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Quels sont vos projets pour cet été? English translation pending
En ce qui me concerne, un été tranquille.
Quelques petits voyages ici et là avec mon conjoint. Recevoir quelques amis avec un bon gueuleton que parfois l`on néglige, sauf de temps, et qui s`éternise souvent jusqu`aux petites feures du matin.
Pièces de théâtres d`été, spectacles et profiter des mes petits-enfants en donnant du bon temps à leurs parents...( je (on) me gâte avec eux )Relaxer avec un bon livre au bord de la piscine avec son amoureux ..et oui et pourquoi pas ne pas commencer à planifier un autre voyage, une autre croisière😉
Alors, quoi demander de mieux ! 😊 Et vous quels sont vos projets ....
KAT2
Trois semaines au Québec avec mon fils cet été: endroits incontournables? English translation pending
Bonjour,
j'ai pris 2 billets pour le quebec du 19 juillet au 10 aout... pour mon fils 10 ans et moi meme, à votre avis quels sont les endroits incontournables ? en sachant que j'ai un faible pour la nature .
merci d'avance pour vos conseils !
j'ai pris 2 billets pour le quebec du 19 juillet au 10 aout... pour mon fils 10 ans et moi meme, à votre avis quels sont les endroits incontournables ? en sachant que j'ai un faible pour la nature .
merci d'avance pour vos conseils !
Itinéraire de quinze jours au Québec en août 2011 English translation pending
Bonjour,
Après avoir parcouru des dizaines de discussions, j'avoue m'y perdre un peu. Voilà ce que je projette de faire en camping car avec mes trois enfants (ados). Je ne souhaite pas faire trop de kilomètres et prendre le temps de faire du canoë et quelques randonnées, quitte a rester deux nuits sur places. Je suis à votre écoute. Si le parcours présente des longueurs ou au contraire semble trop rapide sur certains points, n'hésitez pas.
J0 Arrivée Montréal le soir J1 Montreal J2 Montreal J3 Grandes-piles (village du bûcheron) – Parc de la Mauricie J4 Parc de la Mauricie J5 La Tuque – Val Jabert J6 Saint félicien - Zoo J7 Parc du Saguenay J8 Rivière éternité - L’anse St-Jean – Petit-Saguenay J9 Grandes Bergeronnes – Observation des baleines – Baie Ste Catherine J10 Parc des hautes gorges Malbaie – Port au persil – Cap à l’aigle J11 La Malbaie – Les éboulements – Baie St Paul – Parc des grands jardins J12 Canyon des chutes Ste Anne J13 Basilique Ste Anne – Chute de Montmorency – Village Huron J14 Quebec J15 Quebec J16 Montreal et retour Paris
Merci à tous. C'est déjà un peu les vacances.
Laurent
Après avoir parcouru des dizaines de discussions, j'avoue m'y perdre un peu. Voilà ce que je projette de faire en camping car avec mes trois enfants (ados). Je ne souhaite pas faire trop de kilomètres et prendre le temps de faire du canoë et quelques randonnées, quitte a rester deux nuits sur places. Je suis à votre écoute. Si le parcours présente des longueurs ou au contraire semble trop rapide sur certains points, n'hésitez pas.
J0 Arrivée Montréal le soir J1 Montreal J2 Montreal J3 Grandes-piles (village du bûcheron) – Parc de la Mauricie J4 Parc de la Mauricie J5 La Tuque – Val Jabert J6 Saint félicien - Zoo J7 Parc du Saguenay J8 Rivière éternité - L’anse St-Jean – Petit-Saguenay J9 Grandes Bergeronnes – Observation des baleines – Baie Ste Catherine J10 Parc des hautes gorges Malbaie – Port au persil – Cap à l’aigle J11 La Malbaie – Les éboulements – Baie St Paul – Parc des grands jardins J12 Canyon des chutes Ste Anne J13 Basilique Ste Anne – Chute de Montmorency – Village Huron J14 Quebec J15 Quebec J16 Montreal et retour Paris
Merci à tous. C'est déjà un peu les vacances.
Laurent
Préparation d'un voyage Ontario/Québec avec enfants English translation pending
Bonjour,
Je suis en train de préparer un voyage pour le mois d´août avec nos deux enfants de 7 et 13 ans. Nous envisageons de faire un circuit à Ontario et Quebec. Nous voulons visiter les endroits suivants: Toronto, Wonderland, Niagara Falls, Niagara on the Lake, Marineland, Mille Iles, Ottawa, Parc Aquatique Calypso, Montréal, Saguenay, Tadoussac, Mauricie et Quebec. A Quebec nous souhaiterions loger à la Pourvoirie du Triton.
Nous avons inclus quelques parcs d´attractions et aquatiques pour que les enfants profitent.
- Nous souhaitions réserver uniquement la première nuit d´hotel à Toronto et le reste du circuit nous arrêter dans des motels sans planifier exactement à quel endroit. Croyez-vous que c´est risqué au point de vue de ne pas trouver de chambre?
- Comment faites-vous pour la lessive? C´est notre premier circuit.
- Croyez-vous que 15 jours seront suffisants pour ce circuit ou devons-nous envisager trois semaines?
- Pensez-vous que l´ordre indiqué du circuit est le correct?
Merci beaucoup de votre aide. Salutations
Merci beaucoup de votre aide. Salutations
Voyage au sud-est de la Crète en août English translation pending
Bonjour,
J'envisage de partir cet été, en aout (je sais! mais je n'ai pas le choix) et je suis tentée par la région de Xérokambos. Qui semble calme et assez sauvage.
Quelqu'un connait il cette partie de la Crète? J'ai du mal à trouver un hébergement dans ce coin. Avez vous des souvenirs de location, petit hotel ou villa. (Nous serons 4 personnes dont 2 enfants)
Merci pour vos infos.
Barbara
J'envisage de partir cet été, en aout (je sais! mais je n'ai pas le choix) et je suis tentée par la région de Xérokambos. Qui semble calme et assez sauvage.
Quelqu'un connait il cette partie de la Crète? J'ai du mal à trouver un hébergement dans ce coin. Avez vous des souvenirs de location, petit hotel ou villa. (Nous serons 4 personnes dont 2 enfants)
Merci pour vos infos.
Barbara
Partir ou pas en Egypte? English translation pending
Bonjour aux menbres de voyage forum
Nous devons partir mon epoux et moi méme en Egypte ( sharm el sheick) le 19/ mars prochain , pensez vous aux vues des conjonctures actuelles , que nous devrions annuler notre voyage !!!!😠
Merci d avance pour vos precieuses réponses !!!
Pascale
Vélo touring: les Maritimes (est du Canada) English translation pending
Recherche des commentaire pour ceux qui ont déja fait les Maritime , (est du Canada)
quel à été vos itinéraires vos parcours, combien de temps avez-vous pris, etc, etc ,
merci🙂
Bonvélo
ptit train va loin...
Bonvélo
ptit train va loin...
Hôtel Tropicana à Monastir, excursions? English translation pending
😊 bonsoir a tous les voyageurs,
voilà, je vais voyager seule mardi prochain en Tunisie, hotel Tropicana a Monastir. Quelles sont les temperatures en novembre, que peux se permettre une femme seule en matiere d'excursions, quelles sont les plus belles curiosites a visiter pour petit budget ?
j'attends toutes vos remarques, photos, etc...... avec impatience, merci !😛
voilà, je vais voyager seule mardi prochain en Tunisie, hotel Tropicana a Monastir. Quelles sont les temperatures en novembre, que peux se permettre une femme seule en matiere d'excursions, quelles sont les plus belles curiosites a visiter pour petit budget ?
j'attends toutes vos remarques, photos, etc...... avec impatience, merci !😛
Croisière "Retour en Terre Sainte" sur le Costa Pacifica le 9 janvier 2011 English translation pending
Bonjour a tous 😉
Tout d'abord pardonnez moi si j'ouvre peut etre une énième discussion sur la chose. Nous partons ma femme et moi meme en voyage de noces sur le costa Pacifica le 9 janvier pour un retour en terre sainte. J'ai lu un peu les sujets et je me pose quelques questions, donc si vous avez les réponses, c'est pas mal!😏 D'abord (question surtout pour madame qui craint un peu) est-ce qu'en général la mer est plutot calme ou agitée en cette période?, on a la sensation que le bateau bouge pas mal ou plutot stable?(on prévoit de tte facon ce qu'il faut niveau médicament)
Ensuite, grosse question sur les excursions. Nous faisons Katakolon, Athènes, Izmir, Haifa, Port Said et Rome. Je voulais avoir quelques infos car nous en sommes actuellement à l'éventuelle réservation des excursions costa. - Donc pour katakolon on a décidé de prendre l'excursion a olympie et tour de la ville moderne après le traditionnel site archéo, mais on hésite entre celle la et celle qui comprend la visite du musée. Le musée vaut le coup ou mieux vaut voir la ville moderne (on est pas accroc shopping, meme si on ramènera une babiole ou deux quand meme...) - Pour Athènes, ce qui nous intéresse, c'est l'acropole et on est tentés de le faire nous meme. J'ai lu que certains étaient partis en taxi. Est-ce qu'on en trouve dès le débarquement (a proximité immédiate)? Si oui, combien compter pour un aller-retour+droit d'entrée à l'acropole? Pour le retour pareil, taxis facilement trouvables autour de l'acropole? Sinon, en métro, c'est galère ou pas? (distance du port, genre tout écrit en grec😕) - Izmir, nous prenons la visite costa d'Ephèse. J'ai lu que certains avaient une mauvaise expérience: visite du site baclée pour insister sur le shopping. Si d'autres on fait cette visite pouvez-vous me dire votre avis? - Haifa, alors la grosse question. Très honnetement, avec mon épouse, on est un peu inquiets niveau sécurité (peut etre a tort, un a priori plutot) J'ai lu sur le site costa qu'au départ du 9 janvier, la croisière n'accoste pas a Ashod, près de Jérusalem, mais à Haifa, qui est à perpet' (c'est l'impression que j'en ai eu en regardant une carte) Donc nous hésitons, le long trajet en Israel nous rebute un peu...Avez vous déja fait cette excursion depuis ce port? Qu'en est-il? Est ce que le port est réellement loin, combien de temps de route? Une fois à Jérusalem, durant l'excursion, tout a été? J'aimerais me dire que c'est moi qui psychote un peu trop... - Port Said, pas de doute, c'est pyramide-musée du caire pour nous! Comment est le trajet (niveau confort sur la route etc...) - Rome, sur on se débrouille, on y a déja été.
Enfin, j'ai quelque questions: - J'ai lu dans certains sujets qu'il faisait super chaud en janvier en Israel et Egypte, c'est toujours le cas ou vous aviez eu de la chance? Sinon, faut prévoir des vetements chauds pour l'ensemble de la croisière je suppose? - Sur le bateau, on a prit un forfait eau et un forfait soda-cocktail machin chose. Ma femme ne boit jamais d'alcool, mais moi un peu. Je voulais juste savoir combien il faudrait compter si je voulais boire un petit whisky un soir? (😛) - J'ai vu que le bateau comprenait un spa intérieur avec piscine couverte etc...c'est bien ca on peut amener les maillots? (c'est comprit dans le prix?)
Voila, je viens de m'inscrire et je lis avec intéret les sujets plutot intéressants. Je remercie d'avance ceux qui voudront bien apporter quelques réponses a ces questions, et à mon tour, de retour, je ferai un petit CR avec photos et impressions.
PS/ A ceux qui partent aussi le 9 janvier, ben a bientot!😉 si certains sont intéressés pour partager taxi par ex pour Athènes, mp 😉
Seb </htm
Tout d'abord pardonnez moi si j'ouvre peut etre une énième discussion sur la chose. Nous partons ma femme et moi meme en voyage de noces sur le costa Pacifica le 9 janvier pour un retour en terre sainte. J'ai lu un peu les sujets et je me pose quelques questions, donc si vous avez les réponses, c'est pas mal!😏 D'abord (question surtout pour madame qui craint un peu) est-ce qu'en général la mer est plutot calme ou agitée en cette période?, on a la sensation que le bateau bouge pas mal ou plutot stable?(on prévoit de tte facon ce qu'il faut niveau médicament)
Ensuite, grosse question sur les excursions. Nous faisons Katakolon, Athènes, Izmir, Haifa, Port Said et Rome. Je voulais avoir quelques infos car nous en sommes actuellement à l'éventuelle réservation des excursions costa. - Donc pour katakolon on a décidé de prendre l'excursion a olympie et tour de la ville moderne après le traditionnel site archéo, mais on hésite entre celle la et celle qui comprend la visite du musée. Le musée vaut le coup ou mieux vaut voir la ville moderne (on est pas accroc shopping, meme si on ramènera une babiole ou deux quand meme...) - Pour Athènes, ce qui nous intéresse, c'est l'acropole et on est tentés de le faire nous meme. J'ai lu que certains étaient partis en taxi. Est-ce qu'on en trouve dès le débarquement (a proximité immédiate)? Si oui, combien compter pour un aller-retour+droit d'entrée à l'acropole? Pour le retour pareil, taxis facilement trouvables autour de l'acropole? Sinon, en métro, c'est galère ou pas? (distance du port, genre tout écrit en grec😕) - Izmir, nous prenons la visite costa d'Ephèse. J'ai lu que certains avaient une mauvaise expérience: visite du site baclée pour insister sur le shopping. Si d'autres on fait cette visite pouvez-vous me dire votre avis? - Haifa, alors la grosse question. Très honnetement, avec mon épouse, on est un peu inquiets niveau sécurité (peut etre a tort, un a priori plutot) J'ai lu sur le site costa qu'au départ du 9 janvier, la croisière n'accoste pas a Ashod, près de Jérusalem, mais à Haifa, qui est à perpet' (c'est l'impression que j'en ai eu en regardant une carte) Donc nous hésitons, le long trajet en Israel nous rebute un peu...Avez vous déja fait cette excursion depuis ce port? Qu'en est-il? Est ce que le port est réellement loin, combien de temps de route? Une fois à Jérusalem, durant l'excursion, tout a été? J'aimerais me dire que c'est moi qui psychote un peu trop... - Port Said, pas de doute, c'est pyramide-musée du caire pour nous! Comment est le trajet (niveau confort sur la route etc...) - Rome, sur on se débrouille, on y a déja été.
Enfin, j'ai quelque questions: - J'ai lu dans certains sujets qu'il faisait super chaud en janvier en Israel et Egypte, c'est toujours le cas ou vous aviez eu de la chance? Sinon, faut prévoir des vetements chauds pour l'ensemble de la croisière je suppose? - Sur le bateau, on a prit un forfait eau et un forfait soda-cocktail machin chose. Ma femme ne boit jamais d'alcool, mais moi un peu. Je voulais juste savoir combien il faudrait compter si je voulais boire un petit whisky un soir? (😛) - J'ai vu que le bateau comprenait un spa intérieur avec piscine couverte etc...c'est bien ca on peut amener les maillots? (c'est comprit dans le prix?)
Voila, je viens de m'inscrire et je lis avec intéret les sujets plutot intéressants. Je remercie d'avance ceux qui voudront bien apporter quelques réponses a ces questions, et à mon tour, de retour, je ferai un petit CR avec photos et impressions.
PS/ A ceux qui partent aussi le 9 janvier, ben a bientot!😉 si certains sont intéressés pour partager taxi par ex pour Athènes, mp 😉
Seb </htm
Trouver un chauffeur-guide parlant français pour Ephése depuis Izmir (neuf heures)? (Turquie) English translation pending
Bonjour,
Lors d'une escale d'une journée en Turquie à Izmir, comment trouver un chauffeur-guide parlant français pour aller d'Izmir à Ephése et retour au bateau à Izmir, dans la journée ?
Est-ce faisable au niveau timing ?Nous sommes 4 personnes (adultes).
Faut-il chercher de France avant de partir ?
Merci
Croisière sur le Costa Atlantica: Wi-Fi? English translation pending
Bonjour,
Je pars en croisière octobre 2010 sur le costa atlantica pour 16 jours QUEBEC ETATS UNIS. J'ai besoin d'avoir une connexion internet pour une partie du séjour.
J'ai vu qu'il faut acheter une carte prépayée.
Comment cela fonctionne, est-ce comme une clef 3 G que l'on branche sur le port usb de notre portable ?
Faut il que notre portable soit équipé d'un matériel spécifique?
Est-ce que l'on peut surfer rapidement ? Y a -t il un anti virus intégré ?
Merci pour tous ses renseignements
Je pars en croisière octobre 2010 sur le costa atlantica pour 16 jours QUEBEC ETATS UNIS. J'ai besoin d'avoir une connexion internet pour une partie du séjour.
J'ai vu qu'il faut acheter une carte prépayée.
Comment cela fonctionne, est-ce comme une clef 3 G que l'on branche sur le port usb de notre portable ?
Faut il que notre portable soit équipé d'un matériel spécifique?
Est-ce que l'on peut surfer rapidement ? Y a -t il un anti virus intégré ?
Merci pour tous ses renseignements
Croisière Seranade of the Seas - avril 2011 - départ de Porto Rico English translation pending
Bonjour,
Nous ferons notre première croisière au mois d'avril 2011 (c'est notre voyage de noce) à bord du Serenade of the Seas de Royal Caribbean, départ de Porto Rico.
Nous arriverons à Porto Rico la veille de notre départ et aurons donc une journée pour visiter Porto Rico. À bord de notre croisière nous aurons la chance de visiter Tortola, British Virgin Islands - Philipsburg, St-Martin - Basseterre, St.Kitts - Roseau, Dominica et Brigetown, Barbados.
Voilà quelques-unes de mes questions si quelqu'un peut nous aider...
- Peut-on apporter de l'alcool à bord du bateau (bouteille de vin) pour consommation dans notre chambre? - Que devrait-on voir lors de notre journée à Porto Rico? - Avez-vous des recommandations de choses à ne pas manquer sur chacune des iles que nous visiterons? - Des trucs que nous devrions savoir afin de profiter au maximum de notre voyage?
Nous sommes des voyageurs qui aiment visiter, bouger et marcher énormément! Nous sommes des habitués de voyages dans le sud (surtout à destination de Cuba) mais il s'agira de notre toute première croisière.
Merci de votre aide
- Peut-on apporter de l'alcool à bord du bateau (bouteille de vin) pour consommation dans notre chambre? - Que devrait-on voir lors de notre journée à Porto Rico? - Avez-vous des recommandations de choses à ne pas manquer sur chacune des iles que nous visiterons? - Des trucs que nous devrions savoir afin de profiter au maximum de notre voyage?
Nous sommes des voyageurs qui aiment visiter, bouger et marcher énormément! Nous sommes des habitués de voyages dans le sud (surtout à destination de Cuba) mais il s'agira de notre toute première croisière.
Merci de votre aide
24H à Jakarta entre deux vols: que faire? English translation pending
Bonjour,
Nous arriverons à Jakarta à 15H30 pour repartir le lendemain vers 18H pour Denpasar. Nous pensions passer la journée à Jakarta mais au vu de ce que nous avons lu, il n'y a pas grand chose à voir à Jakarta. Dans quel endroit pourrions nous nous rendre, qui ne soit pas trop loin de l'aéroport?
Merci
Nous arriverons à Jakarta à 15H30 pour repartir le lendemain vers 18H pour Denpasar. Nous pensions passer la journée à Jakarta mais au vu de ce que nous avons lu, il n'y a pas grand chose à voir à Jakarta. Dans quel endroit pourrions nous nous rendre, qui ne soit pas trop loin de l'aéroport?
Merci
Norvège 2009: partie 1 de Rouen aux îles Lofoten English translation pending
NORVEGE 2009 - DE LA NORMANDIE A LA FRONTIERE RUSSE ET RETOUR
1ère Partie - ROUEN - ÎLES LOFOTEN
Genèse du voyage L'idée de ce voyage estival en Norvège s'est imposée d'elle-même lors de la croisière que nous avions réalisée sur l'Hurtigruten, l'express côtier de Norvège, fin décembre 2008 et début janvier 2009 entre Bergen et Kirkenes.
Nous étions curieux de connaitre les conditions de luminosité à cette période de l'hiver dans les hautes latitudes et n'avons pas été déçus. De Bergen jusqu'à Bodø, une météo et des périodes de jour à peu près équivalentes à celles que nous connaissons dans le nord de la France à la même époque, avec une infime couche de neige à partir du 3ème jour. Mais une fois franchi le Cercle Polaire Arctique (66° 33' de latitude Nord), et arrivés à Bodø, changement radical d'ambiance, pénombre à partir de 14 h 00, nuit totale vers 15 h 30, et une épaisse couche de neige fraîche dès l'arrivée aux îles Lofoten.
A partir de là, nous progresserons vers le Nord en traversant des paysages enveloppés d'une lumière étrangement bleuâtre, à la fois douce et électrique, réfléchie par la neige qui recouvre tout. Ce bleu blafard devenu omniprésent rend les paysages irréels. Et dans le brouillard, sous les grains de pluie ou de neige, les montagnes bleutées, un ciel cendré et une mer plombée et confuse se fondent en des limites mouvantes et incertaines.
Et il faut faire vite, la brièveté des périodes de jour relatif impose de ne rien perdre de ces bouts de paysages faiblement éclairés. Autant que faire se peut, J-J passe de longs moments sur la coursive extérieure du pont 6 complètement emmitouflé pour se protéger du froid et du vent mordant, le plus souvent à l'avant du MS Trollfjord, à regarder, scruter ou contempler cette fantasmagorie naturelle en perpétuelle évolution.
Nous voulions voir l'hiver dans les régions septentrionales, nous avons donc été gâtés par la luminosité et la météo qui étaient les vedettes de ce voyage hivernal. Mais très vite, sur la coursive du pont 6 du MS Trollfjord est arrivé un profond sentiment de frustration… Ces paysages mystérieux, si beaux sous la neige et dans la pénombre, devraient sans aucun doute être splendides et grandioses sous la lumière estivale.
Les slaloms entre les îles, la vue des côtes escarpées, les arrivées dans les ports, l'été cela doit avoir aussi son charme…
Refaire la même croisière l'été, idéalement en juin ! Pourquoi pas l'été prochain ? Et pourquoi pas en sens inverse, de Kirkenes à Bergen pour avoir une autre vision des choses ? Et quitte à faire un si long voyage, pourquoi ne pas le compléter par un circuit en voiture et visiter l'intérieur du pays ? Pourquoi pas ?
Début janvier 2009, à peine débarqués à Kirkenes, nous savions que nous reviendrons rapidement visiter la Norvège.
Généralités Restait à mettre au point les modalités d'un tel voyage :
· En étudiant la brochure d'Hurtigruten, nous avons compris que dans le sens nord-sud, Kirkenes-Bergen, le transport de la voiture était compris dans le prix du billet des passagers, ce qui incitait forcément à faire le trajet dans ce sens.
· Une escapade au Cap Nord trouvait ainsi sa justification par le fait d'avoir à se rendre à Kirkenes, aux confins du pays.
· Vu les coûts prohibitifs de l'hôtellerie et la restauration en Norvège, le camping s'imposait.
· Et puisqu'il fallait camper, pourquoi ne pas utiliser et transformer le Renault Espace en mini camping-car, alliant ainsi logement, autonomie et indépendance… et économie ?
Et les cogitations ont réellement commencé en mars 2009...
Durée du voyage Avant toute connaissance approfondie des hauts-lieux de la Norvège touristique, l'idée de base était de rejoindre Oslo, puis le fjord de Geiranger, parcourir les îles Lofoten et gagner le Cap Nord avant de se rendre à Kirkenes et embarquer sur l'Hurtigruten. Au retour après Bergen, l'idée était de rejoindre le sud de la Norvège avant de traverser vers le Danemark.
Combien de temps pour réaliser un si vaste programme ? A priori, 3 semaines pour arriver à Kirkenes, 1 semaine à bord de l'Hurtigruten jusqu'à Bergen, 1 semaine pour redescendre à Rouen, donc 5 semaines.
Garde-robe et bagages Premier casse-tête ! Comment s'habiller pour vivre dans des conditions précaires pour une longue durée dans des régions à la météo aussi capricieuse. Nous avons donc prévu les mêmes parkas, sweats polaires et bonnets que l'hiver précédent (et ils nous ont bien servis), des T-sirts et bermudas (ils nous ont servis aussi, mais beaucoup moins), des vêtements de pluie, pulls, avec les changes indispensables, etc, etc… sans négliger les chaussures de randonnée, …mais nous avons oublié les gants !
De plus, nous ne pouvions avoir l'air de campeurs à bord de l'Hurtigruten, nous avions également besoin d'une garde-robe plus élaborée, sans pour autant être grand chic, pour une semaine.
Autant dire que le poids et surtout le volume de ces bagages risquait d'être conséquent. Résultat : une grande valise rigide, 3 ou 4 bagages souples et quantité d'autres petits sacs… rien que pour l'habillement !
En pratique, les bagages les plus usuels restaient dans l'habitacle durant la journée et devaient être transférés tous les soirs sur les sièges avant. La manutention bi-quotidienne de ces bagages ne restera pas le meilleur souvenir de ce voyage.
Heureusement, l'emprunt d'un grand coffre de toit a permis de stocker tout ce qui n'était pas d'utilisation quotidienne, ainsi que la literie (couette, drap, oreillers).
Aménagement de l'habitacle de l'Espace Le problème a priori le plus ardu à résoudre était l'aménagement de l'Espace en un véhicule à tout faire, suffisamment pratique pour faire du tourisme et surtout pour y vivre dans des conditions rustiques (pique-nique, camping), et climatiques incertaines (pluie, froid, vent, etc).
· Une fois les sièges passagers débarqués, il reste dans l'Espace un vaste plancher parfaitement plan de 2.20 m de long et de 1.17 m de large (minimum au niveau du passage des roues AR).
· Sur ce plancher, 7 caisses en plastique de 0.60 x 0.40 m et 0.23 m de hauteur, pour stocker toute l'alimentation emmenée depuis la France.
· Sur ces caisses judicieusement disposées, un "sommier" amovible en trois parties réalisé en contreplaqué de 13 mm d'épaisseur.
· Un matelas gonflable de 1.90 m de long et 1.16 m de large (juste la dimension du passage de roues), opportunément trouvé chez Décathlon.
· Acquisition d'un gonfleur électrique 12 v raccordé sur une prise allume-cigare permettant de gonfler le matelas sans fatigue en moins de deux minutes.
· Réalisation de "rideaux" en tissu occultant tendus sur des tiges souples en fibre de verre assurant une protection vis-à-vis des éventuels indiscrets et aussi une pénombre illusoire au cours des nuits estivales sous les hautes latitudes.

Aménagement extérieur de l'Espace On peut aussi penser qu'une fois ouvert, le vaste hayon arrière de l'Espace prolonge efficacement l'habitacle. C'est en partie en partie exact, à condition que la pluie ne tombe que verticalement et encore… Pour que cela soit réellement confortable, le mieux serait de s'équiper d'un auvent recouvrant entièrement le hayon et débordant largement sur le pavillon (le toit) de l'Espace, avec des joues latérales fixées au sol par des piquets. Rien de tel n'existe dans le commerce.
Fort opportunément, une de nos relations nous procure ce que nous cherchons ou du moins, quelque chose d'approchant. Renault avait commercialisé une série limitée de Kangoo, dénommée "Décathlon" et fournissait avec cette voiture quelques gadgets, dont un abri léger à fixer sur le hayon afin de donner un aspect baroudeur à ce véhicule. Très bien, sauf que le concepteur de cet abri n'a pas été efficacement jusqu'au bout de la bonne idée : un échantillonnage trop léger des tissus et surtout une absence évidente d'étanchéité à la pluie. Si les 3 côtés de cet abri offraient une bonne protection, il n'en était pas ainsi au niveau de la toiture… Néanmoins cet abri, bricolé pour notre Espace, sera surtout utile les jours de vent pour protéger la cuisinière devant ses fourneaux et nous n'aurons pas à regretter de l'avoir emmené.
Restait à résoudre l'étanchéité supérieure de l'installation en cas de pluie violente ou prolongée. Pas d'autre solution que de recouvrir l'ensemble d'une grande bâche en plastique bleu du plus bel effet, elle aussi tendue sur des piquets. Peu esthétique, mais efficace ! Nous n'aurons qu'à nous servir une seule fois de cette bâche sur la route du retour au Danemark.

Matériel Pour le reste, nous avons utilisé le matériel du campeur lambda :
· Une table pliante et deux fauteuils pliants.
· Un réchaud 2 feux et 2 bouteilles de gaz de 2.5 kg (1 seule aurait suffit).
· Une glacière (réfrigérée à l'aide d'une bouteille d'eau que l'on a fait congeler 2 ou 3 fois dans les campings, de moins en moins nécessaire à mesure que nous montions vers le nord !).
· Deux vaches à eau de 10 l, utiles surtout pour la vaisselle des pique-niques du midi et lors des soirées passées en camping sauvage.
· Une valise à pique-nique très pratique pour ranger et protéger toute la vaisselle.
Alimentation Tout, absolument tout a été acheté en France, et globalement l'intendante avait fort bien calculé ses quantités. Cela était réparti dans les différentes caisses en plastique (petit-déjeuner, plats de résistance, dessert, etc…).
La totalité du ravitaillement intégralement fait en France se justifiait pour deux raisons :
· Les coûts prohibitifs généralement pratiqués en Norvège (exemple : fruits vendus à la pièce pour le prix du kilo en France).
· Les étiquetages étant uniquement en norvégien, cela évitait les déconvenues lors de la consommation de produits qui ne correspondent pas obligatoirement à nos goûts.
Nous n'avons complété notre ravitaillement que par du pain (genre pain de mie), que l'on tranche soi-même dans les nombreuses supérettes, et aussi l'achat de pavés de saumon (très bon et relativement abordable, de même que les crevettes en vrac surgelées.
Côté conservation, peu de problèmes, même avec les légumes frais, les fruits et les œufs. Nous avions une glacière que l'on a tenté de refroidir les premiers jours avec une bouteille d'eau glacée dont nous renouvelions la congélation dans les frigos des terrains de camping. Pratique de moins en moins nécessaire au fur et à mesure que nous montions vers le nord et dont nous nous sommes complètement dispensés ensuite (au Cap Nord, il faisait plus chaud dans la glacière qu'à l'intérieur de la voiture… !).
Production d'électricité Un aussi long voyage supposait la prise de nombreuses photos ou vidéos et nous risquions d'être confrontés aux difficultés de recharge des batteries dans des lieux isolés. Nous ne pouvions pas être tributaires que des prises de courant disponibles à rechercher dans des lieux publics. Il nous fallait notre autonomie et notre indépendance électrique.
Nous devions aussi embarquer l'ordinateur portable pour envoyer quelques mails et transférer photos et vidéos pour éviter la saturation des cartes mémoire. Face à l'étendue des besoins électriques, nous nous sommes donc équipés d'un convertisseur de courant 12v/220v de 300 ampères capable de supporter la recharge de l'ordinateur, l'appareil photo, le caméscope et les 2 téléphones portables ! La gestion de la charge de ces différents appareils sera une préoccupation constante durant tout ce voyage
Internet Dès mars 2009, J-J a surfé de longues heures sur la toile pour rassembler le maximum de renseignements pratiques sur le trajet prévu. Ces heures passées en amont ont grandement facilité la réussite du périple.
· Au XXIème siècle, Internet est devenu un outil indispensable pour la préparation de n'importe quel voyage car on y trouve, rien que sur les sites en français quantité d'informations historiques, géographiques, culturelles, humaines concernant le pays à visiter. Les guides papier (Michelin, Routard, etc…), gardant leur utilité au niveau de l'information locale plus détaillée.
· Les sites en anglais sont innombrables et permettent d'accéder à davantage d'informations. La pratique d'un anglais scolaire basique permet néanmoins de naviguer sur ces sites, d'y trouver et d'interpréter le minimum de ces informations, surtout utile pour tout ce qui concerne l'hébergement, les transports, etc…
· La pratique du norvégien aurait été un plus… La consultation de sites en norvégien, donc sans traduction anglaise (et encore moins française), est surtout inécessaire pour la connaissance des horaires et des tarifs des nombreux ferries locaux. Beaucoup de termes s'apparentent à l'anglais ou l'allemand, en mélangeant les deux et après quelques temps, on arrive à s'y retrouver.
· La lecture des forums de voyage, des multiples sites personnels ou de blogs créés par de nombreux camping-caristes à été fort utile. Une vraie mine d'or, tant chacun a sa façon spécifique de voyager, d'insister sur ses points d'intérêt propres (itinéraires, paysages, excursions, rencontres, musées, alimentation, etc…). Il y a toujours quelque chose de positif à retirer de la lecture et la synthèse de tous ces récits, ce qui à permis de peaufiner notre trajet en fonction.
· La consultation de Google Earth est très intéressante. Ce site permet de comprendre la géographie du pays en détail. En superposant les routes sur la vue satellite et en ouvrant les nombreuses photos Panoramio qui sont annexées, on imagine très bien quel itinéraire on va emprunter.
· Internet nous a également été utile pour choisir et réserver les traversées en ferry entre le Danemark et la Suède à l'aller et entre la Norvège et le Danemark au retour
Road book L'itinéraire prévisionnel à d'abord été établi à l'aide d'une carte d'une carte éditée par l'I.G.N. au 1/850.000, complétée par une carte touristique de la Norvège. La consultation du site Via Michelin permettait de déterminer rapidement la longueur et les temps de parcours des différentes étapes. Très vite, on comprend que la connaissance des horaires des ferries locaux détermine l'organisation de l'étape du jour sur certains trajets.
Ce road book comprenait par jour :
· La longueur de l'étape et sa durée prévisionnelle y compris pour les points de passage intermédiaires ou caractéristiques.
· Les sites ou ville à visiter y compris les coûts des visites.
· Les ouvrages à péages (tunnels ou ponts, assez nombreux), et le coût du passage.
· Les ferries avec horaires, durée de traversée et coût.
Arrivés sur place, ce document nous a bien aidé à anticiper l'itinéraire et nous a évité de commettre bien des erreurs de trajet (le G.P.S. nous a également bien servi).
L'élaboration de ce road book devait sans doute être bien faite, car au final le programme a été respecté presque à la lettre. Nous avons fait tout le parcours sans flâner, mais sans jamais nous presser.
Jour 1 - Ma 16/06/2009 - Rouen - Århus (DK)
Donc, nous avons quitté Rouen à 5 h 20, cap sur Århus au Danemark que nous voulions atteindre dans la soirée, soit environ 1.300 km à parcourir essentiellement sur autoroute.
Nelly a conduit jusqu’à Liège que l'on atteint à 09 h 30. Ensuite, J-J a repris le volant pour traverser l’Allemagne. Les autoroutes allemandes sont gratuites, mais on n’en a que pour son argent… La vitesse n’y est en principe pas limitée… sauf signalisation contraire, sauf ralentissement et bouchons, sauf travaux, si bien qu’on n’y roule pas si vite que cela.
Et s’il existe un enfer autoroutier, c’est entre Brème et Hambourg (125 km). Des zones de travaux de 6 kms de long en alternance, avec des voies réduites au plus strict minimum pour le passage d’un camion et d’une voiture avec peu d’espace entre chaque. Dantesque et hyper stressant. Il faut qu’il n’arrive rien sinon cela doit vite tourner à la catastrophe comme on l’a vu dans l’autre sens, avec des bouchons monstrueux sur plusieurs dizaines de kms.
Traverser l'Allemagne sur ces autoroutes infernales (650 km), nous a paru pénible et très dangereux, aussi nous étions bien contents de passer la frontière danoise à 16 h 45. Au Danemark, tout devenait plus calme, peu de circulation, l’autoroute passé à la serpillère et toute la campagne époussetée et passée au peigne fin… Trop propre !
18 h 50, nous sommes fourbus lorsque nous arrivons au camping Blommenhaven à Højbjerg, à 5 km au sud d'Århus. Camping calme dans les bois et en bord de mer.
Nous avions trouvé ce camping sur Internet et le GPS nous a guidés dans un dédale de petites rues dans une banlieue résidentielle avant d'arriver au but. La technologie nous a bien facilité la vie ce soir là, car la recherche de ce terrain aurait été vraisemblablement laborieuse vu notre état de fatigue l'arrivée. Un souci de moins !
Bilan de la journée : 13 h 30 de route et 1.280 kms. Ca fait du bien quand ça s’arrête !!!
Quoi que ! Il a fallu organiser le campement ! Tout retrouver ce qui était tout bien rangé, c'est-à-dire tout soulever et tout fouiller 2 fois avant de mettre la main sur quoi que ce soit ! Galère !
Dans ce camping nous avons découvert et utilisé la cuisine et la salle à manger collectives qui sont de rigueur dans tous les campings scandinaves. Nelly à pu préparer tranquillement le dîner.
Nous avons surtout passé la soirée a essayer d'y voir clair dans notre organisation et à cogiter sur un rangement cohérent du matériel, des bagages, des vivres, de la vaisselle, de la literie sans avoir à tout remuer systématiquement deux fois. L'ampleur de la tâche est démoralisante et avec la fatigue J-J a l'impression que cela ne sera jamais résolu. Pas facile, la vie de nomade !
Jour 2 - Me 17/06/2009 - Århus (DK) - Varberg (S)
07 h 00, réveil après une première nuit plutôt frisquette. En fait, on n’a pas beaucoup dormi ! C'est qu'il a fallu trouver nos marques dans notre Espace. La première cause du froid lors du sommeil provenait du matelas pneumatique. En interposant une mince couverture isolante, le problème a été résolu efficacement dès la nuit suivante.
Nous nous réveillons à l'ombre de grands arbres… Aussitôt, nous déplaçons l'Espace sur un emplacement ensoleillé plus agréable pour prendre le petit-déjeuner, et nous nous réchauffons doucement.
09 h 15, départ du camping après avoir tout rangé dans la voiture. Pas évident d'être efficace. Direction Århus.
10 h 00, visite de Gamle By. A peine à l'écart du centre ville, il s'agit d'un village ancien reconstitué à l'aide de bâtiments traditionnels démontés, transportés et réunis en un même lieu. L'ensemble est fort bien réussi. Sous prétexte de la sauvegarde d'un patrimoine ancien de grande valeur, les concepteurs ont transformé chaque boutique, atelier ou habitation en un musée de l'artisanat et des traditions danoises. Tout ce qui faisait la vie d'un village ancien est ainsi présenté et mis en valeur, parfois avec le concours de personnes en costume d'époque qui fabriquent, travaillent, vendent ou expliquent en situation, comme la boulangère, le tonnelier et même le pasteur… Très intéressant. Nous y resterons une bonne partie de la matinée.
Ensuite, nous avons le temps de faire un détour par le village de Ebeltoft sur la presqu'île de Molls. Nous parcourons ainsi la rue principale d'un village qui a gardé un cachet rustique, une rue typique et animée bordée de jolies façades colorées.
12 h 40, nous gagnons Grenaa, où nous devons prendre le ferry pour la Suède. Nous sommes en avance et pique-niquons sur l'aire d'embarquement avant de passer.
Nous avions réservé notre passage par Internet, aussi les formalités sont réduites à leur plus simple expression. Internet, le G.P.S., l'espace Schengen et l'euro (dans une moindre mesure dans les pays scandinaves), facilitent bien la vie des voyageurs en Europe…
14 h 00, nous embarquons à bord du ferry Stena Nautica, qui visiblement commence à dater (1986), même s'il a tété rénové en 2002. Peu de monde à bord, la traversée s'annonce tranquille.
14 h 25, appareillage de Grenaa. Il fait un temps splendide, inespéré pour la région, grand soleil et chaleur tout l'après-midi, pas de vent apparent. Nous profitons d'autant plus du sun deck pendant les quatre heures que dure la traversée qu'il y a peu de monde à bord.
18 h 40, débarquement à Varberg en Suède après une traversée de rêve.
19 h 00, arrivée au camping de Geteröns, à 4 km au nord du port. Très pratique ! Encore un camping repéré depuis longtemps sur Internet. Il s'agit d'un vaste terrain plat sans arbres, occupé essentiellement par des grosses caravanes sédentaires, pratique courante en Scandinavie.
Nous discutons en mauvais anglais avec notre voisin qui nous indique qu'il y aura du vent et de la pluie durant la nuit. A peine avons-nous terminé la discussion que le ciel si bleu jusque là se voile très rapidement et que le vent se lève.
Nous installons l'auvent Décathlon sur le hayon de l'Espace pour que Nelly puisse cuisiner dans les meilleures conditions. Notre installation intrigue, puis fait sourire les quelques campeurs qui passent devant nous. Nous dinons rapidement sous l'auvent car il ne fait pas bien chaud. Vu le temps qui s’annonce, une p’tite soupe et au lit ! Encore faut-il se retrouver dans notre amoncellement de matériel à l'intérieur de la voiture ! La technique n'est pas encore bien rodée.
21 h 00, coucher. Nelly regarde un film sur l'ordinateur…
Jour 3 - Je 18/06/09 - Varberg (S) - Oslo (N)
A 4 h, il fait grand jour, la pluie se met à tomber et le vent se renforce, mais bien au chaud sous la couette, quel confort !
09 h 00, le vent et la pluie qui l'accompagne ne nous ont pas incité à sortir rapidement de sous la couette. Vu la météo, nous préparons le petit déjeuner dans la cuisine collective et le consommons dans la salle commune à disposition dans le camping. Pratique !
Ensuite, autoroute en Suède. Paysages vallonnés et verdoyants très agréable à regarder : forêts de sapins, champs, etc… sauf que l’on roule sous les grains et les averses, ce qui nous gâche un spectacle qui aurait pu être agréable.
12 h 45, passage de la frontière norvégienne à Svinnesund et aussitôt, premier poste de péage routier. Des douaniers très laxistes regardent stoïquement les voitures et les camions passer… Nous faisons nos premiers tours de roues en Norvège en suivant la route E6 (laquelle route se termine à… Kirkenes, 2 700 km plus loin !).
15 h 00, arrivée à Oslo au camping Ekeberg (encore trouvé sur Internet et guidé par le G.P.S.), par un temps qui semble vouloir s’améliorer. Nous choisissons notre emplacement et empruntons le bus 74 pour nous rendre en ville et qui nous dépose devant le théâtre.
Oslo n’étant pas le but de notre voyage, nous n’y consacrons que la fin de l’après-midi, pour faire une rapide tour sur les quais du nouveau quartier d'Aker Brygge avec ses boutiques et ses terrasses surplombant le port.
Nous visitons le parc Vigeland, célébrissime et immanquable par ses multiples statues de bronze ou de pierre d’hommes, femmes et enfants dans le plus simple appareil, qui symbolisent tous les moments de la vie, de l’enfance à la vieillesse. On aime ou on n’aime pas. Tout cela se termine sur un promontoire où se dresse un gigantesque phallus constitué de corps nus emmêlés. On vous le dit, c’est un must d’Oslo !
Ensuite, découverte du nouvel opéra d’Oslo. Construit au bord du fjord, c’est un bâtiment tout blanc, à l’architecture ultramoderne et audacieuse symbolisant un iceberg, inauguré en 2008. Surprenant mais très réussi. On peut marcher sur les différents plans inclinés assez raides des toitures. Ca vaut le détour !
Une foule endimanchée se précipite à l'intérieur, nous y pénétrons aussi. Ce soir (19 h 00), on joue Elektra de Richard Strauss. Beaucoup de monde autour des différents bars du hall d'entrée et chacun y va de sa coupe avant d'assister au spectacle. Apparemment, c'est l'habitude.
20 h 00, retour au camping Ekeberg. Le ciel se dégage. Ce soir, c'est repas au soleil ! On a quand même gardé la polaire !
Oslo - L'Hôtel de Ville - Le parc de Vigeland
Jour 4 - Ve 19/06/2009 - Oslo - Lillehammer - Lom

04 h 00, le soleil ne doit pas être loin de se lever.
9 h 15, départ d’Oslo par la route E6, route à 2 fois 2 voies sur les premiers kilomètres où l'on roule à bonne allure. Puis, beaucoup de zones de travaux pour prolonger cette voie rapide. Ensuite, nous roulons sur route nationale à double sens, limitée à 80 km/h comme dans tout le pays. Les Norvégiens sont très calmes au volant, ça ne roule jamais très vite, les distances entre véhicules sont telles qu'il est rarissime de pouvoir doubler.
La conduite est plutôt tranquille et finalement, par la force des choses, on finit par conduire comme les autochtones… parce qu'il est impossible d'aller plus vite qu'eux ! Les piétons sont rois : avant même d'avoir l'intention de traverser un carrefour les voitures sont déjà arrêtées pour les laisser passer. Surprenant au début !
11 h 45, arrivée à Lillehammer (où se sont déroulés les Jeux Olympiques d’hiver de 1994). Rapide parcours dans cette agglomération sans cachet particulier, si ce n’est une grande église de style néo-gothique en briques que nous ne pourrons pas visiter à cause d'un service d'inhumation.
Nous arpentons la rue principale Storgata. Il y souffle un vent frisquet, nous sommes en blouson et les autochtones en t-shirt… Au bout de la rue, un marché avec plusieurs vendeurs de produits… français, vendus à des prix norvégiens ! Nous y achetons à prix d’or, une baguette, vendue comme française…
13 h 15, pique-nique à l'écart de la route E6, près du parc d'attractions de Hunderfossen. En fouinant, nous nous installons dans une zone boisée, au soleil et au bord d'un petit étang. Un bel endroit entouré de plusieurs huttes aux toits faits en terre et en mousse. Bucolique à souhait ! Jusque là, nous avions privilégié la route aux paysages. A partir de maintenant, on va se calmer un peu et entrer dans le vif du sujet.
L’après-midi sera donc consacré à la découverte de plusieurs églises dites "en bois debout", spécialité de cette région de la Norvège intérieure. Ce sont des églises datant du Moyen-âge (un peu restaurées), entièrement construites en bois y compris la couverture en lauzes de couleur sombre.
15 h 00, arrêt à Ringebu pour visiter la première de ces églises, un édifice imposant construit à flanc de colline et entouré de son petit cimetière. Nous visitons l'intérieur où il fait très sombre. Peu de fenêtres et des murs en bois goudronné ne favorisent pas la mise en valeur de la décoration.
Arrêt pour voir l'église de Sor-Fron, curieux édifice octogonal datant de 1787, avec un très joli porche. Eglise malheureusement fermée.
Malgré tous nos renseignements, nous n'avons pas été assez malins pour trouver l'église octogonale de Otta. En la cherchant, nous nous trompons de route et nous arrêtons en bordure de la E6 devant l'église toute blanche de Selsverket. Fermée, elle aussi !
17 h 50, à l'écart de l'itinéraire initialement prévu, nous traversons le village de Sel et suivons une petite route sinueuse qui nous mène à Vagamo, où s'élève une magnifique église en bois debout au milieu de son traditionnel cimetière. Très belle église… fermée !
En principe, Vagamo était notre étape du soir, mais visiblement l'unique camping du village ne semblait pas prêt à nous accueillir, quasi désert et de plus, en travaux. Nous poursuivons notre chemin.
18 h 30, arrivée à Lom au camping Nordal Turistheim, assez mal organisé, en bord de route et surplombant une zone d'activités. Nous nous en satisferons, c'est le seul à plusieurs kilomètres à la ronde, et nous nous installons pour la soirée et la nuit.
Après le repas, nous admirons la dernière église en bois debout de la journée à quelques pas de notre camping par une belle soirée ensoleillée. Un très bel édifice, les murs en bois et la toiture en lauze prennent des couleurs chaudes sous le soleil qui décline. Beaucoup de sculptures sur les poteaux et les linteaux arrondis. Vestiges de paganisme, des têtes de dragons ornent également le faîtage de la toiture. Et si ce soir, l'église est ouverte, c'est pour un office et non pour les touristes que nous sommes… Décidément, nous n'aurons pas eu de chance avec la visite des églises aujourd'hui !
Une fête ou une foire se termine dans le centre du petit village, nous parcourons les quelques stands où l'on nous propose du saucisson d'élan ou de renne. Non, non, pas ce soir, merci…
De retour au camping, la vie commence à s’améliorer, le rangement de la nourriture et des vêtements s’organise et les manutentions deviennent moins fastidieuses. Et la météo nous devient globalement de plus en plus favorable.
Jour 5 - Sa 20/06/2009 - Lom - Geiranger - Valldal

Depuis notre arrivée en Norvège, été oblige, nous ne connaissons plus l'obscurité. A 01 h 40, cette nuit, il faisait… grand jour ! Pour peu que le soleil brille dès le matin, cela chauffe rapidement dans le Home Espace, donc ce matin, lever à 7 h 15.
Petit-déjeuner en terrasse et départ à 9 h 15 pour une journée importante du tourisme norvégien : la découverte du fjord de Geiranger, localement dénommé "le plus beau site naturel du monde".
Mais avant cela, il nous faut traverser l'une des régions les plus froides de Norvège (les nombreuses plaques de neige sur les bas côtés de la route l'attestent), puis franchir un plateau aride parsemé de petits lacs, pour enfin parvenir à 1 000 m d’altitude et trouver un grand lac encore complètement gelé et cerné de sommets enneigés. Spectaculaire !
La réputation de la région n'est pas usurpée, aussi lorsque nous sortons de la voiture pour contempler les reflets bleutés de la glace du lac Djupvatn, nous sommes complètement frigorifiés et transis par une petite pluie bien piquante. Pourtant le paysage mériterait que l'on s'y attarde davantage. Toute la surface de ce lac est prise par la glace, la neige recouvre tout jusqu'aux berges, et nous ne sommes qu'à mille mètres d'altitude ! Nous nous refugions quelques instants dans le chalet situé à l'extrémité du lac, où nous trouvons une douce chaleur et où Nelly a déjà repéré sa première boutique de souvenirs…
En face du chalet et à l’écart du trajet, une piste à péage grimpe en lacets serrés et escarpés jusqu'à 1 500 mètres vers le sommet de Dalsnibba, d'où l'on a, paraît-il, une vue grandiose. Les nuages nous rattrapent durant l'ascension et surtout masquent partiellement les sommets environnants couverts de neige, ce qui ne présage rien de bon lorsque nous serons arrivés sur place.
A cause du brouillard, le paysage évolue à chaque seconde et dans le dernier virage les nuages se dispersent quelque peu, nous laissant entrevoir quelques bribes de paysage montagneux.
11 h 15, arrivés à Dalsnibba, en quittant l'Espace, nous sommes surpris. La température est basse, certes, mais nous nous attendions à pire. L'absence de vent, quelques timides rayons de soleil qui filtrent à travers les nuages font que c'est tout à fait supportable. Finalement, l'atmosphère est plus agréable ici qu'auprès du lac Djupvatn, 500 mètres plus bas.
D'une vaste plateforme, nous contemplons un paysage mouvant, changeant en quelques secondes au gré du passage des nuages ou des bancs de brume qui s'effilochent… Des hautes montagnes acérées, des névés sporadiques, les innombrables lacets de la R63 qui serpentent en contrebas et que nous emprunterons dans un moment.
On ne s'y attendait plus, alors que nous sommes encore à l'ombre des nuages, nous pouvons contempler 1.500 m plus bas l'extrémité du fameux fjord de Geiranger inondé de soleil. Magique ! Vu d'ici, il ressemble plus à un lac bleuté serti dans un écrin de montagnes abruptes. Nous restons un bon moment subjugués, planant au dessus de la nature, dominant un paysage en perpétuel mouvement.
L'endroit est fréquenté. Nous devisons un bon moment avec un Français établi à Lillehammer, qui est en excursion avec un groupe d'apprentis d'une école hôtelière. Soudain, dans cet endroit calme et propre à la méditation, nous sommes intrigués par un long grondement sourd qui enfle à mesure. Une grosse moto surgit sur le parking dans une pétarade caractéristique des Harley-Davidson et pilotée par un biker pur jus. Une moto, puis deux, trois, dix, cent, deux cent peut-être, menées par des bikers de circonstance… Toutes les Harley de Norvège sont au rendez-vous. La "Horde Sauvage" investit tout le site dans un énorme tintamarre, les rois de la poignée de gaz provoquent le ronflement des moteurs et les groupes de motards s'invectivent gentiment.
Il est temps de quitter les lieux. Nous reprenons la piste. A la descente, les ravins qui la bordent sont encore plus impressionnants et dans les derniers virages la vue sur le lac gelé est splendide. Un à un, nous enfilons les lacets serrés de la R63 que nous dominions il y a quelques instants du plateau de Dalsnibba et descendons vers Geiranger. Les virages serrés nous laissent quelques splendides échappées sur le fond du fjord.
12 h 15, au cours de la descente, nous pique-niquons sur un promontoire dominant le fjord : un vrai site de carte postale, grandiose ! De ce promontoire, maintenant sous le soleil, nous dominons le petit village et l'extrémité du fjord. De hautes montagnes tombent à-pic, de part et d'autre du fjord argenté. Un paquebot blanc est déjà ancré et un navire Hurtigruten glisse lentement, sans bruit vers son escale, suivi d'un autre paquebot.
Nous restons ainsi un long moment à contempler "le plus beau site naturel du monde". C'est à peine exagéré ! Il fait beau, la température est agréable et l'atmosphère est limpide…
Le village de Geiranger est plutôt touristique et c’est le week-end… autant dire très fréquenté. Beaucoup de Norvégiens sont en promenade et les "bikers" redescendus de Dalsnibba se télescopent avec les croisiéristes des paquebots qui partent en excursion à terre. Un joli désordre !
Nous embarquons sur une vedette touristique qui en 1 h 30, nous permet de voir la partie la plus spectaculaire du fjord et nous ne serons pas déçus. Une navigation somptueuse et grandiose entre des berges quasi verticales, des sommets encore enneigés ; plusieurs belles cascades dévalent les parois sur plusieurs centaines de mètres, tout cela dans un jeu d'ombres et de lumières, de contre-jours ou de couleurs incertaines.
16 h 00, nous reprenons l'Espace. A la sortie du village de Geiranger, nous mettons cap au nord en escaladant "la route des Aigles" qui grimpe de 600 m en 11 virages en épingle à cheveux pour sortir du fjord. Un promontoire marque le point haut de la route : encore une vue à couper le souffle sur la dernière courbe du fjord. Sublime… Et les bateaux qui naviguent nous paraissent bien petits…
Puis, lente redescente vers un autre fjord pour emprunter à 17 h 15 le 1er ferry de notre voyage. Nous attendons quelques minutes à Linge pour traverser le Nordalsfjord en 15 minutes. A peine le temps de descendre de voiture…
17 h 45, nous nous posons au camping d'Uritun, petit terrain tranquille et rustique à la sortie de Valdall. Ambiance familiale, cadre rural au cœur d’une vallée agricole où l’on ne cultive que des fraisiers en plein champ ; ils sont à peine en fleurs !
19 h 00, apéritif, mais un petit vent frais nous oblige à monter l'abri Décathlon pour que Nelly puisse préparer son repas confortablement et ce soir, c'est sérieux, c'est crêpes !
21 h 00, promenade digestive aux abords du camping.
Le lac Djupvatn Le Fjord de Geiranger
Jour 6 - Di 21/06/2009 - Valldal - Trollstigen - Bæverfjord

Départ du camping de Valldal à 10 h 15. Au bout de quelques kilomètres, arrêt sur un pont face à la chute d’une large rivière dans un éboulis de roches. Une petite maison (en réalité, une mini centrale électrique), est coincée entre les rochers et la cascade. Nous discutons avec quelques membres d’un groupe de français voyageant dans un bus suédois et qui se sont arrêtés en même temps que nous.
Puis, nouvel arrêt aux chutes de Gudbrand. Un torrent tumultueux s’encastre sous la roche dans une gorge très étroite avant de disparaître sous terre. L'aménagement du site est en cours. Tous les cheminements et les garde-corps sont en acier, étrange ! Quel sera le résultat final dans plusieurs mois ?
Nous nous élevons en altitude vers un plateau en suivant une vallée glaciaire quasi désertique enserrée entre des sommets enneigés, entrecoupée de petits lacs. Un ciel pur et une atmosphère limpide, font que la vue porte loin, ce qui augmente encore l’aspect grandiose et les dimensions impressionnantes du site. Epoustouflant !
11 h 30, arrêt au plateau de Stigrøra, qui en fait est un col à 852 m d’altitude. De là, part un chemin menant à un belvédère devenu un site touristique incontournable d’où l’on domine "l’Echelle des Trolls". C'est une route escarpée, ouverte en 1936 mais fermée en hiver, qui en une douzaine de virages en épingle à cheveux escalade littéralement la montagne (pente à 11 ou 12 %, par endroits). Les croisements sont souvent difficiles entre les camping-cars et les nombreux bus de tourisme qui fréquentent l’itinéraire. Là encore, époustouflant !
Du belvédère, très fréquenté, nous disposons d'une vue panoramique sur la longue vallée glaciaire qui mène à Andalsnes. En cours de visite, nous discutons un bon moment avec 3 angevins voyagent en 4x4 (style RAV 4), et qui logent en hytter. Ils redescendent du Cap Nord, où ils ont eu un temps magnifique.
12 h 15, nous empruntons donc cette route escarpée à la descente, et faisons un court arrêt devant la cascade de Stigfossen (haute de 180 m). En quelques coups de volant et pied sur le frein, nous nous retrouvons dans la vallée, au pied de la montagne. Et vu d'en bas, ce n'est pas la montagne mais un véritable mur de 550 mètres de haut que nous venons de dégringoler !
13 h 00, pique-nique en bas de l’échelle des Trolls.
14 h 30, second ferry du voyage entre Afarnes et Sølnes pour traverser le Langfjord. 15 h 00, arrivée à Molde, petite ville agréable au bord d’un large fjord où nous avions fait escale en fin d’après-midi l’hiver dernier. Beau panorama sur les sommets enneigés de l’autre coté du fjord. Nous arpentons la rue principale, comme nous l'avions fait l'hiver dernier ; de jour, tout est si différent. Puis, promenade à pied sur les quais jusqu’à l'Aker Stadion (où doit se dérouler un match de football, ce soir), et le Rica Hôtel, bâtiment contemporain en forme de voile.
17 h 00, arrivée à Kanestraum, le ferry vient juste de partir sous notre nez. L'attente ne sera pas trop longue, une demi-heure. L'endroit est isolé, une minuscule boutique (épicerie, journaux, confiserie), essaie de vivre du trafic des ferries…
Notre bac arrive… Désormais, c'est Nelly qui embarque l'Espace sur les ferries. Le prix des traversées est toujours un forfait voiture et chauffeur compris, les passagers supplémentaires paient séparément. Mais les passagers retraités de plus de 67 ans ne paient que 50% du tarif. En dépit de son jeune âge mais grâce aux cheveux blancs, J-J se permet de gratter quelques couronnes norvégiennes à chaque passage. Malin ! On se demande quand même si les Norvégiens dans leur honnête candeur, peuvent se douter de la filouterie de quelques étrangers astucieux. Nous n'en sommes même pas sûrs !
En 20 minutes nous traversons le Halsafjord et arrivons à Halsa. Un débarcadère au bout d'une route, rien d'autre. Juste après, la route E39 vers Trondheim semble barrée et nous prenons une déviation par la R65, ce qui nous vaut un détour conséquent.
18 h 00, nous nous installons au camping de Bæverfjord, petit terrain paisible et pas cher. La responsable ne parle que norvégien, pas facile de se comprendre.
19 h 00, dîner. La soirée est agréable, ensoleillée. Nous faisons une courte promenade au bout du fjord près du camping. Mais le terrain est marécageux et nous faisons rapidement demi-tour.
La traversée du Halsafjord en ferry
Jour 7 - Lu 22/06/2009 - Bæverfjord - Trondheim - Vegset
A 05 h 00, le soleil brille, largement au-dessus des montagnes environnantes.
Route 65 vers Trondheim en suivant une longue vallée où règne une forte activité agricole.
11 h 00, arrivée à Trondheim, 3ème ville de Norvège que nous avions déjà visitée l’hiver dernier. Cette fois-ci, le beau temps règne et il fait même chaud. Autant, cette ville était déserte en décembre, autant elle est animée aujourd’hui. Il y a déjà bien du monde aux terrasses des cafés de la rue principale, Munkegata.
Stationnement en centre ville, sur Dronningensgata, juste à côté de la bibliothèque municipale. Pas fait exprès, mais cela tombe bien ! Nous commençons donc par essayer d’envoyer un mail, gratuit depuis cette bibliothèque.
Il faut d’abord trouver un ordinateur libre, puis se familiariser avec les menus et commandes de l’ordi en norvégien, et ensuite taper le message sur un clavier qwerty, sans accents, sans apostrophes, sans cédilles, mais avec des caractères norvégiens inhabituels, tels que ø, æ, å, Ø, Æ, Å. Mais, on a réussi et le message est bien parvenu à tous ses destinataires.
Nelly est en manque et veut absolument trouver une boulangerie pour y acheter du pain : gageure en Norvège, où nous n’avons pas encore vu ce genre de boutique. Près du marché, nous pénétrons sans conviction dans une galerie marchande. Et, bien en vue au milieu de cette galerie… une boulangerie-viennoiserie vend… des "baguettes françaises" (écrit tel quel sur les étiquettes), mais le prix, lui, reste norvégien ! Et même la vendeuse s’exprime en français.
Avec l’Espace, nous nous déplaçons dans le quartier de Bakklandet. Pique-nique ensoleillé sur un terre-plein sur la rivière Nidelva, face aux entrepôts multicolores. Au même endroit, le 31 Décembre, nous étions sous les bourrasques de neige fondue.
Passage sur le vieux pont Gamlebybru, puis montée à la forteresse de Kristiansten Festning, construction blanche et massive. Depuis les talus en herbe, quelques points de vue sur la ville et le fjord.
Retour à la voiture par les rues de Nedre Bakklandet, bordées de maisons anciennes et colorées.
15 h 00, repris la route par la E6 via Levanger et Steinkjer au fond du fjord de Trondheim.
Poursuite sous une averse orageuse en longeant le lac de Snåsa,
18 h 10, au bout du lac, nous trouvons le camping de Vegset. Personne à la réception, entrée libre, le gérant passera plus tard… Il y a même un tableau avec les clés des hytter à disposition avec une boite à lettres pour déposer l’argent le lendemain matin… Installez-vous ! C’est la Norvège…
Mais l’orage menace… D’où une grosse hésitation pour installer notre campement. Avant toute décision, petite balade dans le camping et sur les bords du lac. Dans le camp, il y a beaucoup de caravanes avec des avancées, des auvents en dur, terrasses en bois, etc… dénotant un aménagement en plusieurs phases. Sans doute une astuce pour contourner un règlement particulier ?
19 h 30, début de l’orage. Finalement, on se réfugie dans une hytte (280 NOK) pour 4 personnes. Un peu sombre, équipée d’un frigo, four électrique et 2 plaques chauffantes, chauffage électrique que l’on n’a pas utilisé, éclairage et prises de courant. Couvertures et oreillers. Mais pas d’eau, il faut utiliser les installations communes, (sans doute à cause du gel en hiver).
Pendant que l’orage se déchaîne, on est au sec et l’on dîne sur une vraie table. De plus, on a pu recharger tous les appareils électriques à bloc.
Finalement, ce choix s’avérera judicieux, car le lendemain matin, il pleut encore.
Trondheim - Les anciens hangars sur les rives de la Nidelva
Jour 8 - Ma 23/06/2009 - Vegset - Brønnøysund - Thorghatten

Il a plu toute la nuit. Réveil à 07 h 30. Il crachine et la visibilité est mauvaise. On regrette encore moins d’avoir choisi la hytte. P’tit dej à l’abri, puis rangement dans l’Espace de toutes les caisses qu’on avait du sortir. Finalement, la hytte c’est contraignant ; et en plus il faut nettoyer la hutte.
A 08 h 30, le gérant du camping vient réclamer son dû. Nous redéposerons la clé au tableau en partant !
Départ vers Grong, puis bifurqué par la R775, toute petite route étroite et sinueuse. Nous slalomons au ralenti entre les moutons éparpillés sur la chaussée et les accotements. Imprévisible et dangereux, surtout à la sortie des virages, ces animaux n’ont vraiment pas conscience du danger !
A Høylandet, nous rejoignons la R17, la route côtière touristique (Kystriksveien), que l’on va suivre jusqu’à Bodø pendant près de 600 km.
Paysages vallonnés, rivières, belles forêts de sapins, fonds de fjords sous la pluie intermittente rendant les vues bouchées.
12 h 30, arrivée sous la pluie à Holm pour prendre le 4ème bac du voyage. A cause de la pluie, pique-nique dans la voiture dans la file d’attente. Traversée du Bindalsfjord jusqu’à Vennesund en 20 minutes sur un gros ferry, 4 files de véhicules, grands salons, boutique bien achalandée, cafétéria où tous les Norvégiens mangent des hot-dogs faits de grosses saucisses genre Francfort. Le temps encore bouché nous empêche de gambader sur le pont extérieur
En débarquant du ferry, la visibilité semble vouloir s’améliorer doucement. Le paysage change aussi, devient plus maritime et pourrait rappeler certains coins de Bretagne nord.
14 h 30, arrêt à Vik pour visiter par hasard une église en bois (et miracle, elle est ouverte !). L’extérieur est couleur blanc et caramel. On a pu visiter l'intérieur peint en rose et mauve, décoration minimaliste, orgue contemporain, et une belle galerie de portraits des anciens pasteurs.
15 h 30, arrivée à Brønnøysund. Ville et port tout en longueur sans cachet exceptionnel. Quelques courses dans un supermarché, avec de super prix… surtout les fruits. On a eu bien raison de faire le maximum de ravitaillement au départ de France !
Sur le port, Nelly visite une petite galerie marchande, pendant que J-J regarde l'arrivée par le nord du MS Lofoten d’Hurtigruten.
17 h 00, arrivée au site de Torghatten et installation au camping du même nom au pied du rocher. Nous trouvons un emplacement exceptionnel en bord du sund avec une jolie vue sur les sommets du continent. Idéal… sauf que le gérant du camp vient allumer un feu de camp à notre vent, sans doute pour célébrer la Saint-Jean, mais est-ce la vraie raison ?
Sans tout comprendre, nous préférons déménager pour ne pas être enfumés, et trouvons un autre endroit près d’une mini-plage. Beaucoup de camping-cars en passagers.
18 h 00, marche vers le trou du rocher de Torghatten. Ce gigantesque trou est une curiosité géologique creusée par la mer dans des temps immémoriaux. Il traverse de part et d'autre un immense rocher en forme de chapeau de gendarme. Inhabituel, ici, on ne tombe pas dans le trou, on y monte ! 125 m à gravir dans la caillasse avant de pénétrer dans le fameux trou, qui fait 160 m de long, 20 de large et 30 de hauteur. Il faut redescendre un escalier en bois pour atteindre la base d'une vaste salle, et vers le sud il y a une jolie vue sur un semis d’îles basses à perte de vue et une ferme isolée en 1er plan.
21 h 00, balade à pied aux abords du camping au fond d’une anse. Nous repérons de nombreux bigorneaux, on s’équipera mieux la prochaine fois. Les nuages se déchirent et l’on comprend que le soleil n’est pas pressé de se coucher…
Jour 9 - Me 24/06/2009 - Thorghatten - Nesna
Grand soleil dès le matin.
Peu après Brønnøysund, ferry entre Horn et Anddalsvåg pour traverser le Vellfjord avec un peu d’attente. Continuation sur la R17.
11 h 30, arrivée à Fjorvik et attente du second ferry de la journée. Promenade à pied sur le port de plaisance et dans le hameau.
12 h 05, ferry pour Tjøtta. Très agréable traversée d’une heure dans un enchevêtrement d’îles et d’îlots, sous un ciel sans nuage, un chaud soleil et une forte luminosité. L'eau du fjord est d'un bleu intense, inimaginable pour la région. Passé tout le temps sur le pont pour admirer un paysage magnifique : une grande île de roche rouge, d’autres vert sombre, plantées de sapins, et la face orientale du massif des 7 Sœurs en arrière-plan. Discuté avec un couple de Liégeois, vus à Torghatten, qui circulent dans un gros camping-car gris et qui font leur deuxième voyage en Norvège.
Pique-nique peu après Tjøtta, juste au bord du Velsnfjord avec de jolies montagnes en arrière-plan. Un endroit très calme propice au repos.
Arrêt à la nécropole russe (2ème guerre mondiale), minimaliste.
Arrêt à l’église médiévale d'Alstahaug construite en pierre dans un très joli cadre verdoyant près de la mer. A l'intérieur, belle chaire et tableaux en bois sculpté et polychrome. Curieux clocher à bulbe. Comme souvent en Norvège, cimetière bucolique et bien entretenu autour de l’église, avec quelques "pierres" tombales en fonte. Très bel ensemble.
Longé le versant occidental du massif des 7 Sœurs avant d’arriver à Sandnessjøen, petite ville vite visitée : la rue principale et le port sont d’un intérêt réduit.
Passage sur le haut pont à haubans de Helgelandbru (devenu gratuit) franchissant l’étroit Leirfjord.
17 h 00, 3ème ferry du jour à Levang pour rejoindre Nesna. A l'embarcadère de Levang, cadre typique de Norvège avec des huttes de pêcheurs rouge sang construites sur pilotis. Traversée du Ranafjord en longeant des côtes verdoyantes parsemées de grosses exploitations agricoles en bordure du fjord. L'activité est intense, c'est la période des foins. Belles montagnes enneigées dans le lointain. Cadre splendide.
Installation au camping de Nesna, intégré dans un motel-centre de vacances (!?), à faible distance du village et du débarcadère du ferry, et en bordure de fjord. Accueil sympathique. Parties communes bien équipées, cuisine, salle de repos et de télé. Terrain très agréable.
Pêche aux bigorneaux devant le campement, belle récolte. Après le repas de bigorneaux et de crêpes, promenade à pied jusqu’à l’église du village et au port, toujours sous le soleil.
Transfert des photos et des films dans la salle télé du camping.
22 h 50, le soleil qui brille toujours passe derrière les montagnes et nous nous couchons au grand jour. En fait, nous sommes à 120 km du Cercle polaire et il n’y a maintenant plus de nuit.
En résumé, une journée exceptionnelle.
Le Velsnfjord
Jour 10 - Je 25/06/2009 - Nesna - Svartisen - Reipa

Grande luminosité durant toute la nuit. 06 h 45, réveil sous un grand soleil et déjà (!) la chaleur.
08 h 20, tenue vestimentaire d'été (T-shirt et bermuda), départ et trajet par une route longeant des fjords tranquilles donnant de beaux reflets dans l'eau calme ainsi que des cimes enneigées en arrière-plan, (Sjonafjord).
10 h 00, arrivée à Kilboghamn, soit un parcours de 90 km en 1 heure 50 ! Il ya déjà une longue file de voitures et un bus pour emprunter un ferry qui paraît bien petit. Suspense, jusqu'à ce qu'arrive notre tour. Montera, montera pas ? Finalement, on rentre, mais de justesse ! Le bac suivant était 2 heures plus tard.
Toujours du très beau temps, mais bizarrement, un petit vent frisquet oblige à trouver un abri sur le pont du ferry. Belle navigation de 70 minutes en slalomant entre de nombreuses îles. Passage du Cercle Polaire (annoncé par l'équipage), et devant la boule métallique marquant le lieu : 66°33' N immortalisée par tous les photographes du bord.
Débarquement à Jetvik, puis pique-nique express au fond du beau Tongsfjord, chassés par un vent glacial et surtout des mouches très agressives.
Toujours sous un franc soleil, courte traversée du Skardsfjord, entre Ågskardet et Forøy. Du ferry, on a quelques vues sur le sommet du glacier Svartisen.
Arrêt à Braset sur le Hollandsfjord, pour plusieurs points de vue sur l'Engabreen, bras du glacier Svartisen se jetant pratiquement dans le fjord. Pris une vedette pour traverser le fjord et rejoindre la base de l'Engabreen, mais il reste 3,6 Km à faire à pied avant d'y parvenir. Chemin très facile au début, malgré la forte chaleur (eh, oui !), devenant plus difficile au pied du glacier sur la roche polie et lissée au fil des siècles par l'avancée du glacier. Il y a même des chaînes pour s'agripper à la montée. Dur ! Finalement, on cale en cours de route, aussi à cause de la chaleur. (Ce sera en réalité, la journée la plus chaude de ce voyage).
On a toutefois de très belles vues du glacier et du fjord qui brillent de mille éclats sous le soleil. ("Le soleil fait pétiller la mer", dixit Nelly). C'est vraiment magnifique. Sans toucher la glace, nous en sommes assez près et malgré tout, cette balade devait être faite.
Retour à la voiture et poursuite en empruntant les tunnels de Glomfjord. Trois tunnels à la suite de 7 km,1 km et 2 km de long avant d'arriver à Ørnes.
Camping à Reipa, 5 km après Ørnes, dans un terrain quasiment vide, exposé au vent et à l'ombre des montagnes avoisinantes, donc très froid.
Promenade à pied sur une grève des environs.
23 h 30, le soleil brille nettement au-dessus de l'horizon entre les 2 montagnes au nord du camp.
Le terrain de camping de Reipa
Jour 11 - Ve 26/06/2009 - Reipa - Bodø - Å i Lofoten
Toujours du grand soleil au réveil
09 h 45, départ du camping. Nombreux arrêts le long des fjords, notamment à Storvik et sa longue plage de sable (mer bleue intense), et au lac de Valnes, avec quelques abris colorés et plusieurs barques échouées sur les berges.
12 h 00, arrêt au pont de Saltstraumen pour voir les courants entrant ou sortant du Skjerstadfjord, par un goulet de 150 m de large (± 400 millions de m3/h à 28 nœuds aux plus fortes marées). Descente à pied sous le pont sur la rive est. Nous arrivons à la fin du jusant, donc rien d'extraordinaire, mais en un quart d'heure le flot arrive et le phénomène s'accélère. L'eau défile alors très vite et bruyamment ; marmites et tourbillons sont en évolution permanente : impressionnant. Pique-nique sur place accompagnés de nombreux pêcheurs ou curieux venus, comme nous, regarder l'eau passer.
Nous montons à pied sur le pont pour avoir une vue d'ensemble du phénomène et ne sommes pas déçus, c'est encore plus spectaculaire, surtout de voir à quelle vitesse l'eau rentre dans ce fjord. De plus, très beau panorama sur l'amont du fjord et les montagnes enneigées vers le sud.
Fin de la route 17 à Løding, un très bel itinéraire de près de 600 km réalisé en 3 jours ½ et qui méritait d'être fait, bien mis en valeur par une météo exceptionnelle.
15 h 45, arrivée à Bodø à l'embarcadère du ferry pour Moskenes (Lofoten). Sur le vaste terre-plein, déjà beaucoup de monde à attendre sur 6 files. Il semble que suite à une avarie, le ferry de 15 h 00 ait deux heures de retard, et que la file d'attente soit en conséquence ! Nous n'avons pas réservé notre passage. Donc, suspense et patience !
Le MS Trollfjord d'Hurtigruten est à quai. Nous étions à cette même escale le 1er Janvier dernier, mais sous une météo et une luminosité bien différente.
16 h 30 Petit tour rapide en ville. Peu d'intérêt, ce que nous savions déjà.
17 h 00, retour à l'embarcadère. Un ferry vient d'arriver (celui de 15 h 00 ?), beaucoup d'incertitude pour embarquer normalement dessus. Cela ne semble pas organisé ou bien c'est la panique parmi le personnel chargé de l'embarquement.
Ce sont les vacances, c'est aussi le week-end et il y a affluence. L'énervement grandit parmi les passagers, d'autant qu'après ce ferry, le suivant est à 00 h 45 !!!. C'est la grande valse-hésitation sur le terre-plein, et à cause de la panique générale du personnel, la montée des véhicules se fait au compte-gouttes, allongeant encore la durée du désordre.
18 h 00, ça y est ! Nous sommes parmi les tous derniers à embarquer sur le catmaran MS Bodø. C'est vraiment passé de justesse. Les 5 files de véhicules sont remplies. A l'intérieur, dans le grand salon une longue queue se forme instantanément à la cafétéria bien avant le départ. Ensuite, la plupart des passagers s'installent et mangent. Nous pique-niquerons également à bord et Nelly s'offrira une glace.
18 h 15, appareillage. A peine virées les îles à la sortie du port que l'on aperçoit déjà les Lofoten à l'horizon… soit une visibilité proche de 90 km !
Ciel toujours clair, temps calme, mer plate. Traversée agréable à une vitesse de 16 nœuds (soit 29 km/h), donc, pas très chaud sur le pont extérieur en fin de journée. Vers l'arrière, vues sur les montagnes enneigées du continent norvégien, et se rapprochant, "le Mur des Lofoten", fait de montagnes escarpées, paraît infranchissable.
21 h 30, arrivée à Moskenes, petit port tranquille au sud de l'archipel. En contre-jour, les montagnes ont des reflets très sombres dans les eaux du port. L'éclairage est très contrasté, aussi de beaux reflets des bateaux et des rorbuer.
21 h 50, arrivée à Å i Lofoten et installation au camping de Moskenesstraumen à l'extrémité du village. Le Guide du Routard avait raison, pas terrible ! Accueil minimaliste. Cher pour le peu de prestations offertes, nous sommes installés sur un terre-plein exigu et tristounet, coincés entre 2 camping-cars.
Balade à pied jusqu'à l'extrémité du camping (inaccessible aux véhicules), où le site est plus grandiose et sauvage. Nous partons explorer le village et marcher autour du port au milieu des rorbuer rouge sang, bâtis sur pilotis. Ces rorbuer semblent fréquentés par des amateurs de pêche sportive qui ramènent de belles prises : flétans énormes et autres qu'ils découpent ensuite sur place.
Storvik - Å i Lofoten
Jour 12 - Sa 27/06/2009 - Å - Svolær - Handelsand
Petit déjeuner dans la salle commune du camping face à la mer.
08 h 45, départ du camping et déjà arrêtés quelques centaines de mètres plus loin pour photos et films du port de Å, avec ses rorbuer multicolores, des petits chalutiers et les montagnes acérées et à pic en arrière-plan, le tout accompagné par les cris stridents des mouettes. Ce village est la carte postale des Lofoten.
Puis, au port de Reine, les rorbuer rouge sang se détachent des eaux bleues du port et contrastent, là encore, avec les montagnes tombant à-pic brutalement dans la mer. Typique ! Ensuite, arrêt à Hamnøy.
10 h 15, Flakstad, immense plage de sable blanc baignée par une mer turquoise avec montagnes en arrière plan. Paysage surréaliste, inimaginable à cette latitude, et pourtant bien réel. Il ne manque que les cocotiers pour que ce site soit paradisiaque. Résultat, personne, absolument personne sur cette longue plage, si ce n'est 1 ou 2 couples d'huitriers-pie qui courent avec nous sur le sable en lançant des cris stridents.
10 h 30, à l'écart de la route, le port sauvegardé de Nusfjord, là encore, cliché des Lofoten. Péage de 5.50 € par personne (un peu exagéré), pour l'entretien et la conservation du site. Rorbuer jaune et rouge sur pilotis autour d'un petit port en fer à cheval. Dans quelques bâtiments d'époque, espace muséographique concernant la pêche, le travail de la morue et tous les métiers s'y rapportant. Boutique de souvenirs dans une échoppe restée dans son état d'origine. Site très visité.
Arrêt au panorama de Felsa, sur un tertre à l'écart de la route. Vaste point de vue sur une large vallée verdoyante.
12 h 00, détour par la plage d'Haukland, sur la côte nord de l'archipel. Malheureusement, d'épais nuages et du vent fort arrivent sur place en même temps que nous, difficile de rester. Franchement dommage, car c'est une belle plage de sable blanc.
A proximité, et après être passés sous un tunnel, pique-nique sur la plage d'Utakleiv. Ecourté à cause du temps très maussade et du vent froid. Encore dommage, car nous avions une très belle et longue plage face à nous.
13 h 00, passage à Stamsund, courte escale Hurtigruten de l'hiver dernier que nous avons bien du mal à reconnaitre. Retour du beau temps et poursuite par la R815 sur la côte sud de l'archipel par Valberg, dans de beaux paysages de montagnes tombant brutalement dans des plaines marécageuses.
Visite du port de Henningsvær, situé sur une île et accessible par un pont à voie unique réglé par des feux tricolores. Sur fond de montagne abrupte, un port tout en longueur entouré de constructions blanches sur pilotis.
16 h 00, arrêt à Kabelvåg, où se déroule un rassemblement de vieux gréements locaux, ainsi qu'une fête populaire sur la place du village. Une animation que nous n'avons jamais retrouvée ailleurs en Norvège. Les gens sur des tables et des bancs au milieu de la place mangent du poisson ou des crevettes. Un groupe joue de la musique sous un kiosque. Nous achetons 1 litre de crevettes pour le dîner.
A la sortie du village, une très belle église en bois peint en marron est en cours de restauration.
18 h 30, Svolvær. Nous assistons à l'arrivée du MS Polarlys d'Hurtigruten qui débarque son lot de touristes pour des excursions dans l'archipel. Difficile de reconnaitre de jour l'escale faite de nuit et sous la neige l'hiver dernier.
La géographie se prête à l'observation du soleil de minuit et nous voudrions faire du camping sauvage sur la côte nord pour cela. Il fait beau, bien que le ciel ait l'air de se couvrir légèrement et qu'un vent frisquet commence à souffler. Ce soir, nous pique-niquons avant de trouver l'endroit idéal : repas de crevettes.
Plus nous roulons vers la côte nord, plus le temps se couvre. Arrivés à Laukvik, il bruine ! De plus, de la route, nous ne trouvons pas d'accès commode vers la plage ; de toute façon, le soleil à minuit paraît bien compromis.
21 h 00, dépités, nous poursuivons notre itinéraire vers Fiskebol par une petite route qui se transforme vite en piste en traversant des paysages désertiques pendant plusieurs kilomètres. Dans la grisaille, rien pour accrocher le regard, pas une maison, pas une voiture, rien ! Difficile de trouver un endroit sympathique et sûr dans un tel désert pour camper.
21 h 30, en roulant, sur la gauche et bien à l'écart de la route, une petite église isolée et à côté les toits de 2 camping-cars. A gauche toute ! Au bout du chemin, au pied de l'église, une petite place en herbe où stationnent pour la nuit 2 camping-cars immatriculés dans l'Orne.
Installation rapide du campement sous le crachin et café bien chaud.
22 h 30, le temps se dégage timidement. Marche à pied vers le rivage, l'horizon vers le nord rosit à peine. Le soleil reste bien caché derrière les nuages. Raté !
Retour à la voiture pour notre première nuit dans la nature. Aussi, nous pensons que près de l'église, il ne devrait rien nous arriver...
A suivre…
2ème Partie -- 3ème Partie -- 4ème Partie
1ère Partie - ROUEN - ÎLES LOFOTEN
Genèse du voyage L'idée de ce voyage estival en Norvège s'est imposée d'elle-même lors de la croisière que nous avions réalisée sur l'Hurtigruten, l'express côtier de Norvège, fin décembre 2008 et début janvier 2009 entre Bergen et Kirkenes.
Nous étions curieux de connaitre les conditions de luminosité à cette période de l'hiver dans les hautes latitudes et n'avons pas été déçus. De Bergen jusqu'à Bodø, une météo et des périodes de jour à peu près équivalentes à celles que nous connaissons dans le nord de la France à la même époque, avec une infime couche de neige à partir du 3ème jour. Mais une fois franchi le Cercle Polaire Arctique (66° 33' de latitude Nord), et arrivés à Bodø, changement radical d'ambiance, pénombre à partir de 14 h 00, nuit totale vers 15 h 30, et une épaisse couche de neige fraîche dès l'arrivée aux îles Lofoten.
A partir de là, nous progresserons vers le Nord en traversant des paysages enveloppés d'une lumière étrangement bleuâtre, à la fois douce et électrique, réfléchie par la neige qui recouvre tout. Ce bleu blafard devenu omniprésent rend les paysages irréels. Et dans le brouillard, sous les grains de pluie ou de neige, les montagnes bleutées, un ciel cendré et une mer plombée et confuse se fondent en des limites mouvantes et incertaines.
Et il faut faire vite, la brièveté des périodes de jour relatif impose de ne rien perdre de ces bouts de paysages faiblement éclairés. Autant que faire se peut, J-J passe de longs moments sur la coursive extérieure du pont 6 complètement emmitouflé pour se protéger du froid et du vent mordant, le plus souvent à l'avant du MS Trollfjord, à regarder, scruter ou contempler cette fantasmagorie naturelle en perpétuelle évolution.
Nous voulions voir l'hiver dans les régions septentrionales, nous avons donc été gâtés par la luminosité et la météo qui étaient les vedettes de ce voyage hivernal. Mais très vite, sur la coursive du pont 6 du MS Trollfjord est arrivé un profond sentiment de frustration… Ces paysages mystérieux, si beaux sous la neige et dans la pénombre, devraient sans aucun doute être splendides et grandioses sous la lumière estivale.
Les slaloms entre les îles, la vue des côtes escarpées, les arrivées dans les ports, l'été cela doit avoir aussi son charme…
Refaire la même croisière l'été, idéalement en juin ! Pourquoi pas l'été prochain ? Et pourquoi pas en sens inverse, de Kirkenes à Bergen pour avoir une autre vision des choses ? Et quitte à faire un si long voyage, pourquoi ne pas le compléter par un circuit en voiture et visiter l'intérieur du pays ? Pourquoi pas ?
Début janvier 2009, à peine débarqués à Kirkenes, nous savions que nous reviendrons rapidement visiter la Norvège.
Généralités Restait à mettre au point les modalités d'un tel voyage :
· En étudiant la brochure d'Hurtigruten, nous avons compris que dans le sens nord-sud, Kirkenes-Bergen, le transport de la voiture était compris dans le prix du billet des passagers, ce qui incitait forcément à faire le trajet dans ce sens.
· Une escapade au Cap Nord trouvait ainsi sa justification par le fait d'avoir à se rendre à Kirkenes, aux confins du pays.
· Vu les coûts prohibitifs de l'hôtellerie et la restauration en Norvège, le camping s'imposait.
· Et puisqu'il fallait camper, pourquoi ne pas utiliser et transformer le Renault Espace en mini camping-car, alliant ainsi logement, autonomie et indépendance… et économie ?
Et les cogitations ont réellement commencé en mars 2009...
Durée du voyage Avant toute connaissance approfondie des hauts-lieux de la Norvège touristique, l'idée de base était de rejoindre Oslo, puis le fjord de Geiranger, parcourir les îles Lofoten et gagner le Cap Nord avant de se rendre à Kirkenes et embarquer sur l'Hurtigruten. Au retour après Bergen, l'idée était de rejoindre le sud de la Norvège avant de traverser vers le Danemark.
Combien de temps pour réaliser un si vaste programme ? A priori, 3 semaines pour arriver à Kirkenes, 1 semaine à bord de l'Hurtigruten jusqu'à Bergen, 1 semaine pour redescendre à Rouen, donc 5 semaines.
Garde-robe et bagages Premier casse-tête ! Comment s'habiller pour vivre dans des conditions précaires pour une longue durée dans des régions à la météo aussi capricieuse. Nous avons donc prévu les mêmes parkas, sweats polaires et bonnets que l'hiver précédent (et ils nous ont bien servis), des T-sirts et bermudas (ils nous ont servis aussi, mais beaucoup moins), des vêtements de pluie, pulls, avec les changes indispensables, etc, etc… sans négliger les chaussures de randonnée, …mais nous avons oublié les gants !
De plus, nous ne pouvions avoir l'air de campeurs à bord de l'Hurtigruten, nous avions également besoin d'une garde-robe plus élaborée, sans pour autant être grand chic, pour une semaine.
Autant dire que le poids et surtout le volume de ces bagages risquait d'être conséquent. Résultat : une grande valise rigide, 3 ou 4 bagages souples et quantité d'autres petits sacs… rien que pour l'habillement !
En pratique, les bagages les plus usuels restaient dans l'habitacle durant la journée et devaient être transférés tous les soirs sur les sièges avant. La manutention bi-quotidienne de ces bagages ne restera pas le meilleur souvenir de ce voyage.
Heureusement, l'emprunt d'un grand coffre de toit a permis de stocker tout ce qui n'était pas d'utilisation quotidienne, ainsi que la literie (couette, drap, oreillers).
Aménagement de l'habitacle de l'Espace Le problème a priori le plus ardu à résoudre était l'aménagement de l'Espace en un véhicule à tout faire, suffisamment pratique pour faire du tourisme et surtout pour y vivre dans des conditions rustiques (pique-nique, camping), et climatiques incertaines (pluie, froid, vent, etc).
· Une fois les sièges passagers débarqués, il reste dans l'Espace un vaste plancher parfaitement plan de 2.20 m de long et de 1.17 m de large (minimum au niveau du passage des roues AR).
· Sur ce plancher, 7 caisses en plastique de 0.60 x 0.40 m et 0.23 m de hauteur, pour stocker toute l'alimentation emmenée depuis la France.
· Sur ces caisses judicieusement disposées, un "sommier" amovible en trois parties réalisé en contreplaqué de 13 mm d'épaisseur.
· Un matelas gonflable de 1.90 m de long et 1.16 m de large (juste la dimension du passage de roues), opportunément trouvé chez Décathlon.
· Acquisition d'un gonfleur électrique 12 v raccordé sur une prise allume-cigare permettant de gonfler le matelas sans fatigue en moins de deux minutes.
· Réalisation de "rideaux" en tissu occultant tendus sur des tiges souples en fibre de verre assurant une protection vis-à-vis des éventuels indiscrets et aussi une pénombre illusoire au cours des nuits estivales sous les hautes latitudes.

Aménagement extérieur de l'Espace On peut aussi penser qu'une fois ouvert, le vaste hayon arrière de l'Espace prolonge efficacement l'habitacle. C'est en partie en partie exact, à condition que la pluie ne tombe que verticalement et encore… Pour que cela soit réellement confortable, le mieux serait de s'équiper d'un auvent recouvrant entièrement le hayon et débordant largement sur le pavillon (le toit) de l'Espace, avec des joues latérales fixées au sol par des piquets. Rien de tel n'existe dans le commerce.
Fort opportunément, une de nos relations nous procure ce que nous cherchons ou du moins, quelque chose d'approchant. Renault avait commercialisé une série limitée de Kangoo, dénommée "Décathlon" et fournissait avec cette voiture quelques gadgets, dont un abri léger à fixer sur le hayon afin de donner un aspect baroudeur à ce véhicule. Très bien, sauf que le concepteur de cet abri n'a pas été efficacement jusqu'au bout de la bonne idée : un échantillonnage trop léger des tissus et surtout une absence évidente d'étanchéité à la pluie. Si les 3 côtés de cet abri offraient une bonne protection, il n'en était pas ainsi au niveau de la toiture… Néanmoins cet abri, bricolé pour notre Espace, sera surtout utile les jours de vent pour protéger la cuisinière devant ses fourneaux et nous n'aurons pas à regretter de l'avoir emmené.
Restait à résoudre l'étanchéité supérieure de l'installation en cas de pluie violente ou prolongée. Pas d'autre solution que de recouvrir l'ensemble d'une grande bâche en plastique bleu du plus bel effet, elle aussi tendue sur des piquets. Peu esthétique, mais efficace ! Nous n'aurons qu'à nous servir une seule fois de cette bâche sur la route du retour au Danemark.

Matériel Pour le reste, nous avons utilisé le matériel du campeur lambda :
· Une table pliante et deux fauteuils pliants.
· Un réchaud 2 feux et 2 bouteilles de gaz de 2.5 kg (1 seule aurait suffit).
· Une glacière (réfrigérée à l'aide d'une bouteille d'eau que l'on a fait congeler 2 ou 3 fois dans les campings, de moins en moins nécessaire à mesure que nous montions vers le nord !).
· Deux vaches à eau de 10 l, utiles surtout pour la vaisselle des pique-niques du midi et lors des soirées passées en camping sauvage.
· Une valise à pique-nique très pratique pour ranger et protéger toute la vaisselle.
Alimentation Tout, absolument tout a été acheté en France, et globalement l'intendante avait fort bien calculé ses quantités. Cela était réparti dans les différentes caisses en plastique (petit-déjeuner, plats de résistance, dessert, etc…).
La totalité du ravitaillement intégralement fait en France se justifiait pour deux raisons :
· Les coûts prohibitifs généralement pratiqués en Norvège (exemple : fruits vendus à la pièce pour le prix du kilo en France).
· Les étiquetages étant uniquement en norvégien, cela évitait les déconvenues lors de la consommation de produits qui ne correspondent pas obligatoirement à nos goûts.
Nous n'avons complété notre ravitaillement que par du pain (genre pain de mie), que l'on tranche soi-même dans les nombreuses supérettes, et aussi l'achat de pavés de saumon (très bon et relativement abordable, de même que les crevettes en vrac surgelées.
Côté conservation, peu de problèmes, même avec les légumes frais, les fruits et les œufs. Nous avions une glacière que l'on a tenté de refroidir les premiers jours avec une bouteille d'eau glacée dont nous renouvelions la congélation dans les frigos des terrains de camping. Pratique de moins en moins nécessaire au fur et à mesure que nous montions vers le nord et dont nous nous sommes complètement dispensés ensuite (au Cap Nord, il faisait plus chaud dans la glacière qu'à l'intérieur de la voiture… !).
Production d'électricité Un aussi long voyage supposait la prise de nombreuses photos ou vidéos et nous risquions d'être confrontés aux difficultés de recharge des batteries dans des lieux isolés. Nous ne pouvions pas être tributaires que des prises de courant disponibles à rechercher dans des lieux publics. Il nous fallait notre autonomie et notre indépendance électrique.
Nous devions aussi embarquer l'ordinateur portable pour envoyer quelques mails et transférer photos et vidéos pour éviter la saturation des cartes mémoire. Face à l'étendue des besoins électriques, nous nous sommes donc équipés d'un convertisseur de courant 12v/220v de 300 ampères capable de supporter la recharge de l'ordinateur, l'appareil photo, le caméscope et les 2 téléphones portables ! La gestion de la charge de ces différents appareils sera une préoccupation constante durant tout ce voyage
Internet Dès mars 2009, J-J a surfé de longues heures sur la toile pour rassembler le maximum de renseignements pratiques sur le trajet prévu. Ces heures passées en amont ont grandement facilité la réussite du périple.
· Au XXIème siècle, Internet est devenu un outil indispensable pour la préparation de n'importe quel voyage car on y trouve, rien que sur les sites en français quantité d'informations historiques, géographiques, culturelles, humaines concernant le pays à visiter. Les guides papier (Michelin, Routard, etc…), gardant leur utilité au niveau de l'information locale plus détaillée.
· Les sites en anglais sont innombrables et permettent d'accéder à davantage d'informations. La pratique d'un anglais scolaire basique permet néanmoins de naviguer sur ces sites, d'y trouver et d'interpréter le minimum de ces informations, surtout utile pour tout ce qui concerne l'hébergement, les transports, etc…
· La pratique du norvégien aurait été un plus… La consultation de sites en norvégien, donc sans traduction anglaise (et encore moins française), est surtout inécessaire pour la connaissance des horaires et des tarifs des nombreux ferries locaux. Beaucoup de termes s'apparentent à l'anglais ou l'allemand, en mélangeant les deux et après quelques temps, on arrive à s'y retrouver.
· La lecture des forums de voyage, des multiples sites personnels ou de blogs créés par de nombreux camping-caristes à été fort utile. Une vraie mine d'or, tant chacun a sa façon spécifique de voyager, d'insister sur ses points d'intérêt propres (itinéraires, paysages, excursions, rencontres, musées, alimentation, etc…). Il y a toujours quelque chose de positif à retirer de la lecture et la synthèse de tous ces récits, ce qui à permis de peaufiner notre trajet en fonction.
· La consultation de Google Earth est très intéressante. Ce site permet de comprendre la géographie du pays en détail. En superposant les routes sur la vue satellite et en ouvrant les nombreuses photos Panoramio qui sont annexées, on imagine très bien quel itinéraire on va emprunter.
· Internet nous a également été utile pour choisir et réserver les traversées en ferry entre le Danemark et la Suède à l'aller et entre la Norvège et le Danemark au retour
Road book L'itinéraire prévisionnel à d'abord été établi à l'aide d'une carte d'une carte éditée par l'I.G.N. au 1/850.000, complétée par une carte touristique de la Norvège. La consultation du site Via Michelin permettait de déterminer rapidement la longueur et les temps de parcours des différentes étapes. Très vite, on comprend que la connaissance des horaires des ferries locaux détermine l'organisation de l'étape du jour sur certains trajets.
Ce road book comprenait par jour :
· La longueur de l'étape et sa durée prévisionnelle y compris pour les points de passage intermédiaires ou caractéristiques.
· Les sites ou ville à visiter y compris les coûts des visites.
· Les ouvrages à péages (tunnels ou ponts, assez nombreux), et le coût du passage.
· Les ferries avec horaires, durée de traversée et coût.
Arrivés sur place, ce document nous a bien aidé à anticiper l'itinéraire et nous a évité de commettre bien des erreurs de trajet (le G.P.S. nous a également bien servi).
L'élaboration de ce road book devait sans doute être bien faite, car au final le programme a été respecté presque à la lettre. Nous avons fait tout le parcours sans flâner, mais sans jamais nous presser.
Jour 1 - Ma 16/06/2009 - Rouen - Århus (DK)
Donc, nous avons quitté Rouen à 5 h 20, cap sur Århus au Danemark que nous voulions atteindre dans la soirée, soit environ 1.300 km à parcourir essentiellement sur autoroute.
Nelly a conduit jusqu’à Liège que l'on atteint à 09 h 30. Ensuite, J-J a repris le volant pour traverser l’Allemagne. Les autoroutes allemandes sont gratuites, mais on n’en a que pour son argent… La vitesse n’y est en principe pas limitée… sauf signalisation contraire, sauf ralentissement et bouchons, sauf travaux, si bien qu’on n’y roule pas si vite que cela.
Et s’il existe un enfer autoroutier, c’est entre Brème et Hambourg (125 km). Des zones de travaux de 6 kms de long en alternance, avec des voies réduites au plus strict minimum pour le passage d’un camion et d’une voiture avec peu d’espace entre chaque. Dantesque et hyper stressant. Il faut qu’il n’arrive rien sinon cela doit vite tourner à la catastrophe comme on l’a vu dans l’autre sens, avec des bouchons monstrueux sur plusieurs dizaines de kms.
Traverser l'Allemagne sur ces autoroutes infernales (650 km), nous a paru pénible et très dangereux, aussi nous étions bien contents de passer la frontière danoise à 16 h 45. Au Danemark, tout devenait plus calme, peu de circulation, l’autoroute passé à la serpillère et toute la campagne époussetée et passée au peigne fin… Trop propre !
18 h 50, nous sommes fourbus lorsque nous arrivons au camping Blommenhaven à Højbjerg, à 5 km au sud d'Århus. Camping calme dans les bois et en bord de mer.
Nous avions trouvé ce camping sur Internet et le GPS nous a guidés dans un dédale de petites rues dans une banlieue résidentielle avant d'arriver au but. La technologie nous a bien facilité la vie ce soir là, car la recherche de ce terrain aurait été vraisemblablement laborieuse vu notre état de fatigue l'arrivée. Un souci de moins !
Bilan de la journée : 13 h 30 de route et 1.280 kms. Ca fait du bien quand ça s’arrête !!!
Quoi que ! Il a fallu organiser le campement ! Tout retrouver ce qui était tout bien rangé, c'est-à-dire tout soulever et tout fouiller 2 fois avant de mettre la main sur quoi que ce soit ! Galère !
Dans ce camping nous avons découvert et utilisé la cuisine et la salle à manger collectives qui sont de rigueur dans tous les campings scandinaves. Nelly à pu préparer tranquillement le dîner.
Nous avons surtout passé la soirée a essayer d'y voir clair dans notre organisation et à cogiter sur un rangement cohérent du matériel, des bagages, des vivres, de la vaisselle, de la literie sans avoir à tout remuer systématiquement deux fois. L'ampleur de la tâche est démoralisante et avec la fatigue J-J a l'impression que cela ne sera jamais résolu. Pas facile, la vie de nomade !
Jour 2 - Me 17/06/2009 - Århus (DK) - Varberg (S)
07 h 00, réveil après une première nuit plutôt frisquette. En fait, on n’a pas beaucoup dormi ! C'est qu'il a fallu trouver nos marques dans notre Espace. La première cause du froid lors du sommeil provenait du matelas pneumatique. En interposant une mince couverture isolante, le problème a été résolu efficacement dès la nuit suivante.
Nous nous réveillons à l'ombre de grands arbres… Aussitôt, nous déplaçons l'Espace sur un emplacement ensoleillé plus agréable pour prendre le petit-déjeuner, et nous nous réchauffons doucement.
09 h 15, départ du camping après avoir tout rangé dans la voiture. Pas évident d'être efficace. Direction Århus.
10 h 00, visite de Gamle By. A peine à l'écart du centre ville, il s'agit d'un village ancien reconstitué à l'aide de bâtiments traditionnels démontés, transportés et réunis en un même lieu. L'ensemble est fort bien réussi. Sous prétexte de la sauvegarde d'un patrimoine ancien de grande valeur, les concepteurs ont transformé chaque boutique, atelier ou habitation en un musée de l'artisanat et des traditions danoises. Tout ce qui faisait la vie d'un village ancien est ainsi présenté et mis en valeur, parfois avec le concours de personnes en costume d'époque qui fabriquent, travaillent, vendent ou expliquent en situation, comme la boulangère, le tonnelier et même le pasteur… Très intéressant. Nous y resterons une bonne partie de la matinée.
Ensuite, nous avons le temps de faire un détour par le village de Ebeltoft sur la presqu'île de Molls. Nous parcourons ainsi la rue principale d'un village qui a gardé un cachet rustique, une rue typique et animée bordée de jolies façades colorées.
12 h 40, nous gagnons Grenaa, où nous devons prendre le ferry pour la Suède. Nous sommes en avance et pique-niquons sur l'aire d'embarquement avant de passer.
Nous avions réservé notre passage par Internet, aussi les formalités sont réduites à leur plus simple expression. Internet, le G.P.S., l'espace Schengen et l'euro (dans une moindre mesure dans les pays scandinaves), facilitent bien la vie des voyageurs en Europe…
14 h 00, nous embarquons à bord du ferry Stena Nautica, qui visiblement commence à dater (1986), même s'il a tété rénové en 2002. Peu de monde à bord, la traversée s'annonce tranquille.
14 h 25, appareillage de Grenaa. Il fait un temps splendide, inespéré pour la région, grand soleil et chaleur tout l'après-midi, pas de vent apparent. Nous profitons d'autant plus du sun deck pendant les quatre heures que dure la traversée qu'il y a peu de monde à bord.
18 h 40, débarquement à Varberg en Suède après une traversée de rêve.
19 h 00, arrivée au camping de Geteröns, à 4 km au nord du port. Très pratique ! Encore un camping repéré depuis longtemps sur Internet. Il s'agit d'un vaste terrain plat sans arbres, occupé essentiellement par des grosses caravanes sédentaires, pratique courante en Scandinavie.
Nous discutons en mauvais anglais avec notre voisin qui nous indique qu'il y aura du vent et de la pluie durant la nuit. A peine avons-nous terminé la discussion que le ciel si bleu jusque là se voile très rapidement et que le vent se lève.
Nous installons l'auvent Décathlon sur le hayon de l'Espace pour que Nelly puisse cuisiner dans les meilleures conditions. Notre installation intrigue, puis fait sourire les quelques campeurs qui passent devant nous. Nous dinons rapidement sous l'auvent car il ne fait pas bien chaud. Vu le temps qui s’annonce, une p’tite soupe et au lit ! Encore faut-il se retrouver dans notre amoncellement de matériel à l'intérieur de la voiture ! La technique n'est pas encore bien rodée.
21 h 00, coucher. Nelly regarde un film sur l'ordinateur…
Jour 3 - Je 18/06/09 - Varberg (S) - Oslo (N)
A 4 h, il fait grand jour, la pluie se met à tomber et le vent se renforce, mais bien au chaud sous la couette, quel confort !
09 h 00, le vent et la pluie qui l'accompagne ne nous ont pas incité à sortir rapidement de sous la couette. Vu la météo, nous préparons le petit déjeuner dans la cuisine collective et le consommons dans la salle commune à disposition dans le camping. Pratique !
Ensuite, autoroute en Suède. Paysages vallonnés et verdoyants très agréable à regarder : forêts de sapins, champs, etc… sauf que l’on roule sous les grains et les averses, ce qui nous gâche un spectacle qui aurait pu être agréable.
12 h 45, passage de la frontière norvégienne à Svinnesund et aussitôt, premier poste de péage routier. Des douaniers très laxistes regardent stoïquement les voitures et les camions passer… Nous faisons nos premiers tours de roues en Norvège en suivant la route E6 (laquelle route se termine à… Kirkenes, 2 700 km plus loin !).
15 h 00, arrivée à Oslo au camping Ekeberg (encore trouvé sur Internet et guidé par le G.P.S.), par un temps qui semble vouloir s’améliorer. Nous choisissons notre emplacement et empruntons le bus 74 pour nous rendre en ville et qui nous dépose devant le théâtre.
Oslo n’étant pas le but de notre voyage, nous n’y consacrons que la fin de l’après-midi, pour faire une rapide tour sur les quais du nouveau quartier d'Aker Brygge avec ses boutiques et ses terrasses surplombant le port.
Nous visitons le parc Vigeland, célébrissime et immanquable par ses multiples statues de bronze ou de pierre d’hommes, femmes et enfants dans le plus simple appareil, qui symbolisent tous les moments de la vie, de l’enfance à la vieillesse. On aime ou on n’aime pas. Tout cela se termine sur un promontoire où se dresse un gigantesque phallus constitué de corps nus emmêlés. On vous le dit, c’est un must d’Oslo !
Ensuite, découverte du nouvel opéra d’Oslo. Construit au bord du fjord, c’est un bâtiment tout blanc, à l’architecture ultramoderne et audacieuse symbolisant un iceberg, inauguré en 2008. Surprenant mais très réussi. On peut marcher sur les différents plans inclinés assez raides des toitures. Ca vaut le détour !
Une foule endimanchée se précipite à l'intérieur, nous y pénétrons aussi. Ce soir (19 h 00), on joue Elektra de Richard Strauss. Beaucoup de monde autour des différents bars du hall d'entrée et chacun y va de sa coupe avant d'assister au spectacle. Apparemment, c'est l'habitude.
20 h 00, retour au camping Ekeberg. Le ciel se dégage. Ce soir, c'est repas au soleil ! On a quand même gardé la polaire !
Oslo - L'Hôtel de Ville - Le parc de VigelandJour 4 - Ve 19/06/2009 - Oslo - Lillehammer - Lom

04 h 00, le soleil ne doit pas être loin de se lever.
9 h 15, départ d’Oslo par la route E6, route à 2 fois 2 voies sur les premiers kilomètres où l'on roule à bonne allure. Puis, beaucoup de zones de travaux pour prolonger cette voie rapide. Ensuite, nous roulons sur route nationale à double sens, limitée à 80 km/h comme dans tout le pays. Les Norvégiens sont très calmes au volant, ça ne roule jamais très vite, les distances entre véhicules sont telles qu'il est rarissime de pouvoir doubler.
La conduite est plutôt tranquille et finalement, par la force des choses, on finit par conduire comme les autochtones… parce qu'il est impossible d'aller plus vite qu'eux ! Les piétons sont rois : avant même d'avoir l'intention de traverser un carrefour les voitures sont déjà arrêtées pour les laisser passer. Surprenant au début !
11 h 45, arrivée à Lillehammer (où se sont déroulés les Jeux Olympiques d’hiver de 1994). Rapide parcours dans cette agglomération sans cachet particulier, si ce n’est une grande église de style néo-gothique en briques que nous ne pourrons pas visiter à cause d'un service d'inhumation.
Nous arpentons la rue principale Storgata. Il y souffle un vent frisquet, nous sommes en blouson et les autochtones en t-shirt… Au bout de la rue, un marché avec plusieurs vendeurs de produits… français, vendus à des prix norvégiens ! Nous y achetons à prix d’or, une baguette, vendue comme française…
13 h 15, pique-nique à l'écart de la route E6, près du parc d'attractions de Hunderfossen. En fouinant, nous nous installons dans une zone boisée, au soleil et au bord d'un petit étang. Un bel endroit entouré de plusieurs huttes aux toits faits en terre et en mousse. Bucolique à souhait ! Jusque là, nous avions privilégié la route aux paysages. A partir de maintenant, on va se calmer un peu et entrer dans le vif du sujet.
L’après-midi sera donc consacré à la découverte de plusieurs églises dites "en bois debout", spécialité de cette région de la Norvège intérieure. Ce sont des églises datant du Moyen-âge (un peu restaurées), entièrement construites en bois y compris la couverture en lauzes de couleur sombre.
15 h 00, arrêt à Ringebu pour visiter la première de ces églises, un édifice imposant construit à flanc de colline et entouré de son petit cimetière. Nous visitons l'intérieur où il fait très sombre. Peu de fenêtres et des murs en bois goudronné ne favorisent pas la mise en valeur de la décoration.
Arrêt pour voir l'église de Sor-Fron, curieux édifice octogonal datant de 1787, avec un très joli porche. Eglise malheureusement fermée.
Malgré tous nos renseignements, nous n'avons pas été assez malins pour trouver l'église octogonale de Otta. En la cherchant, nous nous trompons de route et nous arrêtons en bordure de la E6 devant l'église toute blanche de Selsverket. Fermée, elle aussi !
17 h 50, à l'écart de l'itinéraire initialement prévu, nous traversons le village de Sel et suivons une petite route sinueuse qui nous mène à Vagamo, où s'élève une magnifique église en bois debout au milieu de son traditionnel cimetière. Très belle église… fermée !
En principe, Vagamo était notre étape du soir, mais visiblement l'unique camping du village ne semblait pas prêt à nous accueillir, quasi désert et de plus, en travaux. Nous poursuivons notre chemin.
18 h 30, arrivée à Lom au camping Nordal Turistheim, assez mal organisé, en bord de route et surplombant une zone d'activités. Nous nous en satisferons, c'est le seul à plusieurs kilomètres à la ronde, et nous nous installons pour la soirée et la nuit.
Après le repas, nous admirons la dernière église en bois debout de la journée à quelques pas de notre camping par une belle soirée ensoleillée. Un très bel édifice, les murs en bois et la toiture en lauze prennent des couleurs chaudes sous le soleil qui décline. Beaucoup de sculptures sur les poteaux et les linteaux arrondis. Vestiges de paganisme, des têtes de dragons ornent également le faîtage de la toiture. Et si ce soir, l'église est ouverte, c'est pour un office et non pour les touristes que nous sommes… Décidément, nous n'aurons pas eu de chance avec la visite des églises aujourd'hui !
Une fête ou une foire se termine dans le centre du petit village, nous parcourons les quelques stands où l'on nous propose du saucisson d'élan ou de renne. Non, non, pas ce soir, merci…
De retour au camping, la vie commence à s’améliorer, le rangement de la nourriture et des vêtements s’organise et les manutentions deviennent moins fastidieuses. Et la météo nous devient globalement de plus en plus favorable.
Jour 5 - Sa 20/06/2009 - Lom - Geiranger - Valldal

Depuis notre arrivée en Norvège, été oblige, nous ne connaissons plus l'obscurité. A 01 h 40, cette nuit, il faisait… grand jour ! Pour peu que le soleil brille dès le matin, cela chauffe rapidement dans le Home Espace, donc ce matin, lever à 7 h 15.
Petit-déjeuner en terrasse et départ à 9 h 15 pour une journée importante du tourisme norvégien : la découverte du fjord de Geiranger, localement dénommé "le plus beau site naturel du monde".
Mais avant cela, il nous faut traverser l'une des régions les plus froides de Norvège (les nombreuses plaques de neige sur les bas côtés de la route l'attestent), puis franchir un plateau aride parsemé de petits lacs, pour enfin parvenir à 1 000 m d’altitude et trouver un grand lac encore complètement gelé et cerné de sommets enneigés. Spectaculaire !
La réputation de la région n'est pas usurpée, aussi lorsque nous sortons de la voiture pour contempler les reflets bleutés de la glace du lac Djupvatn, nous sommes complètement frigorifiés et transis par une petite pluie bien piquante. Pourtant le paysage mériterait que l'on s'y attarde davantage. Toute la surface de ce lac est prise par la glace, la neige recouvre tout jusqu'aux berges, et nous ne sommes qu'à mille mètres d'altitude ! Nous nous refugions quelques instants dans le chalet situé à l'extrémité du lac, où nous trouvons une douce chaleur et où Nelly a déjà repéré sa première boutique de souvenirs…
En face du chalet et à l’écart du trajet, une piste à péage grimpe en lacets serrés et escarpés jusqu'à 1 500 mètres vers le sommet de Dalsnibba, d'où l'on a, paraît-il, une vue grandiose. Les nuages nous rattrapent durant l'ascension et surtout masquent partiellement les sommets environnants couverts de neige, ce qui ne présage rien de bon lorsque nous serons arrivés sur place.
A cause du brouillard, le paysage évolue à chaque seconde et dans le dernier virage les nuages se dispersent quelque peu, nous laissant entrevoir quelques bribes de paysage montagneux.
11 h 15, arrivés à Dalsnibba, en quittant l'Espace, nous sommes surpris. La température est basse, certes, mais nous nous attendions à pire. L'absence de vent, quelques timides rayons de soleil qui filtrent à travers les nuages font que c'est tout à fait supportable. Finalement, l'atmosphère est plus agréable ici qu'auprès du lac Djupvatn, 500 mètres plus bas.
D'une vaste plateforme, nous contemplons un paysage mouvant, changeant en quelques secondes au gré du passage des nuages ou des bancs de brume qui s'effilochent… Des hautes montagnes acérées, des névés sporadiques, les innombrables lacets de la R63 qui serpentent en contrebas et que nous emprunterons dans un moment.
On ne s'y attendait plus, alors que nous sommes encore à l'ombre des nuages, nous pouvons contempler 1.500 m plus bas l'extrémité du fameux fjord de Geiranger inondé de soleil. Magique ! Vu d'ici, il ressemble plus à un lac bleuté serti dans un écrin de montagnes abruptes. Nous restons un bon moment subjugués, planant au dessus de la nature, dominant un paysage en perpétuel mouvement.
L'endroit est fréquenté. Nous devisons un bon moment avec un Français établi à Lillehammer, qui est en excursion avec un groupe d'apprentis d'une école hôtelière. Soudain, dans cet endroit calme et propre à la méditation, nous sommes intrigués par un long grondement sourd qui enfle à mesure. Une grosse moto surgit sur le parking dans une pétarade caractéristique des Harley-Davidson et pilotée par un biker pur jus. Une moto, puis deux, trois, dix, cent, deux cent peut-être, menées par des bikers de circonstance… Toutes les Harley de Norvège sont au rendez-vous. La "Horde Sauvage" investit tout le site dans un énorme tintamarre, les rois de la poignée de gaz provoquent le ronflement des moteurs et les groupes de motards s'invectivent gentiment.
Il est temps de quitter les lieux. Nous reprenons la piste. A la descente, les ravins qui la bordent sont encore plus impressionnants et dans les derniers virages la vue sur le lac gelé est splendide. Un à un, nous enfilons les lacets serrés de la R63 que nous dominions il y a quelques instants du plateau de Dalsnibba et descendons vers Geiranger. Les virages serrés nous laissent quelques splendides échappées sur le fond du fjord.
12 h 15, au cours de la descente, nous pique-niquons sur un promontoire dominant le fjord : un vrai site de carte postale, grandiose ! De ce promontoire, maintenant sous le soleil, nous dominons le petit village et l'extrémité du fjord. De hautes montagnes tombent à-pic, de part et d'autre du fjord argenté. Un paquebot blanc est déjà ancré et un navire Hurtigruten glisse lentement, sans bruit vers son escale, suivi d'un autre paquebot.
Nous restons ainsi un long moment à contempler "le plus beau site naturel du monde". C'est à peine exagéré ! Il fait beau, la température est agréable et l'atmosphère est limpide…
Le village de Geiranger est plutôt touristique et c’est le week-end… autant dire très fréquenté. Beaucoup de Norvégiens sont en promenade et les "bikers" redescendus de Dalsnibba se télescopent avec les croisiéristes des paquebots qui partent en excursion à terre. Un joli désordre !
Nous embarquons sur une vedette touristique qui en 1 h 30, nous permet de voir la partie la plus spectaculaire du fjord et nous ne serons pas déçus. Une navigation somptueuse et grandiose entre des berges quasi verticales, des sommets encore enneigés ; plusieurs belles cascades dévalent les parois sur plusieurs centaines de mètres, tout cela dans un jeu d'ombres et de lumières, de contre-jours ou de couleurs incertaines.
16 h 00, nous reprenons l'Espace. A la sortie du village de Geiranger, nous mettons cap au nord en escaladant "la route des Aigles" qui grimpe de 600 m en 11 virages en épingle à cheveux pour sortir du fjord. Un promontoire marque le point haut de la route : encore une vue à couper le souffle sur la dernière courbe du fjord. Sublime… Et les bateaux qui naviguent nous paraissent bien petits…
Puis, lente redescente vers un autre fjord pour emprunter à 17 h 15 le 1er ferry de notre voyage. Nous attendons quelques minutes à Linge pour traverser le Nordalsfjord en 15 minutes. A peine le temps de descendre de voiture…
17 h 45, nous nous posons au camping d'Uritun, petit terrain tranquille et rustique à la sortie de Valdall. Ambiance familiale, cadre rural au cœur d’une vallée agricole où l’on ne cultive que des fraisiers en plein champ ; ils sont à peine en fleurs !
19 h 00, apéritif, mais un petit vent frais nous oblige à monter l'abri Décathlon pour que Nelly puisse préparer son repas confortablement et ce soir, c'est sérieux, c'est crêpes !
21 h 00, promenade digestive aux abords du camping.
Le lac Djupvatn Le Fjord de GeirangerJour 6 - Di 21/06/2009 - Valldal - Trollstigen - Bæverfjord

Départ du camping de Valldal à 10 h 15. Au bout de quelques kilomètres, arrêt sur un pont face à la chute d’une large rivière dans un éboulis de roches. Une petite maison (en réalité, une mini centrale électrique), est coincée entre les rochers et la cascade. Nous discutons avec quelques membres d’un groupe de français voyageant dans un bus suédois et qui se sont arrêtés en même temps que nous.
Puis, nouvel arrêt aux chutes de Gudbrand. Un torrent tumultueux s’encastre sous la roche dans une gorge très étroite avant de disparaître sous terre. L'aménagement du site est en cours. Tous les cheminements et les garde-corps sont en acier, étrange ! Quel sera le résultat final dans plusieurs mois ?
Nous nous élevons en altitude vers un plateau en suivant une vallée glaciaire quasi désertique enserrée entre des sommets enneigés, entrecoupée de petits lacs. Un ciel pur et une atmosphère limpide, font que la vue porte loin, ce qui augmente encore l’aspect grandiose et les dimensions impressionnantes du site. Epoustouflant !
11 h 30, arrêt au plateau de Stigrøra, qui en fait est un col à 852 m d’altitude. De là, part un chemin menant à un belvédère devenu un site touristique incontournable d’où l’on domine "l’Echelle des Trolls". C'est une route escarpée, ouverte en 1936 mais fermée en hiver, qui en une douzaine de virages en épingle à cheveux escalade littéralement la montagne (pente à 11 ou 12 %, par endroits). Les croisements sont souvent difficiles entre les camping-cars et les nombreux bus de tourisme qui fréquentent l’itinéraire. Là encore, époustouflant !
Du belvédère, très fréquenté, nous disposons d'une vue panoramique sur la longue vallée glaciaire qui mène à Andalsnes. En cours de visite, nous discutons un bon moment avec 3 angevins voyagent en 4x4 (style RAV 4), et qui logent en hytter. Ils redescendent du Cap Nord, où ils ont eu un temps magnifique.
12 h 15, nous empruntons donc cette route escarpée à la descente, et faisons un court arrêt devant la cascade de Stigfossen (haute de 180 m). En quelques coups de volant et pied sur le frein, nous nous retrouvons dans la vallée, au pied de la montagne. Et vu d'en bas, ce n'est pas la montagne mais un véritable mur de 550 mètres de haut que nous venons de dégringoler !
13 h 00, pique-nique en bas de l’échelle des Trolls.
14 h 30, second ferry du voyage entre Afarnes et Sølnes pour traverser le Langfjord. 15 h 00, arrivée à Molde, petite ville agréable au bord d’un large fjord où nous avions fait escale en fin d’après-midi l’hiver dernier. Beau panorama sur les sommets enneigés de l’autre coté du fjord. Nous arpentons la rue principale, comme nous l'avions fait l'hiver dernier ; de jour, tout est si différent. Puis, promenade à pied sur les quais jusqu’à l'Aker Stadion (où doit se dérouler un match de football, ce soir), et le Rica Hôtel, bâtiment contemporain en forme de voile.
17 h 00, arrivée à Kanestraum, le ferry vient juste de partir sous notre nez. L'attente ne sera pas trop longue, une demi-heure. L'endroit est isolé, une minuscule boutique (épicerie, journaux, confiserie), essaie de vivre du trafic des ferries…
Notre bac arrive… Désormais, c'est Nelly qui embarque l'Espace sur les ferries. Le prix des traversées est toujours un forfait voiture et chauffeur compris, les passagers supplémentaires paient séparément. Mais les passagers retraités de plus de 67 ans ne paient que 50% du tarif. En dépit de son jeune âge mais grâce aux cheveux blancs, J-J se permet de gratter quelques couronnes norvégiennes à chaque passage. Malin ! On se demande quand même si les Norvégiens dans leur honnête candeur, peuvent se douter de la filouterie de quelques étrangers astucieux. Nous n'en sommes même pas sûrs !
En 20 minutes nous traversons le Halsafjord et arrivons à Halsa. Un débarcadère au bout d'une route, rien d'autre. Juste après, la route E39 vers Trondheim semble barrée et nous prenons une déviation par la R65, ce qui nous vaut un détour conséquent.
18 h 00, nous nous installons au camping de Bæverfjord, petit terrain paisible et pas cher. La responsable ne parle que norvégien, pas facile de se comprendre.
19 h 00, dîner. La soirée est agréable, ensoleillée. Nous faisons une courte promenade au bout du fjord près du camping. Mais le terrain est marécageux et nous faisons rapidement demi-tour.
La traversée du Halsafjord en ferryJour 7 - Lu 22/06/2009 - Bæverfjord - Trondheim - Vegset

A 05 h 00, le soleil brille, largement au-dessus des montagnes environnantes.
Route 65 vers Trondheim en suivant une longue vallée où règne une forte activité agricole.
11 h 00, arrivée à Trondheim, 3ème ville de Norvège que nous avions déjà visitée l’hiver dernier. Cette fois-ci, le beau temps règne et il fait même chaud. Autant, cette ville était déserte en décembre, autant elle est animée aujourd’hui. Il y a déjà bien du monde aux terrasses des cafés de la rue principale, Munkegata.
Stationnement en centre ville, sur Dronningensgata, juste à côté de la bibliothèque municipale. Pas fait exprès, mais cela tombe bien ! Nous commençons donc par essayer d’envoyer un mail, gratuit depuis cette bibliothèque.
Il faut d’abord trouver un ordinateur libre, puis se familiariser avec les menus et commandes de l’ordi en norvégien, et ensuite taper le message sur un clavier qwerty, sans accents, sans apostrophes, sans cédilles, mais avec des caractères norvégiens inhabituels, tels que ø, æ, å, Ø, Æ, Å. Mais, on a réussi et le message est bien parvenu à tous ses destinataires.
Nelly est en manque et veut absolument trouver une boulangerie pour y acheter du pain : gageure en Norvège, où nous n’avons pas encore vu ce genre de boutique. Près du marché, nous pénétrons sans conviction dans une galerie marchande. Et, bien en vue au milieu de cette galerie… une boulangerie-viennoiserie vend… des "baguettes françaises" (écrit tel quel sur les étiquettes), mais le prix, lui, reste norvégien ! Et même la vendeuse s’exprime en français.
Avec l’Espace, nous nous déplaçons dans le quartier de Bakklandet. Pique-nique ensoleillé sur un terre-plein sur la rivière Nidelva, face aux entrepôts multicolores. Au même endroit, le 31 Décembre, nous étions sous les bourrasques de neige fondue.
Passage sur le vieux pont Gamlebybru, puis montée à la forteresse de Kristiansten Festning, construction blanche et massive. Depuis les talus en herbe, quelques points de vue sur la ville et le fjord.
Retour à la voiture par les rues de Nedre Bakklandet, bordées de maisons anciennes et colorées.
15 h 00, repris la route par la E6 via Levanger et Steinkjer au fond du fjord de Trondheim.
Poursuite sous une averse orageuse en longeant le lac de Snåsa,
18 h 10, au bout du lac, nous trouvons le camping de Vegset. Personne à la réception, entrée libre, le gérant passera plus tard… Il y a même un tableau avec les clés des hytter à disposition avec une boite à lettres pour déposer l’argent le lendemain matin… Installez-vous ! C’est la Norvège…
Mais l’orage menace… D’où une grosse hésitation pour installer notre campement. Avant toute décision, petite balade dans le camping et sur les bords du lac. Dans le camp, il y a beaucoup de caravanes avec des avancées, des auvents en dur, terrasses en bois, etc… dénotant un aménagement en plusieurs phases. Sans doute une astuce pour contourner un règlement particulier ?
19 h 30, début de l’orage. Finalement, on se réfugie dans une hytte (280 NOK) pour 4 personnes. Un peu sombre, équipée d’un frigo, four électrique et 2 plaques chauffantes, chauffage électrique que l’on n’a pas utilisé, éclairage et prises de courant. Couvertures et oreillers. Mais pas d’eau, il faut utiliser les installations communes, (sans doute à cause du gel en hiver).
Pendant que l’orage se déchaîne, on est au sec et l’on dîne sur une vraie table. De plus, on a pu recharger tous les appareils électriques à bloc.
Finalement, ce choix s’avérera judicieux, car le lendemain matin, il pleut encore.
Trondheim - Les anciens hangars sur les rives de la NidelvaJour 8 - Ma 23/06/2009 - Vegset - Brønnøysund - Thorghatten

Il a plu toute la nuit. Réveil à 07 h 30. Il crachine et la visibilité est mauvaise. On regrette encore moins d’avoir choisi la hytte. P’tit dej à l’abri, puis rangement dans l’Espace de toutes les caisses qu’on avait du sortir. Finalement, la hytte c’est contraignant ; et en plus il faut nettoyer la hutte.
A 08 h 30, le gérant du camping vient réclamer son dû. Nous redéposerons la clé au tableau en partant !
Départ vers Grong, puis bifurqué par la R775, toute petite route étroite et sinueuse. Nous slalomons au ralenti entre les moutons éparpillés sur la chaussée et les accotements. Imprévisible et dangereux, surtout à la sortie des virages, ces animaux n’ont vraiment pas conscience du danger !
A Høylandet, nous rejoignons la R17, la route côtière touristique (Kystriksveien), que l’on va suivre jusqu’à Bodø pendant près de 600 km.
Paysages vallonnés, rivières, belles forêts de sapins, fonds de fjords sous la pluie intermittente rendant les vues bouchées.
12 h 30, arrivée sous la pluie à Holm pour prendre le 4ème bac du voyage. A cause de la pluie, pique-nique dans la voiture dans la file d’attente. Traversée du Bindalsfjord jusqu’à Vennesund en 20 minutes sur un gros ferry, 4 files de véhicules, grands salons, boutique bien achalandée, cafétéria où tous les Norvégiens mangent des hot-dogs faits de grosses saucisses genre Francfort. Le temps encore bouché nous empêche de gambader sur le pont extérieur
En débarquant du ferry, la visibilité semble vouloir s’améliorer doucement. Le paysage change aussi, devient plus maritime et pourrait rappeler certains coins de Bretagne nord.
14 h 30, arrêt à Vik pour visiter par hasard une église en bois (et miracle, elle est ouverte !). L’extérieur est couleur blanc et caramel. On a pu visiter l'intérieur peint en rose et mauve, décoration minimaliste, orgue contemporain, et une belle galerie de portraits des anciens pasteurs.
15 h 30, arrivée à Brønnøysund. Ville et port tout en longueur sans cachet exceptionnel. Quelques courses dans un supermarché, avec de super prix… surtout les fruits. On a eu bien raison de faire le maximum de ravitaillement au départ de France !
Sur le port, Nelly visite une petite galerie marchande, pendant que J-J regarde l'arrivée par le nord du MS Lofoten d’Hurtigruten.
17 h 00, arrivée au site de Torghatten et installation au camping du même nom au pied du rocher. Nous trouvons un emplacement exceptionnel en bord du sund avec une jolie vue sur les sommets du continent. Idéal… sauf que le gérant du camp vient allumer un feu de camp à notre vent, sans doute pour célébrer la Saint-Jean, mais est-ce la vraie raison ?
Sans tout comprendre, nous préférons déménager pour ne pas être enfumés, et trouvons un autre endroit près d’une mini-plage. Beaucoup de camping-cars en passagers.
18 h 00, marche vers le trou du rocher de Torghatten. Ce gigantesque trou est une curiosité géologique creusée par la mer dans des temps immémoriaux. Il traverse de part et d'autre un immense rocher en forme de chapeau de gendarme. Inhabituel, ici, on ne tombe pas dans le trou, on y monte ! 125 m à gravir dans la caillasse avant de pénétrer dans le fameux trou, qui fait 160 m de long, 20 de large et 30 de hauteur. Il faut redescendre un escalier en bois pour atteindre la base d'une vaste salle, et vers le sud il y a une jolie vue sur un semis d’îles basses à perte de vue et une ferme isolée en 1er plan.
21 h 00, balade à pied aux abords du camping au fond d’une anse. Nous repérons de nombreux bigorneaux, on s’équipera mieux la prochaine fois. Les nuages se déchirent et l’on comprend que le soleil n’est pas pressé de se coucher…
Jour 9 - Me 24/06/2009 - Thorghatten - Nesna
Grand soleil dès le matin.Peu après Brønnøysund, ferry entre Horn et Anddalsvåg pour traverser le Vellfjord avec un peu d’attente. Continuation sur la R17.
11 h 30, arrivée à Fjorvik et attente du second ferry de la journée. Promenade à pied sur le port de plaisance et dans le hameau.
12 h 05, ferry pour Tjøtta. Très agréable traversée d’une heure dans un enchevêtrement d’îles et d’îlots, sous un ciel sans nuage, un chaud soleil et une forte luminosité. L'eau du fjord est d'un bleu intense, inimaginable pour la région. Passé tout le temps sur le pont pour admirer un paysage magnifique : une grande île de roche rouge, d’autres vert sombre, plantées de sapins, et la face orientale du massif des 7 Sœurs en arrière-plan. Discuté avec un couple de Liégeois, vus à Torghatten, qui circulent dans un gros camping-car gris et qui font leur deuxième voyage en Norvège.
Pique-nique peu après Tjøtta, juste au bord du Velsnfjord avec de jolies montagnes en arrière-plan. Un endroit très calme propice au repos.
Arrêt à la nécropole russe (2ème guerre mondiale), minimaliste.
Arrêt à l’église médiévale d'Alstahaug construite en pierre dans un très joli cadre verdoyant près de la mer. A l'intérieur, belle chaire et tableaux en bois sculpté et polychrome. Curieux clocher à bulbe. Comme souvent en Norvège, cimetière bucolique et bien entretenu autour de l’église, avec quelques "pierres" tombales en fonte. Très bel ensemble.
Longé le versant occidental du massif des 7 Sœurs avant d’arriver à Sandnessjøen, petite ville vite visitée : la rue principale et le port sont d’un intérêt réduit.
Passage sur le haut pont à haubans de Helgelandbru (devenu gratuit) franchissant l’étroit Leirfjord.
17 h 00, 3ème ferry du jour à Levang pour rejoindre Nesna. A l'embarcadère de Levang, cadre typique de Norvège avec des huttes de pêcheurs rouge sang construites sur pilotis. Traversée du Ranafjord en longeant des côtes verdoyantes parsemées de grosses exploitations agricoles en bordure du fjord. L'activité est intense, c'est la période des foins. Belles montagnes enneigées dans le lointain. Cadre splendide.
Installation au camping de Nesna, intégré dans un motel-centre de vacances (!?), à faible distance du village et du débarcadère du ferry, et en bordure de fjord. Accueil sympathique. Parties communes bien équipées, cuisine, salle de repos et de télé. Terrain très agréable.
Pêche aux bigorneaux devant le campement, belle récolte. Après le repas de bigorneaux et de crêpes, promenade à pied jusqu’à l’église du village et au port, toujours sous le soleil.
Transfert des photos et des films dans la salle télé du camping.
22 h 50, le soleil qui brille toujours passe derrière les montagnes et nous nous couchons au grand jour. En fait, nous sommes à 120 km du Cercle polaire et il n’y a maintenant plus de nuit.
En résumé, une journée exceptionnelle.
Le VelsnfjordJour 10 - Je 25/06/2009 - Nesna - Svartisen - Reipa

Grande luminosité durant toute la nuit. 06 h 45, réveil sous un grand soleil et déjà (!) la chaleur.
08 h 20, tenue vestimentaire d'été (T-shirt et bermuda), départ et trajet par une route longeant des fjords tranquilles donnant de beaux reflets dans l'eau calme ainsi que des cimes enneigées en arrière-plan, (Sjonafjord).
10 h 00, arrivée à Kilboghamn, soit un parcours de 90 km en 1 heure 50 ! Il ya déjà une longue file de voitures et un bus pour emprunter un ferry qui paraît bien petit. Suspense, jusqu'à ce qu'arrive notre tour. Montera, montera pas ? Finalement, on rentre, mais de justesse ! Le bac suivant était 2 heures plus tard.
Toujours du très beau temps, mais bizarrement, un petit vent frisquet oblige à trouver un abri sur le pont du ferry. Belle navigation de 70 minutes en slalomant entre de nombreuses îles. Passage du Cercle Polaire (annoncé par l'équipage), et devant la boule métallique marquant le lieu : 66°33' N immortalisée par tous les photographes du bord.
Débarquement à Jetvik, puis pique-nique express au fond du beau Tongsfjord, chassés par un vent glacial et surtout des mouches très agressives.
Toujours sous un franc soleil, courte traversée du Skardsfjord, entre Ågskardet et Forøy. Du ferry, on a quelques vues sur le sommet du glacier Svartisen.
Arrêt à Braset sur le Hollandsfjord, pour plusieurs points de vue sur l'Engabreen, bras du glacier Svartisen se jetant pratiquement dans le fjord. Pris une vedette pour traverser le fjord et rejoindre la base de l'Engabreen, mais il reste 3,6 Km à faire à pied avant d'y parvenir. Chemin très facile au début, malgré la forte chaleur (eh, oui !), devenant plus difficile au pied du glacier sur la roche polie et lissée au fil des siècles par l'avancée du glacier. Il y a même des chaînes pour s'agripper à la montée. Dur ! Finalement, on cale en cours de route, aussi à cause de la chaleur. (Ce sera en réalité, la journée la plus chaude de ce voyage).
On a toutefois de très belles vues du glacier et du fjord qui brillent de mille éclats sous le soleil. ("Le soleil fait pétiller la mer", dixit Nelly). C'est vraiment magnifique. Sans toucher la glace, nous en sommes assez près et malgré tout, cette balade devait être faite.
Retour à la voiture et poursuite en empruntant les tunnels de Glomfjord. Trois tunnels à la suite de 7 km,1 km et 2 km de long avant d'arriver à Ørnes.
Camping à Reipa, 5 km après Ørnes, dans un terrain quasiment vide, exposé au vent et à l'ombre des montagnes avoisinantes, donc très froid.
Promenade à pied sur une grève des environs.
23 h 30, le soleil brille nettement au-dessus de l'horizon entre les 2 montagnes au nord du camp.
Le terrain de camping de ReipaJour 11 - Ve 26/06/2009 - Reipa - Bodø - Å i Lofoten
Toujours du grand soleil au réveil09 h 45, départ du camping. Nombreux arrêts le long des fjords, notamment à Storvik et sa longue plage de sable (mer bleue intense), et au lac de Valnes, avec quelques abris colorés et plusieurs barques échouées sur les berges.
12 h 00, arrêt au pont de Saltstraumen pour voir les courants entrant ou sortant du Skjerstadfjord, par un goulet de 150 m de large (± 400 millions de m3/h à 28 nœuds aux plus fortes marées). Descente à pied sous le pont sur la rive est. Nous arrivons à la fin du jusant, donc rien d'extraordinaire, mais en un quart d'heure le flot arrive et le phénomène s'accélère. L'eau défile alors très vite et bruyamment ; marmites et tourbillons sont en évolution permanente : impressionnant. Pique-nique sur place accompagnés de nombreux pêcheurs ou curieux venus, comme nous, regarder l'eau passer.
Nous montons à pied sur le pont pour avoir une vue d'ensemble du phénomène et ne sommes pas déçus, c'est encore plus spectaculaire, surtout de voir à quelle vitesse l'eau rentre dans ce fjord. De plus, très beau panorama sur l'amont du fjord et les montagnes enneigées vers le sud.
Fin de la route 17 à Løding, un très bel itinéraire de près de 600 km réalisé en 3 jours ½ et qui méritait d'être fait, bien mis en valeur par une météo exceptionnelle.
15 h 45, arrivée à Bodø à l'embarcadère du ferry pour Moskenes (Lofoten). Sur le vaste terre-plein, déjà beaucoup de monde à attendre sur 6 files. Il semble que suite à une avarie, le ferry de 15 h 00 ait deux heures de retard, et que la file d'attente soit en conséquence ! Nous n'avons pas réservé notre passage. Donc, suspense et patience !
Le MS Trollfjord d'Hurtigruten est à quai. Nous étions à cette même escale le 1er Janvier dernier, mais sous une météo et une luminosité bien différente.
16 h 30 Petit tour rapide en ville. Peu d'intérêt, ce que nous savions déjà.
17 h 00, retour à l'embarcadère. Un ferry vient d'arriver (celui de 15 h 00 ?), beaucoup d'incertitude pour embarquer normalement dessus. Cela ne semble pas organisé ou bien c'est la panique parmi le personnel chargé de l'embarquement.
Ce sont les vacances, c'est aussi le week-end et il y a affluence. L'énervement grandit parmi les passagers, d'autant qu'après ce ferry, le suivant est à 00 h 45 !!!. C'est la grande valse-hésitation sur le terre-plein, et à cause de la panique générale du personnel, la montée des véhicules se fait au compte-gouttes, allongeant encore la durée du désordre.
18 h 00, ça y est ! Nous sommes parmi les tous derniers à embarquer sur le catmaran MS Bodø. C'est vraiment passé de justesse. Les 5 files de véhicules sont remplies. A l'intérieur, dans le grand salon une longue queue se forme instantanément à la cafétéria bien avant le départ. Ensuite, la plupart des passagers s'installent et mangent. Nous pique-niquerons également à bord et Nelly s'offrira une glace.
18 h 15, appareillage. A peine virées les îles à la sortie du port que l'on aperçoit déjà les Lofoten à l'horizon… soit une visibilité proche de 90 km !
Ciel toujours clair, temps calme, mer plate. Traversée agréable à une vitesse de 16 nœuds (soit 29 km/h), donc, pas très chaud sur le pont extérieur en fin de journée. Vers l'arrière, vues sur les montagnes enneigées du continent norvégien, et se rapprochant, "le Mur des Lofoten", fait de montagnes escarpées, paraît infranchissable.
21 h 30, arrivée à Moskenes, petit port tranquille au sud de l'archipel. En contre-jour, les montagnes ont des reflets très sombres dans les eaux du port. L'éclairage est très contrasté, aussi de beaux reflets des bateaux et des rorbuer.
21 h 50, arrivée à Å i Lofoten et installation au camping de Moskenesstraumen à l'extrémité du village. Le Guide du Routard avait raison, pas terrible ! Accueil minimaliste. Cher pour le peu de prestations offertes, nous sommes installés sur un terre-plein exigu et tristounet, coincés entre 2 camping-cars.
Balade à pied jusqu'à l'extrémité du camping (inaccessible aux véhicules), où le site est plus grandiose et sauvage. Nous partons explorer le village et marcher autour du port au milieu des rorbuer rouge sang, bâtis sur pilotis. Ces rorbuer semblent fréquentés par des amateurs de pêche sportive qui ramènent de belles prises : flétans énormes et autres qu'ils découpent ensuite sur place.
Storvik - Å i LofotenJour 12 - Sa 27/06/2009 - Å - Svolær - Handelsand
Petit déjeuner dans la salle commune du camping face à la mer.08 h 45, départ du camping et déjà arrêtés quelques centaines de mètres plus loin pour photos et films du port de Å, avec ses rorbuer multicolores, des petits chalutiers et les montagnes acérées et à pic en arrière-plan, le tout accompagné par les cris stridents des mouettes. Ce village est la carte postale des Lofoten.
Puis, au port de Reine, les rorbuer rouge sang se détachent des eaux bleues du port et contrastent, là encore, avec les montagnes tombant à-pic brutalement dans la mer. Typique ! Ensuite, arrêt à Hamnøy.
10 h 15, Flakstad, immense plage de sable blanc baignée par une mer turquoise avec montagnes en arrière plan. Paysage surréaliste, inimaginable à cette latitude, et pourtant bien réel. Il ne manque que les cocotiers pour que ce site soit paradisiaque. Résultat, personne, absolument personne sur cette longue plage, si ce n'est 1 ou 2 couples d'huitriers-pie qui courent avec nous sur le sable en lançant des cris stridents.
10 h 30, à l'écart de la route, le port sauvegardé de Nusfjord, là encore, cliché des Lofoten. Péage de 5.50 € par personne (un peu exagéré), pour l'entretien et la conservation du site. Rorbuer jaune et rouge sur pilotis autour d'un petit port en fer à cheval. Dans quelques bâtiments d'époque, espace muséographique concernant la pêche, le travail de la morue et tous les métiers s'y rapportant. Boutique de souvenirs dans une échoppe restée dans son état d'origine. Site très visité.
Arrêt au panorama de Felsa, sur un tertre à l'écart de la route. Vaste point de vue sur une large vallée verdoyante.
12 h 00, détour par la plage d'Haukland, sur la côte nord de l'archipel. Malheureusement, d'épais nuages et du vent fort arrivent sur place en même temps que nous, difficile de rester. Franchement dommage, car c'est une belle plage de sable blanc.
A proximité, et après être passés sous un tunnel, pique-nique sur la plage d'Utakleiv. Ecourté à cause du temps très maussade et du vent froid. Encore dommage, car nous avions une très belle et longue plage face à nous.
13 h 00, passage à Stamsund, courte escale Hurtigruten de l'hiver dernier que nous avons bien du mal à reconnaitre. Retour du beau temps et poursuite par la R815 sur la côte sud de l'archipel par Valberg, dans de beaux paysages de montagnes tombant brutalement dans des plaines marécageuses.
Visite du port de Henningsvær, situé sur une île et accessible par un pont à voie unique réglé par des feux tricolores. Sur fond de montagne abrupte, un port tout en longueur entouré de constructions blanches sur pilotis.
16 h 00, arrêt à Kabelvåg, où se déroule un rassemblement de vieux gréements locaux, ainsi qu'une fête populaire sur la place du village. Une animation que nous n'avons jamais retrouvée ailleurs en Norvège. Les gens sur des tables et des bancs au milieu de la place mangent du poisson ou des crevettes. Un groupe joue de la musique sous un kiosque. Nous achetons 1 litre de crevettes pour le dîner.
A la sortie du village, une très belle église en bois peint en marron est en cours de restauration.
18 h 30, Svolvær. Nous assistons à l'arrivée du MS Polarlys d'Hurtigruten qui débarque son lot de touristes pour des excursions dans l'archipel. Difficile de reconnaitre de jour l'escale faite de nuit et sous la neige l'hiver dernier.
La géographie se prête à l'observation du soleil de minuit et nous voudrions faire du camping sauvage sur la côte nord pour cela. Il fait beau, bien que le ciel ait l'air de se couvrir légèrement et qu'un vent frisquet commence à souffler. Ce soir, nous pique-niquons avant de trouver l'endroit idéal : repas de crevettes.
Plus nous roulons vers la côte nord, plus le temps se couvre. Arrivés à Laukvik, il bruine ! De plus, de la route, nous ne trouvons pas d'accès commode vers la plage ; de toute façon, le soleil à minuit paraît bien compromis.
21 h 00, dépités, nous poursuivons notre itinéraire vers Fiskebol par une petite route qui se transforme vite en piste en traversant des paysages désertiques pendant plusieurs kilomètres. Dans la grisaille, rien pour accrocher le regard, pas une maison, pas une voiture, rien ! Difficile de trouver un endroit sympathique et sûr dans un tel désert pour camper.
21 h 30, en roulant, sur la gauche et bien à l'écart de la route, une petite église isolée et à côté les toits de 2 camping-cars. A gauche toute ! Au bout du chemin, au pied de l'église, une petite place en herbe où stationnent pour la nuit 2 camping-cars immatriculés dans l'Orne.
Installation rapide du campement sous le crachin et café bien chaud.
22 h 30, le temps se dégage timidement. Marche à pied vers le rivage, l'horizon vers le nord rosit à peine. Le soleil reste bien caché derrière les nuages. Raté !
Retour à la voiture pour notre première nuit dans la nature. Aussi, nous pensons que près de l'église, il ne devrait rien nous arriver...
A suivre…
2ème Partie -- 3ème Partie -- 4ème Partie
Retour de dix jours aux îles Éoliennes (Sicile) English translation pending
hola tout le monde
juste ce petit post pour tout ceux qui veulent aller sur les iles eoliennes, c est tres vite fait le recit de 10 jours
et surtout axé sur les questions habituelles transports, hotel, prix ....
- arrivée a palermo: de l aeroport de palerme c est tres simple d aller ds le centre ville il existe 2 solutions train ou bus, moi j ai pris le train , la gare se trouve au niveau -1 de l aeroport, cout 5 euros
a palerme la gare est dans le centre ville, je suis allez a l hotel regina, pas cher, douche et toilette commun assez propre, seule point negatif tres bruyant car en plein centre.Je ne suis suis restée qu une demi journée car trop bruyant, trop pollué j avais plutot envie de nature
- pour aller ds les iles je me suis rendu a milazzo par le train palerme milazzio il me semble que c est 3 heures de trajet et environ 10 euros
a la gare de millazzio , il faut prendre un bus direction le port, et a cette gare attention aux arnaqueurs et faux taxis!!
pour prendre le billet de ferry , c est simple : la rue où se trouve toutes les compagnies est juste devant le port, moi j ai pri sinemar car les horaires me convenaient mieux, les pris sont selon destinations , il me semble pour lipari c etait entre 10 et 20 euros
- j ai decidé de rester a l hotel a lipari et de me rendre chaque jour sur une ile et faire les allers-retour
a lipari super B&B diana brown et j insiste vraiment , super accueil, endroit charmant avec terrasse, chambre confortable, propre , petit dejeuner copieux et c est 30 euros la nuit !!
- pour faire le stromboli , je suis passer par une agence conseillée par diana brown car managée par son beau fils, a savoir que l agence fonctionne avec magma trek agence de guide sur stromboli, car guide obligatoire, prix 60 euros(comprend le bateau aller retour , avec arret sur panarea et le guide).
l ascension du stromboli met 2h30 c est facile pour randonneurs habitués, depart a 17h30, on arrive a la tombée de la nuit et on attend les eruptions, j ai eut la chance d en voir 6 c etait top.
- pour les autres iles , j ai randonnée sur vulcano , et salina fossa del felcci ( ascension assez difficile )
- ap les iles je suis allez a catane : lipari-millazzio, millazzio-messina en train et messina-catane en train il fautune journée de deplacement avec les retards de train ....
a catane j ai loger a l auberge agora hostel environ 15min de marche de la gare.chambre de 8, douche et toilette en commun pas tres propres mais 15 euros la nuit, dc ideal pour petit budjet !!
- pour l etna : se rendre a la gare central pour acheter le billet dans un bar sur le coin de la place , facile a trouver car yen a pas beaucoup , c est 6 euros pour le refuge de sapienza , depart a 8h15.Au refuge j ai pris un guide c est 60 euros pour la telecabine, le 4*4, apres il reste 400m de denivelé.Alors pourquoi prendre un guide et par faire la rando seule c est juste un equestion de temps en prenant le 1er bus de catane a 8h15 on arrive a 10h.. et le dernier bus qui pars est a 16h donc ça fait pas beacoup de temps .
AScension jusqua 3300m , yavé de la neige c etait trop beau, la descent ese fait a pied par contre jusqu au refuge, et la c etait tout simplement genial de courir et se laisser glisser sur la neige jusqu an bas !!!
voila j ai adorée , ideale pour destination rando, plage, repos, fans de volcans, et nourriture italienne !!!! felicie
voila j ai adorée , ideale pour destination rando, plage, repos, fans de volcans, et nourriture italienne !!!! felicie
Voyage à New York en chaise roulante English translation pending
bonjour tout le monde, j'envisage très sérieusement de partir avec une personne en chaise roulante à New york... il s'agirait pour elle d'un premier voyage en avion et j'avoue que nous nous posons pas mal de questions si certaines d'entre vous peuvent y répondre je les en remercie d'avance.
1) Y a t il des démarches à faire auprès de l'aéroport pour des facilités?
2) La chaise roulante est elle donnée en meme temps que l'embarquement des bagages et si oui y a t il une autre chaise prévue pour lui automatiquement? (y a t il des protections à prévoir pour la chaise durant le voyage ?)
3) La plus grosse inquiétude est au niveau des toilettes dans les avions. Il ne sait pas marcher et devra surement s'y rendre plusieurs fois. Sont-elles accessibles pour lui? Le personnel aide-t-il pour y aller? Peut-on demander une place proche des toilettes?
4) Connaissez vous un hotel (ou des mdr) entièrement accessibles aux personnes en chaise à New York (infrastructures, toilettes et douche)
5) Pour les vieux routards avez vous des conseils?
Bref beaucoup de questions et un peu d'inquiétude mais on a vraiment envie d'essayer le challenge.
Merci d'essayer de nous répondre.
bien a vous
1) Y a t il des démarches à faire auprès de l'aéroport pour des facilités?
2) La chaise roulante est elle donnée en meme temps que l'embarquement des bagages et si oui y a t il une autre chaise prévue pour lui automatiquement? (y a t il des protections à prévoir pour la chaise durant le voyage ?)
3) La plus grosse inquiétude est au niveau des toilettes dans les avions. Il ne sait pas marcher et devra surement s'y rendre plusieurs fois. Sont-elles accessibles pour lui? Le personnel aide-t-il pour y aller? Peut-on demander une place proche des toilettes?
4) Connaissez vous un hotel (ou des mdr) entièrement accessibles aux personnes en chaise à New York (infrastructures, toilettes et douche)
5) Pour les vieux routards avez vous des conseils?
Bref beaucoup de questions et un peu d'inquiétude mais on a vraiment envie d'essayer le challenge.
Merci d'essayer de nous répondre.
bien a vous
Retour de la croisière "Perles de l'océan Indien" sur le Costa Romantica English translation pending
voila croisiere terminée ,
alors pour tout ceux qui souhaites des reponses sur cette croisiere , je vais vous raconter
1°jour arrivée a la reunion , si vous n'avez pas de transfert costa ne le prenez pas , preferer plutot un taxi ou alors la navette jusqu'a saint denis puis bus qui vous depose a l'entrée du port ( prix du tranfert aller costa 30€ ) pas le temps de visiter la reunion
escale a maurice : a la sortie du bateau une navette bateau vous amene pour 1 € par pers jusqu'a la sortie du port , de la passer de l'autre cote de la rue et remonter environ 500 metres vous trouverez la station de bus pour environ 2€ par personne vous pourez vous rendre a l ile au cerf ou a grand baie ou passer la journée sur mont choisy ( pour le change il y en a sur le chemin qui mene a la station de bus )
escale a mahe :
a la sortie du port prendre la direction centre ville , c'est indique , traverser le parc pour enfant et marcher tout droit , vous tombez directement sur la gare de bus ( bureau de change sur le chemin ) prendre le bus direction beau vallon et passer le reste de l'apres midi vous aurez le temps de visiter victoria le 3° jour , attention la nuit dernier bus a 20h 30
journée pleine aux seychelles excursion costa 187€ !!!!!!!!!!!
et bien c'est tres simple, il suffit de vous rendre a la marina , la il y a le ferry qui part a 9h pour 50e la digue ar ou 70 les deux iles preferez la digue , louer un velo 10e et rester jusqu'a 16h30
deux possibilites : bateau transfert la digue et praslin 80€
pour madagascar vous pourrez faire toutes les excursions a bas prix avec les locaux attention bien marchander
bon voyage
1°jour arrivée a la reunion , si vous n'avez pas de transfert costa ne le prenez pas , preferer plutot un taxi ou alors la navette jusqu'a saint denis puis bus qui vous depose a l'entrée du port ( prix du tranfert aller costa 30€ ) pas le temps de visiter la reunion
escale a maurice : a la sortie du bateau une navette bateau vous amene pour 1 € par pers jusqu'a la sortie du port , de la passer de l'autre cote de la rue et remonter environ 500 metres vous trouverez la station de bus pour environ 2€ par personne vous pourez vous rendre a l ile au cerf ou a grand baie ou passer la journée sur mont choisy ( pour le change il y en a sur le chemin qui mene a la station de bus )
escale a mahe :
a la sortie du port prendre la direction centre ville , c'est indique , traverser le parc pour enfant et marcher tout droit , vous tombez directement sur la gare de bus ( bureau de change sur le chemin ) prendre le bus direction beau vallon et passer le reste de l'apres midi vous aurez le temps de visiter victoria le 3° jour , attention la nuit dernier bus a 20h 30
journée pleine aux seychelles excursion costa 187€ !!!!!!!!!!!
et bien c'est tres simple, il suffit de vous rendre a la marina , la il y a le ferry qui part a 9h pour 50e la digue ar ou 70 les deux iles preferez la digue , louer un velo 10e et rester jusqu'a 16h30
deux possibilites : bateau transfert la digue et praslin 80€
pour madagascar vous pourrez faire toutes les excursions a bas prix avec les locaux attention bien marchander
bon voyage
Itinéraire de dix-neuf jours au Québec: votre avis? English translation pending
Bonjour,
Nous avons choisi le Quebec pour notre voyage de noces cet été : nous pensons partir du 23 juillet au 10 août. Au départ, nous pensions passer par une agence de voyage mais suite à ce que j'ai pu lire notamment sur ce site, nous nous sommes décidés à l'organiser nous mêmes. Après avoir épluché ce site et d'autres depuis quelques temps, nous avons fait un itinéraire avec ce qui nous semble intéressant visite mais nous ne savons pas si le programme prévu est faisable ou trop dense. Si vous pensez que c'est trop dense, pouvez vous nous dire ce qui vous semble prioritaires comme visite.
Nous avons aussi jeté un coup d'oeil aux hébergements à quelques endroits. Si vous connaissez, merci de nous donner votre avis.
Il manque 2 jours à notre itinéraire (nous pensons partir avec Air Transat de Province en vol direct et je me suis trompée dans les dates quand nous avons organisé l'itinéraire). Où pensez vous qu'il faut les rajouter ? Nous pensons en mettre un à la fin pour avoir un jour supplémentaire plus reposant mais l'autre ?
Jour 1 : Arrivée à Montréal 10h05 Rejoindre le centre de Montréal !, Mont Royal et Oratoire St Joseph
Jour 2 : Montréal Vieux Montréal (Visite du Musée d’Archéologie et d’Histoire de Montréal, balade dans les rues, visite de la Basilique Notre Dame, visite du Musée Sir George-Etienne Cartier)
Jour 3 : Montréal Jardin botanique et Insectarium, Parc Olympique et Tour, Biodôme
On pensait aussi éventuellement voir le spectacle “Et la lumière fut” à Notre Dame et participer à une activité des « Fantômes du Vieux Montréal »
Jour 4 : Montréal - Québec Récupérer la voiture !, Chemin du Roy à partir de Trois Rivières (en particulier Deschambault et Cap Santé), commencer à se balader à Quebec, balade en calèche le soir à Québec
Jour 5 : Québec Vieux Québec (balade, visite du Musée de l’Amérique Française, visite du Musée du Fort, Tour Price, Place de l’Hôtel de Ville, visite du Château Frontenac, terrasse Dufferin, balade sur les remparts : visite guidée)
Jour 6 : Québec La Haute ville (Plaine d’Abraham, Assemblée nationale, Observatoire de la Capitale ou Restau Astral), Le Petit Champlain (balade, Place Royale, visite du Musée de la civilisation), Le Vieux Port Jour 7 : Québec Le village Huron Wendake, Les chutes de Montmorency
Jour 8 : Québec - La Malbaie Programme : Basilique St Anne de Beaupré, Canyon des chutes St Anne, Baie St Paul - La Malbaie par la côte, Port au Persil
Jour 9 : La Malbaie - La Baie Parc national des Hautes Gorges de la Rivière Malbaie, Route 381 vers la Baie, Site de la Nouvelle France si temps
Jour 10 : La Baie - Anse St Jean Rivière Eternité (Centre d’interprétation du parc du Saguenay, une randonnée, croisière sur le fjord), Anse St Jean
Jour 11 : Anse St Jean - Les Bergeronnes Petit Saguenay, Baie Ste Catherine (Centre d’interprétation et d’observation de Pointe Noire), Sacré Cœur (Rando obs du beluga, Safari ours noir au Domaine de nos Ancêtres)
Jour 12 : Les Bergeronnes - Tadoussac Tadoussac (Centre d’interprétation des mammifères marins, la chapelle des Indiens : la visiter ?, le poste de traite Chauvin : le visiter ?, l’hôtel Tadoussac (juste le voir)), Les Bergeronnes : excursions aux baleines ?
Jour 13 : Les Bergeronnes - Saint Félicien Ste Rose du Nord, Trou de la fée à Desbiens
Jour 14 : Saint Félicien Zoo St Félicien
Jour 15 : Saint Félicien - Saint Alexis des Monts (par exemple) Le village historique de Val Jalbert, Route vers St Alexis des Monts
Jour 16 : Saint Alexis des Monts (par exemple) Profiter de l’hôtel et de ses activités nature !
Jour 17 : Saint Alexis des Monts - Montréal – départ à 23h30 Profiter encore un peu de l’hôtel avant de rejoindre Montréal
Auberge du Trésor à Quebec Auberge la Fjordelaise à l’Anse St Jean Au gite fleuri aux Bergeronnes Gite A Fleur d’eau à St Felicien Hotel Sacacomie à St Alexis des Monts ou Pourvoirie du Lc Blanc ou Pourvoirie du lac à l'eau claire ou tout autre lieu où l'on pourrait se reposer en profitant de la nature. Si vous avez une autre idée !
Merci à tous ceux qui auront réussi à lire tout ce pavé !
Jour 1 : Arrivée à Montréal 10h05 Rejoindre le centre de Montréal !, Mont Royal et Oratoire St Joseph
Jour 2 : Montréal Vieux Montréal (Visite du Musée d’Archéologie et d’Histoire de Montréal, balade dans les rues, visite de la Basilique Notre Dame, visite du Musée Sir George-Etienne Cartier)
Jour 3 : Montréal Jardin botanique et Insectarium, Parc Olympique et Tour, Biodôme
On pensait aussi éventuellement voir le spectacle “Et la lumière fut” à Notre Dame et participer à une activité des « Fantômes du Vieux Montréal »
Jour 4 : Montréal - Québec Récupérer la voiture !, Chemin du Roy à partir de Trois Rivières (en particulier Deschambault et Cap Santé), commencer à se balader à Quebec, balade en calèche le soir à Québec
Jour 5 : Québec Vieux Québec (balade, visite du Musée de l’Amérique Française, visite du Musée du Fort, Tour Price, Place de l’Hôtel de Ville, visite du Château Frontenac, terrasse Dufferin, balade sur les remparts : visite guidée)
Jour 6 : Québec La Haute ville (Plaine d’Abraham, Assemblée nationale, Observatoire de la Capitale ou Restau Astral), Le Petit Champlain (balade, Place Royale, visite du Musée de la civilisation), Le Vieux Port Jour 7 : Québec Le village Huron Wendake, Les chutes de Montmorency
Jour 8 : Québec - La Malbaie Programme : Basilique St Anne de Beaupré, Canyon des chutes St Anne, Baie St Paul - La Malbaie par la côte, Port au Persil
Jour 9 : La Malbaie - La Baie Parc national des Hautes Gorges de la Rivière Malbaie, Route 381 vers la Baie, Site de la Nouvelle France si temps
Jour 10 : La Baie - Anse St Jean Rivière Eternité (Centre d’interprétation du parc du Saguenay, une randonnée, croisière sur le fjord), Anse St Jean
Jour 11 : Anse St Jean - Les Bergeronnes Petit Saguenay, Baie Ste Catherine (Centre d’interprétation et d’observation de Pointe Noire), Sacré Cœur (Rando obs du beluga, Safari ours noir au Domaine de nos Ancêtres)
Jour 12 : Les Bergeronnes - Tadoussac Tadoussac (Centre d’interprétation des mammifères marins, la chapelle des Indiens : la visiter ?, le poste de traite Chauvin : le visiter ?, l’hôtel Tadoussac (juste le voir)), Les Bergeronnes : excursions aux baleines ?
Jour 13 : Les Bergeronnes - Saint Félicien Ste Rose du Nord, Trou de la fée à Desbiens
Jour 14 : Saint Félicien Zoo St Félicien
Jour 15 : Saint Félicien - Saint Alexis des Monts (par exemple) Le village historique de Val Jalbert, Route vers St Alexis des Monts
Jour 16 : Saint Alexis des Monts (par exemple) Profiter de l’hôtel et de ses activités nature !
Jour 17 : Saint Alexis des Monts - Montréal – départ à 23h30 Profiter encore un peu de l’hôtel avant de rejoindre Montréal
Auberge du Trésor à Quebec Auberge la Fjordelaise à l’Anse St Jean Au gite fleuri aux Bergeronnes Gite A Fleur d’eau à St Felicien Hotel Sacacomie à St Alexis des Monts ou Pourvoirie du Lc Blanc ou Pourvoirie du lac à l'eau claire ou tout autre lieu où l'on pourrait se reposer en profitant de la nature. Si vous avez une autre idée !
Merci à tous ceux qui auront réussi à lire tout ce pavé !
Itinéraire de quatre jours en Normandie début mars English translation pending
Bonjour à tous,
Je prévois de visiter la Normandie sur 4 jours début mars. Je n'y suis jamais allé et je pensais suivre l'itinéraire suivant (en partant de Paris), le but étant de descendre vers le Sud (Mt St Michel) en longeant un peu la côte : - Fécamp / Etretat - Deauville / Trouville / Cabourg - Caen / Plages du Débarquement - Avranche / Mont St Michel
Est-ce que cela vous parait réaliste en 4 jours ? Est-ce que le mémorial de Caen vaut le détour ? ou la ville elle-même ? Quels sont les coins que vous recommandez particulièrement ?
Merci d'avance pour vos conseils et suggestions :-)
Tom
Je prévois de visiter la Normandie sur 4 jours début mars. Je n'y suis jamais allé et je pensais suivre l'itinéraire suivant (en partant de Paris), le but étant de descendre vers le Sud (Mt St Michel) en longeant un peu la côte : - Fécamp / Etretat - Deauville / Trouville / Cabourg - Caen / Plages du Débarquement - Avranche / Mont St Michel
Est-ce que cela vous parait réaliste en 4 jours ? Est-ce que le mémorial de Caen vaut le détour ? ou la ville elle-même ? Quels sont les coins que vous recommandez particulièrement ?
Merci d'avance pour vos conseils et suggestions :-)
Tom
Meilleur itinéraire de New York à Montréal ou Toronto? English translation pending
Bonjour
Nous souhaitons partir (2 couples) en juin 2010 pour l' EST des ETATS UNIS et le CANADA. nous hésitons sur l'ittinéraire à suivre et les centres d'intérets à voir.
Notre projet actuel : arriver à NEW YORK : 3 ou 4 jours pour visiter puis départ pour le CANADA :
1 - Soit par LANCASYTER et le pays amish, pour les Niagara falls et Toronto, 2 - Soit par BOSTON et le Vermont ou le Maine pour rejoindre MONTREALl.
Nous souhaiterions faire ces trajets en trois étapes....soit en voiture de location, soit en bus. ( j'ai vu sur les cartes des villes comme ALBANY, SYRACUSE pour le premier trajet ou CONCORD, MONTPELIER en passant par BOSTON
Quel est le meilleur trajet et quels sont "les incontournables sur ces trajets" pour découvrir la vie provinciale américaine (juste un aperçu car en trois jours !!!) ?? les meilleurs villes étapes ? les bons endroits et plans pour loger (nous acceptons les hébergements simples et collectifs AJ-YMCA-B&B - ou motel) ??
Pour le canada entre MONTREAL ET TORONTO : Idem, meilleurs coins et bonnes adresses, combien de temps rester à Montréal et TOronto ? Et le NIAGARA FALLS, surfait ou çà vaut le coup. Souvent les avis sont partagés !
Durée de ce voyage entre 16 et 20 jours ????. Tous vos conseils et suggestions seront les bienvenus? voyager en bus : ittinéraires et sites - bons plans d'hébergents - sites touristiques à visiter.
Merci
Nous souhaitons partir (2 couples) en juin 2010 pour l' EST des ETATS UNIS et le CANADA. nous hésitons sur l'ittinéraire à suivre et les centres d'intérets à voir.
Notre projet actuel : arriver à NEW YORK : 3 ou 4 jours pour visiter puis départ pour le CANADA :
1 - Soit par LANCASYTER et le pays amish, pour les Niagara falls et Toronto, 2 - Soit par BOSTON et le Vermont ou le Maine pour rejoindre MONTREALl.
Nous souhaiterions faire ces trajets en trois étapes....soit en voiture de location, soit en bus. ( j'ai vu sur les cartes des villes comme ALBANY, SYRACUSE pour le premier trajet ou CONCORD, MONTPELIER en passant par BOSTON
Quel est le meilleur trajet et quels sont "les incontournables sur ces trajets" pour découvrir la vie provinciale américaine (juste un aperçu car en trois jours !!!) ?? les meilleurs villes étapes ? les bons endroits et plans pour loger (nous acceptons les hébergements simples et collectifs AJ-YMCA-B&B - ou motel) ??
Pour le canada entre MONTREAL ET TORONTO : Idem, meilleurs coins et bonnes adresses, combien de temps rester à Montréal et TOronto ? Et le NIAGARA FALLS, surfait ou çà vaut le coup. Souvent les avis sont partagés !
Durée de ce voyage entre 16 et 20 jours ????. Tous vos conseils et suggestions seront les bienvenus? voyager en bus : ittinéraires et sites - bons plans d'hébergents - sites touristiques à visiter.
Merci
Voyage au Québec du 27 décembre 2009 au 13 janvier 2010: quels sont les bons plans? English translation pending
Habitant en Polynésie française, nous sommes 2 couples à partir en voyage pour le Québec!
On part le 26 décembre pour arriver le 27 à Montréal en passant par LAX (en transit), on sera héberger chez des amis. Puis retour sur la Polynésie le 13 janvier 2010!
J'aurai donc voulu savoir quels sont les bons ptis plans, les bons ptis trips à faire durant ces 2 semaines et demi au Canada? 😉
On m'a parlé de faire un tour par New York, d'essayer d'aller voir les chutes du Niagara, ou encore de faire un arrêt de quelques jours à LAX au lieu de faire juste le transit (mes billets étant open) au retour.
Bref j'aimerais avoir vos commentaires et bons plans sachant que l'on part avec un budget moyen d'environ 3500 dollars par couple.
Merci🙂
On m'a parlé de faire un tour par New York, d'essayer d'aller voir les chutes du Niagara, ou encore de faire un arrêt de quelques jours à LAX au lieu de faire juste le transit (mes billets étant open) au retour.
Bref j'aimerais avoir vos commentaires et bons plans sachant que l'on part avec un budget moyen d'environ 3500 dollars par couple.
Merci🙂
Un mois au Québec: endroits sympathiques? English translation pending
nous partons a 2 cet été nous arrivons au quebec pour 1 mois avec sac a dos vos conseils et vos propositions de lieu sympa a faire merci amis voyageurs
Bons plans pour un séjour de trois semaines à Vladivostok? (Russie) English translation pending
Bonjour
Je cherche des infos recentes d'ordre pratique au sujet de Vladivostok : recommandations pour un hotel ***/**** (ce serait pour un sejour de trois semaines, dont j'aurai besoin d'un endroit pas trop deprimant, et si possible assez vivant), le cout des taxis, bon plans restos, les choses a faire pour tuer le temps en fin de journee (style shopping-center avec un food-court ou les gens se retrouvent), la vie nocturne branchée, ect.
Merci d'avance pour toute info.
Je cherche des infos recentes d'ordre pratique au sujet de Vladivostok : recommandations pour un hotel ***/**** (ce serait pour un sejour de trois semaines, dont j'aurai besoin d'un endroit pas trop deprimant, et si possible assez vivant), le cout des taxis, bon plans restos, les choses a faire pour tuer le temps en fin de journee (style shopping-center avec un food-court ou les gens se retrouvent), la vie nocturne branchée, ect.
Merci d'avance pour toute info.
Parcours pour un week-end romantique en Normandie English translation pending
Bonjour, j'envisage d'emmener mon amie pour un petit week-end romantique en Normandie début novembre.
Voici ce que j'ai prévu :
1er jour: Honfleur. Visite de Honfleur et des environs (Deauville, Cabourg...) Nuit à Honfleur dans un bel Hotel 2ème jour: Départ de Honfleur : Visite du Mont-saint-Michel (un incontournable ! ) départ en fin d'A-M.
Question : La visite du Mont-saint-Michel peut-elle durer plus d'une Après-Midi ? J'ai vu qu'on mettait 2h entre Honfleur et le Mont-saint-Michel , j'éspère que la route se fait bien !
Ce parcours est-il pertinent? Que ne faut-il absolument pas rater?
Merci d'avance 😎
1er jour: Honfleur. Visite de Honfleur et des environs (Deauville, Cabourg...) Nuit à Honfleur dans un bel Hotel 2ème jour: Départ de Honfleur : Visite du Mont-saint-Michel (un incontournable ! ) départ en fin d'A-M.
Question : La visite du Mont-saint-Michel peut-elle durer plus d'une Après-Midi ? J'ai vu qu'on mettait 2h entre Honfleur et le Mont-saint-Michel , j'éspère que la route se fait bien !
Ce parcours est-il pertinent? Que ne faut-il absolument pas rater?
Merci d'avance 😎
Le déplacement en voiture à Malaga English translation pending
Bonjour,
Je voudrai partir 6 jours en 4 avec les enfants de 4 et 7 ans à Malaga et ses environs ; j'hésite si nous allons louer une voiture ou prendre les bus car je ne suis vraiment pas douée de stationer la voiture ni de trouver la bonne direction ...
Voici le projet :
J1 : 23h50 arrivée à Malaga ; aller au centre ville de Malaga par taxi. héberger à Malaga.
J2 : louer une voiture à Malaga ; visiter le marché aux puces à Marbella ; héberger à Malaga
J3 : visiter Nerja (les grottes) puis Torre DesMar (la plage) ; héberger à Malaga
J4 : visiter le Parc Sierra De LasNieves à Ronda ; hébergernuité à Ronda
J5 : visiter le Parc Donana ; héberger à Séville.
J6 : visiter Seville la journée et rendre la voiture à Malaga ; héberger à Malaga.
J7 : arriver avant 8h à l'aeroport pour prendre le vol.
Pensez-vous que ce sera possible de réaliser le trajet par bus ? Est-il nécessaire de réserver les hotels à cette période ? La circulation est-elle difficille en villes ?
Merci beaucoup !
Pensez-vous que ce sera possible de réaliser le trajet par bus ? Est-il nécessaire de réserver les hotels à cette période ? La circulation est-elle difficille en villes ?
Merci beaucoup !
Pays basque à vélo: marchés de sports nocturnes? English translation pending
Bonsoir tout le monde,
je pars lundi au pays basques j'aimerais savoir si il y a des marchés nocturne dans le sports comme j'avais pu voir sur la cote d'azur ?
Merci de vos rep
je pars lundi au pays basques j'aimerais savoir si il y a des marchés nocturne dans le sports comme j'avais pu voir sur la cote d'azur ?
Merci de vos rep
Improvisation Nomade (6) la route des Indes English translation pending
Chère Meriem
Nous avons quitté Bombay, l’enfer de Bombay, le 5 décembre, à l’aube d’une journée magnifique. Par la fenêtre du train, les véritables paysages de l’Inde s’offraient alors à nous : vert des rizières où s’éclaboussent les bœufs aux longues cornes, rouge feu de la terre, recouverte de troupeaux de vaches sacrées et d’enfants bergers dans les forêts de palmiers oscillants sur les collines. Nous sommes à Goa. Une région privilégiée par sa beauté et dont la population, à majorité chrétienne depuis la longue occupation portugaise, est très tolérante avec les touristes qui viennent en masse depuis les années hippies. Palolem, à l’extrême sud de l’état, est un village côtier fait de cabanes en bambou, surélevées, le long des plages paradisiaques et cachées sous des feuilles de palmes et de cocotiers. Sur les petites îles désertes, clairsemés, autour desquelles grouillent les dauphins, le soleil s’évanouit de pourpre. Nous sommes au paradis. Mais même le paradis a des défauts… Tu te souviens du CD qu’on appréciait ensemble à Istanbul. Je l’ai écouté ce matin. C’est fou comme la musique peut contenir d’images… Parfois, j’ai le sentiment d’avoir fait une connerie en n’acceptant pas que tu me rejoignes. On serait bien tous les deux à critiquer le paradis… Mais tu es à Antalaya, sur un bateau du vieux port. Les marins turcs vous ont invitées à rester près d’eux, après que vous les avez charmés avec Jin… Et je t’imagine, bercée par les vagues ou caressée par les mains rugueuses d’un matelot. Mais je m’en fous après tout. Les bars regorgent de déesses en maillot de bain dont les jolis culs blancs tentent de bronzer, en restant des heures au soleil sur la plage. Je commande un rhum, de mon hamac, à 6 serveurs qui sont à notre service. C’est ennuyeux le paradis. On n’y fait rien et on n’a rien envie d’y faire. Ou alors, ce sont les joints qui me font ça. Et la soirée d’hier. J’ai bien ri. Tous ces faux routards à base de whisky coca et de musique de merde, avec leurs lunettes de soleil sur leur front blanc cachant leurs yeux rougis et leur gros ventre rempli de bière, qui reproduisent exactement ce monde de merde qu’ils ont pourtant quitté pour venir ici. Nous ne sommes pas au bon endroit. Ces vacanciers m’exaspèrent. Fumer des joints me lasse. Daoud, lui, a l’impression de bouffer des paquets de farine. T’as un œuf, il m’dit, que je te fasse une crêpe ! Puis la nuit, le paradis fait un bruit d’enfer : des chiens s’entredéchirent par dizaines, en hurlant à la mort. Les mêmes qui dorment près de nous la journée, rongés par les tiques et les puces, ravagés de cicatrices encore sanglantes. Droits sur leur corps maigre et musclé, ils nous regardent fièrement et sans broncher. J’ai rêvé d’eux, cette nuit, et que j’étais attaqué par des soldats fous, abandonnés et affamés. Ce matin, on a loué un scooter et on est partis en promenade. D’abord, dans les terres qui sont des réserves naturelles et où on a manqué de tomber en panne d’essence parmi les singes, les buffles et les serpents. Pour ne citer que ceux que l’on a vus, car ça grouille de tigres et autres bestioles non comestibles. Ensuite, le long de la côte encore naturelle, dans les petits villages de pêcheurs qui précèdent de longues plages désertiques et des criques de sable blanc, cachées sous les palmiers où on aurait été bien à faire l’amour… Pour fêter ça, le soir, avec Daoud, on s’est fait un dîner aux chandelles sur une terrasse, à la fraîcheur marine et il me disait qu’on ferait bien de quitter ces lieux romantiques… Nous partons demain. Je ne serai donc plus ici le jour de ton arrivée.
Hampi
Rives de la rivière Krishna en Mahârâshtra dans les ruines de l’empire Vijayanagar. Oasis spectaculaire et verdoyante, prise entre des montagnes de granit rouge déposées par petits tas de trois cent mètres de haut, comme jetées à la pelle par d’immenses dieux. Les temples, disséminés dans ce paysage, hypnotisent par leur majesté et leur finesse. D’innombrables mains ont sculpté dans le moindre détail les représentations de leur vie quotidienne, sans tabou, et de façon largement mystique. Comme chez les Grecs et les Romains, les dieux influencent directement l’histoire et les destins. La mythologie est vaste, les murs emplis de légendes en fresques. Ce site est resté abandonné plusieurs centaines d’années. Aujourd’hui seulement, il est protégé et devient petit à petit un attrait touristique. C’est pourquoi, la population alentour est revenue habiter le village et commence à vendre quelques souvenirs. Le plus prisé est un éléphant sacré qui vous bénit d’une caresse de trompe sur la tête après lui avoir donné une pièce de monnaie. À la sortie du village, des escaliers descendent à la rivière et il faut se lever tôt le matin pour prendre un bain avec l’ensemble de la population. Un moment majestueux de couleurs et d’impudeur, puisque apparaissent les jambes et les épaules des femmes. Le soleil surgit alors sur les corps bruns, les cheveux brillants, l’ocre des rochers polis et la mousse en bulles multicolores. Les cloches des vaches accompagnent la psalmodie des prêtres au temple, le marché accueille les premiers paniers débordants de fruits frais : ananas, papayes, goyaves. L’éléphant débute une nouvelle journée de bénédictions. Derrière la montagne sacrée où s’élève le plus haut temple, entre les piliers d’une cour intérieure où broutent quelques chèvres, un jeune berger me propose de l’herbe à fumer. Un peu plus loin, vagabondant dans les ruines grignotées de végétation, un homme assis en tailleur me fait signe de le rejoindre. Il paraît être en méditation. Mais, à peine le questionné-je sur mes difficultés à rentrer moi-même dans cet état qu’il me tend lui aussi de l’herbe. Depuis le gîte de ce charlatan, j’emprunte un chemin le long de la rivière et trouve un petit garçon qui taille des éléphants en pierre. Le travail est minutieux. Le prix de ses sculptures est dérisoire. Malheureusement, jamais au cours de ce voyage je n’achèterai d’objets encombrants pour mon bagage que je trimbale sur le dos. Aucune chance aux meilleurs commerçants de me vendre un souvenir. Mais je reste avec le gamin puisqu’il est seul, et m’instruis de son savoir-faire. Mon premier éléphant ressemble à une pierre. « Very good, il me dit, flatteur ! » 100 roupies, je réponds alors. Le petit garçon me regarde perplexe. Le plus beau des ses éléphants ne coûte pas ce prix-là… Abandonnant ma carrière de sculpteur, je le remercie de quelques roupies qui traînent dans ma poche pour son attention, sa gentillesse et son travail. Heureux mais gêné, il refuse l’argent ou, pour qu’il l’accepte, je dois à mon tour recevoir une petite sculpture que, finalement, j’ai toujours gardée. Toujours vagabondant, j’ai traversé la rivière sur une coque en feuilles de palmier avant de me jeter à l’eau pour rejoindre des gamins qui plongeaient d’un rocher. Ai épongé ma soif avec une noix de coco… Aidé un groupe d’hommes à tirer un tronc d’arbre lourd de plus d’une tonne dans les rizières et partagé avec eux des bidies, ces cigarettes roulées dans des feuilles d’eucalyptus… Suis descendu dans les ruines d’un temple qu’entourait une pièce d’eau, au-dessus de laquelle une bande de singes s’agitait dans les lianes d’une touffe de bambous…. Lavé mes pieds dans une rigole d’irrigation de jeunes bananiers avec un monsieur à la très belle moustache, honoré de ma présence mais sans que nous puissions communiquer autrement qu’avec des sourires… Suivi une jeune femme sur un chemin poussiéreux ramenant sur sa tête un panier de fleurs et dont les fesses derrière le voile léger du sari m’empêchaient de voir tout autre paysage… Suis rentré chez l’habitant le soir, avec ces images et ce sourire dans un état de béatitude.
Hassan
On ne connaît pas la peur ni l’inconfortable quand on n’a jamais passé une nuit dans un bus indien. On est capable de traverser toutes les houles dans une coque de noix quand on a pris un bus indien dans le Karnataka entre Hampi et Hassan pendant sept heures de route pour à peine 300 km. Le pire de tout, l’inimaginable, l’extrême, c’est d’être malade à ce moment-là… Daoud n’a pas eu de chance. Je ne crois pas qu’il puisse un jour trouver les mots pour relater la souffrance de ce moment. Vomir par la fenêtre du bus pendant sept heures, descendre à chaque arrêt pour nettoyer ses fesses dégoulinantes dans des lieux infectés et immondes où déjà des centaines d’Indiens étaient passés et avaient posé leur merde tranquillement dans toute la surface délimitée entre la porte quand elle existe et le trou. C’est là qu’il a appris à se torcher avec de l’eau. C’est là que j’ai bien cru pendant plusieurs jours qu’il allait y rester : zombie désarticulé dont les yeux sortaient des orbites, n’ayant plus que la peau sur les os, et ne pouvant plus avaler une gorgée d’eau sans immédiatement aller aux toilettes. Vert, jaune, desséché, il était. Et dégoûté comme de la lèpre des Indiens et de leur manque d’hygiène intolérable. S’il avait pu quitter son lit, ç’aurait été pour rentrer en France… Pendant qu’il se rétablissait, je suis allé visiter quelques sites jaïnismes présents dans cette région. La religion Jaïne, apparentée dans l’hindouisme met l’accent sur la non-violence envers toutes les créatures. D’abord, ceux de Belur et Halebib, dont les innombrables sculptures sont impressionnantes de dextérité. Mais j’ai préféré la tranquillité des temples de Stravanabelagola plus éloignés mais plus favorables au recueillement. Assis sous la voûte de tombeaux obscurs, je me suis laissé aspirer par le 3ème œil des monarques dont le rouge vif, au milieu du front, contraste sur les corps de marbre noirs et géants, lisses et glacials. Seul sur le site, je sentais, dans la pénombre, l’atmosphère saturée de leur présence et des frissons me parcouraient le dos et les jambes que je mettais sur le compte de la fraîcheur, alors que la sueur me coulait sur les tempes. Si j’étais resté pour la nuit dans le ventre des tombeaux, m’auraient-ils raconté leur histoire ? De retour en ville, j’assistai à une partie de criquet, en grignotant les graines d’une herbe qui ressemble à du pois chiche et que j’ai partagée avec une jeune et jolie vache. On a la compagnie qu’on peut. Puis, déambulant dans les quartiers commerçants, ai demandé à un monsieur qui brodait sur sa machine à coudre, de rafistoler mon pantalon déchiré à plusieurs endroits. Alors que je m’apprêtais à le quitter pour faciliter la manœuvre, il s’écria, puis m’entoura d’un linge rouge qui termina, une fois la couture terminée, noué par ses soins sur ma tête, en guise de turban. Tout beau avec mon turban, je passe prendre Daoud pour la première promenade depuis son rétablissement et le guide à travers les ruelles nauséabondes du marché d’Hassan qui s’étendent autour d’un terrain vague où les chiens, les vaches, les poules et les cochons piétinent un monticule de déchets abjects et de rigoles dégoulinantes, jusqu’aux draps sales, étendus à même la terre, où sont exposés les fruits, les légumes et les épices. Ça pue, c’est immonde. Le plus insalubre marché qu’on n’ait jamais vu. Très vite, Daoud ne se sent pas bien mais, avant de rentrer, je lui demande s’il ne veut pas goûter la confiture de mangues, délicieuse, qui macère là, dans un vieux bidon d’huile où s’entassent mouches, guêpes et poussière épaisse… Mysore.
Au milieu de la ville, l’imposant palace du maharaja scintille de mille lumières à la nuit tombée : escaliers en marbre, terrasses en théâtre, colonnes sculptées et imprégnées de diamants, parcs et jardins de roses, ranch à éléphants sur lesquels le maharadjah, dans des temps révolus, paradait au milieu de ses pauvres. La colonisation puis enfin l’indépendance ont mis un terme à la puissance de ces seigneurs féodaux. Leurs palais sont devenus des musées. Jamais vu un endroit aussi monstrueusement kitch. Sorti déçu et fait la connaissance d’un gamin qui parle bien anglais. Un rabatteur qui connaît tout et tous ceux avec qui les touristes peuvent avoir à faire et qui gagne un peu de monnaie en les conduisant à travers les rues. Malheureusement pour lui, je ne suis pas un bon touriste qui vient acheter des souvenirs et des cadeaux. Enfin, c’est ce que je crois… Commerces de ferraille, de moteurs, de roues, je le suis dans les rues bondées au hasard des avenues en toile d’araignée autour du palais quand je tombe sur un monument marqué du signe des francs-maçons. Ils sont décidément partout ces maîtres du monde... Sous quel nom de code sont-ils réunis ici ? Et quel mystère se cache entre ces murs ? Mélange de croyances religieuses, d’érudition et de légendes, toutes ces histoires de franc-maçonnerie, sans que je ne le comprenne, plaisent beaucoup dans nos pays. Pourtant je ne suis pas certain d’être rassuré en pensant que des hommes peuvent influencer l’évolution de l’humanité à notre insu. Préfère encore l’idée d’un petit monsieur barbu, assis sur les nuages, qui nous épie et qui joue comme un enfant à nous torturer, tout en étant débordé par ses marionnettes quelque peu perspicaces… On s’arrête devant une porte entrouverte où une femme roule une pâte odorante et malléable sur des bâtons : l’encens. Une autre sort et passe devant moi avec un grand sourire et un paquet emballé de journaux. Ce qui m’étonne, étant perdu très loin du centre, c’est de voir que cette femme est occidentale. Mais avant que je réalise, elle a disparu dans la foule. Alors, j’attends. Je ne sais pas pourquoi mais j’attends. Cette maison familiale s’est transformée, j’imagine, en un commerce lucratif et je ne peux pas résister à la curiosité. Bientôt, on m’introduit à l’étage dans une pièce avec deux fauteuils, une petite table et, autour de moi, le kit complet de l’alchimiste. Capitale de l’encens, des huiles et des herbes, Mysore s’enorgueillit de la qualité de ses produits. En effet, quantité d’Occidentaux viennent ici chercher des remèdes à base de plantes médicinales. Thé, rapide massage et petits gâteaux me sont offerts pendant que le monsieur me déballe ses produits. Finalement, je repars avec des échantillons d’huiles et de crèmes : deux gouttes de lotus sur les tempes contre les migraines et le stress, un peu de santal avec une pointe d’amande dans les zones douloureuses, à essayer sur les nerfs de mon cou. Une fiole d’huile à base de nénuphar contre les piqûres de moustiques et, avec ça, je saurai si ce sont des charlatans. Enfin, une crème BALA, remède à tous les maux, à appliquer en massage… Je me vois encore sortir, moi aussi, de ce magasin, avec le sourire et l’impression d’avoir eu une chance inouïe d’arriver ici… Fais confiance aux gens, je me répète, fais confiance aux gens : ça fait partie du voyage. À Mysore, il n’y a pas de distributeur mais des guichets dans la rue. Un homme s’empare de vos papiers qu’il photocopie avant de passer votre carte bancaire dans la machine à roulette qui fait une empreinte. Vous signez. Ensuite, toujours dans la rue, il prend une liasse de billets dans sa valise, recompte deux fois et finit par vous tendre la somme demandée. Vingt euros en roupie, ça fait une bonne liasse que je fourre dans ma poche hyper discrètement. Deux cents personnes seulement m’ont vu. De plus, avec l’empreinte de ma carte et la photocopie de mes papiers, on devrait pouvoir tout me piquer. Mais surtout, ne pas commencer à être parano. Fais confiance aux gens. Le mensonge froid et sincère pour te voler n’atteint pas, dans ces contrées, le paroxysme de celui de nos commerciaux... De retour à l’hôtel, le massage sur mon cuir chevelu de l’après-midi m’engourdit encore. Allongé sur mon lit, les bras derrière la tête et les jambes croisées, je prends conscience de ma situation. Daoud est resté à Hassan pour se reposer de sa maladie. Me voilà seul au milieu de l’Inde. Seul au restaurant, seul pour prendre le train, le bus, négocier le prix des hôtels, faire les visites, choisir les destinations. Seul aussi le soir, pour me raconter mes journées, mes histoires. Mais je suis heureux. La solitude est parfois nécessaire et souvent intéressante pour se retrouver, même si on a la chance d’avoir un compagnon de voyage avec qui on s’entend bien, même si c’est bien plus drôle et enrichissant de partager ses découvertes avec un ami. Mon petit bordel étalé dans la chambre à la lumière de la bougie, je me sens parfaitement bien, seul et loin et je me dis que c’est bien là ma vie et que je ne serais pas fâché, si cette soirée se renouvelait souvent à l’avenir, avec cette même intensité…
Les monts Nilgiri.
La petite ville d’Ooty, à plus de 2.000 mètres d’altitude, entre les états du Kerala et du Tamil Nadu au sud de l’Inde, est une ancienne station climatique anglaise, sans doute plus agréable à la saison chaude. Manteau et bonnet ne sont pas de trop en cette fin décembre. Descendu à plus de deux kilomètres de la ville dans un hôtel vraiment calme où je suis le seul hôte. Enfin quitté la chaleur et la frénésie des grandes villes pour cette petite station de montagne. Commence par une longue promenade dans les prairies et les collines. Retrouve l’herbe fraîche qui me rappelle la beauté des alpages, le silence de la montagne. M’endors sur l’herbe deux heures au moins. Plus tard, en ville, le bouiboui où je m’arrête pour manger n’a pas l’eau courante. On me prépare un morceau de poulet où je ne trouverai que les os, dans une purée épaisse d’épices virulentes. La solution dans ce cas est d’avaler vite et de ne surtout pas s’arrêter de manger jusqu’à la fin. Car ensuite, on ne peut plus y revenir. Le temple indou, la mosquée et l’église sont très proches les uns des autres dans cette petite ville. Les lumières des bougies, le parfum des encens et l’alphabet des écritures qui les couvrent, sont identiques. Un homme porte une croix, une toque ou un point rouge sur le front selon son appartenance. Mais par quelle magie a-t-on séparé ces même gens en communautés diverses ? L’histoire des peuples comporte bien des mystères… Ils grouillent pourtant tous ensemble dans les rues animées. Quel sera le prochain temple élevé ici dans les temps futurs ?
Nous avons quitté Bombay, l’enfer de Bombay, le 5 décembre, à l’aube d’une journée magnifique. Par la fenêtre du train, les véritables paysages de l’Inde s’offraient alors à nous : vert des rizières où s’éclaboussent les bœufs aux longues cornes, rouge feu de la terre, recouverte de troupeaux de vaches sacrées et d’enfants bergers dans les forêts de palmiers oscillants sur les collines. Nous sommes à Goa. Une région privilégiée par sa beauté et dont la population, à majorité chrétienne depuis la longue occupation portugaise, est très tolérante avec les touristes qui viennent en masse depuis les années hippies. Palolem, à l’extrême sud de l’état, est un village côtier fait de cabanes en bambou, surélevées, le long des plages paradisiaques et cachées sous des feuilles de palmes et de cocotiers. Sur les petites îles désertes, clairsemés, autour desquelles grouillent les dauphins, le soleil s’évanouit de pourpre. Nous sommes au paradis. Mais même le paradis a des défauts… Tu te souviens du CD qu’on appréciait ensemble à Istanbul. Je l’ai écouté ce matin. C’est fou comme la musique peut contenir d’images… Parfois, j’ai le sentiment d’avoir fait une connerie en n’acceptant pas que tu me rejoignes. On serait bien tous les deux à critiquer le paradis… Mais tu es à Antalaya, sur un bateau du vieux port. Les marins turcs vous ont invitées à rester près d’eux, après que vous les avez charmés avec Jin… Et je t’imagine, bercée par les vagues ou caressée par les mains rugueuses d’un matelot. Mais je m’en fous après tout. Les bars regorgent de déesses en maillot de bain dont les jolis culs blancs tentent de bronzer, en restant des heures au soleil sur la plage. Je commande un rhum, de mon hamac, à 6 serveurs qui sont à notre service. C’est ennuyeux le paradis. On n’y fait rien et on n’a rien envie d’y faire. Ou alors, ce sont les joints qui me font ça. Et la soirée d’hier. J’ai bien ri. Tous ces faux routards à base de whisky coca et de musique de merde, avec leurs lunettes de soleil sur leur front blanc cachant leurs yeux rougis et leur gros ventre rempli de bière, qui reproduisent exactement ce monde de merde qu’ils ont pourtant quitté pour venir ici. Nous ne sommes pas au bon endroit. Ces vacanciers m’exaspèrent. Fumer des joints me lasse. Daoud, lui, a l’impression de bouffer des paquets de farine. T’as un œuf, il m’dit, que je te fasse une crêpe ! Puis la nuit, le paradis fait un bruit d’enfer : des chiens s’entredéchirent par dizaines, en hurlant à la mort. Les mêmes qui dorment près de nous la journée, rongés par les tiques et les puces, ravagés de cicatrices encore sanglantes. Droits sur leur corps maigre et musclé, ils nous regardent fièrement et sans broncher. J’ai rêvé d’eux, cette nuit, et que j’étais attaqué par des soldats fous, abandonnés et affamés. Ce matin, on a loué un scooter et on est partis en promenade. D’abord, dans les terres qui sont des réserves naturelles et où on a manqué de tomber en panne d’essence parmi les singes, les buffles et les serpents. Pour ne citer que ceux que l’on a vus, car ça grouille de tigres et autres bestioles non comestibles. Ensuite, le long de la côte encore naturelle, dans les petits villages de pêcheurs qui précèdent de longues plages désertiques et des criques de sable blanc, cachées sous les palmiers où on aurait été bien à faire l’amour… Pour fêter ça, le soir, avec Daoud, on s’est fait un dîner aux chandelles sur une terrasse, à la fraîcheur marine et il me disait qu’on ferait bien de quitter ces lieux romantiques… Nous partons demain. Je ne serai donc plus ici le jour de ton arrivée.
Hampi
Rives de la rivière Krishna en Mahârâshtra dans les ruines de l’empire Vijayanagar. Oasis spectaculaire et verdoyante, prise entre des montagnes de granit rouge déposées par petits tas de trois cent mètres de haut, comme jetées à la pelle par d’immenses dieux. Les temples, disséminés dans ce paysage, hypnotisent par leur majesté et leur finesse. D’innombrables mains ont sculpté dans le moindre détail les représentations de leur vie quotidienne, sans tabou, et de façon largement mystique. Comme chez les Grecs et les Romains, les dieux influencent directement l’histoire et les destins. La mythologie est vaste, les murs emplis de légendes en fresques. Ce site est resté abandonné plusieurs centaines d’années. Aujourd’hui seulement, il est protégé et devient petit à petit un attrait touristique. C’est pourquoi, la population alentour est revenue habiter le village et commence à vendre quelques souvenirs. Le plus prisé est un éléphant sacré qui vous bénit d’une caresse de trompe sur la tête après lui avoir donné une pièce de monnaie. À la sortie du village, des escaliers descendent à la rivière et il faut se lever tôt le matin pour prendre un bain avec l’ensemble de la population. Un moment majestueux de couleurs et d’impudeur, puisque apparaissent les jambes et les épaules des femmes. Le soleil surgit alors sur les corps bruns, les cheveux brillants, l’ocre des rochers polis et la mousse en bulles multicolores. Les cloches des vaches accompagnent la psalmodie des prêtres au temple, le marché accueille les premiers paniers débordants de fruits frais : ananas, papayes, goyaves. L’éléphant débute une nouvelle journée de bénédictions. Derrière la montagne sacrée où s’élève le plus haut temple, entre les piliers d’une cour intérieure où broutent quelques chèvres, un jeune berger me propose de l’herbe à fumer. Un peu plus loin, vagabondant dans les ruines grignotées de végétation, un homme assis en tailleur me fait signe de le rejoindre. Il paraît être en méditation. Mais, à peine le questionné-je sur mes difficultés à rentrer moi-même dans cet état qu’il me tend lui aussi de l’herbe. Depuis le gîte de ce charlatan, j’emprunte un chemin le long de la rivière et trouve un petit garçon qui taille des éléphants en pierre. Le travail est minutieux. Le prix de ses sculptures est dérisoire. Malheureusement, jamais au cours de ce voyage je n’achèterai d’objets encombrants pour mon bagage que je trimbale sur le dos. Aucune chance aux meilleurs commerçants de me vendre un souvenir. Mais je reste avec le gamin puisqu’il est seul, et m’instruis de son savoir-faire. Mon premier éléphant ressemble à une pierre. « Very good, il me dit, flatteur ! » 100 roupies, je réponds alors. Le petit garçon me regarde perplexe. Le plus beau des ses éléphants ne coûte pas ce prix-là… Abandonnant ma carrière de sculpteur, je le remercie de quelques roupies qui traînent dans ma poche pour son attention, sa gentillesse et son travail. Heureux mais gêné, il refuse l’argent ou, pour qu’il l’accepte, je dois à mon tour recevoir une petite sculpture que, finalement, j’ai toujours gardée. Toujours vagabondant, j’ai traversé la rivière sur une coque en feuilles de palmier avant de me jeter à l’eau pour rejoindre des gamins qui plongeaient d’un rocher. Ai épongé ma soif avec une noix de coco… Aidé un groupe d’hommes à tirer un tronc d’arbre lourd de plus d’une tonne dans les rizières et partagé avec eux des bidies, ces cigarettes roulées dans des feuilles d’eucalyptus… Suis descendu dans les ruines d’un temple qu’entourait une pièce d’eau, au-dessus de laquelle une bande de singes s’agitait dans les lianes d’une touffe de bambous…. Lavé mes pieds dans une rigole d’irrigation de jeunes bananiers avec un monsieur à la très belle moustache, honoré de ma présence mais sans que nous puissions communiquer autrement qu’avec des sourires… Suivi une jeune femme sur un chemin poussiéreux ramenant sur sa tête un panier de fleurs et dont les fesses derrière le voile léger du sari m’empêchaient de voir tout autre paysage… Suis rentré chez l’habitant le soir, avec ces images et ce sourire dans un état de béatitude.
Hassan
On ne connaît pas la peur ni l’inconfortable quand on n’a jamais passé une nuit dans un bus indien. On est capable de traverser toutes les houles dans une coque de noix quand on a pris un bus indien dans le Karnataka entre Hampi et Hassan pendant sept heures de route pour à peine 300 km. Le pire de tout, l’inimaginable, l’extrême, c’est d’être malade à ce moment-là… Daoud n’a pas eu de chance. Je ne crois pas qu’il puisse un jour trouver les mots pour relater la souffrance de ce moment. Vomir par la fenêtre du bus pendant sept heures, descendre à chaque arrêt pour nettoyer ses fesses dégoulinantes dans des lieux infectés et immondes où déjà des centaines d’Indiens étaient passés et avaient posé leur merde tranquillement dans toute la surface délimitée entre la porte quand elle existe et le trou. C’est là qu’il a appris à se torcher avec de l’eau. C’est là que j’ai bien cru pendant plusieurs jours qu’il allait y rester : zombie désarticulé dont les yeux sortaient des orbites, n’ayant plus que la peau sur les os, et ne pouvant plus avaler une gorgée d’eau sans immédiatement aller aux toilettes. Vert, jaune, desséché, il était. Et dégoûté comme de la lèpre des Indiens et de leur manque d’hygiène intolérable. S’il avait pu quitter son lit, ç’aurait été pour rentrer en France… Pendant qu’il se rétablissait, je suis allé visiter quelques sites jaïnismes présents dans cette région. La religion Jaïne, apparentée dans l’hindouisme met l’accent sur la non-violence envers toutes les créatures. D’abord, ceux de Belur et Halebib, dont les innombrables sculptures sont impressionnantes de dextérité. Mais j’ai préféré la tranquillité des temples de Stravanabelagola plus éloignés mais plus favorables au recueillement. Assis sous la voûte de tombeaux obscurs, je me suis laissé aspirer par le 3ème œil des monarques dont le rouge vif, au milieu du front, contraste sur les corps de marbre noirs et géants, lisses et glacials. Seul sur le site, je sentais, dans la pénombre, l’atmosphère saturée de leur présence et des frissons me parcouraient le dos et les jambes que je mettais sur le compte de la fraîcheur, alors que la sueur me coulait sur les tempes. Si j’étais resté pour la nuit dans le ventre des tombeaux, m’auraient-ils raconté leur histoire ? De retour en ville, j’assistai à une partie de criquet, en grignotant les graines d’une herbe qui ressemble à du pois chiche et que j’ai partagée avec une jeune et jolie vache. On a la compagnie qu’on peut. Puis, déambulant dans les quartiers commerçants, ai demandé à un monsieur qui brodait sur sa machine à coudre, de rafistoler mon pantalon déchiré à plusieurs endroits. Alors que je m’apprêtais à le quitter pour faciliter la manœuvre, il s’écria, puis m’entoura d’un linge rouge qui termina, une fois la couture terminée, noué par ses soins sur ma tête, en guise de turban. Tout beau avec mon turban, je passe prendre Daoud pour la première promenade depuis son rétablissement et le guide à travers les ruelles nauséabondes du marché d’Hassan qui s’étendent autour d’un terrain vague où les chiens, les vaches, les poules et les cochons piétinent un monticule de déchets abjects et de rigoles dégoulinantes, jusqu’aux draps sales, étendus à même la terre, où sont exposés les fruits, les légumes et les épices. Ça pue, c’est immonde. Le plus insalubre marché qu’on n’ait jamais vu. Très vite, Daoud ne se sent pas bien mais, avant de rentrer, je lui demande s’il ne veut pas goûter la confiture de mangues, délicieuse, qui macère là, dans un vieux bidon d’huile où s’entassent mouches, guêpes et poussière épaisse… Mysore.
Au milieu de la ville, l’imposant palace du maharaja scintille de mille lumières à la nuit tombée : escaliers en marbre, terrasses en théâtre, colonnes sculptées et imprégnées de diamants, parcs et jardins de roses, ranch à éléphants sur lesquels le maharadjah, dans des temps révolus, paradait au milieu de ses pauvres. La colonisation puis enfin l’indépendance ont mis un terme à la puissance de ces seigneurs féodaux. Leurs palais sont devenus des musées. Jamais vu un endroit aussi monstrueusement kitch. Sorti déçu et fait la connaissance d’un gamin qui parle bien anglais. Un rabatteur qui connaît tout et tous ceux avec qui les touristes peuvent avoir à faire et qui gagne un peu de monnaie en les conduisant à travers les rues. Malheureusement pour lui, je ne suis pas un bon touriste qui vient acheter des souvenirs et des cadeaux. Enfin, c’est ce que je crois… Commerces de ferraille, de moteurs, de roues, je le suis dans les rues bondées au hasard des avenues en toile d’araignée autour du palais quand je tombe sur un monument marqué du signe des francs-maçons. Ils sont décidément partout ces maîtres du monde... Sous quel nom de code sont-ils réunis ici ? Et quel mystère se cache entre ces murs ? Mélange de croyances religieuses, d’érudition et de légendes, toutes ces histoires de franc-maçonnerie, sans que je ne le comprenne, plaisent beaucoup dans nos pays. Pourtant je ne suis pas certain d’être rassuré en pensant que des hommes peuvent influencer l’évolution de l’humanité à notre insu. Préfère encore l’idée d’un petit monsieur barbu, assis sur les nuages, qui nous épie et qui joue comme un enfant à nous torturer, tout en étant débordé par ses marionnettes quelque peu perspicaces… On s’arrête devant une porte entrouverte où une femme roule une pâte odorante et malléable sur des bâtons : l’encens. Une autre sort et passe devant moi avec un grand sourire et un paquet emballé de journaux. Ce qui m’étonne, étant perdu très loin du centre, c’est de voir que cette femme est occidentale. Mais avant que je réalise, elle a disparu dans la foule. Alors, j’attends. Je ne sais pas pourquoi mais j’attends. Cette maison familiale s’est transformée, j’imagine, en un commerce lucratif et je ne peux pas résister à la curiosité. Bientôt, on m’introduit à l’étage dans une pièce avec deux fauteuils, une petite table et, autour de moi, le kit complet de l’alchimiste. Capitale de l’encens, des huiles et des herbes, Mysore s’enorgueillit de la qualité de ses produits. En effet, quantité d’Occidentaux viennent ici chercher des remèdes à base de plantes médicinales. Thé, rapide massage et petits gâteaux me sont offerts pendant que le monsieur me déballe ses produits. Finalement, je repars avec des échantillons d’huiles et de crèmes : deux gouttes de lotus sur les tempes contre les migraines et le stress, un peu de santal avec une pointe d’amande dans les zones douloureuses, à essayer sur les nerfs de mon cou. Une fiole d’huile à base de nénuphar contre les piqûres de moustiques et, avec ça, je saurai si ce sont des charlatans. Enfin, une crème BALA, remède à tous les maux, à appliquer en massage… Je me vois encore sortir, moi aussi, de ce magasin, avec le sourire et l’impression d’avoir eu une chance inouïe d’arriver ici… Fais confiance aux gens, je me répète, fais confiance aux gens : ça fait partie du voyage. À Mysore, il n’y a pas de distributeur mais des guichets dans la rue. Un homme s’empare de vos papiers qu’il photocopie avant de passer votre carte bancaire dans la machine à roulette qui fait une empreinte. Vous signez. Ensuite, toujours dans la rue, il prend une liasse de billets dans sa valise, recompte deux fois et finit par vous tendre la somme demandée. Vingt euros en roupie, ça fait une bonne liasse que je fourre dans ma poche hyper discrètement. Deux cents personnes seulement m’ont vu. De plus, avec l’empreinte de ma carte et la photocopie de mes papiers, on devrait pouvoir tout me piquer. Mais surtout, ne pas commencer à être parano. Fais confiance aux gens. Le mensonge froid et sincère pour te voler n’atteint pas, dans ces contrées, le paroxysme de celui de nos commerciaux... De retour à l’hôtel, le massage sur mon cuir chevelu de l’après-midi m’engourdit encore. Allongé sur mon lit, les bras derrière la tête et les jambes croisées, je prends conscience de ma situation. Daoud est resté à Hassan pour se reposer de sa maladie. Me voilà seul au milieu de l’Inde. Seul au restaurant, seul pour prendre le train, le bus, négocier le prix des hôtels, faire les visites, choisir les destinations. Seul aussi le soir, pour me raconter mes journées, mes histoires. Mais je suis heureux. La solitude est parfois nécessaire et souvent intéressante pour se retrouver, même si on a la chance d’avoir un compagnon de voyage avec qui on s’entend bien, même si c’est bien plus drôle et enrichissant de partager ses découvertes avec un ami. Mon petit bordel étalé dans la chambre à la lumière de la bougie, je me sens parfaitement bien, seul et loin et je me dis que c’est bien là ma vie et que je ne serais pas fâché, si cette soirée se renouvelait souvent à l’avenir, avec cette même intensité…
Les monts Nilgiri.
La petite ville d’Ooty, à plus de 2.000 mètres d’altitude, entre les états du Kerala et du Tamil Nadu au sud de l’Inde, est une ancienne station climatique anglaise, sans doute plus agréable à la saison chaude. Manteau et bonnet ne sont pas de trop en cette fin décembre. Descendu à plus de deux kilomètres de la ville dans un hôtel vraiment calme où je suis le seul hôte. Enfin quitté la chaleur et la frénésie des grandes villes pour cette petite station de montagne. Commence par une longue promenade dans les prairies et les collines. Retrouve l’herbe fraîche qui me rappelle la beauté des alpages, le silence de la montagne. M’endors sur l’herbe deux heures au moins. Plus tard, en ville, le bouiboui où je m’arrête pour manger n’a pas l’eau courante. On me prépare un morceau de poulet où je ne trouverai que les os, dans une purée épaisse d’épices virulentes. La solution dans ce cas est d’avaler vite et de ne surtout pas s’arrêter de manger jusqu’à la fin. Car ensuite, on ne peut plus y revenir. Le temple indou, la mosquée et l’église sont très proches les uns des autres dans cette petite ville. Les lumières des bougies, le parfum des encens et l’alphabet des écritures qui les couvrent, sont identiques. Un homme porte une croix, une toque ou un point rouge sur le front selon son appartenance. Mais par quelle magie a-t-on séparé ces même gens en communautés diverses ? L’histoire des peuples comporte bien des mystères… Ils grouillent pourtant tous ensemble dans les rues animées. Quel sera le prochain temple élevé ici dans les temps futurs ?
Incontournables pour un voyage d'une semaine à Odessa? (Ukraine) English translation pending
Bonjour à tous!
Avec mon ami, nous allons finalement partir 1 semaine à Odessa!
Pouvez-vous me donner des infos sur ce qui est incontournable? Ce qu'il faut éviter?
Merci d'avance!
Ce site est génial.
Avec mon ami, nous allons finalement partir 1 semaine à Odessa!
Pouvez-vous me donner des infos sur ce qui est incontournable? Ce qu'il faut éviter?
Merci d'avance!
Ce site est génial.
Visites pour une semaine à Tunis English translation pending
Bonjour, je serai en tunisie avec ma femme, a tunis, du 5 au 11 mai et jaimerais savoir que'est-ce qui est a ne pas manquer dans la ville de tunis. Nous serons a Tunis Carthage et sommes a pieds donc nous voudrions savoir moi et ma femme ou aller pour prendre du bon temps!
Est-ce que les moyens de transport sont chers? est assez chaud pour la plage?
Merci a vous!
Est-ce que les moyens de transport sont chers? est assez chaud pour la plage?
Merci a vous!
Escale de croisière à Tunis: que visiter? English translation pending
bonjours
je vais faire une escale à Tunis la semaine de paques avec croisiere Costa de 8h à 17h avec mes enfants et mes parents. apres avoir lu pas mal de message sur le forum j'aimerai prendre le TGM pour aller à Carthage, Sidi Bou Said et Tunis.Est-ce faisable en 8h? que faut-il visiter à Carthage et à quelle station faut-il descendre? La station TGM à la Goulette est-elle loin du debarcadere? vaut-il mieux aller à Tunis le matin et Sidi et carthage l'apres midi ou l'inverse.
Merci pour vos reponses à toutes ces questions