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Villages typiques autour de Bagan et lac Inle + Kalaw trek en Birmanie English translation pending
by Koaster · 2012-06-02 · 23 replies
Bonjour je compte rester un moment à Bagan et au lac inle durant mon itinéraire, du coup je ne vais pas à Mandalay pour éviter trop de transport et profiter pleinement de la culture birmane et me plonger au coeur du pays et de prendre le temps.

Connaissez vous des endroits à ne pas rater à Bagan et au lac inle? Je sais que je vais déjà en prendre plein la vue sur ces deux lieux mais on reste trois jours ou 4 jours a Bagan et 2 jours au lac inlé.

Je cherche également un certain hotel / agence pour un treck a kalaw : Golden Lilly et le guide Robin, si quelqu'un a son contact se serait parfait.

Bien a vous merci
Vingt-cinq jours en Chine de Pékin à Shanghai English translation pending
by 72chris72 · 2012-06-01 · 117 replies
voila , on y est .Dimanche départ pour la Chine .25 jours de voyage , de Pekin à Shanghai en passant par Datong , Pingyao, Xi'an, Guilin, Hangzhou, les HuangShan et Shanghai .tous les hotels sont réservés et deux vols interieurs , pour le reste on verra sur place . demain on fait les valises et à nous l'aventure (maitrisée).
Le pays de Rick Bass English translation pending
by Mousseliine · 2012-05-30 · 24 replies
Je suis une grande fan de Rick (suffisamment pour l'appeler par son prénom... 😛) alors ça fait longtemps que je voulais aller voir de près cette région dont il parle si bien dans ses livres. Je suis tombée en amour avec la vallée de Yaak avant même d'y être allée alors c'était gagné au départ. 🙂



Là on peut dire que c'est sortir des sentiers battus. 😉 Je parie qu'il y a bien peu d'Européens qui ont fait cette boucle. On va dans le pays de Rick Bass si on est un passionné de pêche à la mouche ou d'escalades ou d'activités nautiques, de hiking, de chasse... ou encore fan de Rick Bass. 😛

2 jours plein pour faire le trajet en voiture et faire des balades. On est dans la région de Kootenay National Forest - si vous n'aimez pas la nature ce périple n'est pas pour vous. Car il n'y a rien d'autres que de la nature... forêts, lacs, rivières, et on a bien vu une centaine de deers... la Sainte Paix.

D'abord un grand coup de coeur pour la forêt. Malheureusement quand on fait un roadtrip y'a bien du temps qui se perd sur la route - quoique c'est un plaisir de rouler dans de telles contrées, on s'éparpille et on a moins le temps de faire certaines activités comme le hiking. Mais on a pu faire quelques très belles balades.

Un grand coup de coeur pour Ross Creek Cedar : un joyau méconnu et tant mieux! La forêt ressemble à la rainforest sur la côte du Pacifique. A Cathedrale Grove par exemple mais sans les touristes et les sentiers asphaltés. On se sent bien dans cette forêt...













J'avais l'impression d'être dans une forêt enchantée.















La suite du périple viendra peut-être...
Quinze jours à petit budget au Maroc English translation pending
by PennyLane · 2012-05-28 · 20 replies
Hello à tous,

Je suis une voyageuse avec habitude des lieux pas trop cher ni trop trop touristiques. Ca fait longtemps que j'ai envie de connaitre le maroc mais n'ai pas trop d'idée d'où aller sur 15 jours en petit budget.

Est ce que louer une voiture est intéressant? Les réseaux de transports sont faciles? Quel budget minimum dans les villes et les villages?

En gros j'aimerais avoir vos conseils sur les lieux sympas ou marcher et profiter de beaux paysages.

Un grand merci!
Quatre jours au Cambodge English translation pending
by Sevyclo · 2012-05-22 · 9 replies
Bonjour,

Nous partons en Thailande au mois de janvier 2013 et nous souhaitons faire un petit crochet par Siem Reap. Nous avons prévu d'y être 4 jours pleins sur place. Nous nous demandons si nous devons consacrer ses 4 jours à Angkor et ses environs ou si nous passons 2jrs à Angkor, une journée pour prendre le bateau de Siem Reap à Battabang et une journée du côté de Battabang. Nous aimons bien les visites de temples, mais n'est ce pas trop répétitif sur 4 jours? Est ce que une journée de bateau c'est trop long pour ce que c'est? La campagne de Battabang vaut elle le coup de s'y attarder? Pour les connaisseurs, quel serait sinon le meilleur itinéraire pour cette partie du Cambodge. Nous souhaitons découvrir les joyaux d'Angkor, nous perdre dans la campagne à la rencontre des habitants, nous aimerions voir les villages flottants du lac ou bien carrément un marché flottant ( s'il y en a ). Nous souhaitons rester dans des endroits sécurisés mais pas non plus suivre un troupeau de touristes... Sauf pour la visite d'Angkor, lol. Nous venons au Cambodge car nous pensons que ce pays a gardé un côté authentique contrairement à sa voisine thailandaise. Qu'en est il réellement?

Merci pour votre aide.
En quinze jours: Quito, Napo, Misahualli, Banos, Riobamba, Cuenca, Guayaquil, Galapagos English translation pending
by Anacrouse · 2012-05-21 · 144 replies
Pour m’être largement aidée des témoignages que j’ai pu lire, je vous livre ma contribution de retour de voyage. Quels voyageurs sommes nous ? La cinquantaine, nous sommes trop indépendants pour les voyages organisés avec prise en charge collective et n’avons plus du tout le gout les voyages sac à dos. Nous apprécions un confort de bon aloi et voyageons avec une adolescente de 17 ans.

Pour ce voyage, nous avons délibérément choisi de ne pas faire de treck dans les Andes ayant visité les Andes vénézuéliennes en 2011. De ce fait même si les paysages sont sans doute plus beaux en Equateur, pour un voyage court de 2 semaines, nos priorités ont été l’Amazonie basse et les Galapagos, avec entre les deux, un périple tranquille mais non sportif.

- JOUR 1 – Samedi: Arrivée à Quito, température 12°. On a mis près de 2 heures pour récupérer les bagages et sortir et encore, on était dans les premiers….Nous avons retenus dans une maison coloniale du centre historique de Quito.

- JOUR 2 – Dimanche: Il fait un semblant de soleil. Nous décidons de prendre le téléphérique pour la vue, il parait que c’est beau. Dans les œufs, au bout de 10 minutes d’ascension on est dans un brouillard cotonneux, arrivés en haut on ne voit pas plus loin que 10 mètres, il fait froid, la végétation est rase sur un relief arrondi, on dirait le Puy de Dôme.

On reprend illico les œufs dans l’autre sens pour une ballade dans la vieille ville en commençant par la basilica del voto national, puis une redescente tranquillement vers la vielle ville. C’est une église tout en béton de style gothique, avec des gargouilles qui représentent tout le bestiaire équatorien. On peut grimper dans les tours, la vue sur Quito est magnifique. Là, tel un bâtisseur des cathédrales, il faut attaquer l’escalade les arcs boutants sur des échelles en fer à béton. On arrive dans le clocher, le vide est impressionnant, le garde corps fait 50 cm… Le tout, c’est de redescendre sans regarder en bas….

Notre périple nous mène au Palacio del Gobierno puis à l’église de la Compagnia de Jesus. 160 ans ont été nécessaires pour construire l’édifice. L'intérieur, un peu kitch, est surprenant, entièrement recouvert de feuilles d’or. La décoration de style baroque est chargée mélangeant les styles gothique et néoclassique. Elle est tout simplement somptueuse, avec des détails très intéressants, notamment un moucharabieh mauresque. On poursuit notre périple par la casa sucre, le monastère Carmen Alto (fermé), le monastère san Francisco, le muséo de la ciudad, la jolie rue de la Ronda, la pluie se met à tomber, on termine notre périple un peu fatigués à l’hôtel. En réalité, on est morts !

- JOUR 3 – Lundi Transfert à l’aéroport pour un vol de 35 minutes vers Coca en ayant traversé le versant Est de la Cordillère des Andes. Nous retrouvons notre guide francophone pour un trajet en bateau à moteur d’environ 2H30 descendant le fleuve Napo. Arrivée à l’embarcadère du Napo Wildlife Center, changement d’embarcation pour une pirogue qui va remonter à la pagaie un bras d’eau tracé dans la foret vierge, jusqu’a la lagune Anangu où se situe le lodge. Nous sommes en bordure du parc Yasuni, intégralement protégé.

La communauté Anangu qui est propriétaire des terres et gère directement le lodge, a développé une étique très stricte de protection de l’environnement, assurant la préservation des espèces en favorisant un tourisme de qualité qui assure à ses membres l’autosuffisance économique tout en donnant un sens à son action. L'une des décisions les plus importantes de la communauté a été d'interdire totalement la chasse sur la totalité de leur territoire. C’est la raison pour laquelle, contrairement aux autres loges installés le long de la rivière Napo qui souffrent de «forêts vides» en raison de la menace des chasseurs, ici, la faune est abondante car elle ne craint rien et peut se reproduire en toute tranquillité depuis prêt de 30 ans. La peur de l’homme a disparu.

Mon objectif pour ce séjour: voir des loutres géantes. Dès notre arrivée, hop, nous voila dans la pirogue sur les petits canaux autour de la lagune. L’oiseau endémique est le hoatzin, une bête primitive, marron avec des couleurs bleues et une belle houppette sur la tête. Il mange des plantes pourries qu’il pèche avec application et digère avec un estomac de ruminant. Il vit en groupe et se chamaille tout le temps en criant. Il ne sait pas chanter, il tousse. Il arrive à voler 5 ou 6 mètres, mais il se pose tellement maladroitement, qu’il percute ses congénères alignés sur la branche!

Sur le chemin du retour, des petits cris ont attiré l’attention de notre guide : une famille de loutres en train de chasser les piranhas ! et quand elles pèchent, les loutres crient. Elles attrapent les poissons et les mangent bruyamment ou couinant de bonheur. Ce jour là, elles se sont battues avec un caïman à lunettes qui voulait leur voler leur pitance. Impayable !

- JOUR 4 – Mardi: C’est très étrange, l’eau est tellement foncée, qu’on a l’impression de naviguer sur une infusion de thé ! C’est un milieu acide, favorable aux piranhas, mais paradoxalement peu propice au développement des larves de moustiques. Enfin, c’est le guide l’a dit… C’est vrai que sur la lagune, on a pas été vraiment attaqués par les bestioles, mais dans la foret, elles se sont rattrapées. Nous avons débarqués pour une ballade de 3 heures dans la foret à la découverte de toute la richesse L’après midi, profitant du beau temps, expédition à l’assaut d’un arbre ceibo, découvrir la canopée sur une plateforme en bois perchée au sommet de l’arbre, à 40 mètres de hauteur.

- JOUR 5 – Mercredi: Excursion en pirogue jusqu’au fleuve Napo voir les falaises argileuses à perroquets. Ce sont deux dépressions dans le relief laissant filtrer les sels minéraux, et permettant à de nombreux animaux (surtout les perroquets) de rétablir le PH de leur estomac grâce a l’absorption de glaise. L’après midi, petite excursion en pirogue pour observer les oiseaux, singes et caïmans à lunettes. Le soir, au soleil couchant, nouvelle excursion en pirogue pour observer la tribu des petits singes nocturnes qui sortent de leur trou d’arbre pour attraper des insectes et cueillir des fruits. L’éclairage de la lune transforme les yeux des grenouilles en perles brillantes sur les feuilles, tandis que de gros boutons rouges apparaissent dans la lumière de la torche: les caïmans à lunettes sont en chasse.

- JOUR 6 – Jeudi: Retour à Coca sans être pressés. Sur notre petit canal, le guide stoppe soudain l’avancée de la pirogue, les loutres chassent en famille. Nous sommes à moins de 3 mètres, c’est magique….A Coca nous récupérons notre chauffeur pour rejoindre, en 4 heures de route, Misahualli situé également sur le fleuve Napo, aurifère à cet endroit, eau vive et transparente. On peut faire du rafting

JOUR 7 – Vendredi: On commence la journée par une petite expédition au village car la place est squattée par des singes capucins. Ces petits malins ont repéré que les sacs marrons transportés par les touristes viennent de chez le boulanger.....et en moins de temps qu'il ne faut pour s'en apercevoir, le voleur se jette dessus et arrache le butin qu'il emporte déguster sur une branche haute. Le touriste reste en état de sidération pendant que les petits singes s'adonnent à toutes sortes d'acrobaties pendus par la queue.

Départ pour PUYO et Banos par la route des cascades qui longe le rio Pastaza par une succession de tunnels dans la roche. Arrivée au paillon del Diablo, chute d’eau impressionnante de près de 50 mètres de haut. Un sentier balisé descend en pente raide vers la chute, puis une remontée de 70 marches permet d'atteindre un balcon accroché à la falaise pour un point de vue aussi magnifique qu'impressionnant. L'eau a creusé dans le rocher une saignée de laquelle elle sort en furie dans un bruit assourdissant. Un petit tunnel taillé dans le rocher et une progression à 4 pattes conduisent au point ultime de la chute, juste dessous, mais c'est réservé aux intrépides hydrophiles qui ne craignent pas d'être trempés!. En contrebas, un pont suspendu enjambe la gorge, ça balance et ça vibre, les collégiens s'en donnent à cœur joie, les vieilles indiennes en costume traditionnel s'en remettent à Dieu avant de s'élancer sur la passerelle....

Nous poursuivons vers Banos le long du rio Pastaza. Sur la rive opposée, la chute du Manto della novia. Entre les 2, un fil d'acier et une nacelle motorisée en fer forgé (tarabita). Grimpez donc mes amis, vous allez voir comme c'est chouette d'être pendu au dessus du vide dans un panier à salade pour faire une belle photo! Arrivée à Banos, l'activité est tournée vers le tourisme: petits bars et restos proposent dans la rue des grillades au charbon de bois, du cochon bien sur et du cui, le cochon d'inde. Il y a plein d’équatoriens en vacances qui nous invitent à nous régaler comme eux, avec les doigts. Notre rictus septique les fait éclater de rire. Je finirai par me laisser convaincre de goutter une patte avec mauvaise conscience et l'horrible impression de manger notre animal domestique...

A Banos on peut faire du shopping de filles car c'est en effet ici que l'on trouve 2 artisans spécialisés dans la sculpture du tagua, grosse graine d'un palmier autrement appelé ivoire végétal, à des prix les plus bas du pays: bracelets 2$, colliers 5$....Comment résister? Banos c'est le point de départ de randonnées magnifiques et de multiples activités et pour se requinquer une gourmandise locale à base de sucre de canne. On en fait une confiserie un peu molle, la melcocha, étirée encore et encore, à l'entrée des magasins sur un énorme crochet en bois. A la sortie de la ville, coup d'œil au canyon de San Martin de Porrès, très spectaculaire. Comme c'est ignoré par les guides en papier, il n'y a aucun touriste.

En direction de Riobamba, l'éruption volcanique de 1999 a tout emporté sur son passage et les terres sont recouvertes à certains endroits par plus de 2 mètres de lave. A Riobamba nous avons réservé dans une superbe bâtisse coloniale restaurée et joliment meublée.

- JOUR 8 – Samedi: La ville est bruyante, un peu moche et hormis le marché, rien ne justifie qu'on s'attarde. Nous partons vers Cuenca. La route longe la lagune de Colta, sans aucun intérêt, avant de passer à l’église de Balbanera, la première construite en Equateur. Seule la façade est d'origine mais cette église modeste est touchante.

Deuxième arrêt à Guamote, village typique indigène. C'est jour de marché, le cochon est en train de griller sur la braise, ça sent bon. La voie de chemin de fer est démontée, les rails s'entassent à coté de la gare, bâtisse plantée au milieu de la rue. Le soleil caresse doucement les maisons colorées, quelques indiens en habits traditionnels vaquent à leurs occupations sans se hâter dans les ruelles désertes, on se croirait dans un western.

Nous poursuivons notre périple vers Alaussi , connue pour sa gare et son célèbre train (Nariz del diablo). Nous avons décidé de ne pas céder à l'appel de cette attraction qui n'existe que pour les touristes. Tout le village tourne autour d'eux au point d'en perdre son âme. D'ailleurs à cette heure de déjeuner, même une virée au marché ne permet pas d'acheter du cochon grillé, mais pour un burger, pas de soucis. Au secours, le monde est devenu fou! Pour le souvenir on fait une photo de l'auto-ferro avant de reprendre la route. Il se met à tomber un déluge, la visibilité est réduite à 10 mètres....ceux qui on pris le train en seront pour leurs frais.

Nous voici arrivés sur le site archéologique d’Ingapirca. Comme pour toutes les constructions incas, il s'agit d'un assemblage sans mortier d'une exceptionnelle précision de pierres énormes, gigantesques pour certaines et le tout sans aucun moyen de traction et l'ignorance de la roue. Quelques lamas broutent autour des ruines ce qui donne un caractère bucolique à l'endroit. Il pleut des cordes, la température est descendue à 10°... Pour ceux qui connaissent le Pérou, le site fait assez champ de ruines et ils seront sans doute déçus malgré le temple du soleil encore presque intact. Pour les autres comme nous qui côtoient pour la première fois la culture inca, il aurait été dommage de faire l'impasse. Le musée, compris dans le prix de l'entrée, présente des pièces intéressantes. La pluie n'a pas cessé et l'arrivée à Cuenca sonne la fin d'une journée bien fatigante. Nous sommes transis de froid et abandonnons ici notre chauffeur, préférant la perspective d'un bain bouillant pour nous remettre sur pieds. Notre hôtel est encore une fois installé dans une ancienne demeure coloniale.

- JOUR 9 – dimanche: Début de journée au Mirador de Turi, pour la vue sur Cuenca mais également lieu de résidence d'Edourdo VEGA, le plus connu des céramistes du pays. Malheureusement on est dimanche et c'est fermé. Nous repassons le fleuve en direction de Barranco, vieille fabrique de panamas qui dispose également d'un musée. Le panama tout simple vaut 20$, le choix des chapeaux est vaste, on repart avec nos chapeaux dans un astucieux sac en coton. C’est un véritable plaisir de se promener à travers ses ruelles pavées bordées de maisons coloniales restaurées aux balcons de fer forgé et aux lourdes portes de bois. Cuenca possède plusieurs places, des églises, des cloîtres, une cathédrale, récemment restaurée et des marchés. En ce dimanche matin, il règne une agitation bon enfant. Malheureusement je n'avais pas imaginé que le dimanche, tout serait fermé à partir de 14H, églises comprises. Juste le temps d'acheter une gourmandise, une pluie diluvienne se met à tomber et c'est parti pour tout l'après midi. Départ pour Guayaquil où nous avons réservé dans une maison colonialedu quartier de Las Peñas construite en 1926 et restaurée en 2007 par le propriétaire actuel, antiquaire de profession.

- JOUR 10 – Lundi: Transfert à l’aéroport pour prendre votre vol vers les Galapagos. Arrivée à l'aéroport de Baltra, il faut payer la taxe de 100$ par personne avant d’enregistrer pour le vol vers Isabela, la plus grande des iles Galapagos. 30 minutes de vol permettent de découvrir, un paysage incroyable, noir de lave, austère, rugueux avec dans cette aridité, de-ci de-là, quelques cactus. Puerto Villamil se découvre au creux d'une baie, gros village assoupi avec des routes sablonneuses entouré de végétation. L'aéroport d’Isabela se résume à une case et un guichet pour payer la taxe Ingala 10$ par personne. 5 minutes après on est arrivés à destination, un hôtel situé sur une plage vierge, adossé à une lagune avec des flamants roses et des iguanes marins qui se chauffent au soleil. Cet après midi nous irons visiter les Tintoreras, petits ilots qui se trouvent dans la baie de Puerto Villamil. C'est un lieu de reproduction des iguanes marins qui se retrouvent par centaines sur les plages caillouteuses pour faire leurs nids. C'est un des rares ilets sur lequel il est possible de débarquer pour une petite promenade qui permet de faire connaissance avec ses habitants: otaries, crabes rouges, fous à pattes bleues, pingouins. Ne rien toucher, ne pas approcher, l'intrus ici c'est l'humain.

- JOUR 11 – Mardi: Ce matin, escapade plongée aux tunnels. Il s'agit de coulées de lave très fluide dont le dessus, qui s'est refroidi plus vite que le dessous, a formé une croute pendant que l'intérieur continuait sa progression liquide en direction de la mer. Il s'est ainsi créé des sortes de boyaux creux, comme des tunnels. La croute étant très fine, la mer en a effondré des portions créant un dédale de ponts basaltiques. Le paysage est particulièrement curieux, les reliefs du sol sont très coupants. Les petits bateaux se faufilent dans ce labyrinthe, pour un spectacle à deux entrées: les fous à pattes bleues perchés sur leurs rochers émergents regardent passer les touristes qui en retour les prennent en photo. La ballade est courte et le retour permet quelques arrêts le long de la cote pour faire du snorkling. Ce jour là nous avons vu plusieurs tortues marines en train de croquer du corail. L'une d'elle, particulièrement grosse, faisait plus d'un mètre de long. Peu farouche et curieuse en même temps, il nous a été possible de toucher sa carapace, un peu gluante, c'était très émouvant.

L'après midi, nous décidons de visiter l'élevage de tortues terrestres de l'ile. Nous irons à pied par la passerelle en bois qui serpente au dessus de la lagune, entre les palétuviers qui forment des voutes avec leurs branches. Sur le trajet il faut enjamber les iguanes marins qui se chauffent au soleil, tandis que les flamands roses pèchent des petits crustacés.

- JOUR 12 – mercredi Ce matin expédition au mur des larmes construit peu de temps après la deuxième guerre mondiale par 300 prisonniers. Lors de sa construction, une partie s'est effondrée, la construction a été interrompue et n'a jamais repris. Il reste un mur en pierres sèches de 100 mètres de long environ. Sur le chemin du retour, nous avons fait quelques petits arrêts où il a fallu faire attention où mettre les pieds car les iguanes marins étaient très affairés à creuser leurs nids dans le sable… 2 gros males se sont battus pour une femelle, comme quoi l’amour est toujours aveugle…

L’après midi, snorkling à isla tortuga et aux ilets quatro hermanos où nichent les frégates à jabot rouge. On ne peut pas accoster sur les iles, il faut regarder de loin ces prétentieux qui se gonflent comme des baudruches pour attirer les femelles dans leur nid, en battant des ailes pour les convaincre car la concurrence est rude. Les jeunes otaries posées sur les rochers voient en ces visiteurs d’un jour l’occasion de s’amuser en poursuivant les nageurs, passant dessous dessus et puis d’un coup, hop, en voila une qui donne un coup de nez et essaye d’arracher le tuba…je sais pas lequel des deux a nagé le plus vite (pour sortir de l’eau), mort de trouille et nous autres, pas charitables, morts de rire.

- JOUR 13 – Jeudi: Aujourd’hui on a décidé de ne rien faire et de profiter de la plage. Initialement nous devions faire l’excursion au volcan Sierra Negra, puis au volcan chico, mais avec nos coup de soleil et la chaleur, on s’est pas senti de marcher 17 km sans un pouce d’ombre comme des damnés. On en a profité pour aller au port s’amuser avec les otaries…

Un peu empotées et relativement vulnérables sur terre, les otaries sont espiègles et agiles dès lors qu’elles sont immergées. A l’arrivée d’un bateau dans la baie, elles viennent réclamer des compagnons de jeux. Le petit appontement est occupé par les otaries qui s’étalent un peu partout et occupent les bancs pour digérer tranquillement leur poisson. En résumé : un banc, une otarie, une sieste.

- JOUR 14 – Vendredi: Nous étions prêts de bon matin pour prendre notre vol prévu à 8H30 vers santa cruz. A 11 heures nous avons enfin décollé. Le voyage retour est aussi fascinant que l'aller avec le survol du cratère et des falaises abruptes de l’ilot Pinzon. C’est le seul point positif de ce retour par air. Arrivés à Baltra (ile aéroport), bus navette pour atteindre le bac, à 15 minutes de là puis taxi pour atteindre le lodge à Santa Rosa, à proximité des tunnels de lave qui, contrairement à ceux d'Isabella, ne sont pas effondrés. Nous partons ainsi pour une expédition de 600 à 700 mètres environ, à 10 mètres sous terre, dans une ambiance irréelle. La voute est assez haute et permet généralement une progression debout sans sensation de claustrophobie. Parfois le boyau se rétrécit, le plafond descend et il faut avancer cassé en deux, à la lueur de nos torches malgré le balisage du chemin par des ampoules. Nous ressortons dans un champ de vaches, propres comme des mineurs sortant de la mine!

- JOUR 15 – Départ vers l'aéroport. On s'arrête en route pour admirer depuis la ligne de crête, le cratère effondré du volcan Los Gemelos, couvert de végétation et inaccessible aux randonneurs. L’aéroport sonne la fin des vacances. A Guayaquil on peut acheter du chocolat équatorien en tablette, absolument délicieux. Si votre vol retour est en transit par Madrid, ne vous laissez pas tenter par le moindre achat liquide en free tax parce qu’à la correspondance, le contrôle de sécurité madrilène pique absolument TOUT.

Rétrospectivement, les bonnes et les moins bonnes options de notre voyage

A retenir : - Napo, incomparable pour la faune - la route de cascades, - Les Galapagos, pour le mythe!

Ce que nous regrettons : - le retour d’isabela vers santa cruz en avion, un bateau rapide aurait paradoxalement fait gagner du temps en simplifiant le trajet, malgré le survol de l’ilot Pinzon, très beau. - le prix excessif des Galapagos,

Ce qui peut se discuter: - le choix d’un séjour terrestre aux Galapagos. Il permet de profiter pleinement d’Isabela ce qui n’est pas possible en croisière. La contrepartie c’est que les excursions sur les iles voisines sont limitées et que par conséquent l’accès à la faune est beaucoup plus restreint, - Faire le choix simple et bon marché de ila de la plata, suffisant pour la faune, la même qu’aux Galapagos.

Si vous souhaitez avoir le trajet complet, avec tous les détails, les cartes et tous les liens internet des lieux visités et des hôtels, les contacts téléphoniques divers, les prix payés, répondez à ce message en mettant en CLAIR dans le texte de votre REPONSE votre ADRESSE EMAIL.

Je vous adresserai en retour le fichier word qui fait 48 pages.

Vous pouvez aussi avoir accès à toutes mes contributions en cliquant sur mon nom.
Zanzibar: quelle plage, activités windsurf, kitesurf, hébergement et Kilimandjaro English translation pending
by Nipaipo · 2012-05-21 · 10 replies
Bonjour à tous,

Nous partons à Zanzibar le 28 juillet jusqu'au 14 août avec Oman Air. Après de nombreuses discussions avec ma compagne pour les vacances de cet été (Caraibes, Grèce, Asie...), c'est vers cette destination que nous nous sommes tournés.

Elle correspondait à plusieurs de nos critères : - mer/plage - dépaysement/culture intéressante - possibilité de faire de la plongée - et pour moi possibilité de faire du kite et a priori du windsurf.

J'avais plusieurs questions à ce sujet : - quelle(s) plage(s) pouvez-vous me recommander pour la pratique de ces sports nautiques ? ma compagne ne pratiquant pas trop il faudrait que la plage soit également agréable à la baignade et autres. - connaissez-vous un club de windsurf/planche? Je trouve facilement des clubs de kite sur l'ile mais si vous en avez un à me recommander... - Un conseil pour le logement. Niveau budget max 150 € à 2/jour. On recherche un peu de confort.

A priori nous resterions principalement sur les îles car nous sommes plus plages que randonnées/trekking mais pensez vous qu'il est possible d'inclure une petite excursion de 3 jours pour voir le continent. Conseil sur la destination (Kilimandjaro? Lac Victoria...?)

C'est notre premier séjour en Afrique! (nous connaissons surtout l'Asie)...

Salutations et merci d'avance pour les réponses.
Retour de Croisière sur l'Horizon du 16 au 20 mai 2012 English translation pending
by Cricri83390 · 2012-05-20 · 73 replies
bonjour a tous 😉

bon nous voici rentré a la maison la tete remplie de souvenirs plus bons que mauvais comme les odeurs je vous expliquerai plus tard ! je vais essayer de retracer cette petite croisiere pour que chacun puisse se faire une idée des escales et du bateau .

il y a un an nous avions reservé cette croisiere sachant que cdf changeai de bateau et que celui ci devais etre relooké ! on avais tellement etendu des eloges de cette compagnie que nous avons sauté sur l'occasion . le 100% fancais et le tout inclus nous emballait egalement ! nous avons donc reservé deux interieures decouverte au pont 4 au milieu du navire . deux cabines car nous partons avec mes beaux parents et mes trois enfants .

un an plus tard ..........

mercredi 16 mai 2012

le jour j est enfin arrivé nous chargeons les bagages dans la voiture , on passe prendre les beaux parents et direction marseille . le trajet sera rapide car nous sommes a 1h 15 de marseille.

nous arrivons au port il est 11h30 , le vent souffle tres fort cela nous inquiette un peu , on vois la mer demontée

nous entrons par la porte 4 des la sortie de l'autoroute et apres 1km parcouru dans l'enceinte du port nous voyons enfin l'horizon .tout le monde dans la voiture le trouve petit mais pas moche . on se garre au parking (qui nous en coutera 52 euros pour les 5 jours ) , le parking se trouve a 200 metres de la salle d'embarquement. direction donc la salle d'embarquement , on depose les bagages au rez de chaussée ou on rencontre rosa et sa famille ( rct) , on est arrivé en meme temps , on papotte un peu . on laisse les valises aux porteurs c'est eux qui les etiquettent ! on monte a l'etage pour se faire en registrer en prenant au passage le formulaire pour le paiement par cb. le temps de remplir ce document et on est au guichet pour qu'on nous fasse les cartes , il y a au moins 10 guichets , c'est tres rapide , là l'hotesse nous dit que l'embarquement debutera a 13 h . on attendra donc devant les stands du mini club et spa on inscrira d'ailleurs les enfants au mini club de suite il y a des jeux pour eux , les annimateurs sont sympa et deguisés en pirate . les enfants font des coloriages en attendant et nous on bois un verre car des jus de fruits sont a dispo ! bruno et fabienne ( bruno et popies), reine et max (dacy) arrivent egalement , l'ambiance est bonne , on papotte le temps passe tres vite , on nous annonce que l'embarquement commence , on embarque donc a 13 h , on est tout excités , le vent souffle et on court jusqu'au bateau .....

La Sicile volcanique English translation pending
by Senmout · 2012-05-20 · 19 replies
La Sicile volcanique :

Nous avons décidé cette année pour des raisons pratiques de ne pas partir trois semaines mais trois fois une semaine sur des destinations plus proches, moins couteuses en aérien. Peu coutumiers de l' Europe , ce fut néanmoins la Sicile qui a retenue la première notre attention, mais pas n'importe quelle Sicile : la Sicile volcanique! Ce fut donc , cette fois , facile de tracer un itinéraire , de réserver via booking ( annulation jusque 24h avant) nos hébergements et de s'en tirer à moindre frais avec un vol easyjet…. du très , très facile . De plus , la saison s'y prêtée à merveille : beau, pas trop chaud environ 28°, animée mais pas surpeuplée!

J'ai , une fois de plus , réalisé un rêve car la Sicile n'était pour moi : ni Palerme, ni la douceur de Syracuse , ni la mafia, ni ses merveilles archéologiques mais , la vulcanologie .

Je vous propose un petit compte rendu qui n'engage que moi et un carnet de voyage pour ceux qui auront le courage d'en lire plus .

ITINERAIRE : du 5 mai au 15 mai

J1 : Valence / Paris / Catane J2 : Journée à l 'Etna J3 : Visite de Catane et son marché / Arci trezza / Arcireale / Linguaglossa/ Castiglione di sicilia/ Novara di sicilia / Milazzo J4 : Milazzo/ Lipari . Tour de l'île et musée archéologique J5 : Vulcano J6 : Salina J7 : Lipari/ Stromboli J8 : Stromboli / Milazzo / Taormina J9 : Etna / Syracuse : Ortigia J10 : Cava grande de passibile / capo di passero / Novo / Catane J11 : Retour

LES TRANSPORTS :

Aérien : vol Paris / Catane AR 180e/ personne

TGV : 64 e AR Valence / Paris

Location de voiture :

- par autoeurope ( chez budget) d'une Kia Ceed pour 9 jours : 270e Km illimité et un plein d'essence : 65e ( 1,79 / L) - Sur Lipari : à la journée : Smart chez Pit shop ( sur le port ) : 25e - Sur Vulcano : Mehari citroën chez Nolo spring da Luidgi : 55e - Sur Salina : chez Bongiorno , à la journée , d'une ' mini car' : 35 e ( entre le scooter et la voiturette… bof)

Ferry :

Nous avons fait le choix pour ne pas trimballer les valises chaque jour, de passer trois nuits à Lipari et rayonner vers les autres îles à la journée. C'est largement faisable et très facile. Nous avons changé que pour Stromboli plus loin et surtout car nous souhaitions voir le volcan de nuit.

- Milazzo/ Lipari ( ustica lines ) aller: 14,70 / pers : 1H - Lipari / Vulcano ( siremar) AR 11e / pers: 15mn - Lipari/ Salina ( ustica line) AR 17,20/ pers : 30 mn - Lipari/ Stromboli Aller 18,30 / pers : 1H10 - Stromboli / Milazzo Aller ( ustica line) 20,35/ pers : 2H20

Aussi bien l'ustica line que siremar sont très ponctuels et respectent leurs horaires affichés. Attention n'arrivez surtout pas une minute en retard ... Prendre son billet le jour même permet d'économiser 1,5 e par billet. Nous n'avons eu aucun problème de place mais je dirai 'gare' en pleine saison sur certaines lignes.

Parking à Milazzo : J'avais étudié toutes les possibilités… Et on ne savait toujours que faire de la voiture partagé entre la sécurité et le prix exorbitant des parkings privés. Nous avons finalement pris le risque de stationner la voiture en ville , en prenant bien gare à être sur une place blanche , non payante. Cela nous a demandé de marcher 20MN en bord de mer vers la citadelle. Au retour , elle nous attendait sagement . On a économisé 75e.

Autoroute : Milazzo / Taormina : 4e

HEBERGEMENTS

- Catane : Globetrotter BB : 75E la nuit avec petit déjeuner pour un appartement 3 pers . A 500 m du domo , dans une toute petite rue , stationnement gratuit , un joli appartement très bien décoré pour 3, cuisine tout équipée et spacieuse . Accueil excellent et ambiance conviviale et internationale. Je le recommande . Il dispose aussi de chambres.

- Catane : Castello d'Urso Somma : 79 e la nuit avec petit déjeuner self service. 🙂🙂 En fin de séjour à Catane , à 15mn du centre et 10 de l'aéroport. On s'y est si bien senti que nous avons regretté de ne pas y rester plus. Magnifique chambre d'hôte dans l'annexe neuve d'un château. Très agréablement décorée , rien n'est laissé au hasard. WIFI, Immense piscine , nombreuses terrasses, grand parc arboré… Un excellent endroit pour se détendre. Accueil exceptionnel par Santuza qui parle un français impeccable et de très bon conseil. On se croirait faire partie de la famille.

- Milazzo : Hotel Cassisi : 80e la nuit avec petit déjeuner buffet. Choisi pour sa proximité de l'embarcadère des ferrys. Un hôtel où on a rien à reprocher mais sans âme et accueil quelconque …Cependant belle chambre et très propre.

- Lipari Case Vacanze Arcobaleno : appartement 55e Reservé pour 3 nuits . A 1 KM du port et 10 mn du centre. Très spacieux et propre. Pratique . La fille du propriétaire vient vous chercher à l'embarcadère. Belle terrasse panoramique sur le toit , très agréable.

- Stromboli : COUP DE COEUR 🙂🙂🙂 Pension Aquilone : 50e avec petit déjeuner. Un des pets paradis comme on les aime ! Dans le centre , proche de l'église . Dans une ruelle, dans un vaste jardin qui ressemble au paradis , au milieu des arbres fruitiers, des fleurs à profusion… des petits bungalows avec une chambre, SDB et terrasse privative. Trés calme. Accueil super sympa et bon petit déjeuner servi en terrasse…. Bref on a ADORE !!!!

- Syracuse : Globetrotter : 70E avec petit déjeuner Très bien situé , dans un immeuble de la rue principale d'Ortigia. Quelques chambres très propres , WIFI, Clim, petit balcon. Accueil fort sympathique comme à Catane , convivial et de bons conseils. Seul inconvénient de part sa situation: un peu bruyant.

- Taormina: Villa fiorita : 130 e avec petit déjeuner : MAUVAIS RAPPORT QUALITE/PRIX 😠 Sans doute l'erreur du séjour. Très bien placé ( prés téléphérique, du centre, derrière le théâtre ) avec panorama formidable sur la baie … mais sans vie… Rustique, vieillot, accueil quelconque , piscine vetuste . Chambre confortable mais ancienne , SDB propre mais aussi vétuste. On se croirait dans un château hanté… Bref , ce n'est même pas que nous n'avons pas aimé mais surtout que le prix ne se justifiait absolument pas …

SORTIES ET VISITES :

- Une journée à l'Etna : avec Etna expérience : 59E / pers la journée Excellente prestation , tout comme les nombreux echanges avec Agata avant la réservation. Très pro . Le prix comprenait le mini bus, le guide francophone, le déjeuner dans une auberge pour y déguster des spécialités sicilienne( dégustation de vins) . Programme: 2h de rando à la valle del Bove , ancienne coulée de lave. Balade jsuqu'au cratère de Silvestri au milieu d'une bétulaie . Visite d'une grotte de lave ( casque et torches fournis) La visite des gorges del Alcantara. Départ 9h et retour 19h . Très agréable et beaucoup d'explication sur l'Etna. Nous recommandons :)

- Etna : tour complet : 60 e / pers . Comprend montée en téléphérique, montée en bus chenillé, rando 1h avec guide au sommet.

- Lipari Musée archéologique et volcanique : 6e / pers

- Accés à Vulcano : 3e / Pers

- Bateau de nuit à Stromboli : 20e / pers avec Pipo barque. Sympa. Tous au même prix sur le port mais le bateau était plus grand que certaines compagnies …

RESTAURANTS RECOMMANDES :

- La Tavernetta , via cavour , ortigia à Syracuse. 🙂🙂 Un régal !!!!!! Une magnifique carte , très diversifiée et pleine de découverte. Patron charmant , de bons conseils. On s'est regalé notamment avec un risotto au potiron et une grande assiette mix grilled de poisson: thon, espadon, rouget, calamars, gambas, sébaste..

- Ritrovo Sottomonadtero à Lipari ( proche du port sur avenue principale sur la gauche) Très sympa et portion généreuse. les recettes de pâtes autant que de pizza y sont bonnes et à prix modérées.

- La Ciciulena à Catane : COUP DE COEUR via di sangiuliano 207. 🙂🙂🙂 Recommandé par la chambre d'hôte : MERCI !! Cuisine originale avec les produits du pays. Excellents conseils du patron Tito ( charmant et mignon chut..) . Amenagement moderne , trés agréable . Prix modérés. Un excellent moment et produits de qualité!

GUIDES : - le routard et le guide vert

APPRECIATIONS GENERALES DU SEJOUR :

- Nous avons adoré : les îles pour leur diversité : Stromboli l'endormie au pied du monstre : la cuisine

- Nous avons aimé : la vulcanologie omniprésente dans notre programme : L'accueil des siciliens ( j'ose dire à la différence de la froideur des italiens du nord et des romains roublards) : La petite vie animée de Lipari , excellent point d'ancrage pour visiter les îles : l'animation des duomo : Le port Marina Conti à Lipari

- Nous n'avons pas aimé : bof des détails agaçants sur le coups mais si vite oubliés… : le prix exorbitant du repas 'al cratère' sur vulcano

CARNET DE VOYAGE :

5 mai : Arrivée à Catane , vol bien passé, on récupére la voiture de location et 15 mn plus tard , nous sommes au Globetrotter. On dépose nos valises , repas à la trattoria en bas très familiale, on file vers le duomo très animé… Nous revoilà plongés dans la ferveur italienne, la cathédrale nous charme … Bref , le voyage peut commencer !!!

6 mai : Nous avons décidé d'aborder l'Etna de deux façons différentes : les alentours de l' Etna et son 'sommet sur deux journées différentes. Aujourd'hui , visite avec Etna expérience, en petit groupe , nous étions 8 de tout horizon ce qui a rendu la journée très agréable et conviviale. Vicenze , notre guide très pro et agréable a largement contribué à cette belle journée . Incollable en vulcanologie , super intéressant. Belle rando de deux heures dans la vallée del Bove et ses paysages lunaires ou au milieu des chênes et châtaigniers. Belle balade jusqu'au cratère Salvestri au milieu d'une bétulaie contrastant avec les paysage de lave. Découverte des cratères en boutonnières. Visite d'une grotte de lave : grotte Cassone où on entreposait les blocs de glace. Systéme de formation intéressante. Pause déjeuner dans une auberge agritouristique pour y savourer les produits du terroir( charcuterie, tomates, légumes, champignons, fromage, vins. Un beau moment d'échange entre convives. Puis arrêt aux gorges del Alcantara. J'avais lu les avis partagés sur ces gorges. Nous n'avons pas regretté car la rencontre de la lave et la glace a magnifiquement sculpté le paysage. De belles roches un peu comme les potholes en Afrique du sud mais en tout petit) et des tuyaux d'orgues :) . J'adore les tuyaux d'orgue donc rien que cela m'a ravie. Le site peu fréquenté a , sans doute aussi, rendu la visite plus agréable. Retour à Catane à 19H30. Une journée bien remplie. Nous avons dejeuné tard donc , ce soir , on se contente d'une glace ( bon , je sais 'se contenter' pour une glace italienne est un terme un peu exagéré:)

7 mai : Visite du centre historique de Catane( centre baroque, fontaine de l'éléphant, St Agathe…) et surtout du marché dont le marché aux poissons ;.. moment que j'adore !!! c'est la vraie vie !!!! On y achéte notre pique nique du midi . Départ vers Milazzo. On devait rejoindre Milazzo par Messine mais , nous n'avions pas envie de perdre de vue l'Etna … Premier arrêt à Arci Trezza pour y voir les Faraglioni die cyclope ( rochers que le cyclope aurait mythologiquement lancé en direction d'Ulysse) . Joli effet et vie du port. Aciréale , la ville aux 100 églises. Linguaglossa : arrêt pique nique sur la place du village. Visite des magnifiques village speeches de Castiglione di Sicilia et Novara di Sicila. Bref un bel itinéraire de montagne et petites routes sinueuses. Nous ne trouverons pas grand charme à Milazzo.

8 mai : Départ vers Lipari par le ferry. Mareza nous attend à l'embarcadère et nous améne à l'appartement. On constate avec plaisir , en la traversant, qu'il s'agit d'une petite ville pleine d'animation:). Nous louons une smart pour faire le tour de l'île (en trois heures ) :Canneto minuscule village, les anciennes exploitations de pierres ponce, la veine obsidienne… En 1km , on passe de la roche blanche, poreuse à une roche dure, noire et brillante… Que la Nature est surprenante. Puis les plateaux plus arides, Pianoconte et le clou du spectacle le belvédère de Quattochi avec les pitons rocheux ( faraglioni) et une vue idyllique sur Vulcano. Pause resto ( voir ci dessus) Visite de Lipari centre et du musée archéologique et volcanique ( nous avons passé deux heures). Très beau musée mais toutes les salles ne sont pas ouvertes hélas… et la salle vulcanologie , très à la pointe voit tous ses commentaires uniquement en italien … On devine , dommage car un étage est consacré à la vulcanologie en général et deux aux îles éoliennes. C'était une excellente mise en bouche pour ce que nous allions découvrir.La salle âge classique recéle des merveilles jarres de crémation, sarcophages, vases grecs mais surtout une collection de statuettes des personnages de la tragédie grecque. Très fin , subtil …. superbe dans les expressions. Nous avons aussi passé beaucoup d temps dans les jardins à savourer le panorama et le calme …enchanteur! Nous avons fini sur le petit port Marina Conti avec ses bateaux colorés, une petite chapelle ( à l'intérieur, une reconstitution en santons de la vie sicilienne : sympa)… un bel endroit.

9 mai : Aujourd'hui , journée consacrée à Vulcano , atteinte en 10mn en ferry. Location pour le fun d'une Mehari, jaune canari auprès de luidgi et sa femme super sympa et francophone. En 5 mn paperasse faite et partis vers le cratère:) Nous commençons l'ascension vers 1OH30, il fait déjà chaud. On y montait en 45 mn , photos après photos. Après 400m de dénivelle : une autre planète!!!!!!!!! Fumerolles, fusion du soufre, couleurs jaunes écarlates, vue sur le cratère , les alentours c'est prodigieux ! Tour du cratère en 40mn ce qui permet de voir l'autre côté de l'île puis redescende… Bref 2h de bonheur intense qui nous ont comblées et fascinées… jamais , je n'arriverai à me lasser de cette vie sous nos pieds, on parait si petit.. Direction Capo grillo , panorama de carte postale qui permet d'embrasser les éoliennes au complet… C'était serein juste avant l'arrivée d'un groupe russe , au combien bruyant et gras … GRRR , franchement aucun respect. Dejeuner 'Al Cratere' bof cher , qualité passable, une adresse de plus du routard à ne pas suivre… Belle balade dans la Vallée des monstres ( côté vulcanello) , reste d'une explosion de 1888 au milieu de la végétation. Concrétions très photogéniques . Pause sur la plage de sable noire de Porto Ponente. On finit le tour en poussant jusqu'au capo gels mais outre la superbe vue du hait , en autre sur l'Etna, on ne vous conseille pas de descendre car il n'y a rien de plus en bas part une toute petite plage. Nous n'avons pas souhaité aller aux bains de boue: pas envie, pas motivés à embarquer maillots de bains … et on préfére garder en tête, pour l'instant , les fabuleux bains en Islande. Bref chacun ses choix mais pour les amateurs , ils se situent juste derrière le port . Retour par le ferry de 18H10 encore une journée bien remplie :)

10 mai : Au tour de Salina ! attention moins de navettes que pour les autres îles ) Comme chaque jour, location en arrivant , chez Anna de bongiorno , d'une mini car pour le fun encore… entre la voiturette et le scooter… Ben le fun n'a pas duré longtemps car c'est bruyant, très bruyant et inconfortable !!! Bon c'était une expérience … Balade à salins Marina et composition de notre panier pique nique.Joli bourg endormi. Puis Lingua: l'endroit que j'ai préferé sur l'île. Toute blanche, toute calme… on reviendra s'y reposer dans l'après-midi. Passage à capo afro puis arrêt plus animé à Malfa. Pique nique qui aurait pu être idyllique au panorama de Pollara… Mais à peine installés, vous n'allez pas le croire, qui a debarqué? Ben oui, grrrr et re grrrr : les russes d'hier , ni plus respectueux, ni moins bruyants . J'avais presque envie de demander 'vous allez où demain ? ' mais je ne parle pas russe… Puis cap sur rinelli et Lini. Nous avons fait le tour de l'île en 4h. Pas de ferry… nous attendrons à Lingua avec une glace et les russes:( salins est encore complètement différente de Lipari la vivante et Vulcano la volcanique … Ici c'est Salina la Nature : petites routes , végétations de massifs, figuiers, genêts en fleur, myrtes, fougéres, vignes… Par contre, ne connaissant pas l'arbre, nous n'avons pas vu la culture des câpres… nous le verrons sur Stromboli. Retour par le ferry de 16H10 avec la ferme intention en rentrant de revoir ' le facteur ' avec Massimo Troisi. Longue pause sur la terrasse de l'appartement à se régaler des fraises et d'oranges ( ben quoi , cela ne fait pas grossir ) et en rêvassant à demain , à l'apothéose du voyage : Stromboli.

11 mai : On quitte Lipari pour Stromboli.

STROMBOLI …. toute petite c'était 'le méchant' de Pinnochio, vers 7 ans c'est devenu une force de la Nature en feuilletant des magazines de voyage, ma lecture de chevet, puis ado c'est devenu l'ultime étape de 'voyage au centre de la Terre… Hier , on l'apercevait au loin , aujourd'hui , non sans la petite angoisse du dernier moment d être déçue, le réve devient réalité !!! On s'est posé et reposé la question depuis des semaines : ascension ou pas ? belvédère ou la mer ? On ré étudie la question . Programme : 3h de montée dont 2h dans lave sablonneuse puis 2h de descente de nuit en groupe :( … Depuis la Dominique , j'ai des problèmes à un genou qui commence juste à se remettre. On prend la décision la plus sage … avec l'âge deviendrions nous sages ? On renonce le coeur dans l'âme… On dépose nos bagages à la pension aquilons qui nous enchante de suite. On s'y restaure avec les produits de l'épicerie du coin. On part finalement marcher jusqu'au belvédère de suite malgré la chaleur et nous prendrons la bateau , ce soir, pour voir le Stromboli dans la nuit… Faute de grive … Une rando de 4h absolument génial, seuls au monde, avec , à intervalles réguliers, des explosions.. Jusqu'à l'Observattorio c'est une balade de santé, puis sentier montant régulièrement sur 400m de dénivelle jusqu'au prier belvédère 'scira del fufo' , puis tronçon pentu , assez glissant… on pensait finir par voir une interdiction d'aller plus loin mais non… on se rendra compte après qu'on pouvait atteindre le cratère. Nous sommes monté jusqu'à 600 m. Tout était en fleur, c'était superbe ? Quelques éruptions par moment , explosion, jets de pierres, crépitement , grondement, coulée de pierre chaudes dans la mer… on y restés longtemps fascinés… premier grand moment d'émotions. Pause sur notre petite terrasse… enchanteur.. Un Panini acheté au vol et embarquement pour aller voir le Stromboli de nuit. Le bateau se positionne à la sciera de fugo que nous voyons cette fois du bas… après tout est question de patience… Une heure à admirer les effusions rougeâtres, les jets de lave et de pierres embrasées… Bien sûr , cela ne vaut surement pas d'être au dessus mais c'était magique ! Encore un grand moment d'émotion!!! 0 22H retour à la pension, des images plein la tête…

12 mai : Petit déjeuner en terrasse puis on descendra vers le port , nostalgiques de partir si vite ... On a adoré cette île pour sa beauté sauvage , sa flore, son isolement, son mystère, son impression de bout du monde, son magnifique village blanc , son dédales de ruelles, le bleu unique de la mer marié au couleur de l'île , ses vues, le strombolicchio, Tout y est paisible pourtant sous terre… Un paradis !!!!! 2H30 plus tard , nous revoilà à Milazzo direction Taormina par l'autoroute. Vue magnifique sur la côte et le continent italien. Belle balade dans le centre en pleine effervescence , avec ses multiples mariages… Coucher de soleil admirable sur la baie et l'Etna. Une ville où il fait bon s'y promener mais qu'on sent riche et très touristique .

13 mai : Après le petit déjeuner, on part pour le théâtre grec . Premier gloups : le prix : 8e / Pers … Deuxiéme loups : le panneau ' le théâtre est partiellement visible' . En effet , en raison du festival, on ne voit plus l'orchestre et les gradins recouverts de sièges… Plus très grec tout cela et le prix n'est pas pour autant 'partiellement' divisé. On renonce , presque par principe… Serions nous sauvage sur les îles ? Route vers l'Etna par Nicolosi pour notre seconde approche : y monter . Très simple, un peu cher mais pas de doublon avec ce que nous avions fait et très intéressant. Multiples formules proposées; on choisit 'la compléte' … : téléphérique , puis bus, puis balade d'une heure à pied au bord du cratère. La route Nicolosi / sapienza est étonnante car tracée au milieu de coulées de lave, c'est dantesque! La montée en téléphérique offre de belles vues tant sur les petits cratères que sur le paysage côtier. La montée en bus ( 400m de dénivelé) d'ailleurs possible à pied , est lunaire entre le paysage noir et la route tracée entre des parois de glace. Au sommet , n'être plus qu'à 200 m de dénivelé des principaux cratères est magique : fumerolles, terre chaude… décidemment en vulcanologie rien n'est lassant!

Pause déjeuner au petit troquet Pic Nic dans Nicolosi où on mange sur le pouce de la cuisine familiale pour 6e : primo, secundo, boisson.

Route vers Syracuse .On va passer des heures à flâner au fil des ruelles, au bord de mer , au gré de superbes monuments , le nez en l'air à admirer les balcons…. La ferveur est à son comble dans la ville avec la procession de la patronne de la ville : sainte Lucie qui est ' promenée' dans toute la ville. Coup d égueulé néanmoins : l'expo Caravage ( mon peintre par excellence ) de St Lucie n'est ouverte que de 10H à 13H et fermée le LUNDI : GRRRRR

Succulent repas pour couronner cette superbe journée!!

14 mai : Ce matin , nous voulions visiter le 'Neapolis' : théâtre grec et romain , latonie.. mais même scénario pour les mêmes raisons : le festival… le musée étant fermé, même décision : on renonce. On s'improvise donc un petit programme… Direction la cava grande de cassable qui offre une magnifique balade dans un canyon… Le sort s'acharnerait il contre nous ??? Il a plu cette nuit ( seul moment d emauvais temps du séjour) , le canyon ets donc fermé… Dommage car du haut le paysage a l'air grandiose/. Passage à Capo di passero mais franchement ( oui j'ose l'avouer :() uniquement pour le snobisme d'être descendus au point le plus bas de la Sicile car il n'y a rien. Ensuite visite de Noto, une vingtaine d'églises de palais baroques, un petit joyau aux couleurs tendres rosâtres… Superbe. On achéve notre séjour à Catane par une longue pause dans le jardin du castello d'urso somma à faire le bilan de notre voyage, regarder nos photos et fignoler le carnet de voyage :)

15 mai : Retour

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Les incontournables de la Roumanie English translation pending
by Baguette20 · 2012-05-13 · 10 replies
Bonjour à tous.

Je pars cet été une dizaine de jours en Roumanie et à dire vrai, je ne sais pas encore dans le détail mon itinéraire.

Je viens donc chercher vos conseils. J'arrive et repars de Bucarest.

Transport: pour visiter le pays, est-il pratique de prendre les trains et bus ou vaut-il mieux louer une voiture?

Lieux à visiter: Mis à part Bucarest, quels sont les lieux à visiter? Je cherche surtout des visites culturelles (musées, villes à l'architecture intéressante, châteaux!...). Et bien évidemment, je souhaite visiter la Transylvanie et les Carpates.

Hotels/pensions/chambres d'hôtes: Avez-vous des recommandations pour le logement? Des lieux différents? NOus voyageons avec le sac à dos et nos dépensent principales ne seront pas des hôtels 5*. Un bon lit et un endroit propre est tout ce qu'on demande.

Nourriture: quels sont les plats typiques à goûter? Avez-vous des recommandations de restaurant?

Conseil aux voyageurs: comme dans tous les pays, il y a des choses que les touristes doivent savoir faute de quoi il peut y avoir des surprises... Quels sont vos conseils?

Langues: parler roumain est-il indispensable pour se faire comprendre en dehors de Bucarest?

Merci d'avance pour vos réponses.

Baguette
Autotour dans l'Ouest américain de trois semaines, famille de 5 personnes, budget global? English translation pending
by Camalius · 2012-05-12 · 97 replies
Bonjour, absolument nouvelle sur le forum que j'ai découvert hier et que je ne quitte déjà plus. notre projet : 3 semaines en AOUT 2013 en voiture dans l'Ouest Américain. Nous avons découvert l'Ouest en Avril 2009 en voyage organisé sur 14 jours (mariés à las Vegas dans la foulée🙂) avec un guide et un car ... (pas de fatigue et rythme soutenu mais efficace). nous souhaitons revoir et découvrir tout ce que nous avons raté.. suivant notre rythme et le partager avec nos 3 filles (11,9,5ans). Cependant, j'essaie de boucler un premier budget du MINIMUM (avion+loc voiture+hébergement) et je ne comprends pas le package auquel j'arrive déjà...😠. Billets : PAris-> SFrancisco et Las Vegas -> Paris / les prix que j'obtiens avec des vols sans escale que j'ai simulé (sur la période aout 2012) sur les comparateurs de prix sont déjà très elevés (2000EUR par personne) . Avant de rêver trop à cet ambitieux projet, j'espère que vous pourrez m'aider à y voir plus clair et moins cher..

== > Billet avion + loc voiture : Quelqu'un a til un bon plan pour les meilleures offres (ou faut il réserver séparément avion et Loueur voiture ou mieux de combiner (quelle compagnie auquel cas) ou bien faut-il réserver sur les sites locaux (loueurs hertz US et/ou compagnie JetBlue pour les vols internes US)? En s'y prenant à l'avance je devrais avoir toutes mes chances normalement ..

== > Pour l'hébergement, je me suis d'abord appuyé sur un circuit type et j'ai regardé les prix sur le net de chaque hotel sur les 3 semaines de notre circuit... : certains hotels prévoient une "suite pour 5 " avec 2 king size et un canapé lit; sinon la plupart du temps, il faut commander 2 chambres Std (avec deux double lits dans chaque) : connaissant l'espace de chacune, je me demande si je risque gros en ne prenant qu'une seule chambre (prévue pour 4 en y incluant les 5), ou s'il faut que je contacte l'hotel en direct pour négocier (est-ce la pratique?) ou est-ce que je ne dois pas rigoler avec la loi us et prendre 2 chbres de 2*2 lits king size ...

Par avance je remercie ceux qui me répondront car je commence à douter de la faisabilité de ce projet (que je ne manquerai pas de partager par la suite)... @ très bientôt.
De Las Vegas à Las Vegas (Utah, Arizona, Californie, Nevada - mars 2012) English translation pending
by DamianBlacks · 2012-05-11 · 44 replies
Maintenant que j'ai terminé de trier et traiter mes photos, je peux publier le carnet de nos 3 semaines passées dans l'Ouest des USA au mois de mars. C'est la 3ème fois en 4 ans que nous allons passer quelques semaines dans cette région. Et nous avons essayer de visiter des sites que nous ne connaissions pas ou qui méritaient une deuxième visite. Encore une fois, je tiens à remercier en particulier Marie Lefevre (mlefevre), Philippe Schuler (Sedonax) et Thierry Lagarde (wavemaster), et toutes les membres du forum. Vos récits, vos sites m'ont une nouvelle fois été précieux pour préparer ce voyage dans l'ouest américain.

samedi 10 mars: D’un continent à un autre

Très grosse journée du samedi afin de rejoindre notre premier hôtel à Cedar City, Utah. Nous sommes parti à 10h de gare du Nord (Paris, France) pour aller prendre notre avion à Heathrow (Angleterre) à 15h40. C’est parti pour 10h de vol … Arrivée sans problème à Vegas (Nevada, USA) à 18h45 et direction l’immigration. Il semblerait que nous soyons le seul vol, donc passage assez rapide pour une fois. Étape suivant: aller récupérer la voiture de location. Comme d’habitude, je suis passé par locationdevoiture.com. J’ai réservé un Jeep Liberty pour 3 semaines pour 540€. Évidemment, Alamo n’a pas ce véhicule. Dans la meme categorie, nous pouvons avoir un Toyota Rav4, qui n’est pas, d'après le loueur, un 4 roues motrices (4wd), et qui n’est pas très grand. Hors nous en aurons peut-être besoin pour la suite du voyage. Pour avoir un 4wd, le vendeur nous propose de prendre la catégorie au-dessus. Hésitations car c’est 550$ de plus. Le vendeur vérifie quand même si il a un 4wd dans cette catégorie. Pas de bol, il n’en a pas. Le seul véhicule 4 roues motrices de disponible, c’est 2 catégories au-dessus, et donc 1800$ en plus. Mais il nous propose ce modèle pour les 550$ de supplément du modèle inférieur. Nous n’avons pas vraiment le choix, on prend. On se retrouve donc avec un Chevrolet Traverse dans lequel on pourrait voyager à 6 … Il est 20h heure locale, et nous avons maintenant au moins 3h de route pour Cedar City (Utah, USA). Fatigué, nous arrivons enfin à l’hôtel, mais avec 2h de plus: 1h de decallage horaire entre le Nevada et l’Utah, et 1h supplémentaire car c’est ce dimanche que nos amis américains passent à l’heure d’été. Nous nous couchons donc à 2h du matin, éclatés.

dimanche 11 mars: Cedar Breaks, Kodachrome, Red Canyon

Les choses sérieuses commencent aujourd’hui. Nous avons rendez-vous avec Bryce Canyon et ses environs pour les 2 journées qui viennent. Levé 8h, nous avons donc eu droit à 6h de repos qui se sont traduites par 3 ou 4h de sommeil. Après le petit-déjeuner simple mais efficace du Best Western de Cedar City, nous partons au Wallmart faire quelques courses. 2h plus tard et 200$ en moins, nous partons serein en direction de Bryce: nous avons suffisamment de nourriture dans le coffre pour parer à toute éventualité. Comme je l’avais prévu, nous prenons la route qui passe par Brian Heads et Cedar Breaks. Nous découvrons avec surprise que Brian Heads est une petite station de ski qui a l’air très sympa. Je commence à me demander si nous n’aurions pas dû poser 2 ou 3 jours de plus histoire de skier un peu … Ensuite, nous nous arrêtons au point de vue Nord de Cedar Breaks, petit Bryce couvert de neige. D’ailleurs la route qui permet de visiter ce parc à la belle saison, est fermée, recouverte d’une épaisse couche de neige d’environ 1m50 … Il est plus de 15h lorsque nous arrivons enfin au Rubys Inn de Bryce Canyon, après une courte pause photos à Red Canyon. Nous posons nos affaires, nous nous préparons un petit sandwich et nous repartons, direction un autre parc: Kodachrome Basin. Nous n’avions jamais visité ce petit parc à l’est de Bryce, et nous allons y passer la fin d’après-midi. Nous choisissons de faire Panorama trail, histoire de nous dégourdir les jambes. Il est temps de nous habituer à marcher en moyenne altitude. Les principales attractions de ce parc, ce sont les cheminées calcaires, probablement signes de la présence de geysers, il y a bien longtemps. Nous faisons donc 2h de randonnée avec quelques arrêts photo, et vers 19h30, nous attendons le coucher de soleil qui ne donnera pas grand chose. Dommage. Il est temps de rentrer se reposer.





lundi 12 mars: Bryce Canyon

La journée commence très tôt pour moi, car je me lève à 5h30 pour retourner voir le lever de soleil à Bryce Point comme il y a 3 ans. Camille ne m’accompagne pas afin de se reposer. Evidemment, en me levant si tôt, j’arrive le premier sur le site. Le ciel est couvert et cela ne donne pas un grand lever de soleil, mais cela ne m’empêche de rester une bonne heure sur ce site magnifique. Sur le chemin du retour, je m’arrête à Inspiration Point, que je ne connais pas. J’en profite pour faire quelques photos supplémentaires … Je rentre vers 9h pour prendre une bonne douche chaude et un bon petit-déjeuner préparé par Camille. Un peu plus tard, nous repartons ensemble vers le Canyon. Nous avons décidé de refaire Fairyland Loop trail: c’est une très belle randonnée qui permet de prendre conscience de l’immensité et de la diversité des formations rocheuses de Bryce. Nous gardons un excellent souvenir de cette randonnée que nous avions faîte en environ 5h, il y a 3 ans. Nous allons cette fois la découvrir sous la neige. Voir Bryce Canyon sous la neige, c’est assez magique. Le blanc de la neige s'oppose au rouge, orange et jaune de la roche. En revanche, cette neige ne va absolument pas faciliter notre randonnée. En effet, le chemin va osciller entre neige et boue, rendant notre progression beaucoup plus lente. Résultat, 6h30 de rando … De plus, au lieu d’aller récupérer la voiture à Sunrise Point, nous poussons jusqu’à Sunset Point. Camille m’attend ici, et je repars chercher la voiture. Je me dépêche car je veux justement prendre quelques photos à Sunset Point. Malheureusement, je vais arriver trop tard. Dommage. Nous rentrons à l’hôtel exténué. Et dire que j’ai prévu de nous lever très tôt demain matin … je crois qu’on va se lever plus tard finalement.





mardi 13 mars: Escalante – Capitol Reef

Comme je le supposais hier soir, nous avons quitté le Ruby’s Inn plus tard que lors de mes prévisions initiales. Je pensais aller profiter du lever de soleil à Devil’s Garden, près d’Escalante (Utah, USA), mais nous nous contenterons de la lumière du matin. À Escalante, nous faisons un arrêt au Visitor Center pour vérifier l’état de la Hole-In-The-Rock Road et afin d’avoir quelques informations concernant l’accès à Zebra Slot. Aucun problème. Premier arrêt: Devil’s Garden. Ce site porte bien son nom tellement on a l’impression que des doigts sortent de terre. De plus, d’ici, la vue sur le Staircase est fascinante. Deuxième arrêt: Zebra Slot. Cette fois, il y a un peu de marche avant d’atteindre le site: 5 miles aller-retour. La petite rando est agréable et le paysage est splendide. Arrivé à Zebra Slot, ça se complique un peu. C’est très étroit et il faut adopter la marche à “l’égyptienne”, i.e. de profil … Un obstacle supplémentaire apparaît sous la forme d’une grosse pierre coincée à environ 1m. Je vais réussir à me hisser sur la pierre, non sans m’être explosé le tibia gauche dessus: ma souplesse légendaire! Camille me passe mon grand angle et mon trépied et décide de m’attendre ici avec les affaires. Une fois cet obstacle effacé, le reste du chemin est plus simple. Zebra Slot porte aussi bien son nom. C’est comme Antelope Canyon mais avec les parois zébrées et ondulées. Magnifique. Nous reprenons ensuite la Scenic Byway 12. Nous traversons successivement des paysages extrêmement variés: des zones arides, des montagnes enneigées, des forêts denses. C’est vraiment impressionnant. Nous arrivons en fin d’après-midi au Capitol Reef National Park et nous découvrons ses grandes parois rocheuses rouges. Nous n’allons passer malheureusement qu’une journée et demi ici, et comme 1 journée entière sera consacrée à Cathedral Valley, si c’est possible, nous ne devons pas trainer pour avoir un aperçu du parc. Nous partons directement faire la courte randonnée de Hickman Bridge afin de profiter d’une lumière plus chaude sur la Pectol Pyramid et sur Capitol Dome. Ensuite, nous nous arrêtons sur le site où d’anciens pétroglyphes ornent la paroi rocheuse. Puis, nous enchainons avec la Guilford Fam House. Et enfin, nous allons voir le coucher de soleil à Panorama Point. Je vous l’ai dit, la fin de journée était dense, et en plus, c’est le seul endroit où je n’ai pas réservé d’hôtel. Mais, à cette période de l’année, ce n’est pas le plus dur à trouver.









mercredi 14 mars: Cathedral Valley

Pour une fois, nous pouvons un peu dormir ce matin. Ce n’est pas la peine de nous presser car j’ai prévu de partir vers Cathedral Valley vers midi. Mais avant de tenter notre chance, nous passons par le visitor center de Fruita pour prendre connaissance de l’état de la route et du niveau de la Fremont River. En effet, pour atteindre la Hartnet Road que nous allons emprunter aujourd’hui, nous devons traverser une petite rivière avec notre super 4wd. La personne au visitor center nous informe que la route est praticable et que nous devrions facilement traverser la rivière au niveau du guet. Donc, c’est parti. Une fois arrivé au guet, j’avoue avoir un peu d’appréhension. Ce n’est pas comme si je traversais une petite rivière en voiture tous les jours. Nous suivons les conseils reçus au visitor center: rentrer dans la rivière, coller la rive droite et ensuite tourner à 90° vers l’autre rive. Tout se passe très bien, nous sommes de l’autre côté et nous allons commencer notre balade de 58 miles dans Cathedral Valley. Même si j’avais repéré les principaux sites sur le GPS, nous suivons le guide acheté au visitor center pour 2$. Nous passons par les multicolores bentonites hills. Nous nous arrêtons ensuite déjeuner au Lower South Desert Overlook. Nous profitons du silence et de la vue sur le monolithe Jailhouse Rock. Notre étape suivante est la randonnée qui va nous mener à un point de vue sur la Lower Cathedral Valley, et donc sur d’autres monolithes appelés Temple of the Sun et Temple of the Moon. Nous terminons notre journée en profitant du coucher de soleil sur Upper Cathedral Valley … enfin presque, étant donné que le soleil sera voilé par un énorme nuage. Et c’est aussi presque la fin de notre journée, car nous allons ensuite continuer notre route pendant 15 miles jusqu’aux fameux Temples. Nous allons dormir ici, juste en dehors du parc. Oui, nous allons dormir en plein milieu de nulle part, dans la voiture. Le Chevrolet Traverse s’avère être d’une taille parfaite pour deux adultes, nos 2 sacs de voyage et les courses qu’il nous reste. Nous rabattons les deux rangées de sièges arrière et nous nous installons pour dormir dans les 2/3 de l’espace dégagé.





jeudi 15 mars: En route pour Moab

Nous nous levons de bonne heure pour voir le lever du soleil sur les Temples, après une bonne nuit dans la voiture. Nous arrivons aux pieds du Temple of the Sun et nous avons la chance de voir le soleil rougir les 2 monolithes. Après quelques photos sur ce site pendant que Camille range la voiture, nous avançons vers le deuxième monolithe: Temple of the Moon. En dehors de quelques stratocumulus, le temps est une nouvelle fois magnifique. Il est temps de reprendre notre route en direction de la Highway 24. Nous faisons encore quelques arrêts pour prendre quelques photos. Cathedral Valley est un site magnifique, immense et d’une grande quiétude. J’avais des doutes quant à la faisabilité de cette étape au mois de mars, mais finalement, cela s’est très bien passé, et nous avons vraiment apprécié ce site. Sortis de Cathedral Valley, nous prenons la route vers Moab (Utah, USA) et décidons de faire escale à Goblin Valley. Nous n’y arrivons pas forcément au meilleur moment de la journée, d’un point de vue lumière évidemment, mais il est difficile de ne faire que des levers et des couchers de soleil. Protégés par de hautes parois, plusieurs champs de formations rocheuses en forme de champignons sortent de terre. Nous décidons de faire l’une des trois randonnées proposées et à notre grande surprise, elle nous conduit à l’extérieur de la zone “intéressante”, celle avec les grands champignons. La randonnée n’est pas inintéressante, mais je pense que dans ce parc, il est plus amusant de se balader au milieu de ce champ de champignons. C’est un parc très ludique, surtout pour les enfants. La rando terminée, nous descendons dans la vallée de Gobelins pour voir ces drôles de gnomes, de champignons de plus prêt. Nous reprenons ensuite la route vers Moab. Avant de trouver notre hôtel, nous prévoyons une petite rando mystérieuse dans Canyonland afin de trouver False Kiva. Le fameux site “confidentiel”. La randonnée nous conduit dans une zone boisée magnifique et aux odeurs agréables. Après quelques, enfin plusieurs, hésitations, nous rejoignons à priori le bon chemin. A moins d’1km de l’objectif, nous vérifions l’heure afin de ne pas effectuer le chemin retour, non balisé, dans le noir. Il est, semble-t-il, 18:30 et nous décidons de faire demi-tour afin de regagner la voiture et pouvoir assister au coucher du soleil depuis un autre point. Le chemin trouvé pour la Kiva, nous saurons le retrouver demain. Arrivé à la voiture, l’horloge indique 17:50 … nous n’avions pas changé nos montres depuis Vegas et nous nous sommes plantés! Nous sommes des boulets! Tant pis, nous verrons demain. Nous saisissons cette malchance pour repasser à Mesa Arch, Green River Overlook et Grand View Point: un peu de repérage pour l’expédition matinale de demain. Arrivés à l’hôtel, c’est la course à la douche! Nous en avions bien besoin … Pour notre retour à la civilisation, nous décidons d’aller diner dehors pour une fois. Nous hésitons entre la brewery et le resto italien. Nous avions essayé les 2 il y a 3 ans. Notre choix se porte sur le resto italien, dont j’ai un excellent souvenir de leur pizza. Ce sera une pizza pour moi, des linguini à tomber pour Camille, et évidemment une bonne pinte de bière locale pour faire passer tout ça! Après cette belle journée, nous pouvons aller nous coucher, surtout que je vais me lever très tôt demain matin.





vendredi 16 mars: Canyonland / Arches

C’est reparti pour un lever de soleil, cette fois à Mesa Arch: un classique. Debout 5h45 et départ 6h afin d’être sur le site à 7h. Il y a souvent du monde sur ce site pour le lever de soleil et les places sont chères pour poser son trépied. Je laisse Camille dormir. Lorsque je j’arrive sur le site, en m’éclairant de ma lampe torche, afin d’éviter de me casser la gueule, il y a déjà une personne. C’est un Californien et c’est sa « première fois », comme moi. Petit à petit, le site se peuple. Et effectivement, 10 mn avant le lever, il y a une rangée de trépieds en face de Mesa Arch. Il y a également une deuxième rangée de personnes sans trépied. Le soleil se lève et c’est parti pour le crépitement des appareils photos. Tout l’intérêt du site réside dans le fait que le dessous de l’arche rougisse en voyant apparaître le soleil: c’est mignon! Je continue ensuite mon périple photos matinales dans Canyonland par Grand View Point et Green River Overlook. Il n’y a quasiment personne sur les sites à cette heure-ci. Je repars vers Moab aux environs de 9h30 et j’arrive comme prévu vers 10h15 afin de me doucher et d’aider Camille à ranger les affaires dans la voiture. Depuis hier, le tendon d’Achille de ma cheville gauche commence à me faire mal. Il semblerait que mes chaussures de rando, que je n’ai pas mise depuis 9 ans, me mâche la cheville. Et en plus, je les porte constamment (sauf pour dormir, pour les petits malins) depuis le début du voyage. Les clés de la chambre rendues, nous repartons vers Canyonland pour essayer d’atteindre aujourd’hui cette fameuse Kiva. Arrivés au départ du trail, je remets mes chaussures de rando que j’avais quitté hier soir car ma cheville commençait à tirer. Ce n’est pas brillant: j’ai du mal à marcher avec … que faire … je ne vais pas continuer à m’abimer la cheville alors qu’il reste plus de 2 semaines de voyage et de nombreuses randos. Nous prenons la décision de ne pas faire cette rando, ni celle menant à Delicate Arch (rando que Camille n’aime pas trop de toute manière). Un peu déçu, nous quittons Canyonland pour basculer dans le parc des Arches. Nous déjeunons en face de Balanced Rock avec en arrière plan les montagnes La Sal enneigées. Le vent commence à vraiment se lever et je dois constamment faire attention à mon trépied … Nous faisons l’autre rando vers Delicate Arch. Cette randonnée ne nous amènera pas au pied de l’arche comme il y a 3 ans, mais en revanche, elle nous permettra de voir l’arche de derrière. D’ailleurs, à cette période de l’année, je ne pense pas que le côté « classique » de l’arche bénéficie d’un bon ensoleillement, alors que sa face arrière est bien éclairée. Ca change de la dernière fois, et c’est moins dur! Un dernier arrêt photo pour recapturer les pétroglyphes de Wolfe Ranch. Mes photos d’il y a 3 ans de ces pétroglyphes ne sont pas nettes, et tant que je suis là, autant en refaire de bien nettes. Nous quittons le parc des Arches, après cette rapide incursion. Retour vers Moab. Il est évident que je ne vais pas pouvoir continuer le voyage en utilisant mes chaussures de rando actuelles. Donc on va essayer de me trouver des chaussures de trail, style Salomon XT Wings, comme celle que j’ai déjà, et qui sont restées à Paris. De toute manière, je dois les changer. Vous pensez que cela va être simple, surtout dans une ville comme Moab, pas si petite et où le sport (VTT, Trail, …) est omniprésent. Et bien détrompez vous, c’est la galère. Nous faisons 3 magasins avant que Camille en trouve un qui vende des Salomon. Pas de XT Wings mais des X Ultra, très confortables, dont je vais me contenter. Nous pouvons continuer un peu plus rassurés pour les randos à venir. Nous prenons la route vers Blanding (Utah, USA) pour y passer la nuit.







samedi 17 mars: De Blanding à Page

Il est 6h et il est temps de se lever, car encore une fois, une grosse journée nous attend. J'ai l'impression de répéter cette phrase tous les jours depuis que nous sommes arrivés ... Heureusement que ce sont les vacances! Notre première étape est Road Canyon où une randonnée doit nous emmener vers Fallen Roof Ruin, ancienne habitation indienne. Nous engageons le 4wd sur la piste qui mène au début du chemin de randonnée. Entre la neige glacée, la boue et le sable, on repeint un peu (trop) le véhicule … enfin, nous signons le registre, nous nous acquittons des droits d’entrée (2$ par personne) et nous commençons la rando. Encore une fois, le chemin n’est pas très clair et nous montons trop haut: il faut éviter de suivre bêtement les cairns. Nous redescendons et nous finissons par trouver l’habitation en question. C’est tellement petit, que je me demande si nous n'avons pas trouvé le village des Schtroumpfs! Sur le chemin du retour toujours un peu enneigé, nous nous pressons un peu plus, le ciel devenant de plus en plus menaçant. Je ne tiens pas à vérifier si ce qu’il y a d’écrit sur le panneau passé à l’entrée indiquant “chemin mouillé impraticable ” est vrai. Finalement, nous rattrapons la route principale sans problème et nous nous arrêtons prendre un petit thé chaud afin de nous remettre (quel achat judicieux ce thermos!). Nous repartons en arrière sur la route afin d’aller cette fois faire la rando dans Mule Canyon. Vous me direz, pourquoi ne pas l'avoir faite à l'aller: pour des raisons de lumière et donc de photo! Cette rando nous mène vers House on Fire, encore des habitations indiennes. Merci "Photographing the Southwest". Nous reprenons la route dans le sens inverse, i.e. nous repartons vers Road Canyon. Ca donne le mal de mer, non? Direction Valley of the Gods. La route s’arrête d’un coup pour devenir une piste en zigzag descendant le canyon, c’est Mokey Dugway. De là haut, nous voyons l’immensité du territoire et peut être même Monument Valley. Dans Valley of the Gods, qui ressemble à Monument Valley en moins impressionnant, nous circulons sur un chemin de terre une bonne heure. Le ciel est très nuageux, et cela écrase un peu l’horizon. Donc, nous ne sortons pas vraiment emballé de ce site. Ensuite c’est direction le Gooseneck de San Juan. Pour ceux qui connaissent Horseshoe Bend, c’est dans le même style, mais un peu moins photogénique pour moi. Mais, je ne suis peut-être pas bon juge tellement j’aime Horseshoe Bend. Nous restons juste le temps de faire quelques photos pendant que Camille fait une sieste réparatrice. Nous continuons notre chemin en passant à côté de Monument Valley. Nous nous arrêtons juste le temps de prendre un cliché très classique. Le vent souffle fort entraînant derrière lui ces amas de brindilles que l’on voit souvent dans les westerns. Puis nous arrivons à Page (Arizona, USA) où nous retrouvons nos petites habitudes.







dimanche 18 mars: The Wave

Aujourd’hui, nous sommes le Dimanche 18 Mars. Vous allez me dire: « Oui, et alors? ». Je vais vous répondre simplement que nos 3 semaines de vacances dans l’Ouest des USA sont construites autour de ce jour ô combien important. En effet, c’est aujourd’hui que nous devons aller voir le fabuleux site de the Wave! J’ai eu la chance d’être tiré au sort en participant à la loterie sur internet, et nous avons donc cette fois 2 permis. Camille, qui avait obtenu un seul permis sur place il y a 2 ans, et qui me l'avait donné, va enfin pouvoir admirer ce site avec moi. En théorie, c’est simple. Dans la pratique, c’est plus compliqué. En effet, depuis plusieurs jours, je regarde les prévisions météo dans la région de Page et Kanab (Utah, USA), et elles ne sont pas vraiment bonnes pour Dimanche et Lundi. Pas de chance. Et ce matin, les prévisions se confirment: il neige à Page. Oui, oui, il neige, et la neige tombe fort. Nous essayons d’appeler les centres BLM notés sur notre permis mais personne ne répond. Hors de question de se laisser abattre: commençons par un bon petit déjeuner hivernal avec du bacon, des œufs brouillés et des toasts. L’estomac calé, nous prenons la route pour voir si l’un des bureaux des rangers est ouvert. Nous voulons savoir dans quel état est la route pour accéder au début du Wire Pass Trailhead. Mieux vaut être prudent. Premier stop à Big Water, fermé. Deuxième stop à la petite Paria Station sans trop y croire: bingo, elle est ouverte! La jeune ranger adorable nous confirme que nous pouvons y aller, et, en revanche, de faire attention au verglas qui pourrait vite arriver. Tranquillisés, nous reprenons la voiture, excités de pouvoir y aller et un peu nerveux pour la route. Nous arrivons au parking sans problème, notons notre passage sur le registre et partons vers le site mythique: il est environ midi. Il semblerait que nous ayons une fenêtre de tir car le ciel se veut un peu plus clément pour l’instant. Donc, nous ne trainons pas en route et nous nous dirigeons directement vers The Wave, sans passer par la case Lace Rocks comme je l’avais fait il y a 2 ans. 1h30 plus tard nous y sommes. Le chemin n’est pas vraiment balisé mais le feuillet des rangers est assez précis. La randonnée est relativement accessible mais la dune de sable à la fin est un peu raide. Et après… oh merveilleuse nature, les stries de couleurs dans la roche sont magnifiques, le site spectaculaire! Nous y restons un peu plus d’une heure et demie avant de partir vers la deuxième Wave. Là, le vent se lève vraiment. On commence à prendre conscience de ce que “rafales à 60 km/h” signifie! Le ciel s’obscurcie aussi très rapidement … Il est temps d’accélérer le mouvement, et de repartir à la voiture. Nous ne serons restés que 2 heures sur le site, et je n’aurai pas pu, encore une fois, grimper sur Top Rock. Mais, il me semble que ce n’est pas le moment de prendre des risques: nous avons vu l’attraction majeure. Nous reprenons notre chemin et à environ 30mn de la voiture, la neige arrive rendant notre visibilité et notre avancée plus difficiles. Arrivé à la voiture, nous reprenons la House Rock Valley Road, et je ne traine pas en route. Pas le temps de fignoler. La neige tombe de plus en plus fort et je ne tiens pas à rester bloqué sur la route, même si nous avons les duvets, les matelas, de la nourriture et de l’eau dans le coffre. Enfin, nous arrivons sur la route goudronnée, rassurés! Nous repartons vers Page et, en chemin, nous faisons un petit arrêt photo près de Lake Powell. Nous rentrons nous réchauffer avec un thé et des cookies. À la vue des prévisions météo pour demain, qui ne sont pas très bonne encore, nous décalons notre excursion à Coyote Buttes South à mardi. En effet, j’ai 2 permis, un pour lundi et un pour mardi, et le temps devrait être plus clément mardi. Pour bien finir cette soirée et vu que demain c’est relâche, nous allons au cinéma à Page. Nous avions trouvé cela sympa, il y a 2 ans, et cela l’est encore. Nous allons voir « John Carter », du roman d’Edgar Rice Burrough, qui a été en grande parti tournée dans la région, à la Paria Movie Set et au Lake Powell. C’est assez sympa de voir ces superbes paysages dans le film. Un bon moment! Demain, c’est repos. Donc, à priori, pas de photo, car nous allons glander, faire de la lessive, glander, et enfin … glander! Les vacances!







mardi 20 mars: White Pocket / Coyote Butte South

Après une journée de repos bien méritée, nous allons avoir aujourd’hui une journée bien chargée: White Pocket, Cottonwood Cove et Paw Hole. N’ayant pas pu utiliser notre permis pour Coyote Butte South hier, nous allons utiliser notre deuxième permis aujourd’hui. J’ai bien fait d’en prendre 2 … Nous avons rendez-vous avec Steve et Susan du Paria Outpost & Outfitter à 8h30, heure de l’Utah, i.e. 7h30 heure de l’Arizona, notre référence actuelle. Nous allons donc nous lever une fois de plus à 6h! Depuis plusieurs semaines, je suis en contact avec Kurt, qui nous avait servi de guide la dernière fois et qui travaille avec Steve et Susan, pour préparer cette journée. Malheureusement, étant donné que nous avons dû décaler cette excursion, nous ne verrons pas Kurt aujourd’hui. Nous partons avec Steve aux environs de 8h30 comme prévu. La tempête de neige est passée, il fait un temps magnifique! Comme Dimanche, nous reprenons la House Rock Valley Road, mais avec le 4wd de Steve. Rien avec voir avec notre voiture, et heureusement! Je n’ai pas dû le préciser, mais la House Rock Valley Road est un chemin non goudronné, quelque peu cabossé à certain endroit, mais sur lequel une voiture « normale » peut rouler. En revanche, pour aller à White Pocket, notre premier arrêt de la journée, nous empruntons une piste. Je vais faire la différence entre chemin et piste. Ici, la piste, c’est du sable, des gros cailloux, des zones rocheuses, du sable, des gros cailloux, … Vous m’avez compris, je suis bien content de ne pas avoir à prendre notre voiture de location pour rouler là-dessus, et je suis encore plus content que ce soit Steve qui conduise! Nous arrivons à White Pocket aux environs de 10h. Il n’est pas nécessaire, à l’heure actuelle, d’avoir un permis pour visiter cette zone. Il faut juste un bon 4wd et surtout savoir le conduire. White Pocket est surement l’un des endroits préféré de Camille, qu’elle appelle le grand cerveau. Comme le laisse entendre son nom, ce site est majoritairement blanc. En fait, sous la première couche de roche blanche se cachent d’autres couches de couleurs: rouge, orange, jaune. La roche semble avoir été torturée: elle fait des vagues, des boucles. Nous passons 3h sur ce site et nous n’avons vraiment pas vu le temps passer. Nous partons ensuite en direction de Cottonwood Cove, qui est à 45 mn de voiture. Après une courte pause pour déjeuner, nous attaquons la visite de Cottonwood Cove. Cette fois, pas de première couche blanche, nous avons immédiatement droit aux couleurs: jaune, orange, rouge, violet, rose … Des drapés violets viennent couvrir la roche orange. C’est de toute beauté, et étant donné qu’il est environ 16h, le soleil commence à réchauffer ces couleurs: c’est encore mieux ! Encore une fois, nous passons quasiment 3h dans cespaysages extraordinaires. Il est temps de filer vers notre dernière étape: Paw Hole. Nous n’allons pas explorer en profondeur ce site, mais nous allons nous en approcher un peu plus que la dernière fois. Paw Hole, c’est un ensemble de cônes ou teepees, d’un orange tirant sur le rouge. Et avec le soleil qui se couche, les teepees sont de plus en plus rouge. Cette journée nous donne un aperçu complémentaire de celle que nous avions eu il y a 2 ans. Et je vous garantis que si vous passez dans la région, c’est une journée à planifier … et dans ce cas, n’hésitez pas à passer par le Paria Outpost & Outfitter, vous passerez une excellente journée en leur compagnie!







mercredi 21 mars: Coal Mine Canyon / Horseshoe Bend

Je ne sais pas si c’est la journée d’hier, mais ce matin, c’est vraiment difficile. Nous prenons notre temps, et décidons d’aller faire un tour jusqu’à Coal Mine Canyon, à côté de Tuba City (Arizona, USA), en début d’après-midi. Nous partons donc aux environs de 12h30 et nous arrivons 2h plus tard. Les zones habitées que nous avons passées nous rappellent que notre mode de vie et notre environnement est bien différent des indiens vivants dans la réserve. En suivant les indications que j’ai trouvées sur différents sites, nous trouvons l’entrée de Coal Mine Canyon. Nous nous garons et marchons un peu autour du canyon. Nous ne pouvons y descendre, du moins depuis là, et puis, je crois qu’il faut un permis. Je ne sais pas si nous sommes à l’endroit le plus photogénique du canyon mais les couches colorées sont assez impressionnantes: blanc, noir intense, orange, rouge puis marron. Après une courte balade nous reprenons la voiture pour essayer d’aller vers un autre point de vue, là où les zigzags colorés sont plus visibles. Nous voilà partis sur une piste qui n’a pas dû voir de véhicule depuis bien longtemps! Du coup, étant donné que la route est un enchainement de boue et de sable, il est assez difficile de conduire dessus, voir peu prudent par moment. Après 500 mètres, nous décidons de rebrousser chemin, la piste devenant de plus en plus imprévisible. Il serait dommage de rester coincés ici, surtout que cela nous couterait cher pour nous sortir de ce pétrin! Nous rebroussons donc chemin vers la vraie route. Là, nous essayons de trouver une autre entrée: sans succès. Nous décidons donc de revenir vers Page et de nous arrêter à Horseshoe Bend. Il y a beaucoup plus de monde que les années précédentes, et pourtant nous sommes au mois de mars. Je n’ose imaginer ce que cela doit être pendant la haute saison. Peut-être le panneau indiquant le lieu sur la route principale et les quelques aménagements faits sur le site y sont pour quelque chose. Nous y restons quelques heures, histoire de profiter du lieu et de faire quelques photos au coucher du soleil. C’est agréable mais je regrette le coucher de soleil de la veille, beaucoup plus impressionnant, grâce aux nuages. Comme le dit Camille, nous devons nous réjouir de ce que nous avons pu voir et c’est vrai que nous avons de la chance, le soleil était au rendez-vous aujourd’hui et le lieu est magnifique.



jeudi 22 mars: Antelope Canyons

Ce matin c’est un peu grasse mat: nous avons réservé le Photography Tour pour Upper Antelope à 10h30. Le tour se fait avec un des opérateurs Navajo opérant depuis Page. Nous sommes chargés à l’arrière du pick-up avec 6 autres personnes. Un petit mot sur notre moyen de transport: il est 10h30 précises et on se rend compte qu’un des pick-up ne démarre pas. Les autres groupes prennent la route et là, on se dit “tu vas voir avec notre chance, il est pour nous celui-là!”. Le conducteur de l’engin en panne passe un coup de fil et un gros 4wd arrive. Rassurés? Pas du tout! Ils sortent les pinces et font démarrer l’engin qui lâche un nuage noir épais! Bon là, on se dit que c’est bon mais non, il part faire de l’essence … Patience. La route vers Upper Antelope assez rapide: environ 15mn avec 3 miles dans le sable à fond les ballons durant lesquels il vaut mieux fermer la bouche et les yeux! On arrive enfin à l’entrée où il y a déjà pas mal d’autres 4wd : même au mois de Mars, il y a du monde. Nous avions déjà visité Lower Antelope Canyon mais c’est notre première fois ici. A notre arrivée le canyon est très sombre. Nous sommes venus pour les célèbres rayons de lumière donc on espère en avoir un ou deux. Nous passons les autres groupes pour avancer plus profondément dans le Slot. La lumière est toujours très faible et on oublie vite les 22 degrés qu’il fait dehors … petit à petit on revient en arrière et voilà, nous avons notre premier rayon de lumière. Bon, il y a du monde alors c’est un peu la course dans le canyon. On aura de la chance avec deux rayons supplémentaires. Et dire que ce n’est pas la haute saison. Ça m’impressionne. De retour à Page, nous récupérons la voiture et nous repartons vers Lower Antelope. Nous en gardons un très bon souvenir. Lorsque nous arrivons, il n’y a que quelques voitures. Et nous allons avoir la chance de nous balader pendant 2h dans le canyon, sans guide, et en ne croisant quasiment personne. Franchement c’est très agréable. Globalement, nous préférons ce Canyon. Ensuite c’est retour au motel, déjeuné dans le jardin, discussions avec le gérant et direction Wahweap Marina au bord du lac Powell. L’entrée payante est inclue dans le National Park Pass donc nous en profitons. Depuis la route, nous longeons le lac vers la marina. C’est assez joli et Camille se demande encore comment c’était avant, avant que l’eau envahisse la zone. Nous avons l’impression que le niveau de l’eau a encore baissé, ce qui nous amène à réfléchir à l’utilisation par notre société de l’or bleu … surtout Las Vegas! A la marina nous prenons deux bonnes glaces, que, pour une raison inconnue, la serveuse nous offre (non, elles ne sont pas périmées). Nous nous installons sur les transats, au bord de la piscine avec vu sur le lac. Le soleil étant de la partie, nous passons une fin d’après-midi des plus agréables! Le soleil couché, nous repartons vers Page où nous allons essayer le Fiesta Mexicana, histoire de vérifier si les commentaires postés sur Trip Advisor sont corrects.





vendredi 23 mars: Edmaier’s Secret

Nous arrivons presque à la fin de notre séjour à Page, déjà! Ce matin, levé raisonnable à 8h. J’essaie de nettoyer mon capteur après avoir changé d’objectif à l’intérieur d’Antelope Canyon hier… et oui, je sais, ce n’était pas à faire avec toute cette poussière! Pour la troisième fois, nous reprenons la House Rock Valley Road. Nous allons cette fois nous promener à un endroit appelé Edmaier’s Secret, site que j'ai évidemment découvert sur ce fantastique forum. Nous nous garons au départ de la randonnée pour Buckskin Gulch. Le permis s’achète sur place pour $6 par personne. La rando commence doucement, 4 miles essentiellement dans le lit d’une rivière, avec pas mal de sable, c’est un peu meuble mais on avance. Ensuite, c’est un peu plus l’aventure, car j’ai récupéré quelques informations sur Internet, mais est-ce que cela sera suffisant? Nous quittons la rando qui mène à Buckskin et nous nous dirigeons vers les Brain Rocks. L’un des objectifs du jour, c’est de trouver des Lace Rocks car je n’ai pas pu montrer à Camille ceux que j’avais vu sur le chemin menant à The Wave. D'après le GPS, les points que nous recherchons semblent être plus haut alors c’est parti, nous commençons à monter, puis à escalader. Nous faisons une pause une fois arrivée au-dessus des Brain Rocks. De là, nous pouvons voir que certaines portions du paysage ressemble très fortement à White Pocket. Nous continuons notre montée. La vue est vraiment magnifique: on retrouve maintenant certains paysages de Coyotte Buttes South, de vrais similarités au moins. Nous trouvons ensuite quelques Lace Rocks (YES!!!) et des stries colorées dans la roche faisant penser à The Wave. Le site tient bien ses promesses, c’est superbe! Nous repartons vers 15h, un peu fatigués des montés et descentes nécessaires sur ce site. Une fois descendus, on se rend bien compte qu’en prenant à gauche de la formation centrale, l’ascension est BEAUCOUP plus simple …C’était pour le fun et parce que Camille adore tellement les pentes raides! Retour vers 16h à notre véhicule, on traîne un peu sur la route pour prendre encore quelques photos de ces couleurs si fascinantes que prend la roche. Une fois à Page, après une bonne douche, une bonne session lessive pour Camille et rangement des sacs pour moi, nous dînons et nous partons au cinéma local (et oui, encore) pour aller voir the Hunger Games. Et voilà, c’est notre dernière journée à Page, demain on reprend la route vers de nouveaux horizons, avec un peu de tristesse pour ma part, car j'aime beaucoup cette petite ville et son environnement …





samedi 24 mars: Grand Canyon

Nous partons vers 9h de notre motel. Nous faisons un stop au Safeway pour acheter un peu de nourriture pour nos sandwichs, et nous nous prenons 2 boissons au Starbucks pour déjeuner! Avant de quitter définitivement Page, nous faisons un dernier arrêt à Horseshoe Bend pour que je puisse prendre encore quelques photos. On ne devrait pas revenir de si tôt à Page, donc j’en profite! Depuis Page, nous mettons environs 2h30 pour rejoindre le Parc National du Grand Canyon. Je ne me souvenais pas que la végétation fût aussi présente sur cette rive aussi. La ranger qui nous accueille à l’entrée du parc est très sympa: en montrant mon passeport, elle essaie de nous parler en français. Elle nous explique qu’elle essaie d’apprendre le français toute seule et Camille lui montre son petit bouquin pour apprendre l’allemand. C’était assez rigolo comme situation. Vu que nous sommes entrés par le côté est du parc, notre premier arrêt est à Desert View. C’est la journée de l’archéologie aujourd’hui dans le parc, donc de petites randonnées sont organisées avec des rangers, des chercheurs et des universitaires. Camille demande donc les dispo au premier visitor center: sans succès. Nous trainons un peu autour de la Watchtower. Je trouve le point de vue que je recherche mais le ciel nuageux donne un aspect voilé et je décide de prendre des photos plus tard dans l’après midi. Nous partons donc vers notre hôtel. Pas de chance, la chambre n’est pas prête, il faudra revenir à partir de 16h. Nous grignotons un morceau en attendant, vérifions les prévisions météo et repartons en direction de Desert View afin de nous arrêter aux différents points de vue. Le canyon est très impressionnant, ses proportions sont au-delà de ce que nous pouvons voir. Nous devinons les quelques rapides de la Colorado River, rien d’impressionnant depuis ici … sauf que l’une des pancartes stipule qu’il peut y avoir des creux jusqu’à 3m! Nous retournons donc à la Watchtower pour faire les photos que je n’ai pas pu faire un peu plus tôt. Et ensuite, nous repartons à l’hôtel, récupérer notre chambre et déposer nos affaires, avant de nous diriger vers Hopi Point pour le coucher de soleil. Nous utilisons la navette pour nous y rendre. Très pratique ce système de navettes au sein du parc, un peu comme à Zion. Pas de chance, le coucher n’est pas fantastique, il y a trop de nuage épais! On ne peut pas dire que je sois très chanceux avec mes couchers de soleil pour l’instant. Bon, ça ira pour aujourd’hui, nous posons nos affaires et nous décidons d’aller faire un tour au resto, histoire de changer de notre ordinaire. Direction le Arizona Room: ils font des steaks et je crois que nous commençons à développer une petite carence en viande. Je prends un énorme steak et Camille, qui n’aime pas trop la viande, fait de même: c’est pour dire! Au passage, la viande est excellente!





dimanche 25 mars: Road 66

Ce matin, nous allons continuer un peu notre visite « touristique » de la rive sud du Grand Canyon. Nous quittons l’hôtel vers 9h, et après avoir pris un thé à emporter à la cafétéria, nous nous dirigeons vers Yavapai Point. Nous allons faire la petite balade qui va de Yavapai à Mather Point. Cela me permet de prendre d’autres points de vue du Canyon. A Mather Point, nous prenons le navette, ligne orange, pour aller bien plus loin: Yaki Point. Globalement, nous passons 2 bonnes heures à nous promener le long du Canyon. Il commence à y avoir du monde, mais ce n’est pas encore insupportable. Ça doit quand même être l’usine pendant la haute saison. Lorsque j’ai planifié le voyage, j’avais prévu de faire le premier tronçon de la South Kaibab Trail, qui n’est pas trop long. Mais depuis hier, Camille se ressent d’une cuisse (contracture ?), et vu que nos deux journées suivantes vont être un peu plus sportive, nous abandonnons l’idée de faire cette rando. Nous partons désormais en direction de notre étape intermédiaire: Seligman (Arizona, USA). Pourquoi étape intermédiaire? Tout simplement, car demain matin, nous devons aller à Supai, village indien au fond du Canyon. Il y a environ 3 ou 4 heures de descente, et l’idéal est de partir tôt pour profiter de l’après-midi sur place. Le rapport avec mon étape intermédiaire? Seligman est la ville la plus proche (enfin presque) avant de rejoindre le départ de la rando pour Supai. Pour ceux qui connaissent le film d’animation de Pixar, Cars, Seligman n’est rien d’autre que l’inspiration de la ville de Radiator Springs! C’est donc une étape folklorique intéressante. Et, en effet, même si la ville semble un peu à l’abandon, nous passons une bonne après-midi au milieu des anciennes voitures américaines qui, pour certaines, apparaissent dans Cars. Je vais aussi, pour une fois (et peut-être pas la dernière) mettre un petit mot sur notre chambre d’hôtel. Nous avons réservé au Canyon Lodge. Lorsque Camille va faire le check-in, elle se rend compte que l’un des managers de l’hôtel, n’est pas américain … plutôt allemand. Evidemment, elle continue la conversation dans la langue de Goethe … enfin, presque. Nous avons la chambre Harley-Davidson (chaque chambre a un thème). Et bien, franchement, c’est l’une des plus jolies (décorée avec goût) et plus propre chambre de motel que nous ayons eu. C’est une excellente surprise, et si vous devez dormir dans le coin, n’hésitez pas. Rapport qualité/prix imbattable! Enfin, en discutant avec le manager, nous apprenons que la route qui mène au Hualapai Hilltop (départ de la rando pour Supai) est désormais entièrement goudronnée et qu’il nous faudra environ 1h30 pour y aller depuis Seligman. J’avais prévu 2h30: c’est 1h de sommeil en plus!





lundi 26 mars: Supai

Debout aux environs de 6h30, car nous allons essayer de partir avant 8h. Cela nous laisse le temps de prendre notre petit-déjeuner (inclus) au motel pour une fois. Maintenant, je vais vous reparler météo … Comme d’habitude, je regarde la météo tous les jours. Et comme la semaine dernière, depuis 3 jours, le National Weather Service annonce pour ce lundi matin, 30% de chance de pluie, neige et vent. Super pour faire la descente de 13km vers Supai. Et bien, ce matin, nous sommes dans les 70% de beau temps, et vraiment, ça tombe bien. Nous partons donc rassurés. Nous faisons un peu d’essence et en route pour le village de Supai (Arizona, USA). Ce village se trouve en bas d’un canyon et abrite environ 650 personnes qui vivent essentiellement du tourisme. Tourisme rendu possible grâce à leurs joyaux: de magnifiques chutes d’eau. Il est possible d’accéder au village à pied, ce que nous allons faire, à dos de mulets, attention aux fessiers fragiles, ou par hélicoptère, attention au porte-monnaie sensible. Nous mettons 3h pour descendre … sans traîner: Camille adore le rythme effréné! La rando commence par une succession de lacets, avec pas mal de cailloux et de gravillons, le long de la falaise, ce qui doit nous permettre de descendre les 2/3 du dénivelé sur une très courte distance. Ca va être sympa à remonter. Il y a un peu d’ombre par endroit, de la verdure et vers la fin du chemin, nous longeons la petite rivière qui alimente les chutes. Nous arrivons au village que nous reconnaissons grâce l’odeur des animaux (chevaux, mules et ânes) et le désordre environnant. Nous prenons notre clé au Lodge, grignotons un morceau au frais et partons avec nos sacs à dos, enfin allégés, vers les chutes. Les chutes sont assez loin du village, à environ 3 et 4 km. La première chute que nous voyons, Lower Navajo Falls, est surprenante par sa végétation et son enchaînement de petites chutes: le lieu est extrêmement reposant! Nous continuons notre descente pour rejoindre Havasu Falls, la chute la plus connue avec ses bassins turquoises. Même modifiée par les dernières inondations, la chute reste superbe! Mais il est regrettable que les abords ne soient pas mieux entretenus. Enfin nous traversons le camping pour atteindre Mooney Falls: des trois, c’est la plus impressionnante par sa hauteur mais c’est aussi peut être la plus difficile à saisir. Après avoir passé du temps à prendre des photos des 3 chutes, nous repartons vers le village. Ne chercher pas à acheter quelque chose après 18h, tout est fermé! Heureusement nous avions de quoi manger et boire alors ça ira pour ce soir. Fatigués, nous retrouvons le Lodge pour une bonne douche. Attardons nous un peu sur la chambre maintenant … Nous avons réservé cette chambre longtemps à l’avance, et elle coûte la bagatelle de $145, sachant qu’il n’y pas de tv, pas de micro-onde, pas de frigo. Mais, tout cela, on s’en passe facilement, même si à ce prix, on s’attend à un certain confort. Ce qui est plus embêtant, c’est que la chambre n’est pas vraiment propre. Les draps sont propres, pas de problème. Mais c’est à peu près tout. Encore une fois, c’est très très cher pour la prestation. Maintenant, l’apothéose! Après dîner, je m’assois sur le lit et je soigne ma cheville en me passant de l’arnica. Je remets mes chaussettes, car il ne fait pas très chaud (pas de chauffage). Je m’apprête à me relever, et là, je vois un truc me passer entre les jambes. Stupeur, c’est un scorpion! Oui, un vrai scorpion, tout mignon avec sa queue en l’air, dans notre chambre, sortant de derrière notre lit! Ça calme un peu. Le scorpion est allé se poser au pied du deuxième lit. Le temps de reprendre mon souffle, d’enfiler mes chaussures, et le scorpion est mort. J’ai quand même dû m’y reprendre à plusieurs reprises pour l’achever. Je ne sais pas si la piqûre de ce scorpion était dangereuse, mais je ne tenais pas à le savoir! Du coup, alors que nous tombions de sommeil à 20h45, plus personne n’a envie de dormir. Nous allons passer une longue nuit, une très longue nuit … très très très longue nuit: interminable. Décision unanime: nous partirons tôt demain matin.







mardi 27 mars: De Supai à Moapa

Après cette longue nuit de sommeil, très réparatrice, nous sommes prêts pour à quitter les lieux vers 7h15. Départ à la fraiche pour remonter à la civilisation. Comme je vous l’ai dit lors du post précédent, nous avons mis 3h pour descendre, sur un rythme assez soutenu. Je ne sais pas combien de temps nous allons mettre pour remonter, mais avec nos sacs à dos bien chargés, je pense que ça va être difficile. Finalement, nous arrivons au sommet après 3h45 de marche et de nombreuses pauses. Je ne pensais vraiment pas que nous mettrions moins de 4h. Tant mieux, nous aurons plus de temps pour nous reposer ce soir. A noter, quand même, que sur la fin de la rando, nous avons fait la course pour ne pas être doublés par les mulets chargés de valises. Un peu de fierté quand même! Il est temps de reprendre la route vers Moapa Valley (Nevada, USA), en passant par Hoover Dam. C’est un petit bout de chemin qui va nous faire quitter l’Arizona pour retourner dans le Nevada. Premier arrêt en route pour un gros burger avec des curly fries (frites enroulées), dans un « Jack in the Box » (fastfood que l’on trouve sur la côte ouest des USA … il ne me semble pas en avoir vu du côté de NYC ou de Boston). Camille avait mis cette étape « curly fries » sur sa to-do liste. Ca fait du bien et nous en avons un peu marre des sandwichs. Deuxième arrêt au Hoover Dam. Nous sommes impressionnés par la capacité des américains à transformer n’importe quoi en une attraction. Car ce barrage est devenu une vraie attraction avec parking payant, visite guidée payante, souvenir, resto, … Énormes les Ricains! Le barrage est quoi qu’il en soit un beau et impressionnant monument, avec une architecture art-déco. Notre petite visite, gratuite, réalisée, nous partons vers Moapa Valley où nous allons passer 2 nuits. Nous passons prêt de Las Vegas (notre dernière destination) et longeons le lac Mead pour rejoindre Moapa Valley. Encore une fois le pass pour les parcs nationaux nous rend service, car il nous permet de rentrer dans la zone du lac Mead sans payer! La région est beaucoup plus verte que nous ne l’aurions pensé. Nous arrivons à l’hôtel, bien plus tôt que prévu, et pouvons nous installer pour deux nuits. Demain: Valley of Fire.

mercredi 28 mars: Valley of Fire

J’ai découvert ce State Park (non inclus dans le pass des national parks, mais qui coute $10 pour la journée) en lisant les récits d’autres voyageurs sur ce forum, alors merci à eux. Et bien, je vous conseille VIVEMENT ce parc. Mais revenons au récit de la journée. J’ai planifié cette journée extrêmement précisément. Encore plus que d’habitude, et ceux qui me connaissent bien savent ce que cela signifie. Et pour planifier la journée aussi précisément, j’ai utilisé le guide de Steffen Synnatschke, qui n'est pas très cher, qui est très précis et qui est illustré par de magnifiques photos. Ne vous inquiétez pas, je ne vais pas vous décrire dans le détail ce que nous avons fait, ce serait long et fastidieux. Nous avons commencé cette journée à 8h et nous l’avons terminée à 19h30, après le coucher du soleil. Les choses importantes à savoir sont les suivantes:Il y a un grand nombre d’arches. Cela ne remplace pas Arches National Park, mais si vous n’avez pas le temps d’aller jusqu’à Moab, c’est quand même un excellent lot de consolation.Il y a des zones (à trouver) où la forme et la couleur des roches m’ont vraiment fait penser à Coyote Butte South. Bon, encore une fois, pour ceux qui n’iront pas jusqu’à Page ou qui ne peuvent se payer les services d’un outfitter, ce parc est encore un joli lot de consolation.Enfin, il y a une Wave. Alors, évidemment, ce n’est pas The Wave (Coyote Butte North), mais cette wave s’appelle Fire Wave, et elle est vraiment magnifique, surtout au coucher du soleil.Je n’ai pas d’action dans le parc, je ne suis pas payé par l’état du Nevada, mais, il serait vraiment dommage de passer à Vegas, et de louper ce parc. Vous l’avez compris, nous avons adoré ce parc!







jeudi 29 mars: Death Valley

Après la journée d’hier bien chargée, nous partons maintenant faire un petit, tout petit, tour en Californie. Tout de suite vous pensez: Los Angeles, plage, soleil. Et bien, nous allons garder soleil et chaleur, car nous partons passer une courte journée dans la Vallée de la Mort! Personnellement, ce n’est pas un site où je passerai plusieurs jours, mais lorsque j’ai planifié le voyage, je trouvais que cela valait le coup d’y passer, car ce n’est pas très loin de Las Vegas. De plus, Camille ne connaissait pas et moi, j’y étais passé assez rapidement, il y a 12 ans. Arrivé dans le parc, nous nous arrêtons à Zabriskie Point, histoire de faire du repérage pour ma cession lever de soleil de demain matin. Et oui, je vais me lever de bonne heure demain matin. Ensuite, nous allons voir si notre « cabine » est prête au Furnace Creek Ranch. Avant d’aller directement au Furnace Creek Ranch, nous nous arrêtons au Furnace Creek Inn. Je ne me souvenais plus ce que j’avais réservé. Camille descend et va faire le check-in. Et puis au bout d’un moment, alors que je l’attends dans la voiture, je commence à me souvenir que ce n’est pas là que j’ai réservé. Le Inn, c’est la version « luxe », alors que le Ranch, c’est la version « abordable ». Lorsque je vois Camille revenir, avec une petite moue, j’éclate de rire, car je suis maintenant sûr de ne pas l’avoir envoyé au bon endroit. Après cette courte pause rigolade, nous partons pour le Ranch et posons nos affaire dans la cabine, qui est un sorte de petit chalet avec une chambre et une douche. C’est très bien fait et très confortable. Le site est très sympa. Nous continuons notre visite en allant jusqu’à Badwater, point le plus bas d’Amérique du Nord, en dessous du niveau de la mer (-86m). Ensuite, nous empruntons la route en sens unique Artist Drive. Comme de nombreuses fois, nous découvrons des roches multicolores, avec en plus, cette fois, des teintes vertes et violettes. Je ne cesse d’être émerveillé par les différentes couleurs de roche de puis le début du voyage, et je ne m’en lasse pas … C’est la dernière étape pour Camille, qui est crevée. Je la dépose au Ranch, et je poursuis la découverte de Death Valley, en allant profiter du coucher du soleil au milieu des dunes de sable de Mesquite. Tout d’abord, je ne pensais vraiment pas que ce serait aussi fréquenté: ce sont les Champs-Elysées sur sable! Il y a du monde partout, et c’est la galère pour trouver des dunes vierges de tout pas. Après m’être éloigné un peu, j’arrive à trouver de petites dunes un peu moins peuplées. Encore une fois, le coucher de soleil n’est pas « inoubliable ». Tant pis. Je ne m’attarde pas trop longtemps, car il faut ensuite que je retourne à la voiture. Et marcher dans les dunes de sable, ce n’est pas ma tasse de thé. Je rentre au Ranch, retrouver Camille qui nous a préparé à manger. Normalement, il faudrait que je me couche assez tôt, en prévision du lever de soleil de demain, mais finalement, ce sera 23h30. Ça va être très dur demain matin.





vendredi 30 mars: Las Vegas

Deuxième petite demi-journée à Death Valley. Comme je vous l’ai dit, je commence de bonne heure pour aller profiter du lever de soleil à Zabriskie Point: un classique. Je me lève donc à 5h30 pour être sur place à 6h. Je laisse dormir Camille qui en a besoin. J’ai vraiment eu du mal à décoller ce matin, me demandant même si je n’allais pas rester au lit. Et à force de me poser des questions, je me suis réveillé. Donc, à 6h, j’étais à Zabriskie Point, seul. Petit à petit, quelques trépieds sont arrivés, et au final, nous étions moins d’une dizaine à venir immortaliser ce moment. Je comprends désormais pourquoi ce site est prisé pour ses levers de soleil. La montagne qui s’illumine petit à petit, la roche jaune et marron que le soleil rasant vient réchauffer: c’est splendide! Ensuite, vers 8h, je décide de retourner à Badwater, histoire d’avoir des photos plus acceptables. Lorsque j’arrive, le soleil, bloqué par la montagne, n’a pas encore illuminé la couche de sel qui recouvre le sol. J’ai le temps de me préparer et de faire quelques photos avant de rentrer, aux environs de 9h15. Cela nous laisse le temps de nous préparer tranquillement pour notre dernière destination de ces vacances: Las Vegas! Nous décollons un peu avant 11h pour la cité du jeu. Nous allons cette fois passer par le sud de Vegas, ce qui nous permettra de faire un arrêt « fastfood » à Parhump. Arrivé à Death Valley Junction, i.e. après environ 30km de route, je suis tellement fatigué que je m’arrête pour laisser le volant à Camille. C’est tellement rare, qu’elle en est surprise. En fait, étant donné que je ne conduis pas le reste de l’année, j’aime bien conduire pendant les vacances, surtout sur les routes « tranquilles » américaines. Camille va conduire pendant 1h jusqu’à Parhump, et moi, je vais dormir. Oui, je vais vraiment dormir, car à un moment, après un cauchemar, je me suis même réveillé en sursaut dans la voiture, effrayant Camille, ce qui aurait pu être dangereux. Terrible cauchemar, car je me voyais en train de conduire, m’endormir au volant et perdre le contrôle du véhicule. Vraiment réaliste … Après notre pause déjeuné à Parhump, et un peu plus reposé, je reprends le volant. Notre objectif suivant est logistique. Avec les chaussures que j’ai dû acheter, et la suite du shopping que nous prévoyons, il est évident que nous allons avoir un problème de valise. Mon vieux trolley que j’ai depuis plus de 13 ans commence à se décomposer, et nous avions prévu de le changer avant de partir en congés. Nous allons donc le changer aujourd’hui. Depuis plusieurs jours, nous regardons sur internet où nous allons trouver des valises à Vegas. Pas si évident. Nous terminons dans un Target (type Gifi pour ceux qui connaissent). Nous trouvons une grosse valise pour environ $90 et nous gardons pour l’instant l’ancienne, histoire de pouvoir monter dans notre futur hôtel à Vegas sans passer pour des clodos avec tous nos sacs plastiques. Et oui, car nous allons passer notre dernière nuit dans l’un des grands hôtels casinos de Vegas. L’un des plus récents aussi. Le Cosmopolitan. C’est également l’un des seuls hôtels avec terrasse. Il est idéalement placé, car au milieu du Strip (Las Vegas Boulevard), juste à côté du Bellagio et quasiment en face du Paris. Comme nous avons pris une chambre avec vue sur le Bellagio, nous allons profiter du spectacle des fontaines depuis notre chambre. Et la vue est grandiose. C’est un très bel hôtel, moderne et très bien décoré. Nous adorons. Pendant que je prends des photos depuis la terrasse, Camille vient de lancer l’opération « Tornade sur les valises ». Elle les a vidées et elle commence à les réorganiser. Au final, il ne peut rester que 2 valises. Une fois la nuit tombée, nous partons dîner. Nous allons tester l’un des nombreux buffets de Vegas. Après une petite recherche sur le web, il semblerait que le buffet de notre hôtel soit bien noté: le Wicked Spoon. Pour $37 par personne, nous avons droit à un magnifique buffet All You Can Eat. Je vous passe les détails, mais nous n’avions pas mangé comme ça depuis un bon moment. Digne d’un réveillon. Nous sommes ressortis avec le ventre au-dessus de la ceinture … Quelle élégance! Ensuite, nous sommes allés faire un petit tour dans la ville du jeu et de la débauche. D’ailleurs, c’est Spring Break en ce moment, et pour ceux qui ne connaissent pas, ce sont les vacances « débauches » de la jeunesse puritaine américaine. C’est à vivre mais pas trop longtemps quand même. Notre balade sur le Strip nous mène jusqu’au fameux signe Fabulous Las Vegas. Ce n’est pas la porte à côté à pied. Nous prenons un bus pour nous ramener vers notre hôtel. Camille part se coucher et je continue un peu pour aller prendre des photos du côté du Venice, du Caesar Palace et du Bellagio. Il est 3h du matin lorsque je rentre. Un peu éclaté, je l’admets, la journée ayant commencé il y a presque 24h pour moi.









samedi 31 mars: Las Vegas … La fin

Dernier jour de nos 3 semaines de balade. Ca passe à une vitesse … Nous allons essayer de bien profiter de cette dernière journée, sachant que nous ne décollons qu’à 20h45. Tout d’abord, nous allons profiter des avantages de notre magnifique chambre: prendre un bain avec vue sur Las Vegas. Le luxe! La journée s’annonce encore belle et chaude. Tant mieux. Nous devons quitter la chambre à 11h, cela nous laisse 45mn pour finir l’opération « Tornade sur les valises ». Opération réussie évidemment, mais maintenant nous nous posons des questions sur le poids des valises, qui, à mon avis, a bien augmenté. Nous verrons bien à l’aéroport. Après avoir chargé les valises dans la voiture, nous partons nous promener sur le Strip, histoire de rentrer dans certains Casinos, ce que nous n’avons pas eu le temps de faire hier soir. En attendant, la voiture reste au parking de l’hôtel, qui est gratuit. Nous allons enchaîner 3 casinos: le Bellagio, le Caesar Palace et le Paris. Nous faisons juste de rapides incursions dans les casinos, mais cela permet d’avoir une impression. De tous ces casinos, le Bellagio a notre préférence grâce à sa luminosité. De plus, pour le printemps, la décoration est axée sur les fleurs. C’est magnifique. Nous partons récupérer la voiture, car nous devons à présent attaquer la dernière étape cruciale de ce voyage: le shopping. Nous partons tout d’abord au Las Vegas South Outlet … il y a un outlet Coach pour les spécialistes en beaux sac-à-mains … Une fois que Camille a trouvé son bonheur, nous partons cette fois dans un mall que nous connaissons déjà: Town Square. C’est un mall en plein air où nous nous étions arrêtés il y a 3 ans. C’est vraiment sympa, et nous y passons 3 heures, entre déjeuner et shopping. La carte bleue ayant bien chauffé, il est temps de rentre notre voiture de location (au passage, il semblerait que nous ayons fait 3200 km … pas mal), et de partir à l’aéroport. Evidemment, au moment d'enregistrer les bagages, nous découvrons que nous avons explosés les limites. Rien d’extraordinaire, mais il faut réorganiser les valises, et chausser nos grosses chaussures de rando pour voyager. Encore plusieurs heures de vol vers Londres et quelques heures de train vers Paris. Voyage terminé!



HôtelsCedar City (1 nuit): Best Western El Rey Inn & Suites - Bryce (2 nuits): Best Western Plus Ruby's InnTorrey (1 nuit): Howard JohnsonMoab (1 nuit): Inca Inn Blanding (1 nuit): Super 8Page (7 nuits): Debbie’s Hide A WayGrand Canyon (1 nuit): Maswik LodgeSeligman (1 nuit): Canyon LodgeSupai (1 nuit): LodgeMoapa Valley (2 nuits): North Shore InnDeath Valley (1 nuit): The Ranch at Furnace CreekLas Vegas (1 nuit): CosmopolitanLa palme du meilleur rapport qualité/prix est attribué au Canyon Lodge de Seligman. La palme du pire rapport qualité/prix est attribué sans surprise au Lodge de Supai (la prestation scorpion laisse à désirer ... 😉) Tous les autres hôtels sont très bien, voir fantastique pour le Cosmopolitan. D'ailleurs, si vous allez à Vegas et que vous voulez faire des photos, le Cosmopolitan, c'est l'idéal ... un peu cher peut-être (plus de $400 la nuit).
Neuf jours sur le Zambèze en canoë English translation pending
by Mlefevre · 2012-05-10 · 41 replies
Bonjour à tous,

Découvrez le récit d'une belle virée sur le Zambèze : 9 jours en canoë du Lac Kariba à la frontière du Mozambique. 260 km de belle nature sauvage, portés par un fleuve puissant, à slalommer entre hippos et crocos!

Le récit en image est là :



Bonne lecture! Marie

Texte seul:

RECIT ZAMBEZE

Préparatifs... Après plusieurs voyages en Afrique Australe, tous motorisés, nous avions envie de nous plonger réellement au cœur de la nature pour vivre simplement au rythme de celle-ci. La descente d'une partie du Zambèze en canoë s'imposa rapidement comme une solution idéale. En 15 jours de vacances, il nous fallait cependant être moins ambitieux que Livingstone en son temps, et nous contenter de la portion du fleuve (qui fait en tout 3500 km de long) située entre le Lac Kariba et la frontière du Mozambique. Nous allions donc naviguer sur la frontière entre la Zambie au Nord et le Zimbabwe au sud. En affinant mes recherches, j'optais pour un parcours côté zimbabwéen car la navigation en canot à moteur y est le plus souvent interdite, ce qui n'est pas le cas côté zambien. Ce parcours, réalisé en 9 jours à un rythme tranquille représente 260 km d'une nature variée : après les gorges du départ, le fleuve s'étale dans une vaste pleine alluviale puis se resserre dans des gorges sauvages avant d'entrer au Mozambique. Nous allons passer dans plusieurs réserves ou parcs nationaux dont les célèbres Mana Pools NP au Zimbabwe et Lower Zambezi NP en Zambie. Merci à Thien An et François de nous avoir accompagnés avec enthousiasme dans cette belle aventure ! C'est parti !

En route pour le Zimbabwe ! 21 et 22/04/12 Après un vol de nuit sans histoire depuis Francfort, où nous avons retrouvé Thien An et François mais aussi Pierre77N de voyage forum et sa petite famille (coucou!), nous nous posons au petit matin sur le mignon petit aéroport de Windhoek. Après 2h d'attente glaciale, nous embarquons pour Lusaka, survolons la rivière Kafue, puis le sud de la capitale zambienne, enfin le nord-est plus cossu, quelques toits colorés, et c'est vers midi que nous foulons la Zambie pour la 1ère fois. Tous les bagages ont suivi, les visas se font assez vite, le chauffeur de Richbel nous attend. Les 200 km de route plein sud vers le Zimbabwe sont très beaux, ponctués de petits villages de huttes et nous nous promettons de prendre le temps au retour de faire qq arrêts photos. Nous voulons arriver avant la nuit au Warthogs Bush Camp et sous les tropiques, elle tombe d'un coup vers 17h45. A ma demande, le chauffeur nous dépose au poste frontière zambien car je souhaite passer le barrage qui marque la frontière et se situe dans une sorte de no man's land, à pied afin d'avoir le temps d'admirer le paysage. Erreur ! Arrivés sur le barrage, nous réalisons que le poste frontière zambien se situe bien au-dessus et je n'ai déjà plus qu'une roulette à mon sac... Heureusement Thien An sympathise avec une famille de Zim venus visiter le barrage et ils nous proposent gentiment de nous accompagner tout là-haut avec leur camionnette. Ouf ! Le 1er contact avec ces Zim est vraiment super chaleureux ! Une fois laborieusement réalisées les formalités douanières, il nous reste une dizaine de km jusqu'au Warthogs Bush Camp. Pas de bus ni de taxi à l'horizon. Un homme s'avance et nous propose de nous conduire pour 20$...un peu cher mais on n'a pas le choix ! Il les aura bien mérités ! 1ère panne au bout de 2 km : « il faut que je répare le bruit » en qq coups de clés, il refixe le pot d'échappement 2ème panne 5 minutes après : cette fois il démonte l'arrivée d'essence, l'aspire « goulûment », bricole le réservoir et c'est reparti. Remarquez la tête de François qui travaille à longueur d'année à la pointe de la technologie ! Il faut dire que la route serpente à flanc de montagne au-dessus du lac Kariba : les freins ont l'air de fonctionner, c'est déjà ça. On arrive enfin au Warthogs : nos 2 « Ensuite Cabin » sont prêtes. De jolies cabanes de Robinson au toit de chaume avec SDB privée sans toit sous les arbres. Le lac est à qq dizaines de mètres. On adore ! Après un dîner simple mais bon, moins de 24h après avoir quitté Francfort, nous sombrons dans les bras de Morphée au son des grognements d'hippopotames, des croassements de grenouilles et du vent dans les arbres. Cool !

Glandouille au Warthogs 23/04/12 Sans nous être concertés, nous nous retrouvons tous les 4 au bord du lac pour le lever du soleil, impatients de découvrir cet environnement. Le soleil se lève vers 6h. Nous avons à peine 12h de jour, il s'agit d'en profiter! La lumière est superbe... Libellules, aigrettes, vanneaux (je crois), ibis sacré, cormoran et héron, martin pêcheur, pintades, hippos... Tout ce petit monde à 2 pas du lodge dont le chien nous accompagne. Par habitude je m'apprête à lui lancer un bâton dans l'eau et me ravise juste à temps en apercevant cette charmante bestiole. Voilà le chien qui arrive tenant du bout des dents un petit varan (ça a l'air très mauvais!) Non ce n'est pas un hippo mais le chien qui infuse un peu après avoir bien joué ! Ce pêcheur à pied capture à l'aide d'une poignée de sel jetée dans l'eau de petits poissons qui lui serviront à appâter le tigerfish. Gare aux crocos !

Un peu plus tard, nous allons faire un tour « en ville » à Kariba située à qq km (10$ A/R pour le taxi qui nous attendra patiemment pendant nos emplettes) : il y a un supermarché et un marché de rue avec fruits et légumes en abondance. Les gens sont très souriants et discrets. Pas la moindre sollicitation, c'est cool ! Depuis 2009, la monnaie officielle du Zimbabwe est le dollar américain, ce qui a résolu le problème de l'inflation galopante qui handicapait tant l'économie du pays. Nous sommes étonnés des prix, quasiment à un niveau européen alors que selon les explications que nos guides nous donneront par la suite, le salaire d'un employé non qualifié tourne aux environs de 250$, 1000 à 3000$ pour les professions intellectuelles supérieures. Pas de photos, je n'ai pas osé sorti pour gros boîtier sous le nez de ces gens si sereins et naturels... Retour au Warthogs, il fait soif ! Paul, un des 2 néozélandais qui va nous accompagner pour le canoë nous fait signe de regarder derrière nos cabanes.... 1er éléphant ! Quasiment dans le jardin ! Il faut dire que Kariba et le lodge se situe sur leur route ancestrale et qu'ils s'y sentent comme chez eux. On en trouve régulièrement « en ville » dans les jardins ou faisant les poubelles... Fin de journée au bord du lac Kariba où un dernier rayon éclaire ce bateau : peut-être s'agit-il du ferry qui en 22 h de traversée parcourt les 290 km du lac Kariba jusqu'à son extrémité ouest.

C'est parti pour le canoë ! 24/04/12 J1 canoë jusqu'à Nyamomba 16,4 km A 8h30 pétantes arrive le gros 4X4 de Natureways : Cloud le guide « en chef » nous fait un topo rapide et nous embarquons après avoir confié nos affaire inutiles à une autre partie de l'équipe dans la « bétaillière » Après qq km d'une très mauvaise piste, c'est le terminus : après c'est à pied et en 10 mn nous découvrons nos canoës, fin prêts au bord du Zambèze, qui n'attendent plus que nos sacs. L'endroit est superbe, le courant file à vive allure. Mon œil pas encore exercé ne remarque pas immédiatement que ces rochers « bougent » ! Le chargement est soigneux : tout doit être bien arrimé et bien équilibré. Nous allons à tour de rôle partager un canoé avec Cloud ou Kibo le 2ème guide. Fred et moi pensons bien faire en nous proposant pour le 1er tour si bien que Paul et Rachelle, 2 jeunes néozélandais qui bourlinguent depuis 2 mois en Afrique Australe se retrouvent de suite dans le vif du sujet alors que visiblement ils n'ont jamais touché une pagaie de leur vie : ils serrent les dents et au prix de qq zig-zags supplémentaires suivent le rythme sans problème. Nous sommes donc 6 avec 2 guides qui assurent l'orientation, la sécurité (Cloud porte à la ceinture un 357 magnum), les démarches administratives pour les parcs et...la popote ! Dans l'hémisphère sud, c'est l'automne et le début de la saison sèche : la forêt prend des couleurs magnifiques. Quel contraste avec le bleu du ciel et les roches rouge sombre de cette jolie gorge ! Très vite nos guides nous épatent : quel œil pour débusquer les animaux ! Après 16 km de navigation tranquille (le courant est au minimum de 4 km/h parfois 8 voire 10) nous arrivons à la fin des gorges, et posons notre 1er bivouac. Nous sommes enchantés de cette première journée : le groupe est homogène et fonctionne bien, les paysages à la hauteur de nos espérances et le repas du soir très bon ! Un frêle mokoro profite des contre-courants pour remonter le fleuve, pas très prudent avec la nuit qui tombe : les crocos deviennent plus entreprenants... Il fait nuit à 18h, on a tout le temps de profiter du ciel !

J2 canoë jusqu'à Twin Logs 25/04/12 36,6 km Tout le monde a acquis un peu d'assurance à la pagaie et ça vaut mieux car il faut parfois slalomer entre souches et hippos. On a encore des progrès à faire par rapport à certains ! Les rives sont maintenant bordées de roseaux au détour desquelles les surprises ne manquent pas : lavandières colorées, envol majestueux, ou acrobate cueillant les fruits d'un énorme baobab. Il y a de plus en plus d'hippos, parfois alignés comme à la parade ! Un rythme tranquille s'installe : lever 5h30, thé ou café+qq biscuits et départ vers 6h30 2h de navigation dans les belles lumières du matin puis english breakfast puis c'est reparti jusqu'à trouver un coin propice à la baignade (ç'est-à-dire avec assez peu d'eau pour voir arriver d'éventuels crocodiles) dans une eau à 24-26°C Lunch vers 12h puis sieste pour laisser passer les heures chaudes (nous avons eu au maximum 33°C en milieu de journée, ce qui est très supportable sur l'eau) Après 1H30 à 2h de pagaie (soit 5 à 6h/jour en tout) on pose le camp vers 16h30 ou 17h00, bien avant la nuit et la reprise d'activité des crocodiles. Au fil des méandres, nous apprenons à gérer les hippos : ce sont de gros herbivores craintifs et pas très malins, qui fuient l'homme en se réfugiant coûte que coûte dans leur trou favori d'eau profonde. La stratégie consiste donc à ne pas se trouver sur leur chemin quand ils s'y précipitent car ces gros bébés peuvent peser jusqu'à 2,5 tonnes. J'ai ainsi une une (très) grosse frayeur quand passer à une distance que je jugeais respectable d'un hippo, j'ai vu celui-ci arc-bouter sur ses postérieurs, sortir les épaules de l'eau et foncer vers notre canoë. Voyant cela, les guides ont amplifié notre trouille en nous criant : « Quick paddle ! Close to the bank ! » (pagayez à toute vitesse vers la rive!) Debriefing le soir où ils nous ont expliqué qu'en fait il ne chargeait pas mais se précipitait dans son trou d'eau. Mouais...facile à dire après coup, pensé-je ! Toujours est-il qu'après cet épisode toute la troupe a bien pagayé « very close to the bank », dérangeant une nuée d'élégantes aigrettes, aussi belles que bornées puisqu'elles s'obstinaient à aller comme nous vers l'aval et que nous les avons obligées à décoller et atterrir au moins une dizaine de fois, pour notre plus grand plaisir. Il y a un peu de vent et tout là-haut les vautours s'en donnent à cœur joie, loin des enquiquineurs ! Nouveau problème à l'horizon : tout un troupeau d'hippos sur la berge : nous ralentissons au maximum, poussés par le puissant courant du Zambèze pour laisser le temps aux mastodontes de rejoindre l'eau profonde. Ça déménage ! On passe au ras de la berge, surveillés attentivement par un gros mâle qui roule des mécaniques, en avant du reste de la troupe... On profite d'une petite pause/radeau pour admirer un Nième vol d'aigrettes puis on arrive tranquillement à notre 2ème lieu de bivouac. Au loin apparaissent les montagnes.

J3 canoë jusqu'à Long Island via Chirundu, 26/04/12 34,7 km Nuit moins fraîche que les précédentes (les tentes, matelas et duvets sont fournis et nous regrettons de ne pas avoir pris nos propres sacs car ils sont trop fins. Ça doit vraiment cailler en plein hiver austral), le ciel est un peu couvert... Je suis enchantée car lassée par les ciels d'un bleu immuable rencontrés en Namibie en juillet, je rêvais de ciels plus tourmentés. Nous avons quelques heures de belle lumière orageuse, puis parvenus à Chirundu (la route qui va du Cap au Caire y passe) le beau temps revient. C'est aujourd'hui que je vais avoir la confirmation que les explications des guides concernant « la charge de l'hippo » étaient vraies. Il y a pas mal de vent, dans le nez bien sûr, qui lève un clapot assez désagréable et fait chanter les roseaux. Alors que nous longeons la rive pour éviter les vagues, je vois soudain un énorme (ben wouih, vu de tout près!) hippo presque sauter depuis la rive dans notre canoë ! Avec le bruit du vent, broutant tranquillement sur la rive entre 2 rideaux de roseaux, il ne nous a vus qu'au dernier moment (et réciproquement!) et sans un regard vers notre canoë (ce qui m'a immédiatement rassurée) a plongé à toute vitesse vers son trou d'eau. Quelle émotion ! Que du plaisir en fait ! Les crocodiles aussi sont timides et seuls sont qui sont profondément endormis se laissent approcher. Les guides nous obligent toutefois à toujours garder une bonne distance avec ces bestioles. Après une bonne petite sieste, nous rencontrons un éléphant solitaire. On est loin des grands troupeaux des parcs d'Afrique du sud, du Botswana ou de la Namibie, mais la rencontre « hors cocon protecteur d'une voiture » a un charme particulier. Pour les gens d'ici, c'est la routine... De même que les crocos... 3ème bivouac, toujours sur une île pour diminuer le risque d'une rencontre avec un gros carnivore, dans une savane joliment arborée.

J4 canoë, jusqu'à Vundu (Acacia Point près de Mana Pools), 27/04/12, 34,7 km Petit matin à contre-jour, belle atmosphère mais pas idéal pour voir des animaux... Pause baignade ou François fait le croco ou l'hippo, on sait pas trop ! Kibo a toujours un savon à portée de main : le fleuve est sa salle de bain mais il faut savoir qu'ici les gens boivent tous les jours l'eau du fleuve. Nous n'avons pas essayé mais avons sans problème encaissé la vaisselle et les légumes lavés à l'eau du fleuve. Qui est à l'envers ? Kibo dans le canoë de tête rythme sa progression de sonores coups de pagaie contre la coque afin de prévenir les hippos de notre passage. Ceux-ci aiment se poster juste en aval des îles pour se reposer, protégés du courant. Méfiance donc au détour de chaque îlot... Aigrettes flemmardes ou stoïques qui ne daigneront pas décoller. Nous longeons pendant un bon moment la rive zambienne et c'est l'occasion de découvrir un peu de la vie du fleuve. Ici, la barrière anti-crocos fait aussi office de séchoir à linge. Là, les gens attendent, cachés derrière une palissade, munis de grandes « épuisettes » le passage d'oiseaux qu'ils attirent en sifflant bruyamment. Nous avons croisé 3 ou 4 rangs de cueilleurs d'oiseaux. Nous n'avons pas ce genre de préoccupation pour améliorer l'ordinaire : Cloud et Kibo se débrouillent comme des chefs pour nous concocter des menus variés, bons et équilibrés ! Chapeau ! Un ravitaillement est d'ailleurs prévu demain à Mana Pools et il nous faut utiliser le téléphone satellite (bien pratique pour rester en contact avec les enfants, restés en France) pour le confirmer car nulle part (en particulier à Chirundu) Cloud n'a pu trouver de réseau avec son portable. Nous profitons d'une pause lunch pour faire une petite balade le long du fleuve et rencontrons encore un éléphant et quelques antilopes. Dans le fleuve hippos et crocos sont toujours au RDV. 4ème bivouac sur une île partagée avec un troupeau de Cobs à croissant.

J5 canoë, jusqu'à Buffalo Thorn (Mana Pools), 28/04/12 20,7 km Un ravitaillement est donc prévu aujourd'hui en milieu de journée. Nous sommes un peu en avance et allons en profiter pour faire un Game Walk (Safari à pied) avec un ranger armé. Nous croisons qq buffles qui nous offrent un beau spectacle en traversant un bras du fleuve juste devant nous et arrivons à Nyamepi Camp à Mana Pools. 2 éléphants assurent le spectacle alors que nous étendons notre lessive (désormais les nuits sont plus humides et ça ne sèche pas complètement) et de quoi préparer le breakfast. Le ventre plein, nous partons pour 2h de marche commando (il fait 33°C et il est midi) sur les pas d'un ranger qui s'est mis en tête en 2h de temps de nous emmener jusqu'à Long Pool et retour. Quelle frustration que de marcher à toute vitesse sans avoir le temps d'observer tranquillement... Dommage ! Vu un éléphant, des singes et antilopes, oiseaux variés et surtout une belle forêt très aérée qui rend (heureusement!) la marche facile. A notre retour, la voiture de Natureways est là avec le ravitaillement et même la remorque pour les canoës. Il est prévu qu'ils ne retournent pas à Kariba mais filent directement au terme de notre périple, à Kanyemba, nous y attendre pendant 4 jours (ils sont 2, cela donne une idée du coût de la main d'oeuvre par rapport à l'essence) C'est l'heure du lunch (je crois bien que pour une fois nous n'avons pas maigri pendant les vacances!) que nous prenons en compagnie de mignons singes vervet, bien moins entrepenants que des babouins, heureusement. 5ème bivouac, ciel de braise comme tous les soirs...

J6 canoë, jusqu'à G.Channels, 29/04/12 30,6 km Comme souvent, les hippos et leurs borborygmes nous ont tenu compagnie toute la nuit et nous les retrouvons au petit matin, l'oeil vif au saut du lit dans la douce lumière de l'aube! Après qq km de pagaie, pause baignade... Thien An infuse... Cloud aime bien se faufiler dans de petits chenaux...parfois ça manque un peu d'eau ! Encore un bel endroit pour le lunch... Kibo le plus jeune des 2 guides fait 15 à 18 descentes/an (parfois plus courtes que la nôtre) depuis 7 ans : nos guides connaissent donc le fleuve sur le bout des doigts (même si le lit de celui-ci change en fonction des pluies) et ont leurs « bons coins » Malgré cette relative fréquentation nous avons été épatés par la propreté quasi parfaite du fleuve et de ses rives. Pas le moindre déchet, quasi pas de traces de campement (quelques vestiges de feux allumés par des pêcheurs), une nature vierge et intacte. Impensable en Europe où les rivières drainent toutes les cochonneries véhiculées par les eaux de ruissellement. Il faut dire qu'ici les berges sont quasi désertes : tout au plus quelques villages paumés où les gens vivent quasiment en autarcie (donc pas de déchets de la société de consommation, tout se recycle) et quelques camps de pêche ou de chasse, de grand luxe, à la pelouse impeccablement tondue par un personnel attentif. Nos guides ne laissent pas le moindre déchet (épluchures comprises) à tel point que je me suis sentie honteuse d'avoir jeté un trognon de pomme dans le fleuve. Autant dire qu'il était temps, arrivés à Mana Pools, de pouvoir nous débarrasser de notre gros sac poubelle. Ils poussent la philosophie du « leave no trace » (ne pas laisser de traces) jusqu'à effacer les traces causées par les canoës quand nous les hissons sur la berge ! En effet, les crocodiles attaquant à la nuit tombée, il ne faut pas y mettre les pieds surtout si la berge est abrupte et l'eau profonde. Nous sortons donc entièrement les canoës chaque soir, c'est d'ailleurs le plus gros effort de la journée car chargés ils doivent peser au bas mot 150 kg pièce.

Après le lunch côté Zim, nous apercevons un éléphant côté Zam : tout schuss pour la traversée de plusieurs centaines de mètres avec le courant par le travers ! Pas de chance, la bête est timide et disparaît dans les roseaux, pfff ! Débarquement pour le 6ème bivouac. On évite de poser la tente sur le chemin des éléphants. Fred fait du 43... Observation réciproque.

J7 canoë, jusqu'à Highsand Bank (Chewore), 30/04/12 24,5 km Nous quittons Mana Pools qui m'aura finalement un peu déçue. Il n'y a pas plus d'animaux qu'ailleurs me semble-t-il...Faut dire qu'il y en a partout ! Cependant leur observation n'est pas aussi aisée que depuis une voiture dans un parc national classique : on est au ras de l'eau, tributaire du courant, du vent, des souches, des roches et des hippos. Mais quel plaisir d'avancer lentement au fil du fleuve, de voir évoluer les paysages, magnifiques (j'y suis en fait plus sensible qu'à l'observation animalière), de profiter de toutes les lumières de l'aube au couchant, d'écouter les bruits de la nuit et de découvrir un ciel étoilé magnifique sans la moindre pollution lumineuse, de frisonner un peu à l'aube, de se rafraîchir avec l'eau du fleuve sous le soleil brûlant de midi et de se réjouir de la fraîcheur qui tombe le soir. Quels sourires aussi, échangés le long du fleuve, avec ces qq villageois qui doivent nous trouver bien étranges, nous qui avons « tout », de vouloir partager un peu de leur vie le long du fleuve.

Cela fait 7 jours que nous naviguons et qq batteries donnent des signes de fatigue : Fred est tout content de son cadeau d'anniversaire ! Ça marche du tonnerre sous le soleil des tropiques ! Enfin j'arrive à photographier un pygargue (fish eagle) pas trop flou : c'est l'emblème du Zambèze mais pas facile d'en « attraper » un avec mon 24-105. Impossible d'utiliser le téléobjectif en navigation, ça bouge trop ! J'adore ces petits nids qui ressemble à des boules de Noël ! Traversée express pour ces antilopes, gare aux crocos ! Navigation dans les champs ! Etrange dallage d'allure +/- volcanique... Pause lunch dans une crique bordée de belles roches polies par les flots. Le paysage reprend du relief, on approche des gorges qui marquent la fin du parcours. Un grand kudu mâle et sa cour qui ne sait par où s'échapper de la rive. Nous approchons de notre 7ème bivouac, le préféré de Cloud et nous sommes bien d'accord avec lui ! Une belle dune s'est formée en aval d'une île formée de roches rouges. L'endroit est magique ! Cerise sur le gâteau, nous observons sur la rive (trop loin pour de bonnes photos) quelques zèbres, éléphants et impalas. Les hippos du coin nous observent nous installer puis une fois la nuit tombée regagnent la rive. Nous les éclairons avec une lampe de poche et il leur faut bien 5 secondes avant que ça ne monte au cerveau et qu'ils se précipitent à l'eau. Il faut dire qu'il ont un cerveau de la taille d'une orange... On aime bien faire les malins à terre... sur l'eau c'est une autre histoire et il nous faudra rester vigilants jusqu'à la fin car nous auront eu des hippos du 1er au dernier km, soit sans aucun doute quelques milliers !

J8 canoë, jusqu'à Golf course (Gorge), 01/05/12 36,6 km Collation au soleil levant et départ vers 6h30 comme d'habitude. Les sentiers d'hippos sont parfaitement mis en valeur par la lumière rasante. Passage rapide chez les rangers de Kapirinhungu pour payer un droit d'entrée quelconque (j'ai renoncé à comprendre où et pourquoi il fallait payer. Parfois les postes de ranger sont vides, parfois j'ai l'impression qu'ils ne nous font pas payer. On aura payé au total 65 $/personne de droit d'entrée dans les différents et parcs et de droits de navigation sur la rivière alors que théoriquement cela aurait du être le double. Bonne surprise!) Preuve des changements de lit du fleuve. Cette partie du fleuve est ma préférée, son lit se creuse, il est ponctué d'une alternance de roches rouges et de petites dunes blondes, la forêt est multicolore. Les hippos sont toujours parfaitement assortis à leur environnement. Amusants ces singes équidistants, très calme, qui grignotent paisiblement leur verdure. Etranges arbres « blancs » Tiens, encore un éléphant ! Comme par hasard il est encore sur la rive opposée ! Traversée tout schuss pour compenser le courant traversier, ouf ! Celui-ci est né sans défenses... Nous nous échouons pour ne pas être entraînés par le courant et bien qu'à une distance raisonnable l'éléphant finit par nous charger ! Marche arrière toute ! Il ne s'agissait que d'une charge d'intimidation, qui théoriquement précède toujours la vraie de vraie. Mouais... encore faut-il qu'il connaisse les règles hein ! Donc grosse trouille et pas de photos, j'ai choisi la pagaie plutôt que le déclencheur ! Le cours du fleuve se resserre, nous sommes vraiment dans les gorges, 8 km/h sans donner un coup de pagaie et moins d'hippos car le fleuve est trop profond. Coool ! Cette partie est très sauvage, sans doute la plus sauvage du parcours. Fred et moi l'avons adorée ! Jeu de lumière qui se faufile dans les gorges. 8ème et dernier bivouac sauvage

J9 dernier jour en canoë, jusqu'à Kanyemba, 02/05/12, 23,9 km Départ de bonne heure comme d'habitude, les guides semblent pressés de décoller. Il faut dire que le vent a soufflé toute la nuit et que celui-ci a pour habitude de se renforcer au fil de la journée, ce qui peut lever un clapot très court et assez gênant, surtout dans les gorges. Seuls les sommets des collines sont éclairés quand nous partons. Où le fleuve va-t-il passer dans ces montagnes ? Tiens, un humain ! Le fleuve dépose une quantité incroyable de sable joliment érodé. La fin des gorges se profile à l'horizon, elle se situe au pied de cette montagne bifide. 32 km au total. Cloud s'amuse à nous faire passer dans un bras très étroit. Quelques huttes apparaissent, puis qq lodges et c'est l'arrivée à Kanyemba vers midi. La voiture, la remorque, Papa Mike et son jeune collègue sont au RDV. Débarquement et chargement ! Retour à la civilisation ! On fait le plein à la pompe ! C'est parti pour 3h30 d'une très mauvaise piste. Après 70 pénibles km, nous posons les tentes sur le terrain de foot d'une école. Ça manque carrément de charme après nos 8 bivouacs de rêve sur le fleuve. L'endroit a sans doute été choisi en raison de la présence d'un puits et de toilettes mais pas de chance la pompe ne fonctionne pas. Les gens du village (d'une certaine importance : école, épicerie, « clinique » et même « nite club » dont la musique cessera sagement à 20h30!) doivent aller à 2 km pour avoir de l'eau...

Retour sur Kariba, 03/05/12 lever 5h, départ 6h ! Le fond de l'air matinal est frais à l'arrière du 4X4, ouvert à tous les vents. « Heureusement » on ne va pas vite car la piste reste mauvaise pendant un moment. Enfin on rejoint le bitume, on avale qq sandwiches amoureusement préparés par l'équipe et on arrive vers 14h à Kariba. Et qui voit-on à la sortie du village, juste avant le Warthogs Bush Camp : 7 éléphants qui batifolent sous les lignes à haute-tension issues du barrage tout proche ! Les gens du lodge s'empressent de nous allumer nos « cumulus » : bonne douche chaude avec vue sur un écureuil qui batifole au-dessus de la cabane. Grosse lessive chez Thien An et François ! Dîner de bonne heure dans le jardin avec vue sur le lac. La nuit tombe vite. Soudain, le petit chien du lodge se met à grogner puis à aboyer, sans effrayer le moins du monde un placide hippo blasé qui lui aussi vient dîner dans le jardin. Nous n'en croyons pas nos yeux ! Il est à 10m de notre table et c'est comme si nous n'existions pas ! Il va ainsi se promener toute la soirée dans le jardin/camping. En fait ici il n'y a pas de tondeuse et on sait pourquoi !

Départ pour Lusaka, 04/05/12 Nous avons très bien dormi dans nos lits moelleux, chaperonnés par cette drôle de grenouille juchée au sommet de la moustiquaire. Petit déjeuner avec vue sur le lac. Tiens...encore un hippo... Ne semble pas bien réveillé... Nous avons RDV à 10h côté zambien avec le chauffeur de Richbel. Renseignements pris, le taxi zimbabwéen peut nous amener jusqu'à celle-ci (20$, voiture impeccable celle-ci...), franchissant le barrage qui est en zone internationale. Il arrive avec 20 mn de retard (crevaison impromptue mais arrivée imminente confirmée par téléphone) mais le passage des 2 douanes se fait vite (plus de visa à établir) et nous sommes dans les temps. Comme prévu à l'aller nous faisons qq arrêts photos rapides en cours de route. Gros bouchon en arrivant à Lusaka si bien que nous arrivons au Pioneer Camp vers 15h. Personnel et chiens (3 titittes et un boxer) très accueillants, jardin magnifique, petit bémol sur la partie hébergement (cf carnet pratique), très bonne restauration. Nous sommes contents de pouvoir nous poser un peu avant l'avion. Online check in impossible du fait de la mauvaise connexion internet, ce qui n'empêche pas Fred et Thien An et François, en geek assumés de faire joujou avec leurs smartphones.

Retour en Europe, 05 et 06/05/12 A 8h30 pétantes le chauffeur de Richbel est là pour nous conduire à l'aéroport (compter 35 mn) Décollage vers midi, 2h30 de vol jusqu'à Windhoek puis longue attente de 6h avant le vol pour Francfort qui décolle à 20h00 et arrivée le lendemain à 7h00. Nous faisons nos adieux à Thien An et François, récupérons la voiture et à 11h30 retrouvons enfants, chien et chats à Nancy. Il fait 13°C et il pleut. Demain, on reprend le boulot !

Carnet pratique : Contrairement à nos habitudes, nous avons choisis de passer par une agence locale : nous ne nous sentions pas capables de gérer nous même la rencontre avec les animaux (hippos et crocos en particulier), le matériel, le ravitaillement, les entrées de parc (pas faciles de trouver les endroits où s'enregistrer et payer côté fleuve) et le retour avec tout le matériel depuis le terminus à Kanyemba, au NE du Zimbabwe. J'ai donc réservé (après avoir facilement « recruté » Thien An et François -qui nous avaient déjà accompagnés lors d'une virée hivernale en Norvège- car il faut un minimum de 4 participants) auprès de zambezi.co. uk. (qui sous-traite avec Natureways, agence zimbabwéenne) le Zambezi Long Classic canoe trip pour une somme qui m'a d'abord semblé exorbitante (voir budget page suivante) Impossible de faire autrement : il y a peu voire pas de concurrence. Au fil des jours, nous réaliserons finalement que cet argent est bien mérité, compte-tenu des contraintes matérielles d'organisation et du dévouement des guides !

Le départ de la rando se situe à Kariba au Zimbabwe, à 230 km au sud de Lusaka où nous atterrirons. J'ai choisis d'organiser moi-même les transferts et hébergements avant et après le canoë, les tarifs proposés par zambezi.co.uk étant vraiment prohibitifs...

Les communications avec le Zimbabwe sont très difficiles (peu ou pas de réponses aux mails) si bien que j'ai préféré atterrir à Lusaka en Zambie : après sondage de différentes agences par email, j'ai finalement retenu Richbel Car Hire pour le transfert aller et retour de Lusaka à la frontière du Zim : aucun problème (environ 25 mails tout de même pour finaliser tout ça!!)

Nous avons filé directement à la descente de l'avion vers Kariba et logé 2 nuits (avec résa internet) au Warthogs Bush Camp, petite structure idéalement située sur un trajet régulièrement emprunté par les éléphants pour aller s'abreuver au lac. Attention à leur site internet : les tarifs indiqués sont faux (et inférieurs à la réalité of course) mais ça reste raisonnable et on y mange correctement pour pas bien cher.

A la fin de notre rando en canoë, nous y avons logé une nouvelle fois puis après le transfert à Lusaka avons logé au Pionner Lodge Camp, réservé facilement par internet. Jardin magnifique (mais pas de lac!), nourriture très bonne, personnel très sympathique et serviable mais Family Chalets un peu décatis et poussiéreux et SDB partagée ce qui ne me semble pas indiqué sur leur site. Quasi personne en cette saison.

VISAS : Nous avons pris des visas double entrée pour la Zambie (sur place 80 $) et avons réalisé après coup que nous aurions pu nous contenter de visas de transit, ce qui nous aurait coûté 2 fois moins cher. 30 $ pour le visa zimbabwéen (aussi sur place)

SANTE Paludisme : très peu de moustiques, bien qu'au tout début de la saison sèche. Nous avons pris de la Malarone. Fièvre jaune : le Zim exige que les voyageurs en provenance de Zambie soient vaccinés. A faire au CHU. Vaccinations recommandées : DT polio, typhoïde, hépatite A. Bilharziose : théoriquement absente des eaux « courantes ». Courant de 4 à 10 km/h sur le Zambèze donc a priori pas de risque. Hippo et croco : très mauvais pour la santé ! On apprend sur place à les gérer. Bien contents d'avoir des guides !

BUDGET/personne/2 semaines

Visa Zambie double entrée80$ Navette de Lusaka à Kariba (border) A/R 50$ Taxi border to Warthogs bush campA/R10$ Visa Zimbabwe30$ Entrée Mana Pools+ marche avec ranger +River Fee 65$ 3 nuits Wartogs bush camp 60$ 1 nuit Pioneer camp Lusaka Family Chalet pour 2 70$35$ Taxi du Pioneer camp à Lusaka airport20$ Restos 2j avant et 2j après canoé trip145$

Canoe trip 10jours/9 nuits970$

AvionFrancfort-Windhoek-Lusaka A/R780€

TOTAL1904 € sans les pourboires
Lanzarote, une île volcanique exposant les œuvres architectoniques de César Manrique. English translation pending
by Alanay · 2012-05-08 · 25 replies
De grands espaces propices à la randonnée, du beau temps assuré et du dépaysement sans aller à l’autre bout de notre planète, tels étaient nos desiratas pour cette semaine d’avril 2012.

La lecture d’un article évoquant « un développement touristique fondé sur le respect de la nature, la limitation du nombre de visiteurs et la mise en valeur des ressources locales » ou encore «la démonstration grandeur nature qu'il est possible de concilier tourisme, écologie et projet artistique » retient notre attention. (www.lemonde.fr/voyage/article/2011/12/01/l-ile-canarienne-de-lanzarote-reve-d-un-artiste-visionnaire_1607960_3546.html#xtor=EPR-32280433--20111202 )

Les récits de Marie, Pierre, Jean-Fi ont fini par nous convaincre… et nous inspirer. Merci à eux !

Lanzarote, l’île des Canaries classée dans son intégralité Réserve de biosphère par l'Unesco, sera donc notre destination printanière.



En moins de 48h, l’organisation fut bouclée :Vols Ryanair de Francfort Hahn à Arrecife, Hébergement à la Casa Cora de la Finca de La Asomada, www.lanzarote-finca-holidays.com/index.htmlLocation d’un 4x4, www.pluscar-lanzarote.com/en/index.htmlAchat d’un guide de randonnée et de la carte de l’île (Walk ! Lanzarote)
http://www.amazon.fr/...-Brawn/dp/1904946534Sur place, nous achèterons le multi pass pour les visites : www.centrosturisticos.com/centros/CENTROS/published_fr/DEFAULT/horaires_et_tarifs.htmlLanzarote, l’île la plus septentrionale des Canaries, à 140 km des côtes marocaines et à plus de 1 000 km de l’Espagne, d’une superficie de 845 km2 (8 fois celle de Paris) est couverte de plus de 300 cratères. Son paysage revêt un aspect rude et lunaire. La végétation est rare, quelques vallées accueillent des villages entourés de palmiers. Lanzarote est surtout une île minérale. Ici, point de champs agricoles, place à la lave qui recouvre plus du tiers de la superficie de l’île. Parfois, comme au Parc National de Timanfaya, ce sont des coulées de lave pétrifiées, ailleurs ce sont des plages volcaniques noires, plus loin ce sont des roches rouges - brunes, …

Si les 300 cratères sont l’une des caractéristiques de Lanzarote, César Manrique en est indéniablement l’artiste visionnaire qui sut convaincre dès 1966 les autorités locales du développement de l’île "Nous ne devons copier personne. C'est nous que l'on viendra copier, une fois que nous aurons révélé la personnalité de notre île !".

Durant toute la semaine, le temps sera assez, voire très venteux. Le ciel sera plus ou moins couvert, la température ne semblera jamais très élevée, mais le soleil nous brûlera tout de même et dès le premier soir, il faudra recourir à la crème après soleil pour calmer les ardeurs du soleil.

Samedi 14 avril 2012

17h45, (18h45 heure française), l’avion se pose sur le tarmac d’Arrecife, après 4h20 de vol. Nous voici arrivés à Lanzarote. Le voyage est somme toute assez long car à ces heures s’ajoutent les 5h30 du trajet en voiture de Paris à l’aéroport de Francfort Hahn (485 km), ancien aéroport militaire à 180 km à l’est de Francfort et dédié quasi uniquement aux vols Ryanair.

En moins de 3/4 heure, nous récupérons nos bagages et prenons possession de notre 4x4, un Pathfinder rouge rutilant qui nous permettra de sillonner routes et chemins de l’île.

Notre gîte, la Casa Cora, est situé dans les hauteurs de La Asomada, à un petit quart d’heure de l’aéroport. Perdus en route, Heidi viendra à notre rencontre et nous accueille très chaleureusement. La semaine s’annonce calme, les gites voisins ne sont pas loués.





La Finca La Asomada est entourée d’un très joli jardin, dessiné et entretenu par Heidi. On s’y promène comme dans un labyrinthe, les coins succèdent aux recoins, les cactus se mêlent à d’autres plantes grasses, de nombreux fauteuils invitent au repos.













Dimanche 15 avril

Le ciel est assez dégagé. Nous nous rendons au marché de Téguise qui s’avère être un marché dédié aux seuls touristes : babioles et souvenirs en tout genre, hot dogs, saucisses allemandes, … aucun stand de fruits et légumes. Nous pensions naïvement qu’en dehors de la haute saison, ce serait plus varié, le tour est vite abrégé.

Téguise, ancienne capitale de l’île jusqu’en 1852, regroupe des maisons traditionnelles ou des habitations beaucoup plus récentes. Toutes ont en commun, les murs blancs, les petites ouvertures et des portes et fenêtres peintes en vert ou en bleu.





Route au nord-est pour Guatiza, gros village entouré de cultures de figuiers. Sur les feuilles de ceux-ci, est élevé un insecte parasite appelé Cochenille dont, après un processus soigneux de manufacture, est extrait un intense colorant carmin, très apprécié dans l’industrie alimentaire et cosmétique. Cette culture est néanmoins en déclin à cause de la concurrence du marché des colorants synthétiques industriels.



Nous serons surtout très surpris par le calme régnant dans ce village. On rencontre peu de monde, on ne voit aucun enfant jouant dehors, on n’entend aucun bruit, de nombreux volets sont fermés : maisons de touristes ou habitudes locales ?

Tout proche de Guatiza, le jardin de Cactus, où nous passerons près de 2 heures.



La visite peut y être beaucoup plus brève, les touristes-caristes la font au pas de charge. Pour nous, ce fut un plaisir de déambuler sur les sinueux sentiers de pierre et les volées de marche. On prend son temps, on s’étonne des formes étranges, des couleurs, on est comme « zen-ifiés » par la permanence des lignes courbes, les formes convexes et concaves.



Ce jardin de cactus, inauguré en 1990 est la dernière œuvre spatiale de César Manrique. A l’origine, il s’agit d’une carrière laissée à l’abandon puis transformée en dépotoir. Manrique acquiert le terrain, fait restaurer le moulin traditionnel et y plante un jardin, tel une œuvre d’art. Dans cet amphithéatre, les murs sont formés par des terrasses qui descendent du terrain, en gradins. La collection de cactus y est impressionnante : plus de 7 200 exemplaires de 1 100 espèces différentes, originaires des Canaries, du Maroc mais aussi de régions plus lointaines (Mexique, Pérou, Chili, USA, Kenya, Tanzanie, Madagascar).











Nous poursuivons vers le Nord et faisons halte à la Playa Garita au sud d’Arrieta pour y pique niquer. L’endroit est calme, seuls 2 ou 3 surfeurs essaient de passer les premières vagues. On peine à imaginer qu’il puisse y avoir foule en été.



Nous rejoignons, à l’intérieur des terres, le village d’Haria situé au milieu d’une vallée plantée de palmiers. On raconte qu’au 17ème et 18ème siècles, chaque naissance donnait lieu à la plantation d’un ou de deux palmiers (fille ou garçon).



Même impression qu’à Guatiza : grand calme dans ce gros bourg. Ce n’est d’ailleurs pas pour nous déplaire.

Nous nous promenons sur les hauteurs d’Haria. Cette randonnée en boucle de 2 heures environ, sans grand dénivellé, nous fait traverser d’anciennes cultures étagées. La plupart semblent à l’abandon, certaines paraissent entretenues mais la terre y est noire, on n’y voit aucune pousse. On croise pourtant quelques jardiniers / agriculteurs. Rapidement, la piste s’amenuise, devient sentier puis rétrécit encore. En l’absence de végétation, il est facile de s’orienter et c’est par un « chemin » dans la roche que nous rejoignons la falaise d’El Risco qui s’étend longitudinalement sur 22 km depuis l’extrémité nord de l’île, jusqu’aux alentours de Teguise. La vue est plongeante tant sur l’île Graciosa au nord.



que sur les plages plus au sud.



Nous longeons un large mur visant probablement à protéger la vallée des rafales de vent



et rejoignons sur le versant opposé une piste qui redescent tranquillement vers Haria, sur les pentes de la Montana Ganada.



Le sentier sinue à travers la broussaille et quelques plantes dont on ne sait pas très bien si elles sont sauvages ou non.



A notre retour, le village d’Haria est toujours aussi calme…



Après une bonne glace, sur la jolie Plaza Leon y Castillo, nous reprenons la LZ 10, qui offre de très beaux points de vue sur la vallée de Tabayesco et au loin l’Atlantique.



Petit arrêt à la Casa Museo del Campesino (musée du paysan).



Là, au centre géographique de l’île (nous sommes près de San Bartolomé sur la LZ 30 au sud de Mozaga), où trois zones de terrains différenciés se rejoignent (les champs de lave, la terre fertile de la Geria et les sablières de la vallée), César Manrique a édifié le Monument de la Fécondité et y a adjoint la Maison Musée du Paysan.



Le Monument de la Fécondité, tout de blanc, se détache sur l’horizon. Cette sculpture géante (15 m de haut) est réalisée à partir d’anciens containers d’eau, de voiliers et de divers objets peints et assemblés entre eux. Elle fût réalisée en 1968.
Arequipa au Pérou: informations et climat? English translation pending
by ClaireMarine · 2012-05-04 · 11 replies
Bonjour,

je pars dans quelques semaines à Arequipa pour 6mois dans un premier temps et plus si possible. je voulais savoir si quelqu un qui vit là bas peut repondre à 2 ou 3 questions avant que je parte? notamment sur le client qu 'est ce que je mets dans ma valise pour 6mois? Merci beaucoup!
Concours photo VF mai 2012: "La route" English translation pending
by Pierre · 2012-05-01 · 215 replies
« J’ai la nostalgie d’une de ces vieilles routes sinueuses et inhabitées qui mènent hors des villes…une route qui conduise aux confins de la terre…où l’esprit est libre… » Henry David Thoreau

Route : (nf) Une route est au sens littéral une voie terrestre (au niveau du sol ou sur viaduc) aménagée pour permettre la circulation de véhicules à roues.

Elle peut être rectiligne, sinueuse, auto(route), étroite, nationale, surchargée de véhicules, etc… Elle peut traverser des étendues désertiques, sauvages ou urbanisées…, permettre des rencontres étonnantes ou vivre des situations insolites… La route, lorsqu’on la prend, est un souvent appel au voyage. On ne limitera pas le concours aux routes bitumées, les pistes peuvent également faire office de route dans certaines régions du globe. Les photos devront de préférence être prises en voyage mais, là encore le concours se veut le plus large possible. les routes de France ou près de chez vous peuvent également susciter des envies de voyage.

Publication des photos du Mardi 1er mai au mardi 22 mai 2012 au soir (0h00 heure de Paris)

Chaque membre peut poster jusqu’à 3 photos numérotées (Photo n°1, Photo n°2, Photo n°3 dans 3 messages différents) accompagnées d’un commentaire (lieu, prise de vue…)

Votes ouverts à tous (participants ou non) du mercredi 23 mai au mardi 29 mai 2012 au soir (0h00 heure de Paris).

Photo n°1 = 3 pts Photo n°2 = 2 pts Photo n°3 = 1 pt

La photo gagnante est celle qui obtiendra le plus de points. Le vainqueur aura l’immense honneur d'organiser le concours du mois de juin. En cas d'égalité le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places.

Ce fil est réservé aux photos puis à partir du 23 mai, aux votes. Pour la discussion concernant le concours, c’est ici : http://voyageforum.com/v.f?post=5138379;live=1;

Le diaporama est accessible ici (Merci Heriklès) :
https://picasaweb.google.com/...&feat=directlink

C'est parti 😎
Nourriture tout simplement immonde à bord du Costa Magica English translation pending
by Jissea · 2012-04-30 · 321 replies
Bonjour

Je reviens d’une croisière de repositionnement à bord du Costa Magica au départ de Venise et à destination de Marseille.

Je vous passe les innombrables défauts constatés :

_ Embarquement incroyablement laborieux et bordélique à Venise : 3 h d’attente !

_ Exercice de sécurité de 45 min PENDANT le départ "magique" de Venise (à cause du retard à l’embarquement). Merci de nous avons gâché ce départ.

_ Personnel des bars franchement désagréable et blasé, n’ayant manifestement aucune envie de travailler

_ Pack inclusive : encore faut-il trouver un serveur qui souhaite un peu travailler : il fallait attendre 1 h pour avoir une boisson en moyenne dans les bars du 5eme (sauf bar de l’atrium au 3eme, qui fonctionne un peu). Une serveuse a carrément refusé de prendre une commande au motif qu’elle était fatiguée de servir les « all inclusive » !

_ Salle de sport qui pue le moisi, au point de vous prendre à la gorge (dégâts des eaux un peu partout dans la salle)

_ Navire tour simplement laid, mention spéciale grotesque, style fête foraine, au restaurant « Costa Smeralda » et au self/ Piscine… même le spa était très laid. le navire le plus laid que j’ai vu, il faut coller le décorateur en taule car ses agissements sont criminels ! Rien à faire à bord, animation inexistante, sauf de très beaux spectacles le soir.

_ Draps très sales et usés jusqu’à la trame, avec de nombreux trous… nous retrouvions systématiquement notre porte de cabine ouverte car le stewart ne les refermait pas…

Le vrai sujet de ce post est la bouffe immonde qui nous a été servie pendant 7 jours…

C’est ma 8eme croisière (1 MSC, 2 Croisières de France, 2 Louis Cruise, 1 NCL,1 RCL) et je n’ai jamais été dégouté à ce point.

Tout était au mieux limite mangeable, voir franchement répugnant : pâtisserie chimique à la limite du dentifrice (au moins, la gueule des desserts nous a bien fait rire), viandes composées essentiellement de graisse, salade dans un état de fraîcheur qui faisait peine à voir… aucune sauce ou presque...

Nous avons été malades plusieurs fois et ce n’était pas le mal de mer. Pour digérer cette malbouffe, il nous fallait prendre du coca, sinon, ça nous restait sur l’estomac pendant 24 h.

Et le self était encore pire… y a t il seulement 1 % de viande dans les steacks hachés? le bacon était réduit à un morceau de graisse. Lasagnes répugnantes. Glaces à l'eau et aux colorants, mais vraiment à l'eau! Les merveilles de la chimie dans l'alimentation sont chez COSTA.

Pas de buffet de minuit d’ailleurs, pas de repas du chef… même la soirée de gala a été un fiasco culinaire digne d’une cantine de prison…

Les jus d'orange 'offerts" ressemblaient aux médicaments solubles de mon enfance. Avec le "ALL INCLUSIVE", nous avions droit à des jus de fruits frais mais ils n'y en avait plus!

Même en mangeant, j'étais toujours à moitié affamé et à moitié dégouté, avec cette impression désagréable d'avoir absorbé des substances nuisibles pour la santé. Il m'a fallu deux jours de nourriture un peu normale, chez moi, pour m'en remettre et retouver un peu d'énergie et de vitalité.

ça doit être ça que ressent les américains qui bouffent de la merde tout le temps: de la fatigue et la nécessité de boire des sodas pour digérer.

Nous avons coincé le directeur de la restauration et avons pu lui dire tout le mal que nous pensions de cette bouffe au rabais qui n’a vraiment pas dû coûter bien cher.

Je m’interroge : COSTA est-il toujours aussi dégueulasse par rapport à la quasi excellence constatée chez Croisière de France en 2008 et à la très bonne qualité savourée chez les autres compagnies en 2007, 2009 et 2010 ?

La qualité de la restauration est-elle en baisse chez toutes les compagnies pour faire des économies ?

Cette croisière COSTA a été ma première réelle mauvaise expérience en croisière.

Pour faire pire que ça, il aurait fallu que le navire coule. Ce qui n'aurait pas été une grosse perte pour les beaux arts!
Nord-Ouest argentin et Nord chilien - D'un océan à l'autre en traversant les Andes (2e partie) English translation pending
by Kashtin · 2012-04-29 · 84 replies
(Première partie:http://voyageforum.com/...1re_partie_D5041255/)

Seconde partie

De Colchane à Buenos Aires

La version avec photos est visible ici:http://carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_125.html



Vendredi 4 novembre De Colchane à Iquique

Au petit déjeuner, on nous sert un pain style banique innue, délicieux, deux grandes tranches de fromage, une pleine jatte de gelée de mûres, du beurre... La route pour Iquique ne démarre pas tout de suite sur du bitume, comme prévu, étant donné qu'elle est en travaux, mais huit kilomètres plus loin. Elle est encore superbe, traverse des bofedales où paressent foulques, sarcelles de la Puna au bec bleu turquoise, mouettes des Andes et ouettes des Andes (oies)... L’ichu, qui sert entre autres à recouvrir les toits, est toujours roi sur les pentes qui se colorent peu à peu. A environ 70 kilomètres de Colchane, les montagne se colorent doucement. Puis c'est une explosion de couleurs due sans doute au minerai de fer. Du jaune le plus vif à l'orangé le plus foncé, toutes les nuances sont présentes de sommet en sommet. La route monte et descend, fait le gros dos, creuse les reins, encore et encore…

On aperçoit au loin, vers l'ouest, les volcans enneigés. Les cactus réapparaissent, étoilés de timides fleurs jaunes. Un peu plus bas, la végétation change à nouveau, on est maintenant en plein pointillisme. Puis elle disparaît tout à fait, à l'horizon s'étend le désert et la pampa de Tamarugal. Déjà, nous regrettons l'atiplano, sa faune, ses couleurs, ses hautes solitudes.

Iquique et sa circulation infernale, trépidante. Je déteste conduire dans ces villes chiliennes, où chacun n'a qu'une envie c'est de passer devant la voiture qui précède. On a envoyé un mail aux Primeras Piedras où l'on avait dormi en montant mais ils ne nous ont pas répondu. On y va quand même, espérant qu'en ce vendredi soir ils auront une cabaña de libre.

Apparemment tout est vide... Cette fois-ci on nous attribue la cabaña n°6, tout en haut, sous la route, et la plus éloignée de l'allée où est garée la voiture. Très pratique pour les bagages. L'accueil est déplorable, derrière le comptoir, la même blonde à l'air vide qui était là quand on avait payé la dernière fois nous offre son air le plus désagréable. Nous partons avec la clef et lorsque la porte s'ouvre... c'est la déconfiture! Une pièce aux murs bruts peints en vert, un lit tout seul dans un coin, ni chaise ni table, que le vide, et deux vieilles étagères en formica blanc. Tout est laid et sent la caserne. Je repense à Christine et Hervé qui avaient détesté cet endroit et je comprends maintenant pourquoi. C'est le jour et la nuit avec la chambre n° 41 dans laquelle on avait dormi précédemment.

Retour à l'accueil, on dit que c'est moche et qu'on veut autre chose, la 41 par exemple. « Ah non, c'est impossible car ce soir il y a un mariage, il y aura la fête toute la nuit près de la piscine, la musique jusqu'à 4 heures du matin, vous ne pourrez pas dormir, mais la 5 est libre (forcément, il n'y a personne nulle part). » Nous ouvrons la porte de la nouvelle chambre, c'est la copie de sa voisine, mais dans l'espace vide et brut de décoffrage il y a cette fois une table et deux chaises. Nous la prenons bien à contrecœur...

Je vais faire un tour au-dessous, des gens s'activent à installer de grandes bâches blanches. Le soir arrive, 20 heures, 21 heures, 22 heures, personne. On ne peut imaginer qu'on nous a menés en bateau et pourtant c'est bien de ça qu'il s'agit. Cerise sur le gâteau, il n'y a pas d'eau chaude.

Je repars à l'accueil, où la blonde a été remplacée par un homme qui était déjà là la dernière fois. Toujours aussi spécial. Quand on était devant lui, il nous regardait comme si on allait se métamorphoser d'une seconde à l'autre en petits hommes verts. Il a le même air ahuri en me voyant, il est encore sur l'expectative, mais arrive à me dire qu'il faut tourner la clef (autrement dit un des deux robinets qu'on trouve presque partout au Chili dans les salles de bains, soit sous le lavabo soit sous le plafond, et qui servent à couper l'arrivée d'eau chaude ou froide). Il me raconte donc n'importe quoi et fait celui qui ne comprend pas que ce n'est pas l'eau qui manque mais les degrés. La nuit passe, nous sommes constamment réveillés par le bruit de la circulation, motos sans pot d'échappement, voitures qui s'exercent au record du monde du cent mètres départ arrêté, c'est infernal et je rumine jusqu'au matin car, bien sûr, il n'y a jamais eu de mariage un vendredi soir.

Samedi 5 D'Iquique à San Pedro de Atacama

Au petit déjeuner, un pain, trois grammes de beurre, quatre de confiture et c'est tout. Je demande s'il n'y a pas de jus de fruits, pas d'œufs comme la dernière fois, mais non, ce n'est plus le week-end de la Toussaint...

Nous quittons cet endroit sans regret. Je n'ai même pas pu dire ce que je pensais et demander où était le mariage car il n'y a bizarrement personne à l'accueil... On s'est aussi rendu compte que la fois précédente on nous avait fait payer la pleine saison (35 000 pesos) au lieu de la basse (30 000).

Cette fois-ci pas de Panamerican hideuse pour rejoindre San Pedro, mais la route de la côte. Et nous sommes agréablement surpris! Elle est belle, coincée entre une côte rocheuse et d'immenses falaises obliques de plus de mille mètres de haut, et a parfois des petits airs de la N° 1 au sud de San Francisco. Elle s'appelle d'ailleurs la Ruta N° 1.

Les rochers près du rivage abritent des colonies de goélands gris, typiques de cette région du Chili. Entre novembre et janvier, ce goéland quitte les eaux agitées du Pacifique pour aller pondre dans le désert d’Atacama, jusqu’à cent kilomètres à l’intérieur des terres !

Nous dépassons des villages qui sont à la limite du bidonville, faits de plaques d'agglomérés, de planches, de tôles, de bâches, entourées de tout un fatras de choses diverses et variées. D'ailleurs lorsque nous regardons un peu mieux les bas-côtés, ils sont envahis de détritus, les plages et les rochers sont tous encombrés de saletés en tout genre.

A l'entrée de Tocopilla, ville cafardeuse s'il en est, la route bifurque plein est sur Calama. Longtemps, nous traversons cette barrière naturelle de hautes falaises de grès, et montons sur le plateau pour retrouver le désert et les lignes droites à l'infini.

Calama, le retour, qu'on espère plus simple dans ce sens-là. Eh bien c'est raté! Aucune indication, comme d'habitude, pas plus pour San Pedro de Atacama. Nous demandons la direction à plusieurs personnes qui visiblement n'en ont même jamais entendu parler! Quelqu'un envoie Alain se renseigner en face auprès d'un carabinero. Visiblement, il n'en sait rien mais la conversation s'éternise et je vois Alain revenir avec lui et... lui ouvrir la porte arrière de la voiture! Il veut qu'on l'emmène à son commissariat où il trouvera quelqu'un qui connaîtra la direction et « qui parlera anglais » ! On se demande pourquoi étant donné que l’échange se fait en espagnol depuis le début.

Arrivés à destination, il appelle par radio le fameux collègue et l'attente commence. Quelle histoire de fou! Là-dessus, arrive un deuxième carabinero, qui veut s'en mêler, puis un troisième (je crois qu'on va finir par mobiliser tout l'escadron!), qui lui aussi « parle anglais ». En effet… Il ne cesse de répéter d’une voix forte: « Vargas! Balmaceda! Avenida de la Posada! » « Vargas! Balmaceda! Avenida de la Posada! » Etc. « Oui, oui, merci, on a compris! » On remercie tout le monde et on s'en va.

Ouuuuuf, on est sortis de l'auberge et de Calama, enfin sur la route de San Pedro!

De Putre, on avait envoyé trois mails à trois hostals différents pour les 5 et 6 novembre. Le premier, La Rose d'Atacama, n'avait que la nuit du 5 de libre (30 000 pesos avec salle de bains privée, 16 000 avec salle de bains partagée), mais les deux autres ne répondant pas on avait accepté. Puis, deux jours après, la Casa atacameña et l'hostal Elim avaient donné leur réponse. L'un était « au fond des bois » (?) mais on ne savait pas où, le second nous proposait une chambre pour les deux nuits. Dans l'urgence on avait donc décommandé La Rose d'Atacama et réservé à l'hostal Elim qui nous assurait deux nuits. Mais on avait bien aimé la réponse pleine de poésie de la Casa atacameña :

« El precio por habitacion es de 25 000 pesos. El precio incluye el desayuno, el jardin de flores, el canto de los pajaros y las noches estrelladas. » (« Le prix inclut le petit déjeuner, le jardin de fleurs, le chant des oiseaux et les nuits étoilées. »)

San Pedro, hostal Elim. On voit tout de suite que quelque chose cloche, que nos noms ne se trouvent pas dans la liste du jour. Je sors le netbook, me connecte et montre à Maria, la propriétaire, sa réponse et ma confirmation. Rien n'y fait: « Lo siento mucho... », « Lo siento mucho... » (Je suis désolée), elle nous dit qu'elle n'a pas reconfirmé sur ma confirmation (???), puis que son frère a oublié de répondre, bref, elle se mélange les pinceaux en essayant de trouver une excuse. Alain s'énerve et part sans lui dire au revoir. Nous voilà un samedi soir, sans logement, dans un village on ne peut plus touristique.

J'ai alors l'idée d'aller à La Rose d'Atacama qui nous avait proposé de toute façon de passer les voir. Et, coup de chance, ils viennent d'avoir une annulation de trois chambres et ont deux nuits de libres pour nous. Nous déchargeons les bagages puis allons mettre la voiture près du grand parking poussiéreux (mais qu'est-ce qui n'est pas poussiéreux à San Pedro?).

L'accueil est très chaleureux et met tout de suite à l'aise. Mais la chambre est minuscule, il nous faut mettre la valise dans la salle de bains – qui, elle, est grande – pour l'ouvrir. Sur la table de nuit, deux tasses, du café et du thé, une thermos. Nous trouvons ça sympathique, mais nous apprendrons peu après qu'il n'y a pas de petit déjeuner et que c'est ce qui en tient lieu... Il y a une petite cuisine à disposition mais elle est d'une saleté incroyable! C'est probablement aux clients de s'en occuper, et malheureusement comme toujours dans ces cas-là, chacun laisse aux suivants le soin de nettoyer. Mais il y a aussi un patio avec des tables et des bancs, un jardin avec hamacs... Tiens, pas d'eau chaude non plus pour prendre une douche, ou plutôt trente secondes d'eau chaude et c'est terminé.

Le soir, nous allons, comme lors de notre premier passage, dîner à La Casona. Le menu est toujours aussi bon, pour 7 000 pesos (environ 10 euros).

Dimanche 6 San Pedro de Atacama (Quebrada de Cari - vallée de la Lune)

Aujourd'hui, nous retournons dans la vallée de la Lune pour explorer la quebrada de Cari que nous avions loupée en octobre. La piste démarre 2 kilomètres après l'entrée, aussi nous prenons la première que nous voyons sur la droite, au kilomètre 2 au compteur de la voiture. Sur la carte qu'on vient de nous donner – sommaire et pas à l’échelle d’ailleurs –, elle rejoint la falaise en ligne droite et perpendiculairement. La lumière est vive – il fait déjà chaud – et la vallée déserte. La piste n'est pas très bonne, on nous avait prévenus, et je fais très attention. Mais voilà qu’elle tourne soudain, et retourne, puis arrivée près de la quebrada elle se met à la suivre… Ce n’est pas ce qui est indiqué… Nous nous garons là et suivons pendant une bonne heure un chemin minuscule qui descend dans la faille de sel, en guettant les craquements qu’avaient entendus Christine et Hervé. Aujourd’hui, ils sont plutôt timides… (et pour cause, nous ne sommes pas au bon endroit!). Le soleil tape et se réverbère sur les colonnes dressées vers le ciel, acérées comme des poignards.

Immense dépression dans le salar d'Atacama, la vallée s'est formée il y a vingt-deux millions d'années. Gypse, borate, chlorate, argile se mêlent et se démêlent... L'environnement est hostile, pour l'homme comme pour l'animal. Ces os qui sortent de leur gangue d’argile sont un avertissement ;-)... Il fait très chaud et nous ne voyons personne à l’horizon.

De retour à la voiture, nous partons pour les grottes et le cañon, de sel lui aussi. Il n'y a toujours personne dans la vallée, ce n'est pas l'heure des tours qui arrivent en fin d'après-midi, comme nous lors de notre premier passage. Le cañon est assez large, bordé de falaises de sel, d'aiguilles, et de toute sorte de concrétions, beiges ou blanches. Le chant du sel est plus distinct ici, il ressemble à l'écho que ferait le claquement d'une corde basse d'un instrument de musique au sein d'une cavité. C'est très particulier. Au bout d'un moment, on ne peut plus passer, du moins l'obscurité totale et le passage rétréci nous obligent à faire demi-tour pour prendre la petite vallée étroite où se trouvent les grottes.

Les panneaux sont en général très instructifs…

Il faut avancer dans le sable mou et profond, ce qui est éprouvant sous cette chaleur. Nous marchons quand c’est possible sur les bords surélevés du chemin, plus durs, en recherchant les flaques d’ombre. Au-dessus de nous s’est dressée une armée de petites colonnes craquantes et croustillantes, qui ferait rougir d’envie celle des 6000 soldats de terre cuite de la nécropole de l’empereur chinois Qin Shi Huangdi ;-) Enfin, presque...

Aussi, lorsque tout à coup s’ouvre devant nous une vaste entrée sombre et fraîche dans laquelle un long banc de pierre a été aménagé, nous nous y engouffrons. Nous ne voyons pas d'autre grotte, d’ailleurs « grotte » est un bien grand mot, « alcôve » serait plus près de la réalité. Nous finissons pas retrouver la route et, au-dessous, la voiture. Mais quelle n'est pas notre surprise, un peu plus loin, de voir un panneau « quebrada de Cari »! Dans quelle faille, alors, avons-nous passé la fin de matinée ? Bon, la carte du parc n’est pas bonne, c’est clair.

La piste est sableuse mais nous la prenons quand même et finissons à pied. La quebrada n'a rien à voir avec la première faille, elle est beaucoup plus impressionnante, malheureusement nous serons arrêtés par un mur, pas très haut mais impassable pour qui a le vertige. D'ailleurs, sur le retour, nous croiserons deux jeunes d’une vingtaine d’années qui ne le passeront pas non plus.

A La Rose d'Atacama, une surprise nous attend: la chambre n'est pas faite. Renseignement pris auprès de Marie, qui dirige l'hostal, c'est normal, ils ne font pas les lits, juste les salles de bains, c’est plus sympa, on se sent plus chez soi, sans chichis ;-). Ah bon... Oui, mais notre salle de bains est passée entre les gouttes. Ah, c'est un oubli et elle file la nettoyer ! Ça commence à faire pas mal de choses qui manquent, pour 30 000 pesos la nuit (environ 47 euros), entre l'absence de petit déjeuner, le manque d'eau chaude, de savon (et bien sûr de shampoing), les lits pas faits... Pour l'hiver, il n'y a pas non plus de chauffage.

Le soir, retour à La Casona.

Lundi 7 Retour sur l'Argentine par le paso de Jama

Il faut liquider tous les fruits, les tomates, avocats, oignons doux avant le passage à la douane argentine. Je prépare un guacamole que nous mangerons à midi avec les clémentines et le chirimoya. Nous ne nous précipitons pas parce que les cars de touristes seront encore à la douane au moins jusqu'à 11 h 30.

A midi, nous quittons La Rose d'Atacama, Marie et Aurélien nous font la bise – dommage que l'infrastructure ne suive pas.

A la douane, catastrophe, il y a une queue immense! Nous attendons près d'une heure, passons la police, puis arrivons au guichet des douanes. Nous donnons les papiers concernant la voiture, tamponnés et retamponnés, et visiblement, comme à l’hostal Elim, quelque chose cloche encore. Ça ne va pas ? Si si ! Pourtant le douanier les montre à un collègue, sans rien dire mais avec un air entendu. Ils vont chercher le chef qui, lui, prend un air soudain concentré et préoccupé. Ils sortent du bureau, un autre douanier jette un œil sur les papiers, ils se regardent… Nous voilà frais... je demande s'il y a un problème, non, non, aucun, mais nous voyons bien que si. Ils vont prendre un registre, cherchent du doigt encore et encore et finissent par s'arrêter, heureusement, sur notre précédent passage le 22 octobre, date de notre entrée au Chili. Ouf ! L’air est soudain devenu plus respirable.

En fait, les deux douanières que nous avions vues cette fois-là, en grande conversation toutes les deux sur des vacances ou des achats, je ne sais plus, avaient oublié de nous réclamer ces fameux papiers, qu'elles n'avaient donc pas tamponnés. Et comme nous ne savons trop quoi donner à chaque passage entre les grandes feuilles blanches, les petites roses, les petites jaunes, etc., nous n’avons pas fait attention à ces fameux tampons. C’est comme si nous avions passer la voiture sans l’avoir déclarée !

Malgré le registre, les choses ne sont pas réglées pour autant, et l'ordinateur surchauffe. Nous ne savons pas ce qu'il doit en sortir mais nous commençons à en avoir assez. Pourtant, on comprend bien que le chef douanier, qui pour une fois n'a pas l'air bête, essaie d'y mettre de la bonne volonté. Il finira pas apposer deux tampons antidatés et à nous laisser partir. Il est midi et demie lorsque nous bifurquons sur la route du paso de Jama.

Sur notre gauche, le Licancabur nous suit longtemps. Les couleurs sont magnifiques et faites pour les gourmands: caramel, chocolat, pêche, abricot, cerise, vanille, réglisse... Hmmm...

J'avais pris de bonnes résolutions en décidant de ne pas m'arrêter pour faire des photos, étant donné qu'on avait déjà fait la route dans l'autre sens le 22 octobre (mais pas encore habituée à mon nouveau matériel j’avais fait des erreurs d’exposition et perdu pas mal de photos sur cette partie à l’aller); elles tombent vite devant les salars et les lagunes, les bofedales, les vigognes et les oiseaux.

Nous pique-niquons devant le río Quepiaco, ce qui ne plaît pas du tout, mais alors pas du tout, à une mouette des Andes qui a bien failli nous faire repartir. A peine installés, la voilà qui se met dans tous ses états, nous crie tout un tas de choses qu’il vaut mieux certainement ne pas comprendre, en volant juste au-dessus de nos têtes. Devant le peu de résultats obtenus, elle entreprend alors les piqués d'intimidation… C’est assez impressionnant… Nous hésitons à plier bagage, lorsque, rassurée ou lassée, elle finit par repartir, sans doute vers son nid.

En repartant nous apprenons que les vigognes sont en voie d’extinction.

Ici on peut voir les vigognes de très loin, ce qui me permet de conduire vite car il est déjà tard, et nous arrivons un peu trop rapidement à 4 800 mètres, je le sens en m'arrêtant pour prendre une photo de la Bolivie avec un petit coin de la laguna Verde. Il fait un vent terrible ! Alain sort de la voiture et hop !... un papier qui était dans la portière en profite pour faire du tourisme. Mince ! Alain court après, dix, vingt, trente mètres… Je réalise tout d’un coup qu’à cette altitude ce n’est pas du tout ce qu’il faut faire, mais il le rattrape, tout juste est-il un peu essoufflé. Et ce n’était qu’un ticket de caisse ou quelque chose comme ça !

A la douane du paso de Jama, tout est relativement vite expédié. Il y a devant nous un gros 4 x 4 noir, plaque inconnue, peut-être brésilienne, avec quatre hommes à bord, tous grands et forts, la quarantaine. Ils ont droit à une fouille en règle : les bagages sont sortis, les sièges baissés, la moquette est soulevée, la carrosserie sondée, etc., ce qui fait que le douanier ne nous trouve pas intéressants comparés à eux et nous dit de partir. Nous nous arrêtons à la douane argentine pour acheter les délicieux croissants à la station YPF (c'est Nourredine, du Cerro Chico, à Tilcara, qui nous les avait conseillés). En ressortant, le 4 x 4 noir est là, avec à l’intérieur les quatre hommes hilares…

Les lagunes se succèdent, toutes plus belles les unes que les autres. Et au milieu de cet éparpillement de volcans, de sel et d’eau, apparaissent des collines aussi rondes et dorées que du pain qui sort du four… Il n’y a pas que les lagunes qui se succèdent, les hameaux abandonnés aussi. L’adobe a résisté, les toits d’ichus se sont effilochés peu à peu pour disparaître complètement dans les tempêtes glacées.

Nous arrivons à Susques en fin d'après-midi et retrouvons notre chambre à l'Unquillar. Les draps ont changé, ils sont kitchissimes, bleu pâle avec tout un tas de broderies satinées et de dentelles...

Cette fois-ci, il y a plusieurs personnes à l'hôtel, des Argentins, et un couple peut-être d'un pays de l'Est. Dans la soirée, ils passent leur temps dans le couloir à parler devant notre chambre jusqu'à plus de 23 h 30...

Mardi 8 De la puna à Salta

En sortant pour aller déjeuner, nous voyons plusieurs mégots par terre dans le couloir... En plus de parler fort devant les portes des chambres jusqu’à 23 h 30, les autres clients écrasaient consciencieusement leurs mégots sur le carrelage… Bonne surprise au petit déjeuner, il y a du jus d'orange, du gâteau et de la confiture maison pour accompagner les petits pains hyper rassis. Ça change de l’aller où on était tout seuls et où du même coup, les portions étaient microscopiques.

Sur la puna, les ânes sont en liberté, c’est le printemps et les petits sont nés. Cette famille est extrêmement inquiète, du moins les parents et en particulier le père qui finira pas nous faire face dans une attitude dissuasive… S’il pouvait gonfler ses poils et doubler de volume comme les chats, il le ferait !

La route entre Susques et Salta est, dans ce sens-là aussi, magnifique! Nous avions éventuellement une autre option pour redescendre, c'était de passer par la Ruta 40 et San Antonio de los Cobres. Mais nous en avons soupé des pistes, de la poussière et des camions, et nous préférons le bitume et la vue dans l'autre sens de cette route vertigineuse. Elle grimpe à l'assaut du ciel sans nuages et redescend dans des contorsions de cobra. Ici ou là, deux ou trois petites maisons caméléons – sur ces pentes rocailleuses, la pierre a remplacé l’adobe et c'est tout juste si on arrive à les distinguer –, parfois habitées, parfois délaissées, probablement par les enfants qui ont fui l'isolement et l'autarcie.

Depuis un moment, les « cardones » (cactus candélabres) ont fait leur réapparition en même temps que les sombres colonnes (basaltiques ?), mais nous passons quelques jours trop tôt pour les voir en pleine floraison. Dommage… 2500 m. En approchant de Purmamarca, le vert éclatant des arbres, toute cette végétation exubérante de début de printemps, les feuilles tendres des saules et des peupliers qui bruissent dans le vent nous font soudain un bien immense, nous ne nous étions pas rendu compte que les hauteurs minérales, désertiques, si prenantes, le sable et le sel, tout cet univers extrême nous avait autant desséchés… La momification nous guettait ;-)…

A Purmamarca, bref arrêt pour remettre dans la petite boîte le cerro de los Siete Colores sous le ciel bleu cette fois, passer au marché acheter un gilet en alpaga gris uni pour Alain et un bonnet pour Loïc – mais pour lui, on ne peut éviter la guirlande de lamas ;-).

Il fait une chaleur d'enfer, 39 °C sur l'autoroute de Salta. Comme on avait emprunté la petite route étroite à l'aller – la 9 –, on choisit cette fois-ci l'autre côté. Nous arrivons facilement à l'Antiguo Convento malgré la circulation toujours aussi délirante dans les villes argentines ou chiliennes, et nous allons enfin voir Carlos, Euzebio, Simon, Darío, Gonzalo, Juan Eduardo, Nicolas et les autres en chair et en os, après avoir échangé avec eux vingt-cinq mails de reconfirmation!!... Alain avait d'ailleurs fini par s'énerver et par leur demander s'il fallait désormais confirmer tous les jours ou bien deux fois par jour!

L’hôtel, sur Caseros, est très beau, tout le monde est très aimable et la chambre – en fait une suite – sous les toits, est superbe. Nous en avions réservé une standard mais comme ils n'en avaient plus de disponible pour le 8 novembre ils nous ont proposé celle-ci à un prix cassé. J

Deux douches plus tard, nous voici dans la rue Caseros à chercher une casa de cambio. C'est un parcours du combattant pour arriver à traverser les rues, car aucune voiture ne s'arrête pour laisser passer les piétons – qu'il y ait ou non des enfants –, bien au contraire, c'est à celui qui ira le plus vite! Sur la place 9 de Julio – la place centrale –, où se trouve la cathédrale, il y a un monde inimaginable ! Tous les lycéens se donnent rendez-vous ici à la sortie des cours, et beaucoup profitent du WiFi (prononcer Waïe-Faïe) pour commencer à travailler. Nous allons nous installer à la terrasse d'un café puisque tout est fermé pour changer des euros, et en attendant que le très bon restaurant Doña Salta ouvre ses portes à 20 heures.

Il y a un bruit de fond aigu, lancinant, qui vient des hauteurs et qu'on n'arrive pas à identifier, mais qui très vite devient presque insupportable. Je finis par poser la question au serveur, et il me répond que c'est une espèce d'insecte (genre cigale ou criquet), qui est arrivé avec la chaleur trois jours plus tôt. Ils sont tous installés dans le même arbre et je me demande ce qu'il en restera demain matin. Lorsque nous quittons le café, nous essayons d'en distinguer quelques-uns, mais malgré tous nos efforts, qui intriguent les gens autour de nous – il est étonnant de voir à quel point personne ne voit ni n’entend rien –, ils sont invisibles!!

A Doña Salta, nous reprenons des empanadas à la viande et au fromage, un tamale pour moi (à base de farine grossière de maïs et de viande cuite dans une feuille de maïs roulée, rien à voir avec eux que l'on avait mangés dans la forêt lacandonienne, au Mexique... –) et des humitas (encore à base de maïs cuit dans des feuilles pliées en quatre). C'est toujours aussi délicieux que la première fois avec Val et Guy, mais l'effet de surprise étant passé, nous nous régalons moins.

Mercredi 9 De Salta à Cachi via les vallées Calchaquíes

Grand bleu (et grand chaud!!) ce matin encore, et délicieux petit déjeuner. Nous partons changer des euros près de la place 9 de Julio, à Dinar (5,70 pesos pour un euro), récupérons la voiture au parking gardé à côté de l'hôtel (40 pesos la nuit), et nous lançons dans la circulation démentielle en ce milieu de matinée. L'intolérance est reine, au moindre milliseconde d'hésitation, les klaxons entrent en action et les voitures doublent en trombe si elles le peuvent. Je me répète, mais je déteste rouler dans ces villes, et pourtant je suis habituée à circuler dans Paris sans aucun problème.

La sortie de Salta est sans intérêt, les banlieues se succèdent plus ou moins jusqu'à El Carril où nous tournons en direction de Cachi. Nous devons, enfin, y retrouver Françoise et Gérard que nous avons malheureusement ratés sur San Pedro et tout le Nord chilien. Ils ont décidé de s'occuper eux-mêmes de leur problème de pièces détachées bloquées depuis des semaines – interdites d'importation – et se sont déplacés de Cordoba à Buenos Aires pour aller faire le siège de la douane. Après sept heures d'attente, ils sont repartis avec leur précieux colis!

La piste dont parlait le Routard est pour l'instant bitumée et suit le fond d'une petite vallée de collines pentues et très verdoyantes. Les acacias en fleur, les hampes des oiseaux de paradis jaunes (Caesalpinia gilliesii) sur le bas-côté, les quebrachos colorados et les jacarandas se succèdent, ce qui là encore fait un bien fou après toutes ces journées passées dans la roche et la terre nue et poussiéreuse, sans aucun signe de vie, végétale ou animale.

La piste est par moments très étroite et ne permettrait pas de se croiser, heureusement que les rares camions que nous voyons ont la bonne idée de ne pas se trouver aux endroits critiques en même temps que nous. Il y a des fermes ou de petits hameaux dispersés autour de quelques pâturages ou champs cultivés, puis les cactus font leur apparition, avec leurs longues hampes en boutons. Nous grimpons dans les montagnes, éclaboussées parfois de larges tâches rouge sang, le bitume laisse place au ripio, le ripio au bitume, le bitume au ripio... Sur la droite, une petite maison d'adobe où l'on vend de l'artisanat, mais aussi des tas d'épices, notamment des sachets de poudre de « safran » pour l'équivalent de moins de un euro chacun. J'en prends deux (mais on se demande bien ce que c’est, pour ce prix-là ! Certainement tout sauf du safran).

Bientôt la piste prend le dessus dans l’immense et splendide vallée Calchaquíes aux virages serrés dont certains disparaissent sous quelques gués peu profonds. Je m'arrête continuellement pour faire des photos jusqu'à ce qu'on ait atteint le sommet, à la Piedra del Molino, où se dresse la capilla San Rafael, à 3348 ou 3457 mètres. Au choix. Argentins et Chiliens peuvent se donner la main en ce qui concerne l'inexactitude en matière topographique! Ils ne sont pas à quelques dizaines de kilomètres près lorsqu'il s'agit d'indiquer les distances, ni quelques dizaines de mètres en ce qui concerne l’altitude. On peut voir un panneau « Cachi 68 km », puis après avoir roulé un temps certain en voir un autre « Cachi 95 km ». Et cela de la Terre de Feu jusqu'au Nord-Ouest argentin et au Nord chilien.

Un âne triste et résigné, au poil en bataille, est venu nous voir, ou plutôt voir la Fiat. On ne sait s’il a envie de s’installer au volant, s’il quémande des caresses ou s’il aimerait un croûton de pain.

Cachi, dans la verdure. Nous cherchons le camping et apprenons que Françoise et Gérard sont partis une heure plutôt, très certainement à notre point de chute où nous devons nous retrouver, le campo La Paya. Huit kilomètres plus loin, sur la « route » de Molinos, nous bifurquons à droite sur une autre piste en direction des montagnes de roche sombre. Là encore, le panneau donnait la casa de campo à 2500 m, mais nous ferons 4 kilomètres. L'endroit est très beau. Gérard, Françoise et Hugo sont là – Hugo étant le 4 x 4 ;-) –, et c'est avec grand plaisir que nous les retrouvons enfin! Les propriétaires leur donnent l'autorisation de stationner sur place et leur réservent deux couverts au repas du soir, tandis que nous nous enregistrons. Ah, on dirait, encore une fois, que quelque chose ne va pas… Apparemment, nous ne figurons pas sur la liste du jour... décidément! Mais finalement, il semble qu'il y ait juste eu une erreur dans l'orthographe de notre nom. Ouf!

Nous partons à la « Casa de te », tenue par la fille des propriétaires, un peu plus loin dans la verdure, prendre des jus de fruits fraîchement pressés, au milieu d’un nuage de moucherons qui me rappelle l'île de Bonaventure en Gaspésie, au Québec, quand nous avions pensé pique-niquer au-dessus de la colonie de fous de Bassan et que nos sandwiches avaient été immédiatement recouverts d'une nuée de petites mouches noires.

Le soir, nous dînons tous les quatre autour d'une table superbe: tarte au fromage et salade; filet de porc, purée et demi-pomme au four, et dessert « local » à base de noix, de zeste d'orange et peut-être de miel, mais toujours un peu trop sucré. Le tout est délicieux, pour 10 euros avec les boissons (eau minérale).

Jeudi 10 Farniente à Cachi (Musée archéologique Pío Pablo Díaz)

Petit déjeuner (très bon, avec entre autres un grand verre de jus de pomelos) dehors, au milieu des petites mouches qui sont déjà sur le pied de guerre! Françoise et Gérard sont juste de l'autre côté du mur d'adobe, on aperçoit le crâne d'Hugo.

Nous retournons à Cachi car nous sommes passés en coup de vent, hier, et eux vont garer Hugo au camping parce qu’ils sont très mal installés au campo, le terrain étant trop en pente. Un long tour au musée archéologique Pío Pablo Díaz, dont le directeur est extrêmement aimable, et intarissable lorsqu'il voit que nous nous intéressons aux pièces exposées.

Françoise et Gérard nous attendent sur la place pour aller pique-niquer au camping. Nous passons un bon moment ensemble, à regarder ensuite les photos d'oiseaux ou de baleines – superbes – prises à Diamante et à Valdés. Au moment de nous quitter, je reparle de l'histoire de la clef de la voiture que j'avais fermée dans le coffre à Tilcara, et là, lumière!, Gérard me dit qu’il doit certainement y avoir un bouton sur le tableau de bord pour ouvrir le coffre de l'intérieur. Il a raison! il y a un petit symbole de voiture avec le coffre ouvert! Personne n'avait pensé à regarder...

Nous partons en souhaitant très fort que cette fois tout se passe bien pour eux.

Le soir, à la Paya, nous mangeons un délicieux repas concocté comme la veille par « la signora », autrement dit la propriétaire, ex-scientifique, nous dit son mari.

Vendredi 11 Vallées Calchaquíes, Quebrada de las Flechas (de Cachi à San Carlos)

Après le petit déjeuner, toujours délicieux, pris dehors au milieu des mouches, nous allons payer nos deux nuits et nos repas. Et là, avec le sourire, « la señora » nous ressort le mail imprimé qu'on lui a donné en arrivant, et nous fait remarquer qu'on s'était en fait trompés de date et qu'on avait confondu octobre et novembre. Cette fois c'est moi qui répète « Lo siento mucho »... On était tellement épuisés en préparant ce voyage que quelques erreurs se sont glissées dans le planning. Mais elle garde le sourire et ne nous en tient pas rigueur.

La piste (la Ruta 40, dont j’ai photographié le kilomètre 0 dans le parc Tierra del Fuego, près d’Ushuaia), par moments extrêmement étroite, passe légèrement à l’écart de Molinos où nous nous arrêtons une petite demi-heure. L’église San Pedro de Nolasco trouve son origine, en 1659, dans l’« encomienda », système espagnol qui, sous prétexte d’évangélisation, permettait l’esclavage des autochtones (ce qu’ont combattu, pour la première fois, les jésuites des missions du Nord-Est argentin en protégeant les Indiens Guaranis).

Nous dépassons Seclantas. La piste suit la vallée, large et très verte, fermée de chaque côté par des montagnes sombres et déchiquetées. Environ 80 kilomètres plus loin, le paysage change et devient à l'ouest tourmenté, on sent qu'il s'est passé là quelque chose de violent, la roche est noueuse, plissée, torturée. Sur des kilomètres et des kilomètres, il n'y a pas un mètre carré qui n'ait été froissé par quelque force souterraine.

Et puis la roche s’est dressée vers le ciel.

De l’autre côté de la vallée au milieu de laquelle s’écoule consciencieusement un filet d’eau le fer a fait son apparition.

San Carlos. Nous traversons la place, la vie est belle…

Nous trouvons facilement la Vaca tranquila, une finca tenue par un couple de Liégeois, Anne et Alain, où l'on fait plusieurs variétés de bière artisanale délicieuse et où l'on élève vaches et chevaux sur cent dix hectares de terre. L'accueil est particulièrement aimable, Anne nous offre un thé de bienvenue sur leur terrasse. La chambre est grande et haute sous plafond, superbe, de même que la salle de bains avec jacuzzi. Tout est très beau, intérieur et extérieur (les photos viendront bientôt). Presque devant la porte, un algarrobo (Prosopis nigra), espèce endémique que l'on rencontre absolument partout, abrite une foule d'oiseaux, en particulier des moineaux. Je donne à Alain le bidon Copec que nous avions acheté à Arica et dont nous ne savons plus que faire. Vers le soir, c'est lui qui vient cette fois nous offrir deux de ses bières qu'il vend sur San Carlos, Cafayate (prononcer Cafachatte) et Salta. Je prends une Pecadora (« Pécheresse »), vraiment excellente. Nous discutons tous les quatre, avec Anne, un grand moment dans le soir qui tombe. Comme il y a une cuisine (nickel, tout le contraire de celle de la Rose d'Atacama, à San Pedro) à notre disposition dans la belle et grande pièce du petit déjeuner, nous en profitons pour dîner sur place.

Samedi 12 Des conures de Cafayate aux ruines de Quilmes

Petit déjeuner délicieux avec des produits maison: succulents yaourts, confitures, pain, fromage, gâteaux, même le lait est fraîchement trait. Nous partons pour Cafayate et les ruines de Quilmes. Entre San Carlos et Cafayate, la route, bordée d'arbres aux feuilles tendres, de pâturages et de champs de luzerne, est bitumée et comporte un nombre incroyable de gués! Nous imaginions une région très sèche et minérale, or elle est verdoyante et a un petit côté normand. On trouve même, en arrivant dans Cafayate, des platanes qui cette fois rappellent les Cévennes. Pour cette raison, bien que ça ne soit pas désagréable, nous préférons de loin Cachi, plus retirée, plus argentine, plus petite également.

A l'entrée du village, je devrais plutôt dire du bourg, au niveau de la première bodega sur la droite, on entend soudain les cris perçants de dizaines de perroquets (des conures de Patagonie ) dans les arbres qui bordent la route. Je saute de la voiture et je les prends au zoom et en rafale. Il y en a qui se disputent pour une graine, ils ont des yeux incroyables, comme des boutons, cerclés d’une bande de peau nue et blanche, on les croirait en plastique. En face, les fruits des ceibos (Erythrina crista-galli), fleur nationale de l’Argentine et du Chili, pendent en longues guirlandes rouge vif. Ils sont si beaux que je n’arrive pas à en détacher le regard. Entre les conures d’un côté et les ceibos de l’autre, on est mal partis… Nous nous arrêtons plus loin, dans une vinoteca de la rue Güemes Norte, à gauche avant d’arriver sur la place, pour acheter deux bouteilles d’excellent vin, un Torrontes blanc San Pedro de Yacochura 2009 et un rouge, même provenance, même date. La femme qui tient ce magasin est particulièrement aimable et nous a très bien conseillés. Soixante kilomètres plus au sud, on arrive à Quilmes, ancienne cité datant du IXe siècle après J-C.

Les ruines s'étagent sur le flanc d’une colline abrupte, encadrées de miradors à l'est et à l'ouest, anciens postes de surveillance sur l'immense plaine au-dessous. De là, on distingue nettement un mur d'enceinte pas très haut, ou du moins plus très haut, qui délimite un large périmètre circulaire au milieu des cactus. Les puissants vivaient sur les hauteurs, les A l'entrée (dix pesos par personne), un jeune Indien nous propose avec insistance ses services de guide, mais nous refusons car il a un tel accent que malheureusement nous comprenons à peine ce qu'il dit. Nous nous rendons pourtant vite compte que sans guide point de salut, parce qu’il n'y a absolument aucune information dans ce labyrinthe de pierre sèche. Nous passons et repassons aux mêmes endroits, avant de trouver enfin les chemins qui mènent sur les hauteurs.

Quilmes nous laisse une impression de frustration, nous repartons aussi ignorants qu'en arrivant, et je devrai chercher plus tard sur Internet l'histoire de ce site et de ses habitants. Nous savons simplement de l'histoire récente que les Indiens Quilmes, du groupe Diaguita, ont récupéré il y a peu leur site, occupé depuis 1716 – date de la réquisition de leurs terres par l’Etat argentin – par les trois même familles. Les Quilmes résistèrent aux Incas puis, pendant cent trente ans, aux conquistadores, avant d'être vaincus et déportés, à pied, jusque dans le río de La Plata, à l’emplacement de l’actuelle ville de Quilmes. Beaucoup d’entre eux moururent d’épuisement durant cette longue marche.

A la Vaca tranquila, moi qui ne bois jamais de bière je reprends une Pecadora (il y a dans le réfrigérateur de la cuisine tout un assortiment de bières à disposition des clients, qui notent ensuite ce qu'ils ont pris), tranquillement installée dans une des chaises longues, devant la porte de la chambre, face aux agaves et aux yuccas en fleur. Il fait beau et doux, l'air est transparent, on n'entend pas un bruit...

Le soir, nous mangeons à nouveau à la finca, entre autres des œufs achetés le matin sur la place de San Carlos que nous faisons au plat, et dont nous rêvions depuis longtemps, hmmm..., un délice! plus deux yaourts maison que j'ai demandés à Anne.

Dimanche 13 De San Carlos à Salta par le río Calchaqui et la quebrada de las Conchas

Au petit déjeuner, Alain (de la Vaca tranquila, pas le mien ;-)) nous annonce qu'il y a encore des perturbations avec le volcan chilien, ou bien avec les syndicats, au choix, et pourquoi pas les deux, ce qui nous douche d'un seul coup, car même si nous avons fait un bon voyage de vingt heures pour venir, l'idée de recommencer l'expérience ne nous tente pas vraiment. On ne sait pas non plus si on va bien être remboursés de notre vol aller, et perdre près de 750 euros (aller-retour) ne nous réjouit pas plus que ça.

Au moment de payer nos deux nuits, Alain refuse de compter la bière que j'ai bue hier soir et les deux yaourts que nous avons mangés. On trouve ça vraiment sympa. Ils nous font la bise et nous indiquent un raccourci par une piste pour éviter le détour par Cafayate, qui prend un peu après la sortie de San Carlos, sur la gauche. Elle traverse la vallée et le lit du río Calchaqui pour rejoindre le début de la quebrada de las Conchas.

Elle est très roulante, mais a quelques passages sableux, surtout au niveau du lit à sec que nous passons malgré tout sans problème. Ici et là, en bordure de piste, des maisons isolées dont je me demande si elles n'ont pas les pieds dans l'eau, et même les mollets, lors des crues de la saison des pluies.

Une quinzaine de kilomètres plus loin (au jugé, à l'argentine, quoi), nous tombons sur la route de Salta à Tucumán, au début de la quebrada qui, immédiatement, se révèle magnifique. C'est un mélange des paysages de l'Utah, sables et roches lie-de-vin, monolithes, strates, etc. Je fais des photos tous les cinq cents mètres, chaque virage révèle une surprise, chaque arrêt est plus beau que le précédent. C'est une des plus belles routes que nous avons faites. Evidemment, à ce rythme-là on risque de mettre la journée pour avaler les 140 kilomètres qui nous séparent de l'Antiguo Convento. Comme nous sommes sans WiFi depuis quatre jours et que les problèmes avec LAN se profilent à l'horizon, nous sommes partagés entre savoir de quoi il retourne et rester là, à contempler un paysage extraordinaire.

Une centaine de kilomètres avant Salta, les montagnes disparaissent pour laisser place aux collines couvertes d'albarrogos puis aux petites agglomérations. Des chevaux sellés patientent sous les arbres… et dans les hauteurs, les fils électriques sont décorés de boules plus ou moins grosses qui ressemblent à du lichen. C’est normalement le signe d’un air non pollué, par contre on n’a encore jamais vu de lichen sur les fils électriques ; or ici, dans le Nord-Ouest, il y en a partout.

Nous filons maintenant sur la route et à 15 heures retrouvons le très bel Antiguo Convento. Une lecture des mails confirme ce que nous craignions: LAN nous informait, le 10 novembre, que notre vol du 14 était déplacé! Branle-bas de combat! Consultation du site de LAN qui a un message d'hier soir 20 heures informant de la perturbation de ses vols due encore une fois au massif volcanique Puyehue-Cordón Caulle. Messages à Alain d'Etigny, d'Argentina Excepción, pour le retour de la voiture à l'aéroport; à Yann, de La Querencia, pour l'informer qu'on ne serait peut-être pas là. Etc.

Le soir, nous mangeons au Salar del Convento, sur Caseros, la rue de l'hôtel. La viande est excellente, le serveur des plus aimables et nous avons même droit à une coupe de champagne offerte par la maison. Mais Alain a un poisson plus que moyen et dans l'ensemble le repas est moins bon que ceux que nous avons faits auparavant. Alain (d'Etigny) – on s’y perd, dans tous ces Alain ;-) – nous en avait recommandé un autre, La Leñita, près de l’ancienne gare, mais on est partis uniquement avec le nom de la rue, Balcarce, et au bout de deux cuadras, la fatigue de la journée nous a ramenés au plus près.

Lundi 14 Salta - Buenos Aires

Ce matin, le ciel est gris et il bruine. On était partis de Salta pour Tilcara sous la pluie le 19 octobre et on en repartira sous la pluie ce 14 novembre. Le petit déjeuner avalé, nous filons au change (Dinar, qui offre le meilleur taux à ce jour à Salta, 5,70 pesos pour un euro, à l'angle de la place 9 de Julio). La queue, pourtant en accordéon, arrive jusque sur le trottoir, car on est à la moitié du mois et les Argentins vont retirer leur argent. Je laisse Alain et pars à l'agence de LAN, de l'autre côté de la place, sur Caseros, pour me faire confirmer le départ du vol. J'en profite pour imprimer les cartes d'embarquement avant de retourner au change où Alain fait toujours la queue.

Mais au fait, tiens, c’est vrai, on n'entend plus le bruit strident des insectes qui boulottaient le feuillage d'un jacaranda lors de notre précédent passage... Un coup d’œil aux arbres de la place… Ils n'ont laissé derrière eux que des nervures étoilées, une dentelle de feuillage délicatement accrochée aux branches dénudées. Quel dommage, et comme c’est triste ! (On ne sait toujours pas de quels insectes il s’agissait : des cigales ? S’il y a un entomologiste argentin qui passe par ici, merci d’éclairer ma lanterne J.)

Nous quittons l'Antiguo Convento et Carlos, Nicolas, Juan Eduardo, Euzebio, etc., tous plus aimables et serviables les uns que les autres, avec regret. On viendrait à Salta rien que pour le plaisir d'avoir affaire à eux.

Un passage à YPF pour faire un demi-plein, comme prévu dans le contrat, ce qui est tout sauf simple et se rapproche plus du trois quarts plein, et nous voici jetés dans la circulation démentielle. On se rend compte à chaque fois que le raisonnement d'un automobiliste argentin ou chilien diffère sensiblement de ce à quoi on est habitués. Tout se fait à l'envers. Sur une route, par exemple, au moment de doubler, il ne s'agit pas de savoir si on a le temps ou non de dépasser en voyant une voiture en face, mais d'évaluer si l'autre conducteur aura le temps de freiner. Ce n'est pas la pédale du frein qui importe mais celle de l'accélérateur, ce qui est très déstabilisant.

Au petit aéroport de Salta, nous rencontrons une personne envoyée par NOA, l'agence de location, qui tique immédiatement en voyant les fines traces de goudron sur les portes, comme des traits de plume , reste probable de notre passage sur la piste infernale (comme je l’ai déjà dit, la route était entièrement en travaux sur 56 kilomètres) du lac Chungará. Résultat: un coup de téléphone à sa direction et... 100 pesos de moins dans nos poches...

Nous sommes complètement à l'avant de l'avion, au deuxième rang, et aux premières loges pour entendre le bruit très spécial qu’il fait au décollage, un peu comme celui d'une mobylette au pot d'échappement troué ou d'un morceau de carton coincé avec une épingle à linge dans les rayons d'une roue arrière de vélo. ;-)

Par extraordinaire nous arrivons quasi à l'heure alors que nous sommes partis avec vingt minutes de retard. Le remis envoyé par Yann, de La Querencia, est très sympa mais roule lui aussi comme un malade, se faufilant n'importe où, accélérant au lieu de freiner pour ne pas être aplati entre deux camions. Le spectacle est dehors, suspens garanti en permanence.

Nous pensions manger une pizza prise chez le traiteur voisin mais il est fermé le lundi, zut! Bon, tant pis, nous partons sur Entre Ríos, au Nuevo Castel, prendre un « merluzza con papas », autrement dit un merlu à la purée de pommes de terre et... il est fermé lui aussi! On n'a plus avec nous qu'une petite boîte de maïs et un tube de mayonnaise... On achète la dernière (ouf!) boîte de thon de notre voyage, une de macédoine pour Alain et de cœur de palmier pour moi.

Dans la jolie petite pièce du déjeuner, nous discutons avec une jeune femme qui fait un tour du monde avec son mari et leurs trois enfants. Tour du monde en bus, c'est la première fois que nous voyons une famille voyager aussi longtemps de cette façon, sans maison sur le dos (http://uneaventureenfamille.over-blog.com/).

Mardi 15 Dernières journées à Buenos Aires

Ce matin, un énième tour au marché de San Telmo pour acheter papayes et ananas séchés, puis nous prenons le bus, le 67, au coin de Salta et d'Estados Unidos, qui, pour 2,5 pesos, nous mène à Recoleta, à la faculté de droit, avenida Figueroa Alcorta, en face du Musée des beaux-arts.

Pour prendre le bus c'est à la fois simple et compliqué. On doit dire au chauffeur où l'on se rend, mettre la somme exacte dans la machine et ramasser son ticket. Ensuite, ça se corse, car nulle part ne sont indiquées les stations, ni dans le bus ni aux arrêts. Heureusement, on a un plan de BsAs et on suit le trajet rue après rue, sinon il serait impossible de savoir où l'on doit descendre. Si la voiture est reine, le bus est empereur, c'est incroyable. Il fonce dans les rues étroites, rase les trottoirs parfois microscopiques et les piétons qui sont dessus, colle les voitures, force le passage... A ce rythme-là, on est vite arrivés à destination. Les jacarandas sont en fleur, comme l’an passé, le contraste des branches noires et des fleurs mauve intense est magnifique !

Le musée, où nous croisons la famille Merour qui vient de quitter La Querencia, est gratuit. Les premières salles exposent les oeuvres les plus anciennes, notamment des sculptures sur bois, dont une vierge auvergnate (!) du XIIe siècle, tout en fins plissés, très belle et très originale. Surprenante également, une toile de la naissance de la Vierge…

Mais le reste, excepté deux belles toiles de Gauguin dont une de l'époque de Pont-Aven qui a beaucoup de Sérusier, à moins que ce ne soit Sérusier qui ait beaucoup du Gauguin de ce temps-là, et trois ou quatre autres, est décevant. La « superbe toile » de Kandisky et celle de Klee dont parle le Routard sont absentes, car le premier étage est en réfection et les œuvres exposées au second étage sont le résultat d'un choix, forcément subjectif.

En sortant, nous allons prendre le pont piétonnier qui enjambe l’avenue, pour aller voir la grande fleur de métal dont nous a parlé Yann, à côté de la fac de droit, plaza de las Naciones Unidas. « Floralis Genérica », c’est son nom, reflète le ciel et l’eau dans ses pétales d’acier qui s'ouvrent et se referment selon l’heure du jour, grâce à un ingénieux système hydraulique. Créée par l’architecte Eduardo Catalano, elle mesure vingt-trois mètres de hauteur!

Pour rentrer, nous allons prendre le métro à Retiro, puisque la ligne C, Retiro-Constitución, nous laissera à Independencia, à côté de La Querencia. Le long de l'avenue Libertador, les tours se succèdent, certaines à quelques mètres seulement de leur voisine, plongeant tous les étages dans l'ombre.

Il y a foule dans le métro, et l'équilibre dont font preuve les Argentins nous sidère encore une fois. Les plus grands s'appuient d'une main au plafond, les autres oscillent dans un grand mouvement de houle.

Ce soir, le traiteur est ouvert et nous achetons une pizza et une ensalada de frutas, comme lors de notre dernier passage. La chatte de la maison nous reconnaît immédiatement et vient se frotter à mes jambes avec tant d’entrain et d’enthousiasme que je ressors avec le bas de mon jean aussi poilu que ses pattes.

Mercredi 16

Dernier jour à BsAs. Le monde est petit et encore plus celui de l'édition, puisque nous croisons une jeune éditrice free lance de Flammarion, Mathilde, qui voyage seule. Elle devait repartir par le même avion que nous ce soir mais elle vient de prolonger son voyage de trois jours pour aller à Iguaçu. La mauvaise nouvelle de ce mercredi vient de Françoise et Gérard, qui sont eux aussi près d'Iguaçu mais encore une fois en panne de boîte de vitesses. Un vrai cauchemar!!! Cette fois, s'ils ne peuvent réparer, ils rentreront en France avec toutes les difficultés que peut poser un 4 x 4 qui ne roule plus mais doit être embarqué sur un bateau, et repartiront sur du neuf.

Le remis viendra nous chercher à 14 h 15. En attendant, on est bien dans le patio, à l'ombre. Les murs ocre jaune sont lumineux, les portes des chambres bleu ciel, il y a des plantes vertes et des impatiens en fleur un peu partout...

(Renseignements)

Fin du voyage... Merci de m'avoir suivie jusque-là 🙂.

Un mois au Pérou en septembre 2011 (Nazca Arequipa Lac Titicaca Cuzco Trujillo Lima) English translation pending
by Aude238 · 2012-04-24 · 15 replies
Nous avons choisi d'aller au Pérou cette année-là car une amie nous a envoyé une carte postale du Machu Picchu et nous sommes tombés amoureux de la vue. Nous avions aussi le souvenir du dessin-animé de notre enfance "Les mystérieuses cités d'Or". Nous avons décidé d'inclure absolument dans notre voyage la cité Inca et le lac Titicaca mais aussi les lignes de Nazca et le vol des condors. Nous avons voyagé sac au dos, en routard. Nous avons effectué les trajets longue distance en bus grande classe et nous avons logé dans de petits hostels.

Jour 0 : Vol au départ de Marseille. Arrivée Lima en fin de soirée

Notre périple débute par un lever très matinal (4h 30) de chez une copine, trop sympa, avec un bon petit dej. Puis elle nous dépose à l’aéroport de Marseille pour notre vol à 6h pour Lima via Amsterdam (environ 20 h de trajet).

Arrivés à Lima très fatigués car nous avons très peu dormi. L’atmosphère est étouffante, lourde et pesante et le ciel n’est pas de la partie. Mais nous sommes très enthousiastes pour notre périple et tous ces beaux jours que nous allons passer au Pérou. Nous trouvons facilement un taxi "officiel" de l’aéroport, vu le nombre énorme de chauffeurs qui accueillent ou accostent les touristes dès leur sortie d’avion. Nous préférons jouer la sécurité dans notre premier trajet pour aller à notre hôtel.

Pour notre première nuit à Lima, nous dormons dans le quartier San Isidro, dans un hôtel 3 étoiles proche de la gare routière (Cruz del Sur). Nous l’avons réservé de France. D’extérieur, l’hôtel semble très accueillant malgré des grilles de protection de 2 mètres de haut. Nous visitons notre chambre et nous installons confortablement pour dormir et dormir encore pour être les plus frais possible car le lendemain re-réveil à 6h pour un départ vers Nazca en bus. Apres moult discussions en espagnol, la réceptionniste, très agréable et accueillante, nous réserve le taxi pour le lendemain matin 6h30 et la visite du planétarium de Nazca du lendemain soir.

Taxi "vert" de l'aéroport, 50 soles Hostel Collacocha, San isidro, 40 usd la chambre double avec petit déjeuner

Jour 1 : Lima-Nazca (6-7 h bus)

Notre trajet pour Nazca s’effectue en bus de luxe, grand confort en siège tout cuir au rdc en VIP. Pensez à réserver 2 à 3 jours à l’avance votre bus, nous l’avions acheté de France. Nous avons choisi Cruz del sur car cette compagnie a très bonne réputation dans les guides. Nous voilà partis pour 6 h à 7 h de bus sur la Panaméricaine sud. Même en classe confort, le trajet paraît interminable. Mais le plaisir d’être là, et de voir ces étonnantes étendues de terre et de sable le long de la côte pacifique brumeuse, des paysages dignes des plus beaux westerns, nous font oublier notre fatigue et la longueur du trajet.

Arrivés à la gare routière de Nazca en début d'après-midi, notre premier souci est de trouver un taxi qui va nous emmener voir les lignes depuis le mirador. En effet, nous ne voulons pas effectuer le survol en avion car beaucoup d'accidents se sont produits. Nous savons qu'il est possible de faire l'aller-retour dans l'après-midi, avant de reprendre un bus de nuit pour Arequipa. Ca y est, il va falloir se débrouiller en espagnol cette fois-ci !!!! Un taxi nous dit OK après une petite négociation et nous conseille d'acheter rapidement nos billets pour Arequipa. En effet, c'est jour de fête à Nazca et il nous dit que les bus doivent être pleins… Le bus Cruz del Sur que nous voulions prendre à 22h le soir même est complet. Hélas, nous aurions dû le réserver depuis la France lui aussi, mais nous n'étions pas sûrs de trouver l'excursion pour les lignes aussi facilement dès la sortie de la gare routière. Nous allons voir d'autres compagnies réputées sûres, et là tout est complet aussi. Commençant à stresser un peu, nous faisons le tour des autres compagnies, moins bien cotées. Complet ! Full ! Completo !!! Nous devons nous résoudre à passer une nuit à Nazca pour prendre le bus le lendemain. Nous retournons chez Cruz del Sur. Départ le lendemain à 14h. Plutôt déçus, nous perdons un jour sur notre planning, qui plus est à Nazca, où nous savons qu'il n'y a rien à faire, et nous devons rajouter une nuit d'hôtel, non prévue au départ, puisque nous devions dormir dans le bus. Cela nous permettait aussi d'éviter un trajet long et monotone de jour. Tant pis, ce sont les aléas du voyage. Combien y avait-il de chances pour qu'on tombe sur LA fête de Nazca ?! Notre chauffeur nous propose un hôtel à "tarif négocié". Effectivement, le tarif est bien moins cher que celui affiché à la réception. Satisfaits, nous prenons la chambre, voyant qu'elle est notée dans le Routard et qu'il y a un petit mirador d'où l'on pourrait apercevoir les lignes… Nous nous précipitons en haut, mais manifestement il y a erreur sur le descriptif, on ne voit rien aux alentours, mis à part la vue sur la place d'armes… et les préparatifs de la "fiesta" !

Nous repartons ensuite pour 1 heure sur la Panaméricaine, à 50 soles le trajet. Le vent commence à se lever, dispersant partout de la poussière dans l'atmosphère. Nous arrivons au premier mirador des lignes de Nazca. D'une dizaine de mètres de haut, il faut payer un billet pour monter (2 soles/personne). Nous arrivons à distinguer 2 figures : un lézard et un oiseau (ou un arbre ?). La dernière est plus difficile à observer à cause du vent qui commence à souffler fort. A notre retour, le chauffeur nous propose une "extension de visite" (évidemment). Pour 30 soles de plus, un site à 15 minutes. Un peu déçus par les lignes, nous pensons que nous sommes venus à Nazca pour ça, donc autant en profiter. Nous acceptons. Là, personne pour prendre les billets, donc ce sera gratis pour l'entrée ! Les dessins sont complètement différents, au loin sur la montagne. On peut voir plusieurs figurines : une famille complète dont une petite fille. Au retour, nous nous arrêtons encore sur des lignes tracées dans le désert, mais cette fois sans mirador. Nous allons peut être percer leur mystère ? Le vent souffle vraiment beaucoup et nous luttons pour nous diriger vers les lignes. Au sol, on ne voit pas grand chose, juste des pierres retournées, mais parfaitement alignées formant une droite.

Nous rentrons en espérant arriver à temps pour visiter le planétarium de l'hôtel Nazca Lines. Normalement la version en français est à 18 heures (la veille, le réceptionniste de l'hôtel de Lima a appelé pour connaître l'heure exacte). Attention, pas de conférence si pas assez de monde. Nous avons de la chance, nous arrivons pile à l'heure et tombons sur une conférence avec un groupe en français (20 soles). Pendant une heure, le guide nous explique les origines des lignes de Nazca avec une animation projetée sur la voûte. Indication de points d'eau ou constellations, le mystère reste entier... Nous comprenons mieux pourquoi le site est classé au patrimoine mondial de l'Unesco. En tout cas, cela nous rappelle "Les Mystérieuses Cités d'Or". Ensuite, nous sortons explorer le ciel et découvrons les constellations de l'hémisphère sud. Il y a même un télescope pour regarder la lune ! Enchantés de notre après-midi à Nazca, nous mangeons dans un restaurant avec une terrasse en bambou à l'étage, très agréable. Nous prenons notre premier apéritif péruvien, le pisco sour. Nous commandons du poisson et de la viande. Tout est très bon. Cela laisse présager de fabuleux plats péruviens pour tout notre voyage. Nous allons ensuite voir "la fête du village" qui se résume à du monde, des petits stands artisanaux, des pétards et de la musique.

Hotel El Mirador, place des armes, Nazca (60 soles la chambre double avec sdb et petit déjeuner) Info pratique : Planetario, hôtel Nazca Lines, Bolognesi s/n, Nazca (20 soles)

Jour 2 : Nazca – Arequipa (9 h de bus) 2300 m Après un petit déjeuner pris sur la terrasse embrumée, nous allons sur internet pour préparer nos futurs déplacements. Ensuite, épisode comique dans les cabines téléphoniques : Florent n'y rentre qu'à moitié (les Péruviens ne sont pas grands) et doit parler espagnol pour les réservations (instant comique). Nous bouclons ainsi quasiment tous nos hôtels jusqu'à la fin du séjour. Une bonne chose de faite, ça a bien pris deux heures. Nous ne souhaitons pas aller visiter le cimetière de Chauchilla. Puisque nous avons du temps, visite de Nazca et du marché en attendant le départ du bus dans l'après midi. Nous découvrons avec plaisir les fruits, légumes et spécialités locales. Beaucoup de maïs, de patates, de choses inconnues aussi. Nous mitraillons de photos. Le marché est, avec le recul, l'un des plus diversifié que nous ayons fait. Nazca c'est vraiment la ville de la poussière. On se retrouve le soir recouvert d'une pellicule brune. Il pleut un jour par an seulement… Nous prenons notre bus Cruz del Sur pour 9 heures de trajet. Finalement, le paysage, bien que monotone, n'est pas si moche que ça. Nous arrivons crevés à Arequipa, de nuit. Notre auberge est agréable, la chambre grande, parquetée, et l'eau est chaude ! A 2300 mètres, c'est important.

Hotel Posada del Cacique, Calle Jérusalem 404, Arequipa (50 soles la chambre double av sdb)

Jour 3 : Arequipa

Son nom signifie "c'est ici qu'on s'arrête". Patrie du célèbre écrivain Mario Vargas Llosa, elle fut touchée plusieurs fois par des tremblements de terre mais conserve de précieux édifices des 15e et 16e siècles. Fondée par l’Inca Huayna Capac, elle fut embellie des siècles plus tard durant la Conquête et sa particularité réside dans l’utilisation du “sillar", une pierre volcanique. Le bijou en est sans conteste le monastère de Santa Catalina, construction massive où l’ocre et le rouge alternent avec le blanc et le bleu. C'est notre première visite dans Arequipa. L'entrée est chère (35 soles), mais ça vaut le coup. Nous prenons un guide parlant français pour une visite commentée de 2 heures. Très instructive. On circule dans d’étroites ruelles pour la visite des cellules, des chapelles décorées de peintures et ornements religieux. 400 personnes y vivaient à l'époque, et 120 encore de nos jours. Ensuite nous finissons la visite à notre rythme. Le monastère de Santa Catalina est une véritable petite ville dans la ville, avec ses ruelles bordées de maisonnettes colorées, ses places et ses fontaines, un décor qui rappelle la lointaine Andalousie. C’est un lieu de calme et de sérénité, en plein cœur de la ville.

En parcourant la place des Armes, nous cherchons une excursion sur plusieurs jours pour le Canyon de Colca. Nous souhaitons dormir vers Chivay ou Yanque, voir les condors et aller directement à Puno sans repasser par Arequipa. N'étant pas fan de randonnée à pied, nous préférons visiter le canyon uniquement en bus, et par une agence locale pour nous simplifier la vie et avoir les explications d'un guide. Nous trouvons finalement une agence très sympa : tenue par Carmen, elle nous propose un combiné qui nous plait (2 jours/1 nuit avec des arrêts touristiques sur le trajet), nous réserve les billets Chivay-Puno et négocie en plus un hôtel pas cher à Puno. Nous nous baladons à pas lents dans les ruelles très agréables d'Arequipa. La ville blanche est quand même en altitude et l'oxygène est plus rare. Le centre historique est superbe. Nous découvrons que la ville est bordée de deux volcans éteints (Misti et Chachani), aux sommets enneigés. Nous prenons notre premier "menu turistico" à 5 soles, comprenant une soupe copieuse, une entrée, un plat, un dessert et un verre de chicha (boisson à base de maïs, bof bof)… Nous sommes agréablement surpris.

Ensuite, nous prenons pour la première fois le "collectivo" (1 sole !) pour Sabandia, un village à 10 km à l'est d'Arequipa, pour voir des cultures en terrasses. Le trajet est folklorique, dans ce petit bus local. Nous découvrons les joies des bus bondés, où Florent peut à peine s'asseoir, vu sa corpulence. Il trouve néanmoins des interlocuteurs sympathiques : des écoliers le branchent en espagnol. Nous descendons à Sabandia et partons à l'aventure, sans trop savoir où aller pour tomber sur les terrasses. Partant sur la droite du village, nous nous rendons compte que cela ne va pas être facile. Nous ne savons pas vraiment ce que nous cherchons et notre guide papier n'était pas très explicite. Se baladant au hasard, nous croisons un cavalier. Nous voyant intéressés, il nous propose un tour à cheval dans les terrasses pour 20 soles chacun pendant ½ heure. Bingo ! Exactement ce qu'on cherchait ! Nous vérifions l'état des montures, qui semblent un peu maigres, mais pas blessées. Nous voilà donc à cheval, au pas tranquille. La ballade est moyenne, il y a des travaux partout. Nous arrivons enfin au "point de vue" sur les terrasses avec les volcans au fond, dont le Misti, aux faux airs de Mont Fuji. C'est magnifique. L'homme nous prend en photo avec nos montures. Nous sommes ravis, d'autant que le paysage est à la hauteur de nos espérances. Nous rentrons ensuite par un petit cours d'eau et nous finissons par un petit galop. Je reste un peu sur ma faim : j'ai entendu parler des chevaux de Paso péruvien, qui marchent d'une façon particulière, mais pas ceux là ! Nous rentrons ensuite en bus, la nuit tombant.

Nous retournons à notre agence pour modifier nos dates pour le Colca afin de profiter d'Arequipa un jour de plus (d'ou changement de réservation pour l'excursion, du bus pour Puno, de hôtel à Puno…). Pour remercier Carmen de sa gentillesse, nous lui offrons un savon de Marseille que nous avons emporté comme cadeau. Nous lui expliquons qu'il est fabriqué près de notre maison. Nous allons ensuite dîner sur la place des armes, à l'étage. Nous tombons sur un restaurateur qui fait visiter sa cuisine pour attirer les clients. C'est une sorte de rôtisserie. Il fait de la cuisine pré-inca. Bingo ! Par l'odeur alléchés, nous nous asseyons sur la terrasse au premier étage. La vue est sublime. Mais on est à 2300 mètres et nous devons garder nos blousons. En plus la pollution se fait terriblement ressentir. Finalement nous rentrons terminer notre repas à l'intérieur. Nous mangeons notre premier alpaga grillé, avec du maïs et plusieurs sortes de patates. C’est une viande tendre et exquise. Délicieux ! Ensuite le restaurateur nous emmène sur les toits pour admirer la vue. Super sympa.

Hotel Posada del Cacique, Calle Jérusalem 404, Arequipa (50 soles la chambre double av sdb)

Jour 4 : Arequipa et alentours

Le matin, visite de la ville, l’une des plus séduisantes du Pérou colonial, et qui a su conserver son patrimoine (elle a récemment été classée par l´Unesco Patrimoine Mondial de l´Humanité). Les pierres c'est bien beau, mais le vivant, c'est aussi bien. Nous allons ensuite faire un tour au marché couvert d'Arequipa. C'est un marché local, très local, avec les étalages à l’arrache (plutôt des planches sur des tréteaux), des stands de boucherie /poissonnerie sans réfrigération ou encore des légumes posés à même le sol. Coloré et varié, nous découvrons une multitude de sortes de patates, de fromages inconnus, et même des stands de fruits en pyramide. Nous nous laissons tenter par des jus de fruit "sin agua" (sans eau, d'où moins de risques pour nos estomacs européens), carrément pas chers et délicieux. Cela nous fait un vrai petit déjeuner, équilibré en plus. Nous nous faisons accoster par des papis de 80 ans et tapons la discute avec eux. Marché agréable vraiment typique à visiter, un régal.

Ensuite nous allons visiter l'église de la Compaña, et surtout son cloître, sublime. Ensuite, forts de notre expérience de la veille, nous prenons un colectivo pour aller dans le quartier résidentiel de Yanahuara. Vue imprenable sur les volcans et église en lave blanche. En marchant dans les ruelles, nous tombons sur un restaurant alléchant avec une terrasse fleurie. Les clients semblent être des habitués. Je tente le "ceviche" de crevettes, pas encore prête pour le poisson. Ce sont des crevettes crues, marinées avec du piment, des oignons crus et servies avec des patates et du mais (et oui encore). Florent prend un plat de viandes mixtes. Délicieux. Décidément la cuisine péruvienne est pleine de surprises. Nous attrapons ensuite un bus qui va à Cayma, à 3 km. Vue sur les volcans dont on ne se lasse pas, mais le village n'a rien d'exceptionnel. Nous rentrons à Arequipa, pour visiter la cathédrale. Nous nous achetons enfin nos bonnets péruviens. Ils vont nous servir pendant tout le reste du voyage. Ensuite nous allons faire un tour à "la boutique de la Coca", où nous achetons des chocolats à la coca (délicieux) et des bonbons à la coca pour le lendemain. Epuisés, nous nous couchons à 21h après avoir grignoté quelques bricoles achetées dans une petite épicerie. Nous renouons avec nos traditionnels biscuits "Oreo" de routards. Demain, départ pour le Colca !

Hotel Posada del Cacique, Calle Jérusalem 404, Arequipa (50 soles la chambre double av sdb)
Où aller en Inde, incontournables? English translation pending
by Chrystelle72 · 2012-04-21 · 35 replies
bonjour a tous, je suis trés tenté par ce pays, quelques vacances en fin d'années me donnent des idées.......... je suis disponible une petite dizaine de jours et j'aimerais connaitre ldes endroits sympa. Nous voyagerons a deux (femmes), n'y a t'il pas trop de risques? je suis tenté par le taj mahal a agra mais y a t'il d'autres choses a voir la bas? je ne voudrais pas trop courrir pendant mes vacances, y a t'il une ville qui represente a elle seule l'inde? goa est il sympa? j'aimerais aussi connaitre les tarifs dans les restaurants? y a t'il moyen de louer des deux roues et si oui a quelle prix? merci beaucoup chrystelle
Séjour de trois jours à Louxor English translation pending
by Sunnyday · 2012-04-18 · 8 replies
Bonjour,

Je prépare un court séjour à Louxor (3 jours) et je souhaiterai avoir des idées d'ordre de prix. A combien doit-on négocier une course de taxi, un guide? un tour en felouque ou en calèche? Peut-on se déplacer à pied pour se rendre sur les sites? (Je compte prendre un hôtel sur la rive ouest). Y a-t-il possibilité de louer des vélos? Doit-on acheter tous les billets par avance dans un lieu précis (j'ai cru voir ça sur le forum). Est-ce proche de l'endroit où on peut faire sa carte étudiant ou enseignant? Combien compter pour un tour en mongolfière à l'aube?

Je vous remercie par avance. Je retourne voir sur le site les must à ne pas rater... En trois jours, je vais devoir trier!

Merci!

Céline qui n'a pas son guide sous la main 🙂
Dilemne de l'été: Canaries ou Ecosse? English translation pending
by Mattfi · 2012-04-18 · 17 replies
Bonjour à tous!

Il est vrai que le titre peut paraître confus, mais en fait dans ma famille (Mes parents, moi et mes deux petits frères), on est plusieurs à faire du surf et de la plongée! Et les deux destinations s'y prêtent à merveille!

En fait au début on voulait aller deux semaines aux Açores (l'été dernier aussi mais moi (20ans) je suis parti 5 semaines dans les balkans et mes parents sont allé dans la côte sauvage de Royan), mais pour 5 pour deux semaines cela fait cher (400 600e par personne pour le billet d'avion avec TAP... soit presque 3000e).

On part donc moins loin mais dans des destinations bien sympathiques aussi, mais on arrive pas à se décider entre les Canaries ou l'Ecosse!

- les canaries, si on y va ce n'est pas pour bronzer! Le programme serait rando, surf... avec location d'appartement pour une semaine à Tenerife et une semaine sur une autre île (Fuertuaventura surement). Avion pour 5 avec Ryanair environ 2000e pour 5.

- L'écosse serait deux semaines d'aventures en camping car (on est de normandie donc pas très loin pour y aller!) de location soit environ 2000e en visitant, surfant..

Donc les budgets sont similaires (quoi qu'un peu moins cher pour l'écosse, mais sur place les canaries seront surement moins cher), mais on arrive pas à se décider!

Alors?!

Merci d'avance!!

Matt
Marseille: voleurs - fin de voyage pénible English translation pending
by Yspooner · 2012-04-17 · 216 replies
🙁 Marseille est à déconseiller 🙁

Nous nous sommes fait voler dans notre auto de location, devant notre hôtel, par des petits voyoux en moto. Ils ont ouvert la portière arrière, et pris notre sac à dos, sous nos yeux, contenant nos passeports, notre argent canadien, le I pad, la caméra, les médicaments etc.. Tout se passe très vite. En plus on a dû passer toute l'après midi au poste de police pour le constat d'infraction.( Les policiers ne se déplacent pas sur les lieux du crime, c'est nous qui devons aller au poste)

Il semblerait que le vol à la tire soit très répendu dans cette ville....et souvent avec violence pour ceux qui résistent. Les voleurs ne se gènent pas. Ils nous volent sous nos yeux, et on ne peut qu'assister impuissants à leur méfait, car si on résiste, les couteaux sortent. Ils sont actifs autant le jour que le soir.

Ils sont bien plus nombreux que les policiers...et leur nombre va en grandissant sans cesse, puisque les forces de l'ordre sont débordés. On pourrait presque dire qu'ils oeuvrent en toute impunité.

Personnellement, je vais éviter cette ville à l'avenir, et être bien plus prudent dans tous mes voyages.
Faire sa valise English translation pending
by Asia7 · 2012-04-16 · 61 replies
Je prépare mes bagages.

Pour la valise ou le sac: Etablir une liste, j'en ai trouvé une que j'utilise depuis des années: "le sac à dos de LOLO" (sur le net), rien n'est oublié, je l'ai testé au Vénézuela, au Vietnam, en Grèce, en Turquie en Tunisie etc... Les papiers et billets, 1/faire des copies les mettre sur une clé USB, moins enconbrant!!! 2/ s'envoyer un mail des copies, consultable de presque partout.... Penser à la pharmacie de base, sur la liste tout est indiqué. Ne pas oublier de prendre un deuxième sac vide, léger, qui devrait se remplir au retour de vos achats😏 Je prends toujours des vieux vêtements que je ne porte plus, ils servent en général une seule fois et je les laisse sur place (robes, maillots, polos, chemise...) Je mets tout mes vêtements sous sac par genre (pas trop grand, sac congélation) ils sont moins froissés et votre valise n'est pas à refaire tout les soirs.. Prendre un change dans son bagage à main, surtout en cas de transit, il arrive que les valises aient un avion de retard ... Ne pas oublier la facture d'achat (copie) des appareils électroniques...et les ordonnances si vous avez des médications spécifiques...

Si vous avez d'autres idées, d'autres conseils, je suis preneuse.

Bon voyage à tous😏
Ko Payam: trop peu connue? (Thailande) English translation pending
by Philgbo · 2012-04-15 · 153 replies
Dilemne majeur : dois je faire partager cette ile encore heureusement assez peu connue de la faune des touristes ?

Me reviennent les sempiternelles questions de posts concernant "une ile sans trop de touristes, encore préservée et disposant de belles plages"...... OUI Ko Payam dans une certaine mesure ! Petites routes destinées aux seules scooters et motos et 3 tracteurs, des km de plages ou vous poser sans craintes du voisinage, calme absolu et des resorts SUR les plages. Une quiétude propice au repos et au calme baignée d'une authenticité palpaple.

Pour y aller ce sera soit directement depuis Bangkok en prenant le bus Bangkok-Ranong (9h) soit train jusqu'à Chumpon puis 2h de minivan jusqu'a Ranong. Une autre solution est de prendre un bus à la gare routière de Phuket (200 bahts + 6h de trajet). Reste à joindre l'embarcadère pour Payam (ou Ko Chang qui disposerait des mêmes privilèges que la 1ere en terme de qualité). Ca n'est pas toujours facile car la population locale est encore très limitée en anglais alors quelques mots de thais faciliteront grandement la tache. Perso je suis arrivé en bus vers 16h alors j'ai résidé sur Ranong dans une très confortable GH (Palmy Home : chambre neuve, grand lit, frigo AC pour 390 bahts et wifi gratuit ! Plus intéressant c'est pas possible). Pour les tarifs de l'embarcadère les phots sont explicites. Sur tout le trajet du ferry (2h) vous constaterez que l'Ile est très proche de la frontière avec la Birmanie.... Ceci expliquant peut être sa relative tranquilité...





Je suis allé au resort de Gilles et Phatchara (bien connus sur l'Ile) mais c'est de l'autre coté de l'Ile (Aow Yai Bungalows sur la plage du même nom) donc j'ai loué un scooter en débarquant du ferry : simple et facile pour l'instant. Prenez une photo des motos avant car au retour les petites tentatives d'arnaques commencent à voir le jour (eh oui 🤪 !!). Resort très intégré à la végétation, wi- fi gratuit et tarifs de 300 à 600 bahts (selon taille et confort du bungalow bien sûr) : à vous de juger. Il existe au moins une 10aine d'autres resorts. J'ai constaté un confort similaire voire plus rustique pour les routards...







Pour les plages il y a de la place et de quoi faire son footing le matin sans rencontrer grand monde. Vu la proximité des bungalows, la 1ere chose à faire en se levant sera d'aller se baigner dans la mer !!





Quant aux routes de l'Ile elles sont assez facilles et vous ne croiserez que des scooters ou motos. Mais rouler sous les arbres et les hévéas procure un charme certain 😉 : matez les photos c'est sans commentaire !





Vous découvrirez quelques temples et des personnages encore authentiques dans une ile fortement marquée par la présence birmane. Ce charme est destiné à perdurer encore quelques (petites) années mais la pression touristique commence à se faire sentir ! A noter que compte tenu de son éloignement de la capitale l'ile avait pris quelques largesses avec la Loi en général (pas de permis de construire, "petits roulés et ya-ba très présents, Police trop corrompue) mais il y a quelques mois les "autorités" ont débarqué avec fracas pour permettre de l'ordre PARTOUT et notamment dans la protection de la faune qui allait être décimée : on rencontre en effet couramment des serpents (protégés) dans l'Ile ! Bref les habitants ont été visiblement assez traumatisés de cette remise en ordre (certains jeunes consommateurs sont encore en prison...) mais le message est visiblement passé et désormais suivi à la lettre 😛!!





Pour le reste : c'est à vous de voir. Vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas concernant KO PAYAM !! 😉 😉
Jeu des photos (67e édition) English translation pending
by Herikles · 2012-04-13 · 844 replies
Nouveau fil, l'autre est full. 😄

Très facile: où suis-je, devant ces panneaux ?



🙂
Budget pour six semaines en Inde + cinq jours aux Maldives? English translation pending
by Giulia69 · 2012-04-13 · 21 replies
Bonjour chers amis globetrotteurs ! 😉

Je viens solliciter vos conseils pour mon projet de voyage et car je voudrais être sure de ne pas faire fausse route concernant le budget ! J’ai déjà cherché des posts concernant les budgets mais ils ne correspondent pas tout à fait à ma demande et je souhaiterais vraiment plus de précisions.

Donc pour résumé mon compagnon et moi-même projetons de partir pour l’Inde à compter de fin octobre 2012. Le voyage tel que nous l’avons organisé sera de 7 semaines (3 en Inde du Sud et 3 en Inde du Nord) + 5 jours aux Maldives.

Nous nous interrogeons pour ce qui est du budget. Nous prévoyons 2 700 euros chacun tout compris. Nous sommes donc partis sur la base suivante (prix par personne) : * Billet avion + Visa + assurance (Lyon / Delhi / Malé / Lyon) = 980 € * Logement + alimentation + tourisme / jour INDE = 35 € / jour soit 1 470 € * Logement + alimentation + tourisme / jour Maldives = 50 € / jour soit 250 € TOTAL = 2 700 euros

Je souhaiterai donc savoir si selon vos expériences ce budget est réalisable compte tenu de la durée du voyage? Sachant que nous ne voulons pas voyager en 5 étoiles mais nous souhaiterions quand même éviter de dormir avec les cafards… Concernant les températures, j’ai vu qu’il s’agissait de la bonne prériode mais fait-il « vraiment froid » en Inde du Nord à cette période? Nous avons déjà voyager en Chine et en Thaïlande mais nous sommes totalement novices en ce qui concerne l’Inde!

Merci pour vos précieux conseils et votre considération ! Bon voyage J Giulia et Kevin
3 semaines entre le Yunnan et Hong Kong en mars 2012 English translation pending
by Pimprenell · 2012-04-10 · 20 replies
Bonjour,

voici le carnet de route de mon voyage en Chine. Nous sommes partis à 4 personnes (jeunes trentenaires) avec nos sacs à dos. Je me suis occupée de préparer le voyage grâce aux informations dispo sur voyage-forum et d'autres sites internet. J'espère que ce carnet pourra à votre tour vous aider dans la préparation de votre voyage.

C'est mon second voyage en Chine. Au départ, j'imaginais visiter le Sichuan et le Yunnan. Mais ces régions présentent tant de choses à voir et à faire que j'ai préféré me concentrer sur une région : le Yunnan 😎

Il a fallu se décider sur la période. Nous avons opté pour mars : afin d'avoir un temps plus favorable à Hong Kong (quoique ! ... 😏) et pouvoir voir la floraison des champs de colza de Luoping.

Climat en mars : dans l’ensemble, nous avons eu beau temps (on a fait notre circuit en fonction de la météo). Nous avons eu très froid le matin et le soir en général. Il faut penser à bien se couvrir et prendre de gros pull, écharpe, bonnet. Il n’y a pas de chauffage en général dans les hôtels de cette partie de la Chine et de plus, c’est souvent très mal isolé. En revanche, en journée, les températures pouvaient grimper jusque 25/30°C et du coup, le tshirt était largement supporté. Attention au soleil en montagne, ça cogne dur (chapeau et crème solaire recommandé).

Formalité avant de partir : le visa (si y'en a pas besoin pour HK, il est en revanche nécessaire pour le reste de la Chine !)

Demande de visa faite par actionvisa.com : très efficace ; on a fourni les billets Paris-HK et HK-Kunming + résa de l’hôtel de Kunming (juste la 1ère nuit) pour le dossier.

Barrière de la langue : en Chine, on rencontre rarement des gens parlant anglais ! 😐 Alors je vous conseille l’achat d’un petit guide de langue chinoise et l’apprentissage avant de partir de qlq phrases essentielles afin de vous faciliter les échanges sinon parfois, suivant les régions, ça peut être assez galère… J’ai utilisé la méthode audio Berlitz « Prêt à partir »: plutôt bien faite et efficace !

Pour l’argent, on avait retiré des euros avant de partir. On a fait la majorité du change à Hong Kong et on a retiré aux DAB en Chine (difficulté à trouver des banques pour le change). Taux : 1 euros = environ 8 RMB

Taux : 1 euros = enviro 9 dollars HK

Niveau réservation : on a fait la réservation sur place par internet le plus souvent. Un peu au jour le jour.

Avantage : on a pu arranger notre circuit en fonction de nos desiderata, de la météo, et on peut se rendre compte par nous-mêmes si l’hôtel nous plait. Inconvénient : parfois on perd du temps à trouver qlq chose qui nous conviennent, ou bien l’hôtel qu’on aurait voulu est déjà full.

Billet d’avion : les vols intérieurs ne coûtent pas très cher (environ 50-80 euros) mais le vol Hong-Kong – Kunming est très cher car c’est comme un vol international. Le site ctrip.com fonctionne bien pour les réservations des vols intérieurs mais attention à réserver suffisamment à l’avance car le paiement en ligne n’est pas accepté en dessous de 24h à l’avance !!

Vol Paris- Hong Kong : en direct 11h30 de vol – environ 834 euros par AirFrance Vol Hong Kong – Kunming : environ 2800 RMB A/R – 2h/2h30 de vol

Vol Kunming-Lijiang : environ 590 RMB Vol Dali – Kunming : environ 420 RMB

Téléphone : il est utile d’avoir un téléphone qui marche pour l’international ou à défaut, acheter une carte téléphonique en Chine pour vous permettre d’appeler ou être joignable là bas (à moindre prix). CARNET :

- - Jour 0 : départ de Paris le soir - - Jour 1 : arrivée à HONG KONG en fin d’après-midi

Décalage horaire : +7h Octopus card acheté à l’arrivée à l’aéroport : cette carte permet de prendre le métro, l’airport express, de payer les achats dans certains magasins (comme les Seven Eleven et les Starbucks Coffee). Très pratique ! 😎 on paie une caution (restituer quand on rend la carte, sauf 9 dollars). Ne pas hésiter à la charger en monnaie, de toute façon le surplus est rendu.

Airport Express : ce train relie en 10mn seulement l’aéroport au centre ville. Il dessert les stations de Tsing Yi, Kowloon et Hong Kong. Ce train fonctionne de 5h50 du matin à 1h15 du matin.

Il nous faudra environ 2H30 pour sortir de l'aéroport et rejoindre notre hôtel situé à Kowloon sur Nathan Road.

Repas et balade au marché de nuit de Temple street (à 5mn à pied de l’hôtel). Le marché est ouvert jusque minuit.

Nuit au Nathan Hotel

- -- - Jour 2 : HONG KONG

Le temps est plutôt maussade, gris, froid et très humide. Balade sur l’Avenue des Star, Nathan road, Canton road. Puis visite des marchés au nord de Nathan road : electronic market, ladie’s market (plein de « bêtises » à acheter), goldfish market (le paradis de tout aquariophyle, sympa à voir), flower market (sans grand intérêt), bird’s market (très petit)

Le soir, on se rend sur Central (ile de Hong Kong) pour manger et boire un verre du coté de Wellington street. L’ambiance bat son plein dans la rue de Lan Kwai Fong. La rue est composée de bar plein à craquer. Ambiance de fête dans la rue. Musique à fond dans les bars et gens déguisés un peu partout. Très sympa 😎 On cherche l’ice bar mais visiblement celui-ci a fermé. Dommage.

Nuit au Nathan Hotel

- - Jour 3 : HONG KONG

Le temps reste gris. Cette fois, on va jusqu’à l’île de Lantau pour voir le Bouddha géant & monastère de Po Lin. Métro jusque Tung Chung Station. Le téléphérique étant en travaux, on prend la navette de bus pour se rendre sur le site. Un gigantesque escalier mène au Bouddha. De là haut, la vue sur la baie est superbe ! On redescend. On passe dans un nuage produit par la fumée de centaines d’encens qui brûlent tout autour. Petite visite rapide du temple. De magnifiques bosquets de fleur sont déposés tout autour du temple.

On mange dans le restaurant à proximité (ticket repas à 68 dollars HK, acheté en même temps que l’entrée pour le Bouddha). Salle énorme et blindée de groupe chinois, la nourriture n’est pas mauvaise mais pas exceptionnelle non plus. Pour une cuisine végétarienne préparée par les moines (soi-disant) ça fait plutôt cantine vu le décor et le service. Donc déçue au final (surtout comparée à la cuisine végétarienne des moines au Japon si raffiné…) mais bon, pour manger dans le coin, y’a pas trop le choix de toute façon à moins de retourner à la gare du train.

Ensuite on reprend un bus pour aller visiter le village de pêcheur de Tai O. Visite sympa mais c’est avant tout un endroit où l’on peut acheter plein de produits de la mer (poissons/crevettes/poulpes séchés…)

On rentre sur Hong Kong par le ferry qui nous dépose sur l’ile de Hong Kong. Du coté de Central, il y a l’Apple store. Puis retour sur Kowloon par le star ferry ! (à faire ! jolie vue sur la baie et pas cher ; la carte octopus marche aussi pour le star ferry).

On se pose sur les quais face à la skyline de HK. A 20h, chaque soir, le spectacle de son et lumière se joue. Il est possible de le regarder d’un coté ou de l’autre de la baie. Les immeubles s’envoient d’énormes faisceaux lumineux, tout cela rythmé par la musique… très bien fait. 😎

Diner sur Jordan et shopping sur Temple market.

Pass bus à la journée sur l’ile de Lantau : 55 dollars HK Plan du site et horaires de bus sur :
http://www.newlantaobus.com/

Nuit au Nathan Hotel sur Nathan Road (Kowloon)

- - Jour 4 : HONG KONG – KUNMING

On prend un vol pour Kunming (12h-14H30) L’aéroport de Kunming se situe dans la ville. Il est donc assez rapide de rejoindre le centre. Il faut quand même compter sur les embouteillages… En survolant la ville, on comprend à quel point elle est immense. Je suis impressionnée par le paysage : les montagnes sont ratiboisés par les carrières et autres constructions, le paysage est extrêmement sec … Je suis contente d’avoir choisie de ne rester qu’une nuit ici.

Balade dans la ville vers le temple de Confucius (fermé à notre arrivée tardive – 18h). Petites rues sympas avec de vieilles ruelles, boutiques d’artisan et anciennes bâtisses. A coté, un petit centre commercial où l’on va dîner.

Au vue de la météo annoncée, nous décidons du sens du déroulement de notre circuit : ce sera Jianshui, Yuanyang et Luoping. En effet, actuellement le temps est plutôt frais mais un gros redoux est annoncé sur Luoping dans la semaine à venir. Cela devrait permettre une belle éclosion des fleurs de colza. Il vaut mieux donc ne pas se rendre immédiatement là bas comme prévu initialement mais d’abord faire un tour de quelques jours vers Jianshui et Yuanyang.

Nuit au Camélia Hostel (à ne pas confondre avec le Camélia Hotel, qui se trouve juste à coté)

- - Jour 5 : KUNMING – JIANSHUI

Nous prenons le petit déjeuner à l’hôtel Camelia (juste à coté de notre guesthouse) afin de le prendre avec nos amis qui ont pris une chambre dans cet hotel. Petit déjeuner servi sous forme de buffet, assez moyen, peu de choix, salle très froide. On ne vous le recommande pas…🤪

On se rend en taxi à la gare de bus où nous achetons un billet pour nous rendre à Jianshui (ville plus au sud). Des bus partent toutes les ½ heures, facile d’en choper un. Avec mes quelques mots de chinois appris et le nom de la ville écrit en chinois, on s’en sort super bien 😛

Bus avec climatisation (81 RMB par pers). Il faut environ 4h de route pour rejoindre Jianshui. La route n’est pas très intéressante (champs de serre à perte de vue , éolienne, marque de sécheresse, …) Arrivée à Jianshui, il nous faut à présent trouver un endroit où dormir car nous n’avons rien réservé. Nous avons de la chance ; nous arrivons à trouver une chambre pour une nuit dans le Zhu Family Garden Hotel, situé en plein coeur de la vieille ville.

Pour les 2 nuits suivantes, nous trouvons une place dans une auberge juste à coté : Linann Inn.

Balade dans le vieux centre de Jianshui avec ses petites rues pavées. On croise de vieils personnes qui jouent d’un instrument et qui chantent en choeur, des femmes avec de superbe porte-bébé brodé, des vieilles femmes aux pieds bandés, de petits vendeurs de rue, … Le soleil brille, le temps est doux. On est vraiment heureux d’être ici et de flâner dans les ruelles... 😎😊

En fin d’après-midi, on retourne au Zhu Family Garden afin de profiter du jardin « gratuitement » (puisqu’on y dort) et de visiter les lieux avant la nuit. L’endroit est superbe. Dommage que les bassins soient vides (à cause de la grande sécheresse qui règne dans le Yunnan ?). Autrement les portes en bois sont magnifiquement sculptées, les cours sont mis en valeur avec de superbes massifs de fleurs, ici de la glycine grimpe sur les tuteurs, là de jolis chaises sont posées….Possibilité de prendre le thé. Les gens du village viennent se poser sur les bancs et admirer les jardins, discuter, jouer aux échecs, etc. Bref le lieu est très agréable, on est calme, loin du tumulte de la grande ville, on entend les oiseaux chanter… 😇

La nuit tombée, on ressort dans la rue principale devant le Zhu Garden pour trouver un petit endroit où manger. On décide de tester un petit bouiboui dans une petite ruelle perpendiculaire. Délicieux repas sous les yeux amusés des locaux. On goûte à plein de brochettes et à des spécialités du coin inconnues pour nous. On rentre au Zhu Family Garden. De nuit, l’endroit garde un charme fou avec les éclairages mettant en valeur les différents jardins. Après avoir profité du lieu au calme et sans personne, on rentre dans une chambre où nous trouverons rapidement le sommeil.

Nuit au Zhu Family Garden

- - Jour 6 : JIANSHUI

Ce matin nous déposons nos bagages dans notre autre guesthouse et nous ressortons pour prendre un taxi qui nous emmènera au village de Tuanshan situé à qlq km de là. L’entrée est payante (50 RMB par personne + 40 RMB pour le guide). On prend la visite guidée (qui est quasi obligatoire). Le guide ne parle pas un mot d’anglais mais il est très gentil et nous arrivons à discuter avec lui grâce à nos qlq mots de chinois.

La visite nous a énormément plu (2h) 😇. Le village est super, pas encore trop touristique. On mange dans un petit resto tenu par un vieux couple, au milieu d’une cours pavée d’une vieille maison. Très bon repas et pas cher ! L’endroit est très sympathique et le soleil une fois de plus est au rdv ! Que du bonheur 😎 On retrouve notre taxi qui nous attendait et commençait à s’impatienter du temps qu’on prenait… Je lui demande de nous emmener au pont du Double Dragon qui se trouve sur le chemin du retour. Balade rapide sur le pont qui est un très bel ouvrage. Malheureusement, une fois de plus, tout est asséché… On prend quelques photos et on rentre à Jianshui. On donne un peu plus à notre taxi pour la dédommager du temps pris (150 RMB au lieu de 100).

Balade et shopping sur Jianshui. On part à la recherche des fameux puits de la ville. Il y a plusieurs puits anciens caché dans la ville. Pas facile de les trouver, on en a repéré 2 : le puit double (shuang yan jing) et le puit triple (san yan jing).

Diner dans notre gargotte repéré la veille (excellente brochette)

Nuit au Linan Inn

- - Jour 7 : JIANSHUI

Ce matin, on s’occupe de réserver un chauffeur pour nous emmener à Yuanyang (résa faite via notre guesthouse ; 650 RMB).

Nous partons ensuite visiter le temple de Confucius (entrée 60 RMB). Jolie balade à travers le parc. On achète de l’encens pour le faire brûler, on admire les cloches de bronze, les lances anciennes, dégustation de thé dans le pavillon tout au fond, on admire les poteries, on s’amuse au tir à l’arc (eh oui y’a un stand !), on observe les joueurs d’échec chinois et de domino, … encore une chouette balade 😇

On retourne dans le centre plus moderne de Jianshui pour faire un peu de shopping et trouver une banque. Même la ville de ce coté reste à des dimensions raisonnables et garde un certain charme.

Puis balade sympathique à travers le marché de Jianshui : plein de légumes et de fruits qu’on ne connaît pas, du thé, du poisson séché, des pipes à tabac, des poulets de toute les couleurs, des bonbons, du tofu, etc. On goûte, on sent, on découvre. Visite très intéressante à mon avis 😎

Le soir on décide d’acheter du thé Pu’er : thé réputé dans la région et qui serait à priori un « brule-graisse ». On rentre dans une petite boutique de la rue et on se fait accueillir par un gars très sympathique. Il nous propose une cérémonie du thé à laquelle nous assistons joyeusement. Il n’y a que nous dans sa boutique. Malgré le fait qu’il ne parle que chinois, on passe la soirée entière avec lui. On ingurgite des litres et des litres de thé. Au final, on lui achète une galette de thé Pu’er qu’on se partagera entre nous. Il nous offre plein de petites tasses à thé. A mon avis, on s’est fait « carotte « sur le prix mais il était tellement gentil et on a passé une si bonne soirée en sa compagnie… 😉

Boutique du gars pour le thé : Chen Hui ru Adresse : 2 house of zhu’s garden. Hanlin street, Jianshui email : chenhuiru1971@yahoo.cn

Thé Pu’er : Originaire de la région du Yunnan en Chine, il tire son nom de " thé rouge " de la couleur de son infusion rouge foncée ; son odeur rappelle celle de la terre mouillée et du sous-bois. Appelé thé "mange graisse", et connu pour ses nombreuses vertus bienfaitrices, le Pu Erh (Pu er) est faible en théine et diminue le taux de mauvais cholestérol. Issu de l'Agriculture biologique dans la province du Yunnan, aussi appelé pu er, le Pu Erh (Pu er) a un goût subtil de terre humide. Un peu comme le vin, le Pu Erh dont la fermentation s'étale dans le temps, se bonifie avec les années et son prix peut atteindre des prix extrêmement élevés.

Nuit au Linan Inn

- - Jour 8 : JIANSHUI – YUANYANG (DUOYISHU 多依树)

Grosse journée de route pour se rendre au petit village de Duoyishu du coté des rizières de Yuanyang. La route est en assez grande partie mauvaise, très cahoteuse. Mais paysages superbes (mer de nuage, petits villages, lac, …)

La région de YuanYan se situe à 326km au sud de Kunming. C’est une région montagneuse sur laquel a été sculpté par les ancêtres du peuple Hani de nombreuses rizières en terrasse.

On arrive en fin d’après-midi dans le petit village de Duoyishu. Comme le chauffeur pensait nous déposer dans l'un des grandes villes à l'entrée des rizières de Yuanyang, il nous faut rajouter sur le prix fixé au départ. On paiera donc au final 750 RMB pour faire le trajet Jianshui-Duoyishu (5h de route).

On dépose nos bagages dans la modeste chambre réservée la veille grâce au gentil personnel de l’hôtel de Jianshui. La chambre n’est pas extraordinaire mais au moins c’est propre et il y a de l’eau chaude. Elle se situe sur le bord de la route. Pas facile de se faire comprendre des locaux.😐 On descend dans le petit village à travers les rizières, à la recherche des guesthouses vus sur internet. Ils sont bien complets. On se contentera d’un bon repas chez Jacky’s guesthouses. Accueil fort sympathique du vieux couple qui tient l’auberge.🙂

Le village est très mignon et donne sur les rizières. Vraiment dommage qu’on n’ait pas pu avoir de chambres dans ce coin. On rencontre des vieilles femmes du village et de petits enfants. Le soleil brille… on est bien 😎

Cependant au lieu des 2 jours prévus, on décide de ne passer qu’une journée ici. On part donc à la recherche d’un chauffeur pour nous emmener le lendemain à Luoping. C’est vite vu, y’a pas grand monde dans le village. Pas facile de se faire comprendre, la plupart ne semblent même pas comprendre le mandarin… 🤪 En fait, tous les taxis sont dans la grosse ville à plusieurs km de là. Ici, on se retrouve vraiment isolé. Au bout d’un moment, on arrive à dégoter quelqu’un qui accepte de nous emmener à Luoping. On négocie le tarif de 1500 yuans. Heureusement, on est 4 à se partager la voiture !!

On profite de l’aubaine de ce chauffeur pour qu’il nous amène aux terrasses de Laohuzui (老虎嘴), un des spots réputés pour le coucher de soleil. L’endroit se situe à environ 30 minutes en voiture de Duoyishu. On ne perd pas de temps et on décolle pour les terrasses. L’endroit est très touristique et donc l’entrée est payante (30 RMB par personne). Il y a foule ici, bcp de touristes chinois avec de gros appareils photos, trépied et tous le matos qui va avec… L’endroit reste joli à explorer. 🙂

En gros, il y a deux points de vue pour admirer les terrasses : une passerelle sur la partie haute en bord de route et un chemin sur la partie basse qui passe par la forêt. On se balade et on attend comme les centaines d’autres touristes venus ici le coucher de soleil. Vue grandiose sur la montagne, la vallée et les rizières en terrasse. On attend jusqu’au bout le dernier rayon de soleil mais bon rien d’exceptionnel à cause de la brume permanente sur la vallée. Retour à Duoyishu (prix taxi A/R : 160 RMB).

La nuit venue, on n’a pas le courage de redescendre dans le petit village dans le noir pour aller manger à nouveau chez Jacky’s guesthouse. On essaie de trouver un restaurant dans la rue principale du village mais bizarrement quand on parle de ‘mifan’ et ‘cheufan’ aux personnes. Ils nous répondent par des ‘mei you’… on comprend pas, pourtant on voit des gens manger à la table. On est fatigué, donc pas bien affamé alors on se rabat sur l’épicerie du coin pour acheter des nouilles en boite et quelques biscuits. Repas simple et rapide dans notre petite chambre… 😛 Tant pis ! on mangera mieux demain sans doute… (enfin c’est ce qu’on croit ! 😄)

Nuit au Ilonn Hotel (à proxmité du Hani family guesthouse)

- - Jour 9 : DUOYISHU – LUOPING罗平县 (8h-9h de route)

On se lève au petit matin pour assister au lever de soleil sur les rizières en terrasse de Duoyishu. On part dans la nuit avec une lampe de poche dans le petit village en contrebas, on est seul. Même les habitants sont encore chez eux. Tout est calme. Et puis petit à petit la luminosité s’accentue. Le paysage se découvre, une mer de nuage dans le fond de la vallée, la vie s’active, une femme passe avec une famille de canard à sa suite, de vieux monsieur arrivent dans les champs, le soleil commence à pointer son nez, les rizières se parent de couleurs flamboyantes (rose, orangée, rouge, jaune d’or), le soleil prend de l’intensité, … sublime spectacle de la nature. 😇

Il est bientôt 8h et notre chauffeur nous attend ; on remonte le chemin, on chope les bagages et en route ! J’ai regretté un peu, pour ma part, de ne rester qu’une nuit mais le sentiment d’isolement et la difficulté à se faire comprendre nous a poussé à partir plus tôt que prévu. La route est longue pour rejoindre Luoping, on pensait la faire en 2 fois mais finalement, on se dit autant se faire la route en une fois et on sera tranquille.

On quitte Duoyishu. Petit arrêt tout en haut des terrasses, proche du point touristique où il y a foule (on a bien fait de rester dans le village en bas !). On admire encore les couleurs du soleil levant sur les rizières. Elles sont inondées en cette période et la lumière se reflète comme mille pépites d’or sur l’eau.😊

On traverse le marché matinal du village voisin. On admire furtivement au passage les magnifiques costumes et coiffes traditionnelles des minorités de la région. La route est longue pour rejoindre Luoping. Le chauffeur ne conduit pas assez prudemment à notre goût… Après des tonnes de poussières et de bringuebalements, on arrive enfin à destination. Les nuits que nous avons réservées au Kowloon Hotel ne débutent que demain et pour ce soir, il est complet… il nous faut donc trouver un hôtel. Visiblement on n’est pas les seuls à chercher…. On voit des gens débarquer dans l’hôtel et se faire rembarrer. Cela va pas être simple. Toute la ville est prise d’assaut par les touristes à cause de la floraison du colza. On est mal.🤪 Heureusement, c’est sans compter sur la gentillesse des hôtesses à la réception qui voyant qu’on ne trouve pas de chambre dans les autres hôtels demandées, nous propose d’appeler un de leur ami. Celui ci débarque à l’hôtel et nous emmène dans un autre coin de la ville où il dispose de chambres. 😏

Arrivée de son petit hôtel, on est ravi car l’endroit est mignon et au bord de la foret. On déchante un peu plus en découvrant les chambres ; il y règne une humidité de dingue !!... 😮 🏴‍☠️ on n’a plus vraiment le choix, on a réglé les chambres. Ce sera que pour une nuit après tout. Heureusement, il y a au moins une couverture chauffante. Cela sauvera notre nuit !

Cette première journée à Luoping est assez difficile. Au lieu du grand soleil attendu, le temps est gris, froid et humide. La ville avec ses grandes artères toutes vides nous paraît vraiment austère. On part à la recherche d’un cybercafé afin de récolter des infos et pour voir si la météo s’améliore pour la suite. Difficile de trouver quelque chose dans cette ville. Ne parlant que très peu chinois, c’est pas évident. On ne voit personne dans les rues, tout semble fermé ou presque…

On dégote le cybercafé. Le garçon à l’accueil, peut-être parce qu’on n’est pas resté très longtemps, ne nous fait même pas payer la connection. Sympa ! 🙂

On rentre se coucher. Fatigués par la route et le temps…

- - Jour 10 : LUOPING

Ravis de quitter notre précédent hôtel, on prend possession de notre chambre au Kowloon Hotel 😎 Douche chaude, chauffage et connection internet dans la chambre : on nage enfin dans le bonheur 😇😇

Le temps s’est amélioré en plus ! Le taxi qui nous a déposé un peu plus tôt nous a filé ses coordonnées. Nous semblant plutôt honnête, on a négocié avec lui qu’ils nous baladent dans le coin durant notre séjour à Luoping.

Aujourd’hui, le temps étant encore un peu couvert, on décide d’aller se balader aux chutes de Jiulong :

Joli parc, y’a pas mal de monde mais ça va. Possibilité de manger sur place. On admire le paysage, la rivière, les chutes d’eau, la montagne et les champs de colza aux alentours. Dommage le soleil est encore timide aujourd’hui.

Au retour, on s’arrête au point de vue de Jinji Lin pour admirer le soleil couchant sur les champs de colza (10 RMB l’entrée). On grimpe tout en haut de la montagne (y’a un chemin terreux qui part juste à droite du portique en pierre et qui permet d’aller au sommet !). Y’a moins de monde ici et la vue est encore plus impressionnante.

Retour à notre hôtel. On est tellement fatigué qu’on n’a pas le courage de ressortir. Des nouilles chinoises sont à disposition dans les chambres. Simple à préparer (il suffit de rajouter de l’eau chaude) et rapide ! 😛

Location du taxi à la journée : 400 RMB (je pense qu’on n’a pas bien négocié pour le coup J ) Entrée pour les chutes de Jiulong : 75 RMB (environ 20mn en taxi depuis Luoping) Restaurant, toilette, boutique sur le site.

Plein d’info sur Luoping sur ce site : http://www.chinabackpacker.info/dest/d62.html

Nuit au Kowloon Hotel

- - Jour 11 : LUOPING

La journée s’annonce belle. Nous allons donc pouvoir pleinement profiter des champs de colza. 😇

Nous passons à la gare pour prendre nos billets de train qui nous ramèneront à Kunming (attention, le passeport a été nécessaire ici pour acheter les places !).

Pas de bol, le vol espéré pour nous rendre de Kunming à Lijiang, est bientôt complet et nous ne pouvons payer avec notre carte bleu, en dessous de 24h à l’avance, sur le site de ctrip.com les billets d’avion !! Il aurait fallu qu’on réserve la veille pour pouvoir payer en ligne.🤪 Heureusement, on s’arrange avec notre copine qui vit en Chine et une amie chinoise à elle pour qu’elle fasse la réservation pour nous. Mais le temps que cela se fasse, le vol est complet. Tant pis, on a au moins réussi à acheter un billet pour le vol suivant, cela fera un peu d’attente à l’aéroport.

On retrouve notre chauffeur de taxi qui nous emmène cette fois à la rivière Duoyi : Balade sympathique le long de la rivière en navette à l’aller avec arrêt aux différents points d’intérêts. Au bout du chemin, la navette nous laisse. On va voir la grande cascade et on mange à l’un des nombreux stands poser devant. N’ayant pas le courage ni vraiment le temps de faire le retour à pied, on re-choppe une navette pour faire le chemin en sens inverse. Comme il fait beau, la balade est agréable. 😎

On reprend notre taxi qui nous emmène voir le panorama de Luositian. Arrêt rapide, le panorama se trouve en bord de route où passe de nombreux gros camions (klaxon, poussière, …) On admire le paysage. Les formes géométriques sont amusantes à voir. On prend quelques photos et on repart.

Je demande au chauffeur de nous arrêter à Jinji Ling (comme hier), histoire qu’on aille se balader au milieu des champs de colza cette fois (après les avoir admiré de hauts !). 😛 Ici y’a plein d’abeilles qui volent dans tous les sens. Elles sont bien occupées avec toutes ses fleurs. Possibilité d’acheter du miel dans l’un des nombreux stands posés le long du chemin de terre. On se balade à travers les champs, on grimpe sur l’un des monticules qui coupent le paysage. Sympa 🙂

Retour à Luoping. Cette fois, on a le courage de chercher un restaurant où manger. Pas simple au premier abords mais au final, on trouve un petit restaurant qui nous plait, situé sur le trottoir d’en face à qlq mètres de notre hôtel. Bon repas, pas cher : parfait ! 🙂

Entrée pour Duoyi river : 55 Yuan. Prix de la navette par personne adulte : 20 Yuan. Dommage qu’il n’y ait pas de location de vélo, cela permettrait d’être plus autonome et le chemin est vraiment joli. Possibilité de faire du canoë ou du bamboo raft sur la rivière. Stand pour se restaurer, achat de souvenir, moulin à eau et chute d’eau tout le long du parcours. La rivière est située dans une très belle vallée. La route pour y accéder permet de voir de superbes panoramas. Il faut compter environ 50 mn de route depuis Luoping.

Nuit au Kowloon Hotel

- - Jour 12 : LUOPING - KUNMING - LIJIANG

Le taxi est venu nous chercher de bonne heure pour nous déposer à la gare ferroviaire (située à 5mn de l’hôtel – 10 RMB). On est arrivé en avance, de crainte de le louper. On attend tranquillement dans la salle d’attente. Le train est ponctuel, on monte dedans et c’est parti pour Kunming.

Les sièges sont confortables. On a réussi à trouver 4 places ensemble. Le paysage est chouette. 🙂 On aperçoit les rochers spécifiques à la région de Shilin : la forêt de pierre. J’ai déjà vu ce genre de roches à Madagascar, du coup on n’a pas prévu cette visite dans le planning mais ça aurait pu être sympa à voir peut-être…

Arrivée à Kunming, on se rend directement à l’aéroport. On s’enregistre, on va manger au KFC (un des seuls restau de l’aéroport). Et on patiente pour prendre notre vol… on patiente, plus longtemps que prévu car notre vol est retardé de quasi 2h ! les boules… pas de chance, la prochaine fois on choisira une autre compagnie car tous les vols opérés par celle-ci sont bizarrement retardés.

Quand on arrive à Lijiang il fait déjà nuit. On est fatigué. Il nous faut trouver l’hôtel à présent dans le dédale des ruelles de la vieille ville. 😕

Heureusement, on a un GPS et des gens sympathiques nous aide à trouver le chemin (y’en a même qui parlent l’anglais ! miracle !! 😇)

On met un peu de temps à trouver et rejoindre notre auberge mais on y arrive enfin (il est plus de 21h30 déjà). Le taxi nous avait déposé super loin en fait, il y avait une porte de la ville plus proche. A l’auberge, les filles présentes ne parlent pas l’anglais. On attend donc l’arrivée d’une autre qui pourra nous donner toutes les explications nécessaires. Il y a un souci sur la réservation faite en ligne sur Agoda alors du coup, on se retrouve avec une chambre double de classe supérieure. Trop cool 😎

Nous sommes contents d’être ici, la vieille ville est mignonne avec ces petites boutiques en bois, ces ruelles pavées, ces nombreux restaurants, ces stands de nourriture attrayante (enfin plus ou moins… 😛), … Notre auberge est dans une ruelle calme, proche de la ruelle principale où l’on trouve de quoi se restaurer et faire du shopping. Après Luoping et Yuanyang où l’on avait un peu galéré, la ville de Lijiang sonne comme une bénédiction pour nous ! 😇 Les moins : les boites de nuit qui résonnent le soir dans certaines rues. Mais il suffit d’aller dans d’autres ruelles pour retrouver le calme et la sérénité des lieux. Le soir, toutes les lanternes s’illuminent. On est sous le charme.

Taxi aéroport – vieille ville : 80 RMB (environ 30 mn)

Nuit au Yi Liu Ju

- - Jour 13 : LIJIANG

Comme on peut pas prendre le petit déjeuner à notre auberge, on part à la recherche d’un café pas trop loin. On se régale des pains tout chauds et des yaourts à la fraise et au miel d’un petit resto qui se trouve à proximité

On part se promener dans la vieille ville. Je ne résiste pas à faire une balade en poney proposé par l’un des bonhommes au visage basané de la grande place, ce qui nous permet de visiter le coin et d’en faire le repérage (50 RMB). Sur la place centrale de la vieille ville, des femmes et des hommes de minorités des environs dansent. Ambiance très sympa.🙂

Nous souhaitons aller faire une randonnée dans les fameuses Gorges du Saut du Tigre (situé au nord de Lijiang à environ 80km). On veut pas se prendre la tête pour notre excursion ; du coup on décide de passer par une agence. Pas simple d’en trouver une qui parle un minimum l’anglais et soit sympathique…. La ville de Lijiang se veut accueillante pour les touristes occidentaux mais à vrai dire, à chaque fois qu’on est allé au point touristique c’est accueil froid et aucun mot d’anglais. Pas glop.🙁

Bref, on négocie l’excursion au GST avec l’agence : 480 RMB par personne. Ils s’occupent du transport, de réserver la chambre dans le refuge et un guide parlant anglais doit nous accompagner. Rdv est pris pour le lendemain 8h sur la grande place à l’entrée de la vieille ville.

Agence : Dayan old town tourists réception center Tel : 13988875655

Nuit au Yi Liu Ju

- - Jour 14 : LIJIANG

Balade dans la montagne de Yulong.

On prend un minibus (n°7) depuis le centre ville qui nous amène à l’entrée du parc (20Y par personne pour le taxi – entrée du parc 100 RMB dont 80 RMB qui sont pour l’aide à l’entretien des parcs du Yunnan). Là le chauffeur nous propose de nous amener directement au départ des télécabines (pour 20 Y par pers.), au lieu de prendre la navette locale. Il nous explique que c’est le même prix. Malgré qlq réticences, on finit par accepter. Mais en fait, c’était pas le bon plan car du coup, on a u peu galéré pour revenir. Visiblement, quand on prend la navette, on vous remet un carnet de coupon valable pour tous les minibus sur place qui vous emmène sur les différents chemins à visiter…bref.

A cause du mauvais temps au sommet, on ne pourra pas monter à 4500m. On prend quand même l’autre télécabine ouvert qui nous mènera à 3000m (prix du télécabine : 55 Y). Là, on se balade dans une belle forêt. Il y a un grand espace découvert plus loin avec des moutons et des vaches qui paissent. La luminosité est très belle lorsque nous y allons. Le ciel est gris mais il y a des rayons de soleil qui passent sur la plaine. Puis il se met à neigeoter… balade tranquille mais sympathique au milieu de cette montagne et des cimes enneigées.🙂

On redescend et là on voit un grand lac d’un bleu azur. On descend à pied au lieu de prendre les minibus en service. Il y a des yacks pour faire faire une petite balade aux touristes. On ne sait pas trop comment retourner à l’entrée du parc, tout est écrit en chinois ; on trouve la station de bus et on en chope un pour revenir. Retour à Lijiang.

Comme il n’est pas encore trop tard, on part se balader au parc de l’Etang du Dragon Noir (entrée gratuite car on a déjà payé les 80 RMB d’aide en allant à Yulong). Le parc est joli malheureusement l’étang à sec quasiment… donc on ne pourra pas vraiment admirer l’eau noire… 😕

Très belle luminosité ce jour là, ce qui ne gache rien à la balade. Ambiance festive. Beaucoup de minorité sont présentes et se baladent dans les allées. J’admire leurs costumes. Sur la grande place de Lijiang, les gens dansent et s’amusent. Je ne sais pour quelle occasion mais c’était super d’y assister. 😎

Nuit au Yi Liu Ju

- - Jour 15 : LIJIANG – GORGE DU SAUT DU TIGRE (env. 88km – 3h)

Réveil matinal. On a rendez-vous à 8h. On se dirige vers la grande place (Yuhe square), à proximité des grands roues à eau, où nous sommes plein de touriste à attendre nos guides pour les excursions. On chope au passage des gâteaux à grignoter. On repère notre homme et on le suit. On monte dans une voiture bien confortable, rien que pour nous : grand luxe.

Arrêt sur un point de vue panoramique ultra touristique, envahi par des hordes de car et rempli de boutiques attrape-nigauds. On ne s’attarde pas. Pas à notre goût. 😐 Nouvel arrêt un peu plus tard pour manger dans un restaurant : c’est le matin encore, on n’a pas vraiment faim mais bon, tant pis on va prendre des forces pour la rando ! On redécolle et on arrive enfin au début de notre randonnée. Départ du village de Qiatou. Notre guide pour la rando nous y retrouve. Surprise (ou pas vraiment..) il ne parle pas anglais mais bon, ce n’est pas bien grave.

Dès le départ, le paysage est sublime.😇 D’autant plus, que le soleil est avec nous. On aperçoit au fond les cimes qui se découpent dans le ciel bleu azuré. On est déjà sous le charme des montagnes. 😎 La grimpe commence tranquillement, premier arrêt au refuge de Sunrise Small house. On achète de quoi boire et des barres chocolatés. On poursuit la route. Premier point de vue … payant si l’on souhaite prendre une photo ! (trop fort ces chinois !!...) Bon ok, c’est pour la bonne cause à priori car c’est pour l’entretien du parc… enfin ce qui disent…On poursuit la montée qui devient déjà un peu plus abrupte. On avance tranquillement. Nouvel arrêt à la guesthouse Naxi family guesthouse pour prendre un thé.

On reprend le chemin caillouteux et on attaque la montée des 28 lacets. C’est dur, car la montée est raide. Le souffle assez court, j’avance à pas tranquille. Si vraiment, la rando est trop dure, il y a des gars qui sont avec leur mule pour vous proposer de vous porter jusqu’en haut ! 😎 On avance et on aperçoit tout en bas de la gorge le flot tumultueux de la rivière. Le paysage est sublime avec ces immenses sommets devant nous. Nouvel arrêt au Tea Horse guesthouse pour grignoter un bout. L’endroit est très sympa, on n’aurait bien dormi ici mais l’agence a réservé pour la prochaine guesthouse. Dommage, car on commençait à fatiguer et notre guesthouse est en fait encore assez loin.

On arrive à 19h à la Halfway guesthouse. Et là, alors qu’on est crevé et qu’on n’attend qu’une chose c’est prendre une bonne douche et se poser, la fille a l’accueil nous indique la réservation faite par l’agence ne permet pas d’avoir de chambre, il faut rajouter des sous. On est très mécontent 😠, on commence à expliquer à la fille qu’il doit y avoir une erreur car l’agence nous a dit avoir réservé une chambre double pour nous avec salle de bain. Après qlq appels, elle nous dit que c’est Ok pour les chambres. Mais celle qu’elle nous montre ne possède pas de salle de bain. Il faut aller dans les toilettes communes. Cela nous agace un peu car on est fatigué et ce n’est pas ce que l’agence présentait lorsqu’on a pris le pack.😠🏴‍☠️ On demande à voir les chambres de « classe supérieure » avec sdb et on finit par prendre celle-ci en rajoutant du coup, un peu sur la note.😛

Bon repas à la guesthouse et dodo.

Entrée pour les GsT : 50 RMB

Nuit à la Halfway guesthouse

- - Jour 16 : GORGE DU SAUT DU TIGRE – LIJIANG

On se réveille tranquillement vers 8h30. On prend notre petit déjeuner dans la grande salle commune face au panorama de la vallée. On quitte la guesthouse à 9h45. Et on entame la redescente vers la vallée.

Après environ 2h de marche, on a rejoint la route goudronnée qui sillonne la vallée. Le guide nous demande si on veut s’arrêter là ou bien poursuivre la randonnée jusqu’au fond des gorges. On opte pour la seconde solution. On a bien envie de voir la rivière de près.🙂

La descente est dur, ça fait bosser les cuisses. Petite pause arrivée en bas et puis on emprunte le chemin creusé dans la roche qui longe la rivière. La route est très chouette et vraiment pas large à certains endroits 😄 On arrive à un point d’accès qui permet de se rapprocher vraiment de la rivière. Ici on se rend compte de la force de l’eau : une vraie machine à laver. Faudrait pas tomber dedans ! Le chemin pour remonter à la route est un chemin qui monte droit et donc très raide par endroit. Attention au vertige, il y a vraiment des passages pas évident. Pour les plus courageux il y a le « Sky walk » (payant) : une échelle de 15m quasi dans le vide ! moi je me contente de l’échelle de 4m. 😛 Pas trop de problème pour remonter sinon (même si c’est sec et que je dois m’arrêter souvent pour reprendre mon souffle ; y’a plein de petites vendeuses sur le chemin avec boisson et fruit) mais si j’avais dû le faire dans l’autre sens (pour la descente), je suis pas sûre que j’aurai réussi à emprunter le chemin 😕

Après une rude montée, on est de retour sur la route goudronnée au village, il est déjà 14h passé. On se pose chez Tina’s guesthouse pour manger et on attend la navette qui nous ramènera à Lijiang. Le retour s’effectue cette fois par bus et non avec une voiture privatisée, on met pas mal de temps car la navette s’arrête à plusieurs endroits pour déposer les gens. Retour vers 18h30/19h à Lijiang. Fatiguée mais heureuse d’avoir fait cette superbe randonnée dans les Gorges.😎😊

Au final, on a trouvé utile d’avoir le guide car même si les chemins sont dans l’ensemble bien indiqués parfois, on peut prendre une mauvaise route ou un chemin avec des passages difficiles alors qu’il existe un chemin plus simple.

Tina’s guesthouse : email > tina999@live.cn

Nuit au Yi Liu Ju

- - Jour 17 : LIJIANG – SHAXI (3h de route)

Ce matin, on plie bagages et on part à la recherche d’un taxi qui pourra nous emmener à Shaxi. On a repéré un endroit près de la grande place à l’entrée de la vieille ville où plein de taxi attendent. On trouvera bien qlq chose là bas.

L’auberge de Shaxi a été réservée il y a quelques jours déjà par mail. Ils pouvaient nous envoyer un taxi pour nous emmener mais malheureusement il y a eu un malentendu et ils n’en ont plus de disponible. Il faut donc qu’on se débrouille pour en trouver un. Ce qui est bien, c’est que grâce à eux on connait les tarifs 😉

Une femme dans la rue de Lijiang, nous voyant avec nos sacs nous propose ses services mais c’est beaucoup trop cher : 800 Y.😕

On se rend dans la rue des taxis et là, on trouve un chauffeur pour le prix qu’on voulait : 500 Y 😇 On arrive à fourrer tant bien que mal l’ensemble de nos bagages dans la voiture et c’est parti.

Il faut compter environ 3h pour rejoindre Shaxi. On arrive au Old Theatre Inn. L’endroit est super sympa, un peu à l’écart de la ville. Sur place, on est accueilli par un américain qui vit ici depuis qlq temps et aide Mr Wu dans sa gestion de la guesthouse. Il nous renseigne sur les balades à faire dans le coin. On fait connaissance également de Jane, le chien de la guesthouse qui ne nous lâchera pas de tout le séjour et nous accompagnera dans nos balades. 😎

On rejoint le village à pied en longeant la rivière (plus sympa que par la route goudronnée). Cela fait faire un peu de marche mais ça reste faisable. On explore la vieille ville de Shaxi et sa fameuse place centrale avec le temple, la scène de théâtre, ses boutiques et ses délicieux restaurants et guesthouse. L’endroit est vraiment très agréable. Il n’y a pas de touristes chinois ici mais nous croisons pas mal d’occidentaux bizarrement 😛

Nuit au Old Theatre Inn

- - Jour 18 : SHAXI

Le temps est au beau fixe et on part en vélo jusqu’au point de départ de la randonnée qui nous mènera dans la montagne de Shibao voir le temple de Shizhong (pour s’y rendre, info sur http://wikitravel.org/en/Shaxi#b)

La route est très belle (pins, oiseaux, sculpture en pierre), on est seul sur les sentiers de randonnée. 😇 On ne croisera personne jusqu’à notre arrivée au temple. Il y a de bon dénivelé. Prévoir à manger et à boire car on ne trouve pas grand chose sur place. On a dû marcher pendant environ 4h afin de faire la boucle qui nous ramène à nos vélos laissés, au départ de la randonnée. On est très content de notre balade. 🙂

On retourne dans le vieux centre de Shaxi pour boire un coup et manger. On dîne dans un restaurant situé sur la grande place, tenu par un charmant couple assez âgé. Cette place est vraiment paisible. J’espère que la construction de l’autoroute toute proche ne va pas venir tout gâcher dans les années à venir…😐

Nuit au Old Theatre Inn

- - Jour 19 : SHAXI – DALI

Nous quittons un peu à regret Shaxi, sous laquelle nous sommes tous tombés sous le charme. Nous rejoignons Dali en taxi (environ 3h de route – 500 RMB). Notre taxi nous dépose au Dali delights moutain hotel. Nous sommes accueillis par un occidental et sa femme chinoise parlant très bien l’anglais et très accueillante.🙂

On dépose nos sacs et on repart à la découverte du vieux Dali. Un des portes d’entrée de la vieille ville se situe à 5-10 mn de notre hôtel. Il suffit de traverser la grande route et de marcher un peu.

Ici, on voit tout de suite que c’est très touristique : de nombreux restaurants avec menu en anglais, des boutiques partout, de petites vendeuses de rue qui proposent leurs bijoux, etc. La vieille ville est très animée, cela nous change de Shaxi.😐

On souhaite rejoindre le lac et pensant qu’il n’est qu’au bout de la rue, on commence à marcher dans sa direction. Sauf qu’en réalité, il est encore super loin ! 😛🤪 donc on prend un taxi pour nous mener à l’embarcadère de Caicun. Il est déjà tard, on renonce à faire une croisière sur le lac aujourd’hui et on repart marcher à travers les champs et villages alentours. Beaucoup de coins sont en travaux, c’est pas évident de circuler. Je prend plaisir à traverser les nombreux champs de culture et à observer les gens travailler. 🙂Au bout de qlq km, on est fatigué de marcher alors on reprend un taxi pour revenir dans le centre.

Balade nocturne dans la vieille ville, shopping et retour à l’hôtel pour une bonne nuit de sommeil.

Nuit au Dali delights moutain hotel

- - Jour 20 : DALI

Grasse matinée et on repart tranquillement vers le centre de la vieille ville. On prend un taxi pour nous mener au village de Xizhou (15km – 500 RMB). Balade dans ce village. Sympa mais sans plus.

On demande un taxi pour le village de Wase mais cela fait trop loin (de l’autre coté du lac) donc on décide de rejoindre l’embarcadère de Caicun où on est passé hier. Après négociation, on embarque sur le bateau qui nous fera faire un tour à travers le lac vers l’île de Jin Suo pour 100 RMB par personne. La traversée est sympathique sans être extraordinaire. Petite visite du village de pêcheur de Jin suo et visite du temple de Luoquan sur la côte située en face. Retour en fin d’après-midi sur Dali (durée de la sortie : environ 2h30). Je suis crevée et le bruit du moteur du bateau m’a donné mal au crâne.

Repas sur Dali old town, shopping et retour à l’hôtel. Demain on doit se lever tôt pour prendre l’avion.

Nuit au Dali delights moutain hotel

- - Jour 21 : DALI – KUNMING – HONG KONG

Le taxi nous dépose à l’aéroport (80 RMB ; environ 40 minutes). Enregistrement rapide, il n’y a encore personne à cette heure quasiment. L’aéroport est petit et il n’y a pas grand à faire et rien à manger. Il faudra attendre pour le petit déjeuner. L’avion est à l’heure et on s’envole pour Kunming.

Le vol est rapide. Nous reprenons un vol dans quelques heures pour Hong Kong. En attendant, on a le temps de sortir faire un petit tour en dehors de l’aéroport. On laisse nos bagages à la consigne et on prend un taxi pour se rendre dans le centre commercial à qlq mn de là. On mange au KFC du centre (bcp moins cher que celui de l’aéroport), on flâne dans le supermarché et puis il est temps de revenir enregistrer nos bagages pour Hong Kong. C’est un vol international donc il faut prévoir un peu plus de temps.

On arrive à Hong Kong en fin d’après-midi, la nuit tombe vite. On reprend notre carte octopus pour emprunter le train qui mène en ville. Cette fois, on a choisit un hôtel plus proche de l’aéroport. Deux changements et on est arrivé. Un gars très sympathique, nous voyant un peu perdu à la recherche de notre hôtel nous y conduit très gentiment. 🙂 On prend possession de notre joli appart qui surplombe la ville. On aperçoit la mer au bout avec des bateaux.

On décide de ressortir vers la grande rue éclairée que l’on aperçoit depuis notre fenêtre. On y trouvera sûrement un petit quelque chose à manger. En fait, les garçons sont ravis. On est situé juste à un coté d’un grand marché de l’électronic. Un vrai petit paradis pour les geeks ! 😛😇 On y passe une bonne partie de la soirée. Pratique, la station de métro Sham Shui Po est juste là ; on peut se rendre facilement à Temple street.

Nuit au Ovolo Hotel (Kowloon)

- - Jour 22 : HONG KONG

Alors qu’en mars, la mauvaise saison est censée commencer ici, le temps est agréablement beau et chaud à Hong Kong.

La fièvre du shopping s’empare de nous 😇😊. On passe notre journée entre le marché aux abords de notre hôtel et le marché de Temple Street le soir. Petit tour à l’Apple Store (sortie de l’ipad 3). Traversée entre l’ile de Hong Kong et Kowloon avec le star ferry (on s’en lasse pas !).

Délicieux repas chic au restaurant italien ‘Cuccina’ situé devant l’embarcadère du Star ferry sur Kowloon (Niveau 6 du Marco Polo Hongkong Hotel, Harbour city)

Nuit au Ovolo Hotel (Kowloon)

- - Jour 23 : HONG KONG - PARIS

On profite une dernière fois de la ville. Balade et shopping à nouveau. Vol pour Paris en fin de soirée.

Les Hôtels : Réservation faite par internet sur agoda.fr ou hostelworld.com, ou par téléphone.Hong-Kong > Nathan Hotel :Situé sur Nathan road, rue animée et commerçante sur Kowloon. A proximité de Temple street (pratique pour manger le soir car pas mal de petits restaurants de rue par cher et le marché de nuit). Un Starbuck est situé juste au pied de l’hôtel. 1ère chambre propre, au calme mais odeur de cigarette même si on avait spécifié vouloir une chambre non fumeur. Du coup, on demande une autre chambre : dans celle-ci le coffre fort est en panne, la chasse d’eau présente quelques soucis, le couvre lit est taché et la chambre sent encore la clope ! Petite bouteille d’eau, café, thé, nécessaire de toilette. Petit déjeuner sous forme de buffet : varié et copieux (avec nourriture traditionnelle et nourriture à l’occidental) Environ 1350 dollars HK la nuit en chambre double avec petit-déjeuner Adresse : 378 nathan road, Kowloon – sales@nathanhotel.com / info@nathanhotel.com http://www.nathanhotel.com / Tel : 2388 5141 – métro le plus proche : JordanHong-Kong > Ovolo Hotel :Situé sur Kowloon, à proximité de la station de métro Sham shui po ou Nam cheong. Hotel appartement. Appartement sympa avec déco moderne. Belle vue sur la baie et les environs. Chambre propre avec tout le confort moderne. Petite sdb et petite chambre mais grand salon avec kitchenette. Boissons et trucs à grignoter offert. Pratique rejoindre l'aéroport (meme s'il faut marcher un peu jusque la station de MTR et qu'il y a un changement)

Adresse : 256 Tung chau street, west Kowloon, Hong Kong Ovologroup.com / tel : 2158 2588 / info@ovologroup.com Tarif : environ 200 euros l’appart pour 4 personnes ; petit déjeuner comprisKunming > Camellia youth hostel : Chambre propre et spacieuse avec sdb attenante. Eau chaude (mais faut attendre un peu), serviette à dispo. Accueil sympa (jeune parlant un peu l’anglais) . Pas de petit déjeuner inclus mais ils ont un petit service de restauration avec de quoi prendre un petit déjeuner ou boire un verre, thé/café, etc. très bon !Adresse : No.96, Dong Feng Dong Road, Kunming Tarif : 135 RMB la chambre double avec sdb Tel : +86 871 8374638 / 8374639 - newcamellia@gmail.com http://www.kmcamelliahotel.com / master@kmcamelliahotel.comJianshui > Zhu Family Garden Hotel : Très bonne situation (dans le centre de la vieille ville). Belle chambre avec mobilier à l’ancienne. Lit à baldaquin en bois. Jolie salle de bain avec tout le nécessaire de toilette. Dommage juste, il y avait une odeur d’eau usée qui remontait dans notre chambre. Petit bureau avec ordinateur, eau chaude/thé. Environnement calme. Pas de chauffage (nous avons eu un peu froid). Attention, à noter qu’à partir de minuit c’est extinction des feux (plus d’électricité).Tarif : environ 40 euros la chambre double avec petit déjeuner Pour la résa, voici ce qui est noté sur leur carte de visite mais tout est en chinois !! Tel : 0873 7653670/ 0873 7667109/ 0873 7667115/ 0873 7653352 Site : www.ynzjhy.cnJianshui > Linan Inn :Situé dans la vieille ville, à proximité du Zhu Family Garden donc très bonne emplacement. Chambre spacieuse et propre. Salle de bain avec douche chaude. Chauffage dans les chambres. Wifi. Bon petit déjeuner (30 RMB). Lieu agréable et calme. Le personnel ne parle pas trop l’anglais par contre ils sont très serviables. Possibilité de faire laver son linge. Mail : linaninn@hotmail.com - tel : 0873 7655866 – www.linaninn.comDuoyishu (région de Yuanyang) > The Ilonn Hotel : l’entrée de l’immeuble fait plus penser à une entrée de garage mais les chambres situés à l’étage sont propres et spacieuses. Petite sdb avec toilette à la turque ; douche chaude. Thé et bouilloire. Savon. Chausson. Pas de PQ ni de serviette mise à disposition.Prix : 100 RMB la chambre double (pas de petit déjeuner mais il y a une petite supérette située juste en bas)Luoping > KOWLOON HOTEL : chambre propre spacieuse, douche chaude, sèche cheveux, TV, Internet, bouilloire, petit frigidaire, accessoires de toilette, gel douche, serviette, PC avec connection internet, chauffage/clim …Inconvénient : au bord de la grande route (un peu bruyant mais ça reste raisonnable), pas de restaurant ni de petit déjeuner possible dans l’hôtel. Par contre, ils mettent thé/café (gratuit) et qlq trucs à grignoter (payant) à dispo dans les chambres. Pas de service de laverie non plus. Avantage : chauffage dans les chambres, proche de la gare ferroviaire. Tarif : 388 RMB la chambre double avec PC 联系方式:(联系时可告知来自阿溢灿) – tel>电话: 0874-8217896 Comme il ne parle pas anglais, il vaut mieux trouver quelqu’un qui parle chinois et qui réserve pour vous (ce qu’on a fait) Site internet de l’hotel : http://www.ayican.com/luoping/2010719-87460.htmlLuoping > Hôtel en bordure de la forêt (désolée j'ai pas le nom) : chambre extrêmement humide, matelas chauffant, douche chaude. 300 Yuan la chambre double en pleine saison.Voici les autres adresses trouvées sur internet : Guoshui Hotel (国税宾馆) Tel: 0874-6136665 Price: around 150 yuan per night. It will be much more expensive when the cole flower blossoms. Duoyihe Hotel (多依河宾馆) Tel: 0874-8256888 Zhongyuan Hotel(中源宾馆) Tel: 0874-8215666 The above three hotels are located on the Jiulong Avenue (九龙大道).Lijiang > Jishasha Yi Liu Ju: situé dans la vieille ville, à proximité de la rue principale où il y a les stands de nourriture et plein de petites boutiques pour faire du shopping. Rue au calme. Chambre joliement décorée, beau mobilier chinois en bois. Petite cours intérieure qui donne envie de se poser. Douche chaude, « heat lamp » sous la douche. Chauffage dans la chambre (mais c’est tellement mal isolé qu’il y fait assez froid au final). Lit avec matelas chauffant. PC dans la chambre (ou wifi à l’entrée). TV, nécessaire de toilette, WC western, lit confortable avec couette bien chaude.www.lj16j.com / tel : 0888 8881616Gorge du Saut du Tigre > Halfway Guesthouse : grande chambre simple mais propre, lit simple avec matelas chauffant, TV, grande salle de bain avec serviette et accessoire de toilette, savon, heat lamp sous la douche, douche chaude, wc western, chausson, coussin et lit un peu dur. Mur en brique mais fenêtre ouverte dans la salle de bain et façade de l’entrée en bois donc beaucoup de courant d’air.Prix : 150 Y la chambre double « supérieure » avec sdb, 120 Y la chambre double « classique » avec sdb, 80 Y la chambre double sans sdb.Shaxi > Old Theatre Inn (anciennement Dragonfly Guesthouse) : le propriétaire de cette jolie guesthouse, mister Wu, parle très bien l’anglais et commence même à apprendre le français. C’est un homme très sympathique, plutôt jeune et qui fait pas mal d’affaires dans le coin.A savoir que l’auberge se trouve excentré, il est situé à l’entrée du petit village voisin de Shaxi. Mais l’endroit est très joli car domine les champs de colza etc. Possibilité de louer des vélos pour se balader dans le coin (conseillé). On voit les gens travailler dans les champs, bcp d’ânes dans la région. Chambre simple, propre avec une jolie salle de bain. Serviette fournie. Pas de chauffage. Repas et petit déjeuner possible sur place. On y mange très bien. Situé au calme, on entend les oiseaux, vue sur les montagnes de shibao. Accès wifi. Mur des chambres pas épais (faut pas tomber sur un voisin ronfleur) Adresse : Duan village, Shaxi town, Jianchuan country, Yunnan, Chine reservations@shaxichina.com – tel : +86 872-4722 296 – le site shaxichina.com est très bien fait et contient plein de renseignements utiles ! tarif : 250 RMB la nuit en chambre double avec petit déjeuner (environ 40 dollars)Dali > Dali Delights Moutain Hotel : situé en dehors de la vieille ville, à proximité d’une des portes d’entrée de la vieille ville (environ 10mn à pied). Accueil très sympathique. La patronne parle parfaitement anglais et est très serviable. Grande chambre, propre, sdb avec eau chaude et WC western, gel douche et serviette à dispo, chausson, TV, lit un peu dur, wifi (mais marche mal dans les chambres…), sèche-cheveux, travaux à proximité quand nous y étions. Email : lin968@189.cn - Tel : 0872 2670066

Conclusion :

on est très content de notre voyage. Le Yunnan présente des paysages extraordinaires ! Dommage que ce soit parfois gâché par la pollution… Les régions de YuanYang et de Luoping sont remarquables mais reste encore assez « fermé » pour les occidentaux. Si vous souhaitez voir la floraison du colza à Luoping, il faut viser fin février – début mars.

La randonnée dans les Gorges du Saut du Tigre est un must !

Randonnée superbe, vraiment à faire. Il faut compter minimum 2 jours pour faire la rando, plus si vous le pouvez. Dommage que certains points de vue soient payants… et que les gens jettent leur bouteille plastique n’importe où (il y en a tout le long des chemins).

Gros coup de coeur pour le petit village de Shaxi encore préservé.

Lijiang est une ville très touristique mais nous avons qd même bien apprécié un séjour là-bas car les ruelles pavées, les boutiques à l’ancienne, et les illuminations le soir venu ne manquent pas de charme. A contrario, Dali ne nous a pas vraiment plu… sans doute qu’après tout ce qu’on avait vu, cela perdait d’intérêt. A faire peut-être en premier si possible… Kunming, dès le départ, nous avions fait le choix de ne pas y rester et c’est sans regret.

Gros coup de coeur pour la ville de Jianshui qui garde beaucoup de charme et le village voisin de Tuanshan qui est très chouette à visiter.

Niveau nourriture : pas cher et très bon. On s’est régalé de ravioli vapeur/dim sum. On a été malade qu’une seule fois pendant 1-2 jours (mais je pense que c’était aussi à cause du froid et de la fatigue). Au bout de 2 semaines cependant, on s’était un peu lassé de la cuisine chinoise et on rêvait d’un bon burger ou du pizza (oui je sais, j’ai honte 😛)

Cette année encore (c’est mon 2nd voyage en Chine), je me suis fait prendre en photo un nombre incalculable de fois ! En Chine, on a l’impression d’être une star 😎! Mais dès fois, on sent aussi une certaine méfiance ou peur de l’étranger et c’est gênant…🤪

Niveau transport : très bon réseau de bus (plus ou moins classe…), train pratique et pas cher (mais pas forcément rapide), nombreux taxis (pas le moins cher mais si vous êtes plusieurs pour partager les frais cela vaut le coup ! par contre, certains chauffeurs font peur sur leur conduite…).

On est content de notre voyage, la Chine recèle des endroits époustouflants mais il est vrai que certains aspects de la culture chinoise nous rebutent toujours (les crachats, l’odeur du stinky tofu 😛, la pollution, …). J’espère quand même y retourner un jour pour découvrir le Sichuan, la région tibétaine, Pékin et la grande muraille.

Il va me falloir encore au moins 2 voyages pour faire cela tellement le pays est grand !!! C’est un pays en pleine mutation, tout est en chantier. Certains petits paradis sont à découvrir avant d’être dévasté…🏴‍☠️😐

« Man zhou » 😉

En vrac...

Ce que j’ai aimé : les chips au concombre, les glaces au mais, les voitures à 3 roues, les gens qui balaient l’autoroute, les porte bébé brodés, le thé Pu’er, les raviolis vapeur…😇

Ce que j’ai moins aimé : la pollution, la saleté, les crachats, la climatisation trop forte, le son mis à donf dans les hauts parleurs, la conduite de certain chauffeur, les plats trop épicés à mon gouts 😛 …

Quelques photos sur ce lien : https://picasaweb.google.com/lh/sredir?uname=104898989233633393144&target=ALBUM&id=5729881964540101905&authkey=Gv1sRgCL-A36n_pfnEDA&feat=email

Quelle compagnie pour le Cameroun: Camerco ou SN Brussel? English translation pending
by Mmaarie · 2012-04-10 · 19 replies
bonjour, je voudrais savoir qu'elle compagnie choisir pour se rendre au cameroun en mai. j'ai regardé air france mais ces derniers ne vole pas le jeudi 17 mai donc je me demandais si vous aviez deja pris camerco ou sn brussel recement? merci d'avance

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