemps ou en automne il y a bien plus de fréquentation.
Sur l'ensemble de la piste on a vu moins de 5 voitures. 2 emplacements de camping étaient occupés au début de la piste, ensuite personne (du moins aux heures où nous sommes passés), et encore un campground occupé près de la fin.
Bref, en juillet on peut prequ'à coup sûr trouver un campground non occupé la veille pour le lendemain.
Moi aussi, je confirme que les rangers font bien le tour de la White Rim Road. L'an dernier, quand nous avons fait la randonnée vers Fort Bottm Ruins, nous en avons croisé un (à pied sur le sentier) qui devait faire sa tournée.
Bon, j'attends que tu racontes la suite, surtout avec ce que tu viens de dire ....." l'expérience nous prouvera plus tard qu'il peut parfois sauver des vies!"
En dehors de ces 2 passages difficiles que je cite, il y a pas mal d'autres passages assez scabreux, bien plus difficiles que toutes les autres pistes que nous avons faites
Oui, et comme tu le dis tout dépend du sens car par exemple la montée de Hardscrabble (que vous avez descendue et que nous avons montée pour aller faire la randonnée de Fort Bottom) n'est pas si facile à la montée (mais sans problème à la descente) et elle nécessite la position 4x4 pour monter les "marches" (je n'aurais pas aimé être avec un simple AWD)
D'ailleurs c'est la seule piste où nous n'avons pas laissé conduire les enfants :
De toutes les façons les parents ne sont pas plus assurés que les enfants sur les pistes...
J'imagine qu'au printemps ou en automne il y a bien plus de fréquentation.
Tu imagines bien, au printemps et en automne les 2 campgrounds de White Crack et Murphy Hogback (les 2 seuls valables pour faire le loop en 2 jours) sont systématiquement pleins des semaines voire des mois à l'avance.
Quant au contrôle par les rangers, l'expérience nous prouvera plus tard qu'il peut parfois sauver des vies! Suspense....
Avec une telle annonce "teaser" on attend la suite avec impatience !
Philippe
www.phschuler.com et www.ouestusa.fr, pour une vision de l'Ouest en dehors des sentiers battus.
Carnet de voyage Ouest USA 2009
Félicitations pour ce début de compte rendu accompagné de superbes photos sur votre site. Quel courage de nous faire partager ce périple si peu de temps après votre retour ! 🙂 Mais c'est vrai que c'est une façon de prolonger le séjour.
Nous sommes impatients de lire la suite des aventures et de découvrir quelques pano (?). 😉
.....la montée de Hardscrabble (que vous avez descendue et que nous avons montée pour aller faire la randonnée de Fort Bottom) n'est pas si facile à la montée (mais sans problème à la descente) et elle nécessite la position 4x4 pour monter les "marches" (je n'aurais pas aimé être avec un simple AWD)....
Ça alors ! Nous avons dû faire cette montée également l'an passé .....mais je ne me souviens pas de cette difficulté particulière. Je me souviens bien de certains passages dans du sable mou....un passage un peu "aérien" le long de la Green River...mais la qualité de la piste peut varier d'une saison à l'autre, peut-être !
Ça alors ! Nous avons dû faire cette montée également l'an passé .....mais je ne me souviens pas de cette difficulté particulière. Je me souviens bien de certains passages dans du sable mou....un passage un peu "aérien" le long de la Green River...mais la qualité de la piste peut varier d'une saison à l'autre, peut-être !
Hé oui, cela peut varier beaucoup d'une saison à l'autre, voire d'une semaine à l'autre, si ce n'est d'un jour à l'autre (après un orage). C'est dans les fortes pentes que cela se ressent le plus car l'eau peut raviner beaucoup en très peu de temps. Si la terre ou le sable ont été emportés juste derriere un bloc ou une "marche" de slickrock dans la pente, l'obstacle de 15 cm de haut auquel on ne faisait même pas attention peut devenir un obstacle de plus 30 cm de haut qui peut alors poser problème et oblige à se mettre en position 4x4 pour le négocier à la montée car les 2 roues motrices pourraient patiner, sans compter les risques de coincer le bas de caisse dessus (ils disent "high centered", expérience vécue avec le Trailblazer de Steffen sur une marche d'à peine 30 cm de haut à Little Filland, il nous afallu 1h30 à 3 pour nous en sortir avec l'aide du cric en surélevant la voiture à l'arrière et en faisant du "rappel" à 2 comme sur un voilier pour accentuer le poids sur une roue). C'était le cas sur la partie de Hardscrabble pour aller à Fort Bottom, il y avait des marches de slickrock accentuées par les 2 semaines d'orages qui avaient précédées, les trous ainsi formés étant probablement rapidement comblés par des conducteurs ayant du mal à passer (comme cleui que l'on a vu faire à Murphy Hogback), ou par les rangers, ou par les accompagnateurs des circuits en VTT (on en a vu 2 groupes).
Autre exemple, la Shaffer Trail que Marie a décrit comme passable cette année même avec une voiture normale, alors que ce n'était pas du tout le cas il y a 2 ans et que l'année dernière à certains moments il était difficile de passer même avec un vrai 4x4 !
Toujours dans le même secteur, il y a la piste de Long Canyon qui permet de descendre à partir du secteur de Dead Horse Point pour aboutir sur la Potash road. Sur le web j'avais lu que certains trouvaient très difficile la partie nommée Pucker Pass alors que d'autres cherchaint encore où était la difficulté, même Laurent Martres m'avait dit "Tu peux y aller, c'est facile comme piste". Alors on l'a prise en 2005 avec Thierry et dans Pucker pass on s'est demandé si on allait arriver en bas (il y est impossible de faire demi-tour) : il y avait de gros blocs en plein milieu de la piste, des trous profonds, des marches de slickrock (il y avait eu des orages récemment), même en descente il fallait être guidé de l'extérieur à 10cm près et cela ne nous a pas empêcher de frotter un peu le bas de caisse plusieurs fois.
Quand on prend les pistes, il y donc un facteur chance et une difficulté inattendue de moins de 2 mètres de long sur une piste de 50 km peut tout changer... Donc prudence à tous les forumeurs qui s'aventureront sur les pistes de l'Ouest !
A+
Philippe
www.phschuler.com et www.ouestusa.fr, pour une vision de l'Ouest en dehors des sentiers battus.
Carnet de voyage Ouest USA 2009
Quel plaisir de lire ton blog ! Ca se lit avec bonheur et les photos sont superbes ! 😎
J'aime bien ton "utilisation" de la "mlefevre" family ou de la "Grisemote" family (ou même des voitures !) pour illustrer et donner une idée de grandeur des sites !
Quel voyage !
J'attends la suite avec impatience ! 😉
@+
Vnoa
"A la liberté de provocation, répond la liberté d'objection"
"Les cons, ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît"
"Le con ne perd jamais son temps, il perd celui des autres"
Carnet de Voyage: De Mile High City à Sin City (Colorado, Utah, Arizona, Nevada) -> voir mon profil
Je confirme ! Un réel plaisir cette lecture et les photos sur le blog sont extra. C'est sûr qu'il y a encore peu de monde pour le vrai "wilderness" et c'est vraiment un plus !
J'attends la suite des aventures avec impatience aussi !
Une lectrice assidue !
Pour voir mes carnets Ouest USA, cliquez sur mon pseudo puis cliquez celui désiré dans la rubrique "carnets" : Vous avez le choix avec 2009, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016 : ça en fait de la lecture ! Et maintenant : la Chine !
Bonjour Patrick,
Hélas non, pas de panoramiques encore cette fois-ci. Je n'ai pas la patience et surtout pas la technique : tiens je vais me consoler en regardant une fois de plus les tiens qui sont vraiment étonnants!
Merci pour le petit mot.
Marie
Merci Valérie.
C'est vrai que c'est bien pratique d'avoir des sujets à "placer" dans le décor car c'est gigantesque et ce n'est pas facile de rendre l'échelle.
Voilà la suite... (enfin, un bout!)
Marie
Bonsoir Valérie (encore!)
Voilà la suite : encore du wilderness comme tu dis : un endroit facile d'accès en voiture, à condition de le trouver!
Rien d'impossible à cela (n'est-ce-pas krikri et mokahliki, et sans doute d'autres encore sur le forum), il suffit de chercher un peu sur le net...
A vos souris pour ceux qui seraient tentés!
Tout d'un coup, je me suis dit est-ce que par hasard Marie aurait commencé à mettre son carnet en ligne, et bingo!
Encore un carnet que j'ai adoré!! Je l'ai dévoré d'un seul coup d'un seul! Les photos sont une fois de plus splendides, certaines avec les enfants sur les arches sont extraordinaires! Et je me régale toujours avec ton commentaire!!
Bravo Marie, et bravo aussi à tous les photographes de la famille!
Que c'est beau !
Pour le Castle, on peut comprendre Philippe : absolument sublime. Et vos photos rendent grâce à cet endroit magique qui me fait penser à Little Egypt par certains aspects, mais encore bien plus beau.
Un régal que tu nous offres !
Il ne me reste plus qu'à aller dormir sur cette vision de rêve !
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Superbe cette nouvelle partie ! mais là (sans le savoir et très involontairement 😉), tu retournes le couteau dans la plaie 🤪...
On a failli y aller... et puis pour plein de (mauvaises) raisons (pb d'essence, pas de GPS, plein de routes, la vue de qq indiens...), on a fait 1/2 tour à qq km de là... mais ce sera pour une autre fois ! 😉... il y a encore des merveilles à voir !
et j'attends encore la suite car je suis sûre que tu nous réserves encore de beaux endroits !
@++
Vnoa
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En remerciement pour tous vos chaleureux messages, voici la suite :
MULEY POINT ET MONUMENT VALLEY
Texte seul :
Lun 13/07
Aujourd'hui une longue route (environ 500 km) nous attend puisque nous dormirons ce soir à Page. A la première heure, Gilles parvient à joindre le loueur. Il a le feu vert pour changer carrément le train de pneus avant et il fait monter des super pneus hypercrantés vraiment faits pour la piste.
Soulagement, même si les pneus arrière sont toujours aussi merdiques (et même plus après le traitement qui leur a été infligé sur les 100 miles de la White Rim Road)
Petite halte à Muley Point avec une vue imprenable sur Monument Valley, au loin, pile sous l'orage et au premier plan les goosenecks de la San Juan river.
D'un peu plus près...
On aperçoit un "bout" de la San Juan River qui va se jeter dans le Lac Powell
On reconnait les silhouettes caractéristiques des "buttes" de Monument Valley.
Au premier plan les Gooseneck que nous allons aller voir de plus près...
Nous voici dans le Gooseneck State Park, en contrebas du plateau où nous étions quelques dizaines de minutes auparavant.
La San Juan River décrit 3 boucles mais le grand angle n'y suffit pas! Il y a encore une boucle à droite de la photo!
Sur la route de Monument Valley, nous traversons une petite tempête de sable.
De loin en loin, nous croisons quelques villages navajo, juxtapositions de mobilhomes et caravanes déglingués sans un poil d'ombre dans ce désert brûlant...
Un dernier regard vers Monument Valley, que nous ne visiterons pas cette fois-ci, l'heure n'éatant pas idéale. Nous préférons rester sur nos beaux souvenirs de la dernière fois.
Nous repassons devant lamême enseigne rigolote que la dernière fois, légèrement modifiée par le poids des ans! (voir carnet de 2006...)
Nous arrivons finalement au Page Boy Motel : motel charmant avec patio central joliment décoré et piscine mais clim à 20 cm du lit!
Demain on se lève tôt pour la loterie de the Wave!
Eh oui, Sylvie a fini par me convaincre d'y participer cet hiver (je ne voulais pas « m'énerver » avec ça...) et on a été recalé alors que les grisemote ont tous les 5 gagné leur ticket pour le 15 juillet! Du coup, soyons logique, on va retenter notre chance sur place...
WAHWEAP HOODOOS
Texte seul:
Ma 14/07
Nous partons de bonne heure, laissant le soin aux grisemote de régler la note pour nous à la réception qui n'ouvre pas très tôt et ratant du même coup un sympathique petit-déjeuner (parait-il!)
Peu à peu, quelques voitures arrivent sur le parking de la paria ranger station: nous sommes finalement (de mémoire) 23 personnes pour 7 boules. 4 italiens sont tirés au sort les premiers (je vous laisse imaginer la réaction! Et encore je suis sûre qu'ils se sont retenus par égard pour les autres!) puis 2 couples et nous avons la dernière boule. Nous sommes 5 et il ne reste que 2 places. On prend!
Galamment les 3 filles (Caroline, Marion et moi) laissent les places aux 2 garçons (Fred et Arnaud) car je leur ai fait part de mon plan B et nous sommes toutes excitées à l'idée de découvrir un endroit « secret » entre filles.
Les grisemote arrivent alors et nous partons tous ensemble vers les Wahweap Hoodoos : on est tous d'accord, l'intérêt du site ne vaut pas la marche dans la rivière à sec en plein soleil. Un peu bof quoi mais on devient difficile!
Et le récit d'une aventure à the Wave qui aurait pu très mal tourner : THE RESCUE, WIRE PASS
A lire attentivement par tous les candidats à la randonnée vers the Wave.
Bien sûr ce genre de mésaventure (le mot est faible) peut se produire sur n'importe quelle autre randonnée, surtout pratiquée en solitaire bien sûr...
Texte seul:
Retour vers Wire Pass, que nous avions déjà parcourue il y a 3 ans et qui nous avait laissé un sympathique souvenir. Nous sommes en milieu de journée mais nous comptons bien profiter de la fraîcheur du slot canyon .
Alors que nous arrivons sur le parking du trailhead (le même que pour the Wave), nous apercevons une voiture de police. Ben dis-donc, pensé-je, the Wave est bien gardée! Ce doit être la rançon du succès!
En fait le shérif vient nous expliquer qu'un homme de 60 ans est porté disparu de puis la veille.
Il est parti pour the Wave en s'inscrivant sur le registre mais depuis... plus de nouvelles et sa voiture a passé la nuit sur le parking.
Le shérif nous demande donc d'être attentifs...
La petite troupe s'étire tout au long du sentier, Marion la bavarde et Caroline à la voix perçante en tête. Je suis juste derrière. Simultanément nous entendons une voix faible à quelques mètres.
Quelqu'un appelle : heeelp!
Incroyable! On comprend immédiatement que c'est le randonneur disparu. Quelle chance pour lui!
Il a pu se traîner à l'ombre d'un arbre et vient de passer la nuit dehors. Il fait 40°C et il est là depuis la veille. Bien sûr il n'a plus d'eau et n'est pas très frais. Il est assez conscient pour nous dire qu'il vient de l'état de Washington et nous remercie de lui avoir sauvé la vie (ça fait tout drôle d'entendre ça... même si en réalité c'est surtout sa bonne étoile qui l'a bien aidé) On voit qu'il puise dans ses dernières forces, il s'inquiète de savoir quand les (vrais) secours vont arriver. On le rassure en lui disant que le shérif le cherche et qu'il n'est qu'à 30 mn de marche
Il nous explique s'être cassé la cheville, ce dont nous doutons un peu devant l'absence d'?dème et sa façon de se mouvoir. Il est allé la veille jusqu'à the Wave et s'est perdu sur le chemin du retour.
Je pense qu'il est en fait épuisé, déshydraté et sans doute en hyperthermie. Il est assez enveloppé et n'a sans doute pas pris assez d'eau car son sac à dos ne paraît pas contenir grand chose comme bouteilles, même vides. A moins qu'il n'ai abandonné celles-ci en route.
Nous lui donnons de l'eau et Fred repart au parking prévenir le shérif.
Il est seulement à ½ heure de marche et l'homme s'est effondré à 5 m du sentier de Wire Pass mais n'a entendu personne depuis la veille. C'est vrai que nous voyons passer un couple de randonneurs à quelques dizaines de mètres qui ne nous ont pas vu. Le sol est sableux et si on ne bavarde pas, on est quasi inaudible. Ce gars a eu une chance incroyable que nous ayons été nombreux et qu'il y ait eu des bavardes dans la troupe. Le destin a aussi voulu que nous choisissions de refaire cette randonnée. A quelques heures près, il était « cuit », si j'ose dire!
Je me dis que c'est une chance aussi pour les enfants qu'on n'ait pas trouvé un cadavre, bien que nous serions alors passés à quelques mètres sans le voir.
Quelle histoire tout de même!
2 rangers arrivent très rapidement avec de quoi rafraîchir et réhydrater le randonneur.
Nous les laissons s'occuper de lui (un 4X4 va descendre le lit de la rivière pour évacuer le gars qui est trop lourd pour être brancardé sur une telle distance) et nous continuons la randonnée dans le slot canyon.
Il est plus accidenté que la dernière fois et quelques passages sont assez acrobatiques (pour moi du moins, les enfants gambadent là-dedans comme des cabris!)
Alors que nous pique-niquons à la jonction avec Buckskin Gulch,
nous voyons furtivement passer entre les falaises rouges l'hélicoptère qui évacue le gars.... Comme il doit être soulagé!
Nous terminons la balade, prenant bien soin de signer notre retour sur le registre, ayant maintenant conscience de l'intérêt de ce qui nous paraissait auparavant un brin procédurier.
Le randonneur imprudent a eu bien de la chance ! on a souvent vu partir des américains en balade/rando avec juste une pauvre petite bouteille d'eau alors qu'il faisait près de 40°C 🤪...
Edmaier's Secret est une vraie découverte ! Que c'est beau 😎 !
J'attends aussi le retour de la toupe de The Wave pour voir les photos 😉 !
@+
Bonne continuation
Vnoa
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Salut Valérie,
Merci pour tes encouragements, voici la suite:
ALSTROM POINT
Texte seul :
Nous refaisons le plein d'eau à la Paria Ranger Station, faisons un ravitaillement à Page et prenons la route puis la piste en direction d'Alstrom Point tandis que les grisemote choisissent plus raisonnablement l'option baignade à Lone Rock. On convient de se retrouver le lendemain sur le trailhead de the Wave.
Notre plan est de nous baigner à Warm Creek Bay sur le chemin d'Alstrom Point mais en fait nous prenons une piste qui selon le GPS se termine à au moins 1 km de l'eau, il est déjà tard aussi nous zappons la baignade et poursuivons vers le fameux point de vue sur le lac Powell (les photos du site ouestusa nous ayant vraiment alléchés)
La piste de Big Water aux premières zones de slickrock d'Alstrom Point est superbe.
Nous hésitons un peu à continuer car le ciel est menaçant et en cas de pluie nous serions littéralement piégés sur cette piste de bentonite, ratant la randonnée prévue à the Wave le lendemain.
En 1H30 nous arrivons (comme indiqué sur le site de Thierry) aux premières difficultés mais il reste encore 1 ou 2 km de piste très cassante (c'est bien simple, on va plus vite à pied!) avant d'arriver au bout de la péninsule rocheuse.
On approche du lac :
Autant dire qu'il est illusoire d'espérer y arriver à temps alors que le soleil va se coucher dans 5 mn. On se contente donc d'une vue assez quelconque sur le lac. Heureusement la lumière est très belle!
On est crevé, énervé d'avoir fait toute cette piste (heureusement très belle) pour "pas grand-chose".
Il est temps de se reposer et dès qu'on trouve une zone pas trop rocailleuse on pose les tentes pour la nuit avec (quand même) vue sur le lac. Après une bonne douche, ça va déjà beaucoup mieux!
Nous sommes loin de tout, pas de pollution lumineuse et le ciel étoilé est magnifique. Les étoiles filantes se succèdent (parait-il, je n'en ai pas vu une seule!).
Le vent est doux, il fait très bon, le ciel se dégage (on ne devrait pas rester bloqués...) Nous nous couchons finalement très tard, apaisés.
Nous aurons encore de très belles lumières le lendemain matin, de bonne heure.
En route vers the Wave pour les garçons et une très belle balade soufflée par Philippe pour les filles!
EDMAIER'S SECRET
Texte seul:
Me 15/07
Branle-bas de combat!
C'est Le jour de the Wave (du moins pour les grisemote et nos zhommes)
Il nous faut 2 bonnes heures pour arriver (en retard...) au RDV du Wire Pass Trailhead.
Les grisemote ont prudemment dormi au primitive campground du White House Trailhead et sont fins prêts quand nous arrivons à la bourre.
Fred me laisse le GPS (Gilles en a un) et Sylvie et ses 6 hommes se mettent en route vers 9h vers l'Endroit.
Nous prévoyons de nous retrouver au parking vers 15h.
Je file avec Caroline et Marion au trailhead de Bucksin Gulch, que nous allons descendre pour découvrir Edmaier's Secret (merci Philippe pour m'avoir soufflé l'idée)
Edmaier est un photographe des années 40 qui a publié des photos aériennes d'une vaste zone de brainrocks dont la localisation est restée mystérieuse pendant plusieurs dizaines d'années, excitant la curiosité des aficionados des curiosités géologiques de l'ouest américain.
Le gulch serpente dans une prairie fleurie qui serait vraiment charmante
s'il n'y traînait pas une carcasse de vache complètement déshydratée.
Ambiance....
On ne peut s'empêcher de penser au randonneur perdu de la veille...
On descend la rivière (à sec) pendant environ 1h
avant de la quitter pour grimper sur une « colline » complètement tarabiscotée, mélange de gaufrette et de cervelle.
Quelle fragilité!
La grimpette en plein soleil est bien crevante (20 minutes pour les filles, le double pour moi) mais la vue d'en haut est étonnante : un océan de brainrocks, de tipis, de potholes, de « gardens saupoudrés de cactus».
On se réjouit à l'idée de descendre tranquillement en zigzagant entre tous ces trucs plus bizarres les uns que les autres.
Cette rando est un merveilleux lot de consolation pour les recalés de the Wave dont on aperçoit au sud le massif!
Le massif de The Wave est au centre de l'image : on reconnait la fissure noire qui guide les randonneurs à l'aller (dommage, pas de gros plan, je n'ai qu'un 17-40)
On pourrait se balader des heures dans cette vallée : la variété géologique y est incroyable! On ne sait plus où donner de la tête ni parfois où poser nos pieds...
Ici, le brainrock est rose.
Ailleurs, il est blanc.
Pas de doute, le ciel est bleu, quelle chance encore une fois!
Le GPS est confortable mais pas indispensable car on se repère facilement avec le lit de la rivière. Enfin, il n'y a pas de danger particulier (à part la chaleur et l'isolement bien sûr)
On regagne tranquillement la voiture vers 13h00. Il fait très chaud (une centaine de °F soit environ 38 ou 40°C, comme d'habitude) et on profite de l'ombre salvatrice de l'entrée des toilettes (très propres rassurez-vous) pour retrouver une température corporelle normale.
Nous sommes ravies de notre balade et compatissons pour les pauvres randonneurs qui doivent encore être à the Wave, sous le cagnard et n'ont sans doute pas encore entamé le retour!
Après une bonne sieste nous reprenons la voiture jusqu'au parking de the Wave, guettant le retour du reste de la troupe.
THE WAVE
Texte seul :
Après une bonne sieste nous reprenons la voiture jusqu'au parking de the Wave, guettant le retour du reste de la troupe.
15h00, personne à l'horizon.
15h30 : les 4 italiens arrivent, très fatigués. Ils nous expliquent qu'ils ont failli se perdre au retour et qu'ils en ont vraiment bavé. On se dit avec les filles qu'on a bien fait d'être si « galantes »....
16h00 : les voilà! Ils en ont bien profité mais sont aussi très fatigués, surtout Sylvie Gilles et Fred qui ont pas mal crapahuté aux alentours de the Wave alors que les enfants sont restés tranquillement sur le site même.
Le début (et donc la fin) de la rando se fait dans du sable mou, assez toxique au retour avec la chaleur. 60% de la distance se fait sur du slickrock, bien plus « confortable »
Il y a en milieu de journée très peu d'ombre. L'orientation est en effet facile à l'aller, bien plus délicate au retour.
Il leur a fallu 1h45 pour arriver à the Wave, 2h environ pour le retour avec la chaleur (40°C) et environ 1h30 d'exploration sur place.
Et bien sûr.... il paraît que c'est très beau, époustouflant même.
Le GPS n'est pas indispensable car il y a pas mal de cairns mais c'est tout de même une sécurité.
Fred et Arnaud avaient pris 2 gallons (2X3, 6l) et ils n'ont pas tout bu (les filles et moi avons bu 2 gallons en 4h de rando) mais mieux vaut avoir une marge de sécurité....
Pas facile de raconter une balade que je n'ai pas faite, voici les photos prises par Fred.
Le sentier se faufile entre des teepees
Il n'est que 10h mais l'ombre est bienvenue pour une petite pause.
Vague très creuse, ce n'est pas encore THE Wave.
La voilà, foulée par Thibaut et Arnaud
C'est très grand, regardez la taille des personnages!
Les enfants restent jouer près de the Wave, tandis que les grands vont découvrir les alentours (vastes!)
Les cumulus commencent à bourgeonner, magnifiant encore le spectacle!
Voilà une aventure pour ce monsieur à The Wave qui aurait bien pu mal finir. Heureusement que que étiez là !
Quand nous y étions, nous avons vu un homme également assez agé et seul, apparemment sans permis. Par contre il était mieux équipé que votre aventurier. Nous avons discuté et il est reparti peu après nous. Je n'avais de cesse de surveiller qu'il nous suivait. Et nous ne l'avons plus vu quand nous avons tourné à gauche sur le ridge. Nous avons attendu un très long moment avant de le voir réapparaître, vraiment beaucoup plus loin, mais au moins, j'étais plus tranquille. car ensuite, c'était beaucoup plus simple de retourner au parking. Je n'aurais pas aimé rester avec le doute...
Superbes photos dont certaines sont identiques aux miennes pour CBN et CBS. C'était ma première et j'ai été émerveillée !
Pour voir mes carnets Ouest USA, cliquez sur mon pseudo puis cliquez celui désiré dans la rubrique "carnets" : Vous avez le choix avec 2009, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016 : ça en fait de la lecture ! Et maintenant : la Chine !
Je continue cette lecture passionnante et je vois que le récit va de rebondissement en rebondissement :
- enfin, le voile est levé sur le fameux "incident" que tu laissais entendre : pauvre randonneur, quelle chance pour lui que vous ayez pu l'entendre ! C'est vrai que le retour de la Wave est traître, quand nous y étions, Hervé a guidé toute une troupe qui, avec l'orage menaçant, commençait à partir n'importe où !
- j'espère que tu m'en diras un peu plus de votre incursion dans W&R Canyon. En tout cas, j'adore tout particulièrement la dernière photo, au coucher de soleil !
- Edmaier's secret risque de ne plus être secret bien longtemps ! Belle trouvaille !
- j'ai poursuivi la lecture sur ton site directement, du coup j'ai un peu d'avance ...et je suis restée scotchée par votre virée à White Pocket ! Il fallait oser ! mais finalement, cela ne m'étonne pas de toi ! Grandiose....ça donne envie.
Bon, je guette, je guette et j'ai hâte de découvrir la suite ! je ne suis peut-être pas au bout de mes surprises !
En effet, c'est toujours plus risqué d'être seul.
D'ailleurs le jour où "la petite troupe" est allée à the Wave, il y avait un jeune allemand qui n'ayant pas de compagnon de randonnée a bien pris soin de ne pas rester seul, s'arrangeant toujours pour marcher avec quelqu'un d'autre.
C'est du bon sens et comme il avait l'air très sympathique, tout le monde était plus rassuré ainsi.
Quand les 4 italiens sont revenus les premiers de the Wave, j'ai bien vu qu'ils étaient inquiets pour nos compagnons: ils nous ont proposé de prévenir les rangers!
Je les ai rassurés (avec un petit pincement de doute au coeur toutefois!) expliquant qu'ils avaient un GPS et l'habitude de marcher....
Où en es-tu du tri de tes photos?
Il faudra nous les montrer car même s'il est vrai que tout le monde fait un peu les mêmes, je ne m'en lasse pas!
"J'espère que tu m'en diras un peu plus de votre incursion dans W&R Canyon. En tout cas, j'adore tout particulièrement la dernière photo, au coucher de soleil ! "
Tu touches un sujet "sensible" : nous n'avons pas eu de difficulté particulière ce jour là car nous avions un GPS, bien utile, la piste était en bon état et à part un allemand solitaire nous n'avons pas rencontré âme qui vive.
Philippe m'a cependant contactée en MP pour me répéter que le site se situant sur une réserve indienne, les "étrangers" n'y sont pas les bienvenus.
A chacun de choisir de prendre le risque d'y aller ou non.
"Edmaier's secret risque de ne plus être secret bien longtemps ! Belle trouvaille ! "
Je dois cette très belle découverte à Philippe : avant qu'il me parle de cet endroit, je n'avais jamais rien lu à ce sujet. Encore merci!
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Le dernier carnet sur le Turkménistan date de 2019. Voici donc un court retour sur ce vaste pays désertique qui se visite un peu plus facilement qu'auparavant.
C'est mon premier carnet. Si vous avez des questions, n'hésitez pas. Le pays s'ouvre lentement mais il est possible de visiter des sites où vous serez tout seul. En 5 jours, j'ai vu 2 hongkongais, quelques allemands et un chilien au cratère, 10 chinois dans un bazar de la capitale, et c'est tout !
Il est possible de visiter le Turkménistan depuis l'Ouzbékistan. Le plus simple et le plus économique est de se rendre en taxi jusqu'à la frontière depuis Boukhara. Le trajet prend un peu plus d'une heure.
Le passage de la frontière est assez long puisque de nombreux Turkmènes ramènent des objets achetés en Ouzbékistan afin de pouvoir les revendre au Turkménistan. Par exemple des couches, des produits pour bébés ou des produits de beauté.
Il m'a fallu plus de 2h30 pour franchir la frontière. Il est obligatoire pour visiter le Turkménistan d'avoir un guide et de passer par une agence de voyage. Les agences britanniques proposent souvent des séjours de trois, cinq ou sept jours à plus de 1 500 ou 2 000 euros.
Mais si votre budget est plus limité, il vous suffit de contacter quelques agences turkmènes directement par mail qui vous feront une proposition entre 700 et 1 300 euros pour trois à sept jours. J'ai pris un séjour de 5 jours de Turkmenabat dans le Nord-Est du pays jusqu'à Dashoguz dans le Nord. L'objectif est de visiter les principaux sites classés à l'Unesco, dont Merv, et les sites archéologiques comme Nisa ou Gonur Tepe.
Votre guide sera également le chauffeur. Il viendra vous chercher à la frontière. Les formalités sont très longues car les douaniers doivent multiplier les tampons et l'obtention du visa que vous avez préalablement demandé à votre agence de voyage nécessite plusieurs contrôles. Mais le passage se fait relativement aisément même si chaque étape est assez longue.
Une fois de l'autre côté, première surprise, l'autoroute est très récente jusqu'à Turkmenabat. Une très longue file de camions s'étend sur plusieurs kilomètres du côté turkmène afin de pouvoir passer la frontière et aller en Ouzbékistan. En effet, selon mon guide, les camions turkmènes transportent du gaz, du coton (pas à cette saison puisque la récolte a lieu en septembre), mais ont surtout un réservoir plein car le prix du carburant est beaucoup moins cher au Turkménistan. Un plein pour une voiture vaut à peu près 3 euros, ce qui est défiant toute concurrence.
Depuis le poste frontière de Farap, l'objectif est d'atteindre la ville de Mary qui abrite dans sa banlieue, à une trentaine de kilomètres, le site classé à l'UNESCO de Merv. Cette cité est connue comme étant une fondation d'Alexandre le Grand au IVe siècle avant Jésus-Christ sous le nom d'Alexandrie de Margiane. Plusieurs forteresses sont visibles.
Après plus de trois heures de route, nous déjeunons dans un restaurant turc qui s'appelle Aladdin. Plusieurs citations du président sont visibles sur l'autoroute, mais la route est de qualité et on avance aisément. Ce sera de loin la meilleure route du pays. ça se gâtera largement par la suite.
Les ronds-points sont particulièrement intéressants puisqu'on y retrouve des emblèmes de la culture turkmène, soit le chien, soit un tapis, soit le cheval Ahal Teke soit des symboles musulmans, même si la présence d'artefacts islamiques est assez réduite.
Bonjour tout le monde, nous voici rentrés d'un RT USA organisé par nos soins du 31/07/2026 au 26/08/2026.
La destination : Le Sud-Ouest USA avec le Texas, l'Arizona et le Nouveau-Mexique. 7000 kilomètres effectués à la louche.
L'Auto : Une Chevrolet Equinoxe pour deux en passant par BSP Auto et Avis. Et dedans 2 valises, un sac de voyage, deux valises cabines, la glacière de chez Walmart, le matos photos et les bouteilles d'eau (pack de 40).
Le trajet : Dallas DFW, Fort Worth, Houston, Austin, San Antonio, Alpine, El Paso, Tucson, Sedona, Albuquerque, Amarillo et Dallas pour finir avec départ sur DFW.
Les voyageurs : Deux séniors bien avancés dans l'âge (73 et 75) mais toujours en activité (pas épuisante physiquement) (pour rester vivants et financer les voyages), autonomes physiquement à 100%, intellectuellement beaucoup moins, passionnés des USA, pays où tout est possible, plus marcheurs que randonneurs, plutôt hôtels à partir de 3 étoiles que motels de bord de route, plutôt restos Italiens que nourriture US, adeptes des arrêts fréquents pour les photos, plutôt musées que rien, Plutôt sieste que marches forcées. Pas trop râleurs, juste ce qu'il faut pour rester français au pays du grand Satan qu'ils disent.
Pas trés doués pour les langues, Anglais des rues (mais bien pratique), Espagnol nul pour moi hormis : " Hola ! Una Cerveza por Favor ! " Cela fait court. Madame comprend tout mais refuse de parler.
Le coût du RT : Environ 12 000 euros avec les vols AF, Auto, Essence, cadeaux, visites et tutti quanti. Bien maitrisé puisque 13500 euros prévus au départ.
Le bilan positif : Un régal avec les longues routes à perte de vue. Des Musées à découvrir. Le constat de la présence Hispanique et de son Histoire importante dans ce secteur de l'Amérique. Des locaux adorables. Des touristes plus ou moins sympas. Un accent Texan abominable et difficile à comprendre. Des stations Gas qui sont de véritables magasins avec nourriture préparée et autre alcools vendus en Arizona et Nouveau-Mexique et des employés au top ! Toujours prêts à rigoler !
Le bilan négatif : La chaleur tout au long du séjour...43° sur Dallas en fin de séjour. Impossible de sortir dans les rues. Beaucoup de "Homeless" dans les rues de l'Hyper Centre de Dallas. Les breakfasts Hôtel toujours les mêmes. On s'y fait.
Donc, positif certes mais le concept commence à fatiguer. Il se pourrait que le modèle RT autonome soit repensé pour le prochain. SI celui qui est en haut nous prête vie.
Pour la suite, attendons les premières photos triées et passées à la moulinette.
Last October, we landed in Marrakech to spend a few days with family exploring Morocco’s roads.
Transport: a rented Dacia.
Accommodations: small guesthouses.
Our first stop was just a few kilometers from Marrakech, at a lovely house perfect for relaxing and recharging before continuing. It’s called Bleu House, a little paradise on the outskirts of Marrakech. The welcome was very warm, with a beautiful pool and a lovely garden.
Next, we headed toward the Tichka Pass. The road has really improved in recent years—it’s much easier to drive now. No more getting stuck behind trucks, and today, the construction is practically finished.
Morocco has turned green after the recent rains. It’s a joy for the herds and shepherds.
I could have titled my travel journal like Carmen: "Some trips are born twice." Indeed, we had considered this destination back in February 2020. However, an honest tour operator advised us against traveling at that time due to the climate. So, we gave up and opted for Guatemala instead (see "On the Mayan Lands" on this site).
So, why this title? When I was in primary school, over 65 years ago, the illustrations in my history books (Machu Picchu) and geography books (Lake Titicaca) made me dream, and those images stayed in my mind. It took until 2026 to finally make this dream come true!
We prepared our trip with Tout Pérou, a French-speaking "agency." Everything was handled via email and WhatsApp exchanges with our contact: Laurent, who was both competent, friendly, and full of good advice.
For 200 €, Tout Pérou provided us with drivers and guides whenever we wanted, helped us buy our domestic flights (cheaper when purchased in Peru), booked shuttles between airports and hotels, and got us a discount on the train ride to Aguas Calientes, as well as on the buses between Chivay and Puno and between Puno and Cusco. In short, Laurent took care of all the logistics and the Machu Picchu tickets. It was up to us to book our hotels. Tout Pérou provided a list, but we weren’t obliged to follow it. Another advantage of the package: we didn’t have to pay in advance; we paid the service providers directly day by day.
We didn’t meet Laurent in person because he was on vacation in Europe. Before his departure, he gave us a briefing, provided a summary table with the entire program, the service providers, their phone numbers, their fees, the schedules, and gave us plenty of advice (money, exchange, safety, etc.). After returning at the end of our stay, he kept checking in on us.
Lastly, we had also gathered information from Arnaud Lagadec, who runs a hotel in Cusco and offers tours of the region. He gave us a lot of useful information. Another contact: Thomas Montaigne, very friendly, who runs an agency in Arequipa (Agence Pérou Exclusif).
Day 1 – Paris to Lima
Foreword
I’ll share our trip without any pretension—I don’t have the talent of some contributors on this forum—and I’ll illustrate it with a few photos (taken with an ordinary smartphone). My comments are personal and only reflect my own views. So, please be kind! Feel free to comment on my story as you like, but let’s avoid pointless debates.
Even though we live in the south of the Paris region, true to our habits when the flight is in the morning, we chose to spend the night before our departure in a hotel near CDG and parked our car in a parking lot in Garches. This way, we avoid the stress that often comes with traveling around Paris (accidents, roadworks, traffic jams, etc.).
Check-in and border control went smoothly on that Sunday morning. Our Air France flight was uneventful. In Lima, border control took a particularly long time, and for the first time, we didn’t get an entry visa stamped in our passports.
As planned, a driver took us to the Miraflores district, where our hotel was located. We were surprised by the numerous signs about possible tsunamis, having forgotten that Peru is prone to such events and regularly experiences earthquakes. We’d see the consequences of these during our journey.
Exhausted from the early wake-up, the 13-hour flight, and the 7-hour time difference, we had dinner at the hotel before a restful night.
Note that this day was Peru’s presidential election day. As a result, we weren’t served beer—the sale of alcohol was banned that Sunday.
It was winter, a winter with beautiful weather,
A season that only exists in the southwest of America,
I remember very well what I told you that morning
A month ago... A century ago, an eternity ago...
We’ll go... wherever you want, whenever you want...
Well, yeah, back from our adventure in our enchanting American West just a month ago, we’re already taking a bite out of one of its lesser-known competitors. "Flo, if you had to pick just one reason to justify your love for the U.S., what would it be?" The greasy, dripping burgers? No, I don’t think I’m going out on a limb by saying it’d be the wide-open spaces... And that’s exactly what our new quest is taking us to—a land on the other side of the globe where the horizon also seems endless, where silence tastes like salty wind and sand, where freedom is measured in kilometers of desert tracks, where the GPS is mostly there to confirm you’re lost in the middle of nowhere... Add to that magic formula the fact that you’ll see more zebras, giraffes, wildebeest, and elephants than people per square kilometer, and you can imagine us setting foot in Southern Africa for the first time, more precisely at the small airport in Windhoek, capital of... of...? Brush up on your geography, damn it! We’re landing in Namibia!!!
To be honest, Namibian landscapes have been flirting with me for ages. So how did I resist this island of temptation for so long? First, the budget. Let’s just say that for the same amount of effort (and kidneys), the bank lets you choose two other adventures almost anywhere else on the planet. Then there were my girls. Yeah, back then, they were too little to dose up on Malarone, the only malaria remedy at the time... Long story short, ten years later, all the planets have aligned. First, I won the Euromillions! Well, almost... Let’s just say my girls are now old enough... not to take Malarone, but to stop following me on all my adventures! Jackpot! "Flo, how about a little two-person caprice, just the two of us, tackling the Namibian tracks?"
As we landed on the runway, first wow effect: The horizon is immense. It’s flat as can be, incredibly flat... So much flat space! Did I mention it was flat?... Looking into the distance, it feels like your gaze could circle the Earth without hitting a single obstacle—until you end up staring at your own backside. "Oh, what a nice view!" Well, it’s the first time I’ve seen my butt from this angle! Touching moment... Sorry, I’m rambling—must be the exhaustion from the three-flight marathon we just powered through via Ethiopia and South Africa... And yet, no time to philosophize about my anatomy. As usual, we want to rack up our first kilometers to be front and center at dawn tomorrow. After wrapping up the tedious Namibian immigration formalities and meeting the 4x4 that’ll be our companion day and night for the next fifteen days, we’re off! We’re not exactly fresh, but we’re ready to tackle the next five hundred kilometers in night mode, cruise control set due south! Just outside Windhoek, the local wildlife—a jackal—welcomes us with a smile: "Welcome to Namibia!" That’s what it said! Honest... Okay, first endless straight road, first flaming sunset, first corrugated dirt track, first Milky Way with zero light pollution... You get it—it’s definitely the day of firsts... First night camping, too, in the big trunk of our Toyota Fortuner parked by the side of the track... The real adventure, the kind that smells under the arms, can finally begin...
When we started looking for a summer destination a few months ago, our first criterion was to avoid extreme heat and heatwaves. We had already been to Norway two years ago and are considering going back in the future for other occasions. So, we had some fun asking ChatGPT which destinations enjoyed a mild climate during the summer without going too far. Among the list provided by the AI were the Canary Islands... The idea of a place we wouldn’t have thought of first, both not too far away and exotic enough, appealed to us: “Hmm, why not?”
This destination had never really attracted me, though Magali was a bit more interested. Five years earlier, COVID had caused a short break in my professional activity, and I had planned a trip because the flight price was attractive, and I was looking for a destination different from what usually appeals to me, more than out of deep interest. From a distance and with a social judgment I acknowledge (it’s not great, but it’s not completely wrong), I had the image of a destination for party-goers enjoying the sun without the slightest interest in local culture, with concrete coastlines and denatured landscapes—everything I detest the most. Still, I had done some quick research on the different islands and spotted Lanzarote for its beautiful volcanic landscapes, hiking trails, beaches, and the impression of a good balance between activity and fewer crowds than Tenerife or Gran Canaria. Then I dropped the idea of going, without ever reconsidering traveling to the Canaries...
Until now! Because we started researching the different islands of the archipelago to see which ones might appeal to us the most. It was La Gomera, the third smallest island of the archipelago, more praised for its hiking trails and preserved nature than for its beaches, away from mass tourism (fifty times fewer tourists than Tenerife) but still a bit more developed than its wild neighbor El Hierro, that caught our attention. Contrary to what might be suggested later, I’m not at all addicted to AI, but I use it from time to time to synthesize quick research or simply for experimentation. Since ChatGPT had started anticipating my tastes lately as if it had become my buddy (often successfully, sometimes off the mark), I asked which Canary Island would suit me best for a trip with my family. The tool answered first with... La Gomera. So, I tested it and teased it a bit to see if this suggestion was well-founded, as the method sometimes makes it contradict itself. But no luck: “You’d appreciate the wild nature of El Hierro, but with family, you’ll find little activity for the kids. You won’t like the touristy vibe of the big islands like Tenerife, Gran Canaria, Lanzarote, and Fuerteventura. You could consider La Palma, but it’s really La Gomera that will suit you best, based on your interests and the criteria given.” So, we dug deeper into our research and were convinced without a shadow of a doubt that this island was the one waiting for us.
Without knowing it, we had Canarians in our circle who revealed their origins when they heard about our travel plans. One from Tenerife insisted we’d be better off choosing Tenerife (obviously...) because it also has preserved spots and that La Gomera, “you can explore it in two or three days, you’ll get bored quickly...” The other, a colleague from Gran Canaria who had never visited La Gomera, still recommended it without hesitation because it turned out her parents had just gone there on vacation: they loved it and had encountered few tourists. She also tended to think this destination was usually the subject of short stays, but according to what her parents told her, taking your time there was also a great idea. However, in our research, the idea that La Gomera is an island you can explore in three or four days max kept coming up. So, we considered combining its visit with La Palma or El Hierro, the other two that caught our eye. But hopping between islands by ferry represents a significant budget for non-Canarians, even more so for a family of four. Then, scrutinizing Google Maps, it seemed obvious that two weeks were too short to discover two islands as they deserve, and that there seemed to be plenty to see in La Gomera, given its very unique culture. After all, we read that some people spend several months a year there, others never even leave... Finally, these landscapes and this atmosphere, which seemed to us a mix of Europe, North Africa, and Latin America, tempted us. So, it would be two weeks in La Gomera, deal!
La Gomera is therefore the second... well, the third smallest island of the Canaries since La Graciosa was recently recognized as a fully inhabited island. It has the shape of a rough circle about 20 to 25 kilometers in diameter and has just over 20,000 inhabitants, half of them in its capital, San Sebastián de la Gomera, the only real town. Like its Canarian sisters, La Gomera is a volcanic formation that rose about 10 million years ago. The island is very mountainous and rugged, covered with red and black rocky landscapes. Geological activity has shaped, between the sprawling massifs that end in steep cliffs in the ocean, six coastal valleys with tropical vegetation that have favored human settlement. They divide the island like slices of a cake; from the north clockwise: the agricultural Vallehermoso, the rustic Agulo, the green, humid, and fertile Hermigua, the sunny capital San Sebastián de la Gomera, the southern and isolated Alajeró-Santiago, and the seaside Valle Gran Rey. They constitute the six municipalities (more like cantons to our French understanding) of the territory.
The large solidified magma massifs that shape the heart of the island have created a large depression more protected from the sun at its center, allowing the growth of a vast laurel forest, today grouped within the Garajonay National Park, La Gomera’s green lung, which has earned it the status of a World Biosphere Reserve. Its completely European appearance contrasts sharply with the rocky and tropical landscapes of the rest of the island. Thus, the climate varies greatly from one point to another on the island: in summer, you can quickly go from a dry and sunny valley at 35°C to a humid forest area at altitude at 18°C.
La Gomera was populated late. As with the rest of the Canaries, human presence is thought to have begun about 2,000 years ago. Groups of animist Berbers, probably fleeing persecution, gradually populated the archipelago, especially the western islands and La Gomera, becoming its small aboriginal population: the Guanches (or later Gomeros). The animist and pastoral civilization of the Guanches thrived until the Spanish takeover in the 15th century, which, after a short period of harmony and mixing with the indigenous people, suddenly ended in bloodshed... La Gomera later became the “Columbus Island” after Christopher Columbus’s stopover, increasing the blending of populations. In the 20th century, many Gomeros emigrated to Cuba and other Latin American countries in search of a better life, bringing back a mix of cultures and traits quite palpable in today’s Gomeran culture. It is, however, in La Gomera that the vestiges of Guanche culture seem to have left the most traces, in the language, gastronomy, social practices... Moreover, most Gomeros, especially in remote villages, have a particular identifiable type and proudly claim their ancestral roots, even making La Gomera a bit exotic in the eyes of other Canarians.
Perhaps that’s why it has never really wanted to develop its tourist infrastructure too much. If we set aside the tourists who visit for the day by bus or boat from Tenerife on a marked itinerary (and whom we ultimately rarely encounter), La Gomera has remained a hidden gem, a destination focused on nature discovery that attracts hikers, nature-loving divers, and scientists for its fauna and flora, and to a lesser extent, beachgoers who don’t seek overly developed coastlines. Tourist activity is therefore limited. Roughly speaking, you’ll find a majority of Spaniards, including a substantial number of residents from other Canary Islands, many Germans who have a particular fondness for La Gomera and spend long stays there or own second homes, to the point that the German cultural footprint is clearly noticeable in some places (it’s said to be Angela Merkel’s favorite holiday spot), and still quite a few French. The presence of other nationalities seemed negligible to us. Most travelers come mainly for hiking, but it’s also a prime spot for whale watching. Additionally, the seaside resorts of La Gomera—San Sebastián, Santiago, and especially Valle Gran Rey—are well-known destinations for hippies, especially German ones, ranging from chic boho hippies to old-school hippies who’ve been there for decades, quite similar to those you’d meet in India in Goa, Rishikesh, or Paharganj. Thus, practices like naturism, vegetarianism, and local organic production are quite well established in some areas.
Some practical info:
- The round-trip flight from Paris to Tenerife cost us 365 € per person (outbound with Transavia, return with EasyJet), including checked luggage and three seats reserved side by side.
- We chose two bases to explore the island: one week in Valle Gran Rey, reputed to be the most pleasant of the three seaside resorts, and one week in Hermigua, more mountainous and close to the natural park. We booked two houses with balconies and views: the first at 120 € per night, the second at 99 €.
- The round-trip ferry between Tenerife and La Gomera cost us 270 € with the company Baleària Canarias, including discounts for children aged 4 and 12, but I don’t have the exact details. It was a bit cheaper than with the other company, Fred Olsen.
- Finally, we rented a car through the agency Cicar for 360 € for 16 days, which comes to 22.50 € per day.
- Apart from that, we didn’t plan anything and decided the day before or even the morning of what we wanted to do. We didn’t invest in any paper guide on the Canaries, as information on La Gomera was scarce, but we used the very comprehensive site La Gomera Travel, a travel guide published by the Canary Islands Tourism Council, a real goldmine of almost exhaustive information on the island.
Alright, off we go for 16 days of adventure discovering La Gomera!
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with:
Zero preparation.
Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
Hi everyone, I’m Patrick, 67 years old, a seasoned traveler (already 22 trips outside Europe).
In autumn 2025, I took my first 3-week trip to Japan, with stops in Tokyo, Kamakura, Matsumoto, Kamikochi, Takayama, Kanazawa, Kyoto, Nara, Osaka, Koyasan, Tokyo again, and Nikko.
I wanted to go back in May 2026 and explore some lesser-known places to complement my first trip.
Last year, there were four of us traveling together to discover Japan (a fairly classic itinerary). This time, I’ll be traveling solo for part of the trip and with a couple of French friends for the rest.
The weather was gorgeous in May, averaging around 25°C, with two very hot days in Kyoto and only two rainy days.
As usual, I organized everything myself, gathering plenty of information from various sites, including this one.
Transportation:
An ICOCA card is essential.
I got a 5-day Kansai-Hiroshima pass because I took the shinkansen between Hiroshima and Osaka three times, and it paid for itself quickly.
Accommodations:
Mostly through Booking. No issues at all. Average cost was 46 € per night.
Meals:
For breakfast, I alternated between buying food at a konbini to eat in my room or on the train and grabbing something at local cafés.
For lunch and dinner, I tried to vary my meals as much as possible—lots of sashimi, sushi, and ramen.
Okonomiyaki in Osaka and Hiroshima.
Oysters in every form (raw, grilled, fried) in Onomichi and Hiroshima.
A variety of seafood (shrimp, shellfish) in Hiroshima and Matsumoto.
Fish whose names often escaped me, but notably mackerel and eel (unagi).
Tempura and gyoza.
Chicken skewers (yakitori) and one teppanyaki meal.
One omakase meal (9 different dishes).
In the end, not much meat aside from a few yakitori skewers. No splurges on super expensive wagyu or Kobe beef.
Average dinner cost: 4,800 yen, drinks included.
The Itinerary:
Day 1: Departure from Brussels
Day 2: Arrival in Osaka
Day 3: To Himeji, then Kurashiki
Day 4: To Fukuyama, then Tomo no Ura, then Onomichi
Day 5: Cycling the Shimanami Kaido
Day 6: To Takahara, then Hiroshima
Day 7: To Kyoto to attend the Aoi Matsuri parade
Day 8: To Miyajima
Day 9: Hiroshima, then Kyoto
Day 10: Southern Kyoto
Day 11: Northern Kyoto
Day 12: Final day in Kyoto, then to Nagatsugawa
Day 13: Start of the Nakasendo Trail (Magome to Tsumago)
Day 14: Second day of the trail (Kiso Fukushima)
Day 15: Third day of the trail (Narai), then Matsumoto
Day 16: To Mt. Fuji (Kawaguchiko)
Day 17: To Tokyo
Day 18: Excursion to Enoshima and Kamakura
Day 19: Flight home, with a 10-hour layover in Hong Kong
Day 20: Arrival in Brussels
Il arrive souvent qu'on nous demande quoi visiter en Belgique .
Et les réponses ramènent le plus souvent à Bruges , Gand, Anvers et Bruxelles , avec raison , ces villes valant la peine d'être visitées 😉 .
Toutefois, la Belgique, bien que petite , ne se limite pas à ces 4 villes .
J'habite l'une d'entre elles ( Bruxelles) , passe avec plaisir du temps dans les trois autres , mais j'ai envie d'aborder d'autres coins moins connus , qui pourront compléter le séjour de ceux qui ont envie d'en voir un peu plus , ou de voir autre chose .
C'est qu'entre deux voyages , j'aime bien visiter l'un ou l'autre coin du pays où j'habite .
D'où l'idée d'un carnet de balades .
La plupart des endroits dont je vais parler peuvent être visités en faisant l'aller-retour le même jour , au départ de Bruxelles , que ce soit en transports en commun ou en voiture .
Dans l'ordre chronologique des sujets abordés :
- Le barrage de la Gileppe ( province de Liège) -message 2 , page 1
- Le domaine de La Hulpe ( Brabant wallon ) - message 3 , page 1
- Malines ( province d'Anvers ) message 4 , page 1
- La côte - message 5 , page 1
- Le Westhoek , au départ de La Panne - message 6 , page 1
- Le Zwin, au départ de Knokke - message 7 , page 1
- Lier ( entre Malines et Anvers ) - message 8 , page 1
- Mons (Hainaut) - message 9 , page 1
- La région de Florenville . - message 12 , page 1
- Les Cantons de l'Est - message 13 , page 1
- Dinant - message 18 , page 1
- Le jardin japonais d'Hasselt - message 24 , page 2
- Louvain message 29 , page 2
- Louvain-la-neuve - message 32 , page 2
- Ostende - message 42 (page 3) et message 166 (page 9)
- Les floralies de Grand-Bigard . - message 43 , page 3
- Le bois de Halle -message 44 , page 3
- Les pralines - message 54 , page 3
- Charleroi - message 68 , page 4
- Namur - message 92 , page 5
- Le Bois du Cazier ( Marcinelle) - message 95 , page 5
- Les couques et les gozettes - message 96 , page 5
- Liège - message 99 , page 5
- Tournai - message 115 , page 6 .
- Audenarde ( Oudenaarde ) - message 121, page 7
- Jardin botanique de Meise - message 124, page 7 .
- Tongres ( Tongeren ) - message 125 , page 7 .
- Château de Beersel ( Brabant flamand) - message 126, page 7 .
- Bruxelles confinée ( messages 150 et 154 , page 8 )
- L'hôpital Notre Dame à la Rose , à Lessines ( messages 161 et 162 , page 9 ) .
- Westende ( message 167, page 9)
je complète cette liste au fur et à mesure de l'avancement du carnet ...
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of a year at most in Thailand, and I’m no great expert.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to deliver a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who feel nostalgic about it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guardians for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big yard. Be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t all that made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though? Much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been full of holes for years.
You’ll often see dogs sleeping on the roadside, sometimes right on the road. When you approach, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, reminding visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. When you see a small pack roaming freely in the countryside, you think twice about running into them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at death’s door in temples, enduring terrible suffering with no one to help. The image (and the smell) of one of them, agonizing and exuding the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The animal, well-fed, quickly became a happy and enormous beast with its own garden. Yet it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water there for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not just for fun—these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
This trip had been on my mind for about fifteen years.
But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rental options kept making me postpone the project.
And then, everything suddenly fell into place—I told myself, it’s time!
The preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.
A bit of Kazakhstan?
Not in the end.
The south or not the south?
Yes, in the end.
Pre-book or go with the flow?
Only two stops were a leap into the unknown.
To help me find the ideal route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), pored over travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela about this destination (the guide has been updated since).
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You’ve got your passport, international driver’s license, bank cards, and euros?
Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.
Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek!
(Steak for my partner’s mischievous nephews...)
You’ll find here a post with some practical information.
And here, the version of the travel journal without comments.
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As a supplement, the route track.
Not necessarily ultra-accurate since Google has serious gaps for this destination...
After as many weeks as I have fingers on my right hand, we're hitting the road again, fully recovered from our pharaonic adventure. Back in France to drop off our daughters (sorry, girls!), this time it's just the two of us, ready to be welcomed by a new destination. They say it offers one of the richest cultural heritages in the world for those willing to put in the effort. It's the land of the ancient Silk Road, where we'll follow a journey steeped in history and discoveries straight out of *One Thousand and One Nights*. A former Soviet bloc region independent only since 1991, we'll be walking in the footsteps of Genghis Khan, Tamerlane, Alexander the Great, Marco Polo...
Another fun fact about this country: it's strictly forbidden to import porn on your phone. True story. The same goes for painkillers! Unless it's about sodomy—though the two don’t seem connected, that’s just how it is. Don’t ask me why! Anyway, I’m getting off track. Here’s the big question: Where do you think we’ve just landed?... To give you a hint, the locals are known for being incredibly welcoming. No sooner said than done—our first taxi driver, proud to transport French travelers, refused to let us pay for the ride. Great vibes for these two weeks ahead. So, any guesses?
Uzbekistan!!!
January 2026
Here we go again for new adventures and the pleasure of sharing them with you here! First of all, I’d like to thank everyone who helped me with the preparations, even with some last-minute improvisations just days before departure. Thanks to Montagnard74, Jojoone1, Songsam, Attila, Dennis2, NadegerFERM, and the authors whose travel journals about Laos inspired me (Montagnard74, Muriel18, Mavietongs...).
In this story, written by Richard and illustrated by me, we’ll tell you about the journey of four friends: Catherine, Richard, Nathalie, and Bruno. A reinvented but overall successful trip, filled with discoveries and surprises, the scents of spices and frangipani flowers, (too) spicy food, sunsets, and... one big mess.
Preamble:
Africa was calling to me, so a year ago, with our usual travel companions, we decided to return to the continent we love so much.
Where to go?
Uganda quickly caught our attention—wildlife we’re used to seeing, plus gorillas and the shoebill we missed in Zambia.
We got in touch with Paul, who’s been mentioned several times on the forum back in September, booked our flight tickets, secured the gorilla permits, and by early October, the most important things were done.
We still had plenty of time to hold our "prep meetings" for the final itinerary.
Three days before departure, I sprained my ankle (my weak spot, as you’ll recall from our Colombia trip).
I wasn’t in great spirits, but after a year of waiting, nothing was going to stop me.
We’d see how it goes!
Off we went for our new adventures
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions...
So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted.
Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some!
Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.
In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to.
From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km!
Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites.
We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized.
We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line!
At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris.
You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter.
To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
I’d been wanting to discover Sulawesi for years. But then life happened—COVID, the cost of flight tickets, you name it. Long story short, years went by, but we finally set off as a family for a three-week trip in southern Sulawesi: Rammang Rammang, Rantepao, Sengkang, Bira, and Selayar.
I like to spend a good amount of time in the places I visit, giving myself the chance to really get to know the area and meet locals. So no island-hopping this time—just the south. But when I say "just," it’s not restrictive at all, given how rich this island is in landscapes, little encounters, and magical moments.
Wednesday 07/08 - Thursday 07/09:
We left Montpellier for what was supposed to be five flights, though we only took four to start, landing in Jakarta.
We picked up our luggage there to catch a flight to Makassar the next day. That’s the only way we could get an affordable ticket (702 €).
I won’t bore you with the flight details—there’s not much to say. We arrived at 7 PM and considered heading straight to Makassar that evening. But we opted for a recovery night before taking off again. Good thing we did, because my son’s suitcase was missing...
First contact with the locals was a bit stressful—a trip without your luggage isn’t exactly fun. But right away, a woman reassured us: the suitcase was just enjoying some extra time in Singapore. Maybe it was doing some last-minute shopping. Anyway, nothing serious—it was supposed to arrive at 9 AM the next day. That gave us some breathing room since our flight wasn’t until noon.
So off we went to our hotel (Days Hotel & Suites) near the airport. It was cheap (40 € for three rooms—my kids are older and need their space), but it wasn’t worth much more. The place had definitely seen better days. But no big deal—we were only there for the night, and... we got to watch France beat Morocco in the World Cup live at 3 AM. That’s what really mattered!
Friday 07/10: In search of the lost suitcase
First challenge of the morning: finding our missing suitcase. They sent us to the airport basement, to the staff entrance. We were greeted with smiles, and an airport employee led me through the underground corridors back to the baggage claim. Right on time at 9 AM, the suitcase arrived, just like they’d promised. We were finally complete!
Off we went to change terminals, grab a well-deserved meal, and board our fifth flight to Makassar.
Little side note: I struggled for a while trying to book domestic flights directly on the airlines’ websites with no luck. Without meaning to advertise (though I guess I am a little), I realized it’d be easier to use sites like tiket.com or Traveloka. That turned out to be a great choice—I even ended up booking hotels through them later in the trip.
12:40 PM: We were on our way to Makassar. First good news: we were the only tourists. Well, the only European tourists on the flight, anyway.
No, you’re not dreaming—the bag is full of... potato chip packets.
To each their own souvenirs, I guess...
When we arrived in Makassar, a driver was waiting to take us straight to Rammang Rammang: 250,000 IDR (12 €) to our guesthouse (Rammang Rammang House). Forget about meeting people on the bus—we were headed straight to the first stop of our trip, and it was already stunning.
My kids’ guesthouse:
Ours:
View of the little lake:
But not everything is straightforward around here.
I wanted to get a local SIM card for internet and calls. I found them expensive at Jakarta’s airport (20 € for 20 GB), so I decided to wait. Well, no luck in Rammang Rammang either. You can’t just buy one from the local shop—you need a Telkomsat store (they have the best coverage). So we’d have to wait for Rantepao to get Wi-Fi... When I say "local shop," I mean the little shack around the corner. No big deal—we’d find one easily in Rantepao for 5 € and 25 GB. So there we were, offline, just the four of us enjoying the amazing view.
Saturday 07/11: Rammang Rammang
We woke up early to the sound of wedding music blasting through the village (everyone’s invited!). Off we went to explore the area.
A little walking, a little boat ride (shared with a French tourist and a Polish one—yes, there *are* tourists here, just not many; 750,000 IDR for up to 8 people) through a lovely canal, and we discovered the karst site. It was peaceful and beautiful.
The river:
The karst site:
I hesitated about writing this travel journal...
This summer, we only did the classics (the 3 northern parks and Zanzibar) and let a local agency take care of everything from start to finish.
No craziness, no risks, no sleeping under the stars, no self-drive, no venturing off the beaten path, no incidents, and not even any delays in the pre-planned itinerary...
But don’t think we were disappointed!
The whole family (there were 6 of us) came back with smiles and memories of great moments spent together.
So, if you're looking for a "classic" way to discover Tanzania, this is the place to be.
Our 2-week itinerary:
- Arusha (1 night upon arrival)
- Tarangire (1 night)
- Ngorongoro (2 nights in Karatu then Irmisigiyo)
- Serengeti (3 nights in Robanda, Togoro Plains, and Seronera)
- Zanzibar Stone Town (1 night)
- Zanzibar Matemwe (3 nights)
- Zanzibar Jambiani (3 nights)
Okay, Palermo—we know it. We go there to marvel at the architectural wonders born from the Arab-Norman-Byzantine-Gothic mix. And rightly so. We also go to treat our taste buds to all kinds of delights, both savory and sweet. Again, rightly so. We go to succumb to the charms of Palermo’s women, their sun-kissed skin glowing with golden highlights. Still, rightly so. And all while fantasizing about a mafia we’ll never actually see. Anyway.
But you’ll also find street art everywhere, even in the historic center. Sometimes, you just need to step a few meters away from the main tourist highways like Cassaro, Via Maqueda, or the main arteries of the Ballarò, Capo, or Vucciria markets to stumble upon some amazing murals. Duck into one or two slightly grimy alleys, weaving past trash and crumbling walls, and you’ll find real gems.
For example, just 50 meters south of the main artery of the Mercato del Capo, there’s a great spot with dozens of murals in a tiny neighborhood of run-down mini-houses. You’ll find plenty more south of the Mercato di Ballarò, in the Albergheria (the grittier side, not the one near Cassaro). There’s some in Ballarò itself too, but it’s hard to spot when the market’s in full swing with stalls everywhere. La Kalsa isn’t left out either, nor is Vucciria—just step away from the restaurant-packed streets.
Here are a few examples that really caught my eye.
(In the heart of Albergheria, on a street every visitor walks down—lovely message from an unidentified artist)
We landed in Victoria Falls, Zimbabwe, and headed straight to Kasane in Botswana to pick up our car.
Our vehicle is a 4x4 because in Zambia, it's practically impossible to use anything else, especially in the national parks. I’ve already had the pleasure of visiting South Luangwa National Park—it’s one of the reasons for this trip, the main one being to travel in Africa with one of my sons.
First stop: Livingstone on the banks of the Zambezi River. Along the way, we discovered a lovely restaurant at Socrates with a super-friendly owner (we’ll actually stop there again on our way back). We spent our first night in the rooftop tent after a stunning sunset, accompanied by the grunting of hippos in the river.
The next day, we set off early, heading to Kafue NP. In fact, we’ll always leave early—waking up between 5:00 and 5:30 AM and hitting the road an hour later. Kafue is a lesser-known park, mostly forested, and the animals are skittish because they’re not used to human presence. We crossed the park from south to north and came across various antelopes. Near Lake Itezhi-Tezhi, there are plains where wildlife is easier to spot.
After Kafue, we headed to South Luangwa. This journey requires stops in Mumbwa and Petauke. Two pleasant stops where we found lodges (a nice change from the rooftop tent) at affordable prices and met welcoming people.
For me, South Luangwa is Zambia’s most beautiful park—the river is stunning, the landscapes are gorgeous, and there’s a wide variety of wildlife, including, of course, big cats. A tip for those, like us, who aren’t with a guide: if you’re staying near the park for several days, don’t hesitate to do a "game drive" to scout out where the animals are so you can return the next day with your own vehicle. Of course, in the dry season, you’ll want to focus on waterholes to see the animals—and you’ll need a bit of luck too. The elephant population is growing, and we were lucky enough to see around sixty elephants crossing the Luangwa at dawn, spread across several groups. South Luangwa is the westernmost point of our trip, and we’re now heading east to Lower Zambezi.
Lower Zambezi is Zambia’s side of Mana Pools on the Zimbabwe side. We took a boat ride on the Zambezi to see elephants, hippos, crocodiles, and a multitude of birds living along the water and on the river’s islands. The sunset there is also magnificent.
To explore the park, we followed the waterways parallel to the Zambezi, mostly on the western side (see our route). Lower Zambezi is the last park we visit, and the final leg of our trip will be Victoria Falls.
Victoria Falls—or Mosi-Oa-Tunya ("The Smoke That Thunders")—are truly impressive, even during the dry season. We saw the falls from both countries: in Zambia for the overall view and the bridge that serves as the border, and in Zimbabwe to get as close as possible to the most spectacular parts of the falls.
This marks the end of our trip, which, despite a blown tire on the road, went off without any major issues. Zambia is a beautiful country that immerses you in wild, still-preserved nature.
From Southern Shikoku, between land and sea, to the blue waters of Miyakojima and finally Tokyo’s megacity
Hi everyone,
I have to admit, I really hesitated before deciding to write this travel journal... Writing one takes a lot of time and energy, and since this is my 4th trip, I wondered if it would actually interest anyone other than myself (both for the discovery and the writing). But after a few "Are you going to write a journal?" requests and especially the renewed pleasure from reading other travelers’ travel journals about Japan or elsewhere on this forum or elsewhere, I’ve decided to share this 4th installment in the Land of the Rising Sun here.
The itinerary:
27 full days, from late May to late June 2025, right in the middle of the rainy season, including:
-->13 days in Shikoku, from Kochi (Kochi Prefecture) to Matsuyama (Ehime Prefecture)
-->7 days in Miyakojima (Okinawa Prefecture)
-->7 days in Tokyo
The trip was decided on fairly last-minute this year, as usual.
I regularly check flight prices to track fluctuations for this destination, even without concrete plans. Finding a slightly cheaper direct flight (900 €) than what I’d seen in previous months (around 1,200–1,400 € on average) for a Paris-Tokyo route with Japanese airline ANA was too tempting to resist the urge to return to this enchanting country. After long hesitations between exploring the San’in region (Matsue, Tottori, Yamaguchi) and southern Shikoku, the decision was made—I took the plunge! The tickets are booked: Paris to Kochi with a layover in Tokyo, all with ANA, the airline I’d been dreaming of... for 1,120 € per person. Okay, it’s not cheap, but it’s still better than in 2023.
We leave in 2 weeks!! Now it’s just a matter of getting everything ready!
Intense work ahead in these 2 weeks to:
finalize a more precise itinerary and reach an agreement—yep, because even though we both love Japan, our preferences differ slightly, and we have to choose between exploring new places or taking time to revisit beloved spots...
decide how much time to spend in each selected area without rushing while still exploring
research places that might interest us and watch videos about Japan
book accommodations: yes, it’s possible to do this on the spot as we go, but last year, we noticed that last-minute options were pretty expensive, so we’re booking ahead—even if it means keeping a few options open while we decide or see if better deals pop up later
reserve rental cars
order yen
check the weather regularly and wonder if choosing the *tsuyu* (rainy season) was really a good idea—and whether we’ll be stuck in non-stop rain???
What a tough job, right? Traveling to Japan for a month—such a hard life!
Despite this being my 4th trip, the excitement is just as intense as the first time.
The only small downside is that when we booked the flight tickets, there were only a few seats left, so we’re only sitting together on the international return flight. Plus, on the outbound flight, we’ve got the middle seats.
Another lingering question: what French-language films will be available? According to the internet, the selection seems limited.
Oh well, these are just minor details—it’s almost time to fly!
PS: I’ll be posting slowly and irregularly... so for those interested, be patient or maybe set an alert...
Before Our Departure
Preparing for this trip started 9 months before our departure in June. For those planning a similar itinerary, it’s important to book accommodations well in advance, especially in the Okavango and Savuti campsites—otherwise, you might not find any availability.
Introduction
After visiting Zambia three years ago and Namibia and western Botswana a year and a half ago, this year we chose Zimbabwe (Hwange NP) and the northern half of Botswana.
Our flight from Paris was to Victoria Falls with Ethiopian Airlines, with a layover in Addis Ababa. We rented a 4x4 from Bushlore in Kasane, complete with two rooftop tents since there are four of us on this adventure. Bushlore picked us up from our guesthouse to collect our 4x4 and, most importantly, gave us a rundown of the vehicle and its equipment. Pay close attention to what they tell you—it could be crucial if something goes wrong, as it did for us during the trip.
Our Itinerary
We arrived on June 12th at noon. At Victoria Falls Airport, we got our double-entry visa right away—I’d already pre-booked it online on the site https://www.evisa.gov.zw/.
Since our vehicle was in Botswana, we had to cross the border from Victoria Falls into Botswana for the first time.
The next morning, Bushlore picked us up from our guesthouse to collect our 4x4. After completing the formalities, we headed toward Zimbabwe and the town of Victoria Falls.
We woke up early the next morning to be at Victoria Falls at sunrise. The scenery was stunning, but since it was the start of the dry season, the Zambezi was still high, so the falls had a strong flow. This made it hard to fully appreciate their beauty.
In the early afternoon, we left for Hwange NP, where we stayed for 4 days. Two days at Gwango campsite near Dete, followed by two days at Robins Camp. We expected to see more animals at Robins, but that wasn’t the case. In Hwange, we didn’t spot any predators, but we did see plenty of mammals (buffalo, elephants, giraffes, zebras, and antelopes).
After a few days in Zimbabwe, we crossed back into Botswana at Pandamatenga. We stopped at Nata Lodge for a good night’s rest—driving on the dirt roads is exhausting.
We left Nata and headed toward Nxai Pan. The road was sandy but manageable. We made a small detour to admire some beautiful baobabs at "Baines Baobabs." Then we continued to our campsite, Nxai Pan South Camp. Keep in mind that many campsites in Botswana aren’t fenced (except for the shower/toilet areas), so animals can roam freely within the camp. Take precautions, especially after dark.
After our stop in Nxai Pan, we headed to Maun. We decided to break our journey in Maun before heading to Moremi and the Okavango Delta for three reasons: first, we needed to stock up on supplies and fuel for the next 5 days; second, our fridge had broken (luckily, Bushlore has a branch in Maun); and third, the drive from Nxai to our camp in Xakanaxa in the delta would’ve taken too long. I always avoid driving after dark.
We arrived at our Xakanaxa camp on June 21st in the early afternoon. Not wanting to waste time, we booked a boat ride on the Okavango Delta, leaving at 4:00 PM for a 2-hour sunset cruise. For those interested, to the right of the Xakanaxa X1 site, there’s a sign for boat rides. The organizer is very professional and offers prices that are nothing like those of the lodges.
It was a beautiful ride through the delta with a stunning sunset. Being on a boat is much more relaxing than driving on the dirt roads. That didn’t stop us from doing self-drive safaris the next morning and late afternoon, though.
Then came the time to leave the delta and head toward Savuti, a much drier region. And that’s when the toughest part of our trip began. First, we decided to go up via Khwai. The rainy season was over, but the area was still marshy. We had to cross a few small water patches, testing the depth to make sure we could get through. Luckily, a sign on the road pointed us toward a drier route. We reached Khwai without any issues, but then we made a major mistake. Instead of taking the main track toward Mababe Gate to reach Savuti Camp, we took a straight path north and then a right turn to get to our camp. Bad call—we got stuck in the sand, with one rear wheel buried halfway and a front wheel off the ground. We were genuinely scared we wouldn’t get out, especially since we were on a deserted track, 20 kilometers from our destination, with night falling in two hours. This is where paying attention to the vehicle instructions really paid off—we had to use the jack to get out of the mess. The result: we arrived at Savuti campsite just before dark (Distance: 146.3 km, Duration: 9 hours, 56 minutes, and 3 seconds, Average speed: 14.7 km/h, tracked with Osmand). At reception, the staff couldn’t understand how we’d gotten there—we hadn’t passed through any of Savuti’s reserve entry gates.
The next morning, no one felt like driving, so we did a game drive with a guide. I don’t know if it was some kind of reward, but the outing was amazing. We saw three lions and, best of all, a pack of African wild dogs that we had time to admire and photograph. The next day, we did a short self-drive and found one of the lions from the day before drinking at a waterhole. That was the end of our Savuti adventure.
Now we’re heading to Kasane. We returned our vehicle and settled in for our last two nights there. The next morning, since we no longer had a car, we decided to do one last early-morning game drive in Chobe NP. It turned out great—we followed two brother lions and saw plenty of other mammals. The only downside of Chobe is the number of tourists, which was a change from the other parks we’d visited. That said, we’re tourists too, so...
In the evening, we took one last boat ride on the Chobe River to end on a high note with a beautiful sunset.
After a good night’s sleep and plenty of wonderful memories, landscapes, animals, and emotions, it was time to leave. We left early in the morning with the same taxi company as before to cross the border into Zimbabwe one last time and head to the airport, where we took off to return to France.
We all have two lives. And the second one kicks off the day you realize you only have one, with the determination to spend the time you have left on what truly adds sparkle to your life, Kevin! I like to elegantly introduce a trip with a philosophical quote. First, it gives you the illusion that I’m some kind of deep thinker, and second, it lets me fill up the first few lines of my blank page when I don’t know how to tell you I’m diving back into what really lights up my life: another adventure beyond the horizon! And nearly every other year, like a toxic relationship, my horizon tends to take shape in Uncle Sam’s backyard. And this, despite his cousin Donald calling the shots. Speaking of which, it was partly that impulsive guy who pushed us to be just as impulsive and snag our four flight tickets at a ridiculously low price—a direct result of foreign tourism taking a hit from BetaMax’s repeated antics... Four tickets? Who are the other lucky ones? In this case, our lucky ones are actually lucky ladies: My Flo, always up for exploring the world with me on foot, camelback, or scooter, is obviously in on the fun. The other two seats went to our daughters, Sasha and Luna, both thrilled to be part of this new American adventure...
But what’s the American West like in February?... A gamble. Let’s call it Russian roulette since we’re not landing during peak weather season. That’s why we encouraged our transportation and accommodation to get cozy and produce a little camper van, so we can stay ultra-flexible in the face of any weather tantrums. We’ll be roaming in Kara the van with the motto "Follow the sun!" Bad weather? We bolt. Snow? We speed up. Sunny? We act like it was the plan all along and soak it up.
"Okay, but why keep coming back to the same corner of the globe? After ten American adventures, you must be tired of seeing the same things, right?" But I’m not crazy, you know!... The American West is like making love to your gorgeous wife over and over, always enjoying it just as much. And contrary to what you might think, the American West isn’t just the Grand Canyon, Monument Valley, Las Vegas, and Bryce Canyon. Proof is, after ten trips to the U.S., my retinas are still untouched by three-quarters of the places I scribbled on a napkin for this adventure... Oh, and add to that my wife, who I’ve easily converted to my religion, and boom... relapse is even easier! Because yes, we’ve landed in Los Angeles after a sunny flight over Greenland, still under Danish flag for now. And we’re already heading east through the XXL traffic of L.A.’s eight-lane highways, eager to dive into our first discoveries. But first, night is taking over the sky, and second, we’ve been officially awake for 24 hours, so I suggest wrapping up this intro. I’ll tell you more tomorrow morning. Sound good?
This travel journal aims to help future travelers (well, I hope so!), since there’s so little information available about this remote archipelago. Big thanks to Lolodesiles and Ayis for answering my questions while I planned this trip!
Context
This is our fourth trip to Indonesia as a couple—after Java-Bali in 2011, Flores-Komodo in 2013, and Sulawesi in 2016—each time for three weeks. It’s also our tenth trip to Southeast Asia overall.
We’re traveling like we have in previous years: with a rough itinerary that often changes based on who we meet, tips from other travelers, how tired we are, or what we’re feeling in the moment. In the Moluccas, it’ll change constantly, mostly depending on transportation.
Our only accommodation booking: the first few nights in Ambon when we arrive.
Planned route (to be refined on the spot): Ambon - Banda Islands - Lease Islands - Ternate - Tidore - Halmahera (between Sofifi and Tobelo) - Morotai and the neighboring unnamed archipelago.
Flights: Lyon-Paris-Singapore on Air France (428 € round-trip), with good meals, champagne, and wine (we like our little comforts when going on vacation 😏). Then Singapore-Jakarta-Ambon on Air Asia and Garuda.
Return flight: Ternate-Jakarta-Singapore on Lion Air, with a 3-day stopover in Singapore before heading home.
Episode 1: Ambon to Banda
Our guesthouse, booked two days before departure, is 45 minutes from Ambon Airport, near Natsepa Beach (northeast of Leihitu). It’s a pretty average beach—quiet on weekdays but packed on Sundays (we saw the difference). It’s lined with warungs.
This rainy day helps us readjust to the atmosphere of this country we love so much.
Our “Solim Guesthouse” is a lovely house with a living/dining room and garden, costing 15 € per night for two, including a hearty breakfast.
Dinner is at Gaba Gaba, a great restaurant just a short walk away, right by the water, recommended by our host. Fun fact: it’s in the Lonely Planet, and it might be the only LP-listed spot in the Moluccas that actually matches the description (the others either don’t exist or have nothing to do with what’s advertised 😠).
For the next two days, the super-friendly owner lends us his scooter. We set off to explore the coastal villages in northern Leihitu (the western part of Ambon Island, which has a weird shape).
Laundry and trucks washed in the same stream.
Liang Beach, described as the island’s most beautiful, is almost gone (climate change or something else?), but the colors are magical.
We continue 25 km toward a snorkeling spot our host recommended, taking a gorgeous, deserted little road through tiny villages in clove plantations (oh, those unforgettable scents!), stunning coves, and dense forest.
We’re greeted dozens of times with “Hello Mister”—a daily routine in the Moluccas. Every time we stop, we pose for photos to be saved on locals’ smartphones. They don’t see tourists often.
We ask for directions to the snorkeling spot (not easy—we only know basic Indonesian like *Selamat pagi*, *siang*, *sore*, and other polite phrases). Not many people know where it is (especially since we never know which village we’re in), but we eventually reach a small village that seems to be the right place. 🙂
We ask a local to take us there by boat (it’s not reachable by land).
The spot is at most 100 meters long, but the coral is in good condition (apparently not dynamited by fishermen, unlike in other parts of this beautiful country where fishing methods are destructive and nature pays the price 😠). The fish are plentiful and diverse. It’s a great start before heading to Banda. We’re happy to have the place to ourselves… though we don’t yet realize we won’t see a single tourist for the rest of the trip!
After two days of rest, we head to Tulehu Port in the morning, aiming for the Banda Islands. We know the journey is often tricky: the Pelni ferry runs twice a month but doesn’t match our dates, the 10-seat Suzi Air plane is always full (you can’t book—you have to show up on Mondays and Fridays), and it’s often canceled due to weather. So we opt for the Tuesday speedboat (which also gets canceled if there are waves or wind), with the next one on Saturday.
We’re used to Indonesian ports—crowded, rusty boats, no English speakers—but we still feel lost. When I ask about the speedboat to Bandaneira, people gesture wildly, someone takes me to the “harbor office,” then tells me there’s no boat, others try to sell me tickets, and some just say, “No boat.”
Luckily, an English-speaking local approaches us and confirms the speedboat is broken. The next one will be Saturday *if* it’s fixed—otherwise, even later. 🤪 😠
We’re crushed. We came here for the Banda Islands… 🙁
We decide waiting five days for a maybe-boat isn’t an option, so we decide to head straight to North Moluccas, which was planned for later. We’re so disappointed we don’t even want to stay in the area. The Lease Islands don’t appeal to us despite what we’ve read, and Seram would deserve its own trip with its remote mountain tribes.
Huge disappointment—we’d been dreaming of Banda for months, with its incredible drop-offs like Bunaken, its islands covered in nutmeg trees, etc. I’d read that Banda is in the world’s top 5, alongside Bunaken (amazing—we went in 2016), Komodo (incredible—we went in 2013), Sipadan, and another spot I’ve forgotten.
We take a taxi back to Ambon (45 minutes) to a travel agency to buy plane tickets to Ternate. There’s a daily ATR72 flight at noon—perfect timing.
Ambon is the capital of South Moluccas (or Central, depending on who you ask!) with 300,000 people. The city doesn’t seem unpleasant, but we don’t stop.
On the plane, there are only about ten passengers for 72 seats. The flight attendants are stunning, as always with Wings Air—clearly, they’re hired for their looks. 😊
Stopover in Bacan—a runway in the middle of coconut trees serving a tiny town—then we fly over countless volcanoes, the last one towering over Ternate.
Bonjour,
De retour sur le forum - et première rédaction d'un espèce de carnet de retour de notre 4ème voyage en Indo.
Contexte : une trentaine de jours, en scooter et en duo, sur Florès (et une petite incursion dans l'archipel de Solor, plus précisément à Lembata (chut, faut pas trop en parler !!!), qui donne envie d'en faire beaucoup plus là bas malgré les infrastructures sporadiques), en partie dans des destinations déjà bien connues du forum (la classique Ruteng / Bajawa / Riung / Moni voir baie de Maumere) ... et qui ne parlera pas du PN de Komodo ou de Wae Rebo, puisque nous n'y sommes pas allés 🏴☠️.
Texte en anglais (issu d'une autre plateforme). Sans nul doute, des traducteurs intelligents ou pas marcheront à merveille en cas d'anglophobie 🤪.
Disponible à toute fin utile pour des détails ou infos.
Equippement : Yam' Nmax 155 ; 2x saccoches cavalières (25L) + sac de selle (30L) + saccoche tunnel (15L pour le matos photo) ; casques et vêtements d'enduro amenés depuis la France.
Itinéraire : boucle depuis Labuan bajo jusqu'à Pulau Lembata ; juillet-août 2026
Road conditions graded from A (excellent) to D (very bad, at least for a Scooter… a CRF/KLX or even honda ADV would do better on that)
D1 : Labuan Bajo – Reok via Ranggoe, Rego & Tagol (130km ; 5hrs). Section LBajo – Rego (90 km ; B) is quite good tarmac, despite a lot of elevation with many small valleys and passes. Rego – Tagol (10km ; D) is a stone road (not gravel), some ascents & very poor condition ; necessary to lower tyre pressure. Tagol – Reok port (22km, quality depends considerably from D to B). Reok port – Towncenter : B. Night @Iffah Homestay (100k for fan room, mandi attached, no breakfast), simple but clean. Notes : path to danau Sano Limbung was closed ; access to Tiwu Pai & Wae Kuli (waterfalls) not permitted in july 2026.
D2 : Reok – Riung via Pota (105km ; 3h-3h30). The road is very narrow in some part, thanks to the uncut bushes (lowering visibility hence extra caution as animals/people can suddenly appear in a turn…) but generally good condition except many eroded sections and some unpaved ones. Grade C/B. 2 nights @Mentos (285k for AC room)
D3 : Boat tour in Riung (booked directly with a captain, 800k for two for private boat incl. lunch and NP fees) + sunset from Watu Mitong Riung (should not be missed).
D4 : Riung – Muku Saki via Mbay (around 100km ; 3h30). Quality varies from A in the vicinity of Mbay to eroded sections (C) in secluded places. Night @Sao Paolo Homestay (250k for fan room with mandi, maybe overpriced but nice house and great food). Note : if you happen to pass by Mbay on Saturday, the market is well worth a stop (cheapest Ikat on the trip : you’ll be asked normal prices providing you’re OK in Bahasa…)
D5 : Muku Saki – Tanjung Kajuwulu (near Ndete) (90km, 3h). Many patholes, eroded (C). Night at Déjà Vu Homestay (220k for a matress on the floor & outside mandi/toilets ; I woud define this as a tourist trap – the quote we had for food was double priced too…)
D6 : Tanjung Kajuwulu – Waiterang (east of Maumere, 55km , 1h30). Pathholes till maumere, then All good (TransFlores), C/A. Night at Sunset Cottage (new concrete room, very serene place ; 270k for AC with bathroom ; much prefered Sunset over Lena House (more customers, more built up).
D7 : Waiterang – Larantuka via Boru and Eputobi (TransFlores ; grade A ; 115km / 2h40). Particularly liked the drink stalls (marked as Rest Area Eputobi) and the out of order aquatic park just before Larantuka (obyej wisata waiplatin). Night @ Dewy Onong Homestay, which is not advertising itself as Larantuka Beach Homestay as some contributor signals here and on goole maps review. Best breakfast of the trip (Cumi Cumi !!!) ; 275k for AC room with bathroom.
D8 : Local Boat (Kapal Kayu) from the main port to Lembata (Lewoleba). Departure 8am ; price 60k/head + 50k for the bike. Stop enroute on Adonara (where we did not stop due to fights between communities). Night @Elmany Homestay (275k for AC room with bathroom, fan room with shared bathroom also available). Whole afternoon at Pantai Hadakewa, fantastic place (good snorkeling, great views of Ile Api aka Gn Lewotolo). Road condition : A (did not expect the TransLembata to be that good…).
D9 : Loop around Ile Api (50km, 2hrs), anticlockwise. Stops enroute at Situs Tulang Paus (whale squeletton), pantai Jotona, pantai Wena (we expected to snorkel from there, but wind was very strong that day), situs Watu Nale, Selat Sonia. The western coast is far less interesting. Road conditions : bad (C) on the eastern side (up to Riangbeda), good (B/A) afterwards. Night @Elmany Homestay.
D10 : Lewoleba – Lamalera via the western and south coast (70km, 2h30). Good road (B) for roughly the first 55km (up to Tapobali), then eroded track for the last 15km (in some parts steep and dangerous) up to Lamalera (D/C). Notes : 1/ Kuma resort denied us the entry for some drink ; 2/Pantai Waijarang « complex » is abandonned but closed with fences ; you can still sneak in ; 3/ some reports advise to skip Bukit Cinta (foreigner entry fee) for Bukit Doa Watomiten (stations of the cross) ; well Bukit Cinta has also been abandonned (well spent money…sic) but remains opened with structures falling (quickly) appart. Night @Lamalera Inn (200k per head including meals ; very basic fan room + attached mandi). Planned 2 nights, spent only one, as it’s the only tenant I had difficulties with (only interested in money, initially stated crazy prices, starts loud music at 6am … and drinking moke at 8am…)
D11 : Trip to Wulandoni for the Barter Market (Saturday only). Bad road (C) along the coast. Had to report at the Kantor upon arrival, which quite surprisingly asked 100k per person (foreigner) to go inside the (outside) market. Other « local » tourists (a group from Jakarta) were not asked to pay. Well, since a market is a public space and not a zoo, we refused payment and enjoyed the activity from the kopi stall next to it. Returned then to Lamalera for the catches of the day, then to Lewoleba via the mountain road (45km, 2 hours). First 10km to Puor is in very bad condition and uphill (D/C). The remaining is on a newly constructed road (A). Note : Air Panas Sabutobo is abandonned and falling apart (again…) but there are still some water pipes along the river that you can enjoy (depending how lucky you are, just with the forest sounds as companion). Night @Elmany Homestay
D12 : Chill day alond the northern coast (Batu Payung, Pantai Hadakewa with lot of snorkeling, drove till Wailolong and backtracked to Pantai Lewolein for more snorkeling (nice canyons there !) and another fantastic sunset over Ile Api (see GMaps pictures)). Night @Elmany Homestay
D13 : Monday weekly market at Pada, southwest of Lewoleba. Renowned but honnestly dont plan any itinerary specifically for it, just an ordinary Kampung weekly market. Returned to Larantuka and Flores with the 12pm local boat (the same boat that leaves from Larantuka at 8am). Same prices as the first leg. Night @ Dewy Onong Homestay
D14 : Larantuka – Waiterang along the northern coast (100km, 3h) via Pantai Kawaliwu, Tewuk Lewokluok (trail is easy to find, very nice snorkelling in a lagoon), Pantai Lato (to my opinion the most beautiful beach on Flores and you’ll be the only visitor, as opposed to Pantai Koka) and Pantai Hia, until rejoining the TransFlores near Nebe. Grade C on the costal eroded road / track. 3 nights @Lena Guesthouse (booked ahead as it fills up quickly, but we prefered its neighbour Sunset Beach Guesthouse)
D15 : Snorkeling trip organised by Lena Guesthouse (200k per head excluding NP fees and lunch)). The drop-off near Pulau Babi is a very nice spot.
D16 : scooter day trip around the Egon Range (too lazy to hike it…), through nice Sikka villages (route : Watublapi, Umauta, Bola, pantai Doreng, Nakatoli, foot of Gn Egon, Air panas Blidit). The track from Natakoli to the foot of Gn Egon is very steep, damaged and wet (with moss) ; I would recommend not to attempt that in case of bad weather.
D17 : Waiterang – Moni (130km, 3h30, transflores grade A/B) via Pantai Koka (refused to pay the mafia entry fee…) and Jopu (some rumah Adat Lio). Stopped at Museum Bikon Blewut, south of Maumere. Very nice artefacts (especially wooden statues from Papuan, great ikat collection) although very disorganized and sadly non-visited (hence masterpieces fall into oblivion). 2 Nights @Liahz Lodge (150k for fan room, basic bathroom… but right next to Air Panas Liasembe (free, no closing time) !!!).
D18 : Sunrise from Kelimutu with a nice weather (stayed until 8.30am). I don’t know if the sunrise is really worth it (lot of people ascending and watching the sunrise – a lot but nothing compared to e.g. Gn Bromo), nearly everyone going down around 7am, then there is virtually nobody. Trip (20km one way, good road B) to Kampung Adat Nggela (Lio). Although the village is habited and mostly out of the beaten path, I have mixed fillings due to the fact that most ladies (some are pushy) try to sell you (bad) pieces of ikat.
D19 : Moni – Ende via Detusoko paddy fields, Kampung Adat Saga (Lio) and Puncak Ndona ; 75km 2h30. We really liked Saga (nice setting on the mountain, friendly villagers, no selling, mix between traditional and more modern houses in that lively village). Sunset from Bukit Raja, on the peninsula with a 360 view on Gn Iya, Gn Meja Kota Ende and the mountains behind. Note : at the end of the road (search for Gunung Meja Tourist Info Center), there is a (sand) track leading to the path. 1/ only intend the track if you have off road driving experience ; 2/ dont trust the walking time stated by Maps.me. Took us 45mins on a steady pace to reach the summit. Night @Hoja Homestay, 300k for a comfortable AC room with bathroom.
D20 : Ende – Bajawa, via Air Panas Mengeruda ; grade A, 120km, 3 hours. Note : don’t plan to short in Mengeruda (Soa), very easy to spend a half day there, especially if playing with local kids. Stay @Cinnamon GH, 250k for double with fan and hot shower (cheaper options with shared hot shower availlable).
D21 : First day in Bajawa : Watu Nari Wowo (Avatar Hill, sic…), Kampung Adat Ngada Tololela & Gurusina (very very friendly people, complementary views of Gn Inerie & Wolo Deru). Sunset from Puncak Manulalu (well… Heaven’s door Bar & Restaurant)
D22 : Second day in Bajawa : Kampung Adat Ngio (hardly visited, best view on Gn Inerie), Air Panas Malanage, Kampung Adat Bena (the most visited Ngada village (after Bela ?) in the area, we went there at the end of the afternoon to avoid tours, early morning would be fine too), and Gunung Wolobobo for a terrific sunset
D23 : returned to Gunung Wolobobo for sunrise with Gn Ebulobo in the distance (search for a track on the eastern slope, near the communication antenna). You can circuit the rim to the usual viewpoint (westside, sunset spot), the path is easy to find. Then took again the road to Aimere, visiting Kampung Adat Belaraghi enroute (the setting is maybe less rewarding than all the previous villages). 56km ; 1h30. The road to Belaraghi is fine, except the final part.
D24 : Aimere – Ruteng (105km, 3h30). Nice detour by the paddy fields of Wodo (southwest of Golo Loni) of Sunset from Golo Curu (nice encounters with locals). Night @Tange GH, 130k for room with outside (private) bathroom, no breakfast.
D25 : Surroundings of Ruteng (paddy fields north and east of ruteng ; Maps.me has funny tracks starting from Kenda), and the rather pleasant city itself (pasar, churches, lapangan). We finally skipped Liang Bua.
D26 : Ruteng - Labuan Bajo (130km, 3h30). No visits of the waterfalls close to the TransFlores (entry fee (with bule prices) + mandatory guide etc…). Sunset from Bukit Hercadi with very few locals (Bukit Sylvia & Bukit Amelia, just south, were packed). 2 nights @Wellamas Homestay, away from the harbour and its advantages/disadvantages. 230k for comfortable AC room with hot shower.
D27 : New road to Golo Mori Convention Center (another big money well spent…), with nice views on the strait separating Flores from Pulau Rinca. Some empty beaches (e.g. Pantai Pasir Pajang ; we were there on a weekday perhaps frequented by people from LBajo only). 30km (40 mins) one way, perhaps the fastest road of Flores…
D28 : Morning on the peninsula north of Labuan Bajo before taking a flight to Jakarta in the afternoon. On Google maps, the asphalt road only goes to Teras Langit ; it now (august 2026) continues to Puncak Basok and is still in progress towards the eastern part of the peninsula. On the way back, two other nice Bukit where you can enjoy nice views on the bay (and the resorts…) : Bukit Lontar & Bukit Beta. Note : we only found one public (and nice and quiet) beach in the area ; tagged as Sunset Point Beach on Gmaps. All the rest was closed by fences ; they are privately owned (although the Indonesian consitution grants the coastline as public space).
We're a family of five: one dad, one mom, and three kids aged 10, 15, and 18.
Before diving into each stop in more detail, here are a few general thoughts:
We wanted to sample a bit of everything Japan has to offer in terms of landscapes, accommodation, and transport. We were after walks, temples, restaurants, shopping, and some downtime—but no "all-inclusive experiences" or museums for this first visit.
Three medium-sized (60x42x25) canvas suitcases, plus a duffel bag and a few small backpacks. 23 kg in the hold on the way out, 60 kg on the way back. 36 kg of shopping, without even trying. I think this is the maximum suitcase size if you don’t want to stress on the Shinkansen: they fit easily in the overhead racks.
Round-trip with Cathay Pacific, layover in Hong Kong: no need to collect luggage in Hong Kong—we checked it in at departure and picked it up in Tokyo, and the same on the way back (checked in Osaka, picked up at our final destination). This let us explore Hong Kong without worrying about our bags. Food and entertainment were pretty good—meals included a little Häagen-Dazs on each flight, and the entertainment had way more Asian cinema than you’d find on a Western airline, which was a nice way to see how much weight Western culture carries in Asia.
The original plan was to fly directly from Ishigaki to Hong Kong, but due to Typhoon Dolphin, we had to cancel the Ishigaki leg. Cathay didn’t bat an eye about swapping the Ishigaki-HK flight for an Osaka-HK one, even though it was twice as long.
We were a bit too attached to the idea of ending the trip with some beach time and replaced Ishigaki with Shirahama. It was a mistake—we should’ve visited Hiroshima or spent a little more time in Tokyo instead.
Last February, I made a trip using "public transport" from France to southern Senegal via Spain, Morocco, Western Sahara, and Mauritania.
It’s a journey of about 5,000 km, where I took trains (as far as Marrakech), ferries (to cross Gibraltar and then to reach Casamance from Dakar), and mostly buses on the long desert straightaways. I hadn’t planned any stops in advance or booked any hotels, except for the very first train to Spain, which left plenty of room for the unexpected.
Why travel by land and sea? In recent years, flight-free travel has been gaining popularity. On social media, posts explaining how to cross Europe by train as quickly as possible go viral. Traveling without flying—and making sure people know about it—has become a great way to earn a badge of eco-responsibility: an essential totem for anyone wanting to prove both their dedication to the ecological cause and the wisdom of slow travel.
I haven’t flown in years, and this journey to West Africa could easily be filed under "responsible travel." But it wouldn’t be honest to say that: in reality, it wasn’t really my aversion to flying that motivated this long trek. I see overland travel primarily as a way to experience the world’s geography at a grounded, earthly pace—the pace of the locals. Besides, I’ll be flying back, which disqualifies any claim to being a model of sustainability.
So no eco-badge, and no adventurer’s badge either: you won’t find any heroic tales of camel rides in lost lands or mineral train wagons in this account (popular with influencers, the Mauritania iron ore train now attracts tourists from all over the world, turning "the experience" into something you "have to do at least once in your life"). This five-part story, written on the road, has no other ambition than to recount a journey through places and people, and to share the thoughts they inspire in me. As simply and, I hope, as humbly as possible.
I’m posting the episodes here, which you can also find on my blog (with more photos) at the following links:
Episode 1: Spain, from Avignon to Algeciras
Episode 2: Morocco, from Tangier to Tarfaya
Episode 3: Western Sahara, from Tarfaya to Guerguerat
Episode 4: Mauritania, from Guerguerat to Nouakchott
Episode 5: Senegal, from Rosso to Saloulou
To help those who might want to make the same trip, I’ve also put together a summary of the route with recommendations—you can read it at the end of the story and on the blog:
From France to Senegal Without Flying: Route and Itinerary Recommendations
Hello and welcome aboard this new travel journal!
We’re heading off to Ireland together—a country I’ve wanted to explore for a very long time.
The moment has finally arrived.
We’ll be traveling as a family—my wife, my husband, and our 7-year-old daughter.
Here’s our itinerary:
24/07: Flight from Marseille to Dublin, overnight in Dublin
25/07: Dublin, overnight in Dublin
26/07: Dublin, overnight in Dublin
27/07: Pick up rental car, drive to Dingle, overnight near Tralee on the peninsula
28/07: Visit the Ring of Kerry
29/07: Adare, Bunratty Castle, Galway, overnight in Outheragh, near Galway
30/07: Cliffs of Moher, overnight in Outheragh
31/07: Connemara, overnight in Outheragh
01/08: Drive to Sligo via Westport and Downpatrick Head, overnight in Sligo
02/08: Slieve League, Silver Strand Beach, Glencolmcille, overnight in Sligo
03/08: Drive to Derry via Glenveagh National Park, overnight in Derry
04/08: Giant’s Causeway, Dunluce Castle, Portrush, Derry, overnight in Derry
05/08: Drive to Belfast, visit Belfast, overnight in Lisburn (Belfast suburbs)
06/08: Game of Thrones filming locations: Dark Hedges, Carrick-a-Rede, Ballintoy, etc., overnight in Lisburn
07/08: Drive to the Wicklow Mountains, visit Wicklow Mountains National Park, overnight in Blessington
08/08: Drive back to Dublin and return to Marseille.
Cost breakdown:
Flights:
Outbound flights with KLM via Amsterdam for 3: 175 € + 40,000 Flying Blue miles (so essentially a free ticket)
Return flight with Aer Lingus for 3: 489 €
Rental car:
10 days booked with Enterprise via Carigami: 443 € including zero-excess insurance.
Accommodation:
Dublin: 3 nights at Maldron Hotel New Cross: 394 €
Tralee: 2 nights in a caravan (Ocean Trail Oasis): 292 €
Outheragh: 3 nights Airbnb, family room with private bathroom: 430 €
Sligo: 2 nights at Clayton Hotel: 456 €
Derry: 2 nights at Belfray Inn: 255 €
Lisburn: 2 nights at Temple Golf Club: 232 €
Blessington: 1 night at Baltyboys Lodges B&B: 158 €
That brings our total to 3,325 € for three.
On the ground, visits, fuel, and food cost around 2,500 €.
So this was quite an expensive trip.
A few price examples:
1 liter of unleaded fuel: 1.89 €
3-day pass in Dublin: 18 €
1 scoop of ice cream: 5 to 6.5 €
Castle visit: 15 € per person
A coffee: 3-4 €
A glass of wine at a restaurant: 8-10 €
A half-pint of Guinness: 7-12 €
Now, here’s the day-by-day account of our adventure in Ireland:
Our decision is our decision. And it’s firm and final. Next winter, our plane will spread its great wings toward the island of Ceylon! "Wait a minute... Ceylon... Ceylon... that name rings a bell, but I can’t quite place it on the globe Grandma gave me for Christmas! Ceylon... Oh right, I’ve got it: Ceylon is the name of my tea!" Exactly. But the name on your pretty tea box is also the one used until 1972 for this island nation, a speck on the Indian Ocean at the southern tip of the Indian subcontinent: Sri Lanka!
For this new adventure, I’m exceptionally leaving my Flo behind, cowardly replaced by a double dose of testosterone. To write the book of this journey with me, I’m bringing along my brother, who’s used to this kind of thing, and... a guest star: My model of resilience. My dad! All aboard! Or rather, all aboard our tuk-tuk! Yes, you read that right: A real tuk-tuk, a little colorful rolling box that putters along at two miles an hour. The idea? Well, Sri Lanka and its winding roads overlooking the vastness of lush nature are tailor-made for this kind of vehicle. And since it’s one of only two countries in the world that allow foreigners to rent and drive these mini speedsters, we’ll be crisscrossing the island in our two-square-meter rolling box. Plus, adopting this mode of transport is a surefire way to connect directly with the locals, who’ll surely be curious to see a foreigner driving their iconic vehicle. Not to mention the... let’s say... spicy anecdotes it might generate. I mean, heading into a subtropical zone with my jet-black dad and his unpredictable digestive flora while deliberately choosing the tuk-tuk as our *only* means of transport? That’s the winning combo for an unforgettable adventure! "More seriously, Dad, Sullivan, I’m already loving the idea of living this adventure together, the three of us—brothers and father..."
So, does the intro to this new adventure get your salivary glands going? Yes? Too bad. Because unfortunately, the program handed out by the lady at the entrance has been slightly... let’s say *crumpled*. Some might even say "scrunched up and nearly tossed in the trash." First, six days ago, as the countdown echoed in us like a call to adventure, Cyclone Ditwah grabbed Sri Lanka, played with it like a rag doll, and left it battered on the ground. The toll is devastating: over a thousand dead, thousands of homes wiped out by relentless rains, roads and railways swallowed by massive mudslides. A country wounded once again, after the civil war, the 2004 tsunami, and the post-Covid economic crisis.
But as if this weather disaster wasn’t enough to shake our unbreakable adventurer spirit, fate decided to mess with us further by cutting our trio down to two. The victim? My brother, violently turned away because of a simple date on his passport that didn’t match the border officials’ expectations. Return to sender!
So now it’s just the two of us allowed to board the Qatar Airways Airbus A380 for this trip. If he were here, Denis Brognart would say, "And in the end, only one remains!" Except I know you’ll be with us, following our adventures! Right?
Hello everyone, I’m happy to welcome you to this new travel journal.
We’re heading to Costa Rica together—a Central American destination that dreams are made of for many French travelers and attracts crowds from France.
It was the country’s wild nature and safety that convinced us to go, since we’re traveling with our 7-year-old little one.
We didn’t have much vacation time in February 2026 (only 12 days), so we optimized as much as possible.
Here’s the itinerary:
Wednesday, February 11: Flight from Marseille to San Jose via Paris and Atlanta
Thursday, February 12: Pick up the car, drive to Poas Volcano, visit La Paz Waterfall Gardens
Friday, February 13: Poas Volcano and drive to Manuel Antonio
Saturday, February 14: Manuel Antonio National Park
Sunday, February 15: Nauyaca Waterfall and Playa Linda
Monday, February 16: Drive to Monte Verde and Santa Elena Reserve
Tuesday, February 17: El Tigre Waterfall Reserve and Treetopia Park
Wednesday, February 18: Monte Verde Reserve with a guide and drive to La Fortuna
Thursday, February 19: Sloth guided tour, Observatory Lodge Park
Friday, February 20: Arenal Volcano National Park, Termalistas del Arenal hot springs, and night tour
Saturday, February 21: Return to San Jose, flight to Paris via Atlanta
Sunday, February 22: Arrival in Paris and flight to Marseille.
That gives us a solid 9 days in the country.
Budget breakdown:
Costa Rica is an expensive country, but no more so than France. However, almost all hikes and waterfalls are paid entry, which can really add up.
For meals, sodas (6–10 €) are cheaper than restaurants (10–20 € per dish).
Flights:
We chose Delta Airlines for the price: Marseille to San Jose was 740 € per person (modifiable, with checked baggage and seat selection included).
Other direct flights from Europe were priced between 1200 € and 1600 € with more restrictive conditions.
That’s 2220 € for the family.
Accommodations:
Alajuela, first night: 139 € (1 night) at Rodeo Estancia Boutique Hotel, with personalized airport pickup, transfer to the hotel, and a briefing from Vert Costa Rica agency the next day.
Poas: 66 € (1 night) at Cabañas Tierra Fértil (entire apartment).
Manuel Antonio: 394 € (3 nights) at La Palapa Ecolodge (hotel in the jungle).
Monte Verde: Chalet Aloha Monteverde Cloud Forest (2 bedrooms): 125 € (2 nights).
La Fortuna: Arenal Dream Garden (1 bedroom): 217 € (3 nights).
Total: 941 €.
Car rental:
I went through Vert Costa Rica agency (Vincent is a French expat who set up the agency in Costa Rica and makes great YouTube videos with useful tips).
I rented a 4x4 that was delivered to the hotel the day after arrival and returned at the airport before the flight. The total was 772 €, including full insurance (zero deductible), a child seat, and a phone with a Costa Rican SIM and WhatsApp. The rental company was Poas Rent a Car. The vehicle was well-maintained—no complaints.
Gas: 100 € for the whole trip (3 fill-ups).
Activities:
To get discounts, I bought the pass offered by Vincent, which paid for itself after just one activity. It cost me 30 € (promo since I rented the car through him).
Prices are for 3 people. I’ve added stars to rate them:
La Paz Waterfall Gardens ****: 112 €
Poas Volcano National Park *: 33 €
Manuel Antonio National Park ****: 35 €
Nauyaca Waterfall ***: 25 €
Santa Elena Reserve **: 45 €
El Tigre Waterfall Reserve ****: 141 € (with meal)
Treetopia (ziplining, suspension bridges) **: 250 €
Guided tour of Monte Verde Reserve ***: 113 €
Sloth guided tour (with breakfast) ***: 115 €
Arenal Observatory Lodge (with meal) ****: 102 €
Arenal Volcano National Park *: 34 €
Termalistas del Arenal ****: 20 €
Night tour ***: 116 €
Total: 1171 €.
Meals: 600 €
My favorite restaurants:
Poas: Food court Mercaditas in Fraijanes
Manuel Antonio (near La Palapa): La Langosta and also El Patio
Near Nauyaca Waterfall: Ricar2 el Avión
Between Manuel Antonio and Monte Verde: Soda D’Calle
Santa Elena: HG’s Food
Guadalupe (between Monte Verde and La Fortuna): Soda Río Piedras
Arenal Observatory Lodge restaurant
Arenal Oasis Ecolodge restaurant
Other expenses: 300 € (groceries for breakfast, drinks, ice cream, souvenirs, etc.)
Total overall: 6065 € (about 2020 € per person).
Now, here’s the day-by-day account of this beautiful trip.