Népal Haut Mustang
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ML
Bonjour à tous, Voici le carnet de notre voyage réalisé en août dernier. Bonne lecture! Marie

Texte en images ici : Sibellelaterre

Texte seul :

RECIT MUSTANG NEPAL 2013

Nous gardions la nostalgie de notre premier voyage au Népal, et Fred et les enfants furent aussitôt partants quand je leur proposai d'y retourner en ce mois d'août 2013 ! Ceux qui connaissent un peu l'Asie savent que l'été est la période de la mousson. C'est pourquoi nous avons choisi de visiter le Mustang, ce petit royaume situé à la frontière du Tibet, qui bénéficie de l'abri du massif des Annapurnas. 11 jours de trek, 190 km, et 3 semaines en tout au Népal, car le Mustang se mérite !

Préparatifs : Ce petit bout de Népal très proche du Tibet n'est ouvert au tourisme que depuis 1992 et impose de passer par une agence. J'ai donc contacté Celtic Trekking qui nous avait déjà guidé pour le trek du Langtang en 2007. Il faut de surcroît s'acquitter d'un permis pas donné : 500 USD/personne pour 10 jours de présence dans le Haut Mustang. Et 50 USD par jour supplémentaire (à prévoir d'avance lors de l'achat du permis, aucune improvisation possible) La piste construite ces dernières années dans la vallée de la Kali Gandaki jusqu'à Jomsom, qui a « pourri » une partie du fameux tour des Annapurna (et sans doute bien amélioré le sort des habitants de la vallée, en dehors de ceux qui bénéficiaient des revenus du trek -les lodges), continue maintenant encore plus au nord. On dit que d'ici 2 ou 3 ans elle ira jusqu'au Tibet (en Chine donc) et que plus rien ne sera comme avant au Mustang. Ce serait donc le moment ou jamais de découvrir cette région jusqu'ici préservée du tourisme de masse et de la circulation motorisée. Pour aller jusqu'en Chine, il faut sur certains segments du parcours, rouler dans le lit de la Kali Kandaki, chose impossible en été car son niveau est trop haut. Nous ne devrions donc pas être gênés par la circulation...

Budget : Vols Qatar Airways A/R (depuis Paris, escale de qq heures à Doha, aéroport trop climatisé, prévoir une petite laine!)740 €/pers. Visas, à prendre en arrivant à l'aéroport (prévoir une photo) : 40 USD/pers. 2 nuits à Katmandu au Tings Tea Lounge Hotel, 2 chambres avec SDB, 110 USDX2 Bus Green Line Katmandu-Pokhara avec clim et pause-repas en route : 20 USD/pers Permis Mustang : 500 USD/pers Agence Celtic Trekking (guide francophone+ 2 porteurs, vol Pokhara-Jomosom A/R, 2 nuits et restos à Pokhara, hébergement et nourriture pendant les 10 jours de trek. 860 USD/pers. 1 nuit à Pokahra au Mount Kailash Hotel : 130 € 2 nuits Cosy Hotel Bhaktapur (2 chambres communicantes avec 2 SDB et clim) 95 USDX2 En dehors de la prise en charge par Celtic Trekking, tous les repas ont été pris au restaurant.

Soit 10000 € pour 3 semaines à 5, tout compris sauf pourboires au guide et aux porteurs.

Arrivée à Kathmandou 29/07/13 Vol sans histoire avec escale à Doha. Nous sommes impressionnés par le ciel de mousson : bien que volant à 10000 d'altitude, nous passons entre d'énormes nuages d'orage. C'est magnifique ! Puis nous passons sous les nuages...et voilà Kathmandou ! Nous sommes en basse saison et l'établissement des visas ne prend que quelques minutes. Quelqu'un de Celtic nous attend, on passe à l'agence régler les derniers détails, nous y laissons nos passeports pour que l'agence puisse s'occuper demain des permis, puis on nous conduit au Tings Tea Lounge Hotel. Les enfants gardaient un mauvais souvenir de Kathmandou (bruit, bouchons, pollution, ça n'a pas changé sauf qu'il y a beaucoup plus de 2 roues motorisés !) aussi j'ai choisi un hôtel douillet dans une rue calme. Les gens de l'hôtel, très attentionnés, nous préparent un bon dîner et hop au lit !

Pashupatinath, Bodnath, 30/07/13 Il y a 4 heures (en plus) de décalage horaire, si bien que pour une fois nous parvenons à faire la grasse matinée. Pas de pluie pour le moment, environ 25°C mais une atmosphère très humide. Il fait faim... Après avoir retiré des roupies à un distributeur, nous dégottons une pharmacie car j'ai oublié de prendre un antinauséeux et Caroline craint d'être malade dans le bus qui doit nous mener après-demain à Pohkara. On achète une tablette de quelques comprimés de métoclopramide (Primpéran) pour 0,5 € en espérant qu'il ne s'agisse pas d'un médicament contrefait... Puis nous nous entassons dans un taxi qui pour quelques euros nous mène à Pashupatinath (là où on tue les morts comme dit Marion!) Il s'agit d'un site religieux à la fois bouddhique et hindou situé sur les rives de la rivière Bagmati. C'est une rivière sacrée qui sert de lieu de crémation pour les Népalais. Les berges de la rivière sont aménagées en « ghats ». Le site d'incinération le plus en amont est réservé à la famille royale et plus on descend vers l'aval, plus on va les les sites réservés aux castes les plus basses (le système des castes est encore très présent au Népal). Les Népalais aisés viennent parfois de très loin pour se faire incinérer ici. C'est aussi un lieu de pèlerinage et il y a de très nombreux touristes asiatiques, visiblement très réceptifs aux temples, gravures, statues, dont le sens nous échappe le plus souvent, malgré les explications données par le guide qui s'est proposé à l'entrée du site (pas donnée, environ 8 €/pers) Il nous mène aussitôt « vers le vif du sujet » : ça fume par là ! Je vous épargne les gros plans... Plus en amont, les ghats des classes très supérieures. Ce qui nous plaît, c'est que ces 2 religions semblent se pratiquer à la bonne franquette. Il y a des animaux partout, tout le monde trouve ça normal. Ça « humanise » toutes ces sculptures effrayantes, cette profusion de temples. Chacun fait sa petite affaire dans son coin : ici des offrandes là un jeune garçon récupère des pièces à l'aide d'un aimant ici des hommes saints pratiquent des offrandes là passent des élégantes tiens voilà un mort, sans doute un riche homme d'affaire car il se dirige vers un ghat d'amont. Notre guide connaît son affaire et sait que la crémation ne va pas commencer de suite (il faut d'abord purifier le mort en lui trempant les pieds dans la Bagmati et en lui versant de l'eau dans la bouche -heureusement qu'il est mort!) Il nous emmène faire le tour du temple de Pashupatinath (1696), réservé aux Hindous. Il a son coin pour nous faire entrevoir la tête du buffle sacré. Le voilà ! Recto

et verso ! L'endroit est bien gardé !

Retour à la crémation : cérémonie sans chichis. Pas de musique (bonne idée les cérémonies funéraires sont déjà tellement tristes). Le corps est placé sur un bûcher. Le fils aîné enflamme le corps par la bouche puis un professionnel met le feu un peu partout sous le bûcher, rajoute de l'herbe sèche et du bois et c'est parti pour 3 ou 4h. Ensuite les os sont jetés dans la rivière sacrée (qui coule bien en cette saison mais ce n'est pas toujours le cas...)

Bon, nous ne sommes pas fans de bondieuseries, ni de l'art religieux, mais il faut reconnaître que la visite n'est pas inintéressante. Et puis il faut bien s'occuper le temps que les permis pour le Mustang soient établis.

Nous montons ensuite sur les hauteurs de Pashupatinath, très boisées, et alors que l'orage menace faisons une petite pause dans le petit café du sommet. Bien joué, 2 minutes après il pleut des cordes ! Il y a ici encore des dizaines de temples...et de chiens. Nous poursuivons la balade vers Bodnath, plus grand stupa d'Asie, bien verdi par les pluies de la mousson. Nous ne sommes pas loin de l'aéroport. Tout le monde déambule autour du stupa en tournant comme il se doit dans le sens des aiguilles d'une montre. Moines modernes : smartphone et bichon... Il est touchant de voir comme les Népalais prennent soin des animaux, domestiques ou non.

De Kathmandou à Pokhara 31/07/13 Compte-tenu de la saison, j'ai fait le choix de prendre un bus de la Cie Green Line (20 USD repas en route compris) pour rejoindre Pokhara. Le bus touristique classique est moins cher (quelques euros) mais le voyage durant 7h (pour 200 km) et les températures avoisinant les 30 ou 35°C avec une humidité très forte, la climatisation ne m'a pas semblé superflue. Shiba notre guide et Korma un des porteurs passent nous prendre au Tings Tea Lounge et nous rejoignons en taxi la station Green Line. Départ à 7h30. Il fait beau ! Il nous faut presque 1 h pour sortir de Kathmandou. La route est montagneuse et très belle, c'est assez frustrant de ne pas pouvoir s'arrêter pour quelques photos. Un peu avant midi nous faisons une halte dans un très beau resort sur la rive sud de la rivière Trisuli. La chaleur humide est étouffante mis le cadre est très agréable. Méfiance, la nourriture est assez épicée ! Je finis par me résoudre à faire des photos à travers la vitre du bus (1ère fois que ça m'arrive!) Quelques photos sont potables finalement.

Nous arrivons à Pokhara vers 15h et prenons le taxi jusqu'à l'hôtel Middle Path (bof) où nous posons nos affaires avant d'aller voir le lac. Pokahara est LA ville de villégiature du Népal. Le rythme y est moins trépidant qu'à Kathmandou, l'air moins pollué et la présence du lac donne un certain charme à la ville. Elle est très touristique et une fois de plus nous sommes étonnés de voir tous ces touristes asiatiques. Sans doute sont-ils moins effrayés par la Mousson que les Occidentaux qui pour la plupart évitent le Népal en été. Certes le ciel se couvre systématiquement en fin de journée et il pleut toutes les nuits mais nous avons jusqu'à présent toujours eu plusieurs heures de soleil par jour. Évidemment les sommets restent très discrets... Mais le ciel est souvent magnifique, à la différence de l'architecture de Pokkhara... Drôle de gardien de but...

Bus jusqu'à Tatopani 01/08/13 Celtic Trekking a réservé le 1er vol de la matinée, à 6h30, c'est celui qui a les meilleures chances de partir. A 5h30, nous sommes à l'aéroport, le ciel est bouché, Shiba le sent mal... L'unique avion qui effectue la liaison Pokhara-Jomson, 15 à 17 personnes, vole à vue et doit franchir un col escarpé. Le temps doit donc être dégagé au col, au départ, et à l'arrivée. Pas gagné en période de mousson... En attendant nous petit-déjeunons sur la terrasse. A l'arrière plan une famille française avec laquelle nous allons après quelques heures d'attente sympathiser (la Cie veut être sûre qu'elle ne pourra assurer le vol avant de rembourser les billets) et nous associer pour affréter un bus pour rejoindre Jomsom. En effet, en cas d'annulation du vol, on n'est pas prioritaire sur les vols des jours suivants, autant dire que l'on peut rester en rade une semaine avant que des places vacantes n'apparaissent. D'autre part le permis obtenu à prix d'or ne nous autorise l'accès au Haut Mustang que pendant 10 jours et les dates sont fixées lors de l'achat du permis. Donc chaque jour de retard raccourci d'autant la durée autorisée de notre séjour au Mustang ! Pas glop ! Un 3ème groupe constitué d'un Japonais et de ses 2 guides népalais se joint à nous : l'union fait la force et permet de partager le coût du bus. Voilà la bête ! Bah il n'y a que 150 km jusqu'à Jomsom.... Quand Shiba nous annonce que nous ne serons sans doute pas ce soir à Jomsom, je comprends que les choses ne sont pas si simples. C'est la saison des pluies et il y a des glissements de terrain après Beni, qui se situe à mi-parcours. Bref, nous voilà partis un peu après-midi, cahin-caha jusqu'à Beni. Ambiance colonie de vacances avec l'autre famille française. L'aventure c'est l'aventure après tout ! Pause-repas à Beni, pendant que nos 3 guides négocient un bus tout-terrain pour la suite du parcours. 1er éboulement, changement de bus. Tout le monde met la main à la pâte pour transbahuter les bagages, sauf le Japonais, qui doit d'ailleurs crever de chaud, déjà équipé pour la haute montagne et qui a des sacs hyper-lourds... La bande de jeunes apprécie de prendre l'air au bord de la rivière en furie. Vers 17h00, les guides décident de stopper pour aujourd'hui à Tatopani, histoire de profiter des sources chaudes. Le lodge convoité est en travaux, on se rabat sur celui situé juste au-dessus des sources chaudes (à éviter, sale, araignées et peut-être aussi puces dans certains lits) Pas facile de s'endormir dans cette chaleur très humide (surtout après avoir loupé une énorme araignée!)

Enfin à Jomsom, début du trek jusqu'à Kagbeni (12 km) 02/08/13 On décolle de bonne heure et après 2 km, c'est la panne. Démontage de la roue, quelques coups de clés impuissants, puis finalement remontage en croisant les doigts pour que ça tienne. Les roulements semblent fichus... Du coup nous sommes contents, quelques kilomètres plus loin de rencontrer un nouvel éboulis : changement de bus ! Pour faire 70 km, nous aurons pris en tout une dizaine de bus ! Les glissements de terrain semblent se produire toujours aux mêmes endroits si bien qu'il y a à chaque fois un bus fort opportunément placé entre 2 éboulements. Un vrai business ! Les Népalais semblent toujours étonnés de nous voir papouiller leurs chiens comme de grosses peluches. Ils ont vraiment des bonnes têtes, surtout dans les montagnes. En milieu de journée, après une douzaine d'heures de bus en 2 jours, nous arrivons ENFIN à Jomsom (2700 m) où nous déjeunons avant de débuter le trek par la 1ère étape, de quelques heures, le long de la Kali Gandaki vers Kagbeni, point d'entrée dans le Haut Mustang. A l'occasion de ce repas, je remarque que le Japonais se fait une injection d'insuline et je comprends mieux sa passivité lors des changements de bus pour le transport des bagages : il est diabétique insulino-dépendant (donc il doit gérer effort physique, apport calorique et insuline). Et la meilleure c'est que Shiba m'apprend ensuite qu'il part pour un trek d'un mois dans le Haut-Dolpo, une région particulièrement difficile d'accès qui nécessite de franchir plusieurs cols à plus de 5000 m. Le ravitaillement dans les villages est souvent impossible si bien qu'il aura pour lui seul une équipe d'une dizaine de personnes pour transporter les tentes et la bouffe. Chapeau ! De notre côté, nous avons 2 porteurs : Korma qui a fait le voyage avec Shiba le guide et nous depuis Kathmandou, et Moden qui a rejoint la veille Jomsom en bus. Avec leurs affaires personnelles, il portent chacun 25 à 30 kg. Arnaud demande à Korma d'essayer sa charge : ça lui semble très inconfortable, d'autant plus qu'il faut en permanence restaurer l'équilibre latéral. Dans cette région du Népal les chevaux et les mules sont très utilisés pour le port de charge car le terrain, moins escarpé que dans certaines autres régions, s'y prête bien. L'autre famille française (ils sont 6) n'a pas de porteur mais 3 chevaux et leur « muletier », qui vont à leur propre rythme. Du coup nous ne sommes pas trop déçus de ne pas avoir de mules/chevaux (Celtic nous a expliqué que pour 5 - soit seulement 2 mules - c'était difficile de trouver un muletier intéressé). En effet il ne faut pas s'attendre à un voyage avec des chevaux : ils ne font que transporter les bagages d'un point à un autre et on ne les voit quasiment pas.

Peu après Jomsom, nous rencontrons notre 1er gué (en saison des pluies le niveau des rivières est assez haut) que nous franchissons très élégamment dans la benne d'un tracteur opportuniste (business extrêmement lucratif apparemment). Le Nilgiri (plus de 7000 m) fait une soudaine apparition. Wouah !! Nous sommes actuellement à 2700 m d'altitude. La Kali Gandaki, rivière que nous allons remonter via quelques cols à plus de 4000 m jusqu'à Lo Manthang (3810m), capitale du Haut Mustang, prend sa source aux confins du Tibet et se jette au sud dans le Gange. A l'est le massif des Annapurna (8091m) et à l'ouest le Dhaulagiri (8167 m): la vallée fait donc plus de 5km de profondeur. Un record sur notre planète (fosses sous-marines exceptées!) Évidemment en été, durant la mousson, ces hauts sommets sont souvent pris dans les nuages. La saison idéale serait l'automne, mais ça ne colle pas avec les vacances scolaires... A cette époque il fait déjà frais mais les sommets éclatent de blancheur sur un ciel azur. En hiver, il fait si froid que le Haut Mustang se vide de ses habitants qui descendent dans les basses vallées avec leur bétail. Seuls les plus âgés incapables de faire la migration à pied, restent sur place garder les maisons. Une véritable épreuve avec des températures avoisinant les -30°C, sans chauffage ni eau courante. Jusqu'à ces dernières années, le Mustang avait un climat de désert d'altitude avec seulement 250 à 400 mm de précipitations/an (essentiellement sous forme de neige) contre 1360 mm à Kathmandou (700 mm à Nancy). Comme ailleurs, la météo n'est plus la même depuis quelques années et il pleut parfois en été au Mustang. Ces pluies sont bénéfiques pour les cultures, exclusivement concentrées aux abords des sources et villages. Il y a environ 15000 habitants dans le Haut Mustang (55X60 km) qui vivent dans des villages dont l'accès a souvent été grandement facilité par la construction de passerelles. Celle-ci mène au village de Ghyakar, en rive droite de la Kali Gandaki.

On aperçoit déjà Kagbeni dont les champs d'un vert presque fluorescent à cette époque de l'année égaient un paysage minéral et austère. On adore ! Des arbres ont été plantés pour tenter de freiner l'érosion de la rivière qui grignote peu à peu les terres cultivables. Nous pensons immédiatement au Maroc en voyant les ruines du vieux Kagbeni autour desquelles s'étend le village moderne. Juste avant l'arrivée au lodge situé sur les hauteurs du village, le Thorong Peak surgit des nuages ! Il semble si proche alors qu'il y a quelques secondes rien ne laissait soupçonner sa présence. Nous avons fait l'étape en compagnie des C. et le Dragon Lodge est assez grand pour tous nous accueillir. C'est sympa de faire le trek ensemble et le petit côté « colonies de vacances » plaît beaucoup aux enfants. La troupe composée de 6 ados de 14 (Rémi), 15 (Siméon), 17 (Marion), 18 (Pauline et Arnaud), 20 ans (Marie et Caroline) ne passe pas inaperçue !

J2 trek, vers Chele (16 km), 03/08/13 Nuit agitée pour Siméon qui a vomi à 5h du matin, tandis qu'Arnaud a attendu le petit-déjeuner pour vomir dans son assiette ! Siméon est à plat et va faire l'étape du jour à cheval. Un dernier regard vers Kagbeni, puis on passe devant Tirigaon qui se défend des assauts de la Kali Gandaki. Kagbeni disparaît au loin dans la vallée Au-dessus de Tirigaon s'élève le sentier qui file vers le Dolpo. Erosion ! La Ghilungpakola, un affluent rive droite de la Kali Gandaki. Nous grimpons sur un plateau à 3762 m où se trouve...un immense verger ! Eh oui ! Nous sommes à la latitude du Maroc ! Voilà les chorten qui annoncent l'arrivée à Tangbe, avec sa ruine aux allures de ksar marocain justement. Il fait chaud et la vue sur les sommets enneigés ne suffit pas à nous rafraîchir. Chhusang apparaît bientôt, oasis de verdure dans ce décor de western. Comme aux abords de chaque village, des chorten. Partout dans le Mustang on trouve des constructions troglodytes. Il en reste des centaines à inventorier. Nous longeons les petits champs, avant d'arriver au centre du village, transformé en parking surchargé ! Nous nous arrêtons dans un lodge pour déjeuner. Siméon est déjà là et se repose dans une chambre, KO ! Marion ne vaut pas mieux, elle est nauséeuse et épuisée. Arnaud va mieux, c'est déjà ça. Nos guides sont désolés et un peu inquiets pour la suite des événements car le trek n'est pas de tout repos compte-tenu de l'altitude. Demain nous devons franchir 4 cols dont l'un à plus de 4000 m. Pas de signes de gravité cependant, il faut attendre que ça aille mieux, voilà tout ! Gué débonnaire juste après le village, puis nous longeons à nouveau la Kali Gandaki avant de la franchir sur la passerelle située juste avant Chele (3050), notre étape du jour. Comme tous les jours dans cette vallée dès la fin de la matinée, ça souffle ! Le gradient entre les basses pressions des plaines du Teraï au sud et les hautes pressions des plateaux tibétains au nord crée un mouvement d'aspiration qui génère des vents violents, toujours orientés vers le nord. Quand il fait sec, ça génère une poussière terrible parait-il. Arnaud nous attend patiemment Marion, toujours patraque, et moi. Chele se trouve en haut de cette falaise, un dernier effort ! Partout dans le Mustang dont le peuple est très croyant, on trouve des signes religieux, ici des pierres gravées de prières. Vue imprenable sur le Nilgiri depuis le toit du lodge. Il joue à cache-cache avec les nuages. L'architecture du Mustang est caractéristique : maisons de pierre avec toit en pisé, en terrasse inaccessible aux animaux, où l'on fait sécher fruits, graines, et linge ! Le bois disposé à l'aplomb des murs est un signe de richesse (il n'est pas forcément destiné à servir de combustible, compte-tenu du peu d'arbres dans cette région) et a pour principale fonction de protéger les murs de la neige et de la pluie. La neige est dégagée manuellement des terrasses en pisé, très intolérantes à l'humidité. Les changements climatiques compliquent grandement l'entretien des maisons, prévues pour un climat de sécheresse alors qu'il pleut de plus en plus souvent dans le Mustang. Nous profitons des derniers rayons du soleil, et de la vue sur Chhusang et le Nilgiri, juste avant qu'un bel orage n'éclate. Il va pleuvoir toute la nuit...

J3 trek, vers Syangboche (18 km), 04/08/13 Nous avons quitté la kali Gandaki à Chele, en rive droite. Le sentier s'élève rapidement à flanc de falaise et on nous sommes bien contents de ne plus voir de piste ! Nous cheminons à l'ombre, toujours de concert avec les C., Siméon toujours à cheval et Marion en remorque derrière moi. Elle n'a plus de jambes et à défaut serre les dents, sur un rythme très lent. Nous croisons plein de mules, dans une belle lumière. Nous dépassons Samar et le sentier devenant moins escarpé, je me résous à donner un anti-nauséeux à Marion (craignant ses effets secondaires à type de vertige) Shiba ne la quitte pas d'une semelle, prêt à la rattraper en cas de faux pas. Je sers de remorqueur... Il fait toujours étonnament chaud et l'ombre est bienvenue ! Marion finit par rendre tripes et boyaux peu après Samar. Elle est vidée dans tous les sens du terme...alors que se profile à l'horizon le col de Bhena La (3860 m) Shiba décide de filer devant chercher le cheval de Siméon qui doit déjà être arrivé à Bhena, après le col. Arnaud et Fred restent avec Marion tandis que je continue à mon rythme (lent) car nous avons déjà perdu pas mal de temps alors que le temps semble se gâter. Je croise le muletier qui descend à grandes enjambées et qui semble inquiet (je ne sais pas ce que Shiba a bien pu lui dire pour le convaincre de redescendre – en fait il n'avait pas terminé son dal bhat, carburant indispensable aux Népalais de la montagne, mélange de riz, lentilles, légumes et sauce épicée qu'ils ingurgitent en quantité phénoménale, en rapport avec l'énergie dépensée sur les sentiers d'altitude) Je suis soulagée et prend enfin le temps d'apprécier les paysages qui m'entourent. Ici la montagne capture l'humidité des nuages, c'est plus vert qu'ailleurs et ça pousse en curieux îlots concentriques. Partout des cascades révèlent la présence des glaciers, cachés dans les nuages. Voilà Marion à cheval, ça va tout de suite mieux ! 800 roupies, soit 6 €, ce n'est pas cher payé pour tant d'efforts. Une fois franchi le Bhena La, Bhena apparaît au bout d'un faux plat et plus loin la piste réapparaît avec 2 ou 3 jeeps qui attendent le client. Petite pause dal bhat au lodge très rustique de Bhena. La petite fille du lodge sait ce qu'elle veut ! Shiba négocie la fin de l'étape en jeep pour Marion et moi qui l'accompagne. 2000 roupies (soit 16 euros environ) pour 30 mn de jeep (ce qui nous évite le franchissement d'un autre col à presque 4000 m) La piste a tout de même du bon finalement ! Le muletier de Siméon rebrousse chemin pour rentrer chez lui avant la nuit. Siméon va termin erl'étape à pied, ça va beaucoup mieux. Voici la fine équipe au dernier col avant l'étape à Syangboche. Voilà le petit hameau, tout au fond, c'est le Tibet. A l'est des sommets de plus de 6000 m. Le lodge est à droite à l'entrée du village. Ombres et lumières. Le Nilgiri et l'Annapurna se dévoilent. Soirée très sympa, en musique avec Marie C. à la guitare. Demain, nos routes se séparent : les C. ont un timing serré car ils reprennent l'avion vers la France le 13 août (nous c'est le 17) et la journée de retard causée par l'annulation du vol Pokhara-Jomsom les contraint à accélérer le rythme. Demain, puisque Siméon a retrouvé la forme, ils vont doubler l'étape jusqu'à Tsarang, de façon à pouvoir tout de même passer 2 jours à Lo Manthang, puis ils prendront une jeep pour redescendre fissa jusqu'à Syangboche, afin d'avoir un peu de marge au cas où le vol Jomsom-Pokhara serait lui aussi annulé. Entre les contraintes de permis et les aléas météo et les possibles (voire très probables) annulations de vols en période de mousson, il faut prévoir de la marge...heureusement la piste permet de faire quelques ajustements, mais on ne vient pas jusqu'ici pour faire de la jeep hein ! De notre côté nous allons continuer sur un rythme plus tranquille, en espérant retrouver les C. après-demain à Lo Manthang.

J4 trek, vers Ghami (3520m) (16 km) et Dhakmar (3820) (+8), 05/08/13 C'est beau hein ! Voilà le spectacle qui s'offre à nouveau sur les hauteurs de Syangboche, des sommets de plus de 8000 m ! Nos porteurs Korma et Moden ne sont pas insensibles non plus au spectacle. Marion qui semble aller mieux tient le rythme des C., très bons marcheurs, au début de la journée, mais très vite les nausées réapparaissent. Nous ralentissons le rythme tandis que les C. tracent vers Tsarang, ils ont un bout de chemin avant d'y arriver ! On traverse péniblement Tamagaon, non sans actionner au passage les moulins à prière, ça ne peut pas faire de mal ! Peu après Chhungar, elle vomit à nouveau, plus de jus ! Shiba et Korma redescendent vers Tamagaon dans l'espoir d'y trouver un cheval, en vain...Les 3 chevaux du hameau auraient été dévorés par les léopards des neiges, qui vivent tout-là-haut. Korma essaie de porter Marion (60 kg!) mais elle est trop faible pour se cramponner efficacement. Finalement l'ascension du col du Nyi La 4010 se fera clopin-clopant, en alternant marche très lente et portage sur les bâtons de marche tenus par Fred et Shiba. Nous voilà au col, Marion fait une drôle de mine ! Ensuite il n'y a plus qu'à descendre tranquillement vers le col de Ghami La : on embrasse toute la vallée de Ghemi et au second plan on aperçoit les falaises rouges de Dhakmar. Voilà le village de Ghami et en diagonale juste derrière le sentier qui mène à Dhakmar. Après avoir traversé les faubourgs champêtres du village, nous entrons dans Ghami, et nous installons au Dhaulagiri Lodge, tenu par une des nombreuses nièces du roi du Mustang. Cette grande maison de famille transformée en lodge est construite autour d'une cour intérieure qui sert de puits de lumière. La salle à manger est chaleureuse, avec ses meubles en bois peint et ses épais tapis de laine. Partout au N��pal et au Mustang les terrasses et bords de fenêtres sont ornés de pots de fleurs. Ici la belle saison est courte et on veut en profiter au maximum. Notre chambre est située sur une jolie terrasse avec vue sur les toits. Après une petite collation, Marion accompagnée de Caroline reste se reposer au lodge (et profiter d'adorables petits chats!), tandis que Fred, Arnaud et moi, accompagné de Shiba, Korma et Moden, allons faire un tour à Dhakmar, au pied des falaises rouges. Une passerelle nous permet de franchir la Ghami La. Avec du recul nous pouvons maintenant apercevoir ces étonnants pénitents de pierre situés sur les hauteurs de Ghami. Nous sommes vite rattrapés par ces élégants cavaliers qui nous doublent à toute vitesse, au trot dans la montée à 3700 m. La géologie des environs est magnifique ! Vue vers le bas... On aperçoit le plus long mani (mur de prières) du Mustang. Vue vers le haut et Dhakmar... 1ère maison du village Les chorten à l'entrée du village, comme il se doit. Les champs de sarazin sont en fleurs. Mustang signifie en tibétain « Vallée fertile » ! En effet ! Les gens d'ici ont la sagesse de ne pas brûler le bois des quelques bosquets d'arbres qui poussent aux abords des villages. Les troncs des jeunes arbres sont d'ailleurs soigneusement protégés de l'appétit des chevaux, vaches et autres chèvres. L'ensemble dégage une parfaite impression d'harmonie. Même cet arbre vénérable a été respecté. Un joli pont de pierre marque l'entrée du village, quasi désert. Nous ne croisons que quelques petites vaches, toutes mignonnes mais minuscules (¼ des nôtres) et qui ne donnent qu'un unique litre de lait matin et soir (+/- 40 l/j chez nous!)

Ici aussi, les falaises sont creusées de grottes, qui ne sont plus guère utilisées. Extrait de wikipédia : Les habitations troglodytes des nombreuses falaises du pays conservent une grande partie de leur mystère. Vingt neuf cités troglodytes ont été découvertes et recensées par Michel Peissel1 en 1964. Un éboulement récent (1994) survenu dans l'une d'elles a mis au jour des ossements et des poteries que les services archéologiques népalais datent d'il y a plus de 3 000 ans. Le Mustang est un des plus grands sites préhistoriques d'Asie. En 2007 et 2008, des chercheurs de l'American Himalayan Foundation ont découvert des manuscrits prébouddhistes, des chambres funéraires et des peintures datant du XIIIe siècle, bien antérieures donc à la fondation du royaume de Lo

Sur les hauteurs du village paissent quelques chevaux, sans doute ceux des cavaliers qui nous ont doublés tout-à-l'heure. En effet, tous les habitants du village sont réunis sur un replat herbeux, à boire du thé et du tchang, confortablement installés sur d'épais matelas. Il ne semble pas y avoir d'occasion particulière à ce rassemblement. Il s'agit simplement de profiter du temps qui passe et d'une belle journée d'été. Le jour baisse, il est temps de retourner vers Ghami. Pas de douche chaude chez la nièce du roi (1ère et unique fois de tout le trek) Nous apprenons que Didier, le papa des C. s'est fait une entorse à la cheville et a du prendre une jeep à Ghami pour terminer l'étape jusqu'à Tsarang. Finalement, cette piste a tout de même quelques avantages !

J5 trek, vers Tsarang (13 km), 06/08/13 Le ciel est bien bas aujourd'hui, on se croirait en Islande ! Nous quittons le village de bonne heure, alors que les chèvres sont encore dans leur enclos. Le lodge nous a trouvé un cheval pour porter Marion jusqu'au col de Chinggel (3870m, 2500 roupies, 20 € pour 1h de montée aller. Je serais curieuse de savoir combien le muletier a effectivement touché...bon, ce n'est pas ça qui va grever le budget du voyage...) Nous apercevons au loin sur les rives de la Dhechyang Khola une tente orange. Il s'agit d'une « maison de thé » située sur le sentier entre Yara et Tangge, que nous aurions du emprunter si le niveau des rivières avait été moins haut. En période de mousson, ce parcours en boucle n'est pas possible du fait de la nécessité de franchir plusieurs gués assez profonds. Nous ferons donc un parcours en aller-retour, à l'exception d'une variante en repartant de Lo Manthang. Nous arrivons de bonne heure à Tsarang (3560 m), Marion commence à aller vraiment mieux, enfin ! Nous visiterons tout-à-l'heure le monastère de Tsarang. Tiens, un peu rayon de soleil sur les falaises blafardes. Partout des champs de sarazin ! Le monastère est vieux de 4 siècles. Il y a des moines de tous âges. Il est de tradition que le fils aîné, dès l'âge de 4 ou 5 ans, quitte sa famille pour devenir moine. C'est l'occasion d'apprendre à lire et à écrire, les math, l'anglais et peut-être aussi de profiter de bourses (souvent offertes par les USA) pour partir à l'étranger. Ces monastères font parfois office d’ascenseur social finalement, plus que de lieu de repli méditatif. C'est d'ailleurs assez amusant de voir, à la sortie de la prière, les moines consulter aussitôt leurs smartphones (oui, oui, même dans un endroit aussi paumé au fin fond du Mustang) C'est fou l’essor qu'a pris le téléphone portable par rapport à notre voyage de 2007 ! Il y en a partout ! Cette ancienne forteresse royale est aujourd'hui abandonnée. Elle a encore belle allure !

Voici à quoi ressemblent les chambres des lodges. C'est spartiate mais en général assez propre. Il y a en général un peu d'électricité en soirée et presque toujours une douche et WC en commun. Eau chaude (au gaz) partout sauf à Ghami. Nous sommes devenus experts dans le bidouillage des capricieux chauffe-eau chinois et de la mystérieuse robinetterie népalaise (sur les 4 ou 5 robinets présents, il faut deviner quel est le bon et comment le tourner!) Pour ceux qui veulent voyager léger, il y a toujours des couvertures bien chaudes (mais bien sûr pas lavées très souvent), prévoir alors un sac à viande ! Nous avions pris des draps housses pour recouvrir les matelas et des sacs de couchage utilisés en couverture car il ne faisait pas froid du tout.

Les repas sont en général roboratifs à défaut d'être raffinés. Qualité très variable selon les lodges. Mais on n'est pas là pour la gastronomie hein, et ça vaut mieux ! Dal bhat of course, pâtes, frites, pizzas, momos, springrolls. Prudence avec les légumes non cuits. Quasi pas de fruits. Au petit déjeuner, chapatis, tibetan bread, miel, confiture... Pop corn à toute heure ! (Hein Marion!)

Méfiance avec l'eau ! On peut bien sûr acheter de l'eau en bouteille (avec les problèmes de recyclage inhérents...) ou prendre de l'eau à l'une des nombreuses fontaines que l'on trouve partout dans les villages mais il faut alors la traiter (une pastille d'Aquatabs traite 1l d'eau en 1 h, on avait pris plusieurs bouteilles de 1l dans nos bagages car sur place on ne trouve que des contenants de 1,5l, pas pratique) Idem pour l'eau des ruisseaux, il y a du bétail partout !

J6 trek, vers Lo Manthang (15 km), 07/08/13 Il a plu cette nuit encore et les petits sommets sont saupoudrés de neige. Ne jamais négliger de monter sur le toit des lodges, la vue en vaut toujours la peine ! En route vers Lo Manthang, capitale du Royaume du Mustang. La vieille forteresse se détache de la falaise sur fond de sommets à 8000 m. Une passerelle permet de franchir la Tsarang Khola. Marion pète la forme ce matin, et l'ascension de ce petit col ne lui pose aucun problème. Nous croisons nos premiers yaks ! A peu près à mi-parcours nous dépassons (par la G hein!) le Sungda Chorten. Plus haut le paysage s'élargit. Comme partout, mani et grottes ponctuent le paysage. Il nous reste à franchir une chaîne de badlands, et après 6 jours de marche et une dizaine de cols à presque 4000 m, Lo Manthang et sa forteresse apparaissent enfin. Ce village d'environ 1000 habitants est à peine plus étendu que les autres mais beaucoup plus touristique ! Même la demeure du roi (qui n'a plus depuis la révolution maoiste de 2008 qu'une fonction honorifique) possède sa petite boutique (il faut bien vivre). Impossible de faire 50 m dans le village sans se faire (très gentiment) solliciter. L'image du Mustang sauvage et préservé s'en trouve légèrement écornée... Mais la principale activité du village reste bien l'élevage et l'agriculture. Les rues très étroites sont régulièrement balayées après le passage des troupeaux de chèvres et vaches, dont les bouses sont mises à sécher. L'architecture reste vraiment préservée, même si ici ou là commencent à apparaître quelques bâtiments (écoles, futurs lodges) qui dénotent un peu. Nous avons le plaisir de retrouver la famille C. qui loge au même endroit que nous. L'entorse de Didier n'est pas trop grave, il a pu aller aujourd'hui à cheval jusqu'à Choser, excursion que nous ferons demain. Les C. nous emmènent visiter (pas de photos!) un monastère du XVème siècle, rénové depuis une vingtaine d'années avec un soin méticuleux par un italien passionné Luigi Fieni, sur financement américain. Voir son site : http://www.luigifieni.com/...ion/#/home/slideshow Il a su créer une équipe d'une quarantaine de restaurateurs, tous habitants de Lo Manthang, qui a mené à bien la restauration de plusieurs monastères du Haut Mustang. Il y a encore du boulot compte-tenu des fresques découvertes ces dernières années dans divers sites troglodytiques aux alentours de Choser (entre autres!)

J7 trek, vers Choser (10 kmX2) et retour Lo Manthang, 08/08/13 Nous faisons nos adieux, cette fois définitifs, à la famille C. qui prend ce matin une jeep vers Syangboche et nous voilà partis (20 USD/personne) pour cette balade à cheval vers Choser situé à une dizaine de km au nord de Lo Manthang. Shiba mais aussi Korma et Moden nous accompagnent (à pied!) et ça me fait plaisir de voir qu'ils partagent notre soif de découverte. Il faut dire que la vallée est superbe, ponctuée de champs multicolores, cernée de badlands aux nuances variées. Nous croisons une bande de joyeux moinillons, qui marchent d'un bon pas vers le monastère de Lo Manthang. Nous dépassons la passerelle qui mène à Nenyul, nous l'emprunterons au retour (à pied!) Un peu partout des forteresses en ruines, presque sur chaque colline ! Nous voilà à Choser, puis nous continuons vers Garphu (3900 m). Vue vers l'ouest. Nous visitons le tout petit village, et ces quelques habitations construites aux dépends de la falaise, avant de découvrir l'étonnant monastère semi-troglodytique de Niphu, puis nous continuons vers le sud, remontons sur quelques centaines de mètres le cours de la Ghoiche Khola, pour aller visiter des grottes situées au-dessus d'un terrain de foot. Accès payant et photos interdites, dommage. La visite est assez ludique, moins acrobatique que sur cette belle vidéo : http://thegreathimalayatrail.org/videos/mustang-... , mais aussi moins époustouflante. C'est étonnant de voir comment sur 2 continents distants de plusieurs milliers de km, des hommes ont réalisé le même type de constructions, même si à ma connaissance il n'y a pas au Maroc (autant?) de stigmates religieux dans les greniers de falaise (https://sites.google.com/...e-falaise-de-tizguit ). Nous redescendons la rivière, retrouvons les chevaux, gardés par quelques enfants occupés à éplucher des petits pois, et prenons la route du retour. C'est toujours amusant de franchir ce type de passerelle (les chevaux font le détour par la rivière...) Retour à Lo Manthang en milieu d'après-midi, ravis mais les fesses un peu endolories malgré les épais tapis de selle (sauf celles des filles qui font régulièrement du cheval et qui ont d'ailleurs été étonnées de constater que les chevaux népalais ne répondaient pas aux mêmes sollicitations que les chevaux occidentaux. En tout cas ils ont le pied très sûr et nous n'avons eu aucune frayeur) Nos 3 compagnons népalais sont frais comme des gardons alors qu'ils viennent de marcher 20 km à un rythme soutenu (au pas des chevaux) à 4000 m d'altitude, sans sac il est vrai : nous sommes épatés ! Il doit y avoir de quoi explorer pendant des semaines dans cette région mais avec un permis à 50 USD/j/pers., nous nous sommes contentés du parcours classique, un peu frustrant, mais bon... Aucune déception du côté des paysages, largement à la hauteur de nos attentes. Un chouïa étonné par le côté un (tout) petit mercantile de Lo Manthang, mais peut-on en vouloir à la population d'améliorer son rude ordinaire avec la manne touristique. Nous avions trouvé les gens plus « nature » lors de notre trek Langtang Gosaïnkund Helambu, mais c'était il y a 7 ans et je crois que l'usage du téléphone portable a bien changé les comportements. Les Népalais restent toutefois d'un contact très agréable et souriant, même « sans but lucratif » ! Petit tour aux abords du village en fin d'après-midi, avec un ciel menaçant mais la pluie ne sera que pour cette nuit, comme d'habitude. Le soir, nous faisons le point avec Shiba sur la suite du trek. Sur les 10 jours de permis, 1 a été perdu du fait de l'annulation du vol Pokhara-Jomsom, 5 ont été consacrés au parcours Kagbeni (entrée du Mustang)-Lo Manthang, 1 à la visite des environs de Lo Manthang, il nous en reste donc 3 pour quitter le royaume. Heureusement que Marion a tout-à-fait récupéré et que nous sommes maintenant un peu accoutumés à l'altitude (même si je suis toujours essoufflée rien qu'à me brosser les dents!) car nous allons réaliser les 75 km du retour en 3 étapes. Nous ne sommes pas habitués à de telles distances, surtout à 4000 m d'altitude mais avec une bonne pause en milieu de journée, ça devrait aller.

J8 trek (retour), vers Ghami via Ghar Gumpa (25 km, 7h30), 09/08/13 Pour cette rude étape, Shiba a trouvé une jeep que les porteurs pourront emprunter sur une partie du parcours, jusqu'à Tsarang. Malgré un temps maussade, cette étape aura été notre préférée, car absolument aucune piste à l'horizon et une grande variété de paysages, avec en plus quelques animaux sauvages. D'abord quelques marmottes assez craintives, puis un renard. Il y a un petit air de Mongolie par ici. Compte-tenu de la longueur de l'étape, Shiba avance à un bon rythme que je m'efforce de suivre (d'habitude je vais sans scrupules à MON rythme, lent et ponctué de nombreux arrêts photos) Effort inutile puisque je mets un temps infini à franchir les derniers mètres avant un col à 4300 m, victime d'une bonne hypoglycémie ! L'altitude ne facilite pas la récupération...A 4000 m il y a 40 % d'oxygène en moins ! Par ici le fond de l'air est plus frais et on voit enfin des yaks, j'adore ces grosses bestioles poilues. On arrive en milieu de journée au très ancien monastère de Ghar Gumba (VIIIème siècle) où nous allons manger un dal bhat et faire une petite sieste réparatrice. Requinqués, nous partons à l'assaut du Mui La (4170 m) que nous franchissons sans problème. Vue imprenable sur le village de Dhakmar que les garçons et moi avons visité quelques jours plus tôt, sous le soleil. On poursuit au-delà de Dhakmar vers Ghami, où les enfants retrouvent avec plaisir les petits chats du lodge (toujours pas d'eau chaude...) Korma et Moden les porteurs sont arrivés un peu avant nous. Gros dodo pour tout le monde !

J9 trek (retour), vers Samar (25 km, 8h), 10/08/13 Nous repassons par Chhungar, Tamagaon, Syangboche (pause-repas et sieste) et Bhena. Marion découvre des paysages dont elle n'a aucun souvenir alors que nous sommes passés par là il y a quelques jours. Elle a le sourire au col de Yamda La ! Peu de photos ce jour là car le temps est franchement couvert ! 5 cols sur cette étape finalement guère plus facile que la précédente mais on commence à avoir de l'entraînement ! Nous croisons une foule de randonneurs, à tel point que les gens ne se disent même plus bonjour ! Sans doute qu'en faisant une boucle on évite de croiser tout le flux montant...

J10 trek (retour, sortie du Mustang) (25 km, 5h30), vers Kagbeni, 11/08/13 Le temps est encore très couvert. Dommage car j'aurais aimé refaire le très beau sentier de falaise entre Samar et Chele avec le soleil... A droite la psserelle vers Ghyakar, à G de l'image, le sentier escarpé. Arrivée sur Chele, protégé par sa grande falaise. Pause à Chhusang, après le gué sur la Narsing Khola, dont le niveau a bien monté ! Travaux des champs. Nous croisons un bus (le seul de tout le trek). Nous n'aurons en ces 10 jours de trek pas croisé plus d'une dizaine de voitures : en cette saison la circulation est plus que raisonnable. N'empêche que la marche sur piste est fatigante, physiquement car on répète toujours les mêmes appuis et psychologiquement (pourquoi faire à pied un parcours accessible en voiture ? Raisonnement que je tiens depuis ma plus tendre enfance!) Un regard sur Tangge après avoir franchi le dernier col du trek. Et Kagbeni apparaît bientôt ! Ouf ! On en a plein les pattes ! Shiba passe au check point faire la sortie du parc du Mustang, nous sommes dans les temps. Il reste une dernière petite étape de 10 km demain jusqu'à Jomsom, à plat.

J11 trek, (retour) vers Jomsom (10 km), 12/08/13 Ces derniers km sont une formalité, nous longeons comme à l'aller la Kali Gandaki. Le tracteur n'est pas un luxe cette fois-ci : on entend distinctement les gros cailloux se faire rouler par le courant au fond de la rivière. Gué infranchissable à pied aujourd'hui ! Jomsom est en vue ! Voilà l'aéroport et même un avion ! Il a donc volé aujourd'hui ! Nous passons l'après-midi sur le toit du lodge a admirer le Nilgiri qui semble à portée de main ! Nous faisons nos adieux à Korma qui se hâte de retrouver sa famille car sa fille est malade, il prend le bus dès aujourd'hui. (nouvelles rassurantes depuis)

Bus retour Pokhara, 13/08/13 A 6h pétantes, nous sommes à l'aéroport : le ciel est bouché et l'histoire se répète. Vol annulé. Pfff ! Cette fois nous savons ce qui nous attend et ça ne nous réjouit pas. 10 bus, 12h de trajet (nous faisons cette fois équipe avec des Italiens et des Slovènes) On est KO debout à l'arrivée vers 22h à Pokhara. Shiba toujours efficace a réservé un bon restaurant mais nous sommes trop crevés pour faire honneur aux plats. Nous nous jetons épuisés sur les lits d'une petite guest house toute proche, joliment fleurie mais aux chambres exiguës et étouffantes. Nuit guère réparatrice.

Pokhara, 14/08/13 Adieux émus à Shiba et Moden. Avec Korma ils forment une belle équipe, soudée et toujours de bonne humeur ! Shiba nous a épaté avec son impeccable Français et sa capacité à expliquer clairement tout ce qui nous semble si « exotique » au Népal. On a aussi apprécié sa façon de gérer les aléas des transports, avec calme et efficacité. Bref, nous n'aimons pas voyager avec un guide mais en ces circonstances, nous avons vraiment apprécié sa présence !

Pendant que les enfants se douchent, nous partons Fred et moi acheter les billets de bus Greenline pour demain, trouver du liquide et un autre hôtel, plus confortable. A quelques pas de notre guesthouse, nous avisons le Mount Kailash Resort, et négocions un appartement dont nous pouvons disposer de suite. 2 chambres, une cuisine salle-à-manger, 2 SDB, 2 télés, la clim qui fonctionne 24/24 (les coupures d'électricité sont fréquentes et seuls les hôtels d'un certain standing ont leur propre g��nérateur), joli jardin et très belle vue. A 9h00 du matin, nous investissons les lieux. Le confort moderne a un prix (130 €) mais on peut dire que nous n'avons jamais autant profité d'une chambre d'hôtel ! Très bon petit-déjeuner buffet au restaurant de l'hôtel, puis on digère béatement dans nos lits king size en regardant les programmes de la TV indienne : décadence totale ! Nous ne quittons la chambre que pour aller déjeuner au Caffe Concerto, de vraies pizzas cuites au four et nous régalons enfin de crudités et fruits frais (pas très prudent mais nous avons 2 SDB/WC dans la chambre et du Tiorfan qui marche super bien, alors en manque de verdure, nous osons!) On passe un bon moment à regarder déambuler les touristes, pas très nombreux et la plupart d'origine asiatique. Gants blancs, masques, ombrelles, mitraillage photographique à tout va, ils sont trop mignons ! Petite promenade digestive au bord du lac. Le coin de Lake Side Est nous a semblé plus agréable que Lake Side centre. Repas du soir au resto de l'hôtel, correct. Il y a plein d'Indiens aisés qui viennent en famille, c'est très exotique pour nous. Nous le sommes d'ailleurs aussi pour eux car à plusieurs reprises on nous a demandé de poser pour des photos souvenirs. Marrant !

Retour sur Khatamandou et Bhaktapur, 15/08/13 Délicieuse nuit dans des draps frais avec la clim... Au réveil, je jette un œil distrait par la fenêtre... le Machapuchare ou Fish Tail, montagne sacrée du Népal (dont l'ascension est interdite, 6993 m), me saute aux yeux. A gauche, la chaîne des Annapurnas (>8000) Le bus est à 5 mn de marche de l'hôtel. Nous quittons Pokhara à 8h, arrivée prévue dans 7h. Arrêt-déjeuner comme à l'aller au Riverside Resort, il fait moins chaud ou alors on s'habitue. Tout va pour le mieux jusqu'à l'approche du dernier col avant Katmandu, que nous mettrons 3h à franchir ! Il y a des travaux et donc une circulation alternée sans personne pour la réguler (alors que des militaires glandouillent qq km plus loin au niveau du col) Or il s'agit de la principale route du Népal où transitent chaque jour des centaines de camions (par exemple tout le carburant consommé au Népal vient de l'Inde par camions et par cette route!) 2 uniques malheureux gars avec une pelle (chacun!) pour ces travaux étalés sur plusieurs segments de centaines de mètres. Bref, 10h de bus encore pour aujourd'hui. Si j'avais su j'aurais envisagé de prendre un avion entre Pokhara et Katmandu (mais là aussi rien n'est certain : l'avion qu'avait pris la famille C. a du renoncer à atterrir à Katmandu du fait du mauvais temps et est retourné se poser à Pokhara ! Ils ont pris -avec succès (!)- le vol du lendemain et ont finalement eu sans problème leur vol de retour vers la France, ouf !) Mais avec des si... Toujours est-il qu'ayant anticipé les aléas des transports népalais, j'ai prévu de passer nos 2 dernières nuits à Bhaktapur, qui nous avait laissé un bon souvenir en 2007. Le bus nous dépose à Kathmandou et nous enchaînons avec le taxi pour Bhaktapur où j'ai réservé au Cosy Hotel dont le très sympathique personnel nous accueille chaleureusement. Il est 19h, ils commençaient à s'inquiéter...Nous avons 2 chambres communicantes, 2 SDB (exiguës), une clim qui fonctionne quand il y a du courant, mais l'architecture conserve assez bien la fraîcheur (fenêtres étroites...et chambres très sombres du coup) Dîner (médiocre) à l'hôtel et hop au lit !

Bhaktapur, 16/08/13 Nous sommes réveillés en musique vers 5h00 par une sorte de défilé, cela dure 1/2H ou 1h et puis...plus rien. Bizarre...mais pas désagréable. Moins en tout cas que les klaxons qui retentissent dans les rues étroites de Bhaktapur, ville théoriquement piétonne (du moins en 2007!) Vive les boules Quiès ! Bon petit-déjeuner sur le toit terrasse de l'hôtel. Nous somme surpris de voir défiler motos, triporteurs, motoculteurs, 4X4, taxis et même bus dans les rues de la vieille ville médiévale, dont le sol fait de briques (restauré il y a une quarantaine d'année) a du mal à encaisser toutes ces sollicitations. Par endroits on marche sur de la tôle ondulée en briques ! On se balade le nez au vent dans les ruelles de la ville, on se perd un peu entres les temples, les petites boutiques, les fontaines, les marchands ambulants, les bassins multicolores. Partout sèchent des piments, curieusement épargés par la volaille omniprésente ! Il y a sans doute plusieurs dizaines de puits à Bhaktapur, encore en fonction pour beaucoup. Nous faisons une pause-déjeuner au Sunny Café (bien) et profitons de la vue sur l'orage qui arrive. Belle pluie spectaculaire de mousson ! Ça dégringole et nous rentrons buller à l'hôtel jusqu'au soir, où nous ressortons dîner au Nyatapola Café (ferme à 19h, on a du speeder et ils n'avaient plus grand chose comme choix)

Bhaktapur et vol retour, 17/08/13 Notre vol est à 19h30 mais Qatar Airways demande d'être à l'aéroport 4h avant (en fait l'enregistrement ne débute que 3h avant le vol?!) Nous profitons de notre dernière matinée à Bhaktapur, Marion s'essaie à la poterie, c'est très physique semble-t-il. Appétissante boucherie...la plupart des Népalais sont végétariens ou quasi... Pause café à Durbar Square pendant que Caroline va vomir dans les toilettes (Ah ! Ça va mieux !) Marion attendra le voyage en avion pour en faire autant...Tant pis on avait trop envie de fruits et crudités ! Arnaud et Fred vont quant à eux attraper un énorme rhume dans l'avion (à moins que ce ne soit dans l'aéroport glacial de Doha où nous avons fait escale quelques heures)

Aujourd'hui c'est la rentrée, tout le monde est guéri et ne restent que les bons souvenirs !

En conclusion Points + : -les paysages somptueux -les gens toujours agréables -les lodges finalement assez confortables (du moins par rapport à ceux du Langtang Gosainkund Helambu) -les champs fleurs sauvages et bosquets d'arbres à leur apogée -les températures très douces -la gentillesse et l'efficacité de Shiba, Korma et Moden

Points - : -la piste (même si elle a d'autres avantages, en particulier pour les gens du coin) quasi omniprésente, qui griffe bien le paysage (et encore quasi pas de circulation quand nous y étions) -les nuages qui nous ont le plus souvent caché les sommets (l'automne est préférable, mais pb qd on a des enfants scolarisés) -le permis très cher, qui semble ne guère profiter aux habitants eux-mêmes -la (relative) fréquentation (mais on est sans doute particulièrement sensibles à cet aspect des choses) -la nécessité de passer par une agence (bien confortable mais guère de sentiment d'aventure, on se laisse porter. Là aussi on est sans doute un peu atypiques) -les transports, vraiment pénibles, 4 jours de bus pour 11 jours de trek...

Si c'était à refaire... Sans contrainte de date, je choisirais octobre. Je prendrais 2 jours de sécurité (faciles à occuper vers Muktinath par exemple) à Jomsom ou Kagbeni avant le trek afin de ne pas perdre bêtement 1 ou plusieurs jours de permis. J'étudierais en détail les possibilités de randos hors sentiers battus, ça ne doit pas manquer. Et surtout j'essaierais au maximum d'éviter la piste, entre autres en passant du côté de Tangge, quitte à prendre plus de 10 jours de permis.
Nos voyages en images : https://www.sibellelaterre.fr/
DJ Djalma Globetrotter ·
Bonjour, Eh oui la mousson pose souvent problème même pour le Mustang. pour n'importe quel destination de trek au Népal mieux vaut y aller au Printemps de février à Mai ou en octobre Novembre et même plus tard si on ne franchit pas de cols à 5000m. Vous avez pu faire votre trek au sec c'est déjà ça; Il y a deux ans au Dolpo ( où la mousson est en général quasi inexistante) il a plu en septembre 10 jours sans discontinuer! Mauvaise visi donc absence de vols.. Certains, pris par le temps, ont été obligés de rentrer à Kathmandu en hélico ( c'est pas donné!!) J'ai une question: vous dites, si j'ai bien compris, que le permis Mustang n' est valable que pour des dates fixes choisies au départ ce qui veut dire que si vous êtes bloqués plus longtemps à Pokhara par exemple pour des raisons Météo et que vous entrez au Mustang 2 ou 3 jours après la date prévue initialement il vous faut en ressortir 2 ou 3 jours plus tôt pour respecter la date de sortie?!! donc un trek de 10 jours au haut Mustang peut se trouver amputé de 2 ou 3 jours?!! Vous en êtes vraiment sûre?
https://www.youtube.com/watch?v=-XCOyB7WStI https://www.youtube.com/watch?v=g2eI67iCbKY
ES Esethi Veteran ·
Salut Marie,

Chouette, le nouveau carnet est sorti, et en plus, plus vite que prévu ! du coup, je m'en suis régalée dans l'après-midi...

Ben dis-moi, la jeunesse a flanché ! trop de fatigue ? vous êtes montés trop vite ? dommage en tout cas, en particulier pour Marion, de ne pas avoir pu profiter des premiers jours... cela dit, elle semble s'être bien rattrapée par la suite, ce qui est l'essentiel !

Quand on lit ton récit ou regarde tes photos, on n'a pas vraiment l'impression que ça monte très dur (seuls tes rappels des différentes altitudes le laissent deviner) : et "en vrai", les montées sont douces et régulières, ou franchement sévères tout du long ?

C'est vrai que les paysages ont parfois des airs de Maroc, mais aussi du grand Ouest américain, j'ai trouvé. En tout cas, ils sont toujours magnifiques. Quant à la présence de la mousson que tu signales à plusieurs reprises, je l'ai trouvée bien sympa avec vous au contraire : absente en journée, et juste une bonne saucée en fin de journée : que veux-tu de plus ? pour moi, c'est l'idéal, ça rafraîchit (un peu...)

Dernière question/remarque : la route qui devrait être goudronnée ds les prochaines années, c'est la piste qui vous suit/que vous avez suivie ? si c'est le cas, ça ne devrait aps changer foncièrement l'aspect du trek, si ce n'est qu'il draînera plus de monde... En parlant de monde, j'ai d'ailleurs été étonnée que vous en ayez rencontré : de prime abord, j'aurais pensé que vous auriez fait ce trek tout seul, loin de tout et de tous...

En tout cas, un grand merci de m'avoir fait découvrir cette partie du monde dont j'ignorais à peu près tout, et d'y avoir mis de si belles illustrations. C'est avec grand plaisir que j'ai fait ce voyage à votre suite.

Et la prochaine fois, tu nous emmène où, dis ?

A+ Chrsitine
ML Mlefevre Globetrotter ·
Bonjour Jean-Michel. Oui on n'a enfilé les vestes de pluie qu'une petite heure en tout, il pleuvait vraiment le soir par contre. Pour le permis, oui j'en suis quasi certaine si je me fie aux dires de Shiba notre guide. Les dates d'entrée et donc de sortie semblent fixées à l'avance et il apparaît impossible une fois sur place de décider de payer pour qq jours supplémentaires : cela doit se faire à Kathmandou. D'où ma recommandation de prendre de la marge pour être sûr de démarrer le trek à la date prévue. Si on dépasse la durée prévue pour le trek, il semble y avoir une amende salée et des soucis pour l'agence organisatrice. C'est du moins ce que nous a expliqué Shiba. D'autres peuvent peut-être le confirmer?
Nos voyages en images : https://www.sibellelaterre.fr/
ML Mlefevre Globetrotter ·
Salut Christine! Oui finalement j'ai publié le texte sans les vidéos, c'est trop le bazar! Ben dis-moi, la jeunesse a flanché ! trop de fatigue ? vous êtes montés trop vite ? dommage en tout cas, en particulier pour Marion, de ne pas avoir pu profiter des premiers jours... cela dit, elle semble s'être bien rattrapée par la suite, ce qui est l'essentiel ! Non la montée en altitude est progressive donc en principe pas de risque de mal des montagnes, d'ailleurs aucune migraine... Je pense qu'ils ont mangé qq chose qui n'est pas passé : mal au bide, diarrhée vomissement. A part Rémi, ce sont les plus jeunes qui ont été malades, pourtant je les entraîne régulièrement avec des yaourts périmés mais ça n'a pas suffit!

Quand on lit ton récit ou regarde tes photos, on n'a pas vraiment l'impression que ça monte très dur (seuls tes rappels des différentes altitudes le laissent deviner) : et "en vrai", les montées sont douces et régulières, ou franchement sévères tout du long ? Il y a de tout, il faut prendre son temps, on n'a que ça à faire de toute la journée et en faisant une bonne pause à midi, on se requinque vraiment.

C'est vrai que les paysages ont parfois des airs de Maroc, mais aussi du grand Ouest américain, j'ai trouvé. En tout cas, ils sont toujours magnifiques. Quant à la présence de la mousson que tu signales à plusieurs reprises, je l'ai trouvée bien sympa avec vous au contraire : absente en journée, et juste une bonne saucée en fin de journée : que veux-tu de plus ? pour moi, c'est l'idéal, ça rafraîchit (un peu...) J'avais sous-estimé les températures en effet, pas à Kathmandou mais dans le Mustang. Il faisait semble-t-il plus chaud que d'habitude...

Dernière question/remarque : la route qui devrait être goudronnée ds les prochaines années, c'est la piste qui vous suit/que vous avez suivie ? si c'est le cas, ça ne devrait aps changer foncièrement l'aspect du trek, si ce n'est qu'il draînera plus de monde... J'ai parlé de goudron? Les rues de Katmandou ne sont pas goudronnées le plus souvent (sauf dans les quartiers chics) alors... En tout cas oui c'est la piste que tu vois sur les photos. Ce sera un axe de transit économique entre la Chine et l'Inde, avec un cortège de camions brinquebalants sur une piste poussiéreuse. Pire que l'A31 entre l'Europe du Nord et l'Espagne, que j'emprunte tous les jours, au milieu de centaines de camions agglutinés les uns au cul des autres. En parlant de monde, j'ai d'ailleurs été étonnée que vous en ayez rencontré : de prime abord, j'aurais pensé que vous auriez fait ce trek tout seul, loin de tout et de tous... Bah oui moi aussi j'aurais cru. Il y a PLEIN d'Italiens et pas mal d'Européens de diverses nationalités sur le trek. Enormément d'asiatiques pratiquant un tourisme plus urbain. Il n'y a pas 36 possibilités de parcours au Mustang (quoique) donc tout le monde se retrouve sur le même sentier, d'autant que la boucle n'était pas possible. En fait c'est surtout durant la 2ème moitié du trek qu'on a été étonné par la foule, au retour donc. En tout cas, un grand merci de m'avoir fait découvrir cette partie du monde dont j'ignorais à peu près tout, et d'y avoir mis de si belles illustrations. C'est avec grand plaisir que j'ai fait ce voyage à votre suite. Merci😊

Et la prochaine fois, tu nous emmène où, dis ? Aucune idée (incroyable nan?!)!! A+ Marie
Nos voyages en images : https://www.sibellelaterre.fr/
TO Toth Veteran ·
Bonjour Marie,

Lors de mon trek au Ladakh on avait eut les même problème de santé, j'étais le seul à être épargné. Pour la cuisine ils prenaient l'eau de la rivière qu'ils faisaient bouillir, mais pas assez longtemps, en altitude le point d'ébullition est plus bas que 90°C. Donc les thés et la cuisine était préparée avec de l'eau pas vraiment propre. Comment faisait-ils de votre coté ? Nous on était loin et isolé de toute civilisation pendant 5 jours donc pas de guesthouse ou lodge pour la cuisine.
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DJ Djalma Globetrotter ·
Si on dépasse la durée prévue pour le trek, il semble y avoir une amende salée et des soucis pour l'agence organisatrice. C'est du moins ce que nous a expliqué Shiba. D'autres peuvent peut-être le confirmer?

Je suis déjà allé dans d'autres régions soumises à permis: Tsum Manaslu Dolpo et c'est le nombre de jour qui compte.. ( il n'y avait pas de date d'entrée prévue de portée sur le permis). Le permis est tamponné à l'entrée puis, au retour là les jours sont comptabilisés mais si pour une raison quelconque on entre en retard dans la "restrected area" je ne pense pas ( pour le Mustang) que les jours de retard soient décomptés au retour.. les problèmes météo les aléas climatiques , les bus les glissements de terrain les grèves feraient que de nombreux trekkers seraient laisés par cette règle!
https://www.youtube.com/watch?v=-XCOyB7WStI https://www.youtube.com/watch?v=g2eI67iCbKY
ML Mlefevre Globetrotter ·
Bonjour Louis, Oui ce sont des pb fréquents dans les pays à bas niveau d'hygiène mais normalement nous sommes assez résistants... On a mangé dans 36 lodges/restau différents bien sûr sans visiter les cuisines (à part un coup d'oeil en passant devant la porte) donc mystère total (ça vaut mieux je crois) sur les conditions de préparation des repas et boissons. Je pense qu'en camping trek avec une équipe bien formée à l'hygiène on prend moins de risque. Cependant le camping sauvage est interdit au Mustang et je ne vois pas l'intérêt de camper dans la cour d'un lodge! D'autant que le budget est beaucoup plus élevé du fait qu'il faut du monde pour porter bouffe, gamelles, tentes et matelas. L'eau des rivières ne devrait pas poser de pb si l'on est loin de tout (humains ET bétail) En Suède par exemple on randonne sans gourde avec juste une tasse qu'il suffit de remplir ds les innombrables ruisseaux qd la soif se fait sentir, et aucun pb. En Islande, idem, à condition qu'il ne s'agisse pas d'une rivière glaciaire trop chargée en particules car ça croustille sous la dent! En France si ruisseau d'altitude a priori sans bétail au-dessus, on boit aussi l'eau sans la traiter. Il y a aussi le pb de l'hygiène des mains de celui qui prépare le repas et vu qu'on a vu nombre de lodges sans eau courante dans la cuisine... Bah je crois qu'en France aussi il vaut mieux ne pas trop voir les coulisses! Il n'y a qu'à voir les serveuses du rayon boucherie charcuterie qui portent des gants, les mêmes (!) pour emballer la bidoche, rendre la monnaie, passer la serpillière et vider la poubelle! Sur ce bon appétit! Marie
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ML Mlefevre Globetrotter ·
Bonjour Jean-Michel, La question est d'importance et ce serait bien d'avoir une réponse sûre et certaine. Je vais déjà ce WE examiner de plus près nos permis de trek... A+ Marie
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DJ Djalma Globetrotter ·
Cependant le camping sauvage est interdit au Mustang et je ne vois pas l'intérêt de camper dans la cour d'un lodge! D'autant que le budget est beaucoup plus élevé du fait qu'il faut du monde pour porter bouffe, gamelles, tentes et matelas.

Non le camping n'est pas interdit! Les treks organisés par les agences peuvent souvent se faire en lodge ou chez l'habitant mais aussi en camping c'est généralement un peu plus cher mais les repas sont souvent plus riches et plus variés qu'en lodge.. D'autre part certains treks même au Mustang ne peuvent se faire qu'en camping quant ce sont des treks dits"engagés" ou tout simplement quand certaines étapes sont sans village et sans possibilité de loger.. Exemple si vous faites le trek Mustang -Nar Phu qui relie ces 2 vallées vous devez obligatoirement bivouaquer.

L'eau des rivières ne devrait pas poser de pb si l'on est loin de tout (humains ET bétail)

J'ai fait de nombreux treks en autonomie totale et sans accompagnement au Népal.. Pendant longtemps j'ai pensé que l'eau des cascades et des torrents de montagne ne pouvait qu'être pure et je la buvais.. jusqu'au jour où un peu plus haut dans la montagne sur le même torrent j'ai pu voir une dizaine de barraques construites au dessus du torrent avec à l'intérieur des porcs dont le lisier s'épandait directement dans le torrent.. Parfois même des latrines qui à une époque n'existaient pas et qui furent construites un peu partout dans certains villages du Kanchenjungha sur les conseils ( c'est ce qui m'avait été rapporté) des Anglais! Depuis j'emporte les pastilles micropur!!
https://www.youtube.com/watch?v=-XCOyB7WStI https://www.youtube.com/watch?v=g2eI67iCbKY
ML Mlefevre Globetrotter ·
Oui, je me suis mal exprimée. Le camping sauvage est interdit dans les régions où il y a des villages (par exemple sur le parcours que nous avons fait) mais tu as raison s'il n'y a pas de lodges à intervalles suffisamment rapprochés, on peut camper.
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DJ Djalma Globetrotter ·
Il y a encore beaucoup d'agences qui font les treks en camping même quand il y a des lodges.. ( c'est souvent à la demande des clients!) C'est tjs plus cher , normal faut les cuisiniers+ matériel de cuisine.. c'est souvent plus varié au menu..j'en ai eu fait pour les endroits où il n'y avait pas de lodges. perso s'il y a des lodges j'utilise les lodges!
https://www.youtube.com/watch?v=-XCOyB7WStI https://www.youtube.com/watch?v=g2eI67iCbKY
ML Mlefevre Globetrotter ·
Bien d'accord. C'est vrai que le fantasme "camper dans l'Himalaya" doit en prendre un coup qd on se retrouve à camper sous la pluie dans la cour d'un lodge avec vue sur mur.
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ML Mlefevre Globetrotter ·
Bon je viens de vérifier les permis pour le Mustang. En effet dès l'établissement du permis à Kathmandou les dates d'entrée et de sortie sont clairement indiquées, de même que la durée en jours et la somme payée (500 USD donc pour 10 jours). Ils ont été présentés et tamponnés au checkpoint de Kagbeni à l'entrée et à la sortie ainsi qu'à Lo Manthang. Donc aucune adaptation ou improvisation possible et on est tenu par les dates.

Ceux de l'Annapurna Conservation Area (2000 roupies) donnent droit à une "single entry" sans indication de date : ils sont tamponnés une fois sur place.

A+ Marie
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BE Beregond Regular ·
Bonjour Marie,

Superbes images, narration toujours aussi intéressante (avec les petits détails culturels qui vont bien !), bref, encore un grand moment de plaisir à parcourir ton magnifique site, et encore un voyage qui fait rêver, un grand merci ! Par contre un petit bémol pour moi, je trouve que tes photos sont trop grandes (malgré un écran 22 pouces), j'ai du mal à "embrasser" les photos dans leur ensemble (et pas seulement celles au format portrait) à moins de me mettre à 3 mètres de l'écran, ce qui n'est pas très pratique 😛. Je suis le premier à te faire cette remarque ?

Laurent.
ML Mlefevre Globetrotter ·
Salut Laurent et merci pour les fleurs! Tu peux réduire la taille de l'affichage du site en cliquant simultanément sur les touches CTRL et -, pour grandir CTRL et +.😉

A+ Marie
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BL Bluequark Veteran ·
Bonjour Marie,

Toujours aussi bien et hors du commun, tes carnets. Et toi, toujours aussi rapide.

La pauvre Marion, on souffre pour elle. Elle en garde quand même un bon souvenir?

Mais dis-moi, je croyais que vous deviez aller au Kirghizistan? J'ai rêvé?

Bonne rentrée
Bluequark

Carnets : Namibie, Laos-Perhentias-BKK, Ouest US, Lanzarote, New-York, Berlin, Cuba, Bardenas Reales, AFS -Lesotho-Swaziland, Japon et le dernier né Colombie: https://voyageforum.com/discussion/ete-2017-trois-semaines-en-colmobie-en-famille-d10108246/
ML Mlefevre Globetrotter ·
Salut Cécile, merci😊! Rassure-toi Marion n'est pas traumatisée! Elle était sans force pour marcher mais dès l'arrivée au lodge elle retrouvait de l'énergie pour tchatcher et jouer aux cartes! Oui tu as bien suivi, j'avais acheté les vols pour le Kirghistan mais Aéroflot en a changé les horaires qui du coup ne nous convenaient plus donc j'ai demandé (et obtenu sans difficulté) un remboursement. A+ Marie
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KR Krikri6792 Globetrotter ·
Salut Marie,

Moi aussi je m'attendais à un retour du Kirghistan ! Mais le Népal, c'est bien aussi et ton récit avec photos toujours tip-top 🙂 On s'y verrait bien !

Une petite carte Google aurait été un plus pour mieux localiser le coin.

Après tes deux expériences de trek au Népal, peux-tu nous dire, en quelques mots, ce qui les différencie ?

A+

Christine
Tous nos fabuleux voyages : http://sites.google.com/site/fabuleuxvoyageskrikrietherve/
ML Mlefevre Globetrotter ·
Salut Christine. Ah oui c'est vrai je voulais mettre une carte et puis j'ai oublié. Merci de me le rappeler! Les 2 treks sont assez différents... Je parle du Langtang en incluant en fait Gosainkund Helambu hein. Déjà pour le Langtang nous étions plus "ingénus" et moins "blasés". Je caricature un peu bien sûr mais depuis 2007 on en a vu du pays! Différence de saison aussi : en avril on s'était bien caillé dans les lodges d'altitude. Là on a souvent eu (un peu) trop chaud. Le Langtang nous a paru (avec nos yeux d'ingénus hein, je ne sais pas ce que j'en dirais aujourd'hui) plus "dans son jus" que le Mustang. Si j'ai bien compris il y a pas mal de monde au Mustang qui voyage régulièrement à l'étranger et aux USA en particulier (propriétaires de lodges, parfois très aisés, moines qui bénéficient de bourses d'étude). Ils ont donc une idée précise de notre niveau de vie, ce qui s'en ressent au niveau de certains prix je trouve. Remarque que l'on comprend la propension à en "profiter" par ceux qui savent qu'on paie 50 USD/J/pers rien que pour le permis...Ce qui est une somme proprement astronomique pour le Népalais qui vit simplement de l'élevage et de la culture. Le Mustang est bien plus difficile d'accès que le Langtang, mais une fois sur place il nous a semblé moins sauvage, plus organisé. Pas de piste du tout au Langtang, ça fait une très grosse différence, d'autant que quasiment tout se fait à dos d'homme, car les sentiers sont plus abrupts et étroits. Langtang Gosainkund Helambu est beaucoup plus varié aussi : plus de variations d'altitude et de changements de paysages, de vallées.... Tu l'as compris on garde une certaine nostalgie de notre 1er trek au Népal. Mais en y réfléchissant on a souvent préféré notre "1ère fois" dans les pays où nous sommes allés plusieurs fois. J'imagine que c'est ainsi pour beaucoup de gens... Et toi? Et ton carnet, je guette! Pour l'Islande, c'est notre dernier voyage que j'ai préféré! Enfin je crois... A+ Marie
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KR Krikri6792 Globetrotter ·
Merci d'avoir pris le temps de cette longue réponse bien argumentée.🙂

Et toi? Et ton carnet, je guette!

Le récit avance... doucement, ce n'est donc pas pour les prochains jours mais plutôt les prochaines semaines. 😉

A+
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SA Sanoketi ·
Bonjour Super de lire ce récit. Etant allée au Mustang il y a déjà quelques années, on y repense encore souvent! Notamment car je suis tombée sur la dernière revue Grands Reportages qui propose un article sur le Mustang et ses fêtes de Tiji à Lo Mantang. Effectivement, le Mustang est un trek passionnant, tant pour les paysages que pour les découvertes d'une population, du bouddhisme... Nous on avait découvert le Mustang il y a déjà quelques années...en 2008 il y avait encore le roi, et c'est vrai qu'on garde un souvenir d'une région (et notamment le village de Lo) "moins commerçante" que ce que le Mustang semble être devenu. Dommage... espérons que l'effet du tourisme, de la route s'arrêtera là et que les photos que vous montrez sur votre site qui sont encore très belles perdureront... Si cela vous intéresse, vous pouvez voir aussi sur notre site de voyages lors de notre visite, ainsi que les vidéos de Lo Mantang et des fêtes de Tiji (qui ont lieu chaque année en mai).
BE Beregond Regular ·
Ah ouais ça marche nickel les coups de CTRL - 😊
ML Mlefevre Globetrotter ·
Merci Isabelle! J'ai parcouru votre récit avec grand plaisir, les photos sont superbes! Mais était-ce 2008 ou 2004 finalement? Marie
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ML Mlefevre Globetrotter ·
😎 Mais tu pourrais m'objecter que ça rapetisse aussi le texte... Pour le prochain carnet je ferai les photos moins grandes, 1024 +/-. A+ Marie
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LA Laurence49b Veteran ·
Salut Marie,

Quel merveilleux récit que tu nous donnes-là!😊 J'ai adoré cette escapade trekking avec la family sans parler des photos illustrant tous ces beaux paysages! Vraiment ça me donne direct l'envie de vous suivre et là toujours grâce aux superbes lieux et décors dans lesquels vous avez si joliment évolué ( sauf Marion qui elle n'a pas dû en profiter à max et a dû souffrir dans tous les sens du terme)

J'ai zieuté également votre trek Népal 2007 et bizarrement les paysages ne me parlent pas plus que ça peut-être trop de ressemblances avec les paysages du Nord Vietnam ( destination de l'an passé pour moi) mais par contre les rencontres avec les Népalais habitant les petits villages traversés ont semblé plus riches et nombreuses

Je crois avoir retenu plusieurs choses et d'une: partir en septembre ou mieux en octobre et de deux: voir à rechercher le long de ce trail des traces et boucles plus isolées et éloignées de la piste roulante, chose qui ne doit pas être simple, j'imagine😊

Merci Marie de nous avoir fait rêver le temps de la lecture de votre voyage, et ça fait tellement de bien!!!

@++, Laurence
ML Mlefevre Globetrotter ·
Merci Laurence pour ton enthousiasme. N'hésite pas à me cuisiner plus longuement si tu envisageais un voyage au Népal! A+ Marie
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ZY Zyrtex Regular ·
Oui il faut maintenant changer le trekking classique du Mustang, de nombreux nouveaux itinéraires ont été tenté, tous magnifiques, et souvent plus beaux que l'itinéraire classique. J'ai moi même innové, mais je vous laisse le soin de consulter les sites de Paulo Grobel et Pierre Martin qui s’intéressent spécifiquement à la découverte de nouveaux chemins, bien loin de la route:

http://www.paulo-grobel.com/05_expes/Fiches_PDF/mustang/mansail_2014.htm http://www.paulo-grobel.com/05_expes/Fiches_PDF/mustang/mustang%20trails.htm

http://www.martinpierre.fr/blog/voyages/mustang-2012-c-est-fini.html http://www.martinpierre.fr/pages/treks-asie/nepal-mustang-canyons-et-des-grottes-sacrees/ http://www.martinpierre.fr/blog/festival-tiji-2013-a-lo-monthang.html

J'ai particulièrement adoré la visite de Kongchok Ling (*****), du district de Choser (Garphu, Niphu) (****), le chemin des crètes et l'arrivée à Dhi Gaon par le haut (****), la visite de Tashi Kabum et Luri Gompa (****), le chemin entre Dhe Gaon et Tangge (exigeant) en partant depuis Yara (****). Drakhmar est fantastique (****), Tangbe également (****). Il faut absolument se rendre sur Tetang, le plus beau village du Mustang (*****). Pas fait mais un incontournable dans les prochaines années: la visite de Samdzong et de Chodzong Gompa (encore fermé au tourisme au dernières nouvelles.

Il faut absolument aller au Mustang, le plus beau lieu de l'Himalaya Népalais pour ma part. La meilleure période? Durant le festival de Tiji sur Lho Manthang durant mai. J'ai adoré!!!
AL Altra ·
Bonjour Je vais au Mustang en mai 2014 je commence à organiser mon voyage. J'ai lu dans ton récit que le permis pour le Mustang était de 500 dollars. J'ai d'autres infos qui disent 700 dollars.(ambassade du Népal) Peux tu me confirmer que tu as payé 500 dollars. Merci
ML Mlefevre Globetrotter ·
Bonjour Stéphane, On a bien payé 500 pour 10 jours mais 700 correspond peut-être à une durée plus longue? A moins que ça n'ait augmenté tout récemment... Bons préparatifs. Marie
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AL Altra ·
Merci J'ai contacté le guide avec qui j'ai fait le sanctuaire des Annapurnas.On verra, peut être que cela a augmenté depuis le mois d'aout. Je suis en train de finaliser un site, j'ai vu le tient.Avec quel modèle tu obtient ces grandes photos déroulantes?
ML Mlefevre Globetrotter ·
C'est un google site, gratuit et très intuitif. Il te suffit de créer un compte gmail (aussi gratuit), puis du tapes dans google "créer un google site" et c'est parti. Tu choisis la taille des photos que tu veux insérer. Chaque site est limité à 100 Mo mais en fait pour les carnets un peu longs, il me suffit d'en créer 2 ou 3 que je rabiboche entre eux par des liens, ni vu ni connu! Amuse-toi bien! Marie
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DJ Djalma Globetrotter ·
Le permis est de 500 Dollars pour 10 jours ( non négociable même si vous restez moins longtemps) Si vous restez plus de 10 jours c'est 50 dollars par jour supplémentaire. Donc 700 dollars c'est pour 14 jours...
https://www.youtube.com/watch?v=-XCOyB7WStI https://www.youtube.com/watch?v=g2eI67iCbKY
AL Altra ·
Bonjour Je vais passer de l'argentique au numérique et j'ai vu sur ton site que tes photos du haut Mustang sont d'une vraiment très bonnes qualitées. Quel appareil as tu utilisé pour ces photos? Cela me donnera une base pour mon choix d'appareil. Merci
ML Mlefevre Globetrotter ·
Merci Stéphane🙂 En fait les photos ont été réalisées avec 2 appareils très différents un canon 5D (lourd, gros et cher) avec un 24-105 et un canon compact G12 (-lourd et moins cher mais forcément moins performant que le reflex) Quand je randonne sur plusieurs jours sans porteur (C'est-à-dire pas au Népal😛) je ne prends maintenant que le G12. Tu peux regarder ces carnets où les photos sont faites uniquement au G12: https://sites.google.com/...nnalaugarskogar/home https://sites.google.com/...laponiesuedoise/home https://sites.google.com/...corsauprintemps/home https://sites.google.com/...dromeprovencale/home

Quand je n'ai pas trop à porter, je prends tout de même le 5D...

Bonne cogitation!

Marie
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KA Kashtin Globetrotter ·
Hello Marie! Après l'Islande de Krikri je m'attaque maintenant au Népal.

Dis donc, quel cirque pour arriver en bus à Jomsom ! Et le trek n'est pas non plus de tout repos entre le dénivelé et l'altitude... Pauvre Marion, elle a dégusté ! Mais les paysages sont constamment su-per-bes ! Et les photos!...🙂🙂 Après Ghami, ça ressemble incroyablement au Nord-Ouest argentin, entre San Antonio de los Cobres et Salta.

J'ai découvert le dal bhat, dont j'ai été chercher la recette sur Google 😉: http://www.prariond.fr/lerefuge-recette-dhal-bhat.htm

Et... j'aime bien le collier du chat, en plein Népal (à Tamagaon) 😎.

Bon, arrivée en J5 je dois filer, malheureusement. Je reprendrai la rando plus tard...

A bientôt, donc,

Pascale
https://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/ http://voyageforum.com/forum/etats-unis_flore_ouest_americain_en_mai_D1621474/
KA Kashtin Globetrotter ·
Me revoilà 🙂...

Donc pas d'eau potable sur votre parcours... On aurait pu imaginer le contraire, là-haut, perdu dans les montagnes népalaises. Comme en Patagonie, par exemple à Torres del Paine, où l'eau dégringole des glaciers et où elle est délicieuse. Ou dans les Andes argentines, idem. On remplissait nos bouteilles et c'était bien agréable. Mais bien sûr, pas de bétail...

C'est drôle, cette habitude d'entreposer presque toujours le bois sur les toits. Tu sais pourquoi ?

Pas de faune féroce, genre puma (je dois dire une ânerie, là 😉... quoique... finalement... il me semble que plus haut trois chevaux avaient été boulottés par une bestiole du même genre).

Les yaks ne peuvent pas charger ? Parce que bonjour les cornes !

Hou là là, la boucherie de Bhaktapur !!! Misère!!! C'est juste bon pour t'envoyer ad patres ! 🏴‍☠️

Eh ben voilà, c'est fini, dommage, j'ai adoré encore ce carnet. Photos magnifiques comme d'hab, paysages somptueux, du suspens, de l'humour, de l'aventure – si si –, malgré les guides. Extra, quoi!

A la prochaine (qu'est-ce qui chauffe sur le feu?)!

Pascale
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ZY Zyrtex Regular ·
Bonjour Pascale,

En attendant la réponse de Marie, je me permets d'apporter quelques éléments de réponses. Il faut dire que le Mustang me tient particulierement a coeur et m'interesse au plus au point!

Le Mustang est une vallée située plus au Nord de la chaîne de l'Himalaya, dans la région appellée "Trans-Himalaya". L'Himalaya et ses hauts sommets de plus de 8000 metres du Dhaulagiri et de l'Annapurna, tous deux points culminants de deux chaînes de plus de 7000 metres, jouent un rôle de barriere. La mousson se deversent donc sur les pentes Sud de l'Himalaya, les vallées situées juste au Nord sont assez desertiques (Manang, Naar-Phu, Mustang). Il y a bien des glaciers autour du Mustang, la plupart a l'Est (Massif du Damodar Himal), d'autres moins important a l'Ouest (Massif du Mustang Himal, presque tous situés autour de la huate vallée de Ghami et sur les sommets proches de l'Araniko Chuli au Nord Ouest de Lho). Ces elements expliquent donc le manque d'eau au Mustang, encore plus frappant au printemps ou en automne que lors des mois d'été. Il y a d'ailleurs des problemes liés a la rarefaction de divers cours d'eau qui frappent quelques villages, surtout Dhe Gaon et Samdzong. Dans le passé il y a deja eu des villages qui ont été completement désertés du fait du tarrissement des sources pour l'eau potable et pour l'irrigation: Un petit village située en contrebas de Ghami, deux tout petits villages au Sud de Gyakhar, et un petit village situé entre Sambduling et les pâturages déte de Lho, et Samduling lui même (on peu voir les anciennes terrasses sur google earth), mais surtout l'ancien village de Kog qui aurait été déserté des le XVIIeme siecle! http://www.martinpierre.fr/pages/treks-asie/nepal-les-5-cols-de-l-annapurna/ http://www.himal-net.com/les-sentiers-du-mustang/gya_la/

Je mets aussi en attaché un carte qui montre les differentes zones glaciaires et les villages abandonnés

En ce qui concerne les predateurs de la zone, qui s'insere dans le Annapurna Conservation Area, il y a tout d'abord le leopard des neiges, mais aussi le loup tibetain et les ours bruns. Ces deux derniers ne sont pas aussi commun que l'once. http://idosi.org/wjz/wjz7(1)12/12.pdf http://www.mtnforum.org/sites/default/files/publication/files/6191.pdf http://snowleopardconservancy.org/2013/06/

De nombreuses etudes a partir de pieges photographiques sont actuellement menées au Mustang pour evaluer les densités de leopards des neiges et de ses proies, et pour trouver des solutions aux conflits entres les bergers et les grands predateurs.

Enfin, les yaks peuvent parfois être peu farouches, mais ils sont generalement assez paisibles. Au Mustang, les yaks evoluent dans differentes zones selon l'epoque de l'année, de maniere de regenerer les pâturages. On les trouve notamment aux Damodar Khunda, mais aussi en dessous du Teri La. Si quelqu'un a d'autres infos sur les pâturages occupés au cours de l'année je suis preneur! Il y a sans doute de tres beaux circuits a realiser au mustang pour visiter justement ces pâturages et partager un petit bout de chemin avec les bergers.

A bientôt!
ML Mlefevre Globetrotter ·
Merci Pascale😊! Et merci Jérémie pour ta réponse super documentée.

A propos du bois il est si rare qu'il en devient un signe extérieur de richesse, pas forcément destiné à être brûlé donc d'autant qu'il protège les murs de la violence des pluies, permet d'y coincer du linge à sécher, et protège de la neige.

Sinon je rentre de qq jours de randonnée/bivouac avec mon chien dans le Jura (trop d'arbres là pour le coup!) Ensuite rien de prévu pour le moment jusqu'à l'été prochain où nous découvrirons une partie de Hawaï! Ça va nous changer!

Et vous des projets?

A+ Marie
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KA Kashtin Globetrotter ·
Bonsoir Jérémie,

Merci beaucoup pour toutes ces infos qui répondent bien à mes questions, on sent que tu es passionné par le pays! 🙂 Merci aussi pour la carte et les liens. Le léopard des neiges est très beau (mais je n'aimerais pas trop me trouver nez à nez avec lui sur un sentier), et si je comprends bien Marie et sa famille, avec un peu de chance 😉, auraient pu éventuellement rencontrer un ours brun, lointain cousin du grizzly (en tout cas il en a la bosse).

Pascale
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KA Kashtin Globetrotter ·
Bonsoir Marie,

Et vous des projets?

Histoire de changer, un petit retour dans l'Ouest 😉 en mai-juin prochain.

Pascale
https://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/ http://voyageforum.com/forum/etats-unis_flore_ouest_americain_en_mai_D1621474/
ZY Zyrtex Regular ·
superbe reportage sur le Mustang: http://www.arte.tv/guide/fr/048295-014/360-geo
KA Kashtin Globetrotter ·
Merci Jérémie d'avoir signalé ce reportage. 🙂 J'ai cliqué sur le lien, pour voir, et je l'ai regardé d'une traite. Magnifique et poignant à la fois... Je ne sais pas pourquoi, mais Lama Ngawang ne m'est pas très sympathique. Et l'idée du Français ne me semble pas si stupide que ça. Malgré leur problème dentaire 😉 (carence alimentaire je suppose?), ces villageois sont tous très beaux.
https://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/ http://voyageforum.com/forum/etats-unis_flore_ouest_americain_en_mai_D1621474/
ZY Zyrtex Regular ·
Je trouve qu'il se compromet completement pour le développement de l'ancien royaume de Lho pour ma part.

Cependant, j'ai été assez frappé par certains aspects du festival de Tiji, auquel j'ai eu la chance d'assister durant mon trekking au printemps 2012. Il faut d'abord indiquer que le Népal recoit chaque année des millions d'aides humanitaires destinées a son developpement, et le Mustang n'y fait aujourd'hui plus exception.

D'une part, la fondation American Himalayan Foundation (AHF) finance la restauration des trois monasteres de Lho Manthang, Luigi Fieni dirige le projet et son equipe de restaurateurs Lhopas. C'est un projet de longue haleine qui vise a préserver le patrimoine culturel exceptionnel de Lho, ainsi que les peintures murales precedemment restaurées des monasteres de Gar Gompa a Lo Gekar, et de Tsarang. Le Mustang possede en effet des trésors inestimables, dont leur restauration et preservation ont été définies comme prioritaire par AHF, qui réalise a ce sujet un travail particulierement exemplaire. http://www.himalayan-foundation.org/

Le site incroyable de luigi: http://www.luigifieni.com/

D'autre part, AHF est le promoteur du renouveau de la culture boudhiste lamaïque au Mustang. Lors de son ouverture au tourisme, le fondateur d'AHF a découvert une culture en pleine décadence, des monasteres en ruines, des écoles boudhistes presques vides. Il faut dire que Lho s'est considerablement appauvri suite a l'invasion chinoise du Tibet, puis de la chute du commerce du sel, vecteur economique principal du Mustang comme bien d'autres régions des hautes vallées himalayennes au Népal. Cela explique la situation dramatique des monasteres du Mustang et ses écoles boudhistes.

Il s'agissait d'ailleurs de la principale voie de commerce de tout l'Himalaya. Lho est donc confronté aujourd'hui a des problemes economiques notables, d'autant plus importants que le Mustang ne fut jamais auto suffisant, sa capacité de production étant largement insuffisante pour nourrir sa population. Pour rappel, le Mustang (comme les Dolpo ou Nubri voisins), pour un sac de blé, achetait deux sacs de sel au Changtang tibétain. Il les vendait ensuite contre 4 sacs de blé, dans les basses vallées népalaises. Un commerce donc fort lucratif fondé sur un commerce caravanier éprouvant a l'aide de chevres et de yaks, qui empruntait les pâturages de Tradung Gompa puis du Changtang pour rejoindre les vastes lacs salins du haut plateau.

Aujourd'hui, le Mustang continue d'acheter les vivres essentiels pour sa subsistance dans les basses vallées. Mais le cout de transport exhorbitant le conduit a s'approvisioner maintenant de produits chinois tres competitifs depuis le Tibet voisin.

AHF finance donc massivement l'education des jeunes moines a travers le sponsoring de jeunes moines. Le leader spirituel du monastere principal de Lho (Lama Ngawang) se concentre donc exclusivement sur des campagnes visant a recolter des fonds necessaires a la formation lamaïque des jeunes moines. Aujourd'hui, l'ecole de Chode est en pleine effervecence, c'est le fer de lance d'une véritable renaissance de la culture boudhiste. Le monastere est doté en electricité et besoins basiques pour ses jeunes moines. Les salles ont été remises en état, une école a été construite sur Pokhara pour heberger les moines loin du rude hiver himalayen.

Toutes ces avancées significatives sont le fruit du travail inconditionnel de Lama Ngawang, qui s'est transformé en manager pour le bien de sa communauté.

La politique au sujet du monastere de Tiji ne me plait pas cependant. Le festival n'avait plus lieux depuis plusieurs dizaines d'années lors de la visite du fondateur d'AHF. Afin de stimuler la renaissance culturelle du Mustang, la fondation finance donc intégralement les coûts du festival: organisation, élaboration des costumes... etc. En d'autre termes, si le festival existe de nouveau aujourd'hui, c'est uniquement grace a l'aide d'AHF. Malheureusement, il me semble que le festival, s'il reste extraordinaire, s'est tourné davantages vers les touristes que vers les Lhopas. Dans le but de stimuler l'activité touristique, les meilleures places sont distribuées d'abord vers les donateurs, puis les touristes et photographes. Viennent ensuite les Lhopas, qui se sentent mal a l'aise selon les témoignages de plusieurs personnes de Lho et de Dhie avec qui j'ai eu l'opportunité de discuter de ce sujet.

Il est clair que le Mustang a besoin des revenus du tourisme, mais je ne concoit pas que Tiji se transforme en un festival pour touristes, il s'agit avant tout du festival des Lhopas. J'en ai d'ailleurs conversé avec Lama Ngawang, mais si son opinion est respectable, nos avis divergent sur cette question. Je ne peux que reconnaître le travail exemplaire pour sa communauté. Le probleme vient plutôt des membres importants de la fondation AHF et en premier lieu Richard Blum, qui s'affichent déguisés en rois tibetains au premieres loges au côtés du roi de Lho ou maintenant du prince héritier (puisque le roi est trop faible pour revenir sur Lho et vit aujourd'hui sur Katmandou), et qui acceptent cette situation sans doutes sans comprendre le mal aise des Lhopas. J'ai contacté l'association pour leur presenter la situation, mais je n'ai recu aucune reponse.

Les défis de demain sont nombreux: Il faut préserver la culture du Mustang tout en l'ouvrant vers la modernité, afin d'améliorer les conditions de vies particulierement rudes des Lhopas. Les changement climatiques ont aujourd'hui un impact tres important au Mustang. En hiver: de moindre chutes de neiges sur les hauts plateaux et les sommets voisins. En été: des températures plus élevées et de forts pluies qui frappent le Mustang qui n'en recevait pas auparavant. Je vous laisse imaginer les dégats sur les maisons faites de boues, concues pour des climats arides. Mais surtout, la fonte rapide de certains glaciers, surtout au dessus de Dhe Gaon et de Sandzong. Pour ce dernier, la solution retenue est tout simplement translocation du village vers le VDC de Choser, dans des plaines au dessus de Kimaling et Tinggar, autrefois en culture, mais dévastées puis abandonnées il y a plusieurs années par la rutpure de la moraine d'un lac glaciaire dans la vallée au dessus de Nymado, porte d'acces vers les sommets du Mustang Himal. Ses terrains appartenaient au Roi de Lho, qui les a gracieusement donné aux habitants de Sandzong pour qu'ils puissent les remettre en état.

Il faut donc trouver des solutions innovantes dans les secteurs de l'irrigation, pour lutter contre le manque d'eau de certaines vallées, de l'agriculture, pour remettre en état des champs importants pour nourrir le Mustang, dans la préservation de l'ecosysteme fragile du Mustang, pour maintenir l'eau et eviter l'erosion et la secheresse, controler l'activité pastorale qui conduit au surpaturage et a la degradation de l'ecosysteme, a la subsitution du bois pour la cuisson et le chauffage, pour préserver les dernieres forêts de cypres et de genevriers du Mustang, et préserver sa faune unique qui convertir l'ancien royaume en un hotspot de la biodiversité de l'himalaya. Ce sont des défis majeurs, mais les deux plus importants semblent avant tout les impacts de la route et du tourisme de masse sur la culture et l'environnement. Comme de partout au Mustang la perforation des routes et le tourisme de masse sont responsables de la pollution de l'environnement, les habitants de ces vallées reculées ne sont pas préparés pour la gestion des déchets.

Ces problématiques sont justement au coeur des préoccupation de l'assocaition Lo-Mustang Association, fondée et dirigée par Lama Ngawang, qui a bien compris les enjeux de demain afin d'assurer le developpement le plus durable possible pour la communauté de l'ancien et merveilleux royaume de Lho. http://lo-mustanglmf.org/gallery.php?catGalleryID=100
ML Mlefevre Globetrotter ·
Salut Jérémie, Oui j'ai vu ce reportage il y a qq jours et comme Pascale il m'a laissé une sensation de malaise... En découvrant le Mustang on a eu l'impression que le moindre endroit propice à la vie humaine est ou a été habité. Alors comment imaginer que le nouveau site prévu pour déplacer le village de Samzong soit réellement favorable? On parle d'un risque de flashflood, en cas d'évacuation brutale d'un lac glaciaire : énorme épée de Damoclès tout de même! Si je voulais me montrer suspicieuse, je me demanderais ce qui a donc une telle valeur dans le coin de l'actuel village de Samzong pour qu'on incite ses habitants à l'abandonner au prix d'efforts énormes pour des gens qui sont déjà à la limite de la survie! Minerai? Vestiges archéologiques? Qu'en penses-tu Jérémie, à la lumière de tes connaissances pointues sur le Mustang? Marie
Nos voyages en images : https://www.sibellelaterre.fr/
ML Mlefevre Globetrotter ·
Ah! Nos messages se sont croisés... Je ne suis pas du tout géologue mais -il me semble bien présomptueux d'imaginer remanier le terrain de façon à éviter les dégâts provoqués par l'évacuation d'un lac glaciaire -pour avoir déjà vu des paysages aussi colorés que le Mustang, en particulier sur le continent américain (nord et sud), je pense qu'il doit y avoir toutes sortes de minerais intéressants par là...personne ne s'en préoccuperait? Même pas le grand voisin chinois si proche? On ne parle que préservation du patrimoine culturel et religieux... Il n'y a pourtant pas que des bisounours dans la région...

As-tu des infos à ce sujet?

Marie
Nos voyages en images : https://www.sibellelaterre.fr/
ZY Zyrtex Regular ·
Hum, pour ma part je n'ai pas éprouvé ce malaise en regardant le documentaire. Le truc du francais je l'ai plus percu comme un éléments polémique apporté para le documentaire.

Par contre, j'ai vraiment été mal a l'aise lors de Tiji, au sujet de l'atitude de Richard Blum et des autres membres du bureau de l'AHF. Et de l'orientation prise par le monastere de Chode concernant Tiji. Certains pourraient aussi se demander pourquoi le monastere finance un ecole sur Pokhara, l'aquisition d'ordinateurs dernier cri, la profusion de nourriture pour les jeunes moines, alors que les habitants des villages ont des conditions bien plus rudes. J'ai été frappé par la pauvreté sur Garphu, ou certaines personnes vivent encore dans des grottes, ou encore sur Dhe qui a deja abandonné un bon tiers de ses champs du fait du tarrissement des sources, conséquence de la disparition du glacier et de la fonte du manteau neigeux rapide du fait d'une hausse des temperatures.

Garphu ne dépend pas de Chode, il y a donc potentiellement des differences de traitement selon les districts du Mustang, mais surtout des clans.

Je ne suis par contre pas allé sur Samdzong mais le probleme d'eau est réel. Toutes les questions méritent d'être posées pour trouver une meilleure solution. Il est clair que le canal ne peut approvisioner l'eau necessaire a l'irrigation de tous les champs, il y a donc un manque d'eau chronique dans cette vallée. Il y a également des crues qui font suite aux crues torrentielles générées par la hause des précipitation durant la période estivale. Il s'en suit la disparition de terres fertiles (et fertilisées par des bouses) pour laisser place au lit de sable et de gravier du ruisseau a sec.

Il semble donc difficile de solutioner le probleme d'erosion du fait des crues, il faudrait canaliser le cours du torrent, ce qui pourrait se faire avec des pelles mecaniques. Quel est le coup d'une telle solution? Ensuite, il faudrait solutionner le manque d'eau, et les deux seules solutions possibilités seraient de percer un nouveau canal a partir d'un autre source, s'il y en a une. Ca peut prendre des années et ce n'est pas forcement viable. Il faudrait ensuite proceder a la perforation de puits. Les coûts associer a la perforation sont tres elevés. Mon entreprise le fait pour la mine, et ce sont vraiment des coûts exhorbitants. Maintenant je ne sais pas combien cela couterait pour un puit de la dimension requise pour approvisioner en eau le village. Ensuite prendre en compte les couts de transport des machines pour realiser le forage, le cout elevé pour que les ingés viennent et restent au Mustang. Puis les couts d'operation. Il faudrait passer au solaire (je ne sais pas si c'est realisable). S'il faut utiliser de l'essence je vous laisse imaginer les couts et les problematiques envirnnementales associées. Combien d'années seraient nécessaires pour recolter les fonds et mettre en oeuvre le systeme? Est-ce le systeme optimal?

En revanche déplacer le village nécessite 2-3 ans de travaux pour réhabiliter les champs dévastés par le flashflood. Le cout lié c'est le tractopelle et la main d'oeuvre locale. Le probleme c'est l'exposition du site face a une nouvelle rupture du barrage naturelle du lac glaciaire au dessus de la grande plaine aluviale de Kimaling - Tinggar. On ne peut pas éviter un futur possible incident. Les couts seraient pour le coup exhorbitants, il faudrait faire une digue énorme au dessus des champs. Par contre, cette situation n'est pas nouvelle dans l'Himalaya et je crois que me rappeller qu'un tel phénomene s'est deja produit en 2011, justement durant mon trekking au mustang, dans une autre région néapalaise. En dessous du Mera La (Region de Solu) on peut aussi voir les traces de l'ancien lac qui a produit un autre grand flashflood.

Mais j'ai surtout la connaissance de grands flashfloods qui furent anticipés dans la région de Gojal au Pakistan. Ces evenements sont courrants voire chroniques au pied des glaciers de la région. Il y a eu dans le passé un flashflood sur le glacier de Batura, mais surtout un autre sur le glacier de Yazghil au dessus de Shimshal. Dans ce cas la situation a été anticipé, des villageois suivaient l'évolution du lac et l'alerte a été donner d'évacuer les villages en aval pour éviter le désastre, et surtout les pertes humaines. On ne peut dompter la nature dans l'Himalaya, il faut s'y accomoder. Il serait possible de mettre en place un tel systeme de vigilance et d'alerte, dans ce cas tout flashflood serait anticipé.

Si l'on considere les deux alternatives, je tends a penser que la seconde est optimale du point de vue risque, timing et économie, même s'il faudrail réaliser une étude pour définir la meilleure solution.

D'ailleurs, la perte des champs de la zone en réhabilitation de Choser a conduit la population a augmenter leur cheptel ovin et caprin, donc a un surpaturage (en plus des troupeaux nomades venant du Tibet) sur les hauts plateaux au dessus de Lho - Samdzong - Choser. Avec moins de végétation les crues torrentielles sont plus devastatrices, et pourraient menacer le village de Samdzong en plus de ses terres fertiles.

Je ne crois pas pour ma part qu'il y a un intérêt minier dans le secteur, la route chinoise existe depuis tres longtemps (il y en a d'ailleurs plusieurs a la frontiere). Je vais même vous surprendre: toute la frontiere Nord de Choser est fermée par une barriere (ce qui a des impacts imporants sur les migrations de kiangs et de gazelles tibetaines entre le mustang et le Tibet)! Le commerce existe actuellement avec la chine, bien plus important qu'avec le Népal. Et le Tibet lui seul possede bien plus de gisements miniers que le Mustang. Je ne pourrais pas répondre a cette interrogation mais je ne crois sincerement pas que cela soit la raison. Pour ce qui est de l'archéologie, il y a des études en cours dans les grottes de Samdzong, de formidables découvertes ont d'ailleurs été réalisées ces deux dernieres années, notamment celle d'un masque funéraire en bronze et en or! L'activité arquéologique est plutôt ben percue aujourd'hui et acceptée au Mustang (et par les habitants de Samdzong), ce qui n'etait pas le cas lors de la premiere expedition sur Mardzong il y a plusieurs années en arriere.

Sincerement je pense que c'est un choix d'ingenierie. Qu'il soit bon ou mauvais je ne le sais, mais je ne pense pas qu'il soit necessaire de tirer des plans sur la comete.

Ce qui est par contre insolite, c'est que le Lama soit un vrai business manager.

A bientôt!
KA Kashtin Globetrotter ·
Merci encore, Jérémie, pour ces explications très précises!!

Comme Marie, je m'étais demandé pourquoi Lo Ngawang tenait absolument à déplacer le village sans écouter un deuxième avis sur le sujet. Pourquoi ne pas tenter de chercher une nappe phréatique avant d'entreprendre ce projet quasi pharaonique dans un site qui n'inspire pas vraiment confiance... D'un côté la sécheresse, de l'autre le risque d'un engloutissement subit...

Et que penses-tu du projet du Français?

@ Marie:

Si je voulais me montrer suspicieuse, je me demanderais ce qui a donc une telle valeur dans le coin de l'actuel village de Samzong pour qu'on incite ses habitants à l'abandonner au prix d'efforts énormes pour des gens qui sont déjà à la limite de la survie! Minerai? Vestiges archéologiques?

C'est ce que je me suis demandé...
https://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/ http://voyageforum.com/forum/etats-unis_flore_ouest_americain_en_mai_D1621474/
ZY Zyrtex Regular ·
Vu qu'il est en charge du financement du projet, je pense que comme chaque administrateur, il evalue la situation en fonction des coûts des alternatives analisées par l'institution suisse. Je suppose que celle-ci a réalisé une recomandation qui doit être la relocalisation du projet, basée sur une analise comparative des deux scenarios en tenant compte des aspects économiques, et des risques associés.

Pour le Glacial Lake Outburst Flood, il y a un gros travail réalisé sur le Nepal: http://reliefweb.int/sites/reliefweb.int/files/resources/Glacial_Lakes_and_Glacial_Lake_Outburst_Floods_in_Nepal.pdf

Les données basiques sont la, il faut maintenant mettre en place avec les communautés concernant un plan de surveillance et un mécanisme d'alerte et d'urgence pour controler le risque et éviter les pertes humaines. Pour ce qui est du matériel, il n'y a pas de solution viable je suppose...

Pour ce qui est du probleme du francais, je ne pense pas avoir suffisement de données pour pouvoir emettre en avis. Mais par intuition, il semble plus raisonnable d'abandonner le village actuel car le resique peut être controlé sur le nouveau site, alors que les problemes sont la et ne se peuvent pas gerer au village actuel. Il semblerait que les couts des forages puis d'operation des pompes soit élevés, intuitivement je pense que la meilleure solution économique est le déplacement du village. Mais cela n'est qu'intuitid il faudrait analiser les données et réaliser une étuve comparatives des différentes alternatives.

A bientôt!

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