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Récit de notre voyage en Jordanie en famille, octobre-novembre 2009 English translation pending
Comme toute la famille ( Parents, + enfants flavien 7 ans et Jolan 4ans, grand parents et tonton) avait envie de partir au soleil aux vacances de Toussaint, il a fallu choisir une destination. Probleme de météo, désir de visites mais aussi de plages... Le choix s'est porté sur la Jordanie. Pays pas encore trop visité mais facile à voyager.
Le voyage a été préparé essentiellement sur internet, aucun achat de guides.
Départ de Lyon samedi 18h avec Turkish airline, escale à Istanbul. Arrivée Amman 2h. On change des euros (pas de distributeur) pour payer le visa 10 jd par personne (1jd=1euro !). Malgré l’heure très tardive, l’agence de location de voiture (montecarlo) nous attend sur le parking avec nos 2 véhicules ( 14 days * 40$ per day = 560 US$). On prend la direction de l’hotel Iris à Madaba. J’avais réservé par internet un appartement pour nous 7 (et oui on rejoint Emeric qui est arrivé la veille de Montréal) pour 80 jd par nuit.
Réveil 10h, juste pour aller au petit dej, le premier typique jordanien : galettes plates et un peu sèches, tomate concombre vache qui rit sont des classiques, mais aussi de la confiture, et nous avons amené notre Nutella ! On prend les véhicules pour la direction de Jerash. Apres quelques détours (travaux ou manque de pancartes) on arrive à 13h. On s’achète à manger dans la ville, nos premiers sandwichs et des pèches, que l’on mange à l’ombre à l’entrée du site. Visite qui nous occupe bien car le site est grand Retour à l’hotel, douche, puis on part à la recherche d’un restau, mais il n’y a pas grand-chose : ou restau à sandwich ou restau à touriste ! On fini dans celui pour touriste.
Lundi : réveil 9h15, très bonne nuit. On range les chambres, on charge les voitures, et on va s’acheter à manger pour midi. Premier arrêt au mont Nébo pour voir les mosaïques et la vue Arrêt suivant à la mer morte pour se baigner au Dead sea spa resort hotel. 15 jd l’entrée mais une belle piscine avec toboggan, des vestiaires, douches, des jeux pour enfant. On a bien flotté grâce au sel (9x plus que la méditerranée), vraiment sympa. J’avais peur que ça nous pique et d’être obligé de sortir très rapidement mais ça va ! On se tartine de boue, on s’amuse bien. On pique nique discrètement sur une table à l’ombre d’un parasol puis on profite de la piscine. Flavien a ramassé des cristaux de sel. Puis il faut repartir car l’hotel est à Kerak. Route le long de la mer très belle avec le coucher de soleil ! On traverse kerak avec les travaux, on arrive à 19h à l’hotel carawan (triple room 38 JD), Ils ne nous ont pas gardé la chambre, mais nous propose un appartement. On n’est pas bien sur que le ménage a été fait, on réclame des draps de dessus, et ça ira pour une nuit. On va manger dans la ville nouvelle des shawarma frites et on trouve une bonne pâtisserie !
Mardi : on déjeune à l’appart ! Puis on range et on va visiter le château. Il reste surtout des pierres ! A midi retour à la ville nouvelle où on mange très copieux brochette, riz, humus, salades, … pour 21jd pour les 7. Puis direction wadi bin hamad environ 25 km, que l’on trouve facilement malgré le peu d’explications. C’est un canyon avec eau de source chaude, très jolie et très sympa. On a marché dans l’eau, les garçons on jeté des bateaux en branche puis retour à la piscine d’eau chaude (38°) Mais il faut repartir vers 17h car l’hotel est à DANA ou l’on arrive juste à 20h pour le repas buffet (très bon), puis thé à la menthe su la terrasse sympa. On a une vraie chambre avec salle de bain et une avec 3 « couchettes » pas terrible. Les parents demandent à changer et ils dorment dans une tente sur le toit ! Hotel très simple et original, mais vu le prix…on fait avec (12 jd. per person.this price include diner breakfast and tax....the kids is 8 jd per person and 1 of them free)!
Mercredi : petit dej typique jordanien. Puis on fait un tour du village, pas envie de descendre dans la vallée, le paysage est beau mais semble un peu monotone. On prend la route Pour Petra. On mange en route des chawarma poulet, on devient des spécialistes ! On arrive à l’hotel sunset, très bien(Double room: 35JD BB ) . On installe les chambres et on va à little Pétra. Joli paysage, peu de monde, tres sympa. Retour à l’hotel. On va se faire l’apéro sur le toit : une bouteille de champagne amenée spécialement pour l’anniversaire d’Emeric, c’est un peu en avance mais ici, on a pu la mettre au frais ! On mange à l’hotel repas très bof : soupe en sachet, poulet. Jolan commence à avoir quelques boutons, varicelle ???
Jeudi : et oui c’est bien la varicelle ! Mais sans fièvre, et il est cool ! 1er jour à Pétra : le siq et le trésor super. Puis escaliers direction haut lieu du sacrifice ; Très joli chemin. On pique nique , on refait un tour et on rentre avec Lionel et les garçons ; ils font la remonté du siq à l’entrée à cheval (4jd). On va se prendre une glace bien méritée au movenpick, sur la terrasse, bine sympa. Au retour des parents, on va à la ville haute avec Lionel pour la pharmacie, trouver des médicaments pour Jolan, le pharmacien parle très bien anglais, et comme j’avais regardé à l’hotel sur le net comment se dit varicelle, on a eu des médicaments très adapté. On achète pour le pique nique du lendemain, et des chawarma et falafels à emporter que l’on mange ensuite sur la terrasse de l’hotel.
Vendredi : 2° jour à petra. On passe par le siq de droite. Très sympa, avec des petits passages resserrés, juste pour faire l’aventure ! On rejoint le tombeau de Sextius. On prend la direction du monastère. Jolan monte sur les épaules de papy et papa. Flavien grimpe bien environ 800 marches ! Dommage, beaucoup de vent en haut, il ne fait pas chaud. Pique nique en redescendant. Lionel et les garçons rentrent et nous on grimpe les escaliers (pou changer) pour aller voir le trésor d’en haut. On redescend par un chemin pas facile à trouver mais très sympa (quand on est devant la cabane, partir sur la droite et passer dans la faille) Retour à l’hotel difficile, j’en ai plein les jambes ! Douche ; On a changé d’heure aujourd’hui, il fait nuit à 17h ! On mange dans un restau en haut, bon mais cher.
Samedi : journée tranquille Rangement tranquille, puis voiture direction le wadi rum Arrivée au parking, on va manger au restau à touriste, correct. Puis on va voir un film (en français) et un petit musée sur le désert. RV 15h30 avec notre chauffeur. On part avec une bagnole pourri, avec le cousin du beau frère du guide…qui tombe en panne en 5mn, ça commence mal ! Mais arrivé au camp bien sympa, jolie installation bédouine avec des lampes dans les rochers, un feu. … Pour nous, des tentes toutes neuves avec matelas épais et couvertures neuves et douces. On va regarder le coucher de soleil, puis on discute avec une autre famille française, flavien a un copain, il est content. Repas poulet grillé, riz
Dimanche ; Réveil environ 6h après une bonne nuit sous la tente. Départ avec notre chauffeur Mohamed vers 8h30, après le petit dej. On fait tous les recoins du désert, et le guide nous fait faire de l’escalade, il aide les garçons, porte Jolan. Super. On a grimpé en haut des plus hautes dunes, Lionel a conduit un peu le 4x4, on a grimpé sur 2 des ponts naturels, vu le 3°… Pique nique top à midi (1tomate, 1 concombre, 1 boite de thon, 1 jus de fruit, 1 banane, 1 gâteau et 1 pain par personne) Retour au camp pour le coucher de soleil, super journée. Repas poulet en sauce aux légumes et riz. On fait l’anniversaire d’Émeric et on apprend à Mohamed à jouer au yam’s.
Lundi : réveil 6h, déjeuner, rangement des sacs et on quitte le camp. Cout pour les 2 nuits, les repas et la journée 4x4 : 55 jd par adulte, gratuit pour les enfants, j'avais reservé à l'avance par mail avec aodeh zlabeh
On retrouve notre voiture et direction Aqaba On va à l’hotel bedouin’s garden, on installe les chambres et on va à la mer. Plage bof mais super poissons ! On croit manger à l’hotel mais pas franchement organisé, et super long, on va manger à celui d’en face. Le vent se lève, et on ne peut pas retourner se baigner. Les garçons jouent sur la plage, coucher de soleil.
Mardi : Réveil de Jolan a 5h45 et flavien7h ! Mais il faut attendre le petit dej à 8h. Puis papy et mamy partent. Aujourd’hui, pas de vent, mer super calme. On va à la plage aménagée. On fait 1h de bateau à fonds de verre…bof Puis Jolan utilise la planche pour aller voir les poissons donc snorkeling pour tout le monde, on se croirait dans un aquarium. On va à Aqaba vers 18h. Ville bien sympa, très commerçante (les jordaniens de Amman viennent pour le we ici !). On se fait le marché, on boit un super jus de mangue en terrasse …
Mercredi et jours suivants assez identiques, plages et poissons pour tout le monde, pique nique à l’hotel, sieste et devoirs, puis Aqaba, ou on va au marché acheter pain, fruits (miam la super grosse mangue israélienne), tomates, thon… pour le pique nique du lendemain. Et on finit au restau entre indien, pizza, ou un vrai restau jordanien (avec des bons plats, des bons jus…)
Samedi, on reprofite un peu de la plage, on rend les chambres, on pique nique puis départ de l’hotel (à payer en espèce sinon prends 4% de plus !). Route direction Madaba assez longue, environ 5h, on est bien content d’arriver. Hotel maraiam, 48jd la cahambre triple, retour à la civilisation, moderne, avec baignoire, couette, très propre, wifi… Trés bon rapport qualité-prix On prend le buffet de l’hotel (8jd par adulte) car pas envie de sortir, correct. Au lit car réveil 2h direction l’aéroport. On rend la voiture sans problème puis on enchaine les 2 vols sans soucis.
Bilan : super vacances, variées. Jordanien très accueillant et pas du tout « collants » Temps super, pas trop chaud pour marcher à Pétra et bien pour profiter de la mer à Aqaba
Départ de Lyon samedi 18h avec Turkish airline, escale à Istanbul. Arrivée Amman 2h. On change des euros (pas de distributeur) pour payer le visa 10 jd par personne (1jd=1euro !). Malgré l’heure très tardive, l’agence de location de voiture (montecarlo) nous attend sur le parking avec nos 2 véhicules ( 14 days * 40$ per day = 560 US$). On prend la direction de l’hotel Iris à Madaba. J’avais réservé par internet un appartement pour nous 7 (et oui on rejoint Emeric qui est arrivé la veille de Montréal) pour 80 jd par nuit.
Réveil 10h, juste pour aller au petit dej, le premier typique jordanien : galettes plates et un peu sèches, tomate concombre vache qui rit sont des classiques, mais aussi de la confiture, et nous avons amené notre Nutella ! On prend les véhicules pour la direction de Jerash. Apres quelques détours (travaux ou manque de pancartes) on arrive à 13h. On s’achète à manger dans la ville, nos premiers sandwichs et des pèches, que l’on mange à l’ombre à l’entrée du site. Visite qui nous occupe bien car le site est grand Retour à l’hotel, douche, puis on part à la recherche d’un restau, mais il n’y a pas grand-chose : ou restau à sandwich ou restau à touriste ! On fini dans celui pour touriste.
Lundi : réveil 9h15, très bonne nuit. On range les chambres, on charge les voitures, et on va s’acheter à manger pour midi. Premier arrêt au mont Nébo pour voir les mosaïques et la vue Arrêt suivant à la mer morte pour se baigner au Dead sea spa resort hotel. 15 jd l’entrée mais une belle piscine avec toboggan, des vestiaires, douches, des jeux pour enfant. On a bien flotté grâce au sel (9x plus que la méditerranée), vraiment sympa. J’avais peur que ça nous pique et d’être obligé de sortir très rapidement mais ça va ! On se tartine de boue, on s’amuse bien. On pique nique discrètement sur une table à l’ombre d’un parasol puis on profite de la piscine. Flavien a ramassé des cristaux de sel. Puis il faut repartir car l’hotel est à Kerak. Route le long de la mer très belle avec le coucher de soleil ! On traverse kerak avec les travaux, on arrive à 19h à l’hotel carawan (triple room 38 JD), Ils ne nous ont pas gardé la chambre, mais nous propose un appartement. On n’est pas bien sur que le ménage a été fait, on réclame des draps de dessus, et ça ira pour une nuit. On va manger dans la ville nouvelle des shawarma frites et on trouve une bonne pâtisserie !
Mardi : on déjeune à l’appart ! Puis on range et on va visiter le château. Il reste surtout des pierres ! A midi retour à la ville nouvelle où on mange très copieux brochette, riz, humus, salades, … pour 21jd pour les 7. Puis direction wadi bin hamad environ 25 km, que l’on trouve facilement malgré le peu d’explications. C’est un canyon avec eau de source chaude, très jolie et très sympa. On a marché dans l’eau, les garçons on jeté des bateaux en branche puis retour à la piscine d’eau chaude (38°) Mais il faut repartir vers 17h car l’hotel est à DANA ou l’on arrive juste à 20h pour le repas buffet (très bon), puis thé à la menthe su la terrasse sympa. On a une vraie chambre avec salle de bain et une avec 3 « couchettes » pas terrible. Les parents demandent à changer et ils dorment dans une tente sur le toit ! Hotel très simple et original, mais vu le prix…on fait avec (12 jd. per person.this price include diner breakfast and tax....the kids is 8 jd per person and 1 of them free)!
Mercredi : petit dej typique jordanien. Puis on fait un tour du village, pas envie de descendre dans la vallée, le paysage est beau mais semble un peu monotone. On prend la route Pour Petra. On mange en route des chawarma poulet, on devient des spécialistes ! On arrive à l’hotel sunset, très bien(Double room: 35JD BB ) . On installe les chambres et on va à little Pétra. Joli paysage, peu de monde, tres sympa. Retour à l’hotel. On va se faire l’apéro sur le toit : une bouteille de champagne amenée spécialement pour l’anniversaire d’Emeric, c’est un peu en avance mais ici, on a pu la mettre au frais ! On mange à l’hotel repas très bof : soupe en sachet, poulet. Jolan commence à avoir quelques boutons, varicelle ???
Jeudi : et oui c’est bien la varicelle ! Mais sans fièvre, et il est cool ! 1er jour à Pétra : le siq et le trésor super. Puis escaliers direction haut lieu du sacrifice ; Très joli chemin. On pique nique , on refait un tour et on rentre avec Lionel et les garçons ; ils font la remonté du siq à l’entrée à cheval (4jd). On va se prendre une glace bien méritée au movenpick, sur la terrasse, bine sympa. Au retour des parents, on va à la ville haute avec Lionel pour la pharmacie, trouver des médicaments pour Jolan, le pharmacien parle très bien anglais, et comme j’avais regardé à l’hotel sur le net comment se dit varicelle, on a eu des médicaments très adapté. On achète pour le pique nique du lendemain, et des chawarma et falafels à emporter que l’on mange ensuite sur la terrasse de l’hotel.
Vendredi : 2° jour à petra. On passe par le siq de droite. Très sympa, avec des petits passages resserrés, juste pour faire l’aventure ! On rejoint le tombeau de Sextius. On prend la direction du monastère. Jolan monte sur les épaules de papy et papa. Flavien grimpe bien environ 800 marches ! Dommage, beaucoup de vent en haut, il ne fait pas chaud. Pique nique en redescendant. Lionel et les garçons rentrent et nous on grimpe les escaliers (pou changer) pour aller voir le trésor d’en haut. On redescend par un chemin pas facile à trouver mais très sympa (quand on est devant la cabane, partir sur la droite et passer dans la faille) Retour à l’hotel difficile, j’en ai plein les jambes ! Douche ; On a changé d’heure aujourd’hui, il fait nuit à 17h ! On mange dans un restau en haut, bon mais cher.
Samedi : journée tranquille Rangement tranquille, puis voiture direction le wadi rum Arrivée au parking, on va manger au restau à touriste, correct. Puis on va voir un film (en français) et un petit musée sur le désert. RV 15h30 avec notre chauffeur. On part avec une bagnole pourri, avec le cousin du beau frère du guide…qui tombe en panne en 5mn, ça commence mal ! Mais arrivé au camp bien sympa, jolie installation bédouine avec des lampes dans les rochers, un feu. … Pour nous, des tentes toutes neuves avec matelas épais et couvertures neuves et douces. On va regarder le coucher de soleil, puis on discute avec une autre famille française, flavien a un copain, il est content. Repas poulet grillé, riz
Dimanche ; Réveil environ 6h après une bonne nuit sous la tente. Départ avec notre chauffeur Mohamed vers 8h30, après le petit dej. On fait tous les recoins du désert, et le guide nous fait faire de l’escalade, il aide les garçons, porte Jolan. Super. On a grimpé en haut des plus hautes dunes, Lionel a conduit un peu le 4x4, on a grimpé sur 2 des ponts naturels, vu le 3°… Pique nique top à midi (1tomate, 1 concombre, 1 boite de thon, 1 jus de fruit, 1 banane, 1 gâteau et 1 pain par personne) Retour au camp pour le coucher de soleil, super journée. Repas poulet en sauce aux légumes et riz. On fait l’anniversaire d’Émeric et on apprend à Mohamed à jouer au yam’s.
Lundi : réveil 6h, déjeuner, rangement des sacs et on quitte le camp. Cout pour les 2 nuits, les repas et la journée 4x4 : 55 jd par adulte, gratuit pour les enfants, j'avais reservé à l'avance par mail avec aodeh zlabeh
On retrouve notre voiture et direction Aqaba On va à l’hotel bedouin’s garden, on installe les chambres et on va à la mer. Plage bof mais super poissons ! On croit manger à l’hotel mais pas franchement organisé, et super long, on va manger à celui d’en face. Le vent se lève, et on ne peut pas retourner se baigner. Les garçons jouent sur la plage, coucher de soleil.
Mardi : Réveil de Jolan a 5h45 et flavien7h ! Mais il faut attendre le petit dej à 8h. Puis papy et mamy partent. Aujourd’hui, pas de vent, mer super calme. On va à la plage aménagée. On fait 1h de bateau à fonds de verre…bof Puis Jolan utilise la planche pour aller voir les poissons donc snorkeling pour tout le monde, on se croirait dans un aquarium. On va à Aqaba vers 18h. Ville bien sympa, très commerçante (les jordaniens de Amman viennent pour le we ici !). On se fait le marché, on boit un super jus de mangue en terrasse …
Mercredi et jours suivants assez identiques, plages et poissons pour tout le monde, pique nique à l’hotel, sieste et devoirs, puis Aqaba, ou on va au marché acheter pain, fruits (miam la super grosse mangue israélienne), tomates, thon… pour le pique nique du lendemain. Et on finit au restau entre indien, pizza, ou un vrai restau jordanien (avec des bons plats, des bons jus…)
Samedi, on reprofite un peu de la plage, on rend les chambres, on pique nique puis départ de l’hotel (à payer en espèce sinon prends 4% de plus !). Route direction Madaba assez longue, environ 5h, on est bien content d’arriver. Hotel maraiam, 48jd la cahambre triple, retour à la civilisation, moderne, avec baignoire, couette, très propre, wifi… Trés bon rapport qualité-prix On prend le buffet de l’hotel (8jd par adulte) car pas envie de sortir, correct. Au lit car réveil 2h direction l’aéroport. On rend la voiture sans problème puis on enchaine les 2 vols sans soucis.
Bilan : super vacances, variées. Jordanien très accueillant et pas du tout « collants » Temps super, pas trop chaud pour marcher à Pétra et bien pour profiter de la mer à Aqaba
Découverte du Maroc pour trois semaines en avril English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons à deux du 4 au 27 avril au Maroc. Nous arivons et partons de Marrakech mis nous ne comptons y rester que quelques jours.
Nous souhaitons découvrir de beaux endroits.
Nous voyageons en car, avec un budget serré, 20 euros par jour tout compris par personne. Nous comptons utiliserpas mal le couchsurfing pour l'hébergement.
Nousavons déjà fait beaucoup de recherches et je suis déjà parti une fois, mais là, j'aurais besoin de votre aide car il y a tellement d'endroits qu'on ne sait pas quel parcours faire.
Nous avons déjà quelques idées: ouzoud, chefchaouen, le désert (mais nous ne savons pas quel endroit est le mieux pour partir??), ...
Nous aimerions aussi pofiter de la mer
J'ai déjà été a ait benhadou et je n'ai pas été décu.
Voilà, en gros, quel parcours me conseilez vous sachant qu'on aimerait rester au moins deux jours à chaque arret.
Merci par avance pour vos réponses😉
Mélanie
Plages et guest houses à Koh Tao? English translation pending
Bonjour à tous !!!
Je repars comme chaque année en Thaïlande avec 1 crochet par Koh Tao. J'ai l'habitude de séjourner à Sairee beach... Hors beaucoup de voyageurs m'ont conseillés de me rendre sur des plages bien plus jolies : - Mango Bay - Ao Leuk - Jansom Bay - etc...
Quelle plage me conseillez-vous pour le mois d'août ? Et connaissez-vous de bonnes guesthouse avec bon rapport qualité/prix ???
Merci bcq pour votre aide !!!
;-) Benj
Je repars comme chaque année en Thaïlande avec 1 crochet par Koh Tao. J'ai l'habitude de séjourner à Sairee beach... Hors beaucoup de voyageurs m'ont conseillés de me rendre sur des plages bien plus jolies : - Mango Bay - Ao Leuk - Jansom Bay - etc...
Quelle plage me conseillez-vous pour le mois d'août ? Et connaissez-vous de bonnes guesthouse avec bon rapport qualité/prix ???
Merci bcq pour votre aide !!!
;-) Benj
Une croisière haut de gamme, oui mais laquelle...? English translation pending
...laquelle ?
Voilà, je m'explique :
Ma femme aimerait bien faire une croisière, et donc j'ai décidé de lui offrir, depuis le temps... même si moi, je ne suis pas du tout, mais alors pas du tout, dans l'esprit "voyage en groupe" et donc je crains un peu, et même beaucoup.
Notre seule expérience du voyage en groupe c'est le Club Med.
Mais bon, mon épouse en a envie et ce sera probablement la seule et unique croisière de ma vie (probablement...)
Mes critères...
- Bonne restauration - Pas de contraintes, de beaux spectacles, un club enfant (2 enfants 4 et 9 ans) - Cabines spacieuses - Environnement de qualité (nous n'avons rien contre porter des vêtements de soirée, par exemple) - Accès web à bord (indispensable pour mon travail)
Sinon, c'est tout. La destination n'a pas d'importance.
Question bête : est-ce que cela existe ? Avez-vous une croisière à me conseiller, ou au moins une compagnie ?
Merci beaucoup !
Voilà, je m'explique :
Ma femme aimerait bien faire une croisière, et donc j'ai décidé de lui offrir, depuis le temps... même si moi, je ne suis pas du tout, mais alors pas du tout, dans l'esprit "voyage en groupe" et donc je crains un peu, et même beaucoup.
Notre seule expérience du voyage en groupe c'est le Club Med.
Mais bon, mon épouse en a envie et ce sera probablement la seule et unique croisière de ma vie (probablement...)
Mes critères...
- Bonne restauration - Pas de contraintes, de beaux spectacles, un club enfant (2 enfants 4 et 9 ans) - Cabines spacieuses - Environnement de qualité (nous n'avons rien contre porter des vêtements de soirée, par exemple) - Accès web à bord (indispensable pour mon travail)
Sinon, c'est tout. La destination n'a pas d'importance.
Question bête : est-ce que cela existe ? Avez-vous une croisière à me conseiller, ou au moins une compagnie ?
Merci beaucoup !
Itinéraire San Francisco - Los Angeles en passant par les grands parcs? English translation pending
Bonjour,
Mon ami et moi partons en juillet aux USA, pour faire un circuit San Francisco - Grands Parcs - Los Angeles. Nous avons bien étudié toutes les possibilités et pas mal de post de ce forum; est-ce que quelqu'un pourrait nous dire si notre circuit est faisable?
J1: arrivée à San Francisco début d'après-midi. nuit à SF J2: visite SF. nuit SF J3: matinée à SF, puis départ pour Monterrey. Après-midi et nuit à Monterrey J4: Monterrey - Yosemite (200km) : découverte du parc Yosemite. nuit Yosemite J5: Yosemite - Bodie - Bishop: 3h de route pour aller à Bodie, ville fantôme. Puis repos au bord du Monolake, puis en fin de journée route jusaue Bishop. nuit Bishop J6: Bishop - Death Valley - Las Vegas. nuit LV J7: LV. nuit LV J8: Las Vegas - Bryce Canyon (en passant par St-Georges et Zion). nuit Bryce Canyon J9: Bryce Canyon - Capitole Reef - Moab: visite de Arche NP en fin d'après-midi. nuit Moab J10: Moab le matin (mais tout le monde dit qu'il faut rester au moins 2jours là-bas, pourquoi??), puis route par Canyonlands et fin d'après-midi dans Monument Valley. Nuit Kayenta J11: Kayenta - Page: visite de Antelope Canyon à 11h, après-midi au bord du lac. nuit Page J12: Page - Grand Canyon. nuit Grand Canyon J13: Grand Canyon - Lake Havasu. (est-ce que ça vaut le détour d'aller au Meteor Crater, sachant qu'on aura dejà fait pas mal de kms les jours d'avant?) J14: Lake Havasu - Los Angeles. (Palm springs vaut-elle la peine de s'y arreter?) J15: LA J16: retour France
Merci beaucoup pour vos commentaires et réponses!! Laetitia
Mon ami et moi partons en juillet aux USA, pour faire un circuit San Francisco - Grands Parcs - Los Angeles. Nous avons bien étudié toutes les possibilités et pas mal de post de ce forum; est-ce que quelqu'un pourrait nous dire si notre circuit est faisable?
J1: arrivée à San Francisco début d'après-midi. nuit à SF J2: visite SF. nuit SF J3: matinée à SF, puis départ pour Monterrey. Après-midi et nuit à Monterrey J4: Monterrey - Yosemite (200km) : découverte du parc Yosemite. nuit Yosemite J5: Yosemite - Bodie - Bishop: 3h de route pour aller à Bodie, ville fantôme. Puis repos au bord du Monolake, puis en fin de journée route jusaue Bishop. nuit Bishop J6: Bishop - Death Valley - Las Vegas. nuit LV J7: LV. nuit LV J8: Las Vegas - Bryce Canyon (en passant par St-Georges et Zion). nuit Bryce Canyon J9: Bryce Canyon - Capitole Reef - Moab: visite de Arche NP en fin d'après-midi. nuit Moab J10: Moab le matin (mais tout le monde dit qu'il faut rester au moins 2jours là-bas, pourquoi??), puis route par Canyonlands et fin d'après-midi dans Monument Valley. Nuit Kayenta J11: Kayenta - Page: visite de Antelope Canyon à 11h, après-midi au bord du lac. nuit Page J12: Page - Grand Canyon. nuit Grand Canyon J13: Grand Canyon - Lake Havasu. (est-ce que ça vaut le détour d'aller au Meteor Crater, sachant qu'on aura dejà fait pas mal de kms les jours d'avant?) J14: Lake Havasu - Los Angeles. (Palm springs vaut-elle la peine de s'y arreter?) J15: LA J16: retour France
Merci beaucoup pour vos commentaires et réponses!! Laetitia
Trek dans les Alpes: vos conseils? English translation pending
Bonjour a tous,
Je vous ecris car je voudrais tenter un gr dans les alpes cet ete et j'aurai aimé votre avis sur le choix de celui ci. J'ai deja fait le tour des annapurnas et le trek du langtang toute seule. J'ai suivi les etapes "classiques" mais je n'aurais pas su faire plus, je suis tres lente! (comme ca vous avez une idee de mon niveau!)
Meme si cela peu paraitre contradictoire, jai limpression qu'un trek dans le alpes sera bien plus complique qu'un trek "classique" dans l'himalaya nepalais, principalement par rapport au nombre d'hebergements!
Je suis a la recherche de paysage de montagnes, de jolies couleurs et d'espaces ouverts, de lacs si possible. Vu mon niveau, je pense que ce serait mieux d'aller de refuge en refuge, sans devoir porter des ravitaillements et une tente, mais vu mon budget, peut etre devrais alterner refuge et bivouac?!
J'avais pense le tour du queyas qui parait etre un classique et me fait rever depuis longtemps, mais vu certains denivele de plus de 1000m je crains un petit peu. Qu'en pensez vous?
Je vous remercie d'avance de vos conseils, Coo
Je vous ecris car je voudrais tenter un gr dans les alpes cet ete et j'aurai aimé votre avis sur le choix de celui ci. J'ai deja fait le tour des annapurnas et le trek du langtang toute seule. J'ai suivi les etapes "classiques" mais je n'aurais pas su faire plus, je suis tres lente! (comme ca vous avez une idee de mon niveau!)
Meme si cela peu paraitre contradictoire, jai limpression qu'un trek dans le alpes sera bien plus complique qu'un trek "classique" dans l'himalaya nepalais, principalement par rapport au nombre d'hebergements!
Je suis a la recherche de paysage de montagnes, de jolies couleurs et d'espaces ouverts, de lacs si possible. Vu mon niveau, je pense que ce serait mieux d'aller de refuge en refuge, sans devoir porter des ravitaillements et une tente, mais vu mon budget, peut etre devrais alterner refuge et bivouac?!
J'avais pense le tour du queyas qui parait etre un classique et me fait rever depuis longtemps, mais vu certains denivele de plus de 1000m je crains un petit peu. Qu'en pensez vous?
Je vous remercie d'avance de vos conseils, Coo
Ouarzazate s'embellit avec des superbes lampadaires English translation pending
Il y a peut-être rien à voir à Ouarzazate (comme le prétendent ses détracteurs), en tous les cas : ils l'allument bien.
Voilà deux photos toutes neuves de l'entrée de la ville où l'on peut parader pendant presque 5 kms entre deux rangées de superbes lampadaires..
Très joli, mais maintenant je vous laisse "juges et maîtres" de vos opinions pour savoir si c'était vraiment une priorité....
Rencontre du troisième type et du 7ème art dans la 4ème dimension (expérience mystique en Islande) English translation pending
« Bonjour ! Où allez vous ? »
« Peu importe, et vous ? »
« Olafsvik ! »
« Parfait »
Je dis souvent que j’aime l’Islande comme j’aime les femmes, mais là, elle exagère, quatre jours qu’elle pleure sans interruption cette gonzesse là. Le ciel gris et bouché crache son trop plein de solitude et mon taux d’hydratation frôle les cent pour cent, tant ce chagrin me pénètre de toute part.
Je suis sur la péninsule des Snaefellenes, qui est à l’Islande ce que la Bretagne est à la France, mythes et légendes compris.
« Sale temps, hein ! »
« Ouais, comme vous dites ! »
« Français ? »
« Atchoum !! »
Il roule vite avec sa voiture rouge sur cette piste de cendres noires.
« Je vous dépose ici ? »
« Génial ! Merci encore, au revoir ! »
LE LENDEMAIN
Bientôt une demi-journée que je poireaute dans ce fast-food trop kitch où l’on me regarde d’un sale œil. A trois euros le café, je ne vais pas m’en jeter un tous les quart d’heures, non plus !
C’est dans ce lieu de débauche où les islandais(es) se goinfrent à longueur de journées, de hot dogs caoutchouteux et de sodas qui font roter (sachant que les journées durent vingt quatre heures en cette période, je vous laisse imaginer la somme de calories englobées) qu’hier, j’ai retrouvé par hasard, Pascal et Ludivine (Sagnier de son nom, l’égérie de François Ozon, la fée clochette de Paul Hogan) avec qui j’ai trecké du Landmannalaugar jusqu’à Thörsmörk, trois jours durant, bravant froid, neige, pluie, blizzard, brouillard, torrents, norvégiens et norvégiennes.
La pluie fait semblant de cesser, j’en profite pour marcher jusqu’à la sortie du village d’où je pourrai mimer la position de l’auto-stoppeur désespéré. Je n’essaye même plus de slalomer entre les gouttes et, pour des raisons liées au réchauffement de mon corps, j’évite la position statique et progresse d’un pas soutenu, avec pour point de mire, un soleil invisible caché sous trente six couches de nuages de diverses épaisseurs et de multiples textures.
En France sur le bord des routes, on trouve des hérissons décédés, en Islande ce sont des poissons qui parfois jonchent le talus. Ne me demandez pas comment ils atterrissent jusqu’ici, peut-être tombent-ils du ciel.
Ou des camions.
Celui qui est sous le nez de mes pieds, je le trouve photogénique, il ressemble à un piranha desséché, l’œil vide et la gueule béante. Je déchausse mon sac à ventre qui contient mon matériel photographique. J’ajouterai son portrait à ma collection de photos morbides, il servira peut-être un jour pour illustrer une pochette de CD ou une couverture de fanzine.
Je discerne un point noir qui s’approche à la vitesse d’une voiture, les voitures sont si rares, il faut pourtant que je fasse ce cliché. Ce point noir grandit et à présent je le vois rouge. Aie !! pas la peine de sortir l’appareil, une voiture rouge c’est pour ma pomme. Cela fait onze jours aujourd’hui que je ne suis pas monté dans un véhicule d’une autre couleur, dans ce pays ils ne sont pourtant pas tous rouges, mais ceux qui s’arrêtent pour me charger, si ! »
« Arnarstapi ? »
« OK, monte ! »
silence
« Français? »
« Atchoum!! »
Cinquante années bien tassées, cheveux blancs apparemment propres, barbe de deux jours, le gars saisit un numéro sur son portable. Une étiquette dépasse du col de son pull-over. LAVAGE A LA MAIN UNIQUEMENT ; enfin j’imagine, l’islandais et moi ça fait deux, je sais juste dire takk, (merci) alors je dis takk à l’homme avec l’étiquette qui dépasse de son pull, pour le remercier d’être le propriétaire d’une voiture rouge.
« Je viens d’appeler ma femme, tu viens boire le café à la maison ! »
C’est un ordre ou une question ? Je m’entends répondre :
« Euh….merci, enfin..…takk ! »
En vérité dans ma tête je pense : Putain, génial, un café chaud chez des vrais gens, il y aura aussi des tartines, trois semaines que j’en rêve !
Quelques kilomètres plus loin, Hellisandur, le village le plus à l’ouest de l’Islande, donc de l’Europe et pourquoi pas du monde. Mon sympathique sauveur se prénomme Pàll, il vit dans un petit lotissement où les maisons sont si basses qu’on les croirait enterrées, elles se protègent ainsi de la promiscuité des bourrasques de vent qui inlassablement, maltraitent les côtes voisines. Chaque habitation de ce lotissement est cernée d’un jardinet exagérément entretenu, où les colonies de nains de jardin viennent se reproduire et nicher. La villa de mon hôte se différencie à sa manière, l’on s’imagine plus volontiers à Beyrouth-ouest que dans une histoire de Blanche Neige. Les cordonniers sont les plus mal chaussés, ce qui explique que Pàll soit paysagiste.
« Bonjour madame, enchanté ! »
Je me déchausse, passe sous l’arbre généalogique encadré dans le hall d’entrée et pénètre dans la petite cuisine, savourant du coin de l’œil la ribambelle de vivres, étalée sur la table en formica.
Hanna est une femme menue et un peu recroquevillée, sous ses cheveux ternes elle se force à sourire, je fais comme si de rien n’était et m’exécute volontiers lorsqu’elle m’invite à me servir. La conversation est limitée, l’on m’a appris à ne pas parler la bouche pleine. Tour à tour, ce sont des fruits frais, des pains croustillants garnis de miel de confiture ou de beurre, des tranches de gâteaux fait maison, qui font les frais de mon appétit.
Ils me présentent, par le biais de quelques photographies, leurs deux jeunes filles. Hanna m’offre un pot de confiture noirâtre, c’est paraît-il de la rhubarbe. Pàll apporte d’autres albums. Sur le premier je ne découvre que des clichés du Snaefelljökull, ce fameux glacier-volcan dans lequel Jules Verne fit pénétrer ses héros pour le Voyage au centre de la Terre.
Cette montagne mystique est à la pointe de la péninsule des Snaefellenes, donc tout près d’ici. Les photos sont laides, mal cadrées, bancales. Pourquoi donc un tel acharnement photographique ?
Le deuxième album qu’il me tend ne répond pas à ma question, mais confirme mon premier sentiment : Ces gens vouent un véritable culte à cette montagne légendaire. Reste à en connaître la raison !
Je m’applique à faire semblant de trouver intéressante cette séance de visionnage, avec la crainte de voir débarquer sous le bras de Pàll, un troisième album du même style, tandis que Hanna me tend un crayon et un carnet, afin que j’appose sur la page concernée, mes coordonnées postales en vue d’une future et prospère correspondance.
Alors que mon estomac se prosterne pour rendre grâce à l’hospitalité de monsieur et madame Ragnarsdottir, Pàll s’adresse à moi pour m’annoncer que lui et sa femme vont me conduire jusqu’à Arnarstapi, nous en profiterons ainsi pour visiter en chemin, les lieux dignes d’intérêts.
C’est vraiment très aimable de leur part de s’occuper ainsi de moi, j’imagine que leur vie doit être un peu monotone et les occasions de rencontrer un étranger plutôt rares, ce qui explique leur dévouement si spontané et leur envie de partager leurs connaissances au sujet leur majestique pays.
Mon sac à dos grimpe dans le coffre, moi sur la banquette arrière, tandis que Pàll et Hanna s’embarquent à leurs places respectives.
Je ne vais pas me lancer dans une description des paysages islandais, c’est volcanique certes, mais c’est esthétique avant tout. Suivant la météo, un champ de lave peut devenir inquiétant, mystérieux, hostile, attractif, captivant ou pire encore, ensorcelant.
Un rocher un peu plus haut que les autres et voici que Pàll se lance dans un récit invraisemblable avec trolls et trollettes à la clef. Il semble bien connaître le terrain et chaque excroissance naturelle est propice à un commentaire surnaturel.
Dans un virage je reconnais Jimmy. Il a une sale gueule, il ne s’est pas recoiffé depuis son accident d’hier et personne ne s’occupe de lui, mais après tout ce n’est pas si grave, Jimmy n’est qu’un 4x4 (rouge). Un de ses pneus a éclaté alors que Pascal et Ludivine médisaient à propos de Sophie Marceau, s’ensuivirent deux ou trois tonneaux, une brève visite à l’hôpital d’Olafsvik et des problèmes d’assurance à se taper la tête contre les murs.
Hanna me demande à présent si je connais Jean Michel Roux, un réalisateur français, qui semble t-il, vient de terminer un documentaire consacré aux mondes invisibles qui font de ces terres, une source intarissable d’histoires à dormir debout. Si je comprends bien, ils auraient témoigné eux mêmes dans ce film, je réponds toutefois par la négative à la question précédemment posée tout en mémorisant dans un coin de mon cerveau, l’identité de ce cinéaste en prévisions d’éventuelles recherches informatives sur ce sujet.
Alors que Pàll s’évertue à conduire prudemment, (surtout après la vision de Jimmy à l’agonie) Hanna se tourne à nouveau vers moi et le plus naturellement du monde, me pose la question suivante :
« Est ce que tu crois aux extra-terrestres ? »
J’ai l’intime conviction que l’abordage de ce sujet n’est pas anodin, je réponds tout de même que oui, en apportant ma pierre à l’édifice, sous forme d’un témoignage qui semble intéresser mes amis islandais. Je décris une observation faite au mois de novembre 1996 où j’ai observé pendant plusieurs minutes, deux objets métalliques rester en position stationnaire dans le ciel, puis soudainement filer à toute vitesse alors que l’un d’entre eux apparaissait, disparaissait, apparaissait, disparaissait.…
Après avoir contacté une association locale qui recueille les témoignages de ce genre, j’appris que notre région était souvent visitée de la sorte, car il semblerait que les OVNI viennent se recharger en énergie dans une espèce de source magnétique cachée au cœur des monts du Jura.
X-files livré à domicile !
Hanna hoche la tête tandis que Pàll aspire de grandes bouffées d’oxygène, il semble soudé au volant et cloué sur son siège, étrangement il a cessé de s’adresser à moi en anglais, il se contente de parler en islandais alors que sa femme gère la traduction lorsque ça l’arrange. Elle me raconte à peu près les mêmes choses que moi, au sujet du Snaefelljökull. Ici aussi des OVNI sont souvent observés et ils profitent de la puissance du champ magnétique logé à l’intérieur du volcan pour venir faire le plein des batteries en passant par un couloir intemporel qui servirait d’ascenseur entre les différentes dimensions.
Intéressant !
« Si tu n’as pas peur, nous pouvons entrer en contact avec eux aujourd’hui ! »
Je ravale ma salive.
Rentrer en contact avec qui ? Des êtres d’une autre planète ? Si je n’ai pas peur ? Ce qui sous entend qu’éventuellement je pourrais avoir peur ?
Non, je n’ai pas peur, enfin je sais pas, peut-être, oui, si finalement je crois que j’ai peur, oui, j’ai un peu peur quand même.
Où suis-je ? Parti en vacances en Islande, voici que des gens comme vous et moi me proposent le plus simplement du monde de serrer la paluche à des petits hommes verts-de-gris.
Je n’ai toujours pas répondu à la proposition d’Hanna, elle rajoute :
« Aujourd’hui la configuration nuageuse est idéale et propice à ce genre de contact, alors ? »
Ben alors, je sais pas moi, c’est tellement inattendu, ils auraient pu me prévenir, je me serais rasé, changé, j’aurais apporté des fleurs ou une bouteille de Bordeaux, j’aurais préparé une série de questions, je sais pas moi… vous êtes sûr… c’est pas dangereux ?
Les questions, en ce moment, elles se bousculent toutes seules et en désordre, dans mon cerveau.
« Et vous, êtes vous en contact avec eux ? » me hasarde-je.
Hanna se retourne une nouvelle fois vers moi et prononce d’une voix très aiguë, un « yeeeeesssssssssss » qui me glace le sang.
Répaticulons, heu…récapitulons, ça y est j’ai trouvé, ils doivent faire partie d’une secte, ils sont fous, ont ne peu pas rencontrer des extra-terrestres à la commande, sous prétexte que les nuages sont comme ceci ou comme cela. Et il m’inquiète de plus en plus, le Pàll avec ses bouffés d’oxygène qui le font ressembler au ressort central de la literie d’un vieux couple en plein effort copulatoire.
Nous tournons à droite, sur une piste qui rejoint une plage volcaniquement intéressante. Dans la voiture, règne un silence de mort, j’essaie de détendre l’atmosphère sans calculer les répercussions qu’engendrera la question qui s’apprête à jaillir de ma bouche.
« Et vous, vous êtes des extra-terrestres ? »
Pàll se raidit, Hanna regarde son mari qui se raidit en se raidissant elle même, et je les vois changer tout les deux de couleur. J’aurais démasqué un cambrioleur la main dans le sac, ou encore mieux, j’aurais arraché la cagoule de Spiderman, ils n’auraient pas eu une réaction moins différente.
« Vous le pensez vraiment ? »
« Heu… Je ne sais pas… Pourquoi pas… Peut-être… »
Sur un ton très autoritaire, Pàll s’exprime à nouveau dans sa langue maternelle, Hanna acquiesce; pour une raison que j’ignore, ils sont en colère, je n’ai pourtant rien dit de mal, c’est plutôt bon enfant de demander à des gens s’ils sont originaires d’une lointaine planète, peu importe laquelle, pourvu qu’ils se sentent sur la terre, aussi bien que chez eux, je ne suis pas humanoïdophobe moi.
Pàll se gare sur le bas coté, il descend de la voiture, ouvre le coffre, jette mon sac par terre et me fais signe d’en faire autant, il remonte dans la voiture, effectue un demi tour en faisant crisser les pneus et repart par où nous sommes arrivés. Je me risque à leur faire un signe d’adieu, Hanna me répond par un petit sourire désolé.
A ma place, qu’auriez vous à cet instant, pensé?
Vous, je ne sais pas, mais moi, à cet instant là, ma tête est vide.
Vide de chez vide.
Je m’ébroue, me pince, respire un bon coup et je dégaine mon petit carnet de note, pour y inscrire à chaud, ce que je viens de vivre.
Les embruns de l’océan ne pourront que me revivifier, je planque mon sac derrière un monstre de magma solidifié et je marche tête baissée, jusque sur la côte toute proche. J’escalade une armée de blocs de lave dressée comme une muraille hachurée avant d’arriver sur un petit promontoire dominant un terrain longitudinal et un peu enclavé. Sur le sol, tel un vestige de l’ère viking, se détache un labyrinthe circulaire. D’un diamètre inférieur à trois mètres, il est formé de pierres volcaniques soudées entre elles par un amalgame de mousse et de lichen. En son centre, un cairn insensible au vent, me toise ouvertement.
J’associe cette découverte avec les événements de ces dernières minutes. Peut-être ne devrais-je pas.
Si je me place face à l’entrée de ce labyrinthe, je remarque que celui ci a été érigé au cœur de la lande, dans un couloir naturel, avec droit dans l’axe, le Snaefelljökull, dissimulé aujourd’hui au cœur des nuages. Ce couloir est bien évidemment l’empreinte terrestre du couloir intemporel dont Hanna m’a parlé.
Qu’est-ce que les choses sont simples quand la description d’un fait, d’un objet ou d’un paysage, ne comporte aucune limite !
J’ôte ma parka, mon pull, pose mon sac photo, je me dois d’être léger et amovible. Je me sens envahi d’une mission, et guidé par mon instinct, je tente une expérience mystique. Je saisis une belle pierre digne de cet instant et pose un premier pied à l’intérieur du cercle.
Deux possibilités, deux directions, deux choix. Droite ou gauche. A l’est ou à l’ouest?
Concentration.
Observation.
Si je m’engage à droite, j’arrive directement au centre, trop facile, je pars donc à gauche.
Je tourne en rond et débouche dans une impasse. Je pourrais enjamber les pierres, mais à ce jeu là, je crois que l’on ne triche pas. Demi tour, case départ, toujours ma pierre dans la main, j’atteins le centre alors qu’un frisson électrique me parcourt de bas en haut.
Je dépose solennellement ma pierre au sommet du cairn. En direction du sud, j’ouvre mes bras comme pour enlacer le ciel en invoquant les éventuels messagers branchés sur le secteur et je guette tout faisceau de lumière apte à me soulever du sol et à me téléporter dans une dimension supérieure, dans un monde où les habitants, ni ne mangent de fromage, ni ne se battent entre eux simplement parce qu’ils n’ont pas le même dieu.
Je dois avoir l’air ridicule dans cette position de réceptacle. Qui peut cependant me voir ? Une sterne arctique ? Un grand méchant labbe ? trois moutons débonnaires? Ce seraient bien les seuls en tout les cas à me venir en aide pour me faire comprendre que ce n’est pas la peine d’insister. Je n’ai pas la bonne clef, ni le bon diapason.
Je suis un peu déçu, si proche du but.
Tant de phénomènes étranges accumulés par hasard en si peu de temps, et si le mot coïncidence n’existait pas, si ce jour devait être pour moi celui de la Vérité, si les membres du club très fermé des Mondes Invisibles avaient désiré faire ma connaissance simplement pour que je leur enseigne l’art et la manière de faire du bon pain bien rustique. Il se peut que je sois passé aujourd’hui, à coté de quelque chose qui me dépasse, ainsi en a décidé mon destin, je n’étais pas tout à fait prêt. Allez, ce n’est que partie remise.
Un des objectif de mon voyage était de ramener de ce pays, des images et des pensées pour la finalisation d’un court métrage traitant de l’homme vert. Cet homme vert qui sommeille en chacun de nous et que si peu de consciences découvrent. Je suis saturé de matière première, pourtant ce mini projet cinématographique est toujours resté à l’état larvaire, laissant place au désormais cultissime "Projet Qivitoq".
Je me rhabille et atteins enfin la dernière limite des terres. Ça fait du bien, le brame des vagues, le fumet du varech, l’appel du large.
Je longe la côte, à l’affût d’une tête de phoque surfant dans le roulis. Cette balade n’est pas de tout repos, il faut sans cesse faire de grands pas pour enjamber les nombreuses fissures et trous enclavés dans les coulées de lave qui se meurent sur la plage et dans lesquels stagne de l’eau de mer déposée par la marée haute. La plage est propre, si ce n’est les débris végétaux, animaux ou marins qui la peuplent.
Après quelques dizaines de mètres à crapahuter sur ces effleurements rocheux, je débusque une chose incroyable qui me laisse …Voltairien.
Dans l’un de ces trous aqueux isolé, se manifeste ostensiblement, quelque chose que j’ai bien du mal à décrire. Pour vous donner une vague idée, je définirais cela comme un serpent de lumière d’un rouge vif presque fluorescent. Ce ruban flotte entre deux eaux, il ne semble ni solide, ni liquide, peut-être gazeux.
Et si c’était cela la vie extra-terrestre, un impalpable filament rouge sang, noyé dans une cuvette d’eau de mer, une substance inorganique, écarlate comme une cuisse de nymphe émue, générant suffisamment d’énergie pour glisser d’une planète à l’autre en utilisant nulle autre technologie que les aspirations cosmiques et les trajectoires rigoureuses des super novas de service.
En appliquant simplement cette formule, je vous prouve que tout cela n’est pas utopique : w(z)=i
2
logsin
a
z = i
2
n=
log(zna)
dw
dz
=i
2a
cot
a
z = i
2
n=
1
zna
D’ailleurs, pourquoi toujours schématiser les êtres venus d’ailleurs en leur affublant des mains palmées à quatre doigts, des yeux sans pupilles et un front à la Barthez. Et si cette chose un peu visqueuse et légèrement mouvante n’était pas originaire de notre planète, et si par ce mouvement lascif, presque érotique, elle essayait de communiquer avec moi, et si j’écoutais ce qu’elle veut me dire, pas avec mes oreilles, non, avec le reste, avec mes yeux, avec mon esprit, avec ma conscience.
Je n’entends qu’une seule chose, une petite voix dans ma tête qui me dit : « Tu devrais faire une photo, quelque soit l’origine de ce truc, en plus d’être unique, c’est beau. Très beau. »
La preuve, lors de chaque exposition photographique, il s’agit de ce cliché qui recueille en priorité, les faveurs du public intrigué. Il n’est pas rare que l’on m’accuse de falsificateur et je me contente de répondre : « Prouvez le ! »
Je tire donc deux portraits de cette bête qui me fait désormais penser à une rose excentrique jalousée par les linaigrettes avoisinantes et je dépense mes ultimes forces pour rejoindre la route principale avant le passage de la dernière voiture rouge.
L’histoire ne s’arrête pas là. Le lendemain, l’esprit un peu plus clair et chaussé de mes groles humides, je tente une approche amicale envers le Snaefelljökull. J’ai entendu dire que les tibétains considèrent cette montagne comme l’un des centres vitaux du monde, ce qui explique peut-être aussi que l’attraction qu’elle exerce sur moi soit incontrôlable. Une autre rumeur, islandaise cette fois ci, raconte que chaque rocher qui hante cette île, est un troll pétrifié. Je ne vous avait pas menti, lorsqu’en première page j’écrivais : Mythes et Légendes compris.
Les flancs du volcan sont bien assez raides, je m’octroie une petite halte méritée, en posant mes fesses sur une belle pierre poreuse et tapissée de mousse épaisse. Dans la position du Penseur de Rodin, (rappelez vous de ça, c’est important) j’essaye de repérer parmi les éboulis de lave, où donc se cachent les trolls locaux. Avec un peu d’imagination, j’en rencontre des dizaines, aux corps tortueux et trapus, aux visages zoomorphes ou boursouflés, aux membres difformes et cabossés, aux pensées irrévérencieuses ou amicales.
Face à moi, j’en remarque un particulièrement troublant, il a une position qui m’est familière, il ressemble au…
…Penseur de Rodin.
Oups ! Je me lève précipitamment avant de subir le même sort que ces petits lutins empierrés et me frictionne les bras pour anéantir cette désagréable sensation de chair de poule qui soudainement s’est emparée de moi.
Les quatre jours suivants, je me découvre des dons de voyance. Ça fait bizarre la première fois. Et puis l’on s’habitue. J’ai cru en des coïncidences un peu perverses, mais non, je pense que mon esprit était positivement en alerte et surtout un peu en avance sur moi. J’ai eu des flashs de voyance, un point c’est tout.
Seize mois plus tard, lors d’une conversation téléphonique avec Jean Michel Roux (comme quoi mes recherches ne furent pas infructueuses) j’appris que Pàll était, et est toujours, un médium reconnu et respecté. Par le simple fait de le fréquenter, il m’aurait transmis (volontairement ? involontairement ?) une petite dose de ses pouvoirs surnaturels.
Je ne fus pas surpris non plus d’apprendre que le Snaefelljökull est un lieu surveillé de près par la secte Raël et pour de bonnes raisons, je soupçonne maintenant Sophie Marceau de faire partie de cette secte.
« Peu importe, et vous ? »
« Olafsvik ! »
« Parfait »
Je dis souvent que j’aime l’Islande comme j’aime les femmes, mais là, elle exagère, quatre jours qu’elle pleure sans interruption cette gonzesse là. Le ciel gris et bouché crache son trop plein de solitude et mon taux d’hydratation frôle les cent pour cent, tant ce chagrin me pénètre de toute part.
Je suis sur la péninsule des Snaefellenes, qui est à l’Islande ce que la Bretagne est à la France, mythes et légendes compris.
« Sale temps, hein ! »
« Ouais, comme vous dites ! »
« Français ? »
« Atchoum !! »
Il roule vite avec sa voiture rouge sur cette piste de cendres noires.
« Je vous dépose ici ? »
« Génial ! Merci encore, au revoir ! »
LE LENDEMAIN
Bientôt une demi-journée que je poireaute dans ce fast-food trop kitch où l’on me regarde d’un sale œil. A trois euros le café, je ne vais pas m’en jeter un tous les quart d’heures, non plus !
C’est dans ce lieu de débauche où les islandais(es) se goinfrent à longueur de journées, de hot dogs caoutchouteux et de sodas qui font roter (sachant que les journées durent vingt quatre heures en cette période, je vous laisse imaginer la somme de calories englobées) qu’hier, j’ai retrouvé par hasard, Pascal et Ludivine (Sagnier de son nom, l’égérie de François Ozon, la fée clochette de Paul Hogan) avec qui j’ai trecké du Landmannalaugar jusqu’à Thörsmörk, trois jours durant, bravant froid, neige, pluie, blizzard, brouillard, torrents, norvégiens et norvégiennes.
La pluie fait semblant de cesser, j’en profite pour marcher jusqu’à la sortie du village d’où je pourrai mimer la position de l’auto-stoppeur désespéré. Je n’essaye même plus de slalomer entre les gouttes et, pour des raisons liées au réchauffement de mon corps, j’évite la position statique et progresse d’un pas soutenu, avec pour point de mire, un soleil invisible caché sous trente six couches de nuages de diverses épaisseurs et de multiples textures.
En France sur le bord des routes, on trouve des hérissons décédés, en Islande ce sont des poissons qui parfois jonchent le talus. Ne me demandez pas comment ils atterrissent jusqu’ici, peut-être tombent-ils du ciel.
Ou des camions.
Celui qui est sous le nez de mes pieds, je le trouve photogénique, il ressemble à un piranha desséché, l’œil vide et la gueule béante. Je déchausse mon sac à ventre qui contient mon matériel photographique. J’ajouterai son portrait à ma collection de photos morbides, il servira peut-être un jour pour illustrer une pochette de CD ou une couverture de fanzine.
Je discerne un point noir qui s’approche à la vitesse d’une voiture, les voitures sont si rares, il faut pourtant que je fasse ce cliché. Ce point noir grandit et à présent je le vois rouge. Aie !! pas la peine de sortir l’appareil, une voiture rouge c’est pour ma pomme. Cela fait onze jours aujourd’hui que je ne suis pas monté dans un véhicule d’une autre couleur, dans ce pays ils ne sont pourtant pas tous rouges, mais ceux qui s’arrêtent pour me charger, si ! »
« Arnarstapi ? »
« OK, monte ! »
silence
« Français? »
« Atchoum!! »
Cinquante années bien tassées, cheveux blancs apparemment propres, barbe de deux jours, le gars saisit un numéro sur son portable. Une étiquette dépasse du col de son pull-over. LAVAGE A LA MAIN UNIQUEMENT ; enfin j’imagine, l’islandais et moi ça fait deux, je sais juste dire takk, (merci) alors je dis takk à l’homme avec l’étiquette qui dépasse de son pull, pour le remercier d’être le propriétaire d’une voiture rouge.
« Je viens d’appeler ma femme, tu viens boire le café à la maison ! »
C’est un ordre ou une question ? Je m’entends répondre :
« Euh….merci, enfin..…takk ! »
En vérité dans ma tête je pense : Putain, génial, un café chaud chez des vrais gens, il y aura aussi des tartines, trois semaines que j’en rêve !
Quelques kilomètres plus loin, Hellisandur, le village le plus à l’ouest de l’Islande, donc de l’Europe et pourquoi pas du monde. Mon sympathique sauveur se prénomme Pàll, il vit dans un petit lotissement où les maisons sont si basses qu’on les croirait enterrées, elles se protègent ainsi de la promiscuité des bourrasques de vent qui inlassablement, maltraitent les côtes voisines. Chaque habitation de ce lotissement est cernée d’un jardinet exagérément entretenu, où les colonies de nains de jardin viennent se reproduire et nicher. La villa de mon hôte se différencie à sa manière, l’on s’imagine plus volontiers à Beyrouth-ouest que dans une histoire de Blanche Neige. Les cordonniers sont les plus mal chaussés, ce qui explique que Pàll soit paysagiste.
« Bonjour madame, enchanté ! »
Je me déchausse, passe sous l’arbre généalogique encadré dans le hall d’entrée et pénètre dans la petite cuisine, savourant du coin de l’œil la ribambelle de vivres, étalée sur la table en formica.
Hanna est une femme menue et un peu recroquevillée, sous ses cheveux ternes elle se force à sourire, je fais comme si de rien n’était et m’exécute volontiers lorsqu’elle m’invite à me servir. La conversation est limitée, l’on m’a appris à ne pas parler la bouche pleine. Tour à tour, ce sont des fruits frais, des pains croustillants garnis de miel de confiture ou de beurre, des tranches de gâteaux fait maison, qui font les frais de mon appétit.
Ils me présentent, par le biais de quelques photographies, leurs deux jeunes filles. Hanna m’offre un pot de confiture noirâtre, c’est paraît-il de la rhubarbe. Pàll apporte d’autres albums. Sur le premier je ne découvre que des clichés du Snaefelljökull, ce fameux glacier-volcan dans lequel Jules Verne fit pénétrer ses héros pour le Voyage au centre de la Terre.
Cette montagne mystique est à la pointe de la péninsule des Snaefellenes, donc tout près d’ici. Les photos sont laides, mal cadrées, bancales. Pourquoi donc un tel acharnement photographique ?
Le deuxième album qu’il me tend ne répond pas à ma question, mais confirme mon premier sentiment : Ces gens vouent un véritable culte à cette montagne légendaire. Reste à en connaître la raison !
Je m’applique à faire semblant de trouver intéressante cette séance de visionnage, avec la crainte de voir débarquer sous le bras de Pàll, un troisième album du même style, tandis que Hanna me tend un crayon et un carnet, afin que j’appose sur la page concernée, mes coordonnées postales en vue d’une future et prospère correspondance.
Alors que mon estomac se prosterne pour rendre grâce à l’hospitalité de monsieur et madame Ragnarsdottir, Pàll s’adresse à moi pour m’annoncer que lui et sa femme vont me conduire jusqu’à Arnarstapi, nous en profiterons ainsi pour visiter en chemin, les lieux dignes d’intérêts.
C’est vraiment très aimable de leur part de s’occuper ainsi de moi, j’imagine que leur vie doit être un peu monotone et les occasions de rencontrer un étranger plutôt rares, ce qui explique leur dévouement si spontané et leur envie de partager leurs connaissances au sujet leur majestique pays.
Mon sac à dos grimpe dans le coffre, moi sur la banquette arrière, tandis que Pàll et Hanna s’embarquent à leurs places respectives.
Je ne vais pas me lancer dans une description des paysages islandais, c’est volcanique certes, mais c’est esthétique avant tout. Suivant la météo, un champ de lave peut devenir inquiétant, mystérieux, hostile, attractif, captivant ou pire encore, ensorcelant.
Un rocher un peu plus haut que les autres et voici que Pàll se lance dans un récit invraisemblable avec trolls et trollettes à la clef. Il semble bien connaître le terrain et chaque excroissance naturelle est propice à un commentaire surnaturel.
Dans un virage je reconnais Jimmy. Il a une sale gueule, il ne s’est pas recoiffé depuis son accident d’hier et personne ne s’occupe de lui, mais après tout ce n’est pas si grave, Jimmy n’est qu’un 4x4 (rouge). Un de ses pneus a éclaté alors que Pascal et Ludivine médisaient à propos de Sophie Marceau, s’ensuivirent deux ou trois tonneaux, une brève visite à l’hôpital d’Olafsvik et des problèmes d’assurance à se taper la tête contre les murs.
Hanna me demande à présent si je connais Jean Michel Roux, un réalisateur français, qui semble t-il, vient de terminer un documentaire consacré aux mondes invisibles qui font de ces terres, une source intarissable d’histoires à dormir debout. Si je comprends bien, ils auraient témoigné eux mêmes dans ce film, je réponds toutefois par la négative à la question précédemment posée tout en mémorisant dans un coin de mon cerveau, l’identité de ce cinéaste en prévisions d’éventuelles recherches informatives sur ce sujet.
Alors que Pàll s’évertue à conduire prudemment, (surtout après la vision de Jimmy à l’agonie) Hanna se tourne à nouveau vers moi et le plus naturellement du monde, me pose la question suivante :
« Est ce que tu crois aux extra-terrestres ? »
J’ai l’intime conviction que l’abordage de ce sujet n’est pas anodin, je réponds tout de même que oui, en apportant ma pierre à l’édifice, sous forme d’un témoignage qui semble intéresser mes amis islandais. Je décris une observation faite au mois de novembre 1996 où j’ai observé pendant plusieurs minutes, deux objets métalliques rester en position stationnaire dans le ciel, puis soudainement filer à toute vitesse alors que l’un d’entre eux apparaissait, disparaissait, apparaissait, disparaissait.…
Après avoir contacté une association locale qui recueille les témoignages de ce genre, j’appris que notre région était souvent visitée de la sorte, car il semblerait que les OVNI viennent se recharger en énergie dans une espèce de source magnétique cachée au cœur des monts du Jura.
X-files livré à domicile !
Hanna hoche la tête tandis que Pàll aspire de grandes bouffées d’oxygène, il semble soudé au volant et cloué sur son siège, étrangement il a cessé de s’adresser à moi en anglais, il se contente de parler en islandais alors que sa femme gère la traduction lorsque ça l’arrange. Elle me raconte à peu près les mêmes choses que moi, au sujet du Snaefelljökull. Ici aussi des OVNI sont souvent observés et ils profitent de la puissance du champ magnétique logé à l’intérieur du volcan pour venir faire le plein des batteries en passant par un couloir intemporel qui servirait d’ascenseur entre les différentes dimensions.
Intéressant !
« Si tu n’as pas peur, nous pouvons entrer en contact avec eux aujourd’hui ! »
Je ravale ma salive.
Rentrer en contact avec qui ? Des êtres d’une autre planète ? Si je n’ai pas peur ? Ce qui sous entend qu’éventuellement je pourrais avoir peur ?
Non, je n’ai pas peur, enfin je sais pas, peut-être, oui, si finalement je crois que j’ai peur, oui, j’ai un peu peur quand même.
Où suis-je ? Parti en vacances en Islande, voici que des gens comme vous et moi me proposent le plus simplement du monde de serrer la paluche à des petits hommes verts-de-gris.
Je n’ai toujours pas répondu à la proposition d’Hanna, elle rajoute :
« Aujourd’hui la configuration nuageuse est idéale et propice à ce genre de contact, alors ? »
Ben alors, je sais pas moi, c’est tellement inattendu, ils auraient pu me prévenir, je me serais rasé, changé, j’aurais apporté des fleurs ou une bouteille de Bordeaux, j’aurais préparé une série de questions, je sais pas moi… vous êtes sûr… c’est pas dangereux ?
Les questions, en ce moment, elles se bousculent toutes seules et en désordre, dans mon cerveau.
« Et vous, êtes vous en contact avec eux ? » me hasarde-je.
Hanna se retourne une nouvelle fois vers moi et prononce d’une voix très aiguë, un « yeeeeesssssssssss » qui me glace le sang.
Répaticulons, heu…récapitulons, ça y est j’ai trouvé, ils doivent faire partie d’une secte, ils sont fous, ont ne peu pas rencontrer des extra-terrestres à la commande, sous prétexte que les nuages sont comme ceci ou comme cela. Et il m’inquiète de plus en plus, le Pàll avec ses bouffés d’oxygène qui le font ressembler au ressort central de la literie d’un vieux couple en plein effort copulatoire.
Nous tournons à droite, sur une piste qui rejoint une plage volcaniquement intéressante. Dans la voiture, règne un silence de mort, j’essaie de détendre l’atmosphère sans calculer les répercussions qu’engendrera la question qui s’apprête à jaillir de ma bouche.
« Et vous, vous êtes des extra-terrestres ? »
Pàll se raidit, Hanna regarde son mari qui se raidit en se raidissant elle même, et je les vois changer tout les deux de couleur. J’aurais démasqué un cambrioleur la main dans le sac, ou encore mieux, j’aurais arraché la cagoule de Spiderman, ils n’auraient pas eu une réaction moins différente.
« Vous le pensez vraiment ? »
« Heu… Je ne sais pas… Pourquoi pas… Peut-être… »
Sur un ton très autoritaire, Pàll s’exprime à nouveau dans sa langue maternelle, Hanna acquiesce; pour une raison que j’ignore, ils sont en colère, je n’ai pourtant rien dit de mal, c’est plutôt bon enfant de demander à des gens s’ils sont originaires d’une lointaine planète, peu importe laquelle, pourvu qu’ils se sentent sur la terre, aussi bien que chez eux, je ne suis pas humanoïdophobe moi.
Pàll se gare sur le bas coté, il descend de la voiture, ouvre le coffre, jette mon sac par terre et me fais signe d’en faire autant, il remonte dans la voiture, effectue un demi tour en faisant crisser les pneus et repart par où nous sommes arrivés. Je me risque à leur faire un signe d’adieu, Hanna me répond par un petit sourire désolé.
A ma place, qu’auriez vous à cet instant, pensé?
Vous, je ne sais pas, mais moi, à cet instant là, ma tête est vide.
Vide de chez vide.
Je m’ébroue, me pince, respire un bon coup et je dégaine mon petit carnet de note, pour y inscrire à chaud, ce que je viens de vivre.
Les embruns de l’océan ne pourront que me revivifier, je planque mon sac derrière un monstre de magma solidifié et je marche tête baissée, jusque sur la côte toute proche. J’escalade une armée de blocs de lave dressée comme une muraille hachurée avant d’arriver sur un petit promontoire dominant un terrain longitudinal et un peu enclavé. Sur le sol, tel un vestige de l’ère viking, se détache un labyrinthe circulaire. D’un diamètre inférieur à trois mètres, il est formé de pierres volcaniques soudées entre elles par un amalgame de mousse et de lichen. En son centre, un cairn insensible au vent, me toise ouvertement.
J’associe cette découverte avec les événements de ces dernières minutes. Peut-être ne devrais-je pas.
Si je me place face à l’entrée de ce labyrinthe, je remarque que celui ci a été érigé au cœur de la lande, dans un couloir naturel, avec droit dans l’axe, le Snaefelljökull, dissimulé aujourd’hui au cœur des nuages. Ce couloir est bien évidemment l’empreinte terrestre du couloir intemporel dont Hanna m’a parlé.
Qu’est-ce que les choses sont simples quand la description d’un fait, d’un objet ou d’un paysage, ne comporte aucune limite !
J’ôte ma parka, mon pull, pose mon sac photo, je me dois d’être léger et amovible. Je me sens envahi d’une mission, et guidé par mon instinct, je tente une expérience mystique. Je saisis une belle pierre digne de cet instant et pose un premier pied à l’intérieur du cercle.
Deux possibilités, deux directions, deux choix. Droite ou gauche. A l’est ou à l’ouest?
Concentration.
Observation.
Si je m’engage à droite, j’arrive directement au centre, trop facile, je pars donc à gauche.
Je tourne en rond et débouche dans une impasse. Je pourrais enjamber les pierres, mais à ce jeu là, je crois que l’on ne triche pas. Demi tour, case départ, toujours ma pierre dans la main, j’atteins le centre alors qu’un frisson électrique me parcourt de bas en haut.
Je dépose solennellement ma pierre au sommet du cairn. En direction du sud, j’ouvre mes bras comme pour enlacer le ciel en invoquant les éventuels messagers branchés sur le secteur et je guette tout faisceau de lumière apte à me soulever du sol et à me téléporter dans une dimension supérieure, dans un monde où les habitants, ni ne mangent de fromage, ni ne se battent entre eux simplement parce qu’ils n’ont pas le même dieu.
Je dois avoir l’air ridicule dans cette position de réceptacle. Qui peut cependant me voir ? Une sterne arctique ? Un grand méchant labbe ? trois moutons débonnaires? Ce seraient bien les seuls en tout les cas à me venir en aide pour me faire comprendre que ce n’est pas la peine d’insister. Je n’ai pas la bonne clef, ni le bon diapason.
Je suis un peu déçu, si proche du but.
Tant de phénomènes étranges accumulés par hasard en si peu de temps, et si le mot coïncidence n’existait pas, si ce jour devait être pour moi celui de la Vérité, si les membres du club très fermé des Mondes Invisibles avaient désiré faire ma connaissance simplement pour que je leur enseigne l’art et la manière de faire du bon pain bien rustique. Il se peut que je sois passé aujourd’hui, à coté de quelque chose qui me dépasse, ainsi en a décidé mon destin, je n’étais pas tout à fait prêt. Allez, ce n’est que partie remise.
Un des objectif de mon voyage était de ramener de ce pays, des images et des pensées pour la finalisation d’un court métrage traitant de l’homme vert. Cet homme vert qui sommeille en chacun de nous et que si peu de consciences découvrent. Je suis saturé de matière première, pourtant ce mini projet cinématographique est toujours resté à l’état larvaire, laissant place au désormais cultissime "Projet Qivitoq".
Je me rhabille et atteins enfin la dernière limite des terres. Ça fait du bien, le brame des vagues, le fumet du varech, l’appel du large.
Je longe la côte, à l’affût d’une tête de phoque surfant dans le roulis. Cette balade n’est pas de tout repos, il faut sans cesse faire de grands pas pour enjamber les nombreuses fissures et trous enclavés dans les coulées de lave qui se meurent sur la plage et dans lesquels stagne de l’eau de mer déposée par la marée haute. La plage est propre, si ce n’est les débris végétaux, animaux ou marins qui la peuplent.
Après quelques dizaines de mètres à crapahuter sur ces effleurements rocheux, je débusque une chose incroyable qui me laisse …Voltairien.
Dans l’un de ces trous aqueux isolé, se manifeste ostensiblement, quelque chose que j’ai bien du mal à décrire. Pour vous donner une vague idée, je définirais cela comme un serpent de lumière d’un rouge vif presque fluorescent. Ce ruban flotte entre deux eaux, il ne semble ni solide, ni liquide, peut-être gazeux.
Et si c’était cela la vie extra-terrestre, un impalpable filament rouge sang, noyé dans une cuvette d’eau de mer, une substance inorganique, écarlate comme une cuisse de nymphe émue, générant suffisamment d’énergie pour glisser d’une planète à l’autre en utilisant nulle autre technologie que les aspirations cosmiques et les trajectoires rigoureuses des super novas de service.
En appliquant simplement cette formule, je vous prouve que tout cela n’est pas utopique : w(z)=i
2
logsin
a
z = i
2
n=
log(zna)
dw
dz
=i
2a
cot
a
z = i
2
n=
1
zna
D’ailleurs, pourquoi toujours schématiser les êtres venus d’ailleurs en leur affublant des mains palmées à quatre doigts, des yeux sans pupilles et un front à la Barthez. Et si cette chose un peu visqueuse et légèrement mouvante n’était pas originaire de notre planète, et si par ce mouvement lascif, presque érotique, elle essayait de communiquer avec moi, et si j’écoutais ce qu’elle veut me dire, pas avec mes oreilles, non, avec le reste, avec mes yeux, avec mon esprit, avec ma conscience.
Je n’entends qu’une seule chose, une petite voix dans ma tête qui me dit : « Tu devrais faire une photo, quelque soit l’origine de ce truc, en plus d’être unique, c’est beau. Très beau. »
La preuve, lors de chaque exposition photographique, il s’agit de ce cliché qui recueille en priorité, les faveurs du public intrigué. Il n’est pas rare que l’on m’accuse de falsificateur et je me contente de répondre : « Prouvez le ! »
Je tire donc deux portraits de cette bête qui me fait désormais penser à une rose excentrique jalousée par les linaigrettes avoisinantes et je dépense mes ultimes forces pour rejoindre la route principale avant le passage de la dernière voiture rouge.
L’histoire ne s’arrête pas là. Le lendemain, l’esprit un peu plus clair et chaussé de mes groles humides, je tente une approche amicale envers le Snaefelljökull. J’ai entendu dire que les tibétains considèrent cette montagne comme l’un des centres vitaux du monde, ce qui explique peut-être aussi que l’attraction qu’elle exerce sur moi soit incontrôlable. Une autre rumeur, islandaise cette fois ci, raconte que chaque rocher qui hante cette île, est un troll pétrifié. Je ne vous avait pas menti, lorsqu’en première page j’écrivais : Mythes et Légendes compris.
Les flancs du volcan sont bien assez raides, je m’octroie une petite halte méritée, en posant mes fesses sur une belle pierre poreuse et tapissée de mousse épaisse. Dans la position du Penseur de Rodin, (rappelez vous de ça, c’est important) j’essaye de repérer parmi les éboulis de lave, où donc se cachent les trolls locaux. Avec un peu d’imagination, j’en rencontre des dizaines, aux corps tortueux et trapus, aux visages zoomorphes ou boursouflés, aux membres difformes et cabossés, aux pensées irrévérencieuses ou amicales.
Face à moi, j’en remarque un particulièrement troublant, il a une position qui m’est familière, il ressemble au…
…Penseur de Rodin.
Oups ! Je me lève précipitamment avant de subir le même sort que ces petits lutins empierrés et me frictionne les bras pour anéantir cette désagréable sensation de chair de poule qui soudainement s’est emparée de moi.
Les quatre jours suivants, je me découvre des dons de voyance. Ça fait bizarre la première fois. Et puis l’on s’habitue. J’ai cru en des coïncidences un peu perverses, mais non, je pense que mon esprit était positivement en alerte et surtout un peu en avance sur moi. J’ai eu des flashs de voyance, un point c’est tout.
Seize mois plus tard, lors d’une conversation téléphonique avec Jean Michel Roux (comme quoi mes recherches ne furent pas infructueuses) j’appris que Pàll était, et est toujours, un médium reconnu et respecté. Par le simple fait de le fréquenter, il m’aurait transmis (volontairement ? involontairement ?) une petite dose de ses pouvoirs surnaturels.
Je ne fus pas surpris non plus d’apprendre que le Snaefelljökull est un lieu surveillé de près par la secte Raël et pour de bonnes raisons, je soupçonne maintenant Sophie Marceau de faire partie de cette secte.
Itinéraire de dix-sept jours à New York et en Nouvelle-Angleterre English translation pending
Bonjour,
Me voilà de retour avec un itinéraire pour un voyage à New York + New England en Juillet 2010.
Merci de me dire si cela reste réalisable et si vous avez des conseils pour certaines étapes.
Les distances et temps de parcours sont calculés à l'aide de Rand McNally
J1 Arrivée NY
J2 à J5 NY
J6 NY vers Newport (via la Merritt Parkway Rte 15) / 4h -190 mi
J7 Newport
J8 Newport-Boston, en passant par un petit bout du Cap Code, Plymouth / 2h30-150 mi
J9 Boston
J10 Boston-Portland, en passant par Salem, Cape Ann / 3h45 - 140 mi
J11 Portland-Bar Harbor, par la côte / 4h30 - 162mi
J12 Bar Harbor
J13 Bar Harbor-Gorham (près du Mt Washington) / 5h !! - 200 mi
Si quelqu'un a une autre adresse que Gorham dans le coin...
J14 Mt Washington-Conway, via Rte 302, US 95 et Rte 112 / 2h30 - 90 mi (presque une boucle)
Idem, que ci-dessus, j'ai trouvé Conway sur la carte mais s'il y a des coins sympas...
J15 Conway-Laconia / 1h15 - 45 mi. Là aussi, je ne sais pas trop où faire étape dans la région des lacs. Laconia ou autre ?
J16 Laconia-Boston / 2h00 - 100mi
J17 Avion retour
C'est peut-être un peu chargé en temps de conduite, non ?
Rien est figé à part le nombre de jours.
Merci pour vos conseils, avis et idées.
Bonne soirée.
Jean-Philippe
États-Unis: trois semaines entre Plaines et Rocheuses (Colorado, Wyoming, Dakota du Sud, Montana), 4ème partie English translation pending
1ère partie ici : http://voyageforum.com/v.f?post=3084186;#3084186
2ème partie ici : http://voyageforum.com/v.f?post=3090622;#3090622
3ème partie ici : http://voyageforum.com/...ost=3102355;#3102355
J17. 16/07/09 : YELLOWSTONE (WY) : Mt Washburn. Aujourd'hui c'est LA journée rando à Yellowstone : nous avons prévu l'ascension du Mt Washburn, point culminant du parc, histoire de prendre de la hauteur et d'essayer de rencontrer des mouflons supposés vivre dans ce secteur, puis de terminer la journée à Norris Geyser Basin. Nous quittons la cabine avant 9h, avec l'intention de filer jusqu'au point de départ du sentier sur la Chiteenden Road, à mi-chemin entre Canyon et Roosevelt. Un Ranger au Visitor Center de Canyon Village nous avait conseillé ce chemin plutôt que celui partant du Dunraven Pass, car ce dernier était boueux et parfois encore enneigé en ce début d'été. Las, nous avons dû faire face aux aléas de la circulation à Yellowstone en traversant hayden valley : un troupeau de bisons avait décidé de stationner au milieu de la route, provoquant un immense bouchon...
Nous avons quand même perdu une heure, mais pas notre bonne humeur ! Nous n'arrivons donc que vers 11h au parking mais tant pis, on est en vacances après tout, no stress !
Au programme, 10 km aller retour, avec un dénivelé de 425 m. Une ballade superbe, que nous avons faite à notre rythme, nous arrêtant au gré de nos envies (paysages, fleurs etc...) avec un pique nique sympa en cours de route. Un peu avant l'arrivée, les mouflons sont bien là, réunis autour d'une plaque de neige oubliée par l'hiver. Quelle joie pour tous de les voir de si près !
Au sommet, il y a une plate forme de surveillance pour les feux de forêts d'où la vue s'étant à 360° sur tout le parc et au delà (on voit les Tetons au sud). De là haut la dimension de la Caldeira de Yellowstone prend toute sa mesure : on se rend compte qu'on se trouve au milieu des Rocheuses, et qu'à nos pieds, sur des km2, il n'y a... pas de montagnes ! Juste cette immense cuvette boisée.
Sur le chemin du retour, un homme nous avertit qu'un grizzly est tout proche du sentier un peu plus bas... Nous avons sorti tout notre répertoire de chansons enfantines afin d'être le moins discrets possibles ! Hitoire de na pas surprendre la petite bête, qui a dû nous entendre car nous n'en avons pas vu une oreille.
Quant aux moustiques... Nous les avons enfin vaincus grâce à un répulsif "Deep Forest" acheté 2 jours avant dans la boutique de Canyon Village. Et il s'avèrera très utile et efficace encore les jours qui suivront !
Rentrés à la voiture vers 15h, nous redescendons jusqu'à canyon Village puis prenons la route vers Norris où nous ne ferons qu'un petit tour, une partie du groupe faisant la grève de la marche (on ne dénoncera personne) !
Retour à canyon village, dîner puis retour au Dunraven Pass pour un nouveau "safari" grizzly. Et nous avons été récompensés par 3 specimens !!

J18. 17/07/09 : YELLOWSTONE (WY) : West Thumb, Grant Village, Midway Geyser Basin. Après le checking-out rapide et avoir chargé la voiture, nous quittons définitivement notre cabine du Lake Hotel. Nous longeons les bords du lac vers le sud jusqu'à West Thumb ou nous passons une petite heure à cheminer sur les passerelles au milieu de jolies sources très chaudes d'un bleu limpide et de cônes de geysers, dont certains sont submergés par l'eau du lac. Les enfants effectuent les dernières activités de leur programme Junior Ranger dans le but d'aller obtenir leur diplôme dans la journée.
Après la ballade, il est encore tôt, mais il y a un coin pique-nique pas désagréable près du parking, et nous cassons la croûte sur place.
Ensuite direction Grant Village, où nous visitons l'intéressant Visitor Center consacré aux feux de forêts. A la fin, nous nous adressons à une adorable "mamie" ranger qui validera les activités junior ranger des enfants et procèdera à une remise de diplôme très officielle au micro, en rassemblant tout le public présent pour applaudir chaudement nos 2 petits français assidus ! Grand souvenir !
Nous partons passer l'après midi vers le bassin de geysers de Midway que nous n'avions pas eu le temps de faire plus tôt, principalement pour voir la source Grand Prismatic Spring. Celle-ci étant vraiment immense, la vue n'est pas extra quand on est juste au bord, surtout que la vapeur revenait toujours vers nous (pas suffisamment de vent) et masquer en grande partie la vue. Nous revenons donc sur nos pas en voiture et nous stationnons au parking de Fairy Falls Trails pour emprunter le sentier sur quelques centaines de mètres (infesté d'insectes agressifs que des promeneurs nous nommeront "dragonflies") avant de gravir la colline qui fait face à la source Grand Prismatic. Il n'y a pas vraiment de sentier, et il faut être vraiment bien chaussé, mais quelle vue !!
Nous profitons du paysage un moment, puis reprenons la route vers old faithful où nous pensons refaire un petit tour sur la passerelle Geyser Hill Loop Trail que nous avions survolée la première fois. En plus, au retour nous auront la chance de voir sa majesté Old Faithful en éruption une nouvelle fois (sympa pour nos derniers moments dans le parc !).
Après cela dîner au Snow Lodge vers 18h avant de prendre la route pour quitter le parc par le sud et rejoindre le parc de Grand Teton.
La route est très belle et sauvage, et dévoile soudain la chaîne des Tetons et Jackson Lake splendides dans le soleil couchant...

Nous atteignons enfin notre logement, une cabine retenue au Colter Bay Village, rustique, confortable et spacieuse.
Et quel cadre !! Au bord du Jackson Lake, face au Mt Moran et à ses glaciers.
J18. 17/07/09 : GRAND TETON N.P. (WY) Ce premier jour dans le parc est plutôt "cool" : pas de programme précis, juste les routes touristiques classiques et les arrêts point de vue. A Colter Bay nous visitons le Visitor Center dont l'exposition est centrée sur les arts indiens et où nous retirons les désormais traditionnels programmes Junior Ranger. Puis nous prenons la voiture pour visiter les environs. Nous commençons donc par rejoindre la Signal Moutain Road jusqu'au sommet, d'où la vue sur la vallée de Jackson et le sud de la chaîne des Tetons est très belle. Ensuite nous nous rendons au bord du très joli String Lake où nous faisons notre halte déjeûner (pique-nique). Après le repas, nous faisons la route qui longe le très photogénique Jenny Lake, blotti face aux montagne dans un cadre remarquable.
Nous avons encore pas mal de temps, et rallions donc Teton Village, station de sports d'hiver de Jackson, où nous empruntons le téléphérique. Au sommet, belles balades avec vue sur la vallée et la chaîne des Teton. Nous dînons à Teton Village, où il y a peu de monde, dans un restaurant à l'ambiance tyrolienne amusante.
En rentrant nous faisons un arrêt sur le célèbre point de vue Snake River Overlook, très fréquenté par les photographes.
Puis nous remontons vers le nord jusqu'à Oxbow Bend, endroit où la rivière Snake fait un coude et où les élans ne sont, parait-il, pas rares... Nous attendrons un bon moment, verrons des castors, de nombreux oiseaux, pélicans, balbuzard et des milliers de moustiques (mais le spray Deep Forest était là pour nous défendre !) mais le soleil se couchera sans qu'un élan ait montré le bout de ses bois...
Emerveillés par ce beau coucher de soleil mais un peu frustrés, nous rentrons coucher.
J19. 18/07/09 : GRAND TETON N.P. (WY) Ce matin, nous avons prévu une sortie en canoe sur Jackson Lake, et louons un kayak biplace et un canoe pour 2 heures à la marina de Colter Bay (à 200m de notre cabine), malgré le temps menaçant. Après une sortie du chenal de la marina que nous jugerons un peu périlleuse à cause des yachts qui passent à proximité créant de grosses vagues, nous atteignons une passe entre plusieurs îles sauvage. Quel bonheur, petits et grands prendront beaucoup de plaisir à naviguer au milieu de ces terres habitées seulement de nombreux oiseaux face à un des plus beaux panoramas qui soit. Même la pluie qui tombera quelques minutes ne gâchera pas notre plaisir...
L'après midi, nous nous dirigeons vers Mormon Row, lieu de résidence d'une communauté mormone et où subsistent quelques constructions du début du XXe siècle. L'endroit est peu fréquenté (nous sommes seuls) et l'ensemble est très photogénique.
Ensuite nous faisons un arrêt au moderne Visitor Center Craig Thomas à l'extrémité sud du parc.
Nous finissons la journée à Jackson Hole, flanant devant les vitrines chics des galeries et boutiques d'antiquités. Rien de bon marché dans le coin... La place centrale est encadrée par 4 étonnantes arches formées avec les bois de cerfs ramassés dans les environs (et notamment au National Elk Refuge où ceux-ci passent l'hiver).
Au sud de la ville il y a une piste de luge d'été ; les enfants insistent et nous allons nous renseigner. Nous nous étranglons devant le prix de la descente (15$ par personne !!) et renonçons...
Nous réussissons, sur les conseils du Routard, à éviter les restos un peu trop touristiques à note goût du centre et dînons au Bubba's BBQue, cantine locale à l'excellent rapport qualité-prix : on y dîne sur des tables en alu des plats basiques américains, aux portions généreuses. Encore une fois, la viande est excellente. A recommander !
Sur la route du retour, nouvel arrêt à Oxbow Bend ; toujours pas d'élans...
J20. 19/07/09 : GRAND TETON N.P. (WY) C'est notre dernier jour à Grand Teton, et nous avons programmé une randonnée "classique" : la traversée en bateau du Jenny Lake, puis ascension du sentier jusqu'à Inspiration Point en passant par Hidden Falls, enfin retour à la voiture à pied en faisant le tour du lac. La traversée en bateau offre de jolis points de vue sur les sommets environnant. Nous attaquons ensuite la ballade, très fréquentée, jusqu'à Hidden Falls où la plupart des gens s'arrête. Nous continuons jusqu'à Inspiration Point par le sentier, creusé sur sa dernière portion à flance de rochers. Sur le côté, un wapiti se repose, indifférent à notre présence. Arrivés en haut, nous profitons de cette vue magnifique sur le lac et la vallée, et les pics enneigés derrière nous. Il est un peu tôt, mais nous ne résistons pas à l'envie de nous installer là pour pique-niquer, sur une plate-forme surplombant le lac, un peu en contrevas du chemin, seulement troublés par les écureuils curieux qui viennent voler nos miettes.
Sur le chemin du retour, il y a très peu de monde (la plupart des promeneurs font l'aller et le retour en bateau apparemment) et nous pourrons observer une énorme marmotte dans les rochers. Au bord du lac, un serpent se faufilera entre les pieds de Hugo. Nous sommes tous pétrifiés (sauf Hugo qui réalisa un des sauts les plus spectaculaires de sa jeune vie !) dans un hurlement d'effroi général. Nous avons juste le temps de voir que le serpent a une proie dans la gueule (une grenouille ou quelquechose du genre) avant qu'il ne disparaisse entre les rochers. Belle frayeur !
Nous revenons au parking en faisant le tour du lac par le sud. Comme il n'est pas très tard et que le temps est superbe, nous avons envie de retourner faire du kayak à Colter Bay. Hélas à notre arrivée, vers 16h15, on nous explique que la marina ferme à 17h, et que les dernières locations partent à 16h. On a beau insister, rien n'y fait, et nous nous contenterons d'une marche à pied le long du rivage dans la presque'île qui ferme la baie au nord.
Nous dînons sur place, au sympathique John Colter Café-Court qui sert des plats mexicains à des prix raisonnables.
Avant de rentrer coucher, nous faisons une dernière tentative pour observer des élans, en vain.
J21. 20/07/09 : GRAND TETON N.P. (WY) - CHEYENNE (WY) Aujourd'hui, grosse journée de route à travers tout le Wyoming jusqu'à Cheyenne. Le matin, hésitant entre deux routes possibles, je demande conseil à la réception du village, sans résultat (les gens qui travaillent là sont des saisonniers, pas des locaux, et ne connaissent pas du tout cette route). Je me tourne alors vers d'autres vacanciers, immatriculés au Colorado, qui me renseigne bien volontiers. eux même prennent la même direction (ils retournent sur Denver) et nous conseillent de prendre plutôt la route qui passe plus au nord, par Dubois et Lander. Nous suivons donc leur conseil, et empruntons cette route, à travers une épaisse forêt d'abord jusqu'au col Togwotee Pass (2944m) qui franchit les Monts Absaroka pour redescendre sur le versant est des montagnes, plus aride. Il y a de gros travaux sur la route et nous prenons du retard, arrivant à Dubois à midi passé. Nous nous y arrêtons, pour le pique-nique... Impression de nulle part typique de cette Amérique profonde des petites villes isolées... La route jusqu'à Lander traverse ensuite une réserve indienne, au milieu de magnifiques paysages de semi-désert, ponctués ça et là de mobil-home rouillés et de carcasses de voitures désossés. Impression bizarre et malaise s'installent à la vue des conditions de vie de ces peuples aujourd'hui... Après Lander, encore et toujours du désert à perte de vue, peu de monde sur la route. Quel dépaysement ! Nous faisons une halte dans la sympathique ville de Laramie pour dîner, et arrivons à Cheyenne à la nuit tombée. Nous couchons au Sleep Inn & Suite, loin du centre ville. C'est la période du rodéo et, en réservant 6 mois à l'avance il a été difficile de trouver une chambre (et à quel prix : 200$ hors taxes, la nuit la plus chère du séjour !!)
J22. 21/07/09 : CHEYENNE (WY)-DENVER (CO) Fin juillet Cheyenne, petite capitale du Wyoming sort de sa torpeur pendant les Frontier Days, le plus grand rodéo en plein air des USA. Nous avons pris des billets pour une expérience inoubliable ! Le matin, nous assistons au show aérien des Thunderbirds, patrouille aérienne de l'US Air Force.
Ensuite nous nous dirigeons vers Frontier Park où ont lieu les épreuves du rodéo.
Nous ne savons pas vraiment à quoi nous attendre, mais passerons une après-midi géniale ! Nous devons être faciles à repérer comme touristes car nous sommes quasiment les seuls à ne porter ni jeans, ni bottes ni chapeaux (c'est l'uniforme des spectateurs, de 4 à 90 ans). Les compétiteurs viennent de tout l'ouest pour se mesurer. Nos voisins nous renseignent de bon coeur sur les règles des différentes épreuves; quelques cow-boys repartiront en boîtant, un cheval en ambulance (il parait que c'est exceptionnel), et nous avec des images plein la tête et l'impression d'avoir cotoyé d'un peu plus près cette culture de l'ouest américain. Un grand moment.
Le soir, après nous être attardé dans les différents stands autour du parc, et un dernier steak bien juteux, nous reprenons la route pour Denver que nous rallions en environ 1h30. Nous avons réservé au Comfort Inn, très bien situé à Dowtown, et face du luxueux Brown Palace hotel et à deux pas de l'artère commerçante de 16th street Mall.
J23. 22/07/09 : DENVER (CO) Ce matin, dernier réveil sur le sol américain... Nous réorganisons les valises en vue du départ, préparons nos bagages à main pour l'avion, chargeons la voiture (qu'on laissera à l'hôtel pour la journée), et partons nous ballader dans Denver. Notre avion n'est qu'à 20h et nous avons donc du temps devant nous. Nous faisons un peu de shopping dans 16th Street Mall (surtout des vêtements pour les enfants), visitons à pied les "vieilles" rues de Larimer Square agréablement restaurées, poussons jusqu'au Coors Stadium (stade de base-ball). Nous déjeûnons au "MArket" sur Larimer Square, très sympa, bon marché, qui semble être la cantine de pas mal d'hommes d'affaires du coin. Plusieurs restos sous le mêmes toits, différentes cuisines, ca rapelle un peu le Farmers Market de LA en plus petit.
Nous revenons vers l'hôtel, faisons un tour dans le magnifique hall du Brown Palace Hotel, puis récupérons la voiture direction l'aéroport. Il est 15h. En chemin nous faisons une halte pour faire le plein, et en profitons pour remettre dans les valises les achats effectués en ville.
La restitution de la voiture se passe sans encombre, la navette Hertz nous ramène au Terminal où nous enregistrons nos bagages puis passons les controles de sécurité. L'avion est à l'heure ; devant nous une famille française de Nantes est installée et nous partageons nos souvenirs avec enthousiasme...
Le vol sera plutôt agîté surtout en deuxième partie de vol, et nous arrivons à Londres sous l'orage. Nous avons 5h d'attente pour prendre notre avion pour Bruxelles, et le mauvais temps allongera encore le temps d'attente... En plein jetlag, nous somnolons dans l'aérogare.
A Bruxelles, enfin, nous retrouvons la famille, et surtout notre petit dernier resté avec ses grands parents qui commençait à nous manquer !
Nous rentrons des souvenirs plein la tête, heureux d'un voyage sans fausse note, où nous avons partagé des moments de découverte, d'émotions qui n'appartiennent qu'à nous. Un grand merci à Hugo et Arthur, nos Junior Ranger de 8 et 9 ans qui ont suivi chaque étape de ce voyage avec tant de plaisir, sans jamais se plaindre de routes trop longues ou de marches fatigantes, et qui ne cessent de demander quand on repart...
Nous sommes heureux de partager sur le forum cette merveilleuse expérience, en espérant qu'elle soit autant utile que celles d'autres vfistes nous l'ont été !
J17. 16/07/09 : YELLOWSTONE (WY) : Mt Washburn. Aujourd'hui c'est LA journée rando à Yellowstone : nous avons prévu l'ascension du Mt Washburn, point culminant du parc, histoire de prendre de la hauteur et d'essayer de rencontrer des mouflons supposés vivre dans ce secteur, puis de terminer la journée à Norris Geyser Basin. Nous quittons la cabine avant 9h, avec l'intention de filer jusqu'au point de départ du sentier sur la Chiteenden Road, à mi-chemin entre Canyon et Roosevelt. Un Ranger au Visitor Center de Canyon Village nous avait conseillé ce chemin plutôt que celui partant du Dunraven Pass, car ce dernier était boueux et parfois encore enneigé en ce début d'été. Las, nous avons dû faire face aux aléas de la circulation à Yellowstone en traversant hayden valley : un troupeau de bisons avait décidé de stationner au milieu de la route, provoquant un immense bouchon...
Nous avons quand même perdu une heure, mais pas notre bonne humeur ! Nous n'arrivons donc que vers 11h au parking mais tant pis, on est en vacances après tout, no stress !Au programme, 10 km aller retour, avec un dénivelé de 425 m. Une ballade superbe, que nous avons faite à notre rythme, nous arrêtant au gré de nos envies (paysages, fleurs etc...) avec un pique nique sympa en cours de route. Un peu avant l'arrivée, les mouflons sont bien là, réunis autour d'une plaque de neige oubliée par l'hiver. Quelle joie pour tous de les voir de si près !
Au sommet, il y a une plate forme de surveillance pour les feux de forêts d'où la vue s'étant à 360° sur tout le parc et au delà (on voit les Tetons au sud). De là haut la dimension de la Caldeira de Yellowstone prend toute sa mesure : on se rend compte qu'on se trouve au milieu des Rocheuses, et qu'à nos pieds, sur des km2, il n'y a... pas de montagnes ! Juste cette immense cuvette boisée.
Sur le chemin du retour, un homme nous avertit qu'un grizzly est tout proche du sentier un peu plus bas... Nous avons sorti tout notre répertoire de chansons enfantines afin d'être le moins discrets possibles ! Hitoire de na pas surprendre la petite bête, qui a dû nous entendre car nous n'en avons pas vu une oreille.
Quant aux moustiques... Nous les avons enfin vaincus grâce à un répulsif "Deep Forest" acheté 2 jours avant dans la boutique de Canyon Village. Et il s'avèrera très utile et efficace encore les jours qui suivront !Rentrés à la voiture vers 15h, nous redescendons jusqu'à canyon Village puis prenons la route vers Norris où nous ne ferons qu'un petit tour, une partie du groupe faisant la grève de la marche (on ne dénoncera personne) !
Retour à canyon village, dîner puis retour au Dunraven Pass pour un nouveau "safari" grizzly. Et nous avons été récompensés par 3 specimens !!

J18. 17/07/09 : YELLOWSTONE (WY) : West Thumb, Grant Village, Midway Geyser Basin. Après le checking-out rapide et avoir chargé la voiture, nous quittons définitivement notre cabine du Lake Hotel. Nous longeons les bords du lac vers le sud jusqu'à West Thumb ou nous passons une petite heure à cheminer sur les passerelles au milieu de jolies sources très chaudes d'un bleu limpide et de cônes de geysers, dont certains sont submergés par l'eau du lac. Les enfants effectuent les dernières activités de leur programme Junior Ranger dans le but d'aller obtenir leur diplôme dans la journée.

Après la ballade, il est encore tôt, mais il y a un coin pique-nique pas désagréable près du parking, et nous cassons la croûte sur place.
Ensuite direction Grant Village, où nous visitons l'intéressant Visitor Center consacré aux feux de forêts. A la fin, nous nous adressons à une adorable "mamie" ranger qui validera les activités junior ranger des enfants et procèdera à une remise de diplôme très officielle au micro, en rassemblant tout le public présent pour applaudir chaudement nos 2 petits français assidus ! Grand souvenir !
Nous partons passer l'après midi vers le bassin de geysers de Midway que nous n'avions pas eu le temps de faire plus tôt, principalement pour voir la source Grand Prismatic Spring. Celle-ci étant vraiment immense, la vue n'est pas extra quand on est juste au bord, surtout que la vapeur revenait toujours vers nous (pas suffisamment de vent) et masquer en grande partie la vue. Nous revenons donc sur nos pas en voiture et nous stationnons au parking de Fairy Falls Trails pour emprunter le sentier sur quelques centaines de mètres (infesté d'insectes agressifs que des promeneurs nous nommeront "dragonflies") avant de gravir la colline qui fait face à la source Grand Prismatic. Il n'y a pas vraiment de sentier, et il faut être vraiment bien chaussé, mais quelle vue !!
Nous profitons du paysage un moment, puis reprenons la route vers old faithful où nous pensons refaire un petit tour sur la passerelle Geyser Hill Loop Trail que nous avions survolée la première fois. En plus, au retour nous auront la chance de voir sa majesté Old Faithful en éruption une nouvelle fois (sympa pour nos derniers moments dans le parc !).
Après cela dîner au Snow Lodge vers 18h avant de prendre la route pour quitter le parc par le sud et rejoindre le parc de Grand Teton.
La route est très belle et sauvage, et dévoile soudain la chaîne des Tetons et Jackson Lake splendides dans le soleil couchant...

Nous atteignons enfin notre logement, une cabine retenue au Colter Bay Village, rustique, confortable et spacieuse.
Et quel cadre !! Au bord du Jackson Lake, face au Mt Moran et à ses glaciers.J18. 17/07/09 : GRAND TETON N.P. (WY) Ce premier jour dans le parc est plutôt "cool" : pas de programme précis, juste les routes touristiques classiques et les arrêts point de vue. A Colter Bay nous visitons le Visitor Center dont l'exposition est centrée sur les arts indiens et où nous retirons les désormais traditionnels programmes Junior Ranger. Puis nous prenons la voiture pour visiter les environs. Nous commençons donc par rejoindre la Signal Moutain Road jusqu'au sommet, d'où la vue sur la vallée de Jackson et le sud de la chaîne des Tetons est très belle. Ensuite nous nous rendons au bord du très joli String Lake où nous faisons notre halte déjeûner (pique-nique). Après le repas, nous faisons la route qui longe le très photogénique Jenny Lake, blotti face aux montagne dans un cadre remarquable.
Nous avons encore pas mal de temps, et rallions donc Teton Village, station de sports d'hiver de Jackson, où nous empruntons le téléphérique. Au sommet, belles balades avec vue sur la vallée et la chaîne des Teton. Nous dînons à Teton Village, où il y a peu de monde, dans un restaurant à l'ambiance tyrolienne amusante.
En rentrant nous faisons un arrêt sur le célèbre point de vue Snake River Overlook, très fréquenté par les photographes.
Puis nous remontons vers le nord jusqu'à Oxbow Bend, endroit où la rivière Snake fait un coude et où les élans ne sont, parait-il, pas rares... Nous attendrons un bon moment, verrons des castors, de nombreux oiseaux, pélicans, balbuzard et des milliers de moustiques (mais le spray Deep Forest était là pour nous défendre !) mais le soleil se couchera sans qu'un élan ait montré le bout de ses bois...
Emerveillés par ce beau coucher de soleil mais un peu frustrés, nous rentrons coucher.J19. 18/07/09 : GRAND TETON N.P. (WY) Ce matin, nous avons prévu une sortie en canoe sur Jackson Lake, et louons un kayak biplace et un canoe pour 2 heures à la marina de Colter Bay (à 200m de notre cabine), malgré le temps menaçant. Après une sortie du chenal de la marina que nous jugerons un peu périlleuse à cause des yachts qui passent à proximité créant de grosses vagues, nous atteignons une passe entre plusieurs îles sauvage. Quel bonheur, petits et grands prendront beaucoup de plaisir à naviguer au milieu de ces terres habitées seulement de nombreux oiseaux face à un des plus beaux panoramas qui soit. Même la pluie qui tombera quelques minutes ne gâchera pas notre plaisir...
L'après midi, nous nous dirigeons vers Mormon Row, lieu de résidence d'une communauté mormone et où subsistent quelques constructions du début du XXe siècle. L'endroit est peu fréquenté (nous sommes seuls) et l'ensemble est très photogénique.
Ensuite nous faisons un arrêt au moderne Visitor Center Craig Thomas à l'extrémité sud du parc.
Nous finissons la journée à Jackson Hole, flanant devant les vitrines chics des galeries et boutiques d'antiquités. Rien de bon marché dans le coin... La place centrale est encadrée par 4 étonnantes arches formées avec les bois de cerfs ramassés dans les environs (et notamment au National Elk Refuge où ceux-ci passent l'hiver).
Au sud de la ville il y a une piste de luge d'été ; les enfants insistent et nous allons nous renseigner. Nous nous étranglons devant le prix de la descente (15$ par personne !!) et renonçons...
Nous réussissons, sur les conseils du Routard, à éviter les restos un peu trop touristiques à note goût du centre et dînons au Bubba's BBQue, cantine locale à l'excellent rapport qualité-prix : on y dîne sur des tables en alu des plats basiques américains, aux portions généreuses. Encore une fois, la viande est excellente. A recommander !
Sur la route du retour, nouvel arrêt à Oxbow Bend ; toujours pas d'élans...J20. 19/07/09 : GRAND TETON N.P. (WY) C'est notre dernier jour à Grand Teton, et nous avons programmé une randonnée "classique" : la traversée en bateau du Jenny Lake, puis ascension du sentier jusqu'à Inspiration Point en passant par Hidden Falls, enfin retour à la voiture à pied en faisant le tour du lac. La traversée en bateau offre de jolis points de vue sur les sommets environnant. Nous attaquons ensuite la ballade, très fréquentée, jusqu'à Hidden Falls où la plupart des gens s'arrête. Nous continuons jusqu'à Inspiration Point par le sentier, creusé sur sa dernière portion à flance de rochers. Sur le côté, un wapiti se repose, indifférent à notre présence. Arrivés en haut, nous profitons de cette vue magnifique sur le lac et la vallée, et les pics enneigés derrière nous. Il est un peu tôt, mais nous ne résistons pas à l'envie de nous installer là pour pique-niquer, sur une plate-forme surplombant le lac, un peu en contrevas du chemin, seulement troublés par les écureuils curieux qui viennent voler nos miettes.
Sur le chemin du retour, il y a très peu de monde (la plupart des promeneurs font l'aller et le retour en bateau apparemment) et nous pourrons observer une énorme marmotte dans les rochers. Au bord du lac, un serpent se faufilera entre les pieds de Hugo. Nous sommes tous pétrifiés (sauf Hugo qui réalisa un des sauts les plus spectaculaires de sa jeune vie !) dans un hurlement d'effroi général. Nous avons juste le temps de voir que le serpent a une proie dans la gueule (une grenouille ou quelquechose du genre) avant qu'il ne disparaisse entre les rochers. Belle frayeur !
Nous revenons au parking en faisant le tour du lac par le sud. Comme il n'est pas très tard et que le temps est superbe, nous avons envie de retourner faire du kayak à Colter Bay. Hélas à notre arrivée, vers 16h15, on nous explique que la marina ferme à 17h, et que les dernières locations partent à 16h. On a beau insister, rien n'y fait, et nous nous contenterons d'une marche à pied le long du rivage dans la presque'île qui ferme la baie au nord.
Nous dînons sur place, au sympathique John Colter Café-Court qui sert des plats mexicains à des prix raisonnables.
Avant de rentrer coucher, nous faisons une dernière tentative pour observer des élans, en vain.J21. 20/07/09 : GRAND TETON N.P. (WY) - CHEYENNE (WY) Aujourd'hui, grosse journée de route à travers tout le Wyoming jusqu'à Cheyenne. Le matin, hésitant entre deux routes possibles, je demande conseil à la réception du village, sans résultat (les gens qui travaillent là sont des saisonniers, pas des locaux, et ne connaissent pas du tout cette route). Je me tourne alors vers d'autres vacanciers, immatriculés au Colorado, qui me renseigne bien volontiers. eux même prennent la même direction (ils retournent sur Denver) et nous conseillent de prendre plutôt la route qui passe plus au nord, par Dubois et Lander. Nous suivons donc leur conseil, et empruntons cette route, à travers une épaisse forêt d'abord jusqu'au col Togwotee Pass (2944m) qui franchit les Monts Absaroka pour redescendre sur le versant est des montagnes, plus aride. Il y a de gros travaux sur la route et nous prenons du retard, arrivant à Dubois à midi passé. Nous nous y arrêtons, pour le pique-nique... Impression de nulle part typique de cette Amérique profonde des petites villes isolées... La route jusqu'à Lander traverse ensuite une réserve indienne, au milieu de magnifiques paysages de semi-désert, ponctués ça et là de mobil-home rouillés et de carcasses de voitures désossés. Impression bizarre et malaise s'installent à la vue des conditions de vie de ces peuples aujourd'hui... Après Lander, encore et toujours du désert à perte de vue, peu de monde sur la route. Quel dépaysement ! Nous faisons une halte dans la sympathique ville de Laramie pour dîner, et arrivons à Cheyenne à la nuit tombée. Nous couchons au Sleep Inn & Suite, loin du centre ville. C'est la période du rodéo et, en réservant 6 mois à l'avance il a été difficile de trouver une chambre (et à quel prix : 200$ hors taxes, la nuit la plus chère du séjour !!)
J22. 21/07/09 : CHEYENNE (WY)-DENVER (CO) Fin juillet Cheyenne, petite capitale du Wyoming sort de sa torpeur pendant les Frontier Days, le plus grand rodéo en plein air des USA. Nous avons pris des billets pour une expérience inoubliable ! Le matin, nous assistons au show aérien des Thunderbirds, patrouille aérienne de l'US Air Force.
Ensuite nous nous dirigeons vers Frontier Park où ont lieu les épreuves du rodéo.
Nous ne savons pas vraiment à quoi nous attendre, mais passerons une après-midi géniale ! Nous devons être faciles à repérer comme touristes car nous sommes quasiment les seuls à ne porter ni jeans, ni bottes ni chapeaux (c'est l'uniforme des spectateurs, de 4 à 90 ans). Les compétiteurs viennent de tout l'ouest pour se mesurer. Nos voisins nous renseignent de bon coeur sur les règles des différentes épreuves; quelques cow-boys repartiront en boîtant, un cheval en ambulance (il parait que c'est exceptionnel), et nous avec des images plein la tête et l'impression d'avoir cotoyé d'un peu plus près cette culture de l'ouest américain. Un grand moment.
Le soir, après nous être attardé dans les différents stands autour du parc, et un dernier steak bien juteux, nous reprenons la route pour Denver que nous rallions en environ 1h30. Nous avons réservé au Comfort Inn, très bien situé à Dowtown, et face du luxueux Brown Palace hotel et à deux pas de l'artère commerçante de 16th street Mall.J23. 22/07/09 : DENVER (CO) Ce matin, dernier réveil sur le sol américain... Nous réorganisons les valises en vue du départ, préparons nos bagages à main pour l'avion, chargeons la voiture (qu'on laissera à l'hôtel pour la journée), et partons nous ballader dans Denver. Notre avion n'est qu'à 20h et nous avons donc du temps devant nous. Nous faisons un peu de shopping dans 16th Street Mall (surtout des vêtements pour les enfants), visitons à pied les "vieilles" rues de Larimer Square agréablement restaurées, poussons jusqu'au Coors Stadium (stade de base-ball). Nous déjeûnons au "MArket" sur Larimer Square, très sympa, bon marché, qui semble être la cantine de pas mal d'hommes d'affaires du coin. Plusieurs restos sous le mêmes toits, différentes cuisines, ca rapelle un peu le Farmers Market de LA en plus petit.
Nous revenons vers l'hôtel, faisons un tour dans le magnifique hall du Brown Palace Hotel, puis récupérons la voiture direction l'aéroport. Il est 15h. En chemin nous faisons une halte pour faire le plein, et en profitons pour remettre dans les valises les achats effectués en ville.
La restitution de la voiture se passe sans encombre, la navette Hertz nous ramène au Terminal où nous enregistrons nos bagages puis passons les controles de sécurité. L'avion est à l'heure ; devant nous une famille française de Nantes est installée et nous partageons nos souvenirs avec enthousiasme...
Le vol sera plutôt agîté surtout en deuxième partie de vol, et nous arrivons à Londres sous l'orage. Nous avons 5h d'attente pour prendre notre avion pour Bruxelles, et le mauvais temps allongera encore le temps d'attente... En plein jetlag, nous somnolons dans l'aérogare.
A Bruxelles, enfin, nous retrouvons la famille, et surtout notre petit dernier resté avec ses grands parents qui commençait à nous manquer !Nous rentrons des souvenirs plein la tête, heureux d'un voyage sans fausse note, où nous avons partagé des moments de découverte, d'émotions qui n'appartiennent qu'à nous. Un grand merci à Hugo et Arthur, nos Junior Ranger de 8 et 9 ans qui ont suivi chaque étape de ce voyage avec tant de plaisir, sans jamais se plaindre de routes trop longues ou de marches fatigantes, et qui ne cessent de demander quand on repart...
Nous sommes heureux de partager sur le forum cette merveilleuse expérience, en espérant qu'elle soit autant utile que celles d'autres vfistes nous l'ont été !
All along la Baie d'Halong English translation pending
A force de boire autant que de déboires,
d'être démarchés autant que de marcher,
nous n'avons qu'une envie : se sortir la tête d'Hanoï.
Comme la vie est bien faite, c'est exactement ce qui est programmé. En plus, ce n'est pas un planning de molasson qui nous guête, c'est même plutôt le contraire. Il est déjà entendu que la Baie d'Halong sera un des temps forts de mon périple. Un des temps forts et sans temps temps faibles étant donné que telles que les choses sont prévues et organisées, nous serons déjà de retour à Hanoï dans trois jours après une exploration intense et passionnée, en tout cas, on l'espère.
Ce matin, tout commence avec un bon décallage horaire, grand écart complet avec le rythme des jours précédents puisqu'il faut qu'on soit levé de bonne heure et de bonne humeur. C'est pas évident d'autant qu'à l'extérieur la grisaille recouvre la ville. On est pris en charge à notre hotel aux alentours de 7h par un minibus remplis de visages occidentaux qui montre bien qu'on a rejoint la route touristique principale. Qui plus est, comme on est en circuit organisé du genre "tout compris", je redoute un peu la chose eu égard à la dernière fois que je m'étais essayé à la chose à Abou Simbel en Egypte, expérience qui avait tournée à la désillusion malgré la majesté du sîte. Mais pour l'instant, l'heure est à la sieste et comme tous les passagers roupillent encore plus vite que moi, il n'est pas question pour une fois de culpabiliser.
Je rouvres les yeux à l'arrivée à Halong City. Le temps ne s'est pas amélioré ce qui n'arange en rien ma perception des lieux. La ville est d'une laideur certaine. De grands blocs de bétons rectangulaire faisant office d'hotels noient le front de mer, ça sent l'usine... Lorsqu'on tourne le dos à cette apocalyse architecturale, on a la mer en face, enfin quand on peut la voir... En effet, autour de 800 bateaux s'occupent de transporter les touristes vers la baie et ça fait une sacrée armada, y'en a partout, à vous donner le vertige. Sur ce, nous cinq (Nat, Jo, Marius, Dani and me) ainsi que nos autres compagnons de route ensommeillée, on est convoyé jusqu'à notre bateau. Il est grand, confortable et même s'il marche exclusivement au moteur, il est quand même charmant puisque fabriqué tout en bois. On en profite également pour prendre possession de nos cabines dans lesquelles on dormira la nuit suivante. Elles ne manquent de rien même pas d'allure.
A midi, on largue les amarres, en route vers le paradis calcaire! En vue à quelques kilomètres, on peut déjà apercevoir les îles qui font la réputation et la beauté de la Baie d'Halong. Elles surgissent magnifiquement de l'eau comme des doigts d'honneur à la ville repoussante d'en face. C'est un enchainement de parois verticales à vous donner le vertige, un enchantement pour les yeux. On se rapproche ainsi pendant près d'une heure avant de pouvoir vraiment naviguer au milieu de ce labyrinthe. Dans le bateau, tous les touristes s'agglutinent sans raison apparente au niveau intermédaire dans ce qui fait office de restaurant pendant que notre joyeuse troupe s'extasie du spectacle sur le pont supérieur généreusement doté question chaise longue. C'est à n'y rien comprendre mais maintenant je commence à avoir l'habitude de ce genre de comportement et apprends malgré moi à ne plus m'en étonner. Nous, de toute façon, avec le ciel comme couverture, on est à mille lieux de s'en soucier!
Après deux heures de cette douce navigation, on s'arrête une première fois pour visiter une grotte appelée grossièrement Amazing Cave qu'on pourrait traduire par Super Grotte! L'entrée de la grotte est le long d'une paroi qu'il faut grimper par un escalier tout ce qu'il y a de plus accessible. Tout ici, est fait pour simplifier la vie du touriste. Il est semble en fait que tous les bateaux de la baie font une pause ici donc le flot est incessant et des plus jeunes aux moins jeunes, tout le monde peut profiter du "super" spectacle. Dans les faits, la grotte en elle-même est une vraie merveille. Les salles sont gigantesques, éclairées avec gout. Les stalactites et mites sont des splendeurs. C'est tellement grand et spectaculaire que même un claustrophobe apprécierait le spectacle. Quant à l'agoraphobe, c'est une toute autre question... La première salle dans laquelle on pénètre fait plus ou moins office de sas d'entrée de part sa taille. Et bien cette salle est plus densément peuplée qu'un grand magasin à la veille de Noël! Ca se bouscule, ça s'engueule presque. Un vrai bonheur!!! Ensuite, il faut passer par une petite ouverture en forme de goulet d'étranglement où il faut attendre son tour et faire la queue pendant bien dix minutes. Ce n'est qu'après ça qu'on peut réellement apprécier. c'est grandiose même s'il faut suivre un chemin balisé et littéralement marcher dans les pas de celui qui vous précède; on en oublierait presque la foule jusqu'aux commentaires désobligeants des touristes français qui pensent que vous ne comprenez pas un broc de ce qu'ils racontent.
La visite dure ainsi une heure, après quoi on remonte dans le bateau pour une nouvelle ballade le nez au vent, rejoints au passage par les autres passagers qui finissent par comprendre l'évidence : on est bien mieux sous le ciel que sous un toit surtout ici!!!
On passe alors deux nouvelles heures de délectation occulaire avant un nouvel arrêt qui cette fois-ci ne fera pas que nous dégourdir les jambes puisqu'on se voit proposer un quartier libre sur kayaks. Chacun s'équipe donc d'une pagaie, d'un gilet de sauvetage obligatoire et se pose les fesses dans une embarcation. On peut alors déambuler à la force des épaules entre les îles et comme on ne fait rien comme tout le monde, on peut aussi se faire des batailles navales pour rigoler de plus belle en se maculant les uns les autres d'une eau à 21-22°. On s'éclate donc comme des fous rejoints dans l'affaire par Maria, une américaine qui, dans la bataille, a oublié qu'elle avait son appareil photo qui supportait mal l'eau de mer. Oups... C'est donc dans les splashs qu'on finit la journée. Le retour au bateau, d'une grande générosité, s'accompagne d'un coucher de soleil. On est de retour sur le pont quand la lumière commence à décroître. Le capitaine ancre le bateau pour la nuit et comme avec Jo, on est pas exactement rassasié, on en profite pour faire les cons en sautant du bateau depuis le pont supérieur. Théoriquement, on devait sauter de façon synchroniser, mais sans prévenir, Jo se jète en effectuant au passage des sauts périlleux dans tous les sens agrémentés de vrilles inexplicables. Le fou furieux!! Moi, trop pleutre, je me contente de sauter mais comme ça fait déjà plusieurs étages de haut, je suis déjà bien satisfait. Même pas mal!! On refait l'opération jusqu'à ce qu'on y voit plus rien, la nuit est tombée et la température de l'eau nous fait claquer des dents. Et comme tout est merveilleusement organisé, le temps de prendre une douche à l'eau claire, le dîner est servi.
Ca se passe sans vagues. Maria dîne à notre table, l'ambiance est excellentissime malgré l'appareil photo.
On finit de manger à 20h, qu'est ce qu'on va bien pouvoir faire maintenant? On est sur un bateau au milieu de rien d'autre que des falaises, rien à priori. Et bien détrompez-vous!!! L'équipage du bateau a caché sa botte secrète, une installation karaoké du dernier cri. Des enceintes du tonnerre, deux micros, un catalogue de chansons infini. au départ, on est un peu perplexe... Mais alors que je vais chercher la bouteille de whisky que j'avais pris soin d'acheter à Hanoï avant de partir et qu'on la débouche, l'inhibition lève le camp et plus ça va, lorsque chacun prend tout à tour le micro, il ne veut plus le lacher!!! Au court de la soirée qui s'est fini sur l'injonction du capitaine d'en finir autour de minuit, je me souviens entre autre m'être laché sur "Bohemian Rhapsody" de Queen et plus étonnament sur "Like a Virgin" de Madonna!! Moment culte!!!!
Il est donc minuit, tout le monde est pompète autant qu'il est fatigué. Ce serait donc le moment idéal pour roupiller un coup. Vous avez remarqué l'emploi du conditionnel? Dans les faits, Marius et les filles partent se coucher. Avec dani et Jo, on reprend possession du pont supérieur et de ses chaises longues pour une discussion hilarante sans fin sous la voute nuageuse. il faut dire qu'on est encore motivé par une chose. Dans la nuit aura lieu le quart de final de ligue des champions opposant le Barca au Bayern et Dani, en bon allemand, ne veut rater ça pour rien au monde! Il a d'ailleurs été conclu qu'on pourra se réinstaller devant le grand écran servant de support au karaoké pour voir le match. En attendant donc, on papote autant qu'on rigole jusqu'à s'endormir vers 2h30. On est tiré du sommeil à 2h45 par la pluie qui commence à tomber doucement sur nous. Ca tombe drolement bien, le match est à 2h45!! On réveille donc le petit gars qui dort là et qui voulait de toute façon aussi d'adonner à sa passion footballistique. Réveil de courte durée au final accompagné d'un brin de déception car il n'y a plus un volt de courant sur le bateau, c'��tait bien la peine! Enfin au moins, on peut alors aller dormir...
Mais pour ne pas changer les bonnes habitudes, le lever est poussif et douloureux. Il me faut des trésor de courage pour rejoindre le petit déjeuner, aidé quand même en cela par le fait qu'on est pas n'importe où puisqu'au milieu de la Baie d'Halong!! Le bateau se met déjà en route alors qu'on finit à peine nos tartines. La direction : Cat Ba island. C'est la plus grande île de la baie et elle offre nombre d'hébergements dont un qui nous est déjà alloué pour la nuit suivante. Mais on en est pas encore là, la journée débute à peine. On atteint Cat Ba en milieu de matinée, accueuilli par un nouveau minibus rutilant. Celui-ci nous conduit alors vers le point de départ d'une marche de plus d'une heure avec à son terme, l'arrivée en haut d'une haute colline et la découverte d'un panorama à la hauteur de la grimpette. Au début du sentier, la chaleur moite est déjà présente et je sue à grosses gouttes. A partir de là, on grimpe, on grimpe, on grimpe et ce, toujours au milieu d'une foule nombreuse qui suit décidément le même itinéraire que nous. L'ascension pour certains est laborieuse, pour nous, elle est tranquille. A son sommet, on tombe aux pieds d'une grande tour toute rouillée dont il faut gravir l'escalier pour profiter de la vue. Parfois, il manque une marche. Parfois, il manque deux marches. A la place, le vide. Il faut donc bien faire gaffe à ouvrir les yeux pour regarder où on met les pieds car au final, on finit à plus de 40m de haut. Et enfin, c'est la récompense!! A 360°, la vue est revigorante. Plus question de se plaindre du sommeil, on est reboosté pour la journée! On reste ainsi en haut à profiter jusqu'à se sentir submergé par les groupes qui ne cessent de s'accumuler là. il est temps de laisser la place avant que la tour ne s'effondre sous le poids des visiteurs comme ça va bien finir par arriver vu l'état de celle-ci!!
C'est donc le temps de la descente qui s'en suit. A son terme, le minibus nous attend déjà pour nous déposer à notre hotel pas beau mais depuis lequel on a une très belle vue puisqu'on est au 5ème étage face à la mer. Mais pas le temps d'en profiter encore ni de faire la sieste, le programme est assez chargé pour qu'on ait même pas le temps d'y penser. On est convié pour déjeuner avant de prendre un nouveau bateau pour une escale de quelques heures à Monkey Island. Monkey Island, c'est l'archétype même de l'île de la Baie d'Halong sauf qu'en plus elle est frangée de deux plages et qu'elle est habité par une colonie de singes. On est déposé directement sur la plage et le jeu consiste à se frayer un chemin au milieu des roches assérées pour accéder à la plage située de l'autre côté. Quand on y arrive, on y découvre un petit ensemble de bungalows tous mignons avec son bar sur la plage et sa table de billard. Là, Nathalie s'installe langoureusement dans un hamac et nous, les gars, on se lance dans des parties endiablées entrecoupées de glaces et de boissons sucrées. Quand vient mon tour d'acheter une boisson, je vais m'adresser au barman ce qui me permet de vous exposer les difficultés qu'on a parfois pour se faire comprendre au Vietnam. Je commande: - Can I have a Sprite please? - Soup? you want soup? - No, Sprite, I want Sprite. - Soup? What soup? - No, Sprite. S-P-R-I-T-E, sprite. - OK, soup... Il faudra que je fasse le tour du bar, que je mette le nez et le reste dans le frigo pour finalement me servir moi-même. Suréaliste... Sur ce, je paye et retourne à notre partie quand le guide nous fait signe qu'il est temps de partir. Qu'à cela ne tienne, je le boirais au retour sur le bateau... On repart donc faire l'ascension dans l'autre sens, on retrouve la plage, j'ouvre ma canette et alors que je m'apprête à me délecter de ma première gorgée, les singes font leur entrée. Il y en a trois ou quatre, pas très peureux au point de se rapprocher à un mètre. Je m'accroupis alors pour faire une photo, mets la canette entre mes pieds et là sacrebleu!! En un éclair, le singe le plus proche se jète dessus et dérobe le précieux breuvage!!! Pas une goutte dans mon gosier et le singe fuit avec son butin pour s'installer un peu plus loin sur la plage. Là-dessus, le singe essaye de boire mais n'est pas fichu de savoir comment faire pour boire à la canette, résultat il en fout partout sauf d'en sa bouche. C'en est trop, il faut que je récupère mon bien!! Je m'approche donc mais à chaque fois que je fais un pas, le singe en fait de même dans la même direction jusqu'à finir dans les arbres. Au final, je me sens bien con et bien stupide car en plus de ne pas avoir bu, ma canette va finir en déchet errant sur cette île magnifique sans que le singe ne comprenne à aucun moment comment se substenter. Mais pas question de grimper après le singe, en escalade j'ai l'agilité d'une huitre. Je suis donc retourné au bateau la queue entre les jambes, la canette aux oubliettes de l'histoire...
On a donc fini par rejoindre l'hotel, c'est la fin du planning famial avec figure imposée. On pourrait alors prendre la direction d'une plage pas trop loin mais comme le ciel est toujours chapé de plomb et qu'on est bien rincé, on convient d'un repos salvateur au moins jusqu'au soir. J'en profite d'abord pour dormir une chouille puis pour ne pas perdre les bonnes habitudes, pour te pondre un article bien senti interrompu seulement dans mon élan par un dîner vite ingéré.
Le soir venu, Nat est explosé et dort. Marius et Dani font une sieste tellement profonde qu'un marteau-piqueur ne pourrait les en sortir. Jo et moi, on se demande.
Je prends alors l'initiative de réveiller les germains. Je n'obtiens alors que des "hmmm" vaseux en retour. J'essaye quand même de les motiver pour aller boire un ptit verre et taper dans le mini ballon de foot que Marius trimballe partout. Mais c'est peine perdue, tant pis. en refermant la porte de leur piaule, j'en profite quand même pour leur subtiliser la balle. On descend alors avec Jo le long de la trop large corniche pour l'endroit qui sépare l'hotel de la mer et on se lance dans un jeu de passe. Puis, alléchés par le bruit qui leur parvient jusqu'à la chambre, on est rejoint par Dani puis Marius, c'est la fête!! On joue ainsi pendant une petite heure en prenant à partie tous les philippins qui passent par là en leur passant la balle, c'est très bon enfant. Ensuite, il est temps d'aller dans un petit bar agrémenté d'un billard pour se mesurer entre nous et aussi affronter tout en sourires les locaux. Après moultes cocktails servis dans des ananas frais, après avoir botter les fesses de tout ce que la ville compte de joueurs de billards locaux et de mes compagnons, on rentre une dernière fois se coucher vers 2h, certains diront qu'il était temps.
Ce qui nous amène logiquement au lendemain. Le temps est toujours mi-nuage mi-nuage, la mise en route toujours en fanfanre, ou presque. Ce matin, on a le temps de rien, tout le monde a oublié de mettre le réveil et c'est le guide qui nous réveille pour nous dire qu'on est déjà à la bourre. C'est donc sans douche et quasiment sans petit déjeuner qu'on monte dans le minibus qui nous ramène à un bateau comme celui du départ pour in fine remettre les bouts sur Halong City. C'est le retour au pont supérieur, l'ambiance est ce matin plus calme mais si c'est tout relatif étant donné qu'on s'essaye à l'escalade du mat du bateau. On arrive à la ville grise pile pour se mettre les pieds sous la table dans un restaurant aux centaines de tables. Au bar, tronent d'énormes jarres d'alcool remplies de centaines de serpents, scorpions et autres animaux doux et affectueux mais on y fait même plus attention tellement on en a déjà vu dans un passé récent. On est à la rigueur plus interpelé par la taille du resto que par le bestiaire baignant dans la tisane!!
Et puis c'est l'heure du retour à Hanoï où on arrive après quatre nouvelles heures de sieste motorisée. On récupère notre ancienne chambre dans laquelle on se sent tellement bien qu'on en oublie de manger. On est tous cassé par le rythme des dernières 72 heures et bien que ce soit la dernière soirée de Marius avec nous, on ne fait rien d'autre que de feignanter jusqu'à ce que le sommeil nous emporte tous les uns après les autres. Avec Jo, on est les derniers debout. On en profite pour utiliser à profit les cadavres de bouteilles de bière bues ce soir pour s'en resservir une et faire une petite partie de caps. A 1h quand même, on s'endort la tête pleines d'images de la Baie d'Halong. Y'a pire. Un an auparavant, c'était Mme Lomière, mon ancienne chef acariatre...
Quant à toi, si tu veux partager mes rêves de cette nuit, je t'engage de bon coeur à voir les photos. Le blog est là pour ça. Mi casa es toujours su casa
Et si comme Nicolos, encore merci, tu veux laisser un commentaire relatant ton contentement à la lecture de ces quelques lignes, veuilles à ne surtout pas te gêner que je puisses moi aussi me vautrer dans le bien être!
Comme la vie est bien faite, c'est exactement ce qui est programmé. En plus, ce n'est pas un planning de molasson qui nous guête, c'est même plutôt le contraire. Il est déjà entendu que la Baie d'Halong sera un des temps forts de mon périple. Un des temps forts et sans temps temps faibles étant donné que telles que les choses sont prévues et organisées, nous serons déjà de retour à Hanoï dans trois jours après une exploration intense et passionnée, en tout cas, on l'espère.
Ce matin, tout commence avec un bon décallage horaire, grand écart complet avec le rythme des jours précédents puisqu'il faut qu'on soit levé de bonne heure et de bonne humeur. C'est pas évident d'autant qu'à l'extérieur la grisaille recouvre la ville. On est pris en charge à notre hotel aux alentours de 7h par un minibus remplis de visages occidentaux qui montre bien qu'on a rejoint la route touristique principale. Qui plus est, comme on est en circuit organisé du genre "tout compris", je redoute un peu la chose eu égard à la dernière fois que je m'étais essayé à la chose à Abou Simbel en Egypte, expérience qui avait tournée à la désillusion malgré la majesté du sîte. Mais pour l'instant, l'heure est à la sieste et comme tous les passagers roupillent encore plus vite que moi, il n'est pas question pour une fois de culpabiliser.
Je rouvres les yeux à l'arrivée à Halong City. Le temps ne s'est pas amélioré ce qui n'arange en rien ma perception des lieux. La ville est d'une laideur certaine. De grands blocs de bétons rectangulaire faisant office d'hotels noient le front de mer, ça sent l'usine... Lorsqu'on tourne le dos à cette apocalyse architecturale, on a la mer en face, enfin quand on peut la voir... En effet, autour de 800 bateaux s'occupent de transporter les touristes vers la baie et ça fait une sacrée armada, y'en a partout, à vous donner le vertige. Sur ce, nous cinq (Nat, Jo, Marius, Dani and me) ainsi que nos autres compagnons de route ensommeillée, on est convoyé jusqu'à notre bateau. Il est grand, confortable et même s'il marche exclusivement au moteur, il est quand même charmant puisque fabriqué tout en bois. On en profite également pour prendre possession de nos cabines dans lesquelles on dormira la nuit suivante. Elles ne manquent de rien même pas d'allure.
A midi, on largue les amarres, en route vers le paradis calcaire! En vue à quelques kilomètres, on peut déjà apercevoir les îles qui font la réputation et la beauté de la Baie d'Halong. Elles surgissent magnifiquement de l'eau comme des doigts d'honneur à la ville repoussante d'en face. C'est un enchainement de parois verticales à vous donner le vertige, un enchantement pour les yeux. On se rapproche ainsi pendant près d'une heure avant de pouvoir vraiment naviguer au milieu de ce labyrinthe. Dans le bateau, tous les touristes s'agglutinent sans raison apparente au niveau intermédaire dans ce qui fait office de restaurant pendant que notre joyeuse troupe s'extasie du spectacle sur le pont supérieur généreusement doté question chaise longue. C'est à n'y rien comprendre mais maintenant je commence à avoir l'habitude de ce genre de comportement et apprends malgré moi à ne plus m'en étonner. Nous, de toute façon, avec le ciel comme couverture, on est à mille lieux de s'en soucier!
Après deux heures de cette douce navigation, on s'arrête une première fois pour visiter une grotte appelée grossièrement Amazing Cave qu'on pourrait traduire par Super Grotte! L'entrée de la grotte est le long d'une paroi qu'il faut grimper par un escalier tout ce qu'il y a de plus accessible. Tout ici, est fait pour simplifier la vie du touriste. Il est semble en fait que tous les bateaux de la baie font une pause ici donc le flot est incessant et des plus jeunes aux moins jeunes, tout le monde peut profiter du "super" spectacle. Dans les faits, la grotte en elle-même est une vraie merveille. Les salles sont gigantesques, éclairées avec gout. Les stalactites et mites sont des splendeurs. C'est tellement grand et spectaculaire que même un claustrophobe apprécierait le spectacle. Quant à l'agoraphobe, c'est une toute autre question... La première salle dans laquelle on pénètre fait plus ou moins office de sas d'entrée de part sa taille. Et bien cette salle est plus densément peuplée qu'un grand magasin à la veille de Noël! Ca se bouscule, ça s'engueule presque. Un vrai bonheur!!! Ensuite, il faut passer par une petite ouverture en forme de goulet d'étranglement où il faut attendre son tour et faire la queue pendant bien dix minutes. Ce n'est qu'après ça qu'on peut réellement apprécier. c'est grandiose même s'il faut suivre un chemin balisé et littéralement marcher dans les pas de celui qui vous précède; on en oublierait presque la foule jusqu'aux commentaires désobligeants des touristes français qui pensent que vous ne comprenez pas un broc de ce qu'ils racontent.
La visite dure ainsi une heure, après quoi on remonte dans le bateau pour une nouvelle ballade le nez au vent, rejoints au passage par les autres passagers qui finissent par comprendre l'évidence : on est bien mieux sous le ciel que sous un toit surtout ici!!!
On passe alors deux nouvelles heures de délectation occulaire avant un nouvel arrêt qui cette fois-ci ne fera pas que nous dégourdir les jambes puisqu'on se voit proposer un quartier libre sur kayaks. Chacun s'équipe donc d'une pagaie, d'un gilet de sauvetage obligatoire et se pose les fesses dans une embarcation. On peut alors déambuler à la force des épaules entre les îles et comme on ne fait rien comme tout le monde, on peut aussi se faire des batailles navales pour rigoler de plus belle en se maculant les uns les autres d'une eau à 21-22°. On s'éclate donc comme des fous rejoints dans l'affaire par Maria, une américaine qui, dans la bataille, a oublié qu'elle avait son appareil photo qui supportait mal l'eau de mer. Oups... C'est donc dans les splashs qu'on finit la journée. Le retour au bateau, d'une grande générosité, s'accompagne d'un coucher de soleil. On est de retour sur le pont quand la lumière commence à décroître. Le capitaine ancre le bateau pour la nuit et comme avec Jo, on est pas exactement rassasié, on en profite pour faire les cons en sautant du bateau depuis le pont supérieur. Théoriquement, on devait sauter de façon synchroniser, mais sans prévenir, Jo se jète en effectuant au passage des sauts périlleux dans tous les sens agrémentés de vrilles inexplicables. Le fou furieux!! Moi, trop pleutre, je me contente de sauter mais comme ça fait déjà plusieurs étages de haut, je suis déjà bien satisfait. Même pas mal!! On refait l'opération jusqu'à ce qu'on y voit plus rien, la nuit est tombée et la température de l'eau nous fait claquer des dents. Et comme tout est merveilleusement organisé, le temps de prendre une douche à l'eau claire, le dîner est servi.
Ca se passe sans vagues. Maria dîne à notre table, l'ambiance est excellentissime malgré l'appareil photo.
On finit de manger à 20h, qu'est ce qu'on va bien pouvoir faire maintenant? On est sur un bateau au milieu de rien d'autre que des falaises, rien à priori. Et bien détrompez-vous!!! L'équipage du bateau a caché sa botte secrète, une installation karaoké du dernier cri. Des enceintes du tonnerre, deux micros, un catalogue de chansons infini. au départ, on est un peu perplexe... Mais alors que je vais chercher la bouteille de whisky que j'avais pris soin d'acheter à Hanoï avant de partir et qu'on la débouche, l'inhibition lève le camp et plus ça va, lorsque chacun prend tout à tour le micro, il ne veut plus le lacher!!! Au court de la soirée qui s'est fini sur l'injonction du capitaine d'en finir autour de minuit, je me souviens entre autre m'être laché sur "Bohemian Rhapsody" de Queen et plus étonnament sur "Like a Virgin" de Madonna!! Moment culte!!!!
Il est donc minuit, tout le monde est pompète autant qu'il est fatigué. Ce serait donc le moment idéal pour roupiller un coup. Vous avez remarqué l'emploi du conditionnel? Dans les faits, Marius et les filles partent se coucher. Avec dani et Jo, on reprend possession du pont supérieur et de ses chaises longues pour une discussion hilarante sans fin sous la voute nuageuse. il faut dire qu'on est encore motivé par une chose. Dans la nuit aura lieu le quart de final de ligue des champions opposant le Barca au Bayern et Dani, en bon allemand, ne veut rater ça pour rien au monde! Il a d'ailleurs été conclu qu'on pourra se réinstaller devant le grand écran servant de support au karaoké pour voir le match. En attendant donc, on papote autant qu'on rigole jusqu'à s'endormir vers 2h30. On est tiré du sommeil à 2h45 par la pluie qui commence à tomber doucement sur nous. Ca tombe drolement bien, le match est à 2h45!! On réveille donc le petit gars qui dort là et qui voulait de toute façon aussi d'adonner à sa passion footballistique. Réveil de courte durée au final accompagné d'un brin de déception car il n'y a plus un volt de courant sur le bateau, c'��tait bien la peine! Enfin au moins, on peut alors aller dormir...
Mais pour ne pas changer les bonnes habitudes, le lever est poussif et douloureux. Il me faut des trésor de courage pour rejoindre le petit déjeuner, aidé quand même en cela par le fait qu'on est pas n'importe où puisqu'au milieu de la Baie d'Halong!! Le bateau se met déjà en route alors qu'on finit à peine nos tartines. La direction : Cat Ba island. C'est la plus grande île de la baie et elle offre nombre d'hébergements dont un qui nous est déjà alloué pour la nuit suivante. Mais on en est pas encore là, la journée débute à peine. On atteint Cat Ba en milieu de matinée, accueuilli par un nouveau minibus rutilant. Celui-ci nous conduit alors vers le point de départ d'une marche de plus d'une heure avec à son terme, l'arrivée en haut d'une haute colline et la découverte d'un panorama à la hauteur de la grimpette. Au début du sentier, la chaleur moite est déjà présente et je sue à grosses gouttes. A partir de là, on grimpe, on grimpe, on grimpe et ce, toujours au milieu d'une foule nombreuse qui suit décidément le même itinéraire que nous. L'ascension pour certains est laborieuse, pour nous, elle est tranquille. A son sommet, on tombe aux pieds d'une grande tour toute rouillée dont il faut gravir l'escalier pour profiter de la vue. Parfois, il manque une marche. Parfois, il manque deux marches. A la place, le vide. Il faut donc bien faire gaffe à ouvrir les yeux pour regarder où on met les pieds car au final, on finit à plus de 40m de haut. Et enfin, c'est la récompense!! A 360°, la vue est revigorante. Plus question de se plaindre du sommeil, on est reboosté pour la journée! On reste ainsi en haut à profiter jusqu'à se sentir submergé par les groupes qui ne cessent de s'accumuler là. il est temps de laisser la place avant que la tour ne s'effondre sous le poids des visiteurs comme ça va bien finir par arriver vu l'état de celle-ci!!
C'est donc le temps de la descente qui s'en suit. A son terme, le minibus nous attend déjà pour nous déposer à notre hotel pas beau mais depuis lequel on a une très belle vue puisqu'on est au 5ème étage face à la mer. Mais pas le temps d'en profiter encore ni de faire la sieste, le programme est assez chargé pour qu'on ait même pas le temps d'y penser. On est convié pour déjeuner avant de prendre un nouveau bateau pour une escale de quelques heures à Monkey Island. Monkey Island, c'est l'archétype même de l'île de la Baie d'Halong sauf qu'en plus elle est frangée de deux plages et qu'elle est habité par une colonie de singes. On est déposé directement sur la plage et le jeu consiste à se frayer un chemin au milieu des roches assérées pour accéder à la plage située de l'autre côté. Quand on y arrive, on y découvre un petit ensemble de bungalows tous mignons avec son bar sur la plage et sa table de billard. Là, Nathalie s'installe langoureusement dans un hamac et nous, les gars, on se lance dans des parties endiablées entrecoupées de glaces et de boissons sucrées. Quand vient mon tour d'acheter une boisson, je vais m'adresser au barman ce qui me permet de vous exposer les difficultés qu'on a parfois pour se faire comprendre au Vietnam. Je commande: - Can I have a Sprite please? - Soup? you want soup? - No, Sprite, I want Sprite. - Soup? What soup? - No, Sprite. S-P-R-I-T-E, sprite. - OK, soup... Il faudra que je fasse le tour du bar, que je mette le nez et le reste dans le frigo pour finalement me servir moi-même. Suréaliste... Sur ce, je paye et retourne à notre partie quand le guide nous fait signe qu'il est temps de partir. Qu'à cela ne tienne, je le boirais au retour sur le bateau... On repart donc faire l'ascension dans l'autre sens, on retrouve la plage, j'ouvre ma canette et alors que je m'apprête à me délecter de ma première gorgée, les singes font leur entrée. Il y en a trois ou quatre, pas très peureux au point de se rapprocher à un mètre. Je m'accroupis alors pour faire une photo, mets la canette entre mes pieds et là sacrebleu!! En un éclair, le singe le plus proche se jète dessus et dérobe le précieux breuvage!!! Pas une goutte dans mon gosier et le singe fuit avec son butin pour s'installer un peu plus loin sur la plage. Là-dessus, le singe essaye de boire mais n'est pas fichu de savoir comment faire pour boire à la canette, résultat il en fout partout sauf d'en sa bouche. C'en est trop, il faut que je récupère mon bien!! Je m'approche donc mais à chaque fois que je fais un pas, le singe en fait de même dans la même direction jusqu'à finir dans les arbres. Au final, je me sens bien con et bien stupide car en plus de ne pas avoir bu, ma canette va finir en déchet errant sur cette île magnifique sans que le singe ne comprenne à aucun moment comment se substenter. Mais pas question de grimper après le singe, en escalade j'ai l'agilité d'une huitre. Je suis donc retourné au bateau la queue entre les jambes, la canette aux oubliettes de l'histoire...
On a donc fini par rejoindre l'hotel, c'est la fin du planning famial avec figure imposée. On pourrait alors prendre la direction d'une plage pas trop loin mais comme le ciel est toujours chapé de plomb et qu'on est bien rincé, on convient d'un repos salvateur au moins jusqu'au soir. J'en profite d'abord pour dormir une chouille puis pour ne pas perdre les bonnes habitudes, pour te pondre un article bien senti interrompu seulement dans mon élan par un dîner vite ingéré.
Le soir venu, Nat est explosé et dort. Marius et Dani font une sieste tellement profonde qu'un marteau-piqueur ne pourrait les en sortir. Jo et moi, on se demande.
Je prends alors l'initiative de réveiller les germains. Je n'obtiens alors que des "hmmm" vaseux en retour. J'essaye quand même de les motiver pour aller boire un ptit verre et taper dans le mini ballon de foot que Marius trimballe partout. Mais c'est peine perdue, tant pis. en refermant la porte de leur piaule, j'en profite quand même pour leur subtiliser la balle. On descend alors avec Jo le long de la trop large corniche pour l'endroit qui sépare l'hotel de la mer et on se lance dans un jeu de passe. Puis, alléchés par le bruit qui leur parvient jusqu'à la chambre, on est rejoint par Dani puis Marius, c'est la fête!! On joue ainsi pendant une petite heure en prenant à partie tous les philippins qui passent par là en leur passant la balle, c'est très bon enfant. Ensuite, il est temps d'aller dans un petit bar agrémenté d'un billard pour se mesurer entre nous et aussi affronter tout en sourires les locaux. Après moultes cocktails servis dans des ananas frais, après avoir botter les fesses de tout ce que la ville compte de joueurs de billards locaux et de mes compagnons, on rentre une dernière fois se coucher vers 2h, certains diront qu'il était temps.
Ce qui nous amène logiquement au lendemain. Le temps est toujours mi-nuage mi-nuage, la mise en route toujours en fanfanre, ou presque. Ce matin, on a le temps de rien, tout le monde a oublié de mettre le réveil et c'est le guide qui nous réveille pour nous dire qu'on est déjà à la bourre. C'est donc sans douche et quasiment sans petit déjeuner qu'on monte dans le minibus qui nous ramène à un bateau comme celui du départ pour in fine remettre les bouts sur Halong City. C'est le retour au pont supérieur, l'ambiance est ce matin plus calme mais si c'est tout relatif étant donné qu'on s'essaye à l'escalade du mat du bateau. On arrive à la ville grise pile pour se mettre les pieds sous la table dans un restaurant aux centaines de tables. Au bar, tronent d'énormes jarres d'alcool remplies de centaines de serpents, scorpions et autres animaux doux et affectueux mais on y fait même plus attention tellement on en a déjà vu dans un passé récent. On est à la rigueur plus interpelé par la taille du resto que par le bestiaire baignant dans la tisane!!
Et puis c'est l'heure du retour à Hanoï où on arrive après quatre nouvelles heures de sieste motorisée. On récupère notre ancienne chambre dans laquelle on se sent tellement bien qu'on en oublie de manger. On est tous cassé par le rythme des dernières 72 heures et bien que ce soit la dernière soirée de Marius avec nous, on ne fait rien d'autre que de feignanter jusqu'à ce que le sommeil nous emporte tous les uns après les autres. Avec Jo, on est les derniers debout. On en profite pour utiliser à profit les cadavres de bouteilles de bière bues ce soir pour s'en resservir une et faire une petite partie de caps. A 1h quand même, on s'endort la tête pleines d'images de la Baie d'Halong. Y'a pire. Un an auparavant, c'était Mme Lomière, mon ancienne chef acariatre...
Quant à toi, si tu veux partager mes rêves de cette nuit, je t'engage de bon coeur à voir les photos. Le blog est là pour ça. Mi casa es toujours su casa
Et si comme Nicolos, encore merci, tu veux laisser un commentaire relatant ton contentement à la lecture de ces quelques lignes, veuilles à ne surtout pas te gêner que je puisses moi aussi me vautrer dans le bien être!
Midnight Hanoï Express English translation pending
Enfin quand même!
Quatre jours consécutifs avec entre 6 et 13 heures de transport, ça commençait à faire!!!
Il est enfin temps de poser mon sac pour plus qu'une nuit à un endroit et le fait de le faire à Hanoï, je ne sais pas pourquoi mais je le sens bien. La ville jouit d'un charme certain. Il y a beau y avoir un traffic de foldingo, tout est à échelle humaine, pas de grands immeubles récents, il y a des parcs, des lacs et en plus pour couronner le tout, je suis réellement en bonne compagnie avec ceux qui comme moi, sont des pieds nicklés : Nat, Jo, Dani et Marius.
On s'entend comme larrons en foire et ça ne fait que commencer puisque chacun sauf Marius a encore un mois devant lui dans ce pays plein de promesses qu'est le Vietnam... Marius, lui n'a qu'une grosse semaine encore dans le pays avant de s'en retourner chez lui, c'est triste mais ça a au moins le mérite de nous faire garder le rythme.
A propos de rythme, celui du lendemain est vraiment piano mais comment pourrait-il en être autrement? Ca fait belle lurette qu'on a pas été obligé de se lever aux aurores et implicitement, il s'est décidé que celui ou celle qui ferait sonner une quelconque sonnerie se verrait jeter par dessus bord à coups de sabre. Il est 11h quand les premiers commencent à ouvrir les yeux. Il ne s'agit pas de moi, c'est l'évidence. Ca a beau être encore le matin, c'est tout de même suffisament tard même pour le Braïce qui s'est battu avec l'archos jusqu'à 3h pour parvenir enfin à mettre les photos d'Anghkor en ligne alors que tous les autres sans exception dormaient déjà depuis de longues heures. Et comme on a qu'une salle de bain pour cinq, ça laisse encore largement le temps de végéter avant que mon tour ne vienne. Finalement, on est prêt à battre le tarmac vers 12h30 ce qui montre bien qu'on est pas des foudres de guerre en cette journée de récupération. En plus, Nathalie ne se sent pas mieux depuis Dien Bien Phu, sa tension est en berne et sa tête, une centrifugeuse. Sa santé apparente est telle qu'après un petit déjeuner commun, on décide avec Jo et Marius de l'accompagner jusqu'à l'ambassade de France qui abrite un hopital. C'est aussi l'occasion d'une bonne balade à pieds dans la ville au nom d'Orient.
L'ambassade de France est située, je vous le donne en mille, dans le quartier des ambassades. Il y a donc de partout de grandes maisons coloniales, des arbres, c'est classe et ça le vaut bien. Même si c'est fermé, car on est samedi, c'est aussi l'occasion pour moi quand on y est de mettre un pied à travers la grille d'entrée et de poser la semelle en territoire français. Je sais, c'est futile mais c'est plaisir!!!! Et nouveau manque de bol, l'hopital de l'ambassade a fermé voilà plusieurs mois et il faut partir à la recherche de l'hopital français d'Hanoï qui a pris ses quartiers un peu plus loin. On s'excentre donc un peu plus, prenant le risque à chaque pas de se perdre un peu plus, mais comme on est quatre, ça fait quatre sens de l'orientation à mettre en commun! Heureusement car s'il fallait ne s'en tenir qu'au mien...
On parvient donc à l'hopital recherché, Nat retrouve des couleurs. C'est parti pour la consultation pendant qu'en bons chevaliers servants, on attend sagement. Devant nous, dans la salle d'attente, est affiché l'organigramme de l'hopital. On peut ainsi voir que le gastro-entérologue s'appelle docteur Landreau ce qui tombe plutôt bien puisqu'il officiait aussi à reguler le transit des buts encaissés par le PSG. Gloire à lui!!! Pour le reste, tous les médecins vietnamiens de l'hopital s'appellent N'Guyen, sacré famille! Mes hommages à la maman!!
Au bout du compte, Nat est de retour après plus d'une heure d'entretiens et autres examens. Elle se fait prescrire une batterie de médicaments ainsi qu'un test de grossesse pour rajouter un peu de piment à cette mayonnaise médicamenteuse. Ne nous reste plus qu'à retourner à la GH et retrouver Dani parti faire je ne sais quoi. On y est à 17h, la journée est bien avancée et comme Dani n'est pas encore là, on a plus qu'à feignanter de re-chef ce qui n'est pour déplaire à personne. Alors qu'il arrive peu de temps après, lui nous voyant dans des positions bien confortables répartis à travers la chambre n'a qu'une envie : nous rejoindre et faire de même. Et puis, comme de toutes façons, on est très à l'aise comme ça, on a pas très envie d'aller batifoler à travers la ville.
On reste comme ça, à osciller entre sièges et matelas pendant deux heures et c'est pas du luxe. A 19h quand même, on se remet sur le départ. Il nous brule littéralement, non je déconne, d'aller déambuler dans les allées du marché de nuit qui passe pour être le plus grand du pays. On s'y rend donc avec plus de difficultés que l'après-midi vu qu'il fait nuit et qu'on marche au radar mais on y arrive quand même. Sur place, c'est toute une rue qui est devenue piétonne pour que, sur plus d'un kilomètre, s'étalent les vendeurs de toute la daube "made in China" qu'il est possible de trouver. Des culottes, des jouets, des chaussures, des lunettes de soleil, des ustensils de cuisine, c'est une caverne d'Ali Baba cheap à ciel ouvert et noire de monde. Déjà une heure plus tard, on en a pleins les bottes de ce grand cirque, c'est l'heure de passer à table en commençant par un remplissage de godets en règle à l'aide de quelques cocktails muticolores. C'est ensuite l'heure de la souplette jusqu'au moment où on quitte les lieux pour s'assoir de nouveau étancher notre soif. Le bar est tranquille, la musique italienne. Tout le répertoire d'Andrea Bocelli à Eros Ramazotti y passe. Les barmen n'ont beau rien avoir d'autre à nous proposer que ce désert créatif, on reste malgré tout jusqu'à la fermeture, à minuit, heure à laquelle les policiers font le tour des établissements pour réclamer leur enveloppe ou la fermeture. Le bar ferme et nous aussi, on tire le rideau sur cette première journée complète ici.
Et demain, c'est promis, on accélère... Enfin si on veut...
Et surtout si on peut car il est encore bien tard quand on daigne mettre le nez dehors. Il faut dire qu'il fait gris et qu'on se sent à l'hotel comme à la maison, la compagnie en plus. Afin de ne pas se perdre et aussi parce que c'est joli, on retourne voir du côté de la cathédrale pour un petit déjeuner à la française s'il vous plait. Des croissants, des sandwishs, pas question de tenter des expériences culinaires exotiques à l'heure où les papilles s'éveillent à la vie. Ensuite, on entame le parcours culturel local à commencer par le mausolée de l'ami Ho Chi Minh qui doit troner inerte derrière une vitrine si tout va bien. On prend donc un taxi pour éviter les efforts, partager les frais et surtout éviter de se perdre. Le batiment a tout de l'architecture stalinienne, un énorme bloc de béton avec des trous dedans pour faire les portes et pour adoucir le tout un grand parc verdoyant tout autour. Pour le parc, on aura tout le temps, on file direct voir l'oncle Ho. Une porte fermée, une deuxième pareil et ainsi de suite. Ho Chi Minh est une personne difficile dont il s'avère qu'on ne peut le visiter qu'en matinée. Il va donc falloir revenir plus tard. Le temps de se rendre compte de notre erreur, les premières gouttes se mettent à tomber, et comme rien ne s'obtient facilement, c'est des trombes d'eau qui s'abattent maintenant sur la ville. Et nous, on a un parc à visiter... On entreprend malgré la pluie qui tombe de quand même mettre le nez dehors, c'est pas de l'eau qui va se mettre en travers de notre pain quotidien!! Et comme on a bien fait! Après quelques minutes, la pluie s'estompe comme récompensant nos efforts. On va donc pouvoir marcher le nez au vent sans se soucier de savoir si on a un imperméable, vu que comme on en a pas... On flane donc. On passe notamment devant la pagode à un pilier qui est sensée être un des batiments les plus anciens du pays. C'est une petite maison construite sur un large pilier mais détail amusant, le pilier est fait en béton... Si quelqu'un peut m'expliquer le stratagème, je suis preneur... Au total, cette balade nous prend bien une heure et demie à l'issue de laquelle on en a pas encore fini.
A quelques centaines de mètres de là est un autre incontournable : le Temple de la Littérature construite au XIème siècle comme la pagode à un pilier. C'est la première université du pays qui a été fondée par Confucius en personne, ça vous installe l'ambiance. C'est une oasis de tranquilité dans cet océan de bruit qu'est Hanoï qu'on finit par rejoindre à pieds comme quoi on est pas plus con qu'un autre. A l'intérieur, aux jardins succèdent les temples, à l'accalmie succède la pluie qui cette fois s'abat pour de bon. Ca nous permet de voir un défilé de mode un peu particulier puisqu'il s'agit de capes de pluie qui recouvrent sans exception tous les touristes des pieds à la tête. Du bleu au rose en passant par le jaune, il y en a pour tout les gouts sauf les notres à première vue puisqu'on est encore plus des touristes que les autres, rien à se mettre sur les épaules pour se protéger... C'est donc sous une pluie battante qu'on enchaine les vénérables batiments. Et comme de toute façon trempés pour trempés, on ne va pas dormir ici, c'est en marchant qu'on s'en va comme des princes à la recherche d'un établissement capable de nous servir attablés une boisson chaude et un encas puisqu'à l'extérieur, en plus de dracher, il doit faire dans les 15°. C'est donc fait le temps d'être bien ruinés de flotte, tous les bars et autres cafés ont été pris d'assault bien avant qu'on puisse se décider... Donc après l'effort, le réconfort d'une table bien mise avant de remettre le cap vers la maison en taxi en lui demandant de nous laissez à la cathédrale puisqu'on est pas foutu de se souvenir du nom de notre hotel.
En arrivant devant le saint endroit, des voix se font entendre à l'intérieur. C'est l'heure de la messe et c'est pas tant par excès de Foi que par gout pour l'inconnu, qu'on pénètre à l'intérieur. Là, c'est bondé de monde, la religion fait recette. Et en bons pratiquants, tous les vietnamiens présents entonnent les chants adéquats rendant l'atmosphère divine, c'est le cas de le dire. Toutes ses voix qui résonnent à l'unisson, y'a pas à dire, c'est beau. On reste donc de longues minutes à écouter les douces mélodies jusqu'au moment où on a tous notre quota de recueuillement, c'est le moment de rentrer.
Au retour à l'hotel, c'est surtout le moment de suspense de la journée. Nat qui prend avec assiduité ses médicaments avait jusque là oublié de faire le test de grossesse. Si c'est positif, c'est le champagne assuré, on en a tous des frissons d'excitation pendant qu'elle doit avoir des frissons d'un tout autre registre. De façon quasi-instantanée, le soufflet retombe, le test est négatif, tant pis pour le champagne. Et tant mieux pour tout le monde, l'aventure continue!!
On reste alors dans la chambre un bon petit moment à ce dire que ce soir, malgré le résultat du test, on peut quand même faire la fête et gouter à la vie nocturne locale. Pour nous faire patienter en plus de nous mettre en bouche, je pars acheter une bouteille de whisky ainsi qu'une bouteille de coca qui serviront à nous mettre de bonne humeur pour toute la nuit. Elles sont toutes deux descendues dans les deux heures qui suivent et qui précèdent le resto du soir. Après s'être débarrasser de notre faim dinatoire quotidienne du côté du marché de nuit où j'ai acheté une guirlande de Noël rouge du plus belle effet autour de mon cou pour le reste de la soirée, on s'efforce donc de trouver un endroit à la hauteur de nos espérances pour pouvoir nous y déhancher toute la nuit. On prend alors un taxi. La seule adresse à notre disposition vient du LP. On s'efforce donc de nous y faire conduire et quand le chauffeur a enfin saisi et qu'on arrive sur place, on est comme des cons, il n'y a pas de boite, même pas un troquet, c'est dire... Donc on ne peut ensuite que s'en remettre à notre chauffeur. La seule recommandation qu'on parvient à lui faire comprendre, c'est qu'on veut un endroit où ça bouge et où ça boit. Il faut dire qu'on est lancé... Cette dernière précision vaut particulièrement pour Jo qui a déjà bien abusé du jaja et qui est gai comme un pinson. Le taxi nous arrête alors devant un bar dansant sur le thème du far-west. Tous les serveurs sont en cowboys et les serveuses en tabliers d'inspiration saloonesque. Mais il est déjà 11h15 et on apprend que le bar ferme à minuit. A minuit? Ils ne savent pas à qui il ont affaire!! On redécolle illico-presto. On reprend un autre taxi. Nouvelle bataille pour se faire comprendre. Et après plusieurs minutes de tractations, on est reparti vers ce qui semble bien être une boite de nuit. On demande aux personnes postées à l'entrée l'heure de fermeture. Minuit, encore. Et puis après tout c'est pas grave. Maintenant qu'on est là, on peut quand même aller faire un tour même si ça ferme dans dix minutes! On entre donc et à l'intérieur, il y a une grande scène avec des rampes verticales comme celles qu'on trouve dans les casernes de pompiers. Mais sur scène personne, c'est vraiment la fin même si ça n'arrête pas les serveuses qui nous proposent des boissons aux prix rappelant les Champ Elysées pour qu'on les boivent au lance-pierres. Pas question d'accepter, nous, tout ce qu'on veut ici, c'est danser. On se lance alors dans des gesticulations de tous les diables pendant que Jo monte sur la scène. En un éclair, un policier monte aussi et l'en fait descendre quasi manu-militari, ambiance... En tout cas, nous, ça nous a bien fait marrer et on repart de plus belle dans une danse endiablée cette fois en direction de la sortie. Derrière nous, c'est le reste des clients qui suit, c'est la fermeture. Ennuyés, angoissés, interloqués, on ne peut décemment pas croire que tout ferme à minuit comme si les Vietnamiens avaient lu avec un peu trop d'assiduité l'histoire de Cendrillon! Il doit bien y avoir un endroit ouvert jusqu'à pas d'heure avec de la musique dedans!! On entame donc un nouveau round de discussions avec les chauffeurs de taxi pendant que Jo vole de voiture en voiture à l'affut de la moindre blague à faire. Le bougre est déchainé, intenable. C'est déjà improbable pour nous d'aller dormir maintenant mais pour lui, c'est impossible, il est à 300%, en pleine montée, un avis de tempête à lui tout seul!! Tant bien que mal, après avoir parlé à pas moins d'une demie douzaine de chauffeur, il y en a un qui a un endroit à nous proposer. C'est parti mon kiki!!
Il est maintenant 0h30 quand on s'arrête une nouvelle et finalement dernière fois. Nous sommes sur les rives du Hong Song, la rivière locale, sur la rive de laquelle est amarrée une péniche qui fait parler les basses dans un rayon de deux cents mètres. A défaut d'avoir trouvé le Graal, ça y est cette fois on la tient notre nuit endiablée!!! C'est effectivement une boite flottante avec sa piste de danse fourmillante, son disc-jockey rivé aux platines et son bar déversant des litres de mojitos. On est donc lancé comme des TGV, impossibles à arrêter, tournoyant encore et encore jusqu'au bout de la nuit. Et chaque fois qu'on en a pleins les bottes, un cocktail suffit à nous remettre en selle. Et quand ça ne suffit pas, une coursive extérieure permet à tous de faire baisser la température devant le fleuve endormi. Et si ça ne suffit vraiment pas, il y a en plus une table de billard où avec Marius, on fait tomber les têtes. Jusqu'à 4H30 du matin, on se sent vraiment dans notre élément. Jo est l'égérie officielle du dancefloor où il prend une centaine de photos de tous ceux qui ont le bonheur de lui tomber sous la main. Nat est la muse transpirante de chaud que chaque artiste est en droit d'espérer. Dani est le phare dans cette nuit où sa tête dodelinante dépasse de la masse. Marius est en cadence. Et moi, j'ai une banane large comme la péniche. On est tellement à notre aise qu'à la fin de la soirée Jo ne se préoccupe plus de rien et demande à qui veut bien l'entendre hurler s'il a du tilleul en réserve. Pas très intelligent dans une ville comme Hanoï mais comme c'est sans conséquences, c'est hilarant!
Finalement ce soir, malgré le rythme tonitruand, on n'aura à déplorer aucune victime et c'est tous ensemble qu'on retourne à l'hotel la tête encore pleine de bruit. Taxi! Direction la maison!! Ou alors la cathédrale, je sais plus trop... Au moment du coucher, j'ai encore toute ma tête et fais le décompte de mes amis voulant se joindre à moi pour aller voir Ho Chi Minh le lendemain matin puisque c'est seulement avant 11h que le bougre accepte de voir du monde. Et malgré l'heure plus que tardive et l'alcoolémie plus qu'avancée, c'est la bouche en coeur, que d'une seule voix tout le monde répond Moi!! Increvables, qu'on est, increvables.
Et Ho matin, comme attendu, je suis sur le sentier de la guerre dès 9h30 prêt à en découdre enfin avec Ho. J'ai beau avoir les cheveux qui tirent un peu, il en faut plus pour m'arrêter. De toute façon, il faudra bien se lever pour y aller, alors aujourd'hui ou un autre jour, quelle différence? Je fais ensuite le tour des lits pour réveiller les Beaux et la Belle au Bois Dormant. Qui est-ce qui veut se lever? Deux réponses positives, deux gaillards : Dani et Jo. Deux réponses en forme de Hmmmmmmmm, j'ai sommeiiiiiiiil : Nat et Marius. Qu'il en soit ainsi. On part donc en taxi, trop embrumés pour espérer ne serait-ce que tenter le chemin à pieds, vers le mausolée. Il fait beau. Jusqu'ici tout va bien. Et ce matin, pas de fiorritures, on se dirige directement vers l'entrée du tombeau géant. On connait le chemin... La porte se dresse devant nous. On la pousse, fermée. On la tire, fermée. C'est à n'y rien comprendre, c'est pourtant le matin!!! On demande finalement conseil au guide d'un groupe qui passait par là. - Mais, mes p'tits gars, c'est fermé le lundi voyons!! Peu importe que ce soit le matin ou pas, le lundi c'est tintin!!! Je crois qu'à nous trois, on lui aurait fait bouffer ses brochures à notre nouvel ami guide si on vivait dans l'anarchie totale. C'est donc finalement la queue entre les jambes, assomés par la fatigue rendue évidente après le rejet que nous nous en sommes rentrés à nos quartiers où Nat et Marius dorment encore, les enfoirés!!
Et cette fois encore, le premier qui fait résonner un réveil, il va voir du pays!! Lundi ou pas!!!!!
Je ne me souviens plus ensuite à quelle heure on a émergé mais ce dont je me souviens c'est que l'ambiance était bien calme et bien en décallage avec la veille au soir et qu'on a pas franchement activé le rythme de toute la journée.
Chose constructive quand même, on a réservé par le biais de l'hotel, une escapade de trois jours du côté de la Baie d'Halong à compter du lendemain. En voilà une bonne chose de faite! La route continue et avec un programme comme ça qui se profile, ça fait bien rêver nos esprits engourdis. Et comme du rêve à la réalité il n'y a qu'un bus...
Mais avant d'en arriver là, revenons à aujourd'hui. C'est un peu quartier libre pour tout le monde. Si t'as faim, tu manges. Si t'as sommeil, tu dors. Si tu te sens sale, tu te douches.
Moi en l'occurence, après une après-midi et un début de soirée à ne rien faire de très concret, je décide en partenariat avec Nat et Dani d'aller croquer en ville autour de 21h. On se dirige paisiblement vers le lac pour trouver repas à nos estomacs, version nourrissante de chaussures à nos pieds. On dévore tout ce qu'on nous apporte et c'est vers 23h qu'on reprend le chemin inverse. Dehors, les rues sont déjà désertes comme on avait pu en juger la veille par le manque ou l'absence de vie nocturne par ici.
Au moment de quitter une des artères principales pour s'engouffrer dans une rue adjacente à la lumière blafarde à l'approche de la GH. Un chauffeur de moto-taxi arrive à notre hauteur et nous propose ses services comme cela arrive des centaines de fois dans une journée à Hanoï. - Taxi? Taxi? Comme on est déjà plus très loin et que marcher n'est pas plus rebutant que cela, je lui fais comprendre qu'on est bien comme ça, que ça nous fait prendre l'air de marcher, qu'il peut aller voir ailleurs. Le chauffeur ne se démonte pas pour autant et change son fusil d'épaule. - Tilleul? Tilleul? Je repense alors subitement à Jo la veille que ça titillait fortement de tirer sur un zoint et me dis que ça lui ferait bien plaisir si on rentrait à la chambre avec une surprise parfumée. Je dis alors au type : - Tilleul? Allez pourquoi pas. Qu'est ce que tu as? Non attends, on va allez se mettre dans cette rue sombre à l'abri des regards indiscrets. On poursuit donc notre chemin quelques mètres avec Nat et Dani, le chauffeur de taxi roulant au pas derrière nous. Sur ce, le gars nous sort un petit sachet bien rempli qui aura vite fait de nous faire nous délecter de cette fin de soirée et de l'escapade des prochains jours à venir. Je regarde le tout, m'assure qu'on ne se fait pas refourguer du gazon en boite et je commence à négocier le prix jusqu'à ce que tous les partis soient contents. La transaction peut alors s'opérer dans cette pénombre qui nous entoure avec personne en vue... Je sors de mon portefeuille la somme discutée, la tend à mon interlocuteur, et en échange récupère le précieux sachet. Dans la seconde qui suit, sorti de nulle part, un homme court et se rue vers nous en hurlant : - Police!! Police!! Mon coeur s'agite dans la seconde, secoué qu'il est par des palpitations incontrolables. Mon cerveau, lui, se noie dans les hectolitres d'adrénaline pure. Dans la même seconde, le chauffeur de moto-taxi s'enfuit alors dans un nuage de fumée si je puis dire... L'autre homme arrive à notre hauteur. Impossible de jeter le sachet où que ce soit, trop voyant, celui-ci est donc dans la même main qui tient le portefeuille, en dessous de celui-ci... Pom pom, pom pom, pom pom, pom pom fait mon coeur. - Police!! Qu'est ce que vous avez acheté à cet homme? Hein? Je repète, qu'est ce que vous avez acheté? - Mais rien du tout, c'est un chauffeur de taxi à qui nous avons simplement dit que nous préférions rentrer à pieds plutôt qu'en moto. On a rien acheté, rien du tout. - Je ne vous crois pas, je suis sûr que vous avez quelque chose à cacher!!!!! - Mais non monsieur l'agent rien du tout, regardez!!! Dans cette poche, rien. Dans cette autre poche, rien non plus. Et dans le portefeuille qui est maintenant ouvert, rien non plus. Je vous assure, il y a méprise! Le type en civil qui se dit policier entreprend alors de poursuivre la fouille quand il repère au bout de la rue le chauffeur de moto qui n'a fait qu'une centaine de mètres dans sa fuite et regarde la scène. Le policier se lance alors dans un sprint caractérisé, à la poursuite du chauffeur-dealeur. Le voyant courir dos à nous, mon cerveau ne fait qu'un tour. Je me saisis de ma main libre du sachet objet du délit et de cette folle incartade, et le jète le plus loin possible sur le bas-coté de la route dans un geste qui se veut quand même le plus discret possible. Le type poursuit sa course et s'arrête finalement quand le chauffeur a repris la fuite. C'est alors qu'il fait demi-tour et revient vers nous toujours en courant. Il est encore plus remonté quand il arrive à notre hauteur. Seulement maintenant, je suis libéré du fardeau et peut retrouver un peu de confiance. - Je vous assure, je ne sais pas de quoi il s'agit... - Et moi je vous dis que je sais! - Vous savez quoi? Et puis qu'est ce qui nous prouve que vous êtes vraiment ce que vous dîtes? Montrez-moi votre carte immédiatement! Là-dessus, il me sort une carte flanquée de son nom et de sa photo dont je ne pourrais dire s'il s'agit vraiment d'une carte de police ou d'une carte de bibliothèque. Pas de drapeau vietnamien, pas d'insigne particulier, rien de vraiment représentatif. - C'est bien joli votre carte, mais maintenant puisque je vous dis que je n'ai rien. Regardez encore si le coeur vous en dit mais vous perdez votre temps!! Rien je vous dis!!! Juste l'envie de rentrer à pieds. Sur ce, le prétendu flic lache du lest et nous dit de circuler. Ouf!!! On ne demande pas notre reste et on file dans la nuit vers des cieux plus cléments. Quant au sachet, il peut bien rester par terre, je ne risque pas d'aller le chercher. Il y a beau y avoir écrit abruti sur mon front brulant, il n'y a pas écrit gros abruti, il n'y a pas la place!!
On est donc finalement rentré à l'hotel toujours secoués par les évènements. Dans tout ça, j'ai l'impression d'en ressortir en quelque sorte renforcé car je n'ai à aucun moment ni paniqué ni laissé apparaître de signe de faiblesse ou de doute. Mais au bout du compte, c'est sûr qu'on ne m'y reprendra plus!! La leçon n'est pas compliquée et je l'ai bien apprise!! Pour sûr!!!
Et dans tout ce bordel, une fois rentrés et après avoir débrieffé les évènements avec méticulosité avec les compères, ça m'est toujours impossible de déterminer avec certitude si le flic en était bien un ou pas. Comme si ça comptait... A toi de te faire ta propre idée, tu as tous les éléments du dossier.
C'est donc après avoir tiré sur des clopes et rien d'autre que la tension a fini par baisser. Ca fait quand même une sacrée histoire pour le blog tout ça!! Ca sent la bousculade de commentaires et ça ne serait pas immérité!
Je sens que derrière ton ordi, ta tension en a aussi pris un coup. Pour un peu, je suis sûr que tu en as oublié la visite du temple de la littérature, la pluie et les rendez-vous manqués avec Ho Chi Minh!!! Respire, tout va bien. Demain je t'emmène prendre l'air sur la Baie D'halong. On en a bien besoin..
J'te fais mille bécots emprunts de sobriété. A demain si Dieu veut. Amène!!
A propos de rythme, celui du lendemain est vraiment piano mais comment pourrait-il en être autrement? Ca fait belle lurette qu'on a pas été obligé de se lever aux aurores et implicitement, il s'est décidé que celui ou celle qui ferait sonner une quelconque sonnerie se verrait jeter par dessus bord à coups de sabre. Il est 11h quand les premiers commencent à ouvrir les yeux. Il ne s'agit pas de moi, c'est l'évidence. Ca a beau être encore le matin, c'est tout de même suffisament tard même pour le Braïce qui s'est battu avec l'archos jusqu'à 3h pour parvenir enfin à mettre les photos d'Anghkor en ligne alors que tous les autres sans exception dormaient déjà depuis de longues heures. Et comme on a qu'une salle de bain pour cinq, ça laisse encore largement le temps de végéter avant que mon tour ne vienne. Finalement, on est prêt à battre le tarmac vers 12h30 ce qui montre bien qu'on est pas des foudres de guerre en cette journée de récupération. En plus, Nathalie ne se sent pas mieux depuis Dien Bien Phu, sa tension est en berne et sa tête, une centrifugeuse. Sa santé apparente est telle qu'après un petit déjeuner commun, on décide avec Jo et Marius de l'accompagner jusqu'à l'ambassade de France qui abrite un hopital. C'est aussi l'occasion d'une bonne balade à pieds dans la ville au nom d'Orient.
L'ambassade de France est située, je vous le donne en mille, dans le quartier des ambassades. Il y a donc de partout de grandes maisons coloniales, des arbres, c'est classe et ça le vaut bien. Même si c'est fermé, car on est samedi, c'est aussi l'occasion pour moi quand on y est de mettre un pied à travers la grille d'entrée et de poser la semelle en territoire français. Je sais, c'est futile mais c'est plaisir!!!! Et nouveau manque de bol, l'hopital de l'ambassade a fermé voilà plusieurs mois et il faut partir à la recherche de l'hopital français d'Hanoï qui a pris ses quartiers un peu plus loin. On s'excentre donc un peu plus, prenant le risque à chaque pas de se perdre un peu plus, mais comme on est quatre, ça fait quatre sens de l'orientation à mettre en commun! Heureusement car s'il fallait ne s'en tenir qu'au mien...
On parvient donc à l'hopital recherché, Nat retrouve des couleurs. C'est parti pour la consultation pendant qu'en bons chevaliers servants, on attend sagement. Devant nous, dans la salle d'attente, est affiché l'organigramme de l'hopital. On peut ainsi voir que le gastro-entérologue s'appelle docteur Landreau ce qui tombe plutôt bien puisqu'il officiait aussi à reguler le transit des buts encaissés par le PSG. Gloire à lui!!! Pour le reste, tous les médecins vietnamiens de l'hopital s'appellent N'Guyen, sacré famille! Mes hommages à la maman!!
Au bout du compte, Nat est de retour après plus d'une heure d'entretiens et autres examens. Elle se fait prescrire une batterie de médicaments ainsi qu'un test de grossesse pour rajouter un peu de piment à cette mayonnaise médicamenteuse. Ne nous reste plus qu'à retourner à la GH et retrouver Dani parti faire je ne sais quoi. On y est à 17h, la journée est bien avancée et comme Dani n'est pas encore là, on a plus qu'à feignanter de re-chef ce qui n'est pour déplaire à personne. Alors qu'il arrive peu de temps après, lui nous voyant dans des positions bien confortables répartis à travers la chambre n'a qu'une envie : nous rejoindre et faire de même. Et puis, comme de toutes façons, on est très à l'aise comme ça, on a pas très envie d'aller batifoler à travers la ville.
On reste comme ça, à osciller entre sièges et matelas pendant deux heures et c'est pas du luxe. A 19h quand même, on se remet sur le départ. Il nous brule littéralement, non je déconne, d'aller déambuler dans les allées du marché de nuit qui passe pour être le plus grand du pays. On s'y rend donc avec plus de difficultés que l'après-midi vu qu'il fait nuit et qu'on marche au radar mais on y arrive quand même. Sur place, c'est toute une rue qui est devenue piétonne pour que, sur plus d'un kilomètre, s'étalent les vendeurs de toute la daube "made in China" qu'il est possible de trouver. Des culottes, des jouets, des chaussures, des lunettes de soleil, des ustensils de cuisine, c'est une caverne d'Ali Baba cheap à ciel ouvert et noire de monde. Déjà une heure plus tard, on en a pleins les bottes de ce grand cirque, c'est l'heure de passer à table en commençant par un remplissage de godets en règle à l'aide de quelques cocktails muticolores. C'est ensuite l'heure de la souplette jusqu'au moment où on quitte les lieux pour s'assoir de nouveau étancher notre soif. Le bar est tranquille, la musique italienne. Tout le répertoire d'Andrea Bocelli à Eros Ramazotti y passe. Les barmen n'ont beau rien avoir d'autre à nous proposer que ce désert créatif, on reste malgré tout jusqu'à la fermeture, à minuit, heure à laquelle les policiers font le tour des établissements pour réclamer leur enveloppe ou la fermeture. Le bar ferme et nous aussi, on tire le rideau sur cette première journée complète ici.
Et demain, c'est promis, on accélère... Enfin si on veut...
Et surtout si on peut car il est encore bien tard quand on daigne mettre le nez dehors. Il faut dire qu'il fait gris et qu'on se sent à l'hotel comme à la maison, la compagnie en plus. Afin de ne pas se perdre et aussi parce que c'est joli, on retourne voir du côté de la cathédrale pour un petit déjeuner à la française s'il vous plait. Des croissants, des sandwishs, pas question de tenter des expériences culinaires exotiques à l'heure où les papilles s'éveillent à la vie. Ensuite, on entame le parcours culturel local à commencer par le mausolée de l'ami Ho Chi Minh qui doit troner inerte derrière une vitrine si tout va bien. On prend donc un taxi pour éviter les efforts, partager les frais et surtout éviter de se perdre. Le batiment a tout de l'architecture stalinienne, un énorme bloc de béton avec des trous dedans pour faire les portes et pour adoucir le tout un grand parc verdoyant tout autour. Pour le parc, on aura tout le temps, on file direct voir l'oncle Ho. Une porte fermée, une deuxième pareil et ainsi de suite. Ho Chi Minh est une personne difficile dont il s'avère qu'on ne peut le visiter qu'en matinée. Il va donc falloir revenir plus tard. Le temps de se rendre compte de notre erreur, les premières gouttes se mettent à tomber, et comme rien ne s'obtient facilement, c'est des trombes d'eau qui s'abattent maintenant sur la ville. Et nous, on a un parc à visiter... On entreprend malgré la pluie qui tombe de quand même mettre le nez dehors, c'est pas de l'eau qui va se mettre en travers de notre pain quotidien!! Et comme on a bien fait! Après quelques minutes, la pluie s'estompe comme récompensant nos efforts. On va donc pouvoir marcher le nez au vent sans se soucier de savoir si on a un imperméable, vu que comme on en a pas... On flane donc. On passe notamment devant la pagode à un pilier qui est sensée être un des batiments les plus anciens du pays. C'est une petite maison construite sur un large pilier mais détail amusant, le pilier est fait en béton... Si quelqu'un peut m'expliquer le stratagème, je suis preneur... Au total, cette balade nous prend bien une heure et demie à l'issue de laquelle on en a pas encore fini.
A quelques centaines de mètres de là est un autre incontournable : le Temple de la Littérature construite au XIème siècle comme la pagode à un pilier. C'est la première université du pays qui a été fondée par Confucius en personne, ça vous installe l'ambiance. C'est une oasis de tranquilité dans cet océan de bruit qu'est Hanoï qu'on finit par rejoindre à pieds comme quoi on est pas plus con qu'un autre. A l'intérieur, aux jardins succèdent les temples, à l'accalmie succède la pluie qui cette fois s'abat pour de bon. Ca nous permet de voir un défilé de mode un peu particulier puisqu'il s'agit de capes de pluie qui recouvrent sans exception tous les touristes des pieds à la tête. Du bleu au rose en passant par le jaune, il y en a pour tout les gouts sauf les notres à première vue puisqu'on est encore plus des touristes que les autres, rien à se mettre sur les épaules pour se protéger... C'est donc sous une pluie battante qu'on enchaine les vénérables batiments. Et comme de toute façon trempés pour trempés, on ne va pas dormir ici, c'est en marchant qu'on s'en va comme des princes à la recherche d'un établissement capable de nous servir attablés une boisson chaude et un encas puisqu'à l'extérieur, en plus de dracher, il doit faire dans les 15°. C'est donc fait le temps d'être bien ruinés de flotte, tous les bars et autres cafés ont été pris d'assault bien avant qu'on puisse se décider... Donc après l'effort, le réconfort d'une table bien mise avant de remettre le cap vers la maison en taxi en lui demandant de nous laissez à la cathédrale puisqu'on est pas foutu de se souvenir du nom de notre hotel.
En arrivant devant le saint endroit, des voix se font entendre à l'intérieur. C'est l'heure de la messe et c'est pas tant par excès de Foi que par gout pour l'inconnu, qu'on pénètre à l'intérieur. Là, c'est bondé de monde, la religion fait recette. Et en bons pratiquants, tous les vietnamiens présents entonnent les chants adéquats rendant l'atmosphère divine, c'est le cas de le dire. Toutes ses voix qui résonnent à l'unisson, y'a pas à dire, c'est beau. On reste donc de longues minutes à écouter les douces mélodies jusqu'au moment où on a tous notre quota de recueuillement, c'est le moment de rentrer.
Au retour à l'hotel, c'est surtout le moment de suspense de la journée. Nat qui prend avec assiduité ses médicaments avait jusque là oublié de faire le test de grossesse. Si c'est positif, c'est le champagne assuré, on en a tous des frissons d'excitation pendant qu'elle doit avoir des frissons d'un tout autre registre. De façon quasi-instantanée, le soufflet retombe, le test est négatif, tant pis pour le champagne. Et tant mieux pour tout le monde, l'aventure continue!!
On reste alors dans la chambre un bon petit moment à ce dire que ce soir, malgré le résultat du test, on peut quand même faire la fête et gouter à la vie nocturne locale. Pour nous faire patienter en plus de nous mettre en bouche, je pars acheter une bouteille de whisky ainsi qu'une bouteille de coca qui serviront à nous mettre de bonne humeur pour toute la nuit. Elles sont toutes deux descendues dans les deux heures qui suivent et qui précèdent le resto du soir. Après s'être débarrasser de notre faim dinatoire quotidienne du côté du marché de nuit où j'ai acheté une guirlande de Noël rouge du plus belle effet autour de mon cou pour le reste de la soirée, on s'efforce donc de trouver un endroit à la hauteur de nos espérances pour pouvoir nous y déhancher toute la nuit. On prend alors un taxi. La seule adresse à notre disposition vient du LP. On s'efforce donc de nous y faire conduire et quand le chauffeur a enfin saisi et qu'on arrive sur place, on est comme des cons, il n'y a pas de boite, même pas un troquet, c'est dire... Donc on ne peut ensuite que s'en remettre à notre chauffeur. La seule recommandation qu'on parvient à lui faire comprendre, c'est qu'on veut un endroit où ça bouge et où ça boit. Il faut dire qu'on est lancé... Cette dernière précision vaut particulièrement pour Jo qui a déjà bien abusé du jaja et qui est gai comme un pinson. Le taxi nous arrête alors devant un bar dansant sur le thème du far-west. Tous les serveurs sont en cowboys et les serveuses en tabliers d'inspiration saloonesque. Mais il est déjà 11h15 et on apprend que le bar ferme à minuit. A minuit? Ils ne savent pas à qui il ont affaire!! On redécolle illico-presto. On reprend un autre taxi. Nouvelle bataille pour se faire comprendre. Et après plusieurs minutes de tractations, on est reparti vers ce qui semble bien être une boite de nuit. On demande aux personnes postées à l'entrée l'heure de fermeture. Minuit, encore. Et puis après tout c'est pas grave. Maintenant qu'on est là, on peut quand même aller faire un tour même si ça ferme dans dix minutes! On entre donc et à l'intérieur, il y a une grande scène avec des rampes verticales comme celles qu'on trouve dans les casernes de pompiers. Mais sur scène personne, c'est vraiment la fin même si ça n'arrête pas les serveuses qui nous proposent des boissons aux prix rappelant les Champ Elysées pour qu'on les boivent au lance-pierres. Pas question d'accepter, nous, tout ce qu'on veut ici, c'est danser. On se lance alors dans des gesticulations de tous les diables pendant que Jo monte sur la scène. En un éclair, un policier monte aussi et l'en fait descendre quasi manu-militari, ambiance... En tout cas, nous, ça nous a bien fait marrer et on repart de plus belle dans une danse endiablée cette fois en direction de la sortie. Derrière nous, c'est le reste des clients qui suit, c'est la fermeture. Ennuyés, angoissés, interloqués, on ne peut décemment pas croire que tout ferme à minuit comme si les Vietnamiens avaient lu avec un peu trop d'assiduité l'histoire de Cendrillon! Il doit bien y avoir un endroit ouvert jusqu'à pas d'heure avec de la musique dedans!! On entame donc un nouveau round de discussions avec les chauffeurs de taxi pendant que Jo vole de voiture en voiture à l'affut de la moindre blague à faire. Le bougre est déchainé, intenable. C'est déjà improbable pour nous d'aller dormir maintenant mais pour lui, c'est impossible, il est à 300%, en pleine montée, un avis de tempête à lui tout seul!! Tant bien que mal, après avoir parlé à pas moins d'une demie douzaine de chauffeur, il y en a un qui a un endroit à nous proposer. C'est parti mon kiki!!
Il est maintenant 0h30 quand on s'arrête une nouvelle et finalement dernière fois. Nous sommes sur les rives du Hong Song, la rivière locale, sur la rive de laquelle est amarrée une péniche qui fait parler les basses dans un rayon de deux cents mètres. A défaut d'avoir trouvé le Graal, ça y est cette fois on la tient notre nuit endiablée!!! C'est effectivement une boite flottante avec sa piste de danse fourmillante, son disc-jockey rivé aux platines et son bar déversant des litres de mojitos. On est donc lancé comme des TGV, impossibles à arrêter, tournoyant encore et encore jusqu'au bout de la nuit. Et chaque fois qu'on en a pleins les bottes, un cocktail suffit à nous remettre en selle. Et quand ça ne suffit pas, une coursive extérieure permet à tous de faire baisser la température devant le fleuve endormi. Et si ça ne suffit vraiment pas, il y a en plus une table de billard où avec Marius, on fait tomber les têtes. Jusqu'à 4H30 du matin, on se sent vraiment dans notre élément. Jo est l'égérie officielle du dancefloor où il prend une centaine de photos de tous ceux qui ont le bonheur de lui tomber sous la main. Nat est la muse transpirante de chaud que chaque artiste est en droit d'espérer. Dani est le phare dans cette nuit où sa tête dodelinante dépasse de la masse. Marius est en cadence. Et moi, j'ai une banane large comme la péniche. On est tellement à notre aise qu'à la fin de la soirée Jo ne se préoccupe plus de rien et demande à qui veut bien l'entendre hurler s'il a du tilleul en réserve. Pas très intelligent dans une ville comme Hanoï mais comme c'est sans conséquences, c'est hilarant!
Finalement ce soir, malgré le rythme tonitruand, on n'aura à déplorer aucune victime et c'est tous ensemble qu'on retourne à l'hotel la tête encore pleine de bruit. Taxi! Direction la maison!! Ou alors la cathédrale, je sais plus trop... Au moment du coucher, j'ai encore toute ma tête et fais le décompte de mes amis voulant se joindre à moi pour aller voir Ho Chi Minh le lendemain matin puisque c'est seulement avant 11h que le bougre accepte de voir du monde. Et malgré l'heure plus que tardive et l'alcoolémie plus qu'avancée, c'est la bouche en coeur, que d'une seule voix tout le monde répond Moi!! Increvables, qu'on est, increvables.
Et Ho matin, comme attendu, je suis sur le sentier de la guerre dès 9h30 prêt à en découdre enfin avec Ho. J'ai beau avoir les cheveux qui tirent un peu, il en faut plus pour m'arrêter. De toute façon, il faudra bien se lever pour y aller, alors aujourd'hui ou un autre jour, quelle différence? Je fais ensuite le tour des lits pour réveiller les Beaux et la Belle au Bois Dormant. Qui est-ce qui veut se lever? Deux réponses positives, deux gaillards : Dani et Jo. Deux réponses en forme de Hmmmmmmmm, j'ai sommeiiiiiiiil : Nat et Marius. Qu'il en soit ainsi. On part donc en taxi, trop embrumés pour espérer ne serait-ce que tenter le chemin à pieds, vers le mausolée. Il fait beau. Jusqu'ici tout va bien. Et ce matin, pas de fiorritures, on se dirige directement vers l'entrée du tombeau géant. On connait le chemin... La porte se dresse devant nous. On la pousse, fermée. On la tire, fermée. C'est à n'y rien comprendre, c'est pourtant le matin!!! On demande finalement conseil au guide d'un groupe qui passait par là. - Mais, mes p'tits gars, c'est fermé le lundi voyons!! Peu importe que ce soit le matin ou pas, le lundi c'est tintin!!! Je crois qu'à nous trois, on lui aurait fait bouffer ses brochures à notre nouvel ami guide si on vivait dans l'anarchie totale. C'est donc finalement la queue entre les jambes, assomés par la fatigue rendue évidente après le rejet que nous nous en sommes rentrés à nos quartiers où Nat et Marius dorment encore, les enfoirés!!
Et cette fois encore, le premier qui fait résonner un réveil, il va voir du pays!! Lundi ou pas!!!!!
Je ne me souviens plus ensuite à quelle heure on a émergé mais ce dont je me souviens c'est que l'ambiance était bien calme et bien en décallage avec la veille au soir et qu'on a pas franchement activé le rythme de toute la journée.
Chose constructive quand même, on a réservé par le biais de l'hotel, une escapade de trois jours du côté de la Baie d'Halong à compter du lendemain. En voilà une bonne chose de faite! La route continue et avec un programme comme ça qui se profile, ça fait bien rêver nos esprits engourdis. Et comme du rêve à la réalité il n'y a qu'un bus...
Mais avant d'en arriver là, revenons à aujourd'hui. C'est un peu quartier libre pour tout le monde. Si t'as faim, tu manges. Si t'as sommeil, tu dors. Si tu te sens sale, tu te douches.
Moi en l'occurence, après une après-midi et un début de soirée à ne rien faire de très concret, je décide en partenariat avec Nat et Dani d'aller croquer en ville autour de 21h. On se dirige paisiblement vers le lac pour trouver repas à nos estomacs, version nourrissante de chaussures à nos pieds. On dévore tout ce qu'on nous apporte et c'est vers 23h qu'on reprend le chemin inverse. Dehors, les rues sont déjà désertes comme on avait pu en juger la veille par le manque ou l'absence de vie nocturne par ici.
Au moment de quitter une des artères principales pour s'engouffrer dans une rue adjacente à la lumière blafarde à l'approche de la GH. Un chauffeur de moto-taxi arrive à notre hauteur et nous propose ses services comme cela arrive des centaines de fois dans une journée à Hanoï. - Taxi? Taxi? Comme on est déjà plus très loin et que marcher n'est pas plus rebutant que cela, je lui fais comprendre qu'on est bien comme ça, que ça nous fait prendre l'air de marcher, qu'il peut aller voir ailleurs. Le chauffeur ne se démonte pas pour autant et change son fusil d'épaule. - Tilleul? Tilleul? Je repense alors subitement à Jo la veille que ça titillait fortement de tirer sur un zoint et me dis que ça lui ferait bien plaisir si on rentrait à la chambre avec une surprise parfumée. Je dis alors au type : - Tilleul? Allez pourquoi pas. Qu'est ce que tu as? Non attends, on va allez se mettre dans cette rue sombre à l'abri des regards indiscrets. On poursuit donc notre chemin quelques mètres avec Nat et Dani, le chauffeur de taxi roulant au pas derrière nous. Sur ce, le gars nous sort un petit sachet bien rempli qui aura vite fait de nous faire nous délecter de cette fin de soirée et de l'escapade des prochains jours à venir. Je regarde le tout, m'assure qu'on ne se fait pas refourguer du gazon en boite et je commence à négocier le prix jusqu'à ce que tous les partis soient contents. La transaction peut alors s'opérer dans cette pénombre qui nous entoure avec personne en vue... Je sors de mon portefeuille la somme discutée, la tend à mon interlocuteur, et en échange récupère le précieux sachet. Dans la seconde qui suit, sorti de nulle part, un homme court et se rue vers nous en hurlant : - Police!! Police!! Mon coeur s'agite dans la seconde, secoué qu'il est par des palpitations incontrolables. Mon cerveau, lui, se noie dans les hectolitres d'adrénaline pure. Dans la même seconde, le chauffeur de moto-taxi s'enfuit alors dans un nuage de fumée si je puis dire... L'autre homme arrive à notre hauteur. Impossible de jeter le sachet où que ce soit, trop voyant, celui-ci est donc dans la même main qui tient le portefeuille, en dessous de celui-ci... Pom pom, pom pom, pom pom, pom pom fait mon coeur. - Police!! Qu'est ce que vous avez acheté à cet homme? Hein? Je repète, qu'est ce que vous avez acheté? - Mais rien du tout, c'est un chauffeur de taxi à qui nous avons simplement dit que nous préférions rentrer à pieds plutôt qu'en moto. On a rien acheté, rien du tout. - Je ne vous crois pas, je suis sûr que vous avez quelque chose à cacher!!!!! - Mais non monsieur l'agent rien du tout, regardez!!! Dans cette poche, rien. Dans cette autre poche, rien non plus. Et dans le portefeuille qui est maintenant ouvert, rien non plus. Je vous assure, il y a méprise! Le type en civil qui se dit policier entreprend alors de poursuivre la fouille quand il repère au bout de la rue le chauffeur de moto qui n'a fait qu'une centaine de mètres dans sa fuite et regarde la scène. Le policier se lance alors dans un sprint caractérisé, à la poursuite du chauffeur-dealeur. Le voyant courir dos à nous, mon cerveau ne fait qu'un tour. Je me saisis de ma main libre du sachet objet du délit et de cette folle incartade, et le jète le plus loin possible sur le bas-coté de la route dans un geste qui se veut quand même le plus discret possible. Le type poursuit sa course et s'arrête finalement quand le chauffeur a repris la fuite. C'est alors qu'il fait demi-tour et revient vers nous toujours en courant. Il est encore plus remonté quand il arrive à notre hauteur. Seulement maintenant, je suis libéré du fardeau et peut retrouver un peu de confiance. - Je vous assure, je ne sais pas de quoi il s'agit... - Et moi je vous dis que je sais! - Vous savez quoi? Et puis qu'est ce qui nous prouve que vous êtes vraiment ce que vous dîtes? Montrez-moi votre carte immédiatement! Là-dessus, il me sort une carte flanquée de son nom et de sa photo dont je ne pourrais dire s'il s'agit vraiment d'une carte de police ou d'une carte de bibliothèque. Pas de drapeau vietnamien, pas d'insigne particulier, rien de vraiment représentatif. - C'est bien joli votre carte, mais maintenant puisque je vous dis que je n'ai rien. Regardez encore si le coeur vous en dit mais vous perdez votre temps!! Rien je vous dis!!! Juste l'envie de rentrer à pieds. Sur ce, le prétendu flic lache du lest et nous dit de circuler. Ouf!!! On ne demande pas notre reste et on file dans la nuit vers des cieux plus cléments. Quant au sachet, il peut bien rester par terre, je ne risque pas d'aller le chercher. Il y a beau y avoir écrit abruti sur mon front brulant, il n'y a pas écrit gros abruti, il n'y a pas la place!!
On est donc finalement rentré à l'hotel toujours secoués par les évènements. Dans tout ça, j'ai l'impression d'en ressortir en quelque sorte renforcé car je n'ai à aucun moment ni paniqué ni laissé apparaître de signe de faiblesse ou de doute. Mais au bout du compte, c'est sûr qu'on ne m'y reprendra plus!! La leçon n'est pas compliquée et je l'ai bien apprise!! Pour sûr!!!
Et dans tout ce bordel, une fois rentrés et après avoir débrieffé les évènements avec méticulosité avec les compères, ça m'est toujours impossible de déterminer avec certitude si le flic en était bien un ou pas. Comme si ça comptait... A toi de te faire ta propre idée, tu as tous les éléments du dossier.
C'est donc après avoir tiré sur des clopes et rien d'autre que la tension a fini par baisser. Ca fait quand même une sacrée histoire pour le blog tout ça!! Ca sent la bousculade de commentaires et ça ne serait pas immérité!
Je sens que derrière ton ordi, ta tension en a aussi pris un coup. Pour un peu, je suis sûr que tu en as oublié la visite du temple de la littérature, la pluie et les rendez-vous manqués avec Ho Chi Minh!!! Respire, tout va bien. Demain je t'emmène prendre l'air sur la Baie D'halong. On en a bien besoin..
J'te fais mille bécots emprunts de sobriété. A demain si Dieu veut. Amène!!
Que préférez-vous: l'accueil en Malaisie ou au Vietnam? English translation pending
Perso, je serai volontiers allée aux USA mais faisont des concessions alors malaisie ou vietnam? Les paysages les sites sont importants, mais je privilégie l'accueil...Alors qu'en dites vous? Nous sommes un couple avec un ado
Bonne année
Berline ou 4x4 pour le Québec en février? English translation pending
Bonsoir,
Je vais faire un trip en boucle les 2 premières semaines de février au Québec. Les étapes : Québec (city) - Saguenay - Gaspésie (en traversier) - Québec. Sur le site de location j'ai le choix entre des japonaises basiques (suzuki swift, nissan versa, chevrolet cobalt), des berlines us (pontiac G6, dodge caliber) ou un 4x4 (ford escape).
Comme c'est une région difficile en hiver, on m'a conseillé de prendre une grosse berline ou un 4x4. Quelqu'un connait le comportement de ces voitures sur neige, ainsi que leur consommation (je ne connais malheureusement pas les cylindrées), spécialement pour le ford escape? Est-ce qu'un 4x4 est vraiment indispensable ou une bonne berline peut suffire?
Merci
Je vais faire un trip en boucle les 2 premières semaines de février au Québec. Les étapes : Québec (city) - Saguenay - Gaspésie (en traversier) - Québec. Sur le site de location j'ai le choix entre des japonaises basiques (suzuki swift, nissan versa, chevrolet cobalt), des berlines us (pontiac G6, dodge caliber) ou un 4x4 (ford escape).
Comme c'est une région difficile en hiver, on m'a conseillé de prendre une grosse berline ou un 4x4. Quelqu'un connait le comportement de ces voitures sur neige, ainsi que leur consommation (je ne connais malheureusement pas les cylindrées), spécialement pour le ford escape? Est-ce qu'un 4x4 est vraiment indispensable ou une bonne berline peut suffire?
Merci
Trek au Népal en autonomie totale avec permis pas cher et guide? English translation pending
bonjour a tous,
Nous partons à 2 pour 6 mois en asie a partir de mars et voudrions carressez les toits himalayens en partageant avec les popullations locales. nous devrions y etre en avril-mai et nous avons opté pour le nepal car le climat n'est pas tres propice en cette periode au ladakh. Le probleme est notre budjet trés trés reduit du fait de la durée de notre voyage .En effet certain permis sont chere voire tres chere (haut dolpa , manag , mustag ...). Nous souhaiterions partir en autonomie totale (nous l'avons toujours fait au cour de nos trek ou rando alpine ) avec nous tente, duvet, rechaud, popotte (utile pour la suite de notre voyage (nouvelle-zelande)) mais etant donné l'importance des rations alimentaire sur des durees pouvant depasser 15jours et l'altitudes (petit globubles rouges francais) nous serons surement amenez a faire appel a un porteur et/ou un guide.
- Connaissez vous un trek permettant d'allier rencontre, trek d'altitude et etant peu honereux concernant les permis? - Est-il possible de ce ravitaller dans les villages traversés ? - quels sont les treks ou il est possible d'etre autonome (même si je sais que les guides et porteur contribues a la richesse cuturelle et a l'aide des populations locales). A ce jour notre choix ce porterait sur le Kangchenjunga
merci
Nous partons à 2 pour 6 mois en asie a partir de mars et voudrions carressez les toits himalayens en partageant avec les popullations locales. nous devrions y etre en avril-mai et nous avons opté pour le nepal car le climat n'est pas tres propice en cette periode au ladakh. Le probleme est notre budjet trés trés reduit du fait de la durée de notre voyage .En effet certain permis sont chere voire tres chere (haut dolpa , manag , mustag ...). Nous souhaiterions partir en autonomie totale (nous l'avons toujours fait au cour de nos trek ou rando alpine ) avec nous tente, duvet, rechaud, popotte (utile pour la suite de notre voyage (nouvelle-zelande)) mais etant donné l'importance des rations alimentaire sur des durees pouvant depasser 15jours et l'altitudes (petit globubles rouges francais) nous serons surement amenez a faire appel a un porteur et/ou un guide.
- Connaissez vous un trek permettant d'allier rencontre, trek d'altitude et etant peu honereux concernant les permis? - Est-il possible de ce ravitaller dans les villages traversés ? - quels sont les treks ou il est possible d'etre autonome (même si je sais que les guides et porteur contribues a la richesse cuturelle et a l'aide des populations locales). A ce jour notre choix ce porterait sur le Kangchenjunga
merci
Voyage de noces en Indonésie English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis nouvelle sur ce site. J'ai déjà pas mal parcouru diverses discutions. J'aime beaucoup ce forum qui est une mine d'or! Mon chéri et moi préparons notre voyage de noces pour l'été prochain pour une durée de 3 semaines (entre juillet et septembre). Pour le moment, notre choix s'est porté sur l'indonésie. Nous voulons bien entendu visiter le pays et découvrir sa nature/traditions/... mais aussi nous reposer dans un endroit idyllique. Nous ne faisons pas de plongée. On aimerait trouver un endroit avec magnifique plages et eaux turquoises (je sais l'indonésie n'est pas LA destination idéale pour cela mais le pays nous attire beaucoup pour plein d'autres raisons). Et on n'aime pas vraiment les endroits super touristique, bondés... J'ai vu pas mal de post parlant des Gilis et de Kuta Lombok. Il y a t-il d'autres îles/endroits même si pas en indo (malaisie;bornéo, ...) mais évidement pas trop trop loin. On a pas encore défini les endroits ou nous irions (certainement une partie à Bali mais le reste j'attends que le père noël m'apporte de beaux livres pour me décider 😉!!)
De plus savez-vous si il est possible d'avoir des réductions/promo étant donné que cela sera notre voyage de noces (avion/hotel..) 😎 (oui hotel je me doute bien mais faut-il "marchander" un peu?)
Un tout grand merci amis voyageurs
Je suis nouvelle sur ce site. J'ai déjà pas mal parcouru diverses discutions. J'aime beaucoup ce forum qui est une mine d'or! Mon chéri et moi préparons notre voyage de noces pour l'été prochain pour une durée de 3 semaines (entre juillet et septembre). Pour le moment, notre choix s'est porté sur l'indonésie. Nous voulons bien entendu visiter le pays et découvrir sa nature/traditions/... mais aussi nous reposer dans un endroit idyllique. Nous ne faisons pas de plongée. On aimerait trouver un endroit avec magnifique plages et eaux turquoises (je sais l'indonésie n'est pas LA destination idéale pour cela mais le pays nous attire beaucoup pour plein d'autres raisons). Et on n'aime pas vraiment les endroits super touristique, bondés... J'ai vu pas mal de post parlant des Gilis et de Kuta Lombok. Il y a t-il d'autres îles/endroits même si pas en indo (malaisie;bornéo, ...) mais évidement pas trop trop loin. On a pas encore défini les endroits ou nous irions (certainement une partie à Bali mais le reste j'attends que le père noël m'apporte de beaux livres pour me décider 😉!!)
De plus savez-vous si il est possible d'avoir des réductions/promo étant donné que cela sera notre voyage de noces (avion/hotel..) 😎 (oui hotel je me doute bien mais faut-il "marchander" un peu?)
Un tout grand merci amis voyageurs
Itinéraire depuis Asuncion jusqu'au Pérou? English translation pending
Bonjour ici,
Avec une amie, nous partons le 20 janvier prochain pour un périple de 6 mois en Amérique du Sud ; nous arrivons le 21 à Asuncion, et devons remonter par la Bolivie jusqu'au Pérou plus précisément à Ayacucho pour y rester quelques semaines avant de redescendre jusqu'en Argentine, où nous stationnerons plusieurs mois.
Nous sommes donc en plein préparatifs, et ne voudrions évidemment pas oublier quoique ce soit. Quelqu'un aurait-il des conseils à nous donner concernant ce qu'il faut impérativement emporter avec soi, ce qu'on peut acheter sur place ?
D'autre part, auriez-vous des suggestions concernant l'itinéraire, les transports ? Notamment si quelqu'un connaît un moyen fabuleux pour se rendre à Ayacucho (Pérou) depuis la Bolivie ? Quels conseils également pour les voyageurs itinérants dans ces pays-là ? Quels sont les endroits à ne pas louper, ou à éviter ?
Tous les avis nous intéressent. D'avance, merci pour vos réponses !
Avec une amie, nous partons le 20 janvier prochain pour un périple de 6 mois en Amérique du Sud ; nous arrivons le 21 à Asuncion, et devons remonter par la Bolivie jusqu'au Pérou plus précisément à Ayacucho pour y rester quelques semaines avant de redescendre jusqu'en Argentine, où nous stationnerons plusieurs mois.
Nous sommes donc en plein préparatifs, et ne voudrions évidemment pas oublier quoique ce soit. Quelqu'un aurait-il des conseils à nous donner concernant ce qu'il faut impérativement emporter avec soi, ce qu'on peut acheter sur place ?
D'autre part, auriez-vous des suggestions concernant l'itinéraire, les transports ? Notamment si quelqu'un connaît un moyen fabuleux pour se rendre à Ayacucho (Pérou) depuis la Bolivie ? Quels conseils également pour les voyageurs itinérants dans ces pays-là ? Quels sont les endroits à ne pas louper, ou à éviter ?
Tous les avis nous intéressent. D'avance, merci pour vos réponses !
Retour du Viva Wyndham Maya à Riviera Maya (18 au 25 novembre 2009) English translation pending
Voici le résumé de notre voyage que ma fille a écrit sur un autre forum.
Bonjour à tous,
Voici un résumé de ma semaine au Viva Wydham Maya à Riviera Maya du 18 au 25 novembre 2009.
- Sunwing : Très bon service avec 2 choix de repas chaud autant au déjeuner qu’au souper avec grignotines et breuvage. Il y a même du mousseu le matin et du vin aux autres repas. L’avion était un 737, donc assez à l’étroit et il n’y a pas trop de différence entre la 1ère classe et la régulière. - Chambres : Il y a 3 blocs de chambres à 3 étages. Le bloc 1 était fermé pour rénovation au grand complet. Le bloc 2 est très standard et moins confortable (1 lavabo, vieille air clim, décoration vieillotte, petite et peu de ragement. Demandez absolument le bloc 3 qui est à l’entrée du site à l’écart et tranquille, j’avais la chambre #3216 et nous étions 3. Elle est moderne, spacieuse avec 2 lits queen, 2 lavabos séparés de la toilette, bain/douche, air clim silencieuse à thermostate numérique, frigo, rangement, très petit balcon, Tv écran plat, etc. - Restaurants : 3 à la cartes (réservez dès votre arrivé en face de la réception). Il y a le Miramare qui est un excellent italien situé au dessus de la piscine en face de la mer. La présentation, la saveur et la quantité sont au rendez-vous. Poisson, poulet et pizza sont un pur délice. Portofino qui est très bien comme méditéranéen climatisé. Le steak, saumon et poulet sont très bons. Le vin est le même qu’au buffet et il est très ordinaire, mais vous pouvez commander des bouteilles dans tous les restos à la carte. Le resto mexicain Don Qichote était en rénovation, mais vous pouvez réserver au restaurant du Viva Wyndham Azteca. Nous avons essayé l’asiatique Bamboo qui est succulent et le vin maison est bon croyez le ou non! Le buffer est excellent et surprenant pour un 4*. À 1ère vue, il semble petit, mais il y a de la variété et la nouriturre est délicieuse. Au déjeuner, il y a les traditionnelles oeufs/omelettes et le dernier jour nous avons eu des gauffres maison! Il y a même du beurre de peanut, nutella et du lait au chocolat... Le midi et le soir, il y a les fameuses pâtes sautées, et des grillades. Le dîner vous pouvez aussi aller à la piscine où il y a quelques choix rapides. - Plage : Elle est localisée près de la piscine et des blocs 1 et 2, dont certaines chambres peuvent avoir une vue sur la mer. Elle est qu’en même assez large et il y a suffisamment de palapas et chaises. On peut toutefois avoir l’impression d’être les uns sur les autres, mais si on s’éloigne des palapas et on s, approche de l’eau on est plus libre. L’eau est turquoise et claire malgré les vagues. Elle descend vite. Oui, il y a des sacs de sables pour retenir l’érosion de la plage et diminuer les vagues. Toutefois, devant notre hôtel il y a seulement une rangée de sacs de chaque côté, donc on les oublie très vite. Personnellement, la plage était plus belle devant notre hôtel. En face des hôtels les plus luxueux, comme les Riu, les sacs de sable étaient dès l’entrée à l’eau et entouraient la plage au grand complet. Ce qui faisait un look de barbotteuse... Un peu marcher très longtemps en se dirigeant vers la droite. Lorsque nous marchons un bon 30 minutes, il n’y a plus d’hôtel et la plage est vierge, c’est superbe pour prendre des photos. Il y a quelques vendeurs, mais un non gracias est suffisant. - Animation : Les géos et les activités sont très présents et intéressants. L’équipe d’animation est super dynamique et près des gens. Ils mangent avce les touristes et discutent avec eux régulièrement. Je n’ai malheureusement pas été aux spectacles, mais à voir leur pratique l’après-midi ça avit l’air varié (danses et musique habituelle). Il y a un club pour enfants et des activités pour les ados et adultes genre tir à l’arc, trapèze... - Attraits environnants : À tout moment, vous pouvez marcher dans le petit village qu’est Playacar. À droite en sortant de l’hôtel, vous pouvez aller à un marché aux puces qui est à 2 minutes à pieds (un peu cher). Ensuite, à +/- 25 minutes à pied vous pouvez vous rendre à Playa Del Carmen sur la 5e avnue pour magasiner ou prendre un verre (en taxi c’est à peine 5 min et coûte 50 pesos ou 5$ US ou en vélos de l’hôtel gratuit prend 15 min.). Vous pouvez aussi prendre le traversier pour Cozumel qui est l’île en face. C’est 21$ US allé-retour. Je n’y suis pas allé, mais prenez le guide Ulyss Riviera Maya 2009 et il y a une carte de la ville et pricipaux attraits. C’est très américanisé semblerait-il. Il y a plusieurs bijouterie qui vendent de l’argent. Pour être de la vraie, elle doit être pesé et être écrit 925. Vous pouvez négocier entre 30 à 50%! - Excursions : Vous pouvez réserver avec votre représentant Sunwing ou autre pour les excursion d’envergure comme Chitchen Itza ou Coba (+/- 100$ US tout dépendant du nombre de personne) ou aller voir le représentant du Viva Maya VIP, il se nomme Médi et il parle Français. Il vous donnera plein de trucs pas cher pour faire des excursions par vos propres moyens comme aller à Tulum, Playa Akumal, Isla Murejes, etc... Mais évidemment, ensuite il essayera de vous inviter à une réunion pour être dans le club VIP qui vous permet de voyager à rabais (évidemment!). Bref, tu n, as qu’à te sauver à ce moment! Pour notre part, nous avons opté pour la visite de la 7e merveille du monde soit la pyramide de Chitchen Itza. Nous avions un tour guidé privé en français c’est pour ça que nous avons payé 100$ au lieu de 75$ comme certains foromeurs ont payé. Nous ne l’avons pas demandé, mais je crois qu’il n’y avait pas suffisamment de personnes pour être plus. Donc, le départ était à 7h50 le vendredi matin et nous avions une van qui ressemble au collectivo (van taxi utilisé par les locaux et les touristes où il y a une douzaine de sièges, mais rentre 20 personnes, au moins c’est climatisé. Mais il y a des véhicules en moins bonne condition que d’autres). Nous avons roulé environ 1h45 et fait un stop pipi dans un petit village dont je ne me souviens plus du nom, mais ce n’est pas valladolid, on y va en revenant! Il y a de l’artisanat et bijoux, mais ce n’est pas si abordable. Nous y reviendrons pour dîner à la fin de la visite. Notre guide était super cultivé et nous parlait de l’histoire et la culture générales des mayas et aztèques. Il a eu la brillante idée de débuter par les pyramides (matin moins de monde et moins chaud!). Nous sommes arrivés à Chitchen à 10h45. Le site est grand et nous y restons +/- 2h, donc la visite est condensée et on voit les principaux attraits. Nous ne pouvons plus escalader la pyramide, car la descente est trop dangereuse (45 degrés). Je vous suggère de faire vos achats sur le sites, il y a au moins une cinquantaine de commerçants et les prix sont très abordables (même moins cher qu’à Playa del Carmen). Vers 14h30 nous avons terminé la journée par un arrêt baignade à la cenote X Keken qui est un puit souterrain naturel dont l’eau est christaline et d’une pureté rare. On revient à l’hôtel vers 17h. Pour ceux qui aiment la plongée en apnée (devant notre hôtel, il n’y a pas de poissons, mais au pire vous pouvez aller en faire pour 30$ avec un bateau et l’équipe de l’hôtel), allez par vous même à la Playa Akumal. Vous y verrez des tortues, raies et poissons. C’est simple et pas cher. Nous avons pris le taxi pour Playa Del Carmen et dit au chauffeur de nous débarquer au terminus des autobus voyageurs ADO qui est situé sur l’avenue Juarez au coin de la 10e et 5e. Ça nous a coûté 18 pesos par personne pour first class (donc même pas 2$). On roule sur la 307 environ 30 minutes.Le chauffeur te débarque de l’autre côté de la rue et tu dois emprunter un over pass pour piéton et tu as 400m à marcher. Il y a des restos et boutiques et ensuite tu traverses un petit hôtel pour accéder à la plage publique. Nous y sommes allés un samedi vers 14h30 et n’avons pas payé. Mais habituellement il y a des frais pour la journée complète (sûrement max 5$?!?). Tu peux acheter des masques, tubas et palmes pour 300 à 600 pesos. Pour revenir, nous avons pris un collectivo, car il y en a aux 2 minutes. Prenez en un où il n’y a pas trop de gens, car c’est restreint comme espaces et ils ont le dont de le remplir au max! 23 pesos. Finalement, nous sommes allés à Tulum en bus seconde classe soit la compagnie Mayab, pour la simple raison que nous n’avions pas à attendre le départ. C’est très semblable à ADO comme confort. Ça coûté 28 pesos par personnes et ça prend 50 minutes. L’entrée aux ruines coûte 51 pesos et si vous avez une caméra vidéo c’est 35 pesos de plus. Le site est vraiment remarquable avec sa végétation luxuriante et ses ruines qui surplombent la mer. Un vrai site enchanteur. Ce n’est peut-être pas la 8e merveille du monde, mais à mon goût j’ai préféré ce site. On peut se baigner sur place. Aussi, vous pouvez prendre un taxi à 70 pesos pour aller à la playa Paraiso qui est une plage où le sable est fin comme de la farine et l’eau limpide. Vous pouvez louer des chaises, il y a des toilettes et un resto. Vous pouvez aussi faire une balade en bateau avec des locaux. Il y a aussi des pêcheurs. C’est très reposant et la vue superbe. Le retour en collectivo coûte 35 pesos.
J’ai sûrement oublié bien des choses, mais posez mois vos questions et il me fera plaisir d’y répondre!
Bonjour à tous,
Voici un résumé de ma semaine au Viva Wydham Maya à Riviera Maya du 18 au 25 novembre 2009.
- Sunwing : Très bon service avec 2 choix de repas chaud autant au déjeuner qu’au souper avec grignotines et breuvage. Il y a même du mousseu le matin et du vin aux autres repas. L’avion était un 737, donc assez à l’étroit et il n’y a pas trop de différence entre la 1ère classe et la régulière. - Chambres : Il y a 3 blocs de chambres à 3 étages. Le bloc 1 était fermé pour rénovation au grand complet. Le bloc 2 est très standard et moins confortable (1 lavabo, vieille air clim, décoration vieillotte, petite et peu de ragement. Demandez absolument le bloc 3 qui est à l’entrée du site à l’écart et tranquille, j’avais la chambre #3216 et nous étions 3. Elle est moderne, spacieuse avec 2 lits queen, 2 lavabos séparés de la toilette, bain/douche, air clim silencieuse à thermostate numérique, frigo, rangement, très petit balcon, Tv écran plat, etc. - Restaurants : 3 à la cartes (réservez dès votre arrivé en face de la réception). Il y a le Miramare qui est un excellent italien situé au dessus de la piscine en face de la mer. La présentation, la saveur et la quantité sont au rendez-vous. Poisson, poulet et pizza sont un pur délice. Portofino qui est très bien comme méditéranéen climatisé. Le steak, saumon et poulet sont très bons. Le vin est le même qu’au buffet et il est très ordinaire, mais vous pouvez commander des bouteilles dans tous les restos à la carte. Le resto mexicain Don Qichote était en rénovation, mais vous pouvez réserver au restaurant du Viva Wyndham Azteca. Nous avons essayé l’asiatique Bamboo qui est succulent et le vin maison est bon croyez le ou non! Le buffer est excellent et surprenant pour un 4*. À 1ère vue, il semble petit, mais il y a de la variété et la nouriturre est délicieuse. Au déjeuner, il y a les traditionnelles oeufs/omelettes et le dernier jour nous avons eu des gauffres maison! Il y a même du beurre de peanut, nutella et du lait au chocolat... Le midi et le soir, il y a les fameuses pâtes sautées, et des grillades. Le dîner vous pouvez aussi aller à la piscine où il y a quelques choix rapides. - Plage : Elle est localisée près de la piscine et des blocs 1 et 2, dont certaines chambres peuvent avoir une vue sur la mer. Elle est qu’en même assez large et il y a suffisamment de palapas et chaises. On peut toutefois avoir l’impression d’être les uns sur les autres, mais si on s’éloigne des palapas et on s, approche de l’eau on est plus libre. L’eau est turquoise et claire malgré les vagues. Elle descend vite. Oui, il y a des sacs de sables pour retenir l’érosion de la plage et diminuer les vagues. Toutefois, devant notre hôtel il y a seulement une rangée de sacs de chaque côté, donc on les oublie très vite. Personnellement, la plage était plus belle devant notre hôtel. En face des hôtels les plus luxueux, comme les Riu, les sacs de sable étaient dès l’entrée à l’eau et entouraient la plage au grand complet. Ce qui faisait un look de barbotteuse... Un peu marcher très longtemps en se dirigeant vers la droite. Lorsque nous marchons un bon 30 minutes, il n’y a plus d’hôtel et la plage est vierge, c’est superbe pour prendre des photos. Il y a quelques vendeurs, mais un non gracias est suffisant. - Animation : Les géos et les activités sont très présents et intéressants. L’équipe d’animation est super dynamique et près des gens. Ils mangent avce les touristes et discutent avec eux régulièrement. Je n’ai malheureusement pas été aux spectacles, mais à voir leur pratique l’après-midi ça avit l’air varié (danses et musique habituelle). Il y a un club pour enfants et des activités pour les ados et adultes genre tir à l’arc, trapèze... - Attraits environnants : À tout moment, vous pouvez marcher dans le petit village qu’est Playacar. À droite en sortant de l’hôtel, vous pouvez aller à un marché aux puces qui est à 2 minutes à pieds (un peu cher). Ensuite, à +/- 25 minutes à pied vous pouvez vous rendre à Playa Del Carmen sur la 5e avnue pour magasiner ou prendre un verre (en taxi c’est à peine 5 min et coûte 50 pesos ou 5$ US ou en vélos de l’hôtel gratuit prend 15 min.). Vous pouvez aussi prendre le traversier pour Cozumel qui est l’île en face. C’est 21$ US allé-retour. Je n’y suis pas allé, mais prenez le guide Ulyss Riviera Maya 2009 et il y a une carte de la ville et pricipaux attraits. C’est très américanisé semblerait-il. Il y a plusieurs bijouterie qui vendent de l’argent. Pour être de la vraie, elle doit être pesé et être écrit 925. Vous pouvez négocier entre 30 à 50%! - Excursions : Vous pouvez réserver avec votre représentant Sunwing ou autre pour les excursion d’envergure comme Chitchen Itza ou Coba (+/- 100$ US tout dépendant du nombre de personne) ou aller voir le représentant du Viva Maya VIP, il se nomme Médi et il parle Français. Il vous donnera plein de trucs pas cher pour faire des excursions par vos propres moyens comme aller à Tulum, Playa Akumal, Isla Murejes, etc... Mais évidemment, ensuite il essayera de vous inviter à une réunion pour être dans le club VIP qui vous permet de voyager à rabais (évidemment!). Bref, tu n, as qu’à te sauver à ce moment! Pour notre part, nous avons opté pour la visite de la 7e merveille du monde soit la pyramide de Chitchen Itza. Nous avions un tour guidé privé en français c’est pour ça que nous avons payé 100$ au lieu de 75$ comme certains foromeurs ont payé. Nous ne l’avons pas demandé, mais je crois qu’il n’y avait pas suffisamment de personnes pour être plus. Donc, le départ était à 7h50 le vendredi matin et nous avions une van qui ressemble au collectivo (van taxi utilisé par les locaux et les touristes où il y a une douzaine de sièges, mais rentre 20 personnes, au moins c’est climatisé. Mais il y a des véhicules en moins bonne condition que d’autres). Nous avons roulé environ 1h45 et fait un stop pipi dans un petit village dont je ne me souviens plus du nom, mais ce n’est pas valladolid, on y va en revenant! Il y a de l’artisanat et bijoux, mais ce n’est pas si abordable. Nous y reviendrons pour dîner à la fin de la visite. Notre guide était super cultivé et nous parlait de l’histoire et la culture générales des mayas et aztèques. Il a eu la brillante idée de débuter par les pyramides (matin moins de monde et moins chaud!). Nous sommes arrivés à Chitchen à 10h45. Le site est grand et nous y restons +/- 2h, donc la visite est condensée et on voit les principaux attraits. Nous ne pouvons plus escalader la pyramide, car la descente est trop dangereuse (45 degrés). Je vous suggère de faire vos achats sur le sites, il y a au moins une cinquantaine de commerçants et les prix sont très abordables (même moins cher qu’à Playa del Carmen). Vers 14h30 nous avons terminé la journée par un arrêt baignade à la cenote X Keken qui est un puit souterrain naturel dont l’eau est christaline et d’une pureté rare. On revient à l’hôtel vers 17h. Pour ceux qui aiment la plongée en apnée (devant notre hôtel, il n’y a pas de poissons, mais au pire vous pouvez aller en faire pour 30$ avec un bateau et l’équipe de l’hôtel), allez par vous même à la Playa Akumal. Vous y verrez des tortues, raies et poissons. C’est simple et pas cher. Nous avons pris le taxi pour Playa Del Carmen et dit au chauffeur de nous débarquer au terminus des autobus voyageurs ADO qui est situé sur l’avenue Juarez au coin de la 10e et 5e. Ça nous a coûté 18 pesos par personne pour first class (donc même pas 2$). On roule sur la 307 environ 30 minutes.Le chauffeur te débarque de l’autre côté de la rue et tu dois emprunter un over pass pour piéton et tu as 400m à marcher. Il y a des restos et boutiques et ensuite tu traverses un petit hôtel pour accéder à la plage publique. Nous y sommes allés un samedi vers 14h30 et n’avons pas payé. Mais habituellement il y a des frais pour la journée complète (sûrement max 5$?!?). Tu peux acheter des masques, tubas et palmes pour 300 à 600 pesos. Pour revenir, nous avons pris un collectivo, car il y en a aux 2 minutes. Prenez en un où il n’y a pas trop de gens, car c’est restreint comme espaces et ils ont le dont de le remplir au max! 23 pesos. Finalement, nous sommes allés à Tulum en bus seconde classe soit la compagnie Mayab, pour la simple raison que nous n’avions pas à attendre le départ. C’est très semblable à ADO comme confort. Ça coûté 28 pesos par personnes et ça prend 50 minutes. L’entrée aux ruines coûte 51 pesos et si vous avez une caméra vidéo c’est 35 pesos de plus. Le site est vraiment remarquable avec sa végétation luxuriante et ses ruines qui surplombent la mer. Un vrai site enchanteur. Ce n’est peut-être pas la 8e merveille du monde, mais à mon goût j’ai préféré ce site. On peut se baigner sur place. Aussi, vous pouvez prendre un taxi à 70 pesos pour aller à la playa Paraiso qui est une plage où le sable est fin comme de la farine et l’eau limpide. Vous pouvez louer des chaises, il y a des toilettes et un resto. Vous pouvez aussi faire une balade en bateau avec des locaux. Il y a aussi des pêcheurs. C’est très reposant et la vue superbe. Le retour en collectivo coûte 35 pesos.
J’ai sûrement oublié bien des choses, mais posez mois vos questions et il me fera plaisir d’y répondre!
Nuit très spéciale sur le Kilimandjaro! English translation pending
Bonjour !
Voici le récit de mon ascension du Kilimandjaro.
Je retrace précisément l'étape finale jusqu'au sommet. Cette nuit là, la météo était particulièrement difficile...
Il est 18 H 30. Nous sommes à Barafut Hut, à 4600 mètres d'altitude, dernier campement avant l'ascension finale du Kilimanjaro. Nous avons terminé le repas ... Pour manger, nous nous réunissions chaque soir du trek dans une tente mess bien trop petite. Nous étions 15 . Seules 12 personnes entraient correctement. Alors, il fallait se tasser, trouver différentes positions, s'asseoir en quinconce. La nourriture a toujours été bonne. Ce soir là, à 4600 mètres, c'était plutôt quelconque. Beaucoup de pâtes ...trop cuites ! Mais, pour attaquer le Kili, pour un effort trés soutenu, pourquoi pas ?!? Nous sommes déjà tous emmitouflés, engoncés ! Rama, notre guide, " légèrement " francophone, nous annonce les consignes pour l'ascension finale. Le réveil sera à 22h30. Nous sommes tous surpris. Nous nous attendions plutôt à 1h00 du matin. Mais, bon ! Rama nous explique qu'il faudra au moins 7 heures de marche pour atteindre le sommet ! De 4600 à 5895 mètres d'altitude, il faut sûrement cela car le souffle est court. Il insiste sur le fait que nous formerons qu'un seul groupe. lui derrière, et Anthony le deuxième guide officiel anglophone, à la tête. Rama souligne qu'il faudra mettre absolument toutes nos fringues, se couvrir le maximum possible... Chacun retourne donc à sa tente. La nuit va être très courte. Installé dans ma tente, j'ai peur qu'elle s'arrache ou qu'elle s'envole. Ca bouge énormément, le vent souffle très fort ! La tente est pourtant bien lestée par de grosses pierres. Je ne m'endors pas ! Le vent fait un vacarme si assourdissant ! Je vois toutes les heures passer... Et, c'est déjà le réveil à 22h30 !!! Après avoir enfilé toutes les couches possibles de vêtements contre le froid, je m'extirpe de ma tente. Ca souffle terriblement, c'est glacial ! Je rejoins la tente mess en contrebas, en slalomant à travers les gros blocs de roches. Le groupe se compose... Jacques, l'enseignant de Bagnères de Bigorre est déjà tout paniqué... Il me dit : " tu te rends compte, c'est impossible, l'ascension est annulée avec un vent pareil, on ne peut pas monter ! J'ai déjà eu une mauvaise expérience il y a 20 ans, avec ma femme en pleine montagne. Accidentée, emportée par le vent, on ne l'a jamais revue !!! " Bref, on se réunit dans la tente mess pour se restaurer, avant d'affronter la montée au Kili, qui aura bien lieu. Rama et Anthony confirment l'ascension. Ils sont zen. Il n'y a pas de problème. Tout le monde est prêt, on sort de la tente. Mais, où sont donc passés Jean Louis et Hervé ? Ils ont raté le réveil de 22h30 ! Rama les réveille. Frigorifiés, nous attendons dans le vent ! Il est 23h30. Ca y est ! C'est parti ! La marche commence... Nous progressons lentement, très lentement, il faut s'économiser. Anthony impose le rythme. Rama reste à la queue. La respiration est très importante : " One step, one breath " (un pas, un souffle). Au camp précédent un groupe d'allemands (médecins), étudiant les effets de l'altitude sur le corps humain, nous l'avait bien expliqué. Ce jour là, au camp de Barranco, à 3950 mètres, Gérard avait dû nous quitter, il faisait partie du groupe. Ce marathonien d'une cinquantaine d'année avait souffert du mal des montagnes. C'était un jour d'acclimatation de Shira Hut à Barranco Hut, avec un passage à 4500 mètres à Lava Tower. Ce jour a failli lui être fatal. Vomissant à 4500 mètres, il redescendit à Barranco dans un état déplorable, comme un zombie... Epuisé, il se reposa sous la tente, à l'arrivée. Les allemands, voisins de notre campement, l'auscultèrent. Ils avaient tout le matériel de mesure... Gérard, le malheureux, commençait à avoir de l'eau dans les poumons ! Peut-être un début d'embolie pulmonaire ... Il fallait redescendre absolument . C'était le seul remède. Gérard redescendit le lendemain matin avec un porteur qui s'appelle " Iao Bou ". Facile à retenir...Gérard ira au bout. Donc, le rythme de la marche restera le même. Trois pas très lents, puis un arrêt. C'est saccadé et régulier à la fois. La pente est raide, le terrain instable, et le vent glacial nous balaye de plus en plus... Fatigant ! Je lutte et je regarde ma montre... Le temps ne passe pas... Le temps ne passe plus... Se serait-il arrêté ? Le froid transperce les vêtements. Je marche... Nous marchons comme des automates. Je regarde machinalement les pas de la personne devant moi. Il n'y a rien d'autre à faire. Avancer pour le mieux. Parfois, nous mettons les mains pour se hisser entre des rochers... Nous montons en silence ! Il faut pleinement respirer ! Jean-louis, le psychologue, ne pousse plus son cri de guerre : " Alleeeeeeeez !!!!!! " Son cri si particulier, pour "booster" le rythme africain ! Chacun se concentre... le froid s'intensifie, je resserre ma cagoule pour me protéger le visage au maximum, mais ça ne suffit pas ! J'enlève les gants et j'enfile des moufles à la place. Il est minuit trente, et se sera le premier arrêt. Peut-être cinq minutes, pas plus ! Et il faut repartir ! La montée est interminable, je m'endors pratiquement debout. Mon souffle va, par contre, plutôt bien, malgré l'altitude d'environ 5000 mètres... je vacille, mes pas sont imprécis... Il est deux heures du matin et ma frontale s"éteint soudainement. Les piles neuves à 23h00, n'ont pas supporté le froid. Je fouille dans mon sac pour retrouver des piles de rechange... Mais impossible ! Je ne les retrouve pas ! Jean-Louis, le psychologue, m'indique qu'il faut faire vite et ne pas perdre de temps... Bref, Rama me prête sa vieille lampe torche finalement. Elle éclaire mal, mais c'est toujours ça. C'est reparti ! Il est seulement 2h30 du matin et j'attends avec impatience le soleil. le temps s'est comme figé... La nuit est si longue qu'elle nous endort... Le vent glacial nous épuise tous ! Aucune zone abritée ! Nous sommes dans des éboulis, sur un vallon très raide, et rien n'arrête le vent... Derrière, une partie du groupe a déjà abandonné. Le mal de l'altitude a fait des ravages sur les organismes. Vers 3h00, je vois redescendre à toute allure le guide Anthony avec Renaud et Cécile (2 jeunes avocats de Paris). Renaud ne tient plus debout, il est porté par Anthony... Les images de ce moment sont furtives. je me souviens juste que Renaud a le regard ailleurs, il semble inconscient ! La marche continue cependant... Sur un vague sentier toujours raide. Vers 4h00, je suis K.O. Je demande une pause... Mes souvenirs restent flous, mais Anthony est à nouveau en tête du groupe. Nous sommes apparement plus que six avec le guide. Anthony est donc à nouveau là. A t-il redescendu Renaud rapidement puis récupéré notre groupe ? Je n'ai rien vu, mais c'est ce qu'il s'est visiblement passé. Pour la pause, Anthony recherche un endroit à l'abri du vent violent. C'est difficile, il y a très peu de recoins, de gros rochers. Mais, c'est trouvé ! Je m'asseois. Je n'ai plus de force. Je demande 5 minutes d'arrêt. je mange un peu, mes jambes tremblent fortement... La position assise reste encore plus fatigante que debout. Très rapidement, Anthony et le petit groupe décident de repartir. Je reste sur place, je n'arrive plus à avancer. Je me retrouve donc sans guide ! A quelques mètres de moi, en contrebas, un mec est assis au bord du sentier. Il se repose... Il sort sa couverture de survie... Je pense que c'est Henri, le fils de Jacques (les 2 de Bagnères de Bigorre de notre groupe). Je lui demande : " Il n'est pas là ton père ? " Il faut dire qu'ils marchaient toujours ensemble... Il me répond : " Mon père ?!? je ne suis pas venu avec mon père, je suis avec un ami. " C'était un autre français que je confondais avec Henri. Je suis seul à présent. Je me refroidis. Je me dis qu'il faut bouger. Mais, descendre ou monter ? la descente me semble trop risquée... La montée serait la solution pour me réchauffer... Mais, seul ? C'est dangereux aussi. Je réfléchis......... Plusieurs cordées passent devant moi et j'interpelle finalement un groupe d'américains. Très sympas, ils me proposent de les suivre. Leur guide tanzanien me dit qu'il reste environ 1h30 jusqu'au cratère sommital. Ca me semble possible même si je me sens faible. Je persiste et je les suis. La marche est lente, je tiens leur rythme... Une américaine me dit quelques mots en français. Je me réchauffe. Nous cheminons en zig-zag. Le ciel s'éclaircit. On commence à distinguer la lueur du jour... La nuit était si longue ! Le vent se calme ! Ca y est ! Voici le lever du soleil avec le Mawenzi en toile de fond. Grandiose !!! La silhouette déchiquetée du Mawenzi tranche sur un fond rouge orangé. A l'horizon, on peut remarquer l'arc de la terre. C'est immense ! La ligne de crête apparaît. Il ne reste que quelques pas, que quelques mètres... Sur le côté gauche, on découvre de magnifiques séracs en étages... Leur couleur change, varie du rouge à l'orange... Nous marchons sur un terrain lunaire, nos ombres sont encore grandes. Le sol est couleur ocre. Les tous derniers mètres avant le rebord du cratère et nous admirons, juste à nos pieds, des pénitents de glace, mini stalagmites de glace. Superbes !!! Nous y sommes. Les américains se serrent la main. Le sommet immense impressionne. Vers la gauche, la ligne de crête enneigée se prolonge jusque Uhuru Peak, point culminant à 5895 mètres, le toit de l'Afrique. En face, on peut distinguer un glacier ou plutôt des séracs en forme de cubes, posés à plat. Soudain ! Mon guide Anthony apparaît. Un peu comme un fantôme ! Je quitte les américains, et je monte vers Uhuru Peak, avec Anthony. On se parle en anglais... Un peu... Je ne lui demande même pas pourquoi m'a t-il laissé dans la pente, seul, en pleine nuit ?!?!? Il faut 45 minutes pour rejoindre Uhuru Peak. La neige est plus ou moins gelée, les bâtons servent bien... Le chemin est facile, quelques bosses, mais il n'y a plus de pente raide. Je me sens léger, j'ai comme une sensation de flottement. Le soleil chauffe, il fait presque bon ! la marche devient facile, je souffle sans problème aussi. Je fais quelques photos de l'immense barre de séracs sur ma gauche : Du grand spectacle ! Nous arrivons au sommet. Il est 8h00 du matin. Anthony me félicite, je reste dans un état second, un peu insensible... Je réalise difficilement que je suis arrivé. Je suis bien. Je respire facilement. Tout me semble léger ! Je suis pourtant à presque 6000 mètres d'altitude ! Comme dirait l'éminent docteur Furst (pourtant si alarmiste): " Le Kilimandjaro !!! C'est les Vosges en plus haut !"
Voilà ! Cette montagne n'est pas difficile techniquement (uniquement de la marche). Même si c'est le coeur de l'Afrique, les conditions climatiques et l'altitude combinées peuvent réellement faire tout changer !
J'avais écrit mon texte juste à la fin de mon voyage, à chaud ! Mes impressions étaient tellement fortes.
Voici le récit de mon ascension du Kilimandjaro.
Je retrace précisément l'étape finale jusqu'au sommet. Cette nuit là, la météo était particulièrement difficile...
Il est 18 H 30. Nous sommes à Barafut Hut, à 4600 mètres d'altitude, dernier campement avant l'ascension finale du Kilimanjaro. Nous avons terminé le repas ... Pour manger, nous nous réunissions chaque soir du trek dans une tente mess bien trop petite. Nous étions 15 . Seules 12 personnes entraient correctement. Alors, il fallait se tasser, trouver différentes positions, s'asseoir en quinconce. La nourriture a toujours été bonne. Ce soir là, à 4600 mètres, c'était plutôt quelconque. Beaucoup de pâtes ...trop cuites ! Mais, pour attaquer le Kili, pour un effort trés soutenu, pourquoi pas ?!? Nous sommes déjà tous emmitouflés, engoncés ! Rama, notre guide, " légèrement " francophone, nous annonce les consignes pour l'ascension finale. Le réveil sera à 22h30. Nous sommes tous surpris. Nous nous attendions plutôt à 1h00 du matin. Mais, bon ! Rama nous explique qu'il faudra au moins 7 heures de marche pour atteindre le sommet ! De 4600 à 5895 mètres d'altitude, il faut sûrement cela car le souffle est court. Il insiste sur le fait que nous formerons qu'un seul groupe. lui derrière, et Anthony le deuxième guide officiel anglophone, à la tête. Rama souligne qu'il faudra mettre absolument toutes nos fringues, se couvrir le maximum possible... Chacun retourne donc à sa tente. La nuit va être très courte. Installé dans ma tente, j'ai peur qu'elle s'arrache ou qu'elle s'envole. Ca bouge énormément, le vent souffle très fort ! La tente est pourtant bien lestée par de grosses pierres. Je ne m'endors pas ! Le vent fait un vacarme si assourdissant ! Je vois toutes les heures passer... Et, c'est déjà le réveil à 22h30 !!! Après avoir enfilé toutes les couches possibles de vêtements contre le froid, je m'extirpe de ma tente. Ca souffle terriblement, c'est glacial ! Je rejoins la tente mess en contrebas, en slalomant à travers les gros blocs de roches. Le groupe se compose... Jacques, l'enseignant de Bagnères de Bigorre est déjà tout paniqué... Il me dit : " tu te rends compte, c'est impossible, l'ascension est annulée avec un vent pareil, on ne peut pas monter ! J'ai déjà eu une mauvaise expérience il y a 20 ans, avec ma femme en pleine montagne. Accidentée, emportée par le vent, on ne l'a jamais revue !!! " Bref, on se réunit dans la tente mess pour se restaurer, avant d'affronter la montée au Kili, qui aura bien lieu. Rama et Anthony confirment l'ascension. Ils sont zen. Il n'y a pas de problème. Tout le monde est prêt, on sort de la tente. Mais, où sont donc passés Jean Louis et Hervé ? Ils ont raté le réveil de 22h30 ! Rama les réveille. Frigorifiés, nous attendons dans le vent ! Il est 23h30. Ca y est ! C'est parti ! La marche commence... Nous progressons lentement, très lentement, il faut s'économiser. Anthony impose le rythme. Rama reste à la queue. La respiration est très importante : " One step, one breath " (un pas, un souffle). Au camp précédent un groupe d'allemands (médecins), étudiant les effets de l'altitude sur le corps humain, nous l'avait bien expliqué. Ce jour là, au camp de Barranco, à 3950 mètres, Gérard avait dû nous quitter, il faisait partie du groupe. Ce marathonien d'une cinquantaine d'année avait souffert du mal des montagnes. C'était un jour d'acclimatation de Shira Hut à Barranco Hut, avec un passage à 4500 mètres à Lava Tower. Ce jour a failli lui être fatal. Vomissant à 4500 mètres, il redescendit à Barranco dans un état déplorable, comme un zombie... Epuisé, il se reposa sous la tente, à l'arrivée. Les allemands, voisins de notre campement, l'auscultèrent. Ils avaient tout le matériel de mesure... Gérard, le malheureux, commençait à avoir de l'eau dans les poumons ! Peut-être un début d'embolie pulmonaire ... Il fallait redescendre absolument . C'était le seul remède. Gérard redescendit le lendemain matin avec un porteur qui s'appelle " Iao Bou ". Facile à retenir...Gérard ira au bout. Donc, le rythme de la marche restera le même. Trois pas très lents, puis un arrêt. C'est saccadé et régulier à la fois. La pente est raide, le terrain instable, et le vent glacial nous balaye de plus en plus... Fatigant ! Je lutte et je regarde ma montre... Le temps ne passe pas... Le temps ne passe plus... Se serait-il arrêté ? Le froid transperce les vêtements. Je marche... Nous marchons comme des automates. Je regarde machinalement les pas de la personne devant moi. Il n'y a rien d'autre à faire. Avancer pour le mieux. Parfois, nous mettons les mains pour se hisser entre des rochers... Nous montons en silence ! Il faut pleinement respirer ! Jean-louis, le psychologue, ne pousse plus son cri de guerre : " Alleeeeeeeez !!!!!! " Son cri si particulier, pour "booster" le rythme africain ! Chacun se concentre... le froid s'intensifie, je resserre ma cagoule pour me protéger le visage au maximum, mais ça ne suffit pas ! J'enlève les gants et j'enfile des moufles à la place. Il est minuit trente, et se sera le premier arrêt. Peut-être cinq minutes, pas plus ! Et il faut repartir ! La montée est interminable, je m'endors pratiquement debout. Mon souffle va, par contre, plutôt bien, malgré l'altitude d'environ 5000 mètres... je vacille, mes pas sont imprécis... Il est deux heures du matin et ma frontale s"éteint soudainement. Les piles neuves à 23h00, n'ont pas supporté le froid. Je fouille dans mon sac pour retrouver des piles de rechange... Mais impossible ! Je ne les retrouve pas ! Jean-Louis, le psychologue, m'indique qu'il faut faire vite et ne pas perdre de temps... Bref, Rama me prête sa vieille lampe torche finalement. Elle éclaire mal, mais c'est toujours ça. C'est reparti ! Il est seulement 2h30 du matin et j'attends avec impatience le soleil. le temps s'est comme figé... La nuit est si longue qu'elle nous endort... Le vent glacial nous épuise tous ! Aucune zone abritée ! Nous sommes dans des éboulis, sur un vallon très raide, et rien n'arrête le vent... Derrière, une partie du groupe a déjà abandonné. Le mal de l'altitude a fait des ravages sur les organismes. Vers 3h00, je vois redescendre à toute allure le guide Anthony avec Renaud et Cécile (2 jeunes avocats de Paris). Renaud ne tient plus debout, il est porté par Anthony... Les images de ce moment sont furtives. je me souviens juste que Renaud a le regard ailleurs, il semble inconscient ! La marche continue cependant... Sur un vague sentier toujours raide. Vers 4h00, je suis K.O. Je demande une pause... Mes souvenirs restent flous, mais Anthony est à nouveau en tête du groupe. Nous sommes apparement plus que six avec le guide. Anthony est donc à nouveau là. A t-il redescendu Renaud rapidement puis récupéré notre groupe ? Je n'ai rien vu, mais c'est ce qu'il s'est visiblement passé. Pour la pause, Anthony recherche un endroit à l'abri du vent violent. C'est difficile, il y a très peu de recoins, de gros rochers. Mais, c'est trouvé ! Je m'asseois. Je n'ai plus de force. Je demande 5 minutes d'arrêt. je mange un peu, mes jambes tremblent fortement... La position assise reste encore plus fatigante que debout. Très rapidement, Anthony et le petit groupe décident de repartir. Je reste sur place, je n'arrive plus à avancer. Je me retrouve donc sans guide ! A quelques mètres de moi, en contrebas, un mec est assis au bord du sentier. Il se repose... Il sort sa couverture de survie... Je pense que c'est Henri, le fils de Jacques (les 2 de Bagnères de Bigorre de notre groupe). Je lui demande : " Il n'est pas là ton père ? " Il faut dire qu'ils marchaient toujours ensemble... Il me répond : " Mon père ?!? je ne suis pas venu avec mon père, je suis avec un ami. " C'était un autre français que je confondais avec Henri. Je suis seul à présent. Je me refroidis. Je me dis qu'il faut bouger. Mais, descendre ou monter ? la descente me semble trop risquée... La montée serait la solution pour me réchauffer... Mais, seul ? C'est dangereux aussi. Je réfléchis......... Plusieurs cordées passent devant moi et j'interpelle finalement un groupe d'américains. Très sympas, ils me proposent de les suivre. Leur guide tanzanien me dit qu'il reste environ 1h30 jusqu'au cratère sommital. Ca me semble possible même si je me sens faible. Je persiste et je les suis. La marche est lente, je tiens leur rythme... Une américaine me dit quelques mots en français. Je me réchauffe. Nous cheminons en zig-zag. Le ciel s'éclaircit. On commence à distinguer la lueur du jour... La nuit était si longue ! Le vent se calme ! Ca y est ! Voici le lever du soleil avec le Mawenzi en toile de fond. Grandiose !!! La silhouette déchiquetée du Mawenzi tranche sur un fond rouge orangé. A l'horizon, on peut remarquer l'arc de la terre. C'est immense ! La ligne de crête apparaît. Il ne reste que quelques pas, que quelques mètres... Sur le côté gauche, on découvre de magnifiques séracs en étages... Leur couleur change, varie du rouge à l'orange... Nous marchons sur un terrain lunaire, nos ombres sont encore grandes. Le sol est couleur ocre. Les tous derniers mètres avant le rebord du cratère et nous admirons, juste à nos pieds, des pénitents de glace, mini stalagmites de glace. Superbes !!! Nous y sommes. Les américains se serrent la main. Le sommet immense impressionne. Vers la gauche, la ligne de crête enneigée se prolonge jusque Uhuru Peak, point culminant à 5895 mètres, le toit de l'Afrique. En face, on peut distinguer un glacier ou plutôt des séracs en forme de cubes, posés à plat. Soudain ! Mon guide Anthony apparaît. Un peu comme un fantôme ! Je quitte les américains, et je monte vers Uhuru Peak, avec Anthony. On se parle en anglais... Un peu... Je ne lui demande même pas pourquoi m'a t-il laissé dans la pente, seul, en pleine nuit ?!?!? Il faut 45 minutes pour rejoindre Uhuru Peak. La neige est plus ou moins gelée, les bâtons servent bien... Le chemin est facile, quelques bosses, mais il n'y a plus de pente raide. Je me sens léger, j'ai comme une sensation de flottement. Le soleil chauffe, il fait presque bon ! la marche devient facile, je souffle sans problème aussi. Je fais quelques photos de l'immense barre de séracs sur ma gauche : Du grand spectacle ! Nous arrivons au sommet. Il est 8h00 du matin. Anthony me félicite, je reste dans un état second, un peu insensible... Je réalise difficilement que je suis arrivé. Je suis bien. Je respire facilement. Tout me semble léger ! Je suis pourtant à presque 6000 mètres d'altitude ! Comme dirait l'éminent docteur Furst (pourtant si alarmiste): " Le Kilimandjaro !!! C'est les Vosges en plus haut !"
Voilà ! Cette montagne n'est pas difficile techniquement (uniquement de la marche). Même si c'est le coeur de l'Afrique, les conditions climatiques et l'altitude combinées peuvent réellement faire tout changer !
J'avais écrit mon texte juste à la fin de mon voyage, à chaud ! Mes impressions étaient tellement fortes.
Possibilité sur l'achat d'un terrain aux Philippines? English translation pending
un petit bonjour qui pourrait me guider sur des conseils car j ai l intention d acheter un terrain aux philippines avec mon ami laquelle je ne suis pas encore marié est d origine des philippines , faut il attendre d etre marié ou peut on ensemble faire l acquisition c est dans le but de creer des chambres d hotes au bord de la plage !merci pour tous les conseils et demarches d avance😉
Tour du monde: notre itinéraire sur une durée d'un an English translation pending
Bonjour à tous!!!
Nous avons pour projet avec mon amie de partir en septembre 2012 pour 1 an. Voici notre itinéraire:
Septembre: Transsibérien Moscou-Pékin (1 mois) étapes en Russie et Mongolie
Octobre: Chine (1 mois) Novembre: Japon (15j) Novembre Décembre: Inde (1 mois) Décembre: Népal (15j) Janvier: Indonésie (1 mois)
Février: Australie côte Est(1 mois) Mars:NZ (15 jours)
Mars:Nouvelle Calédonie (15 jours)
Avril:Chili (1 mois) Mai:Bolivie (15 jours) Mai Juin:Pérou (1 mois)
Juin Juillet: Etats Unis : Californie (1 mois) J'ai besoin de vos conseils!!! Nous avons laissé 1 mois et 1/2 de battement exprès on ne sait jamais...On ne veut pas trop courir, qu'en pensez vous? Niveau répartition du temps selon les pays? Et aussi niveau climat? Budget : 15000 euros/pers maxi? Merci d'avance pour vos réponses!!! A bientôt
Septembre: Transsibérien Moscou-Pékin (1 mois) étapes en Russie et Mongolie
Octobre: Chine (1 mois) Novembre: Japon (15j) Novembre Décembre: Inde (1 mois) Décembre: Népal (15j) Janvier: Indonésie (1 mois)
Février: Australie côte Est(1 mois) Mars:NZ (15 jours)
Mars:Nouvelle Calédonie (15 jours)
Avril:Chili (1 mois) Mai:Bolivie (15 jours) Mai Juin:Pérou (1 mois)
Juin Juillet: Etats Unis : Californie (1 mois) J'ai besoin de vos conseils!!! Nous avons laissé 1 mois et 1/2 de battement exprès on ne sait jamais...On ne veut pas trop courir, qu'en pensez vous? Niveau répartition du temps selon les pays? Et aussi niveau climat? Budget : 15000 euros/pers maxi? Merci d'avance pour vos réponses!!! A bientôt
Trip to the Raja Ampat Islands in June (Indonesia)
Hi there, I’m planning to visit the Raja Ampat Islands next June. It’s pretty tricky to organize. What’s the best gateway to get there? Do you know of any places to stay if I don’t want to go diving? Which agencies can provide information? Thanks so much for your help!
Le tour des Pyrénées (pleine nature) en autonomie complète English translation pending
Bonjour à tous,
Actuellement je suis dans une ferme dans le cadre du Wwoofing. Je vais traverser tout le pays par ce concept pour ensuite vivre en autonomie complète en haute montagne (pyrenées, puis alpes, jura et peut être vosges).
Une fois dans les pyrénées je compte bivouaquer dans le parc national (j'imagine que c'est là que la nature est la plus sauvage ?). Pour me nourrir, je vais emporter quelques sacs de riz, graines de soja et autres légumineuses que je vais cuire (pour les protéines) ainsi que faire la cueillette de baies et plantes sauvages comestibles. En ce qui concerne l'eau je la récolterai dans les nombreuses sources disponible et la ferai bouillir, pour ensuite la laisser reposer une bonne demi heure histoire que les acidités restent au fond.
Comme je compte traverser toute la chaine de montagne, je pense vivre de Avril à Septembre environ.
Maintenant voici venu le temps des questions:
Quelqu'un a t-il déja vécu de cette manière pendant une durée similaire ? Si oui, des conseils à me donner ?
Je ne compte pas suivre les chemins de randonnée mais complètement sortir des sentiers battus, pensez vous que je puisse être totalement seul, ou risquerai-je de rencontrer ne serais-ce que quelques randonneurs ou autre ?
Je me suis informé en ce qui concerne la règlementation du bivouac dans le parc national, en ce qui concerne le montage de la tente vers 19h et départ le lendemain entre 7h et 9h cela ne me pose pas de problème, cependant l'interdiction de faire du feu si. Je préfère devoir fabriquer un feu avec toute la préparation que cela demande plutôt que d'appuyer sur un bouton pour cuire mon eau en moins de deux. Alors quelqu'un a t-il déjà enfreint cette loi ? Quels en sont les risques ? Et si je décider quand même de faire mon feu, pensez vous vraiment qu'on puisse me l'interdire alors que je suis au milieu de nulle part ?
Voila donc si quelqu'un a déjà tenté l'expérience se serait sympa de m'éclairer sur ses sujets.
Je vous souhaite à tous une belle fin de journée en vous remerciant d'avance,
Ciao
Actuellement je suis dans une ferme dans le cadre du Wwoofing. Je vais traverser tout le pays par ce concept pour ensuite vivre en autonomie complète en haute montagne (pyrenées, puis alpes, jura et peut être vosges).
Une fois dans les pyrénées je compte bivouaquer dans le parc national (j'imagine que c'est là que la nature est la plus sauvage ?). Pour me nourrir, je vais emporter quelques sacs de riz, graines de soja et autres légumineuses que je vais cuire (pour les protéines) ainsi que faire la cueillette de baies et plantes sauvages comestibles. En ce qui concerne l'eau je la récolterai dans les nombreuses sources disponible et la ferai bouillir, pour ensuite la laisser reposer une bonne demi heure histoire que les acidités restent au fond.
Comme je compte traverser toute la chaine de montagne, je pense vivre de Avril à Septembre environ.
Maintenant voici venu le temps des questions:
Quelqu'un a t-il déja vécu de cette manière pendant une durée similaire ? Si oui, des conseils à me donner ?
Je ne compte pas suivre les chemins de randonnée mais complètement sortir des sentiers battus, pensez vous que je puisse être totalement seul, ou risquerai-je de rencontrer ne serais-ce que quelques randonneurs ou autre ?
Je me suis informé en ce qui concerne la règlementation du bivouac dans le parc national, en ce qui concerne le montage de la tente vers 19h et départ le lendemain entre 7h et 9h cela ne me pose pas de problème, cependant l'interdiction de faire du feu si. Je préfère devoir fabriquer un feu avec toute la préparation que cela demande plutôt que d'appuyer sur un bouton pour cuire mon eau en moins de deux. Alors quelqu'un a t-il déjà enfreint cette loi ? Quels en sont les risques ? Et si je décider quand même de faire mon feu, pensez vous vraiment qu'on puisse me l'interdire alors que je suis au milieu de nulle part ?
Voila donc si quelqu'un a déjà tenté l'expérience se serait sympa de m'éclairer sur ses sujets.
Je vous souhaite à tous une belle fin de journée en vous remerciant d'avance,
Ciao
Budget de 300 euros pour deux semaines à Madagascar, itinéraire? English translation pending
Bonjour,
Je souhaiterais aller à madagascar en février, pendant 2 semaines.
Seulement nous avons un budget de 300 € par personne. Est-ce trop peu?
Je pensais faire le nord- nord-ouest, ou le sud -ouest ou effectuer un itinéraire ouest est ou sud-nord?
Qu'en pensez-vous?
Merci d'avance de vos conseils
Les moucherons vampires du Machu Picchu English translation pending
Titre accrocheur n’est-ce pas ? 😉
Mais sérieusement : J’ai visité le Macchu Pichu début septembre. Dans l’après midi il y avait beaucoup de moucherons qui volaient autour de moi. Comme ce n’etait pas des moustiques et qu’ils étaient minuscules je n’ai pas fait très attention. Ce n’est qu’en fin de journée que ça a commencé à démanger. En fin de compte j’avais sur les bras et les mains plus de trente piqûres et les démangeaisons ont duré plus d’une semaine.
J’ai rencontré beaucoup d’autres voyageurs qui ont eu le même désagrément (très désagréable) 😕.
Le but de ce post est d’avertir ceux qui vont visiter le Macchu Pichu, mais aussi demander si ce n’est qu’en septembre que ces bêtes attaquent ?
Le guide du Routard n’en parle pas je n'avais donc pas pris mon répulsif peau "DEET". Est-ce que le Lonely fait mieux ??
Mais sérieusement : J’ai visité le Macchu Pichu début septembre. Dans l’après midi il y avait beaucoup de moucherons qui volaient autour de moi. Comme ce n’etait pas des moustiques et qu’ils étaient minuscules je n’ai pas fait très attention. Ce n’est qu’en fin de journée que ça a commencé à démanger. En fin de compte j’avais sur les bras et les mains plus de trente piqûres et les démangeaisons ont duré plus d’une semaine.
J’ai rencontré beaucoup d’autres voyageurs qui ont eu le même désagrément (très désagréable) 😕.
Le but de ce post est d’avertir ceux qui vont visiter le Macchu Pichu, mais aussi demander si ce n’est qu’en septembre que ces bêtes attaquent ?
Le guide du Routard n’en parle pas je n'avais donc pas pris mon répulsif peau "DEET". Est-ce que le Lonely fait mieux ??
Voyage en Australie et Nouvelle-Zélande en 2010: vos coups de coeur? English translation pending
Bonjour chers voyageurs.
Bon, je crains que mon sujet soit redondant, après tout, nombreux sont ceux qui partent en Océanie, surtout les européens, et nombreux surtout sont ceux qui créent des sujets de discussion.
Je vous fait part à mon tour de mes interrogations et mes perspectives
Voilà, je compte passer 1 an en Australie avec le fameux visa travail/tourisme en 2010/2011, cela permettrait de travailler et de voyager à travers l'Australie et la Nouvelle-Zélande. Je voulais savoir vos impressions par rapport aux deux pays, ce qu'il faut absolument faire et ce qu'il faut éviter, le climat etc. Bon, je fais mes recherches, les guides Lonely Planet devront être dans ma boite aux lettres dans quelques jours, en attendant je voulais avoir vos impressions.
Je compte voyager à la fois en train et en bus en Australie, le train étant presque inaccessible dans le Western Australia. Et voyager en bus en Nouvelle-Zélande, d'ailleurs ça m'a l'air assez cher.
J'attends beaucoup de la Nouvelle-Zélande (fan du Seigneur des Anneaux oblige), j'aimerai faire du saut à l'élastique, et puis faire de la randonnée, étant amoureux des montagnes.
Enfin voilà, si vous pouvez me dire vos coups de coeurs, les endroits remarquables à faire, les bons plans, des anecdotes, et aussi savoir à quel point la culture aborigène est présente dans les deux pays, j'y vais aussi pour en apprendre plus sur leur histoire et culture.
Rassurez vous encore, je fais mes recherches, juste besoin d'avis de ceux qui y ont voyagé, étant donné que je ne connais personne qui soit allé aussi loin, enfin je crois.
Moi-même revenant de deux mois aux USA et au Canada, j'ai les jambes qui s'affolent, difficile d'attendre un an avant de reprendre la route...
Merci d'avance pour les éventuelles réponses :)
Bon, je crains que mon sujet soit redondant, après tout, nombreux sont ceux qui partent en Océanie, surtout les européens, et nombreux surtout sont ceux qui créent des sujets de discussion.
Je vous fait part à mon tour de mes interrogations et mes perspectives
Voilà, je compte passer 1 an en Australie avec le fameux visa travail/tourisme en 2010/2011, cela permettrait de travailler et de voyager à travers l'Australie et la Nouvelle-Zélande. Je voulais savoir vos impressions par rapport aux deux pays, ce qu'il faut absolument faire et ce qu'il faut éviter, le climat etc. Bon, je fais mes recherches, les guides Lonely Planet devront être dans ma boite aux lettres dans quelques jours, en attendant je voulais avoir vos impressions.
Je compte voyager à la fois en train et en bus en Australie, le train étant presque inaccessible dans le Western Australia. Et voyager en bus en Nouvelle-Zélande, d'ailleurs ça m'a l'air assez cher.
J'attends beaucoup de la Nouvelle-Zélande (fan du Seigneur des Anneaux oblige), j'aimerai faire du saut à l'élastique, et puis faire de la randonnée, étant amoureux des montagnes.
Enfin voilà, si vous pouvez me dire vos coups de coeurs, les endroits remarquables à faire, les bons plans, des anecdotes, et aussi savoir à quel point la culture aborigène est présente dans les deux pays, j'y vais aussi pour en apprendre plus sur leur histoire et culture.
Rassurez vous encore, je fais mes recherches, juste besoin d'avis de ceux qui y ont voyagé, étant donné que je ne connais personne qui soit allé aussi loin, enfin je crois.
Moi-même revenant de deux mois aux USA et au Canada, j'ai les jambes qui s'affolent, difficile d'attendre un an avant de reprendre la route...
Merci d'avance pour les éventuelles réponses :)
États-Unis: l'état que vous avez le plus aimé? English translation pending
bonsoir,
Juste par curiosité pour tous ceux qui ont visité les ETATS-UNIS (côte ouest, est...) j'aurai aimé connaître quel ETAT avez vous le plus aimé ? Et pourquoi ? (beauté paysage, accueil, nourriture....).
Quelle ville des Etats Unis préférées vous ? Pourquoi celle ci plus qu'une autre ?
Quel parc avez vous le plus aimé, pourquoi ?
Merci à tous ceux qui prendront une petite minute pour répondre.
Juste par curiosité pour tous ceux qui ont visité les ETATS-UNIS (côte ouest, est...) j'aurai aimé connaître quel ETAT avez vous le plus aimé ? Et pourquoi ? (beauté paysage, accueil, nourriture....).
Quelle ville des Etats Unis préférées vous ? Pourquoi celle ci plus qu'une autre ?
Quel parc avez vous le plus aimé, pourquoi ?
Merci à tous ceux qui prendront une petite minute pour répondre.
Dix jours à Krabi: qu'y faire? English translation pending
Je m'entends en demandant cela, hors mis des croisières sur les iles environnantes et de la plongée qu'y a t'il à voir coté terre
merci à tous
Pas la mer au Laos? Non, mais 4000 îles! English translation pending
En direct du nord-Vietnam où je gambade gaiement depuis une douzaine de jours et où je conduis une moto sans heurts depuis 4 jours, me voilà à te raconter mon arrivée au Laos sans mes notes laissées à Hanoï. Je rentre donc dans mon p'tit cerveau et pars, dans le département mémoire, à la recherche de 40 jours auparavant. Vous avez dit exercice de style?
Donc c'est finalement arrivé, je quitte le Cambodge par la porte dérobée qui amène au Laos au milieu des forêts et des champs. Le chauffeur du minibus qui me conduit ainsi que d'autres voyageurs depuis Kratie sort tout le monde du sommeil au poste frontière côté cambodgien. Le poste frontière, Quatre planches pour faire les murs, une autre pour s'imaginer une étagère-bureau où travaillent les douaniers, quelques taules pour se protéger de la pluie quand elle tombe, un drapeau; le compte est bon. Un nouveau coup de tampon, le temps que le dernier passe et il s'est passé une heure, une heure pendant laquelle aucune voiture ou autre n'a daignée nous rejoindre dans un sens ou dans l'autre. On est vraiment au coeur de l'Asie du sud-est et finalement au milieu de nulle part. C'est à se demander ce que les douaniers vont faire du dollar qu'ils ont demandés à chacun.
On va ensuite, conduit sur cent mètres, rejoindre le côté vietnamien. Et de ce côté là de la frontière, c'est le reflet exact de l'autre cahute à la différence près qu'ici flotte le drapeau floqué de la faucille et du marteau en plus du drapeau lao. Ca fait d'autant plus bizarre que c'est Sylvain, un albigeois à la cool avec qui j'ai un bon feeling, qui me dit qu'il a vu le drapeau lao en remontant dans le minibus parce que moi j'avais vu que la faucille et le marteau. J'ai bien cru pendant un instant que la révolution prolétarienne s'était fait une place au soleil en remplaçant tout bonnement le drapeau lao. Bref...
En arrivant au Laos, plus question de refermer l'oeil, c'est pas que l'envie n'y est pas vu que dès que je prends un bus, je me laisse doucement bercer, mais on n'est plus séparé de l'embarcadère vers les 4000 îles que de quelques menus kilomètres. Les 4000 îles sont des îles (ah bon?) nichés dans le large ventre du Mékong qui a cet endroit fait des centaines et des centaines de mètres de large. Et qui dit îles dit bateau pour y aller. Le notre se fait tranquillement attendre de longues minutes où la moindre place à l'ombre se négocie en or massif. Il n'y a pas un pêt de vent et la chaleur ferait d'un oeuf cru un oeuf dur, d'un Brice sec un Brice détrempé.
Et le bateau arrive enfin, nous sommes là une douzaine de voyageurs, tous bien impatients de déguster une boisson fraiche, les fesses posées dans un hamac ou autre chose, on est pas exigeant dans ces cas là. La traversée jusqu'à Don Det, une des îles les plus touristiques, ne prend que de courtes minutes pendant lesquelles on navigue entre les rochers, les roseaux et la circulation fluviale faite de long bateau en bois comme le notre. C'est très reposant si l'on excepte le bruit de moteur de notre embarcation qui n'aurait pas à rougir dans une compétition face à un airbus au décollage mais plus dans une version aigüe comme une mobilette sans pot d'échappement. Je vous laisse imaginer le foutoir!
On arrive enfin à Don Det et le moins que l'on puisse en dire, c'est que malgré les GH qui se succèdent sur son pourtour, l'île a un doux parfum de ruralité qui fait tout son charme. C'est comme une ferme sans barrières. Les porcs, les coqs et autre zébus s'ébrouent tranquillement au rythme du soleil. Plusieurs milliers d'îliens doivent habiter là mais on doit pouvoir compter les véhicules à moteurs sur les doigts de trois mains. C'est calme, reposé, exactement l'image que je me faisait du Laos.
Avec Sylvain, on se trouve deux bungalows plus-rudimentaires-tu-dors-dehors donnant juste sur le fleuve et comme on pris la peine d'aller crêcher sur la côte ouest, ça sent bon les couchers de soleil en plus des bains! Car ce qui fait le charme du Mékong ici, c'est qu'on peut s'y baigner sans problème. Le courant est ridiculement faible, l'eau est d'une clarté à faire passer la Scène pour une mare aux cochons et d'une température à donner des suées à un esquimau moyen. C'est pourquoi en ce premier jour, il ne faut pas une heure pour qu'on se décide à se jeter à l'eau, c'est le bonheur en mode flottaison!
Plus l'après-midi avance, plus on se sent comme à la maison, on doit déjà connaître une douzaine de personnes, ça file bon train!
Au cours de la soirée, on rencontre Seba et Toby, deux jeunes types dont j'ai oublié l'origine. Mais le moins que l'on puisse dire, c'est que je ne les ai pas oubliés. Seba et Toby viennent de passer plusieurs mois sur les 4000 îles, me confortant sur l'endroit en général, et connaissent tous les locaux et toutes les ficelles pour se procurer tout ce qui est procurable... En premier lieu, le lao-lao. C'est l'alcool de riz traditionnel au gout de tord-boyaux et à l'effet boeuf. En second lieu, le fameux tilleul à fumer pour se calmer du lao-lao. Et en troisième lieu, la fameuse Beerlao chère au Pastorinho dont je porte le T-shirt labelisé pour se calmer des deux premiers.
La soirée qui suit est plus que bon enfant. On alternera le billard, le poker où j'ai gagné de quoi vivre une journée gratuite, et les franches rigolades qui caractérisent les soirées arrosées partagées avec des personnes de bonne compagnie à peine rencontrées. Les heures défilent sans que personne ne s'en soucit, de toute façon, personne ne porte de montre ici, c'est la règle, le temps n'a que peu d'importance. Les seules indications de temps qu'on aura ce soir là sont quand d'une part le bar ferme et d'autre part quand l'électricité se coupe sur l'ensemble de l'île. Je prendrais quand même le temps de vérifier l'heure au moment de dormir, il est 5h, Paris s'éveille (enfin dans 6h parce qu'avec le décallage horaire, il doit être 23h dans la ville lumière).
Résultat : comme personne n'a de montres, il est inconcevable de mettre le réveil en ce matin du 5 mars, et il est 16h30 quand j'éclos comme une fleur. Il est facile d'y parvenir, je vous vois venir criant au scandale, il fait 30° à l'ombre, 35° dans mon bungalow, et il n'y a pas le moindre bruit; c'est pour ça, ça vous plombe un globe-trotteur...
La journée est donc presqu'à mettre aux oubliettes si ce n'est que les plaisirs de la veille se poursuivent encore ce jour, faut pas gâââcher.
A la nuit tombée, on se fait aussi payer un coup dans un mariage local. Tout le monde y est encore plus ravagé que nous, il faut dire que le mariage se célèbre déjà depuis deux jours et deux nuits et que les laos ne prennent même pas le temps de dormir pour récupérer. C'est pourquoi on y fera pas non plus long feu, c'est pas très sain comme mariage!
On finira la soirée comme on avait déjà fini la précédente, sauf que deux fois de suite, c'est dur pour l'organisme. Surtout pour les autres car Sylvain est déjà rentré quand Seba et Toby me proposent de rester dormir chez eux. C'est avec d'autant plus de plaisir que j'accepte car ils dorment chez l'habitant sur des paillasses où toute la famille se retrouve du grand-père fumant la pipe à eau au bébé de quelques mois. En plus, c'est pour les deux zigotos leur dernière soirée en ces murs s'il y en avait, l'ambiance n'en est que plus festive! Je m'endormirais finalement juste à côté du grand-père qui ronfle comme un sonneur, pas un problème, j'ai le sommeil lourd de celui qui se couche le dernier.
Le jour suivant, j'avais depuis la veille donné rendez-vous à Sylvain à 11h pour un petit déjeuner matinal. Et bien, messieurs les censeurs et autres JP en puissance, j'ai réussi à me lever sans l'aide de personne! Toute la famille vaque déjà à ses occupations, ça m'aide aussi à l'inverse de Toby et Seba qui doivent avoir l'habitude et n'ouvrent chacun qu'un oeil au moment où je leur dis au revoir et merci pour tout. J'en profite également pour oublier la lampe électrique à dynamo que m'avait laissé Maman. Oups...
Je retrouve donc Sylvain, qu'on appelle aussi Momo c'est rigolo, qui lui est frais comme la rosée, pas comme moi. Allez! Une bonne douche froide et ça repart! En effet, ça repart. Quelques tartines après, on est les fesses posées sur un vélo chacun pour une exploration un peu plus poussée (c'est pas difficile...) de Don Det et de Don Khon, l'île voisine reliée à la première par un vieux pont datant de l'époque coloniale. La chevauchée est on ne peut plus plaisante, le terrain est plat même si très caillouteux. Je pense aux cyclistes du Paris-Roubais et me dis qu'il pourrait prendre l'autoroute, les cons... Car pour nous, pas d'autre alternative, c'est à travers bois et champs ou pas du tout. C'est d'ailleurs tellement à travers bois que le vélo de Momo à la différence du mien déraille tous les 400 mètres! Au moment de traverser le pont déjà évoqué, j'en profite pour enlever le T-shirt beerlao du pasteur. La chaleur est suffocante. On poursuit quelques centaines de mètres vers un temple situé sur Don Khon lorsque je me rends compte de mon oubli : le T-shirt est resté sur le pont!!! Machine arrière toute!!! Et bien j'aurais beau multiplier les coups de pédales, plus de T-shirt en vue, peut-être dans la rivière en contrebas, peut-être sur le dos de quelqu'un, c'est le mystère en plus d'être la tuile : comment veux-tu que je visite un temple torse nu, carton rouge!!!!! Désolé Mathéo mais il semblerait que je perdes chaque jour un peu plus la boule en plus de mes affaires!!
On sera donc obligé de faire l'impasse sur le temple pour se concentrer sur ce que les îles ont à offrir de meilleur : des cascades. Et là, si t'as rien à te mettre sur les épaules, personne ne t'en tiendra rigueur, bien au contraire! Des chutes d'eau, il faut bien que tu te rendes compte que j'en ai déjà vu beaucoup dans de nombreux pays comme les chutes d'Iguazu par exemple (voir photos dans la rubrique "pas novice des vacances - Argentine Chili Bolivie) mais là, c'est encore différent, comme nulle part ailleurs. C'est comme si le Mékong ne savait plus où se déverser et partait dans des dizaines de cascades dans tous les sens de toutes les tailles. Et à la différence d'Iguazu par exemple, ici il est possible de se baigner dans de petites chutes en amont des plus grosses. La seule chose étant de ne pas se faire emporter par le courant dans des rapides puis dans des chutes, hypothéquant ainsi toutes mes chances de vivre vieux. Avec Sylvain, on saute donc de rocher en rocher, on multiplie les points de vue, on se la coule dure.
Il est ensuite temps de poursuivre notre chemin, poussés que nous sommes par la faim qui nous taraude. Retour en selle sur quelques kilomètres pour nous rendre sur une plage de sable qui borde le fleuve, elle même bordée par une gargotte où la nourriture coule à flot. Il n'en fallait pas tant, on se fait craquer la ceinture! Et tant qu'on est là, que pour repartir d'ici à vélo c'est un côte hors-catégorie sans asphalte assorti, on préfère traverser la plage à pieds sur le sable brulant (à ce niveau, c'est même plus brulant, c'est les portes de l'enfer sous tes pieds!!!!) pour une trempette bien méritée, même si à contrecourant de tous les conseils de grand-mère qui interdisent de se baigner après le repas surtout s'il fait chaud. Qu'importe, on crève de chaleur et je suis pas loin de la vérité!
A cet endroit du Mékong, en aval des chutes, de gros blocs de pierres émergent de la rivière qui a ici un courant un peu plus important. C'est idéal, d'une part pour nager à contre-courant comme un coureur de salle de sport sur tapis roulant, et d'autre part pour se jeter de plusieurs mètres dans l'eau. On commence gentiment, 2-3 mètres. A chaque fois, il faut sonder la rivière pour vérifier le niveau d'eau car les rochers sont bien traitres et potentiellement dangereux quand ils affleurent à un mètre de la surface. A 2-3 mètres donc, on saute, puis on s'enhardit et on plonge. Une fois ceci fait, l'excitation aidant, il faut toujours trouver un nouveau spot pour prendre de la hauteur et chuter plus longtemps. Le suivant donc 4-5 mètres, et à chaque fois à la première tentative, c'est un peu l'inconnu et la trouillasse qui nous prennent. En d'autres termes, c'est l'adrénaline qui coule par litres.
On s'ébroue donc ici pendant près d'une heure jusqu'à être rejoints par d'autres touristes qui ont encore moins froids aux yeux. Les types enchainent les vrillent et les saltos. Aux fous!!!! Mais quel spectacle!!!! Les types vont même jusqu'à ouvrir un nouvel itinéraire sur un rocher qui doit culminer autour de 10 mètres!! Si vous n'avez aucune notion de distance, imaginez un balcon au 3ème étage. Et le chemin pour y aller, c'est comme avant mais en plus haut, de l'escalade à tous les étages avec les pieds mouillés!! Autant dire que la 1ère fois que j'atteints le sommet, j'en emmène pas large, et puis comme finalement, c'est maintenant plus simple de sauter que de redescendre en mode varape, je me lance en faisant bien gaffe à ne pas atterrir les jambes écartées si vous voyez ce que je veux dire... Et une fois revenu à la surface, quel pied!! Quelles sensations!!! Quel plaisir de vaincre sa peur, WHAOUUUU!!! Ce manège se poursuivra jusqu'aux dernières lueurs du jour, on tire le temps au maximum de nos possibilités en étant sûr d'abord de repartir avec un peu de lumière et ensuite en se promettant de revenir le lendemain of course!!!
Il fait finalement nuit noire lorsqu'on retrouve notre "chez nous". Et avec l'addition des efforts de la journées et du rythme haut en couleur des soirées précédentes, les baillements sont venus bien plus tôts que d'habitude. Juste le temps de dîner et d'allumer quelques cierges avant de dormir d'un sommeil pas difficile à trouver. Bonne nuit.
Il est 10h quand le réveil ne sonne pas, et pourtant je suis quand même réveillé, comme un chef (ou presque, il est quand même 10h). Et aujourd'hui, c'est déjà à priori notre dernier jour sur les îles. Il va donc s'agir de ne pas se bruler les ailes et ne pas se perdre dans des détours. Premièrement : ne pas se bruler les ailes. C'est pas bien compliqué, il suffit de prendre son temps avant de décoller, on sait faire. Deuxièmement : éviter les détours. Pas compliqué non plus, on va directement sur nos plongeoirs improvisés pour une nouvelle session de bonheur aquatique.
Et comme la veille, le bonheur est là. On sera cette fois rejoint pendant par deux gamins des environs. Ils doivent avoir entre 6 et 8 ans, et eux aussi grimpent et sautent depuis des hauteurs qui font plusieurs fois leur taille. Il vont même jusqu'à nous presser ou rire gentiment de nous quand on prend un peu trop de temps. Y'a plus de respect pour les ainés, j'vous jure... Tout fout le camp ma bonne dame!! La journée filera donc au rythme lent du fleuve dans des effluves parfumées, rien ne manque, même pas une bonne soirée arrosée pour honorer les îles du plaisir apporté à nos petites personnes modestes devant le spectacle de ces 4 jours passés ici.
Théoriquement, le lendemain, on retrouvera Steve un peu plus au nord pour un bout de chemin supplèmentaire. Il me tarde car je suis sur et certain qu'on va former une super équipe!!! On verra bien. Qui vivra verra. Qui lira lira.
Comme d'hab', les photos correspondantes sont maintenant en ligne. Un café, l'addition. C'est pour moi, ça m'fait plaisir. Grosses bises à tous. A ton tour de laisser un commentaire...
Ah ben non, finalement je me suis avancé pour rien, overblog déconne et je n'arrive pas à mettre les photos en ligne. Tant pis... Mais pour le café et l'addition, rassure toi, c'est rétro-actif. Trop classe...
Donc c'est finalement arrivé, je quitte le Cambodge par la porte dérobée qui amène au Laos au milieu des forêts et des champs. Le chauffeur du minibus qui me conduit ainsi que d'autres voyageurs depuis Kratie sort tout le monde du sommeil au poste frontière côté cambodgien. Le poste frontière, Quatre planches pour faire les murs, une autre pour s'imaginer une étagère-bureau où travaillent les douaniers, quelques taules pour se protéger de la pluie quand elle tombe, un drapeau; le compte est bon. Un nouveau coup de tampon, le temps que le dernier passe et il s'est passé une heure, une heure pendant laquelle aucune voiture ou autre n'a daignée nous rejoindre dans un sens ou dans l'autre. On est vraiment au coeur de l'Asie du sud-est et finalement au milieu de nulle part. C'est à se demander ce que les douaniers vont faire du dollar qu'ils ont demandés à chacun.
On va ensuite, conduit sur cent mètres, rejoindre le côté vietnamien. Et de ce côté là de la frontière, c'est le reflet exact de l'autre cahute à la différence près qu'ici flotte le drapeau floqué de la faucille et du marteau en plus du drapeau lao. Ca fait d'autant plus bizarre que c'est Sylvain, un albigeois à la cool avec qui j'ai un bon feeling, qui me dit qu'il a vu le drapeau lao en remontant dans le minibus parce que moi j'avais vu que la faucille et le marteau. J'ai bien cru pendant un instant que la révolution prolétarienne s'était fait une place au soleil en remplaçant tout bonnement le drapeau lao. Bref...
En arrivant au Laos, plus question de refermer l'oeil, c'est pas que l'envie n'y est pas vu que dès que je prends un bus, je me laisse doucement bercer, mais on n'est plus séparé de l'embarcadère vers les 4000 îles que de quelques menus kilomètres. Les 4000 îles sont des îles (ah bon?) nichés dans le large ventre du Mékong qui a cet endroit fait des centaines et des centaines de mètres de large. Et qui dit îles dit bateau pour y aller. Le notre se fait tranquillement attendre de longues minutes où la moindre place à l'ombre se négocie en or massif. Il n'y a pas un pêt de vent et la chaleur ferait d'un oeuf cru un oeuf dur, d'un Brice sec un Brice détrempé.
Et le bateau arrive enfin, nous sommes là une douzaine de voyageurs, tous bien impatients de déguster une boisson fraiche, les fesses posées dans un hamac ou autre chose, on est pas exigeant dans ces cas là. La traversée jusqu'à Don Det, une des îles les plus touristiques, ne prend que de courtes minutes pendant lesquelles on navigue entre les rochers, les roseaux et la circulation fluviale faite de long bateau en bois comme le notre. C'est très reposant si l'on excepte le bruit de moteur de notre embarcation qui n'aurait pas à rougir dans une compétition face à un airbus au décollage mais plus dans une version aigüe comme une mobilette sans pot d'échappement. Je vous laisse imaginer le foutoir!
On arrive enfin à Don Det et le moins que l'on puisse en dire, c'est que malgré les GH qui se succèdent sur son pourtour, l'île a un doux parfum de ruralité qui fait tout son charme. C'est comme une ferme sans barrières. Les porcs, les coqs et autre zébus s'ébrouent tranquillement au rythme du soleil. Plusieurs milliers d'îliens doivent habiter là mais on doit pouvoir compter les véhicules à moteurs sur les doigts de trois mains. C'est calme, reposé, exactement l'image que je me faisait du Laos.
Avec Sylvain, on se trouve deux bungalows plus-rudimentaires-tu-dors-dehors donnant juste sur le fleuve et comme on pris la peine d'aller crêcher sur la côte ouest, ça sent bon les couchers de soleil en plus des bains! Car ce qui fait le charme du Mékong ici, c'est qu'on peut s'y baigner sans problème. Le courant est ridiculement faible, l'eau est d'une clarté à faire passer la Scène pour une mare aux cochons et d'une température à donner des suées à un esquimau moyen. C'est pourquoi en ce premier jour, il ne faut pas une heure pour qu'on se décide à se jeter à l'eau, c'est le bonheur en mode flottaison!
Plus l'après-midi avance, plus on se sent comme à la maison, on doit déjà connaître une douzaine de personnes, ça file bon train!
Au cours de la soirée, on rencontre Seba et Toby, deux jeunes types dont j'ai oublié l'origine. Mais le moins que l'on puisse dire, c'est que je ne les ai pas oubliés. Seba et Toby viennent de passer plusieurs mois sur les 4000 îles, me confortant sur l'endroit en général, et connaissent tous les locaux et toutes les ficelles pour se procurer tout ce qui est procurable... En premier lieu, le lao-lao. C'est l'alcool de riz traditionnel au gout de tord-boyaux et à l'effet boeuf. En second lieu, le fameux tilleul à fumer pour se calmer du lao-lao. Et en troisième lieu, la fameuse Beerlao chère au Pastorinho dont je porte le T-shirt labelisé pour se calmer des deux premiers.
La soirée qui suit est plus que bon enfant. On alternera le billard, le poker où j'ai gagné de quoi vivre une journée gratuite, et les franches rigolades qui caractérisent les soirées arrosées partagées avec des personnes de bonne compagnie à peine rencontrées. Les heures défilent sans que personne ne s'en soucit, de toute façon, personne ne porte de montre ici, c'est la règle, le temps n'a que peu d'importance. Les seules indications de temps qu'on aura ce soir là sont quand d'une part le bar ferme et d'autre part quand l'électricité se coupe sur l'ensemble de l'île. Je prendrais quand même le temps de vérifier l'heure au moment de dormir, il est 5h, Paris s'éveille (enfin dans 6h parce qu'avec le décallage horaire, il doit être 23h dans la ville lumière).
Résultat : comme personne n'a de montres, il est inconcevable de mettre le réveil en ce matin du 5 mars, et il est 16h30 quand j'éclos comme une fleur. Il est facile d'y parvenir, je vous vois venir criant au scandale, il fait 30° à l'ombre, 35° dans mon bungalow, et il n'y a pas le moindre bruit; c'est pour ça, ça vous plombe un globe-trotteur...
La journée est donc presqu'à mettre aux oubliettes si ce n'est que les plaisirs de la veille se poursuivent encore ce jour, faut pas gâââcher.
A la nuit tombée, on se fait aussi payer un coup dans un mariage local. Tout le monde y est encore plus ravagé que nous, il faut dire que le mariage se célèbre déjà depuis deux jours et deux nuits et que les laos ne prennent même pas le temps de dormir pour récupérer. C'est pourquoi on y fera pas non plus long feu, c'est pas très sain comme mariage!
On finira la soirée comme on avait déjà fini la précédente, sauf que deux fois de suite, c'est dur pour l'organisme. Surtout pour les autres car Sylvain est déjà rentré quand Seba et Toby me proposent de rester dormir chez eux. C'est avec d'autant plus de plaisir que j'accepte car ils dorment chez l'habitant sur des paillasses où toute la famille se retrouve du grand-père fumant la pipe à eau au bébé de quelques mois. En plus, c'est pour les deux zigotos leur dernière soirée en ces murs s'il y en avait, l'ambiance n'en est que plus festive! Je m'endormirais finalement juste à côté du grand-père qui ronfle comme un sonneur, pas un problème, j'ai le sommeil lourd de celui qui se couche le dernier.
Le jour suivant, j'avais depuis la veille donné rendez-vous à Sylvain à 11h pour un petit déjeuner matinal. Et bien, messieurs les censeurs et autres JP en puissance, j'ai réussi à me lever sans l'aide de personne! Toute la famille vaque déjà à ses occupations, ça m'aide aussi à l'inverse de Toby et Seba qui doivent avoir l'habitude et n'ouvrent chacun qu'un oeil au moment où je leur dis au revoir et merci pour tout. J'en profite également pour oublier la lampe électrique à dynamo que m'avait laissé Maman. Oups...
Je retrouve donc Sylvain, qu'on appelle aussi Momo c'est rigolo, qui lui est frais comme la rosée, pas comme moi. Allez! Une bonne douche froide et ça repart! En effet, ça repart. Quelques tartines après, on est les fesses posées sur un vélo chacun pour une exploration un peu plus poussée (c'est pas difficile...) de Don Det et de Don Khon, l'île voisine reliée à la première par un vieux pont datant de l'époque coloniale. La chevauchée est on ne peut plus plaisante, le terrain est plat même si très caillouteux. Je pense aux cyclistes du Paris-Roubais et me dis qu'il pourrait prendre l'autoroute, les cons... Car pour nous, pas d'autre alternative, c'est à travers bois et champs ou pas du tout. C'est d'ailleurs tellement à travers bois que le vélo de Momo à la différence du mien déraille tous les 400 mètres! Au moment de traverser le pont déjà évoqué, j'en profite pour enlever le T-shirt beerlao du pasteur. La chaleur est suffocante. On poursuit quelques centaines de mètres vers un temple situé sur Don Khon lorsque je me rends compte de mon oubli : le T-shirt est resté sur le pont!!! Machine arrière toute!!! Et bien j'aurais beau multiplier les coups de pédales, plus de T-shirt en vue, peut-être dans la rivière en contrebas, peut-être sur le dos de quelqu'un, c'est le mystère en plus d'être la tuile : comment veux-tu que je visite un temple torse nu, carton rouge!!!!! Désolé Mathéo mais il semblerait que je perdes chaque jour un peu plus la boule en plus de mes affaires!!
On sera donc obligé de faire l'impasse sur le temple pour se concentrer sur ce que les îles ont à offrir de meilleur : des cascades. Et là, si t'as rien à te mettre sur les épaules, personne ne t'en tiendra rigueur, bien au contraire! Des chutes d'eau, il faut bien que tu te rendes compte que j'en ai déjà vu beaucoup dans de nombreux pays comme les chutes d'Iguazu par exemple (voir photos dans la rubrique "pas novice des vacances - Argentine Chili Bolivie) mais là, c'est encore différent, comme nulle part ailleurs. C'est comme si le Mékong ne savait plus où se déverser et partait dans des dizaines de cascades dans tous les sens de toutes les tailles. Et à la différence d'Iguazu par exemple, ici il est possible de se baigner dans de petites chutes en amont des plus grosses. La seule chose étant de ne pas se faire emporter par le courant dans des rapides puis dans des chutes, hypothéquant ainsi toutes mes chances de vivre vieux. Avec Sylvain, on saute donc de rocher en rocher, on multiplie les points de vue, on se la coule dure.
Il est ensuite temps de poursuivre notre chemin, poussés que nous sommes par la faim qui nous taraude. Retour en selle sur quelques kilomètres pour nous rendre sur une plage de sable qui borde le fleuve, elle même bordée par une gargotte où la nourriture coule à flot. Il n'en fallait pas tant, on se fait craquer la ceinture! Et tant qu'on est là, que pour repartir d'ici à vélo c'est un côte hors-catégorie sans asphalte assorti, on préfère traverser la plage à pieds sur le sable brulant (à ce niveau, c'est même plus brulant, c'est les portes de l'enfer sous tes pieds!!!!) pour une trempette bien méritée, même si à contrecourant de tous les conseils de grand-mère qui interdisent de se baigner après le repas surtout s'il fait chaud. Qu'importe, on crève de chaleur et je suis pas loin de la vérité!
A cet endroit du Mékong, en aval des chutes, de gros blocs de pierres émergent de la rivière qui a ici un courant un peu plus important. C'est idéal, d'une part pour nager à contre-courant comme un coureur de salle de sport sur tapis roulant, et d'autre part pour se jeter de plusieurs mètres dans l'eau. On commence gentiment, 2-3 mètres. A chaque fois, il faut sonder la rivière pour vérifier le niveau d'eau car les rochers sont bien traitres et potentiellement dangereux quand ils affleurent à un mètre de la surface. A 2-3 mètres donc, on saute, puis on s'enhardit et on plonge. Une fois ceci fait, l'excitation aidant, il faut toujours trouver un nouveau spot pour prendre de la hauteur et chuter plus longtemps. Le suivant donc 4-5 mètres, et à chaque fois à la première tentative, c'est un peu l'inconnu et la trouillasse qui nous prennent. En d'autres termes, c'est l'adrénaline qui coule par litres.
On s'ébroue donc ici pendant près d'une heure jusqu'à être rejoints par d'autres touristes qui ont encore moins froids aux yeux. Les types enchainent les vrillent et les saltos. Aux fous!!!! Mais quel spectacle!!!! Les types vont même jusqu'à ouvrir un nouvel itinéraire sur un rocher qui doit culminer autour de 10 mètres!! Si vous n'avez aucune notion de distance, imaginez un balcon au 3ème étage. Et le chemin pour y aller, c'est comme avant mais en plus haut, de l'escalade à tous les étages avec les pieds mouillés!! Autant dire que la 1ère fois que j'atteints le sommet, j'en emmène pas large, et puis comme finalement, c'est maintenant plus simple de sauter que de redescendre en mode varape, je me lance en faisant bien gaffe à ne pas atterrir les jambes écartées si vous voyez ce que je veux dire... Et une fois revenu à la surface, quel pied!! Quelles sensations!!! Quel plaisir de vaincre sa peur, WHAOUUUU!!! Ce manège se poursuivra jusqu'aux dernières lueurs du jour, on tire le temps au maximum de nos possibilités en étant sûr d'abord de repartir avec un peu de lumière et ensuite en se promettant de revenir le lendemain of course!!!
Il fait finalement nuit noire lorsqu'on retrouve notre "chez nous". Et avec l'addition des efforts de la journées et du rythme haut en couleur des soirées précédentes, les baillements sont venus bien plus tôts que d'habitude. Juste le temps de dîner et d'allumer quelques cierges avant de dormir d'un sommeil pas difficile à trouver. Bonne nuit.
Il est 10h quand le réveil ne sonne pas, et pourtant je suis quand même réveillé, comme un chef (ou presque, il est quand même 10h). Et aujourd'hui, c'est déjà à priori notre dernier jour sur les îles. Il va donc s'agir de ne pas se bruler les ailes et ne pas se perdre dans des détours. Premièrement : ne pas se bruler les ailes. C'est pas bien compliqué, il suffit de prendre son temps avant de décoller, on sait faire. Deuxièmement : éviter les détours. Pas compliqué non plus, on va directement sur nos plongeoirs improvisés pour une nouvelle session de bonheur aquatique.
Et comme la veille, le bonheur est là. On sera cette fois rejoint pendant par deux gamins des environs. Ils doivent avoir entre 6 et 8 ans, et eux aussi grimpent et sautent depuis des hauteurs qui font plusieurs fois leur taille. Il vont même jusqu'à nous presser ou rire gentiment de nous quand on prend un peu trop de temps. Y'a plus de respect pour les ainés, j'vous jure... Tout fout le camp ma bonne dame!! La journée filera donc au rythme lent du fleuve dans des effluves parfumées, rien ne manque, même pas une bonne soirée arrosée pour honorer les îles du plaisir apporté à nos petites personnes modestes devant le spectacle de ces 4 jours passés ici.
Théoriquement, le lendemain, on retrouvera Steve un peu plus au nord pour un bout de chemin supplèmentaire. Il me tarde car je suis sur et certain qu'on va former une super équipe!!! On verra bien. Qui vivra verra. Qui lira lira.
Comme d'hab', les photos correspondantes sont maintenant en ligne. Un café, l'addition. C'est pour moi, ça m'fait plaisir. Grosses bises à tous. A ton tour de laisser un commentaire...
Ah ben non, finalement je me suis avancé pour rien, overblog déconne et je n'arrive pas à mettre les photos en ligne. Tant pis... Mais pour le café et l'addition, rassure toi, c'est rétro-actif. Trop classe...
Solidariser deux vélos English translation pending
Bonjour à tous,
Je pratique le cyclocamping avec ma copine. Je pédale plus qu'elle donc je me charge plus, mais ce n'est pas suffisant. On utilise un élastique pour tracter, mais je ne suis pas satisfait de cette solution. Nous ne voulons pas de tandem (trop cher, et trop galère dans les transports, plus on veut garder notre autonomie aussi avec possibilité d'étapes différentes par exemple). Je cherche donc un moyen de solidariser les 2 vélos. L'idéal serait de détacher la roue avant de ma copine et de la fixer sur mon axe de roue arriere, pour limiter les frottements (en faire une sorte de tandem à 3 roues)
Est ce que quelqu'un a deja eu une idee similaire ? ou a une solution ?
Ma roue arriere ne risque-t'elle pas de souffrir avec mes bagages+ le poids rajouté du chargement vélo2 ? Eventuellement possibilité de réhausser l'attache du vélo2 pour que son poids porte en grande partie sur sa propre roue arriere ?
Merci d'avance pour vos réponses, et n'hésitez pas à donner votre avis, ça fera toujours avancer le shmilblick.
Sylvain de Grenoble