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Changer € - yens à la banque English translation pending
by Daijobu · 2016-10-10 · 38 replies
Hello, partant a Tokyo dans un peu plus d'un mois je commence à me poser la question du change de devises. N'habitant pas à Paris je ne peux pas bénéficier des supers bureaux de change vers la Bourse que je vois partout sur les forums :( Du coup je pense me tourner vers les banques : à la SG la commission est de 1,5% mais ca me semble trop peu, y a t-il des "frais cachés" en plus ? Le seul bureau de change de ma ville se trouve dans la gare et c'est exorbitant les frais, et je suis pas sûre qu'il y a l'équivalent de 2000€ en yens... D'autres banques à me conseiller pour changer des euros en yens ? Merci d'avance :)
Mon rêve de Canada... un peu revu à la baisse English translation pending
by Chrisjodana · 2016-10-07 · 120 replies
bonjour à vous tous,

j'ai posté il y a quelques jours une discussion sur un rêve : le Canada + Terre Neuve, etc..

Suite à vos commentaires et conseils avisés, j'ai revu ma copie à la baisse car il va de soi que si l'on veut profiter de cette vaste étendue qu'est le Canada, il vaut mieux le faire en plusieurs voyages 😉

Je vous soumets donc notre nouvel itinéraire et vous remercie de me faire part de vos commentaires sur la faisabilité ou non (en un mois si possible) 🙂

je suis aussi ouverte à toutes vos suggestions et conseils 😊

j'ai "découpé" le circuit en 4 étapes avec Google Maps pour afficher également le nombre de kilomètres à parcourir.

1ère "étape" : Vol Paris-Toronto Chutes du Niagara Kingston- Mille Iles - OTTAWA Parc de la Gatineau - Mont Tremblant MONTREAL

2ème "étape" : Montréal-3 rivières Parc de la Mauricie Québec Canyon Ste Anne Saguenay Tadoussac

3ème "Etape" : Saint Siméon Rivière du Loup Parc du Bic Rimouski Parc de la Gaspésie Sainte Anne des Monts L'Anse aux Griffons Parc Forillon Percé

4ème "étape" : Percé New Carlisle Amqui La Pocatière Quebec- Parc de Champlain Montréal : retour PARIS

Ce trip représente 3800 à 4000 km ..... ce qui m'amène à vous parler de la location de voiture... J'ai simulé 2 contrats chez AUTHENTIK VOYAGE qui est vraiment compétitif au niveau de la location à proprement parler, mais ce qui est hallucinant ce sont les tarifs DROP OFF 🤪

c'est la raison pour laquelle j'ai simulé 2 contrats :

1° l'un de Toronto à Montréal : les tarifs diffèrent selon les régions * Québec et Ontario : de 500 à 1000 km : 40 $ pour une compacte et 50 $ pour une luxueuse au-delà de 1000 km : ce montant passe à 1300 $ et 1600 $ 🤪

2° l'autre de Montréal à Montréal (en faisant la boucle, pas de drop off)

Il convient aussi de comparer les avantages compris dans cette location (assurance, etc...)

Pour les connaisseurs, avez-vous rencontré ce problème chez d'autres loueurs ?

Y-a-t-il un moyen de contourner ces frais extrêmement élevés ?

Concernant les hébergements, nous privilégions les BnB que les hôtels, sauf s'il n'y a pas d'autre moyen de se loger, ou si cet hôtel nous apporte vraiment quelque chose qu'il ne faut pas rater 😉

Là aussi, j'ai trouvé quelques infos publiées par des forumeurs mais suis à l'écoute de vos conseils, si ceux-ci rentrent dans notre budget 🙂

Merci à vous de m'avoir lue et à bientôt 🙂

Cordialement,
Croisière MSC Divina, vacances de février 2017 (Ocho Rios, Georgetown, Cozumel et Nassau) English translation pending
by Vacances34 · 2016-10-05 · 33 replies
Bonsoir a tous, Je recherche des informations sur cette croisiere et notamment les excursions. Peut on faire les excursions par soit même (notamment les raies ou les dauphins...) les excursions sont elles en français? Y a t-il des promo a bord sur les excursions? et massages? Comment ce passe le yacht club? Je vous remercie pour votre aide a tous
7 semaines de rêve dans l’Ouest US sans randonner (ou si peu) fin mai-début juillet 2016 English translation pending
by Mimimicha · 2016-10-01 · 693 replies
Bonjour à tous! Encore l'Ouest US me direz-vous! Mais nous ne nous en lassons pas. Je crains juste de vous lasser un peu, vous, avec des endroits vus maintes et maintes fois. Mais ces partages d'expériences font vivre nos voyages encore et encore....

Je me lance donc sur cette 3e virée dans le Wild Wild West avec une question:

Est-il possible de s’éclater sans randonner (ou si peu) dans l’Ouest US ? YEP !😎 Et bien oui, on peut se faire rêver sans randonner ! Nous (plus très jeunes - 65 à 70 ans) :

- mon mari, JP, atteint d’une très méchante maladie, mais supportant bien un lourd traitement,

- moi, plus très gaillarde - l’ai-je vraiment été un jour ? pas sûr, en tous cas jamais grande randonneuse (j'ai abusé un peu en écrivant, mais les vraies randos remontent à tellement longtemps qu'il y a prescription).😉 - mon cousin et son épouse (ne vous étonnez pas de me voir les zapper dans le carnet : c’est pour ma sérénité😕).

Il suffira de s’adapter tout en admettant ses limites physiques. Les connaître, ses limites, c’est une chose; les admettre, c’est une autre histoire, et je l’apprendrai à mes dépens🤪 en cours de voyage, mais nous verrons ça plus tard. Quant à mon JP bien fatigué, il s’est avéré le plus vaillant de l’équipe.

Toujours aussi attirée par l’Ouest US (ouf, JP aussi !), j’avais quelques itinéraires sous le coude. Entre les nouvelles découvertes, les endroits que nous voulions approfondir, il y avait matière! Après moult réflexions, mon chéri et moi sommes tombés d’accord pour regrouper deux projets et rallonger le voyage. Après tout, nous avons le temps, et ça économise une traversée de l’Atlantique.

Ce sera une grande boucle LA/LA d’environ 10.000 km à travers pas moins de 8 états. Nous préférons rajouter une journée de plus et repartir de LA. Comme le vol est direct, nous savons par expérience qu’une journée de route nous fatigue moins que les longues escales, ce qui aurait été le cas si nous étions repartis de Vegas.

Du rêve hollywoodien à la folie de Vegas, en passant par - les régions les plus arides et parmi les plus chaudes de la planète dans la Vallée de la Mort, - les territoires indiens de l’Arizona (Monument Valley), - les Montagnes Rocheuses, et les pics enneigés du Colorado flirtant avec les 4000 m, - les Blacks Hills du Dakota du Sud, avec leurs collines sculptées et leurs « Badlands » (mauvaises terres), - le Wyoming dont nous avons rêvé de traverser à cheval les vastes plaines aux herbes sauvages, avec son merveilleux parc, le Yellowstone, - les roches flamboyantes de l’Utah, où l’on s’attend à chaque instant à voir surgir un indien emplumé.

Nous parcourrons des routes panoramiques parmi les plus belles d’Amérique du Nord, la Pacific Highway étant considérée quant à elle comme une des plus belles du monde. Partout, le vieux Far West sera présent avec ses villes cow boy et ses traces indiennes.

Comme nous savons que ce sera sûrement l’un de nos derniers vraiment grands voyages, je le veux topissime et je passerai des journées (des nuits parfois) à peaufiner l’itinéraire, glanant ici et là de précieuses informations et des conseils judicieux. Soyez-en remerciés mes cher(e)s confrères «forumers» de Roadtrippin et Voyage Forum.

Certaines étapes seront peut-être un peu longues, mais elles ne seront pas nombreuses. Nous aurons des plages de repos et nous pourrons prendre notre temps pour profiter de tout.

Nous avons prévu de sortir (un peu) des routes goudronnées et je préfère être sûre de notre véhicule. Nous louons donc un 4x4 chez Avis. J’ai obtenu un prix plus intéressant que toutes les simulations que j’avais faites sur la toile en les appelant directement. Au retour, il s’avère que des frais supplémentaires ont été facturés (une cinquantaine de dollars), et ils me seront remboursés rubis sur l’ongle sur simple appel téléphonique. Le Toyota Sequoia que nous récupérons à LA s’avèrera un compagnon sympa du début à la fin. Le pauvre aura bien mauvaise mine au retour. Comme en esthétique, voici la bête avant et après,

sauf que là, c’est l’inverse quant au résultat.

Pour les réservations d’hôtel, j’ai procédé comme à mon habitude : lieu/prix/qualité, en croisant plusieurs sites une fois que j’ai retenu l’hôtel. Avec un impératif cette année : loger sur les parcs, ce qui nécessite de réserver un an avant pour certains d’entre eux (Yellowstone et Monument Valley par exemple) – pas question de me faire avoir encore une fois, surtout pour le Yellowstone qui est pris d’assaut très vite. Je ferai un post à part pour récapituler les hôtels. Ah, un tuyau aussi : en prenant la carte AARP(1), j’ai fait de substantielles économies, leur tarif étant bien plus intéressant que le simple tarif senior proposé par certains hôtels.

(1)Pour les non-résidents US, la carte est un peu plus chère et valable un an seulement, mais elle est amortie très vite quand on part longtemps, ça vaut vraiment le coup. On peut même avoir des réductions, entre autres, dans les boutiques de certains Visitor Centers (nous l’avons appris sur place).

Pour les repas de midi, ce sera pique-nique tous les jours; le soir resto ou repas dans la chambre dans certains cas. Avec une vraie bonne table de temps à autre, car il en existe aux USA, ne soyons pas sectaires !

Si le voyage a été un rêve, le retour me réservera une surprise bien désagréable. Allez, j’en glisse deux mots, ça défoule. Ceux qui avaient vu mon programme lors de la préparation savent que nous avions embarqué nos cousins tant ce voyage leur avait mis des étoiles dans les yeux…. Et comme ils ne connaissent que les voyages avec tour operator, mon cousin était emballé. Et bien, son épouse, une semaine après le retour, m’a signifié dans un sms digne d'une cour d’école primaire qu’elle ne veut plus me parler. Si si ! Elle m’a trouvée trop directive (c’est vrai, c’est moi qui pilote et qui organise !!!! et jusqu’à présent, personne ne s’en était plaint). Et dire que je pensais à un petit barbecue débriefing, avec échange de photos etc., j’en suis restée baba ! Ah, voilà pourquoi ils n’avaient pas le temps pour quelques jours à la plage ! Voyons Mimi, réfléchis un peu😕. Quand je pense aux dizaines de voyages que nous avons réalisés avec des amis depuis 1974. Des dizaines, et pas toujours avec les mêmes personnes : ça dépendait du lieu, de la durée et de la date.... Quand je relis les carnets qui à l’époque restaient manuscrits, je me dis mais quels beaux souvenirs 🙂! Et bien, sur ce coup, c’est une première. En plus, nous avons adapté notre projet pour leur faire découvrir des lieux que nous aurions zappés si nous avions été seuls, sans parler des fois où, à l’inverse, nous nous sommes limités. Si j’hésite entre être verte de rage😠 ou consternée par un tel comportement, en tous cas, je suis bien peinée, disappointed. Honnêtement, avec le recul, ni mon mari ni moi n’avons encore trouvé le comment du pourquoi. Il faut dire que j’aurais dû me méfier : une personne capable de se brouiller avec nombre de ses amis, du nord au sud de la France, normalement, ça craint. Je devais manquer à son palmarès. Et être aussi naïve😇 à mon âge, ça tient de la bêtise😕 et je me donnerais volontiers des gifles. Mais il me semblait qu’avec le temps, elle s’était bonifiée. J’avais déjà lu sur le forum des histoires d’amis qui sont rentrés fâchés et je me disais mais quel gâchis, comment est-ce possible ? Maintenant, je sais. A 65 ans !!!! Fort heureusement, nous avons pu profiter de notre magnifique périple, mais c’est comme si un voile gris l’avait recouvert au retour. Je vais me consoler en regardant les photos et m’en tenir là, en essayant d’oublier le reste.

Mais je parle, je parle… Bon, j’arrête de vous lasser avec mes états d’âme. Je vous entends bien là : «Tu arrêtes, le forum n’est pas le mur des lamentations, tu nous parles de ton voyage et tu vas voir un psy pour le reste !»😉 OK, OK, Voilà l’itinéraire tel qu’il a été réalisé…. Un peu différent de ce qui était prévu… comme d’habitude ! Le roadbook propose, les voyageurs s’adaptent.



J1 – 21 mai – Voyage et arrivée LA Inutile de préciser que tout est prêt et que l’excitation est à son comble, comme toujours😏. Ah la magie des voyages ! On garde toujours cette capacité enfantine à s’émerveiller, sauf qu’on n’ose plus sauter partout par peur de se faire débarquer pour comportement suspect. Le Toulouse-Paris est à l’heure, 7h10 pétantes. Le vol est un tout petit peu agité, mais rien de bien grave.

1h40 pour la correspondance : faut pas traîner, mais ça suffit. A chaque fois, j’ai un petit doute. A Roissy, nous découvrons le gros navion qui va nous emmener Outre-Atlantique. Vu de la salle d’embarquement, il est moins impressionnant que lorsque nous l’avions vu lors de ses vols d’essais à Toulouse, en rase-motte au-dessus de nos têtes, en bout de piste.



Je pensais être subjuguée par l’intérieur, mais la configuration en petite cabines séparées par des rideaux ne donne pas idée de la grandeur de l’habitacle. Les places sont plutôt larges. En vol, je réussirai même à passer côté hublot pour rejoindre ma place, ne voulant pas réveiller le jeune dormeur côté couloir… et croyez-moi, je ne suis pas une sylphide. Ce jeune géant est peut-être bien sympathique, mais 12h de vol sans les chaussures, ça va pas le faire. JP s’arme de toute sa délicatesse pour lui susurrer discrètement à l’oreille de remettre ses baskets. C’est toujours un peu gênant ce genre de démarche, mais vraiment, le pouvoir de séduction de ce jeune homme se trouverait accru s’il désodorisait ses chaussures de temps à autre😛. Les repas sont tout à fait corrects : Salade du jardinier, vinaigrette au jus d’orange et coulis de tomate Poulet sauce au citron, boulgour aux épices OU Tortellini à la ricotta et aux épinards, sauce crémée - Dessert Champagne en apéritif. Le voyage est quand même bien long, avec quelques turbulences.

Il faut attendre d’être au-dessus de l’Utah pour voir autre chose que des nuages. Les photos ne donnent pas grand-chose…. 12.000 mètres, ça fait haut !

Mais nous arrivons à discerner quelques beaux paysages et à imaginer les roches rouges que nous verrons en fin de parcours dans quelques semaines. L’arrivée à LA est abracadabrantesque. Comme nos cousins viennent pour la première fois aux USA, pas possible de passer aux bornes automatiques – et pas question de se séparer : ils ne parlent pas un mot d’Anglais et semblent un peu perdus.

L’attente est dingue. C’est qu’un A380, ça en contient du monde ! Entre les enfants qu’ils font passer en premier (pas que les bébés) et la lenteur des agents au contrôle, ça n’avance pas. A un moment, un grand policeman black bien baraqué, comme on en voit dans les films, fait passer un groupe de soi-disant VIP. Nous avons atterri à 13h et il est plus de 16h. Là, les esprits s’échauffent un peu et, la fatigue aidant, le troupeau (nous sommes comme des bestiaux parqués devant les guichets) manifeste un peu de mauvaise humeur (quels râleurs ces Français !). On nous incite vivement à rabaisser notre caquet – pas commode le Monsieur. On s’en mettrait presque au garde-à-vous, tentés par un «Yes Sir» tonitruant. Nous allons ensuite acheter des cartes SIM pour les téléphones – ça prend du temps aussi : pas facile de comprendre quelle est la meilleure solution. Notre choix s’est avéré nul et coûteux par rapport à l’année dernière.

Si j’ai une leçon à retenir (et si je peux me permettre, un conseil à donner) : surtout, régler ce problème avant de partir. Chacun trouvera ce qui lui convient auprès de son opérateur. Le nôtre - que je ne nommerai pas – ne proposait rien d’intéressant.

On arrive enfin à récupérer la voiture. Oups ! J’ai payé avec ma carte Gold (pour les assurances) et le conducteur est JP. Quant à moi, je n’ai pas mon permis de conduire. Erreur de débutant🤪 d’une voyageuse qui se croyait sinon confirmée du moins avisée et prévenue. C’est utile une check-list, n’est-ce-pas ? A condition de bien la vérifier au moment de partir😉. Grrrr ! Avis nous arrange ça sans problème et nous découvrons ce qui sera un peu notre deuxième maison dans les semaines à venir ! Une Toyota Sequoia géante…. Avec un marchepied pour que je puisse monter. Ceux qui m’ont déjà lue savent que moi, j’escalade ce genre de voiture vu ma taille. C’est parti dans les embouteillages pour rejoindre l’hôtel à Hollywood : le Coral Sands Motel, où nous arrivons à presque 19h. Vous savez compter : cela fait 6 heures que nous sommes à LA ! Il va sans dire que nous sommes KO debout. La visite à l’Observatoire Griffith où nous devions dîner avec des amis d’amis (ceux qui étaient avec nous au Canada et en Louisiane) passe à la trappe. Nous nous croiserons, à un jour près dans la Death Valley. Tant pis, nous ferons connaissance à Paris pour échanger nos souvenirs. Nous dînons au Burger du coin et filons au dodo.
Circuit dans l'Ouest américain été 2017 English translation pending
by Chabe37 · 2016-09-27 · 219 replies
Bonjour à tous,

en pleine préparation de notre futur voyage, je souhaiterais avoir vos avis et vous poser quelques petites questions. Car certaines journées ne semblent plus difficiles à organiser que d'autres. La fin du séjour n'est pas encore préparée en "profondeur"

Alors déjà grâce à vos nombreux conseils pour les autres forumeurs et vos blogs j'y vois plus clair donc merci. Merci aussi à ceux qui m'ont déjà répondu sur le forum du routard.

Nous sommes 4 à partir 2 adultes et 2 enfants de 9 et 7 ans au moment du voyage. Nous partirons 3 semaines du 26 juillet au 15 août donc 21 jours avec transport. Les enfants sont plutôt bon marcheurs (dans le sens où il ne râlent pas et ne rechignent pas à marcher cependant les randos seront une nouveauté pour eux, j'ai testé, balade de 7km en forêt ce week end et les 2 derniers km ont été difficiles pour eux). Ça sera leur premier "grand" voyage. Moi j'ai déjà fait les USA mais pas cette partie, mon mari a déjà fait l'ouest mais il y a 20 ans, il a peu de souvenirs il fera donc une nouvelle découverte.

Voilà le circuit que j'ai retenu :

J1 : arrivée à San Francisco J2: SF J3 : SF (j'exposerais le détail plus tard)

J4 : SF - Yosemite Courses avant de prendre la route. Puis direction Mariposa Grove pour la visite en milieu ou fin d'après midi. J'espère que ça sera bien réouvert. Nuit à Midpines.

J5 : Yosemite : Mist Trail jusqu’à Vernal Falls + Miror Lake + glacier point pour le coucher de soleil Peut être caser quelques balades le long du trajet des navettes ? Nuit à El portal

J6 : Yosemite - Bishop ce jour va être trop chargé je pense : Départ le matin de El Portal- Différents arrêts sur la Tioga idéalement picnic a Tenaya Lake. Visite de Bodie puis route vers mono Lake (petite balade) Nuit à Bishop

Vos avis ? j'ai compté 4h pour traverser Yosemite par la Tioga avec les arrêts photos / pipi ... Puis 2h pour visiter Bodie, 1h pour rejoindre mono Lake depuis Bodie et 1h15 jusqu'à Bishop. On ne fera pas d'arrêts à Mono Lake si ca fait trop. Nuit a Bishop

J7: Bishop - Death Valley Arrêt à Lone Pine et Alabama Hills (balade Arch Trail Walk) Route vers Death Valley check in au Furnace Creek + piscine selon l'heure et la chaleur étouffante /reprise de la voiture vers 17h ? pour faire Badwater, Devils'course et Artist Pallette, si le temps le permet balade pour aller au natural bridge. Puis visite a Mesquite Flat Sand Dunes coucher de soleil sur place.

J8: Death Valley - Las Vegas Lever du soleil Zabriskie Point Puis route vers Dante View Depart pour Las Vegas route de Pahrump ? Soirée sur le strip + fontaine du Bellagio Nuit au Venetian.

J9 : LV = détente Soirée visite de Fremont street Nuit au Venetian

J10 : LV - Zion Route vers Zion, baignade dans Zion je n'ai plus en tête le lieu, mais je l'avais pris sur le blog de boncampeur il me semble, faudra que je relise mes notes. selon l'heure : petite balade Par’us Trail ? Canyon overlook Trail ? (faisable niveau timing et difficulté ?) Voir le lieu pour le coucher de soleil aussi. (Je vais parler très peu des levers car je pense avoir beaucoup de mal à faire lever tout le monde aux aurores et je me vois pas partir seule pour les voir) Nuit à springdale

J11: Zion - Bryce Canyon Matin balade dans Zion the narrows (selon la météo bien sûr et pas jusqu'au bout) + peut-être une autre balade avant de partir vers Bryce Canyon mais laquelle ? si le temps ne permet pas de faire les narrows quelle autre balade privilégier. Nuit à Hatch.

J12 : Bryce Canyon Nous comptions descendre dans le canyon en faisant la balade à cheval mais vu l'âge des enfants nous ne pourrons faire celle qui dure la journée. Je me demande si du coup ce n'est pas mieux de faire Navajo Loop+Queens Trail+les divers points de vue sur la route de la navette. Ou voir le coucher du soleil entre Sunset et inspiration point ? Sachant qu'il faut arriver tôt. Nuit de nouveau à Hatch, c'est un peu loin mais il faut parfois faire des choix...

J13: Bryce Canyon - Page Balade de Sunrise à Sunset point (j'ai compté ~2-3h je me trompe pas trop ?) Horseshoes Bend vers 16h semble être intéressant pour la lumière ? Balade près du barrage et alentours ? Je ne suis pas sûre à fai peut être avant Horseshoes Nuit à Page

J14 : Page - Lac Powell journée détente au lac sûrement journée Jet ski / baignade Nuit à Page

J15 : Page - Monument Valley Antelope Lower avant de quitter la zone, on va essayer d'avoir le 1er passage, mon mari est sujet au vertige ainsi que mon fils légèrement, les escaliers ont l'air raides, j'espère que ça ira. Peut être second passage à Horseshoes pour avoir une lumière différente ? Depart pour Monument Valley. Faire la Valley drive et peut être Wildcat Trail à pied ? Vos avis ? Nuit à l'hôtel the View ca nous permettra de voir au moins un lever de soleil

La dernière partie est un peu moins précise mais j'y travaille !

J16: Monument Valley - Grand Canyon J'ai compté environ 3h de route. Faire l'Az 64 et s'arrêter à la desert view tower Grand canyon : Rim Trail je voulais faire entre Bright Angel et Hermits Rest à moduler avec les arrêts navettes est-ce une bonne idée ? Puis Hopi point pour le coucher de soleil ? Nuit à Tusayan

J17: Grand Canyon - Kingman (via la route 66) Mohave point pour le lever du soleil Route vers Kingman quel arrêt ? À étudier Nuit à Kingman

J18 : Kingman - Los Angeles Route 66 vers Oatman J'ai compté 5h de route avec les arrêts ou plus ? Balade dans le quartier de l'hôtel Nuit au sofitel

J19 : LA ( pour le moment je n'ai fait que les très grandes lignes) Pas de parcs nos enfants n'aiment pas Walk of fame+ Hollywood bd+rodéo drive Observatoire+ parc Griffith Nuit au sofitel

J20 : LA Santa Monica +venice beach + canaux je pense faire une journée "tranquille" afin de finir en douceur ce voyage. Peut être inclure le matin autre chose ? Nuit à Santa Monica

J21: LA + retour en France Finir découvrir Santa Monica peut être et venice ? Depart dans l´apres midi

Merci par avance pour votre contribution / vos remarques si vous voyez des choses aberrantes dans ce circuit où des choses à améliorer et désolée pour le pavé !!!

Je reviendrais plus tard en détail sur les jours à SF et LA.
Changer des Euros à Buenos Aires English translation pending
by Quercynois · 2016-09-16 · 26 replies
Quelqu'un peut il me dire si on peut changer des euros au Rétiro de Buenos Aires ou si il y a une banque pas trop loin. Je voudrais changer 2000€ à l'aéroport. Est possible? Merci de vos réponses. Cordialement.
Road trip de 31 jours dans l'Ouest américain août 2016 English translation pending
by Jp2099 · 2016-09-11 · 30 replies
Nous revenons de notre Road Trip de 31 jours dans l’Ouest Américain avec des images plein la tête. Une superbe aventure que nous ne sommes pas près d’oublier. Je l’ai préparé minutieusement pendant 2 ans. Des paysages à couper le souffle, des endroits magiques. Beaucoup d’émotions avec la rencontre de ma famille qui vit en Arizona avec qui j’échange beaucoup depuis plusieurs années mais que je n‘avais jamais vu. C’est un rêve que je viens de réaliser. Pas de réel soucis durant le séjour, juste quelques petits imprévus mais nous avons réussi à faire toutes les activités au programme. Nous sommes rentré sur les rotules et nous sommes encore très fatigué alors que cela fait 2 semaines que nous sommes rentrés mais ça en vraiment valait la peine. Je remercie tous les membres qui m’ont aidé à peaufiner ce parcours. Il est maintenant à mon tour d’aider les futurs Roadtrippers qui souhaitent s’aventurer dans ces fabuleux endroits en commençant ce carnet qui me permettra de rester encore un peu la-bàs en même temps. Nous nous présentons, Emeline (34 ans) et JP (35 ans). Nous sommes adeptes de la nature, des randonnées mais aimons également visiter un peu les villes (on sature vite). Emeline s’occupe du texte et je m’occupe des photos. N’hésitez pas à nous poser des questions ;)

JULY, 29 PARIS CDG → SAN FRANCISCO INTL AIRPORT SAN FRANCISCO Nuit à LOMBARD MOTOR INN SAN FRANCISCO

JULY, 30 SAN FRANCISCO Nuit à LOMBARD MOTOR INN SAN FRANCISCO

JULY, 31 SAN FRANCISCO Nuit à LOMBARD MOTOR INN SAN FRANCISCO

AUGUST, 1 SAN FRANCISCO Nuit à LOMBARD MOTOR INN SAN FRANCISCO

AUGUST, 2 SAN FRANCISCO MUIR WOODS NM SAUSALITO GOLDEN GATE RECREATION AREA Nuit à LOMBARD MOTOR INN SAN FRANCISCO

AUGUST, 3 OLD MISSION SAN JUAN BAUTISTA MONTEREY BAY AQUARIUM 17 MILES DRIVE JULIA PFEIFFER BURNS SP Nuit à COLTON INN MONTEREY

AUGUST, 4 POINT LOBOS SNR CALIFORNIA COAST Nuit à ADELAIDE INN PASO ROBLES

AUGUST, 5 SEQUOIA NP KINGS CANYON NP Nuit à GRANT GROVE CABINS KINGS CANYON NP

AUGUST, 6 KINGS CANYON NP YOSEMITE Nuit à BIG TREES YOSEMITE NP

AUGUST, 7 YOSEMITE Nuit à BIG TREES YOSEMITE NP

AUGUST, 8 YOSEMITE BODIE SHP Nuit à YOSEMITE GATEWAY MOTEL LEE VINING

AUGUST, 9 MONO LAKE TUFA SNR ALABAMA HILLS LONE PINE FILM HISTORY MUSEUM DEATH VALLEY NP Nuit à FURNACE CREEK RESORT DEATH VALLEY NP

AUGUST, 10 DEATH VALLEY NP LAS VEGAS Nuit à THE COSMOPOLITAN AT LAS VEGAS

AUGUST, 11 LAS VEGAS Nuit à THE COSMOPOLITAN AT LAS VEGAS

AUGUST, 12 VALLEY OF FIRE SP ZION NP Nuit à ZION LODGE

AUGUST, 13 ZION NP BRYCE CANYON NP Nuit à BRYCE CANYON LODGE

AUGUST, 14 BRYCE CANYON NP HORSESHOE BEND Nuit à LULU’S SLEEP EZZE MOTEL PAGE

AUGUST, 15 SECRET CANYON HUMMER ADVENTURES LAKE POWELL ANTELOPE CANYON CRUISE HORSESHOE BEND Nuit à LULU’S SLEEP EZZE MOTEL PAGE

AUGUST, 16 COYOTE BUTTES SOUTH & WHITE POCKET COMBO Nuit à LULU’S SLEEP EZZE MOTEL PAGE

AUGUST, 17 UPPER ANTELOPE CANYON MONUMENT VALLEY NTP Nuit à THE VIEW MONUMENT VALLEY NTP

AUGUST, 18 MONUMENT VALLEY NTP CANYON DE CHELLY NM Nuit à SACRED LODGE CANYON DE CHELLY NM

AUGUST, 19 PETRIFIED FOREST & PAINTED DESERT FLAGSTAFF SEDONA Nuit à BABY QUAIL INN SEDONA

AUGUST, 20 RED ROCK ATV RENTALS RESTAURANT AVEC FAMILLE SEDONA Nuit à BABY QUAIL INN SEDONA

AUGUST, 21 GRAND CANYON NP Nuit à BRIGHT ANGEL LODGE GRAND CANYON NP

AUGUST, 22 GRAND CANYON NP ROUTE 66 Nuit à RAMADA KINGMAN

AUGUST, 23 OATMAN ROUTE 66 PIONEERTOWN Nuit à RENDEZVOUS PALM SPRINGS

AUGUST, 24 JOSHUA TREE NP Nuit à WIGWAM MOTEL SAN BERNARDINO

AUGUST, 25 WARNER BROS STUDIOS HOLLYWOOD BOULEVARD BASEBALL DODGERS VS GIANTS Nuit à SIRTAJ HOTEL BEVERLY HILLS

AUGUST, 26 UNIVERSAL STUDIOS Nuit à SIRTAJ HOTEL BEVERLY HILLS

AUGUST, 27 BEVERLY HILLS MULHOLLAND DRIVE PARAMOUNT RANCH GRIFFITH OBSERVATORY Nuit à SIRTAJ HOTEL BEVERLY HILLS

AUGUST, 28 UCLA VENICE LAX → PARIS CDG

Côte Est entre Washington et Miami English translation pending
by ThierryNiort · 2016-09-09 · 13 replies
en octobre, 15 jours entre Washigton (3 nuits) et Miami (3 autres nuits) ; nous avons prévu comme programme : une halte sur Frédéricksburg (faut-il la maintenir ou privilégier plus de temps à Richmond ?) une étape à Richmond (visite guidée à vélo) avant de rejoindre les Outer Banks pour une nuit une liaison directe vers Charleston (halte possible à Wilmington) où nous passerons 2 jours pleins ensuite des sauts de puce à Savannah (1 nuit), St Augustine (1 nuit) avant de rejoindre Miami. Que pensez-vous du circuit ? Y-a-t-il à vos yeux des étapes à rajouter ou supprimer (sachant qu'on s'intéresse globalement à l'histoire et au patrimoine, peu aux parcs de loisirs) ? A vos claviers !
10 jours en famille entre New York... et Brooklyn... English translation pending
by Missnine · 2016-09-08 · 44 replies
juin 1994 premier voyage à new York en amoureux..

aout 2016 second voyage à New York en amoureux... avec 2 grands ado en sup !!

meme si l'essentiel est toujours là New-York a quand même bien changé... en bien... alors on voulait faire partager à ceux qui en rêve.. car on rêve tous un jour de NY... et bien sûr toute la famille a adoré !

pour les choses pratiques : billets réservés en avril Lyon/Madrid/new york JFK 530€ par personne logement airbnb sur Brooklyn fort greene 1600€ pour 10 nuits rez de chaussée d'un brownstone avec jardinet; moderne , pratique, super équipé, tout neuf, super calme plein de metro commerces resto: IDEAL !! on a choisi Brooklyn par choix parce qu'on en avait entendu que du bien , et je veux bien jouer les vrais touristes, mais pas que.. que je voulais rentrer le soir dans un vrai quartier avec une vraie vie, avec de vraies gens qui vivent là , loin des touristes, du bruit de Manhattan. on a adoré un vrai coup de coeur pour Brooklyn, le quartier assez upper middle class ou le bobo bio commence à etre bien présent mais encore assez mix et vivant . je recommande 100 fois !!! en plus le Brooklyn bridge park à 20mn à pied les metros à 5mn ( au moins 6 lignes qui partent sur Manhattan ) en 20mn à Union square. parfait !

arrivée à New York JFK ( douane et récupération des bagages jamais vue aussi rapide !) on a pris l'airtrain ( on a pris le pass de 10 trajets 25$ alors que l'unité c'est 5$ donc plus rentable pour 4 pour faire l' aller retour ) puis le Metro, pour Brooklyn c'est très pratique et direct. ensuite carte de metro pour une semaine à 31$.

JOUR 1 debout à 5h j'ai en le temps d'aller faire les courses chez les indiens pakistanais du quartier pour le petit dej !! on découvre le quartier, il fait bien chaud (et oui à new york en été il fait chaud... et les 3 premiers jours on a pris l'option humidité en plus, histoire de se sentir dans un hammam et d'etre poisseux toute la journée et d'adopter la coupe afro !! et honnêtement c'etait un peu dur en plus de décallage horaire mais on est à New york et on avance !!) j'avais fait un joli planning avec des couleurs et tout et tout , le premier jour on etait dejà dedans...raté !! en fait j'avais prévu un planning light pour ne pas courir d'un point à un autre mais j'avais complètement zappé le shopping... et avec 2 ado on a eu notre dose !! on a donc fait tous les magasins de sport dès qu'une paire de baskets etait en vitrine c'etait pour nous !!! mais comme les boutiques etaient climatisées on a rien dit et on a pris notre rythme... 500m, une boutique de sport...500m, une boutique de baskets... et on a appris à caller le planning!!! Donc : on est parti à pieds en direction du Brooklyn bridge park en passant par brooklyn heights: magnifique quartier résidentiel avec sublimes maisons dont les plus veinards ont la vue sur la skyline !! tellement chic ...calme cosy...on juste envie de venir vivre là et couler des jours heureux sur sa terrasse un mojito à la main face à Manhattan.... mais nous on est des touristes et on prendra juste 28 photos!! nos ados un sourire jusqu'aux oreilles !!



ensuite pose Shake shack le "mac do" branché new yorkais bobo bio fait à la demande avec son menu pour chiens à 7$ (ça se merite d'etre un chien à NY !!) MAIS abordable ET SUPER BON !!! oui oui oui on recommande !! puis DUMBO le brooklyn bridge, le Jane carousel , le point de vue de Water street... et une vue à couper le souffle, MAGIC !

traversée du pont à pied, tellement mythique !!! on en prend plein les yeux. bien sûr plein de touristes ont eu la meme idée !!.. la fin sous un soleil de plomb !



Financial district ... premiers buildings, début de notre croisade new-yorkaise la tête en l'air ! One world trade district ( il y a 22 ans on était monté en haut des tours jumelles, alors bien sur pour nous ça nous parle, ce lieu est devenu un symbole même pour nos ados. c'est vraiment bien ce qu'ils ont fait un très beau lieu de recueillement plein d'émotion et très symbolique.) on n' a pas fait le musée car trop de queue il faisait très chaud et le décalage horaire commençait à se faire sentir donc on est reparti en direction de Wall street qui franchement ressemble à un décors de cinema tellement c'est devenu sécurisé et aseptisé... et pour finir au bout de Broadway le taureaux en bronze ses cornes et ses cou.... (ça porte bonheur) à partager sur la photo avec un bus de chinois !!

on est rentré... on a fait halte au Stop and shop le supermarché en face du barclay's center.. et moi les supermarchés americains c'est mon disneyland à moi j'adore !!! on s'est de suite rendu compte que le dollar n'etait vraiment plus à notre avantage et que NY etait super cher !!! OUI la bouffe à NY est super chère !!! on etait cuit on s'est mis à la clim pour regarder dirty dancing !!

JOUR 2

Après les infos du jour entre 6 et 8h , en route en métro jusqu'à UNION Square, et là on a découvert 2 choses : le métro new yorkais c'est pas compliqué.. sauf que toutes les lignes ne fonctionnent pas le week end... et que les express ne s'arrêtent pas dans toutes les stations ( c'est un peu une évidence vu que c'est un express)... mais on comprend pas toute suite où il s'arrête.. et ne s'arrête pas... on comprend quand il ne s'arrête pas dans notre station et nous passe sous le nez ...sinon c'est assez simple. ET que le métro est climatisé ... super! genre 20 dégrés ...resuper !!!! MAIS pas les stations !!! genre 45°....moins super... donc Union square très jolie place avec petit marché bio hors de prix mais très sympa au milieu des joueurs d'échec et des écureuils. Montée au dernier étage de la boutique DSW (des chaussures !!) magnifique vue sur la place et première approche de l'EMPIRE STATE BUILDING!! il y a aussi un grand American eagles ... Flatiron Building jolie place avec des tables et chaises à dispo pour profiter de la vue et du spectacle de la rue , pour nous on a eu droit à 2 shooting photos : des enfants pour des fringues visiblement, et une Paris Hilton en tenue de soirée qui a traversé son passage piétons 14 fois !



ensuite autre spectacle à NY : les orages !! parce qu'en été ce sont de grands moments ça rafraichit mais augmente l'effet hammam !!! donc on a couru entre les gouttes, trouvé un resto et fini chez Macy's en vue d'acheter des jeans mais c'est immense mal foutu pas de vendeur, le bazar... bref on n' a rien trouvé ! comme le soleil est revenu on a rejoint la HIGH LINE..bon c'etait samedi on etait pas tout seul mais c'est vraiment un coup de coeur un havre de paix, presque calme dans la verdure on a meme trouvé un coin de pelouse pour profiter. vraiment à faire ! c'est pas très long, il faut compter une bonne heure mais une jolie balade dans un quartier en plein boom. arret au chelsea market (branché, cher plein de resto, plein de touristes, mais je voulais le faire...c'est fait !)



arrêt de la higt line dans meatpacking district (ancien quartier d'abattoirs) tout en voie de restauration super quartier branché ou il fait bon vivre et pleine mutation. West Village :quand j'en aurais marre de Brooklyn et de ma terrasse sur la skyline c'est là que je viendrais m'installer !! j'ai adoré, ma fille a adoré, on a meme trouvé une terrasse pour boire un verre, de jolies petites boutiques , l'immeuble de "Friends" (qui est tout petit en fait !!dixit les ados). il ne faut pas se voiler la face c'est un beau quartier gay friendly pour gens bien propres qui mangent bio de préférence vegan même, c'est la mode à NY... mais de jolies brownstones quartier calme de series télé. j'aurais aimé trainer 2h ici... y revenir... mais voilà je ne suis pas toute seule et la troupe en avait plein les pattes DONC on a pris la ligne D et on est rentré à brooklyn ...sa clim....ses pizzas king size...

JOUR 3 Dimanche... qui dit dimanche à NY dit gospel !!! après recherche sur differents forums, on est resté à Brooklyn dans notre quartier ou la population afro- americaine et surtout dans notre quartier est majoritaire donc nous avons fait le choix d'aller au Brooklyn Tabernacle; grosse congrégation avec site internet écrans géants et immense salle de culte. GENIAL !! 2 services nous avions choisi d'y aller à 9h (puis un à 11H) pas beaucoup de touristes 70% d'afro americains dans leur beaux habits du dimanche qui non seulement vivent la musique mais toutes les paroles du pasteur ..AMEN !! un choeur de 150 personnes d'horizons diverses une ambiance à donner envie d'aller à la messe tous les dimanches ! bien que le sermon un peu long et assez manichéen ait un peu géné mon fils , je conseille vivement , un vrai moment de partage et de grâce.

puis comme il faisait très chaud on a décidé d'aller nous mettre au frais et passer le reste de la journée sur GOVERNORS ISLAND mon coup de coeur du voyage !! une petite ile :ouest de Brooklyn, sud de Manhattan , navette toutes les heures du pier 6 de Brooklyn les week ends seulement ( 2$) et tous les jours de la pointe de Manhattan. déjà l' aménagement des berges de Brooklyn est sublime, le pier 6 tout aussi sublime avec une vue de plus à couper le souffle, on ne peut qu'apprécier encore et encore et encore ...



donc comme c'etait dimanche nous avons donc pris le bateau avec plein de familles juives orthodoxes à la recherche de frais... il faut savoir que NY est la premier ville juive au monde que près de 500000 vivent à Brooklyn en parfaite harmonie avec le reste de la population (mais bien entre eux tout de même !!) que ce sont des juifs orthodoxes très pratiquants et que nous en rencontrons assez peu en France , donc ce fut tout de même un curiosité pour nos enfants ( " en fait Raby Jacob existe ..!" ).... et donc un bon sujet culturel et religieux !!!! les femmes sont couvertes bras jambes +perruque , les hommes vetus en noir pantalon manteau chapeau, chemise blanche et meches de cheveux de chaque coté du visage, et vue la chaleur de la journée.... nous avons donc embarqué avec ces familles nombreuses dont je tiens à noter que les enfants sont très bien élevés, polis et peu bruyants.

donc Governors island ancienne ile militaire désertée oubliée qui renait de ses cendres depuis qq années , et c'est tant mieux !!! un petit bijou de verdure calme air marin, sans voiture avec de magnifiques maisons genre coloniales qui donne l'impression d'être reparti 100 ans en arrière; un havre de paix !!

à notre arrivée des food trucks en tout genre nous attendaient pour le pique nique ( dont la moitié casher bien sur !!) ... de magnifiques pelouses des arbres centenaires n'attendaient que nous ... ET LA VUE !!!

juste époustouflant.... on va bien finir par être blasé un jour quand même.... mais pas aujourd'hui !! après 200 photos on a loué des vélos, juste une arnaque sachant qu'ils les louent pour 2 heures alors qu'on fait le tour en moins d'une heure et que ça coute une fortune, il vaut mieux utiliser le système de velo en libre service fraichement installé à NY et pas cher du tout dont il y a une station sur Governors. bon à savoir ! mais cette balade est très sympa ça permet de faire tous les chemins , ce dimanche là il y avait un rassemblement de vieux combi WW... le parfait cliché pour un parfait dimanche la statue de la liberté et Manhattan en fond !! à faire et refaire !!!

au retour on a encore profité de du Brooklyn bridge park entre joueurs de basket, roller, canoé mouettes et ferry... trop beau.

JOUR 4 alors en ce lundi on s'attaque au monstre sacré de NY...tatatammm..roulement de tambour... l' EMPIRE STATE BUILDING !!! départ 8h17 de la maison ..9h on etait devant les caisses ! !il y avait tellement personne que je pensait qu'on se trompait d'entrée !! et quand je dis personne... c'est personne !!! on avait pris de lyon le pass NY explorer ou on paye en fonction du nombre d'attractions qu'on veut faire, on a choisi le pass 5 attractions (444€ à 4 quand meme !!) donc il faut bien choisir les attractions les plus chères pour que se soit rentable. 86 etages plus haut : NY à nos pieds !!! temps magnifique, vent bien frais, on oublie qu'on est à 400m !!! vue jusqu'à l'océan.. PARFAIT !!!



c'est un monstre sacré qu'il faut faire, à n'importe quelle heure de la journée c'est toujours magique !



ensuite la 5eme AVENUE nous attendant et ses boutiques toutes ses boutiques... j'adore la 5eme avenue pour moi la plus belle avenue au monde... ils ont fait le Niketown et nous Tiffany.. la boutique de la NBA... celle desYankee's....toutes ont la clim, merci !!!

Puis Grand Central .. magnifique gare et son plafond étoilé, tellement mythique et vue dans tellement de films.. vue magnifique de l'extérieur sur la Chrysler Building . on a déjeuné en sous sol dans le food court au frais. très bien je conseille.



on est resté dans le quartier visiter : le MOMA musée d'art moderne ... et toujours pas de queue au caisse... (pass) alors on a fait le choix de faire le MOMA plutôt que le MET parce qu'avec 2 grands ado il faut faire un choix culturel et que l'art moderne leur parle plus... sauf que leMOMA était en travaux (le 3etage condamné) donc moins d'oeuvres que prévu , mais des majeures quand même.. mais un peu déçue tout de même .. c'est un beau musée, on avait pris les audio guide et le jardin au milieu des building est un vrai havre de paix après avoir bien piétiné ! et on est rentré... effervescence au Barclay's center ou c'etait soirée catch... et quand on connait le gout des americains pour le catch c'etait rien que sur le trottoir un vrai spectacle qui nous a fait la soirée ! mais on est rentré regarder "hunger games" sous la clim....

JOUR 5

On des enfants... on a vu" la nuit au musée"... on va donc au musée d'histoire naturelle ! (pass) magnifique musée dans l'upper west side (metro direct pris en bas de chez nous). magnifique musée immense avec encore quelques salles vieillottes mais vraiment très chouette , je m'etais dit 2h30 ça sera déjà pas mal... c'est oublié mon fils qui a lu toutes les légendes et étiquettes on est donc resté 4H ! on aime ou pas les animaux empaillés mais rien que pour les décors peint en trompe l'oeil ça vaut le coup !! et la galerie des dinosaures !!

quand on est sorti on etait mort de faim... et grosse erreur on s'est arrété au premier food truck à la sortie du musée le long de central park... cher pas cuit ... on n'a pas été malade... c'est déjà ça !! d'ailleurs grosse déception sur les vendeurs de hot dog... ou sont passés les petits chariots de vendeurs de hot dog ( qui ne vendaient que des hot dog et des bretzel et non pas une carte qui va du burger au tacos au burritos halal...vendu par des pakistanais...) non vraiment je suis déçue ils sont ou les hot dog aux oignons confits avec du chou et de la moutarde à 2$ ??? rendez les nous !!!!! bref on est allé prendre le frais à Central Park.... c'est grand c'est beau il fait frais c'est presque calme.. on se pert un peu... on a rencontré des ecureuils.. des joggers, les chevaux, une mariée au chignon version Marge Simpsons robe meringue en converses turquoise ( le marié etait aussi en converses d'ailleurs ) , des musiciens, des filles au seins nus, des hippies devant le mémorial de john Lennon , Alice au pays de merveilles, des tas de Pokemon et beaucoup de chasseurs de Pokemon, des touristes, des embouteillages de barques, un cours de sabre laser..etc.... je crois qu'on aurait pu y passer la journée en fait !!!!

et on se retrouve devant chez Apple en haut de la 5eme... et prend la 61 avenue en direction du tramway qui est en fait un telephérique pour aller sur Roosevelt Island (gratuit le trajet avec la metrocard).



c'est super de passer entre les immeubles (ma fille qui a le vertige bien moins enchantée) puis longer le Queensboro bridge; on a trouvé ça génial. ma voisine une charmante dame qui habitait à NY depuis 32 ans ne l'avait jamais fait et a du sortir environ 35 "amazing!!!" en 5 mn de traversée!! le nord de l'ile est habité par des immeubles moches et il y avait au sud des hopitaux de quarantaine pour les malades de la varioles en destruction pour faire un beau parc arboré avec un beau point de vue. et vraiment ça vaut le détour surtout en été .. MAIS faites ce que je dis mais pas ce qu'on a fait !!! on y est allé donc en fin d'apres midi avec le soleil plombant la skyline DONC beau contre jour ... ET l'accès à la pointe le mémorial Roosevelt (encore un peu en travaux) est fermé le ...mardi !!! et nous étions mardi !! ce n'était pas indiqué sur le lonely planet ( ils foutent quoi les Guides !!) c'est peut être transitoire vu que les travaux ne sont pas finis, donc à verifier; mais ça va devenir un haut lieu pour les romantiques (y'a rien a faire ) et ceux qui en ont marre du tumulte de manhattan... donc on etait seul avec les écureuils et notre contre jour et moi au bout de ma vie, mes enfants me rassurants "c'est pas grave c'est pour qu'on revienne !!!" mais vraiment la promenade est très sympa.

mais comme on n'etait pas assez fatigués... on a fini le long du Brooklyn bridge park pour le coucher du soleil avec option skyline qui s'allume... rien que ça ca vaut le prix du voyage...



et on a enchainé avec le diner : pizzas chez juliana's pizza à Dumbo au pied du Brooklyn bridge. fondée en 2012 par Patsy Grimaldi le fondateur de la pizzeria GRIMALDI (institution de brooklyn) juste à coté , puis vendue au décès de sa femme (Juliana). mais comme il avait aussi vendu le nom... quand il a voulu remonter son affaire avec l'aide de ses enfants qq années après et il lui a donné le nom de sa femme JULIANA .. (j'ai mes indics sur Brooklyn) et donc ça fait un carton à juste titre car ce sont les meilleures pizzas de Brooklyn... de NY... du monde !!!! bien sur ça se mérite donc un peu d'attente mais ça vaut largement le coup ! une pure merveille tomate fraiche basilic frais et mozzarella qui file !!! et un prix raisonnable (NY quand même !)

JOUR 6

ALLEZ on s'attaque à l'autre monument New- Yorkais ... celui si cher à notre coeur de français... la STATUE DE LA LIBERTE !! billets pris de France (17$ par parsonne donc pas le coup avec le pass) avec bateau à 9h pas d'attente du tout. reaction collegiale "elle est petite en fait !!" bahh voui... enfin plus petite qu'on l'imagine.. en 1994 on etait monté dans la couronne... là on se limitera à la pelouse !

le ciel est bleu, la vue magnifique voilà tout est dit !

on enchaine avec la visite d'Ellis Island , et du musée de l' immigration : vraiment bien avec audio guide, instructif et presque nostalgique, bon je pense qu'il nous nous présente une version quelque peu édulcorée du rêve américain et les migrants mais c'est très bien.

retour à Batterie Park qui est franchement sympa avec le l'air et de la verdure, mais on décide d'aller déjeuner à south street Seaport à pied. c'est très joli, c'est propre, il y a un petit air marin plein de boutiques ça plait beaucoup aux touristes, moins au Lonely planet visiblement.. il y a un food court top nous on mange en terrasse chez Ambroise des sandwiches au crabe :une tuerie !! certes un peu cher mais un délice.

puis direction sous un soleil de plomb CHINATOWN. le trajet à pieds n'est pas vraiment touristiques mais on croise un tournage de film avec la star (qu'on ne connait pas) avec ses bigoudis sur la tête.. comme il faisait super chaud je pense qu'on n'a pas apprécié chinatown à sa juste valeur.. les enfants se sont trouvés TROP dans un autre monde, moi j'aime bien le coté ville dans la ville, ou tout est ecrit en chinois, on s'est perdu dans le petites rues, c'etait sympa pas trop de touristes. pas aussi bien que le chinatown de San francisco mais on ne va pas jouer les blasés snobs...

puis bien sûr on enchaine au coin d'une rue sur Little Italy....et ses touristes... mais c'est joli, sympa et bien clean... Mott street , Mulburry street .

et on enchaine avec SOHO....c'est beau c'est propre avec ses beaux immeubles ses ferroneries , ses façades avec les escaliers de secours exterieurs si NY... il y a 20 ans j'avais adoré ce quartier je me faisais un plaisir de le revoir... et bah raté... adieu les petites boutiques branchées, les galeries d'art, le côté hippie chic... tout est devenu trop chic, trop clean, trop "sex ans the city" !! Chanel Dior toutes les grandes marques françaises sont là donc pour le dépaysement on repassera, je trouve que ce quartier a perdu son âme.. dommage... west village et Greenwich c'est bien mieux ! donc on a repris Broadway ( ahhh broadway avenue et ses 22 km de shopping ..) :un hollister en face d'un immense American eagles à coté d'adidas, un Nike guère plus loin... etc..... et Zacky's ou j'ai trouvé les converses les moins cheres mais qui ferme boutique je crois..

on a fini la journée sur Washington square avec son arc de Triomphe , sa fontaine ou se baignaient des volleyeurs, un petit groupe de musique avec un super saxo, une fille en string (juste en string... il faisait très chaud à sa décharge...) qui vivait la musique... on est à NY et ça ne gêne personne ... en France essayer de mettre les pieds dans la fontaine de la Concorde et vous verrez.. on a fait une petite halte par hasard devant la célèbre "CAGE" ou se jouait bien sur un petit match de basket, à l'amical..en plein NY !

JOUR 7

GRASSE mat' !!!! petit dej Bagels au Bagels delight à coté de la maison... bon on n'a rien compris au fonctionnement de la carte mais c'était très bon et super pas cher. puis en route pour l INTREPID ( intrepid sea air & space museum) pier 86 sur l'Hudson river au niveau d' Hell's kitchen ; autre quartier en plein boom que j'ai découvert et qui m'a beaucoup plu, si je devais loger sur Manhattan je crois que je choisirai un petit appart dans le coin.

donc le musée est un immense porte avion qui a servi seulement pendant 17 ans dans les années 60 audio guide très intéressant et instructif (bien qu'un peu brouillon ) et anciens navigants et marines présents pour tout expliquer sur leur vie à bord, vraiment bien. on a croisé des avions mythiques et même le Concorde. et visite aussi d'un sous marin (le seul endroit ou l'on a fait la queue). un très bon moment .



Time square... et de jour c'est déjà qq chose !! cri du coeur de ma fille: "ça c'est New-York !" et on aimerait juste faire abstraction des milliers d'autres touristes !! alors... on va juste essayer de ne pas se perdre, hein?? !! alors dans mon beau planning je voulais faire top of the rock du Rockfeller Center au coucher du soleil et voir l' Empire state building s'embraser, le must du cliché.... bahh non il s'est mis à pleuvoir !!! et pas qu'un peu... donc on a fait les boutiques m&m's et Cie de Time square avec tous les autres touristes... ami agoraphobe welcome!!! il s'est arreté de pleuvoir mais les nuages sont bien restés donc on s'est baladé; on est allé à Columbus circle puis diner chez virgil's real barbecue, bien noté sur tripadvisor, un bon resto ricain avec ribs, Tbones steack..et des macaronis au fromages.. et du coca au litre... et les écrans de sport... super !

on a donc refait Time Square by night (sinon c'est pas drôle..)entre les écrans geants, les chevaux, les filles à poils, les touristes, le bruit, un parfait échantillon de tout ce que le monde offre de pire et de meilleur ( bien que pour le meilleur il faut être super positif...) mais les enfants ont adoré et rien que pour ça ça valait le coup... ça doit etre une question de d'âge...



puis en route pour le Rockfeller center pour monter au TOP OF THE ROCK by night ( on prend les billets et il nous donne une tranche horaire, c'est très bien fait pour ne pas faire la queue des heures, nous c'etait 22h) ascenseur vitré histoire de bien mettre en condition.. ma fille a eu le vertige (elle n'a du tout aimé!! ) , mon fils limite.... de nuit là haut, en extérieur, c'est vraiment grisant ! cependant grande question de tous les touristes en preparation de leur voyage à NY (moi la premiere) faut il faire TOP of the rock de jour ou de nuit, l'ESB de jour ou de nuit.....??? on fait parfois un peu comme on peut en fonction de la météo du monde.... l'Empire super le matin c'etait top si le temps est dégagé... ou viser la fin de journée ... en fait il faut surtout eviter la brume de chaleur qui plombe toute les couleurs... donc eviter le soleil au zenith qq soit le point de vue... après tout est beau quand on est sur le toit de NY !

alors oui on a une très belle vue , surtout sur l' Empire state building iluminé, mais vraiment je préfère les vues de jour... et même plus: les vues de jour du sol.... ce sont celles qui m'ont provoqué les plus belles émotions. tous les points de vue de la skyline de NY sont tous tellement impressionnants, ces building les pieds dans l'eau.... bref, c'est vraiment à faire et je crois que j'aurais adoré au coucher du soleil, MAIS...... il faut bien revenir pour qq chose !!!



JOUR 8

aujourd'hui on reste à Brooklyn !! matinée shopping : tout est à Brooklyn : baskets, american eagles (ou toute la boutique etait entre - 40 et -60 %), Gap, aeropostale etc, et je passe les boutiques bling de rappeurs comme Jay's !!! shopping indécent ou on n'aura pas assez de nos 8 bras pour tout porter !! dej chez IHOP et ses pancakes..

puis on file vers le sud de Brooklyn en direction de Park Slope très prisé des bobo new yorkais , des français qui vivent outre atlantique Prospect park :the place to be. on comprend car c'est très chouette, branché mais calme, jolies maisons, jolies boutiques , resto bio, beau parc, pas encore trop aseptisé , un endroit ou il fait bon vivre et déjà hors de prix !! à approfondir quand il fera moins chaud !! on prend donc le Metro pour filer à Coney island ..SE BAIGNER !!! Coney island .. comment dire... on aime ...ou pas.... si on est positif on trouve ça pittoresque , américain à souhait , sympathique voir fun... si on est négatif on se dit de suite que ça craint un peu et que le soir ça ne me tenterai que moyennement.... moi j'ai bien aimé , la promenade en bois est très chouette , le sable est blanc, la mer est bonne (pas bien limpide quand même) pas trop de monde un très bon moment quand on veut s'échapper du tumultueux Manhattan. quand on a plus de temps et qu'on veut éviter le coté Amérique profonde populaire et rester dans le jeune beau et branché new yorkais, la jeunesse prend donc le métro pendant 1h et file plus au nord sur Long Island vers JFK les belles plages sauvages de Rockaway beach dans le Queens. ça à l'air très bien mais il faut avoir plus de temps, mais on peu y aller en métro.

on est rentré , rafraichis , prendre notre pizza chez "not ray's pizza"... un peu débordé en ce samedi soir !

JOUR 9

encore Brooklyn !!! le fleamarket de Fort greene... puis à pied jusqu'à WILLIAMSBURG.... on remonte donc Lafayette ave assez chic, belles maisons, très résidentiel, très chouette mais pas de métro... puis on rejoint Lee Avenue et le quartier juif orthodoxe . alors le samedi comme c'est Shabbat, c'est un peu mort , peu de monde dans les rues et magasins fermés, donc mauvaise pioche !! mais on peu se faire une bonne idée tout est écrit en hebreux, on a croisé des hommes en route pour la synagogue avec toque en fourrure etc.. et bus scolaires bien garés par dizaines pour les emmener travailler sur Manhattan .. les autres jours... alors à voir, si on etait venu un autre jour on aurait peut être eu l'impression de jouer les voyeurs... en tout cas un autre monde... puis au détour d'une rue on arrive sur Bedford avenue , welcome in Williamsburg nouveau quartier hipster bobo branché de Brooklyn ! le jour et la nuit entre les 2 quartiers... vive NY !! quartier top ! jolies maisons, petites boutiques (Apple viens d'installer un grand Apple store c'est dire que le quartier prend de l'essor, donc va t il rester aussi charmant et cool... à voir). pour l'instant c'est super branché , du street art à tous les coins de rues . on adore !



on se promène dans tout le quartier mais en ratant surement des tas de trucs , pleins d'entrepots en pleine mutation. on a l'impression de toucher un peu plus le vrai NY. on a rendez vous au Smorgasburg de williamsburg qui se trouve tous les samedis de 10h à 17h au Park de l'east river



voilà tout est dit sur le point de vue (et un de plus !!!)

alors Smorgasburg, concept new yorkais en vogue qui se développe ailleurs aux USA. sorte de grand marché de bouffe en tout genre! une cinquantaines de petites échoppes: du cookie au smoothie, du burger vegan au tacos bio à la brochette de kangourou, tout est bio et homemade !! on pioche à droite à gauche , prix modique, très sympa , jeune et branché dans le parc à la vue de folie... mais comme on est en Amerique tout est bien cadré: une seule entrée , distributeur de billets bien placé et pour ceux qui veulent boire une biere bien fraiche comme le souhaiterait chaque bon français un jour de canicule, il faut avoir 21 ans pour accéder au parc de buveurs d'alcool ( genre parc à chiens, faut être honnête !!) . mais bon nobody's perfect.... mais on se sent tellement à NY ...non Brooklyn, loin du circuit des touristes ... et c'est bien....

donc Williamsburg , (et je pense vraiment qu'il faut pousser jusqu' à Greenpoint plus au nord donc on reviendra...) c'est top mais question transport c'est naze... une seule ligne, la L qui traverse jusqu'à Union square. sinon tu marches ou tu décriptes le réseau bus, si tu trouves un arrêt......

donc pour nos dernières heures on ira sur les traces de Marilyn Monroe dans sa robe blanche et sa grille de métro (souhait de ma fille )..angle 52 east et lexington Ave... mais depuis que Marilyn a montré sa culotte à la terre entière le quartier a été entièrement refait jusqu'aux trottoirs je crois et donc il faut beaucoup d'imagination... même pas une petite plaque commémorative, rien , que dal.... aucun respect !!! donc si vous avez les mêmes envies que ma fille :oubliez... chassez plutot le pokémon !! mais un wallgreen donc on est allé acheter de l'aspirine pour toute la famille comme cadeau souvenir !

et on est rentré en passant par Union faire du shopping et faire nos bagages...

JOUR 10

encore qq heures.... passons les au brooklyn bridge parc et sa sublime promenade encore et toujours... à pied par les beaux quartiers.... dernières photos... au retour arrêt au Shake Shack ( vraiment excellents !!) pour un dernier burger bio, entourés et Beyoncé(s) branchées , de familles sortant de la messes toutes endimanchées, de filles au cheveux bleus, de maman bobo qui allaitent... ohhh comme ça va me manquer toute cette mixité si riche à new-York, cette liberté, cette énergie....

donc après 152 km de bitume new-yorkais plus tard avalés par nos petits pieds, on a fermé les valises , pris le metro... l'airtrain.... et on est rentré .... parce qu'il faut bien un jour....



on s' était dit on reviendra... c'est fait.... la Big Apple a bien changé... en bien... reflet de Sinatra et d' Alicia keys , une vraie ville peut etre pas tout à fait l'Amerique mais tellement envoutante, libre et magique que bien sur on reviendra... encore ....
Quel matériel photographique apporter en Inde English translation pending
by Lagardem · 2016-09-02 · 35 replies
Je pars en Inde 30 jours avec un groupe de 13 personnes et je dois limiter mes bagages. Quelle lentille de bonne qualité devrais-je choisir ? J'ai un reflex Canon 60D. Quel type de trépied pour ne pas trop encombrer?
De la Nouvelle-Orléans à Chicago English translation pending
by Chrisjodana · 2016-09-01 · 122 replies
Bonjour à vous tous,

Je me lance dans mon premier récit de voyage ici pour vous faire partager notre expérience mais aussi pour vous mettre l’eau à la bouche car nous avons vécu des moments inoubliables.

Avant toute chose, je remercie à nouveau, notre ami Jean (du Nord 😉) pour ses précieux conseils et son aide à la finalisation de certains détails ainsi que les autres forumeurs du site qui grâce à leur récits, ont contribué à l’élaboration de mon planning Notre trip débute à la Nouvelle Orléans le 20 avril et se termine à Chicago le 14 mai 2016. Je vous laisse découvrir les diverses étapes au fur et à mesure de mon récit.

Petite précision, entre la prise des billets d’avion et la finalisation complète des détails, résa des logements (airbnb, hôtels et les différentes attractions réservables en ligne) j’ai mis environ 5 mois pour boucler le tout.

Commençons donc par le côté logistique du voyage :

Nous avons pris les billets d’avion par AA le 30 octobre 2015 (Paris-NOLA avec un transit à Dallas et un Chicago-Boston-Paris au retour) pour un budget de 1900 € environ (surtout majoré par des taxes et frais du transporteur 🙁)

Un petit mail la veille du départ nous alerte que l’avion aura 1 h de retard, puis dans la nuit, nous recevrons 2 autres mails de AA nous indiquant une nouvelle heure de retard à chaque fois, ce qui nous donne un retard cumulé au décollage de 3 h dû à des très fortes pluies à Dallas, empêchant tout décollage ou atterrissage…

ce retard au décollage nous fera, évidemment, rater la correspondance pour NOLA -prévu à la base, 3 h après l’heure d’arrivée à Dallas-…. 😠 grrr !

Concernant l’avion en lui-même, il s’agit d’un Boeing 777-200 pas de toute jeunesse, mais il a quand même des sièges inclinables 😉 et un petit écran individuel sur le siège devant nous.

Rien à redire concernant le personnel au sol ou en vol : très aimable et souriant - le repas servi est tout à fait convenable et nous avons même plusieurs collations (glaces, boissons, crackers..) – petit bémol (à toutes fins utiles pour de futurs utilisateurs) concernant la filmographie en français ( 2 films en tout…)

Mais, avec le roadbook à réviser, il y avait de quoi nous occuper, donc pas de souci de ce côté-là.

A l’arrivée à Dallas, nous devons récupérer nos valises (si, si !) pour les réenregistrer via NOLA – le préposé de AA est ahuri et ne comprend pas pourquoi on nous a donné de telles consignes puisque les bagages étaient enregistrés jusqu’à la destination finale…. ceci dit, heureusement que l’on nous avait prévenus à Paris, car nous serions arrivés à NOLA, sans nous en préoccuper.

Nous arrivons à NOLA vers 23 h 35 et c’est au pas de course (après environ 27 h de transit sans vraiment fermer les yeux) que je me dirige vers le comptoir DOLLAR chez qui nous avions réservé notre véhicule. ( précision : le comptoir fermait à minuit – le bon de sortie du véhicule est imprimé à 23 h 49 ! il était temps, sinon nous devions revenir le lendemain, ce qui nous aurait perdre une bonne partie de la matinée – ouf ! c’est tjs ça de gagné 😊

Mon mari pendant ce temps là, s’occupe de récupérer (une fois de plus) nos bagages arrivés à bon port, mais une des valises a bien été endommagée (cf photo)



Chez Dollar, il n’y a personne, mais la voisine de comptoir « Thrifty’s» me fait signe de venir auprès d’elle et c’est elle qui gèrera ma réservation, tout d’abord avec le sourire, mais lorsqu’elle s’aperçoit que je ne prendrai pas de surplus d’assurance, de surclassement ou de gadgets (gps, badge pour télépéage, assurance crevaison) son comportement est moins agréable pour ne pas dire, irrascible.

Concernant la réservation du véhicule, J’étais passée par RENTALCARS (pour la seconde fois puisque notre 1ère expérience s’était super bien passée)

Anecdote concernant RENTALCARS :

moins de 8 jours avant notre départ, j’ai fait le point avec RENTALCARS pour vérifier qu’il ne manque rien au niveau des options et assurances souscrites, et la bonne surprise ce jour là, était que le commercial, agissant de sa propre initiative, se propose de vérifier s’il ne pouvait pas « trouver moins cher » une location en tous points similaires. Et par je ne sais quel miracle, il nous a trouvé un contrat pour 50 € de moins au titre du DROP OFF (250 € au lieu de 300 €) et de 86 € de réduction sur les 25 jours de location (passant de 746 à 659,31 €) ce qui à mon avis, n’est pas excessif vu la qualité de la voiture (une CHEVROLET MALIBU qui n’avait que 2000 miles au compteur et qui sentait encore le cuir neuf 🙂 (le deal de départ était : Mitsubishi galant ou similaire on a bien évidemment préféré « le similaire » puisqu’on nous l’a gentiment proposé 😉 )

Il y aura bien évidemment un petit couac au retour, pour des frais supplémentaires facturés par le loueur, mais après une réclamation auprès de Rentalcars, ces derniers ont procédé à leur remboursement 😉

Nous récupérons donc notre petit joujou nous branchons « notre » GPS TOMTOM tout neuf, et filons en direction de notre Airbnb très bien situé par rapport au centre ville de NOLA…..mais ça restera le seul point positif de ce logement 🤪 car l’état du logement laisse à désirer et dès l’entrée, une forte odeur de moisi nous interpelle.

Mais, vu notre état de fatigue, nous n’avons qu’une envie : nous coucher ! ce d’autant, que quelques heures plus tard, nous avons RV pour une visite guidée du French Quarter de NOLA (cf plus loin)

Après une bonne nuit de sommeil, nous émergeons à NOLA, prêts à débuter notre roadtrip 🙂

Anecdote concernant notre Airbnb (The Green Room, Iberville St à NOLA) : un rapide tour dans le logement et nous nous apercevons que celui-ci n’a pas vu de balai ni de chiffon depuis belle lurette – mieux encore : le frigo dégueulasse, regorge de denrées laissées là par de précédents voyageurs, le marc de café est moisi dans la cafetière et le dernier café qui a dû y couler, est resté dans la verseuse

🤪 Un petit rappel à l’ordre par SMS aux propriétaires (un jeune couple qui ne fait visiblement qu’encaisser les loyers de son « hangar ») et nous nous apercevons le soir, qu’un aspirateur a dû faire une légère apparition pendant notre absence. Le frigo quant à lui est toujours aussi crasseux et les denrées périmées n’ont pas été jetées…. Il va s’en dire que nous ne prenons aucun repas dans ce lieu.

le pire, selon nous, sera le 2ème (et heureusement, dernier soir) lorsque nous apercevons des cafards dans la Salle De Bains (qui au passage, ne correspond en rien aux photos publiées sur AIRBNB).



J’envoie immédiatement un SMS au propriétaire qui me répond « que les petites bêtes ne mangent pas les grandes » !!! qu’à NOLA, c’était monnaie courante et qu’il fallait « vivre avec » !! mouais..

Mon commentaire sur AIRBNB a été à la hauteur de l’état des lieux (et de la réponse indigne d’un propriétaire quant à la présence de cafards) ; j’espère qu’il fera « courir » les éventuelles personnes intéressées par ce bouis bouis, vers d’autres destinations, loin des « bêbêtes » et de la crasse. (Crasse + humidité = cafards….)

Ceci dit, nous n’en sommes pas à notre dernière anecdote 😊 …

Rentrons à présent dans le vif du sujet :

3 minutes à pieds de notre logement nous séparent de la ligne de tram 47 sur Canal street en direction du centre ville.

Notre première exclamation en voyant NOLA de jour, a été « WOUAH » et c’est avec plein d’entrain que nous sautons dans le tram, ce d’autant qu’il fait un soleil radieux : tout est réuni pour passer une belle journée.

Tout en dépliant le plan de NOLA, nous prenons place à côté d’une charmante dame d’un certain âge. Celle-ci nous aborde en français et se propose de nous aider pour trouver notre arrêt le plus proche du lieu de RV. Nous nous arrêtons au niveau de Royal St à peine 15 min plus tard, tout comme la charmante dame.

Quelques gentillesses seront encore échangées et nous prenons congé.

Décidément, notre 1ère impression se confirme par 1 second WOUAH ! je me sens superbement bien, mais n’ai pas l’impression de me trouver aux Etats Unis puis un 3ème WOUAH lorsque nous pénétrons dans le « quartier français » séparé par Canal street du quartier « américain » qui lui, me fera l’effet d’un « OH NON… 🤪 » mais uniquement au retour de la visite parce que je n’avais pas eu l’idée de me retourner en sortant du tram, mes yeux étant irrémédiablement attirés par le quartier français.

nous déambulons dans les rues adjacentes en attendant l’heure de RV elles sont comme on les imagine et telles qu’on les voit en photos, sauf que là, c’est moi qui prend les photos 😇





9 h 45 : Paul, notre guide (fondateur et éditeur du MONDE CREOLE) nous accueille et nous distribue de la documentation qui servira de base à la visite et qui s’appuie sur un arbre généalogique d’un jeune ardéchois. Je ne saurais que vous conseiller cette visite qui à mon sens, est une très bonne approche de NOLA, surtout pour 1 premier jour. Je vous laisse découvrir mon avis déposé sur Tripadvisor (www.tripadvisor.fr/...leans_Louisiana.html



l’après midi sera consacré à la visite du Garden District en profitant, de long en large du Tramway nommé désir 🙂

retour vers Bourbon Street et déambulation dans toutes les rues adjacentes

decatur street bien plus jolie que bourbon



riverfront : bâteau à aube sur le riverfront

en fin d’après midi, nous nous dirigeons vers LE SNUG HARBOR où nous avons pu réserver pour un concert du soir. (UPTOWN JAZZ ORCHESTRA (dirigé par Terence Taplin) un régal pour les yeux et les oreilles !

Trois semaines en Corée English translation pending
by Gordrash · 2016-08-26 · 71 replies
Bonjour à toutes et à tous. Je vais ici commencer mon carnet de voyage en Corée du sud, où nous avons passé, moi, ma femme Magali et notre fille Romane, nos vacances d'été 2016. De bien belles vacances encore une fois. Ceci n'engage que moi, vous vous en douterez.

Comme les années précédentes, les préparatifs ont débutés tôt dans l'année et quand nous arrivons sur place, tout les hébergements sont déjà réservés ainsi que la location de voiture que nous utiliserons durant près de deux semaine.

Pourquoi avons nous choisis la Corée du sud ? Et bien pour commencer, parce que l'Asie exerce sur moi une attirance magnétique. Et nous sommes tombés dernièrement dans le piège de "la vague coréenne", de ses dramas, son cinéma, sa pop joyeuse et acidulée et de tout le dynamisme qu'il leur a fallu déployer depuis 50 ans pour sortir du cycle infernal de la pauvreté et se hisser parmi les premiers pays développés au monde. Pour toutes ces raisons et surement d'autres, nous avons choisis cette belle destination.

Une fois les billets d'avion achetés, nous ne pouvons plus faire demi-tour et les locations d'hébergements s’égrènent dans les mois qui suivent. Nous finirons avec cinq points de chute inégalement répartis sur le territoire, comme vous pourrez le constater sur la capture d'écran que j'ai réalisé. Pour nous rendre de l'un à l'autre nous utiliserons la voiture de location. Le trajet a vaguement la forme d'un "8".
Dans l’Ouest, y aurait-il des parcs qui ont la cote et d’autres moins (ou plus, ou pas encore…)? English translation pending
by VallM17 · 2016-08-24 · 165 replies
L’objectif de notre troisième voyage dans l’ouest des USA était de découvrir un Etat que nous ne connaissions pas - le Nouveau-Mexique – et de retourner à Moab car on adore et qu’il nous restait quelques endroits à explorer par-là. Comme d’hab, j’ai glané pas mal d’informations sur ce forum et je remercie tous ceux qui ont bien voulu répondre à mes questions durant la préparation du circuit que voici :

J1 – Arrivée à Denver en soirée (nuit au Baymont Inn Denver airport) J2 – Garden of the Gods et Great Sand Dunes (nuit au Great Sand Dunes Lodge) J3 – Taos Pueblo et Taos (nuit au Inn of the Governors à Santa Fe) J4 – Bandelier national monument (nuit à Santa Fe) J5 – Kasha Katuwe Tent Rocks (nuit à Santa Fe) J6 – White Sands national monument (nuit au Magnuson hotel à Alamogordo) J7 – White Sands et Albuquerque old town (nuit à l’Econo Lodge old town) J8 – Canyon de Chelly (nuit à l’Holiday Inn à Chinle) J9 – Monument Valley (nuit au Hat Rock Inn à Mexican Hat) J10 – Natural Bridges national monument (nuit au Inn at the canyons à Monticello) J11 – Moab - Negro Bill canyon (nuit à l’Holiday Inn à Moab) J12 – Arches, Canyonlands, Shafer Trail et Potash road (nuit à l’Holiday Inn à Moab) J13 – Fisher Towers et Colorado national monument (nuit au Clarion Inn à Grand Junction) J14 – Shopping à Silverthorne et retour à Denver (nuit au Baymont Inn Denver airport) J15 – vol retour

Nous sommes partis mi-juillet avec nos enfants, âgés de 11 et 13 ans. Eux aussi on attrapé le virus et ne se font jamais prier pour un petit voyage dans l’ouest 😇

Comme j’ai changé de boulot en début d’année, je n’étais pas certaine d’avoir des vacances cet été. Finalement, 15 jours m’ont été accordés. La décision de partir a donc été prise seulement en avril, ce qui fait que nous avons acheté nos billets d’avion assez tardivement par-rapport aux autres fois. Et je n’ai jamais payé aussi cher ! Un conseil : pour l’été, achetez vos billets avant le mois de janvier. Après, il y a de fortes chances pour que les prix grimpent.

Je ne vais pas vous faire un carnet détaillé jour par jour. Il y en a tant sur ce forum, tous aussi intéressants les uns que les autres. Et puis le blog que je tiens au quotidien quand nous sommes en voyage remplit cette fonction… je crois. Je vais juste vous donner nos impressions pour chaque parc visité, nos coups de cœur et aussi nos coups de gueule (mais il n'y en a pas beaucoup, je vous rassure).

Et ça commence maintenant, avec un départ tout en douceur, sans accroc ni mauvaise surprise, contrairement aux derniers carnets que j’ai pu lire (elles se reconnaitront !) 😛.

Ah si ! Une mauvaise surprise de taille pour les enfants : American Airlines nous a fait embarquer dans un avion sans écrans individuels. Aïe, aïe, aïe !!! Léo, révolté : « non mais c’est une blague ??? Vous avez vraiment payé pour ça ? ». Axel, incrédule : « c’est quoi cet avion d’autrefois ? Mais qu’est-ce qu’on va faire pendant 9 heures ? ». Moi je m’en fiche, j’ai un nombre de vies illimité pendant 6 heures sur Candy Crush 😎 et ce qui m’importe, c’est que l’avion soit en bon état et nous mène sains et sauf à Chicago où nous faisons escale.

J’ai quand même un reproche à faire à AA : malgré l’enregistrement en ligne, impossible d’avoir des places côte à côte. Comme sur les vols low cost, il faut payer un supplément pour cela. Or AA n’est pas une compagnie low cost (si ?) et il a fallu que j’insiste lourdement pour qu’on nous place au moins 2 par 2. C’est quand même plus sympa sur un vol long courrier ! Et puis ça ne se fait pas de confier ses enfants à des inconnus !

A part ça, le vol s'est déroulé sans souci. Pas de turbulences, pas de retard, pas de faux atterrissage (l'an dernier à Calgary, l'avion a frôlé la piste puis le pilote a remis les gaz car il ne le sentait pas 😮 🏴‍☠️). Chez Alamo tout s'est bien passé aussi ; nous n'avons pas eu le choix puisqu'il n'y avait qu'un seul modèle dans notre catégorie mais ce Chevrolet Traverse nous convenait, donc ok.

Dans le prochain post, j’attaque le compte-rendu parc par parc. De ceux qui ont la cote et sont plébiscités par des hordes de touristes à ceux qui, bizarrement ou exceptionnellement, étaient quasi déserts.
De Seattle à Los Angeles: carnet d'un voyage en famille le long du Pacifique (ou presque), été 2016 English translation pending
by Lena38 · 2016-08-22 · 234 replies
Allez je me lance dans la rédaction du carnet de nos vacances ! En préambule, je voudrais remercier tous ceux sur ce forum qui m'ont aidée à préparer ce voyage et qui ont si gentiment et patiemment répondu à toutes les questions que je me posais pendant son organisation ! C'est grâce à eux que ce périple a été une réussite ! Petite présentation des voyageurs d'abord : De droite à gauche, entre Bob le minion et Gru : P. mon mari, L. 15 ans, M. 17 ans (si si, la petite tête au chapeau tout derrière !), T. 12 ans et moi ! Nous souhaitions faire un grand voyage aux Etats-Unis avec nos enfants et j'imaginais que cela se ferait plutôt à l'été 2017, lorsque nous aurions enfin fini de rembourser notre maison. Mais à l'automne dernier, nous avons réalisé que notre fille allait passer le bac en 2017, puis enchaînerait sur des études et que donc l'été 2016 serait certainement le dernier où cela serait facile d'organiser des vacances en famille au complet. Alors zou, on casse la tirelire et à nous les Usa ! La décision du grand voyage prise, il a fallu déterminer le parcours. J'avais le vieux rêve de descendre le long du Pacifique par la route 101/1, les enfants voulaient voir Seattle pour la Space Needle (à force de la voir en fond d'écran sur leur ordi 😏) et pour se rendre sur les terres de leur chanteur préféré, Macklemore, ils souhaitaient aller à San Francisco parce que San Francisco et à Los Angeles pour les studios Universal, et mon mari, accommodant comme toujours était d'accord pour tout. De plus, une de nos belles-soeurs vit à Los Angeles et cela nous donnait enfin une occasion de lui rendre visite. Le trajet était trouvé !

Voici au jour le jour nos nuitées : - Du 11/07 au 14/07 Seattle - 14/07 - 15/07 Port Angeles - 15/07 - 17/07 La Push - 17/07 - 19/07 Ilwaco - 19/07 - 21/07 Portland - 21/07 - 23/07 Bend - 23/07 - 24/07 White city - 24/07 - 25/07 Eureka - 25/07 - 26/07 Mendocino - 26/07 - 29/07 San Francisco - 29/07 - 31/07 Pacific Grove (Monterey) - 31/07 - 01/08 Morro Bay - 01/08 - 02/08 Santa Barbara - 02/08 - 04/08 Los Angeles

Nous sommes rentrés depuis un peu plus de quinze jours maintenant, et je vis encore ce voyage. J'essaie de faire un bilan, de définir ce qui m'a le plus étonnée, le plus marquée, et c'est difficile parce que tout se bouscule dans ma tête et que nous avons vécu tant de chose pendant ces 24 jours ! J'espère que raconter au jour le jour ce voyage en reprenant les notes prises chaque soir va m'aider à faire le tri... En tout cas, nous avons fait un séjour inoubliable, tous les jours l'un d'entre nous y fait référence... et j'ai déjà envie de repartir ! Pour ce qui est de la logistique et de l'organisation matérielle : - billets d'avion pris chez Air France en novembre. Vols multidestinations Paris-Seattle et Los Angeles-Paris, opérés à l'aller par Delta Airlines et au retour par Air France. 6500 euros pour nous 5 (4 prix adultes et 1 jeune), j'ai privilégié les vols directs. Les vols se sont bien passés, malgré du retard au départ à chaque fois. - voiture réservée en janvier chez Alamo. Catégorie Dodge Gran Caravan. Grâce à un lien donné par un forumeur (je suis désolée, je ne sais plus qui exactement, en tout cas merci infiniment encore !), j'obtiens une réduction de 10 %, le conducteur additionnel gratuit et la possibilité de rendre le réservoir d'essence vide. Nous aurons une Toyota Sienna, parfaite pour nous 5 et nos 5 valises. - nuits en hôtels uniquement, quasiment tous réservés via booking.com. Aucun souci concernant les réservations. A 5 personnes nécessitant un couchage adulte, j'ai dû la plupart du temps réserver deux chambres séparées. Il y a également eu des fois où nous étions dans un seul logement, avec deux chambres et parfois une cuisine. - repas pris le plus souvent sous forme de pique-nique le midi et au restaurant le soir. Restaurants souvent fast-food, nous ne sommes pas de grands gastronomes, et nos 3 ados étaient ravis de toute façon. T. s'est même lancé le challenge de manger le plus de hamburgers possibles pendant le séjour, et est arrivé à 13 ! La plupart des petits déjeuners ont été pris à l'hôtel. - les billets pour la majorité des attractions prévues ont été pris à l'avance, pour bénéficier de prix intéressants (Universal studios à 85 $) et de places disponibles (Alcatraz). Ils avaient été offert comme cadeaux de Noël en avance aux enfants par leurs grands-parents. Pour ceux que ça intéresserait, au total ce voyage nous a coûté presque 18000 euros pour nous 5.

Dans le prochain message, notre arrivée à Seattle ! (ici )

On part en vadrouille en Birmanie! English translation pending
by Bibouns51 · 2016-08-22 · 85 replies
Jour 1 (14 février) - Joyeuse Saint-Valentin !

Ma chère bachelorette, cette année, pour la Saint Valentin, je vais te sortir le grand jeu ! Je vais t’emmener dans un restaurant digne de ton standing... Mais non, pourquoi veux-tu toujours aller au Flunch, tu mérites mieux que ça, quand même !?!… Et tu n’auras pas non plus droit à une petite auberge de campagne… Ni même à un resto branché du centre-ville… Non, cette année, je me suis surpassé pour marquer cet événement d’une pierre jaune ! Au menu de la Saint Valentin, ce sera plateau repas made in Ukraine Airlines ! Original, n’est-ce pas ? Et devine quoi ?... Un vol est même compris dans le prix du repas ! Du coup, on en profitera pour rester les trois prochaines semaines là où le commandant de bord décidera de nous parachuter… Je viens de m’entretenir avec lui et attention… roulement de tambourin… ce sera en Birmanie !!! « Alors là, non ! Y en a marre de chez marre de payer des rançons pour des gens comme vous qui voyagent dans des pays qui craignent !… Qu’est-ce que vous allez faire dans ce pays totalitaire, encore ? Tu vas peut-être me dire que c'est pour ses régions encore interdites aux étrangers ? Ou alors pour son conflit tribal ? A moins que ce ne soit pour vivre aux côtés de sa population, une des plus pauvres au monde ? »

Je savais que je n’pouvais pas compter sur toi, lâcheur !… Une personne censée et intelligente m’aurait plutôt dit, la Birmanie, pourquoi pas ??? Déjà, l'Asie est le terrain de jeu idéal en cette ère glaciaire de février. Ensuite, les carnets de route que je me suis injecté depuis plusieurs années en intraveineuse m’ont contraint et forcé à inscrire cette destination sur ma sacrosainte longue liste de souhaits de voyage. Enfin, les yeux pétillants de nos routards d’amis Jérôme et Chloé à l'évocation de leur voyage là-bas ont fait le reste, c’est-à-dire faire gagner au classement les nombreuses et précieuses places à la Birmanie afin qu’elle arrive touuuuut là-haut, en tête de cette liste ! Et puis un repas de Saint Valentin chez Ukraine Airlines à mille sept cents euros pour quatre, ça ne pouvait pas se refuser ! Donc le Myanmar, je valide !

« Alors là, je ne comprends plus rien à ton histoire à dormir debout ! Il y a encore deux minutes, tu disais que c’était en Birmanie que vous partiez, non ? » Ben oui, première info pour toi, la Birmanie est au Myanmar ce qu’est le Ceylan pour le Sri Lanka... Ok, vus tes yeux tout estomaqués, je pense que ma métaphore n’a pas abouti au résultat escompté… Et la Gaule pour la France, tu comprends mieux comme ça ?... En fait, le Myanmar est le nouveau sobriquet de la Birmanie depuis 1989, date à laquelle la junte militaire en place a décidé de rebaptiser le pays pour cause de… Ah non, en fait, ils n’avaient pas vraiment de raison… Mais bon, au final, doit-on dire « Birmanie » ou « Myanmar » ? La célèbre Aung San Suu Kyi a déclaré à ce sujet : « Les militaires ont rebaptisé le pays contre la volonté du peuple, nous continuerons pour notre part à l'appeler Birmanie et nous ne reviendrons pas sur cette décision ». Sauf que comme tu le sais peut-être, la junte a enfermé Aung San Suu Kyi de nombreuses années à cause de son opposition au pouvoir. Du coup, dans ce carnet, j’emploierai les deux termes simplement pour m’éviter des répétitions, mais sur place, fais ce qu’il te plait, mais moi, ce sera Myanmar pour éviter de finir le séjour en taule !

Bon, lorsque tu m’as interrompu, je disais donc que le Myanmar, je valide ! Et plutôt mille fois qu’une ! Donc si tu as d’autres questions, n’hésite pas… : « Quand aura lieu votre petite sauterie ? - En février, mais ça, je l’ai déjà dit ! - Avec qui ? - On prend les mêmes zigotos et on r’commence, soit les personnes à peu près normales que voici : Anna la chieuse (ma fille de 8 ans), Sasha la chieuse (ma seconde fille de 5 ans), Sandrine la chieuse (ma femme), et moi, le tour-opérateur de A comme « Aéroport » jusqu’à Z comme « Z’était drôlement bien ! » Enfin, ça, c’est c’que j’espère… - Où ? - La boucle classique, Mandalay, Bagan, Inle, Rangoon et deux trois aventures par-ci par-là dans des coins moins fréquentés. Mais ça, on aura l’occasion d’en reparler un peu plus tard... - En combien de temps ? - Seulement trois semaines… - Pourquoi dis-tu « seulement trois semaines » ? - Ben à ton avis ?... Parce que Herr Colonel Sandrine n’a pas voulu plus, pardi !!! Et puis tu m’en poses, toi, des questions !!! Allez, au lieu de me faire perdre mon temps avec tes questions, au lieu de déguster ta petite coupe de champagne pour la Saint Valentin, n’as-tu pas plutôt envie d’un petit verre d’alcool de riz, n’as-tu pas plutôt envie de partir avec nous vers de nouvelles aventures pour te réchauffer entre deux perturbations ? Si ? Et bien suis-nous et tais-toi !!! »

La suite bientôt... mais déjà dispo sur mon blog (avec photos)...
http://onpartenvadrouille.over-blog.com/2015/02/joyeuse-saint-valentin.html
De la côte californienne à l'Apache Trail après un "petit" détour au Nouveau-Mexique et Sud Colorado English translation pending
by Hiacinthe · 2016-08-19 · 600 replies
Bonjour à tous,

Le road trip dans l'Ouest USA, on adore. 😏

La lecture de nombreux carnets et blogs des participants à ce forum m'a été très utile pour construire ce voyage qui est notre 4ème road trip dans l'Ouest. Je vous remercie tous et, à mon tour, je vous présente mon circuit qui s'est déroulé du 24 juin au 20 juillet 2016.

Nous avons souhaité - varier les paysages : mer, déserts, montagnes ; - découvrir le Nouveau-Mexique (tout du moins, une partie) ; - alterner visites dans les villes, randonnées pédestres, et autres activités ; - essayer de passer par tous les tronçons de la route 66 de notre itinéraire.

Voici notre itinéraire : 24/06 : vol Paris > San Francisco 25/06 : San Francisco > Monterey 26/06 : Monterey > Big-Sur 27/06 : Big-Sur > Morro Bay 28/06 : Morro Bay > Santa Barbara 29/06 : Santa Barbara > Yucca Valley 30/06 : Yucca Valley > Kingman 01/07 : Kingman > Sedona 02/07 : secteur de Sedona 03/07 : Sedona > Holbrook 04/07 : Holbrook > Albuquerque 05/07 : Albuquerque > Santa Fe 06/07 : les environs de Santa Fe 07/07 : Santa Fe > Taos 08/07 : Taos 09/07 : Taos > Great Sand Dunes NP 10/07 : Great Sand Dunes NP > Durango 11/07 : train Durango > Silverton 12/07 : Durango > Ouray 13/07 : Ouray > Cortez 14/07 : Cortez > Monument Valley 15/07 : Monument Valley > Page 16/07 : secteur de Page 17/07 : Page > Tuba City 18/07 : Tuba City > Mesa 19/07 : Apache Trail 20/07 : vol du retour

Nous sommes partis à trois : mon mari (Yann), moi-même (Christine) et une amie (Sylvie).

Nous avons pris un vol direct Paris > San Francisco en réservant sur le site de la compagnie aérienne Delta Airlines. Mais, ce vol était opéré par Air France et le stress est monté quand nous avons eu connaissance du préavis de grève qui démarrait précisément le 24 Juin.

Heureusement, 48 h avant le départ, notre vol a été confirmé !

Une fois installés à bord, il a fallu attendre 1 h 30 avant que l'avion ait l'autorisation de décoller. Là, je me suis dit : "Avec un vol direct, nous sommes tranquilles, même si nous atterrissons avec un retard important. Si nous avions eu une escale, nous aurions pu manquer le 2ème avion".

Après un vol d'une dizaine d'heures, nous nous dirigeons vers San Francisco

Comme je suis à côté d'un hublot, je photographie le paysage. Je discute avec ma voisine de derrière. Je lui demande si elle reconnaît les montagnes et le lac qui sont en dessous. Mais, elle ne trouve pas. Quelqu'un pourrait-il me dire quel est ce lac situé entre les deux montagnes au sommet enneigé ?

Je continue de photographier l'approche vers San Francisco. Je vois ceci :



Je suis étonnée de voir ce type de paysage. J'ai l'impression que ce sont des marais salants.

Comme nous sommes dans un A 380, je crains que le passage au Service de l'Immigration soit très long. Notre amie, Sylvie, n'est pas revenue aux USA depuis une vingtaine d'années et elle ne peut donc pas utiliser les bornes APC. Nous marchons le plus vite possible de façon à arriver dans les premiers. Et, oh miracle ! Il n'y a quasiment personne devant nous et je remarque les nombreux guichets. Nous mettrons à peine 5 minutes pour passer le Service de l'Immigration. C'est la 1ère fois que c'est si rapide.

Nous prenons le métro aérien qui permet d'accéder aux agences des loueurs. Nous nous présentons au comptoir d'Alamo. Il n'y a qu'une famille devant nous. Nous aurons une Santa Fe Hyundai. Elle est bien. Le coffre est grand. Le GPS est inclus dans le forfait. C'est parti, youpi, le road trip commence. La 1ère étape, c'est notre hôtel : le "Comfort Inn & Suites San Francisco Airport North".

Nous sommes déjà venus plusieurs fois à San Francisco et, pour ce circuit, nous n'avions prévu qu'une seule nuitée. Ce n'était donc pas gênant de dormir à l'extérieur de la ville. La chambre est très bien. Après avoir monté les bagages, nous partons visiter un quartier de San Francisco où nous n'étions pas encore allés lors des précédents road trips : Mission District. Nous voulions surtout découvrir les "murals".

A tout à l'heure !
Retour de 16 jours au Rajasthan avec deux loulous de 9 et 10 ans English translation pending
by Jucyle · 2016-08-19 · 5 replies
Bonjour à tous, Comme le forum, ses discussions et ses carnets de voyage m'ont beaucoup aidé à préparer notre voyage, je me suis dit que j'allais vous faire un compte-rendu de notre séjour. Celui-ci pourra peut-être aider d'autres voyageurs, en particulier des familles et donner des idées.

Nous sommes partis avec nos deux garçons de 10 et 9 ans dont c'était le premier vrai grand voyage même si nous avions déjà fait le Maroc il y a 4 ans.

Nous sommes donc restés 16 jours sur place et avons donc fait le Rajasthan (Udaïpur, Ranakpur, Jodhpur, Osyan, Jaisalmer et Jaïpur) + Agra, très classique donc.

Pas de chauffeur H24 pour ce circuit, nous avons géré nous-mêmes les transferts une fois sur place, à l'exception de deux transports ferroviaires qu'une agence locale avait réservé. Cette même agence nous avait réservé aussi notre premier et dernier hôtel ; pour le reste, nous avons géré au jour le jour là aussi.

Notre crainte, à force de lire un peu de tout ici et là, c'était la météo ; niveau chaleur, ayant l'habitude, cela a été, évidemment, nous avons sué, je ne vais pas mentir, nous avons beaucoup bu, nous avons opté pour des tuk-tuk pour des distances que nous aurions pu faire à pieds avec un climat plus tempéré mais sinon, cela a été. Niveau pluie, nous avons eu une journée d'averses et quelques averses de temps à autre mais rien qui ne nous ait empêché de visiter ; nous n'avons jamais eu besoin de sortir les parapluies et encore moins les capes de pluie. Nous avons aussi fini la visite du Taj sous la pluie mais cela ne nous a pas empêché de profiter du lieu. Après, nous avons su qu'il y avait eu de grosses inondations, d'ailleurs, notre train de nuit depuis Jaisalmer n'a jamais pu arriver à Jaïpur mais à part cet imprévu, cela ne nous a pas gêné.

Notre carnet à présent : J1 : arrivée en fin de matinée à Delhi. Les formalités avec l'e-visa se passent relativement vite, en 1 heure, nous sommes sortis de l'aéroport. L'agence qui nous a réservé nos hôtels et nos transports ferroviaires m'avait proposé un chauffeur pour visiter Delhi en attendant notre train pour Udaïpur à 19h. Nous visitons donc le Qtub Complex avant d'aller déjeuner puis en voiture, nous passons devant le parlement indien et l'India Gate. Nous sommes saisis par la différence entre le Old Delhi, sale et très pauvre et le New Delhi, tout propre. Visite ensuite du Tombeau d'Humayun. Très beau monument. Nous profitons des espaces verts et de l'ombre pour nous reposer un peu. Le chauffeur nous dépose en fin d'après-midi à la gare. Nous nous posons dans la salle d'attente ventilée en attendant que notre train rentre en gare. Nous galérerons ensuite pour trouver notre wagon ; nous le saurons après mais comme il n'y a qu'un wagon 1re classe, il n'y a pas besoin d'indiquer notre wagon sur nos billets...Heureusement, nous avons pu compter sur des Indiens, un en particulier, très sympas et qui n'ont pas hésité à nous aider en particulier quand nous nous sommes rendus compte que de jeunes Indiennes s'étaient installé dans notre compartiment. Nous soufflons enfin une fois installés dans le train, la fatigue se fait sacrément sentir et je ne regrette pas d'avoir pris des places en 1re pour pouvoir se reposer le plus au calme possible.

J2 : nous devions arriver à 7h20 à Udaïpur. A quelques minutes près, le train entre en gare à 7h20, nous entendons le nom de la ville et d'autres choses en hindi, notre wagon se vide, le quai se remplit ++ donc nous suivons (bêtement) le mouvement. Une fois sur le quai, nous comprenons que nous sommes peut-être à Udaïpur mais pas au terminus ! Pas grave, nous allons attraper un tuk-tuk qui nous emmène à la seconde gare d'Udaïpur où nous attendait un chauffeur qui devait faire le transfert à l'hôtel. Transfert à l'Amet Haveli où nous passerons 2 nuits. Très bel hôtel situé idéalement sur les bords du lac Pichola, près de l'Hanuman Ghat qui fait face au City Palace. Service discret et au top. Petite piscine bienvenue pour les enfants. Après nous être posés, nous sommes partis en visite en fin de matinée. Visite du Jagdish temple où se prépare une fête en l'honneur de Shiva dans le cadre du Hariyali Amavasya Mela Festival qui est un festival pour fêter l'arrivée de la mousson. Ensuite, visite du City Palace à l'heure du déjeuner, timing parfait, nous étions quasi seuls dans le Palais. Les vues sur la ville, sur le lac sont vraiment très chouettes. Nous découvrons avec plaisir l'architecture typique du Rajasthan. Les enfants sont curieux aussi de l'histoire de cette région indienne, des batailles qu'elle a connues. Déjeuner sur un Roof Top, au Natural View restaurant (a priori, il y a plein de restos de ce nom !!). Nous goutons aux premiers plats indiens ; les enfant sont encore timides sur le sujet par contre mais les solutions pour les frileux existent ans soucis (assiette de riz, soupe à la tomate etc). Dans l'après-midi, nous repassons par le City Palace pour regagner l'embarcadère. Nous avons de la chance par rapport à la météo annoncé, le soleil brille ! Très sympa de voir Udaïpur depuis le lac ; nous pouvons apprécier la vie sur les gaths : baignade, lessive, jeux de carte. Nous passons une demie-heure environ au Jag Mandir : le tour est vite fait entre les jolis éléphants en marbre sur la jetée, les deux palais et les jolis jardins qui nous permettent de nous poser un peu à l'ombre avec une belle vue sur le lac. Nous retournerons ensuite à note hôtel pour profiter de la piscine avant d'aller voir le coucher de soleil depuis le Hanuman Ghat. Le soir, diner à l'Ambrai restaurant : très bon restaurant mais nous avons tiqué quant à l'état des nappes et de la vaisselle ébréchée ; le cadre et un bon chef ne font pas tout...

J3 : nous pensions aujourd'hui aller nous perdre dans les rues d'Udaïpur, aller se promener vers la Clock Tower. Mais avant, nous voulions rencontrer Lalit qui n'est autre que le guide ayant participé à l'émission Rendez-vous en terre inconnue tournée au Rajasthan. Nous allons donc à sa galerie d'art qui est à quelques mètres de notre hôtel. Rencontre très intéressante, Lalit aimant partager sa culture. Il nous présente aussi les différents tableaux qu'il vend dans sa galerie. Il nous encourage alors à aller au Fateh Sagar où a lieu aujourd'hui une grande foire dans le cadre du festival dont nous avons entendu parlé la veille. Nous passerons donc la journée au milieu de la foule indienne sur les bords du deuxième lac. Nous avons bien aimé aussi ce lac entouré lui de verdures, des monts Aravili. Nous nous sommes très vite retrouvé dans la foule colorée et bruyante car même dans les foires, l'objet numéro un qui est vendu et utilisé, c'est le sifflet !!! Nous suivons la foule quand elle rentre en masse au "Moti Magi" sans savoir alors ce que c'était ! Nous allons vite comprendre que c'est en quelque sorte un mémorial pour Maharana Pratap avec une grande statue en bronze de cet homme au sommet de la colline. De cet endroit, la vue sur le lac et sur la foire en contrebas est très sympa. Nous sommes souvent arrêtés par les Indiens qui demandent surtout aux enfants de poser avec eux, nous nous exécutons avec plaisir. En redescendant de la colline, nous nous stoppons à un stand de nourriture : tout est frit donc on tente le coup et on se régalera de boulettes de pommes de terre épicées ++ et de crêpes de semoule frites mais on laissera de côté les chips au gout d'omelette. Nous finissons ensuite notre balade au sein de la foire ; j'évite quelques mains déplacées de jeunes hommes (ce sera la seule fois où j'aurais connu ce désagrément), nous jouons des coudes quand nous arrivons au niveau des manèges où la foule se presse. Au final, cela aurait été une chouette journée : voir une foire locale, voir l'étonnement des Indiens en nous voyant, voir leurs hésitations à nous saluer/demander de prendre des photos avec nous, découvrir ce qu'on peut y manger, y acheter, de découvrir l'importance du Maharana Pratap, de prendre peur en voyant à quoi ressemblent leurs manèges et le bruit bizarre qu'ils font ! Nous rentrons ensuite en tuk-tuk à note hôtel car mine de rien, nous nous sommes bien éloignés depuis le matin ! Le soir, nous allons assister au spectacle traditionnel de danses et de marionnettes au Bagore-ki Haveli. Spectacle très sympa même s'il est un peu difficile de comprendre l'anglais du présentateur ! Nous dinons au Little Prince près du pont piétonnier : simple et efficace, service très sympa.

J4 : nous quittons Udaïpur pour la forteresse de Kumbhalgarh en taxi. Nous y arrivons en fin de matinée : la forteresse joue à cache-cache avec les nuages, idem pour le soleil. Il pleuviotte un peu mais rien qui n'empêche la visite. La forteresse est impressionnante, dommage que nous n'ayons pas pu profiter au max de la vue en haut de celle-ci. La muraille est elle-aussi impressionnante mais je n'y suis pas resté longtemps m'étant fait agressé par un singe sans rien n'avoir fait d'autre que de prendre des photos. Notre chauffeur nous disait que les singes étaient de plus en plus agressifs. Nous reprenons la route pour Ranakpur. La pluie redouble, la bruine devient une grosse pluie de mousson. La route n'est pas dans un état super, par endroit, il n'y a même plus de bitume ! Les rivières commencent à déborder sur la route. Nous nous arrêtons pour déjeuner une fois arrivés dans la vallée. Petit resto sympa sans prétention mais nous y mangerons bien. Nous arriverons en milieu d'après-midi à Ranakpur, la pluie a cessé. Le temple principal est tout simplement magnifique. Pas mal de touristes mais surtout Indiens. j'ai du mal à quitter les lieux à la fin de ma visite tant je me sens bien dans ce temple. Nous nous renseignons aussi pour passer la nuit à la Maison des Pélerins : j'avais lu sur certains carnets que cela était possible, idem dans le Petit Futé mais je n'avais pas réussi à avoir d'infos récentes. Bien sûr, notre chauffeur nous a de suite dit que "non, non, ce n'était pas possible", nous avons donc été voir le Night Office malgré notre chauffeur qui nous suivait et on nous a confirmés qu'à présent, cela n'était plus possible, que de toutes façons, maintenant, il y avait plein d'hôtels sur la route après le temple. Nous avons donc repris la route pour aller déjà à Sari retirer des sous puis nous avons consulté Tripadvisor pour voir ce que valait l'hôtel conseillé par notre chauffeur, vu les critiques, on a fui !! Mais on a du ramer pour qu'ils nous emmènent là où on le souhaitait, en nous disant que dans ce resort, les chambres coutaient au moins 5000 roupies. Au final, nous prenons deux chambres au Roopam Resort pour 2500 roupies... Nous nous posons dans ce petit hôtel aux chambres et SDB très basiques mais avec clim et ventilo. Chambre ok; au calme; à condition d'aimer les chenilles qui s'y baladaient en nombre ! En fin d'après-midi, nous partons nous balader dans la campagne, longer la rivière, profiter du calme, pas de klaxons ou presque et les paysages y sont très beaux.

J5 : là encore, la veille, on se demandait comment nous rejoindrons Jodhpur ; à écouter notre chauffeur de la veille, c'était mission impossible. Finalement, au resort, ils nous ont dit que nous avions le choix entre deux bus, un à 8h et un à 10h qui passait devant le resort et qu'à 8h, nous aurions plus de chance d'avoir une place assise. Bref, à 7h50, une personne du resort nous accompagne à la porte d'entrée, 5 minutes après, il arrête un bus et obtient confirmation qu'il va bien jusqu'à Jodhpur. Nous voilà partis pour 4 heures de route et une expérience insolite. Un bus local donc, un trajet qui remue beaucoup vu l'état des routes, un trajet bruyant vu la passion indienne pour les klaxons. Mais le plaisir de voir la vie sur le bord des routes était là aussi. Et puis, l'insolite était aussi dans notre bus quand nous avons vu monter deux prisonniers menottés et enchainés à un policier avec un second policier qui suivait !! Nous arrivons à Jodhpur vers midi ; nous prenons un tuk-tuk pour rejoindre la Singhvi's Haveli située dans la vieille ville mais à l'écart du quartier touristique de la Clock Tower. Haveli au calme donc, dans une petite ruelle. Propriétaire au top : il nous avait réservé une chambre familiale mais proche de la cuisine en travaux, il a réalisé après coup que cela risquait d'être bruyant et du coup, il nous a proposé la suite pour le même prix (nous avons payé 4800 roupies pour 2 nuits, chambre climatisée). Le seul inconvénient, c'et qu'elle se situe tout en haut de l'haveli mais la vue à l'arrivée vaut la peine ! Nous partons à pied vers le Sardar Market où on déjeune. Après avoir mangé et attendu un peu que la pluie cesse, nous allons visiter le Jaswant Thada sur les hauteurs de Jodhpur. très joli monument et de là haut, une superbe vue sur Jodhpur, ses maisons bleues, la forteresse de Merhangargh, le palais Umaid Bawan. Retour à l'hôtel. On s'installe sur notre terrasse pour voir le coucher de soleil magnifique sur les maisons bleues et sur la forteresse. Diner au Kesar heritage guest house où on mange de très bons currys végétariens.

J6 Jodhpur Nous rejoignons le fort à pieds en 5 minutes depuis notre guest house. Nous y accédons par derrière, à l'opposé de l'entrée du musée. Nous visitons les jardins déserts et très bien entretenus. Visite ensuite du Musée avec des audioguides en français très intéressants. Très beau musée, les palais successifs sont magnifiques ; c'est vraiment une visite à faire, c'est mon coup de coeur au Rajasthan. Déjeuner au Jangar Choti Haveli ; ce restaurant est tenu par une famille jaïne d'où notre surprise quand on nous propose de la bière ! Mais vu la chaleur, difficile de refuser :-) Le serveur nous ramène la bouteille entourée de papier journal, nous la sert dans des mugs à café en grès bien opaque et nous demande de la mettre sous la table. On déjeunera très bien dans ce restaurant ; un service impeccable, une clim bienvenue et un très bon repas végétarien. C'est ici que les enfants ont commencé à avoir le déclic pour la nourriture indienne et ont accepté de lâcher leurs sempiternelles pâtes ! L'après-midi, nous montons en haut de la clock tower où un gentil monsieur nous explique son histoire et son mécanisme. Puis petite balade dans les rues du Sardar market et aux alentours de celui-ci. De retour à notre haveli, nous allons nous perdre dans les petites ruelles aux maisons bleues ; j'adore le charme de ces ruelles. Après s'être reposé à l'hôtel, nous allons diné au The Curry's, très bon restaurant avec une très belle vue ; restaurant non végétarien, cela fait du bien de manger un peu de viande !

J7 : nous partons pour Osian. J'avais repéré une association appelée Hacrat Dani dans le Lonely mais impossible de joindre le responsable au téléphone. Je demande alors à l'hôtel s'ils connaissent un contact vers Osian pour séjourner dans une famille dans le désert. Aucun souci, il me met en contact avec Dhonna qui a créé son affaire il y a peu de temps et qui accueille donc des touristes chez lui alors que son neveu propose des balades en fin d'après-midi en jeep dans les dunes. Notre hôtel nous propose plusieurs solutions pour regagner Osian : un bus local qui nous coûterait 200 roupies et qui mettrait 2 heures 30 ou un bus privé qui couterait 10 000 roupies et qui ne mettrait que 1h ; vu la différence de prix, le choix est vite fait ! Nous avons déjà fait 4 heures de bus local et sincèrement, même si ce n'est pas super confortable, c'est une belle expérience ! A la gare de bus de Jodhpur, nous apprécions l'aide d'un Tourist Officer qui nous indique quel est le bus que nous devons prendre et qui vient avec nous prendre nos tickets. Nous paierons finalement 150 roupies et mettrons un peu moins d'une heure 30 pour regagner Osian et la route était bien meilleure que celle de Ranakpur à Jodhpur. Nous devons attendre le neveu de Dhonna qui lui aussi tablait sur une arrivée plus tardive. Nous sommes sacrément observés au sein de la gare de bus d'Osian mais pas ennuyés, une fois un rabatteur rabroué, plus personne ne vient nous proposer ses services. Une fois que le neveu de Dhonna arrive, il nous propose d'aller visiter les temples. Nous allons voir le temple hindou qui est impressionnant, très grand ; c'est intéressant de voir les Indiens déposer leurs offrandes. Par contre, même si je sais que le temple jaïn vaut aussi le coup, la chaleur et la faim aussi ont raison de nous et nous n'irons pas les voir. Nous arrivons ensuite chez Dhonna à 30 minutes d'Osian. C'est un tout petit hameau avec 4 ou 5 maisons. Dhonna et sa femme nous préparent un déjeuner même si celui-ci n'était pas compris dans le forfait de base, ils le font avec plaisir. Nous dégusterons un délicieux thali. Pendant l'après-midi et avant la balade en jeep, nos garçons s'amuseront beaucoup avec les enfants de la famille et échangeront beaucoup : les nôtres leur apprendront à jouer au Uno, eux leur feront découvrir le cricket ; nos Loulous seront aussi embarqués avec toute la petite troupe qui suit le vétérinaire venu soigner un buffle. Des moments très enrichissants. En fin d'après-midi, le neveu de Dhonna vient nous chercher, nous partons nous balader dans la campagne puis nous regagnons les dunes où notre chauffeur s'amuse aux montagnes russes pour le plus grand plaisir des enfants !! On s'arrêtera au milieu des dunes pour observer les antilopes et le coucher de soleil ; les enfants s'éclateront avec leurs nouveaux copains à sauter/rouler/courir dans les dunes. De retour à la maison, notre thali nous attend, de nouveau on se régale. Avant d'aller se coucher, notre Cadet s'amuse à faire des tours de magie à toute la famille. Les enfants de la famille sont aussi surpris de découvrir les doudous de nos enfants, ils passeront un bon moment à jouer avec ! Nous allons ensuite nous coucher sur le toit de la maison où Dhonna nous a installé des matelas et des couvertures. Nous avons la chance de voir de belles étoiles filantes malgré un ciel un peu couvert. Le réveil sera forcément très matinal, réveillés par les nombreux paons du village. Nous émergerons tranquillement avant d'aller prendre une petite douche.

J8 : notre objectif est de rejoindre Jaisalmer aujourd'hui. Hier Dhonna et son neveu nous ont dit que nous avions deux options : soit prendre le bus en changeant à Palodi et compter donc 6 heures au minimum soit prendre le train mais le neveu de Dhonna sait par un ami qui travaille à la gare que pour le train de 8h26, il n'y a plus que des places non réservées et qu'il y a un risque pour qu'on soit debout car sur la ligne Osian-Jaisalmer se trouve un célèbre temple où les gens se rendent le dimanche. Par contre, il y a de la place dans le train de 6h et quelques en classe climatisée. Mais bon, 6h, cela fait trop tôt, on décide de tenter le coup avec le train de 8h26, au pire, nous serons debout pendant 1h30 sur les 3 heures estimées de trajet. La femme de Dhonna nous prépare des aloo parantha et nous emballe cela soigneusement pour que nous les mangions tranquillement dans le train. Nous disons au revoir à toute la petite famille, contents d'avoir vécu cette expérience. Le neveu de Dhonna nous accompagne à la gare et pas besoin d'aller au guichet, il va directement voir son ami pour prendre nos places. Nous le remercions et lui disons au revoir puis montons dans un wagon qui ne nous semble pas trop plein (enfin qui ne déborde pas !) ; nous arrivons à trouver de la place assise, des Indiens acceptant de se serrer un peu. Le neveu de Dhonna monte même à bord pour s'assurer que tout va bien, sympa ! Le voyage se passe très bien : nous discutons (enfin plus mon Homme, je semble un peu transparente) pas mal avec la famille indienne qui partage nos banquettes. Nous apprécions la vie du wagon, les Indiens qui jouent aux cartes en dépliant un grand tissu entre les deux banquettes, les enfants qui marchent pieds nus malgré le manque de propreté criant du sol, les familles qui partagent un repas et qui nous en proposent aussi. A mi-parcours, comme prévu, le train se vide +++. Le train s'arrêtera de longues minutes à deux arrêts ce qui fait que nous mettrons davantage 4h30 que 3h pour arriver à Jaisalmer mais nous avons profité des paysages magnifiques sans soucis et nous aurons fait encore une fois de belles rencontres. A peine arrivés à la gare, un rabatteur monte dans le train pour nous proposer une guest house à 100 roupies la nuit, moui.....nous avons déjà réservé mais cela ne l'arrête pas mais l'idée brillante de lui dire que nous avons déjà payé fait qu'il s'éloignera. Nous resterons sur le quai pour prévenir la guest house de notre arrivée et pour l'attendre ensuite afin d'éviter les rabatteurs à la sortie de la gare. Le propriétaire de la Mud Mirror Guest House vient donc nous chercher. Installation à la guest house : basique, pas de clim, juste un ventilo mais la clim est naturelle avec une fenêtre qui donne sur le désert et une autre sur les temples jaïns ce qui fait un courant d'air parfait (bon c'est moins top, en période de festival car un peu plus bruyant mais la nuit, le temple est calme). La SDB est grande et la douche est même séparée du reste. Le restaurant donne sur les temples jaïns et sur le désert, une vue magnifique. Une très bonne adresse pas chère (2800 roupies pour deux chambres et pour 2 nuits) avec des propriétaires très sympas. Nous resterons nous reposer à la Guest House histoire de récupérer de notre nuit à la belle étoile et puis, nous sommes à Jaisalmer jusque mardi en fin d'après-midi donc nous ne sommes pas pressé par le temps. Le soir, diner au 1st Gate ; au bout d'une semaine, nous craquons pour une pizza certes végétarienne mais quand même, cela fait du bien ! Nous rentrons en tatonnant puisqu'il y a une grosse coupure de courant dans la ville, heureusement, nous avions gardé dans notre sac à dos une lampe de poche !

J9 Jaisalmer Visite des temples jaïns le matin ; après ceux de Ranakpur, la concurrence est rude mais l'ensemble de 7 temples est quand même très joli et très varié aussi. Nous nous promenons ensuite dans les ruelles de la cité fortifiée, les vieilles maisons sont magnifiques et malgré le nombre important d'échoppes pour touristes, la balade reste très agréable. Déjeuner à la Surya Guest House : restaurant très confortable dans la forteresse, au niveau des remparts. La vue y est très sympa, le restaurant est très confortable avec plein de coussins, matelas et on y mange bien même si c'est une nourriture pour touristes donc pas très épicée. L'après-midi, nous visitons le Palais : rien d'extraordinaire mais la vue depuis le toit vaut le coup d'oeil. Retour à la guest house où on dinera ce soir ; il pleuviotte et nous n'avons pas le courage de sortir.

J10 Jaisalmer Nous décidons d'aller visiter la Patwon-ki Haveli. La façade est magnifique, rien à redire !! Mais alors l'intérieur.....à part de très nombreuses chauve-souris, une odeur qui va avec, il n'y avait pas grand chose à voir. Si, la vue sur la forteresse est sympa. Par contre, en ressortant et en continuant à avancer dans la ruelle, nous nous sommes demandés si nous avions visité la bonne haveli car nous sommes passés devant la Khotari's Patwon-ki Haveli qui, elle, semble meublée à l'intérieur...bref, c'est un peu difficile de s'y retrouver et le nombre de rabatteurs (vendeurs de tickets, de souvenirs ou de guides) qui nous harcèle n'aide pas à avoir les idées claires sur le sujet... Nous retournons à pieds à la forteresse en se baladant dans les petites rues de Jaisalmer. Nous retournons déjeuner à la Surya Guest house ; nous avons du temps devant nous puisque notre train est à 17H donc nous apprécions de nous y poser tranquillement après notre déjeuner. Après avoir récupéré nos sacs à dos à la Guest house, nous prenons un tuk-tuk gentiment offert par notre guest house pour aller à la gare. Cette fois-ci, nous trouvons sans soucis notre wagon. Nous faisons des réserves de chips et de biscuits + eau pour notre diner. Nous nous installons tranquillement, échangeons un peu avec un Indien qui voyage avec son fiston dans les deux banquettes en face de notre compartiment. Nous couchons nos Loulous dès 20h car l'arrivée à Jaïpur est prévue à 4h50 !! Cependant, à 22h30, branle-bas de combat dans le wagon, on nous annonce que notre train fait demi-tour et retourne à Jaisalmer car les voies sont inondées vers Jodhpur. Nous cogitons vite, discutons avec les Espagnoles à côté de nous, avec des Indiens aussi ; un Indien appelle un ami taxi et nous propose un mini-bus pour les Espagnoles et nous 4 qui partirait vers 6h de Jaisalmer, il faudrait alors juste trouver un lieu pour dormir quelques heures. Mais quelques minutes après, nous apprenons qu'il y a un bus de nuit qui est parti de Jaisalmer pour Jaïpur et qui doit arriver à Pokaran à peu près en même temps que notre train. Tout le monde semble emballé par cette solution, même les Indiens, moi je le suis moins pour avoir lu ici et dans les guides pas mal d'avertissements justement sur les bus de nuit....Peu importe, nous n'avons pas le temps de réfléchir car nous sommes déjà à Pokaran...nous réveillons les garçons, regroupons en 4e vitesse toutes nos affaires et nous descendons du train. Le bus de nuit arrive en effet quasi en même temps ; nous sommes très nombreux à avoir opté pour cette solution, il va falloir jouer des coudes car il n'y aura pas de place pour tout le monde ! Heureusement, avoir deux enfants totalement endormis, cela aide !! Nous arrivons à leur trouver une couchette dispo et avec toutes les fenêtres (oui car certaines couchettes n'ont pas de fenêtre, or, il pleut !! et puis même ce n'est pas super safe !), les Indiens présents dans le bus sont très sympas et tout le monde s'organise quitte à mettre plusieurs enfants ensemble dans une même couchette. Avec mon Homme, nous héritons de deux sièges mais je suis dans un tel état de stress que je sais que je ne dormirai de toutes façons pas bien et je préfère être assise qu'allongée !! Mon Homme, lui, hérite d'un siège humide, on pensait naïvement que c'était de l'eau mais vu l'odeur sentie quelques instants après, non ce n'était pas de l'eau. On recouvre le siège de sacs poubelles, de serviettes pour limiter les odeurs et l'humidité. J'arrive à dormir un petit peu mais les passages dans l'eau que je peux entendre ne me rassurent pas, les coups de klaxon non plus, les freinages brusques non plus. Ceci dit, nous apercevons Pushkar, les montagnes alentour, Ajmer et son lac, cela valait le coup d'oeil !

J11 Nous arrivons en fin de matinée à Jaïpur ; depuis que le soleil est levé, je respire davantage ! Nous nous posons un peu à la Mavhad Guest House avant d'aller déjeuner. Guest House basique mais sympa avec des propriétaires très sympas. La chambre des enfants très basique était cependant aveugle. Grosse pluie de mousson en arrivant au restaurant. Heureusement, à la fin de notre déjeuner, la pluie a cessé. Nous commandons un Uber pour aller dans la vieille ville. Franchement, Uber est LE bon plan : le prix des tuk-tuk aura été notre "cauchemar" des vacances, toujours une galère pour négocier, très souvent cette sensation de se faire avoir alors que là avec Uber, le prix est fixé à la course (ce qui est bien dans une ville embouteillée comme Jaïpur), qu'on soit Indien ou touriste peu importe et clairement nos déplacements à Jaïpur nous auront couté bien moins chers que lors de nos précédentes étapes. Visite du Jantar Mantar avc un guide afin de bien comprendre.Très intéressant, nos Loulous étaient captivés et super contents de voir le plus grand cadran solaire au monde. Ensuite, visite du Hawa Mahal ; nous n'avons pas encore vu la façade si ce n'est en photo mais l'intérieur est sympa quand même et la vue sur Jaïpur et les environs est sympa. En sortant, nous allons sur l'avenue pour voir la façade et c'est vrai que c'est magnifique ! Le soir, nous dinons au Handi restaurant, restaurant de viandes grillées, le barbecue est installé à l'entrée du restaurant. Très bon restaurant avec de très bons butter naan.

J12 Jaïpur Nous prenons un Uber pour aller au fort d'Amber. Nous montons à pieds comme la majorité des gens, nous n'avons vu que 3 éléphants monter. Nous prenons l'audioguide très bien fait encore une fois. Très beau fort ; mais même avec l'audioguide, il est difficile de ne pas s'y "perdre", c'est un vrai labyrinthe ! La vue sur les alentours, sur le fort de Jaigargh est très sympa. J'ai beaucoup aimé les jardins aussi très verts. Je pensais aller visiter le City palace dans l'après-midi mais nous avons réservé au Raj mandir pour 18h30 et pas envie de courir, tant pis, nous ferons l'impasse sur ce monument. Le soir, donc, nous allons voir un film indien au Raj Mandir, salle de ciné kitchouille à souhait. Très sympa de voir ce film, certes en Hindi mais on arrive à comprendre les grandes lignes malgré tout. La bande originale est en plus très entrainante, les enfants ont adoré ! Et c'est sympa de voir combien les Indiens vivent le film, ça rigole sans retenue, ça siffle, ça applaudit et ça répond aussi à son téléphone sans complexe ! Après le ciné, nous allons manger au MacDo, c'était un moment très attendu par nos Loulous même si notre Cadet savait qu'il n'y trouverait pas son cheeseburger tant aimé !

J13 Jaïpur A midi, un chauffeur vient nous chercher pour aller à la ferme d'éléphants d'Elefantastic, un moment très attendu par les enfants (et les grands aussi, il faut l'avouer !). Nous allons, dans un premier temps, manger chez la maman de Rahul le propriétaire. On y mange un très bon thali ! Puis notre chauffeur nous emmène à la ferme. Nous faisons connaissance avec Rahul puis avec nos éléphants. Nous passerons un très bon après-midi à nourrir les éléphants, les peindre puis petite balade et ensuite douche pour tout le monde. Certes, l'expérience n'est pas donnée mais le service est tel qu'on l'oublie vite, tout est bien fait, Rahul est discret mais il a su penser à plein de petits détails qui rendent l'expérience inoubliable et agréable. Le soir, nous dinons au Peacock Roof Top Restaurant, très bon diner dans un roof top très agréable.

J14 nous avons opté pour un taxi pour rejoindre Agra plutôt que le train envisagé dans un premier temps ; nous ne sentions pas la visite de Fatehpur Sikri avec les sacs à dos compte tenu de la chaleur. L'avantage aussi du taxi, c'est que j'ai pu voir le Chand Baori dont les quelques photos m'avaient fait de l'oeil. C'est vraiment un lieu impressionnant de part sa conception. Nous reprenons ensuite la route pour Fathepur Sikri. Le chauffeur nous arrête dans un resto à touristes, l'horreur....on manque de s'étouffer dans un premier temps en voyant les prix, dans un second temps avec le poulet tikka réchauffé et caoutchouteux et dans un dernier temps avec le prix du paquet de gateaux qui faisait de l'oeil aux enfants. Visite de Fathepur Sikri : l'ensemble de palais dans un premier temps puis de la mosquée et là, l'horreur, je l'avais lu et je confirme, l'harcèlement des rabatteurs est pénible et très lourd !! il y avait, en plus, très peu de touristes occidentaux, cela ne devait pas aider, ils embêtaient rarement les Indiens. Nous arrivons ensuite à Agra vers 19h. Installation au Trident hôtel, nous avons opté pour l'hôtel haut de gamme avec piscine pour finir et pour se reposer un peu. Très bel hôtel, service au top, presque trop au top d'ailleurs...Cela fait du bien de retrouver de vraies salles de bain, avec une douche chaude, un matelas mou et puis des draps avec des couvertures aussi !

J15 Agra C'est le jour J, celui où nous allons enfin rencontrer THE monument, le Taj Mahal. Nous y arrivons à 7h, il y a déjà du monde mais ça va encore... Par contre, déçus de voir qu'il est toujours en rénovation et qu'en plus des échafaudages, ils ont rajouté de grandes bâches vertes sur un minaret et sur un des côtés du mausolée... Il n'empêche que le monument reste grandiose, son reflet dans les bassins est beau aussi et puis quand on s'en approche, les détails sont impressionnants et magnifiques. Nous y passons deux heures à lui tourner autour, à le photographier, à essayer de ruser pour ne pas voir trop de bâches vertes sur nos photos. La pluie se mettra à tomber fort sur la fin de notre visite, on s'abrite le temps de l'averse dans la mosquée avant de prendre la direction de la sortie. Nous passons le reste de la journée à nous reposer avant d'aller nous balader au Fort Rouge en fin d'après-midi ; il fait beau, on en profite ! Très joli fort et vue superbe sur le Taj. Le tuk-tuk qui nous a attendu nous emmène ensuite au Metabh Bagh, le jardin qui se trouve en face du Taj de l'autre côté de la Yamuna River. De là, la vue sur le Taj est superbe, nous arrivons à prendre de belles photos sans bâches vertes et avec l'ensemble du monument (mosquées + mausolée). Le soir, diner au Pinch of spices ; très bon restaurant non végétarien avec un très bon barman.

J16 Agra dernier jour et dernière visite, nous allons voir le Baby Taj. Très joli monument avec de très beaux détails comme au Taj. Puis nous rentrons à l'hôtel pour nous poser avant de reprendre l'avion demain.

J17 nous prenons le taxi à 6h30 pour rejoindre l'aéroport à Delhi ; on nous avait dit de compter sur 3h de route, nous aurons mis 4h30 car il y a de gros travaux dans Delhi à cause du métro et donc de nombreux bouchons une fois passés la Yamuna river quand on arrive d'Agra par l'autoroute. Autant dire que nous avons eu quelques sueurs froides !!

Voilà pour notre compte-tendu. C'est un voyage que nous avons tous beaucoup apprécié, que ce soit les Petits ou les Grands. Certes, nous avons tous été heurtés par la pauvreté sur les bords de la route, les montagnes de déchets et parfois les odeurs. Nous avons été fatigués par le bruit permanent dans les rues, les klaxons incessants. En tant que Femme, j'ai été parfois blessée de me sentir si transparente mais au-delà de ma personne, j'ai eu mal pour ces femmes croisées qui semblent étonnées quand on leur dit "bonjour", qui n'ont sans doute pas l'habitude qu'on leur porte de l'attention, pour ces Femmes qui ne sourient que rarement, qui semblent tristes... L'adjectif retenu par notre Grand était "paradoxal" et je trouve que cela résume bien l'Inde : la saleté, la pauvreté côtoient les femmes aux saris magnifiques, les monuments magnifiques. Nous avons trouvé quand même qu'ils faisaient des efforts : nous avons été témoins du ramassage d'ordure dans différentes villes, les ordures mises en sac et transportés dans des camionnettes bennes ; nous avons vu de vraies toilettes publiques et non pas les simples urinoirs que nous avons pu voir aussi. Mais c'est clair qu'il y a encore du travail quand on voit ces Indiens jeter leurs déchets comme si de rien n'était par la fenêtre du train...

Si en lisant ce carnet, certains ont des questions, souhaitent des précisions, je reste disponible pour y répondre avec plaisir ;)
Très très long retard: quels sont les recours English translation pending
by Marlenetdom · 2016-08-14 · 29 replies
Bonjour à tous, nouvelle sur le forum j'espère pouvoir trouver des réponses à mes questions. Je vous explique rapidement la situation.... Nous avons pris la compagnie emirates pour notre troisième voyage en Thaïlande. Vol au départ de Rome le 3 août 2016 direction Bangkok avec une escale à Dubaï. Tout commence bien, nous decollons de Rome à 10h50 comme prévu, 1h30 après le début du vol le pilote nous annonce que nous devons faire demi tour car l'aéroport de dubai est fermé ( sans plus de détail).Nous apprendrons par la suite qu'un avion de leur compagnie à pris feu sur la piste. Nous rebroussons donc chemin... L'avion exécute des ronds au dessus de l'aéroport de Naples pendant plus de 1h30 avant de se poser enfin à Rome... l'avion se pose nous nous préparons à descendre lorsque que le pilote nous annonce qu'il fait en faite le plein et que nous repartons de suite... Après un rapide calcul nous constatons que notre correspondance à dubai ne sera pas possible... après 9h45 de vol au lieu de 6h nous arrivons à dubaï... Et la le drame... la compagnie totalement débordé nous demande de faire la queue pour changer nos bording pass.. imaginez vous le monde après la fermeture d'un aéroport pendant 6h!!! Il est 0h30 et nous voyons sur le tableau d'affichage 2 prochaine vol à 3h40 et 4h40.... appriori vu le monde ils ne seront pas pour nous... effectivement nous avons attendu 8h50 devant le comptoir emirates sans eau, sans un petit quelques choses à grignoter!!! Nous avons bien évidemment acheté sur place mais rien offert par la compagnie... ( nous n'étions pas les plus a plaindre nous n'avions pas d'enfant avec nous) lorsqu'il ne reste plus que 3 personnes devant nous, une personne crit Bangkok Bangkok... il était 9h20!!! l'avion affrété décollait à 10h... Nous étions partagé entre soulagement et colère d'avoir attendu 9h assis comme des mendiants pour entendre notre destination sortie de nul part... bref nous courrons pour rejoindre la porte d'embarquement... après avoir était lis de côté car nos bording pass n'étaient pas les bon... la personne à la porte d'embarquement (très peu aimable) nous laisse enfin rentrer avec de nouvelles carte d'embarquement!!! décollage prévu à 10h nous sommes en faite resté sur la piste jusqu'à 12h40... Ceci dit nous avons eu un a380 pour à peine 100 personnes... possibilité de s'allonger sur les rangés de 4 sièges! !! du jamais vu!!! un stiwart vraiment super... Le vol a défilé à vitesse grand V après 9h d'attente sans dormir, on a dormi tout le vol... Bref le but de ma question est peut on réclamer quelque chose pour cette très long attente?? remboursement de billet par exemple?? et qu'elles sont les démarches à effectuer? merci d'avance pour vos réponses et désolée pour se long récit mais il me paraissait nécessaire de tout remettre dans son contexte!!!
Contrastes 2016 entre Utah et Colorado English translation pending
by Globetrekkie · 2016-08-10 · 192 replies
Kiki veut un nouveau carnet avec des photos, hein, qui ?? Allez, c’est parti…

Cette année 2016, ce sera un voyage de contrastes, entre Utah et Colorado :

Rouge / Vert Aridité / Luxuriance Chaleur / Fraîcheur Thé glacé / Bière Mormons / Cow-Boys Et j’en passe et des meilleures, on pourrait continuer…

Rappel du contexte rapide : ce sera notre énième voyage aux US, cette fois-ci de Sin City à the Mile High city (NDLR : Las Vegas à Denver pour les non-initiés mais il y en a peu ici).

On a privilégié certains plus petits parcs ou endroits moins connus du grand public (mais pas à ceux des habitués du forum…), et dans les grands parcs, les randos non effectuées lors de voyages précédents. Une partie shopping est également au programme pour contenter Madame (bibi).

C’est comme d’habitude moi qui ai tout programmé, tout booké, préparé le roadbook détaillé plastifié afin que tout roule comme sur des roulettes sur place. Monsieur (Steph) sera lui le seul conducteur sur place, assisté de l’expérimentée copilote GG (toujours moi).

C’est parti pour le carnet !

Jeudi 09/06/16. Chapitre 1: Strike again and go to the moon

Notre vol était initialement prévu samedi à 10H30, mais le préavis de grève (grrr) des pilotes Air France nous a fait flipper. AF ayant encouragé ses clients qui le pouvaient à anticiper leurs déplacements sans frais, mardi soir, on a fait la demande de report via la page Facebook AF, ce qui a été fait en quelques minutes, chapeau le service client sur ce coup.

On a donc été reportés sur le même vol le 10 au lieu du 11. On avait un souci avec notre hôtel réservé non annulable non remboursable pour la nuit du 10 au nouvel hôtel Ibis Styles CDG Airport qu’on voulait tester.

On a fait une demande de changement en expliquant notre cas gentiment par email, je les ai eus par téléphone également, et ils ont répondu dans la nuit que c’était OK contre un petit supplément car le tarif était différent du lendemain. On a apprécié le geste commercial, ils auraient pu refuser à cause de la clause non modifiable…

Le 9, nous voilà donc partis à l’assaut du RER B, qui comme d’habitude est en grève. Pff... Tous les trains à Châtelet sont annoncés terminus Gare du Nord, sans annonce en anglais pour expliquer qu’il faut faire la connexion plus haut pour aller plus loin. Je pense aux pauvres touristes étrangers qui doivent se sentir bien esseulés…

A Gare du Nord, c’est très mal indiqué pour trouver le quai d’où partira un train pour CDG. On doit demander à un gars de la sécurité qui nous renseigne, pas de gilet rouge en vue. Des américaines nous filent le train, elles ont compris qu’on allait à l’aéroport.

Un train bondé finit par arriver sur le quai, Terminus tout le monde descend. Sauf que les touristes chinois, eux, ils n’ont pas compris qu’il fallait descendre et changer de train pour continuer sur Paris. Plein de touristes s’obstinent à faire le piquet dans le train, avant que sous la pression des autres touristes qui eux veulent monter, ils finissent par descendre et laisser le train vide pour à peine 1 seconde avant qu’il soit bondé de nouveau. Le cirque !

On joue des coudes et montons avec notre barda. Ah, la joie d’être là, dans les 50 degrés ambiants… La chaleur humaine, il n’y a que ça de vrai. Quelle chance, on peut profiter de fragrances délicates telles que « odeur de vieille pisse » ou encore le fabuleux « effluve d’aisselles rance non lavées depuis au moins 2 semaines ». C’est la cohue malodorante, on prend notre mal en patience. Et encore, on n’avait pas réalisé qu’on aurait dû faire ce trajet le jour du match de l’Euro France-Roumanie à l’heure d’aller au Stade, j’imagine la triple galère que ça a dû représenter le lendemain…

On arrive donc à Roissypôle 2H30 après le départ, nouveau record. Le nouvel hôtel Ibis Styles CDG Airport est accessible à pieds de la gare RER, en face de son vieillissant cousin et à côté du nouveau Pullman plus cher.

A l’arrivée, on nous donne 2 bons pour une boisson gratuite au bar pour nos désagréments de changement de réservation, on n’en demandait pas tant, what else ?

Ben si, un paquet de fraises Tagada et une bouteille d’eau nous attendent dans la chambre, petite touche sympa. L’hôtel est très récent, la déco orientée vers la Lune et l’espace. Les couloirs sentent bon le neuf et le propre, la chambre est parfaite. On pense qu’on reviendra au vu du bon rapport qualité prix.



Dîner au Novotel où ils ont oublié de mettre les crevettes frites dans ma salade aux crevettes frites, c’est un peu balot, et dodo avant le départ demain.
De Saint-Pétersbourg à Moscou English translation pending
by Billyyllib · 2016-08-09 · 12 replies
Bonjour à tous,

Je suis ravie de revenir sur ce forum afin de vous faire partager notre dernière destination : La Russie, ou plus précisément de Saint-Petersbourg à Moscou.

Nous sommes partis 11 jours et 10 nuits mais nous avions un mariage auquel nous avons assisté au milieu de notre séjour.

Afin de pouvoir en voir un maximum, j'ai organisé ce voyage selon un rythme assez soutenu, faisable à pied, c'est pourquoi nous avons pris un hôtel non loin de l'Hermitage et je me suis aidée aussi bien d'internet que du routard que d'une de mes amies qui revenait des nuits blanches et qui avait de nombreuses infos intéressantes à partager ;)

En vous souhaitant bonne lecture et en espérant que ce carnet pourra vous aider dans l'organisation de votre prochain voyage.

Lundi 18 Juillet

•Arrivée à St Petersburg à 14h10.

•Transfert à l’hôtel via le taxi préalablement réservé auprès de notre hôtel (40 min environ)



Après avoir posé nos valises et pris ce dont nous avions besoin : c'est à dire appareil photo et bonne chaussure, en route pour la visite de la Cathédrale St Sauveur. Elle est généralement ouverte tous les jours de 10h à 22h sauf le mercredi. Il faut compter 1h de visite et environ 4€/pers. Nous avons pris nos billets devant l'entrée aux bornes automatiques Fin des entrées à 21h30



Après cela, nous avons marché jusqu'au Summer garden et au Champ de Mars. Visite agréable malgré la pluie battante. Je vous conseille vivement un parapluie et un vêtement de pluie car quand il pleut, ça ne dure pas longtemps mais il pleut fort ! Nous nous sommes arrêtés boire une boisson chaude au restaurant du park giuseppe mais j'avoue que l'accueil ne fut pas très chaleureux et la note pour le thé gravement salée ! Pensez à demander le prix avant de commander (petit conseil d'amis ;) )

Nous avons marché 2 bonnes heures et nous avions prévu d'arriver vers 20h au Restaurant St Pétersbourg situé à l'adresse : kanala griboedova nab 5, en face de la Cathédrale St Sauveur, de l’autre côté du canal afin de pouvoir manger russe tout en regardant un spectacle de danse traditionnelle russe. Nous n'avons pas été déçus et avons passé un très bon moment.

En ressortant, nous nous sommes rendus compte que les nuages de pluie étaient partis et que de jolis nuages roses parsemaient le ciel, laissant apparaître un magnifique coucher de soleil ce qui nous a décidé à partir le long de la Neva pour aller l'admirer.

Autant dire que la ville est aussi agréable de jour comme de nuit.





Voilà qui termine cette première journée bien remplie ;)

Autres petites infos que je peux vous donner : - faites attention de prendre des taxis officiels et de bien négocier le prix avant de monter pour éviter les mauvaises surprises ! - L'eau n'est pas vraiment potable en Russie, donc toujours avoir de l'eau en bouteille avec vous - Paris -> St Pétersbourg : environ 3 heures de vol - Les tips ne sont pas inclus dans les notes donc pensez à laisser 7 à 10% aux serveurs ;)

Je vous joins la suite très vite.

A très bientôt.

Aurélie

D'autres photos seront postées sur ma page facebook dans quelques jours :)
Norvège, Finlande, Suède... au nord du cercle polaire English translation pending
by Krikri6792 · 2016-08-09 · 138 replies
Après 2 fabuleux voyages en été ( 2014 et 2016), nous sommes retournés dans le nord de la Norvège une semaine en mars 2018 avec comme base la ville de Tromsø. Nous avons rayonné en voiture en profitant des activités hivernales et du spectacle des aurores boréales.

Le récit de ce voyage hivernal est à découvrir ici :

https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagestromsoe/

Le récit du voyage estival de 2014 est à découvrir là :

https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagesnorvege/

Et celui de 2016 est ici :

sites.google.com/...xvoyagesscandinavie/ Bonne découverte !



============================================================================= Fjords et glaciers, colonies d'oiseaux, rennes en troupeaux, trolls de pierre, lacs et rivières, monts et tunturis, voici pêle-mêle quelques souvenirs d'un séjour en Scandinavie qui a mieux commencé qu'il n'a fini 😉. Voyage d'un mois en camping-car entre Norvège, Finlande et Suède.

Présentation

En 2014, la Norvège avec ses fjords profonds, ses glaciers étincelants, ses innombrables lacs et ses chapelets d'îles nous avait conquis. Sans parler de la lumière arctique absolument magique !

Nous avions par conséquent hâte d'y retourner cet été (2016) afin de compléter notre connaissance du pays et de profiter à nouveau de l'ambiance très particulière du soleil de minuit.

Parmi tous nos coups de cœur la fois précédente, les îles Lofoten figuraient en première position et bien qu'y ayant passé sept jours, nous étions persuadés de ne pas avoir exploré toutes leurs ressources. C'est donc très naturellement que nous remettons cette destination en tête de liste pour ce deuxième voyage.

A partir de ce premier élément, l'orientation du voyage se met en place. En complément des îles Lofoten, nos choix se portent vers d'autres contrées du nord, voire de l'extrême nord de la Norvège et des régions limitrophes.

Nous imaginons une boucle au départ de Tromsø passant par les péninsules du cap Nord, de Nordkinn et de Varanger. Une fois arrivés aux confins nord-est du pays, nous comptons traverser la frontière pour passer quelques jours en Finlande puis en Suède avant de retrouver la Norvège à hauteur de Narvik. Pour finir, la dernière partie du circuit sera consacrée aux îles Lofoten, Vesteralen, Senja et Kvaløya avant de refermer la boucle à Tromsø.

Restait à déterminer le mode de déplacement. En 2014, nous avions adoré la liberté que nous avait procurée le camping-car et souhaitions renouveler l'expérience. Mais allions-nous à nouveau louer le véhicule en Allemagne et faire par la route le long trajet jusque dans le grand Nord ? Après réflexion, nous décidons de rejoindre Tromsø en avion et de louer un camping-car localement. Nous faisons affaire avec le loueur norvégien Compassbobiler.

Tout est alors calé. Départ le 9 juin 2016, retour le 11 juillet. Distance totale estimée à 5 000 kilomètres maximum, soit moitié moins que lors notre voyage précédent. Nous aurons donc largement le temps de randonner et de pêcher, bref de profiter !

Nous resterons en permanence au nord du cercle polaire, ce qui signifie… soleil de minuit assuré ! Quant à la météo, nous espérons qu'elle sera aussi belle qu'il y a deux ans.

En attendant, nous prenons plaisir à observer le cap Nord sans quitter notre fauteuil grâce aux images de la webcam ;-)

Notre parcours

Arrivée à Tromsø, première étape vers les Alpes de Lyngen

J1 : Jeudi 9 juin 2016

En avion, Oslo n'est qu'à deux heures quinze de Paris et Tromsø à moins de deux heures d'Oslo. Mais en choisissant des vols au meilleur prix, nous nous infligeons une très longue journée de voyage avec une escale de 5 heures et demie à Oslo.

Une durée qui va encore s'allonger d'une heure en raison d'un retard de l'avion pour Tromsø.

Bref, au lieu de 23 h 45, il sera presque une heure du matin à notre arrivée dans le grand Nord. Mais heureusement sous ces latitudes à cette époque de l'année il fait jour toute la nuit. C'est donc les yeux rivés sur les sommets enneigés brillant au soleil que nous rejoignons le centre-ville de Tromsø en taxi pour une courte nuit bien méritée au Scandic Ishavhotel.

J2 : Vendredi 10 juin 2016

A dix heures nous avons rendez-vous avec Olav qui doit nous livrer notre camping-car. C'est alors seulement que débutera véritablement notre aventure dans le grand Nord.

Cela nous laisse le temps de prendre un petit déjeuner gargantuesque puis de faire un petit tour sur les quais, histoire de découvrir notre hôtel dans son environnement immédiat.

Mais il vaut mieux être bien couvert, dehors le temps est plutôt frisquet. Dix degrés seulement et un ciel couvert pour l'instant. Mais patience, ça devrait s'améliorer.

Reconnaissable à sa haute flèche semblable à un mât de bateau, l'hôtel Scandic se dresse fièrement en bordure de fjord.

Tout le long du quai sont alignées des maisons en bois aux façades colorées qui nous rappellent un peu celles de Bergen ou de Trondheim.

Sur la rive opposée, on aperçoit la silhouette moderne de la cathédrale.

Devant le musée polaire, des "outils" nous laissent perplexes. Ces harpons explosifs ne laissaient aucune chance aux baleines :-(

Il est l'heure d'interrompre notre balade afin de revenir à l'hôtel, le loueur ne va pas tarder.

Un peu après 10 heures, il nous amène le camping-car que nous avons réservé.

Il s'agit d'un fourgon aménagé Challenger Vany 03, monté sur un châssis Fiat Ducato, de moins de 6 mètres, tout neuf, 3 500 km au compteur. Nous en serons les premiers utilisateurs. Il ressemble beaucoup au Pössl que nous avions loué en Allemagne en 2014. Néanmoins, dès le premier coup d'œil à l'intérieur, nous réalisons qu'il est beaucoup moins fonctionnel côté rangement. Pour l'instant, nous mettons nos sacs en vrac à l'arrière en nous demandant comment faire tenir toutes nos affaires dans un aussi petit espace.

Après avoir passé en revue le fonctionnement du camion et rempli tous les documents, nous sommes prêts à quitter Tromsø en fin de matinée, enfin pas tout à fait encore, car il reste à faire les courses. Un supermarché Coop à la sortie de la ville fait notre affaire. Après avoir erré d'un rayon à l'autre et failli prendre du pâté de foie de morue à la place du thon en boîte, nous finissons par trouver de quoi remplir frigo et placards.

Il est maintenant un peu plus de 12 h 30, nous voilà partis pour de bon.

Entre-temps, le ciel s'est dégagé, laissant place à un beau soleil qui fait grimper le thermomètre jusqu'à 14 degrés.

Direction, la péninsule de Lyngen à l'est de Tromso et plus particulièrement son extrémité nord-ouest, où nous avons prévu la première randonnée du séjour, vers le phare de Lyngstuva.

La destination est à 100 kilomètres mais à mi-route, nous devons prendre un ferry pour traverser l'Ullsfjord entre Brevikeidet et Svensby. Le prochain départ est à 13 h 15, mais à force de nous arrêter à tout bout de champ, nous finissons par le louper.

C'est la faute aux paysages (ces forêts de bouleaux d'où dépassent des sommets saupoudrés de neige) pour lesquels nous multiplions les arrêts.

Nous sommes quittes pour attendre le suivant à 14 h 15, une courte attente mise à profit pour commencer le rangement.

Pendant la traversée de 20 minutes, nous avons tout loisir de contempler tranquillement l'enfilade de sommets laissés derrière nous. La neige est encore bien présente.

En débarquant à Svensby, nous partons vers le nord. Vers 16 heures, nous atteignons enfin Russelv. Quand la route se termine en cul-de-sac, nous continuons à pied sur un large chemin en bord de mer puis sur une petite sente qui nous fait prendre un peu hauteur.

Une table bien placée nous invite déjà à une pause en terrasse avec une magnifique vue sur l'océan et les îles.

Au passage, je signe le livre d'or contenu dans cette jolie boîte aux lettres placée devant une maison en ruines mais surtout devant un panorama d'exception.

Sommes-nous arrivés ? Non pas encore ! D'ailleurs avant de découvrir le phare, notre regard tombe sur ces carcasses de bateaux au pied de la falaise, signes qu'ici les tempêtes sont terribles.

Allez, encore un dernier effort, le phare est maintenant à nos pieds et juste à côté, une petite cabane dans laquelle on peut passer la nuit.

Sur le trajet du retour, nous nous offrons un petit détour vers un point de vue dominant le phare, un beau belvédère qui permet de prendre toute la mesure de ce merveilleux bout du monde.

Il n'y a plus qu'à descendre de la colline et à retrouver notre Vany, stationné dans la baie de Russelv.

Une très belle randonnée : 7 kilomètres en 3 heures avec les pauses et les différents détours (sinon 2 heures en aller retour), facile pour une première journée. Une excellente mise en jambe avant un itinéraire un peu plus consistant demain.

En attendant il ne reste plus qu'à trouver un lieu de bivouac pour ce soir. J'avais repéré un petit coin en retrait de la route, au sud de Sør -Lenangen. Il faut donc revenir de 25 kilomètres sur nos pas. L'endroit nous convient, c'est parfait.

Entre la préparation du dîner et le rangement des affaires, la soirée passe à toute vitesse. Nous installons les caches à ventouses sur le pare-brise (beaucoup moins performants que les volets en accordéon qu'il suffisait de déployer sur le Pössl) et tirons les rideaux pour une première nuit à bord.

Distance parcourue dans la journée : 125 kilomètres.

Phare de Lyngstuva

Du glacier de Steindalen (Lyngen) au sommet de Vardhaugen (Kågen)

J3 : Samedi 11 juin 2016

Ce matin, le ciel est partagé entre nuages et éclaircies et le thermomètre affiche 11 degrés, un peu comme hier, quoi !

Nous comptons poursuivre aujourd'hui la découverte de la péninsule de Lyngen, plus particulièrement la vallée de Steindalen au fond de laquelle se trouve le glacier Steindalsbreen. Situé à 460 mètres d'altitude, on peut l'atteindre à l'issue d'une randonnée de 5 à 6 heures.

Nous avons par conséquent un peu de route à faire ce matin pour rejoindre Steindalen, dans la partie sud-est de la péninsule, après le hameau de Furuflaten.

Peu de circulation en ce samedi matin. Pourtant en arrivant il y déjà plusieurs voitures sur le parking, notamment un minibus immatriculé dans la région lyonnaise dont viennent de descendre une dizaine de randonneurs déjà sur le départ à l'instant où nous nous garons.

Le temps de tout préparer, il est 10 h 30 quand nous nous élançons sous un soleil de plus en plus généreux. Chic !

Nous suivons tout d'abord un large chemin qui va finir par se rétrécir pour grimper raide dans la forêt.

Il nous faut plus d'une heure pour arriver à Steindalshytta, perchée à 260 mètres d'altitude, un endroit parfait pour reprendre des forces.

Devant la cabine (qu'on peut d'ailleurs louer) nous retrouvons notre groupe de Français en train de pique-niquer. Ils participent à un voyage organisé par l'agence 66° Nord. Nous profitons de leur présence pour nous faire tirer le portrait.

Il est midi. Après nous être sustentés, nous sommes déjà prêts à poursuivre, alors que le groupe est toujours attablé.

Après avoir traversé un petit pont de bois, nous longeons le torrent et accélérons le pas sur un terrain maintenant beaucoup plus plat et sans difficulté.

Dix minutes plus tard, nous atteignons le point de vue sur cette belle vallée en V. On commence à apercevoir le glacier au fond.

Mais pour y arriver, il faut encore gravir une crête et passer toute une zone de moraine caillouteuse sur laquelle on a l'impression de ne pas avancer.

Heureusement la vue est à la hauteur de nos efforts. En nous retournant, quel panorama !

A intervalle régulier, des pancartes nous indiquent que le glacier était beaucoup plus étendu il y a encore quelques années.

Cinq minutes plus tard (13 h 15) nous atteignons enfin le bord du lac glaciaire dans lequel dégringole le glacier actuel. Tout simplement grandiose !

Nous profitons de ces quelques instants en solitaire avant de voir arriver nos premiers poursuivants que nous mettons à contribution une nouvelle fois pour nous prendre en photo.

A 15 heures nous sommes de retour à la cabine de Steindalshytta et 50 minutes plus tard, au parking.

Bilan : une magnifique randonnée (9,2 kilomètres en 5 heures et demie avec 460 mètres de dénivelé). Très beau temps, certes pas très chaud (entre 10 et 14 degrés) mais quand on marche, c'est idéal. Du vent à proximité du glacier.

Ce beau temps va nous accompagner tout au long de la soirée.

Après la randonnée, nous poursuivons notre route jusqu'à Skibotn sur la rive opposée du Storfjord, presqu'en face de Steindalen.

Nous posons le Vany en bordure d'une réserve naturelle, près de l'embouchure de la rivière Skibotnelva, face aux montagnes.

Il fait si beau que nous déployons nos chaises pliantes et assistons, attendris, au manège des huitriers-pies qui s'affolent pour leurs poussins à chaque passage de promeneurs.

Soirée paisible. Le soleil a sûrement brillé une partie de la nuit mais, avec presque 10 kilomètres dans les jambes, nous n'avons pas la force de veiller si tard. Dodo de bonne heure.

Distance parcourue dans la journée : 116 kilomètres.

Vallée de Steindalen J4 : Dimanche 12 juin 2016

Qui dit dodo de bonne heure dit réveil de bonne heure. A 3 heures du matin, plus moyen de fermer l'œil. Une heure plus tard, nous levons le camp.

Dehors il fait 6 degrés (brr!) et comme les jours précédents nuages et éclaircies cohabitent. Quel est le programme aujourd'hui ? Ce qui est sûr, c'est que nous souhaitons rallier l'île de Kågen où nous avons sélectionné deux randonnées.

Pour l'une, il faut compter 7 heures de marche pour un dénivelé de 800 mètres, ouille. Il faut surtout être assurés d'avoir du très beau temps, ce qui aujourd'hui n'est pas garanti. L'autre est plus courte (3 heures) donc plus accessible.

Commençons par faire le trajet jusqu'à destination, ensuite nous ferons un point météo le moment venu.

Comme la E 6 fait tout le tour du Kafjord, nous en avons pour près de 120 kilomètres, alors que si on pouvait éviter ce long fjord, on gagnerait un tiers sur le parcours.

Heureusement les paysages sont de toute beauté tout au long du trajet. Vue sur les Alpes de Lyngen qui, tels des pains de sucre, émergent du fjord.

L'île de Kågen est reliée au continent par un tunnel. A sa sortie, il faut prendre une décision afin de nous diriger en conséquence vers le point de départ de la randonnée retenue.

Nous préférons jouer la prudence (le temps n'est pas au beau fixe) et optons pour la plus courte. Elle part du petit village de Maursund où nous arrivons à 6 h 30 avec une envie irrépressible de dormir.

Aussitôt dit, aussitôt fait, le camping-car est très pratique pour ça.

9 h 30, il est temps de mettre un terme à notre petit somme.

Le ciel est voilé mais nous devrions disposer d'une fenêtre météo suffisante pour mener à bien notre randonnée.

A 10 heures, nous attaquons la montée le long d'un torrent dans une forêt de bouleaux nains. Nous suivons une trace GPS issue du site Internet ut.no. Heureusement, parce que la sente est à peine visible dans l'herbe haute.

Elle disparaît d'ailleurs complètement en débouchant sur un plateau où nous nous déplaçons à vue dans une toundra roussie gorgée d'eau et parcourue de petits ruisseaux qu'il faut enjamber à de nombreuses reprises. Vous remarquerez qu'il n'y a plus d'arbres à cette altitude.

La trace GPS conduit en principe au pied du cirque glaciaire qu'on aperçoit au fond de la vallée. Comme il n'a pas l'air de présenter un intérêt majeur, nous décidons de le zapper et de rejoindre directement le sommet de Vardhaugen.

Bonne intuition, car à près de 300 mètres d'altitude, la vue sur le détroit est incomparable. Ma mine réjouie le confirme !

La descente (et la montée si on monte par là) a le mérite d'être balisée, il suffit donc de suivre les marques jaunes pour retourner au bord du fjord.

Fin de la randonnée vers 12 h 30.

Après le déjeuner pris dans le camping-car, Hervé propose de nous rapprocher du point de départ de l'autre randonnée (celle qu'on avait écartée) pour éventuellement en parcourir le début si le temps se maintient.

Mais le ciel s'assombrit de plus en plus de sorte qu'en arrivant sur place il est exclus de randonner.

En revanche, dans les alentours, le pont de Skervøy a l'air d'être un lieu idéal pour la pêche. C'est l'occasion pour Hervé d'inaugurer sa canne à pêche pliante, achetée exprès pour ce voyage.

A peine la ligne jetée, déjà une prise. Deuxième essai… encore une ! La suivante… une de plus ! Et ainsi de suite. Bref, en cinq minutes, Hervé réalise une pêche miraculeuse qu'il finit par interrompre de peur de vider l'océan ;-)

Six beaux cabillauds ont mordu à l'hameçon ainsi que plusieurs poissons plus petits qui feront la joie des oiseaux. Le menu du dîner est tout trouvé.

Mais avant de consommer ces prises, il va falloir les vider et les découper. Sur l'aire de repos sous le pont, quelques pêcheurs également camping-caristes sont déjà à l'ouvrage. Des planches en bois sont d'ailleurs à la disposition du public à cet effet.

Sur les conseils d'une Alsacienne très douée, notre pêcheur s'essaie à la découpe en filets. Certes il n'a pas la dextérité (ni les outils adéquats) de l'Alsacienne, mais il ne se débrouille pas trop mal. Il aura d'ailleurs l'occasion de parfaire sa technique au cours du voyage.

Nous aurions pu rester garés sous ce pont pour la nuit mais comme il se met à pleuvoir, nous décidons de rouler encore un peu pour nous rapprocher d'Alta et gagner du temps pour demain.

Nous revenons alors sur la route E6 et la suivons en direction de l'ouest. La E6 est un axe majeur en Norvège, elle relie le sud au nord. Nous avons eu l'occasion de l'emprunter dans le sud et le centre du pays en 2014. Ce n'est pas pour autant une autoroute même si des travaux sont en cours pour l'élargir. Elle est même carrément étroite par endroits.

C'est le cas sur ce pont sur lequel je m'engage en même temps qu'un car de tourisme qui arrive en sens inverse. Au milieu du pont, j'ai peur qu'on ne puisse pas se croiser, je donne un coup de frein et un coup de volant à droite, trop à droite. Bang, je touche le parapet. Bilan : une petite éraflure sur le pare-choc avant droit et un enjoliveur en moins. Espérons que le loueur ne sera pas trop regardant !

Bon, assez pour aujourd'hui, vivement qu'on se pose. J'avais repéré une petite église en bord de fjord, à l'écart de l'E6, sur la Rv882, à Langsfjordbotn. L'endroit est sympa, on ne bouge plus !

Distance parcourue dans la journée : 283 kilomètres.

Vue du sommet de Vardhaugen

Du canyon d'Alta au cap Nord (ou presque !)

J5 : Lundi 13 juin 2016

A 4 h 30, Hervé se lève, prend son petit déjeuner, sort faire un tour mais à son retour, je l'oblige à se recoucher. Il n'est pas question de partir comme hier aux aurores.

Vers 8 heures, je donne le feu vert pour nous lever et une demi-heure plus tard pour nous mettre en route.

Côté météo, nous sommes abonnés aux 11 degrés. Côté ciel, de petites averses et de belles éclaircies alternent tout au long du trajet jusqu'à Alta à 80 kilomètres.

Qu'y a-t-il de particulier à voir à Alta ? La ville est surtout réputée pour son site de peintures rupestres, classé au Patrimoine mondial. Elle est aussi connue pour son canyon, mais celui-ci demande un peu plus d'efforts pour l'atteindre : 5 à 6 heures de marche sont nécessaires pour s'en approcher. Bah, ça ne nous fait pas peur. Après en avoir vu des images dans le film "Le secret du Ragnarok", nous avons hâte de le voir en vrai.

Pour ce faire, à l'entrée d'Alta, nous prenons la direction de Kautokeino (Rv93) et 8 kilomètres plus au sud, tournons à gauche sur une petite route secondaire, asphaltée jusqu'à Gargia Fjellstue (auberge avec différents hébergements). On peut se garer à cet endroit, dans ce cas le canyon est distant de 22 km AR. Mais en poursuivant sur une piste gravillonnée jusqu'à un deuxième parking, on gagne 9 kilomètres AR. C'est bon à prendre et la piste ne pose pas de problème, pas même pour un camping-car.

A 10 h 30, hop, derniers préparatifs avant de verrouiller le fourgon.

Vue à 360 degrés sur les dômes rocheux environnants et sur les massifs plus lointains encore tout zébrés de neige.

Le parking est ici à 400 mètres d'altitude, le point culminant du parcours à 476 mètres et le point de vue sur le canyon à 430 mètres. Le dénivelé est par conséquent minime. Les seules difficultés du parcours sont liées à la distance (14 km) mais surtout à la qualité du terrain : plusieurs passages en milieu humide et trois traversées de rivière sont prévus. Hum, nous sommes curieux de voir comment cela va se passer. Le chemin est balisé par des marques rouges.

Les premiers passages sur sol spongieux se font sur des caillebotis, trop facile ! Si c'est le cas jusqu'au bout, il n'y a pas à s'en faire.

Mais c'est trop beau pour durer. En effet, nos chaussures ne restent pas sèches bien longtemps. Pour progresser, il faut régulièrement patauger dans des zones inondées et/ou faire des détours pour les contourner autant que possible.

Quant aux rivières, quelques pierres bien placées permettent de passer la première sans trop de difficulté. La troisième et dernière est la moins large et la moins profonde, donc la plus facile à traverser.

C'est la deuxième rivière qui va nous donner le plus de mal et pas seulement à nous. Entre-temps, on s'est fait rattraper par deux autres couples, l'un suisse, l'autre allemand. Chacun essaie de trouver sa solution, en amont, en aval, mais en vain. La Cahppesjohka est trop profonde et trop large pour espérer la franchir en quelques enjambées. Allons-nous devoir faire demi-tour ?

C'est finalement Hervé qui trouve la solution. A cette période de l'année, de grosses accumulations de neige bouchent encore le cours d'eau par endroits. C'est donc sur l'un de ces gros névés, de près de trois mètres d'épaisseur, que toute la troupe peut finalement passer.

C'est encore Hervé qui ramène tout le monde sur le droit chemin à la fin, les Suisses étant partis beaucoup trop loin.

C'est au niveau d'une table de pique-nique qu'un sentier très raide descend jusqu'au point de vue. Un peu avant 13 heures, nous surplombons le canyon.

Ce n'est pas le Grand Canyon américain mais la rivière Altaelva a creusé ici une gorge de 400 mètres de profondeur sur une distance de 15 kilomètres. A ce titre, c'est le canyon le plus long et le plus profond d'Europe du Nord.

Nous profitons de la table de pique-nique pour casser la croûte en compagnie du couple suisse. Ils sont pressés mais pas trop stressés, bien qu'ils doivent être à Tromso ce soir (à 400 km) pour prendre l'express côtier Hurtigruten. Ils ont le moral !

Quant à nous, c'est sans nous presser que nous rebroussons chemin, ravis de cette balade au but original qui change un peu des fjords et des glaciers. Retour au parking à 15 h 15 après avoir parcouru 14,3 km en 5 heures.

En soirée, nous rejoignons le centre-ville qui, en dehors de sa cathédrale très originale, ne présente pas un grand intérêt.

En revanche, l'avantage d'être en ville, c'est de pouvoir dîner au restaurant. Alors nous ne nous en privons pas. Au restaurant Hallde, nous choisissons le menu du Finnmark : pince de crabe royal, viande de renne et sorbets de fruits rouges, des spécialités typiques de la région pour une addition typiquement norvégienne, elle aussi ;-)

A la sortie du restaurant, dernière tâche : trouver un coin où passer la nuit. Nous souhaitons rester en ville afin de voir les fameuses peintures rupestres demain matin. Le musée tolère le stationnement sur son parking, mais il est en pente. Après avoir sillonné la ville de long en large à la recherche du lieu idéal, nous finissons sur le parking du supermarché REMA1000. Pas très bucolique comme lieu de bivouac, mais très calme.

Distance parcourue dans la journée : 150 kilomètres.

Canyon d'Alta

J6 : Mardi 14 juin 2016

Notre étape doit nous conduire aujourd'hui jusqu'au cap Nord. A l'extrémité de l'île de Magerøy reliée au continent par un tunnel, la commune de Nordkapp s'est déclarée point le plus septentrional d'Europe et donne accès via un péage (250 NOK par personne) à un bâtiment massif surmonté d'une balle de golf géante comprenant une salle d'exposition, un bar, une cafétéria, une boutique de souvenirs. Pour ce prix, les camping-cars ont le droit d'y passer une nuit.

Bref, ce lieu suscite beaucoup de polémiques. Pour les uns, c'est la destination mythique à ne surtout pas rater. Pour les autres, c'est le piège à touristes par excellence, le véritable point le plus septentrional du continent se trouvant trois kilomètres à vol d'oiseau plus au nord que Nordkapp et est uniquement accessible à pied au prix d'une marche de 9 kilomètres aller/retour.

Pour nous, le cap Nord n'est pas réellement un incontournable mais puisque notre itinéraire passe à proximité de la péninsule, autant nous forger notre propre opinion sur la destination. A suivre donc… car pour l'instant, si nous quittons le parking du supermarché sur lequel nous avons dormi, c'est pour prendre la direction de la lisière ouest de la ville où se trouvent le musée et les fameuses gravures rupestres.

Les falaises qui s'étendent derrière le musée jusqu'au bord de mer sont couvertes de quelques 6 000 gravures datant de la fin du néolithique, de 6 000 à 2 000 ans. 1559 Parmi les thèmes figurent des scènes de chasse, des symboles de fertilité, des ours, des élans, des rennes et des bateaux bondés. Pour les rendre plus visibles aux visiteurs, une partie des gravures a été revêtue d'ocre rouge, l'autre est dans son état originel.

Avant 8 heures, le circuit est déjà bouclé.

Nous quittons cette fois Alta pour de bon en direction des hautes terres rudes et sauvages. Cap au nord-est sous un ciel identique aux jours précédents et une température de 10 degrés comme d'habitude.

Nous laissons derrière nous les maisons colorées des fjords pour celles aux couleurs sombres des éleveurs de rennes.

La route E6 déroule son ruban de bitume à perte de vue, avec comme seuls repères, la ligne d'horizon et une rivière aux eaux tumultueuses dont elle suit les méandres jusqu'à Skaidi.

Quand la route se rapproche du cours d'eau, nous en profitons pour faire un arrêt, histoire de nous dégourdir les jambes en nous faufilant, à travers un petit bois de bouleaux tordus, jusque sur sa rive.

Après Olderfjord, la route E69 prend le relais vers le nord tout en longeant le magnifique Porsangerfjord. Notre Vany rejoint la file des camping-cars qui, les uns derrière les autres, convergent vers le point septentrional du continent. Français, Allemands, Belges, Suisses, Néerlandais, Scandinaves… à croire que tous les camping-caristes européens se sont donné rendez-vous là-haut. Entre ceux qui s'y rendent et ceux qui en reviennent, le flot est incessant.

La tradition veut qu'on se fasse un petit signe entre conducteurs de camping-cars. Comme ces véhicules sont quasiment les seuls sur le trajet, il y a du boulot ! J'essaie de m'y tenir moi aussi, du moins quand la largeur de la route ne nécessite pas toute mon attention et les deux mains sur le volant. En effet, l'étroitesse des voies par endroits et la taille de certains véhicules demandent une vigilance de tous les instants, d'autant qu'une petite bruine vient encore compliquer la conduite à l'approche du grand Nord.

En début d'après-midi, nous franchissons sans nous en rendre compte, ou presque, le tunnel qui relie le continent à l'île de Magerøy.

Sous un ciel de plus en plus menaçant, les paysages de toundra vallonnée, ponctuée de lacs sombres et de hardes de rennes, prennent une allure encore plus dramatique.

Vingt kilomètres au sud du cap, nous décidons de rejoindre Gjesvær dans un premier temps. La route, traversant un austère paysage rocheux, est de toute beauté.

Malheureusement, à notre arrivée, la météo se dégrade, impossible de randonner. A défaut, nous stationnons le camping-car dans le centre du village, en espérant pouvoir entreprendre une marche plus tard dans l'après-midi. En attendant des heures meilleures, nous débutons la première d'une longue série de parties de scrabble, une tasse de thé brûlant à la main et le chauffage du camping-car au maximum. La température extérieure ne dépasse pas 5 degrés.

Après toute une après-midi enfermés dans notre Vany, nous décidons de migrer vers Skårsvag, un village à l'est de la E69. S'il pouvait y faire meilleur ! Hélas c'est pire. L'ordinateur de bord indique maintenant 3 degrés et un risque de verglas. C'est l'hiver en plein mois de juin !

Nouvelle partie de scrabble à Skårsvag en regardant tomber la pluie et en suivant les allées et venues des deux autres couples de camping-caristes garés à nos côtés, les uns rémois, les autres lucernois. Nous finissons par enfiler imperméable et pantalon de pluie pour affronter le mauvais temps et les suivre à l'extrémité du village où nous les trouvons attablés au restaurant devant un plat de crabe royal.

En ce qui nous concerne, nous renonçons au crustacé géant (ce que nous regretterons amèrement par la suite) et commandons juste un verre de vin blanc en attendant notre dîner déjà prévu dans le camping-car.

Pour ce soir, vu la météo, nous renonçons à rejoindre Nordkapp. Payer le péage pour nous retrouver dans les nuages et sous la pluie, non merci ! On verra demain matin si le temps s'améliore. Nous restons donc garés dans le petit port de Skårsvag pour une nuit… dantesque !

Distance parcourue dans la journée : 286 kilomètres

Près du cap Nord

De Trollholmsund à Stabbursdalen, des rochers et une forêt remarquables

J7 : Mercredi 15 juin 2016

Toute la nuit, la pluie a martelé le toit du Vany. Un vent fou a secoué le camion dans tous les sens, a fait trembler les fenêtres et s'est engouffré dans tous les interstices (heureusement qu'on avait gardé nos chaussettes). Impossible dans ces conditions de trouver le sommeil. Terrifiée, je me suis redressée sur mon lit en pleine nuit en m'écriant : " je veux rentrer à la maison" !

Quand Eole a fini par s'essouffler et alors que je commençais à m'assoupir au petit matin, ce sont les oiseaux (corbeaux, mouettes, goélands) qui ont pris le relais, transformant le toit du fourgon en un terrain d'affrontement. Tout en se chamaillant, ils se sont coursés au-dessus de nos têtes en faisant un raffut d'enfer. Cette nuit restera dans les annales !

Ce matin, il fait 5 degrés et il pleut toujours à verse. Initialement, nous avions prévu de faire la randonnée de 9 km AR vers Knivskjelodden, le véritable cap Nord géographique, avant de rallier en soirée le cap Nord touristique pour y passer la nuit.

Mais dans ces conditions, on peut d'emblée faire une croix sur une quelconque randonnée. Même le petit aller/retour (2 km) vers l'arche de Kirkeporten n'est pas envisageable après tout ce qu'il a plu. Les sols sont détrempés.

Dans ce cas, cela vaut-il la peine de rester dans le coin ? Certes, la météo a prévu une amélioration dans l'après-midi, mais peut-on s'y fier ? Cela vaut-il le coup de payer 50 euros pour accéder au cap Nord et risquer d'y passer la journée à jouer au scrabble ?

Après mûre réflexion, nous décidons de laisser tomber le cap Nord et de reprendre la direction du sud avec l'espoir d'y trouver des cieux plus cléments. Skårsvag, situé à 7 kilomètres à vol d'oiseau au sud-est du cap Nord, sera par conséquent le point le plus septentrional de notre parcours.

Notre point de chute ce soir est prévu dans les alentours de Lakselv, soit près de 200 kilomètres plus au sud. Nous aurons du coup une journée d'avance sur notre planning.

Nous n'avons néanmoins pas l'intention de faire le trajet d'une traite mais espérons pouvoir nous offrir quelques à-côtés en cours de route, en fonction de l'évolution des conditions météo.

D'ailleurs, à peine sur la route E69 nous la quittons déjà pour un saut vers le village de Kamøyvær, vanté par notre guide.

Falaises, ciel et mer à l'unisson, noirs comme l'encre, donnent une bonne idée de la luminosité ambiante. On en aurait presque le cafard

Heureusement, à Kamøyvær, les couleurs pastel des maisons apportent une touche de gaieté à ce tableau obscur.

Quand la pluie se calme, nous sortons faire quelques pas dans le village où il y a l'air d'y avoir plus d'oiseaux que d'habitants.

L'usine de transformation de poisson n'y est sans doute pas pour rien.C'est la curée à l'arrivée de la matière première.

Côté ciel, une légère amélioration commence à se profiler au loin. Alors, allons-nous rester sur notre décision ? Il est encore temps de changer d'avis, nous ne sommes qu'à une trentaine de kilomètres de Nordkapp ! Hésitation, concertation avant de finalement maintenir notre choix. Tant pis pour le cap Nord et va pour le Sud !

Après une rapide incursion à Honningsvåg, nous prenons sans regret le tunnel qui nous ramène sur le continent, puis comme la veille la même route jusqu'à Olderfjord alors que se développent des éclaircies de plus en plus larges, donnant le sourire à tous les automobilistes, camping-caristes, motards et cyclistes, montant vers le nord.

Mais le soleil, nous y avons droit également. On a d'ailleurs l'impression qu'il n'a pas plu au sud d'Olderfjord.

En arrivant à 14 h 30 dans la presqu'île de Trollholmsund, la couleur de la mer et du sable nous ferait presque penser à une plage tropicale, si ce n'était la température qui reste typiquement norvégienne ;-)

Si nous sommes venus ici, c'est pour ces drôles de bonshommes de pierre dont on aperçoit déjà les silhouettes à la pointe de la presqu'île.

Selon une légende Sami, il s'agit d'un groupe de trolls qui erraient la nuit sur le plateau du Finnmark. Arrivés dans le Porsangerfjord, ils voulurent traverser le bras de mer mais pas avant d'avoir enterré le trésor qu'ils transportaient. Comme cette tâche prit beaucoup de temps, ils furent surpris par les premiers rayons du soleil levant qui les pétrifièrent.

Géologiquement, il s'agit de formations dolomitiques (calcaire), d'où leur aspect blanchâtre, seulement colonisés ça et là par des lichens orangés.

Ils ont plutôt une bonne bouille !

Après une petite heure sur les lieux, il est temps de poursuivre vers d'autres horizons, la journée n'est pas finie. Il fait tellement beau qu'il faut en profiter au maximum.

C'est pourquoi, 17 kilomètres plus au sud, nous tournons à droite sur une piste cahoteuse et poussiéreuse, pas même indiquée, sur laquelle nous avons la joie de croiser un groupe de rennes, de très près.

Cette piste nous conduit au cœur du parc national de Stabbursdalen.

Le guide Rother y indique une randonnée de 2 à 3 heures à travers la forêt jusqu'aux chutes de Stabbursfossen. Il est déjà plus de 17 heures au moment de se mettre en marche mais peu importe, personne ne nous attend et il fait jour toute la nuit.

Le parc national a été créé en 1970 puis étendu en 2002 pour protéger la forêt de pins la plus septentrionale du monde. Certains arbres ont ici plus de 500 ans.

Plus loin, des bouleaux se joignent aux pins pour étoffer la forêt.

Au bout d'un peu plus d'une heure, le grondement des chutes annonce que l'arrivée est proche. Bientôt nous dominons la cascade. Joli débit !

Dernier coup d'œil sur la rivière Stabburselva avant de refaire le parcours en sens inverse sous une lumière dorée.

Nous finissons notre randonnée à 20 heures (soit 3 heures pour 10 km), ravis de notre journée et persuadés que ce beau temps va durer. Mais c'est oublier à quel point la météo peut vite changer sous ces latitudes.

En effet, en arrivant au camping du Stabbursnes Feriesenter tout proche, nous essuyons quelques gouttes alors que le gérant ne nous annonce rien de bon pour les prochains jours. Bouh !

En attendant, après plusieurs jours de bivouac, nous profitons des services du camping pour faire notre lessive et surtout prendre nos aises dans la douche.

Distance parcourue dans la journée : 206 kilomètres

Trollholmsund

D'un cap à l'autre : de Nordkinn à Varanger

J8 : Jeudi 16 juin 2016

Les prévisions du patron du camping nous ont fait craindre le pire pour ce matin. Alors nous sommes tout étonnés de trouver un ciel certes couvert mais pas plombé. La température matinale est conforme aux moyennes : 11 degrés. Pour l'instant, rien d'alarmant !

Nous avons une nouvelle péninsule en ligne de mire, le cap Nordkinn, située à peu de chose près à la même latitude que le cap Nord. Tout comme ce dernier, il s'agit d'une destination en cul-de-sac au bout de nulle part mais a contrario du précédent celui-ci est à l'écart des grands axes touristiques.

Nous comptons y passer deux nuits dont la première à Kjøllefjord, dans le nord-ouest de la péninsule, où une falaise en forme de cathédrale a retenu notre attention.

Mais avons-nous intérêt à nous y rendre directement (250 kilomètres) au risque de trouver du mauvais temps sur place et n'avoir que le scrabble comme activité ? Ou au contraire vaut-il mieux profiter de quelques points d'intérêt en cours de route tant que le ciel se montre clément ?

Considérant que tout ce qui est pris n'est plus à prendre, nous choisissons la deuxième solution. Après avoir traversé la petite ville de Lakselv où nous abandonnons provisoirement la E6, nous longeons la rive Est du Porsangerfjord. A 4 kilomètres à l'ouest de Borselv, nous nous arrêtons pour une première randonnée (3 kilomètres, 1 heure et demie).

Objectif, le sommet du Hestnesfjellet, à près de 200 mètres d'altitude.

Plus nous prenons de la hauteur, plus les maisons en contrebas nous paraissent minuscules.

Qu'on ne s'y trompe pas, nous sommes bien au bord de l'océan même si l'étendue lisse et immobile devant nous pourrait nous faire croire le contraire.

Pas un souffle de vent, pas un bruit, hormis le caquètement de quelques canards, pourtant C'est dans ce silence religieux que nous poursuivons notre grimpette.

En moins d'une heure, le cairn sommital est atteint. Vous remarquerez que tout comme à Trollholmsund les dalles rocheuses sont ici aussi d'origine dolomitique. D'ailleurs, la presqu'île des trolls ne se trouve qu'à quelques encablures à vol d'oiseau, de l'autre côté du fjord.

Fin de la balade autour de midi, pile pour l'heure du déjeuner que nous prenons à bord du Vany, la porte entrouverte, car il fait étonnamment doux.

Une heure plus tard, nous nous apprêtons à entamer une après-midi derrière le volant. Il reste encore 180 kilomètres à parcourir sur les 250 prévus, outch ! Mais c'est sans compter sur un autre site d'intérêt, prétexte à une nouvelle halte. En effet, immédiatement après Borselv, la route E6 passe dans le Silfar Canyon.

Cette fois, finies les petites escapades à droite à gauche, il faut vraiment se diriger sans délai vers le cap Nordkinn.

A Ifjord, en nous engageant sur une route à trois chiffres, a fortiori marquée en jaune sur notre carte, nous craignions de trouver un axe secondaire étroit et peu roulant. A notre grande surprise, à distance du fjord, la route prend des allures de nationale avec une vitesse autorisée jusqu'à 120 kilomètres/heure par endroits, ce que nous pensions uniquement réservé à des portions de routes E. A ce rythme, elle grimpe allègrement sur un plateau désertique couvert de lacs et de toundra spongieuse qui n'est pas sans nous rappeler l'altiplano andin et ses paysages de bodefales, à la seule différence que les rennes remplacent ici les vigognes andines.

Bref, la distance jusqu'à Kjøllefjord est avalée plus vite qu'attendu. A 16 heures, nous sommes prêts à aller découvrir à pied la falaise en forme d'église de Finnkirka, sans nous inquiéter outre mesure de la couleur du ciel pas plus couvert que durant le reste de la journée.

Peu après notre départ, nous assistons à l'arrivée de l'express côtier Hurtigruten qui fait une courte escale dans ce petit port. Un rayon de soleil daigne même accompagner son entrée dans la baie.

Encouragés par cette brève apparition du soleil, nous enchaînons des montées et des descentes impitoyables, ponctuées de passages boueux et de zones inondées, en espérant que la falaise-église en vaille la peine.

Au bout d'une heure, ces étonnantes plaques rocheuses, plantées dans le sol telles des pierres tombales, nous offrent un peu de distraction sur un chemin semé d'embûches. La falaise de Finnkirka étant un ancien site sacrificiel Sami, il n'est pas impossible qu'il y ait un lien entre ces pierres dressées et les rites lapons.

A ce stade du parcours, un coup d'œil sur les hauteurs aurait dû nous alarmer. La couleur du ciel annonce un risque d'orage imminent. On entend d'ailleurs les premiers coups de tonnerre au loin.

Pourtant, têtus ou inconscients, nous continuons inlassablement, persuadés que l'orage va nous épargner.

Mais ce qui devait arriver finit par arriver. Alors que nous sommes sur le point de vaincre notre dernière ascension, l'orage éclate, nous forçant à faire demi-tour avant d'avoir atteint le but de notre randonnée.

Je n'ai alors que mes yeux pour pleurer et me lamenter tout au long du chemin du retour, mouillée jusqu'aux os (et ce n'est pas juste une expression !) et transie de froid, me demandant comment on allait bien pouvoir faire sécher tous nos vêtements dans le fourgon. Même nos chaussures sont trempées à l'intérieur comme à l'extérieur.

A notre retour, nous préférons éluder la question et jetons toutes nos affaires dans la salle de bains. On verra plus tard !

Pour nous remonter le moral, un plat de crabe royal nous ferait le plus grand bien. Mais le seul restaurant de Kjøllefjord n'en sert pas.Alors nous n'hésitons pas à couvrir 30 kilomètres de plus jusqu'à Mehamn, espérant trouver plus de choix dans ce village plus grand.

Mais le seul restaurant de la petite localité, celui de l'Arctic Hotel, semble fermé ou en travaux. Un habitant nous confirme pourtant qu'il est ouvert et qu'il sert jusqu'à 22 heures de très bons plats de poissons.

Nous finissons par en trouver l'accès. Entre porte sans issue et couloir sans lumière, nous débouchons au premier étage dans une grande salle sans charme, pas vraiment étonnés qu'on n'y serve pas de crustacé géant. Mais puisque nous sommes là, autant nous attabler !

Le dried cod est un peu sec mais, assorti de bacon grillé, reste mangeable. Le vin blanc issu d'un cubitainer est infâme. Quant au dessert, nous avons préféré le décliner ;-) Bref, voilà une adresse qui ne vaut pas le détour !

Le seul avantage de ce dîner, c'est que pendant ce temps nos vestes dégoulinantes ont pu s'égoutter un peu. En partant, nous laissons derrière nous quatre flaques d'eau correspondant aux quatre manches de nos vestes.

Pour dormir, nous n'avons pas à chercher bien loin. Les abords du port offrent un abri parfait à notre Vany. Il pleut toujours mais il ne vente pas, nous devrions mieux dormir que la nuit dernière.

Distance parcourue dans la journée : 314 kilomètres.

Arrivée de l'Hurtiguten à Kjøllefjord

J9 : Vendredi 16 juin 2016

Avec tout ce qu'il a plu hier soir et dans la nuit, nous ne nous faisons pas d'illusion sur l'état du ciel : nuageux, très nuageux, avec encore de la pluie à venir ! Température invariablement bloquée à 10 degrés.

Nos chaussures sont loin d'être sèches, ce qui élimine toute velléité de randonnée. De toute manière, les conditions météo sont dissuasives.

Pour amorcer le séchage des godillots, nous les plaçons devant les bouches du chauffage et tournons le bouton à fond. Quant à nos vêtements, ils sont toujours en train d'égoutter, il va falloir trouver une solution. Heureusement côté vestes, nous avons prévu en conséquence avec des blousons de rechange.

Une fois ce bilan dressé, il faut réfléchir à l'organisation de la journée et changer une nouvelle fois nos plans. Décidément à chaque fois que l'on prévoit de rester deux jours à un endroit, on se voit obligés d'abréger le séjour. L'avantage de circuler en camping-car permet d'adapter le parcours à la météo. Quand il ne fait pas beau, on en profite pour rouler alors… roulons !

Notre prochaine étape se fera par conséquent dans la péninsule de Varanger (eh, oui, encore une péninsule). Près de 300 kilomètres nous en séparent dont une bonne partie à rebrousser chemin par la même route. A première vue, la distance est conséquente mais comme on aura rien d'autre à faire…

Mais avant de quitter la région, je propose de faire un petit détour jusqu'au phare de Slettnes. A défaut d'avoir été jusqu'aux caps les plus septentrionaux du continent, nous aurons au moins été au pied du phare le plus septentrional d'Europe.

Sur le trajet, nous faisons deux rencontres intéressantes. D'abord un troupeau de rennes, des femelles avec plein de petits. Une scène attendrissante ! Plus rare, un renard arctique (que nous avons d'abord pris pour un chat !)

Vers 11 heures, fini l'extrême Nord, retour vers le Sud. Nouveau passage à travers les mêmes hauts plateaux qui paraissent encore plus désolés sous l'épaisse couverture nuageuse. Nous avons à présent deux jours d'avance sur notre planning.

Quand la route revient au bord de mer, nous retrouvons les paysages typiques des fjords : petits ports de pêche, bateaux et maisons colorés.

A Ifjord, nous prenons cette fois la direction de Tana Bru, dont le nom signifie "pont sur la Tana". Le village en lui-même n'a pas vraiment d'intérêt mais il constitue un point de ravitaillement et une étape pratiques au carrefour des routes 98/E6 et E75.

Toutes les enseignes de supermarchés se côtoient ici autour de quelques hébergements et d'une station-service.

Sous un temps maussade comme aujourd'hui, ce carrefour commercial ne peut mieux tomber. A défaut de pouvoir profiter de la nature, occupons-nous de quelques tâches d'intendance : courses, plein d'essence, plein d'eau pour le camping-car…

Nous cherchons aussi un lave-linge/sèche-linge, seul moyen de venir à bout de nos vêtements mouillés depuis une journée. A l'hôtel Elva, le réceptionniste est ok. Il nous invite même à prendre un café dans le lobby et à profiter de la connexion wifi. Super ! Par la même occasion, nous suivons d'un œil et d'une oreille le match de coupe d'Europe Suède-Italie en compagnie d'une famille suédoise qui vibre, elle, avec Zlatan.

Une fois la lessive terminée, Hervé pousse le bouchon jusqu'à vouloir suivre la partie jusqu'à son terme. Pour lui qui est indifférent au foot, c'est un comble ! Résultat, la Suède de Zlatan a été battue.

Cette pause "technique" prolongée a été bénéfique. Nous voilà en pleine forme pour parcourir une trentaine de kilomètres de plus afin de nous rapprocher de la péninsule de Varanger.

Desservie par une route touristique nationale, la péninsule est surtout connue pour ses grandes colonies d'oiseaux attirant de nombreux amateurs d'ornithologie.

La route, une nouvelle fois en cul-de-sac, longe le Varangerfjord jusqu'à Vardø. On peut même pousser jusqu'à Hamningberg, un village abandonné, par une petite route sans numéro et à une seule voie de circulation.

Tout ceci est prévu demain, car nous avons programmé deux jours dans la région. La météo va-t-elle nous le permettre ? Réponse demain ;-)

Pour l'instant, nous avançons jusqu'à Nesseby et sa petite presqu'île, lieu de rendez-vous des ornithologues. Mais les oiseaux, nous n'avons pas le temps de les voir. Arrivés sur place, une averse nous ramène plus vite que prévu dans le camping-car. Nous avons juste le temps d'apprécier la jolie petite église.

Cette occasion ratée nous libère finalement encore un peu de temps pour rouler. La ville la plus proche est Vadsø. Comme nous sommes restés avec notre envie de crabe royal, voilà peut-être une occasion !

A Vadsø, le restaurant du Scandic Hotel nous plaît bien, mais de crabe royal pas la moindre trace sur la carte. On nous dit que ce n'est pas la saison. Alors on se rabat sur des fish and chips. Mauvaise pioche… les beignets de poisson sont à base de langue de cabillaud. Devant notre déception, la serveuse propose de nous servir un dos de cabillaud aux petits légumes qui, lui, est un délice de même que le dessert, une crème brûlée aux fruits rouges. Bref, voilà un dîner qui a mieux fini qu'il n'a commencé.

Quant à la journée, elle se termine à deux pas du restaurant, dans le port, où nous trouvons pour le Vany une place adéquate. Une journée de transition… au final bien remplie !

Distance parcourue dans la journée : 312 kilomètres.

Renard (roux ?)

Varanger : colonies d'oiseaux à Hornøya et route touristique nationale

J10 : Samedi 18 juin 2016

Que nous réserve la météo ce matin ? Un ciel partiellement couvert, mais avec de belles bandes de ciel bleu au loin, chouette ! Et la température ? Toujours nos habituels 10 degrés ? Non… 16 degrés… incroyable !

Dans ce contexte, pas une minute à perdre, vite, en route pour Vardø. Entre les deux localités séparées de 75 kilomètres, la route touristique nationale, désespérément plate sur cette partie, se faufile entre la côte, des prairies verdoyantes et des bosquets de buissons rachitiques.

Vardø, la localité la plus orientale de Norvège, est aussi le point le plus à l'est de notre voyage. La petite ville occupe une île en forme de papillon reliée au continent par un tunnel sous-marin.

L'office de tourisme y organise des excursions pour approcher des colonies d'oiseaux nichant sur les falaises de l'île inhabitée de Hornøya. Départ sur le port.

Nous arrivons pile pour la première sortie qui a lieu à 10 heures le samedi (en semaine, départ dès 9 heures) et embarquons presque immédiatement sur un ancien bateau de pêche en compagnie d'une douzaine de personnes. Nous sommes dix Français à bord !

La traversée prend à peine une dizaine de minutes. Hornøya est classée réserve naturelle, seule une partie est accessible au public.

Les falaises abruptes de l'île et les eaux riches de la mer de Barents fournissent le gîte et le couvert à quantité d'oiseaux. Mouettes tridactyles, guillemots communs et guillemots de Brünnich, macareux, pingouins torda, cormorans huppés et grands cormorans, goélands argentés et goélands marins, ils sont plus de 100 000 à y nicher.

Imaginez tout ce monde caquetant, piaillant, criaillant, picotant… une belle cacophonie et une odeur en conséquence!

Après une vue d'ensemble, approchons-nous pour observer quelques individus plus en détail !

Bon, celles-ci (des mouettes ?) ne sont pas très coopérantes et nous présentent leurs postérieurs. Gare aux déjections ! Mais celle-là fait la belle, avec son plumage soyeux !

Les macareux sont indéniablement les plus élégants dans leur costume coloré.

Les guillemots de Brünnich dans leur complet classique font concurrence aux précédents. J'adore tout particulièrement celui qui porte des lunettes ;-)

Quant aux pingouins torda, ils prennent tout particulièrement soin de leur tenue. Un petit battement d'aile et hop, la toilette est faite (voir les particules projetées)

Enfin, le cormoran sort le grand jeu. Comme un véritable jongleur, il fait tournoyer avec grâce une brindille autour de son bec. Cherche-t-il à séduire quelqu'un par son habileté ? Mais à qui fait-il les yeux doux ? Sans doute à sa compagne sagement restée dans le nid conjugal !

Bref, un spectacle réjouissant par une très belle matinée chaude (si, si !) et ensoleillée. Ça fait du bien !

A 13 heures, le bateau revient nous chercher (mais ceux qui le souhaitent peuvent rester plus tard) et ramène sur l'îlot un nouvel arrivage d'observateurs plus lourdement armés, heu pardon… équipés. Certains sont tellement chargés qu'ils ont du mal à garder l'équilibre à la sortie du bateau. Sur le port, beaucoup de monde se presse encore pour la rotation suivante, preuve du succès de cette excursion.

Quant à nous, après le déjeuner dans le fourgon à la sortie de Vardø, nous prenons la route touristique nationale dans sa partie la plus spectaculaire, celle qui rejoint le hameau de Hamninberg.

Elle ne comporte qu'une voie de circulation. Il faut donc rouler très doucement pour pouvoir se rabattre à temps sur les espaces-refuges prévus pour le croisement de véhicules. De toute manière, les paysages méritent des arrêts incessants. C'est une route qui demande à être dégustée.

Malheureusement, le soleil si ardent ce matin a fini par se cacher. C'est fou comme le temps change vite dans cette région.

La route longe le bord de mer dans un paysage insoupçonné, inattendu, époustouflant, en dehors du temps.

Etonnantes ces longues strates de granite tels des couloirs parallèles sans fin, du bord de mer jusqu'aux crêtes ! Elles donnent l'impression d'un gigantesque labyrinthe sans issue.

Du rose granitique la roche vire au noir volcanique en passant par cinquante nuances de gris, un décor dont on verrait bien surgir quelque seigneur des Anneaux ou autre créature fantastique.

Pourtant, les rennes ont l'air de trouver un pâturage à leur mesure dans ce chaos minéral.

Terminus de la route 40 kilomètres plus loin dans le village semi-abandonné de Hamninberg, où la pluie et le froid sont hélas au rendez-vous. On voulait randonner dans le Syltefjord, c'est raté. On remplace alors la balade par une nouvelle partie de scrabble en attendant l'accalmie.

En fin d'après-midi, nous décidons de ne pas rester dans ce cul-de-sac pour la nuit, il y a trop de vent !

Le retour à Vardø nous offre alors une deuxième occasion de parcourir cette même route, toute aussi spectaculaire dans ce sens. Hervé l'a déclarée "plus belle route de Norvège" !

Curieusement, à Vardø, non seulement il n'a pas plu mais il fait encore soleil. C'est agréable, car nous avons une dernière visite à faire, au mémorial de Steilneset. Il s'agit d'un monument érigé en mémoire de quelques 90 femmes de la région qui, entre 1621 et 1692, ont été accusées de sorcellerie et brûlées vives.

Le bâtiment est impressionnant par sa forme et par sa symbolique. L'artiste Louise Bourgeois et l'architecte Peter Zumthor ont associé, dans une même création évocatrice, une chaise en feu et un mémorial de 100 mètres de long rappelant cette histoire tragique.

Or Louise Bourgeois (1911 - 2010), plasticienne et sculptrice française naturalisée américaine, connue entre autres pour une sculpture en forme d'araignée géante exposée au musée Guggenheim à Bilbao, a passé son enfance dans une maison, aujourd'hui démolie, du centre de la ville où nous demeurons.

C'est pour cette raison que nous portons un intérêt tout particulier à cette œuvre.

Profitant de ce nouveau passage en ville, nous terminons la soirée à passer en revue quelques restaurants au cas où l'un d'eux servirait du crabe royal. Mais peine perdue, nul n'en sert. Dans notre quête, des Français nous disent néanmoins en avoir mangé il y a quelques jours à Kirkenes. En principe, cette destination n'est pas à notre programme, mais sait-on jamais !

Du coup, ce soir, c'est dîner maison ou plutôt dîner… fourgon, au bord d'une plage près de Kiberg, en compagnie d'un camping-car belge. On n'a pas voulu rester à Hamninberg à cause du vent. Eh, bien, ici aussi on va être servis ! Espérons qu'il ne nous empêchera pas de dormir !

Distance parcourue dans la journée : 202 kilomètres.

Guillemot de Troïl (?)

De la frontière russo-norvégienne à la Finlande, de Kirkenes à Inari

J11 : Dimanche 19 juin 2016

Encore une nuit quasi blanche rythmée par les assauts du vent et de la pluie. Seulement 7 degrés ce matin et il pleut toujours.

A 8 heures, on lève le camp, oui, mais pour aller où ?

Vu les circonstances, je ne vois pas d'autre alternative que d'avancer dans notre parcours. En principe, après la péninsule de Varanger, nous avons prévu de gagner la Finlande, plus particulièrement les alentours d'Inari, en passant par Tana Bru puis Utjoski.

Ben… allons-y !

Dehors il fait un temps à ne pas mettre un mouton dehors. D'ailleurs, ceux-là ont trouvé la solution en se réfugiant dans un abribus.

A Tana Bru, alors que nous sommes sur le point de prendre la direction de la Finlande, je sors in extremis une idée de mon chapeau. Et si on allait à Kirkenes ?

Cette ville norvégienne proche de la Russie que l'on décrit comme une bourgade quelconque, à l'ambiance frontalière, point de départ ou d'arrivée de la ligne de l'express côtier Hurtigruten, ne m'avait pas particulièrement attirée jusque là.

Mais depuis que des compatriotes nous ont dit y avoir mangé du crabe royal il y a quelques jours seulement, la destination a subitement pris de l'intérêt. De Kirkenes nous pourrions ensuite regagner la Finlande et Inari directement. Avec deux jours d'avance sur notre planning, nous avons suffisamment de marge pour nous offrir ce détour. Qui sait, peut-être fait-il meilleur à Kirkenes !

Adjugé, vendu, allons à Kirkenes !

A la sortie de Tana Bru, nous retrouvons alors la E6 qui nous conduit jusqu'à la frontière russe (ou presque)… malheureusement sous la pluie !

Pourtant, le trajet est magnifique, la route passant par un massif qui nous rappelle un peu celui des Maures dans le Var.

A l'approche de la ville, les convois militaires se font plus visibles, les terrains et camps militaires deviennent omniprésents. On perçoit même des tirs au loin. La frontière russe n'est plus qu'à une quinzaine de kilomètres et la direction de Mourmansk indiquée sur tous les panneaux du centre-ville.

A 14 h 30, à notre arrivée à Kirkenes, il pleut toujours et il fait 8 degrés. Tous les commerces sont fermés, dimanche oblige. Après avoir garé le camping-car sur le quai au bord de mer, nous allons immédiatement faire nos repérages pour le King Crabe.

Entre les restaurants du Scandic Hotel et celui du Thon Hotel, notre choix est vite fait. Dans l'aquarium du Thon Hotel, trois beaux crabes barbotent tranquillement. Celui que nous choisissons, le plus gros des trois, passera à la casserole. Une table est aussitôt réservée pour 19 h 30.

D'ici là, nous passons tout l'après-midi dans les salons de l'hôtel (avec café et thé à disposition) pour profiter d'Internet et faire une énième partie de scrabble.

Des lycéens norvégiens nous interrogent, dans le cadre de leur projet de fin d'année scolaire, sur notre vision de la ville de Kirkenes. Pour l'instant, nous n'en avons pas vu grand chose, surveillant sur Internet les prévisions météorologiques qui nous permettraient d'y faire un petit tour.

Au fur et à mesure que l'après-midi avance, l'espoir d'une amélioration est sans cesse repoussé. D'ailleurs, il suffit de jeter un œil par la baie vitrée pour le constater. Finalement, la pluie ne cessera qu'au cours du dîner.

A ce propos, quelques mots sur le crabe royal (ou crabe du Kamtchatka). Originaire du littoral oriental de Sibérie, il a été introduit dans la baie de Mourmansk dans les années 1960 pour assurer de nouvelles prises aux pêcheurs russes. Depuis lors, il s'est répandu dans la mer de Barents, le long des côtes de la Norvège et du Svalbard. Les protecteurs de l'environnement y ont vu une menace pour les écosystèmes, mais la majorité des pêcheurs considère le crustacé comme une manne économique.

C'est le crabe le plus recherché au monde et le plus cher au poids. Sa chair au goût inimitable le place parmi les mets les plus renommés. Nous avons donc hâte d'y goûter.

A 19 h 30 pile, alors que nous venons juste de nous attabler, on nous apporte enfin le crustacé géant. Voilà un crabe que nous aurions pu appeler "Désiré" tant nous l'avons convoité depuis plusieurs jours ;-)

Trônant au centre d'un grand plat ovale, sur un lit de mesclun agrémenté de tomates cerise, accompagnée d'une sauce à base de vinaigre balsamique et d' huile d'olive et d'une autre à l'aïoli , c'est une belle bête de 2,6 kilos. Le flashcode attaché nous apprend plein d'autres détails intéressants comme le nom du pêcheur, de son bateau ainsi que la date et le lieu de pêche.

Oui, mais encore ? Après l'avoir dévoré des yeux, si on le dévorait tout court à présent !

Dans une ferveur quasi religieuse, nous décortiquons alors avec application ses pattes charnues dont un soupçon d'aïoli suffit à mettre en valeur toute la saveur.

Sa chair raffinée est d'un goût unique. C'est un délice, un pur ravissement pour les papilles. En un mot, nous nous régalons !

Nous sommes d'ailleurs à ce point absorbés par notre dégustation que nous en oublions de photographier le plat comme promis à notre fille.Elle recevra la photo de la seule carapace ;-)

Au final, nous n'avons rien vu de Kirkenes mais grâce à ce festin en garderons un souvenir impérissable. Voilà un détour qui en valait la peine !

Pour rentrer chez nous, pas de détour à faire. Le Vany nous attend sur le parking mitoyen de l'hôtel, juste devant la mer. Nous restons là pour la nuit. Pas de vent, pas de pluie, nous devrions dormir comme des bébés

Distance parcourue dans la journée : 272 kilomètres

Moutons à l'abri !

J12 : Lundi 20 juin 2016

La ville de Kirkenes est en activité depuis quelques heures déjà quand nous nous réveillons. Il est 8 heures, le premier réflexe consiste à scruter le ciel. Verdict, il est couvert, mais sans pluie pour le moment. C'est mieux qu'hier !

Notre envie de crabe royal ayant été assouvie, nous pouvons reprendre le cours normal de notre voyage et gagner comme prévu la Finlande et Inari en particulier. Nous n'avons maintenant plus qu'une journée d'avance sur notre planning.

Depuis Kirkenes, nous rebroussons d'abord chemin jusqu'au croisement avec la route 893 qui doit nous conduire tout droit en Finlande. Les chutes Skoltefossen, qui occupent le carrefour, nous offrent une dernière distraction sur le territoire norvégien.

A l'entrée en Finlande, la route change de numéro et devient à présent la 971. Il faut aussi avancer nos montres d'une heure, ranger pour le moment nos couronnes et ressortir nos euros. Dernière précaution à prendre : garder la bombe anti moustique sous la main car elle pourrait servir sans délai.

Le climat, lui, reste le même. Que ce soit d'un côté de la frontière comme de l'autre, le temps gris finit par virer à la pluie.

Les paysages finlandais sont conformes à l'idée qu'on s'en fait. La route ondule langoureusement entre lacs et tourbières, entre forêts de pins et bosquets de bouleaux. Photos

Pendant le trajet nous tentons de nous familiariser avec le finnois qui, à première vue, n'a pas vraiment de points communs avec d'autres langues que nous connaissons. En témoigne le mot "kansallispuisto" qui signifie parc national. Pas évident ! Pourtant, à force d'observation, je finis par faire quelques extrapolations à partir des toponymes qui jalonnent notre route : les suffixes "joki" et "tie" ont l'air de désigner la rivière pour le premier, la rue ou la route pour le second comme dans "Lemmenjoki" et "Kaamasentie" Voilà un bon début ;-)

A ce jeu-là, le trajet jusqu'à Inari passe à toute allure.

Sur place le temps est incertain, oscillant entre bruine et averse plus marquée, bref pas un temps à randonner. Pas grave, puisque la petite localité propose une activité qui colle parfaitement à cette météo, à savoir son musée SIIDA, avec deux i, qui est consacré à la culture et la nature sami.

Inari est en effet un important centre de la culture same. Les Samis, autrefois appelés Lapons, sont les peuples indigènes du grand Nord, les plus anciens habitants de ces contrées. Ils sont près de 85 000 dont une bonne moitié vit en Norvège, environ 20 000 en Suède, 8 000 en Finlande et 2 000 en Russie. Longtemps ignorés, leurs droits, leur culture, leur langue ont été progressivement reconnus, promus et mis en valeur au fil des dernières décennies. Aujourd'hui les Samis de chaque pays sont représentés par leur propre parlement.

Le musée SIIDA, de conception très moderne, se veut le reflet de leur histoire et de leurs traditions ainsi que du lien très fort qui les unit à la nature, tout ceci mis en scène de façon vivante et passionnante.

D'une salle à l'autre, nous suivons l'évolution du mode de vie des Samis au fil du temps en lien avec les grandes dates de l'histoire du monde ainsi que l'adaptation de leurs activités au gré des huit saisons. Des objets créés par des artistes Samis contemporains et un joli film sur les aurores boréales complètent l'exposition.

Quand la pluie cesse, la visite se poursuit en plein air (attention, moustiques !) par la découverte de différentes maisons traditionnelles et de pièges ingénieux pour la chasse et la pêche, tous transportables.

Voilà une visite à la fois ludique et instructive, une variante à nos habituelles randonnées. Néanmoins, après deux journées sans chausser nos godillots, nous avons hâte de les enfiler à nouveau pour arpenter monts et vaux.

Justement, la WIFI du musée permet de vérifier la météo pour les prochains jours. Bonne nouvelle ! Demain, il devrait faire beau jusqu'en milieu d'après-midi. Croisons les doigts !

Dans cette perspective, nous positionnons le camping-car à la lisière de la forêt, au point de départ de la randonnée de demain, afin d'être opérationnels à la première heure. En guise de préambule, le soleil fait son apparition pendant le dîner, ce qui est de bon augure.

A l'extérieur, les moustiques font le siège du véhicule, prêts à s'introduire par la moindre ouverture. Vive les moustiquaires.

Distance parcourue dans la journée : 213 kilomètres.

Musée sami

Inari : église de pleine nature de Pielpajärvi et croisière sur le lac

J13 : Mardi 21 juin 2015

Les touristes viennent à Inari principalement pour le musée (pour nous, c'est fait) mais aussi pour faire une croisière sur le lac (c'est prévu) et accessoirement visiter la petite église en pleine nature de Pielpajärvi (c'est prévu aussi). On pourrait même combiner les deux, le lac et l'église, en se faisant déposer en cours de croisière sur la berge pour rejoindre la chapelle, s'économisant ainsi un trajet à pied.

A l'origine, c'est ce que nous avions envisagé mais le seul départ en bateau (à nos dates) a lieu à 13 heures. Or la météo prévoit une dégradation dans l'après-midi. Nous ne voulons pas prendre le risque de nous faire rincer en randonnant en fin d'après-midi. Sur le bateau nous serons à l'abri quoi qu'il arrive.

Nous préférons par conséquent assurer nos arrières, occuper la matinée à faire la randonnée aller et retour vers la petite église et consacrer l'après-midi à la croisière.

La météo est conforme aux prévisions, très belle… enfin !

Avant 8 heures, nous sommes prêts, sac sur le dos, chaussures aux pieds et bombe anti moustique dans la poche. Les maringouins n'ont qu'à bien se tenir.

Nous débutons par la traversée d'une très belle forêt de pins, couverte d'un tapis de buissons de myrtilles sur un chemin caillouteux encombré de racines.

Nous arrivons ensuite à proximité de plusieurs grands lacs dont le Pielpajärvi, bordés de magnifiques tourbières.

Sous les rayons du soleil, les grandes étendues d'eau se sont parées de couleurs toniques, allant du vert amande au bleu azur.

Régulièrement, notre chemin croise des pistes pour scooters dont le balisage se poursuit curieusement à travers le lac. Eh oui, en hiver, il est utile pour les motoneiges qui se déplacent sur le lac gelé.

De nombreux ruisseaux alimentent les plans d'eau colonisés par des herbiers impressionnants où domine le trèfle d'eau.

Cette composition aurait sans doute pu inspirer les Impressionnistes ;-)

L'eau est omniprésente, offrant au lédon des marais les conditions idéales pour s'épanouir.

Heureusement le parcours se fait sur des planches en bois quand le terrain est trop humide. Ce serait dommage d'abimer toute cette belle végétation.

Les moustiques, eux aussi friands de ce milieu, nous ont lâchés pour le moment mais c'est pour mieux nous attendre dans la dernière ligne droite.

En effet, arrivés dans la clairière occupée par la chapelle, nous coupons directement à travers la prairie en fleurs. Erreur fatale ! Les moustiques étaient tous en planque dans les hautes herbes, prêts à fondre sur nous, pauvres marcheurs.

Nous trouvons alors à l'intérieur de l'église un refuge momentané, le temps de nous ressourcer et de préparer la riposte.

Quelques mots sur cet édifice religieux : Il s'agit d'une église en bois, construite entre 1752 et 1760, flanquée de deux cabanes qui servaient à l'époque d'abri pour les fidèles (et qui servent de refuges de nos jours), derniers vestiges d'un village Sami.

L'église est toujours ouverte, il suffit de soulever le loquet et d'ouvrir les fenêtres pour y faire entrer la lumière (avant de tout refermer en partant). Un service religieux y est célébré de temps à autre, notamment à minuit le jour de la St Jean, c'est-à-dire dans quelques jours.

Après un petit moment de recueillement, nous allons jeter un œil à la cabane voisine où l'âtre encore chaud témoigne de son utilisation récente par quelque personne de passage.

Pas de flânerie sur le trajet retour, de sorte que nous arrivons au parking vers 11 heures après 10 kilomètres et un peu plus de 3 heures de marche, pauses comprises. Une très belle randonnée alliant nature, culture et histoire.

Les moustiques nous ont laissés tranquilles au retour. En revanche, deux oiseaux nous ont retenus un court instant Tout d'abord, un pluvier doré qui, par des manœuvres d'intimidation, a tenté de nous barrer le passage, sans doute pour protéger son nid. Puis, un oiseau qui ne nous a montré que son dos au plumage gris orné de touches orangées. Dommage qu'il ne nous ait pas montré son cou, car il semblerait que ce soit une gorgebleue à miroir.

Avec le beau temps et 16 degrés, les conditions sont idéales pour une promenade en bateau. L'embarcadère est situé juste à côté du musée sami.

Nous prenons place à l'avant du navire pour une excursion d'environ 3 heures.

Le lac d'Inari est le troisième plus grand lac de Finlande et comprend 3 300 îles.

A 13 heures pile, le catamaran Inari III sort du port et prend le large, glissant sur un plan d'eau aussi lisse et immobile qu'un miroir.

Il prend tout d'abord la direction de l'île d'Ukonselkä où il accoste une heure plus tard pour une vingtaine de minutes.

Nous grimpons à toute vitesse les marches en bois jusqu'au sommet de l'île pour profiter les premiers de la vue panoramique sur le lac constellé d'îlots.

Il y a quelques centaines d'années déjà, au milieu de l'été, les Samis faisaient cette même démarche, s'y rendant en barque au milieu de l'été pour y invoquer Ukko, le dieu de la chasse.

Quand une touriste attentive remarque un petit point au milieu de l'eau, tous les regards se braquent sur la surface du lac. Une embarcation ? Un nageur ? Effectivement, c'est un nageur mais pas humain. Avec ses bois caractéristiques, vous l'aurez sans doute reconnu.

Oui, c'est bien un élan ! Nous avons souvent espéré en voir un au bord d'une route, près d'un lac ou d'un marais mais jamais nous aurions imaginé en apercevoir un, ici, en plein milieu du lac d'Inari. C'est incroyable !

Une fois tout le monde de retour à bord, le bateau se dirige vers la rive opposée, le capitaine espérant retrouver la trace de l'animal mais celui-ci a dû s'enfoncer dans les bois depuis belle lurette.

Alors il reprend le cours normal de la croisière jusqu'au débarcadère de Pielpavuono. C'est là qu'il dépose un couple souhaitant rejoindre à pied l'église en pleine nature. Nous avions peur que la météo se gâte en cours d'après-midi. Finalement, il n'en a rien été, même si le ciel est maintenant de plus en plus couvert. Fin de la croisière à 16 heures. C'était très sympa et la rencontre de l'élan… extra-ordinaire !

Vu l'heure, nous pouvons envisager de rouler un peu, au moins jusqu'à Saarisselkaa, à 70 kilomètres où j'avais repéré un lieu de bivouac possible, au sommet du domaine skiable du Kaunispää (438 mètres).

Oui, oui, il y a bien du ski alpin en Finlande ! Vue sur les pistes de ski… et plus largement sur toute la région, du haut d'une tour d'observation.

Mais l'endroit très exposé nous apparaît trop venté pour y passer une bonne nuit. Alors nous n'hésitons pas faire 40 kilomètres de plus, afin de trouver à Vuotso un coin plus calme au bord de la rivière. Autre avantage : l'endroit est idéal par rapport à notre projet de demain.

Distance parcourue dans la journée : 140 kilomètres.

Tourbière près d'Inari

Tunturis finlandais, du Pyhä Nattanen au Taivaskero

J14 : Mercredi 22 juin 2016

Si la Finlande est un pays principalement de forêts, de lacs et de rivières, elle n'est pas pour autant un plat pays, du moins dans cette partie Nord. Régulièrement, de petites montagnes aux sommets dénudés culminant entre 500 et 800 mètres donnent du relief au paysage. On y jouit notamment de belles vues dégagées à des kilomètres à la ronde. En finnois, ces monts sont appelés tunturi.

C'est l'un de ces tunturis que nous nous apprêtons à gravir. Il s'agit du Pyhä Nattanen, à ne pas confondre avec Vatanen, le héros des romans du finlandais Arto Paasilinna ;-)

Pour rejoindre le point de départ de la randonnée, il faut emprunter, juste au nord de la rivière, une piste de terre très praticable sur une douzaine de kilomètres.

Au parking, il y a déjà une voiture alors qu'il est à peine 7 h 30. Des gens seraient encore plus matinaux que nous ?

Côté météo, il fait beau avec 13 degrés, ce qui fait aussi le bonheur des moustiques, prompts à nous attaquer à peine descendus de notre fourgon.

Le guide du Routard annonce un parcours de deux kilomètres difficiles avec 300 mètres de dénivelé.

Or le départ, dans une forêt dense, se poursuit par la traversée de marais sur des planches en bois. Pour l'instant je ne vois pas vraiment de difficulté !

… et finit par une approche dans la caillasse et les racines, demandant certes un peu d'effort mais pas la mer à boire ! En trois quarts d'heure, la montée est pliée !

Le même guide vante la vue inoubliable, je confirme !

… et précise que même en plein été, il souffle un vent glacial sur ces hauteurs dénudées, je confirme aussi ! Coupe-vent et capuche indispensables ! La bonne nouvelle, c'est qu'à cette altitude (508 mètres) il n'y a déjà plus de moustiques.

Le refuge, bien équipé, nous offre alors un abri bienvenu, le temps de nous réchauffer un peu.

Nous aurions ensuite pu retourner par le même chemin mais comme il existe une variante et que nous aimons bien varier…

Hum, si on avait su… car la variante traverse un éboulis rocheux très accidenté dans lequel nous avons l'impression de ne pas avancer. Une fois sortis de là, nous rencontrons un terrain inondé, non aménagé, dans lequel nous nous enfonçons par moments jusqu'à la cheville. Sans parler des moustiques qui reviennent à la charge en atteignant une altitude à nouveau plus basse et la végétation gorgée d'eau à laquelle nous nous frottons au passage.

Bref, si on avait su, on n'aurait pas v'nu comme dirait l'autre ;-)… mais repris au retour le même chemin qu'à l'aller. Sur la base de l'aller/retour par le même itinéraire, c'est une très belle randonnée, facile, courte, avec à la clé une magnifique vue panoramique.

La boucle est plus sportive, surtout après les pluies tombées ces derniers jours. Elle nous a demandé 3 heures et 7,1 kilomètres avec un dénivelé de 210 mètres. Elle nous coûte surtout des chaussures à nouveau trempées à l'extérieur comme à l'intérieur et des pantalons mouillés jusqu'aux cuisses. Conséquence : pas d'autre randonnée possible dans la journée.

Dans ces conditions, autant en profiter pour rouler. Ça tombe bien, c'est ce qui est prévu. Pour rejoindre notre prochaine destination, au cœur du parc national de Pallas-Ounastunturi, 250 kilomètres nous attendent. Il est seulement 11 heures, nous avons le temps de nous avancer jusqu'à mi-route avant le déjeuner c'est-à-dire jusqu'à la petite ville de Sodankylä.

Le trajet sur la E75, large et roulante, se fait à bon train malgré le flux important de camping-cars sur cet axe, le plus court vers le cap Nord pour la majorité des conducteurs européens. Pendant ce temps, nos chaussures exposées derrière le pare-brise amorcent leur séchage.

Rien de particulier à voir à Sodankylä mais, pour nous, un passage en ville précieux, mis à profit pour régler l'intendance.

Pendant que notre linge tourne dans la machine de l'hôtel Bear Inn, nous faisons à Lidl les courses les moins chères de notre voyage, déjeunons sur le parking voisin, passons chez l'opticien faire réparer des lunettes, au magasin de sport pour nous renseigner sur les filets de tête anti moustiques (qu'au final nous n'achèterons pas) avant de retourner à l'hôtel bénéficier de la WIFI.

Une fois toutes ces tâches accomplies, il nous reste la deuxième moitié du parcours à effectuer. Le point de chute est prévu dans les environs de Muonio, pas loin de la frontière suédoise, au pied du massif du Pallastunturi.

Nous échouons plus précisément devant l'hôtel Pallas, un hébergement isolé en pleine nature au pied de la montagne, à 459 mètres d'altitude. Il fait un temps magnifique et 19 degrés. Si nos chaussures n'étaient pas trempées, nous serions sans doute partis randonner immédiatement. L'hôtel est le point de départ d'un beau réseau de sentiers en été et de pistes de ski en hiver.

A défaut de profiter de son environnement, nous profitons pour le moment de son restaurant. Au menu lapon, un tartare de renne servi avec des champignons et des lichens (très bon mais portion un peu chiche même pour une entrée). En revanche, l'omble chevalier du lac d'Inari sur lit de purée de choux-fleurs et la crème brûlée aux myrtilles, tous les deux délicieux, rattrapent largement l'entrée et font de ce dîner un des meilleurs de notre voyage. Avec une bouteille de riesling à deux, il valait mieux que le Vany ne soit pas très loin ;-)

Nuit sur place sous un ciel sans nuage et un soleil radieux !

Distance parcourue dans la journée : 283 kilomètres.

Au sommet du Pyhä Nattanen

J15 : Jeudi 23 juin 2016

Bonne nouvelle, nos chaussures de randonnée sont sèches.

Voyons à présent si le temps est toujours aussi dégagé qu'hier soir. Pas tout à fait ! Nuages et éclaircies se partagent le ciel. Tout est de savoir qui des deux aura le dessus.

En prenant le départ vers 8 h 30, nous avons tout de même l'impression qu'il va faire beau. Altitude du parking : 450 mètres.

Dans notre viseur, le Taivaskero, point culminant du massif du Pallastunturi, à 806 mètres d'altitude.

Pour l'atteindre, le chemin balisé par des poteaux surmontés de croix de St André prend progressivement de la hauteur à travers une toundra dénudée. Il n'y a déjà plus d'arbres à cette altitude, de moustiques non plus.

L'itinéraire est pour le moment commun avec le sentier de grande randonnée Pallas-Hetta, l'un des plus prestigieux de Laponie, qui en 55 kilomètres passe par les sommets de plusieurs tunturis.

Au bout d'une heure, quand il s'en écarte, il nous reste une dernière grimpette à gérer avant d'atteindre un large plateau recouvert d'un amas rocheux au milieu duquel le sommet aurait pu passer inaperçu s'il n'était matérialisé.

C'est ici que, le 6 juillet 1952 aux rayons du soleil de minuit, fut allumée la flamme olympique des Jeux de Helsinki. Une plaque commémore cet événement.

Depuis le sommet, la vue embrasse un panorama époustouflant : forêts, lacs et croupes montagneuses à perte de vue avec l'hôtel Pallas à nos pieds.

La randonnée en boucle prend ensuite la direction du sud, passe au pied d'un autre tunturi, le Laukukero, où nous surprenons un couple de lagopèdes en goguette.

A partir de là, l'hôtel nous sert de repère pour tracer à vue dans une pente parfois raide jusqu'à destination. Bilan : 8,5 kilomètres, 2 heures et demie, dénivelé 375 mètres.

Sur le parking, une famille de rennes nous fait son cinéma.

Nous espérions déjeuner en plein air sous les 17 degrés ambiants mais les moustiques voraces nous obligent à un repli immédiat dans le fourgon.

Cette dernière randonnée marque aussi la fin de notre séjour en Finlande qui, au final, nous a réservé de belles surprises. Ce soir, nous serons en Suède, à proximité de Gällivare.

L'itinéraire le plus court coupe en diagonale via des routes secondaires mais Hervé a peur qu'elles soient étroites et peu roulantes. Il préfère nous faire passer par les grands axes, un trajet plus long en kilomètres mais d'après lui plus court en temps.

A Muonio, en traversant la frontière, nous retardons nos montres d'une heure. Appréciable vu notre timing chargé !

Le début du trajet en Suède est agréable, à travers des forêts de pins majestueux et de grandes prairies en fleurs sous des températures de plus en plus chaudes, jusqu'à 21 degrés en cours de route. Jusqu'ici tout baigne !

En cours de route, un champ de linaigrettes ou "fleurs à coton".

Mais c'est sans compter sur une importante zone de travaux. Or quand les Suédois font des travaux, ils ne vont manifestement pas jusqu'à leur terme. Nous tombons donc sur une route en attente d'asphaltage, couverte de gravier grossier, presque du gravier de ballaste. Pas sur une courte distance, mais sur plus de 15 kilomètres, une éternité dans ces conditions. Rouler sur cette surface est un calvaire pour le camping-car. Il faut rouler en seconde, en redoutant la crevaison en permanence. D'ailleurs plusieurs véhicules sont immobilisés sur le bas-côté, pneus crevés.

Le retour sur l'asphalte sonne comme une libération et l'arrivée à destination est un soulagement.

Après un après-midi à conduire, nous sommes heureux de poser le fourgon sur les hauteurs de Gällivare, au sommet du domaine skiable du Dundret (730 m), pour une soirée de détente.

La ville réputée pour ses mines de cuivre et de fer s'étend juste à nos pieds, mais c'est pour la nature environnante que nous avons choisi cet endroit. Nous ne sommes d'ailleurs pas les seuls.

Le paysage rocailleux et dénudé inspire aussi nos voisins de parking. Lui équipé d'un drone, elle revêtue d'une robe de bure, capuche pointue et mains dans les manchons, trouvent manifestement ce décor minéral parfait pour leur scénario. Elle déambule dans son drôle d'accoutrement pendant que lui la filme à l'aide d'un drone.

Le ciel orageux ajoute une note dramatique à l'ambiance.

Cette luminosité particulière nous incite à explorer à notre tour la croupe rocheuse qui se dresse devant nous. Petite balade vespérale jusqu'au sommet du Stora-Toppen (820 mètres d'altitude), coiffé de deux abris pour randonneurs. Vue sur la taïga environnante.

Après le départ des dronistes, nous pensons rester seuls sur place. Mais c'est sans compter sur l'arrivée tardive de trois camping-cars d'où descend toute une ribambelle d'enfants, prompts à mettre un peu d'animation sur le petit parking.

Plus tard, dans notre demi-sommeil, nous entendrons encore quelques visiteurs temporaires, attirés par le soleil de minuit. Le Dundret bénéficie d'un succès que nous ne soupçonnions pas ;-)

Distance parcourue dans la journée : 308 kilomètres

Rennes en goguette !

Kvikkjokk (Suède), randonnée dans le massif du Snjerak

J16 : Vendredi 24 juin 2016

Grand beau temps aujourd'hui et déjà 16 degrés à 8 heures du matin. Notre séjour en Laponie suédoise se présente sous les meilleurs auspices.

Alors dépêchons-nous de rejoindre notre étape suivante, à savoir la petite station de montagne de Kvikkjokk, située au bout d'une route en cul-de-sac en bordure des prestigieux parcs nationaux de Padjelanta et Sarek ainsi que sur le tracé du non moins célèbre sentier de grande randonnée de Kungsleden.

Ce n'est pas tout à fait la porte à côté, le trajet va occuper toute la matinée.

Alors que la radio annonce la volonté des Britanniques de quitter l'Union européenne, nous faisons route sur la E45 en suivant la rivière Lule sur laquelle ont été érigés plusieurs barrages de grande envergure, sujets de tensions, par le passé, entre le gouvernement suédois et les Samis privés de leurs terres inondées.

La circulation est particulièrement light en ce vendredi matin et les quelques localités traversées étonnamment désertes. Pourtant, à la sortie de l'une d'elles, un véhicule nous fait des appels de phares. Tiens, un contrôle de police ? Même pas, juste un troupeau de rennes qui fait son numéro en plein milieu de la voie ;-)

Au carrefour où notre trajet quitte la E45 pour prendre la direction de Kvikkjokk, nous avons atteint le point le plus méridional de notre voyage.

A partir de ce carrefour, cap légèrement vers le nord-ouest sur une petite route pittoresque serpentant entre forêts, prairies et habitations isolées sans jamais quitter (ou presque) la rive d'un lac ou d'une rivière.

A son extrémité, au bord du lac Saggat et du delta des rivières Tarra et Kamajokk se blottit le minuscule village de Kvikkjokk, au pied d'une prestigieuse chaîne montagneuse dont certains sommets sont encore couronnés de neige.

Nous avons prévu de passer deux jours dans ce coin reculé.

Deux parcs nationaux, parmi les plus grands d'Europe, entourent le village, en l'occurrence Sarek et Padjelanta qui figurent depuis 1995, au patrimoine mondial de l'UNESCO. Ils ne sont accessibles qu'à pied à l'issue de plusieurs jours de marche, tout comme la Kungsleden, la Voie Royale, un sentier de grande randonnée de 425 kilomètres, divisé en quatre parties de sept jours chacune, dont l'un des tronçons passe également par le hameau.

Alors, que sommes-nous venus faire ici ? Du trekking ? Non, juste des randonnées à la journée. Car si Kvikkjokk est considéré comme la Mecque des randonnées longues, le village est également le point de départ de quelques randonnées à la journée. C'est pour cette raison que nous l'avons sélectionné.

Une fois le fourgon garé sur le parking au bout du village, au bord de la tumultueuse rivière Kamajokk, en avant vers le massif du Snjerak, plus précisément vers celui de ses trois sommets surnommé "Tourist Summit" à 805 mètres d'altitude.

Il est 13 heures, il fait un temps magnifique avec un thermomètre dépassant les 20 degrés. Première vue au cours de la montée, bien raide.

Du "sommet pour touristes", vue imprenable sur le delta, la croupe du Nammatj (au milieu) et les massifs du Sarek et du Tarrekaise à l'arrière-plan.

Depuis le départ, nous suivons un chemin bien balisé qui se termine en surplomb d'un lac que nous atteignons au bout d'une petite heure. Arrivés à ce point, le retour se fait par le même chemin. Déjà ?

Trouvant que la balade manquait de piquant à ce stade, nous nous offririons bien un petit bonus pour prolonger le plaisir. Qu'à cela ne tienne !

Nous avions téléchargé sur notre GPS la trace d'un circuit en boucle trouvé sur Wikiloc. Vous nous voyez venir !

Nous tentons par conséquent de suivre ce tracé ou plutôt l'absence de tracé… sur le terrain. Aucune indication sur place ne fait mention d'une quelconque boucle.

Après quelques centaines de mètres à marcher à vue, nous récupérons une petite sente qui grimpe sur une crête d'où nous jouissons de bien meilleures vues encore sur le Sarek.

Mais quand la sente disparaît à nouveau, le parcours se complique un peu.

Guidés par le GPS, nous gambadons alors à vue dans des pentes buissonneuses, nous frayant un passage au travers d'un inextricable bois de bouleaux nains avant de finir par retomber sur nos pieds dans la dernière ligne droite jusqu'au village.

Hum, on voulait du piquant ?

Cela dit, on ne regrette pas ce choix, ravis d'avoir pu accomplir cette très belle boucle de 12 kilomètres en 3 heures et demie avec 550 mètres de dénivelé.

Conseil : pour une balade simple et facile choisissez l'aller/retour par le même chemin. Pour y ajouter comme nous une pointe de piquant, fiez-vous à Wikiloc ;-)

Une fois de retour, nous espérons nous détendre en profitant de la douceur ambiante. C'est sans compter sur une panne sèche de gaz. Le remplacement de la bouteille est inévitable. Une opération simple et rapide en principe, sauf que, dans le cas présent, le modèle pas tout à fait identique au précédent, fait de la résistance au point qu'il nous faut appeler à la rescousse deux camping-caristes suédois tout aussi désarmés.

En dernier recours, nous laissons un message au loueur, persuadés qu'il nous a fourni une bouteille inadaptée. Au final et à force d'acharnement, Hervé finit par dompter le système et à faire fonctionner la bouteille. Ouf ! On se voyait déjà devoir retourner à Jokkmokk à 100 kilomètres pour trouver du gaz.

Bref, voilà une tâche qui nous a fait perdre toute la soirée… ou presque. Pour qu'elle ne soit pas tout à fait gâchée et avant le dîner dans le fourgon, nous nous accordons un moment de relâche pour l'apéro à la Fjällstation, le seul hébergement de Kvikkjokk. Nous trinquons en plein air au bord de la rivière : c'est l'été en Suède !

Par la même occasion, nous préparons notre journée de demain pour laquelle nous avons besoin d'un transfert en bateau. Rendez-vous est pris avec BJörn pour demain.

Distance parcourue dans la journée : 212 kilomètres.

Vue sur le Sarek depuis le sommet du Snjerak

Kvikkjokk, randonnée vers du Prinskullen et bateau dans le delta

J17 : Samedi 25 juin 2016

Pas de route à faire ce matin. Le Vany reste sagement sur le parking pendant que nous allons découvrir un autre sommet facile, dominant le village.

Le point de départ du trail se situe sur la rive opposée de la rivière. Pour ce court transfert en bateau, nous avons fait appel à Björn qui nous a fixé rendez-vous à 9 h 20, toujours sur le même parking. Nous nous attendions à le voir arriver en voiture, mais c'est de la forêt qu'il émerge à pied, nous conduisant d'abord le long de la rivière Kamajokk jusqu'à la Fjällstation pour récupérer d'autres clients.

Au passage, il nous indique le meilleur point de vue sur les rapides.

Nous sommes sept à monter dans son petit canot à moteur : un couple allemand, une randonneuse suédoise, un jeune couple finlandais et nous, mais chacun avec un but différent.

Les Allemands et la Suédoise veulent aller vers Nammatj. Les Finlandais sont les plus ambitieux avec la montée au Kaskaivo (22 kilomètres et 12 heures aller/retour) dont le point de départ se situe à trois kilomètres en amont de la rivière. En ce qui nous concerne, nous avons juste besoin d'être déposés sur la rive opposée au point de départ vers Prinskullen, la "colline du prince".

Mais Börn nous propose (for a good price, dit-il) que nous accompagnions d'abord les autres personnes jusqu'à leurs points de dépose afin de découvrir, par la même occasion avant notre randonnée, une partie du delta. C'est d'accord. Par cette très belle journée, c'est le moment d'en profiter.

De la rencontre de la rivière Tarra et des rapides de la Kamajokk est né un delta unique et verdoyant formé et régulièrement transformé par l'accumulation de sédiments transportés par les eaux tumultueuses des cours d'eau.

Pendant que Björn nous livre quelques informations sur la région, passant avec aisance de l'anglais à l'allemand, avec même quelques mots de français, le canot s'engage dans un canal étroit, à la végétation luxuriante et touffue, sur un miroir d'eau où se reflètent à la perfection les silhouettes élancées de quelques feuillus.

Les grands arbres ont l'air de se prosterner, formant une haie d'honneur sur notre passage.

Quand le rideau d'arbres s'ouvre, la perspective s'élargit, laissant apparaître le profil râblé du mont Nammatj… … ou la calotte imposante d'une montagne plus éloignée.

Une fois tous nos corandonneurs déposés, quand le bateau revient au niveau des rapides, le moment est venu pour nous de débarquer.

Il est maintenant 10 h 45. Nous nous mettons d'accord avec Björn sur l'horaire du retour (16 heures) et attaquons aussitôt la montée.

Comme d'habitude, l'accès au sommet passe par la traversée d'une forêt de bouleaux, en l'occurrence ici sur un sentier bien tracé, conçu au milieu du XVIIème siècle par les mineurs allant exploiter des filons d'argent dans les massifs du Sarek et du Padjelanta.

Au sortir de la forêt (à 650 mètres d'altitude), il nous reste à franchir une série de dalles rocheuses disposées en gradins avant d'accéder au cairn pyramidal du sommet.

Depuis ce balcon, la vue est saisissante sur la chaîne montagneuse s'étendant à perte de vue ainsi que sur le delta au premier plan, véritable mosaïque de lagunes, de lacs, de canaux, de prairies, de bois et de marais.

Il est midi. Le belvédère est l'endroit parfait pour un pique-nique et un bain de soleil, débarrassés de nos chaussures, les doigts de pied en éventail.

Mais au bout d'une heure, l'envie de bouger nous démange à nouveau.

Le guide Rother mentionne une possibilité de poursuivre (ah, chouette) sur un sentier non balisé, en direction de Vallespiken, aboutissant à des enclos à rennes à 867 mètres d'altitude. Durée annoncée : une heure.

Voilà qui fait notre affaire !

Nous cédons le sommet à trois ou quatre poursuivants, preuve que Björn a dû opérer une rotation supplémentaire, et prenons la direction du nord-ouest.

Devant nous, la chaîne imposante du Vallespiken et ses dômes encore zébrés de neige nous servent de points de repère.

Ce rocher erratique déposé là par quelque troll musclé tient lieu à la fois de terminus et de tour d'observation. Les enclos à rennes (vides) sont visibles à l'arrière-plan.

Pour retourner vers Prinskullen, il suffit alors de suivre ce collier de nuages comme autant de cailloux semés dans le ciel par le petit Poucet. Ils mènent droit au point de vue.

Avant le retour au débarcadère, nous nous accordons une dernière pause pour profiter du panorama et de l'absence de moustiques à cette altitude.

A l'issue de la descente, nous flânons un peu dans cette belle prairie fleurie.

Cachées dans les herbes hautes entre les brassées de graminées, on peut y découvrir des ruines de soubassements du village de Kvikkjokk, jadis établi de ce côté-ci de la rivière. Mais pas le temps de nous attarder, nous percevons déjà le ronronnement du bateau de Björn.

L'homme est aussi ponctuel qu'une montre… suédoise ou peut-être suisse car il arrive accompagné de quatre clients helvètes (+ les deux Allemands de ce matin) qui souhaitent faire une visite plus approfondie du delta.

Il nous propose (toujours "for a good price") de nous joindre à cette nouvelle visite. Why not ? Il n'est que 16 heures, il fait super beau, alors approfondissons !

Pour commencer, le canot va se frotter aux remous des rapides, surfant au bord des eaux tumultueuses, dans un vacarme assourdissant. C'est le prétexte pour Björn d'ajouter un soupçon d'adrénaline à un parcours par ailleurs pépère.

Après le bouillonnement des rapides, le retour au calme est d'autant plus apprécié. L'embarcation file au gré des canaux jusqu'au bassin d'une immense lagune avant de revenir par des bayous plus intimes aux allures de jardin.

Trois quarts d'heures plus tard, le bateau accoste à Kvikkjokk. Fin d'une excellente journée entre randonnée panoramique et balade au fil de l'eau sous une chaleur estivale. 24 degrés, un record !

Après cette journée bien remplie, pouvons-nous espérer une soirée de détente ? Pas vraiment, car après la panne de gaz hier, aujourd'hui c'est la panne d'eau. Au camping de Kvikkjokk, le gérant est peu enclin à nous en fournir, même en payant. Réservant le service à ses clients, il nous dirige vers le village voisin d'Årrenjarka (à 15 kilomètres).

De toute façon, il était prévu ce soir d'avancer un peu dans notre parcours, alors avançons au moins jusque là. Pour être exact, la suite de notre voyage oblige en réalité à rebrousser chemin et ce, jusqu'à… Gällivare.

Après un dernier apéro à la Fjällstation, bye, bye Kvikkjokk.

A Årrenjarka, nous trouvons de l'eau à disposition, nous voilà sauvés. Il ne reste plus qu'à se trouver un coin sympa pour la nuit. Pas évident, car de la route ne partent que des chemins privés desservant tous des habitations isolées.

Pourtant, après le hameau de Tjåmotis , l'un de ces chemins a l'air de s'enfoncer plus profondément dans les bois jusqu'à la berge d'un lac.

Ô surprise, nous y trouvons déjà un autre camping-car, français de surcroît. Immatriculés dans le Calvados, ses occupants ont déniché ce coin lors d'un voyage précédent et y reviennent avec plaisir à chacun de leur périple. Ils auraient sans doute préféré garder l'emplacement pour eux tout seuls mais le partagent bien volontiers avec nous.

L'endroit est un havre de tranquillité et de sérénité. Voilà toutes les conditions réunies pour passer une belle soirée et une bonne nuit.

Distance parcourue en voiture : 53 kilomètres. En randonnée : 12,6 kilomètres, dénivelé de 530 mètres.

Vue sur le delta depuis le sommet du Prinskullen

De la ville en sursis de Kiruna au canyon d'Abisko

J18 : Dimanche 26 juin 2016

Comme prévu, la suite de notre voyage implique un retour sur nos pas jusqu'à Gällivare avant de continuer, via la ville minière de Kiruna, jusqu'aux abords d'Abisko où nous prévoyons d'arriver en fin d'après-midi. Ceci, dans le but de rejoindre dans quelques jours la Norvège au niveau de Narvik et d'enchaîner avec les îles Lofoten.

C'est par conséquent une longue étape de plus de 350 kilomètres qui nous attend. En sachant que les déplacements se font uniquement sur des routes nationales, qu'à tout moment on peut être ralenti par des travaux ou par des troupeaux de rennes, qu'avec un camping-car on a tendance à s'arrêter plus souvent qu'avec une voiture, pour faire le plein d'eau, pour vidanger les eaux sales, pour faire des courses… Bref, il vaut mieux ne pas être pressés. Pour couvrir la distance, nous comptons un minimum de sept heures, sans les arrêts.

Dans ces circonstances, un départ à 6 h 30 paraît tout à fait indiqué et le trajet plus supportable s'il est fractionné.

C'est pourquoi entre les pauses techniques, photographiques, logistiques et touristiques, nous ne lésinons pas sur les arrêts.

Première pause, une heure et demie après notre départ, tout près de Porjus, où nous dédions quelques minutes aux parois étagées de ce profond canyon cachant en son sein une rivière qu'on ne saurait voir ;-)

Dans le centre de Porjus, nouvel arrêt, cette fois pour accomplir des tâches plus ingrates mais indispensables au bon fonctionnement d'un camping-car. Je ne vous fais pas de dessin !

Près de trois heures après notre départ, nouveau prétexte pour nous arrêter : l'apparition de cet étonnant nuage en forme de feu d'artifice ou de bouquet. Nous avions déjà vu ce type de nuage lors de notre précédent voyage sur la route de la Côte au sud de Bodø, mais jamais dans d'autres pays. Curieux, non ? Cette forme de nuages serait-elle propre à ces régions arctiques ? Ou serait-elle l'œuvre d'un avion ?

10 heures, c'est l'heure de la collation et d'une nouvelle pause sur l'aire de pique-nique de Lappesuando, 50 kilomètres au nord de Gällivare. Voilà de quoi nous faire tenir jusqu'aux abords de Kiruna où nous arrivons pour l'heure du déjeuner.

Juste après le repas, visite au pas de course du centre-ville voué à l'engloutissement en raison du développement de la mine de la LKAB exploitant le plus grand gisement de minerai de fer au monde.

Dans les vingt années à venir, il est prévu de déplacer la ville de quelques kilomètres vers le nord-ouest, à commencer par le centre. Un tiers des habitants sont concernés, soit plus de 6 000 personnes, mais aussi tous les commerces du centre, l'hôtel de ville, l'hôpital, l'église, la bibliothèque, des écoles, des lycées… C'est impressionnant !

Dans le hall de l'hôtel de ville, une maquette donne une idée des secteurs concernés.

Le fer est à l'honneur partout dans la ville. Kiruna lui doit à la fois son existence, sa mort annoncée et à terme sa renaissance !

Cela fait maintenant 8 heures que nous sommes en route alors vivement notre arrivée aux abords d'Abisko pour pouvoir nous dégourdir plus longuement les jambes.

Une fois sur place, nous ignorons le village pour nous diriger quelques kilomètres plus loin vers Abisko Tourist Station regroupant un hébergement, une gare, un centre pour visiteurs et un télésiège accédant aux sommets, le tout à l'entrée du parc national du même nom.

Pour le télésiège, nous arrivons trop juste. La dernière montée a lieu à 16 heures, mais plus de descente possible, hormis à pied ce que nous excluons, pas convaincus de son intérêt.

En lieu et place, nous improvisons une balade en boucle de la forme d'un huit, autour du canyon et du delta de la rivière Abiskojakka, un parcours inspiré du guide Rother mais librement adapté à notre forme après 10 heures de route.

Dans l'immédiat et sans quitter le parking, il suffit de tourner la tête vers le sud-ouest pour apercevoir la vue la plus photographiée de la région, la vallée de Lapporten ("porte de la Laponie") en forme de "u" évasé, à l'arrondi presque parfait. Une image qui laisse présager des beautés naturelles de toute cette région.

Parmi les incontournables, il y a bien sûr le canyon que nous abordons dans un premier temps vers l'amont tout en longeant la rive ouest du cours d'eau.

Le parcours, en partie sur des planches, nous réserve de belles vues sur les eaux tourbillonnantes du torrent mugissant.

A la première intersection, nous amorçons déjà la direction du retour, quittant le bord de l'eau par un chemin de traverse pour revenir au point de départ par un "nature path".

Du plus éloigné au plus proche, notre regard retient… … cette belle chaîne montagneuse que la neige recouvre encore d'un blanc manteau , … ce dôme au galbe et à la texture parfaitement parfaits, … ainsi qu'un tapis de myosotis couvrant les pieds de ces bouleaux tordus.

La première boucle de notre huit se termine sous le porche d'entrée de la Kungsleden, ce sentier de grande randonnée dont on avait déjà croisé le tracé la veille à Kvikkjokk. Nous aurions donc pu venir à pied jusqu'ici depuis notre destination précédente ;-)

Passons à présent à notre deuxième boucle qui suit la rive Est du cours d'eau, côté aval, nous livrant un nouvel aperçu du canyon sous un angle un peu différent.

Puis, quand le torrent se jette dans le lac Torneträsk aux allures de fjord, notre balade s'achève en surplomb du delta, avant un passage par la station touristique.

Retour au point de départ après 7,2 kilomètres en 2 heures et demie avec un dénivelé insignifiant (ou presque) de 80 mètres. Bref, une balade pépère de fin d'après-midi pour ménager nos vieux os !

A propos de fin de journée, c'est le moment de nous préoccuper de notre lieu de bivouac. Les parkings du télésiège, du centre des visiteurs et de la gare sont interdits au stationnement durant la nuit. En touristes disciplinés, nous respectons scrupuleusement la mesure contrairement à plusieurs autres camping-caristes, locaux de surcroît, dont les installations trahissent leur intention manifeste d'y passer la nuit.

Néanmoins, en vue d'autres activités prévues demain à Abisko, nous n'aimerions pas trop nous éloigner. Quelques kilomètres à l'est de la station touristique, sur l'aire de repos de Tornehamn, nous trouvons notre bonheur. Le stationnement est toléré pour 24 heures, c'est plus qu'il n'en faut !

La chaleur reste d'actualité, nous permettant de rester en short même en soirée. La région a la réputation d'être la plus sèche de Suède. Pourvu que ça le reste !

Distance parcourue dans la journée : 394 kilomètres.

Canyon d'Abisko

Abisko : télésiège vers Nuolja et randonnée au lac Trollsjön

J19 : Lundi 27 juin 2016

Cette journée d'aujourd'hui n'était pas véritablement programmée mais gardée en réserve au cas où nous aurions de l'avance. Or nous avons toujours 24 heures d'avance sur notre planning, c'est le moment d'en profiter tant que la météo reste clémente et avant une possible dégradation en soirée. Zut !

Pour le moment, n'y pensons pas et profitons-en à fond ! Déjà 16 degrés (22 plus tard dans la journée) malgré un ciel très légèrement voilé en ce début de matinée.

Nous sommes les premiers devant le télésiège d'Abisko mais pendant que nous attendons son ouverture dans notre véhicule, nous nous faisons griller la politesse par deux fillettes et leur maman qui seront les premières à filer vers le sommet.

Le télésiège nous fait alors passer en une vingtaine de minutes de 385 mètres à 850 mètres.

A partir de là, il faut continuer à pied si l'on veut atteindre le mont Nuolja à 1169 mètres, en comptant environ trois quarts d'heure pour la montée.

Pendant que nous nous attardons un peu autour de la station d'arrivée, les filles et leur maman nous distancent encore un peu plus. Mais quand les petites finissent par traîner les pieds, réclamant une pause et un goûter, nous les dépassons allègrement, ravis de partager la primeur du sommet avec ce seul cairn à la forme humaine appelé inukshuk dans d'autres contrées.

Magnifique vue sur le lac Torneträsk, celui dans lequel se jette la rivière Abisko.

A l'issue de cette randonnée de 4 kilomètres avec un dénivelé de 350 mètres, le télésiège nous ramène à Abisko sur les coups de midi.

Un timing parfait qui nous permet, après le déjeuner, d'envisager une deuxième randonnée dans l'après-midi Elle me tient tout particulièrement à cœur. Sur le papier, cette traversée de vallée à destination du lac Trollsjön paraissait magnifique. Voyons ce qu'elle vaut sur le terrain !

Son point de départ se trouve sur la route E10, à 25 kilomètres à l'est d'Abisko. Il faut se garer sur le bord de la route. Dans notre sens de circulation, toutes les places sont déjà occupées. Il faut donc faire un demi-tour en plein milieu de l'E10 pour aller nous garer de l'autre côté de la route.

Pour trouver l'entrée de la vallée, il faut d'abord traverser un petit bois de bouleaux où sont planqués quelques moustiques avides (mais ça c'est habituel). Plus inhabituel, il faut dans le cas présent traverser la voie ferrée de la ligne Kiruna – Narvik en faisant attention aux trains, nombreux, mais heureusement sonores.

Une fois ces deux obstacles franchis, la vallée est à nous !

Comme la montée est progressive et régulière avec un gain d'altitude bien réparti, nous avançons d'un pas vif sur un sentier engazonné déroulant son tapis de verdure au pied d'une table rocheuse face à des dômes marbrés de neige.

En revanche, nous sommes étonnés de ne pas trouver grand monde sur le chemin. On aurait pourtant pu croire le contraire au regard du nombre de voitures garées sur la route, mais leurs occupants ont sans doute préféré une vallée voisine propice au trekking. Nous voilà bien tranquilles de notre côté. Nous finissons par rattraper un groupe de quatre personnes, des Suédois, un homme et trois femmes, plus lents que nous, l'une des femmes avançant comme une tortue, encore plus démoralisée quand nous lui annonçons qu'elle n'est qu'à moitié route. Nous avons bien cru qu'elle allait abandonner, ce qui aurait été dommage car juste après, nous atteignons la partie la plus spectaculaire du parcours.

Au fond de la vallée apparaît une gigantesque moraine latérale déroulant son rouleau compresseur à perte de vue et charriant des blocs rocheux dans un chaos indescriptible.

l'arrière-plan, les massifs montagneux lacérés de neige nous font penser aux montagnes du Landmannalaugar en Islande

Sur cet univers fantasmagorique de blocs renversés, de dalles dressés, de rocs brisés, de roches tourmentées veille le maître des lieux, un monstre de pierre hybride, tête au profil humain sur corps de dragon.

Il annonce ce pour quoi nous sommes venus jusqu'ici : le lac Trollsjön, caché dans le creux de ce cirque montagneux.

Sur ses eaux couleur soufre, qu'on dit être les plus claires de Suède, flottent quelques icebergs qui font de la résistance en ce début d'été.

Nous aurions aimé nous attarder dans cette vallée perdue mais le ciel finit par se couvrir, nous faisant redouter un orage.

Après une dernière incursion au cœur de la moraine, nous saluons les derniers trolls de pierre, implorant leur dieu de bien vouloir nous épargner d'un retour sous la pluie.

Manifestement, nous avons été entendus ! Non seulement il n'a pas plu mais nous avons même été crédités d'un peu de ciel bleu, nous permettant d'apprécier au passage ce névé aux allures de meringue saupoudrée de cacao.

Après avoir retraversé la voie ferrée, le Vany nous voit de retour vers 17 h 30 au bout de 11,6 kilomètres soit 3 heures et demie pour un dénivelé de 470 mètres.

Nous avons adoré cette vallée enchantée peuplée de trolls et ce lac d'un bleu intense, une de nos plus belles randonnées en Suède et peut-être même du voyage.

Cette balade est aussi la dernière en Suède On peut d'ores et déjà affirmer que ce séjour a été une totale réussite aussi bien dans le choix des destinations que des activités. La météo parfaite a participé de ce succès.

Nous ne sommes plus maintenant qu'à une dizaine de kilomètres de la frontière. Notre journée s'achève côté norvégien, après avoir posé le camping-car sur une aire très champêtre bordée de marais couverts de linaigrettes au pied de petites collines rocheuses.

L'orage redouté finit par éclater dans la soirée. Bien à l'abri dans le camping-car, nous ne craignons plus rien mais ce n'est pas de bon augure, la veille de notre étape vers les îles Lofoten. ;-)

Distance parcourue dans la journée : 52 kilomètres.

Lac Trollsjön

La suite se trouve dans... le message 2 (juste au-dessous)
Carnet de voyage au Laos en 2015 English translation pending
by Barbidul · 2016-08-07 · 1 reply
VOYAGE EN FAMILLE (2 ADULTES- 2 ENFANTS 12 ET 10 ANS ) AU LAOS PENDANT 14 JOURS

Départ le samedi 27 juin 2015 depuis Genève. L’enregistrement se fait rapidement mais le contrôle de sécurité nécessite toujours du temps et mieux vaut compter 30’ pour franchir cette étape. Au programme, 6h00 de vol jusqu’à Dubai. Nous voyageons avec Ethiad et les enfants sont toujours ravis car il y a la TV et menus enfants ( que l’on peut choisir lors de la réservation des billets). Nous arrivons la nuit à Dubai et le prochain vol est prévu pour 2h00 du matin.Nous devons changer de terminal pour la correspondance Dubai – Bangkok.Il faut compter 15’ pour rejoindre l’autre termina. Nous profitons de découvrir les boutiques dans cet aéroport moderne. Dimanche 28 juin 2015. Nous arrivons vers 13h30 à Bangkok. A la sortie de l’avion, nous changeons des dollars (50$ = 1500bath) à un guichet Exchange. Plusieurs options se présentent pour rejoindre Bangkok. Nous choisissions l’option Railway Train qui se trouve en bas de l’aéroport. Il y a deux lignes à disposition. Ligne rouge express qui n’était pas en service ce jour-là et la ligne standard bleu.(Ticket 35 bath). « Trajet Aéroport Bangkok - Gare Bangkok, L’Express, départ toutes les 30 minutes, 15 minutes de transports, 150 Thb, train direct sans arrêt de Suvarnabhumi à Makkasan. Il y a correspondance avec le MRT (métro) à la station Makasan.Arrêt à Makasan pour prendre le métro jusqu'à la Gare.Il n’y a pas de correspondance directe avec la gare de train principale de Bangkok Hualamphong, mais en empruntant le MRT (métro) à Makasan, vous pouvez aller jusqu’à la station Hualamphong » Nous nous arrêtons à l’arrêt Makarsa pour prendre le métro qui nous amènera à la gare . Nous posons nos bagages à la consigne de la Gare (160bath pour 4 bagages) car nous prenons le train de nuit (20h00) pour rejoindre la frontière Thaïlandaise puis le Laos et sa capitale Ventiane. Nous profitons du temps libre pour visiter le quartier chinois et leurs temples. A la gare, vous avez la possibilité de changer de l’argent, prendre une douche ou prendre quelque chose à manger dans la superette pour le voyage en train. Une personne passe dans les compartiments pour vous proposer des repas et déjeuner (il faut compter 1200bath pour le repas et le déjeuner pour 4 personnes). Nous avions réservé la première classe avec couchettes mais il y a également la deuxième classe avec couchettes mais superposées et petits rideaux pour échapper à son vis-à-vis.La nuit se passe bien. Lundi 29 juin 2015. Nous arrivons en avance à la gare. Plusieurs personnes vous abordent pour vous proposer un taxi ou un tuktuk. A la sortie de la gare, il y a un minibus Thao Line (20bath) qui vous amènera à la frontière thailandaise qui se trouve à 15 kilomètres. « De la gare de Nong Khai tu peux soit emprunter un des 2 trains-navettes qui traversent le pont mais une fois de l'autre côté il faudra prendre un autre transport pour Vientiane. Ou tuk tuk jusqu'au pont + navette en minibus pour traverser le pont et re-transport pour Vientiane. En savoir plus sur
http://www.lonelyplanet.fr/forums/thailande/trajet-bangkok-ventiane#RpewKboqrZtQK8kC.99 » Après les formalités, il faut prendre un ticket de bus à la sortie du bureau. Ce bus vous transportera à la frontière laotienne. Pour certaines nationalités, il n’y a pas de visas et le passage se passe assez vite. Vous retrouvez les chauffeurs de taxi, minibus ou tuktuk qui vous amèneront à Vientiane. Les tarifs pour les différents transports sont indiqués sur un panneau.Nous changeons 500$=4004900 kips. Nous optons pour un tuktuk (200bath) pour rejoindre la capitale et notre hôtel. L’établissement est situé au centre et proche du marché de nuit. Les chambres sont bien équipées et il y a une piscine très agréable. Nous commençons notre ballade à pied sous un soleil de plomb. Nous visitons les temples (Sisaket, That Luang, Arc de Triomphe et porte de la Victoire) puis deux marchés aux légumes et vêtements.Nous testons notre premier massage laotien (60000 kips). Le soir , nous allons au marché de nuit qui se trouve à 10’ à pied de l’hôtel. Vous pouvez déguster des brochettes grillées en parcourant les étales d’habits. A la fin du marché, nous découvrons un petit restaurant où il propose de succulents plats (Pad Thai, crevettes, poissons… 200000 kips pour 4). Mardi 30 juin 2015. Nous visitons un temple à l’extérieur de la ville puis balade dans les ruelles de la ville. Nous retournons au restaurant du marché de nuit pour goûter d’autres plats et boire leurs jus de fruits frais. Mercredi 1 juillet 2015. Après deux jours à Vientiane, nous prenons un bus pour rejoindre Vang Vieng (prix 120000bath - plusieurs agences proposent des billets et transports à travers le Laos. Attention car les prix sont différents). Nous mettons 5h pour rejoindre Vang Vieng et le bus nous pose devant l’hôtel RiverSide qui fait face aux montagnes calcaires et au bord de la rivière NamSong. Si vous ne désirez pas loger à cet hôtel, vous pouvez rejoindre le centre-ville en tuktuk en moins de 5’. Nous voulons aller voir une grotte avec un boudhan couché à l’intérieur et se baigner dans le lagon bleu. Pour rejoindre la grotte et la rivière avec son lagon bleu, il faut compter 20’ en tuktuk sur un chemin caillouteux et poussiéreux. Le tuktuk vous amène là-bas et vous attendra quelques heures avant de vous ramener. Nous avons pu négocier le prix pour 120000 kips + la péage 35000 kips. Nous découvrons le lagon bleu et entamons la montée vers la grotte. Il faut prévoir une lampe car le chemin pour voir le boudha dans la grotte est sombre et escarper. Après la visite, nous nous baignons dans la rivière pour nous rafraichir. En fin d’après-midi, nous retournons à l’hôtel puis le soir nous partons pour le village. Nous prenons les billets pour Phonsavan et sa plaine de Jarres. Jeudi 2 juillet 2015, nous partons pour 6h de minibus pour rejoindre Phonsavan. Le trajet emprunte des routes sinueuses et verdoyantes. Si vous êtes sensibles au transport, prenez-vous vos précautions. Le bus vous pose à l’ancienne gare routière et nous filons à la GH Kong Keo qui se trouve à 5’ à pied. Nous prenons deux chambres (15$) rudimentaires pour une nuit.L’hôtel propose une excursion pour la plaine des Jarres. Le site se trouve à 13 kilomètres du centre-ville. Nous faisons le tour du premier site (le plus important). La ballade prendra 1h30 pour parcourir les centaines de jarres. Ensuite nous découvrons le marché aux fruits et légumes dans le centre. Nous prenons des billets pour rejoindre Luang Prabang le lendemain. Nous faisons un massage des pieds afin de soulager ceux-ci (80000 kips). Vendredi 3 juillet 2015. L’hôtel nous amène à la gare Xienghou pour prendre un bus local. Il faudra 8h pour rejoindre Luang Prabang. Nous arrivons à la gare de Luang Prabang. Après négociation avec le tuktuk, nous arrivons à notre hôtel Merry 1 qui est au bord de la rivière Nam Kam. Le centre-ville se trouve à 5’ en tuktuk ou 12’ à pied. Nous visitons le temple Visou et nous rejoignons le centre-ville pour découvrir le marché de nuit. Pour commencer, vous parcourez les vendeurs de rouleaux de printemps, de fruits (les mangues sont succulentes) puis viennent les cocktails de fruits frais. Si vous avez un petit creux, vous trouverez des buffets variées pour un prix modique dans une petite ruelle attenante au café Indigo. Pour digérer le tout, vous continuez le marché avec des dizaines et des dizaines de vendeurs de produits artisanaux. La GH ne recommande d’aller à la Croix Rouge pour les massages. (70000 kips). Samedi 4 juillet 2015. Nous partons en ville en longeant la rivière et nous découvrons un pont en bambou qui enjambe la rivière. Les bâtiments sont de taille moyenne et souvent de style coloniale. La ville nous fait penser à KeyWest. Nous montons sur le mont Phousi qui domine la ville et offre une vue incroyable sur l’aéroport, la rivière Mekong et les collines aux alentours. En haut du temple, la tradition lao est de libérer un oiseau dans une cage pour amener la chance. Après avoir gravi et descendu 195 marches, nous décidons de nous relaxer avant de manger et voir le marché de nuit. Dimanche 5 juillet 2015 Nous avons réservé une excursion pour une ballade à dos d’éléphant au Manifa Elephant Camp. Il faut environ 50’ pour rejoindre le camp. Nous faisons d’abord un tour à dos d’éléphant avec le cornac puis nous refaisons une heure de ballade seul sur l’éléphant. Cerise sur le gâteau, nous partons à la rivière pour un bain + toilette. Ce sera un magnifique moment. Prévoyez des vêtements de rechanger car vous finissez à l’eau avec l’éléphant. Nous mangeons au camp puis nous partons pour découvrir un village où il fabrique du whisky et tisse à la main des linges ou couvertures. Ensuite, nous partons pour les chutes de Khuansi qui se trouve 23 kilomètres de Luang Prabang.Nous découvrons ces multiples bassins et sa cascade. La couleur de l’eau est incroyable. Il y a beaucoup de visiteurs et de locaux qui profitent de se baigner ou de déjeuner. Au retour, nous posons nos habits sales (10000 – 15000 kips selon les laundry). Lundi 6 juillet 2015. Nous partons en excursion aux grottes Pak Ou en bateau sur le Mekong. Il faut 2 heures pour rejoindre la grotte qui se visite en 40’. N’oubliez pas la deuxième grotte un peu plus haut.Au retour de la visite, nous continuons à découvrir la ville et ses boutiques. Mardi 7 juillet 2015. Je me suis levé à 5h30 pour voir défiler les moines dans la rue où les gens donnent des offrandes. Le matin, nous visitons deux temples (moines + nonnes) et nous faisons un arrêt à la boulangerie Joma où nous dégustons une salade. C’est notre dernier jour et nous profitons de Luang Prabang avant de partir le lendemain pour Chiang Mai.

Mercredi 8 juillet 2015. Nous prenons un tuktuk pour l’aéroport (50000 kips pour 4) qui se trouve à 15’. Il y a peu de monde et les formalités se font vites. Il y a uniquement 2 boutiques et un café dans l’aéroport. Le vol durera 1h et nous arrivons à Chiang Mai sous la pluie. Vous ne pouvez pas changer les kips à l’aéroport. Nous prenons un taxi (150bath) pour rejoindre l’hôtel Chana. L’hôtel demande de payer tout de suite la chambre. Il se situe en vieille ville près des temples. Le marché de nuit se trouve à 10’ en tuktuk depuis l’hôtel. Nous partons à la découverte du marché de nuit. Quel choc ce retour à la civilisation avec ses restaurants et ses enseignes McDO, burger King, Starbucks. Le contraste est saisissant. Vous trouvez des échoppes sur les deux rues sur 800 mètres et puis des stands parsemées dans les ruelles. Jeudi 9 juillet 2015. Nous partons à la découverte des temples (Phra, Chedi Luang, Ring Khum). On s’est arrêté au Café Akha Ama Coffee (bon croissant et chocolat). La pluie commence à tomber et nous décidons de partir vers le centre commercial Maya. Nous mangeons dans un sushi train. En fin d’après-midi, nous prenons un tuktuk pour aller au temple Sri Suphan entièrement en argent. Nous finissons par le « night market » où nous mangeons au Nat’s bistro thai food dans le Anusarn market. Vendredi 10 juillet 2015. Nous partons pour l’aéroport avec le taxi de l’hôtel (200bath) en 10’ afin de prendre notre avion pour Bangkok. Le vol durera 1h00 et nous arriverons à l’ancien aéroport. A la sortie, prendre la porte 6 puis le bus A1 qui vous amènera à l’arrêt Mo Chit où il y aura les correspondances Metro ou Train suspendu. Nous arrivons à la gare de Bangkok et départ pour l’hôtel qui se situe au bord la rivière. Nous profitons de la piscine puis nous partons pour le marché de nuit. Samedi 11 juillet 2015. Nous prenons notre déjeuner et terminons les bagages avant le check out. Nous partons à pied vers le Grand Palace (attention à la tenue car il faut être complètement couvert). Nous décidons de partir vers le Siam Paragon pour visiter le plus grand aquarium d’Asie.On se ballade également dans le supermarché Food Gourmet Market et quelques boutiques du centre commercial. Nous retournons à l’hôtel pour chercher les bagages et départ pour la gare puis l’aéroport via le métro et train express. Nous arrivons à l’aéroport où nous emballons nos bagages pour éviter tout problème de vol ou dégats puis enregistrons ceux-ci. Voilà notre voyage au Laos est terminé.
Inde: recommandations générales pour les voyages en train English translation pending
by Littlewing11 · 2016-08-05 · 14 replies
Bonjour je suis en train de réserver mes voyages en train via cleartrip. Pour l'instant, je ne prends que des place AC 2TIER et AC1. Dans le lot, j'ai un voyage de nuit.

J'aurai quelques questions sur les voyages en train en inde :

Combien de temps il faut être à l'avance en gare ? Est-ce que le e-ticket suffit pour aller sur le quai et dans le train ? Si j'ai bien compris, les noms des personnes sont sur le wagon . C'est bien ça ? Dans les compartiments AC 2 Tier, ou sont stockés les bagages (J'aurai un gros sac à dos et un petit) ? J'ai bien vu qu'il était fortement conseillé de les attacher mais est-ce que j'aurai la place de mettre un gros sac dans le compartiment ? et est-ce autorisé ?

Enfin, j'ai également deux questions par rapport à mes réservations :

J'ai réservé un billet en AC1 (PNR status) . C'est confirmé mais je n'ai pas les détails . C'est normal ? J'ai une réservation qui est en RLWL/4 . Vu que je suis au début de la liste d'attente, est-ce que d'après vous j'ai espoir de prendre ce train ?

Merci d'avance de vos retours d'expérience

Alexandre
Montréal - Boston avec Holland America English translation pending
by Hyerois83 · 2016-08-02 · 29 replies
Après une très belle croisière en Mer Noire avec le Prinsendam, nous avons eu envie de continuer avec Holland America et nous avons choisi de faire le trajet Montreal – Boston avec eux, sur le Veendam, qui fait l'aller – retour tous les 15 jours en été entre Montreal et Boston.

On est partis par Nice avec un vol direct Air Canada rouge en couchant la veille au soir sur la promenade des Anglais. On apprendra avec une grande tristesse plus tard ce qui s'est passé à quelques pas de l'hôtel quelques heures après notre départ.

Montreal : Nous y sommes restés 3 jours avant d'embarquer, ce qui était une bonne idée pour récupérer du décalage horaire et visiter un peu plus à fond cette ville qui mériterait encore plus de temps. Parmi nos visites : très belle exposition temporaire sur Pompéi au musée des beaux arts qui comporte par ailleurs plusieurs autres expositions permanentes On y a compris beaucoup de choses qui restent mystérieuses sur le site de Pompéi lui même. A noter aussi la petite expo sur l'art Inuit. Très sympathiques promenades sur la rue Saint Catherine (en fête ces jours là), et les rues adjacentes (Peel, Crescent, la Montagne, etc..). Visite de la magnifique Basilique Notre Dame de Montréal et de la moins belle cathédrale Marie Reine du Monde. Promenade dans le vieux Montreal près du port, avec la belle chapelle ND de Bonsecours, le marché Bonsecours (bof!) et une halte sympathique et coûteuse dans un restaurant de la place Jacques Cartier. Trajets en métro douloureux pour les genoux quand il n'y a pas d'escalier mécanique, mais on a compris ce qu'est le mouvement collectif (transport en commun). On a aussi découvert le prix élevé du vin il n'est pas rare de trouver des vins moyens à 10/11 $ le verre. En ajoutant les taxes et le service, ça fait 10/11 € le verre ! Les monopoles d'état d'importation y sont certainement pour quelque chose. Mais, globalement, que du plaisir dans cette ville où les gens vous accueillent partout gentiment. Il y reste beaucoup d'autres endroits intéressants à visiter.

Embarquement désagréable : Le quai croisière du port est en travaux. On nous envoie donc loin du centre vers une gare maritime de fortune sans aucun confort, et où aucun effort n'a été fait pour améliorer les choses. En plus, le Veendam vient de subir une épidémie de norovirus (virus de la tourista) et doit être totalement désinfecté. Du coup l'embarquement est retardé. On fait une queue au contrôle des voitures, puis une autre pour entrer dans la gare, puis une autre pour contrôle des bagages, puis une autre pour contrôle émigration, puis une autre pour entrer dans le bateau, le tout sans un seul siège, ni aucune boisson. On a fait des formalités compliquées et payé pour avoir nos AVA (équivalent pour le Canada des ESTA pour les USA), ce qui ne nous sera même pas demandé (?).

L'exercice de sécurité est bon enfant, mais pas très rassurant : notre chaloupe est à plus de 100 m de notre cabine. Les plus proches sont affectées à des gens qui ont leurs cabines de l'autre coté du bateau, d'où des croisements pénibles. On se demande comment ça se passerait s'il y avait effectivement un problème. Le chef de chaloupe fait l'appel verbalement des 90/100 passagers affectés à cette chaloupe, le commandant fait un bref baratin en anglais uniquement, on nous montre rapidement le fonctionnement des gilets de sauvetage et c'est fini. Il ne reste qu'à espérer qu'on n'aura pas besoin de mettre à l'épreuve cette organisation qui est moyennement rassurante.

Quebec : Arrivée à Quebec tôt le matin, débarquement rapide. On arrive en plein quartier du Vieux Champlain avant que la masse des touristes ne submerge les rues. Charmante visite de la fresque des Québécois, de la place Royale, de l'église ND des Victoires et des belles rues du quartier, avant d'emprunter le funiculaire et de déboucher sur la terrasse Dufferin, avec une vue à couper le souffle sur le Saint Laurent d'un coté, sur le château Frontenac de l'autre. On emprunte la promenade jusqu' à la rue Saint Louis en résistant à l'envie de savoir quelles gâteries propose le magasin au milieu de la promenade (sans doute pas le même sens en Québécois et en Français). Tout le long de la rue St Louis et des rues adjacentes de belles maisons très bien entretenues. On passe ensuite sous la porte Saint Louis pour arriver à la citadelle et y assister à la relève de la garde. Le 22ème régiment, qui stationne à la citadelle est le seul régiment Francophone du Canada. Ses uniformes sont néanmoins identiques à ceux de Buckingham Palace et la cérémonie de la relève se rapproche de celle de Buckingham, avec en prime la mascotte du régiment, le bouc Baptiste, mené par le chevrier en chef (!). C'est gentiment désuet, mais ça plait à la centaine de touristes présents.

On préfèrera rendre hommage à la Croix de Vimy, qui commémore la prise de Vimy par quatre brigades Canadiennes en avril 1917, au prix de plus de 3500 morts, grâce à l'intelligence du général canadien Byng, qui réussit là où les Anglais et les Français avaient perdu 150 000 hommes sans résultat.

On redescend vers la promenade Dufferin par les petites rues en admirant un beau magasin d'art Inuit, la galerie Brousseau, dont la visite vaut celle d'un musée et on fait le tour du rez de chaussée très cosy du Chateau Frontenac, avant de redescendre par le funiculaire et de retrouver le vieux Champlain en pleine effervescence touristique, tous magasins magnifiquement fleuris, emplis de souvenirs de tout genre.

On termine par le très intéressant musée de la civilisation où on se délecte d'écouter les divers accents Québécois. Trop courte journée !! A suivre en descendant le Saint Laurent.........
Préparation de 2ème séjour au Portugal fin septembre / début octobre 2016 English translation pending
by Yellowmop · 2016-08-01 · 29 replies
B🙂njour/Bom dia, Camarades d'la Rubrique Portugaise (Championne d'Europe svp),

Je me permets de vous solliciter pour la préparation d'un second séjour (après celui, tant kiffé, de 6 semaines du Nord au Sud, d'Est en Ouest en...oct-nov 2010). Nous venons de réserver nos billets Marseille-Lisboa (fin sept)/Porto-Marseille (début oct) chez RyanAir. Nous prévoyons 3-4 nuits à Lisboa (en début de séjour) et 2-3 nuits à Porto (en fin de périple) et nous interrogeons sur l'"emploi" des 7-9 jours dispos entre ces 2 villes, sachant que:

-Nous aimerions aller saluer l'Océan (1-2 nuits, pas forcément dans le même port/station-village côtier); Nous avions découvert Nazaré (jolie) lors de notre 1er voyage, auriez-vous d'autres lieux à nous recommander? si possible tranquille(s), typique(s), pas ambiance station balnéaire bétonnée (avons ça pas loin de chez nous, dans le Gard).

-Nous envisageons de retourner au "boisdormantesque" Buçaco Palace Hôtel où nous avions merveilleusement dîné en 2010 et, ce coup-ci peut-être s'y offrir le grand luxe d'une nuitée (les lieux sont tellement extra-ordinaires).Dans un rayon de 100 kms de Luso, ptêtre un peu plus bas/haut/à l'Est, auriez-vous dans vos précieux "cartons", des suggestions de coins de jolie campagne où nous pourrions faire de chouettes marches ? La Serra da Estrela, vous connaissez? Pensez-vous que ce massif puisse correspondre à notre recherche?

-D'autres conseils d'étapes, ptêtre, en précisant qu'entre Lisboa&Porto nous louerons une voiture? Pour rappel, en 2010, dans ce secteur du Pays, avions visité: Coimbra , Fatima, Alcobaça&Batalha, Golega (Fête du Cheval).Avions fait l'impasse sur Tomar (ptêtre une idée, de s'y arrêter ce coup-ci?).

Si nous partons moins à l'"assaut" du fantastique Patrimoine Culturel du Pays dans ce futur séjour que lors du 1er, nous demeurons toujours épris d'églises barroques et curieux de joyaux architecturaux.Néanmoins nous envisageons prioritairement ces 2 semaines Lusitaniennes sous l'angle du dépaysement et des plaisirs "authentiques": des papilles (cuisine locale&Brasilienne, pourquoi pas aussi Cap Verdienne?), des oreilles (Fado), du contact des Portugais, sans foncer partout ni avaler les distances, prendre du bon temps au Portugal quoi !!!

Pardon pour mon laïus, mais la description détaillée de nos attentes&goûts me semble utile à vos avis&suggestions.

Je vous remercie grandement de votre attention et d'avance, de vos tuyaux.Je précise que j'ai édité les 2 trésors sur Lisboa&Porto de Monsieur Larazou qui, incha Allah, me lira&répondra, lui aussi...

@ vous lire donc.

Cordialement,

Yell😉wmop.

ps: nous souhaitons ramener 2-3 m2 d'azulejos (pour habiller une façade de cheminée intérieure), des adresses de points de fabrication et/ou vente, sur notre parcours?
Un début raté pour un superbe voyage dans l'Ouest américain English translation pending
by Apolloroux · 2016-07-29 · 198 replies
Bonjour amis voyageurs,

Après deux voyages dans cette magnifique région, nous avions encore l'envie d'y retourner.

Cette fois, il s'agit de faire une boucle en partant de Denver. Notre circuit contient des grands classiques bien connus de beaucoup d'entre vous comme Yellowstone ou Moab mais aussi des coins un peu moins fréquentés comme Bighorn Canyon ou Black Canyon of the Gunisson.

Pour préparer ce voyage, j'ai consulté des sites très bien faits tels que www.ouestusa.fr ; west-usa-dream.blogspot.be. J'ai lu quantité de carnets de voyage sur ce forum y trouvant très souvent réponse à mes questions. Parfois, je vous ai soumis une question ou demandé un conseil. J'en profite pour remercier tous ceux qui m'ont aidée en répondant à mes interrogations.

Cette année, nous partons à trois, mon mari, mon fils et moi.

Voici l'itinéraire prévu :

28 juin : Départ Bruxelles / Reykjavík / Denver 29 juin : Denver / Estes Park 30 juin : Estes Park (Rocky Mountain National Park) 1 juillet : Estes Park / Keystone 2 juillet : Keystone / Wall 3 juillet : Wall (Parc des Badlands) 4 juillet : Wall / Deadwood / Devils Tower / Sheridan 5 juillet : Sheridan / Bighorn Canyon / Red Lodge 6 juillet : Red Lodge / Gardiner 7 juillet : Gardiner / Grand Canyon de Yellowstone / Gardiner 8 juillet : Gardiner / Mammoth Hot springs / Norris geyser Basin / West Yellowstone 9 juillet : West Yellowstone / Old Faithful / West Yellowstone 10 juillet : West Yellowstone / Old Faithful / West Thumb / West Yellowstone 11 juillet : West Yellowstone / Brigham City 12 juillet : Brigham City / Antelope Island / Moab 13 juillet : Moab : Parc des Arches 14 juillet : Moab : Dead Horse Point State Park / Canyonland / Moab 15 juillet : Moab : Parc des Arches 16 juillet : Moab / Montrose : Canyon of the Gunisson 17 juillet : Montrose / Glenwoods Springs : Hanging Lake 18 juillet : Glenwoods Springs / Denver

Passons au récit jour par jour.

28 juin : Le départ.

"Un début raté pour un superbe voyage dans l'Ouest américain " Pourquoi un tel titre ?

Je crois que certains d'entre vous le savent déjà. J'en ai déjà parlé sur ce forum. Pour les autres, je vous explique.

C'est le grand jour, nous sommes très contents de partir. Nous décollons de Bruxelles avec 45 minutes de retard. Je ressens un petit stress car notre escale à Reykjavík n'est que d'une heure 30. Une hôtesse me rassure. Elle me dit que de toute façon notre avion nous attendra. Pas besoin de s'inquiéter. Je me détends. Le vol se passe bien quand tout à coup une pensée traverse mon esprit. Je demande à mon mari s'il a bien pris son permis de conduire. C'est en effet lui qui est chargé de nous conduire durant tout le voyage. Moi, je n'aime pas la conduite et ces grosses autoroutes américaines me font peur. Et là, c'est le drame, il me dit qu'il a changé de portefeuille et qu'il n'a pas transféré son permis. Punaise ! Que faire ??? Comment avoir une voiture de location sans permis ??? Je ressens un énorme découragement. Je me dis que cela ne vaut pas la peine d'aller plus loin et qu'une fois arrivé à Reykjavík on n'a plus qu'à chercher un vol pour Bruxelles et rentrer. Après quelques instants de panique, on tente d'élaborer une stratégie. Dès notre atterrissage nous téléphonerons à notre fille pour qu'elle nous envoie une copie du permis, ce qu'elle fera immédiatement. Nous trouvons alors un ordinateur avec une imprimante et nous voila en possession de la copie du permis de conduire. Notre avion pour Denver décolle avec 2 heures de retard. Nous avons donc eu tout notre temps. Dans l'avion, je me sens stressée. J'ai peu d'espoir. Est-il possible d'avoir une voiture avec juste une copie de permis ? J'en doute très fort mais on va quand même tenter le coup.

Arrivés à Denver, après toutes les formalités, nous prenons la navette pour le bureau de location Alamo. Il est très tard, on est mort fatigué. On attend dans la file. Pas trop longtemps, heureusement ! Voilà, c'est notre tour. On donne nos papiers de réservation, puis on explique notre "petit" problème. Et là patatras ! Tout s'effondre. Le peu d'espoir qui nous restait s'envole. Pas question de nous donner une voiture avec seulement la copie du permis. J'insiste un peu mais inutile. Le gars nous propose de nous faire envoyer le permis par DHL express. Il dit que cela ne prendra que 24 heures. Ça, par contre j'ai du mal à le croire mais ce sera pour nous la seule solution. Il ne nous reste plus qu'à reprendre la navette jusqu'à l'aéroport, ensuite un taxi jusqu'à notre hôtel à une dizaine de kilomètres de l'aéroport.

Dès notre arrivée à l'hôtel, nous contactons notre fille pour lui demander de faire les démarches pour nous envoyer le permis. Ensuite douche et dodo, on est épuisé.

A notre réveil nous avons un message de notre fille nous disant qu'elle a fait le nécessaire. Il ne nous reste plus qu'à espérer que cela ne prendra pas trop de temps. Nous allons sur le site DHL. La livraison est estimée à vendredi soit dans deux jours.

Deux jours bloqués ici dans un motel au milieu de nulle part. En effet, ce motel c'était juste pour la première nuit. Nous étions censés le quitter dès le lendemain matin. Ici, nous avons un petit déjeuner très sommaire et pour les autres repas, il y a un restaurant Benny's juste en face. La nourriture y est dégueulasse et en plus ce n'est pas propre. Question distraction, ici il n'y a rien. Le chauffeur de l'hôtel nous a conduit pour quelques heures dans un joli centre commercial mais à part cela nous avons passés ces deux journées enfermés dans notre chambre. Bon, voyons le côté positif, nous avons eu ainsi l'occasion de nous reposer avant d'entamer notre périple et moi j'ai eu tout le temps de surfer sur Voyage Forum, mon site préféré. J'ai relancé une discussion concernant ce sujet afin d'encourager tous les futurs voyageurs à bien vérifier tous les documents avant de partir. J'y ai découvert que cela était déjà arrivé à plusieurs d'entre vous et que certains avaient eu plus de chance que nous car ils avaient réussi à avoir une voiture avec une copie. Si j'avais lu cela avant, peut-être que j'aurais insisté plus. Je me suis aussi gentiment fait traiter de tête de linotte. Chose que j'accepte avec le sourire car c'est complètement vrai. Cet oubli est une erreur impardonnable mais voilà, cela arrive.

La suite, c'est pour plus tard pour vous raconter des choses plus agréables et vous montrer quelques photos. Je commencerai mon récit au 3eme jour car vous connaissez maintenant le programme des deux premiers jours. Nous avons donc zapper l'étape du Rocky Mountain National Park. Ce sera pour un prochain voyage

A bientôt
Russie – Juillet 2016 English translation pending
by Nancy · 2016-07-29 · 15 replies
Mise en garde habituelle pour éviter toute déconvenue : le récit qui suit est bien davantage un recueil d’infos pratiques qu’un carnet de voyage …

3 semaines au moment des nuits blanches. Pour ce premier voyage en Russie, nous choisissons de rester très classique, nous gardons Vladivostok pour un autre voyage ! Un avantage : pour une fois, nous avons du temps.

NOTRE PERIPLE EN 3 SEMAINES :

Sam 25 Juin – Vol Air France : Paris CDG / Moscou SVO – Arrivée du vol à 16h20 – 3 nuits à Moscou Dim – Nord de la Moscova (Kremlin entre autres) Lun – Nord de la Moscova Mar – Départ en voiture privée pour l’Anneau d’Or : Vladimir – Bogoliubovo - 2 nuits à Souzdal Mer – Souzdal Jeu – Kostroma – Yaroslav - 1 nuit à Yaroslav Ven – Yaroslav – Rostov - 2 nuits à Rostov Sam – Rostov Dim – Pereslav Zalessky – Sergueiv Possad – Retour à Moscou - 3 nuits à Moscou Lun – Sud de la Moscova (Galerie Tretiakov entre autres) Mar – Nord et Sud Mer – Train Sapsan à 9h30 pour Saint-Pétersbourg - 2 nuits à Saint-Pétersbourg Jeu – SPB Ven – Train Lastochka à 18h pour Petrozavodsk - 2 nuits à Petrozavodsk Sam – Hydrofoil à 11h15 pour Kizhi Dim – Train à 6h26 pour SPB - 6 nuits à Saint-Pétersbourg Lun – SPB Mar – SPB (Ermitage) Mer – SPB (Ermitage + Bâtiment Etat-Major) Jeu – SPB Ven – SPB Sam 16 Juillet – Vol Air France : SPB/Paris – Départ à 15h05

BUDGET : Cours du rouble (РУБ) : 1 000 Rub = 14 € environ

Dépenses préalables : Vols réguliers sur Air France : 83 €/p au lieu de 450 € l’AR/p (billet prime Flying Blue) Visa : 136 €/p Prestation AMSLAV Anneau d’Or (transfert en voiture privée + hôtel) : 1 148 € pour nous 2 – Je détaille plus bas Trains : 153 € pour nous 2 Tickets internet Ermitage 2 j consécutifs : 41,70 € pour nous 2

Dépenses sur place : Hébergements (Moscou, SPB, Petrozavodsk) : 1 923 € (16 nuits) Cash : 1 005 € Autres en CB (repas, transports, entrées des sites) : 382 €

Budget total tout compris : 5 090 € (hors achats perso) Ce budget n’est pas représentatif, nous avons choisi des hôtels vraiment coûteux à Moscou et SPB. Ne tenez donc pas compte de l’hébergement (c’est pour ça que j’isole toujours ce poste). Et l’Anneau d’Or peut se faire en bus et train pour bien moins cher. Pour le reste, on n’a pas fait de grosses folies (pas de caviar, pas de soirée au Bolchoï ni au Mariinsky). Quelques restau un peu plus chers mais rien d’extravagant (maxi 4 000 Rub pour nous 2).

VISA : Oui, ça mérite un chapitre. Allez courage ! Le site VHS (Visa Handling Services) www.vhs-france.com/...truction&lang=fr détaille clairement les étapes à suivre. Rien de compliqué mais c’est long et fastidieux. Et pas question d’improviser son voyage sur place puisque l’ambassade veut connaitre tout le parcours, jour par jour !

La liste des documents à fournir figure ici : www.vhs-france.com/...d=travel&lang=fr

Pour obtenir la fameuse (je cite) “confirmation de l'organisation russe exerçant des activités de voyagiste (tour-opérateur) dont les données sont enregistrées dans le registre Fédéral des voyagistes uni”, plus communément appelée invitation, je me suis adressée à Russie Autrement. www.russieautrement.com/invitations_et_visa/ Pour 25€ par personne, vous recevrez par mail les documents nécessaires. Mais encore faut-il leur fournir l’itinéraire détaillé avec TOUS les hôtels réservés … Il a fallu que j’indique aussi quels étaient les hôtels réservés par AMSLAV pour la boucle de l’Anneau d’Or. Après plusieurs échanges par mail, j’ai enfin obtenu la fameuse invitation. En fait, 3 documents : la description détaillée du programme établie sous l’entête d’un Tour Operator russe (comme si on était passé par eux ...), un voucher, une confirmation avec la liste de tous les hôtels en anglais et en russe. Il paraitrait que l’ambassade peut vérifier si les hôtels sont effectivement réservés. En tout cas, Russie Autrement tenait absolument à ce que les documents de l’invitation reflètent la stricte vérité (d’où plusieurs corrections pour être parfaitement en ligne).

Pour l’assurance, commencez par vérifier auprès de votre banque pour savoir si l’assurance de votre CB suffit. Ce n’était pas mon cas, j’ai donc utilisé les services de Chapka (toujours via Russie Autrement). 50€ par personne. Ca m’a coûté un peu plus cher que l’extension de garantie proposée par ma banque mais … ils m’avaient gonflée. J’ai mauvais caractère, je l’assume …

Après, il faut remplir le formulaire on line et l’imprimer. A faire en dernier puisqu’il faut y noter les références de l’invitation et de la police d’assurance.

Lors du dépôt au centre, le dossier est épluché pour vérifier que rien ne manque. Attention, j’ai vu des gens repartir parce que la photo n’était pas une photo officielle, parce que le prénom était mal orthographié sur l’invitation, parce que l’assurance démarrait le lendemain du départ … Ils sont vraiment rigoureux et exigeants. Une fois qu’on le sait, il suffit d’être attentif. Sachez aussi qu’il est possible de se présenter sans rendez-vous, c’est juste un peu plus long pour le dépôt puisque les rendez-vous ont la priorité. On paie lors du dépôt et on repart avec un bon de retrait indiquant la date à partir de laquelle les passeports seront disponibles (il faut donc revenir).

C’est donc un exercice qui demande un peu d’anticipation et beaucoup de rigueur. Cela dit, toutes ces exigences ne nous ont pas empêchés de changer nos plans une fois sur place.

On nous parle aussi d’enregistrement sur place, en Russie, de Registration Card. Chaque hôtel vous fournira le petit papier quasi-automatiquement au moment du check-out. Gracieusement (sauf à SPB où j’ai payé 150 Rub/p). Je le réclamais quand il ne venait pas tout seul. Cela étant dit, on ne s’est jamais fait contrôlé par qui que ce soit.

GUIDES : Guide Lonely Planet J’ai acheté les seuls chapitres numériques qui m’intéressaient. En anglais Celui sur l’Anneau d’Or est bien. Bons plans. Guides du Routard 2016 – Moscou et SPB Bien mais les prix ne sont plus à jour. Petit Futé – Russie - Aucun intérêt. Petit Futé – Moscou et Anneau d’Or – Très peu utilisé.

ALPHABET CYRILLIQUE Nous nous sommes entraînés à déchiffrer l’alphabet cyrillique. On trouve des tas de transcriptions sur Internet. Ensuite, on a pratiqué principalement avec le nom des villes transcrites dans nos guides, comme Санкт-Петербу́рг par exemple. Ca aide vraiment. Et c’est bien plus simple qu’on ne le croit.

TRANSPORTS :

1 – Vols Réservés sur Air France en profitant de nos Miles. Ah ! ça fait plaisir ! Du coup, on s’offre l’hôtel National à Moscou. Depuis l’aéroport de Moscou (Sheremetyevo-SVO) nous avons pris l’Aeroexpress, bien indiqué dans l’aéroport. Prenez vos tickets auprès d’un automate. 470 Rub/p. CB acceptée. En 30 minutes, nous arrivons à la gare Bielorusskaya. On sort de la gare et on cherche un peu la station de métro du même nom. Achetez vos tickets (de métro, cette fois) auprès d’un automate ou de la guichetière (50 Rub le ticket) à l’entrée du métro et c’est parti ! Pour nous rendre à l’aéroport de SPB (Pulkovo-LED), nous avons pris le bus 39 au départ de la station de métro Moscovskaya sur la ligne bleue #2 (après avoir confondu avec Moscovskiy, la gare de Moscou !). Le bus 39 est indiqué dans la station de métro, suivez les flèches mais, une fois à l’arrêt du bus, vérifiez que vous êtes dans le bon sens (on s’était encore planté !). Rapide et économique (35 Rub pour le métro + 30 Rub pour le bus (30 min)). Même avec toutes nos boulettes !

2 – Trains Evidemment, comme toujours, mon tout premier réflexe fut de consulter le remarquable site de Mark Smith : www.seat61.com/...ns.htm#buy%20tickets Une mine d’infos ! Je suis une vrai fan de ce site !

Pour réserver : eng.rzd.ru/ Ca marche très bien, MasterCard acceptée, billet électronique émis sous format pdf.

Sur le site RZD, les trains ne sont présentés que lorsqu’ils sont ouverts à la vente (environ 45 j avant). Pas toujours pratique pour préparer son voyage. J’ai donc aussi utilisé ce site pour fouiner : www.russianrailways.com/routes Là, on trouve tous les horaires. Ca aide, mais pour fouiner uniquement. Commandez directement sur RZD, c’est bien moins cher.

Sur RZD, on a choisi des trains avec billets électroniques (donc, aucune démarche nécessaire en gare). Le numéro de la voiture et de la place (qu’on choisit lors de la réservation sur internet) est indiqué sur le billet. Il suffit alors de présenter le billet imprimé et le passeport à la contrôleuse devant la porte de la voiture. Elle scanne le code-barres, vérifie, et hop, en voiture ! Rien de plus simple ! Nos trajets : § Moscou-Saint Petersbourg (SAPSAN) – 09h30-13h20 - 3322 Rub/p (46,5€) § SPB – Petrozavodsk (Lastochka) – 18h00-22h55 – 1120 Rub/p (15,7€) § Petrozavodsk – SPB : 06h26-11h50 – 1120 Rub/p (15,7€) Au total : 155 € de billets de train pour nous 2. SAPSAN et Lastochka sont des types de train. Les trains sont ouverts aux passagers environ 45min avant le départ. Aucun problème, aucun retard, aucune embrouille.

Non, on n’a pris aucun train de nuit. Ni de Moscou à SPB, ni de SPB à Petrozavodsk … Pourquoi ? On avait envie de tester le SAPSAN (leur TGV), on voulait profiter du paysage, on aime prendre une douche le matin avant de démarrer nos pérégrinations … S’embourgeoiserait-on ? … On avait le temps. Pas de regret en tous cas.

Nous avons changé nos plans lors de notre voyage et avons donc dû annuler un trajet en train vers Novgorod. Au dernier moment. J’ai quand même été remboursée à hauteur de 60% par RZD. Virement direct sur mon compte. Ultra simple. Et bien sûr, annulation gratuite de l’hôtel grâce à Booking.com.

3 – Métro Moscou : au-delà d’un moyen de transport, c’est un lieu de visite 3 étoiles ! On y a passé des heures tant il est extraordinaire. J’y reviendrai. 50 Rub le ticket qu’on achète sur un automate ou à un guichet. Attention, selon votre demande, un ticket peut être valable pour plusieurs trajets (mais durée limitée à quelques jours, au besoin, vérifiez auprès des grosses bornes jaunes juste à côté des guichets -comme les bornes-prix des supermarchés- la limite de validité de votre ticket) La direction du métro est indiquée, non pas par le bout de ligne (comme à Paris) mais par la station suivante. Il suffit de le savoir. SPB : moins remarquable que celui de Moscou mais quelques stations ont retenu notre attention quand même. 35 Rub le jeton qu’on achète à des automates. Moins pratique pour le coller dans son carnet de voyage ! lol ! Direction indiquée ici par le bout de ligne.

4 – Bus Dès notre arrivée à SPB, nous sommes allés à l’Office du Tourisme à l’Ouest de l’Ermitage. Nous y avons récupéré un bon plan et surtout, un plan des bus, enfin, les principaux, ceux dont on a besoin. A partir de là, ce fut un vrai bonheur ! Quel plaisir de descendre la Perspective Nevski en trolley ! 30 Rub le trajet. On monte par l’arrière et on cherche le receveur avec son petit rouleau de tickets à la main. On paie, il nous donne 2 tickets qu’il déchire de son rouleau, on s’assoit et on profite ! Ne vous privez pas de ce moyen de transport si économique et si plaisant et qui permet d’aller d��couvrir des quartiers éloignés qu’on n’aurait sûrement pas fait à pied. S’il n’y a pas de receveur, payez au chauffeur.

HEBERGEMENTS : Réservés sur Booking.com en choisissant, comme toujours, des hôtels avec annulation gratuite. Paiement sur place par Amex ou MasterCard. Wifi gratuit. J’indique ici le prix par nuit, toutes taxes comprises. Une remarque pour les amateurs (dont je suis) : tous les petits déj étaient des buffets et nous y avons toujours trouvé des crêpes. Miam ! J’aime les petits déj buffet car ils nous permettent de nous contenter d’un rapide et léger snack en milieu de journée.

Moscou – National 164 €/nuit – Petit déj buffet NON inclus 27€/p C’est un magnifique hôtel dans un vieux bâtiment bourré de charme, face aux murailles rouges du Kremlin et au musée d’Histoire. Emplacement exceptionnel, à 100 mètres de la Place Rouge. Proche métro. Chambre tout confort, évidemment … Ca vaut vraiment le coup de casser la tirelire. Le petit déj est hors de prix mais vaut le coup. De par sa qualité et de par l’immense salle où il est servi, face au Kremlin. Mais enfin, ça plombe l’addition quand même …

Moscou – Park Inn by Radisson Sadu 135 €/nuit – Petit déj buffet inclus Grand hôtel froid, impersonnel et sans charme. Bon confort. Bon emplacement au Sud de la Moscova, à quelques pas du musée Tretiakov. Proche métro. Malgré le prix encore cher, on est très loin du charme et de la qualité du National.

SPB – Agni Club 90 €/nuit – Petit déj buffet inclus Comme beaucoup d’hôtels à SPB, pas de réception en façade. Elle se situe au 2è étage d’un beau bâtiment de la Perspective Nevski. Bien situé (quoiqu’un peu haut) sur la Perspective Nevski. On y est venu à pied depuis la Gare de Moscou (en 5-10 minutes). Métro tout proche. Nombreux bus sur la Nevski. Chambre spacieuse et lumineuse. On en a testé 2 différentes, bien toutes les 2. Petit dej buffet servi dans une grande salle du 3e qui donne sur la Perspective ! De plus, cette grande et belle salle reste ouverte toute la journée avec café et thé à disposition. Un vrai plus ! Accueil très serviable. On a eu besoin de leur aide pour réserver un restau (sympa) et pour déclarer le vol d’une carte bancaire (moins sympa), ils l’ont fait avec diligence et … gratuitement. Bien entendu, ils nous ont gardé nos bagages pendant notre escapade à Kizhi. Enfin ça, c’est comme partout. Enfin, il est situé au dessus d’un Market Place, restau de chaîne super sympa. J’y reviendrai plus bas. Je recommande vivement cet hôtel, bourré d’avantages.

Petrozavodsk - Karelia 58 €/nuit Le Karelia affrète les hydrofoils pour Kizhi. Du coup, en passant par l’hôtel, on a 20% de discount sur le billet ! Et l’embarcadère est à 2 pas. Il est situé à 35 min à pied de la gare. Ca se fait bien, c’est tout plat. Notre train arrivait à 11h du soir, il faisait encore grand jour, les réverbères des rues n’étaient pas encore allumés ! Le seront-ils d’ailleurs ? Pour le reste, c’est un grand hôtel confortable mais sans âme. Et le SPA est décevant. D’abord la piscine n’est gratuite que de 7h à 10h du matin, de plus (car on y est allé quand même) elle est petite et ne dispose d’aucun des jets que l’on attend quand on parle de SPA … Bref, ultra décevant. Nous pensions y dîner, on a vite fait demi-tour : ambiance triste, froide et bruyante. Pas du tout notre truc. Bref, un peu décevant tout ça. Mais l’emplacement et les 20% de réduc en font quand même un bon plan pour Kizhi.

DANS L’ANNEAU D’OR : Conformément à ma demande, ces 3 hôtels simples ont été réservés directement par AMSLAV. Je n’ai donc pas le détail des prix. Petit déj buffet pour les 3.

Souzdal – Veliy Bien et très bien situé (Souzdal n’est pas bien grand).

Yaroslav – Alesha Popovitch Bien et très bien situé.

Rostov – Usadba Pleshanova Accueil froid et chambre pas faite entre les 2 nuits. On y a diné un soir, avec du mal, aucun effort pour nous aider à comprendre le menu en russe. Pas sympa … Et un peu loin du kremlin (1km). Je déconseille.

REPAS : La gastronomie russe ne marquera pas de façon indélébile notre mémoire. Nous avons testé quelques bonnes spécialités : le bortsch, les pelmenis, les boulettes, les pains fourrés … Nous n’avons testé ni la vodka, ni le caviar. Trop cher pour l’envie qu’on en avait.

Au restaurant, le plat est souvent proposé sans garniture, il faut penser à la commander en plus. Essayez le sarrasin (buckwheat en anglais). Le pain est également en supplément. Pas toujours très bon, c’est parfois du pain de mie.

2 colonnes : la première (ГР) indique le poids (gramme), la seconde (Р) le prix (rouble).

Bière 500ml : environ 300 Rub Morse (une boisson locale faite à base de baies rouges) : 125 Rub le ½ litre Kvas (une boisson locale légèrement alcoolisée faite à base de pain fermenté) : 50 Rub le ½ litre Coca-Cola 250ml : 140 Rub Cocktail (mojito, gin-tonic, pina colada …) : 300-360 Rub Petit pain fourré (salé ou sucré) dans les kremlins (Rostov, S.Possad) : 30 Rub. C’est bon et ça nourrit bien. Vareniki ou pelmeni (raviolis à la viande ou au fromage, servis dans un bouillon) : 210 Rub Repas simple (plat+boisson) dans un restau simple : entre 500 et 800 Rub Repas plus complet (entrée+plat+ boisson) dans un restau plus chic : autour de 1500-2000 Rub

Quelques adresses :

A Moscou

Varenichnaya Nikolskaya, 11/13 Dans la rue très animée entre le magasin Goum et la cathédrale de Kazan. On y est allé 4 fois, c’est dire ! Restaurant idéal pour démarrer le voyage car le menu (en anglais) propose une photo pour chaque plat. Ca aide beaucoup pour découvrir la gastronomie russe. Cuisine simple et bonne, cadre très agréable. Le flétan (halibut en Anglais) est succulent. Prix très doux (par ex : 760 Rub pour salade+pelmeni+2 cocas ou autour de 600 pour un plat de poisson).

Restaurant Tretiakov Rue piétonne, juste à côté du musée. Ils servent jusque 23h. Notre coup de cœur. Excellente cuisine, terrasse très agréable. Prix un peu plus élevés mais justifiés. Mojitos (on adore !), saumon, asperges, dorade, patates wedges et morse pour 3150 pour nous 2. C’est correct, non !?...

A Souzdal Chaynaya Kremlyovskaya 10g A côté du kremlin, tout au fond d’un mignon petit marché artisanal, près d’un étang. On a adoré ce petit restaurant très familial. Attention aux moustiques.

A Rostov Alesha Popovitch Près du kremlin, rue Karl Marx. Menu en Anglais, grand choix et prix vraiment doux. Salade à 150, chicken steak à 100, crêpe à 50. Les portions sont petites … d’où les crêpes … Attention ça ferme à 19h. Et pas beaucoup d’autres options.

A Saint-Pétersbourg Market Place Nevski Prospect, 90/92 (entre autres) Petite chaîne de restau. Des stands aux vocations différentes (salades, pâtes, wok, grillades, plats cuisinés, fruits …) préparent votre commande à la demande. On voit ce qu’on va manger. On récupère une carte magnétique en entrant pour y enregistrer chaque commande et on paie le tout en sortant. Ce n’est pas ultra bon marché mais le concept et l’accueil sont vraiment sympas. Une bouilloire d’eau chaude à disposition : si vous apportez votre sachet de thé, la boisson devient gratuite … On y est allé plusieurs fois. On attend le même à Paris !...

Au Pain Quotidien En bas de la Nevski (entre autres) Eh oui ! Ils ont ouvert des restau ici aussi. Ca fait du bien de manger du bon pain qui croustille … Plein de formules sympas pour se remettre de la visite de l’Ermitage ! Prix moyens : autour de 700 Rub/p

Coffee House (КоФе ХаУс) Encore une chaîne, on en voit partout. Sympa, belle carte pour une petite pause ou un repas plus copieux. Autour de 700-800 Rub

On a testé aussi 2 restau nettement plus chics : Severyanin Stolyarny per., 18 Réservation conseillée, notre hôtel s’en est chargé gracieusement. Autant l’entrée était vraiment digne d’un étoilé, autant le plat était vraiment quelconque (sole pour moi, bœuf Strogonoff pour Philippe. L’erreur vient peut-être de nos choix …). 3500 Rub pour nous (entrée, plats, verres de vin, thé) Pas convaincus …

Pour le même prix, moins guindé, excellente cuisine et finalement plus agréable, nous avons nettement préféré : Traktir 1, Malaya Sadovaya Restaurant en sous-sol (comme beaucoup ici puisque le niveau des rues a été rehaussé plusieurs fois), dans la rue piétonne qui démarre juste au coin d’Elisseïev (sur la Nesky). Bien décoré. Belle carte. Le vin blanc servi au verre est bien frais (ce qui n’est pas toujours le cas, il est parfois servi à température ambiante … beurk). C’est ici qu’on est revenu pour notre dernier soir. Et Philippe a commandé la même chose que la 1ère fois ! Saumon chaud en entrée et canard aux poires en plat.

MOSCOU : Moscou est actuellement en plein travaux de rénovation. De très nombreuses rues sont défoncées, trottoirs provisoires, rubans de chantier rouges et blancs, palissades de bois, bâches de protection … ça gêne un peu pour les vues d’ensemble. Les rues sont larges, très larges. Fréquemment, les passages piétons sont souterrains. Nous y avons passé 2 fois 2 jours pleins. Et 6 soirées. Avec 2 points de chute dans 2 quartiers différents. Pas de regret quant à ce choix, ça a vraiment facilité nos visites. Moscou est slave, SPB est européenne. 2 villes très différentes. Moscou est plus austère, mais les églises y sont plus jolies, plus gaies, plus humbles.

La plupart des sites ouvrent à 10h. Avec pour certains (les maisons d’artiste tout au moins) une journée de relâche par semaine. Je ne vais pas passer en revue toutes nos visites. Juste quelques points que j’ai envie de souligner.

La Place Rouge Mythique. Que dire de plus ? Venez la voir tôt le matin, dans la journée, en soirée, de nuit … Toujours différente. Et toujours du monde … La nuit, le magasin Goum brille de mille feux. On aime ou on n’aime pas …

Le Kremlin Palais des Armures (700 Rub) + Cathédrales (500 Rub) Incontournable … Nous y avons passé ½ journée. Il n’y a pas que des Armures dans le Palais des Armures. Loin de là !... Le tour extérieur des remparts est également une bonne idée de balade.

La Cathédrale Basile le Bienheureux (350 Rub) Nous avons fait 60 photos ! 59 de trop ! C’est dire si elle est photogénique. Et tellement symbolique. Surtout, ne négligez pas sa visite : l’intérieur est surprenant, dédale de petites chapelles.

La Galerie Tretiakov (400 Rub) Visite agréable qui permet de découvrir la peinture russe. Qu’on a vraiment beaucoup aimée. 1h30 nous ont suffi.

Cathédrale du Christ Sauveur On ne peut pas la rater tant elle en impose. Pas ma préférée … De belles vues depuis le pont. Entrée gratuite puisque c’est un lieu de culte.

Kolomenskoye (350 Rub) Station de métro Kashirskaya. A la sortie, repérez le parc et cherchez le tunnel pour traverser la route. Vous arriverez dans le parc, le palais apparait. C’est une reconstitution à l’identique du palais du tsar Alexis Mikhaïlovitch. Ca vaut le coup, d’abord, ça change des icônes et puis, c’est vraiment beau même si le palais manque encore de patine. Après cette visite, on décide de rejoindre la station de métro Kolomenskaya à pied, en traversant le parc (plan du parc juste à la sortie du palais.). C’est facile et ça permet de voir encore quelques belles églises. Prévoir 2h½ pour cette belle escapade bucolique.

Marché d’Izmaïlovo Métro Partizanskaya puis cherchez le moulin en bois … Nous y sommes allés en semaine, sans doute une erreur, beaucoup de stands fermés. Que des boutiques à touristes. Aucun intérêt sauf si vous cherchez des matriochkas pas chères. Mais, je le répète, nous y étions en semaine.

Café Pouchkine Chocolat chaud : 380 Rub Irish coffee : 420 Rub Fondant au chocolat : 770 Rub Oui, on sait, il n’existait pas quand Bécaud l’a chanté … Qu’importe. Cette petite folie se justifie, le lieu est splendide et que le chocolat chaud est onctueux ! Une belle petite parenthèse.

Le métro (50 Rub) On y a passé des heures, à y faire des dizaines de photos, à rester bouche bée devant de telles splendeurs. Toutes les stations sont différentes (dans le thème et dans le type de décor, ici de la mosaïque, là du marbre, ailleurs des vitraux, des sculptures …) C’est grandiose, extraordinaire, très propre et très sûr. Prévoyez vraiment de VISITER le métro. C’est un de mes plus beaux souvenirs. Sérieusement … Et je répète : la direction du métro est indiquée non pas par le bout de ligne (comme à Paris) mais par la station suivante. Mais après tout qu’importe, perdez-vous donc ! Vous ne le regretterez pas ! Sont remarquables, au moins, Komsomolskaya, Prospekt Mira, Novoslobodskaya, Bielorusskaya, Mayakovskaya, Teatralnaya, Ploshchad Revolyutsi, Arbatskaya, Kievskaya, Novokuznetskaya, Partisanskaya. Mes préférées : Komsomolskaya et Novoslobodskaya. Je n’en dis pas plus.

L’ANNEAU d’OR : Nous qui adorons prendre les transports locaux, bus ou trains, nous avons finalement choisi d’effectuer la boucle de l’Anneau d’Or en utilisant les services de voitures privées ! Pas de doute, on s’embourgeoise … ou alors on vieillit. Ou les 2. L’avantage : plus simple à organiser (trivialité !) et rallier les sites (surtout les mineurs) facilement sans perte de temps. L’inconvénient : c’est évidemment beaucoup plus cher et, surtout, et ça n’a pas du tout le même charme, on perd une grande partie du contact avec la population et on perd aussi le plaisir de se débrouiller seuls. Mais c’est décidé ! On voulait donc être pris en charge mais pas trop … AMSLAV répond à nos attentes : transferts seuls (aux horaires de notre choix), pas de guide, pas de voiture à disposition quand on n’en a pas besoin (par ex. les journées à Souzdal et à Rostov), hôtel simple avec petit déj uniquement. On garde ainsi toute notre liberté. 1 148 € pour ces 6 jours/5 nuits de Moscou à Moscou. www.amslav.com/ Charlène Laurent est patiente, compétente et très agréable !

Voici notre programme sur 6 jours/5 nuits : Mar : Départ de Moscou à 9h - Vladimir – Bogoliubovo – Souzdal - 2 nuits à Souzdal Mer : Souzdal Jeu : Départ de Souzal à 9h – Kostroma – Yaroslav - 1 nuit à Iaroslav Ven : Départ de Yaroslav à 14h – Rostov - 2 nuits à Rostov Sam : Rostov Dim : Départ de Rostov à 9h - Pereslav Zalessky – Sergueiv Possad – Arrivée à Moscou vers 17h

Les chauffeurs (différents pour chacun des 4 transferts) ont été d’une ponctualité exemplaire, russophones uniquement mais connaissant parfaitement leur programme (haltes prévues et adresse de l’hôtel).

Au final, c’était certes très confortable mais je ne suis pas certaine que ça ait été nécessaire. En effet, les sites mineurs (Bogoliubovo, Pereslav Zalessky et même Kostroma) sont … mineurs. Si c’était à refaire, je pense que je ferais autrement, en ne gardant que les grands sites que je rallierai en train et/ou bus comme suit : - 2 ou 3 nuits à Souzdal - Au moins 2 nuits, c’est le point d’orgue de l’Anneau. Toute petite ville champêtre, radieuse, traversée par une jolie rivière, parsemée de très nombreuses églises toutes différentes, toutes splendides, d’isbas pimpantes et colorées … Le monastère St Euthyme est grandiose. Je vous conseille d’ailleurs de délaisser la route principale et d’y accéder par derrière (par l’Ouest) pour profiter de la vue magnifique des murailles rouges qui se reflètent dans la petite rivière. Par la même occasion, vous découvrirez le mignon petit couvent-béguinage fleuri juste à côté. Le musée en plein-air d’édifices en bois est un bel avant-goût de Kizhi. Le kremlin est bien restauré. Enfin le tout dans une belle campagne verdoyante et vallonnée … Et, en prime, un bon petit restau ! Il fait vraiment bon y flâner, on aurait aimé y passer un jour de plus pour s’y reposer, s’y ressourcer, profiter. Petit regret … - 1 nuit à Yaroslav - Un monastère assez quelconque et plutôt décrépi mais l’église de l’Epiphanie et surtout celle du Prophète Elie valent vraiment la visite. - 2 nuits à Rostov - Le kremlin est splendide et la balade le long du lac Nero (avec reflets du monastère Spasso-Iakovlevski) est très plaisante.

Voilà, rien de plus. Je zapperais Bogoliubovo. L’église de l’Intercession sur la Nerl est en plein champ. 1,5km à parcourir à pied. Point de départ un peu dur à trouver : depuis le centre, 1ère route à droite après le monastère aux gros bulbes bleus -inratables, on ne voit qu’eux !-, juste avant le pont. Eglise particulière mais assez peu d’intérêt somme toute. Je zapperais sans hésiter Pereslav Zalessky. Kostroma est très étendue et se prête mal à une visite en coup de vent. Mais pas sûre qu’elle mérite d’y passer 1 nuit pour autant … Vladimir abrite la cathédrale de la Dormition et l’église St Dimitri, voisines l’une de l’autre. En pierres blanches sculptées, uniques, de toute beauté. Mais une grosse heure seulement suffit à les visiter et Vladimir est une grosse ville sans grand charme. Pas sûre d’avoir envie d’y passer une nuit. L’idéal est de réussir à y faire une courte halte entre Moscou et Souzdal, mais en transport local c’est tout de suite plus compliqué (voilà qui explique notre choix …). Enfin je ferais Sergueiv Possad en excursion depuis Moscou. Eventuellement ! Sergueiv Possad est très très touristique et très kitsch, entre Lourdes (tant il y a de pèlerins) et Disneyland, il ne manque que Mickey, tout le reste y est … Je n’ai pas beaucoup aimé. Du coup, en zappant ces sites-là, la boucle en bus et en train devient largement faisable. En 5-6 jours. Et plus si affinité …

Dernier conseil : s’il n’y a qu’un seul site à voir, c’est Souzdal. Sans hésitation.

SAINT-PETERSBOURG : SPB est une ville magnifique, mélange coloré de Paris et d’Amsterdam. Une ville où j’aimerais revenir passer un long week-end, juste pour le plaisir de revoir certains lieux, certaines façades, si l’obtention du visa n’était pas si lourde. 8 nuits. 6 journées pleines en fait. Est-ce trop ? C’est large, le principal est vu et revu. Mais qu’il fait bon prendre son temps, flâner dans les rues, le long des canaux, dans les parcs. Ces balades simples, sans but, le nez en l’air, nous ont beaucoup plu, beaucoup occupés et beaucoup fatigués. Prendre le bus est une bonne option pour se reposer en profitant toujours de la vue, et aussi, pour aller plus loin que nos jambes ne nous auraient portés et découvrir les quartiers plus lointains.

Le Palais d’Hiver (Ermitage) et le Bâtiment de l’Etat-Major J’ai acheté sur internet nos billets pour l’Ermitage en choisissant l’option 2 jours consécutifs. Date non fixée. 21€ le billet. On reçoit un pdf à imprimer avec un code-barres qui permettra l’entrée. C’est évidemment beaucoup plus cher que sur place. Mais … l’entrée se fait par une entrée spécifique à l’Est du Palais. Pas de queue. A mon sens, cet avantage énorme justifie le surcoût. Par ailleurs, 2 jours consécutifs permettent de ne pas saturer. Sur place, on s’est décidé pour le mardi et le mercredi, pour profiter de la nocturne du mercredi jusque 21h. Non pas qu’on y soit resté jusque 21h mais en fin d’après-midi, il y a beaucoup moins de monde. Nous sommes entrés le mercredi à 16h, les salles du rez-de-chaussée étaient quasiment vides. Nous avons dû y passer 3 heures le mardi et autant le mercredi. Au-delà, je sature totalement. Même si vous n’êtes pas venu à SPB pour voir un Rembrandt ou un Rubens, visitez l’Ermitage rien que pour le palais. C’est époustouflant et incontournable ! Si en plus, vous êtes amateur d’art, alors c’est d’une pierre deux coups. Les impressionnistes français sont désormais en face, dans le Bâtiment de l’Etat-Major, transformé en grand musée moderne. Même billet. Allez-y pour les collections uniquement, le bâtiment est moderne, sans grand intérêt. Qu’on aime ou pas, c’est tout de même assez bluffant de voir une telle concentration de grands maîtres : Matisse, Picasso, Van Gogh, Gaugain, Monet, Renoir, Cézanne, Pissaro, Sisley … et j’en oublie plein.

L’église du St Sauveur sur le Sang Versé (250 Rub + 100 Rub audioguide en Fr) Vous saurez d’où vient ce nom à rallonge en la visitant. Je conseille vivement de prendre l’audioguide disponible en Français. Du monde …

Forteresse Pierre & Paul (600 Rub) Intéressant de commencer par cette forteresse, édifiée par Pierre 1er, fondateur de SPB. Cathédrale, bastion Troubetskoï, maison du commandant. Et dans la foulée, un peu plus loin, maisonnette de Pierre 1er (200 Rub). Ne manquez pas d’aller jeter un coup d’œil à la belle mosquée toute proche qui rappelle celles de Samarcande.

Palais Youssoupof (700 Rub, audioguide en Fr inclus dans le prix) 2 heures de visite passionnante.

Musée Russe (450 Rub - Audioguide à 400 Rub, trop cher, on décline) On a aimé le musée Tretiakov à Moscou. Donc, on persévère. Sans but, sans guide (ni audio, ni papier), en se laissant juste porter par nos sentiments et nos impressions. 2h½ sans s’en rendre compte !...

Maison de Pouchkine (190 + 120 Rub audioguide en Fr) Intéressant et émouvant. Et honte sur nous … nous ne connaissions pas même un seul poème de ce grand écrivain devenu une icône nationale.

Maison de Dostoïevski (200 Rub + 250 Rub audioguide en Fr) Idem : intéressant. Et qui donne envie de redécouvrir. Les audioguides dans ces 2 maisons apportent beaucoup.

Jardin du Palais d’Eté Une bien belle balade fraîche et reposante. Depuis le Champ de Mars voisin, jolies vues sur St Sauveur sur le Sang Versé.

Balade sur la Neva pour la levée des ponts (800 Rub) Nous partons vers minuit 20 depuis un embarcadère sur la Fontanka. Direction la Neva. Petit tour de la forteresse. Puis, on s’arrête au pied du pont Dvortsoviy en attendant qu’il s’ouvre. Il se lève à 1h35. Au total, on verra 4 ponts ouverts mais c’est le Dvortsoviy le plus impressionnant. C’est un spectacle qu’il ne faut pas manquer, au moins à pied à défaut d’être sur le canal.

Balade sur les canaux (600 Rub) Nous avons cherché une compagnie qui n’allait pas sur la Neva puisque nous l’avions déjà vue de nuit. L’embarcadère juste en face de la cathédrale ND de Kazan fait une boucle d’une heure sur les canaux Griboyedova-Fontanka. 700 Rub – 100 en récupérant un coupon de discount auprès des rabatteurs qui travaillent dans les environs. Commentaires en russe uniquement. Ca complète bien les longues marches à pied.

Palais à l’extérieur de SPB (Pavlovsk, Pouchkine, Peterhof) Par choix, nous n’y avons pas été, préférant peaufiner nos visites à SPB. On aurait sans doute dû quand même en choisir un, quitte à se limiter aux jardins et aux extérieurs.

KIZHI : C’est une toute petite île-musée sur le lac Onega, à 450 km au Nord de SPB. Tout un ensemble d’édifices en bois de la région (la Carélie) y a été rassemblé. De toute beauté. Tapez donc Kizhi sur Google Images !... 5h de train (soi-disant rapide, c’est vrai qu’on a fait une pointe de 5 min à 115 km/h) nous conduisent à Petrozavodsk, de là, 1h30 de ferry pour passer 4 heures dans l’île. Et même chose pour le retour. Vous l’avez compris, c’est une excursion coûteuse en temps. On ne dort pas sur l’île mais à Petrozavodsk. Il existe des trains de nuit mais qui ne collent pas bien avec le retour des ferries. Il est donc sage de prévoir au moins 1 nuit à Petrozavodsk (celle qui suit la visite de Kizhi). On a choisi une formule cool puisque, pour une fois, nous ne manquions pas de temps. Trains de jour et 2 nuits à Petrozavodsk au Karelia. Et puis, le côté SPA de l’hôtel nous avait donné envie d’en profiter. Au final … Le SPA du Karelia est ultra décevant, piscine gratuite de 7h à 10h du matin uniquement (tu parles !) ensuite c’est 600 Rub/ ½ heure ! Déçus, dépités, frustrés. Cela dit, 2 avantages : - 20% de discount sur les hydrofoils qui mènent à l’île. J’avais réservé 2 places par mail en écrivant directement à l’hôtel (sans paiement d’avance). - On est à quelques minutes de l’embarcadère et à 35 min de la gare. Donc, tout se fait à pied. Petrozavodsk est une ville endormie. On a eu bien du mal de trouver un restau pour dîner. Et ce qu’on a trouvé (restaurant “Déjà Vu” décoré de photos de Paris) était vraiment ultra-dégueu. Purée mousseline et vin blanc chambré … Par contre, balade sympa le long du lac. Toute cette longue introduction pour dire que Kizhi se mérite ! 4 heures pour visiter l’île suffisent. Les plus beaux bâtiments sont concentrés dans la partie Est de l’île et méritent 2 heures. Reste 2 heures pour flâner dans la partie Ouest. Location de vélos possible (on n’a pas fait, mais ça peut valoir le coup pour la partie Ouest). Attention, la grande église est actuellement en cours de restauration : quelques bâches, quelques échafaudages, quelques bardeaux tout neufs qui manquent de patine, ça gâche un peu. Il faut chercher de nouveaux angles pour les photos. Ferry : départ de Petrozavodsk à 11h15, arrivée à Kizhi à 12h15, départ de Kizhi à 16h45, arrivée à Petrozavodsk à 18h15. 2280 Rub l’A/R avec les 20% de discount. Droit d’entrée à Kizhi : 500 Rub

SI C’ETAIT A REFAIRE : Moscou : 2 fois 3 nuits dans 2 quartiers différents. C’était bien et ça nous a paru suffisant. L’Anneau d’Or : j’ai longuement détaillé plus haut, on zapperait Bogoliubovo, Kostroma, Pereslav Zalessky et sans doute même Serguiev Possad. Et on passerait 1 jour de plus à Souzdal pour le plaisir. Quitte à gratter 1 jour sur SPB. Saint-Pétersbourg : on peut gratter 1 jour … Pas plus si on veut avoir le temps de prendre son temps. Beaucoup à voir à SPB. On aurait pu aussi consacrer une grosse ½ journée pour un palais des environs. C’est vraiment une ville où on aimerait revenir, le jour où on n’aura plus besoin de visa … Kizhi : c’était un rêve, on avait le temps d’y aller et ça a apporté de la variété à notre programme. Pensez aux trains de nuit si vous manquez de temps.

DIVERS : L’accueil : compliqué … Je me dois d’être honnête, on a connu des pays où l’accueil est plus aimable, le contact plus facile. Les Russes répondent rarement à nos bonjours ou à nos sourires, ne tiennent pas les portes, ne s’excusent pas quand ils nous bousculent … Plus ennuyeux, on a souvent eu des fins de non recevoir à nos demandes d’aide, sans même chercher à comprendre ce qu’on voulait … En fait, ils ne s’occupent pas de vous. Héritage prudent de la période communiste ? Peut-être, je ne sais pas. On a eu aussi quelques belles surprises avec des gens qui, spontanément, sont venus nous aider, nous parler, en Français parfois, heureux de nous voir. Ce sont bien sûr ces dernières rencontres que l’on va garder en mémoire. On a déjà oublié toutes les autres. La carte bancaire : usage très répandu, y compris l’Amex. Le climat à cette époque : 30°C à Moscou et dans l’Anneau d’Or, chaud et sec, grand soleil et ciel bleu pétant. 20°C à SPB et pas mal de pluie … Heureusement qu’on avait du temps, on a pu organiser nos visites en fonction de la météo. Nuits blanches : crépuscule jusque 11h et le soleil brille dès 3h. Pas de nuit noire. C’est très agréable ! Vêtements : gilet facile à enfiler et à retirer pour SPB : il fait chaud au soleil et frais à l’ombre … Et un bon Kway. L’affluence touristique à cette époque : beaucoup de groupes, beaucoup de Russes qui découvrent leur pays. Beaucoup moins dans l’Anneau d’Or. Les problèmes de santé : aucun Les moustiques : protégez-vous dès que vous êtes près d’un lac ou d’une rivière (Souzdal, Rostov, Kizhi …) Les achats perso : rien à notre goût mais c’est perso … Les lectures : (re)lisez Pouchkine. C’est une icône !

On a beaucoup aimé : Souzdal. La propreté des rues, du métro, des hôtels … Partout. Les nombreux chats, calmes et confiants. Avoir acheté nos billets pour l’Ermitage sur internet. Prendre le bus pour sillonner SPB.

On a moins aimé : La difficulté de traverser les rues tant les passages piétons sont rares. Se faire voler, à un arrêt de bus sur la Nevski (vers 9h du matin). Au moment de monter dans le bus, un mec devant Philippe lui fait des tas de politesses pour le laisser passer devant. Assez incompréhensibles et qui finalement bloquaient tout le monde … En fait, c’était le but : créer un peu de confusion et gagner du temps pour que son complice ait le temps de récupérer le porte-monnaie qu’il m’avait sans doute vu ranger dans mon sac à dos (dans une poche fermée par fermeture éclair). On a compris l’arnaque dans le bus, après coup … Peu d’argent liquide mais une carte bancaire. Brave homme, il n’a pas pris l’appareil photo rangé dans la même poche !

En conclusion : on craignait qu’après 3 semaines en Russie occidentale, les bulbes des églises et les icônes nous sortent par les yeux. On craignait un trop plein, une saturation, un écœurement. Il n’en fut rien tant SPB est différente de Moscou. Les villes princières de l’Anneau d’Or et Kizhi ont apporté une note champêtre bienvenue et agréable. Ca reste néanmoins un voyage essentiellement axé sur la grande richesse culturelle de ce pays (histoire, architecture, art …).
Quatre semaines magnifiques, de la Namibie aux chutes Victoria English translation pending
by Ticapi · 2016-07-28 · 359 replies
Bonjour à tous,

De retour de notre magnifique voyage, j'aimerais remercier les membres de ce forum pour leur précieuse aide lors de la préparation du voyage.

La Namibie nous a envoûtée, une partie de nous est rentrée à la maison, l'autre partie est restée là-bas.

Encore ce soir, à table, nous discutions avec nos enfants, afin de comprendre pourquoi ce voyage nous a tant enchanté. Les paysages sont beaux, voir très très beaux, mais nous avons souvent vu de magnifiques paysages lors de nos voyages.

Alors pourquoi? Les animaux? Oui, c'est génial tous ces animaux qui se promènent partout! A peine arrivée, nous voyons nos premiers babouins le long de la piste d'atterrissage et notre premier et dernier serpent sur la route. Les rencontres animalières étaient riches, très riches, inoubliables, fabuleuses! Mais, ce sont surtout les rencontres avec la population locale qui nous ont touchées. Peut-être, parce que nous ne nous y attendions pas?

Comment oublier ce petit garçon, qui nous a suivi de la station service à Opuwo jusqu'au supermarché, il ne disait rien, il nous regardait seulement avec ses grands yeux. Son visage et tout son corps étaient gris de poussière, ses habits en lambeaux. Quand j'ai ouvert le coffre, il m'a montré la bouteille d'eau. Quand je lui ai tendu une bouteille pleine, il a eu le sourire jusqu'aux oreilles.

Ce garçon Himba qui voulait absolument vendre une chèvre à notre fils.

Ce père de famille qui doit chercher deux fois par semaine de l'eau à 15 km de sa hutte.

Cette maîtresse d'école qui a fait chanter et réciter une comptine aux enfants rien que pour nous.

Cette famille à qui nous avons donné des T-shirts avec le logo du club de natation de notre région.

Ce garçon Himba qui voulait absolument être pris en photo avec son chien.

Ce maître d'école, bien habillé, avec sa baguette en main, qui donnait un cours au pied d'un arbre à ses élèves assis en rang sur de petites chaises en plastique, le tableau noir posé contre le tronc d'arbre.

Et encore, et encore...que des belles rencontres. Parfois juste quelques minutes, parfois quelques heures. Ils étaient contents de parler de leur pays, ils étaient contents de voir que nous apprécions de communiquer avec eux. Nous avions soif d'en savoir plus, de comprendre leur culture, leur façon de vivre. En partageant un petit bout de leur vie, ils nous ont fait un énorme cadeau. Merci à eux.

Mais, il y a aussi les magnifiques couchers du soleil et surtout, le ciel nocturne. Des milliers d'étoiles et la voie lactée. C'est magique! Jamais, avons-nous vu un ciel pareil.

Et, il y a ce silence, ce vide, ces espaces vierges, qu'est ce qu'on était bien.

Tout ceux qui aimeraient lire le carnet sans passer par les messages et conseils sur la voiture, le TO, les routes, etc., peuvent aller directement à la page deux ou cliquer sur ce lien: voyageforum.com/...post=7706008#7706008 vous arriverez directement au récit du J1.😉















Trajet Kuala Lumpur - Krabi English translation pending
by Matiasp · 2016-07-25 · 12 replies
Bonjour, quelqu'un a t il déjà fait le trajet entre Kuala Lumpur et Krabi. En train, bus ou avions. J'ai essayé en avion mais sur airasia il me demande mon adresse mail mais surtout mon login et Pass Word .merci de vos reponses
Récit et mon ressenti de mes 23 jours en Alaska English translation pending
by Truffe04 · 2016-07-15 · 13 replies
Tout d’abord bien sûr, je tiens à remercier tous les forumeurs « spécialistes » de l’Alaska qui m’ont écoutée, aidée, conseillée, pour établir mon programme. Il est bien entendu qu’il s’agissait bien de Mon voyage, de Mes choix, mais leurs avis d’experts m’ont bien aidée et je les remercie de tout cœur. Je vais vous relater mon expérience, qui m’appartient je le reprécise, et ce que j’en ai pensé. Je ne parle que de ce que j’ai constaté et ressenti, même si je suis sûre de heurter quelques initiés inconditionnels de l’Alaska dans mes constats. Je rappelle le contexte : c’était mon 10ème voyage aux USA, mais mon 1er en Alaska. Le voyage de ma vie pour moi car je savais dès le départ qu’il serait beaucoup, beaucoup, plus cher que d’habitude. Une rentrée d’argent subite m’a permis de l’organiser en 4 mois (1 an pour les autres). Je pars en voyage avec mon époux et mes parents (78 et 80 ans). Nous sommes des randonneurs, des lève-tôt, et nous aimons la découverte locale. Nous ne privilégions ni le camping (trop âgés), ni le camping-car (même raison et surtout manque de courage car nous avions un grand camping-car ici en France pendant 15 ans) mais des motels ou B and B de préférence avec petit déjeuner compris. Lors de nos différents voyages nous avons l’habitude de pique-niquer le midi, et de faire un petit resto le soir. J’établis un programme pour savoir quoi faire, mais je sais d’avance que je ne le respecterai pas (météo, temps, incidents….). Oui je sais, je suis trop organisée mais je suis ainsi. Je ne parle pas assez l’anglais, pour laisser la place à l’Aventure avec le grand A. Une fois nous sommes partis dans l’Est à moto et je n’avais rien réservé. Un soir nous avons fait 12 hôtels avant de trouver une chambre libre. J’ai cru dormir sous un pont car nous étions à moto et je me suis juré de ne jamais recommencer. Un peu pétocharde la mumu. J’ai donc établi un programme de 3 semaines complètes, du 18 juin au 10 juillet (retour pour la finale off course !). Par souci non pas d’économie, si ce n’est celle de la fatigue, mais de confort, j’ai réservé un vol Marseille-Francfort-Anchorage par la compagnie Condor au prix de 1 186 € par personne (j’avais trouvé un Nice-Montréal-Seattle-Anchorage pour 900 € mais avec 36 heures de trajet. Non merci). Mon souhait le plus cher était d’aller voir les grizzlis à Brooks Falls mais tout était complet et surtout hors budget et donc j’ai prévu une excursion à la journée au départ de Homer, ainsi qu’une croisière à Valdez et une à Seward, et enfin le train pour aller au Spencer Glacier. J’ai tout réservé à l’avance, y compris la voiture un SUV chez Alamo pour 1 180 € les 22 jours et la navette de 2 jours au Denali. Avant de partir, sur les conseils judicieux de certains, j’avais acheté des crampons pour marcher sur les glaciers, des vestes appelées 3 en 1, de l’anti-moustique corporel et vestimentaire. Le casse-tête du quoi emporter dans le sac avait été rapide : moitié hiver, moitié été. Samedi 18 juin, départ de Marseille à 10 h 50, donc départ de chez moi (dans les Alpes de Haute Provence) à 7 h pour arriver à Marignane à 8 h 20. Dépôt de la voiture au parking (chèque-parking 80 € pour les 23 jours), enregistrement des bagages, échange des euros contre des dollars (quasi 1 pour 1 quelle différence avec 3 ou 4 ans en arrière ou c’était presque à 1,50 !), contrôle de sécurité et nous voilà. Arrivés à Francfort, seulement 1 h 30 d’escale donc juste le temps d’acheter du parfum au DFree (je sais qu’en Allemagne sur l’international j’économise 40 % sur mon parfum et que je ne peux acheter qu’à l’aller car au retour nous sommes dans le DF européen et les prix de sont pas les mêmes, passage de la sécurité et hop nous voilà embarqués pour Anchorage embarqués (j’avais reçu un mail la veille me disant que je pouvais choisir mes places et j’ai donc choisi des fenêtres pour le vol Francfort-Anchorage). Vol Condor très bien, si ce n’est mais je le savais, l’achat des écouteurs (3,50 €) mais j’avais emporté les miens et une série de films (8 €) car il n’y a qu’un seul film gratuit en français. Pour les voyages en journée (10 heures quand même) c’est un peu long et surtout l’excitation fait que je ne dors jamais, donc je regarde des films (j’en ai vus 3 lol) et je lis. Le repas était correct, les hôtesses sympas, boissons à volonté tout le long du vol (sauf alcool, vin et bières). Tout s’est très bien passé d’autant plus que nous avons survolé le Groenland et que les vues étaient spectaculaires. Arrivés à Anchorage à 14 h 45 heure locale, passage du contrôle très rapide (ma mère handicapée de naissance des mains et des pieds est « fichée » puisqu’elle n’a pas d’empreinte car il lui manque la dernière phalange nous passons direct sans rien faire), récupération des bagages et appel à l’hôtel pour avoir le shuttle (j’avais choisi le Barratt Inn Airport justement pour la navette gratuite car ne sachant pas à l’avance ni à quelle heure (un retard est toujours possible) ni dans quel état de fatigue nous serions à l’arrivée, j’avais préféré ne rien prévoir. Arrivés à l’hôtel, prise des chambres, un petit coup de rangement des bagages genre sortir la trousse de toilette, les bâtons et les chaussures de rando…..et hop taxi et direction Dowtown Anchorage. Il y avait plein d’animations, des étals dans toutes les rues, la musique, le marché de Lower Ball… il faisait quasi beau, nous avons flâné, puis nous nous sommes arrêtés dans une pizzéria pour manger un bout vers 18 heures, un taxi et retour à l’hôtel et dodo vers 21 heures journée bien complète. J’avoue que ce jour qui illumine la chambre fait une drôle d’impression. Heureusement que j’avais emporté mon bandage pour les nuits (qui n’en sont pas d’ailleurs, lol) Dimanche 19 juin, il pleut, grrrrrrrrrrrr, descente pour le petit déj à 7 h, départ de l’hôtel à 7 h 45 avec la navette que j’avais demandé la veille pour aller récupérer la SUV Chevrolet Equinoxe chez Alamo. Arrêt au Walmart le plus près pour acheter la glacière (nous avons pris cette habitude d’acheter une glacière pour les denrées pique-nique qui durent ainsi 2-3 jours et c’est pratique pour les endroits où il n’y a rien ou presque), les courses et nous voilà partis pour Glenn Alps et la rando de Flatop Mountain Trail. Il s’est arrêté de pleuvoir mais il fait gris et le ciel est bien bas. Nous faisons l’ascension et nous sommes redescendus à 13 heures juste au moment où il recommence à pleuvoir sans avoir pu admirer la vue. Nous prenons la décision de retourner pique-niquer….. dans la chambre d’hôtel lol. Après le repas, petite sieste pour tout le monde et retour à Dowtown Anchorage pour aller faire les magasins (usine Ulu, gifts, achat des premières cartes et surtout l’indispensable clochette à ours). Puis nous allons admirer le spectacle de tous ces pêcheurs (1 chaque mètre) qui taquinent le saumon. Incroyable. Nous allons au resto nous offrir du saumon et du king crab. Au moment de payer, ça m’est resté en travers : 2 bières et juste 4 plats pour près de 180 $. J’ai dit à ce rythme- là, dans 8 jours on a dépassé le budget …. Retour à l’hôtel , et dodo. Lundi 20 juin, il pleut encore. Départ à 7 h 30 direction le Dénali. Dans mon planning j’avais prévu un arrêt au Walmart de Wisilla pour les courses car on m’avait dit qu’il n’y avait rien à Denali si ce n’est un petit market très cher et que je devais acheter pour 4 jours de denrées. Un arrêt à la Post Office pour les timbres et nous voilà repartis. Sauf que nous devions passer par Hatcher Pass mais qu’il pleuvait fort, que le ciel était tout couvert et bas, que je savais que la route n’était pas goudronnée et donc nous y avons renoncé. Nous sommes arrivés à Talkeetna vers 12 h 30, nous avons trouvé une table sous un abri couvert et nous avons pique-niqué. Ensuite, visite de cette très charmante petite ville, et départ pour le Dénali vers 15 h. Dans mon planning j’avais prévu de passer par le Dénali State Park pour la rando du lac Byers, plus/ou celle de Coal Creek mais il pleuvait tellement que nous ne nous sommes même pas arrêtés. Arrivés vers 17 h à Denali, au Salmon Bake Cabin, nous avons pris possession de nos « tentes en dur » avec linge mais sanitaires dehors. Un genre d’auberge de jeunesse, c’était très rigolot. Un peu déçus de cette pluie qui n’en finissait pas nous décidons d’aller voir les navettes pour le Denali du lendemain. Nous récupérons nos billets, visitons le Visitor Center et décidons de faire la rando qui va de notre hôtel au visitor center le long de la rivière, puis d’aller boire un verre au bar, puis de rentrer à la cabine pour pique-niquer et dodo. Mardi 21 juin, anniversaire de mon mari. Nous trouvons un petit café pour le petit déj, mais le service tardait trop et comme nous avions réservé le bus de 7 h, nous partons vite vers 6 h 20 en nous disant que nous prendrions quelque chose au Visitor Center, ce que nous avons fait. Nous sommes montés dans le bus pour les 4 heures de route vers Eielson pour faire la rando de Thorogfare. Il bruinait, y’avait plein de buée dans le car, nous n’avons vu que des chèvres de montagne. Arrivés à Eilsen il pleuvait, il y avait plein de brouillard et une grande affiche « Mont Thorogfare closed : bears ». De toute façon il n’y avait aucune visibilité, tout le monde a sorti son pique-nique et donc à 11 h nous mangions dans le visitor center car le chauffeur de bus avait dit qu’il repartait à 11 h 45. Nous sommes donc repartis. Au bout de 5 mn, il s’arrête car il y avait un ours qui dormait mais bon j’ai des doutes. Puis vers l’arrivée nous avons vu un élan qui a détalé. C’est énorme comme bête. Vers 17 heures nous étions de retour à nos cabines, douche, écriture des cartes et direct au resto de l’auberge pour fêter l’anniversaire de mon mari. Là aussi, juste 2 bières et 2 cocas, et 4 plats (sans dessert) pour près de 160 $. Mais c’était fête non ? Retour dans la cabine vers 21 heures et décision unanime de tenter la navette de 6 h 30 le lendemain car nous étions toujours sous le coup du jet lag et nos yeux s’ouvraient entre 4 h et 5 h chaque matin. Mercredi 22 juin, il fait gris, mais sans pluie c’est bon signe. Départ de la cabine vers 5 h 30 car j’avais repéré que Subway organisait les breakfast et qu’il était ouvert 24/24h. Donc petit déj chez Subway et à 6 h départ pour le park. L’organisatrice des cars me dit d’attendre qu’elle verrait avec le chauffeur s’il lui restait 4 places. Bonne pioche, une fois que tous ceux qui avaient réservé sont montés il restait 6 places nous sommes donc partis à 6 h 30. Dans mon planning j’avais prévu de faire Polychrome et Toklat et donc la veille j’avais repéré où il fallait descendre. Nous n’avons pas roulé 30 mn que le bus s’arrête d’un coup et que voyons- nous ? Une ourse avec non pas 1, ni 2, mais 3 oursons qui courent vers le bus. Ils ont traversé juste devant nous… Je ne vous raconte pas mon émotion devant ce spectacle enchanteur. Nous sommes donc descendus du bus pour faire Polychrome mais là, belle désillusion. Nous qui sommes habitués aux randos en France, avec les PR ou GR qui sont marqués au sol, il n’y avait rien. Avant de descendre du bus j’avais demandé au chauffeur s’il y avait des randonnées et il m’avait dit oui, vous allez où vous voulez. Alors là, je ne comprends pas la logique américaine. Soit disant, ils ne veulent pas détériorer la nature avec des chemins, donc les gens vont et passent n’importe où. Moi il me semble que pour ne pas abîmer la nature, il vaut mieux passer sur un chemin tout tracé, qu’écraser la flore n’importe où. Nous sommes descendus vaille que vaille jusqu’à un petit lac, puis un peu perdus nous sommes remontés. Il a recommencé à pleuvoir et nous avons attendus un bus sous la pluie car il n’y a aucun abri. Le premier était complet, mais la dame (il y a beaucoup de femmes chauffeurs de bus au Denali) a attendu qu’un autre bus arrive pour savoir si on pourrait nous prendre car nous avons dû lui faire de la peine d’attendre sous la pluie. Le second avait juste 4 places et nous a pris. Il a fallu que je montre mes films et mes photos de l’ourse avec ses 3 petits car eux n’avaient rien observé. Nous sommes donc arrivés jusqu’au prochain arrêt où nous sommes descendus et avons attendus qu’un bus redescende car nous voulions quitter le park. Nous sommes retournés à la voiture vers midi et là surprise, le soleil s’était levé. Nous avons trouvé une table, nous avons pique-niqué et nous sommes retournés en voiture jusqu’à l’entrée du park pour faire la randonnée Savage River Loop Trail sous le soleil, mais qui s’est vite caché. Vers 17 heures nous sommes allés faire les magasins de Denali, puis pique-nique sur la terrasse de la cabine, une partie de belote et dodo.

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