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Le Québec en février? English translation pending
by Etiabe · 2010-05-08 · 25 replies
Bonsoir J

Je souhaiterais faire un séjour de 13 jours au Québec en Février.

Ce pays m’a toujours fasciné par ses étendues de neige immaculée mais je n’y suis jamais allé et je ne connais personne qui y est allé en hiver. Pour moi, le Québec c’est en hiver que je veux aller, c’est le pays de la neige et du froid.

J’aimerais bien louer une voiture là-bas et me plonger dans l’arrière pays québécois (avec une journée à Montréal quand même). Seulement je me pose plein de questions :

Les routes dans la campagne québécoise sont-elles praticables en Février ?

Comment se procurer sur place des vêtements adaptés au grand froid ?

Quels itinéraires me conseillez-vous sachant que j’aimerais bien voir des animaux ou au moins leurs traces dans la neige…?

Merci d’avance à vous.
Tour du monde: les pays à ne pas rater? English translation pending
by Monalisa0409 · 2010-04-29 · 6 replies
Bonjour tout le monde ;)

J'aimerais commencer a préparer un tour du monde pour dans quelques année.Je n'ai pas prévu de budget ni le temps que je vais partir encore...je cherche pour commencer les pays que je ne doit pas passer a coter.

Je pars du canada il y a quelque endroit que je nai pas vue donc je vais commencer par visité mon propre pays :)

Donc nous sommes en amérique du nord Le canada la jamaique les bermudes et le mexique minterresse...y a til dautre endroit ou je devrais aller?

Je dois présiser que je jaime beaucoup lhistoire et la culture...jadore les animaux...jaimerais apprendre le surf et voir des volcan et voir les 7 merveilles du monde jaimerais traverser le triangle des bermudes faire un safari faire une croisiere voir des baleine et des aurore boréales passer sous une chute deau voir des immence tortue visité des musée voir des perroquet marcher sur un pont de corde voir des pingoin faire du cheval et du rafting faire de la plonger apprendre la danse africaine faire du traineau a chien et de lescalade faire du bénévolat! bon je crois que je peut pas etre plus présise xD

Ensuite lamérique du Sud

les endroit qui minteresse: argentine, brésil, costa rica, equateur, pérou, vénézuela! et....???

Maintenant l'afrique:L'égypte.Madagascar, le kenya ou la tanzanie?!? et....???

Puis leurope:allemagne, autriche, espagne, grece, italie, luxembourg, portugal, royaume-unie, russie! et ...??? je sais il y en a beaucoup :S quel pays ne vaux pas la peine??

Lasie:chine, inde, indonésie, japon, thailande, vietnam...le japon et la thailande sont 2 endroit que je veux absolument aller!

Locéanie:Australie, les ile fidji, la nouvelle zélande! les ile fidji sont dans mes priorité...

vous pouvez maider??

merci
Hésitation suite à un itinéraire d'environ dix-huit jours à Bali et Lombok English translation pending
by Nol7575 · 2010-04-28 · 5 replies
Bonjour,

Je compte partir prochainement pour la première fois en Indonésie et ai choisi de faire un circuit en indépendant à Bali et Lombok sur environ 18 jours ( billets d'avion pas encore réservés, le nombre de jours que j'indique est donc purement informatif ).

Je suis plutôt contente de mes premiers jours de planning mais après je sèche complètement et n'arrive pas à me décider sur ce qu'il convient de faire ou pas. Voici déjà mes premiers jours, je vous ferai part de mes hésitations plus bas : A notre arrivée à l'aéroport de Denpasar, nous comptons nous rendre le soir même à Ubud où nous resterons 2 jours complets. Depuis Ubud, nous comptons nous rendre à Amed le 3ème jour via des arrêts au long de la journée Mont Batur/Besakih/Pura Tirta Empul où nous resterons une nuit et ferons du snorkeling la journée du lendemain. Ensuite, nous nous dirigerons vers Padangbai où nous visiterons les bains royaux Tirta Gangga, rizières à Sidemen, palais Klungkung, Goa Lawah... ce sur nos 5ème et 6ème jour.

Padangbai sera ainsi notre point de départ pour le ferry direction Lombok le 7ème jour. C'est là que ça se corse : j'étais partie dans l'idée de loger à Senggigi et de bouger vers Kuta Lombok sur une journée et les Gili Islands sur une autre journée et de profiter de cette escale à Lombok pour nous reposer, profiter de la plage et de la piscine. Je me suis rabattue ensuite sur l'option speed boat padangbai/Gili islands et séjour qq jours puis départ vers Kuta Lombok et retour à Bali via je ne sais pas encore quel moyen mais probablement un ferry normal. J'ai peur que finalement ce ne soit pas une très bonne idée, j'étais intéressée par les Gili Islands pour le côté "plage de rêve", fonds marin mais j'ai l'impression que c'est pas, ou plus, le cas. Et cela fait aussi beaucoup de trajet, donc j'ai pensé à loger directement à Kuta Lombok et planifier une excursion sur la journée vers Gili Nangu, Sudak et Tangkong je ne suis pas encore convaincue.

Qu'en pensez-vous ?

Nous comptons après notre séjour à Lombok revenir à Bali pour 3 jours et faire le sud de l'île, j'hésitais à loger à Legian, Seminyak ou carrément sur la péninsule vers Nusa Dua, quel est à votre avis le plus sympa, les plages les mieux sachant que mon ami risque de faire du surf mais que moi non, je déteste même les vagues donc si un endroit est plus agréable qu'un autre... ? Nous n'aimons pas les endroits trop bruyants, et quelques restaurants, cafés suffisent à notre bonheur pour le soir, sachant que pour le shopping il sera toujours possible de se rendre à Kuta depuis les villes que je vous indiquées j'imagine.

Merci
Trop de monde à Yosemite, est-ce une constante? English translation pending
by Poupinette33 · 2010-04-26 · 19 replies
Salut !

Je reviens d'un tour dans les parcs avec ma femme et c'était vraiment un grand régal !! Une petite déception (une grosse même...) toutefois du côté de Yosemite. Ne pouvant pas randonner plusieurs jours mais juste des petites ballades, nous sommes restés surtout dans la vallée et bien que le cadre soit magnifique (avec des tas de cascades... ça débordait de partout !), il y avait un monde fou et nous nous sentions vraiment très loin de la nature. Après le calme des autres parcs, ça a été une vraie claque : des bouchons, beaucoup de temps à tourner pour trouver une place de parking, des chemins de randos pleins (vernall fall, lower yosemite fall...), au moins 2 mariages avec leurs lots d'invités en talons aiguille et robes à paillettes, des gens qui nourrissent les animaux sauvages et j'en passe... Nous y étions ce week end, fin avril donc. Etant donné que je vais conseiller des membres de ma famille qui viendront aux USA cette année, pouvez-vous me dire si vous avez eu le même ressenti ou si c'était vraiment un fâcheux concours de circonstances ?! Est-ce la même situation en plein été (plus de monde je présume, mais plus de sites accessibles également...) ou est-ce typique du printemps ?

Merci d'avance,

Sylvain

PS : Le carnet de voyage sera posté prochainement
Se déplacer en voiture pour dix-huit jours au Nicaragua en juillet English translation pending
by Liize · 2010-04-13 · 10 replies
Bonjour, Mon mari et moi souhaitons partir environ 18 jours au nicaragua en juillet. Comme les circuits proposés par les tours operator ne nous intéressent pas et que notre budget ne nous le permet pas non plus, nous pensons louer une petite voiture, mais pas de 4X4. De plus, nous voulons privilégier (si possible) le côté nature et grands espaces donc les visites de reserves, volcans, faire de petites randos etc... on ne s'éternisera pas dans les villes, juste le principal. Comme nous ne parlons pas l'espagnol, nous aurons également du mal à communiquer avec les locaux. Etant donné l'état des routes ou des pistes du pays, auxquelles s'ajoutent les risques de pluie en juillet, je voulais savoir, quelles étaient les réserves, volcans et autres sites accessibles en voiture (pas en 4X4) à cette période. Sont ils surveillés car dans les guides, il est recommandé de ne pas laisser sa voiture sans surveillance, alors comment faire ? J'avais pensé au taxi mais il y a la barrière de la langue et le manque d'autonomie. Les bus locaux et bondés, très peu pour moi (ça me rend malade...). Je sais que la conduite n'est pas simple au nicaragua (peu de signalisations, danger etc...) mais apparemment, c'est la seule option qui me convienne. Peut on faire facilement des allers-retours à partir de la même ville vers différents sites intéressants afin de ne pas changer chaque jour ? Voila, j'espère que les connaisseurs de ce pays ou des voyageurs sauront me répondre. Merci et à bientôt
Merzouga: la poule aux oeufs d'or a du plomb dans l'aile... (Maroc) English translation pending
by Ajft · 2010-04-08 · 38 replies
Bonjour! Depuis quelques années, de nombreux post sur VF signalent les dégradations que subit le site unique de Merzouga : Route goudronnée, anarchie des infrastructures touristiques, utilisation irraisonnée des ressources en eau, pollutions en tous genres, invasion des "sports mécaniques" (quads en particulier). Projet de golf.. Le concept "désert", avec ses "hommes bleus" et même ses "touareg" (!) a été exploité au maximum. Il n'y a plus de désert à Merzouga, devenue machine à faire du cash et bac à sable pour 4x4eux en mal de sensations. Fait nouveau, me semble-t-il, les professionnels du tourisme international commencent à en prendre conscience. Voir: Merzouga : un exemple à ne pas suivre On ne peut que souhaiter que les autorités du Tourisme de la province d'Errachidia réagissent efficacement et rapidement avant que Merzouga ne soit plus connue que comme une "destination à éviter". Si cette désaffection se produisait, ce serait gravissime pour toute l'industrie hôtelière du Tafilalet qui vit essentiellement, de près ou de loin, de ce pôle d'attraction. Mais est-il encore temps de sauver la poule aux oeufs d'or? Votre avis?
Le Cambodge: un héritage exceptionnel English translation pending
by Mida · 2010-03-28 · 18 replies
Après son histoire chaotique et dramatique, le Cambodge ouvre maintenant ses bras au monde et nous avons très vite succombé à la magie de ce pays charmant et passionnant. Nous étions éblouis et saisis d’émotion par les temples majestueux, séduits par sa capitale fascinante et pleine de vie. Nous avons parcouru la campagne cambodgienne et ses paysages de rizières éblouissantes et nous avons pris le temps de flâner dans les provinces. Nous avons longé et navigué sur ses cours d’eau et ses lacs, rejoints les villages des minorités ethniques et admirés la beauté du Nord Est. Nous avons gouté et savouré la cuisine khmère à la fois subtile et épicée. Surtout, nous avons découvert un peuple chaleureux, souriant, serviable et heureux de nous recevoir : c’est la plus grande richesse de ce pays. Notre voyage dans le royaume Khmer nous a tout simplement ravis.

Nous avons pris notre temps. Trois semaines de liberté pour flâner, faire crochets et détours, nous attarder dans les temples et les contrées lointaines. Nous avons circulé en bus locaux sur les grands axes, en bateaux sur les fleuves et les lacs, en tuk-tuk autour des temples de Siem Reap, en moto dop et en moto à Battambang Kratie et Ban Lung, en taxis, en pick-up et en mini-van, et aussi à pied, bien sûr ! Que d’opportunités de faire des rencontres magnifiques, passionnantes, étonnantes et enrichissantes.

Ce voyage, je l’ai d’abord rêvé. Puis je l’ai préparé pendant des mois à force de documentation, de conseils et d’aides sur Voyage Forum, le rendez-vous des amoureux du voyage. J’ai changé souvent mon fusil d’épaule et finalement nous sommes partis, Daniel et moi avec nos sacs, nos dollars, notre guide Lonely Planet, quelques bonnes adresses, quelques réponses à nos attentes et pratiquement aucune réservation. Nous sommes revenus, le cœur emplis d’admiration et de sympathie pour ce peuple magnifique, et les yeux pleins d’images et de souvenirs inoubliables. Siem Reap : la cité des temples

Premier étonnement : notre arrivée à Siem Reap ! Nous avions quitté un village, il y a 10 ans, avec des routes en terre, d’anciennes maisons coloniales, quelques guesthouses et restaurants le long de la rivière. La visite et l’exploration des temples se faisaient alors à la façon des pèlerins d’antan. Aujourd’hui, Siem Reap est devenue une fierté nationale pour les Cambodgiens. C’est une ville dynamique avec ses grands hôtels avec spa, ses bars, ses nombreux restaurants, et, évidemment ses embouteillages de cars de touristes. Heureusement, nous avons retrouvé notre guesthouse qui s’est enrichi d’une piscine, bien agréable après les visites par 38°C à l’ombre, quand il y a de l’ombre !

Nous avons exploré pendant six jours les temples proches et les sites plus éloignés. Des styles et des époques d’une incroyable diversité. Il nous a fallu jongler avec le temps pour essayer d’éviter la foule et la cohue. Donc, départ à 6 heures tous les matins avec l’édition « Angkor, Cité khmère » sous le bras ! Fidèle au rendez-vous, Thor, notre tuk-tuk driver !

Notre programme de tous les jours : grimper les escaliers aux marches irrégulières, longer les sentiers qui mènent d’Angkor Vat à Angkor Thom, escalader les pierres et les racines de Ta Prohm. Nous nous sommes isolés au temple de Banteay Samré, magnifiquement conservé avec sa terrasse cruciforme. Nous avons flâné autour du Banteay Kdei, séduisant temple bouddhiste et petite version de Ta Prohm. Nous avons repris nos forces à Sray Srang, un lieu calme et reposant, pour terminer enfin par un très beau coucher de soleil au Pre Sup.

Puis nous avons parcouru à l’aube la campagne jusqu’à Banteay Srei, la citadelle des femmes avec sa délicatesse et la finesse de ses bas et hauts reliefs. Notre pénible montée par le joli sentier de 2 kms à travers la jungle de Kbal Spean a été récompensée par une baignade dans la rivière de lingas sculptés et dans les cascades qui l’entourent.

Par une route difficile nous avons rejoint Koh Ker, lieu qui semble abandonné dans les forêts du nord de Siem Reap. Là aussi se trouve, entre autre, le temple de Bang Mealea, envahi par une végétation luxuriante. C’est là que Jean Jacques Annaud a tourné le film « Deux Frères ». Plus loin, des temples du groupe de Roluos, avec l’élégant Preak Kô et le temple montagne de Bakong. Nous avons enfin terminé notre parcours Angkorien par Prasat Kravan, Ta Som, Preah Khan, Neak Pean.

On est sollicité sans cesse autour des temples. Mangues, bananes, ananas, boissons, livres, DVD et bracelets nous sont proposés partout par des enfants souriants et à qui il est très difficile de dire non ! Daniel, trempé par la chaleur, achète une belle collection de teeshirt d’Angkor à une vendeuse d’une dizaine d’année qui lui fait le reproche de retourner à son hôtel dans cet état ! Et comment ne pas craquer pour les bracelets de cette petite fille qui a débité en quelques secondes le nom de notre président, la capitale de la France et le nombre d’habitants, sans oublier Carla Bruni !!!

Il n’y a pas que des temples à voir à Siem Reap. Le nouveau musée National Angkor est fascinant et avec une technologie multimédia des plus sophistiquées : un voyage au travers de la gloire de l’histoire et de la civilisation khmère d’Angkor.

Les pagodes récentes de la ville contrastent avec les anciens temples et méritent aussi un peu de temps. Le Vat Dam Nak avec des jardins magnifiquement soignés et agencés et sa bibliothèque française en pleine effervescence. Dans le parc de la pagode, The Giant Puppet Project préparait la grande parade qui partant du Old Market a rejoint les jardins du Palais royal en longeant la rivière. Cette association permet aux enfants des écoles locales, des orphelinats et des enfants de la rue à s’exprimer à travers l’art. Tous ont défilé avec leur création de marionnettes immenses, papillons, chauves souris, singes etc. dans la joie et la bonne humeur. Un spectacle joyeux, spontané et plein de joie !

Et le soir se perdre dans Bar Street, particulièrement animé où tous se retrouve pour prendre un verre, savourer les cuisines du monde entier et se faire masser les pieds par pleins de petits poissons dans des grands aquariums.

Battambang, la petite ville au milieu de la campagne

La majeure partie de la population cambodgienne vit à la campagne et après une légère « overdose de temples », nous avons sillonné en moto, les chemins de terre des environs de Battambang pour découvrir les villages, les artisans, les champs et les vergers.

Le trajet en bateau au départ de Siem Reap traverse les villages flottants, des marécages, d’étroits chenaux et peut être un magnifique voyage. En saison sèche il peut devenir un véritable cauchemar ! On nous avait prévenu mais tant pis !

Un pick–up à 6h du matin fait la tournée des guesthouses et on s’entasse à 14 avec sacs à dos et nos valises. Le bateau semble très vieux et fragile. Des bancs en bois, durs et inconfortables servent de sièges passagers mais il y a plus de personnes sur le bateau que de places ! Un bruit d’enfer d’un moteur sans échappement et une chaleur insoutenable ! Et nous voilà partis pour un voyage de 9 heures !

A travers les villages flottants et les paysages magnifiques, le bateau s’arrête partout pour prendre les locaux, déposés par les barques qui nous accostent. Ils sont surchargés avec leur sacs à provisions, les poulets, la farine, les poissons, les fruits ! Au bout d’une heure le bateau était devenu le radeau de la Méduse ! Un vrai capharnaüm. Tout le long de la berge, des enfants s’amusent de nous voir et nous lancent de bruyants « hello » et s’empressent de nous montrer leurs prouesses dans l’eau. Nous croisons de nombreux longtails qui transportent de tout : la famille, les provisions, des matériaux de construction, etc…

A l’approche de Battambang, le niveau de la rivière est tellement bas que le bateau s’échoue plusieurs fois sur des bancs de sable.

Un trajet très éprouvant mais quel souvenir !!!

Les moyens de transports sont nombreux, variés et faciles au Cambodge. C’est certainement la meilleure façon de vivre avec la population, de partager et de participer à leur vie de tous les jours. Les voyages en bus sont assez folkloriques. Même si les déplacements deviennent plus faciles sur quelques rares routes goudronnées, les bus sont souvent près à rendre l’âme : compteurs kilométriques qui n’indiquent plus de chiffre (par peur ou par lassitude ?), la climatisation fièrement annoncée au moment de l’achat du billet ne fonctionne que si le moteur ne chauffe pas trop, et les pannes sont nombreuses. Nous avons vécu un éclatement spectaculaire d’un pneu en rase campagne ; tout le monde est descendu et a attendu au bord de la route, en plein soleil. Les pauses pipi se font en groupe, les hommes d’un coté de la route et les femmes de l’autre, sans gène ni pudeur !

Il n’y a pas d’arrêt de bus, il s’arrête n’importe où, les gens montent, d’autres descendent, et quand il n’y a plus de places, on en retrouve ! Assis sur les marches, dans les allées, ou à trois sur un même siège, rien n’est un problème. Les Cambodgiens s’adaptent à toutes les situations, grands et petits ont une patience et une nonchalance étonnantes. Les enfants mangent, dorment, sourient et passent des heures dans les transports sur les genoux des parents sans se plaindre.

Nos enfants ont là une leçon à apprendre quand ils se plaignent juste pour traverser Paris !!!

Autres moyens de sillonner les routes de province : les minibus. Ils sont bon marché et souvent bondés. On nous conseille d’acheter une place supplémentaire pour voyager confortablement pour le trajet de Kratie à Ban Lung, route longue et pénible. Excellent conseil car nous nous sommes retrouvés à 21 personnes avec le chauffeur dans un minibus de 9 places ! Nous étions avec un américain à trois sur une banquette de quatre place et nous étions quelque peu gênés de voir les Cambodgiens assis en quinconce les uns sur les autres qui sympathisaient avec nous en nous gratifiant de grands sourires.

Les longtails naviguent sur toutes les rivières, lacs et cours d’eau. Ils sont bruyants mais les emprunter reste pratique et agréable. Ils nous permettent de visiter des villages des minorités sur les rives du Tonlé San, le village flottante de Kompong Khleang sur le Tonlé Sap. Au-delà de son histoire sinistre Kampong Poy ou Barrage de la Mort qui servait aux khmers rouges à éliminer les ennemis de la révolution, est devenu un lieu de ballade pour les Cambodgiens avec son immense jardin de lotus et ses fermes de pêcheurs perchés sur pilotis. Encore des aventures : alors que nous étions arrêtés pour admirer un magnifique coucher du soleil le batelier a rompu le fil du démarreur. Alors qu’il commence à ramer pour rentrer, mais avec une seule rame la technologie nous sauve. Il appelle avec son portable un copain qui vient nous secourir avec son bateau. En arrivant près de notre embarcation, il casse son gouvernail et finalement tombe en panne d’essence ! Nous revenons finalement au bord du lac avec un bon fou rire quelque peu nerveux mais qui clôturera joyeusement cette journée tourmentée !

Un autre moyen de transport excitant : le moto-dop (guide-conducteur et moi en passager) et Daniel seul sur une autre moto. C’est ainsi que nous avons traversé la campagne sur des pistes avec les nids de poules énormes, des chemins en terre dans lesquels les roues de la moto s’enfonçaient, avec une poussière qui s’infiltre partout, dans les cheveux, les narines, les oreilles. Les masques chirurgicaux, tant prisées par les Asiatiques, feront dorénavant partie de nos accessoires indispensables.

Que de bons moments autour de Battambang, avec les paysans dans leur champs et les femmes qui viennent nous accueillir à l’entrée de leur village. Elles rient de bon cœur en étant impressionnées par le ventre de Daniel, mes rondeurs et la taille de mes seins !

Et au détour d’un chemin, ce merveilleux mariage Khmer sous un énorme chapiteau. Sans manières, nous sommes cordialement invités à y participer. Les gens insistent pour que nous prenions des photos et des films. Nous sentons très bien leur envie de partager avec nous leur joie et leur bonheur. Nous admirons les magnifiques costumes colorés des mariés avec leurs garçons et demoiselles d’honneur. On nous invite à nous asseoir avec eux et leur hospitalité et amitié, toutes simples nous fait si chaud au cœur.

A Battambang, nous avons passé trois jours chez Sam, jeune franco –khmer qui est retourné au pays où il a aménagé la maison familiale avec trois chambres pour ses hôtes. Il nous a fait découvrir sa ville et les alentours en évitant totalement les circuits touristiques classiques. Sam a su partager avec nous l’amour de son pays. Son enthousiasme et sa gentillesse nous a rendu ce séjour inoubliable. Nous avons vécu des moments d’intense émotion : la sortie par milliers des chauves souris de la montagne, le ballet des cormorans et des aigrettes au soleil couchant, des familles chinoises et vietnamiennes qui nous invitent pour le nouvel an et la fête de Têt. On brûle avec elles de faux billets de banques, des dollars, francs et euros pour se remémorer nos ancêtres disparus. Nous goûtons aussi des mets cambodgiens sur le bord des chemins: du rat et les blettes grillés, des œufs de canard avec, à l’intérieur, l’embryon, ses plumes et son bec, des gâteaux de bambous au lait de coco, de riz gluant et des haricots noirs, des galettes de riz et de l’alcool de palme. Je retrouve encore l’odeur inoubliable de la pâte à poisson fermentant dans les cuves géantes, difficile à supporter !

Un peu en dehors de la ville, nous empruntons le Bamboo train sur lequel nous avons placé nos motos. Nous nous sommes bien cramponnés pour filer à travers la campagne avec ce train original dans claquement métallique et infernal des rails à peine parallèles.

Ban Lung : le pays de la Terre Rouge

La province de Ratanakiri est réputée pour la beauté de ses sites naturels mais aussi pour ses routes en très mauvais état ! Pendant la saison sèche, les routes sont envahies par une poussière ocre d’où le surnom de la région : « Terre rouge». Nous étions très vite recouverts de cette couleur de la tête aux pieds. Seule une grosse brosse à chiendents peut nous aider à retrouver une apparence humaine normale !

J’ai grimpé sur la moto de Lena, notre guide et Daniel a emprunté la moto de sa femme. C’est ainsi que nous avons visité des villages où vivent plusieurs minorités. On a garé nos motos et on s’est baigné dans le lac volcanique de Yeak Lom malgré les mystérieuses créatures peuplant les eaux selon les légendes des ethnies locales. Nous nous sommes recueillis dans les cimetières noyés dans la jungle. Les morts sont enterrés et leurs tombes sont entourées de sculptures en bois les représentant dans leurs activités durant leur vie.

Les ethnies vénèrent les esprits de la Terre, du Ciel et de leurs ancêtres. Le village que notre guide visite d’habitude a eu trop de malédictions récemment et les habitants du village sont persuadés que les étrangers en passant dans leur cimetière ont dérangé ces esprits. Lena nous emmène dans un village qu’il n’a jamais visité. Nous payons l’entrée dans le village, nous payons pour prendre des photos, nous sommes étroitement surveillés et on nous accompagne partout. Nous sommes également priés d’acheter un paquet de biscuit dans une boutique du village pour honorer les esprits et mettre des offrandes sur les tombes des ancêtres. Finalement, c’est notre surveillant du village qui a mangé tout le paquet !!! Je n’apprécie pas trop cet accueil et Lena non plus et il décide de ne plus revenir avec ses touristes. L’avantage est que nous étions toujours seuls, pas de Coréens ou d’américains dans ces contrées si primitives ! Si ces visites sont toujours intéressantes, souvent j’éprouve une certaine gêne, un sentiment de voyeurisme qui me met mal à l’aise.

Nous n’y avons pas fait de trek mais nous avons pris une douche tonique dans les cascades de Chaa Ong Ka tieng et Kinchaan. Nous avons aussi cherché des améthystes et du zircon dans les mines de pierres précieuses qui sont exploitées sur les bords des routes.

A Ban Lung nous avons logé dans la villa en bois de l’ancien gouverneur de Ban Lung, devenu le « Lodge des Terres Rouges », une oasis de calme et de sérénité, dans un grand jardin luxuriant de belles plantes, fleurs et orchidées sauvages et décoré de totems Jaraï.

Les mariés de la région viennent pour des séances de photos dans ces jardins et autour de la magnifique piscine. Pour moi, massages tous les soirs dans le somptueux spa de l’auberge. Nous avons diné un soir avec Lena et sa femme, qui ne parle pas anglais, qui, une fois passée sa timidité du premier contact, s’est avérée être une jeune femme souriante et curieuse de notre mode de vie. Que des moments de grand bonheur.

Kratie : les dauphins d’eau douce

On aurait pu se passer de notre journée à Kratie sans grand intérêt mais qui nous a permit de faire une pause. Nous avons parcouru la campagne et visité quelques pagodes en moto. Nous avons navigué sur le Mékong pour voir les quelques rares dauphins de l’Irrawaddy et de très beaux paysages tout le long des berges.

Là encore quelques belles rencontres.

Les jeunes lycéens viennent sur les berges au moment du coucher du soleil. Ils engagent la conversation dans le but de pratiquer leur anglais. C’était le cas de ces deux jeunes garçons de 17 ans, en dernière année du lycée, qui habitent à 20 kms de Kratie et retournent chez eux pour le weekend. Ils ont déjà un très bon niveau d’anglais et souhaitent continuer leurs études en langues. Mais les frais de scolarité (300$ pour l’année) et la vie à Phnom Penh, où ils devraient poursuivre leurs études, représentent une somme trop importante pour leurs familles. Les bourses sont rares et souvent ne suffisent pas. Une autre jeune fille de 12 ans s’approche de nous pour discuter et nous invite à venir manger chez ses parents. Daniel et moi, fan de l’émission d’Antoine de Maximy « J’irai dormir chez vous » nous amusons de cette invitation. Elle parle très bien l’anglais et elle nous demande de l’aider à acheter un dictionnaire pour ses études en lui donnant un peu d’argent. Je lui propose d’aller l’acheter directement. Elle est très étonnée et semble si heureuse. Malheureusement il est déjà tard et la librairie est fermée. Elle n’était pas au rendez vous que nous avions fixé pour le lendemain. J’étais vraiment très triste de ne pas pouvoir l’aider.

Nous sommes monté sur le Phnom Sombok (300marches) où j’ai faillit avoir une insolation. Deux nonnes discutent et nous nous arrêtons pour nous reposer à côté d’elles. L’une, sans âge, fume sa cigarette comme si elle fumait un joint et l’autre prend soin de moi en me faisant de l’air avec son éventail. Notre conversation est très limitée car elles ne parlent que le khmer mais, comme d’habitude, nous échangeons sourires et signes de sympathie. Elles nous permettent de les photographier, des modèles hors du temps.

Phnom Penh : La renaissance d’une capitale

Phnom Penh est une ville fascinante où richesse et pauvreté se côtoient à chaque coin de rue. Les mendiants sont nombreux, adultes et enfants mutilés, souvent victimes des mines,

blessés pendant la guerre ou en travaillant et en jouant dans les champs. En haillons ils dorment directement sur le sol le long du Mekong. Triste spectacle.

La ville s’éveille dès 6 heures du matin avec les bruits intenses d’une vie quotidienne trépidantes. Le soir l’animation est entretenue par les cocktails des happy hours et un amok délicieux dans un bon restaurant khmer.

Les nombreux bâtiments du Palais Royal dominent la ville de leurs flèches étincelantes. Dans les jardins luxuriants du Palais, des pagodes couvertes de dorures et la pagode d’Argent qui brille de mille feux au soleil. Le musée national renferme une magnifique collection de sculptures khmères et les salles ouvertes sur un très joli patio qui permet de se reposer à l’ombre des frangipaniers et de faire de nouvelles rencontres.

Le Happy Hour au FCC (Foreign Correspondants Club) sur le quai est une étape incontournable. Fréquenté par les expatriés du monde entier, sa terrasse offre une vue imprenable sur le Tonlé Sap qui se jette lentement dans le Mekong. L’ambiance y est agréable, confortable, très « coloniale ».

Le somptueux Hôtel Le Royal (du groupe Raffles) est imprégné de son passé glorieux et cela se ressent aussi bien dans son style, sa décoration que dans le service. Y prendre un café ou un jus de fruit et se reposer après une longue promenade dans le centre ville est un moment de grand délice.

Le Vat Phnom, site de mille légendes, se dresse sur la seule colline de la ville et nous nous trouvons plongés parmi toutes les festivités du Nouvel An Chinois. Beaucoup sont venus pour prier et pour porter des offrandes : guirlandes de jasmins, fruits, morceaux de viande et os, dégoulinant de graisse que l’on offre aux lions qui gardent l’escalier, les nombreuses statues disséminées sur le chemin qui mène au sommet de la colline, les esprits gardiens aux allures terrifiantes, Vishnou et Nâga. Les vendeurs d’oiseaux sollicitent les visiteurs pour faire des offrandes et les libérer. Surprenant, si l’on observe ce manège, on se rend compte qu’ils sont dressés à revenir dans leur cage ! D’énormes tables sont dressées couvertes de nourriture, de boissons et de billets de banque. Il faut croire que les esprits sont particulièrement gourmands !!!

Le Psar Tuol Tom Pong ou le marché russe grouille de monde et se trouve être un des meilleurs endroits pour acheter des souvenirs et des vêtements. On trouve de tout : objets d’artisanat, des soieries, des bijoux, des instruments de musique, de la maroquinerie, des contrefaçons de tout genre plus une multitude de marchands allant du tailleur au vendeur de pneu, de quincailler aux esthéticiennes. Très amusant et un lieu incontournable !

Le S-21 ou le musée Tuol Sleng est un témoignage des atrocités commises par les Khmer rouges. Comme à Auschwitz la banalité de l’endroit rend la visite très éprouvante. Le film « Bophana » (1996), le documentaire du réalisateur franco-cambodgien Rithy Panh est projeté tous les jours sur place, relatant l’histoire de la révolution Khmer Rouge et racontant le pays transformé en « une prison sans mur ». Ce régime priva les Cambodgiens de ce à quoi ils tenaient le plus : la famille, la nourriture, la terre et la foi. Le génocide a fait plus de deux millions de victimes.

Le Cambodge se reconstruit aujourd’hui mais il y a encore du chemin à faire. Les gens sont heureux et souriants mais vivent encore avec le souvenir de l’horreur des années du régime khmer rouge et évoquent souvent leurs tragédies personnelles, leurs familles décimées et les souffrances endurées. Générations anciennes et nouvelles vivent avec ce traumatisme. La vie est difficile pour les Cambodgiens et le pays reste l’un des plus pauvres d’Asie. Les revenus de nombreux Cambodgiens stagnent, les maigres salaires ne leur permettent pas de vivre décemment. Et malgré des années de massacres, de misère et d’instabilité politique ils on gardé le sourire. On ne peut quitter les splendeurs du Cambodge sans un sentiment d’affection et d’admiration pour son peuple. Et selon les différentes facettes que l’on découvre, le Cambodge a deux visages: un pays qui enchante et déconcerte à la fois, le yin et le yang du Cambodge.

Février/Mars 2010
États-Unis: location d'un véhicule avec National? English translation pending
by Jdakota · 2010-03-20 · 18 replies
Salut, J'ai pris un vol Paris Vegas (via Mineapolis) pour la première fois par expedia. Concernant la location de mon véhicule (4X4 standard type Chevrolet traiblazer), expedia le propose à 635 euros pour 17 jours avec National alors qu'il est à 850 euros avec Alamo (toujours avec expedia). C'est plutôt alléchant, mais comme je suis méfiant de nature, j'aimerais savoir si certains d'entre vous ont eu des retours avec cette compagnie (National). IL est essentiel pour moi d'avoir le véhicule réservé, tout au moins sa catégorie. Merci pour vos avis JD
Itinéraire de trois semaines au Maroc en juin English translation pending
by Francinne · 2010-03-14 · 14 replies
Bonjour, Nous partons 3 semaines au Maroc du 9 au 30 juin: 2 adultes et un bébé de 6 mois. Nous ferions (dans le désordre): - Marrakesh (3j) - le Haut Atlas (logement à Ouirgane, 4j). - Féz (2j) - j'hésite entre 2 options: - visiter la région de Ourzazate, Dadès, ... mais j'ai peur qu'il fasse chaud en juin pour bébé. - monter dans le nord vers Chefchouan et se promener dans le Rif... - qq jours à la plage: soit dans le nord vers Tetouan (Martil par ex.) ou alors Essaouira ou Oualidia...

Quel est le meilleur itinéraire selon vous (en tenant compte de la chaleur pour bébé)? Merci por votre aide et pour vos bons plans😛
Autobus reliant Somoto à León sans passer par Estelí? (Nicaragua) English translation pending
by GabRacine · 2010-03-14 · 8 replies
Bonjour,

J'aimerais savoir si un autobus effectue une liaison entre Somoto et León mais sans passer par Estelí, pour éviter de faire un détour. Si quelqu'un a des infos conçernant les trajets d'autobus dans les départements du nord du Nicaragua, ce serait bien apprécié. Nous prévoyons faire un trajet de ce type: Managua - Matagalpa - Esteli - Somoto - León - Côte Pacifique. Des alternatives, des conseils, endroits à visiter?
Laisser ses affaires à Banaue...sans y dormir? English translation pending
by Antoinez104 · 2010-02-03 · 21 replies
Bonjour à tous,

Je prévois un séjour aux Philippines fin-mars début avril, avec un passage par les rizières de Luzon. J'aimerais prendre un bus de nuit Manille-Banaue, puis filer dès la sortie du bus vers Batad, d'où je compte rayonner quelques jours. Comme un partie du trajet ce fait à pieds, j'aimerais éviter de conserver mon gros sac à dos. Je me demandais si quelqu'un aurait la solution miracle pour laisser mon sac en sureté à Banaue pendant ces quelques jours, sachant qu'à mon retour de Batad vers Banaue je compte prendre directement le bus de nuit pour Manille... et donc ne pas rester dormir ni à l'aller ni au retour dans une guesthouse de Banaue Ou peut-etre une solution alternative?

Merci d'avance! Antoine
Quels sommets pyrénéens de plus de 2500m d'altitude sont accessibles en été sans équipement? English translation pending
by Mabgast · 2010-01-20 · 31 replies
Bonjour à tous,

Après une grosse perte de poids, un arrêt de la clope et un entraînement sportif régulier, j'ai prévu de réaliser l'ascension du Mont Toubkal au Maroc en Août (c'est mon objectif !).

Toutefois, en Juillet, j'aimerais m'entraîner et tester mon physique sur des sommets pyrénéens.

Ma question est donc la suivante : Quels sont les sommets pyrénéens de plus de 2500m d'altitude qui sont accessibles dans équipement particulier (crampons, cordes, piolets...) sur lesquels je pourrais m'entraîner ?

J'ai trouvé les massifs de plus de 2500 m mais je n'ai pas trouvé les infos concernant l'accessibilité et le matériel donc si vous pouvez poster tous ceux que vous avez fait en été sans équipement vous m'aiderez vraiment beaucoup !!

Si dans cette liste, vous trouvez qu'un sommet est plus adapté à mon projet n'hésitez à m'en faire part ça m'intéresse vachement...

Je vous remercie d'avance pour vos réponses et vive la montagne
Quelle ville choisir à Bali? English translation pending
by Marigolotte · 2010-01-20 · 15 replies
salut a tous, nous allons a bali pendant deux semaines dans 10 jours et souhaiterions nous poser dans un seul endroit, en fait on voyage depuis un mois et on a envie de poser le sac sans le refaire pendant 15 jours quelle ville choisiriez-vous ? sachant que nous aimons la plage, sortir un peu le soir mais pas non plus ibiza et le bruit qui va avec ...... un coin sympa, anime avec de belles plages, des restos, un pti peu de shopping, et ensuite on sillonera en voiture ou autre

merci pour vos infos
Douze jours de randonnée dans le Haut Atlas English translation pending
by Lucbertrand · 2009-12-22 · 1 reply
Maroc 12 jours à pied dans le haut Atlas autour du M'Goun en juillet 2007

Partir en voyage accompagné ce n'est pas mon fort, mais du fait d'une bande de Basques enthousiastes je me suis laissé convaincre et je ne le regrette pas. Le but de la balade consiste en douze jours de randonnée dans la région du M'Goun, gravir ce sommet de 4046 mètres puis descendre jusqu'à la vallée des Roses.

Je vais donc décrire cette promenade dans le Haut Atlas, le long d'un itinéraire très connu sur lequel les trekkeurs occidentaux sont nombreux. Cependant, bien qu'ayant eu quelques craintes de parcourir ce circuit, de peur d'être confronté à la foule de mes semblables, le voyage a été très agréable. Le cadre magnifique, à lui seul, justifie tous les bains de foule, qui cependant n'ont pas eu lieu. Les groupes rencontrés parfois à certaines étapes ou croisés, n'ont pas représenté de gêne. Je ne peux que conseiller ce genre d'expérience, même aux amateurs de solitude et de randonnées en solitaire.

Après un départ de Bordeaux quelque peu mouvementé prévu à 22 h qui a finalement eu lieu à 4h du matin, un vol court nous amène à Marrakech au lever du jour. Nous sommes au mois de juillet, la chaleur est intense. Notre guide Ali, nous attend et nous conduit à l'hôtel où la nuit était prévue. Après un somme de quelques heures sur la terrasse, ou pour les moins avisés dans des chambres surchauffées, nous nous retrouvons tous sur le toit de l'hôtel. Dans cette fournaise, un petit courant d'air intermittent amène sur la peau un soupçon de rafraîchissement. Heureusement nous n'allons rester que quelques heures dans cette ville. Je n'imagine pas à cette période de l'année y séjourner longuement. Un petit déjeuner agréable nous est servi. Le minibus qui nous emmènera à destination de Tabant, point de départ de notre randonnée, part vers les onze heures. Nous mettons à profit les deux heures d'attente pour découvrir cette ville tant à la mode chez les Occidentaux. Le matin manifestement la localité semble encore ensommeillée.

L'heure du départ ayant sonné, armes et bagages entassés, le véhicule part en direction du Haut Atlas. Le pays est très sec et rocailleux. Vers les midi arrêt dans une petite ville, nous déjeunons dans un restaurant à l'atmosphère étouffante. De nouveau sur la route, les montagnes commencent à se dresser devant nous. Un col en altitude barre l'horizon. Après l'avoir pratiquement atteint, Ali fait arrêter le véhicule devant un groupe de paysans occupé à battre le blé à l'aide de chevaux qui le foulent sous les sabots. Ils tournent en ligne de front sur une aire circulaire et les paysans jettent au vent à la fourche la paille qui s'envole au gré des courants d'air. Le but étant qu'à la fin de l'opération il ne reste que le grain au sol. Certains d'entre nous vont s'initier à la conduite des trains de chevaux, tels des Ben Hur, et au coup de fourche dans le ciel, ce qui déclenchera un fou rire généralisé aussi bien de la part des paysans marocains que de la nôtre.

Du col nous plongeons dans une vallée profonde. Le terme de notre voyage en véhicule est le petit village de Tabant, blotti à 1850 mètres d'altitude. Le cadre est magnifique. Nous sommes entourés de montagnes imposantes, à l'allure aride. Le gîte est une bâtisse sur un niveau avec une cour intérieur de laquelle nous pouvons voir les sommets environnants. Si l'air est plus frais qu'à Marrakech, les mouches manifestement le savent et apprécient aussi le coin. Nos affaires déposées, nous partons à la découverte des environs. Un imposant tertre d'une centaine de mètres de haut nous invite à l'escalade. Par une sente escarpée nous en atteignons le faîte. Le panorama est magnifique. Une multitude de groupes de maisons couleur terre sont accrochés un peu partout le long des plissements de cette chaîne montagneuse puissante. De nombreuses terrasses à la teinte dorée, servant au battage des céréales, s'échelonnent au dessus de Tabant. A cette heure chevaux et paysans ont regagné leur demeure. Le vert des cultures tranche très nettement sur la couleur terne, un peu poussière qui domine dans ce paysage. Le ciel, lui-même, affiche une couleur presque neutre. La quantité de particules en suspension, faisant en quelque sorte le lien entre le sol et l'atmosphère, donne cette apparence du brouillard ténu. Cette visibilité réduite, relativement car portant à quelques kilomètres, bien spécifique de l'Afrique je l'ai aussi expérimentée le long des plages girondines. En effet, en remontant du cap Ferret à la pointe de Graves sur une centaine de kilomètres, les pieds dans l'eau, on a la sensation d'avancer vers le néant du fait de cette poussière de sable en suspension, qui limite la visibilité aussi à quelques kilomètres. Il en découle que l'œil n'a aucun point de repère sur lequel s'accrocher afin d'évaluer la distance à parcourir. Le seul repère de distance est donné par le podomètre ou le GPS. Mais dans le fond, il est préférable dans ces cas-là de ne posséder aucun de ces deux engins, destinés à tout rationaliser, alors que l'on est à la recherche du plaisir, qui ne quantifie pas avec des engins, et d'une apparence de liberté par rapport à notre mode de vie trop structuré. Toujours, lorsque je me promène à l'étranger me viennent tout naturellement des éléments de comparaison avec ce que j'ai vécu en France.

Revenons au sommet de notre tertre. Une imposante construction circulaire trône et impose sa silhouette. Il s'agit d'une ancienne ferme. L'occupant des lieux nous offre le café aimablement, cependant il nous fait remarquer que nous ne le payons pas assez. Aïe! Aurions-nous fait une erreur, voire une impolitesse? Les choses s'arrangent, mais le tenant du lieu semble nous garder quelque grief.

Nous rejoignons notre gîte dans la cour duquel le regard plongeait de notre hauteur. Comble du luxe, il y a même une douche. Le repas sera sympathique et l'ambiance au rire et à la joie à l'idée de la magnifique balade qui commence le lendemain. Aucun d'entre nous ne connaît cette région, ce qui fait que la curiosité et l'empressement nous rendent tous impatients de nous retrouver quelques heures plus tard.

Après une nuit très correcte, répartis dans deux pièces exiguës, où nous avons dormi sur des paillasses à même le sol, nous sommes accueillis par un spectacle grandiose. Le soleil se lève et illumine les grandes pentes de caillasses escarpées et arides qui nous dominent. La lumière du jour dessine toutes les arêtes et laisse les gorges à leur mystère. Une telle vision réveille instantanément mon instinct de grimpeur et je m'imagine le long de ces rochers, assister à la naissance du jour. Le bivouac en montagne, accroché à une paroi, est l'une des plus belles expériences que j'ai fait dans ma vie, et toujours aussi intense malgré les répétitions. Cela m'a peut-être permis de garder mon regard d'enfant qui s'émerveille facilement. Je me souviens d'une nuit passée au milieu de la face nord-ouest de l'Olan. Étant arrivés tôt au refuge, nous avons décidé d'attaquer tout de suite. Ce qui nous a conduits au pied de la paroi vers les seize heures. Au début septembre les jours étant longs, la nuit nous a surpris alors que nous avions déjà gravi la moitié de la paroi, c'est à dire cinq ou six cents mètres. Nous nous sommes installés au moins mal sur une dalle en pente, bien arrimés à quelques pitons pour éviter le grand plongeon dans le sommeil, et nous avons gouté à un spectacle fabuleux. Une mer de nuages, quelques centaines de mètres plus bas, butait contre notre paroi et s'allongeait jusqu'à l'infini. Le soleil s'est englouti au loin en une multitude de couleurs et de dégradés et nous a abandonnés à la nuit et à l'austérité froide de cette immensité minérale verticale, se parant de menaces dans l'obscurité. Les émotions que l'on ressent dans ces moments, loin de tout au beau milieu d'une paroi de plus de mille mètres, montée et descente présentant les mêmes difficultés, voire les mêmes impossibilités en cas de mauvais temps, restent gravées en vous une vie entière. Voilà pourquoi un soleil levant ou couchant sur une paroi éveille toujours chez moi de très fortes émotions.

Avant le petit déjeuner, je profite d'un moment de solitude pour me plonger dans la contemplation de ce monde minéral. Avec quelque indiscrétion je pars à l'aventure au milieu de grands bâtiments en torchis qui jouxtent notre refuge. Les murs sont mangés par de grands trous béants, probablement résultat de la pluie ruisselant sur ces constructions en boue séchée. Cette terre, de laquelle les habitations sont construites, est la même qui constitue les immenses flancs de la montagne. On passe des unes aux autres sans aucune rupture dans les tons et les couleurs. De cette uniformité se dégage une impression particulière, comme si l'homme dans ces contrées faisait réellement partie intégrante du décor en s'y fondant complètement, bien loin de l'impression que dégagent nos villes et de notre civilisation mangeuses de nature.

Nous débutons la première étape. Nous longeons la vallée principale. De grands arbres aux épaisses feuilles nous accompagnent le long d'un ruisseau. Au débouché dans un champ, deux cigognes nous regardent passer. Elles ne montrent pas le moindre signe d'inquiétude. De toute évidence elles ont l'habitude de voir ces visages pâles étonnés, marquer l'arrêt et sortir leur troisième œil pour les immortaliser dans le but de les classer et les ranger dans un énième dossier de voyage. Première halte à l'ombre d'un immense noyer, nous sommes assis en rond à même les gros galets du fond de la vallée. Ali fait circuler parmi nous son sac de fruits secs. Outre les arachides et autres noix de cajou, quelques magnifiques dattes font la joie de tous. Il s'agit de la toute première halte, prélude à un rite qui s'accomplira deux fois par jours durant deux semaines. Nous découvrons ce guide attentif, cultivé qui connait magnifiquement son pays.

Après cette courte pose la marche reprend. Le long du chemin, encore des aires de battage des céréales. La technique utilisée, jeter à la fourche la paille en l'air afin que le vent en emporte les particules légères dont on veut se défaire, doit être millénaire. Bien qu'en terre musulmane on ne peut s'empêcher de penser aux débuts de l'ère chrétienne. Les animaux et les hommes que nous regardons feraient des personnes idéaux dans une crèche le jour de la naissance du Christ.

Sur notre droite une vallée secondaire apparaît. Nous allons la remonter jusqu'à un col Tarkeddit dont l'altitude est de 3300 mètres. Nous ne le franchirons que le lendemain, car le bivouaque est prévu quelque part sur un replat à son pied. Avant de quitter la vallée principale, je ne peux m'empêcher de la contempler une dernière fois et de me demander par quel phénomène géologique, ces grosses pyramides de terre et de pierres, parcourues d'immenses strates aux courbes torturées, ont pu prendre naissance et se dresser au beau milieu de cette large dépression.

Le fond du vallon est parcouru par un torrent alerte, dont les multiples cascades soulèvent une écume qui contraste dans ce relief semi-désertique. Après avoir erré quelque peu au milieu de broussailles au confluent des deux vallées, un chemin bien dessiné montre la direction. La montée commence. Il va nous falloir franchir le torrent. Nous regardons nos mules lourdement chargées s'affranchir de cette opération. À notre tour de traverser et bien évidemment pour les premiers qui ne s'y attendent pas de gros cailloux lancés avec précision, leur donnent l'occasion de prendre un petit rafraîchissement, ma foi très agréable. Un village se trouve sur notre route, nous y achetons quelques bouteilles d'eau. D'ailleurs tout au long de notre voyage, se présenteront de petits commerces et lorsque les villages seront trop éloignés, des enfants nous proposeront de l'eau en bouteille sans laquelle nous considérons qu'il n'y pas point de salut.

L'heure du repas approche. Nous débouchons sur une petite plaine légèrement verdoyante, dominée d'un monticule caillouteux sur lequel un troupeau de moutons se presse. On les confond presque avec les pierres, dont la corpulence et la couleur sont les mêmes. Nous approchons de quelques bergeries aux murs de pierre et au toit plat couvert de chaume. Oh surprise! Une belle table avec un plat rond en son centre entouré de onze assiettes joliment remplies d'une magnifique salade de crudités aux couleurs vives nous attend. Nos muletiers sont en plus des artistes de la cuisine et de la décoration.

Après cette halte bien agréable, nous reprenons notre marche vers le fond de la vallée. A l'arrière plan le M'Goun ou Amsod (vent) se dessine. Nous quittons l'axe principal pour un embranchement sur la droite. Arrivés à un replat nos muletiers nous attendent et ont préparé le campement pour la nuit. Chaque soir la même opération se renouvellera. Une fois bien installé, chacun vaque à ces petites occupations. Le ruisseau permet un décrassage sommaire. A la tombée de la nuit nos accompagnateurs marocains entonnent des chansons traditionnelles accompagnées d'instruments de musique rudimentaires, grelots, gros bidon vide, bassine en plastique et même une boîte de conserve, qu'ils utilisent comme instruments à percutions. Les Basques donnent la réplique en entonnant leurs chants que tous reprennent en cœur, je me sens vraiment bercé par des traditions qui ne sont pas les miennes. Marocains et Basques sont sur la même longueur d'onde lorsqu'il s'agit d'entonner leurs chansons à tue-tête. Cette ambiance est extraordinaire. Juchés sur notre terrasse, perdue au milieu d'un immense pan de montagne nous assistons à l'arrivée de la nuit et du mystère qui descend sur cette terre d'altitude. Les formes et les dimensions deviennent imprécises et permettent à l'esprit toutes les extravagances. Avec un peu d'imagination, dans ces boursouflements verticaux qui se drapent de secret avec les ténèbres, je m'imagine toute une faune préhistorique qui a pu peupler ces escarpements, que le pied de l'homme n'a certainement pas encore foulés en bien des endroits. Peut-être que pas très loin, dans le creux d'une couche géologique protectrice, un spécimen vieux de plusieurs millions d'années, attend patiemment de nous révéler ses secrets, afin de nous faire progresser sur le mystère du ou des chaînons manquants. Bivouaquer seul dans ces montagnes doit encore augmenter l'émotion produite par la divagation de l'esprit. Cependant, je dois reconnaître que le voyage en groupe apporte d'autres joies, peut-être aussi une certaine tranquillité, qu'une recherche d'absolu à travers le voyage en solitaire généralement exclue. Il est très intéressant de pouvoir expérimenter les deux, qui représentent des approches distinctes d'une même quête, la découverte de soi au filtre de la nature et des autres.

Dans la spacieuse tente salle à manger nous allons poursuivre la découverte des dons culinaires de notre cuisinier. Malheureusement cela fait maintenant plus de deux ans et le détail des mets ne me revient pas. Cependant, me reste en mémoire une impression de satisfaction de manger des plats bien présentés à la saveur prononcée. Chaque soir cette réunion nous permettra de comparer nos impressions de la journée sur ces régions que nous découvrons.

Après une nuit tiède sans plus à 2250 mètres d'altitude, qui a favorisé un sommeil réparateur, le décor fabuleux de la montagne marocaine nous accueille. Devant nous un raidillon de mille mètres doit nous conduire au col de Tarkeddit donnant accès au plateau du même nom au pied du M'Goun. La végétation change. Seuls subsistent de gros buissons en boule aux piquants acérés, dont la couleur verte contraste étonnamment avec la couleur ocre du sol complètement desséché. La nature s'adapte à toutes les conditions. Dans certaines parties du désert il existe même des poissons qui lorsque l'eau se retire, s'enfoncent dans la boue avant qu'elle ne sèche. Une fois à l'intérieur, la sécheresse arrivant, ils se transforment en produit déshydraté, et peuvent attendre plusieurs années la pluie qui les regonflera et leur rendra en quelque sorte la vie pour un temps! Comment imaginer qu'une telle évolution conduisant à l'adaptation aux conditions locales soit simplement le fruit du hasard?

Le chemin raide s'étire en de nombreux lacets le long d'un flanc de montagne constellé de myriades de ces gros buissons piquants. Les différents groupes de trekkeurs s'échelonnent sur ces mille mètres de dénivelé. Les mules au chargement multicolore et parfois hétéroclite donnent une touche étonnante à la scène. On distingue d'une part les trains d'animaux qui accompagnent les touristes et d'autre part les équipages qui se livrent au commerce de vallée en vallée et ravitaillent les villages. On les reconnaît facilement par leur chargement. En effet dans le premier cas les ustensiles de camping avec matelas et tentes prédominent sur le dos des animaux, tandis que pour les seconds il s'agit de sacs contenant du ravitaillement et en particulier des céréales.

Une fois le col atteint, l'Amsod, du haut de ses quatre mille mètres, nous saute à la figure et obstrue tout l'arrière-plan. Sa couleur sombre, grise presque noire par endroits est mise en exergue par deux grosses taches de neige qui soulignent son arête terminale. L'endroit est venté et nous nous abritons en nous collant à de gros rochers pour faire une pause. Le froid est tout relatif, cependant nous réagissons à l'amplitude thermique. La vue de ce point de passage est magnifique, la terre prend toutes sortes de couleurs, en particulier par endroit une teinte indéfinissable, peut-être lie de vin claire. À nos pieds se dessine le large plateau de Tarkeddit dont l'altitude est de 2900 mètres. En quelques centaines de mètres de dénivelé nous le rejoignons. Ce sera notre lieu de campement pour ce soir. Ce site est à la croisée de nombreux itinéraires de treks, ce qui explique le nombre important de groupes qui y stationnent. Mais il y a de l'espace et nous ne nous gênons pas les uns les autres. Cependant, ceux qui veulent aller prendre une douche au refuge ressentent un peu plus la foule, car il faut faire la queue dans l'attente d'un peu d'eau. Je ne sens pas le besoin de me laver, ce qui m'évite de me retrouver dans ce refuge, qui a toutes les caractéristiques d'un refuge chamoniard un quatorze juillet ou un quinze août. Mais note lieu de campement est suffisamment éloigné pour nous permettre d'être bien tranquilles. De nombreux animaux paissent sur ce grand terrain plat. On y croise des chevaux, des mulets, des chèvres et quelques chameaux. En particulier un spectacle attire l'œil. Une jeune femme au port altier et à l'allure sauvage passe à grandes enjambées, suivie de près par de magnifiques chameaux blancs. Elle se refuse à toute photo, dommage car elle a vraiment fière allure avec son troupeau.

Lever très matinal, de nuit, car Ali veut éviter tout risque d'orage sur le sommet que nous comptons grimper aujourd'hui. Nous démarrons avec l'arrivée de l'aube. Un long vallon caillouteux remonte jusqu'à une arête, qu'il nous faudra suivre pour atteindre le but. Tout n'est que minéral, plus une seule plante, seulement cette pierre sombre à perte de vue. Il fait frais, le vent souffle avec force. Nous sommes tous emmitouflés. Les groupes nombreux et compactes comme repliés sur eux s'égrainent sur cette sente austère. On sent une certaine compétition montée, sans doute générée par les différents guides et le rythme s'accélère. Les groupes parfois explosent semant au gré du chemin les malheureux qui perdent le souffle. Mais les guides veillant, des haltes sont imposées pour rassembler les troupeaux. Au cours de ces arrêts le corps se refroidit et la reprise de la marche est une délivrance.

L'arête est atteinte, son altitude se situe aux environs des trois mille neuf cents mètres. Le vue s'étend à un espace immense, essentiellement minéral. Il nous faut maintenant suivre cette crête, en ondulations amples, qui conduit tout là-bas au point culminant. Elle s'incurve au-dessus d'un vaste versant couvert d'un gigantesque pierrier sombre, par lequel nous rejoindrons le profond vallon qui nous conduira à la vallée d'Oulilimt. De par l'effet de perspective, la trace qui fend ce vaste versant nous apparaît d'une raideur extrême. Cette illusion trompeuse est due à la vue presque de face de ce pan de montagne qui se situe à l'opposé de la crête en demi-cercle que nous avons à parcourir. Enfin le sommet est atteint. Cette longue marche aérienne entre deux versants est un enchantement. J'aimerais que cela ne finisse pas. Cette cime est le point le plus important, donc le plus convoité de notre randonnée. Cela fait trois jours que nous la voyons se rapprocher lentement, quand elle veut bien ne pas se cacher. Tout naturellement la joie explose sur tous les visages. Une longue station est nécessaire pour assouvir tout ce plaisir, qui concrétise un rêve de plusieurs mois pour certains, voire de plusieurs années pour d'autres.

Le moment de quitter ce lieu haut perché arrive. Un dernier regard circulaire sur ce panorama presque désertique et nous plongeons dans un raide pierrier. Le calibre des pierres est idéal pour se lancer dans une course effrénée à grands bonds dans cette pente abrupte. La descente des pierriers en courant le plus vite possible m'a toujours procuré une immense jouissance. Je me souviens de certains endroits des Dolomites où après de splendides escalades des pierriers sur des centaines de mètres offraient des sensations extraordinaires. En effet les bonds dans des fortes pentes donnent vraiment l'impression de décoller, et l'atterrissage restant relativement doux du fait de l'amorti qu'offrent les pierres qui roulent sous la semelle. Dans le Dévoluy au pied de la crête des Bergers, montagne où s'est tué Jean Couzy l'un des plus doué alpinistes de sa génération, se trouvent des pierriers à couper le souffle. Mais aujourd'hui je vais réfréner mon ardeur et garder une vitesse de descente modérée, car une blessure serait une gêne pour tout le groupe, et ce serait de l'inconséquence de leur imposer une telle situation. Cependant, sans tout donner la sensation est malgré tout très agréable.

Après ce grand cirque rapidement dépassé, un long vallon aux couleurs sombres s'enfonce entre des parois rocheuses. De façon imperceptible la végétation réapparait. Au fond d'une gorge profonde subsistent quelques restes de neige, résultant sans doute de grosses avalanches qui sont venues s'accumuler dans cette dépression. Il y a quelques années à cet endroit s'est déroulé un drame. Deux randonneuses lyonnaises sont mortes, surprises par le mauvais temps de nuit. Par touches successives la couleur ocre se substitue au gris. La chaleur se fait plus insistante. Les gros buissons verts sont à nouveau présents. Le long d'une petite crête une chamelle et son petit s'en nourrissent. Mais comment font-ils pour mâcher ces épines dures comme du fer et effilées comme des rasoirs? Enfin se dévoile le fond de la vallée et le campement que nos muletiers ont monté. Un dernier raidillon et nous voilà arrivés. Il est treize heures, la chaleur dans ce recoin rocheux est terrible. On se croirait dans un four. Un repas savoureux nous fait le plus grand bien. Un ruisseau à l'eau froide permet de se laver. Afin de ne pas le polluer certains utilisent de petites bassines et déversent l'eau utilisée à distance du lit du cours d'eau.

Je profite de cet après-midi pour observer les environs et tout particulièrement les chameaux qui broutent autour du camp. Ils s'aventurent sur des pentes en éboulis instables sans la moindre hésitation et jamais ils ne dérapent. Leurs sabots sont de véritables crampons.

Des enfants viennent nous proposer de l'eau en bouteilles et des fossiles. De toute évidence, ce genre de trek que l'on fait accompagné par un guide et son équipe de muletiers peut s'entreprendre seul avec un minimum de poids. En effet de l'eau on en trouve partout, car la rivière n'est jamais loin et avec des pastilles d'épuration elle devient buvable. D'autre part à plusieurs reprises j'ai vu des sources , où à mon avis l'eau est potable telle quelle. Et dernier recours, et là tout au long des deux semaines la même scène s'est répétée, des enfants viennent vous vendre des bouteilles d'eau minérale. En outre, dans les villages traversés, au moins un par jour et souvent plus, se trouve toujours une petite épicerie qui fournit l'alimentation de base voire un peu plus. De plus dans ces hameaux, le logement ne pose généralement pas de problème car on y trouve des gîtes. Le plus difficile à résoudre pour se lancer seul dans ce type d'aventure, provient de la complexité de trouver la carte qui décrit l'itinéraire.

Avec le déclin du soleil l'ombre arrive assez tôt, du fait de la hauteur des sommets qui nous entourent. D'autres groupes campent dans les parages, mais les distances sont suffisamment grandes pour que nous ne nous entendions pratiquement pas. Sous la tente salle à manger la soirée sera encore très conviviale. De toute évidence voyager de cette manière est très différent du voyage seul avec un sac réduit. Dans ce dernier cas souvent les nuits sont beaucoup plus spartiates et la nourriture moins diversifiée. Dans le fond ça fait du bien de se laisser dorloter.

Une fois la nuit bien installée je pars n'installer pour contempler les étoiles. Les conditions sont idéales, l'altitude, l'absence de lumière résiduelle et un ciel sans nuage sont les éléments prélude à un spectacle de grande beauté. Malgré la densité et la luminosité des étoiles, le voûte céleste affiche une couleur noire. Certains calculs montrent que du fait de la multitude de corps cosmiques qui nous éclairent la nuit, la lumière qui en découle devrait être des milliers de fois plus intense que celle que nous percevons. Cette con station milite pour la théorie de l'expansion de l'univers. En effet, ce paradoxe de lumière manquante provient du fait que le calcul est fait en statique ce qui démontre que l'hypothèse est fausse, et par conséquent semble prouver que les galaxies s'éloignent les unes des autres. Une belle voûte étoilée permet tous les rêves les plus fous et souvent on reste bien en-deçà de la réalité scientifique, qui tous les jours fait des découvertes toujours plus époustouflantes. Le dictionnaire amoureux du Ciel et des Etoiles de Trinh Xuan Thuan est un livre très accessible faisant un point clair et compréhensible par tous sur les avancées actuelles dans ce domaine. Ce pavé de plus de mille pages se lit comme un incroyable roman de science fiction pour certaines parties et comme un beau livre d'histoire au cours des âges pour d'autres. Mais on est transporté tout du long, et lorsqu'on en est bien imprégné, se coucher sous les étoiles entraîne un bouillonnement de pensées et d'images dans le cerveau. J'imagine un peu ce que pouvait éprouver Saint-Exupéry perdu dans le désert suite à une panne de moteur de son avion.

Le matin, comme nous le faisons depuis trois jours, le rite du branle-bas commence à se rôder. Un bon petit déjeuner nous est servi, puis nous fermons chacun notre sac que nous entassons, puis nous nous mettons en route. Les muletiers se chargeront de tout récupérer et de constituer les chargements des mules. L'étape de ce jour se déroule pour sa première partie le long d'une petite sente qui domine le cours d'eau. La végétation est extraordinaire. Toujours ces grosses boules de piquants, certaines d'entre elles fleurissent et se couvrent d'une multitude de petites fleurs jaunes. Par endroit, le sol couleur ocre est semé de gros cailloux de la même teinte. Les thuyas ces arbres incroyables font leur apparition. L'harmonie entre ces différents éléments végétaux et minéraux est totale dans l'association des formes des dimensions et des couleurs.

Le thuya est vraiment une curiosité à plus d'un titre. Tout d'abord en contemplant les pans des grandes montagnes qui nous entourent, on réalise qu'il a colonisé bien des escarpements. Il ne s'agit pas d'un arbuste, car certains échantillons approchent les dix mètres de haut. Comparativement à la masse de bois le feuillage est de petite dimension, un peu à la manière de touffes éparses accrochées à des branches massives. Chaque individu a des mutilations à la scie. Des sections coupées se dégage une senteur puissante et très agréable. Ali nous explique que chaque arbre a un propriétaire et qu'il ne s'agit pas d'aller couper une branche d'un individu qui appartient au voisin. Certains sont très loin du chemin à des centaines de mètres de dénivelé, ils ont cependant un propriétaire. De toute évidence ils sont multi-centenaires, probablement millénaires pour nombre d'entre eux. Ils doivent se transmettre par héritage.

Alors que nous profitons d'un point de vue magnifique sur la vallée que nous dominons, nos muletiers nous dépassent. Ils ont fière allure, le chef muletier dans sa djellaba marron et le cuisinier, grand noir au port altier et au regard pétillant, vêtu de clair hormis son couvre-chef noir. Les animaux malgré leur chargement volumineux se déplacent sans difficulté sur ce sentier étroit et aérien par endroit.

Nous passons quelques lieux d'habitation estivale d'éleveurs. La famille complète y séjourne, les conditions de vie sont de toute évidence spartiates. Les maisons sont de simples tas de cailloux à hauteur d'homme couverts d'un peu de terre. En contrebas du chemin on les distingue à peine des amoncellements de pierres dus à la nature. Des petits enfants s'égaillent autour de ce lieu de stationnement. Des femmes à l'air farouche, à moins qu'elles ne soient excédées montrent des signes de mécontentement si l'on essaie de les photographier, bien que le sentier passe à une distance de quelques centaines de mètres.

Une descente raide nous ramène en fonde la vallée en un point étonnant. Il s'agit d'une grande zone d'érosion à la confluence de deux gorges. Une multitude d'édifices de terre, telles des citadelles en ruine se dressent en troupe serrée en bordure de rivière. Le lieu est idéal pour la pause de midi. La fraîcheur, conjugaison de l'eau qui court de l'ombre que prodiguent ces grandes cheminées de fées et du courant d'air créé, donne à cette halte une petite touche de paradis. Tous en profitent pour se baigner. Pour ma part, je pars me perdre dans les couloirs profonds, raides et glissants qui s'enfoncent dans ces roches érodées. Je gagne quelques dizaines de mètres et je décide de m'arrêter pour des raisons de sécurité. Le point de vue est enchanteur. L’un des énorme rochers posé à même les galets sur la partie sèche du lit de la rivière ressemble à une espèce de grosse bête préhistorique qui semble le gardien du lieu, à moins qu'il ne s'agisse d'une mariée avec une traîne imposante. Ces montagnes donnent loisir à toutes les divagations lorsqu'on observe le travail de l'érosion sur la roche.

Nous reprenons notre route assez tôt. Le chemin est à même les galets. La chaleur est importante, du fait de l'altitude qui diminue et aussi du fait de la réverbération sur la roche claire. Le lieu d'arrêt prévu est déjà occupé, il nous faut donc aller un peu plus loin. Nous nous installons en bordure de rivière. La vallée est large un peu en U. L'eau est tentante, peu profonde, elle court sur des galets. L'endroit est idéal pour un petit rafraîchissement. Quelques constructions, avivent notre curiosité. Nous partons les visiter. Il s'agit d'un grenier à grains de belle dimension. Ces constructions en torchis donnent toujours l'impression d'être en déliquescence. Un jeune couple de Français, croulant sous des sacs énormes remontent la vallée. Ils s'arrêtent à notre campement et Ali leur offre le thé.

De retour vers le campement, accompagné de Jean-Paul je remonte la rive opposée de la rivière. Une petite cascade jaillit d'un muret. Jean-Paul pense qu'il s'agit d'une source et s'abreuve abondamment. Cela me paraît bizarre. J'escalade le mur d'où l'eau gicle et je constate qu'il s'agit d'un défaut d'étanchéité du muret d'un canal d'irrigation. Mais toutes les bêtes y viennent et la boire comme l'a fait mon camarde peut entraîner quelques désagréments. Il ne s'émeut pas pour autant. Il me demande de lui passer quelques pastilles d'épuration qu'il croque sur le champ. En effet le remède sera efficace, il n'aura aucun trouble digestif.

Ce lieu où nous campons s'appelle Tighremt n'Aït Ahmed et se situe à 2200 mètres d'altitude. Comme tous les soirs précédents l'ambiance sera à la fête, les rires et les chansons fuseront de toutes parts. Je m'étonne parfois de trouver un tel plaisir à une randonnée en groupe, moi qui suis habitué à partir seul en montagne. Le sommeil sera calme et profond. Dans ces contrées il n'y a pratiquement pas d'humidité d'où absence totale de condensation dans les tentes, ce qui explique peut-être en partie la quiétude des nuits?

Nous entamons notre cinquième jour de marche. La végétation commence à changer avec l'altitude qui diminue. Dans les méandres de la rivière commencent à apparaître de grandes zones verdoyantes, arbres à feuilles caduques et champs cultivés. Le contraste, entre le brun clair des pentes de rocher et le vert profond qui colonise par endroits le fond de la vallée, donne une touche nouvelle au panorama. Le chemin conduit au travers de villages en corniche, dont les maisons se confondent avec la montagne environnante et s'y intègrent parfaitement par leur forme simple et leur teinte. Les villageois sont habitués à ces trains de touristes. J'évalue à une dizaine, au moins, le nombre de groupes par jour qui empreinte ce sentier à cette époque de l'année. Dans l'un des villages, deux tous petits gamins, huit ans maximum, sont juchés au sommet d'un mulet et essaient de le faire manœuvrer dans une rue étroite. Un peu avant ce même village un autre gamin à l'air abattu, monté lui aussi sur un âne, s'est approché de nous et nous a demandé des médicaments car il avait une rage de dents ou mal à la tête. Nous lui avons donné quelques aspirines et il a repris son chemin en remontant la rivière.

La halte de midi a lieu au gîte chez Jarnel, magnifique construction à un étage au pied d'une falaise escarpée. L'intérieur est de toute beauté, tout particulièrement la charpente en thuya qui dégage un parfum puissant dans chacune des pièces. Des enfants viennent se faire photographier dans l'espoir de récupérer quelques pièces. Nous profitons de cet arrêt aux heures chaudes pour aller nous rafraîchir en bordure de rivière. De nombreux enfants s'y amusent. Un petit bout de chou de trois quatre ans, seul sur la rive, descend d'un pas pas très assuré. S'il tombe à l'eau, étant donné le courant, je crains que sa vie ne soit mise en réel danger. Mais cela ne semble déranger personne. C'est peut-être cela le fatalisme musulman? Inch Allah!

Encore quelques heures de marche et nous arrivons à Igherm Izdarn. Nous logeons chez le père de notre guide. Ce dernier récupérera son jeune fils qui nous accompagnera sur la fin de notre voyage. Pour le repas du soir nous avons droit au mouton à la façon locale. Dans un four en terre un feu est allumé, une fois que la quantité de braises est suffisante, le mouton embroché est piqué dans les braises. L'orifice supérieur du four est alors hermétiquement obstrué à l'aide de terre mouillée, constituant un enduit qui colmate bien et empêche tout échange, en particulier d'oxygène. Après un temps de cuisson long, la croûte de terre qui a séché est brisée et apparaît le mouton magnifiquement doré. Cette viande est succulente, cuite uniformément en profondeur. La nuit à l'intérieur de la maison sera moins confortable que sous la tente, en effet la chaleur et le manque de courant d'air seront une gêne pour le sommeil.

Au matin, je suis bien content de sortir à la recherche d'un peu de fraîcheur. Aujourd'hui nous allons nous engager dans une variante qui durant trente six heures va nous conduire sur une variante de cette grande classique. Nous allons quitter la vallée que nous suivons depuis plusieurs jours et nous diriger vers un col donnant accès à la vallée d'à côté. Au court de cette journée et demie nous ne croiserons aucun groupe de trekkeurs. Au sortir du village, une petite épicerie accueillante, nous nous y engouffrons tous à la recherche de quelques friandises et autres bouteilles de jus de fruit chimique.

La halte de dix heures a lieu dans le village du frère d’Ali. Nous sommes reçus avec beaucoup de gentille pour le thé. De succulents petits gâteaux accompagnent la boisson. Le moment passé dans ce village nous laissera un très agréable souvenir. Une fois de retour dans le lit de la rivière et reprenons notre marche vers le col. Le paysage est imposant, des falaises nous encerclent, des thuyas de grandes taille au bois torturé ponctuent le sentier. Ces arbres sont vraiment étonnants, ils sortent d'une terre complètement aride et exhibent des troncs et des branches de taille imposante. Je ne me lasse pas de las admirer, ils sont tous différents et présentent des courbes et des volumes très esthétiques, et puis ils sentent si bon! A proximité du col, une vaste bergerie, à peine surélevée du sol, non occupée nous offre un lieu de déjeuner agréable et original. De cet emplacement, la vue sur la vallée en conter-bas et sur les montagnes qui nous entourent, est absolument magnifique. A par nous absolument personne. Je me fais la réflexion que dès que l'on quitte les itinéraires à la mode la montagne est presque déserte. J'ai déjà fait ce type d'expérience dans les Alpes et les Pyrénées. Après une longue pose, le col est rapidement atteint. La zone est presque désertique. Seul, de loin en loin, un thuya apporte sa pointe de verdure. Ce type d'endroit j'aimerais m'y arrêter et y passer la nuit seul face aux étoiles. Mais il n'en est pas question. Nous basculons dans une autre vallée et rapidement nous atteignons le village d’Arg. Une petite terrasse un peu au-dessus de la rivière nous offre un superbe emplacement de bivouac. Rapidement des enfants nous abordent. L'un d'entre eux tient dans ses bras une mignonne petite chèvre. Nos tentes sont installées en cercle. Ce soir la douche est prise directement dans le courant du cours d'eau, ce qui nous fait dire que la montagne a des yeux, car manifestement cela éveille de la curiosité, que nous trouvons un peu trop insistante.

La soirée une fois de plus sera un moment très agréable. La vue de notre promontoire sur cette vallée déserte fermée par un grand cirque de montagnes, une fois de plus nous met en présence de la beauté du Haut Atlas. Le regard ne se lasse pas de se déplacer le long des à pics de ce monde minéral. Lorsque le soleil plonge derrière ces sommets en fond de vallée, la roche de toutes parts s'illumine de couleurs qui donnent l'illusion d'un monde en fusion.

Nous quittons à regret notre nid d'aigle. Encore une demi-journée avant de retrouver la vallée principale et ses trains de trekkeurs. En y arrivant nous faisons halte sous un auvent rocheux. Notre cuisinier bien assis collé contre le rocher met en œuvre des marmites avec entrain. A vrai dire, nous sommes installés le long d’une large strate dont la lèvre supérieure est en surplomb et offre de ce fait une protection. La rivière nous invite à la baignade. J'en profite pour la remonter jusqu'à une cascade d'environ un mètre cinquante. J'assiste à un spectacle assez époustouflant. Au beau milieu de l'écume une petite truite de quatre centimètres essaie de remonter et se fait rejeter vers l'aval. Si l'on tient compte des dimensions, on pourrait imaginer un saumon de quarante centimètres essayant de passer une cascade de quinze mètres !

La gorge se resserre et des parois de grande hauteur donne un caractère austère au lieu. Haut perchées des restes de constructions en plein milieu d'une paroi nous intriguent. Ali nous dit qu'il s'agit des ruines d'une garnison portugaise qui s'était installée dans cet endroit reculé il y a plus de deux siècles. J'imagine l'impression d'éloignement que devaient éprouver les militaires envoyés en mission au fond de cette vallée. Un chemin en encorbellement après avoir passé un verrou, donne accès à un élargissement de la vallée.

Nous installons notre campement à Tarzount, au pied d'une falaise immense. Le panorama est impressionnant, on se sent écrasé. Bien évidemment mon esprit ne peut s'empêcher d'imaginer de belles lignes d'escalade le long de piliers aériens et de dièdres qui jaillissent presque jusqu'au ciel. Chaque soir, le lieu de campement est différent. Aucune lassitude ne s'installe. Bien au contraire l'envie que l'aventure continue est un souhait. Mais nous sentons que nous avons basculé dans la dernière partie de notre randonnée et que la fin se rapproche. Mais n'y pensons pas trop et profitons de ce spectacle en permanence renouvelé. Un énorme arbre abattu est étendu pratiquement dans notre bivouac. A-t-il été amené à cet endroit par la rivière en crue?

Au matin au sortir de la tente la vision sur cette falaise que j'ai pourtant regardée sous toutes ses coutures la veille, ne laisse pas de m'impressionner. Aujourd'hui nous allons progresser dans l'eau dans une gorge étroite de toute beauté. Nous quittons nos chaussures de randonnée, pour chausser soit des baskets ou des sandales. Ce qui est mon cas, mes chaussures spéciales canyon font merveille et permettent une marche aisée. Cette marche dans vingt à trente centimètres d'une eau courant à vive allure est un enchantement. Par endroits les parois sont si rapprochées que la pénombre n’est pas loin. De gros bombements nous surplombant nous cachent le ciel et nous donnent l’impression d’être dans une grotte. Je n’ose imaginer une crue dans ces coins, la hauteur des flots doit être gigantesque dans ces étroitures. Au milieu de la gorge, un chemin incroyablement escarpé escalade le fond d’un couloir presque vertical. Il s’agit d’un itinéraire emprunté lorsque le débit de l’eau ne permet pas l’utilisation du lit de la rivière.

D’un coup les parois s’écartent et permettent à la rivière de s’étaler le long d’une petite plage, sur laquelle une échoppe propose café et autres boissons ainsi qu’un assortiment de bijoux rudimentaires. Immédiatement nous sentons à une foule de détail que nous allons quitter le domaine de la haute montagne. A la halte de midi une nuée de gamins viennent nous voir. Ils sont habillés de vêtements éculés. Une petite fille de six ans porte sur son dos sa sœur de un ou deux ans et à aucun moment ne la posera au sol, malgré l’effort qu’elle produit.

Ce soir nous campons à Aguerzaka, village à 1750 mètres d’altitude. Les tentes sont installées dans l’enceinte d’un ancien édifice pratiquement disparu. Seuls en subsistent des restes de murs effondrés qui délimitent le périmètre de notre bivouac. Les environs immédiats, de toute évidence, servent de lieu d’aisance aux habitants du hameau. Il faudra faire attention si nous sommes amenés à circuler de nuit. Ali nous emmène chez le sage du village qui nous offre le café. Les montagnes autour de nous se sont affaissées et laissent la place à d’immenses moutonnements aux allures moins verticales. Ce lieu respire la sérénité, l’espace semble s’élargir, sans doute impression due au fait que les montagnes nous surplombent moins. Comble du luxe, il est possible de prendre une douche, et les filles vont se faire maquiller à la mode berbère. Ce soir encore au cours du repas ce sont chants et danse endiablées en tapant sur les habituels bidons et gamelles.

L’étape suivante se déroule dans une vallée qui s’élargit et des montagnes de moins en moins hautes. De grands bouquets de verdure et des villages qui deviennent d véritables petites villes sont les signes les plus évidents que nous n’allons pas tarder à quitter ces terres hautes de l’Atlas. Encore deux nuits sous tente et l’aventure prendra fin. Je pense que nous aurions aimé que cette aventure continue un peu plus. L’avant dernier soir un habitant du lieu nous propose sous le manteau un horrible alcool de noix, imbuvable. Un signe de plus nous annonçant la fin imminente du voyage, les téléphones portables passent. Les premiers appels vers les familles ont lieu, le charme va être rompu.

La fin de la dernière étape se passe sur une route goudronnée. Le bivouac est installé dans un coude de la route. Une belle fête va clôturer ces douze jours à travers le Haut Atlas. Une envie me prend de revenir parcourir les sentiers secrets de ces montagnes. Un projet fabuleux consiste en la traversée totale de la chaîne du Haut Atlas, cela nécessitant à mon avis un mois voire plus. Tout entreprise qui touche à sa fin doit déclencher l’envie de nouvelles aventures, pour éviter le petit coup de blues du au vide créé par l’accomplissement d’un rêve.
Namibie: quinze jours magnifiques avec un tour opérateur English translation pending
by Euphroozine · 2009-12-18 · 7 replies
Bonjour à tous,

après avoir lu beaucoup de récits de voyage en Namibie, nous avons eu envie de partir là bas. Nous avons réalisé ce voyage en Septembre 2009. C'est vrai que c'est un peu du réchauffé maintenant mais nous tenions à vous faire part de notre voyage... Contrairement à la majorité des gens du forum, nous ne sommes pas partis en freelance mais en voyage de groupe avec Nomade Aventure (c'est aussi pour ça que je poste, car ça a été difficile de trouver des commentaires avant de partir 😉) Alors, nous avons fait le circuit Balade Australe, 15 jours. Franchement c'était vraiment super. Peut-être un peu moins l'aventure qu'en louant une voiture, mais ça nous a très bien convenu. On est aventurier mais pas trop quand même. Et nous n'avons pas regretté notre choix. Certes, la Namibie est un pays qui peut se faire seul, mais vu les distances, je peux vous garantir qu'on a pas regretter de pouvoir regarder le paysage plutôt que la route 😛 Les routes (ou plutôt pistes) sont bien entretenues mais on apprécie de ne pas avoir à s'en soucier, car parfois c'est du sport et ça saute pas mal (route entre Opuwo et Khowarib). Et puis on était dans un groupe formidable, une super ambiance, on a bien rigolé, les guides étaient supers, bref on recommande ce séjour à tous ceux qui veulent découvrir la Namibie... Niveau prix, pas excessif (c'est d'ailleurs ça aussi qui a joué) : 1900€ par personne tout inclus (vol, hébergement en camping et nourriture, entrée dans les parcs). Comme nous étions que 2, la location de voiture nous revenait plus cher...

Alors voici un petit résumé du circuit :

J1 : vol international : Paris - Londres - Johannesbourg - Windhoeck : et oui, la Namibie, ça se mérite... L'arrivée à l'aéroport est assez particulière, vu qu'il est situé en pleine brousse, on se demandait où on allait attérir !! A peine arrivés, nous partons aussitôt avec notre camion, et prenons la route vers Etosha. On s'arrête pour passer la 1ère nuit en lodge près d'Otjiwarongo :



En se levant, après avoir passé une bonne nuit de repos, nous faisons la connaissance avec les 1er habitants du coin :



Nous voilà partis pour Etosha où nous passons la journée entière + celle du lendemain dans le parc à naviguer entre les points d'eaux. Nous passons la nuit au camping d'halali ou nous voyons et entendons un lion rugir le soir au point d'eau, un grand moment. Petits aperçus des rencontres :





Des Koudous :



Les lionnes sont fatiguées :



Petit calin de Zèbres :





Rassemblement d'éléphants au point d'eau :



Le Guépard :



Le rhino :



Départ pour Opuwo et rencontre avec les Himbas (un peu trop commercial, dommage) :



Les écolières à Opuwo :



La piste entre Opuwo et Khowarib :



Baobab au bord de la route :



Canyon de khowarib (enfin un peu d'eau et de verdure !) :



La DDE locale :



Les tuyaux d'orgue :



Peintures rupestres à Twyfelfontein (on a bien cru mourir de chaud, c'était étouffant !) :



Camping (en haut les douches, avec vue sur la montagne, en bas les toilettes ) :



Les otaries de Cape Cross :



Escalade de la Dune 45 pour voir le levé du soleil (un grand moment sur la route, la veille, les guides font les paris pour savoir qui arrivera le premier, et ensuite c'est la folie dans le noir sur la route ! Nous sommes arrivés 2ème !! Et tant pis, on a roulé à 120 km/h au lieu des 60 recommandés 😛 )







Ensuite, montée d'une haute dune et descende dans Dead Vley. Nous sommes montés dans le brouillard, puis ça s'est dégagé d'un coup, vraiment magnifique !







Coucher de soleil au sommet de la dune d'Elim :



La station service à Sesriem, comme sortie de nulle part :



Balade dans les montagnes du Naukluft :



Où nous croisons le Mamba Noir, à peine le temps de sortir l'appareil photo, qu'il s'enfuit dans les rochers !!



Retour à Windhoeck :



Voilà donc ces quelques photos pour illustrer notre voyage. Nous avons été enchantés. J'espère que ces photos vous rappelleront des souvenirs ou donneront envie de partir à d'autres 😛 Si certains le souhaitent, voici le lien pour voir l'intégralité de nos photos de voyage :
http://picasaweb.google.fr/adstefnamibie2009

A bientôt pour de nouveaux voyages (décidemment quand on y a goutté, on peut plus s'en passer 😛)

Euphroozine
Vacances trek seul au pays dogon (Mali) English translation pending
by Benoitbr · 2009-12-18 · 27 replies
Bonjour,

Je souhaite partir seul 2 semaines au mois de janvier, pour faire des vacances plutôt trek!!!

Je vais partir seul et hésite entre plusieurs destinations: Mali, Kenya, Mauritanie!

Je me pose plusieurs questions sur ce type de voyage au Kenya: - est il facile de se déplacer au Mali (seul)?

- est il possible de voyager avec un petit budget (20 euros par jours - à titre de comparaison lors de mes précédents voyages inde 15 euros, syrie 15 euros, Mexique 30 euros...)

- est il facile de trouver/ est il nécessaire d'avoir un guide pour le Pays Dogon?

Merci d'avance pour vos différentes réponses,

Benoit
Excursion nature depuis New York: Nouvelle-Angleterre, ou...? English translation pending
by Eikob2 · 2009-11-23 · 6 replies
bonsoir à tous,

nous partons à new york les deux dernières semaines du mois de mars 2010. je connais déjà bien la ville, ayant visité NYC un bon nombre de fois, et donc j'aimerais profiter du voyage de cette année pour faire une excursion (3 jours/2 nuits environ) plus "nature" accessible depuis NYC (bus, train...éventuellement transports de nuit pour gagner du temps). j'aurais tendance à porter mon choix vers la nouvelle angleterre (vermont/new hampshire/maine), mais après avoir recherché des conseils sur ce forum, on dirait que ces régions ne sont pas sous leur plus beau jour à la fin de l'hiver. • êtes-vous de cet avis ? ou est-ce que ce sont de très belles régions qui valent le coup quelque soit le moment de l'année ? (précision : ce sont les paysages de lacs et de montagne qui me font très envie...) • 3j/2nuits, ce n'est pas trop court étant donné le transport depuis NYC? • avez-vous des conseils à donner pour la visite de cette région, pour des gens qui voudraient voir de superbes paysages, qui n'ont pas peur du froid mais qui n'auront pas d'équipement randonnée spécial ? il y a en effet déjà des conseils donnés sur le forum mais en général les gens partaient pour plus longtemps, donc je ne sais pas quel est le "best of" condensé de la nouvelle angleterre, bien que je n'aime pas trop voyager de façon speed! • ou alors auriez-vous d'autres suggestions de belles excursions nature au départ de new york ? (à part Long Island que je connais déja aussi)

merci pour vos réponses et bien à vous !
Séjour d'un mois au Pérou pour découvrir la culture et l'environnement English translation pending
by Totolezero · 2009-10-26 · 11 replies
Bonjour à tous, je suis etudiant et fini mon cursus en juin 2010. J'envisages donc de partir un mois au pérou en juillet 2010 pour découvrir la culture, l'environnement.... j'organise dès maintenant mon séjour. J'ai cependant qlq dificulté pour mon itineraire car je ne sais pas qu'elles sont les endroit à "ne pas louper". Je ne recherche aucun confort, simplement en prendre plein la vue! Pourriez vous me faire part de vos experiences et me dire ce qu'il faut voir? En ce qui concerne les transport sur place pourriez vous me guider également (ex: comment allez de lima à cuzco?)? Est ce que ces choses là se voit sur place ou est ce que je peux repérer les transport dès à présent? Si vous avez autre chose à me conseiller, des petites astuces je suis preneur :-)

Merci à ceux qui prendront le temps de me répondre bonne continuation à tous
Location de 4x4 avec chauffeur pour le trajet Mopti-Tombouctou English translation pending
by Trebor55 · 2009-09-26 · 16 replies
Je cherche, vers le 18 novembre, 2009, a louer un 4x4 avec chauffeur pour faire le trajet Mopti - Tombouctou par Douentza, revenant par Goundam.

Je veux bien avoir des recommendations des personnes / entreprises qui font une telle location, numero de telephone, adresse mail et nom si il y a entre vous, des lecteurs, qui peuvent m'aider. Une idee du prix serait bien utile!

Si ce trajet ne marche pas il y en aura d'autres, par example de Bamako, Segou, San, Gao (bien sur, la, la route est differente).

Merci d'avance....

gb
Randonnée enchanteresse en Bavière (Allemagne) English translation pending
by Colorianne · 2009-09-21 · 4 replies
Comme l’enthousiasme ne se lasse pas d’être partagé, je laisse ici une idée pour ceux qui chercheraient à faire une très belle rando (et sportive, la rando) sur deux ou trois jours autour du Königsee :

En gros : nous avons fait une boucle à partir du parking de Hinterbrand sur le Faselsberg, à pieds jusqu’à l’Obersee en passant par le Schneibstein, puis Kahlersberg, le long de la frontière autrichienne, puis en bateau jusqu’à Königsee (il est possible de le faire à pieds en faisant un grand détour par la montagne, prévoir une journée de plus à mon avis) et retour à pieds au parking. Nous ne savions pas ce que nous allions trouver lorsque nous avons commencé à marcher, nous avions juste une carte (Berchtesgadener Alpen für Wanderer une Bergsteiger) et étions partis bille en tête, avec de quoi tenir trois jours en autonomie. Au final nous l’avons fait sur 2 jours, en marchant environ 8 heures le premier jour et 5 heures le lendemain, et en passant une nuit sous la tente (je sais, c’est interdit, mais on n’a laissé aucune trace et il n’y a pas de gîte sur la route). A vue de nez, il y a environ 2000 m de dénivelé en tout. Quant à la distance parcourue, je dirais une bonne vingtaine de kilomètres.

Cette rando est probablement la plus belle que j’aie jamais faite. Les paysages sont vraiment splendides, du début à la fin, et très variés : ça va des pâturages et chalets bavarois classiques aux forêts sombres et humides pleines de fougères, d’écureuil et de ruisseaux, en passant par du désert minéral enneigé, le tout agrémenté de nombreuses cascades (dont wasseralm, 400 m de haut), de névés, de crevasses, de lacs (le Seeleingsee est un havre de paix et de beauté, et l’Obsersee, sauvage et difficile d’accès, est posé comme dans un écrin au milieu d’un cirque grandiose dont les falaises dégoulinent d’eau…), de troupeaux de bouquetins (on est passés, assez peu fiers, au milieu d’un troupeau d’une bonne vingtaine de bêtes, tout près de plusieurs mâles imposants dotés d’une solide et non moins imposante paire de cornes, qui nous regardaient en biais et sifflaient d’un air peu avenant…). Si le début du parcours semble être un sentier familier des randonneurs, du Schneibstein jusqu’à l’Obersee (soit de 13h à 10h du matin, le lendemain), nous n’avons croisé absolument personne. Etre seul au monde dans un tel endroit est un luxe extraordinaire, et particulièrement jouissif !!

Le chemin commence par un « wanderweg » classique, (niveau bleu), jusqu’au Schneibstein. Ca monte moyennement au début, puis plus fort jusqu’au sommet. La vue, jolie, donne sur la plaine habitée. Ensuite, à partir du sommet (fraîchement enneigé !), le chemin change d’apparence et devient de la piste « nur für geübte » (réservée aux expérimentés, niveau rouge) difficile à repérer. On traverse des déserts de pierre, en se fiant aux cairn qui jalonnent le parcours, et on est bien content qu’il n’y aie pas de brouillard !

Ensuite on rejoint le Seeleingsee, d’abord par un charmant mais minuscule sentier à flanc de montagne qui offre une vue panoramique sur le côté sauvage et non habité des Alpes environnantes, puis à travers des rochers et de la moraine érodés et sculptés par la glace, dans un paysage enchanteur tant en flore qu’en faune, et par le calme quasi irréel qui y règne. On n’entend guère que le cri des oiseaux et le sifflement des marmottes. Le lac est comme une perle scintillante bleu translucide dans le paysage âpre, c’est magnifique.

Et nous sommes totalement seuls pour profiter de cette merveille… incroyable !

Nous avons planté la tente deux heures environ après le Seeleingsee, lorsque la nuit a commencé à tomber (vers 19h30), planqués derrière un rocher, près d’un cours d’eau et à l’écart du chemin. Toute la nuit, le vent a soufflé entre les montagnes en mugissant, pour se résoudre à se taire au matin.

Pour rejoindre l’Obersee, la piste devient « Klettersteig, nur für geubte » (escalade, niveau noir) et on descend environ 500 m de dénivelé en à peu près 1h30, directement à flanc de falaise. C’est impressionnant. Une partie du parcours se fait les pieds dans le ruisseau, il y a pas mal de mains courantes et quelques passages (courts) de via ferrata, le tout avec une vue plongeante sur l’abîme... On a aussi une vue directe sur la chute Wasseralm, sur le versant d’en face, et sur l’Obersee, en contrebas, le tout dans un cadre très sauvage.

Que du bonheur.

On arrive en bas de la falaise pour déboucher dans un cirque qui évoque celui de Sixt Fer à Cheval : immense et dégoulinant d’eau. Puis on rejoint l’Obersee par un chemin tranquille où on croise quelques vaches, par le côté opposé au Königsee. Nous avons déjeuné près du lac au moment où le soleil sortait de derrière les montagnes, mettant en valeur les couleurs et la transparence de l'eau... ce spectacle vaut tous les efforts à fournir pour arriver jusque là !

« Y’a pas ! » comme aurait dit mon arrière grand-mère : « Ce qui est rare et beau, ça se mérite !! »

Ensuite ça redevient de la balade facile mais les abords du lac sont néanmoins très beaux, abrupts et préservés. A partir de 10 h arrivent les promeneurs livrés par les bateaux en provenance de Königsee, bateaux qu'on a pris à notre tour pour rejoindre St Bartholoma, puis Königsee (il est possible d’accéder à l'un ou l'autre à pieds en faisant un grand détour par la Montagne. La piste comporte quelques passages « noirs », ce qui rallonge d'au moins une journée je pense), et puis on est remontés jusqu’au parking Hinterbrand via un chemin raide zigzagant en pleine forêt (pleine d’écureuils) qui longe un torrent. Ca grimpe sec, mais il n’en fallait pas moins pour finir dignement un tel parcours.
Où aller en croisière au mois de janvier avec deux adolescents? English translation pending
by Mickette · 2009-09-16 · 7 replies
Bonjour, Nous voulons faire une croisière fin décembre - début janvier, nous avons 2 adolescents de 13 et 17 ans. Nous aimerions qu'il y ait des escales ou on pourrait faire des excursions intéressantes et différentes à chacun des endroits. Faire de la plage ne nous intéresse pas vraiment. Nous avons fait les caraibes de l'ouest il y a quelques années et nous avons adoré l'excursion aux chutes Dun River en Jamaïque. Nous avons penser au Summit et au Millenium de Celebrity Cruise mais nous aimerions avoir des conseils sur les excursions à ne pas manquer.

Gros merci
Highlands - Terre sauvage English translation pending
by Simon · 2009-09-08 · 12 replies


Les Highlands sont une région montagneuse d'Ecosse. Une terre idéale pour ceux qui cherchent à randonner dans des zones sauvages, isolées et fascinantes. Une des rares terres d'Europe encore authentique, propice aux treks. Les Highlands sont la promesse d'une nature qui émerveille les amoureux des grands espaces, à conditions de ne pas craindre la pluie et les midges.

Highlands - Terre sauvage Vagabondage dans les Hautes Terres

Ne disposant que de peu de temps pour m'évader cet été, j'en profite pour rejoindre une destination toute proche, en l'Europe, et qui pourtant m'attire depuis un moment. Les Highlands d'Ecosse sont synonymes pour moi de grands espaces vierges, de terre à découvrir. Ils renferment des mythes et des légendes, dans un paysage qui m'est encore inconnu.

Pour ce voyage dans les Hautes Terres d'Ecosse, je suis accompagné de Sylvie, une bonne amie marcheuse, grimpeuse et alpiniste avec qui je voulais faire une petite évasion depuis un moment. Ce vagabondage dans les Highlands sera notre terrain de jeu. Vagabondage, car notre itinéraire n'est issu d'aucun guide, d'aucun sentier de randonnée, mais simplement de ma tête en regardant les cartes de la région.

Jour 1 - 11 juillet : De Achnasheen à Inverchoran Départ : 15h - Arrivée : 20h50 | +480/-435m - 21km - 5h35

En route pour les Highlands, je profite du trajet en train pour tracer notre itinéraire sur nos cartes toute neuve et ainsi faire découvrir le détail de notre semaine à Sylvie, ainsi que les surprises qui nous attendent. Un parcours concocté maison.

Nous descendons à la petite gare de Achnasheen, perdu au milieu de nulle part. Le ciel est complètement bleu, il n'y pas un nuage à la ronde, laissant ainsi briller le soleil. Nous enfilons donc nos tenues Ecossaise, les kilts ! Une mini-jupe d'un Tartan rouge et vert pour Sylvie, et un kilt mauve et blanc de 1, 3 kg pour moi. Un poids lourd qui est bien mieux sur moi que dans mon sac.

Après un petit kilomètre de route, nous empruntons un petit pont de bois pour enjamber le Loch Gowan. Nous sommes ainsi, de suite, plongés dans ce paysage magnifique des Highlands. Les montagnes sont là, juste devant nous.

Nous remontons une vallée verdoyante en direction du petit col de Mhartuin. La journée est belle, le vent souffle fort. Il nous protège ainsi des moustiques et surtout des midges qui sont le cauchemar de ce pays. Les midges sont une sorte de petits moucherons, très rependu en Ecosse, qui attaquent en essaim pour vous mordre. Pour lutter contre, nous avons une moustiquaire de tête aux mailles serrées et une lotion de peau "Skin to Soft". Elle est connue pour être une bonne protection corporelle contre ses bestioles (les anti-moustiques traditionnels n'ayant aucun effet). Mais lors de la traversée d'un petit bois, à l'abri du vent, ceux sont d'autres insectes qui nous tombent dessus, des taons… C'est sauve qui peu et c'est au pas de course que nous passons.

Heureusement, nous faisons d'autres rencontres. Un peu plus loin, Sylvie s'arrête net, bouche-bée, montrant d'un doigt un cerf. Il est juste là devant nous, immense, prestigieux, avec des bois impressionnant ! Plus loin, c'est cinq chevreuils qui se trouvent sur le sentier. Notre séjour commence plutôt bien côté rencontre animalière.

Nous arrivons sur le bord du loch Beannacharain, où sur sa rive se trouve le petit lieu-dit de Scardroy, constitué de deux maisons, et d'une ferme. Mais nous ne croisons personne, juste des cerfs, des moutons et des vaches des Highlands. Rousses, poilues avec une petite frange sur les yeux et aux longs cornes fines.

Notre itinéraire nous fait passer sur l'autre rive du loch, mais pour cela, nous devons d'abord remonter la rivière Meig jusqu'à un pont puis revenir sur nos pas… Nous optons pour un passage à gué, sous le soleil, c'est des plus agréable, même si les galets au fond de l'eau manquent de nous faire faire un plongeon.

Nous suivons la rive sud du loch où le sentier devient de plus en plus étroit. D'un coté nous sommes au plus prés de l'eau, et de l'autre, la montagne vient nous coller de plus en plus. Puis un éboulement de terrain bloque complètement la suite alors que nous sommes pile au milieu du loch Beannacharain qui fait six kilomètres de long. Pas question de faire demi-tour pour changer de rive. Deux solutions s'offrent alors à nous, passer à la nage sur cinq cent mètres, mais je le sens plutôt moyen ou prendre de l'altitude sur la montagne qui vient se jeter dans l'eau pour trouver un passage en devers un peu plus haut.

Ni une, ni deux, grimpeuse dans l'âme, Sylvie prend la tête et commence l'escalade dans la végétation. Nous trouvons bien un passage en suivant des traces d'animaux.

Nous stoppons notre journée un peu plus loin, juste après le lieu-dit de Inverchoran. Il est vingt et une heure, mais il nous faut encore installer le bivouac, ramasser et préparer du bois pour notre réchaud à bois, afin de passer une agréable soirée au coin du feu.

Pour la suite du récit, voir l'ensemble des photos, savoir si le kilt était porté à l'Ecossaise... C'est sur www.highlands.dubuis.net

Bonne lecture, Simon
Treck des condors au Chili (20 octobre - mi-décembre 2009) English translation pending
by Denali12 · 2009-09-08 · 8 replies
Bonjour à toutes et à tous, je pars vers le 20 octobre et reviens mi décembre en France et je voyagerais de manière autonome (tente , sac à dos et tout le barda) j'ai très très envie d'aller faire cette rando , je voudrais juste savoir: primo si c'est envisageable seul ( à priori cela me semble parfaitement envisageable mais je préfère avoir comfirmation), et secondo, pour faire le sommet du Descabezado Grande, est il impératif d'avoir piolet /crampons ou simplement bâtons de rando et bonnes chaussures ( pour avoir vu des photos, je n'ai pas l'impression que les pentes enneigées du volcan soient d'une raideur extrême, mais ce ne sont que des photos), d'autre part cela m'arrangerait bien de ne pas avoir à prendre piolet/ crampons en plus des bâtons de rando.Je fais tout pour limiter le poids du sac à 15 kg max ( bouffe et flotte comprise), je n'ai plus 20 ans et qui veut voyager loin, ménage sa monture!!! Merci par avance de vos conseils avisés

d'autres ballades dans le sud sont prévues et il n'y a que l'embarras du choix

bien cordialement
Le Fansipan en un jour et sans guide English translation pending
by Fansipan · 2009-09-06 · 21 replies
Bonjour à tous,

On est montés au Fansipan (Phan Xi Pang en vietnamien) en une journée et sans guide, et ce message a pour but d'aider ceux qui aimeraient faire la même chose.

La balade est longue, entre 10 et 11h de marche pour nous (les tours organisés durent en général au moins deux jours). Depuis Sapa, on peut acheter une carte pour 20 000 VND à l'office du tourisme, qui permet de localiser le départ (mais la carte est trop imprécise pour être utile pendant la balade). On a loué une petite moto "Wave" qui emmène sans problèmes deux personnes au départ, qui se situe quelques centaines de mètres après la "casade d'argent" (Thac Bac, ou "silver waterfall").

Il y a une maison qui marque l'entrée dans le parc naturel, ouverte entre 6h et 18h (mieux vaut donc partir tôt !). On peut laisser la moto sans soucis. Il faut payer 50 000 VND par personne pour entrer.

Devant la maison, un panneau indique la direction du Fansipan par des escaliers qui montent. La personne tenant la maison nous a indiqué de prendre le chemin juste à droite des escaliers, qui est plus court. Il commence par descendre jusqu'à une rivière, puis remonte. Ensuite, il n'y a pas de problèmes pour trouver le chemin, jusqu'à environ 1h30 de marche. Là, on arrive devant une rivière, et il faut la remonter sur une quinzaine de mètres pour trouver la suite du chemin. Il n'y a de toutes façons qu'un seul chemin bien marqué !

Après encore une demi heure de marche, on passe deux maisons, et la vraie montée commence ! Après environ 2h de montée, il y a une intersection. Nous avons pris le chemin de droite, qui suit la crête. Il y a une échelle juste après l'intersection, puis un panneau indiquant la direction du Fansipan une dizaine de minutes plus tard.

Après encore une heure d'effort, on croit être arrivé, mais non ! Le chemin redescend franchement (d'environ 200m ?), puis remonte à nouveau, pour enfin arriver au sommet du Fansipan, 6h après le départ !

Les marcheurs les plus rapides feront certainement la montée en moins longtemps, mais nous avons fait peu de pauses, et le chemin est assez difficile !

Le retour se fait par le même chemin. Nous sommes partis à 7h du matin, arrivés un peu avant 13h au sommet, et sommes revenus à 17h30. On a dû se dépécher un peu pour ne pas arriver après 18h...

Bonne balade !
Avis sur itinéraire pour les îles du sud de la Thaïlande English translation pending
by Pichouss · 2009-09-02 · 6 replies
Bonjour à tous ,

tout d'abord, un grand merci à vous tous pour vos précieux conseils ; je pars en Thaïlande du 2 au 21 décembre, et sans vous, mon itinéraire aurait été un peu plus dur à réaliser !!! Je voudrais avoir votre avis sur mon itinéraire pour les iles du Sud . Je serais du 9 au 13 décembre à Phuket, est -ce suffisant pour découvrir l'ile ? Sachant que nous revenons de Chang mai, et que du repos sera nécessaire ? Ensuite, nous voudrions aller à Kho Phi Phi, et y resté que une nuit , est trop court ? Auriez vous une guest house à me conseillez ? Puis, le mardi 15, se rendre à Ko Lanta et le jeudi 17 , finir par Krabi , pour remonter sur BKK Le samedi matin 19 décembre. Je trouve que tout cela fait beaucoup de transports entre les îles . Ne vaut-il mieux pas se poser sur une ile et profitez un peu ? Mon coeur balance entre Ko lanta et Krabi, qu'en pensez vous ? ET faut il que je reserve le logement de suite ? Ce sera la saison haute et j'ai peur de ne pas trouver de guest house su place. Merci à vous 😉
Retour d'expérience de l'ascension du Mont Fuji au Japon English translation pending
by Christou31 · 2009-08-18 · 6 replies
Rebonjour, Bon voici notre compte rendu de l'ascension du Mont Fuji. Je me permets de l'écrire pour donner un avis à tous ceux qui hésitent et qui se demandent s'ils pourront la faire. Nous l'avons faite à 2 le 9 aout. Mon amie et moi même. Nous avons aucune conditions physique spéciale, je fais 24kms par jour de vélo pour aller au travail. Et ma copine, bien que "très endurante" pour ce genre d'exercice, n'avait aucune condition physique particulière. J'ai 31ans et elle 29. Tout d'abord, si vous êtes en voiture (comme nous garez vous en bas de la route à péage, j'ai l'impression qu'en été, seul les bus montent. Donc on prend le bus (1700Y/pers) vers 20h30 (tt les 30mins) arrivée à 21h15 environ à la station 5 noire de monde. Nous commençons l'ascension tranquillou, le but n'étant pas de faire un temps mais d'y arriver n'ayant aucune base au dessus de 3000m.

Frontale visée sur la tête, c'est faisable sans mais il faut bien choisir la pleine lune 😄. L'ascension se fait en plusieurs station où vous aurez la possibilté de vous reposer. Ne vous croyez pas seul au monde sur le Fuji il y a un max de monde, mais pas genre on croise du monde, non, du monde comme quand vous attendez au télésiége tous agglutinés. Nous nous avons choisi de la faire sans s'arrêter, c'est notre choix. En effet entre le vent froid et la fatigue, nous avons eu peur de ne plus pouvoir décoller, donc tranquillou on a continué, ne s'arrêtant que pour boire. Donc on a marché toute la nuit, je peux vous dire qu'entre une chose et l'autre, vous ne pensez pas au sommeil, pour nous il a mis en veilleuse, on est tout à fait clair et on continue notre ascension. Plus on monte, plus il fait froid, pensez à embarquer un pantalon, moi j'étais en Kniker les jambes à l'air, il faisait assez frais dès que l'on s'arrêtait.

Revenons au monde, la nuit où on l'a fait, il y en avait tellement que l'on était obligé de s'arrêter et d'attendre 5 min que ça reparte. Le Japonais étant asez mouton, personne ne cherche à gruger en dehors du chemin. Autant sur les excalators il ya la file de ceux qui attendent et celle des pressés qui continuent à monter, là, que dalle, ils reprennent tous leur souffle, mais ils auraient pas l'idée de se mettre sur le côté. Sans compter qu'à l'arrivée tout le monde fait la photo sous le tori donc tu attends des plombes que le manège soit fini...

Pour finir, nous l'avons fait en 7 heures (à cause des bouchons) et pas vu le soleil au sommet (à cause des bouchons) mais on était à 100m, et à cause des nuages qui barraient un peu l'horizon. Pour moi c'est LARGEMENT FAISABLE (de nuit, de jour ça casse trop le moral 😄), j'ai vu des montagnes dans les Pyrénées plus difficile. Pendant la montée vous entendrez les bouteilles d'air vendues à la station 5 se vider dans les poumons des Japonais mais c'est bidon, ce n'est pas le Mont Blanc non plus!! Donc pour le monde pensez à partir plus tôt que prévu!!!

Ah oui dernière chose dont on ne parle jamais sur les forums: la descente est TRES mauvaise, des pentes très raides en lacets, sablonneuse et glissantes à cause des pierres (j'ai vu pleins de gens se casser la gueule), même avec des techniques de descentes élaborées, vous devez retenir à mort, je vous laisse imaginer les jambes le lendemains matin 🤪

Voilà et allez y c'est un super souvenir de voyage!!
Choisir une destination en Amérique Centrale English translation pending
by Titealex · 2009-07-08 · 9 replies
Bonjour a tous !!

Je sais que la question que je m'apprete a poser fut deja tres abordée dans plusieurs forums...désolé davance, mais bon! Je me lance tout de meme : Cet hiver je compte menvoler pour une destination soleil avec mon copain ( nous avons 20 ans), le hic cest que nous savons pas du tout aller !! Je suis une personne aventuriere qui aime découvrir et apprendre en voyageant, donc jaimerais avoir une destinations ou il ny a pas seulement que de belles plages a visiter !! mais aussi des beautées naturelles, un peuple a découvrir, architecture et bien sur de belles plages.. Bref..jaimerais savoir votre avis, ou etes vous deja aller, blablabla. Jattend avec impatience vos réponses !<Merci davance!!!😉
Vivre à Malte? English translation pending
by Expatmalte · 2009-07-02 · 8 replies
Bonjour à tous !

Et bien je viens aux nouvelles, à savoir, pour ceux qui étaient à la recherche d'un job, d'un appart/colloc, etc... où en êtes-vous ? Est ce que vous êtes arrivé(e)s à Malte ?

Voilà, il y a de très fortes chances que je commence un nouveau job d'ici à la mi-juillet. Je ne connais l'île que de par les qqes jours que j'y ai passés pour l'entretien.

Que pourriez-vous me dire de Malte ? Vos impressions, les habitants, la vie, les loisirs, culture, bouffe, les points +++, les points --.

Quel âge avec vous ? Combien de temps vous y êtes restés ? Ou depuis combien de temps y êtes vous ?

Y a-t-il des "rassemblements" entre frenchies ???? ;)

Il s'agit d'un emploi à durée indéterminée, plutôt très intéressant et bien payé. Mais comme je ne connais pas vraiment Malte, je me demandais, de par son contexte petit "îlot" s'il était envisagable d'y rester plus de 6 mois quoi sans perdre la boule ;)

Merci mille fois pour vos réponses, Barbara. 🙂
GR20: mythe et réalités (Corse) English translation pending
by Amadablan · 2009-06-24 · 10 replies
Je termine le GR20 Sud Nord. J'avais fait la haute route Corse à Ski en autonomie totale il y a 3à ans.

Je suis assez étonné par l'aspect mythique de ce GR et des discussions qui tournent autour. Soyons un peu factuel.

La difficulté

Pas plus difficile que le HRP Pyrénéeen. En fait la notion de difficulté est toute relative. Elle dépend du poids que vous portez, de l'allure à laquelle vous allez, de votre entrainement etc. Si vous marchez à votre rythme et si vous portez un sac léger le GR20 n'est pas vraiment plus difficile qu'un autre. Il faut savoir qu'il est superbement balisé: impossible de vous perdre, que vous n'êtes jamais loin d'un village (2 à 3 heures) si il vous manque quelque chose, qu'il y a pléthore de beaux refuges, gites d'étapes, hôtels qui vous permettent de scinder les étapes à votre gré. Conclusion: il n'y a pas d'engagement important. Faites le à votre rythme en 2, 10 ou 20 jours peu importe.

Les refuges

beau et bien équipé à l'exception de E Capanelle. Il y a gaz à l'intérieur et matériel de cuisine. Pour ceux qui campent il y a toujours des postes extérieurs de gaz. Toilettes propres avec douches froides bien sur mais il fait tellement chaud en Corse. Donc n'emportez pas de réchaud. Une petite gamelle suffit.

Les gardiens

Il vaudrait mieux qu'ils soient absents pour la moitié des refuges. Ceux là sont arrogants, méprisants, incapable d'avoir un sourire, muré dans leur corsitude déplacée. Les repas qui se limitent la plupart du temps à un plat de nouille sont à un prix exorbitant. Le parc semble vouloir reprendre la main sur la gestion de ses refuges. Certain gardien vous dise que si on les emmerdent (sic) trop on va retrouver les refuges dans la vallée.

Des exeptions: les gardiens et gardiennes de Ortu di u Piobbu, Carozzu et Usciolu qui heureusement sauvent l'honneur.

Le sac

Limitez vous à 12-13 kgs et vous ne souffrirez pas.

La marche

Partez tôt et évitez de marcher en pleine chaleur. J'ai vu beaucoup de randonneurs arriver épuisé car ayant marché entre 12h et 16 h sous le cagnard.

On peut très bien éviter cela vu que la plupart des étapes sont courtes (si on le fait en 15 jours)

Sud Nord

Sens évident pour moi car plus progressif. D'autre part étant minoritaire on rencontre beaucoup plus de gens ce qui est fort sympathique.

En conclusion

Le GR20 est superbe, la convivialité des randonneurs est extra, beaucoup de rencontre, d'entraide etc. Faites le et n'en faites pas une montagne.

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