Results for "frontière+|+5+>+158"
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Dunes 45, Messum crater, vallées de Hartman et de Marienflus English translation pending
Bonjour
Je recherche des renseignements concernant :
-la Dune 45, particulièrement quelqu’un l’ayant faite au coucher de soleil : quel timing adopter en partant de Sesriem, sachant que le soir nous dormons au campsite de Sesriem.
-point de sortie Nord de messum crater : au niveau du point S21 20.469 E14 18.701, T4a semble indiquer une piste off road «principale» continuant au Sud-Est puis remontant Nord-Est, alors qu’une piste Nord-Est partant de ce point semble «meilleure» sur Google Earth : quelqu’un peut-il me fournir des traces GPS ?
-Cherche des retours d’expériences concernant la vallée de Hartmann et de Marienflus
Cordialement
Cordialement
Quels billets d'avion pour traverser l'Amérique Latine (Pérou - Argentine)? English translation pending
Bonjour,
J'ai pour projet de partir sous peu pour le Pérou, pour ensuite descendre jusqu'en Argentine. J'arriverai donc à Lima pour repartir très certainement de Buenos Aires.
Quelle est la meilleure solution quand au choix des billets d'avion ?
- Prendre un aller/retour Lyon-Lima, avec le retour dans les 3 mois pour ne pas avoir besoin de visa, mais dans ce cas perdre le billet retour. (à moins que le billet retour soit échangeable mais j'en doute fortement surtout pour une autre destination ?)
- Prendre un billet multi-destinations avec un aller Lyon-Lima et un retour Buenos Aires-Lyon (mais retour minimum 5 mois après, donc est-ce que pour le pays d'arrivée (Pérou) le justificatif de sortie du territoire (sans avoir de visa) est valable dans ce cas ?
- Prendre juste un aller, mais j'ai pu lire que c'était déconseillé si on a pas de preuve de sortie du pays. (ou alors prendre un vol interne comme justificatif ?)
Merci à vous de m'éclairer sur le sujet :)
J'ai pour projet de partir sous peu pour le Pérou, pour ensuite descendre jusqu'en Argentine. J'arriverai donc à Lima pour repartir très certainement de Buenos Aires.
Quelle est la meilleure solution quand au choix des billets d'avion ?
- Prendre un aller/retour Lyon-Lima, avec le retour dans les 3 mois pour ne pas avoir besoin de visa, mais dans ce cas perdre le billet retour. (à moins que le billet retour soit échangeable mais j'en doute fortement surtout pour une autre destination ?)
- Prendre un billet multi-destinations avec un aller Lyon-Lima et un retour Buenos Aires-Lyon (mais retour minimum 5 mois après, donc est-ce que pour le pays d'arrivée (Pérou) le justificatif de sortie du territoire (sans avoir de visa) est valable dans ce cas ?
- Prendre juste un aller, mais j'ai pu lire que c'était déconseillé si on a pas de preuve de sortie du pays. (ou alors prendre un vol interne comme justificatif ?)
Merci à vous de m'éclairer sur le sujet :)
Chanter pour les réfugiés touaregs (Mali, Niger, Algérie) English translation pending
Album caritatif au profit des réfugiés dans le Sahara
Deux labels, l’un allemand (Glitterhouse) et l’autre français (Reaktion), s’unissent pour publier une compilation de musiques touarègues contemporaines : "Songs for Desert Refugees", accompagnée d'un livret documenté (en anglais). Les bénéfices de ses ventes vont à deux ONG activées dans l’aide aux réfugiés du désert : ETAR (sur Aguel'hoc) et TAMOUDRÉ (sur Tessalit, Kidal et la frontière algérienne). A part les gains, le but de cette compilation est aussi de faire découvrir de la bonne musique, de témoigner la richesse musicale du peuple touareg et de "casser quelques clichés hérités de la colonisation, comme celui de 'l'homme bleu du désert' (ou bien guerrier sanguinare et bandit de grand chemin)."
Selon les Nations Unies, depuis mi-janvier 2012, des dizaines de milliers de Touaregs, Sonraïs, Foulbés et Arabes ont fui les combats au Nord-Mali et se retrouvent dès lors dans des campements de réfugiés en Mauritanie, au Niger, en Algérie et au Burkina Faso, grâce, notamment, à l'aide des ONG (on estime jusqu'à 200.000 personnes et plus). Et des émeutes à Bamako, Kati et d'autres villes du sud, ont aussi forcé les Touaregs et Arabes y demeurant à s'enfuir. Cette compilation fait remarquer à cette tragédie des réfugiés au Mali ...
Afin de venir en aide aux réfugiés, douze groupes touaregs apportent gratuitement leur contribution pour compiler et sortir un album caritatif, présentant un superbe mélange de musique du désert, incluant des morceaux rares ou même inédits (7 sur 12). Et les meilleurs groupes touaregs du moment, les plus renommés sont là pour aider, qu'ils soient du Mali (Tinariwen, Tamikrest, Tartit, Terakraft, Tadalat, Amanar, Ibrahim Djo Experience), du Niger (Bombino, Toumast, Etran Finatwa) ou d'Algérie (Faris, Nabil Baly Othmani) : guitares électriques, rythmes hypnotiques et obsédants, battements des mains, trilles féminins, tout y est. La musique de cette compilation reflète ce que le désert représente pour eux : la joie et la beauté, la vie intense, la poésie et le calme, la fierté et la paix. Elle est dédiée "to all those who are working to make it so again." (cf. livret du cd). C'est à souhaiter ...
Cet album regroupe les vedettes de la scène musicale touarègue, les uniques Tinariwen, Tamikrest et Terakraft (leur "Nak Essanagh" est magnifique), tous avec des morceaux inédits. Mais l'album est aussi un showcase pour des groupes peu connus, tels que les jeunes Tadalat, un nouveau groupe d'Aguel'hoc (Mali), à classer parmi le genre new wave touareg, à côté de Tamikrest et Amanar. Très bonne guitare solo. Comme Tamikrest aussi, Tadalat parvient à intégrer la batterie, jusqu'ici plutôt une rareté parmi les groupes touaregs. Le groupe malien-français Ibrahim Djo Experience (avec le guitariste rythmique français Paul Salvagnac, depuis peu membre de Tamikrest) se présente très bluesy. Le morceau le plus enchantant peut-être, et qui vaut l'achat tout seul est "Tigrawahi Tikma" du Touareg nigérien, Bombino : plus de treize minutes de musique en live, formidable, les longues improvisations rock de Grateful Dead saluent. Le morceau final est présenté par le groupe traditionnel Tartit (5 femmes et 4 hommes tous venant de la région de Tombouctou) avec "Tihou Beyatene" (voix du désert), pris de leur deuxième album "Abacabok", qui nous conduit à une toute autre voie de la musique touarègue : la poésie chantée avec le tambour tindé, genre musical très répandu dans l'ensemble du monde touareg, soit dans les régions touarègues du nord (Ahaggar et Ajjer en Algérie), soit dans celles du sud (Adagh des Ifoghas et Azawagh au Mali). Rythme cyclique sur le tindé, musique en transe, hypnotique, enchanteur ...
Une compilation magnifique – passionnant et d'un charme envoûtant, à recommander vivement !
VIVE LE MALI !
Hery
Annexe :
Voici une petite liste de cds incontournables de la musique touarègue contemporaine du Mali et du Niger. Ouvrages musicaux à ne pas manquer dans une bonne collection de disques ...
Amanar (2009). Alghafiat. (c) Amanar. Amanar (2012). Remixed. Sahel Sounds. (téléchargement libre) Ibrahim Djo* (2007). Ibrahim Djo. Association Targuie. Ibrahim Djo (2008). Demo 2008. Association Targuie. Ibrahim Djo Experience (2011). Azeman. Targuie/Reaktion. Tadalat (2011). Aguel’hoc. Sahara Sounds. Tamikrest (2010). Adagh. Glitterhouse Rec. Tamikrest (2010). Sahara Campfire Sessions. Glitterhouse Rec. (vendu sur les concerts du groupe !) Tamikrest (2011). Toumastin. Glitterhouse Rec. Tamikrest (2013). Chatma. Glitterhouse Rec. Tartit (1997). Amazagh. Fonti Musicali. Tartit (2000). Ichichila. Desert Blues from Malian Tuareg. Network Medien. Tartit (2006). Abacabok. Crammed Discs. Terakraft (2007). Bismilla – The BKO Sessions. Tapsit. Terakraft (2009). Live 2008. Tapsit/Reaktion. Terakraft (2009). Akh Issudar. Independant. Terakraft (2011). Aratan N Azawad. Tapsit/World Village. Terakraft (2012). Kel Tamasheq. World Vill/harmonia mundi. Tinariwen (2004). Amassakoul. Wayward Rec. Tinariwen (2004). The Radio Tisdas Sessions. Emma Prod. Tinariwen (2007). Aman Iman: Water is Life. World Vill/harmonia mundi. Tinariwen (2009). Imidiwan : Companions. Pias UK/Independiente/rough trade. Tinariwen (2011). Live in Paris 2011. V2. Tinariwen (2011). Tassili. Wedge S.a.r.l.
Bombino (2010). Agamgam 2004. Reaktion. Bombino (2011). Agadez. Cumbancha. Bombino (2013). Nomad. Nonesuch Rec. Etran Finatawa** (2006). Introducing. World Music Network. Etran Finatawa (2008). Desert Crossroads. World Music Network. Etran Finatawa (2010). Tarkat Tajje/Let’s go ! Riverboat. Etran Finatawa (2013). The Sahara Sessions. Riverboat. Toumast (2006). Ishumar. Kraked/Village Vert. Toumast (2009). Amachal. Green United Music.
*groupe touareg-français, **groupe touareg-peul

Deux labels, l’un allemand (Glitterhouse) et l’autre français (Reaktion), s’unissent pour publier une compilation de musiques touarègues contemporaines : "Songs for Desert Refugees", accompagnée d'un livret documenté (en anglais). Les bénéfices de ses ventes vont à deux ONG activées dans l’aide aux réfugiés du désert : ETAR (sur Aguel'hoc) et TAMOUDRÉ (sur Tessalit, Kidal et la frontière algérienne). A part les gains, le but de cette compilation est aussi de faire découvrir de la bonne musique, de témoigner la richesse musicale du peuple touareg et de "casser quelques clichés hérités de la colonisation, comme celui de 'l'homme bleu du désert' (ou bien guerrier sanguinare et bandit de grand chemin)."
Selon les Nations Unies, depuis mi-janvier 2012, des dizaines de milliers de Touaregs, Sonraïs, Foulbés et Arabes ont fui les combats au Nord-Mali et se retrouvent dès lors dans des campements de réfugiés en Mauritanie, au Niger, en Algérie et au Burkina Faso, grâce, notamment, à l'aide des ONG (on estime jusqu'à 200.000 personnes et plus). Et des émeutes à Bamako, Kati et d'autres villes du sud, ont aussi forcé les Touaregs et Arabes y demeurant à s'enfuir. Cette compilation fait remarquer à cette tragédie des réfugiés au Mali ...
Afin de venir en aide aux réfugiés, douze groupes touaregs apportent gratuitement leur contribution pour compiler et sortir un album caritatif, présentant un superbe mélange de musique du désert, incluant des morceaux rares ou même inédits (7 sur 12). Et les meilleurs groupes touaregs du moment, les plus renommés sont là pour aider, qu'ils soient du Mali (Tinariwen, Tamikrest, Tartit, Terakraft, Tadalat, Amanar, Ibrahim Djo Experience), du Niger (Bombino, Toumast, Etran Finatwa) ou d'Algérie (Faris, Nabil Baly Othmani) : guitares électriques, rythmes hypnotiques et obsédants, battements des mains, trilles féminins, tout y est. La musique de cette compilation reflète ce que le désert représente pour eux : la joie et la beauté, la vie intense, la poésie et le calme, la fierté et la paix. Elle est dédiée "to all those who are working to make it so again." (cf. livret du cd). C'est à souhaiter ...
Cet album regroupe les vedettes de la scène musicale touarègue, les uniques Tinariwen, Tamikrest et Terakraft (leur "Nak Essanagh" est magnifique), tous avec des morceaux inédits. Mais l'album est aussi un showcase pour des groupes peu connus, tels que les jeunes Tadalat, un nouveau groupe d'Aguel'hoc (Mali), à classer parmi le genre new wave touareg, à côté de Tamikrest et Amanar. Très bonne guitare solo. Comme Tamikrest aussi, Tadalat parvient à intégrer la batterie, jusqu'ici plutôt une rareté parmi les groupes touaregs. Le groupe malien-français Ibrahim Djo Experience (avec le guitariste rythmique français Paul Salvagnac, depuis peu membre de Tamikrest) se présente très bluesy. Le morceau le plus enchantant peut-être, et qui vaut l'achat tout seul est "Tigrawahi Tikma" du Touareg nigérien, Bombino : plus de treize minutes de musique en live, formidable, les longues improvisations rock de Grateful Dead saluent. Le morceau final est présenté par le groupe traditionnel Tartit (5 femmes et 4 hommes tous venant de la région de Tombouctou) avec "Tihou Beyatene" (voix du désert), pris de leur deuxième album "Abacabok", qui nous conduit à une toute autre voie de la musique touarègue : la poésie chantée avec le tambour tindé, genre musical très répandu dans l'ensemble du monde touareg, soit dans les régions touarègues du nord (Ahaggar et Ajjer en Algérie), soit dans celles du sud (Adagh des Ifoghas et Azawagh au Mali). Rythme cyclique sur le tindé, musique en transe, hypnotique, enchanteur ...
Une compilation magnifique – passionnant et d'un charme envoûtant, à recommander vivement !
VIVE LE MALI !
Hery
Annexe :
Voici une petite liste de cds incontournables de la musique touarègue contemporaine du Mali et du Niger. Ouvrages musicaux à ne pas manquer dans une bonne collection de disques ...
Amanar (2009). Alghafiat. (c) Amanar. Amanar (2012). Remixed. Sahel Sounds. (téléchargement libre) Ibrahim Djo* (2007). Ibrahim Djo. Association Targuie. Ibrahim Djo (2008). Demo 2008. Association Targuie. Ibrahim Djo Experience (2011). Azeman. Targuie/Reaktion. Tadalat (2011). Aguel’hoc. Sahara Sounds. Tamikrest (2010). Adagh. Glitterhouse Rec. Tamikrest (2010). Sahara Campfire Sessions. Glitterhouse Rec. (vendu sur les concerts du groupe !) Tamikrest (2011). Toumastin. Glitterhouse Rec. Tamikrest (2013). Chatma. Glitterhouse Rec. Tartit (1997). Amazagh. Fonti Musicali. Tartit (2000). Ichichila. Desert Blues from Malian Tuareg. Network Medien. Tartit (2006). Abacabok. Crammed Discs. Terakraft (2007). Bismilla – The BKO Sessions. Tapsit. Terakraft (2009). Live 2008. Tapsit/Reaktion. Terakraft (2009). Akh Issudar. Independant. Terakraft (2011). Aratan N Azawad. Tapsit/World Village. Terakraft (2012). Kel Tamasheq. World Vill/harmonia mundi. Tinariwen (2004). Amassakoul. Wayward Rec. Tinariwen (2004). The Radio Tisdas Sessions. Emma Prod. Tinariwen (2007). Aman Iman: Water is Life. World Vill/harmonia mundi. Tinariwen (2009). Imidiwan : Companions. Pias UK/Independiente/rough trade. Tinariwen (2011). Live in Paris 2011. V2. Tinariwen (2011). Tassili. Wedge S.a.r.l.
Bombino (2010). Agamgam 2004. Reaktion. Bombino (2011). Agadez. Cumbancha. Bombino (2013). Nomad. Nonesuch Rec. Etran Finatawa** (2006). Introducing. World Music Network. Etran Finatawa (2008). Desert Crossroads. World Music Network. Etran Finatawa (2010). Tarkat Tajje/Let’s go ! Riverboat. Etran Finatawa (2013). The Sahara Sessions. Riverboat. Toumast (2006). Ishumar. Kraked/Village Vert. Toumast (2009). Amachal. Green United Music.
*groupe touareg-français, **groupe touareg-peul

Risque d'être refoulé à la douane? English translation pending
Bonjour ,
J'ai prévu un voyage pour la Suisse pour faire un regroupement familial . Donc , j'ai acheté un billet aller-retour : Constantine (Algerie) -Mulhouse/ Mulhouse- Constantine .
Ma question est : Est ce que je peux entrer en suisse apartir de Mulhouse avec un visa Suisse .... je risque pas d'etre refouler à l'eroport de Mulhouse ???? Sachant que je possède un visa Suisse et l'expression " Regroupement Familial" est mentionée sur le visa.
SVP aidez moi ...mon vol est la semaine prochaine.
merci
warda
J'ai prévu un voyage pour la Suisse pour faire un regroupement familial . Donc , j'ai acheté un billet aller-retour : Constantine (Algerie) -Mulhouse/ Mulhouse- Constantine .
Ma question est : Est ce que je peux entrer en suisse apartir de Mulhouse avec un visa Suisse .... je risque pas d'etre refouler à l'eroport de Mulhouse ???? Sachant que je possède un visa Suisse et l'expression " Regroupement Familial" est mentionée sur le visa.
SVP aidez moi ...mon vol est la semaine prochaine.
merci
warda
Itinéraire en Asie du Sud-Est pendant 1 mois English translation pending
bonjour,
J'envisage une boucle du 22 janvier au 22 février 2014 au VIETNAM – LAOS - CAMBODGE – VIETNAM
Voici dans les grandes lignes la boucle que j'envisage :
Arrivée Hô Chi Minh
Dalat - Danang - Hoi An – hué (1 semaine)
LAOS Paksé (1 semaine)
Pakse - Plateau des Bolovens -Temple Vat Phou - Parc de Xe Pian - 4000 iles - Done khone –
Pakse – Siem Reap/Angkor – Tonle Sap - Phnom Penh (10 jours)
Sihanoukville – 2 jours
Phu Quoc (2-3 jours de repos)
Retour et départ de Ho Chi Minh
Pensez-vous que ce parcours est réalisable sur un mois ? qu'il est cohérent ?
Y-a-t-il trop de transports ? Avez-vous des conseils ou des idées de visite à ne pas râter sur ce parcours. Les passages de frontières Vietnam - Laos et Laos- Cambodge sont-ils simples ?
Merci d'avance pour toutes vos remarques.
J'envisage une boucle du 22 janvier au 22 février 2014 au VIETNAM – LAOS - CAMBODGE – VIETNAM
Voici dans les grandes lignes la boucle que j'envisage :
Arrivée Hô Chi Minh
Dalat - Danang - Hoi An – hué (1 semaine)
LAOS Paksé (1 semaine)
Pakse - Plateau des Bolovens -Temple Vat Phou - Parc de Xe Pian - 4000 iles - Done khone –
Pakse – Siem Reap/Angkor – Tonle Sap - Phnom Penh (10 jours)
Sihanoukville – 2 jours
Phu Quoc (2-3 jours de repos)
Retour et départ de Ho Chi Minh
Pensez-vous que ce parcours est réalisable sur un mois ? qu'il est cohérent ?
Y-a-t-il trop de transports ? Avez-vous des conseils ou des idées de visite à ne pas râter sur ce parcours. Les passages de frontières Vietnam - Laos et Laos- Cambodge sont-ils simples ?
Merci d'avance pour toutes vos remarques.
Option pour prolongation visa Thaïlande English translation pending
Bonjour a tous,
Je me permets d'ouvrir ce sujet pour ceux qui souhaiteraient prolonger leur visa en Thailande. Beaucoup parlent de Vientiane au Laos (ambassade) mais je n'ai pas encore vu de sujet sur Savannakhet (toujours au Laos).
Le consulat de Savannakhet gere les visas Tourist, Transit et Non-Immigrant et represente une bonne option alternative aux autres ambassades a l'etranger.
Comment s'y rendre? La solution la moins chere est de prendre un bus de nuit a partir de la gare de Mo-Chit (soit la premiere/derniere station de la ligne de BTS Sukhumvit). En sortant de la station, soit prendre un bus (77 par exemple) ou un taxi pour se rendre a la gare qui est a 5-10min de route.
Une fois arrivé a la gare, choisir la compagnie de bus que vous pensez la meilleure. L'itineraire le plus simple est de prendre un bus Bangkok-Mukdahan (a la frontiere thailande-laos). Il ya differents bus et differentes classes selon les compagnies.
Les bus pour Mukdahan partent generalement a partir de 18h (le dernier etant vers 22h). La compagnie que jai choisi (je ne me rappelle plus du nom desolé) propose le ticket a 533฿ Standard et 829฿ pour la classe VIP.
Bon etant donné que l'idee de passer 10h30 dans un bus me saoulait au premier abord, j'ai choisi la VIP. Et autant dire que j'ai été agreablement surpris par le comfort de la chose. Le bus est mastoc, et il ya finalement pas beaucoup de sieges a l'interieur donc pas mal d'espace pour soi, siege inclinable quasi 90 degrés, une couverture, des snacks et de l'eau, une hotesse charmante. Donc a ma grande surprise j'ai dormi la totalité du voyage.
Une fois arrivé a Mukdahan, il faut chercher la ligne internationale Mukdahan-Savannakhet (la gare routiere est tres petite donc pas facile de se louper). Le ticket coute 50฿ et le bus part toutes les 30minutes. Bon par contre si vous n'etes pas assez rapide il se peut que vous finissiez debout dans l'allée pendant le trajet.
Le bus va donc s'arreter au premier poste d'immigration (coté Thailande) ou vous aurez a regler vos jours d'overstay si toutefois vous en aviez. Puis une fois le pont traversé, le bus s'arretera a un deuxieme poste (coté Laos) ou vous aurez a acheter un visa Laos (1,300฿) donc le trajet se fait en une petite heure.
Vous etes maintenant au Laos! Apres quelques coups de tampons bien placés, remontez dans ce cher bus qui vous emmenera avec joie et allegresse a la gare routiere de Savannakhet. Armez vos fusils et preparez vous a une attaque de conducteurs tuktuks a peine les portes du bus ouvertes. Refusez poliment, butez en un ou 2 si ca vous chante, ou trouvez un gentil camarade de bus pour partager un tuktuk (environ 40฿ par passager et 10min pour arriver au consulat.)
Ca devrait etre le bon moment pour verifier si vous avez tous les documents necessaires. Dans le cas contraire, si vous n'avez pas fait de sauvegarde, vous pouvez appuyer sur "reset" ;)
Le consulat ouvre ses portes entre 9h et 11h pour le depot de dossier. Donc formulaire a remplir, preparer 2photos d'identité, 2,000฿ ou 5,000฿ selon le nombre d'entrees que l'on veut sur son visa et bien sur le passeport. En echange, un ticket pour faire la queue le lendemain.
Le jour suivant, le consulat ouvre de 14h a 16h pour recuperer le passeport avec visa (bien verifier qu'il n'y ait pas de surprise). Pour le chemin du retour, c'est globalement la meme chose dans le sens inverse.
Que faire a Savanakhet pendant cette journee d'attente?
Et bien une fois avoir laché votre passeport, il serait temps de trouver un hotel. Savannakhet est tres petite donc il est tres facile de trouver un endroit pour se loger. Dans le cas contraire, il y a certains terrains abandonés ou l'on peut trouver un abri pour la nuit.
La plupart des hotels sont corrects et coutent entre 300฿ et plus selon les gouts de chacun.
Donc comme dit plus haut la ville est tres petite et on en couvre facilement 90% en 2-3h de marche. Il ya une demi-douzaine de temples (oui, 6) thai, laotien, chinois, vietnamien.. 2-3 marchés ou l'on trouve des sandwiches baguettes remplis de plats asiatiques, delicieux! Boire une biere au bord du Mekong est incontournable! Tres relaxant et sympa de voir la Thailande de l'exterieur.
Le charme de cette ville est principalement du a ses habitants, qui sont gentils et souriants de nature. Quelque chose qui tend a disparaitre (logiquement mais malheureusement) dans les plus grandes villes..
Donc cout total des opérations: -BTS pour Mo-Chit: max 45฿ -bus 8฿ ou taxi 50฿ pour la gare routiere -ticket de bus BKK-Mukdahan de 500 a 850฿ -ticket bus Mukdahan-Savannakhet (-500฿/jour d'overstay si overstay....) -visa Laos 1300฿ -tuktuk consulat 40฿ -visa thailande 2000 ou 5000฿ -tuktuk hotel 20-40฿ -nuit d'hotel 300-600฿ -tuktuk le lendemain pour consulat puis gare routiere -ticket Savannakhet-Mukdahan -ticket Mukdahan-BKK
Pour ma part, etant donné qu'ils m'ont fait payer une journee d'overstay et que j'ai siroté quelques demi-peche par ci par la, mon voyage m'a couté environ 6,000฿ (Les agences proposent generalement 5,500฿ sans le visa Laos donc environ 7000฿.. Ce qui n'est pas bien plus cher mais moins sympa je pense puisque tout est organisé a l'avance).
Voila voila..
Je me permets d'ouvrir ce sujet pour ceux qui souhaiteraient prolonger leur visa en Thailande. Beaucoup parlent de Vientiane au Laos (ambassade) mais je n'ai pas encore vu de sujet sur Savannakhet (toujours au Laos).
Le consulat de Savannakhet gere les visas Tourist, Transit et Non-Immigrant et represente une bonne option alternative aux autres ambassades a l'etranger.
Comment s'y rendre? La solution la moins chere est de prendre un bus de nuit a partir de la gare de Mo-Chit (soit la premiere/derniere station de la ligne de BTS Sukhumvit). En sortant de la station, soit prendre un bus (77 par exemple) ou un taxi pour se rendre a la gare qui est a 5-10min de route.
Une fois arrivé a la gare, choisir la compagnie de bus que vous pensez la meilleure. L'itineraire le plus simple est de prendre un bus Bangkok-Mukdahan (a la frontiere thailande-laos). Il ya differents bus et differentes classes selon les compagnies.
Les bus pour Mukdahan partent generalement a partir de 18h (le dernier etant vers 22h). La compagnie que jai choisi (je ne me rappelle plus du nom desolé) propose le ticket a 533฿ Standard et 829฿ pour la classe VIP.
Bon etant donné que l'idee de passer 10h30 dans un bus me saoulait au premier abord, j'ai choisi la VIP. Et autant dire que j'ai été agreablement surpris par le comfort de la chose. Le bus est mastoc, et il ya finalement pas beaucoup de sieges a l'interieur donc pas mal d'espace pour soi, siege inclinable quasi 90 degrés, une couverture, des snacks et de l'eau, une hotesse charmante. Donc a ma grande surprise j'ai dormi la totalité du voyage.
Une fois arrivé a Mukdahan, il faut chercher la ligne internationale Mukdahan-Savannakhet (la gare routiere est tres petite donc pas facile de se louper). Le ticket coute 50฿ et le bus part toutes les 30minutes. Bon par contre si vous n'etes pas assez rapide il se peut que vous finissiez debout dans l'allée pendant le trajet.
Le bus va donc s'arreter au premier poste d'immigration (coté Thailande) ou vous aurez a regler vos jours d'overstay si toutefois vous en aviez. Puis une fois le pont traversé, le bus s'arretera a un deuxieme poste (coté Laos) ou vous aurez a acheter un visa Laos (1,300฿) donc le trajet se fait en une petite heure.
Vous etes maintenant au Laos! Apres quelques coups de tampons bien placés, remontez dans ce cher bus qui vous emmenera avec joie et allegresse a la gare routiere de Savannakhet. Armez vos fusils et preparez vous a une attaque de conducteurs tuktuks a peine les portes du bus ouvertes. Refusez poliment, butez en un ou 2 si ca vous chante, ou trouvez un gentil camarade de bus pour partager un tuktuk (environ 40฿ par passager et 10min pour arriver au consulat.)
Ca devrait etre le bon moment pour verifier si vous avez tous les documents necessaires. Dans le cas contraire, si vous n'avez pas fait de sauvegarde, vous pouvez appuyer sur "reset" ;)
Le consulat ouvre ses portes entre 9h et 11h pour le depot de dossier. Donc formulaire a remplir, preparer 2photos d'identité, 2,000฿ ou 5,000฿ selon le nombre d'entrees que l'on veut sur son visa et bien sur le passeport. En echange, un ticket pour faire la queue le lendemain.
Le jour suivant, le consulat ouvre de 14h a 16h pour recuperer le passeport avec visa (bien verifier qu'il n'y ait pas de surprise). Pour le chemin du retour, c'est globalement la meme chose dans le sens inverse.
Que faire a Savanakhet pendant cette journee d'attente?
Et bien une fois avoir laché votre passeport, il serait temps de trouver un hotel. Savannakhet est tres petite donc il est tres facile de trouver un endroit pour se loger. Dans le cas contraire, il y a certains terrains abandonés ou l'on peut trouver un abri pour la nuit.
La plupart des hotels sont corrects et coutent entre 300฿ et plus selon les gouts de chacun.
Donc comme dit plus haut la ville est tres petite et on en couvre facilement 90% en 2-3h de marche. Il ya une demi-douzaine de temples (oui, 6) thai, laotien, chinois, vietnamien.. 2-3 marchés ou l'on trouve des sandwiches baguettes remplis de plats asiatiques, delicieux! Boire une biere au bord du Mekong est incontournable! Tres relaxant et sympa de voir la Thailande de l'exterieur.
Le charme de cette ville est principalement du a ses habitants, qui sont gentils et souriants de nature. Quelque chose qui tend a disparaitre (logiquement mais malheureusement) dans les plus grandes villes..
Donc cout total des opérations: -BTS pour Mo-Chit: max 45฿ -bus 8฿ ou taxi 50฿ pour la gare routiere -ticket de bus BKK-Mukdahan de 500 a 850฿ -ticket bus Mukdahan-Savannakhet (-500฿/jour d'overstay si overstay....) -visa Laos 1300฿ -tuktuk consulat 40฿ -visa thailande 2000 ou 5000฿ -tuktuk hotel 20-40฿ -nuit d'hotel 300-600฿ -tuktuk le lendemain pour consulat puis gare routiere -ticket Savannakhet-Mukdahan -ticket Mukdahan-BKK
Pour ma part, etant donné qu'ils m'ont fait payer une journee d'overstay et que j'ai siroté quelques demi-peche par ci par la, mon voyage m'a couté environ 6,000฿ (Les agences proposent generalement 5,500฿ sans le visa Laos donc environ 7000฿.. Ce qui n'est pas bien plus cher mais moins sympa je pense puisque tout est organisé a l'avance).
Voila voila..
Transports de Naplouse à Nazareth English translation pending
Bonjour,
Je prépare actuellement une partie de mon itinéraire de voyage en Palestine/Israël et j'ai des difficultés à trouver des informations actuelles sur la possibilité de me rendre à Nazareth depuis Naplouse. En effet j'aimerai pouvoir me rendre a Nazareth dans après le nord de la Palestine pour poursuivre ensuite directement au nord d’Israël. Voyageant seul j'utiliserai les transports publics bus et taxis partagés, est ce que vous savez si le checkpoint faisant frontière nord entre Palestine et Israël est toujours ouvert (ou horaires particuliers)? qu'en est il des transports et du passage le vendredi en Palestine et dans le cas ou j'arrive le samedi en Israël pour rejoindre Nazareth ?
Je vous remercie d'avance.
Je prépare actuellement une partie de mon itinéraire de voyage en Palestine/Israël et j'ai des difficultés à trouver des informations actuelles sur la possibilité de me rendre à Nazareth depuis Naplouse. En effet j'aimerai pouvoir me rendre a Nazareth dans après le nord de la Palestine pour poursuivre ensuite directement au nord d’Israël. Voyageant seul j'utiliserai les transports publics bus et taxis partagés, est ce que vous savez si le checkpoint faisant frontière nord entre Palestine et Israël est toujours ouvert (ou horaires particuliers)? qu'en est il des transports et du passage le vendredi en Palestine et dans le cas ou j'arrive le samedi en Israël pour rejoindre Nazareth ?
Je vous remercie d'avance.
Visa Thaïlande Cambodge English translation pending
Bonsoir
Alors je me pose une question et je n'arrive pas vraiment à trouver l'info qu'il me faut sur les forums...
Je pars pour un tour du monde au mois de décembre et j'ai prévu de visiter la Thailande et le Cambodge. J'arrive à Bangkok et repars ensuite de Bangkok après avoir visité le Cambodge.
A priori il n'y a pas besoin de visa pour la Thaïlande si on reste 30 jours. Mais par exemple si je reste 3 semaines en Thaïlande puis que je vais au Cambodge pour 2 semaines, est-il possible de rerentrer en Thaïlande pour 4-5 jours (le séjour total en Thaïlande serait donc inférieur à 30 jours) sans visa?
Merci d'avance pour votre aide!
PS : est-il possible de prendre directement son visa pour le Cambodge à la frontière Thaïlande/Cambodge ou bien il faut l'avoir avant... ??
Merci d'avance pour votre aide!
PS : est-il possible de prendre directement son visa pour le Cambodge à la frontière Thaïlande/Cambodge ou bien il faut l'avoir avant... ??
De Carthagène aux îles San Blas English translation pending
Bonjour à tous,
Ma compagne et moi nous rendons en Colombie au mois de fevrier et nous aimerions savoir si il y a un moyen de rejoindre les iles San Blas du Panama depuis Carthagene ?
Merci par avance de votre aide 🙂
Nous avons hate de découvrir ce pays qui a l'aire magnifique!
Carnaval à Rio: "Winners parade" English translation pending
Bonjour
Nous comptons partir à Rio en mars 2014 et assister au carnaval. Hélas, vu le prix des hotels pour la période "pleine" du carnaval (2, 3 mars) nous envisageons de ne partir que le 5 mars et de n'assister qu'à la "winners parade le 8". Est ce que ça vaut le coup quand même ou est ce dommage de rater les soirées du 2 et 3 ? Y aura t'il un peu d'ambiance dans les rues quand même après le 3 mars ? Merci d'avance Michel
Nous comptons partir à Rio en mars 2014 et assister au carnaval. Hélas, vu le prix des hotels pour la période "pleine" du carnaval (2, 3 mars) nous envisageons de ne partir que le 5 mars et de n'assister qu'à la "winners parade le 8". Est ce que ça vaut le coup quand même ou est ce dommage de rater les soirées du 2 et 3 ? Y aura t'il un peu d'ambiance dans les rues quand même après le 3 mars ? Merci d'avance Michel
Incontournables à Chiang Rai et Mae Hong Son English translation pending
bonjour
Ce sera notre 22 é ou 23évoyage en Thailande (je ne sais plus) dans 2 semaines
nous allons passer 4 jours à Chiang Rai et 3 jours à Pai puis Mae Hong Son , régions que nous ne connaissons pas encore + 5 jours à Chiang Mai que nous connaissons bien
quelles sont les visites/lieux incontounables de ces 2 regions?
nous aimons les beaux paysages et les villages tribaux de montagne (nous savons bien sur que la plupart de ces villages sont tres touristiques)avec déplacement de préférence à pied ou en vélo nous privilégions les visites d'une journée avec retour à l' hotel le soir
quelles sont les agences sérieuses de Chiang Rai et Mae Hong Son?
merci
Ce sera notre 22 é ou 23évoyage en Thailande (je ne sais plus) dans 2 semaines
nous allons passer 4 jours à Chiang Rai et 3 jours à Pai puis Mae Hong Son , régions que nous ne connaissons pas encore + 5 jours à Chiang Mai que nous connaissons bien
quelles sont les visites/lieux incontounables de ces 2 regions?
nous aimons les beaux paysages et les villages tribaux de montagne (nous savons bien sur que la plupart de ces villages sont tres touristiques)avec déplacement de préférence à pied ou en vélo nous privilégions les visites d'une journée avec retour à l' hotel le soir
quelles sont les agences sérieuses de Chiang Rai et Mae Hong Son?
merci
Villa O Higgins à El Chaltén English translation pending
Bonjour
Je prévois de réaliser la traversée entre Villa O Higgins et El Chaltèn au mois de décembre. D'après les infos, il existe un bateau le samedi qui relie Bahamondes à Candelario Mancilla. Mais après ? Quelles sont les distances, sur chemin tracé ou pas, bac pour le lago Desierto, bus ensuite ?
Combien de temps faut il compter, 2, 3 jours ? Toutes les infos sont bienvenues, Merci !
France / Asie Centrale en 4x4 English translation pending
Bonjour à tous,
il y a quelques mois je commençais à poser quelque questions sur une envie de voyage, aujourd'hui, l'envie devient projet puisque la retraite arrive dans un 1 an.
Tout d'abord une première présentation s'impose :
- Nous sommes un couple - nous disposons d'un HDJ 100 préparé avec tente de toit - nous souhaitons partir en asie centrale entre 3 et 4 mois - Nous avons une bonne connaissance des raids (26 ans de raids en afrique)
--
pour l'instant je veux pas rentrer dans le détail du parcours, mais je souhaite simplement aborder les grandes lignes, afin de commencer la préparation sérieuse du périple.
1/ nous aimerions passer par la Russie, la Mongolie, l'Ouzbekistan, le Kazakhstan, le Kirghizistan, etc ... (je ne parle pas des pays européens). 2/ dans quel sens est-il préférable de faire le parcours (le passage des frontières est peut être plus facile dans un sens que dans l'autre) 3/ y a t il des pays qu'il vaut mieux éviter (tracassseries administratives, peu d'intérêt, etc ...) 4/ est-il intéressant de partir jusqu'en Mongolie ? il y a peut être aussi bien plus près ? 5/ la meilleure période 6/ le prix des visas 7/ un budget de 2000 à 2500 euros par mois est-il suffisant ?
merci pour ces premières infos d'ordre général
Tout d'abord une première présentation s'impose :
- Nous sommes un couple - nous disposons d'un HDJ 100 préparé avec tente de toit - nous souhaitons partir en asie centrale entre 3 et 4 mois - Nous avons une bonne connaissance des raids (26 ans de raids en afrique)
--
pour l'instant je veux pas rentrer dans le détail du parcours, mais je souhaite simplement aborder les grandes lignes, afin de commencer la préparation sérieuse du périple.
1/ nous aimerions passer par la Russie, la Mongolie, l'Ouzbekistan, le Kazakhstan, le Kirghizistan, etc ... (je ne parle pas des pays européens). 2/ dans quel sens est-il préférable de faire le parcours (le passage des frontières est peut être plus facile dans un sens que dans l'autre) 3/ y a t il des pays qu'il vaut mieux éviter (tracassseries administratives, peu d'intérêt, etc ...) 4/ est-il intéressant de partir jusqu'en Mongolie ? il y a peut être aussi bien plus près ? 5/ la meilleure période 6/ le prix des visas 7/ un budget de 2000 à 2500 euros par mois est-il suffisant ?
merci pour ces premières infos d'ordre général
Improvisation en Namibie English translation pending
Bonjour à tous
Je suis actuellement en tour du monde avec ma femme. Etant parti en voyage très rapidement sans trop de préparation (j'ai déjà eu la chance de faire, entre autre, un premier tour du monde "seul" avec mon sac à dos, et ma femme à également un sac habitué à voyager) et ayant bien profités de nos déjà 5 mois de visite principalement en Amérique du Sud, la suite du voyage est déjà là : nous arrivons à Johannesburg le 17 septembre 2013 ! Oui je sais, on est vraiment détendu :-) d'où le titre du sujet. Mais même si on avoue aimer l'improvisation, il y a des limites et je me pose beaucoup de questions, la première étant :
Est-il possible d'improviser son voyage en Namibie (Je ne "connais" que l'Afrique du Sud et le Swaziland en 2002) ?
La seconde étant : vu qu'on aime, comme beaucoup d'entre vous ici, être tranquille, autonome et faire de belles rencontres de voyage avec les habitants, est-il préférable de louer un véhicule à Johannesburg, remonter le Botswana, passer par la bande de Caprivi, redescendre la Namibie pour rejoindre la ville du cap en Afrique du sud...et tout ça en 1mois et demi et dans un budget minimum bien sûr (camping dans la nature ou camp ou au pire backpacker ) !!! Bon, on est libre de changer notre date d'avion à Cape town voire même de s'arrêter à Windhoek (histoire de "limiter" les km)
OU
prendre un avion jusqu'au chute victoria, passer la frontière et voir après pour louer ponctuellement une voiture ou un 4*4 pour la visite de certains sites. Les autres liaison se faisant en bus par exemple ?
Voilà, je vous remercie d'avance pour vos informations et vous souhaite une bien belle journée où que vous soyez dans le monde
Cordialement
Eric
Je n'ai pas d'expérience en 4*4 à proprement parlé
Je suis actuellement en tour du monde avec ma femme. Etant parti en voyage très rapidement sans trop de préparation (j'ai déjà eu la chance de faire, entre autre, un premier tour du monde "seul" avec mon sac à dos, et ma femme à également un sac habitué à voyager) et ayant bien profités de nos déjà 5 mois de visite principalement en Amérique du Sud, la suite du voyage est déjà là : nous arrivons à Johannesburg le 17 septembre 2013 ! Oui je sais, on est vraiment détendu :-) d'où le titre du sujet. Mais même si on avoue aimer l'improvisation, il y a des limites et je me pose beaucoup de questions, la première étant :
Est-il possible d'improviser son voyage en Namibie (Je ne "connais" que l'Afrique du Sud et le Swaziland en 2002) ?
La seconde étant : vu qu'on aime, comme beaucoup d'entre vous ici, être tranquille, autonome et faire de belles rencontres de voyage avec les habitants, est-il préférable de louer un véhicule à Johannesburg, remonter le Botswana, passer par la bande de Caprivi, redescendre la Namibie pour rejoindre la ville du cap en Afrique du sud...et tout ça en 1mois et demi et dans un budget minimum bien sûr (camping dans la nature ou camp ou au pire backpacker ) !!! Bon, on est libre de changer notre date d'avion à Cape town voire même de s'arrêter à Windhoek (histoire de "limiter" les km)
OU
prendre un avion jusqu'au chute victoria, passer la frontière et voir après pour louer ponctuellement une voiture ou un 4*4 pour la visite de certains sites. Les autres liaison se faisant en bus par exemple ?
Voilà, je vous remercie d'avance pour vos informations et vous souhaite une bien belle journée où que vous soyez dans le monde
Cordialement
Eric
Je n'ai pas d'expérience en 4*4 à proprement parlé
Passeport pour les États-Unis English translation pending
Bonjour à tous,
Je me rends aux Etats-Unis la semaine prochaine. J'ai effectué la demande d'ESTA qui a été validée mais j'ai un doute sur la compatibilité de mon passeport de 2007.
Sur le site suivant : http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/F14079.xhtml on peut lire :
Passeport à lecture optique (ou Delphine)
36 pages numérotées Lecture de la page de la photo en mode paysage.
Si le passeport a été délivré avant le 26 octobre 2005 : vous n'avez pas besoin d'un visa. Si le passeport a été délivré après le 26 octobre 2005 : vous avez besoin d'un visa.
Si je comprends bien, avec un vieu passeport, pas besoin de visa, et avec un passeport récent, il faur un visa. Ce ne serait pas plutôt l'inverse ?
Le seul fait d'avoir l'ESTA me permettra-t-il s'aller aux Etats-Unis sans encombre ou est-ce que je risque d'avoir des ennuis au contrôle d'immigration ?
D'après la compagnie aérienne et aussi d'après la police des frontières françaises, ça serait suffisant, mais je ne veux pas prendre de risque (même s'il est très tard pour s'en préoccuper et que ça me stresse..).
Merci par avance pour votre aide.
Julien
Je me rends aux Etats-Unis la semaine prochaine. J'ai effectué la demande d'ESTA qui a été validée mais j'ai un doute sur la compatibilité de mon passeport de 2007.
Sur le site suivant : http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/F14079.xhtml on peut lire :
Passeport à lecture optique (ou Delphine)
36 pages numérotées Lecture de la page de la photo en mode paysage.
Si le passeport a été délivré avant le 26 octobre 2005 : vous n'avez pas besoin d'un visa. Si le passeport a été délivré après le 26 octobre 2005 : vous avez besoin d'un visa.
Si je comprends bien, avec un vieu passeport, pas besoin de visa, et avec un passeport récent, il faur un visa. Ce ne serait pas plutôt l'inverse ?
Le seul fait d'avoir l'ESTA me permettra-t-il s'aller aux Etats-Unis sans encombre ou est-ce que je risque d'avoir des ennuis au contrôle d'immigration ?
D'après la compagnie aérienne et aussi d'après la police des frontières françaises, ça serait suffisant, mais je ne veux pas prendre de risque (même s'il est très tard pour s'en préoccuper et que ça me stresse..).
Merci par avance pour votre aide.
Julien
Un mois de trek en Bolivie avec lamas English translation pending
Hello !
J'arrive bientôt en Bolivie où je prévois d'acheter 2 ou 3 lamas pour partir un mois marcher en montagne (les lamas c'est pour partager le port du matériel, pas pour monter dessus ;). Je dois marcher au-dessus de 2500 mètres d'altitude (lieu de vie des lamas), et je compte marcher 5 à 6 heures maxi par jour (le lama doit s'arrêter pour ruminer, et il marche a 5 km/h environ), dans des endroits pas complètement déserts pour qu'ils puissent se nourrir, 6 jours par semaine (qui veut aller loin ménage sa monture !). Voilà pour le projet.
Maintenant j'ai besoin de vous pour : - savoir dans quelle région je peux facilement trouver ce genre de parcours qui me permettrait de tenir un mois en marchant - si vous habitez sur place, peut-être pourriez-vous m'aider à trouver un contact sur place pour trouver les lamas (éleveur ce serait top) - le problème ce sont toujours les cartes dans ces pays... aussi illogique que ça paraisse, on les trouve toujours dans les pays occidentaux, mais jamais sur place. Connaîtriez-vous un site Internet sur lequel je puisse télécharger des cartes ou trouver les sentiers etc ? S'il y a quelqu'un sur place qui a les cartes je pourrais éventuellement passer pour les prendre en photo à défaut de mieux ! - Comme le lama est un animal grégaire, je dois en acheter plusieurs mais je n'ai pas tant de choses à porter que ça, alors si l'aventure vous tente, vous êtes bienvenus pour vous joindre à moi ;)
Tout autre avis ou commentaire sont les bienvenus !
++ Astrid. www.facebook.com/le33tour
J'arrive bientôt en Bolivie où je prévois d'acheter 2 ou 3 lamas pour partir un mois marcher en montagne (les lamas c'est pour partager le port du matériel, pas pour monter dessus ;). Je dois marcher au-dessus de 2500 mètres d'altitude (lieu de vie des lamas), et je compte marcher 5 à 6 heures maxi par jour (le lama doit s'arrêter pour ruminer, et il marche a 5 km/h environ), dans des endroits pas complètement déserts pour qu'ils puissent se nourrir, 6 jours par semaine (qui veut aller loin ménage sa monture !). Voilà pour le projet.
Maintenant j'ai besoin de vous pour : - savoir dans quelle région je peux facilement trouver ce genre de parcours qui me permettrait de tenir un mois en marchant - si vous habitez sur place, peut-être pourriez-vous m'aider à trouver un contact sur place pour trouver les lamas (éleveur ce serait top) - le problème ce sont toujours les cartes dans ces pays... aussi illogique que ça paraisse, on les trouve toujours dans les pays occidentaux, mais jamais sur place. Connaîtriez-vous un site Internet sur lequel je puisse télécharger des cartes ou trouver les sentiers etc ? S'il y a quelqu'un sur place qui a les cartes je pourrais éventuellement passer pour les prendre en photo à défaut de mieux ! - Comme le lama est un animal grégaire, je dois en acheter plusieurs mais je n'ai pas tant de choses à porter que ça, alors si l'aventure vous tente, vous êtes bienvenus pour vous joindre à moi ;)
Tout autre avis ou commentaire sont les bienvenus !
++ Astrid. www.facebook.com/le33tour
Népal Haut Mustang English translation pending
Bonjour à tous,
Voici le carnet de notre voyage réalisé en août dernier.
Bonne lecture!
Marie
Texte en images ici : Sibellelaterre
Texte seul :
RECIT MUSTANG NEPAL 2013
Nous gardions la nostalgie de notre premier voyage au Népal, et Fred et les enfants furent aussitôt partants quand je leur proposai d'y retourner en ce mois d'août 2013 ! Ceux qui connaissent un peu l'Asie savent que l'été est la période de la mousson. C'est pourquoi nous avons choisi de visiter le Mustang, ce petit royaume situé à la frontière du Tibet, qui bénéficie de l'abri du massif des Annapurnas. 11 jours de trek, 190 km, et 3 semaines en tout au Népal, car le Mustang se mérite !
Préparatifs : Ce petit bout de Népal très proche du Tibet n'est ouvert au tourisme que depuis 1992 et impose de passer par une agence. J'ai donc contacté Celtic Trekking qui nous avait déjà guidé pour le trek du Langtang en 2007. Il faut de surcroît s'acquitter d'un permis pas donné : 500 USD/personne pour 10 jours de présence dans le Haut Mustang. Et 50 USD par jour supplémentaire (à prévoir d'avance lors de l'achat du permis, aucune improvisation possible) La piste construite ces dernières années dans la vallée de la Kali Gandaki jusqu'à Jomsom, qui a « pourri » une partie du fameux tour des Annapurna (et sans doute bien amélioré le sort des habitants de la vallée, en dehors de ceux qui bénéficiaient des revenus du trek -les lodges), continue maintenant encore plus au nord. On dit que d'ici 2 ou 3 ans elle ira jusqu'au Tibet (en Chine donc) et que plus rien ne sera comme avant au Mustang. Ce serait donc le moment ou jamais de découvrir cette région jusqu'ici préservée du tourisme de masse et de la circulation motorisée. Pour aller jusqu'en Chine, il faut sur certains segments du parcours, rouler dans le lit de la Kali Kandaki, chose impossible en été car son niveau est trop haut. Nous ne devrions donc pas être gênés par la circulation...
Budget : Vols Qatar Airways A/R (depuis Paris, escale de qq heures à Doha, aéroport trop climatisé, prévoir une petite laine!)740 €/pers. Visas, à prendre en arrivant à l'aéroport (prévoir une photo) : 40 USD/pers. 2 nuits à Katmandu au Tings Tea Lounge Hotel, 2 chambres avec SDB, 110 USDX2 Bus Green Line Katmandu-Pokhara avec clim et pause-repas en route : 20 USD/pers Permis Mustang : 500 USD/pers Agence Celtic Trekking (guide francophone+ 2 porteurs, vol Pokhara-Jomosom A/R, 2 nuits et restos à Pokhara, hébergement et nourriture pendant les 10 jours de trek. 860 USD/pers. 1 nuit à Pokahra au Mount Kailash Hotel : 130 € 2 nuits Cosy Hotel Bhaktapur (2 chambres communicantes avec 2 SDB et clim) 95 USDX2 En dehors de la prise en charge par Celtic Trekking, tous les repas ont été pris au restaurant.
Soit 10000 € pour 3 semaines à 5, tout compris sauf pourboires au guide et aux porteurs.
Arrivée à Kathmandou 29/07/13 Vol sans histoire avec escale à Doha. Nous sommes impressionnés par le ciel de mousson : bien que volant à 10000 d'altitude, nous passons entre d'énormes nuages d'orage. C'est magnifique ! Puis nous passons sous les nuages...et voilà Kathmandou ! Nous sommes en basse saison et l'établissement des visas ne prend que quelques minutes. Quelqu'un de Celtic nous attend, on passe à l'agence régler les derniers détails, nous y laissons nos passeports pour que l'agence puisse s'occuper demain des permis, puis on nous conduit au Tings Tea Lounge Hotel. Les enfants gardaient un mauvais souvenir de Kathmandou (bruit, bouchons, pollution, ça n'a pas changé sauf qu'il y a beaucoup plus de 2 roues motorisés !) aussi j'ai choisi un hôtel douillet dans une rue calme. Les gens de l'hôtel, très attentionnés, nous préparent un bon dîner et hop au lit !
Pashupatinath, Bodnath, 30/07/13 Il y a 4 heures (en plus) de décalage horaire, si bien que pour une fois nous parvenons à faire la grasse matinée. Pas de pluie pour le moment, environ 25°C mais une atmosphère très humide. Il fait faim... Après avoir retiré des roupies à un distributeur, nous dégottons une pharmacie car j'ai oublié de prendre un antinauséeux et Caroline craint d'être malade dans le bus qui doit nous mener après-demain à Pohkara. On achète une tablette de quelques comprimés de métoclopramide (Primpéran) pour 0,5 € en espérant qu'il ne s'agisse pas d'un médicament contrefait... Puis nous nous entassons dans un taxi qui pour quelques euros nous mène à Pashupatinath (là où on tue les morts comme dit Marion!) Il s'agit d'un site religieux à la fois bouddhique et hindou situé sur les rives de la rivière Bagmati. C'est une rivière sacrée qui sert de lieu de crémation pour les Népalais. Les berges de la rivière sont aménagées en « ghats ». Le site d'incinération le plus en amont est réservé à la famille royale et plus on descend vers l'aval, plus on va les les sites réservés aux castes les plus basses (le système des castes est encore très présent au Népal). Les Népalais aisés viennent parfois de très loin pour se faire incinérer ici. C'est aussi un lieu de pèlerinage et il y a de très nombreux touristes asiatiques, visiblement très réceptifs aux temples, gravures, statues, dont le sens nous échappe le plus souvent, malgré les explications données par le guide qui s'est proposé à l'entrée du site (pas donnée, environ 8 €/pers) Il nous mène aussitôt « vers le vif du sujet » : ça fume par là ! Je vous épargne les gros plans... Plus en amont, les ghats des classes très supérieures. Ce qui nous plaît, c'est que ces 2 religions semblent se pratiquer à la bonne franquette. Il y a des animaux partout, tout le monde trouve ça normal. Ça « humanise » toutes ces sculptures effrayantes, cette profusion de temples. Chacun fait sa petite affaire dans son coin : ici des offrandes là un jeune garçon récupère des pièces à l'aide d'un aimant ici des hommes saints pratiquent des offrandes là passent des élégantes tiens voilà un mort, sans doute un riche homme d'affaire car il se dirige vers un ghat d'amont. Notre guide connaît son affaire et sait que la crémation ne va pas commencer de suite (il faut d'abord purifier le mort en lui trempant les pieds dans la Bagmati et en lui versant de l'eau dans la bouche -heureusement qu'il est mort!) Il nous emmène faire le tour du temple de Pashupatinath (1696), réservé aux Hindous. Il a son coin pour nous faire entrevoir la tête du buffle sacré. Le voilà ! Recto
et verso ! L'endroit est bien gardé !
Retour à la crémation : cérémonie sans chichis. Pas de musique (bonne idée les cérémonies funéraires sont déjà tellement tristes). Le corps est placé sur un bûcher. Le fils aîné enflamme le corps par la bouche puis un professionnel met le feu un peu partout sous le bûcher, rajoute de l'herbe sèche et du bois et c'est parti pour 3 ou 4h. Ensuite les os sont jetés dans la rivière sacrée (qui coule bien en cette saison mais ce n'est pas toujours le cas...)
Bon, nous ne sommes pas fans de bondieuseries, ni de l'art religieux, mais il faut reconnaître que la visite n'est pas inintéressante. Et puis il faut bien s'occuper le temps que les permis pour le Mustang soient établis.
Nous montons ensuite sur les hauteurs de Pashupatinath, très boisées, et alors que l'orage menace faisons une petite pause dans le petit café du sommet. Bien joué, 2 minutes après il pleut des cordes ! Il y a ici encore des dizaines de temples...et de chiens. Nous poursuivons la balade vers Bodnath, plus grand stupa d'Asie, bien verdi par les pluies de la mousson. Nous ne sommes pas loin de l'aéroport. Tout le monde déambule autour du stupa en tournant comme il se doit dans le sens des aiguilles d'une montre. Moines modernes : smartphone et bichon... Il est touchant de voir comme les Népalais prennent soin des animaux, domestiques ou non.
De Kathmandou à Pokhara 31/07/13 Compte-tenu de la saison, j'ai fait le choix de prendre un bus de la Cie Green Line (20 USD repas en route compris) pour rejoindre Pokhara. Le bus touristique classique est moins cher (quelques euros) mais le voyage durant 7h (pour 200 km) et les températures avoisinant les 30 ou 35°C avec une humidité très forte, la climatisation ne m'a pas semblé superflue. Shiba notre guide et Korma un des porteurs passent nous prendre au Tings Tea Lounge et nous rejoignons en taxi la station Green Line. Départ à 7h30. Il fait beau ! Il nous faut presque 1 h pour sortir de Kathmandou. La route est montagneuse et très belle, c'est assez frustrant de ne pas pouvoir s'arrêter pour quelques photos. Un peu avant midi nous faisons une halte dans un très beau resort sur la rive sud de la rivière Trisuli. La chaleur humide est étouffante mis le cadre est très agréable. Méfiance, la nourriture est assez épicée ! Je finis par me résoudre à faire des photos à travers la vitre du bus (1ère fois que ça m'arrive!) Quelques photos sont potables finalement.
Nous arrivons à Pokhara vers 15h et prenons le taxi jusqu'à l'hôtel Middle Path (bof) où nous posons nos affaires avant d'aller voir le lac. Pokahara est LA ville de villégiature du Népal. Le rythme y est moins trépidant qu'à Kathmandou, l'air moins pollué et la présence du lac donne un certain charme à la ville. Elle est très touristique et une fois de plus nous sommes étonnés de voir tous ces touristes asiatiques. Sans doute sont-ils moins effrayés par la Mousson que les Occidentaux qui pour la plupart évitent le Népal en été. Certes le ciel se couvre systématiquement en fin de journée et il pleut toutes les nuits mais nous avons jusqu'à présent toujours eu plusieurs heures de soleil par jour. Évidemment les sommets restent très discrets... Mais le ciel est souvent magnifique, à la différence de l'architecture de Pokkhara... Drôle de gardien de but...
Bus jusqu'à Tatopani 01/08/13 Celtic Trekking a réservé le 1er vol de la matinée, à 6h30, c'est celui qui a les meilleures chances de partir. A 5h30, nous sommes à l'aéroport, le ciel est bouché, Shiba le sent mal... L'unique avion qui effectue la liaison Pokhara-Jomson, 15 à 17 personnes, vole à vue et doit franchir un col escarpé. Le temps doit donc être dégagé au col, au départ, et à l'arrivée. Pas gagné en période de mousson... En attendant nous petit-déjeunons sur la terrasse. A l'arrière plan une famille française avec laquelle nous allons après quelques heures d'attente sympathiser (la Cie veut être sûre qu'elle ne pourra assurer le vol avant de rembourser les billets) et nous associer pour affréter un bus pour rejoindre Jomsom. En effet, en cas d'annulation du vol, on n'est pas prioritaire sur les vols des jours suivants, autant dire que l'on peut rester en rade une semaine avant que des places vacantes n'apparaissent. D'autre part le permis obtenu à prix d'or ne nous autorise l'accès au Haut Mustang que pendant 10 jours et les dates sont fixées lors de l'achat du permis. Donc chaque jour de retard raccourci d'autant la durée autorisée de notre séjour au Mustang ! Pas glop ! Un 3ème groupe constitué d'un Japonais et de ses 2 guides népalais se joint à nous : l'union fait la force et permet de partager le coût du bus. Voilà la bête ! Bah il n'y a que 150 km jusqu'à Jomsom.... Quand Shiba nous annonce que nous ne serons sans doute pas ce soir à Jomsom, je comprends que les choses ne sont pas si simples. C'est la saison des pluies et il y a des glissements de terrain après Beni, qui se situe à mi-parcours. Bref, nous voilà partis un peu après-midi, cahin-caha jusqu'à Beni. Ambiance colonie de vacances avec l'autre famille française. L'aventure c'est l'aventure après tout ! Pause-repas à Beni, pendant que nos 3 guides négocient un bus tout-terrain pour la suite du parcours. 1er éboulement, changement de bus. Tout le monde met la main à la pâte pour transbahuter les bagages, sauf le Japonais, qui doit d'ailleurs crever de chaud, déjà équipé pour la haute montagne et qui a des sacs hyper-lourds... La bande de jeunes apprécie de prendre l'air au bord de la rivière en furie. Vers 17h00, les guides décident de stopper pour aujourd'hui à Tatopani, histoire de profiter des sources chaudes. Le lodge convoité est en travaux, on se rabat sur celui situé juste au-dessus des sources chaudes (à éviter, sale, araignées et peut-être aussi puces dans certains lits) Pas facile de s'endormir dans cette chaleur très humide (surtout après avoir loupé une énorme araignée!)
Enfin à Jomsom, début du trek jusqu'à Kagbeni (12 km) 02/08/13 On décolle de bonne heure et après 2 km, c'est la panne. Démontage de la roue, quelques coups de clés impuissants, puis finalement remontage en croisant les doigts pour que ça tienne. Les roulements semblent fichus... Du coup nous sommes contents, quelques kilomètres plus loin de rencontrer un nouvel éboulis : changement de bus ! Pour faire 70 km, nous aurons pris en tout une dizaine de bus ! Les glissements de terrain semblent se produire toujours aux mêmes endroits si bien qu'il y a à chaque fois un bus fort opportunément placé entre 2 éboulements. Un vrai business ! Les Népalais semblent toujours étonnés de nous voir papouiller leurs chiens comme de grosses peluches. Ils ont vraiment des bonnes têtes, surtout dans les montagnes. En milieu de journée, après une douzaine d'heures de bus en 2 jours, nous arrivons ENFIN à Jomsom (2700 m) où nous déjeunons avant de débuter le trek par la 1ère étape, de quelques heures, le long de la Kali Gandaki vers Kagbeni, point d'entrée dans le Haut Mustang. A l'occasion de ce repas, je remarque que le Japonais se fait une injection d'insuline et je comprends mieux sa passivité lors des changements de bus pour le transport des bagages : il est diabétique insulino-dépendant (donc il doit gérer effort physique, apport calorique et insuline). Et la meilleure c'est que Shiba m'apprend ensuite qu'il part pour un trek d'un mois dans le Haut-Dolpo, une région particulièrement difficile d'accès qui nécessite de franchir plusieurs cols à plus de 5000 m. Le ravitaillement dans les villages est souvent impossible si bien qu'il aura pour lui seul une équipe d'une dizaine de personnes pour transporter les tentes et la bouffe. Chapeau ! De notre côté, nous avons 2 porteurs : Korma qui a fait le voyage avec Shiba le guide et nous depuis Kathmandou, et Moden qui a rejoint la veille Jomsom en bus. Avec leurs affaires personnelles, il portent chacun 25 à 30 kg. Arnaud demande à Korma d'essayer sa charge : ça lui semble très inconfortable, d'autant plus qu'il faut en permanence restaurer l'équilibre latéral. Dans cette région du Népal les chevaux et les mules sont très utilisés pour le port de charge car le terrain, moins escarpé que dans certaines autres régions, s'y prête bien. L'autre famille française (ils sont 6) n'a pas de porteur mais 3 chevaux et leur « muletier », qui vont à leur propre rythme. Du coup nous ne sommes pas trop déçus de ne pas avoir de mules/chevaux (Celtic nous a expliqué que pour 5 - soit seulement 2 mules - c'était difficile de trouver un muletier intéressé). En effet il ne faut pas s'attendre à un voyage avec des chevaux : ils ne font que transporter les bagages d'un point à un autre et on ne les voit quasiment pas.
Peu après Jomsom, nous rencontrons notre 1er gué (en saison des pluies le niveau des rivières est assez haut) que nous franchissons très élégamment dans la benne d'un tracteur opportuniste (business extrêmement lucratif apparemment). Le Nilgiri (plus de 7000 m) fait une soudaine apparition. Wouah !! Nous sommes actuellement à 2700 m d'altitude. La Kali Gandaki, rivière que nous allons remonter via quelques cols à plus de 4000 m jusqu'à Lo Manthang (3810m), capitale du Haut Mustang, prend sa source aux confins du Tibet et se jette au sud dans le Gange. A l'est le massif des Annapurna (8091m) et à l'ouest le Dhaulagiri (8167 m): la vallée fait donc plus de 5km de profondeur. Un record sur notre planète (fosses sous-marines exceptées!) Évidemment en été, durant la mousson, ces hauts sommets sont souvent pris dans les nuages. La saison idéale serait l'automne, mais ça ne colle pas avec les vacances scolaires... A cette époque il fait déjà frais mais les sommets éclatent de blancheur sur un ciel azur. En hiver, il fait si froid que le Haut Mustang se vide de ses habitants qui descendent dans les basses vallées avec leur bétail. Seuls les plus âgés incapables de faire la migration à pied, restent sur place garder les maisons. Une véritable épreuve avec des températures avoisinant les -30°C, sans chauffage ni eau courante. Jusqu'à ces dernières années, le Mustang avait un climat de désert d'altitude avec seulement 250 à 400 mm de précipitations/an (essentiellement sous forme de neige) contre 1360 mm à Kathmandou (700 mm à Nancy). Comme ailleurs, la météo n'est plus la même depuis quelques années et il pleut parfois en été au Mustang. Ces pluies sont bénéfiques pour les cultures, exclusivement concentrées aux abords des sources et villages. Il y a environ 15000 habitants dans le Haut Mustang (55X60 km) qui vivent dans des villages dont l'accès a souvent été grandement facilité par la construction de passerelles. Celle-ci mène au village de Ghyakar, en rive droite de la Kali Gandaki.
On aperçoit déjà Kagbeni dont les champs d'un vert presque fluorescent à cette époque de l'année égaient un paysage minéral et austère. On adore ! Des arbres ont été plantés pour tenter de freiner l'érosion de la rivière qui grignote peu à peu les terres cultivables. Nous pensons immédiatement au Maroc en voyant les ruines du vieux Kagbeni autour desquelles s'étend le village moderne. Juste avant l'arrivée au lodge situé sur les hauteurs du village, le Thorong Peak surgit des nuages ! Il semble si proche alors qu'il y a quelques secondes rien ne laissait soupçonner sa présence. Nous avons fait l'étape en compagnie des C. et le Dragon Lodge est assez grand pour tous nous accueillir. C'est sympa de faire le trek ensemble et le petit côté « colonies de vacances » plaît beaucoup aux enfants. La troupe composée de 6 ados de 14 (Rémi), 15 (Siméon), 17 (Marion), 18 (Pauline et Arnaud), 20 ans (Marie et Caroline) ne passe pas inaperçue !
J2 trek, vers Chele (16 km), 03/08/13 Nuit agitée pour Siméon qui a vomi à 5h du matin, tandis qu'Arnaud a attendu le petit-déjeuner pour vomir dans son assiette ! Siméon est à plat et va faire l'étape du jour à cheval. Un dernier regard vers Kagbeni, puis on passe devant Tirigaon qui se défend des assauts de la Kali Gandaki. Kagbeni disparaît au loin dans la vallée Au-dessus de Tirigaon s'élève le sentier qui file vers le Dolpo. Erosion ! La Ghilungpakola, un affluent rive droite de la Kali Gandaki. Nous grimpons sur un plateau à 3762 m où se trouve...un immense verger ! Eh oui ! Nous sommes à la latitude du Maroc ! Voilà les chorten qui annoncent l'arrivée à Tangbe, avec sa ruine aux allures de ksar marocain justement. Il fait chaud et la vue sur les sommets enneigés ne suffit pas à nous rafraîchir. Chhusang apparaît bientôt, oasis de verdure dans ce décor de western. Comme aux abords de chaque village, des chorten. Partout dans le Mustang on trouve des constructions troglodytes. Il en reste des centaines à inventorier. Nous longeons les petits champs, avant d'arriver au centre du village, transformé en parking surchargé ! Nous nous arrêtons dans un lodge pour déjeuner. Siméon est déjà là et se repose dans une chambre, KO ! Marion ne vaut pas mieux, elle est nauséeuse et épuisée. Arnaud va mieux, c'est déjà ça. Nos guides sont désolés et un peu inquiets pour la suite des événements car le trek n'est pas de tout repos compte-tenu de l'altitude. Demain nous devons franchir 4 cols dont l'un à plus de 4000 m. Pas de signes de gravité cependant, il faut attendre que ça aille mieux, voilà tout ! Gué débonnaire juste après le village, puis nous longeons à nouveau la Kali Gandaki avant de la franchir sur la passerelle située juste avant Chele (3050), notre étape du jour. Comme tous les jours dans cette vallée dès la fin de la matinée, ça souffle ! Le gradient entre les basses pressions des plaines du Teraï au sud et les hautes pressions des plateaux tibétains au nord crée un mouvement d'aspiration qui génère des vents violents, toujours orientés vers le nord. Quand il fait sec, ça génère une poussière terrible parait-il. Arnaud nous attend patiemment Marion, toujours patraque, et moi. Chele se trouve en haut de cette falaise, un dernier effort ! Partout dans le Mustang dont le peuple est très croyant, on trouve des signes religieux, ici des pierres gravées de prières. Vue imprenable sur le Nilgiri depuis le toit du lodge. Il joue à cache-cache avec les nuages. L'architecture du Mustang est caractéristique : maisons de pierre avec toit en pisé, en terrasse inaccessible aux animaux, où l'on fait sécher fruits, graines, et linge ! Le bois disposé à l'aplomb des murs est un signe de richesse (il n'est pas forcément destiné à servir de combustible, compte-tenu du peu d'arbres dans cette région) et a pour principale fonction de protéger les murs de la neige et de la pluie. La neige est dégagée manuellement des terrasses en pisé, très intolérantes à l'humidité. Les changements climatiques compliquent grandement l'entretien des maisons, prévues pour un climat de sécheresse alors qu'il pleut de plus en plus souvent dans le Mustang. Nous profitons des derniers rayons du soleil, et de la vue sur Chhusang et le Nilgiri, juste avant qu'un bel orage n'éclate. Il va pleuvoir toute la nuit...
J3 trek, vers Syangboche (18 km), 04/08/13 Nous avons quitté la kali Gandaki à Chele, en rive droite. Le sentier s'élève rapidement à flanc de falaise et on nous sommes bien contents de ne plus voir de piste ! Nous cheminons à l'ombre, toujours de concert avec les C., Siméon toujours à cheval et Marion en remorque derrière moi. Elle n'a plus de jambes et à défaut serre les dents, sur un rythme très lent. Nous croisons plein de mules, dans une belle lumière. Nous dépassons Samar et le sentier devenant moins escarpé, je me résous à donner un anti-nauséeux à Marion (craignant ses effets secondaires à type de vertige) Shiba ne la quitte pas d'une semelle, prêt à la rattraper en cas de faux pas. Je sers de remorqueur... Il fait toujours étonnament chaud et l'ombre est bienvenue ! Marion finit par rendre tripes et boyaux peu après Samar. Elle est vidée dans tous les sens du terme...alors que se profile à l'horizon le col de Bhena La (3860 m) Shiba décide de filer devant chercher le cheval de Siméon qui doit déjà être arrivé à Bhena, après le col. Arnaud et Fred restent avec Marion tandis que je continue à mon rythme (lent) car nous avons déjà perdu pas mal de temps alors que le temps semble se gâter. Je croise le muletier qui descend à grandes enjambées et qui semble inquiet (je ne sais pas ce que Shiba a bien pu lui dire pour le convaincre de redescendre – en fait il n'avait pas terminé son dal bhat, carburant indispensable aux Népalais de la montagne, mélange de riz, lentilles, légumes et sauce épicée qu'ils ingurgitent en quantité phénoménale, en rapport avec l'énergie dépensée sur les sentiers d'altitude) Je suis soulagée et prend enfin le temps d'apprécier les paysages qui m'entourent. Ici la montagne capture l'humidité des nuages, c'est plus vert qu'ailleurs et ça pousse en curieux îlots concentriques. Partout des cascades révèlent la présence des glaciers, cachés dans les nuages. Voilà Marion à cheval, ça va tout de suite mieux ! 800 roupies, soit 6 €, ce n'est pas cher payé pour tant d'efforts. Une fois franchi le Bhena La, Bhena apparaît au bout d'un faux plat et plus loin la piste réapparaît avec 2 ou 3 jeeps qui attendent le client. Petite pause dal bhat au lodge très rustique de Bhena. La petite fille du lodge sait ce qu'elle veut ! Shiba négocie la fin de l'étape en jeep pour Marion et moi qui l'accompagne. 2000 roupies (soit 16 euros environ) pour 30 mn de jeep (ce qui nous évite le franchissement d'un autre col à presque 4000 m) La piste a tout de même du bon finalement ! Le muletier de Siméon rebrousse chemin pour rentrer chez lui avant la nuit. Siméon va termin erl'étape à pied, ça va beaucoup mieux. Voici la fine équipe au dernier col avant l'étape à Syangboche. Voilà le petit hameau, tout au fond, c'est le Tibet. A l'est des sommets de plus de 6000 m. Le lodge est à droite à l'entrée du village. Ombres et lumières. Le Nilgiri et l'Annapurna se dévoilent. Soirée très sympa, en musique avec Marie C. à la guitare. Demain, nos routes se séparent : les C. ont un timing serré car ils reprennent l'avion vers la France le 13 août (nous c'est le 17) et la journée de retard causée par l'annulation du vol Pokhara-Jomsom les contraint à accélérer le rythme. Demain, puisque Siméon a retrouvé la forme, ils vont doubler l'étape jusqu'à Tsarang, de façon à pouvoir tout de même passer 2 jours à Lo Manthang, puis ils prendront une jeep pour redescendre fissa jusqu'à Syangboche, afin d'avoir un peu de marge au cas où le vol Jomsom-Pokhara serait lui aussi annulé. Entre les contraintes de permis et les aléas météo et les possibles (voire très probables) annulations de vols en période de mousson, il faut prévoir de la marge...heureusement la piste permet de faire quelques ajustements, mais on ne vient pas jusqu'ici pour faire de la jeep hein ! De notre côté nous allons continuer sur un rythme plus tranquille, en espérant retrouver les C. après-demain à Lo Manthang.
J4 trek, vers Ghami (3520m) (16 km) et Dhakmar (3820) (+8), 05/08/13 C'est beau hein ! Voilà le spectacle qui s'offre à nouveau sur les hauteurs de Syangboche, des sommets de plus de 8000 m ! Nos porteurs Korma et Moden ne sont pas insensibles non plus au spectacle. Marion qui semble aller mieux tient le rythme des C., très bons marcheurs, au début de la journée, mais très vite les nausées réapparaissent. Nous ralentissons le rythme tandis que les C. tracent vers Tsarang, ils ont un bout de chemin avant d'y arriver ! On traverse péniblement Tamagaon, non sans actionner au passage les moulins à prière, ça ne peut pas faire de mal ! Peu après Chhungar, elle vomit à nouveau, plus de jus ! Shiba et Korma redescendent vers Tamagaon dans l'espoir d'y trouver un cheval, en vain...Les 3 chevaux du hameau auraient été dévorés par les léopards des neiges, qui vivent tout-là-haut. Korma essaie de porter Marion (60 kg!) mais elle est trop faible pour se cramponner efficacement. Finalement l'ascension du col du Nyi La 4010 se fera clopin-clopant, en alternant marche très lente et portage sur les bâtons de marche tenus par Fred et Shiba. Nous voilà au col, Marion fait une drôle de mine ! Ensuite il n'y a plus qu'à descendre tranquillement vers le col de Ghami La : on embrasse toute la vallée de Ghemi et au second plan on aperçoit les falaises rouges de Dhakmar. Voilà le village de Ghami et en diagonale juste derrière le sentier qui mène à Dhakmar. Après avoir traversé les faubourgs champêtres du village, nous entrons dans Ghami, et nous installons au Dhaulagiri Lodge, tenu par une des nombreuses nièces du roi du Mustang. Cette grande maison de famille transformée en lodge est construite autour d'une cour intérieure qui sert de puits de lumière. La salle à manger est chaleureuse, avec ses meubles en bois peint et ses épais tapis de laine. Partout au Népal et au Mustang les terrasses et bords de fenêtres sont ornés de pots de fleurs. Ici la belle saison est courte et on veut en profiter au maximum. Notre chambre est située sur une jolie terrasse avec vue sur les toits. Après une petite collation, Marion accompagnée de Caroline reste se reposer au lodge (et profiter d'adorables petits chats!), tandis que Fred, Arnaud et moi, accompagné de Shiba, Korma et Moden, allons faire un tour à Dhakmar, au pied des falaises rouges. Une passerelle nous permet de franchir la Ghami La. Avec du recul nous pouvons maintenant apercevoir ces étonnants pénitents de pierre situés sur les hauteurs de Ghami. Nous sommes vite rattrapés par ces élégants cavaliers qui nous doublent à toute vitesse, au trot dans la montée à 3700 m. La géologie des environs est magnifique ! Vue vers le bas... On aperçoit le plus long mani (mur de prières) du Mustang. Vue vers le haut et Dhakmar... 1ère maison du village Les chorten à l'entrée du village, comme il se doit. Les champs de sarazin sont en fleurs. Mustang signifie en tibétain « Vallée fertile » ! En effet ! Les gens d'ici ont la sagesse de ne pas brûler le bois des quelques bosquets d'arbres qui poussent aux abords des villages. Les troncs des jeunes arbres sont d'ailleurs soigneusement protégés de l'appétit des chevaux, vaches et autres chèvres. L'ensemble dégage une parfaite impression d'harmonie. Même cet arbre vénérable a été respecté. Un joli pont de pierre marque l'entrée du village, quasi désert. Nous ne croisons que quelques petites vaches, toutes mignonnes mais minuscules (¼ des nôtres) et qui ne donnent qu'un unique litre de lait matin et soir (+/- 40 l/j chez nous!)
Ici aussi, les falaises sont creusées de grottes, qui ne sont plus guère utilisées. Extrait de wikipédia : Les habitations troglodytes des nombreuses falaises du pays conservent une grande partie de leur mystère. Vingt neuf cités troglodytes ont été découvertes et recensées par Michel Peissel1 en 1964. Un éboulement récent (1994) survenu dans l'une d'elles a mis au jour des ossements et des poteries que les services archéologiques népalais datent d'il y a plus de 3 000 ans. Le Mustang est un des plus grands sites préhistoriques d'Asie. En 2007 et 2008, des chercheurs de l'American Himalayan Foundation ont découvert des manuscrits prébouddhistes, des chambres funéraires et des peintures datant du XIIIe siècle, bien antérieures donc à la fondation du royaume de Lo
Sur les hauteurs du village paissent quelques chevaux, sans doute ceux des cavaliers qui nous ont doublés tout-à-l'heure. En effet, tous les habitants du village sont réunis sur un replat herbeux, à boire du thé et du tchang, confortablement installés sur d'épais matelas. Il ne semble pas y avoir d'occasion particulière à ce rassemblement. Il s'agit simplement de profiter du temps qui passe et d'une belle journée d'été. Le jour baisse, il est temps de retourner vers Ghami. Pas de douche chaude chez la nièce du roi (1ère et unique fois de tout le trek) Nous apprenons que Didier, le papa des C. s'est fait une entorse à la cheville et a du prendre une jeep à Ghami pour terminer l'étape jusqu'à Tsarang. Finalement, cette piste a tout de même quelques avantages !
J5 trek, vers Tsarang (13 km), 06/08/13 Le ciel est bien bas aujourd'hui, on se croirait en Islande ! Nous quittons le village de bonne heure, alors que les chèvres sont encore dans leur enclos. Le lodge nous a trouvé un cheval pour porter Marion jusqu'au col de Chinggel (3870m, 2500 roupies, 20 € pour 1h de montée aller. Je serais curieuse de savoir combien le muletier a effectivement touché...bon, ce n'est pas ça qui va grever le budget du voyage...) Nous apercevons au loin sur les rives de la Dhechyang Khola une tente orange. Il s'agit d'une « maison de thé » située sur le sentier entre Yara et Tangge, que nous aurions du emprunter si le niveau des rivières avait été moins haut. En période de mousson, ce parcours en boucle n'est pas possible du fait de la nécessité de franchir plusieurs gués assez profonds. Nous ferons donc un parcours en aller-retour, à l'exception d'une variante en repartant de Lo Manthang. Nous arrivons de bonne heure à Tsarang (3560 m), Marion commence à aller vraiment mieux, enfin ! Nous visiterons tout-à-l'heure le monastère de Tsarang. Tiens, un peu rayon de soleil sur les falaises blafardes. Partout des champs de sarazin ! Le monastère est vieux de 4 siècles. Il y a des moines de tous âges. Il est de tradition que le fils aîné, dès l'âge de 4 ou 5 ans, quitte sa famille pour devenir moine. C'est l'occasion d'apprendre à lire et à écrire, les math, l'anglais et peut-être aussi de profiter de bourses (souvent offertes par les USA) pour partir à l'étranger. Ces monastères font parfois office d’ascenseur social finalement, plus que de lieu de repli méditatif. C'est d'ailleurs assez amusant de voir, à la sortie de la prière, les moines consulter aussitôt leurs smartphones (oui, oui, même dans un endroit aussi paumé au fin fond du Mustang) C'est fou l’essor qu'a pris le téléphone portable par rapport à notre voyage de 2007 ! Il y en a partout ! Cette ancienne forteresse royale est aujourd'hui abandonnée. Elle a encore belle allure !
Voici à quoi ressemblent les chambres des lodges. C'est spartiate mais en général assez propre. Il y a en général un peu d'électricité en soirée et presque toujours une douche et WC en commun. Eau chaude (au gaz) partout sauf à Ghami. Nous sommes devenus experts dans le bidouillage des capricieux chauffe-eau chinois et de la mystérieuse robinetterie népalaise (sur les 4 ou 5 robinets présents, il faut deviner quel est le bon et comment le tourner!) Pour ceux qui veulent voyager léger, il y a toujours des couvertures bien chaudes (mais bien sûr pas lavées très souvent), prévoir alors un sac à viande ! Nous avions pris des draps housses pour recouvrir les matelas et des sacs de couchage utilisés en couverture car il ne faisait pas froid du tout.
Les repas sont en général roboratifs à défaut d'être raffinés. Qualité très variable selon les lodges. Mais on n'est pas là pour la gastronomie hein, et ça vaut mieux ! Dal bhat of course, pâtes, frites, pizzas, momos, springrolls. Prudence avec les légumes non cuits. Quasi pas de fruits. Au petit déjeuner, chapatis, tibetan bread, miel, confiture... Pop corn à toute heure ! (Hein Marion!)
Méfiance avec l'eau ! On peut bien sûr acheter de l'eau en bouteille (avec les problèmes de recyclage inhérents...) ou prendre de l'eau à l'une des nombreuses fontaines que l'on trouve partout dans les villages mais il faut alors la traiter (une pastille d'Aquatabs traite 1l d'eau en 1 h, on avait pris plusieurs bouteilles de 1l dans nos bagages car sur place on ne trouve que des contenants de 1,5l, pas pratique) Idem pour l'eau des ruisseaux, il y a du bétail partout !
J6 trek, vers Lo Manthang (15 km), 07/08/13 Il a plu cette nuit encore et les petits sommets sont saupoudrés de neige. Ne jamais négliger de monter sur le toit des lodges, la vue en vaut toujours la peine ! En route vers Lo Manthang, capitale du Royaume du Mustang. La vieille forteresse se détache de la falaise sur fond de sommets à 8000 m. Une passerelle permet de franchir la Tsarang Khola. Marion pète la forme ce matin, et l'ascension de ce petit col ne lui pose aucun problème. Nous croisons nos premiers yaks ! A peu près à mi-parcours nous dépassons (par la G hein!) le Sungda Chorten. Plus haut le paysage s'élargit. Comme partout, mani et grottes ponctuent le paysage. Il nous reste à franchir une chaîne de badlands, et après 6 jours de marche et une dizaine de cols à presque 4000 m, Lo Manthang et sa forteresse apparaissent enfin. Ce village d'environ 1000 habitants est à peine plus étendu que les autres mais beaucoup plus touristique ! Même la demeure du roi (qui n'a plus depuis la révolution maoiste de 2008 qu'une fonction honorifique) possède sa petite boutique (il faut bien vivre). Impossible de faire 50 m dans le village sans se faire (très gentiment) solliciter. L'image du Mustang sauvage et préservé s'en trouve légèrement écornée... Mais la principale activité du village reste bien l'élevage et l'agriculture. Les rues très étroites sont régulièrement balayées après le passage des troupeaux de chèvres et vaches, dont les bouses sont mises à sécher. L'architecture reste vraiment préservée, même si ici ou là commencent à apparaître quelques bâtiments (écoles, futurs lodges) qui dénotent un peu. Nous avons le plaisir de retrouver la famille C. qui loge au même endroit que nous. L'entorse de Didier n'est pas trop grave, il a pu aller aujourd'hui à cheval jusqu'à Choser, excursion que nous ferons demain. Les C. nous emmènent visiter (pas de photos!) un monastère du XVème siècle, rénové depuis une vingtaine d'années avec un soin méticuleux par un italien passionné Luigi Fieni, sur financement américain. Voir son site : http://www.luigifieni.com/...ion/#/home/slideshow Il a su créer une équipe d'une quarantaine de restaurateurs, tous habitants de Lo Manthang, qui a mené à bien la restauration de plusieurs monastères du Haut Mustang. Il y a encore du boulot compte-tenu des fresques découvertes ces dernières années dans divers sites troglodytiques aux alentours de Choser (entre autres!)
J7 trek, vers Choser (10 kmX2) et retour Lo Manthang, 08/08/13 Nous faisons nos adieux, cette fois définitifs, à la famille C. qui prend ce matin une jeep vers Syangboche et nous voilà partis (20 USD/personne) pour cette balade à cheval vers Choser situé à une dizaine de km au nord de Lo Manthang. Shiba mais aussi Korma et Moden nous accompagnent (à pied!) et ça me fait plaisir de voir qu'ils partagent notre soif de découverte. Il faut dire que la vallée est superbe, ponctuée de champs multicolores, cernée de badlands aux nuances variées. Nous croisons une bande de joyeux moinillons, qui marchent d'un bon pas vers le monastère de Lo Manthang. Nous dépassons la passerelle qui mène à Nenyul, nous l'emprunterons au retour (à pied!) Un peu partout des forteresses en ruines, presque sur chaque colline ! Nous voilà à Choser, puis nous continuons vers Garphu (3900 m). Vue vers l'ouest. Nous visitons le tout petit village, et ces quelques habitations construites aux dépends de la falaise, avant de découvrir l'étonnant monastère semi-troglodytique de Niphu, puis nous continuons vers le sud, remontons sur quelques centaines de mètres le cours de la Ghoiche Khola, pour aller visiter des grottes situées au-dessus d'un terrain de foot. Accès payant et photos interdites, dommage. La visite est assez ludique, moins acrobatique que sur cette belle vidéo : http://thegreathimalayatrail.org/videos/mustang-... , mais aussi moins époustouflante. C'est étonnant de voir comment sur 2 continents distants de plusieurs milliers de km, des hommes ont réalisé le même type de constructions, même si à ma connaissance il n'y a pas au Maroc (autant?) de stigmates religieux dans les greniers de falaise (https://sites.google.com/...e-falaise-de-tizguit ). Nous redescendons la rivière, retrouvons les chevaux, gardés par quelques enfants occupés à éplucher des petits pois, et prenons la route du retour. C'est toujours amusant de franchir ce type de passerelle (les chevaux font le détour par la rivière...) Retour à Lo Manthang en milieu d'après-midi, ravis mais les fesses un peu endolories malgré les épais tapis de selle (sauf celles des filles qui font régulièrement du cheval et qui ont d'ailleurs été étonnées de constater que les chevaux népalais ne répondaient pas aux mêmes sollicitations que les chevaux occidentaux. En tout cas ils ont le pied très sûr et nous n'avons eu aucune frayeur) Nos 3 compagnons népalais sont frais comme des gardons alors qu'ils viennent de marcher 20 km à un rythme soutenu (au pas des chevaux) à 4000 m d'altitude, sans sac il est vrai : nous sommes épatés ! Il doit y avoir de quoi explorer pendant des semaines dans cette région mais avec un permis à 50 USD/j/pers., nous nous sommes contentés du parcours classique, un peu frustrant, mais bon... Aucune déception du côté des paysages, largement à la hauteur de nos attentes. Un chouïa étonné par le côté un (tout) petit mercantile de Lo Manthang, mais peut-on en vouloir à la population d'améliorer son rude ordinaire avec la manne touristique. Nous avions trouvé les gens plus « nature » lors de notre trek Langtang Gosaïnkund Helambu, mais c'était il y a 7 ans et je crois que l'usage du téléphone portable a bien changé les comportements. Les Népalais restent toutefois d'un contact très agréable et souriant, même « sans but lucratif » ! Petit tour aux abords du village en fin d'après-midi, avec un ciel menaçant mais la pluie ne sera que pour cette nuit, comme d'habitude. Le soir, nous faisons le point avec Shiba sur la suite du trek. Sur les 10 jours de permis, 1 a été perdu du fait de l'annulation du vol Pokhara-Jomsom, 5 ont été consacrés au parcours Kagbeni (entrée du Mustang)-Lo Manthang, 1 à la visite des environs de Lo Manthang, il nous en reste donc 3 pour quitter le royaume. Heureusement que Marion a tout-à-fait récupéré et que nous sommes maintenant un peu accoutumés à l'altitude (même si je suis toujours essoufflée rien qu'à me brosser les dents!) car nous allons réaliser les 75 km du retour en 3 étapes. Nous ne sommes pas habitués à de telles distances, surtout à 4000 m d'altitude mais avec une bonne pause en milieu de journée, ça devrait aller.
J8 trek (retour), vers Ghami via Ghar Gumpa (25 km, 7h30), 09/08/13 Pour cette rude étape, Shiba a trouvé une jeep que les porteurs pourront emprunter sur une partie du parcours, jusqu'à Tsarang. Malgré un temps maussade, cette étape aura été notre préférée, car absolument aucune piste à l'horizon et une grande variété de paysages, avec en plus quelques animaux sauvages. D'abord quelques marmottes assez craintives, puis un renard. Il y a un petit air de Mongolie par ici. Compte-tenu de la longueur de l'étape, Shiba avance à un bon rythme que je m'efforce de suivre (d'habitude je vais sans scrupules à MON rythme, lent et ponctué de nombreux arrêts photos) Effort inutile puisque je mets un temps infini à franchir les derniers mètres avant un col à 4300 m, victime d'une bonne hypoglycémie ! L'altitude ne facilite pas la récupération...A 4000 m il y a 40 % d'oxygène en moins ! Par ici le fond de l'air est plus frais et on voit enfin des yaks, j'adore ces grosses bestioles poilues. On arrive en milieu de journée au très ancien monastère de Ghar Gumba (VIIIème siècle) où nous allons manger un dal bhat et faire une petite sieste réparatrice. Requinqués, nous partons à l'assaut du Mui La (4170 m) que nous franchissons sans problème. Vue imprenable sur le village de Dhakmar que les garçons et moi avons visité quelques jours plus tôt, sous le soleil. On poursuit au-delà de Dhakmar vers Ghami, où les enfants retrouvent avec plaisir les petits chats du lodge (toujours pas d'eau chaude...) Korma et Moden les porteurs sont arrivés un peu avant nous. Gros dodo pour tout le monde !
J9 trek (retour), vers Samar (25 km, 8h), 10/08/13 Nous repassons par Chhungar, Tamagaon, Syangboche (pause-repas et sieste) et Bhena. Marion découvre des paysages dont elle n'a aucun souvenir alors que nous sommes passés par là il y a quelques jours. Elle a le sourire au col de Yamda La ! Peu de photos ce jour là car le temps est franchement couvert ! 5 cols sur cette étape finalement guère plus facile que la précédente mais on commence à avoir de l'entraînement ! Nous croisons une foule de randonneurs, à tel point que les gens ne se disent même plus bonjour ! Sans doute qu'en faisant une boucle on évite de croiser tout le flux montant...
J10 trek (retour, sortie du Mustang) (25 km, 5h30), vers Kagbeni, 11/08/13 Le temps est encore très couvert. Dommage car j'aurais aimé refaire le très beau sentier de falaise entre Samar et Chele avec le soleil... A droite la psserelle vers Ghyakar, à G de l'image, le sentier escarpé. Arrivée sur Chele, protégé par sa grande falaise. Pause à Chhusang, après le gué sur la Narsing Khola, dont le niveau a bien monté ! Travaux des champs. Nous croisons un bus (le seul de tout le trek). Nous n'aurons en ces 10 jours de trek pas croisé plus d'une dizaine de voitures : en cette saison la circulation est plus que raisonnable. N'empêche que la marche sur piste est fatigante, physiquement car on répète toujours les mêmes appuis et psychologiquement (pourquoi faire à pied un parcours accessible en voiture ? Raisonnement que je tiens depuis ma plus tendre enfance!) Un regard sur Tangge après avoir franchi le dernier col du trek. Et Kagbeni apparaît bientôt ! Ouf ! On en a plein les pattes ! Shiba passe au check point faire la sortie du parc du Mustang, nous sommes dans les temps. Il reste une dernière petite étape de 10 km demain jusqu'à Jomsom, à plat.
J11 trek, (retour) vers Jomsom (10 km), 12/08/13 Ces derniers km sont une formalité, nous longeons comme à l'aller la Kali Gandaki. Le tracteur n'est pas un luxe cette fois-ci : on entend distinctement les gros cailloux se faire rouler par le courant au fond de la rivière. Gué infranchissable à pied aujourd'hui ! Jomsom est en vue ! Voilà l'aéroport et même un avion ! Il a donc volé aujourd'hui ! Nous passons l'après-midi sur le toit du lodge a admirer le Nilgiri qui semble à portée de main ! Nous faisons nos adieux à Korma qui se hâte de retrouver sa famille car sa fille est malade, il prend le bus dès aujourd'hui. (nouvelles rassurantes depuis)
Bus retour Pokhara, 13/08/13 A 6h pétantes, nous sommes à l'aéroport : le ciel est bouché et l'histoire se répète. Vol annulé. Pfff ! Cette fois nous savons ce qui nous attend et ça ne nous réjouit pas. 10 bus, 12h de trajet (nous faisons cette fois équipe avec des Italiens et des Slovènes) On est KO debout à l'arrivée vers 22h à Pokhara. Shiba toujours efficace a réservé un bon restaurant mais nous sommes trop crevés pour faire honneur aux plats. Nous nous jetons épuisés sur les lits d'une petite guest house toute proche, joliment fleurie mais aux chambres exiguës et étouffantes. Nuit guère réparatrice.
Pokhara, 14/08/13 Adieux émus à Shiba et Moden. Avec Korma ils forment une belle équipe, soudée et toujours de bonne humeur ! Shiba nous a épaté avec son impeccable Français et sa capacité à expliquer clairement tout ce qui nous semble si « exotique » au Népal. On a aussi apprécié sa façon de gérer les aléas des transports, avec calme et efficacité. Bref, nous n'aimons pas voyager avec un guide mais en ces circonstances, nous avons vraiment apprécié sa présence !
Pendant que les enfants se douchent, nous partons Fred et moi acheter les billets de bus Greenline pour demain, trouver du liquide et un autre hôtel, plus confortable. A quelques pas de notre guesthouse, nous avisons le Mount Kailash Resort, et négocions un appartement dont nous pouvons disposer de suite. 2 chambres, une cuisine salle-à-manger, 2 SDB, 2 télés, la clim qui fonctionne 24/24 (les coupures d'électricité sont fréquentes et seuls les hôtels d'un certain standing ont leur propre générateur), joli jardin et très belle vue. A 9h00 du matin, nous investissons les lieux. Le confort moderne a un prix (130 €) mais on peut dire que nous n'avons jamais autant profité d'une chambre d'hôtel ! Très bon petit-déjeuner buffet au restaurant de l'hôtel, puis on digère béatement dans nos lits king size en regardant les programmes de la TV indienne : décadence totale ! Nous ne quittons la chambre que pour aller déjeuner au Caffe Concerto, de vraies pizzas cuites au four et nous régalons enfin de crudités et fruits frais (pas très prudent mais nous avons 2 SDB/WC dans la chambre et du Tiorfan qui marche super bien, alors en manque de verdure, nous osons!) On passe un bon moment à regarder déambuler les touristes, pas très nombreux et la plupart d'origine asiatique. Gants blancs, masques, ombrelles, mitraillage photographique à tout va, ils sont trop mignons ! Petite promenade digestive au bord du lac. Le coin de Lake Side Est nous a semblé plus agréable que Lake Side centre. Repas du soir au resto de l'hôtel, correct. Il y a plein d'Indiens aisés qui viennent en famille, c'est très exotique pour nous. Nous le sommes d'ailleurs aussi pour eux car à plusieurs reprises on nous a demandé de poser pour des photos souvenirs. Marrant !
Retour sur Khatamandou et Bhaktapur, 15/08/13 Délicieuse nuit dans des draps frais avec la clim... Au réveil, je jette un œil distrait par la fenêtre... le Machapuchare ou Fish Tail, montagne sacrée du Népal (dont l'ascension est interdite, 6993 m), me saute aux yeux. A gauche, la chaîne des Annapurnas (>8000) Le bus est à 5 mn de marche de l'hôtel. Nous quittons Pokhara à 8h, arrivée prévue dans 7h. Arrêt-déjeuner comme à l'aller au Riverside Resort, il fait moins chaud ou alors on s'habitue. Tout va pour le mieux jusqu'à l'approche du dernier col avant Katmandu, que nous mettrons 3h à franchir ! Il y a des travaux et donc une circulation alternée sans personne pour la réguler (alors que des militaires glandouillent qq km plus loin au niveau du col) Or il s'agit de la principale route du Népal où transitent chaque jour des centaines de camions (par exemple tout le carburant consommé au Népal vient de l'Inde par camions et par cette route!) 2 uniques malheureux gars avec une pelle (chacun!) pour ces travaux étalés sur plusieurs segments de centaines de mètres. Bref, 10h de bus encore pour aujourd'hui. Si j'avais su j'aurais envisagé de prendre un avion entre Pokhara et Katmandu (mais là aussi rien n'est certain : l'avion qu'avait pris la famille C. a du renoncer à atterrir à Katmandu du fait du mauvais temps et est retourné se poser à Pokhara ! Ils ont pris -avec succès (!)- le vol du lendemain et ont finalement eu sans problème leur vol de retour vers la France, ouf !) Mais avec des si... Toujours est-il qu'ayant anticipé les aléas des transports népalais, j'ai prévu de passer nos 2 dernières nuits à Bhaktapur, qui nous avait laissé un bon souvenir en 2007. Le bus nous dépose à Kathmandou et nous enchaînons avec le taxi pour Bhaktapur où j'ai réservé au Cosy Hotel dont le très sympathique personnel nous accueille chaleureusement. Il est 19h, ils commençaient à s'inquiéter...Nous avons 2 chambres communicantes, 2 SDB (exiguës), une clim qui fonctionne quand il y a du courant, mais l'architecture conserve assez bien la fraîcheur (fenêtres étroites...et chambres très sombres du coup) Dîner (médiocre) à l'hôtel et hop au lit !
Bhaktapur, 16/08/13 Nous sommes réveillés en musique vers 5h00 par une sorte de défilé, cela dure 1/2H ou 1h et puis...plus rien. Bizarre...mais pas désagréable. Moins en tout cas que les klaxons qui retentissent dans les rues étroites de Bhaktapur, ville théoriquement piétonne (du moins en 2007!) Vive les boules Quiès ! Bon petit-déjeuner sur le toit terrasse de l'hôtel. Nous somme surpris de voir défiler motos, triporteurs, motoculteurs, 4X4, taxis et même bus dans les rues de la vieille ville médiévale, dont le sol fait de briques (restauré il y a une quarantaine d'année) a du mal à encaisser toutes ces sollicitations. Par endroits on marche sur de la tôle ondulée en briques ! On se balade le nez au vent dans les ruelles de la ville, on se perd un peu entres les temples, les petites boutiques, les fontaines, les marchands ambulants, les bassins multicolores. Partout sèchent des piments, curieusement épargés par la volaille omniprésente ! Il y a sans doute plusieurs dizaines de puits à Bhaktapur, encore en fonction pour beaucoup. Nous faisons une pause-déjeuner au Sunny Café (bien) et profitons de la vue sur l'orage qui arrive. Belle pluie spectaculaire de mousson ! Ça dégringole et nous rentrons buller à l'hôtel jusqu'au soir, où nous ressortons dîner au Nyatapola Café (ferme à 19h, on a du speeder et ils n'avaient plus grand chose comme choix)
Bhaktapur et vol retour, 17/08/13 Notre vol est à 19h30 mais Qatar Airways demande d'être à l'aéroport 4h avant (en fait l'enregistrement ne débute que 3h avant le vol?!) Nous profitons de notre dernière matinée à Bhaktapur, Marion s'essaie à la poterie, c'est très physique semble-t-il. Appétissante boucherie...la plupart des Népalais sont végétariens ou quasi... Pause café à Durbar Square pendant que Caroline va vomir dans les toilettes (Ah ! Ça va mieux !) Marion attendra le voyage en avion pour en faire autant...Tant pis on avait trop envie de fruits et crudités ! Arnaud et Fred vont quant à eux attraper un énorme rhume dans l'avion (à moins que ce ne soit dans l'aéroport glacial de Doha où nous avons fait escale quelques heures)
Aujourd'hui c'est la rentrée, tout le monde est guéri et ne restent que les bons souvenirs !
En conclusion Points + : -les paysages somptueux -les gens toujours agréables -les lodges finalement assez confortables (du moins par rapport à ceux du Langtang Gosainkund Helambu) -les champs fleurs sauvages et bosquets d'arbres à leur apogée -les températures très douces -la gentillesse et l'efficacité de Shiba, Korma et Moden
Points - : -la piste (même si elle a d'autres avantages, en particulier pour les gens du coin) quasi omniprésente, qui griffe bien le paysage (et encore quasi pas de circulation quand nous y étions) -les nuages qui nous ont le plus souvent caché les sommets (l'automne est préférable, mais pb qd on a des enfants scolarisés) -le permis très cher, qui semble ne guère profiter aux habitants eux-mêmes -la (relative) fréquentation (mais on est sans doute particulièrement sensibles à cet aspect des choses) -la nécessité de passer par une agence (bien confortable mais guère de sentiment d'aventure, on se laisse porter. Là aussi on est sans doute un peu atypiques) -les transports, vraiment pénibles, 4 jours de bus pour 11 jours de trek...
Si c'était à refaire... Sans contrainte de date, je choisirais octobre. Je prendrais 2 jours de sécurité (faciles à occuper vers Muktinath par exemple) à Jomsom ou Kagbeni avant le trek afin de ne pas perdre bêtement 1 ou plusieurs jours de permis. J'étudierais en détail les possibilités de randos hors sentiers battus, ça ne doit pas manquer. Et surtout j'essaierais au maximum d'éviter la piste, entre autres en passant du côté de Tangge, quitte à prendre plus de 10 jours de permis.
Texte en images ici : Sibellelaterre
Texte seul :
RECIT MUSTANG NEPAL 2013
Nous gardions la nostalgie de notre premier voyage au Népal, et Fred et les enfants furent aussitôt partants quand je leur proposai d'y retourner en ce mois d'août 2013 ! Ceux qui connaissent un peu l'Asie savent que l'été est la période de la mousson. C'est pourquoi nous avons choisi de visiter le Mustang, ce petit royaume situé à la frontière du Tibet, qui bénéficie de l'abri du massif des Annapurnas. 11 jours de trek, 190 km, et 3 semaines en tout au Népal, car le Mustang se mérite !
Préparatifs : Ce petit bout de Népal très proche du Tibet n'est ouvert au tourisme que depuis 1992 et impose de passer par une agence. J'ai donc contacté Celtic Trekking qui nous avait déjà guidé pour le trek du Langtang en 2007. Il faut de surcroît s'acquitter d'un permis pas donné : 500 USD/personne pour 10 jours de présence dans le Haut Mustang. Et 50 USD par jour supplémentaire (à prévoir d'avance lors de l'achat du permis, aucune improvisation possible) La piste construite ces dernières années dans la vallée de la Kali Gandaki jusqu'à Jomsom, qui a « pourri » une partie du fameux tour des Annapurna (et sans doute bien amélioré le sort des habitants de la vallée, en dehors de ceux qui bénéficiaient des revenus du trek -les lodges), continue maintenant encore plus au nord. On dit que d'ici 2 ou 3 ans elle ira jusqu'au Tibet (en Chine donc) et que plus rien ne sera comme avant au Mustang. Ce serait donc le moment ou jamais de découvrir cette région jusqu'ici préservée du tourisme de masse et de la circulation motorisée. Pour aller jusqu'en Chine, il faut sur certains segments du parcours, rouler dans le lit de la Kali Kandaki, chose impossible en été car son niveau est trop haut. Nous ne devrions donc pas être gênés par la circulation...
Budget : Vols Qatar Airways A/R (depuis Paris, escale de qq heures à Doha, aéroport trop climatisé, prévoir une petite laine!)740 €/pers. Visas, à prendre en arrivant à l'aéroport (prévoir une photo) : 40 USD/pers. 2 nuits à Katmandu au Tings Tea Lounge Hotel, 2 chambres avec SDB, 110 USDX2 Bus Green Line Katmandu-Pokhara avec clim et pause-repas en route : 20 USD/pers Permis Mustang : 500 USD/pers Agence Celtic Trekking (guide francophone+ 2 porteurs, vol Pokhara-Jomosom A/R, 2 nuits et restos à Pokhara, hébergement et nourriture pendant les 10 jours de trek. 860 USD/pers. 1 nuit à Pokahra au Mount Kailash Hotel : 130 € 2 nuits Cosy Hotel Bhaktapur (2 chambres communicantes avec 2 SDB et clim) 95 USDX2 En dehors de la prise en charge par Celtic Trekking, tous les repas ont été pris au restaurant.
Soit 10000 € pour 3 semaines à 5, tout compris sauf pourboires au guide et aux porteurs.
Arrivée à Kathmandou 29/07/13 Vol sans histoire avec escale à Doha. Nous sommes impressionnés par le ciel de mousson : bien que volant à 10000 d'altitude, nous passons entre d'énormes nuages d'orage. C'est magnifique ! Puis nous passons sous les nuages...et voilà Kathmandou ! Nous sommes en basse saison et l'établissement des visas ne prend que quelques minutes. Quelqu'un de Celtic nous attend, on passe à l'agence régler les derniers détails, nous y laissons nos passeports pour que l'agence puisse s'occuper demain des permis, puis on nous conduit au Tings Tea Lounge Hotel. Les enfants gardaient un mauvais souvenir de Kathmandou (bruit, bouchons, pollution, ça n'a pas changé sauf qu'il y a beaucoup plus de 2 roues motorisés !) aussi j'ai choisi un hôtel douillet dans une rue calme. Les gens de l'hôtel, très attentionnés, nous préparent un bon dîner et hop au lit !
Pashupatinath, Bodnath, 30/07/13 Il y a 4 heures (en plus) de décalage horaire, si bien que pour une fois nous parvenons à faire la grasse matinée. Pas de pluie pour le moment, environ 25°C mais une atmosphère très humide. Il fait faim... Après avoir retiré des roupies à un distributeur, nous dégottons une pharmacie car j'ai oublié de prendre un antinauséeux et Caroline craint d'être malade dans le bus qui doit nous mener après-demain à Pohkara. On achète une tablette de quelques comprimés de métoclopramide (Primpéran) pour 0,5 € en espérant qu'il ne s'agisse pas d'un médicament contrefait... Puis nous nous entassons dans un taxi qui pour quelques euros nous mène à Pashupatinath (là où on tue les morts comme dit Marion!) Il s'agit d'un site religieux à la fois bouddhique et hindou situé sur les rives de la rivière Bagmati. C'est une rivière sacrée qui sert de lieu de crémation pour les Népalais. Les berges de la rivière sont aménagées en « ghats ». Le site d'incinération le plus en amont est réservé à la famille royale et plus on descend vers l'aval, plus on va les les sites réservés aux castes les plus basses (le système des castes est encore très présent au Népal). Les Népalais aisés viennent parfois de très loin pour se faire incinérer ici. C'est aussi un lieu de pèlerinage et il y a de très nombreux touristes asiatiques, visiblement très réceptifs aux temples, gravures, statues, dont le sens nous échappe le plus souvent, malgré les explications données par le guide qui s'est proposé à l'entrée du site (pas donnée, environ 8 €/pers) Il nous mène aussitôt « vers le vif du sujet » : ça fume par là ! Je vous épargne les gros plans... Plus en amont, les ghats des classes très supérieures. Ce qui nous plaît, c'est que ces 2 religions semblent se pratiquer à la bonne franquette. Il y a des animaux partout, tout le monde trouve ça normal. Ça « humanise » toutes ces sculptures effrayantes, cette profusion de temples. Chacun fait sa petite affaire dans son coin : ici des offrandes là un jeune garçon récupère des pièces à l'aide d'un aimant ici des hommes saints pratiquent des offrandes là passent des élégantes tiens voilà un mort, sans doute un riche homme d'affaire car il se dirige vers un ghat d'amont. Notre guide connaît son affaire et sait que la crémation ne va pas commencer de suite (il faut d'abord purifier le mort en lui trempant les pieds dans la Bagmati et en lui versant de l'eau dans la bouche -heureusement qu'il est mort!) Il nous emmène faire le tour du temple de Pashupatinath (1696), réservé aux Hindous. Il a son coin pour nous faire entrevoir la tête du buffle sacré. Le voilà ! Recto
et verso ! L'endroit est bien gardé !
Retour à la crémation : cérémonie sans chichis. Pas de musique (bonne idée les cérémonies funéraires sont déjà tellement tristes). Le corps est placé sur un bûcher. Le fils aîné enflamme le corps par la bouche puis un professionnel met le feu un peu partout sous le bûcher, rajoute de l'herbe sèche et du bois et c'est parti pour 3 ou 4h. Ensuite les os sont jetés dans la rivière sacrée (qui coule bien en cette saison mais ce n'est pas toujours le cas...)
Bon, nous ne sommes pas fans de bondieuseries, ni de l'art religieux, mais il faut reconnaître que la visite n'est pas inintéressante. Et puis il faut bien s'occuper le temps que les permis pour le Mustang soient établis.
Nous montons ensuite sur les hauteurs de Pashupatinath, très boisées, et alors que l'orage menace faisons une petite pause dans le petit café du sommet. Bien joué, 2 minutes après il pleut des cordes ! Il y a ici encore des dizaines de temples...et de chiens. Nous poursuivons la balade vers Bodnath, plus grand stupa d'Asie, bien verdi par les pluies de la mousson. Nous ne sommes pas loin de l'aéroport. Tout le monde déambule autour du stupa en tournant comme il se doit dans le sens des aiguilles d'une montre. Moines modernes : smartphone et bichon... Il est touchant de voir comme les Népalais prennent soin des animaux, domestiques ou non.
De Kathmandou à Pokhara 31/07/13 Compte-tenu de la saison, j'ai fait le choix de prendre un bus de la Cie Green Line (20 USD repas en route compris) pour rejoindre Pokhara. Le bus touristique classique est moins cher (quelques euros) mais le voyage durant 7h (pour 200 km) et les températures avoisinant les 30 ou 35°C avec une humidité très forte, la climatisation ne m'a pas semblé superflue. Shiba notre guide et Korma un des porteurs passent nous prendre au Tings Tea Lounge et nous rejoignons en taxi la station Green Line. Départ à 7h30. Il fait beau ! Il nous faut presque 1 h pour sortir de Kathmandou. La route est montagneuse et très belle, c'est assez frustrant de ne pas pouvoir s'arrêter pour quelques photos. Un peu avant midi nous faisons une halte dans un très beau resort sur la rive sud de la rivière Trisuli. La chaleur humide est étouffante mis le cadre est très agréable. Méfiance, la nourriture est assez épicée ! Je finis par me résoudre à faire des photos à travers la vitre du bus (1ère fois que ça m'arrive!) Quelques photos sont potables finalement.
Nous arrivons à Pokhara vers 15h et prenons le taxi jusqu'à l'hôtel Middle Path (bof) où nous posons nos affaires avant d'aller voir le lac. Pokahara est LA ville de villégiature du Népal. Le rythme y est moins trépidant qu'à Kathmandou, l'air moins pollué et la présence du lac donne un certain charme à la ville. Elle est très touristique et une fois de plus nous sommes étonnés de voir tous ces touristes asiatiques. Sans doute sont-ils moins effrayés par la Mousson que les Occidentaux qui pour la plupart évitent le Népal en été. Certes le ciel se couvre systématiquement en fin de journée et il pleut toutes les nuits mais nous avons jusqu'à présent toujours eu plusieurs heures de soleil par jour. Évidemment les sommets restent très discrets... Mais le ciel est souvent magnifique, à la différence de l'architecture de Pokkhara... Drôle de gardien de but...
Bus jusqu'à Tatopani 01/08/13 Celtic Trekking a réservé le 1er vol de la matinée, à 6h30, c'est celui qui a les meilleures chances de partir. A 5h30, nous sommes à l'aéroport, le ciel est bouché, Shiba le sent mal... L'unique avion qui effectue la liaison Pokhara-Jomson, 15 à 17 personnes, vole à vue et doit franchir un col escarpé. Le temps doit donc être dégagé au col, au départ, et à l'arrivée. Pas gagné en période de mousson... En attendant nous petit-déjeunons sur la terrasse. A l'arrière plan une famille française avec laquelle nous allons après quelques heures d'attente sympathiser (la Cie veut être sûre qu'elle ne pourra assurer le vol avant de rembourser les billets) et nous associer pour affréter un bus pour rejoindre Jomsom. En effet, en cas d'annulation du vol, on n'est pas prioritaire sur les vols des jours suivants, autant dire que l'on peut rester en rade une semaine avant que des places vacantes n'apparaissent. D'autre part le permis obtenu à prix d'or ne nous autorise l'accès au Haut Mustang que pendant 10 jours et les dates sont fixées lors de l'achat du permis. Donc chaque jour de retard raccourci d'autant la durée autorisée de notre séjour au Mustang ! Pas glop ! Un 3ème groupe constitué d'un Japonais et de ses 2 guides népalais se joint à nous : l'union fait la force et permet de partager le coût du bus. Voilà la bête ! Bah il n'y a que 150 km jusqu'à Jomsom.... Quand Shiba nous annonce que nous ne serons sans doute pas ce soir à Jomsom, je comprends que les choses ne sont pas si simples. C'est la saison des pluies et il y a des glissements de terrain après Beni, qui se situe à mi-parcours. Bref, nous voilà partis un peu après-midi, cahin-caha jusqu'à Beni. Ambiance colonie de vacances avec l'autre famille française. L'aventure c'est l'aventure après tout ! Pause-repas à Beni, pendant que nos 3 guides négocient un bus tout-terrain pour la suite du parcours. 1er éboulement, changement de bus. Tout le monde met la main à la pâte pour transbahuter les bagages, sauf le Japonais, qui doit d'ailleurs crever de chaud, déjà équipé pour la haute montagne et qui a des sacs hyper-lourds... La bande de jeunes apprécie de prendre l'air au bord de la rivière en furie. Vers 17h00, les guides décident de stopper pour aujourd'hui à Tatopani, histoire de profiter des sources chaudes. Le lodge convoité est en travaux, on se rabat sur celui situé juste au-dessus des sources chaudes (à éviter, sale, araignées et peut-être aussi puces dans certains lits) Pas facile de s'endormir dans cette chaleur très humide (surtout après avoir loupé une énorme araignée!)
Enfin à Jomsom, début du trek jusqu'à Kagbeni (12 km) 02/08/13 On décolle de bonne heure et après 2 km, c'est la panne. Démontage de la roue, quelques coups de clés impuissants, puis finalement remontage en croisant les doigts pour que ça tienne. Les roulements semblent fichus... Du coup nous sommes contents, quelques kilomètres plus loin de rencontrer un nouvel éboulis : changement de bus ! Pour faire 70 km, nous aurons pris en tout une dizaine de bus ! Les glissements de terrain semblent se produire toujours aux mêmes endroits si bien qu'il y a à chaque fois un bus fort opportunément placé entre 2 éboulements. Un vrai business ! Les Népalais semblent toujours étonnés de nous voir papouiller leurs chiens comme de grosses peluches. Ils ont vraiment des bonnes têtes, surtout dans les montagnes. En milieu de journée, après une douzaine d'heures de bus en 2 jours, nous arrivons ENFIN à Jomsom (2700 m) où nous déjeunons avant de débuter le trek par la 1ère étape, de quelques heures, le long de la Kali Gandaki vers Kagbeni, point d'entrée dans le Haut Mustang. A l'occasion de ce repas, je remarque que le Japonais se fait une injection d'insuline et je comprends mieux sa passivité lors des changements de bus pour le transport des bagages : il est diabétique insulino-dépendant (donc il doit gérer effort physique, apport calorique et insuline). Et la meilleure c'est que Shiba m'apprend ensuite qu'il part pour un trek d'un mois dans le Haut-Dolpo, une région particulièrement difficile d'accès qui nécessite de franchir plusieurs cols à plus de 5000 m. Le ravitaillement dans les villages est souvent impossible si bien qu'il aura pour lui seul une équipe d'une dizaine de personnes pour transporter les tentes et la bouffe. Chapeau ! De notre côté, nous avons 2 porteurs : Korma qui a fait le voyage avec Shiba le guide et nous depuis Kathmandou, et Moden qui a rejoint la veille Jomsom en bus. Avec leurs affaires personnelles, il portent chacun 25 à 30 kg. Arnaud demande à Korma d'essayer sa charge : ça lui semble très inconfortable, d'autant plus qu'il faut en permanence restaurer l'équilibre latéral. Dans cette région du Népal les chevaux et les mules sont très utilisés pour le port de charge car le terrain, moins escarpé que dans certaines autres régions, s'y prête bien. L'autre famille française (ils sont 6) n'a pas de porteur mais 3 chevaux et leur « muletier », qui vont à leur propre rythme. Du coup nous ne sommes pas trop déçus de ne pas avoir de mules/chevaux (Celtic nous a expliqué que pour 5 - soit seulement 2 mules - c'était difficile de trouver un muletier intéressé). En effet il ne faut pas s'attendre à un voyage avec des chevaux : ils ne font que transporter les bagages d'un point à un autre et on ne les voit quasiment pas.
Peu après Jomsom, nous rencontrons notre 1er gué (en saison des pluies le niveau des rivières est assez haut) que nous franchissons très élégamment dans la benne d'un tracteur opportuniste (business extrêmement lucratif apparemment). Le Nilgiri (plus de 7000 m) fait une soudaine apparition. Wouah !! Nous sommes actuellement à 2700 m d'altitude. La Kali Gandaki, rivière que nous allons remonter via quelques cols à plus de 4000 m jusqu'à Lo Manthang (3810m), capitale du Haut Mustang, prend sa source aux confins du Tibet et se jette au sud dans le Gange. A l'est le massif des Annapurna (8091m) et à l'ouest le Dhaulagiri (8167 m): la vallée fait donc plus de 5km de profondeur. Un record sur notre planète (fosses sous-marines exceptées!) Évidemment en été, durant la mousson, ces hauts sommets sont souvent pris dans les nuages. La saison idéale serait l'automne, mais ça ne colle pas avec les vacances scolaires... A cette époque il fait déjà frais mais les sommets éclatent de blancheur sur un ciel azur. En hiver, il fait si froid que le Haut Mustang se vide de ses habitants qui descendent dans les basses vallées avec leur bétail. Seuls les plus âgés incapables de faire la migration à pied, restent sur place garder les maisons. Une véritable épreuve avec des températures avoisinant les -30°C, sans chauffage ni eau courante. Jusqu'à ces dernières années, le Mustang avait un climat de désert d'altitude avec seulement 250 à 400 mm de précipitations/an (essentiellement sous forme de neige) contre 1360 mm à Kathmandou (700 mm à Nancy). Comme ailleurs, la météo n'est plus la même depuis quelques années et il pleut parfois en été au Mustang. Ces pluies sont bénéfiques pour les cultures, exclusivement concentrées aux abords des sources et villages. Il y a environ 15000 habitants dans le Haut Mustang (55X60 km) qui vivent dans des villages dont l'accès a souvent été grandement facilité par la construction de passerelles. Celle-ci mène au village de Ghyakar, en rive droite de la Kali Gandaki.
On aperçoit déjà Kagbeni dont les champs d'un vert presque fluorescent à cette époque de l'année égaient un paysage minéral et austère. On adore ! Des arbres ont été plantés pour tenter de freiner l'érosion de la rivière qui grignote peu à peu les terres cultivables. Nous pensons immédiatement au Maroc en voyant les ruines du vieux Kagbeni autour desquelles s'étend le village moderne. Juste avant l'arrivée au lodge situé sur les hauteurs du village, le Thorong Peak surgit des nuages ! Il semble si proche alors qu'il y a quelques secondes rien ne laissait soupçonner sa présence. Nous avons fait l'étape en compagnie des C. et le Dragon Lodge est assez grand pour tous nous accueillir. C'est sympa de faire le trek ensemble et le petit côté « colonies de vacances » plaît beaucoup aux enfants. La troupe composée de 6 ados de 14 (Rémi), 15 (Siméon), 17 (Marion), 18 (Pauline et Arnaud), 20 ans (Marie et Caroline) ne passe pas inaperçue !
J2 trek, vers Chele (16 km), 03/08/13 Nuit agitée pour Siméon qui a vomi à 5h du matin, tandis qu'Arnaud a attendu le petit-déjeuner pour vomir dans son assiette ! Siméon est à plat et va faire l'étape du jour à cheval. Un dernier regard vers Kagbeni, puis on passe devant Tirigaon qui se défend des assauts de la Kali Gandaki. Kagbeni disparaît au loin dans la vallée Au-dessus de Tirigaon s'élève le sentier qui file vers le Dolpo. Erosion ! La Ghilungpakola, un affluent rive droite de la Kali Gandaki. Nous grimpons sur un plateau à 3762 m où se trouve...un immense verger ! Eh oui ! Nous sommes à la latitude du Maroc ! Voilà les chorten qui annoncent l'arrivée à Tangbe, avec sa ruine aux allures de ksar marocain justement. Il fait chaud et la vue sur les sommets enneigés ne suffit pas à nous rafraîchir. Chhusang apparaît bientôt, oasis de verdure dans ce décor de western. Comme aux abords de chaque village, des chorten. Partout dans le Mustang on trouve des constructions troglodytes. Il en reste des centaines à inventorier. Nous longeons les petits champs, avant d'arriver au centre du village, transformé en parking surchargé ! Nous nous arrêtons dans un lodge pour déjeuner. Siméon est déjà là et se repose dans une chambre, KO ! Marion ne vaut pas mieux, elle est nauséeuse et épuisée. Arnaud va mieux, c'est déjà ça. Nos guides sont désolés et un peu inquiets pour la suite des événements car le trek n'est pas de tout repos compte-tenu de l'altitude. Demain nous devons franchir 4 cols dont l'un à plus de 4000 m. Pas de signes de gravité cependant, il faut attendre que ça aille mieux, voilà tout ! Gué débonnaire juste après le village, puis nous longeons à nouveau la Kali Gandaki avant de la franchir sur la passerelle située juste avant Chele (3050), notre étape du jour. Comme tous les jours dans cette vallée dès la fin de la matinée, ça souffle ! Le gradient entre les basses pressions des plaines du Teraï au sud et les hautes pressions des plateaux tibétains au nord crée un mouvement d'aspiration qui génère des vents violents, toujours orientés vers le nord. Quand il fait sec, ça génère une poussière terrible parait-il. Arnaud nous attend patiemment Marion, toujours patraque, et moi. Chele se trouve en haut de cette falaise, un dernier effort ! Partout dans le Mustang dont le peuple est très croyant, on trouve des signes religieux, ici des pierres gravées de prières. Vue imprenable sur le Nilgiri depuis le toit du lodge. Il joue à cache-cache avec les nuages. L'architecture du Mustang est caractéristique : maisons de pierre avec toit en pisé, en terrasse inaccessible aux animaux, où l'on fait sécher fruits, graines, et linge ! Le bois disposé à l'aplomb des murs est un signe de richesse (il n'est pas forcément destiné à servir de combustible, compte-tenu du peu d'arbres dans cette région) et a pour principale fonction de protéger les murs de la neige et de la pluie. La neige est dégagée manuellement des terrasses en pisé, très intolérantes à l'humidité. Les changements climatiques compliquent grandement l'entretien des maisons, prévues pour un climat de sécheresse alors qu'il pleut de plus en plus souvent dans le Mustang. Nous profitons des derniers rayons du soleil, et de la vue sur Chhusang et le Nilgiri, juste avant qu'un bel orage n'éclate. Il va pleuvoir toute la nuit...
J3 trek, vers Syangboche (18 km), 04/08/13 Nous avons quitté la kali Gandaki à Chele, en rive droite. Le sentier s'élève rapidement à flanc de falaise et on nous sommes bien contents de ne plus voir de piste ! Nous cheminons à l'ombre, toujours de concert avec les C., Siméon toujours à cheval et Marion en remorque derrière moi. Elle n'a plus de jambes et à défaut serre les dents, sur un rythme très lent. Nous croisons plein de mules, dans une belle lumière. Nous dépassons Samar et le sentier devenant moins escarpé, je me résous à donner un anti-nauséeux à Marion (craignant ses effets secondaires à type de vertige) Shiba ne la quitte pas d'une semelle, prêt à la rattraper en cas de faux pas. Je sers de remorqueur... Il fait toujours étonnament chaud et l'ombre est bienvenue ! Marion finit par rendre tripes et boyaux peu après Samar. Elle est vidée dans tous les sens du terme...alors que se profile à l'horizon le col de Bhena La (3860 m) Shiba décide de filer devant chercher le cheval de Siméon qui doit déjà être arrivé à Bhena, après le col. Arnaud et Fred restent avec Marion tandis que je continue à mon rythme (lent) car nous avons déjà perdu pas mal de temps alors que le temps semble se gâter. Je croise le muletier qui descend à grandes enjambées et qui semble inquiet (je ne sais pas ce que Shiba a bien pu lui dire pour le convaincre de redescendre – en fait il n'avait pas terminé son dal bhat, carburant indispensable aux Népalais de la montagne, mélange de riz, lentilles, légumes et sauce épicée qu'ils ingurgitent en quantité phénoménale, en rapport avec l'énergie dépensée sur les sentiers d'altitude) Je suis soulagée et prend enfin le temps d'apprécier les paysages qui m'entourent. Ici la montagne capture l'humidité des nuages, c'est plus vert qu'ailleurs et ça pousse en curieux îlots concentriques. Partout des cascades révèlent la présence des glaciers, cachés dans les nuages. Voilà Marion à cheval, ça va tout de suite mieux ! 800 roupies, soit 6 €, ce n'est pas cher payé pour tant d'efforts. Une fois franchi le Bhena La, Bhena apparaît au bout d'un faux plat et plus loin la piste réapparaît avec 2 ou 3 jeeps qui attendent le client. Petite pause dal bhat au lodge très rustique de Bhena. La petite fille du lodge sait ce qu'elle veut ! Shiba négocie la fin de l'étape en jeep pour Marion et moi qui l'accompagne. 2000 roupies (soit 16 euros environ) pour 30 mn de jeep (ce qui nous évite le franchissement d'un autre col à presque 4000 m) La piste a tout de même du bon finalement ! Le muletier de Siméon rebrousse chemin pour rentrer chez lui avant la nuit. Siméon va termin erl'étape à pied, ça va beaucoup mieux. Voici la fine équipe au dernier col avant l'étape à Syangboche. Voilà le petit hameau, tout au fond, c'est le Tibet. A l'est des sommets de plus de 6000 m. Le lodge est à droite à l'entrée du village. Ombres et lumières. Le Nilgiri et l'Annapurna se dévoilent. Soirée très sympa, en musique avec Marie C. à la guitare. Demain, nos routes se séparent : les C. ont un timing serré car ils reprennent l'avion vers la France le 13 août (nous c'est le 17) et la journée de retard causée par l'annulation du vol Pokhara-Jomsom les contraint à accélérer le rythme. Demain, puisque Siméon a retrouvé la forme, ils vont doubler l'étape jusqu'à Tsarang, de façon à pouvoir tout de même passer 2 jours à Lo Manthang, puis ils prendront une jeep pour redescendre fissa jusqu'à Syangboche, afin d'avoir un peu de marge au cas où le vol Jomsom-Pokhara serait lui aussi annulé. Entre les contraintes de permis et les aléas météo et les possibles (voire très probables) annulations de vols en période de mousson, il faut prévoir de la marge...heureusement la piste permet de faire quelques ajustements, mais on ne vient pas jusqu'ici pour faire de la jeep hein ! De notre côté nous allons continuer sur un rythme plus tranquille, en espérant retrouver les C. après-demain à Lo Manthang.
J4 trek, vers Ghami (3520m) (16 km) et Dhakmar (3820) (+8), 05/08/13 C'est beau hein ! Voilà le spectacle qui s'offre à nouveau sur les hauteurs de Syangboche, des sommets de plus de 8000 m ! Nos porteurs Korma et Moden ne sont pas insensibles non plus au spectacle. Marion qui semble aller mieux tient le rythme des C., très bons marcheurs, au début de la journée, mais très vite les nausées réapparaissent. Nous ralentissons le rythme tandis que les C. tracent vers Tsarang, ils ont un bout de chemin avant d'y arriver ! On traverse péniblement Tamagaon, non sans actionner au passage les moulins à prière, ça ne peut pas faire de mal ! Peu après Chhungar, elle vomit à nouveau, plus de jus ! Shiba et Korma redescendent vers Tamagaon dans l'espoir d'y trouver un cheval, en vain...Les 3 chevaux du hameau auraient été dévorés par les léopards des neiges, qui vivent tout-là-haut. Korma essaie de porter Marion (60 kg!) mais elle est trop faible pour se cramponner efficacement. Finalement l'ascension du col du Nyi La 4010 se fera clopin-clopant, en alternant marche très lente et portage sur les bâtons de marche tenus par Fred et Shiba. Nous voilà au col, Marion fait une drôle de mine ! Ensuite il n'y a plus qu'à descendre tranquillement vers le col de Ghami La : on embrasse toute la vallée de Ghemi et au second plan on aperçoit les falaises rouges de Dhakmar. Voilà le village de Ghami et en diagonale juste derrière le sentier qui mène à Dhakmar. Après avoir traversé les faubourgs champêtres du village, nous entrons dans Ghami, et nous installons au Dhaulagiri Lodge, tenu par une des nombreuses nièces du roi du Mustang. Cette grande maison de famille transformée en lodge est construite autour d'une cour intérieure qui sert de puits de lumière. La salle à manger est chaleureuse, avec ses meubles en bois peint et ses épais tapis de laine. Partout au Népal et au Mustang les terrasses et bords de fenêtres sont ornés de pots de fleurs. Ici la belle saison est courte et on veut en profiter au maximum. Notre chambre est située sur une jolie terrasse avec vue sur les toits. Après une petite collation, Marion accompagnée de Caroline reste se reposer au lodge (et profiter d'adorables petits chats!), tandis que Fred, Arnaud et moi, accompagné de Shiba, Korma et Moden, allons faire un tour à Dhakmar, au pied des falaises rouges. Une passerelle nous permet de franchir la Ghami La. Avec du recul nous pouvons maintenant apercevoir ces étonnants pénitents de pierre situés sur les hauteurs de Ghami. Nous sommes vite rattrapés par ces élégants cavaliers qui nous doublent à toute vitesse, au trot dans la montée à 3700 m. La géologie des environs est magnifique ! Vue vers le bas... On aperçoit le plus long mani (mur de prières) du Mustang. Vue vers le haut et Dhakmar... 1ère maison du village Les chorten à l'entrée du village, comme il se doit. Les champs de sarazin sont en fleurs. Mustang signifie en tibétain « Vallée fertile » ! En effet ! Les gens d'ici ont la sagesse de ne pas brûler le bois des quelques bosquets d'arbres qui poussent aux abords des villages. Les troncs des jeunes arbres sont d'ailleurs soigneusement protégés de l'appétit des chevaux, vaches et autres chèvres. L'ensemble dégage une parfaite impression d'harmonie. Même cet arbre vénérable a été respecté. Un joli pont de pierre marque l'entrée du village, quasi désert. Nous ne croisons que quelques petites vaches, toutes mignonnes mais minuscules (¼ des nôtres) et qui ne donnent qu'un unique litre de lait matin et soir (+/- 40 l/j chez nous!)
Ici aussi, les falaises sont creusées de grottes, qui ne sont plus guère utilisées. Extrait de wikipédia : Les habitations troglodytes des nombreuses falaises du pays conservent une grande partie de leur mystère. Vingt neuf cités troglodytes ont été découvertes et recensées par Michel Peissel1 en 1964. Un éboulement récent (1994) survenu dans l'une d'elles a mis au jour des ossements et des poteries que les services archéologiques népalais datent d'il y a plus de 3 000 ans. Le Mustang est un des plus grands sites préhistoriques d'Asie. En 2007 et 2008, des chercheurs de l'American Himalayan Foundation ont découvert des manuscrits prébouddhistes, des chambres funéraires et des peintures datant du XIIIe siècle, bien antérieures donc à la fondation du royaume de Lo
Sur les hauteurs du village paissent quelques chevaux, sans doute ceux des cavaliers qui nous ont doublés tout-à-l'heure. En effet, tous les habitants du village sont réunis sur un replat herbeux, à boire du thé et du tchang, confortablement installés sur d'épais matelas. Il ne semble pas y avoir d'occasion particulière à ce rassemblement. Il s'agit simplement de profiter du temps qui passe et d'une belle journée d'été. Le jour baisse, il est temps de retourner vers Ghami. Pas de douche chaude chez la nièce du roi (1ère et unique fois de tout le trek) Nous apprenons que Didier, le papa des C. s'est fait une entorse à la cheville et a du prendre une jeep à Ghami pour terminer l'étape jusqu'à Tsarang. Finalement, cette piste a tout de même quelques avantages !
J5 trek, vers Tsarang (13 km), 06/08/13 Le ciel est bien bas aujourd'hui, on se croirait en Islande ! Nous quittons le village de bonne heure, alors que les chèvres sont encore dans leur enclos. Le lodge nous a trouvé un cheval pour porter Marion jusqu'au col de Chinggel (3870m, 2500 roupies, 20 € pour 1h de montée aller. Je serais curieuse de savoir combien le muletier a effectivement touché...bon, ce n'est pas ça qui va grever le budget du voyage...) Nous apercevons au loin sur les rives de la Dhechyang Khola une tente orange. Il s'agit d'une « maison de thé » située sur le sentier entre Yara et Tangge, que nous aurions du emprunter si le niveau des rivières avait été moins haut. En période de mousson, ce parcours en boucle n'est pas possible du fait de la nécessité de franchir plusieurs gués assez profonds. Nous ferons donc un parcours en aller-retour, à l'exception d'une variante en repartant de Lo Manthang. Nous arrivons de bonne heure à Tsarang (3560 m), Marion commence à aller vraiment mieux, enfin ! Nous visiterons tout-à-l'heure le monastère de Tsarang. Tiens, un peu rayon de soleil sur les falaises blafardes. Partout des champs de sarazin ! Le monastère est vieux de 4 siècles. Il y a des moines de tous âges. Il est de tradition que le fils aîné, dès l'âge de 4 ou 5 ans, quitte sa famille pour devenir moine. C'est l'occasion d'apprendre à lire et à écrire, les math, l'anglais et peut-être aussi de profiter de bourses (souvent offertes par les USA) pour partir à l'étranger. Ces monastères font parfois office d’ascenseur social finalement, plus que de lieu de repli méditatif. C'est d'ailleurs assez amusant de voir, à la sortie de la prière, les moines consulter aussitôt leurs smartphones (oui, oui, même dans un endroit aussi paumé au fin fond du Mustang) C'est fou l’essor qu'a pris le téléphone portable par rapport à notre voyage de 2007 ! Il y en a partout ! Cette ancienne forteresse royale est aujourd'hui abandonnée. Elle a encore belle allure !
Voici à quoi ressemblent les chambres des lodges. C'est spartiate mais en général assez propre. Il y a en général un peu d'électricité en soirée et presque toujours une douche et WC en commun. Eau chaude (au gaz) partout sauf à Ghami. Nous sommes devenus experts dans le bidouillage des capricieux chauffe-eau chinois et de la mystérieuse robinetterie népalaise (sur les 4 ou 5 robinets présents, il faut deviner quel est le bon et comment le tourner!) Pour ceux qui veulent voyager léger, il y a toujours des couvertures bien chaudes (mais bien sûr pas lavées très souvent), prévoir alors un sac à viande ! Nous avions pris des draps housses pour recouvrir les matelas et des sacs de couchage utilisés en couverture car il ne faisait pas froid du tout.
Les repas sont en général roboratifs à défaut d'être raffinés. Qualité très variable selon les lodges. Mais on n'est pas là pour la gastronomie hein, et ça vaut mieux ! Dal bhat of course, pâtes, frites, pizzas, momos, springrolls. Prudence avec les légumes non cuits. Quasi pas de fruits. Au petit déjeuner, chapatis, tibetan bread, miel, confiture... Pop corn à toute heure ! (Hein Marion!)
Méfiance avec l'eau ! On peut bien sûr acheter de l'eau en bouteille (avec les problèmes de recyclage inhérents...) ou prendre de l'eau à l'une des nombreuses fontaines que l'on trouve partout dans les villages mais il faut alors la traiter (une pastille d'Aquatabs traite 1l d'eau en 1 h, on avait pris plusieurs bouteilles de 1l dans nos bagages car sur place on ne trouve que des contenants de 1,5l, pas pratique) Idem pour l'eau des ruisseaux, il y a du bétail partout !
J6 trek, vers Lo Manthang (15 km), 07/08/13 Il a plu cette nuit encore et les petits sommets sont saupoudrés de neige. Ne jamais négliger de monter sur le toit des lodges, la vue en vaut toujours la peine ! En route vers Lo Manthang, capitale du Royaume du Mustang. La vieille forteresse se détache de la falaise sur fond de sommets à 8000 m. Une passerelle permet de franchir la Tsarang Khola. Marion pète la forme ce matin, et l'ascension de ce petit col ne lui pose aucun problème. Nous croisons nos premiers yaks ! A peu près à mi-parcours nous dépassons (par la G hein!) le Sungda Chorten. Plus haut le paysage s'élargit. Comme partout, mani et grottes ponctuent le paysage. Il nous reste à franchir une chaîne de badlands, et après 6 jours de marche et une dizaine de cols à presque 4000 m, Lo Manthang et sa forteresse apparaissent enfin. Ce village d'environ 1000 habitants est à peine plus étendu que les autres mais beaucoup plus touristique ! Même la demeure du roi (qui n'a plus depuis la révolution maoiste de 2008 qu'une fonction honorifique) possède sa petite boutique (il faut bien vivre). Impossible de faire 50 m dans le village sans se faire (très gentiment) solliciter. L'image du Mustang sauvage et préservé s'en trouve légèrement écornée... Mais la principale activité du village reste bien l'élevage et l'agriculture. Les rues très étroites sont régulièrement balayées après le passage des troupeaux de chèvres et vaches, dont les bouses sont mises à sécher. L'architecture reste vraiment préservée, même si ici ou là commencent à apparaître quelques bâtiments (écoles, futurs lodges) qui dénotent un peu. Nous avons le plaisir de retrouver la famille C. qui loge au même endroit que nous. L'entorse de Didier n'est pas trop grave, il a pu aller aujourd'hui à cheval jusqu'à Choser, excursion que nous ferons demain. Les C. nous emmènent visiter (pas de photos!) un monastère du XVème siècle, rénové depuis une vingtaine d'années avec un soin méticuleux par un italien passionné Luigi Fieni, sur financement américain. Voir son site : http://www.luigifieni.com/...ion/#/home/slideshow Il a su créer une équipe d'une quarantaine de restaurateurs, tous habitants de Lo Manthang, qui a mené à bien la restauration de plusieurs monastères du Haut Mustang. Il y a encore du boulot compte-tenu des fresques découvertes ces dernières années dans divers sites troglodytiques aux alentours de Choser (entre autres!)
J7 trek, vers Choser (10 kmX2) et retour Lo Manthang, 08/08/13 Nous faisons nos adieux, cette fois définitifs, à la famille C. qui prend ce matin une jeep vers Syangboche et nous voilà partis (20 USD/personne) pour cette balade à cheval vers Choser situé à une dizaine de km au nord de Lo Manthang. Shiba mais aussi Korma et Moden nous accompagnent (à pied!) et ça me fait plaisir de voir qu'ils partagent notre soif de découverte. Il faut dire que la vallée est superbe, ponctuée de champs multicolores, cernée de badlands aux nuances variées. Nous croisons une bande de joyeux moinillons, qui marchent d'un bon pas vers le monastère de Lo Manthang. Nous dépassons la passerelle qui mène à Nenyul, nous l'emprunterons au retour (à pied!) Un peu partout des forteresses en ruines, presque sur chaque colline ! Nous voilà à Choser, puis nous continuons vers Garphu (3900 m). Vue vers l'ouest. Nous visitons le tout petit village, et ces quelques habitations construites aux dépends de la falaise, avant de découvrir l'étonnant monastère semi-troglodytique de Niphu, puis nous continuons vers le sud, remontons sur quelques centaines de mètres le cours de la Ghoiche Khola, pour aller visiter des grottes situées au-dessus d'un terrain de foot. Accès payant et photos interdites, dommage. La visite est assez ludique, moins acrobatique que sur cette belle vidéo : http://thegreathimalayatrail.org/videos/mustang-... , mais aussi moins époustouflante. C'est étonnant de voir comment sur 2 continents distants de plusieurs milliers de km, des hommes ont réalisé le même type de constructions, même si à ma connaissance il n'y a pas au Maroc (autant?) de stigmates religieux dans les greniers de falaise (https://sites.google.com/...e-falaise-de-tizguit ). Nous redescendons la rivière, retrouvons les chevaux, gardés par quelques enfants occupés à éplucher des petits pois, et prenons la route du retour. C'est toujours amusant de franchir ce type de passerelle (les chevaux font le détour par la rivière...) Retour à Lo Manthang en milieu d'après-midi, ravis mais les fesses un peu endolories malgré les épais tapis de selle (sauf celles des filles qui font régulièrement du cheval et qui ont d'ailleurs été étonnées de constater que les chevaux népalais ne répondaient pas aux mêmes sollicitations que les chevaux occidentaux. En tout cas ils ont le pied très sûr et nous n'avons eu aucune frayeur) Nos 3 compagnons népalais sont frais comme des gardons alors qu'ils viennent de marcher 20 km à un rythme soutenu (au pas des chevaux) à 4000 m d'altitude, sans sac il est vrai : nous sommes épatés ! Il doit y avoir de quoi explorer pendant des semaines dans cette région mais avec un permis à 50 USD/j/pers., nous nous sommes contentés du parcours classique, un peu frustrant, mais bon... Aucune déception du côté des paysages, largement à la hauteur de nos attentes. Un chouïa étonné par le côté un (tout) petit mercantile de Lo Manthang, mais peut-on en vouloir à la population d'améliorer son rude ordinaire avec la manne touristique. Nous avions trouvé les gens plus « nature » lors de notre trek Langtang Gosaïnkund Helambu, mais c'était il y a 7 ans et je crois que l'usage du téléphone portable a bien changé les comportements. Les Népalais restent toutefois d'un contact très agréable et souriant, même « sans but lucratif » ! Petit tour aux abords du village en fin d'après-midi, avec un ciel menaçant mais la pluie ne sera que pour cette nuit, comme d'habitude. Le soir, nous faisons le point avec Shiba sur la suite du trek. Sur les 10 jours de permis, 1 a été perdu du fait de l'annulation du vol Pokhara-Jomsom, 5 ont été consacrés au parcours Kagbeni (entrée du Mustang)-Lo Manthang, 1 à la visite des environs de Lo Manthang, il nous en reste donc 3 pour quitter le royaume. Heureusement que Marion a tout-à-fait récupéré et que nous sommes maintenant un peu accoutumés à l'altitude (même si je suis toujours essoufflée rien qu'à me brosser les dents!) car nous allons réaliser les 75 km du retour en 3 étapes. Nous ne sommes pas habitués à de telles distances, surtout à 4000 m d'altitude mais avec une bonne pause en milieu de journée, ça devrait aller.
J8 trek (retour), vers Ghami via Ghar Gumpa (25 km, 7h30), 09/08/13 Pour cette rude étape, Shiba a trouvé une jeep que les porteurs pourront emprunter sur une partie du parcours, jusqu'à Tsarang. Malgré un temps maussade, cette étape aura été notre préférée, car absolument aucune piste à l'horizon et une grande variété de paysages, avec en plus quelques animaux sauvages. D'abord quelques marmottes assez craintives, puis un renard. Il y a un petit air de Mongolie par ici. Compte-tenu de la longueur de l'étape, Shiba avance à un bon rythme que je m'efforce de suivre (d'habitude je vais sans scrupules à MON rythme, lent et ponctué de nombreux arrêts photos) Effort inutile puisque je mets un temps infini à franchir les derniers mètres avant un col à 4300 m, victime d'une bonne hypoglycémie ! L'altitude ne facilite pas la récupération...A 4000 m il y a 40 % d'oxygène en moins ! Par ici le fond de l'air est plus frais et on voit enfin des yaks, j'adore ces grosses bestioles poilues. On arrive en milieu de journée au très ancien monastère de Ghar Gumba (VIIIème siècle) où nous allons manger un dal bhat et faire une petite sieste réparatrice. Requinqués, nous partons à l'assaut du Mui La (4170 m) que nous franchissons sans problème. Vue imprenable sur le village de Dhakmar que les garçons et moi avons visité quelques jours plus tôt, sous le soleil. On poursuit au-delà de Dhakmar vers Ghami, où les enfants retrouvent avec plaisir les petits chats du lodge (toujours pas d'eau chaude...) Korma et Moden les porteurs sont arrivés un peu avant nous. Gros dodo pour tout le monde !
J9 trek (retour), vers Samar (25 km, 8h), 10/08/13 Nous repassons par Chhungar, Tamagaon, Syangboche (pause-repas et sieste) et Bhena. Marion découvre des paysages dont elle n'a aucun souvenir alors que nous sommes passés par là il y a quelques jours. Elle a le sourire au col de Yamda La ! Peu de photos ce jour là car le temps est franchement couvert ! 5 cols sur cette étape finalement guère plus facile que la précédente mais on commence à avoir de l'entraînement ! Nous croisons une foule de randonneurs, à tel point que les gens ne se disent même plus bonjour ! Sans doute qu'en faisant une boucle on évite de croiser tout le flux montant...
J10 trek (retour, sortie du Mustang) (25 km, 5h30), vers Kagbeni, 11/08/13 Le temps est encore très couvert. Dommage car j'aurais aimé refaire le très beau sentier de falaise entre Samar et Chele avec le soleil... A droite la psserelle vers Ghyakar, à G de l'image, le sentier escarpé. Arrivée sur Chele, protégé par sa grande falaise. Pause à Chhusang, après le gué sur la Narsing Khola, dont le niveau a bien monté ! Travaux des champs. Nous croisons un bus (le seul de tout le trek). Nous n'aurons en ces 10 jours de trek pas croisé plus d'une dizaine de voitures : en cette saison la circulation est plus que raisonnable. N'empêche que la marche sur piste est fatigante, physiquement car on répète toujours les mêmes appuis et psychologiquement (pourquoi faire à pied un parcours accessible en voiture ? Raisonnement que je tiens depuis ma plus tendre enfance!) Un regard sur Tangge après avoir franchi le dernier col du trek. Et Kagbeni apparaît bientôt ! Ouf ! On en a plein les pattes ! Shiba passe au check point faire la sortie du parc du Mustang, nous sommes dans les temps. Il reste une dernière petite étape de 10 km demain jusqu'à Jomsom, à plat.
J11 trek, (retour) vers Jomsom (10 km), 12/08/13 Ces derniers km sont une formalité, nous longeons comme à l'aller la Kali Gandaki. Le tracteur n'est pas un luxe cette fois-ci : on entend distinctement les gros cailloux se faire rouler par le courant au fond de la rivière. Gué infranchissable à pied aujourd'hui ! Jomsom est en vue ! Voilà l'aéroport et même un avion ! Il a donc volé aujourd'hui ! Nous passons l'après-midi sur le toit du lodge a admirer le Nilgiri qui semble à portée de main ! Nous faisons nos adieux à Korma qui se hâte de retrouver sa famille car sa fille est malade, il prend le bus dès aujourd'hui. (nouvelles rassurantes depuis)
Bus retour Pokhara, 13/08/13 A 6h pétantes, nous sommes à l'aéroport : le ciel est bouché et l'histoire se répète. Vol annulé. Pfff ! Cette fois nous savons ce qui nous attend et ça ne nous réjouit pas. 10 bus, 12h de trajet (nous faisons cette fois équipe avec des Italiens et des Slovènes) On est KO debout à l'arrivée vers 22h à Pokhara. Shiba toujours efficace a réservé un bon restaurant mais nous sommes trop crevés pour faire honneur aux plats. Nous nous jetons épuisés sur les lits d'une petite guest house toute proche, joliment fleurie mais aux chambres exiguës et étouffantes. Nuit guère réparatrice.
Pokhara, 14/08/13 Adieux émus à Shiba et Moden. Avec Korma ils forment une belle équipe, soudée et toujours de bonne humeur ! Shiba nous a épaté avec son impeccable Français et sa capacité à expliquer clairement tout ce qui nous semble si « exotique » au Népal. On a aussi apprécié sa façon de gérer les aléas des transports, avec calme et efficacité. Bref, nous n'aimons pas voyager avec un guide mais en ces circonstances, nous avons vraiment apprécié sa présence !
Pendant que les enfants se douchent, nous partons Fred et moi acheter les billets de bus Greenline pour demain, trouver du liquide et un autre hôtel, plus confortable. A quelques pas de notre guesthouse, nous avisons le Mount Kailash Resort, et négocions un appartement dont nous pouvons disposer de suite. 2 chambres, une cuisine salle-à-manger, 2 SDB, 2 télés, la clim qui fonctionne 24/24 (les coupures d'électricité sont fréquentes et seuls les hôtels d'un certain standing ont leur propre générateur), joli jardin et très belle vue. A 9h00 du matin, nous investissons les lieux. Le confort moderne a un prix (130 €) mais on peut dire que nous n'avons jamais autant profité d'une chambre d'hôtel ! Très bon petit-déjeuner buffet au restaurant de l'hôtel, puis on digère béatement dans nos lits king size en regardant les programmes de la TV indienne : décadence totale ! Nous ne quittons la chambre que pour aller déjeuner au Caffe Concerto, de vraies pizzas cuites au four et nous régalons enfin de crudités et fruits frais (pas très prudent mais nous avons 2 SDB/WC dans la chambre et du Tiorfan qui marche super bien, alors en manque de verdure, nous osons!) On passe un bon moment à regarder déambuler les touristes, pas très nombreux et la plupart d'origine asiatique. Gants blancs, masques, ombrelles, mitraillage photographique à tout va, ils sont trop mignons ! Petite promenade digestive au bord du lac. Le coin de Lake Side Est nous a semblé plus agréable que Lake Side centre. Repas du soir au resto de l'hôtel, correct. Il y a plein d'Indiens aisés qui viennent en famille, c'est très exotique pour nous. Nous le sommes d'ailleurs aussi pour eux car à plusieurs reprises on nous a demandé de poser pour des photos souvenirs. Marrant !
Retour sur Khatamandou et Bhaktapur, 15/08/13 Délicieuse nuit dans des draps frais avec la clim... Au réveil, je jette un œil distrait par la fenêtre... le Machapuchare ou Fish Tail, montagne sacrée du Népal (dont l'ascension est interdite, 6993 m), me saute aux yeux. A gauche, la chaîne des Annapurnas (>8000) Le bus est à 5 mn de marche de l'hôtel. Nous quittons Pokhara à 8h, arrivée prévue dans 7h. Arrêt-déjeuner comme à l'aller au Riverside Resort, il fait moins chaud ou alors on s'habitue. Tout va pour le mieux jusqu'à l'approche du dernier col avant Katmandu, que nous mettrons 3h à franchir ! Il y a des travaux et donc une circulation alternée sans personne pour la réguler (alors que des militaires glandouillent qq km plus loin au niveau du col) Or il s'agit de la principale route du Népal où transitent chaque jour des centaines de camions (par exemple tout le carburant consommé au Népal vient de l'Inde par camions et par cette route!) 2 uniques malheureux gars avec une pelle (chacun!) pour ces travaux étalés sur plusieurs segments de centaines de mètres. Bref, 10h de bus encore pour aujourd'hui. Si j'avais su j'aurais envisagé de prendre un avion entre Pokhara et Katmandu (mais là aussi rien n'est certain : l'avion qu'avait pris la famille C. a du renoncer à atterrir à Katmandu du fait du mauvais temps et est retourné se poser à Pokhara ! Ils ont pris -avec succès (!)- le vol du lendemain et ont finalement eu sans problème leur vol de retour vers la France, ouf !) Mais avec des si... Toujours est-il qu'ayant anticipé les aléas des transports népalais, j'ai prévu de passer nos 2 dernières nuits à Bhaktapur, qui nous avait laissé un bon souvenir en 2007. Le bus nous dépose à Kathmandou et nous enchaînons avec le taxi pour Bhaktapur où j'ai réservé au Cosy Hotel dont le très sympathique personnel nous accueille chaleureusement. Il est 19h, ils commençaient à s'inquiéter...Nous avons 2 chambres communicantes, 2 SDB (exiguës), une clim qui fonctionne quand il y a du courant, mais l'architecture conserve assez bien la fraîcheur (fenêtres étroites...et chambres très sombres du coup) Dîner (médiocre) à l'hôtel et hop au lit !
Bhaktapur, 16/08/13 Nous sommes réveillés en musique vers 5h00 par une sorte de défilé, cela dure 1/2H ou 1h et puis...plus rien. Bizarre...mais pas désagréable. Moins en tout cas que les klaxons qui retentissent dans les rues étroites de Bhaktapur, ville théoriquement piétonne (du moins en 2007!) Vive les boules Quiès ! Bon petit-déjeuner sur le toit terrasse de l'hôtel. Nous somme surpris de voir défiler motos, triporteurs, motoculteurs, 4X4, taxis et même bus dans les rues de la vieille ville médiévale, dont le sol fait de briques (restauré il y a une quarantaine d'année) a du mal à encaisser toutes ces sollicitations. Par endroits on marche sur de la tôle ondulée en briques ! On se balade le nez au vent dans les ruelles de la ville, on se perd un peu entres les temples, les petites boutiques, les fontaines, les marchands ambulants, les bassins multicolores. Partout sèchent des piments, curieusement épargés par la volaille omniprésente ! Il y a sans doute plusieurs dizaines de puits à Bhaktapur, encore en fonction pour beaucoup. Nous faisons une pause-déjeuner au Sunny Café (bien) et profitons de la vue sur l'orage qui arrive. Belle pluie spectaculaire de mousson ! Ça dégringole et nous rentrons buller à l'hôtel jusqu'au soir, où nous ressortons dîner au Nyatapola Café (ferme à 19h, on a du speeder et ils n'avaient plus grand chose comme choix)
Bhaktapur et vol retour, 17/08/13 Notre vol est à 19h30 mais Qatar Airways demande d'être à l'aéroport 4h avant (en fait l'enregistrement ne débute que 3h avant le vol?!) Nous profitons de notre dernière matinée à Bhaktapur, Marion s'essaie à la poterie, c'est très physique semble-t-il. Appétissante boucherie...la plupart des Népalais sont végétariens ou quasi... Pause café à Durbar Square pendant que Caroline va vomir dans les toilettes (Ah ! Ça va mieux !) Marion attendra le voyage en avion pour en faire autant...Tant pis on avait trop envie de fruits et crudités ! Arnaud et Fred vont quant à eux attraper un énorme rhume dans l'avion (à moins que ce ne soit dans l'aéroport glacial de Doha où nous avons fait escale quelques heures)
Aujourd'hui c'est la rentrée, tout le monde est guéri et ne restent que les bons souvenirs !
En conclusion Points + : -les paysages somptueux -les gens toujours agréables -les lodges finalement assez confortables (du moins par rapport à ceux du Langtang Gosainkund Helambu) -les champs fleurs sauvages et bosquets d'arbres à leur apogée -les températures très douces -la gentillesse et l'efficacité de Shiba, Korma et Moden
Points - : -la piste (même si elle a d'autres avantages, en particulier pour les gens du coin) quasi omniprésente, qui griffe bien le paysage (et encore quasi pas de circulation quand nous y étions) -les nuages qui nous ont le plus souvent caché les sommets (l'automne est préférable, mais pb qd on a des enfants scolarisés) -le permis très cher, qui semble ne guère profiter aux habitants eux-mêmes -la (relative) fréquentation (mais on est sans doute particulièrement sensibles à cet aspect des choses) -la nécessité de passer par une agence (bien confortable mais guère de sentiment d'aventure, on se laisse porter. Là aussi on est sans doute un peu atypiques) -les transports, vraiment pénibles, 4 jours de bus pour 11 jours de trek...
Si c'était à refaire... Sans contrainte de date, je choisirais octobre. Je prendrais 2 jours de sécurité (faciles à occuper vers Muktinath par exemple) à Jomsom ou Kagbeni avant le trek afin de ne pas perdre bêtement 1 ou plusieurs jours de permis. J'étudierais en détail les possibilités de randos hors sentiers battus, ça ne doit pas manquer. Et surtout j'essaierais au maximum d'éviter la piste, entre autres en passant du côté de Tangge, quitte à prendre plus de 10 jours de permis.
Mon voyage au Vietnam et au Laos à vélo English translation pending
Je rentre d'un voyage à vélo au vietnam et au Laos au mois d'oaut 2013. Si vous avez des questions spécifiques sur ce sujet envoyez moi un message privé, je vous répondrai.
Exemption de visa pour la Thailande English translation pending
J'ai lu de nombreux articles concernant l'exemption de visa pour la thailande, pour les ressortissants francais.
Ok, tu arrives en thailande par avion sans visa et tu as une exemption de 30 jours. Si tu veux rester plus longtemps, tu peux aller a une frontiere terrestre d'un pays limitrophe, le cambodge par exemple, tu sors de thailande avec tampon de sortie sur ton passeport. Jusque la tout est bon!
Ensuite, aux dires des ecrits sur les forums, tu peux rerentrer de suite en thailande pour 15 jours sans visa cambodgien, ou tu dois obtenir un visa cambodgien puis ressortir du cambodge et rentrer en thailande.
La question est:
Pour sortir et rerentrer en thailande avec 15 jours d'exemption de visa, appele aussi visq run, a un poste frontiere du cambodge, est il necessaire d'obtenir un visa cambodgien pour qq minutes seulement.
Merci pour la reponse de ceux qui ont experimente cette procedure. C'est urgent, pour dans 4 jours.
Nicaragua, Costa Rica, îles du Panama: sécurité, bons plans English translation pending
Bonjour à tous,
Je m'excuse par avance si ce thème a déjà été abordé moult fois mais, étant nouvelle sur le site, je ne sais pas encore très bien comment cela marche ...
Je suis actuellement en stage à Bogota, en Colombie. Après y avoir passé 5 mois, je partirai, mi-octobre, voyager. Je commencerai par 6 jours au Nicaragua, puis 14 jours au Costa Rica, et enfin un passage éclair de 4 jours soit à San Blas soit à Bocas del Toro.
Sachant que je voyagerai seule au Nicaragua et au Panama, savez-vous s'il y a un quelconque problème de sécurité dans ces pays ?
Par ailleurs, concernant le Panama, me conseilleriez-vous plutôt San Blas ou Bocas ? Quant au Nicaragua et au Costa Rica, y a-t-il des incontournables que vous m'indiqueriez de faire en aussi peu de temps ?
Enfin, je compte aller du Nicaragua au Costa Rica en bus, et idem du Costa Rica au Panama. Qu'en est-il de la sécurité d'un bus de nuit ? (je me souviens que, lorsque j'avais voyagé en Inde, je le faisais en bus de nuit, et l'on m'avait dit a posteriori que c'était très dangereux ...) Et connaissez-vous les temps de trajet entre chaque endroit ?
Je vous remercie par avance de votre aide précieuse, et m'excuse de poser des questions si générales et bateau ! J'espère tout de même que j'attirerai l'attention de quelques bonnes âmes pour m'aider à organiser ce voyage (1ère fois que je vais voyager seule, sachant que je suis une fille ... même si ce sera peu de temps, cela me stresse un peu !)
A bientôt,
Aurore.
Je m'excuse par avance si ce thème a déjà été abordé moult fois mais, étant nouvelle sur le site, je ne sais pas encore très bien comment cela marche ...
Je suis actuellement en stage à Bogota, en Colombie. Après y avoir passé 5 mois, je partirai, mi-octobre, voyager. Je commencerai par 6 jours au Nicaragua, puis 14 jours au Costa Rica, et enfin un passage éclair de 4 jours soit à San Blas soit à Bocas del Toro.
Sachant que je voyagerai seule au Nicaragua et au Panama, savez-vous s'il y a un quelconque problème de sécurité dans ces pays ?
Par ailleurs, concernant le Panama, me conseilleriez-vous plutôt San Blas ou Bocas ? Quant au Nicaragua et au Costa Rica, y a-t-il des incontournables que vous m'indiqueriez de faire en aussi peu de temps ?
Enfin, je compte aller du Nicaragua au Costa Rica en bus, et idem du Costa Rica au Panama. Qu'en est-il de la sécurité d'un bus de nuit ? (je me souviens que, lorsque j'avais voyagé en Inde, je le faisais en bus de nuit, et l'on m'avait dit a posteriori que c'était très dangereux ...) Et connaissez-vous les temps de trajet entre chaque endroit ?
Je vous remercie par avance de votre aide précieuse, et m'excuse de poser des questions si générales et bateau ! J'espère tout de même que j'attirerai l'attention de quelques bonnes âmes pour m'aider à organiser ce voyage (1ère fois que je vais voyager seule, sachant que je suis une fille ... même si ce sera peu de temps, cela me stresse un peu !)
A bientôt,
Aurore.
Retour du Wakhan afghan English translation pending
Salut les voyageurs,
Je reviens d’un voyage dans le Wakhan afghan avec 2 amis. Quelques infos pratiques pour les quelques téméraires qui voudraient tenter l’aventure.
SECURITE
Côté afghan Il est très clairement déconseillé de tenter de rallier Ishkashim par la route venant de Kaboul ou Fayzabad. La sécurité s’est nettement détériorée en 2013 dans les districts voisins de Warduj et Baharak, province de Badakhshan, suite à des offensives talibanes. Cela implique de passer par le Tadjikistan, en traversant la frontière à Ishkashim.
Côté tadjik RAS, pas de résurgence du conflit de 2012
FORMALITES ADMINISTRATIVES
Visa afghan On peut l’obtenir à Paris, Dushanbe ou Khorog (apparemment en 1 journée)
Visa tadjik double-entrée On le récupère à l’aéroport de Dushanbe dans le bureau consulaire, moyennant 33 $. Il convient d’avoir une Letter Of Invitation préalablement envoyée par un tour operator tadjik ou autre. Normalement, besoin de photos d’identité. Ce ne sont pas des flèches – compter jusqu’à 2 heures – et surtout nous nous sommes aperçus à la frontière afghane qu’ils nous avaient donné des visas à une seule entrée. C’était écrit en cyrillique et difficilement lisible. Mushkil … d’autant qu’ils n’étaient pas du genre coulant à la frontière. Petit caporal tadjik en casquette absolument infect. Après d’épuisantes palabres, nous n’avons eu d’autres choix que de payer 200 $ de pots-de-vin, 100 pour les douaniers tadjiks et 100 pour les douaniers afghans, de mèche. Malgré la réprobation morale, difficile de reculer si près du but. Cette pratique semble assez courante, nous avons croisé dans le Wakhan d’autres trekkeurs victimes de pareille mésaventure. Nous passons donc la frontière sans tamponner le visa tadjik les douaniers s’engagent à nous laisser repasser, à condition que nous n’ébruitions pas ces pratiques une fois revenus à Dushanbe. Et au retour, pas de problème avec les Afghans (« au moins, les Afghans sont honnêtes dans les pots-de-vin », comme on nous avait dit) mais ces diables de douaniers Tadjiks nous ont cherché des noises et ont cherché à nous soutirer 100 $ supplémentaires. Un peu sportif le passage de la frontière, donc. Vérifiez bien votre visa avant de vous y présenter ! Et attention, la frontière est fermée le vendredi, le dimanche et les jours fériés, sans parler de la pause du midi chaque jour !
Permis GBAO Absolument nécessaire. On nous l’a demandé plusieurs fois sur la route Dushanbe – Khorog. Ne pas compter le faire à Khorog. Le mieux est de le demander en même temps que le visa à l’ambassade tadjik de Bruxelles. Sinon, on ne peut pas le récupérer à l’aéroport de Dushanbe, il faut le faire au bureau de l’OVIR, rue Mirzo Tursunzoda. En soi ce n’est pas très difficile : il faut régler le montant (20 somoni, environ 3 euros, seulement) dans une banque proche, l’Amonat bank, rue Bukhoro (5 min à pied). Sauf que là, les formulaires, étiquetés URSS, sont en Russe et à remplir en Russe … C’est le seul obstacle, car ensuite on dépose le formulaire et une copie de passeport à l’OVIR et on récupère le permis en fin d’après-midi. Ça coûte beaucoup moins cher de le faire soi-même car les agences demandent au bas mot 25$ par permis et ça prend plus de temps. D’une manière générale, il y a peu d’anglophones au Tadjikistan. Il est assez difficile de s’en sortir sans rudiments en Russe ou en Tadjik (Persan).
Enregistrement en Afghanistan A Ishkashim, il faut s’enregistrer à 3 endroits : district governor office, représentant du ministère du tourisme et police. Il faut beaucoup de photos d’identité (possibilité de les faire sur place). Il est préférable de se faire introduire par un Afghan. C’est ce que nous avons fait avec Adab Shah, qui organisait notre trek. Les autorités remettent une foreign registration card. A Khandud, chef-lieu du district de Wakhan, visite de courtoisie aux autorités.
TRANSPORTS
Dans Dushanbe Les taxis, c’est un peu l’arnaque : ils sont désagréables, ne connaissent jamais l’adresse et demandent le prix double aux étrangers (ils commencent la négociation à 25 ou 30 somoni, alors qu’une course revient à 10 somoni normalement). Les taxis numérotés sont beaucoup plus efficaces et économiques.
Dushanbe – Khorog (route) Nous avons pris la route à l’aller. Il y a 2 options. La route par la montagne (col de Sagirdasht) est un peu plus courte mais moins sure en cas d’intempéries. Il faut alors prendre la route du Sud, par Kouliab. C’est ce que nous avons fait car il avait plu la veille. Là encore, inutile d’aller engraisser une agence de voyages, il suffit de se pointer au petit matin (pas avant 7 h) à la gare routière Badakhshanskaya Avtostansiya, située entre la gare ferroviaire et l’aéroport. Il y a des dizaines de 4 x 4 (genre Surf, Land Cruiser ou Prado) qui prennent la route pour Khorog. Attention, ils ne partent que lorsqu’ils sont pleins. Compter 350 somoni par personne (prix relativement fixe). Nous avons fait le voyage en 14 heures. Très beaux paysages, mais malheureusement, on s’arrête rarement.
Dushanbe – Khorog (avion) Le fameux vol de Tajik Airlines fonctionne par temps dégagé. Nous l’avons pris au retour. Il y avait alors 2 vols par jour. Le vol n’est pas si effrayant que ce qui est parfois annoncé, les paysages sont très beaux. Billet aux alentours de 400 somoni, à prendre la veille ou le matin même dans un petit bureau situé dans le bâtiment en face de l’aéroport. On paye un supplément poids au-dessus de 10 kgs (environs 30 somoni pour 5 kgs supplémentaires). Environ 1 heure de vol.
Khorog – Ishkashim Entre 2 et 3 heures en Jeep, environs 100 somoni par personne.
Ishkashim (Afghanistan) – Wakhan Les transports sont rares. Aussi faut-il prévoir à l’avance (notamment pour le retour du trek) et compter des prix élevés (il faut payer le retour de la voiture). Nous avons fait Ishkashim – Goz Khun à l’aller (350 $ la voiture, 8 h) et Sarhad-e Broghil - Ishkashim (450 $, 14 h). J’insiste : il n’y avait pas une voiture dans le patelin de Sarhad au retour du trek, si ce n’est celle que nous avions bookée avant le trek.
TREK
Itinéraire Nous avons fait une boucle de 12 jours à travers le Big Pamir en partant de Goz Khun et en revenant à Sarhad-e Broghil, dans des zones Wakhis (W) et Kirghizes (K). Goz Khun (W) > vallée du Pamir (W) > Irghanak (K) > Bishkanek (K) > Showr (K) > Zorkol Lake (K) > Showr Kotal (K) > Karabel Kotal (W) > Shpotgiz (W) > Ghorumdee Kotal (W) > Langar (W) > Baharak (W) > Sarhad (W). Ca fait environ 220 km. Nous avons franchi 3 cols à plus de 4800 m (Showr, Karabel, Ghorumdee). Difficile d’enchaîner 2 cols dans la même journée.
Les + Découverte des premiers campements kirghizes à Irghanak bozkashi à Irghanak Showr pass réveil sous la neige en dessous de Ghorumdee pass arrivée à Sarhad et dans le corridor du Wakhan. Tous ces endroits étaient vraiment extraordinaires. Les parties hautes des 2 grandes vallées (Pamir et Wakhan) sont très belles aussi. Le col de Karabel n’est pas fabuleux (caillasse).
Conditions météo Temps ensoleillé et moyennement chaud en journée températures négatives de nuit risque de neige, même en plein été (au-dessus de 4500 m).
LOGISTIQUE TREK
Organisation, guide Nous avons soumis notre itinéraire à Adab Shah, qui tient une petite agence à Ishkashim, « Adventure Wakhan » (il a un site Internet). C’est un jeune, plein d’énergie, mais malheureusement son business est très amateur. Points forts : facilitateur pour les démarches administratives bonne vision du parcours fournit tentes et matelas de bonne qualité. Points faibles : guide fourni incompétent équipement incomplet (ex : pas de bidon d’eau, pas de bâche) pas de contacts fiables dans les communautés rencontrées au long du trek. Le guide, payé 35 $ par jour, ne connaissait pas la zone, n’avait aucune vision des distances, n’avait aucun poids pour négocier les animaux de portage, avec les Kirghizes notamment, et ne respectait pas certaines règles de sécurité élémentaires. Il est bon de ne pas se balader seul en Afghanistan, surtout pour ceux qui ne parlent pas Dari, mais pour ceux qui voudraient partir avec Adab Shah, veillez vraiment à avoir un guide expérimenté et à ce que tous le matériel nécessaire soit fourni. Au final, le trek est revenu à 1000 $ par personne, en incluant les guest-houses à partir d’Ishkashim et le trajet en 4x4.
Animaux Nous avons pris des animaux pour porter notre barda. Nous avons eu besoin de 3 yacks ou chevaux (en incluant un « safety » pour porter quelqu’un au cas où). Normalement un yack / un cheval reviennent à 800 Afghanis (moins de 20 $) par jour un âne revient à 400 Afghanis (mais porte 2 fois moins). Ces prix sont affichés à la frontière et validés par la Wakhan Association de tourisme. En fait les prix correspondent à une étape entre 2 campements Wakhis ou Kirghizes. Il arrive de faire 2 étapes en 1 jour. Notre plan était de prendre des animaux avec leurs propriétaires (inclus dans les prix) en changeant d’équipage tous les 3-4 jours. Il n’y a pas eu de problème particulier avec les Wakhis. Par contre, énormes difficultés avec les Kirghizes. Nous avons dû changer d’animaux tous les jours et surtout les Kirghizes étaient très durs à la négociation. Notre guide étant incompétent, nous avons dû négocier des heures chaque jour (je parle Dari) mais cela a été usant. A la fin, ça nous a fait perdre au moins 1 journée de trek. Les Kirghizes ne respectaient pas du tout les prix mentionnés plus haut, nous menaient en bateau, n’acceptaient pas de nous conduire aux destinations que nous souhaitions, ne fournissaient pas assez d’animaux ou de personnes pour s’en occuper. Alors que nous n’étions pas d’accord sur le prix à payer, un Kirghize qui nous a fait passer Showr pass nous a même menacés avec une pelle au réveil dans la yourte. Nous avons croisé un groupe de trekkeurs que 2 Kirghizes avaient abandonnés en partant avec leurs animaux en pleine montagne, de nuit. Dans l’ensemble, nos relations avec les Kirghizes ont été exécrables. Je ne suis pas sûr qu’ils soient enchantés de voir des touristes étrangers. Franchement, je conseille aux trekkeurs de ne pas s’attarder dans les zones kirghizes (aux altitudes les plus élevées) et surtout de ne pas se reposer sur les Kirghizes pour les animaux. L’idéal serait de garder la même équipe de Wakhis avec leurs animaux pendant toutes la durée du trek.
Guest-houses, yourtes A Ishkashim et dans la vallée principale, il y a un réseau de guest-houses très agréables, soutenu par les projets d’écotourisme de l’Aga Khan Foundation. Prix entre 15 et 25 $ / personne / nuit, incluant les repas. Electricité disponible en intermittence. Nous avons gouté à la nuit dans la yourte kirghize. Fantastique … sauf que là aussi, il faut compter sur des prix exorbitants et de faibles marges pour marchander. Pour la 1ère nuit, ils nous demandaient 100 $ pour 3 personnes, en incluant les repas. Là encore, un guide qui connait les Kirghizes peut faire la différence. Nous avions fait le plein de nourriture à Ishkashim. Les prix ne sont pas exorbitants et on peut trouver pas mal de choses. Par contre, pas la moindre boutique dans le haut-Wakhan, y compris à Sarhad. Possibilité de s’approvisionner en pain et produits laitiers dans les campements wakhis et kirghizes (compter des prix du pain 10 fois plus élevés qu’à Kaboul chez les Kirghizes …).
Autres Il y a un Internet café à Ishkashim côté Afghan. Pas d’ATM par contre. Les dollars s’échangent facilement.
Je reviens d’un voyage dans le Wakhan afghan avec 2 amis. Quelques infos pratiques pour les quelques téméraires qui voudraient tenter l’aventure.
SECURITE
Côté afghan Il est très clairement déconseillé de tenter de rallier Ishkashim par la route venant de Kaboul ou Fayzabad. La sécurité s’est nettement détériorée en 2013 dans les districts voisins de Warduj et Baharak, province de Badakhshan, suite à des offensives talibanes. Cela implique de passer par le Tadjikistan, en traversant la frontière à Ishkashim.
Côté tadjik RAS, pas de résurgence du conflit de 2012
FORMALITES ADMINISTRATIVES
Visa afghan On peut l’obtenir à Paris, Dushanbe ou Khorog (apparemment en 1 journée)
Visa tadjik double-entrée On le récupère à l’aéroport de Dushanbe dans le bureau consulaire, moyennant 33 $. Il convient d’avoir une Letter Of Invitation préalablement envoyée par un tour operator tadjik ou autre. Normalement, besoin de photos d’identité. Ce ne sont pas des flèches – compter jusqu’à 2 heures – et surtout nous nous sommes aperçus à la frontière afghane qu’ils nous avaient donné des visas à une seule entrée. C’était écrit en cyrillique et difficilement lisible. Mushkil … d’autant qu’ils n’étaient pas du genre coulant à la frontière. Petit caporal tadjik en casquette absolument infect. Après d’épuisantes palabres, nous n’avons eu d’autres choix que de payer 200 $ de pots-de-vin, 100 pour les douaniers tadjiks et 100 pour les douaniers afghans, de mèche. Malgré la réprobation morale, difficile de reculer si près du but. Cette pratique semble assez courante, nous avons croisé dans le Wakhan d’autres trekkeurs victimes de pareille mésaventure. Nous passons donc la frontière sans tamponner le visa tadjik les douaniers s’engagent à nous laisser repasser, à condition que nous n’ébruitions pas ces pratiques une fois revenus à Dushanbe. Et au retour, pas de problème avec les Afghans (« au moins, les Afghans sont honnêtes dans les pots-de-vin », comme on nous avait dit) mais ces diables de douaniers Tadjiks nous ont cherché des noises et ont cherché à nous soutirer 100 $ supplémentaires. Un peu sportif le passage de la frontière, donc. Vérifiez bien votre visa avant de vous y présenter ! Et attention, la frontière est fermée le vendredi, le dimanche et les jours fériés, sans parler de la pause du midi chaque jour !
Permis GBAO Absolument nécessaire. On nous l’a demandé plusieurs fois sur la route Dushanbe – Khorog. Ne pas compter le faire à Khorog. Le mieux est de le demander en même temps que le visa à l’ambassade tadjik de Bruxelles. Sinon, on ne peut pas le récupérer à l’aéroport de Dushanbe, il faut le faire au bureau de l’OVIR, rue Mirzo Tursunzoda. En soi ce n’est pas très difficile : il faut régler le montant (20 somoni, environ 3 euros, seulement) dans une banque proche, l’Amonat bank, rue Bukhoro (5 min à pied). Sauf que là, les formulaires, étiquetés URSS, sont en Russe et à remplir en Russe … C’est le seul obstacle, car ensuite on dépose le formulaire et une copie de passeport à l’OVIR et on récupère le permis en fin d’après-midi. Ça coûte beaucoup moins cher de le faire soi-même car les agences demandent au bas mot 25$ par permis et ça prend plus de temps. D’une manière générale, il y a peu d’anglophones au Tadjikistan. Il est assez difficile de s’en sortir sans rudiments en Russe ou en Tadjik (Persan).
Enregistrement en Afghanistan A Ishkashim, il faut s’enregistrer à 3 endroits : district governor office, représentant du ministère du tourisme et police. Il faut beaucoup de photos d’identité (possibilité de les faire sur place). Il est préférable de se faire introduire par un Afghan. C’est ce que nous avons fait avec Adab Shah, qui organisait notre trek. Les autorités remettent une foreign registration card. A Khandud, chef-lieu du district de Wakhan, visite de courtoisie aux autorités.
TRANSPORTS
Dans Dushanbe Les taxis, c’est un peu l’arnaque : ils sont désagréables, ne connaissent jamais l’adresse et demandent le prix double aux étrangers (ils commencent la négociation à 25 ou 30 somoni, alors qu’une course revient à 10 somoni normalement). Les taxis numérotés sont beaucoup plus efficaces et économiques.
Dushanbe – Khorog (route) Nous avons pris la route à l’aller. Il y a 2 options. La route par la montagne (col de Sagirdasht) est un peu plus courte mais moins sure en cas d’intempéries. Il faut alors prendre la route du Sud, par Kouliab. C’est ce que nous avons fait car il avait plu la veille. Là encore, inutile d’aller engraisser une agence de voyages, il suffit de se pointer au petit matin (pas avant 7 h) à la gare routière Badakhshanskaya Avtostansiya, située entre la gare ferroviaire et l’aéroport. Il y a des dizaines de 4 x 4 (genre Surf, Land Cruiser ou Prado) qui prennent la route pour Khorog. Attention, ils ne partent que lorsqu’ils sont pleins. Compter 350 somoni par personne (prix relativement fixe). Nous avons fait le voyage en 14 heures. Très beaux paysages, mais malheureusement, on s’arrête rarement.
Dushanbe – Khorog (avion) Le fameux vol de Tajik Airlines fonctionne par temps dégagé. Nous l’avons pris au retour. Il y avait alors 2 vols par jour. Le vol n’est pas si effrayant que ce qui est parfois annoncé, les paysages sont très beaux. Billet aux alentours de 400 somoni, à prendre la veille ou le matin même dans un petit bureau situé dans le bâtiment en face de l’aéroport. On paye un supplément poids au-dessus de 10 kgs (environs 30 somoni pour 5 kgs supplémentaires). Environ 1 heure de vol.
Khorog – Ishkashim Entre 2 et 3 heures en Jeep, environs 100 somoni par personne.
Ishkashim (Afghanistan) – Wakhan Les transports sont rares. Aussi faut-il prévoir à l’avance (notamment pour le retour du trek) et compter des prix élevés (il faut payer le retour de la voiture). Nous avons fait Ishkashim – Goz Khun à l’aller (350 $ la voiture, 8 h) et Sarhad-e Broghil - Ishkashim (450 $, 14 h). J’insiste : il n’y avait pas une voiture dans le patelin de Sarhad au retour du trek, si ce n’est celle que nous avions bookée avant le trek.
TREK
Itinéraire Nous avons fait une boucle de 12 jours à travers le Big Pamir en partant de Goz Khun et en revenant à Sarhad-e Broghil, dans des zones Wakhis (W) et Kirghizes (K). Goz Khun (W) > vallée du Pamir (W) > Irghanak (K) > Bishkanek (K) > Showr (K) > Zorkol Lake (K) > Showr Kotal (K) > Karabel Kotal (W) > Shpotgiz (W) > Ghorumdee Kotal (W) > Langar (W) > Baharak (W) > Sarhad (W). Ca fait environ 220 km. Nous avons franchi 3 cols à plus de 4800 m (Showr, Karabel, Ghorumdee). Difficile d’enchaîner 2 cols dans la même journée.
Les + Découverte des premiers campements kirghizes à Irghanak bozkashi à Irghanak Showr pass réveil sous la neige en dessous de Ghorumdee pass arrivée à Sarhad et dans le corridor du Wakhan. Tous ces endroits étaient vraiment extraordinaires. Les parties hautes des 2 grandes vallées (Pamir et Wakhan) sont très belles aussi. Le col de Karabel n’est pas fabuleux (caillasse).
Conditions météo Temps ensoleillé et moyennement chaud en journée températures négatives de nuit risque de neige, même en plein été (au-dessus de 4500 m).
LOGISTIQUE TREK
Organisation, guide Nous avons soumis notre itinéraire à Adab Shah, qui tient une petite agence à Ishkashim, « Adventure Wakhan » (il a un site Internet). C’est un jeune, plein d’énergie, mais malheureusement son business est très amateur. Points forts : facilitateur pour les démarches administratives bonne vision du parcours fournit tentes et matelas de bonne qualité. Points faibles : guide fourni incompétent équipement incomplet (ex : pas de bidon d’eau, pas de bâche) pas de contacts fiables dans les communautés rencontrées au long du trek. Le guide, payé 35 $ par jour, ne connaissait pas la zone, n’avait aucune vision des distances, n’avait aucun poids pour négocier les animaux de portage, avec les Kirghizes notamment, et ne respectait pas certaines règles de sécurité élémentaires. Il est bon de ne pas se balader seul en Afghanistan, surtout pour ceux qui ne parlent pas Dari, mais pour ceux qui voudraient partir avec Adab Shah, veillez vraiment à avoir un guide expérimenté et à ce que tous le matériel nécessaire soit fourni. Au final, le trek est revenu à 1000 $ par personne, en incluant les guest-houses à partir d’Ishkashim et le trajet en 4x4.
Animaux Nous avons pris des animaux pour porter notre barda. Nous avons eu besoin de 3 yacks ou chevaux (en incluant un « safety » pour porter quelqu’un au cas où). Normalement un yack / un cheval reviennent à 800 Afghanis (moins de 20 $) par jour un âne revient à 400 Afghanis (mais porte 2 fois moins). Ces prix sont affichés à la frontière et validés par la Wakhan Association de tourisme. En fait les prix correspondent à une étape entre 2 campements Wakhis ou Kirghizes. Il arrive de faire 2 étapes en 1 jour. Notre plan était de prendre des animaux avec leurs propriétaires (inclus dans les prix) en changeant d’équipage tous les 3-4 jours. Il n’y a pas eu de problème particulier avec les Wakhis. Par contre, énormes difficultés avec les Kirghizes. Nous avons dû changer d’animaux tous les jours et surtout les Kirghizes étaient très durs à la négociation. Notre guide étant incompétent, nous avons dû négocier des heures chaque jour (je parle Dari) mais cela a été usant. A la fin, ça nous a fait perdre au moins 1 journée de trek. Les Kirghizes ne respectaient pas du tout les prix mentionnés plus haut, nous menaient en bateau, n’acceptaient pas de nous conduire aux destinations que nous souhaitions, ne fournissaient pas assez d’animaux ou de personnes pour s’en occuper. Alors que nous n’étions pas d’accord sur le prix à payer, un Kirghize qui nous a fait passer Showr pass nous a même menacés avec une pelle au réveil dans la yourte. Nous avons croisé un groupe de trekkeurs que 2 Kirghizes avaient abandonnés en partant avec leurs animaux en pleine montagne, de nuit. Dans l’ensemble, nos relations avec les Kirghizes ont été exécrables. Je ne suis pas sûr qu’ils soient enchantés de voir des touristes étrangers. Franchement, je conseille aux trekkeurs de ne pas s’attarder dans les zones kirghizes (aux altitudes les plus élevées) et surtout de ne pas se reposer sur les Kirghizes pour les animaux. L’idéal serait de garder la même équipe de Wakhis avec leurs animaux pendant toutes la durée du trek.
Guest-houses, yourtes A Ishkashim et dans la vallée principale, il y a un réseau de guest-houses très agréables, soutenu par les projets d’écotourisme de l’Aga Khan Foundation. Prix entre 15 et 25 $ / personne / nuit, incluant les repas. Electricité disponible en intermittence. Nous avons gouté à la nuit dans la yourte kirghize. Fantastique … sauf que là aussi, il faut compter sur des prix exorbitants et de faibles marges pour marchander. Pour la 1ère nuit, ils nous demandaient 100 $ pour 3 personnes, en incluant les repas. Là encore, un guide qui connait les Kirghizes peut faire la différence. Nous avions fait le plein de nourriture à Ishkashim. Les prix ne sont pas exorbitants et on peut trouver pas mal de choses. Par contre, pas la moindre boutique dans le haut-Wakhan, y compris à Sarhad. Possibilité de s’approvisionner en pain et produits laitiers dans les campements wakhis et kirghizes (compter des prix du pain 10 fois plus élevés qu’à Kaboul chez les Kirghizes …).
Autres Il y a un Internet café à Ishkashim côté Afghan. Pas d’ATM par contre. Les dollars s’échangent facilement.
Itinéraire Pérou / Bolivie English translation pending
Bonjour à tous,
J'aimerais avoir votre avis sur un parcours de 15 jours Pérou / Bolivie que je souhaite faire au mois d'octobre avec mon amie.
Jour J: Vol Paris / Cuzco. Nuit dans l'avion. Jour 1: Arrivée tôt le matin. Visite de la ville. Nuit à Cuzco. Jour 2: Route pour Aguas Calientes. Nuit sur place. Jour 3: Visite du Machu Picchu, retour Cuzco puis bus de nuit pour Puno. Jour 4: Visite Titicaca. Nuit sur les îles. Jour 5: Retour sur Puno + bus à destination de Copacabana. Jour 6: Route en direction de La Paz. Jour 7: Visite de La Paz. Jour 8: La Paz > Uyuni. Nuit sur place. Jour 9: Salar d'Uyuni. Jour 10: Salar d'uyuni Jour 11: Salar d'Uyuni. Jour 12: ? Jour 13: ? Jour 14: Retour sur La Paz Jour 15: Vol La Paz > Paris
Comme vous pouvez le constater, il nous reste deux jours à combler. Pensez-vous que nous loupons des lieux à visiter sur notre trajets ou avez d'autres suggestions. Avez-vous également des bons plans ou de bonnes adresses à nous conseiller (hors des foules de touristes)? Merci d'avance pour vos réponses. Romain
J'aimerais avoir votre avis sur un parcours de 15 jours Pérou / Bolivie que je souhaite faire au mois d'octobre avec mon amie.
Jour J: Vol Paris / Cuzco. Nuit dans l'avion. Jour 1: Arrivée tôt le matin. Visite de la ville. Nuit à Cuzco. Jour 2: Route pour Aguas Calientes. Nuit sur place. Jour 3: Visite du Machu Picchu, retour Cuzco puis bus de nuit pour Puno. Jour 4: Visite Titicaca. Nuit sur les îles. Jour 5: Retour sur Puno + bus à destination de Copacabana. Jour 6: Route en direction de La Paz. Jour 7: Visite de La Paz. Jour 8: La Paz > Uyuni. Nuit sur place. Jour 9: Salar d'Uyuni. Jour 10: Salar d'uyuni Jour 11: Salar d'Uyuni. Jour 12: ? Jour 13: ? Jour 14: Retour sur La Paz Jour 15: Vol La Paz > Paris
Comme vous pouvez le constater, il nous reste deux jours à combler. Pensez-vous que nous loupons des lieux à visiter sur notre trajets ou avez d'autres suggestions. Avez-vous également des bons plans ou de bonnes adresses à nous conseiller (hors des foules de touristes)? Merci d'avance pour vos réponses. Romain
Hanoï - Laos - Bangkok en 5 jours English translation pending
Bonjour,
Après avoir visité Hanoi et la région de Sapa, nous devons retourner à Bangkok. Au lieu de prendre l'avion pour retourner directement à Bangkok, nous pensions faire un arrêt au Laos. Nous ferons ce voyage en avril et disposons de 5 jours environ. Pensez-vous que cela soit une bonne idée?
- Nous aimerions visiter Luang Prabang. Aurions- nous le temps de faire autre chose? Avez-vous un hébergement à suggérer? - Est-il facile d'entrer au Laos si nous partons de Hanoi? - Puis de se rendre à Bangkok?
Merci pour votre aide et vos suggestions, Musvin
Après avoir visité Hanoi et la région de Sapa, nous devons retourner à Bangkok. Au lieu de prendre l'avion pour retourner directement à Bangkok, nous pensions faire un arrêt au Laos. Nous ferons ce voyage en avril et disposons de 5 jours environ. Pensez-vous que cela soit une bonne idée?
- Nous aimerions visiter Luang Prabang. Aurions- nous le temps de faire autre chose? Avez-vous un hébergement à suggérer? - Est-il facile d'entrer au Laos si nous partons de Hanoi? - Puis de se rendre à Bangkok?
Merci pour votre aide et vos suggestions, Musvin
Iquitos vers Coca par El Rio Napo English translation pending
Bonjour,
J'ai déjà lu pas mal de chose sur le trajet Iquitos vers Coca par le rio Napo, mais j'aimerais des conseils plus récent
Je n'envisage pas de passer par une agence est ce possible de naviguer sur le rio librement sans agence? Sur les mois d'octobre ou novembre le rio Napo risque t'il d'être asséché?
Je compte une semaine pour effectuer le trajet Iquitos-Coca est ce trop court?
Merci d'avance de vos réponses Nat
J'ai déjà lu pas mal de chose sur le trajet Iquitos vers Coca par le rio Napo, mais j'aimerais des conseils plus récent
Je n'envisage pas de passer par une agence est ce possible de naviguer sur le rio librement sans agence? Sur les mois d'octobre ou novembre le rio Napo risque t'il d'être asséché?
Je compte une semaine pour effectuer le trajet Iquitos-Coca est ce trop court?
Merci d'avance de vos réponses Nat
"Ma route de la soie improvisée" en un mois et demi English translation pending
Salut a tous !
Deja desole pour les accents je suis sur un clavier anglais :-(
Je parcours depuis quelques temps deja mon forum de voyage prefere a la recherche de reponse a mes questions et aussi comme source d'inspiration ;-)
Je compte depuis la Chine - Xinjinag passer au Kirgizstan, Ouzbekistan quelques jours en Iran puis prendre l'avion pour Istanbul.(Je suis en Australie pour l'instant)
Etape 1: passer de la chine au Kirgistan Visa Kirgiz ok si je vole de Urumqi a bishkek, mais je trouve pas de vol abordable :-( A priori, on pourrait l'avoir a la frontiere mais je ne trouve pas de confirmation recente. Quelqu'un serait si c'est reellement possible ? Quelle route frontiere serait ouverte fin octobre / debut novembre ? possibilite d'un passage frontiere via une agence ?
Etape 2: visa ouzbek a bishkek adresse Tynystanov St., 213 +996 312 66 20 65 horaires: 10h – 1h mardi au vendredi Etape 3 : Visite du Kirgizstan Je n'ai pas de programme precis encore pour le Kirgizstan si ce n'est de faire rapidement le visa pour L'ouzbekistan. Je compte rester 10 a 15 jours. A creuser. Etape 4 :passage du Kirgizstan a l'Ouzbekistan Je vais tester Dostyk / Dustlyk. Si je ne peut pas passer, je regarde le prix des billets d'avion (ce que j'ai commancer a faire ... et ca reste tres cher !), si c'est trop cher, je reste + longtemps au Kirgizstan et je vole directe pour Istanbul(< 200E sur turkish airlines). Des gens ont-il deja traverse cette frontiere via transports en commun/ taxis partages ?
Etape 5 : Visa Iranian + visa transit Tukmenistan Une fois a Tahskent, c'est parti pour la paperasse ... Si echec, je visite l'Ouzbekistan plus longtemps et je repars sur bishkek pour prendre l'avion pour Istanbul (le prix du billet est le double .... soit plus de 400E!)
Etape 6 : visite de l'Ouzbekistan Ici rien de concret non plus encore, 10 a 15 jours si j'ai pas trop perdu de temps avant.
Etape 7 : transit turkmekistan Alors la c'est le flou total, 5 jours de transit des dates precises ... ca sent l'agence ! des gens ont experimente une agence pour un transit ?
Etape 8 : Iran Entre 5 et 8 jours selon mes previsions, donc visite tres rapide !
Etape 9 : Istanbul Juste parce que ca fait longtemps aue je veux y aller ;-) 3-4 jours. Visa a l'arrivee possible selon mes infos
Etape 10 : Turquie France
Voilou les grandes lignes pour l'instant. J'essais de me preparer un plan de secours pour chaque etape. Pour le contenu des visites j'ai pas encore trop regarde, je compte bien lire le forum avant de venir poser des questions ;-) Certains me diront que c'est super rapide comme voyage et je suis tout a fait d'accord. Je sais ca surtout pour un reperage pour un furur voyage et juste prendre vite fait la temperature. J'espere au moins pouvoir eviter de prendre l'avion a l'etape 1 urumqi-bishkek car je trouve pas a moins de 220E pour l'instant ...
En tout cas, J'espere pouvoir faire tout le programme et vous apporter des nouvelles fraiches a mon retour ! ;-) J'enrichierai deja au maximum mon post au fur et a mesure :p
Ps : mes source d'infos : ce forum http://caravanistan.com/
Etape 1: passer de la chine au Kirgistan Visa Kirgiz ok si je vole de Urumqi a bishkek, mais je trouve pas de vol abordable :-( A priori, on pourrait l'avoir a la frontiere mais je ne trouve pas de confirmation recente. Quelqu'un serait si c'est reellement possible ? Quelle route frontiere serait ouverte fin octobre / debut novembre ? possibilite d'un passage frontiere via une agence ?
Etape 2: visa ouzbek a bishkek adresse Tynystanov St., 213 +996 312 66 20 65 horaires: 10h – 1h mardi au vendredi Etape 3 : Visite du Kirgizstan Je n'ai pas de programme precis encore pour le Kirgizstan si ce n'est de faire rapidement le visa pour L'ouzbekistan. Je compte rester 10 a 15 jours. A creuser. Etape 4 :passage du Kirgizstan a l'Ouzbekistan Je vais tester Dostyk / Dustlyk. Si je ne peut pas passer, je regarde le prix des billets d'avion (ce que j'ai commancer a faire ... et ca reste tres cher !), si c'est trop cher, je reste + longtemps au Kirgizstan et je vole directe pour Istanbul(< 200E sur turkish airlines). Des gens ont-il deja traverse cette frontiere via transports en commun/ taxis partages ?
Etape 5 : Visa Iranian + visa transit Tukmenistan Une fois a Tahskent, c'est parti pour la paperasse ... Si echec, je visite l'Ouzbekistan plus longtemps et je repars sur bishkek pour prendre l'avion pour Istanbul (le prix du billet est le double .... soit plus de 400E!)
Etape 6 : visite de l'Ouzbekistan Ici rien de concret non plus encore, 10 a 15 jours si j'ai pas trop perdu de temps avant.
Etape 7 : transit turkmekistan Alors la c'est le flou total, 5 jours de transit des dates precises ... ca sent l'agence ! des gens ont experimente une agence pour un transit ?
Etape 8 : Iran Entre 5 et 8 jours selon mes previsions, donc visite tres rapide !
Etape 9 : Istanbul Juste parce que ca fait longtemps aue je veux y aller ;-) 3-4 jours. Visa a l'arrivee possible selon mes infos
Etape 10 : Turquie France
Voilou les grandes lignes pour l'instant. J'essais de me preparer un plan de secours pour chaque etape. Pour le contenu des visites j'ai pas encore trop regarde, je compte bien lire le forum avant de venir poser des questions ;-) Certains me diront que c'est super rapide comme voyage et je suis tout a fait d'accord. Je sais ca surtout pour un reperage pour un furur voyage et juste prendre vite fait la temperature. J'espere au moins pouvoir eviter de prendre l'avion a l'etape 1 urumqi-bishkek car je trouve pas a moins de 220E pour l'instant ...
En tout cas, J'espere pouvoir faire tout le programme et vous apporter des nouvelles fraiches a mon retour ! ;-) J'enrichierai deja au maximum mon post au fur et a mesure :p
Ps : mes source d'infos : ce forum http://caravanistan.com/
Dubrovnik City Center Sunset Apartments: arnaque? English translation pending
Bonjour la communauté,
J'écris ce post suite à une mésaventure qu'il nous est arrivée hier. Cela fait une semaine que notre groupe de 4 amis est en vacances en Croatie. Jusqu'à hier soir tout s'était bien passé, il fallait bien qu'il y ai un problème quelque part 😏
Nous sommes arrivés hier à Dubrovnik en voiture et nous sommes allés directement à l'appartement-hôtel que nous avions réservé et payé (412€ pour 4 pour 3 nuits) via Nouvelles Frontières en espérant pouvoir se reposer un peu. L'hôtel s'appelle City Center Sunset Appartements et se situe dans la rue ZA ROKOM. Il s'agit d'une rue dans la vieille ville ultra passante où les restaurants sont légions.
Premier problème, nous n'avions pas de numéro de rue. Nous nous sommes donc renseignés auprès des restaurants mais aucun ne semblait connaitre cet "hôtel". Pour seul contact nous avions un numéro de téléphone qui sonnait dans le vide. Au bout d'un moment nous avons rencontrés une dame qui tenait elle aussi des appartements dans cette rue. Le nom de notre hôtel ne lui disait absolument rien tout comme tous les gens à qui elle en parlait. Premier indice. Au bout de deux heures de galères cette dame nous propose de nous aider à nous loger. Elle n'avait plus de places mais elle à gentiment appelé tout son répertoire pour nous trouver un logement de substitution. En vain, tout était complet.
A tout hasard nous sommes allés à l'Office de tourisme pour savoir s'ils connaissait notre hôtel. Au départ on nous a dit qu'il existait. L'espoir de trouver un logement pour la nuit revenait 🙂. Pourtant la fille de l'office avait beau appeler un peu partout, personne ne connaissait. Sur internet l'hôtel est référencé sur les meilleurs sites de booking au 5 de la rue ZA ROKOM (http://www.hotelopia.com/h/others-city-center-sunset-apartments_dubrovnik-south-dalmatia_186889/). Nous nous sommes déplacés avec la fille de l'Office de tourisme dans la rue pour essayer de le trouver. Nous avons fait toutes les portes, demandé à tous les locaux sans succès: cet hôtel n'existe pas !
Au final nous sommes resté une heure de plus à l'Office de tourisme. Nous avons donc passé 3 à 4 heures à chercher un hôtel le soir sans manger et en ayant comme unique solution de secours de dormir dans la voiture à 4. Heureusement la fille de l'Office avait un caractère bien trempé et connaissait pas mal de gens, elle ne voulait pas nous laisser partir sans logement. Qu'on ne vienne pas me dire que les Croates ne sont pas accueillants comme j'ai pu le lire sur des forums avant de partir !
Elle nous a trouvé un autre appart-hôtel loin du centre à 23h pour 130€/nuit pour 4.
J'ai oublié de préciser que Nouvelles Frontières nous avait d'abord proposée un autre appart-hôtel mais celui-ci avait fait du surbooking. De plus Nouvelles Frontières passe par un prestataire (bedsonline.com).
Qu'en pensez-vous? S'agit-il d'une arnaque ou d'un simple problème de nomination ? Il y a bien un Dubrovnik Sunset Appartements mais ce n'est pas du tout la même adresse. Pour notre hôtel je n'ai rien trouvé qui fait référence à une éventuelle arnaque...
Nouvelles Frontières aurait pu se faire avoir ? Si c'est le cas, savez-vous si la procédure de remboursement est compliquée ? De quoi avons nous besoin ? Nous avons déjà le téléphone perso de la fille qui s'est occupé de nous et nous comptons aller à la police.
Désolé pour la longueur du message. Merci à ceux qui ont pris le temps de lire et de répondre.
J'écris ce post suite à une mésaventure qu'il nous est arrivée hier. Cela fait une semaine que notre groupe de 4 amis est en vacances en Croatie. Jusqu'à hier soir tout s'était bien passé, il fallait bien qu'il y ai un problème quelque part 😏
Nous sommes arrivés hier à Dubrovnik en voiture et nous sommes allés directement à l'appartement-hôtel que nous avions réservé et payé (412€ pour 4 pour 3 nuits) via Nouvelles Frontières en espérant pouvoir se reposer un peu. L'hôtel s'appelle City Center Sunset Appartements et se situe dans la rue ZA ROKOM. Il s'agit d'une rue dans la vieille ville ultra passante où les restaurants sont légions.
Premier problème, nous n'avions pas de numéro de rue. Nous nous sommes donc renseignés auprès des restaurants mais aucun ne semblait connaitre cet "hôtel". Pour seul contact nous avions un numéro de téléphone qui sonnait dans le vide. Au bout d'un moment nous avons rencontrés une dame qui tenait elle aussi des appartements dans cette rue. Le nom de notre hôtel ne lui disait absolument rien tout comme tous les gens à qui elle en parlait. Premier indice. Au bout de deux heures de galères cette dame nous propose de nous aider à nous loger. Elle n'avait plus de places mais elle à gentiment appelé tout son répertoire pour nous trouver un logement de substitution. En vain, tout était complet.
A tout hasard nous sommes allés à l'Office de tourisme pour savoir s'ils connaissait notre hôtel. Au départ on nous a dit qu'il existait. L'espoir de trouver un logement pour la nuit revenait 🙂. Pourtant la fille de l'office avait beau appeler un peu partout, personne ne connaissait. Sur internet l'hôtel est référencé sur les meilleurs sites de booking au 5 de la rue ZA ROKOM (http://www.hotelopia.com/h/others-city-center-sunset-apartments_dubrovnik-south-dalmatia_186889/). Nous nous sommes déplacés avec la fille de l'Office de tourisme dans la rue pour essayer de le trouver. Nous avons fait toutes les portes, demandé à tous les locaux sans succès: cet hôtel n'existe pas !
Au final nous sommes resté une heure de plus à l'Office de tourisme. Nous avons donc passé 3 à 4 heures à chercher un hôtel le soir sans manger et en ayant comme unique solution de secours de dormir dans la voiture à 4. Heureusement la fille de l'Office avait un caractère bien trempé et connaissait pas mal de gens, elle ne voulait pas nous laisser partir sans logement. Qu'on ne vienne pas me dire que les Croates ne sont pas accueillants comme j'ai pu le lire sur des forums avant de partir !
Elle nous a trouvé un autre appart-hôtel loin du centre à 23h pour 130€/nuit pour 4.
J'ai oublié de préciser que Nouvelles Frontières nous avait d'abord proposée un autre appart-hôtel mais celui-ci avait fait du surbooking. De plus Nouvelles Frontières passe par un prestataire (bedsonline.com).
Qu'en pensez-vous? S'agit-il d'une arnaque ou d'un simple problème de nomination ? Il y a bien un Dubrovnik Sunset Appartements mais ce n'est pas du tout la même adresse. Pour notre hôtel je n'ai rien trouvé qui fait référence à une éventuelle arnaque...
Nouvelles Frontières aurait pu se faire avoir ? Si c'est le cas, savez-vous si la procédure de remboursement est compliquée ? De quoi avons nous besoin ? Nous avons déjà le téléphone perso de la fille qui s'est occupé de nous et nous comptons aller à la police.
Désolé pour la longueur du message. Merci à ceux qui ont pris le temps de lire et de répondre.
Tout ce qui se passe en Tunisie (début août) English translation pending
Bonjour , je parts le 01/09/2013 en tunisie en famille et par route , et je suis rétisente avec tous ce qui se passe la ba, alors un conseil!!!
Démarches pour notre chienne en Europe English translation pending
Bonjour !
Nous partons en mai 2014 pour un tour d'europe en CC. Nous souhaitons aller en :
CROATIE MONTENEGRO ALBANIE GRECE SUD ESPAGNE ITALIE SUISSE AUTRICHE CORSE (via ferry)
PORTUGAL SUEDE( via ferry)
FINLANDE
Outre l'excitation des preparatifs , je suis assez inquiète car nous pensons faire suivre notre chienne de taille moyenne.
A ceux qui ont traversé ces pays , quelles sont les demarches et est ce un "casse tete" aux frontières pour faire accepter toutou? Je suis preneuse de conseils et de vos experiences concernant le voyage de nos chéres bestioles😉 merci et bon week end à tous
Nous partons en mai 2014 pour un tour d'europe en CC. Nous souhaitons aller en :
CROATIE MONTENEGRO ALBANIE GRECE SUD ESPAGNE ITALIE SUISSE AUTRICHE CORSE (via ferry)
PORTUGAL SUEDE( via ferry)
FINLANDE
Outre l'excitation des preparatifs , je suis assez inquiète car nous pensons faire suivre notre chienne de taille moyenne.
A ceux qui ont traversé ces pays , quelles sont les demarches et est ce un "casse tete" aux frontières pour faire accepter toutou? Je suis preneuse de conseils et de vos experiences concernant le voyage de nos chéres bestioles😉 merci et bon week end à tous
Pays arabes English translation pending
Bonjour , je pense que ça a dû être demandé plein de fois mais j'ai un passeport rempli de pays arabes ( Maroc , Algérie , Jordanie , Egypte , Mauritanie ) est-ce que ça pose un problème à la frontière ? Je pars fin août 2013 . Ah oui peut-on franchir les " frontières " pour aller en Cisjordanie à notre guise car j'ai l'intention de garder un hôtel à Jérusalem et de me servir des bus palestiniens pour aller à Ramallah , Béthléem , Nazareth, etc ... pour la journée et revenir à Jérusalem le soir . Merci 🙂
Embudu Village: disponibilités English translation pending
Bonjour,
J'essaye de trouver un séjour sur l'île d'Embudu. Mais il semble que cette destination n'existe plus dans les agences de voyages.
Quelqu'un sait-il si cette île hôtel a définitivement fermé ses portes.
Merci
J'essaye de trouver un séjour sur l'île d'Embudu. Mais il semble que cette destination n'existe plus dans les agences de voyages.
Quelqu'un sait-il si cette île hôtel a définitivement fermé ses portes.
Merci