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Internet en Chine: upload de fichiers vidéo English translation pending
by Kurina · 2013-10-02 · 13 replies
Bonjour à tous.

Etant développeur web et prévoyant un voyage en Chine de 6 semaines à partir du 19 novembre, je suis en train de créer un site pour y poster durant mon périple quelques photos et articles.

Je suis en train de me demander si je vais ajouter la possibilité d'ajouter des vidéos sur le site (vu que mon appareil photo fait de belles vidéos).

Pour ceux à qui cela parle, ma première idée est d'uploader mes fichiers sur le serveur FTP de mon site. Mais je ne sais pas si la connexion en Chine permet de le faire...uploader plusieurs centaines de Mo avec une connexion pourrie, ce sera trop long. L'autre solution est de passer par Youtube (via VPN pour contourner les limitations du web chinois) ou un autre site d'upload de vidéos...mais le problème est le même niveau connexion.

Donc, pour ceux qui sont déjà allés en Chine, est-ce que le réseau est à présent suffisamment développé pour envoyer des fichiers lourds, ou pas ? J'imagine que cela dépend des régions, je précise donc que je passe 3 semaines dans le Yunnan (de Kunming à Deqin) et ensuite 3 semaines entre Hong-Kong, les alentours de Guilin, Xi'an, Pingyao et Pékin.

Merci d'avance...vu que les informations changent assez vite, je préfère demander votre avis avant de coder inutilement !
Guide français dans le Yunnan? (Chine) English translation pending
by Klein · 2007-07-23 · 1 reply
Nous partons pour 10jours environ en visite dans le Yunnan (novembre), point de depart Kunming, ensuite Dali, et Lijiang ;peut on trouver un guide parlant pas trop mal le Français, (car notre anglais c'est moyen), toutes les agences sur place proposent des circuits de 8 a 10 jours, mais cela me parait bien cher.je connais deja Pekin et shanghai (trajet en train).Merci d'avance.
Trois mois pour traverser la Chine de Pékin à Hong Kong (avant de partir vers l'Inde) English translation pending
by Chuquimaa · 2010-12-03 · 8 replies
Bonjour

Moi et ma femme avons le projet de partir pour un grand voyage de 6 mois dans une région du monde ... tous les deux passionnés par les voyages, ce sera comme une grande aventure avant de se lancer dans la vie ici

Nous avons donc une piste pour ce grand voyage : traverser la Chine et l'Inde en passant par Hong Kong et peut-être le Népal.

3 premiers mois Nous avons prévus d'arriver à Pékin et de traverser la Chine en suivant un axe Pékin -> Xian -> Sichuan -> Yunnan puis de rejoindre Hong Kong (par Sanya ?) … Nous zappons Shanghai :( trajet oblige

1) Nous souhaitons voyager en train ou en bus par petites étapes pour voir les plus beaux coins touristiques mais aussi nous poser dans des coins plus perdus et calmes, sans courir : - pensez-vous que 3 mois soient suffisants ou trop court ? - ou 2 mois suffiraient-ils (et dans ce cas nous passerions le 3e mois au Népal) ?

2) Notre boucle est elle intéressante ou d'autres itinéraires seraient plus adaptés pour connaître la Chine de la campagne ?

3 mois suivants De là, nous prendrons un vol pour l'Inde et New Dehli et nous ferons une boucle Rajasthan -> Bombay -> Goa -> Cap Sud de l'Inde -> Madras et remontée jusqu'à Calcutta pour la fin de notre périple...

3) La meilleure époque pour voyager en Inde se situe entre Janvier et Mars mais au pire nous pouvons peut-être décaler jusqu'à Mai … cela implique de traverser la Chine entre octobre-décembre ou novembre-janvier ou décembre-mars : - pensez vous que la période est adapté pour effectuer ce circuit en Chine ? - sinon quels seraient les meilleurs mois pour effectuer ce circuit en Chine ?

Un grand merci par avance pour vos précieux avis qui vont nous aider à avancer dans notre projet
Le Yunnan du 15 au 28 février, possible ou pas? English translation pending
by Sunhae · 2010-01-26 · 7 replies
Aie, aie, aie ! On s'est concocte un periple en independant dans le yuannan du 15 au 28 fevrier prochain. Visas et billets tout est pret. Nous avons prevu de nous deplacer de Kunming a Dali, de Dali a Lijiang et de Lijiang a Kunming en train ou en bus. Et voila qu'une agence (Chine-evasion) a qui nous avions demande quelques infos au sujet des trains, nous annonce qu'a ces dates, obtenir les billets sera impossible en raison de la fete de Printemps. Le Nouvel an qui tombe le 14, un dimanche va t'il nous bloquer pour la semaine d'apres ? Nous sommes tres inquiets, a votre avis, que faire ? On nous dit que la seule solution c'est les vols internes mais ca change un peu la donne cote finance...

Sunhae
Acquérir le permis tibétain? English translation pending
by Ironic05 · 2008-03-13 · 13 replies
Bonjour à tous,

Je pars au Tibet le 19 mars par le train Pékin Lhassa. Un ami qui vit à Beijing a acheté le billet pour moi, mais on lui a bien fait comprendre à la gare que je devrais obtenir un « papier », à savoir le fameux permis dont les modalités et le prix voire l’existence sont plutôt obscurs. Sachant que du coup j’aurai déjà le billet, dois-je selon vous vraiment chercher à acquérir le permis ?? Je pensais partir sans, mais je dois emprunter la Friendship Highway par la suite et je me demande s’il sera utile. Où est on controlés? Si je le prends ( je ne suis pas trop pour, mais bon) : comment l’obtenir moins cher ?
La Chine "éternelle" English translation pending
by Slaeinte · 2006-06-06 · 4 replies
Recit par Christophe et Sophie de 6 semaines en Chine apres un passage en Mongolie: (pour la gallerie photo http://www.lespiedssurterre.org) Dimanche 21 Aout: Good morning China Levés tôt, on quitté à regret le pays du cheval pour entrer dans celui du vélo. Petite anecdote pour faire le lien entre les deux pays: les mongols n'aiment pas les chinois (en tous cas Zolo). Premièrement, ils ont mal digérés d'être sous l'égide Mandchou (1644-1912). La Mongolie intérieure reste d'ailleurs chinoise, et les déplacements de population font qu'il ne reste plus que 15 % de Mongols dans cette région. Deuxiemement, suite a la loi de l'enfant unique pour limiter les naissances en Chine, il s'est crée un déficit en femmes puisque nombre de filles furent sacrifiées (avortements, infanticides…), de nombreux chinois venant alors chercher leur femme en Mongolie. Ca laisse des traces…D'ailleurs entre parenthèse, les chinois risquent de se heurter dans quelques années au problème des retraites auquel nous faisons face en France actuellement, mais en puissance 10. La structure familiale étant maintenant calquée sur le modèle 4-2-1, l' enfant unique doit s'occuper de ces 2 parents et de ses 4 grands parents... La gérontologie a de beaux jours en Chine... A peine montés dans le train, trois chinois profitant de l'agitation générale de l'éscale ont éssayé de nous voler. Christophe gardait les bagages dans la cabine pendant que Sophie dépensait les derniers toubrouks en gateaux. Il discutait assis avec l'un des trois pensant avoir affaire à notre compagnon de cabine pendant que l'autre fouillait dans le sac sur la banquette superieure, le dernier faisant mine de retirer sa veste lui cachait la vue. Lorsqu'il s'en est apercu, ils se sont vite éclipsés aidés par le chef de cabine ( qui verifie normalement les tickets de ceux qui montent), qui lui demanda son billet l'empéchant ainsi de les rattraper…bonne entrée en matière! Heureusement rien n'a été volé et les objets de valeur se trouvaient au fond du sac, on restera désormais sur nos gardes. Nous avons ensuite recu la visite de Juliette que nous avions rencontrée au Vieux Campeur puis croisée a Moscou. Nous passons une partie du voyage avec elle, sa mère doit la retrouver a Pékin dans 30 heures. Le passage de la frontière fut moins long que l'entrée en Mongolie (seulement 4h) et nous a permis d'assister au changement des roues du train car les rails russes et mongoles n'ont pas le mème écartement que les autres. Le wagon est soulevés par de puissants bras leviers puis les essieux extraits et remplacés par d'autres. Les passages des frontières reste toujours stressant, on a l'impression de passer un examen d'entrée avec la peur d'avoir fait une bétise, les visages graves et les uniformes des douaniers ne font d'ailleurs que dramatiser la situation. Ca y est, nous voici en Chine! Au loin, des lumières nous laissent deviner une population bien plus nombreuse qu'en Mongolie. Au réveil, les usines et les odeurs de pollution confirmeront que la Chine demeure le pays le plus touché puisque 9 des 10 villes les plus polluées au monde s'y trouvent. Autre constatation, la moindre parcelle de terre cultivable est mise a profit car elle n'est pas suffisante pour nourrir la population entière, c'est donc avec amusement que nous apercevront des bordures de routes de 2 m2 plantées de tournesols!

Lundi 22 aout: 1.3 milliard de chinois, et nous et nous et nous… Juliette va se la couler douce quelques jours au Novotel, le rendez-vous est pris pour l'apero demain soir. Nous tentons d'arrêter des taxis sans succès, ils nous regardent mais ne nous prennent pas. C'est donc dans un moto-taxi ou rickshaw que nous iront a la guest, sorte de tricycle a moteur couvert avec 2 places a l'arrière dos au chauffeur. Avec nos 4 sacs, c'est assez folklorique. On ne s'attendait pas a cela avec nos vieux clichés de la Chine. Au lieu des milliers de vélos, des voitures, à la place d'une foule grouillante, des grandes avenues spacieuses et pour remplacer les pagodes, des immenses buildings ultra-modernes. C'est très loin de ce qu'on imaginait, on dirait une ville futuriste ou tout est bien organisé: de vastes pistes cyclables permettent aux derniers vélos et pousse-pousse de circuler facilement et des passages souterrains ou des ponts au-dessus des rues en facilitent la traversée. En Magasin ambulant revanche, un épais brouillard style 'smog' enveloppe la ville de sorte que la vue au loin se limite a un ciel gris-blanc. On a de la chance, y'a de la place à la guest, par contre ce sera dans une chambre de 5 personnes. Nous faisons alors la connaissance de Julie et Thibault, arrivés depuis 4 jours et un peu stressés par leurs premieres mésaventures et d'Estelle, amoureuse de la Chine qui fait une thèse sur l'art contemporain chinois (elle aura d'ailleurs la gentillesse de nous ramener en France quelques achats encombrants).

Mardi 23 aout: les hutongs La priorité de la journée: trouver un dentiste pour Christophe qui se plaint d'une carrie depuis le départ (le check du départ n'a pas été professionnel monsieur le dentiste parisien, on saura s'en souvenir). Nous montons dans notre premier taxi: un grillage sépare le conducteur des passagers, étonnant car Pekin dégage un sentiment de securité. Le cabinet, dans un quartier d'expatrié, est hyper moderne avec des écrans et appareils qu'on a pas encore chez nous. Le dentiste est syrien et compétent, verdict: des morceaux de viande coincés entre les dents sont a l'origine des douleurs, il va falloir apprendre a se servir du fil dentaire! Nous traversons ensuite le quartier des ambassades sans grand intérèt a part celui de croiser des militaires marchant d'un pas synchronisé et celui de Sanlitun, successions de bars occidentaux fréquentés par des occidentaux avec des tarifs occidentaux. Vous l'aurez compris, uniquement pour ceux qui ont du mal a quitter l'occident. Nous terminons la journée dans le quartier des 'hutongs', mot mongol designant ces ruelles qui traversent les anciennes habitations familiales chinoises, les "siheyuans" dont certaines datent de 1500. Une bonne partie a été détruite, les jeux olympiques de 2008 accèlérant le processus. Heureusement, les plus anciennes sont desormais protégées meme si les chinois les boudent de plus en plus pour le confort moderne des HLM. C'est a "vélo-taxi" que nous les visitons. La promenade est très agreable notamment autour du lac Houai Hu ou des terrasses meublées de sofas confortables n'attendent que nous. Des chinois se baignent tandis que d'autres pèchent a la ligne, il y a mème des touristes qui font du pédalos, d'ailleurs, ce n'est pas Sophie, notre voisine belge du Transsibérien que nous apercevons la avec Colai?... Incroyable, elle s'apprétait a passer sous le pont au moment ou nous passions dessus! Notre guide nous arreté pour visiter l'interieur. Cela ressemble un peu au modèle de la 'villa' romaine avec ses pièces d'habitation réparties autour d'une cour a ciel ouvert, reflet de cette vie communautaire ou grands parents, parents et enfants vivaient ensemble. Le Novotel se trouvant un peu loin a pieds, nous prenons un pousse-pousse pour nous y rendre, la négociation fut difficile mais le marché est conclu. Il nous dépose au coin de la rue en nous expliquant que c'est juste a droite. Après 10 bonnes minutes de marche, on réalise qu'on s'est bien fait avoir! On ne nous y reprendra plus. Juliette et sa mère nous font visiter l'hotel, y'a même une salle de sport et une piscine, maintenant qu'ils nous ont repéré, on va peut-etre pouvoir y aller incognito…

Mercredi 24 Aout: 'a biycletteeuh…' C'est décidé, aujourd'hui on loue des vélos. C'est tres agréable de circuler ainsi, il faut juste faire attention aux carrefours, aux piétons, et aux bus qui empruntent la piste. Une seule règle a integrer: la voiture est prioritaire sur le velo, lui même prioritaire sur le pieton. Sur le chemin qui nous mêne au parc du temple du Ciel, nous nous perdons dans des hutongs beaucoup moins touristiques que la veille et achetons notre pique-nique. Nous passons par hasard devant une belle entrée dont nous poussons la porte, c'est une école. La rentrée se prépare et une institutrice nous accueille gentiment pour nous faire la visite. L'école est tres bien équipée, un écran de télé par classe, une salle informatique au top et une cour de récreation bien fournie et dotée d'un revêtement plastique anti-bobos; il manque juste un détail: les enfants. Le parc Tiantan Gongyuan est grand et son centre est traversé par une ligne sur laquelle se trouve les temples. Destiné a garantir de bonnes moissons, il est caracteristique de l'architecture Ming, c'est-a-dire sans clous ni ciments, les pieces de bois s'emboitant les unes aux autres. Malheureusement, le principal, celui que l'on voit sur les étiquettes du baume du tigre, est fermé pour rénovation (comme de nombreux autres sites actuellement). Nous avons apprecié l'Autel circulaire et c'etait assez drole d'entendre tous ces chinois crier d'un bout a l'autre du Mur de l'écho cense repercuter le son a son opposé, une vraie cacophonie! Nous decidons ensuite de nous faire pomponner avec un massage d'une heure, on l'a bien mérité. Le massage a la chinoise est assez "musclé" mais c'est quand mème tres agréable. Le moment est aussi venu pour Christophe de tester le coiffeur chinois; nous en avions croisés qui exercaient leur art directement sur le trottoir mais il rentrera finallement dans une petite échope. Resultat: nous ne sommes pas loin de Bernard Jugnot dans les "Bronzés" (On n'a pas trouvé la traduction chinoise de "Ne coupez pas les pattes, s'il vous plait"). La réparation nocturne La fin d'après-midi nous ménera par hasard dans une ruelle commercante très chouette, Sophie commence a craquer sur les jolies robes longues fendues a col mao en soie "soi-disant 100%" et Christophe sur une affiche de Mao (a chacun son mao!). Nous nous sommes un peu perdus de nuit sur le retour, il est tard, c'est le moment que choisit Sophie pour dérailler juste avant de casser sa chaine. Heureusement, notre bonne étoile est là, un réparateur ambulant se trouvait a dix mètres!

Jeudi 25 Aout: Pas cool! Nous visitons aujourd'hui la cité interdite dont certains chinois auraient payé de leur vie l'entrée il y a moins d'un siècle. Malgré notre volonté de nous lever tôt pour en profiter "tranquillement", nous décollons un peu tard (8h30) et c'est au milieu des hordes de touristes chinois que nous essayons de nous faufiler. Le gouvernement chinois essaie en effet de promouvoir le tourisme en les invitant (pour ne pas dire en les sommant) à rester dans le pays. Résultat: partout nous croisons des groupes de 30 personnes reconnaissables à leur signe distinctif du style casquette rouge (ou bleue ou blanc ...) ou bien tee-shirt bleu (ou rouge, ou blanc…). Leur guide est en général équipé d'un micro et cela devient parfois insupportable lorsque l'on est cerné. Dans ces conditions-là, pas facile non plus de faire une photo: il faut parfois attendre la fin du défilé de personnes qui posent par une ou deux devant les monuments avant de pouvoir prendre un cliché, et patienter longtemps avant d'en obtenir un correct sans avoir quelqu'un qui nous passe sous le nez. Restez groupir ! On aborde ce lieu mythique via la porte de la paix céleste, terminant la place Tian'anmen oeuvre de Mao. Des tribunes permanentes jouxtent l'édifice et font face à cette place tristement célèbre depuis les manifs de 1989. Mao est d ailleurs l'objet d'un véritable culte, pin's, affiches, discours, de nombreux chinois gardent un profond respect pour leur ancien souverain, quoiqu'en disent les historiens. Il est donc normal que sa photo géante orne le passage pour la cité interdite. L'endroit est effectivement très beau (il vaut mieux puisque les empereurs et leur cour n'en sortaient quasiment jamais). Une fois de plus, de nombreux bâtiments sont en rénovation et, au vu des couleurs éclatantes des parties nouvellement restaurées, le résultat est prometteur. En tout cas, après 5h, nous, on était contents d'en sortir de la Cité Interdite... Nous prendrons un peu de hauteur au sommet de la colline du parc Jingshan Gongyan qui surplombe la Cité pour l'admirer dans son ensemble. Fatigués de cette journée, nous prenons un moto-taxi pour retourner Place Tian'anmen ou nous attendent nos vélos, garés dans un parking qui leur est reservé. Le chauffeur veut nous déposer au coin de la rue et refuse d'aller plus loin. Apres un dialogue de sourds, nous finirons a pieds après lui avoir payé la somme fixée au départ proportionnellement a la course effectuée, et na! La suite de la journée fut assez noire puisque nous avons eu des problèmes avec les chinois à deux reprises: Sophie s'est faite envoyée ballader par la tenancière de l'Internet Café, qui en plus d'être très désagréable, a essayé de la voler au passage, et Christophe a eu le malheur de donner l'argent avant de prendre la tranche de fruits secs (qui avait l'air délicieuse) vendue a un prix prohibitif. Refusant de payer une telle somme, le gourmand a voulu reprendre son billet mais il n'en était evidemment pas question, le vendeur s'est alors mis à hurler plus fort que Christophe et, n'étant pas en terrain conquis, nous sommes repartis les mains vides et le porte-monnaie allégé de 10 yuans! Le dernier point noir de la journée et non le moindre a fini de nous miner: toutes les données de la X-Drive (disque dur portable) ont disparu, c'est-à-dire la musique (pas grave) mais surtout les photos et les films de Mongolie et du Transsiberien.

Vendredi 26 Aout/ Samedi 27: La Grande Muraille Impression étrange au lever comme tous les matins depuis que nous sommes en Chine, fait-il beau ou le ciel est-il couvert? Le soleil peine à percer cette brume omniprésente et ce voile donne a Pékin des allures de ville futuriste victime de nos excès…En attendant notre bus pour se rendre a la Grande muraille, nous faisons la connaissance de Trixie qui envisage de s'installer a Pékin. Apres 4 heures de route, nous arrivons à Jinshanling et lui fixons rendez-vous le lendemain pour déguster un canard laqué, specialité de Pekin . La randonnée qui part d'ici dure 4/5 h pour rejoindre Simatai. Puisque nous avons prévu de bivouaquer sur la muraille (malgré l'interdiction tacite) nous laissons passer le flot de randonneurs pressés afin de pouvoir en profiter seuls. La muraille est impressionnante, elle serpente, descend puis grimpe a perte de vue dans un paysage sauvage, c'est d'autant plus incroyable au vue des 5000 kms qu'elle couvre! Pas étonnant que ce soit l'unique édifice humain visible depuis la lune. Sa construction débuta il y a 2000 ans sous la dynastie Quin (221-207 avant J-C) lors de l'unification de la Chine afin de se protéger des incursions des nomades (nos amis les mongols) mais elle ne remplit jamais sa fonction (les sentinelles étant très corruptibles). La première partie que nous avons parcourue est rénovée, mais d'autres endroits sont en ruine, et il faut parfois contourner les tours de guet tant le chemin est dangereux. La randonnée est fatigante car les marches sont de tailles inégales et tellement pentues qu'il faut parfois s'aider des mains. Elle nous récompense cependant par de magnifiques points de vue. Le bivouac est fortement déconseillé car des touristes sont morts foudroyés (un couple la semaine dernière!), les tours servant d'abris sont en effet les points culminants de la région, de véritables paratonnerres. Nous croisons un guide chinois francophone qui nous rassure sur la météo; il ne devrait pas y avoir d'orages par contre, tout en blaguant, il nous met en garde contre les loups de la région. Puis, une vieille vendeuse chinoise nous fait part de sa rencontre avec un serpent de 1.5m dans les ruines il y a tout juste 5 mns. Enfin deux adolescents très collants ont fait germé dans la tête de Sophie notre vulnérabilité sur ce mur au milieu de nulle part en cas d'agression nocturne. Squatt sur la Grande Muraille De toute façon, il est trop tard pour faire machine arrière, la nuit tombe. Nous choisissons une tour en bon état pour installer notre bivouac, nous cachons papiers et objets de valeurs entre les pierres (on ne sait jamais!), puis nous nous "régalons" des raviolis vapeur qui nous restaient de la veille. C'est alors que le ciel s'est assombri insidieusement nous privant du coucher de soleil espéré et laissant apercevoir au loin…des éclairs! Malheureusement, le vent ne tourne pas en notre faveur et c'est en quatrième vitesse que nous avons gonflé nos matelas, installé les duvets et regroupé autour de nous tout ce qui pouvait nous isoler d'un éventuel coup de foudre, les pierres sur lesquelles nous étions étant conductrices d'électricité. Blottis l'un contre l'autre en ayant pris soin de ne pas être en contact avec le sol et chaussés de nos pataugas aux semelles isolantes, nous avons attendu une bonne heure sur nos matelas d'air. Nous étions en plein coeur de l'orage, les éclairs frappaient tout autour (peut-être même sur notre tour) avec un bruit effroyable, illuminant par à-coups lucarnes et vieilles pierres, le vent apportait du sable venant de Gobi et la pluie s'engouffrait dans notre abris. Nous avons eu les chocottes mais quelle aventure! Nous avons finalement dormi aussi bien que sur les planches de bois des auberges de jeunesse. A notre retour à la guest-house, notre chambre de 5 était prise, il ne restait qu'un dortoir de 18 (2 ronfleurs plus de nombreux va et viens), et en plus Sophie s'est enrhumée! Dimanche 28 Aout: Ouille ca fait mal! Quelle surprise au petit-déjeûner de croiser le couple d'allemands pris en auto-stop en Mongolie! On n'aura pas le temps de discuter longtemps puisque Christophe s'est ouvert la main en pelant sa pomme avec le couteau suisse fraîchement aiguisé (Zolo avait bricolé le van avec!). Apres s'être retourné l'ongle du pouce, s'être arraché la peau du gros orteil, avoir été chez le dentiste et coupé la veille avec la même couteau, il récidive cette fois avec une profonde entaille qui pisse le sang. Y en a qui se sont vu attribuer des surnoms pour moins que ca… Malgré sa réticence, c'est a l'hôpital qu'il se fera soigner. Une anesthésie locale, quelques points de suture et un étourdissement plus tard, il ressortira avec pour consigne de se faire ôter les fils dans deux semaines! Nous ne changeons rien au programme et visitons le célèbre marché de Panjiayuan, ouvert seulement le week-end. Et là, on en a plein les yeux: meubles chinois splendides en acajou et en ébène, artisanat en tous genres (émaux, tissus, sculpture, boites, objets en jade, bijoux, bronze, peintures sur soie, etc…). Nous sommes surpris de voir aussi des grillons dans des cages rondes en bois, est-ce pour se délecter de leur mélodie ou de leur chair?! On commence à se renseigner sur le prix d'envoi du mètre-cube et on rêve de revenir un jour rien que pour faire du shopping. Nous déjeûnons le midi dans un restaurant ou l'on choisit son poisson dans l'aquarium. Apres l'avoir "péché", ils nous le montrent dans un sac encore vivant avant de l'emporter à la cuisine, sa dernière demeure, au moins on est sûrs de manger du poisson frais. Depuis que nous sommes en Chine, contrairement à la Mongolie, les saveurs sont multiples et il est parfois difficile de mettre un nom sur tel épice, tel mets ou tel plat. Nous découvrons de nouveaux légumes et fruits inconnus jusqu'alors et même des algues dans nos assiettes. En tout cas nous nous régalons. L'après-midi se terminera sur les Champs-Elysées chinois ou se tient tous les soirs un étalage un peu spécial, ici on peut déguster des mets originaux: brochettes de serpents, de larves, de criquets, de scorpions et même…d'hippocampes! Christophe testera le serpent qui, semble-t-il ressemble un peu au calamar.

Proverbe chinois du jour: "les chinois mangent tout ce qui a quatre pattes, sauf les tables et les chaises" Appétissant non... Lundi 29 Aout: Wo shi fa guo ren (je suis français) Dernière visite à ne pas rater avant de quitter Pékin: le palais d'été. Et pour cause, c'est magnifique. Son parc agrémenté d'un lac bordé de saules-pleureurs, ses temples, ses pavillons, ses ponts, et ses immenses galeries-promenades servaient de villégiatures à la cour impériale. Une fois de plus, le plus imposant des édifices se trouvant au sommet de la colline est fermé pour rénovation (un conseil: ne pas visiter Pékin a la veille des JO 2008). La ballade est vraiment agréable et nous croiserons des chinois occupés à nourrir des écureuils, à faire un récital classique ou à prendre des cours de valse en plein air. Les chinoises quand a elles se promènent souvent sous une ombrelle car contrairement aux européennes, pour être belle, il faut rester blanche. Palais d'Eté un peu coincé le couple impérial... Nous sommes tombés sous le charme de Pékin, une alliance réussie entre passé et modernité, calme des parcs et frénésie de la population. Il nous reste tout juste le temps de monter dans un taxi pour ramasser nos sacs à la guest et prendre le train de nuit pour Pingyao, c'est-à-dire, pas le temps de tomber sur un faux taxi qui cherche à nous arnaquer. Il nous avait vu venir de loin quand il nous a proposé ses services au sortir du palais. Apres avoir affiché son enseigne au dessus de sa voiture, il l'a discrètement retirée puis mis en marche un compteur trafiqué dont les yuans défilaient anormalement vite. A mi-chemin, Christophe a mis les pendules a l'heure mais le malhonnête n'a rien voulu savoir. Il s'est finalement arrêté lorsqu'il a compris qu'il allait avoir affaire à la police et s'en est allé sans demander son reste (au passage d'autres arnaques style bouteilles d'eau "minérale" remplies avec celle du robinet sont aussi courantes et peuvent coûter quelques desagréments gastriques). Avec l'augmentation du tourisme, arnaques en tout genre et vole à la tire (cf premier jour) semblent avoir autant prospéré que l'économie chinoise. Méfiance, méfiance. On monte dans un autre taxi cette fois très sympathique qui nous amusera de ses rots francs a répétition jusqu'à la gare. C'est parti pour notre premier train chinois. Celui-ci est propre et dispose d'un service de restauration ambulant. Les cabines ne sont pas cloisonnées et les lits superposés sont au nombre de trois. Nous faisons la rencontre de Hélene et William, sans doute les seuls chinois du train parlant le français et habitant a 10 minutes de chez nous (Vincennes)! Ils nous rendront bien service en téléphonant a la guest qui du coup nous attendra en taxi a la sortie du train ( à 5 h du mat ça peut aider). Si vous nous lisez, un petit coucou a tous les 2 et rendez- vous est pris à Paris pour un échange de recettes franco-chinoises. A 22 heures, les lumières s'éteignent sans avertissement, c'est l'heure de dormir, et pas question de lire, il n'y a pas de veilleuse individuelle.

Mardi 30 Aout: Pingyao Nous arrivons à l'aube dans les jolies ruelles encore endormies de la ville. Le soleil se lève et nous sommes complètement dépaysés par ce havre encore préservé de la modernité. Encerclée de ses remparts, Pingyao est une ville traditionnelle han extrêmement bien conservée. C'était un carrefour commercial prospère qui devint le centre financier de toute la Chine sous la dynastie Qing (1644-1911). Apres cette période faste, elle tomba dans la misère, et, pour notre plus grand bonheur, ne se modernisa pas par manque de fonds. En 1997, elle a été inscrite au Patrimoine mondial de l'Unesco. Notre guest house est ravissante. Jinjinglou Binguan est une ancienne demeure Han transformée en hôtel. Nous entrons dans une jolie cour fleurie ou se trouve un "chat de garde". Curieusement, nous verrons beaucoup de chats attachés à une laisse dans cette ville; cela ne plaît pas à Sophie mais c'est préférable de les voir ainsi plutôt que dans nos assiettes! Notre lit est immense, il occupe les trois pans du mur, 3m sur 2, et est doté d'un système de chauffe, une ouverture dans le muret en brique sous le lit permet d'y faire du feu. Avec nos vélos, nous jouons les Anquetil et parcourons la ville dans tous les sens, notamment la rue des "antiquités" qui n'en a que le nom puisque tous les étalages présentent les mêmes objets vieillis mais néanmoins très bien faits. Les chinois sont en effet experts pour les imitations et contrefaçons en tous genres, mais ça vous le saviez déjà. Le marchandage est de rigueur et nous repartirons avec une paire de patères en laiton (sans doute pas du bronze) et une boîte en laque. Nous passons par hasard devant une école, alertés par des choeurs d'enfants. Nous rentrons avec l'autorisation de jeter un coup d'oeil dans la classe. Horreur! Ils sont 60! Il paraît même qu'ils peuvent aller jusqu'a 70. L'enseignement et les élèves sont évidemment très différents par rapport a la France. C'est une éducation à la communiste: pas question de réfléchir, il s'agit d'un apprentissage base sur la mémorisation et l'absence de débat au sein de la classe. L'éducation chinoise ne s'est toujours pas remise des ravages de la Révolution culturelle quand, dans tout le pays, les enseignants furent battus ou tués puis souvent remplacés par des paysans ignorants. L'enseignement devint alors un instrument au service de l'endoctrinement des masses. Les élèves de leur côté obéissent au doigt et a l'oeil, un coup de sifflet dans la cour et ils sont ranges a égales distances, un second avertissement et on entend les mouches voler. Les enfants furent évidemment très intrigués par notre présence. Sophie peine à imaginer le travail de correction de la maîtresse. D'autre part, du fait de la loi sur l'enfant unique, de nombreuses familles en comptent en fait 3 ou 4, en province notamment, mais n'en déclarent qu'un pour éviter les représailles. En dehors de tout registre, ces enfants "officieux" n'ont donc pas accès a l'école (et au service militaire...), terrible handicap pour leur avenir. Des recensements sont en cours pour mettre un terme a cette situation. En fin d'après-midi nous tombons sur Thibaut et Julie, nos colocataires de Pékin. La Chine n'est décidément pas si grande que ça. Nous prévoyons de visiter un monastère fameux le lendemain. Une fois n'est pas coutume, a 5 euros le massage de 2 heures, une heure pour les pieds, une heure pour le "full body", on ne s'en lasse pas. Les restaurants vides ne nous inspirent pas et nous préférons dîner à une gargote dans la rue. Nous prenons des risques car l'hygiène laisse à désirer: le "cuisto" utilise la même pöele pour ces préparations et manipule les aliments avec ses mains sales et noircies par les flammes, mais le feu est fort et la cuisson suffisante pour éliminer bactéries et microbes. Nous mangeons attablés sur des chaises basses, au milieu des locaux surpris de nous voir ici et très amusés par la technique très personnelle de Sophie en ce qui concerne le maniement des baguettes: ça vole dans tous les sens…On en profite pour trinquer avec le tenancier qui nous fait goûter un alcool blanc a l'odeur d'alcool a brûler. gargotte

Mercredi 31 Aout: un p'tit bout d'occident Apres un petit déjeûner occidental avec Juliette et Thibaut (c'est-à-dire sans épice et sans riz!), nous partons visiter a vélo Shuanglin Sin, a 7 kms de la ville en nous aventurant sur la nationale. Les camions nous klaxonnent pour nous avertir et nous frôlent parfois de près. Le monastère renferme de somptueuses statues et figurines d'argiles peintes, certaines datant de 2000 ans. Les quatre "gardiens" à l'entrée sont très impressionnants et l'expression des visages est parfois si réelle que c'en est inquiétant (c'est Sophie qui écrit ce passage, vous l'aviez deviné…); on se croirait un peu dans "Le nom de la rose". Nous dînerons des lasagnes qui n'ont rien d'italienne dans notre petit bout d'occident de ce matin en compagnie de Thibaut et Julie qui retournent a Pékin ce soir. Ils attendaient déjà depuis une heure lorsque nous sommes arrivés à la gare, et pourtant nous monterons dans le train avant eux direction Xi'an. Bye-bye les amoureux, on se revoit a notre retour. Encore merci pour le colis! Le train n'est pas aussi propre que le précédent et cela devient franchement insupportable d'entendre les chinois se râcler la gorge a répétition et cracher partout, c'est une véritable manie chez eux sans parler de ceux qui pètent ou nous rôtent sous le nez, que ce soit au resto, dans le train, en pleine rue ou dans le taxi…!

Jeudi 1er septembre: "La Suisse, c'est dans quel pays?" A peine descendus du train, nous sommes abordés par des rabatteurs. Ils nous proposent un hôtel qui n'est pas mentionné dans notre guide car notre édition n'a pas été mise à jour et les infrastructures chinoises évoluent très rapidement depuis peu; des hôtels et guest house fleurissent un peu partout. Le rapport qualité/prix est intéressant, nous envoyons l'adresse a Juliette qui doit arriver avec sa mère dans 3 jours. Nous dégottons un petit restaurant qui ne paie pas de mine mais dont la cuisine est vraiment délicieuse et le sourire de la patronne honnête. Cela n'est pas souvent le cas et d'une manière générale les chinois nous donnent l'impression d'être très intéressés. Nous passons une bonne partie de la journée à l'achat de nos billets d'avion pour la Birmanie et pour Xi'an. Nous traversons la moitié de la ville pour nous rendre a une billetterie qui n'existe plus, une fois encore merci le Lonely! Nous nous rendons ensuite dans un hôtel de luxe dans l'espoir de trouver quelqu'un qui parle anglais. C'est chose faite sauf que la Birmanie, connais pas! Malgré nos schémas et un planisphère, ils "découvrent" un nouveau pays voisin. Ils ne savent pas non plus l'écrire en chinois pour faire des recherches. Le moment est d'ailleurs venu de vous raconter un peu comment se passe la communication dans un pays où l'anglais n'est pas très courant même dans les endroits touristiques. Les chinois s'évertuent à nous parler et à nous répondre dans leur langue alors que visiblement nous ne les comprenons pas, lorsque les onomatopées ( hein, hein, hum, hum, nin, nin) associées a quelques gestes ne suffisent plus et que nous en avons assez de jouer a "Dessiner c'est gagné", on passe au mime, et ça marche plutôt pas mal causant souvent une bonne crise de rire aux interlocuteurs. Apres s'être acharnés une heure, nous les abandonnons pour un hôtel encore plus luxueux, le Hyatt, ou le personnel nettement plus compétent n'en sera pas moins mauvais en géographie (l'une a même demandé a un Suisse qui voulait téléphoner chez lui:" Mais la Suisse, c'est dans quel pays?). Nous en sortirons néanmoins avec nos billets en main.

Vendredi 2 Septembre: la plus grande découverte du XXe siecle Nous partons visiter la célèbre armée enterrée qui a fait se développer la ville de Xi'an depuis sa découverte en 1974. Certains la considère comme la huitième merveille du monde (et les halles de Rungis alors?) Il faut pour cela prendre un bus a la gare routière. Nous n'étions pas les seuls à l'attendre. A l'ouverture des portes, un raz de marée humain s'est engouffré dans le bus, une véritable mêlée, la cocotte bordelaise nous commenterait Pierre Albaladejo. Petits et grands, jeunes et vieux, pas question de politesse ou de galanterie, c'est la jungle. Sophie a joué des coudes et nous a dégoté 2 places au fond du bus. L'armée des 6000 soldats de terre cuite est protégée sous des immenses hangars. Toute une partie reste à déterrer et on estime a 20000 le nombre de statues qui composent le tombeau de Qin Shihuangdi (= premier empereur), connu pour avoir unifié l'empire en 210 avant JC. Des archers, des arbalétriers et des fantassins ainsi que des chevaux (les chars en bois qu'ils tiraient ont disparu), sont ainsi livrés à nos yeux à l'endroit même où ils se trouvaient jadis, dans des couloirs souterrains de terre et de poutres autrefois recouverts d'un toit . Ils sont sculptés grandeur nature dans le détail: cheveux, coiffes, armures, mouvement du tissu et même expressions du visage. Il semblerait que les artisans se prenaient comme modèles mutuels. Leurs armes ne sont malheureusement pas visibles mais, chose incroyable, elles étaient recouvertes d'un produit les protégeant de la rouille si bien que les lames étaient encore aiguisées. Les chinois avaient donc découvert l'anticorrosif plus de 2000 ans avant nous!

Samedi 3 septembre: la tête dans les étoiles Nous prenons le bus direction Huashan, départ de l'ascension du Hua Shan, une des cinq montagnes sacrées de Chine. Le souci avec les bus chinois, c'est qu'ils ne partent que lorsqu'ils sont pleins; nous avons donc attendu une bonne heure! Cela permit à Sophie d'avoir le temps de visiter les toilettes publiques avant le départ. Les "Water closet" n'ont rien de "closed", c'est-à-dire qu'il n'y a pas de porte, juste une basse cloison, et encore ce n'est pas toujours le cas, bonjour l'intimité ! Voici le tableau: cinq femmes côte-à-côte accroupies (les toilettes sont "a la turque" bien sûr) faisant face à trois autres faisant la même chose pendant que des dames attendant leur tour debout devant elles. Sophie a donc fait "la petite commission" face à une femme faisant "la grosse commission". Globalement les toilettes sont sales et l'odeur tellement forte que l'apnée s'impose, imaginez l'odeur d'une litière à chat qui n'a pas été changée depuis 3 mois! Dans le car nous avons droit a la vidéo; d'abord des clips d'un kitsh comique puis Crazu kung fu, un film complètement délirant qui se passe sans problème du doublage. Christophe sent soudain une main sur sa cuisse gauche alors que Sophie se trouve à sa droite, une admiratrice ? Non non, un chinois puis sa voisine, intrigués par ses poils (ils sont quasiment imberbes) s'étaient permis de toucher sans autorisation! Cela faisait déjà un moment qu'ils nous dévisageaient car c'est vrai qu'au milieu de tous ces chinois on fait un peu tâche. D' ailleurs on a parfois l'impression d'être des bêtes de foire. Même si le tourisme se développe en Chine, les étrangers sont noyés dans la masse et nous attirons de nombreux regards. On nous demande même parfois de poser avec eux. L'entrée est très chère (10 euros) et si l'on veut emprunter le téléphérique, il nous en coûtera 6 par personne! De toute façon on avait prévu de faire la randonnée à pieds. Christophe en manque d'exercice a rempli le sac à dos avec nos affaires pour passer la nuit là-haut ainsi qu'avec les indispensables bouteilles d'eau, au total 15 kilos. Cela permet aussi de compenser la différence de condition physique et d'entraînement de Sophie. La voie est pavée et la pente progressive jusqu'a ce qu'on arrive au deuxième effet Kiss Cool, les marches. Les montagnes sont abruptes et la dénivellation importante puisque nous grimperons 1800 mètres sur 7, 5 km. La paroi est parfois tellement verticale que les marches très escarpées ressemblent parfois a une échelle et qu'il faut s'aider des chaînes qui la longent. C'est éreintant. Le chemin est ponctué de petites terrasses ou l'on peut boire ou se restaurer. Les prix sont assez chers mais l'approvisionnement est difficile car il se fait à dos d'hommes. Nous sommes a la foi admiratifs et apitoyés de voir ces bêtes de somme monter ou descendre avec leur fardeau sur le dos, certains ayant dépassé 50 ans. Une latte de bois équilibrée à ses extrémités par de lourds paquets repose sur leurs épaules causant au passage une déformation du dos très nette et des blessures à ceux dépourvus de protection. Nous avons croisé un vieil homme jouant de la flûte en même temps qu'il montait, alors que nous, nous cherchions notre "second souffle". Nous rencontrons aussi nos premiers taoïstes car les flancs jadis difficilement accessibles servirent de refuge aux moines. Sophie les trouve très beaux avec leurs cheveux relevés en chignon et leur tenue typique. Christophe n'a qu'à bien se tenir. Quelques mots à ce sujet: on dit du taoïsme que c'est la seule religion véritablement chinoise car née en Chine. Il était a l'origine une philosophie dont le "dao" en est le concept central: le dao dépasse les sens et la pensée; on ne peut l'appréhender qu'à travers une recherche mystique. Difficile de vous en dire plus puisque selon Lao-Tseu, son fondateur malgré lui, "le dao qui peut être exprimé n'est pas le véritable dao". Il faut organiser sa vie suivant le dao pour être en harmonie avec l'ordre naturel et l'univers (avis aux amateurs). Pour simplifier, le fameux concept du Yin et du yang, c'est eux. Nous arrivons a l'hôtel prévu vers 19 heures, épuisés. Les gens de l'hôtel, forts sympathiques, ont bien rigolé de Christophe imitant le cri de la poule pour leur faire comprendre qu'il désirait manger un oeuf (désolé, pas de vidéo…).

Dimanche 4 septembre: The sound of silence! Une fois de plus le lever de soleil n'est pas au rendez-vous, en fait c'est nous qui n'y sommes pas car Christophe n'a pas entendu sonner la montre et se lèvera une demi heure trop tard. C'est raté pour la tranquillité car nous sommes dimanche et les chinois aussi sont en week-end. Ils sont venus en nombre faire leur "pèlerinage" via le téléphérique ou, pour les plus courageux, en grimpant de nuit a l'aide de lampes torches. En tous cas ils sont là et on le sait! On les entend de loin s'appeler, parler ou crier pour que la montagne leur renvoie leur échos. De toute façon, les chinois d'une manière générale ne sont pas très discrets et parlent fort. Petit paradoxe des chinois, ils montent le Hua Shan avec des gants pour éviter de se salir les mains sur les chaînes, mais n'ont pas de lavabos aux toilettes (dont vous connaissez l'état); le chirurgien met un masque sur la bouche mais recoud la plaie sans gant, etc…. Nos muscles ne sont pas courbaturés, les étirements de la veille ont été efficaces, et nous sommes parés pour le tour des crêtes. Le panorama des pics est vertigineux. C'est, parait-il, la plus impressionnante des cinq montagnes sacrées; propice a la méditation des moines taoïstes et à leur isolement volontaire. Nos cuisses ont quand même souffert de la veille et par prudence nous rentrons en téléphérique. De retour à l'hôtel, nous retrouvons avec plaisir Juliette et sa mère Micheline. Nous leur avions donné notre hôtel, c'est toujours sympa de s'échanger les bons plans.

Lundi 5 Septembre: La loi des séries? On n'y croit pas. La ville de Xi'an, malgré sa réputation de berceau de civilisation (avec Constantinople, Rome et Athènes), ne nous inspire pas beaucoup, nous visiterons néanmoins le quartier musulman. Le shopping nous tente davantage et Sophie se fera plaisir en achetant une robe chinoise super sexy mais devra attendre son retour dans dix mois pour la passer. Micheline est en effet d'accord pour ramener ces quelques bricoles dans sa nouvelle valise. Nous embarquons dans l'avion a destination de Chengdu, ce qui nous évite 20 heures de train. Les dessins animés manga sur des écrans ont remplacé les hôtesses de l'air et leurs sempiternelles consignes de sécurité que plus personne ne regarde d'ailleurs. Cela nous met presque en confiance au vu des récents accidents d'avion.

Mardi 6 Septembre: une valse a trois temps? Chengdu forte de 11, 3 millions d'habitants n'en est pas moins agréable et plus respirable que Xi'an. Nous avons flâné dans un parc étonnant: le Renmin Gongyuan ou Parc du Peuple. Composé de bassins où d'énormes carpes koï se font nourrir, de bonzaïs et de beaux arbres auxquels sont suspendues des cages où des oiseaux-perroquets, des meinates, répètent des chansons chinoises. Le parc tient en fait sa singularité des chinois qui le fréquentent. Il abrite de nombreux salons de thé où le temps s'écoule doucement entre deux gorgées au rythme des parties d'échecs (chinois) et autres jeux de dominos que nous ne connaissons pas. Un peu plus loin des gens chantent au micro à tour de rôle, là ils dansent une sorte de valse au son des chanteurs volontaires; cela débouche d'ailleurs sur une véritable cacophonie. Il en ressort une grande convivialité et de la bonne humeur. La plupart sont des habitués, l'un d'eux est surnommé "celui Les echecs chinoisqui joue du saxophone", a invité Sophie à danser pendant que Christophe s'occupait de sa partenaire. Retraité a 47 ans, polyglotte (chinois, anglais, allemand et...français) et fan de cinéma français, il nous a surpris avec des citations de Rousseau, Voltaire et ...Gainsbourg! Etrange que ce personnage cultivé et ouvert sur le monde soit surveillé de près par le parti... (pas d'adresses e mail etc...).

Mercredi 7 Septembre: la nature baillonnée Nous partons en excursion pour quatre jours visiter la réserve naturelle de Jiuzhaigou a 10 heures de route dans le nord du Sichuan. L'aspect du bus ne nous inspire pas confiance d'autant plus que la route est dangereuse et que le moteur ne démarre pas. Nous partons avec 1/2 heure de retard au milieu de chinois fidèles à leur image: ils crachent dans le bus, fument et jettent leurs détritus à même le sol ou sur le fauteuil voisin. Résultat arrivés à destination: le sol est parsemé de bouteilles d'eau, de papier, de cosses de cacahuètes ou encore d'os de poulet! Nous montons sur des routes en lacets bordant des à-pics vertigineux. Le klaxon s'impose pour avertir ceux qui arrivent en sens inverse. Malgré tout, les camions se croisent dangereusement et le chauffeur répond au téléphone en conduisant; on n'est pas rassurés (surtout Sophie). Christophe ne cessera de lui répéter:'ne t'inquiète pas, le conducteur ne veut pas y passer non plus, alors, fais-lui confiance!" (pas évident tout de même). La vue est désolante: pour compenser les fréquents glissements de terrain dus au déboisement, la montagne est flanquée d'ignobles renforts croisés de fer et de ciment, à certains endroits ses flancs sont complètement recouverts d'une chape de béton avec des gouttières. Certains se sont déjà à moitié effondrés et, comme la nature finit toujours par reprendre ses droits, on se demande combien de temps cela va tenir. Néanmoins le bon goût est respecté car cela se marie assez bien avec les industries et chantiers affreux au fond de la vallée. Les 3/4 dernières heures de route nous offrent enfin de jolis paysages de montagne. Nous traversons de beaux villages aux maisons de bois près desquelles sèchent la paille ou les épis de maïs pendant que hommes, femmes et enfants travaillent aux champs. La serpe à la main, ils fauchent les blés comme il y a un siècle en France et transportent leur cueillette sur le dos dans d'énormes paniers en osier. Les boeufs ont la Chine c'est ça aussi !encore le collier d'épaule pour labourer la terre, on se croirait dans un tableau de Millet. Des images bucoliques défilent sous nos yeux. Sur le pas de porte un homme découpe de la viande, d'autres discutent accroupis (c'est leur position de repos), une femme embrasse son bébé, une autre se brosse les dents. Aux abords de Songpan l'allure des maisons devient tibétaine; faites de pierres grises et en bois peint dans le style mongol, elles n'ont rien à voir avec le style chinois excepté la forme du toit. Le Tibet dépasse en effet les limites administratives de la Chine et s'étend au nord-ouest du Sichuan. 4 millions de tibétains vivent en effet en dehors du Tibet "chinois", contre 2.7 dans la province. Enfin du ciel bleu!

Jeudi 8 au samedi 10 Septembre: une merveille de la nature Juste avant de se lancer a l'assaut du parc, Christophe dont la plaie est gonflée se fait retirer les points de sa coupure. Inquiétude. mer ou montagne ? On débarque à l'ouverture du parc au milieu d'un flot de touristes chinois qui arrivent par cars entiers, cela concorde avec le nombre hallucinant d'hôtels qui bordent la nationale (et ce n'est pas fini au vu des bâtiments en construction). Nous montons avec une navette vers le point le plus haut du parc a 3000m afin d'éviter le monde mais trop tard, ils sont déjà là, c'est un véritable fléau! Ils poussent, bousculent et prennent des photos à gogo. La foule gâche parfois des endroits pourtant magnifiques. Le parc est une somptueuse vallée alpine émaillée de lacs transparents aux multiples reflets allant du vert au bleu turquoise. D'un village tibétain au suivant, le chemin est parsemé de drapeaux de prières et de moulin à prières que le courant des torrents entraîne dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Des arbres poussent au beau milieu du courant, des lacs ou des cascades foisonnantes. Nous emprunterons de temps en temps des chemins de traverse pour profiter seuls de ce splendide spectacle. Petite anecdote de la journée. Depuis le début de notre voyage, Sophie prend un malin plaisir à "marquer son territoire" en faisant pipi un peu partout: dans une gher, dans notre tente (et oui, il faisait froid dehors!), dans les parcs en ville (il paraît que la vessie d'une femme est plus petite que celle d'un homme, Christophe confirme) ou derrière un simple muret (un peu exhib tout de même la demoiselle), dedans dehors, le monde est son territoire. Toujours est-il que dans le parc de Jiuzaighou, elle a relevé le défi de le faire a 50 m des toilettes publiques. Ca ne passera pas cette fois-ci, le colosse de service était vigilant et après s'être régalé de la vue de son postérieur lui intimera l'ordre d'aller finir la chose avec les autres comme tout le monde. Et qu'on ne vous y reprenne pas. Nous passons la nuit chez l'habitant dans un village tibétain. La famille nous accueille à leur côté pour le dîner mais la discussion reste limitée. Sophie les fera rire en se trompant deux fois de porte en partant (depuis son départ elle a quelques difficultés à retrouver son sens de l'orientation, on a en fait établi une règle quand elle est seule: si tu penses que c'est à droite, va à gauche...). Après une longue journée de trajet dans un car beaucoup plus clean que le précédent, nous retrouvons notre guest ou Juju nous attend. moine bouddhiste tibetain-businessman-opticien Dimanche 11 Septembre: Pandi-panda Les quelque mille pandas qui vivent toujours en liberté se répartissent presque exclusivement au nord et nord-ouest du Sichuan. Les occasions d'apercevoir cet animal protégé dans leur milieu naturel sont rares et c'est pourquoi nous forcerons un peu la chance en nous rendant au centre de recherche et d'élevage du panda géant. Depuis plus d'un siècle les scientifiques, cherchent à savoir s'il appartient à la famille de l'ours ou du raton laveur, ou s'il relève d'une famille qui lui serait propre. C'est vrai que le panda géant a beaucoup de similitudes avec l'ours, par contre le red panda s'apparente davantage au raton laveur, encore un peu de patience, ils finiront bien par percer le mystère. Nous les avons vu manger, prendre un bain, jouer, dormir et materner. Une maman tenait son minuscule petit d'environ deux semaines, pas plus gros qu'un rat, étonnant quand on voit la taille de la mère. Les pandas rouges sont aussi très beaux mais plus petits, ils ne ressemblent pas aux autres, ce serait plutôt un croisement d'un renard avec un raton-laveur. Ces animaux robustes sont aujourd'hui en voie d'extinction. La démographie galopante est l'un des premiers facteurs à l'origine de leur disparition. Mais, les pandas sont aussi victimes de leur régime alimentaire. Ils consomment d'énormes quantités de nourriture, des bambous dont une vingtaine d'espèces seulement sur les 300 que compte la Chine. Leur taux de reproduction, très faible, représente la principale difficulté rencontrée par les scientifiques chargés de leur protection. De plus il n'est pas rare que les mères tuent leur premier bébé par manque d'expérience. Ce soir on sort, direction le théâtre de Chengdu, berceau de l'opéra du sichuan. Ses caractéristiques sont les numéros comiques (encore faut-il comprendre le chinois), les voix haut perchées (comme la plupart des chinois!), les rôles de travestis (question maquillage en tous cas), et parfois les acrobaties. Pour notre part nous avons été impressionnés par la dextérité d'une jeune femme dansant avec un diabolo et faisant tourner et sauter une table a l'aide de ses pieds. Un numéro ou les artistes changent de masques à tour de main de manière totalement imperceptible nous a aussi littéralement subjugués. C'est également la première fois qu'on assistait a un spectacle d'ombres chinoises. La soirée se terminera dans un restaurant abominable. Une des filles de la guest fêtait ses 25 ans, elle s'en souviendra. Hormis les plats qui étaient extrêmement épicés (ils mettent du piment partout), nous avons trouvé une tête de poulet ( avec son bec) dans le bouillon. Des clients se régalaient de têtes de lapins et les morceaux de viande en vitrine semblaient douteux (estomac, cou, abats en tous genres). Pour une fois nous étions soulagés qu'il n'y ait pas de carte de desserts... En tous cas, l'ambiance à la guest est vraiment sympa (mix and backpackers' guesthouse si vous passez dans le coin) et nous avons fait pas mal de connaissances, beaucoup de français comme depuis le début de notre voyage (Et oui on a de plus en plus la bougeotte dans l'hexagone...). joyeux anniversaire ...on se régale... Lundi 12 Septembre: Ca vaut pas une bourguignonne! Journée glande: tri des photos, carnet, shopping qui nous a amène a …Carrefour! On y a vu des choses assez surprenantes au rayon frais comme des tortues, des crabes, des crapeaux et même des taupes qui patientaient avant de finir en court-bouillon. Il y a moins de choix au Carrefour d'Athis!! Le soir, pour fêter notre séparation avec Juliette, on a essayé la fondue chinoise, specialité de Chengdu. C'est plutot "bof". Un buffet de dizaines d'ingrédients, dont certains nous sont totalement inconnus, est à notre disposition pour les mettre a cuire dans un bouillon au centre de la table. Nous avons bien évidemment demande "bulada" (pas épicé), le piment étant une constante de la cuisine regionale. Deux vins locaux achetés a Carrefour ont "agrémenté" le repas: "La grande muraille" et la "Dynastie Quing". Ils n'avaient de renommée que leurs noms qui en imposaient bien plus que le gôut! Nous partageons notre repas avec un personnage plutot original, Thomas, un quebequois qui a pour ambition de créer une fresque composé des photos de ses nombreuses rencontres arborant son visage… Christophe finira sa digestion au salon de massage avec option "scrapping", une sorte de peeling violent ou la crème est remplacée par un racloir qui laisse des traces semblables a des bleus! Il finira le dos plus marque qu'apres un France Angleterre. Heureusement qu'il n'a pas opté pour l'option cupping en plus, des coupes en verre chauffées et appliquées telles des ventouses sur le dos du patient. Bilan, notre pote quebequois a encore des grosses taches rondes 1 semaine après. Vivement la plage… Proverbe chinois sichuanais du jour: "manger épicé permet de faire sortir la chaleur du corps". Thomas délire Scrapping or cupping

Mardi 13 Septembre: L'araignée, l'araignée, est tombée dans la purée… Journée "logistique" dédiée a l'organisation de la suite du voyage. Départ le soir pour Leshan; on a decidé de zapper l'Emei Shan, autre montagne sacrée de Chine qui demandait trop de temps et dont les retours n'étaient pas tous positifs. Si Leshan est classée au patrimoine mondial de l'humanité, ce n'est pas le cas de notre chambre dans un hotel assez minable ou l'aspi n'avait pas du être passé depuis un bail. La seconde mauvaise surprise, Sophie l'avait déja répèrée dans l'obscurité, la porte a peine ouverte: l'éclairage de l'exterieur laissait apparaître en ombre chinoise un beau spécimen d'arachnide. Une araignée ENORME dans les 20 cm de circonférence trouvait la chambre a son goût, notre hote à du nous en débarasser a l'aide d'un balai. "Bonne nuit" lacha-t-il en quittant la chambre. Arachnidus vilainus

Mercredi 14 Septembre: Step by step Contrairement a ce que nous avait dit une canadienne qui avait du patienter 1h30 pour descendre au pieds du Da Fo, le plus grand Bouddha au monde, il n'y avait personne et nous en avons profité tranquillement. Sculpté dans la falaise et mesurant 71 mètres, il est régulierement repeint, ce qui lui donne un air "neuf" malgre ses 1300 ans. Nouvelle escroquerie déstinée aux touristes étrangers: dans la gargotte, il y avait 2 menus, un pour les chinois et un autre traduit en anglais. C'est en comparant les idéogammes que nous avons remarque une différence de prix de 50 %! Après discussion, le cuisto nous a finallement accordéles tarifs chinois avec le sourire. Le parc était parsemé de pagodes et de temples ainsi que de jolies poubelles. Les chinois sont en effet très doués pour les fondre dans l'environnement; l'idée nous est donc venue de nous lancer dans l'élaboration d'un reportage photographique sur les poubelles a travers le Monde, passionnant! Après 4 heures de bus nous arrivons a Ya Han. Drôle de ville qui s'anime curieusement le soir. Les édifices et les ponts sont décorés de guirlandes lumineuses donnant un air de fête aux terrasses et restaurants qui bordent la rivière. La fête, elle, a lieu en contrebas, sur la place de la musique ou des chinois de tous ages effectuent des chorégraphies de groupes rappelant un peu des cours de step en salle. L'ambiance est vraiment sympa, on se croirait presque dans une station balnéaire. Attention chat méchant ! Rocher ou poubelle ?

Jeudi 15 Septembre: Une journee de m….! Debout 6h30. Arrivée du bus a Luding 13 h, ville célèbre pour son épisode de la Longue Marche (1935) ou quelques soldats communistes avaient libèré un pont de l'emprise du Guomindang (Tchang Kai Chek). Nouveau départ a 16h pour Moxi, point du départ de la randonnée pour le glacier Hailuogou entouré de ses majestrueux sommets a plus de 6000, l'un des plus beaux de Chine et le plus bas d'Asie. Malheureusement, le trajet qui devait durer 2h nous en a pris 4. Un récent glissement de terrain a serieusement endommagé la route. Les chantiers en charge de dégager les effondrements créent de longues files d'attente dans les deux sens. En plus il fait pas beau.

Vendredi 16 Septembre: Allons enfants de la patrie… Levés 7h, le temps est couvert. Aucune amélioration en vue, on annule. On se retape 4h dans l'autre sens pour prendre un bus a Luding qui nous amènera en 2 heures a Kangding. Avec ses 2600 mêtres d'altitude, c'est le début de l'univers tibétain. Il pleuvouille, temps idéal pour visiter la lamasserie Nan Wu Si qui est en rénovation. Cela nous permettra néanmoins d'observer les menuisiers et peintres en plein boulot. Un vrai travail d'orfèvre, tout est fait a la main. Nous le parcourons sur fond de chants militaires puisqu'une caserne juxtaposée la lamasserie; Est ce volontaire? En tout cas aujourd'hui, c'est répétition et séance photo. Maison tibétaine Samedi 17 Septembre: le Far West Tibetain La route pour rejoindre Litang est très belle. Plaines et massifs majestueux se succèdent et des hameaux tibétains parsèment la campagne semblables à de petits chateaux de pierre. Nous avons plaisir a retrouver nos amis les yacks au milieu des tentes noires des nomades. Ca y est, nous avons dépassé notre record d'altitude en franchissant un col a 5000 mêtres et en dormant a Litang 4670 m. Barbouilles comme un lendemain de cuite avec un léger mal de tête, finalement on s'est plutot assez bien acclimaté a l'altitude. Litang, c'est un monde complétement hallucinant. On se croirait plongé en plein far west ou dans un épisode de Starsky et Hutch. Quel est le rapport nous direz vous. Les tibétains ont des looks déments: en plus de leur coiffe rouge nattée autour de la Calamity Jane et son cow-boy tête, ils arborent des lunettes de soleil énormes a la 70's genre Huggy-les-bons-tuyaux. En blouson de cuir ou manteau traditionnel, parfois en toge de moine, ils sillonent la ville sur le dos de leurs montures, leurs cheveux longs au vent genre John Wayne dans la chevauchée fantastique. Leur montures, des motos rutilantes, sont elles aussi "customisées": elles sont parées de fleurs en plastiques multicolores et des franges de cuir sont accrochées au guidon. Les "tashidelek" ont remplacé les "ni hao" et les marchés regorgent de peaux de yaks, loups et renards. La ville est colorée et les habitants accueillants: on est au Tibet! Nous flanons dans les rues et les marchés. Une petite séance de tire a la carabine nous vaudra l'attention d'une quinzaine de badauts, Sophie comptabilisant 2 ballons éclatés contre 0 pour Christophe. Nouvelle répartition des roles, Christophe à la cueillette et Sophie à la chasse… Nous finissons la journée en dînant a coté d'une tablée de 7 tibétains au visage buriné et au cheveu hirsute qui nous rappellent certains passages de "Greystock". Dimanche 18 Septembre: Pris au piege dans un palais! Lever 6h00, re-bus direction Xiangcheng: 8 heures! Sur le trajet, nous apercevons les traces de petits monuments destinés aux enterrements célestes (tianzang): la terre étant trop dure à creuser à ces hauteurs, et la religion tibetaine ne considérant le corps que comme un receptacle temporaire de l'ame, la tradition veut que, dans un acte ultime de générosité, on livre le corps du défunt a la nature, et aux vautours en particulier (Cf la derniere scène du film Himalaya). Les chinois ont longtemps interdit ces rites qualifiés de primitifs, tolérés maintenant depuis quelques années. Nous faisons la connaissance de Franck et Pascal, deux bigourdins de Lourdes ravivant a Christophe le souvenir du "beth ceu de Pau", aahhh montagnes pyreneeeeuuuu, vous êtes mes amours… même si il y a eu quelques infidelités himalayennes… On ésperait pouvoir enchainer directement avec le second bus mais on est pris au piège, il faut attendre demain matin, obligés de passer la nuit dans ce trou perdu. Une dame nous propose le lit dans sa guest house., c'est pas cher on y va. Quelle surprise quand nous sommes rentrés dans la maison; cette demeure tibetaine est minutieusement décorée du sol au plafond, pas un espace vide. C'est superbe, chaque piece étincelle de mille couleurs. C'est la première fois que nous dormons dans un palais pour moins de 2 euros! Deuxième surprise, après avoir traversé des rues sales ou vaches et cochons se promenent librement et mangent dans les poubelles renversées au pied des gargottes, nous montons au monastère Sang Pi luo bu ling. Mentionné dans aucun guide, c'est pourtant le plus beau que nous ayons vu jusqu'a présent. Nous avons accès a tous les recoins, chambres, cuisines, salles de prières…Le silence ambiant du a l'absence de touristes et les odeurs d'encens nous font apprecier la quiétude de l'endroit. Enivrant. A part les moines, il n'y a pas un visiteur, normal, quelle idée de venir se perdre dans cette ville-chantier! En tout cas la guest et le monastère valaient largement l'escale. Jamon, jamon Les 2 be 3 Lundi 19 Septembre: Y'en a marre! Départ pour Zongdian, la ville-étape que nous devions rejoindre hier: 10 heures de route. On s'est fait avoir sur ce coup-là. Le but de tous ces trajets en car était d'emprunter la magnifique route sud du Tibet, connue pour être une des plus hautes et des plus belles. Pas de bol, elle est coupée pour cause d'éboulement. Du coup, on prend 160 km dans la besace en plus soit 2 bonnes heures. En plus, le couple de derrière s'est mit a vomir tour a tour, repeignant le profil du bus (heureusement qu'ils n'etaient pas devant car avec la fenêtre ouverte ca aurait été sympa). A ce propos, malgré les multiples lacets, l'altitude et les apics, les odeurs de cigarette et la promiscuité, nous tenons le coup, toujours pas malade. Le rythme effrèné de ses derniers jours nous a soumis a dure école mais nous voila rodés. Par contre de la corne commence à se former sous nos fesses… Ah crème nivea, si tu étais la… Franck et Pascal nous mettent en garde concernant notre projet d'aller dans le sud du Yunnan: de gros foyers de grippe aviaire et porcine s'y sont déclarés récemment. Ajoutés a cela l'encephalite japonaise, la dengue et le palu en période de fin de mousson, ca commence à faire beaucoup. On va sans doute annuler le Xishuangbanna (seule véritable region tropicale de Chine). Par un concours de circonstances, on les perd et, sans le nom de leur hotel, impossible de les retrouver, on se rencontrera peut-être demain a la gare routière. La fin d'après-midi nous amenera au plus grand monastère du sud-Yunnan, poutant bien moins beau que notre dernière expérience en la matière. L'hotel est moyen et les commodités toujours aussi sales (et dire qu'ils se targaient d'avoir inventé la chasse d'eau…). Sophie commence a en avoir assez de ce manque de confort, des chiottes ou il faut faire de l'apnée pour ne pas être asphixié et des douches à l'eau tiède sans pression, les pieds sur les toilettes turques et la vue qui va avec. Elle pique sa gueulante, il va falloir augmenter le standard des chambres.

Mardi 20 Septembre: Les gorges du saut du tigre Bus a nouveau pour Qiatou à 3 heures de route de là, depart 7h00. Depuis notre départ de Chengdu, il y a une semaine, nous en sommes à une soixantaine d'heures de bus. La météo n'est pas bonne mais on se lance quand même à l'assaut des Gorges du Tigre. Nous laissons nos sacs chez Margot, une anglaise mariée a un chinois qui tient un café-consigne. Nous y rencontrons Antoine et Ulrike, un couple franco-germanique vivant a Berlin ainsi que d'autres jeunes francais en vadrouille. Ulrike, réalisatrice sur Arte est passionnée d'histoire, notamment celle de l'Allemagne de l'Est dont elle est issue, et Antoine est menuisier, spécialiste en chaises qui grincent. La gorge est la plus profonde du Monde, 3900 mètres séparent la rivière des plus hauts sommets (5600m). Le temps tourne finallement �� l'éclaircie et le soleil traître ne nous épargnera pas. Une fois de plus (cf la grande muraille), METEO France n'a pas a rougir de la comparaison, METEO Chine, c'est la même. La ballade est très agreable malgré un passage difficile pour Sophie et un serpent glissant juste sous le pied de Christophe... Nous sommes à flanc de montagnes et le sentier est bordé d'une myriade de fleurs. Parfois nous traversons des forêts de bambous, puis de connifères, et découvrons une immense variété de plantes (médicinales parait-il). Nous sommes malheureusement totalement ignorant en la matière et incapables de mettre des noms dessus. Petite ombre à cette très belle journée, un local s'est approprié son rocher a flanc de falaise et réclame 8 yuans pour franchir le petit fil qui sépare sa propriété du sentier public, et jouir de la vue. On est trop souvent pris pour des pigeons, cette fois ci on dit stop. Le bougre se met en barrage, Christophe enlève ses lunettes, fais les gros yeux, mime l'attaque du dragon fulgurant (appris récemment dans un temple Shaolin) puis se mouche… les manoeuvres d'intimidation feront céder l'animal qui nous "laissera" passer non sans nous traiter de tous les noms d'oiseaux imaginables. Heureusement que l'affrontement n'a pas eu lieu, le précipice est vertigineux et après quelques clichés nous repartons sous la menace de finir menotés par la police. Mais oui bien sur, "Et la marmotte elle met le chocolat dans le papier alu…" Nous passons la nuit a la Half-way guest-house, une demeure Naxi ou nous retrouvons les rencontres du matin. Pour soigner les coups de soleil Sophie a un remède miracle en l'absence de Biafine: le masque au yaourt. Quelques mots sur les Naxi, ceux que ca n'intèressent pas, passer directement au chapitre embuscade…Les Naxi sont une des minorités ethniques du Yunnan (qui en compte 26 officiellement et une cinquantaine officieusement) et, comme les Mosu voisins, sont organisés en sociétés matriarcales: les femmes, chefs de famille, gèrent le foyers et héritent des propriétés familiales. Leur langue en est d'ailleurs le reflet, exemple à travers l'utilisation des suffixes: pierre+suffixe féminin=énorme rocher, pierre+suffixe masculin=petit caillou, éloquent, non? On est bien loin de la tradition des pieds bandés, coutume cruelle qui consistait à mutiler les femmes pour qu'elles ne puissent pas s'éloigner du foyer. En leur conférant le statut de Femme, cela devint avec le temps un triste critère de beauté. Certaines avaient des pieds mesurant 7 cm! Leurs petites tailles déterminaient la valeur d'une épouse soumise et fidèle. Sophie tu chausses du combien? On ne joue pas avec la nourriture !

Mercredi 21 Septembre: embusquade Pas de pluie au reveil, le ciel est légèrement brumeux comme a l'habitude mais les quelques rayons lumineux qui percent au travers nous donnent bon espoir. Nous retrouvons le petit groupe de la veille pour le petit déjeûner puis chacun part de son coté. Déjà le soleil apparait et c'est d'un pas enthousiaste que nous entamons cette nouvelle journée de randonnée. Les gorges nous offrent un panorama splendide sur des reliefs aux sommets aiguisés; la lumière en contre-jour accentue l'impressionnante majesté des montagnes. Nous traversons quelques cascades et croisons des cabris peu farouches. Le soleil tape fort et de nouveaux coups de soleil menacent. En nous trompant de chemin, nous rencontrons a nouveau Antoine et Ulrike (cool, ils ont de la crème solaire!). Nous terminons ensemble la descente qui mène dans le fond des gorges. Le chemin est très pentu et assez glissant, nous essuierons tous les deux un petit dérapage controlé. Nous étions avertis qu'il fallait s'aquitter d'une taxe de 10 yuans pour dédommager les locaux de l'entretien du sentier, nous n'avons donc pas été surpris d'être arretés par une vieille dame au pied d'un panneau à l'allure "officielle". La rivière boueuse s'engouffre entre les falaises avec une puissance incroyable. C'est en fait le debut le Yangzy qui deviendra le Chang Jiang, (Yiang Tsé Kiang) le troisième plus grand fleuve au monde avec ses 6400 km de long (après l'Amazone et le Nil). Des descentes et des trous créent des tourbillons et des courants qui s'éclatent sur les rochers. Bien des inconscients ont tenté de les affronter, la plupart ne s'en sont pas sortis vivants, il faut être complétement fou pour s'imaginer vaîncre de tels rapides. Pas de rafting à l'horizon d'ailleurs… Nous décidons de longer un peu ces forces fluviales et de remonter un peu plus loin. C'est alors que nous tombons sur un "embouteillage" de 7 personnes. Une jeune femme au visage dure reclame 10 yuans pour traverser un misérable pont en bois de 3 mêtres de long, la raison évoquée: contribution pour la "maintenance" du pont! Cela n'est pas sans rappeler certaines taxes absurdes du Moyen-Age, sacré Graal… ou sans remonter si loin, l'épisode d'hier. Un jeune israélien est assis au milieu en signe de protestation empèchant ainsi les gens venant en sens inverse de traverser. Elle ne veut pas céder et essaie de le déloger. Il finit par abandonner mais nous forcerons tous le passage causant sa fuite rapide. Quelques mêtres plus loin, ayant rejoint son poste, elle a pris soin d'oter la petite échelle, qui n'est d'ailleurs d'aucune utilite pour escalader le rocher. Determinée a nous bloquer le passage, elle est assise en travers et nous attend de pied ferme des bouteilles de verre vides a la main. Amusée, Sophie filme la scène mais la vilaine ne l'entend pas comme ca et, munie de grosses pierres, commence à lui en balancer deux sans succès. Christophe et Antoine sont les premiers a s'avancer; n'ayant pas froid aux yeux, elle résiste farouchement. Ulrike s'approche aussi d'un peu trop près tout en filmant. C'est alors que, vontairement, l'hystérique lui donne un coup de pied qui envoie valser son camescope tout neuf ; il s'explose sur les rochers. Cette fois la guerre est déclarée: Ulrike furieuse est prête a passer aux mains mais les garcons interviennent de manière un peu plus musclée et, rageuse, la folle abandonne tout en continuant a protester ou a nous insulter. Un peu plus loin, un chinois habille en treillis attend a cote d'un pont minuscule qui permet d'accéder a une plate-forme dominant la rivière. Au mème titre que celui de la veille, il veut sans doute faire payer pour prendre une photo, c'est vraiment du racket! Ce sera sans nous, car le chemin dangereux, nous invite par prudence à remonter. C'est très escarpé et nous sommes en nage lorsque, au trois quart du chemin, nous nous arrétons pour recupérer. En regardant a droite Sophie lance: "Je crois que nous sommes attendus!". En effet, une autre jeune femme grassouillette au sourire narquois et le talkie-walkie a la main, attend avec trois autres types. Cette fois, impossible de forcer ce passage étroit: une grille fermée avec un cadenas et des taissons de bouteilles incrustés tout autour nous barrent la route. On est pris au piège. Un affrontement pourrait mal se terminer, le chemin fait un mêtre de large et surplombe un précipice. Impossible non plus de négocier, la fille déjà au courant, va nous faire payer pour le "droit de passage" d'en-bas. Ils sont organisés, on n'est pas en position de force. La pression monte et Ulrike craque. Arrivés en haut, nous nous remettons de nos émotions lorsque nous apercevons la "geolière", Ulrike dégaine son camescope qui, bien qu'esquinté, fonctionne encore. Ayant sans doute quelque chose à se reprocher (ou ne se touvant pas télégenique!), elle court se cacher dans les toilettes. Malgré le temps qui pressait pour chopper le dernier bus, nous l'y avons maintenue une demie heure avant de partir. La reponsable de tout se racket organise: Tina, femme imposante digne héritiaire de la société matriarchale naxi (tant pis pour ceux qui ont sauté la fin du paragraphe precedent…). Depuis sa guest-house du même nom, elle dirige toute la partie basse des gorges. Malheureusement pour nous, c'est aussi elle qui s'occupe des navettes en direction de Qiaotou et…qui fixe les prix. Pas un seul de ses employés n'acceptera de négocier avec nous. Refusants de se soumettre a cette "dictature", nous partons tous les quatre par la route en espérant faire du stop en chemin. Cela nous permettra d'apprendre qu'en dehors des tournesols, certains chinois cultivent aussi le cannabis! Tiens, bizarre, on a reussi a mettre un nom sur cette plante là!!! Il y a peu de passage; les seuls qui s'arrètent, travaillent sans doute pour Tina et nous réclament encore plus. Comme dans la culture chinoise, on ne doit jamais perdre la face, ils préfèrent s'asseoir sur un bon prix plutôt que de céder. Apres 45 mn de marche, Nous trouverons néanmoins quelqu'un qui nous déposera pour un prix correct, y'a pas que les chinois qui ont leur fièrté! Nous racontons nos mésaventures a Margot qui d'ailleurs nous avait déconseillé de nous arréter chez Tina. Son mari, chinois, tient la Sean's guest house voisine. Elle nous apprendra du coup des évènements récents très inquiétants: 2 chinois et un israeliens sont morts dans les gorges à l'endroit même ou nous avons eu nos démélés, étrange… Pas d'hésitation, on ne va pas laisser passer ça! On arrivera tard a Lijiang mais on va faire appel a la police. Le problème c'est qu'elle est déjà au courant de cela mais elle ferme les yeux. Comment ça, on remet en cause l'integrité de la police locale chinoise! Aidés pour la traduction par deux touristes canadiens d'origine chinoise, nous expliquons la situation à un policier qui n'a de légitimité que sa "police" inscrite en petit sur son tee-shirt. Il sort visiblement de la sieste au vue de son épis sur le haut du crâne et regarde la scène filmée par Sophie les bras croisés. Sans faire l'apologie de la police française, un policier de chez nous se serait déplacé pour demander des comptes. Peu surpris, il s'est contenté de nous demander a chacun d'écrire notre version et de faire une copie de la vidéo. Il fallut insister et menacer de téléphoner a notre ambassade ainsi qu'a la police de Lijiang, la grande ville voisine, pour qu'il nous assure que: "la loi sera respectée et les fautifs sanctionnés". De toute évidence, il essaie de nous faire abandonner et de désarmocer la situation. On le décide à nous amener chez Tina pour demander le remboursement des frais illégalement exigés ainsi qu'un dédommagement pour le camescope. Après avoir fait la copie des vidéos témoins, il n'a jamais voulu de confrontation avec Tina. Pas courageux le bougre, corrompu ou simple peur de la Matronne? Il a eu le culot de nous proposer d'y retourner le lendemain alors qu'il savait pertinement qu'un taxi nous attendait pour partir. Tout ce temps n'aura cependant pas été perdu en vain, puisque nous aurons au moins eu la satisfaction de faire bouger les choses (en plus de monter dans une voiture de police chinoise!), en éspèrant qu'il n'y ait pas d'autres "accidents" malencontreux. Un touriste suisse rencontré a Lijiang nous confirmera que les choses ne vont pas en rester là, puisque son guide a également déposé plaînte. Nous repartons tout de même avec la ferme intention d'avertir l'Ambassade et d'en informer les guides du routard et du Lonely. Petite surprise sympathique de la journée: Chistophe a retrouvé Pascal et Franck chez Sean's ou ils s'étaient rendu pour faire la copie. On devrait les revoir a Lijiang dans 2 ou 3 jours. Proverbe chinois du jour: "Les oeufs ne doivent pas se battre avec les cailloux"

Jeudi 22 Septembre: Un peu de repos Arrivés a 00h30 a Lijiang, nous traversons une ville éclairée qui semble très jolie. Trop fatigués pour faire un tour, on file à la guest oû Antoine et Ulrike ont déjà passé quelques jours. Comme nous sommes dans la vieille ville piétonnière, il n'y a pas de voiture, et surtout pas de klaxon, ce sont des oiseaux et les aboiement d'un chien qui nous réveilleront. A la lumière du jour, nous découvrons la vieille ville de Lijiang, un merveilleux dédale de ruelles pavées, de vieux batiments en bois, de canaux et de marches. On se croirait dans une petite Venise à la chinoise; elle est d'ailleurs classée "patrimoine mondial" depuis 1999 et c'est aussi la capitale du pays Naxi. Aujourd'hui, c'est donc ballade et léche-vitrine, les ruelles bien évidemment très touristiques sont bordées de boutiques de souvenirs et l'artisanat est très riche. Malgré sa petite taille, la vieille ville est un vrai labyrinthe, on s'y perd d'autant plus facilement qu'aucun nom de rue est indiqué. Dommage qu'il y ait tellement de touristes, mais c'est inévitable et compréhensible tant la ville recelle de charmes.

Vendredi 23 Septembre: Véronique et Davina On loue des vélos, direction Baisha, un petit village situé à 15 km de Lijiang. Constitué de maisons en pierres et torchis le long de rues boueuses, il s'en dégage une atmosphère paisible de campagne. Nous croisons beaucoup de vieilles femmes vétues à l'identique comme au temps de Mao: blouse et casquette bleus, une cape en T maintenant un grand panier d'osier dans le dos. C'est l'habit traditionnel naxi. Cela nous donnera aussi l'occasion d'assister à un spectacle des plus surprenants: un cours de gym a raquettes collectif! Sur la place, une quarantaine de personnes, en majorité des femmes du type "menagère de plus de cinquante ans", s'entrainent guidées par "un maitre de la raquette" au son d'une musique répétitive. Elles enchainent jeux de jambes et maitrisent bien balle et raquette. Spectacle rocambolesque, c'est vraiment très drôle de les regarder faire. L'équipe nationale de ping-pong à l'entrainement Samedi 24 Septembre: Pas sympa Départ pour Dali. Les paysages de plaines et de rizières sont vraiment très beaux au coucher de soleil. Petite galère arrivés a Dali a 22h. Il y a en fait 2 Dali, Xiaguan la nouvelle ville et Dali, la vieille ville, destination privilegiée des touristes. Le chauffeur qui a vu nos billets a oublié de nous indiquer quand descendre. Nous débarquons donc a Xiaguan avec un couple de retraités allemands dans le même cas, obligés de refaire une demi heure de taxi en sens inverse. On enrage contre les chinois et le manque d'interèt et de serviabilité manifeste qu'ils ont à l'égard des étrangers (au départ de Lijiang, après s'etre présentés trois fois à la porte d'embarquement inquiets du retard du bus, nous nous sommes résolus à suivre les recommendations de l'employés et a attendre à l'endroit qu'elle nous avait spécifié. Heureusement que les allemands sont venus nous chercher, la garce nous avait oublié et papotait avec sa collègue). Il est vrai qu'en France nous ne sommes pas renommés pour notre serviabilité envers les touristes étrangers, mais là nous sommes battus à plate couture! Heureusement, Dali est le lieu idéal pour se détendre et oublier quelques temps trains, avions et bus.

Dimanche 25 Septembre: Ca se ceuille le riz? Après avoir visiter les trois pagodes ou vivent de grosses grappes d'araignées sur les fils éléctriques, nous louons à nouveau des vélos pour faire le tour de l'Erhai Hu, le lac en forme d'oreille. Sur la route qui mène à l'embarcadaire, nous découvrons pour la première fois la forme qu'a le riz avant d'atterir dans notre assiette. Cela faisait un moment qu'on se posait la question: ca pousse comment le riz, sous la terre ou en grappe sur un arbre? On vous l'a dit, la botanique c'est pas notre truc. On ne riz pas, je suis sur que nous ne sommes pas les seuls… Et bien ni l'un, ni l'autre! Ca ressemble a des epis de blé et ca se récolte de la même façon sauf qu'en Chine tout se fait à l'ancienne. A part quelques uns qui disposent d'une machine pour récolter les grains, la plupart battent les épis dans d'immenses jarres en osier puis passent les grains au tamis pour filtrer les résidus de paille. On ne saura pas comment ils font pour oter la membrane qui couvre chaque grain, mystère… Après avoir traversé le lac en bateau, on débarque sur la rive est du lac. Il fait beau et on est tranquille, il n'y a pas de touristes et peu de circulation. Des pécheurs remontent leurs filets et les crevettes sèchent au soleil, ca pue! On s'arrète dans un village et nous nous promenons dans le marché. Les piments sont rois; les étals regorgent de fruits et de légumes posés quelques fois a même le sol. Les femmes avec leurs coiffes traditionnelles ne trainent pas de caddy mais portent un gros panier dans le dos, parfois si lourd qu'elles s'aident de la tête avec une sangle autour du front. En fin d'après-midi, les 55 km se font sentir et on dort dans le seul hotel du coin à Zhoucheng. Oncle Ben's

Lundi 26 Septembre: "Gandja-gandja" Aujourd'hui c'est jour de marché a Shapping. Très coloré avec ses étalages de tissus et de broderies, c'est surtout l'endroit ou sévissent les dealers du coin. Une paysanne d'environs 55 ans, un sac rempli de poireaux et de salades s'approche et, feignant de vendre une barette a cheveux nous sussure "gandja, gandja?".Oulala t'emballe pas mamie, c'est pas le genre de la maison. Mais miss Jamaica n'en n'est pas a son premier client et a plus d'une corde a son arc: "opium, opium" ajoute-t-elle. Oups, elle a touché une corde sensible, Corto maltèse enveloppé dans des volutes interdites au milieu de la Chine. Plus que Tintin et le lotus bleu, la Chine dans notre imaginaire c'est avant tout les vieux bars a opium qu'on retrouve dans les BD d'Hugo Pratt. Faut pas mourir idiots, allez, on la suit. On se retrouve affalé dans un vieux canapé à l'interieur de son salon obscur. Totalement novices en la matière et devant notre ignorance, elle sort sa pipe puis nous montre comment chauffer l'opium. Sophie stressée par la situation et le dealer pressé de retourner a ses affaires ne nous permettront pas de savourer pleinement les effets de ladite substance. On se sent quand meme très "zen" pour la séance photo souvenir devant son pied de cannabis. On achève les 40 km qui nous ramènent a Dali, la pluie en plus. La ville est très agréable bien que touristique, les rues piétonnes sont bordées de boutiques et de gargottes. A ce propos, comme dans beaucoup de pays d'Asie, les chinois vivent dehors, tout est toujours ouvert sur l'exterieur, les magasins comme les restaurants. Les trains de nuit étant complets, nous prenons le bus couchettes ce soir pour Kunming. Dealer local Aussi forts que les piments d'espelette

Mardi 27 Septembre: Coups de gueule 6 heures du matin, nous arrivons a Kunming après une soiree agitée. Lundi 26 Septembre au soir, flash-back: 20h00, on se présente à l'agence auprès de laquelle on a réservé le billet qui nous amène en taxi a la gare routière. Pour notre premier bus couchette, on a pris un première classe! Arrivés a la gare on poirotte avant d'être refilés à une dame a qui la fille de l'agence donne de l'argent. Elle nous demande de la suivre et nous voila partis pour 15 mn de marche avec nos sacs sur le dos, cool. On arrive à une autre gare ou d'autres personnes attendent mais toujours pas de bus à l'horizon. Puis on est a nouveau refourgués à une autre qui a son tour empoche l'argent et nous fait monter dans un taxi. Inquiètudes. D'habitude c'est assez carre quand on prend le bus: on se présente avec notre ticket à la porte d'embarquement et on nous indique dans lequel monter. La, on n'a toujours pas vu la couleur du billet. On arrive dans une sorte de terrain vague a peine éclairé avec plein de camions benne Dong Feng. Les autres chinois arrivent aussi en taxi. On attend avec le sentiment d'être dans l'illegalité comme peuvent l'être des refugiés ou des émigrants clandestins. On commence à s'ennerver et la barrière de la langue laisse nos questions sans réponses. Il est 21h30 lorsque le bus couchette se pointe. Le problème c'est que la catégorie correspond à de la troisième classe; il ne ressemble pas a celui qu'on nous avait montrè sur la photo. Comment expliquer à la bonne femme qui ne pipe pas un mot d'anglais qu'on a payé pour la catégorie supérieure. On se résigne et on s'installe dans des places pas trop mal compte tenu de la taille de Christophe. On attend que le bus se remplisse, les passagers arrivant au compte goutte par taxi. Sans pincettes, on nous fait comprendre de dégager. En plus, on s'apercoit qu'il n'y a qu'un chauffeur qui va conduire seul toute la nuit. Cette fois ca suffit! On pète les plombs et on décide de demander le remboursement des billets quitte à partir le lendemain, histoire de passer un savon à l'agence. Là c'est la panique. Elle nous refile 120 Y soit le prix de la bétaillère alors qu'on a payé 160 Y. On ne lache pas le morceau d'autant plus qu'on tombe sur un chinois faisant office d'interprète. Ca s'ennerve et téléphone à tout va. Il est 22h15 lorsqu'on nous trimbale à nouveau en taxi direction la première gare "officielle" du début. On retrouve enfin une vraie gare avec plein de vrais bus. Et on monte dans celui qui nous était réservé. Bizzare. Tous les intermédiaires s'y retrouvent aussi, elles se refilent le bébé pour savoir qui va payer nos billets. C'est plus notre affaire on est dedans et on n'en redescendra pas. Explications: pour se mettre 40 Y dans la poche soit la différence de prix entre les deux classes, ils ont éssayés de nous la mettre! Ras-le-bol, font chier les chinois! Ca commence à faire beaucoup, il faut se battre pour tout ici. Les prix sont systématiquement surevalués, on a l'impression d'être considéré comme des porte-feuilles ambulants et c'est le cas d'ailleurs. De vrais professionnels de l'éscroquerie aux talents très variés: racket, menus différents, bouteilles d'eau faussement capsulées, compteur taxi truqués, tentative de vol dans le transsibérien, changement de tarif au moment du réglement (2 doigts signifiant 20 et non pas 2, passage du yuan a l'euro)… Et on en a surement oublié, sacré "dépaysement" donc en 5 semaines surtout après la Mongolie ou les gens sont aimables, accueillants et honnètes! En plus, on n'est pas des cas isolés, nombre de voyageurs ont été victimes des mêmes arnaques. Cela va même jusqu'a des agressions, parfois mortelles. Bien sur on ne met pas tout le monde dans le même panier, nos excuses par avance a William et Helléne et aux nombreux chinois qui nous ont gratifié de leur sourire et de leur gentillesse mais on en avait assez du politiquement correct. Et tant qu'on y est, voici un autre coup de gueule: les chinois nous ont donné l'impression de bousiller leur magnifique pays (quand ce n'est pas déjà fait) aussi bien d'un point de vue naturel que culturel (cf les hutongs de Beijing). L'explosion démographique et l'urbanisation galopante ont eu raison de la faune et ont dénaturé de nombreux espaces (et le barrage des 3 gorges ne va pas arranger tout ca). De la même manière, une partie de leur riche héritage culturel est parti en fumée à cause des purges communistes. Merci Mao, le dictateur reste pourtant quasi vénéré comme un Dieu comme le démontre le nombre de pouce lévé à son évocation. Ohé, faut se réveiller, la révolution culturelle, les soi-disant 100 fleurs et tout le reste, faudrait pas oublier. Sans parler des minorités éthniques comme les Ouighours ou les Tibétains dont l' espace de liberté culturelle est réduit au minimum, juste suffisament pour attirer les touristes. "Quand la Chine s'éveillera", et ben elle réalisera ses erreurs. Sa réçente ouverture sur le monde, les JO 2008 et son entrée dans diverses institutions internationales semblent heureusement donner un nouvel élan au pays. On croise les doigts, ils répresentent quand même 1/5eme des habitants de la planète.

Mercredi 28 Septembre: "Super mamie" La guest est sympa, bien située avec une belle terrasse et l'ambiance est bonne. Nous retrouvons quelques personnes croisées à Chengdu et faisons la connaissance d'une mamie hors-normes, Solange. A 55ans, deux enfants et plusieurs petits enfants, elle décide de prendre son vélo et de parcourir seule le monde pendant 2 ans et demi. Bon il faut préciser qu'elle est prof de sport, marathonienne et que ce n'est pas sa première folie puisqu'elle a déjà fait l'Amérique du Sud a pieds pendant un an. Mais quand même, sacré bout de femme!

Jeudi 29 Septembre: La foret de Pierre Excursion a Shillin dénommée la forêt de Pierre en compagnie de Solange qui a abandonné son vélo pour la journée. Ces rochers surgis au milieu de la plaine sont les témoins d'un passé lointain ou l'endroit était recouvert par la mer il y a plusieurs milliers d'années. C'est un véritable labyrinthe et la ballade est agréable malgré les averses intermittentes; la mousson n'est pas encore terminée dans le sud. De nombreuses araignées ont tissé leur toile au milieu du passage. Après s'en être pris deux en pleine face, Christophe s'est arme d'une branche pour jouer le démineur. Shillin Vendredi 30 Septembre: Ce soir on va faire la java Sortie au lac Dian et visite des collines environnantes. Des moines taoistes ont jadis creusé la roche à flanc de falaise et amenagé des cavités qui leur servaient d'hébergement. RAS à part que sur le retour on s'est fait écrire nos prénoms sur des grains de riz, ca valait pas le coup de se taper 40 km! Quoique, on a fait une incroyable rencontre: Einstein, du moins son sosi italien. Einstein est toujours vivant ! Fait marquant de la journée: aujourd'hui c'est la fête nationale chinoise. Ils fêtent la fondation de la république populaire de Chine en 49. Cela ressemble a notre 14 juillet sauf que chez eux ca dure une semaine. Des lampions ont été installés dans toutes la ville et tous les chinois sont de sortie, c'est de la folie dans les rues, on se croirait dans le métro aux heures de pointe. La guest a organisé un spectacle musical typique du Yunnan qui finallement ressemble davantage a de la musique africaine avec percussions. On se retrouve une dizaine avec trois invités VIP: Christophe était en contact avec 3 rugbymen à vélo qui relient Paris a Aukland (cf leur site dans les liens), ils sont arrivés ce soir au bon moment pour l'apéro! Bouteille de vin, bières, alcool de riz, rhum et cointreau, direction la boite du coin. On vous laisse imaginer dans quel état on a fini… Cela fait 2 mois et demi qu'on n'a pas fait une bonne fiesta, qu'est ce que ca fait du bien.

Samedi 1 octobre: Gueule de bois Pas tant de bien que ça finalement, la bouche encore brulée par les dragons à répétition de la veille, le mal de tête obligatoire…On se remet difficilement de la veille, c'est bien fait on l'a bien cherché mais qu'est ce qu'on s'est marré! Comme il fait beau (depuis qu'on est dans le Yunnan, c'est pluie tous les jours), on tente une sortie dans le quartier musulman puis le marché aux fleurs et aux oiseaux oû on a d'ailleurs vu beaucoup de poissons (cherchez l'erreur). Petit massage en plein air par des aveugles, mais y'a vraiment trop de monde dans les rues, on rentre à la guest, la nuque endolorie en plus de la gueule de bois.

Dimanche 2 Octobre: Zaijian China 13h15 on quitte la Chine, direction la "Biere manie" nous disait Francois de vélovalie il y a 2 soirs... Pas facile un tour du monde
Minorités ethniques en Chine English translation pending
by Melu · 2006-01-10 · 4 replies
je pense partir environ deux mois en chine en juillet aout et j aimerais aller a la rencontre des minorites ethniques surtout dans le yunnan et le tibet. pourrais je avoir des info si qq est deja parti dans cette optique? Je ne pense pas avoir assez de temps pour voir d´autres provinces...

comment passer du laos en chine, y a t il plusieurs postes frontieres ?

Retour de chine en france, en train, c possible? cher ? long?
Avis sur itinéraire de 35 jours en Chine English translation pending
by Pv544 · 2007-05-20 · 17 replies
Bonjour, Sympa ce site !!

Je pars 5 semaines en Chine ( 35 jours ) et j'aimerais avoir votre avis sur mon itinèraire ( pour savoir si je passe à côté de quelque chose ). J'avais prévu au début de voir Datong et Luoyang : mais je les ais supprimé pour avoir plus de temps dans les autres villes et éviter de passer trop de temps dans les trajets ( je privilégie l'avion ). 1er jour : arrivée à pékin 2éme j : Pékin : balade hutong - tour cloche - temple confucius - temple lama 3éme j : Pékin : tombeaux ming - palais d'été 4éme j : Pékin : temple ciel - marché soie 5émé j : Pékin : trajet en train vers Chengde - arrivée à Chengde - visite ville - temple 6éme j : Chengde : excursion sur la muraille à Simatai -7éme j : Chengde : visite des temples et environs8éme j : retour à Pékin en train9éme jour : Pékin10éme j : avion vers Taiuyan puis trajet bus vers Pingyao - arrivée Pingyao : visite ville11éme j : Pingyao12éme j : Pingyao13éme j : Pingyao14éme j : retour en bus vers Taiuyan puis avion vers Xian15éme j : Xian : visite armée enterrée16éme j : Xian17éme j: Xian 18éme j : avion vers Lijiang via Kunming19éme j : Lijiang : excursion saut du Tigre20éme j : Lijiang21éme j : trajet bus vers Dali22éme j : Dali23éme j : Dali24éme j : Dali25éme j : Dali : trajet avion ou train vers Kunming26éme j : Kunming : visite de la foret de Pierre27éme j : Kunming : avion vers Guiling et trajet bus vers Yangshuo28éme j : Yangshuo29éme j : Yangshuo30éme j : Yangshuo31émé j : Yangshuo32éme j : retour bus vers Guiling et avion vers Guangzhou ( Canton ) puis bus ou train vers Hong Kong 33 éme j : HK34éme j : HK35éme j : HK et retour en France...sniff

Je préfére rester quelques jours à Pingyao, à Dali et à Yangshuo pour faire des balades à vélo dans la campagne. Je veux faire un séjour "cool" sans trop de stress et de fatigue dans les trajets ( j'ai déjà fait il y a 2 ans un trajet en train sur siège dur au Vietnam pendant 18h et ce fut un bon "souvenir" pour mes ...fesses..... mais là je privilégie l'avion ). Et je souhaite rester dans certains endroits plus longtemps pour profiter de la "vie" à la chinoise. Bref voilà !

Merci de me dire ce que vous en pensez.
Découvrir le Yunnan en Chine cet été English translation pending
by Ingridji · 2007-02-01 · 7 replies
Bonjour à vous!

Nous partons en Chine cet été, et en particulier un peu plus de 15j dans le Yunnan. A première vue, et grâce au guide du routard + lonely planet, voici les endrois où nous aimerions nous rendre: KUNMING JIANSHUI YUNYANG DALI LIJIANG

On a vraiment envie de s'en mettre plein la vue, de faire des randos, de se sentir dépaysé, et je pense qu'on aura pas trop de mal pour ca! Mais connaissez vous de beaux coins, de petits villages, de chouettes endrois où se perdre qui ne seraient pas indiqué dans les guides et que vous auriez découvert au cours de votre voyage? C'est juste que nous aurons peu de temps là bas et que si certains connaissent des endrois dont ils se souviennent encore, nous serons ravis de nous y rendre, quitte à ne pas suivre l'itinéraire dont j'ai parlé!

Merci vraiment pour votre aide:)!
9 jours dans le Yunnan English translation pending
by Anatol · 2016-03-10 · 3 replies
Bonjour, j'ai déjà pas mal cherché dans le forum des infos mais je ne peux m'empêcher d'en demander d'autres. Dans l'idée et dans l'idéal ! nous arriverons en avion à Kunming fin octobre et aimerions faire en mode road trip à quatre adultes, jianshui, yuanyang, jinghong (le tout en bus ou minibus en 4 jours), le 5ème jour départ pour Lijiang en avion, puis shangri la, dali ( en 5 jours) et retour Kunming par train de nuit pour être ok le matin du 6ème jour. Mes questions : - faisables ou pas au niveau timing ? - si non, quoi enlever ? la descente dans le Xishuangbanna ? les rizières du yuanyang fin octobre ? en sachant que nous maintiendrons dans tous les cas dali et shangri la...

Merci d'avance pour tous vos retours d'expérience.
Du Népal à la Birmanie English translation pending
by Gisetjess31 · 2013-07-16 · 17 replies
Bonjour à tous ,

nous démarrons notre TDM par le népal et aimerions ensuite rejoindre la birmanie , j ai lu parcontre qu on ne peut rentrer en birmanie que par voie aérienne ? est ce que certains ont déjà fait ce trajet ou faut il obligatoirement passer par l inde ? merci par avance!!!
De Guilin à Guiyang? (Chine) English translation pending
by JessMnanto · 2012-10-11 · 20 replies
Bonjour, nous souhaitons avoir des infos, des bons plans ou des conseils pour effectuer le trajet Guilin-Guiyang prochainement (nous sommes un couple). - Y'a t-il un train direct? De nuit? Un bus? Nuit aussi? - Ou y'a t-il des étapes intéressantes voir incontournables à faire sur le trajet? Histoire peut-être de combiner visites et transports? Nou disposons en fait de 20 jours pour effectuer l'itinéraire Hong-Kong (2 jours) - Yangshuo 5 jours (bus direct depuis Shenzhen à ce qu'on a compris...?) - Guilin - Guiyang (3 jours) - Kunming - Dali - Lijiang - Leshan - Chengdu. Merci! 🙂
Deux semaines dans le Yunnan avec un petit de deux ans English translation pending
by Tônik · 2011-03-30 · 11 replies
Bonjour,

NOus partons en Chine pour un mois dans deux semaines avec notre petit garçon qui fera ses deux ans là bas. Au début nous allons visiter pékin (5j) puis allons à Shanghai. Ensuite, nous avons prévu de passer le pus de temps dans le Yunnan. Et pour l'instant nous nous orientons vers le trajet classique : Kunming Dali Lijiang et pourquoi pas Zongdian. Le Sud nous tenterait bien aussi mais ça risque de faire long, on a 16 jours là bas à passer.

Donc je me posais pas mal de questions par rapport au trajet (train/bus ? ) entre les grosses villes pour que ce soit le moins fatiguant possible, si vous aviez des petites randos sympas prévus dans ce coin, et aussi si on pouvait facilement trouver des couches ?

On aime bien prendre notre temps pour sillonner, découvrir tranquillement la région et on aime bien aussi randonner. POur le petit on a prévu d'ammener son sac de rando pour le porter.

Voilà un peu la situation maintenant je suis preneuse de ovs infos.

Merci d'avance
Conseils pour vingt-huit jours dans le Yunnan? English translation pending
by Patrice3 · 2010-03-05 · 5 replies
Préparant un voyage au Yunnan au mois de juillet, j'ai besoin de votre éclairage. J'envisage de faire Kunming, Shilin, Dali, Lijiang et la gorge du saut du tigre a partir de Qiaotou. J'aimerai aussi aller a Chengdu, Emeishan et Leshan. Je voudrais savoir si 28 jours pour un parcours comme ça vous sembles raisonnable. Merci de vos conseils pour le temps idéal pour voir chaque endroits et pour partager votre expérience.
Retour de Chine: impressions, infos... English translation pending
by Janvier · 2007-09-28 · 3 replies
Bjr,

Nous sommes rentrés de Chine, il y a déjà 2 mois maintenant. 3 semaines de voyage de noce... sac à dos. Les mots qui me viennent à l'esprit sont: chaleur, foule, pollution, (re)construction, contraste, démesure...

Notre circuit était: Beijing, X'ian, kunming, Dali, Lijiang, Shangri-La (Zongdhian), Yangshuo et Shanghaï. Beaucoup de choses en peu de temps...

En gros. Juin, juillet, il fait très chaud (40°C). Ce qui n'est pas tjrs agréable quand on marche bcp. Mais on savait. On était prévenu avant de partir. Enormément d'auberges, d'hotels, magasins, taxis, restos ont la climatisation ou de grosse souffleries.

J.O (Beijing 2008) et expo universelle (Shaghaï 2010) obligent, une grande partie de la Chine est en (re) construction. Beijing est un véritable chantier. Mais même Shangri-La est en construction. La Chine s'ouvre...

Concernant les hôtels:

Dans chaque hôtel, possibilité de laver son linge et accès au net (parfois gratuit, parfois payant). Possibilité de réserver les billets pour transport (avion, train, bus) à la réception des hôtels. Pour les budgets, on a essayé d'être raisonnable, donc pas mal d'auberge de jeunesse ou de pension familiale. Nous réservions nos hôtels au fur et mesure de notre voyage, via le net:

http://www.hostelworld.com

* Beijing: Red Lantern House. Hotel charmant à budget raisonnable. Possibilité de prendre le petit déjeuner, de réserver des tours et d'avoir des infos. Il y a une station de métro à quelques centaines de mètres pour rejoindre les endroits stratégiques. Ambiance agréable.

* X'ian: Bell tower Youth hostel. Auberge située dans le centre, à quelques mètres des remparts, face à la tour de la cloche. Belle vue de notre chambre (je sais plus le numéro 😐). Chambre confortable avec climatisation, tv... . Petit déjeuner, ok.

* Kunming: The Hump Hostel. Ca ne nous a pas plus du tout. Pas de climatisation dans la chambre, très bruyant (luna park en dessous). Très central. Malgré ça, la chambre était jolie. je ne le recommanderais pas. Mais chacun ses gouts.

* Dali: Friends guesthouse dali old town. Personnel sympa, aide pour des tours et excursions, petit déjeuner. Hotel tranquille au pied des remparts et donc de la vieille ville. Chambre confortable avec tv et climatisation. http://www.friendsdali.com

* Lijiang: old town garden resort. Petit hôtel familial et sympa pas évident à trouver dans ce dédale de ruelles. Chambre très confortable avec tv et climatisation, petit déjeuner. http://www.tsinn.com

* Zongdhian: Ge Su Garden Inn. Nous le recommandons vivement. C'est un petit hôtel bien sympa qui vient d'ouvrir en juin. Les chambre sont charmantes, la patronne extra, accueillante, serviable... Elle se coupe en 4 pour nous aider. Il est situé dans une petite rue de la vieille ville de Shangri La, près de Himalaya hostel. Je le recommande vraiment à ceux qui sont demandeur de calme et de tranquillité. Petit déjeuner, ok.

* Guillin: Guillin bakstreet youth hostel. Notre chambre était vraiment très sommaire. Pas de petit déjeuner possible car cuisine en panne !!! De plus, très déçu pour les réservation de billet de train. Ils ne l'ont pas fait et nous ont laissé attendre 3 jours, au lieu de nous le dire de suite. Donc, si réservation, être clair dès le départ sur les (im)possibilités. Ils proposent des excursions, croisières... Ils sont bien organisés à ce niveau là. Ils disposent d'une farde avec tout ce qu'ils proposent de faire dans la région. Central. Perso, je ne le recommanderais pas.

* Yangshuo: Morning Breeze Inn. Chambre confortable avec climatisation. Pas de petit déjeuner à l'hôtel. Mais dans la rue, il y a tout ce qu'il faut . http://www.morningbreeze.cn

* Shanghaï: Koala International Youth Hostel. Agréable auberge. Elle a un style plus moderne, plus design que tous les autres hôtels avec tv, climatisation... Pas de petit déjeuner à l'hôtel, mais il y a tout ce qu'il faut dans la rue. Personnel serviable. Station de métro à quelque centaines de mètres.

Je viendrais mettre d'autres commentaires sur les choses vues un peu plus tard...
Meilleur transport Mongolie-Népal? English translation pending
by Grenobl · 2006-08-02 · 4 replies
bonjours je souhaitersis savoir quel est le meilleir moyen d`aller de mongolie au nepal et surtout le moyen le moin cher sachant que j`ai tous mon tetmps, existe t`il des billets d`avions et a quelle prix? peut ton le faire en train comment ce passe le passage de la frontiere en fait je ne sais pas grand chose et toutes aide est la bien venue merci d`avance😉
Trois semaines en Chine au mois d'août English translation pending
by Niléo · 2006-05-27 · 8 replies
Bonjour, Je pars en Chine 3 semaines en août avec mon ami et j'aurai besoin de conseils de connaisseurs: Aéroflot, ca craint ou pas? La chine en août niveau climat, c'est supportable? Mieux vaut partir de Pékin ou de Shangaï? Avez-vous un itinéraire à proposer, sachant que je suis plus "nature" que grosses villes, même si bien sûr, j'irai visiter Pékin et Shangaï? Quels sont les plus beaux sites à voir? enfin, tous les bons plans, les infos sont les bienvenus.... MERCI BEAUCOUP!
Itinéraire pour trois semaines en Chine English translation pending
by Myjidu35 · 2015-01-18 · 12 replies
Bonjour, Nous souhaiterions partir en chine cet été, de mi-septembre à début octobre. Cependant nous ne connaissons pas du tout la chine, je me permets donc de vous demander quelques conseils d'itinéraire à réaliser pour profiter au mieux de ce pays. La chine est grande et les différences de climat aussi, quelle région est la plus intéressante pour profiter du beau temps? Mon idée serai de visiter la chine du sud est avec ce type de voyage:

J01 : vol Paris-Shanghai (arrivée J02 à 7h40 h locale) J02-J03 : train Shanghai - Suzhou (arrivée 8h30) : 2j. 2ème soir : départ pour Hangzhou. J04-J06 : visite Hangzhou (3j). Dernier soir : départ en train rapide de nuit vers Hong Kong. J07-J09 : visite Hong Kong (3j) J09 au soir ou J10 au matin : avion Hong Kong – Guilin (1h30). J10-J12 : visite du Yangshuo (3j) J13-J15 : visite Longsheng (3j) J16 : trajet vers Kaili (Guizhou) en passant par Zhaoxin (frontière entre les deux régions), et village Miao entre Zhaoxin et Kaili. Puis arrivée Kaili. J17-J18 : randonnée autour de Kaili (2j) J19-J20 : départ vers Anshun (2h) pour voir les chutes de Huangguoshu (à 1h de distance je crois) et les différentes grottes (2j). J21-J22 : visite des Gorges de la Maling (2j). Dernier soir : départ de nuit pour Kunming (Yunnan). J23-J26 : visite du Xishuangbanna (4j) puis retour à Kunming. J26 au soir : avion Kunming – Shanghai J27-J29 : visite Shanghai (3j) J30 : départ Shanghai – Paris

Nous souhaiterions plutôt partir pour trois semaines. J'ai donc un peu de ménage à faire dans cet itinéraire...

Je pense retier la partie shangai et ces alentours, quand pensez vous?

Cela me fait donc arriver à honk kong et repartir de honk kong. Avec une visite de la chine du sud est.

Que penseriez vous de ce type d'itinéraire?

Merci de vos réponses et critiques

Jimmy
3 semaines en Chine English translation pending
by Mhlaflamme · 2013-10-18 · 20 replies
Bonjour, je prépare un voyage en chine à la mi-juillet. Je pars avec une amie pendant 3 semaines et j'aimerais avoir de vos conseils, vos expériences de voyage, les places que vous me conseiller de ne pas manquer, des itinéraires à nous conseiller, les moyens de transports à favoriser, bref, tout ce que vous jugez utile :). Nous n'avons pas un gros budget donc nous allons dormir dans les auberges de jeunesses. Bien entendu, nous voulons voir les temples et tout ce qui est plus touristique mais nous voulons également sortir des sentiers battus pour en apprendre plus sur la culture. J'attend de vos conseils !!

Je sais que c'est les moussons durant cette période de l'année mais, malheureusement, je ne peux pas y aller à une autre période de l'année.
Itinéraire de quatre semaines en Chine au mois de juin English translation pending
by Tchayé · 2010-02-20 · 6 replies
😉Bonjour,

Je prépare mon premier voyage en Chine prévu au mois de Juin (4 semaines). 😕J'avoue que je suis un peu perdue sur le choix de mon itinéraire. Il y a tellement de sites à visiter que je n'arrive pas à me décider sur un parcours. premier choix :🙂 PEKIN (5 ou 6 jours) ensuite en train jusqu'à XI'AN (2 ou 3 jours) ensuite un avion pour aller dans le Yunnan (Kunming -Dali -lijiang - Yuanyang). J'ai un peu moins de 15 jours pour tout ces sites (????) et retour sur Pékin en avion. deuxième choix :🙂 toujours Pékin (5 ou 6 jours) et là j'étais tentée par le voyage thématique du lonely planet : villages anciens et hameaux préservés, mais peut être pas complétement car je serais bien descendue jusqu'à Yangshuo et Guilin. d'abord, est ce que c'est faisable en 3 semaines ? je sais vous allez me dire que les deux sont bien !!!!!😐 et cela ne m'aidera pas beaucoup !!!L'expérience de certains vont sûrement me guider dans mon choix. Merci d'avance
Avis sur itinéraire Pékin - Yunnan - Guangxi English translation pending
by Andresbrando · 2009-02-04 · 10 replies
Bonjour,

Je voudrais avoir vos conseils sur une ébauche d'itinéraire pour un voyage de 18 jours en Chine:

J1: Vol Paris Pékin =) J2 à J4: Pékin + vol à Guilin en soirée J5 : Guilin J6 à J8: Yangshuo + Vol à Kunming en soirée J9 : Kunming J10: Kunming + Trajet en bus à Dali J11 et J12 : Dali J13: Trajet en bus à Lijiang J14 et J15 : Lijiang J16: Retour à Kunming J17: Vol Kunming - Pékin J18: Vol Pékin - Paris =(

Vu le faible temps que j'ai j'ai: sacrifié Xi'an (bonne idée ?) en favorisant Yunnan et Guangxi donné priorité à Yungshuo sur Guilin Je pourrais éventuellement écourter Kunming pour favoriser soir Dali ou Lijiang ...

Merci de vos conseils !

Andrés
Itinéraire Vietnam - Chine - Laos? English translation pending
by Norbertmgt · 2007-09-16 · 2 replies
Salut à tous ! 😉 On va bientôt partir pour 2 mois pour le Nord Vietnam, le sud-ouest de la Chine et le Laos ...( quand je dis on, il s'agit de Kutchy du forum et moi-même: 4 à découvrir de nouveaux horizons...on les voudrait au mieux possible !! Voici ce que cela pourrait éventuellement donner : dites-nous ce que vous en pensez, les trucs à revoir 😕, ce qui ne tient pas la route 🏴‍☠️... et si vous avez quelques bonnes adresses de GH ou un bon plan N'HESITEZ PAS ! Merci ..toute info nous sera forte utile et déjà mille merci à tous ceux du Forum dont les carnets et posts m'ont bien aidé ( Nancy, Smouchy, Senmout, FG1928 et j'en oublie ...)

Itinéraire possible :

Un de nous quatre nous laisse malheureusement à Guilin ( les 3 autres heureux retraités ! 😇) ce qui explique la découverte de la région de Sanjiang avant celle de Yangshou....

Itinéraire Nuit à….

1.vol CDG BKK

2.vol BKK-HANOI (Thaï) - organisation Nuit à Hanoi 3.Visite ville Nuit à Hanoi 4.Package Halong Jonque Kayak Cat-Ba nuit en jonque 5.Package Halong suite vers Cat Ba Nuit à Cat Ba 6.Package Halong retour Hanoi train de nuit 7.Package Sapa - mini trek village minorités village 8.suite visite - retout Sapa Nuit à Sapa 9.marché du samedi à Can Cau - retour Bac Ha Nuit à Bac ha 10.marché dominical Bac Ha - fin package retour Hanoi train de nuit 11.continuation pour Hoa Lu - retour Hanoi Nuit à Hanoi 12.Visite ville - départ pour la Chine 18h30 train de nuit 13.arrivée Nanning 06h50 - bus pour Senjiang via Liuzhou 9h Nuit à Senjiang 14.visite Chenyang - Nuit à Senjiang 15.Voiture chartérisée visite villages vers Xiaosing Nuit à Xiaosing 16.Voiture chartérisée suite visite Xiaosing et retour Senjiang Nuit à Senjiang 17.vers Longshen puis Pingan - rizières terrasses Nuit à Pingan 18.Transit pour Yangshu via Guilin en bus 6h Nuit à Yangshou 19.vélo & balade sur rivière Nuit à Yangshou 20.vélo & balade sur rivière Nuit à Yangshou 21.vélo & balade sur rivière Nuit à Yangshou 22.route vers Guilin - visite - vol vers Guiyang 19h40/20h20 Nuit à Guiyang 23.Transit vers Chongh'an via Kaili en bus 4h30 Nuit à Chongh'an 24.visite Chongh'an Nuit à Chongh'an 25.Bus vers Xijiang via Kaili 4h Nuit à Xijiang 26.visite Xijiang Nuit à Xijiang 27.Transit vers Anshun via Kaili et Guiyang en bus 6h Nuit à Anshun 28.visite cascade Huanggoshu Nuit à Anshun 29.Voiture chartériséepour marché Yanla - visite village Miao et Buyi Nuit à Zuyin 30.Voiture chartérisée continuation visite vers Wangmo Nuit à Zengfheng 31.Voiture chartériséecontinuation pour Xingyi et les gorges Maling Nuit à Xingyi 32.train 9h46 pour Shilin 13h50 - sunset Forêt de Pierre Nuit à Shilin 33.minibus pour Kunming - visite Nuit à Kunming 34.visite environs Kunming - départ pour Dali en train 21h train de nuit 35.visite Nuit à Dali 36.visite Nuit à Dali 37.visite Nuit à Dali 38.Transit en bus vers Zondhiang 8h Nuit à Zondhiang 39.visite ville et monastère Nuit à Zondhiang 40.A/R pour Benzilan et monastère Nuit à Zondhiang 41.Voiture chartérisée pour Bashultai - Gorges du Saut du Tigre ? 42.Voiture chartérisée coup d'œil aux gorges - Daju puis Lijiang Nuit à Lijiang 43.Visite de la ville Nuit à Lijiang 44.bicyclette et environs Nuit à Lijiang 45.visite de la ville Nuit à Lijiang 46.Vol vers Jinghong - organisation Nuit à Jinghong 47.bicyclette et environs Nuit à Jinghong 48.marché Menghaï et environs Nuit à Jinghong 49.Transit pour Mengla en bus 4h30 Nuit à Mengla 50.passage de la frontière Boten puis Udomxaï en bus 6h30 Nuit à Udomxaï 51.Voiture chartérisée vers Pakbeng - visite villages en route Nuit à Pakbeng 52.Bateau pour Luang Prabang Nuit à L Prabang 53.visite Luang Prabang Nuit à L Prabang 54.visite Luang Prabang Nuit à L Prabang 55.visite Luang Prabang Nuit à LPrabang 56.visite Luang Prabang Nuit à L Prabang 57.bus pour Van Vieng Nuit à Van Vieng 58.repos et visite environs Van Vieng Nuit à Van Vieng 59.bus pou Vientiane Nuit à Vientiane 60.visite Nuit à Vientiane 61.Départ pour Nong Kaï et la thailande - train pour Bangkok Nuit à BKK 62.visite capitale thaï Nuit à BKK 63.visite suite et vol vers la France à 00h05 avion 64.arrivée CDG 6h45 (Thaï)

Questions : Jour 29 à 31 quelqu'un a déjà fait ça ? Jour 40 excursion à Benzilan vaut le coup ou pas ? Quelqu'un a déjà fait le trajet Zondhiang Lijiang par Baishultai en voiture ? On rejoint les gorges mais on traverse et on peut dormir où ? Jour 49-50 il faut vraiment 2 jours pour aller au Laos de Jinghong ? Même question Jour 51 quelqu'un a fait ? Merci d'avance 🙂🙂🙂
De Mandalay à Hpa-An, notre découverte de la Birmanie en transports en commun English translation pending
by Yan55 · 2017-03-12 · 26 replies
Voilà un pays qui ne laisse pas indifférent ! Bien sûr, les problèmes ne sont pas prêts d'y être résolus et nul ne peut prédire dans quel sens il va évoluer. Va-t-il s'ouvrir de plus en plus ou se refermer ? Certes, ce n'est pas le pays où l'on peut admirer les plus merveilleux paysages mais l'extraordinaire accueil de la population fait oublier (un peu) la pollution et la poussière qui y règnent, ainsi que les conditions de vie et de travail des gens car, ici, tout se fait à la main, de l'empierrement et du goudronnage des routes (par des femmes et des adolescents, très souvent) à la construction des maisons et des pagodes, ainsi que la fabrication du gravier et du ciment sur le bord des routes de montagne... sans oublier les graves problèmes ethniques, le bouddhisme radical et omniprésent, pas toujours pacifiste... la main-mise des généraux et l'énorme corruption... Malgré tout ça, pour les visiteurs que nous sommes, l'atmosphère birmane reste assez envoûtante et le sourire des habitants si heureux de voir leur pays s'ouvrir et de pouvoir essayer de communiquer avec les étrangers font que l'on s'y attache incontestablement... Tout d'abord, voici notre parcours qui a duré 28 jours, durée autorisée par le visa, avant de passer la frontière terrestre pour la Thaïlande (qui fera le thème d'un autre carnet) : -atterrissage à Mandalay, la ville et ses alentours (4 nuits) -Monywa (1 nuit) -Pakokku (1 nuit) -Mindat (3 nuits) -Bagan (Nyaung U) (4 nuits) -Kalaw (3 nuits) -marché d'Augban + lac Inle (Nyaungshwe) (3 nuits) -Yangon (2nuits) -Mawlaymine (2 nuits) -Hpa-An (3 nuits) Passage de la frontière birmano-thaïe à Myawaddy le 11 février Nous avons dépensé pour 28 jours, sur place, à deux personnes : 1200€ Tout le monde nous avait dit que l'hébergement était très cher en Birmanie. Tout est relatif car nous avons réussi à trouver des hôtels corrects (à quelques exceptions près) pour 20 à 25€ mais comme le petit déjeuner pour 2 personnes est toujours compris, le prix n'est finalement pas si élevé. En revanche, la nourriture n'est pas chère du tout et pas si mauvaise que nous l'avions entendu dire (beaucoup de riz et de légumes). C'est vrai que c'est souvent cuisiné dans beaucoup d'huile, malheureusement...

La monnaie est le kyat. 1€ = 1440 kyats environ, pendant la durée de notre séjour Sur place, pendant 28 jours à deux, nous avons dépensé en tout 1 200€ Voici nos hébergements pour 2 personnes : HOTELS : Mandalay : ET Hôtel 18$ (grande chambre, salle de bain et bon petit déj compris, accueil sympa) N°129, 83rd street, bet 23rd and 24th tél : 02 65006,66547, 011203529 Monywa : hôtel Shwe Taung Tarn (ch 405, 18,50€ av s de b et petit déj très bon) et bon resto en bas, tél: 071 21478 Pakokku : Mya Yatanar Inn (ch très spartiate, petit déj minable, douche au seau, 16,6€ beaucoup trop chère pour ce que c'est) tél : 06221457, 0933081302 Mindat : Se Nang Family gh (grande ch avec salle de bain partagée, très bon petit déj, accueil très sympa, salon commun où l'on peut manger ce qu'on achète au marché, 21€) tél: 02442002645,0949205318 Bagan (Nyaung U) : Ever New gh (à 3kms du centre) (gde ch avec clim et frigo, s de b séparée mais privée, petit déj inégal selon les jours, certains jours pt dej continental, d'autres riz ou nouilles, calme, 23$, resto très copieux dans cour, loc de e-bikes) N°6, Aung Myay Thar quarter, 1 line, tél : 061 61178 Kalaw : Railroad gh (gde ch parquetée, confortable, s de b avec eau chaude, jardin, terrasse, 24,5€, petit déj très copieux et excellent servi sur terrasse : bien se couvrir le matin, il fait froid!) bien située, pas trop loin du centre mais au calme, près de la gare, tél: 081 50858 Nyaungshwe (lac Inle) : hôtel Nanda Wunn (bungalow dans jardin avec petite terrasse privée, très jolie ch confortable, gde s de b, clim, petit déj buffet, vraiment très bien et accueil excellent : 22€) tél: 081 20911, 081 20912 Yangon : Agga Youth hostel (ch très bien, propre, bonne douche chaude, clim, frigo, petit déj buffet, 25€) bien situé près du quartier chinois , N°86, 12th street, Lanmadaw Township, tél: 01 225460, 01 2300051, 09 5078195 ,09 253363403 Mawlamyine : plus de place à la Breeze gh, nous devons nous rabattre sur le Htun Yadanar Motel, situé près du marché, non loin de la rivière (ch propre et moderne mais très bruyante, on croirait dormir dans la rue, accueil très froid, petit déj minable servi ds la ch, très chère pour ce que c'est :28€) Hpan-An : Soe brother gh (gde ch n°25, avec clim, frigo, s de b et eau chaude, très bien mais il a plusieurs catégories de ch, pas de petit déj mais nous le prenions ds la ch car nous disposions d'une bouilloire, 22€) hôtel très routard toujours rempli, construit de bric et de broc mais très sympa... tél: 058 21372

Et maintenant, le récit de notre périple (mon mari et moi, la soixantaine...) : MANDALAY : Nous décollons de Paris le samedi 14 janvier 2017, à 11h50, avec la compagnie "China Eastern". Après 5h d'escale à Kunming, en Chine, nous arrivons le dimanche 15 à Mandalay à 14h30. Pour nous rendre de l'aéroport à l'hôtel E.T. que nous avions réservé sur Booking.com (c'est le seul hôtel que nous avions réservé d'avance), nous prenons un minibus (taxi partagé) pour 4000kyat (2,70€) par personne (l'aéroport est situé à 40kms de Mandalay). La ville paraît très vaste et assez déglinguée et chaotique... une fois installés à l'hôtel, dont l'accueil est très sympathique, nous prenons un peu de repos après ce long trajet et nous allons dîner au "Lashio lay", resto qui nous est recommandé par le patron de l'hôtel et qui est situé tout près. Nous découvrirons par la suite qu'il est dans le guide du Routard comme étant une très bonne adresse et c'est vrai que c'est bon (parfois assez étonnant comme cuisine) , nous y retournerons tous les soirs de notre séjour à Mandalay. E.T. hôtel : 83rd Street, between 23rd and 24th street. Lundi 16 : Après la visite d'un atelier de feuilles d'or, nous prenons des motos-taxis pour nous rendre au pied de la colline de Mandalay. Deux gros lions marquent l'entrée puis il faut grimper les escaliers couverts, pieds nus, jusqu'au sommet (1700marches environ). En haut, après avoir admiré bouddhas et pagodes, nous déjeunons dans un agréable petit resto avec terrasse, puis il faut redescendre, ce qui sollicite beaucoup les genoux et mollets!

En bas, encore des temples, monastères et pagodes et surtout le magnifique Shwe Nandaw Monastery, tout en bois sculpté. Ce monastère, tout en teck, faisait initialement partie des bâtiments du Palais royal où vécut le roi Mindon. En 1880, son fils le fit démonter et transporter à sa place actuelle, en dehors de l'enceinte du palais, ce qui lui a évité de brûler avec le reste du palais détruit pendant la guerre. Pour le visiter, il faut acheter le pass de 10 000k/pers, ce qui donne droit de voir plusieurs sites, dont le Palais royal et le beau monastère en bois d'Inwa. Puisque le Palais royal est inclus dans le passe, nous décidons d'y aller et pour cela, nous prenons des petites rues transversales très tranquilles, ce qui contraste avec le trafic intense des avenues, bordées de petites maisons en bois et en bambou entourées de jardins. Ambiance de village très sympa... ensuite nous traversons un marché qui longe la grande artère menant à l'entrée du palais (il ferme à 17h). Il faut laisser un passeport au militaire qui garde l'entrée et, contrairement à ce que nous pensions, il est impossible de traverser le parc et de sortir de l'autre côté, ce qui nous aurait bien arrangés pour rentrer à notre hôtel. Le palais initial ayant été complètement détruit pendant la seconde guerre mondiale, il a été reconstruit, peut-être pas tout à fait à l'identique, mais pas mal quand même. Après la visite, nous sommes donc obligés de repasser par la même entrée pour récupérer notre passeport puis nous prenons un taxi pour rentrer à l'hôtel (4000k). Les tuk-tuks ne sont pas nombreux dans cette ville, contrairement aux autres pays d'Asie que nous avons visités jusque là...
Grand concours photo de février "Tel est pris qui croyait prendre" English translation pending
by Kate · 2016-02-01 · 172 replies
Bonsoir,

Le concours du mois de janvier a été gagné par Heriklès grâce à sa photo du Louvre. N'ayant pas la possibilité d'organiser celui de février il m'a demandé si je voulais bien m'en occuper. Et rien ne peut être refusé à Heriklès... 😇

Je déclare ouvert le 67e concours de photos VF.

Mais pourquoi ce titre pour cette discussion ? C'est de la com., c'est pour que les curieux cliquent 😛

Thème de ce mois de février 2016: "Le photographe en voyage"

J'ai cherché un sujet ludique, accessible à tous et ouvrant débat que nous pourrons poursuivre sur la discussion des à-côtés. J'ai voulu mettre à l'honneur les "photographes" voyageurs que nous sommes: avertis, timides, doués, amateurs, passionnés, débutants... Les pages qui vont suivre sont ouvertes à tous, l’essentiel est de se faire plaisir en postant une image agréable à regarder; essayez de nous surprendre, de nous amuser.

Situation rocambolesque, prise de risque, photographe patient, selfies, simple auto-portrait, hordes de touristes en clic... Tout est permis. Ma seule exigence:

Voir des personnes en train de photographier.

Vous pouvez poster jusqu'à trois photos prises par vous (et non sur Internet), chacune dans un message différent, en indiquant leur numéro (1, 2 ou 3). Toutes explications sur ces photos seront bienvenues. Elles devront respecter le thème tout en étant une invitation au voyage.

Vous avez jusqu'au samedi 20 février 2016, 23h (heure de Paris) pour présenter vos oeuvres. Alors le vote pourra commencer et se terminera le samedi 27 février à 23h.

Vous voterez pour trois photos maximum (et minimum), en indiquant le plus clairement possible le numéro de la photo. La première photo de votre vote se verra attribuer trois points, la seconde deux et la troisième un seul. Les votes comportant plus de trois photos ne seront pas pris en compte. Le gagnant est celui qui aura proposé la photo obtenant le plus de points. En cas d'ex aequo, le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places, à défaut, de secondes. Enfin, en cas d'égalité parfaite, le gagnant sera celui ou celle qui aura obtenu son score avant l'autre. Ce vainqueur aura alors la lourde tâche de choisir un thème à son tour pour le concours de mars qu'il organisera. Les ex aequo à une autre place que la première ne seront pas départagés.

Enfin, il n'est nul besoin de participer au concours pour voter. Merci de ne poster sur ce fil que des photos pour le concours, et à compter dusamedi 27 à 23h, seulement les votes.

Un fil de discussions autour de ce concours a été ouvert ici: http://voyageforum.com/v.f?post=7354617;page=unread#unread

Et le diaporama organisé par Herik et présentant les photos, par là: picasaweb.google.com/...&feat=directlink
Premier séjour en Chine: régions les plus appréciables English translation pending
by P19 · 2014-09-19 · 5 replies
Bonjour,

Cela va faire plusieurs année que nous parcourrons l'Asie mais nous ne sommes jamais allé en Chine. Pouvez vous me dire si c'est un pays que l'on peut visiter en simplement, n'achetant qu'un billet d'avion+visa et se débrouillant ensuite tout seul ? Quelle est / sont la / les régions qui, à votre avis, sont les plus appréciables. Merci pour vos réponses qui vont m'aider à bâtir mon projet. Cordialement. Philippe
Finalisation d'itinéraire Hebei - Yunnan English translation pending
by Grospieds · 2013-06-21 · 6 replies
Bonjour à tous,

Tout d’abord un grand merci pour les infos que j’ai pu glaner tout au long du forum, cela a été très utile pour préparer mon itinéraire.

Je reviens malgré tout vers vous pour vous demander conseil sur le temps et la nécessité de visiter telle province plutôt qu’une autre. En effet, je me rends bien compte qu’il faudra faire des l’impasse sur la quantité plutôt que de faire l’impasse sur la qualité.

Nous sommes trois amis, et nous souhaitons découvrir la Chine, mais aussi sa culture, la nature et aller à la rencontre des chinois. Nous n’avons pas peur de repousser nos limites, donc toutes les propositions sont les bonnes. Nous partons du 14 septembre au 11 octobre.

Projet d’itinéraire en étude: j1 : Hebei : Arrivée à Beijing, installation et visite de la cité interdite. j2 & 3 : Hebei : Jinakou muraille (peut-être départ en train de nuit pour Zhengzhou)

j4 & 5: Henan : Zhengzhou. Direction Jiaozuo , trek dans le mont Yuntai j6 & 7: Henan : Dengfeng, trek dans le mont Song Shan (départ en train de nuit pour Wuhan)

j8 à 11 : Hubei : ici, je suis u peu perplexe, il y a beaucoup à faire et les sites sont assez dispersés. Je pensais aller voir le Enshi Grand Canyon, mais il n’y a pas de choses autour de Wuhan (Le Pavillon de la grue jaune, Le Temple Guiyuan, La Terrasse du luth, Le Lac de l’Est, Lushui, …). Le Mont Shennongjia, Jingzhou, …

j12 à 15 : Hunan : Pareil pour cette province. Changsha, Hengyang, Yongzhou, Chenzhou, Changde et bien sûr le parc de Zhangjiajie.

J16 à 20 : Guangxi : autour de Guilin-Yangshuo, autour de Nanning

J21 & 25 : Yunnan : Les monts de l'Ouest, la forêt de pierres de Shilin, baishui river, Lijiang

J26 & 27 : Hebei : Retour Beijing

La référence au nombre de jours et bien-sûr modulable, c’est juste pour me donner une ligne de conduite. Dans l’ensemble, je pense que je devrais supprimer une province, je pense soit au Hubei ou au Hunan. De cette manière, nous serions plus à l’aise pour le voyage et on pourra mieux profiter. Mais bon, ce n’est pas simple de faire un choix, donc je viens vers vous et appelle à votre expérience des lieux pour m’aider à me décider -)

Si vous avez des conseils sur l’un de ces deux provinces ou sur les autres, n’hésitez pas. J’adore apprendre des expériences personnelles.

Nous préférons les paysages et la rencontre avec la population, et passer le moins de temps possible dans les villes sauf s’il y des sites culturels intéressants.

Voilà, je vous remercie d’avance pour le coup de main.

Partir en Chine pour vingt-quatre jours cet été ou seize jours au printemps prochain? English translation pending
by HeleneParis · 2010-05-11 · 10 replies
Bonjour à tous, 😉

Je souhaite partir en Chine cet été (départ mi juillet pour 23-24jours) ou en avril prochain (16-17jours) avec mes deux enfants.

L'itinéraire que je propose de suivre est le suivant et je voudrais avoir des conseils avisés sur les possibilités physiques et matérielles de ce projet ; le nombre de jours que je passe dans chaque ville n'est pas déterminé de manière très précise, je sais que lorsqu'on voyage en routard, certains endroits nous inspirent quand d'autres nous font fuir, je planifierai cela plus tard :

Pékin - Chengde - Datong (oui, non ?? ça vaut vraiment le coup de voir le Bouddha géant ??) - Pingyao -

ensuite soit Xian - soit Dunhuang (long trajet en train, je sais mais il paraît que c'est très beau ) -

puis soit retour sur Pékin soit, si je prends un billet open jaw, direction Hangzhou (via Chengdu, ça vaut le coup pour voir les pandas ou pas ??) - puis Shangai.

D'une part, ces lieux vous semblent-ils intéressants ? Y en a-t-il que je peux retirer sans trop de regrets, d'autres à rajouter absolument et qui ne sont trop loin ?

D'autre part, le climat ne m'enchante pas spécialement mais est-ce si horrible que je le crains (chaleur, humidité, grosses averses, moustiques omniprésents ?🤪), vaudrait-il mieux que je parte en avril 2011 (pour un séjour plus court) pour bénéficier d'un temps plus agréable ou cela ne changera pas grand chose à mon voyage ?

Concernant les billets d'avion, je fais beaucoup de simulation, je vois qu'en mars les prix sont plus bas mais pour l'instant je ne peux pas choisir de dates en plein avril sur les sites des compagnies (c'est trop tôt je pense), les prix d'avion sont-ils vraiment moins chers ? Sur Air France j'ai pu simuler des dates en avril et je vois que leur tarifs sont identiques à ceux pratiqués en juillet-aout.

Ensuite, les prix des hôtels augmentent-ils en été ou les prix sont à peu près identiques à ceux pratiqués durant le mois d'avril ? Et pour le train ?

Pour finir, je voudrais faire de ce voyage une découverte pas trop épuisante mais riche en émerveillement, je suis prête à enlever certaines villes, car je ne veux pas "courir" tous les 2 jours après des trains ou des bus (surtout que je ne parle pas chinois) tout en visitant des lieux impressionnants (ça fait beaucoup peut-être, là ??!!)😕.

Merci à tous pour vos conseils.
Conseils sur le Sichuan (Chine) English translation pending
by Dol · 2005-06-24 · 19 replies
Bonjour, je pars dans le Sichuan en juillet aout 2005, afin d'y voyager tranquillou, tout doucement. Y a t il des coins sympas à ne pas rater lorsque l'on a le temps de prendre le temps?

Par la suite je compte passer en Birmanie. Est ce désormais possible par la route et sans passer par une agence? Comment et par où? J'envisage aussi de me rendre au Tibet par la route et je me pose exactement les memes questions sur ce deuxieme itinéraire. Possibilité de le faire seule, quelle route ?

L'idée du voyage c'est que je pars 1 an en Asie, direction Chine puis Birmanie ou Népal puis Inde et puis je verrai…

Merci pour les infos à venir

🙂
Retour du Laos en 2011: informations pratiques English translation pending
by Genevois · 2011-04-01 · 16 replies
Suite à environ un mois passé au Laos en mars 2011, voici quelques informations pratiques qui pourront servir aux voyageurs visitant ce pays.

Argent :

Coupures de 500, 1000, 2000, 5000, 10'000, 20'000 et 50'000 kips. Nous n'avons pas rencontré de plus grosses coupures que 50'000. Attention, il convient d'être prudent, certaines coupures se ressemblent fortement. De plus, les chiffres sont en caractères romains que sur un côté du billet. Eviter d'avoir trop de grosses coupures, il est rare que les commerçants, chauffeurs de tuktuk, etc..., aient la monnaie pour vous rendre. Dans les villes, aucun souci pour trouver des ATM qui acceptent les cartes Maestro, Visa, etc... Les retraits maximum sont de 1'000'000 de kips par transaction, 8 fois par jour. Quelques bureaux de change, mais certains hôtels ou magasins en font aussi, à des taux variables et rarement favorables. Possibilité de payer certains achats en $ ou en baths, mais pas partout. Le $ n'est pas plus utile que l'Euro qui se change tout aussi bien.

Quelques prix : Un riz sauté poulet/porc : 15'000 kips Une grande bière Lao : 10'000 kips Une bouteille d'eau 1,5 l. : 5'000 kips Une bouteille d'eau 1 l. : 2 - 3'000 kips Un shake aux fruits : 5 - 6'000 kips Un sandwich poulet/thon/ vache qui rit : 10'000 kips Une course en tuktuk à Vientiane : 20-30'000 kips Location d'un vélo à Luang Prabang pour un jour : 10-15'000 kips Prix d'une bonne chambre en guesthouse : 70-140'000 kips Lessive, au kilo : 8-10'000 kips

Carnet de route :

Pour ceux intéressés à lire le récit de nos aventures laotiennes, cliquer ICI

Climat :

En mars, après plusieurs mois de saison sèche, le manque d'eau est visible. Les rizières sont à sec, l'herbe est brûlée (au sens propre et figuré du terme), les arbres perdent parfois leurs feuilles, les rivières sont au débit minimum. La poussière est présente sur toutes les pistes et bords de route. Par contre, le beau temps et la chaleur y sont normalement quasi garantis. Si vous voulez voir des paysages verdoyants, période à éviter. Chaleur étouffante dans les environs de Paksé et notamment dans les 4000 îles. Par contre, dans le nord, les nuits peuvent être fraîches.

Comment s'y rendre :

Aucun vol international depuis l'Europe. La solution la plus pratique en arrivant du Vieux-Continent consiste à passer par Bangkok. Depuis là, les options sont multiples:

vols internes avec Air Asia vers Chiang Rai (nord), Udon Thani (nord-est) ou Ubon Ratchathani (est) qui permettent ensuite d'entrer au Laos à divers points, selon votre planning.

vols internationaux depuis Bangkok pour Luang Prabang (Bangkok Airways) ou Vientiane (Lao Airline), mais ces trajets sont onéreux.

train de nuit entre Bangkok et Nong Khai, à quelques km de la frontière laotienne, puis Vientiane, soit en train, soit en bus. Les billets pour le train peuvent s'acheter 2 mois à l'avance via le net (cf le site www.thailandtrainticket.com ). On les paye et ils sont livrés directement à la gare de Bangkok le jour du départ par porteur (moyennant une petite commission de 300 baths) ou alors à votre hôtel.

si vous êtes déjà en Asie, nombreux vols entre les différentes villes du sud-est asiatique et Vientiane (KL, Hanoï, Phnom Penh, Hô Chi Minh, etc...).

sinon par voie terrestre avec les pays voisins.

Pour le visa, valable un mois et coûtant 35 $ ou 1500 baths, ne pas oublier de prendre l'indispensable photo. Des agences de voyage laotiennes peuvent vous arranger vos visas pour les pays voisins (Chine, Vietnam, etc...), si vous êtes en voyage longue durée dans la région.

Connexion internet :

La plupart des guesthouses dans les centres touristiques proposent du WiFi, de même que certains restaurants. Mais les connexions sont lentes. Sinon, nombreux cybercafés et autres points internet. Là aussi, le débit est faible à moyen en général. Prix variables suivant les endroits.

Coups de coeur :

L'absence de stress Le sourire désintéressé des Laotiens La beauté des enfants, surtout les filles Les fruits et les shake confectionnés devant nous Les paysages autour de Vang Vieng Muang Ngoi, son calme, ses paysages L'aventure en moto sur le plateau des Boloven Les 4000 îles et son ambiance tropicale nonchalante

Pour le détail, voir notre compte-rendu à l'aide du lien ci-dessus.

Coups de gueule :

Le comportement totalement irrespectueux de certains voyageurs à Vang Vieng (tenue complètement inadaptée, abus d'alcool et d'autres produits "happy" au milieu des Laotiens) et à Luang Prabang (lors de l'offrande faites aux bonzes). Certains souffrent d'un grave manque de savoir-voyager, voire même de savoir-vivre. Une honte.

Cuisine :

Un mélange des tendances de la région Asie du sud-est et pas forcément avec prédominance thaï, souvent moins épicé. Beaucoup d'excellentes soupes, notamment aux nouilles, agrémentées de légumes et parfois de viande (poulet, boeuf ou porc). Les cartes des restaurants sont bien fournies, en plats asiatiques en tout genre notamment les mets sautés (fried chicken/noodle/vegetables/rice, etc...). Les poissons cuits au grill sont excellents. Nombreux fruits tropicaux sur les marchés, ne pas hésiter à abuser des Shake. On choisit les fruits désirés, un peu d'eau sucrée, de lait condensé et des glaçons, le tout est mixé. Délicieux et jamais malade ! Contrairement aux autres pays du coin, on trouve du pain, notamment de la baguette, servie chaude ! Le café lao est très bon. Excellente bière, la Lao Beer, servie en canette ou bouteille de 33 cl et de 64 cl.

Hébergement :

Pour tous les budgets suivant le niveau de confort désiré. Des petites guesthouses toutes simples parfois sans sdb à 40'000 kips à des chambres plus luxueuses dès 25 $. Les établissements bon marché sont souvent bruyants à cause des jeunes en tournée dans l'Asie du sud-est et les cloisons très minces. Certains sites internet donnent de bonnes infos, www.travelfish.org notamment. Attention le Lonely Planet et le Routard ne sont plus vraiment à jour au niveau des prix, comme souvent.

Lessive :

Tant les guesthouses que des échoppes dans la rue proposent de laver votre linge. Prix au kilo : 8-10'000 kips suivant les endroits. Les tâches les plus tenaces ne partiront pas, mais vos habits retrouverons fraîcheur et odeur agréables. Vous pouvez donc voyager léger.

Massage :

On en trouve partout et vu les prix proposés (moins de 100'000 kips/heure pour les plus chers), il ne faut pas s'en priver. Massage du corps, des pieds et des jambes, du visage, plusieurs formules proposées. Possibilité de sauna ou de bains de vapeur aux herbes suivant les endroits.

Moustiques :

Avantage de la saison sèche, peu de ces insectes nuisibles. Une bonne protection en spray le soir (celui acheté en Europe a été tout-à-fait efficace), manches et pantalon long, cela est suffisant. Nous avons également acheté une bombe aérosol, qui a duré tout le mois, pour les chambres qui étaient dépourvues de mousitiquaire, ce qui demeure assez rare.

Routes :

Les axes principaux sont gourdonnés, mais les routes sont souvent bosselées et parsemées de trous, d'où une vitesse réduite. Les voies moins importantes sont souvent des pistes en terre, caillouteuses, poussièreuses en saison sèche et boueuses lors de la saison des pluies.

Sécurité :

Jamais nous n'avons senti une quelconque agressivité envers nous, ni un sentiment d'insécurité.

Transports :

Nous n'avons testé que les transports organisés par les guesthouses (bus, minivan). Les prix sont quasi tous identiques et les véhicules utilisés sont en bon état. Les chauffeurs sont prudents (rien à voir avec le Sri Lanka) et la circulation est facile. Le Laotien est sur la route comme dans la vie, pas stressé. Tuktuk, demander le prix avant de monter, comme partout. Location de moto possible (des petites chinoises ou japonaises 100 ou 110 cc à vitesses ou automatiques), aucun permis n'est exigé. Parfois même aucun contrat. On paie, on prend la moto et on part (en cas de pépins, on rembourse...). Pour les motos à vitesses, pas d'embrayage, on monte dans les vitesses en appuyant vers l'avant et pour rétrograder, l'axe repart vers le talon et on appuie dessus. Simple après quelques utilisations. Les crevaisons ne sont pas rares, d'où de nombreuses échoppes pour réparer. Location de vélo également possible quasi partout dans les endroits touristiques. Un bon moyen de découvrir Luang Prabang et les 4000 îles par exemple. Vols internes avec Lao Airlines entre les différentes villes du pays. Nous avons fait Luang Prabang-Vientiane et Vientiane-Paksé, aucun souci. Les avions sont des ATR 72 ou des MA 60, tous deux à turbopropulseurs. Appareils en parfait état, service attentionné, une bonne surprise.

Tourista :

Nous avons chacun eu la notre, traitée de manière conventionnelle avec de l'Immodium pour couper sur l'instant et du charbon actif pour la "réparation". Il convient d'être un peu plus attentif au Laos qu'ailleurs sur les standards d'hygiène, légèrement en-dessous de la Thaïlande par exemple. Toutefois, pas de quoi être parano non plus, les conseils de prudence élémentaires au sujet de l'eau, de la viande pas cuite, de la nourriture qui traîne au soleil, etc, sont les mêmes que partout.
Seule au Yunnan en été 2008 (Chine) English translation pending
by Domih · 2008-01-22 · 22 replies
Bonjour, J'envisage un voyage au Yunnan en août 2008 (seule période de disponible pour moi). Je suis donc à la recherche de conseils : est-ce judicieux de voyager durant les JO en Chine, même si le Yunnan est loin de Pékin ? Je serai seule, sans parler Chinois, est-ce un gros soucis? (je compte emmener bien sûr un petit lexique) Est-il possible de réserver les transports de guest-house en guest-house ? les bus et trains chinois sont-ils fiable niveau sécurité ? Si vous avez des adresses sur place, de sites ou des carnets de voyages, merci d'avance à tous. Amicalement

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