J'avais posté ici un lien vers mon carnet de voyage, mais comme il s'intégrait dans mon site, plus général, mon post a été déplacé. Alors je me permets de remettre ici que les pages du carnet...
Avant mon départ, j'ai adoré lire vos carnets de voyage. De retour, j'aime toujours autant... Ça permet de voyager un peu par procuration, de prolonger le plaisir que l'on a eu d'y être, ou encore de nous faire rêver à d'autres voyages !
Alors merci à vous qui m'avez aidée, sans le savoir :-)
A mon tour de vous proposer mon long carnet de voyage... J'y mets parfois des infos pratiques, qui seront étoffées par la suite.
Nous sommes partis 3 semaines an avril 2011 dans l'ouest américain, avec notre fille de 3 ans. Comme j'ai déjà mis en ligne mes pages, je ne vais pas le refaire ici, alors je me permets de mettre un lien.
Bonne lecture !
jour 1 Paris > Los Angeles
jour 2 Los Angeles > Las Vegas
Calico Ghost Town
jour 3 Las Vegas
outels
Valley of Fire
jour 4 Las Vegas > Tusayan
jour 5 Tusayan
Grand Canyon
jour 6 Tusayan > Mexican Hat
Grand Canyon
Little Colorado
jour 7 Mexican Hat > Monument Valley
Monument Valley
jour 8 Monument Valley > Page
Lower Antelope Canyon
Horseshoe Bend
Lake Powell
jour 9 Page > Bryce Canyon
Lake Powell
Cottonwood road
jour 10 Bryce Canyon > Mesquite
Bryce Canyon
jour 11 Mesquite > Las Vegas
Valley of Fire
jour 12 Las Vegas
Las Vegas
jour 13 Las Vegas > Stovepipe Wells
Death Valley
jour 14 Stovepipe Wells > Fresno
jour 15 Fresno > San Francisco
jours 16 à 19 San Francisco
49 miles scenic drive
China Town
Pier 39
Mission, murals
Fisherman's wharf
Golden Gate Bridge
Cable Car
jour 20 San Francisco > San Luis Obispo
Monterey Aquarium
jour 21 San Luis Obipso > Los Angeles
Santa Monica
jour 22 Los Angeles > Paris
Mulholland Drive
Hollywood Blvd
6 heures du mat, le réveil sonne... une fois n'est pas coutume : après une courte nuit il n'est pourtant pas difficile de me tirer du lit. Ça y est, c'est parti ! Notre premier voyage à trois débute, d'ici quelques longues heures nous commencerons notre road trip à travers l'ouest américain.
L'arrivée à Roissy se fait sans encombre, nous y retrouvons un couple d'amis qui prendra les vols avec nous et projette de faire à peu près le même circuit que nous. Après avoir passé la sécurité, la douane, après d'interminables couloirs, navettes, tapis roulants, nous voici enfin à l'embarquement. Tout ceci est bien mieux organisé que dans mon souvenir, les choses vont vite, et nous sommes déjà aux portes de l'avion sans que j'aie eu le temps de prendre une photo-souvenir-cliché de notre départ !
L'embarquement donne le ton de tout le voyage : nous sommes surclassés ! Je savais que l'avion était surbooké, mais ayant un enfant en bas âge, je n'osais même pas l'espérer. A nous, donc, la business... avec un papa serein et souriant, lui qui d'habitude déteste l'enfermement forcé et prolongé des longs courriers, une petite qui se tient à merveille, on profite... on se régale, on dort confortablement, et même si le vol n'est qu'un bref moment sur l'ensemble du voyage, j'avoue être soulagée qu'il se passe aussi bien.
L'arrivée se déroule tout aussi bien, malgré la fatigue et la nouveauté, Romane est mignonne et "participe" facilement au passage de la douane et à la récupération des bagages... des nombreux bagages... qui sont tous arrivés à bon port. Ouf !
info pratique :
Pour trouver les loueurs de voiture à l'aéroport de Los Angeles, rien de plus simple : il faut suivre la sortie dont les panneaux sont violets (car rental), et les navettes sont juste devant les portes de sortie. Il suffit ensuite de monter dans la navette qui porte les couleurs (et le nom) du loueur...
Nous nous rendons donc chez Alamo, choisissons notre véhicule. Prévoyant de faire de la piste, après plusieurs hésitations, nous optons pour un 4x4... Et là, au moment de partir, c'est le drââââme... Je me rends compte que j'ai perdu un de nos sacs. Tout avait été trop parfait jusque-là...
Panique à bord. Nous avions nos papiers d'identité, nos dollars, nos cartes bleues... Le pire était évité. Mais le sac contenait notre Tomtom, notre mini PC qui me permettait de décharger nos photos, de nous connecter au net pour récupérer toutes les infos sur le voyage que j'avais sélectionnées, mais aussi toutes les infos papier sur notre périple (les réservations, entre autres), la copie de nos papiers d'identité... Dans un premier temps, nous ne savions même pas où aller puisque l'adresse de notre premier hôtel était dans le sac, ni comment y aller. Le couple d'amis nous a donc proposé d'aller chercher leur propre voiture puis de nous y déposer... Un grand merci à eux, mais ça n'a finalement pas été nécessaire !
Grâce à la persévérance de Thierry, alors que j'avais abandonné tout espoir de le retrouver et le pensant volé, le sac a finalement été retrouvé... dans la première voiture que nous avions ouverte. Il nous attendait, bien sagement, là, dans le coffre. Oui, c'est tout à fait moi, ça, éparpiller des choses et totalement zapper l'endroit où je les pose. Hum... gros soulagement, grande joie de retrouver nos objets et surtout immense reconnaissance envers mon homme dont la patience n'a d'égal que mon étourderie :-D
info pratique :
Lors de la prise du véhicule (que l'on peut choisir), ne pas oublier de vérifier le niveau du carburant, et le signaler s'il n'est pas plein.
Voilà, la team est au complet, bagages inclus, on souhaite un bon début de voyage à nos amis avant de prendre la route. Nous sommes en pleine nuit à Paris, mais en début d'après-midi à LA. Le grand soleil californien nous plonge directement dans le rythme local : nous sommes encore en pleine forme, mais les bouchons auront raison de notre puce : elle s'endort enfin dans la voiture.
Arrivée à l'hôtel (à Pasadena), on décharge la voiture tandis que Romane dort toujours. La fatigue n'étant étrangement pas au RDV pour les vaillants parents que nous sommes, le lendemain étant un dimanche et n'étant pas trop sûrs de trouver les magasins ouverts, nous nous dirigeons donc vers le centre commercial le plus proche afin d'y faire quelques courses : une bouilloire et des nuddle soups pour nos prochains dîners, des fruits, des gâteaux...
De retour à l'hôtel, nous ne nous faisons quand-même pas prier : 7h du mat' heure française, on finit par tomber de sommeil.
Décalage horaire oblige, la famille se réveille à 3h. On en profite pour retourner chez Alamo (ouvert 24h/24), pour changer de voiture : elle tremblotait un peu au ralenti, ce qui est sûrement normal mais pas très agréable, elle n'avait pas de régulateur de vitesse (ce qui a son importance sur les longues lignes droites désertes) et devait avoir une révision dans 3000 miles, or nous allions rouler davantage.
Alamo n'a pas posé le moindre problème, l'échange s'est fait avec une grande simplicité. A peine m'ont-ils demandé pourquoi nous souhaitions en changer !
De retour à l'hôtel, nous prenons le petit déjeuner continental : céréales, fruits, jus de fruit, boissons chaudes, brioches, muffins, gaufres à faire soi-même, confitures, caramel etc... Un large choix ! Le café semble être de la flotte, d'après mon co-aventurier, tandis que moi, je déplore le fait qu'il n'y en ait pas, de l'eau. Mais nous savons déjà que nous retrouverons ces caractéristiques tout au long du voyage, ce n'est que très secondaire. Le petit-dej a néanmoins été très apprécié de tous, n'ayant pas mangé depuis la veille dans l'avion, nous commencions à avoir un sérieux creux.
Voiture chargée, et c'est parti ! Avant toute chose, petite halte dans un supermarché histoire de prendre le repas du midi. Cet immense magasin ne vend que des produits alimentaires, de toutes sortes.
Il met dès l'entrée l'accent sur les fruits, les légumes, ils semblent beaux et dans ce pays où il est difficile de trouver de quoi manger sainement quand on ne sait pas où aller, ça fait plaisir à voir. Je prends donc, entre autres, des fraises qui m'ont l'air fort appétissantes.
On prend ensuite la route pour Las Vegas... en faisant une halte à Calico Ghost Town. C'est une ville fantôme, une ancienne mine d'argent.
Un petit tour de train (sans aucun intérêt, mais qui plait à la puce)...
... une galerie souterraine reconstituant une mine...
... un pique nique et on reprend la route avec une Romane qui est toujours agréable. Au passage, on jette les fraises qui donnaient pourtant l'eau à la bouche. Je n'avais jamais vu ça : en plusieurs heures de route, pas une goutte de jus ! Elles étaient magnifiques, mais battaient les fraises espagnoles à plate couture : non contentes d'être acides et sans aucun goût de fraise, elles tenaient visiblement à donner un très mauvais goût durable en bouche... pouah, comme dirait Romane.
info pratique :
Voici le site officiel de Calico Ghost Town. Le tarif d'entrée est de $6 par adulte, $3 pour les enfants de 6 à 15 ans, gratuits pour les plus jeunes. Attention : les visites à l'intérieur sont payantes.
tarifs pour le train : $3 par adulte, $2 par enfant.
tarifs pour la mine : $1 par personne.
Las Vegas, nous voici... Il n'y a pas de raison que cela ait changé depuis la dernière fois : cette ville est moche, selon moi. Le Strip est une succession d'hôtels flambants neufs pour certains, en construction pour d'autres, mais souvent désuets et ringards pour la plupart.
Avec le décalage horaire, nous n'avons pas profité du soir, à la nuit tombée on était déjà au lit. En plus, Romane commençait à être particulièrement ronchon, il a fallu composer avec. Son rhume qui s'infecte, une légère fièvre et sa toux incessante n'arrangent pas les choses. On n'attend pas et on commence les antibios... comme on n'a pas de frigo, on ne peut pas lui donner ceux qui sont efficaces, donc on préfère anticiper une éventuelle aggravation et lui donner dès maintenant ceux que l'on a.
On attaque la journée par un petit-dej / brunch dans une maison de pancakes
Pour les fans de shopping, il y a vraiment de quoi trouver son bonheur ici il me semble, on peut bien sûr manger sur place et y passer la journée... Perso ce n'est pas mon truc. J'ai quand-même trouvé des Converse en forme de pingouins pour Romane, elle était ravie et ne veut plus les quitter (pour info, $15, ça laisse rêveur sur la marge qu'ils se prennent en France...)
On profite de la fin de l’après-midi pour aller voir Valley of Fire avec nos amis qui nous ont rejoints.
Ce sont des roches très rouges, flamboyantes, au milieu de “nulle part” : rien ne laisse présager une telle couleur 5 miles avant.
info pratique :
C'est un parc d'état, mais pas un parc national, le pass annuel ne couvre donc pas l'entrée à Valley of Fire. tarif : $10 par véhicule. Comme nous sommes arrivés après la fermeture du parc, une urne permettait de payer le droit d'entrée librement, et l'accès routier reste ouvert.Ce parc se trouve à environ 40 minutes de route du Strip.
La fin de journée donne effectivement des couleurs très rougeoyantes, mais aussi des contrastes très importants et des ombres trop présentes pour apprécier pleinement ce spectacle.
A mon avis, ce n'est pas une excellente idée de venir dans ce parc à la tombée de la nuit... Ce n'est pas grave, nous reviendrons à Las Vegas plus tard au cours du voyage, on y retournera.
Retour à l'hôtel le soir, pour une nuit bien méritée.
Nouvelle journée sous le soleil américain. Euh, en fait, non, nouvelle journée tout court : nous nous levons sous un ciel couvert qui ne présage rien de bon. La suite confirmera...
Cette journée est aussi marquée par le retour en puissance de Madame Non. Celle qui avait jusqu'à présent été plutôt mignonne, voire charmante par moment, a décidé de rétablir l'équilibre et nous avons bien vite retrouvé notre petit diablotin, qui n'a pas facilité ce début de journée.
Le programme de la journée était simple : faire quelques courses puis rejoindre Tusayan, à l'entrée sud du Grand Canyon. Après un dernier petit dej chez Ihop, nous revenons à l'hôtel pour refaire nos bagages. Pour moi, le "vrai" voyage commence aujourd'hui : on s'est adaptés à l'heure locale, à nous les grandes routes en lignes droites interminables, les grands espaces aux paysages variés, la sensation de solitude et d'humilité face à la nature... Je suis ravie de me lancer enfin dans cette aventure.
Bon, en guise d'aventure, pour la matinée, on repassera. Entre le temps infini que prennent les choses avec une petite qui freine des quatre fers pour tout et n'importe quoi, et la difficulté que nous avons de trouver les bons magasins pour nos courses, pourtant censées être rapides, nous ne partons qu'à 14h30 de Las Vegas !
Je prends donc le volant et redécouvre avec plaisir la route américaine. Ici, la conduite n'a rien à voir avec celle que nous connaissons en France. Pour une même distance, malgré des routes moins bien entretenues et une vitesse plus restreinte, les kilomètres défilent facilement : la conduite automatique, que je n'apprécie pas particulièrement en ville ou dans une circulation dense, favorise le confort sur les autoroutes. Couplée au régulateur de vitesse, aux tracés rectilignes et à la fréquentation aérée, cela donne presque l'impression d'être dans un train, la fatigue du volent est bien moindre que par chez nous.
J'en profite pour en prendre plein les yeux : le jaune, le vert, le rouge, l'ocre alternent pour donner vie à des reliefs escarpés, toujours immenses. La montagne se précise... Nous dépassons un petit massif pour découvrir une plaine sans fin, lisse, qui contraste avec les formes que l'on vient de parcourir. Avec la plaine arrive la pluie, qui gâche un peu le plaisir des yeux, il faut bien l'avouer, mais qui n'enlève en rien mon enthousiasme. La petite dort à l'arrière, tout se passe bien... On aperçoit au loin un peu de luminosité, derrière la prochaine chaîne de montagnes. On croise les doigts...
Gagné ! Sans aller jusqu'à parler d'un grand soleil, au moins, il ne pleut plus. On fait une petite halte après Kingman, très surprenante. Déjà, en ouvrant la portière, on se remémore d'un coup les contrastes importants de climat sur peu de distance. On a beau le savoir, ça impressionne toujours : il caille ! Vite, vite, on ouvre les valises et on se couvre tous de nos manteaux bien chauds. Ensuite, après sa sieste, on redécouvre aussi une petite fille charmante, qui, comme elle le dit elle-même, est "saze et rasonnable". Pourvu que ça dure... Et enfin, le café posé sur la route 66 sera l'agréable surprise de la journée.
Attirés par le nombre de voitures (comprendre 5 ou 6) qui étaient garées devant, nous avons franchi le seuil d'un endroit chaleureux, accueillant, à la décoration montagnarde.
A peine assis, la patronne fort sympathique nous apporte coloriage et crayons pour la petite. On déguste un Scone, ce qui pour ma part est une découverte. Mélange de cerises, raisins sec, noix, dans une pâte sablée légèrement salée, roulée en triangle, le tout servi tiède. Ce n'est pas le gâteau du siècle, mais c'est bon, fait maison, et ça se sent : ça n'a pas de goût chimique, ni trop sucré, ni trop gras. Un petit plaisir accompagné d'une pink limonade. Pourquoi pink, je me pose encore la question : en dehors de sa couleur rose pale, elle a exactement le même goût que toutes les autres limonades.
Nous rencontrons 2 anglaises qui nous prédisent de la neige à Bryce, ce qui ne nous étonne pas plus que ça compte tenu de la période et surtout de la température qui nous entoure désormais !
Retour au chaud dans la voiture, retour de la pluie aussi qui nous aura malheureusement rattrapés. On discute de ce que l'on fera au Grand Canyon : survol en hélico, en avion, rien du tout ? Après mure réflexion, on a trouvé beaucoup plus fun que tout ça. Pour le même prix, j'ai demandé un éclatement de pneu ! Effet garanti : sous la pluie, de nuit et dans le froid, rien de tel pour donner du peps à l'aventure.
Évidemment, il faut vider le coffre pour atteindre le cric et les outils. Pendant que la nuit tombe de plus en plus, que Thierry rame pour monter le cric (ce n'est pas difficile mais ça prend énormément de temps, c'est pas super bien étudié !), je recharge la voiture, histoire que les valises et autres sacs ne soient pas trop trempés. Bon, oui, ok, la roue de secours est sous le coffre, mais pour la détacher, l'accès se fait par le coffre. C'est pas grave, on recommence... on vide tout de nouveau. Comme il fait maintenant nuit noire, et qu'on n'a rien pour se signaler en dehors des warnings, Thierry enfile un sac rose fluo (merci Gap de l'outlet) et je me poste à l'arrière de la voiture, sans cacher le clignotant, avec une lampe de poche pour l'éclairer, histoire qu'il soit vu de loin. Super pratique.
2 heures plus tard, on repart enfin... Par chance, Romane a été mignonne !
Là, on remercie le GPS. Moi qui pensais que c'était pratique, mais qu'on pouvait s'en passer... Grâce à lui, on a trouvé directement le garage le plus proche, ouvert de surcroît (à 20h30, ce n'était pas évident). On a aussi la chance inouïe qu'il nous indique, 100 mètres plus loin, un autre garage qui fait la réparation des pneus ! Le gars ouvre son atelier pour nous, par chance il a le bon pneu en réserve. 10 minutes (!) et 230 dollars plus tard, on reprend enfin la route, toujours sous la pluie.
Arrivés à Tusayan, à 10 minutes du parc du Grand Canyon, on n'a aucun mal à trouver l'hôtel qui n'avait pourtant pas d'adresse : il n'y a que ça, Tusayan est minuscule.
On décharge la totalité de la voiture : le jeu de tétris que l'on a du faire à force de décharger et recharger la voiture pour l'échange de roue a mis un bazar incroyable. Il y en a partout. Tant pis, ça attendra demain, dodo ! Personne n'a mangé, mais on ne se fait pas prier pour tomber dans les bras de Morphée.
Le jour se lève à Tusayan. Après un petit-dej rapide, un plein, une recherche infructueuse de pique-nique pour le midi (on n'avait trouvé que des sandwiches, qui, personnellement, m'auraient coupé l'appétit plus qu'autre chose), direction Grand Canyon National Parc. Nous avions survolé en avion le Grand Canyon il y a quelques années. J'en avais gardé un souvenir fabuleux, je recommande à tous ceux qui peuvent se le permettre (ce n'est vraiment pas donné bien sûr) de ne pas hésiter : ça en vaut vraiment la peine. Découvrir ces lieux vus du ciel est exceptionnel.
Cette fois, nous optons pour une approche terrestre : moins de budget, interrogation quant à la réaction de notre puce avant et dans l'hélico, envie d'entrer dans ce parc "pour de bon" et en y restant à loisir.
La route que l'on parcourt pour atteindre les premiers points de vue donne l'impression d'arriver en bord de mer. Le vent, l'odeur des pins... il manque juste le cri des mouettes pour vraiment se croire dans les Landes.
Premier arrêt : un sentier longe la rive du Grand Canyon. Petite photo à l'attention des parents : le chemin "principal", au cœur du parc, est tout à fait praticable en poussette, comme vous pouvez le voir.
Après quelques mètres, on débouche très vite sur l'immensité faramineuse du Grand Canyon... Saisissant...
Il faut avouer que c'est un peu partout pareil, mais on ne s'en lasse pas une seconde. Imaginer que l'érosion ait pu créer un tel relief est difficile... c'est si profond, si ouvert, qu'on ne voit plus le Colorado, sauf en de rares endroits.
Pour la pause du midi, nous décidons de ressortir du parc pour aller... attention... au McDo du coin ! Peu habitués à ce genre de restauration, c'est une grande première pour notre fille. Bon, ok, je triche un peu, elle a déjà mangé Quick. Il faut reconnaître que ça a un côté pratique, le McDo : pas très cher, chaud, petit jouet pour la petite, et, surtout, espace de jeux pour enfants. Et comme les environs manquent cruellement de parcs, toboggans ou balançoires, ça fait un bien fou à Romane, elle se dégourdit les pattes pendant qu'on profite de leur connexion gratuite...
Ça y est, le sujet tabou du McDo étant dépassé (quel soulagement), je retourne à mes moutons. On décide pour l'après-midi de suivre la route "Desert View", qui part vers l'est.
Le "Grand Canyon view point", si ma mémoire est bonne, est vraiment le point le plus impressionnant du parc, selon moi. En effet, il permet peut-être, un tout petit peu, de percevoir les distances gigantesques du canyon...
La neige fondue commençant à nous tomber dessus, on décide de rentrer en début de soirée pour nous réfugier au chaud à l'hôtel.
Enfin une nuit sans réveil de la puce, ça fait du bien. Le temps, par contre, s'est dégradé : on ouvre les yeux sur une pluie qui se transforme vite en neige. On pense à nos amis qui ont le courage d'être en camping, par ce froid, ce vent et cette neige, ça ne doit pas être une grande partie de plaisir !
On reprend la route pour rejoindre Mexican Hat, à côté de Monument Valley. On entre à nouveau dans le parc du Grand Canyon pour le traverser. Je plains les visiteurs qui n'ont qu'une journée pour visiter ce site : non seulement il neige de plus en plus, mais nous sommes dans les nuages. Les points de "vue" n'offrent aucune vue...
La neige s'intensifie, la route est maintenant totalement recouverte : les quelques mètres d'altitude change tout, la voiture commence à glisser... Pourra-t-on continuer ?
Une autre route est possible, plus longue mais moins haute... Finalement, la team capitule : au prochain croisement, nous faisons demi-tour, nous ne voulons pas prendre de risque. A en juger par les marques au sol, nous ne sommes pas les seuls à rebrousser chemin. Après quelques centaines de mètres seulement, nous retrouvons une route dégagée... Nous avons certainement pris la bonne décision. Quoi que...
Nous croisons une déneigeuse, suivie de bus et de voitures. Hésitations... Un rapide coup d'œil au Tomtom nous indique sept heures de route contre quatre normalement prévues ! La décision est prise : si la route est bloquée, nous le saurons vite car le tronçon enneigé est assez court. Nous sommes loin de la N118, les rangers ont l'habitude de ce genre d'intempéries et n'ont pas fermé les routes. Faisons-leur confiance !
Effectivement, la route est devenue praticable. Ce qui m'ennuie désormais, c'est qu'avec un pareil temps, nous allons devoir faire une croix du Valley of the Gods, à Mexican Hat. J'ai bien peur qu'il en aille de même pour Antelope Canyon et Cottonwood Road à Page, où il fait tout aussi mauvais d'après nos amis qui ont pris un peu d'avance sur nous et y ont passé la dernière nuit.
En attendant, bien qu'il neige toujours autant, la luminosité augmente... C'est toujours ça, mais la visibilité ne nous permet quand-même pas de voir bien au-delà des bords de la route, qui nous proposent des arbres plus touffus, moins hauts. La neige disparaît, le ciel se teinte de nouveau de bleu, on y voit enfin clair...
Puis, d'un coup, la route surplombe une grande plaine.
Quelques kilomètres plus loin, une surprise nous attend : la plaine est creusée par le Little Colorado, mais de manière beaucoup plus abrupte que dans le Grand Canyon. La plaine est... plate (si si), jaune tirant sur le vert, au loin de petits collines dans les tons rouges et ocres se reposent sur cette vaste étendue brutalement interrompue par les falaises creusées par Little Colorado.
Grandiose, magnifique, on pourrait croire que cela fait redite avec le Grand Canyon, mais pas du tout. D'un côté, une forêt qui s'ouvre sans que l'on s'y attende sur une immense et large faille en V, l'autre rive étant très éloignée. Alors qu'ici, on voit de loin la déchirure, au milieu de la plaine ; une fois en bordure du canyon, les parois tombent à pic, le V très élargi s'est transformé en U très resserré et abrupte.
Comme on ne sait pas ce qui nous attend et que la route se rapproche un peu plus du canyon à mesure qu'on avance, on s'arrête à tous les points prévus. L'un d'entre eux, à l'accès gratuit, permet de s'approcher des parois de manière vertigineuse. On ne peut pas le rater, le point de vue est très bien indiqué à partir de la route. Par contre, il ne faut pas hésiter à parcourir davantage le chemin qui mène à ce trou béant : beaucoup de visiteurs faisaient demi-tour dès qu'ils avaient approché le bord, ce qui est dommage car la suite du chemin vaut la peine d'être vus, on aperçoit en contrebas le Little Colorado, il n'y a personne autour, c'est grandiose.
Un peu plus loin, un site est aménagé et permet de voir de nouveau Little Colorado de près... enfin, si j'ose dire. La présence humaine donne peut-être un vague aperçu de la taille...
L'accès est cette fois payant, mais je n'ai pas regretté. Ça permet aussi de montrer aux petits la vue plongeante sans le moindre risque.
info pratique :
L'accès à Little Colorado se trouve sur la route 64, entre la sortie est du parc du Grand Canyon et Cameron.
En direction de Cameron, le premier point de vue qui nous permet d'approcher les failles est en accès libre, gratuit, mais pas du tout sécurisé, bien que les chemins pour y accéder soient bien marqués au sol et qu'avec un peu d'attention il n'y ait aucun risque. Attention bien sûr aux enfants, mais comme toujours... Cet arrêt est très bien indiqué, on ne peut pas le rater.
Le second point de vue est payant, aménagé, sécurisé avec des barrières, et permet presque d'être au-dessus du vide.
Voici les tarifs :
A ce point se trouve des vendeurs Navajo, car ça y est, nous entrons dans un territoire indien. Je dois avouer que les tarifs pratiqués ici étaient les plus intéressants que nous ayons trouvés. Pour ma part, j'ai acheté des souvenirs plus loin, j'ai eu tort. Nous reprenons ensuite la route vers Mexican Hat. Ce qui m'étonne toujours, c'est la variété de paysages qui s'offre à nous en peu de miles. Ça change tout le temps... Après avoir découvert le contraste entre Grand Canyon et Little Colorado, après avoir traversé une plaine immense, à quelques minutes à peine de route nous découvrons de nouvelles couleurs, de nouvelles formations rocheuses, qui inspirent notre fille : ça lui évoque des glaces au chocolat et à la vanille, et joue sur une bonne partie de la route à nous vendre des parfums inventés.
La route continue... nous traversons une tempête de sable, le son des grains qui viennent fouetter la carrosserie fait penser à une pluie fine. Quelques "buttes" commencent à apparaître, on sent qu'on se rapproche de Monument Valley...
... que l'on fini par atteindre. Mais il faudra attendre le lendemain pour visiter Monument Valley, nous passons la nuit à Mexican Hat, un peu plus loin sur la route.
Le soleil se couche sur ce monde rouge, fait de sable fin et de rocaille.
Il est tant de rejoindre Mexican Hat. L'hôtel est très sympa (voir section Hébergement pour plus d'infos), on y déguste un merveilleux repas de nuddle soup avant de dormir pour attaquer les pistes du lendemain. L'environnement nous donne un léger aperçu de ce que nous découvrirons demain...
Bon, ben je n'hésite pas à relancer pour la suite !... 😇 😉 😏
Arrrgh ! Mince alors. Je savais que je n'avais pas fini de mettre mon carnet de cet été (2015) sur VF, mais alors là, j'avais totalement zappé celui de 2011 !!! Mais il est rédigé et en ligne par ailleurs, à la demande générale de Pong, je le mettrai donc ici aussi... mieux vaut tard que jamais XD, 5 ans plus tard, il serait temps :D
Mieux vaut tard que jamais, voici la suitre du carnet qui date (oh, si peu) de... 2011 !
Jour 7 - Mexican Hat > Monument Valley
Bon, mes inquiétudes de la veille se sont évaporées : il semble ne pas avoir plu ici depuis quelques jours, et d'après la charmante réceptionniste de l'hôtel il n'est pas prévu qu'il pleuve avant la fin de l'après-midi. Direction donc Valley of the Gods !
info pratique :
Valley of the Gods Road ne peut être empruntée que lorsque le sol est sec. Il ne doit avoir plu les jours précédents, il ne doit pas pleuvoir le moment venu non plus. En effet, la piste est rocailleuse et présente des montées et des creux parfois assez importants. Il est conseillé de la parcourir d'est en ouest. L'ensemble de la piste, en prenant vraiment notre temps, nous a pris environ deux heures.
Au passage, un petit arrêt à Mexican Hat Rock. Ça y est, ce sont nos premières pistes... Enfin !
C'est désert, il n'y a personne, j'adore.
Je vous présente Mexican Hat Rock... On se demande par quelle magie il tient en place.
Le temps est mitigé, j'appréhende la venue de la pluie malgré les prévisions météo, alors on ne tarde pas à prendre la Valley of the Gods Road. En dehors de la contrainte du sol sec, la piste est vraiment très facile :
Des cailloux, encore des cailloux, toujours des cailloux... Mais quels cailloux ! On ne croise strictement personne sur cette piste, c'est magique. Le soleil n’est pas au RDV, tant pis pour les photos, nous on se régale malgré tout !
Un minuscule cours d'eau accompagné d'arbres blancs, entouré d'une terre très rouge me rappelle des paysages marocains. La suite n'a pourtant rien à voir...
On ne croise vraiment personne, la seule présence vivante vient de vaches qui sont égarées çà et là.
Nous retrouvons la route pour nous diriger vers Moki Dugway, une route sinueuse, qui grimpe à une hauteur vertigineuse, et donne un beau point de vue sur la vallée qu’on vient de parcourir.
En haut, il fait TRES froid, un vent souffle à une vitesse dingue. Je suis la seule à avoir le courage de sortir de la voiture... pour voir les nuages arriver à vitesse grand V. Ça promet.
Fin de matinée, petit crochet encore vers Goosenecks (traduction : cou d’oie), je crois que je n’ai jamais vécu de moment aussi venteux de ma vie (je ne me suis vraiment remise du froid que le soir après une longue douche très chaude).
La vue est réellement impressionnante, et tout à fait conforme à l'idée que j'en avais. On dirait un tableau monochrome, tout est marron, la profondeur du lieu laisse encore une fois songeur quant au travail fourni par la nature pour creuser dans de roche.
Pour donner une vague idée de la taille, le point qui est entouré d'un cercle blanc est un raft...
Je ne me fais pas prier pour remonter dans la voiture, pendant que Thierry et Romane étaient encore restés au chaud. Romane dormant, il fallait bien que quelqu'un reste avec elle... pratique, l'excuse, non ? :D
On file sur Monument Valley, ça y est !
Il est encore trop tôt pour obtenir les clés de la chambre, alors on commence par manger un morceau au resto navajo qui est attenant à l'hôtel. Nous pensions être matraqués en terme de tarif, ce n'est pas le cas. C'est pas donné non plus, mais étant donné le lieu isolé et le fait que c'est le seul endroit dans le parc où l'on peut se restaurer, c'est plutôt raisonnable. Les plats sont très copieux, le contenu est correct, sans plus. Les serveurs sont adorables, comme tous les indiens que l'on a pu croiser...
On attaque ensuite la visite du parc...
Ça se passe de commentaire !
Le ciel finit par se dégager, j'en profite pour m'amuser avec le grand angle :
Après avoir fait le tour de Monument Valley, on retourne à l'hôtel The View, le seul qui se trouve sur le site. Les chambres sont tournées vers les 3 buttes les plus connues, de quoi faire de belles photos-clichées à la tombée de la nuit... A un tarif très élevé, on espère bien en profiter !
Quelle déception lorsque j'ouvre les rideaux de la chambre... Bien que le ciel m'ait semblé bien dégagé pendant la fin de la visite, il s'est transformé en l'espace de quelques instants seulement en une épaisse couche de neige.
J'enrage, mais que faire... ça fait partie du jeu ! Ne m'étant pas remise du froid de Goosenecks, je me glisse sous une douche bien chaude.
En ressortant, je découvre un ciel qui garde encore les marques du passage neigeux, mais la vue est parfaite... Les jeux d'ombre et de lumière laissés par les nuages restant donnent des effets sympas...
Et enfin, le soleil se couche. Les couleurs sont de plus en plus rouges, l'ombre du roc de gauche vient se déposer sur celui du milieu, telle une main tendue vers un ami pour se rejoindre dans la nuit.
A 5h30 je trouve le courage de me relever sans réveiller personne pour assister au lever de soleil. On continue dans les clichés ?
C'est un moment merveilleux, je suis seule sur la terrasse, seuls quelques oiseaux perturbent le silence.
Le jour se lève avec une lenteur et une douceur infinies, ça fait du bien de prendre le temps de savourer ce moment suspendu. Et, d'un coup, le soleil apparaît...
Le jour se lève alors à une vitesse incroyable. J'en profite malgré tout pour me recoucher un peu, et attendre le réveil du reste de la famille avant de reprendre la route !
Dès que nous quittons Monument Valley, le paysage change de nouveau. On quitte le sable, la roche rouge...
On suit pendant quelques temps un cowboy qui a troqué son cheval contre une vieille voiture...
Un nuage protecteur le suivait... cette image faisait vraiment road trip à l'américaine.
On arrive à Page au meilleur moment de la journée pour visiter lower Antelope Canyon ; comme il fait beau, on en profite pour y aller directement. Il faut se faufiler dans une faille pour y accéder :
Romane n'est pas rassurée au début, elle a peur que les parois se resserrent et nous engloutissent !
Son appréhension passe vite, et finalement elle s'amuse énormément dans ces cavernes et ces passages à échelle.
Les jeux de lumière me fascinent...
On reste deux heures pleines sur place, malgré l'heure qui tourne et la faim et/ou la fatigue qui commencent à se faire sentir, on ne voit pas le temps passer.
info pratique :
pour pouvoir profiter du lieu en toute tranquillité, il faut avoir un trépied (tripod en anglais) pour appareil photo. Dans ce cas, les guides nous donnent un pass photographe, qui est au même prix que l'entrée classique, mais qui nous permet de rester quatre heures durant sur place (contre une visite de 15-20 minutes grand max sinon, qui ne laisse pas trop le loisir d'installer le matériel pour faire les photos que l'on souhaite). Cette durée peut être répartie en plusieurs visites, précision qui peut avoir son importance pour ceux qui seraient à la recherche de luminosité différentes selon les moments de la journée.
Les affaires quotidiennes reprennent ensuite le dessus : récupération des clés de la chambre, recherche d'un repas pour le midi, quelques courses au Wall Mart du coin... On se dirige ensuite vers Horseshoe Bend.
Malheureusement, le soleil couchant n'est pas idéal pour les photos (ou du moins il serait plus juste de dire que n'ai pas su comment m'y prendre), mais le spectacle reste magnifique. J'émets malgré tout une réserve : oui, c'est beau, oui, c'est grandiose, mais je n'ai pas eu d'impression saisissante comme j'ai pu le lire dans de nombreux carnets de voyage... Au risque de passer pour une blasée, je dois reconnaître que, si j'ai bien aimé, je n'ai pas pour autant eu un gros coup de cœur.
La journée a passé si vite que nous n'allons pas pouvoir faire de tour en bateau sur le Lake Powell, par manque de temps. On y jette quand-même un œil...
Après un petit-dej gargantuesque, nous reprenons assez vite la voiture pour aller en direction du Lake Powell. Nous avions promis à Romane de faire un tour en bateau, nous nous rendons donc sur la marina... D'après le guide que j'avais emporté avec nous, des départs avaient lieu toutes les heures. Raté, la première excursion proposée ne partait pas avant le début de l'après-midi... Sachant que le reste de la journée allait être bien rempli, nous avons donc abandonné l'idée.
La puce a été très déçue, nous un peu moins on doit l'avouer : on avait déjà fait ce genre de découverte du lac il y a quelques années, ça ne nous avait pas emballés.
Nous nous renseignons sur la location de bateau. C'est, comme on s'y attendait, hors de prix. On ne peut pas se le permettre, par contre, pour ceux que ça intéresserait, je pense que c'est le meilleur moyen de découvrir le lac. La dame qui nous a renseignés nous a aussi indiqué la plage la plus sympa pour les enfants, nous y allons donc pour prendre notre pique-nique... Il s'agit de la plage de Lone Rock. Pour y accéder, il faut ressortir du parc de Glen Canyon sur la route 89 en direction de Big Water, Lone Rock est ensuite indiqué sur la droite. La petite tenant à son pique-nique sur le sable, et ne voulant pas le rater, on tourne à droite dès qu'il semble y avoir un accès en bord de lac. On tourne pas mal avant de le trouver, car nous ne pensions pas qu'il était si loin après la sortie du parc... Ne trouvant pas l'accès, on laisse finalement tomber et on prend la route vers Kanab... C'est là que nous finissons par trouver le panneau, allez, hop, pique-nique time !
Il s'agit effectivement d'une immense plage de sable, le cadre est sympa mais on découvre aussi un nouvel aspect de la culture américaine : s'ils pouvaient garer leurs véhicules dans l'eau, je pense qu'ils le feraient. Il n'y a pas de parking à l'entrée de la plage, l'accès est totalement libre et le peu de monde qui profite de l'espace en profite également pour gâcher le paysage. Moins on marche, mieux c'est...
Après un repas rapide en plein soleil (rien n'offre d'ombre sur cette plage), on se dirige vers Big Water. Je croise les doigts pour que l'on puisse emprunter Cottonwood Road... Il faut que le temps soit sec depuis plusieurs jours, que la pluie ne soit pas au RDV le jour J et que la voiture soit assez haute pour que les rangers donnent le feu vert. Évidemment, personne ne vient contrôler l'accès à cette piste, mais il vaut mieux se renseigner au préalable auprès d'eux pour y aller en toute sérénité.
Je me demande un peu où se trouve la Paria Station, car je n'ai pas trouvé d'information très précise sur son emplacement. La question ne se posera finalement pas : nous nous arrêtons au centre d'information de Big Water (très bien indiqué sur la route 89, sur votre gauche), et le ranger qui s'y trouve appelle lui-même ses collègues de Paria pour me donner un feu vert. Il jette un œil à notre voiture, qui n'est pas un 4x4, mais estime qu'il y a cependant assez de hauteur sous le pare-chocs pour qu'on y aille en toute quiétude.
Il nous donne aussi un mini guide, pour nous indiquer ce qu'il faut voir, très pratique.
Ca y est, on y est... c'est parti pour une après-midi de piste assez facilement praticable, du moins si l'on s'en tient à la route principale. Ce qui m'étonne le plus, encore une fois, est la variété de couleurs, de types de paysage en si peu de distance.
Les premiers miles se teintent de rouge et de blanc très francs.
La roche est réellement jaune par moment... Les arbres sont secs et blancs, le ciel est quant à lui magnifique, je suis encore une fois conquise.
Si quelqu'un peut m'expliquer ce phénomène géologique, qu'il n'hésite pas. La roche est littéralement mauve à cet endroit, bien que le contre-jour masque un peu la couleur. On peut imaginer un coquillage géant échoué ici, affuté comme un couteau de chef, planté dans le sol pour intriguer nos yeux, ou faire parler les bavards, au choix. Ce "rocher" doit bien faire 3 ou 4 mètres de haut, et rien autour ne lui ressemble... on ne peut pas le voir de plus près car l'accès est impossible.
A certains endroits, la terre est très escarpée, des pics fleurissent à chaque coin de rue. Ou de piste.
Puis, alors que nous sommes de nouveau sur une plaine, le jaune rejaillit.
Une triple arche...
A 33,8 miles du départ, le guide nous indique qu'il faut quitter la piste principale. Ce que nous faisons... Je ne fais pas toujours la fière au volant, la piste s'avère bien plus difficile que celle que nous venons de laisser.
Pour le coup, on comprend pourquoi le ranger voulait vérifier la hauteur du véhicule... La piste a au moins le mérite de faire rire notre puce car ça secoue dans tous les sens.
Ne voyant pas de point d'intérêt particulier à cette route, et nous demandant très clairement si l'on pourra facilement faire demi-tour, on abandonne dès qu'il y a un peu d'espace pour faire marche arrière. Une grosse pente, que j'avais eu du mal à franchir à l'aller, nous rebute un peu... première tentative de Thierry, on s'enlise. Gloups. Il n'y a strictement personne par ici, la piste principale n'est pas non plus très empruntée, et n'est franchement pas à côté. N'y pensons pas... deuxième tentative, je ferme même les yeux pour ne pas voir le résultat. Oui, je sais, c'est assez stupide, puisque je sens la voiture qui grimpe, qui grimpe, hésite un peu, puis finit par avancer et se retrouver sur le plat. Ouf !
Je n'avais jamais vu ça avant. On nous explique, quand on est petit, comment se forment les montagnes... que ce sont des plaques qui se percutent ou bien qui se superposent. On comprend aisément le principe, en théorie, mais je ne l'avais jamais vu aussi clairement... Ici, on découvre un flanc de colline d'une couleur unie, alors que l'autre dévoile les couches, les strates aux différentes couleurs, parallèles les unes aux autres. Ce phénomène est très visible à plusieurs endroits le long de la piste... C'est vraiment surprenant.
On finit par reprendre la route, Cottonwood Road, c'est fini... Direction Bryce Canyon. On remarque d'ailleurs assez vite, en bord de route, des formations rocheuses qui nous donnent un léger avant-goût de ce qu'on y découvrira...
Comme le GPS n'est pas toujours infaillible, il nous emmène bien au-delà de l'hôtel (voir page Hébergement pour plus d'infos, afin de ne pas reproduire notre erreur) et l'on traverse Red Canyon. Il porte bien son nom, celui-ci, quand on croyait avoir déjà vu la roche la plus rouge possible à Valley of fire, on est encore une fois étonné de découvrir qu'il y a toujours plus grand, toujours plus beau, toujours surprenant... ici, ça sera simplement encore plus rouge. On ne peut malheureusement pas s'y arrêter, mais une promenade ou une rando dans cet espace fait vraiment envie. Ça contraste tant avec le froid qui nous entoure...
Après avoir pesté contre le Tomtom, on retrouve enfin l'hôtel. Je me fais une joie d'y arriver, les descriptifs que j'en avais lus m'avaient donné l'eau à la bouche. J'ai vite déchanté : c'est une usine attrape touriste (voir page hébergement, toujours, pour plus d'infos...). Ce n'est pas grave, on part manger avec nos amis que l'on a retrouvés, et on se régale dans un steakhouse. Le patron, charmant, allait fermer lorsque nous sommes entrés... il nous a pourtant accueillis avec beaucoup de gentillesse.
Vivement demain, j'ai hâte de revoir Bryce Canyon !
Superbes photos et récit bien détaillé ! 🙂
ça donne furieusement envie d'emprunter la CCR ! 😏
les indications sont très claires (le petit passage en terre glaise fait frissonner...)
Si des forumeurs sont tentés à la lecture de ton carnet,
ne pas hésiter à inclure un saut à Yellow Rock : l'accès est plutôt rapide (1/2 h) et le spectacle à la hauteur ! 😎
Si des forumeurs sont tentés à la lecture de ton carnet,
ne pas hésiter à inclure un saut à Yellow Rock : l'accès est plutôt rapide (1/2 h) et le spectacle à la hauteur ! 😎
La forumeuse que je suis est en effet tentée à la lecture de mon carnet 😛, je n'hésiterai donc pas à y faire un tour la prochaine fois ! Dommage de l'avoir loupé en effet.
Merci pour l'info ! :)
Peu importe le temps mis à terminer les carnets, les paysages de l'ouest sont éternels... A suivre... (sur le mien de l'été 2015 j'ai fait un break de quelques mois pour diverses raisons)
Amicalement,
Chris
"Before you judge me take a look at yourself"
Children of Bodom
"On ne voit bien qu'avec le coeur, l'essentiel est invisible pour les yeux" (St Exupéry)
http://palomino34.blogspot.fr/ (blog encore au tout début...)
Ce matin, on ne traîne pas : Bryce Canyon nous attend, alors on file au resto de l'hôtel pour prendre notre petit dej. Première déconvenue, il est payant, et hors de prix si l'on ne prend pas le menu à volonté... sachant qu'aucun de nous ne mange beaucoup le matin, on évite, et pour un café et 3 cuillerées de céréales, on s'en tire pour plus de 10 dollars... Je préfère prendre mon petit dej dans la chambre. On cherche de quoi pique-niquer le midi... Là aussi, l'épicerie qui se trouve dans l'hôtel est encore hors de prix, ce qui peut sembler normal étant donné la localisation, mais là, ça nous semblait vraiment excessif. Les choix étaient en plus très limités, voire repoussants (miam, les sandwiches au jambon rose qui tire sur le gris, avec une épaisseur de plusieurs centimètres...).
Un peu écœurés par l'ambiance générale de l'hôtel, on décide de repartir plus tôt que prévu : on annule la nuit suivante et on refait nos bagages.
Ça ne change rien à la beauté de ce qui nous attend. On file directement jusqu'au sud du parc, au point culminant à un peu moins de 3000 mètres... Il fait froid, la neige entoure la route, mais c'est magnifique. Les couleurs sont telles que dans mes souvenirs, j'adore...
Cette arche à la symétrie parfaite est pourtant naturelle :
Quelques boules de neige plus tard, on redescend. Les cheminées si connues commencent à apparaître :
Encore une fois, le ciel si bleu avec un sol si orange proposent des très jolis contrastes.
Ce qui me surprend particulièrement, à Bryce Canyon, c'est la soudaineté de l'apparition de ces formations rocheuses. C'est très localisé, avant et après, rien ne laisse présager d'un tel paysage.
Je ne me souviens malheureusement plus du nom de ce point de vue, mais cet amphithéâtre est à couper le souffle. J'y serais bien restée plus longtemps, s'il n'y avait pas eu notre puce qui dormait dans la voiture. On a donc du admirer ce déversement de cheminées rouges et blanches chacun notre tour...
Un dernier coup d'œil à ces dégradés qui me plaisent tant... un pique-nique, comment dire, rafraîchissant...
... avant de repartir du les routes, direction Zion.
Très très vite, les paysages changent encore une fois du tout au tout. On se croirait dans les Alpes...
Ah, non, les bisons nous rappellent qu'on est chez l'oncle Sam.
On traverse des nombreux ranchs...
Des biches ont voulu jouer avec nous, elles ont traversé la route juste sous notre nez. Heureusement, aucune voiture n'arrivait en face, Thierry a pu les éviter au prix d'un énorme écart sur la route, l'accident a été évité, ouf ! J'en ai profité pour les suivre, à pied...
Voilà, Zion, nous y sommes. On savait qu'on n'y resterait pas, ce parc est plus adapté aux randonneurs qu'à nous... mais ça reste magnifique, et j'avoue avoir un petit regret de ne pas pouvoir y rester plus longtemps.
On a quand-même le temps de faire jouer Romane à l'aventurière qui suit des pistes...
... coup de chance, elles mènent à bon port !
Une arche en formation, si vous êtes très patient, un peu magicien et surnaturel, peut-être aurez-vous la chance de suivre son évolution. Ça sera sans nous (bizarre, non ?), on repart direction Saint Georges.
Comme la route avance bien, on décide finalement de pousser jusqu'à Mesquite, l'annuaire Best Western nous indiquant qu'un motel avec petit dej nous y attend. Oui, sauf que cet hôtel est complet ! Gloops...
Comme c'est la première ville dans le Nevada quand on arrive de l'est, il semblerait que les joueurs s'y précipitent. Ce n'est qu'une suggestion, mais c'est la seule raison que nous ayons trouvée pour expliquer un tel monde... Ailleurs, les hôtels étaient toujours à moitié vides, ici, pas du tout !
Bref, on se retourne sur un hôtel immense qui ne paie pas une mine... j'appréhende un peu... l'ambiance Casino miteux et enfumé est bien là. De toute façon, on n'a pas le choix, il leur reste des chambres, et il n'y a rien d'autres aux alentours ! Alors on y va. Ce fût une très bonne surprise : la chambre était est très bon état, propre, calme, non fumeur... De quoi s'endormir sans souci jusqu'au petit matin.
Avec plaisir, j'ai eu aussi l'occasion de voir Bryce sous la neige, et c'est encore mieux qu'en été. Je n'ai pas retenu le nom de l'hôtel mais si vous étiez au Ruby's Inn c'est vrai que c'est un peu usine (depuis il y a d'autres hôtels beaucoup mieux aux alentours).
"Before you judge me take a look at yourself"
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"On ne voit bien qu'avec le coeur, l'essentiel est invisible pour les yeux" (St Exupéry)
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Oui, j'ai adoré Bryce sous la neige ! D'autant plus que je ne m'y attendais pas, nous étions en avril 🙂
De mémoire il me semble bien que c'était au Ruby's Inn que nous étions... Mais la dernière fois que nous y sommes allés (été 2015), nous avons logé à Tropic, ce qui est à mon sens mieux à tout point de vue. Mais à l'entrée du parc, c'est vrai qu'il y a d'autres choix que les BW...
Jour 11 - Mesquite > Las Vegas
Cui-cui... cui-cui-cui... Oh, tiens, des oiseaux. Beaucoup d'oiseux. C'est bizarre, je pensais qu'on était en "plein" désert, dans un hôtel plutôt bétonné sans verdure... J'ouvre un œil, puis deux : je confirme, nous sommes bien dans le Nevada, l'hôtel dans lequel on a passé la nuit n'est pas non plus une référence en terme de végétation luxuriante, et pourtant, ce sont bien les oiseaux à foison qui nous réveillent. C'est plutôt agréable !
On file prendre un petit déjeuner dans le resto de l'hôtel. La serveuse n'en revient pas que l'on demande des œufs sur le plat, nous a demandé plusieurs fois si l'on savait ce qu'étaient les "sunny-side up eggs" et nous a fait répéter à notre tour qu'on aimait bien ça.
Au retour, Romane nous demande d'aller à la piscine... Dans le genre féérique luxueux, on repassera : la piscine se trouve au milieu des immeubles du complexe hôtelier, entre les voitures : en plein milieu du parking. Mouarf, après tout, pourquoi pas, on se fiche pas mal du cadre, une eau rafraîchissante ne nous ferait pas de mal et il est important de lui faire plaisir aussi !
Au passage, je remarque notre prochaine voiture, dommage qu'on ne puisse pas la ramener à la maison car elle nous amuse beaucoup.
On repart donc pour Las Vegas. On retourne comme prévu à Valley of Fire, cette fois en pleine journée. La roche est pleine de bulles, il est difficile de savoir si c'est le jeu de l'érosion ou si ce sont des bulles d'air qui ont été emprisonnées dans de la lave...
On voit très bien aussi les stries...
Un peu plus loin, la pierre se transforme et on oublie les bulles, les formes surprenantes. Là, ce sont les couleurs dégradées qui impressionnent... du rouge, du rose, du orange et du blanc...
A l'opposé de certains dégradés, à d'autres endroits la rupture entre le brun et le blanc cassé est brutale !
Allez, un dernier coup d'œil avant de repartir sur les routes.
Je me demandais si la route qui longe le Lake Mead en valait la peine... On a testé pour vous ! Et un peu pour nous aussi. On reprend donc la route 169 "Northshore road". Autant le dire tout de suite : aucun intérêt. Elle n'est pas moche, c sûr, mais on n'y aperçoit que très très peu, de loin, le lac, et elle n'apporte rien de plus à tout ce qu'on a déjà pu voir les jours précédents. Elle est facile (comme toutes les routes ici) mais longue, je n'en profite pas du tout et commence à en avoir assez de la voiture, toujours la voiture... Ce moment allait arriver, c'est normal, je le savais, et bien ça y est, il est là. Vivement qu'on arrive à Vegas !!! Là, je sature un peu. En plus, le sable envahit l'air qui nous entoure, on se demande dans quelles conditions on va retrouver Las Vegas. Dans une tempête de sable, ça n'est pas très attirant.
Arrivés sur la ville, le sable se repose peu à peu. Finalement, on arrive à l'hôtel sous un ciel mitigé mais tout compte fait dégagé... On découvre notre chambre dans le Luxor ; elle est tellement spacieuse, Romane a tellement envie de rester dans la chambre juste pour jouer, je sature tellement de la route à ce moment-là et j'ai tellement envie de permettre à Thierry de profiter de cette ville qu'on a toujours plus ou moins zappée lors de nos venues antérieures, que l'on décide de modifier notre planning pour y rester une nuit de plus.
Je me motive donc, et je décide de jouer le jeu de cette ville extravagante : on arpente les rues, enfin, plutôt le Strip, ce soir, à la recherche du MnM's store. Trouvé ! Il y a vraiment de TOUT à l'intérieur, tous les objets de taille réduites sont déclinés à l'effigie des MnM's.
On en trouve de toutes les couleurs, à tous les goûts, il y en a même avec des amendes qui ont remplacé les cacahuètes. Miam !
Et si vous en voulez avec un message personnalisé, la machine est là pour vous... On trouve le même service sur le net, sur le site MnM's, pas besoin d'aller si loin pour avoir ses propres bonbons chocolatés !
La puce est ravie de se promener dans la ville, la nuit, on en profite encore un peu avant d'aller enfin se coucher.
Jour 12 - Las Vegas
Allez, c'est décidé, on n'aura pas modifié notre planning pour rien : aujourd'hui, je joue le jeu Las Vegas, pour que cette journée soit agréable à ceux à qui la ville plait. Comprendre à Thierry qui aime voir des hôtels étonnants, et à Romane qui peut enfin sortir autrement qu'entourée de cailloux.
On commence par prendre un petit dej gargantuesque au resto More du Luxor. On nous a dit (ou plutôt on a lu) beaucoup de bien de ce buffet, soit disant de renommée internationale, donc on choisit de prendre le forfait pour la journée complète. Le petit dej nous surprend par la variété de ce qu'il propose, dans le genre très complet, il s'impose. J'ai particulièrement apprécié le fait qu'on puisse y manger des fruits, des vrais bien que surgelés, comme des rhamboises comme dirait ma fille... Par contre, pour la qualité, rien d'exceptionnel ! Ça reste un buffet de cantine, sans plus. Autant lâcher le morceau tout de suite, le reste de la journée confirmera notre impression : beaucoup de choix, certes, mais qualité quelconque qui ne vaut pas spécialement la peine de s'y arrêter.
Après les restos que l'on a pu tester au Circus Circus, qui, eux, valent carrément la peine de ne surtout pas s'y arrêter, on se demande si les fameux repas excellents renommés et pas chers existent à Vegas... Nous ne sommes peut-être pas allés où il fallait. J'ai lu des conseils sur des repas succulents, mais à prix très élevés...
Bref, on se rend ensuite au Circus Circus, pour y voir les manèges que l'on n'avait pas pris le temps de faire lors de notre première visite (on avait bien gardé les "passeport resort" qui donnent des accès gratuits à certaines attractions).
Là, grosse déception... Ça fait cradoc, c'est super bruyant, mais, surtout, notre puce (3 ans, un peu plus de 90 cm) ne peut rien faire ou presque car elle est trop petite en taille !
On repart donc avec un petit goût d'amertume en se disant que la suite ne pourra être que mieux. On croise au passage le couple d'amis, totalement par hasard, dans le hall du l'hôtel... Cela fait deux fois qu'on se rencontre par hasard, alors que les fois où l'on essayait de se fixer RDV, c'était toujours un peu compliqué (on ne recevait pas les textos des uns et des autres, alors on se contactait par mail... mais nous n'avions pas toujours accès au net).
Nous sommes au troisième étage, ils ont reconstitué Venise à leur manière : la place Saint Marc, le Palais des Doges, le pont des soupirs, les gondoles, tout y est... Les bâtisses vénitiennes en carton-pâte créent une illusion qui, à défaut d'être belle, est au moins fascinante et me rend nostalgique de notre voyage en amoureux dans cette belle cité.
Le ciel que l'on voit ci-dessus, c'est le plafond... Eh oui, ces immeubles plutôt travaillés ne sont qu'un décor à l'intérieur d'un étage !
Pour le tour de gondole, on repassera, on ne compte pas mettre 3 fois 16 dollars pour 2 minutes sur l'eau.
Thierry était curieux de voir ce qu'ils avaient fait de Paris au Paris. C'est un curieux mélange entre vision médiévale et Belle Époque, avec la particularité d'ajouter des "la", "le", "les" à tort et à travers, à tous les noms de lieux ou de magasins. Exemple : "Le boutiques de luxe".
Il est parfois difficile de savoir, dans ce contexte de jeu pourtant luxueux, si les noms sont donnés pour "faire parisien" auprès des touristes, ou bien s'ils ont été choisis avec une pointe de dérision : mélange entre termes français qui n'ont rien de classe dans un contexte de pseudo luxe. Exemple : "Le salon des Tables", ou bien "vin de table" annoncé fièrement à l'entrée d'une auberge. A vous de chercher les autres, il y en a de bien plus amusantes, que je n'ai pas relevées ici.
Mon ami Gabi est le resto à la française de l'hôtel, qui est face au Bellagio. En dehors des serveurs habillés comme dans une belle brasserie, la carte ne me semblait pas particulièrement franchouillarde...
Mine de rien, ça prend du temps d'admirer toutes ces babioles inutiles. Et, surtout, c'est très bruyant, c'est assommant, et je ne crois pas mentir en disant qu'on en a tous un peu marre.
Quand on joue le jeu, finalement, Las Vegas, ça a des côtés marrants... Mais on se lasse vite de jouer le jeu ! Ce qui est quand-même un comble dans LA ville du jeu par excellence.
D'ailleurs, en parlant de jeu... nous n'avons pas joué un seul cent là-bas ! Ça ne nous a même pas effleuré l'esprit. Lors de notre première venue, nous nous étions fixé 5 dollars par personne... on a dû jouer 2 dollars à deux. Je n'aime pas ce qu'est la ville de Las Vegas, j'avais des préjugés qui se sont pour la plupart avérés justes... Mais je m'attendais à une ambiance particulière, festive, à une certaine effervescence que je n'ai finalement jamais trouvée sur place. Pour moi, en faisant un effort, j'ai pu trouver un semblant d'intérêt à cette ville, mais j'avoue que le jeu n'en fait vraiment pas partie. Les salles de machines à sous sont lugubres, tristes à souhait... D'ailleurs, avec un enfant, nous n'avions pas le droit d'y rester sans qu'on nous demande de nous éloigner. C'est amusant, ça... pour nous rendre dans nos chambres, nous étions obligés de passer par la salle des machines à sous... C'est ce genre de petites choses anodines qui montrent que nous n'avons définitivement pas la même culture. Faire des lois, les faire appliquer tout en les détournant de manière aussi flagrante, j'adore.
Après un dernier repas avec nos amis au More, qui ne restera pas inoubliable lui non plus, on s'endort, contents de reprendre la route demain, de retrouver le calme de la nature et la variété des paysages. Et puis, après la Vallée de la Mort, notre ville fétiche nous attend...
Jour 13 - Las Vegas > Death Valley
Voilà, ça y est, on quitte Las Vegas pour rejoindre la Vallée de la Mort.
De mon premier voyage aux USA, il m'est impossible d'établir un ordre de préférence des lieux visités... Mais si je devais absolument faire un top 3, Death Valley en ferait partie. Avec San Francisco, Antelope Canyon et Bryce. Ah, ben vous voyez, c'est raté, j'ai déjà dépassé les 3... Surtout que j'aurais aimé inclure Arches...
Enfin, tout ça pour dire que je suis ravie ce matin de me diriger vers cette immense plaine.
On attaque par Dante's view, qui donne un beau panorama sur le lac salé (asséché, bien sûr). Comme c'est en hauteur et qu'il y a du vent, on ne se rend pas trop compte de la chaleur, et cette immense étendue de sel fait davantage penser à de la neige, chose que l'on pourrait trouver surprenante ici, au deuxième endroit le plus chaud de la planète... Pas tant que ça, finalement : la première fois que nous étions venus, on avait effectivement eu de la neige !
J'y croise un américain qui voyage seul, à moto. Très sympa, il me demande si je suis française (ça change des gens qui me croient allemande), on discute un peu et il m'explique qu'il est venu il y a quelques mois en France, pour visiter Paris et les châteaux de la Loire. Il a le même appareil photo que moi (un réflex Canon), mais ne sait pas du tout s'en servir : il n'utilise que le mode préprogrammé générique, sans même passer par les modes préprogrammés "portrait", "paysage", etc... Je ne prétends pas bien connaître mon appareil, loin de là, mais j'ai quand-même essayé de lui expliquer 2 ou 3 toutes petites choses, il était ravi. Après lui avoir montré comment forcer le flash à se déclencher, il me précise que, selon lui, les "américains sont comme ça", ils ont des appareils sophistiqués mais ne savent pas du tout comment ils fonctionnent. Je ne sais pas ce qu'il en est réellement...
N'empêche, j'ai beau savoir comment forcer le flash pour éviter certains contre-jours, je suis incapable de sortir des photos sympa avec une telle luminosité : je ne sais pas si c'est la poussière ou la chaleur qui veut ça, mais l'atmosphère est partout voilée.
Nos chemins se séparent, pour se recroiser à Zabriskie point, quelques miles plus loin. Je suis encore une fois étonnée par ce voyageur solitaire. Comme la très grande majorité des gens rencontrés ici, il est vraiment très agréable, d'une grande gentillesse. Je lui demande alors s'il va aller à l'est de Las Vegas (où il se rend le soir même) pour voir les parcs nationaux, ce à quoi il me répond qu'il n'en a pas le temps, qu'il doit rentrer chez lui à LA le lendemain. Jusque-là, ça se comprend, mais le plus étonnant est qu'il ne connait pas les noms de ces fameux parcs, ni ce qu'ils cachent ! On parle donc un peu de ce que je connais si mal et ça semble beaucoup l'intéresser.
Cette fois, la chaleur est très présente, et j'admire son courage de conserver son épaisse combinaison de motard sans même l'ouvrir à chaque point d'arrêt !
Je croise ici une petite famille : un couple de suisses avec leur fille de 7 ans. Eux, par contre, connaissent très bien les parcs, puisqu'ils traversent les Etats-Unis d'est en ouest pendant... trois mois ! Quelle chance de pouvoir partir si longtemps... Ça donne des idées pour d'autres années. Dommage que nous devions repartir les uns et les autres, j'aurais pu rester des heures à écouter leur récit de voyage et à échanger sur diverses destinations. Encore une fois, je me demande toujours pourquoi il est si agréable, facile et spontané de partager avec des inconnus à l'autre bout du monde, alors qu'ici la vie quotidienne nous rattrape, sans que personne ne prenne le temps d'avoir cette ouverture sur ceux qui nous entourent. C'est comme ça...
Artists' drive, une palette géante aux couleurs variées.
On se dirige vers le nord pour rejoindre notre hôtel à Stovepipe Wells. Une déclinaison des tons bruns s'offrent à nous, les lignes droites infinies aussi...
Malgré la beauté du site, je dois avouer que je reste un peu sur ma faim et dubitative : je ne retrouve pas les sensations de notre première visite à Death Valley. Peut-être est-ce à cause de la chaleur écrasante - qui n'est rien en comparaison de celle qu'il y aura cet été : 35 petits degrés Celsius... Peut-être aussi à cause du monde. Je n'ai pas retrouvé le sentiment d'immersion dans un total désert, la solitude, le fait de sentir minuscule face à la nature, et l'humilité que cette escapade nous impose, que j'avais découverts avec joie la première fois.
Ça reste beau malgré tout, je suis ravie d'être ici. Nous découvrons notre hôtel : il est perdu, seul, sur la route. Rien à voir avec Furnace Creek, et tant mieux : dès les premières minutes on adore l'ambiance qui se dégage de ce lieu. Si l'on omet l'accueil peu amène du réceptionniste, cet endroit semble familial, bon enfant, très agréable. Les chambres sont sommaires, mais confortables... On se permet même une petite tête dans la piscine (très) fraîche en pleine nuit, avant de manger nos fameuses nuddle soups sur une terrasse qui appellerait presque à faire des barbecues.
Il est rappelé partout qu'il faut prendre soin de l'environnement, qu'il faut consommer peu d'eau, ici, on est dans le désert. Il y a même un minuteur dans la douche pour nous inciter à ne pas dépasser 5 minutes... très bonne initiative, en total décalage avec la piscine (appréciée) de l'hôtel et les clims mises à fond dans toutes les chambres alors qu'il fait désormais 20°C maxi ! Nous sommes d'ailleurs les seuls à ne pas l'utiliser, comme souvent depuis que nous sommes ici...
Jour 14 - Death Valley > Fresno
On se lève à Death Valley. Comme on aime l'ambiance du motel, on y reste un bon moment, j'en profite pour écrire mes cartes postales, par exemple.
On va ensuite jeter un coup d'œil aux dunes de sable qui se trouvent à côté. Il faut déjà chaud, le soleil tape et on sort la crème pour s'en barbouiller... Romane aimerait jouer longtemps encore, mais avec un tel soleil je préfère écourter cette sortie.
Le ciel est intense, je ne crois pas en avoir déjà vus de pareils en France.
Allez, on repart en direction de Lone Pine parce qu'on va finir par manquer de carburant. Une dernière photo d'un ciel presque surréaliste...
En quittant Death Valley, on trouve une chaîne de montagne. On la voyait sur la carte, bien sûr, mais c'est la première fois que je découvre, visuellement parlant, la notion de chaîne. Une ligne enneigée se dessine sous nos yeux, qui se détache très clairement du reste du relief...
Il est midi passé, l'heure ne favorise pas les photos : trop de contraste, ce qui est dommage car Lone Pine est une petite ville assez sympa, typiquement américaine comme on les imagine dans nos clichés les moins inventifs. Magasins et bars aux allures de saloon avec des devantures en bois sont répartis autour d'une seule route, motards en Harley par paquet, un coin agréable où il serait bon de s'arrêter pour une halte d'un soir.
Nous n'y ferons que manger, la route nous attend...
Pour rejoindre Fresno, on décide de passer par le Lake Isabella (route 178 puis 155). La route est agréable, on longe le lac et une fois encore, on découvre toutes les caravanes qui sont au bord de l'eau. Plus au bord, ce n'est pas possible, ça s'appellerait des bateaux... C'est étonnant de voir cet entassement sur toute la longueur de la côte.
Un peu plus loin, on découvre une coulée verte. C'est la mode, chez nous, d'appeler coulée verte le moindre espace de verdure... Là, au milieu des montagnes, on a vraiment l'impression que les arbres se sont déversés à perte de vue, juste au pied des montagnes sans pour autant les envahir, comme un gigantesque tapis vert qui se déroulerait à l'infini. "Coulée" verte serait vraiment le terme adéquat...
Plus tard, le paysage change de nouveau, on retrouve des sommets plus proches de ce que l'on peut rencontrer dans nos massifs : c'est vert, rocailleux par endroit, dégarni, une petite rivière à torrents coule en contrebas... C'est encore une fois agréable, pas franchement dépaysant par rapport à nos habitudes locales, mais franchement dépaysant par rapport à tout ce qu'on a déjà vu jusqu'ici. De nombreuses aires de pique-nique sont installées sur cette route, ce qui nous permet de prendre un goûter au son des oiseaux au bord de l'eau.
Suite et fin de la route sans grand intérêt. On arrive à Fresno de nuit, avec un hélico qui projette un sport lumineux au sol et qui tourne au-dessus de nous, des sirènes qui hurlent à tout rompre, on ne s'entend pratiquement pas parler. Ambiance... Ça se calme assez vite, on mange tranquillou avant de dormir paisiblement.
Merci pour les photos et le récit : on s'y croirait ! 😉
Je ne trouve pas que tes photos à Death Valley soient voilées... 😎
As-tu déjà testé un filtre polarisant ? 😮
(je te conseille celui d'Amazon-basics : peu cher et très efficace !)
Je te rejoins complètement sur la non-utilisation de la clim' ! 😏
La première chose que je cherche à faire en arrivant dans ma chambre d'hôtel : ouvrir la fenêtre ! 😇
Heureusement, dans les vieux motels c'est encore possible...🙂
Vivement San Francisco ! 😄
Merci pour les photos et le récit : on s'y croirait ! 😉
Merci ! 😊
Je ne trouve pas que tes photos à Death Valley soient voilées... 😎
Oui mais c'est parce que je les ai sélectionnées et retouchées pour plus ou moins faire disparaître ce voile 😎
As-tu déjà testé un filtre polarisant ? 😮
(je te conseille celui d'Amazon-basics : peu cher et très efficace !)
Oui, j'ai un filtre, mais il ne s'adapte que sur un seul objectif (j'en ai 4), et le voyage datant de 2011, j'avoue ne plus du tout savoir ce que j'avais / utilisais à l'époque... Le filtre est efficace contre l'effet "voile" lié à la chaleur ? Je crois avoir essayé récemment, mais sans succès...
Je te rejoins complètement sur la non-utilisation de la clim' ! 😏
La première chose que je cherche à faire en arrivant dans ma chambre d'hôtel : ouvrir la fenêtre ! 😇
Ouais, "ils sont fous ces Américains !" 😄 Je ne peux que reconnaître l'intérêt de la clim dans certains cas, mais je trouve qu'elle est utilisée à outrance (non mais refroidir des chambres vides - je ne veux même pas dire que les clients sont se sont absentés, mais simplement que les chambres ne sont pas attribuées - alors qu'il ne fait même pas chaud dehors, ça me dépasse) ! Tu me diras, ça fait partie d'un tout, la clim n'est pas le seul point excessif là-bas, mais ce n'est pas un scoop.
Quant aux fenêtres, il m'arrive de choisir les hôtels en fonction de ça ! ^^
Vivement San Francisco ! 😄
J'attaque de ce pas l'arrivée sur SF... Bon allez je spoile un peu : j'adore cette ville ! Seul regret : ne pas avoir pu la redécouvrir à pied (pitchoune trop petite qui déteste marcher), c'est quand même comme ça que je préfère visiter San Francisco, et de loin !
Jour 15 - Fresno > San Francisco
Au petit matin... euh, pardon, une fois qu'on est prêts, on quitte rapidement Fresno pour se diriger vers la tant attendue San Francisco. On y arrive pour le repas de midi... On découvre une chambre immense, qui nous fait d'emblée hésiter sur le nombre de nuits à passer à SF. Non, nous n'envisageons pas de rester juste pour l'espace de la chambre... Mais l'envie de se poser, une fois pendant le voyage, de sortir les affaires de nos valises, de "s'installer" se fait sentir. Et on connait la ville, on sait qu'on n'y tournera pas en rond... Los Angeles nous attire moins. En plus, il fait moche, alors on espère, en restant plus longtemps, attraper quelques rayons de soleil avant notre départ.
Alors c'est décidé, nous resterons 5 nuits, contre 3 prévues au départ... Une fois les appels et mails envoyés à droite à gauche pour modifier notre parcours, on cherche un endroit où manger. On atterrit dans le seul truc encore ouvert à 15h tout près de l'hôtel : on aurait mieux fait de pousser un peu plus loin notre découverte du quartier ! C'était mangeable, mais vraiment cradoc, et pas agréable du tout. On servait les américains avant nous, simples touristes... Nous avons attendu trè(èèè)s longtemps avant de pouvoir, enfin, grignoter quelque chose. Quand l'addition arrive enfin, je m'aperçois que ma salade Cesar, dont le poulet est, à ma connaissance, l'ingrédient majeur, me coûte 9 dollars, auxquels on ajoute 3 dollars de supplément pour le poulet. Hum... enlevez le poulet à la salade césar, il reste... quelques feuilles de laitue et 2 grammes de gruyère râpé. A 9 dollars, je pense qu'ils rentrent dans leurs frais !
Bienvenue à SF, pauvres pigeons, venez manger mon poulet. Non, merci...
Après une vraie sieste dans un vrai lit (quel luxe), après quelques courses, nous décidons de marcher jusqu'au Fisherman's Wharf. On redécouvre The Cannery, univers de briques (tant pis pour vous, j'en mets quand-même une photo, j'adore les briques) désert en ce dimanche.
En ressortant, fin de weekend oblige, l'ambiance est animée et presque festive. On trouve une collection de voitures qui en font rêver certains, avant de poursuivre notre chemin, une glace à la main.
En rentrant, on tombe nez à nez avec un cable car vide... Les aiguillages sont manuels, apparemment.
La pluie et la nuit arrivent, on attendra donc un autre jour pour tenter de monter dans ces sortes de roulottes câblées ! D'autant plus qu'on a raté de peu l'heure de fermeture du bureau de vente des tickets.
Le gripman, lui, par contre, on ne peut pas le rater.
Jours 16 à 19 - San Francisco
Premier objectif ce matin : trouver un parc. Quoi, comment, un parc ? Mais on n'a fait que ça depuis le début, et puis là, en ville, c'est peut-être pas très adapté... Oui mais non, je parle d'un parc pour enfants, pas d'un parc national. Je compte bien profiter de l'effet citadin pour que Romane puisse, elle aussi, s'éclater à sa manière.
On prend donc la voiture pour se rendre au Golden Gate Garden. En chemin, on passe devant ce qui semble être une boulangerie, qui porte le doux nom de La Boulange. Il faut savoir qu'à ce stade du voyage, j'en ai plus qu'assez, marre marre marre de la bouffe locale. Les frites McDo ou des salades Cesar du midi, les nuddle soups de nombreux soirs, et les compotes trop sucrées du matin ont eu rapidement raison de mon "ouverture" culinaire.
Alors, rien que la devanture bleue et le nom évocateur de cet endroit me font crier "Stop, arrête-toi !". On n'a rien à perdre, je m'attends un peu à une grosse arnaque, je suis sûre qu'à l'intérieur, je trouverai des brioches insipides en forme de croissants pour toute viennoiserie... Mais j'en ai tellement assez que je tente le coup.
J'ai bien fait : étonnamment, ils n'y font pas de croissant, mais on trouve par contre des croissants aux amandes et des pains au chocolat, qui, très sincèrement, n'ont rien à envier à de très nombreuses boulangeries françaises. Je n'irai pas jusqu'à dire que ce sont les meilleures viennoiseries que je n'aie jamais mangées, mais elles sont tout à fait honnêtes, et dégustées avec beaucoup de plaisir !
Je prends aussi au passage des jus d'orange frais, un vrai délice ! Ça fait du bien. Je remarque que l'on peut manger sur place, qu'ils ont une carte assez intéressante en ce sens que l'on y trouve des fruits et des légumes, tout ce qui nous fait rêver aujourd'hui...
De retour dans la voiture, presque hystérique, je fais part de ma découverte à ceux qui m'avaient attendue, armée de mon pain au chocolat pour Romane, d'un vrai café pour Thierry et d'un croissant aux amandes pour moi. C'est sûr, on y reviendra, et ce petit détail qui a pourtant son importance fait que je commence la journée d'excellente humeur.
infos pratiques : La Boulange est en fait une chaîne de boulangerie à San Francisco. Il y a donc plusieurs magasins dans la ville, mais nous allions à celle qui se trouvait à Union st @ Laguna St, parce qu'il était facile de se garer dans les rues adjacentes à Union st. On peut manger sur place ou à emporter, les prix sont tout à fait abordables pour la ville et la qualité de ce qu'on l'on y mange. Ils proposent plusieurs tartes et quiches aux légumes, des toasts au saumon fumé par exemple, du vrai pain, des desserts sympas, bref, un vrai petit plaisir. Et, petit plus : les condiments, les accompagnements sont en libre-service. On trouve donc toute la confiture que l'on veut, les cornichons, le miel, le sucre, le sel et ainsi de suite... mais aussi... du Nutella à volonté !
Après cette parenthèse gustative, on arrive enfin au Golden Gate Garden. On y trouve une aire de jeux très sympa, notre fille s'éclate malgré la pluie. Je discute avec un couple dont le petit garçon a 18 mois. Encore une fois, ils sont d'une gentillesse incroyable, très avenants et sympathiques. Lui était psychologue, elle chimiste, et l'échange était intéressant... J'ai vraiment perdu beaucoup de mon niveau d'anglais, et j'enrage de ne pas pouvoir dire tout ce qui me passe par la tête avec aisance... Je n'ai pas l'impression d'avoir perdu en compréhension, mais ce qui m'exaspère le plus, c'est d'entendre mes fautes quand je parle. Avant, j'en faisais forcément, mais je ne m'en rendais pas compte : c'était des fautes par manque de connaissance, par manque de savoir. Là, il est incroyable d'entendre le nombre d'erreurs que je peux faire à la minute, des fautes très grossières qui m'horrifient alors même que les prononce... Il va peut-être falloir à songer à me remettre sérieusement à l'anglais, un jour...
Le Golden Gate Garden est très grand, il me rappelle très clairement le bois de Vincennes, en plus aménagé. On y découvre le jardin japonais.
Nous avions pour projet, au départ, de partir au Japon, en amoureux. Personne n'ayant pu garder notre fille pendant une bonne semaine, on s'est finalement décidés à partir tous les trois aux Etats-Unis. Finalement, nous avons eu de la chance : si nous avions organisé un circuit au japon, nous aurions dû tout annuler à cause du tsunami et de l'incident nucléaire qui ont eu lieu quelques jours avant notre départ.
J'apprécie donc d'autant plus cette toute petite escapade japonaise, non sans penser au drame qui s'est déroulé là-bas.
Malgré la pluie, le jardin typiquement japonais (du moins d'après ce que j'ai pu en voir à Tokyo) est une jolie parenthèse.
infos pratiques : bien se renseigner sur les horaires et les tarifs avant d'y aller, car certains créneaux sont gratuits. De mémoire, mais ça date, il me semble qu'il y a le mercredi matin à l'ouverture, et le vendredi. A vérifier, mais dans tous les cas, c'est le matin, pendant la première heure d'ouverture.
Plus tard, nous décidons d'aller au Pier 39, en fin d'après-midi. Au passage, je remarque qu'il y a des peintures murales un peu partout, qui valent ce qu'elles valent, mais il n'est vraiment pas rare d'en trouver.
Toujours sous la pluie, on arrive sur le quai...
Romane adore les otaries, mais surtout le bruit qu'elles font : un boucan d'enfer !
Le manège du Pier 39 ravit Romane, on est contents de trouver enfin des choses réellement adaptées à son âge. Je trouve des babioles à ramener et à offrir... Cet endroit est le lieu par excellence d'attrape touristes, on se croirait presque dans la rue Rivoli avec ses boutiques de souvenirs de piètres qualité. Mais ça ne nous dérange pas, après tout, on est touristes !
Ici aussi, on trouve des bars à oxygène... Je n'ai pas encore compris l'intérêt, mais c'est amusant.
Le lendemain, première partie de la 49 miles scenic drive.
info pratique : ayant lu à plusieurs endroits que les panneaux indiquant cette boucle étaient parfois manquants, et qu'on s'y perdait souvent, on a préféré utiliser le GPS. On trouve sur le net les fichiers nécessaires à leur chargement... A cette occasion, on a découvert un utilitaire en ligne qui permet de convertir un itinéraire GoogleMaps en itinéraire pour Tomtom. Voici tous les liens :
San Francisco : 49 miles scenic drive. La carte.
San Francisco : les autres docs.
San Francisco : les murs peints de Mission.
TomtoMax : permet de générer un itinéraire pour Tomtom à partir d'un itinéraire GoogleMaps.
Toujours sous la pluie, on y découvre des mélanges de styles...
L'académie des arts...
Pour les familles bucoliques, au Golden Gate Garden, on peut faire des tours de barques, ça change de la ville, de la route ou des roches !
San Francisco, vue depuis Twin Peaks. Les nuages, au fond, couvrent de plus en plus l'horizon, puis la ville... On n'aperçoit qu'un tout petit morceau du Golden Gate Bridge, on se demande si l'on pourra le voir dans son ensemble avant notre départ.
De cet endroit, même si ça ne saute pas aux yeux sur cette photo, on remarque que la ville est essentiellement constituée de petites maisons carrées, dispersées un peu partout... Partout, en dehors du centre d'affaires, les maisons sont les mêmes : nous sommes entourés de cubes.
Les couleurs nous réchauffent le cœur, malgré le temps maussade.
China Town a ceci en commun avec notre 13e : on y parle chinois ou d'autres langues asiatiques, c'est très animé, et, désolée si j'en choque certains, mais ça fait vraiment cradoc !
Par contre, le quartier (très délimité, sur une surface restreinte) est réellement typé asiatique. Contrairement à chez nous, on y découvre des pagodes et des temples qui ne laissent aucun doute sur leur origine.
Petit clin d'œil à l'une de mes sœurs, fan de lampadaires !
Le fameux cable car... On a eu la chance inouïe d'arriver à la station la plus courue (Market / Powell), en pleine journée, alors qu'elle était vide. A tel point qu'on a cru à une grève des cable car ! Par chance, c'était aussi la ligne qui nous ramenait près de notre hôtel. Hop, on ne se fait pas prier, on monte dedans dès qu'il arrive...
On s'assoit à l'avant ; les sièges sont à l'extérieur, perpendiculaires à la route, alors Romane a un peu peur que les voitures nous roulent dessus. Elle observe attentivement ce qui se passe autour... Et finit par s'accoutumer et par apprécier ce "manège" grandeur nature.
Mine de rien, ça grimpe bien, ces petites voiturettes... Accrochées à leur câble sous terre, elles nous font traverser la ville assez vite.
Les jours passent, et je ne retrouve pas l'ambiance qui nous avait tant plu lors de notre première venue. Cette ambiance bon enfant, presque campagnarde, aérée, enjouée et ensoleillée... Une ville agréable à dimension humaine. San Francisco n'est pas désagréable, nous sommes contents d'y être, mais la ville qui nous avait fait littéralement flasher la première fois se dévoile sous un autre jour cette fois-ci. Je ne sais pas quels mots employer exactement, elle semble moins accueillante, plus froide... A quoi est-ce dû ? Est-ce la période qui veut ça ?
Quoi qu'il en soit, ça reste tout de même une ville étonnante et agréable, et je suis ravie d'avoir prolongé notre arrêt pour profiter des derniers jours...
On le sait, mais c'est toujours impressionnant de voir comme les rues sont en pente...
Un sacré dénivelé.
Au Fisherman's Wharf, la visite des bateaux est agréable.
Finalement, on a pu avoir le Golden Gate dégagé ! Le beau temps est de retour... Les câbles qui le constituent sont assez longs pour faire 2 fois le tour de la Terre !
Seven painted ladies, maisons victoriennes, sur un fond de buildings modernes, à côté d'Alamo square.
Le dernier jour, j'avais très envie de voir les murals, dans le quartier de Mission. Je ne regrette pas le déplacement, il y en a de toutes sortes, partout. Certains transmettent un message (sur le thème du sida, de l'immigration, des femmes), d'autres sont plus légers ou plus enfantins.
Women's building : immeuble entièrement peint, par des femmes, représentant des femmes de tous les horizons, pour les femmes.
infos pratiques :
Balmy Alley, la rue peinte dans sa totalité, n'apparaît pas sur la plupart des plans de la ville car c'est une petite rue transversale. Voici son emplacement.
Womens' building : la carte.
Bikeway : le plus grand mural de SF. la carte (entre Market St et Church St, sur Duboce St)
El emmigrante : à l'angle entre la 23th St et Shotwell St. la carte
Notre dernière journée à San Francisco s'achève, avec la sensation d'avoir vu la majorité de ce que l'on voulait faire, d'avoir retrouvé un peu l'ambiance qu'on était venu y chercher, sous un beau soleil.
Jour 20 - San Francisco > San Luis Obispo
Pour équilibrer les choses, alors que la page précédente était très chargée en photos, ici il n'y en aura aucune.
A notre réveil, je jette un œil à mes mails. Grosse surprise : nos amis qui ont un peu d'avance sur notre parcours nous informent que la route 1 est fermée juste après Big Sur... Ils ont dû faire demi-tour, revenir sur leurs pas et se "perdre" dans la montagne. Au final, trois heures de route qu'ils semblent ne pas avoir regrettée, mais qui allonge considérablement l'étape !
La route côtière est donc à exclure, a priori, pour nous. Je suis d'autant plus contente d'avoir privilégié San Francisco au détriment des dernières étapes, vu qu'elles ne nous apporteront finalement rien de passionnant... Adieu la côte magnifique, adieu les couchers de soleils sur le Pacifique, adieu Big Sur, les cascades, la route à flanc de montagne qui se jette dans l'eau... Il faut être clair, maintenant, on retourne à LA pour récupérer notre avion, c'est tout.
Prenant note, on se dépêche de prendre un dernier petit dej à notre très appréciée Boulange avant de filer sur Monterey. La route n'a rien d'exceptionnel jusque-là...
Une fois sur place, je vais seule avec la puce à l'aquarium. Pensant que les photos seraient interdites (ou plutôt me laissant influencer par mon mari sur ce sujet), j'y vais sans appareil, alors il faudra me croire sur parole : il est vraiment très bien. Il est moderne, très ludique, et l'on peut y aller avec des enfants de tous les âges, c'est adaptés même pour les tout-petits. Vraiment chouette, ça n'a fait que relancer mon désir de plonger...
Romane a été adorable pendant toute la visite, est restée scotchée devant le repas des requins donné par un plongeur dans un grand bassin. Je le conseille très vivement pour les familles !
Nous profitons ensuite du temps pas désagréable pour faire le tour du coin, et découvrir un équivalent du Pier 39, en plus petit et sans les otaries.
L'heure tourne, on a désormais totalement abandonné l'idée de faire l'aller-retour jusqu'à Big Sur... Un peu, voire très déçue, je prends le volant pour une route sans intérêt aucun : la 101, jusqu'à San Luis Obispo.
A deux jours de notre retour, on découvre Panda Express, un fast food asiatique, qui a le très net avantage de proposer des légumes. Le rapport prix/quantité/qualité est appréciable, et même s'il ne s'agit que d'un fast food comme tant d'autres, j'avoue me précipiter sur les champignons et les brocolis avec délice.
Retour dans notre chambre au Motel 6, avant d'entamer notre dernière ligne droite...
Jour 21 - San Luis Obispo > Los Angeles
Etape finale... On retrouve un grand soleil digne des clichés californiens. Aux abords de Los Angeles (comprendre à 2 heures de route de l'arrivée, tant la ville est immense), l'autoroute longe la côte, on découvre de belles plages à l'eau turquoise qui font envie. Malheureusement, il n'y a pas du tout d'ombre, on ne se voit pas prendre notre pique-nique en plein soleil...
Au passage, on suit pendant un certain temps une voie de chemin de fer. Il faudrait que je me renseigne, je ne sais pas d'où vient ce train ni où il mène, mais faire cette étape en train pourrait peut-être être intéressant !
Arrivés à l'hôtel, à Santa Monica, on décide d'aller voir la 3rd street, connue pour ses magasins, et la plage. C'est le weekend, il y règne une ambiance agréable... Mais ce n'est définitivement pas notre truc : voyager pour faire du shopping, je ne vois toujours pas l'intérêt. Ça me gonfle déjà chez moi...
On se dirige ensuite vers la plage. Nous avions découvert la côte de Los Angeles il y a quelques années, on n'avait pas trouvé ça franchement folichon, voire même plutôt moche. Mais je ne me souvenais plus de l'endroit où nous étions allés, alors, ayant lu de nombreuses critiques positives sur la plage de Santa Monica, je ne pouvais imaginer que c'était ce qu'on avait vu la première fois. Je m'attendais à un tout autre cadre !
Pour y accéder, il faut emprunter un escalier, une passerelle qui surplombe une magnifique autoroute, puis de nouveau un escalier pour atteindre le sol. C'est glauque, c'est sale et ça pue, il n'y a pas d'autres termes.
Là, on reconnaît tout de suite la plage que l'on avait découverte il y a quelques années... C'était donc ça... C'est toujours aussi inintéressant...
Après avoir traversé cette magnifique autoroute, des maisons saugrenues sont posées, à même le sable. Le sable est plutôt gris, grossier... Certes, je ne m'attendais pas à une plage hawaïenne en plein Los Angeles, mais vu ce que j'en avais lu, je suis très déçue. Le plage est tout à fait quelconque, et le cadre franchement rebutant.
On se dirige vers le pier, au passage on remarque quelques fans de cerfs-volants. C'est amusant : ils se content de les faire monter dans le ciel, puis les laissent là, sans rien faire d'autre... Aucune figure, aucun mouvement, aucun jeu avec le vent. Curieux.
Le pier est en pleine effervescence : samedi oblige. Attention, parents avec petits, évitez peut-être d'y aller si vous ne souhaitez pas narguer vos enfants pour rien : là aussi, la limite de la taille fait que rien ou presque n'est possible avec notre fille... Les attractions sont bondées. Finalement, Romane n'est pas trop déçue car je crois qu'elle a surtout peur d'y aller... Ça tombe plutôt bien.
On rentre en bus jusqu'à l'hôtel, on mange au Ihop intégré à l'hôtel pour un dernier dîner sous le ciel de Californie. Cette journée ne restera pas dans les annales, loin de là... Mais comme on en n'attendait pas beaucoup plus, ce n'est pas grave !
Jour 22 - Los Angeles > Paris
Contente de rentrer chez soi, mais gros pincement au cœur, quand même, ce matin, lorsqu'il faut faire les valises. Dernière fois que l'on boucle tout ça, il faut répartir les affaires entre ce que l'on va prendre en cabine avec nous, et le reste... On se demande si le sable qu'on a pris à quelques endroits comme souvenir passera.
N'ayant qu'une journée pour découvrir la ville, on se fixe un objectif simple :
aller à Mulholland Drive (mon film préféré... je voulais voir sur place cette route)
aller voir le mur d'Elliott Smith (mon chanteur préféré...)
parcourir Hollywood et/ou Sunset blvd.
Trouver le tronçon "utile" de Mulholland drive n'a pas été une mince affaire. J'avais lu sur le net qu'il fallait quitter la Highway 101 à Mulholland Drive. Sauf qu'il y a deux sorties qui permettent de rejoindre Mulholland drive, et que le GPS ne nous a pas dirigés vers la bonne.
Pour info, il ne faut pas choisir l'intersection entre la Hwy 101 et Mulholland Drive, sur le GPS, mais simplement prendre la sortie Mulholland Drive à partir de la 101, sur place, quand on la voit...
On tourne, un peu, beaucoup, à la folie... On finit par capter un réseau Wifi au McDo du coin pour retrouver les bonnes infos. On a perdu énormément de temps dans cette histoire, alors, une fois qu'on y est, je savoure. Je sais que ce doit être plus beau la nuit, mais la ville est gigantesque, même de jour !
Le point de vue surélevé donne aussi accès au HOLLYWOOD... On y était...
On se rend ensuite sur The Walk of Fame, à Hollywood boulevard et Sunset boulevard. Comme Romane dort, on ne sort pas beaucoup, mais cet endroit nous laisse une désagréable impression. OK, il y a des étoiles par terre... OK, il y a des sosies partout, the Chinese Theater, mais franchement, ça casse pas trois pattes à un canard. Oui, oui, je sais, je ne suis jamais satisfaite ! Mais sincèrement, je n'y allais pas à contre cœur, j'étais assez enthousiaste et je voulais jouer le jeu... mais l'ensemble, une fois de plus, fait un peu miteux, voire craignos, même aux points stratégiques.
On passe donc notre chemin pour rejoindre le mur d'Elliott Smith, à l'adresse 4334 Blvd W Sunset. Je savais qu'il était tagué, mais je ne l'imaginais pas exactement comme ça. Il est assez petit, et je pensais les courbes, à droite, moins rectilignes... C'est vraiment du détail, je sais. Je ne pensais pas être émue par un tel lieu, et pourtant, je me sens toute chose d'être ici. C'est idiot !
Je regrette de ne pas avoir de marqueur avec moi pour laisser une petite touche française... On repart assez vite (il n'y a pas non plus de quoi rester des heures ici), direction l'aéroport.
Là, tout s'enchaîne, on rend la voiture, on se fait rembourser sans histoire la réparation du pneu, on file à l'aéroport... Je prends bien soin de compter nos sacs toutes les 2 minutes, pour éviter la mésaventure de l'arrivée. On retrouve nos amis, on se raconte nos derniers jours, et c'est parti pour plus de 10h dans un froid glacial (pourquoi mettre la clim si forte ? je n'ai toujours pas compris), sans une minute de sommeil, tandis que la puce dort profondément.
Voilà, c'est la fin du voyage, mais surtout de ce long carnet. C'est avec une réelle émotion que j'évoque ces derniers moments ! Je ne soupçonnais pas que refermer le carnet d'un si beau voyage m'aurait touchée à ce point.
C'était notre premier voyage à trois, il s'est merveilleusement bien passé : notre fille a été égale à elle-même, parfois adorable, parfois casse-pied... Elle s'est très bien adaptée à la route, au mouvement, il n'y a eu aucune tension entre nous quel que soit le moment du voyage, aucun clash, que ce soit entre adultes ou en tant que parent... Le rêve !
J'en garde un sentiment très étrange, de beauté visuelle, mais aussi de force et d'avancée humaine, au sein de notre petite famille. On en reparle souvent, Romane n'aura très probablement plus de souvenirs de ce périple plus tard, mais elle a apprécié, nous aussi, que demander de plus ?
Ce voyage nous a enthousiasmés bien au-delà de nos espoirs les plus fous, on ne pensait sincèrement pas, avant le départ, s'en tirer si facilement. A Los Angeles, que je n'apprécie pourtant pas particulièrement - vous l'aurez compris, j'ai le cœur serré de rentrer, même si je rêve secrètement de tomates, de concombres et de yaourts, et aussi un peu d'autoroute au sol lisse !
Une émotion étrange, vraiment, que celle du retour. Mais des souvenirs plein la tête, je pense dores et déjà à la possibilité qui s'offre à nous : ça y est, on peut voyager avec la puce, elle nous a prouvé qu'on pouvait faire le tour du monde ! Et ça, ça rend le cœur léger ; pour le tour du monde, on patientera encore un peu, mais on peut recommencer à rêver d'ailleurs.
Merci pour ce beau carnet Christelle ! 🙂
De l'émotion jusqu'au bout, mais aussi des infos bien utiles (les indications pour Mulholland Drive)
J'ai ri à la mention de la clim' dans l'avion : ça me rassure de ne pas être le seul à demander à l'hôtesse de pousser un peu le chauffage... 😇 😏
A un prochain carnet de voyage ! 😎
Merci beaucoup à toi de m'avoir relancée, je ne l'aurais pas fait sinon...🙂
Mon carnet suivant est en cours, pour le coup, ça sera plus long car il n'est pas encore rédigé, qu'il date de l'été dernier, et qu'un autre voyage aux USA s'est intercalé entre temps... Je vais voir ce que peut donner une rédaction "à retardement", pas sûre d'y arriver ! 🤪
MAI 2012 Le but n'est pas de vous faire voyager à la lecture de mon récit, d'autres le font et le feront mieux que moi. Je donne ici quelques données chiffrées…
Alors je mets en pratique une idée que j'ai eu voici deux ans... j'invite tous ceux qui le veulent à construire ensemble un bel objet participatif, un carnet…
Sur la suggestion de Kashtin je reprends son post à mon compte pour poursuivre les récits de petites histoires vécues près de la nature en invitant tous ceux…
Carnets de voyage › États-Unis / Canada · 26 replies
Bien que cela commence a faire quelques mois, je n'avais pas pu prendre le temps de faire mon résumé de voyage... Le voici donc. Note: Le texte dans un premier…
Parce que je considère que toute la richesse d’un voyage se trouve, bien plus encore que dans les pays traversés, dans les émotions ressenties. Parce qu’un…
It was winter, a winter with beautiful weather,
A season that only exists in the southwest of America,
I remember very well what I told you that morning
A month ago... A century ago, an eternity ago...
We’ll go... wherever you want, whenever you want...
Well, yeah, back from our adventure in our enchanting American West just a month ago, we’re already taking a bite out of one of its lesser-known competitors. "Flo, if you had to pick just one reason to justify your love for the U.S., what would it be?" The greasy, dripping burgers? No, I don’t think I’m going out on a limb by saying it’d be the wide-open spaces... And that’s exactly what our new quest is taking us to—a land on the other side of the globe where the horizon also seems endless, where silence tastes like salty wind and sand, where freedom is measured in kilometers of desert tracks, where the GPS is mostly there to confirm you’re lost in the middle of nowhere... Add to that magic formula the fact that you’ll see more zebras, giraffes, wildebeest, and elephants than people per square kilometer, and you can imagine us setting foot in Southern Africa for the first time, more precisely at the small airport in Windhoek, capital of... of...? Brush up on your geography, damn it! We’re landing in Namibia!!!
To be honest, Namibian landscapes have been flirting with me for ages. So how did I resist this island of temptation for so long? First, the budget. Let’s just say that for the same amount of effort (and kidneys), the bank lets you choose two other adventures almost anywhere else on the planet. Then there were my girls. Yeah, back then, they were too little to dose up on Malarone, the only malaria remedy at the time... Long story short, ten years later, all the planets have aligned. First, I won the Euromillions! Well, almost... Let’s just say my girls are now old enough... not to take Malarone, but to stop following me on all my adventures! Jackpot! "Flo, how about a little two-person caprice, just the two of us, tackling the Namibian tracks?"
As we landed on the runway, first wow effect: The horizon is immense. It’s flat as can be, incredibly flat... So much flat space! Did I mention it was flat?... Looking into the distance, it feels like your gaze could circle the Earth without hitting a single obstacle—until you end up staring at your own backside. "Oh, what a nice view!" Well, it’s the first time I’ve seen my butt from this angle! Touching moment... Sorry, I’m rambling—must be the exhaustion from the three-flight marathon we just powered through via Ethiopia and South Africa... And yet, no time to philosophize about my anatomy. As usual, we want to rack up our first kilometers to be front and center at dawn tomorrow. After wrapping up the tedious Namibian immigration formalities and meeting the 4x4 that’ll be our companion day and night for the next fifteen days, we’re off! We’re not exactly fresh, but we’re ready to tackle the next five hundred kilometers in night mode, cruise control set due south! Just outside Windhoek, the local wildlife—a jackal—welcomes us with a smile: "Welcome to Namibia!" That’s what it said! Honest... Okay, first endless straight road, first flaming sunset, first corrugated dirt track, first Milky Way with zero light pollution... You get it—it’s definitely the day of firsts... First night camping, too, in the big trunk of our Toyota Fortuner parked by the side of the track... The real adventure, the kind that smells under the arms, can finally begin...
Le dernier carnet sur le Turkménistan date de 2019. Voici donc un court retour sur ce vaste pays désertique qui se visite un peu plus facilement qu'auparavant.
C'est mon premier carnet. Si vous avez des questions, n'hésitez pas. Le pays s'ouvre lentement mais il est possible de visiter des sites où vous serez tout seul. En 5 jours, j'ai vu 2 hongkongais, quelques allemands et un chilien au cratère, 10 chinois dans un bazar de la capitale, et c'est tout !
Il est possible de visiter le Turkménistan depuis l'Ouzbékistan. Le plus simple et le plus économique est de se rendre en taxi jusqu'à la frontière depuis Boukhara. Le trajet prend un peu plus d'une heure.
Le passage de la frontière est assez long puisque de nombreux Turkmènes ramènent des objets achetés en Ouzbékistan afin de pouvoir les revendre au Turkménistan. Par exemple des couches, des produits pour bébés ou des produits de beauté.
Il m'a fallu plus de 2h30 pour franchir la frontière. Il est obligatoire pour visiter le Turkménistan d'avoir un guide et de passer par une agence de voyage. Les agences britanniques proposent souvent des séjours de trois, cinq ou sept jours à plus de 1 500 ou 2 000 euros.
Mais si votre budget est plus limité, il vous suffit de contacter quelques agences turkmènes directement par mail qui vous feront une proposition entre 700 et 1 300 euros pour trois à sept jours. J'ai pris un séjour de 5 jours de Turkmenabat dans le Nord-Est du pays jusqu'à Dashoguz dans le Nord. L'objectif est de visiter les principaux sites classés à l'Unesco, dont Merv, et les sites archéologiques comme Nisa ou Gonur Tepe.
Votre guide sera également le chauffeur. Il viendra vous chercher à la frontière. Les formalités sont très longues car les douaniers doivent multiplier les tampons et l'obtention du visa que vous avez préalablement demandé à votre agence de voyage nécessite plusieurs contrôles. Mais le passage se fait relativement aisément même si chaque étape est assez longue.
Une fois de l'autre côté, première surprise, l'autoroute est très récente jusqu'à Turkmenabat. Une très longue file de camions s'étend sur plusieurs kilomètres du côté turkmène afin de pouvoir passer la frontière et aller en Ouzbékistan. En effet, selon mon guide, les camions turkmènes transportent du gaz, du coton (pas à cette saison puisque la récolte a lieu en septembre), mais ont surtout un réservoir plein car le prix du carburant est beaucoup moins cher au Turkménistan. Un plein pour une voiture vaut à peu près 3 euros, ce qui est défiant toute concurrence.
Depuis le poste frontière de Farap, l'objectif est d'atteindre la ville de Mary qui abrite dans sa banlieue, à une trentaine de kilomètres, le site classé à l'UNESCO de Merv. Cette cité est connue comme étant une fondation d'Alexandre le Grand au IVe siècle avant Jésus-Christ sous le nom d'Alexandrie de Margiane. Plusieurs forteresses sont visibles.
Après plus de trois heures de route, nous déjeunons dans un restaurant turc qui s'appelle Aladdin. Plusieurs citations du président sont visibles sur l'autoroute, mais la route est de qualité et on avance aisément. Ce sera de loin la meilleure route du pays. ça se gâtera largement par la suite.
Les ronds-points sont particulièrement intéressants puisqu'on y retrouve des emblèmes de la culture turkmène, soit le chien, soit un tapis, soit le cheval Ahal Teke soit des symboles musulmans, même si la présence d'artefacts islamiques est assez réduite.
Bonjour tout le monde, nous voici rentrés d'un RT USA organisé par nos soins du 31/07/2026 au 26/08/2026.
La destination : Le Sud-Ouest USA avec le Texas, l'Arizona et le Nouveau-Mexique. 7000 kilomètres effectués à la louche.
L'Auto : Une Chevrolet Equinoxe pour deux en passant par BSP Auto et Avis. Et dedans 2 valises, un sac de voyage, deux valises cabines, la glacière de chez Walmart, le matos photos et les bouteilles d'eau (pack de 40).
Le trajet : Dallas DFW, Fort Worth, Houston, Austin, San Antonio, Alpine, El Paso, Tucson, Sedona, Albuquerque, Amarillo et Dallas pour finir avec départ sur DFW.
Les voyageurs : Deux séniors bien avancés dans l'âge (73 et 75) mais toujours en activité (pas épuisante physiquement) (pour rester vivants et financer les voyages), autonomes physiquement à 100%, intellectuellement beaucoup moins, passionnés des USA, pays où tout est possible, plus marcheurs que randonneurs, plutôt hôtels à partir de 3 étoiles que motels de bord de route, plutôt restos Italiens que nourriture US, adeptes des arrêts fréquents pour les photos, plutôt musées que rien, Plutôt sieste que marches forcées. Pas trop râleurs, juste ce qu'il faut pour rester français au pays du grand Satan qu'ils disent.
Pas trés doués pour les langues, Anglais des rues (mais bien pratique), Espagnol nul pour moi hormis : " Hola ! Una Cerveza por Favor ! " Cela fait court. Madame comprend tout mais refuse de parler.
Le coût du RT : Environ 12 000 euros avec les vols AF, Auto, Essence, cadeaux, visites et tutti quanti. Bien maitrisé puisque 13500 euros prévus au départ.
Le bilan positif : Un régal avec les longues routes à perte de vue. Des Musées à découvrir. Le constat de la présence Hispanique et de son Histoire importante dans ce secteur de l'Amérique. Des locaux adorables. Des touristes plus ou moins sympas. Un accent Texan abominable et difficile à comprendre. Des stations Gas qui sont de véritables magasins avec nourriture préparée et autre alcools vendus en Arizona et Nouveau-Mexique et des employés au top ! Toujours prêts à rigoler !
Le bilan négatif : La chaleur tout au long du séjour...43° sur Dallas en fin de séjour. Impossible de sortir dans les rues. Beaucoup de "Homeless" dans les rues de l'Hyper Centre de Dallas. Les breakfasts Hôtel toujours les mêmes. On s'y fait.
Donc, positif certes mais le concept commence à fatiguer. Il se pourrait que le modèle RT autonome soit repensé pour le prochain. SI celui qui est en haut nous prête vie.
Pour la suite, attendons les premières photos triées et passées à la moulinette.
Last October, we landed in Marrakech to spend a few days with family exploring Morocco’s roads.
Transport: a rented Dacia.
Accommodations: small guesthouses.
Our first stop was just a few kilometers from Marrakech, at a lovely house perfect for relaxing and recharging before continuing. It’s called Bleu House, a little paradise on the outskirts of Marrakech. The welcome was very warm, with a beautiful pool and a lovely garden.
Next, we headed toward the Tichka Pass. The road has really improved in recent years—it’s much easier to drive now. No more getting stuck behind trucks, and today, the construction is practically finished.
Morocco has turned green after the recent rains. It’s a joy for the herds and shepherds.
I could have titled my travel journal like Carmen: "Some trips are born twice." Indeed, we had considered this destination back in February 2020. However, an honest tour operator advised us against traveling at that time due to the climate. So, we gave up and opted for Guatemala instead (see "On the Mayan Lands" on this site).
So, why this title? When I was in primary school, over 65 years ago, the illustrations in my history books (Machu Picchu) and geography books (Lake Titicaca) made me dream, and those images stayed in my mind. It took until 2026 to finally make this dream come true!
We prepared our trip with Tout Pérou, a French-speaking "agency." Everything was handled via email and WhatsApp exchanges with our contact: Laurent, who was both competent, friendly, and full of good advice.
For 200 €, Tout Pérou provided us with drivers and guides whenever we wanted, helped us buy our domestic flights (cheaper when purchased in Peru), booked shuttles between airports and hotels, and got us a discount on the train ride to Aguas Calientes, as well as on the buses between Chivay and Puno and between Puno and Cusco. In short, Laurent took care of all the logistics and the Machu Picchu tickets. It was up to us to book our hotels. Tout Pérou provided a list, but we weren’t obliged to follow it. Another advantage of the package: we didn’t have to pay in advance; we paid the service providers directly day by day.
We didn’t meet Laurent in person because he was on vacation in Europe. Before his departure, he gave us a briefing, provided a summary table with the entire program, the service providers, their phone numbers, their fees, the schedules, and gave us plenty of advice (money, exchange, safety, etc.). After returning at the end of our stay, he kept checking in on us.
Lastly, we had also gathered information from Arnaud Lagadec, who runs a hotel in Cusco and offers tours of the region. He gave us a lot of useful information. Another contact: Thomas Montaigne, very friendly, who runs an agency in Arequipa (Agence Pérou Exclusif).
Day 1 – Paris to Lima
Foreword
I’ll share our trip without any pretension—I don’t have the talent of some contributors on this forum—and I’ll illustrate it with a few photos (taken with an ordinary smartphone). My comments are personal and only reflect my own views. So, please be kind! Feel free to comment on my story as you like, but let’s avoid pointless debates.
Even though we live in the south of the Paris region, true to our habits when the flight is in the morning, we chose to spend the night before our departure in a hotel near CDG and parked our car in a parking lot in Garches. This way, we avoid the stress that often comes with traveling around Paris (accidents, roadworks, traffic jams, etc.).
Check-in and border control went smoothly on that Sunday morning. Our Air France flight was uneventful. In Lima, border control took a particularly long time, and for the first time, we didn’t get an entry visa stamped in our passports.
As planned, a driver took us to the Miraflores district, where our hotel was located. We were surprised by the numerous signs about possible tsunamis, having forgotten that Peru is prone to such events and regularly experiences earthquakes. We’d see the consequences of these during our journey.
Exhausted from the early wake-up, the 13-hour flight, and the 7-hour time difference, we had dinner at the hotel before a restful night.
Note that this day was Peru’s presidential election day. As a result, we weren’t served beer—the sale of alcohol was banned that Sunday.
When we started looking for a summer destination a few months ago, our first criterion was to avoid extreme heat and heatwaves. We had already been to Norway two years ago and are considering going back in the future for other occasions. So, we had some fun asking ChatGPT which destinations enjoyed a mild climate during the summer without going too far. Among the list provided by the AI were the Canary Islands... The idea of a place we wouldn’t have thought of first, both not too far away and exotic enough, appealed to us: “Hmm, why not?”
This destination had never really attracted me, though Magali was a bit more interested. Five years earlier, COVID had caused a short break in my professional activity, and I had planned a trip because the flight price was attractive, and I was looking for a destination different from what usually appeals to me, more than out of deep interest. From a distance and with a social judgment I acknowledge (it’s not great, but it’s not completely wrong), I had the image of a destination for party-goers enjoying the sun without the slightest interest in local culture, with concrete coastlines and denatured landscapes—everything I detest the most. Still, I had done some quick research on the different islands and spotted Lanzarote for its beautiful volcanic landscapes, hiking trails, beaches, and the impression of a good balance between activity and fewer crowds than Tenerife or Gran Canaria. Then I dropped the idea of going, without ever reconsidering traveling to the Canaries...
Until now! Because we started researching the different islands of the archipelago to see which ones might appeal to us the most. It was La Gomera, the third smallest island of the archipelago, more praised for its hiking trails and preserved nature than for its beaches, away from mass tourism (fifty times fewer tourists than Tenerife) but still a bit more developed than its wild neighbor El Hierro, that caught our attention. Contrary to what might be suggested later, I’m not at all addicted to AI, but I use it from time to time to synthesize quick research or simply for experimentation. Since ChatGPT had started anticipating my tastes lately as if it had become my buddy (often successfully, sometimes off the mark), I asked which Canary Island would suit me best for a trip with my family. The tool answered first with... La Gomera. So, I tested it and teased it a bit to see if this suggestion was well-founded, as the method sometimes makes it contradict itself. But no luck: “You’d appreciate the wild nature of El Hierro, but with family, you’ll find little activity for the kids. You won’t like the touristy vibe of the big islands like Tenerife, Gran Canaria, Lanzarote, and Fuerteventura. You could consider La Palma, but it’s really La Gomera that will suit you best, based on your interests and the criteria given.” So, we dug deeper into our research and were convinced without a shadow of a doubt that this island was the one waiting for us.
Without knowing it, we had Canarians in our circle who revealed their origins when they heard about our travel plans. One from Tenerife insisted we’d be better off choosing Tenerife (obviously...) because it also has preserved spots and that La Gomera, “you can explore it in two or three days, you’ll get bored quickly...” The other, a colleague from Gran Canaria who had never visited La Gomera, still recommended it without hesitation because it turned out her parents had just gone there on vacation: they loved it and had encountered few tourists. She also tended to think this destination was usually the subject of short stays, but according to what her parents told her, taking your time there was also a great idea. However, in our research, the idea that La Gomera is an island you can explore in three or four days max kept coming up. So, we considered combining its visit with La Palma or El Hierro, the other two that caught our eye. But hopping between islands by ferry represents a significant budget for non-Canarians, even more so for a family of four. Then, scrutinizing Google Maps, it seemed obvious that two weeks were too short to discover two islands as they deserve, and that there seemed to be plenty to see in La Gomera, given its very unique culture. After all, we read that some people spend several months a year there, others never even leave... Finally, these landscapes and this atmosphere, which seemed to us a mix of Europe, North Africa, and Latin America, tempted us. So, it would be two weeks in La Gomera, deal!
La Gomera is therefore the second... well, the third smallest island of the Canaries since La Graciosa was recently recognized as a fully inhabited island. It has the shape of a rough circle about 20 to 25 kilometers in diameter and has just over 20,000 inhabitants, half of them in its capital, San Sebastián de la Gomera, the only real town. Like its Canarian sisters, La Gomera is a volcanic formation that rose about 10 million years ago. The island is very mountainous and rugged, covered with red and black rocky landscapes. Geological activity has shaped, between the sprawling massifs that end in steep cliffs in the ocean, six coastal valleys with tropical vegetation that have favored human settlement. They divide the island like slices of a cake; from the north clockwise: the agricultural Vallehermoso, the rustic Agulo, the green, humid, and fertile Hermigua, the sunny capital San Sebastián de la Gomera, the southern and isolated Alajeró-Santiago, and the seaside Valle Gran Rey. They constitute the six municipalities (more like cantons to our French understanding) of the territory.
The large solidified magma massifs that shape the heart of the island have created a large depression more protected from the sun at its center, allowing the growth of a vast laurel forest, today grouped within the Garajonay National Park, La Gomera’s green lung, which has earned it the status of a World Biosphere Reserve. Its completely European appearance contrasts sharply with the rocky and tropical landscapes of the rest of the island. Thus, the climate varies greatly from one point to another on the island: in summer, you can quickly go from a dry and sunny valley at 35°C to a humid forest area at altitude at 18°C.
La Gomera was populated late. As with the rest of the Canaries, human presence is thought to have begun about 2,000 years ago. Groups of animist Berbers, probably fleeing persecution, gradually populated the archipelago, especially the western islands and La Gomera, becoming its small aboriginal population: the Guanches (or later Gomeros). The animist and pastoral civilization of the Guanches thrived until the Spanish takeover in the 15th century, which, after a short period of harmony and mixing with the indigenous people, suddenly ended in bloodshed... La Gomera later became the “Columbus Island” after Christopher Columbus’s stopover, increasing the blending of populations. In the 20th century, many Gomeros emigrated to Cuba and other Latin American countries in search of a better life, bringing back a mix of cultures and traits quite palpable in today’s Gomeran culture. It is, however, in La Gomera that the vestiges of Guanche culture seem to have left the most traces, in the language, gastronomy, social practices... Moreover, most Gomeros, especially in remote villages, have a particular identifiable type and proudly claim their ancestral roots, even making La Gomera a bit exotic in the eyes of other Canarians.
Perhaps that’s why it has never really wanted to develop its tourist infrastructure too much. If we set aside the tourists who visit for the day by bus or boat from Tenerife on a marked itinerary (and whom we ultimately rarely encounter), La Gomera has remained a hidden gem, a destination focused on nature discovery that attracts hikers, nature-loving divers, and scientists for its fauna and flora, and to a lesser extent, beachgoers who don’t seek overly developed coastlines. Tourist activity is therefore limited. Roughly speaking, you’ll find a majority of Spaniards, including a substantial number of residents from other Canary Islands, many Germans who have a particular fondness for La Gomera and spend long stays there or own second homes, to the point that the German cultural footprint is clearly noticeable in some places (it’s said to be Angela Merkel’s favorite holiday spot), and still quite a few French. The presence of other nationalities seemed negligible to us. Most travelers come mainly for hiking, but it’s also a prime spot for whale watching. Additionally, the seaside resorts of La Gomera—San Sebastián, Santiago, and especially Valle Gran Rey—are well-known destinations for hippies, especially German ones, ranging from chic boho hippies to old-school hippies who’ve been there for decades, quite similar to those you’d meet in India in Goa, Rishikesh, or Paharganj. Thus, practices like naturism, vegetarianism, and local organic production are quite well established in some areas.
Some practical info:
- The round-trip flight from Paris to Tenerife cost us 365 € per person (outbound with Transavia, return with EasyJet), including checked luggage and three seats reserved side by side.
- We chose two bases to explore the island: one week in Valle Gran Rey, reputed to be the most pleasant of the three seaside resorts, and one week in Hermigua, more mountainous and close to the natural park. We booked two houses with balconies and views: the first at 120 € per night, the second at 99 €.
- The round-trip ferry between Tenerife and La Gomera cost us 270 € with the company Baleària Canarias, including discounts for children aged 4 and 12, but I don’t have the exact details. It was a bit cheaper than with the other company, Fred Olsen.
- Finally, we rented a car through the agency Cicar for 360 € for 16 days, which comes to 22.50 € per day.
- Apart from that, we didn’t plan anything and decided the day before or even the morning of what we wanted to do. We didn’t invest in any paper guide on the Canaries, as information on La Gomera was scarce, but we used the very comprehensive site La Gomera Travel, a travel guide published by the Canary Islands Tourism Council, a real goldmine of almost exhaustive information on the island.
Alright, off we go for 16 days of adventure discovering La Gomera!
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with:
Zero preparation.
Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
Hi everyone, I’m Patrick, 67 years old, a seasoned traveler (already 22 trips outside Europe).
In autumn 2025, I took my first 3-week trip to Japan, with stops in Tokyo, Kamakura, Matsumoto, Kamikochi, Takayama, Kanazawa, Kyoto, Nara, Osaka, Koyasan, Tokyo again, and Nikko.
I wanted to go back in May 2026 and explore some lesser-known places to complement my first trip.
Last year, there were four of us traveling together to discover Japan (a fairly classic itinerary). This time, I’ll be traveling solo for part of the trip and with a couple of French friends for the rest.
The weather was gorgeous in May, averaging around 25°C, with two very hot days in Kyoto and only two rainy days.
As usual, I organized everything myself, gathering plenty of information from various sites, including this one.
Transportation:
An ICOCA card is essential.
I got a 5-day Kansai-Hiroshima pass because I took the shinkansen between Hiroshima and Osaka three times, and it paid for itself quickly.
Accommodations:
Mostly through Booking. No issues at all. Average cost was 46 € per night.
Meals:
For breakfast, I alternated between buying food at a konbini to eat in my room or on the train and grabbing something at local cafés.
For lunch and dinner, I tried to vary my meals as much as possible—lots of sashimi, sushi, and ramen.
Okonomiyaki in Osaka and Hiroshima.
Oysters in every form (raw, grilled, fried) in Onomichi and Hiroshima.
A variety of seafood (shrimp, shellfish) in Hiroshima and Matsumoto.
Fish whose names often escaped me, but notably mackerel and eel (unagi).
Tempura and gyoza.
Chicken skewers (yakitori) and one teppanyaki meal.
One omakase meal (9 different dishes).
In the end, not much meat aside from a few yakitori skewers. No splurges on super expensive wagyu or Kobe beef.
Average dinner cost: 4,800 yen, drinks included.
The Itinerary:
Day 1: Departure from Brussels
Day 2: Arrival in Osaka
Day 3: To Himeji, then Kurashiki
Day 4: To Fukuyama, then Tomo no Ura, then Onomichi
Day 5: Cycling the Shimanami Kaido
Day 6: To Takahara, then Hiroshima
Day 7: To Kyoto to attend the Aoi Matsuri parade
Day 8: To Miyajima
Day 9: Hiroshima, then Kyoto
Day 10: Southern Kyoto
Day 11: Northern Kyoto
Day 12: Final day in Kyoto, then to Nagatsugawa
Day 13: Start of the Nakasendo Trail (Magome to Tsumago)
Day 14: Second day of the trail (Kiso Fukushima)
Day 15: Third day of the trail (Narai), then Matsumoto
Day 16: To Mt. Fuji (Kawaguchiko)
Day 17: To Tokyo
Day 18: Excursion to Enoshima and Kamakura
Day 19: Flight home, with a 10-hour layover in Hong Kong
Day 20: Arrival in Brussels
Il arrive souvent qu'on nous demande quoi visiter en Belgique .
Et les réponses ramènent le plus souvent à Bruges , Gand, Anvers et Bruxelles , avec raison , ces villes valant la peine d'être visitées 😉 .
Toutefois, la Belgique, bien que petite , ne se limite pas à ces 4 villes .
J'habite l'une d'entre elles ( Bruxelles) , passe avec plaisir du temps dans les trois autres , mais j'ai envie d'aborder d'autres coins moins connus , qui pourront compléter le séjour de ceux qui ont envie d'en voir un peu plus , ou de voir autre chose .
C'est qu'entre deux voyages , j'aime bien visiter l'un ou l'autre coin du pays où j'habite .
D'où l'idée d'un carnet de balades .
La plupart des endroits dont je vais parler peuvent être visités en faisant l'aller-retour le même jour , au départ de Bruxelles , que ce soit en transports en commun ou en voiture .
Dans l'ordre chronologique des sujets abordés :
- Le barrage de la Gileppe ( province de Liège) -message 2 , page 1
- Le domaine de La Hulpe ( Brabant wallon ) - message 3 , page 1
- Malines ( province d'Anvers ) message 4 , page 1
- La côte - message 5 , page 1
- Le Westhoek , au départ de La Panne - message 6 , page 1
- Le Zwin, au départ de Knokke - message 7 , page 1
- Lier ( entre Malines et Anvers ) - message 8 , page 1
- Mons (Hainaut) - message 9 , page 1
- La région de Florenville . - message 12 , page 1
- Les Cantons de l'Est - message 13 , page 1
- Dinant - message 18 , page 1
- Le jardin japonais d'Hasselt - message 24 , page 2
- Louvain message 29 , page 2
- Louvain-la-neuve - message 32 , page 2
- Ostende - message 42 (page 3) et message 166 (page 9)
- Les floralies de Grand-Bigard . - message 43 , page 3
- Le bois de Halle -message 44 , page 3
- Les pralines - message 54 , page 3
- Charleroi - message 68 , page 4
- Namur - message 92 , page 5
- Le Bois du Cazier ( Marcinelle) - message 95 , page 5
- Les couques et les gozettes - message 96 , page 5
- Liège - message 99 , page 5
- Tournai - message 115 , page 6 .
- Audenarde ( Oudenaarde ) - message 121, page 7
- Jardin botanique de Meise - message 124, page 7 .
- Tongres ( Tongeren ) - message 125 , page 7 .
- Château de Beersel ( Brabant flamand) - message 126, page 7 .
- Bruxelles confinée ( messages 150 et 154 , page 8 )
- L'hôpital Notre Dame à la Rose , à Lessines ( messages 161 et 162 , page 9 ) .
- Westende ( message 167, page 9)
je complète cette liste au fur et à mesure de l'avancement du carnet ...
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of a year at most in Thailand, and I’m no great expert.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to deliver a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who feel nostalgic about it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guardians for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big yard. Be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t all that made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though? Much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been full of holes for years.
You’ll often see dogs sleeping on the roadside, sometimes right on the road. When you approach, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, reminding visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. When you see a small pack roaming freely in the countryside, you think twice about running into them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at death’s door in temples, enduring terrible suffering with no one to help. The image (and the smell) of one of them, agonizing and exuding the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The animal, well-fed, quickly became a happy and enormous beast with its own garden. Yet it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water there for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not just for fun—these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
This trip had been on my mind for about fifteen years.
But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rental options kept making me postpone the project.
And then, everything suddenly fell into place—I told myself, it’s time!
The preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.
A bit of Kazakhstan?
Not in the end.
The south or not the south?
Yes, in the end.
Pre-book or go with the flow?
Only two stops were a leap into the unknown.
To help me find the ideal route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), pored over travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela about this destination (the guide has been updated since).
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You’ve got your passport, international driver’s license, bank cards, and euros?
Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.
Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek!
(Steak for my partner’s mischievous nephews...)
You’ll find here a post with some practical information.
And here, the version of the travel journal without comments.
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As a supplement, the route track.
Not necessarily ultra-accurate since Google has serious gaps for this destination...
After as many weeks as I have fingers on my right hand, we're hitting the road again, fully recovered from our pharaonic adventure. Back in France to drop off our daughters (sorry, girls!), this time it's just the two of us, ready to be welcomed by a new destination. They say it offers one of the richest cultural heritages in the world for those willing to put in the effort. It's the land of the ancient Silk Road, where we'll follow a journey steeped in history and discoveries straight out of *One Thousand and One Nights*. A former Soviet bloc region independent only since 1991, we'll be walking in the footsteps of Genghis Khan, Tamerlane, Alexander the Great, Marco Polo...
Another fun fact about this country: it's strictly forbidden to import porn on your phone. True story. The same goes for painkillers! Unless it's about sodomy—though the two don’t seem connected, that’s just how it is. Don’t ask me why! Anyway, I’m getting off track. Here’s the big question: Where do you think we’ve just landed?... To give you a hint, the locals are known for being incredibly welcoming. No sooner said than done—our first taxi driver, proud to transport French travelers, refused to let us pay for the ride. Great vibes for these two weeks ahead. So, any guesses?
Uzbekistan!!!
January 2026
Here we go again for new adventures and the pleasure of sharing them with you here! First of all, I’d like to thank everyone who helped me with the preparations, even with some last-minute improvisations just days before departure. Thanks to Montagnard74, Jojoone1, Songsam, Attila, Dennis2, NadegerFERM, and the authors whose travel journals about Laos inspired me (Montagnard74, Muriel18, Mavietongs...).
In this story, written by Richard and illustrated by me, we’ll tell you about the journey of four friends: Catherine, Richard, Nathalie, and Bruno. A reinvented but overall successful trip, filled with discoveries and surprises, the scents of spices and frangipani flowers, (too) spicy food, sunsets, and... one big mess.
Preamble:
Africa was calling to me, so a year ago, with our usual travel companions, we decided to return to the continent we love so much.
Where to go?
Uganda quickly caught our attention—wildlife we’re used to seeing, plus gorillas and the shoebill we missed in Zambia.
We got in touch with Paul, who’s been mentioned several times on the forum back in September, booked our flight tickets, secured the gorilla permits, and by early October, the most important things were done.
We still had plenty of time to hold our "prep meetings" for the final itinerary.
Three days before departure, I sprained my ankle (my weak spot, as you’ll recall from our Colombia trip).
I wasn’t in great spirits, but after a year of waiting, nothing was going to stop me.
We’d see how it goes!
Off we went for our new adventures
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions...
So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted.
Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some!
Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.
In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to.
From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km!
Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites.
We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized.
We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line!
At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris.
You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter.
To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
I’d been wanting to discover Sulawesi for years. But then life happened—COVID, the cost of flight tickets, you name it. Long story short, years went by, but we finally set off as a family for a three-week trip in southern Sulawesi: Rammang Rammang, Rantepao, Sengkang, Bira, and Selayar.
I like to spend a good amount of time in the places I visit, giving myself the chance to really get to know the area and meet locals. So no island-hopping this time—just the south. But when I say "just," it’s not restrictive at all, given how rich this island is in landscapes, little encounters, and magical moments.
Wednesday 07/08 - Thursday 07/09:
We left Montpellier for what was supposed to be five flights, though we only took four to start, landing in Jakarta.
We picked up our luggage there to catch a flight to Makassar the next day. That’s the only way we could get an affordable ticket (702 €).
I won’t bore you with the flight details—there’s not much to say. We arrived at 7 PM and considered heading straight to Makassar that evening. But we opted for a recovery night before taking off again. Good thing we did, because my son’s suitcase was missing...
First contact with the locals was a bit stressful—a trip without your luggage isn’t exactly fun. But right away, a woman reassured us: the suitcase was just enjoying some extra time in Singapore. Maybe it was doing some last-minute shopping. Anyway, nothing serious—it was supposed to arrive at 9 AM the next day. That gave us some breathing room since our flight wasn’t until noon.
So off we went to our hotel (Days Hotel & Suites) near the airport. It was cheap (40 € for three rooms—my kids are older and need their space), but it wasn’t worth much more. The place had definitely seen better days. But no big deal—we were only there for the night, and... we got to watch France beat Morocco in the World Cup live at 3 AM. That’s what really mattered!
Friday 07/10: In search of the lost suitcase
First challenge of the morning: finding our missing suitcase. They sent us to the airport basement, to the staff entrance. We were greeted with smiles, and an airport employee led me through the underground corridors back to the baggage claim. Right on time at 9 AM, the suitcase arrived, just like they’d promised. We were finally complete!
Off we went to change terminals, grab a well-deserved meal, and board our fifth flight to Makassar.
Little side note: I struggled for a while trying to book domestic flights directly on the airlines’ websites with no luck. Without meaning to advertise (though I guess I am a little), I realized it’d be easier to use sites like tiket.com or Traveloka. That turned out to be a great choice—I even ended up booking hotels through them later in the trip.
12:40 PM: We were on our way to Makassar. First good news: we were the only tourists. Well, the only European tourists on the flight, anyway.
No, you’re not dreaming—the bag is full of... potato chip packets.
To each their own souvenirs, I guess...
When we arrived in Makassar, a driver was waiting to take us straight to Rammang Rammang: 250,000 IDR (12 €) to our guesthouse (Rammang Rammang House). Forget about meeting people on the bus—we were headed straight to the first stop of our trip, and it was already stunning.
My kids’ guesthouse:
Ours:
View of the little lake:
But not everything is straightforward around here.
I wanted to get a local SIM card for internet and calls. I found them expensive at Jakarta’s airport (20 € for 20 GB), so I decided to wait. Well, no luck in Rammang Rammang either. You can’t just buy one from the local shop—you need a Telkomsat store (they have the best coverage). So we’d have to wait for Rantepao to get Wi-Fi... When I say "local shop," I mean the little shack around the corner. No big deal—we’d find one easily in Rantepao for 5 € and 25 GB. So there we were, offline, just the four of us enjoying the amazing view.
Saturday 07/11: Rammang Rammang
We woke up early to the sound of wedding music blasting through the village (everyone’s invited!). Off we went to explore the area.
A little walking, a little boat ride (shared with a French tourist and a Polish one—yes, there *are* tourists here, just not many; 750,000 IDR for up to 8 people) through a lovely canal, and we discovered the karst site. It was peaceful and beautiful.
The river:
The karst site:
I hesitated about writing this travel journal...
This summer, we only did the classics (the 3 northern parks and Zanzibar) and let a local agency take care of everything from start to finish.
No craziness, no risks, no sleeping under the stars, no self-drive, no venturing off the beaten path, no incidents, and not even any delays in the pre-planned itinerary...
But don’t think we were disappointed!
The whole family (there were 6 of us) came back with smiles and memories of great moments spent together.
So, if you're looking for a "classic" way to discover Tanzania, this is the place to be.
Our 2-week itinerary:
- Arusha (1 night upon arrival)
- Tarangire (1 night)
- Ngorongoro (2 nights in Karatu then Irmisigiyo)
- Serengeti (3 nights in Robanda, Togoro Plains, and Seronera)
- Zanzibar Stone Town (1 night)
- Zanzibar Matemwe (3 nights)
- Zanzibar Jambiani (3 nights)
Okay, Palermo—we know it. We go there to marvel at the architectural wonders born from the Arab-Norman-Byzantine-Gothic mix. And rightly so. We also go to treat our taste buds to all kinds of delights, both savory and sweet. Again, rightly so. We go to succumb to the charms of Palermo’s women, their sun-kissed skin glowing with golden highlights. Still, rightly so. And all while fantasizing about a mafia we’ll never actually see. Anyway.
But you’ll also find street art everywhere, even in the historic center. Sometimes, you just need to step a few meters away from the main tourist highways like Cassaro, Via Maqueda, or the main arteries of the Ballarò, Capo, or Vucciria markets to stumble upon some amazing murals. Duck into one or two slightly grimy alleys, weaving past trash and crumbling walls, and you’ll find real gems.
For example, just 50 meters south of the main artery of the Mercato del Capo, there’s a great spot with dozens of murals in a tiny neighborhood of run-down mini-houses. You’ll find plenty more south of the Mercato di Ballarò, in the Albergheria (the grittier side, not the one near Cassaro). There’s some in Ballarò itself too, but it’s hard to spot when the market’s in full swing with stalls everywhere. La Kalsa isn’t left out either, nor is Vucciria—just step away from the restaurant-packed streets.
Here are a few examples that really caught my eye.
(In the heart of Albergheria, on a street every visitor walks down—lovely message from an unidentified artist)
We landed in Victoria Falls, Zimbabwe, and headed straight to Kasane in Botswana to pick up our car.
Our vehicle is a 4x4 because in Zambia, it's practically impossible to use anything else, especially in the national parks. I’ve already had the pleasure of visiting South Luangwa National Park—it’s one of the reasons for this trip, the main one being to travel in Africa with one of my sons.
First stop: Livingstone on the banks of the Zambezi River. Along the way, we discovered a lovely restaurant at Socrates with a super-friendly owner (we’ll actually stop there again on our way back). We spent our first night in the rooftop tent after a stunning sunset, accompanied by the grunting of hippos in the river.
The next day, we set off early, heading to Kafue NP. In fact, we’ll always leave early—waking up between 5:00 and 5:30 AM and hitting the road an hour later. Kafue is a lesser-known park, mostly forested, and the animals are skittish because they’re not used to human presence. We crossed the park from south to north and came across various antelopes. Near Lake Itezhi-Tezhi, there are plains where wildlife is easier to spot.
After Kafue, we headed to South Luangwa. This journey requires stops in Mumbwa and Petauke. Two pleasant stops where we found lodges (a nice change from the rooftop tent) at affordable prices and met welcoming people.
For me, South Luangwa is Zambia’s most beautiful park—the river is stunning, the landscapes are gorgeous, and there’s a wide variety of wildlife, including, of course, big cats. A tip for those, like us, who aren’t with a guide: if you’re staying near the park for several days, don’t hesitate to do a "game drive" to scout out where the animals are so you can return the next day with your own vehicle. Of course, in the dry season, you’ll want to focus on waterholes to see the animals—and you’ll need a bit of luck too. The elephant population is growing, and we were lucky enough to see around sixty elephants crossing the Luangwa at dawn, spread across several groups. South Luangwa is the westernmost point of our trip, and we’re now heading east to Lower Zambezi.
Lower Zambezi is Zambia’s side of Mana Pools on the Zimbabwe side. We took a boat ride on the Zambezi to see elephants, hippos, crocodiles, and a multitude of birds living along the water and on the river’s islands. The sunset there is also magnificent.
To explore the park, we followed the waterways parallel to the Zambezi, mostly on the western side (see our route). Lower Zambezi is the last park we visit, and the final leg of our trip will be Victoria Falls.
Victoria Falls—or Mosi-Oa-Tunya ("The Smoke That Thunders")—are truly impressive, even during the dry season. We saw the falls from both countries: in Zambia for the overall view and the bridge that serves as the border, and in Zimbabwe to get as close as possible to the most spectacular parts of the falls.
This marks the end of our trip, which, despite a blown tire on the road, went off without any major issues. Zambia is a beautiful country that immerses you in wild, still-preserved nature.
From Southern Shikoku, between land and sea, to the blue waters of Miyakojima and finally Tokyo’s megacity
Hi everyone,
I have to admit, I really hesitated before deciding to write this travel journal... Writing one takes a lot of time and energy, and since this is my 4th trip, I wondered if it would actually interest anyone other than myself (both for the discovery and the writing). But after a few "Are you going to write a journal?" requests and especially the renewed pleasure from reading other travelers’ travel journals about Japan or elsewhere on this forum or elsewhere, I’ve decided to share this 4th installment in the Land of the Rising Sun here.
The itinerary:
27 full days, from late May to late June 2025, right in the middle of the rainy season, including:
-->13 days in Shikoku, from Kochi (Kochi Prefecture) to Matsuyama (Ehime Prefecture)
-->7 days in Miyakojima (Okinawa Prefecture)
-->7 days in Tokyo
The trip was decided on fairly last-minute this year, as usual.
I regularly check flight prices to track fluctuations for this destination, even without concrete plans. Finding a slightly cheaper direct flight (900 €) than what I’d seen in previous months (around 1,200–1,400 € on average) for a Paris-Tokyo route with Japanese airline ANA was too tempting to resist the urge to return to this enchanting country. After long hesitations between exploring the San’in region (Matsue, Tottori, Yamaguchi) and southern Shikoku, the decision was made—I took the plunge! The tickets are booked: Paris to Kochi with a layover in Tokyo, all with ANA, the airline I’d been dreaming of... for 1,120 € per person. Okay, it’s not cheap, but it’s still better than in 2023.
We leave in 2 weeks!! Now it’s just a matter of getting everything ready!
Intense work ahead in these 2 weeks to:
finalize a more precise itinerary and reach an agreement—yep, because even though we both love Japan, our preferences differ slightly, and we have to choose between exploring new places or taking time to revisit beloved spots...
decide how much time to spend in each selected area without rushing while still exploring
research places that might interest us and watch videos about Japan
book accommodations: yes, it’s possible to do this on the spot as we go, but last year, we noticed that last-minute options were pretty expensive, so we’re booking ahead—even if it means keeping a few options open while we decide or see if better deals pop up later
reserve rental cars
order yen
check the weather regularly and wonder if choosing the *tsuyu* (rainy season) was really a good idea—and whether we’ll be stuck in non-stop rain???
What a tough job, right? Traveling to Japan for a month—such a hard life!
Despite this being my 4th trip, the excitement is just as intense as the first time.
The only small downside is that when we booked the flight tickets, there were only a few seats left, so we’re only sitting together on the international return flight. Plus, on the outbound flight, we’ve got the middle seats.
Another lingering question: what French-language films will be available? According to the internet, the selection seems limited.
Oh well, these are just minor details—it’s almost time to fly!
PS: I’ll be posting slowly and irregularly... so for those interested, be patient or maybe set an alert...
Before Our Departure
Preparing for this trip started 9 months before our departure in June. For those planning a similar itinerary, it’s important to book accommodations well in advance, especially in the Okavango and Savuti campsites—otherwise, you might not find any availability.
Introduction
After visiting Zambia three years ago and Namibia and western Botswana a year and a half ago, this year we chose Zimbabwe (Hwange NP) and the northern half of Botswana.
Our flight from Paris was to Victoria Falls with Ethiopian Airlines, with a layover in Addis Ababa. We rented a 4x4 from Bushlore in Kasane, complete with two rooftop tents since there are four of us on this adventure. Bushlore picked us up from our guesthouse to collect our 4x4 and, most importantly, gave us a rundown of the vehicle and its equipment. Pay close attention to what they tell you—it could be crucial if something goes wrong, as it did for us during the trip.
Our Itinerary
We arrived on June 12th at noon. At Victoria Falls Airport, we got our double-entry visa right away—I’d already pre-booked it online on the site https://www.evisa.gov.zw/.
Since our vehicle was in Botswana, we had to cross the border from Victoria Falls into Botswana for the first time.
The next morning, Bushlore picked us up from our guesthouse to collect our 4x4. After completing the formalities, we headed toward Zimbabwe and the town of Victoria Falls.
We woke up early the next morning to be at Victoria Falls at sunrise. The scenery was stunning, but since it was the start of the dry season, the Zambezi was still high, so the falls had a strong flow. This made it hard to fully appreciate their beauty.
In the early afternoon, we left for Hwange NP, where we stayed for 4 days. Two days at Gwango campsite near Dete, followed by two days at Robins Camp. We expected to see more animals at Robins, but that wasn’t the case. In Hwange, we didn’t spot any predators, but we did see plenty of mammals (buffalo, elephants, giraffes, zebras, and antelopes).
After a few days in Zimbabwe, we crossed back into Botswana at Pandamatenga. We stopped at Nata Lodge for a good night’s rest—driving on the dirt roads is exhausting.
We left Nata and headed toward Nxai Pan. The road was sandy but manageable. We made a small detour to admire some beautiful baobabs at "Baines Baobabs." Then we continued to our campsite, Nxai Pan South Camp. Keep in mind that many campsites in Botswana aren’t fenced (except for the shower/toilet areas), so animals can roam freely within the camp. Take precautions, especially after dark.
After our stop in Nxai Pan, we headed to Maun. We decided to break our journey in Maun before heading to Moremi and the Okavango Delta for three reasons: first, we needed to stock up on supplies and fuel for the next 5 days; second, our fridge had broken (luckily, Bushlore has a branch in Maun); and third, the drive from Nxai to our camp in Xakanaxa in the delta would’ve taken too long. I always avoid driving after dark.
We arrived at our Xakanaxa camp on June 21st in the early afternoon. Not wanting to waste time, we booked a boat ride on the Okavango Delta, leaving at 4:00 PM for a 2-hour sunset cruise. For those interested, to the right of the Xakanaxa X1 site, there’s a sign for boat rides. The organizer is very professional and offers prices that are nothing like those of the lodges.
It was a beautiful ride through the delta with a stunning sunset. Being on a boat is much more relaxing than driving on the dirt roads. That didn’t stop us from doing self-drive safaris the next morning and late afternoon, though.
Then came the time to leave the delta and head toward Savuti, a much drier region. And that’s when the toughest part of our trip began. First, we decided to go up via Khwai. The rainy season was over, but the area was still marshy. We had to cross a few small water patches, testing the depth to make sure we could get through. Luckily, a sign on the road pointed us toward a drier route. We reached Khwai without any issues, but then we made a major mistake. Instead of taking the main track toward Mababe Gate to reach Savuti Camp, we took a straight path north and then a right turn to get to our camp. Bad call—we got stuck in the sand, with one rear wheel buried halfway and a front wheel off the ground. We were genuinely scared we wouldn’t get out, especially since we were on a deserted track, 20 kilometers from our destination, with night falling in two hours. This is where paying attention to the vehicle instructions really paid off—we had to use the jack to get out of the mess. The result: we arrived at Savuti campsite just before dark (Distance: 146.3 km, Duration: 9 hours, 56 minutes, and 3 seconds, Average speed: 14.7 km/h, tracked with Osmand). At reception, the staff couldn’t understand how we’d gotten there—we hadn’t passed through any of Savuti’s reserve entry gates.
The next morning, no one felt like driving, so we did a game drive with a guide. I don’t know if it was some kind of reward, but the outing was amazing. We saw three lions and, best of all, a pack of African wild dogs that we had time to admire and photograph. The next day, we did a short self-drive and found one of the lions from the day before drinking at a waterhole. That was the end of our Savuti adventure.
Now we’re heading to Kasane. We returned our vehicle and settled in for our last two nights there. The next morning, since we no longer had a car, we decided to do one last early-morning game drive in Chobe NP. It turned out great—we followed two brother lions and saw plenty of other mammals. The only downside of Chobe is the number of tourists, which was a change from the other parks we’d visited. That said, we’re tourists too, so...
In the evening, we took one last boat ride on the Chobe River to end on a high note with a beautiful sunset.
After a good night’s sleep and plenty of wonderful memories, landscapes, animals, and emotions, it was time to leave. We left early in the morning with the same taxi company as before to cross the border into Zimbabwe one last time and head to the airport, where we took off to return to France.
We all have two lives. And the second one kicks off the day you realize you only have one, with the determination to spend the time you have left on what truly adds sparkle to your life, Kevin! I like to elegantly introduce a trip with a philosophical quote. First, it gives you the illusion that I’m some kind of deep thinker, and second, it lets me fill up the first few lines of my blank page when I don’t know how to tell you I’m diving back into what really lights up my life: another adventure beyond the horizon! And nearly every other year, like a toxic relationship, my horizon tends to take shape in Uncle Sam’s backyard. And this, despite his cousin Donald calling the shots. Speaking of which, it was partly that impulsive guy who pushed us to be just as impulsive and snag our four flight tickets at a ridiculously low price—a direct result of foreign tourism taking a hit from BetaMax’s repeated antics... Four tickets? Who are the other lucky ones? In this case, our lucky ones are actually lucky ladies: My Flo, always up for exploring the world with me on foot, camelback, or scooter, is obviously in on the fun. The other two seats went to our daughters, Sasha and Luna, both thrilled to be part of this new American adventure...
But what’s the American West like in February?... A gamble. Let’s call it Russian roulette since we’re not landing during peak weather season. That’s why we encouraged our transportation and accommodation to get cozy and produce a little camper van, so we can stay ultra-flexible in the face of any weather tantrums. We’ll be roaming in Kara the van with the motto "Follow the sun!" Bad weather? We bolt. Snow? We speed up. Sunny? We act like it was the plan all along and soak it up.
"Okay, but why keep coming back to the same corner of the globe? After ten American adventures, you must be tired of seeing the same things, right?" But I’m not crazy, you know!... The American West is like making love to your gorgeous wife over and over, always enjoying it just as much. And contrary to what you might think, the American West isn’t just the Grand Canyon, Monument Valley, Las Vegas, and Bryce Canyon. Proof is, after ten trips to the U.S., my retinas are still untouched by three-quarters of the places I scribbled on a napkin for this adventure... Oh, and add to that my wife, who I’ve easily converted to my religion, and boom... relapse is even easier! Because yes, we’ve landed in Los Angeles after a sunny flight over Greenland, still under Danish flag for now. And we’re already heading east through the XXL traffic of L.A.’s eight-lane highways, eager to dive into our first discoveries. But first, night is taking over the sky, and second, we’ve been officially awake for 24 hours, so I suggest wrapping up this intro. I’ll tell you more tomorrow morning. Sound good?
This travel journal aims to help future travelers (well, I hope so!), since there’s so little information available about this remote archipelago. Big thanks to Lolodesiles and Ayis for answering my questions while I planned this trip!
Context
This is our fourth trip to Indonesia as a couple—after Java-Bali in 2011, Flores-Komodo in 2013, and Sulawesi in 2016—each time for three weeks. It’s also our tenth trip to Southeast Asia overall.
We’re traveling like we have in previous years: with a rough itinerary that often changes based on who we meet, tips from other travelers, how tired we are, or what we’re feeling in the moment. In the Moluccas, it’ll change constantly, mostly depending on transportation.
Our only accommodation booking: the first few nights in Ambon when we arrive.
Planned route (to be refined on the spot): Ambon - Banda Islands - Lease Islands - Ternate - Tidore - Halmahera (between Sofifi and Tobelo) - Morotai and the neighboring unnamed archipelago.
Flights: Lyon-Paris-Singapore on Air France (428 € round-trip), with good meals, champagne, and wine (we like our little comforts when going on vacation 😏). Then Singapore-Jakarta-Ambon on Air Asia and Garuda.
Return flight: Ternate-Jakarta-Singapore on Lion Air, with a 3-day stopover in Singapore before heading home.
Episode 1: Ambon to Banda
Our guesthouse, booked two days before departure, is 45 minutes from Ambon Airport, near Natsepa Beach (northeast of Leihitu). It’s a pretty average beach—quiet on weekdays but packed on Sundays (we saw the difference). It’s lined with warungs.
This rainy day helps us readjust to the atmosphere of this country we love so much.
Our “Solim Guesthouse” is a lovely house with a living/dining room and garden, costing 15 € per night for two, including a hearty breakfast.
Dinner is at Gaba Gaba, a great restaurant just a short walk away, right by the water, recommended by our host. Fun fact: it’s in the Lonely Planet, and it might be the only LP-listed spot in the Moluccas that actually matches the description (the others either don’t exist or have nothing to do with what’s advertised 😠).
For the next two days, the super-friendly owner lends us his scooter. We set off to explore the coastal villages in northern Leihitu (the western part of Ambon Island, which has a weird shape).
Laundry and trucks washed in the same stream.
Liang Beach, described as the island’s most beautiful, is almost gone (climate change or something else?), but the colors are magical.
We continue 25 km toward a snorkeling spot our host recommended, taking a gorgeous, deserted little road through tiny villages in clove plantations (oh, those unforgettable scents!), stunning coves, and dense forest.
We’re greeted dozens of times with “Hello Mister”—a daily routine in the Moluccas. Every time we stop, we pose for photos to be saved on locals’ smartphones. They don’t see tourists often.
We ask for directions to the snorkeling spot (not easy—we only know basic Indonesian like *Selamat pagi*, *siang*, *sore*, and other polite phrases). Not many people know where it is (especially since we never know which village we’re in), but we eventually reach a small village that seems to be the right place. 🙂
We ask a local to take us there by boat (it’s not reachable by land).
The spot is at most 100 meters long, but the coral is in good condition (apparently not dynamited by fishermen, unlike in other parts of this beautiful country where fishing methods are destructive and nature pays the price 😠). The fish are plentiful and diverse. It’s a great start before heading to Banda. We’re happy to have the place to ourselves… though we don’t yet realize we won’t see a single tourist for the rest of the trip!
After two days of rest, we head to Tulehu Port in the morning, aiming for the Banda Islands. We know the journey is often tricky: the Pelni ferry runs twice a month but doesn’t match our dates, the 10-seat Suzi Air plane is always full (you can’t book—you have to show up on Mondays and Fridays), and it’s often canceled due to weather. So we opt for the Tuesday speedboat (which also gets canceled if there are waves or wind), with the next one on Saturday.
We’re used to Indonesian ports—crowded, rusty boats, no English speakers—but we still feel lost. When I ask about the speedboat to Bandaneira, people gesture wildly, someone takes me to the “harbor office,” then tells me there’s no boat, others try to sell me tickets, and some just say, “No boat.”
Luckily, an English-speaking local approaches us and confirms the speedboat is broken. The next one will be Saturday *if* it’s fixed—otherwise, even later. 🤪 😠
We’re crushed. We came here for the Banda Islands… 🙁
We decide waiting five days for a maybe-boat isn’t an option, so we decide to head straight to North Moluccas, which was planned for later. We’re so disappointed we don’t even want to stay in the area. The Lease Islands don’t appeal to us despite what we’ve read, and Seram would deserve its own trip with its remote mountain tribes.
Huge disappointment—we’d been dreaming of Banda for months, with its incredible drop-offs like Bunaken, its islands covered in nutmeg trees, etc. I’d read that Banda is in the world’s top 5, alongside Bunaken (amazing—we went in 2016), Komodo (incredible—we went in 2013), Sipadan, and another spot I’ve forgotten.
We take a taxi back to Ambon (45 minutes) to a travel agency to buy plane tickets to Ternate. There’s a daily ATR72 flight at noon—perfect timing.
Ambon is the capital of South Moluccas (or Central, depending on who you ask!) with 300,000 people. The city doesn’t seem unpleasant, but we don’t stop.
On the plane, there are only about ten passengers for 72 seats. The flight attendants are stunning, as always with Wings Air—clearly, they’re hired for their looks. 😊
Stopover in Bacan—a runway in the middle of coconut trees serving a tiny town—then we fly over countless volcanoes, the last one towering over Ternate.
Bonjour,
De retour sur le forum - et première rédaction d'un espèce de carnet de retour de notre 4ème voyage en Indo.
Contexte : une trentaine de jours, en scooter et en duo, sur Florès (et une petite incursion dans l'archipel de Solor, plus précisément à Lembata (chut, faut pas trop en parler !!!), qui donne envie d'en faire beaucoup plus là bas malgré les infrastructures sporadiques), en partie dans des destinations déjà bien connues du forum (la classique Ruteng / Bajawa / Riung / Moni voir baie de Maumere) ... et qui ne parlera pas du PN de Komodo ou de Wae Rebo, puisque nous n'y sommes pas allés 🏴☠️.
Texte en anglais (issu d'une autre plateforme). Sans nul doute, des traducteurs intelligents ou pas marcheront à merveille en cas d'anglophobie 🤪.
Disponible à toute fin utile pour des détails ou infos.
Equippement : Yam' Nmax 155 ; 2x saccoches cavalières (25L) + sac de selle (30L) + saccoche tunnel (15L pour le matos photo) ; casques et vêtements d'enduro amenés depuis la France.
Itinéraire : boucle depuis Labuan bajo jusqu'à Pulau Lembata ; juillet-août 2026
Road conditions graded from A (excellent) to D (very bad, at least for a Scooter… a CRF/KLX or even honda ADV would do better on that)
D1 : Labuan Bajo – Reok via Ranggoe, Rego & Tagol (130km ; 5hrs). Section LBajo – Rego (90 km ; B) is quite good tarmac, despite a lot of elevation with many small valleys and passes. Rego – Tagol (10km ; D) is a stone road (not gravel), some ascents & very poor condition ; necessary to lower tyre pressure. Tagol – Reok port (22km, quality depends considerably from D to B). Reok port – Towncenter : B. Night @Iffah Homestay (100k for fan room, mandi attached, no breakfast), simple but clean. Notes : path to danau Sano Limbung was closed ; access to Tiwu Pai & Wae Kuli (waterfalls) not permitted in july 2026.
D2 : Reok – Riung via Pota (105km ; 3h-3h30). The road is very narrow in some part, thanks to the uncut bushes (lowering visibility hence extra caution as animals/people can suddenly appear in a turn…) but generally good condition except many eroded sections and some unpaved ones. Grade C/B. 2 nights @Mentos (285k for AC room)
D3 : Boat tour in Riung (booked directly with a captain, 800k for two for private boat incl. lunch and NP fees) + sunset from Watu Mitong Riung (should not be missed).
D4 : Riung – Muku Saki via Mbay (around 100km ; 3h30). Quality varies from A in the vicinity of Mbay to eroded sections (C) in secluded places. Night @Sao Paolo Homestay (250k for fan room with mandi, maybe overpriced but nice house and great food). Note : if you happen to pass by Mbay on Saturday, the market is well worth a stop (cheapest Ikat on the trip : you’ll be asked normal prices providing you’re OK in Bahasa…)
D5 : Muku Saki – Tanjung Kajuwulu (near Ndete) (90km, 3h). Many patholes, eroded (C). Night at Déjà Vu Homestay (220k for a matress on the floor & outside mandi/toilets ; I woud define this as a tourist trap – the quote we had for food was double priced too…)
D6 : Tanjung Kajuwulu – Waiterang (east of Maumere, 55km , 1h30). Pathholes till maumere, then All good (TransFlores), C/A. Night at Sunset Cottage (new concrete room, very serene place ; 270k for AC with bathroom ; much prefered Sunset over Lena House (more customers, more built up).
D7 : Waiterang – Larantuka via Boru and Eputobi (TransFlores ; grade A ; 115km / 2h40). Particularly liked the drink stalls (marked as Rest Area Eputobi) and the out of order aquatic park just before Larantuka (obyej wisata waiplatin). Night @ Dewy Onong Homestay, which is not advertising itself as Larantuka Beach Homestay as some contributor signals here and on goole maps review. Best breakfast of the trip (Cumi Cumi !!!) ; 275k for AC room with bathroom.
D8 : Local Boat (Kapal Kayu) from the main port to Lembata (Lewoleba). Departure 8am ; price 60k/head + 50k for the bike. Stop enroute on Adonara (where we did not stop due to fights between communities). Night @Elmany Homestay (275k for AC room with bathroom, fan room with shared bathroom also available). Whole afternoon at Pantai Hadakewa, fantastic place (good snorkeling, great views of Ile Api aka Gn Lewotolo). Road condition : A (did not expect the TransLembata to be that good…).
D9 : Loop around Ile Api (50km, 2hrs), anticlockwise. Stops enroute at Situs Tulang Paus (whale squeletton), pantai Jotona, pantai Wena (we expected to snorkel from there, but wind was very strong that day), situs Watu Nale, Selat Sonia. The western coast is far less interesting. Road conditions : bad (C) on the eastern side (up to Riangbeda), good (B/A) afterwards. Night @Elmany Homestay.
D10 : Lewoleba – Lamalera via the western and south coast (70km, 2h30). Good road (B) for roughly the first 55km (up to Tapobali), then eroded track for the last 15km (in some parts steep and dangerous) up to Lamalera (D/C). Notes : 1/ Kuma resort denied us the entry for some drink ; 2/Pantai Waijarang « complex » is abandonned but closed with fences ; you can still sneak in ; 3/ some reports advise to skip Bukit Cinta (foreigner entry fee) for Bukit Doa Watomiten (stations of the cross) ; well Bukit Cinta has also been abandonned (well spent money…sic) but remains opened with structures falling (quickly) appart. Night @Lamalera Inn (200k per head including meals ; very basic fan room + attached mandi). Planned 2 nights, spent only one, as it’s the only tenant I had difficulties with (only interested in money, initially stated crazy prices, starts loud music at 6am … and drinking moke at 8am…)
D11 : Trip to Wulandoni for the Barter Market (Saturday only). Bad road (C) along the coast. Had to report at the Kantor upon arrival, which quite surprisingly asked 100k per person (foreigner) to go inside the (outside) market. Other « local » tourists (a group from Jakarta) were not asked to pay. Well, since a market is a public space and not a zoo, we refused payment and enjoyed the activity from the kopi stall next to it. Returned then to Lamalera for the catches of the day, then to Lewoleba via the mountain road (45km, 2 hours). First 10km to Puor is in very bad condition and uphill (D/C). The remaining is on a newly constructed road (A). Note : Air Panas Sabutobo is abandonned and falling apart (again…) but there are still some water pipes along the river that you can enjoy (depending how lucky you are, just with the forest sounds as companion). Night @Elmany Homestay
D12 : Chill day alond the northern coast (Batu Payung, Pantai Hadakewa with lot of snorkeling, drove till Wailolong and backtracked to Pantai Lewolein for more snorkeling (nice canyons there !) and another fantastic sunset over Ile Api (see GMaps pictures)). Night @Elmany Homestay
D13 : Monday weekly market at Pada, southwest of Lewoleba. Renowned but honnestly dont plan any itinerary specifically for it, just an ordinary Kampung weekly market. Returned to Larantuka and Flores with the 12pm local boat (the same boat that leaves from Larantuka at 8am). Same prices as the first leg. Night @ Dewy Onong Homestay
D14 : Larantuka – Waiterang along the northern coast (100km, 3h) via Pantai Kawaliwu, Tewuk Lewokluok (trail is easy to find, very nice snorkelling in a lagoon), Pantai Lato (to my opinion the most beautiful beach on Flores and you’ll be the only visitor, as opposed to Pantai Koka) and Pantai Hia, until rejoining the TransFlores near Nebe. Grade C on the costal eroded road / track. 3 nights @Lena Guesthouse (booked ahead as it fills up quickly, but we prefered its neighbour Sunset Beach Guesthouse)
D15 : Snorkeling trip organised by Lena Guesthouse (200k per head excluding NP fees and lunch)). The drop-off near Pulau Babi is a very nice spot.
D16 : scooter day trip around the Egon Range (too lazy to hike it…), through nice Sikka villages (route : Watublapi, Umauta, Bola, pantai Doreng, Nakatoli, foot of Gn Egon, Air panas Blidit). The track from Natakoli to the foot of Gn Egon is very steep, damaged and wet (with moss) ; I would recommend not to attempt that in case of bad weather.
D17 : Waiterang – Moni (130km, 3h30, transflores grade A/B) via Pantai Koka (refused to pay the mafia entry fee…) and Jopu (some rumah Adat Lio). Stopped at Museum Bikon Blewut, south of Maumere. Very nice artefacts (especially wooden statues from Papuan, great ikat collection) although very disorganized and sadly non-visited (hence masterpieces fall into oblivion). 2 Nights @Liahz Lodge (150k for fan room, basic bathroom… but right next to Air Panas Liasembe (free, no closing time) !!!).
D18 : Sunrise from Kelimutu with a nice weather (stayed until 8.30am). I don’t know if the sunrise is really worth it (lot of people ascending and watching the sunrise – a lot but nothing compared to e.g. Gn Bromo), nearly everyone going down around 7am, then there is virtually nobody. Trip (20km one way, good road B) to Kampung Adat Nggela (Lio). Although the village is habited and mostly out of the beaten path, I have mixed fillings due to the fact that most ladies (some are pushy) try to sell you (bad) pieces of ikat.
D19 : Moni – Ende via Detusoko paddy fields, Kampung Adat Saga (Lio) and Puncak Ndona ; 75km 2h30. We really liked Saga (nice setting on the mountain, friendly villagers, no selling, mix between traditional and more modern houses in that lively village). Sunset from Bukit Raja, on the peninsula with a 360 view on Gn Iya, Gn Meja Kota Ende and the mountains behind. Note : at the end of the road (search for Gunung Meja Tourist Info Center), there is a (sand) track leading to the path. 1/ only intend the track if you have off road driving experience ; 2/ dont trust the walking time stated by Maps.me. Took us 45mins on a steady pace to reach the summit. Night @Hoja Homestay, 300k for a comfortable AC room with bathroom.
D20 : Ende – Bajawa, via Air Panas Mengeruda ; grade A, 120km, 3 hours. Note : don’t plan to short in Mengeruda (Soa), very easy to spend a half day there, especially if playing with local kids. Stay @Cinnamon GH, 250k for double with fan and hot shower (cheaper options with shared hot shower availlable).
D21 : First day in Bajawa : Watu Nari Wowo (Avatar Hill, sic…), Kampung Adat Ngada Tololela & Gurusina (very very friendly people, complementary views of Gn Inerie & Wolo Deru). Sunset from Puncak Manulalu (well… Heaven’s door Bar & Restaurant)
D22 : Second day in Bajawa : Kampung Adat Ngio (hardly visited, best view on Gn Inerie), Air Panas Malanage, Kampung Adat Bena (the most visited Ngada village (after Bela ?) in the area, we went there at the end of the afternoon to avoid tours, early morning would be fine too), and Gunung Wolobobo for a terrific sunset
D23 : returned to Gunung Wolobobo for sunrise with Gn Ebulobo in the distance (search for a track on the eastern slope, near the communication antenna). You can circuit the rim to the usual viewpoint (westside, sunset spot), the path is easy to find. Then took again the road to Aimere, visiting Kampung Adat Belaraghi enroute (the setting is maybe less rewarding than all the previous villages). 56km ; 1h30. The road to Belaraghi is fine, except the final part.
D24 : Aimere – Ruteng (105km, 3h30). Nice detour by the paddy fields of Wodo (southwest of Golo Loni) of Sunset from Golo Curu (nice encounters with locals). Night @Tange GH, 130k for room with outside (private) bathroom, no breakfast.
D25 : Surroundings of Ruteng (paddy fields north and east of ruteng ; Maps.me has funny tracks starting from Kenda), and the rather pleasant city itself (pasar, churches, lapangan). We finally skipped Liang Bua.
D26 : Ruteng - Labuan Bajo (130km, 3h30). No visits of the waterfalls close to the TransFlores (entry fee (with bule prices) + mandatory guide etc…). Sunset from Bukit Hercadi with very few locals (Bukit Sylvia & Bukit Amelia, just south, were packed). 2 nights @Wellamas Homestay, away from the harbour and its advantages/disadvantages. 230k for comfortable AC room with hot shower.
D27 : New road to Golo Mori Convention Center (another big money well spent…), with nice views on the strait separating Flores from Pulau Rinca. Some empty beaches (e.g. Pantai Pasir Pajang ; we were there on a weekday perhaps frequented by people from LBajo only). 30km (40 mins) one way, perhaps the fastest road of Flores…
D28 : Morning on the peninsula north of Labuan Bajo before taking a flight to Jakarta in the afternoon. On Google maps, the asphalt road only goes to Teras Langit ; it now (august 2026) continues to Puncak Basok and is still in progress towards the eastern part of the peninsula. On the way back, two other nice Bukit where you can enjoy nice views on the bay (and the resorts…) : Bukit Lontar & Bukit Beta. Note : we only found one public (and nice and quiet) beach in the area ; tagged as Sunset Point Beach on Gmaps. All the rest was closed by fences ; they are privately owned (although the Indonesian consitution grants the coastline as public space).
We're a family of five: one dad, one mom, and three kids aged 10, 15, and 18.
Before diving into each stop in more detail, here are a few general thoughts:
We wanted to sample a bit of everything Japan has to offer in terms of landscapes, accommodation, and transport. We were after walks, temples, restaurants, shopping, and some downtime—but no "all-inclusive experiences" or museums for this first visit.
Three medium-sized (60x42x25) canvas suitcases, plus a duffel bag and a few small backpacks. 23 kg in the hold on the way out, 60 kg on the way back. 36 kg of shopping, without even trying. I think this is the maximum suitcase size if you don’t want to stress on the Shinkansen: they fit easily in the overhead racks.
Round-trip with Cathay Pacific, layover in Hong Kong: no need to collect luggage in Hong Kong—we checked it in at departure and picked it up in Tokyo, and the same on the way back (checked in Osaka, picked up at our final destination). This let us explore Hong Kong without worrying about our bags. Food and entertainment were pretty good—meals included a little Häagen-Dazs on each flight, and the entertainment had way more Asian cinema than you’d find on a Western airline, which was a nice way to see how much weight Western culture carries in Asia.
The original plan was to fly directly from Ishigaki to Hong Kong, but due to Typhoon Dolphin, we had to cancel the Ishigaki leg. Cathay didn’t bat an eye about swapping the Ishigaki-HK flight for an Osaka-HK one, even though it was twice as long.
We were a bit too attached to the idea of ending the trip with some beach time and replaced Ishigaki with Shirahama. It was a mistake—we should’ve visited Hiroshima or spent a little more time in Tokyo instead.
Last February, I made a trip using "public transport" from France to southern Senegal via Spain, Morocco, Western Sahara, and Mauritania.
It’s a journey of about 5,000 km, where I took trains (as far as Marrakech), ferries (to cross Gibraltar and then to reach Casamance from Dakar), and mostly buses on the long desert straightaways. I hadn’t planned any stops in advance or booked any hotels, except for the very first train to Spain, which left plenty of room for the unexpected.
Why travel by land and sea? In recent years, flight-free travel has been gaining popularity. On social media, posts explaining how to cross Europe by train as quickly as possible go viral. Traveling without flying—and making sure people know about it—has become a great way to earn a badge of eco-responsibility: an essential totem for anyone wanting to prove both their dedication to the ecological cause and the wisdom of slow travel.
I haven’t flown in years, and this journey to West Africa could easily be filed under "responsible travel." But it wouldn’t be honest to say that: in reality, it wasn’t really my aversion to flying that motivated this long trek. I see overland travel primarily as a way to experience the world’s geography at a grounded, earthly pace—the pace of the locals. Besides, I’ll be flying back, which disqualifies any claim to being a model of sustainability.
So no eco-badge, and no adventurer’s badge either: you won’t find any heroic tales of camel rides in lost lands or mineral train wagons in this account (popular with influencers, the Mauritania iron ore train now attracts tourists from all over the world, turning "the experience" into something you "have to do at least once in your life"). This five-part story, written on the road, has no other ambition than to recount a journey through places and people, and to share the thoughts they inspire in me. As simply and, I hope, as humbly as possible.
I’m posting the episodes here, which you can also find on my blog (with more photos) at the following links:
Episode 1: Spain, from Avignon to Algeciras
Episode 2: Morocco, from Tangier to Tarfaya
Episode 3: Western Sahara, from Tarfaya to Guerguerat
Episode 4: Mauritania, from Guerguerat to Nouakchott
Episode 5: Senegal, from Rosso to Saloulou
To help those who might want to make the same trip, I’ve also put together a summary of the route with recommendations—you can read it at the end of the story and on the blog:
From France to Senegal Without Flying: Route and Itinerary Recommendations
Hello and welcome aboard this new travel journal!
We’re heading off to Ireland together—a country I’ve wanted to explore for a very long time.
The moment has finally arrived.
We’ll be traveling as a family—my wife, my husband, and our 7-year-old daughter.
Here’s our itinerary:
24/07: Flight from Marseille to Dublin, overnight in Dublin
25/07: Dublin, overnight in Dublin
26/07: Dublin, overnight in Dublin
27/07: Pick up rental car, drive to Dingle, overnight near Tralee on the peninsula
28/07: Visit the Ring of Kerry
29/07: Adare, Bunratty Castle, Galway, overnight in Outheragh, near Galway
30/07: Cliffs of Moher, overnight in Outheragh
31/07: Connemara, overnight in Outheragh
01/08: Drive to Sligo via Westport and Downpatrick Head, overnight in Sligo
02/08: Slieve League, Silver Strand Beach, Glencolmcille, overnight in Sligo
03/08: Drive to Derry via Glenveagh National Park, overnight in Derry
04/08: Giant’s Causeway, Dunluce Castle, Portrush, Derry, overnight in Derry
05/08: Drive to Belfast, visit Belfast, overnight in Lisburn (Belfast suburbs)
06/08: Game of Thrones filming locations: Dark Hedges, Carrick-a-Rede, Ballintoy, etc., overnight in Lisburn
07/08: Drive to the Wicklow Mountains, visit Wicklow Mountains National Park, overnight in Blessington
08/08: Drive back to Dublin and return to Marseille.
Cost breakdown:
Flights:
Outbound flights with KLM via Amsterdam for 3: 175 € + 40,000 Flying Blue miles (so essentially a free ticket)
Return flight with Aer Lingus for 3: 489 €
Rental car:
10 days booked with Enterprise via Carigami: 443 € including zero-excess insurance.
Accommodation:
Dublin: 3 nights at Maldron Hotel New Cross: 394 €
Tralee: 2 nights in a caravan (Ocean Trail Oasis): 292 €
Outheragh: 3 nights Airbnb, family room with private bathroom: 430 €
Sligo: 2 nights at Clayton Hotel: 456 €
Derry: 2 nights at Belfray Inn: 255 €
Lisburn: 2 nights at Temple Golf Club: 232 €
Blessington: 1 night at Baltyboys Lodges B&B: 158 €
That brings our total to 3,325 € for three.
On the ground, visits, fuel, and food cost around 2,500 €.
So this was quite an expensive trip.
A few price examples:
1 liter of unleaded fuel: 1.89 €
3-day pass in Dublin: 18 €
1 scoop of ice cream: 5 to 6.5 €
Castle visit: 15 € per person
A coffee: 3-4 €
A glass of wine at a restaurant: 8-10 €
A half-pint of Guinness: 7-12 €
Now, here’s the day-by-day account of our adventure in Ireland:
Our decision is our decision. And it’s firm and final. Next winter, our plane will spread its great wings toward the island of Ceylon! "Wait a minute... Ceylon... Ceylon... that name rings a bell, but I can’t quite place it on the globe Grandma gave me for Christmas! Ceylon... Oh right, I’ve got it: Ceylon is the name of my tea!" Exactly. But the name on your pretty tea box is also the one used until 1972 for this island nation, a speck on the Indian Ocean at the southern tip of the Indian subcontinent: Sri Lanka!
For this new adventure, I’m exceptionally leaving my Flo behind, cowardly replaced by a double dose of testosterone. To write the book of this journey with me, I’m bringing along my brother, who’s used to this kind of thing, and... a guest star: My model of resilience. My dad! All aboard! Or rather, all aboard our tuk-tuk! Yes, you read that right: A real tuk-tuk, a little colorful rolling box that putters along at two miles an hour. The idea? Well, Sri Lanka and its winding roads overlooking the vastness of lush nature are tailor-made for this kind of vehicle. And since it’s one of only two countries in the world that allow foreigners to rent and drive these mini speedsters, we’ll be crisscrossing the island in our two-square-meter rolling box. Plus, adopting this mode of transport is a surefire way to connect directly with the locals, who’ll surely be curious to see a foreigner driving their iconic vehicle. Not to mention the... let’s say... spicy anecdotes it might generate. I mean, heading into a subtropical zone with my jet-black dad and his unpredictable digestive flora while deliberately choosing the tuk-tuk as our *only* means of transport? That’s the winning combo for an unforgettable adventure! "More seriously, Dad, Sullivan, I’m already loving the idea of living this adventure together, the three of us—brothers and father..."
So, does the intro to this new adventure get your salivary glands going? Yes? Too bad. Because unfortunately, the program handed out by the lady at the entrance has been slightly... let’s say *crumpled*. Some might even say "scrunched up and nearly tossed in the trash." First, six days ago, as the countdown echoed in us like a call to adventure, Cyclone Ditwah grabbed Sri Lanka, played with it like a rag doll, and left it battered on the ground. The toll is devastating: over a thousand dead, thousands of homes wiped out by relentless rains, roads and railways swallowed by massive mudslides. A country wounded once again, after the civil war, the 2004 tsunami, and the post-Covid economic crisis.
But as if this weather disaster wasn’t enough to shake our unbreakable adventurer spirit, fate decided to mess with us further by cutting our trio down to two. The victim? My brother, violently turned away because of a simple date on his passport that didn’t match the border officials’ expectations. Return to sender!
So now it’s just the two of us allowed to board the Qatar Airways Airbus A380 for this trip. If he were here, Denis Brognart would say, "And in the end, only one remains!" Except I know you’ll be with us, following our adventures! Right?
Hello everyone, I’m happy to welcome you to this new travel journal.
We’re heading to Costa Rica together—a Central American destination that dreams are made of for many French travelers and attracts crowds from France.
It was the country’s wild nature and safety that convinced us to go, since we’re traveling with our 7-year-old little one.
We didn’t have much vacation time in February 2026 (only 12 days), so we optimized as much as possible.
Here’s the itinerary:
Wednesday, February 11: Flight from Marseille to San Jose via Paris and Atlanta
Thursday, February 12: Pick up the car, drive to Poas Volcano, visit La Paz Waterfall Gardens
Friday, February 13: Poas Volcano and drive to Manuel Antonio
Saturday, February 14: Manuel Antonio National Park
Sunday, February 15: Nauyaca Waterfall and Playa Linda
Monday, February 16: Drive to Monte Verde and Santa Elena Reserve
Tuesday, February 17: El Tigre Waterfall Reserve and Treetopia Park
Wednesday, February 18: Monte Verde Reserve with a guide and drive to La Fortuna
Thursday, February 19: Sloth guided tour, Observatory Lodge Park
Friday, February 20: Arenal Volcano National Park, Termalistas del Arenal hot springs, and night tour
Saturday, February 21: Return to San Jose, flight to Paris via Atlanta
Sunday, February 22: Arrival in Paris and flight to Marseille.
That gives us a solid 9 days in the country.
Budget breakdown:
Costa Rica is an expensive country, but no more so than France. However, almost all hikes and waterfalls are paid entry, which can really add up.
For meals, sodas (6–10 €) are cheaper than restaurants (10–20 € per dish).
Flights:
We chose Delta Airlines for the price: Marseille to San Jose was 740 € per person (modifiable, with checked baggage and seat selection included).
Other direct flights from Europe were priced between 1200 € and 1600 € with more restrictive conditions.
That’s 2220 € for the family.
Accommodations:
Alajuela, first night: 139 € (1 night) at Rodeo Estancia Boutique Hotel, with personalized airport pickup, transfer to the hotel, and a briefing from Vert Costa Rica agency the next day.
Poas: 66 € (1 night) at Cabañas Tierra Fértil (entire apartment).
Manuel Antonio: 394 € (3 nights) at La Palapa Ecolodge (hotel in the jungle).
Monte Verde: Chalet Aloha Monteverde Cloud Forest (2 bedrooms): 125 € (2 nights).
La Fortuna: Arenal Dream Garden (1 bedroom): 217 € (3 nights).
Total: 941 €.
Car rental:
I went through Vert Costa Rica agency (Vincent is a French expat who set up the agency in Costa Rica and makes great YouTube videos with useful tips).
I rented a 4x4 that was delivered to the hotel the day after arrival and returned at the airport before the flight. The total was 772 €, including full insurance (zero deductible), a child seat, and a phone with a Costa Rican SIM and WhatsApp. The rental company was Poas Rent a Car. The vehicle was well-maintained—no complaints.
Gas: 100 € for the whole trip (3 fill-ups).
Activities:
To get discounts, I bought the pass offered by Vincent, which paid for itself after just one activity. It cost me 30 € (promo since I rented the car through him).
Prices are for 3 people. I’ve added stars to rate them:
La Paz Waterfall Gardens ****: 112 €
Poas Volcano National Park *: 33 €
Manuel Antonio National Park ****: 35 €
Nauyaca Waterfall ***: 25 €
Santa Elena Reserve **: 45 €
El Tigre Waterfall Reserve ****: 141 € (with meal)
Treetopia (ziplining, suspension bridges) **: 250 €
Guided tour of Monte Verde Reserve ***: 113 €
Sloth guided tour (with breakfast) ***: 115 €
Arenal Observatory Lodge (with meal) ****: 102 €
Arenal Volcano National Park *: 34 €
Termalistas del Arenal ****: 20 €
Night tour ***: 116 €
Total: 1171 €.
Meals: 600 €
My favorite restaurants:
Poas: Food court Mercaditas in Fraijanes
Manuel Antonio (near La Palapa): La Langosta and also El Patio
Near Nauyaca Waterfall: Ricar2 el Avión
Between Manuel Antonio and Monte Verde: Soda D’Calle
Santa Elena: HG’s Food
Guadalupe (between Monte Verde and La Fortuna): Soda Río Piedras
Arenal Observatory Lodge restaurant
Arenal Oasis Ecolodge restaurant
Other expenses: 300 € (groceries for breakfast, drinks, ice cream, souvenirs, etc.)
Total overall: 6065 € (about 2020 € per person).
Now, here’s the day-by-day account of this beautiful trip.