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Le Mexique enceinte? English translation pending
by Titeetoile · 2008-06-12 · 8 replies
Bonjour,

Je suis en train de réfléchir à une destination sympa pour cet été, sachant que j'en serai à 4 mois de grossesse environ (ce qui est normalement la "bonne" période pour voyager).

Je voulais savoir si le Mexique était un pays "approprié" pour ma situation, notamment en termes : d'hygiène d'alimentation de santé (j'ai à peu près tous les vaccins ; mais y a-t-il le palu ou d'autres maladies pouvant poser problème ?? y a-t-il de bons hôpitaux en cas d'urgence ?) de confort (hôtels convenables, sans être 4 étoiles ; routes correctes)

Je ne suis pas trop fan des clubs et du tourisme de masse ; je ne fréquente pas trop les hôtels de luxe et ne passe pas ma vie sur la plage...

Mais j'aimerais bien pouvoir me reposer un peu, et trouver idéalement un petit coin sympa où passer plusieurs jours tranquillou (jolie plage, hôtel de charme, et jolies balades à faire... sans faire trop de route).

On m'a parlé de la région du Yucatan, et les plages plus au sud (pour faire une semaine plus "culturelle" avant d'aller glander au soleil) : Tulum, etc. (ou éventuellement plages du Belize)

Mille mercis par avance pour vos conseils et suggestions !!! Toutes vos bonnes idées, ou mêmes propositions d'autres destinations sont les bienvenues...
Hébergement à l'entrée du parc Yok Don? (Vietnam) English translation pending
by Ausone · 2008-06-09 · 11 replies
Bonjour,

Savez-vous s'il y a une possibilité d'hébergement à l'entrée du parc Yok Don sur les hauts plateaux du centre du Vietnam, près de Buon Ma Thuot? Ou bien faut-il se loger à Buon ?

D'avance merci Philippe
Educatrice à la Réunion et travail dans le bâtiment English translation pending
by Fouinette39 · 2008-06-08 · 10 replies
bonjour,

j'envisage de partir à la Réunion en mars 09, je suis éducatrice spécialisée, j'ai de l'expérience auprès des enfants polyhandicapés et auprès des enfants et ados en difficultés. mon ami, partira avec moi, il a del'expérience en cuisine (C.A.P.) et dans le bâtiment. Nous partons avec nos sacs à dos, et peut être une vieille voiture (pas encore décidé car les avis diffèrent sur le site). Nous envisageons d'aller dans un premier temps au camping dEtang salé (nous y avions séjourné il y a 3 ans) puis au fil des rencontres voir pour une colocation (case ou pt loyer). Nous venons nous installer à la Réunion afin de nous rendre une ou deux fois par an à Madagascar (nous y sommes restés 3 mois, il y a 4 ans et nous avons besoin d'y retourner). Il nous faut donc du travail, j'aimerais savoir si certains d'entre vous ont des pistes concernant nos domaines (social et bâtiment), en sachant que nous sommes ouverts à tout petits boulots. J'aimerais savoir si des personnes ont vécu cette expérience et quels conseils elles me donneraient. merci à tous ceux qui me répondront et qui sait à bientôt autour d'un ti-punch.........
Briançon-Nice GR5 juin 2007 English translation pending
by Lucbertrand · 2008-06-05 · 7 replies
Briançon Nice

Tout a commencé par un trajet en train, Lyon Briançon. Une épopée, en effet huit heures de transport, un premier changement à Grenoble, puis un TER faisant toutes les petites gares jusqu'à Gap. Une fois dans cette ville sans que cela soit prévu arrêt définitif du train et poursuite du voyage, après une petite heure d'attente, en bus. Huit heures pour effectuer 250 kilomètres. On est loin du Paris Lyon et ses 450 kilomètres en moins de deux heures. Mais il serait dommage d'aller plus vite, car le paysage est tellement diversifié d'une part au départ de Grenoble en direction du Vercors puis dans cet immense contour des massifs du Dévoluy et de l'Oisans, qui dévoilent au fur et à mesure du cheminement une partie de leurs joyaux . Je débarque à 18h à la gare.

Le temps n'est pas très engageant mais en juin, bien que la journée soit bien avancée, il reste quatre heures de jour. Je vais donc aller dormir quelque part au pied du col des Ayes. La montée est magnifique, des fleurs partout. Ce long vallon n'est absolument pas monotone, de plus la forme est bonne et j'avance vite. Le temps est de plus en plus menaçant, puis il se met à pleuvoir des hallebardes. Pas de panique, mon altimètre indique 2350 m, cela suffira pour aujourd'hui. Je m'abrite sous le double toit de ma tente sorti à la hâte. J'attends la fin de l'averse, persuadé que c'est une question de minutes. Mais après une demie-heure passée recroquevillé et enroulé sous cette bâche protectrice, la vigueur de la pluie ne faiblit pas et les frissons me gagnent. Donc l'installation aura lieu sous des trombes, beau baptême pour cette nouvelle tente. Enfin je suis dessous mais mouillé, je m'enfonce dans mon duvet. Je commence par avoir un peu froid, il est 21h. Manifestement mon abri est étanche et bien aéré, ce qui sera une garantie de non condensation, bien que cela implique une petite déperdition de chaleur. Une fois bien allongé, les qualités calorifiques de mon sac de couchage font rapidement effet, et comme bien souvent dans ces conditions j'ai la flemme de me faire à manger et je m'endors. Réveil avec le jour. Pas de bruit d'eau sur la toile, la luminosité est intense, je sors la tête, grand ciel bleu. Joie immense de se trouver comme cela en pleine montagne et se sentir complètement à sa place dans ce décor majestueux. A l'ouest, l'Oisans apparaît dans toute sa majesté. La tente épatante, elle n'a absolument pas pris l'eau et pas produit de condensation non plus. Pourtant elle ne pèse qu'un kilo deux cents avec piquets, de plus l'espace intérieur est très grand. J'aurai même l'occasion de l'expérimenter avec un bon confort durant trois nuits consécutives huit moins plus tard à deux en hiver avec un camarade de bonne corpulence. Vive la toile à parachute.

Au-dessus, le col des Ayes, en une petite demi-heure j'y suis, il est barré par un gros névé. Temps splendide, absence de vent, mon itinéraire vers le sud se découvre jusqu'au delà du Pic de la Font-Sancte. A mes pieds la vallée d'Arvieux. Quel bonheur de marcher sur ce chemin souvent si fréquenté et qui est désert à cette période de l'année. La limpidité de l'air après une bonne nuit de pluie donne un aspect très avenant au paysage. Arvieux est vite dépassé. A la sortie du village le chemin se dirige vers la gauche, son tracé est matérialisé par une petite sente très agréable bordée de sapins. Au niveau du lac après le bourg des Maisons, je rencontre un homme lourdement chargé qui suit le même itinéraire que moi. Manifestement il en a plein les bottes, vu la grosseur de sa charge et de ses chaussures, cela me semble normal. Originaire de Saint-Etienne il a emprunté le matériel à son fils pour se mettre quelques jours en rupture de société. Après avoir échangé quelques considérations d'ordre général je le laisse et m'engage dans la descente sur Château Queyras. La pente est raide. Subitement on sent les prémices des Alpes du sud. Le sol semble moins gras, les arbres plus secs, les senteurs même se modifient légèrement. Enfin Château Queyras se dévoile juste au détour d'un lacet. J'ai presque l'impression de survoler les bâtiments tellement la déclivité est importante.

Je débouche sur la route et rentre dans le village. Oh! Surprise tout est fermé, pas de ravitaillement. Un bistrot est ouvert, la tenancière avenante me propose de me servir une boisson mais rien de solide. Cela m'embête car depuis hier matin lors de mon départ de Lyon, je n'ai pas mangé grand chose. Il est treize heures et j'aimerais bien pousser jusqu'à Ceillac, cela fait encore un bon bout de chemin, surtout le ventre creux. Alors gentiment, elle m'avoue qu'elle a bien quelques boîtes qu'elle destinait aux promenades dans les environs avec son mari. Donc enfin quelque chose de solide à se mettre sous la dent, il s'agit de thon à l'escabèche par dessus lequel je bois un coca cola et deux cafés bien sucrés, pas très équilibré mais ça donne du combustible. Alors que je déguste mon second café, mon Stéphanois arrive et comme moi, il est affamé. Mais là, la charmante dame reste intraitable et ne lui propose que du liquide, de l'intérêt égoïste d'être le premier. Sa boisson prise, nous nous retrouvons ensemble dehors. Rapidement je suis le point de départ du chemin très raide, qui conduit au col du Fromage est atteint.

Peu de temps après je me retrouve seul, la marche est agréable et la satisfaction grande de constater que le dénivelé est vite avalé. Je ressens une fois encore ce plaisir immense que procure la sensation de s'élever d'un pas alerte en contemplant le panorama toujours plus vaste, alors que la machine fonctionne bien. Le temps change, de gros nuages commencent à s'accumuler à grande vitesse, et de fortes bourrasques de vent se lèvent. Un petit grain accompagné d'une pluie serrée me cingle le visage. Mais le rythme rapide me permet d'interpréter cette ondée comme un simple refroidissement supplémentaire du moteur. Là aussi l'impression est très agréable de se faire mouiller sans que cela altère en aucune manière le moral. Le lieu est assez escarpé, de grandes ravines bordent le chemin. Le col de Fromage est atteint dans un début de petite tourmente et rapidement je m'engage dans la descente sur Ceillac.

Soudainement les nuages se déchirent et le soleil fait de belles apparitions intermittentes. Sur ce versant il n'y a plus un brin de vent. Je distingue très bien les toits gris de Ceillac qui brillent sous les rayons du soleil. Là encore la marche n'est que plaisir, bien qu'il faille faire attention de ne pas glisser sur le sol gorgé d'eau. Le vert de l'herbe mouillée, ponctué de perles brillantes multicolores, que sont les fleurs, ressort de façon intense à la lumière. Une fois dans le village j'essaie de me remémorer le gîte sympathique dans lequel j'avais l'habitude de venir il y a plus de vingt ans. Mais ma mémoire me trahit quelque peu et je me décide au hasard pour l'un de ceux que propose le lieu. Il me semble que c'est bien celui que je fréquentais mais je ne peux l'affirmer. Il n'est pas tard, un lit m'est attribué dans un dortoir . Une douche réconfortante me délasse, puis je m'allonge en attendant l'heure du souper. Il ne fait pas de doute que deux autres lits sont occupés, la masse d'affaires hétéroclites que j'y vois, l'indique sans ambiguïté. En effet, deux jeunes entrent, nous entamons la discussion et ils m'expliquent qu'ils effectuent un stage de fin de formation d'une école de travaux publics. Cette formation consiste à participer au travail de conception d'une équipe construisant une nouvelle via ferrata. Ils ont l'air tout à fait enchantés par leur activité qui va s'étaler sur plusieurs semaines. A dix neuf heures l'heure du souper ayant sonné, je me dirige vers la salle de restauration. Il y a beaucoup de monde, mais de jeunes peu. Notre société est un peu inquiétante, tandis que les trentenaires en bavent au boulot de nombreux quinquas, dont je fais partie, profitent paisiblement d'une retraite sans doute bien méritée. Mais cela me laisse un certain malaise. La nourriture est copieuse et excellente, le vin gouleyant à souhait coule presque à flot. Une fois regagné le dortoir, le sommeil me prend rapidement. Après une nuit paisible et un copieux petit déjeuner l'esprit tendu vers le but de l'étape de ce jour, Fouillouze, je me retrouve dehors. Je constate que la journée à venir s'avère magnifique. Tellement sûr de l'itinéraire, sans regarder la carte, je pars tête baissée pour rejoindre un petit vallon qui doit me conduire au pied de la Font- Sancte. A vrai dire je viens buter sur les premières pentes de la pointe de Saume. Mais j'insiste et cherche à rejoindre mon vallon par la droite . Après un bon kilomètre, je me dis que ma direction plein ouest ne semble pas coïncider avec l'itinéraire. Je m'arrête, sors la carte. En effet, j'ai fait un 180 degrés à la sortie du gîte en me focalisant sur un vallon qui n'était pas le bon. Demi-tour, faire une telle erreur sur un chemin comme le GR5 pas jojo!!! Enfin personne ne le saura. Rapidement j'atteins le départ du chemin qui monte au col Girardin, plus de mille mètres de dénivelé en perspective. Le soleil darde sur la pierre, il fait chaud dès le matin. Mais la vexation due à mon erreur m'a fouetté les sangs et j'attaque à vive allure, sur un rythme de 600 mètres à l'heure, seul moyen de me réhabiliter à mes yeux. Avoir un fonctionnement binaire permet parfois de se réconcilier à bon compte avec soi-même. Je double à fond de train un certain nombre de groupes d'anciens, attention j'en ferai bientôt partie. La cascade de la Pisse dévale toute couverte d'écume resplendissante parmi les mélèzes et autres rhododendrons. Son cours est ponctué de gros blocs qui ne la freinent pas, étant donné la raideur de la pente. Son courant déclenche un souffle d'air frais du meilleur effet sur la peau.

Je débouche sur le replat du lac des Près. Petite étendue d'eau peu profonde, entourée d'herbe constellée de gentianes sauvages au mauve profond. Site au-dessus duquel trône majestueusement le Pic de la Font-Sancte du haut de ses presque 3400 mètres. L'étape suivante, en cheminant le long des pistes de ski, me conduit au lac Sainte Anne avec sa jolie petite chapelle dédiée à la sainte du même nom. Ce coin merveilleux me rappelle de bons souvenirs et le prénom Anne a toujours tenu une place très importante dans le cœur des hommes de ma famille depuis plusieurs générations, et je ne déroge pas à la règle. De la chapelle un peu surélevée on contemple ce lac turquoise à la forme circulaire enserré dans un site presque minéral. Pas une ride n'en perturbe la surface parfaite. Quelques centaines de mètres au-dessus, le col Giradin se protège par une pente raide de caillasses aux couleurs sombres, piquetée de plaques de neige. Le ciel s'assombrit, cela donne un caractère d'austérité au lieu. Il est extraordinaire de constater l'influence de la présence ou de l'absence d'un rayon de soleil quant'au ressenti que l'on éprouve en regardant un paysage de montagne.

Du col, la vue plonge dans la vallée de l'Ubaye. Je ne m'attarde pas, un petit air frais désagréable me fait quitter les lieux et m'engager à la rencontre de cette belle vallée très encaissée entre de sévères parois rocheuses qui à ma connaissance sont peu parcourues, mise à part la Pierre Andrée. Quelques centaines de mètres sous le col, je rencontre une marmotte pour le moins pas farouche. J'ai constaté que d'une vallée à l'autre le comportement de ces charmants animaux était différent. Je me demande si les cols ne sont pas des frontières délimitant les pays de marmottes, zones à partir desquelles des règles spécifiques sont édictées. Je distingue nettement le groupe de maisons bien groupées de la Chalp. Le chemin se fait plus raide et semble se diriger directement sur le village, alors que la carte indique un contournement par l'ouest, ce qui fait deux kilomètres de moins. Il faut dire que pour des contingences de poids j'utilise les cartes au 100 000 de l'IGN, dont la vocation principale n'est pas d'indiquer les GR. A plusieurs reprises, il m'est arrivé d'y relever des imprécisions, sans doute dues à des modifications qui n'ont pas été prises en compte. En effet, parfois pour des problèmes d'érosion, les tracés sont modifiés, d'autres fois ce sont des propriétaires qui ne veulent plus laisser le chemin traverser leur terre, à moins qu'au contraire ce ne soit par commodité de conduire les randonneurs près de lieux de logement et de restauration. La sente est bordée par endroits de grands cairns dépassant le mètre de hauteur, qui donnent un petit air himalayen, d'autant plus que la vallée de l'Ubaye se développe à l'ouest sur une grande distance. Donc n'ayant pas l'intention de faire le détour, je m'engage dans le petit ruisseau à ma droite qui descend directement à la route. Manifestement il n'y aucune trace d'ancien chemin. C'est raide et ça glisse. De brèves interruptions presque verticales sont à négocier avec prudence. Un petit saut à faire pour me rétablir sur un pan d'herbe raide. A la réception, le pied droit dérape et se tord, j'accompagne le mouvement en faisant un roulé-boulé. Je m'immobilise quelques mètres plus bas. Je prends ma cheville et la masse. De toute évidence il y a plus de peur que de mal. Les réflexes acquis en trente années de pratique du parachutisme m'ont probablement permis une anticipation salvatrice. La morale de cette histoire, pour vouloir gagner une demie-heure, on risque de ne jamais arriver. Mais philosophe je me remémore la pensée de Saint-Exupéry de l'importance de la démarche et non du but, donc de l'intérêt d'arriver!!! Une fois à la route je vais suivre ce vallon durant à peu près huit kilomètres jusqu'au fameux pont de Fouillouze, qui enjambe une gorge étroite absolument splendide. Je rencontre un chien de berger qui décide de m'accompagner. Le premier petit village traversé, la Barge, avec ses maisons un peu délabrées surmontées de ces hautes faces rocheuses sombres dégage une impression forte, d'autant plus qu'il n'y a pas âme qui vive. Au centre une magnifique petite église, qui manifestement souffre de la rigueur du climat local, au nom évocateur de Notre Dame des Neiges renforce encore la puissance de l'ambiance. Puis un peu plus loin sur la droite, le Grand Bec de la Blachière se fait de plus en plus imposant au fur et à mesure que je m'en rapproche. Cette belle face élancée est couronnée d'une crête très dentelée caractéristique. Dans un champ deux jeunes randonneurs se restaurent. J'en profite pour leur céder mon chien qui me suit maintenant depuis plusieurs kilomètres, quémandent en permanence le jet de bâtons, exercice finissant par être fatigant. Manifestement il semble les avoir adoptés. Traîtreusement j'accélère le pas avec un sourire sardonique. Un kilomètre plus loin je me sens définitivement délivré de mon compagnon . Le pont en arc de cercle commence à être bien visible. Il est franchement étonnant au-dessus de cette gorge étroite aux hautes falaises sinueuses. Je recherche le meilleur angle pour effectuer quelques photos, ce qui me conduit un peu en dehors de la route. Je réalise que je n'ai rien mangé et très peu bu depuis le matin, j'en profite pour faire une petite halte. Au moment de repartir, que vois-je arriver, mon jeune couple de randonneurs accompagné du chien qui se précipite sur moi. Bon tout est à refaire, c'est peut-être eux maintenant qui arborent un petit sourire sardonique. Ils cheminent un peu devant moi. Je les retrouve au pont, d'où la vue sur le torrent est vraiment impressionnante. Nous restons un moment pris par la beauté du site, échangeant quelques mots. Ils m'apprennent que leur destination est Nice et que ce soir, ils ont l'intention d'aller bivouaquer un peu au-dessus du village. Je me décide à fuir le premier par le sentier raide montant directement à Fouillouze. Une fois de plus je mets la PC (post-combustion) avec l'espoir de leur abandonner notre ami. Ça dénivelle vite, en contre-bas je les vois et ne relâche pas mon effort. Ils se mettent en route, ils marchent quasiment au pas, très proches l'un de l'autre à un rythme pour le moins rapide. Au détour d'un lacet, juste éclairée par un rayon de soleil apparaît une vieille bergerie à moitié détruite. Des poutres, en équilibre instable, semblent indiquer toutes les directions de la terre dans leur posture totalement erratique. Une partie du toit métallique dissipe un éclat étrange. Le tout se découpe sur une vaste paroi rocheuse blanche éclairée d'une lumière vive filtrant entre deux nuages. Je suis saisi par le spectacle et reste un bon moment contemplatif.

Alors j'entends une cavalcade, c'est notre camarade Gros Chien qui rapplique à fond. Je l'interpelle d'une voix autoritaire, il s'arrête et se cache à une cinquantaine de mètres derrière un arbre, croyant que je ne le vois pas. Alors je lui crie «retourne à ta maison». A ces mots il sort de sa cachette et repart tristement vers le bas. Je constate que les deux jeunes ne chôment pas et que la compétition a commencé. En gardant notre espacement nous atteignons rapidement le hameau. La première bâtisse sur laquelle je bute est le gîte d'étape. Je décide de m'y arrêter, il est presque désert. Le jeune couple a continué stoïquement alors que le temps se fait de plus en plus menaçant. Le lieu est très agréable. Il est assez tôt, vers les seize heures. Après une bière bien fraîche, alors que l'ondée a pris fin, sur les conseils du propriétaire je rejoins un petit promontoire duquel je pourrai passer mon appel téléphonique journalier. Petit rite que je m'impose, lorsque cela est possible, pour rassurer ma famille qui ne goûte pas vraiment mon plaisir de la balade seul. Oh stupeur! Je tombe sur mon camarade, nos regards se croisent, mais manifestement je ne fais plus partie de ses fréquentations, c'est une bonne nouvelle. Le repas est très bon, la maison a une gamme de cartes postales, ayant trait à la nature vraiment remarquable. Nulle part ailleurs je n'ai vu de telles choses, j'en profite pour en envoyer plusieurs. Lorsque qu'un lit m'a été attribué dans l'après-midi, j'étais seul dans le dortoir. Au cours du dîner je vois passer dans l'encoignure de la porte un être un peu étrange avec un sac qui ne ressemble pas à celui d'un arpenteur de l'Alpe. Une fois bien rassasié, je rejoins mon lit, et de l'autre côté du dortoir je reconnais le sac entrevu rapidement. Je m'installe en laissant la lumière allumée, mais au bout d'un bon moment le propriétaire du dit sac ne venant pas j'éteins. Je sombre à moitié dans le sommeil, lorsque je sens une présence dans la pièce. Alors je dis «n'hésitez pas, il n'y a pas de problème allumez». Une voix monocorde, froide et inquiétante me répond «la lumière me fait peur». Ce type de contact peu engageant, me réveille immédiatement. J'entends quelques bruits assez diffus, puis plus rien . Manifestement mon «drôle de client doit être couché». Je n'en reste pas moins relativement troublé. Nous sommes seuls et son intonation m'a vraiment surpris. Le silence s'installe, rien ne semble se produire. S'est-il endormi? Probablement, mon imagination me joue des tours. Puis d'un coup, dans le noir cette voix si particulière se fait entendre très clairement et s'adresse à moi: -Puisque vous semblez ne pas dormir, on pourrait discuter! -Si vous voulez, posez la première question -Quel est votre but dans la vie? -Etant donné l'heure ce type de question ne me semble pas à propos. Un silence s'ensuit, mon interlocuteur aurait-il été vexé par ma réplique sèche au ton sans doute un peu irrité? Dans le doute, je considère que la discussion a tourné court et je me prépare à m'endormir. Alors à nouveau cette voix monocorde comme désincarnée et angoissante s'élève dans la nuit: -Connaissez-vous le club des entendeurs de voix? Alors là plus de doute, je suis en présence d'un être à la recherche d'un absolu qui n'est pas le mien. Je lui réponds simplement non. Il me demande alors si j'ai déjà entendu des voix. Là, ça devient vraiment inquiétant. Je lui réponds par la négative, n'ayant qu'une envie, qu'il se taise. Il poursuit son monologue par une suite de phrases plus ou moins incohérentes. Il commencerait à me foutre plus ou moins la trouille. Soit je me lève et vais dormir ailleurs ou j'essaie de m'endormir en espérant qu'il ne bouge pas de la nuit. Étant de nature assez fataliste et de plus fatigué j'opte pour ce deuxième choix. Le jour se lève, je me réveille et oh miracle! je suis en vie. Mon lascar que je distingue dans le jour naissant dort à poings fermés. Sans bruit je rassemble mes affaires et quitte le dortoir. Une fois installé devant un plantureux petit déjeuner, je dis au patron «vous avez de drôles de clients».Cela le fait sourire. De toute évidence il avait jaugé le quidam et ne l'avait pas jugé dangereux. On est vite suspicieux dans notre société. Je m'en veux presque. D'ailleurs ces rencontres donnent du piquant au voyage et dans les souvenirs elles laissent une petite note qui fait sourire. Ce gîte je le recommande fortement.

Une fois dehors, les ondes positives de la montagne me lavent radicalement les méninges. En levant la tête, je vois le Brec de Chamberon qui domine de sa pyramide massive et tronquée très reconnaissable. Je remonte la rue du village, à la sortie de ce dernier une jolie petite église se laisse admirer, puis l'espace du grand vallon qui conduit au col du Vallonnet, m'ouvre tous les espoirs d'une belle journée de plaisir.

Le ciel est gris vers le sud et relativement dégagé au nord. De grands bancs de brouillard s'accrochent aux murailles rocheuses. Ayant l'intention de dépasser le col de la Cavale après l'Arche, je prie pour que le temps se maintienne. Étant encore assez tôt en saison, de larges traces de neige profitant de toutes les petites anfractuosités constellent de façon anarchique le cirque.

Le sentier bien dessiné permet d'entrée d'afficher un bon rythme. Très vite au-dessus de moi, se dessine le couple, toujours aussi synchronisé. Je force l'allure mais nous gardons nos distances. L'air frais du matin rend cette course agréable. De nombreux ouvrages militaires datant de la seconde guerre mondiale, du genre souterrains ou abris, jalonnent le terrain. Je débouche au col, il n'y a personne.

Un peu plus loin, au bord d'un petit lac, je les vois arrêtés. De loin je leur fais signe et continue mon chemin. Le site est magnifique, les nuages donnent une impression de haute montagne. L'eau prend des reflets presque noirs. La face ouest de la Tête du Sautron en contre-jour a fière allure. Après une légère descente, à nouveau l'itinéraire monte en direction du col de Mallemort.

Ce vallon assez long est emprunté par un large chemin, qui a servi à construire d'importants ouvrages militaires. Au pied du col un grand casernement en ruine rappelle que des centaines de soldats ont attendu et combattu dans ces lieux à 2500 mètres d'altitude. Au-dessus domine la Tête de Viraysse du haut de ses 2765 mètres. L'ampleur du fort militaire qui y a été construit m'intrigue. Que d'efforts a-t-il fallu développer pour conduire ces travaux à terme.

Plongé dans mes pensées, j'attaque les dernières pentes du col, et là face à moi je vois arriver un individu en short, qui en vient. Nous nous arrêtons et engageons la conversation. Il est parti de Menton, cela fait plus d'une semaine. Il a subi un temps exécrable pratiquement tout le temps, dormi dehors devant des refuges fermés. Il n'a plus que quelques croûtes de fromage à manger. Il se demande ce qu'il fait là alors que nous sommes en période de vacances scolaires dans le Nord et que ses enfants l'attendent. Mais qu'est-ce que ses yeux pétillent!!! Nous rigolons une vingtaine de minutes. Je l'assure d'une belle étape gastronomique à Fouillouze, puis nous reprenons notre route, lui vers Mondane et moi vers la mer. Le col de Mallemort est raide et de petite dimension. J'y fait une courte halte, le fond de l'air est frais, le Chti est en short, à croire que c'est le grand nord là-bas. L'itinéraire se dévoile très nettement jusqu'au col de la Cavale. Que cela semble loin, et dire que j'ai déjà 1200 ou 1400 mètres de dénivelé dans les jambes. Tout en-bas le village de Larche se dessine dans tous ses détails.

Au moment où je m'arrache à ce spectacle, les deux jeunes arrivent au col. La descente jusqu'au village me semble longue et monotone. Parfois des petits coups au moral, heureusement temporaires, rendent la marche plus pénible. Sans doute cela me vient d'avoir entrevu dans le lointain les nuages, qui enveloppent le col de la Cavale. Une fois au village, comme d'habitude rien d'ouvert, même pas de quoi boire un café. Je m'assois près de la fontaine en me couvrant et mange un mars arrosé d'un bon litre d'eau. Mes deux jeunes arrivent et semblent embêtés car ils auraient bien aimé faire quelques provisions. A croire qu'en dehors des deux mois d'été les Alpes sont désertes. Cela m'étonne d'autant plus, que la route du col de l'Arche occasionne du passage.

Je m'engage en direction de l'Italie en suivant le goudron sur quelque distance, puis une petite route sur la droite me permet de franchir l'Ubayette et de rejoindre en quatre kilomètres le vallon de la Cavale. Là un parking marque le terminus pour les véhicules à moteur. Un chemin succède à cette route monotone et la pente devient plus importante. Monter est toujours bon pour le mental. En effet, en montagne l'étalon c'est plus souvent le dénivelé que la distance parcourue, ce type de raisonnement rend les longues distances à plat pénibles, car presque considérées comme une perte de temps. Je rencontre un groupe d'enfants accompagnés de leurs institutrices. Je dis «bonjour Mesdames». Elles me répondent gentiment, mais les bambins regardent leurs chaussures, je réalise que j'ai oublié de les saluer et ils l'ont bien noté. Trop tard pour rattraper le coup. Je ferai plus attention la prochaine fois. Je me souviens de ce jour, où une petite fille m'avait répondu «bonjour monsieur le randonneur».

Ce long vallon est agréable, les jeux de lumière provoqués par les conditions météorologiques sont du meilleur effet. Je rejoins un groupe de promeneurs qui donne des carottes aux marmottes. Il paraît que le chocolat leur fait du mal, sans doute pas les légumes. Je fais un arrêt au lac du Lauzanier. Ce petit lac entouré de pelouse, marque la dernière limite de la végétation avant la caillasse aride. Le ciel est noir, le vent souffle, l'itinéraire se dirige très nettement vers la neige. Si les conditions se dégradent cela risque de devenir sportif.

D'un pas alerte je repars en espérant faire le maximum de trajet hors du brouillard. De toute façon une fois au col, il est peu probable que je trouve de la neige en versant sud. Le chemin serpente entre de gros blocs, parmi lesquels des marmottes presque indifférentes à ma présence se roulent dans les rares plaques d'herbe.

J'arrive à un cirque austère où trois petits lacs s'étalent au pied du col, le site est grandiose. Le vent chasse les brumes et la visibilité devient excellente. Deux chamois détalent. Les deux cents derniers mètres dans la caillasse et la neige sont pénibles, le col se rapproche lentement. En contre-bas un magnifique lac minuscule, caché jusqu'à présent, encore partiellement gelé se détache sur la neige et quelques grosses pierres.

Enfin le col, son altitude avoisine les 2700 mètres. La fatigue commence à se faire sentir. La vue vers le sud porte jusqu'au Mont Mounier. Cela paraît être au bout du monde. On verra bien. L'expérience me dit que ce n'est pas si loin. Sur la carte au 100 000, mon étalonnage à grands coups de main déployée me donne pratiquement toujours une bonne approximation des temps de parcours. Dans le cas présent cela fait une «grosse patte», à la louche 25 kilomètres à vol d'oiseau, avec certes un certain nombre de cols. Après un petit repos à l'abri du vent, il est temps de partir si je ne veux pas m'endormir. Que ce versant est raide. Le chemin se faufile au-dessus de barres, la neige rendrait la marche dangereuse, heureusement il n'y en a pas la moindre trace. Quelque cinq cents mètres plus bas, deux petits lacs circulaires en bordure de sentier donnent une touche particulière à ce vallon à l'aspect désolé. Je distingue très nettement un vaste replat à partir duquel le chemin remonte en lacets serrés jusqu'au col de la Fourche. Il reste encore plusieurs heures de jour, je devrais sans problème le dépasser.

Un peu avant d'arriver à cette prairie, alors que je dévale à bonne allure, mon pied gauche roule sur de petits cailloux. Par réflexe, tout naturellement je prends un appui arrière sur mon bâton gauche, mais ce dernier ne rencontre que le vide. Me voilà parti en salto demi-arrière dans un petit à-pic. Après une chute de deux bons mètres j'atterris épaule en premier sur une pierre. Je reste sonné, n'osant bouger, pensant m'être blessé. Reprenant mes esprits, je tente les premiers mouvements, ça marche et ça ne fait pas mal. Le sac a dû amortir une partie du choc. Mais je ne peux pas continuer à prendre une grosse gamelle par jour, cela va forcément mal se terminer! Sans autre atteinte qu'un petit coup au moral, je rejoins la prairie au pied du col des Fourches. Brusquement un accès de fatigue m'écrase, l'émotion et la faim. Je décide de m'arrêter, et monte ma tente.

Je réalise que mon podomètre a disparu. Une fois remonté jusqu'au lieu de la chute je ne trouve rien. A ce moment le jeune couple arrive. Je pense qu'ils vont faire comme moi et bivouaquer au pied du col. Mais non, ils continuent, et je suis triste à l'idée de me retrouver seul. Je les regarde enchaîner les lacets, ils sont vraiment impressionnants, depuis deux jours je les vois progresser, rigoureusement dans la même attitude, à cinquante centimètres l'un de l'autre, avançant au pas à vive allure. Ils ont rapidement avalé la distance les séparant du col et alors ils disparaissent de mon champ de vision. Je me dis avec un petit pincement au cœur que je serai seul ce soir, mais c'est bien ce que je viens chercher. Je me lave au torrent, c'est frisquet, puis une gamelle de purée avec une soupe rapidement avalée, je m'enfonce dans mon sac de couchage. Regarder tomber la nuit seul en montagne est un plaisir à chaque fois renouvelé. Le spectacle est d'autant plus intéressant ce soir, que je peux observer tout à loisir une harde de chamois qui semble se préparer à passer la nuit à proximité. Quelques gouttes de pluie font bruire la toile de tente. Le sommeil me gagne.

Six heures du matin, j'ouvre les yeux. Les conditions météorologiques semblent bonnes. Mes affaires rapidement pliées je démarre en mangeant une barre de chocolat. Une certaine fatigue subsiste. Je passe un petit ravin au pied du col. Une petite bergerie en équilibre n'attend que la prochaine forte crue du ruisseau pour être emportée. Les lacets sont vite négociés dans cette petite sente très raide. Je débouche au col, qui se situe à 2261 mètres avec les premiers rayons du soleil. Là je suis accueilli par une succession de forts, dont les meurtrières à mitrailleuses me jettent de sombres regards.

La route du fameux col de Restefond la Bonnette, le plus haut de France, déroule ses virages serrés. Je la suis quelques dizaines de mètres, jusqu'aux ruines d'un grand camp militaire. Je la quitte et me dirige vers le refuge de Bousiéyas et Saint-Dalmas-le-Sélevage. Et là, au sortir du groupe de bâtiments, sur un petit promontoire herbeux tout inondé de soleil, je vois la tente du jeune couple. Manifestement, ils ne sont pas levés, profitent-ils de ce moment sublime, lorsque le soleil apparaissant vient vous caresser? Je me fais discret et m'éloigne rapidement. Le chemin est mal défini et passe au-milieu de grandes touffes d'herbe mouillée. Attention de ne pas commencer la journée par une roulade.

J'arrive sur le coup des sept heures du matin au refuge de Bousiéyas. Il a un aspect très sympathique de chalet partiellement en bois. Un escalier extérieur conduit à la salle de restauration. J'ouvre la porte, la pièce est petite et semble bondée. En réalité deux groupes prennent leur petit déjeuner, deux couples de Français et cinq Allemands.

La jeune tenancière me propose gentiment un copieux et succulent chocolat au lait accompagné d'un pain moelleux et de confitures faites sur place, un vrai régal. Les Allemands quittent la salle et nous restons à discuter. Les personnes présentes sont intriguées de me voir arriver de si bon matin. Elles me font presque regretter de ne pas avoir poussé jusqu'au gîte hier. En effet, elles me décrivent par le menu l'excellent repas qui leur a été servi, dont le clou fut la magnifique omelette aux mousserons ramassés à proximité. La gardienne nous dévoile une partie des trésors de la région, qu'il s'agisse de promenades, de visites de villages ou de cueillettes de champignons. Une heure très agréable s'écoule, et je me sens bien requinqué. Par la fenêtre je vois le groupe d'Allemands qui attaque la montée du col de la Colombière. De toute évidence ils empruntent le GR5.

Un fois dehors, je me sens en pleine forme et ne tarde pa à les rattraper. Je discute un moment en allemand avec la femme qui marche en tête. Puis je reprends mon rythme et lâche rapidement le groupe. Comme souvent je regarde mes chaussures et fonce. Au détour d'un virage que vois-je mes Allemands qui arrivent à mon niveau par un chemin à quatre vingt dix degrés. Je me suis précipité, comme j'en ai trop l'habitude, sans voir que le chemin de randonnée prenait un raccourci. Je m'exclame «Incredible, nein unmöglich was habe ich gemacht» et tous d'éclater de rire. Cela me permet de rattraper l'Allemande de tête et de reprendre la conversation. Elle avance d'un pas alerte mais ne peut abandonner ses compagnons. J'apprends qu'ils viennent d'Allemagne à pied en faisant un tronçon chaque année. Là ce sera la dernière étape, car ils ont aussi comme destination Nice. Je reprends ma marche solitaire et rejoins rapidement le col de la Colombière qui est à plus de deux mille deux cents mètres. L'air est calme, il fait un temps merveilleux. Je ne résiste pas à l'envie de monter sur le petit sommet qui me domine et qui a pour nom la Tête de Vinaigre. De ce point j'embrasse un vaste panorama, aussi bien sur le chemin que j'ai parcouru que sur celui à venir. Tout au fond, je vois le petit emplacement où j'ai passé la nuit, que surplombe le col de la Cavale. Au sud le Mont Mounier barre l'horizon. Le groupe d'Allemands arrive au col, mais ne réalise pas que je suis sur le petit sommet.

Le chemin descendant sur Saint-Dalmas-le-Selvage est une petite sente à flanc qui du point où je me trouve est impressionnante. Mon interlocutrice, manifestement laisse ses compagnons et se lance dans une course effrénée vers le village. Je quitte mon belvédère et rejoins rapidement la petite troupe qui s'est mise en mouvement. Il faut faire attention, car par endroits la chute ne pardonnerait pas.

L'influence du climat méditerranéen se fait nettement sentir. Le sol devient de plus en plus aride, surtout sur ce raide versant sud. Cela n'empêche pas de jolies petites fleurs comme la clématite alpine de s'accrocher parmi les cailloux, ou bien une jolie petite touffe de marguerites naines de s'épanouir.

Un peu avant le village de grands genêts donnent une belle touche jaune sur le fond rouge d'un vaste champ de coquelicots, le tout sous un soleil radieux aux rayons encore obliques. Cette arrivée dans ce joli hameau est une splendeur.

Je descends une petite rue qui me conduit à la place centrale. Là assise, mon Allemande toute étonnée de me voir arriver par derrière, elle me croyait déjà loin. Je lui demande quelle sera leur point de chute pour ce soir, Saint-Etienne-de-Tinée. Elle m'indique même le nom de leur hôtel. Pour ma part j'ai l'intention de pousser jusqu'à la Roya.

Je reprends mon chemin dans une nature en pleine explosion. Ces derniers temps, les épisodes de pluie ont alterné avec les moments de soleil . Le résultat ne s'est pas fait attendre, des fleurs multicolores envahissent les moindres recoins, et même de gros mais vraiment très gros champignons se laissent admirer.

Le chemin est encore long jusqu'à Saint-Etienne-de-Tinée. En effet, il faut franchir un autre mouvement de terrain et amorcer une descente importante, la ville se situant vers les mille mètres d'altitude. Le temps s'est amélioré, mais une chaleur orageuse rend la marche pénible, et cela d'autant plus en perdant de l'altitude.

Vers treize heures je me trouve sur la place centrale. L'idée de repartir après déjeuner ne m'enthousiasme plus. La Roya me semble subitement très loin. Je me mets à la recherche d'un hôtel. Les premiers essais sont infructueux et alors on me conseille d'aller à l'hôtel que m'a indiqué l'Allemande. En effet, une chambre m'est proposée. Je m'installe sur la terrasse pour déjeuner.

Tout à loisir je peux observer les différents types de touristes qui s'arrêtent. Les marcheurs comme moi, peu nombreux, les cyclistes, les motards, les automobilistes, les campingcaristes. J'imagine ces fonds de vallée à vélo avec cette circulation dense, ce ne doit pas toujours être une partie de plaisir, mais chacun ses motivations.

L'étape de la journée aura été relativement courte, mais mon organisme a sans doute besoin d'un peu de répit après deux grosses étapes en début de randonnée. Dans l'après-midi le groupe d'Allemands arrive. Le soir nous dînerons ensemble dans une ambiance très sympathique, même si le vin n'était pas très bon.

Lever matinal, en ce qui me concerne, car j'espère dépasser le mont Mounier, au moins aller jusqu'au refuge de la Vacherie et pourquoi pas atteindre Saint-Sauveur- sur-Tinée. Le temps est particulièrement mauvais, les prévisions l'avaient prédit. Seul rayon de soleil, l'Allemande s'est levée et vient déjeuner avec moi. Moment très agréable, elle connaît bien les Pyrénées, ce qui est aussi mon cas ayant habité dix ans à Toulouse. Elle me parle en français et je m'efforce de lui répondre en allemand. Le moment de se séparer arrive, je sors, toque un petit coup au carreau en guise d'au-revoir et nous échangeons un dernier regard.

Ce fond de vallée encaissé complètement envahi de gros nuages menaçants ne m'est pas très sympathique. Je sens que la journée va être sportive. La forme est de retour. La montée à la station d'Auron se fait sous une pluie régulière mais modérée, pourvu que cela continue comme cela, c'est encore acceptable.

Une fois dans le village, les conditions empirent. La montée au col du Blainon, qui est raide, est accomplie sous de véritables trombes. Je commence à douter de la possibilité d'arriver jusqu'au refuge de la Vacherie aujourd'hui. Des multitudes de fleurs rutilent sous la pluie malgré la pénombre due à la couche nuageuse épaisse. Je longe un immense champ de myosotis. La nature par conditions humides est toujours resplendissante. Pour pouvoir l'admirer ainsi, j'accepte volontiers de me faire mouiller. Je me souviens d'un article lu dans une revue de montagne, il y a maintenant bien longtemps qui s'intitulait «réhabilitons la pluie». J'en comprends bien la philosophie aujourd'hui. Le gîte de la Roya n'est plus très loin et il sera toujours temps d'évaluer la situation.

Je bascule dans le vallon du même nom. La visibilité est réduite, les chutes d'eau redoublent et par dessus le marché le tonnerre fait son apparition. Des nuées tournent dans la vallée, le grondement s'approche puis s'éloigne. Je n'aime pas beaucoup ce genre d'ambiance, même si cela donne une forte impression. Alors à trois quatre reprises des éclairs frappent à proximité, à une distance de l'ordre de la centaine de mètres, avec un bruit de déchirement suivi d'un claquement sec.

Une grande croix lugubre se dresse dans la tourmente, je n'ose interpréter cette apparition comme un présage. La trouille aidant, je détale dans le but de rejoindre le plus rapidement possible un abri dans le village. Quand on court on a moins peur, mais peut-être augmente-on les risques? Mais je ne suis pas en état de réfléchir.

Enfin le village, la route est une véritable rivière, l'eau passe au-dessus des chaussures. Personne pour m'indiquer le gîte, les quelques minutes afin de le situer me semblent une éternité. Je m'y engouffre. Il est désert. Je m'installe et me change. Le gérant qui était en train de travailler dans les étages arrive. Je commande un repas et il me raconte la vie dans le village et me décrit la population qui fréquente son établissement. Depuis le début de l'année il a vu passer une trentaine de groupes, généralement de deux personnes ou de solitaires qui se lançaient sur la traversée des Alpes. Pour l'un des couples il s'agissait de leur voyage de noces. Vers les trois heures de l'après-midi le temps change brusquement. La pluie s'arrête, les nuages se déchirent laissant en partie la place à un magnifique ciel bleu. Je m'installe sur la terrasse. La motivation pour repartir n'est pas grande. Un groupe d'une vingtaine de randonneurs pas tous jeunes, le plus âgé a plus de soixante dix ans arrive à grand renfort d'éclats de rire. Ils étaient partis avec l'intention de traverser le col de Crousette et de se faire récupérer de l'autre côté. Juste sous le col, ils se sont retrouvés au milieu de l'orage. Trois d'entre eux se sont sentis mal. L'accompagnateur a demandé aux valides de redescendre jusqu'à une bergerie et s'est occupé de gérer les trois personnes en difficulté. Tout s'est bien terminé, mais tous s'en souviendront. Le bus étant revenu les chercher, seul reste l'accompagnateur. Il me racontera sa matinée. C'est la première fois de sa vie qu'il rencontre de telles conditions. Son récit est très impressionnant, pourtant il s'agit d'un professionnel calme et expérimenté. Métier difficile, si le matin il prend la décision de ne pas partir et que le temps s'améliore il sera cloué au pilori, mais s'il engage son groupe et qu'il arrive un accident le juge ne le loupera pas. Je n'aimerais pas être à sa place.

Vers les dix sept heures les Allemands arrivent. La soirée sera encore très agréable, cependant j'écouterai surtout l'accompagnateur qui parle si bien de sa région. Le lendemain matin alors que le groupe d'Allemands est déjà parti je m'attarde encore à écouter les histoires de la vallée. Enfin, il est temps de quitter ce gîte à l'accueil particulièrement chaleureux. Après deux jours de faible activité, je me sens en grosse forme. La montée au col de Crousette se fait à un rythme rapide, plus de 600 mètres à l'heure. Je double les Allemands, fais une dernière photo en me disant que cette fois il est fort possible que nous ne nous revoyions plus. Le chemin du col est très joli, le tracé bien dessiné, l'eau ruisselle partout en petites cascades lumineuses. Une fois au col, le chemin continue à monter en direction de l'arête sud du Mounier et la dépasse au-dessus des deux mille sept cents mètres. De magnifiques petites fleurs s'accrochent à la caillaisse à cette altitude. Le contraste entre leurs couleurs et le gris de ce monde minéral est extraordinaire.

La vue vers le sud ne me permet pas encore de distinguer la mer, bien qu'il n'y ait plus de point plus haut. La descente est longue, de plus il y a un joli raidillon à remonter avant d'arriver au refuge de la Vacherie.

Vers les treize heures, j'y fais halte. Il vient juste d'ouvrir pour la saison. La gardienne me prépare une succulente omelette aux mousserons, qu'elle a ramassés. L'itinéraire jusqu'au village de Roure n'est pas très attractif. De plus, le fait de quitter les zones d'altitude est toujours un peu frustrant, on a l'impression d'être moins en montagne. Le village est magnifique. En finale la vue sur la vallée est très impressionnante. La traversée de ce hameau perché est magnifique. Les Allemands ont prévu d'y faire halte cette nuit. Je ne suis pas certain qu'ils y arriveront, l'un d'entre eux ayant mal aux pieds. Il est encore tôt et j'espère bien atteindre Saint-Sauveur, voire Rimplas de l'autre côté de la vallée de la Tinée. La sortie du Roure est pittoresque, le long d'un petit sentier aérien en encorbellement entre le vide et les façades de belles vieilles maisons.

L'altitude de Saint-Sauveur est de l'ordre de quatre cents mètres, et la remontée sur Rimplas semble bien longue, vue de ce côté de la vallée.

Une fois au bord de la Tinée, la température est vraiment estivale, c'est le cagnard du midi. Je croise un couple de Hollandais à la recherche d'un camping. Je leur indique mais il avait l'air fermé. Avant les vacances ce n'est manifestement pas les vacances. J'attaque les quatre ou cinq cents mètres de dénivelé qui conduisent au village de Rimplas. Malgré la chaleur et la distance dans les jambes l'allure reste soutenue. Les champignons devaient être supervitaminés. Cinquante minutes plus tard, j'arrive dans ce magnifique village médiéval. A l'entrée dominant le chemin, un hôtel m'attire inexorablement. De la fenêtre de ma chambre j'ai une vue imprenable sur le Mont Mounier, et de ce fait sur une bonne partie de l'itinéraire de la journée. On est toujours étonné de voir ce qu'on arrive à faire à pied.

Le propriétaire ne lésine pas sur la qualité ni sur la quantité. De plus sa conversation est un enchantement, ancien baroudeur devant l'éternel il me tient en haleine toute la soirée.

Après une nuit réparatrice et un bon petit déjeuner, l'étape du jour devrait me conduire à Utelle. Le patron doute que j'y arrive. Ce n'est pas grave car j'ai ma tente et je devrais trouver de l'eau. Le sentier commence par descendre, toujours désagréable lorsqu'on ne l'avait pas prévu. Il me faut trois heures pour arriver à Saint Dalmas et la montagne n'a pas encore commencé. Par moments, on a l'impression de se traîner puis ensuite l'itinéraire se déroule comme par enchantement. Donc, ne pas se laisser abattre le moral. La montée au col des deux Caïres est rondement menée. Au milieu rencontre avec deux couples, ils m'offrent gentiment des abricots secs. Une fois au col, une vision tant désirée m'apparaît: la mer.

Le chemin jusqu'à Utelle, bien qu'encore long procure un vif plaisir. En effet, il se déroule en permanence le long d'une crête aérienne, bordée à l'est par la Vésubie et à l'ouest par la Tinée puis par le Var. La pluie se met de la partie et les immenses volutes de nuages m'enveloppant par intermittence procurent une belle impression. Je monte au Brec d'Utelle. Malheureusement la visibilité ne dépasse pas cinquante mètres. Vers les dix sept heures j'arrive à Utelle, magnifique village perché.

Le gîte municipal est très original. La visite du hameau et en particulier de son église est très intéressante. Un bon moment passé dans le bistrot de la place à déguster les spécialités locales, solides et liquides, et à écouter les histoires du cru, me ravit. L'ambiance sympathique me fait presque oublier que demain ma balade prend fin.

Départ matinal, sans faire de bruit car deux personnes dorment. Cette dernière étape se déroule vraiment dans le midi, ce qui est évident. A la sortie du village, un regard à l'est ne laisse aucun doute sur le mauvais temps qui reste accroché au Mercantour. Le chemin zigzague parmi des formations de calcaire blanc, comme on en trouve sur les chemins de la Sainte-Victoire ou de la Sainte-Baume. Il est par moments très aérien, surplombant la vallée de la Vésubie de plusieurs centaines de mètres.

Les dénivelés sont importants. La descente dans la vallée est interminable. Je rencontre un premier olivier à proximité d'une jolie petite chapelle. Elle est dédiée à Saint Antoine. Son clocher est joli et semble d'inspiration bourguignonne.

Le pont par lequel je franchis la rivière est à moins de deux cents mètres d'altitude. J'arrive dans le village de Levens. Je croise un solitaire de langue anglaise, j'ai l'impression qu'il va loin. Mais alors que je termine mon voyage, je n'ose l'interroger sur son but car il attaque seulement son projet. Je me perds dans les rues et sors par le mauvais côté. Mon orientation plein ouest ne me dit rien qui vaille. Je remonte la route sur un bon kilomètre et retrouve le chemin. La densité des maisons commence à ne plus laisser la vue errer parmi les fleurs, les arbres et les rochers. Une rencontre avec un couple en train d'achever un périple de dix jours autour de la Vésubie m'offre une discussion intéressante. Ils me proposent aussi très gentiment des abricots . Après quelques raccourcis et libertés prises par rapport au tracé du GR5, je négocie mon passage sur une propriété privée. Le village d'Aspremont me fait prendre conscience que la fin est imminente. Dernière défense du chemin, des taons qui piquent même lorsqu'on marche, je n'avais jamais vu, plutôt jamais senti.

La dernière bosse jusqu'à Nice je la fais en courant. Sur le plateau au pied du Mont Chauve, je distingue deux silhouettes rapprochées, qui me font penser au jeune couple. J'accélère franchement avec l'espoir de les rattraper. Mais ils disparaissent, ai-je rêvé? La grande ville s'étale à mes pieds. Une fois dans les premiers faubourgs, je sors mon portable et appelle ma cousine. Du côté de mon père nous sommes pieds-noirs. Donc, dans la bonne tradition de là-bas, les femmes sont des vraies mamans bien présentes et très affectueuses. Je vais passer deux jours d'enfer dans cette belle ville animée, aïe aïe aïe mon fils!!!
Monastir et Sousse: prix des restaurants, marchés, centre commerciaux... English translation pending
by Sabrina1303 · 2008-06-03 · 15 replies
Bonjour tout le monde :-) Le 1er Juillet je pars en Tunisie pour dix jours, dans un hôtel à SKANES. J'aurais aimer avoir quelques petites informations pour les gens qui y sont déjà aller . 1) Quel est le tarif pour voyager en louage ( voiture blanche a bandes bleues ^^ ) de Skanes à Monastir et de Skanes à Sousse? J'ai lu dans des forums, des personnes disant que le tarif moyen varié entre 5 6 dinards, j'ai parler à des connaissances qui m'ont dis que celà été trop cher. J'aurai voulu avoir votre avis; surtout à vous citoyen de Tunisie :-D . 2) Pour manger dans un bon resto à Monastir ( ou même Sousse ), quel est le prix à peu près par personne? Je sais que cela peut varier, mais pour me faire une idée ! 3) Quand à lieu le marché de Sousse ? et le marché de Monastir ? 4) J'ai entendu parler de centre commerciaux à Sousse, quel sont les noms ? Et quel arrêt demander en louage pour s'y rendre? 5) Je voudrai rapporter une chicha en belgique :-D ... Quel est le prix ?? et pour en fumer sur place quel est le prix moyen dans un café ? ( hé oui car en tant que touristes il paraitrait que l'on se fait vite avoir ! ^^ ) . Merci beaucoup d'avance à tout ceux qui y repondront !!! A bientot !
Où trouver un vélo de randonnée au Québec? English translation pending
by Pynuss · 2008-05-28 · 25 replies
Bonjour à tous!

Je suis actuellement en train de préparer un voyage à vélo au Canada et aux USA, et je cherche un ou des magasins de vélo au Québec où je pourrai trouver de bon vélos de rando costaud, pour un prix pas trop excessif. Vous avez des noms à me donner? merci beaucoup!
Avis sur un circuit Etats-Unis - Canada - Miami English translation pending
by Bossdupad · 2008-05-28 · 3 replies
Bonjour à tous,

Je me suis enfin decidé à m'inscrire sur ce forum apres des mois ( voir meme années :) ) à lire les posts.

Je me suis inscrit pour vous demander un avis sur un circuit que je vais effectuer au Etats Unis Au mois d'aout prochain.

J'attend comme reponse si vous pouvez me donner des choses à voir absolument lors des etapes du circuit et surtout à Miami car j'y passe une semaine sans moyen de transport personnel ( transport en commum donc :) ).

Vous pouvez aller voir le detail du circuit sur cette image
http://img218.imageshack.us/...76/sanstitre1ol9.jpg ( le chiffre à droite du nom des villes est le nombre de nuits passées sur place. Je precise que nous somme 5 adultes et que nous louons une voiture pour le circuit que nous rendons avant d'aller à Miami.

Ensuite dans une deuxieme partie nous partons donc en avion jusqu'a Miami pour y passer une semaine dans l'hotel Sheraton Four Point.

Si vous avez des idées à nous donner pour la semaine a Miami je suis preneur. J 'aimerais bien trouver un " grand bowling " à l'Americaine sur Miami mais internet ne me donne pas de resultat...

Voila j'attend vos reactions :). Merci d'avance ;).
Vélo de course contre vélo VTC English translation pending
by Cip1959 · 2008-05-27 · 18 replies
Ce weekend je me suis offert une belle ballade de plus de 2 heures( 58 km) avec des amis. Ceux-ci avaient des vélos de course Cannodale, l'un avec un pédalier compact et l'autre avec un triple...donc mêmes vélos pesant +/- 7, 5/8kg. Quant à moi j'étais avec un Scott VTC ( 10kg à la balance..)avec jantes course 23c mais avec un plateau de 44/32/22. (11*34 à l'arrière) Pendant une bonne heure je menait la cadence sans problème restant devant, soit sur le plat ainsi que dans les côtes de 4 à 8%. Mon niveau d'entrainement étant plus au moins le même que mes amis..

Mais au bout d'une heure quart j'ai ressenti une fatigue soudaine...me faisant dépasser inexorablement par les deux gaillards ...ils étaient d'ailleurs très surpris que je restais derrière eux dans les derniers côtes.. !! (moyenne à la fin de la sortie +/- 23km/h sur mon compteur).

Je me pose la question si le poids de mon vélo a été un facteur principal qui a fait la difference au fil des km....ou simplement qu'un VTT ou VTC ne pourra jamais concurrencer avec un vélo de course vu les rapports du pédalier/couronne différents, son cadre vtt et le poids (+2.5kg dans mon cas)....merci pour vos opinions.🙂
Location de voiture pour l'ouest des Etats-Unis English translation pending
by Codifato · 2008-05-26 · 9 replies
Bonjour, Je serai du 9 au 25 aout dans les parcs de l'UTAH et m'apprête à reserver une voiture à partir de las vegas ( passage obligé pour cirque du soleil). Pouvez vous me faire part de vos expériences avec les loueurs? faut il passer par les " gros " hertz ou avis. Auto escape est il fiable? je me perds aussi dans les assurances à prendre ( je viens de changer ma carte bleue pour une visa premier) et enfin un GPS est il necessaire? et si oui pour ceux qui s'en sont procuré sont ils simples d'utilisation ( je n'en ai jamais eu ) Merci d'avance pour votre aide et à bientôt
L'aéroport Dong-Muang de Bangkok n'est pas mort English translation pending
by Barbot · 2008-05-26 · 54 replies
Dernièrement je me suis fait un plaisir d'atterrir et décoller de l'ancien aéroport de Bangkok Dong-Muang, et bien sur j'ai fait des photos pour le plaisir des yeux, nostalgie quand tu nous tiens . Les taxis c'est toujours autant le bordel d'avant autant des coup de sifflet comme avant et embouteillage, et on peut voir aussi le fameux terrain de gofg entre les deux pistes ( C'est Sabaidee qui va aimer ) . Place aux photos . 😉
Italie du Sud/Est en juillet English translation pending
by Vacanceenfin · 2008-05-25 · 9 replies
Bonjour, Nous devons partir en vacances cet été, en juillet, et nous avons choisi l'Italie (que nous ne connaissons pas). Nous n'avons pas pu choisir les dates, donc tant pis, nous supporterons les 40°. Toutefois, nous aimerions savoir quels endroits visiter? Nous cherchons des endroits plutôt tranquilles, éloignés de la foule et plutôt du côté est, vers Molise et les abruzzes. Ou peut-être aller jusqu'aux pouilles... Petites villes, villages typiques, balades et plages nous conviendraient parfaitement comme vacances (nous ferons Florence, Venise, Rome et autres une fois où nous partirons à une autre date). Question subsidiaire: est-il nécessaire de réserver à l'avance un lieu d'hebergement? Je suis assez surprise de voir les sites Internet insister sur les réservations. (Je suis allée au Maroc en plein mois de juillet pour travailler et à chaque fois que nous avons voulu bouger, nous sommes partis, les we, sans aucune réservation et même à Marrakech cela n'a pas posé problème)... Reserver l'hebergement empêche tout changement de programme et ça ne m'enchante guère... merci!
Tourisme et colonialisme English translation pending
by Placebo · 2008-05-22 · 16 replies
Bonjour,

On lit partout les considérations éthiques sur le tourisme, le tourisme équitable, le tourisme humanitaire, le cote rapace du touriste, colonisateur qui modifie le tissu local avec son pognon. Il y a finalement une gros sentiment de culpabilité du voyageur envers les pays visités (du tiers monde).

Je vais faire court: bullshit !!

L'occident est par essence impérialiste et colonisateur et je pense qu'on exploite plus le tiers-monde chez soi en France en consommant:nourriture subventionnée par la CEE qui génère le dumping alimentaire.énergie en grande quantité (essence, chauffage, electricite-uranium, plastiques, engrais agricoles) qui est a la base des guerres, dictatures et guérillas manipulées les drogues genre cannabis, cocaïne importées qui jouent elles sur les deux plans sus-cités.

qu'en y voyageant.

Voyager au tiers-monde, c'est finalement redistribuer un tout petit peu de l'argent que le système nous a oblige de leur voler pour les rétribuer finalement très modestement de ce qu'ils ont a nous apprendre ou des merveilles naturelles qu'ils nous laissent regarder.
Billets Oneworld avec étape à Papeete et Ile de Paques English translation pending
by Jfourment · 2008-05-21 · 20 replies
Bonjour,

Je prépare un tour du monde pour Septembre 2008 (oui ca arrive bientot, il est temps d'acheter les billets d'avion) avec au programme Asie du sud-est puis traversée du pacifique par Papeete, Ile de Paque, Santiago puis Amerique du sud. Et je m'interroge sur la viabilité de l'itinéraire.

Qui ici a choisi de faire l'enchainement Auckland-Papeete-Ile de Paque-Santiago avec Oneworld?

Si j'ai bien tout compris le vol Auckland-Papeete n'est pas compatible avec la formule continent mais peut etre inclus dans la formule aux miles. Si je choisis de rester sur la formule continent. Je vais devoir payer le billet Auckland-Papeete séparement mais quand je vois le prix du billet (600 euros mininum il me semble avec Air NZ) je me demande si ca vaut le coup? Peut devrais-je me rabattre sur la formule par miles ? Ou encore faire Auckland-Santiago en direct et prendre un a/r sur l'ile de paque depuis santiago (qui doit pouvoir etre inclus dans le global explorer?) et carrément zapper la polynesie?

Voila si vous aussi vous avez choisi de passer par papeete puis l'ile de paques, j'attends votre retour d'expérience!!

merci! a+ julien

ps: je n'ai pas prévu non plus de rester en NZ ou en Australie. Donc si il y a des vols vers papeete depuis ailleurs en Asie je suis aussi preneur ...
Trouver un travail à Brisbane (Australie) English translation pending
by Momme · 2008-05-20 · 5 replies
Bonjour, je pars en Australie le 25 juin direction Brisbane pour y passer 4 mois.(période obligatoire pour mes études)Et je dois aussi y travailler.Alors oui j'y vais un peu au culot! Mais qui ne demande rien n'a rien ! alors je me lance... Pour être honnête, je cherche un piston ! Quelqu'un qui pourrait faire jouer ses relations et m'aider à trouver un travail. Je prends a peu près tout (travail en usine, hôtellerie tourisme, au pair et accessoirement je suis en école d'ingénieur dans le BTP donc je peux aussi travailler dans ce secteur). Voila tout et dit Merci a ceux qui aura la gentillesses de me répondre. MORGANE
Itinéraire pour l'Écosse du 5 au 15 juin 2008 English translation pending
by Happymily · 2008-05-13 · 20 replies
Bonjour à tous et à toutes!

Je planifie un voyage en solo en Écosse du 5 au 15 juin 2008. Comme je suis en provenance du Québec, je compte voyager en bus et dormir en AJ, ce qui me semble le plus raisonnable côté budget. Je souhaite faire beaucoup de randonnées et admirer le paysage, plutôt que de passer beaucoup de temps dans les villes, villages ou musées.

Mon itinéraire ressemble à:

Loch Lomond (1 nt) Glen Coe (1 nt) Fort William (1 nt) Ile de Skye (2 nts) Inverness (1 nt) Pitlochry (1 nt) Edimburgh (2 nts)

Avez-vous des conseils concernant l'itinéraire? Est-ce que le bus procure suffisamment de liberté? Y a-t-il des voyageurs parmi vous qui y serez durant la même période?

Merci de vos commentaires!

Emilie
Malaisie: trajet Johor Bahru - Kuala Terengganu de nuit? English translation pending
by Gaevin · 2008-05-12 · 20 replies
nous serons en malaisie a partir du 2 juin et y passerons 3 semaines. nous voudrions savoir si il est possible d'effectuer le trajet johor bahru-kuala teRrengganu de nuit, car apparement le trajet en bus dure environ 8h. ce qui nous permettrai de quitter singapour le samedi en fin d'apres- midi afin de rejoindre johor bahru et d'y prendree un bus en début de soirée pour kuala terengganu.cela est-il possible? quelqu'un a t-il des horraires de bus? ou des sugestions . merci d'avance pour les infos
Stage à l'Institut Bourghiba de Tunis English translation pending
by Leilalou · 2008-05-11 · 7 replies
Bonjour à toutes et tous!

Je suis nouvelle sur le forum.

Je prépare mon voyage en Tunisie; j'ai l'intention d'apprendre l'arabe en débutante au fameux Institut Bourghiba de Tunis dont j'ai entendu beaucoup de bien. Toutefois je recherche un interlocuteur averti qui puisse me fournir des détails plus minutieux: qualité de l'hébergement, du personnel, des locaux, de l'enseignement...Les cours se déroulant à raison de 4 heures par jour, est-on libre le reste du temps ( pour aller à la plage, sortir le soir)?

En consultant les discussions antiérieures (2006), j'ai pu m'apercevoir qu'une membre du site nommée Forest (Céline) s'y connaissait particulièrement...Si vous voyez ce message, contactez-moi!!

Merci et à bientôt😉
Forfait boissons pour une croisière sur le Coral? English translation pending
by Francinel · 2008-05-09 · 17 replies
Je cherche des recits de personnes ayant fait une croisiere avec le bâteau CORAL. Départ Marseille pour suivre vers Malaga...Ibiza...Tanger... J'aimerai connaître le coût du package boisson (soda et vin). Merci
Visites pour dix jours au Québec? English translation pending
by Vasken · 2008-05-08 · 6 replies
effectuant un voyage de 10 jours au quebec en septembre et ne connaissant pas le pays je serai heureux d'avoir des conseils sur les plus belles regions à visiter et quelques conseils pratiques sur le logement et le transport.merci
Trouver un emploi en Irlande English translation pending
by Fikel · 2008-05-08 · 4 replies
Salut tout le monde.

Voila maintenant un moi que je suis arrivée en Irlande avec mon copain. On a séjourné au début a Galway, superbe ville et région que je conseille a tout le monde. On a passé de bons moments la bas. Maintenant chose sérieuse, nous sommes arrivés sur Limerick, plus au sud du pays. Mon copain a trouvé un boulot a Shanon dans l'informatique, il vient juste de commencer. Moi je suis a la recherche d'un emploi, et je ne trouve pas vraiment, on ne peut pas dire que ca bouge beaucoup. Je suis a la base dans le tourisme, donc un boulot a la réception d'un hotel, dans une agence de location de voiture ou en office de tourisme me plairait bien. J'ai envoyé pas mal de CV, mais je n'ai pas de réponse. J'aimerais savoir si c'est normal, si ils leurs faut du temps ou si je n'aurais jamais de réponse...

Si quelqu'un a des tuyaux pour moi, je prends, car je commence a trouvé les journées un peu longues et je n'aime pas rester sans rien faire, de plus, la vie est un peu chére et je suis venu ici pour parler anglais et bosser alors rester chez moi pas cool. En plus, c'est pas comme ca que l'on rencontre du monde et j'aimerais bien me faire des amis pour sortir un peu.

Bon si quelqu'un connait bien Limerick et peut m'aider, je suis toute ouverte a vos conseils.

Par avance merci a tous les voyageurs 😉

A bientot.
Achat de vêtements à Maurice English translation pending
by Khiari · 2008-05-07 · 10 replies
salut a tous tous le monde me dis qu'a maurice il y a possibilité de faire ces achats moins cher comme les vêtements est ce vrais ? est ce que la qualité est bonne ? y a t'il le choix des marques? pour les bonnes adresses je suis prenneur merci aux forum
Comment envoyer un bénévole en Afrique? English translation pending
by Tristan69 · 2008-05-04 · 7 replies
Bonjour,

Président d'une association humanitaire, nous voulons envoyer une personne en Afrique cet été via notre association, il s'agira d'une mission de deux mois. J'aurais aimer savoir ce que nous devions préparer au sein de l'association ? (Assurance, ? ....)

Pour avoir plus de renseignement sur notre association: www.jardindavenir.fr

Merci à tous
Un an pour l'Amérique Latine à vélo English translation pending
by NicoNice · 2008-05-03 · 3 replies
Hello,

Ca y est, j'ai mon billet Nice<->Lima, valable un an, départ 18 juillet, ça m'a couté un bras, hélas, mais le voyage vaut bien quelques sacrifices. Objectif: Un an pour l'Amérique Latine à vélo en solo.

J'ai quelques interrogations telles que: 1. Est-ce facile de trouver des cartes routières partout, ou y a-t-il des pays où c'est plus difficiles? 2. Est-ce que la plupart des cyclos sur le tour des Amériques trouvent un toit et des couvertures au moins tous les 80km, ou mieux vaut-il prendre son sac de couchage? Le dilemme de la taille du sac et du poids... 3. La moustiquaire est-elle indispensable? (toujours le dillemme de la place, mais pas envie de choper la malaria non plus, d'autant que je ne prendrai pas de pré-traitement, ça rend malade).

Pour info, trajet prévisionnel (modifiable à tout moment sans préavis):

Fin juillet / août: Nord Pérou, Equateur. Septembre: Colombie si ça craint pas trop, à vélo (je ne me suis pas encore documenté à ce sujet), sinon Vénézuela direct. Octobre/Novembre/Décembre: Amérique Latine jusqu'au Yucatan. Je zappe si jamais je vois que je fais beaucoup de vélo et peu de bus (et donc pas le temps de faire l'Amérique Centrale). Ou alors je laisse le vélo de côté le temps de faire l'Amérique Centrale pour le récupérer au Vénézuela. Janvier/Février: Les Guyanes si j'ai le temps + Brésil (là c'est chaud, parce qu'il fait chaud justement, mais bon, y a le carnaval). Mars/Avril/Mai: Argentine, Chili, Bolivie Juin: Sud Pérou, retour à la case départ.

Nico
Extrait "Un voyage vu par Eric" English translation pending
by Theliot · 2008-05-02 · 4 replies
Bonsoir à tout le monde

Juste un extrait de notre site
http://theliot.fr pour vous dire que l'on peut ne pas être voyageur et partir quand même un an. A ne pas prendre toujours au premier degré. Eric est un optimiste, un voyageur, un curieux. Quant à moi, vous comprendrez que ce n'est pas gagné du tout..... Et pourtant

Bonne soirée à tout le monde

Elise

Le voyage vu par Eric

(Ecrit le même jour qu'Elise, sans aucune concertation)

Pourquoi partir ? Faire un vrai grand voyage tous les quatre. Etre tous les quatre ensembles tout le temps, et non plus que quelques heures par semaine sans avoir vraiment le temps. Faire découvrir aux 2 monstres qu'il y a d'autres personnes sur terre qui ne sont pas nanties comme nous autres, blancs. Les faire devenir encore plus curieux. Ne pas être limité dans le temps comme des vacances classique. Prendre le temps que l'on veut pour visiter les pays. Vérifier que la France est bien le plus beau pays du monde ! Pouvoir fouetter les momes si l'école ne marche pas comme il le faut. Rêver durant toute la préparation du voyage, soit 4 ans de rêve. Manger plein de trucs bizarres !

Pourquoi un camping car ? Parce que j'aime bien! Parce qu'on va où on veut quand on veut et on ne doit rien à personne, que l'on reste 5 minutes ou 5 semaines. Etre libre de nos deplacements. Parce que partout où l'on ira on aura un bout de chez nous. Parce qu'on en a achèté un de 6 places pour accueillir nos parents ou amis car 1 an c'est long. Parce que même si c'est riquiqui comme une boite à chaussures montée sur roulettes, c'est confortable.

Ce qui me fait rêver : Faire un trek dans les Annapurna tous ensembles, voir le soleil se lever sur l'Everest. Aller dans un pays où personne ne va, le Bangladesh. Avoir 30° et du soleil toute l'année. Ne pas pointer pendant un an ! C'est vrai qu'avec tout l'argent que cela coûte, on aurait pu s'acheter un appart et le louer pour nos vieux jours, mais on s'en fout, un appart ce ne me fait pas rêver!

Eric, 2 mai 2008

Le voyage vu par Elise

C'est décidé, je commence aujourd'hui ma thérapie. Il faut que je parle, que j'écrive, que j'évacue. Pour vous mettre dans le bain il faut que je vous explique notre projet. Nous partons le 1er août 2009 pour un an, en camping car, toute la petite famille à travers moult pays mais surtout en Inde, au Népal et au Bangladesh. Super ce projet me direz vous ! Vous en avez de la chance! Tout le monde nous dit ça depuis des années. Mais de la chance, nous n'en n'avons pas plus que vous. Tout le monde peut avoir ce projet de partir en vacances pendant des mois, que ce soit en France ou à l'étranger. Suffit d'économiser, de budgéter, d'être prêt à abandonner ses proches, sa famille, ses parents, sa maison, son boulot (je pense que ce sera un peu plus facile pour lui), son chat (nous pardonnera tu Trilili cet abandon?.). Rien de compliqué, rien d'extraordinaire. Qui ou quoi vous empêche d'en faire autant vous ? Réfléchissez bien. Rien j'en suis sure. Alors nous sommes dans les préparatifs depuis 2005, jour ou j'ai eu le malheur de proposer à Eric (mon cher et tendre) de partir quelques mois en camping car. Je pensais partir, en France, dans le centre par exemple pour deux mois. Mais lui, le voyageur, a tout de suite saisi mes paroles, les a transformées et en a fait un voyage d'un an en Inde.... Moi, la pure, la vrai casanière, celle qui ne sort même pas faire du shopping pendant les périodes de soldes, me voici coincée avec ce mari qui a les larmes aux yeux à l'idée que tout est possible. J'en ai presque oublié quelques instants que je hais les voyages ! Je n'aime pas voyager. Je n'aime pas les pays étrangers. Je n'aime pas la chaleur. Je suis malade en voiture rien qu'à voir la montagne. Je n'aime pas la nourriture étrangère de peur de vomir tripes et boyaux. Je ne vois pas l'intérêt d'aller rencontrer des gens en Inde alors que je ne connais même pas mes voisins. J'ai peur des serpents. J'ai peur du Tsunami. Je ne veux pas monter à dos de chameau ou d'éléphant parce que dans les trois minutes je leur vomirais dessus et en plus ils sentent mauvais. Je veux pouvoir téléphoner quand je veux à ma maman pour lui dire que je l'aime. Je veux aller boire mon thé tranquille chez mes beaux parents avec les enfants et repartir sans eux, le sourire aux lèvres pour quelques heures de tranquillité. Je veux parler avec mes collègues du boulot, avant, pendant et après le bloulot. Je ne veux pas vivre dans 5 mètres carrés à quatre. Je ne veux pas me disputer avec Eric et les gars parce que trop de promiscuité. Je ne veux pas prendre ma douche tous les 2 jours avec 5 litres d'eau (shampooing compris). Je ne veux pas être rationnée en yaourts parce que le frigo est soit trop petit ou inutile tant il fait chaud dehors. Je ne veux pas faire 15 000 kilomètres pour visiter je ne sais quel temple alors que je ne connais même pas la cathédrale d'Angers. Je ne veux pas voyager tout simplement pour dire après « j'ai voyagé vous savez... ». Mais j'ai quand même envie de le faire ce voyage. Je ne sais pas pourquoi. Certainement pas pour les raisons que je viens d'énumérer, mais simplement par amour pour mes enfants et mon mari. Et ce que je sais c'est que je rêve de voir une fête d'éléphants en Inde. Je rêve de visiter le temple des rats, les Galápagos, la ville bleue, le lac je ne sais plus comment. De voir les couchers de soleil sur la mer, dans les montagnes, partout. De ne plus me lever tous les samedis à 7h00 pour emmener les gars à l'école. De ne plus passer mes jours de repos à faire le ménage, le repassage, les courses et tout le reste. Je rêve de voir les ablutions des indiens le matin très tôt dans cette eau si puante et si sale. J'imagine les cotes de la Grèce, de la Croatie qui ont l'air si belles sur les photos. Je verrais des choses 1000 fois plus extraordinaires que la montgolfière qui passe au dessus de la maison trois samedis matin par an.. J'irai quand même voir ces charmeurs de serpents, à 100 mètres de distance avec des jumelles parce que jamais plus je n'aurais cette occasion. Je comprendrai mieux que ne pas avoir le lecteur enregistreur DVD dernier cri n'est qu'un caprice.. Je pleurerai sûrement de voir tant de misère autour de nous, mais j'en deviendrai plus humaine je l'espère. Je m'émerveillerai, de savoir que cette vache, sale, maigre, puante face à moi est pour les indiens un être au combien sacré et que moi je ne suis rien. Là-bas, partout ce sera tous les jours dimanche. J'aurai Internet pour dire à maman et aux beaux-parents que jnous les aimons et qu'ils nous manquent et que nous les attendons. J'aurai Eric qui ira se promener quelques heures avec les garçons pour un peu de tranquillité. Oui, je serais heureuse pendant le voyage, nous serons heureux, c'est sur. Et si en rentrant nous décidons de notre prochaine destination, c'est que peut être je commencerai à avoir réellement le goût des voyages... Elise, 2 mai 2008

http://theliot.fr
Changer les CFA d'Afrique Centrale contre ceux d'Afrique de l'Ouest? English translation pending
by Africainblan · 2008-05-02 · 13 replies
Ait'il posible de changer facilement ( a moindre cout les CFA de l'afrique centrale contre les CFA de l'afrique de l'ouest) un e fois sur place (aéroport changeur ect??) idem pour les jetons ??
Idées pour une escapade en Nouvelle-Angleterre? English translation pending
by Momomtl · 2008-05-02 · 4 replies
bonjour, Ma mère vient me voir à Montréal pour quelques jours et nous disposons de 3 jours complets pour une escapade en voiture au départ de Montréal. Ayant déjà pas mal visité le Québec, je me disais qu'on irait bien faire un tour aux Etats-Unis...

Auriez-vous des suggestions d'endroits charmants où passer trois jours? Des endroits sympas qui pourraient être le but du voyage ou des endroits où simplement passer en voiture?

Merci! Momo
Où sortir, que faire à Rangoon? (Birmanie) English translation pending
by Chestnut · 2008-04-30 · 8 replies
Bonjour,

Bien sûr la question peu paraître bizarre car Rangoon n'est pas Bangkok, Tokyo ou Paris mais je vais passer 4 jours du 10 au 14 mai et j'espèrais trouver de l'activité le soir.

Plutôt genre alternatif.

Il existe des mouvements punk à Jakarta et Bornéo (cf Tracks sur ARTE / daylimotion), alors pourquoi pas à Rangoon?

Et puis n'importe quoi d'autres... des maraiges français où on pourrait s'inviter, ramener des trucs de la France?

J'en appelle au français de Birmanie: que faire? Centre culturel français?

Des fêtes de quartier? des fêtes tout court?

Vous me direz que Rangoon et la Birmanie n'est pas le pays du délire festif ou de la création alternative (j'ai silloné le forum et les bouquins alors j'entrevois l'ambiance), mais qui sais?

A en croire justement les rapports de certains observateurs, des jeunes birmans sont super attirés par le punk et autres musiques alternatives. Alors qu'en est-il sur place?

Merci :)
Petites aventures hivernales en Norvège, première partie (avril 2008) English translation pending
by Mlefevre · 2008-04-29 · 13 replies
Pour voir le carnet avec les photos en grand format, cliquer ici : si belle la terre

Special thanks to May in Oslo (working in a library : Nautisk Forlag) and Roger Samdal (
http://www.samdal.com/jotunvinter.htm) who helped me when preparing my travel!

Bon, je l'avoue tout de suite, j'adooore la Norvège et le Nord en particulier!

Mais ne l'ayant visitée qu'en été, je rêvais depuis longtemps de la voir sous la neige. Comment concilier un tel fantasme avec 2 courtes de semaines de vacances de printemps, quand on sait que de Nancy à Tromso il y a plus de 3000 km!



Pour donner l'échelle il faut savoir que le vol Tromso-Oslo a la même durée que Oslo-Paris...

La chèvre et le chou, vous connaissez?

Le récit en images:

J1 Samedi 12/04/08 Après un très sympathique déjeuner avec la famille Grisemote venue goûter à la quiche lorraine sur la route des Pays-Bas, nous (les enfants maintenant âgés de 12, 13 et 14 ans et moi) nous mettons en route pour l'Allemagne, abandonnant Fred à son triste sort de travailleur.

J2 Dimanche 13/04

A 19h00 notre ferry (le gros bateau blanc ci-dessus) quitte le port de Kiel (800 km depuis Nancy) à destination de Göteborg, 500 km plus au nord. Cette traversée n'offre que des avantages : on avance en dormant confortablement installé dans une cabine qui ne coûte que 50 euro de plus que si nous étions passés par la route et les ponts à péage.

J3 Lundi 14/04 Frais et dispos nous débarquons à Göteborg et filons plein nord vers la frontière norvégienne. A 2 km de l'autoroute, nous faisons une courte halte pour visiter quelques pétroglyphes près de Vitlycke (à Fossum) environ 140 km au nord de Goteborg.



Pas époustouflant mais site agréable et 2km de détour, pourquoi s'en priver?

Malgré le beau temps qui nous accompagne depuis le début, les plaines sont un peu tristounettes sans le moindre signe printanier.

Il nous faut attendre de voir les premières montagnes pour découvrir la neige, ahhhh!

Nous sommes ravis, c'est ce que nous sommes venus chercher.

Dans un élan d'enthousiasme je tourne sur un « adorable petit chemin enneigé » et 5 mn plus tard nous voilà en train de batailler pour mettre les chaînes entre 2 murs de neige qui enserrent le camping car. Arnaud, en tant que seul « homme de la maison » est désigné d'office pour élargir à la pelle le chemin pour pouvoir faire demi-tour. Bref, après 600 km et quelques savantes manœuvres, nous décidons de dormir là car c'est très beau et -très, très - « tranquille ». Me voilà calmée.... Hum....

J4 Mardi 15/04 7h...L'air étincelle, il fait -10°C. Ça m'épate de penser qu'en 48h on puisse se retrouver dans un tel décor, douillettement installé dans son camping car. C'est quand même bien l'Europe, quelle diversité!

Direction le massif du Jotunheimen, le plus élevé de Norvège avec son point culminant le Galdhopingen à 2469 m. Ce massif est difficilement accessible par la route en hiver et nous devons prendre la route 51 (après la 257-très belle- à partir de la E6) par le Nord pour arriver à Gjendesheim au bord d'un grand lac surplombé par la crête de Bessegen qui est une célébrissime randonnée norvégienne-estivale-...

Quelques places de parking sont creusées au bulldozer dans 2 m de neige au moins. Conciencieusement nous payons les 100 NOK (environ 15 euro) de stationnement (glups...) avec un système d'enveloppe.

Le relief est trop escarpé pour nos skis de randonnée nordique (sortes de larges skis de fond avec des carres mais laissant le talon libre même en descente, bien moins lourds que des skis de rando)

Les premières centaines de mètres se font donc à pied mais la vue sur le lac de Gjende en vaut la peine.





Plus haut le relief s'aplanit et devient skiable.

Les paysages sont majestueux, ....



Notre style un peu moins!

En rentrant, on ne résiste pas à l'envie de skier sur le lac gelé!



Les journées sont déjà longues et nous reprenons la route

pour le massif de Rondane plus à l'est que nous abordons à Mysuseter. Ici aussi le parking est payant mais c'est plus raisonnable (30 NOK) et on est bien content de trouver un endroit déneigé pour nous garer pour la nuit.

J5 Mercredi 16/04 Il a neigé cette nuit, environ 15 cm et le temps est plus doux mais couvert. Nous démarrons la rando sous les nuages et je dois un peu houspiller mes troupes.



En montant la brume devient moins épaisse.



On flirte avec elle.



Enfin le beau temps s'installe et nous découvrons un immense plateau



entièrement vierge, cerné de montagnes enneigées. C'est mââgnifique.

Les enfants décident de grimper sur la montagne -juste-là- pour le plaisir de la descente ensuite.

Pfff! Difficile d'évaluer les distances.



Plouf!



Encore une belle balade!

Nous décidons de changer de coin pour la rando du lendemain et roulons jusqu 'à Hovringen,



quelques km plus au nord, toujours dans le Rondane.



Le coucher de soleil est interminable.



A 946 m il fait -9°C au crépuscule, la nuit va être fraiche... Bien au chaud, nous discutons pour décider dans quelle direction nous skierons demain.

J6 Jeudi 17/04. Grand beau temps, quelle chance! Nous nous mettons d'accord pour partir vers le soleil.



Les possibilités sont infinies et avec le beau temps qui se maintient on peut aller à sa guise sans se cantonner au balisage.



C'est un vrai régal de choisir sa trace en fonction du relief, quelle sensation de liberté.





Ce massif, plus doux que le Jotunheimen est vraiment idéal pour le ski de rando: pas de barrières rocheuses, pas d'à pics.



Tout n'est que rondeurs, ondulations douces et pentes vierges.

L'après-midi nous reprenons la route pour Fjellheim (parking 30 Kr), sur la route de Grimdalshytta, fermée en hiver. Pour la première fois nous rencontrons d'autres skieurs en particulier une maman accompagnée de ses 5 enfants : le petit dernier bien emmitouflé dans une pulka (traineau), une petite de 3 ans, skis aux pieds lui donnant la main et 3 autres dont l'ainé d'à peine 11 ans portant le sac avec le pique nique!

Les enfants choisissent une montagne et c'est parti!



Ca grimpe!



Vue du sommet.



Facile, c'est tout droit!



En skidoo comme sur la route les Norvégiens vont doucement et prudemment.

J7 Vendredi 18/04 Cette fois nous allons dans les montagnes de Dovre, un peu plus au nord. Petite rando matinale improvisée au départ d'un parking :



c'est facile il suffit de chausser les skis et de se laisser porter par ses envies.

Nous roulons ensuite jusqu'à Oppdal chercher du GPL et faire un ravitaillement. La différence de prix entre la Norvège et la France me parait bien moindre qu'il y a 10 ou 15 ans, sans doute car les prix ont beaucoup augmenté chez nous. On a même trouvé des fruits moins chers et meilleurs que chez nous dans un Kiwi (sorte de supermarché low cost) Le diesel coûte entre 12 et 13 NOK/l (1, 57 euro), le GPL 6 NOK/l (0, 75). Bref, c'est cher mais chez nous aussi finalement...

Nous retournons ensuite plus au sud vers Hjerkinn, point de départ des rando dans le massif de Dovrefjell près du Snohetta. Il fait si beau et l'endroit est tellement magique que je pars seule me balader en fin de journée, craignant que le temps ne change pendant la nuit.



J'espère apercevoir les fameux boeufs musqués mais ne trouve que leurs traces.



Au loin je distingue le refuge de Snoheim accessible par la route en été (bien qu'on parle de la fermer afin d'offrir plus de tranquillité aux bœufs musqués) : de là il faut encore 5h pour aller au sommet du Snohetta, cette étrange montagne aux allures de volcan.

La nuit ne se décide pas à tomber...

J8 Samedi 19/04 Ce soir nous devons être à Trondheim pour récupérer Fred à 19h à l'aéroport. Il fait toujours un temps superbe et nous partons de bonne heure vers le sud est, dans l'espoir de voir les grosses bêtes.



Soudain j'en vois 4 disparaitre furtivement derrière le sommet. Pas le temps de sortir l'appareil, grrr! Marion n'a vu qu'une fesse de bœuf, les grands rien du tout!

On accélère le pas dans l'espoir de les rattraper mais arrivés au sommet, nous découvrons un vaste plateau entièrement vide, sillonné par les traces des bestioles.

Les trouillards... Dire que j'avais lu qu'il fallait éviter de les approcher à moins de 200 m car ils étaient d'humeur « labile »!



Nous croisons leurs traces toutes fraîches...



De l'autre côté de la montagne, nous foulons une neige comme nous n'en avons jamais vue.



Une neige poilue ou plutôt « plumue »!

Emballés par cette dernière rando dans le centre norvégien nous prenons la route vers Trondheim et la mer. Hum... le temps change.

J9 Dimanche 20/04 Une longue route nous attend pour atteindre le nord de la Norvège: 700 km jusqu'à Bodo. En franchissant le cercle polaire nous ne résistons pas à l'envie de skier "sur la ligne".



Quand soudain...





Quelle émotion en suivant ce troupeau de rennes!



Observation réciproque...

Nous avons même une brève éclaircie.



A 20h00 (au lieu de 21h00, on n'a jamais compris pourquoi, heureusement qu'on était là en avance car sinon le prochain ferry était dans 3 jours...), notre ferry presque vide quitte Bodo pour l'île de Moskenes au sud des Lofoten (3h 30 de traversée) Il se faufile au mètre près entre les cailloux, c'est impressionnant. Bien crevés, nous nous posons près de la petite église pour dormir.

J10 Lundi 21/04 Aux Lofoten, la pêche à la morue bat son plein.



Les séchoirs sont déjà bien garnis!



Le village de A est vraiment mignon, partagé entre pêche et tourisme.





Reine est moins « léchée » mais se situe dans un cadre époustouflant..





L'après-midi nous roulons jusqu'au Selfjord où nous allons passer la nuit. Nous y faisons une rando à raquettes dans une lourde neige mouillée.

Devinez ce qu'on a découvert au fin fond du fjord : des toilettes avec PQ, gants mappa roses et 3 (!) flacons de produits d'entretien!



On rentre par le rivage...

Pas facile de randonner dans les Lofoten, les pentes sont souvent abruptes.

J11 Mardi 22/04 Belle balade au départ de Eggum où nous découvrons sur le rivage une baleine en kit éparpillée au milieu des billes de bois sans doutes venues du Labrador.



Au loin, les Vesteralen.



C'est mieux que la chasse aux œufs de Pâques:



une côte par-ci, un os de nageoire par là, une vertèbre là-bas.

La fine équipe!



Ben si.... on en a ramené une... véridique. J'imagine déjà la tête du gars à la déchetterie quand cet été on finira par se débarrasser de la chose puante à cause de la chaleur. Quelle benne?

Fred propose de la faire bouillir.... Si quelqu'un a une marmite (grosse...), ��a m'intéresse!

Bon décidemment les nuages ont l'air vraiment bien accrochés sur les montagnes des Lofoten.

La suite dans une 2ème partie :
Pourboires au Vietnam English translation pending
by Pepeque · 2008-04-26 · 20 replies
Je pars bientôt au Vietnam et compte tenu de nos différneces de niveau de vie je n'ai pas d'idées sur les pourboires pratiqués. Quelqu'un peut il me donner un ordre de grandeur des pourboires donnés à un chauffeur et un guide au Vietnam.

Merci pour ce renseignement.

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