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Route 1 côte ouest américaine: pratiquable? English translation pending
Bonjour,
J'ai vu aux infos qu'il y avait de nombreux feux en Californie et notamment dans la région du Bug Sur et Monterey. Est-ce que certains d'entre vous sont passés par là il y a quelques jours? Est-ce que cela vaut le coup ou il vaut mieux changer d'itinéraire?
Merci !
J'ai vu aux infos qu'il y avait de nombreux feux en Californie et notamment dans la région du Bug Sur et Monterey. Est-ce que certains d'entre vous sont passés par là il y a quelques jours? Est-ce que cela vaut le coup ou il vaut mieux changer d'itinéraire?
Merci !
5 semaines à Sulawesi English translation pending
Bonjour à tous : )
Je vais partir en Indonésie pendant 5 semaines (fin octobre et novembre). Je souhaite aller du côté de la sulawesi.
Pour l'instant, j'ai plutôt en tête 4 semaines en Sulawesi ce qui me laisse 1 semaine ( en début de voyage).
Concernant cette première semaine, atterrissant à bali , j'aimerai faire le mont brome et quelques activités/visites que je ne pourrais pas faire à sulawesi.
Avez-vous des conseils ou penser vous qu'un départ directement en sulawesi est préférable ?
Mon objectif est snorkeling, trek, visite faune/flore et culturelles.....
Egalement, des conseils pour les immanquable de sulawesi ?
Merci par avance pour votre aide !!!
Bonne journée ; )
Je vais partir en Indonésie pendant 5 semaines (fin octobre et novembre). Je souhaite aller du côté de la sulawesi.
Pour l'instant, j'ai plutôt en tête 4 semaines en Sulawesi ce qui me laisse 1 semaine ( en début de voyage).
Concernant cette première semaine, atterrissant à bali , j'aimerai faire le mont brome et quelques activités/visites que je ne pourrais pas faire à sulawesi.
Avez-vous des conseils ou penser vous qu'un départ directement en sulawesi est préférable ?
Mon objectif est snorkeling, trek, visite faune/flore et culturelles.....
Egalement, des conseils pour les immanquable de sulawesi ?
Merci par avance pour votre aide !!!
Bonne journée ; )
Norvège, Finlande, Suède... au nord du cercle polaire English translation pending
Après 2 fabuleux voyages en été ( 2014 et 2016), nous sommes retournés dans le nord de la Norvège une semaine en mars 2018 avec comme base la ville de Tromsø. Nous avons rayonné en voiture en profitant des activités hivernales et du spectacle des aurores boréales.
Le récit de ce voyage hivernal est à découvrir ici :
https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagestromsoe/
Le récit du voyage estival de 2014 est à découvrir là :
https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagesnorvege/
Et celui de 2016 est ici :
sites.google.com/...xvoyagesscandinavie/ Bonne découverte !

============================================================================= Fjords et glaciers, colonies d'oiseaux, rennes en troupeaux, trolls de pierre, lacs et rivières, monts et tunturis, voici pêle-mêle quelques souvenirs d'un séjour en Scandinavie qui a mieux commencé qu'il n'a fini 😉. Voyage d'un mois en camping-car entre Norvège, Finlande et Suède.
Présentation
En 2014, la Norvège avec ses fjords profonds, ses glaciers étincelants, ses innombrables lacs et ses chapelets d'îles nous avait conquis. Sans parler de la lumière arctique absolument magique !
Nous avions par conséquent hâte d'y retourner cet été (2016) afin de compléter notre connaissance du pays et de profiter à nouveau de l'ambiance très particulière du soleil de minuit.
Parmi tous nos coups de cœur la fois précédente, les îles Lofoten figuraient en première position et bien qu'y ayant passé sept jours, nous étions persuadés de ne pas avoir exploré toutes leurs ressources. C'est donc très naturellement que nous remettons cette destination en tête de liste pour ce deuxième voyage.
A partir de ce premier élément, l'orientation du voyage se met en place. En complément des îles Lofoten, nos choix se portent vers d'autres contrées du nord, voire de l'extrême nord de la Norvège et des régions limitrophes.
Nous imaginons une boucle au départ de Tromsø passant par les péninsules du cap Nord, de Nordkinn et de Varanger. Une fois arrivés aux confins nord-est du pays, nous comptons traverser la frontière pour passer quelques jours en Finlande puis en Suède avant de retrouver la Norvège à hauteur de Narvik. Pour finir, la dernière partie du circuit sera consacrée aux îles Lofoten, Vesteralen, Senja et Kvaløya avant de refermer la boucle à Tromsø.
Restait à déterminer le mode de déplacement. En 2014, nous avions adoré la liberté que nous avait procurée le camping-car et souhaitions renouveler l'expérience. Mais allions-nous à nouveau louer le véhicule en Allemagne et faire par la route le long trajet jusque dans le grand Nord ? Après réflexion, nous décidons de rejoindre Tromsø en avion et de louer un camping-car localement. Nous faisons affaire avec le loueur norvégien Compassbobiler.
Tout est alors calé. Départ le 9 juin 2016, retour le 11 juillet. Distance totale estimée à 5 000 kilomètres maximum, soit moitié moins que lors notre voyage précédent. Nous aurons donc largement le temps de randonner et de pêcher, bref de profiter !
Nous resterons en permanence au nord du cercle polaire, ce qui signifie… soleil de minuit assuré ! Quant à la météo, nous espérons qu'elle sera aussi belle qu'il y a deux ans.
En attendant, nous prenons plaisir à observer le cap Nord sans quitter notre fauteuil grâce aux images de la webcam ;-)
Notre parcours
Arrivée à Tromsø, première étape vers les Alpes de Lyngen
J1 : Jeudi 9 juin 2016
En avion, Oslo n'est qu'à deux heures quinze de Paris et Tromsø à moins de deux heures d'Oslo. Mais en choisissant des vols au meilleur prix, nous nous infligeons une très longue journée de voyage avec une escale de 5 heures et demie à Oslo.
Une durée qui va encore s'allonger d'une heure en raison d'un retard de l'avion pour Tromsø.
Bref, au lieu de 23 h 45, il sera presque une heure du matin à notre arrivée dans le grand Nord. Mais heureusement sous ces latitudes à cette époque de l'année il fait jour toute la nuit. C'est donc les yeux rivés sur les sommets enneigés brillant au soleil que nous rejoignons le centre-ville de Tromsø en taxi pour une courte nuit bien méritée au Scandic Ishavhotel.
J2 : Vendredi 10 juin 2016
A dix heures nous avons rendez-vous avec Olav qui doit nous livrer notre camping-car. C'est alors seulement que débutera véritablement notre aventure dans le grand Nord.
Cela nous laisse le temps de prendre un petit déjeuner gargantuesque puis de faire un petit tour sur les quais, histoire de découvrir notre hôtel dans son environnement immédiat.
Mais il vaut mieux être bien couvert, dehors le temps est plutôt frisquet. Dix degrés seulement et un ciel couvert pour l'instant. Mais patience, ça devrait s'améliorer.
Reconnaissable à sa haute flèche semblable à un mât de bateau, l'hôtel Scandic se dresse fièrement en bordure de fjord.
Tout le long du quai sont alignées des maisons en bois aux façades colorées qui nous rappellent un peu celles de Bergen ou de Trondheim.
Sur la rive opposée, on aperçoit la silhouette moderne de la cathédrale.
Devant le musée polaire, des "outils" nous laissent perplexes. Ces harpons explosifs ne laissaient aucune chance aux baleines :-(
Il est l'heure d'interrompre notre balade afin de revenir à l'hôtel, le loueur ne va pas tarder.
Un peu après 10 heures, il nous amène le camping-car que nous avons réservé.
Il s'agit d'un fourgon aménagé Challenger Vany 03, monté sur un châssis Fiat Ducato, de moins de 6 mètres, tout neuf, 3 500 km au compteur. Nous en serons les premiers utilisateurs. Il ressemble beaucoup au Pössl que nous avions loué en Allemagne en 2014. Néanmoins, dès le premier coup d'œil à l'intérieur, nous réalisons qu'il est beaucoup moins fonctionnel côté rangement. Pour l'instant, nous mettons nos sacs en vrac à l'arrière en nous demandant comment faire tenir toutes nos affaires dans un aussi petit espace.
Après avoir passé en revue le fonctionnement du camion et rempli tous les documents, nous sommes prêts à quitter Tromsø en fin de matinée, enfin pas tout à fait encore, car il reste à faire les courses. Un supermarché Coop à la sortie de la ville fait notre affaire. Après avoir erré d'un rayon à l'autre et failli prendre du pâté de foie de morue à la place du thon en boîte, nous finissons par trouver de quoi remplir frigo et placards.
Il est maintenant un peu plus de 12 h 30, nous voilà partis pour de bon.
Entre-temps, le ciel s'est dégagé, laissant place à un beau soleil qui fait grimper le thermomètre jusqu'à 14 degrés.
Direction, la péninsule de Lyngen à l'est de Tromso et plus particulièrement son extrémité nord-ouest, où nous avons prévu la première randonnée du séjour, vers le phare de Lyngstuva.
La destination est à 100 kilomètres mais à mi-route, nous devons prendre un ferry pour traverser l'Ullsfjord entre Brevikeidet et Svensby. Le prochain départ est à 13 h 15, mais à force de nous arrêter à tout bout de champ, nous finissons par le louper.
C'est la faute aux paysages (ces forêts de bouleaux d'où dépassent des sommets saupoudrés de neige) pour lesquels nous multiplions les arrêts.
Nous sommes quittes pour attendre le suivant à 14 h 15, une courte attente mise à profit pour commencer le rangement.
Pendant la traversée de 20 minutes, nous avons tout loisir de contempler tranquillement l'enfilade de sommets laissés derrière nous. La neige est encore bien présente.
En débarquant à Svensby, nous partons vers le nord. Vers 16 heures, nous atteignons enfin Russelv. Quand la route se termine en cul-de-sac, nous continuons à pied sur un large chemin en bord de mer puis sur une petite sente qui nous fait prendre un peu hauteur.
Une table bien placée nous invite déjà à une pause en terrasse avec une magnifique vue sur l'océan et les îles.
Au passage, je signe le livre d'or contenu dans cette jolie boîte aux lettres placée devant une maison en ruines mais surtout devant un panorama d'exception.
Sommes-nous arrivés ? Non pas encore ! D'ailleurs avant de découvrir le phare, notre regard tombe sur ces carcasses de bateaux au pied de la falaise, signes qu'ici les tempêtes sont terribles.
Allez, encore un dernier effort, le phare est maintenant à nos pieds et juste à côté, une petite cabane dans laquelle on peut passer la nuit.
Sur le trajet du retour, nous nous offrons un petit détour vers un point de vue dominant le phare, un beau belvédère qui permet de prendre toute la mesure de ce merveilleux bout du monde.
Il n'y a plus qu'à descendre de la colline et à retrouver notre Vany, stationné dans la baie de Russelv.
Une très belle randonnée : 7 kilomètres en 3 heures avec les pauses et les différents détours (sinon 2 heures en aller retour), facile pour une première journée. Une excellente mise en jambe avant un itinéraire un peu plus consistant demain.
En attendant il ne reste plus qu'à trouver un lieu de bivouac pour ce soir. J'avais repéré un petit coin en retrait de la route, au sud de Sør -Lenangen. Il faut donc revenir de 25 kilomètres sur nos pas. L'endroit nous convient, c'est parfait.
Entre la préparation du dîner et le rangement des affaires, la soirée passe à toute vitesse. Nous installons les caches à ventouses sur le pare-brise (beaucoup moins performants que les volets en accordéon qu'il suffisait de déployer sur le Pössl) et tirons les rideaux pour une première nuit à bord.
Distance parcourue dans la journée : 125 kilomètres.
Phare de Lyngstuva
Du glacier de Steindalen (Lyngen) au sommet de Vardhaugen (Kågen)
J3 : Samedi 11 juin 2016
Ce matin, le ciel est partagé entre nuages et éclaircies et le thermomètre affiche 11 degrés, un peu comme hier, quoi !
Nous comptons poursuivre aujourd'hui la découverte de la péninsule de Lyngen, plus particulièrement la vallée de Steindalen au fond de laquelle se trouve le glacier Steindalsbreen. Situé à 460 mètres d'altitude, on peut l'atteindre à l'issue d'une randonnée de 5 à 6 heures.
Nous avons par conséquent un peu de route à faire ce matin pour rejoindre Steindalen, dans la partie sud-est de la péninsule, après le hameau de Furuflaten.
Peu de circulation en ce samedi matin. Pourtant en arrivant il y déjà plusieurs voitures sur le parking, notamment un minibus immatriculé dans la région lyonnaise dont viennent de descendre une dizaine de randonneurs déjà sur le départ à l'instant où nous nous garons.
Le temps de tout préparer, il est 10 h 30 quand nous nous élançons sous un soleil de plus en plus généreux. Chic !
Nous suivons tout d'abord un large chemin qui va finir par se rétrécir pour grimper raide dans la forêt.
Il nous faut plus d'une heure pour arriver à Steindalshytta, perchée à 260 mètres d'altitude, un endroit parfait pour reprendre des forces.
Devant la cabine (qu'on peut d'ailleurs louer) nous retrouvons notre groupe de Français en train de pique-niquer. Ils participent à un voyage organisé par l'agence 66° Nord. Nous profitons de leur présence pour nous faire tirer le portrait.
Il est midi. Après nous être sustentés, nous sommes déjà prêts à poursuivre, alors que le groupe est toujours attablé.
Après avoir traversé un petit pont de bois, nous longeons le torrent et accélérons le pas sur un terrain maintenant beaucoup plus plat et sans difficulté.
Dix minutes plus tard, nous atteignons le point de vue sur cette belle vallée en V. On commence à apercevoir le glacier au fond.
Mais pour y arriver, il faut encore gravir une crête et passer toute une zone de moraine caillouteuse sur laquelle on a l'impression de ne pas avancer.
Heureusement la vue est à la hauteur de nos efforts. En nous retournant, quel panorama !
A intervalle régulier, des pancartes nous indiquent que le glacier était beaucoup plus étendu il y a encore quelques années.
Cinq minutes plus tard (13 h 15) nous atteignons enfin le bord du lac glaciaire dans lequel dégringole le glacier actuel. Tout simplement grandiose !
Nous profitons de ces quelques instants en solitaire avant de voir arriver nos premiers poursuivants que nous mettons à contribution une nouvelle fois pour nous prendre en photo.
A 15 heures nous sommes de retour à la cabine de Steindalshytta et 50 minutes plus tard, au parking.
Bilan : une magnifique randonnée (9,2 kilomètres en 5 heures et demie avec 460 mètres de dénivelé). Très beau temps, certes pas très chaud (entre 10 et 14 degrés) mais quand on marche, c'est idéal. Du vent à proximité du glacier.
Ce beau temps va nous accompagner tout au long de la soirée.
Après la randonnée, nous poursuivons notre route jusqu'à Skibotn sur la rive opposée du Storfjord, presqu'en face de Steindalen.
Nous posons le Vany en bordure d'une réserve naturelle, près de l'embouchure de la rivière Skibotnelva, face aux montagnes.
Il fait si beau que nous déployons nos chaises pliantes et assistons, attendris, au manège des huitriers-pies qui s'affolent pour leurs poussins à chaque passage de promeneurs.
Soirée paisible. Le soleil a sûrement brillé une partie de la nuit mais, avec presque 10 kilomètres dans les jambes, nous n'avons pas la force de veiller si tard. Dodo de bonne heure.
Distance parcourue dans la journée : 116 kilomètres.
Vallée de Steindalen
J4 : Dimanche 12 juin 2016
Qui dit dodo de bonne heure dit réveil de bonne heure. A 3 heures du matin, plus moyen de fermer l'œil. Une heure plus tard, nous levons le camp.
Dehors il fait 6 degrés (brr!) et comme les jours précédents nuages et éclaircies cohabitent. Quel est le programme aujourd'hui ? Ce qui est sûr, c'est que nous souhaitons rallier l'île de Kågen où nous avons sélectionné deux randonnées.
Pour l'une, il faut compter 7 heures de marche pour un dénivelé de 800 mètres, ouille. Il faut surtout être assurés d'avoir du très beau temps, ce qui aujourd'hui n'est pas garanti. L'autre est plus courte (3 heures) donc plus accessible.
Commençons par faire le trajet jusqu'à destination, ensuite nous ferons un point météo le moment venu.
Comme la E 6 fait tout le tour du Kafjord, nous en avons pour près de 120 kilomètres, alors que si on pouvait éviter ce long fjord, on gagnerait un tiers sur le parcours.
Heureusement les paysages sont de toute beauté tout au long du trajet. Vue sur les Alpes de Lyngen qui, tels des pains de sucre, émergent du fjord.
L'île de Kågen est reliée au continent par un tunnel. A sa sortie, il faut prendre une décision afin de nous diriger en conséquence vers le point de départ de la randonnée retenue.
Nous préférons jouer la prudence (le temps n'est pas au beau fixe) et optons pour la plus courte. Elle part du petit village de Maursund où nous arrivons à 6 h 30 avec une envie irrépressible de dormir.
Aussitôt dit, aussitôt fait, le camping-car est très pratique pour ça.
9 h 30, il est temps de mettre un terme à notre petit somme.
Le ciel est voilé mais nous devrions disposer d'une fenêtre météo suffisante pour mener à bien notre randonnée.
A 10 heures, nous attaquons la montée le long d'un torrent dans une forêt de bouleaux nains. Nous suivons une trace GPS issue du site Internet ut.no. Heureusement, parce que la sente est à peine visible dans l'herbe haute.
Elle disparaît d'ailleurs complètement en débouchant sur un plateau où nous nous déplaçons à vue dans une toundra roussie gorgée d'eau et parcourue de petits ruisseaux qu'il faut enjamber à de nombreuses reprises. Vous remarquerez qu'il n'y a plus d'arbres à cette altitude.
La trace GPS conduit en principe au pied du cirque glaciaire qu'on aperçoit au fond de la vallée. Comme il n'a pas l'air de présenter un intérêt majeur, nous décidons de le zapper et de rejoindre directement le sommet de Vardhaugen.
Bonne intuition, car à près de 300 mètres d'altitude, la vue sur le détroit est incomparable. Ma mine réjouie le confirme !
La descente (et la montée si on monte par là) a le mérite d'être balisée, il suffit donc de suivre les marques jaunes pour retourner au bord du fjord.
Fin de la randonnée vers 12 h 30.
Après le déjeuner pris dans le camping-car, Hervé propose de nous rapprocher du point de départ de l'autre randonnée (celle qu'on avait écartée) pour éventuellement en parcourir le début si le temps se maintient.
Mais le ciel s'assombrit de plus en plus de sorte qu'en arrivant sur place il est exclus de randonner.
En revanche, dans les alentours, le pont de Skervøy a l'air d'être un lieu idéal pour la pêche. C'est l'occasion pour Hervé d'inaugurer sa canne à pêche pliante, achetée exprès pour ce voyage.
A peine la ligne jetée, déjà une prise. Deuxième essai… encore une ! La suivante… une de plus ! Et ainsi de suite. Bref, en cinq minutes, Hervé réalise une pêche miraculeuse qu'il finit par interrompre de peur de vider l'océan ;-)
Six beaux cabillauds ont mordu à l'hameçon ainsi que plusieurs poissons plus petits qui feront la joie des oiseaux. Le menu du dîner est tout trouvé.
Mais avant de consommer ces prises, il va falloir les vider et les découper. Sur l'aire de repos sous le pont, quelques pêcheurs également camping-caristes sont déjà à l'ouvrage. Des planches en bois sont d'ailleurs à la disposition du public à cet effet.
Sur les conseils d'une Alsacienne très douée, notre pêcheur s'essaie à la découpe en filets. Certes il n'a pas la dextérité (ni les outils adéquats) de l'Alsacienne, mais il ne se débrouille pas trop mal. Il aura d'ailleurs l'occasion de parfaire sa technique au cours du voyage.
Nous aurions pu rester garés sous ce pont pour la nuit mais comme il se met à pleuvoir, nous décidons de rouler encore un peu pour nous rapprocher d'Alta et gagner du temps pour demain.
Nous revenons alors sur la route E6 et la suivons en direction de l'ouest. La E6 est un axe majeur en Norvège, elle relie le sud au nord. Nous avons eu l'occasion de l'emprunter dans le sud et le centre du pays en 2014. Ce n'est pas pour autant une autoroute même si des travaux sont en cours pour l'élargir. Elle est même carrément étroite par endroits.
C'est le cas sur ce pont sur lequel je m'engage en même temps qu'un car de tourisme qui arrive en sens inverse. Au milieu du pont, j'ai peur qu'on ne puisse pas se croiser, je donne un coup de frein et un coup de volant à droite, trop à droite. Bang, je touche le parapet. Bilan : une petite éraflure sur le pare-choc avant droit et un enjoliveur en moins. Espérons que le loueur ne sera pas trop regardant !
Bon, assez pour aujourd'hui, vivement qu'on se pose. J'avais repéré une petite église en bord de fjord, à l'écart de l'E6, sur la Rv882, à Langsfjordbotn. L'endroit est sympa, on ne bouge plus !
Distance parcourue dans la journée : 283 kilomètres.
Vue du sommet de Vardhaugen
Du canyon d'Alta au cap Nord (ou presque !)
J5 : Lundi 13 juin 2016
A 4 h 30, Hervé se lève, prend son petit déjeuner, sort faire un tour mais à son retour, je l'oblige à se recoucher. Il n'est pas question de partir comme hier aux aurores.
Vers 8 heures, je donne le feu vert pour nous lever et une demi-heure plus tard pour nous mettre en route.
Côté météo, nous sommes abonnés aux 11 degrés. Côté ciel, de petites averses et de belles éclaircies alternent tout au long du trajet jusqu'à Alta à 80 kilomètres.
Qu'y a-t-il de particulier à voir à Alta ? La ville est surtout réputée pour son site de peintures rupestres, classé au Patrimoine mondial. Elle est aussi connue pour son canyon, mais celui-ci demande un peu plus d'efforts pour l'atteindre : 5 à 6 heures de marche sont nécessaires pour s'en approcher. Bah, ça ne nous fait pas peur. Après en avoir vu des images dans le film "Le secret du Ragnarok", nous avons hâte de le voir en vrai.
Pour ce faire, à l'entrée d'Alta, nous prenons la direction de Kautokeino (Rv93) et 8 kilomètres plus au sud, tournons à gauche sur une petite route secondaire, asphaltée jusqu'à Gargia Fjellstue (auberge avec différents hébergements). On peut se garer à cet endroit, dans ce cas le canyon est distant de 22 km AR. Mais en poursuivant sur une piste gravillonnée jusqu'à un deuxième parking, on gagne 9 kilomètres AR. C'est bon à prendre et la piste ne pose pas de problème, pas même pour un camping-car.
A 10 h 30, hop, derniers préparatifs avant de verrouiller le fourgon.
Vue à 360 degrés sur les dômes rocheux environnants et sur les massifs plus lointains encore tout zébrés de neige.
Le parking est ici à 400 mètres d'altitude, le point culminant du parcours à 476 mètres et le point de vue sur le canyon à 430 mètres. Le dénivelé est par conséquent minime. Les seules difficultés du parcours sont liées à la distance (14 km) mais surtout �� la qualité du terrain : plusieurs passages en milieu humide et trois traversées de rivière sont prévus. Hum, nous sommes curieux de voir comment cela va se passer. Le chemin est balisé par des marques rouges.
Les premiers passages sur sol spongieux se font sur des caillebotis, trop facile ! Si c'est le cas jusqu'au bout, il n'y a pas à s'en faire.
Mais c'est trop beau pour durer. En effet, nos chaussures ne restent pas sèches bien longtemps. Pour progresser, il faut régulièrement patauger dans des zones inondées et/ou faire des détours pour les contourner autant que possible.
Quant aux rivières, quelques pierres bien placées permettent de passer la première sans trop de difficulté. La troisième et dernière est la moins large et la moins profonde, donc la plus facile à traverser.
C'est la deuxième rivière qui va nous donner le plus de mal et pas seulement à nous. Entre-temps, on s'est fait rattraper par deux autres couples, l'un suisse, l'autre allemand. Chacun essaie de trouver sa solution, en amont, en aval, mais en vain. La Cahppesjohka est trop profonde et trop large pour espérer la franchir en quelques enjambées. Allons-nous devoir faire demi-tour ?
C'est finalement Hervé qui trouve la solution. A cette période de l'année, de grosses accumulations de neige bouchent encore le cours d'eau par endroits. C'est donc sur l'un de ces gros névés, de près de trois mètres d'épaisseur, que toute la troupe peut finalement passer.
C'est encore Hervé qui ramène tout le monde sur le droit chemin à la fin, les Suisses étant partis beaucoup trop loin.
C'est au niveau d'une table de pique-nique qu'un sentier très raide descend jusqu'au point de vue. Un peu avant 13 heures, nous surplombons le canyon.
Ce n'est pas le Grand Canyon américain mais la rivière Altaelva a creusé ici une gorge de 400 mètres de profondeur sur une distance de 15 kilomètres. A ce titre, c'est le canyon le plus long et le plus profond d'Europe du Nord.
Nous profitons de la table de pique-nique pour casser la croûte en compagnie du couple suisse. Ils sont pressés mais pas trop stressés, bien qu'ils doivent être à Tromso ce soir (à 400 km) pour prendre l'express côtier Hurtigruten. Ils ont le moral !
Quant à nous, c'est sans nous presser que nous rebroussons chemin, ravis de cette balade au but original qui change un peu des fjords et des glaciers. Retour au parking à 15 h 15 après avoir parcouru 14,3 km en 5 heures.
En soirée, nous rejoignons le centre-ville qui, en dehors de sa cathédrale très originale, ne présente pas un grand intérêt.
En revanche, l'avantage d'être en ville, c'est de pouvoir dîner au restaurant. Alors nous ne nous en privons pas. Au restaurant Hallde, nous choisissons le menu du Finnmark : pince de crabe royal, viande de renne et sorbets de fruits rouges, des spécialités typiques de la région pour une addition typiquement norvégienne, elle aussi ;-)
A la sortie du restaurant, dernière tâche : trouver un coin où passer la nuit. Nous souhaitons rester en ville afin de voir les fameuses peintures rupestres demain matin. Le musée tolère le stationnement sur son parking, mais il est en pente. Après avoir sillonné la ville de long en large à la recherche du lieu idéal, nous finissons sur le parking du supermarché REMA1000. Pas très bucolique comme lieu de bivouac, mais très calme.
Distance parcourue dans la journée : 150 kilomètres.
Canyon d'Alta
J6 : Mardi 14 juin 2016
Notre étape doit nous conduire aujourd'hui jusqu'au cap Nord. A l'extrémité de l'île de Magerøy reliée au continent par un tunnel, la commune de Nordkapp s'est déclarée point le plus septentrional d'Europe et donne accès via un péage (250 NOK par personne) à un bâtiment massif surmonté d'une balle de golf géante comprenant une salle d'exposition, un bar, une cafétéria, une boutique de souvenirs. Pour ce prix, les camping-cars ont le droit d'y passer une nuit.
Bref, ce lieu suscite beaucoup de polémiques. Pour les uns, c'est la destination mythique à ne surtout pas rater. Pour les autres, c'est le piège à touristes par excellence, le véritable point le plus septentrional du continent se trouvant trois kilomètres à vol d'oiseau plus au nord que Nordkapp et est uniquement accessible à pied au prix d'une marche de 9 kilomètres aller/retour.
Pour nous, le cap Nord n'est pas réellement un incontournable mais puisque notre itinéraire passe à proximité de la péninsule, autant nous forger notre propre opinion sur la destination. A suivre donc… car pour l'instant, si nous quittons le parking du supermarché sur lequel nous avons dormi, c'est pour prendre la direction de la lisière ouest de la ville où se trouvent le musée et les fameuses gravures rupestres.
Les falaises qui s'étendent derrière le musée jusqu'au bord de mer sont couvertes de quelques 6 000 gravures datant de la fin du néolithique, de 6 000 à 2 000 ans. 1559 Parmi les thèmes figurent des scènes de chasse, des symboles de fertilité, des ours, des élans, des rennes et des bateaux bondés. Pour les rendre plus visibles aux visiteurs, une partie des gravures a été revêtue d'ocre rouge, l'autre est dans son état originel.
Avant 8 heures, le circuit est déjà bouclé.
Nous quittons cette fois Alta pour de bon en direction des hautes terres rudes et sauvages. Cap au nord-est sous un ciel identique aux jours précédents et une température de 10 degrés comme d'habitude.
Nous laissons derrière nous les maisons colorées des fjords pour celles aux couleurs sombres des éleveurs de rennes.
La route E6 déroule son ruban de bitume à perte de vue, avec comme seuls repères, la ligne d'horizon et une rivière aux eaux tumultueuses dont elle suit les méandres jusqu'à Skaidi.
Quand la route se rapproche du cours d'eau, nous en profitons pour faire un arrêt, histoire de nous dégourdir les jambes en nous faufilant, à travers un petit bois de bouleaux tordus, jusque sur sa rive.
Après Olderfjord, la route E69 prend le relais vers le nord tout en longeant le magnifique Porsangerfjord. Notre Vany rejoint la file des camping-cars qui, les uns derrière les autres, convergent vers le point septentrional du continent. Français, Allemands, Belges, Suisses, Néerlandais, Scandinaves… à croire que tous les camping-caristes européens se sont donné rendez-vous là-haut. Entre ceux qui s'y rendent et ceux qui en reviennent, le flot est incessant.
La tradition veut qu'on se fasse un petit signe entre conducteurs de camping-cars. Comme ces véhicules sont quasiment les seuls sur le trajet, il y a du boulot ! J'essaie de m'y tenir moi aussi, du moins quand la largeur de la route ne nécessite pas toute mon attention et les deux mains sur le volant. En effet, l'étroitesse des voies par endroits et la taille de certains véhicules demandent une vigilance de tous les instants, d'autant qu'une petite bruine vient encore compliquer la conduite à l'approche du grand Nord.
En début d'après-midi, nous franchissons sans nous en rendre compte, ou presque, le tunnel qui relie le continent à l'île de Magerøy.
Sous un ciel de plus en plus menaçant, les paysages de toundra vallonnée, ponctuée de lacs sombres et de hardes de rennes, prennent une allure encore plus dramatique.
Vingt kilomètres au sud du cap, nous décidons de rejoindre Gjesvær dans un premier temps. La route, traversant un austère paysage rocheux, est de toute beauté.
Malheureusement, à notre arrivée, la météo se dégrade, impossible de randonner. A défaut, nous stationnons le camping-car dans le centre du village, en espérant pouvoir entreprendre une marche plus tard dans l'après-midi. En attendant des heures meilleures, nous débutons la première d'une longue série de parties de scrabble, une tasse de thé brûlant à la main et le chauffage du camping-car au maximum. La température extérieure ne dépasse pas 5 degrés.
Après toute une après-midi enfermés dans notre Vany, nous décidons de migrer vers Skårsvag, un village à l'est de la E69. S'il pouvait y faire meilleur ! Hélas c'est pire. L'ordinateur de bord indique maintenant 3 degrés et un risque de verglas. C'est l'hiver en plein mois de juin !
Nouvelle partie de scrabble à Skårsvag en regardant tomber la pluie et en suivant les allées et venues des deux autres couples de camping-caristes garés à nos côtés, les uns rémois, les autres lucernois. Nous finissons par enfiler imperméable et pantalon de pluie pour affronter le mauvais temps et les suivre à l'extrémité du village où nous les trouvons attablés au restaurant devant un plat de crabe royal.
En ce qui nous concerne, nous renonçons au crustacé géant (ce que nous regretterons amèrement par la suite) et commandons juste un verre de vin blanc en attendant notre dîner déjà prévu dans le camping-car.
Pour ce soir, vu la météo, nous renonçons à rejoindre Nordkapp. Payer le péage pour nous retrouver dans les nuages et sous la pluie, non merci ! On verra demain matin si le temps s'améliore. Nous restons donc garés dans le petit port de Skårsvag pour une nuit… dantesque !
Distance parcourue dans la journée : 286 kilomètres
Près du cap Nord
De Trollholmsund à Stabbursdalen, des rochers et une forêt remarquables
J7 : Mercredi 15 juin 2016
Toute la nuit, la pluie a martelé le toit du Vany. Un vent fou a secoué le camion dans tous les sens, a fait trembler les fenêtres et s'est engouffré dans tous les interstices (heureusement qu'on avait gardé nos chaussettes). Impossible dans ces conditions de trouver le sommeil. Terrifiée, je me suis redressée sur mon lit en pleine nuit en m'écriant : " je veux rentrer à la maison" !
Quand Eole a fini par s'essouffler et alors que je commençais à m'assoupir au petit matin, ce sont les oiseaux (corbeaux, mouettes, goélands) qui ont pris le relais, transformant le toit du fourgon en un terrain d'affrontement. Tout en se chamaillant, ils se sont coursés au-dessus de nos têtes en faisant un raffut d'enfer. Cette nuit restera dans les annales !
Ce matin, il fait 5 degrés et il pleut toujours à verse. Initialement, nous avions prévu de faire la randonnée de 9 km AR vers Knivskjelodden, le véritable cap Nord géographique, avant de rallier en soirée le cap Nord touristique pour y passer la nuit.
Mais dans ces conditions, on peut d'emblée faire une croix sur une quelconque randonnée. Même le petit aller/retour (2 km) vers l'arche de Kirkeporten n'est pas envisageable après tout ce qu'il a plu. Les sols sont détrempés.
Dans ce cas, cela vaut-il la peine de rester dans le coin ? Certes, la météo a prévu une amélioration dans l'après-midi, mais peut-on s'y fier ? Cela vaut-il le coup de payer 50 euros pour accéder au cap Nord et risquer d'y passer la journée à jouer au scrabble ?
Après mûre réflexion, nous décidons de laisser tomber le cap Nord et de reprendre la direction du sud avec l'espoir d'y trouver des cieux plus cléments. Skårsvag, situé à 7 kilomètres à vol d'oiseau au sud-est du cap Nord, sera par conséquent le point le plus septentrional de notre parcours.
Notre point de chute ce soir est prévu dans les alentours de Lakselv, soit près de 200 kilomètres plus au sud. Nous aurons du coup une journée d'avance sur notre planning.
Nous n'avons néanmoins pas l'intention de faire le trajet d'une traite mais espérons pouvoir nous offrir quelques à-côtés en cours de route, en fonction de l'évolution des conditions météo.
D'ailleurs, à peine sur la route E69 nous la quittons déjà pour un saut vers le village de Kamøyvær, vanté par notre guide.
Falaises, ciel et mer à l'unisson, noirs comme l'encre, donnent une bonne idée de la luminosité ambiante. On en aurait presque le cafard
Heureusement, à Kamøyvær, les couleurs pastel des maisons apportent une touche de gaieté à ce tableau obscur.
Quand la pluie se calme, nous sortons faire quelques pas dans le village où il y a l'air d'y avoir plus d'oiseaux que d'habitants.
L'usine de transformation de poisson n'y est sans doute pas pour rien.C'est la curée à l'arrivée de la matière première.
Côté ciel, une légère amélioration commence à se profiler au loin. Alors, allons-nous rester sur notre décision ? Il est encore temps de changer d'avis, nous ne sommes qu'à une trentaine de kilomètres de Nordkapp ! Hésitation, concertation avant de finalement maintenir notre choix. Tant pis pour le cap Nord et va pour le Sud !
Après une rapide incursion à Honningsvåg, nous prenons sans regret le tunnel qui nous ramène sur le continent, puis comme la veille la même route jusqu'à Olderfjord alors que se développent des éclaircies de plus en plus larges, donnant le sourire à tous les automobilistes, camping-caristes, motards et cyclistes, montant vers le nord.
Mais le soleil, nous y avons droit également. On a d'ailleurs l'impression qu'il n'a pas plu au sud d'Olderfjord.
En arrivant à 14 h 30 dans la presqu'île de Trollholmsund, la couleur de la mer et du sable nous ferait presque penser à une plage tropicale, si ce n'était la température qui reste typiquement norvégienne ;-)
Si nous sommes venus ici, c'est pour ces drôles de bonshommes de pierre dont on aperçoit déjà les silhouettes à la pointe de la presqu'île.
Selon une légende Sami, il s'agit d'un groupe de trolls qui erraient la nuit sur le plateau du Finnmark. Arrivés dans le Porsangerfjord, ils voulurent traverser le bras de mer mais pas avant d'avoir enterré le trésor qu'ils transportaient. Comme cette tâche prit beaucoup de temps, ils furent surpris par les premiers rayons du soleil levant qui les pétrifièrent.
Géologiquement, il s'agit de formations dolomitiques (calcaire), d'où leur aspect blanchâtre, seulement colonisés ça et là par des lichens orangés.
Ils ont plutôt une bonne bouille !
Après une petite heure sur les lieux, il est temps de poursuivre vers d'autres horizons, la journée n'est pas finie. Il fait tellement beau qu'il faut en profiter au maximum.
C'est pourquoi, 17 kilomètres plus au sud, nous tournons à droite sur une piste cahoteuse et poussiéreuse, pas même indiquée, sur laquelle nous avons la joie de croiser un groupe de rennes, de très près.
Cette piste nous conduit au cœur du parc national de Stabbursdalen.
Le guide Rother y indique une randonnée de 2 à 3 heures à travers la forêt jusqu'aux chutes de Stabbursfossen. Il est déjà plus de 17 heures au moment de se mettre en marche mais peu importe, personne ne nous attend et il fait jour toute la nuit.
Le parc national a été créé en 1970 puis étendu en 2002 pour protéger la forêt de pins la plus septentrionale du monde. Certains arbres ont ici plus de 500 ans.
Plus loin, des bouleaux se joignent aux pins pour étoffer la forêt.
Au bout d'un peu plus d'une heure, le grondement des chutes annonce que l'arrivée est proche. Bientôt nous dominons la cascade. Joli débit !
Dernier coup d'œil sur la rivière Stabburselva avant de refaire le parcours en sens inverse sous une lumière dorée.
Nous finissons notre randonnée à 20 heures (soit 3 heures pour 10 km), ravis de notre journée et persuadés que ce beau temps va durer. Mais c'est oublier à quel point la météo peut vite changer sous ces latitudes.
En effet, en arrivant au camping du Stabbursnes Feriesenter tout proche, nous essuyons quelques gouttes alors que le gérant ne nous annonce rien de bon pour les prochains jours. Bouh !
En attendant, après plusieurs jours de bivouac, nous profitons des services du camping pour faire notre lessive et surtout prendre nos aises dans la douche.
Distance parcourue dans la journée : 206 kilomètres
Trollholmsund
D'un cap à l'autre : de Nordkinn à Varanger
J8 : Jeudi 16 juin 2016
Les prévisions du patron du camping nous ont fait craindre le pire pour ce matin. Alors nous sommes tout étonnés de trouver un ciel certes couvert mais pas plombé. La température matinale est conforme aux moyennes : 11 degrés. Pour l'instant, rien d'alarmant !
Nous avons une nouvelle péninsule en ligne de mire, le cap Nordkinn, située à peu de chose près à la même latitude que le cap Nord. Tout comme ce dernier, il s'agit d'une destination en cul-de-sac au bout de nulle part mais a contrario du précédent celui-ci est à l'écart des grands axes touristiques.
Nous comptons y passer deux nuits dont la première à Kjøllefjord, dans le nord-ouest de la péninsule, où une falaise en forme de cathédrale a retenu notre attention.
Mais avons-nous intérêt à nous y rendre directement (250 kilomètres) au risque de trouver du mauvais temps sur place et n'avoir que le scrabble comme activité ? Ou au contraire vaut-il mieux profiter de quelques points d'intérêt en cours de route tant que le ciel se montre clément ?
Considérant que tout ce qui est pris n'est plus à prendre, nous choisissons la deuxième solution. Après avoir traversé la petite ville de Lakselv où nous abandonnons provisoirement la E6, nous longeons la rive Est du Porsangerfjord. A 4 kilomètres à l'ouest de Borselv, nous nous arrêtons pour une première randonnée (3 kilomètres, 1 heure et demie).
Objectif, le sommet du Hestnesfjellet, à près de 200 mètres d'altitude.
Plus nous prenons de la hauteur, plus les maisons en contrebas nous paraissent minuscules.
Qu'on ne s'y trompe pas, nous sommes bien au bord de l'océan même si l'étendue lisse et immobile devant nous pourrait nous faire croire le contraire.
Pas un souffle de vent, pas un bruit, hormis le caquètement de quelques canards, pourtant C'est dans ce silence religieux que nous poursuivons notre grimpette.
En moins d'une heure, le cairn sommital est atteint. Vous remarquerez que tout comme à Trollholmsund les dalles rocheuses sont ici aussi d'origine dolomitique. D'ailleurs, la presqu'île des trolls ne se trouve qu'à quelques encablures à vol d'oiseau, de l'autre côté du fjord.
Fin de la balade autour de midi, pile pour l'heure du déjeuner que nous prenons à bord du Vany, la porte entrouverte, car il fait étonnamment doux.
Une heure plus tard, nous nous apprêtons à entamer une après-midi derrière le volant. Il reste encore 180 kilomètres à parcourir sur les 250 prévus, outch ! Mais c'est sans compter sur un autre site d'intérêt, prétexte à une nouvelle halte. En effet, immédiatement après Borselv, la route E6 passe dans le Silfar Canyon.
Cette fois, finies les petites escapades à droite à gauche, il faut vraiment se diriger sans délai vers le cap Nordkinn.
A Ifjord, en nous engageant sur une route à trois chiffres, a fortiori marquée en jaune sur notre carte, nous craignions de trouver un axe secondaire étroit et peu roulant. A notre grande surprise, à distance du fjord, la route prend des allures de nationale avec une vitesse autorisée jusqu'à 120 kilomètres/heure par endroits, ce que nous pensions uniquement réservé à des portions de routes E. A ce rythme, elle grimpe allègrement sur un plateau désertique couvert de lacs et de toundra spongieuse qui n'est pas sans nous rappeler l'altiplano andin et ses paysages de bodefales, à la seule différence que les rennes remplacent ici les vigognes andines.
Bref, la distance jusqu'à Kjøllefjord est avalée plus vite qu'attendu. A 16 heures, nous sommes prêts à aller découvrir à pied la falaise en forme d'église de Finnkirka, sans nous inquiéter outre mesure de la couleur du ciel pas plus couvert que durant le reste de la journée.
Peu après notre départ, nous assistons à l'arrivée de l'express côtier Hurtigruten qui fait une courte escale dans ce petit port. Un rayon de soleil daigne même accompagner son entrée dans la baie.
Encouragés par cette brève apparition du soleil, nous enchaînons des montées et des descentes impitoyables, ponctuées de passages boueux et de zones inondées, en espérant que la falaise-église en vaille la peine.
Au bout d'une heure, ces étonnantes plaques rocheuses, plantées dans le sol telles des pierres tombales, nous offrent un peu de distraction sur un chemin semé d'embûches. La falaise de Finnkirka étant un ancien site sacrificiel Sami, il n'est pas impossible qu'il y ait un lien entre ces pierres dressées et les rites lapons.
A ce stade du parcours, un coup d'œil sur les hauteurs aurait dû nous alarmer. La couleur du ciel annonce un risque d'orage imminent. On entend d'ailleurs les premiers coups de tonnerre au loin.
Pourtant, têtus ou inconscients, nous continuons inlassablement, persuadés que l'orage va nous épargner.
Mais ce qui devait arriver finit par arriver. Alors que nous sommes sur le point de vaincre notre dernière ascension, l'orage éclate, nous forçant à faire demi-tour avant d'avoir atteint le but de notre randonnée.
Je n'ai alors que mes yeux pour pleurer et me lamenter tout au long du chemin du retour, mouillée jusqu'aux os (et ce n'est pas juste une expression !) et transie de froid, me demandant comment on allait bien pouvoir faire sécher tous nos vêtements dans le fourgon. Même nos chaussures sont trempées à l'intérieur comme à l'extérieur.
A notre retour, nous préférons éluder la question et jetons toutes nos affaires dans la salle de bains. On verra plus tard !
Pour nous remonter le moral, un plat de crabe royal nous ferait le plus grand bien. Mais le seul restaurant de Kjøllefjord n'en sert pas.Alors nous n'hésitons pas à couvrir 30 kilomètres de plus jusqu'à Mehamn, espérant trouver plus de choix dans ce village plus grand.
Mais le seul restaurant de la petite localité, celui de l'Arctic Hotel, semble fermé ou en travaux. Un habitant nous confirme pourtant qu'il est ouvert et qu'il sert jusqu'à 22 heures de très bons plats de poissons.
Nous finissons par en trouver l'accès. Entre porte sans issue et couloir sans lumière, nous débouchons au premier étage dans une grande salle sans charme, pas vraiment étonnés qu'on n'y serve pas de crustacé géant. Mais puisque nous sommes là, autant nous attabler !
Le dried cod est un peu sec mais, assorti de bacon grillé, reste mangeable. Le vin blanc issu d'un cubitainer est infâme. Quant au dessert, nous avons préféré le décliner ;-) Bref, voilà une adresse qui ne vaut pas le détour !
Le seul avantage de ce dîner, c'est que pendant ce temps nos vestes dégoulinantes ont pu s'égoutter un peu. En partant, nous laissons derrière nous quatre flaques d'eau correspondant aux quatre manches de nos vestes.
Pour dormir, nous n'avons pas à chercher bien loin. Les abords du port offrent un abri parfait à notre Vany. Il pleut toujours mais il ne vente pas, nous devrions mieux dormir que la nuit dernière.
Distance parcourue dans la journée : 314 kilomètres.
Arrivée de l'Hurtiguten à Kjøllefjord
J9 : Vendredi 16 juin 2016
Avec tout ce qu'il a plu hier soir et dans la nuit, nous ne nous faisons pas d'illusion sur l'état du ciel : nuageux, très nuageux, avec encore de la pluie à venir ! Température invariablement bloquée à 10 degrés.
Nos chaussures sont loin d'être sèches, ce qui élimine toute velléité de randonnée. De toute manière, les conditions météo sont dissuasives.
Pour amorcer le séchage des godillots, nous les plaçons devant les bouches du chauffage et tournons le bouton à fond. Quant à nos vêtements, ils sont toujours en train d'égoutter, il va falloir trouver une solution. Heureusement côté vestes, nous avons prévu en conséquence avec des blousons de rechange.
Une fois ce bilan dressé, il faut réfléchir à l'organisation de la journée et changer une nouvelle fois nos plans. Décidément à chaque fois que l'on prévoit de rester deux jours à un endroit, on se voit obligés d'abréger le séjour. L'avantage de circuler en camping-car permet d'adapter le parcours à la météo. Quand il ne fait pas beau, on en profite pour rouler alors… roulons !
Notre prochaine étape se fera par conséquent dans la péninsule de Varanger (eh, oui, encore une péninsule). Près de 300 kilomètres nous en séparent dont une bonne partie à rebrousser chemin par la même route. A première vue, la distance est conséquente mais comme on aura rien d'autre à faire…
Mais avant de quitter la région, je propose de faire un petit détour jusqu'au phare de Slettnes. A défaut d'avoir été jusqu'aux caps les plus septentrionaux du continent, nous aurons au moins été au pied du phare le plus septentrional d'Europe.
Sur le trajet, nous faisons deux rencontres intéressantes. D'abord un troupeau de rennes, des femelles avec plein de petits. Une scène attendrissante ! Plus rare, un renard arctique (que nous avons d'abord pris pour un chat !)
Vers 11 heures, fini l'extrême Nord, retour vers le Sud. Nouveau passage à travers les mêmes hauts plateaux qui paraissent encore plus désolés sous l'épaisse couverture nuageuse. Nous avons à présent deux jours d'avance sur notre planning.
Quand la route revient au bord de mer, nous retrouvons les paysages typiques des fjords : petits ports de pêche, bateaux et maisons colorés.
A Ifjord, nous prenons cette fois la direction de Tana Bru, dont le nom signifie "pont sur la Tana". Le village en lui-même n'a pas vraiment d'intérêt mais il constitue un point de ravitaillement et une étape pratiques au carrefour des routes 98/E6 et E75.
Toutes les enseignes de supermarchés se côtoient ici autour de quelques hébergements et d'une station-service.
Sous un temps maussade comme aujourd'hui, ce carrefour commercial ne peut mieux tomber. A défaut de pouvoir profiter de la nature, occupons-nous de quelques tâches d'intendance : courses, plein d'essence, plein d'eau pour le camping-car…
Nous cherchons aussi un lave-linge/sèche-linge, seul moyen de venir à bout de nos vêtements mouillés depuis une journée. A l'hôtel Elva, le réceptionniste est ok. Il nous invite même à prendre un café dans le lobby et à profiter de la connexion wifi. Super ! Par la même occasion, nous suivons d'un œil et d'une oreille le match de coupe d'Europe Suède-Italie en compagnie d'une famille suédoise qui vibre, elle, avec Zlatan.
Une fois la lessive terminée, Hervé pousse le bouchon jusqu'à vouloir suivre la partie jusqu'à son terme. Pour lui qui est indifférent au foot, c'est un comble ! Résultat, la Suède de Zlatan a été battue.
Cette pause "technique" prolongée a été bénéfique. Nous voilà en pleine forme pour parcourir une trentaine de kilomètres de plus afin de nous rapprocher de la péninsule de Varanger.
Desservie par une route touristique nationale, la péninsule est surtout connue pour ses grandes colonies d'oiseaux attirant de nombreux amateurs d'ornithologie.
La route, une nouvelle fois en cul-de-sac, longe le Varangerfjord jusqu'à Vardø. On peut même pousser jusqu'à Hamningberg, un village abandonné, par une petite route sans numéro et à une seule voie de circulation.
Tout ceci est prévu demain, car nous avons programmé deux jours dans la région. La météo va-t-elle nous le permettre ? Réponse demain ;-)
Pour l'instant, nous avançons jusqu'à Nesseby et sa petite presqu'île, lieu de rendez-vous des ornithologues. Mais les oiseaux, nous n'avons pas le temps de les voir. Arrivés sur place, une averse nous ramène plus vite que prévu dans le camping-car. Nous avons juste le temps d'apprécier la jolie petite église.
Cette occasion ratée nous libère finalement encore un peu de temps pour rouler. La ville la plus proche est Vadsø. Comme nous sommes restés avec notre envie de crabe royal, voilà peut-être une occasion !
A Vadsø, le restaurant du Scandic Hotel nous plaît bien, mais de crabe royal pas la moindre trace sur la carte. On nous dit que ce n'est pas la saison. Alors on se rabat sur des fish and chips. Mauvaise pioche… les beignets de poisson sont à base de langue de cabillaud. Devant notre déception, la serveuse propose de nous servir un dos de cabillaud aux petits légumes qui, lui, est un délice de même que le dessert, une crème brûlée aux fruits rouges. Bref, voilà un dîner qui a mieux fini qu'il n'a commencé.
Quant à la journée, elle se termine à deux pas du restaurant, dans le port, où nous trouvons pour le Vany une place adéquate. Une journée de transition… au final bien remplie !
Distance parcourue dans la journée : 312 kilomètres.
Renard (roux ?)
Varanger : colonies d'oiseaux à Hornøya et route touristique nationale
J10 : Samedi 18 juin 2016
Que nous réserve la météo ce matin ? Un ciel partiellement couvert, mais avec de belles bandes de ciel bleu au loin, chouette ! Et la température ? Toujours nos habituels 10 degrés ? Non… 16 degrés… incroyable !
Dans ce contexte, pas une minute à perdre, vite, en route pour Vardø. Entre les deux localités séparées de 75 kilomètres, la route touristique nationale, désespérément plate sur cette partie, se faufile entre la côte, des prairies verdoyantes et des bosquets de buissons rachitiques.
Vardø, la localité la plus orientale de Norvège, est aussi le point le plus à l'est de notre voyage. La petite ville occupe une île en forme de papillon reliée au continent par un tunnel sous-marin.
L'office de tourisme y organise des excursions pour approcher des colonies d'oiseaux nichant sur les falaises de l'île inhabitée de Hornøya. Départ sur le port.
Nous arrivons pile pour la première sortie qui a lieu à 10 heures le samedi (en semaine, départ dès 9 heures) et embarquons presque immédiatement sur un ancien bateau de pêche en compagnie d'une douzaine de personnes. Nous sommes dix Français à bord !
La traversée prend à peine une dizaine de minutes. Hornøya est classée réserve naturelle, seule une partie est accessible au public.
Les falaises abruptes de l'île et les eaux riches de la mer de Barents fournissent le gîte et le couvert à quantité d'oiseaux. Mouettes tridactyles, guillemots communs et guillemots de Brünnich, macareux, pingouins torda, cormorans huppés et grands cormorans, goélands argentés et goélands marins, ils sont plus de 100 000 à y nicher.
Imaginez tout ce monde caquetant, piaillant, criaillant, picotant… une belle cacophonie et une odeur en conséquence!
Après une vue d'ensemble, approchons-nous pour observer quelques individus plus en détail !
Bon, celles-ci (des mouettes ?) ne sont pas très coopérantes et nous présentent leurs postérieurs. Gare aux déjections ! Mais celle-là fait la belle, avec son plumage soyeux !
Les macareux sont indéniablement les plus élégants dans leur costume coloré.
Les guillemots de Brünnich dans leur complet classique font concurrence aux précédents. J'adore tout particulièrement celui qui porte des lunettes ;-)
Quant aux pingouins torda, ils prennent tout particulièrement soin de leur tenue. Un petit battement d'aile et hop, la toilette est faite (voir les particules projetées)
Enfin, le cormoran sort le grand jeu. Comme un véritable jongleur, il fait tournoyer avec grâce une brindille autour de son bec. Cherche-t-il à séduire quelqu'un par son habileté ? Mais à qui fait-il les yeux doux ? Sans doute à sa compagne sagement restée dans le nid conjugal !
Bref, un spectacle réjouissant par une très belle matinée chaude (si, si !) et ensoleillée. Ça fait du bien !
A 13 heures, le bateau revient nous chercher (mais ceux qui le souhaitent peuvent rester plus tard) et ramène sur l'îlot un nouvel arrivage d'observateurs plus lourdement armés, heu pardon… équipés. Certains sont tellement chargés qu'ils ont du mal à garder l'équilibre à la sortie du bateau. Sur le port, beaucoup de monde se presse encore pour la rotation suivante, preuve du succès de cette excursion.
Quant à nous, après le déjeuner dans le fourgon à la sortie de Vardø, nous prenons la route touristique nationale dans sa partie la plus spectaculaire, celle qui rejoint le hameau de Hamninberg.
Elle ne comporte qu'une voie de circulation. Il faut donc rouler très doucement pour pouvoir se rabattre à temps sur les espaces-refuges prévus pour le croisement de véhicules. De toute manière, les paysages méritent des arrêts incessants. C'est une route qui demande à être dégustée.
Malheureusement, le soleil si ardent ce matin a fini par se cacher. C'est fou comme le temps change vite dans cette région.
La route longe le bord de mer dans un paysage insoupçonné, inattendu, époustouflant, en dehors du temps.
Etonnantes ces longues strates de granite tels des couloirs parallèles sans fin, du bord de mer jusqu'aux crêtes ! Elles donnent l'impression d'un gigantesque labyrinthe sans issue.
Du rose granitique la roche vire au noir volcanique en passant par cinquante nuances de gris, un décor dont on verrait bien surgir quelque seigneur des Anneaux ou autre créature fantastique.
Pourtant, les rennes ont l'air de trouver un pâturage à leur mesure dans ce chaos minéral.
Terminus de la route 40 kilomètres plus loin dans le village semi-abandonné de Hamninberg, où la pluie et le froid sont hélas au rendez-vous. On voulait randonner dans le Syltefjord, c'est raté. On remplace alors la balade par une nouvelle partie de scrabble en attendant l'accalmie.
En fin d'après-midi, nous décidons de ne pas rester dans ce cul-de-sac pour la nuit, il y a trop de vent !
Le retour à Vardø nous offre alors une deuxième occasion de parcourir cette même route, toute aussi spectaculaire dans ce sens. Hervé l'a déclarée "plus belle route de Norvège" !
Curieusement, à Vardø, non seulement il n'a pas plu mais il fait encore soleil. C'est agréable, car nous avons une dernière visite à faire, au mémorial de Steilneset. Il s'agit d'un monument érigé en mémoire de quelques 90 femmes de la région qui, entre 1621 et 1692, ont été accusées de sorcellerie et brûlées vives.
Le bâtiment est impressionnant par sa forme et par sa symbolique. L'artiste Louise Bourgeois et l'architecte Peter Zumthor ont associé, dans une même création évocatrice, une chaise en feu et un mémorial de 100 mètres de long rappelant cette histoire tragique.
Or Louise Bourgeois (1911 - 2010), plasticienne et sculptrice française naturalisée américaine, connue entre autres pour une sculpture en forme d'araignée géante exposée au musée Guggenheim à Bilbao, a passé son enfance dans une maison, aujourd'hui démolie, du centre de la ville où nous demeurons.
C'est pour cette raison que nous portons un intérêt tout particulier à cette œuvre.
Profitant de ce nouveau passage en ville, nous terminons la soirée à passer en revue quelques restaurants au cas où l'un d'eux servirait du crabe royal. Mais peine perdue, nul n'en sert. Dans notre quête, des Français nous disent néanmoins en avoir mangé il y a quelques jours à Kirkenes. En principe, cette destination n'est pas à notre programme, mais sait-on jamais !
Du coup, ce soir, c'est dîner maison ou plutôt dîner… fourgon, au bord d'une plage près de Kiberg, en compagnie d'un camping-car belge. On n'a pas voulu rester à Hamninberg à cause du vent. Eh, bien, ici aussi on va être servis ! Espérons qu'il ne nous empêchera pas de dormir !
Distance parcourue dans la journée : 202 kilomètres.
Guillemot de Troïl (?)
De la frontière russo-norvégienne à la Finlande, de Kirkenes à Inari
J11 : Dimanche 19 juin 2016
Encore une nuit quasi blanche rythmée par les assauts du vent et de la pluie. Seulement 7 degrés ce matin et il pleut toujours.
A 8 heures, on lève le camp, oui, mais pour aller où ?
Vu les circonstances, je ne vois pas d'autre alternative que d'avancer dans notre parcours. En principe, après la péninsule de Varanger, nous avons prévu de gagner la Finlande, plus particulièrement les alentours d'Inari, en passant par Tana Bru puis Utjoski.
Ben… allons-y !
Dehors il fait un temps à ne pas mettre un mouton dehors. D'ailleurs, ceux-là ont trouvé la solution en se réfugiant dans un abribus.
A Tana Bru, alors que nous sommes sur le point de prendre la direction de la Finlande, je sors in extremis une idée de mon chapeau. Et si on allait à Kirkenes ?
Cette ville norvégienne proche de la Russie que l'on décrit comme une bourgade quelconque, à l'ambiance frontalière, point de départ ou d'arrivée de la ligne de l'express côtier Hurtigruten, ne m'avait pas particulièrement attirée jusque là.
Mais depuis que des compatriotes nous ont dit y avoir mangé du crabe royal il y a quelques jours seulement, la destination a subitement pris de l'intérêt. De Kirkenes nous pourrions ensuite regagner la Finlande et Inari directement. Avec deux jours d'avance sur notre planning, nous avons suffisamment de marge pour nous offrir ce détour. Qui sait, peut-être fait-il meilleur à Kirkenes !
Adjugé, vendu, allons à Kirkenes !
A la sortie de Tana Bru, nous retrouvons alors la E6 qui nous conduit jusqu'à la frontière russe (ou presque)… malheureusement sous la pluie !
Pourtant, le trajet est magnifique, la route passant par un massif qui nous rappelle un peu celui des Maures dans le Var.
A l'approche de la ville, les convois militaires se font plus visibles, les terrains et camps militaires deviennent omniprésents. On perçoit même des tirs au loin. La frontière russe n'est plus qu'à une quinzaine de kilomètres et la direction de Mourmansk indiquée sur tous les panneaux du centre-ville.
A 14 h 30, à notre arrivée à Kirkenes, il pleut toujours et il fait 8 degrés. Tous les commerces sont fermés, dimanche oblige. Après avoir garé le camping-car sur le quai au bord de mer, nous allons immédiatement faire nos repérages pour le King Crabe.
Entre les restaurants du Scandic Hotel et celui du Thon Hotel, notre choix est vite fait. Dans l'aquarium du Thon Hotel, trois beaux crabes barbotent tranquillement. Celui que nous choisissons, le plus gros des trois, passera à la casserole. Une table est aussitôt réservée pour 19 h 30.
D'ici là, nous passons tout l'après-midi dans les salons de l'hôtel (avec café et thé à disposition) pour profiter d'Internet et faire une énième partie de scrabble.
Des lycéens norvégiens nous interrogent, dans le cadre de leur projet de fin d'année scolaire, sur notre vision de la ville de Kirkenes. Pour l'instant, nous n'en avons pas vu grand chose, surveillant sur Internet les prévisions météorologiques qui nous permettraient d'y faire un petit tour.
Au fur et à mesure que l'après-midi avance, l'espoir d'une amélioration est sans cesse repoussé. D'ailleurs, il suffit de jeter un œil par la baie vitrée pour le constater. Finalement, la pluie ne cessera qu'au cours du dîner.
A ce propos, quelques mots sur le crabe royal (ou crabe du Kamtchatka). Originaire du littoral oriental de Sibérie, il a été introduit dans la baie de Mourmansk dans les années 1960 pour assurer de nouvelles prises aux pêcheurs russes. Depuis lors, il s'est répandu dans la mer de Barents, le long des côtes de la Norvège et du Svalbard. Les protecteurs de l'environnement y ont vu une menace pour les écosystèmes, mais la majorité des pêcheurs considère le crustacé comme une manne économique.
C'est le crabe le plus recherché au monde et le plus cher au poids. Sa chair au goût inimitable le place parmi les mets les plus renommés. Nous avons donc hâte d'y goûter.
A 19 h 30 pile, alors que nous venons juste de nous attabler, on nous apporte enfin le crustacé géant. Voilà un crabe que nous aurions pu appeler "Désiré" tant nous l'avons convoité depuis plusieurs jours ;-)
Trônant au centre d'un grand plat ovale, sur un lit de mesclun agrémenté de tomates cerise, accompagnée d'une sauce à base de vinaigre balsamique et d' huile d'olive et d'une autre à l'aïoli , c'est une belle bête de 2,6 kilos. Le flashcode attaché nous apprend plein d'autres détails intéressants comme le nom du pêcheur, de son bateau ainsi que la date et le lieu de pêche.
Oui, mais encore ? Après l'avoir dévoré des yeux, si on le dévorait tout court à présent !
Dans une ferveur quasi religieuse, nous décortiquons alors avec application ses pattes charnues dont un soupçon d'aïoli suffit à mettre en valeur toute la saveur.
Sa chair raffinée est d'un goût unique. C'est un délice, un pur ravissement pour les papilles. En un mot, nous nous régalons !
Nous sommes d'ailleurs à ce point absorbés par notre dégustation que nous en oublions de photographier le plat comme promis à notre fille.Elle recevra la photo de la seule carapace ;-)
Au final, nous n'avons rien vu de Kirkenes mais grâce à ce festin en garderons un souvenir impérissable. Voilà un détour qui en valait la peine !
Pour rentrer chez nous, pas de détour à faire. Le Vany nous attend sur le parking mitoyen de l'hôtel, juste devant la mer. Nous restons là pour la nuit. Pas de vent, pas de pluie, nous devrions dormir comme des bébés
Distance parcourue dans la journée : 272 kilomètres
Moutons à l'abri !
J12 : Lundi 20 juin 2016
La ville de Kirkenes est en activité depuis quelques heures déjà quand nous nous réveillons. Il est 8 heures, le premier réflexe consiste à scruter le ciel. Verdict, il est couvert, mais sans pluie pour le moment. C'est mieux qu'hier !
Notre envie de crabe royal ayant été assouvie, nous pouvons reprendre le cours normal de notre voyage et gagner comme prévu la Finlande et Inari en particulier. Nous n'avons maintenant plus qu'une journée d'avance sur notre planning.
Depuis Kirkenes, nous rebroussons d'abord chemin jusqu'au croisement avec la route 893 qui doit nous conduire tout droit en Finlande. Les chutes Skoltefossen, qui occupent le carrefour, nous offrent une dernière distraction sur le territoire norvégien.
A l'entrée en Finlande, la route change de numéro et devient à présent la 971. Il faut aussi avancer nos montres d'une heure, ranger pour le moment nos couronnes et ressortir nos euros. Dernière précaution à prendre : garder la bombe anti moustique sous la main car elle pourrait servir sans délai.
Le climat, lui, reste le même. Que ce soit d'un côté de la frontière comme de l'autre, le temps gris finit par virer à la pluie.
Les paysages finlandais sont conformes à l'idée qu'on s'en fait. La route ondule langoureusement entre lacs et tourbières, entre forêts de pins et bosquets de bouleaux. Photos
Pendant le trajet nous tentons de nous familiariser avec le finnois qui, à première vue, n'a pas vraiment de points communs avec d'autres langues que nous connaissons. En témoigne le mot "kansallispuisto" qui signifie parc national. Pas évident ! Pourtant, à force d'observation, je finis par faire quelques extrapolations à partir des toponymes qui jalonnent notre route : les suffixes "joki" et "tie" ont l'air de désigner la rivière pour le premier, la rue ou la route pour le second comme dans "Lemmenjoki" et "Kaamasentie" Voilà un bon début ;-)
A ce jeu-là, le trajet jusqu'à Inari passe à toute allure.
Sur place le temps est incertain, oscillant entre bruine et averse plus marquée, bref pas un temps à randonner. Pas grave, puisque la petite localité propose une activité qui colle parfaitement à cette météo, à savoir son musée SIIDA, avec deux i, qui est consacré à la culture et la nature sami.
Inari est en effet un important centre de la culture same. Les Samis, autrefois appelés Lapons, sont les peuples indigènes du grand Nord, les plus anciens habitants de ces contrées. Ils sont près de 85 000 dont une bonne moitié vit en Norvège, environ 20 000 en Suède, 8 000 en Finlande et 2 000 en Russie. Longtemps ignorés, leurs droits, leur culture, leur langue ont été progressivement reconnus, promus et mis en valeur au fil des dernières décennies. Aujourd'hui les Samis de chaque pays sont représentés par leur propre parlement.
Le musée SIIDA, de conception très moderne, se veut le reflet de leur histoire et de leurs traditions ainsi que du lien très fort qui les unit à la nature, tout ceci mis en scène de façon vivante et passionnante.
D'une salle à l'autre, nous suivons l'évolution du mode de vie des Samis au fil du temps en lien avec les grandes dates de l'histoire du monde ainsi que l'adaptation de leurs activités au gré des huit saisons. Des objets créés par des artistes Samis contemporains et un joli film sur les aurores boréales complètent l'exposition.
Quand la pluie cesse, la visite se poursuit en plein air (attention, moustiques !) par la découverte de différentes maisons traditionnelles et de pièges ingénieux pour la chasse et la pêche, tous transportables.
Voilà une visite à la fois ludique et instructive, une variante à nos habituelles randonnées. Néanmoins, après deux journées sans chausser nos godillots, nous avons hâte de les enfiler à nouveau pour arpenter monts et vaux.
Justement, la WIFI du musée permet de vérifier la météo pour les prochains jours. Bonne nouvelle ! Demain, il devrait faire beau jusqu'en milieu d'après-midi. Croisons les doigts !
Dans cette perspective, nous positionnons le camping-car à la lisière de la forêt, au point de départ de la randonnée de demain, afin d'être opérationnels à la première heure. En guise de préambule, le soleil fait son apparition pendant le dîner, ce qui est de bon augure.
A l'extérieur, les moustiques font le siège du véhicule, prêts à s'introduire par la moindre ouverture. Vive les moustiquaires.
Distance parcourue dans la journée : 213 kilomètres.
Musée sami
Inari : église de pleine nature de Pielpajärvi et croisière sur le lac
J13 : Mardi 21 juin 2015
Les touristes viennent à Inari principalement pour le musée (pour nous, c'est fait) mais aussi pour faire une croisière sur le lac (c'est prévu) et accessoirement visiter la petite église en pleine nature de Pielpajärvi (c'est prévu aussi). On pourrait même combiner les deux, le lac et l'église, en se faisant déposer en cours de croisière sur la berge pour rejoindre la chapelle, s'économisant ainsi un trajet à pied.
A l'origine, c'est ce que nous avions envisagé mais le seul départ en bateau (à nos dates) a lieu à 13 heures. Or la météo prévoit une dégradation dans l'après-midi. Nous ne voulons pas prendre le risque de nous faire rincer en randonnant en fin d'après-midi. Sur le bateau nous serons à l'abri quoi qu'il arrive.
Nous préférons par conséquent assurer nos arrières, occuper la matinée à faire la randonnée aller et retour vers la petite église et consacrer l'après-midi à la croisière.
La météo est conforme aux prévisions, très belle… enfin !
Avant 8 heures, nous sommes prêts, sac sur le dos, chaussures aux pieds et bombe anti moustique dans la poche. Les maringouins n'ont qu'à bien se tenir.
Nous débutons par la traversée d'une très belle forêt de pins, couverte d'un tapis de buissons de myrtilles sur un chemin caillouteux encombré de racines.
Nous arrivons ensuite à proximité de plusieurs grands lacs dont le Pielpajärvi, bordés de magnifiques tourbières.
Sous les rayons du soleil, les grandes étendues d'eau se sont parées de couleurs toniques, allant du vert amande au bleu azur.
Régulièrement, notre chemin croise des pistes pour scooters dont le balisage se poursuit curieusement à travers le lac. Eh oui, en hiver, il est utile pour les motoneiges qui se déplacent sur le lac gelé.
De nombreux ruisseaux alimentent les plans d'eau colonisés par des herbiers impressionnants où domine le trèfle d'eau.
Cette composition aurait sans doute pu inspirer les Impressionnistes ;-)
L'eau est omniprésente, offrant au lédon des marais les conditions idéales pour s'épanouir.
Heureusement le parcours se fait sur des planches en bois quand le terrain est trop humide. Ce serait dommage d'abimer toute cette belle végétation.
Les moustiques, eux aussi friands de ce milieu, nous ont lâchés pour le moment mais c'est pour mieux nous attendre dans la dernière ligne droite.
En effet, arrivés dans la clairière occupée par la chapelle, nous coupons directement à travers la prairie en fleurs. Erreur fatale ! Les moustiques étaient tous en planque dans les hautes herbes, prêts à fondre sur nous, pauvres marcheurs.
Nous trouvons alors à l'intérieur de l'église un refuge momentané, le temps de nous ressourcer et de préparer la riposte.
Quelques mots sur cet édifice religieux : Il s'agit d'une église en bois, construite entre 1752 et 1760, flanquée de deux cabanes qui servaient à l'époque d'abri pour les fidèles (et qui servent de refuges de nos jours), derniers vestiges d'un village Sami.
L'église est toujours ouverte, il suffit de soulever le loquet et d'ouvrir les fenêtres pour y faire entrer la lumière (avant de tout refermer en partant). Un service religieux y est célébré de temps à autre, notamment à minuit le jour de la St Jean, c'est-à-dire dans quelques jours.
Après un petit moment de recueillement, nous allons jeter un œil à la cabane voisine où l'âtre encore chaud témoigne de son utilisation récente par quelque personne de passage.
Pas de flânerie sur le trajet retour, de sorte que nous arrivons au parking vers 11 heures après 10 kilomètres et un peu plus de 3 heures de marche, pauses comprises. Une très belle randonnée alliant nature, culture et histoire.
Les moustiques nous ont laissés tranquilles au retour. En revanche, deux oiseaux nous ont retenus un court instant Tout d'abord, un pluvier doré qui, par des manœuvres d'intimidation, a tenté de nous barrer le passage, sans doute pour protéger son nid. Puis, un oiseau qui ne nous a montré que son dos au plumage gris orné de touches orangées. Dommage qu'il ne nous ait pas montré son cou, car il semblerait que ce soit une gorgebleue à miroir.
Avec le beau temps et 16 degrés, les conditions sont idéales pour une promenade en bateau. L'embarcadère est situé juste à côté du musée sami.
Nous prenons place à l'avant du navire pour une excursion d'environ 3 heures.
Le lac d'Inari est le troisième plus grand lac de Finlande et comprend 3 300 îles.
A 13 heures pile, le catamaran Inari III sort du port et prend le large, glissant sur un plan d'eau aussi lisse et immobile qu'un miroir.
Il prend tout d'abord la direction de l'île d'Ukonselkä où il accoste une heure plus tard pour une vingtaine de minutes.
Nous grimpons à toute vitesse les marches en bois jusqu'au sommet de l'île pour profiter les premiers de la vue panoramique sur le lac constellé d'îlots.
Il y a quelques centaines d'années déjà, au milieu de l'été, les Samis faisaient cette même démarche, s'y rendant en barque au milieu de l'été pour y invoquer Ukko, le dieu de la chasse.
Quand une touriste attentive remarque un petit point au milieu de l'eau, tous les regards se braquent sur la surface du lac. Une embarcation ? Un nageur ? Effectivement, c'est un nageur mais pas humain. Avec ses bois caractéristiques, vous l'aurez sans doute reconnu.
Oui, c'est bien un élan ! Nous avons souvent espéré en voir un au bord d'une route, près d'un lac ou d'un marais mais jamais nous aurions imaginé en apercevoir un, ici, en plein milieu du lac d'Inari. C'est incroyable !
Une fois tout le monde de retour à bord, le bateau se dirige vers la rive opposée, le capitaine espérant retrouver la trace de l'animal mais celui-ci a dû s'enfoncer dans les bois depuis belle lurette.
Alors il reprend le cours normal de la croisière jusqu'au débarcadère de Pielpavuono. C'est là qu'il dépose un couple souhaitant rejoindre à pied l'église en pleine nature. Nous avions peur que la météo se gâte en cours d'après-midi. Finalement, il n'en a rien été, même si le ciel est maintenant de plus en plus couvert. Fin de la croisière à 16 heures. C'était très sympa et la rencontre de l'élan… extra-ordinaire !
Vu l'heure, nous pouvons envisager de rouler un peu, au moins jusqu'à Saarisselkaa, à 70 kilomètres où j'avais repéré un lieu de bivouac possible, au sommet du domaine skiable du Kaunispää (438 mètres).
Oui, oui, il y a bien du ski alpin en Finlande ! Vue sur les pistes de ski… et plus largement sur toute la région, du haut d'une tour d'observation.
Mais l'endroit très exposé nous apparaît trop venté pour y passer une bonne nuit. Alors nous n'hésitons pas faire 40 kilomètres de plus, afin de trouver à Vuotso un coin plus calme au bord de la rivière. Autre avantage : l'endroit est idéal par rapport à notre projet de demain.
Distance parcourue dans la journée : 140 kilomètres.
Tourbière près d'Inari
Tunturis finlandais, du Pyhä Nattanen au Taivaskero
J14 : Mercredi 22 juin 2016
Si la Finlande est un pays principalement de forêts, de lacs et de rivières, elle n'est pas pour autant un plat pays, du moins dans cette partie Nord. Régulièrement, de petites montagnes aux sommets dénudés culminant entre 500 et 800 mètres donnent du relief au paysage. On y jouit notamment de belles vues dégagées à des kilomètres à la ronde. En finnois, ces monts sont appelés tunturi.
C'est l'un de ces tunturis que nous nous apprêtons à gravir. Il s'agit du Pyhä Nattanen, à ne pas confondre avec Vatanen, le héros des romans du finlandais Arto Paasilinna ;-)
Pour rejoindre le point de départ de la randonnée, il faut emprunter, juste au nord de la rivière, une piste de terre très praticable sur une douzaine de kilomètres.
Au parking, il y a déjà une voiture alors qu'il est à peine 7 h 30. Des gens seraient encore plus matinaux que nous ?
Côté météo, il fait beau avec 13 degrés, ce qui fait aussi le bonheur des moustiques, prompts à nous attaquer à peine descendus de notre fourgon.
Le guide du Routard annonce un parcours de deux kilomètres difficiles avec 300 mètres de dénivelé.
Or le départ, dans une forêt dense, se poursuit par la traversée de marais sur des planches en bois. Pour l'instant je ne vois pas vraiment de difficulté !
… et finit par une approche dans la caillasse et les racines, demandant certes un peu d'effort mais pas la mer à boire ! En trois quarts d'heure, la montée est pliée !
Le même guide vante la vue inoubliable, je confirme !
… et précise que même en plein été, il souffle un vent glacial sur ces hauteurs dénudées, je confirme aussi ! Coupe-vent et capuche indispensables ! La bonne nouvelle, c'est qu'à cette altitude (508 mètres) il n'y a déjà plus de moustiques.
Le refuge, bien équipé, nous offre alors un abri bienvenu, le temps de nous réchauffer un peu.
Nous aurions ensuite pu retourner par le même chemin mais comme il existe une variante et que nous aimons bien varier…
Hum, si on avait su… car la variante traverse un éboulis rocheux très accidenté dans lequel nous avons l'impression de ne pas avancer. Une fois sortis de là, nous rencontrons un terrain inondé, non aménagé, dans lequel nous nous enfonçons par moments jusqu'à la cheville. Sans parler des moustiques qui reviennent à la charge en atteignant une altitude à nouveau plus basse et la végétation gorgée d'eau à laquelle nous nous frottons au passage.
Bref, si on avait su, on n'aurait pas v'nu comme dirait l'autre ;-)… mais repris au retour le même chemin qu'à l'aller. Sur la base de l'aller/retour par le même itinéraire, c'est une très belle randonnée, facile, courte, avec à la clé une magnifique vue panoramique.
La boucle est plus sportive, surtout après les pluies tombées ces derniers jours. Elle nous a demandé 3 heures et 7,1 kilomètres avec un dénivelé de 210 mètres. Elle nous coûte surtout des chaussures à nouveau trempées à l'extérieur comme à l'intérieur et des pantalons mouillés jusqu'aux cuisses. Conséquence : pas d'autre randonnée possible dans la journée.
Dans ces conditions, autant en profiter pour rouler. Ça tombe bien, c'est ce qui est prévu. Pour rejoindre notre prochaine destination, au cœur du parc national de Pallas-Ounastunturi, 250 kilomètres nous attendent. Il est seulement 11 heures, nous avons le temps de nous avancer jusqu'à mi-route avant le déjeuner c'est-à-dire jusqu'à la petite ville de Sodankylä.
Le trajet sur la E75, large et roulante, se fait à bon train malgré le flux important de camping-cars sur cet axe, le plus court vers le cap Nord pour la majorité des conducteurs européens. Pendant ce temps, nos chaussures exposées derrière le pare-brise amorcent leur séchage.
Rien de particulier à voir à Sodankylä mais, pour nous, un passage en ville précieux, mis à profit pour régler l'intendance.
Pendant que notre linge tourne dans la machine de l'hôtel Bear Inn, nous faisons à Lidl les courses les moins chères de notre voyage, déjeunons sur le parking voisin, passons chez l'opticien faire réparer des lunettes, au magasin de sport pour nous renseigner sur les filets de tête anti moustiques (qu'au final nous n'achèterons pas) avant de retourner à l'hôtel bénéficier de la WIFI.
Une fois toutes ces tâches accomplies, il nous reste la deuxième moitié du parcours à effectuer. Le point de chute est prévu dans les environs de Muonio, pas loin de la frontière suédoise, au pied du massif du Pallastunturi.
Nous échouons plus précisément devant l'hôtel Pallas, un hébergement isolé en pleine nature au pied de la montagne, à 459 mètres d'altitude. Il fait un temps magnifique et 19 degrés. Si nos chaussures n'étaient pas trempées, nous serions sans doute partis randonner immédiatement. L'hôtel est le point de départ d'un beau réseau de sentiers en été et de pistes de ski en hiver.
A défaut de profiter de son environnement, nous profitons pour le moment de son restaurant. Au menu lapon, un tartare de renne servi avec des champignons et des lichens (très bon mais portion un peu chiche même pour une entrée). En revanche, l'omble chevalier du lac d'Inari sur lit de purée de choux-fleurs et la crème brûlée aux myrtilles, tous les deux délicieux, rattrapent largement l'entrée et font de ce dîner un des meilleurs de notre voyage. Avec une bouteille de riesling à deux, il valait mieux que le Vany ne soit pas très loin ;-)
Nuit sur place sous un ciel sans nuage et un soleil radieux !
Distance parcourue dans la journée : 283 kilomètres.
Au sommet du Pyhä Nattanen
J15 : Jeudi 23 juin 2016
Bonne nouvelle, nos chaussures de randonnée sont sèches.
Voyons à présent si le temps est toujours aussi dégagé qu'hier soir. Pas tout à fait ! Nuages et éclaircies se partagent le ciel. Tout est de savoir qui des deux aura le dessus.
En prenant le départ vers 8 h 30, nous avons tout de même l'impression qu'il va faire beau. Altitude du parking : 450 mètres.
Dans notre viseur, le Taivaskero, point culminant du massif du Pallastunturi, à 806 mètres d'altitude.
Pour l'atteindre, le chemin balisé par des poteaux surmontés de croix de St André prend progressivement de la hauteur à travers une toundra dénudée. Il n'y a déjà plus d'arbres à cette altitude, de moustiques non plus.
L'itinéraire est pour le moment commun avec le sentier de grande randonnée Pallas-Hetta, l'un des plus prestigieux de Laponie, qui en 55 kilomètres passe par les sommets de plusieurs tunturis.
Au bout d'une heure, quand il s'en écarte, il nous reste une dernière grimpette à gérer avant d'atteindre un large plateau recouvert d'un amas rocheux au milieu duquel le sommet aurait pu passer inaperçu s'il n'était matérialisé.
C'est ici que, le 6 juillet 1952 aux rayons du soleil de minuit, fut allumée la flamme olympique des Jeux de Helsinki. Une plaque commémore cet événement.
Depuis le sommet, la vue embrasse un panorama époustouflant : forêts, lacs et croupes montagneuses à perte de vue avec l'hôtel Pallas à nos pieds.
La randonnée en boucle prend ensuite la direction du sud, passe au pied d'un autre tunturi, le Laukukero, où nous surprenons un couple de lagopèdes en goguette.
A partir de là, l'hôtel nous sert de repère pour tracer à vue dans une pente parfois raide jusqu'à destination. Bilan : 8,5 kilomètres, 2 heures et demie, dénivelé 375 mètres.
Sur le parking, une famille de rennes nous fait son cinéma.
Nous espérions déjeuner en plein air sous les 17 degrés ambiants mais les moustiques voraces nous obligent à un repli immédiat dans le fourgon.
Cette dernière randonnée marque aussi la fin de notre séjour en Finlande qui, au final, nous a réservé de belles surprises. Ce soir, nous serons en Suède, à proximité de Gällivare.
L'itinéraire le plus court coupe en diagonale via des routes secondaires mais Hervé a peur qu'elles soient étroites et peu roulantes. Il préfère nous faire passer par les grands axes, un trajet plus long en kilomètres mais d'après lui plus court en temps.
A Muonio, en traversant la frontière, nous retardons nos montres d'une heure. Appréciable vu notre timing chargé !
Le début du trajet en Suède est agréable, à travers des forêts de pins majestueux et de grandes prairies en fleurs sous des températures de plus en plus chaudes, jusqu'à 21 degrés en cours de route. Jusqu'ici tout baigne !
En cours de route, un champ de linaigrettes ou "fleurs à coton".
Mais c'est sans compter sur une importante zone de travaux. Or quand les Suédois font des travaux, ils ne vont manifestement pas jusqu'à leur terme. Nous tombons donc sur une route en attente d'asphaltage, couverte de gravier grossier, presque du gravier de ballaste. Pas sur une courte distance, mais sur plus de 15 kilomètres, une éternité dans ces conditions. Rouler sur cette surface est un calvaire pour le camping-car. Il faut rouler en seconde, en redoutant la crevaison en permanence. D'ailleurs plusieurs véhicules sont immobilisés sur le bas-côté, pneus crevés.
Le retour sur l'asphalte sonne comme une libération et l'arrivée à destination est un soulagement.
Après un après-midi à conduire, nous sommes heureux de poser le fourgon sur les hauteurs de Gällivare, au sommet du domaine skiable du Dundret (730 m), pour une soirée de détente.
La ville réputée pour ses mines de cuivre et de fer s'étend juste à nos pieds, mais c'est pour la nature environnante que nous avons choisi cet endroit. Nous ne sommes d'ailleurs pas les seuls.
Le paysage rocailleux et dénudé inspire aussi nos voisins de parking. Lui équipé d'un drone, elle revêtue d'une robe de bure, capuche pointue et mains dans les manchons, trouvent manifestement ce décor minéral parfait pour leur scénario. Elle déambule dans son drôle d'accoutrement pendant que lui la filme à l'aide d'un drone.
Le ciel orageux ajoute une note dramatique à l'ambiance.
Cette luminosité particulière nous incite à explorer à notre tour la croupe rocheuse qui se dresse devant nous. Petite balade vespérale jusqu'au sommet du Stora-Toppen (820 mètres d'altitude), coiffé de deux abris pour randonneurs. Vue sur la taïga environnante.
Après le départ des dronistes, nous pensons rester seuls sur place. Mais c'est sans compter sur l'arrivée tardive de trois camping-cars d'où descend toute une ribambelle d'enfants, prompts à mettre un peu d'animation sur le petit parking.
Plus tard, dans notre demi-sommeil, nous entendrons encore quelques visiteurs temporaires, attirés par le soleil de minuit. Le Dundret bénéficie d'un succès que nous ne soupçonnions pas ;-)
Distance parcourue dans la journée : 308 kilomètres
Rennes en goguette !
Kvikkjokk (Suède), randonnée dans le massif du Snjerak
J16 : Vendredi 24 juin 2016
Grand beau temps aujourd'hui et déjà 16 degrés à 8 heures du matin. Notre séjour en Laponie suédoise se présente sous les meilleurs auspices.
Alors dépêchons-nous de rejoindre notre étape suivante, à savoir la petite station de montagne de Kvikkjokk, située au bout d'une route en cul-de-sac en bordure des prestigieux parcs nationaux de Padjelanta et Sarek ainsi que sur le tracé du non moins célèbre sentier de grande randonnée de Kungsleden.
Ce n'est pas tout à fait la porte à côté, le trajet va occuper toute la matinée.
Alors que la radio annonce la volonté des Britanniques de quitter l'Union européenne, nous faisons route sur la E45 en suivant la rivière Lule sur laquelle ont été érigés plusieurs barrages de grande envergure, sujets de tensions, par le passé, entre le gouvernement suédois et les Samis privés de leurs terres inondées.
La circulation est particulièrement light en ce vendredi matin et les quelques localités traversées étonnamment désertes. Pourtant, à la sortie de l'une d'elles, un véhicule nous fait des appels de phares. Tiens, un contrôle de police ? Même pas, juste un troupeau de rennes qui fait son numéro en plein milieu de la voie ;-)
Au carrefour où notre trajet quitte la E45 pour prendre la direction de Kvikkjokk, nous avons atteint le point le plus méridional de notre voyage.
A partir de ce carrefour, cap légèrement vers le nord-ouest sur une petite route pittoresque serpentant entre forêts, prairies et habitations isolées sans jamais quitter (ou presque) la rive d'un lac ou d'une rivière.
A son extrémité, au bord du lac Saggat et du delta des rivières Tarra et Kamajokk se blottit le minuscule village de Kvikkjokk, au pied d'une prestigieuse chaîne montagneuse dont certains sommets sont encore couronnés de neige.
Nous avons prévu de passer deux jours dans ce coin reculé.
Deux parcs nationaux, parmi les plus grands d'Europe, entourent le village, en l'occurrence Sarek et Padjelanta qui figurent depuis 1995, au patrimoine mondial de l'UNESCO. Ils ne sont accessibles qu'à pied à l'issue de plusieurs jours de marche, tout comme la Kungsleden, la Voie Royale, un sentier de grande randonnée de 425 kilomètres, divisé en quatre parties de sept jours chacune, dont l'un des tronçons passe également par le hameau.
Alors, que sommes-nous venus faire ici ? Du trekking ? Non, juste des randonnées à la journée. Car si Kvikkjokk est considéré comme la Mecque des randonnées longues, le village est également le point de départ de quelques randonnées à la journée. C'est pour cette raison que nous l'avons sélectionné.
Une fois le fourgon garé sur le parking au bout du village, au bord de la tumultueuse rivière Kamajokk, en avant vers le massif du Snjerak, plus précisément vers celui de ses trois sommets surnommé "Tourist Summit" à 805 mètres d'altitude.
Il est 13 heures, il fait un temps magnifique avec un thermomètre dépassant les 20 degrés. Première vue au cours de la montée, bien raide.
Du "sommet pour touristes", vue imprenable sur le delta, la croupe du Nammatj (au milieu) et les massifs du Sarek et du Tarrekaise à l'arrière-plan.
Depuis le départ, nous suivons un chemin bien balisé qui se termine en surplomb d'un lac que nous atteignons au bout d'une petite heure. Arrivés à ce point, le retour se fait par le même chemin. Déjà ?
Trouvant que la balade manquait de piquant à ce stade, nous nous offririons bien un petit bonus pour prolonger le plaisir. Qu'à cela ne tienne !
Nous avions téléchargé sur notre GPS la trace d'un circuit en boucle trouvé sur Wikiloc. Vous nous voyez venir !
Nous tentons par conséquent de suivre ce tracé ou plutôt l'absence de tracé… sur le terrain. Aucune indication sur place ne fait mention d'une quelconque boucle.
Après quelques centaines de mètres à marcher à vue, nous récupérons une petite sente qui grimpe sur une crête d'où nous jouissons de bien meilleures vues encore sur le Sarek.
Mais quand la sente disparaît à nouveau, le parcours se complique un peu.
Guidés par le GPS, nous gambadons alors à vue dans des pentes buissonneuses, nous frayant un passage au travers d'un inextricable bois de bouleaux nains avant de finir par retomber sur nos pieds dans la dernière ligne droite jusqu'au village.
Hum, on voulait du piquant ?
Cela dit, on ne regrette pas ce choix, ravis d'avoir pu accomplir cette très belle boucle de 12 kilomètres en 3 heures et demie avec 550 mètres de dénivelé.
Conseil : pour une balade simple et facile choisissez l'aller/retour par le même chemin. Pour y ajouter comme nous une pointe de piquant, fiez-vous à Wikiloc ;-)
Une fois de retour, nous espérons nous détendre en profitant de la douceur ambiante. C'est sans compter sur une panne sèche de gaz. Le remplacement de la bouteille est inévitable. Une opération simple et rapide en principe, sauf que, dans le cas présent, le modèle pas tout à fait identique au précédent, fait de la résistance au point qu'il nous faut appeler à la rescousse deux camping-caristes suédois tout aussi désarmés.
En dernier recours, nous laissons un message au loueur, persuadés qu'il nous a fourni une bouteille inadaptée. Au final et à force d'acharnement, Hervé finit par dompter le système et à faire fonctionner la bouteille. Ouf ! On se voyait déjà devoir retourner à Jokkmokk à 100 kilomètres pour trouver du gaz.
Bref, voilà une tâche qui nous a fait perdre toute la soirée… ou presque. Pour qu'elle ne soit pas tout à fait gâchée et avant le dîner dans le fourgon, nous nous accordons un moment de relâche pour l'apéro à la Fjällstation, le seul hébergement de Kvikkjokk. Nous trinquons en plein air au bord de la rivière : c'est l'été en Suède !
Par la même occasion, nous préparons notre journée de demain pour laquelle nous avons besoin d'un transfert en bateau. Rendez-vous est pris avec BJörn pour demain.
Distance parcourue dans la journée : 212 kilomètres.
Vue sur le Sarek depuis le sommet du Snjerak
Kvikkjokk, randonnée vers du Prinskullen et bateau dans le delta
J17 : Samedi 25 juin 2016
Pas de route à faire ce matin. Le Vany reste sagement sur le parking pendant que nous allons découvrir un autre sommet facile, dominant le village.
Le point de départ du trail se situe sur la rive opposée de la rivière. Pour ce court transfert en bateau, nous avons fait appel à Björn qui nous a fixé rendez-vous à 9 h 20, toujours sur le même parking. Nous nous attendions à le voir arriver en voiture, mais c'est de la forêt qu'il émerge à pied, nous conduisant d'abord le long de la rivière Kamajokk jusqu'à la Fjällstation pour récupérer d'autres clients.
Au passage, il nous indique le meilleur point de vue sur les rapides.
Nous sommes sept à monter dans son petit canot à moteur : un couple allemand, une randonneuse suédoise, un jeune couple finlandais et nous, mais chacun avec un but différent.
Les Allemands et la Suédoise veulent aller vers Nammatj. Les Finlandais sont les plus ambitieux avec la montée au Kaskaivo (22 kilomètres et 12 heures aller/retour) dont le point de départ se situe à trois kilomètres en amont de la rivière. En ce qui nous concerne, nous avons juste besoin d'être déposés sur la rive opposée au point de départ vers Prinskullen, la "colline du prince".
Mais Börn nous propose (for a good price, dit-il) que nous accompagnions d'abord les autres personnes jusqu'à leurs points de dépose afin de découvrir, par la même occasion avant notre randonnée, une partie du delta. C'est d'accord. Par cette très belle journée, c'est le moment d'en profiter.
De la rencontre de la rivière Tarra et des rapides de la Kamajokk est né un delta unique et verdoyant formé et régulièrement transformé par l'accumulation de sédiments transportés par les eaux tumultueuses des cours d'eau.
Pendant que Björn nous livre quelques informations sur la région, passant avec aisance de l'anglais à l'allemand, avec même quelques mots de français, le canot s'engage dans un canal étroit, à la végétation luxuriante et touffue, sur un miroir d'eau où se reflètent à la perfection les silhouettes élancées de quelques feuillus.
Les grands arbres ont l'air de se prosterner, formant une haie d'honneur sur notre passage.
Quand le rideau d'arbres s'ouvre, la perspective s'élargit, laissant apparaître le profil râblé du mont Nammatj… … ou la calotte imposante d'une montagne plus éloignée.
Une fois tous nos corandonneurs déposés, quand le bateau revient au niveau des rapides, le moment est venu pour nous de débarquer.
Il est maintenant 10 h 45. Nous nous mettons d'accord avec Björn sur l'horaire du retour (16 heures) et attaquons aussitôt la montée.
Comme d'habitude, l'accès au sommet passe par la traversée d'une forêt de bouleaux, en l'occurrence ici sur un sentier bien tracé, conçu au milieu du XVIIème siècle par les mineurs allant exploiter des filons d'argent dans les massifs du Sarek et du Padjelanta.
Au sortir de la forêt (à 650 mètres d'altitude), il nous reste à franchir une série de dalles rocheuses disposées en gradins avant d'accéder au cairn pyramidal du sommet.
Depuis ce balcon, la vue est saisissante sur la chaîne montagneuse s'étendant à perte de vue ainsi que sur le delta au premier plan, véritable mosaïque de lagunes, de lacs, de canaux, de prairies, de bois et de marais.
Il est midi. Le belvédère est l'endroit parfait pour un pique-nique et un bain de soleil, débarrassés de nos chaussures, les doigts de pied en éventail.
Mais au bout d'une heure, l'envie de bouger nous démange à nouveau.
Le guide Rother mentionne une possibilité de poursuivre (ah, chouette) sur un sentier non balisé, en direction de Vallespiken, aboutissant à des enclos à rennes à 867 mètres d'altitude. Durée annoncée : une heure.
Voilà qui fait notre affaire !
Nous cédons le sommet à trois ou quatre poursuivants, preuve que Björn a dû opérer une rotation supplémentaire, et prenons la direction du nord-ouest.
Devant nous, la chaîne imposante du Vallespiken et ses dômes encore zébrés de neige nous servent de points de repère.
Ce rocher erratique déposé là par quelque troll musclé tient lieu à la fois de terminus et de tour d'observation. Les enclos à rennes (vides) sont visibles à l'arrière-plan.
Pour retourner vers Prinskullen, il suffit alors de suivre ce collier de nuages comme autant de cailloux semés dans le ciel par le petit Poucet. Ils mènent droit au point de vue.
Avant le retour au débarcadère, nous nous accordons une dernière pause pour profiter du panorama et de l'absence de moustiques à cette altitude.
A l'issue de la descente, nous flânons un peu dans cette belle prairie fleurie.
Cachées dans les herbes hautes entre les brassées de graminées, on peut y découvrir des ruines de soubassements du village de Kvikkjokk, jadis établi de ce côté-ci de la rivière. Mais pas le temps de nous attarder, nous percevons déjà le ronronnement du bateau de Björn.
L'homme est aussi ponctuel qu'une montre… suédoise ou peut-être suisse car il arrive accompagné de quatre clients helvètes (+ les deux Allemands de ce matin) qui souhaitent faire une visite plus approfondie du delta.
Il nous propose (toujours "for a good price") de nous joindre à cette nouvelle visite. Why not ? Il n'est que 16 heures, il fait super beau, alors approfondissons !
Pour commencer, le canot va se frotter aux remous des rapides, surfant au bord des eaux tumultueuses, dans un vacarme assourdissant. C'est le prétexte pour Björn d'ajouter un soupçon d'adrénaline à un parcours par ailleurs pépère.
Après le bouillonnement des rapides, le retour au calme est d'autant plus apprécié. L'embarcation file au gré des canaux jusqu'au bassin d'une immense lagune avant de revenir par des bayous plus intimes aux allures de jardin.
Trois quarts d'heures plus tard, le bateau accoste à Kvikkjokk. Fin d'une excellente journée entre randonnée panoramique et balade au fil de l'eau sous une chaleur estivale. 24 degrés, un record !
Après cette journée bien remplie, pouvons-nous espérer une soirée de détente ? Pas vraiment, car après la panne de gaz hier, aujourd'hui c'est la panne d'eau. Au camping de Kvikkjokk, le gérant est peu enclin à nous en fournir, même en payant. Réservant le service à ses clients, il nous dirige vers le village voisin d'Årrenjarka (à 15 kilomètres).
De toute façon, il était prévu ce soir d'avancer un peu dans notre parcours, alors avançons au moins jusque là. Pour être exact, la suite de notre voyage oblige en réalité à rebrousser chemin et ce, jusqu'à… Gällivare.
Après un dernier apéro à la Fjällstation, bye, bye Kvikkjokk.
A Årrenjarka, nous trouvons de l'eau à disposition, nous voilà sauvés. Il ne reste plus qu'à se trouver un coin sympa pour la nuit. Pas évident, car de la route ne partent que des chemins privés desservant tous des habitations isolées.
Pourtant, après le hameau de Tjåmotis , l'un de ces chemins a l'air de s'enfoncer plus profondément dans les bois jusqu'à la berge d'un lac.
Ô surprise, nous y trouvons déjà un autre camping-car, français de surcroît. Immatriculés dans le Calvados, ses occupants ont déniché ce coin lors d'un voyage précédent et y reviennent avec plaisir à chacun de leur périple. Ils auraient sans doute préféré garder l'emplacement pour eux tout seuls mais le partagent bien volontiers avec nous.
L'endroit est un havre de tranquillité et de sérénité. Voilà toutes les conditions réunies pour passer une belle soirée et une bonne nuit.
Distance parcourue en voiture : 53 kilomètres. En randonnée : 12,6 kilomètres, dénivelé de 530 mètres.
Vue sur le delta depuis le sommet du Prinskullen
De la ville en sursis de Kiruna au canyon d'Abisko
J18 : Dimanche 26 juin 2016
Comme prévu, la suite de notre voyage implique un retour sur nos pas jusqu'à Gällivare avant de continuer, via la ville minière de Kiruna, jusqu'aux abords d'Abisko où nous prévoyons d'arriver en fin d'après-midi. Ceci, dans le but de rejoindre dans quelques jours la Norvège au niveau de Narvik et d'enchaîner avec les îles Lofoten.
C'est par conséquent une longue étape de plus de 350 kilomètres qui nous attend. En sachant que les déplacements se font uniquement sur des routes nationales, qu'à tout moment on peut être ralenti par des travaux ou par des troupeaux de rennes, qu'avec un camping-car on a tendance à s'arrêter plus souvent qu'avec une voiture, pour faire le plein d'eau, pour vidanger les eaux sales, pour faire des courses… Bref, il vaut mieux ne pas être pressés. Pour couvrir la distance, nous comptons un minimum de sept heures, sans les arrêts.
Dans ces circonstances, un départ à 6 h 30 paraît tout à fait indiqué et le trajet plus supportable s'il est fractionné.
C'est pourquoi entre les pauses techniques, photographiques, logistiques et touristiques, nous ne lésinons pas sur les arrêts.
Première pause, une heure et demie après notre départ, tout près de Porjus, où nous dédions quelques minutes aux parois étagées de ce profond canyon cachant en son sein une rivière qu'on ne saurait voir ;-)
Dans le centre de Porjus, nouvel arrêt, cette fois pour accomplir des tâches plus ingrates mais indispensables au bon fonctionnement d'un camping-car. Je ne vous fais pas de dessin !
Près de trois heures après notre départ, nouveau prétexte pour nous arrêter : l'apparition de cet étonnant nuage en forme de feu d'artifice ou de bouquet. Nous avions déjà vu ce type de nuage lors de notre précédent voyage sur la route de la Côte au sud de Bodø, mais jamais dans d'autres pays. Curieux, non ? Cette forme de nuages serait-elle propre à ces régions arctiques ? Ou serait-elle l'œuvre d'un avion ?
10 heures, c'est l'heure de la collation et d'une nouvelle pause sur l'aire de pique-nique de Lappesuando, 50 kilomètres au nord de Gällivare. Voilà de quoi nous faire tenir jusqu'aux abords de Kiruna où nous arrivons pour l'heure du déjeuner.
Juste après le repas, visite au pas de course du centre-ville voué à l'engloutissement en raison du développement de la mine de la LKAB exploitant le plus grand gisement de minerai de fer au monde.
Dans les vingt années à venir, il est prévu de déplacer la ville de quelques kilomètres vers le nord-ouest, à commencer par le centre. Un tiers des habitants sont concernés, soit plus de 6 000 personnes, mais aussi tous les commerces du centre, l'hôtel de ville, l'hôpital, l'église, la bibliothèque, des écoles, des lycées… C'est impressionnant !
Dans le hall de l'hôtel de ville, une maquette donne une idée des secteurs concernés.
Le fer est à l'honneur partout dans la ville. Kiruna lui doit à la fois son existence, sa mort annoncée et à terme sa renaissance !
Cela fait maintenant 8 heures que nous sommes en route alors vivement notre arrivée aux abords d'Abisko pour pouvoir nous dégourdir plus longuement les jambes.
Une fois sur place, nous ignorons le village pour nous diriger quelques kilomètres plus loin vers Abisko Tourist Station regroupant un hébergement, une gare, un centre pour visiteurs et un télésiège accédant aux sommets, le tout à l'entrée du parc national du même nom.
Pour le télésiège, nous arrivons trop juste. La dernière montée a lieu à 16 heures, mais plus de descente possible, hormis à pied ce que nous excluons, pas convaincus de son intérêt.
En lieu et place, nous improvisons une balade en boucle de la forme d'un huit, autour du canyon et du delta de la rivière Abiskojakka, un parcours inspiré du guide Rother mais librement adapté à notre forme après 10 heures de route.
Dans l'immédiat et sans quitter le parking, il suffit de tourner la tête vers le sud-ouest pour apercevoir la vue la plus photographiée de la région, la vallée de Lapporten ("porte de la Laponie") en forme de "u" évasé, à l'arrondi presque parfait. Une image qui laisse présager des beautés naturelles de toute cette région.
Parmi les incontournables, il y a bien sûr le canyon que nous abordons dans un premier temps vers l'amont tout en longeant la rive ouest du cours d'eau.
Le parcours, en partie sur des planches, nous réserve de belles vues sur les eaux tourbillonnantes du torrent mugissant.
A la première intersection, nous amorçons déjà la direction du retour, quittant le bord de l'eau par un chemin de traverse pour revenir au point de départ par un "nature path".
Du plus éloigné au plus proche, notre regard retient… … cette belle chaîne montagneuse que la neige recouvre encore d'un blanc manteau , … ce dôme au galbe et à la texture parfaitement parfaits, … ainsi qu'un tapis de myosotis couvrant les pieds de ces bouleaux tordus.
La première boucle de notre huit se termine sous le porche d'entrée de la Kungsleden, ce sentier de grande randonnée dont on avait déjà croisé le tracé la veille à Kvikkjokk. Nous aurions donc pu venir à pied jusqu'ici depuis notre destination précédente ;-)
Passons à présent à notre deuxième boucle qui suit la rive Est du cours d'eau, côté aval, nous livrant un nouvel aperçu du canyon sous un angle un peu différent.
Puis, quand le torrent se jette dans le lac Torneträsk aux allures de fjord, notre balade s'achève en surplomb du delta, avant un passage par la station touristique.
Retour au point de départ après 7,2 kilomètres en 2 heures et demie avec un dénivelé insignifiant (ou presque) de 80 mètres. Bref, une balade pépère de fin d'après-midi pour ménager nos vieux os !
A propos de fin de journée, c'est le moment de nous préoccuper de notre lieu de bivouac. Les parkings du télésiège, du centre des visiteurs et de la gare sont interdits au stationnement durant la nuit. En touristes disciplinés, nous respectons scrupuleusement la mesure contrairement à plusieurs autres camping-caristes, locaux de surcroît, dont les installations trahissent leur intention manifeste d'y passer la nuit.
Néanmoins, en vue d'autres activités prévues demain à Abisko, nous n'aimerions pas trop nous éloigner. Quelques kilomètres à l'est de la station touristique, sur l'aire de repos de Tornehamn, nous trouvons notre bonheur. Le stationnement est toléré pour 24 heures, c'est plus qu'il n'en faut !
La chaleur reste d'actualité, nous permettant de rester en short même en soirée. La région a la réputation d'être la plus sèche de Suède. Pourvu que ça le reste !
Distance parcourue dans la journée : 394 kilomètres.
Canyon d'Abisko
Abisko : télésiège vers Nuolja et randonnée au lac Trollsjön
J19 : Lundi 27 juin 2016
Cette journée d'aujourd'hui n'était pas véritablement programmée mais gardée en réserve au cas où nous aurions de l'avance. Or nous avons toujours 24 heures d'avance sur notre planning, c'est le moment d'en profiter tant que la météo reste clémente et avant une possible dégradation en soirée. Zut !
Pour le moment, n'y pensons pas et profitons-en à fond ! Déjà 16 degrés (22 plus tard dans la journée) malgré un ciel très légèrement voilé en ce début de matinée.
Nous sommes les premiers devant le télésiège d'Abisko mais pendant que nous attendons son ouverture dans notre véhicule, nous nous faisons griller la politesse par deux fillettes et leur maman qui seront les premières à filer vers le sommet.
Le télésiège nous fait alors passer en une vingtaine de minutes de 385 mètres à 850 mètres.
A partir de là, il faut continuer à pied si l'on veut atteindre le mont Nuolja à 1169 mètres, en comptant environ trois quarts d'heure pour la montée.
Pendant que nous nous attardons un peu autour de la station d'arrivée, les filles et leur maman nous distancent encore un peu plus. Mais quand les petites finissent par traîner les pieds, réclamant une pause et un goûter, nous les dépassons allègrement, ravis de partager la primeur du sommet avec ce seul cairn à la forme humaine appelé inukshuk dans d'autres contrées.
Magnifique vue sur le lac Torneträsk, celui dans lequel se jette la rivière Abisko.
A l'issue de cette randonnée de 4 kilomètres avec un dénivelé de 350 mètres, le télésiège nous ramène à Abisko sur les coups de midi.
Un timing parfait qui nous permet, après le déjeuner, d'envisager une deuxième randonnée dans l'après-midi Elle me tient tout particulièrement à cœur. Sur le papier, cette traversée de vallée à destination du lac Trollsjön paraissait magnifique. Voyons ce qu'elle vaut sur le terrain !
Son point de départ se trouve sur la route E10, à 25 kilomètres à l'est d'Abisko. Il faut se garer sur le bord de la route. Dans notre sens de circulation, toutes les places sont déjà occupées. Il faut donc faire un demi-tour en plein milieu de l'E10 pour aller nous garer de l'autre côté de la route.
Pour trouver l'entrée de la vallée, il faut d'abord traverser un petit bois de bouleaux où sont planqués quelques moustiques avides (mais ça c'est habituel). Plus inhabituel, il faut dans le cas présent traverser la voie ferrée de la ligne Kiruna – Narvik en faisant attention aux trains, nombreux, mais heureusement sonores.
Une fois ces deux obstacles franchis, la vallée est à nous !
Comme la montée est progressive et régulière avec un gain d'altitude bien réparti, nous avançons d'un pas vif sur un sentier engazonné déroulant son tapis de verdure au pied d'une table rocheuse face à des dômes marbrés de neige.
En revanche, nous sommes étonnés de ne pas trouver grand monde sur le chemin. On aurait pourtant pu croire le contraire au regard du nombre de voitures garées sur la route, mais leurs occupants ont sans doute préféré une vallée voisine propice au trekking. Nous voilà bien tranquilles de notre côté. Nous finissons par rattraper un groupe de quatre personnes, des Suédois, un homme et trois femmes, plus lents que nous, l'une des femmes avançant comme une tortue, encore plus démoralisée quand nous lui annonçons qu'elle n'est qu'à moitié route. Nous avons bien cru qu'elle allait abandonner, ce qui aurait été dommage car juste après, nous atteignons la partie la plus spectaculaire du parcours.
Au fond de la vallée apparaît une gigantesque moraine latérale déroulant son rouleau compresseur à perte de vue et charriant des blocs rocheux dans un chaos indescriptible.
l'arrière-plan, les massifs montagneux lacérés de neige nous font penser aux montagnes du Landmannalaugar en Islande
Sur cet univers fantasmagorique de blocs renversés, de dalles dressés, de rocs brisés, de roches tourmentées veille le maître des lieux, un monstre de pierre hybride, tête au profil humain sur corps de dragon.
Il annonce ce pour quoi nous sommes venus jusqu'ici : le lac Trollsjön, caché dans le creux de ce cirque montagneux.
Sur ses eaux couleur soufre, qu'on dit être les plus claires de Suède, flottent quelques icebergs qui font de la résistance en ce début d'été.
Nous aurions aimé nous attarder dans cette vallée perdue mais le ciel finit par se couvrir, nous faisant redouter un orage.
Après une dernière incursion au cœur de la moraine, nous saluons les derniers trolls de pierre, implorant leur dieu de bien vouloir nous épargner d'un retour sous la pluie.
Manifestement, nous avons été entendus ! Non seulement il n'a pas plu mais nous avons même été crédités d'un peu de ciel bleu, nous permettant d'apprécier au passage ce névé aux allures de meringue saupoudrée de cacao.
Après avoir retraversé la voie ferrée, le Vany nous voit de retour vers 17 h 30 au bout de 11,6 kilomètres soit 3 heures et demie pour un dénivelé de 470 mètres.
Nous avons adoré cette vallée enchantée peuplée de trolls et ce lac d'un bleu intense, une de nos plus belles randonnées en Suède et peut-être même du voyage.
Cette balade est aussi la dernière en Suède On peut d'ores et déjà affirmer que ce séjour a été une totale réussite aussi bien dans le choix des destinations que des activités. La météo parfaite a participé de ce succès.
Nous ne sommes plus maintenant qu'à une dizaine de kilomètres de la frontière. Notre journée s'achève côté norvégien, après avoir posé le camping-car sur une aire très champêtre bordée de marais couverts de linaigrettes au pied de petites collines rocheuses.
L'orage redouté finit par éclater dans la soirée. Bien à l'abri dans le camping-car, nous ne craignons plus rien mais ce n'est pas de bon augure, la veille de notre étape vers les îles Lofoten. ;-)
Distance parcourue dans la journée : 52 kilomètres.
Lac Trollsjön
La suite se trouve dans... le message 2 (juste au-dessous)
Le récit de ce voyage hivernal est à découvrir ici :
https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagestromsoe/
Le récit du voyage estival de 2014 est à découvrir là :
https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagesnorvege/
Et celui de 2016 est ici :
sites.google.com/...xvoyagesscandinavie/ Bonne découverte !

============================================================================= Fjords et glaciers, colonies d'oiseaux, rennes en troupeaux, trolls de pierre, lacs et rivières, monts et tunturis, voici pêle-mêle quelques souvenirs d'un séjour en Scandinavie qui a mieux commencé qu'il n'a fini 😉. Voyage d'un mois en camping-car entre Norvège, Finlande et Suède.
Présentation
En 2014, la Norvège avec ses fjords profonds, ses glaciers étincelants, ses innombrables lacs et ses chapelets d'îles nous avait conquis. Sans parler de la lumière arctique absolument magique !
Nous avions par conséquent hâte d'y retourner cet été (2016) afin de compléter notre connaissance du pays et de profiter à nouveau de l'ambiance très particulière du soleil de minuit.
Parmi tous nos coups de cœur la fois précédente, les îles Lofoten figuraient en première position et bien qu'y ayant passé sept jours, nous étions persuadés de ne pas avoir exploré toutes leurs ressources. C'est donc très naturellement que nous remettons cette destination en tête de liste pour ce deuxième voyage.
A partir de ce premier élément, l'orientation du voyage se met en place. En complément des îles Lofoten, nos choix se portent vers d'autres contrées du nord, voire de l'extrême nord de la Norvège et des régions limitrophes.
Nous imaginons une boucle au départ de Tromsø passant par les péninsules du cap Nord, de Nordkinn et de Varanger. Une fois arrivés aux confins nord-est du pays, nous comptons traverser la frontière pour passer quelques jours en Finlande puis en Suède avant de retrouver la Norvège à hauteur de Narvik. Pour finir, la dernière partie du circuit sera consacrée aux îles Lofoten, Vesteralen, Senja et Kvaløya avant de refermer la boucle à Tromsø.
Restait à déterminer le mode de déplacement. En 2014, nous avions adoré la liberté que nous avait procurée le camping-car et souhaitions renouveler l'expérience. Mais allions-nous à nouveau louer le véhicule en Allemagne et faire par la route le long trajet jusque dans le grand Nord ? Après réflexion, nous décidons de rejoindre Tromsø en avion et de louer un camping-car localement. Nous faisons affaire avec le loueur norvégien Compassbobiler.
Tout est alors calé. Départ le 9 juin 2016, retour le 11 juillet. Distance totale estimée à 5 000 kilomètres maximum, soit moitié moins que lors notre voyage précédent. Nous aurons donc largement le temps de randonner et de pêcher, bref de profiter !
Nous resterons en permanence au nord du cercle polaire, ce qui signifie… soleil de minuit assuré ! Quant à la météo, nous espérons qu'elle sera aussi belle qu'il y a deux ans.
En attendant, nous prenons plaisir à observer le cap Nord sans quitter notre fauteuil grâce aux images de la webcam ;-)
Notre parcours

Arrivée à Tromsø, première étape vers les Alpes de Lyngen
J1 : Jeudi 9 juin 2016
En avion, Oslo n'est qu'à deux heures quinze de Paris et Tromsø à moins de deux heures d'Oslo. Mais en choisissant des vols au meilleur prix, nous nous infligeons une très longue journée de voyage avec une escale de 5 heures et demie à Oslo.
Une durée qui va encore s'allonger d'une heure en raison d'un retard de l'avion pour Tromsø.
Bref, au lieu de 23 h 45, il sera presque une heure du matin à notre arrivée dans le grand Nord. Mais heureusement sous ces latitudes à cette époque de l'année il fait jour toute la nuit. C'est donc les yeux rivés sur les sommets enneigés brillant au soleil que nous rejoignons le centre-ville de Tromsø en taxi pour une courte nuit bien méritée au Scandic Ishavhotel.
J2 : Vendredi 10 juin 2016
A dix heures nous avons rendez-vous avec Olav qui doit nous livrer notre camping-car. C'est alors seulement que débutera véritablement notre aventure dans le grand Nord.
Cela nous laisse le temps de prendre un petit déjeuner gargantuesque puis de faire un petit tour sur les quais, histoire de découvrir notre hôtel dans son environnement immédiat.
Mais il vaut mieux être bien couvert, dehors le temps est plutôt frisquet. Dix degrés seulement et un ciel couvert pour l'instant. Mais patience, ça devrait s'améliorer.
Reconnaissable à sa haute flèche semblable à un mât de bateau, l'hôtel Scandic se dresse fièrement en bordure de fjord.
Tout le long du quai sont alignées des maisons en bois aux façades colorées qui nous rappellent un peu celles de Bergen ou de Trondheim.
Sur la rive opposée, on aperçoit la silhouette moderne de la cathédrale.
Devant le musée polaire, des "outils" nous laissent perplexes. Ces harpons explosifs ne laissaient aucune chance aux baleines :-(
Il est l'heure d'interrompre notre balade afin de revenir à l'hôtel, le loueur ne va pas tarder.
Un peu après 10 heures, il nous amène le camping-car que nous avons réservé.
Il s'agit d'un fourgon aménagé Challenger Vany 03, monté sur un châssis Fiat Ducato, de moins de 6 mètres, tout neuf, 3 500 km au compteur. Nous en serons les premiers utilisateurs. Il ressemble beaucoup au Pössl que nous avions loué en Allemagne en 2014. Néanmoins, dès le premier coup d'œil à l'intérieur, nous réalisons qu'il est beaucoup moins fonctionnel côté rangement. Pour l'instant, nous mettons nos sacs en vrac à l'arrière en nous demandant comment faire tenir toutes nos affaires dans un aussi petit espace.
Après avoir passé en revue le fonctionnement du camion et rempli tous les documents, nous sommes prêts à quitter Tromsø en fin de matinée, enfin pas tout à fait encore, car il reste à faire les courses. Un supermarché Coop à la sortie de la ville fait notre affaire. Après avoir erré d'un rayon à l'autre et failli prendre du pâté de foie de morue à la place du thon en boîte, nous finissons par trouver de quoi remplir frigo et placards.
Il est maintenant un peu plus de 12 h 30, nous voilà partis pour de bon.
Entre-temps, le ciel s'est dégagé, laissant place à un beau soleil qui fait grimper le thermomètre jusqu'à 14 degrés.
Direction, la péninsule de Lyngen à l'est de Tromso et plus particulièrement son extrémité nord-ouest, où nous avons prévu la première randonnée du séjour, vers le phare de Lyngstuva.
La destination est à 100 kilomètres mais à mi-route, nous devons prendre un ferry pour traverser l'Ullsfjord entre Brevikeidet et Svensby. Le prochain départ est à 13 h 15, mais à force de nous arrêter à tout bout de champ, nous finissons par le louper.
C'est la faute aux paysages (ces forêts de bouleaux d'où dépassent des sommets saupoudrés de neige) pour lesquels nous multiplions les arrêts.
Nous sommes quittes pour attendre le suivant à 14 h 15, une courte attente mise à profit pour commencer le rangement.
Pendant la traversée de 20 minutes, nous avons tout loisir de contempler tranquillement l'enfilade de sommets laissés derrière nous. La neige est encore bien présente.
En débarquant à Svensby, nous partons vers le nord. Vers 16 heures, nous atteignons enfin Russelv. Quand la route se termine en cul-de-sac, nous continuons à pied sur un large chemin en bord de mer puis sur une petite sente qui nous fait prendre un peu hauteur.
Une table bien placée nous invite déjà à une pause en terrasse avec une magnifique vue sur l'océan et les îles.
Au passage, je signe le livre d'or contenu dans cette jolie boîte aux lettres placée devant une maison en ruines mais surtout devant un panorama d'exception.
Sommes-nous arrivés ? Non pas encore ! D'ailleurs avant de découvrir le phare, notre regard tombe sur ces carcasses de bateaux au pied de la falaise, signes qu'ici les tempêtes sont terribles.
Allez, encore un dernier effort, le phare est maintenant à nos pieds et juste à côté, une petite cabane dans laquelle on peut passer la nuit.
Sur le trajet du retour, nous nous offrons un petit détour vers un point de vue dominant le phare, un beau belvédère qui permet de prendre toute la mesure de ce merveilleux bout du monde.
Il n'y a plus qu'à descendre de la colline et à retrouver notre Vany, stationné dans la baie de Russelv.
Une très belle randonnée : 7 kilomètres en 3 heures avec les pauses et les différents détours (sinon 2 heures en aller retour), facile pour une première journée. Une excellente mise en jambe avant un itinéraire un peu plus consistant demain.
En attendant il ne reste plus qu'à trouver un lieu de bivouac pour ce soir. J'avais repéré un petit coin en retrait de la route, au sud de Sør -Lenangen. Il faut donc revenir de 25 kilomètres sur nos pas. L'endroit nous convient, c'est parfait.
Entre la préparation du dîner et le rangement des affaires, la soirée passe à toute vitesse. Nous installons les caches à ventouses sur le pare-brise (beaucoup moins performants que les volets en accordéon qu'il suffisait de déployer sur le Pössl) et tirons les rideaux pour une première nuit à bord.
Distance parcourue dans la journée : 125 kilomètres.
Phare de Lyngstuva

Du glacier de Steindalen (Lyngen) au sommet de Vardhaugen (Kågen)
J3 : Samedi 11 juin 2016
Ce matin, le ciel est partagé entre nuages et éclaircies et le thermomètre affiche 11 degrés, un peu comme hier, quoi !
Nous comptons poursuivre aujourd'hui la découverte de la péninsule de Lyngen, plus particulièrement la vallée de Steindalen au fond de laquelle se trouve le glacier Steindalsbreen. Situé à 460 mètres d'altitude, on peut l'atteindre à l'issue d'une randonnée de 5 à 6 heures.
Nous avons par conséquent un peu de route à faire ce matin pour rejoindre Steindalen, dans la partie sud-est de la péninsule, après le hameau de Furuflaten.
Peu de circulation en ce samedi matin. Pourtant en arrivant il y déjà plusieurs voitures sur le parking, notamment un minibus immatriculé dans la région lyonnaise dont viennent de descendre une dizaine de randonneurs déjà sur le départ à l'instant où nous nous garons.
Le temps de tout préparer, il est 10 h 30 quand nous nous élançons sous un soleil de plus en plus généreux. Chic !
Nous suivons tout d'abord un large chemin qui va finir par se rétrécir pour grimper raide dans la forêt.
Il nous faut plus d'une heure pour arriver à Steindalshytta, perchée à 260 mètres d'altitude, un endroit parfait pour reprendre des forces.
Devant la cabine (qu'on peut d'ailleurs louer) nous retrouvons notre groupe de Français en train de pique-niquer. Ils participent à un voyage organisé par l'agence 66° Nord. Nous profitons de leur présence pour nous faire tirer le portrait.
Il est midi. Après nous être sustentés, nous sommes déjà prêts à poursuivre, alors que le groupe est toujours attablé.
Après avoir traversé un petit pont de bois, nous longeons le torrent et accélérons le pas sur un terrain maintenant beaucoup plus plat et sans difficulté.
Dix minutes plus tard, nous atteignons le point de vue sur cette belle vallée en V. On commence à apercevoir le glacier au fond.
Mais pour y arriver, il faut encore gravir une crête et passer toute une zone de moraine caillouteuse sur laquelle on a l'impression de ne pas avancer.
Heureusement la vue est à la hauteur de nos efforts. En nous retournant, quel panorama !
A intervalle régulier, des pancartes nous indiquent que le glacier était beaucoup plus étendu il y a encore quelques années.
Cinq minutes plus tard (13 h 15) nous atteignons enfin le bord du lac glaciaire dans lequel dégringole le glacier actuel. Tout simplement grandiose !
Nous profitons de ces quelques instants en solitaire avant de voir arriver nos premiers poursuivants que nous mettons à contribution une nouvelle fois pour nous prendre en photo.
A 15 heures nous sommes de retour à la cabine de Steindalshytta et 50 minutes plus tard, au parking.
Bilan : une magnifique randonnée (9,2 kilomètres en 5 heures et demie avec 460 mètres de dénivelé). Très beau temps, certes pas très chaud (entre 10 et 14 degrés) mais quand on marche, c'est idéal. Du vent à proximité du glacier.
Ce beau temps va nous accompagner tout au long de la soirée.
Après la randonnée, nous poursuivons notre route jusqu'à Skibotn sur la rive opposée du Storfjord, presqu'en face de Steindalen.
Nous posons le Vany en bordure d'une réserve naturelle, près de l'embouchure de la rivière Skibotnelva, face aux montagnes.
Il fait si beau que nous déployons nos chaises pliantes et assistons, attendris, au manège des huitriers-pies qui s'affolent pour leurs poussins à chaque passage de promeneurs.
Soirée paisible. Le soleil a sûrement brillé une partie de la nuit mais, avec presque 10 kilomètres dans les jambes, nous n'avons pas la force de veiller si tard. Dodo de bonne heure.
Distance parcourue dans la journée : 116 kilomètres.
Vallée de Steindalen
J4 : Dimanche 12 juin 2016Qui dit dodo de bonne heure dit réveil de bonne heure. A 3 heures du matin, plus moyen de fermer l'œil. Une heure plus tard, nous levons le camp.
Dehors il fait 6 degrés (brr!) et comme les jours précédents nuages et éclaircies cohabitent. Quel est le programme aujourd'hui ? Ce qui est sûr, c'est que nous souhaitons rallier l'île de Kågen où nous avons sélectionné deux randonnées.
Pour l'une, il faut compter 7 heures de marche pour un dénivelé de 800 mètres, ouille. Il faut surtout être assurés d'avoir du très beau temps, ce qui aujourd'hui n'est pas garanti. L'autre est plus courte (3 heures) donc plus accessible.
Commençons par faire le trajet jusqu'à destination, ensuite nous ferons un point météo le moment venu.
Comme la E 6 fait tout le tour du Kafjord, nous en avons pour près de 120 kilomètres, alors que si on pouvait éviter ce long fjord, on gagnerait un tiers sur le parcours.
Heureusement les paysages sont de toute beauté tout au long du trajet. Vue sur les Alpes de Lyngen qui, tels des pains de sucre, émergent du fjord.
L'île de Kågen est reliée au continent par un tunnel. A sa sortie, il faut prendre une décision afin de nous diriger en conséquence vers le point de départ de la randonnée retenue.
Nous préférons jouer la prudence (le temps n'est pas au beau fixe) et optons pour la plus courte. Elle part du petit village de Maursund où nous arrivons à 6 h 30 avec une envie irrépressible de dormir.
Aussitôt dit, aussitôt fait, le camping-car est très pratique pour ça.
9 h 30, il est temps de mettre un terme à notre petit somme.
Le ciel est voilé mais nous devrions disposer d'une fenêtre météo suffisante pour mener à bien notre randonnée.
A 10 heures, nous attaquons la montée le long d'un torrent dans une forêt de bouleaux nains. Nous suivons une trace GPS issue du site Internet ut.no. Heureusement, parce que la sente est à peine visible dans l'herbe haute.
Elle disparaît d'ailleurs complètement en débouchant sur un plateau où nous nous déplaçons à vue dans une toundra roussie gorgée d'eau et parcourue de petits ruisseaux qu'il faut enjamber à de nombreuses reprises. Vous remarquerez qu'il n'y a plus d'arbres à cette altitude.
La trace GPS conduit en principe au pied du cirque glaciaire qu'on aperçoit au fond de la vallée. Comme il n'a pas l'air de présenter un intérêt majeur, nous décidons de le zapper et de rejoindre directement le sommet de Vardhaugen.
Bonne intuition, car à près de 300 mètres d'altitude, la vue sur le détroit est incomparable. Ma mine réjouie le confirme !
La descente (et la montée si on monte par là) a le mérite d'être balisée, il suffit donc de suivre les marques jaunes pour retourner au bord du fjord.
Fin de la randonnée vers 12 h 30.
Après le déjeuner pris dans le camping-car, Hervé propose de nous rapprocher du point de départ de l'autre randonnée (celle qu'on avait écartée) pour éventuellement en parcourir le début si le temps se maintient.
Mais le ciel s'assombrit de plus en plus de sorte qu'en arrivant sur place il est exclus de randonner.
En revanche, dans les alentours, le pont de Skervøy a l'air d'être un lieu idéal pour la pêche. C'est l'occasion pour Hervé d'inaugurer sa canne à pêche pliante, achetée exprès pour ce voyage.
A peine la ligne jetée, déjà une prise. Deuxième essai… encore une ! La suivante… une de plus ! Et ainsi de suite. Bref, en cinq minutes, Hervé réalise une pêche miraculeuse qu'il finit par interrompre de peur de vider l'océan ;-)
Six beaux cabillauds ont mordu à l'hameçon ainsi que plusieurs poissons plus petits qui feront la joie des oiseaux. Le menu du dîner est tout trouvé.
Mais avant de consommer ces prises, il va falloir les vider et les découper. Sur l'aire de repos sous le pont, quelques pêcheurs également camping-caristes sont déjà à l'ouvrage. Des planches en bois sont d'ailleurs à la disposition du public à cet effet.
Sur les conseils d'une Alsacienne très douée, notre pêcheur s'essaie à la découpe en filets. Certes il n'a pas la dextérité (ni les outils adéquats) de l'Alsacienne, mais il ne se débrouille pas trop mal. Il aura d'ailleurs l'occasion de parfaire sa technique au cours du voyage.
Nous aurions pu rester garés sous ce pont pour la nuit mais comme il se met à pleuvoir, nous décidons de rouler encore un peu pour nous rapprocher d'Alta et gagner du temps pour demain.
Nous revenons alors sur la route E6 et la suivons en direction de l'ouest. La E6 est un axe majeur en Norvège, elle relie le sud au nord. Nous avons eu l'occasion de l'emprunter dans le sud et le centre du pays en 2014. Ce n'est pas pour autant une autoroute même si des travaux sont en cours pour l'élargir. Elle est même carrément étroite par endroits.
C'est le cas sur ce pont sur lequel je m'engage en même temps qu'un car de tourisme qui arrive en sens inverse. Au milieu du pont, j'ai peur qu'on ne puisse pas se croiser, je donne un coup de frein et un coup de volant à droite, trop à droite. Bang, je touche le parapet. Bilan : une petite éraflure sur le pare-choc avant droit et un enjoliveur en moins. Espérons que le loueur ne sera pas trop regardant !
Bon, assez pour aujourd'hui, vivement qu'on se pose. J'avais repéré une petite église en bord de fjord, à l'écart de l'E6, sur la Rv882, à Langsfjordbotn. L'endroit est sympa, on ne bouge plus !
Distance parcourue dans la journée : 283 kilomètres.
Vue du sommet de Vardhaugen

Du canyon d'Alta au cap Nord (ou presque !)
J5 : Lundi 13 juin 2016
A 4 h 30, Hervé se lève, prend son petit déjeuner, sort faire un tour mais à son retour, je l'oblige à se recoucher. Il n'est pas question de partir comme hier aux aurores.
Vers 8 heures, je donne le feu vert pour nous lever et une demi-heure plus tard pour nous mettre en route.
Côté météo, nous sommes abonnés aux 11 degrés. Côté ciel, de petites averses et de belles éclaircies alternent tout au long du trajet jusqu'à Alta à 80 kilomètres.
Qu'y a-t-il de particulier à voir à Alta ? La ville est surtout réputée pour son site de peintures rupestres, classé au Patrimoine mondial. Elle est aussi connue pour son canyon, mais celui-ci demande un peu plus d'efforts pour l'atteindre : 5 à 6 heures de marche sont nécessaires pour s'en approcher. Bah, ça ne nous fait pas peur. Après en avoir vu des images dans le film "Le secret du Ragnarok", nous avons hâte de le voir en vrai.
Pour ce faire, à l'entrée d'Alta, nous prenons la direction de Kautokeino (Rv93) et 8 kilomètres plus au sud, tournons à gauche sur une petite route secondaire, asphaltée jusqu'à Gargia Fjellstue (auberge avec différents hébergements). On peut se garer à cet endroit, dans ce cas le canyon est distant de 22 km AR. Mais en poursuivant sur une piste gravillonnée jusqu'à un deuxième parking, on gagne 9 kilomètres AR. C'est bon à prendre et la piste ne pose pas de problème, pas même pour un camping-car.
A 10 h 30, hop, derniers préparatifs avant de verrouiller le fourgon.
Vue à 360 degrés sur les dômes rocheux environnants et sur les massifs plus lointains encore tout zébrés de neige.
Le parking est ici à 400 mètres d'altitude, le point culminant du parcours à 476 mètres et le point de vue sur le canyon à 430 mètres. Le dénivelé est par conséquent minime. Les seules difficultés du parcours sont liées à la distance (14 km) mais surtout �� la qualité du terrain : plusieurs passages en milieu humide et trois traversées de rivière sont prévus. Hum, nous sommes curieux de voir comment cela va se passer. Le chemin est balisé par des marques rouges.
Les premiers passages sur sol spongieux se font sur des caillebotis, trop facile ! Si c'est le cas jusqu'au bout, il n'y a pas à s'en faire.
Mais c'est trop beau pour durer. En effet, nos chaussures ne restent pas sèches bien longtemps. Pour progresser, il faut régulièrement patauger dans des zones inondées et/ou faire des détours pour les contourner autant que possible.
Quant aux rivières, quelques pierres bien placées permettent de passer la première sans trop de difficulté. La troisième et dernière est la moins large et la moins profonde, donc la plus facile à traverser.
C'est la deuxième rivière qui va nous donner le plus de mal et pas seulement à nous. Entre-temps, on s'est fait rattraper par deux autres couples, l'un suisse, l'autre allemand. Chacun essaie de trouver sa solution, en amont, en aval, mais en vain. La Cahppesjohka est trop profonde et trop large pour espérer la franchir en quelques enjambées. Allons-nous devoir faire demi-tour ?
C'est finalement Hervé qui trouve la solution. A cette période de l'année, de grosses accumulations de neige bouchent encore le cours d'eau par endroits. C'est donc sur l'un de ces gros névés, de près de trois mètres d'épaisseur, que toute la troupe peut finalement passer.
C'est encore Hervé qui ramène tout le monde sur le droit chemin à la fin, les Suisses étant partis beaucoup trop loin.
C'est au niveau d'une table de pique-nique qu'un sentier très raide descend jusqu'au point de vue. Un peu avant 13 heures, nous surplombons le canyon.
Ce n'est pas le Grand Canyon américain mais la rivière Altaelva a creusé ici une gorge de 400 mètres de profondeur sur une distance de 15 kilomètres. A ce titre, c'est le canyon le plus long et le plus profond d'Europe du Nord.
Nous profitons de la table de pique-nique pour casser la croûte en compagnie du couple suisse. Ils sont pressés mais pas trop stressés, bien qu'ils doivent être à Tromso ce soir (à 400 km) pour prendre l'express côtier Hurtigruten. Ils ont le moral !
Quant à nous, c'est sans nous presser que nous rebroussons chemin, ravis de cette balade au but original qui change un peu des fjords et des glaciers. Retour au parking à 15 h 15 après avoir parcouru 14,3 km en 5 heures.
En soirée, nous rejoignons le centre-ville qui, en dehors de sa cathédrale très originale, ne présente pas un grand intérêt.
En revanche, l'avantage d'être en ville, c'est de pouvoir dîner au restaurant. Alors nous ne nous en privons pas. Au restaurant Hallde, nous choisissons le menu du Finnmark : pince de crabe royal, viande de renne et sorbets de fruits rouges, des spécialités typiques de la région pour une addition typiquement norvégienne, elle aussi ;-)
A la sortie du restaurant, dernière tâche : trouver un coin où passer la nuit. Nous souhaitons rester en ville afin de voir les fameuses peintures rupestres demain matin. Le musée tolère le stationnement sur son parking, mais il est en pente. Après avoir sillonné la ville de long en large à la recherche du lieu idéal, nous finissons sur le parking du supermarché REMA1000. Pas très bucolique comme lieu de bivouac, mais très calme.
Distance parcourue dans la journée : 150 kilomètres.
Canyon d'Alta

J6 : Mardi 14 juin 2016
Notre étape doit nous conduire aujourd'hui jusqu'au cap Nord. A l'extrémité de l'île de Magerøy reliée au continent par un tunnel, la commune de Nordkapp s'est déclarée point le plus septentrional d'Europe et donne accès via un péage (250 NOK par personne) à un bâtiment massif surmonté d'une balle de golf géante comprenant une salle d'exposition, un bar, une cafétéria, une boutique de souvenirs. Pour ce prix, les camping-cars ont le droit d'y passer une nuit.
Bref, ce lieu suscite beaucoup de polémiques. Pour les uns, c'est la destination mythique à ne surtout pas rater. Pour les autres, c'est le piège à touristes par excellence, le véritable point le plus septentrional du continent se trouvant trois kilomètres à vol d'oiseau plus au nord que Nordkapp et est uniquement accessible à pied au prix d'une marche de 9 kilomètres aller/retour.
Pour nous, le cap Nord n'est pas réellement un incontournable mais puisque notre itinéraire passe à proximité de la péninsule, autant nous forger notre propre opinion sur la destination. A suivre donc… car pour l'instant, si nous quittons le parking du supermarché sur lequel nous avons dormi, c'est pour prendre la direction de la lisière ouest de la ville où se trouvent le musée et les fameuses gravures rupestres.
Les falaises qui s'étendent derrière le musée jusqu'au bord de mer sont couvertes de quelques 6 000 gravures datant de la fin du néolithique, de 6 000 à 2 000 ans. 1559 Parmi les thèmes figurent des scènes de chasse, des symboles de fertilité, des ours, des élans, des rennes et des bateaux bondés. Pour les rendre plus visibles aux visiteurs, une partie des gravures a été revêtue d'ocre rouge, l'autre est dans son état originel.
Avant 8 heures, le circuit est déjà bouclé.
Nous quittons cette fois Alta pour de bon en direction des hautes terres rudes et sauvages. Cap au nord-est sous un ciel identique aux jours précédents et une température de 10 degrés comme d'habitude.
Nous laissons derrière nous les maisons colorées des fjords pour celles aux couleurs sombres des éleveurs de rennes.
La route E6 déroule son ruban de bitume à perte de vue, avec comme seuls repères, la ligne d'horizon et une rivière aux eaux tumultueuses dont elle suit les méandres jusqu'à Skaidi.
Quand la route se rapproche du cours d'eau, nous en profitons pour faire un arrêt, histoire de nous dégourdir les jambes en nous faufilant, à travers un petit bois de bouleaux tordus, jusque sur sa rive.
Après Olderfjord, la route E69 prend le relais vers le nord tout en longeant le magnifique Porsangerfjord. Notre Vany rejoint la file des camping-cars qui, les uns derrière les autres, convergent vers le point septentrional du continent. Français, Allemands, Belges, Suisses, Néerlandais, Scandinaves… à croire que tous les camping-caristes européens se sont donné rendez-vous là-haut. Entre ceux qui s'y rendent et ceux qui en reviennent, le flot est incessant.
La tradition veut qu'on se fasse un petit signe entre conducteurs de camping-cars. Comme ces véhicules sont quasiment les seuls sur le trajet, il y a du boulot ! J'essaie de m'y tenir moi aussi, du moins quand la largeur de la route ne nécessite pas toute mon attention et les deux mains sur le volant. En effet, l'étroitesse des voies par endroits et la taille de certains véhicules demandent une vigilance de tous les instants, d'autant qu'une petite bruine vient encore compliquer la conduite à l'approche du grand Nord.
En début d'après-midi, nous franchissons sans nous en rendre compte, ou presque, le tunnel qui relie le continent à l'île de Magerøy.
Sous un ciel de plus en plus menaçant, les paysages de toundra vallonnée, ponctuée de lacs sombres et de hardes de rennes, prennent une allure encore plus dramatique.
Vingt kilomètres au sud du cap, nous décidons de rejoindre Gjesvær dans un premier temps. La route, traversant un austère paysage rocheux, est de toute beauté.
Malheureusement, à notre arrivée, la météo se dégrade, impossible de randonner. A défaut, nous stationnons le camping-car dans le centre du village, en espérant pouvoir entreprendre une marche plus tard dans l'après-midi. En attendant des heures meilleures, nous débutons la première d'une longue série de parties de scrabble, une tasse de thé brûlant à la main et le chauffage du camping-car au maximum. La température extérieure ne dépasse pas 5 degrés.
Après toute une après-midi enfermés dans notre Vany, nous décidons de migrer vers Skårsvag, un village à l'est de la E69. S'il pouvait y faire meilleur ! Hélas c'est pire. L'ordinateur de bord indique maintenant 3 degrés et un risque de verglas. C'est l'hiver en plein mois de juin !
Nouvelle partie de scrabble à Skårsvag en regardant tomber la pluie et en suivant les allées et venues des deux autres couples de camping-caristes garés à nos côtés, les uns rémois, les autres lucernois. Nous finissons par enfiler imperméable et pantalon de pluie pour affronter le mauvais temps et les suivre à l'extrémité du village où nous les trouvons attablés au restaurant devant un plat de crabe royal.
En ce qui nous concerne, nous renonçons au crustacé géant (ce que nous regretterons amèrement par la suite) et commandons juste un verre de vin blanc en attendant notre dîner déjà prévu dans le camping-car.
Pour ce soir, vu la météo, nous renonçons à rejoindre Nordkapp. Payer le péage pour nous retrouver dans les nuages et sous la pluie, non merci ! On verra demain matin si le temps s'améliore. Nous restons donc garés dans le petit port de Skårsvag pour une nuit… dantesque !
Distance parcourue dans la journée : 286 kilomètres
Près du cap Nord

De Trollholmsund à Stabbursdalen, des rochers et une forêt remarquables
J7 : Mercredi 15 juin 2016
Toute la nuit, la pluie a martelé le toit du Vany. Un vent fou a secoué le camion dans tous les sens, a fait trembler les fenêtres et s'est engouffré dans tous les interstices (heureusement qu'on avait gardé nos chaussettes). Impossible dans ces conditions de trouver le sommeil. Terrifiée, je me suis redressée sur mon lit en pleine nuit en m'écriant : " je veux rentrer à la maison" !
Quand Eole a fini par s'essouffler et alors que je commençais à m'assoupir au petit matin, ce sont les oiseaux (corbeaux, mouettes, goélands) qui ont pris le relais, transformant le toit du fourgon en un terrain d'affrontement. Tout en se chamaillant, ils se sont coursés au-dessus de nos têtes en faisant un raffut d'enfer. Cette nuit restera dans les annales !
Ce matin, il fait 5 degrés et il pleut toujours à verse. Initialement, nous avions prévu de faire la randonnée de 9 km AR vers Knivskjelodden, le véritable cap Nord géographique, avant de rallier en soirée le cap Nord touristique pour y passer la nuit.
Mais dans ces conditions, on peut d'emblée faire une croix sur une quelconque randonnée. Même le petit aller/retour (2 km) vers l'arche de Kirkeporten n'est pas envisageable après tout ce qu'il a plu. Les sols sont détrempés.
Dans ce cas, cela vaut-il la peine de rester dans le coin ? Certes, la météo a prévu une amélioration dans l'après-midi, mais peut-on s'y fier ? Cela vaut-il le coup de payer 50 euros pour accéder au cap Nord et risquer d'y passer la journée à jouer au scrabble ?
Après mûre réflexion, nous décidons de laisser tomber le cap Nord et de reprendre la direction du sud avec l'espoir d'y trouver des cieux plus cléments. Skårsvag, situé à 7 kilomètres à vol d'oiseau au sud-est du cap Nord, sera par conséquent le point le plus septentrional de notre parcours.
Notre point de chute ce soir est prévu dans les alentours de Lakselv, soit près de 200 kilomètres plus au sud. Nous aurons du coup une journée d'avance sur notre planning.
Nous n'avons néanmoins pas l'intention de faire le trajet d'une traite mais espérons pouvoir nous offrir quelques à-côtés en cours de route, en fonction de l'évolution des conditions météo.
D'ailleurs, à peine sur la route E69 nous la quittons déjà pour un saut vers le village de Kamøyvær, vanté par notre guide.
Falaises, ciel et mer à l'unisson, noirs comme l'encre, donnent une bonne idée de la luminosité ambiante. On en aurait presque le cafard
Heureusement, à Kamøyvær, les couleurs pastel des maisons apportent une touche de gaieté à ce tableau obscur.
Quand la pluie se calme, nous sortons faire quelques pas dans le village où il y a l'air d'y avoir plus d'oiseaux que d'habitants.
L'usine de transformation de poisson n'y est sans doute pas pour rien.C'est la curée à l'arrivée de la matière première.
Côté ciel, une légère amélioration commence à se profiler au loin. Alors, allons-nous rester sur notre décision ? Il est encore temps de changer d'avis, nous ne sommes qu'à une trentaine de kilomètres de Nordkapp ! Hésitation, concertation avant de finalement maintenir notre choix. Tant pis pour le cap Nord et va pour le Sud !
Après une rapide incursion à Honningsvåg, nous prenons sans regret le tunnel qui nous ramène sur le continent, puis comme la veille la même route jusqu'à Olderfjord alors que se développent des éclaircies de plus en plus larges, donnant le sourire à tous les automobilistes, camping-caristes, motards et cyclistes, montant vers le nord.
Mais le soleil, nous y avons droit également. On a d'ailleurs l'impression qu'il n'a pas plu au sud d'Olderfjord.
En arrivant à 14 h 30 dans la presqu'île de Trollholmsund, la couleur de la mer et du sable nous ferait presque penser à une plage tropicale, si ce n'était la température qui reste typiquement norvégienne ;-)
Si nous sommes venus ici, c'est pour ces drôles de bonshommes de pierre dont on aperçoit déjà les silhouettes à la pointe de la presqu'île.
Selon une légende Sami, il s'agit d'un groupe de trolls qui erraient la nuit sur le plateau du Finnmark. Arrivés dans le Porsangerfjord, ils voulurent traverser le bras de mer mais pas avant d'avoir enterré le trésor qu'ils transportaient. Comme cette tâche prit beaucoup de temps, ils furent surpris par les premiers rayons du soleil levant qui les pétrifièrent.
Géologiquement, il s'agit de formations dolomitiques (calcaire), d'où leur aspect blanchâtre, seulement colonisés ça et là par des lichens orangés.
Ils ont plutôt une bonne bouille !
Après une petite heure sur les lieux, il est temps de poursuivre vers d'autres horizons, la journée n'est pas finie. Il fait tellement beau qu'il faut en profiter au maximum.
C'est pourquoi, 17 kilomètres plus au sud, nous tournons à droite sur une piste cahoteuse et poussiéreuse, pas même indiquée, sur laquelle nous avons la joie de croiser un groupe de rennes, de très près.
Cette piste nous conduit au cœur du parc national de Stabbursdalen.
Le guide Rother y indique une randonnée de 2 à 3 heures à travers la forêt jusqu'aux chutes de Stabbursfossen. Il est déjà plus de 17 heures au moment de se mettre en marche mais peu importe, personne ne nous attend et il fait jour toute la nuit.
Le parc national a été créé en 1970 puis étendu en 2002 pour protéger la forêt de pins la plus septentrionale du monde. Certains arbres ont ici plus de 500 ans.
Plus loin, des bouleaux se joignent aux pins pour étoffer la forêt.
Au bout d'un peu plus d'une heure, le grondement des chutes annonce que l'arrivée est proche. Bientôt nous dominons la cascade. Joli débit !
Dernier coup d'œil sur la rivière Stabburselva avant de refaire le parcours en sens inverse sous une lumière dorée.
Nous finissons notre randonnée à 20 heures (soit 3 heures pour 10 km), ravis de notre journée et persuadés que ce beau temps va durer. Mais c'est oublier à quel point la météo peut vite changer sous ces latitudes.
En effet, en arrivant au camping du Stabbursnes Feriesenter tout proche, nous essuyons quelques gouttes alors que le gérant ne nous annonce rien de bon pour les prochains jours. Bouh !
En attendant, après plusieurs jours de bivouac, nous profitons des services du camping pour faire notre lessive et surtout prendre nos aises dans la douche.
Distance parcourue dans la journée : 206 kilomètres
Trollholmsund

D'un cap à l'autre : de Nordkinn à Varanger
J8 : Jeudi 16 juin 2016
Les prévisions du patron du camping nous ont fait craindre le pire pour ce matin. Alors nous sommes tout étonnés de trouver un ciel certes couvert mais pas plombé. La température matinale est conforme aux moyennes : 11 degrés. Pour l'instant, rien d'alarmant !
Nous avons une nouvelle péninsule en ligne de mire, le cap Nordkinn, située à peu de chose près à la même latitude que le cap Nord. Tout comme ce dernier, il s'agit d'une destination en cul-de-sac au bout de nulle part mais a contrario du précédent celui-ci est à l'écart des grands axes touristiques.
Nous comptons y passer deux nuits dont la première à Kjøllefjord, dans le nord-ouest de la péninsule, où une falaise en forme de cathédrale a retenu notre attention.
Mais avons-nous intérêt à nous y rendre directement (250 kilomètres) au risque de trouver du mauvais temps sur place et n'avoir que le scrabble comme activité ? Ou au contraire vaut-il mieux profiter de quelques points d'intérêt en cours de route tant que le ciel se montre clément ?
Considérant que tout ce qui est pris n'est plus à prendre, nous choisissons la deuxième solution. Après avoir traversé la petite ville de Lakselv où nous abandonnons provisoirement la E6, nous longeons la rive Est du Porsangerfjord. A 4 kilomètres à l'ouest de Borselv, nous nous arrêtons pour une première randonnée (3 kilomètres, 1 heure et demie).
Objectif, le sommet du Hestnesfjellet, à près de 200 mètres d'altitude.
Plus nous prenons de la hauteur, plus les maisons en contrebas nous paraissent minuscules.
Qu'on ne s'y trompe pas, nous sommes bien au bord de l'océan même si l'étendue lisse et immobile devant nous pourrait nous faire croire le contraire.
Pas un souffle de vent, pas un bruit, hormis le caquètement de quelques canards, pourtant C'est dans ce silence religieux que nous poursuivons notre grimpette.
En moins d'une heure, le cairn sommital est atteint. Vous remarquerez que tout comme à Trollholmsund les dalles rocheuses sont ici aussi d'origine dolomitique. D'ailleurs, la presqu'île des trolls ne se trouve qu'à quelques encablures à vol d'oiseau, de l'autre côté du fjord.
Fin de la balade autour de midi, pile pour l'heure du déjeuner que nous prenons à bord du Vany, la porte entrouverte, car il fait étonnamment doux.
Une heure plus tard, nous nous apprêtons à entamer une après-midi derrière le volant. Il reste encore 180 kilomètres à parcourir sur les 250 prévus, outch ! Mais c'est sans compter sur un autre site d'intérêt, prétexte à une nouvelle halte. En effet, immédiatement après Borselv, la route E6 passe dans le Silfar Canyon.
Cette fois, finies les petites escapades à droite à gauche, il faut vraiment se diriger sans délai vers le cap Nordkinn.
A Ifjord, en nous engageant sur une route à trois chiffres, a fortiori marquée en jaune sur notre carte, nous craignions de trouver un axe secondaire étroit et peu roulant. A notre grande surprise, à distance du fjord, la route prend des allures de nationale avec une vitesse autorisée jusqu'à 120 kilomètres/heure par endroits, ce que nous pensions uniquement réservé à des portions de routes E. A ce rythme, elle grimpe allègrement sur un plateau désertique couvert de lacs et de toundra spongieuse qui n'est pas sans nous rappeler l'altiplano andin et ses paysages de bodefales, à la seule différence que les rennes remplacent ici les vigognes andines.
Bref, la distance jusqu'à Kjøllefjord est avalée plus vite qu'attendu. A 16 heures, nous sommes prêts à aller découvrir à pied la falaise en forme d'église de Finnkirka, sans nous inquiéter outre mesure de la couleur du ciel pas plus couvert que durant le reste de la journée.
Peu après notre départ, nous assistons à l'arrivée de l'express côtier Hurtigruten qui fait une courte escale dans ce petit port. Un rayon de soleil daigne même accompagner son entrée dans la baie.
Encouragés par cette brève apparition du soleil, nous enchaînons des montées et des descentes impitoyables, ponctuées de passages boueux et de zones inondées, en espérant que la falaise-église en vaille la peine.
Au bout d'une heure, ces étonnantes plaques rocheuses, plantées dans le sol telles des pierres tombales, nous offrent un peu de distraction sur un chemin semé d'embûches. La falaise de Finnkirka étant un ancien site sacrificiel Sami, il n'est pas impossible qu'il y ait un lien entre ces pierres dressées et les rites lapons.
A ce stade du parcours, un coup d'œil sur les hauteurs aurait dû nous alarmer. La couleur du ciel annonce un risque d'orage imminent. On entend d'ailleurs les premiers coups de tonnerre au loin.
Pourtant, têtus ou inconscients, nous continuons inlassablement, persuadés que l'orage va nous épargner.
Mais ce qui devait arriver finit par arriver. Alors que nous sommes sur le point de vaincre notre dernière ascension, l'orage éclate, nous forçant à faire demi-tour avant d'avoir atteint le but de notre randonnée.
Je n'ai alors que mes yeux pour pleurer et me lamenter tout au long du chemin du retour, mouillée jusqu'aux os (et ce n'est pas juste une expression !) et transie de froid, me demandant comment on allait bien pouvoir faire sécher tous nos vêtements dans le fourgon. Même nos chaussures sont trempées à l'intérieur comme à l'extérieur.
A notre retour, nous préférons éluder la question et jetons toutes nos affaires dans la salle de bains. On verra plus tard !
Pour nous remonter le moral, un plat de crabe royal nous ferait le plus grand bien. Mais le seul restaurant de Kjøllefjord n'en sert pas.Alors nous n'hésitons pas à couvrir 30 kilomètres de plus jusqu'à Mehamn, espérant trouver plus de choix dans ce village plus grand.
Mais le seul restaurant de la petite localité, celui de l'Arctic Hotel, semble fermé ou en travaux. Un habitant nous confirme pourtant qu'il est ouvert et qu'il sert jusqu'à 22 heures de très bons plats de poissons.
Nous finissons par en trouver l'accès. Entre porte sans issue et couloir sans lumière, nous débouchons au premier étage dans une grande salle sans charme, pas vraiment étonnés qu'on n'y serve pas de crustacé géant. Mais puisque nous sommes là, autant nous attabler !
Le dried cod est un peu sec mais, assorti de bacon grillé, reste mangeable. Le vin blanc issu d'un cubitainer est infâme. Quant au dessert, nous avons préféré le décliner ;-) Bref, voilà une adresse qui ne vaut pas le détour !
Le seul avantage de ce dîner, c'est que pendant ce temps nos vestes dégoulinantes ont pu s'égoutter un peu. En partant, nous laissons derrière nous quatre flaques d'eau correspondant aux quatre manches de nos vestes.
Pour dormir, nous n'avons pas à chercher bien loin. Les abords du port offrent un abri parfait à notre Vany. Il pleut toujours mais il ne vente pas, nous devrions mieux dormir que la nuit dernière.
Distance parcourue dans la journée : 314 kilomètres.
Arrivée de l'Hurtiguten à Kjøllefjord

J9 : Vendredi 16 juin 2016
Avec tout ce qu'il a plu hier soir et dans la nuit, nous ne nous faisons pas d'illusion sur l'état du ciel : nuageux, très nuageux, avec encore de la pluie à venir ! Température invariablement bloquée à 10 degrés.
Nos chaussures sont loin d'être sèches, ce qui élimine toute velléité de randonnée. De toute manière, les conditions météo sont dissuasives.
Pour amorcer le séchage des godillots, nous les plaçons devant les bouches du chauffage et tournons le bouton à fond. Quant à nos vêtements, ils sont toujours en train d'égoutter, il va falloir trouver une solution. Heureusement côté vestes, nous avons prévu en conséquence avec des blousons de rechange.
Une fois ce bilan dressé, il faut réfléchir à l'organisation de la journée et changer une nouvelle fois nos plans. Décidément à chaque fois que l'on prévoit de rester deux jours à un endroit, on se voit obligés d'abréger le séjour. L'avantage de circuler en camping-car permet d'adapter le parcours à la météo. Quand il ne fait pas beau, on en profite pour rouler alors… roulons !
Notre prochaine étape se fera par conséquent dans la péninsule de Varanger (eh, oui, encore une péninsule). Près de 300 kilomètres nous en séparent dont une bonne partie à rebrousser chemin par la même route. A première vue, la distance est conséquente mais comme on aura rien d'autre à faire…
Mais avant de quitter la région, je propose de faire un petit détour jusqu'au phare de Slettnes. A défaut d'avoir été jusqu'aux caps les plus septentrionaux du continent, nous aurons au moins été au pied du phare le plus septentrional d'Europe.
Sur le trajet, nous faisons deux rencontres intéressantes. D'abord un troupeau de rennes, des femelles avec plein de petits. Une scène attendrissante ! Plus rare, un renard arctique (que nous avons d'abord pris pour un chat !)
Vers 11 heures, fini l'extrême Nord, retour vers le Sud. Nouveau passage à travers les mêmes hauts plateaux qui paraissent encore plus désolés sous l'épaisse couverture nuageuse. Nous avons à présent deux jours d'avance sur notre planning.
Quand la route revient au bord de mer, nous retrouvons les paysages typiques des fjords : petits ports de pêche, bateaux et maisons colorés.
A Ifjord, nous prenons cette fois la direction de Tana Bru, dont le nom signifie "pont sur la Tana". Le village en lui-même n'a pas vraiment d'intérêt mais il constitue un point de ravitaillement et une étape pratiques au carrefour des routes 98/E6 et E75.
Toutes les enseignes de supermarchés se côtoient ici autour de quelques hébergements et d'une station-service.
Sous un temps maussade comme aujourd'hui, ce carrefour commercial ne peut mieux tomber. A défaut de pouvoir profiter de la nature, occupons-nous de quelques tâches d'intendance : courses, plein d'essence, plein d'eau pour le camping-car…
Nous cherchons aussi un lave-linge/sèche-linge, seul moyen de venir à bout de nos vêtements mouillés depuis une journée. A l'hôtel Elva, le réceptionniste est ok. Il nous invite même à prendre un café dans le lobby et à profiter de la connexion wifi. Super ! Par la même occasion, nous suivons d'un œil et d'une oreille le match de coupe d'Europe Suède-Italie en compagnie d'une famille suédoise qui vibre, elle, avec Zlatan.
Une fois la lessive terminée, Hervé pousse le bouchon jusqu'à vouloir suivre la partie jusqu'à son terme. Pour lui qui est indifférent au foot, c'est un comble ! Résultat, la Suède de Zlatan a été battue.
Cette pause "technique" prolongée a été bénéfique. Nous voilà en pleine forme pour parcourir une trentaine de kilomètres de plus afin de nous rapprocher de la péninsule de Varanger.
Desservie par une route touristique nationale, la péninsule est surtout connue pour ses grandes colonies d'oiseaux attirant de nombreux amateurs d'ornithologie.
La route, une nouvelle fois en cul-de-sac, longe le Varangerfjord jusqu'à Vardø. On peut même pousser jusqu'à Hamningberg, un village abandonné, par une petite route sans numéro et à une seule voie de circulation.
Tout ceci est prévu demain, car nous avons programmé deux jours dans la région. La météo va-t-elle nous le permettre ? Réponse demain ;-)
Pour l'instant, nous avançons jusqu'à Nesseby et sa petite presqu'île, lieu de rendez-vous des ornithologues. Mais les oiseaux, nous n'avons pas le temps de les voir. Arrivés sur place, une averse nous ramène plus vite que prévu dans le camping-car. Nous avons juste le temps d'apprécier la jolie petite église.
Cette occasion ratée nous libère finalement encore un peu de temps pour rouler. La ville la plus proche est Vadsø. Comme nous sommes restés avec notre envie de crabe royal, voilà peut-être une occasion !
A Vadsø, le restaurant du Scandic Hotel nous plaît bien, mais de crabe royal pas la moindre trace sur la carte. On nous dit que ce n'est pas la saison. Alors on se rabat sur des fish and chips. Mauvaise pioche… les beignets de poisson sont à base de langue de cabillaud. Devant notre déception, la serveuse propose de nous servir un dos de cabillaud aux petits légumes qui, lui, est un délice de même que le dessert, une crème brûlée aux fruits rouges. Bref, voilà un dîner qui a mieux fini qu'il n'a commencé.
Quant à la journée, elle se termine à deux pas du restaurant, dans le port, où nous trouvons pour le Vany une place adéquate. Une journée de transition… au final bien remplie !
Distance parcourue dans la journée : 312 kilomètres.
Renard (roux ?)

Varanger : colonies d'oiseaux à Hornøya et route touristique nationale
J10 : Samedi 18 juin 2016
Que nous réserve la météo ce matin ? Un ciel partiellement couvert, mais avec de belles bandes de ciel bleu au loin, chouette ! Et la température ? Toujours nos habituels 10 degrés ? Non… 16 degrés… incroyable !
Dans ce contexte, pas une minute à perdre, vite, en route pour Vardø. Entre les deux localités séparées de 75 kilomètres, la route touristique nationale, désespérément plate sur cette partie, se faufile entre la côte, des prairies verdoyantes et des bosquets de buissons rachitiques.
Vardø, la localité la plus orientale de Norvège, est aussi le point le plus à l'est de notre voyage. La petite ville occupe une île en forme de papillon reliée au continent par un tunnel sous-marin.
L'office de tourisme y organise des excursions pour approcher des colonies d'oiseaux nichant sur les falaises de l'île inhabitée de Hornøya. Départ sur le port.
Nous arrivons pile pour la première sortie qui a lieu à 10 heures le samedi (en semaine, départ dès 9 heures) et embarquons presque immédiatement sur un ancien bateau de pêche en compagnie d'une douzaine de personnes. Nous sommes dix Français à bord !
La traversée prend à peine une dizaine de minutes. Hornøya est classée réserve naturelle, seule une partie est accessible au public.
Les falaises abruptes de l'île et les eaux riches de la mer de Barents fournissent le gîte et le couvert à quantité d'oiseaux. Mouettes tridactyles, guillemots communs et guillemots de Brünnich, macareux, pingouins torda, cormorans huppés et grands cormorans, goélands argentés et goélands marins, ils sont plus de 100 000 à y nicher.
Imaginez tout ce monde caquetant, piaillant, criaillant, picotant… une belle cacophonie et une odeur en conséquence!
Après une vue d'ensemble, approchons-nous pour observer quelques individus plus en détail !
Bon, celles-ci (des mouettes ?) ne sont pas très coopérantes et nous présentent leurs postérieurs. Gare aux déjections ! Mais celle-là fait la belle, avec son plumage soyeux !
Les macareux sont indéniablement les plus élégants dans leur costume coloré.
Les guillemots de Brünnich dans leur complet classique font concurrence aux précédents. J'adore tout particulièrement celui qui porte des lunettes ;-)
Quant aux pingouins torda, ils prennent tout particulièrement soin de leur tenue. Un petit battement d'aile et hop, la toilette est faite (voir les particules projetées)
Enfin, le cormoran sort le grand jeu. Comme un véritable jongleur, il fait tournoyer avec grâce une brindille autour de son bec. Cherche-t-il à séduire quelqu'un par son habileté ? Mais à qui fait-il les yeux doux ? Sans doute à sa compagne sagement restée dans le nid conjugal !
Bref, un spectacle réjouissant par une très belle matinée chaude (si, si !) et ensoleillée. Ça fait du bien !
A 13 heures, le bateau revient nous chercher (mais ceux qui le souhaitent peuvent rester plus tard) et ramène sur l'îlot un nouvel arrivage d'observateurs plus lourdement armés, heu pardon… équipés. Certains sont tellement chargés qu'ils ont du mal à garder l'équilibre à la sortie du bateau. Sur le port, beaucoup de monde se presse encore pour la rotation suivante, preuve du succès de cette excursion.
Quant à nous, après le déjeuner dans le fourgon à la sortie de Vardø, nous prenons la route touristique nationale dans sa partie la plus spectaculaire, celle qui rejoint le hameau de Hamninberg.
Elle ne comporte qu'une voie de circulation. Il faut donc rouler très doucement pour pouvoir se rabattre à temps sur les espaces-refuges prévus pour le croisement de véhicules. De toute manière, les paysages méritent des arrêts incessants. C'est une route qui demande à être dégustée.
Malheureusement, le soleil si ardent ce matin a fini par se cacher. C'est fou comme le temps change vite dans cette région.
La route longe le bord de mer dans un paysage insoupçonné, inattendu, époustouflant, en dehors du temps.
Etonnantes ces longues strates de granite tels des couloirs parallèles sans fin, du bord de mer jusqu'aux crêtes ! Elles donnent l'impression d'un gigantesque labyrinthe sans issue.
Du rose granitique la roche vire au noir volcanique en passant par cinquante nuances de gris, un décor dont on verrait bien surgir quelque seigneur des Anneaux ou autre créature fantastique.
Pourtant, les rennes ont l'air de trouver un pâturage à leur mesure dans ce chaos minéral.
Terminus de la route 40 kilomètres plus loin dans le village semi-abandonné de Hamninberg, où la pluie et le froid sont hélas au rendez-vous. On voulait randonner dans le Syltefjord, c'est raté. On remplace alors la balade par une nouvelle partie de scrabble en attendant l'accalmie.
En fin d'après-midi, nous décidons de ne pas rester dans ce cul-de-sac pour la nuit, il y a trop de vent !
Le retour à Vardø nous offre alors une deuxième occasion de parcourir cette même route, toute aussi spectaculaire dans ce sens. Hervé l'a déclarée "plus belle route de Norvège" !
Curieusement, à Vardø, non seulement il n'a pas plu mais il fait encore soleil. C'est agréable, car nous avons une dernière visite à faire, au mémorial de Steilneset. Il s'agit d'un monument érigé en mémoire de quelques 90 femmes de la région qui, entre 1621 et 1692, ont été accusées de sorcellerie et brûlées vives.
Le bâtiment est impressionnant par sa forme et par sa symbolique. L'artiste Louise Bourgeois et l'architecte Peter Zumthor ont associé, dans une même création évocatrice, une chaise en feu et un mémorial de 100 mètres de long rappelant cette histoire tragique.
Or Louise Bourgeois (1911 - 2010), plasticienne et sculptrice française naturalisée américaine, connue entre autres pour une sculpture en forme d'araignée géante exposée au musée Guggenheim à Bilbao, a passé son enfance dans une maison, aujourd'hui démolie, du centre de la ville où nous demeurons.
C'est pour cette raison que nous portons un intérêt tout particulier à cette œuvre.
Profitant de ce nouveau passage en ville, nous terminons la soirée à passer en revue quelques restaurants au cas où l'un d'eux servirait du crabe royal. Mais peine perdue, nul n'en sert. Dans notre quête, des Français nous disent néanmoins en avoir mangé il y a quelques jours à Kirkenes. En principe, cette destination n'est pas à notre programme, mais sait-on jamais !
Du coup, ce soir, c'est dîner maison ou plutôt dîner… fourgon, au bord d'une plage près de Kiberg, en compagnie d'un camping-car belge. On n'a pas voulu rester à Hamninberg à cause du vent. Eh, bien, ici aussi on va être servis ! Espérons qu'il ne nous empêchera pas de dormir !
Distance parcourue dans la journée : 202 kilomètres.
Guillemot de Troïl (?)

De la frontière russo-norvégienne à la Finlande, de Kirkenes à Inari
J11 : Dimanche 19 juin 2016
Encore une nuit quasi blanche rythmée par les assauts du vent et de la pluie. Seulement 7 degrés ce matin et il pleut toujours.
A 8 heures, on lève le camp, oui, mais pour aller où ?
Vu les circonstances, je ne vois pas d'autre alternative que d'avancer dans notre parcours. En principe, après la péninsule de Varanger, nous avons prévu de gagner la Finlande, plus particulièrement les alentours d'Inari, en passant par Tana Bru puis Utjoski.
Ben… allons-y !
Dehors il fait un temps à ne pas mettre un mouton dehors. D'ailleurs, ceux-là ont trouvé la solution en se réfugiant dans un abribus.
A Tana Bru, alors que nous sommes sur le point de prendre la direction de la Finlande, je sors in extremis une idée de mon chapeau. Et si on allait à Kirkenes ?
Cette ville norvégienne proche de la Russie que l'on décrit comme une bourgade quelconque, à l'ambiance frontalière, point de départ ou d'arrivée de la ligne de l'express côtier Hurtigruten, ne m'avait pas particulièrement attirée jusque là.
Mais depuis que des compatriotes nous ont dit y avoir mangé du crabe royal il y a quelques jours seulement, la destination a subitement pris de l'intérêt. De Kirkenes nous pourrions ensuite regagner la Finlande et Inari directement. Avec deux jours d'avance sur notre planning, nous avons suffisamment de marge pour nous offrir ce détour. Qui sait, peut-être fait-il meilleur à Kirkenes !
Adjugé, vendu, allons à Kirkenes !
A la sortie de Tana Bru, nous retrouvons alors la E6 qui nous conduit jusqu'à la frontière russe (ou presque)… malheureusement sous la pluie !
Pourtant, le trajet est magnifique, la route passant par un massif qui nous rappelle un peu celui des Maures dans le Var.
A l'approche de la ville, les convois militaires se font plus visibles, les terrains et camps militaires deviennent omniprésents. On perçoit même des tirs au loin. La frontière russe n'est plus qu'à une quinzaine de kilomètres et la direction de Mourmansk indiquée sur tous les panneaux du centre-ville.
A 14 h 30, à notre arrivée à Kirkenes, il pleut toujours et il fait 8 degrés. Tous les commerces sont fermés, dimanche oblige. Après avoir garé le camping-car sur le quai au bord de mer, nous allons immédiatement faire nos repérages pour le King Crabe.
Entre les restaurants du Scandic Hotel et celui du Thon Hotel, notre choix est vite fait. Dans l'aquarium du Thon Hotel, trois beaux crabes barbotent tranquillement. Celui que nous choisissons, le plus gros des trois, passera à la casserole. Une table est aussitôt réservée pour 19 h 30.
D'ici là, nous passons tout l'après-midi dans les salons de l'hôtel (avec café et thé à disposition) pour profiter d'Internet et faire une énième partie de scrabble.
Des lycéens norvégiens nous interrogent, dans le cadre de leur projet de fin d'année scolaire, sur notre vision de la ville de Kirkenes. Pour l'instant, nous n'en avons pas vu grand chose, surveillant sur Internet les prévisions météorologiques qui nous permettraient d'y faire un petit tour.
Au fur et à mesure que l'après-midi avance, l'espoir d'une amélioration est sans cesse repoussé. D'ailleurs, il suffit de jeter un œil par la baie vitrée pour le constater. Finalement, la pluie ne cessera qu'au cours du dîner.
A ce propos, quelques mots sur le crabe royal (ou crabe du Kamtchatka). Originaire du littoral oriental de Sibérie, il a été introduit dans la baie de Mourmansk dans les années 1960 pour assurer de nouvelles prises aux pêcheurs russes. Depuis lors, il s'est répandu dans la mer de Barents, le long des côtes de la Norvège et du Svalbard. Les protecteurs de l'environnement y ont vu une menace pour les écosystèmes, mais la majorité des pêcheurs considère le crustacé comme une manne économique.
C'est le crabe le plus recherché au monde et le plus cher au poids. Sa chair au goût inimitable le place parmi les mets les plus renommés. Nous avons donc hâte d'y goûter.
A 19 h 30 pile, alors que nous venons juste de nous attabler, on nous apporte enfin le crustacé géant. Voilà un crabe que nous aurions pu appeler "Désiré" tant nous l'avons convoité depuis plusieurs jours ;-)
Trônant au centre d'un grand plat ovale, sur un lit de mesclun agrémenté de tomates cerise, accompagnée d'une sauce à base de vinaigre balsamique et d' huile d'olive et d'une autre à l'aïoli , c'est une belle bête de 2,6 kilos. Le flashcode attaché nous apprend plein d'autres détails intéressants comme le nom du pêcheur, de son bateau ainsi que la date et le lieu de pêche.
Oui, mais encore ? Après l'avoir dévoré des yeux, si on le dévorait tout court à présent !
Dans une ferveur quasi religieuse, nous décortiquons alors avec application ses pattes charnues dont un soupçon d'aïoli suffit à mettre en valeur toute la saveur.
Sa chair raffinée est d'un goût unique. C'est un délice, un pur ravissement pour les papilles. En un mot, nous nous régalons !
Nous sommes d'ailleurs à ce point absorbés par notre dégustation que nous en oublions de photographier le plat comme promis à notre fille.Elle recevra la photo de la seule carapace ;-)
Au final, nous n'avons rien vu de Kirkenes mais grâce à ce festin en garderons un souvenir impérissable. Voilà un détour qui en valait la peine !
Pour rentrer chez nous, pas de détour à faire. Le Vany nous attend sur le parking mitoyen de l'hôtel, juste devant la mer. Nous restons là pour la nuit. Pas de vent, pas de pluie, nous devrions dormir comme des bébés
Distance parcourue dans la journée : 272 kilomètres
Moutons à l'abri !

J12 : Lundi 20 juin 2016
La ville de Kirkenes est en activité depuis quelques heures déjà quand nous nous réveillons. Il est 8 heures, le premier réflexe consiste à scruter le ciel. Verdict, il est couvert, mais sans pluie pour le moment. C'est mieux qu'hier !
Notre envie de crabe royal ayant été assouvie, nous pouvons reprendre le cours normal de notre voyage et gagner comme prévu la Finlande et Inari en particulier. Nous n'avons maintenant plus qu'une journée d'avance sur notre planning.
Depuis Kirkenes, nous rebroussons d'abord chemin jusqu'au croisement avec la route 893 qui doit nous conduire tout droit en Finlande. Les chutes Skoltefossen, qui occupent le carrefour, nous offrent une dernière distraction sur le territoire norvégien.
A l'entrée en Finlande, la route change de numéro et devient à présent la 971. Il faut aussi avancer nos montres d'une heure, ranger pour le moment nos couronnes et ressortir nos euros. Dernière précaution à prendre : garder la bombe anti moustique sous la main car elle pourrait servir sans délai.
Le climat, lui, reste le même. Que ce soit d'un côté de la frontière comme de l'autre, le temps gris finit par virer à la pluie.
Les paysages finlandais sont conformes à l'idée qu'on s'en fait. La route ondule langoureusement entre lacs et tourbières, entre forêts de pins et bosquets de bouleaux. Photos
Pendant le trajet nous tentons de nous familiariser avec le finnois qui, à première vue, n'a pas vraiment de points communs avec d'autres langues que nous connaissons. En témoigne le mot "kansallispuisto" qui signifie parc national. Pas évident ! Pourtant, à force d'observation, je finis par faire quelques extrapolations à partir des toponymes qui jalonnent notre route : les suffixes "joki" et "tie" ont l'air de désigner la rivière pour le premier, la rue ou la route pour le second comme dans "Lemmenjoki" et "Kaamasentie" Voilà un bon début ;-)
A ce jeu-là, le trajet jusqu'à Inari passe à toute allure.
Sur place le temps est incertain, oscillant entre bruine et averse plus marquée, bref pas un temps à randonner. Pas grave, puisque la petite localité propose une activité qui colle parfaitement à cette météo, à savoir son musée SIIDA, avec deux i, qui est consacré à la culture et la nature sami.
Inari est en effet un important centre de la culture same. Les Samis, autrefois appelés Lapons, sont les peuples indigènes du grand Nord, les plus anciens habitants de ces contrées. Ils sont près de 85 000 dont une bonne moitié vit en Norvège, environ 20 000 en Suède, 8 000 en Finlande et 2 000 en Russie. Longtemps ignorés, leurs droits, leur culture, leur langue ont été progressivement reconnus, promus et mis en valeur au fil des dernières décennies. Aujourd'hui les Samis de chaque pays sont représentés par leur propre parlement.
Le musée SIIDA, de conception très moderne, se veut le reflet de leur histoire et de leurs traditions ainsi que du lien très fort qui les unit à la nature, tout ceci mis en scène de façon vivante et passionnante.
D'une salle à l'autre, nous suivons l'évolution du mode de vie des Samis au fil du temps en lien avec les grandes dates de l'histoire du monde ainsi que l'adaptation de leurs activités au gré des huit saisons. Des objets créés par des artistes Samis contemporains et un joli film sur les aurores boréales complètent l'exposition.
Quand la pluie cesse, la visite se poursuit en plein air (attention, moustiques !) par la découverte de différentes maisons traditionnelles et de pièges ingénieux pour la chasse et la pêche, tous transportables.
Voilà une visite à la fois ludique et instructive, une variante à nos habituelles randonnées. Néanmoins, après deux journées sans chausser nos godillots, nous avons hâte de les enfiler à nouveau pour arpenter monts et vaux.
Justement, la WIFI du musée permet de vérifier la météo pour les prochains jours. Bonne nouvelle ! Demain, il devrait faire beau jusqu'en milieu d'après-midi. Croisons les doigts !
Dans cette perspective, nous positionnons le camping-car à la lisière de la forêt, au point de départ de la randonnée de demain, afin d'être opérationnels à la première heure. En guise de préambule, le soleil fait son apparition pendant le dîner, ce qui est de bon augure.
A l'extérieur, les moustiques font le siège du véhicule, prêts à s'introduire par la moindre ouverture. Vive les moustiquaires.
Distance parcourue dans la journée : 213 kilomètres.
Musée sami

Inari : église de pleine nature de Pielpajärvi et croisière sur le lac
J13 : Mardi 21 juin 2015
Les touristes viennent à Inari principalement pour le musée (pour nous, c'est fait) mais aussi pour faire une croisière sur le lac (c'est prévu) et accessoirement visiter la petite église en pleine nature de Pielpajärvi (c'est prévu aussi). On pourrait même combiner les deux, le lac et l'église, en se faisant déposer en cours de croisière sur la berge pour rejoindre la chapelle, s'économisant ainsi un trajet à pied.
A l'origine, c'est ce que nous avions envisagé mais le seul départ en bateau (à nos dates) a lieu à 13 heures. Or la météo prévoit une dégradation dans l'après-midi. Nous ne voulons pas prendre le risque de nous faire rincer en randonnant en fin d'après-midi. Sur le bateau nous serons à l'abri quoi qu'il arrive.
Nous préférons par conséquent assurer nos arrières, occuper la matinée à faire la randonnée aller et retour vers la petite église et consacrer l'après-midi à la croisière.
La météo est conforme aux prévisions, très belle… enfin !
Avant 8 heures, nous sommes prêts, sac sur le dos, chaussures aux pieds et bombe anti moustique dans la poche. Les maringouins n'ont qu'à bien se tenir.
Nous débutons par la traversée d'une très belle forêt de pins, couverte d'un tapis de buissons de myrtilles sur un chemin caillouteux encombré de racines.
Nous arrivons ensuite à proximité de plusieurs grands lacs dont le Pielpajärvi, bordés de magnifiques tourbières.
Sous les rayons du soleil, les grandes étendues d'eau se sont parées de couleurs toniques, allant du vert amande au bleu azur.
Régulièrement, notre chemin croise des pistes pour scooters dont le balisage se poursuit curieusement à travers le lac. Eh oui, en hiver, il est utile pour les motoneiges qui se déplacent sur le lac gelé.
De nombreux ruisseaux alimentent les plans d'eau colonisés par des herbiers impressionnants où domine le trèfle d'eau.
Cette composition aurait sans doute pu inspirer les Impressionnistes ;-)
L'eau est omniprésente, offrant au lédon des marais les conditions idéales pour s'épanouir.
Heureusement le parcours se fait sur des planches en bois quand le terrain est trop humide. Ce serait dommage d'abimer toute cette belle végétation.
Les moustiques, eux aussi friands de ce milieu, nous ont lâchés pour le moment mais c'est pour mieux nous attendre dans la dernière ligne droite.
En effet, arrivés dans la clairière occupée par la chapelle, nous coupons directement à travers la prairie en fleurs. Erreur fatale ! Les moustiques étaient tous en planque dans les hautes herbes, prêts à fondre sur nous, pauvres marcheurs.
Nous trouvons alors à l'intérieur de l'église un refuge momentané, le temps de nous ressourcer et de préparer la riposte.
Quelques mots sur cet édifice religieux : Il s'agit d'une église en bois, construite entre 1752 et 1760, flanquée de deux cabanes qui servaient à l'époque d'abri pour les fidèles (et qui servent de refuges de nos jours), derniers vestiges d'un village Sami.
L'église est toujours ouverte, il suffit de soulever le loquet et d'ouvrir les fenêtres pour y faire entrer la lumière (avant de tout refermer en partant). Un service religieux y est célébré de temps à autre, notamment à minuit le jour de la St Jean, c'est-à-dire dans quelques jours.
Après un petit moment de recueillement, nous allons jeter un œil à la cabane voisine où l'âtre encore chaud témoigne de son utilisation récente par quelque personne de passage.
Pas de flânerie sur le trajet retour, de sorte que nous arrivons au parking vers 11 heures après 10 kilomètres et un peu plus de 3 heures de marche, pauses comprises. Une très belle randonnée alliant nature, culture et histoire.
Les moustiques nous ont laissés tranquilles au retour. En revanche, deux oiseaux nous ont retenus un court instant Tout d'abord, un pluvier doré qui, par des manœuvres d'intimidation, a tenté de nous barrer le passage, sans doute pour protéger son nid. Puis, un oiseau qui ne nous a montré que son dos au plumage gris orné de touches orangées. Dommage qu'il ne nous ait pas montré son cou, car il semblerait que ce soit une gorgebleue à miroir.
Avec le beau temps et 16 degrés, les conditions sont idéales pour une promenade en bateau. L'embarcadère est situé juste à côté du musée sami.
Nous prenons place à l'avant du navire pour une excursion d'environ 3 heures.
Le lac d'Inari est le troisième plus grand lac de Finlande et comprend 3 300 îles.
A 13 heures pile, le catamaran Inari III sort du port et prend le large, glissant sur un plan d'eau aussi lisse et immobile qu'un miroir.
Il prend tout d'abord la direction de l'île d'Ukonselkä où il accoste une heure plus tard pour une vingtaine de minutes.
Nous grimpons à toute vitesse les marches en bois jusqu'au sommet de l'île pour profiter les premiers de la vue panoramique sur le lac constellé d'îlots.
Il y a quelques centaines d'années déjà, au milieu de l'été, les Samis faisaient cette même démarche, s'y rendant en barque au milieu de l'été pour y invoquer Ukko, le dieu de la chasse.
Quand une touriste attentive remarque un petit point au milieu de l'eau, tous les regards se braquent sur la surface du lac. Une embarcation ? Un nageur ? Effectivement, c'est un nageur mais pas humain. Avec ses bois caractéristiques, vous l'aurez sans doute reconnu.
Oui, c'est bien un élan ! Nous avons souvent espéré en voir un au bord d'une route, près d'un lac ou d'un marais mais jamais nous aurions imaginé en apercevoir un, ici, en plein milieu du lac d'Inari. C'est incroyable !
Une fois tout le monde de retour à bord, le bateau se dirige vers la rive opposée, le capitaine espérant retrouver la trace de l'animal mais celui-ci a dû s'enfoncer dans les bois depuis belle lurette.
Alors il reprend le cours normal de la croisière jusqu'au débarcadère de Pielpavuono. C'est là qu'il dépose un couple souhaitant rejoindre à pied l'église en pleine nature. Nous avions peur que la météo se gâte en cours d'après-midi. Finalement, il n'en a rien été, même si le ciel est maintenant de plus en plus couvert. Fin de la croisière à 16 heures. C'était très sympa et la rencontre de l'élan… extra-ordinaire !
Vu l'heure, nous pouvons envisager de rouler un peu, au moins jusqu'à Saarisselkaa, à 70 kilomètres où j'avais repéré un lieu de bivouac possible, au sommet du domaine skiable du Kaunispää (438 mètres).
Oui, oui, il y a bien du ski alpin en Finlande ! Vue sur les pistes de ski… et plus largement sur toute la région, du haut d'une tour d'observation.
Mais l'endroit très exposé nous apparaît trop venté pour y passer une bonne nuit. Alors nous n'hésitons pas faire 40 kilomètres de plus, afin de trouver à Vuotso un coin plus calme au bord de la rivière. Autre avantage : l'endroit est idéal par rapport à notre projet de demain.
Distance parcourue dans la journée : 140 kilomètres.
Tourbière près d'Inari

Tunturis finlandais, du Pyhä Nattanen au Taivaskero
J14 : Mercredi 22 juin 2016
Si la Finlande est un pays principalement de forêts, de lacs et de rivières, elle n'est pas pour autant un plat pays, du moins dans cette partie Nord. Régulièrement, de petites montagnes aux sommets dénudés culminant entre 500 et 800 mètres donnent du relief au paysage. On y jouit notamment de belles vues dégagées à des kilomètres à la ronde. En finnois, ces monts sont appelés tunturi.
C'est l'un de ces tunturis que nous nous apprêtons à gravir. Il s'agit du Pyhä Nattanen, à ne pas confondre avec Vatanen, le héros des romans du finlandais Arto Paasilinna ;-)
Pour rejoindre le point de départ de la randonnée, il faut emprunter, juste au nord de la rivière, une piste de terre très praticable sur une douzaine de kilomètres.
Au parking, il y a déjà une voiture alors qu'il est à peine 7 h 30. Des gens seraient encore plus matinaux que nous ?
Côté météo, il fait beau avec 13 degrés, ce qui fait aussi le bonheur des moustiques, prompts à nous attaquer à peine descendus de notre fourgon.
Le guide du Routard annonce un parcours de deux kilomètres difficiles avec 300 mètres de dénivelé.
Or le départ, dans une forêt dense, se poursuit par la traversée de marais sur des planches en bois. Pour l'instant je ne vois pas vraiment de difficulté !
… et finit par une approche dans la caillasse et les racines, demandant certes un peu d'effort mais pas la mer à boire ! En trois quarts d'heure, la montée est pliée !
Le même guide vante la vue inoubliable, je confirme !
… et précise que même en plein été, il souffle un vent glacial sur ces hauteurs dénudées, je confirme aussi ! Coupe-vent et capuche indispensables ! La bonne nouvelle, c'est qu'à cette altitude (508 mètres) il n'y a déjà plus de moustiques.
Le refuge, bien équipé, nous offre alors un abri bienvenu, le temps de nous réchauffer un peu.
Nous aurions ensuite pu retourner par le même chemin mais comme il existe une variante et que nous aimons bien varier…
Hum, si on avait su… car la variante traverse un éboulis rocheux très accidenté dans lequel nous avons l'impression de ne pas avancer. Une fois sortis de là, nous rencontrons un terrain inondé, non aménagé, dans lequel nous nous enfonçons par moments jusqu'à la cheville. Sans parler des moustiques qui reviennent à la charge en atteignant une altitude à nouveau plus basse et la végétation gorgée d'eau à laquelle nous nous frottons au passage.
Bref, si on avait su, on n'aurait pas v'nu comme dirait l'autre ;-)… mais repris au retour le même chemin qu'à l'aller. Sur la base de l'aller/retour par le même itinéraire, c'est une très belle randonnée, facile, courte, avec à la clé une magnifique vue panoramique.
La boucle est plus sportive, surtout après les pluies tombées ces derniers jours. Elle nous a demandé 3 heures et 7,1 kilomètres avec un dénivelé de 210 mètres. Elle nous coûte surtout des chaussures à nouveau trempées à l'extérieur comme à l'intérieur et des pantalons mouillés jusqu'aux cuisses. Conséquence : pas d'autre randonnée possible dans la journée.
Dans ces conditions, autant en profiter pour rouler. Ça tombe bien, c'est ce qui est prévu. Pour rejoindre notre prochaine destination, au cœur du parc national de Pallas-Ounastunturi, 250 kilomètres nous attendent. Il est seulement 11 heures, nous avons le temps de nous avancer jusqu'à mi-route avant le déjeuner c'est-à-dire jusqu'à la petite ville de Sodankylä.
Le trajet sur la E75, large et roulante, se fait à bon train malgré le flux important de camping-cars sur cet axe, le plus court vers le cap Nord pour la majorité des conducteurs européens. Pendant ce temps, nos chaussures exposées derrière le pare-brise amorcent leur séchage.
Rien de particulier à voir à Sodankylä mais, pour nous, un passage en ville précieux, mis à profit pour régler l'intendance.
Pendant que notre linge tourne dans la machine de l'hôtel Bear Inn, nous faisons à Lidl les courses les moins chères de notre voyage, déjeunons sur le parking voisin, passons chez l'opticien faire réparer des lunettes, au magasin de sport pour nous renseigner sur les filets de tête anti moustiques (qu'au final nous n'achèterons pas) avant de retourner à l'hôtel bénéficier de la WIFI.
Une fois toutes ces tâches accomplies, il nous reste la deuxième moitié du parcours à effectuer. Le point de chute est prévu dans les environs de Muonio, pas loin de la frontière suédoise, au pied du massif du Pallastunturi.
Nous échouons plus précisément devant l'hôtel Pallas, un hébergement isolé en pleine nature au pied de la montagne, à 459 mètres d'altitude. Il fait un temps magnifique et 19 degrés. Si nos chaussures n'étaient pas trempées, nous serions sans doute partis randonner immédiatement. L'hôtel est le point de départ d'un beau réseau de sentiers en été et de pistes de ski en hiver.
A défaut de profiter de son environnement, nous profitons pour le moment de son restaurant. Au menu lapon, un tartare de renne servi avec des champignons et des lichens (très bon mais portion un peu chiche même pour une entrée). En revanche, l'omble chevalier du lac d'Inari sur lit de purée de choux-fleurs et la crème brûlée aux myrtilles, tous les deux délicieux, rattrapent largement l'entrée et font de ce dîner un des meilleurs de notre voyage. Avec une bouteille de riesling à deux, il valait mieux que le Vany ne soit pas très loin ;-)
Nuit sur place sous un ciel sans nuage et un soleil radieux !
Distance parcourue dans la journée : 283 kilomètres.
Au sommet du Pyhä Nattanen

J15 : Jeudi 23 juin 2016
Bonne nouvelle, nos chaussures de randonnée sont sèches.
Voyons à présent si le temps est toujours aussi dégagé qu'hier soir. Pas tout à fait ! Nuages et éclaircies se partagent le ciel. Tout est de savoir qui des deux aura le dessus.
En prenant le départ vers 8 h 30, nous avons tout de même l'impression qu'il va faire beau. Altitude du parking : 450 mètres.
Dans notre viseur, le Taivaskero, point culminant du massif du Pallastunturi, à 806 mètres d'altitude.
Pour l'atteindre, le chemin balisé par des poteaux surmontés de croix de St André prend progressivement de la hauteur à travers une toundra dénudée. Il n'y a déjà plus d'arbres à cette altitude, de moustiques non plus.
L'itinéraire est pour le moment commun avec le sentier de grande randonnée Pallas-Hetta, l'un des plus prestigieux de Laponie, qui en 55 kilomètres passe par les sommets de plusieurs tunturis.
Au bout d'une heure, quand il s'en écarte, il nous reste une dernière grimpette à gérer avant d'atteindre un large plateau recouvert d'un amas rocheux au milieu duquel le sommet aurait pu passer inaperçu s'il n'était matérialisé.
C'est ici que, le 6 juillet 1952 aux rayons du soleil de minuit, fut allumée la flamme olympique des Jeux de Helsinki. Une plaque commémore cet événement.
Depuis le sommet, la vue embrasse un panorama époustouflant : forêts, lacs et croupes montagneuses à perte de vue avec l'hôtel Pallas à nos pieds.
La randonnée en boucle prend ensuite la direction du sud, passe au pied d'un autre tunturi, le Laukukero, où nous surprenons un couple de lagopèdes en goguette.
A partir de là, l'hôtel nous sert de repère pour tracer à vue dans une pente parfois raide jusqu'à destination. Bilan : 8,5 kilomètres, 2 heures et demie, dénivelé 375 mètres.
Sur le parking, une famille de rennes nous fait son cinéma.
Nous espérions déjeuner en plein air sous les 17 degrés ambiants mais les moustiques voraces nous obligent à un repli immédiat dans le fourgon.
Cette dernière randonnée marque aussi la fin de notre séjour en Finlande qui, au final, nous a réservé de belles surprises. Ce soir, nous serons en Suède, à proximité de Gällivare.
L'itinéraire le plus court coupe en diagonale via des routes secondaires mais Hervé a peur qu'elles soient étroites et peu roulantes. Il préfère nous faire passer par les grands axes, un trajet plus long en kilomètres mais d'après lui plus court en temps.
A Muonio, en traversant la frontière, nous retardons nos montres d'une heure. Appréciable vu notre timing chargé !
Le début du trajet en Suède est agréable, à travers des forêts de pins majestueux et de grandes prairies en fleurs sous des températures de plus en plus chaudes, jusqu'à 21 degrés en cours de route. Jusqu'ici tout baigne !
En cours de route, un champ de linaigrettes ou "fleurs à coton".
Mais c'est sans compter sur une importante zone de travaux. Or quand les Suédois font des travaux, ils ne vont manifestement pas jusqu'à leur terme. Nous tombons donc sur une route en attente d'asphaltage, couverte de gravier grossier, presque du gravier de ballaste. Pas sur une courte distance, mais sur plus de 15 kilomètres, une éternité dans ces conditions. Rouler sur cette surface est un calvaire pour le camping-car. Il faut rouler en seconde, en redoutant la crevaison en permanence. D'ailleurs plusieurs véhicules sont immobilisés sur le bas-côté, pneus crevés.
Le retour sur l'asphalte sonne comme une libération et l'arrivée à destination est un soulagement.
Après un après-midi à conduire, nous sommes heureux de poser le fourgon sur les hauteurs de Gällivare, au sommet du domaine skiable du Dundret (730 m), pour une soirée de détente.
La ville réputée pour ses mines de cuivre et de fer s'étend juste à nos pieds, mais c'est pour la nature environnante que nous avons choisi cet endroit. Nous ne sommes d'ailleurs pas les seuls.
Le paysage rocailleux et dénudé inspire aussi nos voisins de parking. Lui équipé d'un drone, elle revêtue d'une robe de bure, capuche pointue et mains dans les manchons, trouvent manifestement ce décor minéral parfait pour leur scénario. Elle déambule dans son drôle d'accoutrement pendant que lui la filme à l'aide d'un drone.
Le ciel orageux ajoute une note dramatique à l'ambiance.
Cette luminosité particulière nous incite à explorer à notre tour la croupe rocheuse qui se dresse devant nous. Petite balade vespérale jusqu'au sommet du Stora-Toppen (820 mètres d'altitude), coiffé de deux abris pour randonneurs. Vue sur la taïga environnante.
Après le départ des dronistes, nous pensons rester seuls sur place. Mais c'est sans compter sur l'arrivée tardive de trois camping-cars d'où descend toute une ribambelle d'enfants, prompts à mettre un peu d'animation sur le petit parking.
Plus tard, dans notre demi-sommeil, nous entendrons encore quelques visiteurs temporaires, attirés par le soleil de minuit. Le Dundret bénéficie d'un succès que nous ne soupçonnions pas ;-)
Distance parcourue dans la journée : 308 kilomètres
Rennes en goguette !

Kvikkjokk (Suède), randonnée dans le massif du Snjerak
J16 : Vendredi 24 juin 2016
Grand beau temps aujourd'hui et déjà 16 degrés à 8 heures du matin. Notre séjour en Laponie suédoise se présente sous les meilleurs auspices.
Alors dépêchons-nous de rejoindre notre étape suivante, à savoir la petite station de montagne de Kvikkjokk, située au bout d'une route en cul-de-sac en bordure des prestigieux parcs nationaux de Padjelanta et Sarek ainsi que sur le tracé du non moins célèbre sentier de grande randonnée de Kungsleden.
Ce n'est pas tout à fait la porte à côté, le trajet va occuper toute la matinée.
Alors que la radio annonce la volonté des Britanniques de quitter l'Union européenne, nous faisons route sur la E45 en suivant la rivière Lule sur laquelle ont été érigés plusieurs barrages de grande envergure, sujets de tensions, par le passé, entre le gouvernement suédois et les Samis privés de leurs terres inondées.
La circulation est particulièrement light en ce vendredi matin et les quelques localités traversées étonnamment désertes. Pourtant, à la sortie de l'une d'elles, un véhicule nous fait des appels de phares. Tiens, un contrôle de police ? Même pas, juste un troupeau de rennes qui fait son numéro en plein milieu de la voie ;-)
Au carrefour où notre trajet quitte la E45 pour prendre la direction de Kvikkjokk, nous avons atteint le point le plus méridional de notre voyage.
A partir de ce carrefour, cap légèrement vers le nord-ouest sur une petite route pittoresque serpentant entre forêts, prairies et habitations isolées sans jamais quitter (ou presque) la rive d'un lac ou d'une rivière.
A son extrémité, au bord du lac Saggat et du delta des rivières Tarra et Kamajokk se blottit le minuscule village de Kvikkjokk, au pied d'une prestigieuse chaîne montagneuse dont certains sommets sont encore couronnés de neige.
Nous avons prévu de passer deux jours dans ce coin reculé.
Deux parcs nationaux, parmi les plus grands d'Europe, entourent le village, en l'occurrence Sarek et Padjelanta qui figurent depuis 1995, au patrimoine mondial de l'UNESCO. Ils ne sont accessibles qu'à pied à l'issue de plusieurs jours de marche, tout comme la Kungsleden, la Voie Royale, un sentier de grande randonnée de 425 kilomètres, divisé en quatre parties de sept jours chacune, dont l'un des tronçons passe également par le hameau.
Alors, que sommes-nous venus faire ici ? Du trekking ? Non, juste des randonnées à la journée. Car si Kvikkjokk est considéré comme la Mecque des randonnées longues, le village est également le point de départ de quelques randonnées à la journée. C'est pour cette raison que nous l'avons sélectionné.
Une fois le fourgon garé sur le parking au bout du village, au bord de la tumultueuse rivière Kamajokk, en avant vers le massif du Snjerak, plus précisément vers celui de ses trois sommets surnommé "Tourist Summit" à 805 mètres d'altitude.
Il est 13 heures, il fait un temps magnifique avec un thermomètre dépassant les 20 degrés. Première vue au cours de la montée, bien raide.
Du "sommet pour touristes", vue imprenable sur le delta, la croupe du Nammatj (au milieu) et les massifs du Sarek et du Tarrekaise à l'arrière-plan.
Depuis le départ, nous suivons un chemin bien balisé qui se termine en surplomb d'un lac que nous atteignons au bout d'une petite heure. Arrivés à ce point, le retour se fait par le même chemin. Déjà ?
Trouvant que la balade manquait de piquant à ce stade, nous nous offririons bien un petit bonus pour prolonger le plaisir. Qu'à cela ne tienne !
Nous avions téléchargé sur notre GPS la trace d'un circuit en boucle trouvé sur Wikiloc. Vous nous voyez venir !
Nous tentons par conséquent de suivre ce tracé ou plutôt l'absence de tracé… sur le terrain. Aucune indication sur place ne fait mention d'une quelconque boucle.
Après quelques centaines de mètres à marcher à vue, nous récupérons une petite sente qui grimpe sur une crête d'où nous jouissons de bien meilleures vues encore sur le Sarek.
Mais quand la sente disparaît à nouveau, le parcours se complique un peu.
Guidés par le GPS, nous gambadons alors à vue dans des pentes buissonneuses, nous frayant un passage au travers d'un inextricable bois de bouleaux nains avant de finir par retomber sur nos pieds dans la dernière ligne droite jusqu'au village.
Hum, on voulait du piquant ?
Cela dit, on ne regrette pas ce choix, ravis d'avoir pu accomplir cette très belle boucle de 12 kilomètres en 3 heures et demie avec 550 mètres de dénivelé.
Conseil : pour une balade simple et facile choisissez l'aller/retour par le même chemin. Pour y ajouter comme nous une pointe de piquant, fiez-vous à Wikiloc ;-)
Une fois de retour, nous espérons nous détendre en profitant de la douceur ambiante. C'est sans compter sur une panne sèche de gaz. Le remplacement de la bouteille est inévitable. Une opération simple et rapide en principe, sauf que, dans le cas présent, le modèle pas tout à fait identique au précédent, fait de la résistance au point qu'il nous faut appeler à la rescousse deux camping-caristes suédois tout aussi désarmés.
En dernier recours, nous laissons un message au loueur, persuadés qu'il nous a fourni une bouteille inadaptée. Au final et à force d'acharnement, Hervé finit par dompter le système et à faire fonctionner la bouteille. Ouf ! On se voyait déjà devoir retourner à Jokkmokk à 100 kilomètres pour trouver du gaz.
Bref, voilà une tâche qui nous a fait perdre toute la soirée… ou presque. Pour qu'elle ne soit pas tout à fait gâchée et avant le dîner dans le fourgon, nous nous accordons un moment de relâche pour l'apéro à la Fjällstation, le seul hébergement de Kvikkjokk. Nous trinquons en plein air au bord de la rivière : c'est l'été en Suède !
Par la même occasion, nous préparons notre journée de demain pour laquelle nous avons besoin d'un transfert en bateau. Rendez-vous est pris avec BJörn pour demain.
Distance parcourue dans la journée : 212 kilomètres.
Vue sur le Sarek depuis le sommet du Snjerak

Kvikkjokk, randonnée vers du Prinskullen et bateau dans le delta
J17 : Samedi 25 juin 2016
Pas de route à faire ce matin. Le Vany reste sagement sur le parking pendant que nous allons découvrir un autre sommet facile, dominant le village.
Le point de départ du trail se situe sur la rive opposée de la rivière. Pour ce court transfert en bateau, nous avons fait appel à Björn qui nous a fixé rendez-vous à 9 h 20, toujours sur le même parking. Nous nous attendions à le voir arriver en voiture, mais c'est de la forêt qu'il émerge à pied, nous conduisant d'abord le long de la rivière Kamajokk jusqu'à la Fjällstation pour récupérer d'autres clients.
Au passage, il nous indique le meilleur point de vue sur les rapides.
Nous sommes sept à monter dans son petit canot à moteur : un couple allemand, une randonneuse suédoise, un jeune couple finlandais et nous, mais chacun avec un but différent.
Les Allemands et la Suédoise veulent aller vers Nammatj. Les Finlandais sont les plus ambitieux avec la montée au Kaskaivo (22 kilomètres et 12 heures aller/retour) dont le point de départ se situe à trois kilomètres en amont de la rivière. En ce qui nous concerne, nous avons juste besoin d'être déposés sur la rive opposée au point de départ vers Prinskullen, la "colline du prince".
Mais Börn nous propose (for a good price, dit-il) que nous accompagnions d'abord les autres personnes jusqu'à leurs points de dépose afin de découvrir, par la même occasion avant notre randonnée, une partie du delta. C'est d'accord. Par cette très belle journée, c'est le moment d'en profiter.
De la rencontre de la rivière Tarra et des rapides de la Kamajokk est né un delta unique et verdoyant formé et régulièrement transformé par l'accumulation de sédiments transportés par les eaux tumultueuses des cours d'eau.
Pendant que Björn nous livre quelques informations sur la région, passant avec aisance de l'anglais à l'allemand, avec même quelques mots de français, le canot s'engage dans un canal étroit, à la végétation luxuriante et touffue, sur un miroir d'eau où se reflètent à la perfection les silhouettes élancées de quelques feuillus.
Les grands arbres ont l'air de se prosterner, formant une haie d'honneur sur notre passage.
Quand le rideau d'arbres s'ouvre, la perspective s'élargit, laissant apparaître le profil râblé du mont Nammatj… … ou la calotte imposante d'une montagne plus éloignée.
Une fois tous nos corandonneurs déposés, quand le bateau revient au niveau des rapides, le moment est venu pour nous de débarquer.
Il est maintenant 10 h 45. Nous nous mettons d'accord avec Björn sur l'horaire du retour (16 heures) et attaquons aussitôt la montée.
Comme d'habitude, l'accès au sommet passe par la traversée d'une forêt de bouleaux, en l'occurrence ici sur un sentier bien tracé, conçu au milieu du XVIIème siècle par les mineurs allant exploiter des filons d'argent dans les massifs du Sarek et du Padjelanta.
Au sortir de la forêt (à 650 mètres d'altitude), il nous reste à franchir une série de dalles rocheuses disposées en gradins avant d'accéder au cairn pyramidal du sommet.
Depuis ce balcon, la vue est saisissante sur la chaîne montagneuse s'étendant à perte de vue ainsi que sur le delta au premier plan, véritable mosaïque de lagunes, de lacs, de canaux, de prairies, de bois et de marais.
Il est midi. Le belvédère est l'endroit parfait pour un pique-nique et un bain de soleil, débarrassés de nos chaussures, les doigts de pied en éventail.
Mais au bout d'une heure, l'envie de bouger nous démange à nouveau.
Le guide Rother mentionne une possibilité de poursuivre (ah, chouette) sur un sentier non balisé, en direction de Vallespiken, aboutissant à des enclos à rennes à 867 mètres d'altitude. Durée annoncée : une heure.
Voilà qui fait notre affaire !
Nous cédons le sommet à trois ou quatre poursuivants, preuve que Björn a dû opérer une rotation supplémentaire, et prenons la direction du nord-ouest.
Devant nous, la chaîne imposante du Vallespiken et ses dômes encore zébrés de neige nous servent de points de repère.
Ce rocher erratique déposé là par quelque troll musclé tient lieu à la fois de terminus et de tour d'observation. Les enclos à rennes (vides) sont visibles à l'arrière-plan.
Pour retourner vers Prinskullen, il suffit alors de suivre ce collier de nuages comme autant de cailloux semés dans le ciel par le petit Poucet. Ils mènent droit au point de vue.
Avant le retour au débarcadère, nous nous accordons une dernière pause pour profiter du panorama et de l'absence de moustiques à cette altitude.
A l'issue de la descente, nous flânons un peu dans cette belle prairie fleurie.
Cachées dans les herbes hautes entre les brassées de graminées, on peut y découvrir des ruines de soubassements du village de Kvikkjokk, jadis établi de ce côté-ci de la rivière. Mais pas le temps de nous attarder, nous percevons déjà le ronronnement du bateau de Björn.
L'homme est aussi ponctuel qu'une montre… suédoise ou peut-être suisse car il arrive accompagné de quatre clients helvètes (+ les deux Allemands de ce matin) qui souhaitent faire une visite plus approfondie du delta.
Il nous propose (toujours "for a good price") de nous joindre à cette nouvelle visite. Why not ? Il n'est que 16 heures, il fait super beau, alors approfondissons !
Pour commencer, le canot va se frotter aux remous des rapides, surfant au bord des eaux tumultueuses, dans un vacarme assourdissant. C'est le prétexte pour Björn d'ajouter un soupçon d'adrénaline à un parcours par ailleurs pépère.
Après le bouillonnement des rapides, le retour au calme est d'autant plus apprécié. L'embarcation file au gré des canaux jusqu'au bassin d'une immense lagune avant de revenir par des bayous plus intimes aux allures de jardin.
Trois quarts d'heures plus tard, le bateau accoste à Kvikkjokk. Fin d'une excellente journée entre randonnée panoramique et balade au fil de l'eau sous une chaleur estivale. 24 degrés, un record !
Après cette journée bien remplie, pouvons-nous espérer une soirée de détente ? Pas vraiment, car après la panne de gaz hier, aujourd'hui c'est la panne d'eau. Au camping de Kvikkjokk, le gérant est peu enclin à nous en fournir, même en payant. Réservant le service à ses clients, il nous dirige vers le village voisin d'Årrenjarka (à 15 kilomètres).
De toute façon, il était prévu ce soir d'avancer un peu dans notre parcours, alors avançons au moins jusque là. Pour être exact, la suite de notre voyage oblige en réalité à rebrousser chemin et ce, jusqu'à… Gällivare.
Après un dernier apéro à la Fjällstation, bye, bye Kvikkjokk.
A Årrenjarka, nous trouvons de l'eau à disposition, nous voilà sauvés. Il ne reste plus qu'à se trouver un coin sympa pour la nuit. Pas évident, car de la route ne partent que des chemins privés desservant tous des habitations isolées.
Pourtant, après le hameau de Tjåmotis , l'un de ces chemins a l'air de s'enfoncer plus profondément dans les bois jusqu'à la berge d'un lac.
Ô surprise, nous y trouvons déjà un autre camping-car, français de surcroît. Immatriculés dans le Calvados, ses occupants ont déniché ce coin lors d'un voyage précédent et y reviennent avec plaisir à chacun de leur périple. Ils auraient sans doute préféré garder l'emplacement pour eux tout seuls mais le partagent bien volontiers avec nous.
L'endroit est un havre de tranquillité et de sérénité. Voilà toutes les conditions réunies pour passer une belle soirée et une bonne nuit.
Distance parcourue en voiture : 53 kilomètres. En randonnée : 12,6 kilomètres, dénivelé de 530 mètres.
Vue sur le delta depuis le sommet du Prinskullen

De la ville en sursis de Kiruna au canyon d'Abisko
J18 : Dimanche 26 juin 2016
Comme prévu, la suite de notre voyage implique un retour sur nos pas jusqu'à Gällivare avant de continuer, via la ville minière de Kiruna, jusqu'aux abords d'Abisko où nous prévoyons d'arriver en fin d'après-midi. Ceci, dans le but de rejoindre dans quelques jours la Norvège au niveau de Narvik et d'enchaîner avec les îles Lofoten.
C'est par conséquent une longue étape de plus de 350 kilomètres qui nous attend. En sachant que les déplacements se font uniquement sur des routes nationales, qu'à tout moment on peut être ralenti par des travaux ou par des troupeaux de rennes, qu'avec un camping-car on a tendance à s'arrêter plus souvent qu'avec une voiture, pour faire le plein d'eau, pour vidanger les eaux sales, pour faire des courses… Bref, il vaut mieux ne pas être pressés. Pour couvrir la distance, nous comptons un minimum de sept heures, sans les arrêts.
Dans ces circonstances, un départ à 6 h 30 paraît tout à fait indiqué et le trajet plus supportable s'il est fractionné.
C'est pourquoi entre les pauses techniques, photographiques, logistiques et touristiques, nous ne lésinons pas sur les arrêts.
Première pause, une heure et demie après notre départ, tout près de Porjus, où nous dédions quelques minutes aux parois étagées de ce profond canyon cachant en son sein une rivière qu'on ne saurait voir ;-)
Dans le centre de Porjus, nouvel arrêt, cette fois pour accomplir des tâches plus ingrates mais indispensables au bon fonctionnement d'un camping-car. Je ne vous fais pas de dessin !
Près de trois heures après notre départ, nouveau prétexte pour nous arrêter : l'apparition de cet étonnant nuage en forme de feu d'artifice ou de bouquet. Nous avions déjà vu ce type de nuage lors de notre précédent voyage sur la route de la Côte au sud de Bodø, mais jamais dans d'autres pays. Curieux, non ? Cette forme de nuages serait-elle propre à ces régions arctiques ? Ou serait-elle l'œuvre d'un avion ?
10 heures, c'est l'heure de la collation et d'une nouvelle pause sur l'aire de pique-nique de Lappesuando, 50 kilomètres au nord de Gällivare. Voilà de quoi nous faire tenir jusqu'aux abords de Kiruna où nous arrivons pour l'heure du déjeuner.
Juste après le repas, visite au pas de course du centre-ville voué à l'engloutissement en raison du développement de la mine de la LKAB exploitant le plus grand gisement de minerai de fer au monde.
Dans les vingt années à venir, il est prévu de déplacer la ville de quelques kilomètres vers le nord-ouest, à commencer par le centre. Un tiers des habitants sont concernés, soit plus de 6 000 personnes, mais aussi tous les commerces du centre, l'hôtel de ville, l'hôpital, l'église, la bibliothèque, des écoles, des lycées… C'est impressionnant !
Dans le hall de l'hôtel de ville, une maquette donne une idée des secteurs concernés.
Le fer est à l'honneur partout dans la ville. Kiruna lui doit à la fois son existence, sa mort annoncée et à terme sa renaissance !
Cela fait maintenant 8 heures que nous sommes en route alors vivement notre arrivée aux abords d'Abisko pour pouvoir nous dégourdir plus longuement les jambes.
Une fois sur place, nous ignorons le village pour nous diriger quelques kilomètres plus loin vers Abisko Tourist Station regroupant un hébergement, une gare, un centre pour visiteurs et un télésiège accédant aux sommets, le tout à l'entrée du parc national du même nom.
Pour le télésiège, nous arrivons trop juste. La dernière montée a lieu à 16 heures, mais plus de descente possible, hormis à pied ce que nous excluons, pas convaincus de son intérêt.
En lieu et place, nous improvisons une balade en boucle de la forme d'un huit, autour du canyon et du delta de la rivière Abiskojakka, un parcours inspiré du guide Rother mais librement adapté à notre forme après 10 heures de route.
Dans l'immédiat et sans quitter le parking, il suffit de tourner la tête vers le sud-ouest pour apercevoir la vue la plus photographiée de la région, la vallée de Lapporten ("porte de la Laponie") en forme de "u" évasé, à l'arrondi presque parfait. Une image qui laisse présager des beautés naturelles de toute cette région.
Parmi les incontournables, il y a bien sûr le canyon que nous abordons dans un premier temps vers l'amont tout en longeant la rive ouest du cours d'eau.
Le parcours, en partie sur des planches, nous réserve de belles vues sur les eaux tourbillonnantes du torrent mugissant.
A la première intersection, nous amorçons déjà la direction du retour, quittant le bord de l'eau par un chemin de traverse pour revenir au point de départ par un "nature path".
Du plus éloigné au plus proche, notre regard retient… … cette belle chaîne montagneuse que la neige recouvre encore d'un blanc manteau , … ce dôme au galbe et à la texture parfaitement parfaits, … ainsi qu'un tapis de myosotis couvrant les pieds de ces bouleaux tordus.
La première boucle de notre huit se termine sous le porche d'entrée de la Kungsleden, ce sentier de grande randonnée dont on avait déjà croisé le tracé la veille à Kvikkjokk. Nous aurions donc pu venir à pied jusqu'ici depuis notre destination précédente ;-)
Passons à présent à notre deuxième boucle qui suit la rive Est du cours d'eau, côté aval, nous livrant un nouvel aperçu du canyon sous un angle un peu différent.
Puis, quand le torrent se jette dans le lac Torneträsk aux allures de fjord, notre balade s'achève en surplomb du delta, avant un passage par la station touristique.
Retour au point de départ après 7,2 kilomètres en 2 heures et demie avec un dénivelé insignifiant (ou presque) de 80 mètres. Bref, une balade pépère de fin d'après-midi pour ménager nos vieux os !
A propos de fin de journée, c'est le moment de nous préoccuper de notre lieu de bivouac. Les parkings du télésiège, du centre des visiteurs et de la gare sont interdits au stationnement durant la nuit. En touristes disciplinés, nous respectons scrupuleusement la mesure contrairement à plusieurs autres camping-caristes, locaux de surcroît, dont les installations trahissent leur intention manifeste d'y passer la nuit.
Néanmoins, en vue d'autres activités prévues demain à Abisko, nous n'aimerions pas trop nous éloigner. Quelques kilomètres à l'est de la station touristique, sur l'aire de repos de Tornehamn, nous trouvons notre bonheur. Le stationnement est toléré pour 24 heures, c'est plus qu'il n'en faut !
La chaleur reste d'actualité, nous permettant de rester en short même en soirée. La région a la réputation d'être la plus sèche de Suède. Pourvu que ça le reste !
Distance parcourue dans la journée : 394 kilomètres.
Canyon d'Abisko

Abisko : télésiège vers Nuolja et randonnée au lac Trollsjön
J19 : Lundi 27 juin 2016
Cette journée d'aujourd'hui n'était pas véritablement programmée mais gardée en réserve au cas où nous aurions de l'avance. Or nous avons toujours 24 heures d'avance sur notre planning, c'est le moment d'en profiter tant que la météo reste clémente et avant une possible dégradation en soirée. Zut !
Pour le moment, n'y pensons pas et profitons-en à fond ! Déjà 16 degrés (22 plus tard dans la journée) malgré un ciel très légèrement voilé en ce début de matinée.
Nous sommes les premiers devant le télésiège d'Abisko mais pendant que nous attendons son ouverture dans notre véhicule, nous nous faisons griller la politesse par deux fillettes et leur maman qui seront les premières à filer vers le sommet.
Le télésiège nous fait alors passer en une vingtaine de minutes de 385 mètres à 850 mètres.
A partir de là, il faut continuer à pied si l'on veut atteindre le mont Nuolja à 1169 mètres, en comptant environ trois quarts d'heure pour la montée.
Pendant que nous nous attardons un peu autour de la station d'arrivée, les filles et leur maman nous distancent encore un peu plus. Mais quand les petites finissent par traîner les pieds, réclamant une pause et un goûter, nous les dépassons allègrement, ravis de partager la primeur du sommet avec ce seul cairn à la forme humaine appelé inukshuk dans d'autres contrées.
Magnifique vue sur le lac Torneträsk, celui dans lequel se jette la rivière Abisko.
A l'issue de cette randonnée de 4 kilomètres avec un dénivelé de 350 mètres, le télésiège nous ramène à Abisko sur les coups de midi.
Un timing parfait qui nous permet, après le déjeuner, d'envisager une deuxième randonnée dans l'après-midi Elle me tient tout particulièrement à cœur. Sur le papier, cette traversée de vallée à destination du lac Trollsjön paraissait magnifique. Voyons ce qu'elle vaut sur le terrain !
Son point de départ se trouve sur la route E10, à 25 kilomètres à l'est d'Abisko. Il faut se garer sur le bord de la route. Dans notre sens de circulation, toutes les places sont déjà occupées. Il faut donc faire un demi-tour en plein milieu de l'E10 pour aller nous garer de l'autre côté de la route.
Pour trouver l'entrée de la vallée, il faut d'abord traverser un petit bois de bouleaux où sont planqués quelques moustiques avides (mais ça c'est habituel). Plus inhabituel, il faut dans le cas présent traverser la voie ferrée de la ligne Kiruna – Narvik en faisant attention aux trains, nombreux, mais heureusement sonores.
Une fois ces deux obstacles franchis, la vallée est à nous !
Comme la montée est progressive et régulière avec un gain d'altitude bien réparti, nous avançons d'un pas vif sur un sentier engazonné déroulant son tapis de verdure au pied d'une table rocheuse face à des dômes marbrés de neige.
En revanche, nous sommes étonnés de ne pas trouver grand monde sur le chemin. On aurait pourtant pu croire le contraire au regard du nombre de voitures garées sur la route, mais leurs occupants ont sans doute préféré une vallée voisine propice au trekking. Nous voilà bien tranquilles de notre côté. Nous finissons par rattraper un groupe de quatre personnes, des Suédois, un homme et trois femmes, plus lents que nous, l'une des femmes avançant comme une tortue, encore plus démoralisée quand nous lui annonçons qu'elle n'est qu'à moitié route. Nous avons bien cru qu'elle allait abandonner, ce qui aurait été dommage car juste après, nous atteignons la partie la plus spectaculaire du parcours.
Au fond de la vallée apparaît une gigantesque moraine latérale déroulant son rouleau compresseur à perte de vue et charriant des blocs rocheux dans un chaos indescriptible.
l'arrière-plan, les massifs montagneux lacérés de neige nous font penser aux montagnes du Landmannalaugar en Islande
Sur cet univers fantasmagorique de blocs renversés, de dalles dressés, de rocs brisés, de roches tourmentées veille le maître des lieux, un monstre de pierre hybride, tête au profil humain sur corps de dragon.
Il annonce ce pour quoi nous sommes venus jusqu'ici : le lac Trollsjön, caché dans le creux de ce cirque montagneux.
Sur ses eaux couleur soufre, qu'on dit être les plus claires de Suède, flottent quelques icebergs qui font de la résistance en ce début d'été.
Nous aurions aimé nous attarder dans cette vallée perdue mais le ciel finit par se couvrir, nous faisant redouter un orage.
Après une dernière incursion au cœur de la moraine, nous saluons les derniers trolls de pierre, implorant leur dieu de bien vouloir nous épargner d'un retour sous la pluie.
Manifestement, nous avons été entendus ! Non seulement il n'a pas plu mais nous avons même été crédités d'un peu de ciel bleu, nous permettant d'apprécier au passage ce névé aux allures de meringue saupoudrée de cacao.
Après avoir retraversé la voie ferrée, le Vany nous voit de retour vers 17 h 30 au bout de 11,6 kilomètres soit 3 heures et demie pour un dénivelé de 470 mètres.
Nous avons adoré cette vallée enchantée peuplée de trolls et ce lac d'un bleu intense, une de nos plus belles randonnées en Suède et peut-être même du voyage.
Cette balade est aussi la dernière en Suède On peut d'ores et déjà affirmer que ce séjour a été une totale réussite aussi bien dans le choix des destinations que des activités. La météo parfaite a participé de ce succès.
Nous ne sommes plus maintenant qu'à une dizaine de kilomètres de la frontière. Notre journée s'achève côté norvégien, après avoir posé le camping-car sur une aire très champêtre bordée de marais couverts de linaigrettes au pied de petites collines rocheuses.
L'orage redouté finit par éclater dans la soirée. Bien à l'abri dans le camping-car, nous ne craignons plus rien mais ce n'est pas de bon augure, la veille de notre étape vers les îles Lofoten. ;-)
Distance parcourue dans la journée : 52 kilomètres.
Lac Trollsjön

La suite se trouve dans... le message 2 (juste au-dessous)
Billet électronique perdu (ANA) English translation pending
Bonjour,
J'ai un billet d'avion électronique avec nom prénom + numéro de réservation qui se balade dans la nature après l'avoir oublié dans une boutique.
La compagnie aérienne est ANA (japonaise) et le service client ne parle qu'anglais ou japonais et je ne parle pas ces langues.
J'ai vu qu'en me connectant sur l'espace privé de ma réservation qu'on peut modifier le nom du voyageur + son passeport j'ai donc peur que quelqu'un de malhonnête modifie ces données.
Je ne sais pas trop quoi faire, je suis retournée à la boutique ils n'ont rien trouvé..
MERCI !
Objets confisqués à l'aéroport English translation pending
Lorsqu'on prend l'avion avec une compagnie low cost, on doit payer un supplément si on met un bagage dans la soute. Si on met toutes ses affaires dans un bagage à main, on n'a pas le droit d'emporter de récipient de plus de 100 mL (bouteille d'eau, aérosol, mousse à raser, gel douche, tube de crème, etc). Vu que les objets que j'ai cités sont indispensables quand on voyage, beaucoup de personnes les emportent malgré tout et se les font confisquer lors de l'embarquement, ce qui fait que les bornes des aéroports sont remplies de ce genre d'objets. Ma question est la suivante : est-ce que ces objets sont jetés, ou sont mis à la disposition de personnes démunies via des associations caritatives ?
Croisière du 16 novembre MSC Fantasia Nice / Gênes - Émirats Arabes 19 jours English translation pending
Bonjour,
Je n'ai pas trouvé de forum au sujet de cette croisière, bien qu'à d'autres dates dans la même direction les informations commencent à circuler.
Il serait sympa de se contacter pour cette belle croisière qui durera 19 jours, avec des excursions très intéressantes.
Pour les premières escales je peux donner qqs renseignements les ayant déjà faites mais à partir du canal de Suez je serai heureusement d'avoir des conseils.
Merci à tous pour votre réponse
Je n'ai pas trouvé de forum au sujet de cette croisière, bien qu'à d'autres dates dans la même direction les informations commencent à circuler.
Il serait sympa de se contacter pour cette belle croisière qui durera 19 jours, avec des excursions très intéressantes.
Pour les premières escales je peux donner qqs renseignements les ayant déjà faites mais à partir du canal de Suez je serai heureusement d'avoir des conseils.
Merci à tous pour votre réponse
Coup de gueule sur Roissy CDG 1 English translation pending
Bonjour, je voulais pousser un coup de gueule sur l'aeroport CDG 1, qui pour le premier contact avec la France est une honte. J'espere que des employés qui y bossent liront mon post.
1) Il n'y a plus de rhum français dans les Dutyfree, (je suis passé dans 2 dutyfree avant hier) juste du Baccardi et Captain Morgan, une honte quand on connait a qualité du rhum des Dom TOM.
2) Arrivée a 22h30 pu rien d'ouvert, les derniers dutyfree etaient en train de fermer
3) La brioche dorée du T1 était en train de baisser le rideau a 22h40 alors qu'ils sont censé fermer a 23h. Le personnel TRES agressif et grossier a repousser les voyageurs qui demandaient un sandwich, certains passagers se sont fait hurler dessus.
4) Saleté, personnel de l’aéroport désagreable, aucun commerce d'ouvert.
Bref ça me désole de voir que le premier contact en arrivant en France peut etre extrêmement négatif, je n'ai jamais vu ça ailleurs. Aucune valorisation de produits locaux et c'est de pire en pire a chaque fois que j'y remet les pieds.
Voila, juste un ptit coup de gueule et au final un aéroport qui se dégrade a l'image du pays, il erite sa place de pire aéroport d'Europe.
1) Il n'y a plus de rhum français dans les Dutyfree, (je suis passé dans 2 dutyfree avant hier) juste du Baccardi et Captain Morgan, une honte quand on connait a qualité du rhum des Dom TOM.
2) Arrivée a 22h30 pu rien d'ouvert, les derniers dutyfree etaient en train de fermer
3) La brioche dorée du T1 était en train de baisser le rideau a 22h40 alors qu'ils sont censé fermer a 23h. Le personnel TRES agressif et grossier a repousser les voyageurs qui demandaient un sandwich, certains passagers se sont fait hurler dessus.
4) Saleté, personnel de l’aéroport désagreable, aucun commerce d'ouvert.
Bref ça me désole de voir que le premier contact en arrivant en France peut etre extrêmement négatif, je n'ai jamais vu ça ailleurs. Aucune valorisation de produits locaux et c'est de pire en pire a chaque fois que j'y remet les pieds.
Voila, juste un ptit coup de gueule et au final un aéroport qui se dégrade a l'image du pays, il erite sa place de pire aéroport d'Europe.
Premier séjour en Thaïlande English translation pending
Bonjour à tous,
Mon mari et moi projetons un voyage en Thailande en février et comme c’est la 1e fois, nous aimerions avoir des conseils...
Vendredi Paris 20h45 arrivée à Phuket le samedi 18h20 avec Ethiad (756€ par personne) Nuit à phuket proche de l’aéroport. Avez-vous une adresse à nous conseiller (pourquoi pas avec transfert)
Dimanche, vol phuket à 9h20 pour Chiang Mai via Air Asia 2083 THB (+432 THB sup bagage) par personne 2 ou 3 nuits à Chiang Mai pour visiter la ville
Dimanche après arrivée : wat phra singh, wat chedi luang, wat chiang man, wat phan tao, Sunday street market
Lundi : tot le matin Doi Suthp, village hmong (si on a le temps avant de rentrer à l’hotel wat ku tao, wat ched yot)
Mardi ? : Wiang Kum Kam, Borsang, et les sources d’eau chaude
Mercredi : Nous aurons besoin d’un chauffeur parlait l’anglais pour nous accompagner sur plusieurs jours vers le triangle d’or. Connaissez-vous une personne ? route vers Ching Rai Temple blanc Wat Rong Khun (si on n’a le temps Wat Phra Sing, Wat Ched Yot, Wat Doi Ngam Muang), puis nuit à Chiang Saen
Jeudi : La ville fortifiée de Chiang Saen : Le Wat Paa sak, Wat Chedi Luang, Wat Chom Kiti, Wat Pha Khao Pan ? + Croisière sur le Mekong jusqu’à Chiang Khong Combien de temps faut-il compter ? Trajet vers Mae Sai : Wat Phra That Doi Wao En rentrant de Mae Sai vers Chiang Rai, le temple du Doi Tung, Baan Dum (Maison noire) + jardin Nuit à Chiang Rai
Vendredi : route allant de Mae Chan à Mae Salong Mae Salong : le temple Wat Santikhiri pour la vue et après le Khummaiphol Resort, pour le point de vue. Visite des tribus Akha et Yao ? Le village de Ban Loimi de Ban Loyo ? Le village Akha Pami de Ban Lorcha ? NUIT A MAE SALONG
Samedi : le village des Palaung et des Kayaw (« Karenni grandes oreilles »). route jusqu’à Chiang Dao : Tham Chiang Dao (40B) Samedi nuit à Chiang Mai
Dimanche : vol Chiang Mai 06h10 vers Phuket 08h20 via Air Asia : 2393 THB ( +432 THB sup bagage) Taxi vers Ao Nang (le ferry sera dejà parti) et 5 nuits
Nous pensons que même si ce n’est pas la plus belle plage ; cette ville est pratique pour les excursions. Nous aimerions en profiter pour faire du snorkeling :
- le tour des îles en long tail boat : poda island, chicken island (snorkeling) ?,
- Railay
- Koh Hong Island et son lagon : la compagnie Krabi kingdom ?
- hot spring à 60km de krabi, emaral pool
- Je pense que Khao Phing Kan a cette période est à oublier (bondé ?) ? 🙁
- Vu ce que j’ai lu sur Kho Phi Phi, je suis assez refroidie… au alors y aller en speed boat et une fois sur l'île aller voir un longtailboat et lui demander de nous accompagner pour la journée ?
Vendredi : 14h taxi pour retourner à Phuket, Vol 20h20, retour le samedi à 7h15
Que pensez-vous de notre projet ? En vous remerciant
Alexandra
Mon mari et moi projetons un voyage en Thailande en février et comme c’est la 1e fois, nous aimerions avoir des conseils...
Vendredi Paris 20h45 arrivée à Phuket le samedi 18h20 avec Ethiad (756€ par personne) Nuit à phuket proche de l’aéroport. Avez-vous une adresse à nous conseiller (pourquoi pas avec transfert)
Dimanche, vol phuket à 9h20 pour Chiang Mai via Air Asia 2083 THB (+432 THB sup bagage) par personne 2 ou 3 nuits à Chiang Mai pour visiter la ville
Dimanche après arrivée : wat phra singh, wat chedi luang, wat chiang man, wat phan tao, Sunday street market
Lundi : tot le matin Doi Suthp, village hmong (si on a le temps avant de rentrer à l’hotel wat ku tao, wat ched yot)
Mardi ? : Wiang Kum Kam, Borsang, et les sources d’eau chaude
Mercredi : Nous aurons besoin d’un chauffeur parlait l’anglais pour nous accompagner sur plusieurs jours vers le triangle d’or. Connaissez-vous une personne ? route vers Ching Rai Temple blanc Wat Rong Khun (si on n’a le temps Wat Phra Sing, Wat Ched Yot, Wat Doi Ngam Muang), puis nuit à Chiang Saen
Jeudi : La ville fortifiée de Chiang Saen : Le Wat Paa sak, Wat Chedi Luang, Wat Chom Kiti, Wat Pha Khao Pan ? + Croisière sur le Mekong jusqu’à Chiang Khong Combien de temps faut-il compter ? Trajet vers Mae Sai : Wat Phra That Doi Wao En rentrant de Mae Sai vers Chiang Rai, le temple du Doi Tung, Baan Dum (Maison noire) + jardin Nuit à Chiang Rai
Vendredi : route allant de Mae Chan à Mae Salong Mae Salong : le temple Wat Santikhiri pour la vue et après le Khummaiphol Resort, pour le point de vue. Visite des tribus Akha et Yao ? Le village de Ban Loimi de Ban Loyo ? Le village Akha Pami de Ban Lorcha ? NUIT A MAE SALONG
Samedi : le village des Palaung et des Kayaw (« Karenni grandes oreilles »). route jusqu’à Chiang Dao : Tham Chiang Dao (40B) Samedi nuit à Chiang Mai
Dimanche : vol Chiang Mai 06h10 vers Phuket 08h20 via Air Asia : 2393 THB ( +432 THB sup bagage) Taxi vers Ao Nang (le ferry sera dejà parti) et 5 nuits
Nous pensons que même si ce n’est pas la plus belle plage ; cette ville est pratique pour les excursions. Nous aimerions en profiter pour faire du snorkeling :
- le tour des îles en long tail boat : poda island, chicken island (snorkeling) ?,
- Railay
- Koh Hong Island et son lagon : la compagnie Krabi kingdom ?
- hot spring à 60km de krabi, emaral pool
- Je pense que Khao Phing Kan a cette période est à oublier (bondé ?) ? 🙁
- Vu ce que j’ai lu sur Kho Phi Phi, je suis assez refroidie… au alors y aller en speed boat et une fois sur l'île aller voir un longtailboat et lui demander de nous accompagner pour la journée ?
Vendredi : 14h taxi pour retourner à Phuket, Vol 20h20, retour le samedi à 7h15
Que pensez-vous de notre projet ? En vous remerciant
Alexandra
Voyage dans l'Ouest américain, juillet 2017 English translation pending
Bonjour à tout le monde, je me présente, je m'appelle Chris, j'habite l'ile de La Réunion et je prépare un voyage aux Etats Unis du 26 Juin au 26 Juillet 2017 qui me mènera du Tennessee à l'ouest américain. Je suis ce forum depuis quelques années et j'aimerai des conseils pour voir si mon itinéraire tiens la route et des conseils par la suite sur différentes choses (hôtel, balade etc...). Ce voyage pour moi est un rêve de gosse, étant un grand passionné de rock'n roll et de tout ce qui tourne autour. je ferai ce voyage en famille avec Madame et mes deux enfants (20 ans et 12 ans) avec mariage à Las Vegas, elle le mérite 22 ans de vie commune mais the Graceland chapel et Elvis , je ne peux que accepter. Excusez-moi pour le vocabulaire et les fautes, je fais de mon mieux. Merci à vous d'avance pour les nombreux conseils que vous me donnerez. Pour commencer je vous met mon itinéraire.
😉
Itinéraire 4 semaines en Afrique du Sud English translation pending
Bonjour,
Nous partons en Afrique du Sud du 17/11 au 17/12/2016, avec une arrivée prévue à 9h30. Dans la foulée, nous irons prendre possession de la voiture de location (petit modèle). Afin de limiter les coûts, nous camperons le plus souvent possible. Nous sommes plus paysage qu’animaux mais peut-être que ce sera la révélation une fois sur place. Habituellement, nous voyageons sans réservation, libre de rester plus longtemps ou de modifier notre itinéraire en fonction des rencontres faites, de la météo... Je pense réserver la 1ère nuit à Marakele, les nuits au Kruger et Shindzela (la folie du voyage) et pour le reste, le faire au jour le jour. Qu’en pensez-vous ? Voici une ébauche du circuit que nous envisageons de faire. On réservera le KTP, Augrabies … pour un prochain voyage couplé avec la Namibie.
Nov 17 Arrivée à 9h30 à Johannesburg - Départ Marakele Nov 18 Marakele - Départ en fin d'aprem vers Louise Trichardt Nov 19 Louise trichardt Nov 20 Mapungubwe Nov 21 Mapungubwe - Nuit avant Pafuri ? Nov 22 Pafuri - Shingwedi Nov 23 Shingwedi - Olifants ou Balule ? Nov 24 Olifants ou Balule ? - Orpen - Shindzela Nov 25 Shindzela - Blyde Nov 26 Blyde - Swaziland par Bulembu ou par AFS nuit ? Nov 27 Swaziland par Bulembu ou Afs Nuit Nov 28 Isimangaliso Nov 29 Isimangaliso Hluhluwe Nov 30 Hluhluwe Déc 1 Imofo Hluluwe Déc 2 Giant Castle Déc 3 Giant Castle Déc 4 Sani Pass Déc 5 Underberg par la 56 - Nuit à Elliot Déc 6 Elliot - Mount Zebra NP Déc 7 Mount Zebra NP Déc 8 Mount Zebra NP - Cambedoo Vallée de la désolation Déc 9 Graaff Reinet - Prince Albert par Meiringspoort ou Sawp.. Déc 10 Prince Albert - Oudtshoorn - Déc 11 Oudtshoorn Calitzdorp De Hoop Déc 12 De hoop Bredasdorp Hermanus R43 Déc 13 Hermanus betty s bay Grabouw R44 Franschhloek Stellenbosch le cap R44 Déc 14 Le Cap Déc 15 Le Cap Déc 16 Vol Le Cap - Johannesburg Déc 17 Johannesburg depart 19h40
Je sais que l’itinéraire est chargé, mais je vous laisse le commenter, donner vos suggestions. Marakele, Mapungubwe et Pafuri sont incontournables pour moi. Dans quel sens le feriez-vous ? Pour les baleines, je pense qu'il sera trop tard pour en voir, même si on inverse le circuit.
Je n’ai pas encore épluché tous les messages des forums donc je vais certainement poser des questions qui ont déjà été posées, je me lance :
1. Voiture : Quels sont les agences de location à éviter ? Le Doit-on nettoyer la voiture avant de la rendre ou il faut juste qu'elle ne soit pas trop sale ? Quand je lis que certaines personnes ont leur caution une fois revenu en France et qu'ils ont l'air surpris de ne pas être remboursé dans l'intégralité, j’ai du mal à comprendre comment est-ce possible puisque le véhicule a certainement dû être vérifié au retour. Quelqu’un peut m’expliquer ce fonctionnement ?
Qu’elles sont les particularités de la conduite en AFS, hormis les essuies glaces pour tourner ? Les feux rouges se trouvent de l’autre côté de la rue comme aux USA ? Trouve-t-on de l’essence partout ? Les autoroutes sont payantes. De quel ordre sont les prix ?
2. Argent : nous voyageons toujours avec de l’argent liquide. Les taux de change sont-ils les mêmes partout où faut-il privilégier un endroit en particulier pour faire le change ?
3. Camping : Ce sera une 1ère à l’étranger, et on se pose beaucoup de questions sur l’organisation (glacière, table, réchaud…). J’ai lu que l’on pouvait acheter sur place des affaires mais qu’en fait-on par la suite ? Existe t'il un système de location de matériel de camping ?
4. Réserves : La vallée de la désolation fait- elle partie du parc Cambedoo ou peut-on y aller sans entrer dans le parc ? Au Kruger, à quoi correspondent les codes CK6 et CK6P dans un même camp exemple Punda Maria ?
Merci à vous tous pour les commentaires, infos… @+
Nous partons en Afrique du Sud du 17/11 au 17/12/2016, avec une arrivée prévue à 9h30. Dans la foulée, nous irons prendre possession de la voiture de location (petit modèle). Afin de limiter les coûts, nous camperons le plus souvent possible. Nous sommes plus paysage qu’animaux mais peut-être que ce sera la révélation une fois sur place. Habituellement, nous voyageons sans réservation, libre de rester plus longtemps ou de modifier notre itinéraire en fonction des rencontres faites, de la météo... Je pense réserver la 1ère nuit à Marakele, les nuits au Kruger et Shindzela (la folie du voyage) et pour le reste, le faire au jour le jour. Qu’en pensez-vous ? Voici une ébauche du circuit que nous envisageons de faire. On réservera le KTP, Augrabies … pour un prochain voyage couplé avec la Namibie.
Nov 17 Arrivée à 9h30 à Johannesburg - Départ Marakele Nov 18 Marakele - Départ en fin d'aprem vers Louise Trichardt Nov 19 Louise trichardt Nov 20 Mapungubwe Nov 21 Mapungubwe - Nuit avant Pafuri ? Nov 22 Pafuri - Shingwedi Nov 23 Shingwedi - Olifants ou Balule ? Nov 24 Olifants ou Balule ? - Orpen - Shindzela Nov 25 Shindzela - Blyde Nov 26 Blyde - Swaziland par Bulembu ou par AFS nuit ? Nov 27 Swaziland par Bulembu ou Afs Nuit Nov 28 Isimangaliso Nov 29 Isimangaliso Hluhluwe Nov 30 Hluhluwe Déc 1 Imofo Hluluwe Déc 2 Giant Castle Déc 3 Giant Castle Déc 4 Sani Pass Déc 5 Underberg par la 56 - Nuit à Elliot Déc 6 Elliot - Mount Zebra NP Déc 7 Mount Zebra NP Déc 8 Mount Zebra NP - Cambedoo Vallée de la désolation Déc 9 Graaff Reinet - Prince Albert par Meiringspoort ou Sawp.. Déc 10 Prince Albert - Oudtshoorn - Déc 11 Oudtshoorn Calitzdorp De Hoop Déc 12 De hoop Bredasdorp Hermanus R43 Déc 13 Hermanus betty s bay Grabouw R44 Franschhloek Stellenbosch le cap R44 Déc 14 Le Cap Déc 15 Le Cap Déc 16 Vol Le Cap - Johannesburg Déc 17 Johannesburg depart 19h40
Je sais que l’itinéraire est chargé, mais je vous laisse le commenter, donner vos suggestions. Marakele, Mapungubwe et Pafuri sont incontournables pour moi. Dans quel sens le feriez-vous ? Pour les baleines, je pense qu'il sera trop tard pour en voir, même si on inverse le circuit.
Je n’ai pas encore épluché tous les messages des forums donc je vais certainement poser des questions qui ont déjà été posées, je me lance :
1. Voiture : Quels sont les agences de location à éviter ? Le Doit-on nettoyer la voiture avant de la rendre ou il faut juste qu'elle ne soit pas trop sale ? Quand je lis que certaines personnes ont leur caution une fois revenu en France et qu'ils ont l'air surpris de ne pas être remboursé dans l'intégralité, j’ai du mal à comprendre comment est-ce possible puisque le véhicule a certainement dû être vérifié au retour. Quelqu’un peut m’expliquer ce fonctionnement ?
Qu’elles sont les particularités de la conduite en AFS, hormis les essuies glaces pour tourner ? Les feux rouges se trouvent de l’autre côté de la rue comme aux USA ? Trouve-t-on de l’essence partout ? Les autoroutes sont payantes. De quel ordre sont les prix ?
2. Argent : nous voyageons toujours avec de l’argent liquide. Les taux de change sont-ils les mêmes partout où faut-il privilégier un endroit en particulier pour faire le change ?
3. Camping : Ce sera une 1ère à l’étranger, et on se pose beaucoup de questions sur l’organisation (glacière, table, réchaud…). J’ai lu que l’on pouvait acheter sur place des affaires mais qu’en fait-on par la suite ? Existe t'il un système de location de matériel de camping ?
4. Réserves : La vallée de la désolation fait- elle partie du parc Cambedoo ou peut-on y aller sans entrer dans le parc ? Au Kruger, à quoi correspondent les codes CK6 et CK6P dans un même camp exemple Punda Maria ?
Merci à vous tous pour les commentaires, infos… @+
Itinéraire Pérou - Bolivie (et New York) English translation pending
Bonjour à tous !
J'aimerais avoir votre avis sur l'itinéraire que je me suis préparé pour le Pérou et la Bolivie pour cet été. J'ai l'habitude des voyages "routard" mais c'est ma première fois en Amérique. Je n'ai pas terminé de lire le Guide du Routard ni tous les blogs, mais je pense pouvoir vous présenter ce premier essai.
Pour information, je ne suis pas super fan des villes en général. Je suis plutôt nature, treks et vieilles pierres. Mais étant actuellement en moins bon état que d'habitude (sale dépression...), je ne pense pas qu'il soit raisonnable de planifier un trek ou une ascension de montagne (et je manque de temps de toute manière). Je sais que c'est un itinéraire assez ambitieux, mais je suis plus du genre "je n'irai probablement qu'une fois dans ce pays donc je veux voir un maximum de choses" plutôt que de prendre mon temps (on n'a pas tous la possibilité de partir plusieurs mois :p).
J'ai profité du fait que le vol fasse escale à New-York pour y faire escale 3 jours et demi. Je n'ai pas encore prévu ce que j'allais y voir, mais il y a de quoi faire. Par contre, si vous avez un contact sympa là-bas qui peut me loger pour 3 nuits, je suis preneur ! (Je me suis inscrit sur couchsurfing aussi, mais si vous connaissez quelqu'un...). Et au vol retour, il y a une escale de 6h à Miami...je ne sais pas si ça laisse le temps de faire un tour...
Sans plus tarder, voici mon ébauche d'itinéraire :
22/07 : Vol à 6h depuis Toulouse. Arrivée à 13h20 à New York. (13h20 de voyage). Repos. 23/07 : New-York 24/07 : New-York 25/07 : New-York. Vol à 23h45 pour Lima. (7h40 de voyage). 26/07 : Arrivée à 6h25 à Lima. Bus pour Ica (4h) puis taxi vers Huacachina. Buggy et sandboarding à 13h ou 16h. Puis bus pour Nazca ou nuit sur place. 27/07 : Survol de lignes de Nazca. Eventuellement cimetière de Chaucilla s’il y a le temps. Bus de nuit vers Arequipa (9h). 28/07 : Arequipa. Bus de nuit vers Cuzco (11h). 29/07 : Journée tampon (si jamais les journées 26/27 n'ont pas pu être réalisées comme prévu). 30/07 : Cuzco 31/07 : Vallée sacrée 01/08 : Machu Picchu 02/08 : Trajet Cuzco - Puno (8h de bus). 03/08 : Titicaca 04/08 : Titicaca 05/08 : Tiwanaku. Bus de nuit vers Potosi. 06/08 : Potosi (Visite de la mine). 07/08 : Trajet vers Tupiza (5h). Recherche d'une agence pour l'excursion. 08/08 : Excursion Salar d’Uyuni / Sud Lipez 09/08 : Excursion Salar d’Uyuni / Sud Lipez 10/08 : Excursion Salar d’Uyuni / Sud Lipez 11/08 : Excursion Salar d’Uyuni / Sud Lipez 12/08 : Trajet vers Sucre (3h) et visite de Sucre. 13/08 : Sucre. Bus de nuit vers La Paz (13h). 14/08 : Journée tampon. (Visite de La Paz si je suis dans les temps). 15/08 : La Paz. 16/08 : Vol de La Paz à 6h06 de la Paz vers Miami. Escale de 6h à Miami puis vol vers Madrid et Toulouse. 17/08 : Arrivée à Toulouse à 16h20.
Evidemment, souvent sur place c'est différent...on reste plus ou moins longtemps à un endroit, on trouve un bus à d'autres horaires... Je sais que je peux parfois gagner ou perdre du temps en fonction des aléas et de ma motivation. J'ai prévu deux journées "tampon" pour être un peu plus tranquille : comme je ne suis pas spécialement fan des villes, je peux rester moins longtemps à Cuzco et à La Paz, voire faire sauter Sucre si je manque de temps sur la fin (d'ailleurs ça vaut vraiment le coup, Sucre ?).
J'ai intentionnellement fait sauter la visite de Lima. Je sais que certains défendent la visite de la ville, mais entre le fait que je n'aime pas les villes, que c'est une capitale réputée dangereuse et que je n'ai pas beaucoup de temps, je pense que c'est une décision plus raisonnable. Sitôt arrivé à l'aéroport, je file vers le sud...
Mon budget est d'environ 1200/1300€ tout compris (sauf les vols, que j'ai payé également 1200€). Ça vous semble jouable ?
Au cours de mes recherches, j'ai pu m'apercevoir que les trajets en bus étaient sacrément longs, je ne m'étais pas rendu compte des distances...mais bon...pas trop le choix, je ne peux pas m'offrir tous les vols intérieurs. Pour le Machu Picchu, comme le train est super cher, je pense opter pour la méthode "aller en bus et retour en train".
Sachant que je n'ai pas pratiqué l'espagnol depuis 10 ans et que j'ai presque tout oublié, j'imagine qu'on peut se débrouiller avec le français/l'anglais/les mains comme en Asie ou ailleurs, non ? En Chine, je me faisais noter les noms des villes sur un carnet et ça suffisait à trouver le bon bus ou train, donc je ne me fais pas trop de soucis...
Voilà voilà, je pense que j'aurais d'autres questions ou modifications d'ici là, mais je suis vraiment preneur pour tout conseil sur cet itinéraire ou autre !
Merci infiniment d'avance, comme d'habitude, c'est toujours un plaisir d'organiser un voyage avec cette communauté !
J'aimerais avoir votre avis sur l'itinéraire que je me suis préparé pour le Pérou et la Bolivie pour cet été. J'ai l'habitude des voyages "routard" mais c'est ma première fois en Amérique. Je n'ai pas terminé de lire le Guide du Routard ni tous les blogs, mais je pense pouvoir vous présenter ce premier essai.
Pour information, je ne suis pas super fan des villes en général. Je suis plutôt nature, treks et vieilles pierres. Mais étant actuellement en moins bon état que d'habitude (sale dépression...), je ne pense pas qu'il soit raisonnable de planifier un trek ou une ascension de montagne (et je manque de temps de toute manière). Je sais que c'est un itinéraire assez ambitieux, mais je suis plus du genre "je n'irai probablement qu'une fois dans ce pays donc je veux voir un maximum de choses" plutôt que de prendre mon temps (on n'a pas tous la possibilité de partir plusieurs mois :p).
J'ai profité du fait que le vol fasse escale à New-York pour y faire escale 3 jours et demi. Je n'ai pas encore prévu ce que j'allais y voir, mais il y a de quoi faire. Par contre, si vous avez un contact sympa là-bas qui peut me loger pour 3 nuits, je suis preneur ! (Je me suis inscrit sur couchsurfing aussi, mais si vous connaissez quelqu'un...). Et au vol retour, il y a une escale de 6h à Miami...je ne sais pas si ça laisse le temps de faire un tour...
Sans plus tarder, voici mon ébauche d'itinéraire :
22/07 : Vol à 6h depuis Toulouse. Arrivée à 13h20 à New York. (13h20 de voyage). Repos. 23/07 : New-York 24/07 : New-York 25/07 : New-York. Vol à 23h45 pour Lima. (7h40 de voyage). 26/07 : Arrivée à 6h25 à Lima. Bus pour Ica (4h) puis taxi vers Huacachina. Buggy et sandboarding à 13h ou 16h. Puis bus pour Nazca ou nuit sur place. 27/07 : Survol de lignes de Nazca. Eventuellement cimetière de Chaucilla s’il y a le temps. Bus de nuit vers Arequipa (9h). 28/07 : Arequipa. Bus de nuit vers Cuzco (11h). 29/07 : Journée tampon (si jamais les journées 26/27 n'ont pas pu être réalisées comme prévu). 30/07 : Cuzco 31/07 : Vallée sacrée 01/08 : Machu Picchu 02/08 : Trajet Cuzco - Puno (8h de bus). 03/08 : Titicaca 04/08 : Titicaca 05/08 : Tiwanaku. Bus de nuit vers Potosi. 06/08 : Potosi (Visite de la mine). 07/08 : Trajet vers Tupiza (5h). Recherche d'une agence pour l'excursion. 08/08 : Excursion Salar d’Uyuni / Sud Lipez 09/08 : Excursion Salar d’Uyuni / Sud Lipez 10/08 : Excursion Salar d’Uyuni / Sud Lipez 11/08 : Excursion Salar d’Uyuni / Sud Lipez 12/08 : Trajet vers Sucre (3h) et visite de Sucre. 13/08 : Sucre. Bus de nuit vers La Paz (13h). 14/08 : Journée tampon. (Visite de La Paz si je suis dans les temps). 15/08 : La Paz. 16/08 : Vol de La Paz à 6h06 de la Paz vers Miami. Escale de 6h à Miami puis vol vers Madrid et Toulouse. 17/08 : Arrivée à Toulouse à 16h20.
Evidemment, souvent sur place c'est différent...on reste plus ou moins longtemps à un endroit, on trouve un bus à d'autres horaires... Je sais que je peux parfois gagner ou perdre du temps en fonction des aléas et de ma motivation. J'ai prévu deux journées "tampon" pour être un peu plus tranquille : comme je ne suis pas spécialement fan des villes, je peux rester moins longtemps à Cuzco et à La Paz, voire faire sauter Sucre si je manque de temps sur la fin (d'ailleurs ça vaut vraiment le coup, Sucre ?).
J'ai intentionnellement fait sauter la visite de Lima. Je sais que certains défendent la visite de la ville, mais entre le fait que je n'aime pas les villes, que c'est une capitale réputée dangereuse et que je n'ai pas beaucoup de temps, je pense que c'est une décision plus raisonnable. Sitôt arrivé à l'aéroport, je file vers le sud...
Mon budget est d'environ 1200/1300€ tout compris (sauf les vols, que j'ai payé également 1200€). Ça vous semble jouable ?
Au cours de mes recherches, j'ai pu m'apercevoir que les trajets en bus étaient sacrément longs, je ne m'étais pas rendu compte des distances...mais bon...pas trop le choix, je ne peux pas m'offrir tous les vols intérieurs. Pour le Machu Picchu, comme le train est super cher, je pense opter pour la méthode "aller en bus et retour en train".
Sachant que je n'ai pas pratiqué l'espagnol depuis 10 ans et que j'ai presque tout oublié, j'imagine qu'on peut se débrouiller avec le français/l'anglais/les mains comme en Asie ou ailleurs, non ? En Chine, je me faisais noter les noms des villes sur un carnet et ça suffisait à trouver le bon bus ou train, donc je ne me fais pas trop de soucis...
Voilà voilà, je pense que j'aurais d'autres questions ou modifications d'ici là, mais je suis vraiment preneur pour tout conseil sur cet itinéraire ou autre !
Merci infiniment d'avance, comme d'habitude, c'est toujours un plaisir d'organiser un voyage avec cette communauté !
Où se loger à Malte? English translation pending
Bonjour,
Nous venons à Malte dans le cadre professionnel pendant 15 jours fin septembre début octobre, nous serons sur La Valette la journée. Nous souhaiterions savoir où il serait sympa de loger afin de pouvoir découvrir le pays, les lieux sympas pour sortir, la plage....
Merci d'avance pour votre aide
Indonésie: trajet Bromo - Lovina Beach English translation pending
Bonjour,
Nous sommes en train de planifier notre voyage en Indonésie cet été. Nous avons une interrogation sur la possibilité de rejoindre Lovina Beach après le lever de soleil sur le Bromo. Est-ce faisable le jour-même ? par quel moyen de transport ? combien de temps ? Nous voyageons avec nos jumelles de 9 ans.
Merci d'avance pour votre aide,
Nous sommes en train de planifier notre voyage en Indonésie cet été. Nous avons une interrogation sur la possibilité de rejoindre Lovina Beach après le lever de soleil sur le Bromo. Est-ce faisable le jour-même ? par quel moyen de transport ? combien de temps ? Nous voyageons avec nos jumelles de 9 ans.
Merci d'avance pour votre aide,
Attitude très agressive d'un PNC sur un vol Swiss: que faire? English translation pending
Bonjour, je post mon histoire qui s'est déroulé tout juste hier,
J'en ai fais la réclamation sur le Facebook de Swiss, ainsi que sur la rubrique Contact, de Swiss.
Je vous raconte mon histoire, dîtes moi ce que vous en pensez ?
J'ai été victime d'un acte très grave sur un vol Swiss, vol de Genève à Nice par un personnel navigant de la Swiss. Je me suis endormi à peine après le décollage, je me réveille environ 30 minutes après, et actuellement sous traitement médicamenteux pour la dépression et le stress/anxiété, je subis de temps à autres, de grosse soif périodiquement, et des attaques de paniques, me sentant mal et voulant boire de l'eau à tout prix, j'appuie sur le bouton "hotesse", 5 minutes après ma requête, personne ne vient à mon appel, je tente cette fois d'appuyer à 4 reprises sur le bouton d'appel "hotesse", et là soudainement un personnel navigant viens, et me parle d'un ton très agressif, méprisant et de haute voix que je n'ai pas à faire ça, et que ça doit pas se reproduire, car c'est réservé aux urgences médicales " je lui explique de suite que je suis sous traitement médicamenteux et je subis des attaques de paniques et que j'ai de la tachycardie que celà relève du médical, et qu'il me faut absolument de l'eau je me sens très mal, j'ai la gorge très sèche et j'ai du mal à respirer, mais le personnel navigant fais la sourde oreille, et puis me dit " PAS MAINTENANT NOUS SOMMES EN DESCENTE " !!! Voilà le personnel navigant de Swiss comment m'as traité sur ce vol. Je désire porter cette affaire devant la DGAC, et déposer plainte contre la compagnie aérienne Swiss International Air Lines, pour traitement inadéquat, et mise en danger de la vie d'un passager
( réponse du modérateur de Swiss.. blabla qu'il faut contacté le service critique de Swiss.. ) Puis je réponds :
Merci, celà a été effectué, j'espère avoir une réponse, je me suis réellement senti humilié par ce Personnel Navigant, un monsieur âgé d'environ 30 ans. C'est la première fois qu'il m'arrive un tel incident déplorable, au vol aller, j'ai eu à faire à des PNC professionnel et cool qui m'ont même servi à plusieurs reprises de l'eau pendant le vol! Mais sur ce vol là, j'ai vraiment été humilié, et être rabaisser comme une vulgaire chose, je ne comprends pas comment une telle personne peux travailler sur une compagnie aérienne
J'ai dû voler sur une vingtaine de compagnie aérienne, sur au moins une centaine de vol, je n'ai jamais eu un tel comportement horrible envers ma personne jusqu'à que je croise ce steward sur Swiss sur le vol Genève-Nice LX0520 le 16 MAI 2016 ... HORRIBLE POUR MOI.
Je ne fais que copier/coller ce que j'ai écris sur le Facebook de Swiss, et leur prétendu service client.
Je vous raconte mon histoire, dîtes moi ce que vous en pensez ?
J'ai été victime d'un acte très grave sur un vol Swiss, vol de Genève à Nice par un personnel navigant de la Swiss. Je me suis endormi à peine après le décollage, je me réveille environ 30 minutes après, et actuellement sous traitement médicamenteux pour la dépression et le stress/anxiété, je subis de temps à autres, de grosse soif périodiquement, et des attaques de paniques, me sentant mal et voulant boire de l'eau à tout prix, j'appuie sur le bouton "hotesse", 5 minutes après ma requête, personne ne vient à mon appel, je tente cette fois d'appuyer à 4 reprises sur le bouton d'appel "hotesse", et là soudainement un personnel navigant viens, et me parle d'un ton très agressif, méprisant et de haute voix que je n'ai pas à faire ça, et que ça doit pas se reproduire, car c'est réservé aux urgences médicales " je lui explique de suite que je suis sous traitement médicamenteux et je subis des attaques de paniques et que j'ai de la tachycardie que celà relève du médical, et qu'il me faut absolument de l'eau je me sens très mal, j'ai la gorge très sèche et j'ai du mal à respirer, mais le personnel navigant fais la sourde oreille, et puis me dit " PAS MAINTENANT NOUS SOMMES EN DESCENTE " !!! Voilà le personnel navigant de Swiss comment m'as traité sur ce vol. Je désire porter cette affaire devant la DGAC, et déposer plainte contre la compagnie aérienne Swiss International Air Lines, pour traitement inadéquat, et mise en danger de la vie d'un passager
( réponse du modérateur de Swiss.. blabla qu'il faut contacté le service critique de Swiss.. ) Puis je réponds :
Merci, celà a été effectué, j'espère avoir une réponse, je me suis réellement senti humilié par ce Personnel Navigant, un monsieur âgé d'environ 30 ans. C'est la première fois qu'il m'arrive un tel incident déplorable, au vol aller, j'ai eu à faire à des PNC professionnel et cool qui m'ont même servi à plusieurs reprises de l'eau pendant le vol! Mais sur ce vol là, j'ai vraiment été humilié, et être rabaisser comme une vulgaire chose, je ne comprends pas comment une telle personne peux travailler sur une compagnie aérienne
J'ai dû voler sur une vingtaine de compagnie aérienne, sur au moins une centaine de vol, je n'ai jamais eu un tel comportement horrible envers ma personne jusqu'à que je croise ce steward sur Swiss sur le vol Genève-Nice LX0520 le 16 MAI 2016 ... HORRIBLE POUR MOI.
Je ne fais que copier/coller ce que j'ai écris sur le Facebook de Swiss, et leur prétendu service client.
6 jours à Londres (mars 2016) English translation pending
Bonjour,
Notre dernier séjour à Londres était il y a 20 ans .... On payait en livres, ils roulaient à gauche et la reine Elyzabeth régnait ! Eh ben, rien n'a changé 😎
Nous dormirons au Premier Inn St Pancras, près de la gare où arrive l'Eurostar même si nous arrivons en avion. Logique, le gars. En fait, la navette de Gatwick arrive aussi ici.

Nous prenons donc le train de la compagnie Thameslink. http://www.gatwickairport.com/to-and-from/rail/
Tout se fait sur des bornes automatiques et c'est très simple. Cette ligne ne fonctionne pas avec la carte Oyster que nous prendrons à la gare de St-Pancras où ce sera moins embouteillé !
Comme souvent sur Londres, on ne part pas gagnant sur la météo.

Ce sera "un peu" moins pire qu'annoncé sur les prévisions !
Notre dernier séjour à Londres était il y a 20 ans .... On payait en livres, ils roulaient à gauche et la reine Elyzabeth régnait ! Eh ben, rien n'a changé 😎
Nous dormirons au Premier Inn St Pancras, près de la gare où arrive l'Eurostar même si nous arrivons en avion. Logique, le gars. En fait, la navette de Gatwick arrive aussi ici.

Nous prenons donc le train de la compagnie Thameslink. http://www.gatwickairport.com/to-and-from/rail/
Tout se fait sur des bornes automatiques et c'est très simple. Cette ligne ne fonctionne pas avec la carte Oyster que nous prendrons à la gare de St-Pancras où ce sera moins embouteillé !
Comme souvent sur Londres, on ne part pas gagnant sur la météo.

Ce sera "un peu" moins pire qu'annoncé sur les prévisions !
Croisière MSC Preziosa du 6 au 13 mai English translation pending
Bonjour
Je me présente Allan Girard Voilà du 6 au 13 mai nous faisons la croisiere avec msc Marseille/genes/Rome/Palerm/Malte/Palma/Valence/Marseille
Je voulais avoir des renseignements sur les excursions, faut t'ils prendre celle proposée ou bien peu t'on se débrouille seul (sachant que j'aurai mes enfant de 5 et 7ans avec moi) De plus compris dans ma réservation il y a 2forfait allegro num 1 vin/eau et 2 forfait allegro num3 sans alcool Nous serons en cabine balcon aurea
Pour nous se sera une 1er et se sera pour nos 10ans de mariage avec ma femme, alors autant dire que je veux que se soit un merveilleux souvenir pour ma femme mes gosses et moi même
Je vous remercie par avance pour tt les renseignements que je pourrais avoir Et bien sûr je vous ferais un bon C/R avec toutes les belles faute d'orthographe que je peu faire.
Je me présente Allan Girard Voilà du 6 au 13 mai nous faisons la croisiere avec msc Marseille/genes/Rome/Palerm/Malte/Palma/Valence/Marseille
Je voulais avoir des renseignements sur les excursions, faut t'ils prendre celle proposée ou bien peu t'on se débrouille seul (sachant que j'aurai mes enfant de 5 et 7ans avec moi) De plus compris dans ma réservation il y a 2forfait allegro num 1 vin/eau et 2 forfait allegro num3 sans alcool Nous serons en cabine balcon aurea
Pour nous se sera une 1er et se sera pour nos 10ans de mariage avec ma femme, alors autant dire que je veux que se soit un merveilleux souvenir pour ma femme mes gosses et moi même
Je vous remercie par avance pour tt les renseignements que je pourrais avoir Et bien sûr je vous ferais un bon C/R avec toutes les belles faute d'orthographe que je peu faire.
Séjour à Khao Lak en juin English translation pending
Bonjour,
J'aurai besoin d'avis sur un séjour que je commence a planifier pour la Thailande.
1/Je cherche un endroit calme mais avec des choses a faire a coté (restau, bar, visite ect...) J'ai trouvé comme destination Khao Lak et notamment l’hôtel Moracea (http://www.promovacances.com/hotel-moracea-resort-khao-lak/thailande-khao-lak-43501.html) Selon vous est-ce le bon endroit?
2/Je compte partir en mi-Juin pendant les moussons: On m'a parlé de pluie forte mais rare et brève (<1heure) donc rien pour gâcher les vacances. Etes vous d'accord?
3/Concernant les vaccins et récemment le virus zika: quel vaccin faire, et pour le virus vaut il mieux reporter son voyage?
Merci d'avance pour vos retour et témoignage.
J'aurai besoin d'avis sur un séjour que je commence a planifier pour la Thailande.
1/Je cherche un endroit calme mais avec des choses a faire a coté (restau, bar, visite ect...) J'ai trouvé comme destination Khao Lak et notamment l’hôtel Moracea (http://www.promovacances.com/hotel-moracea-resort-khao-lak/thailande-khao-lak-43501.html) Selon vous est-ce le bon endroit?
2/Je compte partir en mi-Juin pendant les moussons: On m'a parlé de pluie forte mais rare et brève (<1heure) donc rien pour gâcher les vacances. Etes vous d'accord?
3/Concernant les vaccins et récemment le virus zika: quel vaccin faire, et pour le virus vaut il mieux reporter son voyage?
Merci d'avance pour vos retour et témoignage.
Supermarché à Talkeetna (Alaska) English translation pending
Bonjour à tous,
notre voyage de cet été en Alaska prend forme, nous peaufinons les détails puisque la préparation est pour moi est déjà une partie du voyage😛
J'ai une question très précise pour ceux qui connaissent le coin, nous arriverons très tôt sur Talkeena le matin avec notre RV et on devra faire le plein de provisions et achat en tout genre avant le Denali et le reste (environ pour une bonne semaine d'autonomie vu que les vacances c'est aussi ne pas faire les courses!): Quel est le meilleur supermarché dans cette ville pour ça, avec rayon frais, bonne viande etc? Merci pour vos avis
J'ai une question très précise pour ceux qui connaissent le coin, nous arriverons très tôt sur Talkeena le matin avec notre RV et on devra faire le plein de provisions et achat en tout genre avant le Denali et le reste (environ pour une bonne semaine d'autonomie vu que les vacances c'est aussi ne pas faire les courses!): Quel est le meilleur supermarché dans cette ville pour ça, avec rayon frais, bonne viande etc? Merci pour vos avis
Southwest Express en juillet 2016 (États-Unis) English translation pending
Bonjour,
Un retour dans l’ouest n’était pas prévu pour cette année, mais… l’envie l’a emporté sur la raison !
Nous avons donc acheté 4 billets d’avion il y a une semaine pour nous envoler vers Denver en juillet. Nous partons avec nos enfants (11 et 13 ans) pour une boucle qui englobera la partie est de l’Utah, un petit bout d’Arizona et le Nouveau-Mexique.
Ne pouvant pas partir longtemps, il a fallu imaginer un circuit sur 15 jours et j’ai encore quelques doutes sur le programme que voici :
J1 : vol et arrivée en fin de journée à Denver – Nuit à l’ouest de Denver. J2 : Denver > Colorado NM > Moab – Nuit à Moab J3 : Canyonlands, The Needles (rando Chesler Park) – Nuit à Moab J4 : Canyonlands, Island in the sky (rando False kiva, retour par Shafer trail) – Nuit à Moab J5 : Moab > Natural Bridges NM – Nuit à Mexican Hat J6 : Mexican Hat > Canyon de Chelly (visite l’après-midi) – Nuit à Chinle J7 : Chinle > Hope Arch > Ship Rock > Bisti badlands (visite fin d’après-midi) – Nuit à Farmington J8 : Farmington > Kasha Katuwe Tent Rocks – Nuit à Albuquerque J9 : Albuquerque (visite old town le matin) > White Sands NM – Nuit à Alamogordo J10 : White Sands > Santa Fe par le Turquoise Trail – Nuit à Santa Fe J11 : Bandelier NM + visite Santa Fe – Nuit à Santa Fe J12 : Taos, Taos Pueblo, Chimayo – Nuit à Santa Fe J13 : Santa Fe > Great Sand Dunes – Nuit à GSD J14 : GSD > Denver par Canon City (+ outlets à Castle Rock) – Nuit à Denver J15 : vol retour à 13h
Est-ce que ce circuit vous semble cohérent et bien équilibré ?
Pour info, autour de Moab nous connaissons déjà Arches NP, Corona arch et une partie d’Island in the sky. Nous avons aussi visité VOTG et Gooseneck SP en 2014 et Monument Valley il y a 3 ans.
Compte tenu du peu de temps disponible, je tiens absolument à éviter des étapes « juste pour couper le trajet » ; c’est pourquoi le J10 j’ai prévu de faire White Sands > Santa Fe d’une traite. De plus, je n’ai pas trouvé grand chose méritant un arrêt sur la route, hormis peut-être Valley of Fires ?
Je me pose aussi la question de faire Natural Bridges > Chinle directement le J5 (environ 2h30 de route), ce qui permettrait de visiter le Canyon de Chelly le matin du J6 et Bisti badlands le matin du J7. Mais après ça me décale tout… Et je pense qu’il est préférable de visiter ces deux sites en fin de journée, non ?
Autrement, même si je n’aime pas aller deux fois au même endroit, on peut faire un effort 😛 et retourner à MV le J6 avant le Canyon de Chelly ; sans quoi j’ai l’impression que cette journée va être un peu vide. À moins qu’on tente Recapture pocket, mais dans ce cas il faut loger la veille à Bluff plutôt que Mexican Hat.
Sinon j’ai une variante, du J5 au J10 :
J5 : Moab > Natural Bridges NM > Farmington – Nuit à Farmington J6 : Bisti badlands (visite le matin) > Ship Rock > Chinle – Nuit à Chinle J7 : Canyon de Chelly (visite le matin) – Nuit à Grants J8 : El Malpais > Alamogordo (visite White Sands en fin de journée) – Nuit à Alamogordo J9 : White Sands > Albuquerque (visite old town) – Nuit à Albuquerque J10 : Kasha Katuwe Tent Rocks > Santa Fe – Nuit à Santa Fe
Le problème de cette variante, c’est que Grants représente exactement ce que je voudrais éviter : une étape pour couper le trajet ; puisque El Malpais ne nous intéresse pas vraiment.
Voilà, je crois que j’ai à peu près tout dit. À vous maintenant, j'ai hâte de lire vos avis et suggestions 🙂
Un retour dans l’ouest n’était pas prévu pour cette année, mais… l’envie l’a emporté sur la raison !
Nous avons donc acheté 4 billets d’avion il y a une semaine pour nous envoler vers Denver en juillet. Nous partons avec nos enfants (11 et 13 ans) pour une boucle qui englobera la partie est de l’Utah, un petit bout d’Arizona et le Nouveau-Mexique.
Ne pouvant pas partir longtemps, il a fallu imaginer un circuit sur 15 jours et j’ai encore quelques doutes sur le programme que voici :
J1 : vol et arrivée en fin de journée à Denver – Nuit à l’ouest de Denver. J2 : Denver > Colorado NM > Moab – Nuit à Moab J3 : Canyonlands, The Needles (rando Chesler Park) – Nuit à Moab J4 : Canyonlands, Island in the sky (rando False kiva, retour par Shafer trail) – Nuit à Moab J5 : Moab > Natural Bridges NM – Nuit à Mexican Hat J6 : Mexican Hat > Canyon de Chelly (visite l’après-midi) – Nuit à Chinle J7 : Chinle > Hope Arch > Ship Rock > Bisti badlands (visite fin d’après-midi) – Nuit à Farmington J8 : Farmington > Kasha Katuwe Tent Rocks – Nuit à Albuquerque J9 : Albuquerque (visite old town le matin) > White Sands NM – Nuit à Alamogordo J10 : White Sands > Santa Fe par le Turquoise Trail – Nuit à Santa Fe J11 : Bandelier NM + visite Santa Fe – Nuit à Santa Fe J12 : Taos, Taos Pueblo, Chimayo – Nuit à Santa Fe J13 : Santa Fe > Great Sand Dunes – Nuit à GSD J14 : GSD > Denver par Canon City (+ outlets à Castle Rock) – Nuit à Denver J15 : vol retour à 13h
Est-ce que ce circuit vous semble cohérent et bien équilibré ?
Pour info, autour de Moab nous connaissons déjà Arches NP, Corona arch et une partie d’Island in the sky. Nous avons aussi visité VOTG et Gooseneck SP en 2014 et Monument Valley il y a 3 ans.
Compte tenu du peu de temps disponible, je tiens absolument à éviter des étapes « juste pour couper le trajet » ; c’est pourquoi le J10 j’ai prévu de faire White Sands > Santa Fe d’une traite. De plus, je n’ai pas trouvé grand chose méritant un arrêt sur la route, hormis peut-être Valley of Fires ?
Je me pose aussi la question de faire Natural Bridges > Chinle directement le J5 (environ 2h30 de route), ce qui permettrait de visiter le Canyon de Chelly le matin du J6 et Bisti badlands le matin du J7. Mais après ça me décale tout… Et je pense qu’il est préférable de visiter ces deux sites en fin de journée, non ?
Autrement, même si je n’aime pas aller deux fois au même endroit, on peut faire un effort 😛 et retourner à MV le J6 avant le Canyon de Chelly ; sans quoi j’ai l’impression que cette journée va être un peu vide. À moins qu’on tente Recapture pocket, mais dans ce cas il faut loger la veille à Bluff plutôt que Mexican Hat.
Sinon j’ai une variante, du J5 au J10 :
J5 : Moab > Natural Bridges NM > Farmington – Nuit à Farmington J6 : Bisti badlands (visite le matin) > Ship Rock > Chinle – Nuit à Chinle J7 : Canyon de Chelly (visite le matin) – Nuit à Grants J8 : El Malpais > Alamogordo (visite White Sands en fin de journée) – Nuit à Alamogordo J9 : White Sands > Albuquerque (visite old town) – Nuit à Albuquerque J10 : Kasha Katuwe Tent Rocks > Santa Fe – Nuit à Santa Fe
Le problème de cette variante, c’est que Grants représente exactement ce que je voudrais éviter : une étape pour couper le trajet ; puisque El Malpais ne nous intéresse pas vraiment.
Voilà, je crois que j’ai à peu près tout dit. À vous maintenant, j'ai hâte de lire vos avis et suggestions 🙂
Compte-rendu Celebrity Eclipse Caraïbes du Sud du 6 au 20 mars 2016 English translation pending
Bonjour à tous,
Voici comme promis le compte-rendu d’une croisière que nous avons faite à bord d’un 4ième navire de la classe Solstice de Celebrity. Les Caraïbes étant une destination assez connue, je vais tenter de me limiter à ce qui pourrait inciter à choisir cette croisière ou pas... 🤪
En préambule, permettez-moi une petite réflexion😎… Par déformation professionnelle, je suis parfois pointilleux… J’ai été étonné de constater que même si le navire est entretenu continuellement, propre et encore superbe, les quelques 6 années d’usage répété par des milliers de passagers finissent par se faire sentir au niveau du mobilier et causer le vieillissement de certains détails aux installations, comme des joints de scellants à refaire, des portes de garde-robe ou de douche récalcitrantes, etc. Nous avons été sur le Silhouette en 2012 alors âgé de moins d’un an, l’Equinox en 2013 alors âgé de 4 ans, le Reflection en 2014 alors âgé de 2 ans… Quant au dernier, le Solstice, je ne sais pas… mais il date de 2008…
Ayant réservé avec une agence spécialisée dans les croisières accompagnées francophones, nous avons rencontré notre sympathique accompagnatrice, vers 3 h du matin à l’aéroport (Montréal), laquelle nous remet nos badges et documents informatifs. Nous, un groupe de 37 personnes, nous rejoindrons à l’aéroport de Fort Lauderdale en vue de notre transfert en bus vers le port de Miami.

6 mars – Miami - Embarquement. Comme toujours, les procédures d’embarquement Celebrity sont bien rodées et l’accueil à bord du navire demeure sympathique, avec petit « drink » à la main. Nous aurons nos bagages peu de temps après avoir eu accès aux cabines, mais auparavant, un soudain petit creux nous incite à nous rendre au buffet Oceanview Café pour le diner, regorgeant comme toujours de nourriture aussi fraîche que variée. D’autres passagers sont quant à eux déjà à la piscine ou à proximité, profitant dès maintenant du climat nettement plus confortable que sous nos latitudes… La visite du navire pourra attendre un peu, finalement. Nous trouvons les incitatifs à acheter forfaits boissons et restaurants de spécialité un peu trop présents, et ils le seront parfois, tout au long de la croisière.
Un mot sur le bulletin journalier « Celebrity Today » : dont nous recevions l’édition originale anglaise, et aussi, sans qu’on le demande, une édition partielle en français… Wow! Sauf que cette fois, la traduction se révélera de très mauvaise qualité (du style traduction Google)😠 et comportera des informations incomplètes et même erronées; je leur en ai fait part dans le sondage de satisfaction, leur disant que même s’ils s’en excusent, nous aurions carrément préféré qu’ils ne fournissent pas de version française (OK, nous les Québécois, on se froisse peut-être facilement à ce sujet). Je soupçonne que cette situation relève directement de l’hôte international… On en a déjà eu un, un Belge, Mathieu, qui prenait son rôle plus au sérieux.
Notre cabine 7306 (balcon cat. 2B) : les chaloupes de sauvetage étant au niveau 5, aucune obstruction si ce n’est en regardant vers le bas. Une suggestion : si vous avez le choix, optez pour une cabine où la déviation du mur latéral pour le lit est près de la salle de bain et non au fond; la cabine n’est pas plus grande mais la disposition est plus pratique pour les déplacements.😉
Nous avions comme toujours opté pour le « Select Dining », le souper à heure libre dans la plage de 17h45 à 21h00. L’hôtesse de la salle à manger principale nous est familière, elle avait été sur le Reflection il y a 2 ans… Rapidement, cette sympathique jeune femme a compris nos préférences et s’est efforcée de nous sortir quelques mots en français. Internet : nous achetons un forfait de 90 minutes à 25% de rabais grâce à notre statut « Select »… Simplement pour aller rapidement voir nos mails, les minutes y ont passé, le lien Internet étant très lent.
Pour le spectacle de soirée, toujours annoncé « Celebrity Showtime », aura deux représentations, 19h et 21h, sauf le 10 mars (20h30 et 22h30). Il semblerait que celle de 21heures jouissait d’une plus grande assistance que celle de 19 heures, notre choix, où la salle n’était en moyenne remplie qu’aux deux-tiers environ. Je vais donner quelques détails de ces spectacles puisque dans une croisière on ne sait rien à l’avance sur les divertissements. Ce premier soir, la prestation des artistes, pourtant talentueux, ne nous a pas vraiment accrochés… Question de goût, peut-être, ou parce que debout depuis 2 heures du matin… D’ailleurs, le lit confortable nous appellera tôt! Par la suite, certaines activités musicales intéressantes se tiendront tard en soirée, auxquelles nous n’assisterons pas parce que nous sommes des lève-tôt.
7 mars – Premier jour en mer. IL est 9h30, notre accompagnatrice nous ayant conviés à une rencontre informative de début de croisière, répond aux questions, etc. Sympathique et permettant de tisser quelques liens avec d’autres passagers francophones. Chaque soir, à la porte de notre cabine, nous aurons une note de sa part, activités primées du lendemain incluant quelques-unes qu’elle nous aura organisées ou dégotées. Elle nous invite par ailleurs à se joindre à elle pour sa petite séance de Qi Gong matinal (à 7h00 au pont 15, là où il y a de la pelouse, oui, de la vraie pelouse…) Nous serons quatre à répondre à son aimable invitation…🙂
En passant, j’apprendrai plus tard par un officier que nous sommes plus de 200 francophones à bord, très largement d’origine canadienne… Et effectivement, je n’ai rencontré aucun passager francophone européen… Dommage, j’aurais bien apprécié.😕
Le souper en salle à manger demeure fidèle à ce à quoi nous sommes « habitués » sur Celebrity : nourriture de qualité, généralement en quantité amplement suffisante, avec un service courtois, qui deviendra graduellement plus « amical ». Bref, satisfaction quasi-totale.😛 Quant au spectacle de soirée, « Rock City », même visiblement bien ficelé, se révèle une extravagance de musique tonitruante et de costumes peu colorés et encore moins gracieux… Mais bon, c’est encore notre opinion. Un mot sur la tenue de soirée, le « Evening Chic » remplace dorénavant le « Formal Attire »; nous constatons une légère différence avec le passé, si ce n’est un net recul au niveau du veston cravate. Sur les deux semaines, il n’y aura finalement que deux de ces soirées un peu plus « habillées », les autres seront simplement « Smart Casual ».
8 mars – 2ième jour en mer. Visite guidée en français des cuisines à 10h30, planifiée par notre accompagnatrice. Pour le souper, elle nous avait négocié un prix spécial au restaurant Q-Sine, avec service en français😉; nous étions une dizaine. Personnellement, nous sommes heureux de l’avoir expérimenté sans plus, cette cuisine étant justement un peu trop « expérimentale »; pour les bons mangeurs, toutefois, il y avait là matière à satisfaction.😊
9 mars – Aruba – Arrivée à 8h, tous à bord à 19h30 Excursion guidée en français avec Stéphane, un résident d’origine Française, un peu brouillon dans son approche mais néanmoins sympathique et efficace; nous aurons vu et appris bien des choses, incluant un amusant petit cours de Papiamento (Bon bini, Bon dia, etc.)

Spectacle de soirée: un certain Ryan Joyce, illusionniste intéressant, belle performance.
10 mars – Curaçao – Arrivée à 7h 9h00-13h00 : Excursion Celebrity (en anglais) « Curaçao Highlights and Beach Fun »; belles visites et arrêt à Mambo Beach, un endroit bien aménagé avec boutiques et restos, bars, belle plage de sable quelque peu « croustillant », avec des endroits ombragés disponibles; on se loue 2 transats pour 3,50$US chacun incluant une bouteille d’eau. La guide nous amuse aussi avec son coloré Papiamento… Masha danki!

17h30-20h00 : Excursion Celebrity (en anglais) “City Lights Walking Tour and Maritime History”; la sympathique guide d’origine allemande connaît très bien son sujet et en donne beaucoup plus que le client en demande… Ouf!😮

Spectacle de soirée : une chanteuse britannique, Nicola Ward, dont nous manquerons le début de la prestation. Bof. Souper au buffet par la suite et non en salle à manger. Le sommeil des passagers ne risque pas d’être dérangé par les mouvements du navire puisque nous restons à quai…
11 mars – Curaçao – Tous à bord à 16h30 Aucune excursion, mais une balade à pied avec quelques membres de notre groupe francophone et retour sur le navire pour le diner.
Spectacle de soirée : « Tribute to Billy Joel » avec David James Guidice, que nous ne connaissons pas, comme la majorité des autres « performers » d’ailleurs… Dans l’ensemble ce fut une bonne prestation.
12 mars – 3ième jour en mer Jeux de parterre proposés par notre accompagnatrice (jeu de poches, pétanque avec des boules de plastique puisque on joue sur la pelouse…). Présentation de soufflage de verre (Hot Glass Show); à voir, ces gens-là sont talentueux et produisent des pièces parfois impressionnantes grâce à leurs fours allant jusqu’à quelque 2500 degrés Celsius! 😮Nous en avions aussi vu sur l’Equinox, je crois.
Spectacle de soirée : nous avons droit à la prestation d’une certaine Zoë Tyler, chanteuse britannique je crois. Encore bof… Ah mais quand même, j’oubliais oublier… Je me dois de souligner le talent et la versatilité des musiciens du navire, qui participent à la majorité des spectacles.
13 mars – Barbade – Arrivée à 8h00, tous à bord à 23h30 13h00-16h30 : Excursion Celebrity (en anglais) « 4 x 4 Adventure & Green Monkey Encounter » : assez cher (111.65$CAD pp) on se rend en jeep safari de 10 passagers, un peu de pluie mais nous aurons entre autres l’occasion d’observer les singes de près. A ce prix on a droit à un rhum punch, ma foi, pas mauvais du tout…😉

Spectacle de la soirée : là on est en pays de connaissance, pour l’avoir déjà vu, Doug Cameron tire de son magnifique violon vert un répertoire vivant, varié, combiné à une présence sur scène hors du commun. Très apprécié.
14 mars – Ste-Lucie – Arrivée à 8h00, tous à bord à 16h30 8h30-15h00 : Excursion guidée en français avec Sophie, une québécoise d’origine; nous ferons des arrêts parfois immersifs et intéressants, un petit buffet diner dans un restaurant local avec vue sur les Pitons😛; visite de la Soufrière, un volcan fumant dont les effluves sont tout sauf charmantes… Cette eau grise ruisselante aurait des vertus thérapeutiques à s’y baigner… Merci quand même…🙁

Spectacle de soirée : Karen Grainger, une canadienne torontoise qui fait dans la chanson d’imitation, rappelant Véronic Dicaire, mieux connue, je crois. Elle offre une bonne prestation, changeant de perruque ou de costume, son imitation de Céline Dion était assez bien, d’autres aussi. Pleine d’énergie, elle a plu beaucoup.
15 mars – Antigua – Arrivée à 9h00, tous à bord à 17h30 9h30-12h30 : Excursion Celebrity (en anglais) : « Catamaran Sail, Snorkel & Beach Cruise » : on s’entasse sur ce catamaran pour se rendre à l’endroit prévu en « haute mer » pour la plongée avec tuba… Pour les habitués du « snorkelling » ce fut merveilleux… Nous? Comme c’était la première fois, je considère que ce fut par notre faute un échec monumental 🏴☠️(un autre couple a vécu semblable déception) : je conseillerais donc vivement aux néophytes de se pratiquer un peu en piscine auparavant… Après, sur le catamaran, rhum punch et quelques sandwiches, arrêt à la plage (Deep Bay beach), un bel endroit. Au retour, musique locale et animation par le personnel, danse avec les passagers, limbo, etc. Belle matinée quand même!😎

Spectacle de soirée : « The chandelier », se voulant « à grand déploiement », avec chanteurs, danseurs et acrobates. Beaux décors et costumes cette fois, musique enregistrée mais bien choisie.
16 mars – St-Kitts – Arrivée à 8h00, tous à bord à 16h30 Notre première visite sur cette île. 9h00 – 15h00 : excursion privée réservée par Internet avec Grey’s Island Tours (Grand Tour of St-Kitts), bien cotée et appréciée par certains membres VF. Nous sommes accueillis par le patron, Thenford Grey, et nous montons à bord d’un minibus de 12 passagers mais nous ne serons que huit, nous deux étant les seuls francophones du groupe. Le guide/chauffeur, frère de Thenford, est très sympathique et connaît très bien son île, il parle lentement un anglais simple et facile à comprendre, de ce côté tout va bien, et nous ferons des arrêts intéressants…🙂 Sauf qu’il n’a pas su ou voulu gérer les 2 couples d’indisciplinés et retardataires du groupe et à leur égard il se montre trop flexible à notre goût; on a perdu du temps et par la suite il a dû faire des entorses à l’itinéraire, source de frustration. Bref, un professionnalisme douteux.😠
Spectacle de soirée : deux artistes déjà vus se partagent la scène.
17 mars – St-Maarten/St-Martin – Arrivée à 8h00, tous à bord à 16h30 Il y a plusieurs navires au port, dont le Allure of the Seas, magnifiquement énorme! 8h30-12h30 : Excursion guidée en français avec Sylvie, une luxembourgeoise d’origine pour qui les réalités culturelles hollandaise et française n’ont plus vraiment de secrets. On était déjà venus deux fois auparavant, pour cette fois repartir avec plus de souvenirs en tête, entre autres un bref arrêt à la fameuse plage aux avions (Maho Beach), un peu de « shopping » au marché de Marigot et à Orient Beach, magnifique endroit.


Spectacle de soirée : Liam Ryder : chanteur et pianiste, un beau début de soirée.
18 mars – 4ième jour en mer Réunion de débarquement par notre accompagnatrice francophone. Visite de l’arrière scène du théâtre, ça vaut la peine de voir, au moins une fois. Diner avec notre groupe à la salle à manger principale (Moonlight Sonata), avec un petit toast au mousseux… En après-midi, tournoi revanche de pétanque au pont 15, près du Sunset Bar, où nos performances et échanges verbaux colorés 😏ont diverti, sinon amusé plusieurs passagers étrangers sirotant leurs cocktails!
Spectacle de soirée : une autre occasion à « grand déploiement » avec la troupe du Eclipse, « Topper », musique, performances et costumes bien appréciés.
19 mars – 5ième jour en mer Un peu de tristesse, quand même, il faut préparer nos bagages pour les déposer dans le corridor avant 23 heures. Comme déjà mentionné dans des posts antérieurs, fini le brunch en salle à manger, il est remplacé par le "Extravaganza Lunch Buffet" au pont 14, beaucoup plus modeste, sans sculptures, etc, mais un menu plus élaboré que le buffet habituel du midi et surtout, moins de gaspillage de nourriture...
Côté spectacles, Celebrity a donné un grand coup pour cette même dernière journée de croisière : à 14h30 à la salle de spectacle, Jordan Peterson, chanteur et pianiste, pour un hommage à Elton John, bien ficelé et très agréable dans ses interprétations de grands succès. En soirée, la formation « Hard Days Night » occupe la scène pour un hommage aux Beatles, avec changements de costumes et un très bon rendu musical et visuel de quelques succès. Une fin de croisière toute en beauté, avec participation de la salle.😛🙂

20 mars – Miami - Débarquement Les matins de débarquement ont toujours un peu d’inconnu et de délais, mais le tout s’est déroulé sans anicroche.
Bonnes futures croisières à tous!
En préambule, permettez-moi une petite réflexion😎… Par déformation professionnelle, je suis parfois pointilleux… J’ai été étonné de constater que même si le navire est entretenu continuellement, propre et encore superbe, les quelques 6 années d’usage répété par des milliers de passagers finissent par se faire sentir au niveau du mobilier et causer le vieillissement de certains détails aux installations, comme des joints de scellants à refaire, des portes de garde-robe ou de douche récalcitrantes, etc. Nous avons été sur le Silhouette en 2012 alors âgé de moins d’un an, l’Equinox en 2013 alors âgé de 4 ans, le Reflection en 2014 alors âgé de 2 ans… Quant au dernier, le Solstice, je ne sais pas… mais il date de 2008…
Ayant réservé avec une agence spécialisée dans les croisières accompagnées francophones, nous avons rencontré notre sympathique accompagnatrice, vers 3 h du matin à l’aéroport (Montréal), laquelle nous remet nos badges et documents informatifs. Nous, un groupe de 37 personnes, nous rejoindrons à l’aéroport de Fort Lauderdale en vue de notre transfert en bus vers le port de Miami.

6 mars – Miami - Embarquement. Comme toujours, les procédures d’embarquement Celebrity sont bien rodées et l’accueil à bord du navire demeure sympathique, avec petit « drink » à la main. Nous aurons nos bagages peu de temps après avoir eu accès aux cabines, mais auparavant, un soudain petit creux nous incite à nous rendre au buffet Oceanview Café pour le diner, regorgeant comme toujours de nourriture aussi fraîche que variée. D’autres passagers sont quant à eux déjà à la piscine ou à proximité, profitant dès maintenant du climat nettement plus confortable que sous nos latitudes… La visite du navire pourra attendre un peu, finalement. Nous trouvons les incitatifs à acheter forfaits boissons et restaurants de spécialité un peu trop présents, et ils le seront parfois, tout au long de la croisière.
Un mot sur le bulletin journalier « Celebrity Today » : dont nous recevions l’édition originale anglaise, et aussi, sans qu’on le demande, une édition partielle en français… Wow! Sauf que cette fois, la traduction se révélera de très mauvaise qualité (du style traduction Google)😠 et comportera des informations incomplètes et même erronées; je leur en ai fait part dans le sondage de satisfaction, leur disant que même s’ils s’en excusent, nous aurions carrément préféré qu’ils ne fournissent pas de version française (OK, nous les Québécois, on se froisse peut-être facilement à ce sujet). Je soupçonne que cette situation relève directement de l’hôte international… On en a déjà eu un, un Belge, Mathieu, qui prenait son rôle plus au sérieux.
Notre cabine 7306 (balcon cat. 2B) : les chaloupes de sauvetage étant au niveau 5, aucune obstruction si ce n’est en regardant vers le bas. Une suggestion : si vous avez le choix, optez pour une cabine où la déviation du mur latéral pour le lit est près de la salle de bain et non au fond; la cabine n’est pas plus grande mais la disposition est plus pratique pour les déplacements.😉

Nous avions comme toujours opté pour le « Select Dining », le souper à heure libre dans la plage de 17h45 à 21h00. L’hôtesse de la salle à manger principale nous est familière, elle avait été sur le Reflection il y a 2 ans… Rapidement, cette sympathique jeune femme a compris nos préférences et s’est efforcée de nous sortir quelques mots en français. Internet : nous achetons un forfait de 90 minutes à 25% de rabais grâce à notre statut « Select »… Simplement pour aller rapidement voir nos mails, les minutes y ont passé, le lien Internet étant très lent.
Pour le spectacle de soirée, toujours annoncé « Celebrity Showtime », aura deux représentations, 19h et 21h, sauf le 10 mars (20h30 et 22h30). Il semblerait que celle de 21heures jouissait d’une plus grande assistance que celle de 19 heures, notre choix, où la salle n’était en moyenne remplie qu’aux deux-tiers environ. Je vais donner quelques détails de ces spectacles puisque dans une croisière on ne sait rien à l’avance sur les divertissements. Ce premier soir, la prestation des artistes, pourtant talentueux, ne nous a pas vraiment accrochés… Question de goût, peut-être, ou parce que debout depuis 2 heures du matin… D’ailleurs, le lit confortable nous appellera tôt! Par la suite, certaines activités musicales intéressantes se tiendront tard en soirée, auxquelles nous n’assisterons pas parce que nous sommes des lève-tôt.
7 mars – Premier jour en mer. IL est 9h30, notre accompagnatrice nous ayant conviés à une rencontre informative de début de croisière, répond aux questions, etc. Sympathique et permettant de tisser quelques liens avec d’autres passagers francophones. Chaque soir, à la porte de notre cabine, nous aurons une note de sa part, activités primées du lendemain incluant quelques-unes qu’elle nous aura organisées ou dégotées. Elle nous invite par ailleurs à se joindre à elle pour sa petite séance de Qi Gong matinal (à 7h00 au pont 15, là où il y a de la pelouse, oui, de la vraie pelouse…) Nous serons quatre à répondre à son aimable invitation…🙂
En passant, j’apprendrai plus tard par un officier que nous sommes plus de 200 francophones à bord, très largement d’origine canadienne… Et effectivement, je n’ai rencontré aucun passager francophone européen… Dommage, j’aurais bien apprécié.😕
Le souper en salle à manger demeure fidèle à ce à quoi nous sommes « habitués » sur Celebrity : nourriture de qualité, généralement en quantité amplement suffisante, avec un service courtois, qui deviendra graduellement plus « amical ». Bref, satisfaction quasi-totale.😛 Quant au spectacle de soirée, « Rock City », même visiblement bien ficelé, se révèle une extravagance de musique tonitruante et de costumes peu colorés et encore moins gracieux… Mais bon, c’est encore notre opinion. Un mot sur la tenue de soirée, le « Evening Chic » remplace dorénavant le « Formal Attire »; nous constatons une légère différence avec le passé, si ce n’est un net recul au niveau du veston cravate. Sur les deux semaines, il n’y aura finalement que deux de ces soirées un peu plus « habillées », les autres seront simplement « Smart Casual ».
8 mars – 2ième jour en mer. Visite guidée en français des cuisines à 10h30, planifiée par notre accompagnatrice. Pour le souper, elle nous avait négocié un prix spécial au restaurant Q-Sine, avec service en français😉; nous étions une dizaine. Personnellement, nous sommes heureux de l’avoir expérimenté sans plus, cette cuisine étant justement un peu trop « expérimentale »; pour les bons mangeurs, toutefois, il y avait là matière à satisfaction.😊
9 mars – Aruba – Arrivée à 8h, tous à bord à 19h30 Excursion guidée en français avec Stéphane, un résident d’origine Française, un peu brouillon dans son approche mais néanmoins sympathique et efficace; nous aurons vu et appris bien des choses, incluant un amusant petit cours de Papiamento (Bon bini, Bon dia, etc.)

Spectacle de soirée: un certain Ryan Joyce, illusionniste intéressant, belle performance.
10 mars – Curaçao – Arrivée à 7h 9h00-13h00 : Excursion Celebrity (en anglais) « Curaçao Highlights and Beach Fun »; belles visites et arrêt à Mambo Beach, un endroit bien aménagé avec boutiques et restos, bars, belle plage de sable quelque peu « croustillant », avec des endroits ombragés disponibles; on se loue 2 transats pour 3,50$US chacun incluant une bouteille d’eau. La guide nous amuse aussi avec son coloré Papiamento… Masha danki!

17h30-20h00 : Excursion Celebrity (en anglais) “City Lights Walking Tour and Maritime History”; la sympathique guide d’origine allemande connaît très bien son sujet et en donne beaucoup plus que le client en demande… Ouf!😮

Spectacle de soirée : une chanteuse britannique, Nicola Ward, dont nous manquerons le début de la prestation. Bof. Souper au buffet par la suite et non en salle à manger. Le sommeil des passagers ne risque pas d’être dérangé par les mouvements du navire puisque nous restons à quai…
11 mars – Curaçao – Tous à bord à 16h30 Aucune excursion, mais une balade à pied avec quelques membres de notre groupe francophone et retour sur le navire pour le diner.
Spectacle de soirée : « Tribute to Billy Joel » avec David James Guidice, que nous ne connaissons pas, comme la majorité des autres « performers » d’ailleurs… Dans l’ensemble ce fut une bonne prestation.
12 mars – 3ième jour en mer Jeux de parterre proposés par notre accompagnatrice (jeu de poches, pétanque avec des boules de plastique puisque on joue sur la pelouse…). Présentation de soufflage de verre (Hot Glass Show); à voir, ces gens-là sont talentueux et produisent des pièces parfois impressionnantes grâce à leurs fours allant jusqu’à quelque 2500 degrés Celsius! 😮Nous en avions aussi vu sur l’Equinox, je crois.
Spectacle de soirée : nous avons droit à la prestation d’une certaine Zoë Tyler, chanteuse britannique je crois. Encore bof… Ah mais quand même, j’oubliais oublier… Je me dois de souligner le talent et la versatilité des musiciens du navire, qui participent à la majorité des spectacles.
13 mars – Barbade – Arrivée à 8h00, tous à bord à 23h30 13h00-16h30 : Excursion Celebrity (en anglais) « 4 x 4 Adventure & Green Monkey Encounter » : assez cher (111.65$CAD pp) on se rend en jeep safari de 10 passagers, un peu de pluie mais nous aurons entre autres l’occasion d’observer les singes de près. A ce prix on a droit à un rhum punch, ma foi, pas mauvais du tout…😉

Spectacle de la soirée : là on est en pays de connaissance, pour l’avoir déjà vu, Doug Cameron tire de son magnifique violon vert un répertoire vivant, varié, combiné à une présence sur scène hors du commun. Très apprécié.
14 mars – Ste-Lucie – Arrivée à 8h00, tous à bord à 16h30 8h30-15h00 : Excursion guidée en français avec Sophie, une québécoise d’origine; nous ferons des arrêts parfois immersifs et intéressants, un petit buffet diner dans un restaurant local avec vue sur les Pitons😛; visite de la Soufrière, un volcan fumant dont les effluves sont tout sauf charmantes… Cette eau grise ruisselante aurait des vertus thérapeutiques à s’y baigner… Merci quand même…🙁

Spectacle de soirée : Karen Grainger, une canadienne torontoise qui fait dans la chanson d’imitation, rappelant Véronic Dicaire, mieux connue, je crois. Elle offre une bonne prestation, changeant de perruque ou de costume, son imitation de Céline Dion était assez bien, d’autres aussi. Pleine d’énergie, elle a plu beaucoup.
15 mars – Antigua – Arrivée à 9h00, tous à bord à 17h30 9h30-12h30 : Excursion Celebrity (en anglais) : « Catamaran Sail, Snorkel & Beach Cruise » : on s’entasse sur ce catamaran pour se rendre à l’endroit prévu en « haute mer » pour la plongée avec tuba… Pour les habitués du « snorkelling » ce fut merveilleux… Nous? Comme c’était la première fois, je considère que ce fut par notre faute un échec monumental 🏴☠️(un autre couple a vécu semblable déception) : je conseillerais donc vivement aux néophytes de se pratiquer un peu en piscine auparavant… Après, sur le catamaran, rhum punch et quelques sandwiches, arrêt à la plage (Deep Bay beach), un bel endroit. Au retour, musique locale et animation par le personnel, danse avec les passagers, limbo, etc. Belle matinée quand même!😎

Spectacle de soirée : « The chandelier », se voulant « à grand déploiement », avec chanteurs, danseurs et acrobates. Beaux décors et costumes cette fois, musique enregistrée mais bien choisie.
16 mars – St-Kitts – Arrivée à 8h00, tous à bord à 16h30 Notre première visite sur cette île. 9h00 – 15h00 : excursion privée réservée par Internet avec Grey’s Island Tours (Grand Tour of St-Kitts), bien cotée et appréciée par certains membres VF. Nous sommes accueillis par le patron, Thenford Grey, et nous montons à bord d’un minibus de 12 passagers mais nous ne serons que huit, nous deux étant les seuls francophones du groupe. Le guide/chauffeur, frère de Thenford, est très sympathique et connaît très bien son île, il parle lentement un anglais simple et facile à comprendre, de ce côté tout va bien, et nous ferons des arrêts intéressants…🙂 Sauf qu’il n’a pas su ou voulu gérer les 2 couples d’indisciplinés et retardataires du groupe et à leur égard il se montre trop flexible à notre goût; on a perdu du temps et par la suite il a dû faire des entorses à l’itinéraire, source de frustration. Bref, un professionnalisme douteux.😠
Spectacle de soirée : deux artistes déjà vus se partagent la scène.
17 mars – St-Maarten/St-Martin – Arrivée à 8h00, tous à bord à 16h30 Il y a plusieurs navires au port, dont le Allure of the Seas, magnifiquement énorme! 8h30-12h30 : Excursion guidée en français avec Sylvie, une luxembourgeoise d’origine pour qui les réalités culturelles hollandaise et française n’ont plus vraiment de secrets. On était déjà venus deux fois auparavant, pour cette fois repartir avec plus de souvenirs en tête, entre autres un bref arrêt à la fameuse plage aux avions (Maho Beach), un peu de « shopping » au marché de Marigot et à Orient Beach, magnifique endroit.


Spectacle de soirée : Liam Ryder : chanteur et pianiste, un beau début de soirée.
18 mars – 4ième jour en mer Réunion de débarquement par notre accompagnatrice francophone. Visite de l’arrière scène du théâtre, ça vaut la peine de voir, au moins une fois. Diner avec notre groupe à la salle à manger principale (Moonlight Sonata), avec un petit toast au mousseux… En après-midi, tournoi revanche de pétanque au pont 15, près du Sunset Bar, où nos performances et échanges verbaux colorés 😏ont diverti, sinon amusé plusieurs passagers étrangers sirotant leurs cocktails!
Spectacle de soirée : une autre occasion à « grand déploiement » avec la troupe du Eclipse, « Topper », musique, performances et costumes bien appréciés.
19 mars – 5ième jour en mer Un peu de tristesse, quand même, il faut préparer nos bagages pour les déposer dans le corridor avant 23 heures. Comme déjà mentionné dans des posts antérieurs, fini le brunch en salle à manger, il est remplacé par le "Extravaganza Lunch Buffet" au pont 14, beaucoup plus modeste, sans sculptures, etc, mais un menu plus élaboré que le buffet habituel du midi et surtout, moins de gaspillage de nourriture...
Côté spectacles, Celebrity a donné un grand coup pour cette même dernière journée de croisière : à 14h30 à la salle de spectacle, Jordan Peterson, chanteur et pianiste, pour un hommage à Elton John, bien ficelé et très agréable dans ses interprétations de grands succès. En soirée, la formation « Hard Days Night » occupe la scène pour un hommage aux Beatles, avec changements de costumes et un très bon rendu musical et visuel de quelques succès. Une fin de croisière toute en beauté, avec participation de la salle.😛🙂

20 mars – Miami - Débarquement Les matins de débarquement ont toujours un peu d’inconnu et de délais, mais le tout s’est déroulé sans anicroche.
Bonnes futures croisières à tous!
Denver en octobre English translation pending
Est il opportun d'aller dans les montagnes Rocheuses ( via Denver) en octobre ?
Excursions Sydney + Grande barrière de corail English translation pending
Bonjour !
Nous partons 5 semaines en juin prochain en Australie ...
Mon chéri fêtera ses 25 ans là-bas et à ce titre j'aimerais lui faire un beau cadeau !
J'hésite entre une excursion sur le pont de Sydney ou un tour en hélico au dessus de la Grande Barrière de Corail ... Qu'en pensez-vous? Qui a fait l'un ou l'autre et via quelle agence? Faut-il réserver très à l'avance? Et niveaux prix?
Merci beaucoup pour vos avis :-)
M4udi
J'hésite entre une excursion sur le pont de Sydney ou un tour en hélico au dessus de la Grande Barrière de Corail ... Qu'en pensez-vous? Qui a fait l'un ou l'autre et via quelle agence? Faut-il réserver très à l'avance? Et niveaux prix?
Merci beaucoup pour vos avis :-)
M4udi
20 jours à Cuba: mes impressions English translation pending
De retour de Cuba, en couple, du 11 février au 2 mars 2016.
Un peu déçue par La Havane(où j'étais allée il y a une 30aine d'années.La ville a beaucoup souffert de l'embargo) : Havana Vieja et Centro Havana sont des quartiers très attristants par le délabrement des maisons et le dénuement des habitants.
Contraste avec la partie de la Havana Vieja pour les touristes:
bien restaurée.
J'ai aimé le restaurant "La Marina" et son patio (très bon guarapo=jus de canne et brochette de marisco excellente).
Ensuite nous nous sommes déplacés en taxis collectifs ou privés pour notre périple (Viñales-Playa Larga-Cienfuegos-Trinidad-Morón-Remedios-Varadero) car il n' y avait plus de voiture de location, plusieurs semaines avant notre départ.
Et nous avons beaucoup apprécié ce mode de transport:pas de souci de conduite ni de parking.Et le chauffeur nous prenait devant la casa particular d'une ville pour nous déposer devant la suivante (pas de bagages à porter).Nous trouvions les taxis, soit par l'intermédiaire de notre logeur(se), soit près de la Terminal de autobuses ou sur la place principale.
Cela nous est revenu bien moins cher que si nous avions loué une voiture.
J'ai adoré Viñales, village charmant.
Sur le trajet La Havane-Viñales, le chauffeur de taxi nous a fait visiter "Las Terrazas" et Soroa (moyennant un petit supplément).
A Viñales nous avons fait 3 excursions dont 2 avec une agence:
-randonnée dans la vallée du tabac avec un guide(nous étions 6) qui nous expliquait la culture du tabac, la végétation, les oiseaux.Très intéressant dans un très bel environnement.
-Cayo Levisa en bus et bateau:très jolie plage"paradisiaque"
, très tranquille, eau claire, sable blanc.
-A pied au Muro de la Prehistoria:belle fresque sur un rocher.
Très bon restaurant sur le site (même si touristique).
Retour en carriole(taxi improvisé sur la route).
Playa Larga:la grande plage est tranquille.
Bon restaurant:Chichi Pescador-près du terrain de foot ou beisbol- (repas avec crabe délicieux et bon marché).Notre casa était très bien:"Villa Rio Mar".
Cienfuegos ne m'a pas laissé de souvenir impérissable.
Trinidad : très jolie ville.Bonne ambiance. Un très bon restaurant(longue attente):San José.Très bonne langouste
grillée.
Playa Ancon-Valle de los ingenios et surtout Los Topes de Collantes:randonnée dans la forêt.
Morón:Hostal Alicia tenu par un couple très gentil et attentif.
Très bon rapport qualité-prix. Morón n'a rien de passionnant
mais de là on peut aller en taxi à Cayo Coco ou Cayo Guillermo,
où nous sommes allés:Playa Pilar(eau turquoise-émeraude).
Mais il faisait grand vent et très frais.Nous nous sommes réfugiés dans le Ranchón (assez nul:nourriture, ambiance).
Remedios:vite vu.
Varadero: 2 nuits dans un hôtel "todo incluido":on s'est reposé.
Mais c'était très impersonnel avec beaucoup de touristes qui
"s'empifraient" au buffet.
A propos de repas, contrairement à ce qui est dit dans les guides, nous avons mieux mangé et moins cher dans les restaurants-genre paladares- que dans les casas.
Je remercie les personnes du Forum qui m'avaient donné des tuyaux avant mon départ.A mon tour, donc, j'ai donné mes impressions sur mon voyage.
Mes conseils: voyager en taxi(collectif ou privé).Loger dans des casas particulares car les hôtels sont hors de prix et guère luxueux.Partir avec beaucoup de liquide(que l'on garde sur soi)
Pour les "souvenirs":Viñales et Trinidad (tableaux).
Haïti, terre oubliée: le Nord English translation pending
2ième voyage à Haïti, dans le nord de l’île, février 2016, 9 nuits.
La météo n’a pas été bonne, beaucoup de pluie. C’est certainement ce qui a rendu la découverte d’Haïti beaucoup moins agréable que la 1ère fois. (Voir compte rendu de 2015, sud de l'île)
A. CAP HAITIEN 1. logement Hôtel Imperial, chambre à partir de 60 dollars avec PD. Toutes les chambres sont différentes. La mienne était lumineuse, bien décorée, eau chaude et wifi dans la chambre. A 2km du vieux centre de la ville, sur la RN1. Mais tap tap tout le temps pour 5 gourdes pour aller dans le centre. A recommander car bon rapport qualité prix. Petit intrusion dans 2 hôtels du centre qui n’avait vraiment pas l’allure de luxe. Chambre beaucoup moins bien pour 60 avec PD pour l’un, pour 50 sans PD pour l’autre. Il n’y avait pas photo, l’impérial est bien mieux. Tant pis pour la balade du soir dans le centre ville. Car dès qu’il fait noir, c’est compliqué pour se déplacer. Les TAP TAP, il n’y en a plus, les taxis sont chers et les motos taxis….. Attention, en prendre un que vous connaissez où que l’on vous a recommandé En prendre dans la rue sans connaitre, c’est prendre des risques.
2. La ville Le centre de la ville est très agréable. Belles maisons avec pleins de couleurs. De belles façades. Centre animé et agréable avec un très grand marché dans les rues autour de marché de fer. On a plaisir à se balader dans la ville, surtout dans le quartier autour de la cathédrale. J’ai aimé. Bien plus agréable que Port au prince.
3. A faire Moto taxi du centre de cap haïtien pour aller à la plage de rival (25 gourdes par personne) Bof, mais retour par la plage (bon, pas propre) mais permet devoir la vie car habitations sur la plage. Puis cela permet de longer une « espèce de croisette » où hôtels, restau et discothèques. Attention, rien d’extraordinaire. Cela permet simplement de voir d’autres facettes de cap haïtien.
Vers Labadie Moto taxi pour aller à Labadie. 50 gourdes par personne, ½ heure. Piste en mauvais état. Les paysages n’ont rien d’extraordinaire. L’arrivée à Labadie est surprenante : juste avant de descendre, sur la droite, on aperçoit cette plage privée réservée aux touristes pour les paquebots qui font escales. Franchement, je n’y suis pas allée voir de prêt, mais cela ne fait pas envie. Et quand on descend de la moto taxi, il n’y a rien a part quelques petits bateaux et pleins de mecs qui te tombent dessus. J’avais très peu d’infos sur la configuration de la côte, les prix. J’ai tout refusé et j’ai pris le bateau avec les locaux pour aller au village de Labadie. Même là, je me suis rendue compte plus tard que j’avais payé le double des locaux : j’ai payé 50 gourdes, eux ils paient 25 (au départ, on me demandait de payer 100…) Le village de Labadie, j’ai bien aimé : cool, agréable de s’y balader, aucune pression de la population. On y trouve de la nourriture dans la rue pour pas cher. Et puis vient le temps de trouver un bateau pour aller sur l’île à rat dont parle le petit futé et la plage de cadras (appelé par les locaux : paradise). Décrit comme merveilleux par ce guide, on ne veut pas faire l’impasse. Grosse négo : 3000 gourdes la bateau car on en a pour 4 h), le prix sera de 1700 gourdes. Je suis sure que je me suis faite avoir…… Bon, ce qui n’a pas été pour nous, c’est que le temps s’est couvert, gros nuages. Alors toutes les belles couleurs de la mer….. Par chance, un petit peu de soleil sur l’île à rat. En fait, une toute petite île, on fait le tour en 5 mn. Un café, quelques transats. Alors oui, la mer sur une moitié de l’ile est belle, de belles couleurs. Mais bon, j’ai vu bien plus beau à d’autres endroits d’Haïti (voir mon premier compte rendu en 2015). La plage de cadras, gros nuages, pas une éclaircie. Cela doit être très joli sous le soleil ! Mais attention, la plage n’est pas grande. Le cadre est beau.
MILOT. Collectif pour 20 gourdes par personne, environ 1 H. Visite de la citadelle La Ferrière, Henri Moto taxi pour monter 150 gourdes pour 2 puis 20 mn a pied. Entée citadelle 300 gourdes par personne. C’est beau, le site est majestueux. Après, il faut aimer les pierres. Redescente à pied, 1 h 30, permet de passer au milieu de villages, de faire des rencontres, de voir la vie. Arrêt au palais Sans Souci. Bel emplacement aussi mais un peu déglingué… Balade dans le village de Milot. Assez jolie, agréable, assez animée, petit marché. S’y balader et ne pas repartir directement cap haïtien après la citadelle.
B. CAP HAITIEN A SAINT LOUIS DU NORD Notre but, ne pas passer par Gonaïves mais en longeant la côte jusque Port de Paix. TAP TAP jusque Limbe pour 20 gourdes par personne (1 H) A limbe, s’arrêter pour prendre une moto qui va vers Borgne. 100 gourdes par personne, 1 h 15 (il doit y avoir des collectifs mais nous n’avons pas trouvé). La 1ère partie de la route, pas terrible, puis pas mal. On passe par le village de Port Margot qui a l’air sympa. A Borgne, prendre une moto taxi (pas de TAP TAP possible) pour Anse la Foleur, piste terrible, 250 gourdes par personne p (2 h). De là, prendre une autre moto pour Saint Louis du Nord, 100 gourdes par personne. S’arrêter sur la route à la plage de Chouchou. Les paysages semblent magnifiques. Hélas, pour nous, ce fut l’enfer. Nous avons eu la pluie assez vite après le départ. La piste, déjà très très mauvaise. Avec la pluie, des torrents qui se formait. L e voyage fut très dur. Mais cela n’a pas empêché d’imaginer que cela doit être superbe par beau temps.
Arrivée à Saint Louis du Nord à 14 h, avec un départ à 7 h 30 de Cap haïtien. La ville ne m’a pas plu. Tout en longueur avec une rue principale avec le circulation, une rue parallèle et de l’autre côté, la plage qui est très sale. L’habitat n’a pas d’intérêt. Impossible de trouver un endroit agréable pour manger, se poser. Il y a quelques endroits où l’on nous a envoyé mais soit c’était fermé, soit rien à proposer, soit d’une tristesse ! Le logement, pas mieux Hôtel TOI et MOI 1500 Gourdes sans PD. Eau froide, lumière à 19 h 3O le soir Jusque 23 h. Accueil vraiment pas terrible. Chambre vraiment bof bof.
C.MOLE SAINT NICOLAS
1. Pour s’y rendre TAP TAP de Saint Louis à Port de Paix, 25 gourdes par personne. Mauvaise route, 1/2 heure. Terminus au coin d’une rue. De là, moto taxi, 25 par personne, pour aller à un rond point où TAP TAP pour Mole (seulement 3 jours par semaine) ou moto taxi. Moto taxi : 2 H 45 pour 400 gourdes par personne. Au départ de port de Paix, très beau paysage de savane, avec cactus et un joli habitat en terre. (Totalement différent de Limbe à Saint Louis du nord, très montagneux, vert, dense.) La piste est plate, très correcte. Puis, une demi-heure avant Jean Rabel, on repart dans la montagne et la piste redevient très mauvaise. Au retour de Môle, Moto taxi pour Port de Paix beaucoup plus cher qu’a l’aller : 750 gourdes/personnes (dans l’autre sens, 400 gourdes)
2. Logement En dehors du français décrit dans le petit futé, Julien le prix d’une chambre est passé à 80 dollars et pas 50 comme donné dans le petit futé (et nous étions hors saison….) mais belle décoration.
Il y a un hôtel dans le village à 1000 gourdes (très basic et un peu cage à poule) et il y a 2 autres hôtels qui se sont construits sur la plage au bout du village
3. L’hôtel BEAU RIVAGE 2750 gourdes avec PD 50 dollars. Cadre agréable, lumière 24/24, pas d’eau chaude. Chambre simple mais très correcte et propre. Et face à la plage. On a beaucoup aimé. Mais attention, l’hôtel n’est pas totalement aménagé (il y a des finitions à faire). Les prix vont augmenter. Et cela va passer à 70 dollars minimum pour 2. Le gérant Maxius Saint Melus 34096858 jelizeemole...... gmail.com
Juste à côté, un hôtel avec des cabanons. Piscine, grand espace de verdure. Cela me semble bien avancé, mais on m’a dit ouverture dans quelques mois ? !!! je pense que ce sera bien au dessus de 50 dollars……
3. A faire La grande plage et la mer sont splendides, dans une grande baie entourée de 2 plateaux. Le village n’est pas beau. A part les hôtels, pas de restaurant sauf au bout du village, près du fort espagnol. (Mais sur commande) où chez le français. Dans notre hôtel, nous sommes deux donc pas de restauration. Un tout petit marché. Les forts, ou plutôt les ruines Balades : - De l’hôtel, en regardant la plage partir marcher sur la plage vers l’hôtel de Julien. A un moment, passage par la mer difficile. Détecter un petit chemin qui monte pour contourner le passage si marée haute puis redescendre vers la plage et hôtel de Julien. Après la plage de chez Julien, ce sont des rochers. Partir sur la gauche avant l’entrée de son hôtel prendre le chemin à droite. Le chemin ne longe pas la mer mais passe au travers d’habitations. Allez un ou 2 fois dans la végétation à droite (superbes cactus) pour avoir des points de vue sur la baie. Revenir sur le chemin et aller jusqu’au fort. - De l’hôtel, partir vers la droite, traverser le village, allez vers le fort des espagnols et la poudrière. Ne pas s’arrêter là, continuez la piste et prendre un petit chemin vers la gauche. Cela amène à un ensemble de maison avec une plage avec de superbes couleurs.
D.ILE DE LA TORTUE
1. s’y rendre
Bien compliqué d’avoir des infos sur cette île. Je savais qu’il y avait de superbes plages à l’ouest, un hôtel à pointe Oiseau. Pas d’autres infos. C’est donc sans savoir grand-chose que nous y allons. L’ile est montagneuse : très vite cela monte à pic jusqu’à un plateau. Celui ci est traversé sur sa longueur par une piste. Il y a pas mal de motos taxi mais les tarifs sont plus chers que sur le continent.
De port de Paix, chaloupe (bateau à voile), 50 gourdes par personne si sans moteur, 100 gourdes si moteur. Plusieurs destinations sur l’île. Pour nous, pointe oiseau, seul endroit où nous savions qu’il y avait un logement. Sur le quai d’embarquement de port de Paix, c’est un peu compliqué de savoir, dans toutes les chaloupes présentes, laquelle va dans votre destination ( plusieurs bateaux selon le village de destination), les horaires….quand la chaloupe est pleine !
2. Quoi faire Bon, pas simple pour parcourir l’île car elle est montagneuse, les pentes sont abruptes, que des chemins avec des motos taxis très chers.
Pointe ouest Moto taxi pour l1000 gourdes par personne AR pour une moto. A 2 sur la même moto, nous avons payé 1500. La moto taxi dépose à la pointe de La vallée. Piste assez fun ! Là, on nous a dit 3 h de marche jusque la pointe ouest. Nous avons choisi de demander à des pêcheurs avec une petite chaloupe à 750 gourdes. 1 h pour aller à la pointe. Cool à l’aller. Au retour, nous étions contre le vent, nous sommes arrivées trempées. Il faut entre 1 h 3O à 2 h de moto pour aller ou revenir de la pointe vallée. Le chauffeur est resté avec nous de 9 H à 18 h. Nous aurions pu tout faire en chaloupe de la pointe oiseau mais le prix nous a arrêter et traverser l’ile nous intéressait et le coût plus important. Pour aller de notre hôtel à la plage de sapotille et coquillage au village des figuiers, plus à l’est, 800 gourdes pour 2 AR. Départ 9 h, retour 15 h. Le chauffeur est resté avec nous. Piste terrible, que des cailloux. Dans le village des figuiers : rien, même pas d’eau à acheter. La plage n’est pas très longue mais surtout pas large : quand marée haute, plus de plage. De belles couleurs mais beaucoup de route pas facile et 1 h 15 depuis l’hôtel… Il y a bien la vie de village mais on en avait déjà vu à pointe ouest. De notre hôtel, a pied, nous sommes allés au village des palmistes (la capitale de l’île). Bon, on marche sur la route qui traverse l’île. Rien d’exceptionnel. On a trouvé 2 logements chez l’habitant mais à 50 dollars avec PD !........
De notre hôtel, descendre 10 mn puis prendre à gauche le chemin de crête qui descend ensuite vers le village sur la côte à gauche, « Toukayia » (je ne sais comment cela s’écrit), 1 h 15 tranquille pour y aller. On le repère de l’hôtel, la mer est superbe.
3..Logement
L hôtel que l’on nous avait indiqué à pointe oiseau, l’hôtel princess est vraiment mal entretenu, accueil des plus hasardeux (une demi-heure pour trouver les clefs des chambres (ils ont seulement réussi à ouvrir 2 chambres et c’était dans un état de propreté déplorable. A notre passage, pas d’eau et d’électricité.
Coincé sur le quai de pointe oiseau, on nous a indiqué un hôtel sur le chemin qui montait vers plateau. ISLAND HOTEL Moto taxi pour nous y amener de la pointe (chemin terrible) : 100 par personne. A pied, pentu, long. 2 H de marche. Chambre avec terrace avec un vue magnifique. On est en hauteur, on domine, c’est chouette. L’hôtel est récent. 70 dollars la chambre, négocié à 50 sans PD. Les chambres sont grandes mais cela manque de finition. Pas de restauration. A côté, une maison avec une petite boutique. On a demandé à la dame si elle pouvait cuisiner. Il faut s’y prendre bien à l’avance pour commander : demande à 11 H, repas à ………. Résultat :
On a trouvé 2 logements chez l’habitant au village des palmistes mais à 50 dollars avec PD !........
Bilan : Un pays plein de richesses, mais : - Destination très roots si transport en commun. Sans 4/4, le voyage n'est pas facile _ Les logements sont chers pour les prestations et le confort offerts. (c'est comme cela que l'haïtien t'interpelle à longueur de journée). - Dans l'avion a l'aller, j'étais très surprise de voir autant de "blancs" dans l'avion. A l'arrivée, pas un voyageur individuel dans le lot. En fait, l'ancien club Méditerranée a été repris et réhabilité. look voyage vend cet hôtel club. Après petites discussions avec ces touristes, il était clair qu'aucun n'avait l'intention de sortir du club ! En tout cas, à part à Port aux princes dans des 4/4 et une blanche dans un camion à Môle, nous n'avons vu pas vu de blanc et surtout aucun touriste. - l'île de la tortue n'est pas indispensable
Taux de change lors de mon voyage : 1 dollar américain = 69 gourdes 1000 gourdes = 17 dollars
La météo n’a pas été bonne, beaucoup de pluie. C’est certainement ce qui a rendu la découverte d’Haïti beaucoup moins agréable que la 1ère fois. (Voir compte rendu de 2015, sud de l'île)
A. CAP HAITIEN 1. logement Hôtel Imperial, chambre à partir de 60 dollars avec PD. Toutes les chambres sont différentes. La mienne était lumineuse, bien décorée, eau chaude et wifi dans la chambre. A 2km du vieux centre de la ville, sur la RN1. Mais tap tap tout le temps pour 5 gourdes pour aller dans le centre. A recommander car bon rapport qualité prix. Petit intrusion dans 2 hôtels du centre qui n’avait vraiment pas l’allure de luxe. Chambre beaucoup moins bien pour 60 avec PD pour l’un, pour 50 sans PD pour l’autre. Il n’y avait pas photo, l’impérial est bien mieux. Tant pis pour la balade du soir dans le centre ville. Car dès qu’il fait noir, c’est compliqué pour se déplacer. Les TAP TAP, il n’y en a plus, les taxis sont chers et les motos taxis….. Attention, en prendre un que vous connaissez où que l’on vous a recommandé En prendre dans la rue sans connaitre, c’est prendre des risques.
2. La ville Le centre de la ville est très agréable. Belles maisons avec pleins de couleurs. De belles façades. Centre animé et agréable avec un très grand marché dans les rues autour de marché de fer. On a plaisir à se balader dans la ville, surtout dans le quartier autour de la cathédrale. J’ai aimé. Bien plus agréable que Port au prince.
3. A faire Moto taxi du centre de cap haïtien pour aller à la plage de rival (25 gourdes par personne) Bof, mais retour par la plage (bon, pas propre) mais permet devoir la vie car habitations sur la plage. Puis cela permet de longer une « espèce de croisette » où hôtels, restau et discothèques. Attention, rien d’extraordinaire. Cela permet simplement de voir d’autres facettes de cap haïtien.
Vers Labadie Moto taxi pour aller à Labadie. 50 gourdes par personne, ½ heure. Piste en mauvais état. Les paysages n’ont rien d’extraordinaire. L’arrivée à Labadie est surprenante : juste avant de descendre, sur la droite, on aperçoit cette plage privée réservée aux touristes pour les paquebots qui font escales. Franchement, je n’y suis pas allée voir de prêt, mais cela ne fait pas envie. Et quand on descend de la moto taxi, il n’y a rien a part quelques petits bateaux et pleins de mecs qui te tombent dessus. J’avais très peu d’infos sur la configuration de la côte, les prix. J’ai tout refusé et j’ai pris le bateau avec les locaux pour aller au village de Labadie. Même là, je me suis rendue compte plus tard que j’avais payé le double des locaux : j’ai payé 50 gourdes, eux ils paient 25 (au départ, on me demandait de payer 100…) Le village de Labadie, j’ai bien aimé : cool, agréable de s’y balader, aucune pression de la population. On y trouve de la nourriture dans la rue pour pas cher. Et puis vient le temps de trouver un bateau pour aller sur l’île à rat dont parle le petit futé et la plage de cadras (appelé par les locaux : paradise). Décrit comme merveilleux par ce guide, on ne veut pas faire l’impasse. Grosse négo : 3000 gourdes la bateau car on en a pour 4 h), le prix sera de 1700 gourdes. Je suis sure que je me suis faite avoir…… Bon, ce qui n’a pas été pour nous, c’est que le temps s’est couvert, gros nuages. Alors toutes les belles couleurs de la mer….. Par chance, un petit peu de soleil sur l’île à rat. En fait, une toute petite île, on fait le tour en 5 mn. Un café, quelques transats. Alors oui, la mer sur une moitié de l’ile est belle, de belles couleurs. Mais bon, j’ai vu bien plus beau à d’autres endroits d’Haïti (voir mon premier compte rendu en 2015). La plage de cadras, gros nuages, pas une éclaircie. Cela doit être très joli sous le soleil ! Mais attention, la plage n’est pas grande. Le cadre est beau.
MILOT. Collectif pour 20 gourdes par personne, environ 1 H. Visite de la citadelle La Ferrière, Henri Moto taxi pour monter 150 gourdes pour 2 puis 20 mn a pied. Entée citadelle 300 gourdes par personne. C’est beau, le site est majestueux. Après, il faut aimer les pierres. Redescente à pied, 1 h 30, permet de passer au milieu de villages, de faire des rencontres, de voir la vie. Arrêt au palais Sans Souci. Bel emplacement aussi mais un peu déglingué… Balade dans le village de Milot. Assez jolie, agréable, assez animée, petit marché. S’y balader et ne pas repartir directement cap haïtien après la citadelle.
B. CAP HAITIEN A SAINT LOUIS DU NORD Notre but, ne pas passer par Gonaïves mais en longeant la côte jusque Port de Paix. TAP TAP jusque Limbe pour 20 gourdes par personne (1 H) A limbe, s’arrêter pour prendre une moto qui va vers Borgne. 100 gourdes par personne, 1 h 15 (il doit y avoir des collectifs mais nous n’avons pas trouvé). La 1ère partie de la route, pas terrible, puis pas mal. On passe par le village de Port Margot qui a l’air sympa. A Borgne, prendre une moto taxi (pas de TAP TAP possible) pour Anse la Foleur, piste terrible, 250 gourdes par personne p (2 h). De là, prendre une autre moto pour Saint Louis du Nord, 100 gourdes par personne. S’arrêter sur la route à la plage de Chouchou. Les paysages semblent magnifiques. Hélas, pour nous, ce fut l’enfer. Nous avons eu la pluie assez vite après le départ. La piste, déjà très très mauvaise. Avec la pluie, des torrents qui se formait. L e voyage fut très dur. Mais cela n’a pas empêché d’imaginer que cela doit être superbe par beau temps.
Arrivée à Saint Louis du Nord à 14 h, avec un départ à 7 h 30 de Cap haïtien. La ville ne m’a pas plu. Tout en longueur avec une rue principale avec le circulation, une rue parallèle et de l’autre côté, la plage qui est très sale. L’habitat n’a pas d’intérêt. Impossible de trouver un endroit agréable pour manger, se poser. Il y a quelques endroits où l’on nous a envoyé mais soit c’était fermé, soit rien à proposer, soit d’une tristesse ! Le logement, pas mieux Hôtel TOI et MOI 1500 Gourdes sans PD. Eau froide, lumière à 19 h 3O le soir Jusque 23 h. Accueil vraiment pas terrible. Chambre vraiment bof bof.
C.MOLE SAINT NICOLAS
1. Pour s’y rendre TAP TAP de Saint Louis à Port de Paix, 25 gourdes par personne. Mauvaise route, 1/2 heure. Terminus au coin d’une rue. De là, moto taxi, 25 par personne, pour aller à un rond point où TAP TAP pour Mole (seulement 3 jours par semaine) ou moto taxi. Moto taxi : 2 H 45 pour 400 gourdes par personne. Au départ de port de Paix, très beau paysage de savane, avec cactus et un joli habitat en terre. (Totalement différent de Limbe à Saint Louis du nord, très montagneux, vert, dense.) La piste est plate, très correcte. Puis, une demi-heure avant Jean Rabel, on repart dans la montagne et la piste redevient très mauvaise. Au retour de Môle, Moto taxi pour Port de Paix beaucoup plus cher qu’a l’aller : 750 gourdes/personnes (dans l’autre sens, 400 gourdes)
2. Logement En dehors du français décrit dans le petit futé, Julien le prix d’une chambre est passé à 80 dollars et pas 50 comme donné dans le petit futé (et nous étions hors saison….) mais belle décoration.
Il y a un hôtel dans le village à 1000 gourdes (très basic et un peu cage à poule) et il y a 2 autres hôtels qui se sont construits sur la plage au bout du village
3. L’hôtel BEAU RIVAGE 2750 gourdes avec PD 50 dollars. Cadre agréable, lumière 24/24, pas d’eau chaude. Chambre simple mais très correcte et propre. Et face à la plage. On a beaucoup aimé. Mais attention, l’hôtel n’est pas totalement aménagé (il y a des finitions à faire). Les prix vont augmenter. Et cela va passer à 70 dollars minimum pour 2. Le gérant Maxius Saint Melus 34096858 jelizeemole...... gmail.com
Juste à côté, un hôtel avec des cabanons. Piscine, grand espace de verdure. Cela me semble bien avancé, mais on m’a dit ouverture dans quelques mois ? !!! je pense que ce sera bien au dessus de 50 dollars……
3. A faire La grande plage et la mer sont splendides, dans une grande baie entourée de 2 plateaux. Le village n’est pas beau. A part les hôtels, pas de restaurant sauf au bout du village, près du fort espagnol. (Mais sur commande) où chez le français. Dans notre hôtel, nous sommes deux donc pas de restauration. Un tout petit marché. Les forts, ou plutôt les ruines Balades : - De l’hôtel, en regardant la plage partir marcher sur la plage vers l’hôtel de Julien. A un moment, passage par la mer difficile. Détecter un petit chemin qui monte pour contourner le passage si marée haute puis redescendre vers la plage et hôtel de Julien. Après la plage de chez Julien, ce sont des rochers. Partir sur la gauche avant l’entrée de son hôtel prendre le chemin à droite. Le chemin ne longe pas la mer mais passe au travers d’habitations. Allez un ou 2 fois dans la végétation à droite (superbes cactus) pour avoir des points de vue sur la baie. Revenir sur le chemin et aller jusqu’au fort. - De l’hôtel, partir vers la droite, traverser le village, allez vers le fort des espagnols et la poudrière. Ne pas s’arrêter là, continuez la piste et prendre un petit chemin vers la gauche. Cela amène à un ensemble de maison avec une plage avec de superbes couleurs.
D.ILE DE LA TORTUE
1. s’y rendre
Bien compliqué d’avoir des infos sur cette île. Je savais qu’il y avait de superbes plages à l’ouest, un hôtel à pointe Oiseau. Pas d’autres infos. C’est donc sans savoir grand-chose que nous y allons. L’ile est montagneuse : très vite cela monte à pic jusqu’à un plateau. Celui ci est traversé sur sa longueur par une piste. Il y a pas mal de motos taxi mais les tarifs sont plus chers que sur le continent.
De port de Paix, chaloupe (bateau à voile), 50 gourdes par personne si sans moteur, 100 gourdes si moteur. Plusieurs destinations sur l’île. Pour nous, pointe oiseau, seul endroit où nous savions qu’il y avait un logement. Sur le quai d’embarquement de port de Paix, c’est un peu compliqué de savoir, dans toutes les chaloupes présentes, laquelle va dans votre destination ( plusieurs bateaux selon le village de destination), les horaires….quand la chaloupe est pleine !
2. Quoi faire Bon, pas simple pour parcourir l’île car elle est montagneuse, les pentes sont abruptes, que des chemins avec des motos taxis très chers.
Pointe ouest Moto taxi pour l1000 gourdes par personne AR pour une moto. A 2 sur la même moto, nous avons payé 1500. La moto taxi dépose à la pointe de La vallée. Piste assez fun ! Là, on nous a dit 3 h de marche jusque la pointe ouest. Nous avons choisi de demander à des pêcheurs avec une petite chaloupe à 750 gourdes. 1 h pour aller à la pointe. Cool à l’aller. Au retour, nous étions contre le vent, nous sommes arrivées trempées. Il faut entre 1 h 3O à 2 h de moto pour aller ou revenir de la pointe vallée. Le chauffeur est resté avec nous de 9 H à 18 h. Nous aurions pu tout faire en chaloupe de la pointe oiseau mais le prix nous a arrêter et traverser l’ile nous intéressait et le coût plus important. Pour aller de notre hôtel à la plage de sapotille et coquillage au village des figuiers, plus à l’est, 800 gourdes pour 2 AR. Départ 9 h, retour 15 h. Le chauffeur est resté avec nous. Piste terrible, que des cailloux. Dans le village des figuiers : rien, même pas d’eau à acheter. La plage n’est pas très longue mais surtout pas large : quand marée haute, plus de plage. De belles couleurs mais beaucoup de route pas facile et 1 h 15 depuis l’hôtel… Il y a bien la vie de village mais on en avait déjà vu à pointe ouest. De notre hôtel, a pied, nous sommes allés au village des palmistes (la capitale de l’île). Bon, on marche sur la route qui traverse l’île. Rien d’exceptionnel. On a trouvé 2 logements chez l’habitant mais à 50 dollars avec PD !........
De notre hôtel, descendre 10 mn puis prendre à gauche le chemin de crête qui descend ensuite vers le village sur la côte à gauche, « Toukayia » (je ne sais comment cela s’écrit), 1 h 15 tranquille pour y aller. On le repère de l’hôtel, la mer est superbe.
3..Logement
L hôtel que l’on nous avait indiqué à pointe oiseau, l’hôtel princess est vraiment mal entretenu, accueil des plus hasardeux (une demi-heure pour trouver les clefs des chambres (ils ont seulement réussi à ouvrir 2 chambres et c’était dans un état de propreté déplorable. A notre passage, pas d’eau et d’électricité.
Coincé sur le quai de pointe oiseau, on nous a indiqué un hôtel sur le chemin qui montait vers plateau. ISLAND HOTEL Moto taxi pour nous y amener de la pointe (chemin terrible) : 100 par personne. A pied, pentu, long. 2 H de marche. Chambre avec terrace avec un vue magnifique. On est en hauteur, on domine, c’est chouette. L’hôtel est récent. 70 dollars la chambre, négocié à 50 sans PD. Les chambres sont grandes mais cela manque de finition. Pas de restauration. A côté, une maison avec une petite boutique. On a demandé à la dame si elle pouvait cuisiner. Il faut s’y prendre bien à l’avance pour commander : demande à 11 H, repas à ………. Résultat :
On a trouvé 2 logements chez l’habitant au village des palmistes mais à 50 dollars avec PD !........
Bilan : Un pays plein de richesses, mais : - Destination très roots si transport en commun. Sans 4/4, le voyage n'est pas facile _ Les logements sont chers pour les prestations et le confort offerts. (c'est comme cela que l'haïtien t'interpelle à longueur de journée). - Dans l'avion a l'aller, j'étais très surprise de voir autant de "blancs" dans l'avion. A l'arrivée, pas un voyageur individuel dans le lot. En fait, l'ancien club Méditerranée a été repris et réhabilité. look voyage vend cet hôtel club. Après petites discussions avec ces touristes, il était clair qu'aucun n'avait l'intention de sortir du club ! En tout cas, à part à Port aux princes dans des 4/4 et une blanche dans un camion à Môle, nous n'avons vu pas vu de blanc et surtout aucun touriste. - l'île de la tortue n'est pas indispensable
Taux de change lors de mon voyage : 1 dollar américain = 69 gourdes 1000 gourdes = 17 dollars
Palawan Puerto Princessa, arnaque English translation pending
Bonjour à tous,
Actuellement à palawan, et de retour à puerto princessa
Nous avons effectué un boat tour aujourd'hui dans la baie de Honda
Compagnie "boatyard travel and tour", grosse arnaque...
Nous avons payé 1300 pesos par personne, départ du port à 9 heure après avoir passé une heure dans le van à faire le ramassage des clients.. Bon ça a la limite pas grave...
Retour 13h30 au port après avoir fait 3 îles, 2 sont des bancs de sable avec qques mangroves sans intérêt... Puis la 3 ème jolie mais artificielle au possible, déjeuner dans une cantine à la chaîne
Vraiment très déçus surtout pour le prix et après avoir connu port barton 2 fois moins cher et tellement beau et tranquille
Beau snorkeling et plages sympas...
Bref fuyez ce tour et surtout cette compagnie si vous avez l'intention d'y aller !
En bus et sac à dos au Costa Rica English translation pending
Bonjour voyageurs,
Nous préparons un voyage au Costa Rica, débutant avec deux semaines dans une école de langue à Grecia. Par la suite nous visiterons le Costa rica pendant 23 jours. Nous débuterons pas l'ascension du Cero Chirripó et poursuivrons avec une randonnée dans le parc Corcovado. Nous nous déplaçons en bus.
Q. Est-ce que quelqu'un peut confirmer si un guide est obligatoire dans le parc Corcovado? Q. Quelqu'un l'a fais et a des commentaires à faire à ce sujet?
Par la suite, nous voulons nous déplacer sur la côte du Pacifique pour voir les parc Ballena et Manuel Antonio et remonter la côte vers San José.
Q. Est-ce réaliste de faire cela en bus? Q. Des endroits à ne pas manquer? Nous apprécions particulièrement la nature et bcp moins les foules.
Q. Le volcan Arenal et Monteverde sont des régions très touristiques. Est-ce que la beauté de ces endroits vaut tout de même le coup d'y aller?
Q. Quelqu'un a été au Rio Celeste? Des recommandations?
Q. prenant en considération qu'on se déplace en bus, est-ce que la côte des Caraïbes et le parc Cahuita valent le déplacement.
Merci pour vos commentaires et suggestions.
Nous préparons un voyage au Costa Rica, débutant avec deux semaines dans une école de langue à Grecia. Par la suite nous visiterons le Costa rica pendant 23 jours. Nous débuterons pas l'ascension du Cero Chirripó et poursuivrons avec une randonnée dans le parc Corcovado. Nous nous déplaçons en bus.
Q. Est-ce que quelqu'un peut confirmer si un guide est obligatoire dans le parc Corcovado? Q. Quelqu'un l'a fais et a des commentaires à faire à ce sujet?
Par la suite, nous voulons nous déplacer sur la côte du Pacifique pour voir les parc Ballena et Manuel Antonio et remonter la côte vers San José.
Q. Est-ce réaliste de faire cela en bus? Q. Des endroits à ne pas manquer? Nous apprécions particulièrement la nature et bcp moins les foules.
Q. Le volcan Arenal et Monteverde sont des régions très touristiques. Est-ce que la beauté de ces endroits vaut tout de même le coup d'y aller?
Q. Quelqu'un a été au Rio Celeste? Des recommandations?
Q. prenant en considération qu'on se déplace en bus, est-ce que la côte des Caraïbes et le parc Cahuita valent le déplacement.
Merci pour vos commentaires et suggestions.
Bilan d'un 8e voyage à Cuba: infos, conseils et bons plans! English translation pending
Et me revoila…!
Comme je ne pouvais pas finir l'année avec une Paris triste et sonnée je me suis envolée à la Havane, seule mais accueillie comme une princesse dans la famille d'un couple d'amis. J'ai fais en sorte de faire coïncider mes dates avec le Festival du nouveau cinéma latino-américain, curieuse de faire l'expérience de cet événement et motivée après avoir assisté à quelques projections aux forums des images à Paris qui avait programmé un cycle du cinéma cubain.
Et puis j'avais hate de confronter les écrits, les infos et tout ce qui se dit des "changements" à Cuba depuis plusieurs mois! J'en avais aussi par dessus les oreilles d'entendre "je veux aller visiter Cuba avant que ça change" sans pouvoir répondre après expérience de cette nouvelle étape dans la vie de l'ile.
alors cool Raul comme on dit, ça ne va pas changer demain…! ou enfin si, ce qui va changer, ou plutôt s'aggraver, ce sont les inégalités… Car certes à deux, trois coins de rues de jolis restaurantss où l'on mange très très bien se sont installés à la Havane mais pour tout le reste rien n'a changé.. les routes sont toujours défoncées, il est difficile de trouver certains produits de base (la patate a du s'exiler…), et derrière les business florissants il y a souvent un étranger investisseur… Pour le cubain lambda c'est toujours la meme galère... les choses ne risquent pas de s'arranger pour le peuple… sans parler de l'embargo qui perdure, des changements politiques au Venezuela, …
Bon en parlant de flot de touristes qui déferle depuis l'année dernière (et ça va continuer, Bouygues va construire à tour de bras), je vous conseille de faire vos réservations au plus tôt car après avoir discuté avec Ernesto il semble que c'est un peu la folie niveau disponibilité (pour les bonnes adresses en tout cas!) Pour ceux qui me liraient pour la première fois, Ernesto est le meilleur guide et organisateur de séjour sur l'ile ! Accessoirement c'est aussi mon ami auprès de qui j'ai négocié 5 mojitos pour chaque voyageur à qui je donne son adresse, alors n'hésitez pas, j'ai vérifié, il est toujours aussi calé! 😉J'avoue que je me suis faite trimballée et je n'ai pas noté les quelques adresses où il m'a emmené mais ça a toujours était au top! je lui dois aussi un super concert de Cucurucho Valdes dans le très beau théâtre Mella que je découvrais pour la première fois. Et comme je n'ai que des bons retours des gens qui le contactent (ça va maintenant faire plusieurs années) je me permets de vous le vendre comme il faut!
Mais revenons au Festival de ciné. Ca a été une belle expérience, et à l'image de beaucoup de chose à Cuba : beau, fort et bordélique à souhait. Le troisième jours il n'y avait deja plus de passeports (10 entrés vendus sous forme de passeport) et impossible d'acheter des places à l'unité. Vous savez, ce fameux "no hay" (= y a pas) (parce qu'à Cuba parfois "hay" mais très souvent "no hay"). Mais au moins on est obligé de parler aux gens (les cubains sont presque aussi largués que toi quant à l'organisation du festival…) pour trouver des solutions, et l'expérience du cinéma à Cuba c'est quelque chose. Du coup, en cas de grosse pluie et/ou de froid, plutôt que de rester dans votre hôtel, attrapez une séance, ça coute quelques centimes!
Le festival s'est terminé sur une jolie note puisque mes petits "chouchous" ont gagné des prix. Carlos Quintela a reçu la mention spéciale du jury pour son film La obra del siglo et Marcel Beltran le premier prix pour son court métrage la Nube. Je n'ai malheureusement pas pu me rendre à l'exposition Cinegrafismo qui exposait le travail des graphistes sur ce projet. Mais ça me permet quand même de vous conseiller à nouveau le très très bel ouvrage né de ce projet cubano-quebecois, sous la direction de Valérie Yobé, que vous pouvez trouver ici : http://www.latribugrafik.org Et pour les cinéphiles je vous conseille aussi de jeter un oeil au travail de Pavel Giroud. Son dernier film parle d'une période à Cuba où les malades du sida devaient toujours être "accompagnés" dans leur déplacement. Son film tourne actuellement en festivals.
Je profite aussi de ce nouveau post pour rappeler à tous les voyageurs qu'il NE FAUT PAS acheter des places pour des concerts de buenavista ou des festivals de salsa, tous imaginaires, auprès de gens dans la rue! Trop de touristes se font encore avoir. Si vous allez voir un concert payez votre place sur le lieu du concert!
S'agissant de festival salsa, le prochain aura lieu fin du mois, organisé par Maykel Blanco et pour avoir toutes les infos c'est là : https://www.facebook.com/Festival-De-La-Salsa-En-Cuba-1489604918000331/
Ce voyage aura également été l'occasion de mettre les pieds dans le lieu à la mode dont tout le monde parle partout, La Fabrica de arte cubano ou FAC ou juste "la fabrica" comme l'appelle les cubains. L'endroit est assez dingue en terme d'espaces et réussit le pari de mélanger les genres, les arts, sans faire une programmation trop élitiste. Bon par contre au bar on se croirait à Paris… ils ont mis de jolies nanas pour faire les cocktails et tirer la gueule.. là on tombe bien dans le cliché du bar branchouille. Sinon niveau public j'ai trouvé que ça se mélangeait pas mal et comme il y a beaucoup de cubains on échappe aux bandes de touristes étrangères venues choper du petit jeune. L'entrée est à 2CUC si je me souviens bien et les prix sont raisonnables à l'intérieur (on vous donne une carte sur laquelle on inscrit vos consommations et vous réglez en sortant). Attention, le samedi soir il y a plus d'une de queue pour rentrer… donc choisissez un autre jour ou venez tôt!
Pour finir, et en vrac :
Un très beau reportage photo sur la crise migratoire cubaine qui a conduit des milliers et des milliers de cubains à se retrouver bloqué à la frontière avec le Costa Rica : http://www.nbcnews.com/news/latino/photographer-geandy-pav-n-puts-face-cuban-refugees-costa-rica-n496606
Le lancement de la première biennale de dessin au mois de mai à la havane (à suivre sur facebook surtout) Je vous raconterai j'y serai! : http://www.bidhabana.com
Un site très bien écrit pour récupérer plein d'infos pratiques pour votre voyage et se tenir au courant de ce qui se passe culturellement sur l'ile (par une française) : http://serendipia-cc.com https://www.facebook.com/serendipiacc/
Pour vos balades et sorties culturelles, outre les musées, pensez aussi aux petites galeries d'art qui existent à La havane comme la Factoria Habana : https://www.facebook.com/FactoriaHabana/ ou la Galleria Continua vient de s'installer : http://www.galleriacontinua.com/exhibitions/
Et parce que niveau cadeaux à ramener il n'y a pas que les cigares et le rhum, allez faire un tour dans la boutique d'une graphiste pleine de talent; Idania Del Rio, qui s'appelle Clandestina http://clandestinacuba.com/index.php? https://www.facebook.com/ClandestinaDeCuba/?fref=ts
Très bonne fin de week end à tous!
Marie
Comme je ne pouvais pas finir l'année avec une Paris triste et sonnée je me suis envolée à la Havane, seule mais accueillie comme une princesse dans la famille d'un couple d'amis. J'ai fais en sorte de faire coïncider mes dates avec le Festival du nouveau cinéma latino-américain, curieuse de faire l'expérience de cet événement et motivée après avoir assisté à quelques projections aux forums des images à Paris qui avait programmé un cycle du cinéma cubain.
Et puis j'avais hate de confronter les écrits, les infos et tout ce qui se dit des "changements" à Cuba depuis plusieurs mois! J'en avais aussi par dessus les oreilles d'entendre "je veux aller visiter Cuba avant que ça change" sans pouvoir répondre après expérience de cette nouvelle étape dans la vie de l'ile.
alors cool Raul comme on dit, ça ne va pas changer demain…! ou enfin si, ce qui va changer, ou plutôt s'aggraver, ce sont les inégalités… Car certes à deux, trois coins de rues de jolis restaurantss où l'on mange très très bien se sont installés à la Havane mais pour tout le reste rien n'a changé.. les routes sont toujours défoncées, il est difficile de trouver certains produits de base (la patate a du s'exiler…), et derrière les business florissants il y a souvent un étranger investisseur… Pour le cubain lambda c'est toujours la meme galère... les choses ne risquent pas de s'arranger pour le peuple… sans parler de l'embargo qui perdure, des changements politiques au Venezuela, …
Bon en parlant de flot de touristes qui déferle depuis l'année dernière (et ça va continuer, Bouygues va construire à tour de bras), je vous conseille de faire vos réservations au plus tôt car après avoir discuté avec Ernesto il semble que c'est un peu la folie niveau disponibilité (pour les bonnes adresses en tout cas!) Pour ceux qui me liraient pour la première fois, Ernesto est le meilleur guide et organisateur de séjour sur l'ile ! Accessoirement c'est aussi mon ami auprès de qui j'ai négocié 5 mojitos pour chaque voyageur à qui je donne son adresse, alors n'hésitez pas, j'ai vérifié, il est toujours aussi calé! 😉J'avoue que je me suis faite trimballée et je n'ai pas noté les quelques adresses où il m'a emmené mais ça a toujours était au top! je lui dois aussi un super concert de Cucurucho Valdes dans le très beau théâtre Mella que je découvrais pour la première fois. Et comme je n'ai que des bons retours des gens qui le contactent (ça va maintenant faire plusieurs années) je me permets de vous le vendre comme il faut!
Mais revenons au Festival de ciné. Ca a été une belle expérience, et à l'image de beaucoup de chose à Cuba : beau, fort et bordélique à souhait. Le troisième jours il n'y avait deja plus de passeports (10 entrés vendus sous forme de passeport) et impossible d'acheter des places à l'unité. Vous savez, ce fameux "no hay" (= y a pas) (parce qu'à Cuba parfois "hay" mais très souvent "no hay"). Mais au moins on est obligé de parler aux gens (les cubains sont presque aussi largués que toi quant à l'organisation du festival…) pour trouver des solutions, et l'expérience du cinéma à Cuba c'est quelque chose. Du coup, en cas de grosse pluie et/ou de froid, plutôt que de rester dans votre hôtel, attrapez une séance, ça coute quelques centimes!
Le festival s'est terminé sur une jolie note puisque mes petits "chouchous" ont gagné des prix. Carlos Quintela a reçu la mention spéciale du jury pour son film La obra del siglo et Marcel Beltran le premier prix pour son court métrage la Nube. Je n'ai malheureusement pas pu me rendre à l'exposition Cinegrafismo qui exposait le travail des graphistes sur ce projet. Mais ça me permet quand même de vous conseiller à nouveau le très très bel ouvrage né de ce projet cubano-quebecois, sous la direction de Valérie Yobé, que vous pouvez trouver ici : http://www.latribugrafik.org Et pour les cinéphiles je vous conseille aussi de jeter un oeil au travail de Pavel Giroud. Son dernier film parle d'une période à Cuba où les malades du sida devaient toujours être "accompagnés" dans leur déplacement. Son film tourne actuellement en festivals.
Je profite aussi de ce nouveau post pour rappeler à tous les voyageurs qu'il NE FAUT PAS acheter des places pour des concerts de buenavista ou des festivals de salsa, tous imaginaires, auprès de gens dans la rue! Trop de touristes se font encore avoir. Si vous allez voir un concert payez votre place sur le lieu du concert!
S'agissant de festival salsa, le prochain aura lieu fin du mois, organisé par Maykel Blanco et pour avoir toutes les infos c'est là : https://www.facebook.com/Festival-De-La-Salsa-En-Cuba-1489604918000331/
Ce voyage aura également été l'occasion de mettre les pieds dans le lieu à la mode dont tout le monde parle partout, La Fabrica de arte cubano ou FAC ou juste "la fabrica" comme l'appelle les cubains. L'endroit est assez dingue en terme d'espaces et réussit le pari de mélanger les genres, les arts, sans faire une programmation trop élitiste. Bon par contre au bar on se croirait à Paris… ils ont mis de jolies nanas pour faire les cocktails et tirer la gueule.. là on tombe bien dans le cliché du bar branchouille. Sinon niveau public j'ai trouvé que ça se mélangeait pas mal et comme il y a beaucoup de cubains on échappe aux bandes de touristes étrangères venues choper du petit jeune. L'entrée est à 2CUC si je me souviens bien et les prix sont raisonnables à l'intérieur (on vous donne une carte sur laquelle on inscrit vos consommations et vous réglez en sortant). Attention, le samedi soir il y a plus d'une de queue pour rentrer… donc choisissez un autre jour ou venez tôt!
Pour finir, et en vrac :
Un très beau reportage photo sur la crise migratoire cubaine qui a conduit des milliers et des milliers de cubains à se retrouver bloqué à la frontière avec le Costa Rica : http://www.nbcnews.com/news/latino/photographer-geandy-pav-n-puts-face-cuban-refugees-costa-rica-n496606
Le lancement de la première biennale de dessin au mois de mai à la havane (à suivre sur facebook surtout) Je vous raconterai j'y serai! : http://www.bidhabana.com
Un site très bien écrit pour récupérer plein d'infos pratiques pour votre voyage et se tenir au courant de ce qui se passe culturellement sur l'ile (par une française) : http://serendipia-cc.com https://www.facebook.com/serendipiacc/
Pour vos balades et sorties culturelles, outre les musées, pensez aussi aux petites galeries d'art qui existent à La havane comme la Factoria Habana : https://www.facebook.com/FactoriaHabana/ ou la Galleria Continua vient de s'installer : http://www.galleriacontinua.com/exhibitions/
Et parce que niveau cadeaux à ramener il n'y a pas que les cigares et le rhum, allez faire un tour dans la boutique d'une graphiste pleine de talent; Idania Del Rio, qui s'appelle Clandestina http://clandestinacuba.com/index.php? https://www.facebook.com/ClandestinaDeCuba/?fref=ts
Très bonne fin de week end à tous!
Marie
Billets d'avion pour l'Équateur English translation pending
Bonjour à tous,
Je cherche des billets d'avion à destination de Quito (au départ de la France) sur la période mi juillet - mi août 2016. Qui connait un bon plan ?
A quel ordre de prix puis-je me fier ?
Merci,
Guillaume.
Le virus zika est arrivé aux Antilles English translation pending
Bonjour,
Malheureusement le zika est arrivé aux Antilles et commence à se développer. C'est un virus de la même famille que la dengue ou la fièvre jaune. Il est transporté par le même moustique, soit l'aedes aegypti. C'est un moustique domestique vivant en toute proximité des humains.
Au 3 janvier 2016, en Martinique, 12 cas sont officiellement reconnus et il y en a 150 de suspectés. Mais il pourrait déjà y en avoir déjà bien plus car la majorité des touchés ne développe aucun symptôme et donc ignore qu'ils l'ont eu.
Par contre, une alerte particulière est faite auprès des femmes enceintes car les risque de malformation du fœtus sont à prendre en considération... ars.martinique.sante.fr/...e_sur_le_Zika_v8.pdf
Le Président de la République Dominicaine vient d'ailleurs de conseiller aux femmes de son pays de ne pas tomber enceinte en ce moment...
Premier bulletin officiel Antilles/Guyane: ars.martinique.sante.fr/...M/PE_Zika_2016-1.pdf
Après comme toujours, c'est à chacune, chacun d'analyser les risques...
A ce stade de tout début potentiel d'épidémie, plein de zones ne sont pas encore touchées... et tout le monde espère que cette épidémie puisse être enrayée avant de complètement se propager...
Donc, comme à chaque fois les conseils de base sont à appliquer: éliminer les gîtes et se protéger...
Malheureusement le zika est arrivé aux Antilles et commence à se développer. C'est un virus de la même famille que la dengue ou la fièvre jaune. Il est transporté par le même moustique, soit l'aedes aegypti. C'est un moustique domestique vivant en toute proximité des humains.
Au 3 janvier 2016, en Martinique, 12 cas sont officiellement reconnus et il y en a 150 de suspectés. Mais il pourrait déjà y en avoir déjà bien plus car la majorité des touchés ne développe aucun symptôme et donc ignore qu'ils l'ont eu.
Par contre, une alerte particulière est faite auprès des femmes enceintes car les risque de malformation du fœtus sont à prendre en considération... ars.martinique.sante.fr/...e_sur_le_Zika_v8.pdf
Le Président de la République Dominicaine vient d'ailleurs de conseiller aux femmes de son pays de ne pas tomber enceinte en ce moment...
Premier bulletin officiel Antilles/Guyane: ars.martinique.sante.fr/...M/PE_Zika_2016-1.pdf
Après comme toujours, c'est à chacune, chacun d'analyser les risques...
A ce stade de tout début potentiel d'épidémie, plein de zones ne sont pas encore touchées... et tout le monde espère que cette épidémie puisse être enrayée avant de complètement se propager...
Donc, comme à chaque fois les conseils de base sont à appliquer: éliminer les gîtes et se protéger...
MSC Orchestra: transatlantique du 2 avril Fort-de-France - Marseille English translation pending
Bonjour tout le monde. 😎
Il y aurait il des participants dans le groupe à la Transat retour du MSC
Orchestra du 02 au 18 avril 2016
Martinique / Marseille?
Ce serait vraiment sympa d'échanger ensemble sur le sujet, et pourquoi pas se rencontrer pour apero et autres sur le bateau 🙂
De plus, merci d'avance à tous pour vos avis et conseils, car ce sera une premiere transat pour nous