J'avais posté ici un lien vers mon carnet de voyage, mais comme il s'intégrait dans mon site, plus général, mon post a été déplacé. Alors je me permets de remettre ici que les pages du carnet...
Avant mon départ, j'ai adoré lire vos carnets de voyage. De retour, j'aime toujours autant... Ça permet de voyager un peu par procuration, de prolonger le plaisir que l'on a eu d'y être, ou encore de nous faire rêver à d'autres voyages !
Alors merci à vous qui m'avez aidée, sans le savoir :-)
A mon tour de vous proposer mon long carnet de voyage... J'y mets parfois des infos pratiques, qui seront étoffées par la suite.
Nous sommes partis 3 semaines an avril 2011 dans l'ouest américain, avec notre fille de 3 ans. Comme j'ai déjà mis en ligne mes pages, je ne vais pas le refaire ici, alors je me permets de mettre un lien.
Bonne lecture !
jour 1 Paris > Los Angeles
jour 2 Los Angeles > Las Vegas
Calico Ghost Town
jour 3 Las Vegas
outels
Valley of Fire
jour 4 Las Vegas > Tusayan
jour 5 Tusayan
Grand Canyon
jour 6 Tusayan > Mexican Hat
Grand Canyon
Little Colorado
jour 7 Mexican Hat > Monument Valley
Monument Valley
jour 8 Monument Valley > Page
Lower Antelope Canyon
Horseshoe Bend
Lake Powell
jour 9 Page > Bryce Canyon
Lake Powell
Cottonwood road
jour 10 Bryce Canyon > Mesquite
Bryce Canyon
jour 11 Mesquite > Las Vegas
Valley of Fire
jour 12 Las Vegas
Las Vegas
jour 13 Las Vegas > Stovepipe Wells
Death Valley
jour 14 Stovepipe Wells > Fresno
jour 15 Fresno > San Francisco
jours 16 à 19 San Francisco
49 miles scenic drive
China Town
Pier 39
Mission, murals
Fisherman's wharf
Golden Gate Bridge
Cable Car
jour 20 San Francisco > San Luis Obispo
Monterey Aquarium
jour 21 San Luis Obipso > Los Angeles
Santa Monica
jour 22 Los Angeles > Paris
Mulholland Drive
Hollywood Blvd
6 heures du mat, le réveil sonne... une fois n'est pas coutume : après une courte nuit il n'est pourtant pas difficile de me tirer du lit. Ça y est, c'est parti ! Notre premier voyage à trois débute, d'ici quelques longues heures nous commencerons notre road trip à travers l'ouest américain.
L'arrivée à Roissy se fait sans encombre, nous y retrouvons un couple d'amis qui prendra les vols avec nous et projette de faire à peu près le même circuit que nous. Après avoir passé la sécurité, la douane, après d'interminables couloirs, navettes, tapis roulants, nous voici enfin à l'embarquement. Tout ceci est bien mieux organisé que dans mon souvenir, les choses vont vite, et nous sommes déjà aux portes de l'avion sans que j'aie eu le temps de prendre une photo-souvenir-cliché de notre départ !
L'embarquement donne le ton de tout le voyage : nous sommes surclassés ! Je savais que l'avion était surbooké, mais ayant un enfant en bas âge, je n'osais même pas l'espérer. A nous, donc, la business... avec un papa serein et souriant, lui qui d'habitude déteste l'enfermement forcé et prolongé des longs courriers, une petite qui se tient à merveille, on profite... on se régale, on dort confortablement, et même si le vol n'est qu'un bref moment sur l'ensemble du voyage, j'avoue être soulagée qu'il se passe aussi bien.
L'arrivée se déroule tout aussi bien, malgré la fatigue et la nouveauté, Romane est mignonne et "participe" facilement au passage de la douane et à la récupération des bagages... des nombreux bagages... qui sont tous arrivés à bon port. Ouf !
info pratique :
Pour trouver les loueurs de voiture à l'aéroport de Los Angeles, rien de plus simple : il faut suivre la sortie dont les panneaux sont violets (car rental), et les navettes sont juste devant les portes de sortie. Il suffit ensuite de monter dans la navette qui porte les couleurs (et le nom) du loueur...
Nous nous rendons donc chez Alamo, choisissons notre véhicule. Prévoyant de faire de la piste, après plusieurs hésitations, nous optons pour un 4x4... Et là, au moment de partir, c'est le drââââme... Je me rends compte que j'ai perdu un de nos sacs. Tout avait été trop parfait jusque-là...
Panique à bord. Nous avions nos papiers d'identité, nos dollars, nos cartes bleues... Le pire était évité. Mais le sac contenait notre Tomtom, notre mini PC qui me permettait de décharger nos photos, de nous connecter au net pour récupérer toutes les infos sur le voyage que j'avais sélectionnées, mais aussi toutes les infos papier sur notre périple (les réservations, entre autres), la copie de nos papiers d'identité... Dans un premier temps, nous ne savions même pas où aller puisque l'adresse de notre premier hôtel était dans le sac, ni comment y aller. Le couple d'amis nous a donc proposé d'aller chercher leur propre voiture puis de nous y déposer... Un grand merci à eux, mais ça n'a finalement pas été nécessaire !
Grâce à la persévérance de Thierry, alors que j'avais abandonné tout espoir de le retrouver et le pensant volé, le sac a finalement été retrouvé... dans la première voiture que nous avions ouverte. Il nous attendait, bien sagement, là, dans le coffre. Oui, c'est tout à fait moi, ça, éparpiller des choses et totalement zapper l'endroit où je les pose. Hum... gros soulagement, grande joie de retrouver nos objets et surtout immense reconnaissance envers mon homme dont la patience n'a d'égal que mon étourderie :-D
info pratique :
Lors de la prise du véhicule (que l'on peut choisir), ne pas oublier de vérifier le niveau du carburant, et le signaler s'il n'est pas plein.
Voilà, la team est au complet, bagages inclus, on souhaite un bon début de voyage à nos amis avant de prendre la route. Nous sommes en pleine nuit à Paris, mais en début d'après-midi à LA. Le grand soleil californien nous plonge directement dans le rythme local : nous sommes encore en pleine forme, mais les bouchons auront raison de notre puce : elle s'endort enfin dans la voiture.
Arrivée à l'hôtel (à Pasadena), on décharge la voiture tandis que Romane dort toujours. La fatigue n'étant étrangement pas au RDV pour les vaillants parents que nous sommes, le lendemain étant un dimanche et n'étant pas trop sûrs de trouver les magasins ouverts, nous nous dirigeons donc vers le centre commercial le plus proche afin d'y faire quelques courses : une bouilloire et des nuddle soups pour nos prochains dîners, des fruits, des gâteaux...
De retour à l'hôtel, nous ne nous faisons quand-même pas prier : 7h du mat' heure française, on finit par tomber de sommeil.
Décalage horaire oblige, la famille se réveille à 3h. On en profite pour retourner chez Alamo (ouvert 24h/24), pour changer de voiture : elle tremblotait un peu au ralenti, ce qui est sûrement normal mais pas très agréable, elle n'avait pas de régulateur de vitesse (ce qui a son importance sur les longues lignes droites désertes) et devait avoir une révision dans 3000 miles, or nous allions rouler davantage.
Alamo n'a pas posé le moindre problème, l'échange s'est fait avec une grande simplicité. A peine m'ont-ils demandé pourquoi nous souhaitions en changer !
De retour à l'hôtel, nous prenons le petit déjeuner continental : céréales, fruits, jus de fruit, boissons chaudes, brioches, muffins, gaufres à faire soi-même, confitures, caramel etc... Un large choix ! Le café semble être de la flotte, d'après mon co-aventurier, tandis que moi, je déplore le fait qu'il n'y en ait pas, de l'eau. Mais nous savons déjà que nous retrouverons ces caractéristiques tout au long du voyage, ce n'est que très secondaire. Le petit-dej a néanmoins été très apprécié de tous, n'ayant pas mangé depuis la veille dans l'avion, nous commencions à avoir un sérieux creux.
Voiture chargée, et c'est parti ! Avant toute chose, petite halte dans un supermarché histoire de prendre le repas du midi. Cet immense magasin ne vend que des produits alimentaires, de toutes sortes.
Il met dès l'entrée l'accent sur les fruits, les légumes, ils semblent beaux et dans ce pays où il est difficile de trouver de quoi manger sainement quand on ne sait pas où aller, ça fait plaisir à voir. Je prends donc, entre autres, des fraises qui m'ont l'air fort appétissantes.
On prend ensuite la route pour Las Vegas... en faisant une halte à Calico Ghost Town. C'est une ville fantôme, une ancienne mine d'argent.
Un petit tour de train (sans aucun intérêt, mais qui plait à la puce)...
... une galerie souterraine reconstituant une mine...
... un pique nique et on reprend la route avec une Romane qui est toujours agréable. Au passage, on jette les fraises qui donnaient pourtant l'eau à la bouche. Je n'avais jamais vu ça : en plusieurs heures de route, pas une goutte de jus ! Elles étaient magnifiques, mais battaient les fraises espagnoles à plate couture : non contentes d'être acides et sans aucun goût de fraise, elles tenaient visiblement à donner un très mauvais goût durable en bouche... pouah, comme dirait Romane.
info pratique :
Voici le site officiel de Calico Ghost Town. Le tarif d'entrée est de $6 par adulte, $3 pour les enfants de 6 à 15 ans, gratuits pour les plus jeunes. Attention : les visites à l'intérieur sont payantes.
tarifs pour le train : $3 par adulte, $2 par enfant.
tarifs pour la mine : $1 par personne.
Las Vegas, nous voici... Il n'y a pas de raison que cela ait changé depuis la dernière fois : cette ville est moche, selon moi. Le Strip est une succession d'hôtels flambants neufs pour certains, en construction pour d'autres, mais souvent désuets et ringards pour la plupart.
Avec le décalage horaire, nous n'avons pas profité du soir, à la nuit tombée on était déjà au lit. En plus, Romane commençait à être particulièrement ronchon, il a fallu composer avec. Son rhume qui s'infecte, une légère fièvre et sa toux incessante n'arrangent pas les choses. On n'attend pas et on commence les antibios... comme on n'a pas de frigo, on ne peut pas lui donner ceux qui sont efficaces, donc on préfère anticiper une éventuelle aggravation et lui donner dès maintenant ceux que l'on a.
On attaque la journée par un petit-dej / brunch dans une maison de pancakes
Pour les fans de shopping, il y a vraiment de quoi trouver son bonheur ici il me semble, on peut bien sûr manger sur place et y passer la journée... Perso ce n'est pas mon truc. J'ai quand-même trouvé des Converse en forme de pingouins pour Romane, elle était ravie et ne veut plus les quitter (pour info, $15, ça laisse rêveur sur la marge qu'ils se prennent en France...)
On profite de la fin de l’après-midi pour aller voir Valley of Fire avec nos amis qui nous ont rejoints.
Ce sont des roches très rouges, flamboyantes, au milieu de “nulle part” : rien ne laisse présager une telle couleur 5 miles avant.
info pratique :
C'est un parc d'état, mais pas un parc national, le pass annuel ne couvre donc pas l'entrée à Valley of Fire. tarif : $10 par véhicule. Comme nous sommes arrivés après la fermeture du parc, une urne permettait de payer le droit d'entrée librement, et l'accès routier reste ouvert.Ce parc se trouve à environ 40 minutes de route du Strip.
La fin de journée donne effectivement des couleurs très rougeoyantes, mais aussi des contrastes très importants et des ombres trop présentes pour apprécier pleinement ce spectacle.
A mon avis, ce n'est pas une excellente idée de venir dans ce parc à la tombée de la nuit... Ce n'est pas grave, nous reviendrons à Las Vegas plus tard au cours du voyage, on y retournera.
Retour à l'hôtel le soir, pour une nuit bien méritée.
Nouvelle journée sous le soleil américain. Euh, en fait, non, nouvelle journée tout court : nous nous levons sous un ciel couvert qui ne présage rien de bon. La suite confirmera...
Cette journée est aussi marquée par le retour en puissance de Madame Non. Celle qui avait jusqu'à présent été plutôt mignonne, voire charmante par moment, a décidé de rétablir l'équilibre et nous avons bien vite retrouvé notre petit diablotin, qui n'a pas facilité ce début de journée.
Le programme de la journée était simple : faire quelques courses puis rejoindre Tusayan, à l'entrée sud du Grand Canyon. Après un dernier petit dej chez Ihop, nous revenons à l'hôtel pour refaire nos bagages. Pour moi, le "vrai" voyage commence aujourd'hui : on s'est adaptés à l'heure locale, à nous les grandes routes en lignes droites interminables, les grands espaces aux paysages variés, la sensation de solitude et d'humilité face à la nature... Je suis ravie de me lancer enfin dans cette aventure.
Bon, en guise d'aventure, pour la matinée, on repassera. Entre le temps infini que prennent les choses avec une petite qui freine des quatre fers pour tout et n'importe quoi, et la difficulté que nous avons de trouver les bons magasins pour nos courses, pourtant censées être rapides, nous ne partons qu'à 14h30 de Las Vegas !
Je prends donc le volant et redécouvre avec plaisir la route américaine. Ici, la conduite n'a rien à voir avec celle que nous connaissons en France. Pour une même distance, malgré des routes moins bien entretenues et une vitesse plus restreinte, les kilomètres défilent facilement : la conduite automatique, que je n'apprécie pas particulièrement en ville ou dans une circulation dense, favorise le confort sur les autoroutes. Couplée au régulateur de vitesse, aux tracés rectilignes et à la fréquentation aérée, cela donne presque l'impression d'être dans un train, la fatigue du volent est bien moindre que par chez nous.
J'en profite pour en prendre plein les yeux : le jaune, le vert, le rouge, l'ocre alternent pour donner vie à des reliefs escarpés, toujours immenses. La montagne se précise... Nous dépassons un petit massif pour découvrir une plaine sans fin, lisse, qui contraste avec les formes que l'on vient de parcourir. Avec la plaine arrive la pluie, qui gâche un peu le plaisir des yeux, il faut bien l'avouer, mais qui n'enlève en rien mon enthousiasme. La petite dort à l'arrière, tout se passe bien... On aperçoit au loin un peu de luminosité, derrière la prochaine chaîne de montagnes. On croise les doigts...
Gagné ! Sans aller jusqu'à parler d'un grand soleil, au moins, il ne pleut plus. On fait une petite halte après Kingman, très surprenante. Déjà, en ouvrant la portière, on se remémore d'un coup les contrastes importants de climat sur peu de distance. On a beau le savoir, ça impressionne toujours : il caille ! Vite, vite, on ouvre les valises et on se couvre tous de nos manteaux bien chauds. Ensuite, après sa sieste, on redécouvre aussi une petite fille charmante, qui, comme elle le dit elle-même, est "saze et rasonnable". Pourvu que ça dure... Et enfin, le café posé sur la route 66 sera l'agréable surprise de la journée.
Attirés par le nombre de voitures (comprendre 5 ou 6) qui étaient garées devant, nous avons franchi le seuil d'un endroit chaleureux, accueillant, à la décoration montagnarde.
A peine assis, la patronne fort sympathique nous apporte coloriage et crayons pour la petite. On déguste un Scone, ce qui pour ma part est une découverte. Mélange de cerises, raisins sec, noix, dans une pâte sablée légèrement salée, roulée en triangle, le tout servi tiède. Ce n'est pas le gâteau du siècle, mais c'est bon, fait maison, et ça se sent : ça n'a pas de goût chimique, ni trop sucré, ni trop gras. Un petit plaisir accompagné d'une pink limonade. Pourquoi pink, je me pose encore la question : en dehors de sa couleur rose pale, elle a exactement le même goût que toutes les autres limonades.
Nous rencontrons 2 anglaises qui nous prédisent de la neige à Bryce, ce qui ne nous étonne pas plus que ça compte tenu de la période et surtout de la température qui nous entoure désormais !
Retour au chaud dans la voiture, retour de la pluie aussi qui nous aura malheureusement rattrapés. On discute de ce que l'on fera au Grand Canyon : survol en hélico, en avion, rien du tout ? Après mure réflexion, on a trouvé beaucoup plus fun que tout ça. Pour le même prix, j'ai demandé un éclatement de pneu ! Effet garanti : sous la pluie, de nuit et dans le froid, rien de tel pour donner du peps à l'aventure.
Évidemment, il faut vider le coffre pour atteindre le cric et les outils. Pendant que la nuit tombe de plus en plus, que Thierry rame pour monter le cric (ce n'est pas difficile mais ça prend énormément de temps, c'est pas super bien étudié !), je recharge la voiture, histoire que les valises et autres sacs ne soient pas trop trempés. Bon, oui, ok, la roue de secours est sous le coffre, mais pour la détacher, l'accès se fait par le coffre. C'est pas grave, on recommence... on vide tout de nouveau. Comme il fait maintenant nuit noire, et qu'on n'a rien pour se signaler en dehors des warnings, Thierry enfile un sac rose fluo (merci Gap de l'outlet) et je me poste à l'arrière de la voiture, sans cacher le clignotant, avec une lampe de poche pour l'éclairer, histoire qu'il soit vu de loin. Super pratique.
2 heures plus tard, on repart enfin... Par chance, Romane a été mignonne !
Là, on remercie le GPS. Moi qui pensais que c'était pratique, mais qu'on pouvait s'en passer... Grâce à lui, on a trouvé directement le garage le plus proche, ouvert de surcroît (à 20h30, ce n'était pas évident). On a aussi la chance inouïe qu'il nous indique, 100 mètres plus loin, un autre garage qui fait la réparation des pneus ! Le gars ouvre son atelier pour nous, par chance il a le bon pneu en réserve. 10 minutes (!) et 230 dollars plus tard, on reprend enfin la route, toujours sous la pluie.
Arrivés à Tusayan, à 10 minutes du parc du Grand Canyon, on n'a aucun mal à trouver l'hôtel qui n'avait pourtant pas d'adresse : il n'y a que ça, Tusayan est minuscule.
On décharge la totalité de la voiture : le jeu de tétris que l'on a du faire à force de décharger et recharger la voiture pour l'échange de roue a mis un bazar incroyable. Il y en a partout. Tant pis, ça attendra demain, dodo ! Personne n'a mangé, mais on ne se fait pas prier pour tomber dans les bras de Morphée.
Le jour se lève à Tusayan. Après un petit-dej rapide, un plein, une recherche infructueuse de pique-nique pour le midi (on n'avait trouvé que des sandwiches, qui, personnellement, m'auraient coupé l'appétit plus qu'autre chose), direction Grand Canyon National Parc. Nous avions survolé en avion le Grand Canyon il y a quelques années. J'en avais gardé un souvenir fabuleux, je recommande à tous ceux qui peuvent se le permettre (ce n'est vraiment pas donné bien sûr) de ne pas hésiter : ça en vaut vraiment la peine. Découvrir ces lieux vus du ciel est exceptionnel.
Cette fois, nous optons pour une approche terrestre : moins de budget, interrogation quant à la réaction de notre puce avant et dans l'hélico, envie d'entrer dans ce parc "pour de bon" et en y restant à loisir.
La route que l'on parcourt pour atteindre les premiers points de vue donne l'impression d'arriver en bord de mer. Le vent, l'odeur des pins... il manque juste le cri des mouettes pour vraiment se croire dans les Landes.
Premier arrêt : un sentier longe la rive du Grand Canyon. Petite photo à l'attention des parents : le chemin "principal", au cœur du parc, est tout à fait praticable en poussette, comme vous pouvez le voir.
Après quelques mètres, on débouche très vite sur l'immensité faramineuse du Grand Canyon... Saisissant...
Il faut avouer que c'est un peu partout pareil, mais on ne s'en lasse pas une seconde. Imaginer que l'érosion ait pu créer un tel relief est difficile... c'est si profond, si ouvert, qu'on ne voit plus le Colorado, sauf en de rares endroits.
Pour la pause du midi, nous décidons de ressortir du parc pour aller... attention... au McDo du coin ! Peu habitués à ce genre de restauration, c'est une grande première pour notre fille. Bon, ok, je triche un peu, elle a déjà mangé Quick. Il faut reconnaître que ça a un côté pratique, le McDo : pas très cher, chaud, petit jouet pour la petite, et, surtout, espace de jeux pour enfants. Et comme les environs manquent cruellement de parcs, toboggans ou balançoires, ça fait un bien fou à Romane, elle se dégourdit les pattes pendant qu'on profite de leur connexion gratuite...
Ça y est, le sujet tabou du McDo étant dépassé (quel soulagement), je retourne à mes moutons. On décide pour l'après-midi de suivre la route "Desert View", qui part vers l'est.
Le "Grand Canyon view point", si ma mémoire est bonne, est vraiment le point le plus impressionnant du parc, selon moi. En effet, il permet peut-être, un tout petit peu, de percevoir les distances gigantesques du canyon...
La neige fondue commençant à nous tomber dessus, on décide de rentrer en début de soirée pour nous réfugier au chaud à l'hôtel.
Enfin une nuit sans réveil de la puce, ça fait du bien. Le temps, par contre, s'est dégradé : on ouvre les yeux sur une pluie qui se transforme vite en neige. On pense à nos amis qui ont le courage d'être en camping, par ce froid, ce vent et cette neige, ça ne doit pas être une grande partie de plaisir !
On reprend la route pour rejoindre Mexican Hat, à côté de Monument Valley. On entre à nouveau dans le parc du Grand Canyon pour le traverser. Je plains les visiteurs qui n'ont qu'une journée pour visiter ce site : non seulement il neige de plus en plus, mais nous sommes dans les nuages. Les points de "vue" n'offrent aucune vue...
La neige s'intensifie, la route est maintenant totalement recouverte : les quelques mètres d'altitude change tout, la voiture commence à glisser... Pourra-t-on continuer ?
Une autre route est possible, plus longue mais moins haute... Finalement, la team capitule : au prochain croisement, nous faisons demi-tour, nous ne voulons pas prendre de risque. A en juger par les marques au sol, nous ne sommes pas les seuls à rebrousser chemin. Après quelques centaines de mètres seulement, nous retrouvons une route dégagée... Nous avons certainement pris la bonne décision. Quoi que...
Nous croisons une déneigeuse, suivie de bus et de voitures. Hésitations... Un rapide coup d'œil au Tomtom nous indique sept heures de route contre quatre normalement prévues ! La décision est prise : si la route est bloquée, nous le saurons vite car le tronçon enneigé est assez court. Nous sommes loin de la N118, les rangers ont l'habitude de ce genre d'intempéries et n'ont pas fermé les routes. Faisons-leur confiance !
Effectivement, la route est devenue praticable. Ce qui m'ennuie désormais, c'est qu'avec un pareil temps, nous allons devoir faire une croix du Valley of the Gods, à Mexican Hat. J'ai bien peur qu'il en aille de même pour Antelope Canyon et Cottonwood Road à Page, où il fait tout aussi mauvais d'après nos amis qui ont pris un peu d'avance sur nous et y ont passé la dernière nuit.
En attendant, bien qu'il neige toujours autant, la luminosité augmente... C'est toujours ça, mais la visibilité ne nous permet quand-même pas de voir bien au-delà des bords de la route, qui nous proposent des arbres plus touffus, moins hauts. La neige disparaît, le ciel se teinte de nouveau de bleu, on y voit enfin clair...
Puis, d'un coup, la route surplombe une grande plaine.
Quelques kilomètres plus loin, une surprise nous attend : la plaine est creusée par le Little Colorado, mais de manière beaucoup plus abrupte que dans le Grand Canyon. La plaine est... plate (si si), jaune tirant sur le vert, au loin de petits collines dans les tons rouges et ocres se reposent sur cette vaste étendue brutalement interrompue par les falaises creusées par Little Colorado.
Grandiose, magnifique, on pourrait croire que cela fait redite avec le Grand Canyon, mais pas du tout. D'un côté, une forêt qui s'ouvre sans que l'on s'y attende sur une immense et large faille en V, l'autre rive étant très éloignée. Alors qu'ici, on voit de loin la déchirure, au milieu de la plaine ; une fois en bordure du canyon, les parois tombent à pic, le V très élargi s'est transformé en U très resserré et abrupte.
Comme on ne sait pas ce qui nous attend et que la route se rapproche un peu plus du canyon à mesure qu'on avance, on s'arrête à tous les points prévus. L'un d'entre eux, à l'accès gratuit, permet de s'approcher des parois de manière vertigineuse. On ne peut pas le rater, le point de vue est très bien indiqué à partir de la route. Par contre, il ne faut pas hésiter à parcourir davantage le chemin qui mène à ce trou béant : beaucoup de visiteurs faisaient demi-tour dès qu'ils avaient approché le bord, ce qui est dommage car la suite du chemin vaut la peine d'être vus, on aperçoit en contrebas le Little Colorado, il n'y a personne autour, c'est grandiose.
Un peu plus loin, un site est aménagé et permet de voir de nouveau Little Colorado de près... enfin, si j'ose dire. La présence humaine donne peut-être un vague aperçu de la taille...
L'accès est cette fois payant, mais je n'ai pas regretté. Ça permet aussi de montrer aux petits la vue plongeante sans le moindre risque.
info pratique :
L'accès à Little Colorado se trouve sur la route 64, entre la sortie est du parc du Grand Canyon et Cameron.
En direction de Cameron, le premier point de vue qui nous permet d'approcher les failles est en accès libre, gratuit, mais pas du tout sécurisé, bien que les chemins pour y accéder soient bien marqués au sol et qu'avec un peu d'attention il n'y ait aucun risque. Attention bien sûr aux enfants, mais comme toujours... Cet arrêt est très bien indiqué, on ne peut pas le rater.
Le second point de vue est payant, aménagé, sécurisé avec des barrières, et permet presque d'être au-dessus du vide.
Voici les tarifs :
A ce point se trouve des vendeurs Navajo, car ça y est, nous entrons dans un territoire indien. Je dois avouer que les tarifs pratiqués ici étaient les plus intéressants que nous ayons trouvés. Pour ma part, j'ai acheté des souvenirs plus loin, j'ai eu tort. Nous reprenons ensuite la route vers Mexican Hat. Ce qui m'étonne toujours, c'est la variété de paysages qui s'offre à nous en peu de miles. Ça change tout le temps... Après avoir découvert le contraste entre Grand Canyon et Little Colorado, après avoir traversé une plaine immense, à quelques minutes à peine de route nous découvrons de nouvelles couleurs, de nouvelles formations rocheuses, qui inspirent notre fille : ça lui évoque des glaces au chocolat et à la vanille, et joue sur une bonne partie de la route à nous vendre des parfums inventés.
La route continue... nous traversons une tempête de sable, le son des grains qui viennent fouetter la carrosserie fait penser à une pluie fine. Quelques "buttes" commencent à apparaître, on sent qu'on se rapproche de Monument Valley...
... que l'on fini par atteindre. Mais il faudra attendre le lendemain pour visiter Monument Valley, nous passons la nuit à Mexican Hat, un peu plus loin sur la route.
Le soleil se couche sur ce monde rouge, fait de sable fin et de rocaille.
Il est tant de rejoindre Mexican Hat. L'hôtel est très sympa (voir section Hébergement pour plus d'infos), on y déguste un merveilleux repas de nuddle soup avant de dormir pour attaquer les pistes du lendemain. L'environnement nous donne un léger aperçu de ce que nous découvrirons demain...
Bon, ben je n'hésite pas à relancer pour la suite !... 😇 😉 😏
Arrrgh ! Mince alors. Je savais que je n'avais pas fini de mettre mon carnet de cet été (2015) sur VF, mais alors là, j'avais totalement zappé celui de 2011 !!! Mais il est rédigé et en ligne par ailleurs, à la demande générale de Pong, je le mettrai donc ici aussi... mieux vaut tard que jamais XD, 5 ans plus tard, il serait temps :D
Mieux vaut tard que jamais, voici la suitre du carnet qui date (oh, si peu) de... 2011 !
Jour 7 - Mexican Hat > Monument Valley
Bon, mes inquiétudes de la veille se sont évaporées : il semble ne pas avoir plu ici depuis quelques jours, et d'après la charmante réceptionniste de l'hôtel il n'est pas prévu qu'il pleuve avant la fin de l'après-midi. Direction donc Valley of the Gods !
info pratique :
Valley of the Gods Road ne peut être empruntée que lorsque le sol est sec. Il ne doit avoir plu les jours précédents, il ne doit pas pleuvoir le moment venu non plus. En effet, la piste est rocailleuse et présente des montées et des creux parfois assez importants. Il est conseillé de la parcourir d'est en ouest. L'ensemble de la piste, en prenant vraiment notre temps, nous a pris environ deux heures.
Au passage, un petit arrêt à Mexican Hat Rock. Ça y est, ce sont nos premières pistes... Enfin !
C'est désert, il n'y a personne, j'adore.
Je vous présente Mexican Hat Rock... On se demande par quelle magie il tient en place.
Le temps est mitigé, j'appréhende la venue de la pluie malgré les prévisions météo, alors on ne tarde pas à prendre la Valley of the Gods Road. En dehors de la contrainte du sol sec, la piste est vraiment très facile :
Des cailloux, encore des cailloux, toujours des cailloux... Mais quels cailloux ! On ne croise strictement personne sur cette piste, c'est magique. Le soleil n’est pas au RDV, tant pis pour les photos, nous on se régale malgré tout !
Un minuscule cours d'eau accompagné d'arbres blancs, entouré d'une terre très rouge me rappelle des paysages marocains. La suite n'a pourtant rien à voir...
On ne croise vraiment personne, la seule présence vivante vient de vaches qui sont égarées çà et là.
Nous retrouvons la route pour nous diriger vers Moki Dugway, une route sinueuse, qui grimpe à une hauteur vertigineuse, et donne un beau point de vue sur la vallée qu’on vient de parcourir.
En haut, il fait TRES froid, un vent souffle à une vitesse dingue. Je suis la seule à avoir le courage de sortir de la voiture... pour voir les nuages arriver à vitesse grand V. Ça promet.
Fin de matinée, petit crochet encore vers Goosenecks (traduction : cou d’oie), je crois que je n’ai jamais vécu de moment aussi venteux de ma vie (je ne me suis vraiment remise du froid que le soir après une longue douche très chaude).
La vue est réellement impressionnante, et tout à fait conforme à l'idée que j'en avais. On dirait un tableau monochrome, tout est marron, la profondeur du lieu laisse encore une fois songeur quant au travail fourni par la nature pour creuser dans de roche.
Pour donner une vague idée de la taille, le point qui est entouré d'un cercle blanc est un raft...
Je ne me fais pas prier pour remonter dans la voiture, pendant que Thierry et Romane étaient encore restés au chaud. Romane dormant, il fallait bien que quelqu'un reste avec elle... pratique, l'excuse, non ? :D
On file sur Monument Valley, ça y est !
Il est encore trop tôt pour obtenir les clés de la chambre, alors on commence par manger un morceau au resto navajo qui est attenant à l'hôtel. Nous pensions être matraqués en terme de tarif, ce n'est pas le cas. C'est pas donné non plus, mais étant donné le lieu isolé et le fait que c'est le seul endroit dans le parc où l'on peut se restaurer, c'est plutôt raisonnable. Les plats sont très copieux, le contenu est correct, sans plus. Les serveurs sont adorables, comme tous les indiens que l'on a pu croiser...
On attaque ensuite la visite du parc...
Ça se passe de commentaire !
Le ciel finit par se dégager, j'en profite pour m'amuser avec le grand angle :
Après avoir fait le tour de Monument Valley, on retourne à l'hôtel The View, le seul qui se trouve sur le site. Les chambres sont tournées vers les 3 buttes les plus connues, de quoi faire de belles photos-clichées à la tombée de la nuit... A un tarif très élevé, on espère bien en profiter !
Quelle déception lorsque j'ouvre les rideaux de la chambre... Bien que le ciel m'ait semblé bien dégagé pendant la fin de la visite, il s'est transformé en l'espace de quelques instants seulement en une épaisse couche de neige.
J'enrage, mais que faire... ça fait partie du jeu ! Ne m'étant pas remise du froid de Goosenecks, je me glisse sous une douche bien chaude.
En ressortant, je découvre un ciel qui garde encore les marques du passage neigeux, mais la vue est parfaite... Les jeux d'ombre et de lumière laissés par les nuages restant donnent des effets sympas...
Et enfin, le soleil se couche. Les couleurs sont de plus en plus rouges, l'ombre du roc de gauche vient se déposer sur celui du milieu, telle une main tendue vers un ami pour se rejoindre dans la nuit.
A 5h30 je trouve le courage de me relever sans réveiller personne pour assister au lever de soleil. On continue dans les clichés ?
C'est un moment merveilleux, je suis seule sur la terrasse, seuls quelques oiseaux perturbent le silence.
Le jour se lève avec une lenteur et une douceur infinies, ça fait du bien de prendre le temps de savourer ce moment suspendu. Et, d'un coup, le soleil apparaît...
Le jour se lève alors à une vitesse incroyable. J'en profite malgré tout pour me recoucher un peu, et attendre le réveil du reste de la famille avant de reprendre la route !
Dès que nous quittons Monument Valley, le paysage change de nouveau. On quitte le sable, la roche rouge...
On suit pendant quelques temps un cowboy qui a troqué son cheval contre une vieille voiture...
Un nuage protecteur le suivait... cette image faisait vraiment road trip à l'américaine.
On arrive à Page au meilleur moment de la journée pour visiter lower Antelope Canyon ; comme il fait beau, on en profite pour y aller directement. Il faut se faufiler dans une faille pour y accéder :
Romane n'est pas rassurée au début, elle a peur que les parois se resserrent et nous engloutissent !
Son appréhension passe vite, et finalement elle s'amuse énormément dans ces cavernes et ces passages à échelle.
Les jeux de lumière me fascinent...
On reste deux heures pleines sur place, malgré l'heure qui tourne et la faim et/ou la fatigue qui commencent à se faire sentir, on ne voit pas le temps passer.
info pratique :
pour pouvoir profiter du lieu en toute tranquillité, il faut avoir un trépied (tripod en anglais) pour appareil photo. Dans ce cas, les guides nous donnent un pass photographe, qui est au même prix que l'entrée classique, mais qui nous permet de rester quatre heures durant sur place (contre une visite de 15-20 minutes grand max sinon, qui ne laisse pas trop le loisir d'installer le matériel pour faire les photos que l'on souhaite). Cette durée peut être répartie en plusieurs visites, précision qui peut avoir son importance pour ceux qui seraient à la recherche de luminosité différentes selon les moments de la journée.
Les affaires quotidiennes reprennent ensuite le dessus : récupération des clés de la chambre, recherche d'un repas pour le midi, quelques courses au Wall Mart du coin... On se dirige ensuite vers Horseshoe Bend.
Malheureusement, le soleil couchant n'est pas idéal pour les photos (ou du moins il serait plus juste de dire que n'ai pas su comment m'y prendre), mais le spectacle reste magnifique. J'émets malgré tout une réserve : oui, c'est beau, oui, c'est grandiose, mais je n'ai pas eu d'impression saisissante comme j'ai pu le lire dans de nombreux carnets de voyage... Au risque de passer pour une blasée, je dois reconnaître que, si j'ai bien aimé, je n'ai pas pour autant eu un gros coup de cœur.
La journée a passé si vite que nous n'allons pas pouvoir faire de tour en bateau sur le Lake Powell, par manque de temps. On y jette quand-même un œil...
Après un petit-dej gargantuesque, nous reprenons assez vite la voiture pour aller en direction du Lake Powell. Nous avions promis à Romane de faire un tour en bateau, nous nous rendons donc sur la marina... D'après le guide que j'avais emporté avec nous, des départs avaient lieu toutes les heures. Raté, la première excursion proposée ne partait pas avant le début de l'après-midi... Sachant que le reste de la journée allait être bien rempli, nous avons donc abandonné l'idée.
La puce a été très déçue, nous un peu moins on doit l'avouer : on avait déjà fait ce genre de découverte du lac il y a quelques années, ça ne nous avait pas emballés.
Nous nous renseignons sur la location de bateau. C'est, comme on s'y attendait, hors de prix. On ne peut pas se le permettre, par contre, pour ceux que ça intéresserait, je pense que c'est le meilleur moyen de découvrir le lac. La dame qui nous a renseignés nous a aussi indiqué la plage la plus sympa pour les enfants, nous y allons donc pour prendre notre pique-nique... Il s'agit de la plage de Lone Rock. Pour y accéder, il faut ressortir du parc de Glen Canyon sur la route 89 en direction de Big Water, Lone Rock est ensuite indiqué sur la droite. La petite tenant à son pique-nique sur le sable, et ne voulant pas le rater, on tourne à droite dès qu'il semble y avoir un accès en bord de lac. On tourne pas mal avant de le trouver, car nous ne pensions pas qu'il était si loin après la sortie du parc... Ne trouvant pas l'accès, on laisse finalement tomber et on prend la route vers Kanab... C'est là que nous finissons par trouver le panneau, allez, hop, pique-nique time !
Il s'agit effectivement d'une immense plage de sable, le cadre est sympa mais on découvre aussi un nouvel aspect de la culture américaine : s'ils pouvaient garer leurs véhicules dans l'eau, je pense qu'ils le feraient. Il n'y a pas de parking à l'entrée de la plage, l'accès est totalement libre et le peu de monde qui profite de l'espace en profite également pour gâcher le paysage. Moins on marche, mieux c'est...
Après un repas rapide en plein soleil (rien n'offre d'ombre sur cette plage), on se dirige vers Big Water. Je croise les doigts pour que l'on puisse emprunter Cottonwood Road... Il faut que le temps soit sec depuis plusieurs jours, que la pluie ne soit pas au RDV le jour J et que la voiture soit assez haute pour que les rangers donnent le feu vert. Évidemment, personne ne vient contrôler l'accès à cette piste, mais il vaut mieux se renseigner au préalable auprès d'eux pour y aller en toute sérénité.
Je me demande un peu où se trouve la Paria Station, car je n'ai pas trouvé d'information très précise sur son emplacement. La question ne se posera finalement pas : nous nous arrêtons au centre d'information de Big Water (très bien indiqué sur la route 89, sur votre gauche), et le ranger qui s'y trouve appelle lui-même ses collègues de Paria pour me donner un feu vert. Il jette un œil à notre voiture, qui n'est pas un 4x4, mais estime qu'il y a cependant assez de hauteur sous le pare-chocs pour qu'on y aille en toute quiétude.
Il nous donne aussi un mini guide, pour nous indiquer ce qu'il faut voir, très pratique.
Ca y est, on y est... c'est parti pour une après-midi de piste assez facilement praticable, du moins si l'on s'en tient à la route principale. Ce qui m'étonne le plus, encore une fois, est la variété de couleurs, de types de paysage en si peu de distance.
Les premiers miles se teintent de rouge et de blanc très francs.
La roche est réellement jaune par moment... Les arbres sont secs et blancs, le ciel est quant à lui magnifique, je suis encore une fois conquise.
Si quelqu'un peut m'expliquer ce phénomène géologique, qu'il n'hésite pas. La roche est littéralement mauve à cet endroit, bien que le contre-jour masque un peu la couleur. On peut imaginer un coquillage géant échoué ici, affuté comme un couteau de chef, planté dans le sol pour intriguer nos yeux, ou faire parler les bavards, au choix. Ce "rocher" doit bien faire 3 ou 4 mètres de haut, et rien autour ne lui ressemble... on ne peut pas le voir de plus près car l'accès est impossible.
A certains endroits, la terre est très escarpée, des pics fleurissent à chaque coin de rue. Ou de piste.
Puis, alors que nous sommes de nouveau sur une plaine, le jaune rejaillit.
Une triple arche...
A 33,8 miles du départ, le guide nous indique qu'il faut quitter la piste principale. Ce que nous faisons... Je ne fais pas toujours la fière au volant, la piste s'avère bien plus difficile que celle que nous venons de laisser.
Pour le coup, on comprend pourquoi le ranger voulait vérifier la hauteur du véhicule... La piste a au moins le mérite de faire rire notre puce car ça secoue dans tous les sens.
Ne voyant pas de point d'intérêt particulier à cette route, et nous demandant très clairement si l'on pourra facilement faire demi-tour, on abandonne dès qu'il y a un peu d'espace pour faire marche arrière. Une grosse pente, que j'avais eu du mal à franchir à l'aller, nous rebute un peu... première tentative de Thierry, on s'enlise. Gloups. Il n'y a strictement personne par ici, la piste principale n'est pas non plus très empruntée, et n'est franchement pas à côté. N'y pensons pas... deuxième tentative, je ferme même les yeux pour ne pas voir le résultat. Oui, je sais, c'est assez stupide, puisque je sens la voiture qui grimpe, qui grimpe, hésite un peu, puis finit par avancer et se retrouver sur le plat. Ouf !
Je n'avais jamais vu ça avant. On nous explique, quand on est petit, comment se forment les montagnes... que ce sont des plaques qui se percutent ou bien qui se superposent. On comprend aisément le principe, en théorie, mais je ne l'avais jamais vu aussi clairement... Ici, on découvre un flanc de colline d'une couleur unie, alors que l'autre dévoile les couches, les strates aux différentes couleurs, parallèles les unes aux autres. Ce phénomène est très visible à plusieurs endroits le long de la piste... C'est vraiment surprenant.
On finit par reprendre la route, Cottonwood Road, c'est fini... Direction Bryce Canyon. On remarque d'ailleurs assez vite, en bord de route, des formations rocheuses qui nous donnent un léger avant-goût de ce qu'on y découvrira...
Comme le GPS n'est pas toujours infaillible, il nous emmène bien au-delà de l'hôtel (voir page Hébergement pour plus d'infos, afin de ne pas reproduire notre erreur) et l'on traverse Red Canyon. Il porte bien son nom, celui-ci, quand on croyait avoir déjà vu la roche la plus rouge possible à Valley of fire, on est encore une fois étonné de découvrir qu'il y a toujours plus grand, toujours plus beau, toujours surprenant... ici, ça sera simplement encore plus rouge. On ne peut malheureusement pas s'y arrêter, mais une promenade ou une rando dans cet espace fait vraiment envie. Ça contraste tant avec le froid qui nous entoure...
Après avoir pesté contre le Tomtom, on retrouve enfin l'hôtel. Je me fais une joie d'y arriver, les descriptifs que j'en avais lus m'avaient donné l'eau à la bouche. J'ai vite déchanté : c'est une usine attrape touriste (voir page hébergement, toujours, pour plus d'infos...). Ce n'est pas grave, on part manger avec nos amis que l'on a retrouvés, et on se régale dans un steakhouse. Le patron, charmant, allait fermer lorsque nous sommes entrés... il nous a pourtant accueillis avec beaucoup de gentillesse.
Vivement demain, j'ai hâte de revoir Bryce Canyon !
Superbes photos et récit bien détaillé ! 🙂
ça donne furieusement envie d'emprunter la CCR ! 😏
les indications sont très claires (le petit passage en terre glaise fait frissonner...)
Si des forumeurs sont tentés à la lecture de ton carnet,
ne pas hésiter à inclure un saut à Yellow Rock : l'accès est plutôt rapide (1/2 h) et le spectacle à la hauteur ! 😎
Si des forumeurs sont tentés à la lecture de ton carnet,
ne pas hésiter à inclure un saut à Yellow Rock : l'accès est plutôt rapide (1/2 h) et le spectacle à la hauteur ! 😎
La forumeuse que je suis est en effet tentée à la lecture de mon carnet 😛, je n'hésiterai donc pas à y faire un tour la prochaine fois ! Dommage de l'avoir loupé en effet.
Merci pour l'info ! :)
Peu importe le temps mis à terminer les carnets, les paysages de l'ouest sont éternels... A suivre... (sur le mien de l'été 2015 j'ai fait un break de quelques mois pour diverses raisons)
Amicalement,
Chris
"Before you judge me take a look at yourself"
Children of Bodom
"On ne voit bien qu'avec le coeur, l'essentiel est invisible pour les yeux" (St Exupéry)
http://palomino34.blogspot.fr/ (blog encore au tout début...)
Ce matin, on ne traîne pas : Bryce Canyon nous attend, alors on file au resto de l'hôtel pour prendre notre petit dej. Première déconvenue, il est payant, et hors de prix si l'on ne prend pas le menu à volonté... sachant qu'aucun de nous ne mange beaucoup le matin, on évite, et pour un café et 3 cuillerées de céréales, on s'en tire pour plus de 10 dollars... Je préfère prendre mon petit dej dans la chambre. On cherche de quoi pique-niquer le midi... Là aussi, l'épicerie qui se trouve dans l'hôtel est encore hors de prix, ce qui peut sembler normal étant donné la localisation, mais là, ça nous semblait vraiment excessif. Les choix étaient en plus très limités, voire repoussants (miam, les sandwiches au jambon rose qui tire sur le gris, avec une épaisseur de plusieurs centimètres...).
Un peu écœurés par l'ambiance générale de l'hôtel, on décide de repartir plus tôt que prévu : on annule la nuit suivante et on refait nos bagages.
Ça ne change rien à la beauté de ce qui nous attend. On file directement jusqu'au sud du parc, au point culminant à un peu moins de 3000 mètres... Il fait froid, la neige entoure la route, mais c'est magnifique. Les couleurs sont telles que dans mes souvenirs, j'adore...
Cette arche à la symétrie parfaite est pourtant naturelle :
Quelques boules de neige plus tard, on redescend. Les cheminées si connues commencent à apparaître :
Encore une fois, le ciel si bleu avec un sol si orange proposent des très jolis contrastes.
Ce qui me surprend particulièrement, à Bryce Canyon, c'est la soudaineté de l'apparition de ces formations rocheuses. C'est très localisé, avant et après, rien ne laisse présager d'un tel paysage.
Je ne me souviens malheureusement plus du nom de ce point de vue, mais cet amphithéâtre est à couper le souffle. J'y serais bien restée plus longtemps, s'il n'y avait pas eu notre puce qui dormait dans la voiture. On a donc du admirer ce déversement de cheminées rouges et blanches chacun notre tour...
Un dernier coup d'œil à ces dégradés qui me plaisent tant... un pique-nique, comment dire, rafraîchissant...
... avant de repartir du les routes, direction Zion.
Très très vite, les paysages changent encore une fois du tout au tout. On se croirait dans les Alpes...
Ah, non, les bisons nous rappellent qu'on est chez l'oncle Sam.
On traverse des nombreux ranchs...
Des biches ont voulu jouer avec nous, elles ont traversé la route juste sous notre nez. Heureusement, aucune voiture n'arrivait en face, Thierry a pu les éviter au prix d'un énorme écart sur la route, l'accident a été évité, ouf ! J'en ai profité pour les suivre, à pied...
Voilà, Zion, nous y sommes. On savait qu'on n'y resterait pas, ce parc est plus adapté aux randonneurs qu'à nous... mais ça reste magnifique, et j'avoue avoir un petit regret de ne pas pouvoir y rester plus longtemps.
On a quand-même le temps de faire jouer Romane à l'aventurière qui suit des pistes...
... coup de chance, elles mènent à bon port !
Une arche en formation, si vous êtes très patient, un peu magicien et surnaturel, peut-être aurez-vous la chance de suivre son évolution. Ça sera sans nous (bizarre, non ?), on repart direction Saint Georges.
Comme la route avance bien, on décide finalement de pousser jusqu'à Mesquite, l'annuaire Best Western nous indiquant qu'un motel avec petit dej nous y attend. Oui, sauf que cet hôtel est complet ! Gloops...
Comme c'est la première ville dans le Nevada quand on arrive de l'est, il semblerait que les joueurs s'y précipitent. Ce n'est qu'une suggestion, mais c'est la seule raison que nous ayons trouvée pour expliquer un tel monde... Ailleurs, les hôtels étaient toujours à moitié vides, ici, pas du tout !
Bref, on se retourne sur un hôtel immense qui ne paie pas une mine... j'appréhende un peu... l'ambiance Casino miteux et enfumé est bien là. De toute façon, on n'a pas le choix, il leur reste des chambres, et il n'y a rien d'autres aux alentours ! Alors on y va. Ce fût une très bonne surprise : la chambre était est très bon état, propre, calme, non fumeur... De quoi s'endormir sans souci jusqu'au petit matin.
Avec plaisir, j'ai eu aussi l'occasion de voir Bryce sous la neige, et c'est encore mieux qu'en été. Je n'ai pas retenu le nom de l'hôtel mais si vous étiez au Ruby's Inn c'est vrai que c'est un peu usine (depuis il y a d'autres hôtels beaucoup mieux aux alentours).
"Before you judge me take a look at yourself"
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"On ne voit bien qu'avec le coeur, l'essentiel est invisible pour les yeux" (St Exupéry)
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Oui, j'ai adoré Bryce sous la neige ! D'autant plus que je ne m'y attendais pas, nous étions en avril 🙂
De mémoire il me semble bien que c'était au Ruby's Inn que nous étions... Mais la dernière fois que nous y sommes allés (été 2015), nous avons logé à Tropic, ce qui est à mon sens mieux à tout point de vue. Mais à l'entrée du parc, c'est vrai qu'il y a d'autres choix que les BW...
Jour 11 - Mesquite > Las Vegas
Cui-cui... cui-cui-cui... Oh, tiens, des oiseaux. Beaucoup d'oiseux. C'est bizarre, je pensais qu'on était en "plein" désert, dans un hôtel plutôt bétonné sans verdure... J'ouvre un œil, puis deux : je confirme, nous sommes bien dans le Nevada, l'hôtel dans lequel on a passé la nuit n'est pas non plus une référence en terme de végétation luxuriante, et pourtant, ce sont bien les oiseaux à foison qui nous réveillent. C'est plutôt agréable !
On file prendre un petit déjeuner dans le resto de l'hôtel. La serveuse n'en revient pas que l'on demande des œufs sur le plat, nous a demandé plusieurs fois si l'on savait ce qu'étaient les "sunny-side up eggs" et nous a fait répéter à notre tour qu'on aimait bien ça.
Au retour, Romane nous demande d'aller à la piscine... Dans le genre féérique luxueux, on repassera : la piscine se trouve au milieu des immeubles du complexe hôtelier, entre les voitures : en plein milieu du parking. Mouarf, après tout, pourquoi pas, on se fiche pas mal du cadre, une eau rafraîchissante ne nous ferait pas de mal et il est important de lui faire plaisir aussi !
Au passage, je remarque notre prochaine voiture, dommage qu'on ne puisse pas la ramener à la maison car elle nous amuse beaucoup.
On repart donc pour Las Vegas. On retourne comme prévu à Valley of Fire, cette fois en pleine journée. La roche est pleine de bulles, il est difficile de savoir si c'est le jeu de l'érosion ou si ce sont des bulles d'air qui ont été emprisonnées dans de la lave...
On voit très bien aussi les stries...
Un peu plus loin, la pierre se transforme et on oublie les bulles, les formes surprenantes. Là, ce sont les couleurs dégradées qui impressionnent... du rouge, du rose, du orange et du blanc...
A l'opposé de certains dégradés, à d'autres endroits la rupture entre le brun et le blanc cassé est brutale !
Allez, un dernier coup d'œil avant de repartir sur les routes.
Je me demandais si la route qui longe le Lake Mead en valait la peine... On a testé pour vous ! Et un peu pour nous aussi. On reprend donc la route 169 "Northshore road". Autant le dire tout de suite : aucun intérêt. Elle n'est pas moche, c sûr, mais on n'y aperçoit que très très peu, de loin, le lac, et elle n'apporte rien de plus à tout ce qu'on a déjà pu voir les jours précédents. Elle est facile (comme toutes les routes ici) mais longue, je n'en profite pas du tout et commence à en avoir assez de la voiture, toujours la voiture... Ce moment allait arriver, c'est normal, je le savais, et bien ça y est, il est là. Vivement qu'on arrive à Vegas !!! Là, je sature un peu. En plus, le sable envahit l'air qui nous entoure, on se demande dans quelles conditions on va retrouver Las Vegas. Dans une tempête de sable, ça n'est pas très attirant.
Arrivés sur la ville, le sable se repose peu à peu. Finalement, on arrive à l'hôtel sous un ciel mitigé mais tout compte fait dégagé... On découvre notre chambre dans le Luxor ; elle est tellement spacieuse, Romane a tellement envie de rester dans la chambre juste pour jouer, je sature tellement de la route à ce moment-là et j'ai tellement envie de permettre à Thierry de profiter de cette ville qu'on a toujours plus ou moins zappée lors de nos venues antérieures, que l'on décide de modifier notre planning pour y rester une nuit de plus.
Je me motive donc, et je décide de jouer le jeu de cette ville extravagante : on arpente les rues, enfin, plutôt le Strip, ce soir, à la recherche du MnM's store. Trouvé ! Il y a vraiment de TOUT à l'intérieur, tous les objets de taille réduites sont déclinés à l'effigie des MnM's.
On en trouve de toutes les couleurs, à tous les goûts, il y en a même avec des amendes qui ont remplacé les cacahuètes. Miam !
Et si vous en voulez avec un message personnalisé, la machine est là pour vous... On trouve le même service sur le net, sur le site MnM's, pas besoin d'aller si loin pour avoir ses propres bonbons chocolatés !
La puce est ravie de se promener dans la ville, la nuit, on en profite encore un peu avant d'aller enfin se coucher.
Jour 12 - Las Vegas
Allez, c'est décidé, on n'aura pas modifié notre planning pour rien : aujourd'hui, je joue le jeu Las Vegas, pour que cette journée soit agréable à ceux à qui la ville plait. Comprendre à Thierry qui aime voir des hôtels étonnants, et à Romane qui peut enfin sortir autrement qu'entourée de cailloux.
On commence par prendre un petit dej gargantuesque au resto More du Luxor. On nous a dit (ou plutôt on a lu) beaucoup de bien de ce buffet, soit disant de renommée internationale, donc on choisit de prendre le forfait pour la journée complète. Le petit dej nous surprend par la variété de ce qu'il propose, dans le genre très complet, il s'impose. J'ai particulièrement apprécié le fait qu'on puisse y manger des fruits, des vrais bien que surgelés, comme des rhamboises comme dirait ma fille... Par contre, pour la qualité, rien d'exceptionnel ! Ça reste un buffet de cantine, sans plus. Autant lâcher le morceau tout de suite, le reste de la journée confirmera notre impression : beaucoup de choix, certes, mais qualité quelconque qui ne vaut pas spécialement la peine de s'y arrêter.
Après les restos que l'on a pu tester au Circus Circus, qui, eux, valent carrément la peine de ne surtout pas s'y arrêter, on se demande si les fameux repas excellents renommés et pas chers existent à Vegas... Nous ne sommes peut-être pas allés où il fallait. J'ai lu des conseils sur des repas succulents, mais à prix très élevés...
Bref, on se rend ensuite au Circus Circus, pour y voir les manèges que l'on n'avait pas pris le temps de faire lors de notre première visite (on avait bien gardé les "passeport resort" qui donnent des accès gratuits à certaines attractions).
Là, grosse déception... Ça fait cradoc, c'est super bruyant, mais, surtout, notre puce (3 ans, un peu plus de 90 cm) ne peut rien faire ou presque car elle est trop petite en taille !
On repart donc avec un petit goût d'amertume en se disant que la suite ne pourra être que mieux. On croise au passage le couple d'amis, totalement par hasard, dans le hall du l'hôtel... Cela fait deux fois qu'on se rencontre par hasard, alors que les fois où l'on essayait de se fixer RDV, c'était toujours un peu compliqué (on ne recevait pas les textos des uns et des autres, alors on se contactait par mail... mais nous n'avions pas toujours accès au net).
Nous sommes au troisième étage, ils ont reconstitué Venise à leur manière : la place Saint Marc, le Palais des Doges, le pont des soupirs, les gondoles, tout y est... Les bâtisses vénitiennes en carton-pâte créent une illusion qui, à défaut d'être belle, est au moins fascinante et me rend nostalgique de notre voyage en amoureux dans cette belle cité.
Le ciel que l'on voit ci-dessus, c'est le plafond... Eh oui, ces immeubles plutôt travaillés ne sont qu'un décor à l'intérieur d'un étage !
Pour le tour de gondole, on repassera, on ne compte pas mettre 3 fois 16 dollars pour 2 minutes sur l'eau.
Thierry était curieux de voir ce qu'ils avaient fait de Paris au Paris. C'est un curieux mélange entre vision médiévale et Belle Époque, avec la particularité d'ajouter des "la", "le", "les" à tort et à travers, à tous les noms de lieux ou de magasins. Exemple : "Le boutiques de luxe".
Il est parfois difficile de savoir, dans ce contexte de jeu pourtant luxueux, si les noms sont donnés pour "faire parisien" auprès des touristes, ou bien s'ils ont été choisis avec une pointe de dérision : mélange entre termes français qui n'ont rien de classe dans un contexte de pseudo luxe. Exemple : "Le salon des Tables", ou bien "vin de table" annoncé fièrement à l'entrée d'une auberge. A vous de chercher les autres, il y en a de bien plus amusantes, que je n'ai pas relevées ici.
Mon ami Gabi est le resto à la française de l'hôtel, qui est face au Bellagio. En dehors des serveurs habillés comme dans une belle brasserie, la carte ne me semblait pas particulièrement franchouillarde...
Mine de rien, ça prend du temps d'admirer toutes ces babioles inutiles. Et, surtout, c'est très bruyant, c'est assommant, et je ne crois pas mentir en disant qu'on en a tous un peu marre.
Quand on joue le jeu, finalement, Las Vegas, ça a des côtés marrants... Mais on se lasse vite de jouer le jeu ! Ce qui est quand-même un comble dans LA ville du jeu par excellence.
D'ailleurs, en parlant de jeu... nous n'avons pas joué un seul cent là-bas ! Ça ne nous a même pas effleuré l'esprit. Lors de notre première venue, nous nous étions fixé 5 dollars par personne... on a dû jouer 2 dollars à deux. Je n'aime pas ce qu'est la ville de Las Vegas, j'avais des préjugés qui se sont pour la plupart avérés justes... Mais je m'attendais à une ambiance particulière, festive, à une certaine effervescence que je n'ai finalement jamais trouvée sur place. Pour moi, en faisant un effort, j'ai pu trouver un semblant d'intérêt à cette ville, mais j'avoue que le jeu n'en fait vraiment pas partie. Les salles de machines à sous sont lugubres, tristes à souhait... D'ailleurs, avec un enfant, nous n'avions pas le droit d'y rester sans qu'on nous demande de nous éloigner. C'est amusant, ça... pour nous rendre dans nos chambres, nous étions obligés de passer par la salle des machines à sous... C'est ce genre de petites choses anodines qui montrent que nous n'avons définitivement pas la même culture. Faire des lois, les faire appliquer tout en les détournant de manière aussi flagrante, j'adore.
Après un dernier repas avec nos amis au More, qui ne restera pas inoubliable lui non plus, on s'endort, contents de reprendre la route demain, de retrouver le calme de la nature et la variété des paysages. Et puis, après la Vallée de la Mort, notre ville fétiche nous attend...
Jour 13 - Las Vegas > Death Valley
Voilà, ça y est, on quitte Las Vegas pour rejoindre la Vallée de la Mort.
De mon premier voyage aux USA, il m'est impossible d'établir un ordre de préférence des lieux visités... Mais si je devais absolument faire un top 3, Death Valley en ferait partie. Avec San Francisco, Antelope Canyon et Bryce. Ah, ben vous voyez, c'est raté, j'ai déjà dépassé les 3... Surtout que j'aurais aimé inclure Arches...
Enfin, tout ça pour dire que je suis ravie ce matin de me diriger vers cette immense plaine.
On attaque par Dante's view, qui donne un beau panorama sur le lac salé (asséché, bien sûr). Comme c'est en hauteur et qu'il y a du vent, on ne se rend pas trop compte de la chaleur, et cette immense étendue de sel fait davantage penser à de la neige, chose que l'on pourrait trouver surprenante ici, au deuxième endroit le plus chaud de la planète... Pas tant que ça, finalement : la première fois que nous étions venus, on avait effectivement eu de la neige !
J'y croise un américain qui voyage seul, à moto. Très sympa, il me demande si je suis française (ça change des gens qui me croient allemande), on discute un peu et il m'explique qu'il est venu il y a quelques mois en France, pour visiter Paris et les châteaux de la Loire. Il a le même appareil photo que moi (un réflex Canon), mais ne sait pas du tout s'en servir : il n'utilise que le mode préprogrammé générique, sans même passer par les modes préprogrammés "portrait", "paysage", etc... Je ne prétends pas bien connaître mon appareil, loin de là, mais j'ai quand-même essayé de lui expliquer 2 ou 3 toutes petites choses, il était ravi. Après lui avoir montré comment forcer le flash à se déclencher, il me précise que, selon lui, les "américains sont comme ça", ils ont des appareils sophistiqués mais ne savent pas du tout comment ils fonctionnent. Je ne sais pas ce qu'il en est réellement...
N'empêche, j'ai beau savoir comment forcer le flash pour éviter certains contre-jours, je suis incapable de sortir des photos sympa avec une telle luminosité : je ne sais pas si c'est la poussière ou la chaleur qui veut ça, mais l'atmosphère est partout voilée.
Nos chemins se séparent, pour se recroiser à Zabriskie point, quelques miles plus loin. Je suis encore une fois étonnée par ce voyageur solitaire. Comme la très grande majorité des gens rencontrés ici, il est vraiment très agréable, d'une grande gentillesse. Je lui demande alors s'il va aller à l'est de Las Vegas (où il se rend le soir même) pour voir les parcs nationaux, ce à quoi il me répond qu'il n'en a pas le temps, qu'il doit rentrer chez lui à LA le lendemain. Jusque-là, ça se comprend, mais le plus étonnant est qu'il ne connait pas les noms de ces fameux parcs, ni ce qu'ils cachent ! On parle donc un peu de ce que je connais si mal et ça semble beaucoup l'intéresser.
Cette fois, la chaleur est très présente, et j'admire son courage de conserver son épaisse combinaison de motard sans même l'ouvrir à chaque point d'arrêt !
Je croise ici une petite famille : un couple de suisses avec leur fille de 7 ans. Eux, par contre, connaissent très bien les parcs, puisqu'ils traversent les Etats-Unis d'est en ouest pendant... trois mois ! Quelle chance de pouvoir partir si longtemps... Ça donne des idées pour d'autres années. Dommage que nous devions repartir les uns et les autres, j'aurais pu rester des heures à écouter leur récit de voyage et à échanger sur diverses destinations. Encore une fois, je me demande toujours pourquoi il est si agréable, facile et spontané de partager avec des inconnus à l'autre bout du monde, alors qu'ici la vie quotidienne nous rattrape, sans que personne ne prenne le temps d'avoir cette ouverture sur ceux qui nous entourent. C'est comme ça...
Artists' drive, une palette géante aux couleurs variées.
On se dirige vers le nord pour rejoindre notre hôtel à Stovepipe Wells. Une déclinaison des tons bruns s'offrent à nous, les lignes droites infinies aussi...
Malgré la beauté du site, je dois avouer que je reste un peu sur ma faim et dubitative : je ne retrouve pas les sensations de notre première visite à Death Valley. Peut-être est-ce à cause de la chaleur écrasante - qui n'est rien en comparaison de celle qu'il y aura cet été : 35 petits degrés Celsius... Peut-être aussi à cause du monde. Je n'ai pas retrouvé le sentiment d'immersion dans un total désert, la solitude, le fait de sentir minuscule face à la nature, et l'humilité que cette escapade nous impose, que j'avais découverts avec joie la première fois.
Ça reste beau malgré tout, je suis ravie d'être ici. Nous découvrons notre hôtel : il est perdu, seul, sur la route. Rien à voir avec Furnace Creek, et tant mieux : dès les premières minutes on adore l'ambiance qui se dégage de ce lieu. Si l'on omet l'accueil peu amène du réceptionniste, cet endroit semble familial, bon enfant, très agréable. Les chambres sont sommaires, mais confortables... On se permet même une petite tête dans la piscine (très) fraîche en pleine nuit, avant de manger nos fameuses nuddle soups sur une terrasse qui appellerait presque à faire des barbecues.
Il est rappelé partout qu'il faut prendre soin de l'environnement, qu'il faut consommer peu d'eau, ici, on est dans le désert. Il y a même un minuteur dans la douche pour nous inciter à ne pas dépasser 5 minutes... très bonne initiative, en total décalage avec la piscine (appréciée) de l'hôtel et les clims mises à fond dans toutes les chambres alors qu'il fait désormais 20°C maxi ! Nous sommes d'ailleurs les seuls à ne pas l'utiliser, comme souvent depuis que nous sommes ici...
Jour 14 - Death Valley > Fresno
On se lève à Death Valley. Comme on aime l'ambiance du motel, on y reste un bon moment, j'en profite pour écrire mes cartes postales, par exemple.
On va ensuite jeter un coup d'œil aux dunes de sable qui se trouvent à côté. Il faut déjà chaud, le soleil tape et on sort la crème pour s'en barbouiller... Romane aimerait jouer longtemps encore, mais avec un tel soleil je préfère écourter cette sortie.
Le ciel est intense, je ne crois pas en avoir déjà vus de pareils en France.
Allez, on repart en direction de Lone Pine parce qu'on va finir par manquer de carburant. Une dernière photo d'un ciel presque surréaliste...
En quittant Death Valley, on trouve une chaîne de montagne. On la voyait sur la carte, bien sûr, mais c'est la première fois que je découvre, visuellement parlant, la notion de chaîne. Une ligne enneigée se dessine sous nos yeux, qui se détache très clairement du reste du relief...
Il est midi passé, l'heure ne favorise pas les photos : trop de contraste, ce qui est dommage car Lone Pine est une petite ville assez sympa, typiquement américaine comme on les imagine dans nos clichés les moins inventifs. Magasins et bars aux allures de saloon avec des devantures en bois sont répartis autour d'une seule route, motards en Harley par paquet, un coin agréable où il serait bon de s'arrêter pour une halte d'un soir.
Nous n'y ferons que manger, la route nous attend...
Pour rejoindre Fresno, on décide de passer par le Lake Isabella (route 178 puis 155). La route est agréable, on longe le lac et une fois encore, on découvre toutes les caravanes qui sont au bord de l'eau. Plus au bord, ce n'est pas possible, ça s'appellerait des bateaux... C'est étonnant de voir cet entassement sur toute la longueur de la côte.
Un peu plus loin, on découvre une coulée verte. C'est la mode, chez nous, d'appeler coulée verte le moindre espace de verdure... Là, au milieu des montagnes, on a vraiment l'impression que les arbres se sont déversés à perte de vue, juste au pied des montagnes sans pour autant les envahir, comme un gigantesque tapis vert qui se déroulerait à l'infini. "Coulée" verte serait vraiment le terme adéquat...
Plus tard, le paysage change de nouveau, on retrouve des sommets plus proches de ce que l'on peut rencontrer dans nos massifs : c'est vert, rocailleux par endroit, dégarni, une petite rivière à torrents coule en contrebas... C'est encore une fois agréable, pas franchement dépaysant par rapport à nos habitudes locales, mais franchement dépaysant par rapport à tout ce qu'on a déjà vu jusqu'ici. De nombreuses aires de pique-nique sont installées sur cette route, ce qui nous permet de prendre un goûter au son des oiseaux au bord de l'eau.
Suite et fin de la route sans grand intérêt. On arrive à Fresno de nuit, avec un hélico qui projette un sport lumineux au sol et qui tourne au-dessus de nous, des sirènes qui hurlent à tout rompre, on ne s'entend pratiquement pas parler. Ambiance... Ça se calme assez vite, on mange tranquillou avant de dormir paisiblement.
Merci pour les photos et le récit : on s'y croirait ! 😉
Je ne trouve pas que tes photos à Death Valley soient voilées... 😎
As-tu déjà testé un filtre polarisant ? 😮
(je te conseille celui d'Amazon-basics : peu cher et très efficace !)
Je te rejoins complètement sur la non-utilisation de la clim' ! 😏
La première chose que je cherche à faire en arrivant dans ma chambre d'hôtel : ouvrir la fenêtre ! 😇
Heureusement, dans les vieux motels c'est encore possible...🙂
Vivement San Francisco ! 😄
Merci pour les photos et le récit : on s'y croirait ! 😉
Merci ! 😊
Je ne trouve pas que tes photos à Death Valley soient voilées... 😎
Oui mais c'est parce que je les ai sélectionnées et retouchées pour plus ou moins faire disparaître ce voile 😎
As-tu déjà testé un filtre polarisant ? 😮
(je te conseille celui d'Amazon-basics : peu cher et très efficace !)
Oui, j'ai un filtre, mais il ne s'adapte que sur un seul objectif (j'en ai 4), et le voyage datant de 2011, j'avoue ne plus du tout savoir ce que j'avais / utilisais à l'époque... Le filtre est efficace contre l'effet "voile" lié à la chaleur ? Je crois avoir essayé récemment, mais sans succès...
Je te rejoins complètement sur la non-utilisation de la clim' ! 😏
La première chose que je cherche à faire en arrivant dans ma chambre d'hôtel : ouvrir la fenêtre ! 😇
Ouais, "ils sont fous ces Américains !" 😄 Je ne peux que reconnaître l'intérêt de la clim dans certains cas, mais je trouve qu'elle est utilisée à outrance (non mais refroidir des chambres vides - je ne veux même pas dire que les clients sont se sont absentés, mais simplement que les chambres ne sont pas attribuées - alors qu'il ne fait même pas chaud dehors, ça me dépasse) ! Tu me diras, ça fait partie d'un tout, la clim n'est pas le seul point excessif là-bas, mais ce n'est pas un scoop.
Quant aux fenêtres, il m'arrive de choisir les hôtels en fonction de ça ! ^^
Vivement San Francisco ! 😄
J'attaque de ce pas l'arrivée sur SF... Bon allez je spoile un peu : j'adore cette ville ! Seul regret : ne pas avoir pu la redécouvrir à pied (pitchoune trop petite qui déteste marcher), c'est quand même comme ça que je préfère visiter San Francisco, et de loin !
Jour 15 - Fresno > San Francisco
Au petit matin... euh, pardon, une fois qu'on est prêts, on quitte rapidement Fresno pour se diriger vers la tant attendue San Francisco. On y arrive pour le repas de midi... On découvre une chambre immense, qui nous fait d'emblée hésiter sur le nombre de nuits à passer à SF. Non, nous n'envisageons pas de rester juste pour l'espace de la chambre... Mais l'envie de se poser, une fois pendant le voyage, de sortir les affaires de nos valises, de "s'installer" se fait sentir. Et on connait la ville, on sait qu'on n'y tournera pas en rond... Los Angeles nous attire moins. En plus, il fait moche, alors on espère, en restant plus longtemps, attraper quelques rayons de soleil avant notre départ.
Alors c'est décidé, nous resterons 5 nuits, contre 3 prévues au départ... Une fois les appels et mails envoyés à droite à gauche pour modifier notre parcours, on cherche un endroit où manger. On atterrit dans le seul truc encore ouvert à 15h tout près de l'hôtel : on aurait mieux fait de pousser un peu plus loin notre découverte du quartier ! C'était mangeable, mais vraiment cradoc, et pas agréable du tout. On servait les américains avant nous, simples touristes... Nous avons attendu trè(èèè)s longtemps avant de pouvoir, enfin, grignoter quelque chose. Quand l'addition arrive enfin, je m'aperçois que ma salade Cesar, dont le poulet est, à ma connaissance, l'ingrédient majeur, me coûte 9 dollars, auxquels on ajoute 3 dollars de supplément pour le poulet. Hum... enlevez le poulet à la salade césar, il reste... quelques feuilles de laitue et 2 grammes de gruyère râpé. A 9 dollars, je pense qu'ils rentrent dans leurs frais !
Bienvenue à SF, pauvres pigeons, venez manger mon poulet. Non, merci...
Après une vraie sieste dans un vrai lit (quel luxe), après quelques courses, nous décidons de marcher jusqu'au Fisherman's Wharf. On redécouvre The Cannery, univers de briques (tant pis pour vous, j'en mets quand-même une photo, j'adore les briques) désert en ce dimanche.
En ressortant, fin de weekend oblige, l'ambiance est animée et presque festive. On trouve une collection de voitures qui en font rêver certains, avant de poursuivre notre chemin, une glace à la main.
En rentrant, on tombe nez à nez avec un cable car vide... Les aiguillages sont manuels, apparemment.
La pluie et la nuit arrivent, on attendra donc un autre jour pour tenter de monter dans ces sortes de roulottes câblées ! D'autant plus qu'on a raté de peu l'heure de fermeture du bureau de vente des tickets.
Le gripman, lui, par contre, on ne peut pas le rater.
Jours 16 à 19 - San Francisco
Premier objectif ce matin : trouver un parc. Quoi, comment, un parc ? Mais on n'a fait que ça depuis le début, et puis là, en ville, c'est peut-être pas très adapté... Oui mais non, je parle d'un parc pour enfants, pas d'un parc national. Je compte bien profiter de l'effet citadin pour que Romane puisse, elle aussi, s'éclater à sa manière.
On prend donc la voiture pour se rendre au Golden Gate Garden. En chemin, on passe devant ce qui semble être une boulangerie, qui porte le doux nom de La Boulange. Il faut savoir qu'à ce stade du voyage, j'en ai plus qu'assez, marre marre marre de la bouffe locale. Les frites McDo ou des salades Cesar du midi, les nuddle soups de nombreux soirs, et les compotes trop sucrées du matin ont eu rapidement raison de mon "ouverture" culinaire.
Alors, rien que la devanture bleue et le nom évocateur de cet endroit me font crier "Stop, arrête-toi !". On n'a rien à perdre, je m'attends un peu à une grosse arnaque, je suis sûre qu'à l'intérieur, je trouverai des brioches insipides en forme de croissants pour toute viennoiserie... Mais j'en ai tellement assez que je tente le coup.
J'ai bien fait : étonnamment, ils n'y font pas de croissant, mais on trouve par contre des croissants aux amandes et des pains au chocolat, qui, très sincèrement, n'ont rien à envier à de très nombreuses boulangeries françaises. Je n'irai pas jusqu'à dire que ce sont les meilleures viennoiseries que je n'aie jamais mangées, mais elles sont tout à fait honnêtes, et dégustées avec beaucoup de plaisir !
Je prends aussi au passage des jus d'orange frais, un vrai délice ! Ça fait du bien. Je remarque que l'on peut manger sur place, qu'ils ont une carte assez intéressante en ce sens que l'on y trouve des fruits et des légumes, tout ce qui nous fait rêver aujourd'hui...
De retour dans la voiture, presque hystérique, je fais part de ma découverte à ceux qui m'avaient attendue, armée de mon pain au chocolat pour Romane, d'un vrai café pour Thierry et d'un croissant aux amandes pour moi. C'est sûr, on y reviendra, et ce petit détail qui a pourtant son importance fait que je commence la journée d'excellente humeur.
infos pratiques : La Boulange est en fait une chaîne de boulangerie à San Francisco. Il y a donc plusieurs magasins dans la ville, mais nous allions à celle qui se trouvait à Union st @ Laguna St, parce qu'il était facile de se garer dans les rues adjacentes à Union st. On peut manger sur place ou à emporter, les prix sont tout à fait abordables pour la ville et la qualité de ce qu'on l'on y mange. Ils proposent plusieurs tartes et quiches aux légumes, des toasts au saumon fumé par exemple, du vrai pain, des desserts sympas, bref, un vrai petit plaisir. Et, petit plus : les condiments, les accompagnements sont en libre-service. On trouve donc toute la confiture que l'on veut, les cornichons, le miel, le sucre, le sel et ainsi de suite... mais aussi... du Nutella à volonté !
Après cette parenthèse gustative, on arrive enfin au Golden Gate Garden. On y trouve une aire de jeux très sympa, notre fille s'éclate malgré la pluie. Je discute avec un couple dont le petit garçon a 18 mois. Encore une fois, ils sont d'une gentillesse incroyable, très avenants et sympathiques. Lui était psychologue, elle chimiste, et l'échange était intéressant... J'ai vraiment perdu beaucoup de mon niveau d'anglais, et j'enrage de ne pas pouvoir dire tout ce qui me passe par la tête avec aisance... Je n'ai pas l'impression d'avoir perdu en compréhension, mais ce qui m'exaspère le plus, c'est d'entendre mes fautes quand je parle. Avant, j'en faisais forcément, mais je ne m'en rendais pas compte : c'était des fautes par manque de connaissance, par manque de savoir. Là, il est incroyable d'entendre le nombre d'erreurs que je peux faire à la minute, des fautes très grossières qui m'horrifient alors même que les prononce... Il va peut-être falloir à songer à me remettre sérieusement à l'anglais, un jour...
Le Golden Gate Garden est très grand, il me rappelle très clairement le bois de Vincennes, en plus aménagé. On y découvre le jardin japonais.
Nous avions pour projet, au départ, de partir au Japon, en amoureux. Personne n'ayant pu garder notre fille pendant une bonne semaine, on s'est finalement décidés à partir tous les trois aux Etats-Unis. Finalement, nous avons eu de la chance : si nous avions organisé un circuit au japon, nous aurions dû tout annuler à cause du tsunami et de l'incident nucléaire qui ont eu lieu quelques jours avant notre départ.
J'apprécie donc d'autant plus cette toute petite escapade japonaise, non sans penser au drame qui s'est déroulé là-bas.
Malgré la pluie, le jardin typiquement japonais (du moins d'après ce que j'ai pu en voir à Tokyo) est une jolie parenthèse.
infos pratiques : bien se renseigner sur les horaires et les tarifs avant d'y aller, car certains créneaux sont gratuits. De mémoire, mais ça date, il me semble qu'il y a le mercredi matin à l'ouverture, et le vendredi. A vérifier, mais dans tous les cas, c'est le matin, pendant la première heure d'ouverture.
Plus tard, nous décidons d'aller au Pier 39, en fin d'après-midi. Au passage, je remarque qu'il y a des peintures murales un peu partout, qui valent ce qu'elles valent, mais il n'est vraiment pas rare d'en trouver.
Toujours sous la pluie, on arrive sur le quai...
Romane adore les otaries, mais surtout le bruit qu'elles font : un boucan d'enfer !
Le manège du Pier 39 ravit Romane, on est contents de trouver enfin des choses réellement adaptées à son âge. Je trouve des babioles à ramener et à offrir... Cet endroit est le lieu par excellence d'attrape touristes, on se croirait presque dans la rue Rivoli avec ses boutiques de souvenirs de piètres qualité. Mais ça ne nous dérange pas, après tout, on est touristes !
Ici aussi, on trouve des bars à oxygène... Je n'ai pas encore compris l'intérêt, mais c'est amusant.
Le lendemain, première partie de la 49 miles scenic drive.
info pratique : ayant lu à plusieurs endroits que les panneaux indiquant cette boucle étaient parfois manquants, et qu'on s'y perdait souvent, on a préféré utiliser le GPS. On trouve sur le net les fichiers nécessaires à leur chargement... A cette occasion, on a découvert un utilitaire en ligne qui permet de convertir un itinéraire GoogleMaps en itinéraire pour Tomtom. Voici tous les liens :
San Francisco : 49 miles scenic drive. La carte.
San Francisco : les autres docs.
San Francisco : les murs peints de Mission.
TomtoMax : permet de générer un itinéraire pour Tomtom à partir d'un itinéraire GoogleMaps.
Toujours sous la pluie, on y découvre des mélanges de styles...
L'académie des arts...
Pour les familles bucoliques, au Golden Gate Garden, on peut faire des tours de barques, ça change de la ville, de la route ou des roches !
San Francisco, vue depuis Twin Peaks. Les nuages, au fond, couvrent de plus en plus l'horizon, puis la ville... On n'aperçoit qu'un tout petit morceau du Golden Gate Bridge, on se demande si l'on pourra le voir dans son ensemble avant notre départ.
De cet endroit, même si ça ne saute pas aux yeux sur cette photo, on remarque que la ville est essentiellement constituée de petites maisons carrées, dispersées un peu partout... Partout, en dehors du centre d'affaires, les maisons sont les mêmes : nous sommes entourés de cubes.
Les couleurs nous réchauffent le cœur, malgré le temps maussade.
China Town a ceci en commun avec notre 13e : on y parle chinois ou d'autres langues asiatiques, c'est très animé, et, désolée si j'en choque certains, mais ça fait vraiment cradoc !
Par contre, le quartier (très délimité, sur une surface restreinte) est réellement typé asiatique. Contrairement à chez nous, on y découvre des pagodes et des temples qui ne laissent aucun doute sur leur origine.
Petit clin d'œil à l'une de mes sœurs, fan de lampadaires !
Le fameux cable car... On a eu la chance inouïe d'arriver à la station la plus courue (Market / Powell), en pleine journée, alors qu'elle était vide. A tel point qu'on a cru à une grève des cable car ! Par chance, c'était aussi la ligne qui nous ramenait près de notre hôtel. Hop, on ne se fait pas prier, on monte dedans dès qu'il arrive...
On s'assoit à l'avant ; les sièges sont à l'extérieur, perpendiculaires à la route, alors Romane a un peu peur que les voitures nous roulent dessus. Elle observe attentivement ce qui se passe autour... Et finit par s'accoutumer et par apprécier ce "manège" grandeur nature.
Mine de rien, ça grimpe bien, ces petites voiturettes... Accrochées à leur câble sous terre, elles nous font traverser la ville assez vite.
Les jours passent, et je ne retrouve pas l'ambiance qui nous avait tant plu lors de notre première venue. Cette ambiance bon enfant, presque campagnarde, aérée, enjouée et ensoleillée... Une ville agréable à dimension humaine. San Francisco n'est pas désagréable, nous sommes contents d'y être, mais la ville qui nous avait fait littéralement flasher la première fois se dévoile sous un autre jour cette fois-ci. Je ne sais pas quels mots employer exactement, elle semble moins accueillante, plus froide... A quoi est-ce dû ? Est-ce la période qui veut ça ?
Quoi qu'il en soit, ça reste tout de même une ville étonnante et agréable, et je suis ravie d'avoir prolongé notre arrêt pour profiter des derniers jours...
On le sait, mais c'est toujours impressionnant de voir comme les rues sont en pente...
Un sacré dénivelé.
Au Fisherman's Wharf, la visite des bateaux est agréable.
Finalement, on a pu avoir le Golden Gate dégagé ! Le beau temps est de retour... Les câbles qui le constituent sont assez longs pour faire 2 fois le tour de la Terre !
Seven painted ladies, maisons victoriennes, sur un fond de buildings modernes, à côté d'Alamo square.
Le dernier jour, j'avais très envie de voir les murals, dans le quartier de Mission. Je ne regrette pas le déplacement, il y en a de toutes sortes, partout. Certains transmettent un message (sur le thème du sida, de l'immigration, des femmes), d'autres sont plus légers ou plus enfantins.
Women's building : immeuble entièrement peint, par des femmes, représentant des femmes de tous les horizons, pour les femmes.
infos pratiques :
Balmy Alley, la rue peinte dans sa totalité, n'apparaît pas sur la plupart des plans de la ville car c'est une petite rue transversale. Voici son emplacement.
Womens' building : la carte.
Bikeway : le plus grand mural de SF. la carte (entre Market St et Church St, sur Duboce St)
El emmigrante : à l'angle entre la 23th St et Shotwell St. la carte
Notre dernière journée à San Francisco s'achève, avec la sensation d'avoir vu la majorité de ce que l'on voulait faire, d'avoir retrouvé un peu l'ambiance qu'on était venu y chercher, sous un beau soleil.
Jour 20 - San Francisco > San Luis Obispo
Pour équilibrer les choses, alors que la page précédente était très chargée en photos, ici il n'y en aura aucune.
A notre réveil, je jette un œil à mes mails. Grosse surprise : nos amis qui ont un peu d'avance sur notre parcours nous informent que la route 1 est fermée juste après Big Sur... Ils ont dû faire demi-tour, revenir sur leurs pas et se "perdre" dans la montagne. Au final, trois heures de route qu'ils semblent ne pas avoir regrettée, mais qui allonge considérablement l'étape !
La route côtière est donc à exclure, a priori, pour nous. Je suis d'autant plus contente d'avoir privilégié San Francisco au détriment des dernières étapes, vu qu'elles ne nous apporteront finalement rien de passionnant... Adieu la côte magnifique, adieu les couchers de soleils sur le Pacifique, adieu Big Sur, les cascades, la route à flanc de montagne qui se jette dans l'eau... Il faut être clair, maintenant, on retourne à LA pour récupérer notre avion, c'est tout.
Prenant note, on se dépêche de prendre un dernier petit dej à notre très appréciée Boulange avant de filer sur Monterey. La route n'a rien d'exceptionnel jusque-là...
Une fois sur place, je vais seule avec la puce à l'aquarium. Pensant que les photos seraient interdites (ou plutôt me laissant influencer par mon mari sur ce sujet), j'y vais sans appareil, alors il faudra me croire sur parole : il est vraiment très bien. Il est moderne, très ludique, et l'on peut y aller avec des enfants de tous les âges, c'est adaptés même pour les tout-petits. Vraiment chouette, ça n'a fait que relancer mon désir de plonger...
Romane a été adorable pendant toute la visite, est restée scotchée devant le repas des requins donné par un plongeur dans un grand bassin. Je le conseille très vivement pour les familles !
Nous profitons ensuite du temps pas désagréable pour faire le tour du coin, et découvrir un équivalent du Pier 39, en plus petit et sans les otaries.
L'heure tourne, on a désormais totalement abandonné l'idée de faire l'aller-retour jusqu'à Big Sur... Un peu, voire très déçue, je prends le volant pour une route sans intérêt aucun : la 101, jusqu'à San Luis Obispo.
A deux jours de notre retour, on découvre Panda Express, un fast food asiatique, qui a le très net avantage de proposer des légumes. Le rapport prix/quantité/qualité est appréciable, et même s'il ne s'agit que d'un fast food comme tant d'autres, j'avoue me précipiter sur les champignons et les brocolis avec délice.
Retour dans notre chambre au Motel 6, avant d'entamer notre dernière ligne droite...
Jour 21 - San Luis Obispo > Los Angeles
Etape finale... On retrouve un grand soleil digne des clichés californiens. Aux abords de Los Angeles (comprendre à 2 heures de route de l'arrivée, tant la ville est immense), l'autoroute longe la côte, on découvre de belles plages à l'eau turquoise qui font envie. Malheureusement, il n'y a pas du tout d'ombre, on ne se voit pas prendre notre pique-nique en plein soleil...
Au passage, on suit pendant un certain temps une voie de chemin de fer. Il faudrait que je me renseigne, je ne sais pas d'où vient ce train ni où il mène, mais faire cette étape en train pourrait peut-être être intéressant !
Arrivés à l'hôtel, à Santa Monica, on décide d'aller voir la 3rd street, connue pour ses magasins, et la plage. C'est le weekend, il y règne une ambiance agréable... Mais ce n'est définitivement pas notre truc : voyager pour faire du shopping, je ne vois toujours pas l'intérêt. Ça me gonfle déjà chez moi...
On se dirige ensuite vers la plage. Nous avions découvert la côte de Los Angeles il y a quelques années, on n'avait pas trouvé ça franchement folichon, voire même plutôt moche. Mais je ne me souvenais plus de l'endroit où nous étions allés, alors, ayant lu de nombreuses critiques positives sur la plage de Santa Monica, je ne pouvais imaginer que c'était ce qu'on avait vu la première fois. Je m'attendais à un tout autre cadre !
Pour y accéder, il faut emprunter un escalier, une passerelle qui surplombe une magnifique autoroute, puis de nouveau un escalier pour atteindre le sol. C'est glauque, c'est sale et ça pue, il n'y a pas d'autres termes.
Là, on reconnaît tout de suite la plage que l'on avait découverte il y a quelques années... C'était donc ça... C'est toujours aussi inintéressant...
Après avoir traversé cette magnifique autoroute, des maisons saugrenues sont posées, à même le sable. Le sable est plutôt gris, grossier... Certes, je ne m'attendais pas à une plage hawaïenne en plein Los Angeles, mais vu ce que j'en avais lu, je suis très déçue. Le plage est tout à fait quelconque, et le cadre franchement rebutant.
On se dirige vers le pier, au passage on remarque quelques fans de cerfs-volants. C'est amusant : ils se content de les faire monter dans le ciel, puis les laissent là, sans rien faire d'autre... Aucune figure, aucun mouvement, aucun jeu avec le vent. Curieux.
Le pier est en pleine effervescence : samedi oblige. Attention, parents avec petits, évitez peut-être d'y aller si vous ne souhaitez pas narguer vos enfants pour rien : là aussi, la limite de la taille fait que rien ou presque n'est possible avec notre fille... Les attractions sont bondées. Finalement, Romane n'est pas trop déçue car je crois qu'elle a surtout peur d'y aller... Ça tombe plutôt bien.
On rentre en bus jusqu'à l'hôtel, on mange au Ihop intégré à l'hôtel pour un dernier dîner sous le ciel de Californie. Cette journée ne restera pas dans les annales, loin de là... Mais comme on en n'attendait pas beaucoup plus, ce n'est pas grave !
Jour 22 - Los Angeles > Paris
Contente de rentrer chez soi, mais gros pincement au cœur, quand même, ce matin, lorsqu'il faut faire les valises. Dernière fois que l'on boucle tout ça, il faut répartir les affaires entre ce que l'on va prendre en cabine avec nous, et le reste... On se demande si le sable qu'on a pris à quelques endroits comme souvenir passera.
N'ayant qu'une journée pour découvrir la ville, on se fixe un objectif simple :
aller à Mulholland Drive (mon film préféré... je voulais voir sur place cette route)
aller voir le mur d'Elliott Smith (mon chanteur préféré...)
parcourir Hollywood et/ou Sunset blvd.
Trouver le tronçon "utile" de Mulholland drive n'a pas été une mince affaire. J'avais lu sur le net qu'il fallait quitter la Highway 101 à Mulholland Drive. Sauf qu'il y a deux sorties qui permettent de rejoindre Mulholland drive, et que le GPS ne nous a pas dirigés vers la bonne.
Pour info, il ne faut pas choisir l'intersection entre la Hwy 101 et Mulholland Drive, sur le GPS, mais simplement prendre la sortie Mulholland Drive à partir de la 101, sur place, quand on la voit...
On tourne, un peu, beaucoup, à la folie... On finit par capter un réseau Wifi au McDo du coin pour retrouver les bonnes infos. On a perdu énormément de temps dans cette histoire, alors, une fois qu'on y est, je savoure. Je sais que ce doit être plus beau la nuit, mais la ville est gigantesque, même de jour !
Le point de vue surélevé donne aussi accès au HOLLYWOOD... On y était...
On se rend ensuite sur The Walk of Fame, à Hollywood boulevard et Sunset boulevard. Comme Romane dort, on ne sort pas beaucoup, mais cet endroit nous laisse une désagréable impression. OK, il y a des étoiles par terre... OK, il y a des sosies partout, the Chinese Theater, mais franchement, ça casse pas trois pattes à un canard. Oui, oui, je sais, je ne suis jamais satisfaite ! Mais sincèrement, je n'y allais pas à contre cœur, j'étais assez enthousiaste et je voulais jouer le jeu... mais l'ensemble, une fois de plus, fait un peu miteux, voire craignos, même aux points stratégiques.
On passe donc notre chemin pour rejoindre le mur d'Elliott Smith, à l'adresse 4334 Blvd W Sunset. Je savais qu'il était tagué, mais je ne l'imaginais pas exactement comme ça. Il est assez petit, et je pensais les courbes, à droite, moins rectilignes... C'est vraiment du détail, je sais. Je ne pensais pas être émue par un tel lieu, et pourtant, je me sens toute chose d'être ici. C'est idiot !
Je regrette de ne pas avoir de marqueur avec moi pour laisser une petite touche française... On repart assez vite (il n'y a pas non plus de quoi rester des heures ici), direction l'aéroport.
Là, tout s'enchaîne, on rend la voiture, on se fait rembourser sans histoire la réparation du pneu, on file à l'aéroport... Je prends bien soin de compter nos sacs toutes les 2 minutes, pour éviter la mésaventure de l'arrivée. On retrouve nos amis, on se raconte nos derniers jours, et c'est parti pour plus de 10h dans un froid glacial (pourquoi mettre la clim si forte ? je n'ai toujours pas compris), sans une minute de sommeil, tandis que la puce dort profondément.
Voilà, c'est la fin du voyage, mais surtout de ce long carnet. C'est avec une réelle émotion que j'évoque ces derniers moments ! Je ne soupçonnais pas que refermer le carnet d'un si beau voyage m'aurait touchée à ce point.
C'était notre premier voyage à trois, il s'est merveilleusement bien passé : notre fille a été égale à elle-même, parfois adorable, parfois casse-pied... Elle s'est très bien adaptée à la route, au mouvement, il n'y a eu aucune tension entre nous quel que soit le moment du voyage, aucun clash, que ce soit entre adultes ou en tant que parent... Le rêve !
J'en garde un sentiment très étrange, de beauté visuelle, mais aussi de force et d'avancée humaine, au sein de notre petite famille. On en reparle souvent, Romane n'aura très probablement plus de souvenirs de ce périple plus tard, mais elle a apprécié, nous aussi, que demander de plus ?
Ce voyage nous a enthousiasmés bien au-delà de nos espoirs les plus fous, on ne pensait sincèrement pas, avant le départ, s'en tirer si facilement. A Los Angeles, que je n'apprécie pourtant pas particulièrement - vous l'aurez compris, j'ai le cœur serré de rentrer, même si je rêve secrètement de tomates, de concombres et de yaourts, et aussi un peu d'autoroute au sol lisse !
Une émotion étrange, vraiment, que celle du retour. Mais des souvenirs plein la tête, je pense dores et déjà à la possibilité qui s'offre à nous : ça y est, on peut voyager avec la puce, elle nous a prouvé qu'on pouvait faire le tour du monde ! Et ça, ça rend le cœur léger ; pour le tour du monde, on patientera encore un peu, mais on peut recommencer à rêver d'ailleurs.
Merci pour ce beau carnet Christelle ! 🙂
De l'émotion jusqu'au bout, mais aussi des infos bien utiles (les indications pour Mulholland Drive)
J'ai ri à la mention de la clim' dans l'avion : ça me rassure de ne pas être le seul à demander à l'hôtesse de pousser un peu le chauffage... 😇 😏
A un prochain carnet de voyage ! 😎
Merci beaucoup à toi de m'avoir relancée, je ne l'aurais pas fait sinon...🙂
Mon carnet suivant est en cours, pour le coup, ça sera plus long car il n'est pas encore rédigé, qu'il date de l'été dernier, et qu'un autre voyage aux USA s'est intercalé entre temps... Je vais voir ce que peut donner une rédaction "à retardement", pas sûre d'y arriver ! 🤪
MAI 2012 Le but n'est pas de vous faire voyager à la lecture de mon récit, d'autres le font et le feront mieux que moi. Je donne ici quelques données chiffrées…
Alors je mets en pratique une idée que j'ai eu voici deux ans... j'invite tous ceux qui le veulent à construire ensemble un bel objet participatif, un carnet…
Sur la suggestion de Kashtin je reprends son post à mon compte pour poursuivre les récits de petites histoires vécues près de la nature en invitant tous ceux…
Carnets de voyage › États-Unis / Canada · 26 replies
Bien que cela commence a faire quelques mois, je n'avais pas pu prendre le temps de faire mon résumé de voyage... Le voici donc. Note: Le texte dans un premier…
Parce que je considère que toute la richesse d’un voyage se trouve, bien plus encore que dans les pays traversés, dans les émotions ressenties. Parce qu’un…
This trip had been on my mind for about fifteen years.
But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rentals kept making me postpone the project.
And then, everything fell into place—I told myself, now’s the time!
Preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.
A bit of Kazakhstan?
Not in the end.
The south or not?
Yes, in the end.
Pre-book or play it by ear?
Only two stops were a leap into the unknown.
To help me find the ideal route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), pored over travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela on this destination (the guide has been updated since).
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You’ve got your passport, international driver’s license, bank cards, and euros?
Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.
Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek!
(‘Beefsteak’ for my partner’s mischievous nephews...)
June 2024.
While hiking with my brother on the GR 36 Tour du Morvan, I catch sight now and then of strange rectangular markers fixed to tree trunks. Against a bright orange background, a deep black Greek tau topped with a white dove. My first encounter with the Assisi Way.
The Way of St. Francis: a pilgrimage route linking Vézelay in Burgundy to Assisi in Italy, covering nearly 1,800 km.
It felt like an obvious next step—I immediately knew I’d take it on, attempt the adventure solo.
In the months that followed, I talked about my project to everyone—family, friends, my partner. An avalanche of comments, more or less the same but varying depending on each person’s character and life experiences. But deep down, it all boiled down to one legitimate question: why?
And the answers?
Hesitant, awkward, partial, even confused. I quickly realized they weren’t so easy to find. It was as if my project seemed more like a whim, a kind of intimate caprice, rather than a well-thought-out plan.
Of course, I knew the reasons that pushed me to leave—you always have to give some. Loved ones need to understand to feel reassured, and that’s understandable.
But I fear that when I list them, they’ll sound like the same old checklist anyone embarking on this kind of journey might give.
Of all the reasons I could mention, I’ll highlight just one here: the call of the road, the solo adventure that brings a powerful sense of freedom.
A bit like Monsieur Seguin’s goat, who from her comfortable pen gazes longingly at the unconstrained horizon of the mountain.
But if I’m being honest, I think I didn’t really know what I was looking for—or, more importantly, what I’d find. Deep down, when I reflect on it, one word keeps coming up that explains nothing and everything at once: desire.
Now well past sixty, I know that when I ask myself who I am or where I’m going, two things bring me fully back to myself: hiking and writing.
And my intention was also to anchor this adventure through words, day by day. Writing down my feelings, emotions, discoveries, and reflections each evening. The famous travel journal that grounds the daily experience in reality.
When I discovered the app "Polarstep," which was initially just meant to keep my loved ones updated and reassured, inform them of my progress, and maintain a connection, I found an opportunity to do it a little differently than usual.
No retrospective notes polished up after returning, but spontaneous writing—recounting everything that crossed my mind during the day and publishing it immediately. A journey lived in real time.
This text is the exact transcription of my daily writings. Rereading them, I didn’t change a thing—just corrected a few mistakes and tweaked some awkward phrasing here and there. Short texts, fitting the format imposed by this kind of app. Writing as if addressing others.
Now, all that was left was to walk.
April 18, 2026 – Vézelay.
02 mars — Départ en bus de Latour à 6 h 50. Le trajet n’est pas direct : nous traversons Elne puis Corneilla. À Perpignan je change de bus pour un BlablaBus en direction de la gare routière nord de Barcelone. Avant d’arriver au Perthus, la police française nous arrête pour vérifier les papiers d’identité. Plusieurs personnes ne sont pas en règle, mais après environ un quart d’heure nous repartons. Nous sommes de nouveau contrôlés à La Jonquera : cette fois l’attente dure presque trois quarts d’heure pendant que la police identifie les personnes en infraction et attend qu’un véhicule vienne les récupérer. Le chauffeur essaie ensuite de rattraper le retard ; nous arrivons finalement à destination avec une demi‑heure de retard.
Je me rends rapidement à la station de métro Arc de Triomphe, située à 200 m : il faut traverser le pont le long du parking des bus, puis traverser un grand jardin ; la station se trouve à droite avant l’entrée du jardin. Le trajet vers l’aéroport n’est pas direct : je dois changer à Tomasso et prendre la ligne pour l’aéroport, où j’arrive à 13 h.
Au comptoir d’Emirates j’apprends que mon vol vient d’être annulé en raison de la guerre en Iran ; on me propose un autre vol pour le lendemain. Je dois attendre à l’aéroport jusqu’à 19 h avant d’être conduite à un hôtel ; le lendemain matin je prendrai un vol pour Vienne (avec une escale de 8 h), puis un vol Air India pour Delhi et enfin un vol pour Kolkata. J’accepte : je ne connais pas Vienne, ce sera une découverte imprévue.
À 19 h, un petit groupe est conduit à l’hôtel, à 35 minutes de l’aéroport, où l’on nous sert un léger dîner à notre arrivée.
03 mars — Un taxi vient me chercher à 6 h 30 ; le vol pour Vienne décolle à 9 h 30 et arrive à 12 h. Je suis libre jusqu’à 19 h ; le métro est direct pour rejoindre le centre‑ville. Le temps est agréable et pas trop froid, heureusement, car mes vêtements sont légers.
À la sortie du métro j’aperçois au loin la tour de la cathédrale Saint‑Étienne et je m’en approche : la toiture, faite de tuiles vernissées, est remarquable.
L’entrée est gratuite et l’intérieur, de style gothique et baroque au centre, est grandiose.
Non loin de là se trouve l’église Saint‑Anne
, également baroque, ornée de belles fresques
un concert de musique ajoute une atmosphère envoûtante à la visite.
Je poursuis ma promenade au hasard dans les rues piétonnes aux magnifiques bâtiments : je suis séduite par la ville.
Avant de repartir pour l’aéroport, je fais une halte dans un joli salon de thé. Mon vol partira finalement avec du retard.
Mercredi 4 mars — Delhi et petite frayeur bagages
Nous arrivons à Delhi peu après midi. Le passage à l’immigration est rapide et, bonne nouvelle, mon sac a été enregistré depuis Barcelone pour Kolkata. Je me rends donc au terminal de correspondance et arrive une demi‑heure avant l’embarquement : le vol se déroule sans problème. À l’arrivée, les bagages sortent vite… sauf le mien. Après avoir fait une déclaration, on me signale que mon sac est à Delhi — il faut aller le récupérer avant de prendre un autre vol. Je l’ignorais (ou l’avais oublié) : avec le retard accumulé, je n’aurais pas eu le temps de le récupérer et de prendre la correspondance.
Je prends un taxi pour l’hôtel Ichamati. L’accueil est chaleureux et la chambre propre, mais très petite. Sans mon sac, je me sens un peu désemparée — je n’ai rien pour me changer.
Ce soir je dîne avec Raja et ses amis dans un beau resto, une ancienne maison coloniale transformée en hôtel.
Nous sommes heureux de nous voir et passons une bonne soirée réconfortante.
This travel journal summarizes a trip I took in March to Argentine and Chilean Patagonia. It starts in El Calafate and ends in Ushuaia. During my planning, I considered looking into the Australis cruise from Punta Arenas to Ushuaia, as well as the W trek in Torres del Paine National Park. In both cases, I was put off by the prices. Instead of the cruise, I found two interesting wildlife excursions from Punta Arenas: whale watching in the Strait of Magellan and observing king penguins in Tierra del Fuego. The journey to Ushuaia was by bus. For Torres del Paine, things were a bit confusing, so I reached out to two agencies. In the end, I went with a rental car option, overnight stays on-site, and day hikes. I shared my full itinerary with the agency and ended up being taken care of by a local Argentine agency and a Chilean one.
So, here we go...
After a pretty disastrous weather-wise trip to Gran Canaria, we’re hoping this time the sun will shine in Puglia.
It’s not a sure thing, though—the weather’s been awful all over Europe in early May.
For those who’d like to (re)read the story without the digressions, it’s here.
Saturday, May 16:
This time we’re flying out of Charleroi (Brussels South): the ticket prices, flight times, and proximity all worked for us.
The airport (Ryanair) was recently renovated... but it’s still not very well organized. There are hardly any seats in the boarding areas, and... the restrooms cost money!!!
The flight goes smoothly, though, and we land in Bari a little late.
We quickly pick up our rental car, a very local-looking Pandina (even more so than the Fiat 500 in this region), and hit the Italian roads... and their unique driving quirks (like the fact that the countless road signs along the streets and in towns are purely decorative 😏, and that Italian cars don’t have turn signals 😮... except for rental cars).
About an hour later, we arrive at our first accommodation, right in the middle of the countryside near Monopoli.
The owner isn’t there, but they’ve left us a ton of info via messages and even turned on the space heater, which is a nice touch.
We explore the property:
And the next morning before breakfast, its immediate surroundings:
Sunday, May 17:
After our "seaside" experience in Gran Canaria last weekend (packed with people and locals), we decide to start inland.
After a hearty breakfast,
we head toward Alberobello, a super touristy village famous for its trulli—those stone houses with conical roofs.
We easily find a free parking spot on a street near the Aia Piccola district, where some trulli are still lived in year-round.
We almost immediately come across the Trullo Sovrano (the only two-story one), which you can visit (but we skip it—it’s opening time, and there’s already a line).
From there, we head down toward the Basilica of Cosma e Damiano... but we don’t go in because there’s a mass.
Now we’re on the main Piazza del Popolo, which connects the two districts of Alberobello: Rione Aia Piccola and Rione Monti, the more touristy one.
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions...
So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted.
Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some!
Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.
In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to.
From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km!
Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites.
We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized.
We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line!
At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris.
You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter.
To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
Here’s a little story about my first trip to Japan with my partner.
We went for our first visit from October 29 to November 13, 2024.
I had planned this entire trip back in November 2020, but given the health situation at the time, I had to cancel...
Here’s the classic route we took:
We booked everything ourselves and got a regional pass for the area from Kyoto to Hiroshima.
The hotels were reserved 3 months in advance on Book... and Agod... (1030 € for 2 people for 13 nights = 80 €/night).
For the flight, we chose a Qatar Airways flight with a layover to break up the long journey (950 € per person).
We also got a pass on the same site (Japan-Experience) to take the train connecting Narita Airport to Shibuya Station (the N'EX Narita Express).
Since the airport is 75 km from central Tokyo, we opted for this mode of transport, even though there are cheaper alternatives.
After reading various posts on VoyageForum, I understood how important it was to have a Welcome Suica card to pay for public transport (subway, tram, bus, boat throughout the country), and we were able to buy one at Narita Airport.
It turned out to be super useful!
After a long but smooth journey, we found ourselves at Narita Airport in the evening.
Even though we had a pass for the Narita Express, we had to go to a counter to make a reservation for the train (mandatory).
Then, once we arrived at Shibuya Station, we took the subway for 2 stops and finally reached our hotel, exhausted (Hotel Asia Center of Japan – 270 € for 3 nights with breakfast included).
I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far-from-exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
Let’s start with the shotengai...
Our first "wow" moment came as we stepped out of the subway in Asakusa, the Tokyo neighborhood where we’d booked our hotel for our first five nights. Exhausted after our long flight, we finally arrived and took an exit that led straight into a shotengai—one of those covered shopping streets that dot city centers and flourished between the 1950s and 1980s.
It was an instant aesthetic shock, like a close encounter of the third kind between the modern city, a typical Asian market with its street stalls, the "vintage" vibe of the arcade, the sheer abundance of goods, and the bustling crowd—a colorful mix of tourists, pilgrims (thanks to the nearby Asakusa Temple), and locals (it’s a very working-class area).
In the end, it set the tone for a feeling we’d experience throughout the trip. Wherever we went, shotengai turned out to be fantastic spots for finding little restaurants, shops, or even fresh produce. Some are real mazes, like in Kyoto, where we spent ages trying to relocate a restaurant we’d loved ;-)
In Kanazawa, the Omicho Market:
And in Kyoto, the Nishiki Market:
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with:
Zero preparation.
Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
After summer 2022 left me with a sense of unfinished business, here I am back in Swedish Lapland in summer 2024, ready to attempt the Sarek crossing again—and this time, to tackle part of the Kungsleden trail too.
After much hesitation, my companion Jean Marie and I decided to start with the Kungsleden, which is, from what we’ve read, stunning but very crowded (and it really is!!), and finish with the wilder option: Sarek! This park is known as Europe’s last true wilderness—sounds like a dream, right?!
The downside of this choice is that there’s no way to resupply in Sarek, and the Kungsleden isn’t exactly set up for long treks either, so we’ll have to carry a lot of food for the first part with the Sarek in mind.
Oh well, we’re motivated!
Our plan is to start in Abisko (classic), head to Vakkotavare (also classic, but with some variations to avoid the official route and the crowds), then continue the Kungsleden from Saltoluokta. Before Aktse, we’ll set off on an east-to-west crossing of Sarek (weather-dependent, since aside from the Skarja hut in the center of the park, there’s no shelter if conditions turn bad).
But at least we’ll be on the right side of the park to climb Skierfe and enjoy the jaw-dropping view of Rappaladen if we have to bail on Sarek.
That adds up to 17 days of trekking, including 1 rest day + 1 buffer day for weather hiccups.
So if you’re interested, come follow our overstuffed backpacks!
08/03 - Abisko – 5km before Abiskojaure
Some info (guides we used for prep, SFT map, sending food to Saltoluokta)
08/04 – 5km before Abiskojaure - on the east shore of Lake Alisjavri
08/05 – East shore of Lake Alisjavri – just before Tjaktja
08/06 – just before Tjaktja – above the Salka hut via Nallo
08/07 - Salka – just past Singi + round trip to Djalson Lake
08/08 - Singi – Teusajaure
08/09 - Teusajaure - Vakkotavare (end of the first section of the Kungsleden)
08/10 – rest day in Saltoluokta + round trip to the Sámi village of Pietjaure
08/11 – Saltoluokta – Sitojaure
08/12 - Sitojaure - Skierfe - Sarek or no Sarek?
08/13 – Skierfe – somewhere above Rapadalen
Coming up:
08/13 – Somewhere above Rapadalen – Above the Skarki hut
We went to Albania in August 2025.
Our itinerary included adventure (sporty activities, site visits), naps on the beach interspersed with swims, incredible natural sites, and a bit of culture.
I booked all our accommodations on Booking.com. Note: almost all places ask to be paid in cash!! You can obviously withdraw from banks, but the fees are pretty high. Luckily, we had plenty of cash, and the country is very safe. You can pay in euros most of the time, which avoids exchange fees.
We started in Tirana. I’d read a really interesting post about Albania’s bunkers (link in my profile). We chose to visit Bunk’Art with a guide from the agency that wrote the post. It was fascinating—not only to better understand the country’s history but also because her grandfather was repressed by the regime, and she shared her family’s experience with us.
Bunkers are everywhere! In Tirana, Bunk’Art is the most interesting and largest. You’ll see the dictator Enver Hoxha’s office, where he would’ve taken refuge in case of an attack on the country. Bring a sweater—it’s really cold in the underground tunnels and their huge corridors.
You can visit other bunkers around the country, in Tirana and elsewhere. Almost all are just abandoned.
The cable car up Mount Dajti is right next to Bunk’Art. The view is stunning—you realize Tirana is so close to the mountains and the sea... But otherwise, it’s not that exciting for older teens (17 and 19) and their parents.
We picked up a rental car in Tirana—it’d be ours for the next three weeks. We used Goalbania’s agency to avoid any hassles. First, there aren’t many cars available in Albania in summer. Second, French credit cards can be a nightmare abroad. So we preferred to sort that out in advance.
After Tirana, we headed to Permet. Just a heads-up: the roads are in great condition except in the mountains. And Albanian drivers aren’t stressful to deal with. Though you might suddenly encounter a herd of goats crossing the road—haha—but if you’re not going too fast, it’s fine.
In Permet, I’d been dreaming of rafting on the Vjosa, one of Europe’s last wild rivers. And we did it with a local agency! It’s beautiful, accessible to everyone, not too physical but still a bit lively—just how we like it. You can even jump into the river in some spots.
In Permet, we also hiked through a canyon and visited a lovely little church.
And we took a workshop to make their local culinary pride: gliko. It’s a jam with whole fruits inside. We’d seen it on Goalbania’s site, and it was really fun. We were with a family where the secret to making gliko has been passed down for generations...
Next, we headed to Gjirokastër. A city we loved: its old traditional houses (Skendulli and Zekate), its grand castle, the Ali Pasha Bridge. Along the way, we stopped for artisanal ice cream at a little shop run by a grandmother who’s been making it herself for ages.
One afternoon, my husband *had* to go to the coast in the south, to Ksamil (he’d read it was better than Sarandë). Verdict: we didn’t like it. Parking is a nightmare, the beaches are super noisy and crowded. The sea is packed with jet skis, boats, pedalos, and ropes. Avoid it.
On the other hand, we really liked Himarë, where we went next. We stayed at a campsite where we rented tents with mattresses and sheets inside. Right by the sea, on a low cliff (about 2 meters high). You can hear the waves at night... Magical!! To swim, you either jump straight into the sea (almost from the tent) or climb down a ladder, which you’ll need to climb back up to get out.
I was a little worried the campsite wouldn’t be very comfortable, so afterward, I’d booked a small place in Gjilek. Turns out, the place was really tiny (one room for four, no kitchen) and pretty expensive (over 100 € a night). We’d drive to the beach or restaurants—it’s on a steep slope, so not very accessible. Parking near the sea is tricky. But the (private) beaches were nice—we’d rent an umbrella not too close to the music and spend the day there. We also went to a wilder beach, harder to reach, via a long path. Behind the beach, there’s an amazing canyon where we’d sometimes climb using ropes (already in place, no need to bring your own) over big boulders rolled around by the stream, which must swell a lot in spring.
So, the sea in Albania: it’s nice if you like swimming and relaxing, but it’s not the most interesting part of the country. There are so many other amazing things to see and discover—so many stunning sites! Maybe an agency could’ve helped us find more practical accommodations and avoid Ksamil and its surroundings.
We left the coast to head to the beautiful city of Berat and its "thousand windows." We explored the city, its fortress, and its icon museum.
Then we discovered the Osum Canyon—it’s incredible. The view from the top is breathtaking. And at the bottom, it’s magical. There’s little water in summer, so rafting isn’t an option. We weren’t tempted by the big-tube descent offered by an agency—it looked fun, but the group had 40 people. We preferred hiking on our own as a family of four. We scouted the area on Google Maps... and found where to descend. We walked in the water, then it rose to our waists, then our shoulders... We weren’t moving fast. And how to get back up?? Eventually, we followed a group with a guide—the path was hard to find.
After that unforgettable hike, we visited the Bogovë Waterfalls. It’s pretty, and we swam, but the water was *really* cold.
We passed through Tirana again and then headed to Shkodër. We explored a bit—its charming little streets, the Rozafa Fortress. There’s a tiny museum where you can see *huge* Ottoman stone cannonballs. And they tell you the (charming) story of the young woman who was walled alive in the castle’s foundations to ensure its strength...
Shkodër is mostly a stopover to head into the mountains and discover Theth. Our goal: hiking in the Valbona Valley, from Valbona to Theth. We organized the trip ourselves, without an agency, but it took some time to figure everything out. So I’ll save you the trouble—haha. Book your tickets on the Komanilakeferry website. The ticket includes:
🙂 minibus transfer from downtown Shkodër to Koman
🙂 ferry ticket from Koman to Fierze. This ferry ride is *gorgeous*—between mountain slopes covered in pine trees, and sometimes a little house with a few fields...
🙂 minibus ticket from Fierze to Valbona. Now you’re in the mountains! The minibus drops you off near your accommodation—pick one as close as possible to the start of the hike (if that’s your goal!). The ones at the far end of the village add up to 1.5 hours of walking. Our choice: Guesthouse Dioni. The host is really lovely, it’s in the woods, and it’s basic but great.
After a day of hiking, we arrived in Theth. What beautiful mountains! Then we explored Theth and the surrounding area. It’s pretty busy, but you can still enjoy the Blue Eye of Theth and its swim. It’s *so* cold! But so beautiful!
🙂 minibus ticket from Theth back to Shkodër.
After a night in Shkodër, we drove to Kepi i Rodonit. A guidebook (I forget which one) raved about its beauty. And it *is* beautiful!
But the view is ruined by plastic bottles and other trash in the bushes, along the paths, and of course on the beaches. The only peaceful spot: the private beach at Kepi i Rodonit, which is cleaned. You can rent an umbrella and have lunch there. That’s where we spent our last few days—very relaxing.
In short... Albania turned out to be perfect for us and our teens!
I’m diving into a recap of our loop—pretty classic, really—Denver-Yellowstone-Denver this past summer, from July 24 to August 17. Given the sheer number of trip reports already out there (or in the works), and since I don’t have the writing chops or the photography skills of many of you, I’ll keep it practical—well, I’ll try, at least—to share our take on some of the less-visited parks and spots.
First off, a huge thank you to everyone whose trip reports, blogs, websites, comments, and more helped us put together this itinerary. Looking back, it could’ve been even better optimized: a few disappointments when we missed out on some great discoveries, often because we were short on time. Plenty of reasons to come back to the area!
We’re traveling with our four (almost) teens—18, 16, 14, and nearly 12 years old. To keep the trip enjoyable for everyone, we had to make compromises on both sides: cutting a visit short to spend more time swimming, waking up at dawn, and so on. But logistics also played a big role—things like laundry, grocery shopping, and keeping luggage organized could’ve quickly become time-consuming without a little planning.
And honestly, I think we visited every Walmart along the way! Blame it on the lack of fridges in some accommodations and, more importantly, the *very* limited space in the car, which made it impossible to bring a proper cooler. I’ll come back to the car saga later.
For accommodations, this year we alternated between basic cabins in KOA campgrounds and Yellowstone (when staying more than one night in the same place) and hotels. Always with a pool (except in Yellowstone, of course), which let the kids burn off energy—because they always have reserves, even after packed days!—and, let’s be honest, gave us a chance to relax. No Wi-Fi issues either; we all had plans with 25 GB of data (a big thanks to Gilles for the amazing deal at 0.99 €). It worked perfectly, even for texts and calls between phones—no extra charges.
Now, onto our route: as I mentioned, a classic Denver-Yellowstone-Denver loop. To avoid rushing through the parks or spending all our time on the road, we prioritized staying as close to them as possible, with at least two nights in each place. And I’ve got to say, it’s really nice to settle in, even if it’s just for two nights. It also helped us deal with the weather, which wasn’t always great during this trip. The trade-off? With vacation time being limited, some driving days ended up being long. We knew that going in, but since we kept a relaxed pace with no time constraints (don’t ask me for timings—I don’t keep track of the clock on vacation, except in the morning to get everyone up before noon!), we sometimes ended up with marathon days.
With that said, I’ll dive into the trip itself in the next post.
We all have two lives. And the second one kicks off the day you realize you only have one, with the determination to spend the time you have left on what truly adds sparkle to your life, Kevin! I like to elegantly introduce a trip with a philosophical quote. First, it gives you the illusion that I’m some kind of deep thinker, and second, it lets me fill up the first few lines of my blank page when I don’t know how to tell you I’m diving back into what really lights up my life: another adventure beyond the horizon! And nearly every other year, like a toxic relationship, my horizon tends to take shape in Uncle Sam’s backyard. And this, despite his cousin Donald calling the shots. Speaking of which, it was partly that impulsive guy who pushed us to be just as impulsive and snag our four flight tickets at a ridiculously low price—a direct result of foreign tourism taking a hit from BetaMax’s repeated antics... Four tickets? Who are the other lucky ones? In this case, our lucky ones are actually lucky ladies: My Flo, always up for exploring the world with me on foot, camelback, or scooter, is obviously in on the fun. The other two seats went to our daughters, Sasha and Luna, both thrilled to be part of this new American adventure...
But what’s the American West like in February?... A gamble. Let’s call it Russian roulette since we’re not landing during peak weather season. That’s why we encouraged our transportation and accommodation to get cozy and produce a little camper van, so we can stay ultra-flexible in the face of any weather tantrums. We’ll be roaming in Kara the van with the motto "Follow the sun!" Bad weather? We bolt. Snow? We speed up. Sunny? We act like it was the plan all along and soak it up.
"Okay, but why keep coming back to the same corner of the globe? After ten American adventures, you must be tired of seeing the same things, right?" But I’m not crazy, you know!... The American West is like making love to your gorgeous wife over and over, always enjoying it just as much. And contrary to what you might think, the American West isn’t just the Grand Canyon, Monument Valley, Las Vegas, and Bryce Canyon. Proof is, after ten trips to the U.S., my retinas are still untouched by three-quarters of the places I scribbled on a napkin for this adventure... Oh, and add to that my wife, who I’ve easily converted to my religion, and boom... relapse is even easier! Because yes, we’ve landed in Los Angeles after a sunny flight over Greenland, still under Danish flag for now. And we’re already heading east through the XXL traffic of L.A.’s eight-lane highways, eager to dive into our first discoveries. But first, night is taking over the sky, and second, we’ve been officially awake for 24 hours, so I suggest wrapping up this intro. I’ll tell you more tomorrow morning. Sound good?
And we still haven’t seen everything!
Before setting off for new horizons at the end of this year, it’s time for me to share my trip to Cape Verde this summer 2025.
I particularly love these spontaneous trips, and our stay in Cape Verde is one of those because it was only at the beginning of April that we decided on this getaway, which had been catching our eye for a while, given our love for the mountains.
As always—well, when it’s open—I turned to VF, and I want to immediately thank Marie, aka ptitortue, who helped me a lot in planning this trip through her travel journals and our exchanges!
Because Cape Verde is both small and vast! We decided not to rush from one airport to another, to enjoy the places and the people, but also to relax, since the work backlog from being stuck in May (see my previous travel journal 😅) had to be caught up on in June.
So, 4 islands will be our winners from 06/28 to 07/19:
Santiago first for logistical reasons, as round-trip flights from the capital Praia were the cheapest (650 €/person from Lyon via Lisbon with TAP, still!)
São Vicente, because it’s the gateway to the next one but ultimately more than that...
Santo Antão, pretty much the main goal of the trip since Marie (and the photos) had really sold it to me.
And finally, Sal Island, for some rest—a non-negotiable condition for my other half—and we’ll see that I should’ve listened to Marie...
That said, what a chatterbox I am—buckle up, flight attendants at the doors, off we go on new beautiful escapes! (Thanks to Sophie for the easy loan)
Last note for my eager fan club 😏: yes, there will be alcohol—how could there not be in the land of grogue!
Hello,
Since I enjoy not only the countryside but also everything related to rail travel, I’m starting this photo thread dedicated to trains in Thailand (I’d guess most of us have taken one at some point...).
Feel free to post your pictures here as long as they fit the theme: rolling stock**, stations**, platforms, tracks (even without a train on them), technical equipment, engineering structures (bridges, viaducts), etc.—all in Thailand.
For each photo, I’ll (or you can) note the station or line where it was taken.
Comments and questions are welcome.
As I’ve mentioned elsewhere, I inherited my love of travel from my parents and some of my grandparents. A strong passion, but one that was unfortunately limited by our family’s modest resources. Back then, living in northern Alsace, a simple trip to the southern part of the region—with the Wine Route as our destination—felt like an extraordinary journey to a land of plenty for the little boy I was in the late 60s and early 70s.
Everything seemed so huge when you were still just a kid.
Back then, I was overwhelmed by countless sensations—I was already highly sensitive, with a keen mind and a nose and taste buds that were developing like a pro’s. Which, as I’d later realize, wasn’t always an advantage.
Those magical days always began with a gentle late-spring or midsummer morning. The interior of the white Peugeot 404, license plate 210 LZ 67, had already soaked up the sun before the engine purred to life, and the cabin gave off a scent I could still recognize today—a fragrance I found so pleasant. Back then, I had no idea it was just the smell of warm plastic from the car’s interior.
Yes, the scents of the 404 on sunny days became my madeleine de Proust...
What’s more, the whole family was unusually cheerful because those moments of relaxation and leisure were rare. Everyone worked, and no one had an easy job or was well paid. Without the *Trente Glorieuses*, these experiences might never have happened.
Once we crossed the canton’s borders, I felt like I was light-years away from my everyday surroundings, and every kilometer plunged me deeper into *terra incognita*. It was thrilling. Far from my so-called "medium-sized" town, wheat fields, cornfields, and cabbage patches stretched out, punctuated by tall poles connected by long wires and topped with vegetation—like giant clotheslines without laundry, where magical beanstalks might grow to touch the sky. Back then, I was still far from tasting their product, which was simply beer. At the time, there was still a significant local hop production. Fun fact: it wasn’t until 2002 that Anglo-Saxon scientists proved hops and cannabis belong to the same biological family.
After the fields, the landscape took another step up as it rolled past the little boy’s eyes, often glued to the windows. First came modest hills, then a succession of rolling slopes that soon formed an unbroken chain. Their 700 meters in altitude felt like Himalayan peaks to me—impressive, inert giants, a whole new world. Gazing at them, an intense emotion welled up somewhere between my stomach and lungs, nearly taking my breath away. What mysteries, what treasures did these heights hold?
And then there were the cherries on top—the crowning touch that made the scene even more magical: proud, majestic castles perched on the summits like impassive sentinels. Monuments from the past, yet firmly rooted in the present on their rocky spurs.
The little boy’s eyes sparkled—he’d been given a castle for Christmas, complete with battlements, towers, a drawbridge, and fully armed knights. He’d watched and lived *Ivanhoe* on the only French TV channel that existed back then.
Only once did my paternal grandfather join us on one of these trips. A tall, intelligent man with a face that could shift from stern to mischievous, clearly full of humor and charisma. Sadly, his relationship with alcohol had taken a toll on his life and, by extension, those of his loved ones. He had a strong personality—if his boss crossed the line, he wouldn’t hesitate to punch him, which meant he went through a lot of different jobs. Back then, you could quit one job and easily find another. It was quite something to see him in his final stages, hallucinating pink elephants and even drinking perfume when he had nothing else left. The last time I saw him, he’d slipped away from the doctors and nurses while hospitalized in pretty bad shape—at least, I assume his liver was the issue. We were sitting down for a family lunch when the door burst open, and there he stood in his pajamas, eyes twinkling with mischief, clearly pleased with the dramatic entrance. That theatrical moment didn’t spare us from burying him a few months later at the age of 71. One day, my mother told me the family doctor had quietly remarked that it was a shame—with his robust constitution, he could’ve lived to be a hundred. Yes, the family doctor—this was the man who’d come treat you any day, at almost any hour, just for a phone call. It really existed, it’s not a myth!
That day, his wife—my paternal grandmother—was also along for the ride. Everyone agreed that Jeannette was a good woman. She worked as a waitress at *Le Tigre*, the biggest brasserie in town, right in the center. Most customers preferred to be served by her, including local dignitaries and even the mayor. As a kid, I didn’t find her very fun, open, or warm—she seemed a bit stern. Back then, women in their fifties already had the face and build of grandmothers. Same went for men, don’t get me wrong. I had no idea about the struggles she faced because of her husband. I didn’t know that 30 years earlier, she’d had to flee Alsace while pregnant, under threat from Nazi fighter-bombers. I didn’t know she’d had several miscarriages, and that my father—her only surviving child, born prematurely in March 1940 at the other end of France—weighed less than a kilo at birth and was so tiny he could fit in a shoebox. Hard to imagine he’d grow into a strapping man nearly 1.80 meters tall, tipping the scales at 100 kilos.
When you come back from summer camp in early August and ask why she didn’t pick you up with your parents, and they gently tell you she’s "in heaven," you don’t realize she passed away at 54 after suffering greatly from stomach cancer that had spread.
Back to that family outing, that enchanted parenthesis. I even remembered where we’d had lunch when I passed through Dambach-la-Ville decades later. One of those charming, flower-filled towns Alsace produces in abundance—and preserves so well. This one sits high on a hill, and I was a bit stunned on the parking lot because the view stretched far, revealing the Alsace plain below—its fields, villages, hills, and forests. The world seemed so vast and enticing that day, even though I was only glimpsing a tiny fraction of it.
The region was already very touristy, but I wouldn’t notice the downsides until much later. That Sunday noon, I discovered a large restaurant filled with diners. I can still see the enormous piece of meat they served me, decorated with a little wooden skewer topped with a flag. I kept that one for a long time. Those were the golden days of rich, flowing, thick sauces—so flavorful—and the era of the world’s best fries, made on the spot with the best potatoes. To top it off, I was *exceptionally* allowed a small bottle of apple juice, Orangina, or—even better if possible—Sinalco. Yes, Sinalco—like Orangina, but better. A brand that must’ve disappeared in the 70s, but why, and what a shame! Since then, Orangina’s little bubbles have taken the brand to the other side of the planet—it’s now Japanese.
Year after year, I’d eagerly await that ecstatic moment when the most beautiful castle in Alsace, the Haut-Koenigsbourg, appeared in my field of vision. The perfect model, the archetype that blended into the landscape at the height of a child’s dreams.
The trip home always felt like a reality check—less jarring than an alarm clock, but more diffuse and melancholic. From then on, there was only one wish: *When do we leave again?*
Hi there,
Here’s a recap of a trek through the Balkans covering three countries: Albania, Montenegro, and Kosovo. I was with a friend, and we didn’t do the full route (only one day in Kosovo).
It was a wonderful trek through snow-capped mountains and vast flower-filled meadows, meeting incredibly welcoming people.
At the end of the travel journal, I’ll share what I loved and what I liked less.
Day 1: Flight from Paris-Beauvais to Tirana with Wizz Air.
Since Albania isn’t part of Europe when it comes to phone service (at least not yet! :-)), we had to buy a physical SIM card—otherwise, the bill would’ve been sky-high if we’d used our French plan! We got one from Vodafone AL at the airport. You can buy online before leaving with a virtual SIM (e-SIM) for compatible phones, so you don’t have to swap cards. But given the uncertainty about choosing a plan online, we preferred buying one directly at Tirana Airport. Cost: 31 € for 100 GB. That’s way too much—100 GB is overkill. For 40 GB, it’s 27 €, and the plan lasts 21 days. The price difference isn’t huge, and it was cheaper than online. This plan covers all the countries along the Balkan range.
Money tip: All guesthouses and accommodations accept euros. The local currency in Albania is the LEK. In Montenegro, it’s the euro. Bank fees for withdrawing money from an ATM in Albania are pretty steep: 8 € for a withdrawal of 600–700 LEK (about 200 €)! So it’s better to withdraw cash (euros) in France. Oh, and we booked all our accommodations before leaving, but payment is always in cash. Budget around 400–500 € for 9 days of trekking.
Then, a transfer the same day to Shköder, about a 2-hour bus ride. Cost: 10 € per person. Tickets bought directly on the bus. We spent the night in Shköder at a very clean guesthouse, Open Doors B&B. It had a small balcony overlooking the city.
I really liked Shköder, especially its pedestrian street lined with restaurants and lit up at night. It’s a great place to stroll and eat. The food isn’t expensive—two big salads and two beers: 14 € :-) . Fruit prices are also very reasonable: 3 € for a kilo of cherries, compared to 9–10 € in France.
Religions coexist peacefully in these countries—Catholics and Muslims. From our balcony, my friend heard the call to prayer for the first time, coming from one of the city’s mosques.
Day 2: Bus ride to Theth, about 1,100 meters in elevation gain, the starting point for our hike the next day.
The trip took 2 hours and 40 minutes with a break in the middle. The bus was affordable, but taxis also make the trip—though they’re very expensive.
We slept in the heights of Theth at a new guesthouse, "Mountain Vista Shkafi," with an amazing view.
The family was adorable. The husband is a handyman and built almost everything himself. Their baby is named "Sky"—such a cute name, right? :-) Throughout the trek, I found the guesthouses very clean, and the hosts think of everything—no need to bring soap or shampoo; they provide it.
Lunch in Theth at a traditional restaurant on the main road. We tried "Tave Dheu," an Albanian dish with beef, cabbage (very common), and cottage cheese. Delicious but not quite filling enough. For dessert, a honey cake that was perfectly moist—such a treat! Desserts like this are rare; sometimes they serve watermelon instead.
We took a small private bus for 5 € to the "Blue Eye" parking lot, then walked for about 45 minutes to reach a stunning natural site—a kind of lagoon with incredibly blue water. The bravest can swim, but the water’s freezing!
That evening, we dined at "La Montagne Blanche"—excellent! A delightful mix of grilled meats with potatoes and grilled peppers. Some watermelon slices (which I’m not a fan of) and the famous Raki, a brandy served in Turkey and the Balkans! It was my first time drinking brandy "bottoms up." 😉
I’d like to share my family trip to Colombia with kids aged 8. After spending hours browsing the forum and only having two weeks there, we decided to focus on two regions: the Coffee Zone for one week and the Caribbean coast for another. We traveled from August 8 to 23.
Day 1 – First stop: Bogotá
We arrived in Bogotá in the evening on an Air France flight—nothing to complain about, decent service, comfortable, and on time. However, the first night was a miss. We’d booked a hotel near the airport (Abitel Prime) for convenience, but the soundproofing was almost nonexistent; we heard planes as if we were on the runway. Luckily, exhaustion helped us sleep well anyway.
Day 2 – Off to the Coffee Zone and Salento
The next morning, we headed to the airport for a domestic flight to Pereira with LATAM. No issues: punctual and efficient, and in 30 minutes, we landed in Pereira. The landing already set a different mood: lush valleys, endless plantations, and humid air.
We picked up our rental car from Localiza. Unfortunately, the experience wasn’t smooth—the paperwork took forever, and the wait tested our patience. Finally free, we hit the road to Salento, one of Quindío’s gems.
We arrived in the late afternoon and discovered a colorful village bustling with artisan shops and cafés. Our first stroll helped us soak in the atmosphere before dinner at Bambú restaurant—a great surprise with careful cooking and local flavors. We spent the night at Casa Serafín, a charming little hotel, nicely decorated and well-located… but unfortunately very noisy.
Day 3 – The magic of Cocora Valley
This was one of the trip’s highlights. We set off early for Cocora Valley, famous for its giant wax palms, Colombia’s emblem. We chose the 12 km loop recommended by the *Routard*. The landscapes were spectacular: towering palms, rivers, suspension bridges. It felt like walking through a postcard. The weather was perfect.
That evening, we dined at Barnabé restaurant—pleasant setting, decent food, but the bill was a bit steep for what it was. Back to Casa Serafín.
Day 4 – Coffee and panoramic views
The plan was a visit to Finca El Ocaso. For 1.5 hours, we followed a passionate guide who explained the entire coffee process, from harvest to cup. Very educational, accessible for both kids and adults, all in a stunning setting. The tour was in English for us, and we translated for our kids, who aren’t bilingual yet.
In the afternoon, we climbed to Salento’s viewpoint. The valley view was superb. That evening, we ate at Veggie Garden, a simple and pleasant spot that was a nice change from the heavier meals of previous days.
Day 5 – Horseback ride to Santa Rita Waterfall
We booked a horseback ride with Cocora Magic. It was a real success: calm horses, a beautiful trail, mountain and meadow landscapes, and finally the refreshing and wild Santa Rita Waterfall. Without a doubt, one of the best moments of our time in the region. We even got a bonus ride up a 300-meter hill.
We then headed to Filandia, less known than Salento but just as charming. We spent the late afternoon enjoying the pool at MuchoSur Filandia. The hotel is beautiful, in an idyllic setting. However, we also had soundproofing issues and could hear our neighbors.
Day 6 – Rainy detour through Filandia and Manizales
Rain caught up with us in the early morning: torrents of water made it impossible to go out. We stayed at the hotel, reading quietly. By noon, the rain let up: a quick walk in Filandia, a quick lunch, then off to Manizales. We chose to stay at El Otoño hot springs. Great choice: as soon as we arrived, we plunged into the hot pools, perfect after hours on the road.
Day 7 – Hiking and hot springs
In the morning, we hiked the Camino de Super Coco (found somewhat randomly on Google). A pleasant trail with mountain views and a peaceful atmosphere. The afternoon was spent in the hotel’s thermal pools, with a short marked hike down to the river. Dinner on-site at the hot springs’ restaurant. A simple but very relaxing day.
Day 8 – Rain, jacuzzi, and games
We continued to Finca Los Alpes. The rain greeted us again, but this time it turned into an asset: nothing like a steaming jacuzzi with a view of the misty mountains. The kids enjoyed the facilities too: mini-golf, ping-pong, billiards. Dinner and night at the hotel, cozy vibes.
Day 9 – Off to the Caribbean coast
Back to the airport to return the car (still a bit long). Flight to Cartagena with Avianca: punctual and comfortable. Upon arrival, we picked up another car and headed straight to the Hyatt Regency, a modern hotel with a pool. That evening, we dined at the hotel—practical after a travel day.
Day 10 – Colonial Cartagena
We set off to explore Cartagena’s old town. It was enchanting: colorful facades, flowered balconies, colonial charm—just magical. However, the heat was stifling and very humid. Afternoon relaxation by the pool. Dinner at Gestlani, a good restaurant in town.
Day 11 – Road to Barú
A hearty breakfast, then one last swim in the pool before heading to Barú. We checked into Las Islas Hotel. The setting was enchanting: wooden cabins nestled in the vegetation, a private beach, turquoise sea, impeccable service. Dinner at the hotel’s restaurant.
Day 12 – Beach and relaxation
A full beach day in Barú. Warm water, white sand, coconut trees, peace and quiet. A real postcard scene with iguanas and birds.
Day 13 – On to Santa Marta
Another morning at the beach before hitting the road to Santa Marta. The drive was a bit long (6 hours), especially with traffic jams in Barranquilla. It was the longest car ride of the trip. We spent the night at Villa María Tayrona, a beautiful place near the park.
Day 14 – Tayrona Park
We left early for Tayrona Park. We entered through **El Zaino**, parked the car, and set off on a hike to La Piscina (about 2 hours). We stopped along the way at Playa Arenilla, a stunning little beach, to rest. Lunch on-site, a swim, then back by 4 PM. The hike was a bit tiring, but the nature was spectacular: dense jungle, the sound of waves, and even a monkey encounter along the way. Evening and dinner at the hotel.
Day 15 – Last swim and return flight to Bogotá
Our last morning was split between the pool and the beach (the hotel has direct access via a 7-minute trail through vegetation and flowers)—hard to leave this paradise. We drove to Santa Marta’s airport to return the car, then flew back to Bogotá. We spent the night at Casa Dann Carlton, a comfortable hotel. We simply ordered room service, arriving too late to go out.
Day 16 – Bogotá and the end of the trip
Our last day in Colombia. After a good breakfast, we explored La Candelaria. Its cobbled streets and colorful houses were worth the visit. We visited the Botero Museum (free) and the Gold Museum, both fascinating. Back to the airport for our 11:55 PM Air France flight.
That’s a wrap on a varied trip—lush mountains, colorful villages, dream beaches, and tropical jungle.
The pace was pretty relaxed, well-suited for our kids. They absolutely loved the trip to Colombia.
Driving in Colombia was very easy, and we didn’t regret renting a car at all—it gave us more freedom to get around.
If I were to do it again, here’s what I’d change:
- I’d spend less time in the Coffee Zone to stay a bit longer on the Caribbean coast, which was more relaxing for the kids. Or I’d head to Medellín, but I didn’t think the city was very kid-friendly.
- Bogotá is a city that deserves a day’s visit, but it’s not a must-see. Maybe I’d have taken the KLM flight from Cartagena to Amsterdam instead.
Since I didn’t have time to write a proper travel journal, I thought I’d share a few photos of Bologna—a really lovely city I discovered in 2017 while stopping on my way to Tuscany.
Around Piazza Maggiore, which was packed with a stage and chairs for a show, stands the Basilica of San Petronio, massive and Gothic in style, with an unfinished façade (a common sight in Italy).
Another building near the square:
But Bologna’s real charm lies in its porticoes, which were added to the UNESCO World Heritage list in 2021: 62 km of arcades running along buildings, letting you walk sheltered from the sun or rain. Back in 1288, the city required houses to include private arcades for public use. In the city center, you can stroll under 32 km of porticoes in all sorts of styles—some plain, some ornate—with a strong presence of red tones.
Okay, it wasn’t a total disaster either. Actually, I hesitated before starting this travel journal: is it even worth writing about a holiday that won’t leave an unforgettable memory?
In the end, I went for it (there aren’t many recent travel journals about this destination).
So, read on... or don’t .
Every time we’ve been to the Canary Islands, it’s been by default (basically: where can we go in winter or early spring when we only have a week—so not too far, not too much jet lag, but with decent weather?).
This time, we had two weeks, but the winter plan kept changing: first Thailand (dropped for personal reasons), then Martinique (dropped because of work leave dates that weren’t up to me), and finally, the Canary Islands.
We’ve already been to Tenerife (which we really liked) and Lanzarote (which we liked a little less).
This year, two options: Gran Canaria or one of the smaller islands west of Tenerife (La Palma, or even La Gomera or El Hierro).
We chose Gran Canaria... not sure it was the right call!
Whose fault is it?
Storm Thérèse’s!
Yes, Storm Thérèse followed us on arrival, and its effects lasted quite a while. We had to adapt, cancel visits, change activities...
But even without Thérèse...
Saturday 21/03
Departure from Orly at 6:10 AM with Transavia.
The plane took off on time and landed a little early, tossed around by strong winds before touching down.
It had just rained, but it was (almost) no longer raining.
We quickly picked up our luggage and then the car at the Cicar counter.
We got a Seat Arona instead of the Corsa we’d booked. Well, while the driving position didn’t feel great at first (I got used to it), the engine’s smoothness and power were much appreciated on the island’s winding and sometimes steep roads.
It was only 10 AM, and we couldn’t theoretically check into our accommodation until 3 PM (the owner promised to message me if it was ready earlier).
So, we headed to the (big) *Jardín Botánico Viera y Clavijo*, where we planned to spend a few hours.
We found a huge parking lot... empty.
The passenger in the car in front of us (yes, we weren’t the only ones at the closed gate—there was a car in front and one behind) went to ask for info: it was closed due to the storm 😕.
So, we calmly headed toward Puerto de las Nieves, on the northwest coast of the island.
The plan: go to a restaurant, visit the village, and do some shopping while waiting for early afternoon.
As soon as we got out of the car, it started raining... we took shelter under the awning of a shop, waiting for it to pass. But the rain turned into a downpour, and within minutes, awning or not, Gore-Tex or not, we were soaked!
Since we were already wet, we might as well go to the restaurant—they weren’t far! But here’s the thing: contrary to what Google Maps said, they all opened at 1 PM, not noon!
Back to the car, wading through 5 cm of water because all the village streets were flooded .
The rain let up, we did some shopping, went to eat, and I got a message from the owner saying the accommodation was ready 🙂.
So, off we went to La Suerte, a few kilometers north of Agaete.
The downside of the place, especially with luggage, is that you have to climb several flights of stairs via an outdoor staircase (after parking more or less far away on a steep street) to get there 😛).
Of course, on the way from the car to the apartment, it started pouring again—the bags got soaked!
Enough rain for today! We settled in quietly, and by late afternoon, we could (finally!) go admire the view from the terrace.
Trip Planning
My partner and I are heading to the Canary Islands for a week at the end of September, specifically to Lanzarote. We chose this island over the more crowded ones for its volcanic landscape and the variety of hikes it offers.
I booked everything through Expedia: our hotel stay, car rental, and Ryanair flight tickets departing from Marseille. It was the only way to get a direct flight. To make getting around easier during our stay, I picked a hotel located in the center of the island from the wide selection available. It’s part of the Barceló chain, specifically the "Barceló Teguise Beach Adults Only" in Teguise Beach, which turned out to be an excellent choice.
The Trip
Sunday, September 21 - Monday, September 22
Departure
It’s 2:15 PM, and we’re at the Avignon TGV station. Danielle picked us up earlier due to the weather—thunderstorms and heavy rain all the way to the station. The TGV was on time, and it only took 30 minutes to reach Marseille Saint-Charles. The shuttle to the airport is quick and convenient, right behind the station.
The bus leaves for the airport in the middle of the storm, with flooded roads and cars stuck in some spots.
We get soaked making our way to the terminal. Two hours to wait before the flight. The plane finally takes off at midnight, but just before landing, the pilot announces that the destination airport is closed, and we’re being diverted to Tenerife. Ryanair will re-route us as soon as possible.
We end up waiting 2 hours, and Ryanair kindly gives us a 4 € voucher.
We re-board around 5:15 AM and take off at 6:00 AM. About 45 minutes to reach Lanzarote. After collecting our luggage, we head to the car rental desk. The counter in the terminal is closed, and we’re directed to parking lot P4—it takes us a while to find it.
I’m a bit worried about the rental company’s reaction since the car was supposed to be picked up 7 hours earlier, but it’s not a problem. A woman next to us is furious because she’s in the same situation, and her rental was canceled. Anne-Marie translates for her, but nothing changes.
We pick up a brand-new Toyota Aigo and head to the hotel.
After checking in, we cross the garden, walking alongside the large pool to reach our room.
A lovely first-floor room with a jacuzzi and a sea view.
It’s early, so we head to breakfast—a generously stocked and varied buffet with everything you could want.
Afterward, we drive to Cueva de los Verdes, but it’s packed with people and a long wait. We decide to come back another day.
Next, we visit Mirador Del Rio. This rocky viewpoint at the edge of the island has breathtaking cliffs plunging 500 meters into the ocean. The view is stunning and impressive.
A panoramic bar lets you cool off while enjoying the scenery.
We return to the hotel for a short walk around the neighborhood and enjoy the beautiful pool with its pleasant water temperature. Relaxing by the pool, sun loungers, and all.
In the evening, a very varied buffet at the restaurant. Then early to bed to recover from the sleepless night before.
Tuesday, September 23
After a restful night, we enjoy another varied and hearty breakfast. The terrace seating is very pleasant. We take an inland road leading to Timanfaya National Park.
The road near the park runs alongside vineyards where the vines are surrounded by lava stone walls to protect them from the prevailing winds.
Our first stop is at the visitor center, where the island’s volcanic activity is well-documented. Next, we stop at an area where you can take a short camel ride—two seats are installed on either side of the camel’s hump. This little ride offers a great view of the volcanic landscape from a higher vantage point. A fair price of 11 € per seat for a 20-minute ride.
We then head to the park entrance via the road leading to the parking lot, where only authorized buses can take the winding route inside the park.
It’s crowded, and we wait about 45 minutes with several stops before reaching the parking lot.
We board the bus, and the route offers beautiful views of this volcanic area and its many craters. The journey is very interesting, with several stops for photos.
At the parking lot, a guide shows us how the heat from the rocks beneath the surface can ignite dry vegetation. Water poured into holes in the ground immediately creates geysers and jets of steam.
The building next to the parking lot has a restaurant where meat is cooked using the heat from a well dug into the volcanic rock.
On our way back, we drive to Playa Blanca, a seaside town with a small sandy beach.
Back at the hotel in the late afternoon for dinner.
Wednesday, September 24
We wake up early and have a quick breakfast—few people are around at this hour. Two days ago, we booked a 10:00 AM visit to Los Verdes, lava tunnels created by eruptions and lava flows from the La Corona volcano, which extended all the way to the coast.
When the lava came into contact with the air, it solidified on the surface while continuing to flow underneath. The lava tunnels stretch for 8 kilometers to the volcano, but we only walk one kilometer.
The inside of the tunnel is impressive, with narrow passages and larger chambers.
You can see traces left by the flowing liquid lava—varied colors and twisted shapes.
At the end of the path, a large chamber has been turned into a concert hall with perfect acoustics.
Next, we visit Jameo Del Agua.
This is a continuation of the lava tunnel, developed by Manrique.
There are beautifully designed bar and restaurant areas, as well as an underground lake where you can see small blind white crabs—a protected species in this very pure water.
Higher up, there’s a lovely space with a central pool that could double as a swimming area, surrounded by beautifully designed white pathways that contrast with the blue water.
Further on, you reach a large space inside the lava tunnel, set up as a performance hall with perfect acoustics.
Stairs let you view this beautiful space from above. A gap in the lava landscape reveals the ocean on the horizon.
We head back toward the village of Yé, at the foot of the La Corona volcano.
A 160-meter walk from the church, a path crosses vineyard plots and then climbs to the top of the volcano’s crater in about 30 minutes. It’s the island’s highest volcano.
When you reach the edge of the crater, you see how deep it is, with steep slopes inside forming a large circular opening. The place is breathtaking and awe-inspiring.
We drive back to the hotel via a road that climbs quickly, offering a beautiful view of the island’s northern part.
Thursday, September 25
After another enjoyable and varied breakfast, we head to the center of the island toward the volcano park and stop at a roadside parking lot where a path leads to the Montana Cuervo volcano.
This is a crater that opened on one side. During an eruption, an explosion created a breach in the crater.
Huge blocks of rock were thrown dozens of meters away. The path goes through the breach and descends into the crater, allowing you to walk around it. It’s impressive, and you really feel small and fragile in this environment.
The crater walls, with their different colors, highlight the rock formations. The crater is surrounded by a sea of lava with sharp, jagged rocks.
You can walk around the outside of the crater, but it’s not very interesting. We then head to the west coast, stopping at a spot with a small green lake next to a beautiful black sand beach.
Next, we stop at Salinas de Janubio, a lovely viewpoint overlooking the salt marshes with different water colors. A small shop sells various local products.
We then head to the famous Papagayo beach.
The road ends at a booth where they charge 3 € to continue.
From here, the land is private, and you have to pay to drive down a 3-kilometer rocky dirt road.
Quite a few cars are driving along it, kicking up clouds of dust. The car gets a dusty makeover.
We arrive at a large parking area, with several paths leading to different small beaches.
We go to Papagayo, a small blonde sand beach surrounded by red rocks.
The beach slopes gently into the water, which is a pleasant temperature. The setting is charming and peaceful.
We stay for a while before heading back to the hotel.
Friday, September 26
We start with a visit to the César Manrique Foundation in Tahiche. This was originally one of his homes. The modern construction spans several levels and is integrated into the lava flow, using the gaps to create living spaces. Large windows make the rooms bright and open to the scenery. The place is pleasant, with flower-filled gardens outside. It’s well worth a visit.
Next, we drive to Las Grietas, where a path leads to a narrow crack in the volcanic rock, forming a tight passage where only one person can walk at a time.
The passage isn’t very long, but progress is slow due to the endless selfies being taken here.
We then stop at Casa Del Camposino, a renovated farm that houses several artisan shops.
We taste a local wine recommended by a charming woman and buy two bottles of Lanzarote red wine on her advice.
Now, we head to Tamara beach, a beautiful and wide beach at the foot of high cliffs. There are always great waves here, making it a surfer’s paradise.
On the way back to the hotel, we stop at the cactus garden, César Manrique’s final creation. Designed with a great sense of aesthetics around an old windmill, it features 4,500 varieties of cacti in various shapes, all in a beautiful setting.
We return to the hotel in the late afternoon for the evening.
Saturday, September 27
After another hearty breakfast, we head north to Haria. We stumble upon another of César Manrique’s homes, where he lived for a long time. This house is more traditional than the previous one but still has large, modern, and very pleasant rooms. At the back of the garden is his large studio, where he created his works.
Next, we visit the craft market—this was our original plan. Various stalls offer local items, and it’s very crowded. No room at the café terraces to sit down.
We then return to Famara beach for a long stay. There are always great waves here, much to the surfers’ delight. The water temperature is pleasant, and we enjoy it.
On the way back to the hotel, we stop at a gas station to refill the car, which has been very fuel-efficient. Gas is also much cheaper here than in France—1.16 € per liter of SP95.
We also wash the car, which was very dusty after the long dirt road to Papagayo beach.
At the hotel, we enjoy a farewell cocktail before dinner.
Sunday, September 28
We spend the morning by the hotel pool before checking out at noon. For lunch, we go to a restaurant called "Dona Lola," near the hotel, with a terrace offering a view of the coast. We order tuna carpaccio, which is delicious.
We then head to the airport, just 15 minutes away.
We return the rental car and go to the airport.
A long line to check in our luggage.
The return flight is on time.
A shuttle bus takes us to Saint-Charles station.
We then head to our overnight rental. The boulevard slopes down, making it easier with the suitcases.
The rental is between the old port and the train station.
Once there, we pick up the keys and make one last effort to carry the luggage up to the third floor.
The studio is nice, clean, and simply equipped—perfect for one night.
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of a year at most in Thailand, and I’m no great expert.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to deliver a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who feel nostalgic about it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guardians for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big yard. Be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t all that made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though? Much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been full of holes for years.
You’ll often see dogs sleeping on the roadside, sometimes right on the road. When you approach, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, reminding visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. When you see a small pack roaming freely in the countryside, you think twice about running into them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at death’s door in temples, enduring terrible suffering with no one to help. The image (and the smell) of one of them, agonizing and exuding the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The animal, well-fed, quickly became a happy and enormous beast with its own garden. Yet it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water there for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not just for fun—these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
I’m a newbie to this forum, passionate about wildlife, the landscapes of East Africa, and Tanzania in particular.
This June 2024 trip/safari is our 7th visit to Tanzania and our 5th in the south, which has drawn us more than the north ever since we discovered it in 2015.
In 2024, the entrance fees for the reserves and services have gone up again since our last visit.
I chose to return first to Mikumi Reserve, which was the very first one we visited in the south. Then, we’ll head to Selous (J. Nyerere N. P.) as usual.
Initially, we wanted to spend 2/3 days on Mafia Island at the end of the trip, but it made the total cost too high, so we gave up...
We usually go to Ruaha and Selous, but I wanted to mix it up a bit—also to save some money...
As for the timing, June is a new experience for us. I thought it might be interesting to come just after the lodges reopen... hoping for some great wildlife encounters??
The trip starts in Marseille with our first flight on Ethiopian Airlines to Addis Ababa, then continues to Dar es Salaam, where we’ll finally set foot on Tanzanian soil again.
In Addis... "our" A-350.
.....
After arriving in Dar, we spent one night at a hotel near the airport. The next morning, we headed to the domestic flights terminal, which hasn’t changed in years.
By mid-morning, we boarded a Cessna 208B Caravan with Safari Air Link, heading to the Kikoboga bush airstrip in Mikumi, which we reached 45 minutes later.
Fun fact: the pilot was the same one as on our return flight two years ago.
Welcome on board:
Of course, a driver/guide team from our chosen lodge was waiting for us upon arrival:
I was surprised to see so many aircraft parked there... even twin-engine Embraer Brasilias??
As a fan of vintage planes, I loved it...
On the other hand, the light was incredibly harsh.....!!
Our guides only speak English. We knew that in advance. In the south, it’s very rare to find someone who speaks French. This’ll force us to dig into our high school English memories... from 60 years ago... at least.
It’s noon, and we head toward the lodge.
Near the airstrip, next to the Mikumi rangers’ base, there are quite a few herbivores. They find a bit more peace here—the big cats don’t venture this way...
Our first encounter was a group of Masai giraffes.
Rarer (for us), a savanna monitor lizard basking in the sun right in the middle of the track...??
A large gathering of impalas (mostly males) along with a few blue wildebeest:
Also unusual: a African crowned hornbill taking a dust bath in the middle of the track...!!
When it comes to identifying mammals or birds, I don’t know everything... so I might make mistakes. Please forgive me.
I’m counting on my friend Blesl’s active participation... 😉
Last February, I made a trip using "public transport" from France to southern Senegal via Spain, Morocco, Western Sahara, and Mauritania.
It’s a journey of about 5,000 km, where I took trains (as far as Marrakech), ferries (to cross Gibraltar and then to reach Casamance from Dakar), and mostly buses on the long desert straightaways. I hadn’t planned any stops in advance or booked any hotels, except for the very first train to Spain, which left plenty of room for the unexpected.
Why travel by land and sea? In recent years, flight-free travel has been gaining popularity. On social media, posts explaining how to cross Europe by train as quickly as possible go viral. Traveling without flying—and making sure people know about it—has become a great way to earn a badge of eco-responsibility: an essential totem for anyone wanting to prove both their dedication to the ecological cause and the wisdom of slow travel.
I haven’t flown in years, and this journey to West Africa could easily be filed under "responsible travel." But it wouldn’t be honest to say that: in reality, it wasn’t really my aversion to flying that motivated this long trek. I see overland travel primarily as a way to experience the world’s geography at a grounded, earthly pace—the pace of the locals. Besides, I’ll be flying back, which disqualifies any claim to being a model of sustainability.
So no eco-badge, and no adventurer’s badge either: you won’t find any heroic tales of camel rides in lost lands or mineral train wagons in this account (popular with influencers, the Mauritania iron ore train now attracts tourists from all over the world, turning "the experience" into something you "have to do at least once in your life"). This five-part story, written on the road, has no other ambition than to recount a journey through places and people, and to share the thoughts they inspire in me. As simply and, I hope, as humbly as possible.
I’m posting the episodes here, which you can also find on my blog (with more photos) at the following links:
Episode 1: Spain, from Avignon to Algeciras
Episode 2: Morocco, from Tangier to Tarfaya
Episode 3: Western Sahara, from Tarfaya to Guerguerat
Episode 4: Mauritania, from Guerguerat to Nouakchott
Episode 5: Senegal, from Rosso to Saloulou
To help those who might want to make the same trip, I’ve also put together a summary of the route with recommendations—you can read it at the end of the story and on the blog:
From France to Senegal Without Flying: Route and Itinerary Recommendations
This time, I landed in Monastir on a direct flight from Nice, again with Tunisair. We left about ten minutes late, and the flight lasted around 1 hour 30 minutes. A meal was served on board (cucumber salad with Edam-like cheese, carrots, and two small portions of dishes I couldn’t identify—semolina with peppers, olives, and parsley, two small rolls, a square of processed cheese, and a chocolate cake). It’s worth noting because it’s not common on flights this short.
In February, France and Tunisia were in the same time zone, but now Tunisia is one hour behind. This time difference and the flight duration work perfectly for a short 15-day trip since it takes me a few days to adjust to jet lag.
Luckily, I’d asked my hotel about the taxi fare from the airport because the drivers (there were several around me) didn’t hesitate to quote outrageous prices. The actual fare is 20 dinars, but one asked for 120 dinars. I refused, and another offered 60 dinars. I replied, "That’s too expensive—I’ll take the metro!" (Having tried the Tunis metro, I had no desire to repeat the experience in Monastir with a suitcase!). I started walking toward the metro, and one of the drivers caught up with me, saying, "20 dinars is fine!" I’ll skip the details, but the negotiation took a little while.
When I arrived at the hotel, I told the receptionist someone had asked for 120 dinars. He put his hands to his head and said, "They’re awful!" He remembered our phone call two days earlier when I’d booked (he’s the one who told me I could take the metro).
The Mezri Hotel isn’t expensive. I got a sea-view room for 75 dinars (22 €). (I’d booked a balcony room for 90 dinars but wouldn’t have had time to enjoy it.) It’s well-located but noisy because there’s no double glazing.
The receptionist is a very kind older gentleman. He called a friend whose wife is from Tozeur to find out if I should take a bus or a *louage* tomorrow and what time.
I arrived at the hotel around 7:00 PM and had time to stroll along the corniche to the ribat. Despite some run-down buildings, the seaside seemed livelier and cheerier than Sousse’s.
Monastir is the hometown of former president Bourguiba. I passed his mausoleum by taxi. There are Tunisian flags along the avenue by the sea because every year on April 6—the anniversary of Habib Bourguiba’s death—the president of the Republic visits the Bourguiba Mausoleum in Monastir to pay respects.
The taxi driver mentioned other Tunisian presidents. He complained about rising prices and insecurity, blaming President Kaïs Saïed (I’d already heard that security was better under Ben Ali).
At the end of my stay, I’ll take time to explore Monastir, but tomorrow morning, I’m off to Tozeur—a long bus ride awaits me.
Just back from two weeks in Andalusia, and I wanted to share this experience with you—maybe it’ll help with planning a trip. I’ll start with a quick recap in this post and try to add photos and day-by-day details later (still sorting through them). Hope I don’t bore you too much! 😎
Trip details:
April 20 to May 4, 2019:
7 days on the Costa de la Luz (El Puerto de Santa María) in an Airbnb,
4 days at the junction of the Costa del Sol and Costa Tropical (Salobreña) in an Airbnb,
3 days at Cabo de Gata for some rest at a campsite in Los Escullos.
Two families of four, each with our own car: three 9-year-old boys and a 6-year-old girl. One family was more into city exploration (not us, but we’re working on it), and the other preferred relaxation and nature (that’s us). We speak a little Spanish.
Over 5,000 km, including 2,500 km for the round trip from Carcassonne.
The weather: Variable, but we expected better for this region in late April. The first week on the Costa de la Luz was sometimes chilly (< 20°C), and the second week was warmer but not excessive (< 25°C). At least we didn’t get much rain!
Our budget: Around 2600 € per family:
700 € for accommodations, about 50 € per night,
1000 € for meals and restaurants. We usually spent around 50 € per family at restaurants—we ate out for lunch (except for 2–3 picnics) and cooked at home in the evenings, trying to be back by 6 PM.
600 € for activities: Río Tinto, a flamenco show, visits to the Alhambra, Giralda, and Alcázar, Oasis Park with meals, and a kayaking trip.
300 € for gas and tolls.
Preparation: A few months ahead with bookings for accommodations and tickets for the Alhambra, Giralda, and Alcázar. We used a few travel guides—I like the *Évasion* guide for initial planning. *Géoguide* was okay, but our friends’ *Routard* was the most useful. We also spent three months brushing up on Spanish with Mosalingua (a great spaced-repetition method, max 10 minutes a day). Downloaded Maps.me and the Andalusia map in advance—essential. And we used Tricount to track shared expenses with friends—super handy.
What we did/saw:
3 city visits (Seville, Granada, and Cádiz) + Málaga for our friends (we vetoed Córdoba—too many cities for us).
4 white villages (Vejer de la Frontera, Arcos de la Frontera, Grazalema, Ronda) + Tarifa for our friends.
Beaches (Tarifa and Bolonia, Matalascañas, Nerja, Cabo de Gata).
Nature and fun moments: Doñana National Park, a kayaking trip along the rocky coast near Nerja, and the Wild West/animal park in the Tabernas Desert.
A little culture: Río Tinto mines, the archaeological site of Itálica, Columbus’s caravels, Nerja Cave for us, and the Picasso Museum in Málaga for our friends. Plus, seeing the ham-drying process in the Alpujarras (for our friends).
Our highlights
Nerja and the surrounding villages: The rocky coast was amazing, and we loved the kayaking trip, even if the water was freezing for snorkeling. The beaches are sheltered from the wind, the town is charming, and the cave is incredible.
El Rocío and Doñana National Park. El Rocío has a timeless, almost Wild West vibe—we could’ve stayed a day or two. The quiet and pine scents reminded us of the Landes region.
What we didn’t love as much:
Río Tinto mines: Not super exciting, and the guides’ nonstop chatter kind of ruined the "nature" experience.
Our little regrets (for next time):
Forgetting our passports and missing a day trip to Tangier from Tarifa.
Not having an extra day around Nerja to go snowboarding in the Sierra Nevada—just 1.5 hours away (the kayak guide suggested it).
Not spending at least one night in El Rocío to explore Doñana National Park at dawn.
Antequera with the Guadalhorce reservoir and the Caminito del Rey (but it would’ve meant 2 more hours of driving, and we didn’t have the energy).
My general impressions of Andalusia and Spain
Landscapes: A feeling of extreme concentration of a single activity in some areas—endless olive groves, wind farms on the Costa de la Luz (which I thought were well-integrated), rows of buildings along the Costa del Sol (yikes, glad we didn’t stop there), greenhouses around Almería (a shame to have frozen the coast for so many kilometers), and the massive industrial port of Huelva.
What surprised us compared to France was the lack of small hamlets—villages are clearly defined, and people cluster there, leaving vast landscapes without human presence. In France, you find houses scattered everywhere.
Roads: Relatively few tolls. Sure, rest areas aren’t as nice as in France, but the roads are in good condition, and our wallet was happy. The roads are pretty straight with countless bridges and tunnels—the upside (besides fast travel) is that there aren’t many secondary roads disrupting the scenery.
Tourism and activities: A huge variety and richness. Feels like everyone can find something they like, and 15 days barely scratched the surface. It’s amazing how quickly you go from the coast to snow-capped peaks (Sierra Nevada) or from farmland to desert (Tabernas). And the mix of European and Arabic architecture in the same city is really special.
One small regret: Not interacting more with locals. We didn’t luck out with our Airbnbs. But shopkeepers were great—very patient with my broken Spanish! :-)
Overall, I think our choice to stay on the Costa de la Luz and then near Nerja worked well. We could explore pretty easily (even if we logged a lot of kilometers), and the settings were fantastic. The 3 days of total relaxation at Cabo de Gata were perfect.
If you prefer shorter stops, you could try staying in El Rocío (easy access to Seville and great for an early visit to Doñana National Park) or maybe Grazalema for a hike in the mountains (weather-dependent). And of course, Tarifa for a day trip to Tangier or Gibraltar.
Sometimes fantasy and a change of scenery are right near home! I love exploring the four corners of the planet, but there can also be a whole world just a little farther than the end of your street—or even the tip of your nose! So I’ll share with you in pictures the beautiful kermesse of Ath, which we only discovered last August, even though we’re neighbors (we live in Lille).
I could have subtitled this travel journal: "Ferme eut’bouc tin nez va quer eud’dans"; it’s an expression in Picard language, literally “Close your mouth or your nose will fall in,” said to someone who’s amazed—and amazed I was!!!
Ooooooooh, giants!
Oh, how I love them! In the North, we have lots of these giants, like Reuze Papa and Reuze Maman in Cassel, or Gayant, Marie, and their children Binbin, Jacquot, and Fillon in Douai, and many more.
Huh? What? You don’t know what a Géant du Nord is?
Well, it’s a benevolent hero, a legendary figure, a protector, a symbol tied to a city that parades through it, walking and dancing during carnival or the local festival. The tradition is said to have originated in Portugal in the 13th century (at least that’s where we have the first records), then we see them in the Netherlands starting in the 15th century. In the North, the oldest are Gayant and Marie of Douai (16th century), but many new ones have appeared since the 1980s with the revival of carnivals. In practice, it’s a large character (or animal figure) several meters tall; the structure is made of wicker, the body is often papier-mâché, but the head can be wood, as in Ath (lime wood), and the clothes and accessories are made of fabric, leather, and wood. The flared robe (for both male and female giants) allows one or more carriers to slip underneath to move it using only their arms, shoulders, and legs—and even make it dance! There are over 1,500 giants in Belgium and 450 in Hauts-de-France, mostly in the Nord and Pas-de-Calais departments.
In Ath, there are giants—LOTS of them! I’ve never seen so many at once. And each one is carried by only one man at a time (except for Bayard, you’ll see why later), even though the structure weighs over 100 kilos—so the carriers take turns quickly! The Ducasse of Ath and its giants have been inscribed on the UNESCO Intangible Cultural Heritage list since 2008, as part of the "Processional Giants and Dragons of Belgium and France."
What’s more, the Ducasse of Ath is remarkable for its age and local roots; a procession was first mentioned in 1399, and today the many musical groups are still local (Ath and surrounding towns). The event is extremely popular: a good part of the population is there, all generations mixed together. Everyone knows the groups, floats, and giants, and each has their favorite! Originally, religious groups paraded, illustrating episodes from the Bible or the Golden Legend. Gradually, the parade became secular and kept evolving by adding new giants, historical figures, or allegories linked to local history (Ath, Belgian Hainaut, Belgium).
Finally, the beautiful floats are all pulled by magnificent draft horses, and that’s extraordinary! The town council itself rides in fine carriages that close the parade.
To wrap up this long introduction, know that the Ducasse of Ath lasts several days, but the highlight is the highly codified procession that takes place on the 4th Sunday of August (actually, the procession passes twice, once in the morning and once in the afternoon).
So, let’s go!
On this Sunday, August 26th, we’re in Ath in the early afternoon to see the procession. What a popular enthusiasm! Everyone is wearing the city’s colors (purple, yellow, and white), often with a twisted fabric necklace. Everyone is happy, smiling, from the giggling toddler to the sprightly centenarian sipping beer with her rosy-cheeked cousin and the pretty freckled blonde niece. People call out to each other, laugh, hum, and congratulate each other all around.
People start positioning themselves at strategic spots along the route—wider areas where the giants stop to perform a dance to the tunes of the brass bands accompanying them. And there are brass bands—at least one per giant and float!
The wait passes quickly in this joyful atmosphere. Suddenly, the music grows louder, and here comes the first giant at last! It’s the "two-headed eagle," with a child (a real one) sitting safely on a little chair.
Present in the procession since the late 17th century, it originally had only one head (normal, right?) and accompanied the tailors’ guild. It gained a second head during the royal visit of 1854 (go figure why!). It’s 3.30 meters tall and weighs 115 kilos (without the child). All the men you see in white are carriers taking turns.
Its dance consists of spinning the bird around—you’d think that little kid up there must be getting dizzy!
Next is the "Neapolitan fishermen’s boat." It’s a magnificent float representing a ship, with handsome sailors clinging to its rigging. This float first appeared in the parade in 1856.
It’s followed by a human giant on stilts: "Saint Christopher of Flobecq," holding a flowered staff and carrying Christ on his shoulders (this time, not a real child!). It appeared in the 19th century, then disappeared from the procession before being reintroduced in 1976.
Now here come the "Blues," dressed in French uniforms. This group is the heir of the former cannon-arquebusier company, and they punctuate their parade with gun salutes!