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Circuit au Maroc 2010 English translation pending
Bonjour à tous
Après la belle expérience de l’édition solo 2009 (http://britzkrieg.free.fr/SWD/), je repars au Maroc fin Septembre avec un pote Toulousain, tous les 2 en vieille Africa Twin (90 et 93) pour une 15aine de jours (13 sur place) On va cette fois descendre en ‘oiture avec les motos sur remorque jusqu’à Almeria et faire la traversée vers Melilla pour ne pas perdre de temps (juste la nuit en bateau) et le retour par Nador même si c est un peu plus cher que de traverser à Algeciras
>> connaissez vous des endroits où laisser notre carrosse (une veille ford fiesta) et sa remorque à Almeria sans que ca nous coute une fortune pour 15j et sachant qu on ne va pas dormir sur place ? ou faut il la mettre dans un parking payant ?
Notre itinéraire prévoit en gros 60% de pistes cette fois et grossièrement une boucle Melilla > plateau du Rekkham > Midelt > Tineghir > Mhamid > Foum’ z Guid > Tata > Marrakech > Ouzoud > Nador
>> Les guides Gandini sont assez vagues sur les points de ravitaillement en essence et les liaisons qui m inquietent sont - Mhamid > Foum zguid 180km par la piste sud d apres map source (entre tagounite et foumzguid) - et Foumzguid > Tata 186km => y a-t-il de l essence disponible sur ces pistes ? car avec 250km d autonomie + la surconso piste + les erreurs de cap…j ai pas envie de me mettre la pression sur place ou finir à dromadaire
>> Dernière question, que pensez vous de bivouaquer sur la pleateau du Rekkam et entre Mahmid et Tata, est-ce risqué pour nous ou pour les motos ?
Merci et bonne route Brice
Après la belle expérience de l’édition solo 2009 (http://britzkrieg.free.fr/SWD/), je repars au Maroc fin Septembre avec un pote Toulousain, tous les 2 en vieille Africa Twin (90 et 93) pour une 15aine de jours (13 sur place) On va cette fois descendre en ‘oiture avec les motos sur remorque jusqu’à Almeria et faire la traversée vers Melilla pour ne pas perdre de temps (juste la nuit en bateau) et le retour par Nador même si c est un peu plus cher que de traverser à Algeciras
>> connaissez vous des endroits où laisser notre carrosse (une veille ford fiesta) et sa remorque à Almeria sans que ca nous coute une fortune pour 15j et sachant qu on ne va pas dormir sur place ? ou faut il la mettre dans un parking payant ?
Notre itinéraire prévoit en gros 60% de pistes cette fois et grossièrement une boucle Melilla > plateau du Rekkham > Midelt > Tineghir > Mhamid > Foum’ z Guid > Tata > Marrakech > Ouzoud > Nador
>> Les guides Gandini sont assez vagues sur les points de ravitaillement en essence et les liaisons qui m inquietent sont - Mhamid > Foum zguid 180km par la piste sud d apres map source (entre tagounite et foumzguid) - et Foumzguid > Tata 186km => y a-t-il de l essence disponible sur ces pistes ? car avec 250km d autonomie + la surconso piste + les erreurs de cap…j ai pas envie de me mettre la pression sur place ou finir à dromadaire
>> Dernière question, que pensez vous de bivouaquer sur la pleateau du Rekkam et entre Mahmid et Tata, est-ce risqué pour nous ou pour les motos ?
Merci et bonne route Brice
La Viarhona (secteur Ain et Isère à vélo) English translation pending
Bonjour
La Viarhona est le nouveau nom donné à la Véloroute Le Léman à la Mer.
Comme son nom l'indique, elle doit rejoindre Genève à Marseille en suivant le Rhône au plus près de ses berges.
Cela sera à la fois un mélange de voies vertes, pistes aménagées, voies sécurisées ou matérialisées sur le bords du route. Traversant pas mal de régions donc de départements, il est difficile de savoir quand elle sera achevée. Volontés ou pas des élus de jouer le jeu, Qui va supporter les frais… Etat, régions, départements, communautés de communes, communes…. ? Difficile pour l'instant de dire quant la totalité des tronçons département par département sera finalisée.
La partie de l'Ain étant déjà bien avancée, je pourrai si cela intéresse des personnes souhaitant rouler sur ces deux départements, donner des explications avec photos si nécessaire des points délicats ou des choses à visiter (ou éviter) sur le parcours ou aux alentours. Conseiller municipal, je surveille ce dossier auprès de la communauté de communes..
Le tracé pour la partie me concernant le Nord Isère soit (du Pont de Grollé à Vertrieu) est finalisé depuis la fin de l'année 2009, reste les problèmes de terrains et de consultation des travaux. L'affaire suit donc son cours normalement. Sachez toutefois que l'enveloppe passe les 7 millions d'euros pour les quelques 80km qui passe par chez nous.
Alors on l'espère belle, roulante et pour ma part.. plein de monde dessus. (C'est déjà le cas sur les parties existantes)
Il faut dire que longer le Rhône au plus près des berges avec les cygnes, les canards et toute la faune des lunes et tout ça sans pot d'échappement laisse rêveur.


Le tracé de l'Ain existe donc déjà, j'y reviendrai plus tard s'il le faut.
Cascade de Glandieu (coté Ain)
Coté Isère rien n'est fait mais voici le tracé final adopté. Passé le Pont de Grollé, c'est le village de BRANGUES qui vous accueille. Brangues est célèbrement connu car un hôte de marque y a vécu.. Paul CLAUDEL. Vous devriez y voir son château et sa tombe, une rétrospective…. ravitaillement assuré dans le village.
Le château de Paul Claudel
- SAINT VICTOR DE MORETEL, (brasserie dans le centre) - MORESTEL (la cité des peintres) gros bourg avec tout le ravitaillement nécessaire y compris grandes surfaces, DAB etc…. Cette partie sera effectuée sur route existante avec en partie une piste cyclable délimitée
En quittant Morestel, la suite reste à faire….car elle emprunte en grande partie des petits chemins bien sympa. - CREVIERES - ARANDON - COURTENAY (en suivant les étangs de la grumate) puis elle reprend en parallèle l'ancienne ligne de chemin de fer (propriété du cimentier Vicat ) jusqu'à MONTALIEU-VERCIEU De là, elle remonte jusqu'à SAULT-BRENAZ en suivant le approximativement le petit chemin de fer touristique existant puis continue jusqu'à VERTRIEU (à proximité du Pont de LAGNIEU) ou elle quitte mon secteur.Toute cette partie existe mais est réalisable à VTT car ce ne sont que des chemins actuellement (il faut le préciser) Voilà pour l'instant. Puisse ces explications et photos vous donnez l'envie de visiter ce magnifique secteur qu'est le Rhône et le Pays des Couleurs….


Le tracé de l'Ain existe donc déjà, j'y reviendrai plus tard s'il le faut.
Cascade de Glandieu (coté Ain)

Coté Isère rien n'est fait mais voici le tracé final adopté. Passé le Pont de Grollé, c'est le village de BRANGUES qui vous accueille. Brangues est célèbrement connu car un hôte de marque y a vécu.. Paul CLAUDEL. Vous devriez y voir son château et sa tombe, une rétrospective…. ravitaillement assuré dans le village.
Le château de Paul Claudel

- SAINT VICTOR DE MORETEL, (brasserie dans le centre) - MORESTEL (la cité des peintres) gros bourg avec tout le ravitaillement nécessaire y compris grandes surfaces, DAB etc…. Cette partie sera effectuée sur route existante avec en partie une piste cyclable délimitée
En quittant Morestel, la suite reste à faire….car elle emprunte en grande partie des petits chemins bien sympa. - CREVIERES - ARANDON - COURTENAY (en suivant les étangs de la grumate) puis elle reprend en parallèle l'ancienne ligne de chemin de fer (propriété du cimentier Vicat ) jusqu'à MONTALIEU-VERCIEU De là, elle remonte jusqu'à SAULT-BRENAZ en suivant le approximativement le petit chemin de fer touristique existant puis continue jusqu'à VERTRIEU (à proximité du Pont de LAGNIEU) ou elle quitte mon secteur.Toute cette partie existe mais est réalisable à VTT car ce ne sont que des chemins actuellement (il faut le préciser) Voilà pour l'instant. Puisse ces explications et photos vous donnez l'envie de visiter ce magnifique secteur qu'est le Rhône et le Pays des Couleurs….
Vos itinéraires de croisières? English translation pending
😉😉😉Bonjour,
Je vous propose une discussion sur laquelle vous pourriez à la fin de votre croisière mentionner le nom exacte des itinéraires choisis avec les escales parcourues.
Cela permettra aux personnes qui programme ou qui son en train de réserver un circuit de prendre contact avec vous sachant par ce moyen d'information que vous avez effectué ce parcours.
Je lis souvent que l'ont demande de ce que l'ont pense de telle ou telle escale. Quels sont les endroits sympa à visiter, quel est le prix d'un taxi ou faut-il faire cette excursion par la compagnie su paquebot !!!
Vous aurez là, un moyen de communication plus rapide afin de leur amener un maximum d'information sachant qu'il est toujours sympa d'ajouter un plan des lieux (style carte que l'ont trouve à bord), photos des sites, également, etc...
A titre d'exemple, en 2002, sur le MELODY de MSC, j'ai fait le circuit suivant :
"BASSIN MÉDITERRANÉEN" comprenant les escales suivantes : MARSEILLE - GÈNES - NAPLES - PALERME - TUNIS - PALMA DE MAJORQUE - BARCELONE - MARSEILLE.
En 2006, sur le CLUB MED II, l'itinéraire était le suivant :
"LA ROUTE DES VOLCANS" avec pour escales : NICE - PORTO VECCHIO - CAPRI - LIPARI - TAORMINA - AMALFI - PORTO FINO - NICE
En 2008 : "PASSAGE A L'EST" sur le COSTA VICTORIA et dont les escales furent : SAVONE - NAPLES - SANTORIN - MYKONOS - IZMIR - ISTANBUL - CONSTANZA - ODESSA - YALTA - LE PIREE - KATAKOLON - SAVONE.
En 2009 : "MERS et MYTHES CLASSIQUES" sur le COSTA MEDITERRANEA avec les escales suivantes : SAVONE - NAPLES - MESSINE - ALEXANDRIE - LIMASSOL - MARMARIS - KATAKOLON - SAVONE.
En espérant que cela vous guidera dans vos démarches futures.
Bonnes croisières à tous.
JC
Je vous propose une discussion sur laquelle vous pourriez à la fin de votre croisière mentionner le nom exacte des itinéraires choisis avec les escales parcourues.
Cela permettra aux personnes qui programme ou qui son en train de réserver un circuit de prendre contact avec vous sachant par ce moyen d'information que vous avez effectué ce parcours.
Je lis souvent que l'ont demande de ce que l'ont pense de telle ou telle escale. Quels sont les endroits sympa à visiter, quel est le prix d'un taxi ou faut-il faire cette excursion par la compagnie su paquebot !!!
Vous aurez là, un moyen de communication plus rapide afin de leur amener un maximum d'information sachant qu'il est toujours sympa d'ajouter un plan des lieux (style carte que l'ont trouve à bord), photos des sites, également, etc...
A titre d'exemple, en 2002, sur le MELODY de MSC, j'ai fait le circuit suivant :
"BASSIN MÉDITERRANÉEN" comprenant les escales suivantes : MARSEILLE - GÈNES - NAPLES - PALERME - TUNIS - PALMA DE MAJORQUE - BARCELONE - MARSEILLE.
En 2006, sur le CLUB MED II, l'itinéraire était le suivant :
"LA ROUTE DES VOLCANS" avec pour escales : NICE - PORTO VECCHIO - CAPRI - LIPARI - TAORMINA - AMALFI - PORTO FINO - NICE
En 2008 : "PASSAGE A L'EST" sur le COSTA VICTORIA et dont les escales furent : SAVONE - NAPLES - SANTORIN - MYKONOS - IZMIR - ISTANBUL - CONSTANZA - ODESSA - YALTA - LE PIREE - KATAKOLON - SAVONE.
En 2009 : "MERS et MYTHES CLASSIQUES" sur le COSTA MEDITERRANEA avec les escales suivantes : SAVONE - NAPLES - MESSINE - ALEXANDRIE - LIMASSOL - MARMARIS - KATAKOLON - SAVONE.
En espérant que cela vous guidera dans vos démarches futures.
Bonnes croisières à tous.
JC
Hôtel Grand Sunset Princess Riviera Maya? English translation pending
Salut le monde des voyageurs, je prévois partir a riviera maya au debut de mai et je voudrait avoir quelques idées d hotel la bas j ai eu de bons commentaires sur le grand sunset princess club planium mais ont ne sait jamais peut-etre que quelqu un me feras changé d idée, vos sugestions seront appréciées bye bye
Voyage de classe aux Philippines à quarante personnes: vos idées? English translation pending
Salut tout le monde,
Comme le mentionne mon titre, nous partons avec ma classe à Hong Kong pour une visite dans le cadre de notre formation, puis avons décidé de passer une semaine de vacances aux Philippines. Le principal problème que nous rencontons est le nombre de participant, nous sommes exactement 40 😐, et cela nous pose des diffécultés dans l'organisation de notre voyage 🤪. Donc, si vous avez des idées, des endrois que vous nous conseillerez, ou si vous connaissez des hôtels (auberges) qui aurait la capacité d'accueillir un tel groupe, n'hésitez pas à me passer l'iinformation. Nous cherchons un endrois où faire un peu la fête, et avoir la journée des activité simple (farniente, snorkeling et vitiste de lîle) 😇
Merci d'avance pour vos réponses.
🙂
Comme le mentionne mon titre, nous partons avec ma classe à Hong Kong pour une visite dans le cadre de notre formation, puis avons décidé de passer une semaine de vacances aux Philippines. Le principal problème que nous rencontons est le nombre de participant, nous sommes exactement 40 😐, et cela nous pose des diffécultés dans l'organisation de notre voyage 🤪. Donc, si vous avez des idées, des endrois que vous nous conseillerez, ou si vous connaissez des hôtels (auberges) qui aurait la capacité d'accueillir un tel groupe, n'hésitez pas à me passer l'iinformation. Nous cherchons un endrois où faire un peu la fête, et avoir la journée des activité simple (farniente, snorkeling et vitiste de lîle) 😇
Merci d'avance pour vos réponses.
🙂
Trajet de Oran vers la Tunisie English translation pending
slt tout le monde je vait faire un voyage en tunisie
cette été aprés d'étre marié je suis d'oran et je suit un peu inquié concernant le trajet
certain ma conseiller d'aller par annaba et d'autre par tebessa
et je voudrai aussi les information apres etre en tunisie je vais installer asousse esque c bon choi la sécurité, moin chere et de prndre l'hotel ou appartement en général tout ce qui concerne lé voyage d'oran a sousse svp aidez moi.😊
cette été aprés d'étre marié je suis d'oran et je suit un peu inquié concernant le trajet
certain ma conseiller d'aller par annaba et d'autre par tebessa
et je voudrai aussi les information apres etre en tunisie je vais installer asousse esque c bon choi la sécurité, moin chere et de prndre l'hotel ou appartement en général tout ce qui concerne lé voyage d'oran a sousse svp aidez moi.😊
Carnet de voyage au Québec (février 2010) English translation pending
CARNET DE SEJOUR AU QUEBEC (7 JOURS) 27 février 2010 / 5 mars 2010
Programme : Ø Vol AIR CANADA (B-777) vol direct PARIS-MONTREAL-PARIS. Ø Location de voiture AVIS (à l’aéroport). Ø 1 nuit à Montréal (petit déj) Hôtel Roberval. (T° de -2° à 4°) Ø 4 nuits à la Pourvoirie du Lac Blanc (pension complète). (T° de -5° à 5°) Ø 1 nuit à Québec (petit déj) Hôtel Bellevue. (T° de -7° à 2°) Ø Activités incluses (Motoneige, Randonnée raquette, Pêche blanche, Chiens de traîneaux). Ø Prêt gratuit (ski de fond, raquettes, vêtements hiver)
JOUR 1 : Nous partons sur Air Canada en Boeing 777 récent, écran individuel, prise électrique et USB personnelle, nourriture bonne ou standard. Décollage Paris 13h40, atterrissage Montréal 15h20, la vue par les hublots dévoile le tapis blanc du Québec. Nous allons passer 3 contrôles, cela a été assez long entre la douane et ses questions diverses et la récupération des bagages et la sortie de l’aéroport (plus long que notre expérience américaine de 2009). Après 1h40 environ nous sortons et nous dirigeons vers les locations de voiture, il faut traverser un parking souterrain en face de la sortie. Nous récupérons en 15 minutes une Elantra Hyundai, il est 17h20. Nous rejoignons l’hôtel Roberval en centre ville pour cette première nuit. Ce soir, c’est le dernier jour de La Nuit Blanche et des lumières à Montréal. Nous allons essayer d’en profiter. Nous prenons le métro (surchauffé) et nous dirigeons vers le Parc Olympique pour visiter le Biodome. Il s’agit à la fois d’un aquarium et de la reconstitution de 5 forêts différentes (5 écosystèmes). Il y a des animations au dehors, la piscine olympique est ouverte, on nous offre un chocolat chaud. Puis nous repartons vers le centre ville, un feu d’artifice est tiré au vieux port et la place Jacques Cartier est très active et bondée. Dégustation de tire d’érable, cidre chaud, saucisses, le grande roue est illuminée et un concert en plein air se joue en face de la place Jacques Cartier. Il est 22h00, avec le décalage horaire (+6h à Paris) nous sommes quelque peu fatigués, retour à l’hôtel, bonne nuit. JOUR 2 : Petit déjeuner prit à l’hôtel, nous partons en voiture visiter l’insectarium où il y a des espèces vivantes (mygale, blattes etc), intéressant pour les enfants. Puis nous dirigeons à pied à côté à la serre aux papillons en liberté, cela n’arrive que pendant 1 mois et demi, nous tombons très bien, et finissons par le jardin botanique. En fin de matinée, direction le parc du Mont Royal qui surplombe la ville. On peut s’y promener et l’hiver pratiquer raquettes, ski de fond et patinage. Le patinage se pratique au pavillon Lac aux castors (location 7$), les enfants en ont profité, il y a une restauration à l’étage. A 12h30, nous partons pour une rencontre unique, celle d’un membre VF (que je nommerai pas ici). L’accueil est terriblement chaleureux et pourtant nous ne nous connaissons pas (merci VF). Cette après midi se déroulera parfaitement et restera privée. Il est 16h00, il est tant pour nous de partir vers la pourvoirie, je veux arriver avant la nuit. J’ai environ 150 km à effectuer, j’utilise des cartes et plans, les 3 derniers km se terminent par une route en terre et neige défoncée. Nous franchissons les portent de la pourvoirie à 18h00, il fait presque nuit. JOUR 3 : Nous avons dès ce matin une activité incluse, une sortie en motoneige. Je pilote l’engin sur le lac gelé, et dans des chemins de bois et forets. Un réseau de route et chemin est identifié ici au Québec, la balade est superbe. L’après midi consacré à la détente et une petite randonnée dans les bois alentour en raquette, nous oxygène. (prêt du matériel par la pourvoirie) JOUR 4 : Cette matinée est utilisé pour se reposer et pratiquer les jeux de neige notamment la glissade pour les enfants. Des motoneiges passent ça et là, des traîneaux à chiens partent, et 4 avions à ski se posent sur le lac. Cet après midi, c’est à notre tour de partir en chien de traîneaux. Gille le propriétaire des 25 chiens présents, prépare les attelages, au total 5, nous avons chacun notre attelage. La balade commence sur le lac, les chiens obéissent à la voix. Le paysage est magnifique et avons un soleil radieux. Nous faisons un passage dans les bois avec montée et descente, cette expérience restera la meilleure du séjour. JOUR 5 : Ce matin, nous nous préparons à une demi-journée d’activité, départ avec un trappeur en randonnée en foret, lieu de vie de nombreux animaux, les mangeoires à ours sont là mais c’est pour l’été uniquement, écureuils et oiseaux nous accompagnent. Nous arrivons sur un petit lac gelé (ici au Québec il y a environ 1 million de lacs), où nous allons pratiquer la pêche à la truite sous 1 mètre de glace, (10 cm supporte un homme, 20 cm un cheval). Des trous de 20 cm de diamètre sont faits, il ne reste plus qu’à attendre. La pêche ne sera pas « mordante », 3 truites en 2 heures dans le groupe. A midi nous partons à la tente du prospecteur qui étudiait et explorait la nature de cette vaste région par le passé. Un repas est pris et nous dégustons un ragoût de viandes sauvage, une salade, un dessert et un café. Nous repartons ensuite vers la pourvoirie, il est 15h00. Il est tant de rejoindre un avion à ski sur le lac pour un tour sympathique de la région vu d’en haut. Nous observons une dizaines de lacs avec des traces de motoneiges, le paysage est très beau. Fin de journée chargée en glissade et jeux. JOUR 6 : Dernière demi-journée à la pourvoirie, cette matinée très ensoleillée est consacrée au ski de fond sur le lac, 1h30 de bonheur dans un décor naturel grandiose. Il est 13h00, nous prenons la route pour Québec, 200 km plus loin, nous arrivons à l’hôtel situé dans la citadelle, au pied du château Frontenac avec vue sur le St Laurent gelé. Nous nous baladons dans les rues de la ville et contemplons les nombreux monuments, utilisons le féniculaire pour descendre dans le vieux Québec (quartier petit Champlain) il fait un froid glacial. (pour ceux que cela intéresse le terminal de croisière est en centre ville, près du vieux Québec). JOUR 7 : Pendant cette matinée, nous faisons des emplettes et profitons encore de cette merveilleuse ville classée au patrimoine mondial. Il se fait 13h30, il faut repartir vers Montréal, nous avons 280 km jusqu’à l’aéroport. Nous arrivons à 17h00 environ chez le loueur AVIS et rendons l’auto. 20h00 décollage, au revoir le Québec et à bientôt.
Programme : Ø Vol AIR CANADA (B-777) vol direct PARIS-MONTREAL-PARIS. Ø Location de voiture AVIS (à l’aéroport). Ø 1 nuit à Montréal (petit déj) Hôtel Roberval. (T° de -2° à 4°) Ø 4 nuits à la Pourvoirie du Lac Blanc (pension complète). (T° de -5° à 5°) Ø 1 nuit à Québec (petit déj) Hôtel Bellevue. (T° de -7° à 2°) Ø Activités incluses (Motoneige, Randonnée raquette, Pêche blanche, Chiens de traîneaux). Ø Prêt gratuit (ski de fond, raquettes, vêtements hiver)
JOUR 1 : Nous partons sur Air Canada en Boeing 777 récent, écran individuel, prise électrique et USB personnelle, nourriture bonne ou standard. Décollage Paris 13h40, atterrissage Montréal 15h20, la vue par les hublots dévoile le tapis blanc du Québec. Nous allons passer 3 contrôles, cela a été assez long entre la douane et ses questions diverses et la récupération des bagages et la sortie de l’aéroport (plus long que notre expérience américaine de 2009). Après 1h40 environ nous sortons et nous dirigeons vers les locations de voiture, il faut traverser un parking souterrain en face de la sortie. Nous récupérons en 15 minutes une Elantra Hyundai, il est 17h20. Nous rejoignons l’hôtel Roberval en centre ville pour cette première nuit. Ce soir, c’est le dernier jour de La Nuit Blanche et des lumières à Montréal. Nous allons essayer d’en profiter. Nous prenons le métro (surchauffé) et nous dirigeons vers le Parc Olympique pour visiter le Biodome. Il s’agit à la fois d’un aquarium et de la reconstitution de 5 forêts différentes (5 écosystèmes). Il y a des animations au dehors, la piscine olympique est ouverte, on nous offre un chocolat chaud. Puis nous repartons vers le centre ville, un feu d’artifice est tiré au vieux port et la place Jacques Cartier est très active et bondée. Dégustation de tire d’érable, cidre chaud, saucisses, le grande roue est illuminée et un concert en plein air se joue en face de la place Jacques Cartier. Il est 22h00, avec le décalage horaire (+6h à Paris) nous sommes quelque peu fatigués, retour à l’hôtel, bonne nuit. JOUR 2 : Petit déjeuner prit à l’hôtel, nous partons en voiture visiter l’insectarium où il y a des espèces vivantes (mygale, blattes etc), intéressant pour les enfants. Puis nous dirigeons à pied à côté à la serre aux papillons en liberté, cela n’arrive que pendant 1 mois et demi, nous tombons très bien, et finissons par le jardin botanique. En fin de matinée, direction le parc du Mont Royal qui surplombe la ville. On peut s’y promener et l’hiver pratiquer raquettes, ski de fond et patinage. Le patinage se pratique au pavillon Lac aux castors (location 7$), les enfants en ont profité, il y a une restauration à l’étage. A 12h30, nous partons pour une rencontre unique, celle d’un membre VF (que je nommerai pas ici). L’accueil est terriblement chaleureux et pourtant nous ne nous connaissons pas (merci VF). Cette après midi se déroulera parfaitement et restera privée. Il est 16h00, il est tant pour nous de partir vers la pourvoirie, je veux arriver avant la nuit. J’ai environ 150 km à effectuer, j’utilise des cartes et plans, les 3 derniers km se terminent par une route en terre et neige défoncée. Nous franchissons les portent de la pourvoirie à 18h00, il fait presque nuit. JOUR 3 : Nous avons dès ce matin une activité incluse, une sortie en motoneige. Je pilote l’engin sur le lac gelé, et dans des chemins de bois et forets. Un réseau de route et chemin est identifié ici au Québec, la balade est superbe. L’après midi consacré à la détente et une petite randonnée dans les bois alentour en raquette, nous oxygène. (prêt du matériel par la pourvoirie) JOUR 4 : Cette matinée est utilisé pour se reposer et pratiquer les jeux de neige notamment la glissade pour les enfants. Des motoneiges passent ça et là, des traîneaux à chiens partent, et 4 avions à ski se posent sur le lac. Cet après midi, c’est à notre tour de partir en chien de traîneaux. Gille le propriétaire des 25 chiens présents, prépare les attelages, au total 5, nous avons chacun notre attelage. La balade commence sur le lac, les chiens obéissent à la voix. Le paysage est magnifique et avons un soleil radieux. Nous faisons un passage dans les bois avec montée et descente, cette expérience restera la meilleure du séjour. JOUR 5 : Ce matin, nous nous préparons à une demi-journée d’activité, départ avec un trappeur en randonnée en foret, lieu de vie de nombreux animaux, les mangeoires à ours sont là mais c’est pour l’été uniquement, écureuils et oiseaux nous accompagnent. Nous arrivons sur un petit lac gelé (ici au Québec il y a environ 1 million de lacs), où nous allons pratiquer la pêche à la truite sous 1 mètre de glace, (10 cm supporte un homme, 20 cm un cheval). Des trous de 20 cm de diamètre sont faits, il ne reste plus qu’à attendre. La pêche ne sera pas « mordante », 3 truites en 2 heures dans le groupe. A midi nous partons à la tente du prospecteur qui étudiait et explorait la nature de cette vaste région par le passé. Un repas est pris et nous dégustons un ragoût de viandes sauvage, une salade, un dessert et un café. Nous repartons ensuite vers la pourvoirie, il est 15h00. Il est tant de rejoindre un avion à ski sur le lac pour un tour sympathique de la région vu d’en haut. Nous observons une dizaines de lacs avec des traces de motoneiges, le paysage est très beau. Fin de journée chargée en glissade et jeux. JOUR 6 : Dernière demi-journée à la pourvoirie, cette matinée très ensoleillée est consacrée au ski de fond sur le lac, 1h30 de bonheur dans un décor naturel grandiose. Il est 13h00, nous prenons la route pour Québec, 200 km plus loin, nous arrivons à l’hôtel situé dans la citadelle, au pied du château Frontenac avec vue sur le St Laurent gelé. Nous nous baladons dans les rues de la ville et contemplons les nombreux monuments, utilisons le féniculaire pour descendre dans le vieux Québec (quartier petit Champlain) il fait un froid glacial. (pour ceux que cela intéresse le terminal de croisière est en centre ville, près du vieux Québec). JOUR 7 : Pendant cette matinée, nous faisons des emplettes et profitons encore de cette merveilleuse ville classée au patrimoine mondial. Il se fait 13h30, il faut repartir vers Montréal, nous avons 280 km jusqu’à l’aéroport. Nous arrivons à 17h00 environ chez le loueur AVIS et rendons l’auto. 20h00 décollage, au revoir le Québec et à bientôt.
Italie: hébergements sur la côte almafitaine? English translation pending
Bonjour
Je recherche des hébergements sur
amalfi
sorrento
capri
naples
nous atterrissons à Naples, avons loué une voiture à l'aéroport et allons faire 1 tours sur la côte du 17 au 21 mars.
Des conseils? Merci d'avance !!🙂
Vos photos de phares du monde? English translation pending
dénichés au grès de ballades côtières.
L'Estonie avec ses 1400 îles, est bien fournie. Elle compte de beaux spécimens, en pierre ou en bois, actifs ou abandonnés. Voic quelques echantillons pris sur l'Ile de Hiiumaa.
1 à 3 : Kõpu, dans les terres et avec la vue depuis le haut. 4 et 5 : Ritsna 6 : Tahkuna 7 : en cours de route, une des inombrables îles
Ce post est bien sûr une invitation à découvrir les vôtres 🙂
L'Estonie avec ses 1400 îles, est bien fournie. Elle compte de beaux spécimens, en pierre ou en bois, actifs ou abandonnés. Voic quelques echantillons pris sur l'Ile de Hiiumaa.
1 à 3 : Kõpu, dans les terres et avec la vue depuis le haut. 4 et 5 : Ritsna 6 : Tahkuna 7 : en cours de route, une des inombrables îles
Ce post est bien sûr une invitation à découvrir les vôtres 🙂
Accident sur le bateau de croisières Louis Majesty: à qui la faute? English translation pending
Bonjour,
Les vidéos sur cet accident montrent à quel point la mer est dangereuse. Le risque zéro n'existe pas : à la montagne, la plage ... ou croisière en mer, le danger est partout. Mon témoignage sur les évènements survenus sur le bateau Louis Majesty ne veut pas être sensationnel ni pour objectif de décourager les amoureux des croisières, il me permet de soulever les questions de sécurité sur les bateaux de croisière. C'est ma deuxième croisière et je souhaite continuer à en faire d'autres en toute connaissance de cause.
Sécurité ! Comme sur le MSC-Opéra, un exercice de sécurité est proposé avant le départ, sert-il réellement ? devrons-nous avoir d'autres informations ? en tout cas, c'est l'occasion pour être sur les photos avec gilet de sauvetage. Lors de l'accident, l'eau s'est répandue dans les niveaux 5, 4 et 3, la sirène d'alerte n'est pas déclenchée, normal ? oui car le haut parleur annonce que la situation est sous contrôle. Par contre, la surprise est la fermeture des portes de sécurité niveau 3 et 4, elle emprisonnait ainsi les vacanciers dans les couloirs ( je l'ai déjà expliqué ici : http://voyageforum.com/...t_reply;so=ASC;mh=24;) Selon moi, c'était une très grande faute de fermer ces portes sans avoir vérifié s'il reste encore de passagers. Devrons-nous connaître aussi les issus de secours ? Il me semble que les plans ne l'indiquent pas. L'accident montre qu'il est impossible de rejoindre les points de rassemblement.
Sécurité ! l'escale à Lanzarote a failli d'être annulé, le bateau a campé devant le port d'Arrecife pendant 5 heures, la houle était trop forte empêchant un accostage en toute sécurité. Tous les passagers étaient calmes et selon moi, étaient tous d'accord avec cette décision. A Barcelone, c'était la même chose. Mais cette fois-ci, très rapidement, la décision annoncée c'était l'annulation de l'escale et départ immédiat à Gêne. "La mer est forte, vague de 3 à 4 mètres ... mais nous avons l'habitude de naviguer dans ces conditions ... gardez les enfants avec vous ..." j'ai encore en tête le message d'annonce. J'ai dit à ma fille : c'était pour nous rassurer .... Pourquoi s'engager droit dans la tempête ? Avons-nous d'autres solutions ? camper à Barcelone ou prendre une autre route ... Au final, le choix était mauvais et mortel !
Sécurité ! Le bateau a certes un aspect propre et luxueux. Mais en examinant de près, il y a des signes qui ne se trompent pas : ce bateau est vétuste. J'ai la chance d'avoir une cabine avec 2 belles fenêtres mais les cadres sont rouillés et le jour de l'accident, avec la tempête, l'eau s'est infiltrée. Ce n'est pas l'inondation comme par la suite mais ce n'est pas très rassurant. C'est la même chose sur toutes les fenêtres de ce bateau ! En lisant cet article : http://fr.wikipedia.org/wiki/Norwegian_Majesty , j'ai donc compris l'origine de ces états. Ces fenêtres peuvent-elles résister à une forte tempête ? La société Bureau-Véritas a-t-elle vérifié ces points ? Rapidement, une vague scélérate était annoncée comme l'explication de l'accident. Notre cabine est au niveau 3 à l'avant du bateau et nous étions dans la chambre lors de l'accident. Tous les 4, nous regardons fixement les vagues avec appréhension. Je peux vous affirmer qu'à aucun moment, les 2 hublots étaient sous l'eau comme un sous-marin ! Si la ou les vagues sont aussi monstrueuses, le niveau 3 ne doit-il pas déjà sous l'eau pendant un court instant ? Par ailleurs, ne doit-on pas interdire la présence des passagers près des fenêtres à l'avant des bateaux lors des tempêtes ?
Ces quelques lignes me font un grand bien ! Cordialement.
Les vidéos sur cet accident montrent à quel point la mer est dangereuse. Le risque zéro n'existe pas : à la montagne, la plage ... ou croisière en mer, le danger est partout. Mon témoignage sur les évènements survenus sur le bateau Louis Majesty ne veut pas être sensationnel ni pour objectif de décourager les amoureux des croisières, il me permet de soulever les questions de sécurité sur les bateaux de croisière. C'est ma deuxième croisière et je souhaite continuer à en faire d'autres en toute connaissance de cause.
Sécurité ! Comme sur le MSC-Opéra, un exercice de sécurité est proposé avant le départ, sert-il réellement ? devrons-nous avoir d'autres informations ? en tout cas, c'est l'occasion pour être sur les photos avec gilet de sauvetage. Lors de l'accident, l'eau s'est répandue dans les niveaux 5, 4 et 3, la sirène d'alerte n'est pas déclenchée, normal ? oui car le haut parleur annonce que la situation est sous contrôle. Par contre, la surprise est la fermeture des portes de sécurité niveau 3 et 4, elle emprisonnait ainsi les vacanciers dans les couloirs ( je l'ai déjà expliqué ici : http://voyageforum.com/...t_reply;so=ASC;mh=24;) Selon moi, c'était une très grande faute de fermer ces portes sans avoir vérifié s'il reste encore de passagers. Devrons-nous connaître aussi les issus de secours ? Il me semble que les plans ne l'indiquent pas. L'accident montre qu'il est impossible de rejoindre les points de rassemblement.
Sécurité ! l'escale à Lanzarote a failli d'être annulé, le bateau a campé devant le port d'Arrecife pendant 5 heures, la houle était trop forte empêchant un accostage en toute sécurité. Tous les passagers étaient calmes et selon moi, étaient tous d'accord avec cette décision. A Barcelone, c'était la même chose. Mais cette fois-ci, très rapidement, la décision annoncée c'était l'annulation de l'escale et départ immédiat à Gêne. "La mer est forte, vague de 3 à 4 mètres ... mais nous avons l'habitude de naviguer dans ces conditions ... gardez les enfants avec vous ..." j'ai encore en tête le message d'annonce. J'ai dit à ma fille : c'était pour nous rassurer .... Pourquoi s'engager droit dans la tempête ? Avons-nous d'autres solutions ? camper à Barcelone ou prendre une autre route ... Au final, le choix était mauvais et mortel !
Sécurité ! Le bateau a certes un aspect propre et luxueux. Mais en examinant de près, il y a des signes qui ne se trompent pas : ce bateau est vétuste. J'ai la chance d'avoir une cabine avec 2 belles fenêtres mais les cadres sont rouillés et le jour de l'accident, avec la tempête, l'eau s'est infiltrée. Ce n'est pas l'inondation comme par la suite mais ce n'est pas très rassurant. C'est la même chose sur toutes les fenêtres de ce bateau ! En lisant cet article : http://fr.wikipedia.org/wiki/Norwegian_Majesty , j'ai donc compris l'origine de ces états. Ces fenêtres peuvent-elles résister à une forte tempête ? La société Bureau-Véritas a-t-elle vérifié ces points ? Rapidement, une vague scélérate était annoncée comme l'explication de l'accident. Notre cabine est au niveau 3 à l'avant du bateau et nous étions dans la chambre lors de l'accident. Tous les 4, nous regardons fixement les vagues avec appréhension. Je peux vous affirmer qu'à aucun moment, les 2 hublots étaient sous l'eau comme un sous-marin ! Si la ou les vagues sont aussi monstrueuses, le niveau 3 ne doit-il pas déjà sous l'eau pendant un court instant ? Par ailleurs, ne doit-on pas interdire la présence des passagers près des fenêtres à l'avant des bateaux lors des tempêtes ?
Ces quelques lignes me font un grand bien ! Cordialement.
Excursions depuis Bang Saphan? (Thaïlande) English translation pending
Bonsoir à tous,
Je me permets de m'en remettre à vos expériences car je pars avec une amie la semaine en Thailande pour 15jours. Une première semaine en circuit dans le nord et 5jours pleins en séjour à Bang saphan.
Je voulais savoir si il était envisagable de voir une des plus belles iles du Sud lors de nos 5 derniers jours (Ko phiphi, ko lantha ou les similians...) . Si oui, laquelle privilègier et comment s'y rendre depuis notre hotel de Bang saphan. Selon la destination avez vous des bonnes adresses pour le logement sur une de ces iles sachant que nous avons un budget maxi de 15 à 20 par nuit.
PAr avance merci pour vos réponses.
Circuit en Floride, logement, voiture, restaurants, attractions à Miami? English translation pending
Bonjour à tous. Nous partons pour les USA en juillet-août 2010 pour 1 mois avec nos 2 enfants 9 et 11 ans. Il y'a tellement d'infos disponible sur le web que je n'arrive pas à me décider. C'est pour cette raison que j'ai besoin de votre aide surtout pour la Floride. Nous comptons passer 3 nuits à Miami et 4 à 5 à Orlando. Je cherche les bons tuyaux pour la réservation d'hôtel, location voiture, restaurants mais surtout quelles attractions choisir pour ne pas louper les meilleures et regretter notre séjour.
Pour le reste, nous arrivons par Miami, et repartons par New York en passant par Fort Myers-Orlando-St Augustine-Savannah-Asheville- Cincinnati (stop famille pour 1 semaine) - Maryland + DC (stop famille pour 3 jours)-New York pour les 3 dernière nuits.
NB: Nous sommes intéressés par toute les suggestions même pour le circuit. Notre véritable angoisse c'est pour les enfants et le séjour à Miami et Orlando. Nous n'avons encore rien fait!!!
D'avance merci pour vos réponse
Itinéraire pour onze jours en Grèce en avril English translation pending
Bonjour,
J'ai parcouru les messages à propos des voyages en Grèce sur ce forum et cela m'a aidé à faire une ébauche d'itinéraire. J e pars avec ma mère, nous arrivons à Athènes le 8 avril et repartons de la même ville le 19, et notre priorité est voir des sites historiques et des jolis villages. Nous allons emprunter les transports en commun, ça ne nous dérange pas de faire quelques heures de ferry ou de bus, nous sommes toutes les deux habituées. Mais, évidemment, nous ne voulons pas passer toutes nos vacances dans les transports! C'est pourquoi je voudrai savoir si cet itinéraire est faisable:
Jour 1 - Arrivée à Athènes en début d'après-midi Jour 2 - Athènes Jour 3 - Départ pour Nauplie en matinée, visite de la ville, nuit à Nauplie Jour 4 - Visite de Mycènes, nuit à Nauplie Jour 5 - Visite d'Epidaure, retour à Athènes (en passant pas Nauplie) en fin de journée, nuit à Athènes Jour 6 - Ferry pour Paros le matin (vers 7h30, je crois) Jour 7 - Paros Jour 8 - Paros Jour 9 - Paros - départ pour Athènes en fin d'après-midi Jour 10 - Athènes Jour 11 - Départ en début d'après-midi
Apparemment les Cyclades sont tout ce qu'on imagine quand on pense à une île grecque et en regardant les horaires de ferry, Paros m'a semblé la destination la plus pratique. Mais j'aurai aussi très envie de voir Santorini... Est-ce que les voyages en ferry sont très fatigantes? Ou peut-être me conseillerez-vous une autre île, sachant que s'il faut choisir nous préférons les jolis villages aux belles plages (en plus, j'ai cru comprendre qu'avril n'est pas l'idéal pour la baignade)? Et est-ce que c'est facile de se déplacer d'un village à l'autre à Paros? Quel serait le village le plus indiqué pour un court séjour comme le nôtre?
Une dernière question: il me faudra un guide de voyage, d'habitude je prends le Lonely Planet, est-ce que celui sur la Grèce est bien fait?
Merci d'avance pour vos suggestions!
J'ai parcouru les messages à propos des voyages en Grèce sur ce forum et cela m'a aidé à faire une ébauche d'itinéraire. J e pars avec ma mère, nous arrivons à Athènes le 8 avril et repartons de la même ville le 19, et notre priorité est voir des sites historiques et des jolis villages. Nous allons emprunter les transports en commun, ça ne nous dérange pas de faire quelques heures de ferry ou de bus, nous sommes toutes les deux habituées. Mais, évidemment, nous ne voulons pas passer toutes nos vacances dans les transports! C'est pourquoi je voudrai savoir si cet itinéraire est faisable:
Jour 1 - Arrivée à Athènes en début d'après-midi Jour 2 - Athènes Jour 3 - Départ pour Nauplie en matinée, visite de la ville, nuit à Nauplie Jour 4 - Visite de Mycènes, nuit à Nauplie Jour 5 - Visite d'Epidaure, retour à Athènes (en passant pas Nauplie) en fin de journée, nuit à Athènes Jour 6 - Ferry pour Paros le matin (vers 7h30, je crois) Jour 7 - Paros Jour 8 - Paros Jour 9 - Paros - départ pour Athènes en fin d'après-midi Jour 10 - Athènes Jour 11 - Départ en début d'après-midi
Apparemment les Cyclades sont tout ce qu'on imagine quand on pense à une île grecque et en regardant les horaires de ferry, Paros m'a semblé la destination la plus pratique. Mais j'aurai aussi très envie de voir Santorini... Est-ce que les voyages en ferry sont très fatigantes? Ou peut-être me conseillerez-vous une autre île, sachant que s'il faut choisir nous préférons les jolis villages aux belles plages (en plus, j'ai cru comprendre qu'avril n'est pas l'idéal pour la baignade)? Et est-ce que c'est facile de se déplacer d'un village à l'autre à Paros? Quel serait le village le plus indiqué pour un court séjour comme le nôtre?
Une dernière question: il me faudra un guide de voyage, d'habitude je prends le Lonely Planet, est-ce que celui sur la Grèce est bien fait?
Merci d'avance pour vos suggestions!
Croisière "Mes îles greques" sur le MSC Musica, départ de Venise le 13 juin 2010 English translation pending
Bonjour,
Après avoir fait la croisière "les trésors de l'histoire" avec Costa sur Costa Concordia en mars 2009, je viens de réserver la croisière "Les iles Greques" sur le MSC Musica.
Le voyage est prévu au départ de Venise le 13 Juin 2010.
Comme pour ma première croisière, j'avais pris de précieux renseignements concernant les excursions et cela m'avait beaucoup servi .
Aujourd'hui je prépare ce nouveau voyage pour visiter par nos propres moyens les sites que nous allons voir.
Je connnais Olympie et Athenes que j'ai vu lors de la précédente croisière donc je suis intéressé à connaître les bons plans pour visiter les villes suivantes sans prendre les visites proposées par la compagnie.
BARI , SANTORIN, MYKONOS, CORFOU ET DUBROVNIK
Si vous avez déja visité ses sites, n'hésitez pas à me donner des détails : transfer par taxi ou autres et les sites les plus précieux à visiter.
De mon coté, je serai ravis de vous donner des renseignements sur mes sites visités sur la croisiere "les trésors de l'histoire" sur le Costa Concordia . Voyage inoubliable !!!
Merci à vous tous
Waluc
Merci à vous tous
Waluc
Sharm el-Sheikh: hôtels Reef Oasis ou Reef Oasis Blue Bay pour faire du snorkeling depuis la plage? English translation pending
Nous hésitons entre le reef oasis et le reef oasis blue bay (via nouvelles frontières ) à Sharm El sheik : étant difficiles sur la nourriture et exigeants quant aux facilités de snorkeling depuis la plage, pourriez vous me conseiller ou me donner d'autres adresses que vous auriez recemment experimentées ?
Burkina Faso - Mali en avril: chaleur insupportable? English translation pending
Bonjour,
nous sommes prêts au départ pour notre voyage 2 semaines du 26 mars au 10 avril : Burkina/ Mali .Nous lisons sur les forums
que la température est très élevée en cette période, est-ce vraiment une chaleur insupportable?? 40°50°degres??
nous allons voyager avec un4x4 climatisé au départ de Ouaga/Bobo/Dogon/Nazinga
merci par avance de vos conseils
Récit de voyage: Bangkok et mer d'Andaman (janvier-février 2010) English translation pending
Bonjour,
Tout d’abord je tiens à remercier les usagers du forum grâce aux conseils desquels j’ai pu passer de superbes vacances « plage » en Thaïlande. Je vais essayer de partager cette expérience dans le récit ci-dessous. J’y ai mis pas mal de détails car c’est ce que je cherchais lors de la préparation de mon voyage.
Vendredi 22 Janvier : AF164 Paris – Bangkok. Le vol part à 19:35 du terminal 2F de CDG et doit arriver le lendemain à l’heure du déjeuner. J’ai rendez-vous à Bangkok avec des amis que je retrouve pour les vacances. Le décollage se fait à l’heure mais suite à un gros problème technique (moteur cassé) le vol revient à Paris. Nuit près de Disneyland dans des conditions de désorganisation incroyables pour une compagnie telle qu’Air France opérant qui plus est sur sa propre base 🤪.
Samedi 23 Janvier : AF164Bis (notez la nuance) départ 12:00, arrivée BKK à 06:00. Cette fois le voyage se passe sans problème particulier mais j’ai perdu une journée de vacances !
Dimanche 24 janvier : Arrivée à l’aéroport de Suvarnabhumi. Je me dirige vers la station de taxis et prends un Meter taxi qui me coûte 300THB avec les péages (attention vous payez les péages vous-même au fur et à mesure). Arrivée à l’hôtel Dream sur Sukhumvit Soi15. Celui-ci je dois reconnaître que je ne l’ai pas choisi en consultant le forum : erreur ! L’hôtel est cher pour des prestations pas terribles. Je n’aime pas du tout le quartier. Ils me facturent la nuit du samedi en « no show », ce qui est bien naturel car je n’ai pas pu annuler à temps (merci Air France qui refusera de m’indemniser !).
Nous passons la journée à visiter Bangkok : Siam Square où se trouvent de gigantesques galeries commerciales. Une averse nous pousse à nous réfugier dans le MBK, gigantesque centre commercial vendant de l’électronique et de la contrefaçon de basse qualité. Après un déjeuner sur la rivière (The Deck, très bien), nous visitons ensuite le Wat Po puis nous dirigeons vers le marché aux amulettes. Ils ne vendent pas seulement des amulettes mais toutes sortes d’objets, nous y voyons même des stands vendant des prothèses dentaires usagées ! Une de mes amies de Bangkok nous emmène dîner au Bolan, un très beau restaurant Thaï dans le quartier de Sukhumvit.
Lundi 25 Janvier : départ pour Phuket avec Air Asia. Très bonne impression, cette compagnie low cost est de bonne qualité. Arrivée à l’hôtel Cape Panwa : c’est un peu grandeur et décadence. Cet hôtel jouit d’une situation incroyable sur un promontoire rocheux au sud de l’île. Un petit funiculaire vous emmène à la plage. L’hôtel est vendu comme un 5 étoiles mais je lui en donnerai 3. La plage est petite, la baignade difficile du fait des cailloux et surtout l’eau est super polluée (sacs plastiques, déchets alimentaires, …). Les chambres nécessitent un bon coup de frais et la climatisation fait un bruit de mitraillette. La situation est superbe mais un peu enclavée car il n’y a pas grand-chose à faire aux alentours à part l’aquarium si vous n’avez pas loué un moyen de transport. Nous décidons de visiter l’aquarium : un peu vieillot mais cette visite nous permettra de reconnaître certains des poissons que nous rencontrerons lors nos plongées ultérieures (snorkeling).
Mercredi 27 Janvier : départ matinal pour les Iles Similan. Un minibus passe nous prendre et nous emmène jusqu’à l’embarcadère (au nord de Phuket, à une bonne heure de minibus). Là nous montons à bord d’un speed boat qui nous emmène en un peu plus d’une heure vers la première des Iles Similan. Ces îles sont paradisiaques quoi que très fréquentées. A 14 heures, après quelques plongées (superbes !), nous arrivons sur l’île numéro 4 où nous passerons la nuit. Installation dans les Bungalows climatisés. Le confort est très sommaire et l’hygiène, disons sommaire aussi 🙂. Dès 15 heures les speed boats quittent l’île et c’est vraiment le paradis. Ne surtout pas rater la petite plage de Honeymoon à 500 mètres à gauche des bungalows. Négociez avec l’agence au moment de l’achat des billets le fait d’avoir toutes les prestations lors des plongées : ils nous ont vendu un return ticket au prix de l’excursion d’une journée et ont refusé que nous utilisions leur mat��riel de plongée. Heureusement nous avions le nôtre mais certains des passagers dans la même situation n’ont pas pur plonger du tout : un comble dans les Similan ! Conseil : ne vous chargez pas de gros bagages sinon vous aurez un peu de mal à les amener sur la plage (pas de ponton) et ensuite à les monter dans vos bungalows. Deuxième conseil : ne lésinez pas sur l’Insect’Ecran !
Mercredi 28 Janvier : retour à Phuket et arrivée à l’hôtel Marriott de Patong. Je ne connaissais pas Patong et le forum ne m’incitait pas à y rester trop longtemps mais sa situation centrale nous a décidé à y passer deux nuits, c’est la première des deux. L’hôtel est assez joli mais la piscine est très petite et il est situé dans un quartier bruyant. Le personnel est international et le service … international.
Jeudi 29 Janvier : départ pour Coral Island en speed boat (15minutes) et arrivée sur la plage directement (pas de ponton). L’hôtel est charmant : de petits bungalows au toit bleu posés directement sur le sable. Nous avons payé 28€ par bungalow et nous sommes très contents des prestations offertes. Le personnel est adorable et la clientèle sympa. Il y a deux plages sur l’île : la principale sur laquelle se trouve l’hôtel et puis une autre accessible par un petit sentier au bout de la plage. Cette seconde plage se nomme Banana Beach et semble être un spot pour les touristes qui viennent y passer la journée. L’eau est cristalline et pleine de poissons multicolores. J’ai beaucoup aimé mon séjour sur cette petite île, très reposant.
Samedi 31 janvier : retour à la civilisation. Arrivée à l’hôtel R-Mar Resort & Spa à Patong (c’est la deuxième nuit). L’hôtel est affreux, un peu prétentieux mais surtout il donne sur un énorme bâtiment en construction. Bien fait pour moi, j’aurais mieux fait de suivre les conseils. Soirée à Patong. Cette ville est vraiment étrange et surtout très laide. Je ne m’étendrai pas sur le sujet car très souvent abordé : aucun intérêt !
Dimanche 1er Février : départ pour Koh Lanta. Nous avons décidé de prendre le Ferry qui nous semblait la meilleure solution (et la moins chère). Le voyage est long mais assez agréable : traversée vers Railay où le bateau s’arrête afin de déposer les passagers puis nous changeons de ferry pour prendre en prendre un à destination de Koh Lanta. Le changement se fait en mer donc encore une fois attention à la taille de vos bagages ! Arrivée à Koh Lanta. Le port de Ban Saladan est super joli, entièrement bâti sur pilotis de bois. Transfert rapide vers le Relax Bay Hotel (merci le forum).
Cet hôtel propose un excellent rapport qualité prix (1700 THB ou 35€ pour un bungalow climatisé), une situation incroyable et un personnel charmant. Koh Lanta est une île superbe avec une population adorable. Nous avons loué des scooters afin d’explorer l’île (il faut une bonne demi-heure pour faire du nord au sud). Je reviendrai très certainement lors d’un prochain séjour.
Vendredi 5 février : départ matinal pour Krabi, vol Air Asia pour Bangkok.
L’après-midi, shopping dans le quartier de Pratunam : c’est un genre de Sentier où les articles n’étaient pas vraiment à notre goût. Beaucoup de magasins proposent des articles de contrefaçon. Nous nous dirigeons ensuite vers le Pantip Plaza qui est le paradis de l’électronique avec des articles de meilleure qualité apparente et à des prix plus raisonnables que le MBK.
Le soir nous nous promenons dans le marché de Suan Lum (night market) sur les conseils d’une de mes amies de Bangkok. Nous y trouvons beaucoup de petites échoppes qui vendent toutes sortes de produits branchés et artisanaux : bijoux, vêtements en tout genre, accessoire, fripes… Nous avons beaucoup aimé ce marché malgré les boutiques de contrefaçon (qui me semblent malheureusement omniprésentes).
Samedi 6 février : ballade dans Bangkok. Nous nous sommes rendus au bord de la rivière pour prendre un pass un jour sur le Chao Praya Express (150THB). Nous avons réalisé un peu plus tard que ce pass n’est rentable qu’à partir de 8 voyages, c’est beaucoup. Vous n’avez pas à prendre un billet au départ : montez dans le bateau puis payez directement à l’agent qui passera vous encaisser.
Visite du marché aux fruits et aux légumes de Pak Klong Thalat : la plupart des stands proposent des fleurs destinées aux offrandes. De nombreux stands proposent aussi de grandes variétés de piments. C’est certainement l’endroit parfait pour un photographe amateur.
Nous avons ensuite visité Chinatown qui est un endroit très cosmopolite : herboristeries centenaires, boutiques de bijoux un peu kitsch et magasin de hi fi à la pointe de la technologie. Les gens sont tous très affairés et le moindre mètre carré est transformé en commerce. Nous nous sommes perdus dans le dédale des ruelles et des petits marchés et avons beaucoup apprécié cette ballade.
Nous nous sommes ensuite rendus au Si Phraya Pier afin de prendre un long tail boat pour la visite des klongs. En arrivant un petit groupe de bretons sympa nous propose de nous joindre à eux afin de négocier un meilleur tarif pour la location. Nous avons payé 200THB par tête et la ballade d’une heure fut très agréable.
Le soir, direction l’aéroport et retour pour Paris, à l’heure cette fois.
En résumé j’ai beaucoup aimé Bangkok, les iles Similan et Koh Lanta. Phuket est une bonne base pour visiter les iles de la mer d’Andaman mais il n’est peut être pas nécessaire d’y passer beaucoup de temps.
Je ne suis pas le roi de la négociation donc il se peut que les tarifs cités soient élevés par rapport à ce que certains peuvent obtenir mais ça me semblait correct et chacun doit gagner sa vie.
Je prépare déjà mon prochain voyage car j’ai maintenant envie de voir le nord du pays !
Encore une fois merci aux contributeurs du forum car ils m’ont permis de trouver de beaux endroits à prix raisonnables.
Tout d’abord je tiens à remercier les usagers du forum grâce aux conseils desquels j’ai pu passer de superbes vacances « plage » en Thaïlande. Je vais essayer de partager cette expérience dans le récit ci-dessous. J’y ai mis pas mal de détails car c’est ce que je cherchais lors de la préparation de mon voyage.
Vendredi 22 Janvier : AF164 Paris – Bangkok. Le vol part à 19:35 du terminal 2F de CDG et doit arriver le lendemain à l’heure du déjeuner. J’ai rendez-vous à Bangkok avec des amis que je retrouve pour les vacances. Le décollage se fait à l’heure mais suite à un gros problème technique (moteur cassé) le vol revient à Paris. Nuit près de Disneyland dans des conditions de désorganisation incroyables pour une compagnie telle qu’Air France opérant qui plus est sur sa propre base 🤪.
Samedi 23 Janvier : AF164Bis (notez la nuance) départ 12:00, arrivée BKK à 06:00. Cette fois le voyage se passe sans problème particulier mais j’ai perdu une journée de vacances !
Dimanche 24 janvier : Arrivée à l’aéroport de Suvarnabhumi. Je me dirige vers la station de taxis et prends un Meter taxi qui me coûte 300THB avec les péages (attention vous payez les péages vous-même au fur et à mesure). Arrivée à l’hôtel Dream sur Sukhumvit Soi15. Celui-ci je dois reconnaître que je ne l’ai pas choisi en consultant le forum : erreur ! L’hôtel est cher pour des prestations pas terribles. Je n’aime pas du tout le quartier. Ils me facturent la nuit du samedi en « no show », ce qui est bien naturel car je n’ai pas pu annuler à temps (merci Air France qui refusera de m’indemniser !).
Nous passons la journée à visiter Bangkok : Siam Square où se trouvent de gigantesques galeries commerciales. Une averse nous pousse à nous réfugier dans le MBK, gigantesque centre commercial vendant de l’électronique et de la contrefaçon de basse qualité. Après un déjeuner sur la rivière (The Deck, très bien), nous visitons ensuite le Wat Po puis nous dirigeons vers le marché aux amulettes. Ils ne vendent pas seulement des amulettes mais toutes sortes d’objets, nous y voyons même des stands vendant des prothèses dentaires usagées ! Une de mes amies de Bangkok nous emmène dîner au Bolan, un très beau restaurant Thaï dans le quartier de Sukhumvit.
Lundi 25 Janvier : départ pour Phuket avec Air Asia. Très bonne impression, cette compagnie low cost est de bonne qualité. Arrivée à l’hôtel Cape Panwa : c’est un peu grandeur et décadence. Cet hôtel jouit d’une situation incroyable sur un promontoire rocheux au sud de l’île. Un petit funiculaire vous emmène à la plage. L’hôtel est vendu comme un 5 étoiles mais je lui en donnerai 3. La plage est petite, la baignade difficile du fait des cailloux et surtout l’eau est super polluée (sacs plastiques, déchets alimentaires, …). Les chambres nécessitent un bon coup de frais et la climatisation fait un bruit de mitraillette. La situation est superbe mais un peu enclavée car il n’y a pas grand-chose à faire aux alentours à part l’aquarium si vous n’avez pas loué un moyen de transport. Nous décidons de visiter l’aquarium : un peu vieillot mais cette visite nous permettra de reconnaître certains des poissons que nous rencontrerons lors nos plongées ultérieures (snorkeling).
Mercredi 27 Janvier : départ matinal pour les Iles Similan. Un minibus passe nous prendre et nous emmène jusqu’à l’embarcadère (au nord de Phuket, à une bonne heure de minibus). Là nous montons à bord d’un speed boat qui nous emmène en un peu plus d’une heure vers la première des Iles Similan. Ces îles sont paradisiaques quoi que très fréquentées. A 14 heures, après quelques plongées (superbes !), nous arrivons sur l’île numéro 4 où nous passerons la nuit. Installation dans les Bungalows climatisés. Le confort est très sommaire et l’hygiène, disons sommaire aussi 🙂. Dès 15 heures les speed boats quittent l’île et c’est vraiment le paradis. Ne surtout pas rater la petite plage de Honeymoon à 500 mètres à gauche des bungalows. Négociez avec l’agence au moment de l’achat des billets le fait d’avoir toutes les prestations lors des plongées : ils nous ont vendu un return ticket au prix de l’excursion d’une journée et ont refusé que nous utilisions leur mat��riel de plongée. Heureusement nous avions le nôtre mais certains des passagers dans la même situation n’ont pas pur plonger du tout : un comble dans les Similan ! Conseil : ne vous chargez pas de gros bagages sinon vous aurez un peu de mal à les amener sur la plage (pas de ponton) et ensuite à les monter dans vos bungalows. Deuxième conseil : ne lésinez pas sur l’Insect’Ecran !
Mercredi 28 Janvier : retour à Phuket et arrivée à l’hôtel Marriott de Patong. Je ne connaissais pas Patong et le forum ne m’incitait pas à y rester trop longtemps mais sa situation centrale nous a décidé à y passer deux nuits, c’est la première des deux. L’hôtel est assez joli mais la piscine est très petite et il est situé dans un quartier bruyant. Le personnel est international et le service … international.
Jeudi 29 Janvier : départ pour Coral Island en speed boat (15minutes) et arrivée sur la plage directement (pas de ponton). L’hôtel est charmant : de petits bungalows au toit bleu posés directement sur le sable. Nous avons payé 28€ par bungalow et nous sommes très contents des prestations offertes. Le personnel est adorable et la clientèle sympa. Il y a deux plages sur l’île : la principale sur laquelle se trouve l’hôtel et puis une autre accessible par un petit sentier au bout de la plage. Cette seconde plage se nomme Banana Beach et semble être un spot pour les touristes qui viennent y passer la journée. L’eau est cristalline et pleine de poissons multicolores. J’ai beaucoup aimé mon séjour sur cette petite île, très reposant.
Samedi 31 janvier : retour à la civilisation. Arrivée à l’hôtel R-Mar Resort & Spa à Patong (c’est la deuxième nuit). L’hôtel est affreux, un peu prétentieux mais surtout il donne sur un énorme bâtiment en construction. Bien fait pour moi, j’aurais mieux fait de suivre les conseils. Soirée à Patong. Cette ville est vraiment étrange et surtout très laide. Je ne m’étendrai pas sur le sujet car très souvent abordé : aucun intérêt !
Dimanche 1er Février : départ pour Koh Lanta. Nous avons décidé de prendre le Ferry qui nous semblait la meilleure solution (et la moins chère). Le voyage est long mais assez agréable : traversée vers Railay où le bateau s’arrête afin de déposer les passagers puis nous changeons de ferry pour prendre en prendre un à destination de Koh Lanta. Le changement se fait en mer donc encore une fois attention à la taille de vos bagages ! Arrivée à Koh Lanta. Le port de Ban Saladan est super joli, entièrement bâti sur pilotis de bois. Transfert rapide vers le Relax Bay Hotel (merci le forum).
Cet hôtel propose un excellent rapport qualité prix (1700 THB ou 35€ pour un bungalow climatisé), une situation incroyable et un personnel charmant. Koh Lanta est une île superbe avec une population adorable. Nous avons loué des scooters afin d’explorer l’île (il faut une bonne demi-heure pour faire du nord au sud). Je reviendrai très certainement lors d’un prochain séjour.
Vendredi 5 février : départ matinal pour Krabi, vol Air Asia pour Bangkok.
L’après-midi, shopping dans le quartier de Pratunam : c’est un genre de Sentier où les articles n’étaient pas vraiment à notre goût. Beaucoup de magasins proposent des articles de contrefaçon. Nous nous dirigeons ensuite vers le Pantip Plaza qui est le paradis de l’électronique avec des articles de meilleure qualité apparente et à des prix plus raisonnables que le MBK.
Le soir nous nous promenons dans le marché de Suan Lum (night market) sur les conseils d’une de mes amies de Bangkok. Nous y trouvons beaucoup de petites échoppes qui vendent toutes sortes de produits branchés et artisanaux : bijoux, vêtements en tout genre, accessoire, fripes… Nous avons beaucoup aimé ce marché malgré les boutiques de contrefaçon (qui me semblent malheureusement omniprésentes).
Samedi 6 février : ballade dans Bangkok. Nous nous sommes rendus au bord de la rivière pour prendre un pass un jour sur le Chao Praya Express (150THB). Nous avons réalisé un peu plus tard que ce pass n’est rentable qu’à partir de 8 voyages, c’est beaucoup. Vous n’avez pas à prendre un billet au départ : montez dans le bateau puis payez directement à l’agent qui passera vous encaisser.
Visite du marché aux fruits et aux légumes de Pak Klong Thalat : la plupart des stands proposent des fleurs destinées aux offrandes. De nombreux stands proposent aussi de grandes variétés de piments. C’est certainement l’endroit parfait pour un photographe amateur.
Nous avons ensuite visité Chinatown qui est un endroit très cosmopolite : herboristeries centenaires, boutiques de bijoux un peu kitsch et magasin de hi fi à la pointe de la technologie. Les gens sont tous très affairés et le moindre mètre carré est transformé en commerce. Nous nous sommes perdus dans le dédale des ruelles et des petits marchés et avons beaucoup apprécié cette ballade.
Nous nous sommes ensuite rendus au Si Phraya Pier afin de prendre un long tail boat pour la visite des klongs. En arrivant un petit groupe de bretons sympa nous propose de nous joindre à eux afin de négocier un meilleur tarif pour la location. Nous avons payé 200THB par tête et la ballade d’une heure fut très agréable.
Le soir, direction l’aéroport et retour pour Paris, à l’heure cette fois.
En résumé j’ai beaucoup aimé Bangkok, les iles Similan et Koh Lanta. Phuket est une bonne base pour visiter les iles de la mer d’Andaman mais il n’est peut être pas nécessaire d’y passer beaucoup de temps.
Je ne suis pas le roi de la négociation donc il se peut que les tarifs cités soient élevés par rapport à ce que certains peuvent obtenir mais ça me semblait correct et chacun doit gagner sa vie.
Je prépare déjà mon prochain voyage car j’ai maintenant envie de voir le nord du pays !
Encore une fois merci aux contributeurs du forum car ils m’ont permis de trouver de beaux endroits à prix raisonnables.
Croisière avec la compagnie Norwegian Cruise Line English translation pending
Bonsoir à tous,
J'ai réservé une coisière sur le Norwegian Gem destination les îles grecques je désire avoir vos avis, conseils sur les escales et/ou le bateau, les services à bord bref c'est ma première avec cette compagnie donc un petit peu curieuse du déroulement de celle-ci.Pour info j'ai déjà fait 5 croisières mais toutes avec COSTA donc si vous avez des questions n'hésitez pas.....merci d'avance
Croisière Dolce Vita - Costa Concordia avec enfants English translation pending
Croisiere Dolce Vita à bord du Costa Concordia
Nous serons à bord du Costa Concordia pour la croisière Dolce Vita fin avril
Nous souhaiterions réserver nos excursions par nous même sachant que nous sommes accompagnés de nos petits anges âgés de 7 et 10 ans...et que nous allons découvrir toutes les escales pour la première fois Palerme Naples, Barcelone, Palma, Savone Que nous conseillez-vous ? Le bateau accoste t il loin des centres villes ?
Quel temps fait il fin avril ? Pouvons-nous baigner ?
Avez-vous des remarques sur le club enfant ? Le soir y a t il un menu enfant ?
Merci de vos précieux conseils.😏
Avez-vous des remarques sur le club enfant ? Le soir y a t il un menu enfant ?
Merci de vos précieux conseils.😏
Administrateur de colonies, récit (Togo) English translation pending
Togo
"En l’an de grâce 1936, j’avais été affecté dans le nord du Togo. Je me remémore souvent les débuts de ma carrière : chevalier d’un autre âge, sans armée et sans armure, seul au milieu d’une population grouillante, dévorée par la faim, la maladie et la vermine, décimée par des affections multiples ainsi que par la sous-alimentation ! Et moi, sans aucun moyen !
Les pavillons, les grades, les galons, les uniformes : rien de tout cela n’était de nature a attirer l’attention de ces populations faméliques, ni surtout à imposer aucune sorte de respect ! Et combien je le comprenais. J’ai, cependant, assez vite remarquer que la seule chose capable d’éveiller leur intérêt et leur curiosité, c’était la compassion et l’attention que l’on portait à leur misérable condition, surtout lorsqu’elles constataient que l’on essayait d’y porter remède.
Je me trouvais parmi une population à l’état primaire. Tout était à créer, tout était à inventer, tout était à organiser à partir de rien et le tout sans moyen. Alors, comment s’étonner qu’à 25 ans, l’on ne dorme que quelques heures par jour, et souvent pas du tout ! Alors, comment s’étonner qu’à 25 ans, on ne connaisse ni nuit, ni jour, ni dimanche, ni jour de fête !
Toujours, seul, toujours à la limite des possibilités humaine, il y avait tant et tant de choses à faire partout et en même temps ! Après de longues observations et de nombreuses et patientes enquêtes, j’en suis arrivé à la conclusion que la famine permanente provenait, avant tout, d’une sous-nutrition chronique et si l’on peut dire congénitale. La mortalité infantile s’élevait en moyenne à 75% entre la naissance et deux ans. Elle s’établissait encore dans les 50 % entre 2 et 12 ans. Il en résultait une sélection naturelle : seuls les plus vigoureux avaient des chances accrues de survivre. En tout état de cause, chaque homme était à tel point sous-alimenté qu’il n’avait pas la force, le moment venu, d’agrandir les surfaces emblavées. Elles étaient tellement restreintes que leur production ne parvenait jamais à assurer la « soudure ». ; autrement dit, à attendre les produits de la récolte suivante. Il faut ajouter que le mil, leur unique céréale et unique nourriture, était assez pauvre au point de vue alimentaire. Par ailleurs, ils n’avaient ni lait, ni beurre, ni poisson, ni viande. J’ajouterais qu’il étaient presque totalement dépourvus de sel. Je parlerai plus loin de ce problème.
J’ai donc demandé et obtenu péniblement des crédits. Avec les sommes obtenues, j’ai procédé à l’extérieur, à l’achat d’un important stock de mil. J’abrégerai pour parler de l’énorme travail de répartition proportionnelle au nombre d’habitants par village, de la fabrication de greniers spéciaux placés sous la responsabilités des chefs, le moment venu de la répartition des semences par habitant. Il était très important de ne pas leur distribuer trop tôt : les habitants auraient consommé les graines. Par ailleurs, il ne fallait pas non plus leur distribuer lorsque les pluies étaient trop engagées : les graines eussent pourri en terre. Il fallait donc que la répartition soit effectuée dans un temps très court.
Et ces activités venaient s’ajouter de milliers d’autres attributions. Ainsi, lorsque les pluies revinrent, je fis, par voie d’autorité, presque doublé, sous mon contrôle direct, les surfaces semées. Mais il fallut que je divise mon territoire en secteurs et que dans chacun d’eux, j’affecte un groupe de gardes, afin de s’assurer qu’après mon passage, on irait pas déterrer les graines pour les manger ! la chose arriva plusieurs fois. La faim était si grande ! A la récolte qui suivit, on eut, pour la première fois, de la nourriture en abondance. Pour la première fois, on pu mettre en réserve une importante quantité de semences et l’on eut à manger, en abondance, jusqu’à la nouvelle récolte !
L’atmosphère avait déjà changé. Un promeneur, non averti, qui l’année suivante, au mois de novembre, aurait traversé le pays, aurait été surpris de l’atmosphère de liesse qui flottait dans l’air. Il s’en serait demandé la raison. Elle était bien simple pourtant : la récolte de mil venait de s’achever ; elle était abondante et de bonne qualité. Révélant la présence de village qu’on ne voyait pas, de toutes parts, crépitaient des « tam tam ».
Ils chantaient l’allégresse, la grande euphorie des hommes, après les jours inquiets d’une soudure autrefois si pénible et si cruelle. Ils chantaient la gratitude aux dieux et aux ancêtres, qui, une fois encore, avaient permis à la terre de renouveler son étonnant miracle.
Entre temps, je m’était offert un « accès pernicieux » dont on se tire rarement sans surveillance médicale. Or, je ne pouvais d’autant moins faire appel à un médecin que je demeurais 7 jours dans un coma profond. Je perdis 17 kilos. "
../..
(La suite et les explications de ce récit très prochainement... enfin si ça intéresse)
"En l’an de grâce 1936, j’avais été affecté dans le nord du Togo. Je me remémore souvent les débuts de ma carrière : chevalier d’un autre âge, sans armée et sans armure, seul au milieu d’une population grouillante, dévorée par la faim, la maladie et la vermine, décimée par des affections multiples ainsi que par la sous-alimentation ! Et moi, sans aucun moyen !
Les pavillons, les grades, les galons, les uniformes : rien de tout cela n’était de nature a attirer l’attention de ces populations faméliques, ni surtout à imposer aucune sorte de respect ! Et combien je le comprenais. J’ai, cependant, assez vite remarquer que la seule chose capable d’éveiller leur intérêt et leur curiosité, c’était la compassion et l’attention que l’on portait à leur misérable condition, surtout lorsqu’elles constataient que l’on essayait d’y porter remède.
Je me trouvais parmi une population à l’état primaire. Tout était à créer, tout était à inventer, tout était à organiser à partir de rien et le tout sans moyen. Alors, comment s’étonner qu’à 25 ans, l’on ne dorme que quelques heures par jour, et souvent pas du tout ! Alors, comment s’étonner qu’à 25 ans, on ne connaisse ni nuit, ni jour, ni dimanche, ni jour de fête !
Toujours, seul, toujours à la limite des possibilités humaine, il y avait tant et tant de choses à faire partout et en même temps ! Après de longues observations et de nombreuses et patientes enquêtes, j’en suis arrivé à la conclusion que la famine permanente provenait, avant tout, d’une sous-nutrition chronique et si l’on peut dire congénitale. La mortalité infantile s’élevait en moyenne à 75% entre la naissance et deux ans. Elle s’établissait encore dans les 50 % entre 2 et 12 ans. Il en résultait une sélection naturelle : seuls les plus vigoureux avaient des chances accrues de survivre. En tout état de cause, chaque homme était à tel point sous-alimenté qu’il n’avait pas la force, le moment venu, d’agrandir les surfaces emblavées. Elles étaient tellement restreintes que leur production ne parvenait jamais à assurer la « soudure ». ; autrement dit, à attendre les produits de la récolte suivante. Il faut ajouter que le mil, leur unique céréale et unique nourriture, était assez pauvre au point de vue alimentaire. Par ailleurs, ils n’avaient ni lait, ni beurre, ni poisson, ni viande. J’ajouterais qu’il étaient presque totalement dépourvus de sel. Je parlerai plus loin de ce problème.
J’ai donc demandé et obtenu péniblement des crédits. Avec les sommes obtenues, j’ai procédé à l’extérieur, à l’achat d’un important stock de mil. J’abrégerai pour parler de l’énorme travail de répartition proportionnelle au nombre d’habitants par village, de la fabrication de greniers spéciaux placés sous la responsabilités des chefs, le moment venu de la répartition des semences par habitant. Il était très important de ne pas leur distribuer trop tôt : les habitants auraient consommé les graines. Par ailleurs, il ne fallait pas non plus leur distribuer lorsque les pluies étaient trop engagées : les graines eussent pourri en terre. Il fallait donc que la répartition soit effectuée dans un temps très court.
Et ces activités venaient s’ajouter de milliers d’autres attributions. Ainsi, lorsque les pluies revinrent, je fis, par voie d’autorité, presque doublé, sous mon contrôle direct, les surfaces semées. Mais il fallut que je divise mon territoire en secteurs et que dans chacun d’eux, j’affecte un groupe de gardes, afin de s’assurer qu’après mon passage, on irait pas déterrer les graines pour les manger ! la chose arriva plusieurs fois. La faim était si grande ! A la récolte qui suivit, on eut, pour la première fois, de la nourriture en abondance. Pour la première fois, on pu mettre en réserve une importante quantité de semences et l’on eut à manger, en abondance, jusqu’à la nouvelle récolte !
L’atmosphère avait déjà changé. Un promeneur, non averti, qui l’année suivante, au mois de novembre, aurait traversé le pays, aurait été surpris de l’atmosphère de liesse qui flottait dans l’air. Il s’en serait demandé la raison. Elle était bien simple pourtant : la récolte de mil venait de s’achever ; elle était abondante et de bonne qualité. Révélant la présence de village qu’on ne voyait pas, de toutes parts, crépitaient des « tam tam ».
Ils chantaient l’allégresse, la grande euphorie des hommes, après les jours inquiets d’une soudure autrefois si pénible et si cruelle. Ils chantaient la gratitude aux dieux et aux ancêtres, qui, une fois encore, avaient permis à la terre de renouveler son étonnant miracle.
Entre temps, je m’était offert un « accès pernicieux » dont on se tire rarement sans surveillance médicale. Or, je ne pouvais d’autant moins faire appel à un médecin que je demeurais 7 jours dans un coma profond. Je perdis 17 kilos. "
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(La suite et les explications de ce récit très prochainement... enfin si ça intéresse)
Hawaï: quelle île choisir, Honolulu? English translation pending
Bonjour, merci à tous ceux qui pourront me répondre aux quelques questions que j'ai !
Alors voila, moi et 2 amis prévoyont un voyage à Hawaii du 11 au 20 aout 2010.
1ere question, quelle île choisir ? Nous voulons profiter de ces quelques jours pour relaxer et faire de la plage, mais aussi d'aller nager en cage avec des requins et du snorkling, auriez vous des endroits à me proposer où se loger ?
Nous voulons donc faire de la plage, mais dans un endroit plus tranquille que Honolulu ou les gros centres touristiques.
Nous comptons donc arriver à Honolulu et y passer 3 jours pour prendre le temps de se relaxer et visiter Pearl harbor et diamond head, mais ensuite c'est le néant ! Nous ne savons pas quoi faire, si vous avez des idées je suis tout ouie !
Merci !
Alors voila, moi et 2 amis prévoyont un voyage à Hawaii du 11 au 20 aout 2010.
1ere question, quelle île choisir ? Nous voulons profiter de ces quelques jours pour relaxer et faire de la plage, mais aussi d'aller nager en cage avec des requins et du snorkling, auriez vous des endroits à me proposer où se loger ?
Nous voulons donc faire de la plage, mais dans un endroit plus tranquille que Honolulu ou les gros centres touristiques.
Nous comptons donc arriver à Honolulu et y passer 3 jours pour prendre le temps de se relaxer et visiter Pearl harbor et diamond head, mais ensuite c'est le néant ! Nous ne savons pas quoi faire, si vous avez des idées je suis tout ouie !
Merci !
À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (1ère partie) English translation pending
Du 8 mai au 8 juin 2009, nous avons fait une boucle à partir de Salt Lake City, en grande partie hors des sentiers battus, qui nous a menés de l'Utah à l'Arizona, au Nouveau-Mexique, au Colorado et au Wyoming.
La version avec photos se trouve ici : carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_8.html
(Pour les connexions lentes: merci de patienter quelques secondes le temps du chargement des photos... qui s'effectue toujours par la fin de chaque page.)
Première partie
Départ De Salt Lake City à Escalante via Cathedral Valley Nipple Bench et Alstrom Point via la Cottonwood Canyon Road Toroweap Grand Canyon: South Kaibab Trail Coal Mine Canyon, le petit Bryce Canyon Mule Canyon, Road Canyon De Natural Bridges à Chaco Canyon (N-M) Bisti Badlands (N-M) Canyonlands, Les Needles, Devil's Kitchen Canyonlands, Island in the Sky, Upheaval Dome, False Kiva Canyonlands, Island in the Sky, Aztec Butte, Dead Horse Point Les pétroglyphes de la Kane Creek Road Arches De Moab à Ouray et Silverton (CO), via la Paradox Valley De Red Mountain à Crested butte (CO)
**********
Vendredi 8 mai
Subitement, dans la nuit qui précède notre départ, un doute survient : il y a longtemps que je n’ai pas vu les vouchers d’Autoescape… C’est étonnant comme dans certains cas une petite alarme s’allume dans le cerveau ; effectivement, au matin, nous nous apercevons qu’ils ne sont plus là. Panique à bord ! Le taxi arrive à 9 h 15 et Autoescape est apparemment fermé pour cause de jour férié. Finalement, à 9 heures, j’ai quelqu’un au bout du fil, à 9 h 20 un mail arrive tandis qu’Alain fait patienter le taxi. Lorsque nous partons le compteur affiche déjà dix-sept euros… Arrivés à Roissy, j’ai la bonne idée de vouloir téléphoner avec la carte France Télécom, et je m’aperçois que je n’ai pas de mot de passe pour la nouvelle carte. Dix euros de plus partent en fumée d’une cabine de l’aéroport.
Vol assez long sur Northwest, le 767 ayant un équipement minimaliste – quatre navets passeront sur les mini-écrans de télévision suspendus de loin en loin. A l’enregistrement nous avons fait changer les places et nous nous sommes retrouvés à l’avant (dans le 767, les meilleures places sont les 16 A, B, C, D, E, F, G ou 15 F, G). Nous avions réservé pour la première fois sur Internet par l’intermédiaire d’Opodo. Les vols directs Air France étaient à plus de 900 € et nous économisions près de 300 € par billet en faisant une escale à Minneapolis. Ça valait le coup de mettre ma peur de l’avion de côté et d’accepter un décollage et un atterrissage supplémentaires à l’aller et au retour. Malgré cinq ou six modifications de vol dans les mois qui ont précédé le départ, dans l’ensemble tout s’est bien passé. Une correspondance expresse à Minneapolis, faite en quarante minutes, alors que nous avions une heure vingt devant nous, ce qui est donc amplement suffisant. Un regret quand même : sur le conseil de Jadorry, un mois avant le départ, nous avions regardé directement sur le site de Delta (qui a fusionné avec Northwest) et nous nous étions aperçus qu’à 5 € près (en moins) nous pouvions avoir un vol direct pour Salt Lake !
Au comptoir Alamo, nous avons un TrailBlazer et nous prenons une assurance pneus et bris de glace : 200 € de plus… puis direction La Quinta Airport, à trois miles, dans la verdure. Très bon hôtel. Réveils constants au cours de la nuit dès 3 heures du matin.
Samedi 9 mai
Excellent petit déjeuner avec entre autres des gaufres. Nous faisons annuler le Super 8 Airport du retour et réservons une chambre pour 67 $ au lieu du double sur Internet. Passage au Walmart pour acheter une glacière, des cartouches de gaz (puisque nous avons rapporté le réchaud acheté l’an passé à Los Angeles), plus une foule de choses pour 87 $ (dont un joli sweat ocre jaune, 3 $, et un T-shirt, 2 $, pour Alain). Route assez agréable en direction du sud, bien qu’au départ la Hwy 15 soit surchargée. Puis Hwy 28, et enfin 24 East jusqu’à Torrey. Elle commence à être très belle à Bicknell, avec des falaises de grès rouge. A leur pied, de gros blocs volcaniques noirs parsèment l’herbe dorée. Capitol Reef Inn & Cafe. Agréable chambre sur l’arrière dans une partie tout en bois ; 59 $. Belle lumière du soir.
Dimanche 10 mai
J’expérimente la carte de téléphone ATM à 5 $ pour 72 minutes et elle marche ! On passe donc en prendre une seconde avant de rejoindre le Visitor Center pour savoir si le Ford est passable. Arrêt sur la route et petite balade vers les Goosenecks et un point de vue à 1 mile de la route, sur la vallée. Le ciel est bleu mais la lumière blanche aplatit les reliefs, gomme les contrastes, fond la terre et le ciel dans une même brume laiteuse. Une curieuse tête de pierre observe, placide, le fond du canyon. A Fremont Oasis, nous achetons de la sauce de tomates vertes piquante et des chips de haricots noirs, le tout délicieux. Ensuite direction Cathedral Valley. Le Ford n’est pas si grand que je le pensais et se traverse très bien, à angle droit, c’est-à-dire en longeant la berge sur la droite puis en obliquant à 90° sur la gauche. La piste est à notre avis beaucoup moins belle que par l’entrée de Caineville et ne vaut pas les cinquante-quatre miles aller-retour que nous avons faits pour la voir, d’autant que la luminosité est encore blafarde et crue. Nous traversons les Bentonite Hills, assez belles mais sans plus, elles ont dans l’Ouest des concurrentes de taille… Par contre la fin de la piste, là où elle rejoint à peu près le primitive campground, est très belle, notamment à Upper Desert overlook, et lorsqu’on redescend de l’autre côté, à Grand View overlook. En 2007, après être entrés par Caineville, nous étions repartis par le nord et les Thousand Lakes. Nous faisons les soixante-trois miles qui séparent Torrey d’Escalante sous une lumière splendide de fin de journée. Dans la Dixie National Forest, c’est encore l’hiver, les aspens sont tous serrés les uns contre les autres, leurs troncs argentés dans le soleil qui décline. Escalante, pour la première fois nous allons au Prospector Inn, le B&B de Catherine Barney, par ailleurs excellent, ayant des contraintes horaires avec le petit déjeuner à 8 heures. Motel correct, sans plus, et sans machine à café dans la chambre, donc nous ne pouvons nous faire du thé. Alain regrette le « Circle D », presque en face, au-dessus du camping.
Lundi 11 mai
Cette fois-ci la belle Cottonwood Canyon Road est plutôt mauvaise, mais avec le TrailBlazer ça passe bien. Lorsque nous arrivons au niveau de l’embranchement pour les Wahweap Hoodoos, sur la 89, il est trop tard pour faire les quatre miles en voiture, plus les quatre miles à pied. De plus la lumière est encore livide. Au petit Visitor Center de Big Water, le ranger, très aimable, nous donne des plans détaillés des Wahweap hoodoos, Toadstools Hoodoos et Alstrom Point, en nous disant, à propos de Nipple Bench, qu’il ne s’y est jamais aventuré tellement c’est mauvais… Nous sommes dubitatifs vu que dans les deux Photographing the Southwest cette destination semble ne poser aucun problème. Nous aurons la réponse au Grand Dam Visitor Center : Nipple Bench couvre toute une région et en empruntant la piste d’Alstrom Point, on les longe simplement. Page. Lulu n’est pas là à 13 heures alors qu’elle a mis un mot sur la porte du motel : « Retour à 13 heures », non plus qu’à 14 heures, 14 h 30, 15 heures, 15 h 30. On patiente autour d’une table, à l’ombre, avec un couple de Français, mais on commence sérieusement à en avoir assez d’autant que de demi-heure en demi-heure l’après-midi est en train de nous filer sous le nez. Elle arrive vers 15 h 45, toujours aussi relax, souriante et… bavarde !! Ce qui fait que nous partons finalement beaucoup trop tard pour Alstrom Point. On se donne 19 heures comme limite pour faire demi-tour. La piste longe un temps les dunes noires et les falaises de Nipple Bench. Elle est sableuse sur une grande partie puis devient subitement très rocheuse. Il est près de 19 heures et on ne voit toujours pas le lac, par contre la luminosité commence sérieusement à baisser. Nous continuons encore un peu, il serait dommage d’avoir fait tous ces miles pour ne même pas apercevoir le plus petit coin d’eau bleue. Soudain il est là, dans un écrin de grès bicolore rouge et blanc. C’est superbe, mais il est déjà 19 heures 20, la nuit va tomber, et comme nous n’avons pas prévu de dormir sur place nous faisons demi-tour et rentrons à tombeau ouvert. Le vent s’est levé et soulève des nuages de sable gris qui masquent totalement la piste par endroits.
Mardi 12 mai
En partant nous comptions faire la balade de Cathedral Wash, à Lees Ferry, mais une fois sur place nous décidons d’aller directement à Toroweap (nous faisons bien, car le temps d’arriver, de déposer un gallon sur la table de l’emplacement n° 3 et de filer en 4 x 4 vers la rive, le soleil décline déjà) et d’emprunter tranquillement, en s’arrêtant souvent, « la piste où l’on crève », d’une centaine de kilomètres. Dans la dernière partie, deux passages bien sableux et bien mous, que nous passons sans encombre en cisaillant le volant, puis sur les cinq derniers miles une zone très rocheuse après la Ranger station. Je fais de nombreuses photos des falaises à pic sur le Colorado tout au fond, dans la lumière qui baisse peu à peu. Retour au camping où trois jeunes, à côté de nous, font eux un feu d’enfer juste sous un genévrier. Je verrai longtemps des myriades de lucioles s’envoler dans la nuit, pas très tranquille car tout est très sec alentour. Les Therm-a-Rest sont un peu grands pour le TrailBlazer et je me réveille avec mal au milieu du dos. Repas gâché par une floppée de moucherons.
Mercredi 13 mai
Réveil à 5 heures, nous partons à pied, la piste étant à un mile. Le soleil n’est pas encore levé et l’horizon est brumeux.
Retour cette fois en moins de deux heures au lieu de trois à l’aller, nos bonnes résolutions de prudence pour ne pas crever se sont envolées. Après un passage au car wash de Freedonia, nous prenons l’interminable route jusqu’à Grand Canyon alors que nous en étions tout près à vol d’oiseau. Je m’achète une barrette à Cameron, 80 $. Au Maswick lodge, nous faisons changer notre chambre downstairs pour une upstairs. Très bien, encore une fois. En arrivant douches, lavage de linge, lecture, repas à la cafétéria. Grand beau temps.
Jeudi 14 mai
Ce matin, je me réveille encore une fois à 4 heures… Au programme South Kaibab Trail jusqu’à Skeleton point. Le chemin est très casse-pattes, c’est presque entièrement des marches, en plus il fait très chaud. Mais le ligament de mon genou tient le coup, on ne dirait pas que trois semaines plus tôt j’étais encore si handicapée. Cedar Ridge, w.c., pas d’eau. Belle vue tout le long du chemin et sur une petite partie du Colorado à Skeleton et Tipoff Point. Vu un colibri. Le soir repas assez bon à la cafétéria.
Vendredi 15 mai
Temps toujours magnifique. La route est longue jusqu’à Coal Mine Canyon, en passant par Cameron puis Tuba City, sur la 264. Paysage plat et poussiéreux de tous les côtés et puis subitement, après avoir tourné sur une petite piste à gauche, passé la borne 337, la faille de Coal Mine Canyon s’ouvre devant nous, des flèches cuivrées qui s’élancent tout droit des profondeurs, des hoodoos blancs, des dômes anthracite. Des Indiens, sans doute hopis, vivent tout à côté, deux chevaux broutent l’herbe rase près de l’éolienne voisine de la maison. Sur la route, Moenkopi, village hopi, maisons d’adobe cubiques serrées les unes contre les autres. A l’entré, l’habituel panneau aux visiteurs : ne pas enregistrer, dessiner, photographier, filmer, ramasser quoi que ce soit… Kayenta, où nous prenons une carte de supermarché, puis Bluff et le Recapture Lodge, très bien, au milieu de la verdure des acacias (71, 54 $). Finalement, nous n’aurons pas été à White and Red Canyon. Trop loin et lumière trop crue. Nous dînons dans la chambre.
Samedi 16 mai
Mauvaise nuit. Temps magnifique. Dans la salle de petit déjeuner on peut acheter des muffins en mettant 75 cents dans une boîte. Après avoir fait le plein nous partons par le sud puis la 261 qui longe Valley of the Gods, très belle aussi dans la lumière du matin. Moky Dugway, vue extraordinaire sur le désert au-dessous. La route est étroite et traverse ensuite un paysage de genévriers piqués dans le sable rose. Il n’y a pas âme qui vive… Silence. Soudain, un troupeau de vaches avec leurs petits veaux et trois cavaliers : un père et ses deux filles, la plus jeune ne devant pas avoir plus de cinq ans. Ses jambes sont à l’horizontale de chaque côté de la croupe du cheval sur lequel elle paraît minuscule. Nous allons réserver le camping de Natural Bridges. Nous avons de la chance, ça doit être la meilleure place (la 4, 10$), avec pas loin d’un hectare de bosquets sur l’arrière, vue imprenable ! Nous posons des gallons sur la table, mettons le papillon sur le piquet à l’entrée du site, et partons pour Mule Canyon et son étonnante House on Fire. Très joli et très calme petit canyon, le ciel est d’un bleu intense, un wash serpent au fond et nous le suivons jusqu’aux ruines. Il est étonnant de voir à quel point les strates de grès verticales imitent à la perfection un feu d’enfer. L’après-midi changement de direction, nous refaisons une partie de la route empruntée le matin pour rejoindre Road Canyon et d’autres ruines. Le sentier est un poil paumatoire, peu ou pas d’indications, aussi, comme on n’est jamais si bien servi que par soi-même, nous nous transformons en Petit Poucet et balisons tout le chemin de cairns qui nous seront bien utiles au retour, ainsi qu’à un groupe de quatre randonneurs. D’habitude nous prenons des photos mais je me demande bien pourquoi on n’a jamais pensé à ce système infaillible. Les ruines sont légèrement en hauteur, et je ne sais pas à quoi je pense mais je ne les photographie pas du bon endroit, je n’ai jamais en entier le fameux toit qui s’émiette. Philippe me dira qu’il fallait aller sur la droit. Bon, ça donnera l’occasion d’y retourner. Le soir, au camping, les moucherons qui ont certainement senti la cuisine française s’invitent une fois encore à table. Surexcités, ils se bousculent pour goûter à tout, y compris à nous ! Quelle plaie !
Dimanche 17 mai
Aujourd’hui nous quittons l'Utah pour le Nouveau-Mexique et plus particulièrement Chaco Canyon. Le 17 mai c’est aussi ma fête et ça me rappelle que l’an dernier, à Dinosaur NM, la balade de Sound of Silence avait été rude… Laissant à regret derrière nous le camping de Natural Bridges, nous empruntons la loop road qui passe par Sipapu (diminutif de sipapuni, du nom du petit trou pratiqué au centre de chaque kiva, symbole de l'émergence des Hopis dans la réalité physique des Quatre Mondes). Nous descendons jusqu’au point de vue en face du pont. Kachina (là encore, nous prenons le trail pour photographier le pont), la chaleur est déjà très forte !, puis Owachomo. Le sentier est court et nous descendrons sous le pont, immense ! Il y a le long de la boucle de très jolis arbustes en fleur. Je demande leur nom à un jeune ranger qui a un trou demémoire et paraît horriblement gêné. On le revoit un peu plus tard et il nous annonce fièrement : Ce sont des Cliff Roses (Purshia stansburiana) ! Ouf ! l’honneur des rangers est sauf !
Route 162 pour rejoindre Farmington, au Nouveau-Mexique. Montezuma Creek, puis Aneth. Paysages bruns et désolés, picorés çà et là par de gros criquets de métal à la recherche de quelques larmes d’or noir. Farmington s’étire, s’étire, s’étire… Bloomfield, sa banlieue est, aussi. Route 550 sud interminable avant la bifurcation pour Chaco Canyon. Les vingt miles de piste pour Chaco comportent de nombreux passages de tôle ondulée ; de chaque côté, un désert poussiéreux parsemé de sauge. Nous roulons vite, car il est assez tard dans l’après-midi, par peur que le camping ne soit complet, mais en arrivant il est aux trois quarts vide, et lui aussi poussiéreux et totalement dépourvu d’ombre et de charme. Par contre les deer flies, eux, sont bien là et nous assaillent ! Nous prenons une place au pied des rochers. Dans les toilettes, on peut lire un avertissement concernant les ravens et leur grande intelligence qui leur permet d’éventrer les tentes à la recherche de nourriture. Heureusement, nous dormons dans le 4 x 4 avec le garde-manger, nos tubes de mayonnaise Amora made in France seront donc à l’abri ! Mais de retour de balade, nous nous apercevrons qu’ils éventrent aussi les gallons d’eau. Nous retrouvons celui que nous avions laissé sur la table vide et troué en de nombreux endroits… Un tour au Visitor Center pour faire enregistrer le pass puis nous voilà partis pour Pueblo Bonito, centre du monde chacoan. Le canyon est peu profond et assez large et comprend en son centre un autre début de canyon, une faille qui ondule d’un bout à l’autre. Le soleil commence à baisser et la lumière est dorée. La maçonnerie de Pueblo Bonito est remarquable. Les pierres, plates et minuscules, sont empilées les unes sur les autres, formant un véritable tissage minéral qui tient encore, mille ans plus tard. Murs épais et angles parfaitement droits. Les petites pièces en enfilade ont de très belles et curieuses fenêtres d’angle. Ces « grandes maisons », comme « Una vida » près du Visitor Center et Peñasco Blanco, comprenaient plusieurs centaines de chambres sur trois ou quatre étages et sont typiques de l’architecture des Chacoan. Belles et nombreuses kivas. Rencontre avec un Américain de Salt Lake City (Park City) très sympa. Nous parlons jusqu'au coucher du soleil, soit près de deux heures. Il invite Loïc à venir skier dans son resort de Park City. Nous échangeons nos coordonnées et nous partons chacun de notre côté. Un peu plus loin, alors que je m’arrête pour photographier des wapitis femelles aux allures de biquettes plutôt décaties malgré leur collier de cuir, il se gare derrière nous et nous invite chez lui à notre retour à SLC : Bon repas, bon lit, etc. Mais nous n’abuserons pas de son hospitalité car le 8 juin nous devrons être à l’aéroport très tôt le matin, notre avion décollant à 8 heures. Il fait presque nuit quand nous rejoignons le camping. Nous mangeons en vitesse du pain avec du Philadelphia et des bananes. On a vu mieux… Nuit blanche pour moi, qui colle de partout et qui ai bu du thé trop tard.
Lundi 18 mai
8 heures. Il fait déjà très chaud. Une heure plus tard, nous laissons sans regret ce camping tristounet, du moins en cette saison, et partons pour Pueblo Alto. Le sentier débute au pied de la falaise dans laquelle un étroit passage, une mince faille dans le roc permet d’escalader les gros blocs et de se retrouver sur la mesa sous un soleil de feu. Belle vue au-dessous. Le chemin traverse une étendue aride, c’est très plat et sans beaucoup d’intérêt. Pueblo Alto, pourtant construit postérieurement, est décevant comparé à Pueblo Bonito. Il ne subsiste que des murets d’à peine cinquante centimètres de haut. Nous renonçons à faire le tour par Chacoan Stairway, ce qui allongerait le chemin du retour de 2, 5 miles sur le plateau désertique, sans ombre aucune, et revenons sur nos pas. Le ciel est noir et chargé d’orages du côté de Bisti, ce qui nous fait abandonner l’idée de traverser par la piste et d’aller dormir sur le parking, de même qu’il est hors de question de faire le grand tour en repassant par Farmington et en redescendant par la Hwy. C’est décidé, nous rentrons au motel par la 550 vers 16 h 30 en louchant du côté d’Angel Peak, mais finalement sans y aller, prenons une douche et un thé, puis partons faire quelques courses. En rentrant, j’en profite pour écrire et me détendre. Le Comfort Inn est très bien. Accueil très aimable, ordinateur à disposition, et le King Size est divin apr��s le TrailBlazer… Bonne nuit.
Mardi 19 mai
Déjeuner de muffins et de gaufres. Scott Avenue et Pinon Street puis Hwy 371, déserte, plein sud. Très vite en quittant Farmington, la route s’élève dans les badlands avant de rejoindre un immense plateau irrigué en partie par les Navajos (NAPI, Navajo Agriculture Products Industry). Le contraste de l’herbe verte et drue et de la terre poussiéreuse est saisissant. Cinquante kilomètres plus loin, la piste de Bisti Nord part sur la gauche. A deux miles, un petit parking, quatre 4 x 4 sont déjà là. D’après Photographing the Southwest, il faut prendre plein est et ne jamais perdre de vue la barrière métallique de la réserve, plantée sur les badlands, ce que nous nous appliquons à faire durant un certain temps. Puis nos repères changent et nous mémorisons les sommets alentour et la ligne électrique à l’horizon, du côté de la 371. Le petit Garmin ne veut rien savoir, accroché à la bretelle du sac à dos (c’est décidé, en rentrant nous achèterons un GPS digne de ce nom – ce sera l’Oregon 400t). Un pâle soleil brille dans le ciel bleu clair. Les quelques personnes qui étaient sur le parking sont parties dans une autre direction et nous les apercevons longtemps sur la crête qui surplombe les hoodoos les plus à l’est. Nous déambulons au hasard des rencontres minérales, toutes plus belles ou étranges les unes que les autres, en gardant un œil nos « petits cailloux blancs ». Très beaux hoodoos crème et orange brûlée. Dans le grès sont incrustés de minuscules morceaux d’une pierre noire et brillante. De fil en aiguille nous tombons soudain sur Eggs Factory que nous pensions dans un tout autre coin de Bisti. Quelle surprise ! C’est justement ce que j’avais le plus envie de voir et sans GPS j’en avais abandonné l’idée. Au nord, le ciel anthracite est parcouru de cumulus puis le soleil se voile définitivement, rendant bien ternes ces formations rocheuses si étonnantes, éparpillées sur le sol, saisies en pleine marche pour ces scarabées d’un autre temps, ou en plein retour au nid pour les oiseaux. Sans doute, comme la femme de Loth, désobéissant à l’ordre divin, ont-ils regardé en arrière… Nous recevons quelques gouttes en même temps qu’un vent violent de sable nous mitraille la peau, s’infiltrant partout, nous obligeant à rejoindre le parking, à trois bons quarts d’heure de là. Vue à 360°. Le long de la piste, un petit troupeau de chevaux s’est rassemblé, ils se pressent en cercle pour offrir le moins de prise au vent. Retour sur Farmington, dès l’entrée à gauche, la 64 West puis Main Street. La tempête se lève, il pleut des trombes dans tous les coins de l’horizon. Ship Rock est magnifique, noyé dans les brumes d’après la pluie. Route longue et chargée jusqu’à Monticello via Cortez. Nous nous arrêtons comme il y a de nombreuses années au National 9 Inn, toujours aussi bien, et nous sommes chanceux car nous avons la dernière chambre.
Mercredi 20 mai
Canyonlands, les Needles. La route est belle, bordés de monolithes cousins de ceux de Monument Valley et Valley of the Gods. Arrêt au Visitor Center où nous achetons une belle carte des Needles au 1/35000e et une autre Indian Country nouvelle mouture mais beaucoup moins claire que celle de Philippe. La ranger en profite pour nous prédire un fort risque d’orage et en même temps douche un peu notre envie de faire le Joint Trail à Chesler Park. Parking d’Elephant Hill, 11 heures. Nous prenons un gallon d’eau chacun, des K-way, quelques tomates et barres et nous voilà partis pour Chesler Park mais pas par le Joint Trail, premièrement à cause des risques d’orage, car ce n’est jamais très agréable de se balader sous les éclairs et la pluie battante, et deuxièmement parce que ça nous obligerait à faire pour la quatrième fois le trajet Chesler Park-parking. Nous décidons de passer par Devil’s Kitchen, qui rejoint la piste d’Elephant Hill (8, 4 miles round trip). Au départ le petit sentier, tapissé de sable rose (mais qui ne semble pas attirer le randonneur si l’on en juge par l’unique trace de pas), se glisse ensuite entre rochers et falaises en d’étroits passages, monte, redescend, contourne et débouche dans une espèce de clairière où nous attend une large dalle de grès ombragée par un vénérable juniper. Ombre bienvenue car il fait très chaud! Pique-nique. Nous n’avons croisé personne en venant, et il n’y a personne non plus sur l’Elephant Hill. Le chemin est plus large, mi-sable rose mi-roc d’apparence impossible à franchir en voiture, mais finalement plus monotone. Au bout d’un certain temps, une bifurcation sans indication, mais d’après la carte c’est à droite. Quelques kilomètres plus loin un doute nous assaille soudain : nous entendons un bruit de 4 x 4, mais derrière nous et non en face! Pourtant cette partie est one-way – du moins est-ce que je crois. Nous arrêtons la jeep qui escalade comme si de rien n’était un chaos rocheux et… ouf ! le passager nous dit que la voie est à double sens. Je me demande bien comment lorsqu’on connaît le départ du parking ! Il fait de plus en plus chaud et tandis qu’ils repartent aussi tranquillement que sur une nationale (d’ailleurs ils ont tellement aimé l’aller qu’ils font le retour « juste pour le fun »…), nous reprenons nos sacs et nous remettons en route. Arrêt à l’ombre d’un maigre juniper. Visite insistante, curieuse et intriguée d’un petit lézard qui nous observe sous toutes les coutures, n’hésitant pas à se déplacer pour mieux nous détailler devant, derrière et de profil.
Les nuages d’orage s’amoncellent sur la route de Moab, au loin. Il pleut à l’est et à l’ouest. La 211 débouche juste sur Church Rock, qui a un frère jumeau sur la droite, mal sorti de sa gangue. Nous ne l’avions jamais remarqué. Au Rustic Inn nous prenons possession de la chambre, la 110. J’avais demandé une quiet room et on nous attribué la seule sur le côté du motel, devant une pelouse fleurie ; malheureusement elle est petite et a une fenêtre minuscule, à l’angle de deux murs, c’est noir comme dans un four… Réfrigérateur, micro-ondes.
Jeudi 21 mai
Nuit constamment réveillée, les voisins ne sont pas discrets. En fait de chambre calme… Nous demandons à changer pour la nuit suivante à cause du manque de lumière et on nous en donne une superbe, immense, avec un réfrigérateur-congélateur pour famille nombreuse, une petite cuisine équipée (les éviers remplacent le lavabo…). A l’extérieur, piscine, laverie. Le tout pour le prix de la veille (exceptionnellement) soit 52 $ au lieu de 90. La matinée se passe à Moab, linge, Internet, courses, etc. En début d’après-midi nous partons pour Island in the Sky. Il pleut par intermittence, le ciel transporte de gros nuages noirs et nous sommes dubitatifs en ce qui concerne la suite de la journée. Au bout de la route, un étrange et beau cratère de soixante millions d’années et de cinq kilomètres de diamètre, Upheaval Dome, qu’on ne s’attend pas du tout à trouver là. Vu du ciel c’est une concentration d’anneaux de plus en plus petits ressemblant étrangement au bassin Orientale de la Lune, dont l’hypothèse la plus probable serait un impact de météorite. Nous prenons la route en sens inverse et garons le 4 x 4 sur le pull out d’Alcove Springs, environ 250 mètres avant l’embranchement du sentier de False Kiva. Il n’y a pas un chat, les premières gouttes ne sont pas loin et nous pressons le pas au milieu de la sauge odorante. Les cairns se font rares lorsque nous amorçons la descente le long d’une pente rocheuse qui mène à un chaos de gros blocs, et nous en ajoutons quelques-uns. Sur la gauche la vue est très belle ; sur la droite une falaise nous surplombe et même si nous savons qu’on ne voit False Kiva qu’au dernier moment, nous ne comprenons pas où elle peut bien se nicher, ce qui fait que nous dépassons l’endroit où il faut bifurquer pour monter au pied de la paroi. Alain domine son vertige d’une façon étonnante ! C’est le moment que choisit le vent pour se lever, alors que le ciel est complètement bouché et que les premières gouttes se mettent à tomber. Nous nous abritons dans l’alcôve, seuls au monde dans notre nid d’aigle, en espérant qu’un puma que nous avons cru sentir alentour n’aura pas la même idée. Après avoir enfilé nos K-way, nous repartons sous une pluie drue, ce qui n’est pas des plus agréables sur les roches toutes plus glissantes les unes que les autres et le sol qui ripe sous nos pas. A Moab, courses au City Market qui ferme très tard.
Vendredi 22 mai
Adieu le lever de soleil sur Mesa Arch, la descente de la Shafer Trail, etc. Il pleut, il pleut, il pleut… Nous quittons Moab en début d’après-midi pour Grand View Point, mais c’est tout juste si nous pouvons sortir de la voiture et prendre quelques photos. Nous profitons d’une accalmie pour aller voir les granaries de la belle Aztec Butte, à laquelle on accède par une montée un peu raide sur le slick rock où Alain domine encore une fois son vertige. Le ciel est noir de charbon, c’est à la fois magnifique et impressionnant, surtout que des éclairs bleus commencent à le zébrer de tous côtés. La vue au-dessous est magnifique, au-dessus aussi d’ailleurs, si bien que nous finissons de faire le tour de la Butte et descendons en courant sous un vent à décorner les bœufs, tandis que d’énormes gouttes s’écrasent autour de nous, rejoignant la voiture en moins d’un quart d’heure. Il était temps ! A peine à l’intérieur, c’est un déluge qui s’abat sur nous. Au bout d’un moment, le 4 x 4 étant particulièrement sableux, je décide de le faire nettoyer de l’autre côté par la douche gratuite. Mais un voyant rouge s’allume au tableau de bord : c’est la batterie ! Je mets la clef de contact, rien !... Depuis Moab j’avais rechargé la batterie du Canon sur le petit transfo branché sur l’allume-cigare. Ça ne peut quand même pas être ça !... J’attends un peu, essaie de nouveau et après un hoquet ou deux elle démarre ! Ouf ! Nous filons vers Dead Horse Point sans plus nous préoccuper de savoir si le 4 x 4 aura bien reçu l’orage de tous les côtés ! Sur la route de Dead Horse Point il tombe des torrents d’eau et nous passons des flash floods d’eau rougeâtre. La vue est totalement bouchée, l’horizon noyé de tous les côtés. A l’abri de l’immense auvent près du parking nous apercevons en contrebas les bassins de potasse ; curieusement, l’atmosphère est vraiment délicieuse, éclairs incessants, pluie violente… Passage au City Market. Inca Inn, toujours très bien.
Samedi 23 mai
Ce matin, nous faisons un tour au Farmers’ Market qui n’a de fermier que le nom, puisque les deux seuls stands qui pourraient se rapprocher de cette appellation sont l’un de pâtisserie, l’autre de plantes aromatiques… C’est plus un marché d’artisanat où nous rencontrons Patrick Paul René, un Français de Grenoble, photographe installé à Moab depuis 2005 et… nous l’apprendrons par hasard, devenu copain de Philippe après avoir vu ses photos sur Internet ! Ses tableaux à partir de photos sont vraiment très réussis. Achat d’un « K-way » Mountain Hard Wear au centre de Moab, 100 $ en solde. Le temps est encore et toujours gris, aussi nous décidons de rester dans le coin et d’aller dénicher les pétroglyphes de la Kane Creek Road. La jolie route qui longe le Colorado devient bientôt piste et s’enfonce sur les hauteurs de la vallée encaissée creusée par le fleuve. Seul bémol et de taille, nous sommes le week-end du Memorial Day, et c’est la balade obligée pour tous les gens des alentours : 4 x 4, quads, vélos, ça n’arrête pas… Nombreux campings à la française, c’est-à-dire tout le monde les uns sur les autres, bourrés à craquer. Après l’un d’eux, tout au fond de la vallée, nous faisons demi-tour. Alors que nous sommes arrêtés sur le bas-côté à la recherche du « fameux hibou », nous demandons à des Américains très sympa, un grand-père, son fils et ses petits-enfants, qui ont l’air de connaître les lieux, de nous indiquer les localisations. Aux jumelles, loin en face sur une paroi verticale, nous arrivons à identifier l’oiseau aux oreilles de chat. Ils en profitent pour nous indiquer tout près une faille transversale le long de laquelle on peut en apercevoir vingt-sept autres. Certains ont fait l’objet de tentatives de vol, on discerne très bien les essais de découpes des plaques de grès. Nous enchaînons par Arches sous l’orage. Le ciel est d’un gris-bleu foncé, mais le soleil fait par moments de timides tentatives pour s’imposer, ce qui donne des couleurs contrastées magnifiques ! Plus nous avançons plus le ciel s’assombrit. Il n’est même plus noir, à l’horizon proche c’est carrément une éclipse de soleil, nous n’avons jamais vu une chose pareille ! Un passage au City Market pour acheter des plats bio surgelés que l’on passe ensuite au micro-ondes de l’office. On est bien à l’abri dans la chambre douillette tandis que l’eau ruisselle derrière les vitres.
Dimanche 24 mai
C’est encore une fois à regret que nous quittons Moab et nous nous promettons d’y revenir une bonne semaine la prochaine fois pour mieux en profiter. La route a été inondée en de nombreux endroits jusqu’à la bifurcation de La Sal Junction. Sur des kilomètres, les orages ont totalement raviné les bas-côtés, creusant des fossés de plus de un mètre de profondeur, et ont repeint le bitume en rouge. Nous ne reconnaissons pas la Paradox Valley, empruntée en été 2005, sans doute à cause de la différence de saison, de plus, pour changer, il… pleut ! Les habitants de cette petite vallée à l’écart font preuve d’une certaine imagination. On aperçoit des animaux bizarres dans les champs attenants, des gardiens taciturnes et des girouettes endiablées…
Colorado. Nous n’avions pas réservé à Ouray, joli petit village niché au pied des montagnes que nous tenions à revoir, et nous prenons une chambre au Chalet Inn pour 80 $, vraiment très bien, avec même une musique d’ambiance – un peu trop sirupeuse à notre goût. La gérante espérait faire l’impasse sur le coupon de 10 % qu’ils avaient mis sur Internet mais avec nous elle n’a pas eu de chance… Comme l’après-midi n’est pas encore trop avancé nous partons à Silverton toujours dans l’eau jusqu’au cou qui bientôt, en prenant de l’altitude, se transforme en neige. Il ne manquait plus que ça ! Les pentes rouge sang de Red Mountain sont dissimulées dans les brumes, on ne sait où commence et finit le ciel. Le village que nous avions vu très animé et bourré de touristes est triste et vide, ses rues transversales sont boueuses, il fait froid. Seules les touches de couleur des maisons réchauffent un peu les lieux. En repartant, estomaqués par le prix de l’essence à la station, nous prenons par erreur la route du sud, donc celle de Durango, sans remplir le réservoir, comptant bien que ce qu’il reste sera suffisant pour rejoindre Ouray. Quinze miles plus loin et après avoir franchi deux cols (Molas Lake – 10910 pieds – et Coal Bank – 10640 –), le jour se fait plus sombre et nous commençons à trouver qu’il y a quelque chose de bizarre, que le paysage ne nous dit rien, et tout à coup on se rend compte qu’on est dans le mauvais sens ! Mince de mince ! Il ne manquait plus que ça ! La neige fondue vient se coller au pare-brise, la nuit tombe sur cette belle route glissante et parfois vertigineuse, bordée de pins ténébreux, sur laquelle il n’y a pas un chat ni même une marmotte. Mais la chance est ce soir de notre côté car nous réussissons à rentrer sans problème. Repas dans la chambre.
Lundi 25 mai
Bonne nuit. Nous profitons de ce qu’il ne pleut pas pour retourner faire quelques photos de Red Mountain, à 13 miles de là. Malheureusement, une fois arrivés sur place, il neige à plein temps et les montagnes de fer ont la tête dans les nuages, nous obligeant à patienter sur le petit parking au-dessus de la mine.
Ridgeway, dans la plaine, puis Montrose, encore une ville qui n’en finit pas mais néanmoins agréable, où nous obliquons sur la 50 East en direction de Gunnison. C’est le printemps, les arbres qui bordent les rues de ce gros bourg sont tous en fleurs, les trottoirs couverts d’une neige de pétales et le soleil qui perce ravive tous ces blancs, ces roses, ces verts, sans néanmoins réchauffer l’atmosphère. Il fait un froid glacial !… La 135 East qui mène à Crested Butte, sur l’ancien territoire des Utes où l’on trouva du charbon et de l’argent et à présent station de ski, s’élève à travers un paysage désertique fait de montagnes pelées et austères à l’herbe rase et terne. Soudain nous découvrons le village aux maisons pastel en contrebas, niché au creux d’une ancienne vallée glaciaire dominée par des sommets enneigés. Ça me rappelle un peu certaines photos de Suède. Le Cristiana Guesthaus, qui assure « une atmosphère européenne », est une grande maison à l’intérieur superbe, tout en bois sombre, avec un grand feu dans la cheminée. Notre chambre, très jolie, est minuscule – apparemment nous avons eu la plus petite – mais ce n’est pas désagréable, au contraire il y règne une atmosphère douillette qui s’accorde bien avec l’extérieur, à peine sorti de l’hiver. Un gros chat blanc et roux nous attend, il doit sentir que nous allons bien nous entendre. Nous partons faire un tour en voiture sur la scenic road, une piste en fait, en passant par la « petite Venise » (c'est nous qui la nommons comme ça) de Crested Butte. La pluie qui s’est mise à tomber nous fait rebrousser chemin. Quelques photos dans le village puis nous rentrons au chaud envoyer des messages sur l’ordinateur maison.
Mardi 26 mai
Le petit déjeuner est excellent, déposé sur une table d’angle, mais il n’y a rien pour s’asseoir. Nous le prenons sur une des tables du premier étage où cinq Américains installés dans des canapés près de nous, sans doute des universitaires, ont une réunion de travail. En partant nous faisons un nouveau tour du village pour prendre d’autres photos des si jolies maisons pastel, de l’église qui date de 1883, et aussi d’un kitschissime « Saint George terrassant le dragon », pour le moins surprenant dans le décor.
Deuxième partie: voyageforum.com/..._2e_partie_D3279364/
La version avec photos se trouve ici : carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_8.html
(Pour les connexions lentes: merci de patienter quelques secondes le temps du chargement des photos... qui s'effectue toujours par la fin de chaque page.)
Première partie
Départ De Salt Lake City à Escalante via Cathedral Valley Nipple Bench et Alstrom Point via la Cottonwood Canyon Road Toroweap Grand Canyon: South Kaibab Trail Coal Mine Canyon, le petit Bryce Canyon Mule Canyon, Road Canyon De Natural Bridges à Chaco Canyon (N-M) Bisti Badlands (N-M) Canyonlands, Les Needles, Devil's Kitchen Canyonlands, Island in the Sky, Upheaval Dome, False Kiva Canyonlands, Island in the Sky, Aztec Butte, Dead Horse Point Les pétroglyphes de la Kane Creek Road Arches De Moab à Ouray et Silverton (CO), via la Paradox Valley De Red Mountain à Crested butte (CO)
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Vendredi 8 mai
Subitement, dans la nuit qui précède notre départ, un doute survient : il y a longtemps que je n’ai pas vu les vouchers d’Autoescape… C’est étonnant comme dans certains cas une petite alarme s’allume dans le cerveau ; effectivement, au matin, nous nous apercevons qu’ils ne sont plus là. Panique à bord ! Le taxi arrive à 9 h 15 et Autoescape est apparemment fermé pour cause de jour férié. Finalement, à 9 heures, j’ai quelqu’un au bout du fil, à 9 h 20 un mail arrive tandis qu’Alain fait patienter le taxi. Lorsque nous partons le compteur affiche déjà dix-sept euros… Arrivés à Roissy, j’ai la bonne idée de vouloir téléphoner avec la carte France Télécom, et je m’aperçois que je n’ai pas de mot de passe pour la nouvelle carte. Dix euros de plus partent en fumée d’une cabine de l’aéroport.
Vol assez long sur Northwest, le 767 ayant un équipement minimaliste – quatre navets passeront sur les mini-écrans de télévision suspendus de loin en loin. A l’enregistrement nous avons fait changer les places et nous nous sommes retrouvés à l’avant (dans le 767, les meilleures places sont les 16 A, B, C, D, E, F, G ou 15 F, G). Nous avions réservé pour la première fois sur Internet par l’intermédiaire d’Opodo. Les vols directs Air France étaient à plus de 900 € et nous économisions près de 300 € par billet en faisant une escale à Minneapolis. Ça valait le coup de mettre ma peur de l’avion de côté et d’accepter un décollage et un atterrissage supplémentaires à l’aller et au retour. Malgré cinq ou six modifications de vol dans les mois qui ont précédé le départ, dans l’ensemble tout s’est bien passé. Une correspondance expresse à Minneapolis, faite en quarante minutes, alors que nous avions une heure vingt devant nous, ce qui est donc amplement suffisant. Un regret quand même : sur le conseil de Jadorry, un mois avant le départ, nous avions regardé directement sur le site de Delta (qui a fusionné avec Northwest) et nous nous étions aperçus qu’à 5 € près (en moins) nous pouvions avoir un vol direct pour Salt Lake !
Au comptoir Alamo, nous avons un TrailBlazer et nous prenons une assurance pneus et bris de glace : 200 € de plus… puis direction La Quinta Airport, à trois miles, dans la verdure. Très bon hôtel. Réveils constants au cours de la nuit dès 3 heures du matin.
Samedi 9 mai
Excellent petit déjeuner avec entre autres des gaufres. Nous faisons annuler le Super 8 Airport du retour et réservons une chambre pour 67 $ au lieu du double sur Internet. Passage au Walmart pour acheter une glacière, des cartouches de gaz (puisque nous avons rapporté le réchaud acheté l’an passé à Los Angeles), plus une foule de choses pour 87 $ (dont un joli sweat ocre jaune, 3 $, et un T-shirt, 2 $, pour Alain). Route assez agréable en direction du sud, bien qu’au départ la Hwy 15 soit surchargée. Puis Hwy 28, et enfin 24 East jusqu’à Torrey. Elle commence à être très belle à Bicknell, avec des falaises de grès rouge. A leur pied, de gros blocs volcaniques noirs parsèment l’herbe dorée. Capitol Reef Inn & Cafe. Agréable chambre sur l’arrière dans une partie tout en bois ; 59 $. Belle lumière du soir.
Dimanche 10 mai
J’expérimente la carte de téléphone ATM à 5 $ pour 72 minutes et elle marche ! On passe donc en prendre une seconde avant de rejoindre le Visitor Center pour savoir si le Ford est passable. Arrêt sur la route et petite balade vers les Goosenecks et un point de vue à 1 mile de la route, sur la vallée. Le ciel est bleu mais la lumière blanche aplatit les reliefs, gomme les contrastes, fond la terre et le ciel dans une même brume laiteuse. Une curieuse tête de pierre observe, placide, le fond du canyon. A Fremont Oasis, nous achetons de la sauce de tomates vertes piquante et des chips de haricots noirs, le tout délicieux. Ensuite direction Cathedral Valley. Le Ford n’est pas si grand que je le pensais et se traverse très bien, à angle droit, c’est-à-dire en longeant la berge sur la droite puis en obliquant à 90° sur la gauche. La piste est à notre avis beaucoup moins belle que par l’entrée de Caineville et ne vaut pas les cinquante-quatre miles aller-retour que nous avons faits pour la voir, d’autant que la luminosité est encore blafarde et crue. Nous traversons les Bentonite Hills, assez belles mais sans plus, elles ont dans l’Ouest des concurrentes de taille… Par contre la fin de la piste, là où elle rejoint à peu près le primitive campground, est très belle, notamment à Upper Desert overlook, et lorsqu’on redescend de l’autre côté, à Grand View overlook. En 2007, après être entrés par Caineville, nous étions repartis par le nord et les Thousand Lakes. Nous faisons les soixante-trois miles qui séparent Torrey d’Escalante sous une lumière splendide de fin de journée. Dans la Dixie National Forest, c’est encore l’hiver, les aspens sont tous serrés les uns contre les autres, leurs troncs argentés dans le soleil qui décline. Escalante, pour la première fois nous allons au Prospector Inn, le B&B de Catherine Barney, par ailleurs excellent, ayant des contraintes horaires avec le petit déjeuner à 8 heures. Motel correct, sans plus, et sans machine à café dans la chambre, donc nous ne pouvons nous faire du thé. Alain regrette le « Circle D », presque en face, au-dessus du camping.
Lundi 11 mai
Cette fois-ci la belle Cottonwood Canyon Road est plutôt mauvaise, mais avec le TrailBlazer ça passe bien. Lorsque nous arrivons au niveau de l’embranchement pour les Wahweap Hoodoos, sur la 89, il est trop tard pour faire les quatre miles en voiture, plus les quatre miles à pied. De plus la lumière est encore livide. Au petit Visitor Center de Big Water, le ranger, très aimable, nous donne des plans détaillés des Wahweap hoodoos, Toadstools Hoodoos et Alstrom Point, en nous disant, à propos de Nipple Bench, qu’il ne s’y est jamais aventuré tellement c’est mauvais… Nous sommes dubitatifs vu que dans les deux Photographing the Southwest cette destination semble ne poser aucun problème. Nous aurons la réponse au Grand Dam Visitor Center : Nipple Bench couvre toute une région et en empruntant la piste d’Alstrom Point, on les longe simplement. Page. Lulu n’est pas là à 13 heures alors qu’elle a mis un mot sur la porte du motel : « Retour à 13 heures », non plus qu’à 14 heures, 14 h 30, 15 heures, 15 h 30. On patiente autour d’une table, à l’ombre, avec un couple de Français, mais on commence sérieusement à en avoir assez d’autant que de demi-heure en demi-heure l’après-midi est en train de nous filer sous le nez. Elle arrive vers 15 h 45, toujours aussi relax, souriante et… bavarde !! Ce qui fait que nous partons finalement beaucoup trop tard pour Alstrom Point. On se donne 19 heures comme limite pour faire demi-tour. La piste longe un temps les dunes noires et les falaises de Nipple Bench. Elle est sableuse sur une grande partie puis devient subitement très rocheuse. Il est près de 19 heures et on ne voit toujours pas le lac, par contre la luminosité commence sérieusement à baisser. Nous continuons encore un peu, il serait dommage d’avoir fait tous ces miles pour ne même pas apercevoir le plus petit coin d’eau bleue. Soudain il est là, dans un écrin de grès bicolore rouge et blanc. C’est superbe, mais il est déjà 19 heures 20, la nuit va tomber, et comme nous n’avons pas prévu de dormir sur place nous faisons demi-tour et rentrons à tombeau ouvert. Le vent s’est levé et soulève des nuages de sable gris qui masquent totalement la piste par endroits.
Mardi 12 mai
En partant nous comptions faire la balade de Cathedral Wash, à Lees Ferry, mais une fois sur place nous décidons d’aller directement à Toroweap (nous faisons bien, car le temps d’arriver, de déposer un gallon sur la table de l’emplacement n° 3 et de filer en 4 x 4 vers la rive, le soleil décline déjà) et d’emprunter tranquillement, en s’arrêtant souvent, « la piste où l’on crève », d’une centaine de kilomètres. Dans la dernière partie, deux passages bien sableux et bien mous, que nous passons sans encombre en cisaillant le volant, puis sur les cinq derniers miles une zone très rocheuse après la Ranger station. Je fais de nombreuses photos des falaises à pic sur le Colorado tout au fond, dans la lumière qui baisse peu à peu. Retour au camping où trois jeunes, à côté de nous, font eux un feu d’enfer juste sous un genévrier. Je verrai longtemps des myriades de lucioles s’envoler dans la nuit, pas très tranquille car tout est très sec alentour. Les Therm-a-Rest sont un peu grands pour le TrailBlazer et je me réveille avec mal au milieu du dos. Repas gâché par une floppée de moucherons.
Mercredi 13 mai
Réveil à 5 heures, nous partons à pied, la piste étant à un mile. Le soleil n’est pas encore levé et l’horizon est brumeux.
Retour cette fois en moins de deux heures au lieu de trois à l’aller, nos bonnes résolutions de prudence pour ne pas crever se sont envolées. Après un passage au car wash de Freedonia, nous prenons l’interminable route jusqu’à Grand Canyon alors que nous en étions tout près à vol d’oiseau. Je m’achète une barrette à Cameron, 80 $. Au Maswick lodge, nous faisons changer notre chambre downstairs pour une upstairs. Très bien, encore une fois. En arrivant douches, lavage de linge, lecture, repas à la cafétéria. Grand beau temps.
Jeudi 14 mai
Ce matin, je me réveille encore une fois à 4 heures… Au programme South Kaibab Trail jusqu’à Skeleton point. Le chemin est très casse-pattes, c’est presque entièrement des marches, en plus il fait très chaud. Mais le ligament de mon genou tient le coup, on ne dirait pas que trois semaines plus tôt j’étais encore si handicapée. Cedar Ridge, w.c., pas d’eau. Belle vue tout le long du chemin et sur une petite partie du Colorado à Skeleton et Tipoff Point. Vu un colibri. Le soir repas assez bon à la cafétéria.
Vendredi 15 mai
Temps toujours magnifique. La route est longue jusqu’à Coal Mine Canyon, en passant par Cameron puis Tuba City, sur la 264. Paysage plat et poussiéreux de tous les côtés et puis subitement, après avoir tourné sur une petite piste à gauche, passé la borne 337, la faille de Coal Mine Canyon s’ouvre devant nous, des flèches cuivrées qui s’élancent tout droit des profondeurs, des hoodoos blancs, des dômes anthracite. Des Indiens, sans doute hopis, vivent tout à côté, deux chevaux broutent l’herbe rase près de l’éolienne voisine de la maison. Sur la route, Moenkopi, village hopi, maisons d’adobe cubiques serrées les unes contre les autres. A l’entré, l’habituel panneau aux visiteurs : ne pas enregistrer, dessiner, photographier, filmer, ramasser quoi que ce soit… Kayenta, où nous prenons une carte de supermarché, puis Bluff et le Recapture Lodge, très bien, au milieu de la verdure des acacias (71, 54 $). Finalement, nous n’aurons pas été à White and Red Canyon. Trop loin et lumière trop crue. Nous dînons dans la chambre.
Samedi 16 mai
Mauvaise nuit. Temps magnifique. Dans la salle de petit déjeuner on peut acheter des muffins en mettant 75 cents dans une boîte. Après avoir fait le plein nous partons par le sud puis la 261 qui longe Valley of the Gods, très belle aussi dans la lumière du matin. Moky Dugway, vue extraordinaire sur le désert au-dessous. La route est étroite et traverse ensuite un paysage de genévriers piqués dans le sable rose. Il n’y a pas âme qui vive… Silence. Soudain, un troupeau de vaches avec leurs petits veaux et trois cavaliers : un père et ses deux filles, la plus jeune ne devant pas avoir plus de cinq ans. Ses jambes sont à l’horizontale de chaque côté de la croupe du cheval sur lequel elle paraît minuscule. Nous allons réserver le camping de Natural Bridges. Nous avons de la chance, ça doit être la meilleure place (la 4, 10$), avec pas loin d’un hectare de bosquets sur l’arrière, vue imprenable ! Nous posons des gallons sur la table, mettons le papillon sur le piquet à l’entrée du site, et partons pour Mule Canyon et son étonnante House on Fire. Très joli et très calme petit canyon, le ciel est d’un bleu intense, un wash serpent au fond et nous le suivons jusqu’aux ruines. Il est étonnant de voir à quel point les strates de grès verticales imitent à la perfection un feu d’enfer. L’après-midi changement de direction, nous refaisons une partie de la route empruntée le matin pour rejoindre Road Canyon et d’autres ruines. Le sentier est un poil paumatoire, peu ou pas d’indications, aussi, comme on n’est jamais si bien servi que par soi-même, nous nous transformons en Petit Poucet et balisons tout le chemin de cairns qui nous seront bien utiles au retour, ainsi qu’à un groupe de quatre randonneurs. D’habitude nous prenons des photos mais je me demande bien pourquoi on n’a jamais pensé à ce système infaillible. Les ruines sont légèrement en hauteur, et je ne sais pas à quoi je pense mais je ne les photographie pas du bon endroit, je n’ai jamais en entier le fameux toit qui s’émiette. Philippe me dira qu’il fallait aller sur la droit. Bon, ça donnera l’occasion d’y retourner. Le soir, au camping, les moucherons qui ont certainement senti la cuisine française s’invitent une fois encore à table. Surexcités, ils se bousculent pour goûter à tout, y compris à nous ! Quelle plaie !
Dimanche 17 mai
Aujourd’hui nous quittons l'Utah pour le Nouveau-Mexique et plus particulièrement Chaco Canyon. Le 17 mai c’est aussi ma fête et ça me rappelle que l’an dernier, à Dinosaur NM, la balade de Sound of Silence avait été rude… Laissant à regret derrière nous le camping de Natural Bridges, nous empruntons la loop road qui passe par Sipapu (diminutif de sipapuni, du nom du petit trou pratiqué au centre de chaque kiva, symbole de l'émergence des Hopis dans la réalité physique des Quatre Mondes). Nous descendons jusqu’au point de vue en face du pont. Kachina (là encore, nous prenons le trail pour photographier le pont), la chaleur est déjà très forte !, puis Owachomo. Le sentier est court et nous descendrons sous le pont, immense ! Il y a le long de la boucle de très jolis arbustes en fleur. Je demande leur nom à un jeune ranger qui a un trou demémoire et paraît horriblement gêné. On le revoit un peu plus tard et il nous annonce fièrement : Ce sont des Cliff Roses (Purshia stansburiana) ! Ouf ! l’honneur des rangers est sauf !
Route 162 pour rejoindre Farmington, au Nouveau-Mexique. Montezuma Creek, puis Aneth. Paysages bruns et désolés, picorés çà et là par de gros criquets de métal à la recherche de quelques larmes d’or noir. Farmington s’étire, s’étire, s’étire… Bloomfield, sa banlieue est, aussi. Route 550 sud interminable avant la bifurcation pour Chaco Canyon. Les vingt miles de piste pour Chaco comportent de nombreux passages de tôle ondulée ; de chaque côté, un désert poussiéreux parsemé de sauge. Nous roulons vite, car il est assez tard dans l’après-midi, par peur que le camping ne soit complet, mais en arrivant il est aux trois quarts vide, et lui aussi poussiéreux et totalement dépourvu d’ombre et de charme. Par contre les deer flies, eux, sont bien là et nous assaillent ! Nous prenons une place au pied des rochers. Dans les toilettes, on peut lire un avertissement concernant les ravens et leur grande intelligence qui leur permet d’éventrer les tentes à la recherche de nourriture. Heureusement, nous dormons dans le 4 x 4 avec le garde-manger, nos tubes de mayonnaise Amora made in France seront donc à l’abri ! Mais de retour de balade, nous nous apercevrons qu’ils éventrent aussi les gallons d’eau. Nous retrouvons celui que nous avions laissé sur la table vide et troué en de nombreux endroits… Un tour au Visitor Center pour faire enregistrer le pass puis nous voilà partis pour Pueblo Bonito, centre du monde chacoan. Le canyon est peu profond et assez large et comprend en son centre un autre début de canyon, une faille qui ondule d’un bout à l’autre. Le soleil commence à baisser et la lumière est dorée. La maçonnerie de Pueblo Bonito est remarquable. Les pierres, plates et minuscules, sont empilées les unes sur les autres, formant un véritable tissage minéral qui tient encore, mille ans plus tard. Murs épais et angles parfaitement droits. Les petites pièces en enfilade ont de très belles et curieuses fenêtres d’angle. Ces « grandes maisons », comme « Una vida » près du Visitor Center et Peñasco Blanco, comprenaient plusieurs centaines de chambres sur trois ou quatre étages et sont typiques de l’architecture des Chacoan. Belles et nombreuses kivas. Rencontre avec un Américain de Salt Lake City (Park City) très sympa. Nous parlons jusqu'au coucher du soleil, soit près de deux heures. Il invite Loïc à venir skier dans son resort de Park City. Nous échangeons nos coordonnées et nous partons chacun de notre côté. Un peu plus loin, alors que je m’arrête pour photographier des wapitis femelles aux allures de biquettes plutôt décaties malgré leur collier de cuir, il se gare derrière nous et nous invite chez lui à notre retour à SLC : Bon repas, bon lit, etc. Mais nous n’abuserons pas de son hospitalité car le 8 juin nous devrons être à l’aéroport très tôt le matin, notre avion décollant à 8 heures. Il fait presque nuit quand nous rejoignons le camping. Nous mangeons en vitesse du pain avec du Philadelphia et des bananes. On a vu mieux… Nuit blanche pour moi, qui colle de partout et qui ai bu du thé trop tard.
Lundi 18 mai
8 heures. Il fait déjà très chaud. Une heure plus tard, nous laissons sans regret ce camping tristounet, du moins en cette saison, et partons pour Pueblo Alto. Le sentier débute au pied de la falaise dans laquelle un étroit passage, une mince faille dans le roc permet d’escalader les gros blocs et de se retrouver sur la mesa sous un soleil de feu. Belle vue au-dessous. Le chemin traverse une étendue aride, c’est très plat et sans beaucoup d’intérêt. Pueblo Alto, pourtant construit postérieurement, est décevant comparé à Pueblo Bonito. Il ne subsiste que des murets d’à peine cinquante centimètres de haut. Nous renonçons à faire le tour par Chacoan Stairway, ce qui allongerait le chemin du retour de 2, 5 miles sur le plateau désertique, sans ombre aucune, et revenons sur nos pas. Le ciel est noir et chargé d’orages du côté de Bisti, ce qui nous fait abandonner l’idée de traverser par la piste et d’aller dormir sur le parking, de même qu’il est hors de question de faire le grand tour en repassant par Farmington et en redescendant par la Hwy. C’est décidé, nous rentrons au motel par la 550 vers 16 h 30 en louchant du côté d’Angel Peak, mais finalement sans y aller, prenons une douche et un thé, puis partons faire quelques courses. En rentrant, j’en profite pour écrire et me détendre. Le Comfort Inn est très bien. Accueil très aimable, ordinateur à disposition, et le King Size est divin apr��s le TrailBlazer… Bonne nuit.
Mardi 19 mai
Déjeuner de muffins et de gaufres. Scott Avenue et Pinon Street puis Hwy 371, déserte, plein sud. Très vite en quittant Farmington, la route s’élève dans les badlands avant de rejoindre un immense plateau irrigué en partie par les Navajos (NAPI, Navajo Agriculture Products Industry). Le contraste de l’herbe verte et drue et de la terre poussiéreuse est saisissant. Cinquante kilomètres plus loin, la piste de Bisti Nord part sur la gauche. A deux miles, un petit parking, quatre 4 x 4 sont déjà là. D’après Photographing the Southwest, il faut prendre plein est et ne jamais perdre de vue la barrière métallique de la réserve, plantée sur les badlands, ce que nous nous appliquons à faire durant un certain temps. Puis nos repères changent et nous mémorisons les sommets alentour et la ligne électrique à l’horizon, du côté de la 371. Le petit Garmin ne veut rien savoir, accroché à la bretelle du sac à dos (c’est décidé, en rentrant nous achèterons un GPS digne de ce nom – ce sera l’Oregon 400t). Un pâle soleil brille dans le ciel bleu clair. Les quelques personnes qui étaient sur le parking sont parties dans une autre direction et nous les apercevons longtemps sur la crête qui surplombe les hoodoos les plus à l’est. Nous déambulons au hasard des rencontres minérales, toutes plus belles ou étranges les unes que les autres, en gardant un œil nos « petits cailloux blancs ». Très beaux hoodoos crème et orange brûlée. Dans le grès sont incrustés de minuscules morceaux d’une pierre noire et brillante. De fil en aiguille nous tombons soudain sur Eggs Factory que nous pensions dans un tout autre coin de Bisti. Quelle surprise ! C’est justement ce que j’avais le plus envie de voir et sans GPS j’en avais abandonné l’idée. Au nord, le ciel anthracite est parcouru de cumulus puis le soleil se voile définitivement, rendant bien ternes ces formations rocheuses si étonnantes, éparpillées sur le sol, saisies en pleine marche pour ces scarabées d’un autre temps, ou en plein retour au nid pour les oiseaux. Sans doute, comme la femme de Loth, désobéissant à l’ordre divin, ont-ils regardé en arrière… Nous recevons quelques gouttes en même temps qu’un vent violent de sable nous mitraille la peau, s’infiltrant partout, nous obligeant à rejoindre le parking, à trois bons quarts d’heure de là. Vue à 360°. Le long de la piste, un petit troupeau de chevaux s’est rassemblé, ils se pressent en cercle pour offrir le moins de prise au vent. Retour sur Farmington, dès l’entrée à gauche, la 64 West puis Main Street. La tempête se lève, il pleut des trombes dans tous les coins de l’horizon. Ship Rock est magnifique, noyé dans les brumes d’après la pluie. Route longue et chargée jusqu’à Monticello via Cortez. Nous nous arrêtons comme il y a de nombreuses années au National 9 Inn, toujours aussi bien, et nous sommes chanceux car nous avons la dernière chambre.
Mercredi 20 mai
Canyonlands, les Needles. La route est belle, bordés de monolithes cousins de ceux de Monument Valley et Valley of the Gods. Arrêt au Visitor Center où nous achetons une belle carte des Needles au 1/35000e et une autre Indian Country nouvelle mouture mais beaucoup moins claire que celle de Philippe. La ranger en profite pour nous prédire un fort risque d’orage et en même temps douche un peu notre envie de faire le Joint Trail à Chesler Park. Parking d’Elephant Hill, 11 heures. Nous prenons un gallon d’eau chacun, des K-way, quelques tomates et barres et nous voilà partis pour Chesler Park mais pas par le Joint Trail, premièrement à cause des risques d’orage, car ce n’est jamais très agréable de se balader sous les éclairs et la pluie battante, et deuxièmement parce que ça nous obligerait à faire pour la quatrième fois le trajet Chesler Park-parking. Nous décidons de passer par Devil’s Kitchen, qui rejoint la piste d’Elephant Hill (8, 4 miles round trip). Au départ le petit sentier, tapissé de sable rose (mais qui ne semble pas attirer le randonneur si l’on en juge par l’unique trace de pas), se glisse ensuite entre rochers et falaises en d’étroits passages, monte, redescend, contourne et débouche dans une espèce de clairière où nous attend une large dalle de grès ombragée par un vénérable juniper. Ombre bienvenue car il fait très chaud! Pique-nique. Nous n’avons croisé personne en venant, et il n’y a personne non plus sur l’Elephant Hill. Le chemin est plus large, mi-sable rose mi-roc d’apparence impossible à franchir en voiture, mais finalement plus monotone. Au bout d’un certain temps, une bifurcation sans indication, mais d’après la carte c’est à droite. Quelques kilomètres plus loin un doute nous assaille soudain : nous entendons un bruit de 4 x 4, mais derrière nous et non en face! Pourtant cette partie est one-way – du moins est-ce que je crois. Nous arrêtons la jeep qui escalade comme si de rien n’était un chaos rocheux et… ouf ! le passager nous dit que la voie est à double sens. Je me demande bien comment lorsqu’on connaît le départ du parking ! Il fait de plus en plus chaud et tandis qu’ils repartent aussi tranquillement que sur une nationale (d’ailleurs ils ont tellement aimé l’aller qu’ils font le retour « juste pour le fun »…), nous reprenons nos sacs et nous remettons en route. Arrêt à l’ombre d’un maigre juniper. Visite insistante, curieuse et intriguée d’un petit lézard qui nous observe sous toutes les coutures, n’hésitant pas à se déplacer pour mieux nous détailler devant, derrière et de profil.
Les nuages d’orage s’amoncellent sur la route de Moab, au loin. Il pleut à l’est et à l’ouest. La 211 débouche juste sur Church Rock, qui a un frère jumeau sur la droite, mal sorti de sa gangue. Nous ne l’avions jamais remarqué. Au Rustic Inn nous prenons possession de la chambre, la 110. J’avais demandé une quiet room et on nous attribué la seule sur le côté du motel, devant une pelouse fleurie ; malheureusement elle est petite et a une fenêtre minuscule, à l’angle de deux murs, c’est noir comme dans un four… Réfrigérateur, micro-ondes.
Jeudi 21 mai
Nuit constamment réveillée, les voisins ne sont pas discrets. En fait de chambre calme… Nous demandons à changer pour la nuit suivante à cause du manque de lumière et on nous en donne une superbe, immense, avec un réfrigérateur-congélateur pour famille nombreuse, une petite cuisine équipée (les éviers remplacent le lavabo…). A l’extérieur, piscine, laverie. Le tout pour le prix de la veille (exceptionnellement) soit 52 $ au lieu de 90. La matinée se passe à Moab, linge, Internet, courses, etc. En début d’après-midi nous partons pour Island in the Sky. Il pleut par intermittence, le ciel transporte de gros nuages noirs et nous sommes dubitatifs en ce qui concerne la suite de la journée. Au bout de la route, un étrange et beau cratère de soixante millions d’années et de cinq kilomètres de diamètre, Upheaval Dome, qu’on ne s’attend pas du tout à trouver là. Vu du ciel c’est une concentration d’anneaux de plus en plus petits ressemblant étrangement au bassin Orientale de la Lune, dont l’hypothèse la plus probable serait un impact de météorite. Nous prenons la route en sens inverse et garons le 4 x 4 sur le pull out d’Alcove Springs, environ 250 mètres avant l’embranchement du sentier de False Kiva. Il n’y a pas un chat, les premières gouttes ne sont pas loin et nous pressons le pas au milieu de la sauge odorante. Les cairns se font rares lorsque nous amorçons la descente le long d’une pente rocheuse qui mène à un chaos de gros blocs, et nous en ajoutons quelques-uns. Sur la gauche la vue est très belle ; sur la droite une falaise nous surplombe et même si nous savons qu’on ne voit False Kiva qu’au dernier moment, nous ne comprenons pas où elle peut bien se nicher, ce qui fait que nous dépassons l’endroit où il faut bifurquer pour monter au pied de la paroi. Alain domine son vertige d’une façon étonnante ! C’est le moment que choisit le vent pour se lever, alors que le ciel est complètement bouché et que les premières gouttes se mettent à tomber. Nous nous abritons dans l’alcôve, seuls au monde dans notre nid d’aigle, en espérant qu’un puma que nous avons cru sentir alentour n’aura pas la même idée. Après avoir enfilé nos K-way, nous repartons sous une pluie drue, ce qui n’est pas des plus agréables sur les roches toutes plus glissantes les unes que les autres et le sol qui ripe sous nos pas. A Moab, courses au City Market qui ferme très tard.
Vendredi 22 mai
Adieu le lever de soleil sur Mesa Arch, la descente de la Shafer Trail, etc. Il pleut, il pleut, il pleut… Nous quittons Moab en début d’après-midi pour Grand View Point, mais c’est tout juste si nous pouvons sortir de la voiture et prendre quelques photos. Nous profitons d’une accalmie pour aller voir les granaries de la belle Aztec Butte, à laquelle on accède par une montée un peu raide sur le slick rock où Alain domine encore une fois son vertige. Le ciel est noir de charbon, c’est à la fois magnifique et impressionnant, surtout que des éclairs bleus commencent à le zébrer de tous côtés. La vue au-dessous est magnifique, au-dessus aussi d’ailleurs, si bien que nous finissons de faire le tour de la Butte et descendons en courant sous un vent à décorner les bœufs, tandis que d’énormes gouttes s’écrasent autour de nous, rejoignant la voiture en moins d’un quart d’heure. Il était temps ! A peine à l’intérieur, c’est un déluge qui s’abat sur nous. Au bout d’un moment, le 4 x 4 étant particulièrement sableux, je décide de le faire nettoyer de l’autre côté par la douche gratuite. Mais un voyant rouge s’allume au tableau de bord : c’est la batterie ! Je mets la clef de contact, rien !... Depuis Moab j’avais rechargé la batterie du Canon sur le petit transfo branché sur l’allume-cigare. Ça ne peut quand même pas être ça !... J’attends un peu, essaie de nouveau et après un hoquet ou deux elle démarre ! Ouf ! Nous filons vers Dead Horse Point sans plus nous préoccuper de savoir si le 4 x 4 aura bien reçu l’orage de tous les côtés ! Sur la route de Dead Horse Point il tombe des torrents d’eau et nous passons des flash floods d’eau rougeâtre. La vue est totalement bouchée, l’horizon noyé de tous les côtés. A l’abri de l’immense auvent près du parking nous apercevons en contrebas les bassins de potasse ; curieusement, l’atmosphère est vraiment délicieuse, éclairs incessants, pluie violente… Passage au City Market. Inca Inn, toujours très bien.
Samedi 23 mai
Ce matin, nous faisons un tour au Farmers’ Market qui n’a de fermier que le nom, puisque les deux seuls stands qui pourraient se rapprocher de cette appellation sont l’un de pâtisserie, l’autre de plantes aromatiques… C’est plus un marché d’artisanat où nous rencontrons Patrick Paul René, un Français de Grenoble, photographe installé à Moab depuis 2005 et… nous l’apprendrons par hasard, devenu copain de Philippe après avoir vu ses photos sur Internet ! Ses tableaux à partir de photos sont vraiment très réussis. Achat d’un « K-way » Mountain Hard Wear au centre de Moab, 100 $ en solde. Le temps est encore et toujours gris, aussi nous décidons de rester dans le coin et d’aller dénicher les pétroglyphes de la Kane Creek Road. La jolie route qui longe le Colorado devient bientôt piste et s’enfonce sur les hauteurs de la vallée encaissée creusée par le fleuve. Seul bémol et de taille, nous sommes le week-end du Memorial Day, et c’est la balade obligée pour tous les gens des alentours : 4 x 4, quads, vélos, ça n’arrête pas… Nombreux campings à la française, c’est-à-dire tout le monde les uns sur les autres, bourrés à craquer. Après l’un d’eux, tout au fond de la vallée, nous faisons demi-tour. Alors que nous sommes arrêtés sur le bas-côté à la recherche du « fameux hibou », nous demandons à des Américains très sympa, un grand-père, son fils et ses petits-enfants, qui ont l’air de connaître les lieux, de nous indiquer les localisations. Aux jumelles, loin en face sur une paroi verticale, nous arrivons à identifier l’oiseau aux oreilles de chat. Ils en profitent pour nous indiquer tout près une faille transversale le long de laquelle on peut en apercevoir vingt-sept autres. Certains ont fait l’objet de tentatives de vol, on discerne très bien les essais de découpes des plaques de grès. Nous enchaînons par Arches sous l’orage. Le ciel est d’un gris-bleu foncé, mais le soleil fait par moments de timides tentatives pour s’imposer, ce qui donne des couleurs contrastées magnifiques ! Plus nous avançons plus le ciel s’assombrit. Il n’est même plus noir, à l’horizon proche c’est carrément une éclipse de soleil, nous n’avons jamais vu une chose pareille ! Un passage au City Market pour acheter des plats bio surgelés que l’on passe ensuite au micro-ondes de l’office. On est bien à l’abri dans la chambre douillette tandis que l’eau ruisselle derrière les vitres.
Dimanche 24 mai
C’est encore une fois à regret que nous quittons Moab et nous nous promettons d’y revenir une bonne semaine la prochaine fois pour mieux en profiter. La route a été inondée en de nombreux endroits jusqu’à la bifurcation de La Sal Junction. Sur des kilomètres, les orages ont totalement raviné les bas-côtés, creusant des fossés de plus de un mètre de profondeur, et ont repeint le bitume en rouge. Nous ne reconnaissons pas la Paradox Valley, empruntée en été 2005, sans doute à cause de la différence de saison, de plus, pour changer, il… pleut ! Les habitants de cette petite vallée à l’écart font preuve d’une certaine imagination. On aperçoit des animaux bizarres dans les champs attenants, des gardiens taciturnes et des girouettes endiablées…
Colorado. Nous n’avions pas réservé à Ouray, joli petit village niché au pied des montagnes que nous tenions à revoir, et nous prenons une chambre au Chalet Inn pour 80 $, vraiment très bien, avec même une musique d’ambiance – un peu trop sirupeuse à notre goût. La gérante espérait faire l’impasse sur le coupon de 10 % qu’ils avaient mis sur Internet mais avec nous elle n’a pas eu de chance… Comme l’après-midi n’est pas encore trop avancé nous partons à Silverton toujours dans l’eau jusqu’au cou qui bientôt, en prenant de l’altitude, se transforme en neige. Il ne manquait plus que ça ! Les pentes rouge sang de Red Mountain sont dissimulées dans les brumes, on ne sait où commence et finit le ciel. Le village que nous avions vu très animé et bourré de touristes est triste et vide, ses rues transversales sont boueuses, il fait froid. Seules les touches de couleur des maisons réchauffent un peu les lieux. En repartant, estomaqués par le prix de l’essence à la station, nous prenons par erreur la route du sud, donc celle de Durango, sans remplir le réservoir, comptant bien que ce qu’il reste sera suffisant pour rejoindre Ouray. Quinze miles plus loin et après avoir franchi deux cols (Molas Lake – 10910 pieds – et Coal Bank – 10640 –), le jour se fait plus sombre et nous commençons à trouver qu’il y a quelque chose de bizarre, que le paysage ne nous dit rien, et tout à coup on se rend compte qu’on est dans le mauvais sens ! Mince de mince ! Il ne manquait plus que ça ! La neige fondue vient se coller au pare-brise, la nuit tombe sur cette belle route glissante et parfois vertigineuse, bordée de pins ténébreux, sur laquelle il n’y a pas un chat ni même une marmotte. Mais la chance est ce soir de notre côté car nous réussissons à rentrer sans problème. Repas dans la chambre.
Lundi 25 mai
Bonne nuit. Nous profitons de ce qu’il ne pleut pas pour retourner faire quelques photos de Red Mountain, à 13 miles de là. Malheureusement, une fois arrivés sur place, il neige à plein temps et les montagnes de fer ont la tête dans les nuages, nous obligeant à patienter sur le petit parking au-dessus de la mine.
Ridgeway, dans la plaine, puis Montrose, encore une ville qui n’en finit pas mais néanmoins agréable, où nous obliquons sur la 50 East en direction de Gunnison. C’est le printemps, les arbres qui bordent les rues de ce gros bourg sont tous en fleurs, les trottoirs couverts d’une neige de pétales et le soleil qui perce ravive tous ces blancs, ces roses, ces verts, sans néanmoins réchauffer l’atmosphère. Il fait un froid glacial !… La 135 East qui mène à Crested Butte, sur l’ancien territoire des Utes où l’on trouva du charbon et de l’argent et à présent station de ski, s’élève à travers un paysage désertique fait de montagnes pelées et austères à l’herbe rase et terne. Soudain nous découvrons le village aux maisons pastel en contrebas, niché au creux d’une ancienne vallée glaciaire dominée par des sommets enneigés. Ça me rappelle un peu certaines photos de Suède. Le Cristiana Guesthaus, qui assure « une atmosphère européenne », est une grande maison à l’intérieur superbe, tout en bois sombre, avec un grand feu dans la cheminée. Notre chambre, très jolie, est minuscule – apparemment nous avons eu la plus petite – mais ce n’est pas désagréable, au contraire il y règne une atmosphère douillette qui s’accorde bien avec l’extérieur, à peine sorti de l’hiver. Un gros chat blanc et roux nous attend, il doit sentir que nous allons bien nous entendre. Nous partons faire un tour en voiture sur la scenic road, une piste en fait, en passant par la « petite Venise » (c'est nous qui la nommons comme ça) de Crested Butte. La pluie qui s’est mise à tomber nous fait rebrousser chemin. Quelques photos dans le village puis nous rentrons au chaud envoyer des messages sur l’ordinateur maison.
Mardi 26 mai
Le petit déjeuner est excellent, déposé sur une table d’angle, mais il n’y a rien pour s’asseoir. Nous le prenons sur une des tables du premier étage où cinq Américains installés dans des canapés près de nous, sans doute des universitaires, ont une réunion de travail. En partant nous faisons un nouveau tour du village pour prendre d’autres photos des si jolies maisons pastel, de l’église qui date de 1883, et aussi d’un kitschissime « Saint George terrassant le dragon », pour le moins surprenant dans le décor.
Deuxième partie: voyageforum.com/..._2e_partie_D3279364/
La plus belle route entre Vancouver et Jasper? English translation pending
Bonjour
Je suis en train de préparer un voyage de 15 jours dans l'ouest Canadien du 8 au 23 aout 2010. (couple + 2 ados de 14 et 16 ans).
Je pense qu'il va se dérouler en 4 phases:
1) Arrivée et 1 journée à Vancouver, + 3 jours sur l'ile (Ucluelet ?) 2) Trajet Vancouver - Jasper National Park en 3 ou 4 jours 3) Séjour dans le Jasper National Park pendant 4 jours 4) descente sur Banff et départ de Calgary
Toutes suggestions sur toutes les parties de ce voyage sont les bienvenues !!! J'ai surtout du mal à organiser le trajet Vancouver - Jasper: Quelle est la route la plus jolie ?, où faire les étapes ? Dans quel coin de Park séjourner ?
D'avance, merci pour vos suggestions ! Lionel
1) Arrivée et 1 journée à Vancouver, + 3 jours sur l'ile (Ucluelet ?) 2) Trajet Vancouver - Jasper National Park en 3 ou 4 jours 3) Séjour dans le Jasper National Park pendant 4 jours 4) descente sur Banff et départ de Calgary
Toutes suggestions sur toutes les parties de ce voyage sont les bienvenues !!! J'ai surtout du mal à organiser le trajet Vancouver - Jasper: Quelle est la route la plus jolie ?, où faire les étapes ? Dans quel coin de Park séjourner ?
D'avance, merci pour vos suggestions ! Lionel
Voyage camping-car en Grèce au mois de juillet 2010 English translation pending
Nous projetons de faire un périple en camping car en juillet 2010. Beaucoup de points ?
Comme:où prendre le bateau ? faut'il le réserver?
peux t'on dormir à la belle étoile?
prix du gazole et de la vie ?
le site a ne PAS manquer ?
peux t'on faire le plein d'eau partout ?
Merci de nous aider à préparer notre voyage pour qu'il reste inoubliable.
Pekin-Hong Kong-Hainan-Yunnan, faisable en trois semaines? English translation pending
Bonjour,
Nous n'avons que trois semaines et je souhaiterai optimiser au mieux mon voyage!
Pensez-vous qu'il soit possible de faire quelques jours à Pekin, puis Hong-Kong quelques jours, se reposer vers Hainan et terminer en beauté par le Yunnan?
Niveau climat, beaucoup de pluie à prévoir dans cette zone mi-aout mi-septembre? Ciel nuageux?
Merci d'avance pour vos réponses!!
Audrey
Nous n'avons que trois semaines et je souhaiterai optimiser au mieux mon voyage!
Pensez-vous qu'il soit possible de faire quelques jours à Pekin, puis Hong-Kong quelques jours, se reposer vers Hainan et terminer en beauté par le Yunnan?
Niveau climat, beaucoup de pluie à prévoir dans cette zone mi-aout mi-septembre? Ciel nuageux?
Merci d'avance pour vos réponses!!
Audrey
Croisière en Méditerranée sur le NCL Jade English translation pending
bonjour !
nous allons surement reserver sur le ncl jade pour une croisiere au depart de barca, florence, pise, rome etc... je ne connais pas l italie, mais reve de la toscane! comme ce n est pas le cas du reste de ma tribu, on fait une premiere decouverte en croisiere! qui aura le temps de me donner toutes les infos sur vos experiences de cette croisiere ???????? l idee c est que les excursions organisees je deteste, et les visites ne doivent pas etre un marathon! merci 10 milliards d avance pour vos reponses !!! je suis impatiente de vous lire!
un saludo con sol de malaga
nous allons surement reserver sur le ncl jade pour une croisiere au depart de barca, florence, pise, rome etc... je ne connais pas l italie, mais reve de la toscane! comme ce n est pas le cas du reste de ma tribu, on fait une premiere decouverte en croisiere! qui aura le temps de me donner toutes les infos sur vos experiences de cette croisiere ???????? l idee c est que les excursions organisees je deteste, et les visites ne doivent pas etre un marathon! merci 10 milliards d avance pour vos reponses !!! je suis impatiente de vous lire!
un saludo con sol de malaga
Formalités administratives pour traverser le Soudan en 4x4 English translation pending
Bonjour,
actuellement en traversée de l'Afrique en 4x4, je désirerai savoir si il est possible, depuis l'Ethiopie et vers l'Egypte, de rentrer et traverser le Soudan avec un 4x4 perso ? Et si les formalités administratives ne sont pas trop compliquées ? Merci. J'ai un besoin urgent de réponse, car mon itinéraire en dépend... (actuellement en Zambie, puis Mozambique)
actuellement en traversée de l'Afrique en 4x4, je désirerai savoir si il est possible, depuis l'Ethiopie et vers l'Egypte, de rentrer et traverser le Soudan avec un 4x4 perso ? Et si les formalités administratives ne sont pas trop compliquées ? Merci. J'ai un besoin urgent de réponse, car mon itinéraire en dépend... (actuellement en Zambie, puis Mozambique)
Croisière Costa "Perle des Antilles": les excursions immanquables? English translation pending
Bonjour à tous et à toutes amis voyageurs,
Ce n'est pas la première fois que je consulte ce forum mais il s'agit cependant de mon premier message.
Je viens pour la première fois de me décider à faire une croisière. Nous avons choisi la croisière "Perle des Antilles" de Costa avec un départ le 27 février (super promo). Les escales sont : Sint Marteen, Republique Dominicaine, Ile Catalina, Tortola, Antigua, Ste lucie et Guadeloupe. A titre informatif, nous sommes deux adultes et deux enfants (2 et 9 ans).
J'ai lu un nombre assez importants de comptes rendus sur cette croisière mais j'avouerai que je commence sérieusement à m'emmeler les pinceaux vu le nombre de sujets présents sur le forum.
Ma question principale est de savoir quelles sont les excursions immanquables et parmi celles-ci quelles sont celles que l'on se doit de faire par soi-même.
Merci d'avance de vos réponses.
Cordialement.
Thomas.
Ce n'est pas la première fois que je consulte ce forum mais il s'agit cependant de mon premier message.
Je viens pour la première fois de me décider à faire une croisière. Nous avons choisi la croisière "Perle des Antilles" de Costa avec un départ le 27 février (super promo). Les escales sont : Sint Marteen, Republique Dominicaine, Ile Catalina, Tortola, Antigua, Ste lucie et Guadeloupe. A titre informatif, nous sommes deux adultes et deux enfants (2 et 9 ans).
J'ai lu un nombre assez importants de comptes rendus sur cette croisière mais j'avouerai que je commence sérieusement à m'emmeler les pinceaux vu le nombre de sujets présents sur le forum.
Ma question principale est de savoir quelles sont les excursions immanquables et parmi celles-ci quelles sont celles que l'on se doit de faire par soi-même.
Merci d'avance de vos réponses.
Cordialement.
Thomas.
Croisière "Perle des Antilles": escales? English translation pending
Bonjour à tous,
Comme n'ayant pas la motivation pour poster un message sur tous les cr ou discussion sur cette croisiére je crée une nouvelle discussion afin de vous demander nous voulons faire les visites des différentes escales par nous même et je voulais vous demander si vous auriez des astuces ( sites internet plan des îles détaillées adresse de bon magasins et les tarifs tour opérateur sur place ou société tel speedys sur tortola)
merci à tous bonne croisiére a tous
Itinéraire d'un mois Madagascar English translation pending
Bonjour à tous! Nous avons besoin d'aide pour un voyage que nous voulons faire en couple au mois de Mai à Madagascar.
Cette belle et première expérience dépendra de vos bons conseils, alors par avance merci de votre aide!!
Voici nos idées d'itinéraires:
1) Arrivée à Tana -Tamatave-Sainte Marie*- Diego-Nosy Be et retour à Tana en vol interne * Est-il possible de faire Sainte-Marie- Diego en taxi brousse par la cote?
2) Arrivée à Tana - Tuléar par la N7. Puis retour Tana en vol interne
3) Arrivée à Tana - Fianarantsoa - Ranomafana - Manakara longer la cote jusqu'à Tamatave puis Sainte-Marie. Retour Tana en vol interne
Faites nous part de vos suggestions, idées, expériences! Mais également vos critiques et doutes sur nos hypothèses (temps, durée du séjour)😉
MERCI ! Aurèle et Jérémy
1) Arrivée à Tana -Tamatave-Sainte Marie*- Diego-Nosy Be et retour à Tana en vol interne * Est-il possible de faire Sainte-Marie- Diego en taxi brousse par la cote?
2) Arrivée à Tana - Tuléar par la N7. Puis retour Tana en vol interne
3) Arrivée à Tana - Fianarantsoa - Ranomafana - Manakara longer la cote jusqu'à Tamatave puis Sainte-Marie. Retour Tana en vol interne
Faites nous part de vos suggestions, idées, expériences! Mais également vos critiques et doutes sur nos hypothèses (temps, durée du séjour)😉
MERCI ! Aurèle et Jérémy