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Compte rendu voyage Lake Tahoe/Las Vegas (Yosemite & Death Valley) English translation pending
by Allooo · 2013-10-08 · 8 replies
Bonjour à tous...

Nous revenons tout juste de notre périple dans l'Ouest... en espérant pouvoir en faire bénéficier certains... voici le résumé du voyage...

28sept Départ de Montréal vers Reno... Hop debout à 4hrs am, évidemment, comme à nos fidèles habitudes, nous avons dormi environ 3heures, car malgré qu'on se dit "cette fois-ci, ce sera différent", on fini toujours par avoir plein de trucs à faire la veille du départ... Le vol quitte Montréal avec une demie-heure de retard... De plus, on survole Denver en tournant pendan plusieurs minutes avant d'atterir... Il nous reste env 40 minutes pour le transfert... mon copain a un mauvais pré-sentiment pour les bagages... Arrivée à Reno, vers 1hpm, nous récupérons les bagages (sauf un)... Ils ont laissés mon sac de golf à Denver... et nous jouons demain... De plus, on ne couche pas à Reno... Heureusement, le type de l'aéroport me dit qu'ils peuvent le livrer à notre hôtel à South Lake Tahoe (youppi), par contre, ce sera entre 3h et 6h am... Au moins, j'aurai mes trucs. On récupère la voiture (Ford Escape), et en route... La route est belle et on arrête prendre des photos à un joli point de vue sur le lac Tahoe. La région est magnifique, vraiment joli, je suis surprise de voir qu'il n'y a pas plus de gens sur le forum qui en parlent... Check in à l'hôtel, mon copain est sceptique, de l'extérieur, ce n'est pas très fort... Par contre dès que nous ouvrons la porte de notre chambre au Secrets Inn, nous sommes enchantés. Nous avons pris la chambre std donc petite mais très très bien (immense douche vitrée, grand bain tourbillon, réfrigérateur, chambre propre). À recommander, bon rapport qualité/prix. Voyage au supermarché et hop...Nous sommes tellement claqués que nous nous couchons tôt...

29 sept Au programme du jour... tour du Lake Tahoe en voiture et golf en après-midi (région de Genoa). À 9h, Nous partons vers l'ouest pour faire le tour ... oups! la route est fermée un peu avant Emerald Bay et jusqu'à Tahoe City car il y a un marathon... Elle ouvrira seulement à midi... arghhhh! La route altenative est... euhhh... en fait, c'est la même route mais de l'autre sens... Bon, marche arrière, retour vers South Lake Tahoe et direction Genoa... on ira au golf ce matin puis on fera le tour du lac ensuite (par contre, le golf nous coûtera 95$ au lieu de 55$ car le prix pm est plus bas), que voulez-vous, on ne contrôle pas la route. Nous ne sommes pas trop déçus car la route est très jolie... Arrivés à env à qq km du terrain de golf, route fermée car il y a un festival local à Genoa... faut contourner par Carson City... Finalement, on reprend la route vers le lac et on se dit qu'on ira jouer ailleurs. On fait le tour du lac d'Est en Ouest en effectuant plusieurs arrêts tout au long, c'est tout simplement magnifique. je me dis à plusieurs reprises que je vivrais bien dans cette région. Le plus beau point de vue d'ensemble se situe à env 5-6 km au nord de Incline Village, sur Mount Rose Highway... Wow, quelle vue d'ensemble sur Lake Tahoe. On continue notre route, arrêt à Squaw Valley pour le golf, photo avec la flamme olympique, etc... De retour vers l'hôtel via Emerald Bay, très jolie, mais nous y arrivons un peu tard, vers 18h, donc luminosité moyenne. En soirée, souper au restaurant italien Scusa, très bien.

30 sept Départ de l'hôtel, le copain veut déjeuner chez Denny's (???), on quitte South Lake Tahoe vers 9h30 en direction de Yosemite. Entrons dans le parc via la 120 Big Oak Flat road, mon copain qui adore les routes sinueuses en a pour son argent... wow, quelles vues. Nous effectuons qq arrêts photos en chemin, c'est plutôt désolant de voir l'étendue de dégâts de l'incendie. Stop à Merced Grove, mais finalement, marcher ds un sentier très semblable à ceux que nous avons tout près d'ici pour aller voir qq séquoias géants (de toute façon, on veut faire Kings Canyon et Séquoia park ds un autre voyage)...on rebrousse chemin. On se dirige à Crane flat lookout (???, je me pose tjrs la question de ce que nous sommes censés y voir). Route vers la vallée, arrêts à Bridalveil falls (petite marche, très jolie), et à Tunnel View, tout simplement WOW! Ensuite, direction Glacier Road... Encore une fois, le copain est gâté avec la route sinueuse. Nous effectuons qq arrêts photos, randonnée à Taft Point qui fut très bien pour nous qui ne sommes pas des randonneurs pros, sentier pas trop difficile et en tout avec le temps passé au bout, env 1h15 aller/retour. Nous continuons vers Glacier point qui nous offre une vue magnifique sur half dome et la vallée en bas... nous y demeurons jusqu'à ce qu'à la dernière lueur du soleil sur les montagnes, quel spectacle, nous nous sommes trouvés un pti coin isolé loin de la foule et avons pu admirer le spectacle en paix. Descente vers la vallée, check in au Yosemite Lodge... ils n'ont pas notre réservation ... Mais la dame me dit que c'est pcq nous sommes upgradés au Awhanee hotel . Ouf, j'ai eu peur! C'était correct mais JAMAIS je ne paierais les 400$ qu'il faut normalement... notre petit Secrets Inn de Tahoe était mieux, et honnêtement le Lodge avait l'air plus intéressant... au moins, il y avait un food court.

1er octobre On quitte l'hôtel vers 8h30, petit tour dans la vallée. On prend la Tioga, arrêts à Olmstead Point, Tenaya Lake, Tuolumne Meadows et à qq autres endroits sur le bord de la route. Arrêt rapide pour lunch à Lee Vining (ville, ou plutôt village déprimant), arrêt photos à Mono Lake. Route vers Bodie, nous avons aimé la visite du ghost town, mais le gros "highlight" pour nous a été la route pour s'y rendre... nous sommes vraiment des amateurs de belles routes et nous y avons été gâtés à l'aller comme au retour car les points de vus diffèrent. Arrêt et courte rando à South tufa trail, j'ai bien aimé les rochers de tufa et surtout l'information donnée sur ces derniers et le bassin de Mono. Ensuite route vers Devil's Postpile en prenant le June Lake Loop (détour sans vraiment d'intérêt particulier). Encore une fois, pour se rendre à Devil's postpile, nous sommes gâtés avec la route sinueuse. Par contre, en arrivant tout en bas près de l'entrée, nous faisons façe à une barrière avec des feuilles blanches parlant d'un Government Shutdown... Nous n'avions pas entendu parler de ça car nous roulons la radio fermée et n'avions pas allumé la télé la veille. Bon... on continue la route et stop souper et dodo à Bishop. Nous sommes inquiets pour la prochaine étape Death Valley mais aprenons qu'au moins, la route est ouverte.

2 octobre On quitte l'hôtel vers 8h30, arrêts essence, supermarché, etc... direction Ancient Bristlecone pine forest. Comme à Bodie, nous avons apprécié le site, mais encore plus la route pour s'y rendre. Ensuite, direction Alabama hills... Pour les amateurs de cailloux comme nous, c'est super! Aussi, nous continuons la route vers Mount Whitney, ou en fait le plus près possible. Après une autre route de 13 miles, dont la dernière partie très sinueuse, nous prenons le lunch dans le parc près du pied de la montgne. L'environnement est très joli. La vue de la vallée et sur Alabama hills sur la route en redescendant est merveilleuse. Direction Death Valley... Arrêts photos et stop à Mesquite Sand Dunes, ensuite Zabriskie point, les autres endroits étant fermés suite au Shutdown. Installation à Furnace Creek Ranch où nous sommes très agréablement surpris de la chambre et de l'endroit en général.

3 octobre Au lever, on retourne à Zabriskie point, même si la vue du soir était bien, je préfère celle du matin. Ensuite, déjeuner et partie de golf avec de superbes décors en bonus. Puisque Badwater Road est fermée, nous quittons DV en direction de Las Vegas. Détour par Red Rock Road, arrêts photos. Nous ne pouvons pas accéder à certains endroits car il y a des rangers stationnés qui sont en poste. Nous arrivons à Las Vegas plus tôt que prévu autour de 17h. Check in et installation à l'hôtel Polo Towers, dont nous sommes très satisfaits. Bien situé et avec balcon et réfrigérateur/micro-ondes. En soirée, nous allons voir le spectacle Fantasy au Luxor = très ordinaire, c'est de la même qualité que ce qu'on retrouve dans un tout inclus dans le sud. Pour Vegas, on s'attendait à mieux.

4-5-6 octobre Séjour à Vegas avec incursion à Valley of Fire que nous avons trouvé très bien mais préférablement y aller vers 14h-15h. Nous y sommes arrivées vers 16h30 et plusieurs rochers étaient à l’ombre. Le 5 au matin, nous avons rapporté le Ford Escape chez Dollar à l’aéroport, 2 temps 3 mouvements, tout est fait et on nous rapporte avec le shuttle sur la strip. Comme à l’habitude à Vegas, nous avons marché marché et marché encore plus, nos pauvres petits pieds martyrisés en ont encore les cicatrices 🏴‍☠️ Même mon copain a les pieds massacrés malgré qu’il portait ses fameuses sandales Merrell siiiii confortables 😛 Nous avons préféré la section de la Strip située de Paris/Bellagio au Excalibur/MGM, qui était plus animée en général… L’autre partie hormis le volcan du Mirage et le show du Treasure Island, c’est plutôt calme, et très loin d’un endroit à l’autre. Le Ceasar’s Palace, Venetian, Palazzo, Wynn sont de beaux hôtels mais l’ambiance plus ordinaire même un samedi soir. À l’autre bout, Planet Hollywood, New-York, ça bougeait même le jeudi. Nous lisions des commentaires à l’effet que NY et MGM étaient excentrés… pour nous, ils sont parfaitement localisés car c’est notre secteur préféré. Circus Circus = vieillot, Flamingo & Bally’s = correct, nous cherchons encore la signification et le but du secteur Aria, Cosmopolitan, Vdara qui nous a bcp déçu, cela détonne complètement avec tout le reste de la Strip où nous retrouvons de la thématique partout… Vraiment raté ce coin! À recommander, prendre la passe de bus à 8$/24h ou 24$/3jours, ça vaut la peine, surtout utiliser le SDX Express, selon le trajet, on sauve parfois du temps, parfois peu mais ça plait aux pauvres petits pieds. Les Outlets = vraiment, à part les jeans (denim), pas vraiment de deals là, on trouve la plupart des trucs à des prix semblables ici lorsqu’il y a des soldes. Le Ceasar’s entertainment offre une passe valide pendant 24h pour 7 buffets différents dans Flamingo, Harrah’s, Bally’s, Paris, Ceasar’s, etc pour 49.95$ Resto Grand Wok au MGM, à recommander (surtout le Mongolian Beef, sublime) Nous avons bien apprécié les spectacles de Zumanity et Veronic Voices, Dieu merci que nous avions fait l’autre spectacle en premier, sinon la déception aurait été encore pire.

En terminant, je voudrais remercier tous pour vos conseils directement ou indirectement (avec la fonction recherche, bcp m’ont conseillé sans le savoir) et j’espère que ceci pourra en aider certain. Nous allons d’ici qq mois commencer à planifier le prochain voyage dans l’Ouest, pas certaine encore lequel : Rapid City/Salt Lake, Denver/Phoenix, San Francisco/Los Angeles… Entretemps, on se prévoit une autre tite escapade à Vegas car 3 jours furent nettement insuffisants pour tout voir et tout faire.

À bientôt, Johanne
Résumé des visites alternatives suite à la fermeture des parcs nationaux due au "shutdown" English translation pending
by Bastinj · 2013-10-03 · 216 replies
Hello à ts les voyageurs présentement ds l'ouest américain,

J'ai essayé de faire un condensé des visites possibles malgré le shutdown. Je n'ai certainement pas pensé à tout; et je n'ai repris que certaines régions S'aider de
http://www.ouestusa.fr/ pour trouver ttes les infos utiles

Alternatives à Zion : Snow Canyon Yant Flat Red Cliffs Little Finland Water Canyon /White Domes Coral Pink Sand Dunes Kanarra Creek À Kanab: Frontier Movie Town (reconstitution d’une ville western) À Rockville: Grafton ghost town Sur la route 9: départ de différentes randos (comme Many Pools, Progeny Peak voir http://www.zionnational-park.com/map-zion-topo.h...

Près de Bryce : Red Canyon ? (peut-être) Willis Creek (sur la Skutumpah Rd) Kodachrom Basin SP (à l’entrée de la CCR) La piste CCR (avec Grosvenor Arch, Yellow Rock, Red Top notamment) si elle est ré-ouverte depuis les intempéries

Région de Page: Old Paria Toadstool Hoodoos Nautilus Sites desservis sur la House Rock Valley Rd (Edmaiers Secret, Buckskin Gulch, White Pocket + CBS, Paw Hole, CBN pour les personnes en possession d'un permis - de nouveaux permis ne sont plus délivrés durant le shutdown-) White Rocks, Wahweap Hoodoos, Sidestep Canyon Nipple Bench/Alstrom Point Stud Horse Point Bateau, baignade, rafting, jet ski au lac Powell + survol en avion Horseshoe Bend Antelope Canyon WaterHoles Canyon + Great Wall Trio de slots canyons avec http://www.hummeradventures.net/ Au sud: région de Lee’s Ferry/Cathedral Wash trail / Cliff Dwellers Encore plus au sud (entre Page et Grand Canyon): région de Tuba City (Dinosaur tracks, boutique d'artisanat amérindien à Moenkopi, Coal Mine Canyon, villages Hopi, Hopi Cultural center)

Région d’Escalante: Sites desservis sur la HITRR (Devil’s Garden, Zebra slot canyon, le trio Dry Fork/Spooky et Peekabbo Gulch, Sunset Arch, Broken Bow Arch, Dance Hall Rock) Moki Hill Escalante River Calf Creek (Lower et Upper) + musée Anasazi à Boulder Burr trail (Stryke Valley overlook) Hells Backbone Rd

Région de Torrey : Sulphur Creek

Région de Hanksville : Goblin Valley SP Little Wild Horse Canyon Crack Canyon Horseshoe Canyon Dirty Devil Overlook Little Egypt

Région de Moab: Courthouse wash Petroglyphs route 128 (Negro Bill Canyon, musée consacré à J. Wayne au Red Cliffs Lodge, Onion Creek, Fisher Towers) Castle Valley / La Sal Mountain Loop Route 279/Potash Rd, avec petroglyphs, Corona & Bowtie Archs et Poison Spider Mesa Dead Horse Point SP / Long Canyon Rd Mineral Canyon Rd + White Rim Rd + Taylor Canyon Road (rando Moses & Zeus) Mill Creek Hurrah Pass/Chicken Corners Plein de possibilités d’activités sportives : cheval, rafting, escalade, vélo, ATV = quad, 4x4, survol avion ou montgolfière Au Sud : Needles/Anticline Overlooks

Région de Monument Valley: Ruines indiennes de Cedar Mesa (Road Canyon, Moonhouse, Mule Canyon/House of Fire) Monument Valley et le Goulding Trading Post Museum Fort de Bluff Goosenecks SP /Muley Point/Valley of the Gods

Région du Grand Canyon: Survol avion ou hélico Havasupai (si il existe encore des disponibilités d'hébergements) Rafting avec les Hualapai (http://www.grandcanyonwest.com/rafting.php) Plus au sud: nombreuses possibilités de balades à Sedona

Région de Las Vegas: Valley of Fire SP (Lost City Museum à Overton) Voir http://www.birdandhike.com/Hike/_Hike_index.htm pour trouver des infos sur de nombreuses randos aux alentours de LV (y compris Red Rock, Lake Mead, Zion, Mojave, Death Valley)
Fermeture des musées et des parcs nationaux aux États-Unis English translation pending
by Pong · 2013-09-30 · 213 replies
Sans être trop alarmiste, quels seraient les conséquences d'une "clôture" du gouvernement sur les Parcs Nationaux ? http://edition.cnn.com/...-to-speed/?hpt=hp_t1 Voici une traduction google (rapide mais...) du texte précédent :

10. Si rien ne change, ne le gouvernement a fermé? Oui, pour la première fois depuis la fin de 1995. C'est une duré 21 jours, en 1996. 11. Comment peut-elle se produire? Il n'y aura pas un coup de tonnerre ou cliquetis des clochettes.Première commande de l'entreprise? dresser une ligne de démarcation entre les travailleurs jugés essentiels ou non essentiels.Ceux de la première catégorie porteront sur ​​les opérations. Les autres s'éteindra jusqu'à ce que le Congrès vient à ses sens et des fonds du gouvernement. Ainsi, par exemple, les gardes du parc pourrait commencer à fermer les parcs nationaux *

*So, for example, park rangers would start locking up national parks.
Îles thaïlandaises sans trop de touristes? English translation pending
by YouthinAsia · 2013-09-25 · 67 replies
Bonjour a tous ! Alors je serais en thailande a partir de la mi octobre et avant d'entamer mon périple au nord du pays j'aurais aimer visiter une ou deux îles et si j'ai de la chance sans trop de touristes est ce possible a cette epoques et si oui lesquels ? Merci d'avance !!
Islande... le tour de l'île et plus encore! English translation pending
by Krikri6792 · 2013-09-25 · 144 replies
Avec ses chutes d'eau puissantes, ses hautes terres dénudées, ses vastes glaciers, ses volcans imprévisibles, ses sources chaudes et ses fjords profonds, l'Islande allait immanquablement susciter notre intérêt.

Voici le récit de 28 jours au pays de glace et de feu !

La version accompagnée de toutes les photos et de cartes de tous nos trajets se trouve ici :

sites.google.com/site/fabuleuxvoya...

Ci-dessous, le texte accompagné d'une sélection de photos.

Bonne découverte et à + 🙂

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Table des matières :

Premiers jours en Islande : le Cercle d'or… sous la pluie Gjain, Haifoss, Veidivötn : des cascades et des lacs Du Landmannalaugar à la côte sud par les pistes F225 et F208 Double ration de Laki Tout autour de Kirkjubaejarklaustur Vik : randonnée de Thakgil vers le glacier de Myrdal Vik (bis) : de Hjörleifshöfdi à Reynisfjara Du parc national de Skaftafell à la lagune glaciaire de Jökulsarlon Dans les fjords de l'Est : de Berufjördur à Mjoifjördur par la côte Fjords de l'Est : du Mjoifjördur au Borgarfjördur Retour dans les hautes terres : Askja par les pistes F910 et F88 Jökulsargljufur NP : des chutes de Detifoss aux grottes de Vesturdalur Skutustadir, Hverir et Namafjall : pseudo-cratères, sources chaudes et fumerolles Du lac Myvatn à Husavik Akureyri : Plongées dans l'Eyjafjördur Nouvelle traversée des hautes terres : Hveravellir et Kerlingarfjöll De la montagne à la mer… via Linuvegur (F338) et Kaldidalur (550) Fjords de l'Ouest : rendez-vous avec les macareux de Latrabjarg Le tour de péninsule de Snaefellsnes de Stykkisholmur à Arnarstapi Dernière étape de Thingvellir à Reykjavik De Thingvellir à Reykjavik : plongée dans la faille de Silfra et balade en ville Le mot de la fin _

Présentation

Avec ses chutes d'eau puissantes, ses hautes terres dénudées, ses vastes glaciers, ses volcans imprévisibles, ses sources chaudes et ses fjords profonds, l'Islande allait immanquablement susciter notre intérêt.

Néanmoins, l'idée de devoir subir son climat rude et changeant, même en plein été, nous a fait hésiter longtemps.

Mais, cette année, nous sommes prêts à dépasser nos réticences, bien décidés à découvrir enfin les nombreux attraits du pays.

Pour augmenter nos chances d'avoir du beau temps, nous choisissons de partir quatre semaines à partir de fin juin. C'est le début de l'été et les journées sont très longues (pas de nuit). C'est aussi à ce moment-là que les F-roads menant aux Hautes Terres du Centre commencent à être praticables.

Par conséquent, départ le 27 juin et retour le 24 juillet.

Pour nous déplacer partout dans le pays, y compris sur les pistes, nous retenons un 4 x 4 chez Iceland Car Rental.

Dans l'idéal, nous aurions souhaité ne réserver aucun hébergement afin d'adapter notre itinéraire sur place en fonction de la météo. Mais en juillet, c'est la haute saison en Islande, nous avons donc préféré réserver une partie de nos étapes. Pour les nuitées, restantes, nous tenterons de trouver un toit au dernier moment et éventuellement, en dernier ressort, nous pourrons toujours dormir dans notre véhicule choisi suffisamment grand dans ce but.

Notre parcours, très varié, doit nous mener un peu partout en Islande : du Sud au Nord, d'Est en Ouest avec plusieurs incursions au Centre. La durée de notre séjour nous permet de prévoir de petites étapes que nous espérons pouvoir agrémenter de quelques randonnées à la journée… si le temps le permet !

J – 30 : Je commence à surveiller l'ouverture des pistes, plutôt tardive cette année en raison d'un hiver particulièrement long et rude. Parmi celles que nous comptons emprunter durant les premiers jours, les F228, F225 et F206 ont fini par ouvrir quelques jours avant notre départ alors que la F208 est toujours fermée dans sa partie sud. Il faudra se tenir au courant en arrivant !

J – 5 : Je surveille avec anxiété les prévisions météorologiques. Aïe, aïe, aïe…Sur le site islandais de la météo vedur.is, la prédiction à cinq jours n'est pas fameuse. Beaucoup de pluie annoncée pour le jour de notre arrivée et surtout le lendemain. Temps variable pour les jours suivants. Je décide néanmoins de ne pas modifier l'itinéraire, advienne que pourra ! Sur la carte ci-dessous, notre itinéraire définitif :



Premiers jours en Islande : le Cercle d'or… sous la pluie

J0 : Mercredi 27 juin 2013

Notre vol Icelandair décolle ce soir à 22 h 35 à Roissy avec une arrivée prévue à minuit (heure locale) à Reykjavik.

Impatients de partir, nous sommes les premiers à faire la queue pour le check-in dès 19 heures en compagnie de deux professeures de français islandaises qui nous parlent avec enthousiasme de leur pays. "Vous verrez, nous dit l'une d'elle, vous aimerez l'Islande ! Même sous la pluie, vous aimerez… son air frais, ses grands espaces..." Nous l'espérons de tout cœur !

Durant les trois heures trente de voyage, la climatisation souffle tantôt le froid tantôt le chaud, nous obligeant sans cesse à retirer puis à remettre une épaisseur de vêtement. Est-ce un avant-goût de ce que nous réserve l'Islande, une façon de nous habituer à la différence de température entre l'air frais extérieur et la chaleur des intérieurs islandais ?

A l'approche de l'île, les nuages se teintent de rose sous le soleil de minuit. Nous atterrissons finalement sous un ciel nuageux, mais pas plombé. Il ne pleut pas mais les flaques d'eau sur le tarmac témoignent d'averses sans doute récentes.

Déboussolés par tant de clarté, on se croirait plutôt le matin, prêts à prendre un bon petit déjeuner. Au lieu de cela, il est l'heure d'aller dormir… alors, hep taxi, en route vers la ville voisine de Keflavik et l'hôtel que nous avons réservé.

A l'accueil de l'hôtel… personne ! Au bout de cinq minutes, un réceptionniste décoiffé nous indique que nous ne figurons pas sur sa liste. En étudiant avec attention notre voucher, il nous fait remarquer que c'est à l'hôtel voisin (hôtel Keflavik… tout court) que nous sommes attendus. Heureusement il n'y a qu'une centaine de mètres à parcourir à pied et que dehors il fait aussi clair qu'en plein jour (ou presque) !

Arrivés enfin à bon port, il ne reste qu'à trouver le sommeil, il est presque deux heures du matin et les rideaux n'occultent pas grand chose. Ce ne sera pas facile de le trouver !

J1 : Jeudi 28 juin 2013

Premier matin en Islande : il fait 8° C et … il pleut !

Alors autant s'attarder un peu au buffet du petit déjeuner : un buffet gargantuesque où – en plus des classiques – nous nous régalons de saumon fumé, de sandwichs hawaïens, de gâteaux à la crème et de ces fameux "Matarkistan", des barres céréalières islandaises pour lesquelles Hervé va nous faire écumer tous les supermarchés du pays pour en retrouver. Bref, un petit déjeuner qui restera dans les annales !

A 9 heures, comme prévu, le loueur vient nous livrer notre 4 x 4. Surprise ! Sachant que nous souhaitions pouvoir ponctuellement y dormir, il nous a surclassés. Nous nous retrouvons par conséquent avec un Dodge Durango à la place du Grand Cherokee que nous avions réservé.

Tout automatique et bénéficiant d'un grand espace plat une fois les sièges rabattus, avec ses 11 000 km au compteur et sa carrosserie en parfait état, il pourrait être le véhicule idéal mais une consommation plus importante et une hauteur de garde au sol moindre ne plaident pas en sa faveur. De surcroît, il s'agit d'un 4 x 4 permanent ! Mais bon, on n'a guère d'autre choix alors autant l'adopter et faire avec !

Dans l'immédiat, c'est surtout de bons essuie-glaces dont nous avons besoin car il pleut toujours alors que nous nous dirigeons vers notre premier point d'intérêt de la journée : le champ géothermique de Krisuvik.

La randonnée prévue à cet endroit tombe à l'eau (!) mais s'il fallait attendre le beau temps en Islande, on ne ferait jamais rien. Alors c'est sur une passerelle en bois, sans nous salir les chaussures, que nous promenons au-dessus des marmites de boue colorées nimbées de vapeurs soufrées.

Puis de fil en aiguille nous quittons les planches pour grimper au sommet de la colline. Une bonne idée pour la vue… mais pas pour nos godillots, bientôt alourdis par trois kilos de boue glaiseuse. Glissades assurées dans la descente. !

Heureusement, les Islandais ont tout prévu et sur le parking nous attend un ingénieux système de brosses. Notre véhicule encore tout propre nous en est reconnaissant !

C'est alors le moment d'expérimenter le système de climatisation du Dodge. Le trajet se poursuit, chauffage à fond pour tenter de sécher nos vestes ruisselantes.

Après une cinquantaine de kilomètres à travers des champs de lave à perte de vue, la rivière Ölfusa marque l'entrée dans une région plus agricole émaillée de fermes et de hameaux.

A Selfoss, la plus grande ville du sud de l'Islande (6500 habitants), nous finissons de sécher dans le supermarché Kronan tout en faisant nos courses, et dans l'Intersport voisin nous investissons dans un surpantalon imperméable. Un achat de circonstance vu… qu'il pleut encore !

C'est donc toujours sous les gouttes que nous faisons le tour du lac de cratère Kerid avant de rejoindre deux sites majeurs de l'Islande, Geysir et Gullfoss qui, avec Thingvellir (que nous verrons plus tard au cours du voyage) sont regroupés sous le nom de "Cercle d'or". Hum, "Cercle d'eau" serait sans doute plus approprié… ;-)

Que d'eau, que d'eau, que d'eau : elle tombe du ciel et elle jaillit de la terre aussi, comme à Geysir, la zone géothermique la plus visitée du pays. D'ailleurs, c'est de là que vient le terme de "geyser". Pourtant, la vedette du site n'est pas le Grand Geyser qui ne jaillit plus que 2 ou 3 fois par jour, mais le Strokkur, très régulier. En général, on n'attend pas plus de cinq minutes avant de le voir éructer.

Une bulle d'eau bleue gonfle, gonfle comme le lait sur le feu… Puis explose sous la forme d'une majestueuse colonne de 15 à 30 mètres pour le plus grand plaisir des touristes !

Encore de l'eau à Gullfoss, les plus célèbres et les plus spectaculaires chutes d'eau du pays sous la forme d'une double cascade, haute de 32 mètres, plongeant dans un étroit ravin, créant un véritable mur d'écume dans un vacarme assourdissant ! Impressionnant !

Bien rincés, nous n'aspirons qu'à une chose : vite, vite, nous mettre au sec dans notre hôtel à Fludir. Pourtant, à peine arrivés et malgré toute la pluie prise sur la tête tout au long de la journée, nous ne résistons pas à expérimenter le hot pot dans le jardin : un délicieux bain à 38 ° dans lequel nous oublions les contrariétés météorologiques tout en espérant que demain sera moins… humide !

Distance parcourue dans la journée : 220 km



Gjain, Haifoss, Veidivötn : des cascades et des lacs J2 : Vendredi 29 juin 2013

Dans la nuit, j'ai entendu des trombes d'eau s'abattre sur les toits mais ce matin, bonne nouvelle, il ne pleut pas… du moins pas pour l'instant !

Départ avant 9 heures, ciel nuageux, 8° mais la météo est un peu plus optimiste qu'hier. Croisons les doigts !

Direction la Route 32 qui suit le cours de la Thjorsa, le plus long fleuve d'Islande.

Au bout d'une demi-heure, un premier crochet vers Hjalparfoss, de ravissantes chutes dévalant en une double cascade sur des orgues basaltiques.

En regardant le ciel, ce n'est pas encore le grand beau temps mais on sent comme un frémissement d'éclaircie. Ça tombe bien car quelques kilomètres plus loin nous avons prévu une petite randonnée.

Nous laissons la voiture au parking de la ferme de Stöng sur la F327 pour une balade bucolique entre bouleaux nains et bouquets d'angéliques jusqu'à Gjain, une étrange petite vallée où se succèdent cascades et coulées de lave torsadées.

Le soleil est même de la partie au retour, inondant de lumière la vallée en contrebas.

Mais déjà de gros nuages menaçants progressent inexorablement, nous avons tout juste le temps de rejoindre la voiture avant une grosse averse. Pas trop grave ! Pour l'instant, bien à l'abri derrière notre pare-brise, nous poursuivons vers Haifoss sur la F332.

Arrivés à destination, il reste quelques minutes à patienter dans la voiture avant de voir réapparaître le soleil, nous permettant alors d'admirer les chutes sous un coin de ciel bleu.

En face de nous, la rivière Fossa tombe de 122 mètres depuis le rebord du plateau, creusant un canyon austère aux pentes verdies de mousse.

Encore plus austères les paysages que nous abordons ensuite via la F228 en direction de Veidivötn. Une piste caillouteuse dans un décor de cendre et de lave débouche sur un premier lac d'un bleu céleste.

Mais bientôt le ciel devient aussi noir que la terre, annonçant un orage imminent.

Dans cette ambiance apocalyptique, nous passons les deux gués de la piste avec un peu d'appréhension (mais rien de méchant finalement) en nous hâtant vers Tjarnakot - un hameau regroupant quelques cabanes de pêcheurs.

Arrivés à destination… c'est le déluge ! Mais, encore une fois, il suffit de patienter un peu pour voir le retour de belles éclaircies.

Néanmoins, pas question de randonner ici, il y a un vent terrible qui manque de nous jeter à terre à chacune de nos sorties.

C'est donc en voiture que nous décrivons un grand huit autour des lacs, découvrant un étonnant enchevêtrement d'îles, de presqu'îles, d'isthmes, de cratères et de crêtes à perte de vue.

En zoomant, quelques détails stimulent notre imagination… Ici ces sillons jaunes sur les dépôts de théphra comme autant de larmes coulant dans le lac… Là une publicité pour la marque aux chevrons ou encore un froncement de sourcil de quelque troll ;-)

En tout cas, les curiosités géologiques ne manquent pas. Nous sommes dans un bassin volcanique.

Avec un peu d'imagination, on verrait bien un cachalot surgir de ces marécages pétrifiés !

Dans cet univers fantasmagorique, seul le glissement de quelques cygnes chanteurs sur les eaux paisibles d'un lac apporte un peu de douceur à l'ensemble.

Tout à la contemplation de ces paysages uniques, nous ne retrouvons la civilisation que vers 19 heures en ralliant Hrauneyar, une Guesthouse isolée au pied des hautes terres, à l'entrée de la F26 qui traverse le centre du pays et qui en cette fin juin n'est pas encore ouverte de bout en bout.

En revanche, la F208 dont la partie sud était encore fermée avant notre arrivée en Islande est à présent ouverte. Nous pouvons donc envisager de la prendre dans les prochains jours.

Distance parcourue dans la journée : 205 km



Du Landmannalaugar à la côte sud par les pistes F225 et F208

J3 : Samedi 30 juin 2013

Cinq petits degrés seulement mais 50% de ciel bleu au-dessus de nos têtes, pas de temps à perdre, à 8 h 01 top départ !

Le programme de la journée est encore flou. Ce qui est certain, c'est que nous voulons rejoindre la réserve naturelle du Landmannalaugar et y randonner. Pour le reste, on décidera le moment venu. En tout cas, nous n'avons aucune réservation pour ce soir.

Les 50% de ciel bleu ne résistent pas longtemps à la progression des nuages et c'est sous un ciel couvert que nous nous engageons sur la F225.

Petit à petit, les étendues poussiéreuses, noires comme du charbon, des premiers kilomètres laissent la place à des collines tapissées de mousse vert tendre, égayées par une multitude de petits bouquets roses de silènes acaule.

Puis, l'altitude aidant, les montagnes se parent de zébrures blanches, vestiges d'un hiver long et rigoureux.

Enfin, au bout de deux heures environ, apparaissent les sommets multicolores du Landmannalaugar.

Là, au pied des montagnes, sur un terrain caillouteux, un camping rudimentaire et un refuge autour duquel s'affairent un grand nombre de campeurs, trekkeurs et promeneurs. Bref, une véritable ruche !

Le froid nous saisit en sortant de la voiture. C'est donc bien (trop) couverts que nous nous attaquons immédiatement à la "montagne bleue" ou Blahnukur en islandais.

Pourquoi bleue ? Nous ne tardons pas à le comprendre en prenant un peu de hauteur P419

La montée est raide, en lacets serrés, sur un terrain volcanique instable.

En cours de route, nous sommes photographiés à notre insu ;-) par un jeune couple de Français. Quelques semaines après notre retour, nous aurons la surprise d'apparaître dans leur carnet de voyage.

Au bout d'une heure d'effort, la récompense est au bout du sentier et le panorama grandiose sur les toits de l'Islande. Nous sommes à plus de 900 mètres d'altitude.

L'instant est immortalisé par Nico, à notre demande, cette fois-ci ;-)

De crête en crête, nous pouvons apprécier à loisir tous les détails de ces montagnes colorées avant d'entamer la descente sur quelques névés qui font de la résistance en ce début d'été.

Vers 13 h 30 nous sommes de retour au parking après avoir traversé un gigantesque champ de lave basaltique.

En tout : 3 heures de randonnée et 385 mètres de dénivelé. Une très belle balade, il ne manquait que le soleil !

Autour du refuge, ça grouille toujours de monde. Nous avions envisagé de passer une nuit sur place, mais la météo très moyenne, l'environnement rudimentaire du camping et la surfréquentation des lieux nous font changer d'avis.

Le ciel a l'air beaucoup plus clément au sud. Nous décidons donc, après deux heures de tergiversations, de rejoindre la côte dès ce soir. Direction Kirkjubaejarklaustur (plus simplement Klaustur) par la F208 sud.

Cette piste est réputée être l'une des plus belles d'Islande ! Elle commence par contourner lac Kylingavatn aux reflets magiques. Déroule son ruban de terre entre les méandres des rivières… Se faufile entre les montagnes encore tapissées de neige… Longe ou traverse de nombreux cours d'eau en enchaînant les gués… … tout ça, sous le soleil… youpi !

Mon guide indique à Klaustur un camping sur un joli terrain verdoyant, bien équipé avec cuisine, douches chaudes et laverie. Nous ne cherchons pas d'autre alternative, nous y fonçons illico.

Pour 2 milliers de couronnes, nous posons le Dodge sur un coin de gazon, à côté d'une table de pique-nique, entre un van et une tente. Le soleil brille jusque fort tard, c'est très agréable.

En fin de soirée, nous passons en mode couchage. Toutes les valises sont transférées sur les sièges avant du véhicule. Les banquettes rabattues laissent place à un espace suffisamment long mais pas uniformément plat. Nous étalons nos matelas fins et nos sacs de couchage grand froid. Il n'y a plus qu'à trouver le sommeil. Pas évident sans rideaux et alors qu'il fait jour toute la nuit !

Distance parcourue dans la journée : 180 km



Double ration de Laki J4 : Dimanche 30 juin 2013

Le couchage dans le 4 x 4 a été très inconfortable. Nous n'avons pas fermé l'œil de la nuit. Alors ce matin très tôt nous sommes impatients de quitter l'habitacle, déclenchant malencontreusement l'alarme du Dodge, au grand dam de nos voisins de gazon ! A 8 h tout est plié.

Avec 11° et un ciel bleu à 70%, le programme est vite trouvé. Il faut profiter du beau temps pour aller au Laki.

Le Laki est ce volcan (éteint) qui a donné son nom au Lakagigar, une fissure volcanique de 25 kilomètres de long constituée de plus d'une centaine de cratères alignés.

Son éruption en 1783 a été catastrophique pour l'Islande, mais les perturbations météorologiques et les famines qui ont suivi ont affecté toute l'Europe. En France, l'événement aurait été l'un des déclencheurs de la Révolution française.

La piste menant au Laki est la F206. Elle démarre sur la Route 1 puis cahin-caha laisse derrière elle les verts pâturages de la côte pour rejoindre des reliefs tourmentés de cendres et de laves, témoins d'un cataclysme sans précédent. A plusieurs reprises, elle enfourche des rivières à gué.

A notre étonnement, pour un dimanche, pas un seul véhicule croisé ni rattrapé sur tout le parcours, à croire que nous sommes les seuls à avoir fait le choix du Laki ce matin.

Notre étonnement est encore plus grand quand, en arrivant, sur place nous trouvons une corde et un panneau "Closed" empêchant le passage. Personne ! Pas de touristes, pas de gardien, personne ! Nous sommes perplexes.

Bah, puisque nous sommes là, autant faire tomber la corde et accéder au parking. Il est 10 heures. Nous suivons immédiatement les cairns vers le sommet du Laki pour un panorama à 360°.

Malgré un ciel légèrement voilé… Au nord-est, l'étincelante calotte glaciaire du Vatnajökull et devant nous une première série de cratères. A l'ouest, les lacs Lambavatn et Kambavatn. En continuant vers le sud-ouest… la mythique fissure : un chapelet de cratères alignés tels des muffins à la pistache sortant du four ! Craquants sur le dessus et tendres à l'intérieur !

Dire que, de ces cônes se sont échappés, il y a 230 ans, 14 milliards de m3 de lave basaltique et de gaz qui se sont répandus sur 565 km2 !

Au pied du Laki, nous poursuivons nos observations sur un sentier d'interprétation en 13 stations. Une véritable immersion au cœur d'un cratère !

Pendant ce temps, le parking s'est un peu rempli et deux rangers assurent maintenant l'accueil.

Quant à nous, nous quittons le Laki par la F207 (= boucle du Laki), une variante qui passe par le cratère de Tjarnagigur.

Du parking, si l'on se contente d'aller voir le lac de cratère à pied, dix minutes suffisent mais nous optons pour le tour complet du cratère, soit environ une heure trente de déambulation entre laves, prairies humides et neige sculptée.

Puis, pour finir en beauté et alors que le ciel se dégage en cours d'après-midi, Hervé préconise une nouvelle montée (partielle) au Laki, histoire de capter l'alignement sous une meilleure lumière.

Après cette double ration de Laki, nous prenons définitivement le chemin du retour non sans jeter un œil aux chutes Fagrifoss. Dire que si l'on plante le véhicule dans le gué qui précède, c'est là qu'on atterrit ! Ça fait froid dans le dos !

Mais le Dodge assure vaillamment le passage et nous ramène sur la Route 1 vers 18 heures.

Une question reste en suspens : où allons-nous dormir ? Au camping, comme hier ? Pas vraiment enthousiastes, nous tentons quelques hébergements au passage.

Le premier sur notre route, Hundabakkar a l'air très mignon mais est complet. Le deuxième dans le village, l'hôtel Geirland, a bien une disponibilité mais pour demain soir.

Après ces deux échecs, c'est sans grand espoir que nous faisons une dernière tentative à l'hôtel Laki sur la Route 204. Là, nous sommes tout étonnés d'entendre qu'il reste des disponibilités, soit en chambre, soit en cottage. La chambre, nous la trouvons ordinaire pour le prix. En revanche, coup de cœur pour le cottage. Comme nous avons un peu d'avance sur notre planning, nous décidons d'y passer deux nuits.

A retenir : première journée sans pluie !

Distance parcourue dans la journée : 150 km



Tout autour de Kirkjubaejarklaustur J5 : Lundi 1er juillet 2013

Après quelques 750 km déjà parcourus en 4 jours, aujourd'hui on fait relâche mais pas question de ne rien faire, car avec 11 ° et un grand soleil, il faut en profiter au maximum, ça risque de ne pas durer. Sans aller très loin, les alentours de Kirkjubaejarklaustur méritent qu'on s'y attarde.

Revenons d'abord sur son nom imprononçable qui, une fois décortiqué, devient beaucoup plus limpide : Kirkju = église, Baejar = ferme, Klaustur = couvent. Jadis appelé Kirkjubaer, on lui a ajouté le suffixe "klaustur" en 1186, après la fondation d'un couvent de bénédictines.

800 ans après, ces sœurs (systra en islandais) ont largement inspiré l'histoire des sites de la région.

C'est notamment le cas de Systrafoss (la cascade des sœurs) d'où débute notre première randonnée de la journée.

En suivant un petit sentier entre bouleaux nains et géraniums sauvages, nous quittons le village en contrebas et débouchons sur le haut de la falaise.

Là se niche le Systravatn, le lac des sœurs, où dit-on les nonnes se baignaient jadis. Aujourd'hui, c'est un jeune cygne qui y barbote.

Sur le vaste plateau herbeux avec comme seule compagnie quelques moutons, nous nous laissons aller à la contemplation… des méandres de la rivière Skafta aux falaises rocheuses très loin, à l'est !

Au bout d'une heure de flânerie champêtre, la descente digne d'une piste de ski rouge rejoint Kirkjugolf. Rien à voir avec une quelconque pratique sportive (golf) ni même avec le sol d'une vieille église de l'époque des bénédictines (golf = pavé en islandais). Non, il s'agit bien d'une œuvre de la nature, du sommet affleurant d'une structure alvéolaire de 80 m2 de colonnes de basalte, comme aplanies et cimentées par la mousse, au milieu d'une prairie.

Un dernier arrêt à Sjornarfoss pour un ultime conseil sur la suite de la journée (Sjornar = conseil).

Après ces 6 kilomètres et 140 mètres de dénivelé, que faire de mieux qu'une pause déjeuner au soleil, devant notre petit chalet. Pourvu que le beau temps se maintienne !

En début d'après-midi, c'est reparti, cette fois-ci en direction de Fjardrargljufur, encore un nom imprononçable pour un canyon à la beauté étrange et sombre.

Formées de palagonite et entrecoupées de lave et de roches intrusives, les gorges datent de l'ère glaciaire, il y a deux millions d'années

Un sentier longe la rive sud sur deux kilomètres, permettant à plusieurs occasions des vues vertigineuses sur les gorges.

Changement de décor dans les collines de Landbrotsholar, une vaste zone de pseudo-cratères, formés lors de l'éruption du Laki en 1783, quand la lave en fusion se déversa sur ces marécages et que les gaz explosèrent, formant alors ces monticules semblables à des tumulus effondrés.

Nous découvrons, amusés, les spécificités de toute une série de cratères.Certains présentent un fond herbeux, d'autres sont tapissés de mousses et de fleurs, d'autres encore cachent une cavité humide ou sont coiffés d'une drôle de cheminée.

Bref, une heure et demie de balade ludique, le nez dans les cratères, en oubliant que la menace pouvait venir du ciel. Vite, coupons à travers champs (merci le GPS) pour retrouver la voiture in extremis avant l'orage.

Renonçant à capituler devant les éléments, nous tentons une dernière halte à Systrastapi. Au pire, nous nous contenterons de jeter un œil au rocher des deux sœurs, au mieux nous pourrons en faire le tour !

Yes, on a pu en faire le tour et encore mieux… sous un soleil éclatant !

L'imposant rocher des sœurs marque l'emplacement où deux nonnes auraient été exécutées et enterrées pour avoir couché avec le diable.

Le profil d'une des protagonistes est figée dans la pierre alors que la cascade porte encore la griffe du diable !

Une chaîne permet de monter sur le rocher. Moi, je me dégonfle mais eux l'ont fait ! Chapeau !

Sur ce spectacle s'achève notre journée autour de Klaustur, une journée bien remplie qui finit en apothéose avec un superbe arc-en-ciel sur les prés salés islandais et… sur notre cottage.

Distance parcourue dans la journée :



Vik : randonnée de Thakgil vers le glacier de Myrdal J6 : Mardi 2 juillet 2013

Nous quittons définitivement Klaustur et notre petite maisonnette mais, contrairement à ce que voudrait la logique géographique, pas pour continuer vers l'Est mais pour retourner vers l'Ouest.

En effet, ce soir, nous avons une réservation pour deux nuits à Hrifunes, une guesthouse située au pied de la piste F208 (celle allant au Landmannalaugar), à une quarantaine de km à peine d'ici.

Dans la journée, nous comptons même pousser encore plus à l'ouest, c'est-à-dire jusqu'à Vik d'où j'avais repéré la possibilité de randonner jusqu'au glacier Myrdalsjökull. Avec 90% de ciel bleu et 12 degrés ce matin, c'est le jour idéal pour le faire.

Cinq kilomètres à l'est de Vik, la route 214, une mauvaise piste en terre, quitte la Route circulaire et mène au camping de Thakgil 14 kilomètres plus loin.

Derrière les collines verdoyantes, on commence à entrevoir la calotte glaciaire du Myrdal. Le quatrième plus grand glacier d'Islande couvre 700 km2 et atteint par endroits 750 mètres d'épaisseur. Il abrite sous sa calotte le Katla, un volcan très actif qui connaît en moyenne deux éruptions par siècle. La dernière datant de 1821, les Islandais se préparent à une éruption imminente (en temps géologique). Espérons qu'elle ne soit pas pour aujourd'hui !

Avant de finir en cul-de-sac au camping, la piste vient flirter avec les vastes champs de sable volcanique noir où s'écoulent les eaux de fonte du glacier.

Nous laissons le Dodge près du camping bien que la piste se prolonge en direction du glacier. Les gros 4 x 4 des tour-opérateurs locaux doivent pouvoir l'emprunter. Pour nous, ce sera à pied.

Altitude de départ : 180 mètres

Il fait un temps magnifique et la montée se fait presque sans effort, d'autant qu'un certain nombre de curiosités nous distraient.

Ici, un rhinocéros à la corne menaçante Là, un troll au menton en galoche Ici une flamme torsadée

Là un pluvier doré affairé à protéger son nid !

Au bout de deux heures, nous atteignons les premiers névés… à 600 mètres d'altitude.

Petit à petit, les névés font place à des champs de neige de plus en plus vastes, espacés de quelques pierriers disséminés sur cette immensité blanche comme autant de petits îlots.

A partir de ce moment-là, nous progressons à vue, avec prudence, à la quête d'un lac glaciaire (indiqué par nos sources) en prenant soin de rejoindre un pierrier à chaque occasion.

Ayant l'impression que le lac recherché pouvait se cacher dans le creux visible devant nous, on se hâte dans sa direction.

Mais pour l'instant pas de lac. En revanche, vue spectaculaire sur les langues glaciaires du Myrdalsjökull ! …et sur une cascade éclairée par les couleurs d'un arc-en-ciel !

Altitude d'arrivée : 740 mètres

La quête du lac restera vaine, mais le parcours dans ce cirque glaciaire avec son tapis de neige en dégradés de gris vaut à lui seul le déplacement.

Au retour, derniers gros névés avec la mer à l'horizon ! Les deux sont si proches en Islande ! IG037

La mer, on y court, juste après cette randonnée. En tout : 15 km AR, 5 heures et 560 mètres de dénivelé. Une de nos préférées !

Fin d'après-midi à Vik.

D'abord sur la plage de Reynisdrangur.

Vers l'est, un aperçu de sa longue bande de galets et de sable noir. Vers l'ouest, vue sur les célèbres pitons rocheux.

Ils représentent deux géants, voulant tirer vers la côte un navire à voile. Mais le mauvais temps les a surpris et aussi bien les géants que le bateau ont été pétrifiés !

Puis, dix kilomètres à l'ouest de Vik, au bout de la Route 218, le promontoire rocheux de Dirholaey. Vers l'est, vue sur l'arche naturelle (qu'on devine).

Vers l'ouest, vue sur les falaises de Vik et ses géants de pierre avec, au premier plan, cette imposante colonne de basalte.

Un excellent dîner au Ströndin Bistro vient clore cette très belle journée entre montagne et mer. Arrivée tardive (21 heures) à Hrifunes Guesthouse.

A noter : deuxième journée sans pluie depuis le début de notre voyage.

Distance parcourue dans la journée : 215 km



Vik (bis) : de Hjörleifshöfdi à Reynisfjara J7 : Mercredi 3 juillet 2013

Même météo qu'hier, 80 % de ciel bleu et… 17 degrés, du jamais vu jusqu'à ce jour !

En attendant le petit déjeuner (servi à partir de 8 heures), une petite balade matinale s'impose sur la propriété de la guesthouse, blottie au creux de vertes collines surplombant l'estuaire de la rivière Kudafljot.

Notre chambre (avec lits twin) se trouve au sous-sol de la maison blanche qui comprend une grande cuisine/salon/salle à manger (à disposition si l'on souhaite se faire à manger), une salle de bains et deux WC que se partagent cinq chambres. Décoration chaleureuse et soignée. Hors saison, cette maison est louée en entier tandis qu'en été, elle est louée "à la découpe".

Les deux maisons rouges abritent d'autres chambres encore, ainsi que la cuisine et la salle à manger où la maitresse de maison nous sert le petit déjeuner et, sur demande, le dîner. Comme dans tous les intérieurs islandais, on se déchausse dans l'entrée.

Nous appréhendions un peu le concept de salle de bains partagée, mais au final - car nous aurons l'occasion de l'expérimenter à plusieurs reprises - tout s'est toujours bien passé. De manière générale en Islande, les chambres sont très petites mais les installations sont neuves, de très bonne qualité et très propres

Après cette petite digression, nous voici prêts pour une nouvelle journée à Vik.

En route, petit arrêt rapide au Laufskalavarda, l'emplacement d'une ancienne ferme où la tradition veut que chaque voyageur dépose une pierre sur les cairns déjà existants afin d'assurer le bon déroulement de son voyage. Je rajoute donc notre petit caillou à l'édifice en formulant le même vœu !

Comme hier, notre première halte a lieu à l'est de Vik où une courte piste mène, côté mer, au pied de Hjörleifshöfdi, un promontoire rocheux de palagonite posé tel une île au bord de l'océan.

En gravissant les 232 mètres de dénivelé qui nous séparent du sommet, nous sommes frappés par le contraste saisissant entre les pentes verdies de lupins et la vaste étendue de sable noir, totalement désertique, aux alentours.

Appelée "sandur" en islandais et dans ce cas particulier, Myrdallssandur, cette morne plaine a été formée par la projection de matériaux provenant du volcan caché sous la calotte glaciaire du Myrdallsjökull.

La balade a également un objectif historique. Au sommet se dressent un tumulus ainsi que la tombe de Hjörleifur, Viking norvégien et deuxième colon à s'être installé en Islande, tué en 875. Je signe le livre d'or !

Tout en poursuivant, nous profitons de la vue qui s'étend depuis le glacier Myrdall jusqu'aux aux falaises de Vik. En étant très attentifs, on devine les pitons rocheux de Vik.

Après avoir longé le bord de la falaise dressée telle une proue de navire échoué sur le sable, nous voilà de retour dans les champs de lupins au bout de deux heures !

Petit aparté à propos de ces plantes : originaires d'Ecosse, elles ont été introduites en Islande pour pallier à l'érosion des sols. Si elles ont effectivement reverdi de vastes zones, elles nuisent désormais à la biodiversité de l'île. Comme les moutons ne les mangent pas en raison de leur goût amer, les lupins prolifèrent et bloquent la lumière aux espèces locales (mousses, lichens).

La région de Vik est tout particulièrement concernée par cette question. Ici la petite église du village cernée de lupins.

Autour de Vik, nous avons déjà vu le bord de mer depuis le centre du village ainsi qu'au bout de la Route 218, il manque l'extrémité de la Route 215 à explorer.

Au lieu-dit Reynisfjara, une plage volcanique noire, des falaises percées de grottes de basalte aux formes torturées et sans doute la meilleure vue à la fois sur les pitons rocheux de Reynisdrangur et sur le promontoire et l'arche de Dirholaye.

Après avoir parcouru les environs de Vik en long, en large et en travers, il nous reste une dernière expérience à faire et puisque nous avons quelques heures devant nous, allons-y ! Où ? A la piscine !

En Islande, chaque petite localité possède son Sundlaug (= piscine chauffée). Vik a donc bien sûr la sienne, chauffée mais en plein air. Après avoir acquitté quelques couronnes, l'accès au bain n'est possible qu'après le passage très réglementé par la douche comme le montre de façon très explicite le panneau à l'entrée. En effet, l'eau des piscines n'est pas chlorée, une hygiène irréprochable est donc demandée aux utilisateurs.

Il fait 10°, un soleil radieux et un ciel (encore) bleu ! Trois bassins sont à la disposition des baigneurs : le premier à 28° pour nager, le deuxième à 37° pour chauffer et le dernier à 40° pour bouillir ! Nous ferons l'impasse sur le dernier mais utiliserons sans modération les deux premiers.

Bien ramollis, le retour à la guesthouse se fait aujourd'hui de bonne heure (18 heures), ce qui nous laisse le temps de faire connaissance avec les autres hôtes : un couple islandais, un couple hollandais, deux couples allemands. C'est toute l'Europe réunie autour de la table pour un dîner traditionnel !

Une soirée sympathique qui fait momentanément oublier la pluie qui a commencé à tomber en début de repas !

Distance parcourue dans la journée : 100 km.



Du parc national de Skaftafell à la lagune glaciaire de Jökulsarlon J8 : Jeudi 4 juillet 2013

Notre séjour dans la région de Vik s'achève, nous migrons définitivement vers l'Est mais sans avoir réservé d'hébergement pour la nuit prochaine.

Hum, le bulletin météo n'est guère fameux ce matin : ciel 100% nuageux, pluie et 7 petits degrés seulement.

Dire que nous avons prévu une grande randonnée de 5 à 7 heures dans le parc national de Skaftafell, un projet qui pour l'instant est suspendu aux caprices du ciel. Mais sait-on jamais ?

En effet, en arrivant à l'entrée du parc national de Skaftafell vers 10 heures, les nuages ont l'air d'être un peu moins noirs, les gouttes un peu moins grosses même si l'état du ciel reste très incertain.

Après avoir étudié les différents itinéraires possibles, nous finissons par opter pour les parcours S6 + S5 sur la carte du parc, c'est-à-dire un aller jusqu'à Sjonarnipa Lookout et le retour par Svartifoss.

A 10 h 30, c'est parti. Altitude de départ : 100 mètres

La première partie de la randonnée se fait dans un sous-bois de bouleaux ce qui nous met à l'abri des gouttes tout comme ce lagopède alpin se cachant dans les fourrés.

11 h 30 : A Sjonarnipa Lookout (altitude 320 mètres), grâce à un vent d'Est, le ciel se déchire comme par magie laissant apparaître une trouée de ciel bleu pour la plus grande satisfaction de tous les photographes présents.

Vue spectaculaire sur la langue glaciaire du Skaftafelljökull.

Ce revirement des conditions météo remet en question nos choix initiaux. C'est le moment décisif : soit on revient au point de départ via Svartifoss et en moins d'une heure, la balade est pliée soit on poursuit pour faire un grand tour via Glama. Entre les deux, aucune alternative possible si jamais le temps se dégradait.

A gauche, la facilité, à droite peut-être la galère car on s'engage pour quatre heures au minimum alors s'il devait pleuvoir…! Alors, on y va ou pas ?

En voyant d'autres randonneurs prendre l'option Glama, on finit par céder à la tentation d'un grand tour. Au début, l'ascension est progressive, on a la pêche, tout va bien malgré un ciel de plus en plus menaçant.

Mais bientôt un vent fou latéral vient durcir les conditions.

Je m'accroche à mes bâtons, heureuse d'être lestée par mon sac à dos, sous des rafales de vent qui tentent à chaque instant de me mettre à terre.

Dès que le vent faiblit un peu, nous nous octroyons une petite pause. Un coup de barre… de céréales islandaises… et ça repart ! Laissant certains randonneurs loin derrière, nous atteignons Glama (680 mètres d'altitude) avec brio ! Il est 13 h 30.

Vue sur la coulée de glace s'étirant à nos pieds !

De Glama, le sommet du Kristinartindar (1126 mètres) offre une variante supplémentaire. Une guirlande de petits drapeaux himalayens avertit les éventuels candidats qu'il s'agit là d'un parcours de haute montagne.

Nous laissons par conséquent cette boucle aux marcheurs chevronnés, nous contentant d'admirer la montagne d'en bas sur la traversée d'Ouest en Est entre Glama et Nydrihnaukur (708 mètres)

Le vent chasse les nuages et le soleil darde ses rayons à intervalle régulier, illuminant la vallée de Morsadalur sur le flan Est de notre itinéraire.

En quittant les étendues de lande dénudées, en perdant de l'altitude et en pénétrant dans une zone arbustive plus abritée, nous allons même de tomber la veste.

L'arrivée à Svartifoss se fait en tee-shirt. Devant cette très belle cascade dégringolant sur des orgues basaltiques, il fait si bon et nos pieds sont tellement échauffés que nous ne résistons pas à les plonger dans le torrent.

Retour au parking à 17 heures après une superbe randonnée de 6 heures et demie, 18 km et 1100 mètres de dénivelé cumulé.

Une journée qui est loin d'être terminée puisque nous comptons rallier la lagune de Jökulsarlon, autre incontournable. En plus nous n'avons pas réservé d'hébergement pour ce soir. Ça promet !

Cinquante kilomètres plus à l'est : la fameuse lagune glaciaire dans une ambiance… polaire ! Dire que nous étions en bras de chemise une heure plus tôt, le climat islandais est vraiment imprévisible !

Mais cette grisaille rend la scène encore plus surréaliste : des icebergs d'un bleu lumineux se détachent du glacier à l'arrière-plan, flottent sur la lagune, s'entrechoquent et basculent parfois, puis dérivent inexorablement vers la mer.

Côté océan, ils finissent leur course en beauté. Durant quelques heures, la plage devient une vitrine pour ces œuvres éphémères dignes de Lalique.

Encore plus abstraite… à la Dali !

Fascinés par la beauté de ces sculptures de glace, on y passerait la nuit mais justement, à 19 h 30 il serait temps de se mettre sérieusement à la recherche d'un toit.

Nous décidons de filer directement vers Höfn qui, avec ses 1600 habitants, fait figure de grande ville à l'échelle islandaise. Il y a bien quelques opportunités sur le trajet mais on craint de perdre trop de temps à toutes les passer en revue avec le risque de se faire éconduire.

Néanmoins, une vingtaine de kilomètres avant Höfn, un panneau n'échappe pas à notre attention. "Rooms available" annonce-t-il mais on voit bien que c'est le genre de panneau en place toute l'année et non pas mis à jour quotidiennement.

Sans trop d'espoir, nous tournons malgré tout sur la route 984 en direction du lieu-dit Hoffel et de la guesthouse du même nom. "Sorry, we are fully booked" nous répond la propriétaire. Heureusement, j'ai le réflexe de lui demander si elle savait où nous pourrions trouver une disponibilité.

Un coup de téléphone plus tard, elle nous dirige vers la maison d'une amie : Birkifell Guesthouse qui comporte une cuisine, un salon, une salle de bains que se partagent trois chambres. Deux couples allemands de Leipzig y sont déjà installés. Nous héritons de la dernière chambre, la plus petite avec deux lits twin, mais vu l'heure, on ne va pas faire les difficiles, elle nous conviendra très bien.

Le petit déjeuner se prend sous la forme "make your own breakfast" avec tous les ingrédients fournis (y compris le pain chaud amené à 8 heures le lendemain matin). Petit bonus supplémentaire : le hot pot du hameau est inclus dans le prix.

On a vraiment eu de la chance de trouver si vite et si bien !

Distance parcourue dans la journée : 240 km.



Dans les fjords de l'Est : de Berufjördur à Mjoifjördur par la côte J9 : Vendredi 5 juillet 2013

Alors, que dit la météo ce matin ? Nuages bas, pluie, 11degrés… pas de quoi se réjouir ! Du coup, nous repoussons à 10 heures notre départ, laissant une chance au ciel de pouvoir se découvrir.

Entre temps, la pluie a effectivement faibli. Si randonner est d'ores et déjà exclu, rien n'empêche d'aller jeter un coup d'œil au lac glaciaire du Hoffelsjökull.

La lagune est très belle. Pourtant, à peine avons nous le temps de l'apercevoir qu'elle disparaît dans la brume et sous une pluie battante.

Mais comme en Islande, rien n'est jamais prévisible, voilà qu'en repassant à Hoffel, une brève amélioration va nous permettre de profiter du hot pot (celui compris dans le prix de notre hébergement).

Un cabanon pour se changer, cinq petits bassins ronds (37- 40°) au pied d'un rocher… et c'est le moral qui remonte en flèche ! Même le ciel a l'air moins triste !

Certes il reste couvert alors que nous rejoignons la petite ville de Höfn. Les montagnes à l'arrière-plan sont dans les nuages et le Vatnajökull invisible.

Mais pour l'instant, il ne pleut plus, ce qui nous permet une courte balade entre mer et marécages, derrière le port, l'occasion de nous intéresser à l'avifaune islandaise.

On a été étonnés du nombre d'espèces de canards en Islande, tout particulièrement en mer.

Ici des eiders à duvet.

Là un arlequin plongeur.

Beaucoup d'oiseaux marins aussi. Ici un huîtrier pie.

La météo reste inchangée dans l'après-midi et c'est sous un ciel toujours nuageux que nous continuons notre route vers l'Est, le long d'une côte découpée, battue par les vents et les flots. Un petit air de Bretagne, quoi !

Il est 16 heures quand nous atteignons le petit village de pêcheurs de Djupivogur. Ça tombe bien, c'est l'heure de goûter ou du moins de se réchauffer avec une boisson chaude au Langabud Kaffi.

Depuis Djupivogur, notre destination finale n'est qu'à quelques kilomètres à vol d'oiseau mais comme le Dodge n'est pas encore équipé d'ailes, il faut faire tout le tour du Berufjördur soit une quarantaine de kilomètres encore.

Alors que nous nous enfonçons vers le fond du fjord, les nuages jouent à cache-cache avec les sommets, laissant tour à tour apparaître puis disparaître des reliefs fantomatiques.

Le ciel est toujours gris quand nous arrivons à Berunes Hostel, une auberge de jeunesse (pour gens de tous âges !) où nous avons réservé une cabine… "avec la meilleure vue du coin", nous précise l'aimable gérant.

Pour la vue, il faut se dépêcher car très vite, elle disparaît derrière un rideau de pluie. Heureusement, dans notre cottage bien douillet, nous sommes bien au chaud.

Mais rien qu'en allant du bâtiment principal à notre cabine après le dîner, nous rentrons trempés et toute la nuit durant, la pluie va continuer à tambouriner sur notre toit !

Distance parcourue dans la journée : 180 km.

J10 : Samedi 6 juillet 2013

Pluie encore et toujours au réveil. Pourtant le baromètre indique "change" ! L'espoir est permis !

En attendant, on traîne un peu, en s'attardant au petit déjeuner, en parcourant longuement le net, en étudiant consciencieusement le parcours des jours prochains jusqu'à ce que vers 10 heures quelques rayons diffus arrivent à fendre la couche nuageuse.

Vite, profitons de cette éclaircie momentanée pour reprendre la route !

Notre destination du jour se trouve dans le Mjoifjördur à 135 km seulement. Mais le trajet au gré des fjords (via les Routes 96 et 955) va être le prétexte à nombre de tours et détours. Comme d'habitude, il faudra composer avec l'état du ciel et aujourd'hui avec la force du vent pour improviser des arrêts en conséquence.

Le premier détour est d'ailleurs un coup pour rien : sur la 964, la vallée de Fagridalur est noyée dans la brume, randonner dans ces conditions n'a pas de sens. Poursuivons !

A Breiddalsvik, clic clac, une photo de la plage entre deux gouttes ! Bref, passons !

A Stodvarfjördur, jetons un œil à la collection de minéraux de Petra, un passe-temps amusant mais pas incontournable. Seul avantage : la possibilité de s'abriter de la pluie. Continuons !

A Fakrusfjödur, c'est l'occasion de s'attarder un peu afin de saluer la mémoire des pêcheurs français d'Islande, ceux célébrés dans le roman de Pierre Loti.

Le village a été à la fin du XIXème siècle et au début du XXème siècle l'un des principaux ports d'attache des marins français en Islande alors que les campagnes de pêche françaises connaissaient une apogée entre 1880 et 1914. Les dernières goélettes françaises ont gagné Fakrusfjördur jusqu'en 1930.

La mer a exigé un lourd tribut de ces hommes et 49 d'entre eux reposent ici dans ce petit cimetière marin.

Leurs noms sont gravés dans la pierre, accompagnés d'un poème de Cantel. "Elles étaient une centaine, Qui s'en allaient tous les printemps, Au gré des flots, au gré des vents, Là-bas, vers l'Islande lointaine."

Un moment d'émotion dans un décor grandiose magnifié par la brève apparition du soleil.

D'un fjord à l'autre, le spectacle est à la fois permanent et différent au gré du vent apportant son lot d'averses ou d'éclaircies.

Pour sortir apprécier le paysage, il faut veiller à bien retenir les portières de la voiture (le loueur n'a pas manqué de nous avertir), le vent a vite fait de les arracher.

Il vaut mieux être bien couvert aussi, ce mouton l'a bien compris.

A Reydarsfjördur, le fjord le plus controversé depuis qu'une gigantesque aluminerie s'y est installée, notre itinéraire s'écarte de la côte, rentre dans les terres puis une vingtaine de kilomètres plus au nord, se dirige à nouveau vers l'est, sur la 953, en direction de "notre" fjord, le Mjoifjördur où nous avons réservé deux nuits.

Il est déjà 14 h 30, l'heure de nous accorder une pause pique-nique car le trajet jusqu'au bout du fjord est réputé à la fois difficile et pittoresque. La trentaine de kilomètres risquent de nous prendre un certain temps.

Bien que référencée en tant que route – ce qui permet à tout véhicule de l'emprunter – il s'agit bien d'une piste en terre, cahoteuse, grimpant à 600 mètres au dessus du niveau de la mer, flanquée de congères encore bien épaisses pour la saison. Elle n'est praticable que depuis quelques semaines. Au col, la trace laissée par le chasse-neige dans l'épaisseur du manteau neigeux est aussi nette qu'une tranche coupée dans un gâteau glacé.

Alors que la route n'en finit plus de monter, voici enfin la vue de l'autre côté, sur le fjord.

En lacets serrés, palier par palier, tout en suivant le cours d'eau, la piste rejoint ensuite le bord du fjord.

Partout, des eaux tumultueuses dévalent en cascades, creusant des terrasses sur ces falaises verdoyantes.

Enfin, arrivée au niveau de la mer, la route suit la côte jusqu'à Brekkuthorp (Brekka pour faire court) en passant devant cette épave.

Brekka : quelques maisons autour d'un port minuscule, 40 habitants, une école transformée en guesthouse en saison et sur les hauteurs, deux cottages en pin. C'est l'un d'eux que nous avons réservé pour deux nuits.

Entre mer et montagne, sa situation au calme et son aménagement cosy dépassent nos attentes. Nous multiplions les "Whaouh !"

Promis demain, on vous fait visiter car ce soir, nous sommes très occupés… à faire tourner le linge dans la machine, à déguster des moules tout en savourant la vue et à faire une promenade vespérale vers le petit port.

Le ciel relativement dégagé à notre arrivée s'est à nouveau couvert en soirée. Mais à 3 heures du matin, Hervé m'annonce qu'il fait très beau. Alors vivement demain !

Distance parcourue dans la journée : 195 km



Fjords de l'Est : du Mjoifjördur au Borgarfjördur J11 : Dimanche 7 juillet 2013

85 % de ciel bleu au-dessus du fjord et malgré un vent assez fort, la promesse d'une très belle journée en perspective !

Vue depuis notre cottage ! (Le vent crée des vagues dans le fjord)

Alors que nous sommes attablés devant notre petit déjeuner (self catering), un randonneur accompagné de son chien est déjà en train de grimper vers les hauteurs derrière notre cabine.

Nous avons prévu nous aussi de randonner mais sans avoir rien réellement planifié.

A l'extrémité de la rive nord du fjord, nous avions repéré qu'un sentier reliait le phare de Dalantagi au hameau de Skalanes. Peut-être une opportunité ?

C'est donc cette direction que nous prenons aussitôt le petit déjeuner avalé.

Les quinze kilomètres de piste jusqu'au deuxième plus ancien phare d'Islande nous dévoilent nombre de cascades et de vallées inattendues.

Mais le sentier envisagé, escaladant des falaises abruptes, nous semble trop périlleux. Alors, changeant notre fusil d'épaule, nous préférons revenir à Brekka pour suivre les traces de notre randonneur matinal.

Le sentier qu'il a pris relie Mjoifjödur au fjord voisin de Seydisfjördur en 18 km aller/retour soit 8 heures de marche.

Vu l'heure (bientôt midi) nous n'avons pas l'ambition de faire l'intégralité du parcours. La gérante de la guesthouse nous a prévenu qu'il restait beaucoup trop de neige en altitude, nous devrions sans doute nous arrêter bien avant le col. Par conséquent, l'objectif consiste tout simplement à monter le plus haut possible, à profiter de la vue puis à revenir.

Après quelques errements au départ dus à une balise mal placée, nous finissons par trouver les piquets aux extrémités rouges délavées qui nous conduisent à travers une lande buissonneuse jusqu'aux premiers névés dans un cirque glaciaire aux allures pyrénéennes.

Altitude : un peu plus de 300 mètres.

Les toutes premières plaques de neige se traversent facilement mais bientôt, la pente devient trop raide, le parcours trop périlleux sur des névés prêts à céder sous nos pas. Il est plus prudent de nous arrêter là, au pied d'une cascade.

C'est pourtant depuis le haut de la falaise que nous voyons dégringoler notre homme et son chien. Randonneur aguerri, connaissant parfaitement le terrain, cet Islandais vient de boucler la randonnée dans son intégralité. Bravo !

Quant à nous, nous profitons de la vue, du soleil, de la douceur avant de retrouver Brekka où entre temps, le vent est complètement tombé.

Et… il n'y pas que le vent qui soit tombé ;-)

Très belle balade (3 heures AR) malgré un petit goût d'inachevé. Ah ! Que j'aurais aimé voir la vue depuis le col sur le fjord voisin ! Une prochaine fois…

En ce milieu d'après-midi, le thermomètre affiche 19 °. Un record… et troisième journée sans pluie depuis le début du voyage !

Fin d'après-midi à profiter de la terrasse et du confort douillet de notre petit chalet !

Distance parcourue dans la journée : 30 km

J12 : Lundi 8 juillet 2013

Nous quittons Brekka sans réservation pour les deux prochaines nuits, ce qui nous donne une petite marge de manœuvre bienvenue à ce stade de notre parcours.

En effet, le bulletin météo laisse apparaître une journée maussade pour aujourd'hui mais une journée exceptionnellement belle pour demain. Or pour atteindre la caldeira d'Askja, situé à 1000 mètres d'altitude au bout d'une piste réputée longue et difficile, il vaut mieux bénéficier des meilleures conditions. Nous reportons par conséquent notre crochet vers Askja d'une journée en improvisant une étape intermédiaire.

Cap sur Borgarfjördur eystri, le plus septentrional des fjords de l'Est.

La météo est fidèle à ce qui avait été annoncé : 9 degrés, ciel couvert, petit crachin !

Nous sommes donc tout étonnés de trouver du soleil plus au nord, dans la baie de Njardhvik à l'entrée du fjord de Borgar.

Mais cela ne va pas durer. Quelques kilomètres plus loin, alors que nous atteignons le petit village de Bakkagerdi, le soleil commence déjà à se voiler.

Il est midi, nous nous mettons immédiatement à la recherche d'un hébergement.

Atfheimar Guesthouse, indiquée par le Lonely Planet comme étant la meilleure adresse, est, sans surprise, complète. En revanche, on nous dirige vers Blabjörg Guesthouse où nous trouvons notre bonheur.

Située dans une ancienne usine à poisson entièrement rénovée, la maison flambant neuve offre 11 chambres se partageant 3 salles de bains, une grande cuisine et une salle de séjour avec télé et WIFI. Petit déjeuner sous la forme "make your own".

Certes, notre chambre n'offre pas la vue sur mer mais en arrivant sans prévenir, il ne faut pas être trop exigeant.

D'ailleurs, nous n'avons pas l'intention de nous attarder dans la chambre, nous partons aussitôt vers la passerelle d'observation de Hafnarholmi, au nord-est du village. Car, si nous sommes venus dans ce fjord du bout du monde, c'est pour eux… pour la colonie de macareux.

Ces fascinants petits oiseaux, au bec coloré en période nuptiale, qui creusent des terriers pour abriter leur famille, nichent en nombre ici (10 000 couples). A la mi-journée, beaucoup sont encore en mer mais on tentera de revenir plus tard.

En attendant et tout en conjurant le ciel gris, nous ne résistons pas à l'envie de randonner. La baie solitaire de Brunavik sera l'objectif de notre après-midi.

Le sentier pentu (365 mètres de dénivelé) monte vers la croupe du Brunavikurskard surmontée par les pentes rhyolitiques du Geitfell.

Le temps de reprendre notre souffle devant cette prairie spongieuse aux airs de bodefal bolivien, nous enchaînons avec une descente encore plus escarpée jusqu'à la baie.

Devant les sommets qui se couvrent sérieusement, Hervé propose de ne pas descendre jusqu'à la plage mais je tiens à poursuivre coûte que coûte. Moralité : mon obstination va nous coûter le retour sous une pluie battante. Pas cool !

Bilan : 4 km en 3 heures aller-retour avec 365 mètres de dénivelé mais aussi… 2 vestes, 2 pantalons, 2 paires de chaussures et de chaussettes… trempés !

Il n'y a plus qu'à rentrer à la guesthouse pour nous sécher et attendre des heures meilleures pour espérer revoir les macareux.

Vers 20 heures, le retour du soleil permet une nouvelle sortie, l'occasion de… - jeter un œil à cette maison traditionnelle - aller revoir les macareux - voir les sommets se parer d'une belle lumière orangée.

La météo confirme pour demain une journée exceptionnellement belle, partout en Islande. Alors Askja, nous voilà…

Distance parcourue dans la journée : 140 km



Retour dans les hautes terres : Askja par les pistes F910 et F88 J13 : Mardi 9 juillet 2013

100 % de ciel bleu, 12 degrés (mais beaucoup plus dans la journée) : à 8 heures nous sommes partis.

Direction Askja en longeant d'abord la rive Est de la rivière Jökulsa jusqu'à la Route 1 puis sa rive Ouest jusqu'à Bru par la 923.

A partir de là, les choses sérieuses commencent. Les photos parlent d'elles même.

Au début, il y encore un peu de vert !

Mais bientôt tout n'est plus que cendre…

Seul le panache de poussière d'un 4 x 4 anime de temps à autre cette étendue lunaire.

Puis, après le pont sur la Kreppa, voilà les interminables champs de lave… couronnés par la "Reine des montagnes", le Herdubreid (1682 mètres) visible à des kilomètres à la ronde.

Presque cinq heures seront nécessaires pour boucler le parcours avec une moyenne dépassant à peine les 30 km/heure. Il est 12 h 30 passées quand nous arrivons au refuge de Dreki, juste à temps pour le pique-nique.

Il fait 22 degrés et les rangerettes arborent leur uniforme d'été : short et petit tee-shirt. On dirait des plagistes !

Mais s'il souffle sur Dreki un air estival, plus haut sur le plateau d'Askja (altitude 1080 mètres), c'est encore l'hiver malgré un soleil radieux.

Les voitures doivent s'arrêter bien avant le parking habituel, la piste n'est pas praticable au-delà et le sentier menant aux lacs Öskjuvatn et Viti reste enfoui sous la neige. Heureusement, des piquets rouges guident le randonneur.

Dire que c'est une étendue de scories noires et rouges qu'il faut traverser habituellement, aujourd'hui c'est un tapis blanc qu'on foule jusqu'au cratère !

Ce sont des raquettes qu'il nous aurait fallu car la progression dans la neige n'est pas des plus aisées.

Allez, un dernier petit effort pour grimper sur la berge et admirer enfin les deux lacs.

Quelques précisions sur leur origine. Le cataclysme qui les a formés est récent, puisqu'il date de 1875. Le volcan projeta alors 2 km3 de téphra avec une violence telle que les débris atteignirent l'Europe continentale (notamment la ville de Stockholm). Les cendres empoisonnèrent quantité d'animaux dans tout le nord du pays. Le volcan n'étant pas éteint, une telle catastrophe pourrait se reproduire.

A l'issue de cette éruption, une chambre magmatique s'effondra, formant un cratère de 11 km2 qui se remplit d'eau pour devenir le lac bleu saphir d'Öskjuvatn (à l'arrière-plan sur la photo), le lac le plus profond d'Islande (220 mètres de profondeur).

Durant cette même éruption, un évent forma le cratère Viti, dont le fond est constitué d'un lac géothermique, aux eaux d'un bleu laiteux.

Le maillot de bains est au fond du sac mais la descente dans le cratère Viti est interdite, car trop glissante. Dommage, on aurait bien aimé tester cette eau sulfureuse à 28 degrés.

Alors il n'y a plus qu'à revenir sur nos pas pour retrouver la voiture après une randonnée de 3 heures.

A l'origine, nous avions émis l'hypothèse de dormir au camping de Dreki mais comme il est 16 h 15, nous avons tout le temps de rallier un endroit moins hostile. Une centaine de kilomètres nous séparent de la Route 1 et l'hébergement le plus proche semble être Grimsstadir. Sur place nous devrions trouver soit une chambre en guesthouse si nous avons de la chance, soit un camping aménagé.

La silhouette de la "Reine des montagnes" nous accompagne à nouveau tout au long de notre trajet sur la F88, se dressant tel un phare guidant le voyageur dans ce désert de dunes et de lave.

Au pied de la montagne la plus chère aux Islandais, ces rochers aux allures seychelloises nous retiennent un court instant avant de continuer par monts et par vaux jusqu'à Grimsstadir.

Alors aurons-nous de la chance ? Et bien oui, sur le pas de sa porte, Sigríður est heureuse de nous annoncer qu'il lui reste une chambre. Si ce n'est pas de la chance, ça ! En plus, cet hébergement est idéalement placé pour ce que nous prévoyons de faire demain.

Les propriétaires nous accueillent véritablement dans leur maison où ils louent en B&B leurs trois chambres. Celle que nous occupons est manifestement celle du couple propriétaire comme en témoignent les photos de famille sur les murs. Idem pour la salle de bains, c'est celle de la famille qui est mise à la disposition des hôtes.

Pour ce faire, Sigridur dort dans le bureau, son mari Bragi sur le divan du salon, leur fille et leur petite-fille dans une caravane à côté de la maison. En saison, toute la famille se sacrifie pour accueillir les touristes.

Fin de soirée à profiter de la terrasse et de la véranda de cette charmante demeure. Seul point noir : les mouches qui, avec l'arrivée de la chaleur, s'agglutinent autour et dans les habitations.

Car il fait toujours aussi beau et chaud. Aux dires des Islandais, c'est leur première vraie journée d'été et pour nous la quatrième journée sans pluie depuis le début du voyage.

Distance parcourue dans la journée : 335 km



Jökulsargljufur NP : des chutes de Detifoss aux grottes de Vesturdalur J14 : Mercredi 10 juillet 2013

Ciel couvert à 60 % mais déjà 18 degrés de bon matin (et le thermomètre grimpera encore).

Nous prenons congé de nos hôtes à 8 h 30 après un excellent petit déjeuner au cours duquel ils nous livrent quelques bribes de leur vie sur ce rude plateau en commentant des photos de leur maison enfouie sous 4 mètres de neige l'hiver dernier. Impressionnant !

Leur histoire a même fait la une du site Internet du Monde.

En tout cas, leur vaste propriété est très bien placée, tout particulièrement pour nous qui voulons explorer le parc national de Jökulsarglfur (partie Nord du Vatnajökull NP) avant de rejoindre les berges du lac Myvatn où nous avons réservé trois nuits.

Le parc national s'étend de part et d'autre du canyon de la Jökulsa, second plus long fleuve d'Islande.

Il renferme notamment, dans sa partie sud, la cascade de Detifoss, la plus puissante d'Europe. Mesurant 44 mètres de hauteur, elle voit s'écouler… 193 m3 d'eau par seconde ! Les embruns ainsi créés sont visibles à un kilomètre.

Il est possible d'observer la cascade depuis l'une ou l'autre rive. Néanmoins, la rive ouest offre le point de vue le plus large, alors c'est par la route 862 que nous l'abordons.

Sur le sentier menant du parking aux chutes, je suis intriguée par le ronronnement permanent d'un hélicoptère. Des touristes se seraient-ils fait déposer ? Non, bien sûr, c'est tout simplement le vacarme de la chute.

Cherchant un peu de calme sur les hauteurs, ces rochers propices à une réunion de druides nous invitent à quelques instants de méditation !

Puis, après avoir jeté un coup d'œil à Selfoss (une deuxième cascade), nous avançons vers le centre du parc où nous avons prévu de randonner. La route 862 bitumée jusqu'à Detifoss s'est transformée en piste truffée de nids de poule. Une heure pour parcourir les 20 km est une bonne moyenne.

Dans la large palette de possibilités sur l'ensemble du parc, nous avons retenu les parcours en boucle V5 + V6 dans Vesturdalur (9km, 3 heures).

Il est 11 heures quand nous démarrons du parking de Hljóðaklettar. Il fait 26 degrés, c'est le moment ou jamais de troquer le pantalon contre un short.

En surplomb de la tumultueuse Jökulsa, un petit chemin nous conduit jusqu'aux imposantes formations rocheuses de Karl og Kerling, l'homme et la femme en islandais. Je ne résiste pas à l'envie de les voir de plus près.

Selon la légende, ces pitons de basalte représenteraient un couple de trolls pétrifiés par le lever du jour, alors qu'ils regagnaient leur caverne.

En face, Tröllahellir, la grotte des trolls.

En complétant notre parcours par la variante V6, nous poursuivons dans des paysages champêtres à travers un bois de bouleaux nains tapissé de fleurs.

Un cheminement rythmé par le doux murmure d'un ruisseau ou le calme apaisant d'un étang. Encore une bien belle balade !

Cette "zen attitude" va bientôt nous quitter car nous n'avons plus que très peu de carburant. Heureusement au nord du parc se trouve (en principe) une station d'essence. C'est un peu fébriles que nous roulons à l'économie dans la direction d'Asbyrgi, plein nord.

Mais la route 862 prend fin et toujours pas de pompe à essence, sur la 85, pas plus. Ce n'est qu'en tournant finalement sur la 864 que nous la trouvons. Ouf ! Nous voilà sauvés !

Ainsi ravitaillés, nous pouvons poursuivre cette fois sur la rive Est du parc national. Passant très à distance du canyon, cette piste poussiéreuse (qui est pourtant une route) ne devient réellement intéressante que dans sa partie sud, quand elle se rapproche de la gorge à la hauteur de Hafragilfoss et Detifoss.

Hafraglifoss : encore des chutes ? Oui, mais quelles chutes… époustouflantes !

Et nous revoilà à Detifoss, vue de la rive Est… impressionnante aussi !

Ainsi la boucle est bouclée. Il nous reste à rejoindre notre étape sur les rives du lac Myvatn (le lac des mouches) où nous avons réservé trois nuits, mais pour une question de disponibilité, dans deux hébergements différents.

Ce soir, ce sera une nuit à Vogafjos Guesthouse, sur la rive Est du lac. En dépit de l'appellation de "guesthouse", son organisation et ses prix sont plus proches de ceux d'un hôtel. Nous y sommes cependant accueillis de façon très personnalisée par un employé ayant à cœur de nous détailler, plan à l'appui, tous les incontournables de la région. Il y a donc indéniablement matière à occuper deux journées pleines.

Nous nous installons confortablement dans une très grande chambre (configuration rare en Islande) avec salle de bains privée avant un bon dîner dans leur "Cowshed Cafe" qu'une baie vitrée sépare de l'étable de la ferme mitoyenne. Original !

Après deux jours de beau temps, la pluie finit par s'inviter en soirée. Grrr !

Distance parcourue dans la journée : 220 kilomètres.



Skutustadir, Hverir et Namafjall : pseudo-cratères, sources chaudes et fumerolles J15 : Jeudi 11 juillet 2013

Sur les rives du lac Myvatn… c'est le déluge ce matin et au petit déjeuner le sujet est dans toutes les conversations. Va-t-il seulement y avoir une amélioration dans la journée questionnent les touristes inquiets ? Pas vraiment alors… il faudra faire avec !

Comment ? D'abord repousser l'heure du check out au maximum, en l'occurrence jusqu'à 10 heures.

Ensuite en profiter pour passer un moment à la laverie. Pas de chance, ici on donne son linge à laver chez Daddy's Pizza et on revient le chercher deux heures plus tard.

Un peu de shopping pendant ce temps ? A Reykjhalid, le village voisin (200 habitants), à part la petite supérette, il n'y a rien. Pourtant, c'est ici que nous avons fini par dénicher les fameuses barres de céréales Matarkistan que nous recherchions désespérément dans tous les supermarchés depuis le début de notre voyage. Nous n'avons donc pas perdu notre temps.

Un bain à la piscine ? En plein air ? Avec toute cette eau qui tombe du ciel, non merci !

Une randonnée ? Pas enthousiasmant sous cette pluie diluvienne !

Il nous faudrait un endroit couvert ! Une grotte peut-être ? Justement, il y en a deux, listées dans nos points d'intérêt : Storagja et Grjotagja. Bon, avouons qu'on n'a pas trouvé ça transcendant. Le seul intérêt, c'est que non loin de là, on peut observer un fossé d'effondrement, clairement visible dans le sol. Celui-ci correspond à la frontière entre les plaques eurasienne et américaine, à la limite desquelles se situe l'Islande.

Impressionnantes ces vapeurs s'échappant des entrailles de la terre !

Deux heures se sont ainsi écoulées, il est temps de récupérer notre paquet de linge et comme il pleut toujours, il n'y a rien de mieux à faire que le check in dans notre prochain hôtel. Celui-ci se trouve sur la rive Sud du lac dans le petit hameau de Skutustadir. Nous y avons retenu les deux nuits suivantes.

Il y a moins de 15 kilomètres jusqu'à l'hôtel Gigur, un hôtel de 37 chambres, plutôt prisé par les groupes, principalement de Japonais. Nous emménageons dans une petite chambre avec lits twin (configuration très fréquente en Islande), à la décoration un peu vieillissante mais très bien placé au bord du lac et au pied d'une zone de pseudo-cratères.

Il est 13 heures à peine, le temps est toujours aussi triste alors en attendant, plongeons-nous dans un bon roman de l'Islandais Indridason. Ambiance !

15 heures passées : on dirait que ça s'arrange un peu côté météo, il ne pleut presque plus, vite sortons ! Certes ce n'est pas le grand beau temps mais une courte balade (une petite heure) autour des pseudo-cratères va nous faire le plus grand bien.

Ici aussi, ces phénomènes géologiques ont été formés par des explosions de vapeur provoquées par l'entrée en contact de la lave en fusion avec le lac.

Le ciel laiteux n'étant pas très photogénique, concentrons-nous plutôt sur ce qui se passe au ras du sol.

Côté flore… des véroniques des rochers (Veronica fructicans) et des ? (à identifier)

Côté faune… une famille de canards siffleurs ! Des phalaropes à bec étroit Une sterne arctique

En effet, le lac constitue un excellent terrain d'observation pour les passionnés d'ornithologie.

Après cette petite mise en jambe, la météo étant égale à elle-même, ni pire ni meilleure, nous décidons de rejoindre en voiture le nord-est du lac, riches en sites géothermiques.

Mais 20 kilomètres plus au nord, avec 300 mètres d'altitude supplémentaires, à l'extrémité de la route 863, le site de Krafla est complètement dans "la ouate". On ne voit pas plus loin que le capot de la voiture. Après un rapide coup d'œil au cratère Stora-Viti, hop, demi-tour.

En perdant un peu d'altitude, du côté de Hverir/ Namafjall, nous passons sous la couche nuageuse, c'est sans doute le moment le plus favorable pour explorer cette zone géothermique.

D'abord cantonnés aux sources chaudes et marmites de boue les plus proches du parking par crainte de nous enfoncer dans la glaise collante, nous nous enhardissons peu à peu pour finalement grimper jusqu'au sommet du Namafjall (430 mètres d'altitude) "pour un magnifique panorama" indique notre documentation.

Là-haut, en guise de panorama ce sera… purée de poix !

Mais quand la purée se disloque, elle laisse apparaître une pente aux tons ocres percée de colonnes de vapeur et surmontée d'une cheminée dressée telle une forteresse au-dessus de cette plaine colorée.

La visibilité est même suffisamment bonne pour nous permettre d'assister à l'arrivée d'une interminable caravane de camping-cars. Manifestement, certains n'aiment pas voyager seuls.

Nous, on apprécie la solitude au sommet du Namafjall, mais nos chaussures beaucoup moins ;-) Elles porteront encore pendant quelques jours les stigmates de cette palette de couleurs.

Après cette dure journée côté météo, on aura bien mérité une bonne pizza chez Daddy's ! Il pleut à nouveau en sortant…

Distance parcourue dans la journée : 60 kilomètres.



Du lac Myvatn à Husavik J16 : Vendredi 12 juillet 2013

9 degrés et ciel nuageux à 99 % ! Nous sommes bien décidés à profiter immédiatement du 1 % restant.

A 7 h 50, nous démarrons le Dodge. Dix minutes plus tard nous le garons au pied du Vindelgarfjall (altitude 529 mètres). Or il ne reste déjà plus que 0,5 % de ciel bleu et il y a 250 mètres de dénivelé à gravir ! A la course avec les nuages, nous ne sommes pas sûrs de gagner.

En effet, ils enveloppent rapidement la montagne et quand nous arrivons au sommet à 9 h 04, on n'y voit… rien, nada…

Seuls un tas de cailloux et un livre d'or en guise de repères !

Mais un proverbe islandais ne dit-il pas "Si le temps ne te plaît pas, attends cinq minutes…" alors on attend cinq minutes mais rien ne se passe, dix minutes, rien non plus.

J'en profite pour laisser mes impressions dans le livre d'or. Hervé s'occupe à photographier une fleur enveloppée de rosée. Quelle délicatesse !

Quinze minutes se sont maintenant écoulées et la vue est toujours aussi bouchée. Mais alors qu'on s'apprête à redescendre, tout à coup, à la vingtième minute, le miracle islandais se produit.

Tel un mirage, l'étendue du lac Myvatn nous apparaît… d'abord furtivement puis un peu plus nettement !

Mais rien ne dure jamais longtemps ici. Au cours de la descente, la pluie fait son retour et le temps d'arriver à la voiture, le ciel est durablement plombé. C'est un temps à rouler, alors roulons ! Cinquante kilomètres nous séparent de Husavik, au bord de la mer. Peut-être qu'il y fait meilleur !

Meilleur ? Je crois qu'il y fait encore plus mauvais. La pluie pénétrante nous refroidit jusqu'aux os. Seule solution : nous réfugier au café Gamli Baukur pour trouver un peu de chaleur.

Husavik est devenue la destination prisée des amateurs de cétacés. Plusieurs compagnies y organisent des sorties d'observation. Nous hésitons mais finalement le froid, la pluie et l'éventualité de ne pas en voir nous en dissuadent.

A la place de cette excursion, nous préférons continuer encore un peu plus au nord de Husavik, toujours avec l'espoir qu'il y fasse meilleur, mais aussi parce qu'on y trouve des falaises côtières riches en fossiles.

Quelques spécimens, mélanges de coquillages fossilisés et de lignite, retiennent notre attention.

Mais je suis transie de froid. Pour tenter de nous réchauffer, nous faisons quelques pas sur la plage de galets, tout en découvrant des œuvres de la nature, comme vernies par la pluie.

Seul un nouveau passage au café de Husavik (Skuld Cafe, cette fois) nous fera oublier provisoirement le mauvais temps. Pourtant, en ressortant, on a l'impression d'une légère amélioration, ce qui nous permet un petit tour dans le port.

Mais cette amélioration n'est que passagère, la pluie nous accompagne jusqu'à notre retour à Myvatn où… c'est le comble… il fait beau !

Nous passons alors la soirée sur la péninsule de Höfdi et Kalfaströnd où le soleil de cette fin d'après-midi donne une toute autre teinte au lac, ragaillardit les oiseaux et redonne le sourire aux touristes.

Cette journée aura donc mieux fini qu'elle n'a commencé ! Deuxième nuit à l'hôtel Gigur.

Distance parcourue dans la journée : 180 kilomètres

J17 : Samedi 13 juillet 2013

Cette dernière matinée dans la région du lac Myvatn s'annonce plutôt bien. Il fait beau, avec 50 % de ciel bleu et 9 degrés.

Nous avons encore quelques heures à consacrer aux alentours, ce soir nous avons une réservation à Akureyri pour deux nuits.

Nous espérions monter au Hlidrafjall (771mètres) mais malheureusement la piste repérée ne permet pas de s'approcher de la montagne autant qu'on ne l'espérait. Or ce matin, nous n'avons ni le temps ni la motivation pour faire une longue marche d'approche avant l'ascension proprement dite.

Par conséquent, changement de plan afin de retourner du côté de Krafla que nous avions seulement entraperçu il y a deux jours. Aujourd'hui, nous comptons suivre à pied le parcours de Leirhnjukur (5 kilomètres, 1 h 30)

Le Krafla est un volcan central d'un diamètre de 20 kilomètres, caractérisé par un ensemble de fissures s'étendant sur un axe nord-sud et cachant une immense chambre magmatique. Il s'agit d'une zone active, la dernière éruption date de 1984. L'élévation actuelle du sol laisse entrevoir une éruption prochaine, le site est sous surveillance permanente.

Tous les ingrédients sont réunis pour donner l'impression d'être au commencement du monde.

Les merveilleuses couleurs des sources chaudes ! Les vapeurs odorantes des solfatares ! Des fissures béantes ! Des boursouflures brûlantes ! Un brasier rougeoyant ! Un âtre encore chaud ! Un chaudron fumant !

C'est véritablement un site fascinant et c'est sur ces impressions que se termine notre séjour à Myvatn. Le temps ne nous a guère gâtés, mais il a eu un avantage, celui d'éloigner les mouches qui rendent parfois toute sortie insupportable sans filet de protection. On a au moins échappé à ce fléau !

Il est 10 heures. Cap sur Akureyri mais pas sans un petit arrêt à Godafoss afin de mettre la chute des dieux dans la boîte.

Trois heures plus tard, nous arrivons dans le centre d'Akureyri qui, en dépit de ses 17 000 habitants seulement, est pourtant la deuxième plus grande ville du pays. Un petit tour dans la ville avec son église moderne, son centre pavé et ses maisons colorées et son café "Amour" !

Puis une petite balade dans la réserve naturelle de Krossanborgir au milieu des rochers de granit survolés par des mouettes qui poussent les mêmes piaillements que leurs congénères bretonnes.

Nous continuons encore 22 km plus au nord jusqu'à Hjalteyri pour qu'Hervé repère l'endroit où il a rendez-vous demain. Car si nous avons fait étape à Akureyri, c'est pour lui, parce qu'il a l'intention d'expérimenter la plongée en combinaison étanche dans les eaux froides de l'EyjafJördur.

C'est dans une ancienne fabrique de harengs qu'Erlendur Bogason a installé son centre de plongée. Il est le découvreur d'un cône géant de 55 mètres s'élevant du fond de l'océan et crachant de l'eau bouillante, surnommé Strytan, ainsi que de nombreux autres sites répartis sur l'ensemble du fjord qu'il explore depuis plus de 20 ans. Il y a donc de quoi faire !

Après avoir mis au point avec lui les grandes lignes de la journée de demain, il est temps de rallier notre guesthouse située au sud de la ville, dans le hameau de Leifsstadir, dans une grande maison où nous avons réservé une chambre avec salle de bains privée.

C'est sans doute l'une des plus grandes chambres que nous ayons eue en Islande.

Pour le dîner, nous préférons sortir. A Akureyri, il y a l'embarras du choix mais en nous fiant au guide LP, nous choisissons Bautinn, un bon choix effectivement !

Après plusieurs journées bien arrosées, cette journée sans pluie a été bienvenue, c'est la cinquième depuis le début de notre séjour.

Distance parcourue dans la journée : 215 kilomètres.



Akureyri : Plongées dans l'Eyjafjördur J18 : Dimanche 14 juillet 2013

Nous avons fait lever notre hôte plus tôt que d'habitude afin de nous servir le petit déjeuner dès 7 heures au lieu de 8. Hervé doit effectivement être sur son lieu de plongée à 8 h 15, or il se trouve à 30 kilomètres de notre hébergement et il faut traverser toute la ville d'Akureyri.

Mais à cette heure-là et a fortiori un dimanche, il n'y a guère de circulation, nous sommes même en avance.

Il fait 8 degrés, le ciel est couvert au dessus du fjord mais au large il fait beau. Le tout est de savoir qui des nuages ou du ciel dégagé aura le dessus.

Hervé est un peu anxieux. Après une initiation de deux heures en fosse à Paris avant de partir, c'est la première fois qu'il plonge en combinaison étanche en mer.

Un peu fébrile, il enfile plusieurs couches successives (caleçon, sous-pull, chaussettes et chaussons en laine) avant de rajouter une sorte de grenouillère. Par dessus l'ensemble, il ajuste l'ultime combinaison dans laquelle il ressemble à un véritable Bibendum.

Avec son bonnet rouge… un petit air de Cousteau !

Je le laisse ensuite entre les mains d'Erlendur en prévoyant d'être de retour vers 15 heures.

Deux plongées successives sont prévues, dont une à proximité de la petite île de Hrisey en compagnie d'une équipe de chercheurs californiens chargés d'étudier la qualité des eaux des fameuses résurgences.

Quant à moi, je monte sur les hauteurs de Kjarnaskogur et pendant que le linge tourne dans le lave-linge du camping, je me promène dans les bois… pendant que le loup n'y est pas !

Puis j'en profite pour refaire une beauté au Dodge. Il faut savoir qu'en Islande, on peut laver gratuitement son véhicule dans toutes les stations service. Je lui offre en plus pour quelques couronnes un nettoyage intérieur. Il brille maintenant comme un sou neuf ! Mais jusqu'à quand ?

Avec toutes ces occupations je n'ai pas vu le temps passer. Il est déjà l'heure d'aller récupérer mon plongeur. Alors comment cela s'est-il passé ?

Je lui laisse la parole :

Après une remontrée de tout le fjord jusqu'à la pointe Nord de l'île de Hrisey, heureusement par mer d'huile, nous voici ancrés à quelques encablures de la côte.

La combinaison qui s'avérait inconfortable sur terre devient un véritable carcan une fois immergée. Tous les mouvements demandent un effort et les amplitudes sont très limitées.

L'insufflation d'air dans la tenue pour permettre l'équilibrage aggrave encore la situation qui devient difficilement gérable d'autant qu'il s'agit d'une plongée très peu profonde et qu'il faut en permanence rééquilibrer.

Bref, les difficultés techniques ont rendu cette première plongée en océan arctique moins agréable que prévu.

Heureusement qu'Erlendur ne me quitte jamais très longtemps, toujours prompt à m'aider car je n'ai manifestement pas assez de lest malgré les 18 kg de plombs accrochés un peu partout sur ma combinaison.

Pour ce qui est du fond, il se compose d'algues rouges et vertes, d'éponges et d'étoiles de mer et ce pour quoi nous venus ici : des résurgences d'eau chaude dissimulées dans des failles.

Les chercheurs introduisent des sondes dans les failles et recueillent des échantillons d'eau pour étude ultérieure.

Au bout d'une demi-heure et après avoir eu mon premier essoufflement sous l'eau après quarante ans de plongée, Erlendur me ramène à la surface en laissant les chercheurs terminer leur travail.

Nous rentrons à la base sur un océan agité. J'ai le mal de mer.

Une fois à terre, tout va mieux ! C'est aussi l'heure du déjeuner. Erlendur nous sert une soupe maison et nous fait goûter de la truite fumée au crottin de cheval. Délicieux !

Finalement nous annulons la deuxième plongée.

Par conséquent, quand je le rejoins à 15 heures, Hervé m'attend déjà depuis plusieurs heures. Mais loin de s'ennuyer, il en a profité pour visiter la salle d'exposition qu'Erlendur est en train d'aménager. Il a ensuite assisté, dans un local voisin, aux répétitions d'un groupe musical pop très connu en Islande.

Pour ne pas rester sur une expérience inachevée, Erlendur lui propose une nouvelle plongée demain matin.

Dans cette perspective, nous réfléchissons immédiatement à une modification d'itinéraire pour les jours prochains. Au lieu du trajet Akureyri-Laugafell-Varmahlid par les pistes F821 et F752, nous improvisons une étape moins longue (Hervé risque d'être fatigué après sa plongée) en passant au nord par la presqu'île des Trolls (Tröllaskagi). De toute façon, la météo ne sera pas au top alors c'est sans regrets que nous abandonnons ce crochet vers les hautes terres.

Une fois le parcours défini, nous poursuivons l'après-midi au soleil à la terrasse d'un café avant de déambuler entre les parterres fleuris du jardin botanique.

Bien que le ciel soit resté couvert en matinée, c'était encore une journée sans pluie, la sixième depuis le début de notre séjour.

Distance parcourue dans la journée : 140 kilomètres

J19 : Lundi 15 juillet 2013

Nouveau réveil matinal et petit-déjeuner à 7 h 30. A 8 h 15, Hervé a rendez-vous avec Erlendur dans le centre-ville d'Akureyri, ce qui m'évite d'avoir à faire le trajet jusqu'au centre de plongée.

Le temps est maussade : 9 degrés et ciel couvert à 99 %. Le 1 % restant ne résistera pas longtemps, un petit crachin islandais va bientôt arroser le fjord.

Je reste alors confortablement installée dans ma chambre à surfer sur Internet avant de fermer les valises et de rejoindre le centre de plongée vers 10 h 30.

A 11 heures précises, le bateau pneumatique rentre au port. Mon plongeur de mari a l'air d'avoir le sourire !

Alors, raconte…

Cette fois-ci, je suis en compagnie d'une jeune plongeuse allemande et d'un plongeur tchèque.

Suite à l'expérience d'hier, je rectifie le lest ce qui me permet d'être beaucoup plus à l'aise et du même coup me réconcilie avec les combinaisons étanches.

L'eau est verte, il fait assez sombre à 15 mètres de profondeur, rendant les prises de vue d'une qualité médiocre. Le flash est impossible à cause du phytoplancton très dense.

Comme promis les poissons loups sont au rendez-vous, escortés par d'innombrables morues toujours en mouvement

Malgré leur aspect patibulaire et leurs dents proéminentes de carnassiers, ce sont des animaux inoffensifs qui vous regardent dans les yeux en attendant leur récompense.

Erlendur a prévu des coquillages, sortes de palourdes géantes que l'on trouve dans la région. Il nous expliquera par la suite que ces mollusques qui ont une croissance extrêmement lente sont probablement les animaux qui ont la plus longue durée de vie sur terre. Les plus gros spécimens ont plus de 200 ans !

Nous nous régalons du spectacle. En faisant le tour d'un massif rocheux, d'autres poissons loups viennent encore à notre rencontre et éclipsent tous les autres habitants des lieux.

Au bout de 50 minutes, c'est avec regrets que nous finissons par remonter à la surface où nous attendent des mouettes bien rangées autour du bateau.

Pour couronner le tout, sur le chemin du retour, notre embarcation croise la route d'une baleine à bosse. Nous sommes comblés !

Après cette belle expérience, nous continuons notre voyage vers d'autres horizons, en l'occurrence vers le Skagafjördur en faisant le tour de la presqu'île des Trolls (Tröllaskagi). Il est presque midi.

Pour ce soir, nous avons fait une réservation de dernière minute sur Internet à Hofsstadir Guesthouse. Quant au trajet, nous ne savons pas trop ce qu'il nous réserve, l'ayant lui aussi décidé tout récemment.

Sous une petite pluie intermittente, le parcours suit le plus souvent la côte, très découpée, nous dévoilant ici ou là :

… des falaises abruptes d'où dévalent des cascades bien fournies, … un phare orange fraîchement repeint, … des fonds de fjords sauvages, … une mer émaillée d'îlots (ici Malmey), … des villages de pêcheurs isolés (Dalvik, Olafsfjördur, Siglufjödur…) dont le plus mignon est sans aucun doute le dernier.

Siglufjördur (1280 habitants) au bord d'un superbe fjord, petit port de pêche naguère prospère, aujourd'hui petite localité paisible où il fait bon faire s'arrêter pour nos capuccino et expresso quotidiens.

Néanmoins, afin de réduire l'isolement de ces villages, la route passe à trois reprises par des tunnels. Le plus long (7 km) entre Olafsfjördur et Siglufjördur date de fin 2010 seulement. Avant, le trajet par les montagnes faisait plus de 50 km, il a été réduit à 15 km grâce à cet aménagement.

Le premier tunnel (3 km) entre Dalvik et Olafsfjördur est lui tout particulièrement impressionnant car très peu éclairé, très étroit, à une voie de circulation seulement. En cas de véhicule en sens inverse, il faut anticiper et se ranger dans des emplacements régulièrement prévus à cet effet. Alors que sur les routes islandaises, le trafic routier est dans l'ensemble très light, ici comme un fait exprès, il y a du monde !

Avec tous ces fjords à contourner et ces tunnels à traverser, il est 15 h 30 quand nous arrivons à destination à Hoffstadir, une jolie guesthouse qui a l'air toute neuve, dominant le delta marécageux du Skagafjördur.

Notre chambre avec lits twin et salle de bains privée n'a pas de vue sur l'estuaire mais donne côté opposé sur le parking et la montagne. En réservant en dernière minute, on ne peut pas tout avoir. Elle est cependant très agréable.

Le ciel est toujours couvert mais bonne nouvelle, il ne pleut plus, on va pouvoir se dégourdir les jambes : d'abord à travers champs et pâturages le long de la rivière puis jusqu'à la petite église perdue au milieu de nulle part, en tout près de 4,5 kilomètres.

A l'heure du dîner, le restaurant de la guesthouse est tout indiqué. Il prône une cuisine "slow food" à base de produits frais issus des fermes et des ports voisins. Le service semble lui aussi slow. En fait, le serveur nous a tout bonnement oublié, ce qui nous permet de contempler à loisir l'estuaire maintenant éclairé par le soleil.

Malgré cette attente, le dîner est à la hauteur, un réel plaisir pour les yeux et les papilles. Et pour se faire pardonner, on nous offrira le vin !

Fin de soirée à fignoler l'itinéraire de demain qui prévoit une nouvelle traversée des hautes terres par la route 35. Espérons que le soleil apparu tardivement aujourd'hui voudra bien nous accompagner tout au long de la journée !

Distance parcourue dans la journée : 190 kilomètres



Nouvelle traversée des hautes terres : Hveravellir et Kerlingarfjöll J20 : Mardi 16 juillet 2013

Grrr ! Ciel 100 % nuageux et malgré les 11 degrés affichés par le thermomètre, ce ne sont pas les meilleures conditions pour traverser les hautes terres, la vue risque d'être limitée. Mais puisque l'hébergement est réservé…

En effet, j'ai réussi à retenir il y a seulement deux jours une hutte à Kerlingarfjöll, un site parmi les plus spectaculaires du pays.

On y accède par la 35, une piste anciennement classée F mais requalifiée "route" depuis que des ponts enjambent tous les fleuves sur son parcours. Elle n'est en revanche pas bitumée, donc interdite aux berlines de location malgré son statut. Longue de 200 kilomètres, elle traverse les déserts centraux depuis les environs de Blönduos jusqu'à Gulfoss en grimpant jusqu'à 700 mètres d'altitude.

A 9 h 20, nous quittons Hofsstadir sous la grisaille. La couche nuageuse est basse, accrochée entre 200 et 500 mètres.

Dans ce contexte, au fil de notre avancée, les paysages apparaissent ou disparaissent au gré de l'altitude et avec elle, c'est notre moral qui grimpe ou qui chute selon le cas. A chaque fois qu'une légère amélioration se dessine, elle est immédiatement suivie d'un nouveau passage dans le brouillard sous une pluie fine.

Le désert semble plus hostile que jamais. On comprend alors mieux pourquoi cette région n'a été découverte qu'à partir du milieu du XIXème siècle puis véritablement explorée de façon approfondie qu'à partir de 1941.

Seuls quelques hors-la-loi en avaient fait leur domaine, trouvant dans ces vallées isolées un abri sûr. Leur souvenir hante encore certains lieux, notamment Hveravellir, première étape sur notre traversée des Highlands, que nous atteignons au bout de deux heures.

A 622 mètres, ce site géothermique fort prisé est aujourd'hui relativement épargné par les nuages et avec un peu de patience, on y verra même poindre une petite éclaircie.

Nous passons vite fait à côté des sources chaudes les plus proches et les plus convoitées (la Blahver, d'un bleu brillant, la Raudhver, d'un rouge brique et l'Öskurholhver qui émet un jet constant de vapeur) pour nous éloigner un peu jusqu'à l'Eyvindurhver, la source d'Eyvindur, éponyme d'un célèbre hors-la-loi qui se serait caché sur ces terres.

Sur un petit monticule se trouvent les ruines d'un abri où il se serait terré avec sa femme Halla. La mémoire collective islandaise continue à transmettre de nombreux récits relatant sa capacité à survivre dans des conditions extrêmes, sans se laisser rattraper par ses poursuivants.

Si sa cachette était sûre, la butte lui permettait sans doute aussi de surveiller efficacement les alentours. En tout cas, on y jouit d'une belle vue sur le désert et les colonnes de vapeur au loin.

Hveravellir possède également un magnifique bassin artificiel chauffé. Mais avec ce temps mitigé, personne n'a l'air tenté. Nous, non plus… alors poursuivons en direction de Kerlingarfjöll.

Situé à 700 mètres d'altitude au bout de la piste F347, le site abrite un refuge, un camping et quelques chalets et huttes au pied d'un massif réunissant une activité géothermique et des formations géologiques étonnantes.

C'est une de ces huttes que nous avons réservée. Bien qu'équipée d'une salle de bains privée, elle est vraiment rudimentaire pour le prix d'un hébergement… de luxe. Bref, un rapport qualité prix déplorable.

Espérons néanmoins que le site en vaille la peine ! Pressés de le savoir, nous prenons immédiatement la piste nous conduisant dans les hauteurs vers "la vallée aux fumerolles".

Depuis le parking, nous suivons, tels des funambules, une crête en dévers sur un sol détrempé et collant dans lequel nos chaussures s'enfoncent jusqu'à la cheville.

Le ciel hésite entre grisaille et éclaircie. Les volutes de vapeur s'échappant des vallons alentour contribuent encore à donner à l'ensemble un air mystérieux.

Un petit pont de bois marque l'entrée de cette vallée aux merveilles et comme dans la chanson d'Yves Duteil, "il ne tient plus guère que par un grand mystère et deux piquets tout droits".

Le soleil a réussi à avoir le dessus (en tout cas, momentanément) et ajoute à la magie des lieux.

Plus on avance, plus on a l'impression de se promener dans un four chaud où cuisent plein de bonnes choses : des petits pains dorés, des brioches blondes, des biscuits marbrés et des moelleux au chocolat.

Là, c'est nettement une charlotte juste démoulée dont on distingue parfaitement la rangée de biscuits à la cuillère.

Même les sommets ont l'air recouverts d'une bonne couche de nappage !

On aurait bien poursuivi notre quête dans cette vallée généreuse, mais les éléments vont vite briser notre délire gourmand. Une bonne pluie va doucher notre enthousiasme et nous ramènera, tout ruisselants et plus vite que prévu, dans notre hutte.

En tout cas, Kerlingarfjöll, avec ses paysages à nuls autres pareils, est assurément un de nos coups de cœur !

La journée se termine par une petite soirée conviviale dans la salle commune du refuge/camping remplie à 95 % de Français (principalement des campeurs) où chacun tente patiemment de faire chauffer sa gamelle pour un dîner bien mérité. Dehors un vent glacial balaie les hautes terres !

Distance parcourue dans la journée : 185 km.



De la montagne à la mer… via Linuvegur (F338) et Kaldidalur (550) J21 : Mercredi 17 juillet 2013

Brrr, avec 6 degrés à peine, de la pluie et un temps complètement bouché, la journée s'annonce encore médiocre !

Dans ces conditions, ce n'est pas la peine de s'attarder à Kerlingarfjöll. Il vaut mieux s'avancer autant que possible afin de se rapprocher des fjords de l'Ouest, avec l'objectif d'arriver à Latrabjarg demain soir. Nous n'avons pas de réservation pour la nuit prochaine ni pour les quatre nuits suivantes. Cela nous donne une plus grande liberté d'organisation mais aussi un peu d'incertitude. Ce soir, nous devrions donc être au bord de la mer mais où ?

En attendant, cap au Sud en continuant la route 35.

Surprise ! Dès que nous passons au-dessous des 500 mètres d'altitude, le plafond nuageux se disloque par endroits et laisse apparaître à l'horizon de belles éclaircies. La journée s'annoncerait-t-elle moins maussade que prévu ?

Déjà au loin scintillent les eaux bleues pâles du lac Hvitavatn et le soleil éclaire les pentes noires des pitons alentour, rehaussant la couleur vert fluo des traînées de mousse sur leurs flancs.

Ce beau temps inespéré nous incite à pousser jusqu'au bout de la 35 afin de revoir la cascade de Gullfoss sous le soleil. Ensuite nous reviendrons sur nos pas pour prendre la F338 vers l'ouest.

C'est vrai qu'elle a une toute autre allure sous le soleil et mérite bien son nom de "cascade d'or".

C'est indiscutablement notre cascade préférée !

Après ce petit détour et un léger retour en arrière, nous nous dirigeons définitivement vers l'Ouest en empruntant la F338, une piste quasi rectiligne construite pour l'entretien d'une ligne à haute tension et appelée Linuvegur (vegur = route, linu = ligne). Longue d'une cinquantaine de kilomètres, c'est une voie très rugueuse réservée aux 4 x 4 en raison de deux gués à franchir dès le début. Il nous faudra deux bonnes heures pour la parcourir.

Malgré la présence des pylônes, cet itinéraire va nous réserver d'heureuses surprises.

Après les premiers kilomètres verdis de lupins, la piste traverse une étendue plus austère, plus dépouillée, plus lunaire alors qu'à l'arrière plan, un pic rocheux perce à travers l'étincelante calotte glaciaire du Langjökull.

Manifestement ici aussi la terre porte les stigmates d'une explosion volcanique d'ampleur comme en témoignent un peu partout ces roches éparpillées, torturées, fracturées.

Seules les mousses et quelques rares bouquets de silène arrivent à coloniser et à égayer cet univers minéral !

Un univers complètement inhabité si ce n'est par les trolls comme on peut l'imaginer en observant les traces de cette longue chevelure d'ébène se déployant sur les flancs du mont Hlödufell.

A moins que les occupantes des lieux ne soient ces pieuvres géantes jaillies des entrailles de la terre !

Quand les motifs géologiques finissent par se faire plus rares, le parcours devient un peu plus monotone. A défaut de compter les moutons, nous nous mettons alors à compter les pylônes et comme ils sont tous numérotés, en arrivant au 500ème, nous savons que nous avons atteint le carrefour avec la route 550.

Au croisement, un refuge de secours tombe plutôt bien. Il est 12 h 30, l'heure du casse-croûte alors si on pouvait se mettre à l'abri du vent... Dans le petit local, nous trouvons même un peu de vinaigre balsamique pour assaisonner notre salade. Toutes les zones isolées d'Islande sont équipées de ce type de refuge où un minimum vital est à disposition pour attendre les secours.

Le trajet se poursuit en remontant la vallée de Kaldidalur sur la route 550 (non bitumée) jusqu'à Husafell. Serpentant au pied d'une série de glaciers, la piste est très belle aussi mais moins remarquable que la précédente. Nous avons largement préféré la Linuvegur.

Au sortir de la petite localité de Husafell, deux séries de chutes (encore !) vont nous donner un prétexte pour une courte halte : Barnafoss, la "chute des enfants" (car des enfants y ont chuté) et Hraunfossar (la chute de lave).

La plus étonnante des deux est celle de Hraufossar avec ses innombrables filets d'eau jaillissant d'une multitude de failles sur un kilomètre et demi.

Un intermède bienvenu alors que nous sommes en route depuis six heures. Pourtant nous ne comptons pas en rester là, nous voulons continuer encore pendant quelques heures en direction de la route 60.

Les paysages sont maintenant plus doux, plus verts, plus agricoles et régulièrement ponctués de colonnes de vapeur témoignant de la présence d'une source chaude autour de laquelle se regroupent une ferme ou un hameau. Une énergie à portée de main !

Mais cette douceur de vivre ne saurait faire oublier ce qui se trame sous la chaussée ! Cratère en formation sur une route islandaise ;-)

Vers 17 heures, on en a plein les roues et en arrivant à la hauteur de Budardalur, on décide de s'y poser. Peu importe que le village et sa seule guesthouse – Dalakot Gueshouse- soient sans charme, il n'est plus question d'aller plus loin.

Après un petit tour en bord de mer (il fait 16 degrés), nous nous attablons au restaurant de la guesthouse qui, ce soir, ne sert que de la pizza. Ça nous convient parfaitement. Mais comme nous sommes dans un trou perdu, la carte n'est qu'en islandais. Nous nous amusons alors à en faire la traduction pour le plus grand plaisir de la patronne et pour les futurs touristes français qui passeraient par là.

On a ainsi appris que… ostur = fromage, skinka = jambon, laukur = oignon sveppir = champignon, olifur = olive, kjuklinkur = poulet

Distance parcourue dans la journée : 285 km



Fjords de l'Ouest : rendez-vous avec les macareux de Latrabjarg J22 : Jeudi 18 juillet 2013

"It's a beautiful day" susurre la radio de bon matin. Pourtant, pour l'instant, c'est loin d'être gagné, le ciel est couvert à 100 %, il fait 9 degrés. La seule bonne nouvelle, c'est qu'il ne pleut pas… en tout cas, pas encore !

Ce soir, nous comptons être à la pointe la plus occidentale de l'Islande, au bord des falaises de Latrabjarg. Nous n'avons aucune réservation.

280 kilomètres nous séparent de notre destination finale alors à 8 heures, nous sommes déjà en route.

Devant nous défilent des prairies bien vertes, encadrées de falaises rocheuses aux faux airs de mesas américaines.

Les péninsules de l'Ouest sont des régions excentrées et isolées. Le trafic routier s'en ressent : pas une seule voiture croisée pendant les deux premières heures. Beaucoup de gens préfèrent le ferry pour se rendre dans cette région reculée.

Les seuls à nous regarder passer, ce sont les chevaux dans leur enclos et les moutons en liberté, toujours prêts à traverser devant nos roues.

La route 60 tournicote de fjord en fjord. Il n'y a pas un souffle de vent et l'océan a pris des allures de lac où se reflètent les flancs des montagnes environnantes.

Mais pour gagner du temps, la route saute parfois d'une rive à l'autre grâce à une digue, évitant ainsi un long détour jusqu'au fond de chaque bras. Si c'est déjà le cas du Gilsfjördur, à terme, plusieurs autres fjords seront ainsi enjambés, ce qui permettra le désenclavement de la région. Des travaux titanesques sont en cours. En témoigne la taille des véhicules de chantier !

A Flokalundur, nous quittons la 60 pour la 62 puis, après avoir longé la rive Ouest du lac Vatnsdalsvatn à la recherche de canards rares (sans succès), nous poursuivons jusqu'au carrefour avec la 612.

Ici nous sommes accueillis par un froid de canard et par un vent à décoiffer les moutons alors que nous apprêtons à jeter un œil à l'épave rouillée du Gardar.

La proue avec ses deux yeux tristes a l'air de faire la moue… un peu comme nous qui, avec ce froid, sommes obligés de pique-niquer dans la voiture, coincés entre le volant et la boîte de vitesse.

"Its a beautiful day" disait la chanson ? A la mi-journée, ce n'est pas encore gagné !

Et plus on avance vers l'Ouest, plus le temps se dégrade : nuages bas, brouillard et crachin persistants accompagnent notre arrivée dans la péninsule de Latrabjarg vers 14 h 30.

Avant toute chose, il est primordial de trouver un hébergement, il n'y en a pas légion dans le coin. Pourtant, à l'entrée de la péninsule, au lieu dit Hnjotur, la première guesthouse sur notre route – Hnjotur Guesthouse - affiche "rooms available" et en moins de deux, nous avons une chambre.

Le patron nous propose une prestation avec ou sans draps fournis. Comme nous avons trimballé nos sacs de couchage depuis le début, autant qu'ils servent enfin. Ce sera donc l'hébergement le moins cher de notre séjour mais pas le plus propre. Mais en n'étant pas trop regardants, c'est une bonne affaire. Cuisine et salle de bains partagées.

Une fois l'esprit tranquille, nous pouvons consacrer notre après-midi à la rencontre avec les macareux. Les falaises qui les abritent sont encore à plus de 20 kilomètres, au bout d'une piste étroite rasant par endroits le flanc de la montagne.

Malgré une bruine persistante et un brouillard tenace, les oiseaux sont au rendez-vous. On peut vraiment les approcher de très près (moins d'un mètre), on pourrait même les toucher si une ligne blanche tracée au sol ne nous tenait à distance raisonnable. Dans ce cas, la météo n'a pas réellement d'importance.

Pris au jeu, nous n'hésitons pas à longer toute la falaise sur un kilomètre mais en réalité les premiers oiseaux ne sont qu'à quelques pas du parking.

Alors était-ce une belle journée ? En voyant la mine réjouie des touristes, on peut le penser.

En tout cas, nous avons passé une excellente après-midi en compagnie de ces adorables oiseaux et fait l'une de nos expériences les plus réjouissantes en Islande, alors peu importe que la pluie redouble d'intensité et tombe à verse toute la soirée et toute la nuit.

Il ne faut parfois pas grand chose pour être heureux !

Distance parcourue dans la journée : 315 kilomètres

J23 : Vendredi 19 juillet 2013

Côté météo, ça ne s'arrange pas : il a plu toute la nuit et il continue encore à pleuvoir par intermittence en ce tout début de matinée.

A 8 heures, nous nous apprêtons à refaire en sens inverse le même trajet qu'hier. Nous sommes effectivement venus jusqu'ici uniquement pour les macareux et n'avons pas l'intention d'explorer davantage les fjords de l'Ouest. De toute manière, le temps a l'air encore plus pourri au nord. Espérons qu'en retournant vers le sud, nous trouverons des cieux plus cléments.

Nous voulions malgré tout commencer par une petite variante en poursuivant la 62 via Patreksfjördur puis la 63 jusqu'aux chutes de Dynjandi avant de refermer la boucle à Flokalundur. Mais les éléments vont contrarier nos projets.

Pourtant, tout commence par une timide éclaircie sur le fjord en quittant Hnjotur.

Une note d'espoir qui motive un premier détour jusqu'à Raudisandur que le guide LP décrit comme "une belle plage aux teintes rougeâtres, un lieu paisible, d'une beauté exceptionnelle". Elle est certes paisible mais noyée dans le brouillard, sa teinte tire plutôt sur le jaunâtre. Dans ces conditions, difficile de l'apprécier à sa juste valeur. Seule la jolie petite église noire nous console d'être venus jusqu'ici.

La suite n'est guère plus engageante. La route 62 – en réalité une piste en terre étroite, frôlant le bord de mer – devient si glissante et si dangereuse sous la pluie et dans le brouillard que nous finissons par abandonner l'idée d'aller jusqu'aux chutes de Dynjandi.

Au carrefour entre la 62 et la 60, nous repiquons immédiatement vers Flokalundur où nous entrevoyons du mieux au point de chausser nos boots dans le but de randonner dans la vallée de Surtrabrangil (fossiles) mais à peine avons nous fait trois pas que la pluie redouble. Nous jetons l'éponge !

Même trouver un bon café relève de l'impossible : dans celui de Brjanslaekur où se sont entassés tous les touristes attendant le ferry, ça ne sent pas la rose et dans le suivant, on ne sert que du jus de chaussettes.

Tant pis, dans ces conditions, on continue à rouler, il n'y a rien d'autre à faire, en dehors d'un nouveau pique-nique dans la voiture, or je déteste manger dans la voiture !

Enfin, après 14 heures, voilà qu'on entrevoit le premier rayon de soleil et comme par miracle, après Brjarkarlundur, la route est sèche. Le moral remonte en flèche.

Et si on restait par là ? J'avais repéré un hébergement et surveillé ses disponibilités : Vogur Country Lodge, isolé au fin fond de la péninsule de Fellströnd. Nous devrions y trouver notre bonheur.

Nous jetons alors nos dernières forces dans le trajet pour y parvenir, car il est encore à plus de 35 kilomètres de la route principale. D'ailleurs, il n'est pas évident à trouver, aucun panneau ne l'indique depuis la route et en arrivant sur place, nous sommes d'abord entrés dans une maison particulière avant de le trouver juste derrière.

C'est un hôtel flambant neuf, réouvert seulement depuis janvier 2013 après une rénovation complète. Nous avons la chance de tomber à la fois sur une grande et belle chambre mais en plus, avec une très belle vue.

Une juste récompense après une journée difficile !

Bien requinqués par cette excellente trouvaille et par une météo qui s'arrange un peu, nous passons la fin de l'après-midi sur la presqu'île de Dagverdarnes à marcher à vue au bord de l'eau, admirant au loin la péninsule de Snaefellsnes précédée par tout un chapelet d'îles et d'îlots.

Les contrariétés météorologiques de la matinée sont alors oubliées et elles le seront définitivement devant l'excellent filet d'agneau servi au restaurant du lodge. Un des nos meilleurs dîners en Islande !

Tout est bien qui finit bien !

Distance parcourue dans la journée : 380 km = notre étape la plus longue !



Le tour de péninsule de Snaefellsnes de Stykkisholmur à Arnarstapi J24 : Samedi 20 juillet 2013

Nous sommes si bien au Vogur Country Lodge que nous nous accordons volontiers une grasse matinée jusqu'à 8 h 30 et démarrons seulement une heure plus tard.

Direction le nord de la péninsule de Snaefellsnes, une région dominée par le célèbre glacier du Snaefellsjökull, immortalisé dans le "Voyage au centre de la Terre" de Jules Verne.

Nous n'avons pas de réservation pour ce soir mais quelques projets de visite et/ou de randonnée pour la journée, du moins si la météo nous le permet. En fonction de ce qu'il nous sera possible de faire, nous déciderons du lieu d'hébergement.

Au fait, comment est le ciel ce matin ? Couvert… pour ne pas changer, mais sans pluie… si ça peut nous consoler.

Il n'y a pas de vent non plus, ce qui fait qu'en arrivant à Stykkisholmur à midi, nous sommes tout étonnés de la douceur ambiante (12/14 degrés) nous permettant rapidement d'ôter nos vestes, ce qui n'était pas arrivé depuis des lustres.

Sous un rayon de soleil, le village et son petit port nous font bonne impression et c'est le cœur plein d'entrain que nous gravissons la colline menant au phare de Sugandisey d'où la vue porte sur toute la bourgade.

Sur les hauteurs de la ville, parmi les maisons typiquement marines se détache la silhouette futuriste de l'église. Intrigués, nous allons la voir de près. Son intérieur est étonnant : sobre et clair, il invite au recueillement pendant que l'orgue monumental diffuse ses sonorités chaudes.

En sortant de l'église, il fait toujours aussi doux et c'est enfin l'occasion d'apprécier un pique-nique en plein air, dans une clairière.

Profitons également de ce temps clément pour randonner. Le site de Selvellir a retenu notre attention, c'est une randonnée sans chemin et sans balisage, tiré du guide Rother. Les seuls éléments en notre possession sont les coordonnées du point de destination. L'ouvrage nous vante "un véritable eldorado pour le photographe" au milieu "de rochers de tuff bizarres".

Soit nous n'avons pas atteint le bon site, soit sa photogénie est toute relative. En tout cas, l'endroit atteint ne nous a pas fait l'effet escompté. Pas de rochers remarquables, juste une belle vue… mais surtout plein de mouches envahissantes !

Bref, pas vraiment de chance, cette fois !

Mais plus de chance une heure plus tard en atteignant le village de Hellisandur où arrivés sans réservation à 17 heures, nous prenons la dernière chambre de l'hôtel du même nom – Hellisandur Hotel - une grande chambre avec salle de bains privée, certes au rez-de-chaussée mais il ne faut pas trop en demander.

En revanche, moins de chance avec la météo car à peine arrivés, il se met à pleuvoir tout ce qu'il peut. Décidément, l'Islande n'a pas l'air d'avoir de déficit de ses nappes phréatiques !

Distance parcourue dans la journée : 225 kilomètres

J25 : Dimanche 21 juillet 2013

Aujourd'hui, nous poursuivons notre tour de la péninsule de Snaefellsnes. Nous n'avons pas de réservation pour ce soir. Tout dépendra de ce que nous pourrons faire dans la journée.

A ce propos…

Le vent s'est levé dans la nuit et continue à souffler très fort en ce début de matinée. Il a disloqué les nuages, donnant 30 % de ciel bleu. Manque de chance, notre trajet nous dirige vers les 70 % nuageux et aussitôt partis, la pluie se rajoute au vent.

Au début, ce n'est qu'une petite bruine qui ne nous empêche pas de profiter de la belle plage de Skarsvik et de son lagon bleu turquoise. Ah, si l'eau était chaude, ce serait un sacré spot !

Mais les gouttes s'intensifient et arrivés devant le phare de Svortuloft, nous nous contentons de le photographier depuis la voiture.

Devant celui de Öndverdarnes, nous prenons notre courage à deux mains pour faire un saut jusqu'aux falaises. Bilan : pour quinze minutes de sortie… trempés jusqu'à la moelle, si bien qu'en arrivant à Dritvik, je reste gentiment dans la voiture et envoie Hervé en éclaireur.

Alors ? Il me persuade d'en sortir pour aller admirer l'arche rocheuse, soupeser les pierres de levage et constater les dégâts d'un ancien naufrage.

Nos vestes sont dégoulinantes au retour et nous nous jurons de ne plus quitter la voiture avant qu'elles n'aient séché.

Mais quelques kilomètres plus loin, une nouvelle curiosité aura raison de notre sagesse. Nous enfilons nos vestes trempées afin de voir si les colonnes de pierre de Londrangar surgissent de terre ou des flots.

Ils surgissent bien de terre en bord de mer !

Nous nous engouffrons vite dans la voiture, chauffage à fond, jusqu'au point d'intérêt suivant.

A Arnarstapi, nous étions décidés à ne pas aller plus loin que l'arche rocheuse de Gatklettur, mais d'une colonne rocheuse à l'autre, sous une pluie pénétrante et contre un vent de face, nous nous laissons porter par l'ambiance tempétueuse pour finalement longer toute la falaise jusqu'au petit port.

Le guide LP a raison de préciser que cette balade est encore plus fascinante sous la pluie mais on aurait quand même préféré la faire sous le soleil J

Après un capuccino brûlant, reprenons la route. Dire qu'il y a quelque part au dessus de nos têtes, une couronne glaciaire dont on n'aura pas vu la couleur. A peine si l'on distingue la forme des reliefs !

Un profil féminin? Sans doute celui d'une belle Islandaise.

Nous laissons tomber Budir et sa fameuse église noire mais plus loin, à Ytri-Tunga, impossible de renoncer à l'observation des phoques.

La pluie a momentanément cessé mais atteindre ces veaux de mer se mérite. Il faut se tordre les pieds sur une plage envahie de rochers recouverts d'algues glissantes avant d'apercevoir une petite colonie de quelques sept individus.

La pluie redouble encore d'intensité. Pour nous remonter le moral, au carrefour des routes 54 et 56, nous nous empiffrons d'une portion de frites et d'une glace.

Puis, tout à coup et comme souvent en Islande, à la sortie de la péninsule de Snaefellsnes, le temps s'améliore peu à peu et à l'approche de Borgarnes, le soleil prend le dessus. On n'osait plus y croire !

Nous décidons donc de chercher un hébergement dans cette petite ville. D'après notre documentation, Bjarg Guesthouse serait le meilleur choix. Mais elle est fully booked. Dommage car l'endroit est mignon et sa propriétaire très serviable. Pour nous venir en aide, elle passe plusieurs coups de téléphone avant de nous trouver une disponibilité à l'hôtel Hamar, à 3 kilomètres du centre-ville. Encore mieux (nous le réaliserons plus tard), elle négocie pour nous un bon prix ainsi que l'inclusion du petit déjeuner.

L'hôtel Hamar fait partie de la chaîne Icelandair : il est impeccable avec de grandes chambres très claires. Nous sommes encore bien tombés !

Avec ce beau temps inespéré, vite, il faut improviser une petite randonnée. Après quelques clics sur Internet, nous repérons Hafnarfjall. Nous n'avons pas l'ambition d'atteindre le sommet (850 mètres d'altitude, 750 mètres de dénivelé) d'une part parce qu'il est dans les nuages et d'autre part parce qu'il est déjà 18 heures quand nous démarrons. Nous nous contentons d'une montée raide dans un pierrier pendant une heure afin de savourer les vues sur le fjord et sur Borgarnes sous un soleil radieux.

Ça fait du bien au moral et ça nous réconcilie avec l'Islande ! Mais ce beau temps durera-t-il ? La réponse… demain ;-)

Distance parcourue dans la journée : 205 km



Dernière étape de Thingvellir à Reykjavik J26 : Lundi 22 juillet 2013

Alors le ciel ? Bouché, désespérément bouché… et il bruine en plus, alors qu'il faisait tellement beau hier soir. C'est rageant !

Notre dernière étape doit nous mener à Reykjavik où nous avons réservé un appartement en plein centre-ville pour deux nuits. Mais on espérait faire une dernière visite ou mieux une dernière randonnée avant de rejoindre la capitale.

Bon, dans ces conditions, le plan A – la cascade de Glymur, parcours difficile sur rochers glissants - on oublie ! Le plan B – la vallée d'Hengill à Hverargerdi, 4 heures de randonnée avec baignade dans une rivière chaude – aussi !

Le plan C semble offrir le meilleur compromis : dans le parc national de Thingvellir, on peut trouver de petites balades sur des sentiers bien tracés, voire bitumés. Au pire, on pourrait juste s'arrêter aux points de vue, du moins s'il y a de la vue, car rien n'est moins sûr au moment où nous prenons la route dans un brouillard à couper au couteau.

A Akranes, contourner le fjord par la route 47 ne sert à rien, prenons directement le tunnel.

A sa sortie, le ciel a l'air de vouloir s'éclaircir mais dès que nous tournons vers l'est en direction de Thingvellir, nous retrouvons la purée de poix.

A Thingvellir, haut lieu de l'histoire islandaise mais aussi haut lieu du tourisme en cars, le parking est bondé, la foule se presse au point de vue où l'on ne voit… strictement rien. Mais les mouches, elles, sont à la fête avec tout ce monde.

Pour les Islandais, Thingvellir représente le lieu où les Vikings fondèrent le premier parlement démocratique en 930 et celui où fut proclamée l'indépendance de l'Islande en 1944.

En tant que touristes, nous sommes surtout impressionnés par le cadre, une immense vallée d'effondrement causée par l'écartement des plaques eurasienne et nord-américaine.

La grande faille d'Almannagja (7,7 kilomètres de long sur 40 mètres de large) a un petit air de mur des Lamentations, la verdure en plus et la ferveur en moins.

En dehors d'Almannagja, le parc est truffé d'autres failles, plus petites où la brume et l'eau jouent avec les reflets des amas rocheux !

Soudain, Hervé réalise que la plongée se pratique ici dans la faille de Silfra. On se met alors immédiatement à la recherche du lieu. Nous ne tardons pas à trouver les minibus des clubs de plongée. Malheureusement, pour le jour même, l'activité n'est pas envisageable, les plongées se terminant déjà pour les différents groupes. Dommage qu'on n'ait pas anticipé, mais il réussit à prendre un rendez-vous pour demain avec picking up depuis notre hébergement dans le centre-ville de Reykjavik.

Les nuages se sont un peu levés entre temps, il ne crachote plus et alors que nous nous dirigeons à présent d'un bon pas vers la cascade d'Öxararfoss, nous laissons tomber vestes et polaires. Un bon point !

Les mouches ne nous laissent pas de répit à l'aller mais curieusement au retour elles abandonnent la partie. Le sens du vent, sans doute !

A la sortie du parc national, au bord d'un lac, une chouette table de pique-nique nous tend les bras mais impossible d'y déjeuner, c'est un véritable meeting de mouches.

Alors direction Reykjavik où le temps s'améliore un peu. C'est même sous un petit rayon de soleil que nous finissons nos dernières provisions dans un parc de la ville.

Trouver notre appartement relève ensuite du casse-tête, le centre-ville n'est qu'une succession de rues en impasse ou en sens unique. Après avoir fait trois fois le tour, nous tombons enfin sur le 86/94 Laugavegur où nous avons rendez-vous avec Arnar le propriétaire, entre 15 et 16 heures.

Au quatrième étage d'un immeuble en plein centre-ville, nous prenons possession d'un deux pièces de 67 m2, lumineux et confortable, où nous nous sentons immédiatement comme chez nous. Pendant ce temps, le Dodge est récupéré par le loueur au pied de l'immeuble. Tout est OK.

Après avoir pris nos repères, fait quelques courses pour notre dîner, nous sortons vers 20 h 30 (alors que le soleil vient enfin de triompher des nuages) pour un grand tour à pied par le centre jusqu'au port et au tout nouveau centre de concerts et de conférences.

Baptisé Harpa et inauguré en août 2011, l'édifice très design est posé tel un vaisseau au bord de l'océan, à l'entrée du port.

Sur 60 000 mètres carrés et 43 mètres de haut, il abrite 4 salles principales dont la plus grande peut accueillir jusqu'à 1800 personnes assises, des boutiques et des restaurants. Sa construction s'est étalée de 2007 à 2011. Resté en suspens suite à la crise financière de 2008, le chantier a été repris par les autorités locales et le bâtiment achevé en 2011 pour un budget total avoisinant les 170 millions d'euros.

Sa réalisation a suscité bon nombre de controverses et de polémiques, à l'image de ce qu'en dit l'auteur Arnaldur Indridason dans un de ses romans "La muraille de lave" : "...cette salle de concert gigantesque qui… était un exemple criant et risible de l'égo surdimensionné d'une petite nation".

Imaginée par l'architecte danois d'origine islandaise Olafur Elliasson, sa façade est composée d'une infinité de polyèdres de verre, de formes toutes différentes, évoquant la structure alvéolaire des colonnes de basalte typiquement islandaises.

Une œuvre résolument moderne qui, selon les mots de l'artiste, travaille et magnifie la lumière de Reykjavik : étonnant !

A deux pas de là, une autre œuvre artistique célèbre symbolise, elle, l'histoire et le passé de Reykjavik. Conçu par le sculpteur islandais Jon Gunnar Arnason, "Solfar" ou le Voyageur du Soleil évoque la charpente d'un navire de guerre viking.

Nous terminons là notre balade vespérale alors que le ciel rougeoie à l'horizon, laissant deviner en cette fin du mois de juillet le retour progressif de la nuit. Il est 22 h 30. Le soleil se couchera à 23 h 02.

Distance parcourue dans la journée : 145 km. Distance totale : 5 000 km.



De Thingvellir à Reykjavik : plongée dans la faille de Silfra et balade en ville J27 : Mardi 23 juillet 2013

Réveil matinal sous un grand et beau soleil. Hourrah !

Hervé a rendez-vous à 8 heures avec "Scuba Iceland Dive Team". Direction Thingvellir et plus particulièrement la faille de Silfra.

Je le laisse commenter sa matinée :

"C'est une charmante monitrice qui me conduit à Silfra et me guide dans nos deux plongées. Il n'y a pas d'autres plongeurs avec nous. Avantage énorme d'avoir choisi un club à taille humaine… une plongée en binôme et en plus, nous serons les tout premiers sur place.

Je me retrouve à nouveau emballé dans les couches successives de la combinaison étanche avec des plombs un peu partout.

Nous parcourons les quelques mètres séparant le parking encore vide de l'échelle de mise à l'eau. Puis c'est la descente dans une faille remplie d'eau d'une limpidité hallucinante que les photographies ne rendent pas complètement. Cela me rappelle les Cénotes mexicains.

Quel changement après l'expérience de l'océan Arctique !

L'équilibrage doit être parfait pour ne pas toucher le fond, ce qui soulèverait un nuage de particules, d'où l'intérêt d'être les premiers.

Les couleurs sont incroyables. Les bleus sont d'une profondeur inouïe et les algues vertes semblent fluorescentes.

Nous évoluons dans plusieurs bassins de profondeurs variables avec entre eux des passages qui frôlent la surface.

La balade dans ces paysages uniques dure environ trente minutes puis c'est déjà la sortie… quelques centaines de mètres plus loin.

Le retour est pénible avec 40 kg d'équipement sur le dos.

Sans se changer, nous nous reposons trois quarts d'heure avant la deuxième plongée, en partageant quelques friandises tout en échangeant nos expériences sous-marines.

Les autres clubs arrivent entre temps mais nous arrivons à les doubler in extremis sur l'échelle de mise à l'eau et sommes une nouvelle fois les premiers dans l'eau.

L'itinéraire est un peu différent avec davantage de hauts-fonds où les verts et les bleus se côtoient et se disputent la vedette.

Je n'ai pas vu de faune mais il existerait quelques rares petits poissons.

Cette deuxième plongée dure également trente minutes. Le retour est encore plus pénible à cause des mouches qui se sont réveillées et nous harcèlent sans relâche.

C'est avec des couleurs plein les yeux que je fais le retour vers Reykjavik. Au total, ce fut une expérience magique que je conseille vivement à tout plongeur visitant l'Islande.

Les mêmes parcours en apnée avec une simple combinaison raviront les amateurs pas trop frileux.

Hervé est de retour en fin de matinée. Sa bouille réjouie ne fait pas de doute sur son degré de satisfaction.

Quant à moi, j'ai fait pendant ce temps un premier repérage dans le centre-ville avant d'y retourner ensemble dans l'après-midi.

Il fait un temps merveilleux. Tout le monde est dehors, à déambuler dans les rues piétonnes, à déjeuner en terrasse, à pique-niquer dans les squares, à prendre le soleil dans les parcs et les jardins, à pédaler au bord de l'océan.

Bref, l'Islande revit, les Islandaises arborent leurs petites robes d'été, les enfants sont en culottes courtes, les touristes en bras de chemise et nous, on profite d'une de nos plus belles journées pour…

… jeter un œil à la cathédrale, Hallgrimskirkja, flanquée de hautes colonnes de béton symbolisant les colonnes de basalte si emblématique de l'Islande. Sa construction a duré 34 ans (1940 à 1971)

… contempler les sculptures dans le jardin du musée Einar Jonsson, le plus grand sculpteur d'Islande

… nourrir les oiseaux au bord du lac Tjörnin, au cœur de la ville

… nous remémorer tous les bons moments de notre voyage autour du plan en relief exposé à la mairie

… avant de clore la journée et notre voyage par un très bon repas au Sjavargrillid (Seafood Grill) où l'on aurait presque pu dîner en terrasse tellement il fait bon en cette dernière soirée.

Après plusieurs jours de grisaille, cette très belle journée va nous laisser une impression positive et c'est avec ce souvenir-là que nous quittons l'île de glace et de feu le lendemain.

A Paris, c'est la canicule. En passant de 15 à 35 degrés, nous regrettons vite l'air vif et frais de l'Islande !



Le mot de la fin

Impressions générales "Vous verrez, vous allez aimer l'Islande… même sous la pluie…" nous avaient dit deux Islandaises rencontrées à Roissy au moment de notre départ.

Alors, qu'en est-il ?

A vrai dire, immédiatement après notre retour, notre impression a été plutôt mitigée. Nous étions un peu las après deux semaines sur quatre de grisaille quasi permanente et seulement 7 jours sans pluie sur l'ensemble du voyage.

Par conséquent, il a fallu "digérer" un peu le voyage, laisser reposer la destination, revoir les photos, construire le récit pour en retrouver le meilleur et n'en garder que les bons côtés.

Certes, sur 28 jours, nous avons eu 7 jours sans pluie, seulement. Mais les belles journées ne se sont pas limitées pas à ces sept-là, il y en a eu beaucoup d'autres où de belles éclaircies se sont développées entre les averses. La première quinzaine a été majoritairement ensoleillée et durant la deuxième quinzaine, le soleil est parfois apparu au bon moment, juste à temps pour nous faire apprécier un site.

En étant très optimiste, on peut même considérer que chaque jour, nous avons pu bénéficié de quelques heures de beau temps ou du moins de quelques heures d'amélioration. Dans ce cas, on arrive presque à 100 % de taux de satisfaction. En tout cas, nous avons fait en sorte de profiter du meilleur de chaque jour.

Serions-nous partants pour y retourner ? En ayant sillonné le pays en long en large et en travers pendant un mois, la destination ne sera sans doute pas une priorité dans les prochaines années. Néanmoins, un court séjour en hiver nous plairait bien pour voir des aurores boréales et les paysages islandais sous la neige et la glace. Les cascades de Gullfoss ou de Dettifoss prises dans les glaces doivent être spectaculaires.

Nos coups de cœur !

C'est simple, ils sont directement liés aux conditions météo dans lesquelles on les a abordés. On a adoré tous les endroits où il a fait beau, on a moins apprécié tous les endroits où il a fait gris.

- en tête de liste, Kerlingarfjöll, sa vallée aux fumerolles et la route 35 qui traverse les hautes terres.

- tous les déserts centraux et les pistes qui y mènent : les pistes F228 vers Veidivötn , F910 et F 88 vers Askja, F338 (Linuvegur), F206 vers le Laki, F 225 et F 208 Sud vers le Landmannalaugar.

- le fjord de Mjoifjördur, isolé et sauvage, et notre petit cottage idéalement placé.

- toute la région Sud de Vik à Jökursarlon en passant par Klaustur et Skaftafell avec quelques randonnées remarquables dont celle vers le glacier Myrdal ainsi que le grand tour dans le parc national de Skaftafell.

- les cascades spectaculaires, dont Gullfoss notre préférée.

- hors catégorie, la rencontre si intime avec les macareux a été une expérience particulièrement réjouissante et nous n'avons pas regretté d'avoir fait le long détour pour les voir, même sous un temps maussade.

- enfin, Hervé a été ravi de ses deux expériences de plongées, l'une en mer dans l'Eyjafjördur et l'autre en eau douce, dans la faille de Silfra.

Ce qu'on a moins aimé :

- les sites géothermiques (hormis Kerlingarfjöll) ne nous ont pas vraiment transporté, car nous en avions déjà vus dans nos voyages précédents. La région du lac Myvatn nous a paru un peu surfaite.

- les péninsules de l'Ouest visitées sous un temps très médiocre n'ont pas pu être appréciées à leur juste valeur.

Des regrets ? Non, à part d'avoir manqué de soleil surtout pendant la deuxième quinzaine !

A propos de l'itinéraire

Nous avons finalement parcouru près de 5 000 kilomètres, soit une moyenne de + ou - 200 kilomètres par jour.

Nous l'avons fait dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, du Sud-Ouest au Sud-Est puis du Nord-Est au Nord-Ouest avec, à plusieurs reprises, des incursions dans le Centre. On aurait aussi pu imaginer le faire dans le sens des aiguilles d'une montre. Cela aurait permis de finir par le Sud et les sites les plus remarquables.

En l'adaptant un peu, ce parcours pourrait être réalisé en trois semaines.

A propos du véhicule

Même si le Dodge Durango n'était pas le véhicule que nous avions choisi, il nous a finalement donné entière satisfaction. Il est très confortable sur les cahots des pistes (véhicule neuf) et passe aisément les gués sans même trop toucher au blocage du différentiel.

Rien à redire sur le loueur Iceland Car Rental.

A propos des hébergements et des réservations

Ce n'est pas un scoop : en Islande, les hébergements sont chers pour des surfaces dans l'ensemble très petites.

Les guesthouses sont un bon compromis mais leurs prestations sont très variables.

Certaines sont de vraies maisons d'hôtes où l'on est accueilli par les maîtres de maison (Hrifunes ou Grimsstadir par ex), d'autres mettent à disposition des locaux mais les propriétaires ou gérants ne sont pas présents en permanence (Birkifell ou Blabjorg). Certaines guesthouses peuvent proposer des chambres avec lits sans draps (Hjontur). Dans tous ces cas, la salle de bains est partagée, ce qui n'est pas un problème car les installations sont en général très récentes et très propres. Il existe une dernière catégorie de guesthouses qui ont une organisation et des prix plus proches de ceux des hôtels (Vogafjos). Dans ce cas, salle de bains privée.

Enfin, quelques guesthouses ou hôtels proposent des cottages. Ce sont ces hébergements-là que nous avons le plus appréciés : Berunes, Laki/Efri-Vik et surtout Solbrekka.

Les réservations ont été faites via booking.com (annulation possible jusqu'à 48 heures avant et paiement sur place) ou farmholidays (paiement immédiat) ou parfois directement par l'intermédiaire du site web de l'hébergeur.

Faut-il réserver ou pas ?

La réservation permet d'avoir l'esprit tranquille mais bloque l'itinéraire en cas de mauvais temps. Sans réserver, on peut mieux mettre en adéquation météo et itinéraire.

Nous avions choisi un compromis en réservant 15 nuitées sur 28. Or nous avons toujours trouvé à nous loger sans réservation, même en plein mois de juillet. Si j'avais à le refaire, je partirais certainement sans aucune réservation (ou très peu).

Ouvrages et sites Internet utiles

Côté papier : - le guide Lonely Planet Islande (bien plus détaillé et complet que le Routard) - le guide de randonnées Rother (merci Esethi !) - la carte Ferdakort Islande au 1 : 500 000

Côté Internet : Des récits de voyages qui m'ont inspirée pour construire notre itinéraire ainsi d'autres sources utiles au voyage :

* Islande terre de glace et de feu sites.google.com/...terredeglaceetdefeu/

* Un peu partout en Islande voyageforum.com/...ost=5771677;#5771677

* Hautes Terres d'Islande sites.google.com/...sterresdislande/home

* Journal d'un voyage de 23 jours en Islande international-photographer.com/...ande-jo...

* Un véritable guide-photo détaillé de l'Islande www.photovoyage.org/islande/

* Carte de l'Islande pour Garmin : www.ourfootprints.de/...source-island_e.h...

* Webcams islandaises www.livefromiceland.is/

* Météo et conditions routières www.vegagerdin.is/...ditions-and-weather/

* Faune et flore islandaises www.iceland-nh.net/plants/index.html

Un dernier mot…

Alors au final, ce voyage a-t-il été réussi ? Assurément, oui, nous avons fait un très beau voyage et j'encourage vivement tous les amateurs de déserts, de cascades et de volcans à y aller.

Avec un peu plus de soleil, il aurait sans doute basculé dans la liste des "fabuleux" !

C'est avec ce bouquet que s'achève notre récit. S'il vous a plu, n'hésitez pas à nous le dire, ça nous fait toujours grand plaisir. Si vous avez besoin d'un renseignement complémentaire, nous serions heureux de vous le donner. Vous pouvez nous contacter par l'intermédiaire du livre d'or.

A+ pour d'autres fabuleux voyages ! Krikri (texte) et Hervé (photos)

Retour d'une semaine à Bohol English translation pending
by Djackx67 · 2013-09-19 · 20 replies
Bonjour je voulais faire un petit compte rendu sur Bohol ou j ai séjourner une semaine.

4 nuits a l'hotel Astoria a Baclayon et 3 nuits au birdwatcher GH sur alona beach.

Astoria bon bah c'est Astoria, hotel haut de gamme tres bien chambres tres spacieuses et niquelles personnel impeccable, tres bon restaurant pour des prix plutôt raisonnables. :) Seul hic bien sur le prix des locations : Scooters 800 Php la journée, Kayak 450 php/h, bambou bike 150php/h a utiliser uniquement a l interieur de l établissement ils ont fait un petit parcours pour ca que nous avons fait a pied..

On a donc prefere aller louer un scoot du cote d'Aloba beach, compter 250 - 300 pesos de tricycle de Baclayon pour environs 1h 15 de trajet.

Alona beach: Bon disons le la plage d'alona n est pas la plus belle des Phils, le bout de la plage seulement est agréable car isole et pas de resto sur la plage. Cote Guest house j ai demande les prix a presque toutes celles qui sont sur la plages enfin ce sont pour la plupart des resort et le minimum que j ai eu était 2300php. On est donc aller a la Birdwatcher guesthouse qui offre un bon rapport qualite prix 1500 la nuit chambre petite mais propres tv/wifi/aircon et eau chaude. :) Les bars sur alona le soir sont plutot cool. L hotel Lost horizon : 25p le Rum/coke pour l happy hour de 7 a 9 :)

Bon parlons de LA deception de Bohol: Les Tarsiers. Je m attendais a une promenade en foret a la recherche de ces petites creatures mais non on nous emmene dans un tout petit parc avec 5 tarsiers au total (domestiques) qui sont sur des branches et qui apparement ne bougent presque pas. (le tour nous a pris a peine 10 min) aucune explications sur leur mode de vie ou sur quoique ce soit sur cet animal. Heureusement que l entree ne coute que 50p....

Chocolate hill: Bon bah j ai vraiment rien trouver d exceptionnel a la vue de ces collines. Je me souviens avoir vu les memes a Cebu mais couvertes de forets..ca m avait plus plu.

Avant les chocolaté hills on s est arrêtes au Rice muséum. Celle qui nous a fait la visite parle francais. Moment tres sympa et interessant. Je ne savais pas comment ils fabriquait le riz, me voila fixe.

Les restos flottant sur la Loboc river etaient fermes donc pas pu tester. Le pont suspendu est sympa a traverser.

Kawaso falls: Tres bien et tres relaxant.

Bon Parlons maintenant du island shopping/dolphin watching. Le prix de 1500php par bateau est plutot attractif. Dolphin watching: Bon alors on a vu les dauphins mais lorsqu'un groupe pointe le bout de son nez c est une veritable course a celui (les Bangkas) qui arrivera le premier au plus proches des dauphins. Avec une vingtaine ou trentaine de bangka agglutines dans un petit perimetre on comprends qu ils soient retissants a sortir :/ .

Balicasan Island : Aucun intérêt je ne comprend meme pas pourquoi cette ile est au programme du island hoppind. Nous n avons vu presque aucun poisson en snorkelling et l ile en elle meme est moche. Munissez vous du masque/tuba avant d embarquer la location sur l ile du matos coute 250 pesos....

Virgins island: Tres sympa le banc de sable est agreable dommage qu' il n y ait pas beaucoup de spot pour nager.

Autre plage Bikini beach. Agreable calme isolée. Baclayon Church: A voir

Bon bien sur j ai surment manques beaucoup d endroit intéressants mais pour vous faire part de ma premiere impression sur Bohol et bien c est la déception. Vu comment cette ile est promue et est dite incontournable bah personnellement pour moi elle ne m as pas plu plus que ca. Heureusement que Siquijor est juste en face :)

Peut etre que je n'y ai pas ete a la meilleure periode de l'annee aussi (la semaine derniere)

Prochaine etape j espere que ce sera Mindanao ;)
Ouest des Etats-Unis à moto en août ou octobre English translation pending
by Ardechor · 2013-09-15 · 20 replies
Bonjour a tous nouveau sur le forum j'aimerais avoir votre avis sur mon projet:L'ouest des etats unis a moto pour un groupe de 5 a 8 personnes tous motards aguerris Tout d'abord apres avoir parcouru le forum je part sur un voyage organise mais sans guide pour avoir l'organisation sans trop de contraintes (c'est ma premiere fois dans ces conditions).Plusieurs agences me semble interessantes si certains les connaissent peuvent ils me donner leurs impressions merci d'avance:voici celles que j'ai retenues American Motors Travel West Euro Bikes Twin Tour West Forever Easy Ride Aire si vous avez mieux n'hesitez pas a me communiquer .Mon projet et de visiter les parcs de l'ouest si possible une partie de la cote californienne et absolument indispensable San Francisco le tous en une quinzaine de jours en aout ou octobre .Pensez vous que se soit possible et quelle serait la meilleure periode sachant que pour des raisons personelles et professionelles seuls debut aout et mi octobre sont possible .D'avance merci a tous
Voyager enceinte de 5 à 6 mois Australie et Bali: témoignage, vols, nourriture, etc English translation pending
by Cess2208 · 2013-09-14 · 5 replies
Bonjour

Etant donné que je me suis beaucoup servie de ce forum, et d'autres sites également, pour prendre ma décision cet été, je voulais apporter à mon tour mon témoignage par rapport à la question du voyage longue distance étant enceinte. Bien sûr, je précise que ce n'est que MON expérience, et qu'elle correspond bien sûr à la forme physique dans laquelle je suis, au poids que j'ai pris, à ma santé, etc. Je ne souhaite inciter personne à faire ce que j'ai fait et c'est à chacune de "sentir" ce qu'elle peut faire ou non. Mais ça peut être utile pour certaines de voir que c'est possible et que ça peut être vraiment génial.

Le séjour: 1 mois entier en juillet 2013, correspondant au 6ème mois de ma grossesse. La destination: Australie pour 3 semaines environ, puis Bali pour 1 semaine. Moyens de transport: vols (choix de nombreux petits vols pour le prix et pour éviter les vols trop longs), un peu de 4x4 au tout début du voyage mais sur une route en très bon état, sinon voiture sur des routes goudronnées.

Je voulais faire ce voyage depuis longtemps, avant de mettre un bébé en route. Sans rentrer dans les détails, c'est arrivé plus tôt que prévu. Quand j'ai su et que j'ai calculé le nombre de semaines, j'ai vu que j'allais devoir, à minima, changer le scénario initial et qu'il fallait aussi se dire que, jusqu'au dernier moment, je n'étais pas sûr de pouvoir partir. C'est ça qui est le plus complexe en fait. J'ai commencé par annuler le trip de 4x4 de 15 jours dans les Kimberley (Australie Nord) pour remplacer par une boucle Darwin/Darwin incluant le Kakadu, Katherine et le Lichtfield (parcs nationaux avec art aborigènes, petites marches faciles, baignade dans les cascades - quand il n'y a pas de croco bien sûr ;)) etc. Et nous voulions faire la Birmanie, j'ai remplacé par Bali car ça paraissait plus facile étant enceinte ! J'avais déjà pris le vol Toulouse/Kuala Lumpur et le plan était ensuite de graviter avec des vols low cost. Mais pour des raisons de coûts, je devais quand même réserver ceux-ci, ainsi que la voiture, et les hôtels en Australie du Nord pour justement m'assurer de bonnes conditions de voyage, sans pour autant savoir si nous allions pouvoir partir ! Mais j'ai la chance d'avoir une CB avec une bonne assurance qui aurait pu me rembourser une partie du voyage si ma grossesse se révélait être "pathologique".

Bref: examens sanguins et urinaires et visite chez la gynéco 2 jours avant le départ: feu vert de sa part Je lui avais préparé un petit texte en anglais pour le fameux certificat à emmener pour les vols. Par contre, jamais on ne m'a demandé quoi que ce soit (au début mon ventre ne se voyait pas du tout mais à la fin, quand même, on voyait bien que j'étais enceinte... apparemment pas de quoi interpeller les personnels d'avion qui ne m'ont jamais posé la moindre question mais j'ai trouvé ça bizarre). Il faut bien sûr prévoir des bas de contention. D'autant que sans être enceinte j'ai déjà un peu les pieds qui gonflent, c'était important de les faire faire sur mesure et tout et tout. Et puis il faut faire la valise avec des vêtements de femme enceinte bien sûr ;)

1er vol depuis Toulouse pour Kuala Lumpur et Singapour, où nous avons passé 2 jours. C'était une très bonne idée car ça faisait un vrai break sur la route pour l'Australie. Ensuite départ pour Adelaïde (vol Malaysian Airlines de 7h) où j'allais rendre visite à des amis pour 10 jours. Le seul souci c'est que notre vol a été très perturbé, trous d'air et tout, pas de chance. Car dans ce genre de cas j'ai tendance à flipper et j'avais peur que le bébé ne le sente trop, j'ai donc tout fait pour rester zen ! Une fois là bas: un peu de 4x4 et un ferry à Kangaroo Island, avec une petite rando... c'était l'hiver, température parfaite, super agréable pour voyager enceinte.

Ensuite départ pour Darwin (vol Jet Star de 3h) et le road trip de 15 jours dans le Nord. On faisait attention de ne pas dépasser les 2h/3h de route à la fois, je conduisais autant que mon ami, pas de souci sauf après les repas où j'avais du mal à être vraiment confortable en position assise - il suffisait de faire une sieste avant de repartir ou de baisser le siège en position allongée. Je me suis baignée presque tous les jours (piscine ou cascade dans des endroits fabuleux), avec des palmes, on faisait de petites rando d'1h ou 2... seul truc: je mettais de la crème solaire à 50 toutes les 2h, je buvais énormément d'eau, j'avais un chapeau... bref, des trucs pas plus contraignant que cela mais que je ne fais pas forcément d'habitude. On avait réservé 90 % des nuitées à l'avance aussi, pour être vraiment l'esprit tranquille. Je n'étais pas trop grosse (7 kg pris depuis le début) et le voyage m'a justement permis de ne prendre aucun kilo pendant le 6ème mois, en mangeant normalement mais en bougeant pas mal. Que dire d'autre ? Des photos géniales de nous, de moi avec mon petit ventre dans des endroits fabuleux.

Ensuite départ pour Bali (3h de vol avec Jet Star). On devait aller initialement sur les Gili ou sur l'île Nusa lembongan, mais quand j'ai vu le bateau et la mer un peu agitée j'ai renoncé immédiatement ! Il ne faut pas abuser non plus, les remous et le bateau "tape cul", c'est pas top à 6 mois de grossesse !! On a trouvé un coin dans le Nord Est, paradisiaque, on y a passé 3 jours sans bouger de l'hôtel, il suffisait de faire 10 mètres à pied les palmes à la main pour se retrouver dans la barrière de corail et voir des centaines de poissons de toutes les couleurs.... génial encore une fois. Sauf que bien sûr j'avais le t-shirt manche longues et le short pour me protéger du soleil, mais c'est vraiment pas plus gênant que ça. Nager étant enceinte, c'est vraiment génial.

Pour le retour on a refait un mini-vol pour Kuala Lumpur avant de repartir vers Toulouse.

Pour résumer: - c'est un peu dur de toujours faire attention à tout, surtout au niveau de la nourriture (je n'étais pas immunisée toxo). Attention au soleil, attention à avoir de l'eau, et toujours quelque chose à grignoter en cas de fringale.... bref, il faut faire un peu plus d'efforts en termes de "logistique". La chaleur aussi: on la vit mal en général quand on est enceinte. Donc toutes les chambres qu'on a réservées avaient la clim': en cas de petite fatigue j'allais me reposer dans une chambre à 21 degrés et ça allait tout de suite mieux. Donc forcément, aussi, le voyage nous a coûté plus cher que si on était partis "à la routarde" ! Il faut prévoir des petits trajets (pas plus de 3h pour nous en voiture) et ne pas être trop ambitieux sur les randos. Attention aussi aux moustiques, je me suis jamais autant badigeonnée en fait ! Mais en Australie du Nord et à Bali les risques de choper quelque chose de grave sont très rares, par contre il faut savoir que le risque zéro n'existe pas. Et c'est peut être ça le plus dur: culpabiliser parfois, avoir peur que, s'il y a un souci, on risque de s'en vouloir. Surtout quand les gens autour de vous vous disent que vous êtes folle, qu'ils n'auraient jamais pris ce risque, que c'est totalement inconscient, etc. Je ne pense pas du tout avoir été inconsciente au contraire, mais il peut arriver que le sentiment de culpabilité resurgisse à un moment inattendu ! - les bons côtés: ... ben voyager enceinte moi j'ai trouvé ça génial, inoubliable, une expérience unique. J'étais reposée, détendue, je profitais encore plus, je le sentais bouger alors que j'étais dans des décors de rêve... pour moi, dans mon cas personnel, c'était bien mieux d'être en Australie avec une température moyenne de 26 degrés et en vacances qu'au travail à Toulouse, avec la canicule qu'il y a eu en juillet et le stresse du boulot, les bouchons le matin et le soir, etc. Je suis rentrée avec des souvenirs pleins la tête et des photos incroyables, j'ai vraiment vraiment adoré cette expérience et si c'était à refaire, je repars demain !

Par contre, c'était, selon moi, le dernier dernier moment. Le vol du retour (début 7ème mois) a été dur car je commençais à avoir mal au dos et je devais changer de position toutes les 2 minutes. Donc finalement les règlements des compagnies aériennes sont assez bien fait, dans mon cas ça passait tout juste ;)

Bon voilà, si je devais résumer je dirais que ce n'est pas tant la distance qui est importante, si on s'aménage une escale c'est vraiment jouable. C'est plutôt la destination qui joue, l'Australie est un pays sûr, les règles d'hygiène sont souvent meilleures qu'en France (restauration, propreté des toilettes publiques, etc). Bali c'est un peu plus incertain en termes de nourriture, mais c'est très très touristique, j'ai trouvé que les routes n'étaient vraiment pas en mauvais état, on trouve très facilement un chauffeur pour nous emmener n'importe où ce qui rend le voyage facile.

Je tenais à écrire ce témoignage parce que j'ai cherché pendant des heures sur le net pour savoir si ce que je faisais était fou ou pas du tout. Mais encore une fois, j'ai eu une grossesse sans aucun problème et sans symptôme vraiment gênant, donc ça aide...

En tous cas j'espère que ça pourra servir à certaines, si vous avez des questions n'hésitez pas ! Et pour celles qui ne voyageront pas, ce n'est que partie remise !
Voyage trek en terre maori avec Atalante English translation pending
by Steph3067 · 2013-09-13 · 2 replies
Bonjour,

J'envisage d'aller en NZ avec Atalante trekker en terre maori et ce en janvier 14. Je souhaite avoir vos conseils et vos avis sur les grosses journées de marche que je vais faire! Je crains ne pas avoir le niveau notamment dans les secteurs tongariro, ben lomond, aspiring ou moot cook, bien que je marche beaucoup dans les alpes( tour du queyras, traversée vanoise, ubaye, cevennes... et quelques 3000). Je suis capable de marche 6/7h mais suis sensible quand c'est très technique ou exposé au vide comme les calanques ou terrain très ravineux avec petits sentiers pas larges.

Voici les étapes et vous aussi si janvier c'est parfait pour y aller. N'hésitez pas à me faire de vos satisfactions et vos critiques.

Jour 1 : PARIS - AUCKLAND - Hébergement : AVIONDépart de Paris pour Auckland. Array ( => 34689294 => 2767262 => 2 => J2 FRANCE - AUCKLAND - => => => 3 ) Jour 2 : J2 FRANCE - AUCKLAND - Hébergement : AVION Array ( => 34689295 => 2767262 => 3 => AUCKLAND - 1 à 3h de randonnée => => Arrivée à l'aéroport d'Auckland et transfert à l'hôtel. Selon l'heure, nous pourrons nous installer, ou simplement déposer nos bagages et prendre une petite douche avant de partir à la découverte de la région d'Auckland. Sa baie sépare la mer de Tasman de l'océan Pacifique. Une première marche nous permet de se dégourdir les jambes après le vol. => 3 ) Jour 3 : AUCKLAND - 1 à 3h de randonnéeHébergement : HÔTEL OU LODGEArrivée à l'aéroport d'Auckland et transfert à l'hôtel. Selon l'heure, nous pourrons nous installer, ou simplement déposer nos bagages et prendre une petite douche avant de partir à la découverte de la région d'Auckland. Sa baie sépare la mer de Tasman de l'océan Pacifique. Une première marche nous permet de se dégourdir les jambes après le vol. Array ( => 34689296 => 2767262 => 4 => RANGITOTO ISLAND - 3h de randonnée => => 20 minutes de ferry nous suffisent pour rejoindre l'île de Rangitoto. Nous faisons l'ascension du volcan, aujourd'hui éteint, le plus jeune de la région, à peine 600 ans. Retour à Auckland. Après une petite balade dans le port, nous visitons le musée dont la galerie « îles du Pacifique et peuple maori » est particulièrement intéressante. => 3 ) Jour 4 : RANGITOTO ISLAND - 3h de randonnéeHébergement : HÔTEL OU LODGE20 minutes de ferry nous suffisent pour rejoindre l'île de Rangitoto. Nous faisons l'ascension du volcan, aujourd'hui éteint, le plus jeune de la région, à peine 600 ans. Retour à Auckland. Après une petite balade dans le port, nous visitons le musée dont la galerie « îles du Pacifique et peuple maori » est particulièrement intéressante. Array ( => 34689297 => 2767262 => 5 => ROTORUA - 2h de randonnée => => Vous partez à la découverte de la région de Rotorua, au coeur d'une zone géothermale en activité, ses fumerolles en pleine rue et ses odeurs de souffre. Randonnée en fin de journée pour découvrir la forêt de Whakarewarewa et ses séquoias centenaires. => 3 ) Jour 5 : ROTORUA - 2h de randonnéeHébergement : HÔTELVous partez à la découverte de la région de Rotorua, au coeur d'une zone géothermale en activité, ses fumerolles en pleine rue et ses odeurs de souffre. Randonnée en fin de journée pour découvrir la forêt de Whakarewarewa et ses séquoias centenaires. Array ( => 34689298 => 2767262 => 6 => WAIMANGU - WAIOTAPU - NATIONAL PARK - 5 à 6h de randonnée => => Votre périple se poursuit dans la vallée de Waimangu, exceptionnelle par sa variété : lacs fumants, forêts, sources chaudes, volcans, lacs... Découverte des bains bouillants de et la palette de couleurs étonnante de la réserve de Wai-o-tapu. Vous vous installez pour deux nuits au pied du Mt Ruapehu (2797m). => 3 ) Jour 6 : WAIMANGU - WAIOTAPU - NATIONAL PARK - 5 à 6h de randonnéeHébergement : LODGE EN CAMPINGVotre périple se poursuit dans la vallée de Waimangu, exceptionnelle par sa variété : lacs fumants, forêts, sources chaudes, volcans, lacs... Découverte des bains bouillants de et la palette de couleurs étonnante de la réserve de Wai-o-tapu. Vous vous installez pour deux nuits au pied du Mt Ruapehu (2797m). Array ( => 34689299 => 2767262 => 7 => TONGARIRO CROSSING - 7h de randonnée => => Cette randonnée est l'un des points forts de notre voyage. Accompagnés d'un guide local, vous passez à South Crater, au pied du cône parfait du Mt Ngauruhoe (2287m) et du Mt Tongariro (1967m). Vous arrivez au point culminant de votre randonnée à 1886m au Red Crater. Possibilité pour ceux qui le souhaitent de gravir le Mt Tongariro. => 3 ) Jour 7 : TONGARIRO CROSSING - 7h de randonnéeHébergement : LODGE EN CAMPINGCette randonnée est l'un des points forts de notre voyage. Accompagnés d'un guide local, vous passez à South Crater, au pied du cône parfait du Mt Ngauruhoe (2287m) et du Mt Tongariro (1967m). Vous arrivez au point culminant de votre randonnée à 1886m au Red Crater. Possibilité pour ceux qui le souhaitent de gravir le Mt Tongariro. Array ( => 34689300 => 2767262 => 8 => TONGARIRO - WELLINGTON - 1 à 2h de randonnée => => Départ pour Wellington, « la venteuse », la capitale la plus méridionale du monde et le pôle culturel du pays. Visite de Wellington et du Mt Victoria qui offre un point de vue splendide sur la baie. Fin d'après midi à Wellington. => 3 ) Jour 8 : TONGARIRO - WELLINGTON - 1 à 2h de randonnéeHébergement : HÔTELDépart pour Wellington, « la venteuse », la capitale la plus méridionale du monde et le pôle culturel du pays. Visite de Wellington et du Mt Victoria qui offre un point de vue splendide sur la baie. Fin d'après midi à Wellington. Array ( => 34689301 => 2767262 => 9 => WELLINGTON - PICTON - QUEEN CHARLOTTE - 4 à 5h de randonnée => => Tôt le matin vous partez en bateau pour l'île du sud et Picton. Un second bateau vous mène au point de départ de votre randonnée à Torea Bay. Vous marchez d'une baie à une autre sur le Queen Charlotte track, par les crêtes à travers des forêts humides, le long de la côte sauvage. Les points de vue sont étonnants de contraste. La nature est vierge, la faune et la flore abondent. Retour à Picton par bateau. => 3 ) Jour 9 : WELLINGTON - PICTON - QUEEN CHARLOTTE - 4 à 5h de randonnéeHébergement : LODGE EN CAMPINGTôt le matin vous partez en bateau pour l'île du sud et Picton. Un second bateau vous mène au point de départ de votre randonnée à Torea Bay. Vous marchez d'une baie à une autre sur le Queen Charlotte track, par les crêtes à travers des forêts humides, le long de la côte sauvage. Les points de vue sont étonnants de contraste. La nature est vierge, la faune et la flore abondent. Retour à Picton par bateau. Array ( => 34689302 => 2767262 => 10 => PICTON - NELSON LAKES - WESTPORT OU PUNAKAIKI - 3 à 4h de randonnée => => Route pour rejoindre la côté Ouest. Une petite balade dans le parc national Nelson Lake permet d'agrémenter agréablement cette journée de transfert. Au cap Foulwind, une jolie balade le long de ses falaises qui dominent la mer de Tasman, vous emmène à la découverte d'une colonie d'otaries. => 3 ) Jour 10 : PICTON - NELSON LAKES - WESTPORT OU PUNAKAIKI - 3 à 4h de randonnéeHébergement : HÔTEL ou LODGE Route pour rejoindre la côté Ouest. Une petite balade dans le parc national Nelson Lake permet d'agrémenter agréablement cette journée de transfert. Au cap Foulwind, une jolie balade le long de ses falaises qui dominent la mer de Tasman, vous emmène à la découverte d'une colonie d'otaries. Array ( => 34689303 => 2767262 => 11 => PAPAROA - FRANZ JOSEF OU FOX GLACIER - 3 à 4h de randonnée => => Dans la vallée de Punakaiki, vous découvrez les impressionnants Pancake Rocks, étranges rochers que l'érosion permanente de la mer de Tasman fait ressembler à des crêpes empilées. Vous rejoignez ensuite le parc national de Westland : spectacle de la nature unique en son genre à cette latitude. Les langues de glace descendent à 300m au dessus du niveau de la mer au niveau d'une forêt tropicale exubérante. => 3 ) Jour 11 : PAPAROA - FRANZ JOSEF OU FOX GLACIER - 3 à 4h de randonnéeHébergement : LODGE EN CAMPINGDans la vallée de Punakaiki, vous découvrez les impressionnants Pancake Rocks, étranges rochers que l'érosion permanente de la mer de Tasman fait ressembler à des crêpes empilées. Vous rejoignez ensuite le parc national de Westland : spectacle de la nature unique en son genre à cette latitude. Les langues de glace descendent à 300m au dessus du niveau de la mer au niveau d'une forêt tropicale exubérante. Array ( => 34689304 => 2767262 => 12 => PARC NATIONAL DE WESTLAND - 5h de randonnée => => Vous suivez le versant nord de la vallée glaciaire de Franz Josef. Après une petite montée à flanc de montagne et le passage de plusieurs ponts suspendus au cœur de cette forêt tropicale, vous arrivez à Roberts Point. Cette randonnée offre de magnifiques vues sur le glacier en contrebas. => 3 ) Jour 12 : PARC NATIONAL DE WESTLAND - 5h de randonnée Hébergement : LODGE EN CAMPINGVous suivez le versant nord de la vallée glaciaire de Franz Josef. Après une petite montée à flanc de montagne et le passage de plusieurs ponts suspendus au cœur de cette forêt tropicale, vous arrivez à Roberts Point. Cette randonnée offre de magnifiques vues sur le glacier en contrebas. Array ( => 34689305 => 2767262 => 13 => PARC NATIONAL DE WESTLAND - WANAKA - 2 à 3h de randonnée => => Le matin, vous partez pour une randonnée au bord du magnifique lac Matheson qui reflète dans ses eaux paisibles le mont Cook. Dans l'après-midi, c'est en suivant le tracé d'une ancienne piste maorie que vous quittez les forêts luxuriantes de la côte Ouest pour retrouver les ambiances alpines, la région des lacs du Central Otago. => 3 ) Jour 13 : PARC NATIONAL DE WESTLAND - WANAKA - 2 à 3h de randonnéeHébergement : LODGE EN CAMPINGLe matin, vous partez pour une randonnée au bord du magnifique lac Matheson qui reflète dans ses eaux paisibles le mont Cook. Dans l'après-midi, c'est en suivant le tracé d'une ancienne piste maorie que vous quittez les forêts luxuriantes de la côte Ouest pour retrouver les ambiances alpines, la région des lacs du Central Otago. Array ( => 34689306 => 2767262 => 14 => PARC NATIONAL ASPIRING - 6h de randonnée => => La montée au sommet de Roys Peak (1578m) permet d'apprécier le panorama de l'ensemble de la région, le lac Wanaka, avec en toile de fond le Mt Aspiring et l'ensemble de la chaîne des Alpes du Sud. Une autre randonnée peut vous être proposée ce jour-là du côté du Mt Aspiring. => 3 ) Jour 14 : PARC NATIONAL ASPIRING - 6h de randonnéeHébergement : LODGE EN CAMPINGLa montée au sommet de Roys Peak (1578m) permet d'apprécier le panorama de l'ensemble de la région, le lac Wanaka, avec en toile de fond le Mt Aspiring et l'ensemble de la chaîne des Alpes du Sud. Une autre randonnée peut vous être proposée ce jour-là du côté du Mt Aspiring. Array ( => 34689307 => 2767262 => 15 => WANAKA - QUEENSTOWN - TE ANAU - 3 à 4h de randonnée => => Vous poursuivez votre route vers la région de Queenstown dans le Sud. Le matin, vous avez le choix entre deux randonnées : Queenstown Hill ou Ben Lomond. Toutes deux offrent de surprenantes vues sur le lac Wakatipu et les Alpes. Dans l'après-midi, vous longez le lac que vous avez dominé. L'ambiance change, l'atmosphère semble plus humide... => 3 ) Jour 15 : WANAKA - QUEENSTOWN - TE ANAU - 3 à 4h de randonnéeHébergement : LODGE EN CAMPINGVous poursuivez votre route vers la région de Queenstown dans le Sud. Le matin, vous avez le choix entre deux randonnées : Queenstown Hill ou Ben Lomond. Toutes deux offrent de surprenantes vues sur le lac Wakatipu et les Alpes. Dans l'après-midi, vous longez le lac que vous avez dominé. L'ambiance change, l'atmosphère semble plus humide... Array ( => 34689308 => 2767262 => 16 => PARC NATIONAL DU FIORLAND - LUXMOORE HUT - 7 à 8h de randonnée => => C'est en bateau que nous rejoignons Brod Bay, le départ de votre randonnée en liberté. Une fois arrivés à Luxmoore hut, la vue s'étend sur le South Fiord et le lac Te Anau. Selon la forme de uns et des autres, vous poursuivez jusqu'à un magnifique col, avant d'attaquer le Mt Luxmoore (1472m). => 3 ) Jour 16 : PARC NATIONAL DU FIORLAND - LUXMOORE HUT - 7 à 8h de randonnéeHébergement : LODGE EN CAMPINGC'est en bateau que nous rejoignons Brod Bay, le départ de votre randonnée en liberté. Une fois arrivés à Luxmoore hut, la vue s'étend sur le South Fiord et le lac Te Anau. Selon la forme de uns et des autres, vous poursuivez jusqu'à un magnifique col, avant d'attaquer le Mt Luxmoore (1472m). Array ( => 34689309 => 2767262 => 17 => PARC NATIONAL DU FIORDLAND - MILFORD SOUND - 3h de randonnée => => Découverte du parc Fiordland, un spectacle de la nature incontournable : lacs, sommets enneigés, forêts humides, glaciers, falaises abruptes, cascades gigantesques, et finalement le Milford Sound, dominé du fameux Mitre Peak (1692m). Possibilité pour ceux qui le souhaitent d'effectuer une croisière sur le Milford Sound (non incluse). Montée au lac Marian ou au Key Summit (selon météo). => 3 ) Jour 17 : PARC NATIONAL DU FIORDLAND - MILFORD SOUND - 3h de randonnéeHébergement : LODGE EN CAMPINGDécouverte du parc Fiordland, un spectacle de la nature incontournable : lacs, sommets enneigés, forêts humides, glaciers, falaises abruptes, cascades gigantesques, et finalement le Milford Sound, dominé du fameux Mitre Peak (1692m). Possibilité pour ceux qui le souhaitent d'effectuer une croisière sur le Milford Sound (non incluse). Montée au lac Marian ou au Key Summit (selon météo). Array ( => 34689310 => 2767262 => 18 => TE ANAU - MONT COOK - 1h de randonnée => => Vous quittez la région des fjords pour rejoindre Queenstown et poursuivre votre route vers le nord. Après l'humidité des fjords, vous avez l'impression de traverser un petit désert au col de Lindis. Le lac Pukaki, au bleu turquoise clôture magnifiquement votre route avec en toile de fond le parc du Mt Cook. => 3 ) Jour 18 : TE ANAU - MONT COOK - 1h de randonnéeHébergement : AUBERGE ou LODGEVous quittez la région des fjords pour rejoindre Queenstown et poursuivre votre route vers le nord. Après l'humidité des fjords, vous avez l'impression de traverser un petit désert au col de Lindis. Le lac Pukaki, au bleu turquoise clôture magnifiquement votre route avec en toile de fond le parc du Mt Cook. Array ( => 34689311 => 2767262 => 19 => PARC NATIONAL DU MONT COOK - MUELLER HUT - 6h de randonnée => => Cette randonnée au cœur des Alpes néo-zélandaises a un esprit de haute montagne ; non par sa difficulté, mais par l'ambiance qui nous entoure. Dès le début de l'ascension, le paysage est de pic, de glace et de neige. Les vues sont époustouflantes, la vallée Hooker en contrebas, le Mt Cook à portée de main et le glacier Mueller, gigantesque. => 3 ) Jour 19 : PARC NATIONAL DU MONT COOK - MUELLER HUT - 6h de randonnéeHébergement : AUBERGE ou LODGECette randonnée au cœur des Alpes néo-zélandaises a un esprit de haute montagne ; non par sa difficulté, mais par l'ambiance qui nous entoure. Dès le début de l'ascension, le paysage est de pic, de glace et de neige. Les vues sont époustouflantes, la vallée Hooker en contrebas, le Mt Cook à portée de main et le glacier Mueller, gigantesque. Array ( => 34689312 => 2767262 => 20 => MONT COOK - CHRISTCHURCH - 3h de randonnée => => Entouré de toute part des plus hauts sommets de Nouvelle-Zélande, vous poursuivez votre montée progressive vers le lac Hooker. Vue splendide sur le Mt Sefton (3158m), The footstole (2764m), et un peu plus loin la chaîne des pics qui forme le point culminant du pays. Retour sur Christchurch. Visite libre de la ville. => 3 ) Jour 20 : MONT COOK - CHRISTCHURCH - 3h de randonnéeHébergement : HÔTELEntouré de toute part des plus hauts sommets de Nouvelle-Zélande, vous poursuivez votre montée progressive vers le lac Hooker. Vue splendide sur le Mt Sefton (3158m), The footstole (2764m), et un peu plus loin la chaîne des pics qui forme le point culminant du pays. Retour sur Christchurch. Visite libre de la ville. Array ( => 34689313 => 2767262 => 21 => CHRISTCHURCH - FRANCE - => => Transfert à l'aéroport et envol pour la France. => 3 ) Jour 21 : CHRISTCHURCH - FRANCE - Hébergement : AVIONTransfert à l'aéroport et envol pour la France. Array ( => 34689314 => 2767262 => 22 => FRANCE - => => Arrivée en France. => 3 )

Merci StéphaneJour 22 : FRANCE - Hébergement :
Itinéraire de 22 jours dans l'Ouest américain English translation pending
by Apochris · 2013-09-12 · 67 replies
Salut à tous,

Je me suis inscrit ici il y a un an car j'avais un projet de voyage aux USA à construire pour aout 2013. J'avais posté ici quelques projets, puis j'avais laissé tomber pour finalement partir à l'opposé, en Indonésie. Le projet refait jour pour aout 2014, et j'ai du mal.... J'ai tout lu sur le forum ( trop lu?) et je suis conscient de tous les pièges à éviter pour les débutants. J'ai même lu le célèbre carnet de Pierre 77, fort instructif car comme lui je voyage avec deux enfants, et comme lui je suis plus habitué à l'Afrique australe. Malgré toute mes lectures, je vais vous proposer un projet qui va paraitre trop ambitieux, voire hérétique à certains.... Mais c'est en connaissance de cause, car je sais que mes enfants ne supporteront pas de marcher sous une chaleur ecrasante pendant 3 semaines, il faut donc de la diversité, ce qui implique des bornes et de grosses impasses.

Je suis arrivé à ce projet. J'aimerais que vous me disiez s'il vous paraît faisable ou pas. Pas s'il est optimal, je sais que pour vous il ne l'est pas. Il ne l'est pas pour moi non plus d'ailleurs!

Donc ça donnerait ( en aout prochain)

J1 arrivée san francisco J2 san francisco J 3 san francisco j4 route cotiere, nuit à monterey ou san luis obispo j5 nuit à san luis obispo si monterey la veille, sinon nuit à LA J6 LA J7 LA J8 route direct pour LV, nuit à LV J9 grand canyon north rim j 10 nuit à Page (programme à voir, horseshoe bend peut etre et un autre arret) J11 antelope canyon le matin puis route et nuit à MV J12 route pour moab, une ballade aux alentours de moab dans l'AM J 13 journée autour e Moab, nuit à Moab j 14 une activité matinale sur moab puis route vers vernal, nuit à vernal J 15 dinosaur nm, nuit à vernal J 16 route vers grand teton, nuit sur place J17 grand teton et yellowstone nuit vers old faithfull J18 yellowstone nuit canyon lodge J19 yellowstone nuit mammoth lakes J20 puis route vers cody, nuit à cody J 21 route vers casper J 22 route vers denver J 23 depart

Voilà, c'est ce que j'ai de mieux en stock, et je sais qu'il faut en theorie quelques jours de plus pour faire sf et yellowstone, mais je ne les ai pas, et je ne veux pas faire 15 jours de canyons et red rocks.

Voilà, à vous....🙂
Compte rendu voyage dans le Sud-Ouest américain en famille du 5 au 30 août 2013 English translation pending
by 6cha38 · 2013-09-08 · 109 replies
Bonjour,

A mon tour de vous faire partager notre voyage dans le sud-ouest américain. Juste retour des choses, après tout ce que nous a apporté le forum dans la préparation de notre voyage ! Un grand merci à tous ceux qui, par leurs CR, blogs, sites, réponses nous ont permis de transformer notre rêve en voyage. Je n'ai pas la plume de certains, mais j'espère que ce CR pourra servir à certains.

Nous sommes 2 adultes et 4 enfants (14, 12, 9 et 7 ans). Nous n'étions jamais allés aux USA. Nous avons privilégié les parcs sur les villes en essayant de prendre notre temps pour visiter, et bien sûr s'adapter aux rythmes et envies des enfants.

Notre anglais est moyen ... voir très moyen. Et là, nous avons été agréablement surpris par l'accueil et la bienveillance des américains : comme au deuxième mot ils savaient que l'on est français (🤪), ils parlaient d'eux même lentement, en articulant. Toujours prêt à rendre service. C'est très appréciable.
Départ pour Taïwan English translation pending
by Jeandepeyre · 2013-09-08 · 23 replies
Bonjour à tous, Nous partons pour Taiwan en Octobre pour 15 jours. Nous partons à 4 avec ma femme et mes deux filles ado, dont une est née à Hsinchu! Nous connaissons le pays pour y avoir habité de 99 à 2001 mais j'imagine que l'île a bien changé depuis.

J'ai quelques questions pour les personnes qui y sont allées recensement ou qui y sont encore. Désolé si les réponses ont déjà été données quelque part sur le forum, je n'ai pas eu le temps de tout éplucher!

- Nous comptons faire un tour de l'île en visitant Taipei, les points d'intérêt au nord, l'est avec les gorges de Taroko et Hualien, kenting, Tainan pour finir par le sun moon lake. Un ami sur place nous conseille l'île verte mais il faut y rester une nuit donc +/- deux jours. J'ai peur que ça nous prenne trop de temps sur nos 15 jours. Cela vaut-il vraiment le coup? C'est un des rares endroits que nous n'avons pas visité lors de notre séjour (du début du siècle...).

- Nous ne savons pas trop s'il est préférable de louer une voiture ou prendre les transports en commun. J'ai l'impression qu'à 4 cela peut-être rentable mais je n'arrive pas à trouver une fourchette des tarifs de location de voiture. Avez-vous une idée, par rapport à la France?

- Existe-t-il un bon réseau d'auberge de Jeunesse? Nous avons un budget limité!! (Nous serons hébergés à Taipei)

Merci pour vos réponses!
Avis sur itinéraire août 2014 en Afrique du Sud English translation pending
by Myrtille01 · 2013-09-08 · 21 replies
Bonjour à tous,

avec ma femme et nos 2 filles (9 et 6 ans en 2014), nous prévoyons un voyage de 20 jours en afrique du sud au mois d'aout 2014, objectif faune-nature. La première partie du voyage est consacrée à la région du cap (otaries, manchots, baleines, cap de bonne espérance, hermanus, cape agulhas). Dans cette première partie, pensez vous qu'il soit opportun de relier port elizabeth en 2 jours (2 journées de voiture) pour profiter de addo elephant park (2 journées) (+ dunes d'alexandrie, 1journée) sachant que dans la seconde partie du voyage (vol intérieur port elisabeth pour johannesburg), nous prévoyons au moins 5 journées à Kruger? Sur la seconde partie de voyage pensez vous qu'une incursion de 2-3 jours au swaziland soit un plus? (objectif, ballade à pied dans réserve, autre culture) Enfin, est ce qu'en terme de variété de faune et de paysage, il ne serait pas plus intéréssant de prévoir une jonction le cap-durban pour remonter par hluhluwe-imfolozi , ste lucie, swaziland, kruger? Dans ce cas, en terme de temps, nous ne pourrions pas aller jusqu'à port Elisabeth et Addo Elephant park? Par avance, un grand merci pour vos avis, idées, propositions.
Choix d'hôtel et club de plongée aux alentours de Phuket English translation pending
by Roots · 2013-09-03 · 17 replies
Bonjour tout le monde.

Du 28/12/2013 au 03/01/2014 nous allons faire un tour du côté de Phuket et ses iles. Je commence à m'intéresser aux hôtels plutôt sympa dans le coin mais je suis confronté à une jungle d'hôtel qui me vendent leurs avantages plus alléchants les uns que les autres. Je n'arrive pas à faire mon choix. Durant notre séjour, nous souhaiterions profiter de la région de Phuket pour faire de la plongée et visiter les iles aux alentours. L'idée de l'hôtel que nous recherchons est assez précises mais lorsque nous nous rendons sur les sites, je vous confesse qu'il est bien dur de savoir si nous allons nous plaire parmi ceux qui nous vendent des monts et merveilles. L'idée est de trouver un hôtel assez calme, pas trop loin d'un endroit où nous pourrions aller manger le soir dans la rue ou des petits restaurants locaux, faire les touristes dans les marchés de nuit et pouvoir profiter des services d'un hôtel confortable. Notre budget est d'environ 1500-2000 euros pour les 6 nuits. Le fait de loger à Phuket même n'est pas une obligation mais je me dis que cela semble être un endroit assez central pour faire ce que nous voulons. Nous sommes évidement ouvert aux autres endroits qui pourraient rentrer dans nos critères de choix.

De plus, nous sommes à Bangkok quelques jours avant de descendre à Phuket. Nous logerons surement à l'hôtel Lebua tower. quels sont les moyens les plus rapides pour nous rendre à Phuket à partir de cet hôtel ou tout simplement à partir de Bangkok ?

Nous sommes plongeurs confirmés et nous souhaiterions effectués quelques plongées du côté de Phuket. Connaissez vous un club de plongée (si possible francophone) qui proposerait des plongées dans des endroits divers sur les différentes iles aux alentours de Phuket ?

Merci d'avance pour vos réponses.
Village sur Kyushu English translation pending
by BeneFukuoka · 2013-08-31 · 19 replies
Bonsoir, Ma mère venant me rejoindre à Fukuoka pour les vacances de fin d'année, nous souhaiterions passer 2/3 jours dans un joli ryokan, dans un village calme. J'ai tout de suite pensé à Kurokawa onsen mais comme nous voulons pas passer nos journées dans les bains mais aussi nous promener je me dis que ce n'est peut-être pas la meilleure destination. Où pourrions-nous aller ? Kurokawa offre t-elle quand même de jolies petites balades ?

Nous souhaiterions rester sur Kyushu ou dans la préfecture de Yamaguchi et nous ne voyagerons qu'en transport en commun.

Merci pour vos conseils.
Itinéraire en Thaïlande English translation pending
by Guiguess67 · 2013-08-30 · 28 replies
Bonjour à tous, je viens vers vous, car l'envie de partir en thailande viens de me frapper.

Je reviens tout juste de Guadeloupe, et commence à songer a mon voyage de l'année prochaine.

Après quelques jours de recherche, je tiens a peu près le fil conducteur du voyage. L'idée serait : Bangkok, Ayuuthaya, Chaing Mai, Ko phi phi, Ko Lanta, Phang Na. Le voyage se ferait pendant les congés de juillet - août 2014, et je serais accompagné de ma compagne et de mon fils de 2 ans et demi.

Combien de jour pensez qui soit nécessaire pour faire ce trip, je pense que 15 jours sont trop court, mais pourquoi pas 17-18 jours ?

Pour le vol retour, est t'il possible de partir directement de Phuket, avec vol direct vers la france ( Paris) ou l'allemagne ( Francfort) afin de ne pas avoir à refermer la boucle?

Dernière question, quand vous voyagez sur un trip comme ça, que privilégiez vous comme valise? Plutôt sac à dos, ou bien c'est faisable avec les valises ?

Merci d'avance pour vos réponses.

Guillaume
Trois semaines au Japon: voir Hiroshima et/ou Nagasaki English translation pending
by Gange · 2013-08-23 · 23 replies
Bonjour,

Je voudrais partir au Japon au mois d'octobre pendant 3 semaines. J'ai acheté un guide et je suis en train de regarder un éventuel parcours. Je n'ai pas encore pris mon billet, j’attends de valider le parcours mais le prix du billet est aux alentours de 750euros (avec escale).

Je me pose donc la question, ou aller pendant cette période (octobre) et surtout, pour un 1er séjour, que faire sachant que je veux bien un peu de ville mais je suis surtout intéressée par le côté traditionnel et la nature. je vais donc avoir 20 jours sur place.

- Tokyo (4j) - Kyoto (5j) - Hiroshima ou Nagasaki : vu les avis, je me pose la question sur l’intérêt de Nagasaki... - ? - Retour Tokyo (2j) à priori pour repartir, sauf si je peux partir du sud

Merci pour vos avis
Voyage à Orlando (attractions) English translation pending
by Stitch200458 · 2013-08-19 · 39 replies
Bonjour tous 🙂

Alors voila ayant déjà été plein de fois à "Disneyland Paris", maintenant je voudrais m'attaquer au plus beau parc Disney qui est "Disneyworld" à Orlando. J'ai trouver des prix assez intéressant pour y aller, en prenant un peu tout a part.

Vol + hôtel: 2123€ Billet Disney 5 jours: 693€ Universal studio: 288€ Total pour 3 personnes: 3104€

pour 8 jours et 7 nuits.

L'hotel inclus le petit déjeuner, et il y a des navette gratuites vers Disney et Universal. Mais j'ai l'impression qu'il est mal situé, si maintenant on veut faire un tour et faire des magasins en dehors des parcs :)

Alors voila, si des personnes ont déjà été faire un séjour de ce genre là-bas, quelques petit conseils sont les bienvenus 😉

Donc en sachant que j'aimerais avoir les navettes gratuites, car bon.. louer une voiture il y a l'essence c'est encore des frais + les parkings des différents parcs. Mais si maintenant vous me dite que c'est abordable, je réfléchirais à la question.

Un hôtel avec petit déjeuner inclus si possible, bien situé près des parcs Disney et Orlando, avec le moyen de faire les magasins, je sais pas s'il y a un centre commerciale près des parcs, si moyen peut-être un hôtel près de la.

Merci beaucoup 🙂
L'Ouest américain avec des enfants, de Las Vegas à Yellowstone English translation pending
by Azelian · 2013-08-17 · 49 replies
Voici une modeste contribution à la rubrique des carnets de voyage ; j’espère qu’elle pourra aider certains parents voyageurs puisque nous sommes partis, mon mari et moi, avec notre fils de 8 ans et notre fille de 3 ans et demi.

Avant de commencer, je remercie tous les participants de ce forum qui m'ont aidée à construire mon projet. Je ne doute pas que le succès de celui-ci soit en grande partie dû à leurs précieux conseils, donnés en réponse à mes questions ou encore glanés au fil de mes lectures !

Ainsi notre itinéraire était le suivant : Las Vegas – Zion – Bryce – Lake Powell – Grand Canyon – Monument Valley – Moab – Salt Lake City – Idaho Falls – Yellowstone – Jackson Hole

Nous avons choisi de réaliser la partie sud en juin puis la partie nord en juillet afin d’éviter les fortes chaleurs du désert et de bénéficier de températures agréables à Yellowstone. Pari réussi ! Bien qu’il ait d’abord fallu demander une dérogation au directeur d’établissement de nos enfants afin qu’ils puissent partir en vacances plus tôt que leurs petits camarades !

1ère étape : Las Vegas

Ce n’est pas une ville où j’ai vraiment envie d’aller (c’est mon mari qui le souhaite) mais je me laisse apprivoiser par ses artifices malgré les sentiments contradictoires qu’évoque en moi ce grand parc d’attraction pour adultes. Des décors en carton pâte, des néons tapageurs aux dimensions impressionnantes, des touristes formant une population très diversifiée, l’impression d’avoir le droit de tout faire sans en être inquiété, en toute liberté !

Mais je ressens aussi l’impossibilité de se décontracter dans une ville qui ne dort jamais, peu d’enfants (ce qui me dérange un peu sans que je ne sache vraiment pourquoi, bien que ce ne soit pas tellement un endroit pour eux, ce n’est … comment dire … pas naturel 😛 ), trop de bruits et de lumière, trop d’argent dépensé et de gaspillages de toute sorte. Quoiqu’il en soit nous sommes tout de même éblouis et sous le charme, 3 nuits sur place étant somme toute bien suffisantes.

En pratique, on se fait un peu filouter par Alamo qui fait souscrire à mon mari exténué par le voyage un supplément d’assurance dont on n’avait pas besoin (pourtant je le savais, et je l’avais prévenu). Le véhicule (un SUV Nissan Xterra) est en revanche parfaitement adapté à nos souhaits et nous conduira plus tard sans problèmes dans bien des endroits difficiles d’accès.

Nous résidons au Treasure Island, pas forcément l’hôtel le plus sympathique pour des enfants j’imagine. Choisir l’excalibur (et son casino pour enfants) ou le circus circus (et son parc d’attractions) auraient peut-être été plus judicieux mais nous n’avons pas rencontré de souci particulier. La piscine est assez petite et froide, le show des pirates plutôt plaisant (même si je n’y ai pas compris grand chose 😎 ), le petit train qui mène du TI au Mirage très pratique. Nous érigeons le restaurant Kahunaville en quartier général (bon rapport qualité/prix, décor agréable, plats assez diversifiés).

Avec les enfants nous visitons principalement des hôtels du Strip (dont les sus-cités mais aussi le très classe Venetian), ainsi que le magasin M&M’s (où je retombe littéralement en enfance) et autres boutiques. Nous admirons la vue nocturne sur le Strip du haut de la Stratosphère mais ignorons superbement les attractions qui suscitent la témérité de ceux qui n’hésitent pas à se faire maltraiter au dessus du vide et excitent la curiosité de ceux qui ne l’osent pas. De manière générale, les enfants apprécient beaucoup le spectacle qu’offrent les gens déguisés en super héros dans les rue. Ils ne se sentent en rien étrangers dans cette ville où mon fils, du haut de ses 8 ans, m’assure qu’il reviendra quand il en aura 18 mais … avec ses potes bien évidemment.

2ème étape : Zion Park

Avant d’atteindre Zion Park, nous nous arrêtons à un petit Trading Post sur la route de Rockville. Etape amusante pour les enfants qui peuvent jouer aux cowboys dans ce qui semble être la reconstitution d’une petite ville de l’ouest américain ou tout du moins ce que l’on s’en figure, peuplée d’habitants dociles et affables : lamas, ânes et poneys quémandant la récompense suprême pour leur bon accueil autrement dit la carotte achetée au prix fort dans la boutique attenante et offrant un bric à brac d’objets divers et variés plus ou moins en toc. Le resto du Trading Post offre un décor sympatique et une cuisine plutôt correcte.

Nous visitons également Grafton, petite ville (village) fantôme à l’atmosphère calme et reposante au bout d’une petite piste facile. Eglise, école, petit cimetière et quelques maisons forment le coeur du petit hameau languissant abandonné de ses ingrats habitants. Mon fils se met à saigner du nez alors que cela ne lui arrive jamais … un signe que nous ne sommes pas les bienvenus peut-être 😉 ? Quelques photos plus tard, nous décidons de ne pas troubler plus la quiétude du lieu et repartons en direction de Zion.

Zion …

Si le paradis existe sur Terre, nul doute qu’il ait pris l’un de ses quartiers à Zion. Aucune photographie ne peut rendre compte de la splendeur des ces interminables montagnes multicolores, si hautes qu'on les croirait conçues à la seule fin d'établir un passage, un point de rendez-vous entre la Terre et le ciel pour que les hommes puissent s'entretenir avec les dieux dont elles sont bénies. D'ailleurs l'un des sites de randonnées n'est-il pas désigné sous le nom évocateur d'Angels' landing ? Les enfants ne semblent pas très touchés par la beauté qui les entoure pour le moment et c’est tant mieux.

Ils se détendent dans notre cabin au Zion Lodge (seul hébergement en plein cœur du parc ce qui est bien pratique avec des petits) tandis que mon mari et moi faisons à tour de rôle la balade d’Emerald Pools, ombragée et rafraîchissante ; l'eau coule d'on ne sait où, élégamment, par petites et fines gouttelettes, afin d'alimenter des piscines naturelles (pas encore asséchées, comme je le craignais à cette période de l’année) en contrebas des falaises. Petite déception tout de même, aucun animal n’est venu nous rendre visite au crépuscule. A noter : le snack du Zion Lodge ferme à 18h mais on peut commander et emporter les plats du restaurant (cher, peu copieux et pas très bon).

Le lendemain matin, nous nous engageons sur le Riverside Walk, très agréable (les cerfs et les écureuils se laissent approcher sans crainte), très facile mais aussi très fréquentée jusqu’au étonnants Narrows. Randonner avec des chaussures spéciales dans la Virgin River est une expérience inoubliable pour toute la famille, y compris pour notre fille de 3 ans qui, courageuse, campe et lutte férocement contre le courant avec ses petites jambes solides et volontaires, lorsqu’elle n’est pas soutenue par les épaules de son bienveillant papa. Nous n’allons pas très avant avec les enfants, peut-être 300 mètres mais c’est bien plus que je ne l’aurais espéré alors je ne suis pas déçue. Nous faisons demi-tour, enchantés par le parcours que nous avons déjà pu faire, et nous promettant de revenir un jour terminer la balade quand les forces filiales se seront un peu étoffées (et cette fois nous n’oublierons pas les bâtons de marche 😏 )

Nous prenons la route vers Bryce Canyon où nous resterons 2 nuits au Best Western (quelconque). Le temps est couvert donc nous restons à l’hôtel.
4 Bretons dans l'Ouest américain English translation pending
by KD29 · 2013-08-17 · 31 replies
Bonjour à tous ceux qui liront ce carnet de voyage, A mon tour je me lance pour réaliser mon carnet, pour remercier tous ceux et celles, qui directement ou indirectement sur ce forum, m’ont aidé à réaliser mon AMERICAN DREAM. En 1996, nous avions fais notre voyage de noce (15jrs) dans l'Ouest Américain en Tour Opérator. Je me suis toujours dit qu'un jour nous y retournerions avec nos enfants. Ce jour est arrivé mais cette fois-ci on l'a fait nous même. Donc je peux vous assurer que si nous l’avons fait tout le monde peut le faire. Ceux qui hésitent encore, lancez-vous, vous ne le regretterez pas.

Je m'excuse par avance pour l'orthographe et la rédaction (c'est loin d'être mon fort, je vais faire de mon mieux).

Une petite présentation s’impose : 4 bretons (2 adultes et 2 garçons - 12 et 15 ans) vivant dans une petite ville de 3500 habitants. Pour ce qui est de la langue, moi niveau scolaire, mon mari et mon jeune fils 3 mots et enfin mon grand fils niveau collège.

Notre roadtrip en quelques chiffres : 8 mois et demi avant le départ, début des préparatifs, à savoir définir les lieux incontournables où nous souhaitons passer, le point d’arrivé et le point de départ et enfin la durée du séjour en fonction du budget estimatif. 8 mois avant le départ, réservation des billets d’avion : Air France - Brest / Paris / San Francisco puis Los Angeles / Paris / Brest 7 mois avant le départ, réservation des hôtels. 6 mois avant le départ, réservation de la voiture : SUV standard sur locationdevoiture.fr via Sunny cars et au final retrait de la voiture chez Alamo. Egalement achat de guides et carte SD des états unis pour un tom tom que l’on nous a prêté. 1 mois avant le départ, réservation du Jet Ski sur le lac powell, le spectacle Ka à Las Vegas et achat de Dollars.

22 jours – 15 hôtels – 4 états – 2510 miles (4039km) – 9 parcs - 12700 euros – 6 Mac Do – 6 Pizzerias – 8 restos burgers et 1 mexicain (à Page bien sur).

Voilà je me lance :

Jeudi 11 juillet :

C’est le grand jour, aujourd’hui nous prenons l’avion pour les USA. Baptême de l'air pour les enfants. Le voyage se passe bien, nous arrivons à San Francisco vers 19h. Passage de la douane en moins d’une heure (il n’y avait que notre avion). Nous avions fait le choix du taxi pour rejoindre notre hôtel (Hollyday Inn Fisherman’s Wharf) - coût taxes et tip compris 55 $. Nous allons directement dormir.

Vendredi 12 juillet : San Francisco

Nous n'avons que 2 jours à SF, j'avais repéré les endroits à voir mais pas de programme précis, j'attendais de voir notre état physique à l'arrivé. Nous débutons notre 1ère journée à SF à 9h30 par l’achat de nos pass muni pour 3 jours (22$ par personne). Il n’y a pas encore grand monde donc nous débutons par un petit tour en Cable Car jusqu’à Market street pour ensuite prendre le bus 21 direction Alamo square et ses maisons victoriennes.





Nous reprenons le bus pour le quartier de « Haight Ashbury ». Achat de quoi faire un casse-croûte et nous allons manger dans le Golden Gate Park (1ère rencontre animalière de notre voyage et bien sur pas la dernière).



Après le déjeuner retour à Market Street, nous prenons le bus 19 jusqu’à Aquatic park. Petite balade à pied le long du bord de mer, puis nous prenons le bus 28 jusqu’au Golden Gate. Ce n'était pas la bonne heure pour prendre cette direction, vendredi 16h beaucoup de monde sur la route, nous mettrons au moins une heure pour arriver au Golden Gate).



Retour en bus jusqu’à notre Hôtel. Le soir nous allons manger notre 1er Burger dans la quartier de Fisherman’s Wharf (petite joueuse, je n'ai même pas réussit à finir).

Samedi 13 juillet : San Francisco

Nous commençons à nouveau notre journée en prenant le Cable Car direction Lombart Street.



Nous reprenons le Cable Car (oui nous l’aimons beaucoup), prochain arrêt le Cable Car Museum où on peut voir toute la machinerie.



Nous reprenons encore le Cable Car pour rejoindre Market Street où nous allons acheter une carte sim prépayé chez AT&T. Nous prenons ensuite le bus pour rejoindre « Coit Tower », il y a un peu de monde mais ça passe vite. Chouette de vue de là-haut. Nous avons même vu deux bateaux de la coupe Louis Vuitton s’entraîner devant Alcatraz.





Nous redescendons à pied jusqu’à embarcadero via un chemin bucolique, à prendre à droite en sortant de la tour.



Après une pause déjeuner au Pier 39, nous partons acheter le Annual Pass (qui va nous servir pour entrer dans tous les parcs). Il est possible de l'acheter au « san francisco maritime national historical park ». Une fois notre pass en poche nous partons pour Chinatown, toujours en bus.



En rentrant à l'hotel nous nous arrêtons dans le magasin Wallgreen en face de l’hôtel pour quelques courses et quelques souvenirs (type de magasin conseillé sur le forum). Ce soir c'est pique nique en bord de mer, face à Alcatraz.

Bilan de San Francisco : 2 jours c'est trop court, il reste tant de quartiers à visiter. J'aurai du mieux préparer cette étape pour optimiser nos déplacements.

Dimanche 14 juillet : San Francisco - Oackhurst - 223 miles - 359 km

C’est le grand jour de la voiture. Nous reprenons un taxi pour l’aéroport pour aller chercher notre voiture (notre carrosse comme je l'ai affectueusement appelé tout au long de notre séjour). Au comptoir Alamo il y a 3 personnes devant nous (cool ça ne va pas être trop long). C’est notre tour et je me concentre pour tout bien comprendre. La personne, sympathique, plaisante avec les enfants et nous met à l’aise, il nous fait signer le contrat et là il nous dit qu’il faut rendre le véhicule réservoir vide, je m’étonne et nous partons. Je n’ai pas été assez vigilante et il nous a rajouté sur le contrat l’option "rendre le véhicule à vide", résultat des courses 91 $ en supplément au retour du véhicule à Los Angeles. Tant pis pour moi je n’avais qu’à faire attention. Arrivé dans le parking on nous montre les modèles que nous pouvons choisir et nous jetons notre dévolu sur un Ford Edge de 1405 miles immatriculé en juin 2013.



Nous mettons notre tom tom en marche et c’est parti nous voilà sur les routes américaines, direction un walmart pour acheter nos premières victuailles et une indispensable glacière. Sur les conseils lus sur le forum, j'ai apporté des sacs de congélation zippés. Dans tous les hôtels il y a des machines à glace, 3 ou 4 sacs remplis de glaçons et on tient toute la journée. Pour la nuit, la plupart de nos chambres étaient équipées de frigo, dans le cas contraire on changeait les glaçons pour la nuit. Après les courses, nous reprenons la route direction Oackhurst où nous allons passer la nuit. Ville de passage à l'entrée des Yosemite. Demain une grosse journée nous attends : la traversé du parc des Yosemite.

Je reviens très vite pour la suite.
Circuit de 23 jours sur Yellowstone et le grand Ouest English translation pending
by Rolkb · 2013-08-14 · 22 replies
Votre avis va m'interresser pour organiser le parcours du Yellowstone et les hebergements sachant que à l'interieur du parc, c'est plein et pour la partie Bryce Canyon-Capitol Reef si le sens vous parait bon et le temps ; A savoir, on n'est pas des grands trekkeur et donc on n'est pas du genre a rester une semaine pour faire toute les ballades, justes les faisables et essentiels Merci à vous de vos remarques pertinentes

Dimanche 8 septembre : Arrivée à Rapid City Nuit mont rushmore

Lundi 9 septembre : Rapid city – Devils Tower – Cody Nuit à Cody

Mardi 10 septembre : Yellowstone Nuit à ?

Mercredi 11 septembre : Yellowstone Nord Nuit Yellowstone Nord ?

Jeudi 12 septembre : Yellowstone Nuit à ?

Vendredi 13 septembre Grand Teton Nuit à Jackson Holl ? Idaho falls ? Pocatello ?

Samedi 14 septembre : Idaho Falls > Moab 446 miles -7h de route Nuit à Moab

Dimanche 15 septembre : Arches toute la journée Nuit à Moab

Lundi 16 septembre : Natural bridge Nuit à Blanding

Mardi 17 septembre : Monument Valley en fin d’apm pour coucher de soleil Nuit à Page pour loterie Wave Canyon le lendemain matin à 9h (attention partir à 6h30 de Page pour le visitor center du Grand Starcaise Pour arriver à 8h30 en raison décallage horaire)

Mercredi 18 septembre : Loterie Wave Canyon 9h Lac Powell - Horseshoes bend - Antelope Canyon Nuit à Page

Jeudi 19 septembre Si loterie OK > Wave Canyon puis route vers Grand Canyon, arrivée Fin d’apm > South Rim Grand Canyon et les points de vue en voiture Si loterie pas OK > Route vers Grand Canyon à 9h, arrivée 12h South Rim et les points de vue en voiture Nuit au Grand Canyon

Vendredi 20 septembre : Grand Canyon Pascal > South kaibab Trail – Boucle angel Bright à 5h du mat Carole > South kaibab Trail premier point de vue (2h de marche) et reprise voiture. Nuit à Page (Hotel Grand Canyon plein)

Samedi 21 septembre : Journée de sécurité

Dimanche 22 septembre : Route vers Bryce 150 miles – 3h de route Visite de Bryce l’apm Nuit à Bryce

Lundi 23 septembre : Bryce Canyon – Ballade ou Repos Nuit à Bryce

Mardi 24 septembre : Route vers Capitol Reef par la route 22/62/24 Nuit Torrey

Mercredi 25 septembre : Torrey > Route vers Zion par la Highway 12 – Calf Creek 180miles – 4h de route Zion l’après midi / fin d’apm Nuit à Zion

Jeudi 26 septembre : Suite visite Zion le matin et petite balade Départ Zion 16h > Vegas 20h Nuit à Vegas

Vendredi 27 septembre : Las Vegas Nuit à Vegas

Samedi 28 septembre : Las Vegas Nuit à Vegas

Dimanche 29 septembre : Retour France
Voyage dans l'ouest des USA au printemps 2014 English translation pending
by Afouma44 · 2013-08-11 · 13 replies
Je fais appel aux conseils avisés des membres du Forum pour préparer le voyage dans l'ouest des USA que je projette de faire en louant une voiture au printemps 2014 préliminaires Nous partons à deux (mon épouse 67 ans et moi 69 ans) un seul conducteur nous désirons centrer le voyage sur les espaces naturels de l'Utah et de l'Arizona et passer quelques jours à Las Vegas Nous voulons eviter de faire de longue journée de routes Nos capacités en randonnées pedestres sont limitées ( 10 klm au plus sans dénivellé significatif) Nous hésitons sur le choix de l'aeroport de depart et de retour (Salt lake city, las Vegas, phoenix, Los Angeles..?)sachant que nous voudrions un vol direct et que nous redoutons d'affronter les difficultés d'orientation et de circulation en voiture à Los Angeles ou Phoenix- qu'en est il exactement ?) itinéraire envisagé 1. Aeroport de départ ? 2. Arizona(Route 66 avec 1 nuit kingman ou williams) 3. grandcanyon rive sud ( 2 nuits) 4. Page( 2 nuits) 5. Monumentsvalley ( 1 nuit au view hotel) 6. Moab( 4 nuits, le Red cliffs lodge est éloigné de la ville ne vaut il pas mieux résider dans le centre de Moab ?) 7. Torrey(1 nuit) 8. BryceCanyon (2 nuits) 9. LasVegas ( 4 nuits) 10. Aeroport de retour ? Il me serait agréable de recevoir vos suggestions sur les aeroports de départ et de retour ainsi que vos petits trucs ou pieges pour touristes àéviter
3 semaines en décembre au Sri Lanka, trip nature English translation pending
by Fredjer · 2013-08-10 · 11 replies
Bonjour,

Après avoir beaucoup hésité sur la destination, mon compagnon, ma fille de 10 ans et moi partons un peu plus de 3 semaines du 12 décembre au 4 janvier prochain au Sri Lanka. Nous avons déjà voyagé en famille sur des périodes plus longues, plusieurs fois en Asie du Sud-est et l'année dernière en Australie.

En Asie, nous voyagions plutôt "petit budget": transport commun, guesthouse bon marché, repas dans les restaurants locaux... L'année dernière en Australie, nous avons loué une camionnette aménagée et avons dormi en tente dans les parcs nationaux. C'était une expérience extraordinaire: la liberté, la vie en plein air, dans des lieux assez isolés et magnifiques, la possibilité d'être autonome et indépendants (ma fille dormait dans la camionnette ou dans sa petite tente, et nous les parents, dans une autre tente), les feux le soir pour manger.... On a adoré tous les 3 ce pays, ce mode de vie....

Bref, je réfléchis afin de voir dans quelle mesure nous pourrions voyager au Sri Lanka, en retrouvant ce plaisir de la liberté et de la vie en plein air.

Savez-vous si il est possible de camper dans les parcs nationaux, je sais que ce n'est pas courant en Asie le camping... ?

Quel mode de transport me conseillez-vous: bus, train, voire location de voiture pour certains endroits ? Peut-on louer des vélos ?

Et quel itinéraire pour ces 3 semaines, sachant que nous privilégions les paysages et la faune, et que nous aimons prendre notre temps et ne craignons pas l'isolement ?

Cela fait beaucoup de questions... Merci à vous
Nicaragua 2 semaines en fin d'année English translation pending
by Maxgzl · 2013-08-09 · 11 replies
Bonjour,

Mon conjoint et moi sommes rentrés d'un an en tour du monde en Septembre dernier, et le voyage manque beaucoup, nous avons donc décidé d'aller au Nicaragua.

Malheureusement avec nos travail et la journée de transport aller et 2 jours retour, nous n'avons que 16 jours plein sur place, nous arriverons le 26 Octobre au soir et partirons le 12 Novembre très tôt.

Nous avons pas de mal de questions à poser. Je précise que nous voyageons en transports en commun et sac à dos.

1 ) Quel budget devons-nous prévoir sur place pour ces 14 jours ? Nous n’avons malheureusement pas un gros budget et prévoyons des hébergements pas cher, et de limiter le coût en restauration.

2 ) Le billet d'avion si on le prend aujourd'hui va nous coûter 824 euros chacun avec American Airlines, pouvons nous trouver un meilleur tarif ?

3 ) Quel climat aurons-nous à priori sur fin octobre – début novembre ? Ca me fait un peu peur ! Les pluies durent-elles, ou c’est comme au Costa Rica, 30 minutes puis grand soleil ? Que pensez-vous de cette période pour se rendre au Nicaragua ?

4 ) Nous sommes un peu perdus pour l'itinéraire comme nous avons peu de jours, nous arrivons le 26 au soir.

Compte tenu du peu de temps que nous avons, des temps de transport, quel itinéraire nous conseillez-vous ? On veut voir l’essentiel, et c’est un premier voyage, nous reviendrons si nous avons le coup de cœur.

Nous aimons les beaux paysages et les volcans (je pensais l’ile Ometepe 2-3 jours). Depuis notre tour du monde je suis une grande fan d’animaux sauvage, alors si quelqu’un peut m’indiquer un endroit ou nous pouvons en observer à l’état sauvage. On voulait voir une très jolie ville historique (on pensait à Granada 1-2 jours). Et finir le voyage en farniente, baignade dans une eau claire (on pensait à Corn Island 2-3 jours, mais en novembre c’est peut-être risqué niveau météo ?) ; et on veut être au contact de la population.

J’ai un job très stressant avec des personnalités difficiles et j’ai donc besoin de décompresser, rencontrer des personnes gentilles, le Nicaragua semble être la bonne destination pour un séjour chaleureux.

5 ) Trouvons nous facilement internet et à quel prix ? Je devrais y aller une fois par semaines pour mon travail.

6 ) Connaissez-vous une bonne compagnie de bus ? Comment réserver ? Est-ce fiable les bus au Nicaragua ? Pas de soucis de sécurité non plus ? Connaissez vous les durées approximatives des trajets suivants bus, bateau, … ? Par exemple Managua – Granada ? Ou Granada – Ile Ometepe ? Big corn island à little corn island ?

7 ) Comment rencontrer la population ? Nous parlons à peu près un espagnol correct, est-ce facile d’engager la conversation ? N’y a-t-il pas trop de mendiants ? (A ce sujet l’inde nous avait un peu traumatisé) Devons-nous emmener des petits cadeaux pour les plus démunis, car on n’aime pas donner d’argent comme ça. Si oui quoi ? (budget raisonnable quand même). 8 ) Au point de vue sécurité, le Nicaragua c’est comment ? Par rapport à l’équateur, ou Pérou ou Costa Rica que nous connaissons par exemple ? Le soir pouvons nous sortir ou non ? 9 ) Nous pensions prendre nos Cartes bancaires et retirer sur place par petites quantités. Est-ce sur les distributeurs ? Nous conseillez-vous une autre manière ? 10 ) Avez-vous des bons plans hôtels pas cher ?

Désolée pour toutes ces demandes, et merci par avance pour ceux qui pourront nous éclairer, même si que sur quelques points.
Un mois en Nouvelle-Zélande, en camping car, avec 2 bébés: c'est possible! English translation pending
by Maddy39 · 2013-08-07 · 56 replies
Voici notre carnet de voyage en Nouvelle-Zélande. Il n'a d'autre objectif de rassurer les parents qui hésitent encore à partir à l'autre bout du monde avec un ou des bébés. Nous sommes donc partis un mois en Nouvelle-Zélande en avril 2012, ma femme, mes deux petits jumeaux alors âgés de 16 mois, et moi. Nous avons choisi la formule camping-car pour plus de liberté, et surtout pour plus de facilités et de commodités avec les loulous : pas besoin de charger et décharger les bagages chaque soir, un frigo à dispo 24/24, possibilité de cuisiner à tout moment ...

Bon, ce sont des notes de voyage prises chaque soir, et qui sont personnelles, donc faîtes le tri dans ce qui vous intéresse et ce qui vous barbe ! Et si vous avez besoin de conseils, n'hésitez pas à commenter et/ou me contacter ! Let's go ...

PREAMBULE : J-2 avant le départ

Ben voilà. On y est. Enfin presque. Encore deux trois bricoles à régler, et c’est parti pour un mois d’aventure. Oui, aventure. Quoi ? Le camping-car c’est pas l’aventure ? Et avec deux chameaux de 15 mois, c’est pas l’aventure peut-être ? En tous cas, c’est notre aventure. Notre aventure à tous les quatre. Un an que l’on attend ce moment. Un an de sacrifices, un an de boulot. Mais quelle récompense ! La promesse de vivre quelque chose d’unique. 7 j/7, 24h/24 ensemble. Vouhaaaaaa, comme dirait Félix. Rien que d’y penser, j’en ai les frissons. Presque comme il y a trois ans lorsque l’on se préparait pour l’Afrique du Sud. Avec ce petit quelques chose en plus, qui fait que l’on va partager ça en famille. La Nouvelle-Zélande. Bizarre comme choix diront certains. Logique diront les autres, tant ils connaissent notre passion pour le rugby. C’est pourtant pour d’autres raisons que nous avons choisi cette destination. D’abord parce que c’est l’Océanie, et que nous ne connaissons pas. Ensuite parce que c’est un pays qui nous a toujours fasciné. On avait même préparé un premier trip en 2009, qui devait nous conduire chez les Blacks durant la coupe du monde de 2011. Mais entre-temps, la vie familiale a été légèrement chamboulée. Partie remise ! On a quand même hésité. « Non, vous ne partez pas avec les enfants quand même ? » nous rabâche-t-on sans cesse. Si si : « Combien d’heure d’avions vous avez ? » 26h. « Oh mon Dieu. Sans enfant je ne le ferais pas, alors avec deux bébés … » Merci donc à ce cher monsieur de l’agence Acsan que j’ai rencontré la semaine dernière. C’est à priori le seul homme au monde à penser comme nous : « Super idée de partir avec vos jumeaux et de vivre cette aventure. » En même temps, c’est un fournisseur. Un lèche botte ? Peut-être … N’empêche, et soyons franc, on appréhende forcément le voyage. En tous cas l’avion. 13h pour rallier Singapour ; une escale d’une quinzaine d’heure, puis de nouveau 13h pour atteindre Auckland. Ce sera forcément long et on le sait. La suite, ce sera 26 jours sur place, en camping-car. A peu près la seule formule que nous aurions pu envisager avec nos moineaux. Place donc aux préparatifs. On ne s’est pas affolé trop tôt. On a commencé les bagages ce WE seulement. Premier casse-tête : « faut prendre des habits chauds ou pas ? Il fait quel temps là-bas ? ». C’est l’automne. Donc on peut s’attendre à tout. Ils annoncent 25°C à Auckland pour notre accueil. Mais on est aussi sensé se balader sur des glaciers, naviguer dans des fiords … Bref, il faut garnir la garde-robe …

Le casse-tête de la poussette ... Et puis il y a tout le reste : des lampes de poche, le matos photo, les prises universelles, la pharmacie, la poussette double. Oh put… la poussette double ! On part dans deux jours, et on ne l’a toujours pas reçue. Deux mois qu’on l’a commandée. « Fucking roastbeefs ! » Aux dernières nouvelles, parait qu’elle doit nous parvenir aujourd’hui. Wait and see … Et puis il faut penser à tout le reste : couper le chauffage, réserver le chenil pour Thalia, traiter la piscine, payer les dernières factures arrivées, faire le transfert de courrier pour pas saturer la boîte, prévenir les voisins, … Ne pas oublier de prier non plus. Oui, prier pour que cette foutue hernie me laisse tranquille. Que Dieu Biprofenid nous protège ! Bon, je m’arrête là pour aujourd’hui, le plus intéressant est à venir. Je conclue toutefois en remerciant quelques personnes sans qui ce voyage n’aurait pas été possible. Mes beaux-parents en premier lieu, pour tout le boulot qu’ils abattent pour nous toute la semaine. Un vrai travail qui nous permet de vivre la vie que l’on veut vivre. Sans eux, ce projet de voyage n’aurait sans doute jamais existé. Ma maman, qui prend le relai chaque mercredi. Quel bonheur de la voir heureuse avec tous ces loulous autour d’elle, Jules inclus. Mon beau-frère et ma belle-sœur, Camille, pour tous ces WE passés à garder Oscar et Félix. Sans eux non plus nous ne serions peut-être pas partis … Allez, j’arrête là, on dirait un adieu. A très vite …

L'itinéraire :

Séjour sac à dos d'un mois au Nicaragua English translation pending
by MissEpicuria · 2013-08-06 · 14 replies
Bonjour, Nous sommes un couple qui partons sur le Nicaragua pour le mois de novembre. Nous arriverons assez tard en fin de soirée et nous devrons coucher à Managua pour mieux repartir sur Léon le lendemain matin. Voici l'itinéraire que nous avons dessiner. Nous aimerions s'il savoir s'il est raisonnable de le présenter ainsi. Léon pour une couple de jour afin d'y visiter la ville, escalade du volcan Telica et la visiter la réserve naturelle Isla Juan Venado.

Estelí aussi pour une couple de jours ....cascade El Salto, réserve naturelle Tisey ou Miraflor et peut-être le canyon de Somoto.

Masaya visite du volcan Masaya, Lagune de Apoyo, San Juan de Oriente

Granada 2à 3 jours ... Archipel Zapatera, Isla del Muerto , Las Isletas, réserve Mombacho

Ometepe à vélo, 5-6 jours, Madaras, Lagune Charco Verde, Playa Santo Domingo, Réserve naturelle, volcans..Kayak Rio Istiam.

Rio San Juan 4-5 jours, Archipel Solentiname, Ile Zapote, Réserve Los Guatusoz, réserve Esperaza Verde, Village El Castillo, réserve Indio Maiz

Corn Islands 6-7 jours, cours de plongée et plongée en apnée ...

Laguna de Perlas s'il reste du temps....

Managua fin du voyage ...

Merci pour tous commentaires ou suggestions de votre part qui pourraient optimiser ce voyage au Nicaragua !!

Miss Epicuria
Spectacle à Las Vegas English translation pending
by LaJeune · 2013-07-31 · 9 replies
Bonjour nous partons du 25 au 29 août pour Las Vegas....dites-moi ce que je dois prévilégier comme visite ou spectacle. Je sais 3 jours c'est très court alors tout vos commentaires seront les bienvenus. Merci à l'avance...
Philippines, Vietnam ou Thaïlande English translation pending
by Poissonk · 2013-07-25 · 59 replies
coucou les amis voila, avec mon mari nous sommes fans de l'asie, nous sommes allés deux fois en thailande par nos propres moyens, vols secs, etc... nous voulons repartir en novembre ou début decembre, mais nous nous posons la question ? revenir en thailande (sachant que nous aimons Bangkok, Chiang Mai, Kho Samui, Ko Panghan.... pour vous donner un peu l'idée de nos gouts, ou bien essayer le vietnam ou les Philippines ? déja est ce que la période est bonne pour ces deux autres pays, est ce que ce n'est pas trop cher (sachant que pour les vols les prix se valent) mais la vie là-bas ?? si vous connaissez le vietnam et les Philippines, tous les conseils sont les bienvenues merci
Everest, octobre: trek au camp de base English translation pending
by JujuCloClo · 2013-07-24 · 9 replies
Bonjour à tous amis Globe-Trotteurs/euses.

Notre voyage de noce approchant à grand pas, nous collectons les dernières informations (que nous n'avons pu encore trouvées en parcourant le forum) afin que celui-ci se passe au mieux. Première étape : le Népal! Nous voudrions nous lancer dans le trek de camp de base de l’Everest (nous prévoyons une 20aine de jour de marche aller-retour). Nous arriverons le 7 octobre à Katmandou puis nous envolerons pour Lukla quelques jours après, le temps de s'acclimater.

- Est-ce possible de faire ce trek SEUL (seulement en couple, sans passer par une agence, sans guide et sans porteur)? ou est-ce complètement inconscient? Nous aurons 1 seul sac (12kg), donc nous nous relaierions pour le porter. Ne risque-t-on pas de perdre? (apparemment à cette époque, il y a la foule sur ce trek, donc je suis assez confiant la dessus).

- Est-ce facile de trouver de quoi dormir tous les soirs sur la route (nous n'emmènerons pas de tente), ou les Lodges risquent-elles d'être complètes? Faut-il prendre un porteur qui court tous les jours réserver notre chambre?

- Question équipement, durant notre voyage (qui durera 9 mois), nous aurons "seulement" polaire et coupe-vent anti-pluie. Quelles sont les températures en journée/nuit au mois d'octobre? Est-ce judicieux de louer un anorak à Katmandou pour le trek? Faut-il également louer un sac de couchage pour se réchauffer dans les Lodges?

- A cette époque, les chemins sont-ils bien praticables (pas trop de neige) : une paire de grosse chaussure de rando montante suffit-elle?

- Ou trouver les billets d'avion pour Lukla? Sur place à Katmandou ou à l'avance sur Internet?

Nous espérons que vous pourrez nous éclairer sur ces quelques points afin que l'on puisse partir rassuré... 🙂
Asie du Sud-Est quand on a que trois semaines? English translation pending
by Carotch · 2013-07-12 · 44 replies
Je lis depuis des mois voyageforum mais là dur dur de me retenir... 😊

Je ris doucement quand je vois des personnes demander "est ce qu'on peut faire 3 pays en 3 semaines?" (ce qui est mon projet) et que TOUTES les réponses sont du type : "compte plutôt 3 semaines pour 1 seul pays et encore tu n'auras pas le temps de tout faire... moi je suis parti 3 mois..." 😠

Alors c'est bien gentil de nous "décourager" mais on a pas tous la possibilité de partir 3 mois, 6 mois ou 1 an... !!! Donc déjà en pouvant avoir 3 semaines de congé de suite on est content...

Bref, tout ça pour dire : - OUI j'ai le projet de faire Thaïlande-Cambodge-Vietnam (grosso modo faire Bangkok / Siem Reap / Ho chi Minh) en 3 semaines (1 semaine par pays quoi)... - OUI j'ai conscience que JAMAIS je ne pourrai TOUT voir... - OUI je ne sortirai pas trop des "sentiers battus"... - OUI je côtoierai forcément beaucoup de touristes dans ces lieux... - OUI je ne verrai pas forcément "l'authenticité" de ces pays dont vous parlez tous...

MAIS si on a pas le choix ? Les Tour Opérateurs proposent 2 pays en 1 semaine, s'ils le peuvent pourquoi pas moi ?

Bref, donc pour revenir à la question que je souhaite poser : J'ai 3 semaines, je veux faire 3 pays, en me fixant les 3 grosses destinations ci-dessus (tout en visitant les alentours) ! Je voudrais savoir si c'est possible tout simplement sans qu'on me dise "il te faudrait au moins 3 mois" (les 3 mois je ne les ai malheureusement pas) ? Je veux dire si techniquement c'est possible (avec les transports des pays tels que bus ou train, pas d'avion), sans trop courir, en ayant le temps de flâner, de visiter, de goûter, de m'émerveiller, de rencontrer et de profiter ?

Merci d'avance pour vos réponses... Car je suis convaincue que certains n'ont pas eu d'autre choix que le mien et ont tout de même tenté l'aventure...

Bonne soirée, Caro

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