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Pattaya - Hua Hin en ferry English translation pending
by Lacrado · 2013-01-21 · 16 replies
Bonjour,

J'ai entendu des rumeurs comme quoi il y aurait un ferry qui relirait Pattaya à Hua Hin.

Est-ce que quelqu'un est au courant ?

Merci
Optimisation avion et parcours Namibie-Bostwana English translation pending
by Bastien08 · 2013-01-20 · 49 replies
Bonjour à tous,

J'aimerais planifier un voyage en namibie/bostwana. Depuis que j'ai vu les images de Nicolas Hulot au dessus de l'Okavango. Ça me fait rêver de partir en 4*4 dans ces régions là.

Je n'ai pas encore défini le parcours mais j'aimerais avoir vos avis pour optimiser les billets d'avion. Le voyage serait entre le 22/09 et le 13/10 + ou - 1 jours.

J1: Arrivée à Windhoek, on prend le 4*4 camping puis pour la Namibie: on ferait Sesriem, Sossuvlei, Walvis bay, Swakopmund, CapeCross, Spitzkoppe, Skeleton Coast- Purros, Etosha, Tsumkwe, Chobe, Maun, Victoria Falls et....le retour?!!!

Est ce jouable sans les détails?

C'est sur le retour que je me pose des questions, est ce qu'il faut mieux en terme de budget/perte de temps: - Refaire la route de Maun à Windhoek pour laisser le 4*4 ou on l'a pris; - Laisser le 4*4 à Kasane ou Maun ou Victoria Falls (lequel est le mieux? et repartir en avion de là) - Autres solutions : Paris Whindhoek - Johanesbourg Paris pour 800 euros mais ca veut dire prendre un 4*4 à Whindhoek et le laisser à Johanesbourg ou autres solutions que vous auriez?

Quels sont vos avis?

En tout cas j'ai parcouru quelques sujets de discussion et j'en salive déjà.

Pour le prix d'avion multidestination, j'ai des Paris - Whindhoek, Maun/Victoria falls - Paris pour un peu moins de 1000 euros.

J'ai malheureusement un vilain défaut à force de voyage (australie, argentine, pérou, bolivie, mexique), j'ai tendance à vouloir trop en voir d'un coup... Mais bon, quand je vois le budget qu'un tel voyage peut couter, je pense pas y retourner de sitôt....

Merci pour vos idées puis après on passera aux détails du road trip :)

Bastien
Adresses sympathiques en France et en Europe? English translation pending
by Tyfanny · 2013-01-18 · 6 replies
Bonjour ! 😉 voilà j'aime le voyage "utile", j'aime beaucoup le secteur de l'écologie et du développement mais encore plus les personnes qui souhaitent vivre en accord avec leur personnalité et leurs rêves et qui vivent "différemment" j'aimerais entreprendre un voyage en France et en Europe, auriez-vous des adresses sympa de lieux de communauté ou d'éco-lieux ? merci d'avance ! 🤪
Voyage de Noces en Australie au Printemps 2013! English translation pending
by Karinochka · 2013-01-17 · 14 replies
Bonjour à tous,

Ce forum est une mine d'informations, un grand merci! Cela fait fort longtemps que je n'y étais pas venue, par manque temps... Je m'apprête maintenant à réaliser un rêve: partir en Australie et y faire mon voyage de noces! Je me suis mariée en mai dernier et après avoir longuement réfléchi à la destination de notre voyage, nous nous sommes décidés pour l'Australie. Effectivement, c'est loin, c'est cher mais nous avons avec mon mari toujours voulu y aller un jour, donc c'est l'occasion rêvée! Bien sûr, c'est un voyage de noces donc nous voulons que ce soit un voyage exceptionnel et même si l'Australie représente 14 fois la France, nous souhaiterions en voir le maximum dans le timing qui nous est alloué, en profitant de chaque stop sans que ce soit trop au pas de course et puis nous poser un peu à la fin de notre périple avant le retour difficile en France! Nous envisageons ce voyage très prochainement (au Printemps - 3 semaines entre fin mars et mi avril - 20 nuits d'hébergement au total) aussi, nous devons nous décider sur l'itinéraire dans les jours qui viennent pour bloquer vols et hébergements avec une agence spécialisée (Australie - voyage à la carte). J'aurai grand besoin de vos conseils avisés, voici les étapes:

- Vol Paris- Singapour (1nuit): nous prévoyons de visiter Singapour sur une journée avant de reprendre un vol pour Sydney dans la soirée, - Vol Singapour - Sydney (4 nuits): visite de Sydney, nous envisageons bien sûr la croisière sur la baie, la visite de l'Opéra et pourquoi pas un dîner dans un restaurant avec vue panoramique - on nous a conseillé une journée d'excursion sur les Blue Mountain. - Vol Sydney-Melbourne-Adelaide: une voiture sera louée à l'aéroport. Ca se corse. Certaines agences nous disent que nous avons le temps de faire Melbourne et/ou la Great Ocean Road, d'autres nous disent que ce n'est pas possible et que nous devons nous rendre directement à Adelaide pour embarquer notre voiture sur le Ferry et aller sur Kangaroo Island (1 ou 2 nuits?) - Kangaroo-Adelaide (1 nuit) - Vol Adelaide-Alice Springs ou Ayers Rock (les 2 sont proposés, vaut-il mieux commencer par Alice Springs ou Ayers Rock? 1 nuit à Alice Springs - Alice Springs-Kings Canyon: Location de voiture et route vers les West MacDonnell Ranges puis Kings Canyon. 1 nuit - Kings Canyon-Ayers Rock: ballade sur Kings Canyon et route pour Ayers Rock. 1 nuit - Vol Ayers Rock - Cairns - survol de l'Uluru + 1 nuit à Cairns Ici, ça se complique un peu, on me propose de séjourner sur Fitzroy Island ou Green Island ou Palm Cove ou bien Port Douglas (2 à 4 nuits): nous serons vers le 6 avril (donc sans doute la fin des pluies?) - nous souhaiterions pouvoir nous reposer un peu mais profiter tout de même de ballades, croisière sur la barrière de corail, baignades (quid des croco de mer, requins et méduses mortelles?). - Cairns-Brisbane (2 nuits): nous avons des copains sur place et il serait dommage d'être "dans le coin" sans les voir!

Au maximum on serait sur 18 nuits ce qui nous laisse 2 nuits possibles quelque part. Nous conseillez-vous de réduire le nombre de nuitées sur Sydney ou 4 nuits sont parfaites? Pouvons nous envisager Mebourne? Et/ou la Great Ocean Road ou bien risquons nous d'être trop fatigués? Dans le désert, certaines agences nous préconisent de louer un 4x4, d'autres nous disent que c'est inutile car plus cher. Qu'en est-il exactement? Certains envisagent également de prévoir 1 nuit à Glen Helen. Qu'en pensez-vous? Pour ce qui est du Queensland, que nous conseillez-vous? - Séjourner sur Cairns qui n'a pas l'air d'avoir grand charme mais permettrait de rayonner davantage (et dans ce cas louer une voiture pour 1 ou 2 jours?) - Prévoir 1 ou 2 nuits sur une ile pour le côté Lune de Miel? - Nous conseillez-vous de descendre plus bas vers Fraser Island, Whitsundays ou pas? D'après ce que semblent dire des australiens, il semble que pour la Grande barrière, plus nous sommes au Nord, plus c'est beau.

J'avoue que nous sommes un peu perdus et souhaiterions faire les meilleurs choix. Ce voyage représente un budget collossal pour nous et nous ne voudrions pas nous tromper! Pour tout ce qui est croisière et autre, vaut-il mieux réserver de France ou sur place? La vie semble également très cher, les hébergements sont bien souvent proposés en logement seul, la formule petit déjeuner n'est pas standard! Combien faut il prévoir de budget pour un bon petit déjeuner? Et quel budget pour les repas/jour/personne?

Un grand merci d'avance pour vos conseils et tous les bons plans que vous pourrez partager🙂
Croisière Costa "Trésor des Caraïbes" English translation pending
by Aurdens · 2013-01-16 · 4 replies
Bonjour,

Je reviens de la croisière "Perle des Antilles" sur le Costa Luminosa. La croisière nous a tellement plu, qu'à peine arrivés chez nous, mon mari et moi avons feuilleté la catalogue pour déjà rêver à notre prochaine destination !😉 Dans le catalogue 2012, nous avons repéré "Trésor des Caraïbes", dont l'itinéraire nous convient tout à fait. Sauf qu'en regardant le catalogue 2013 et les croisières prévues (sur internet) pour 2014, cette croisière n'est plus. Pour les habitués de Costa, savez-vous si les croisières reviennent d'une année sur l'autre ou tous les 2 ou 3 ans ? Car les autres itinéraires ne sont pas super (en tout cas pour le sud Caraïbe). D'avance merci de vos réponses.

Aurore
Retour de trois semaines en Birmanie (décembre 2012) English translation pending
by Tomdomi · 2013-01-16 · 3 replies
Bonjour à tous les amateurs de la Birmanie Ma femme et moi rentrons de 3 semaines en Birmanie (du 10 au 31/12/2012). Je vous donne notre âge (55 ans), pour vous dire simplement que les routards sont vivaces. Le pays est une merveille. On prend des paysage et des sites plein la vue, en croyant traverser un rêve. Nous n'avons pas refait le monde, et suivi simplement le parcourt "habituel" Yangoon Mandalay (en avion) Mandalay Bagan (en bateau), Bagan Heho (en avion), Heho Yangoon en avion, Yangoon Moulmein Moulmein Hpa An en car, Hpa an Yangoon en car. aucun problème de transports. Je recommande particulièrement un arrêt de 3 jours à Hpa An, ignoré des guides touristiques, mais qui mérite beaucoup mieux. Nous avons fait l'impasse sur le rocher d'or à Moulmein, pour mieux découvrir les paysages de Hpa An et sortir un peu des visites de pagodes. Il fait bons s'y promener et découvrir les rizières verdoyantes. cela nous rappelle un peu le Laos que nous avions adoré. ATTENTION: le pays est en situation d'anarchie économique; les hôteliers, les commerçants, les taxis, font la loi et leurs prix. Cela change du jour au lendemain. Un conseil, le voyage en routard est compliqué, mieux vaut réserver les hôtels. Les Guest Houses minables et insalubres proposent des prix complètement fous. Pourtant nous ne sommes pas difficiles. Et nous avons vu des touristes sans chambres pour la nuit, dormir par terre, pour 10$ !!!! Une douche commune pour 10 chambres. A ce propos, je déconseille la Guest de Moulmein "recommandée" chaudement par Lonely et le Routard, "La Beeze". Le patron est un véritable voleur, qui a organisé sur la ville un monopole (guides, taxis, motos, excursions, bateau....); les chambres sont insalubres. Avec d'autres touristes nous allons écrires aux 2 Guides.

Un paquet de gâteaux secs, fait le même prix qu'une course en taxi !!! Les chauffeurs se régalent. Nous avions parfois l'impression d'être pris en otages. Prenez des Dollars (neufs, sans pliures, non tachés...), pas d'euros, et en coupures de 100 ou 50 $. Les distributeurs ne sont pas encore généralisés. Pour 3 semaines nous avons dépensé 3 500 euros tout compris (avec 3 vols intérieurs) et sans compter le vol Paris Yangoon. 371 euros d'achat, 1090 euros de transport (taxi, bus, car, location vélo, vols intérieurs, moto). Allez y, vous ne le regretterez pas, mais soyez vigilant avec votre budget, et les hôteliers. bon voyage
Traversée des Pyrénées à vélo mi-avril et ouverture des cols... English translation pending
by Tof74 · 2013-01-16 · 4 replies
Bonjour a tous !

J'aimerais faire la traversée des Pyrénées de Bayonne a Collioure en passant par les grands cols qui me font réver depuis toujours.

Etant limité en temps, je suis obligé de me rendre directement sur la cote atlantique pour ensuite remonter jusqu'à la maison en vélo.

Le truc , c'est que je profite d'un covoiturage providentiel et que je ne peux pas laisser passer, vu la galere pour se rendre sur la cote atlantique en train depuis la haute savoie... Seulement la date de départ est prévue pour le 17 avril prochain. J'aurais donc voulu savoir si les cols les plus hauts ont des chances d'etre ouverts a cette époque.

Je sais qu'il n'est pas évident de prévoir la quantité de neige qu'on peut trouver au printemps mais je me dis que parfois la DDE se donne une date butoire pour ouvrir en etant certain qu'il ne sera pas nécessaire d'y revenir apres coup.Donc la date d'ouverture officielle n'est pas toujours en phase avec la réalité(surtout pour passer a vélo)

Donc si quelqu'un connait bien le coin, je suis preneur...

Merci d'avance !
Quatre mois et demi en Asie du Sud-Est + Australie + Nouvelle-Zélande English translation pending
by Kanju3224 · 2013-01-15 · 56 replies
Bonjour à tous,

à J-1an d'un break de 4 mois et demi, Nous sollicitons votre aide dans la préparation de notre voyage. Nous sommes (Julie & Julien), un couple âgés de 26 à 29 ans.

En cette fin d'année, nous avons demandé respectivement à nos patrons un congés sans soldes de 4 mois et demi, pour réaliser un rêve de gamin, celui de partir à l'aventure et vivre un voyage inoubliable autour du monde.

Nous souhaitons partir 4 mois et demi pour plusieurs raisons : 1) pour des raisons budgétaires. 2) parce qu'1an, c'était très long, et je pense qu'un manque s'installe. 3) Parce que nos patrons nous auraient dis "NON".

Nous avons fixer à peu pres les dates.

Du 7 Février au 26 Juin 2014 soit exactement 140 Jours.

Nous souhaiterions visiter l’Asie du sud-est et l’Océanie à savoir dans le désordre :

- Thaïlande - Laos - Cambodge - Birmanie - Indonésie - Australie - Nouvelle-Zélande

Voici mes questions :

1) Comment répartiriez vous les 140 Jours ? 2) Dans quel ordre en fonction de saison ? 3) Doit-on éliminer un pays d’Asie pour être plus tranquille ? 4) Les pays incontournable à ne pas louper ?

Merci d'avance pour vos retours d'expériences, je vous tiendrai au courant de l'évolution de notre projet.

D'ailleurs si vous avez des conseils sur les billets d'avions, les agences que vous avez choisi, n'hésitez pas.

à Bientôt,

Les ju's
Contact avec les éléphants dans la région de Chang Mai English translation pending
by Syljeanlemo · 2013-01-13 · 9 replies
4 jours dans la région de Chang Mai, nous souhaiterions pouvoir approcher les éléphants, sans tomber dans l’attrape touriste. (ex, l'école de dressage sur chang mai) car peut de contact avec l'animal d'après leur site. J'en ai vu un sur Pai avec ballade mais aussi baignade avec l'éléphant donc un réel contact. Connaissez vous d'autres plans .???? merci pour nos enfants .
Récit de voyage - Botswana / Namibie - mai 2011 English translation pending
by Tei · 2013-01-13 · 39 replies
Récit de voyage - Botswana / Namibie - mai 2011

Mieux vaut tard que jamais 😊



Carole, 35 ans, et Matei, 40 ans. Notre premier voyage en Namibie date de mars 2009. Deux semaines et demie de pur bonheur. Le Damaraland, Sossusvlei et le NamibRand.

Une année plus tard, à la même période, on a commencé à rêver toutes les nuits de Namibie : le pays nous manquait, il fallait qu’on y retourne. Et avec le Botswana cette fois-ci.

On avait très envie de repartir à la même période, qui nous avait plu pour plusieurs raisons : la végétation verte et haute, l’eau dans les lits de rivières, très peu de monde (souvent nous étions seuls dans les lodges, aux petits soins), une température très agréable nuit et jour, et la découverte des animaux par surprise, au détour d’un buisson ou d’une dune. La basse saison présentait aussi l’avantage de pouvoir improviser sur place, décider du jour au lendemain l’itinéraire et la prochaine étape, à des prix inférieurs à la haute saison.

Mais pour diverses raisons, nous avons du décaler le voyage au mois de mai. Ce qui s’est avéré un coup de chance, car les pluies ont été très tardives et nous sommes arrivés peu après les dernières gouttes. Des connaissances qui étaient dans le Kalahari quinze jours avant nous, ont passé une semaine sous l’eau avec toutes les complications au niveau de l’état des pistes.

Le premier voyage s’était fait de guesthouse en lodge, ne connaissant pas du tout l’Afrique, nous n’étions pas rassurés à l’idée de camper au milieu des bêtes sauvages, grosses comme petites.

Cette fois-ci, ce serait mixte, moitié camping et bivouac, moitié lodge et guesthouse. Et donc la célèbre tente sur le toit, si pratique (et gardant un peu de distance avec les bêtes : ). On l’a trouvée cependant aussi très peu confortable, et notre sommeil s’en est ressenti : lorsque l’un bouge, toute la voiture bouge, et du coup l’autre aussi : ) Et de plus on est assez à l’étroit. Au final des nuits pas très reposantes, et une conviction : la prochaine fois, c’est tente au sol, sans hésitation!

Nous sommes donc partis dimanche 8 mai 2011, pour un mois de voyage entre le Botswana et la Namibie : Victoria Falls, Chobe, Savuti, Moremi, Magkadigkadi, Okavango, Damaraland, Kaokoland.

Les carnets de voyage d’autres membres du forum, notamment celui de Pierre77 qui nous a précédé sur un itinéraire quasiment identique, nous ont été précieux, un grand merci!

Lundi 9 mai - jour 1 Victoria Falls Après une escale à Francfort, et une autre à Johannesburg, nous atterrissons à Victoria Falls. Le vol entre Francfort et Johannesburg n’étant pas complet, on a pu avoir des sièges avec de la place pour les jambes. Une chance, dont on a bien profité! Une fois les formalités de visa accomplies (en euros ou en USD, mais ce n’est pas le même comptoir, donc on a fait deux fois la queue : ), un transfert nous attend pour nous emmener à la guesthouse Amadeus. En chemin nous déposons un couple au Vic Falls Safari Lodge, et premier contact avec la nature : le lodge est très beau, tout en bois, et en traversant le lobby pour aller sur la terrasse, on a une vue plongeante sur la savane, un beau point d’eau, et ... 4 éléphants, qui barbotent à quelque distance... Ca nous avait manqué, et nous sommes toujours aussi impressionnés.



La guesthouse Amadeus est simple, confortable, nous sommes les seuls, et peu de temps après on nous emmène faire un sunset cruise sur le Zambèze. Le soleil est orange, le GinTo bienvenu, on voit quelques hippos entre les rires tonitruants des canadiens qui nous accompagnent. Pas mécontents de retourner au calme, on mange un morceau et se couche à 20h.

Mardi 10 mai - jour 2 Victoria Falls > Kasane Départ tôt pour voir les chutes. A cette période on ne voit pas grand chose, le débit est tel qu’il y a un immense nuage de vapeur qui recouvre le tout. Par moments on découvre des bouts, et à d’autres c’est une vraie pluie tropicale («spray and mist») qui s’abat sur nos pèlerines. La faille est impressionnante, la forêt vierge inattendue, le volume d’eau ahurissant. C’est spectaculaire, sans être inoubliable.

La seule photo où on voit autre chose que de la vapeur d'eau...

Retour à la guesthouse, on remarque des troncs arrachés en pleine ville : les éléphants sont passés au cours de la nuit. Bagages faits, nous embarquons dans le minibus qui nous emmène à Kasane, au Botswana. Lors de la réservation de la voiture, on a opté pour la variante transfert entre Victoria Falls / Zimbabwe et Kasane / Botswana, qui s’avérait moins chère (12 €/p) et moins compliquée (taxes, formalités de douane) que de récupérer la voiture à Vic Falls et la faire retraverser la frontière. Personne à la douane, hormis des camions de transport de minerais (cuivre, cobalt) en provenance de RDC, en 10 mn c’est fait. On arrive au Chobe Safari Lodge, où nous attend Rex, de chez McKenzie 4x4, et notre Defender 130 Diesel. Nous faisons le tour en 2 heures et demie, on vérifie chaque pièce, et en particulier le téléphone satellite et le GPS. Bonne nouvelle, le téléphone satellite ainsi que les appels d’urgence sont offerts. Mauvaise nouvelle, ils ont oublié les «sand ladders». Une bière au bord de la Chobe river, on paye le solde de la voiture en cash. Au final, le Defender de McKenzie aura coûté, pour 11 jours, 1‘800 € (contre une offre de 2‘420 € pour le Land Cruiser de SelfDriveAdventures et 2‘050 € pour le Hilux basique 2.5L de Asco). On mange au buffet le soir, pas dément, entourés de russes et d’américains. Vivement le départ demain.

Mercredi 11 mai - jour 3 Kasane > Ihaha Chobe On se lève à l’aube pour un tour sur la Chobe River. L’eau est lisse et ample, l’air est froid, la lumière splendide, nous sommes seuls avec le guide, ainsi qu’un buffle, quelques oiseaux, plein d’hippopotames (dont les petits qui se dandinent ressemblent à des sharpei roses), des impalas, crocodiles et un magnifique hippotrague noir, puissant et d’apparence mythologique.





On ne verra pas d’éléphants, qui ne descendent que l’après-midi, et en cette saison ne traversent pas la rivière vers la Namibie, l’eau étant trop haute et les îles intermédiaires submergées. Retour à l’hôtel, et départ pour les courses. Déjeuner au Old House et sa terrasse très sympa, complément de courses, et enfin direction Sedudu Gate pour l’entrée dans le parc. Les journées sont courtes et celle-ce tire déjà gentiment sur sa fin. Nous avons 1h30 de soleil devant nous, et 30 km à parcourir jusqu’à Ihaha Campsite, ça devrait le faire. Erreur... A peine entrés dans le parc, nous découvrons une densité incroyable d’animaux, des troupeaux de centaines de buffles, des dizaines de girafes, et des éléphants de tous les côtés. C’est la première fois que nous conduisons dans un parc national, tout est nouveau, donc, prudents et patients, ayant lu les précautions concernant les éléphants, nous restons à distance, laissant passer. Sauf qu’il y en a partout, et lorsqu’un vieux mâle ou une femelle avec son petit mangent tout au bord de la piste, nous nous retrouvons coincés. Avec le soleil qui descend vite ... gloups. Heureusement, lors d’une marche arrière précautionneuse sur plusieurs dizaines de mètres (une mère et son petit suivaient la piste en se dirigeant vers nous), une voiture de Sud-Af nous dépasse : beaucoup plus audacieux (ou confiants, ou inconscients ?), ils ouvrent la route et nous les suivons de près, essayant de ne pas se faire semer. On passera comme ça 3 ou 4 situations délicates, avec mouvements de têtes mécontents et oreilles battantes. Sans eux, on y serait peut-être encore, à force d’être prudents et impressionnés/effrayés à la fois. Traçant derrière, on se désintéresse presque des girafes languides et si proches pour arriver enfin au campsite, soleil rasant. Ouf! Emplacement n°5 au bord de l’eau, on monte la tente, et invite notre voisin à un apéro très agréable pour le coucher de soleil. Tout en gardant l’oeil ouvert sur les buffles qui se promènent dans le coin, les rangers nous ont prévenus d’être attentifs à pied. Jesse est français, photographe professionnel et voyage seul depuis quelques semaines. Il répond à nos questions de novices, nous rassure, et on se remet de nos émotions. Puis dodo, première nuit dans le «bush»…



Jeudi 12 mai - jour 4 Ihaha Chobe La nuit a été longue, peuplée de bruits inconnus et de questions (c’est un hippo qui monte sur l’échelle? Un buffle qui prépare le petit déj?), on prend nos marques. Bonne nouvelle : pas de moustiques! La saison est censée être redoutable, mais le courant de la Chobe River est trop important et les moustiques absents : ) Réveil à l’aube, on se déplie tranquillement, tout le monde est parti, petit déjeuner royal (oeufs brouillés, bircher muesli) puis départ pour un drive vers Shimwanza Valley.



Le soleil est déjà chaud et on ne verra pas grand monde, quelques girafes, buffles et impalas, mais la balade est belle, isolée.



Déjeuner au camp et nouveau drive vers 15h, vers Serondela, avec l’envie - et l’appréhension - de revoir des éléphants. La piste principale étant parallèle à la rivière et les éléphants y descendant l’après-midi depuis l’intérieur du Parc, il est inévitable de les croiser. Ils traversent, à l’aller sans s’attarder, mais au retour prenant leur temps, tout au long de la piste : une pluie d’éléphants. On n’y avait pas pensé la veille, d’où le manque de temps prévu et le coup de stress. On descend au bord de la rivière, la presqu’île que nous visions s’est transformée en île, inaccessible.



Un grand éléphant mâle traverse, tandis que 3 autres batifolent au ralenti, se retournent dans l’eau les pattes en l’air. Le spectacle est délicieux. Dans l’intervalle le mâle est ressorti en face, et la ligne d’eau s’est dessinée sur sa peau poussiéreuse, comme s’il avait été trempé dans du chocolat. Retour au camp, plusieurs éléphants traversent la piste, c’est magique et moins éprouvant que la veille : nous avons le temps. Petits, vieux, tout le monde est là, une trentaine en tout, répartis en petits groupes. Désolé, les photos manquent, n’étant pas équipés pour la photo animalière, on pensait à autre chose : )



Douche au camp, tente, et on prépare l’apéro : GinTo, un excellent sauvigon blanc «Fat Bastard» (dans les verres à vins en inox, trop chouettes) et du biltong.



Nous partageons avec Monique et Alain, croisés le matin, ainsi que Jesse qui passe dire au revoir. Ils ont vu une lionne près de Sedudu. La nuit est tombée, tout le monde rentre, on mange nos steaks et au lit!

vendredi 13 mai - jour 5 Ihaha Chobe > Savuti Pas très bien dormi à nouveau, départ tôt pour Savuti.



La piste longe la rivière, toujours aussi vaste et d’une couleur bleu vif impressionnante. On croise waterbucks, girafes et baobabs.



Passé Ngoma Gate, on se retrouve sur une route fraîchement goudronnée, très large qui nous mène à Kachikau où, sans transition, on passe à une piste sableuse, avec les traces de roues et les hautes herbes au milieu. Le Bradt conseille de prendre une piste parallèle pour éviter le sable épais et profond, ce que nous faisons, aidés des points GPS. Nous croisons peu après la bifurcation un 4x4, probablement des chasseurs, à qui nous demandons confirmation, et qui nous répondent le contraire, qu’il faut retourner sur nos pas pour prendre la piste «officielle». Un temps perplexes, nous décidons de continuer malgré tout. Nous sommes au milieu de nulle part, la végétation est dense et basse, et nous nous regardons parfois avec un sourire légèrement tendu. Le choix se révèle bon et nous arrivons enfin à Ghoha Gate, d’où nous entrons dans le Parc. Quelques centaines de mètres plus loin, un point d’eau sur la droite et 3 énormes éléphants. Avec toute cette végétation, nous apercevons toujours les animaux à la dernière seconde, une fois arrivés à leur hauteur. Le soleil est haut à présent, et le sable, profond par endroits, devient de plus en plus mou. Nous nous enlisons deux fois, mais le Defender est un vrai tracteur, et nous repartons à chaque fois, labourant la piste. 4h20 après le départ, nous arrivons au Campsite. Un nouveau pont rend le passage de la rivière très facile, et on se pose à notre emplacement, pas fâchés d’être arrivés.

Le temps de nettoyer la voiture et le matériel (les secousses de la route ont renversé les bidons d’eau et le charbon de bois, il y en a partout), de déplier les chaises, d’ouvrir les bières, lorsque soudain apparaît entre les arbres un éléphant imposant, venant de l’emplacement voisin! Silencieux, il arrive tranquillement, droit sur nous. Calmes mais alertes, on range rapidement toute la nourriture et on se met dans la voiture. Il passe à 5 m et commence à se frotter à notre arbre, puis, nonchalamment, repart continuer sa tournée, en balançant ma chaise au loin d’un mouvement de trompe. Elle était sur le passage, l’idiote. Et moi dessus avec ma bière, une minute plus tôt.



(au milieu, Converse taille 44 : )

La visite des sanitaires, véritable place forte entourée d’un mur en béton armé renforcé d’un talus en terre, en dit long sur la présence des éléphants. Après Savut (on apprendra plus tard que c’est le nom de notre invité surprise) et les monstres vus à Ghoha, on a notre dose pour la journée. Pas de drive cet après-midi, on finit de ranger, préparer le barbecue et bouquiner sous l’arbre, l’oeil ouvert pour toute visite impromptue.



On admire le coucher de soleil sur la rivière Savuti, qui coule à nouveau depuis 2 ans, après presque 20 ans de sécheresse.

samedi 14 mai - jour 6 Savuti La nuit a été froide, la lune pleine et lumineuse, et on n’a pas beaucoup mieux dormi. On se présente à 7h30 au Savuti Safari Lodge, ils sont abasourdis, ils n’ont jamais vu des selfdrive arriver aussi tôt : ) Mais l’accueil est très chaleureux et la prise en main absolument parfaite. Linge sale hop, thé et cookies hop, game drive improvisé avec guide perso hop! et nous voilà partis pour explorer le Savuti. Metal est excellent, drôle, connaisseur et bon tracker. Carole est sous le charme, et moi aussi.



Nous voyons quelques zèbres, éléphants, et ... un léopard! et ... un autre léopard, à peine plus tard! Quelle chance, et quelle beauté! Il s’agit d’abord de la fille, qui longe la piste sur quelques mètres devant nous, puis de la mère, posée sur un tronc d’arbre mort pendant plusieurs minutes. Nous l’observons goulûment, je suis en admiration totale! Je n’ai qu’un appareil compact : les photos au zoom numérique sont de très mauvaise qualité, mais le souvenir est intact.





Retour au lodge, brunch parfait, on rencontre un couple de vieux anglais, tout droit sortis de l’imaginaire du safari (Dr Livingstone et sa femme je présume) et un couple de juges brésiliens, puis on s’installe dans la chambre, superbe.





Longue douche, courte sieste, et on repart pour le drive de l’après-midi, toujours seuls avec le guide. Metal nous explique comment le fait que la rivière coule à nouveau a modifié l’écosystème, et que nous ne verrons pas le célèbre groupe de lions qui s’attaquait avant aux éléphants : des luttes de pouvoir ont dispersé le groupe, et l’eau abondante a changé les habitudes. Le parcours est varié, nous voyons plusieurs girafes et une troupe de 25 éléphants qui se dirige vers un point d’eau.





Il y a des tout petits qui sont à tomber, avec leur bout de trompe hors contrôle. GinTo au coucher du soleil, une vraie carte postale avec la girafe au loin et les zèbres au premier plan, puis retour au lodge.



Nous y rencontrons Pierre Jaunet, qui nous rejoint au bar, entendant que nous parlons français. Il nous parle de sa longue expérience du Zimbabwe et du Botswana, on se renseigne sur la qualité des pistes pour la suite du voyage, puis on passe à table avec ses amis, Tim et June Liversedge, sur la belle terrasse avec vue nocturne sur le point d’eau et la rivière. Au cours du repas, Tim nous racontera plein d’anecdotes sur le Botswana, où il réside depuis 40 ans, ayant été conservateur à Chobe, reconstruit le Khwai Lodge, construit la route entre North Gate et South Gate à Moremi et étant maintenant réalisateur et producteur de documentaires animaliers. A moment donné, nous remarquons la présence soudaine d’une trentaine d’éléphants venus s’abreuver au point d’eau (puisée en profondeur, l’eau est minéralisée). Arrivant en vagues régulières, tout petits compris, ils remplissent la plaine juste à quelques mètres devant le deck. Il en arrive toujours plus, comme si ça ne devait pas s’arrêter, déclenchant exclamations et enthousiasme fasciné de notre part. Même Tim est bluffé. Une soirée inoubliable, d’autant que nous aurons la chance de voir aussi des lycaons («wild dogs») et des hyènes, et qu’un léopard a été aperçu dans l’enceinte du lodge. Nous discutons encore tard dans la nuit, puis dodo.

dimanche 15 mai - jour 7 Savuti > Moremi La nuit est réparatrice, réveil à 6h et départ à 7h30. Nous partons pour Third Bridge, et les avis divergent sur la route à prendre. Il y a beaucoup d’eau à Moremi, et la piste entre North Gate et Xakanaxa est fermée. La première option est de passer par North Gate et descendre sur South Gate pour remonter ensuite sur Xakanaxa ou Third Bridge, mais les passages sont très difficiles autour de Khwai et North Gate, et on nous déconseille de prendre cette route seuls. La deuxième est de prendre la gravel road par Mababe et remonter sur South Gate, c’est moins intéressant, plus long mais plus sûr. Un groupe d’italiens va prendre la route de North Gate dans 2 camions avec guides, nous discutons pour nous joindre à eux, mais finalement ils partent sans nous attendre. Tant pis, nous aviserons à Mababe Gate. Nous embarquons deux planches en guise de «sand ladders» et prenons la Sandridge road. La piste est belle, et nous restons concentrés, Carole sur l’apparition d’éléphants sur la piste, et moi sur les passages de sable mou et profond. On n’a pas trop envie de s’ensabler puis d’avoir des éléphants sur le dos pendant qu’on déblaie. Un ou deux passages délicats (arbres en travers de la piste au milieu d’un passage de «hauts fonds») et nous voilà à Mababe Gate. Le Ranger nous déconseille lui-aussi de passer seuls par North Gate. Bon, d’accord, on ne va pas insister, c’est vrai qu’on n’a croisé aucune voiture de toute la matinée. Mais la gravel road est atroce, pleine de nids-de-poules, et le Defender, qui était jusque là irréprochable, se comporte très mal, perdant régulièrement l’adhérence au-dessus de 30 km/h. Je ne pense pas à dégonfler les pneus, j’aurais dû! La route est un calvaire, d’autant plus incompréhensible que les rares autres voitures foncent sans problème. Je me sens comme Gaston Lagaffe dans son tacot : ). Nous remontons ensuite vers South Gate et entrons dans le Parc. A l’entrée, on nous déconseille la route directe vers Third Bridge, il faut aller sur Xakanaxa puis continuer sur Third Bridge. La piste est de plus en plus belle, on roule bien, la Mopane Tongue est verte, les arbres sont hauts et feuillus et nous ne traversons que quelques passages boueux.



Nous atteignons enfin Xakanaxa, après 7h de route! C’est long, trop long... Il reste encore 40 mn pour rejoindre Third Bridge, et on en a un peu marre. On va voir s’il y a de la place ici. Le campsite est plein, on essaye les lodges, et coup de chance, le Xakanaxa Moremi Safari Lodge nous accepte à l’improviste, passés les conciliabules d'hésitation devant cette situation inhabituelle. Et à prix réduit (pour Xakanaxa!), puisqu’on nous propose le Full Board et toutes activités à 100 € par personne. Le lodge est superbe! Les tentes ont chacune une petite terrasse donnant sur le delta et les hautes herbes, et salle à manger, bar, salon et coin autour du feu ouverts s’articulent le long du canal, sur un deck qui serpente entre les grands arbres.





On bouquine le reste de l’après-midi, le coucher de soleil est magique, on est biens. On apprend que la semaine dernière encore, il pleuvait à verses. Ca explique les routes coupées et les trous d’eau profonds qui barrent l’accès aux lodges.



Repas léger, échanges concernant l’état des pistes vers Savuti avec un couple de SudAf et on se couche, épuisés.

lundi 16 mai - jour 8 Xakanaxa Moremi Game Drive à 6h30 avec Oli, excellent tracker : il s’arrête soudain, regardant des traces au sol. Il entend ensuite les cris d’alerte des singes. Plus loin, repère la direction où regardent les impalas, et nous mène droit sur un magnifique léopard, qui suit la piste devant nous. On est vernis! On le suit, faisons un court détour, puis, moteur arrêté, l’observons passer à 3m de nous, calme et indifférent à notre présence. Nous sommes bouche bée.



Puis les autres voitures, alertées par radio, déboulent de tous les côtés, mais il est parti. Nous le reverrons un peu plus tard, grâce à l’oeil perçant de Carole, assis immobile à l’ombre d’un buisson, nous regardant droit en face : impressionnant. Nous voyons également de très beaux kudus et un troupeau d’éléphants, dont un petit qui n’a pas froid aux yeux et cherche à nous intimider.





Brunch au lodge, lecture sur le deck, nous décidons finalement de ne pas aller à Third Bridge. La route du sud, peu recommandée, nous contraint à revenir par Xakanaxa, ce qui nous fait faire un aller-retour quasi-inutile, et surtout rallonge une route déjà longue demain. Avec quelques regrets - mais du confort - on reste au lodge une nuit supplémentaire. Game Drive avec un autre guide à 15h30, en direction de Third Bridge justement, où certains ont vu la veille un jeune lion mâle prendre la pose dans une clairière. On fait un crochet par une carcasse d’hippopotame, victime d’un combat des chefs qui s’est terminé en agonie dans l’enceinte d’un lodge.



Les paysages sont à tomber, les arbres majestueux, les couleurs vives, il y a une beauté et une énergie incroyables.



Nous nous engageons sur les pistes secondaires, parfois à peine visibles, avec des passages compliqués dans les marais, l’eau entrant dans la voiture par les portières. Il faut sérieusement connaître, sinon c’est l’enlisement assuré.



La piste est là, à droite. Où ? Ben là... : )

On se regarde avec Carole : on ne serait jamais passés par ici, seuls en selfdrive. On passe non loin du campement de Veronica Roodt, qui vit seule et isolée, sous tente, avec un aide bushman. La saison n’est pas la plus riche en faune, le haut niveau des eaux éloigne beaucoup d’animaux, et notamment les guépards. Il pleut entre novembre et mars, puis le delta est haut entre avril et juin. C’est à la saison sèche hivernale, entre août et septembre, que l’on voit le plus d’animaux, mais avec une végétation sèche, jaune et des arbres sans feuilles. Nous voyons quand même beaucoup d’éléphants.



Plus loin, soudain, un grand mâle en rut vient droit sur nous, l’oeil mauvais... Surtout ne pas reculer, faire gronder le moteur de manière régulière, le face à face dure un moment, puis il finit par nous contourner… Décidément c’est très impressionnant, et ça fait peur. Il est énorme et, comment dire? Pas content quoi. Puis nous avons la chance de tomber sur une meute de 6 lycaons qui se reposent dans une clairière, après une chasse infructueuse. Etonnante similitude comportementale avec les chiens.





Retour au lodge, un peu de lecture, repas et dodo confortable, dans une belle chambre éclairée aux bougies. Pleine lune sur le delta.



mardi 17 mai - jour 9 Moremi > Boteti River Départ tôt pour Boteti. Pour une fois, la route va aller en s’améliorant, et ça fait drôle de rouler sur le bitume. On aide un français à changer sa roue à South Gate, il revient du Kalahari où il a vu 6 lions en 5 jours. On arrive en début d’après-midi à Meno-A-Kwena (le GPS n’était pas du luxe). Le lodge est un camp de toile, type safari mobile mais permanent, avec du mobilier et des objets dans le style des années 50 (tiens, il y a une photo de Tim dans le tas).



Le camp domine la rivière Boteti, avec le Parc du Magkadigkadi en face, la vue est splendide. Tout se fait au feu de bois, y compris l’eau pour la douche, et toujours cette vue plongeante, partout.





Il y a des nuages, pour une fois. L’après-midi est passée à observer les rares animaux, en faisant attention aux serpents apparemment nombreux, apéro avec Anita et John qui rentrent eux aussi du Kalahari, où ils ont croisé une lionne et ses 3 petits, dans leur campement, au petit déjeuner. Voir Anita, sud-africaine habituée au bush, mimer comment elle s’est jetée tête la première dans la voiture, nous fait encore sourire aujourd’hui, mais est surtout rassurant : ils ne sont pas tous fous : ) Excellent repas sous la toile de parachute de la tente principale, pleine de détails, d’armoires et de caisses à l’ancienne. Bonne nuit, pleine lune, pluie au milieu de la nuit, et rugissements de lions au loin. A moins que je n’aie rêvé, Carole n’a rien entendu?



mercredi 18 mai - jour 10 Boteti > Gweta Petit déjeuner et observation de 4 éléphants pas tranquilles en contrebas, au bord de la rivière.



On hésite entre deux routes pour rallier Planet Baobab : soit à travers le Parc Magkadigkadi Pans, ce qui implique de prendre le bac à Khumaga (il n’y en a qu’un le matin?) et ressortir par Phuduhudu Gate, soit en faisant le tour par Motopi. Les incertitudes liées au bac et le temps de route sensiblement plus long de l’option Parc font pencher la balance pour la seconde. La route est facile et nous arrivons tôt dans un lieu décontracté, avec quelques locaux et de beaux baobabs. Le ciel est gris et nuageux et c’est ce soir que nous avons prévu de dormir à la belle étoile dans le Pan. Malgré le temps menaçant, nous partons quand même à 14h, avec une famille d’australiens (père et fils tout contents, mère et belle-mère pas du tout : ). Au programme : visite de suricates, nuit dans Ntwetwe Pan, et le lendemain retour par Chapman’s Baobab. La route est cahoteuse, longue, pas très intéressante et il fait rapidement froid. En chemin nous passons voir les suricates : pas fous, ils ne se montrent pas par ce temps. Nous continuons le chemin jusqu’à l’étendue plate du pan, et arrivons au camp incongru préparé pour la nuit : une table et des chaises posées au milieu de rien, ce vestige asséché de lac mésozoïque où rien ne pousse, rien ne vit. Le guide prépare les grillades et le pain, fait sur place à partir de maïs et de bière. A cause des nuages, il fait déjà sombre, mais en une minute le coucher de soleil embrase le ciel bas, le Pan prend feu, on est émerveillés.



Repas rapide et on se couche dans les «bedrolls» utltra-chauds et confortables. On va bien dormir, et je me réjouis de me réveiller à l’aube dans ce désert, on voit déjà la lune qui fait quelques apparitions. Malheureusement, vers 22h, quelques gouttes de pluie de trop nous font tout remballer en vitesse. Lorsque la croûte du Pan est mouillée, les voitures s’embourbent profondément, on ne peut pas rester. Quel dommage !! Surtout que lorsque nous arrivons au guesthouse après un drive de nuit dans le froid, le ciel est complètement dégagé et la lumière de la lune inonde le bush... Il s’en est fallu de rien! Les regrets seront persistants. C’était en plus la seule raison qui nous avait fait choisir Planet Baobab, plutôt que Nxai Pan qui nous attirait beaucoup.

jeudi 19 mai - jour 11 Planet Baobab Réveil tranquille, grasse matinée (8h). Il fait beau, l’air est pur. Petit déjeuner et farniente. On envisage un temps de retourner dormir dans le Pan, mais le guide est malade (il a pris froid?), bon, on se fait une raison, et tant pis pour les suricates qu’on avait tellement envie de revoir. Lecture, sieste, on prépare les bagages et la voiture pour la rendre le lendemain à Maun. Le soir, on mange typique botswanais «Bogobe le Nyama», délicieux ! L’ambiance locale promise laisse à désirer : il n’y a personne : )

Vendredi 20 mai - jour 12 Gweta > Maun > Okavango Réveil à 5h30, départ de nuit à 6h. Le lever de soleil est superbe et rapide, juste après la lune et les étoiles. Ca change vite ! Nous faisons un détour par Nxai Pan pour voir les Baine’s Baobabs. Le paysage du parc rappelle un peu la Namibie, avec zèbres et oryx. Ca donne envie d’y passer plus de temps, d’autant que tout le monde est là à cette saison, même si nous ne les voyons pas ce matin : lions, guépards et léopards. Les baobabs sont imposants, millénaires plantés sur une île au milieu du pan.





On continue la route pour arriver à Maun, où nous rendons la voiture à Mac (Kenzie), quinquagénaire sympa et décontracté, rosé dans son bleu de mécano. On a bien aimé le Defender, qui a été solide et fiable, même si de loin pas de toute première fraîcheur, et on le quitte à regret.



Nous sommes à présent arrivés à la dernière partie du voyage au Botswana, avec deux jours au Gunn’s Camp, dans le delta de l’Okavango, juste au sud de Chief’s Island. A midi nous embarquons à bord d’un petit avion pour Xaxaba; la piste de notre camp étant inondée, il va falloir atterrir à une demi-heure de là. Il y a une TV dans la salle d’attente. Coupés du monde pendant 2 semaines, l’éclair d’actualité au fin fond du Botswana nous apprend l’arrestation de DSK à NY. La planète Mars quoi : ) Nous nous réjouissons de survoler enfin le delta, dont nous avons tant entendu parler. Le survol est sympa, même si on est pas mal secoués dans le coucou qui tangue et vole de travers, et j’ai la chance d’être à la place du copilote pour observer autant les gestes du pilote que l’Okavango au-dessous, très bleu et immergé.



A l’arrivée, des guides du camp nous attendent pour un transfert à pied, en pirogue «mokoro» et en bateau à moteur pour arriver au lodge, joliment placé au bord d’un canal. Les tentes sont plus loin, via une passerelle au milieu des hautes herbes, sous les grands arbres, toutes avec vue sur le delta. Elle sont immenses, avec douche et baignoire à l’extérieur, une terrasse à l’avant, et une sorte d’antichambre qui fait office de bureau et salon.





Départ pour une balade «sundowner» en bateau, beaucoup d’oiseaux (marabouts, african jacana...) et plusieurs éléphants, que nous sommes surpris de voir aussi loin dans le delta submergé. Un mâle en rut («smelly») traverse la rivière juste devant nous, c’est très sympa à observer, il ressort de l’autre côté, la ligne de flottaison bien visible. Le coucher de soleil est rouge, orange, rose et violet.





Repas au lodge avec Jinx, le manager un peu envahissant qui monopolise la parole et l’attention, mais entraînant. Puis au lit, après une belle et longue journée! Quand je pense que le matin nous étions parmi les baobabs gigantesques, au milieu d’un pan désertique, quel contraste!

samedi 21 mai - jour 13 Okavango La nuit a été fraîche, on a entendu plusieurs hippopotames, réveil à 6h pour un départ en «mokoro». La balade est lente et silencieuse, on glisse entre les herbes et les nénuphars au lever du soleil, quel plaisir. On accoste sur une rive, pour continuer à pied.



J’attendais ça depuis longtemps, on n’a pas l’occasion de marcher dans les parcs nationaux au Botswana. Le rapport à la nature est tout autre lorsqu’on est là, vulnérable, au milieu de la végétation. Nous croisons une grande famille de babouins, plusieurs phacochères pas trop craintifs, des impalas beaucoup plus, et quelques traces d’éléphants et zèbres. Et toute une flopée d’oiseaux : aigle, martin-pêcheur, cigogne, marabout et d’autres très colorés (oui, nous ne sommes vraiment pas des spécialistes : ) Retour soyeux en «mokoro», délicieux brunch suivi d’une douche à ciel ouvert sous les grands arbres, et lecture dans la tente. A 15h nouvelle ballade en bateau, assez semblable à la veille.



Apéro dans la tente et repas animé par les contes africains de Jinx. Impala rôti, asperges, on mange bien au Gunn’s Camp.

dimanche 22 mai - jour 14 Okavango > Maun > Windhoek Grasse mat’ monstrueuse (7h : ). La nuit a été moyenne, les oiseaux, insectes, grenouilles et hippos sont bien là. Petit déjeuner copieux (oeufs brouillés et tomate, saucisse, bacon, corn-flakes avec joghurt et fruits frais, miam). Nous profitons d’un moment calme pour écrire quelques cartes postales puis départ en bateau pour l’aéroport de brousse. Derniers nénuphars et African jacana, et nous voilà débouchant sur la piste d’atterrissage en terre avec les bagages, sortant de nulle part. Le vol secoue pas mal et la vue est belle : les patches d’îles et d’arbres, avec les traces des pistes des animaux, dessinent une carte fascinante, tantôt émergée, tantôt immergée, de différents verts, beiges, bleus et noirs. Comme des rides sur la peau, les pistes des animaux sillonnent la terre. Changement d’avion à Maun, et vol vers Windhoek, très excités à l’idée de retourner en Namibie! L’aéroport est familier, il y a une heure de décalage horaire avec le Botswana, nous faisons un peu de change, prenons une carte SIM et en route pour Asco, où nous récupérons le Hilux Double Cabine avec tente sur le toit. Aïe, il n’y a pas de 2e batterie et le frigo ne marche pas lorsque le moteur est arrêté. La tuile. Et il est trop tard pour changer de véhicule. Tant pis, on avisera. Il y a beaucoup d’eau à Windhoek, et on traverse un gué en pleine rue, chose que l’on avait pas connue en mars 2009. On retrouve la pension Londiningi, et Nathalie et Alex avec plaisir. David Rey, notre guide pour le Kaokoland, nous y rejoint pour faire connaissance et régler les derniers points. Au moment de préparer le voyage, nous avions beaucoup hésité sur la manière de voyager dans le Kaokoland. Devant la plupart des avertissements, nous avons finalement exclu le voyage en solo, même munis de téléphone satellite. Il restait soit l’option de trouver une autre voiture intéressée aux mêmes dates, soit un guide. Nous en avons contacté plusieurs, dont David, recommandé par notre amie Ruth. Puis les échanges de mails avant le départ ont achevé de nous convaincre de son sérieux. Mais nous ne l’avions jamais rencontré jusqu’à ce soir. RV est pris pour le surlendemain à Opuwo. Un pavé de springbok aux truffes du Kalahari plus tard, nous nous couchons pour une belle et longue nuit.

lundi 23 mai - jour 15 Windhoek > Opuwo Excellent petit déjeuner, copieux, frais et varié, on mange toujours aussi bien à Londiningi. On prend la route à 8h30 après avoir réservé la nuit du 2 juin, veille du retour. Quel plaisir de rouler à 120 Km/h sur une route asphaltée, dans une voiture confortable et souple. Arrêts successifs à Otjiwarongo, Outjo (délicieuse Bäckerei et étonnant Biergarten où les serveuses Damara parlent allemand), Kamanjab (première Himba, sublimement belle, qui sort de l’épicerie) et Kavita Lion lodge, où on envisage éventuellement de passer la nuit, le Hobatere lodge étant malheureusement fermé pour de tristes histoires avec la Communauté. Les activités avec les lions ne sont que le matin, le lodge est désert, on décide de continuer notre chemin. On tente le Community Campsite d’Hobatere, un peu plus loin en face de la porte Ouest d’Etosha, un très bel endroit, mais on n’est pas complètement emballés. Finalement, la décision est prise de continuer jusqu’à Opuwo, ça devrait le faire au niveau timing et du coup on partira plus tôt pour le Kaokoland. On arrive au coucher du soleil, la vue sur la vallée est très belle, avec la fumée de tous les feux qui s’allument, et une légère brume qui s’installe. On aura finalement roulé toute la journée, mais par rapport au Botswana, c’était du beurre, de la double crème, on n’est même pas fatigués. Opuwo est un melting-pot impressionnant. Beaucoup de Himbas traditionnels, mélangés aux Hereros en costume XIXe (quel contraste!) et au reste de la population, de tous genres. On s’installe au campsite, où nous tombons sur David, qui est lui-aussi arrivé plus tôt que prévu, son RV à Swakopmund ayant été annulé. Ca tombe bien. Apéro au lodge, belle vue sur la piscine et les montagnes environnantes. Le contact avec David est excellent, on se réjouit!

mardi 24 mai - jour 16 Opuwo > Orupembe Réveil à l’aube, on n’a pas entendu les bruits de fête au loin qui ont duré, à ce qu’il semble, toute la nuit. Le campsite est presque plein, avec notamment un bus / camion rempli de français. Leurs discussions animées sont une musique familière qui nous font sourire, un brin nostalgiques. L’un d’eux, peut-être pas bien réveillé, ou excluant d’emblée la possibilité, nous pose trois questions de suite en anglais, sans réaliser qu’on répondait à chacune en français. Il est ensuite reparti, et on ne saura jamais s’il s’en est rendu compte : ) ? On fait les courses pour 7 jours d’autonomie au supermarché, avec toujours ce mélange étonnant, dans cette ville carrefour où tous se croisent. Plein d’essence à ras-bord et départ pour une nouvelle longue journée de route. Il est 9h30. David part devant avec son Land Cruiser, on le suit à distance, une fois le nuage de poussière retombé : à chaque intersection, s’il ne s’est pas arrêté pour nous attendre, c’est que c’est tout droit. On quitte rapidement la vallée d’Opuwo, les paysages évoluent, puis changent souvent. La piste rétrécit, puis devient cahoteuse par endroits, voire délicate avec des passages de pierriers, mais sans jamais être trop difficile. On passe des lits de rivière (Hoarusib), des canyons, des goulets, des cols, des vallées étroites, d’autres beaucoup plus larges, on aperçoit un marcheur solitaire - minuscule point perdu dans l’immensité.





On croise des Himbas à la pompe à eau de Sanitatas. On a acheté à Opuwo de la farine et du tabac, David leur en donne une partie, échange quelques mots, et obtient l’autorisation de faire des photos. Je dois me faire prier, car je n’ai aucune envie de faire le voyeur, mais c’est malgré tout un moment unique.



La timidité est de mise chez les jeunes filles, qui se dérident sensiblement lorsqu’elles voient le résultat sur l’écran de l’appareil. Les enfants s’esclaffent et se tapent sur les cuisses. On continue notre route et peu avant Orupembe, alors que le soleil descend, on choisit un emplacement de bivouac à côté de la piste, au milieu de Bushman Grass et de quelques arbres. On aura croisé beaucoup de vaches, de chèvres et d’ânes, et quelques oryx, autruches et springboks.





Magnifique coucher de soleil (17h30), la lumière est belle, on est seuls au monde et heureux. Dîner au coin du feu, l’air s’est rapidement refroidi, il est temps de se coucher.

mercredi 25 mai - jour 17 Orupembe > Hartmann Petit déjeuner au lever du soleil, on est encore un peu fripés.





La compagnie de David est très agréable, et il est très compétent. Ses connaissances du pays sont vastes et complètes mais il n’impose pas, il est sûr, a un sens de l’humour qu’on apprécie, il est prévenant et attentif, c’est un bonheur. Départ à 8h, on arrive rapidement à Orupembe (étrange ce poste de police perdu au milieu de nulle part) pour continuer et s’enfoncer vers le Nord, soleil dans les yeux. Orange Drum, quelques bifurcations et nous voilà enfin dans la vallée de Hartmann, but de notre voyage. C’est magnifique… On sort de la piste centrale pour rejoindre notre emplacement de bivouac en hauteur. Il a tellement plu cette année que tout est recouvert d’herbe haute, alors qu’en temps normal ce n’est que sable rouge et roche. David découvre le phénomène pour la première fois, alors qu’il y vient plusieurs fois par année depuis 15 ans. Le Hilux ne parvient pas à monter une pente raide avec du sable mou. On tente les vitesses courtes, le Diff Lock, rien n’y fait. Recul pour prendre de l’élan, dégonflage des pneus à 0.8 bar, et on fonce comme des dératés : ça passe tout, tout juste. Il manque un peu de puissance mais c’est passé. Deux autres passages délicats se font sans problème, c’est impressionnant l’efficacité des pneus -très- dégonflés sur le sable meuble. Le lieu de bivouac est idéal, situé entre une falaise et un gros rocher granitiques, ce qui offre de l’ombre pratiquement toute la journée.





On s’installe, petite douche et balade à pied vers un point de vue en hauteur. La vue est magnifique, d’un côté la vallée principale de Hartmann en contrebas, de l’autre la vallée secondaire et au loin, les dunes de la Skeleton Coast. On reste un long moment à contempler en silence, sous une légère brise.





Retour au bivouac et apéro pour le coucher de soleil. Le gros rocher forme une arche, et en passant dessous on accède à un promontoire qui surplombe la vallée, plein ouest et le soleil qui descend sur les dunes. Le GinTo est mémorable, on est bouche bée, c’est vraiment un endroit magique.





Grillades et petits pois à la nuit tombée, avec le bois ramassé en route, il fait extrêmement doux c’est un bonheur. Coucher à 20h, réveil 2 heures plus tard, le vent s’est levé et fait claquer violemment la toile anti-pluie. Démontage à la frontale, à poil sous les étoiles.



jeudi 26 mai - jour 18 Hartmann Réveil à 6h, il fait bon, la lumière est très belle, on descend dans la vallée principale pour aller au bout de la piste, vers des dunes en forme de croissants, ça tombe bien pour le petit-déjeuner : ) On se régale, le soleil s’est levé, les ombres sont longues, et les discussions intéressantes et décontractées.





Puis départ vers la 1ère vallée, la plus à l’est. Un village himba est posé au milieu de dunes roses - apparemment le lodge de luxe voisin a fait en sorte de pérenniser la présence des semi-nomades - et on descend vers la rivière Kunene. Elle est là, large, puissante, bordée de végétation et de crocodiles, vision étonnante dans ce paysage désertique et dramatique.



On croise un jeune berger himba et ses chèvres qui éternuent, avant de rencontrer 3 himbas adultes qui descendent chercher de l’eau à la rivière. Deux jeunes à dos d’âne, souriantes, et une vieille matriarche à pied, plus austère et pressée, qui se laissent photographier en échange de farine.





On rentre au bivouac pour la fin de matinée, exploration à pied des environs, sieste, lecture, déjeuner, re-sieste, balade, dur quoi ! : )



On ne voit pratiquement pas de grands animaux, la vie se trouve à l’échelle miniature, avec criquets et autres bugs qu’on observe à plat ventre. A 15h30 on prend la route d’un sommet plus proche de la Skeleton Coast pour le ‘sundowner’. En route, sur les pentes recouvertes de duvet, on passe devant un terrier de suricates, qui disparaissent à notre approche. On attend en vain qu’ils ressortent. On continue la piste jusqu’au dernier sommet, la pente est raide, heureusement que le Land Cruiser de David est puissant. Et là… c’est indescriptible! … Les dunes de la Skeleton Coast s’étendent à perte de vue, tournent autour de notre point de vue sur 210°. Au sud, on voit clairement la limite entre le désert et la vallée secondaire de Hartmann, les dunes s’arrêtent brusquement, tandis qu’au nord, elles tombent dans la faille de la Kunene, avec les montagnes noires de l’Angola au-delà. Et à l’ouest, la brume de l’océan se mélange au soleil couchant sur une mer de dunes.







C’est le point le plus au nord-ouest de Namibie où il est permis d’aller. On voit d’ailleurs la piste réservée aux rangers percuter les premières dunes avant de disparaître au milieu du sable. Le vent est violent, mais on reste des heures, transportés, envoûtés.



Carole est à gauche.

Finalement le soleil se couche, on doit quitter le lieu, muets d’émerveillement durant tout le trajet de retour. Un bon plat de pâtes et dodo, il fait toujours aussi doux, c’est vraiment très agréable.



La nuit est magnifiquement étoilée.

vendredi 27 mai - jour 19 Hartmann > Purros Lever de soleil sur la Hartmann Valley...



Nous partons pour Purros, les pneus toujours à 800 grammes. David nous fait prendre une piste non-indiquée sur les cartes, qui longe la Skeleton Coast. On roule une heure, séduits par la beauté des paysages, avant de s’arrêter sur de petites dunes pour le petit déjeuner.





Les paysages changent, on passe Green Drum, des dizaines et des dizaines d’oryx galopent au milieu d’une vallée granitique, puis c’est un désert de cailloux, des rivières asséchées, un peu de gravel «tôle ondulée», des pistes secondaires inconnues, quelques girafes dans le lit de la Khumib River et enfin l’arrivée splendide à Purros. Les montagnes violettes entourent le lit très vert et dense de la rivière Hoarusib.



On s’installe au Campsite, ça fait bizarre de revoir des gens : ) Après le déjeuner, on va remonter la rivière, à la recherche des éléphants et des lionnes du désert. Les trois mâles ont malheureusement été tués en 2010, par des chasseurs. On remonte la rivière, tombant rapidement sur les premières traces, impressionnantes, bien fraîches, elles ne sont pas loin…



Commence la traque savante et complexe, mais bien plus haut, toujours pas de fauves. On tombe sur un groupe d’éléphants du désert, dont un tout petit à croquer et un mâle qui barrit à notre passage.





Le soleil se couche, il est temps de retourner sur nos pas, lorsque soudain on les repère, allongées tranquillement au bord de la rivière. Grosses paluches, bonne tête, bien en chair, elles nous regardent tranquillement, à 20m. David nous explique en chuchotant, entre deux prises de vues, le travail de Flip Stander qui documente toute l’activité des lions du désert à l’aide des colliers radio (www.desertlion.info).



Ravis, nous rentrons au Camp pour un dîner de patates et «gemsquash» au feu de bois. La soirée est délicieuse, c’est toujours aussi agréable de discuter avec David et écouter ses histoires. Dodo tôt pour se lever à l’aube, on est impatients de retrouver nos lionnes : )

samedi 28 mai - jour 20 Purros Réveil à 5h45 (en fait 4h45 car on a oublié de changer d’heure sur le réveil depuis le Botswana, grrr : ), départ de nuit à 6h, c’est le bon moment pour revoir les lionnes. On traque, on observe, on guette, trace après trace, minutieusement, les sens aux aguets, mais rien, pas de lionnes. Petit déjeuner au bord de la piste après 2h de recherches infructueuses, en regardant une centaine de springboks descendre par vagues successives du pied des montagnes vers la rivière pour s’abreuver. Montés sur ressorts, ils sautent, bondissent comme des gamins surexcités et réjouis. Peut-être que les lionnes sont juste à côté et vont trouver le spectacle à leur goût? On attend, scrutant de tous côtés, mais c’est peine perdue. Le soleil est haut à présent, elles doivent être tapies dans l’ombre, invisibles. Plus loin on revoit les éléphants, si particuliers dans ce décor montagneux, puis retour au camp, avec un crochet par la case supermarché du village. Case au sens propre : ) A l’intérieur, quelques rayonnages, deux jeunes qui jouent au billard, un juke box fou et une femme ivre morte, qui titube de personne en personne. On en profite ensuite pour sonder l’entrée du canyon de l’Hoarusib, piste prévue pour le lendemain, mais a priori encore impraticable, ce qui se confirme avec un sol très mou, collant et imbibé. Quoique, une voiture estampillée «Club 4x4» nous dépasse et s’enfonce plus loin, pas farouche. Déjeuner au camp, douche, sieste, et c’est reparti pour la chasse aux lionnes. On tourne, retourne, re-retourne, décidément ça veut pas… Au sommet d’un point de vue en hauteur, assez haut le long de la rivière, on admire les montagnes et repère en contrebas le groupe d’éléphants, dans la lumière du couchant.



On se rapproche bien, un petit est parmi eux, et on reste un long moment à les observer en se régalant. Le petit est craquant... Oups! Il faut déguerpir soudain en vitesse, on s’est retrouvés encerclés par d’autres congénères arrivés par derrière, et deux mâles nous font comprendre - on comprend très bien dans ces cas-là : ) - qu’on doit dégager fissa.





On redescend toute la rivière vers Purros, l’espoir de revoir les lionnes s’amenuisant au fur et à mesure que le camp se rapproche, et nous voilà de retour. Pas de fauves pour aujourd’hui. Mais au dîner, excellent poisson aux épices de David! Soirée très agréable à nouveau, et dodo.

Ps. On ne reverra plus les lionnes, et le 10 juillet 2011 toutes les trois seront retrouvées mortes, empoisonnées, sonnant la fin du groupe de lions de l’Hoarusib. Heureusement d’autres groupes continuent, Hoanib, Auses, Obab, Ugab et peut-être que certains reviendront vers l’Hoarusib.

dimanche 29 mai - jour 21 Purros > Hoanib River Réveil tôt pour monter sur une colline et prendre le petit déjeuner avec la vue au lever du soleil. Ca caille grave. On remarque à nouveau que l’air se refroidit sensiblement quelques instants à peine avant les premiers rayons, chacun y va de sa théorie, mmh, personne ne convainc vraiment : ) La vue est à 360°, la vallée de Purros est splendide avec la large coulée verte de végétation autour de l’Hoarusib, lacet d’argent dans l’ombre des montagnes couleur betterave.



Nous partons pour notre prochaine étape, la rivière Hoanib, via Amspoort, mais malheureusement sans passer par le canyon de l’Hoarusib. On n’est toutefois pas déçus, les paysages sont variés, les dunes rencontrent les collines de basalte et on traverse de vastes plaines et étendues d’herbe (elle est partout cette année, au grand étonnement de David). On ne se lasse pas de cette beauté, parsemée d’oryx et … de suricates. On aperçoit une sentinelle dressée sur son monticule, impassible. Après l’avoir observée à la jumelle, on tente l’approche à pied, délicatement, lorsqu’elle disparaît soudain. On se poste à moyenne distance, avec vue sur les multiples sorties du terrier, mais malgré la patience et la longue attente, elle ne réapparaît pas. La piste continue et nous voilà arrivés à l’Hoanib, que l’on remonte à présent tranquillement.





Gouttes de pluie tombées juste au bon moment pour s'imprimer sur la boue en train de sécher

Il y a beaucoup de sable et des traces toute fraîches de lion, apparemment un gros mâle. On inspecte, cherche à déduire où il se trouve, tourne et retourne, mais sans le trouver. Un peu plus haut, des traces de babouins autour d’un point d’eau, puis on croise un groupe de quinze éléphants du désert, qui se détachent de la végétation de la rivière, mais se confondent avec les collines environnantes.



On passe le Dubis Pass et installons le bivouac. Quelques herbes couchées signalent une présence récente. On retourne ensuite voir les éléphants, menés par une vieille femelle aux longues défenses. Un petit trottine maladroitement avec ses grosses pattes et sa trompe à contretemps. On retourne au camp, pour réaliser que les herbes couchées témoignent en fait du passage des éléphants. Pour éviter les visites impromptues, on se déplace au sommet d’une colline, au centre du cirque de montagnes formé par le Dubis Pass et les vallées de l’Hoanib et du Ganamub. Les mastodontes ne sont que récemment descendus des montagnes et ne sont pas encore complètement à l’aise avec les visiteurs. La montée est très raide, et le Hilux s’en sort bien. Le T-Bone steak cuit et sent merveilleusement bon tandis qu’on prend l’apéro devant le coucher de soleil.



lundi 30 mai - jour 22 Hoanib > Palmwag La nuit a été froide et on rêve d’un bedroll dans une tente au sol : ) Lever de soleil sur le cirque, c’est un émerveillement sans cesse renouvelé. Petit déjeuner emmitouflés, on remarque que l’hiver approche, et qu’on est déjà plus au sud que Hartmann.



Le raidillon pierreux pour descendre de la colline est impressionnant, mais la technique très simple : première courte et on lâche tout, ni accélérateur ni frein, la voiture fait le reste. On continue à remonter l’Hoanib, avec plusieurs passages en eau, et une sortie compliquée, qui nécessite une reconnaissance approfondie à pied et un choix cornélien entre plusieurs traces. Là encore, le Hilux s’en sortira bien, s’arrachant à la boue collante et escaladant le talus haut et abrupt. Quelques antilopes et pas mal de fech-fech plus tard, nous arrivons à Sesfontein, où nous faisons le plein d’essence. L’aiguille de la jauge n’a pas bougé depuis Opuwo, nous n’avons pas entamé le 2e réservoir (les balades autour de Hartmann et de Purros se sont faites dans le Land Cruiser de David, mais les distances étaient faibles). On prend la route vers Palmwag, avec girafes et springboks, on a du plaisir à retrouver la concession qui nous avait beaucoup plu lors du premier voyage 2 ans plus tôt. La gravel road est régulièrement entrecoupée de passages abîmés par les eaux. On se régale d’un délicieux steak d’oryx au campsite de Palmwag et prenons congé de David, guide parfait et tellement agréable, qui repart vers Windhoek, prévoyant un bivouac aux environs de la rivière Huab. «Choice is yours» : ) On hésitait entre Grootberg et Palmwag pour cette nuit, on choisira de ne pas reprendre la voiture, même si Grootberg nous tente bien plus comme endroit. Lecture à la piscine - on a honte? Un peu : ) - apéro au coucher de soleil, dîner et dodo.



mardi 31 mai - jour 23 Palmwag > Huab Lodge Encore une grasse mat’, énorme! 8h! C’est vertigineux! On bouquine au pieu, petit déj frisquet et départ pour le Huab Lodge, via Grootberg Pass et Kamanjab. J’avais beaucoup aimé l’endroit en 2009, découvert par hasard et choisi à l’improviste, où nous nous étions retrouvés les seuls clients aux bons soins de Jaap, hôte passionnant et attachant. Cette fois-ci, arrivant au lodge après une route facile, nous rencontrons le couple propriétaire, Jan et Suzi, qui étaient absents la première fois, en voyage dans le Kgalagadi Transfrontier Park. Mais pas de Jaap, qui est parti la veille en vacances. Dommage. Jan et Suzi nous font un accueil très chaleureux. On s’installe dans la chambre, ça fait plaisir d’être de retour, nous sommes à nouveau les seuls clients. On part ensuite pour un drive avec Jan, qui s’avère être un érudit très sympathique avec une tête de marchand hollandais dans les peintures du XVIIe siècle. Il a acheté le Huab Lodge 19 ans plus tôt, après avoir passé près de 20 ans à Etosha, où il a rencontré Suzi. La vallée de l’Huab est verte comme un jardin d’Eden, on aperçoit oryx, kudus et zèbres de Hartmann au loin, passablement craintifs. Jan est passionné d’ornithologie, identifie tous les oiseaux au chant, a une mémoire encyclopédique et les imite à la perfection. On apprend que le Huab Lodge est une destination prisée des «birders», et que la vallée abrite une dizaine d’espèces endémiques qu’on ne trouve pas ailleurs en Namibie. Retour au lodge après un GinTo au coucher de soleil et un combat d’oryx, avant de se rendre au lapa pour le dîner. L’ambiance du lieu est très réussie, et le repas présenté en langue «click tongue» Damara par Mercia est juste trop bon! La compagnie est très agréable, Jan présente les vins et nous souhaite officiellement la bienvenue, ils savent recevoir, même si une très légère couche de vernis est perceptible. On rentre se coucher repus et ravis, dans un lit très confortable.

mercredi 1er mai - jour 24 Huab Lodge Réveil de nuit pour une marche matinale à 6h avec Jan, accompagné de Tessa et Mafuta, les deux chiens du lodge. Le moment que je préfère, de loin.



Traces d'oryx sur le sel au bord de la rivière

La Huab River est impraticable en véhicule, pleine d’herbes hautes et épaisses. La balade est très agréable, Jan regorge d’informations sur la géologie, la flore, les oiseaux, l’histoire, je l’écoute parler en m’abreuvant du paysage à l’aube, c’est un moment paisible, hors du temps.



Au retour, délicieux petit déjeuner au soleil et anecdotes sur la vie passée à Etosha. A 10h nouveau drive avec Jan, qui profite de chaque sortie pour tenir le compte des animaux dans le coin. Donc : 40 oryx, 10 zèbres, 15 kudus dont 2 petits. Ils sont clairement plus sauvages qu’ailleurs. On est seuls, forcément, et c’est très apprécié. Déjeuner au lapa, avec les meilleurs spaghettis bolognaise jamais mangés, préparés par Mona Lisa. Sans blague! Vraiment la cuisine est exceptionnelle. Après midi farniente, passée entre la Hot Spring et la chambre, lecture et cartes postales. Apéro WeizenBier Camelthorn, nouvelle brasserie à Windhoek. Il y d’autres clients ce soir, ou plutôt des amis : Berndt et Sandra, amis allemands de Suzi, et Orlando, ranger dont on fête l’anniversaire ce soir. Repas gargantuesque, chants en Damara, Pinotage et dodo.

jeudi 2 mai - jour 25 Huab Lodge > Okonjima Marche matinale, avec Jan et Orlando, en remontant le lit de la rivière. Les deux sont tout autant passionnés d’ornithologie, et s’échangent des nouvelles des amis communs. Je flotte.



Nous quittons le lodge après le petit déjeuner, direction Okonjima, improvisation de dernière minute : plutôt que de passer la dernière nuit à Windhoek comme prévu, on souhaite profiter encore un peu des animaux, et on nous a dit du bien de la Africat Foundation, qui s’occupe de préserver guépards et léopards. Le lapa est beau, très vert et entouré de plantes. Accueil sympa, bien qu’impersonnel. Nous partons avec notre guide, Nigel, namibien blanc dans la soixantaine, visiter la clinique, avec sa salle de traitement, le matériel et la documentation sur les activités menées par la Fondation. Rien d'ébouriffant, d’autant que le personnel est absent ce jour-là, mais on se rend un peu compte du quotidien, et les explications sont claires. Plusieurs types d’animaux sont soignés ici, répartis dans différentes zones de différentes tailles : ceux qui sont trop habitués à l’homme pour être relâchés (les seuls que voient les visiteurs), ceux qui ont une chance de retrouver leurs capacités de survie, et ceux qui sont toujours restés à l’état sauvage. On part à la recherche de trois guépards dans un enclos de 50 ha, que l’on retrouve sous des buissons après un bon moment passé à les localiser à l’aide de l’antenne radio et du collier émetteur. Effectivement très habitués, ils ne bronchent pas et on les observe longuement, suffisamment près pour entendre leurs ronronnements.



Traditionnel apéro au coucher de soleil, suivi peu après d’un bon dîner, mais on se les pèle grave. On renonce finalement au hide nocturne, fait trop froid et le sommeil nous tombe dessus, tant pis pour les porcs-épics…

vendredi 3 mai - jour 26 Okonjima > Windhoek > Genève Après avoir entendu des rugissements de lion au cours de la nuit, réveil à 5h30, petit-déjeuner et départ avec Nigel et Steven, pour observer les guépards à pied dans une réserve de 16‘000 ha. Nigel confirme que la Fondation s’occupe également de lions, mais qu’ils ne sont pas visibles. Les herbes au bord de la route sont recouvertes de gelée matinale, brrr, les couvertures ne sont pas de trop dans la jeep. Passé le portail de l’enclos, on se rapproche en voiture, puis lorsque le signal radio est suffisamment proche, on descend. C’est une sensation rare de marcher dans le bush, démuni, et on frémit lorsque deux kudus déboulent à toute vitesse hors d’un arbuste voisin avant de changer brusquement de direction en nous voyant. Steven le tracker marche devant, nous suivons et Nigel ferme la marche.



Après plusieurs centaines de mètres et un passage de rivière, nous les apercevons enfin, à l'affût dans les buissons, avançant lentement, avant de se mettre soudain à courir. C’est très impressionnant, on confirme, ça va vite ! : ) On les retrouve un peu plus tard, apparemment la chasse n’a rien donné, et ils se reposent au soleil. On s’approche à 10m, c’est grisant et stupéfiant d’être à pied juste à côté d’eux.







On les observe longtemps, debout, couchés, à ronronner et se lécher la pomme, c’est une fin de voyage de toute beauté, on a le grand sourire des réjouis de la crèche! Retour au lodge et départ pour le dernier trajet vers Windhoek. On rend la voiture à Asco, qui l’ausculte sous toutes le coutures et remplit le réservoir à ras-bord (on devra payer le 1,3 litre manquant alors qu’on a fait le plein à la station qui est à 200m : ) Comme on a encore du temps, le chauffeur très sympa du transfert vers l’aéroport nous emmène en ville à la recherche des verres à vins en inox qui nous ont tellement plu, mais sans succès, et après quatre magasins différents, il est l’heure de partir vers Hosea Kutako. Nous décollons à 15h30 direction Johannesburg, le visage collé au hublot pour les dernières gouttes, puis long-courrier vers Francfort avec les chants du choeur Ye Begudi qui donnent la chair de poule («Jerusalema»), short-transfer à Francfort (coupe-file magnifique, sont trop forts à Lufthansa) et arrivée à Genève au petit matin. Forcément complètement décalés… quel endroit étrange? : )

Si c’était à refaire, en mieux :

1- On prendrait une tente au sol, suffisamment grande (une tente de 4 pour 2 personnes), plutôt que la tente sur le toit. 2- On ferait étape à North Gate ou Khwai River, pour couper le long trajet entre Savuti et Third Bridge. 3- On irait à Nxai Pan au-lieu de Planet Baobab. 4- On passerait quelques jours dans le Central Kalahari Game Reserve.

Pass de train pour l'Europe English translation pending
by Anniepou94 · 2013-01-10 · 11 replies
Salut! Je prépare actuellement un voyage pour cette été avec une amie. Nous nous rendons pour deux semaines en Europe. Je sais que c'est très peu de temps, toutefois, nous sommes étudiantes, en forme, nous avons envie de nous promener un peu. Notre plan est de partir de Montréal pour se rendre à Londres (C'est notre rêve à toutes les deux) et d'y passer quelque jours. Nous partirons ensuite vers Amsterdam pour ensuite se diriger à Berlin pour la fin du voyage. Finalement, nous devrons très probablement se rendre à Prague pour le retour, les prix étant beaucoup moins chers que ce que nous avons trouvé pour l'Allemagne!

Ma question est la suivante. Nous aimerions nous déplacer en train, considérant que nous ne pouvons pas traverser de frontières avec une voiture louée et que c'est tout de même plus rapide qu'en Autobus. J'essaie de m'informer du mieux que je peux, mais je suis un peu perdue. Quelle type de passe de train devrions nous prendre?! (Nous sommes deux canadiennes de 18 ans) considérant aussi que nous devons passer par 4 pays (en théorie) en deux semaines! Y a t-il d'autres options que nous pourrions considérer pour se déplacer rapidement et pas trop cher?
Maman solo pour trois semaines en Indonésie avec deux enfants English translation pending
by Lacel · 2013-01-10 · 5 replies
Bonjour, J'ai l'idée et surtout l'envie de partir avec mes 2 garçons de 9 et 6 ans en Indonésie en août prochain. J'aimerais bien évidemment faire Bali mais aussi Komodo ou Rinca pour faire une surprise à mon grand qui a une passion pour les dragons ! Mais j'ai un réel problème avec l'avion (en plus de voyager en maman solo)... Mouai, je sais, pas facile mais autant je peux faire un effort sur les longs trajets avec l'aide d'un petit remède, autant les petits trajets locaux ne sont pas envisageables 😕 Alors quel serait pour vous le meilleur itinéraire en bateau ? Pourquoi pas une croisière de 5 jours max pour profiter des autres îles ? J'arrive à Bali le 7 août au soir en passant par Singapour puis nous repartons le 31 août. J'avais aussi l'idée de faire java et sumatra mais à lire différents forums, ça me semble impossible en si peu de temps. Je n'en suis qu'au début des préparatifs, bien que les billets aient déjà été réservés donc je suis ouverte à toutes vos remarques ! 🙂

Merci d'avance pour vos retours !
Séjourner pas cher à Londres English translation pending
by Jerem57400 · 2013-01-09 · 11 replies
Bonjour , je prévois de partir à Londres vers le 15 avril , mes revenus n'étant pas très élevé j'aimerais savoir s'il est possible de se loger pour pas trop cher ... Je voudrais y séjourner 1 semaine si cela était possible .... Je rêve de vivre sur Londres mais pour moi se premier séjour serais une manière de pouvoir visiter cette capital et pouvoir voir si il est possible de travailler facilement et voir comment vivent les londoniens . J’espère trouver des réponses sur ce forum et d'avance je vous remercie pour vos conseille !!! jerem
Changement d'avion en 3h à Los Angeles English translation pending
by Elyzabeth · 2013-01-08 · 9 replies
Bonjour,

Tout d'abord, meilleurs voeux à tous et un grand merci pour l'aide apportée, les récits de voyages et les photos qui font rêver.

Je suis en pleine préparation pour un séjour en Californie au printemps prochain, soit en avril, soit en mai.

Je souhaite partir de Paris avec Air France (vol A/R sur A 380 : déjà pris ce gros avion et j'adore)

A l'aller, j'ai 3 heures de battement à Los Angeles avant mon prochain vol. J'ajoute que le vol au départ de Los Angeles est opéré par Delta, qui me semble être partenaire d'Air France. Je me trompe ?

D'après vous, est-ce faisable ? Où vaudrait-il mieux que j'arrive direct à San Francisco (c'est plus cher ...et c'est pas en A380).

Si vous avez des conseils, je suis preneuse.

Merci de vos réponses
Plancton fluorescent en Thaïlande? English translation pending
by Nathoudu34 · 2013-01-07 · 3 replies
Bonsoir,

Je souhaite connaitre des coins ou je pourrais nager avec le plancton fluorescent.

J'ai vu qu'il y en avait un peu la nuit sur koh phi phi Lee, à mayabaie mais peut être y en a t'il autre part ?

C'est un de mes rêves.

Merci pour votre aide !
Voyage autour du monde à cheval! English translation pending
by Panthere4796 · 2013-01-07 · 1 reply
😎 est ce réalisable??

Nous sommes un couple depuis presque huit ans maintenant, lui a 45 ans et moi 36 ans. J'ai toujours rêvé de parcourir le monde a la découverte des paysage et des peuples l'habitant. A force d'en parler a mon conjoint je lui ai transmis le goût de l'aventure. Ainsi nous sommes arrivé avec le rêve de pouvoir parcourir le monde a cheval.

notre projet est de partir de la france et de traverser le continent jusqu'en chine puis de descendre en longeant la mer et parcourir ainsi l'asie pour aboutir en afrique. Nous aimerions aussi partager notre expérience par le biais d'un site internet dans lequel nous partagerons photos vidéos et journal de voyage. que nous mettrons a jours quand on pourras et peut etre trouver le moyen de financer notre voyage.

nous sommes pret a tout vendre et tout laisser en arrière de nous mais nous avons pas les fond pour partir. pour subsister nous avons pensé a differente façon de gagner notre pain. travailler sur des fermes, sur des récoltes ou echange de service et aussi de la peche pour les temp plus dur.

si les finance nous le permet on pourras inclure l'australie dans notre périple.

j'aimerais par le biais de ce texte vous demander si selon vous il y aurais moyen de trouver du financement pour ce projet?

et si du monde saurait ou je peux m'adresser? nous sommes du québec.

S.V.P aidez nous a réaliser notre rêve!!!!
Voyage à moto en Ukraine English translation pending
by BG1060 · 2013-01-07 · 18 replies
Bonjour à tous les voyageurs,

Je prépare un voyage ce printemps pour un groupe de 5 ou 6 copains en moto, et j'aimerais passer par l'Ukraine, un rêve de gosse à matérialiser ! L'aller se ferait par la Roumanie (je connais et c'est génial !) et le retour par la Pologne. Mais autant j'ai envie de découvrir l'Ukraine, autant ce que j'en lis me fais un peu reculer, surtout au guidon de motos, en majorité des BM RT, qui ne semblent pas correspondre à l'état des routes.

Quelqu'un l'a-t'il déjà réalisé, et est-ce quelque chose d'envisageable ?

Merci pour vos infos, et ça vous permettra de vous replonger dans vos souvenirs !

Bernard
Réserve au Togo? English translation pending
by Kouloulou · 2013-01-07 · 11 replies
Bonjour,

Nous partons 3 semaines au Togo au mois de mars avec notre fils de 6 ans. C'est une 1ère pour nous en Afrique (nous sommes habitués à l'Asie).

On sait bien que le Togo n'est pas la destination de rêve pour faire un safari. On a déjà averti notre fiston qu'il ne verrait ni girafe, ni lion, ni éléphant. Cela étant, on aimerait quand même faire une petite incursion dans une réserve pour essayer de voir quelques buffles, singes, et autres bestioles du genre. Après avoir lu les guides et les différents témoignages, j'ai l'impression qu'il vaut mieux éviter Fazao et Keran... Quelqu'un connait-il la réserve de Sarakawa? Ou bien y a t-il une autre réserve à conseiller?

D'avance, un grand merci pour vos réponses.

Claire
Ouest américain en trois semaines, parcs nationaux, construction d'un projet? English translation pending
by A2line44 · 2013-01-04 · 15 replies
Bonjour,

Je crée ce post en vue d'un projet de voyage (sûrement en 2014) mais j'aime bien y réfléchir en avance, ça me permet de bien organiser l'itinéraire et le programme et de rêver en attendant 😇

Je suis au tout début de mes recherches donc ne m'en voulez pas si c'est parfois brouillon ou pas réaliste car je n'ai aucune conscience du temps qu'il faut pour chaque endroit/parc, c'est aussi pour ça que je m'adresse à vous. Je sais aussi qu'il y a déjà plein de messages sur ce genre de trajet mais je m'y perds, j'aime avoir mon propre post pour avoir des conseils personnalisés selon ma demande, c'est ça qui est bien sur ce forum 😎

J'ai noté les endroits que j'aimerais voir, ça constitue déjà un projet d'itinéraire (à adapter, à trier, à ordonner): San Francisco

Yosemite Lake Tahoe

Kings Canyon Las Vegas

Lake Mead et Valley of Fire Grand Canyon Glen Canyon Canyonlands Death horse Point+ Moab Arches National Park Yellowstone Zion National Park Bryce Canyon Grand Staircase Escalante National Monument : The Wave, Coyote Buttes Lake Powell Glen Canyon Capitole Reef ? Monument Valley Antelope Canyon Los Angeles Je ne sais pas si c'est dans le bon ordre, j'imagine qu'il faut ordonner tout ça, j'ai fait un peu avec google map mais j'ai pas encore travaillé sur l'ordre. Pour l'instant je voudrais plutôt des infos pratiques et de temps pour chaque endroit. Ensuite, il s'agira de faire un itinéraire qui me convienne. Le but est aussi de construire un projet qui tient la route pour le présenter aux amis car je ne compte pas y aller seule. Je pars sur la base d'un road trip de 3 semaines mais rien n'est fixé.

Mes questions: - Est-ce que 3 jours c'est suffisant pour San Francisco ou 4 jours seraient mieux? - Un jour et demi à Las Vegas et 2 jours complets à Los Angeles, ça le fait? Qu'y a-t-il d'intéressant à y faire à part les Casinos et marcher sur les Etoiles de stars? - Combien de temps est nécessaire selon vous dans les endroits que vous connaissez? - Où dormir pour visiter les parcs nationaux? Auberges de jeunesse présentes? - Pour la location de voiture, je pensais la louer après la visite de SF et partir pour les parcs nationaux, faire LV et les parcs et revenir à LA. Est-ce que c'est mieux de revenir à SF pour redéposer la voiture (moins cher j'imagine)? Est-ce que c'est mieux de la louer à LV et de commencer les pars à partir de là? Est-ce possible de rendre la voiture avant de visiter LA et d'utiliser les transports en commun? Comment sont les routes que je devrai emprunter, la circulation? - Visiter les endroits notés en 3 semaines serait-ce possible? Quoi enlever (si je dois choisir) ou que rajouter (si j'ai oublié des choses importantes)? - Je sais que Yellowstone est plus loin, ça fait de la route (1h aller, 11h retour selon google map de Zion Park par exemple, si on est 4 conducteurs ça se fait bien mais ce n'est pas sûr et ça oblige à rouler toute la journée) mais c'est un parc connu, je pense que j'ai envie d'y aller mais vaut-il vraiment le détour? Combien de temps y rester pour voir l'essentiel et en profiter un peu? Y a-t-il un autre moyen d'y aller que la voiture? - Enfin, à quelle période y aller? je pense que c'est mieux l'été et j'ai plus de chance d'avoir 3 semaines complètes sans problème mais est-ce bien aussi en avril, en octobre ou bien il fait trop frais, et c'est moins joli? Bref votre avis sur la période idéale pour Kings et Grand Canyon/SF/Yellowstone, les incontournables?

J'ai déjà regardé plusieurs sites et blogs mais si vous en avez de supers à me conseiller, je prends aussi. Par curiosité et pour voir les incontournables, si vous voulez me mettre vos 3 plus beaux sites visiter et les raisons, ça m'intéresse.

Merci d'avance pour vos avis, conseils 🙂
Voyage à Sydney English translation pending
by Karla13 · 2013-01-04 · 1 reply
je souhaite partir en australie pour un mois ou un mois et demi décembre 2013 j'ai 55 ans je suis sportive et fun j'adore les grandes villes mon rêve sydney et visiter perth melbourne
Logement à Phuket? English translation pending
by Adieuvat · 2013-01-03 · 4 replies
Bonjour Mon épouse et moi, on aimerait loger près d'une belle plage, sans avoir à se déplacer par moto, à environs 70 euro par jour à Phuket! Si possible coin cuisine pour préparer le petit déj 🏴‍☠️ Possible ou c'est de l'ordre du rêve Partager avec nous vos adresses , Merci😊😊
Stage sur une île English translation pending
by Mathilde3370 · 2013-01-03 · 1 reply
Bonjour à tous !

Je suis actuellement en école de commerce spécialisée dans le marketing et la communication et je suis à la recherche d'un stage de 2 mois minimum jusqu'à 4 mois entre fin mai 2013 et fin septembre 2013. Mon rêve serait d'effectuer un stage dans le domaine de l'hôtellerie sur une île de rêve. Connaissez-vous des hôtels qui recrutent? Ou tout simplement des agences de voyage? Tout ce qui touche au tourisme m'intéresse afin d'en faire ma spécialisation plus tard.

Merci d'avance pour votre aide 🙂
Séjour en Malaisie: où se poser? English translation pending
by Mimika19 · 2013-01-03 · 1 reply
Nous projetons un séjour en Malaisie fin février, quel voyagiste contacter pour une écoute et un conseil personnalisé ? nous ne voulons pas courir les circuits, nous souhaitons un bon hôtel confortable, quelques excursions pour voir l'essentiel et nous reposer sur des plages de rêves.. cote est ? cote ouest ? îles ? si vous pouvez nous faire part de vos expériences, on ne voudrait pas se tromper.
Voyage de noces: Costa Rica ou Équateur? English translation pending
by MarineVoyage · 2013-01-03 · 2 replies
Bonjour chers voyageurs !

J'ai besoin d'un peu d'aide pour le choix de notre destination pour notre voyage de noces. Nous souhaitons partir les 15 premiers jours de juillet, avec un budget d'environ 6000€ tout inclus.

Ce qui nous fait rêver : les paysages luxuriant, grandiose, un voyage dépaysant tout en gardant un minium de confort (VDN oblige !). A prendre en compte aussi : pas de destinations trop touristiques, nous voulons profiter de ce voyage à 2 et nous voulons être autonomes, et donc de louer une voiture sur place.

Notre voyage de rêve c'est donc : des ballades, des activités (moto, quad ou ce genre de chose) et quelques jours (3/4 ?) de détente à la fin, les pieds dans l'eau.

Avec toutes ces infos, nous avons orienté notre choix vers le Costa Rica et l'Equateur, mais nous n'arrivons pas à nous décider. Les billets d'avion sont quasi au même prix, par contre il me semble que l'Equateur est moins cher sur place ? et aussi peut être un peu moins touristique (mais aussi moins safe) ?

Voilà... Merci d'avance si vous avez des infos qui pourraient faire pencher la balance !
Quatre/cinq jours d'escale à Kuala Lumpur - sur quelle île aller? English translation pending
by Road66trip · 2013-01-03 · 4 replies
Bonjour 🙂

Nous prévoyons de partir en Asie durant le mois d'Octobre, et a la fin de notre periple en Indochine nous aimerions visiter une ile, se mettre en mode farniente, et pourquoi pourquoi pas faire un bapteme de plongee ( j'en reve ) Entre la thailande et la Malaisie, il semble que la seconde soit moins touristique.

Nous recherchons: Escale a KL possible durant 4 a 5 jours prevue derniere semaine d'octobre Ile pas trop touristique ( je veux dire par la pas envahie de beton et de dechet... j'ai de mauvais son de Phuket). Possibilite de snorkeling et de plongee. Pas totalement coupee du reste du monde non plus. Possibilite d'exploration, de rando. Ressort, bungalow ou hotel, ca ne me derange pas. Juste eviter le tourisme de masse ( je sais tout le monde demande ca ).

Je retiens Tioman et Redang. Sont elles facilemement accessible depuis l'aeroport de Kuala Lampur ? Le mois d'octobre est il propice ?

Merci de vous retour 😎
Avis sur itinéraire de trois semaines dans l'Ouest américain avec enfants? English translation pending
by Julievh · 2013-01-02 · 41 replies
Bonjour,

Je me lance après plusieurs mois de réflexion pendant lesquels j'ai longuement hésité pour choisir nos possibles étapes.

Mais avant tout cela je vais nous présenter : nous sommes donc un couple avec deux jeunes enfants et nous rêvons (enfin surtout moi ;) ) de visiter l'ouest américain. Je commence donc à réfléchir et planifier un peu ce voyage de rêve que nous aimerions faire l'été 2014 (je sais que je commence tôt mais une fois le projet en place avec le nombre de jours et les étapes, je me dis que cela m'évitera de réserver les vols et hôtels dans la précipitation... et cela me permet aussi de commencer à rêver ) Nos enfants auront respectivement quasi 8 ans et 5 ans et demi au moment du voyage.

Je pars sur l'idée d'une boucle Las Vegas - Las Vegas pour une durée de 3 semaines malheureusement en plein été (pas d'autres possibilités) J'ai longtemps réfléchi à itinéraire sans le yellowstone mais finalement la question du yellowstone revenant sans cesse dans mon esprit j'ai tenté de faire un itinéraire en l'incluant mais je me demande si cet itinéraire n'est pas un peu chargé ou du moins beaucoup trop speed.

Je tiens également à préciser que même si nous aimons marcher un peu nous ne sommes pas de grands randonneurs surtout que nos enfants sont encore jeunes et j'ai aussi beaucoup de mal à imaginer de quoi ils seront capables en terme d'effort... d'ici 1 an et demi...

Pour préparer cet itinéraire, je me suis largement inspirée de différents posts notamment le super post "itinéraire de 3 semaines", c'est en effet après la lecture de ce post que j'ai commencé à réintroduire le yellowstone dans notre itinéraire. Bon j'arrête un peu mon bavardage et j'ose enfin vous soumettre mon itinéraire ;) :

1. Vol vers Las Vegas - nuit Las Vegas

2. Las Vegas – départ tôt pour Grand Canyon (475km – 5h) – nuit GC

3. Grand Canyon – départ pour Page en milieu de journée – passage Horseshoe bend (200km – 2h) – nuit Page

4. Page – Antelope Canyon (11h/12h) puis départ vers Monument Valley (200km – 2h15) – piste fin d’après midi – nuit MV

5. MV – départ vers Moab – passage goosenecks SP – Valley of Gods (?) (250km – 3h) – nuit Moab

6. Moab – Arches NP et UT 128 ( ?) – nuit Moab

7. Moab – Dead Horse Point et Canyonland – nuit Moab

8. Moab – route vers vernal (350km – 4h) – Dinosaur NM

9. Vernal – route vers Jackson avec arrêt point de vue Flaming Gorge (500km – 5h) – nuit Jackson

10. Jackson – route vers Yellowstone par Grand Teton avec arrêts photo… (130km – 2h) - nuit yellowstone

11. Yellowstone

12. Yellowstone –route vers cody – nuit Cody

13. Cody – route vers Yellowstone – nuit Yellowstone

14. Yellowstone

15. Yellowstone – route vers Salt Lake City – nuit SLC (570km – 6h30) ou Provo (600km – 7h) ??

16. Salt Lake city/Provo – route vers Bryce ( si SLC : 435km – 4h15) (si Provo : 370km – 3h40) – découverte du parc (points de vue) - nuit Bryce

17. Bryce – marche navajo loop /queen’s garden trail – nuit bryce

18. Bryce – route vers zion (140km – 2h) – canyon overlook – nuit Zion/Springdale

19. Zion – riverside walk – puis départ en milieu / fin d’après midi pour Las Vegas (265km – 2h45) – nuit Las Vegas

20. Las Vegas

21. Retour vers la France

Un arrêt à dinosaur NM représente pas mal de km en plus, est-ce judicieux ?

Sur la route vernal – jackson, les points de vue sur Flaming gorge sont ils facile d’accès d’un point de vue kilométrique ?

Pour la route yellowstone –cody- yellowstone : je ne me suis pas encore renseignée sur les plus belles routes à prendre. J'aurais aimé pouvoir ajouter un jour de plus à Moab mais là ça se complique ;)

Voilà qu'en pensez-vous ? Je tiens à vous remercier pour toutes les infos super utiles que j'ai déjà trouvé grâce à vous et vous remercie d'avance pour l'aide que vous voudrez bien m'apporter.

julievh
Hébergement pas cher à Londres? English translation pending
by Tongsrilanka · 2012-12-31 · 10 replies
Bonjour à tous,

Auriez-vous des bons plans pour 2 nuits à Londres en mars ?

En centre-ville, chambre à 2, idéalement maximum 70€/nuit pour 2...

J'ai regardé hostelworld, booking, mais rien n'est central et si peu cher,

Donc je rêve sûrement un peu mais peut-être que des voyageurs auraient un bon plan à me communiquer ;-) (chez l'habitant ? loc d'appart pour un week-end ? )

Bon réveillon !
Ranch en Utah puis remontée vers le Nord English translation pending
by Marcooooh · 2012-12-30 · 6 replies
Bonjour, je lis depuis un bout de temps des messages postés sur ce forum, et je viens maintenant vous demander conseil.

Cet été (de Juillet à Août) j'aimerais partir pour les États-Unis depuis le temps que j'en rêve. Après plusieurs semaines de réflexion, je commence à bien cibler la zone qui m'intéresse, à savoir le Wyoming, l'Utah et dans une moindre mesure le Colorado. J'ai vu que l'on pouvais aller travailler dans des ranchs et cela m'attire beaucoup. En fait j'aimerais par exemple travailler un mois dans un ranch puis voyager l'autre mois. J'ai entendu dire qu'il ne valait mieux pas voyager dans l'Utah en Août à cause des pluies, du coup je me suis dit que je pourrais peut être trouver un ranch vers le sud de l'Utah en Juillet, et visiter les canyon comme dans le Zion National Park le week-end. Puis début Août, remonter jusqu'à Salt Lake City, Grand Teton, et enfin le Parc du Yellowstone. Cela me permettrais de m’imprégner de la culture pendant le premier mois et demander des conseils aux locaux pour mon trip, puis ensuite partir vers mon vrai objectif, peut-être avec quelqu'un que j'aurais rencontré sur place qui sais !?

Je n'aurais que 20 ans, donc pas de voiture possible à louer je crois, ainsi je compte faire du stop, les distances sont longues mais ça paraît jouable.

Qu'en pensez-vous ?

Merci d'avance pour vos conseils avisés !

Edit: modification du titre plus à propos^^
Tour du monde à 18 ans, deux filles et des difficultés English translation pending
by Leenou · 2012-12-30 · 7 replies
Bonjour à tous ! Je publie mon premier topic ici après m'être renseignée pendant des mois, et j'ai besoin maintenant de conseils encore plus concrets et adaptés à notre situation. J'explique ! Nous sommes deux meilleures amies de 17ans, qui avons commencé à construire il y a quelques temps notre grand rêve de gosse : Le tour du monde. Au départ nous voulions partir un an, juste à nos 18ans. Après plusieurs discussions avec nos parents, nous partirons sans doute entre 6 et 9mois (tout dépend des écoles qu'on demande, s'il y a des oraux et des concours à passer, tout ceci est en cours...) pour pouvoir rerentrer dans le système scolaire sans trop de complications. Niveau budget, on s'adapte évidemment aux pays qu'on va faire ainsi que le nombre de mois de voyage, mais nous serons aux alentours de 10000euros chacune, je pense, voire un peu moins. Évidemment, malgré tous les renseignements, les bouquins, les conseils de potes, d'oncles et compagnie, nous ne connaissons pas tout du voyage et pleins de difficultés dans la construction de notre projet perdurent.

- Tout d'abord, quelques désillusions s'imposent à nous. Nous avons 17ans, nous sommes deux filles et on compte partir en novembre 2013, juste à nos 18ans en ayant notre bac en poche. Heureusement, nous avons de très bons dossiers scolaires, et on assure nos arrières, mais s'il y a bien une chose sur laquelle nos parents sont inquiets, c'est sur la sécurité. Nous voulons aller dans les pays suivants (pas tous, en fonction du temps qu'on a on verra, on désire quand même rester un bon moment dans chaque pays pour se laisser le temps de profiter) : Népal, Vietnam, Laos, peut être Cambodge, Indonésie, Nouvelle Zélande (pas longtemps par contre), Mexique, Guatemala, Argentine, Pérou, Madagascar et Afrique du Sud. Bien entendu, on n'ira pas partout, c'est la liste des pays qui nous tente le plus et sur lesquels on s'est renseigné. Nous avons voyagé chacune de notre côté, je suis partie 3 semaines en Thaïlande avec une organisation et 2 semaines à la Réunion. Mon amie quant à elle a fait un tour d'Europe de l'Est l'été dernier en groupe, et a beaucoup voyagé avec ses parents. Malgré tout, on n'a pas l'expérience de globetrotters, et nos parents refusent que nous partions en voyage libre comme l'air, soit ils demandent que nous soyons encadrées. Connaissez vous d'autres moyens d'être "encadrées", à part le Woofing (donc le boulot) ou l'humanitaire (au passage, je mets énormément de temps à trouver des ong sérieuses qui veulent bien des bénévoles sans qualification ou sans demander pleins de sous...) ?

- Comment rassurer nos parents ? Parce que même si nous partons aider des associations, le but de notre voyage n'était pas de faire une mission humanitaire de 6mois dans un même pays. Nous voulions faire un peu d'humanitaire au début de notre voyage pour apprendre petit à petit à être dans un pays différent et défavorisé, apprendre à être indépendantes tout en étant plus ou moins encadrées et directement au contact de la population. Notre but était d'aller à la rencontre de différentes cultures, de voir le monde sous différents angles, voir plusieurs continents et surtout se donner la chance de grandir en voyant le monde. Nous avons la chance de pouvoir partir aussi jeune, nous désirons nous ouvrir au monde et pouvoir rentrer dans notre pays avec un regard différent. Néanmoins, les risques en tant que femmes et aussi voyageuses peu expérimentées, nos parents paniquent même si nous avons leur consentement. Nous ne pouvons pas, si nous voyageons dans plusieurs pays et continents, être encadrées pendant 9mois, et nous ne savons pas comment les rassurer autrement qu'en nous faisant confiance, parce que le danger est partout et que c'est notre attitude en voyage qui peut nous mettre en danger ou nous protéger...

- Vous nous conseillez de nous y prendre combien de temps à l'avance en ce qui concerne billets, vaccins et visas ? On pense qu'il ne faudrait pas tarder, au moins pour les vaccins, mais on risque de brusquer un peu nos parents qui ont du mal à se confronter à notre projet.

- Avez vous des conseils à nous donner (nous qui sommes de (très) jeunes voyageuses) pour la construction de notre projet ?

Merci de m'avoir lu, j'attends vos réponses !
Buenos Aires - Valparaíso: des chutes d'Iguazú au cœur des Andes, de la côte chilienne à l'Atacama English translation pending
by Kashtin · 2012-12-28 · 484 replies
Buenos Aires - Valparaíso. Des chutes d'Iguazu au cœur des Andes, de la côte chilienne à l'Atacama.

Pour ce troisième printemps austral en Argentine et au Chili, ce sont des noms porteurs de rêves anciens qui ont guidé notre itinéraire, tout comme Ushuaia, le Perito Moreno et le Fitz Roy l’avaient fait en 2010 : Iguazú et ses chutes, l’Aconcagua, Valparaíso... 1400 km séparent Buenos Aires de Puerto Iguazú. Nous avons pris un bus pour rejoindre l’extrême Nord-Est du pays, puis un avion d'Iguazú à Salta. De là, comme d’habitude, nous avons loué chez Argentina Excepción une petite berline – cette année une Chevrolet Agil – pour faire une boucle au sud en traversant les Andes au pied de l’immense et magnifique Aconcagua (6962 m), et redescendre sur Valparaíso, sa baie, son port et ses pirates, ses collines et ses fleurs… En remontant vers le nord, la côte chilienne était par endroits brumeuse ou noyée de pluie, le Pacifique glacial, les goélands marins dansaient dans les vagues écumantes, mais elle cachait aussi des criques de sable étincelant et des merveilles géologiques. L’aridité a peu à peu repris le dessus, nous avons rejoint le désert d’Atacama, San Pedro, l’altiplano, la puna… puis Salta, d’où nous nous sommes envolés pour Buenos Aires.

Je tiens cette année encore à remercier Krikri que j'avais mise à contribution pour nous dénicher de bonnes adresses et grâce à qui nous avons passé un excellent séjour à Valparaíso!

La version avec photos est visible ici: carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_152...



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Pour plus de clarté, je suis l'exemple de Trois14, et donc fais un Index du carnet. Chaque lien renvoie à la page concernée lorsqu'on est connecté :

Buenos Aires. La Querencia, Puerto Madero, Recoleta Buenos Aires - Puerto Iguazú Chutes d'Iguazú(1), Garganta del Diablo, Paseo Superior Chutes d'Iguazú(2), Paseo Inferior, isla San Martin Chutes d'Iguaçu côté brésilien Iguaçu (Brésil), Parc des oiseaux De Salta à Villa Unión via San Carlos et Belén En route pour la Laguna Brava... Parc national de Talampaya Ischigualasto, « là où se pose la Lune » De San Agustin de Valle fértil à Barréal en passant par San Juan La route des Andes (1). De Barréal à Puente del inca La route des Andes (2). Parc provincial de l'Aconcagua De Puente del Inca à Valparaiso Valparaiso (1) Valparaiso (2) Valparaiso (3). Museo a cielo abierto La côte Pacifique (1). De Valparaiso à La Serena La côte Pacifique (2). De La Serena à Bahia Inglesa La côte Pacifique (3). De Bahia Inglesa à Taltal via le parc Pan de Azucar La côte Pacifique (4). De Taltal à San Pedro de Atacama via Antofagasta De San Pedro de Atacama à San Antonio de los Cobres via le Paso de Sico Tolar Grande De San Antonio de los Cobres à Salta. Museo de Arqueología de Alta Montaña Buenos Aires. Tigre, La Boca

Renseignements divers

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Buenos Aires. La Querencia, Puerto Madero, Recoleta

Mardi 16 octobre

Le voyage a plutôt moyennement commencé… A Roissy, alors que je veux passer un texto à Loïc, impossible de trouver le portable. Je fouille partout, rien… En désespoir de cause, je m’adresse à un homme qui a l’air sympa et lui demande s'il veut bien appeler mon numéro pour que je l'entende sonner. Ça doit être assez comique, car nous avons ouvert les bagages à même le sol et j'ai l'oreille collée sur les vêtements tandis que lui, à côté, égrène régulièrement d’une voix forte le nombre de sonneries avant que le répondeur se déclenche: Une…, deux…, trois…, quatre!!! Mais il faut se résoudre à l’évidence, je l'ai bien oublié à Paris. Le taxi qu'on avait commandé est arrivé avec un quart d'heure d'avance et a envoyé un sms pour prévenir, j'ai sorti le portable de mon sac, lui ai répondu et... dans la précipitation j'ai dû le reposer sur une table!...

Mercredi 17

Le vol a duré dix-sept heures au lieu de treize heures trente-cinq. Une fois au-dessus de Buenos Aires (14 °C et de la pluie!), l'avion a tourné, tourné, tourné... L'atterrissage était prévu à 8 h 5, puis à 8 h 15, mais dix minutes plus tard on est remontés à 3000 mètres et on y est restés jusqu'à l'annonce du commandant de bord disant que les orages au-dessus de Buenos Aires nous obligeaient à aller nous poser à Montevideo, en Uruguay. En fait, le 777 ne pouvait de toute façon ni atterrir à cause des orages ni rester en vol parce que les réservoirs étaient presque vides. Je préférais très nettement ça, je me faisais tout un film avec le train d'atterrissage qui était peut-être bloqué... ;-)

De retour à EZE – l’aéroport international de Buenos Aires – à 11 h 35, le remis n'est évidemment plus là. On attend encore et encore, étant quasi certains que Yann s'est tenu au courant et aura fait le nécessaire. C'est bien le cas. Le chauffeur revient vers 1 h 15 mais réclame ensuite deux fois la course – ce qui en somme est normal puisqu’il a fait un aller-retour pour rien; un remis est un taxi privé que rien ne distingue des autres voitures, il travaille au forfait et ne peut embarquer d’autres personnes que celles convenues au départ. A cela s'ajoutent les quarts d'heure d'attente supplémentaires au-delà de l'heure prévue avant qu'il ne se soit décidé à repartir, et la note monte à 380 pesos – aussi cher que pour faire Paris - Roissy. A La Querencia, Yann discute âprement et arrive à faire baisser le prix à 320 pesos.

Second petit accroc, la souris du Netbook a disparu du sac de voyage entre Paris et Buenos Aires. Le bagage cabine étant plein, je l'ai posée sur le dessus du sac alors qu'il n'avait pas de cadenas, une habitude prise sur les vols à destination des Etats-Unis où l’on doit tout laisser ouvert ou avoir un cadenas TSA.

On est très contents de revoir Yann, on discute longuement avec lui l'après-midi en buvant du thé, de tout, du bébé à venir, de ses travaux très réussis, de notre travail, de la situation en Argentine, de Cristina Kirchner, etc. On retrouve aussi la grande chambre en duplex si agréable de l'an dernier avec Val et Guy, et les patios fleuris. Et le soir, les pizzas chez le traiteur voisin et sa « gata » (sa chatte), qui nous reconnaît et tient avec un enthousiasme aussi débordant que l'an dernier à transformer nos bas de pantalons en bonnets de hussards!

Jeudi 18

Quand on est à BsAs, nos pas nous mènent invariablement vers San Telmo et son mercado couvert, quel que soit notre planning, aujourd'hui comme hier et comme demain sans doute; en l'occurrence, Yann nous ayant indiqué un magasin sur Carlos Calvo pour racheter une souris, de l'autre côté de l'avenida 9 de Julio, nous ne pouvons faire autrement que de prendre la rue Carlos Calvo en direction de... San Telmo. D'autant que nous voulons aussi rejoindre Puerto Madero, ancien port de BsAs devenu rapidement obsolète après sa construction et laissé des décennies à l'abandon avant sa remise à neuf et sa transformation en quartier branché et hors de prix. Mais il est très sympa, surtout sous le soleil, traversé par le río de la Plata qui charrie une terre ocre généreusement amenée par les ríos Parana et Uruguay.



Pas de chance, au terminal de bus où nous allons chercher nos billets pour Puerto Iguazú, tout est complet en « tutto letto » avec Via Bariloche ou en « suite ejécutivo » (les deux catégories ont des sièges inclinables à 180°) avec Crucero del Norte. Seule cette dernière compagnie a encore des sièges camas (à 160°) pour le 19, côte à côte et au milieu du bus.

Ensuite, toujours à pied, nous voilà repartis pour le cimetière de Recoleta, ou cimetière de toutes les démesures si l'on excepte sa taille, que l'on n'avait jamais visité au cours de nos précédents séjours. Ici sont enterrés généraux, politiques, grands bourgeois, intellectuels et artistes, dans des mausolées dominés par des anges, des archanges et des vierges de tous les âges et de toutes les tailles.



Le marbre noir ou rose côtoie le béton envahi par de délicates guirlandes de plantes grimpantes ou de fleurs sauvages.

Par les portes, la plupart du temps vitrées, on aperçoit à l’intérieur deux cercueils, l'un au-dessus de l'autre, et à droite un escalier qui descend dans la froideur, le silence et la pénombre de la terre. Une grille, souvent ouvragée, permet de distinguer, lorsqu'un rayon de soleil se glisse au travers, l'empilement des morts dans leurs boîtes luxueuses... Le dernier arrivé prend la place du cercueil qui est en haut et fait descendre au sous-sol le cercueil du bas. Dehors, le ciel est bleu, les promeneurs défilent à la recherche de la tombe d'Eva Perón, les chats au poil en bataille roulent des mécaniques, la vie poursuit son cours...

Nous quittons le cimetière et ses quatre mille tombes – dont près d’une centaine classées monuments historiques. Parmi elles on trouve de tout, du kitchissime, avec souvent un brin de mégalomanie, mais aussi de très belles choses. Encore une bonne marche pour rejoindre le métro à Callao; changement à Catedral, linea E, sortie à Independencia, et à 16 heures nous avons rejoint nos pénates.

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