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Compte rendu "Retour en Terre Sainte" Costa Pacifica du 12 au 23 septembre 2011 English translation pending
by Leonnorg · 2011-10-01 · 185 replies
Oyé du bateau, Bonjour,

Je vais essayer de faire un récit circonstancier de cette belle croisière «Retour en Terre Sainte » bien sûr se sera notre propre ressenti et évidemment il peut être différent pour d’autres passagers ; nous avons choisie cette croisière pour les 2 escales en Israël (Ashdod et Haïfa) puisque toutes les autres nous les connaissons déjà , en plus, 1 mois avant le départ, il y avait une promotion très intéressante pour cette date ; comme à chaque fois pour nous la 1ère destination c’est déjà le bateau !!!

Dimanche 11 septembre : arrivé la veille à Nice, par TGV, nous avions réservé une chambre à l’hôtel Trocadéro proche de la gare (simple pas cher et bien).

Lundi 12 septembre : jour du départ nous étions devant la gare à 10h10 et le 1er bus (47 passagers), pour le Pacifica, part à 10h30 (il y en avait d’autres pour le Concordia) trajet jusqu'à Savone 3h (au lieu de 2) bouchon à cause de travaux sur l’autoroute Italienne ; dans le Palacrocière, au comptoir clients, on change notre ticket n°17 contre un n°1 (privilège carte Gold Pearl) file indépendante du reste de l’embarquement qui avait déjà commencé, formalités rapides…, photos…, dépose des passeports dans l’atrium, nous prenons possession de notre cabine avec balcon 7422, à l’arrière bâbord du bateau, bouteille de prosecco sur la table, documents sur le lit mais manque les invitations pour le restaurant Club, récupérons nos cartes Costa et allons déjeuner au self service « La Paloma », commandons pack eaux et boys & girls ; au retour les valises sont déjà là puisque marquées prioritaires, déballage rangement dans les placards, notre cabinier Elmer (Honduras) se présente parle un peu français, ouvre le frigo, petit pourboire pour qu’il nous change un peignoir trop étroit pour moi ! arrive la livraison des roses rouges (bonne qualité, elles dureront tout le voyage) que j’avais commandé, par internet, pour madame, très surprise et enchantée !!! 16h45 exercice d’abandon du navire, comme toujours un peu dans la pagaille, assez long puisque explications en 5 langues et en même temps le bateau quitte le port, ensuite Marion notre hôtesse francophone fait la réunion d’information (700 francophones sur une totalité de 3200 passagers) beaucoup de primocroisièristes : rien de nouveau on sait déjà tout ! 21h diner au restaurant « New York. New York » table 321 à la poupe du bateau, tranquille moins bruyant, table de 8 nous ne seront que tout les 2 pour ce soir, notre serveur José (Pérou) parle un français impeccable, il fini cette croisière en même temps que nous pour aller se marié dans son pays, fait extraordinaire pendant toute la croisière nous y avons vu quelques messieurs en shorts !!! 23h spectacle unique pour les 2 services « Varièty Show » par la troupe du bateau « Afro Arimba », 7 danseuses, 4 danseurs, 1 chanteuse et 1 chanteur toujours en anglais, ça n’est pas le Lido mais ça reste agréable à regarder. 23h50 dodo sous la couette dans cet immense et confortable lit, sur celui-ci : billets d’excursions pour Jérusalem & Bethléem, to day pour le lendemain, fiche pour le petit dèj. que l’on remplie immédiatement et accroche à la poignée de porte (prévu pour 8h30/9h) le service est encore gratuit !!! invitation VIP pour demain 10h30 au bar « Wien Wien » mais toujours pas celles pour le resto Club ! (Amanda la responsable du Costa club n’a jamais été à la hauteur de sa tâche pendant toute la croisière)

@+ pour la suite
Itinéraire de soixante jours aux États-Unis en 2012 English translation pending
by Isap29 · 2011-09-24 · 100 replies
Bonjour à tou(te)s,

Après un premier voyage dans le southwest en 2009, voici le premier jet « officiel » de notre périple. 2 points d'orgue dans ce voyage : - le lac Powell en bateau (5 jours) - Yellowstone (5 jours)

Ayant la chance d'avoir un compte-épargne temps (et de piocher dedans 😉), la durée approximative (pour l'instant) est d'environ 60 jours, ce qui devrait nous permettre de "flâner" un peu. Nous pensons faire comme la dernière fois, dormir dans la voiture, ce qui nous permet entre-autre de ne pas trop perdre de temps en aller et retour vers les sites. Quelques nuits à l'hôtel et dans les campings pour une toilette plus complète 😉 et pour prendre quelques nouvelles. Cette fois-ci, nous espérons avoir un 4x4, la densité de pistes prévues étant conséquente.

Voici notre itinéraire avec liste des envies ; toutes ne seront sûrement pas réalisées ! La fin fera sans doute hurler les amoureux de SF, mais nous ne pouvons pas y passer plus de temps cette fois-ci.

Période prévue : du 15 mai au 15 juillet 2012.

N'hésitez pas à nous donner vos commentaires, voir même à en rajouter, notre liste étant en perpétuelle évolution. Comme il n'y a quasiment rien de réservé, cela nous laisse une grande flexibilité.

J0 - départ pour Paris J1 - Paris Los Angeles J2 à J4 - chez nos amis J5 - Mojave NP (Amboy Crater, Hole in the Wall, Caruthers Canyon), nuit sur place J6 - route 66, Sedona (Schnebly Hill) par la I17, , nuit sur place J7&J8 - randos parmi Devil's Bridge, Vultee Arch, Keyhole Arch, Fay Canyon Arch, Hanonki Indians Ruins, Red Rock Loop, …, nuit vers Red Canyon Road J9 - West Fork puis route vers Grand Canyon Village, nuit à Mather Camp J10 - Hélico puis Hermit Rest ; South Kaibab jusqu'à Cedar Ridge, nuit à Mather Camp J11 - Cameron, achat permis navajo ; Adeii Eechii Cliffs, Coal Mine Canyon, White & Red Canyon, nuit à White Mesa Arch J12 - Page pour ravitaillement, route vers Snake Gulch trail (Fredonia), nuit sur place J13 - Snake Gulch trail, nuit sur place J14 - route vers Tuckup Canyon, nuit sur place J15 - Tuckup Canyon, route vers Toroweap, nuit à Toroweap J16 - Double Barrel Arch puis Page, nuit Page J17 - Tirage The Wave, réservation du bateau, Alstrom Point, nuit sur place J18 - Tirage The Wave, Edmaier's secret, nuit à Yellow Rock J19 - Yellow Rock, retour page pour ravitaillement J20 à J24 - Lac Powell jusqu'à l'Escalante River, incursion sur la San Juan River, Reflection Canyon (un des but mythique de ce voyage), Rainbow Bridge, nuits à bord J25 - Ravitaillement, route vers Bluff, nombreux arrêts, nuit dans Butler Wash J26 - Butler Wash jusqu'à Monarch Cave puis direction Sheiks Flat, nuit sur place J27 - rando dans Sheiks Flat suivant possibilité (Grand Gulch, Bullet Canyon ???), nuit sur place J28 - Exploration/découverte dans les environs de Hite (Chocolat Flat ???), fonction du terrain et du véhicule, nuit le long de la Dirty Devil River près du confluent avec le Colorado J29 - Upper Butler Wash puis The Neddles via la Harts Draw, nuit dans la Noth Cottonwood Creek J30 - Horse Canyon (Thirteen Faces Pictographs), aéroport de Moab pour résa, nuit à Willow Flat J31 - Alcove Spring, Upheaval Dome, False Kiva, nuit à Willow Flat J32 - Shaffer Trail et un bout de la White Rim, nuit vers Jug Handle J33 - Moab Airport si pb la première fois puis Spring Canyon (vue sur Bowknot Bend), nuit sur place J34 - survol avion Canyonlands, lac Powell puis route vers Sego Canyon, nuit sur place J35 - Green River (ravitaillement), Fivehole Arch et Bowknot Bend, nuit sur place J36 - Horseshoe Canyon, nuit sur place J37 - Fruita (Rangers) puis Cathedral Valley, nuit sur place J38 - Cathedral Valley (suite) puis Wild Horse Arch, nuit vers Temple Mountain J39 - Crack Canyon puis Swasey Cabin, nuit sur place J40 - Head of Simbad, Rochester Panel, Little Grand Canyon, nuit sur place J41 - Buckhorn Draw, Green River (ravitaillement), route versWellington, nuit ??? J42 - 9 Mile Road, Vernal, Rainbow Park, nuit sur place J43 - Dinausor NM, partie Utah puis Colorado (Echo park), nuit sur place J44 - Yampa Bench Road, route vers Flaming gorge, nuit sur place J45 - Flaming Gorge, route vers Monila, nuit ??? J46 - Green River, White Mountain Rd, Boars Tusk, nuit sur place J47 - Rawlins (uplift), Castel Gardens Petroglyphs, nuit sur place J48 - Thermopolis, nuit à Cody (rodéo) J49 - Chief Joseph & Beartooth Highway, nuit à Yellowstone J50 à J54 - Yellowstone J55 à J56 - Grand Teton J57 - Crater of the Moon, Twin Falls, nuit à Balanced Rock County Park J58 - route vers SF, nuit vers Donner Pass Rd (8h30 de route) J59 - Muir Woods, SF, nuit à SF J60 - SF, nuit à SF J61 - départ Paris J62 - Famille J63 - retour Bretagne

Bonne fin de week-end.
Concours photo de septembre 2011: une fenêtre sur le monde English translation pending
by Cocottte · 2011-09-05 · 165 replies
Bonjour à tous!

Pour bien commencer cette semaine, j'ai l'honneur d'annoncer l'ouverture du concours photo de septembre: une fenêtre sur le monde.

Hein? quoi? comment? mais qu'est-ce qu'elle entend par là? Je m'explique: Je vous propose de mettre à l'honneur ces ouvertures qui marquent la frontière entre monde intime (l'espace privé) et espace social (la rue, la cour....). Tout comme une frontière peut être ouverte, fermée, surveillée.... une fenêtre peut elle aussi être close, grande ouverte, juste entrebaillée... J'aimerais voir des fenêtres du monde entier, et ce qu'elles révèlent des habitants qui vivent derrière.... Montrez nous des fenêtres surprenantes, dépaysantes; montrez-nous aussi des gens qui contemplent la rue, ou qui vivent accoudés à leur balustrade, des gens à la frontière entre deux monde! Seront acceptées tout types de fenêtres, à conditions qu'elles soient les ouvertures d'une maison, d'une cahutte, d'un bâtiment, d'un building. Exit les vitres des voitures, exit aussi les portes! Par ailleurs, il ne suffit pas de distinguer vaguement une fenêtre pour que la photo soit dans le thème (trop facile!), il faut que celle ci soit le sujet principal de la photo (une fenêtre originale bien mise en valeur), ou intégrée dans une scène où elle a un véritable rôle. On peut aussi renverser le point du vue: une photo prise de l'intérieur d'une maison; à condition de pouvoir distinguer les contours de la fenêtre (et que ce ne soit pas juste un chambranle oublié lors du cadrage...).

Comme on est sur un forum de voyageurs, il faudra donc logiquement que cette photo ait été prise lors d'un voyage. Si vous êtes sri lankais et que vous avez pris une photo lors d'un voyage en France, celle-ci sera donc tout à fait dans le thème. Par ailleurs, merci d'essayer de nous procurer du plaisir lorsque nous regarderons vos photos!

Modalités pratiques: Chaque participant peut proposer entre une et trois photos. Celles ci devront être postées dans trois messages séparés, numérotées, et localisées. Avec un titre, ce serait encore mieux. Le must du must serait d'accompagner la photo d'un court descriptif sur le contexte.

Vous pouvez proposer vos photos jusqu'au dimanche 18 septembre, minuit (heure de Paris).

Les votes commenceront le lundi 19 septembre et s'achèveront le dimanche 25 septembre à minuit, où seront alors proclamés les résultats. Vous pourrez voter pour trois photos, auxquelles vous accorderez 3, 2 ou 1 point. Exemple: Machin photo 2: 3 point Bidule photo 3: 2 points Truc photo 1: 1 point Vous pouvez voter sans avoir posté de photo. Le gagnant sera celui dont la photo aura remporté le plus de points. En cas d'égalité, ce sera celui qui aura remporté le plus de points sur l'ensemble des photos proposées à ce concours. Il aura l'immense honneur d'organiser à son tour le concours d'octobre!

Comme je vais très prochainement partir à l'étranger, je ne pourrai malheureusement pas assumer ma lourde tâche jusqu'au bout, et ce sera Masterpo qui prendra le relais à ce moment là. Merci à lui!!

Pour finir, ce fil est réservé aux photos à poster, puis aux votes, et enfin aux félicitations. Pour les coups de gueules, les questions, les empoignades, etc, ce sera ici
http://voyageforum.com/...etre_monde_D4493975/!

A vos photos, et bon concours!😎
Retour de croisière sur le Lirica du 11 au 18 août 2011 English translation pending
by Lounaa · 2011-08-26 · 199 replies
bonjour à tous voilà c'est fait le retour sur terre est dificile😛 je suis rentré hier de st raphael donc je n'ai pu faire mon cr avant veuillez m'en escusé vacances oblige😛 je ne suis pas specialiste des cr c'est mon 1er et j'ai lu celui de madi olivier pap et rosa 😊 le miens sera plus simple je pense faut pas s'atendre à une oeuvre de Flaubert🙂 voilà je commence😉

le 10 aout depart pour Marseille en tgv le 11 embarquement à bord du Lirica

j'ai aimé: le bateau la navigation en mer ajaccio palma tunis le pont 12 l'arriere du bateau j'ai adoré ma rencontre avec madisson😛

j'ai detesté: les italiens le café le bruit Genes Civitavecchia LA CLIM🙁

nous arrivons donc sur Marseille à 15heures et grace à mathilde😏on arrive facilement à trouver le metro qui nous mene au vieux port il fait tres beau😛 nous avons du mal à trouver notre hotel de toute façon on s'en fou les vacances commencent on n'est pas pressés😛 mais il me tarde quand meme car dans le tgv sur le siege de JM devinez🤪un cheving gum collé au siege evidement plein le pantalon grrr me dit sa commence 🤪rappelez vous la veille chez moi lui avait brulé celui du costume avec le fer😉pauvre jm il passera le reste du voyage à essayé de l'enlever 😛remarquez sa l'a ocuppé😏bref enfin nous trouvons notre hotel on depose les valises et hop à nous Marseille😉le soir nous mangeons sur le port puis nous decidons de finir la soiree près de notre hotel assis à une terrasse de café😉quand brian me dit maman regarde😮assis deux tables plus loin l'équippe de plus belle la vie pour ceux qui suivent le feuilleton brian est ravit moi aussi discretement j'essai de prendre des photos mais bon je suis timide et oui on dirai pas🤪puis nous rentrons passé notre 1ere nuit sous le regard de la bonne mère😏on a dormit comme des bébés😛 meme jm n'a pas ronflé cool😛le lendemain matin on prepare le bazar comme dirai madi et hop nous quittons l'hotel vers 11h retour au port sa va etre long jusqu'a 14heures😛 bref jm veut se racheter un pantalon et des chaussures donc nous y allons😏 a 14h nous prenons le taxi du vieux port au port d'embarquement😏😏heureux les trois loulou j'ai jamais vu un bateau de si près mon coeur bat je suis heureuse pour brian😏la suite plus tard là je vais faire à manger jeremy rentre à midi😛
Bolivie 2010 English translation pending
by Hialle · 2011-08-21 · 1 reply
Mieux vaut tard que jamais... c'était il y a juste 12 mois !

1/ De Sucre.

Enfin nous y voilà. 36 heures après avoir fermé la maison, on a pu mettre les pieds à Sucre, une petite ville au Sud Est de La Paz. Elle parait petite, mais c'est la capitale constitutionnelle de la Bolivie. Les vols se sont assez bien passés. Un décollage un peu fouteur de trouille au dessus de Miami au milieu d'un orage. On avait l'impression que le pilote avait perdu le balai et ça tanguait un peu dans tous les sens. J’ai rarement eu la trouille en avion, mais là… Le passage de Miami à La Paz est un peu violent pour le corps humain. Du niveau de la mer et 33° à une altitude d'un peu plus de 4000m et quelques degrés au dessus de 0. Une vraie caillante, mais un grand soleil. Le mal de crâne dû à l'altitude monte doucement mais sûrement, surtout pour moi. Ca tambourinait bien, mais dès qu’on perdra de l’altitude, les choses devraient s’arranger. Le décollage au dessus de l'aéroport de La Paz est superbe. Un grand plateau immense, coincé entre des grosses masses rocheuses culminant à plus de 6000m, et débouchant brutalement sur une sorte de grand canyon abritant la ville de La Paz. L’ordre et le chaos. Ensuite ce ne sont que des alternances de grandes vallées larges et les montagnes de la cordillère. Vu du ciel, cela semble assez sec et aride, mais très habité. On voit partout des chemins comme une pelote de ficelle qui se serait déroulée. On approche de Sucre. Face à l'avion, la ville nichée dans sa cuvette, à droite de hautes montagnes et à gauche une petite piste d'atterrissage perpendiculaire à nous. Atterrir sur ce petit ruban de bitume paraît inimaginable. Mais d’un seul coup, l’avion oblique à 90° comme s’il allait faire un looping. Notre rangée voit le sol, celle de l’autre côté de l’allée voit le ciel. On perd doucement de l’altitude et la piste se rapproche, mais au dernier moment, l’avion remonte brusquement, l’atterrissage ne sera pas pour ce coup là. Grand détour au dessus de la ville, la cabine penchée à 45°, comme les gamins quand ils font semblant de faire l’avion. Ce coup-ce, c’est le ciel qu’on voit. Finalement, après un virage bien serré, on touche enfin le sol sur une courte piste bourrée de nids de poule. C’est bon, tout s’est bien passé, mais une belle pétoche quand même. Louloute dit que ça ne foutait pas la trouille mais que c’était juste un peu sport. La fraîcheur est la même qu’à La Paz, ça surprend. Le mal de crâne est bien fort, mais s’estompera dans l’après midi avec un petit diamox. Les heures qui suivent, on déambule dans la ville de Sucre, tout à fait comme on l’imagine. Des petites places, des bâtiments blancs, des églises avec leur clocher montrant leur série de cloches comme dans les westerns, les boliviennes sous leur chapeau melon de feutre, leur jupe plissée, leur manta sur les épaules et le grand carré de tissu coloré qui fait sac fourre tout y compris les bébés. La sortie des lycées est impressionnante par le nombre de gamins qui les fréquentent, tous en uniforme, entre copines copains ou amoureux qui se bécotent. Seule différence avec chez nous, ils sont tous à pied. Pas un vélo, pas un scooter, pas de bus ou parents en voiture. Manifestement, à Sucre, il y a une classe moyenne importante. Très peu de grosses et belles voitures, il y en a davantage à Phnom Penh. Assez peu de mendiants. Beaucoup de femmes quand même avec leur étale sur le trottoir à vendre quelques bijoux, bonnets, gants et châles. Pas des masses de touristes, mais les marchands de vêtements chauds font affaires. Ici, c’est l’hiver, les jours les plus froids de l’année. Les habitants de Sucre nous disent eux-mêmes qu’ils ont rarement aussi froid. En plus, aujourd’hui samedi, il pleut ce qui accentue l’impression de froid. On se ballade pas mal pour aller vite se réfugier ensuite dans un troquet boire un thé ou un mate coca. Drôle d’impression, on est censé être en plein été. Mais on prend vite l’habitude de prendre la polaire et les gants.

2/ Du soleil et du vent.

Depuis trois jours, ça y est, grand soleil et coups de soleil. On a même chaud dans la journée. Il faut dire que la Bolivie ne connaît pas souvent des froids comme celui de ces derniers jours .Ils ont fermé les écoles, des avions n’ont pas décollés, il a neigé sur Potosi ce qui est rarissime et à Santa Cruz, ville généralement chaude, il faisait à peine 15°. Le problème n’est pas vraiment qu’il fasse froid (cela ne descend pas en dessous de 0), mais c’est que rien n’est prévu pour le froid. Aucun chauffage dans les maisons, souvent pas de carreaux aux fenêtres et les boliviens ne sont pas très équipés en vêtements chauds. Mais maintenant, on a un grand ciel bleu toute la journée. Ca caille quand même le soir, mais ça, c’était prévu, donc, on est d’accord. Dimanche, super balade à Tarabuco, un petit village quechua à 65 KM de Sucre. C’est en fait une place centrale de marché pour une multitude de paysans qui y apportent le maïs, les tomates, les piments, les occas et des quantités de variétés de pommes de terre. On est quand même au royaume de la patate. Des petites, des grosses, rondes ou cabossées, jaunes roses ou terreuses. Les vieux du village ne portent pas le chapeau bolivien classique, mais une sorte de casque en gros feutre comme celui des conquistadors. Les gens de ce marché font jusqu’à 5h de marche à pied pour venir. C’est aussi un pays ou les gens marchent vraiment beaucoup. On a rencontré une vieille femme portant sur ses épaules un gros fagot de bois… elle était au milieu de nulle part, pas de maison en vue… elle marchait, jusqu’où, difficile à dire. Rencontre identique avec un homme au milieu d’une route quasi désertique. Il nous a demandé si on avait des feuilles de coca. Louloute a sorti de sa poche notre petit sac de feuilles de coca, il y a plongé la main avec bonheur pour en retirer une grosse poignée. Il fallait voir son sourire édenté. Puis il a continué sa route. On l’a vu pendant longtemps au loin, marchant on ne sait où. Hier, autre belle rencontre à l’Ouest de Sucre. En premier, faire en sorte de passer la route avant 7h du mat, heure de sa fermeture. Ensuite, suivre la piste pendant des kilomètres et des kilomètres et s’élever doucement au dessus de Sucre. Ne pas oublier de regarder le soleil se lever doucement au dessus des cimes et éclairer la ville de jaune et orange. Au bout d’environ 40 Km de piste, stopper à Chataquile et prendre un petit chemin qui s’ouvre dans une brèche. Ce chemin est superbe, il est dallé depuis les Incas et descend parfois doucement, parfois abrupte vers le village suivant. Pendant 2 à 3 heures (suivant le rythme de marche), on a un paysage extraordinaire fait de vert et de rouge avec au loin les empruntes faites par le volcan de Maragua. Des failles, des falaises, des hautes montagnes, des champs hauts perchés, des cactus au milieu des cailloux… tout y est. Impossible de se perdre, le chemin est parfaitement dallé et on le repère de loin. Très peu de rencontre aussi sur ce chemin. On doublera juste 2 touristes et leur guide. On voulait monter avec notre voiture jusqu’au village de Maragua, mais les pluies diluviennes de samedi ont grossit la rivière. Impossible de traverser. On part à pied sur la route qui monte drue, laissant la voiture de l’autre côté du fleuve. Il est midi, en plein cagnard. Au bout d’1h30 de marche, coups de bol, le 4X4 des touristes rencontrés le matin arrive et nous emmène. La guide Karine, une jeune bolivienne de 22 ans et parlant 4 langues, est adorable et rayonnante. Elle aime ses montagnes, l’histoire de son pays, celle des quechuas, elle aime en parler. Avec elle on passera l’après midi à Maragua, village perdu au milieu du cratère d’un volcan. On a le sentiment d’être sur une autre planète. Une vie extrêmement rude, peu d’arbres pour faire du feu (il faut aller le chercher loin à dos d’homme), des taureaux pour la traction animale mais pas de vache parce que ça coûte trop cher, quelques moutons et chèvres. Une école, une épicerie de 12m², et l’eau dans la rivière qui traverse le cratère. Une gamine de 10 ans, Saïda, vient à notre rencontre. Elle veut nous montrer de quelle façon elle tisse les petits morceaux d’étoffe qu’elle cherchera à vendre. Elle nous montre avec fierté comme elle passe les fils les uns après les autres et comment les motifs se dessinent passage après passage de la canette. Elle a une dextérité étonnante. Saïda est une enfant pétillante, lumineuse pleine de vie et d’entrain. Sa vie, c’est un peu d’école, les travaux aux champs, aider sa mère à élever les 3 petits frères et l’apprentissage du tissage. Elle nous emmène chez elle, une maison en pierre qui doit faire au moins 16m² dans laquelle loge la mère et les 4 enfants. Manifestement, plus de père. Difficile d’imaginer une vie plus rude. Je ne vous raconte pas comme le froid tombe dès que le soleil baisse, mais le bois, c’est pour la cuisine, pas pour se réchauffer. Mais cette gamine avait une telle pêche, une telle vitalité qu’elle donnait envie de passer beaucoup de temps avec elle. Respect pour cette fillette haute comme trois pommes. Une belle rencontre. Aujourd’hui, direction Potosi, une ville haut perchée qui a fait la fortune de l’Espagne avec ses mines d’argent. Une ville cernée par les hauts sommets et l’altiplano. Un climat rude, sec, froid la nuit, chaud le jour. Le paysage est aussi époustouflant que sévère. Cela explique sans doute la gaité de la ville. Certaines maisons sont jaunes, rouges, bleues, vertes ou roses… sans doute pour donner un peu de couleurs et de vie. Les rues sont animées, les marchés vivants, les églises roses ou blanches. Une ville où on a envie de se poser un peu. Une ville aussi où les mines sont encore en activité et dans lesquelles les conditions de travail sont identiques à celles de Germinal. Une ville qu’on a envie de mieux connaître.

3/ Au fond de la mine.

Zola aurait pu écrire Germinal aujourd’hui en venant vivre à Potosi et en descendant dans la mine.Seule différence, ce n’est pas du charbon mais de l’argent. 40% des réserves mondiales d’argent se trouvent à Potosi dans le ventre d’une montagne, le Cerro Rico. Cette ville vit grâce à la mine depuis quelques siècles. Son nom même signifie « explosion » (la dynamite est en vente libre), et elle fut une des villes les plus riches du monde vers le 16ème siècle, même si c’est surtout l’Espagne qui s’est enrichit à l’époque avec des bateaux remplis de coffres de pièces d’argent. Mais pour que cette fortune se fasse, il faut que des hommes descendent à la mine, et ce sont des générations d’hommes (pas de femmes) qui se sont succédées travaillant toujours de la même manière. Aujourd’hui, ce n’est plus l’argent qui constitue la principale extraction mais le zinc et le plomb. On est descendu ce matin avec Louloute à la rencontre de ce monde qu’on ne connaît qu’à travers Zola. Notre guide est un ancien mineur. Au départ, quelques inquiétudes : comment supporter l’enfermement dans les goulots étroits des boyaux, et si ça s’écroulait sachant que cette montagne n’est qu’un gruyère, et comment assumer le rôle du touriste face aux mineurs ? on verrait bien. Première chose à faire s’équiper. Bottes, pantalon et veste imperméables et robustes, casque avec une grosse lampe frontale et sa batterie accrochée à la hanche par une grosse ceinture. L’habit ne fait pas le moine, mais on se sent près à pénétrer dans cet univers si difficile. Puis on approche de l’entrée de la mine, une petite ouverture dans la montagne juste assez large pour laisser passer deux hommes poussant leur wagon de cailloux. Le travail est organisé. Le mineur est celui qui creuse en suivant un filon, c’est lui qui a la responsabilité de la réussite de son équipe. Il a avec lui un assistant lorsqu’il attaque la roche, des hommes qui charrient vers l’extérieur la roche, et à l’air libre, ceux qui trient les gravats. Ceux qui poussent le wagonnet en sortent 25 par jour qui pèse ½ tonne, et ils gagnent autour de 5 à 6 $ par jour. C’est le doyen de la mine qui indique les filons à creuser et ceux à laisser. Nous voilà donc face à l’entrée de la mine ouverte par les conquistadors, il n’y a plus qu’à y aller. Avant de rentrer, laisser sortir un wagonnet de cailloux qui sera déversé un peu plus loin pour ensuite être trié, et on entre. Un tunnel de 1,8 m de haut au départ, et qui perd rapidement de la hauteur. Nos frontales font un long faisceau lumineux devant nous. On marche le long des rails. Au loin, un bruit sourd et deux points brillants qui se rapprochent. Deux hommes poussent leur ½ tonne, et vue l’inertie, ils ne s’arrêteront pas. On se colle à la paroi pour les laisser passer. Ils poussent ce truc qui pèse un âne mort, la joue gonflée par les feuilles de coca mâchées toute la journée. C’est presque leur seule nourriture quand ils sont dans le cœur de la montagne. On continue à avancer, de part et d’autres partent des boyaux abandonnés car dangereux. Il reste sans doute des métaux à l’intérieur, mais les exploiter mettrait en péril la solidité de l’ensemble. Il y a assez peu d’étayage dans cette mine et la roche semble friable par endroit. Un peu plus loin, c’est le chargement d’un wagon. Une sorte de toboggan dont on ne voit que la partie inférieure déverse des m3 de caillasse. On entend au dessus des hommes invisibles situés dans une galerie supérieure. Ce sont ceux qui remontent par des puits le minerai récupéré toujours plus bas dans la montagne pour les sortir ensuite par les rails. On continue notre avancée en croisant inlassablement les cargaisons. Un bruit de poulie se fait entendre. Devant nous, un puits dont on ne voit le fond, et duquel remonte une grosse gamelle pleine de roche. Elle passe devant nous et continue à monter bien au-dessus de nos têtes pour sortir de terre. On doit maintenant descendre plus bas au fond de la mine. La 1/2h qui suit consiste à descendre par une autre cheminée parallèle, équipée d’une dizaine d’échelles. L’espace pour se glisser n’est pas large. Les deux mains sont solidement fixées aux barreaux, les pieds cherchent à ne pas glisser, et les fesses se cognent contre la paroi. Plus on descend, plus la chaleur monte. A la fin, on se met sur les fesses ou un peu à 4 pattes pour passer. Ca devient presque difficile, mais pas encore oppressant. Arrivés en bas, on retrouve les hommes qui remplissent la sorte de grande cuve qui remontera à la surface. Les gravats sont amenés simplement par des brouettes débordantes que poussent des hommes en sueur et poussiéreux. On se regarde, on se dit bonjour, des vies « un peu » différentes qui se croisent. Un bruit en même temps sourd et puissant se fait entendre. Notre guide veut nous emmener voir les mineurs qui creusent directement la roche pour mettre les bâtons de dynamite et faire sauter la paroi. Il nous donne à chacun deux bouts de plastics prise sur la poche de feuilles de coca pour qu’on se les mette dans les oreilles et nous dit de le suivre de près. On avance dans la galerie étroite. Tout d’un coup, le bruit devient assourdissant, et surtout, une poussière épaisse et aveuglante remplit toute la galerie. On a beau se mettre un tissu devant le nez, on suffoque. Un sentiment d’angoisse soudain me prend à la gorge. On est là au milieu de cette montagne, dans cette atmosphère irrespirable et dans ces galeries où on ne passerait pas si on était à peine un peu plus grassouillet. Je n’ai plus qu’une envie, celle de fuir. Louloute qui est derrière moi me voit et me suit. Facile pour nous de faire demi-tour, on fait ce qu’on veut. Les mineurs, eux, resteront là trois heures durant dans cette atmosphère. Il n’y a que celui qui tient le marteau piqueur qui a un masque. Son assistant n’en a pas, il prend la silice par les yeux, le nez, la bouche… impossible à imaginer. Les minutes qui suivent, je ne penserai qu’à sortir. Seul moyen, remonter la dizaine d’échelles en bois dans cette cheminée étroite. Sauf qu’on est à 4200 m et que la remontée ne peut pas être rapide. Même avec un régime sans clope depuis 8 jours, j’halète comme un vieux chien. Je me sens oppressée, mais de toute façon, le seul moyen d’en sortir, c’est de grimper ces foutus barreaux, Louloute derrière moi me disant « vas y doucement, c’est bon ». Au fur et à mesure de la montée, la température est plus tolérable, le cœur reprend un rythme normal, la tête reprend sa place sur les épaules. La suite de la visite sera plus calme que ce passage. On prend presque l’habitude de voir les hommes gris suer tout ce qu’ils peuvent dans leur travail. Les regards se croisent toujours, échange de sourires, de feuilles de coca. Expérience impressionnante, inoubliable. Difficile d’en dire davantage.
En famille au Far West English translation pending
by Guillemine · 2011-08-21 · 21 replies
L’itinéraire est très classique, loin des explorations menées ici par certains, mais ce carnet intéressera peut-être ceux qui envisagent la découverte de l’Ouest américain avec des enfants. Des enfants, dont on a un panel assez large : deux filles de 16 ans et 14 mois, et six garçons de 4, 6, 10, 11, 15 et 18 ans. Avec des aspirations variées (sans compter les nôtres à nous les parents). On a choisi de tout faire en groupe sans faire un programme petits/ un programme grand ; ce qui a été possible à quelques exceptions près, en contentant tout le monde. Voyager à dix c’est comme voyager à cinq, en multipliant tout par deux, SAUF pour :

-LA VOITURE. Alors qu’en France il est nécessaire d’avoir le permis transport en commun pour transporter plus de 9 personnes (le même que pour conduire un bus RATP…) aux Etats-Unis, le bonheur ! on peut louer un 12 ou un 15 places pour transporter sa famille avec notre bon vieux permis B Franchement M.Sarkosy si vous me lisez, un petit amendement en ce sens en France ça serait chouette. Nous avons choisi un Ford E 350 douze places : banquette de 4 au fond, puis 3 places, 3 places, et deux places à l’avant ; avec le siège bébé sur la première rangée quasi entre les parents devant, c’était royal.





Le coffre n’est pas très grand en revanche, on a dû utiliser une des places en fourre-tout, bien que n’ayant pas énormément de bagages. En ce qui concerne la banquette quatre places, trois ados y tenaient à l’aise. Quatre auraient été tassés. Un véhicule haut sur roues, au moteur puissant et agréable, en revanche, direction molle et assez pénible à bonne vitesse ou sur les rafales de vent. Loué chez Dollar, 1800 euros pour 25 jours avec conducteurs additionnels et plein d’essence.

-L’avion. C’est bête mais au-delà de 9 (6 pour certaines compagnies) pas de résa ni de simulation possible en ligne. Donc appel téléphonique et frais afférents à prévoir. Et deux dossiers de vol.

-L’hôtel. Non là RAS, on a trouvé partout et sans difficulté des hôtels avec deux chambres de deux queen, nous acceptant à cinq par chambre. Les ados ont géré qui dormait sur l’auto gonflant par un système mystérieux de négociations et de tractations dignes de la société des Nations. La petite a retrouvé chaque soir avec bonheur son lit pop-up d’Eveil et jeux, appréciant visiblement son petit nid.

En direct d'une croisière sur le Costa Deliziosa English translation pending
by PAP86 · 2011-08-18 · 274 replies
17 et 18 août : PROLOGUE

Vous avez remarqué que dans la vie, quelquefois, on a l'impression de revivre les mêmes scènes qu'on a déjà vécues par le passé. C'est tout à fait ça pour nous pour ce prologue à notre croisière, qui reproduit exactement nos vacances de juillet 2010 : Poitiers-Amsterdam via Lille, avant d’embarquer sur le Luminosa… Là, c’est tout pareil, même le bateau, vu de l’extérieur… si on ne sait pas lire... 😮 parce que c’est quand même marqué assez gros, sur le bateau, « COSTA DELIZIOSA »… 😉

Départ donc ce mercredi 17 août dans la même voiture, avec les mêmes valises placées aux mêmes endroits, et exactement le même itinéraire que l'an dernier… on a l'impression de regarder notre film de l'été dernier, depuis l'intérieur du film. Mais bon, cette année, le caméscope reste à la maison, « photos pures »… Mais c’est promis, on mettra des photos sur VF, après le retour si ça ne passe pas « en direct ».

Direction Lille, donc, où nous avons passé la soirée à notre point d'étape habituel, mais cette année pas de petite sœur, pas d'amis pour partager notre dîner du soir… rien que nous deux Mme PAP et moi pour commencer nos vacances, "en amoureux". Et ça va continuer ainsi, puisque JR et Alex, pas plus qu’aucun de leurs frères, ne sont cette année de la partie…

Ah, si… Par rapport à l'an dernier, quand même une différence : le temps… non, non, pas celui qui nous donne un an de plus, l’autre, celui qui mouille… 🤪 et il a mouillé pas mal, sur l'autoroute. Et ce n'était pas mieux ce matin jeudi 18 août sur notre trajet Lille-Amsterdam. Faut dire que comme il y en a à tout casser pour trois heures, on n'est pas parti aux aurores… Copieux petit déjeuner-buffet, et ensuite, balade dans Lille jusque vers midi…

Nous avons ensuite effectué sur les autoroutes belges et hollandaises (pfff… gratuites, mais l’entretien s’en ressent…) le trajet Lille Amsterdam sous un ciel tout aussi maussade que la veille…

Je passerai rapidement sur Mme PAP qui oublie que dans les machines à café automatiques des stations services, on met un gobelet en place AVANT d’appuyer sur le bouton 😏😏 (30 personnes hilares autour, grand moment de solitude 🏴‍☠️ )… avant d’arriver au Novotel d'Amsterdam où nous passerons la nuit avant d'embarquer demain matin. De notre fenêtre, on regarde les avions qui décollent et atterrissent… Quel trafic ! Par contre, pas de match de coupe du monde cette année, l’hôtel est plus calme…

Alors les innombrables lecteurs qui suivent ce palpitant récit 😉😇 vont me poser la question : "mais quelle idée, puisque ni famille ni amis à voir à Lille, de ne pas avoir fait Poitiers-Amsterdam direct en une journée ? c’est 800 km d’autoroute, c’est quand même faisable"… 🤪🤪 Ben on sait pas, cette question, on se la pose aussi depuis ce matin… 😮 On a dû partir sur ce trip dès le début, et ne pas le remettre en question ensuite…

Notre voiture est maintenant au parking pour 12 jours pour 15 € par nuit : ouille ! 🏴‍☠️ ça a augmenté de trois euros depuis l'an dernier. Mais bon c'est toujours moins cher que le port de croisières où la place de parking avoisine cette année les 50 € par jour… Ca m’arrive rarement d’employer l’expression « hors de prix », mais là… 😕

Apéritif puis dîner au Novotel… excellent… un peu de marche à pieds après le repas (2 km, dit mon podomètre… 🙂) et retour pour la nuit… Pendant ce temps, sur la mer du Nord, le Costa Deliziosa poursuit sa route vers Amsterdam… A bord, Sylvianne termine ses valises et se prépare à les mettre dans le couloir… Au retour de ce qui, j’espère, aura été une formidable croisière… Je suis impatient de lire ses premières impressions, puis son C/R… On va avoir le temps, on commence par deux jours en mer, les 20 et 21…

(à suivre)
Compte rendu La Valette, Malte, escale en croisière Msc Fantasia, mai 2011 English translation pending
by Lyrica999 · 2011-08-14 · 24 replies
ESCALE DE 9H-18H

Ne pas rater l’arrivée du paquebot au port de La Valette. La ville est magnifique, la pierre est jaune, un vrai joyau. Le paquebot arrive au Cruise liner terminal.

A l’embarcadère, il y a toutes les commodités : distributeurs de billets, bars, cartes postales, timbres, presses, livres… C’est très pratique. (voir 1ere photo). Il a aussi un bureau d’informations touristiques. On nous donne des plans.

Nous avons pris le bus jaune de ville Bedford N° 198 pour 0.93e A/R. Il est à prendre à l’entrée de la citadelle à la sortie de l’embarcadère. Il faut suivre les gens, certains sont déjà venus et donc connaissent. Le bus fait le tour de La Valette et nous amène au Terminal de bus Bedford qui est en en bas de Republic street, l’artère pincipale.

La ville :

La Valette est petite et le plan est un quadrillage. En une journée, on a le temps de tout voir. Au mois de Mai, le timbre était à 0.38e. Tout est abordable à ici en magasin. On sent un air de petite Angleterre. Attention aux balades en carioles pour 30e attrape touriste !!!Dans les églises, il faut se couvrir les épaules, il y a des châles à l’entrée.

A voir :

- Promenade à pied dans les rues de La Valette - Republic Street : artère principale de la ville avec les grans magasins - La cathédrale St John's (6e/personne) avec le célèbre tableau "la Décapitation" de caravage - La place Triton fontaine et le Terminal de bus jaunes anciens Bedford. - Palais des grands maîtres où siège le parlement, la cour Neptune et le musée d’archéologie - Le Jardin Upper Barracca d'où on a une vue imprenable sur le port et la mer. On voit en face les Trois cités. - La cathédrale anglicane St Paul, superbe avec des lustres énormes de Murano, des peintures d’une finesses magnifiques. Il faut donner une petite pièce pour rentrer. - Palace Square avec sa fontaine - La Casa rocca picola - Le musée The great siege of Malta : 7.50e entrée

A 16h, nous avons pris le goûter au Eddie’s cafe regina : un café et un cheesecake chacune pour seulement 8e à deux !

Souvenirs typiques de Malte :

Miniature Bus bedford Malta&Gozo réplique à partir de 2.50e Statue des chevaliers de Malte/écusson/aimant croix maltaise Pâtisserie comme en Angleterre de type Pee Pie.

Au port le soir, il y a un duty free en remontant sur le bateau. Nous avons fais le plein de bouteilles d’eau.
Préparation de croisière sur MSC Armonia le 19 août 2011 English translation pending
by Jenyfer67 · 2011-08-01 · 241 replies
Voilà, une nouvelle discussion pour la préparation de ma première croisière sur MSC Armonia pour ne pas trop remplir les autres discussions de mes questions Les escales: - Venise - Ancone - Corfou - Santorin - La Pirée/Athènes - Argostoli - Kotor

je pars avec mes deux enfants de 7ans et 10ans.;on n'a pas eu de cabine monoparentale🙁, il n'y a plus au mois de février donc 1 enfant a payé un tarif adulte et un enfant en tarif enfant( taxe) On a une cabine extérieur à l'arrière 8256 pont 8

avant de prendre le bateau, on va rester 3j à Venise😎😎😎, donc on n'a pas pris l'acheminement proposé par MSC, en plus en réservant les vols le même jour que la résérvation de la croisière j'ai pu trouver un tarif abordable pour faire Paris/Venise (85 eur a/r sur AF)😉😉😉 contre (300 eur et quelques maintenant) 🙁ce que je conseille aux gens de bien regarder les vols ou trains si tgv (90jour pile avant départ) on peut trouver Paris/Marseille à 20eur par exemple! si on est sur de partir!!!

donc tout m'interesse dans les escales et les petites et grandes astuces , je noterai tous vos conseils ...

je prendrai notes promis, même les blagues de notre ami qui m'a dit que le bateau va faire marche arrière en sortant de Venise

première question, comment ça se passe l'embarquement à Venise? où est ce qu'on laisse les bagages en arrivant! merci!
Mon "roadbook" d'un tour du Québec avec cinq enfants English translation pending
by Frogui01 · 2011-07-20 · 4 replies
Ci-dessous les étapes de notre voyage du 28 juillet (départ de Bruxelles) jusqu'au 23 août. Nous logeons chez un cousin qui habite Toronto et faisons avec lui le tour du Québec ensuite. Nous serons 4 adultes et 5 enfants (10, 9, 6,6, et 5 ans). Le tout dans deux voitures. Total 3000 km (trajet Toronto/Montréal et Québec/Toronto inclus !) Merci de me poster vos commentaires et désolé pour la forme un peu "brute". 😊

Jeudi 28 Juillet: Bruxelles à Toronto (6040 km, 8h15)

Vendredi 29 Juillet: Visite Toronto

Samedi 30 Juillet: Toronto vers Niagara on the lake, Niagara falls, Vinyards (A-130km, 1h40)

Dimanche 31 Juillet: repos Toronto

DEPART DU VOYAGE PROPREMENT DIT:

1.Lundi 1er / Mardi 2 août Toronto (ON) vers Montréal (QC)(541 km, 6h15)(2 nuits) Hotel Delta, 475 avenue du Président Kennedy, Montreal, H3A 1J7 514-286-1986 (877-286-1986) www.deltahotels.com Que faire et voir a Montréal ? Plein de choses ! Il y a des “circuits” pour découvrir la ville de manière intéressante 1. Le vieux Montréal – du côté Est - Place Jacques Cartier - Hôtel de ville Château Ramezay Marché Bonsecours 2. Le vieux Montréal- du côté Ouest Centre d’histoire de Montréal (centre culturel) Vieux-Port de Montréal Pointe à Callière 3. La Rue St Jacques Basilique Notre Dame Place d’Armes Centre de commerce mondial de Montréal Toqué (restaurant) 4. Au pied de la Cathédrale Cathédrale Marie-Reine du Monde Gare Windsor 5. Rue Ste Catherine Musées : Mc Cord, Redpath Centre commercial « Les Cours Mont-Royal » Université Mc Gill (où est allé mon beauf) 6. Place des Arts au Quartier Chinois 7. « La Main » berceau de Montréal (Boulevard St Laurent qui délimite l’Est et l’Ouest) ○ Musée juste pour Rire ○ MO851 : fabrique de vêtements et accessoires en cuir 8. Du Quartier Latin au Village (fief de la culture Francophone) 9. Le Plateau Mont-Royal – belles ballades à faire 10. Le Parc Jean-Drapeau Nombreuses activités culturelles et sportives : détente Et aussi: Le Biodôme Le centre des sciences Où « Magasiner » à Montréal ? Centres commerciaux : Centre Eaton – Complexe Les Ailes – La Baie Valet D’cœur : magasin de jouets et de loisirs Jet Setter : magasin de gadgets Le Yéti : ski, randonnée, cyclisme – Altitude (idem+ camping)

2.Mercredi 3 août Montréal vers Grandes Piles (182 km, 2h15)(1 nuit) Auberge le Bome, 720, 2e Avenue Grandes-Piles (Québec) G0X 1H0 819-538-2805 (800-538-2805)
http://www.bome-mauricie.com/Accueil_Fr.htm Bon restaurant à l’Hôtel avec des spécialités locales Points d'intérêts entre Montreal et la Mauricie Au km 160: Cité de l'énergie à Shawinigan Tarif : 39 $ (Famille Lib), 44 $ (Famille Olivier) Que faire et voir en Mauricie? Parc national du Canada de la Mauricie : oui même si on va le lendemain pendant 3 jours à la pourvoirie du Triton… Trois Rivières ? Restaurants à Grandes-Piles : Restauration Grandes-Piles

3. Jeudi 4 / Vendredi 5 / Samedi 6 août Grandes Piles vers Lac Édouard (167 km, 2h40) (3 nuits) Pourvoirie du Triton, Lac Édouard, Québec, G0X 3N0 418-648-0557 http://www.seigneuriedutriton.com/ Points d'intérêts sur le trajet Mieux vaut aller directement sur place. Que faire et voir a l’étape Pourvoirie du Triton: balades sur place à pied, en bateau, …

4. Dimanche 7 et lundi 8 août Lac Edouard vers Fjord Saguenay(290 km, 4h20) (2 nuits) Maison de Vébron, 56, de Vébron, L'Anse-Saint-Jean, Québec, G0V 1J0 418-272-3232 ( 877 472-3232) www.maisondevebron.com/accueil.html Points d'intérêts sur le trajet http://www.valjalbert.com/fr/ Que faire et voir a l’étape Parc National du Saguenay http://www.croisieresdufjord.com/

5. Mardi 9 août Fjord Saguenay vers Tadoussac (114 km, 2h00)(1 nuit) Gite Le Roupillon, 141, rue du Parc, Tadoussac, G0T 2A0 866-75-4353 www.leroupillon.ca Traverse Baie Ste Catherine-Tadoussac gratuite toutes les 20 min Croisière aux Baleines: Grandes Bergeronnes

6. Mercredi 10 / Jeudi 11 août Tadoussac vers Ste Anne des Monts(360 km, 5h30)(2 nuits) La Seigneurie des Monts, 21, 1ère Avenue est, Ste-Anne-des-Monts, Québec, G4V 1A2 (418) 763-5308, 1 (800) 903-0206 http://www.seigneurie-des-monts.com/en/contact/ Traversier Les Escoumins-Trois Pistoles le 10 août à 11h30 : Points d'intérêts sur le trajet 1. Sainte-Flavie: personnages sculptes du Grand Rassemblement au Centre d’art de Ste-Flavie 2. Grand Metis: 6 jardins, parmis les plus beaux du monde (http://www.jardinsdemetis.com/francais/) . 3. Matane: les saumons de l’Atlantique, Passe migratoire de 44m, sur le barrage de Mathieu-d’Amour 4. Parc Ntl de la Gaspesie

7. Vendredi 12 août St Anne des Monts vers Gaspé (200 km, 2h50)(1 nuit) Auberge William Wakeham, 186 de la reine, c.p. 3-12, Gaspé, QUE, G4X1T6 418 368 5537 ou 418 368 5792 http://www.maisonwakeham.ca Que faire et voir a l’étape Parc Forillon

8. Samedi 13 août Gaspé vers Percé(75 km, 1h10)(1 nuit) Hôtel La Normandie, 261, route 132 ouest, Percé, Québec, G0C 2L0 (418) 782-2112 http://www.normandieperce.com/ Que faire et voir a l’étape L’Ile Bonaventure Le Rocher Percé

9. Dimanche 14 / Lundi 15 août Percé vers Bonaventure (125 km, 2h00)(2 nuits) Hotel Riôtel Bonaventure, 98 av de Port-Royal, Bonaventure , G0C 1E0 (418) 534-3336, 1 877 534-3336 http://www.riotel.com/...s/bonaventure/acces/

10. Mardi 16 août Bonaventure vers Causapscal (192 km, 3h10)(1 nuit) Auberge La Coulée Douce, 21, rue Boudreau, Causapscal (QC), G0J 1J0 (418) 756-5270, 1-888-756-5270 http://www.lacouleedouce.com/coor.html Que faire et voir a l’étape Site historique Matamajaw Eglises de la vallée de Matapédia: dont celles de Causapscal et Val_brillant Vallée de la Matapédia

11. Mercredi 17 août Causapscal vers Le Bic (137 km, 2h05)(1 nuit) Auberge du vieux bicois, 134 rue Ste-Cecile, BIC (QUÉBEC) G0L 1B0 (418) 736-4344 http://www.lebic.net/vieuxbicois/ Que faire et voir a l’étape Parc national du Bic Canyon des Portes de l’Enfer

12. Jeudi 18 août Le Bic vers Kamarouska (133 km, 2h00)(1 nuit) Auberge la Grande Voile, l (rte 132), Kamouraska - Bas St-Laurent, G0L 1M0 (418) 492-2539 http://www.lagrandvoile.ca/

13. Vendredi 19 / Samedi 20 août Kamarouska vers Québec (165 km, 2h00)(2 nuits) Hotel Acadia, 43 rue Ste-Ursule, Quebec, G1R 4E4 (418) 694-0280, 1 800 463-0280 http://www.hotelsvieuxquebec.com/fr/hotel/hotel-acadia/ http://www.valcartier.com/parc-aquatique/fr/

14. Dimanche 21 août Québec vers Toronto (ON)(794 km, 9h05)

FIN DU TOUR

Lundi 22 aoûtToronto (ON) Mardi 23 aoûtToronto (ON) à Bruxelles Retour: Vol de Toronto (YYZ) à Bruxelles (BRU)
Récit de notre second voyage en famille en Thaïlande (du 30 juin au 17 juillet 2011) English translation pending
by Makassi · 2011-07-19 · 6 replies
Bonjour,

Voici un bref compte-rendu de notre second voyage en famille en Thaïlande (du 30 juin au 17 juillet 2011) :

Arrivée à BKK le soir. L’idée était d’enchaîner directement avec le train de nuit pour nous rendre dans la province de Nan. J’avais acheté les billets à l’avance via l’agence thailandtrainticket (très professionnels). Suite à un concours de circonstances (avion en retard, vendredi soir, avant-veille des élections, pluies diluviennes), nous ratons le train. Première nuit à BKK donc et nous sommes contraints de changer de programme car il n’est plus possible de trouver un moyen de transport vers de nord dans les jours qui suivent. Nous prenons donc un taxi pour Khao Yai après avoir réservé auprès de Green Leef GH le tour de 1,5 jour (1500 bts). Dès notre arrivée, nous posons nos sacs dans les chambres (nous choisissons les plus confortables à 300 bts : impec) et commençons de suite la ½ journée qui commence en fait à 15h. Au programme : baignade à proximité d’une source, visite d’une grotte avec des tas de bebetes dedans (chauve-souris, tarentules, araignées scorpion etc.) et nous assistons au spectacle incroyable de 2 millions de chauve-souris qui sortent d’une autre grotte. Cette entrée en matière était vraiment top et cela est surtout du à notre guide, Joe, qui est vraiment exceptionnel. Nous mangeons dans la GH gérée en fait par toute une famille. La nourriture est très bonne et à des prix dérisoires. Le lendemain, nous partons pour la journée complète dans le parc avec un autre guide, Birdman Nine (dont le GDR parle d’ailleurs). Grâce à lui, nous passons une merveilleuse journée à observer une multitude d’animaux dans la jungle (des oiseaux bien sûr, sa passion mais aussi des éléphants, des serpents, des singes (quelle merveille, le chant des gibbons), des scorpions, etc.). Nous avons été enchantés de notre séjour au Green Leef GH : les guides sont passionnés par leur boulot et ça c’est précieux, les chambres sont très agréables, la nourriture et l’ambiance également très chouettes.

Lors de notre séjour à Khao Yai, nous apprenons qu’il y a des inondations terribles à Nan, on ne comprend pas tout mais on voit qques photos et on décide à regret de changer de cap. Nous voulons toujours aller dans le nord : ce sera donc Chiang Mai malgré mon appréhension. Nous sommes maintenant le lendemain des élections et il n’y a plus aucune place disponible dans les trains… Nous retentons notre chance au guichet de la gare de Pak Chong et hourra, des trains supplémentaires viennent d’être rajoutés. Nous prenons donc un bus pour Lopburi (il existe un direct) où nous passons la soirée au milieu des rats à défaut de singes… Dans le train, organisation de la suite du séjour. Nous avions envie de faire un trek. J’aimerais poursuivre jusqu’à Mae Sariang et trouver qqchose là-bas mais le reste de la famille fait usage de son droit de veto : marre de la route. Nous optons donc pour Pooh Eco Trekking avec un départ le lendemain matin. Direction : Mae Sariang… ;-). Nous avons choisi le trek de 3 jours et c’était absolument génial. Le prix varie en fonction de la taille du groupe. Un couple d’Allemands s’est joint à nous et nous avons alors payé 3300 bts par adulte. Il parait qu’un trek commercial coûte environ 1100 bts par pers mais je pense que l’intérêt (s’il existe) est bien moindre. A nouveau, nous avons la chance d’avoir un guide extraordinaire , Tin. Le premier jour, nous avons marché jusqu’au village Karen en passant par les cultures. Arrivés au village, nous pénétrons dans le village tout doucement, Tin prend la peine de s’arrêter à chaque maison et de nous présenter. Nous sommes une attraction (amusant de voir que le couple de jeunes Allemands qui est avec nous semble de pas exister à côté de notre famille). Nous rencontrons ensuite la famille qui va nous héberger et nous posons nos affaires dans leur chambre. Pooh change de famille à chaque fois qu’ils viennent dans le village. Si on a bien compris, une famille héberge donc des touristes deux fois par an. En tout cas, on sent bien que cela reste un événement (agréable). Nous partageons la vie simple de la famille pendant la soirée. Nous cuisinons et discutons autour du foyer , nous allons boire le « thé » avec les amis de Tin et nous allons nous coucher de bonne heure. Les enfants de la maison observent nos coutumes bizarres et se rapprochent lorsque nous nous sommes couchés et échangent leurs commentaires juste au dessus de nos têtes comme s’ils nous bordaient… Nous passons une nuit mémorable (on avait oublié que le bois c’était si dur et on est pris de compassion pour les harengs fumés). Le lendemain, nous passons quelques heures dans le village. On aime les jeunes mamans fières comme des paons qui discutent innocemment devant la maison pour faire admirer leur bébé, les petits garçons espiègles qui mitraillent tout ce qui bouge avec leur sarbacane, le saké à 9h du mat accompagné d’un morceau de rat fumé ;-)…

Nous partons ensuite pour quelques heures de marche le long d’une rivière que nous devons traverser par trois fois (séquence émotion car il a énormément plu les derniers jours). Nous sommes accompagnés de quatre jeunes hommes du village (en plus du guide). On ne comprend pas très bien pourquoi ils nous accompagnent au début mais on comprend à la première traversée de la rivière… Nous arrivons ensuite au campement de Pooh le long de la rivière. L’endroit est magnifique, nous disposons d’une petite cascade avec bassin jacuzzi et nous faisons le remake de la pub de Tahiti douche. Le bonheur ! Les karens qui nous accompagnent travaillent pendant des heures et font preuve d’une grande dextérité pour transformer les tiges de bambous en bol (là, je bois mon thé dedans), baguettes, cuillères, casseroles, plats, flambeaux etc. Nous participons à la confection du repas et nous allons tôt au « lit ». Le lendemain, nous nous sommes vraiment pris pour Indiana Jones, nous avons remonté une petite rivière-torrent pendant quelques heures, c’était vraiment extraordinaire, un environnement magique et l’impression de dépasser nos limites (là, on comprend à fond pourquoi les Karens nous accompagnent). Nous traversons au flambeau une grotte que traverse la rivière et nous remontons ensuite dans un autre village. Ensuite, retour à Chiang Mai. Si tout s’est passé aussi bien, c’est bien grâce à notre guide et à l’approche de l’agence. Nous leur sommes très reconnaissants. J’appréhendais ce trek parce que je craignais de me retrouver dans un trip dénué de sens. Ce fût tout l’inverse.

Nous avons apprécié le grand respect montré par notre guide envers les villageois (ou grande habileté, ne soyons pas trop naïf) et nous avons eu l’impression que l’ensemble du village bénéficiait de la collaboration avec l’agence.

En tout cas, les gens étaient contents de nous voir. Nous n’avons jamais eu l’impression de ne pas être à notre place. Tout s’est déroulé dans le respect de chacun et tout en douceur et simplicité.

Arrivés à Chiang Mai, nos Allemands préférés nous indiquent leur GH qui se trouve à 50 m de l’agence. Il paraît qu’il y a un lit dans la chambre et qu’il y a même moyen de prendre une douche : cet endroit a vraiment l’air extraordinaire ;-). Il s’agit de JJ Guesthouse (juste à côté de Julie GH). Les chambres sont à 250 bts avec sdb. Cette GH est situé dans un quartier hyper touristique, jamais vu ça. Cette GH est fréquentée principalement par des jeunes qui ont envie de faire la fête et qui se comportent exactement comme s’ils étaient à Torremolinos. J’ai bien souvent honte. Je me demande quand même pourquoi ils sont là, uniquement à cause du coût de la vie moins élevé ? A part ça, la GH est agréable. Nous avons été frappé par l’excellent rapport qualité-prix des prestations à CM (GH, transports, massages, nourriture). La concurrence semble être acharnée. Nous nous rendons vite compte que les touristes restent parqués dans certaines rues et il suffit de marcher 100m pour se retrouver en Thailande à nouveau (il y a un super marché de nuit alimentaire tout près de la GH). Nous sentons cependant pour la première fois en Thailande qu’une partie des personnes rencontrées ont un a priori négatif en nous voyant (on comprend pourquoi). Nous nous rendons aussi à la prison des femmes pour un massage effectué par les détenues en fin de peine (l’argent leur est remis à leur sortie). Excellent massage avec son lot de souffrances mais aussi avec (merci les autres touristes) l’introduction d’un concept normalement totalement absent du massage thai : la douceur. Tout près de la prison, quelques cantines (chinois ?) servant une nourriture délicieuse et nouvelle pour nous.

Départ de CM pour BKK en train de nuit. Nous passons la journée à BKK (dépôts des sacs à la consigne de la gare : 70 bts par sac). Au programme : ballade sur les klongs avec Thuan et ensuite balade dans les quartiers indiens et chinois. Le soir, nous reprenons un train de nuit pour Chumphon. Je réserve par tel nos places sur le bateau de Lomprayah à 7h du mat le lendemain. Arrivée à Koh Tao à 8h45. Je voulais loger à Ao Leuk mais rien de dispo à moins de 1500 bts. Nous logeons donc sur Ao Tanote au Diamond Beach resort (très bien, 600 bts). La plage est très jolie et les constructions sont relativement bien intégrée. Il y a juste ce qu’il faut comme activité. Peu de gens mais quand même un restaurant bar avec de la bonne musique. Par contre, quelle consternation en mettant nos têtes dans l’eau : tout le corail est mort ou en phase terminale. Nous en avons la gorge serrée à chaque fois. Après on est quand même content de voir les jolis poissons qui restent encore mais quel gâchis. J’imagine que la situation s’est dégradée très rapidement. Nous sommes allés sur Koh Tao car l’année dernière, nous avons passé qques jours à Koh Samet et fait une excursion au cours de laquelle nous avions admiré de jolis jardins de coraux avec quelques jolis poissons. On avait vraiment trouvé cela chouette et on s’est dit que cela valait le coup de faire l’effort de se rendre sur l’île référence en cette saison. Au final, j’ai nettement préféré ce que nous avons vu l’année dernière : deux fois moins d’espèces de poissons mais dans un environnement relativement préservé. C’est vraiment ridicule qu’il n’y ait pas de mesures de gestion qui soient prises (crèmes solaires, gestion des déchets, …) car dans quelques années, tout le potentiel de l’ile aura disparu (en tout cas pour le snorkeling, je ne sais pas ce qu’il en est de la plongéé). On n’est vraiment pas fiers d’avoir participé à ce carnage. Nous retournons avec joie à Chumphon manger de bons petits plats au milieu des Thais. Re train de nuit et dernière journée à BKK. Nous nous posons à Your place GH, près de la gare et juste à la sortie du métro (très bien 600 bts). Direction Chatuchak (génial) et MBK etc. Et voilà la fin de notre beau voyage !
Meilleurs carnets de route et blogs de voyage English translation pending
by Bibouns51 · 2011-07-12 · 64 replies
Je suis friand et amateur de textes de voyageurs, écrits avec passion ou avec humour... J'adore qu'un texte me transporte en voyage lorsque je n'y suis pas... Moi-même, je raconte mes voyages sur VF ou sur mon blog... Quels sont ceux qui vous on le plus plu ou vous ont le plus fait rire ? N'ayant pas la possiblité de tous les lire, il serait intéressant de nous indiquer ici quels sont ceux qui vous ont le plus intéressés et marqués... C'est parti ! Merci d'avance...
Une journée entre Torrey et Cannonville English translation pending
by RomainPa · 2011-07-06 · 14 replies
Hello,

Je lute un peu pour planifier notre journée entre Torrey et Cannonville, tellement il y a de choses à voir. Beaucoup de pistes, et j'ai un peu de mal à évaluer le temps nécessaire (malgré le très utile ouestusa).

Ce qui est sûr c'est qu'on fera la Scenic 12, peut être en plusieurs fois suivant les stops.

J'hésite entre:Burr Trail Road en partie ? Jusqu'où aller ? Puis faire 1/2 tour.Hole in the rock road: Devil's garden (certain), aller jusqu'à Sunset arch voir Broken Bow Arch ?Cottonwood Road: Grosvenor Arch (certain), Yellow roch (faisable depuis cannonville ?)Il faudra faire des choix, peut-on faire un peu des 3 pistes dans une même journée ? Quels sont vos conseils ?

Merci :)

PS: comme c'est une journée essentiellement voiture (au delta de quelques randos courtes), nous pouvons faire du 8h-sunset :)
Croisière sur le MSC Lirica: départ de Marseille le 7 juillet 2011 English translation pending
by Philbea · 2011-07-03 · 102 replies
Nouspartons le 7 juillet 2011 sur le MSC LIRICA, départ MARSEILLE Première croisière avec MSC apres plusieurs croisières COSTA. Qui d'entre vous participe également à ce voyage?
Vos photos: Tour du Monde en Saris, Boubous & Djellabas English translation pending
by Cleastre · 2011-07-03 · 324 replies
Bonjour à tous 😉,

En attendant le Cool-Concours n°3 de Septembre prochain,

je vous propose la version estivale dont les règles restent les mêmes, à la différence près que les GPF (Grand Podium Final), seront plus simples et sans cadeaux spécifiques.

Souhaitant que le thème de cette nouvelle édition vous inspire autant que les précédents,

Saris, Boubous & Djellabas vous tendent les bras !!!

Heureux Estival Cool-concours à tous, et bonnes vacances aux Juilletistes 😎
Éthiopie: premier grand voyage en solo! English translation pending
by Travelguibou · 2011-06-22 · 13 replies
Bonjour,

je suis toute nouvelle sur ce forum.. Je pars 3 semaines en Éthiopie en Septembre avec mon ami (du 12/09 au 2/10). Nous n'avons que 19 et 21 ans et c'est notre 1er grand voyage en Afrique en solo. Nous avons déjà beaucoup voyagé tous les deux, mais il est vrai que nous allons faire nos 1er pas en Afrique de l'Est. 🙂 Nous sommes donc en pleine réflexion, sur la facilité des transport par exemple. Est-il nécessaire de passer par un TO? Nous ne voulons pas jouer aux touristes en 4x4 et passer à côté du contact humain...

Nous aimerions faire un tour dans le nord (Lalibela, Gondar, le Lac Tana... peutêtre même Axoum). Est-ce faisable en bus en 2semaines? Nous souhaiterions également passer quelques jours dans le sud, descendre le long des lacs et faire un tour à Shashamane (mon ami étant un grand amateur de la croyance Rastafari, nous nous devons de voir cette ville importante pour cette religion), pour ma part, je ne veux pas passer à côté de toutes les tribues de la vallée de l'Omo... Ici encore, les bus desservent-ils cette région? Comment se fait le contact avec les habitants? Est-il simple de se loger? Et j'espère, avec tout ça, avoir le temps de passer quelques jour à Addis... (J'aimerais aussi en savoir plus sur Copte (le 12 Septembre?) et Meskel, fête nationale de la découverte de la vrai croix qui se déroule apparemment le 27 Septembre)

Je lance un appel à tous les voyageurs ayant apprécié ce pays (ou non) pour toute information, conseils sur les endroits qui valent le coup de prendre plus de temps que d'autres, contacts dans ces régions de l'Éthiopie, ou encore critiques sur ce circuit peut-être un petit peu utopique niveau timing...

Je vous remercie d'avance du temps que vous me consacrerez pour répondre à toutes ces questions... 🙂
Irkoutsk (Sibérie): quelques impressions English translation pending
by GeorgesOZ · 2011-06-19 · 20 replies
Voici quelques notes rapides, un peu en vrac, sur Irkoutsk que j’ai eu le plaisir de visiter il y a peu. La première chose à dire, c’est que c’est vraiment très loin de tout. C’est peut-être une évidence, mais rien de plus graphique que ces panneaux indicateurs à l’hôtel Imperia, où on voit Moscou = 5000 km à l’ouest, et Vladivostok = 4200 km vers l’est !

Il n’est donc pas du tout déplacé de faire un peu de géographie. Le vol de Beijing à Irkoutsk, passant juste sur le coin nord-est de la Mongolie, a duré 2 heures et 40 minutes, direction nord-ouest …. Et l’heure locale d’Irkoutsk est 1 heure en avance par rapport à Beijing ! C’est la même heure que Tokyo ! On est ici plein nord par rapport à la Mongolie, et à la même longitude que la Birmanie, la Thaïlande ou la Malaisie péninsulaire, à quelques poils près.

Si l’aéroport international d’Irkoutsk peut impressionner, ce n’est certainement pas par sa grandeur ni sa modernité. Je ne sais pas si on peut bien voir sur la photo la vétusté de la façade – beaux lambris de peinture. L’aéroport domestique, juste à côté, est bien plus moderne. Curieux, d’habitude ce serait plutôt le contraire.

La ville a été fondée (officiellement) il y a exactement 350 ans sur le confluent de deux rivières, l’Angara et l’Irkout. On se demande souvent pourquoi tous ces noms Russes se terminent en « sk ». Mon vieil ami Alexeï (qui m’avait rejoint, venant lui de Hong Kong) m’a expliqué que c’est une vieille racine slave (slavique, slavonne ?) qui veut dire « relatif à », « apparenté à », « appartient à », enfin, qqc dans ce genre. D’où la construction « nom de la rivière + sk ». Je me demande d’ailleurs si c’est de la même façon que tant de patronymes Russes se terminent en « ski » ?

Mais c’est l’Angara qui domine, une belle grosse rivière d’un bon ½ km de large, elle-même tributaire du fleuve Ienisseï qui se jette dans l’Océan Arctique. Irkoutsk est une ville où on peut facilement se déplacer à pied, pour ce qui est du centre en tout cas. Le vieux quartier se trouve en aval du confluent Angara - Irkout. Les promenades plus modernes se trouvent le long de l’Angara, en amont du confluent et faisant face à la gare du Transsibérien, sur l’autre rive. L’activité principale semble se situer vers la place où trône la statue de l’empereur Alexandre III, au bout de l’avenue Karl Marx (eh oui !), sur la rive droite de l’Angara, et à partir de là en aval.

Le soleil était radieux. Pas un jour où le thermomètre n’ait dépassé les 30 degrés durant mon court séjour. On voit bien les tenues légères des gens sur les photos. Les gens prenaient joyeusement l’air et pique-niquaient sur les gazons.

Je ne connaissais strictement rien de cette ville avant d’y aller. Ce qui m’a immédiatement frappé durant le trajet de l’aéroport à l’hôtel, c’est le nombre de belles vieilles maisons tout en bois, peintes et ornées de frises assez simples mais leur donnant une allure sympathique. Certes, certaines façades auraient un besoin urgent de ravalement, mais l’ensemble n’est pas vilain du tout. De temps à autre, une belle église aux couleurs plus fraîches… Et détail utile, des toilettes publiques un peu partout.

C’était fin mai à début juin et la ville célébrait ses 350 ans d’existence (officielle). Des affiches nombreuses, parfois des façades entières telles celle-ci : « J’aime Irkoutsk » (visage d’enfant tenant un ballon – symbole de joie et d’espoir dans le futur, peut-être même de message voulu universel ?). Ou « Irkoutsk ! Serdtsé mayo ! » (« Irkoutsk ! Mon cœur ! »). Ou encore « moï gorod, moï prazdnik » (« ma ville, mes salutations » ?).

Je vais faire une petite pause, histoire de télécharger quelques premières photos....
Voyage sur la côte ouest des États-Unis: intérêt de San Francisco et Los Angeles? English translation pending
by Coco58mike85 · 2011-06-14 · 162 replies
Bonjour tout le monde , Je suis en train d'organiser un voyage d'environ 3 semaine au etats-unis (depart le 12/09/11) mais il y a telement de ville qui me semble bien à visiter que je ne sais pas quoi faire ^^ . Donc deja ce qui est sur c'est que je veux rester environ 1 semaine dans un hotel a las vegas 1 semaine et visiter ses alentours comme grand canyon etc... mais je voudrai savoir si d'apres vous sa vaut le coup de se rendre à san fransisco et los angeles ( sachant que j'aimerai bien passer environ 3 jour sur les plages) et je voudrai aussi descendre en voiture une journée ou 2 au mexique (si selon vous c'est interessant car c'est juste a la frontiere). Et si vous me dites qu'il y a juste las vegas et los angeles de bien j'irai surement 5 jour a new york . Oui désolé je suis compliqué mais ça va etre mon premier voyage au etats-uni et j'ai un peu envie de tout faire 😛 Merci beaucoup d'avance à se qui me lisent et me repondront .
Rhodes: Lindos, the "Pearl of the South" (Greece)
by Jemaflor · 2011-06-14 · 28 replies
Curious travelers all share the same wish: to discover a country or region by stepping off the beaten path and avoiding tourist traps. Who wouldn’t agree with that?

But does that mean we should skip the tourist sites that guidebooks and local tourism offices tout as must-sees? Of course not!

On the Greek island of Rhodes, Lindos, the "Pearl of the South," is undoubtedly the most visited village. Making the trip there is enough to understand its appeal—and I’ll admit, I too fell under the spell of this enchanting place. Through this post and these photos, I want to share my memories, impressions, and a lot of my enthusiasm.

First, there’s that stunning panoramic view you get from the road when arriving from the north of the island. The urge to stop is irresistible.



Perched on a rocky spur, an imposing citadel overlooks a village with that classic Greek charm—whitewashed houses. At the foot of the hill, you can see a perfectly curved bay (the arc is almost flawless) with deep blue waters bordering a lovely stretch of light sand...

With an artist’s eye, you could say this landscape is an ideal painting, and what a beautiful palette of colors! A photographer’s eye will be delighted by the balance of the composition, and any traveler who loves beautiful scenery will simply be captivated by this exceptional view.

This plunging viewpoint is a delicious preview of the site, making me eager to discover more and see Lindos in every detail.

The road winds along the mountainside for about two kilometers before reaching the destination—well, you quickly realize you can’t drive into the narrow alleys! No, you have to leave your car in the parking lots near the village. Spaces are already filling up with private cars and a neat line of tour buses—so we won’t be the only ones visiting Lindos this morning!

The main street, at the heart of the village, is a succession of cafés, tavernas serving ouzo/feta/moussaka, and souvenir shops (T-shirts, pottery, trinkets, flags...). At peak hours, it’s the usual tourist hustle and bustle—easy to imagine.

Fortunately, just a few steps down a side alley, and you quickly find calm and almost solitude.



Aren’t there any cats in Lindos? Not really—domestic felines are everywhere in the village’s alleys. Here are two: a black-and-white one resting on a windowsill and another, all white, heading toward a dead end. In that narrow lane sits an elderly man, his face weathered by the sun, with a salt-and-pepper mustache. Our eyes meet, and I greet him with a "Kalimera" (good morning in Greek, one of the few words I know in the local language!). That earns me a hint of a smile, followed by a question. He’s asking for a cigarette—sorry, my friend, but I don’t smoke!

Wandering, observing, even getting lost in these narrow alleys—that’s how to truly appreciate Lindos. Dazzling white walls, beautiful homes (some dating back to the 15th century), entrances framed by Gothic arches, and wreaths or bouquets of dried flowers adorning the facades. Here and there, muffled conversations can be heard through half-closed shutters, and an ajar door offers a glimpse of lovely inner courtyards where the reds and purples of bougainvillea contrast with the white walls. The locals also add beautiful decorative touches to the floors of patios or stair steps, with black-and-white pebble mosaics forming geometric patterns.

At times, the silence of the alleys away from the center is broken by the puttering of a scooter or hybrid vehicles—half-scooter, half-van—that barely squeeze between the walls of the narrow lanes!



After crisscrossing this real labyrinth, I arrive in front of the village’s main church, the Church of Panagia. A beautiful building dedicated to the Virgin, restored in the 15th century by the Knights of the Order of St. John.

Looking up to admire the bell tower of this Greek Orthodox church, I catch a glimpse among the clustered rooftops of part of the fortifications overlooking the town—the next step in my discovery of Lindos’ heritage.

To reach the citadel’s rock, you’re offered "Lindos taxis" at every corner—donkey rides. The effect is guaranteed for tourists discouraged by the 115 meters of elevation to climb to reach the ramparts: bursts of laughter, donkey hooves slipping on the cobblestones, and the capricious moods of these sometimes stubborn animals. Hee-haw!



You guessed it—I chose to walk up the path along the mountainside. The route reveals magnificent panoramas of the village and the coast, lined with pink oleanders, and you breathe in the fresh air among the olive trees—though sometimes the unmistakable smell of donkey droppings fills the air, with the sea breeze helping to disperse it.



Climbing the fortress steps is like traveling back in time. Here, the testimonies of Lindos’ rich history unfold before visitors’ eyes.

First, the imposing ramparts, built in the Middle Ages by the Knights of the Order of St. John—master builders of defensive structures whose primary mission was to aid and care for pilgrims wounded during the Crusades.

Within the fortifications, you’ll also find the remains of a Byzantine-era church from the 13th century, with its frescoes and murals. Further up, at the top of the rocks, you encounter ancient Greece: the acropolis and the temple dedicated to the goddess Athena. According to historians, the first inhabitants of the site were the Minoans, around 1200 BCE. An ambitious architectural restoration program aims to bring this past back to life.



But once you reach the ancient esplanade, most visitors head straight for the ramparts. The view through their openings is simply breathtaking and dizzying. On the sea side, the cliff drops steeply, and at the foot of the cliffs lies another bay, its shape reminiscent of a heart. Turquoise waters and a small white chapel surrounded by oleanders.

Seeing this panorama, you tell yourself you absolutely must visit it before leaving Lindos.



On the village side, the view is just as stunning—a true aerial perspective of the entire town and its charming white houses. You can easily spot the church with its red-tiled roof. Among the cluster of houses, some have flat rooftops—these belonged to the captains. Lindos was once an important commercial port, strategically located on the maritime route from Europe to the East. From their terraces, these famous ship captains could watch the comings and goings of their vessels.



Back then, Lindos was the capital of Rhodes and had nearly 17,000 inhabitants—far more than the 700 current residents. But these locals proudly claim Lindos is still the capital of Rhodes—well, a tourist capital, at least!

From the vantage point of these ramparts, you also overlook the tiny beach below. The sight of it can only make you want to take a dip—my next stop, a welcome break after the historical and cultural visit.

Walking back through the village via different alleys, I pass some beautiful homes and new chapels, like the one I’m in front of now—a white dome, a classic example of Greek island religious architecture. Dedicated to St. George, it dates back to the 14th century.

Time for some beach fun—that’s Lindos too! A chance to take a dip in crystal-clear, delicious waters with that unmistakable view of Lindos as your backdrop.



Now, heading toward St. Paul’s Bay—the one I spotted from the citadel. Seen from ground level, it’s even more charming, with its little white chapel nestled against the cliffs. The bay and the church are named after the Apostle Paul. History—or legend—tells of the religious figure stopping here during a journey between Ephesus and Syria.



These days, the chapel is a hit with newlyweds—celebrations seem to be back-to-back this afternoon. The idyllic setting is perfect for a beautiful keepsake photo, as any amateur photographer would agree!

As the hours pass, the flow of day-trippers thins out, and Lindos regains a sense of calm and authenticity that suits it so well. As if by magic, the fading light bathes the village in a golden hue—worth admiring without restraint.



Though Lindos is well sheltered from the sea, nestled in its protective cove, its entire past is oriented toward the open water. To etch this unique site even deeper into my memory, I want to see Lindos again from the sea.

The boat, "Captain Manolis," is ready. This morning, we’re at the pebble beach of Vlicha, just a short distance from the village.



The start of the voyage takes us along stark rocky cliffs—a mineral world animated by seabirds, which is classic, but also by goats, which is more unusual. These sure-footed caprins navigate the cliffside along the rock strata—no fear of heights here!

Then, your gaze is drawn to Lindos again, always Lindos—a viewpoint that’s also worth the detour: perched fortifications, white village, and a broad expanse of deep blue in the foreground.



A palette of blues enriched by the waters of the bay just south of the village. The play of light, the reflection of the sky, the transparency of the sea, combined with sandy seabeds, create a breathtaking result: an unreal, almost magical shade of blue. The deep blue!



Puff! Puff! Puff! The boat’s engine slows down. Our captain seems focused and attentive as we navigate through a narrow corridor of jagged rocks. These impressive cliffs have sparked sailors’ imaginations, and our captain points out the lion. A wild feline in the area? Not exactly, but a rock whose shape might suggest a lion’s head—why not, from a certain angle? Just as you start to see the resemblance, the image fades—a fleeting lion, like a mirage.



Twilight also offers visitors fleeting and magical sights. As the deep blue envelops the atmosphere, the lights enhance Lindos’ panorama.

And to add an original and aesthetic touch (as if it were needed!), the amateur photographer in me plays with my camera’s aperture to make the bay and village sparkle with dozens of stars. Isn’t Lindos called the "Pearl of the South"? A pearl that sometimes shines brilliantly!

LINDOS ISLAND OF RHODES (GREECE) May 2011

Tips: To avoid the crowds of tourists arriving (by boat and especially by bus or car!) for a day trip, it’s best to arrive before 9 AM. Also note: the visit to the Citadel/Ancient Ruins starts at 8:30 AM and closes at 3 PM. Ticket to access the site: 6 €. In the late afternoon, the lighting is beautiful over the village—a splendid viewpoint from the road leading to St. Paul’s Bay. Boat excursion with "Captain Manolis": daily departures (May to September) from Vlicha Beach (a bay 3 km north of Lindos), 25 €.
Ouest américain - carnet de voyage English translation pending
by Korriganelgv · 2011-06-14 · 42 replies
Bonjour à tous,

J'avais posté ici un lien vers mon carnet de voyage, mais comme il s'intégrait dans mon site, plus général, mon post a été déplacé. Alors je me permets de remettre ici que les pages du carnet...

Avant mon départ, j'ai adoré lire vos carnets de voyage. De retour, j'aime toujours autant... Ça permet de voyager un peu par procuration, de prolonger le plaisir que l'on a eu d'y être, ou encore de nous faire rêver à d'autres voyages !

Alors merci à vous qui m'avez aidée, sans le savoir :-)

A mon tour de vous proposer mon long carnet de voyage... J'y mets parfois des infos pratiques, qui seront étoffées par la suite.

Nous sommes partis 3 semaines an avril 2011 dans l'ouest américain, avec notre fille de 3 ans. Comme j'ai déjà mis en ligne mes pages, je ne vais pas le refaire ici, alors je me permets de mettre un lien.

Bonne lecture !

jour 1 Paris > Los Angeles jour 2 Los Angeles > Las Vegas Calico Ghost Town jour 3 Las Vegas outels Valley of Fire jour 4 Las Vegas > Tusayan jour 5 Tusayan Grand Canyon jour 6 Tusayan > Mexican Hat Grand Canyon Little Colorado jour 7 Mexican Hat > Monument Valley Monument Valley jour 8 Monument Valley > Page Lower Antelope Canyon Horseshoe Bend Lake Powell jour 9 Page > Bryce Canyon Lake Powell Cottonwood road jour 10 Bryce Canyon > Mesquite Bryce Canyon jour 11 Mesquite > Las Vegas Valley of Fire jour 12 Las Vegas Las Vegas jour 13 Las Vegas > Stovepipe Wells Death Valley jour 14 Stovepipe Wells > Fresno jour 15 Fresno > San Francisco jours 16 à 19 San Francisco 49 miles scenic drive China Town Pier 39 Mission, murals Fisherman's wharf Golden Gate Bridge Cable Car jour 20 San Francisco > San Luis Obispo Monterey Aquarium jour 21 San Luis Obipso > Los Angeles Santa Monica jour 22 Los Angeles > Paris Mulholland Drive Hollywood Blvd
Restaurant à New York (Time Square)? English translation pending
by Isamars · 2011-06-04 · 38 replies
Hello

je vais faire un très court séjour à New York pour y fêter mes 60 ans, quelqu'un a t'il une adresse d'un restaurant sympa et original pour y aller avec mes enfants, nous serons dans un hôtel à Time Square

Merci d'avance
Saint-Gervais Briançon par le GR5 (France) English translation pending
by Lucbertrand · 2011-06-04 · 0 replies
Saint-Gervais Briançon par le GR5

Une fois de plus je me retrouve au départ d'une grande randonnée en solitaire. Le train s'est arrêté en gare de Saint Gervais, plus exactement au Fayet, quelques kilomètres plus bas. Nous sommes en septembre, le temps présente toutes les caractéristiques d’une promesse de tempête de ciel bleu pour la semaine. Les grandes vacances sont terminées, je m’imagine que la montagne est délaissée pour le plus grand plaisir des privilégiés comme moi. En effet, à ces moments j’ai la sensation qu’elle révèle ses beautés et trésors pour moi seul, de toute évidence illusion orgueilleuse. Mais cela ne fait rien, lui le plaisir de la solitude en montagne est bien réel. Mais non dans cette première demi-journée de mon périple, la montagne n'est pas désertée, loin s’en faut. En effet nous sommes en début de week-end et de plus le commencement de mon parcours coïncide avec le tour du Mont Blanc, chemin fréquenté à toutes les époques de l'année lorsqu'il n'y a plus de neige.

Dès que je saute du train je me mets en route en ce début d'après-midi. Comme d'habitude, mon but, lors d’une première étape d’une demi-journée, est de monter le plus haut possible. Dans le cas présent il s’agit de se rapprocher du col du Bonhomme. Le premier jour, il est souvent délicat de faire un planning, car la mise en train n'est jamais la même. Parfois le démarrage est pénible, et puis il arrive que je parte comme une flèche. Je ne sais jamais à l'avance quelle va être la forme. Et je n'ai jamais pu élaborer de théorie me permettant de savoir comment j'allais vivre une première étape.

Tout commence au mieux. Je longe la voie ferrée du train à crémaillère quelques centaines de mètres, puis je traverse Saint-Gervais. Joli village aux grands chalets cossus derrière lesquels les immenses pentes éclatantes du Mont Blanc se découpent. Vision magnifique, on se croirait sur la carte postale type de la région de Chamonix. Les pentes glacées de Bionnassay hérissées de séracs dévalent de quatre mille mètres. Le soleil darde ses rayons sur ce versant et le fait resplendir d’un éclat presque irréel dans cet après-midi d’automne. Ma randonnée commence sous de bons auspices. Je marche d’un pas alerte en remontant cette magnifique et riante vallée des Contamines-Monjoie. Je réussis à ne pas rester sur la route goudronnée, en empruntant un chemin rive gauche. Les dix kilomètres qui conduisent à la chapelle de la Gorge sont abattus rapidement et sans fatigue. De toute évidence la forme est là dès le premier jour. Ce nom résulte de la géographie des lieux. En effet à proximité un torrent impétueux saute tout en écume un grand ressaut dans une gorge resserrée. Je m’y arrête pour le contempler et l’air frais qu’il déclenche dans son impétuosité apporte une fraîcheur agréable.

Je visite cette charmante église entretenue avec soin. Beaucoup de monde en fait de même. Les décors intérieurs et extérieurs sont de toute beauté. Elle est ornée jusque sous la partie boisée de son avant-toit. Je reprends ma route, et immédiatement le goudron prend fin, et de ce fait les voitures ne peuvent aller plus loin. Le chemin est raide. Sur la gauche un panneau indique le refuge des Conscrits. Me reviennent en mémoire une multitude de souvenirs. Lorsque j’étais jeune je pratiquais volontiers le ski de randonnée avec mon père, je dois même dire que c’était mon compagnon préféré. Je nous revois le long de cet immense glacier de Tré-la-Tête, un jour bas au ciel gris. Dans ces conditions la montagne est impressionnante et menaçante. Elle ne cache pas son hostilité, et en guise de mise en garde vous dévoile dans une atmosphère trouble quelques grosses crevasses insondables. Je me souviens aussi d’une tentative aux Dômes de Miage avec un camarade, qui s’était terminée par une débâcle due à une grosse tendinite à cause d’une chaussure mal adaptée. Et puis plus récemment, cela fait sans doute bien quinze ans, j’emmenai deux amis non montagnards pour les Dômes de Miage. Au lieu de monter aux Conscrits j’avais fait l’erreur de rester au refuge de Tré-la-Tête, pensant que cela ne nous empêcherait pas d’aller au sommet le lendemain. C’était compter sans la vitesse lente de notre caravane. Lorsque nous sommes arrivés au refuge des Conscrits bien sûr, il n’y avait que le gardien. Et il nous a accueilli avec ces paroles « arriver ici à neuf heures du matin soit vous êtes terriblement en avance pour demain ou excessivement en retard pour aujourd’hui ».Et voilà comment une fois de plus je n’ai pas atteint ce sommet si attirant.

Revenons à notre occupation du moment, prendre la direction du col du Bonhomme. Je m’élève rapidement. La vallée que je viens de parcourir se révèle dans toute sa beauté, grandes forêts de sapins sombres qui montent à l’assaut de pentes raides. Je rejoins le refuge hôtel de la Balme. Il est complet, pas possible d’avoir une place, même pour le solitaire que je suis. De la cuisine émane un effluve prometteur quant au dîner du soir. Cela me donne l’eau à la bouche, mais ce ne sera pas pour moi. Avec je recul je m’en réjouis. Heureusement que les circonstances ne m’ont pas permis de succomber à la tentation de la facilité car je vais vivre l’une des plus intenses émotions de ma vie au cours de la nuit à venir au grand air.

Je reprends donc mon chemin en direction du col du Bonhomme avec l’intention de trouver un petit replat afin d’installer ma tente. Après quelque distance, dans une petite dépression au niveau du chalet du Lavet, je découvre un endroit qui devrait convenir. Il me faut l’aménager en poussant quelques cailloux, et me voilà installé à proximité d’une petite mare à l’eau courante qui me permettra tout le confort. Que je suis bien sur ce replat à regarder la nuit venir dans un décor féerique, alors que ma platée de pâtes mijote tranquillement. Une fois mon repas pris et comblé de ce spectacle de la nuit qui prend possession de la montagne, je me glisse dans ma tente et attaque le livre que j’ai toujours avec moi. Il s’agit cette fois de « cent ans de solitude » de Gabriel Garcia Marquez, quel foisonnement !

La fatigue aidant, il est temps de dormir. Mais hélas, n’ayant pas le sommeil profond, comme souvent à deux heures du matin, je m’éveille, et reprends ma lecture. Mais bien que réveillé, la fatigue est présente. L’activité intellectuelle dans ces conditions demande une concentration difficile, et la simple lumière de ma frontale n’est pas pour faciliter l’exercice. Après quelques pages toujours aussi époustouflantes, je pose mon livre et sors la tête de la tente afin de contempler le ciel étoilé dans un air immobile. Cinq cents mètres au-dessus de moi les aiguilles acérées de la Penaz culminent à presque deux mille sept cents mètres. Derrière ces pics la lune monte, mais je reste dans la partie ombrée. Sur l’autre versant de la vallée une lumière diffuse commence à révéler les différents reliefs. Mais face à moi seule cette face impressionnante qui se découpe en ombre chinoise, se déploie. Juste au sommet pointu, une étoile filante apparait, je la suis du regard. Elle semble tomber vers la terre. L’illusion de la perspective aidant, je la vois surfer l’arête tranchante et inclinée qui me domine de profil. Spectacle fantastique, cette crête de pierre et l’étoile filante se sont donné un rendez-vous merveilleux le temps d’un frôlement improbable pour le plus grand plaisir de l’œil qui n’arrivait pas à se fermer. Des instants comme celui-là, si brefs soient-ils, laissent une trace indélébile par l’émotion qu’ils suscitent. On est alors comme frappé d’une étincelle de bonheur fulgurant. Je me dis que si j’avais dormi au refuge, cette nuit se serait perdue dans le long fleuve des nuits ordinaires en montagne. Tandis que là, l’expérience vécue a exacerbé l’envie de parcourir la montagne au plus proche de sa nature secrète et a fait naître une curiosité toujours plus vive à la recherche de l’éphémère et fugace mais grandiose spectacle que la nature sait distiller par instants brefs à ceux qui prennent le temps de la contempler.

Au matin, un temps magnifique me permet dès les prémices de l’aube de profiter d’un spectacle toujours renouvelé mais toujours différent de la clarté qui reprend ses droits dans ces lieux d’altitude. Dans ma prairie l’herbe est mouillée et ma tente mono paroi dans ce contexte de forte hygrométrie a favorisé la condensation. Ce type de tente est pratique du fait de son poids, mais le confort s’en ressent du fait de l’eau qui ruisselle systématiquement sur les parois, malgré le petit filet sensé jouer un modérateur.

Mes affaires sont vite repliées et en quelques vingt minutes j’atteins le col du Bonhomme. Le sol est mouillé, la grande vallée que j’ai remontée la veille est encore plongée dans l’ombre alors que les cimes qui s’élèvent au dessus du col sont déjà baignées d’une lumière vive. A cette heure encore personne sur le chemin, je m’octroie une courte pose, afin de profiter de ce moment magique, où le soleil, encore bas sur l’horizon, produit une multitude de jeux d’ombre et de lumière, qui évoluent de seconde en seconde. L’heure après le lever du soleil, ainsi que celle qui précède son coucher, sont des moments magiques, particulièrement mis en valeur par le bivouac. Au col, un grand cairn, un peu à la manière d’un chorten, est couvert de morceaux de tissus qui rappellent les cinq couleurs de la religion bouddhiste.

La descente sur le refuge du col de la Croix du Bonhomme est courte. Je le distingue et constate qu’il est en effervescence. Eh oui, j’avais presque oublié que sur ce premier tronçon de mon parcours je me trouve sur la fameuse randonnée « le Tour du Mont Blanc ». Un groupe de Japonais débute l’étape de la journée. Ils sont accompagnés de mules qui portent leurs bagages. J’ai l’impression de me retrouver dans une ambiance de treks lointains, quelque part au Maroc ou dans des massifs d’autres continents. Mais mon chemin dès le refuge va piquer plein sud et je vais à nouveau me retrouver seul le long d’une crête très curieuse, acérée mais au milieu d’une prairie, où les vaches me regardent passer. Par endroits elles colonisent de petits pics tout en broutant. L’altitude est de deux mille cinq cents mètres. De grandes vallées partent de toutes parts, et leurs fonds sont encore emplis des mystères de l’ombre alors que les doux rayons du soleil me réchauffent déjà.

Par d’immenses zones herbeuses, je descends vers le lac de Roselend. Je croise un randonneur seul, nous échangeons quelques mots et reprenons notre cheminement. Dans ces marches solitaires, il est toujours agréable de communiquer de cette façon, brièvement au cours d’une rencontre éphémère. Rapidement je rejoins la route goudronnée et le refuge du plan de la Lei. J’y effectue une petite halte et me restaure. La gardienne vend de jolies cartes. J’en écris quelques-unes. Elle n’a pas de timbre, mais me promet d’en mettre lors de son prochain ravitaillement dans la vallée. Elle tiendra parole, mais il m’est déjà arrivé à plusieurs reprises que ce type de promesses ne soit pas tenues, toujours à l’étranger et particulièrement dans un pays dont j’adore les montagnes, raison pour laquelle je ne le dénoncerai pas.

Une fois reparti j’évolue au-dessus du lac, immense ruban vert émeraude enchâssé dans un écrin de prairie au ton plus clair, mais piqueté de sapins sombres. J’imagine quelques pêcheurs de truites s’en donnant à cœur joie dans cette matinée sans un souffle d’air. De grandes cascades ruissèlent dans des pentes d’herbe et de mousse. Là encore les tons de vert rivalisent, tout en se mesurant au blanc éclatant de l’écume de l’eau qui s’étale en larges traînées de faible épaisseur. Ce matin, les conditions météorologiques associées à ce décor grandiose donnent à la montagne un aspect particulièrement accueillant. Dans ces moments, on sait pourquoi on part seul pour ces voyages au long cours. Lorsqu’on se remémore ses différents voyages en solitaires, certains épisodes comme celui-là, resurgissent et laissent leur trace profondément ancrée en vous pour des années. En me retournant, je peux contempler le Mont Blanc dans toute sa majesté. L’air est si pur que j’ai l’impression de pouvoir le toucher.

Au-dessus de moi le col de Bresson dominé par la Grande Parei, qui mille mètres de dénivelé au-dessus du lac affiche une belle silhouette. Cette montagne, sous un certain angle, rappelle le Mont Aiguille, sans cependant en avoir l’ampleur. Le chemin se fait plus raide, et la chaleur arrive. Après un dernier raidillon dans la caillasse, enfin le col est rejoint. Le point de vue est superbe de tous côtés. Au sud le regard embrasse un vaste panorama en direction de la Vanoise. Je m’adonne à l’un de mes grands plaisirs, essayer de mettre des noms sur les montagnes. Même lorsqu’on les a déjà gravies, elles restent souvent rebelles à vous révéler au premier coup d’œil leur identité. En face de moi, très vraisemblablement le Mont Pourri, mais je le connais sous des perspectives plus élancées et puis aussi cette grosse masse de belle altitude, il doit s’agir du Dôme de la Sache. Mais je n’ai aucune certitude, car la perspective est nouvelle pour moi, n’étant jamais passé par ce col. En ce lieu l’herbe est grasse et de nombreux moutons broutent paisiblement. Après un petit arrêt au cours duquel j’ai cherché à visualiser mon chemin à venir à travers la Vanoise je rejoins le refuge de la Balme. Quelques personnes assises au soleil dégustent bières et autres boissons. Il ne m’en faut pas plus, réflexe de Pavlov aidant, à mon tour je m’attable et commande un coca-cola. Alors que je savoure ma boisson bien fraîche, un bruit familier emplit la vallée. Je lève les yeux et distingue la silhouette caractéristique d’un mirage 2000, qui quelques centaines de mètres au-dessus engage un virage serré, ce qui permet au pilote durant quelques secondes de contempler ce refuge, niché au centre d’un foisonnement de montagnes bien individualisées et qui jaillissent vers le ciel.

Depuis ce matin la distance parcourue est déjà longue, mais je ne compte pas en rester là. Pourtant je m’y trouve bien dans ce refuge perché en pleine pente, il y fait bon et le décor est somptueux. Mais voilà, pour satisfaire au sacro-saint moral et faire en sorte qu’il ne chute pas, tant que je peux avancer, je me fais un devoir de le faire. J’aimerais pouvoir me satisfaire d’une marche lente, agrémentée d’arrêts aux endroits qui me plaisent. En effet, quel est l’intérêt de foncer à la recherche de je ne sais quel exploit. Mais voilà, même si parfois je trouve ma démarche incompréhensible, voire stupide, le mouvement est le plus fort. Je me lance donc dans une immense descente jusqu’au fond de la vallée de la Tarentaise, où coule l’Isère. Du refuge cela fait un dénivelé de quelques mille deux cents mètres. La distance jusqu’à l’Isère me semble infinie. Je me mets à courir en prenant un petit rythme. Mon sac est bien rivé à mon dos, ce qui évite tout à-coup. Dans mes chaussures souples, je prends toujours la précaution de mettre des semelles thermo-moulées, ce qui constitue un bon amortisseur. Sans souffrir, cela me permet de maintenir une très bonne cadence sur ce type de terrain en descente.

Bien que je sois sur un GR, je vais perdre mon chemin. Sans doute emporté par ma vitesse, je ne vais pas rester assez à flanc en altitude. Je vais me retrouver à dévaler de grandes prairies entrecoupées de haies pas toujours faciles à franchir. Le bouquet consiste en une petite forêt inextricable et très raide qui me permettra de déboucher à même la route très passante du fond de vallée. Etant descendu trop à l’ouest il me faut suivre la route sur plusieurs kilomètres. Il fait une chaleur torride. Pas un brin d’air, des bouffées étouffantes montent du macadam. De gros camions lancés à toute allure me frôlent. Par endroits dans les virages, les murs de soutènement laissent un espace tellement restreint au marcheur, qu’il me faut me plaquer à la pierre, pour ne pas être fauché par un mastodonte lancé à pleine vitesse, dont le chauffeur n’a qu’une visibilité restreinte à l’avant. Un petit renfoncement, un arbre y dispense son ombre. Je m’assois à son pied à la limite du coup de chaleur.

A quelques kilomètres, sur le versant gauche de la vallée le petit village de Landry marque l’entrée de la vallée qui me permettra demain de m’enfoncer dans le massif de la Vanoise. Si j’y trouvais un hôtel, je me laisserais tenter. Autant le bivouac en pleine montagne est un vrai plaisir, autant le camping en fond de vallée constitue à mon sens un calvaire.

La chance est avec moi, un bar tabac restaurant propose quelques chambres. Il ne m’en faut pas plus. J’adore les vieilles chambres au parquet en bois qui craque, cela leur donne un air d’ancien authentique et original, alors que nos chambres modernes aseptisées et standardisées sont trop dépersonnalisées et me laissent un sentiment de déprime. Dans le cas présent, l’ancienneté ne rime pas avec ménage négligé. Non, tout est bien propre, le lit fait avec les draps et couvertures tirés avec minutie. Il se dégage de ces pièces anciennes où le bois prédomine une véritable hospitalité, et immédiatement on se sent le bienvenu. Le repas du soir sera copieux dans une salle agréable. Cette deuxième étape aura été de belle taille, et les conditions de chaleur des dernières heures, particulièrement éprouvantes. Mon corps a surmonté l’épreuve sans trop de difficulté, et le soir après de telles épreuves, je ressens une grande satisfaction. L’effort physique lorsqu’il est intense et soutenu déclenche sans doute des sécrétions d’endomorphines et cela procure cet état de félicité. Cela crée une addiction, qui vous pousse vers des étapes toujours plus longues et difficiles. D’autre part, le soir dans mon lit avant de plonger dans le sommeil, le bonheur procuré par l’examen sur la carte du cheminement de la journée, de vallées en cols, constitue une motivation supplémentaire au voyage à pied. Je me prends à douter de la réalité d’une telle chevauchée accomplie à travers ces grands reliefs des Alpes, montagnes redoutables.

Demain je vais rentrer dans le sanctuaire de l’un des plus beaux parcs nationaux français, la Vanoise. Je le traverserai dans sa grande longueur du nord au sud. Je sais que je pars sur les traces de mes joies d’enfant, lorsqu’avec mon père j’arpentais ces magnifiques montagnes en ski de randonnée. Dès l’âge de treize ans, j’ai eu la chance de faire de belles montagnes, telles que la Pointe de la Galise, la Tsanteleina, le Mont Pourri et bien d’autres. Tous ces souvenirs de jeunesse, vieux maintenant de quarante ans sont très présents dans ma mémoire. Je me revois avec mes yeux émerveillés sur ces sommets de plus de trois mille mètres au côté de mon père tout fier de son fils, et pourtant il était assez avare de compliments. Il faisait partie de ces êtres d’exception qui réussissent toujours devant les autres tout ce qu’ils entreprennent, en affichant un profond désintérêt pour les apparences et l’enrichissement matériel. Ce sentiment de joie et de nouveauté face à la montagne ne m’a pas quitté, et au lieu de s’altérer avec le temps, il s’est au contraire renforcé. Ce plaisir spontané est resté intact. La vie et ses turpitudes n’ont apporté aucun voile à ce plaisir simple d’être en montagne. Je me rappelle les dernières années de la vie de mon père. Homme de grande sagesse, qui ne se plaignait jamais de rien, il me disait seulement que de ne plus pouvoir aller en montagne lui manquait beaucoup. Donc durant les quelques jours à venir, cette traversée de la Vanoise, je vais l’accomplir comme un pèlerinage à la mémoire de ce père, qui a su me donner le goût de l’effort et m’a appris à jouir des beautés de la nature.

Après un petit déjeuner copieux et quelques achats, jambon, pain et fruits je quitte ce village de fond de vallée. Suite à quelques hésitations, un chemin très agréable bien que raide me conduit à travers une forêt de grands sapins en direction du lointain col du Palet qui se situe deux mille mètres de dénivelé plus haut. La distance est importante, mais les différents plans qu’offre ce vallon sont superbes, et les kilomètres semblent plus courts. Je croise un jeune marcheur autrichien, en train d’accomplir le tour de la Vanoise. Après la zone arborée, les versants de la combe deviennent plus abrupts. De hautes falaises barrent les pentes. Des cascades à fort débit se succèdent et toutes avec la même impétuosité s’élancent dans le vide sur plusieurs centaines de mètres. La marche dans ces conditions n’est jamais difficile. La curiosité avivée, on cherche à accélérer le pas pour découvrir impatiemment ce qui se cache au détour du prochain accident du terrain. Je dépasse le chalet refuge du Rosuel.

Le vallon se transforme, les versants deviennent plus arrondis, les à-pics rocheux le bordant ont disparu. Les sommets se sont rapprochés, les glaciers et leurs crevasses sont très nettement discernables. La Grande Motte trône impériale en imposant ses magnifiques formes arrondies devant moi. À ma gauche et à ma droite de beaux sommets aux noms réputés, sommet de Bellecôte et dôme de la Sache affichent leur altitude respectable. Je pénètre bien dans le domaine de la haute montagne. Durant la trentaine de kilomètres à venir je ne redescendrai pas en dessous des deux mille mètres. J’effectue une halte au niveau d’un lac aux formes rectangulaires. Bien assis dans l’herbe, je profite du lieu tout en consommant mes tranches de jambon et mon pain à la croûte épaisse et croustillante. Je suis seul. Le GR 5 à cette époque, début septembre est déserté. Quelques nuages et une légère brise font chuter la température. Il est temps de me remettre en route. Un dernier coup de collier et le col du Palet est atteint. A mes pieds Super Tignes étale ses installations, elles aussi désertées à cette période. Une station de ski sans neige et sans activité est toujours laide. En effet les pistes apparaissent comme de larges cicatrices qui entaillent la montagne. Mais des marmottes peu farouches donnent une touche de gaité à cette nature quelque peu bouleversée par l’homme.

Je m’engage dans la descente en jetant un dernier regard d’ensemble sur Super-Tignes. Le panorama d’ensemble, malgré les pistes déneigées, est de toute beauté. Le lac prend une couleur turquoise. En arrière plan La Grande Sassière, magnifique pointe acérée, qui jaillit jusqu’à plus de 3700 mètres, d’un jet au-dessus du lac du Chevril, rehausse le tableau d’une belle touche. Rapidement je rejoins, le quartier sud de la station, appelé le Val Claret. A la première personne rencontrée, je demande si elle peut m’indiquer un lieu où passer la nuit. Du tac au tac elle me répond « pas de problème, l’hôtel en face j’en suis la propriétaire ». J’adore lorsque les choses se passent rapidement pour trouver un hébergement. Cela pourrait paraître contradictoire avec ma démarche. En effet l’une de mes grandes motivations, justement c’est de ne pas savoir où je vais dormir à la fin de l’étape de la journée.

Durant cette soirée beaucoup de souvenirs me reviennent en mémoire. Les plus forts sont les suivants :

Il y a bien longtemps j’avais à l’époque une quinzaine d’années, nous passions avec mes frères les vacances de Pâques au ski. Nous étions hébergés dans l’ancien chalet du Club Alpin Français de Super Tignes. Les conditions d’enneigement étaient exceptionnellement imporantes. Un après-midi la gendarmerie est venue nous évacuer pour des raisons de sécurité et nous a relogés en face sur l’autre versant de la station. Le lendemain matin auréveil, en jetant un coup d’œil par la fenêtre de notre appartement, nous constatons avec stupéfaction que notre chalet, que nous venions d’habiter une semaine, avait tout simplement disparu, emporté par une avalanche. Merci les gendarmes ! Et dire que jeunes et rebelles, nous avions failli nous cacher pour ne pas évacuer ! Donc nous sommes restés plusieurs jours bloqués dans notre appartement. Bien sûr les pistes étaient fermées et ils nous étaient même interdit de sortir dans les rues, car les avalanches menaçaient jusqu’au cœur du village. Nous n’étions pas du style à rester tranquillement à lire. Etant habitués aux sauts et plongeons de grande hauteur en mer, l’un de mes frères eut l’idée d’essayer de sauter du troisième étage, l’épaisseur de neige devant servir d’amortisseur. Par sécurité deux d’entre nous se mettent à proximité du lieu d’arrivée du sauteur, et c’est parti. Effectivement la neige rendait le choc très doux. Mais le sauteur disparaissait complètement et il fallait venir l’extirper, car même sa tête avait disparu. L’un de nos camardes saute, et il ne s’enfonce pas et tombe sur le côté, assez gravement atteint aux vertèbres. Il avait atterri sur une protubérance de béton, recouverte seulement d’un cinquantaine de centimètres de neige !

Quelques années plus tard étant à l’école de l’air, avec un groupe de camarades nous faisions un stage de montagne, encadrés par un moniteur des chasseurs alpins. Après plusieurs jours de randonnée et de montagne, en particulier la jolie face nord de la Tsanteleina qui culmine à plus de 3600 mètres, ce matin nous devons partir faire une escalade dans le coin de la Grande Motte. L’instructeur manifestement n’est pas chaud, mais je ne vois pas pourquoi nous n’irions pas. Entre lui et moi le désaccord est consommé. Je lui dis que je n’ai pas besoin de lui et que je suis à même d’emmener mes camarades. Ceci dit, deux de mes copains se joignent à moi et nous voilà partis pour l’aiguille Noire de Pramécou. Mais dès notre départ, l’instructeur a rendu compte de la situation au colonel de l’armée de l’air qui nous encadrait. Lors de notre retour, ça a été ma fête ! Rien ne m’a été épargné, j’avais été l’instigateur à la désobéissance de notre groupe. Je me suis bien gardé de dire, que j’avais failli tuer l’un de mes deux camarades en faisant tomber une énorme pierre dans notre tentative d’escalade. Eh oui, il me fallait bien apprendre le respect de la discipline, même quand le chef justifiait par une mauvaise raisons le fait de ne rien faire. Mais l’armée de l’air n’est pas rancunière et j’y ai passé 30 années de grande intensité, que je ne regrette vraiment pas!

Revenons à ma randonnée. Aujourd’hui l’étape doit me conduire à Pralognan la Vanoise, en restant pratiquement toujours au-dessus des deux mille mètres. Le temps est magnifique, pas un nuage. La calotte neigeuse de la Grande Motte très esthétique et élancée se découpe sur le bleu du ciel. Elle est bordée d’éperons rocheux qui mettent en valeur ce glacier aux courbes harmonieuses. Ce premier spectacle donne le ton de la journée, qui sera axé sur l’esthétique des sommets de la Vanoise.

D’un pas alerte je m’engage dans le petit vallon qui mène au col de la Leisse, 750 mètres plus haut, presque à deux mille huit mètres d’altitude. Les différentes couches géologiques, que traverse le chemin, donnent à la montagne des allures de tableaux aux touches de couleurs. De grands bancs de pierre érodés, que l’usure a coloré en blanc sont juxtaposés à des couches de grès à la teinte mauve mat. Cette haute vallée pelée, à l’herbe rase, qui cède rapidement la place aux pierriers qui à leur tour capitulent devant les barres rocheuses, la glace et la neige, est symbole de haute montagne dans toute son austérité. Je suis seul, ce qui ajoute à l’atmosphère du lieu.

En me retournant, je constate que le Mont Blanc jaillit et occupe une grande partie du panorama. Pourtant il est à quarante kilomètres à vol d’oiseau. Je suis stupéfait de le voir aussi imposant. Une fois parvenu au col, le versant sud de la Grande Motte se développe sur plus de mille mètres, de pierre de glace et de neige. Les montagnes françaises, même si elles n’atteignent pas des altitudes comme dans d’autres massifs en Asie ou ne Amérique, elles affichent une nature rude et farouche. Je longe sur plusieurs kilomètres ce chaos minéral. Puis, perdu au beau milieu de cette immense vallée d’altitude, une petite silhouette perchée sur un mouvement de terrain, le refuge de la Leisse se dévoile. Dans ce décor, il apparait minuscule, comme l’une des pièces d’un jeu de mécano. On réalise par ce type de contraste l’immensité du décor. En m’approchant, aucun mouvement, une porte est ouverte. Le gardien passe, je le salue mais ne m’arrête pas, trop content du rythme qui est le mien.

La vallée s’incurve en prenant la direction du sud. Ce changement de cap de quatre vingt dix degrés s’accomplit en deux kilomètres, en un gigantesque quart de cercle autour d’un impressionnant sommet conique. De l’autre côté de la vallée, au-dessus de moi la Grande Motte a cédé la place à la Grande Casse. Cette dernière constitue le point culminant de la Vanoise. Sa cime s’élève à plus de trois mille huit cents mètres. Devant moi, un peu en amont du chemin une grosse tache blanche. Non, il ne s’agit pas de neige mais d’un troupeau de moutons conséquent. Alors que je m’en rapproche, sortant de la masse un animal de belle taille, mais dissimulé jusqu’à présent du fait de sa couleur blanche, vient à ma rencontre. Il s’agit de l’un de ces fameux patous. Ce sont de redoutables gardiens qui ont pour première vocation d’éloigner les loups et de les mettre en déroute s’ils se montrent trop entreprenants. Gare aux hommes qui sans méfiance pénètrent dans un troupeau, ils s’exposent à un réel danger. C’est pour cela que je ne m’en approche jamais trop près, sauf si je vois le berger. Mais dans le cas présent, bien que je sois en train de me rapprocher de l’objet de toute son attention, mon chemin passe une centaine de mètres en dessous du troupeau. Le patou arrive à ma rencontre sans se presser et sans animosité dans le cadre d’une action de prévention. Il vient à mon contact à un mètre tout au plus, me regarde. Il se met à mon côté tout le temps que mon chemin reste en rapprochement du troupeau, mais en s’interposant, pour me signifier que je ne dois pas aller plus près mais bien passer ma route. Il a un pelage touffu et brillant, j’aurais envie de le caresser mais je me retiens, car je ne dois pas oublier que c’est une espèce d’arme de guerre, et avec ces engins on ne s’amuse pas. Puis, une fois que je suis en éloignement du troupeau, il m’accompagne encore quelques dizaines de mètres et s’étant assuré que je m’éloignais définitivement, il est reparti garder ses ouailles. Mais si j’avais pris l’initiative de me diriger directement sur les moutons, là je pense qu’il aurait manifesté de l’agressivité, et ce genre de chien doit bien faire quarante kilos!

Je quitte la vallée principale que je suivais depuis Super-Tignes et je m’engage sur un sentier qui semble monter directement dans le ciel en direction du col de la Vanoise. La pente est si raide que la section du sentier se découpe sur le ciel. J’ai rarement eu une telle perspective sur un chemin. Je dépasse un groupe important, ces personnes sont arrêtées et cassent la croûte dans la bonne humeur. Je me dis qu’à mon tour il serait temps que je m’alimente. Mais les conditions si favorables ce jour et la beauté des montagnes qui m’entourent associées à mon excellente forme physique me font presque oublier ces contingences du corps. Autant à vélo je suis sensible au défaut d’alimentation, autant à pied je peux me déplacer une journée sans éprouver le besoin de me sustenter. Quelle est la raison de cette différence de fonctionnement de mon organisme ? Je n’en sais fichtre rien !

Je suis en train de tourner autour de la Grande Casse. Cela me rappelle mon père. Alors que j’étais très jeune treize ans, nous y avions fait une tentative un peu kamikaze, à mon point de vue. Quant à lui, tout lui était apparu comme normal et sans difficulté. Mais me retrouver avec des crampons de mauvaise qualité sur une glace noire très dure ne m’avait pas vraiment plu. La tête en l’air, tous ces souvenirs vieux de quarante ans défilent devant mes yeux. Mais la physionomie du glacier a complètement changé. L’endroit où nous passions à cette époque n’est plus praticable, la glace s’étant retiré laissant la place à une paroi lisse.

Ce vallon qui conduit au col de la Vanoise est jalonné de grands poteaux hauts de plusieurs mètres. A quoi pouvaient-ils servir? Tout simplement à baliser la route aux caravanes qui aux siècles passés voyageaient par ces chemins d’altitude. Eh oui à ces époques, il était beaucoup plus court de passer directement à travers les zones montagneuses, que d’en faire le tour, ce qui impliquait des contours considérables. Aujourd’hui nous n’avons plus la même approche car ces longs contournements nous les effectuons sur grande route voire autoroute. A certaines époques, par exemple à la période du petit âge glaciaire, qui dura trois siècles de 1550 à 1850, le glacier de la Grande Casse s’était terriblement développé, et les caravanes avaient des difficultés à passer des zones de séracs. Par ce col étaient acheminés des produits qui venaient d’Italie, il s’agissait de l’un des itinéraires qui reliaient Chambéry à des grandes villes italiennes comme Turin, Gênes ou Venise.

Derrière le col, je tombe rapidement sur le refuge du même nom. Là encore de nombreux souvenirs me reviennent en mémoire. Le temps évolue, va-t-il pleuvoir avant que je rejoigne Pralognan? Je m’engage promptement dans la descente. Une autre montagne prestigieuse me domine, l’aiguille de la Vanoise. Selon les perspectives, elle a l’allure d’une flamme de pierre de quatre cents mètres de haut, en quelque sorte une Aiguille Dibona de la Vanoise.

Une fois dans la vallée, je rejoins le camping et m’installe. L’étape de ce jour aura été exceptionnelle par son parcours en altitude. Une fois douché, d’ailleurs en gardant mes habits techniques pour les laver, je pars me promener dans cette jolie station de ski. Il n’est pas très tard et le soleil se maintient. De ce fait mes habits sèchent rapidement. Non seulement j’ai pris ma douche mais j’ai accompli ma lessive pour les trois jours à venir. Vivent les habits techniques ! Il ne me reste plus qu’à aller boire une bière bien fraîche, écrire quelques cartes postales et attendre l’heure de me trouver un restaurant sympathique. Au cours de ces voyages à pied à travers les montagnes, à l’étape après un effort soutenu de plusieurs heures, je ressens un grand bien-être. C’est peut-être un peu cela le bonheur?

La nuit a été bonne, elle m’a apporté le repos, je me prépare à accomplir une étape longue jusqu’à Modane en passant par le col de Chavière, culminant à 2801 mètres. Après quelques hésitations dans un bois à la recherche d’un raccourci, je prends un rythme rapide pour remonter ce très long vallon orienté plein sud. La lumière rasante du matin, laisse apparaître en ombres chinoises un foisonnement de pics acérés à ma gauche. Ce massif recèle une multitude de montagnes qui ne cessent de me surprendre par leurs dimensions et leur esthétique. Je suis un large chemin utilisé par les voitures, et la circulation n’est pas négligeable. C’est la première fois depuis mon départ hormis la première étape, il y a maintenant cinq jours que je vois du monde sur mon chemin. Mais cela ne va pas durer. Quelques kilomètres plus loin, un parking bien rempli et de nombreuses personnes attablées sur la terrasse d’un chalet bar restaurant. Je ne m’arrête pas et rapidement je me retrouve seul sur le chemin qui conduit à un col perdu.

Tout au long de ce parcours les marmottes m’accompagnent et ne sont pas farouches du tout. Je les approche à quelques mètres seulement. Sur la droite le dôme de Polset prend de l’ampleur. Je passe à quelques encablures du refuge du même nom. Il a l’air neuf, au moins repeint, mais je ne m’approche pas. Le sol change d’aspect. L’herbe a disparu et la roche est noire. Quelle austérité dégage ce col qui se dresse devant moi. Une zone plate couverte de cairns de petite taille donne une atmosphère étrange au lieu. Un dernier raidillon particulièrement marqué dans la caillasse donne accès au point de basculement vers la Maurienne.

Sur le versant sud qui s’ouvre à moi, la lumière du soleil rend le paysage plus riant que dans l’austère versant nord qui était déjà à l’ombre. Une longue descente de près de 1800 mètres m’attend. Je ne vais rencontrer qu’un couple de personnes d’un âge respectable, plus de soixante dis ans, qui veulent aller jusqu’au col. Je croise une source. L’eau y est très bonne, car elle s’appelle « source du vin ». Plus je descends et plus l’air est étouffant. Arrivé à Modane, à nouveau le macadam et ses bouffées d’air chaud. Je rejoins le camping, installé dans un endroit peu bucolique, au creux d’une épingle de la route. Mais la fatigue aidant, je suis pressé de monter ma tente et de me décharger de mon sac bien qu’il ne dépasse pas les dix kilos. Je pars faire un petit tour en ville. Que ces fonds de vallée industrielle sont tristes. Tout est gris du fait entre autre de la pollution automobile. J’ai un petit coup au moral. Sans doute cela est dû à la présence de la gare et je me dis qu’en quelques heures je pourrais rentrer chez moi, où mon fils qui est venu en stage à Lyon m’attend. Mais il faut résister. Ce soir pas moyen de trouver de ravitaillement. Au camping, je réussis à me faire réchauffer une pizza congelée, puis je m’enfonce dans ma tente sous une pluie d’orage.

Au lever tout est trempé, et avec ma tente mono-paroi ça n’arrange pas les choses. Mais ce matin le temps est à peu près au beau et il ne fait pas froid. Mon petit coup au moral persiste et la gare me fait des grands clins d’œil. Après avoir hésité je décide de prendre la direction du col de la vallée étroite quelques mille quatre cents mètres plus haut. Ayant quitté le GR5 pour rejoindre le camping, il me faut maintenant retrouver le chemin qui passe cinq cent mètres de dénivelé plus haut. Aux grands maux les grands moyens, je me lance dans la remontée de la route goudronnée qui zigzague dans la forêt. Après une vingtaine d’épingles à cheveux j’identifie enfin les fameuses traces rouges et blanches. Que cette montée était monotone, bien que le regard donne sur des ouvrages de fortifications militaires très intéressants datant probablement de Vauban. Je suis aussi passé devant l’entré monumentale du tunnel ferroviaire du Mont Cenis. Une magnifique micheline d’une époque révolue témoigne de l’activité plus que centenaire de cet ouvrage. Il a été inauguré en 1871. A mes pieds, la ville de Modane, enserrée par des parois rocheuses aux teintes sombres, et dont on ne voit que son énorme alignement de voies ferrées ne donne pas envie de venir y habiter, bien qu’elle se trouve au carrefour de magnifiques massifs alpins.

Le chemin s’insinue dans une gorge étroite au fond de laquelle un torrent tout en écume ajoute une touche vive, qui tranche sur le vert des arbres, qui s’accrochent par touffes là où les faiblesses de la paroi le permettent. De l’autre côté de ce vallon étroit une très ancienne église s’agrippe à la falaise, reliée au chemin sur l’autre versant par un pont d’époque, dont la pierre est dans les tons de celle qui constitue la construction.

Une fois encore la seconde guerre mondiale se rappelle à moi. Dans cette vallée bien nommée, les ouvrages défensifs du type ligne Maginot ont fleuri et sont encore visibles, probablement pour des siècles. La gorge donne en finale accès à des zones de grandes pelouses qui s’ouvrent sur de magnifiques sommets comme le Mont Thabor. Cette région tampon entre deux célèbres parcs nationaux que sont la Vanoise et les Ecrins n’a rien à leur envier. Ses sommets sont sauvages et arides, et pour y accéder souvent on passe auprès d’une multitude de lacs aux couleurs multiples et aux noms mystérieux, comme par exemple le lac du Serpent. Une grande croix et une petite mare matérialisent le col. Que ce chemin était long depuis Modane, mais combien divers étaient les paysages rencontrés, d’abord l’austérité du goudron et de la ville industrielle, puis le secret et la pénombre de la gorge qui se cache entre les précipices et enfin cette arrivée dans la lumière des grands espaces qui donnent accès aux cimes. Pour apporter une touche supplémentaire au charme de cette longue montée, je n’y ai rencontré qu’une seule personne.

Par une descente de sept cents mètres de dénivelé je rejoins le fond de la vallée étroite. Cet endroit est français mais ne débouche que sur l’Italie, un peu à la manière du Val d’Aran qui ne donne que sur la France mais qui est espagnol. Dans ce dernier cas, les Espagnols ont creusé un tunnel pour éviter qu’en hiver le val d’Aran ne soit coupé de l’Espagne. Pour cette petite vallée qui donne sur Bardonecchia, pas de tunnel. Le refuge appartient au club alpin italien, alors que nous sommes sur territoire français, étrange !

Il y a beaucoup de monde attablé, et manifestement il y a de la joie dans l’air. Je ne m’attarde pas. Un raidillon sévère de quelques quatre cents mètres de dénivelé me sépare de la crête qui donne sur la vallée de Névache. Il ne me faut pas longtemps pour les franchir, je me sens une forme de marathonien. Après être sorti des zones de forêt, de grandes pâtures conduisent à un lac, plutôt une grande mare à peu près circulaire. Un immense troupeau de moutons s’y abreuve. Je m’arrêt pour en faire quelques photos, ces animaux en cercle donnent une touche très esthétique au panorama. J’engage la conversation avec le berger, je me régale de ce qu’il me raconte sur son métier, qui manifestement n’est pas facile. Par exemple cette année il a subi sept attaques de loup, ce qui l’oblige à redescendre son troupeau tout les soirs, travail qui nécessite plusieurs heures. Mais pourquoi n’a-t-il pas un ou deux patous pour monter la garde ? Tout simplement parce qu’il y a beaucoup de promeneurs, et que les accidents seraient fréquents. Dans la Vanoise ce ne semblait pas être le cas?

Je me remets en route, et par un magnifique sentier qui traverse des couches géologiques vives et multicolores je rejoins le fond de la vallée de Névache. Pour moi c’est une vieille connaissance, où les souvenirs affluent.

Je vais vous relater le plus significatif. Un jour, étant parti me promener au lac des Béraudes, alors que j’en redescendais j’entendis un bruit d’avion à réaction. Devant moi, un mirage F1 remontait la vallée principale à très basse altitude et effectua à vive allure un virage impressionnant à angle droit pour passer à la verticale de ce joyau qu’est le lac des Béraudes. J’ai justement un camarde pilote de F1 et amoureux de ce coin. Avouez que c’est une drôle de coïncidence. Le temps qu’il rentre à Strasbourg, lieu d’implantation de son escadre, je lui téléphone et lui annonce que je l’ai vu cet après-midi. Tout surpris il comprend vite et éclate de rire, lorsque je lui annonce que je me baladais au lac des Béraudes. Le plus cocasse, lorsque je me suis retrouvé sur la large piste menant au village de Névache, tous les gamins que je croisais couraient en ayant les bras étendus en mimant le bruit d’un réacteur! L’armée de l’air avait des futurs candidats en herbe, dont ce jour-là les vocations ont sans doute étaient suscitées. Mais cette anecdote remonte à bien longtemps, du temps de notre jeunesse. Je prends cette précaution afin de calmer toute revendication éventuelle d’un écologiste intransigeant, me faisant remarquer la nuisance scandaleuse d’un avion de combat « s’amusant » dans ce havre de tranquillité. Oui cela fait 25 ans et il y prescription.

Je m’installe au camping, et comme nous sommes en septembre, j’y suis seul. La montagne à cette époque de l’année présente bien des avantages, car outre le fait que les vacances sont terminées et que le monde a déserté ces lieux très connus, le soleil et les températures clémentes jouent les prolongations. Pour ceux qui ont la chance de pouvoir choisir, je leur conseillerai cependant le printemps fin mai. En effet à cette période la neige est un peu plus présente sur les montagnes et surtout les fleurs déroulent un tapis multicolore qui se renouvèle à l’infini et cela jusque haut en altitude, c’est à dire 2800 mètres voire plus. Alors qu’il n’y a pratiquement plus de végétation certaines fleurs s’accrochent encore dans ces sols hostiles. Mais l’automne reste aussi une saison merveilleuse, où le temps est d’une grande stabilité après les orages de fin août.

Les conditions météorologiques en ce dernier jour de ma randonnée sont encore excellentes. Je compte rejoindre Briançon en passant par la crête de Peyrolle. Il me faut dans un premier temps rejoindre le col des Cibières, huit cents mètres au-dessus de cette splendide vallée de Névache. La montée est agréable, elle se déroule au début dans une forêt clairsemée puis dans un monde plus minéral où de maigres pâturages disputent l’espace à de vastes pierriers, aux blocs massifs et aux formes géométriques. Une fois au col le massif de l’Oisans apparaît dans toute sa grandeur. Par un parcours rapide le chemin me conduit au col du Granon, parcouru d’une route goudronnée. De là, la crête de Peyrolle étale ses hauteurs effilées. Rarement parcours ne m’est apparu aussi tentant. Je ne vais pas être déçu. Un incroyable chemin suspendu au beau milieu d’un immense pierrier d’une raideur étonnante, à se demander comment les pierres tiennent. Cette sente étroite se trouve un peu en contre bas de la crête. Cette traversée me donne la sensation d’un funambule en plein ciel, ce qui procure un grand moment de plaisir. Puis le point culminant est atteint. Amas de grosses pierres blanches sur lesquelles se dresse une croix en bois vernis. Tout là-bas mille quatre cents mètres plus bas, la ville de Briançon apparait comme du hublot d’un avion. J’y distingue la gare que je compte rejoindre avant que le dernier train de la journée ne parte. Des montagnes à l’aspect débonnaire, qui de plus n’affichent pas une altitude sensationnelle, peuvent cependant présenter des points de vue époustouflants. C’est bien le cas de ce sommet qui domine la ville de Briançon. Après avoir contemplé ce spectacle extraordinaire qui se déroule à trois cents soixante degrés, je plonge dans la descente, qui est très aérienne. On a vraiment la sensation de partir directement à la rencontre des toits de la cité. Au fur et à mesure le chemin permet de découvrir des ouvrages militaires. Je prends le temps d’en visiter quelques uns. Il y avait la place pour héberger une véritable armée. Que cette descente est surprenante ! J’arrive aux premières maisons, la terre cède la place au goudron. Je me mets à courir et j’arrive avec dix minutes d’avance sur l’horaire du dernier train de la journée qui part vers les quinze heures.

Je ne pensais pas qu’en empruntant un chemin de grande randonnée comme le GR5, je serais souvent seul et que de telles émotions puissent naître d’une grande classique. Tout n’est que question de circonstances. On peut avoir l’impression d’être très loin partout, lorsque l’ambiance du lieu s’y prête. Les grandes randonnées classiques, maintenant je ne les envisagerai plus avec le même regard, mais bien comme des projets très intéressants.

Paradoxe ou clin d’œil de la nature, qui rappelle qu’elle reste la plus forte et qu’en montagne il faut garder des ressources en cas de nécessité. Une fois arrivée à Lyon tard le soir, je prends le tram pour rentrer chez moi. Lorsque j’en descends la nuit est noire, sol et ciel se confondent dans cette absence totale de clarté. Cette ambiance sauvage m’agresse littéralement. Plus une personne dehors. Je n’ai que sept cents mètres à parcourir pour arriver chez moi. Un orage d’une violence inouïe éclate. Des éclairs zèbrent la rue devant moi, plus une lumière. La peur me subjugue. Je me sens en danger et me mets à courir, après avoir hésité à la recherche d’un hall ouvert. Pour abréger cette expérience très angoissante je cours au maximum de ce que je peux, la peur au ventre d’être foudroyé au prochain éclair. Lorsque j’ouvre ma porte je suis complètement trempé, mais vivement soulagé, seul moment à part un soir à Modane, où il a plu !

Après un tel voyage dans les montagnes, se retrouver terrorisé en pleine ville, on extrapole facilement en imaginant un tel déchaînement en pleine montagne loin de tout. La nature me dit simplement de ne pas me montrer présomptueux, en me croyant fort d’une certaine expérience acquise.

Je relate cette randonné que j’ai faite il y a déjà pas mal de temps, c’était je crois en septembre 2007, ou 2006. Tout étonné, je constate qu’en regardant quelques photos, les souvenirs et les émotions ressurgissent à flots serrés. De toute évidence la grande randonnée en solitaire met en situation psychologique de s’imprégner de façon durable des beautés du chemin, des sensations du corps et des pensées et méditations que cette activité seul face à la montagne suscite.
Cet itinéraire australien vous semble t-il viable et intéressant? English translation pending
by Rickshow · 2011-05-15 · 8 replies
Bonjour à tous, Ce message s'adresse à tous les pros et fins connaisseurs de l'Australie qui l'ont parcouru de long en large, ce qui n'est pas mon cas 🙁. Nous organisons en ce moment un parcours pour un tour du monde de 10 mois en famille ( 3 enfants de 12, 4 et 2) dont l'Australie sera l'un des moments forts. Voici l'idée mais je ne sais pas ce qu'elle vaut à l'heure actuelle (lecture guide+carte+forums): Saison : mars 2012 - avril 2012 (le tour du monde commence en septembre 2011 🙂) Durée : 40 jours (on peux faire plus mais il faudra sacrifier ailleurs...😠😠😠) Itinéraire : arrivée à Brisbane et location d'une voiture, achat de matos de camping (2 tentes, etc) dans l'idée de faire un voyage mixant des hotels backpack et du camping puis Cairns avec quelques haltes de 2/3 jours pour profiter de spots sur la grande barrière (quels sont vos conseils comme points magnifiques, tranquilles sur cette côte et qui ne soient pas trop "côte d'azur style" : whitesundays?..) Road trip jusqu'à Alice Spring pour visiter le Red Center (Uluru and Co). La route Cairns -Alice est pour certains sans interet : votre avis? Descente jusqu'à Adelaide puis Great Ocean road jusqu'à Melbourne Et enfin Melbourne Sydney pour passe les 4/5 derniers jours

Selon Google map, 7700 kms, avec les détours, on doit être proche au final des 9/10000 kms soit une moyenne de 250 kms/jour (qui j'en conviens ne veux rien dire si on s'arrête 3 jours ici ou là)

Que pensez vous de ce trip? Est ce jouable dans le temps imparti? Est il intéressant en soi pour ceux qui connaissent bien l'Australie? N'y a t 'il pas d'autres options? Le choix d'oublier l'Ouest est volontaire : ce sera pour un prochain voyage, avec un trajet Perth-Darwin qui me semble moins adapté aux petits enfants...😮 Ne pas aller à Darwin est il toutefois une erreur?😇 Trouve t'on facilement des terrains de camping sur la route? Quand on s'arrête dans un bled sans grand intérêt pour dormir, une chambre lambda avec 2 grands lits ou une chambre de base à un lit double, ça coute combien? (d'après les guides, c'est à minima 80 euros, je voulais avoir votre confirmation) Le véhicule : me conseillez vous de casser la tirelire avec un 4/4?🏴‍☠️

Nous avons regardé le prix des liaisons intérieures? Je les trouve assez chères mais si on devait couper le trip, quelle(s) section(s) me conseilleriez vous d'oublier parce que la route est chiante et sans intérêt? Je sais, ça fait pleins de questions...😛 Merci pour votre aide précieuse et à e point d'organisation, nécessaire, pour un Australia family trip au top!!!
Ouest américain 2010: de Dinosaur à Sedona (1ère partie) English translation pending
by Jdakota · 2011-04-22 · 29 replies


23 AOUT :

Ca commence par un vol à étape. J'aime pas trop. Déjà parce que ça rallonge inévitablement la durée du voyage. Ensuite parce que, deux jours avant le départ, la durée du transfert a été sensiblement raccourcie par rapport à la date de prise du billet. Aussi, en débarquant à Minéapolis, je ne dispose plus que d'une heure et quart pour boucler les formalités d'entrée avant que mon vol suivant pour Vegas ne quitte le tarmac. C'est court quand doit passer l'immigration, la douane, puis récupérer ses bagages et les remettre sur le bon tapis.

Il y a foule au contrôle des passeports. J'avise une file qui me semble un peu moins longue que les autres et je m'y installe.

Mauvaise pioche. La petite dame en uniforme derrière le guichet fait preuve d'un zèle assez remarquable. Surtout avec les ressortissants asiatiques, particulièrement nombreux dans ma file d'attente, et qui patientent tous de longues minutes avant de se faire délivrer l'autorisation de poursuivre leur chemin. Plusieurs Français derrière moi, tous en partance pour Vegas sur le même avion, partagent mon inquiétude grandissante.

La salle se vide lentement à mesure que je me rapproche péniblement du guichet. Au final, j'abandonne ma file pour une des nombreuses autres qui se sont vidées entretemps. Puis je stationne approximativement 30 secondes devant l'officiel avant que celui ci ne tamponne mon passeport en me souhaitant bon voyage. De plusieurs centaines de personnes après le débarquement, on n'est plus qu'une dizaine dans la salle. Je fulmine. Elle leur demandait quoi aux japonais, la petite dame en uniforme ? De réciter la constitution américaine avec l'accent du middle west ?!

Le douanier qui garde l'entrée me fait signe de filer directement sans passer au contrôle. Sympa.

Un dernier contrôle avant de gagner la porte d'embarquement, suivi d'un bon sprint lacets défaits dans les couloirs et je me retrouve heureusement installé dans mon siège pour le décollage de l'avion qui se fera finalement avec une vingtaine de minutes de retard.

15h50, heure locale. Je quitte McQuaran Airport pour la zone des loueurs de voitures. C'est la misère chez National et Alamo, les frères jumeaux. La section « 4X4 Standard » ne comporte que Deux Dodge Nitro et deux Jeep Patriot. J'opte pour la Jeep, plus petite mais plus habitable et d'une hauteur de caisse un peu supérieure.

J''ai réservé une chambre à l'Imperial Palace, sur le Strip, juste en face du Caesar Palace mais beaucoup moins classe. Beaucoup moins cher aussi : 25 euros la nuit pour une chambre de la taille d'un étage entier de chez Ibis, ça laisse songeur.





Je termine la journée sur le Strip. J'explore le tout nouveau complexe tendance architecture moderne – une nouveauté pour cette ville davantage portée sur le kitch à thème. Je l'ai vu se construire petit à petit lors des trois années précédentes. Somptueux mais un peu décevant. Trop sage, trop classique. Pas assez Vegas, quoi !





Je rentre assez tôt, pour Vegas, bien sûr... La journée de demain promet d'être longue.

24 Août :

Je me lève aux aurores. Le buffet pour le petit déjeuner n'ouvrant qu'à 7h00, je patiente en errant dans un Caesar Palace presque désert à cette heure. Curieuse ambiance. Toutes ces machines esseulées et ces lumières qui ne clignotent pour personne. Ça sent la punition biblique, la peste brune descendue sur New Babylone pour la vider en un clin d'œil de tous ses habitants.





Je prends la route après m'être gavé de gaufres, pancakes au sirop d'érable et fruits en salades. Une longue journée m'attend. Mon hôtel du soir est réservé à Vernal, dans le nord de l'Utah. Ca fait de la route. Entre 8 et 10 heures selon Mapquest, mon site de prédilection. Ensuite, ce sera une longue descente étalée sur 15 jours jusqu'à Sedona, au centre de l'Arizona.

Je remonte le long de l'I15 North, puis je bifurque sur l'I70 East en fin de matinée. Ce n'est pas le chemin le plus direct mais c'est plus scénique que de remonter direct jusqu'à Provo. Ensuite, c'est trois heures sans rencontrer le moindre poste d'essence. Y a intérêt à être prévoyant.

Une courte pause pour admirer le spectaculaire « Spotted Wolf Canyon ».



Une autre à Green river pour refaire le plein.

Le reste, la remontée de la partie nord de l'Utah jusqu'à Vernal, est largement moins rapide. On n'est plus sur l'autoroute. Ça grimpe et ca tourne. Les vaches en oublient certaines notions élémentaires de survie comme de bien regarder à droite et à gauche avant de traverser. Ça fait baisser la moyenne.

J'arrive à Vernal entre 19 et 20h. Le temps de prendre mes quartiers au Sage Motel et c'est parti pour une balade délassante dans le centre ville. Assez charmant, ma foi. Des paniers de fleurs partout. Un vieux cinéma de quartier comme dans les films. Un club de karaté avec une façade vitrée et le signe « open » en néons clignotants. Vue directe sur les athlètes en kimonos. Complètement improbable sur le vieux continent. Chez nous, les artistes martiaux se cachent. Comme s'ils avaient honte...





25 AOUT.

Les choses sérieuses commencent enfin. Premier arrêt au Walmart. Dès l'ouverture. Quelques réserves s'imposent. De l'eau, d'abord. Trois gallons (1 gallon = 3,6 litres) et un gros sac de Trailmix. Une caesar salade pour le midi et un sandwiche à la dinde pour le soir.

Je commence ma visite du Dinosaur national monument par la partie la plus proche et la plus accessible. J'entame ma première rando de l'année. Ce sera « Sounds of silence ». Une mise en jambe d'une heure trente à peine. La ballade est jolie mais pas inoubliable. A moins que ce ne soient ces quatre étés consécutifs dans le southwest qui m'aient rendu un peu trop exigeant. C'est l'inévitable rançon que l'on paye à ces contrées sauvages. Elles ont vite fait de transformer leurs arpenteurs en enfants gâtés, tellement habitués à rencontrer de l'extraordinaire à chaque pas que ce qui l'est un peu moins semble fade.











Je ne m'attarde pas car la journée promet d'être chargée. Je me dirige vers la partie du parc qui se trouve dans le Colorado. L'entrée se trouve juste une trentaine de kilomètres plus loin, juste après le petit village de Dinosaur. C'est ensuite le début d'une longue route qui va me conduire à l'aplomb du magnifique point de vue de Harper's Corner. J'y déguste ma salade dans un silence de cathédrale. Ici, deux types de formations rocheuses se heurtent et s’entredéchirent littéralement. Le genre de truc qu'on ne voit pas tous les jours.





Je débute l'après midi par descendre l'Echo park Road. Assez facile et très belle. Le ciel lui est d'un bleu luminueux et parfait. Voilà une après midi qui s'annonce sous les meilleurs augures.





Je biffurque en arrivant à l'embranchement avec la Yampa bench road. C'est une longue piste de 30 miles, assez facile et sablonneuse au début mais qui devient rocailleuse et dure à mesure qu'elle s'élève. Je n'ai pas l'intention de la suivre jusqu'au bout, mais seulement sur les 12 premiers miles. Sur cette distance, la Yampa recèle trois magnifique points de vue dont le premier « Castle park Overlook », me semble le plus beau.





Je retourne ensuite en arrière pour gagner Echo park où je compte passer la nuit.

J'y arrive en milieu d'après midi. Mon dernier objectif de la journée est de gagner le sommet de ce cirque naturel. Ce qui n'a rien de simple. Le sentier, qui démarre du bord de la piste, quelques centaines de mètres avant l'entrée du parc et à droite de la formation conue sous le nom de picasso face, est à peine visible. Il me faut une bonne dizaine de minutes pour le dénicher.





Il s'ensuit une rude grimpette à flan de falaise durant laquelle je perds de vue le fameux sentier. Parvenu vaille que vaille au sommet, il me faut maintenant traverser un long plateau sablonneux en direction de la falaise. Le plateau, de forme bombée, est recouvert de petits arbres qui bouchent la vue et rendent vaine toute tentative d'orientation. En clair : je ne sais plus du tout où je vais. Ma boussole me serait fort utile si je ne l'avais pas laissée au fond de ma valise... Je me pose un instant pour réfléchir. Je me remémore une photo de l'endroit publiée sur « ouestusa.fr » et prise en fin de journée. La situation du soleil et l'orientation des ombres me permettent de définir une direction qui m'amène finalement à destination. Épuisé et soulagé. Heureusement que le panorama est à la hauteur.





Le retour s'avère aussi compliqué que l'aller. Voilà une ballade à ne conseiller qu'aux randonneurs pourvus d'un sérieux sens de l'orientation. Ou aux possesseurs de GPS.

Je retrouve ma voiture et je pars m'installer au fond d’Echo park pour la nuit. Comme prévu, les moustiques s'y révèlent plutôt agressifs. C'est ma première nuit dans la jeep. J'installe mon matelas à l'arrière après avoir baissé les sièges. Trop fatigué pour ingérer mon sandwiche, je me contente de picorer dans le sac de trailmix. La nuit tombe doucement sur Echo park



26 AOUT :



Réveil matinal. Cette première nuit dans la voiture a été plutôt bonne. Le matelas est confortable et il fait moins froid que sous la tente. Mon programme initial prévoyait une exploration de Mitten park le long de la Yampa mais les efforts déployés la veille dans l'ascension m'ont coupé les jambes. Un dernier clin d'oeil à Picasso face et je m'engage dans la montée d'Echo park road. Puis une courte pause dans la riante cité de Dinosaur, et je retourne sur Vernal.





Je passe le reste de la matinée sur la Jones Hole road qui se révèle un peu décevante. Pause déjeuner encore plus décevante dans un Diner de Vernal, puis je quitte le coin en début d'après midi.

Direction Flaming gorge, une cinquantaine de miles plus au nord où j'ai prévu de passer le reste de la journée. Juste un détour par Sheep creek road qui vaut surtout par quelques superbes points de vue délivrés sur la baie lorsqu'on retourne vers Flaming gorge. Je m'inquiète un peu des nuages qui s'amoncèlent à l'ouest et qui pourraient me priver d'un coucher se soleil sur la gorge.









J'arrive à Flaming Gorge recreation area et je gagne aussitôt l'emplacement n°10, le mieux situé du parc. Le premier promontoire est à deux pas. Splendide. Un de ces points de vue devant lesquels je pourrais rester des heures.









Puis je remonte le petit sentier d'un mile qui mène au visitor center. C'est un parc assez petit – selon les critères américains, bien sûr – ce qui participe à son charme tranquille. Un vrai petit paradis. Je remonte le sentier d'un mile qui conduit au visitor center où j'échange quelques mots avec le sympathique couple de rangers qui tiennent l'endroit.





Puis je retourne au camping en désespérant d'assister à un coucher de soleil digne de ce nom. Par chance, le soleil réussit à percer de temps en temps pour habiller le paysage de taches de lumières.

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Je termine la soirée au minuscule lodge du parc. L'adorable petite vendeuse de la boutique de souvenirs - une de ces ados américaines pleines de vie dont on a l'impression qu'elles s'adressent à vous comme si vous étiez leur meilleure copine – me demande de lui apprendre à dire « I love you » en français. C'est une assez charmante fin de journée, je trouve.



27 AOUT :



Je suis dedout aussi tôt que le jour précédent. Pas question de rater le lever de soleil sur Flaming gorge. Pour cela, il faut se rendre à l'autre bout du parc, près du visitor center.







Je remballe mon matériel au bout d'une heure trente environ. En passant près du lodge, je me laisse tenter par un petit déjeuner copieux. De la salle où j'avale mes pancakes, j'assiste fasciné au furieux combat entre volatiles et rongeurs qui se déroule autour d'un gros distributeur de graines, sur la pelouse d'en face

Les oiseaux jouent la carte du nombre pendant que les canards imposent leur masse (qu'on me pende si j'aurais pensé dire ça un jour !). Les écureuils eux font plutôt dans le raid éclair. Sitôt la précieuse graine capturée, ils filent au loin avec leur butin à la manière de Scrat, dans l'Age de glace.

Cinq heures de route sont nécessaires pour rejoindre Moab, ma prochaine étape. La première partie est désertique et rectiligne, la seconde montagneuse et tortueuse.

Pour effectuer la troisième, à nouveau désertique, je choisis de délaisser l'intersate 70 pour emprunter la route 124 qui longe le Colorado jusqu'aux portes de Moab. Et comme je ne suis pas en retard sur mon programme, je décide de suivre l'Onion Creek road pendant quelque miles. Cette piste nichée à l'ombre des immenses Fishers towers suit la trace d'une petite rivière qu'elle traverse une bonne vingtaine de fois. C'est le retour au pays des roches rouges.













Je suis à Moab. Je commence par prendre possession de ma chambre à l'Apache motel, celui où, parait-il, résidait John Wayne pendant ses nombreux séjours dans la région. Puis, le temps d'engloutir quelques hamburgers et je file sur Canyonland.

Je fais une pause devant Mesa arch que j'avais pu admirer au lever du jour en été 2007. Les teintes rougeoyantes du petit matin ne sont plus de mise en ce milieu d'après midi mais le point de vue n'en est pas moins exceptionnel. Je patiente pendant qu'une famille de français se prend longuement en photo, les uns après les autres et les uns avec les autres devant la merveille. L'un d'eux finit par me remarquer. « Hé, je crois que le mec attend qu'on se barre », lance discrètement le plus jeune qui m'a remarqué. « Merci », répond le mec quand ils se décident enfin à libérer la place.







J'ai prévu de passer la fin de journée à chercher « False Kiva », le site découvert par Michael Fatali, célèbre photographe de l'ouest dont j'avais visité la galerie à Springdale il y a deux ans. Il s'agit d'une ruine indienne posée devant un fabuleux panorama.

Je commence par me tromper sur le départ de sentier. Ma faute. Complètement. Il y a écrit sur PTS que la piste démarre 200 « yards » avant le parking d'Alcove spring, Je lis 200 « feet ». C'est pas pareil. Pas du tout. Résultat, je m'engage sur un embryon de sentier qui ne tarde pas à disparaître et finis par me retrouver à l'aplomb de la falaise au creux de laquelle se trouve le site convoité mais sans aucun moyen de descendre. En me penchant, j'aperçois le bon sentier en contrebas sur la gauche mais une arête rocheuse m'en sépare et pour le récupérer je vais devoir retourner en arrière, pas loin de mon point de départ en fait. Et le soleil, lui, ne m'attend pas...





Je croise trois randonneurs sur le chemin du retour. Ils me donnent quelques précieuses informations qui vont me faciliter la tâche. Car l'endroit n'est pas facile à dénicher. Il est entièrement caché dans une petite grotte nichée au creux de la falaise. Une fois parvenu au bas du sentier, il faut grimper à nouveau le long d'un éboulis plutôt casse-gueule. Je tomberai d'ailleurs deux fois : la première en montant, assez douloureusement, l'autre en descendant. L'appareil photo est intact, c'est le principal. L'endroit, lui, est aussi magique que prévu.





Le retour est plus rapide et me permet de découvrir mon erreur initiale. Un coucher de soleil somptueux m'accompagne vers la sortie du parc. Comme une pluie rouge qui tombe sur Canyonland.





FIN DE LA PREMIERE PARTIE.. Ci dessous, lien vers la seconde partie

http://voyageforum.com/v.f?live=1;post=4242976;#4242976
Liaison Floride-Bahamas facile et pas chère? English translation pending
by Toumanac · 2011-04-17 · 14 replies
J'aimerais savoir quel est le meilleur moyen de faire le saut de la Floride vers les Bahamas pour un prix raisonnable et sans perdre trop de temps . Je m'explique ... en août, je nous partons à 7 (2 adultes et 5 enfants/ados) pour Orlando . Je pense que ce serait très chouette de pouvoir passer une journée aux Bahamas vu la proximité . Existe-t-il des trajets journaliers (allers-retours) en avion ou en bateau qui pourrait nous permettre de réaliser ce rêve et quel budget doit-on prévoir ? Merci d'avance pour votre aide .

Toumanac
Suggestion d'itinéraire en Australie du 8 juillet au 12 août English translation pending
by Raphael · 2011-04-03 · 14 replies
Bonjour,

Je suis en train d'élaborer mon itinéraire pour cet été et j'aurais aimé le soumettre à l'avis des internautes ayant déjà visité ce très très grand pays qu'est l'Australie.

Arrivée à Sydney le 8 juillet à 8h30. Visite de Sydney jusqu'au 12 juillet. Départ de Sydney pour Ayers Rock en avion avec Virgin Blue le 13 juillet à 10h20 (billet déjà réservé). Circuit organisé de Ayers Rock à Alice Springs via Kings Canyon pour 4 jours et 3 nuits (aucune réservation de faite pour l'instant, je recherche des bons plans). Départ de Alice Springs pour Darwin en avion le 19 juillet avec Qantas (billet non réservé). Consacrer 5 ou 6 jours à Darwin et Kakadu National Park (comment, je ne sais pas encore) Départ de Darwin pour Cairns en avion le 24 ou 25 juillet. Consacrer le reste du voyage (c'est à dire environ 17 jours) au Queensland et descendre de Cairns à Brisbane (quel moyen de transport ? location de voiture ? bus ? quels stops sur la route ?) Départ de Brisbane le 12 août pour un retour à la maison !

Vos avis pourront m'éclairer. D'avance merci à tous !!!

Raphaël
Chine: risques radioactifs? English translation pending
by Pseudperdu · 2011-04-02 · 67 replies
Bonjour,

Un ami et moi, on compte organiser un voyage entre amis en Chine en juillet. Pékin, Shanghai, et Hong Kong.

Vu que les accidents nucléaires ont survecu au Japon, les nuages radiactifs survolent presque partout, à proximité du Japon.

Dans la Chine de l'Est, les risques radioactifs peuvent être présents. Selon un insitut (dont je n'ai pas retenu le nom...), ils sont sans gravité. Mais je pense qu'ils ont dissimulé des informations.

Qu'en pensez-vous ? Vous me déconseillez ?

Merci de vos réponses.
Australie: choisir la côte Est ou la côte Ouest en septembre? English translation pending
by SalsaThea · 2011-04-01 · 12 replies
Bonjour,

je n'arrive pas à me décider, j'ai besoin de votre aide: j'essaie de voir si c'est enviseagable niveau budget de prévoir un voyage en Australie. Pour pouvoir estimer le cout approximatif d'un voyage a australie, faut deja que j'ai une idee de ou on veut aller, des vols intérieurs qu'on pense prendre ...

Les trucs qui nous branchent en Australie sont le Centre rouge et soit la cote ouest, soit la cote est. Quelle cote me conseillez vous ?

au départ on pensait cote est, et puis certains carnets de voyage, comme celui de krikri6792 par exemple, nous font hésiter maintenant.

QQues infos pour vous aider à nous répondre: on pense partir 1 mois en septembre, nous sommes 3, nous aimons la rando, la nature, on peut faire du camping.on aime bien les coins peu touristiques mais pas forcement les endroits completement isolés non plus (en plus sur les 3 personnes que nous sommes, il y a une phobique des serpents et une des araignées, jusqu'a present ca ne nous a pas empeche de voyager par exemple en thailande ou en amerique du sud, la j'avoue que l'australie ca m'inquiete un peu plus que d'habitude).

Je vois que beaucoup de gens préparent jour par jour leur séjour en Australie et réservent tout depuis la france, est ce indispensable ? nous on aime bien partir en ayant une vague idee de ou on va aller mais en gardant beaucoup de flexibilite.

Peut on faire un trip en mélangeant location de voiture + vols intérieurs et éventuellement en louant ponctuellement un 4*4 ? (la loc d'un 4*4 pendant 1 mois c'est quand meme super cher)

L'australie c'est quand meme un pays tres onéreux, est ce que ceux qui ont visité l'australie ont trouvé que c'était un voyage qui valait la peine, même pour un "petit" mois ?

merci à ceux qui prendront le temps de nous répondre Cécile
Québec 2011, Shanti shanti... English translation pending
by Parvat · 2011-03-30 · 23 replies
2 mars, une amie me dépose à l'aéroport. Cette fois, je ne rate pas mon avion! Purée la dernière fois, qu'est ce que j'ai crisé... Bref. Vol Swiss Air à 428€, Bruxelles, Zurich ou j'ai à peine le temps de changer d'avion, et Montréal... Est ce que mes kilos de chocolats belges passeront la douane? Je demande à l'agent: - Je n'ai pas déclaré que je m'en viens avec du chocolat 😊 - du belge? - euh oui 🙂 - C'est bon, bon séjour 🙂 Youpie! Ca a été bien plus vite que la première fois quand j'étais arrivée par Vancouver... Ensuite je change des sous et je tel à DeCléricy, dont j'avais reçu un super message avant de partir... "Salut Tou Toubidou T’as quelqu’un qui viendra t’accueillir à PE Trudeau de Montréal au début mars? Je l’ai fait également à quelques occasions pour d’autres membres VF par le passé. C’est ma façon d’accueillir des véfistes dont j’apprécie les interventions sur le forum. Question d’entraide quand c’est possible. Si ça te convient, tu me donnes les coordonnées du vol".

Deux secondes plus tard j'entends qqun dans mon dos me chuchoter qque chose... "la diligence de Dame Parvat' est annoncée" Merci tout plein encore, DeCléricy!!! Air Eskabo, ca c'est un cadeau!!! 😎 Visite de la ville, super fun placotage devant quelques belles gueules et compagnie avant de me déposer chez Liseco. Lise, avec qui je n'avais jamais communiqué, dont je n'avais jamais entendu parlé, m'avait envoyé un message privé : "Bonjour, je ne sais pas si tu as un endroit ou loger en arrivant ici. Je demeure près de Montréal, et je me suis basée sur tes récits pour voir l'Inde. J'ai tellement aimé que j'y retourne en Juin. Alors n'hésites pas!" Et elle me donne son n° de tél....

Quel accueil....................... 😎😮 Merci encore les Belgo - Franco ou Québecois pure laine! Ca fait chaud au coeur...

Après avoir dormi comme un bébé, le lendemain je fais ma job, et joue au touriste... Evidemment je n'ai pas changé assez de sous à l'aéroport, et quand j'arrive au métro, après avoir fait poliment la file comme tout le monde pour avoir un ticket, paf, j'ai pas assez, et je sors de la file... Moi chuchotant: - "Mert' mert' mert' mert' meeeert'" (ca, c'est pas du québécois!) Une passante dans la file avec sa fille: - "Il vous manque combien?" 😊😊😊😊😊 (1$ et 10 sous) Merci passante 🙂😊😊 Je sors à Berri Uquam, change des sous, bois un café, me balade, bois un chocolat chaud, me balade, bois une soupe, me balade... Il fait - 10°c quand même! Mais j'ai pas froid, à part quand il y a du vent pas loin du fleuve...



Le ciel est tout bleu, le soleil tape fort l'après midi, j'observe l'architecture de la ville, les rues, les maisons...



Rue Saint Denis, je tombe sur le bureau d'allostop, système de covoiturage, je paie 6$ d'inscription, et 25$ pour le trajet Mtrl- Québec, départ demain à 14h au métro Longueuil. Je trouve un net café et préviens mon amie que je serai donc le lendemain à Québec, à la station "chell" coin blvd Laurier et rue de l'Eglise vers 17h... Je téléphone à mon cousin et à ma cousine, on se verra le dimanche 20 mars, continue ma balade dans Montréal, et vais à la rencontre VF... .../...
Hôtel à Siem Reap et Sihanoukville? English translation pending
by GHL · 2011-03-16 · 19 replies
Bonjour à tous,

Je pars au Cambodge dans 1 mois et compte visiter Siem Reap et Sihanoukville. J'ai mon billet d'avion et réserverai sur place l'hébergement. Quel est la difference entre un hotel et un guest house? Est ce que c'est facile de trouver un hebergement une fois sur place? comment faire et ou se renseigner en général? Demander au chauffeur de bus, taxi ou se balader dans les rues directement et faire tous les hôtels?? Que me conseillez vous? Avez vous des adresses et conseils? J'aimerai si possible un hébergement pas trop cher (environ 20 usd) propre et climatisé.

J'ai entendu dire qu'au Cambodge il suffit juste de payer une chambre et on peut y dormir à plusieurs..est ce que c'est vrai?

Avez vous effectuer les vaccins recommandés (hépatites A, B, thyphoïde..etc)? Sincèrement je n'ai pas envie de les faire mais j'avoue que j'ai un peu peur..On ma dit que le Cambodge restait encore assez sauvage..

Merci par avance pour votre aide

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