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Temps/pluie aux Philippines fin janvier/début février? English translation pending
Bonjour,
Je prépare un voyage aux Philippines du 24 janvier au 6 février 2011, je souhaite savoir s'il ne pleut pas beaucoup (ie journée complete de pluie, consécutivement) ?
Pourrais je avoir ciel claire et soleil pour visiter et surtout profiter des belles plages.
Merci pour vos retours.
Samy
Je prépare un voyage aux Philippines du 24 janvier au 6 février 2011, je souhaite savoir s'il ne pleut pas beaucoup (ie journée complete de pluie, consécutivement) ?
Pourrais je avoir ciel claire et soleil pour visiter et surtout profiter des belles plages.
Merci pour vos retours.
Samy
Recherche guide pour traversée du Haut Atlas English translation pending
Bonjour à tous,
Je voudrais partir en juillet faire la traversée du haut Atlas (trois semines de marche, d'après ce que j'ai pu voir). Nous serons deux, trois ou quatre personnes (ça dépendra de la motivations des hommes :-). Or j'ai vu que la plupart des agences prévoyaient des groupes très importants (jusqu'à vingt personnes!) et ce genre de trek "course d'école" ne nous motive pas trop 😠. Est-ce que quelqu'un connaît l'adresse d'un bon guide qui pourrait nous faire un voyage sur mesure pour 2 à quatre personnes à un prix raisonnable? Merci d'avance!
Je voudrais partir en juillet faire la traversée du haut Atlas (trois semines de marche, d'après ce que j'ai pu voir). Nous serons deux, trois ou quatre personnes (ça dépendra de la motivations des hommes :-). Or j'ai vu que la plupart des agences prévoyaient des groupes très importants (jusqu'à vingt personnes!) et ce genre de trek "course d'école" ne nous motive pas trop 😠. Est-ce que quelqu'un connaît l'adresse d'un bon guide qui pourrait nous faire un voyage sur mesure pour 2 à quatre personnes à un prix raisonnable? Merci d'avance!
Travailler dans l'Ouest canadien à l'été 2011 English translation pending
Bonjour, je suis une étudiante qui est à la recherche de nouvelle experiences de travail et qui voudrais enrichir sont anglais donc je serais intéresser a quitter durant lété 2011, dans l'Ouest! Breff je voudrais avoir plus dinformation sur ce sujet , si vous en savez davantage jaimerais connaitre vos commentaire et suggestions🙂
Merci Beaucoup :)
Premier voyage en Amérique du Sud entre octobre et décembre 2011 -1,5 à 2 mois. Quels pays choisir? English translation pending
Bonjour à tous!
Mon compagnon et moi souhaitons partir pour la première fois en Amérique du Sud à la fin de l'année, entre octobre et décembre. Nous prévoyons un voyage d'une durée allant de 1 mois et demi à 2 mois.
Nous allons partir avec nos sacs à dos, nous recherchons de l'authenticité, de beaux paysages permettant de "s'évader", des gens plutôt accueillants si possible et des endroits relativement sécuritaires. Pouvoir profiter de belles plages le temps de quelques jours serait un plus. Le but n'est pas de courir afin de voir le plus de pays possible mais plutôt d'avoir un tant soi peu le temps de "s'imprégner" de chaque endroit, de chaque culture et de prendre suffisamment le temps de visiter.
Connaisseurs et amoureux de l'Amérique du Sud, je me permets donc de vous solliciter en vous posant quelques questions...de base afin de commencer à organiser notre séjour 🙂
- Pour un voyage de cette durée-là, opteriez-vous pour un seul pays ou plusieurs? - Pour un premier contact avec cette région du monde et pour la période d'octobre à décembre, quels pays choisiriez-vous? (Nous ne souhaitons ni mourir de chaud ni mourir de froid) - Quel budget -approximativement- pensez-vous qu'il faille compter (selon vos propositions précédentes)?
MERCI par avance pour votre aide!
Mon compagnon et moi souhaitons partir pour la première fois en Amérique du Sud à la fin de l'année, entre octobre et décembre. Nous prévoyons un voyage d'une durée allant de 1 mois et demi à 2 mois.
Nous allons partir avec nos sacs à dos, nous recherchons de l'authenticité, de beaux paysages permettant de "s'évader", des gens plutôt accueillants si possible et des endroits relativement sécuritaires. Pouvoir profiter de belles plages le temps de quelques jours serait un plus. Le but n'est pas de courir afin de voir le plus de pays possible mais plutôt d'avoir un tant soi peu le temps de "s'imprégner" de chaque endroit, de chaque culture et de prendre suffisamment le temps de visiter.
Connaisseurs et amoureux de l'Amérique du Sud, je me permets donc de vous solliciter en vous posant quelques questions...de base afin de commencer à organiser notre séjour 🙂
- Pour un voyage de cette durée-là, opteriez-vous pour un seul pays ou plusieurs? - Pour un premier contact avec cette région du monde et pour la période d'octobre à décembre, quels pays choisiriez-vous? (Nous ne souhaitons ni mourir de chaud ni mourir de froid) - Quel budget -approximativement- pensez-vous qu'il faille compter (selon vos propositions précédentes)?
MERCI par avance pour votre aide!
Vingt jours dans l'Ouest américain en 2010 (troisième partie) English translation pending
partie 2: Las Vegas à Moab
Partie 3: Moab à Needles
J11: Moab (parc des Arches)
Lever à 6h30 pour moi et 6h45 pour eux. Ben oui ils profitent toujours un peu plus du lit que moi. Pas juste ! Je file direct chercher de l’essence et de quoi nous nourrir chez city market (magasin très bien fourni). A mon retour à la chambre ils sont prêt pour le pt dej à la réception du motel mais il est pas terrible (muffins et crèpes un peu sèches) mais ça nourrit.
On part à 8h vers le parc des arches avec qq nuages et 68° (20°c). On a rendez vous avec un ranger pour un tour de 3h dans « fiery furnace », une sorte de labyrinthe dans des immenses rochers. C’est absolument génial. Le tour se fait sous un beau ciel bleu. Nous ne souffrons pas de la chaleur car la plupart du temps on est à l’ombre.
On est un petit groupe de 20 et on suit le ranger à la file indienne. On escalade des rochers, passe entre des défilés très serrés. Génial. Les 2 adorent. De temps à autre on s’arrête pour suivre quelques explications du ranger. J'en profite pour revenir sur nos pas faire quelques photos "alone".







A 12h15 le tour est terminé et on part direction landscape arch. Avant de débuter le trail on va pic niquer. Pas du tout évident de trouver une plce de parking. Idem pour les tables de pic nic. Il y a 5 tables et à chacune il y a des Français. Le chemin vers landcape arch est plat donc assez bondé. Il fait aussi à nouveau chaud 92° (33°c). On bifurque aussi pour voir une autre arche (tunnel arch).

Après ça on décide de modifier notre programme. Au lieu de rentrer au motel se relaxer à la piscine avant de revenir dans le parc en fin d’aprem, on décide de rester dans le parc car on voit au lointain des nuages à nouveau venir dans notre direction. C’est donc à l’heure chaude qu’on fait le chemin vers Delicate arch. On prévoit 9 petites bouteilles d’eau (c’était juste suffisant !). Ca part vite car le chemin est en montée et il n’y a pas d’ombre. Fatigant donc mais quelle récompense à l’arrivée : la plus belle arche du parc. Pas trop de monde à cette heure. On en profite.

la dure montée vers l'arche

ici on s'est trompé de chemin. il fallait contourner un gros rocher 😕


Il faut 10 minutes de clim à fond pour un peu se refroidir dans l’auto à notre retour.
On repart vers la section des windows avec petit arrêt à la double arch.
On quitte le parc avec un arrêt à park avenue. Les nuages sont arrivés seulement maintenant.


Retour au motel. Piscine extra chaude. Il fait chaud quand même et ça sent l’orage.
A 21h on va à pied (ce n’est qu’à 4 pâtés de maison) vers la rue principale. On va manger une pizza chez « zaz ».(56,6$) Une partie resto et 1 partie bar où les 5 TV au murs montrent du sport. Laurent et moi pouvons prendre une budweiser (il doit montrer sa carte d’identité) 7,75 la normale, 5,50 la medium. Parfois il faut crier pour se faire comprendre tellement la musique est à fond. Dodo à 23h. Très content de notre journée aux arches.
J12: Moab- Cortez
Debout à 7h. Breakfast au « moab diner » sur la rue principale.
On part de Moab vers le long du colorado (la potash road) pour faire un trail de 2h afin de voir la corona arch. Région moins touristique. On n’a vu que 3 personnes sur le chemin. Parfois il faut tenir une corde pour suivre le chemin. L’arche est belle. Il y a même des gens qui la descendent en rappel. Soleil et 83° en plus donc très beau.





De retour à Moab, on va au city market acheter du lunch (yaourt, glace, fruits, pain, eau). Le temps se couvre fort. Zut. On quitte moab à 12h. 15 minutes après on s’arrête à une aire de pic nique pour camions. Il y a un mec qui surveille l’endroit. Il doit se faire chier !.

une glace au peanut butter. Pas top ! mais les Américains adorent
A 14h45 on est au parc des canyonlands sud (« the needles »). Il fait de plus en plus couvert. On débute le elephant hill trail qui dure normalement 1h30 aller, puis idem retour vers chesler park. Au bout de 45 minutes il commence à pleuvoir. On s’abrite sous une alcove et on décide de rebrousser chemin. Dommage car ça paraissait beau.



une alcove pour s'abriter de la drache !
Route ensuite vers Cortez. Le début sous la pluie est fait par Laurent, puis arrivé au colorado c’est moi. 60° seulement ici.
On arrive à notre motel (mesa verde inn 80$). A nouveau 2 queen size bed. C’est mieux pour nos longues jambes.
Je vais sur internet au lobby pendant que les 2 regardent la télé. Une ptite lessive puis on part manger au McDo (17,83$). PS: Cortez n'est pas joli.
J13: cortez- Mexican Hat Lever à 6h30 car on doit se dépêcher d’arriver au mesa verde park pour réserver un parcours guidé dans la ruine principale. Pt dej en face de l’hotel très insipide. Jus d’orange chimique. Fait soleil mais 60°, bien qu’avant d’arriver au visitor center on a traversé une couche de nuages en grimpant la montagne accédant à la mesa. Comme le parc est en hauteur on est au dessus des nuages.

A 9h20 on va réserver notre tour guidé du cliff palace. Ouf, on a un des derniers de la matinée cad à 11h30. Avant le tour, on s’arrête à une autre ruine (spurce tree) puis on fait un petit tour à Sun mesa pour la vue sur qq ruines. On y reste manger qq fruits en attendant le début du tour.
1 heure de visite (c'est ni trop ni trop peu). On pige à 50% les explications du ranger. Fait pas trop chaud grâce à l’altitude. Toujours pas mal de touristes français. On remonte au parking via des échelles.



Il y a aussi des zones de forêt brulées. Dommage car ça prendra du temps pour le reboisement de la mesa. On rencontre aussi qq biches et cerfs qui traversent la route. 1h de descente vers Cortez. Essence et courses au city market. En prenant de l’essence, Quentin part aux toilettes et puis je repars sans lui. Simple oubli mais marrant de le voir galoper derrière l’auto. (50 mètres seulement). Laurent dans l'auto m’a même dit « est-ce que tu n’as pas oublié quelque chose ? ». C'était mon petit passage Alzheimer du trip 😏😏
Ciel bleu pour les 3h de route vers monument valley à travers la région désertique de la réserve indienne des Navajos. Premier stop pour pic nique le long de la route et second stop pour voir les « 4 corners monument ». Super arnaque que devoir payer 9$ pour une bête petite plaque au sol. Autour il y a plein de petites échoppes de souvenirs indiens pour touristes. Décevant.


Quentin matérialisant les 9 $ de l'arnaque


on s'approche des monuments
Laurent me relaye au volant après 1 h et on arrive à Monument valley. On va rester 2h dans le parc à parcourir la scenic drive. Du monde au point de vue mais quasi pas sur la drive. La scenic drive est en fait un chemin de terre cabossé par endroits qui sillonne les "mittens" du parcL’auto est à nouveau rouge de poussière. On rencontre des Français jouant à la pétanque (unbelievable !!) Autre gag : quand 1 touriste à cheval perd son chapeau, le guide va le rechercher et prend 5 minutes pour remonter sur son cheval.
Tout le monde adore le trip. Comme on est fin d’après midi c’est la bonne heure pour les photos. Pas trop de touristes d’ailleurs en auto personnelle. Ils préfèrent un tour en jeep guidé par les indiens mais je trouve que leur jeep file un peu vite et les gens ne peuvent pas s'arrêter où ils veulent.


"mens in black"
John Ford point
ils avaient leur boules de pétanque dans la valise !


Au visitor center j’achète encore 2 sets de table(10$) et 1 t-shirt (15$), puis on va à Mexican Hat. Sur le chemin, on s’arrête pour des photos extras du coucher de soleil sur monument valley (prévu à 20.15 dixit internet).
A 20h20 on est au san juan inn (97$). Petit motel le long de la rivière. La salle de resto est la même que dans mes souvenirs d’il y a 30 ans. Laurent mange un spaghetti pour changer un peu. Quentin a vu une flamande à la table d’à côté portant le même bracelet que lui du concert de Muse à Werchter de début juillet. Une photo pour matérialiser la coincidence puis dodo.
un peu floue mais je l'aimais bien

J14: Mexican Hat- grand canyon On se lève plus tard aujourd’hui (7h30 moi , 7.45 Q, et 8h lo). Petit dej avec un indien sympa (c'est bien 1 des seul qu'on a rencontré) qui nous sert. 78° ce matin et à nouveau plein soleil.
notre motel le long de la san juan river. Sympa
classique pt dej
ils se défoulent dans le coin
where is Forrest Gump running?
Départ à 9h30. Ce matin route insipide en direction de Cameron où on arrive à 12.15. (82°) La route était tellement chiante sur la fin que Quentin m’a posé des questions du trivial poursuit de son I-pod pour passer le temps. Il conduit même ½ h. Achat d’un t-shirt à 12$ au trading post puis pic nic dans l’auto car on n’a pas trouvé d’aire convenable. Pas d’arrêt au little colorado river pcq même arnaque qu’au 4 corners monument.

On décale nos montres d’1h en moins car on est en pacific time. On arrive au grand canyon. On stoppe à 5 points de vue. Pas trop trop de monde au début. Le dernier (« mather point ») est bondé de monde car il est situé à côté du visitor center et de plus il y a des travaux. Donc 15 minutes à tourner pour trouver 1 place de parking.
fallait pas prendre de l'hélium coco 😏
Ensuite on s’arrête au market plaza pour graver 4 CD. (ça prend 30 minutes par CD dixit le gars). On reviendra les chercher plus tard car on n’a pas envie de rester 2h dans le magasin. On va faire le check inn au maswik lodge.(105$) Il est déjà 16h. On hérite d’un joli chalet mais fort chaud à l’intérieur (pas d‘air co, seulement un ventilateur au plafond).

Un petit repos avant de repartir vers market plaza, où finalement il n’ont gravé qu’1 seul CD. Ca tombe bien finalement car c’était beaucoup plus cher qu'au walgreen de Vegas (22$) et on a encore assez de place sur nos cartes. On part alors vers Yavapai point voir la vue en fin d’aprem. Pas envie de prendre le bus pour aller à Yaki point comme on l'avait prévu. La vue de Yavapai est très belle.
la "vue" est jolie
Il est 18h. le paysage est plus coloré à cette heure. On y reste 1 heure. Pas la peine d’attendre absolument le coucher de soleil prévu à 19h30 car il y a déjà beaucoup d'ombres. On rentre manger au maswik lodge. Le poulet est costaud, les prix aussi ! A 20h on est de retour au chalet pour regarder la tv (on ne l'aura pas regardé souvent d'ailleurs).
J15: grand canyon- Needles
Réveil à 8h. La nuit a finalement été fraîche et on profité de la couverture. Sans doute à cause de l’altitude. A nouveau soleil ce matin. Petit dej au lodge (french toast un peu dur et cher. Prix du parc). Encore 2 belles hollandaises à table. Quentin a vraiment envie d’aller à Amsterdam en erasmus c'est sûr ! Départ pour une balade à pied le long de la corniche à 9.30. On longe le canyon du côté des lodges. On entre aussi dans le très joli "El tovar hotel". Quelques chipmunks posent également.

A 11h on quitte le grand canyon avec un ciel bleu qui ne nous quittera plus. La température augmente fort aujourd’hui. On aura 80° à Williams, 90° à Seligman et 108° à Needles. Premier stop à Williams à 12h le temps de se balader dans la rue principale (la fameuse route 66). Belles boutiques. Petit snack sympa avec une vieille cadillac rose devant. On a aimé.
le magasin du père noel
1 heure d’autoroute pour arriver à Seligman. Plus petite cité que Williams, plus désertique aussi. Finalement 1 seule route principale avec 3 magasins sympas mais plus touristiques et plus cher qu’à Williams. A un moment donné une vingtaine de motards arrivent - ç fait très road 66 tout ça. Aussi quelques vestiges de la belle époque des pionniers.

Viennent 2 longues heures de route rectiligne et désertique sur l’interstate 40 pour arriver à Needles à 17h, juste passé la frontière de la californie. Avant d’arriver au motel 6 (50,6$), on prend de l’essence car ça file vite ainsi que de l’eau car ici c’est nécessaire. A peine sorti de l’auto (108°) c’est comme entrer dans un four. Donc à 18h je sors de la chambre pour aller à la piscine. J’ai hésité car il fait meilleur dans la chambre. A 19h15 on rentre pour aller manger au Dennys d’à côté. Double cheesburger géant avecl'air co à fond. Il fait frisquet dans le resto et quand on ressort à 20h30 on repasse dans le four.

Dernière partie: la Californie
Partie 3: Moab à Needles
J11: Moab (parc des Arches)
Lever à 6h30 pour moi et 6h45 pour eux. Ben oui ils profitent toujours un peu plus du lit que moi. Pas juste ! Je file direct chercher de l’essence et de quoi nous nourrir chez city market (magasin très bien fourni). A mon retour à la chambre ils sont prêt pour le pt dej à la réception du motel mais il est pas terrible (muffins et crèpes un peu sèches) mais ça nourrit.
On part à 8h vers le parc des arches avec qq nuages et 68° (20°c). On a rendez vous avec un ranger pour un tour de 3h dans « fiery furnace », une sorte de labyrinthe dans des immenses rochers. C’est absolument génial. Le tour se fait sous un beau ciel bleu. Nous ne souffrons pas de la chaleur car la plupart du temps on est à l’ombre.
On est un petit groupe de 20 et on suit le ranger à la file indienne. On escalade des rochers, passe entre des défilés très serrés. Génial. Les 2 adorent. De temps à autre on s’arrête pour suivre quelques explications du ranger. J'en profite pour revenir sur nos pas faire quelques photos "alone".







A 12h15 le tour est terminé et on part direction landscape arch. Avant de débuter le trail on va pic niquer. Pas du tout évident de trouver une plce de parking. Idem pour les tables de pic nic. Il y a 5 tables et à chacune il y a des Français. Le chemin vers landcape arch est plat donc assez bondé. Il fait aussi à nouveau chaud 92° (33°c). On bifurque aussi pour voir une autre arche (tunnel arch).

Après ça on décide de modifier notre programme. Au lieu de rentrer au motel se relaxer à la piscine avant de revenir dans le parc en fin d’aprem, on décide de rester dans le parc car on voit au lointain des nuages à nouveau venir dans notre direction. C’est donc à l’heure chaude qu’on fait le chemin vers Delicate arch. On prévoit 9 petites bouteilles d’eau (c’était juste suffisant !). Ca part vite car le chemin est en montée et il n’y a pas d’ombre. Fatigant donc mais quelle récompense à l’arrivée : la plus belle arche du parc. Pas trop de monde à cette heure. On en profite.

la dure montée vers l'arche


ici on s'est trompé de chemin. il fallait contourner un gros rocher 😕


Il faut 10 minutes de clim à fond pour un peu se refroidir dans l’auto à notre retour.
On repart vers la section des windows avec petit arrêt à la double arch.
On quitte le parc avec un arrêt à park avenue. Les nuages sont arrivés seulement maintenant.


Retour au motel. Piscine extra chaude. Il fait chaud quand même et ça sent l’orage.
A 21h on va à pied (ce n’est qu’à 4 pâtés de maison) vers la rue principale. On va manger une pizza chez « zaz ».(56,6$) Une partie resto et 1 partie bar où les 5 TV au murs montrent du sport. Laurent et moi pouvons prendre une budweiser (il doit montrer sa carte d’identité) 7,75 la normale, 5,50 la medium. Parfois il faut crier pour se faire comprendre tellement la musique est à fond. Dodo à 23h. Très content de notre journée aux arches.
J12: Moab- Cortez
Debout à 7h. Breakfast au « moab diner » sur la rue principale.
On part de Moab vers le long du colorado (la potash road) pour faire un trail de 2h afin de voir la corona arch. Région moins touristique. On n’a vu que 3 personnes sur le chemin. Parfois il faut tenir une corde pour suivre le chemin. L’arche est belle. Il y a même des gens qui la descendent en rappel. Soleil et 83° en plus donc très beau.





De retour à Moab, on va au city market acheter du lunch (yaourt, glace, fruits, pain, eau). Le temps se couvre fort. Zut. On quitte moab à 12h. 15 minutes après on s’arrête à une aire de pic nique pour camions. Il y a un mec qui surveille l’endroit. Il doit se faire chier !.

une glace au peanut butter. Pas top ! mais les Américains adorent
A 14h45 on est au parc des canyonlands sud (« the needles »). Il fait de plus en plus couvert. On débute le elephant hill trail qui dure normalement 1h30 aller, puis idem retour vers chesler park. Au bout de 45 minutes il commence à pleuvoir. On s’abrite sous une alcove et on décide de rebrousser chemin. Dommage car ça paraissait beau.



une alcove pour s'abriter de la drache !
Route ensuite vers Cortez. Le début sous la pluie est fait par Laurent, puis arrivé au colorado c’est moi. 60° seulement ici.
On arrive à notre motel (mesa verde inn 80$). A nouveau 2 queen size bed. C’est mieux pour nos longues jambes.
Je vais sur internet au lobby pendant que les 2 regardent la télé. Une ptite lessive puis on part manger au McDo (17,83$). PS: Cortez n'est pas joli.
J13: cortez- Mexican Hat Lever à 6h30 car on doit se dépêcher d’arriver au mesa verde park pour réserver un parcours guidé dans la ruine principale. Pt dej en face de l’hotel très insipide. Jus d’orange chimique. Fait soleil mais 60°, bien qu’avant d’arriver au visitor center on a traversé une couche de nuages en grimpant la montagne accédant à la mesa. Comme le parc est en hauteur on est au dessus des nuages.

A 9h20 on va réserver notre tour guidé du cliff palace. Ouf, on a un des derniers de la matinée cad à 11h30. Avant le tour, on s’arrête à une autre ruine (spurce tree) puis on fait un petit tour à Sun mesa pour la vue sur qq ruines. On y reste manger qq fruits en attendant le début du tour.
1 heure de visite (c'est ni trop ni trop peu). On pige à 50% les explications du ranger. Fait pas trop chaud grâce à l’altitude. Toujours pas mal de touristes français. On remonte au parking via des échelles.



Il y a aussi des zones de forêt brulées. Dommage car ça prendra du temps pour le reboisement de la mesa. On rencontre aussi qq biches et cerfs qui traversent la route. 1h de descente vers Cortez. Essence et courses au city market. En prenant de l’essence, Quentin part aux toilettes et puis je repars sans lui. Simple oubli mais marrant de le voir galoper derrière l’auto. (50 mètres seulement). Laurent dans l'auto m’a même dit « est-ce que tu n’as pas oublié quelque chose ? ». C'était mon petit passage Alzheimer du trip 😏😏
Ciel bleu pour les 3h de route vers monument valley à travers la région désertique de la réserve indienne des Navajos. Premier stop pour pic nique le long de la route et second stop pour voir les « 4 corners monument ». Super arnaque que devoir payer 9$ pour une bête petite plaque au sol. Autour il y a plein de petites échoppes de souvenirs indiens pour touristes. Décevant.


Quentin matérialisant les 9 $ de l'arnaque


on s'approche des monuments
Laurent me relaye au volant après 1 h et on arrive à Monument valley. On va rester 2h dans le parc à parcourir la scenic drive. Du monde au point de vue mais quasi pas sur la drive. La scenic drive est en fait un chemin de terre cabossé par endroits qui sillonne les "mittens" du parcL’auto est à nouveau rouge de poussière. On rencontre des Français jouant à la pétanque (unbelievable !!) Autre gag : quand 1 touriste à cheval perd son chapeau, le guide va le rechercher et prend 5 minutes pour remonter sur son cheval.
Tout le monde adore le trip. Comme on est fin d’après midi c’est la bonne heure pour les photos. Pas trop de touristes d’ailleurs en auto personnelle. Ils préfèrent un tour en jeep guidé par les indiens mais je trouve que leur jeep file un peu vite et les gens ne peuvent pas s'arrêter où ils veulent.


"mens in black"

John Ford point

ils avaient leur boules de pétanque dans la valise !



Au visitor center j’achète encore 2 sets de table(10$) et 1 t-shirt (15$), puis on va à Mexican Hat. Sur le chemin, on s’arrête pour des photos extras du coucher de soleil sur monument valley (prévu à 20.15 dixit internet).
A 20h20 on est au san juan inn (97$). Petit motel le long de la rivière. La salle de resto est la même que dans mes souvenirs d’il y a 30 ans. Laurent mange un spaghetti pour changer un peu. Quentin a vu une flamande à la table d’à côté portant le même bracelet que lui du concert de Muse à Werchter de début juillet. Une photo pour matérialiser la coincidence puis dodo.
un peu floue mais je l'aimais bien

J14: Mexican Hat- grand canyon On se lève plus tard aujourd’hui (7h30 moi , 7.45 Q, et 8h lo). Petit dej avec un indien sympa (c'est bien 1 des seul qu'on a rencontré) qui nous sert. 78° ce matin et à nouveau plein soleil.
notre motel le long de la san juan river. Sympa
classique pt dej
ils se défoulent dans le coin
where is Forrest Gump running?Départ à 9h30. Ce matin route insipide en direction de Cameron où on arrive à 12.15. (82°) La route était tellement chiante sur la fin que Quentin m’a posé des questions du trivial poursuit de son I-pod pour passer le temps. Il conduit même ½ h. Achat d’un t-shirt à 12$ au trading post puis pic nic dans l’auto car on n’a pas trouvé d’aire convenable. Pas d’arrêt au little colorado river pcq même arnaque qu’au 4 corners monument.

On décale nos montres d’1h en moins car on est en pacific time. On arrive au grand canyon. On stoppe à 5 points de vue. Pas trop trop de monde au début. Le dernier (« mather point ») est bondé de monde car il est situé à côté du visitor center et de plus il y a des travaux. Donc 15 minutes à tourner pour trouver 1 place de parking.
fallait pas prendre de l'hélium coco 😏Ensuite on s’arrête au market plaza pour graver 4 CD. (ça prend 30 minutes par CD dixit le gars). On reviendra les chercher plus tard car on n’a pas envie de rester 2h dans le magasin. On va faire le check inn au maswik lodge.(105$) Il est déjà 16h. On hérite d’un joli chalet mais fort chaud à l’intérieur (pas d‘air co, seulement un ventilateur au plafond).

Un petit repos avant de repartir vers market plaza, où finalement il n’ont gravé qu’1 seul CD. Ca tombe bien finalement car c’était beaucoup plus cher qu'au walgreen de Vegas (22$) et on a encore assez de place sur nos cartes. On part alors vers Yavapai point voir la vue en fin d’aprem. Pas envie de prendre le bus pour aller à Yaki point comme on l'avait prévu. La vue de Yavapai est très belle.
la "vue" est jolieIl est 18h. le paysage est plus coloré à cette heure. On y reste 1 heure. Pas la peine d’attendre absolument le coucher de soleil prévu à 19h30 car il y a déjà beaucoup d'ombres. On rentre manger au maswik lodge. Le poulet est costaud, les prix aussi ! A 20h on est de retour au chalet pour regarder la tv (on ne l'aura pas regardé souvent d'ailleurs).
J15: grand canyon- Needles
Réveil à 8h. La nuit a finalement été fraîche et on profité de la couverture. Sans doute à cause de l’altitude. A nouveau soleil ce matin. Petit dej au lodge (french toast un peu dur et cher. Prix du parc). Encore 2 belles hollandaises à table. Quentin a vraiment envie d’aller à Amsterdam en erasmus c'est sûr ! Départ pour une balade à pied le long de la corniche à 9.30. On longe le canyon du côté des lodges. On entre aussi dans le très joli "El tovar hotel". Quelques chipmunks posent également.

A 11h on quitte le grand canyon avec un ciel bleu qui ne nous quittera plus. La température augmente fort aujourd’hui. On aura 80° à Williams, 90° à Seligman et 108° à Needles. Premier stop à Williams à 12h le temps de se balader dans la rue principale (la fameuse route 66). Belles boutiques. Petit snack sympa avec une vieille cadillac rose devant. On a aimé.
le magasin du père noel1 heure d’autoroute pour arriver à Seligman. Plus petite cité que Williams, plus désertique aussi. Finalement 1 seule route principale avec 3 magasins sympas mais plus touristiques et plus cher qu’à Williams. A un moment donné une vingtaine de motards arrivent - ç fait très road 66 tout ça. Aussi quelques vestiges de la belle époque des pionniers.

Viennent 2 longues heures de route rectiligne et désertique sur l’interstate 40 pour arriver à Needles à 17h, juste passé la frontière de la californie. Avant d’arriver au motel 6 (50,6$), on prend de l’essence car ça file vite ainsi que de l’eau car ici c’est nécessaire. A peine sorti de l’auto (108°) c’est comme entrer dans un four. Donc à 18h je sors de la chambre pour aller à la piscine. J’ai hésité car il fait meilleur dans la chambre. A 19h15 on rentre pour aller manger au Dennys d’à côté. Double cheesburger géant avecl'air co à fond. Il fait frisquet dans le resto et quand on ressort à 20h30 on repasse dans le four.

Dernière partie: la Californie
Passage de la frontière Panama-Colombie, nouvelles fraîches English translation pending
Petit point, á l'aube de l'année 2011, sur cette frontiere qui a tant fait parlé les routards. J'ai fait le trajet depuis le Panama vers la Colombie en decembre 2010. Nouveauté : c'est la compagnie Air panama qui assure le vol depuis Panama Ciudad vers la frontiere colombienne (auparavant, c'etait Aeroperlas).
Les differentes etapes: - Panama Ciudad-Puerto Obaldia, avec un vol de Air Panama, depart de l'aeroprt Albrook (proche du terminal de bus), la reservation est sensée pouvoir se faire sur internet mais le systeme peut être defiscient: se rendre sur place est encore le mieux. Cout: 65 á 75 dollards. Les vols sont souvent complets (pendant la periode de noel par exemple), donc il faut faire du forcing aupres des vendeurs pour avoir une place en liste d'attente sur un vol, ou bien s'y prendre tres a l'avance.
NB : Si aucune place n'est disponible, prendre un vol pour Mulatupo, île des San Blas a 50 km au nord de P. Obaldia. On peut loger dans le village de Mulatupo ou celui de Caledonia pour 5 dollards la nuit. De lá, trouver un bateau qui vous descendra a la frontiere: bateau colombien faisant le tour des iles pour recolter la noix de coco et passant par P. Obaldia, ou autre lancha (certains colombiens font le trajet, pour se promener ou pour amener des touristes dans les San Blas). Autrement, prendre un bus depuis Panama C. jusqu'a El Porvenir (extreme Ouest des San Blas), ou bien Portobelo (proche de Colon), et parcourir le tout le littoral en lancha (plus long, mais magnifique).
- P. Obaldia est le dernier village panaméen, une base militaire s'y trouve. Faire tamponner son passeport au bureau d'immigration: tampon de sortie du territoire panameen. - Puerto Obaldia-Capurgana, lanchas regulieres. Cout: quelques dollards. - Capurgana est le premier village colombien: attention, passage obligatoire au bureau d'immigration pour obtenir le tampon d'entrée sur le territoire colombien. - Capurgana-Turbo: lanchas regulieres, depart a 7h30 le matin. Cout: 25 dollards (50 000 pesos). - Arrivé a Turbo, on trouve des bus pour Medellin ou Monteria/Cartagena.
Ce trajet est tres securitaire, et ne presente aucun danger notoire. Seule l'abondance de pluies (en novembre-decembre) peut rendre difficile le parcours, et amener a l'annulation des vols interieurs Panama C.-Puerto Obaldia. D'autre part, on peut perdre du temps a l'attente d'une place dans un vol a Panama C., ou d'une lancha a Mulatupo/Caledonia. L'archipel des San Blas est cependant un lieu agreable pour sejourner quelques jours.
Le passage de la frontiere coté pacifique est presque impossible actuellement, et il semble qu'aucune lancha reguliere n'assurent la liaison, cette partie du Panama etant encore relativement instable.
Bon voyage a vous.
Les differentes etapes: - Panama Ciudad-Puerto Obaldia, avec un vol de Air Panama, depart de l'aeroprt Albrook (proche du terminal de bus), la reservation est sensée pouvoir se faire sur internet mais le systeme peut être defiscient: se rendre sur place est encore le mieux. Cout: 65 á 75 dollards. Les vols sont souvent complets (pendant la periode de noel par exemple), donc il faut faire du forcing aupres des vendeurs pour avoir une place en liste d'attente sur un vol, ou bien s'y prendre tres a l'avance.
NB : Si aucune place n'est disponible, prendre un vol pour Mulatupo, île des San Blas a 50 km au nord de P. Obaldia. On peut loger dans le village de Mulatupo ou celui de Caledonia pour 5 dollards la nuit. De lá, trouver un bateau qui vous descendra a la frontiere: bateau colombien faisant le tour des iles pour recolter la noix de coco et passant par P. Obaldia, ou autre lancha (certains colombiens font le trajet, pour se promener ou pour amener des touristes dans les San Blas). Autrement, prendre un bus depuis Panama C. jusqu'a El Porvenir (extreme Ouest des San Blas), ou bien Portobelo (proche de Colon), et parcourir le tout le littoral en lancha (plus long, mais magnifique).
- P. Obaldia est le dernier village panaméen, une base militaire s'y trouve. Faire tamponner son passeport au bureau d'immigration: tampon de sortie du territoire panameen. - Puerto Obaldia-Capurgana, lanchas regulieres. Cout: quelques dollards. - Capurgana est le premier village colombien: attention, passage obligatoire au bureau d'immigration pour obtenir le tampon d'entrée sur le territoire colombien. - Capurgana-Turbo: lanchas regulieres, depart a 7h30 le matin. Cout: 25 dollards (50 000 pesos). - Arrivé a Turbo, on trouve des bus pour Medellin ou Monteria/Cartagena.
Ce trajet est tres securitaire, et ne presente aucun danger notoire. Seule l'abondance de pluies (en novembre-decembre) peut rendre difficile le parcours, et amener a l'annulation des vols interieurs Panama C.-Puerto Obaldia. D'autre part, on peut perdre du temps a l'attente d'une place dans un vol a Panama C., ou d'une lancha a Mulatupo/Caledonia. L'archipel des San Blas est cependant un lieu agreable pour sejourner quelques jours.
Le passage de la frontiere coté pacifique est presque impossible actuellement, et il semble qu'aucune lancha reguliere n'assurent la liaison, cette partie du Panama etant encore relativement instable.
Bon voyage a vous.
Croisière sur le Costa Magica en juin 2011, départ du Havre English translation pending
Je souhaite me rendre en voiture au Havre pour la croisière précitée.
Existe-t-il un parking longue durée au port de croisières ?
Cordialement, JD
Itinéraire de neuf nuits dans l'Ouest américain en août 2011 English translation pending
Alors voilà nous nous lançons avec ma tribue pour un voyage dans l'Ouest Américain .
Je viens de faire une 1ere "ébauche" d'un parcours . Je voudrais avoir votre avis que celà soit sur le nombre de nuit passée ici ou là et sur le trajet proprement dit . Il faudrait que celà ne soit pas trop "speed" non plus , pour profiter de chaque lieux.......
2 nuits à SF 1 Nuit à LV 1 Nuit Bryce Canyon 1 Nuit Page 1 Nuit Monument Valley 1 Nuit gran Canyon 2 nuits Los Angelès
Sachant que l'on pourrait rajouter 3 nuits ... Ou rajouteriez vous des nuits Ou /ET Quels lieux rajouteriez- vous ? Merci 🙂
2 nuits à SF 1 Nuit à LV 1 Nuit Bryce Canyon 1 Nuit Page 1 Nuit Monument Valley 1 Nuit gran Canyon 2 nuits Los Angelès
Sachant que l'on pourrait rajouter 3 nuits ... Ou rajouteriez vous des nuits Ou /ET Quels lieux rajouteriez- vous ? Merci 🙂
FnacBook, iPad ou autre outil pour lire et écrire en voyage? English translation pending
Bonjour,
Ayant découvert qu'il existait des FnacBook et des Ipad, je cherche un outil qui me permettrait de - lire des livres comme un Fnacbook par exemple - d'écrire mes notes et mon livre de voyage sur un éditeur comme word par exemple - d'avoir des batteries changeable facilement (comme sur un telephone portable) - d'être léger (max 500g) - d'être un minimum robuste (fonctionalité à 0° min ou -5) et résistant un minimum au choc
Sinon le cas échéant : existe t-il un équivalent d'une tabllette PC qui correspond à ces critères ?
Voilà merci si vous pouvez m'aider et merci de m'avoir lus.
Simon
Ayant découvert qu'il existait des FnacBook et des Ipad, je cherche un outil qui me permettrait de - lire des livres comme un Fnacbook par exemple - d'écrire mes notes et mon livre de voyage sur un éditeur comme word par exemple - d'avoir des batteries changeable facilement (comme sur un telephone portable) - d'être léger (max 500g) - d'être un minimum robuste (fonctionalité à 0° min ou -5) et résistant un minimum au choc
Sinon le cas échéant : existe t-il un équivalent d'une tabllette PC qui correspond à ces critères ?
Voilà merci si vous pouvez m'aider et merci de m'avoir lus.
Simon
Magasins Pridemark à l'île Maurice? English translation pending
nous partons à maurice dans qqls jours, je recherche des infots sur les magasins "pridemark", est ce que les prix et les vetements sont interessants ?
je voudrai aussi ramener des "coco fesse" ou faut-il en acheter et à qul prix?
merci pour vos conseils.
Nouvel An chinois à Hong Kong et Macao English translation pending
Bonjour,
Je serai à Hong Kong et à Macao , entre le 31/01/2011 et le 07/02/2011, soit en plein nouvel an chinois (férié du 03/02/2011 au 05/02/2011) Mes questions: * pendant le nouvel an chinois, à quoi dois je m'attendre au niveau des fermetures liées à ces 3 jours fériés ? * Tout est il vraiment fermé (magasins, métro, ferry, bus, musées et autres lieux touristiques..) pendant 3 jours , comme pour un 1er janvier en France ou y a t il quand même une activité réduite ?
Merci d'avance pour vos réponses, en particulier celles d'expats et autres voyageurs qui ont déjà vécu ces jours fériés du nouvel an chinois à Hong Kong.
Je serai à Hong Kong et à Macao , entre le 31/01/2011 et le 07/02/2011, soit en plein nouvel an chinois (férié du 03/02/2011 au 05/02/2011) Mes questions: * pendant le nouvel an chinois, à quoi dois je m'attendre au niveau des fermetures liées à ces 3 jours fériés ? * Tout est il vraiment fermé (magasins, métro, ferry, bus, musées et autres lieux touristiques..) pendant 3 jours , comme pour un 1er janvier en France ou y a t il quand même une activité réduite ?
Merci d'avance pour vos réponses, en particulier celles d'expats et autres voyageurs qui ont déjà vécu ces jours fériés du nouvel an chinois à Hong Kong.
Compte rendu de croisière de Noël "Magie des Caraïbes" sur le Costa Atlantica English translation pending
Bonsoir,
Nous voila de retour d'un long périple qui a démarré à Milan le 17 Décembre et s'est terminé ce jour.
Ceci n'est, bien sur, qu'un avis subjectif qui correspond à des événements vécus qui peuvent être différents d'une croisière à l'autre et qui découle de ma petite expérience en la matière.
Je commencerai par dérouler les journées et ensuite je donnerai mon avis sur différents points de la vie à bord.
Pat
Circuit de trois semaines (ou plus?) dans l'Ouest américain en mai/juin English translation pending
Bonsoir,
j'ai vu beaucoup de topics sur le sujet mentionné plus haut: l'ouest US.
Je vais vous dire ce que je souhaite faire. Je n'ai pas encore d'ordre précis et j'en suis à la préparation du circuit. Je voudrais partir en mai/juin (dates encore non définies) Je me suis pour le moment (on est 3) basé sur 3 semaines pleines (j'exclue doncl'aller et le retour) mais je me demande s'il ne me faudra pas plus de temps.
Pour les villes: - San Francisco : 3 jours - Las Vegas : 2 nuits - Los angeles : 2 jours
Pour les parcs nationaux: - Grand Canyon - Antelope Canyon
- Yosemite
- Monument Valley - Lake Powell
- Cannyon land - Parc des Arches
- Bryce Canyon - Zion Park
- Sequoias park - Vallée de la mort
- Yeloowstone (même si je pense l'annuler car je crois que c'est bcp plus au nord que l'ensemble de mon parcours) - Lake Tahoe (idem, un poil trop au nord)
Canyon de Chelly et Mesa Verde? Ou y penser plutot pour un autre voyage dans quelques années?
Cela fait beaucoup je pense (en 3 semaines c'est quasiment sûr). A votre avis de combien je dois rallonger? Je ne sais pas encore si j'arriverais à LA ou à SF et je me tate: boucle ou pas? La côte entre LA et SF vaut-elle véritablement à fond le coup?
Merci de votre aide en tout cas !
j'ai vu beaucoup de topics sur le sujet mentionné plus haut: l'ouest US.
Je vais vous dire ce que je souhaite faire. Je n'ai pas encore d'ordre précis et j'en suis à la préparation du circuit. Je voudrais partir en mai/juin (dates encore non définies) Je me suis pour le moment (on est 3) basé sur 3 semaines pleines (j'exclue doncl'aller et le retour) mais je me demande s'il ne me faudra pas plus de temps.
Pour les villes: - San Francisco : 3 jours - Las Vegas : 2 nuits - Los angeles : 2 jours
Pour les parcs nationaux: - Grand Canyon - Antelope Canyon
- Yosemite
- Monument Valley - Lake Powell
- Cannyon land - Parc des Arches
- Bryce Canyon - Zion Park
- Sequoias park - Vallée de la mort
- Yeloowstone (même si je pense l'annuler car je crois que c'est bcp plus au nord que l'ensemble de mon parcours) - Lake Tahoe (idem, un poil trop au nord)
Canyon de Chelly et Mesa Verde? Ou y penser plutot pour un autre voyage dans quelques années?
Cela fait beaucoup je pense (en 3 semaines c'est quasiment sûr). A votre avis de combien je dois rallonger? Je ne sais pas encore si j'arriverais à LA ou à SF et je me tate: boucle ou pas? La côte entre LA et SF vaut-elle véritablement à fond le coup?
Merci de votre aide en tout cas !
Dakhla et les San Cho... (Maroc) English translation pending
Bonjour,
Où es-tu Dakhla la tranquille, Dakhla la sereine, Dakhla la secrète, Dakhla la splendide ? Tu risques d’être envahie par le Sud, mais aussi par le Nord……… Bientôt, les avenues de Dakhla n’en pourront plus de ce flot continu de véhicules crachant leurs volutes de gaz carbonique. Le goudron entre Nouadhibou et Nouakchott t’a mise à 5 heures de Nouadhibou et à 10 heures de Nouakchott. Dakhla, qui était auparavant une impasse pour les véhicules non équipés de 4 roues motrices, risque de voir arriver des véhicules motorisés de toute nature souhaitant se rendre en Mauritanie, voire au Sénégal. Et je peux vous confirmer, pour y être allé en récemment, que Nouadhibou est aujourd’hui saturée de véhicules, ce qui n’était pas le cas avant l’avènement du goudron. Pour l’heure, Dakhla n’en est pas là, cette ville dégage toujours presque autant de pureté, de majesté, de beauté pure. Mais mieux vaut prévenir que guérir, non ? Cette invasion débonnaire est principalement l’œuvre des San Cho. Des quoi ??? Bah, des San Cho, les Sandales Chaussettes ! Vous savez bien, ces baroudeurs hors pair, circulant dans des maisons roulantes invariablement et désespérément blanches, comme assorties à leurs cheveux. Tels des oiseaux migrateurs fuyant l’Europe en hiver, ils envahissent Essaouira, Taghazout, Agadir, Tan Tan, Lâayoune, et osent même descendre jusqu’à Dakhla dès que les frimas Européens réveillent les rhumatismes de ces retraités intrépides. Jusqu’en 2006, Dakhla était la quête ultime des plus audacieux, une minorité, leur frêle vaisseau d’aventures ne pouvant aller plus au Sud pour affronter les rigueurs du désert. Depuis l’arrivée du goudron en Mauritanie, il n’y a plus que 4 kilomètres de piste caillouteuse à la frontière pour les freiner, autant dire rien ! S’il faut mettre une heure, même les moins téméraires le feront, mais vaille que vaille ils franchiront cet obstacle pour arriver à Nouadhibou, et ensuite à Nouakchott, voire même à Dakar puisque aujourd’hui, il est possible de relier Tanger à Dakar par le goudron. De quel droit puis-je me moquer de ces aventuriers du bout du monde ? Et d’ailleurs, l’heure de la retraite n’est plus si éloignée pour moi, je pourrai même finir pire que mes San Cho préférés. Dans un grand moment de déprime, je serai même capable d’acheter un camping-car, voire de me balader en permanence en short et en s…… ? Non, pas ça, je ne porte JAMAIS de chaussettes dans mes sandales !!! @+
Où es-tu Dakhla la tranquille, Dakhla la sereine, Dakhla la secrète, Dakhla la splendide ? Tu risques d’être envahie par le Sud, mais aussi par le Nord……… Bientôt, les avenues de Dakhla n’en pourront plus de ce flot continu de véhicules crachant leurs volutes de gaz carbonique. Le goudron entre Nouadhibou et Nouakchott t’a mise à 5 heures de Nouadhibou et à 10 heures de Nouakchott. Dakhla, qui était auparavant une impasse pour les véhicules non équipés de 4 roues motrices, risque de voir arriver des véhicules motorisés de toute nature souhaitant se rendre en Mauritanie, voire au Sénégal. Et je peux vous confirmer, pour y être allé en récemment, que Nouadhibou est aujourd’hui saturée de véhicules, ce qui n’était pas le cas avant l’avènement du goudron. Pour l’heure, Dakhla n’en est pas là, cette ville dégage toujours presque autant de pureté, de majesté, de beauté pure. Mais mieux vaut prévenir que guérir, non ? Cette invasion débonnaire est principalement l’œuvre des San Cho. Des quoi ??? Bah, des San Cho, les Sandales Chaussettes ! Vous savez bien, ces baroudeurs hors pair, circulant dans des maisons roulantes invariablement et désespérément blanches, comme assorties à leurs cheveux. Tels des oiseaux migrateurs fuyant l’Europe en hiver, ils envahissent Essaouira, Taghazout, Agadir, Tan Tan, Lâayoune, et osent même descendre jusqu’à Dakhla dès que les frimas Européens réveillent les rhumatismes de ces retraités intrépides. Jusqu’en 2006, Dakhla était la quête ultime des plus audacieux, une minorité, leur frêle vaisseau d’aventures ne pouvant aller plus au Sud pour affronter les rigueurs du désert. Depuis l’arrivée du goudron en Mauritanie, il n’y a plus que 4 kilomètres de piste caillouteuse à la frontière pour les freiner, autant dire rien ! S’il faut mettre une heure, même les moins téméraires le feront, mais vaille que vaille ils franchiront cet obstacle pour arriver à Nouadhibou, et ensuite à Nouakchott, voire même à Dakar puisque aujourd’hui, il est possible de relier Tanger à Dakar par le goudron. De quel droit puis-je me moquer de ces aventuriers du bout du monde ? Et d’ailleurs, l’heure de la retraite n’est plus si éloignée pour moi, je pourrai même finir pire que mes San Cho préférés. Dans un grand moment de déprime, je serai même capable d’acheter un camping-car, voire de me balader en permanence en short et en s…… ? Non, pas ça, je ne porte JAMAIS de chaussettes dans mes sandales !!! @+
Sept militaires tués dans une embuscade au Sénégal, Casamance (27 décembre 2010) English translation pending
Sept militaires tués dans une embuscade au Sénégal
LEMONDE.FR avec AFP | 27.12.10 | 19h31
Selon un bilan communiqué par l'armée sénégalaise, sept militaires ont été tués lundi 27 décembre dans une embuscade tendue par des rebelles en Casamance, région du sud du Sénégal en proie à une rébellion indépendantiste. Il s'agit des plus lourdes pertes subies depuis plus d'un an par l'armée sénégalaise en Casamance, où six soldats avaient trouvé la mort en octobre 2009 dans des affrontements de même nature.
Selon un bilan communiqué par l'armée sénégalaise, sept militaires ont été tués lundi 27 décembre dans une embuscade tendue par des rebelles en Casamance, région du sud du Sénégal en proie à une rébellion indépendantiste. Il s'agit des plus lourdes pertes subies depuis plus d'un an par l'armée sénégalaise en Casamance, où six soldats avaient trouvé la mort en octobre 2009 dans des affrontements de même nature.
Chine: que faire en un mois? (juin-juillet) English translation pending
Nous souhaitons partir à 2 en Chine pour un mois environ à partir du 15 juin. Vue l'étendue de ce pays, nous ne savons quelle zone visiter.
Quelle parcours a le plus d'intérêt ? Comment se déplacer sur place ? Quelle ville est la plus attrayante ? Merci d'avance
Vos croisières de Fêtes de fin d'année? English translation pending
😉😉😉A VOUS TOUS, LES ANCIENS, LES NOUVEAUX ET LES DÉBUTANTS, J'OUVRE ICI UN ESPACE AFIN QUE VOUS NOUS COMMENTIEZ VOS CROISIÈRES DE FIN D’ANNÉE POUR CEUX QUI VONT PARTIR ENTRE NOËL ET JOUR DE L'AN.
FAITES NOUS RESSENTIR CE QUE VOUS AVEZ VÉCU LORS D'UN CIRCUIT RÉALISÉ A NOËL ET POUR D'AUTRES, LE JOUR DE L'AN.
POUR MA PART, J'EN PROFITE AUSSI POUR VOUS REMERCIER TOUS, DU FOND DU CŒUR POUR LES DIFFÉRENTES VISITES QUI VOUS AVEZ RÉALISÉ DANS LES DISCUSSIONS MAIS AUSSI DE L’AMITIÉ, DE LA GENTILLESSE ET AUSSI DE L’INTÉRÊT QUE VOUS AVEZ EU A CONFORTER AUTOUR DES AMIS DES CROISIÈRES.
JE VOUS SOUHAITE A VOUS TOUS ET VOS FAMILLES DE TRÈS BONNES FÊTES DE NOËL EN ESPÉRANT QUE PAPA NOËL VOUS GLISSERA UNE RÉSERVATION POUR 2011.
QUE LA JOIE ET LA BONNE HUMEUR PERDURENT EN CETTE FIN D’ANNÉE ET POUR LA NOUVELLE QUI VA NAÎTRE, NOUS EN PROFITERONS POUR Y GLISSER NOS BONS SOUHAITS.
AMITIÉS A VOUS TOUS ET RÉGALEZ VOUS BIEN ET N'OUBLIEZ PAS DE METTRE VOS CHAUSSURES SOUS L'ARBRE......
BISOUS
JC
FAITES NOUS RESSENTIR CE QUE VOUS AVEZ VÉCU LORS D'UN CIRCUIT RÉALISÉ A NOËL ET POUR D'AUTRES, LE JOUR DE L'AN.
POUR MA PART, J'EN PROFITE AUSSI POUR VOUS REMERCIER TOUS, DU FOND DU CŒUR POUR LES DIFFÉRENTES VISITES QUI VOUS AVEZ RÉALISÉ DANS LES DISCUSSIONS MAIS AUSSI DE L’AMITIÉ, DE LA GENTILLESSE ET AUSSI DE L’INTÉRÊT QUE VOUS AVEZ EU A CONFORTER AUTOUR DES AMIS DES CROISIÈRES.
JE VOUS SOUHAITE A VOUS TOUS ET VOS FAMILLES DE TRÈS BONNES FÊTES DE NOËL EN ESPÉRANT QUE PAPA NOËL VOUS GLISSERA UNE RÉSERVATION POUR 2011.
QUE LA JOIE ET LA BONNE HUMEUR PERDURENT EN CETTE FIN D’ANNÉE ET POUR LA NOUVELLE QUI VA NAÎTRE, NOUS EN PROFITERONS POUR Y GLISSER NOS BONS SOUHAITS.
AMITIÉS A VOUS TOUS ET RÉGALEZ VOUS BIEN ET N'OUBLIEZ PAS DE METTRE VOS CHAUSSURES SOUS L'ARBRE......
BISOUS
JC
Hôtel Aguas Azules Varadero English translation pending
Bonjour! Je voulais savoir vos commentaires sur cet hôtel pour ceux qui y sont allé depuis les dernières rénos. Il parait que l'hôtel a été fermé jusqu'au 30 novembre 2010. J'attends de vos nouvelles
Traversée de l'Islande à VTT en août 2010 English translation pending
Salut à tous !!
Voici en "quelques" lignes le résumé de ma traversée de l'Islande par la F35, le style est loin d'être conventionnel et le texte largement perfectible mais ça permet de donner un bon aperçu de ces 10 jours. Pour toute les fautes d'orthographes (oui il y a bien un S à fautes et un à orthographes...) disons que c'est une sorte de jeu pour pimenter la lecture...
Le lien Facebook http://www.facebook.com/album.php?aid=7 … d9c8ee3ae3 permet de voir quelques une des photos et voici un petit film que j'ai fais lors de la traversée: http://www.youtube.com/watch?v=AvmC5HsBgLU
Si vous avez des questions n'hésitez pas je me ferais plaisir d'y répondre !!!
nicolas point hebinger at gmail point com
Jour 1
Je me réveil fatigué, Une fois n’est pas coutume j’arrive tout juste à la gare pour embarquer tout mon chargement, 25 kg de remorque et de vélo et de l’autre côté 15 kg de sacoches et d’équipement je ne me suis jamais autant senti mule !!!! Il fait beau, le soleil éclaire les combes Bourguignonne qui semblent me dire « mais que vas tu faire la haut ! Il pleut, il fait froid ! Pourquoi ne reste tu pas au chaud ici ? » A ce moment je prends réellement conscience que je me dirige droit vers quelque chose qui va inévitablement me transformer. En effet c’est ma première aventure en solitaire. Cela va à l’encontre de ma la vie de tous les jours où le chemin pour aller travailler est toujours le même le bureau toujours à sa place et le papier peint de ce même bureau toujours aussi pourri. Arriver à Roissy Charles de Gaulle, je m’offre gratuitement une petite séance de musculation pour rejoindre le terminal 1. Et oui, je ne sais pas pourquoi je n’ai pas eu la présence d’ésprit de prendre un chariot… C’est un peu la course pour l’enregistrement, après une bonne heure d’attente il faut déposer le vélo à un deuxième comptoir et payer le supplément de 28 € à un troisième.. Mais bon je monte dans l’avion avec comme prochain plancher des vaches, le plancher des moutons !!!!
Arrivée en Islande, bizarrement il fait beau (…), ma première vision de l’Islande est une splendide vue aérienne et comme on dit toujours que c’est la première impression qui compte l’aventure démarre plutôt bien. Première étape, arriver au camping le plus rapidement possible, en effet à ce moment j’espère toujours démarrer dès le lendemain matin. Malgré quelques déboires de trajet, dont une navette qui devait allée au camping et qui me laisse en plan à 10 km à pied du camping. Mais heureusement un « gentil » chauffeur islandais me remet sur les rails et j’arrive à 18h au camping de Reykjavik. Je m’installe tranquillement, remonte mon vélo et je prends la décision de remettre mon départ à Lundi car je n’ai pas eu le temps de me ravitailler. De plus c’est le « week-end des commerçants » où ceux ci descendent le rideau pour 2 jours… Heureusement je découvre le 10-11 qui est une chaîne de commerce ouverte 24h/24h et 7/7 jours. Je suis impressionné par le type de tente qui habille le camping. En effet je ne voie que de la petite tente de randonnée, rien à voir avec les caravanes et les mobile home que l’on croise régulièrement dans les Alpes. Ici la plupart des campeurs font de l’itinérant (trek, vélo, auto-stop), j’ai enfin l’impression d’être un peu chez moi au milieu de toute ces nationalités à la recherche terrain de jeu vierge et de grands espaces. Ma première impression concerne le camping qui contrairement aux campings que j’ai pu côtoyer. En France le confort des équipements de campings (caravane, mobilhome) n’a rien à envier à nos habitats classiques, ici il n’y a que de la petite tente, Au passage c’est vrai que la caravane dans l’avion pour 28€ ils ne doivent pas accepter…. Je fais la connaissance de 3 hollandais qui viennent d’achever un trek de 12 jours dans les Fjords de l’Ouest durant lequel ils n’ont eu à essuyer qu’un seul jour de pluie ! On discute un peu de mon parcours et ils me donnent quelques conseils bien utile. Ma 2eme rencontre c’est un anglais d’une vingtaine d’année qui viens de réaliser exactement le même périple que celui que je vais entreprendre. J’écoute attentivement ces remarques et ces conseils (du moins ce que mon anglais me permet de comprendre) peut être un peu trop car je prend un peu peur quand il me parle du vent au centre du pays.
Jour 2 Dimanche 01 Août 2010-08-25
Je me réveil après une excellente nuit, je pense que la journée de transport de la veille et des 2h de décalage avec la France y sont pour quelques choses . Premier objectif de la journée trouvée un magasin pour faire quelques courses. Optimiste je tente un dimanche matin en plein « week-end des commerçants » de mettre la main sur un des fameux magasin Bonus (dont l’enseigne est une tirelire cochon toute rose !!!). Bien évidemment rien n’est ouvert et je dois me rabattre sur une station service dans laquelle je trouverais un peu de pain de mie et de la charcuterie. Un petit détour par le centre ville complètement vide renforce un peu plus mon sentiment de solitude, je décide donc de rentrer au camping, là-bas au moins je me sent moins seul… En passant devant la réception je découvre qu’un magasin ouvert 24h/24h se trouve à moins de 5 min à pied du camping… Cela suffit à me remonter le moral et ni une ni deux je me rends au magasin où forcement j’achète plus que nécessaire ce qui me vaudra un repas du midi beaucoup trop lourd. Mais compte tenu des dix jours de vélos qui m’attendent ce surplus de nourriture est loin d’être perdu.
L’après midi est consacré à l’achat du billet de bus pour BLONDUOS, au tri des affaires que je vais laisser à la consigne du camping de Reykjavik et surtout à une bonne sieste de 2h ! Je décide également de lister précisément toute la nourriture dont je vais avoir besoin (et oui mieux vaut tard que jamais…) Par jour je prévois : 4 chocos pour le petit déjeuner, 4 tranches de pain de mie et 4 tranches de charcuterie pour le midi, et un repas lyophilisés pour le soir. Quelques abricots secs ainsi que 4 barres de céréales pour la journée. Au final j’ai pu acheté qu’une dizaine de barre de céréales ce qui s’avérera beaucoup trop juste mais que je parviendrais à compenser par quelques achats dans les campings. Je décide également de trier mes affaires pour que l’une de mes sacoches ne soit ouverte qu’une fois le matin et qu une fois le soir. J’y entasse toutes mes affaires propres, mon sac de couchage et mon matelas. Cette solution sera la bonne, car malgré le temps rien ne fut mouillé . En fin de journée je retourne me promener le long du port où l’activité à bien augmenté depuis ce matin. Je me surprend à n’avoir envie de rien. Ni d’être ailleurs ni de faire autre chose. J’arrive peut être pendant un court instant à vivre le moment présent si difficile à saisir dans la vie de tous les jours. J’ai toujours un peu d’appréhension quand au départ du lendemain mais mes jambes commencent à fourmillées, elles veulent pédalées. Bizarrement les soirs sont toujours des moments privilégiés où l’appréhension disparaît et où il ne reste plus que l’envie de partir !
Jour 3 Lundi 02 Août 2010-08-27
7h je me réveil sous la pluie. Malgré tout je suis hyper motivé. Je déjeune rapidement et à 7h45 j’enfourche mon vélo direction le terminal de bus BSI pour un départ prévu à 8h30. L’arrivée à BLONDUOS est prévue 13 h, j’ai donc tout le temps de contemplé les paysages Islandais encore et toujours torturés par les éléments ! Quelques touristes asiatiques égaillent également un peu mon trajet avec leur course de part et d’autre du bus pour photographier les chevaux, les montagnes, un arbres, un pylône… J’arrive à BLONDUOS sous le soleil ! J’ai repéré depuis le bus une table de pique-nique sur laquelle je m’empresse de manger mes sandwichs avant le départ. 14h00 je me lance enfin dans ma traversée de l’Islande. Afin d’éviter un peu la circulation j’opte pour la piste 724 au lieu de la route n°1 qui comme j’ai pu le constater tout au long du trajet est quand même « assez » fréquentée. Mon démarrage se fait en 2 temps, car au bout de 500m je suis obligé de réajuster mes sacoches et d’enlever une épaisseur car le cuissard d’hiver et le T-shirt à manche longue son de trop. Les premières impressions sont bonnes la piste est parfaite, le soleil à disparu mais le plafond reste haut et il ne pleut pas .
Je fais ma première « rencontre de la route », c’est un couple de hollandais ayant sensiblement mon âge. Ils se rendent vers les Fjords de l’Ouest après avoir coupé le centre du pays par la piste F35. Nous échangeons pendant 15 min de nos expériences respectives. J’apprends qu ils ont passé plus de 3 mois en Patagonie où ils ont rencontrés la véritable solitude. En effet sur 500 km de leur parcours ils n’ont pas croisé âme qui vive. Je repars admiratif de leur aventure et impatient de faire de nouvelles rencontres. J’arrive à la l’intersection de la piste 724 avec la piste F35. Deux solutions s’offrent à moi soit je tente de rejoindre un camping à 40 km au sud sur la F35 soit je remonte au Nord par la F35 et un bout de la route N°1 pour rejoindre un autre camping à 5 km. J’opte alors pour la deuxième solution. Je pense que si je n’avais pas été seul j’aurais plutôt penché pour la solution la moins raisonnable mais là je décide d’aller au plus court. C’est sous une pluie battante que j’arrive à 18h au camping. Je vais à la rencontre de deux cyclistes qui s’avèrent être un couple de Grenoblois . Dès les premiers phrases je sens qu’ils sont exténués par leur traversée. D’ailleurs ils décident de dormir dans le refuge plutôt que de monter la tente. Il est 20h et je suis déjà couché. J’écrit mes quelques notes de la journée et je m’endors bercé par le bruit de la pluie sur la toile.
Jour 4 : Mardi 03/08/2010
Je me réveil après une nuit moyenne, bien que je me sois couché très tôt la nuit a été assez agitée. Je déjeune et je part rapidement sous un plafond nuageux très bas pour affronter, ce que je pense être une des seules véritable monté de ma traversée (et quelle montée 300 m de D+ …) Malheureusement ces 300 m on suffit à me mettre dans le brouillard du coup la vue est complètement bouchée même sur la piste je ne vois pas à plus de 50 m. Du coup j’en profite pour avancer aidé par le vent qui depuis le début continue à souffler dans mon dos. Le brouillard ne freine pas les 4*4 qui continuent de me dépasser ou de me croiser beaucoup trop vite. Au bout d’une heure j’aperçois émergeant du brouillard un tandem lourdement chargé. Petite présentation en anglais pour se rendre compte que nous sommes tous les trois (enfin les quatre car une petite fille de 11 mois les accompagnes dans la remorque!!!) On discute un peu et j’apprends qu’ils sont sur l’île depuis 1,5 mois tout simplement parce que son métier s’est d’écrire des aventures… ! La petite fille commence à se réveiller il est temps pour eux de repartir et de réactiver la berceuse sur roue. Au moment de partir je leur demande si ils ont un site sur lequel je pourrais lire leur aventure. La réponse ne se fait pas attendre : « - il suffit de taper « Planète D » sur Google… » « - c’est bizarre c’est le titre d’un livre que j’ai lu il y a quelques mois sur un couple partis pendant 2,5 ans faire le tout du monde en tandem » « - Oui c’est nous !! » « - ………. !!!!!!!!! » Du coup on reprend pendant quelques minutes notre discussion mais la petite Lirio sonne à nouveau le départ. Je suis tout excité par cette rencontre car la probabilité les rencontrer une fois dans ma vie est minime et qui plus es au milieu de nul part dans un brouillard à coupé au couteau. Je repart galvanisé par cette rencontré en me demandant ce que la piste va bien pouvoir m’apportée après tout ça. Dans l’immédiat la piste m’apporte surtout un rapide repas sous la pluie et le vent agrémenter d’une petite sieste à l’abris d’un talus. (Et dire que certain s’ennuie à l’ombre d’un cocotier…) Par endroit le brouillard se dissipe un peu pour laisser apparaître quelques centaines de mètres de paysage rapidement engloutis par une nouvelle nappe. La pluie reprend de plus belle, je recommence mon manège, veste de pluie, pantalon de pluie, chaussette gore tex et gants en gore tex …. Dans 2 km je croise un premier camping et je commence à me demander si malgré l’heure (14h) je ne ferais pas mieux de m’arrêter. Le prochain camping est a + de 45 km, la piste commence sérieusement à se dégrader et le brouillard ne semble pas vouloir céder. Je décide de m’arrêter et par la même occasion de laisser un peu ma fierté de côté… Je monte ma tente sous la pluie et après une bonne douche chaude je retrouve le réconfort de mon duvet. Je partage mon après midi entre sieste et lecture. En fin de journée je fais la connaissance de Ramone, un suisse-italien, qui est venu installé sa tente à côté de la mienne. On passe la soirée à discuter à l’abris dans la Guest Hous. On rencontre un groupe d’Allemand et un groupe de Français qui font un circuit à cheval dans le centre du pays et bonne nouvelle ils nous apprennent que 10km au Sud le temps était plutôt dégagé et que c’est seulement en arrivant ici que le brouillard à gâché un peu la fête. Ramone est en Islande depuis 10 jours et comme moi il voyage seul et à vélo. Dans un premier temps on a pensé partir ensemble le lendemain mais finalement on décide d’un commun accord de se retrouver aux différentes étapes afin que chacun puisse garder son autonomie. Il est 22h le jour est toujours là, mais épuisé je quitte la tranquillité de la salle commune pour ma tente et mon sac de couchage.
Jour 5 : Mercredi 04 août 2010
Au réveil je suis un peu dépité, le temps est toujours couvert et froid. Je déjeune rapidement et je pars au moment où Ramone émerge de sa tente . On convient de se retrouver à Hveravellir qui est notre prochaine étape. A peine j’amorce la descente que le ciel se dégage pour laisser apparaître au loin les montagnes et glaciers dans une palette de couleur extraordinaire. Le mariage du blanc et du bleu de la glace avec le noir profond de la lave donne à l’horizon un aspect irréel. D’habitude les cartes postales ont tendances à embellir quelques peu certains paysage mais ici aucun artifice n’est nécessaire pour mettre en beauté ces vastes étendues désertiques. Je roule toute la matinée sous un beau soleil qui me fait totalement oublié les 2 précédentes journées. J’arrive vers 13h à Hveravellir et je tombe tout de suite sous le charme des lieux. Alors que ça ne devais être qu une étape de midi je décide de dormir là se soir et de prendre l’après midi pour visiter les sites alentour. Je mange rapidement et je débute par une petite visite du site principal qui recèle de sources d'eau chaude, de fumeroles et autres bains d’eau bouillante tout ça dans une atmosphère soufré quelques peu dérangeant à la longue. Un peu plus tard je repère sur ma carte un hypothétique point de vue sur le glacier Langjökull situé à environ 15 km par la piste ???? Ni une ni deux j’enfourche mon vélo et me voilà parti en direction du glacier. Je redécouvre le bonheur de rouler sans la remorque et je sent rapidement que physiquement les deux premières journées ont vraiment été bénéfique. J’arrive sous une averse mais la vue est à coupé le souffle ! Je reste un bon moment à contempler le paysage. Mais la pluie et le vent abrègent le spectacle, je repars avant de trop me refroidir. Comme par hasard arrivée en bas de la côte le soleil reviens... Pourtant on m’avait prévenu « Si le temps vous déplaît, attendez juste une minute ».
Je repère un sentier balisé qui va à Hveravellir, histoire de ne pas reprendre la même piste je décide de prendre ce chemin que je parcours à pied car la lave et les rochers m’empêchent de rouler et je ne veux pas risquer de casser quelque chose sur le vélo. En arrivant au camping je tombe sur Ramone qui boit un chocolat chaud !!! On se raconte un peu notre journée et bien que la journée soit assez avancée Ramone décide quand même de se rendre à Kerlingarfjoll ! Pour ma part je profite tranquillement de la soirée pour faire sécher tout mon équipement et faire quelques photos du coucher de soleil. Je me couche frigorifier mais heureux de cette superbe journée.
Jour 6 : Jeudi 05 Août 2010
Ce matin les nuages sont revenus, j’espérait que le beau temps de la veille continu mais c’est un plafond nuageux assez haut qui m’accueille pour le petit déjeuné. Je repars sans regret d Hveravellir qui a su m’apporter une journée exceptionnelle. Au bout d’une heure je commence à apercevoir le glacier Hofsjökull. Pendant plusieurs kilomètres j’ai la chance d’avoir pour moi tout seul, en point de mire, les langues du glaciers éclairées ça et là par des rayons de soleil. Je suis tellement absorbée par cette vision qu’à ce moment je ne pense à rien d’autre et que j’en oublie même la tôle ondulée de la piste qui secoue mon vélo et ma remorque dans tous les sens.
Je m’arrête à l’intersection d’une piste sans nom qui rejoint la base du glacier. Un 4*4 fais les 100 « roues » devant un important guet . Je m’installe confortablement sur mon vélo pour le spectacle. Ne trouvant pas de solution immédiate le conducteur descend, met ses cuissardes et décide de sonder le fond de la rivière à pied. Au moment où il arrive sur la rive opposée, après avoir franchi la partie la plus dangereuse de la rivière, il s’étale de tout son long dans l’eau. Je ne peux m’empêcher de sourire. Cette chute met fin à son projet de traversée du guet. Il rejoins son 4*4, se sèche et repart vaincu « Veni, Vidi, (pas) Vici ». Depuis quelques temps j’aperçois de gros nuages plus au sud, progressivement je me retrouve encerclé par les averses et finalement le cercle se referme. La pluie ne me quittera plus pendant les quatre prochaines heures. Je rejoins Kerlingarfjoll sous une pluie battante. Le site est magnifique mais le temps qui ne s’améliore pas m’empêche de jouir pleinement du spectacle. C’est donc trempé jusqu’aux os que j’arrive au refuge de Kerlingarfjoll. Une fois n’est pas coutume je tombe à nouveau sur Ramone entrain de lire ! Je commence à me dire que l’on a pas finis de se retrouver… J’ai à peine le temps de monter ma tente et de manger que je repars avec Ramone marcher en direction des HotSpot que l’on nous garantie comme étant de « vrai » Hot Spot à 40°C. Je suis vraiment satisfait, car malgré les efforts des précédentes journées je suis en pleine forme et j’arrive à récupérer quasi-instantanément. La randonnée se déroule toujours sous une pluie battante mais la beauté des paysages relèguent la pluie au second plan. Nous arrivons sur le site après 1h30 de marche. Les couleurs sont vraiment irréelles, le jaune du soufre, l’ocre et le rouge de la terre mélangé au blanc et aux bleu des glaciers sont tout simplement magnifiques. Nul par ailleur je n’ai pu voir une diversité de couleur réunie sur un seul site, c’est tout simplement époustouflant. Une fois arrivé je prends conscience que je suis parti beaucoup trop sereins !!! En effet sous mon pantalon de pluie et ma veste en Gore Tex je n’ai rien d’autre qu’un T shirt et 1 caleçon !!! Tant que l’on montais la chaleur était entretenu par l’effort de la marche mais une fois que le rythme a baissé le froid à commencé à sérieusement se faire sentir, mettant fin à mes envies de baignade dans les HotSpot. Rentrée dans une eau à 40°C ne pose aucun soucis mais sortir sous une pluie battante et remettre des habits détrempés était de trop pour moi. Du coup j’accélère volontairement la visite du site et on repart en courant par la piste. Malheureusement Ramone à une jambe douloureuse, séquelle d’une fracture vieille de 2 ans. On doit donc stopper notre course au bout de 2 km. Mais au moins j’aurais pu me réchauffer. Finalement on termine par une marche soutenus avec un vent de face avec encore et toujours de la pluie ! Arrivé au camping je n’arrive même plus à bouger les bras tellement j’ai eu froid !!! Mais une douche chaude et un Pannini frites, dans la salle commune du refuge, me font rapidement oublier les quelques petits désagréments de cette journée.
Jour 7 : Vendredi 06 août 2010
Ce matin je décide de prendre mon temps, Ramone lui veut partir le plus rapidement possible pour rejoindre Geyser qui se trouve à plus de 100 km… Je commence par déjeuner mes 4 chocos habituels devant ma tente puis je remet le couvert avec Ramone au refuge. En effet il est possible de prendre le petit déjeuner pour 1300 Kr. Malgré ses bonnes résolutions Ramone n’est toujours pas près quand je quitte Kerlingarfjoll sous les nuages. La descente est plutôt « animée » en effet l’état de la piste ne me permet pas de maîtriser parfaitement ma monture qui finis une ou deux fois en hors piste. Dans un premier temps j’avais décidé, compte tenu de la grosse journée de la veille, de faire une petite étape pour récupérer un peu. Suite aux conseils du premier couple que j’ai rencontré j’entreprends de dormir près du lac Hvítárvatn face aux deux magnifiques langues glacières. Après avoir rejoins l’intersection entre la F35 et la piste de Kerlingarfjoll , la pluie reprend du service et s’associe à un vent de face ce qui transforme la piste en un parcours de connaisseurs… Après quelques rencontres j’ai confirmation que le site où j’entreprend de passer la nuit est magnifique cela me redonne un peu le moral que le climat commence à faire flancher. J’apprends également qu il faut traverser un guet pour accéder aux rives du lac. Bizarrement cet obstacle me motive, en effet je n’ai encore pas eu l’occasion d’essayer mes sandales ! J’arrive devant le guet, je « chausse » mon équipement aquatique et c’est parti, hormis le fait que cela me rafraîchisse les idées ça passe sans problème jusqu au moment où je me rends compte que la remorque et les sacoches sont à moitié dans l’eau… ! Je n’ai plus qu’à croiser les doigts en espérant que l’on ne m’ai pas menti sur la parfaite étanchéité de celle-ci.
Je rechausse mes baskets et direction le lac. Le site est vraiment magnifique, au premier plan le « camping » et à ma droite un petit refuge sans prétention mais qui s’accorde parfaitement avec la sobriété du site. Au second plan face au lac apparaît à travers les nuages une montagne ??? entourée de deux langues glacières. J’entame mes sandwichs et un couple de français arrive en 4*4. On discute un peu de nos voyages respectifs et ils repartent plein Nord. Peut être que je les recroiserais en France, seulement 6 km séparent nos deux domiciles… Malgré la beauté du site je n’ai pas vraiment le moral, la pluie et le vent sont toujours là et je commence sérieusement à me demander si je ne devrais pas poursuivre ma route. Après ¼ d’h ma décision est prise se soir je dors à Geyser malgré la distance qu’il me reste encore à parcourir cette décision me galvanise et je reprends la piste le sourire aux lèvres. Cette après midi me fera connaître les pires conditions de mon séjour mais je n’en ressort pas affecté outre mesure. J’immortalise la fin de la fin de la piste F35 en photographiant mes pieds à cheval entre la route et la piste. Je m’arrête à Gulfoss par principe mais mon état de fatigue et le temps m’empêchent d’apprécier réellement la grandeur du site. Il est passé 19h quand j’arrive à Geyser épuisé. Une petite surprise m’attends, les douches du camping sont dans la piscine à proximité du magasin de souvenir, je me retrouve donc dans une baignoire de 20 m par 10 m dans une eau à 38° !!!! Je m’y prélasse plus d’une heure, les muscles se détendent et mon esprit refait le parcours de la journée. La fatigue commence sérieusement à se faire sentir, je sort et je réintègre mes habits mouillés direction ma maison de toile. Un croque monsieur au magasin de souvenir et un repas lyophilisé à l’abris de ma tente seront les deux seules activités de ma soirée. Je m’endors toujours accompagnée par la pluie.
Jour 8 : samedi 07 août 2010
9h30 le réveil est difficile, il a plu toute la nuit et j’ai le moral à zéro. Je remets mes habits encore bien humide de la veille et je déjeune à l’abris des sanitaires. Je ne suis pas pressé de repartir j’en profite donc pour aller visiter le site de Geysir que je n’ais pas eu le courage de parcourir la veille. Il y a déjà énormément de monde sur le site, il faut dire que c’est un des sites du « Triangle d’Or » qui avec Gulfoss et Pingvellir font partis des visites incontournables d’Islande. Le Geyser est impressionnant mais les fumeroles et marmites bouillonnantes alentour font vraiment pâles figures comparés à celles que j’ai pu observer à Hveravellir. Je décide de prendre un peu de hauteur en « escaladant » la colline derrière Geyser. Vers 11h30 miracle !!!! Le vent permet au soleil de se frayer un passage à travers les nuages. Je redescends rapidement au camping pour mettre toute mes affaires à sécher. Je profite de la chaleur émise par les quelques rayons de soleil qui ont été autorisé à traverser le plafond nuageux. Cela fait 3 jours que je n’ai pas vu le soleil et cette éclaircie a le mérite de me remonter le moral. Peux de temps après avoir finis mes sandwichs, mes voisins de camping m’invite chez eux pour manger !!! Par principe j’ai décidé de ne pas refuser une invitation et après ma semaine passée sur le vélo, un deuxième repas ne peux pas me faire de mal. Je suis donc accueilli sous la tonnelle de la caravane par 1 thé chaud et 2 croques monsieur spécialement préparé pour moi !!!! Notre anglais approximatif à tous les trois nous permet de discuter succinctement de nos vacances respectives. J’apprends qu ils sont à la retraite et que chaque année avec leurs petits enfants ils font le tour de l’Islande de camping en camping. La pluie qui redémarre sonne la fin de notre discussion, je rassemble rapidement tous mon équipement, le range à l’abris dans mes sacoches et j’enfourche mon fidèle destrier direction Laugarvatn à contre « couvent »... Le regain de moral apporté par la soleil s’est rapidement estompé et la morosité reprend le dessus. Plutôt que de ne pas avancer j’ai décider pour les deux jours à venir de faire des petites étapes. Laugarvatn aujourd’hui et Pingvellir demain.
Je monte ma tente au camping et je décide d’aller marché un peu sur un petit sentier de randonnée juste à flan de montagne. Je n���arrive pas à apprécier le paysage. Je m’assois sur un banc et je médite pendant une bonne heure avant de rejoindre la station essence pour me réchauffer et me faire berner par un « appétissant » morceau de gâteau qui au goût se révèle être infâme… Mes poils se dressent quand j’aperçois un couple entrain de manger une glace. Comment est ce possible de manger une glace par un temps pareil ?! Mais je relativise rapidement car entre la voiture chauffé et la station essence il y a tout au plus quelques dizaines de mètres qui ne suffisent pas à transformer la glace en chocolat chaud. La soirée est sans intérêt, bien que réchauffer par une bonne douche soufrée je suis contraint de manger mon repas lyophilisé à l’abris de l’abside de ma tente. Vingt minutes après je suis couché…Une journée à oublier.
Jour 9 : Dimanche 08 août 2010
J’ouvre un œil et bizarrement la lumière dans la tente est beaucoup plus intense que d’habitude. J’ouvre progressivement la fermeture éclaire, malgré tout je reste méfiant, je commence à connaître le temps Islandais… Mais là je dois me rendre à l’évidence le temps et magnifique et comble de tout c’est un ciel sans nuages qui m’accueil. Je saute hors de ma tente et m’installe sur ma table en bois personnelle (eh oui c’est le grand luxe aujourd’hui !!!) Je sors mon pot de « Nutella » acheté la veille, en une seconde le couvercle et sur le dos, la seconde suivante mon couteau l’attaque de front. Heureusement que le soleil est là, parce la pâte à tartiner doit sûrement être excellente pour les joins de salle de bain mais pour le petit déjeuner elle repassera… Juste derrière le camping la montagne me fait de l’œil, celle ci ne « semble » pas bien haute et vu que je ne suis toujours pas bien remis de mon étape de l’avant veille je décide d’aller marcher. Il n’y a pas de chemin j’entreprend donc une ascension frontale. Rapidement je me retrouve dans un passage très escarpé, cela commence plus à s’approcher de l’escalade que de la marche. Mais après 15 bonnes minutes je sors de ce passage délicat et je poursuit mon ascension. Souvent en montagne, il est difficile d’évalué le sommet réel puisque régulièrement un nouveau sommet apparaît et encore un autre…Finalement ma « petite » montagne à quand même nécessité 2h de marche avant de laisser apparaître un magnifique cairn au sommet. Depuis le somment j’ai une magnifique vue à 360°. C’est seulement la deuxième fois depuis mon premier coup de pédale de lundi dernier que je peux observer les rayons du soleil sublimer les paysages. Je passe plus d’une heure avec pour seul compagnie « mon » cairn à observer les montagnes et le lac de Laugarvatn. J’improvise une descente, par un chemin encore plus escarpé qu’à l’allée, qui me mène à une minuscule forêt de buisson dont je met plus de vingt minutes à sortir tellement la végétation est dense. Quelques égratignures plus tard je renoues avec mes sandwichs pain, charcuterie, pain et je prends la direction de Pingvellir. Fondé des 930, Pingvellir est considéré comme un des plus vieux parlements du monde. Le site est située à la divergence des plaques tectoniques américaines et européennes.
La circulation est dense sur la piste 365. En effet celle ci est accessible aux véhicules de tourismes et fait parti du circuit du Triangle d’Or. Le soleil a séché la piste et je goutte au joie de la poussière à chaque fois que je croise une voiture. J’arrive à l’office de tourisme de Thingvellir où je manque de vaciller tant la foule est importante et soudaine. Il me faut quelques minutes pour me réhabituer après cette semaine de quasi solitude. J’installe ma tente un peu à l’écart et je médite une bonne partie de l’après midi sur comment terminer mon voyage. En effet il me reste 3 jours avant de retourner à Reykjavik, deux solutions s’offrent à moi : - Je prend le chemin le plus direct soit une cinquantaine de km et lundi soir je suis à Reykjavik - Je fait un détour par Hveragerdisbaer ce qui repousse mon arrivée au Mardi mais qui me permet de poursuivre quelques peu mon périple. Aussi bizarre que cela puisse paraître cette question me travaille une bonne partie de l’après midi. D’un côté je me dis que ça serait dommage de ne pas profiter des jours qu il me reste pour approfondir ma découverte de l’Islande, et d’un autre côté je ne veux pas rallonger mon voyage uniquement pour «amortir » le voyage. Chaque chose a une fin et je doit apprendre à passer à autre chose sans vouloir indéfiniment retarder l’échéance. Je laisse cette question en suspend et je pars à pied pour le site même de Thingvellir situé à quelques kilomètres. En passant par l’office du tourisme je reconnais la vélo de Ramone ! Moi qui pensais ne plus le revoir après que l’avoir quitté à Kerlingarfjoll. Il est entrain de manger un sandwich quand je le salut d’une grande tape dans le dos. On passe une bonne demi heure à relater nos deux derniers jours. Il est 17h 30 et encore une fois Ramone décide de couvrir les 50 derniers kilomètres qui nous sépare de Reykjavik dans la soirée. C’est sa dernière nuit en Islande et il a réservé une chambre dans un hôtel 3 étoiles de la capitale. Après deux nuits dans des cabanes/refuges au milieu de nul part je comprend que la perspective d’un bon lit lui donne des jambes.
Avant de partir il tient absolument à m’offrir quelque chose en échange des pastilles Micropure que je lui avais donné à Hveravellir et qui paraît lui ont « sauvées la vie »… Mon cadeau sera suisse : du Toblerone qui passera de vie à trépas en moins d’une heure… On échange nos adresses mails et je pars à pied visiter l’hémicycle et lui à vélo rejoindre le Blue Lagoon et son lit 3 étoiles.
Au retour de Thingvellir je renoues avec les bienfaits de la marche, découverts 2 ans plutôt lors de ma traversée de la France par le GR5. En effet on prend vraiment le temps de découvrir et d’apprécier le paysage, tout est plus lent, à chaque pas la pensée se met en mouvement. A ce moment se sont les pâtes du dîner qui occupent ma pensée, elles commence à se dessiner dans mon esprit et me font de plus en plus saliver au fur et à mesure que je m’approche de la tente.
C’est repus que je me couche après cette belle journée sous le signe du soleil !!!
Lundi 09 août 2010
Une fois n’est pas coutume c’est la chaleur qui m’oblige à sortir de ma tente !!! Le soleil et le ciel bleu se sont à nouveau associés. La journée s’annonce magnifique. Le temps de ce Lundi m’invite à prolonger mon voyage en direction de Hveragerdisbaer. Je démarre tranquillement avec un léger vent de face mais pas de quoi entraver mon moral. Au bout de quelques kilomètres je m’arrête en bord de route pour admirer le bleu du lac de Thingvallavatn sublimer par les rayons du soleil. Je suis interpellé par la sensation qui me traverse à ce moment. En effet tout est grand, beau, magnifique mais je ne ressens rien de particulier. Est ce l’accumulation des visions toute plus belle les unes que les autres de cette dernière semaine qui banalise ce que je suis entrain d’observer ? Je décide de prendre une photo témoin, pour pouvoir à tête reposée, me repasser l’image et juger de la réelle beauté du site. La route 360 que j’emprunte est beaucoup moins monotone que les paysages désertiques de la F35. En effet chaque virage est sujet à découverte. J’apprécie vraiment cette route qui contraste avec la monotonie de la piste. Après quelques kilomètres je m’arrête méditer une petite dizaine de minute dans une splendide baie sur une plage de sable noir. J’en profite au passage pour manger un Lion qui dans ces moments mériterait sans contestation toutes les étoiles Michelin !!! A midi je découvre un nouveau cadre idyllique. C’est une petite chapelle surplombant le lac qui fera office de point de vue pour mon repas. Hormis ce « putain » de dérailleur qui commence sérieusement à déconner tout se passe pour le mieux. Le soleil brille, les oiseaux chantent !!!!
Pour rejoindre Hveragerdisbaer je suis obligé de reprendre les axes principaux, les paysages deviennent beaucoup moins marqués et c’est le grand retour du vent (de face tant qu’à faire !!!). Les routes que j’empruntent sont sans grand intérêt d’autant que je dois me contenter de 1 m, quand ça n’est pas 50 cm, de bas côté de la route n°1. Finalement je me concentre sur mon objectif qui est d’atteindre le camping.
Le camping est petit mais bien sympa, il est tenu par un gros type chauve, fan de Harley Davidson, dont le bureau fait office de supérette four tout. J’évite de trop regarder sa marchandise de peur qu il essaye de me refourguer sa camelotte. Je monte ma tente et après une petite sieste, direction le magasin Bonus pour faire deux trois courses. Comme à chaque fois après quelques jours de rationnement, en entrant dans le magasin je veux tout acheter, tout manger, mais je ne sais pas quoi choisir, alors je prends, je repose, je repars dans un autre rayon, je n’arrive même plus à savoir ce dont j’ai besoin !!! Je finis par acheter les mêmes saucisses que celles que j’avais détestées à Reykjavik !!! En attendant le repas je parcours un peu la ville que l’on qualifierait en France de village étant donné la faible superficie. La « ville » est vide et pas vraiment structurée. Ici il y a de la place alors on s’étale. Il est difficile de discerné un véritable centre, je suppose que la présence des quelques commerces est le signe que je suis au cœur de la ville. Dans l’ensemble je ne m’y sent pas vraiment à l’aise ce qui me fait envier nos pittoresques villages français.
De retour au camping j’attaque la cuisson des fameuses saucisses qui s’avèrent à nouveau être infâme (en même temps c’est pas comme si je ne le savais pas…) à celles ci j’ajoute quelques pâtes assaisonnées de trois grains de sel sauvés du fond de mon sac. Ce somptueux dîner me laisse un goût de bourrage d’estomac que je complète par un magnifique Kit Kat fondu pour équilibré le tout…
Après ce repas riche en émotion, j’hésite à me coucher tout de suite ou à poursuivre mon exploration de la ville. J’opte pour la deuxième solution et me dirige vers une rivière à la périphérie. Je longe quelques instants la rive et je m’assoie devant une chute d’environ 3 m de haut. Je m’apprête à repartir quand tout à coup je vois un saumon qui tente de remonter la chute !!! Ebahit je reste sur place et le ballet recommence !! Finalement je passe plus d’une heure en compagnie d’un couple d’Allemand à les observer tenter de rejoindre leurs frayères en amont. C’est la première fois que j’ai l’occasion d’observer se phénomène de mes propres yeux et c’est tout simplement époustouflant. Je réintègre ma tente à la nuit tombée ravi de cette petite séance sur la vie des salmonidés.
Mardi 10 août 2010
Je me réveille un peu vaseux, avec des mots de têtes. Je fais rapidement le rapprochement avec ma bonne idée de la veille, de me coucher avec les pieds mouillés suite à ma soirée Saumon !!! J’avale rapidement mon petit déjeuné et après avoir rangé mon campement je décolle pour ma dernière étape. Je sent tout de suite que les derniers 45 km vont être très dure. Le vent a changé de sens pour qu on puisse à nouveau converser en tête à tête !!! Mes jambes me font mal et j’ai l’impression d’être scotché à la route. Pour couronner le tout je commence par une montée de quelques kilomètres qui me permet d’accéder au magnifique « Plateau de la Misère » que je surnomme ainsi en hommage à la grosse heure que je passe à essayer d’avancer tant bien que mal face à un vent d’enfer. Afin que mon bonheur soit entier mon « putain » de dérailleur se met à sauter sans arrêt. Ce qui lui a permis au passage de faire le plein d’insulte pour au moins 1 an… Je découvre les joies du pédalage en descente et les joies de l’observation micrométrique de la route grâce à une vitesse proche de la marche arrière… Passé le « Plateau de la Misère » le vent faibli un peu et les seuls réels désagréments sont l’alternance des largeurs de bas côtés qui varient de 1 m à 30 cm. Une petite photo devant le panneau d’entrée de Reykjavik, un petit détour par l’enseigne au Cochon Rose (Bonus) et à 14h ma boucle est bouclée. Me voici de retour au camping de Reykjavik. Je fête ça avec quelques sandwichs et une bonne sieste. Je consacre le reste de l’après midi à faire un peu de lessive, quelques courses et à nettoyer ma fidèle monture qui a souffert de la poussière de la piste.
Voici en "quelques" lignes le résumé de ma traversée de l'Islande par la F35, le style est loin d'être conventionnel et le texte largement perfectible mais ça permet de donner un bon aperçu de ces 10 jours. Pour toute les fautes d'orthographes (oui il y a bien un S à fautes et un à orthographes...) disons que c'est une sorte de jeu pour pimenter la lecture...

Le lien Facebook http://www.facebook.com/album.php?aid=7 … d9c8ee3ae3 permet de voir quelques une des photos et voici un petit film que j'ai fais lors de la traversée: http://www.youtube.com/watch?v=AvmC5HsBgLU
Si vous avez des questions n'hésitez pas je me ferais plaisir d'y répondre !!!
nicolas point hebinger at gmail point com
Jour 1
Je me réveil fatigué, Une fois n’est pas coutume j’arrive tout juste à la gare pour embarquer tout mon chargement, 25 kg de remorque et de vélo et de l’autre côté 15 kg de sacoches et d’équipement je ne me suis jamais autant senti mule !!!! Il fait beau, le soleil éclaire les combes Bourguignonne qui semblent me dire « mais que vas tu faire la haut ! Il pleut, il fait froid ! Pourquoi ne reste tu pas au chaud ici ? » A ce moment je prends réellement conscience que je me dirige droit vers quelque chose qui va inévitablement me transformer. En effet c’est ma première aventure en solitaire. Cela va à l’encontre de ma la vie de tous les jours où le chemin pour aller travailler est toujours le même le bureau toujours à sa place et le papier peint de ce même bureau toujours aussi pourri. Arriver à Roissy Charles de Gaulle, je m’offre gratuitement une petite séance de musculation pour rejoindre le terminal 1. Et oui, je ne sais pas pourquoi je n’ai pas eu la présence d’ésprit de prendre un chariot… C’est un peu la course pour l’enregistrement, après une bonne heure d’attente il faut déposer le vélo à un deuxième comptoir et payer le supplément de 28 € à un troisième.. Mais bon je monte dans l’avion avec comme prochain plancher des vaches, le plancher des moutons !!!!
Arrivée en Islande, bizarrement il fait beau (…), ma première vision de l’Islande est une splendide vue aérienne et comme on dit toujours que c’est la première impression qui compte l’aventure démarre plutôt bien. Première étape, arriver au camping le plus rapidement possible, en effet à ce moment j’espère toujours démarrer dès le lendemain matin. Malgré quelques déboires de trajet, dont une navette qui devait allée au camping et qui me laisse en plan à 10 km à pied du camping. Mais heureusement un « gentil » chauffeur islandais me remet sur les rails et j’arrive à 18h au camping de Reykjavik. Je m’installe tranquillement, remonte mon vélo et je prends la décision de remettre mon départ à Lundi car je n’ai pas eu le temps de me ravitailler. De plus c’est le « week-end des commerçants » où ceux ci descendent le rideau pour 2 jours… Heureusement je découvre le 10-11 qui est une chaîne de commerce ouverte 24h/24h et 7/7 jours. Je suis impressionné par le type de tente qui habille le camping. En effet je ne voie que de la petite tente de randonnée, rien à voir avec les caravanes et les mobile home que l’on croise régulièrement dans les Alpes. Ici la plupart des campeurs font de l’itinérant (trek, vélo, auto-stop), j’ai enfin l’impression d’être un peu chez moi au milieu de toute ces nationalités à la recherche terrain de jeu vierge et de grands espaces. Ma première impression concerne le camping qui contrairement aux campings que j’ai pu côtoyer. En France le confort des équipements de campings (caravane, mobilhome) n’a rien à envier à nos habitats classiques, ici il n’y a que de la petite tente, Au passage c’est vrai que la caravane dans l’avion pour 28€ ils ne doivent pas accepter…. Je fais la connaissance de 3 hollandais qui viennent d’achever un trek de 12 jours dans les Fjords de l’Ouest durant lequel ils n’ont eu à essuyer qu’un seul jour de pluie ! On discute un peu de mon parcours et ils me donnent quelques conseils bien utile. Ma 2eme rencontre c’est un anglais d’une vingtaine d’année qui viens de réaliser exactement le même périple que celui que je vais entreprendre. J’écoute attentivement ces remarques et ces conseils (du moins ce que mon anglais me permet de comprendre) peut être un peu trop car je prend un peu peur quand il me parle du vent au centre du pays.
Jour 2 Dimanche 01 Août 2010-08-25
Je me réveil après une excellente nuit, je pense que la journée de transport de la veille et des 2h de décalage avec la France y sont pour quelques choses . Premier objectif de la journée trouvée un magasin pour faire quelques courses. Optimiste je tente un dimanche matin en plein « week-end des commerçants » de mettre la main sur un des fameux magasin Bonus (dont l’enseigne est une tirelire cochon toute rose !!!). Bien évidemment rien n’est ouvert et je dois me rabattre sur une station service dans laquelle je trouverais un peu de pain de mie et de la charcuterie. Un petit détour par le centre ville complètement vide renforce un peu plus mon sentiment de solitude, je décide donc de rentrer au camping, là-bas au moins je me sent moins seul… En passant devant la réception je découvre qu’un magasin ouvert 24h/24h se trouve à moins de 5 min à pied du camping… Cela suffit à me remonter le moral et ni une ni deux je me rends au magasin où forcement j’achète plus que nécessaire ce qui me vaudra un repas du midi beaucoup trop lourd. Mais compte tenu des dix jours de vélos qui m’attendent ce surplus de nourriture est loin d’être perdu.
L’après midi est consacré à l’achat du billet de bus pour BLONDUOS, au tri des affaires que je vais laisser à la consigne du camping de Reykjavik et surtout à une bonne sieste de 2h ! Je décide également de lister précisément toute la nourriture dont je vais avoir besoin (et oui mieux vaut tard que jamais…) Par jour je prévois : 4 chocos pour le petit déjeuner, 4 tranches de pain de mie et 4 tranches de charcuterie pour le midi, et un repas lyophilisés pour le soir. Quelques abricots secs ainsi que 4 barres de céréales pour la journée. Au final j’ai pu acheté qu’une dizaine de barre de céréales ce qui s’avérera beaucoup trop juste mais que je parviendrais à compenser par quelques achats dans les campings. Je décide également de trier mes affaires pour que l’une de mes sacoches ne soit ouverte qu’une fois le matin et qu une fois le soir. J’y entasse toutes mes affaires propres, mon sac de couchage et mon matelas. Cette solution sera la bonne, car malgré le temps rien ne fut mouillé . En fin de journée je retourne me promener le long du port où l’activité à bien augmenté depuis ce matin. Je me surprend à n’avoir envie de rien. Ni d’être ailleurs ni de faire autre chose. J’arrive peut être pendant un court instant à vivre le moment présent si difficile à saisir dans la vie de tous les jours. J’ai toujours un peu d’appréhension quand au départ du lendemain mais mes jambes commencent à fourmillées, elles veulent pédalées. Bizarrement les soirs sont toujours des moments privilégiés où l’appréhension disparaît et où il ne reste plus que l’envie de partir !
Jour 3 Lundi 02 Août 2010-08-27
7h je me réveil sous la pluie. Malgré tout je suis hyper motivé. Je déjeune rapidement et à 7h45 j’enfourche mon vélo direction le terminal de bus BSI pour un départ prévu à 8h30. L’arrivée à BLONDUOS est prévue 13 h, j’ai donc tout le temps de contemplé les paysages Islandais encore et toujours torturés par les éléments ! Quelques touristes asiatiques égaillent également un peu mon trajet avec leur course de part et d’autre du bus pour photographier les chevaux, les montagnes, un arbres, un pylône… J’arrive à BLONDUOS sous le soleil ! J’ai repéré depuis le bus une table de pique-nique sur laquelle je m’empresse de manger mes sandwichs avant le départ. 14h00 je me lance enfin dans ma traversée de l’Islande. Afin d’éviter un peu la circulation j’opte pour la piste 724 au lieu de la route n°1 qui comme j’ai pu le constater tout au long du trajet est quand même « assez » fréquentée. Mon démarrage se fait en 2 temps, car au bout de 500m je suis obligé de réajuster mes sacoches et d’enlever une épaisseur car le cuissard d’hiver et le T-shirt à manche longue son de trop. Les premières impressions sont bonnes la piste est parfaite, le soleil à disparu mais le plafond reste haut et il ne pleut pas .
Je fais ma première « rencontre de la route », c’est un couple de hollandais ayant sensiblement mon âge. Ils se rendent vers les Fjords de l’Ouest après avoir coupé le centre du pays par la piste F35. Nous échangeons pendant 15 min de nos expériences respectives. J’apprends qu ils ont passé plus de 3 mois en Patagonie où ils ont rencontrés la véritable solitude. En effet sur 500 km de leur parcours ils n’ont pas croisé âme qui vive. Je repars admiratif de leur aventure et impatient de faire de nouvelles rencontres. J’arrive à la l’intersection de la piste 724 avec la piste F35. Deux solutions s’offrent à moi soit je tente de rejoindre un camping à 40 km au sud sur la F35 soit je remonte au Nord par la F35 et un bout de la route N°1 pour rejoindre un autre camping à 5 km. J’opte alors pour la deuxième solution. Je pense que si je n’avais pas été seul j’aurais plutôt penché pour la solution la moins raisonnable mais là je décide d’aller au plus court. C’est sous une pluie battante que j’arrive à 18h au camping. Je vais à la rencontre de deux cyclistes qui s’avèrent être un couple de Grenoblois . Dès les premiers phrases je sens qu’ils sont exténués par leur traversée. D’ailleurs ils décident de dormir dans le refuge plutôt que de monter la tente. Il est 20h et je suis déjà couché. J’écrit mes quelques notes de la journée et je m’endors bercé par le bruit de la pluie sur la toile.
Jour 4 : Mardi 03/08/2010
Je me réveil après une nuit moyenne, bien que je me sois couché très tôt la nuit a été assez agitée. Je déjeune et je part rapidement sous un plafond nuageux très bas pour affronter, ce que je pense être une des seules véritable monté de ma traversée (et quelle montée 300 m de D+ …) Malheureusement ces 300 m on suffit à me mettre dans le brouillard du coup la vue est complètement bouchée même sur la piste je ne vois pas à plus de 50 m. Du coup j’en profite pour avancer aidé par le vent qui depuis le début continue à souffler dans mon dos. Le brouillard ne freine pas les 4*4 qui continuent de me dépasser ou de me croiser beaucoup trop vite. Au bout d’une heure j’aperçois émergeant du brouillard un tandem lourdement chargé. Petite présentation en anglais pour se rendre compte que nous sommes tous les trois (enfin les quatre car une petite fille de 11 mois les accompagnes dans la remorque!!!) On discute un peu et j’apprends qu’ils sont sur l’île depuis 1,5 mois tout simplement parce que son métier s’est d’écrire des aventures… ! La petite fille commence à se réveiller il est temps pour eux de repartir et de réactiver la berceuse sur roue. Au moment de partir je leur demande si ils ont un site sur lequel je pourrais lire leur aventure. La réponse ne se fait pas attendre : « - il suffit de taper « Planète D » sur Google… » « - c’est bizarre c’est le titre d’un livre que j’ai lu il y a quelques mois sur un couple partis pendant 2,5 ans faire le tout du monde en tandem » « - Oui c’est nous !! » « - ………. !!!!!!!!! » Du coup on reprend pendant quelques minutes notre discussion mais la petite Lirio sonne à nouveau le départ. Je suis tout excité par cette rencontre car la probabilité les rencontrer une fois dans ma vie est minime et qui plus es au milieu de nul part dans un brouillard à coupé au couteau. Je repart galvanisé par cette rencontré en me demandant ce que la piste va bien pouvoir m’apportée après tout ça. Dans l’immédiat la piste m’apporte surtout un rapide repas sous la pluie et le vent agrémenter d’une petite sieste à l’abris d’un talus. (Et dire que certain s’ennuie à l’ombre d’un cocotier…) Par endroit le brouillard se dissipe un peu pour laisser apparaître quelques centaines de mètres de paysage rapidement engloutis par une nouvelle nappe. La pluie reprend de plus belle, je recommence mon manège, veste de pluie, pantalon de pluie, chaussette gore tex et gants en gore tex …. Dans 2 km je croise un premier camping et je commence à me demander si malgré l’heure (14h) je ne ferais pas mieux de m’arrêter. Le prochain camping est a + de 45 km, la piste commence sérieusement à se dégrader et le brouillard ne semble pas vouloir céder. Je décide de m’arrêter et par la même occasion de laisser un peu ma fierté de côté… Je monte ma tente sous la pluie et après une bonne douche chaude je retrouve le réconfort de mon duvet. Je partage mon après midi entre sieste et lecture. En fin de journée je fais la connaissance de Ramone, un suisse-italien, qui est venu installé sa tente à côté de la mienne. On passe la soirée à discuter à l’abris dans la Guest Hous. On rencontre un groupe d’Allemand et un groupe de Français qui font un circuit à cheval dans le centre du pays et bonne nouvelle ils nous apprennent que 10km au Sud le temps était plutôt dégagé et que c’est seulement en arrivant ici que le brouillard à gâché un peu la fête. Ramone est en Islande depuis 10 jours et comme moi il voyage seul et à vélo. Dans un premier temps on a pensé partir ensemble le lendemain mais finalement on décide d’un commun accord de se retrouver aux différentes étapes afin que chacun puisse garder son autonomie. Il est 22h le jour est toujours là, mais épuisé je quitte la tranquillité de la salle commune pour ma tente et mon sac de couchage.
Jour 5 : Mercredi 04 août 2010
Au réveil je suis un peu dépité, le temps est toujours couvert et froid. Je déjeune rapidement et je pars au moment où Ramone émerge de sa tente . On convient de se retrouver à Hveravellir qui est notre prochaine étape. A peine j’amorce la descente que le ciel se dégage pour laisser apparaître au loin les montagnes et glaciers dans une palette de couleur extraordinaire. Le mariage du blanc et du bleu de la glace avec le noir profond de la lave donne à l’horizon un aspect irréel. D’habitude les cartes postales ont tendances à embellir quelques peu certains paysage mais ici aucun artifice n’est nécessaire pour mettre en beauté ces vastes étendues désertiques. Je roule toute la matinée sous un beau soleil qui me fait totalement oublié les 2 précédentes journées. J’arrive vers 13h à Hveravellir et je tombe tout de suite sous le charme des lieux. Alors que ça ne devais être qu une étape de midi je décide de dormir là se soir et de prendre l’après midi pour visiter les sites alentour. Je mange rapidement et je débute par une petite visite du site principal qui recèle de sources d'eau chaude, de fumeroles et autres bains d’eau bouillante tout ça dans une atmosphère soufré quelques peu dérangeant à la longue. Un peu plus tard je repère sur ma carte un hypothétique point de vue sur le glacier Langjökull situé à environ 15 km par la piste ???? Ni une ni deux j’enfourche mon vélo et me voilà parti en direction du glacier. Je redécouvre le bonheur de rouler sans la remorque et je sent rapidement que physiquement les deux premières journées ont vraiment été bénéfique. J’arrive sous une averse mais la vue est à coupé le souffle ! Je reste un bon moment à contempler le paysage. Mais la pluie et le vent abrègent le spectacle, je repars avant de trop me refroidir. Comme par hasard arrivée en bas de la côte le soleil reviens... Pourtant on m’avait prévenu « Si le temps vous déplaît, attendez juste une minute ».
Je repère un sentier balisé qui va à Hveravellir, histoire de ne pas reprendre la même piste je décide de prendre ce chemin que je parcours à pied car la lave et les rochers m’empêchent de rouler et je ne veux pas risquer de casser quelque chose sur le vélo. En arrivant au camping je tombe sur Ramone qui boit un chocolat chaud !!! On se raconte un peu notre journée et bien que la journée soit assez avancée Ramone décide quand même de se rendre à Kerlingarfjoll ! Pour ma part je profite tranquillement de la soirée pour faire sécher tout mon équipement et faire quelques photos du coucher de soleil. Je me couche frigorifier mais heureux de cette superbe journée.
Jour 6 : Jeudi 05 Août 2010
Ce matin les nuages sont revenus, j’espérait que le beau temps de la veille continu mais c’est un plafond nuageux assez haut qui m’accueille pour le petit déjeuné. Je repars sans regret d Hveravellir qui a su m’apporter une journée exceptionnelle. Au bout d’une heure je commence à apercevoir le glacier Hofsjökull. Pendant plusieurs kilomètres j’ai la chance d’avoir pour moi tout seul, en point de mire, les langues du glaciers éclairées ça et là par des rayons de soleil. Je suis tellement absorbée par cette vision qu’à ce moment je ne pense à rien d’autre et que j’en oublie même la tôle ondulée de la piste qui secoue mon vélo et ma remorque dans tous les sens.
Je m’arrête à l’intersection d’une piste sans nom qui rejoint la base du glacier. Un 4*4 fais les 100 « roues » devant un important guet . Je m’installe confortablement sur mon vélo pour le spectacle. Ne trouvant pas de solution immédiate le conducteur descend, met ses cuissardes et décide de sonder le fond de la rivière à pied. Au moment où il arrive sur la rive opposée, après avoir franchi la partie la plus dangereuse de la rivière, il s’étale de tout son long dans l’eau. Je ne peux m’empêcher de sourire. Cette chute met fin à son projet de traversée du guet. Il rejoins son 4*4, se sèche et repart vaincu « Veni, Vidi, (pas) Vici ». Depuis quelques temps j’aperçois de gros nuages plus au sud, progressivement je me retrouve encerclé par les averses et finalement le cercle se referme. La pluie ne me quittera plus pendant les quatre prochaines heures. Je rejoins Kerlingarfjoll sous une pluie battante. Le site est magnifique mais le temps qui ne s’améliore pas m’empêche de jouir pleinement du spectacle. C’est donc trempé jusqu’aux os que j’arrive au refuge de Kerlingarfjoll. Une fois n’est pas coutume je tombe à nouveau sur Ramone entrain de lire ! Je commence à me dire que l’on a pas finis de se retrouver… J’ai à peine le temps de monter ma tente et de manger que je repars avec Ramone marcher en direction des HotSpot que l’on nous garantie comme étant de « vrai » Hot Spot à 40°C. Je suis vraiment satisfait, car malgré les efforts des précédentes journées je suis en pleine forme et j’arrive à récupérer quasi-instantanément. La randonnée se déroule toujours sous une pluie battante mais la beauté des paysages relèguent la pluie au second plan. Nous arrivons sur le site après 1h30 de marche. Les couleurs sont vraiment irréelles, le jaune du soufre, l’ocre et le rouge de la terre mélangé au blanc et aux bleu des glaciers sont tout simplement magnifiques. Nul par ailleur je n’ai pu voir une diversité de couleur réunie sur un seul site, c’est tout simplement époustouflant. Une fois arrivé je prends conscience que je suis parti beaucoup trop sereins !!! En effet sous mon pantalon de pluie et ma veste en Gore Tex je n’ai rien d’autre qu’un T shirt et 1 caleçon !!! Tant que l’on montais la chaleur était entretenu par l’effort de la marche mais une fois que le rythme a baissé le froid à commencé à sérieusement se faire sentir, mettant fin à mes envies de baignade dans les HotSpot. Rentrée dans une eau à 40°C ne pose aucun soucis mais sortir sous une pluie battante et remettre des habits détrempés était de trop pour moi. Du coup j’accélère volontairement la visite du site et on repart en courant par la piste. Malheureusement Ramone à une jambe douloureuse, séquelle d’une fracture vieille de 2 ans. On doit donc stopper notre course au bout de 2 km. Mais au moins j’aurais pu me réchauffer. Finalement on termine par une marche soutenus avec un vent de face avec encore et toujours de la pluie ! Arrivé au camping je n’arrive même plus à bouger les bras tellement j’ai eu froid !!! Mais une douche chaude et un Pannini frites, dans la salle commune du refuge, me font rapidement oublier les quelques petits désagréments de cette journée.
Jour 7 : Vendredi 06 août 2010
Ce matin je décide de prendre mon temps, Ramone lui veut partir le plus rapidement possible pour rejoindre Geyser qui se trouve à plus de 100 km… Je commence par déjeuner mes 4 chocos habituels devant ma tente puis je remet le couvert avec Ramone au refuge. En effet il est possible de prendre le petit déjeuner pour 1300 Kr. Malgré ses bonnes résolutions Ramone n’est toujours pas près quand je quitte Kerlingarfjoll sous les nuages. La descente est plutôt « animée » en effet l’état de la piste ne me permet pas de maîtriser parfaitement ma monture qui finis une ou deux fois en hors piste. Dans un premier temps j’avais décidé, compte tenu de la grosse journée de la veille, de faire une petite étape pour récupérer un peu. Suite aux conseils du premier couple que j’ai rencontré j’entreprends de dormir près du lac Hvítárvatn face aux deux magnifiques langues glacières. Après avoir rejoins l’intersection entre la F35 et la piste de Kerlingarfjoll , la pluie reprend du service et s’associe à un vent de face ce qui transforme la piste en un parcours de connaisseurs… Après quelques rencontres j’ai confirmation que le site où j’entreprend de passer la nuit est magnifique cela me redonne un peu le moral que le climat commence à faire flancher. J’apprends également qu il faut traverser un guet pour accéder aux rives du lac. Bizarrement cet obstacle me motive, en effet je n’ai encore pas eu l’occasion d’essayer mes sandales ! J’arrive devant le guet, je « chausse » mon équipement aquatique et c’est parti, hormis le fait que cela me rafraîchisse les idées ça passe sans problème jusqu au moment où je me rends compte que la remorque et les sacoches sont à moitié dans l’eau… ! Je n’ai plus qu’à croiser les doigts en espérant que l’on ne m’ai pas menti sur la parfaite étanchéité de celle-ci.
Je rechausse mes baskets et direction le lac. Le site est vraiment magnifique, au premier plan le « camping » et à ma droite un petit refuge sans prétention mais qui s’accorde parfaitement avec la sobriété du site. Au second plan face au lac apparaît à travers les nuages une montagne ??? entourée de deux langues glacières. J’entame mes sandwichs et un couple de français arrive en 4*4. On discute un peu de nos voyages respectifs et ils repartent plein Nord. Peut être que je les recroiserais en France, seulement 6 km séparent nos deux domiciles… Malgré la beauté du site je n’ai pas vraiment le moral, la pluie et le vent sont toujours là et je commence sérieusement à me demander si je ne devrais pas poursuivre ma route. Après ¼ d’h ma décision est prise se soir je dors à Geyser malgré la distance qu’il me reste encore à parcourir cette décision me galvanise et je reprends la piste le sourire aux lèvres. Cette après midi me fera connaître les pires conditions de mon séjour mais je n’en ressort pas affecté outre mesure. J’immortalise la fin de la fin de la piste F35 en photographiant mes pieds à cheval entre la route et la piste. Je m’arrête à Gulfoss par principe mais mon état de fatigue et le temps m’empêchent d’apprécier réellement la grandeur du site. Il est passé 19h quand j’arrive à Geyser épuisé. Une petite surprise m’attends, les douches du camping sont dans la piscine à proximité du magasin de souvenir, je me retrouve donc dans une baignoire de 20 m par 10 m dans une eau à 38° !!!! Je m’y prélasse plus d’une heure, les muscles se détendent et mon esprit refait le parcours de la journée. La fatigue commence sérieusement à se faire sentir, je sort et je réintègre mes habits mouillés direction ma maison de toile. Un croque monsieur au magasin de souvenir et un repas lyophilisé à l’abris de ma tente seront les deux seules activités de ma soirée. Je m’endors toujours accompagnée par la pluie.
Jour 8 : samedi 07 août 2010
9h30 le réveil est difficile, il a plu toute la nuit et j’ai le moral à zéro. Je remets mes habits encore bien humide de la veille et je déjeune à l’abris des sanitaires. Je ne suis pas pressé de repartir j’en profite donc pour aller visiter le site de Geysir que je n’ais pas eu le courage de parcourir la veille. Il y a déjà énormément de monde sur le site, il faut dire que c’est un des sites du « Triangle d’Or » qui avec Gulfoss et Pingvellir font partis des visites incontournables d’Islande. Le Geyser est impressionnant mais les fumeroles et marmites bouillonnantes alentour font vraiment pâles figures comparés à celles que j’ai pu observer à Hveravellir. Je décide de prendre un peu de hauteur en « escaladant » la colline derrière Geyser. Vers 11h30 miracle !!!! Le vent permet au soleil de se frayer un passage à travers les nuages. Je redescends rapidement au camping pour mettre toute mes affaires à sécher. Je profite de la chaleur émise par les quelques rayons de soleil qui ont été autorisé à traverser le plafond nuageux. Cela fait 3 jours que je n’ai pas vu le soleil et cette éclaircie a le mérite de me remonter le moral. Peux de temps après avoir finis mes sandwichs, mes voisins de camping m’invite chez eux pour manger !!! Par principe j’ai décidé de ne pas refuser une invitation et après ma semaine passée sur le vélo, un deuxième repas ne peux pas me faire de mal. Je suis donc accueilli sous la tonnelle de la caravane par 1 thé chaud et 2 croques monsieur spécialement préparé pour moi !!!! Notre anglais approximatif à tous les trois nous permet de discuter succinctement de nos vacances respectives. J’apprends qu ils sont à la retraite et que chaque année avec leurs petits enfants ils font le tour de l’Islande de camping en camping. La pluie qui redémarre sonne la fin de notre discussion, je rassemble rapidement tous mon équipement, le range à l’abris dans mes sacoches et j’enfourche mon fidèle destrier direction Laugarvatn à contre « couvent »... Le regain de moral apporté par la soleil s’est rapidement estompé et la morosité reprend le dessus. Plutôt que de ne pas avancer j’ai décider pour les deux jours à venir de faire des petites étapes. Laugarvatn aujourd’hui et Pingvellir demain.
Je monte ma tente au camping et je décide d’aller marché un peu sur un petit sentier de randonnée juste à flan de montagne. Je n���arrive pas à apprécier le paysage. Je m’assois sur un banc et je médite pendant une bonne heure avant de rejoindre la station essence pour me réchauffer et me faire berner par un « appétissant » morceau de gâteau qui au goût se révèle être infâme… Mes poils se dressent quand j’aperçois un couple entrain de manger une glace. Comment est ce possible de manger une glace par un temps pareil ?! Mais je relativise rapidement car entre la voiture chauffé et la station essence il y a tout au plus quelques dizaines de mètres qui ne suffisent pas à transformer la glace en chocolat chaud. La soirée est sans intérêt, bien que réchauffer par une bonne douche soufrée je suis contraint de manger mon repas lyophilisé à l’abris de l’abside de ma tente. Vingt minutes après je suis couché…Une journée à oublier.
Jour 9 : Dimanche 08 août 2010
J’ouvre un œil et bizarrement la lumière dans la tente est beaucoup plus intense que d’habitude. J’ouvre progressivement la fermeture éclaire, malgré tout je reste méfiant, je commence à connaître le temps Islandais… Mais là je dois me rendre à l’évidence le temps et magnifique et comble de tout c’est un ciel sans nuages qui m’accueil. Je saute hors de ma tente et m’installe sur ma table en bois personnelle (eh oui c’est le grand luxe aujourd’hui !!!) Je sors mon pot de « Nutella » acheté la veille, en une seconde le couvercle et sur le dos, la seconde suivante mon couteau l’attaque de front. Heureusement que le soleil est là, parce la pâte à tartiner doit sûrement être excellente pour les joins de salle de bain mais pour le petit déjeuner elle repassera… Juste derrière le camping la montagne me fait de l’œil, celle ci ne « semble » pas bien haute et vu que je ne suis toujours pas bien remis de mon étape de l’avant veille je décide d’aller marcher. Il n’y a pas de chemin j’entreprend donc une ascension frontale. Rapidement je me retrouve dans un passage très escarpé, cela commence plus à s’approcher de l’escalade que de la marche. Mais après 15 bonnes minutes je sors de ce passage délicat et je poursuit mon ascension. Souvent en montagne, il est difficile d’évalué le sommet réel puisque régulièrement un nouveau sommet apparaît et encore un autre…Finalement ma « petite » montagne à quand même nécessité 2h de marche avant de laisser apparaître un magnifique cairn au sommet. Depuis le somment j’ai une magnifique vue à 360°. C’est seulement la deuxième fois depuis mon premier coup de pédale de lundi dernier que je peux observer les rayons du soleil sublimer les paysages. Je passe plus d’une heure avec pour seul compagnie « mon » cairn à observer les montagnes et le lac de Laugarvatn. J’improvise une descente, par un chemin encore plus escarpé qu’à l’allée, qui me mène à une minuscule forêt de buisson dont je met plus de vingt minutes à sortir tellement la végétation est dense. Quelques égratignures plus tard je renoues avec mes sandwichs pain, charcuterie, pain et je prends la direction de Pingvellir. Fondé des 930, Pingvellir est considéré comme un des plus vieux parlements du monde. Le site est située à la divergence des plaques tectoniques américaines et européennes.
La circulation est dense sur la piste 365. En effet celle ci est accessible aux véhicules de tourismes et fait parti du circuit du Triangle d’Or. Le soleil a séché la piste et je goutte au joie de la poussière à chaque fois que je croise une voiture. J’arrive à l’office de tourisme de Thingvellir où je manque de vaciller tant la foule est importante et soudaine. Il me faut quelques minutes pour me réhabituer après cette semaine de quasi solitude. J’installe ma tente un peu à l’écart et je médite une bonne partie de l’après midi sur comment terminer mon voyage. En effet il me reste 3 jours avant de retourner à Reykjavik, deux solutions s’offrent à moi : - Je prend le chemin le plus direct soit une cinquantaine de km et lundi soir je suis à Reykjavik - Je fait un détour par Hveragerdisbaer ce qui repousse mon arrivée au Mardi mais qui me permet de poursuivre quelques peu mon périple. Aussi bizarre que cela puisse paraître cette question me travaille une bonne partie de l’après midi. D’un côté je me dis que ça serait dommage de ne pas profiter des jours qu il me reste pour approfondir ma découverte de l’Islande, et d’un autre côté je ne veux pas rallonger mon voyage uniquement pour «amortir » le voyage. Chaque chose a une fin et je doit apprendre à passer à autre chose sans vouloir indéfiniment retarder l’échéance. Je laisse cette question en suspend et je pars à pied pour le site même de Thingvellir situé à quelques kilomètres. En passant par l’office du tourisme je reconnais la vélo de Ramone ! Moi qui pensais ne plus le revoir après que l’avoir quitté à Kerlingarfjoll. Il est entrain de manger un sandwich quand je le salut d’une grande tape dans le dos. On passe une bonne demi heure à relater nos deux derniers jours. Il est 17h 30 et encore une fois Ramone décide de couvrir les 50 derniers kilomètres qui nous sépare de Reykjavik dans la soirée. C’est sa dernière nuit en Islande et il a réservé une chambre dans un hôtel 3 étoiles de la capitale. Après deux nuits dans des cabanes/refuges au milieu de nul part je comprend que la perspective d’un bon lit lui donne des jambes.
Avant de partir il tient absolument à m’offrir quelque chose en échange des pastilles Micropure que je lui avais donné à Hveravellir et qui paraît lui ont « sauvées la vie »… Mon cadeau sera suisse : du Toblerone qui passera de vie à trépas en moins d’une heure… On échange nos adresses mails et je pars à pied visiter l’hémicycle et lui à vélo rejoindre le Blue Lagoon et son lit 3 étoiles.
Au retour de Thingvellir je renoues avec les bienfaits de la marche, découverts 2 ans plutôt lors de ma traversée de la France par le GR5. En effet on prend vraiment le temps de découvrir et d’apprécier le paysage, tout est plus lent, à chaque pas la pensée se met en mouvement. A ce moment se sont les pâtes du dîner qui occupent ma pensée, elles commence à se dessiner dans mon esprit et me font de plus en plus saliver au fur et à mesure que je m’approche de la tente.
C’est repus que je me couche après cette belle journée sous le signe du soleil !!!
Lundi 09 août 2010
Une fois n’est pas coutume c’est la chaleur qui m’oblige à sortir de ma tente !!! Le soleil et le ciel bleu se sont à nouveau associés. La journée s’annonce magnifique. Le temps de ce Lundi m’invite à prolonger mon voyage en direction de Hveragerdisbaer. Je démarre tranquillement avec un léger vent de face mais pas de quoi entraver mon moral. Au bout de quelques kilomètres je m’arrête en bord de route pour admirer le bleu du lac de Thingvallavatn sublimer par les rayons du soleil. Je suis interpellé par la sensation qui me traverse à ce moment. En effet tout est grand, beau, magnifique mais je ne ressens rien de particulier. Est ce l’accumulation des visions toute plus belle les unes que les autres de cette dernière semaine qui banalise ce que je suis entrain d’observer ? Je décide de prendre une photo témoin, pour pouvoir à tête reposée, me repasser l’image et juger de la réelle beauté du site. La route 360 que j’emprunte est beaucoup moins monotone que les paysages désertiques de la F35. En effet chaque virage est sujet à découverte. J’apprécie vraiment cette route qui contraste avec la monotonie de la piste. Après quelques kilomètres je m’arrête méditer une petite dizaine de minute dans une splendide baie sur une plage de sable noir. J’en profite au passage pour manger un Lion qui dans ces moments mériterait sans contestation toutes les étoiles Michelin !!! A midi je découvre un nouveau cadre idyllique. C’est une petite chapelle surplombant le lac qui fera office de point de vue pour mon repas. Hormis ce « putain » de dérailleur qui commence sérieusement à déconner tout se passe pour le mieux. Le soleil brille, les oiseaux chantent !!!!
Pour rejoindre Hveragerdisbaer je suis obligé de reprendre les axes principaux, les paysages deviennent beaucoup moins marqués et c’est le grand retour du vent (de face tant qu’à faire !!!). Les routes que j’empruntent sont sans grand intérêt d’autant que je dois me contenter de 1 m, quand ça n’est pas 50 cm, de bas côté de la route n°1. Finalement je me concentre sur mon objectif qui est d’atteindre le camping.
Le camping est petit mais bien sympa, il est tenu par un gros type chauve, fan de Harley Davidson, dont le bureau fait office de supérette four tout. J’évite de trop regarder sa marchandise de peur qu il essaye de me refourguer sa camelotte. Je monte ma tente et après une petite sieste, direction le magasin Bonus pour faire deux trois courses. Comme à chaque fois après quelques jours de rationnement, en entrant dans le magasin je veux tout acheter, tout manger, mais je ne sais pas quoi choisir, alors je prends, je repose, je repars dans un autre rayon, je n’arrive même plus à savoir ce dont j’ai besoin !!! Je finis par acheter les mêmes saucisses que celles que j’avais détestées à Reykjavik !!! En attendant le repas je parcours un peu la ville que l’on qualifierait en France de village étant donné la faible superficie. La « ville » est vide et pas vraiment structurée. Ici il y a de la place alors on s’étale. Il est difficile de discerné un véritable centre, je suppose que la présence des quelques commerces est le signe que je suis au cœur de la ville. Dans l’ensemble je ne m’y sent pas vraiment à l’aise ce qui me fait envier nos pittoresques villages français.
De retour au camping j’attaque la cuisson des fameuses saucisses qui s’avèrent à nouveau être infâme (en même temps c’est pas comme si je ne le savais pas…) à celles ci j’ajoute quelques pâtes assaisonnées de trois grains de sel sauvés du fond de mon sac. Ce somptueux dîner me laisse un goût de bourrage d’estomac que je complète par un magnifique Kit Kat fondu pour équilibré le tout…
Après ce repas riche en émotion, j’hésite à me coucher tout de suite ou à poursuivre mon exploration de la ville. J’opte pour la deuxième solution et me dirige vers une rivière à la périphérie. Je longe quelques instants la rive et je m’assoie devant une chute d’environ 3 m de haut. Je m’apprête à repartir quand tout à coup je vois un saumon qui tente de remonter la chute !!! Ebahit je reste sur place et le ballet recommence !! Finalement je passe plus d’une heure en compagnie d’un couple d’Allemand à les observer tenter de rejoindre leurs frayères en amont. C’est la première fois que j’ai l’occasion d’observer se phénomène de mes propres yeux et c’est tout simplement époustouflant. Je réintègre ma tente à la nuit tombée ravi de cette petite séance sur la vie des salmonidés.
Mardi 10 août 2010
Je me réveille un peu vaseux, avec des mots de têtes. Je fais rapidement le rapprochement avec ma bonne idée de la veille, de me coucher avec les pieds mouillés suite à ma soirée Saumon !!! J’avale rapidement mon petit déjeuné et après avoir rangé mon campement je décolle pour ma dernière étape. Je sent tout de suite que les derniers 45 km vont être très dure. Le vent a changé de sens pour qu on puisse à nouveau converser en tête à tête !!! Mes jambes me font mal et j’ai l’impression d’être scotché à la route. Pour couronner le tout je commence par une montée de quelques kilomètres qui me permet d’accéder au magnifique « Plateau de la Misère » que je surnomme ainsi en hommage à la grosse heure que je passe à essayer d’avancer tant bien que mal face à un vent d’enfer. Afin que mon bonheur soit entier mon « putain » de dérailleur se met à sauter sans arrêt. Ce qui lui a permis au passage de faire le plein d’insulte pour au moins 1 an… Je découvre les joies du pédalage en descente et les joies de l’observation micrométrique de la route grâce à une vitesse proche de la marche arrière… Passé le « Plateau de la Misère » le vent faibli un peu et les seuls réels désagréments sont l’alternance des largeurs de bas côtés qui varient de 1 m à 30 cm. Une petite photo devant le panneau d’entrée de Reykjavik, un petit détour par l’enseigne au Cochon Rose (Bonus) et à 14h ma boucle est bouclée. Me voici de retour au camping de Reykjavik. Je fête ça avec quelques sandwichs et une bonne sieste. Je consacre le reste de l’après midi à faire un peu de lessive, quelques courses et à nettoyer ma fidèle monture qui a souffert de la poussière de la piste.
De retour de l'Argentine: mes quelques conseils English translation pending
Bonjour à tous,
lors de la préparation de mon voyage j'utilise énormement ce forum et donc comme d'habitude au retour, je restitue les infos avec un petit recit de voyage.
A votre disposition pour toutes les questions.
Si vous voulez voir quelques photos : www.flickr.com/photos/silvia-fabarro
Un mot pour résumer le ressenti de ce voyage : ESPACE !!!!
Participants : Alberto et Silvia
Période : Du 14 Octobre au 1 Novembre
Météo : Soleil de printemps. Quelques journée plus froide. Chaud vers Iguazu. Froid plus qu’acceptable en Patagonie. 1 jour de pluie
Dépense totale 2400 euros par personne
Vols Aerolineas Argentinas Trouvé sur EDreams. Vol Air Europa de Paris à Madrid Vol Aerolineas Argentinas de Madrid à Buenos Aires Prix 810 Euros pax Vol intérieur : Aérolineas Argentinas de El Calafate à Buenos Aires Prix 190 Euros pax
Total dépense pour vols : 1000 €
Les vols AirEuropa ne permettent pas de faire le check in à l’avance sur le web. Donc prévoir d’arriver tôt à l’aéroport. Très dur de trouver 2 places côte à côte. Le vol long courrier de AA est un ‘vieux’ 747. Si on ne pense pas que c’est le ‘vieux’ 747, on y vole très bien et on a plein d’espace pour les jambes. J’ai réussi à dormir à l’allée comme au retour et si j’ai réussi … tout le monde peut le faire ! Garanti !
Taux d’échange 1 euro = 5 Pesos
Notre parcours : Buenos AiresEn bus de nuit, Andesmar (15hr du Retiro) jusqu'à Puerto MadrynValdezEn bus de nuit de 21hr vers Rio Gallegos et ensuite il y a un bus de Taqsa ou Marga à 18hr pour El Calafate (4 heures)El Calafate (Perito Moreno et Lago Argentino)Bus Chalten travel 3 hr pour El Chalten. Il y en a un à 8hr et un à 18hrEl ChaltenBus 3 hr pour El Calafate + vol intérieur pour BA + Bus de nuit à 19 via BarilocheIguazuBus 6 heures. Il y a toutes les demi heuresPosadaBus de nuit à 21hr pour Buenos AiresBuenos AiresHotels :
Buenos Aires : Hotel Frossard 166 Tucuman (dans le Microcentro) Très bonne position. A 2 pas de Plaça de Mayo et de tout le reste. On peut aller à pied à la gare routière du Retiro. On était tellement fatigués qu’on n’a pas trop cherché mais il y a mieux. Prix 230 (en cash) avec le pti déj. Le petit déj n’est pas trop mal mais c’est RIEN par rapport aux petits déjeuners qu’on a hors de BA.
Valdez (Puerto Pyramides) : Hotel Paradise Bon. Très propre et chaud. Salle de bain , eau chaude, super douche. Prix 380 avec petit déj (SUPER).
El Calafate : Hosteria Kalken Bon. C’est le plus proche de la gare routière … guess what ? Il y a avait ‘the’ déluge quand on est arrivé ce soir la à 22hr donc …. On n’a pas trop exploré les environs ! L’hotel est très bien mais si on tourne un peu on trouve des petits hotel très sympa. Chauffage : il faut râler pour l’avoir ! Prix 350 avec petit déj (SUPER TOP).
El Chalten : Hotel La Aldea Bon. Chauffage TOP. Prix 250 avec petit déj (SUPER).
Iguazu : Hotel La Sorgente Très sympa avec patio et jardin avec piscine. Le restaurant de l’hotel (LA TOSCANA) est très très très bon ! Prix 330 avec petit déj (SUPER).
Restaurants :
Buenos Aires : Pizzeria GUERRIN (Corrientes 1368) Très bon et à bon marché
Puerto Madryn : Del golfo. Bon.
Puerto Pyramides : Nous avons diné à l’hotel. Bon.
El Calafate : My Viejo : TOP !
El Chalten : La Cervezeria : SYMPA, pas cher et TRES BON !
Iguazu : La Toscana : TRES BON !
Transports :
BUS : Andesmar : très bien mais pas sur tous les trajets. Sur le trajet de Puerto mdryn à El Calafate … 4 hr de reatd, diner servi à 2hr du matin (nous avions déjà diné ça va sans dire, donc on nous a reveillé). Bref .. je déconseille cette compagnie sur ce trajet.
Via Bariloche : TOP !
Vol intérieur : voir ci-dessus
Voiture : Loué à Puerto Madryn avec PIXEL. C’est très bien et en plus ils ont le bureau juste à la sortie du BUS ! mieux que ça ? reservas@pixelrentacar.com.ar
Détail : 14 Octobre Départ de Paris à 16 :40 ! !!! Et hop !
15 Octobre Nous arrivons à Buenos Aires le matin à 5 :30. Très rapide le passage à la douane. On sort de l’aéroport et on prends le bus public (86) vers le centre ville. Le bus est très lent. Ok c’est pas cher, mais nous avons mis 2hr et demi pour arriver à Plaza de Mayo. Bon il était tellement tôt que ça va .. ! Attention, si vous voulez prendre le bus public il faut avoir les pièces car il y a une machine dans le bus où il faut insérer les petites pièces. Prix du bus 2 pesos.
Arrivés au centre on est mort des froid. Mais il est où le printemps ? Nous ne le savons pas encore mais à partir de demain le soleil sera au rdv ! ouff ! On cherche un hotel mais nous sommes très fatigués donc on s’arrête un peu vite peut être, à l’hôtel FROSSARD (Tucuman 166). Journée passé à flâner dans le centre de Buenos Aires où il est convenable de changer les Euros car on y trouve le change le meilleur du pays.
16 Octobre Ohhh ! là c’est le vrai printemps ! Le ciel est bleu, les arbres sont en fleurs et nous sommes heureux ! Visite à la Recoleta et aux jardins. Merveilleux. Ensuite nous nous sommes baladés à côté du Puerto Madero. Très sympa ce quartier moderne avec plein d’endroits où grignoter ou manger.
A 15 :00 départ de la gare du Retiro pour Puerto Madryn. Compagnie ANDESMAR. Nous allons très vite sortir de la ville et nous pouvons enfin admirer LA PAMPA. L’horizon est loin, on a l’impression de ne l’avoir jamais vu aussi loin à droite come à gauche il y a juste du vert et des vaches. Quel bonheur. Une heure passe. Nous regardons la pampa qui passe rapide sous nos yeux. Deux heures passent, nous regardons encore la pampa et nous allons remplir nos yeux avec ces beaux couleurs. Cinq heures passent … le nuit passe … le lendemain matin arrive, nous nous réveillons et … on regarde encore la pampa dehors de nos vitres ! J
17 Octobre On arrive vers 9hr du matin à Puerto Madryn et on va de suite chercher la voiture déjà réservé via Internet. Une WW GOL. Oui vous avez bien lu, il n’ya pas de F. pas grave nous ne sommes à un F près, non ? On part direction … LES BALEINES !!!
Nous sommes tous excités à l’idée de vois ces animaux de si près. La journée a bcp de vent et à vrai dire on fatigue à marcher !
On s’arrête en cours de route à El Doradillo, sur la route pour Puerto Piramides et là … on les voit !!! De la plage !!! On a des jumelles et ça nous aide à les voir encore mieux. On resterait là toute la journée ! Le vent nous empêche de rester trop longtemps sur la plage comme ça … on les regarde de la voiture !!! Non mais … on est bien des fainéants ! ehehe ! ou plutôt des frileux !
Bref on repart et on arrive à Puerto Pyramides où on trouve un logement pour la nuit et on participe à une excursion sur un bateau pour voir de PRES les baleines. On choisit l’agence BOTTAZZI. Elles sont toutes un peu pareil. Nous allons mettre un gros anorak un peu ridicule et hop c’est parti ; Le vent n’a pas cessé et ce n’est pas facile du tout de prendre des photo ou même de rester debout sur le bateau. Mais ceci ne nous arrête pas ! On est tellement contents et on voit notre première baleine. Géant. Mais attention … le guide vient tout juste de nous dire que celle qu’on voit n’est pas ‘une vraie baleine’ mais juste le petit de la baleine … la maman est … derrière : Ouhla. Quelle émotion. On les voit ensemble et c’est une des émotions plus grandes de notre vie. Magnifique.
Le tour en bateau dure enivrons 1 heure et demi qui passe, hélas, tellement vite ! Au port on décide de prendre quelque chose de chaud, histoire d’avoir une excuse pour revoir de suite les 450 photos qu’on a pris ! J On repart en voiture pour aller à Punta Pyramides, un point panoramique à 5km du village où on admire les lions de mer. C’est beau. Naturel. Très émouvant. Je ne sais pas expliquer l’émotion qui nous submerge. Dans l’eau les baleines, sur les rocher les lion de mer. Le vent est vraiment trop fort et après avoir perdu l’étui des jumelle… emporté par le vent…on décide de rentrer au village et prendre une bonne doche chaude avant diner.
18 Octobre Le vent s’est calmé ce matin et le ciel est bleu. Il y a 25 degrés et nous ne pouvons espérer mieux. Nous partons après un très bon petit déjeuner, pour l’exploration de l’ile. Première étape : PUTNA DELGADA. On nous avait déconseillé d’y aller, car ils nous dit que c’était désormais privé. Mais nous avons très bien fait de ne pas écouter les conseils ! Nous avons pu admirer, dans un silence naturel, une groupe d’éléphant de mer sur la plage à quelques mètre en bas de la falaise où nous nous trouvions. Nous avons vu le mâle dominant combattre contre tous les autre mâles. On va dire qu’il avait du ‘mal’ ! En effet ces animaux ont un nombre considérable de femelles et les mâles non dominants sont nombreux, de plus ils ne sont pas à l’aise sur la plage et leur mouvements sont lents !
Donc ils passent leur vie à combattre et à s’accoupler avec leurs femelles.. enfin celles qui restent dans l’harem ! On reste un bon moment à contempler ce spectacle de la nature. Nous sommes tous seuls. Et ceci est un privilège unique.
On repart vers Caleta Valdez où nous allons voir encore d’autres éléphants de mer et les pingouins ! Ils sont trop mignons ces petits manchots qui viennent tout en haut pour y pondre leurs œufs. C’est très beau tout ça et j’ai remarqué avec beaucoup de joie un grand respect de la part des touristes qui observaient tous un religieux silence afin d’écouter la nature.
Dernière étape de notre périple à Valdez Punta Norte, dans l’espoir de voir les Orques. Rien, elles ne sont pas la. Mais ceci n’est pas grave, nous avons vu encore des éléphants de mer et une série innombrables d’autres animaux les uns plus intéressants des autres.
On revient à Puerto Madryn en repassant encore une fois faire un coucou aux baleines à el Doradillo et puis on restitue la voiture et on attends le bus. Le bus est en retard de 4 heures et du coup on va diner ‘en ville’. Très bon diner à base de poisson. A vrai dire en argentine nous avons bien mangé partout, au nord comme au sud !
19 Octobre Journée de voyage. C’était prévu mais à cause du retard du bus cette journée de voyage a été encore plus … une journée de voyage !
Pendant le halte à Rio Gallegos nous achetons les billets des autres nuits en bus avec la compagnie Via Bariloche car nous sommes assez fâchés contre Andesmar ! Nous arrivons enfin sous le déluge à El Calafate. Le premier hôtel qu’on trouve est le notre !
20 Octobre Réveil de très bonne heure pour aller réserver l’excursion au Perito Moreno. On aurait du la réserver hier mais … le retard du bus a provoqué une série des retard dans les correspondances et voila qu’on n’a pas pu s’assurer une place (NB : l’agence Hyelo y Aventure semble être la seule qui propose le trekking sur le glacier et n’accepte pas de réservation téléphonique ou via internet).
Hyelo y Aventura ouvre à 7hr. Nous y arrivons à 7 :15, un couple est devant nous et … ils réservent les 2 dernières place de la journée !!!! Nous sommes en train de repartir de l’agence avec beaucoup de tristesse pour ce plan changé mais … la dame de l’agence nous rappelle. Une personne vient d’appeler pour annuler. 2 place se sont libérées, nous pouvons enfin participer à l’excursion !!! Fous de joie nous allons tout de suite réserver l’excursion sur le Lago Argentino pour le lendemain chez Fernandez Campbell, juste quelques pâté de maison après Hyelo y Aventura. Ensuite on retourne à hôtel pour s’habiller pour la visite au glacier et c’est parti !
On arrive, on le voit de loin et nous sommes tous excités. Le spectacle est des plus beaux malgré la petite neige qui tombe du ciel. Nous allons passer 2 heures sur les passerelles en regardant ce glacier à couper le souffle. Entre temps les nuages partent et un soleil timide nous laisse prendre quelque photos, notre plus beau souvenir ! Je n’arrive pas à expliquer l’émotion que nous éprouvons en regardant ce glacier. En effet dire ‘voir’ n’est pas suffisant. Le Perito moreno on le voit et on l’entend ! C’est un glacier ‘qui avance’, il se forme dans l’arrière pays et puis il avance lentement vers le lac où il déverse ses grands morceaux de glace. Donc de temps en temps, tous les 5/10 minutes, on entend des ‘coups de tonnerre’ et si on a de la chance on peut aussi assister à la rupture de ces glaçons qui tombent dans le lac. Et à ce propos … nous étions en train d’observer une formation de l’hauteur d’environs 30 mètre, bleutée, magnifique mais quelques peu … instable. Et puis soudainement, devant nos yeux, dans un bruit immense cette arcade de glace se décolle de sa falaise et tombe ans le lac. A ce moment là, nous n’avions plus de mots pour exprimer notre joie et notre émotion. Quelle chance !!!
L’heure est arrivée de repartir des passerelles pour aller faire notre ballade avec les crampons sur le glacier ! Après une petite peur initiale, nous nous découvrons des pros de la ballade sur les glaciers ! Super ! Et en plus, à l’émotion d’être ‘dans’ le spectacle on y rajoute de super photos !
Très belle journée, une des plus belles et intenses de tout le voyage.
21 Octobre Le bus de l’agence vient nous chercher pour nous emmener au port où on va monter dans une embarcation qui nous fera faire le tour du lac Argentino et d’où on va pouvoir observer des icebergs (à ne plus ne finir), le glacier Upsala (de loin hélas), d’autres glacier, le Spegazzini, et enfin de nouveau le Perito Moreno qui est de loin de plus beau de tous.
La journée est très agréable avec un beau soleil et plein d’iceberg à photographier, des condors, des glacier berf il y a de tout pour se remplir les yeux et puis en rêver une fois chez nous !
22 Octobre Départ à 8hr pour El Chalten. Petit voyage de 3hr mais qui est fort agréable car on y voit des paysages magnifiques. Avant d’arriver au village les bus s’arrêtent, tous, chez les guardians du parc national qui vous expliqent les règles de bonne conduite en montagne et surtout ils vous expliquent qu’ils ne font pas payer l’entrée au parc (à différence du côté sud à El Calafate où chaque jours on doit payer 75 pesos par personne) car ils comptent sur les touristes pour le mantenir en des bonnes conditions. Et je dois dire que c’est vraiment parfait. Ils vous donnent aussi des cartes avec tous les chemins des randos. Parfait, non ?
Arrivés à destination on se rends compte tout de suite qu’ici le vent est une ‘présence’. Il ne quitte jamais. Son souffle, parfois fort est une certitude comme les montagne qui entourent le petit village. On part tout de suite pour une petite randonnée, pour nous mettre en jambe pour le lendemain. On va voir la chute ‘El Chorillo del Salto’ et 2 points panoramiques ‘Las Aquilas’ et ‘Los Condores’. Le chemin est très simple mais comme c’est déjà l’après midi nous n’avons pas trop de temps pour essayer es treks pour importants. Néanmoins cette promenade est fort sympa et outre la chute nous avons pu voir un nombre incalculable de condors, une aigle posé sur une branche très près, d’autres oiseux, des lièvres bref … une promenade très riche. Satisfait on va reposer avec le vent qui fait presque trembler les murs de notre chambre !
23 Octobre On est des trekkeurs, on y croit fort comme la pierre ! On part donc pour le ‘Sendero FITZ ROY’. Rien de moins ! Le chemin monte tout de suite mais une fois terminé la monté on marche longtemps sur la côté et c’est vraiment super. Nous avons beaucoup de chance car la journée est limpide et on peut admirer le Fitz Roy en toute sa splendeur au fur et à mesure qu’on avance. Nous arrivns en haut mais on ne peut pas continuer jusqu’à la lagune car il y a trop de neige et donc on rentre doucement vers le village. Il faut dire que nous avons marché en tout 22 km et que cela est très bien ! Les paysages et les vues sont superbes et nous sommes très satisfait de notre journée. Au retour, étape obligée, la Cervezeria sur la route principale du village.
24 Octobre On ne peut pas avoir 2 journées limpides de suite et du coup aujourd’hui les nuages couvrent la vue du Cerro Torre, destination de notre randonnée. Nous partons du village et marchons le long de ce chemin très bien signalé et facile. Arrivons vers midi à la Laguna où on mange et puis on redescends. En tout nous allons marcher 25 km (car nous avons fait une …. Déviation !). Le soir nous sommes très fatigués et après une petite halte à notre Cervezeria préférée hop nous sommes dans le bus qui nous ramène à El Calafate d’où le lendemain on s’envolera vers BA.
25 Octobre Bye Bye Patagonia, à midi trente l’avion nous ramène 3000 km plus au nord, à Buenos Aires, et le soir, après une belle promenade, le bus nous ramènera encore plus au nord … à Puerto Iguazu. C’était une très bonne idée de prendre le bus du soir comme ça nous avons profité une demie journée de cette belle ville et de son soleil printanier.
26 Octobre Le paysage a changé ! C’est le moins qu’on puisse dire . La terre est rouge, les maisons sont baisse, il fait très chaud, le ciel est bleu. A midi on descend du bus, nous laissons les bagages à la gare routière et cherchons un hotel. Nous trouvons un petit hotel avec une belle piscine, Hotel La sogente, où nous passons l’après midi pour nous réchauffer les os après tant de vent, glacier etc.
27 Octobre Départ très tôt le matin pour aller aux Chutes d’Iguazu. Il y a des bus qui partent tous les 20 minutes. Nous avons décidé de visiter les chûtes d’abord du côté argentin. Pas de raisons particulière pour ce choix. Le côté argentin est plus long à visiter que celui brésilien et on reste dans le parc toute la journée. On ne s’ennuie pas du tout. Il y a des chemin qui permettent de visiter les chutes sous tous les angles. Nous commençons la visite par la ‘Garganta del diablo’ où nous rendons à pieds en marchant à côté des rails du petit train. Cela nous permet de voir une quantité d’animaux outre que de profiter du parc. La sensation qu’on arrive à quelque chose d’important est bien forte. Le bruits, le petit brouillard des gouttelettes d’eau sont annonceurs de ce qu’on va admirer. Les prémices ne mentent pas. Le spectacle, une fois arrivés sur la passerelle et pourvu de réussir à garder les yeux ouverts malgré la ‘douche’ est impressionnant. Le saut est de 85 mètres mais on ne voit pas la fin ! La puissance de l’eau est tellement forte qu’on se sent très petits face à cette immensité. On admire ce spectacle puis on s’éloigne, puis on y revient. C’est tout simplement magnifique. Les papillons se posent sur nos bras, nos épaules pour boire car nous sommes humides (ou trempés). C’est le paradis ! Le reste de la journée on parcourt le reste des chemins dans le par et on admire une quantité immense de chutes. Ce parc semble infini ! On a plusieurs passerelle qui permettent d’aller en bas des chutes, on y ressort trempés mais la sensation en vaut la peine. Retour en soirée à lhôytel pour profiter un peu de la piscine avant de diner ! Quelle journée magnifique !
28 Octobre Aujourd’hui nous allons au Brésil ! Ehh oui. Nous allons prendre un petit bus public (et non pas le Crucero del Norte qu’on nous propose) et on va à la frontière. Le bus ne s’arrête pas à la frontière ! Nous rentrons en Brésil comme des clandestins. Cette chose nous amuse beaucoup, on est peut être des irresponsables mais en fin des comptes ce n’est pas notre faute mais la faute au bus ! Pas vrai ? Arrivés à Foz, nous prenons un bus (Circulaire C) pour aller voir le barrage d’Itaipu. Il faut réserver et cela se fait très facilement par mail. C’est une visite très intéressante et on comprends très bien le fonctionnement et la construction du plus puissant barrage du monde (après celui de la Chine). 50% du Paraguay et 50% Brésilien, ce barrage couvre le 100% du besoin en l’énergie du Paraguay et le 25%du Brésil. Juste pour vous donner une idée. Sorti du complexe du barrage nous allons prendre 2bus pour aller aux chutes. Très beau spectacle de ce côté aussi. On y voit les chutes d’une façon plus panoramique et une fois au fond du chemin on se retrouve à peu près dans la ‘garganta del diablo’ mais en bas ! Super sensation ! On est une autre fois trempés mais vu la température qui règne dans le parc cela ne nous dérange guère !
29 Octobre Il est temps pour nous de s’approcher du retour et on prends un bus direction Posada pour aller voir les ruines de S. Ignazio. Mais la météo aujourd’hui ne nous accompagne pas et il y a un vrai déluge ! Nous descendons du bus comme prévu et nous nous retrouvons sur la route nationale, chargés comme des mules sous le déluge. Pas possible d’aller comme prévu aux ruines, il pleut vraiment trop. Nous allons nous abriter dans un restaurant en face de l’arrêt du bus (il faut dire que nous sommes au milieu de nulle part, le village est à 1 km à l’intérieur) et là on trouve plein de monde qui mange et qui danse. Nous sommes un peu stupéfaits d’y trouver tant de monde car c’est vendredi midi ! Nous allons attendre la fin de la pluie en regardant ces gens amusées, qui dansent. Vers 14hr tout le monde repart en bus (des bus privés). Nous avons demandé et cela n’était pas une fête privé mais au contraire cela se passe tous les vendredi midi. Bien bizarre. La pluie n’a pas l’air de cesser et du coup on décide de laisser tomber St. Ignazio et d’aller directement à Posada puis attendre le lendemain. On prend le 1er bus pour Posada et une fois dans la ville on cherche où dormir. Entretemps la pluie s’arrête et nous pouvons faire une belle promenade en ville et voir le Rio Paranà (15 fois la Seine) et le Paraguay juste en face.
30 Octobre Aujourd’hui nous allons en Paraguay. Le bus pour s’y rendre passe tout près de notre hôtel et on le prend au vol ! En effet après la course pour l’attraper on découvre qu’il passe tous les 6 minutes ! Le bus nous dépose à la frontière où cette fois on doit mettre le tampon sur le passeport. Ensuite nous prenons le bus suivant pour arriver dans le centre ville. Une fois dans le centre ville nous prenons le bus pour les ruines de Trinidad. Il fait chaud et c’est très agréable la promenade qui nous permet de visiter les ruines. Avec un guide qui nous explique c’est mieux et cela nous permet de comprendre beaucoup mieux ce qu’on a visité. Retournons à Posada e une longue promenade le long du Rio Paranà en ce dimanche après midi de printemps, très chaud et ensoleillé nous permet de voir les familles et les jaunes qui se promènent en buvant leur mate. Immanquable le mate ! Une nouvelle nuit en bus nous attend.
31 Octobre Arrivés à Buenos Aires on laisse les bagages chez Manuel Tienda Leon (tout près de la gare routière) car de là on partira pour l’aéroport. Nous avons toute la journée devant nous et nous décidons d’aller visiter le quartier de LA Boca. Et on y va à pieds ! Il fait beau, il est encore tôt et cela nous permet de découvrir un peu plus la ville. La Boca est très coloré et sympa mais un peu trop touristique à notre gout. Nous y passons une heure à faire des photos et puis on rentre et on va visiter la casa Rosada avant de repartir pour le vol vers l’Europe.
A votre disposition pour toutes les questions.
Si vous voulez voir quelques photos : www.flickr.com/photos/silvia-fabarro
Un mot pour résumer le ressenti de ce voyage : ESPACE !!!!
Participants : Alberto et Silvia
Période : Du 14 Octobre au 1 Novembre
Météo : Soleil de printemps. Quelques journée plus froide. Chaud vers Iguazu. Froid plus qu’acceptable en Patagonie. 1 jour de pluie
Dépense totale 2400 euros par personne
Vols Aerolineas Argentinas Trouvé sur EDreams. Vol Air Europa de Paris à Madrid Vol Aerolineas Argentinas de Madrid à Buenos Aires Prix 810 Euros pax Vol intérieur : Aérolineas Argentinas de El Calafate à Buenos Aires Prix 190 Euros pax
Total dépense pour vols : 1000 €
Les vols AirEuropa ne permettent pas de faire le check in à l’avance sur le web. Donc prévoir d’arriver tôt à l’aéroport. Très dur de trouver 2 places côte à côte. Le vol long courrier de AA est un ‘vieux’ 747. Si on ne pense pas que c’est le ‘vieux’ 747, on y vole très bien et on a plein d’espace pour les jambes. J’ai réussi à dormir à l’allée comme au retour et si j’ai réussi … tout le monde peut le faire ! Garanti !
Taux d’échange 1 euro = 5 Pesos
Notre parcours : Buenos AiresEn bus de nuit, Andesmar (15hr du Retiro) jusqu'à Puerto MadrynValdezEn bus de nuit de 21hr vers Rio Gallegos et ensuite il y a un bus de Taqsa ou Marga à 18hr pour El Calafate (4 heures)El Calafate (Perito Moreno et Lago Argentino)Bus Chalten travel 3 hr pour El Chalten. Il y en a un à 8hr et un à 18hrEl ChaltenBus 3 hr pour El Calafate + vol intérieur pour BA + Bus de nuit à 19 via BarilocheIguazuBus 6 heures. Il y a toutes les demi heuresPosadaBus de nuit à 21hr pour Buenos AiresBuenos AiresHotels :
Buenos Aires : Hotel Frossard 166 Tucuman (dans le Microcentro) Très bonne position. A 2 pas de Plaça de Mayo et de tout le reste. On peut aller à pied à la gare routière du Retiro. On était tellement fatigués qu’on n’a pas trop cherché mais il y a mieux. Prix 230 (en cash) avec le pti déj. Le petit déj n’est pas trop mal mais c’est RIEN par rapport aux petits déjeuners qu’on a hors de BA.
Valdez (Puerto Pyramides) : Hotel Paradise Bon. Très propre et chaud. Salle de bain , eau chaude, super douche. Prix 380 avec petit déj (SUPER).
El Calafate : Hosteria Kalken Bon. C’est le plus proche de la gare routière … guess what ? Il y a avait ‘the’ déluge quand on est arrivé ce soir la à 22hr donc …. On n’a pas trop exploré les environs ! L’hotel est très bien mais si on tourne un peu on trouve des petits hotel très sympa. Chauffage : il faut râler pour l’avoir ! Prix 350 avec petit déj (SUPER TOP).
El Chalten : Hotel La Aldea Bon. Chauffage TOP. Prix 250 avec petit déj (SUPER).
Iguazu : Hotel La Sorgente Très sympa avec patio et jardin avec piscine. Le restaurant de l’hotel (LA TOSCANA) est très très très bon ! Prix 330 avec petit déj (SUPER).
Restaurants :
Buenos Aires : Pizzeria GUERRIN (Corrientes 1368) Très bon et à bon marché
Puerto Madryn : Del golfo. Bon.
Puerto Pyramides : Nous avons diné à l’hotel. Bon.
El Calafate : My Viejo : TOP !
El Chalten : La Cervezeria : SYMPA, pas cher et TRES BON !
Iguazu : La Toscana : TRES BON !
Transports :
BUS : Andesmar : très bien mais pas sur tous les trajets. Sur le trajet de Puerto mdryn à El Calafate … 4 hr de reatd, diner servi à 2hr du matin (nous avions déjà diné ça va sans dire, donc on nous a reveillé). Bref .. je déconseille cette compagnie sur ce trajet.
Via Bariloche : TOP !
Vol intérieur : voir ci-dessus
Voiture : Loué à Puerto Madryn avec PIXEL. C’est très bien et en plus ils ont le bureau juste à la sortie du BUS ! mieux que ça ? reservas@pixelrentacar.com.ar
Détail : 14 Octobre Départ de Paris à 16 :40 ! !!! Et hop !
15 Octobre Nous arrivons à Buenos Aires le matin à 5 :30. Très rapide le passage à la douane. On sort de l’aéroport et on prends le bus public (86) vers le centre ville. Le bus est très lent. Ok c’est pas cher, mais nous avons mis 2hr et demi pour arriver à Plaza de Mayo. Bon il était tellement tôt que ça va .. ! Attention, si vous voulez prendre le bus public il faut avoir les pièces car il y a une machine dans le bus où il faut insérer les petites pièces. Prix du bus 2 pesos.
Arrivés au centre on est mort des froid. Mais il est où le printemps ? Nous ne le savons pas encore mais à partir de demain le soleil sera au rdv ! ouff ! On cherche un hotel mais nous sommes très fatigués donc on s’arrête un peu vite peut être, à l’hôtel FROSSARD (Tucuman 166). Journée passé à flâner dans le centre de Buenos Aires où il est convenable de changer les Euros car on y trouve le change le meilleur du pays.
16 Octobre Ohhh ! là c’est le vrai printemps ! Le ciel est bleu, les arbres sont en fleurs et nous sommes heureux ! Visite à la Recoleta et aux jardins. Merveilleux. Ensuite nous nous sommes baladés à côté du Puerto Madero. Très sympa ce quartier moderne avec plein d’endroits où grignoter ou manger.
A 15 :00 départ de la gare du Retiro pour Puerto Madryn. Compagnie ANDESMAR. Nous allons très vite sortir de la ville et nous pouvons enfin admirer LA PAMPA. L’horizon est loin, on a l’impression de ne l’avoir jamais vu aussi loin à droite come à gauche il y a juste du vert et des vaches. Quel bonheur. Une heure passe. Nous regardons la pampa qui passe rapide sous nos yeux. Deux heures passent, nous regardons encore la pampa et nous allons remplir nos yeux avec ces beaux couleurs. Cinq heures passent … le nuit passe … le lendemain matin arrive, nous nous réveillons et … on regarde encore la pampa dehors de nos vitres ! J
17 Octobre On arrive vers 9hr du matin à Puerto Madryn et on va de suite chercher la voiture déjà réservé via Internet. Une WW GOL. Oui vous avez bien lu, il n’ya pas de F. pas grave nous ne sommes à un F près, non ? On part direction … LES BALEINES !!!
Nous sommes tous excités à l’idée de vois ces animaux de si près. La journée a bcp de vent et à vrai dire on fatigue à marcher !
On s’arrête en cours de route à El Doradillo, sur la route pour Puerto Piramides et là … on les voit !!! De la plage !!! On a des jumelles et ça nous aide à les voir encore mieux. On resterait là toute la journée ! Le vent nous empêche de rester trop longtemps sur la plage comme ça … on les regarde de la voiture !!! Non mais … on est bien des fainéants ! ehehe ! ou plutôt des frileux !
Bref on repart et on arrive à Puerto Pyramides où on trouve un logement pour la nuit et on participe à une excursion sur un bateau pour voir de PRES les baleines. On choisit l’agence BOTTAZZI. Elles sont toutes un peu pareil. Nous allons mettre un gros anorak un peu ridicule et hop c’est parti ; Le vent n’a pas cessé et ce n’est pas facile du tout de prendre des photo ou même de rester debout sur le bateau. Mais ceci ne nous arrête pas ! On est tellement contents et on voit notre première baleine. Géant. Mais attention … le guide vient tout juste de nous dire que celle qu’on voit n’est pas ‘une vraie baleine’ mais juste le petit de la baleine … la maman est … derrière : Ouhla. Quelle émotion. On les voit ensemble et c’est une des émotions plus grandes de notre vie. Magnifique.
Le tour en bateau dure enivrons 1 heure et demi qui passe, hélas, tellement vite ! Au port on décide de prendre quelque chose de chaud, histoire d’avoir une excuse pour revoir de suite les 450 photos qu’on a pris ! J On repart en voiture pour aller à Punta Pyramides, un point panoramique à 5km du village où on admire les lions de mer. C’est beau. Naturel. Très émouvant. Je ne sais pas expliquer l’émotion qui nous submerge. Dans l’eau les baleines, sur les rocher les lion de mer. Le vent est vraiment trop fort et après avoir perdu l’étui des jumelle… emporté par le vent…on décide de rentrer au village et prendre une bonne doche chaude avant diner.
18 Octobre Le vent s’est calmé ce matin et le ciel est bleu. Il y a 25 degrés et nous ne pouvons espérer mieux. Nous partons après un très bon petit déjeuner, pour l’exploration de l’ile. Première étape : PUTNA DELGADA. On nous avait déconseillé d’y aller, car ils nous dit que c’était désormais privé. Mais nous avons très bien fait de ne pas écouter les conseils ! Nous avons pu admirer, dans un silence naturel, une groupe d’éléphant de mer sur la plage à quelques mètre en bas de la falaise où nous nous trouvions. Nous avons vu le mâle dominant combattre contre tous les autre mâles. On va dire qu’il avait du ‘mal’ ! En effet ces animaux ont un nombre considérable de femelles et les mâles non dominants sont nombreux, de plus ils ne sont pas à l’aise sur la plage et leur mouvements sont lents !
Donc ils passent leur vie à combattre et à s’accoupler avec leurs femelles.. enfin celles qui restent dans l’harem ! On reste un bon moment à contempler ce spectacle de la nature. Nous sommes tous seuls. Et ceci est un privilège unique.
On repart vers Caleta Valdez où nous allons voir encore d’autres éléphants de mer et les pingouins ! Ils sont trop mignons ces petits manchots qui viennent tout en haut pour y pondre leurs œufs. C’est très beau tout ça et j’ai remarqué avec beaucoup de joie un grand respect de la part des touristes qui observaient tous un religieux silence afin d’écouter la nature.
Dernière étape de notre périple à Valdez Punta Norte, dans l’espoir de voir les Orques. Rien, elles ne sont pas la. Mais ceci n’est pas grave, nous avons vu encore des éléphants de mer et une série innombrables d’autres animaux les uns plus intéressants des autres.
On revient à Puerto Madryn en repassant encore une fois faire un coucou aux baleines à el Doradillo et puis on restitue la voiture et on attends le bus. Le bus est en retard de 4 heures et du coup on va diner ‘en ville’. Très bon diner à base de poisson. A vrai dire en argentine nous avons bien mangé partout, au nord comme au sud !
19 Octobre Journée de voyage. C’était prévu mais à cause du retard du bus cette journée de voyage a été encore plus … une journée de voyage !
Pendant le halte à Rio Gallegos nous achetons les billets des autres nuits en bus avec la compagnie Via Bariloche car nous sommes assez fâchés contre Andesmar ! Nous arrivons enfin sous le déluge à El Calafate. Le premier hôtel qu’on trouve est le notre !
20 Octobre Réveil de très bonne heure pour aller réserver l’excursion au Perito Moreno. On aurait du la réserver hier mais … le retard du bus a provoqué une série des retard dans les correspondances et voila qu’on n’a pas pu s’assurer une place (NB : l’agence Hyelo y Aventure semble être la seule qui propose le trekking sur le glacier et n’accepte pas de réservation téléphonique ou via internet).
Hyelo y Aventura ouvre à 7hr. Nous y arrivons à 7 :15, un couple est devant nous et … ils réservent les 2 dernières place de la journée !!!! Nous sommes en train de repartir de l’agence avec beaucoup de tristesse pour ce plan changé mais … la dame de l’agence nous rappelle. Une personne vient d’appeler pour annuler. 2 place se sont libérées, nous pouvons enfin participer à l’excursion !!! Fous de joie nous allons tout de suite réserver l’excursion sur le Lago Argentino pour le lendemain chez Fernandez Campbell, juste quelques pâté de maison après Hyelo y Aventura. Ensuite on retourne à hôtel pour s’habiller pour la visite au glacier et c’est parti !
On arrive, on le voit de loin et nous sommes tous excités. Le spectacle est des plus beaux malgré la petite neige qui tombe du ciel. Nous allons passer 2 heures sur les passerelles en regardant ce glacier à couper le souffle. Entre temps les nuages partent et un soleil timide nous laisse prendre quelque photos, notre plus beau souvenir ! Je n’arrive pas à expliquer l’émotion que nous éprouvons en regardant ce glacier. En effet dire ‘voir’ n’est pas suffisant. Le Perito moreno on le voit et on l’entend ! C’est un glacier ‘qui avance’, il se forme dans l’arrière pays et puis il avance lentement vers le lac où il déverse ses grands morceaux de glace. Donc de temps en temps, tous les 5/10 minutes, on entend des ‘coups de tonnerre’ et si on a de la chance on peut aussi assister à la rupture de ces glaçons qui tombent dans le lac. Et à ce propos … nous étions en train d’observer une formation de l’hauteur d’environs 30 mètre, bleutée, magnifique mais quelques peu … instable. Et puis soudainement, devant nos yeux, dans un bruit immense cette arcade de glace se décolle de sa falaise et tombe ans le lac. A ce moment là, nous n’avions plus de mots pour exprimer notre joie et notre émotion. Quelle chance !!!
L’heure est arrivée de repartir des passerelles pour aller faire notre ballade avec les crampons sur le glacier ! Après une petite peur initiale, nous nous découvrons des pros de la ballade sur les glaciers ! Super ! Et en plus, à l’émotion d’être ‘dans’ le spectacle on y rajoute de super photos !
Très belle journée, une des plus belles et intenses de tout le voyage.
21 Octobre Le bus de l’agence vient nous chercher pour nous emmener au port où on va monter dans une embarcation qui nous fera faire le tour du lac Argentino et d’où on va pouvoir observer des icebergs (à ne plus ne finir), le glacier Upsala (de loin hélas), d’autres glacier, le Spegazzini, et enfin de nouveau le Perito Moreno qui est de loin de plus beau de tous.
La journée est très agréable avec un beau soleil et plein d’iceberg à photographier, des condors, des glacier berf il y a de tout pour se remplir les yeux et puis en rêver une fois chez nous !
22 Octobre Départ à 8hr pour El Chalten. Petit voyage de 3hr mais qui est fort agréable car on y voit des paysages magnifiques. Avant d’arriver au village les bus s’arrêtent, tous, chez les guardians du parc national qui vous expliqent les règles de bonne conduite en montagne et surtout ils vous expliquent qu’ils ne font pas payer l’entrée au parc (à différence du côté sud à El Calafate où chaque jours on doit payer 75 pesos par personne) car ils comptent sur les touristes pour le mantenir en des bonnes conditions. Et je dois dire que c’est vraiment parfait. Ils vous donnent aussi des cartes avec tous les chemins des randos. Parfait, non ?
Arrivés à destination on se rends compte tout de suite qu’ici le vent est une ‘présence’. Il ne quitte jamais. Son souffle, parfois fort est une certitude comme les montagne qui entourent le petit village. On part tout de suite pour une petite randonnée, pour nous mettre en jambe pour le lendemain. On va voir la chute ‘El Chorillo del Salto’ et 2 points panoramiques ‘Las Aquilas’ et ‘Los Condores’. Le chemin est très simple mais comme c’est déjà l’après midi nous n’avons pas trop de temps pour essayer es treks pour importants. Néanmoins cette promenade est fort sympa et outre la chute nous avons pu voir un nombre incalculable de condors, une aigle posé sur une branche très près, d’autres oiseux, des lièvres bref … une promenade très riche. Satisfait on va reposer avec le vent qui fait presque trembler les murs de notre chambre !
23 Octobre On est des trekkeurs, on y croit fort comme la pierre ! On part donc pour le ‘Sendero FITZ ROY’. Rien de moins ! Le chemin monte tout de suite mais une fois terminé la monté on marche longtemps sur la côté et c’est vraiment super. Nous avons beaucoup de chance car la journée est limpide et on peut admirer le Fitz Roy en toute sa splendeur au fur et à mesure qu’on avance. Nous arrivns en haut mais on ne peut pas continuer jusqu’à la lagune car il y a trop de neige et donc on rentre doucement vers le village. Il faut dire que nous avons marché en tout 22 km et que cela est très bien ! Les paysages et les vues sont superbes et nous sommes très satisfait de notre journée. Au retour, étape obligée, la Cervezeria sur la route principale du village.
24 Octobre On ne peut pas avoir 2 journées limpides de suite et du coup aujourd’hui les nuages couvrent la vue du Cerro Torre, destination de notre randonnée. Nous partons du village et marchons le long de ce chemin très bien signalé et facile. Arrivons vers midi à la Laguna où on mange et puis on redescends. En tout nous allons marcher 25 km (car nous avons fait une …. Déviation !). Le soir nous sommes très fatigués et après une petite halte à notre Cervezeria préférée hop nous sommes dans le bus qui nous ramène à El Calafate d’où le lendemain on s’envolera vers BA.
25 Octobre Bye Bye Patagonia, à midi trente l’avion nous ramène 3000 km plus au nord, à Buenos Aires, et le soir, après une belle promenade, le bus nous ramènera encore plus au nord … à Puerto Iguazu. C’était une très bonne idée de prendre le bus du soir comme ça nous avons profité une demie journée de cette belle ville et de son soleil printanier.
26 Octobre Le paysage a changé ! C’est le moins qu’on puisse dire . La terre est rouge, les maisons sont baisse, il fait très chaud, le ciel est bleu. A midi on descend du bus, nous laissons les bagages à la gare routière et cherchons un hotel. Nous trouvons un petit hotel avec une belle piscine, Hotel La sogente, où nous passons l’après midi pour nous réchauffer les os après tant de vent, glacier etc.
27 Octobre Départ très tôt le matin pour aller aux Chutes d’Iguazu. Il y a des bus qui partent tous les 20 minutes. Nous avons décidé de visiter les chûtes d’abord du côté argentin. Pas de raisons particulière pour ce choix. Le côté argentin est plus long à visiter que celui brésilien et on reste dans le parc toute la journée. On ne s’ennuie pas du tout. Il y a des chemin qui permettent de visiter les chutes sous tous les angles. Nous commençons la visite par la ‘Garganta del diablo’ où nous rendons à pieds en marchant à côté des rails du petit train. Cela nous permet de voir une quantité d’animaux outre que de profiter du parc. La sensation qu’on arrive à quelque chose d’important est bien forte. Le bruits, le petit brouillard des gouttelettes d’eau sont annonceurs de ce qu’on va admirer. Les prémices ne mentent pas. Le spectacle, une fois arrivés sur la passerelle et pourvu de réussir à garder les yeux ouverts malgré la ‘douche’ est impressionnant. Le saut est de 85 mètres mais on ne voit pas la fin ! La puissance de l’eau est tellement forte qu’on se sent très petits face à cette immensité. On admire ce spectacle puis on s’éloigne, puis on y revient. C’est tout simplement magnifique. Les papillons se posent sur nos bras, nos épaules pour boire car nous sommes humides (ou trempés). C’est le paradis ! Le reste de la journée on parcourt le reste des chemins dans le par et on admire une quantité immense de chutes. Ce parc semble infini ! On a plusieurs passerelle qui permettent d’aller en bas des chutes, on y ressort trempés mais la sensation en vaut la peine. Retour en soirée à lhôytel pour profiter un peu de la piscine avant de diner ! Quelle journée magnifique !
28 Octobre Aujourd’hui nous allons au Brésil ! Ehh oui. Nous allons prendre un petit bus public (et non pas le Crucero del Norte qu’on nous propose) et on va à la frontière. Le bus ne s’arrête pas à la frontière ! Nous rentrons en Brésil comme des clandestins. Cette chose nous amuse beaucoup, on est peut être des irresponsables mais en fin des comptes ce n’est pas notre faute mais la faute au bus ! Pas vrai ? Arrivés à Foz, nous prenons un bus (Circulaire C) pour aller voir le barrage d’Itaipu. Il faut réserver et cela se fait très facilement par mail. C’est une visite très intéressante et on comprends très bien le fonctionnement et la construction du plus puissant barrage du monde (après celui de la Chine). 50% du Paraguay et 50% Brésilien, ce barrage couvre le 100% du besoin en l’énergie du Paraguay et le 25%du Brésil. Juste pour vous donner une idée. Sorti du complexe du barrage nous allons prendre 2bus pour aller aux chutes. Très beau spectacle de ce côté aussi. On y voit les chutes d’une façon plus panoramique et une fois au fond du chemin on se retrouve à peu près dans la ‘garganta del diablo’ mais en bas ! Super sensation ! On est une autre fois trempés mais vu la température qui règne dans le parc cela ne nous dérange guère !
29 Octobre Il est temps pour nous de s’approcher du retour et on prends un bus direction Posada pour aller voir les ruines de S. Ignazio. Mais la météo aujourd’hui ne nous accompagne pas et il y a un vrai déluge ! Nous descendons du bus comme prévu et nous nous retrouvons sur la route nationale, chargés comme des mules sous le déluge. Pas possible d’aller comme prévu aux ruines, il pleut vraiment trop. Nous allons nous abriter dans un restaurant en face de l’arrêt du bus (il faut dire que nous sommes au milieu de nulle part, le village est à 1 km à l’intérieur) et là on trouve plein de monde qui mange et qui danse. Nous sommes un peu stupéfaits d’y trouver tant de monde car c’est vendredi midi ! Nous allons attendre la fin de la pluie en regardant ces gens amusées, qui dansent. Vers 14hr tout le monde repart en bus (des bus privés). Nous avons demandé et cela n’était pas une fête privé mais au contraire cela se passe tous les vendredi midi. Bien bizarre. La pluie n’a pas l’air de cesser et du coup on décide de laisser tomber St. Ignazio et d’aller directement à Posada puis attendre le lendemain. On prend le 1er bus pour Posada et une fois dans la ville on cherche où dormir. Entretemps la pluie s’arrête et nous pouvons faire une belle promenade en ville et voir le Rio Paranà (15 fois la Seine) et le Paraguay juste en face.
30 Octobre Aujourd’hui nous allons en Paraguay. Le bus pour s’y rendre passe tout près de notre hôtel et on le prend au vol ! En effet après la course pour l’attraper on découvre qu’il passe tous les 6 minutes ! Le bus nous dépose à la frontière où cette fois on doit mettre le tampon sur le passeport. Ensuite nous prenons le bus suivant pour arriver dans le centre ville. Une fois dans le centre ville nous prenons le bus pour les ruines de Trinidad. Il fait chaud et c’est très agréable la promenade qui nous permet de visiter les ruines. Avec un guide qui nous explique c’est mieux et cela nous permet de comprendre beaucoup mieux ce qu’on a visité. Retournons à Posada e une longue promenade le long du Rio Paranà en ce dimanche après midi de printemps, très chaud et ensoleillé nous permet de voir les familles et les jaunes qui se promènent en buvant leur mate. Immanquable le mate ! Une nouvelle nuit en bus nous attend.
31 Octobre Arrivés à Buenos Aires on laisse les bagages chez Manuel Tienda Leon (tout près de la gare routière) car de là on partira pour l’aéroport. Nous avons toute la journée devant nous et nous décidons d’aller visiter le quartier de LA Boca. Et on y va à pieds ! Il fait beau, il est encore tôt et cela nous permet de découvrir un peu plus la ville. La Boca est très coloré et sympa mais un peu trop touristique à notre gout. Nous y passons une heure à faire des photos et puis on rentre et on va visiter la casa Rosada avant de repartir pour le vol vers l’Europe.
Hôtel Sol Kipriotis Village à Psalidi, Kos English translation pending
Bonjours, a tous le monde, des 4 coins de la terre.
Je suis a la recherche d'infos sur l'hote Sol Kipriotis Village a Kos.
En tous genres.
Que ce soit de la réception aux réstaurants, en passant part la piscine et la mer ect ect ect............
Un grand merci a vous
J'attend avec impatience vos commentaires.
MERCI
Escale d'une journée à la Barbade - quoi faire? English translation pending
Si vous avez des conseils pour une superbe journée à la Barbade, en escale lors de notre croisière du mois d'avril ça serait très apprécié!
Merci
Merci
Sud de la Colombie seule et passage de la frontière avec l'Équateur English translation pending
Bonjour,
Je pense partir seule en Amérique du Sud pour plusieurs mois et démarrer mon voyage en Colombie, mais j'ai un peu peur du Sud du pays et surtout de traverser la frontière avec l'Equateur. Certaines personnes disent qu'actuellement le climat est plus clément entre les 2 pays mais ça reste une zone tendue. J'aimerais savoir si l'une de vous y est allé récemment... les messages du forum datent parfois de plusieurs années. Merci pour vos conseils!
Je pense partir seule en Amérique du Sud pour plusieurs mois et démarrer mon voyage en Colombie, mais j'ai un peu peur du Sud du pays et surtout de traverser la frontière avec l'Equateur. Certaines personnes disent qu'actuellement le climat est plus clément entre les 2 pays mais ça reste une zone tendue. J'aimerais savoir si l'une de vous y est allé récemment... les messages du forum datent parfois de plusieurs années. Merci pour vos conseils!
Ski de randonnée au mois d'avril en Islande English translation pending
Bonjour à tous,
Je prévois de partir en Islande pour faire du ski de randonnée sur la fin avril. Je cherche un plutôt un parcours dans les 8-9 jours de ski avec étapes dans des refuges.
Quelqu'un de vous a déjà fait ça ou connaitrait quelques pistes de recherche ? J'ai regardé pour trouver un guide mais bon ceux que j'ai trouvé par internet sont assez chers (150 €/j par personne). Si vous connaissez un guide local ça pourrait être intéressant.
Merci Bonne journée
Je prévois de partir en Islande pour faire du ski de randonnée sur la fin avril. Je cherche un plutôt un parcours dans les 8-9 jours de ski avec étapes dans des refuges.
Quelqu'un de vous a déjà fait ça ou connaitrait quelques pistes de recherche ? J'ai regardé pour trouver un guide mais bon ceux que j'ai trouvé par internet sont assez chers (150 €/j par personne). Si vous connaissez un guide local ça pourrait être intéressant.
Merci Bonne journée
Ouest des États-Unis: dans quel sens? English translation pending
Salut,
j'aurais besoin de vos avis. Je vais refaire le tour classic pour montrer à Madame comment c'est trop beau. Et comme je pars un peu plus longtemps que la première fois ( c'est à dire 24 jours ) je vais tirer jusqu'a Yellowstone. Pour l'instant, je m'interroge simplement sur le sens ou je vais tourner :
Possibilité 1 : Arrivée SFO / Yosemite/ DV /Grand Canyon / Page / MV / Moab / Torrey / Tropic / Vegas --> SLC / Yellowtone / SLC -- Départ SLC L'avantage ici étant le départ de SLC et la possibilité de trouver un vol direct
Possibilité 2 Arrivée SFO / Yosemite/ DV /Grand Canyon / Page / MV / Moab / SLC / Yellowstone / SLC / Torrey / Tropic / Vegas -- Départ Vegas L'avantage est de finir par Vegas mais forcément vol avec escale
Possibilité 3 Arrivée SFO / Yosemite/ DV / Tropic / Torrey / SLC / Yellowstone / Moab / MV / Page / GC / Vegas
j'aurais besoin de vos avis. Je vais refaire le tour classic pour montrer à Madame comment c'est trop beau. Et comme je pars un peu plus longtemps que la première fois ( c'est à dire 24 jours ) je vais tirer jusqu'a Yellowstone. Pour l'instant, je m'interroge simplement sur le sens ou je vais tourner :
Possibilité 1 : Arrivée SFO / Yosemite/ DV /Grand Canyon / Page / MV / Moab / Torrey / Tropic / Vegas --> SLC / Yellowtone / SLC -- Départ SLC L'avantage ici étant le départ de SLC et la possibilité de trouver un vol direct
Possibilité 2 Arrivée SFO / Yosemite/ DV /Grand Canyon / Page / MV / Moab / SLC / Yellowstone / SLC / Torrey / Tropic / Vegas -- Départ Vegas L'avantage est de finir par Vegas mais forcément vol avec escale
Possibilité 3 Arrivée SFO / Yosemite/ DV / Tropic / Torrey / SLC / Yellowstone / Moab / MV / Page / GC / Vegas
Toujours la Mauritanie: sécurité! English translation pending
Bonjour. De source sûr. Un touriste se rendait à Nouakchott , quand tout a coup ( entre Nouhadibou et la capitale) une voiture le dépasse et ralentit , une deuxième reste derrière lui !! on lui fait signe de s'arrèter , heureusement à ce moment là arrive en sens inverse un camion , les deux voitures prennent peur et disparaissent. Au contrôle suivant il en fait part au policiers ( pour la forme ) Bon voila , je pense que depuis la frontière ça serait bien vue de faire le trajet à plusieurs . Avis aux amateurs de sueurs froides
Meilleur sac de couchage? English translation pending
Bonjour a tous
Je cherche encore LE bon sac de couchage dans mon budget (+ ou - ) 200 euro , pour par sécurité disons dormir bien jusque -20°(nord canadien) , avec un bon matelas R:4,1 , en tente avec couverture de survie épaisse sur le sol , drap de soie Je ne suis pas frileux (déjà dormi a 4° a la belle etoile avec S15 ultralight de d4 )
J'ai retenue plusieurs choix
Le premier le Wilsa grand nord II donné pour Confort - 10° Limite confort - 15° Extrême - 29° même si je sais bien que ces chiffres sont a prendre avec des pincettes car non normalisé La question que je me pose dessus c'est qu'il est étanche a l’extérieur cela ne risque t'il pas de se transformer en cocote minute avec la transpiration ?
Sinon j'ai aussi repéré celui ci http://www.mec.ca/...3&bmLocale=fr_CA et celui ci http://www.haglofs.com/en-US/products/sleeping-bags/nordic-winter/unisex/zensor_nordic_winter_en-us.aspx Est ce des bon produits ? peut ont faire confiance a leur température ?
Merci d'avance pour vos conseils et si vous avez d'autres produit a me conseiller je suis tout ouïe
Je cherche encore LE bon sac de couchage dans mon budget (+ ou - ) 200 euro , pour par sécurité disons dormir bien jusque -20°(nord canadien) , avec un bon matelas R:4,1 , en tente avec couverture de survie épaisse sur le sol , drap de soie Je ne suis pas frileux (déjà dormi a 4° a la belle etoile avec S15 ultralight de d4 )
J'ai retenue plusieurs choix
Le premier le Wilsa grand nord II donné pour Confort - 10° Limite confort - 15° Extrême - 29° même si je sais bien que ces chiffres sont a prendre avec des pincettes car non normalisé La question que je me pose dessus c'est qu'il est étanche a l’extérieur cela ne risque t'il pas de se transformer en cocote minute avec la transpiration ?
Sinon j'ai aussi repéré celui ci http://www.mec.ca/...3&bmLocale=fr_CA et celui ci http://www.haglofs.com/en-US/products/sleeping-bags/nordic-winter/unisex/zensor_nordic_winter_en-us.aspx Est ce des bon produits ? peut ont faire confiance a leur température ?
Merci d'avance pour vos conseils et si vous avez d'autres produit a me conseiller je suis tout ouïe
Tenue vestimentaire en Inde du Sud? English translation pending
Bonjour
je pars quelques semaines en Inde du sud à partir de mi janvier (Tamil nadu et Kerala), je me pose plusieurs questions et je souhaiterais avoir les conseils avisés des lecteurs de ce forum :
- J'ai lu qu'il était souhaitable de se couvrir les bras et les jambes, est-ce qu'il faut aussi couvrir les chevilles et les pieds (en fait est-ce que les tongs posent problème ?).
- est-il inhabituel (choquant) de voir une femme en pantalon (large et fluide) ?
- est-ce qu'un décolleté léger (qui ne découvre pas la poitrine) est acceptable ?
Mes questions ne sont pas tellement "jusqu'où je peux aller" mais plutôt d'être respectueuse du regard des gens que je rencontrerai.
J'ai aussi sinon une question plus "pratique", je voudrais me laisser la possibilité d'aller passer quelque temps dans une réserve naturelle, quelles chaussures me conseillez vous ? est-ce que des converses (qui protègent les chevilles des serpents par rapport à de simples baskets) pourraient faire l'affaire ? ou faut-il absolument des chaussures plus adequats et si oui lesquels ?
Je suis à l'écoute de toutes vos remarques et conseils merci d'avance :) Lisa
Je suis à l'écoute de toutes vos remarques et conseils merci d'avance :) Lisa
Récit d'un périple en Afrique Australe: du Big Five aux récifs coralliens (3ème partie) English translation pending
La premiere partie est là : http://voyageforum.com/forum/recit_un_periple_en_afrique_australe_big_five_aux_recifs_coralliens_1e_partie_D3794068/
La deuxième ici : http://voyageforum.com/forum/recit_un_periple_en_afrique_australe_big_five_aux_recifs_coralliens_2eme_partie_D3800648/
3ème partie
Mardi 17 août
Je me lève dès l'aube. Un café bien chaud est d'un grand réconfort et comme il nous reste des biscuits, c'est royal.
Fort de nos résolutions de la veille, nous préparons nos valises et bagages, histoire de ne rien laisser de personnel si nous devions abandonner le navire. Nous recommençons aussi à collecter du bois...on ne sait jamais. Nous devons cette fois aller le chercher un peu plus loin. J'interdis à junior de trop s'éloigner et vais quérir des souches mortes un peu plus profond dans le bush...gare aux lions...
A 9H15, un convoi est en approche depuis Linyanti. 4 véhicules dont 2 avec remorques : nos voisins du camp N°02. Ils s'arrêtent et nous sommes quitte pour raconter de nouveau notre histoire. Cette fois ils savent que Kasane est en rupture d'essence car ils ont rencontré les Italiens d'hier soir. Ils sont catégoriques : on ne doit pas rester là, c'est pas "safe" car il n'y a aucune garantie sur la possibilité d'un dépannage imminent. Ils font l'état des lieux de leur capacité de chargement et peuvent sans problème nous transporter tous les trois et nos bagages jusqu'à Kasane.
Ma Douce et Junior sont rassurés que nous ne nous séparions pas. Même si je m'y étais mentalement préparé, j'avoue que de rester seul dans le bush, sans notion de durée ne m'emballait guère...et puis, jouer au tarot tout seul....
Nous voilà donc tous les trois à l'arrière du 4x4 de l'équipage formé par Dean et Esias qui sont tout bonnement les deux hommes que ma Douce avait "sauvés" de la charge de l'éléphant à 3rd Bridge....destin quand tu nous tiens....
Nous sympathisons durant tout le trajet avec eux. Esias est sud- africain émigré au Canada et Dean est canadien. Ils sont venus en vacances faire un périple avec la famille d'Esias. Ils aiment voyager et aiment la France. Eux aussi auront le droit à leur bon repas français, si d'aventure ils reviennent en France.
A l'approche d'un village, après plus de 2 heures de pistes, on capte un réseau. Nous appelons Bushlore mais la liaison est si mauvaise que même Esias n'arrive pas à comprendre si des mécanos sont en route.
Après 04H30 de route depuis notre départ, on atteint enfin Kasane. Nos amis nous déposent au Waterlily Lodge et reprennent leur route après moult congratulations et remerciements.
Nous nous rendons à la réception et expliquons nos déboires. Nous avions réservé et payé pour moitié une nuit pour la veille et espérons qu'ils puissent nous loger. Encore un petit coup de pouce de la chance, ils ont un autre désistement et une chambre de libre. C'est une grande chambre à l'étage mais les douches sont communes. Nous rassurons la patronne : comparé à de là d'où on vient, c'est le grand luxe. Nous commençons à défaire nos bagages lorsque nous remarquons une bonne demi douzaine de grosses guêpes très longues, de couleurs noire et orange. Elles ont commencé à faire un nid sur le lustre. Leur aspect est plutôt menaçant. Je vais chercher le réceptionniste qui monte avec moi. Il fait la grimace car, explique-t-il, leur piqure est très douloureuse. Il les nomme" paper wasp" à cause du nid à l'aspect cartonné. De retour à la maison, j'ai trouvé sur le net que ce sont des « Belonogasters » : avis aux entomologistes !!!
Le brave réceptionniste s'empare d'une bombe insecticide foudroyante, monte sur une chaise, arrose les guêpes et, sous nos yeux médusés, se laisse tomber par terre de façon théâtrale, en chien de fusil, les bras protégeant sa tête. Un à un, les gros frelons tombent comme des mouches. Le Tartarin de Kasane se relève et les achève sans pitié. Fier de sa prouesse, il nous explique que c'est sa façon à lui d'éviter les piqures des guêpes puis, auréolé de son exploit, il rejoint son poste, la tête droite et le torse bombé.
A peine installé dans la chambre désormais sécurisée, la patronne revient nous voir toute penaude. Ils se sont trompés de chambre et l'avaient promis à des clients qui insistent terriblement pour avoir celle- là. Comme elle n'a rien de spécial, ce sont sûrement des fétichistes. Encore une fois, nous sommes dans un état de zen absolu, sans doute trop joyeux que notre mésaventure prenne une bonne tournure. Avec le sourire, nous remballons et intégrons la chambre d'à côté. La seule différence est que cette nouvelle chambre est équipée de 4 lits simple, alors que l'autre avait un double. Que cela ne tienne, vu notre état de fatigue et la présence de junior dans la même chambre, la nuit ne pourra être que sage.....
Appréciant sans doute notre coopération sans histoire, la maitresse des lieux s'excuse de nouveau, nous remercie et nous confesse qu'elle nous fera une ristourne.
Nous recevons la seule et unique aide positive de Bushlore : un SMS avec le numéro de téléphone d'un garage. J'appelle ce numéro et mon interlocuteur m'indique qu'il vient me chercher à l'hôtel pour m'emmener à son atelier.
Je laisse ma Douce et Junior à l'hôtel et me fait récupérer par un indien qui me conduit à une dizaine de kilomètres de là, à Kazungula.
Je me retrouve dans un garage "à l'africaine" du nom de Max Panelbeaters, où plusieurs véhicules en cours de réparation et plus ou moins démontés, divers morceaux de pièces mécaniques et de l'outillage hétéroclites sont dispersés çà et là et créent un joyeux petit bazar. Des mécanos tout souriants en jean et tee-shirt hors d'âge sont affairés autour d'un véhicule, telle une équipe chirurgicale en action.
Je suis accueillis par le patron, un autre indien du nom de Franck Paul Fernandez (avouez que cela ne fait pas trop indien comme nom...) à l'abord très sérieux. On m'invite à m'asseoir et on me demande d'expliquer ce qu'il m'arrive. C'est alors que je comprends que, bien qu'il ait été contacté par Bushlore, il ne sait pas quel est mon problème et où se trouve le véhicule. En clair, si nous n'avions pas été pris en charge par le convoi des sud- africains, nous n'étions pas prêts d'être dépannés...ça fait plaisir, Merci Bushlore !!!
Après avoir tout expliqué, on m'indique qu'il me faut payer la facture avant, car Bushlore ne veut pas payer...la douloureuse s'élève à 4.500 pulas soit 500 euros environ. Le ravitaillement en carburant a été effectué et Mr Franck me dit qu'il peut dès à présent envoyer une équipe pour réparer sur place. Ils pourront être de retour dans la nuit ou au petit matin.
J'appelle Bushlore pour le dire le montant de la facture. Je comprends qu'ils ne veulent pas payer car pour eux, ce n'est pas de leur ressort. Pas question de commencer à argumenter au téléphone, cela ne changerait rien. Je leur dis juste qu'on verra cela au retour. De toute façon je n'ai pas d'autre choix, sinon nous allons rester à Kasane...
Je tape dans la main de Mr Franck et il envoie 3 mécanos dans un vieux pick up. Ils vont devoir travailler en plein bush, à la lueur des lampes. Il est 16H00 et ils n'arriveront pas avant la nuit...tu parles d'une expédition...
Mr Franck m'emmène à un distributeur de billets à Kasane et je fais chauffer la visa.
Je retourne enfin à l'hôtel. J'en ai plein les bottes. Après une bonne douche, on se fait un petit apéro au bar extérieur et nous dînons au restaurant de l'hôtel. Le menu n'est pas inoubliable.
Je m'écroule dans le lit. Toute la famille dort à poing fermés, même si les chambres côté rue, dont la nôtre, sont mal isolées des bruits de circulation. Nous nous réveillons souvent car j'avais dit à Mr Franck de me prévenir si le véhicule revenait.
Mercredi 18 août
Réveil à 07H00. Pas de nouvelle. J'appelle Mr Franck, il n'en a pas non plus.
A 08H30 il m'appelle pour me dire qu'il a de "good news" et que les mécanos seront bientôt là avec mon véhicule.
Nous calculons qu'en repartant aujourd'hui, nous pourrons maintenir l'itinéraire prévu en zappant une étape en en forçant l'allure.
A 09H00 Mr Franck me dit que les travaux sur le véhicule ne sont pas tout à fait terminé. C'est la douche froide, cependant il me dit que je récupérai mon véhicule à 10H00...Je ne suis pas très optimiste.
A 09H20 il me récupère à l'hôtel et me conduit au garage. L'Hilux est sur cale et la roue pas encore remontée. Il m'explique que cette nuit, ne pouvant pas bien fixer les tiges filetées, les mécanos en ont cassé 3 en roulant....
Au final et devant mes yeux, ils se mettent à 3 pour finir le montage de la roue et derniers réglages. L'un d'eux me dit qu'ils étaient bien contents de trouver mon tas de bois à côté du 4x4 pour faire du feu.
A 10H00 je suis au volant du Toyota et roule vers Kasane pour récupérer le reste de la troupe avec armes et bagages.
Si un jour vous avez une galère mécanique du côté de Kasane, demandez le Garage Max Panelbeater : ils sont fiables et dévoués.
A 10H30 nous quittons Kasane définitivement. L'objectif est de gagner la frontière ce soir. Cela implique pas ne pas faire d'arrêt pour manger, de se contenter de sandwiches en roulant et surtout de devoir rouler de nuit au moins deux heures... ce qui n'est pas très recommandé. Nous contactons le Kwa Noken Lodge pour réserver un chalet pour cette nuit. Tout est complet, nous nous rabattons sur une "luxury tent". A l'heure et dans l'état dans lesquels où nous arriverons, il est hors de question de bivouaquer.
Avant Nata, nous sommes doublés par un 4x4 qui met ses warning, c'est un des couples de Sud Africains qui nous ont secouru. Ils repartent à la maison tandis que les autres poursuivent en Zambie. Nous les suivons un bon moment et nous nous saluons chaleureusement le temps d'un arrêt à une barrière vétérinaire où il nous faut rouler au pas dans un bassin de désinfectant. A cette occasion, un fonctionnaire zélé nous fera déballer toutes nos chaussures pour aller tremper les semelles dans un petit bac.
En poursuivant notre traversée du Bostwana, nous admirons un gros éléphant qui traverse la route. Il est bien embêté car le bord de la chaussée est clôturé. Il essaye de pousser un poteau mais il semble qu'ils y aient des barbelés. Finalement, il enjambe délicatement la clôture, patte après patte, faisant preuve d'une grâce et d'une souplesse insoupçonnées.
Durant le trajet nous appelons le petit club de plongée de Sodwana Bay. J'avais échangé quelques mails sympathiques avec la patronne. Elle m'a mis en relation avec son skipper qui s'est chargé de s'assurer que nous aurions un des quelques chalets du Kazungula Park qui a « vue sur la mer ». C'est chose faite et Eben a fait le nécessaire : Youpi !
Passé Francistown, l'après- midi touche à sa fin et la nuit arrive au moment où nous prenons la route via Selebi-Phikwe.
L'accumulation de la fatigue de ses derniers jours et la déjà longue journée de conduite rendent les 200 derniers kilomètres particulièrement éprouvants. L'absence d'éclairage, les nombreux animaux traversant ici ou là et les moult piétons venant et allant on-ne-sait-où, donnent du fil à retordre à Saint Christophe qui veille sur nous.
A 20H00, nous arrivons à la station- service-épicerie-magasin-fast food de Kwa Noken où nous effectuons un ravitaillement. Le remake de "le salaire de la peur" est terminé.
Nous prenons nos quartiers dans une grande tente de luxe du Kwa Noken lodge et après une rapide dinette, je sombre dans mon lit, ivre de fatigue. Quelques soient les troubles nocturnes qui pourraient surgir : je dors.
Jeudi 19 aout
Nous partons sans trop tarder, l'objectif de cette nouvelle journée de dingue est de traverser la province du Limpopo et d'atteindre le Blyde River Canyon en début d'après- midi puis de faire halte en fin de journée entre Graskop et Sabie.
La traversée des deux frontières prend un peu plus de temps qu'à l'aller, à cause d'une panne informatique côté Sud Africain. Il nous faut 10 minutes pour quitter le Botswana et 45 minutes pour entrer en Afrique du Sud. Miracle, le Garmin se réveille d'un long coma et la carte du Limpopo s'illumine.
Il y a de nombreux travaux sur la route et cela n'arrange pas notre moyenne.
Nous faisons une halte au grand magasin de vins et spiritueux de Mokopane. Nous remplissons nos soutes de breuvages bachiques pour nos grillades à venir ainsi que pour en rapporter quelques uns à la maison, histoire de semer le trouble lors de futures dégustations "à l'aveugle".
A 13H45, nous atteignons enfin notre premier point de vue sur le Blyde River Canyon, Il s'agit du 3ème canyon le plus large du monde, après le Grand Canyon des USA et le Fish River Canyon de la Namibie que nous avons eu la chance d'admirer auparavant.
C'est le fameux panorama qui fait face au 3 Rondavels. Il s'agit de trois bouts de montagne dont la forme rappelle celle de huttes africaines. Le point de vue est géant. En contre bas, dans le fond du canyon, la rivière a creusé un lac. De la brume altère un peu les couleurs. Il parait que parfois, elle est si dense qu'on ne voit pas les 3 célèbres silhouettes. Un peu à l'écart du point de vue officiel, nous pique niquons les yeux rivés vers l'horizon.
Un peu au pas de course, nous visitons les sites des Potholes : gros trous ronds creusés dans la roche, les chutes de Berlin Falls, ainsi que les quelques points de vue non moins célèbres : God windows, Wonder view...
Plus on descend vers le sud, plus la brume s'épaissit. Par endroit, la brume se transforme en bruine.
La journée touche à sa fin. Nous quittons la route du Canyon et nous dirigeons vers Sabie. Le paysage est déroutant, après les jours passés dans le bush et la savane. Nous traversons des collines rocheuses et des forêts de pins. Nous sommes quelques part dans les Vosges ou au Canada....un gros babouin surgit des bois : ah non, nous sommes bien en Afrique !
La nuit va tomber et en pénétrant dans Graskop, nous décidons de nous y arrêter.
C'est une petite bourgade charmante et coquette.
Il fait frisquet, humide et nous sommes fatigués. Nous n'avons pas le courage de bivouaquer. Graskop présente de nombreux bed&breakfast. Nous nous arrêtons devant l'Autumn Breath, une belle maison stylée. Ma douce va jeter un œil, elle revient avec un grand sourire : ils sont très sympas et la chambre est superbe !!
Nous tombons sous le charme de Johann et Ina, les hôtes de ces lieux. Il sont adorables, c'est comme si nous rendions visite à un oncle et une tante partis il y a longtemps. Ils nous offrent de grands verres de vin blanc frais qu'ils viennent partager avec nous.
Sur leur conseil nous dinons dans un restaurant dont j'ai oublié le nom mais dont les brochettes très copieuses valent le détour. Ce bon repas est une petite jouissance après tant de sandwichs et de chips.
Nous dormons dans une suite digne d'un palace...hum que ca fait du bien....
Vendredi 20 Aout.
Après un petit déjeuner très copieux au cours duquel nous donnerons quelques tuyaux sur la Namibie à un Italien qui va s'y rendre, nous reprenons la route.
Nous roulons vers le sud, traversant Sabie et faisant Cap sur le Swaziland. Nous faisons un stop aux Mac Mac Falls. La brume naissante donne au paysage un petit côté fantastique. Comme nous avons dû condenser notre traversée de l'Afrique du Sud, nous avons abandonné l'idée de traverser le Swaziland du Nord Ouest au Sud Est . Nous passons la frontière au Nord Est. Si les bâtiments officiels sont bien tenus côté RSA, côté Swazi, c'est plutôt chiche et vieillot. Après les formalités d'usages (taxe de 50 Rands pour le véhicule) et le "tamponnage" des passeports dans la bonne humeur côté Swazi, nous roulons plein sud. Garmin reprend sa grève et l'écran se met en mode deuil.
Cette partie du Swaziland n'offre pas vraiment d'intérêt géographique. Nous traversons une partie plate, entre les reliefs de l'Ouest et la chaine des Lebombo moutains à l'Est qui fait une frontière naturelle entre le Swaziland et le Mozambique au nord et L'Afrique du Sud plus au sud.
Seuls de magnifiques bougainvilliers d'un rouge presque artificiel apportent une touche de gaité. Le Swaziland est pauvre et cela se ressent. La région est toutefois agricole avec champs de cannes à sucre et des orangeraies. Nous nous ravitaillons à Simunye qui dispose d'un centre commercial.
Alors que nous sommes arrêtés le long de la route pour une photo, une bande de gamins en haillons arrive en courant. Junior commence à leur distribuer des jouets. Manifestement ils en veulent plus encore et il est presque assaillis, un des mômes plus avides que les autres lui met une claque sur la joue, estimant sans doute qu'il n'allait pas assez vite. Junior est décontenancé : il ne s'attendait pas à cela.
Nous faisons étape au Nisela Lodge. Nous bivouaquons dans leur partie camping. Il n'y a pas grand monde, 2 autres emplacements sont occupés et c'est tout. Dans la vaste enceinte du lodge, des animaux en liberté se baladent : phacochères, antilopes, autruches et girafes. Un petit étang arbore des pancartes avertissant de la présence de crocos. Nous avons beau scruter la berge et l'eau : y a pas la queue d'un saurien à l'horizon
Nous dinons dans le restaurant du lodge, c'est un vaste bâtiment en toit de chaume, dont l'intérieur est sans plafond, laissant à nue toute l'imposante charpente qui sert de décor. Là encore, nous sommes peu nombreux à l'intérieur. Le diner est correct et la serveuse est particulièrement enjouée. En fin de service, elle viendra nous demander un "painkiller" car elle a mal à la tête. Ma douce qui est une reine de l'organisation lui donne un doliprane qu'elle garde en réserve dans son sac photo.
Dommage que le camp site soit si près de la route, on entend trop les camions.
Samedi 21 août
Nous quittons le Swaziland rapidement, le passage frontière ne dure pas plus de 15 minutes.
Nous longeons le Jozini Dam qui forme un lac bordé de petites montagnes et la route monte pour découvrir de beaux points de vue. Tout comme dans le Blyde Canyon, le Toyota Hilux 2,5 DID montre ses limites et manque de puissance en montée. Parfois, je crois conduire un tracteur...
On fait une halte ravitaillement à Jozini. C'est jour de marché sur la place où sont implantés les principaux commerces. Chose assez rare depuis notre voyage, nous sommes les seuls blancs dans un lieu assez peuplé. Malgré les mises en garde parfois entendues sur les tensions raciales encore existantes, nous ne nous sentons aucune hostilité, aucun regard malveillant.
J'en profite pour acheter une carte SIM sud- africaine, celle achetée au Bostwana n'a plus de crédit. Pour faire plaisir à Junior, nous mangeons dans un "fameux" Wimpy.
Nous quittons le goudron pour de la gravel road d'une couleur parfois orange, presque jusqu'à Mbazwana, le gros bourg le plus proche de Sodwana Bay.
Nous arrivons enfin à Sodwana Bay à 14H00. Pour atteindre le chalet que nous avons loué, il nous faut passer par l'entrée du parc national et payer un droit d'entrée pour les 6 jours à venir. Puis il faut montrer patte blanche à un second contrôle qui permet l'accès à la zone du vaste camping et des chalets.
Nous empruntons le petit chemin qui mène aux chalets, mangoustes et vervets semblent nous souhaiter la bienvenue. Les chalets sont disséminés dans des bosquets. Le nôtre, le N°11 se trouve en bout de chemin. Nos cœurs battent un peu plus fort car la situation et de l'état de notre futur nid jouera un rôle important dans l'atmosphère de la fin de notre périple.
Nous ouvrons la porte des lieux...
A l'intérieur c'est propre, assez grand avec deux chambres (enfin un peu d'intimité!!), bien équipé au niveau cuisine (le grand luxe après presque 3 semaines de bivouac dans le bush), salle de bain avec douche et baignoire.....nous ouvrons les rideaux de la baie vitrée du salon et découvrons la terrasse-ponton de bois qui domine une petite foret verte recouvrant les hautes dunes et embrasse la baie et la mer !!! Yeessss !!!!
La mer est bleue et blanche : le vent souffle du large et on distingue bien les grosses vagues écumeuses, demain il faudra affronter les rouleaux pour aller plonger. Ma Douce qui a le mal de mer en rivière n'en mène pas large......
Nous installons nos affaires et nous offrons le luxe royal d'aller laver notre gros baluchon de linge sale dans la laverie du camping.
A 18H00, nous allons à la rencontre d’ Eben, le skipper du bateau de plongée, au bar du Mseni Lodge, pour organiser nos futures plongées. Rendez- vous est fixé demain matin 08H00 sur la plage. Eben est sympa, il ressemble plus à un 2ème ligne de rugby qu'à un marin...
Pour ne pas déroger à nos habitudes, nous snobons la toute neuve cuisinière à gaz du chalet et grillons la viande dehors sur le Braii, c'est définitivement meilleur qu'à la poêle.
Dodo tôt dans un grand lit aux draps propres après une douche chaude...nous frôlons le nirvana.
Le vent et le bruit des vagues qui montent jusqu'à nous, créent une étrange mélopée qui m'assomme avant d'avoir pu compter jusqu'à dix impalas.
Dimanche 22 août.
Même si le fond de l'air matinal est frais et que le vent souffle, nous petit-déjeunons sur la terrasse pour profiter de la mer et du point de vue. Nous accueillons des visiteurs inattendus, qui viendront nous épier tous les matins et tous les midis : les singes Vervets et leurs cousins les singes verts. Postés sur les arbres entourant la terrasse, ils nous observent, et conspirent sur comment nous voler notre nourriture. Jour après jour, ils vont s'enhardir au point d'être parfois un peu trop envahissants.
Le vent n'est pas tombé et les vagues sont toujours aussi fortes. Ma Douce « flippe grave sa race » (comme disent les « djeun ») : elle sait qu'elle va être malade.
Elle entame sa séance d'exorcisme du mal : 2 cachets "mer calme", dosette homéopathique et bracelet point d'acupuncture...Comme on est en Afrique, elle devrait en peut être en profiter pour aller voir un Marabout ou un Sorcier qui lui fabriquerait un gri-gri...
Nous voici sur la plage. Après la perception du matos et un rapide briefing, nous nous retrouvons à entrer dans l'eau, poussant le zodiac vers le large. A l'ordre du skipper, on embarque tant bien que mal dans le hors- bord. Nous sommes 5 plongeurs, le mono et le skipper.
Commence alors une partie de saute- mouton impressionnante. Il faut passer la barrière des vagues et ce n'est pas de la tarte. Le skipper est même parfois obligé de faire demi-tour pour faire face de nouveau aux rouleaux, afin d'avoir le parfait timing et de franchir la vague avant qu'elle ne se brise. Accrochés aux bouts qui longent le gros boudin d'air, les pieds pris dans des anses fixées au sol, nous serrons les dents et les fesses. Entre chaque creux, ça cogne dur et parfois le zodiac tape si fort que les ondes de choc me transpercent le dos. On est passé !!!
Le rodéo devient moins rude mais il faut constamment regarder devant pour anticiper les ruades, aux risques d'y laisser une vertèbre.
Enfin, nous sommes équipés, masques sur les yeux, détendeurs dans la bouche, au signal du skipper et comme un seul homme, nous basculons en arrière pour crever la surface et être englouti par l'océan.
L'eau est fraiche : 21°C et la visibilité moyenne. Au signal du pouce baissé, nous plongeons vers le fond....
Je surveille mes deux pingouins : junior qui est un jeune plongeur de peu d'expérience et ma Douce dont le mal de mer fait de chaque plongée, une lutte intérieure. Ils effectuent le signe OK à plusieurs reprises : tout va bien.
Nous passons une heure sous l'eau à survoler les riches coraux foisonnant de vie colorés. La houle sous- marine, la visibilité moyenne, et la fraicheur qui parvient à transpercer la combinaison rendent la plongée assez physique. Tout à coup pour la première fois de notre vie, nous entendons en plongée, le chant mystérieux et émouvant des baleines.
Lorsque nous remontons à la surface, nous sommes fiers de cette plongée, d'autant que deux autres plongeurs sont remontés depuis un bon quart d'heure.
Sur le trajet du retour, le mal de mer prendra le dessus et malgré toutes les précautions et préventions prises auparavant, couchée sur le boudin du zodiac, ma Douce ira nourrir les poissons. L'atterrissage est à la mesure du reste : le skipper fait surfer le bateau sur les rouleaux puis fonce droit sur la plage où il échoue virilement l'esquif sur le sable : Ça secoue dur !!!
Je suis le seul à repartir pour une seconde immersion et à affronter de nouveau les déferlantes. Sous l'eau, Je rencontre des gros mérous et de fort belles raies. J'ai beau scruter dans toutes les directions : pas la queue d'un requin.
Je reviens sur terre à la manière des commandos pour la seconde fois, je suis saoul, fourbu, frigorifié mais heureux.
L'après- midi est consacré au repos...ça fait du bien aussi.
La météo annonçant un vent encore plus fort demain, nous renonçons à la plongée et projetons une journée dans la réserve sauvage de Imfolozi/Hluhluwe.
En fin de journée, nous explorons le petit sentier qui mène des chalets à la plage. Il traverse le bois dense qui recouvre les grandes dunes. Nous atteignons enfin la plage en s'extrayant du bois. A cet endroit, la plage est totalement vierge. Nous marchons dans le sable le long des vagues mourantes. Nous sommes un peu comme des Robinson Crusoé, perdus entre terre et mer. Nous regagnons notre cabane de luxe à la nuit tombée.
Lundi 23 Aout.
Nous partons assez tôt pour Hluhluwe/Imfolozi. A l'arrivée, cela dénote des parcs Botswanais. C'est plus moderne et entretenu. La route principale qui traverse le parc et mène aux différents points d'entrée est goudronnée. Des routes secondaires en partent et permettent des petits parcours annexes. Celles-ci sont en terre mais carrossables pour tout véhicule. Ici, point besoin de 4x4.
Là aussi, le feu a dévoré une grande partie du parc. Cependant, vu que cela semble être par vastes parcelles, il est probable que cela ait été fait sciemment, pour entretenir les lieux par écobuage. Nous apercevons même par endroit le front du feu. Là encore c'est différent du Bostwana, le bush est moins dense, c'est surtout un feu d'herbes hautes, rien d'inquiétant.
L'avantage, c'est que peut être que cela aura regroupé les animaux. Ainsi durant la journée, nous allons avoir la grande surprise de voir en tout 25 rhinocéros dont 4 noirs. Une fois, nous débusquerons dans un bush et légèrement en surplomb de nous une grappe de 7 rhinos dont on ne voyait que le haut du dos. On s'est gentiment posé le long de la route et après une vingtaine de minutes d'attente, les grosses bêtes à cornes ont lentement migré vers notre direction, pour traverser la route à une dizaine de mètres devant nous. Tandis que le troupeau traverse, l'un d'eux nous fait face, nous menaçant de ses cornes si d'aventure on osait approcher.
Durant la journée, nous verrons aussi des éléphants, girafes, buffles et tout un tas d'ongulés. Nous pique-niquons sur une petite colline dominant une rivière où baguenaudent quelques éléphants.
Alors que l'après- midi est bien entamée, Ma douce crie soudain : Guépard !! Guépard !! , Guépard !!
Un beau spécimen vient de traverser la piste devant nous et poursuit nonchalamment sa route dans le bush. Sympa, il se retourne sur nous le temps d'un face à face et d'une photo.
Junior est aux anges : il a son "Big cat"
Ravis de cette journée riche en faune sauvage, nous prenons la route vers la sortie, la lumière s'assombrit et nous allons rouler de nuit. Peu avant la sortie du parc, nous apercevons 4 Rhinocéros noirs en train de brouter de l'herbe verte. Plus rares, ils sont plus petits que les blancs, un peu plus sombres aussi. La principale différence se fait sur la bouche : plate pour les blancs et "lèvres en pointes" pour les noirs.
Nous faisons une halte dans la ville de Hluhluwe pour un ravitaillement complet au supermarché. Le rayon boucherie est nickel et nous prenons de quoi alimenter royalement nos braiis du soir.
A la sortie du magasin, il fait nuit noire. Nous roulons une heure et demie de nuit. Attention aux multiples piétons et bestioles de toutes sortes.
Mardi 24 aout
Le vent ne souffle plus depuis la mer. Les vagues sont moins grosses et c'est tant mieux, surtout pour ma douce.
J'effectue la première plongée seul, avec Pieter et Barbara, une ancienne instructeur de plongée de ces lieux, venue aujourd'hui en vacances. Nous cherchons en vain les requins. Je suis récompensé par l'observation de poissons papiers rose et blanc et l'écoute de chants de baleine. Sur le bateau, le skipper pointe l'horizon : la queue d'une baleine crève la surface et disparait dans l'eau
De retour sur la plage et tandis que nous préparons à la prochaine plongée, nous observons des baleines en surface, pas très loin du bord. Distinctement nous voyons se dresser leurs nageoires, et la masse de leur dos affleurant la surface.
Nous effectuons la seconde plongée en famille. Nous jouons avec une belle tortue. Junior ne peut pas s'empêcher de lui caresser la carapace. Une des règles de la plongée est : de ne pas toucher. Cependant, il est parfois difficile de ne pas succomber à la tentation. De retour sur le bateau, Eben nous demande si nous avons vu la raie Manta. Elle était en surface près du bateau.....Ah non misère, nous l'avons manqué....
Ce midi, pour la grande joie de junior, nous faisons des Hamburgers maison. Nous déjeunons sur la terrasse face à la mer. Les singes maintenant habitués à nous se font plus hardis. L'un d'eux franchi le pas et saute depuis l'arbre sur la rambarde de la terrasse. Bien que cela ne soit pas recommandé, je ne résiste pas à déposer quelques morceaux de pain sur la balustrade. Inéluctablement, je cautionne par ce geste leur présence. Les moins vaillants grimpent depuis le sol par les piliers de la terrasse et s'agrippent à la rambarde, en attente d'une opportunité. Je dois maintenir la distance avec les mâles dominants , sinon, ils viendraient à table avec nous. Après avoir affronté les hordes de babouins du Bostwana, ce ne sont pas quelques Vervets des plages qui vont m'impressionner !!
Sous la terrasse, une famille de mangouste est en approche. Nous leur envoyons des morceaux de pains de mie un peu rassis. Bientôt, attirés par les petits cris des mendiantes, d'autres familles de mangoustes surgissent. En contre bas de nous, c'est maintenant des dizaines de mangoustes qui se mélangent, jouent, se battent, se grattent, et couinent. Dans ce méli-mélo de fourrure, nous parvenons à en compter plus de cinquante !! c'est impressionnant. Ayant épuisé le stock de vieux pains de mie, elles repartent par petits groupes, s'éparpillant dans les bois.
Nous avons l'intention de commander un petit bouclier Zoulou (Sodwana Bay est dans la province du Kwa Zulu Natal, la terre des Zoulous) aux artisans qui travaillent le bois et qui vendent le produit de leur labeur. Junior et moi nous apprêtons à monter dans le 4x4 et ma Douce retourne au chalet chercher quelque chose. Nous l'entendons pousser un cri et accourons. Elle nous explique qu'elle venait de rentrer dans le chalet lorsqu'elle a senti une présence. En se retournant elle a fait face à un Vervet qui venait de se faufiler derrière elle et qui a eu le temps de dérober un paquet non identifier dans le placard de la cuisine. De suite, Junior est inquiet : comment était le sac ? De quelle couleur ? Sont-ce ses bonbons au caramel préférés ? Remonté comme une pendule il tente vainement de repérer le voleur.
Nous partons non sans avoir vérifié portes et fenêtres.
Sur la route qui mène au village de Sodwana, à la porte du parc, nous sommes accostés par un jeune qui travaille dans un des club de plongée, il nous demande si on peut le conduire au village. Comme c'est banco, ce n'est pas un mais quatre garçons qui montent derrière. Junior est serré comme une sardine. Les jeunes sont sympas et nous expliquent qu'ils travaillent au club pour se faire de l'argent de poche car ils sont encore à l'école. Ils parcourent les 6 kilomètres à pied aller et retour pour aller à la plage. Nous les déposons à Sodwana et refaisons la route en sens inverse.
Nous nous arrêtons à une petite échoppe sur le bord de la route. Les deux ados qui l'occupent nous prennent pour des bigorneaux et nous demandent une somme astronomique pour un bouclier de bois. Manifestement, ce ne sont pas eux qui fabriquent. Nous déclinons l'arnaque et un peu plus loin un autre marchand qui nous avait vu nous arrêter nous fait signe. Nous palabrons avec lui et à notre requête, il nous assure qui nous fera un authentique bouclier en peau d'ici deux jours, il nous annonce un prix équivalent au tiers de celui annoncé par les deux apprentis filous, du coup nous ne discutons même pas, il y a des limites...
De retour au chalet, pour mettre fin aux interrogations torturées de Junior qui spécule sur "quel paquet a bien pu être volé ?", nous fouillons les alentours et je déniche sous un buisson, un paquet éventré et vide, sensé contenir des chamallows à la noix de coco. Voilà l'objet du délit. Junior est soulagé, ce ne sont pas ses préférés mais ceux de ma Douce qu'il s'empresse d'aller chambrer...fils indigne va !!
Ce soir, comme pour conjurer le mauvais sort, nous grillons les autres chamallows dans les braises encore rouges du Braii.
Mercredi 25 Aout
Ce matin ma douce renonce à la plongée et part courir sur la plage tandis que Junior et moi nous préparons à notre remake du grand bleu. Ce matin, Pieter me dit que si je veux voir des requins, il faut descendre à 30 mètres. Le problème est que Junior qui est "Junior Open water" ne peut descendre en théorie qu'à 18 mètres. Nous serons que tous les 2 avec lui et il m'affirme qu'en ayant observé Junior, il le juge tout à fait capable d'assurer cette plongée. Je consulte le moussaillon et il me dit qu'il n'appréhende pas de descendre profond. Nous embarquons donc pour une profonde. Pieter m'a assuré qu'il portera une attention toute particulière au jeune Jedi, j'en ferai de même.
Une fois dans l'eau nous entamons la descente, un œil sur junior et l'autre vers le fond, on s'enfonce. Arrivé au fond, tout va bien, c'est OK.
On se balade sur un beau récif riche en poissons de belle taille, de bancs fournis, de spécimens de poissons scorpions noirs et blancs ...mais pas de requin. Lorsque l'ordi affiche une minute avant palier, nous remontons tranquillement, allant même jusqu'à faire un bleu, le courant nous ayant éloigné du récif. Junior est serein, y a pas à dire, il n'est pas du signe Poisson pour rien.
A notre retour sur la plage ma Douce est là, en sueur et ravie d'avoir couru dans un tel décor et en compagnie des singes.
L'après- midi nous nous rendons au lac Nibaya, grand lac d'eau douce qui borde la mer. La piste qui y mène rappelle par endroit les pistes sableuses du Botswana. Impossible sans 4x4. Nous cherchons les hippos qui sont nombreux parait- il. Nous en dénichons quelques uns de loin, tout comme quelques crocos échoués sur des bancs de sable. Sur le retour, on remarque enfin une grosse grappe d'hippos. Nous nous rapprochons de leur zone de baignade et nous stationnons le 4x4 sur le bord de la piste. Nous nous enfonçons dans les arbustes et buissons pour s'approcher de la berge. Il y a plein de bouses d'hippo un peu partout, et nous sommes un peu inquiets de ne pas tomber nez à groin avec l'un d'eux. A la fin des broussailles, nous débouchons sur une large bande sableuse qui mène au lac. A découvert, tel des sioux, nous marchons courbés de relief en relief, pour se rapprocher des gros baigneurs. On s'arrête à une quinzaine de mètres de la berge, derrière une touffe de hautes herbes. Les hippos sont près du bord, il y en a 12 et je me dis que s'ils nous chargent, nous aurons du mal à gagner la voiture. Ma Douce est à 4 pattes et prend des photos. Un des hippos lève la tête : il nous a vu. Nos craintes ne sont pas justifiées car les imposants animaux poursuivent leur sieste et câlins sans se soucier de nous. Rassasiés d'hippos, nous repartons comme nous sommes venus.
Sur le chemin du retour, nous croisons quatre petits mômes qui jouent au bord de la piste. Junior distribue les derniers petits jouets de sa réserve et fait 4 heureux.
Un peu plus loin, lorsque la piste est moins sableuse, il prend le volant pour sa dernière leçon de conduite tout terrain. Il ne cale plus en démarrant et passe sans problème les vitesses.
Jeudi 26 aout
Je fais la première plongée seul, Junior et ma Douce m'accompagnent pour la seconde du matin. Ce sera une belle plongée car le récif corallien est très en relief, avec des arches, des gros rochers et plein de poissons dont des énormes murènes tachetées et des raies pastenagues.
Le repas du midi, sur la terrasse du chalet, est sous haute surveillance simiesque. Il me faut même me fâcher car le mâle singe vert que nous avons surnommé Gustave, plus gros que les Vervets devient de plus en plus hardi. Il n'a plus peur de Junior et de ma Douce. Je quitte la terrasse un instant pour aller chercher une bouteille d'eau dans la cuisine (et oui, on ne boit pas que du vin !!!). A mon retour, il est sur la rambarde, menaçant, prêt à bondir sur la table. Junior et ma Douce ont dû reculer. Je me mets en colère et ressort mon imitation du gorille en rogne, qui avait eu tant de succès auprès des babouins du Botswana. Gustave comprend que je ne plaisante pas et bat retraite. Il se poste sur une branche voisine et nous espionne d'un air chafouin. De temps en temps, pour marquer mon territoire, je me lève et l'apostrophe en gorille moderne. Il détourne le regard du mien : il est dominé.
A la fin du repas, les Vervets qui sont eux restés sagement dans les arbres ont le droit aux restes de l'ananas dont la peau est gorgée de chair jaune : un met succulent pour eux. Comme s'ils avaient compris que Gustave avait été indélicat avec nous, ils se mettent à plusieurs et le chassent.
La fin de journée est consacrée à la constitution des valises et préparation du départ. La route est longue pour Johannesburg et nous partirons très tôt.
Nous dinons au restaurant à Sodwana Bay. Junior le demi-homme a été vaillant dans cette aventure. Pour sceller ce passage d'une étape vers le titre d'Homme, comme pour clôturer un rite, il a le droit à une Pina Colada légèrement teintée de rhum....
Vendredi 27 aout
Nous nous levons à 04H30 et quittons le chalet avant les 05H30. Nous avons décidé de prendre une route plus longue que celle passant par Piet Retief et Emerlo car il est dit partout que les très nombreux travaux de voirie rallongent le parcours de plusieurs heures : la circulation est carrément coupée pendant des dizaines de minutes à de nombreux endroits.
Nous empruntons même une quarantaine de kilomètres de mauvaise gravel road serpentant à travers des collines et ne traversant presque aucun village...il ne faudrait pas tomber en panne maintenant.
A 15H00 et après avoir parcouru un peu plus de 700 kilomètres, nous arrivons à Johannesburg. Nous restituons le véhicule en effectuant une dernière tentative de demande de remboursement pour les frais de dépannage. Mark, l'employé de Bushlore nous explique qu'ils font déjà un geste en nous ne faisant pas payer les réparations à venir sur la carrosserie... Il essaye également qu'on reprenne certains des billets de 200 rands qu'ils n'ont pas pu , parait- il, passer à la banque pour une histoire de couleur que je ne comprends pas très bien. Nous refusons de reprendre ces coupures et qu'il nous débite notre carte. Il me dit qu'il va réessayer de les faire prendre par la banque centrale mais que si cela ne marche pas, il me débitera la carte. Cause toujours, dans un éclair de voyance subite, je sais déjà que je vais perdre ma carte bleue à l'aéroport et je ferai immédiatement opposition...personne ne débitera plus rien dessus.
Pour couronner le tout, il me dit que ce serait mieux si on reprenait le train pour rejoindre l'aéroport. Comme je lui demande si nous devons encore payer les 300 rands de billets, il fouille dans son portefeuille et... finalement, charge un de ses employés de nous y conduire.
Nous quittons l'Afrique du Sud à l'heure prévue. Emportant avec nous des milliers d'images, de couleurs, d'odeurs, de sensations fortes, de moment de joie, de doute et de bonheur intense. Nous garderons longtemps en nous ce formidable sentiment de liberté qui nous a tant de fois submergé lorsque nous étions seuls, livrés à nous même, face à cette nature sauvage.
Quelque part dans nos valises, nous avons religieusement rangé des petits échantillons de terre africaine, collectés lors de notre périple. Ils iront grandir notre collection de fioles aux couleurs allant du blanc au noir, en passant par des déclinaisons de jaunes, d'ocres, de rouilles et qui renferment précieusement des petits bouts de notre planète que nous avons eu la chance de fouler.
Samedi 28 aout
Nous atterrissons à Roissy. Il fait nuageux et frais. L'aventure est finie.
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Oups il y a eu un bug lors d'une modif et tout est parti dans les limbes du net.... Va falloir que je recommence.... 🏴☠️🏴☠️🏴☠️🏴☠️🏴☠️🏴☠️🏴☠️
3ème partie
Mardi 17 août
Je me lève dès l'aube. Un café bien chaud est d'un grand réconfort et comme il nous reste des biscuits, c'est royal.
Fort de nos résolutions de la veille, nous préparons nos valises et bagages, histoire de ne rien laisser de personnel si nous devions abandonner le navire. Nous recommençons aussi à collecter du bois...on ne sait jamais. Nous devons cette fois aller le chercher un peu plus loin. J'interdis à junior de trop s'éloigner et vais quérir des souches mortes un peu plus profond dans le bush...gare aux lions...
A 9H15, un convoi est en approche depuis Linyanti. 4 véhicules dont 2 avec remorques : nos voisins du camp N°02. Ils s'arrêtent et nous sommes quitte pour raconter de nouveau notre histoire. Cette fois ils savent que Kasane est en rupture d'essence car ils ont rencontré les Italiens d'hier soir. Ils sont catégoriques : on ne doit pas rester là, c'est pas "safe" car il n'y a aucune garantie sur la possibilité d'un dépannage imminent. Ils font l'état des lieux de leur capacité de chargement et peuvent sans problème nous transporter tous les trois et nos bagages jusqu'à Kasane.
Ma Douce et Junior sont rassurés que nous ne nous séparions pas. Même si je m'y étais mentalement préparé, j'avoue que de rester seul dans le bush, sans notion de durée ne m'emballait guère...et puis, jouer au tarot tout seul....
Nous voilà donc tous les trois à l'arrière du 4x4 de l'équipage formé par Dean et Esias qui sont tout bonnement les deux hommes que ma Douce avait "sauvés" de la charge de l'éléphant à 3rd Bridge....destin quand tu nous tiens....
Nous sympathisons durant tout le trajet avec eux. Esias est sud- africain émigré au Canada et Dean est canadien. Ils sont venus en vacances faire un périple avec la famille d'Esias. Ils aiment voyager et aiment la France. Eux aussi auront le droit à leur bon repas français, si d'aventure ils reviennent en France.
A l'approche d'un village, après plus de 2 heures de pistes, on capte un réseau. Nous appelons Bushlore mais la liaison est si mauvaise que même Esias n'arrive pas à comprendre si des mécanos sont en route.
Après 04H30 de route depuis notre départ, on atteint enfin Kasane. Nos amis nous déposent au Waterlily Lodge et reprennent leur route après moult congratulations et remerciements.
Nous nous rendons à la réception et expliquons nos déboires. Nous avions réservé et payé pour moitié une nuit pour la veille et espérons qu'ils puissent nous loger. Encore un petit coup de pouce de la chance, ils ont un autre désistement et une chambre de libre. C'est une grande chambre à l'étage mais les douches sont communes. Nous rassurons la patronne : comparé à de là d'où on vient, c'est le grand luxe. Nous commençons à défaire nos bagages lorsque nous remarquons une bonne demi douzaine de grosses guêpes très longues, de couleurs noire et orange. Elles ont commencé à faire un nid sur le lustre. Leur aspect est plutôt menaçant. Je vais chercher le réceptionniste qui monte avec moi. Il fait la grimace car, explique-t-il, leur piqure est très douloureuse. Il les nomme" paper wasp" à cause du nid à l'aspect cartonné. De retour à la maison, j'ai trouvé sur le net que ce sont des « Belonogasters » : avis aux entomologistes !!!
Le brave réceptionniste s'empare d'une bombe insecticide foudroyante, monte sur une chaise, arrose les guêpes et, sous nos yeux médusés, se laisse tomber par terre de façon théâtrale, en chien de fusil, les bras protégeant sa tête. Un à un, les gros frelons tombent comme des mouches. Le Tartarin de Kasane se relève et les achève sans pitié. Fier de sa prouesse, il nous explique que c'est sa façon à lui d'éviter les piqures des guêpes puis, auréolé de son exploit, il rejoint son poste, la tête droite et le torse bombé.
A peine installé dans la chambre désormais sécurisée, la patronne revient nous voir toute penaude. Ils se sont trompés de chambre et l'avaient promis à des clients qui insistent terriblement pour avoir celle- là. Comme elle n'a rien de spécial, ce sont sûrement des fétichistes. Encore une fois, nous sommes dans un état de zen absolu, sans doute trop joyeux que notre mésaventure prenne une bonne tournure. Avec le sourire, nous remballons et intégrons la chambre d'à côté. La seule différence est que cette nouvelle chambre est équipée de 4 lits simple, alors que l'autre avait un double. Que cela ne tienne, vu notre état de fatigue et la présence de junior dans la même chambre, la nuit ne pourra être que sage.....
Appréciant sans doute notre coopération sans histoire, la maitresse des lieux s'excuse de nouveau, nous remercie et nous confesse qu'elle nous fera une ristourne.
Nous recevons la seule et unique aide positive de Bushlore : un SMS avec le numéro de téléphone d'un garage. J'appelle ce numéro et mon interlocuteur m'indique qu'il vient me chercher à l'hôtel pour m'emmener à son atelier.
Je laisse ma Douce et Junior à l'hôtel et me fait récupérer par un indien qui me conduit à une dizaine de kilomètres de là, à Kazungula.
Je me retrouve dans un garage "à l'africaine" du nom de Max Panelbeaters, où plusieurs véhicules en cours de réparation et plus ou moins démontés, divers morceaux de pièces mécaniques et de l'outillage hétéroclites sont dispersés çà et là et créent un joyeux petit bazar. Des mécanos tout souriants en jean et tee-shirt hors d'âge sont affairés autour d'un véhicule, telle une équipe chirurgicale en action.
Je suis accueillis par le patron, un autre indien du nom de Franck Paul Fernandez (avouez que cela ne fait pas trop indien comme nom...) à l'abord très sérieux. On m'invite à m'asseoir et on me demande d'expliquer ce qu'il m'arrive. C'est alors que je comprends que, bien qu'il ait été contacté par Bushlore, il ne sait pas quel est mon problème et où se trouve le véhicule. En clair, si nous n'avions pas été pris en charge par le convoi des sud- africains, nous n'étions pas prêts d'être dépannés...ça fait plaisir, Merci Bushlore !!!
Après avoir tout expliqué, on m'indique qu'il me faut payer la facture avant, car Bushlore ne veut pas payer...la douloureuse s'élève à 4.500 pulas soit 500 euros environ. Le ravitaillement en carburant a été effectué et Mr Franck me dit qu'il peut dès à présent envoyer une équipe pour réparer sur place. Ils pourront être de retour dans la nuit ou au petit matin.
J'appelle Bushlore pour le dire le montant de la facture. Je comprends qu'ils ne veulent pas payer car pour eux, ce n'est pas de leur ressort. Pas question de commencer à argumenter au téléphone, cela ne changerait rien. Je leur dis juste qu'on verra cela au retour. De toute façon je n'ai pas d'autre choix, sinon nous allons rester à Kasane...
Je tape dans la main de Mr Franck et il envoie 3 mécanos dans un vieux pick up. Ils vont devoir travailler en plein bush, à la lueur des lampes. Il est 16H00 et ils n'arriveront pas avant la nuit...tu parles d'une expédition...
Mr Franck m'emmène à un distributeur de billets à Kasane et je fais chauffer la visa.
Je retourne enfin à l'hôtel. J'en ai plein les bottes. Après une bonne douche, on se fait un petit apéro au bar extérieur et nous dînons au restaurant de l'hôtel. Le menu n'est pas inoubliable.
Je m'écroule dans le lit. Toute la famille dort à poing fermés, même si les chambres côté rue, dont la nôtre, sont mal isolées des bruits de circulation. Nous nous réveillons souvent car j'avais dit à Mr Franck de me prévenir si le véhicule revenait.
Mercredi 18 août
Réveil à 07H00. Pas de nouvelle. J'appelle Mr Franck, il n'en a pas non plus.
A 08H30 il m'appelle pour me dire qu'il a de "good news" et que les mécanos seront bientôt là avec mon véhicule.
Nous calculons qu'en repartant aujourd'hui, nous pourrons maintenir l'itinéraire prévu en zappant une étape en en forçant l'allure.
A 09H00 Mr Franck me dit que les travaux sur le véhicule ne sont pas tout à fait terminé. C'est la douche froide, cependant il me dit que je récupérai mon véhicule à 10H00...Je ne suis pas très optimiste.
A 09H20 il me récupère à l'hôtel et me conduit au garage. L'Hilux est sur cale et la roue pas encore remontée. Il m'explique que cette nuit, ne pouvant pas bien fixer les tiges filetées, les mécanos en ont cassé 3 en roulant....
Au final et devant mes yeux, ils se mettent à 3 pour finir le montage de la roue et derniers réglages. L'un d'eux me dit qu'ils étaient bien contents de trouver mon tas de bois à côté du 4x4 pour faire du feu.
A 10H00 je suis au volant du Toyota et roule vers Kasane pour récupérer le reste de la troupe avec armes et bagages.
Si un jour vous avez une galère mécanique du côté de Kasane, demandez le Garage Max Panelbeater : ils sont fiables et dévoués.
A 10H30 nous quittons Kasane définitivement. L'objectif est de gagner la frontière ce soir. Cela implique pas ne pas faire d'arrêt pour manger, de se contenter de sandwiches en roulant et surtout de devoir rouler de nuit au moins deux heures... ce qui n'est pas très recommandé. Nous contactons le Kwa Noken Lodge pour réserver un chalet pour cette nuit. Tout est complet, nous nous rabattons sur une "luxury tent". A l'heure et dans l'état dans lesquels où nous arriverons, il est hors de question de bivouaquer.
Avant Nata, nous sommes doublés par un 4x4 qui met ses warning, c'est un des couples de Sud Africains qui nous ont secouru. Ils repartent à la maison tandis que les autres poursuivent en Zambie. Nous les suivons un bon moment et nous nous saluons chaleureusement le temps d'un arrêt à une barrière vétérinaire où il nous faut rouler au pas dans un bassin de désinfectant. A cette occasion, un fonctionnaire zélé nous fera déballer toutes nos chaussures pour aller tremper les semelles dans un petit bac.
En poursuivant notre traversée du Bostwana, nous admirons un gros éléphant qui traverse la route. Il est bien embêté car le bord de la chaussée est clôturé. Il essaye de pousser un poteau mais il semble qu'ils y aient des barbelés. Finalement, il enjambe délicatement la clôture, patte après patte, faisant preuve d'une grâce et d'une souplesse insoupçonnées.
Durant le trajet nous appelons le petit club de plongée de Sodwana Bay. J'avais échangé quelques mails sympathiques avec la patronne. Elle m'a mis en relation avec son skipper qui s'est chargé de s'assurer que nous aurions un des quelques chalets du Kazungula Park qui a « vue sur la mer ». C'est chose faite et Eben a fait le nécessaire : Youpi !
Passé Francistown, l'après- midi touche à sa fin et la nuit arrive au moment où nous prenons la route via Selebi-Phikwe.
L'accumulation de la fatigue de ses derniers jours et la déjà longue journée de conduite rendent les 200 derniers kilomètres particulièrement éprouvants. L'absence d'éclairage, les nombreux animaux traversant ici ou là et les moult piétons venant et allant on-ne-sait-où, donnent du fil à retordre à Saint Christophe qui veille sur nous.
A 20H00, nous arrivons à la station- service-épicerie-magasin-fast food de Kwa Noken où nous effectuons un ravitaillement. Le remake de "le salaire de la peur" est terminé.
Nous prenons nos quartiers dans une grande tente de luxe du Kwa Noken lodge et après une rapide dinette, je sombre dans mon lit, ivre de fatigue. Quelques soient les troubles nocturnes qui pourraient surgir : je dors.
Jeudi 19 aout
Nous partons sans trop tarder, l'objectif de cette nouvelle journée de dingue est de traverser la province du Limpopo et d'atteindre le Blyde River Canyon en début d'après- midi puis de faire halte en fin de journée entre Graskop et Sabie.
La traversée des deux frontières prend un peu plus de temps qu'à l'aller, à cause d'une panne informatique côté Sud Africain. Il nous faut 10 minutes pour quitter le Botswana et 45 minutes pour entrer en Afrique du Sud. Miracle, le Garmin se réveille d'un long coma et la carte du Limpopo s'illumine.
Il y a de nombreux travaux sur la route et cela n'arrange pas notre moyenne.
Nous faisons une halte au grand magasin de vins et spiritueux de Mokopane. Nous remplissons nos soutes de breuvages bachiques pour nos grillades à venir ainsi que pour en rapporter quelques uns à la maison, histoire de semer le trouble lors de futures dégustations "à l'aveugle".
A 13H45, nous atteignons enfin notre premier point de vue sur le Blyde River Canyon, Il s'agit du 3ème canyon le plus large du monde, après le Grand Canyon des USA et le Fish River Canyon de la Namibie que nous avons eu la chance d'admirer auparavant.
C'est le fameux panorama qui fait face au 3 Rondavels. Il s'agit de trois bouts de montagne dont la forme rappelle celle de huttes africaines. Le point de vue est géant. En contre bas, dans le fond du canyon, la rivière a creusé un lac. De la brume altère un peu les couleurs. Il parait que parfois, elle est si dense qu'on ne voit pas les 3 célèbres silhouettes. Un peu à l'écart du point de vue officiel, nous pique niquons les yeux rivés vers l'horizon.
Un peu au pas de course, nous visitons les sites des Potholes : gros trous ronds creusés dans la roche, les chutes de Berlin Falls, ainsi que les quelques points de vue non moins célèbres : God windows, Wonder view...
Plus on descend vers le sud, plus la brume s'épaissit. Par endroit, la brume se transforme en bruine.
La journée touche à sa fin. Nous quittons la route du Canyon et nous dirigeons vers Sabie. Le paysage est déroutant, après les jours passés dans le bush et la savane. Nous traversons des collines rocheuses et des forêts de pins. Nous sommes quelques part dans les Vosges ou au Canada....un gros babouin surgit des bois : ah non, nous sommes bien en Afrique !
La nuit va tomber et en pénétrant dans Graskop, nous décidons de nous y arrêter.
C'est une petite bourgade charmante et coquette.
Il fait frisquet, humide et nous sommes fatigués. Nous n'avons pas le courage de bivouaquer. Graskop présente de nombreux bed&breakfast. Nous nous arrêtons devant l'Autumn Breath, une belle maison stylée. Ma douce va jeter un œil, elle revient avec un grand sourire : ils sont très sympas et la chambre est superbe !!
Nous tombons sous le charme de Johann et Ina, les hôtes de ces lieux. Il sont adorables, c'est comme si nous rendions visite à un oncle et une tante partis il y a longtemps. Ils nous offrent de grands verres de vin blanc frais qu'ils viennent partager avec nous.
Sur leur conseil nous dinons dans un restaurant dont j'ai oublié le nom mais dont les brochettes très copieuses valent le détour. Ce bon repas est une petite jouissance après tant de sandwichs et de chips.
Nous dormons dans une suite digne d'un palace...hum que ca fait du bien....
Vendredi 20 Aout.
Après un petit déjeuner très copieux au cours duquel nous donnerons quelques tuyaux sur la Namibie à un Italien qui va s'y rendre, nous reprenons la route.
Nous roulons vers le sud, traversant Sabie et faisant Cap sur le Swaziland. Nous faisons un stop aux Mac Mac Falls. La brume naissante donne au paysage un petit côté fantastique. Comme nous avons dû condenser notre traversée de l'Afrique du Sud, nous avons abandonné l'idée de traverser le Swaziland du Nord Ouest au Sud Est . Nous passons la frontière au Nord Est. Si les bâtiments officiels sont bien tenus côté RSA, côté Swazi, c'est plutôt chiche et vieillot. Après les formalités d'usages (taxe de 50 Rands pour le véhicule) et le "tamponnage" des passeports dans la bonne humeur côté Swazi, nous roulons plein sud. Garmin reprend sa grève et l'écran se met en mode deuil.
Cette partie du Swaziland n'offre pas vraiment d'intérêt géographique. Nous traversons une partie plate, entre les reliefs de l'Ouest et la chaine des Lebombo moutains à l'Est qui fait une frontière naturelle entre le Swaziland et le Mozambique au nord et L'Afrique du Sud plus au sud.
Seuls de magnifiques bougainvilliers d'un rouge presque artificiel apportent une touche de gaité. Le Swaziland est pauvre et cela se ressent. La région est toutefois agricole avec champs de cannes à sucre et des orangeraies. Nous nous ravitaillons à Simunye qui dispose d'un centre commercial.
Alors que nous sommes arrêtés le long de la route pour une photo, une bande de gamins en haillons arrive en courant. Junior commence à leur distribuer des jouets. Manifestement ils en veulent plus encore et il est presque assaillis, un des mômes plus avides que les autres lui met une claque sur la joue, estimant sans doute qu'il n'allait pas assez vite. Junior est décontenancé : il ne s'attendait pas à cela.
Nous faisons étape au Nisela Lodge. Nous bivouaquons dans leur partie camping. Il n'y a pas grand monde, 2 autres emplacements sont occupés et c'est tout. Dans la vaste enceinte du lodge, des animaux en liberté se baladent : phacochères, antilopes, autruches et girafes. Un petit étang arbore des pancartes avertissant de la présence de crocos. Nous avons beau scruter la berge et l'eau : y a pas la queue d'un saurien à l'horizon
Nous dinons dans le restaurant du lodge, c'est un vaste bâtiment en toit de chaume, dont l'intérieur est sans plafond, laissant à nue toute l'imposante charpente qui sert de décor. Là encore, nous sommes peu nombreux à l'intérieur. Le diner est correct et la serveuse est particulièrement enjouée. En fin de service, elle viendra nous demander un "painkiller" car elle a mal à la tête. Ma douce qui est une reine de l'organisation lui donne un doliprane qu'elle garde en réserve dans son sac photo.
Dommage que le camp site soit si près de la route, on entend trop les camions.
Samedi 21 août
Nous quittons le Swaziland rapidement, le passage frontière ne dure pas plus de 15 minutes.
Nous longeons le Jozini Dam qui forme un lac bordé de petites montagnes et la route monte pour découvrir de beaux points de vue. Tout comme dans le Blyde Canyon, le Toyota Hilux 2,5 DID montre ses limites et manque de puissance en montée. Parfois, je crois conduire un tracteur...
On fait une halte ravitaillement à Jozini. C'est jour de marché sur la place où sont implantés les principaux commerces. Chose assez rare depuis notre voyage, nous sommes les seuls blancs dans un lieu assez peuplé. Malgré les mises en garde parfois entendues sur les tensions raciales encore existantes, nous ne nous sentons aucune hostilité, aucun regard malveillant.
J'en profite pour acheter une carte SIM sud- africaine, celle achetée au Bostwana n'a plus de crédit. Pour faire plaisir à Junior, nous mangeons dans un "fameux" Wimpy.
Nous quittons le goudron pour de la gravel road d'une couleur parfois orange, presque jusqu'à Mbazwana, le gros bourg le plus proche de Sodwana Bay.
Nous arrivons enfin à Sodwana Bay à 14H00. Pour atteindre le chalet que nous avons loué, il nous faut passer par l'entrée du parc national et payer un droit d'entrée pour les 6 jours à venir. Puis il faut montrer patte blanche à un second contrôle qui permet l'accès à la zone du vaste camping et des chalets.
Nous empruntons le petit chemin qui mène aux chalets, mangoustes et vervets semblent nous souhaiter la bienvenue. Les chalets sont disséminés dans des bosquets. Le nôtre, le N°11 se trouve en bout de chemin. Nos cœurs battent un peu plus fort car la situation et de l'état de notre futur nid jouera un rôle important dans l'atmosphère de la fin de notre périple.
Nous ouvrons la porte des lieux...
A l'intérieur c'est propre, assez grand avec deux chambres (enfin un peu d'intimité!!), bien équipé au niveau cuisine (le grand luxe après presque 3 semaines de bivouac dans le bush), salle de bain avec douche et baignoire.....nous ouvrons les rideaux de la baie vitrée du salon et découvrons la terrasse-ponton de bois qui domine une petite foret verte recouvrant les hautes dunes et embrasse la baie et la mer !!! Yeessss !!!!
La mer est bleue et blanche : le vent souffle du large et on distingue bien les grosses vagues écumeuses, demain il faudra affronter les rouleaux pour aller plonger. Ma Douce qui a le mal de mer en rivière n'en mène pas large......
Nous installons nos affaires et nous offrons le luxe royal d'aller laver notre gros baluchon de linge sale dans la laverie du camping.
A 18H00, nous allons à la rencontre d’ Eben, le skipper du bateau de plongée, au bar du Mseni Lodge, pour organiser nos futures plongées. Rendez- vous est fixé demain matin 08H00 sur la plage. Eben est sympa, il ressemble plus à un 2ème ligne de rugby qu'à un marin...
Pour ne pas déroger à nos habitudes, nous snobons la toute neuve cuisinière à gaz du chalet et grillons la viande dehors sur le Braii, c'est définitivement meilleur qu'à la poêle.
Dodo tôt dans un grand lit aux draps propres après une douche chaude...nous frôlons le nirvana.
Le vent et le bruit des vagues qui montent jusqu'à nous, créent une étrange mélopée qui m'assomme avant d'avoir pu compter jusqu'à dix impalas.
Dimanche 22 août.
Même si le fond de l'air matinal est frais et que le vent souffle, nous petit-déjeunons sur la terrasse pour profiter de la mer et du point de vue. Nous accueillons des visiteurs inattendus, qui viendront nous épier tous les matins et tous les midis : les singes Vervets et leurs cousins les singes verts. Postés sur les arbres entourant la terrasse, ils nous observent, et conspirent sur comment nous voler notre nourriture. Jour après jour, ils vont s'enhardir au point d'être parfois un peu trop envahissants.
Le vent n'est pas tombé et les vagues sont toujours aussi fortes. Ma Douce « flippe grave sa race » (comme disent les « djeun ») : elle sait qu'elle va être malade.
Elle entame sa séance d'exorcisme du mal : 2 cachets "mer calme", dosette homéopathique et bracelet point d'acupuncture...Comme on est en Afrique, elle devrait en peut être en profiter pour aller voir un Marabout ou un Sorcier qui lui fabriquerait un gri-gri...
Nous voici sur la plage. Après la perception du matos et un rapide briefing, nous nous retrouvons à entrer dans l'eau, poussant le zodiac vers le large. A l'ordre du skipper, on embarque tant bien que mal dans le hors- bord. Nous sommes 5 plongeurs, le mono et le skipper.
Commence alors une partie de saute- mouton impressionnante. Il faut passer la barrière des vagues et ce n'est pas de la tarte. Le skipper est même parfois obligé de faire demi-tour pour faire face de nouveau aux rouleaux, afin d'avoir le parfait timing et de franchir la vague avant qu'elle ne se brise. Accrochés aux bouts qui longent le gros boudin d'air, les pieds pris dans des anses fixées au sol, nous serrons les dents et les fesses. Entre chaque creux, ça cogne dur et parfois le zodiac tape si fort que les ondes de choc me transpercent le dos. On est passé !!!
Le rodéo devient moins rude mais il faut constamment regarder devant pour anticiper les ruades, aux risques d'y laisser une vertèbre.
Enfin, nous sommes équipés, masques sur les yeux, détendeurs dans la bouche, au signal du skipper et comme un seul homme, nous basculons en arrière pour crever la surface et être englouti par l'océan.
L'eau est fraiche : 21°C et la visibilité moyenne. Au signal du pouce baissé, nous plongeons vers le fond....
Je surveille mes deux pingouins : junior qui est un jeune plongeur de peu d'expérience et ma Douce dont le mal de mer fait de chaque plongée, une lutte intérieure. Ils effectuent le signe OK à plusieurs reprises : tout va bien.
Nous passons une heure sous l'eau à survoler les riches coraux foisonnant de vie colorés. La houle sous- marine, la visibilité moyenne, et la fraicheur qui parvient à transpercer la combinaison rendent la plongée assez physique. Tout à coup pour la première fois de notre vie, nous entendons en plongée, le chant mystérieux et émouvant des baleines.
Lorsque nous remontons à la surface, nous sommes fiers de cette plongée, d'autant que deux autres plongeurs sont remontés depuis un bon quart d'heure.
Sur le trajet du retour, le mal de mer prendra le dessus et malgré toutes les précautions et préventions prises auparavant, couchée sur le boudin du zodiac, ma Douce ira nourrir les poissons. L'atterrissage est à la mesure du reste : le skipper fait surfer le bateau sur les rouleaux puis fonce droit sur la plage où il échoue virilement l'esquif sur le sable : Ça secoue dur !!!
Je suis le seul à repartir pour une seconde immersion et à affronter de nouveau les déferlantes. Sous l'eau, Je rencontre des gros mérous et de fort belles raies. J'ai beau scruter dans toutes les directions : pas la queue d'un requin.
Je reviens sur terre à la manière des commandos pour la seconde fois, je suis saoul, fourbu, frigorifié mais heureux.
L'après- midi est consacré au repos...ça fait du bien aussi.
La météo annonçant un vent encore plus fort demain, nous renonçons à la plongée et projetons une journée dans la réserve sauvage de Imfolozi/Hluhluwe.
En fin de journée, nous explorons le petit sentier qui mène des chalets à la plage. Il traverse le bois dense qui recouvre les grandes dunes. Nous atteignons enfin la plage en s'extrayant du bois. A cet endroit, la plage est totalement vierge. Nous marchons dans le sable le long des vagues mourantes. Nous sommes un peu comme des Robinson Crusoé, perdus entre terre et mer. Nous regagnons notre cabane de luxe à la nuit tombée.
Lundi 23 Aout.
Nous partons assez tôt pour Hluhluwe/Imfolozi. A l'arrivée, cela dénote des parcs Botswanais. C'est plus moderne et entretenu. La route principale qui traverse le parc et mène aux différents points d'entrée est goudronnée. Des routes secondaires en partent et permettent des petits parcours annexes. Celles-ci sont en terre mais carrossables pour tout véhicule. Ici, point besoin de 4x4.
Là aussi, le feu a dévoré une grande partie du parc. Cependant, vu que cela semble être par vastes parcelles, il est probable que cela ait été fait sciemment, pour entretenir les lieux par écobuage. Nous apercevons même par endroit le front du feu. Là encore c'est différent du Bostwana, le bush est moins dense, c'est surtout un feu d'herbes hautes, rien d'inquiétant.
L'avantage, c'est que peut être que cela aura regroupé les animaux. Ainsi durant la journée, nous allons avoir la grande surprise de voir en tout 25 rhinocéros dont 4 noirs. Une fois, nous débusquerons dans un bush et légèrement en surplomb de nous une grappe de 7 rhinos dont on ne voyait que le haut du dos. On s'est gentiment posé le long de la route et après une vingtaine de minutes d'attente, les grosses bêtes à cornes ont lentement migré vers notre direction, pour traverser la route à une dizaine de mètres devant nous. Tandis que le troupeau traverse, l'un d'eux nous fait face, nous menaçant de ses cornes si d'aventure on osait approcher.
Durant la journée, nous verrons aussi des éléphants, girafes, buffles et tout un tas d'ongulés. Nous pique-niquons sur une petite colline dominant une rivière où baguenaudent quelques éléphants.
Alors que l'après- midi est bien entamée, Ma douce crie soudain : Guépard !! Guépard !! , Guépard !!
Un beau spécimen vient de traverser la piste devant nous et poursuit nonchalamment sa route dans le bush. Sympa, il se retourne sur nous le temps d'un face à face et d'une photo.
Junior est aux anges : il a son "Big cat"
Ravis de cette journée riche en faune sauvage, nous prenons la route vers la sortie, la lumière s'assombrit et nous allons rouler de nuit. Peu avant la sortie du parc, nous apercevons 4 Rhinocéros noirs en train de brouter de l'herbe verte. Plus rares, ils sont plus petits que les blancs, un peu plus sombres aussi. La principale différence se fait sur la bouche : plate pour les blancs et "lèvres en pointes" pour les noirs.
Nous faisons une halte dans la ville de Hluhluwe pour un ravitaillement complet au supermarché. Le rayon boucherie est nickel et nous prenons de quoi alimenter royalement nos braiis du soir.
A la sortie du magasin, il fait nuit noire. Nous roulons une heure et demie de nuit. Attention aux multiples piétons et bestioles de toutes sortes.
Mardi 24 aout
Le vent ne souffle plus depuis la mer. Les vagues sont moins grosses et c'est tant mieux, surtout pour ma douce.
J'effectue la première plongée seul, avec Pieter et Barbara, une ancienne instructeur de plongée de ces lieux, venue aujourd'hui en vacances. Nous cherchons en vain les requins. Je suis récompensé par l'observation de poissons papiers rose et blanc et l'écoute de chants de baleine. Sur le bateau, le skipper pointe l'horizon : la queue d'une baleine crève la surface et disparait dans l'eau
De retour sur la plage et tandis que nous préparons à la prochaine plongée, nous observons des baleines en surface, pas très loin du bord. Distinctement nous voyons se dresser leurs nageoires, et la masse de leur dos affleurant la surface.
Nous effectuons la seconde plongée en famille. Nous jouons avec une belle tortue. Junior ne peut pas s'empêcher de lui caresser la carapace. Une des règles de la plongée est : de ne pas toucher. Cependant, il est parfois difficile de ne pas succomber à la tentation. De retour sur le bateau, Eben nous demande si nous avons vu la raie Manta. Elle était en surface près du bateau.....Ah non misère, nous l'avons manqué....
Ce midi, pour la grande joie de junior, nous faisons des Hamburgers maison. Nous déjeunons sur la terrasse face à la mer. Les singes maintenant habitués à nous se font plus hardis. L'un d'eux franchi le pas et saute depuis l'arbre sur la rambarde de la terrasse. Bien que cela ne soit pas recommandé, je ne résiste pas à déposer quelques morceaux de pain sur la balustrade. Inéluctablement, je cautionne par ce geste leur présence. Les moins vaillants grimpent depuis le sol par les piliers de la terrasse et s'agrippent à la rambarde, en attente d'une opportunité. Je dois maintenir la distance avec les mâles dominants , sinon, ils viendraient à table avec nous. Après avoir affronté les hordes de babouins du Bostwana, ce ne sont pas quelques Vervets des plages qui vont m'impressionner !!
Sous la terrasse, une famille de mangouste est en approche. Nous leur envoyons des morceaux de pains de mie un peu rassis. Bientôt, attirés par les petits cris des mendiantes, d'autres familles de mangoustes surgissent. En contre bas de nous, c'est maintenant des dizaines de mangoustes qui se mélangent, jouent, se battent, se grattent, et couinent. Dans ce méli-mélo de fourrure, nous parvenons à en compter plus de cinquante !! c'est impressionnant. Ayant épuisé le stock de vieux pains de mie, elles repartent par petits groupes, s'éparpillant dans les bois.
Nous avons l'intention de commander un petit bouclier Zoulou (Sodwana Bay est dans la province du Kwa Zulu Natal, la terre des Zoulous) aux artisans qui travaillent le bois et qui vendent le produit de leur labeur. Junior et moi nous apprêtons à monter dans le 4x4 et ma Douce retourne au chalet chercher quelque chose. Nous l'entendons pousser un cri et accourons. Elle nous explique qu'elle venait de rentrer dans le chalet lorsqu'elle a senti une présence. En se retournant elle a fait face à un Vervet qui venait de se faufiler derrière elle et qui a eu le temps de dérober un paquet non identifier dans le placard de la cuisine. De suite, Junior est inquiet : comment était le sac ? De quelle couleur ? Sont-ce ses bonbons au caramel préférés ? Remonté comme une pendule il tente vainement de repérer le voleur.
Nous partons non sans avoir vérifié portes et fenêtres.
Sur la route qui mène au village de Sodwana, à la porte du parc, nous sommes accostés par un jeune qui travaille dans un des club de plongée, il nous demande si on peut le conduire au village. Comme c'est banco, ce n'est pas un mais quatre garçons qui montent derrière. Junior est serré comme une sardine. Les jeunes sont sympas et nous expliquent qu'ils travaillent au club pour se faire de l'argent de poche car ils sont encore à l'école. Ils parcourent les 6 kilomètres à pied aller et retour pour aller à la plage. Nous les déposons à Sodwana et refaisons la route en sens inverse.
Nous nous arrêtons à une petite échoppe sur le bord de la route. Les deux ados qui l'occupent nous prennent pour des bigorneaux et nous demandent une somme astronomique pour un bouclier de bois. Manifestement, ce ne sont pas eux qui fabriquent. Nous déclinons l'arnaque et un peu plus loin un autre marchand qui nous avait vu nous arrêter nous fait signe. Nous palabrons avec lui et à notre requête, il nous assure qui nous fera un authentique bouclier en peau d'ici deux jours, il nous annonce un prix équivalent au tiers de celui annoncé par les deux apprentis filous, du coup nous ne discutons même pas, il y a des limites...
De retour au chalet, pour mettre fin aux interrogations torturées de Junior qui spécule sur "quel paquet a bien pu être volé ?", nous fouillons les alentours et je déniche sous un buisson, un paquet éventré et vide, sensé contenir des chamallows à la noix de coco. Voilà l'objet du délit. Junior est soulagé, ce ne sont pas ses préférés mais ceux de ma Douce qu'il s'empresse d'aller chambrer...fils indigne va !!
Ce soir, comme pour conjurer le mauvais sort, nous grillons les autres chamallows dans les braises encore rouges du Braii.
Mercredi 25 Aout
Ce matin ma douce renonce à la plongée et part courir sur la plage tandis que Junior et moi nous préparons à notre remake du grand bleu. Ce matin, Pieter me dit que si je veux voir des requins, il faut descendre à 30 mètres. Le problème est que Junior qui est "Junior Open water" ne peut descendre en théorie qu'à 18 mètres. Nous serons que tous les 2 avec lui et il m'affirme qu'en ayant observé Junior, il le juge tout à fait capable d'assurer cette plongée. Je consulte le moussaillon et il me dit qu'il n'appréhende pas de descendre profond. Nous embarquons donc pour une profonde. Pieter m'a assuré qu'il portera une attention toute particulière au jeune Jedi, j'en ferai de même.
Une fois dans l'eau nous entamons la descente, un œil sur junior et l'autre vers le fond, on s'enfonce. Arrivé au fond, tout va bien, c'est OK.
On se balade sur un beau récif riche en poissons de belle taille, de bancs fournis, de spécimens de poissons scorpions noirs et blancs ...mais pas de requin. Lorsque l'ordi affiche une minute avant palier, nous remontons tranquillement, allant même jusqu'à faire un bleu, le courant nous ayant éloigné du récif. Junior est serein, y a pas à dire, il n'est pas du signe Poisson pour rien.
A notre retour sur la plage ma Douce est là, en sueur et ravie d'avoir couru dans un tel décor et en compagnie des singes.
L'après- midi nous nous rendons au lac Nibaya, grand lac d'eau douce qui borde la mer. La piste qui y mène rappelle par endroit les pistes sableuses du Botswana. Impossible sans 4x4. Nous cherchons les hippos qui sont nombreux parait- il. Nous en dénichons quelques uns de loin, tout comme quelques crocos échoués sur des bancs de sable. Sur le retour, on remarque enfin une grosse grappe d'hippos. Nous nous rapprochons de leur zone de baignade et nous stationnons le 4x4 sur le bord de la piste. Nous nous enfonçons dans les arbustes et buissons pour s'approcher de la berge. Il y a plein de bouses d'hippo un peu partout, et nous sommes un peu inquiets de ne pas tomber nez à groin avec l'un d'eux. A la fin des broussailles, nous débouchons sur une large bande sableuse qui mène au lac. A découvert, tel des sioux, nous marchons courbés de relief en relief, pour se rapprocher des gros baigneurs. On s'arrête à une quinzaine de mètres de la berge, derrière une touffe de hautes herbes. Les hippos sont près du bord, il y en a 12 et je me dis que s'ils nous chargent, nous aurons du mal à gagner la voiture. Ma Douce est à 4 pattes et prend des photos. Un des hippos lève la tête : il nous a vu. Nos craintes ne sont pas justifiées car les imposants animaux poursuivent leur sieste et câlins sans se soucier de nous. Rassasiés d'hippos, nous repartons comme nous sommes venus.
Sur le chemin du retour, nous croisons quatre petits mômes qui jouent au bord de la piste. Junior distribue les derniers petits jouets de sa réserve et fait 4 heureux.
Un peu plus loin, lorsque la piste est moins sableuse, il prend le volant pour sa dernière leçon de conduite tout terrain. Il ne cale plus en démarrant et passe sans problème les vitesses.
Jeudi 26 aout
Je fais la première plongée seul, Junior et ma Douce m'accompagnent pour la seconde du matin. Ce sera une belle plongée car le récif corallien est très en relief, avec des arches, des gros rochers et plein de poissons dont des énormes murènes tachetées et des raies pastenagues.
Le repas du midi, sur la terrasse du chalet, est sous haute surveillance simiesque. Il me faut même me fâcher car le mâle singe vert que nous avons surnommé Gustave, plus gros que les Vervets devient de plus en plus hardi. Il n'a plus peur de Junior et de ma Douce. Je quitte la terrasse un instant pour aller chercher une bouteille d'eau dans la cuisine (et oui, on ne boit pas que du vin !!!). A mon retour, il est sur la rambarde, menaçant, prêt à bondir sur la table. Junior et ma Douce ont dû reculer. Je me mets en colère et ressort mon imitation du gorille en rogne, qui avait eu tant de succès auprès des babouins du Botswana. Gustave comprend que je ne plaisante pas et bat retraite. Il se poste sur une branche voisine et nous espionne d'un air chafouin. De temps en temps, pour marquer mon territoire, je me lève et l'apostrophe en gorille moderne. Il détourne le regard du mien : il est dominé.
A la fin du repas, les Vervets qui sont eux restés sagement dans les arbres ont le droit aux restes de l'ananas dont la peau est gorgée de chair jaune : un met succulent pour eux. Comme s'ils avaient compris que Gustave avait été indélicat avec nous, ils se mettent à plusieurs et le chassent.
La fin de journée est consacrée à la constitution des valises et préparation du départ. La route est longue pour Johannesburg et nous partirons très tôt.
Nous dinons au restaurant à Sodwana Bay. Junior le demi-homme a été vaillant dans cette aventure. Pour sceller ce passage d'une étape vers le titre d'Homme, comme pour clôturer un rite, il a le droit à une Pina Colada légèrement teintée de rhum....
Vendredi 27 aout
Nous nous levons à 04H30 et quittons le chalet avant les 05H30. Nous avons décidé de prendre une route plus longue que celle passant par Piet Retief et Emerlo car il est dit partout que les très nombreux travaux de voirie rallongent le parcours de plusieurs heures : la circulation est carrément coupée pendant des dizaines de minutes à de nombreux endroits.
Nous empruntons même une quarantaine de kilomètres de mauvaise gravel road serpentant à travers des collines et ne traversant presque aucun village...il ne faudrait pas tomber en panne maintenant.
A 15H00 et après avoir parcouru un peu plus de 700 kilomètres, nous arrivons à Johannesburg. Nous restituons le véhicule en effectuant une dernière tentative de demande de remboursement pour les frais de dépannage. Mark, l'employé de Bushlore nous explique qu'ils font déjà un geste en nous ne faisant pas payer les réparations à venir sur la carrosserie... Il essaye également qu'on reprenne certains des billets de 200 rands qu'ils n'ont pas pu , parait- il, passer à la banque pour une histoire de couleur que je ne comprends pas très bien. Nous refusons de reprendre ces coupures et qu'il nous débite notre carte. Il me dit qu'il va réessayer de les faire prendre par la banque centrale mais que si cela ne marche pas, il me débitera la carte. Cause toujours, dans un éclair de voyance subite, je sais déjà que je vais perdre ma carte bleue à l'aéroport et je ferai immédiatement opposition...personne ne débitera plus rien dessus.
Pour couronner le tout, il me dit que ce serait mieux si on reprenait le train pour rejoindre l'aéroport. Comme je lui demande si nous devons encore payer les 300 rands de billets, il fouille dans son portefeuille et... finalement, charge un de ses employés de nous y conduire.
Nous quittons l'Afrique du Sud à l'heure prévue. Emportant avec nous des milliers d'images, de couleurs, d'odeurs, de sensations fortes, de moment de joie, de doute et de bonheur intense. Nous garderons longtemps en nous ce formidable sentiment de liberté qui nous a tant de fois submergé lorsque nous étions seuls, livrés à nous même, face à cette nature sauvage.
Quelque part dans nos valises, nous avons religieusement rangé des petits échantillons de terre africaine, collectés lors de notre périple. Ils iront grandir notre collection de fioles aux couleurs allant du blanc au noir, en passant par des déclinaisons de jaunes, d'ocres, de rouilles et qui renferment précieusement des petits bouts de notre planète que nous avons eu la chance de fouler.
Samedi 28 aout
Nous atterrissons à Roissy. Il fait nuageux et frais. L'aventure est finie.
"]Oups il y a eu un bug lors d'une modif et tout est parti dans les limbes du net.... Va falloir que je recommence.... 🏴☠️🏴☠️🏴☠️🏴☠️🏴☠️🏴☠️🏴☠️
Passer le réveillon de la Saint-Sylvestre à la neige en camping-car English translation pending
Bonjour tout le monde,
Nous souhaitons partir passer le réveillon du nouvel an à la neige, après pas mal de recherches sur les forums et les sites de camping car, j'ai retenu l'aire de Montgenèvre. Si certains d'entre vous y ont séjournés, j'aimerai bien avoir vos avis. Je vous en remercie d'avance.😉
Sergio
Nous souhaitons partir passer le réveillon du nouvel an à la neige, après pas mal de recherches sur les forums et les sites de camping car, j'ai retenu l'aire de Montgenèvre. Si certains d'entre vous y ont séjournés, j'aimerai bien avoir vos avis. Je vous en remercie d'avance.😉
Sergio