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17 jours en camping-car dans le Victoria, partie 3/3 English translation pending
C'est reparti !!!
Vendredi 05/12
Départ vers les chutes de Wyelangta par Philips track. C'est un petit détour. Le temps est couvert avec des nappes de brouillard et des averses. Balade de 20 mn dans une magnifique forêt de fougères arborescentes et d'eucalyptus.


Déjeuner sur le parking puis route vers Port Campbell NP. Très fréquenté, des bus sans arrêt et on y parle toutes les langues mais c'est magnifique. Superbe !


En fin d’après midi, la foule disparaît et nous trouvons un parking isolé. Pas de vue mais c'est tranquille et aucun panneau n’interdit de dormir ici. Parfait. Le vent se lève et la température qui n'a guère dépassé les 15° dans la journée chute encore. Le ciel se couvre de nouveau et il n'y a pas de "coucher de soleil somptueux" comme j’en rêvais en préparant ce voyage...
Samedi 06/12
Au menu d’aujourd’hui : pluie, ciel uniformément gris blanc et vent très fort. Il fait 13°. Les violentes rafales rendent la conduite difficile et la beauté des paysages se perd de plus en plus dans le brouillard. Mais j'adore cet endroit. Nous loupons beaucoup de points de vue pour cause de brume.


Puis notre route quitte cette magnifique côte pour se diriger vers les Grampians et c'est plat à l'infini, des champs, des vaches et des moutons. De la pluie et du vent aussi. Les campings sont rares et chers (38$) et il faut réserver par Internet ou au point i de Hall Gaps exclusivement. Comment faire quand on n’a pas Internet, qu’on vagabonde au gré de l’humeur sans programme bien précis et qu’on arrive après la fermeture du point i ??? Nous remontons donc tout le parc sans pouvoir nous arrêter et comme nous ne redescendrons pas, et bien c’est râpé pour le sud du parc ! Je précise qu’il est prévu une amende de 2 000 A$ si on campe en dehors d’un camping….. Ah le bon vieux temps de la confiance et de la liberté : on remplissait une petite fiche sur une enveloppe dans laquelle on glissait l’argent et on mettait le tout dans une boîte. Au point i une charmante dame m’explique toute la tarification compliquée des campings puis finit par me conseiller d’aller à 10 km au nord par la piste du Mont Zéro où s’en trouve un gratuit (avec pour seules commodités des toilettes sèches, de l’eau de pluie et un robinet d’eau de creek non potable). Formidable ! Le site est vaste et isolé, bien mieux que le camping du centre ville au bord de la route ! Et pour changer, on est sous de grands pins. Bref, on est bien ET en cette fin de journée, le soleil revient !!!! En plus, on a croisé 2 kangourous sur la piste.
Dimanche 07/12
Ce temps de chiotte continue. Ciel blanc, de la bruine par moments. Malgré tout on va à la grande cascade. Lugubre : tout a brûlé récemment et un corbeau tout noir, perché sur une branche calcinée hurle son désespoir dans la grisaille. Heureusement nous découvrons de belles fleurs.

Dur, dur les marches pour descendre au pied de la cascade. Dire qu’il faudra les remonter ! J'ignore encore que je pousserai le perfectionnisme jusqu'à y redescendre quand la lumière sera bonne..... En arrivant au village nous évitons de justesse un kangourou. Puis petite balade cool autour du grand centre culturel.



Puis retour à notre camping où il n'y a pratiquement plus personne. Bref, malgré le temps une belle pêche de photos !!!
Lundi 08/12
Piste avec le traditionnel kangourou toujours au même endroit et chasse aux Cacatoès dans le camping payant.

Comme le temps s’améliore, j'attaque THE PINNACLE. Une montée pratiquement toute en escaliers de 400 m de dénivelé faite en 1 h 40. Merci d’apprécier la vue même si elle est moyenne car j’en ai bavé !!!!


Enfin déjeuner sous un beau soleil et une température bien agréable. Passe alors un machin antédiluvien :

Comme il fait beau, retour à la cascade, parfaitement exposée cette fois.

J'en ai plein les pattes et hésite à descendre mais bon. Je me demande comment seront mes jambes demain...

Au retour on croise plein de kangourous mais on est tellement crevés qu'on ne s'arrête même pas !!! Comme l'eau devient problématique, on en fait bouillir une grande gamelle pendant 20 mn, du creek. Elle est marron mais pour la toilette et la vaisselle ça ira bien !!!! Un Dingo passe pas loin.
Mardi 09/12
Ce matin le ciel est toujours d'un bleu profond qui réchauffe le cœur. Nous quittons avec regrets notre beau petit camping, avec le réservoir d'eau au plus bas mais il en reste toujours ! Sur la route, nous croisons plusieurs kangourous puis allons faire une petite marche au cours de laquelle on est censés voir plein d'oiseaux multicolores, je cite. Rien à part ce lointain cacatoès.

Puis déjeuner au bord du lac et nouvelle petite promenade près de Halls Gap le long d'une rivière encore à sec et encore au milieu d’arbres portant des traces d'incendies...

Puis c'est le retour dans une région d'élevage toute plate et très sèche. Encore beaucoup de maisons très pauvres à la peinture écaillée et aux tôles rouillées. Mais les églises sont toujours aussi nombreuses.

Par un petit détour, nous trouvons difficilement un camping vieillot au bord du lac Learmonth presque complètement à sec. Plein d'eau, enfin, vidange du WC et bref nettoyage du cc un peu poussiéreux avec toutes ces pistes. Voilà, c'était bien. Gérard a envie de partir maintenant pour une quinzaine de jours dans le désert…. En tout cas la perspective de passer plusieurs jours à Melbourne ne nous enchante pas du tout. A ce sujet, je précise que nous nous y sommes pris moins de 2 mois à l’avance pour louer le cc et ça a été très difficile. D’où ces 3 jours de battement à Melbourne.
Mercredi 10/12
Ce matin il fait un gris en accord avec nos humeurs. La nuit a été particulièrement froide. Grand nettoyage du cc et rangement des bagages. On est chargés comme des mulets ! Puis la route. Ballarat ? On ne s'y arrête même pas ! C'est une grande ville industrielle et sans charme, les bâtiments anciens sont noyés dans la circulation et il y a même des parcmètres !!! Sans le GPS, il aurait été impossible de se dépêtrer pour rendre le cc. Des autoroutes dans tous les sens, puis des rues, ça tournicote, de la folie. Enfin nous arrivons à bon port et Gérard peut enfin souffler... Restitution éclair, taxi, hôtel…
Jeudi11/12
Ah que la ville est bruyante et épuisante. Enfin, on fait nos courses… Ensuite, il faut vider le grand sac et tout faire rentrer dans la valise. Opération commando !
Vendredi 12/12
Le matin réveil un peu mou. Après hésitations on profite de ce temps magnifique pour aller au zoo photographier les papillons. Nous avons horreur des zoos, de ces pauvres animaux se morfondant tristement derrière des barreaux et ne souhaitons aller qu’à la maison des papillons sans rien voir d’autre. Longue virée en tram après recharge de la carte. Pour circuler en tram dans Melbourne, il faut acheter une carte qui coûte 6 A$ puis on la charge pour les trajets qui coûtent 4 A$ au minimum. Nous trouvons que c’est cher… L’entrée côté arrêt du tram se trouve à l’opposé des papillons et nous devons tout traverser. Beaucoup d’animaux stressés, solitaires, il me rend malade leur super zoo. Après une interminable errance on finit enfin par trouver les papillons.... Peu de temps avant la fermeture car c’est très mal indiqué et nous ne comprenons rien au plan....

Retour à l'hôtel puis bon dîner au restau.
Samedi 13/12
Les valises sont pleines à craquer. A 10 h la navette nous récupère. A l'enregistrement, panique. Ma valise pèse 24,5 kg pour 23 maxi autorisés. Et ça se corse encore plus car ici ils pèsent aussi les bagages à mains. Comme je l’ai dit, le chef d’escale appelé en renfort sera charmant. Mais ça pose un réel problème pour lequel nous n'avons pas de solution car le matériel photo ne peut évidemment pas voyager en soute ! Arrivée tranquille à la maison où il fait une chaleur accablante.
Vendredi 05/12
Départ vers les chutes de Wyelangta par Philips track. C'est un petit détour. Le temps est couvert avec des nappes de brouillard et des averses. Balade de 20 mn dans une magnifique forêt de fougères arborescentes et d'eucalyptus.


Déjeuner sur le parking puis route vers Port Campbell NP. Très fréquenté, des bus sans arrêt et on y parle toutes les langues mais c'est magnifique. Superbe !


En fin d’après midi, la foule disparaît et nous trouvons un parking isolé. Pas de vue mais c'est tranquille et aucun panneau n’interdit de dormir ici. Parfait. Le vent se lève et la température qui n'a guère dépassé les 15° dans la journée chute encore. Le ciel se couvre de nouveau et il n'y a pas de "coucher de soleil somptueux" comme j’en rêvais en préparant ce voyage...
Samedi 06/12
Au menu d’aujourd’hui : pluie, ciel uniformément gris blanc et vent très fort. Il fait 13°. Les violentes rafales rendent la conduite difficile et la beauté des paysages se perd de plus en plus dans le brouillard. Mais j'adore cet endroit. Nous loupons beaucoup de points de vue pour cause de brume.


Puis notre route quitte cette magnifique côte pour se diriger vers les Grampians et c'est plat à l'infini, des champs, des vaches et des moutons. De la pluie et du vent aussi. Les campings sont rares et chers (38$) et il faut réserver par Internet ou au point i de Hall Gaps exclusivement. Comment faire quand on n’a pas Internet, qu’on vagabonde au gré de l’humeur sans programme bien précis et qu’on arrive après la fermeture du point i ??? Nous remontons donc tout le parc sans pouvoir nous arrêter et comme nous ne redescendrons pas, et bien c’est râpé pour le sud du parc ! Je précise qu’il est prévu une amende de 2 000 A$ si on campe en dehors d’un camping….. Ah le bon vieux temps de la confiance et de la liberté : on remplissait une petite fiche sur une enveloppe dans laquelle on glissait l’argent et on mettait le tout dans une boîte. Au point i une charmante dame m’explique toute la tarification compliquée des campings puis finit par me conseiller d’aller à 10 km au nord par la piste du Mont Zéro où s’en trouve un gratuit (avec pour seules commodités des toilettes sèches, de l’eau de pluie et un robinet d’eau de creek non potable). Formidable ! Le site est vaste et isolé, bien mieux que le camping du centre ville au bord de la route ! Et pour changer, on est sous de grands pins. Bref, on est bien ET en cette fin de journée, le soleil revient !!!! En plus, on a croisé 2 kangourous sur la piste.
Dimanche 07/12
Ce temps de chiotte continue. Ciel blanc, de la bruine par moments. Malgré tout on va à la grande cascade. Lugubre : tout a brûlé récemment et un corbeau tout noir, perché sur une branche calcinée hurle son désespoir dans la grisaille. Heureusement nous découvrons de belles fleurs.

Dur, dur les marches pour descendre au pied de la cascade. Dire qu’il faudra les remonter ! J'ignore encore que je pousserai le perfectionnisme jusqu'à y redescendre quand la lumière sera bonne..... En arrivant au village nous évitons de justesse un kangourou. Puis petite balade cool autour du grand centre culturel.



Puis retour à notre camping où il n'y a pratiquement plus personne. Bref, malgré le temps une belle pêche de photos !!!
Lundi 08/12
Piste avec le traditionnel kangourou toujours au même endroit et chasse aux Cacatoès dans le camping payant.

Comme le temps s’améliore, j'attaque THE PINNACLE. Une montée pratiquement toute en escaliers de 400 m de dénivelé faite en 1 h 40. Merci d’apprécier la vue même si elle est moyenne car j’en ai bavé !!!!


Enfin déjeuner sous un beau soleil et une température bien agréable. Passe alors un machin antédiluvien :

Comme il fait beau, retour à la cascade, parfaitement exposée cette fois.

J'en ai plein les pattes et hésite à descendre mais bon. Je me demande comment seront mes jambes demain...

Au retour on croise plein de kangourous mais on est tellement crevés qu'on ne s'arrête même pas !!! Comme l'eau devient problématique, on en fait bouillir une grande gamelle pendant 20 mn, du creek. Elle est marron mais pour la toilette et la vaisselle ça ira bien !!!! Un Dingo passe pas loin.
Mardi 09/12
Ce matin le ciel est toujours d'un bleu profond qui réchauffe le cœur. Nous quittons avec regrets notre beau petit camping, avec le réservoir d'eau au plus bas mais il en reste toujours ! Sur la route, nous croisons plusieurs kangourous puis allons faire une petite marche au cours de laquelle on est censés voir plein d'oiseaux multicolores, je cite. Rien à part ce lointain cacatoès.

Puis déjeuner au bord du lac et nouvelle petite promenade près de Halls Gap le long d'une rivière encore à sec et encore au milieu d’arbres portant des traces d'incendies...

Puis c'est le retour dans une région d'élevage toute plate et très sèche. Encore beaucoup de maisons très pauvres à la peinture écaillée et aux tôles rouillées. Mais les églises sont toujours aussi nombreuses.

Par un petit détour, nous trouvons difficilement un camping vieillot au bord du lac Learmonth presque complètement à sec. Plein d'eau, enfin, vidange du WC et bref nettoyage du cc un peu poussiéreux avec toutes ces pistes. Voilà, c'était bien. Gérard a envie de partir maintenant pour une quinzaine de jours dans le désert…. En tout cas la perspective de passer plusieurs jours à Melbourne ne nous enchante pas du tout. A ce sujet, je précise que nous nous y sommes pris moins de 2 mois à l’avance pour louer le cc et ça a été très difficile. D’où ces 3 jours de battement à Melbourne.
Mercredi 10/12
Ce matin il fait un gris en accord avec nos humeurs. La nuit a été particulièrement froide. Grand nettoyage du cc et rangement des bagages. On est chargés comme des mulets ! Puis la route. Ballarat ? On ne s'y arrête même pas ! C'est une grande ville industrielle et sans charme, les bâtiments anciens sont noyés dans la circulation et il y a même des parcmètres !!! Sans le GPS, il aurait été impossible de se dépêtrer pour rendre le cc. Des autoroutes dans tous les sens, puis des rues, ça tournicote, de la folie. Enfin nous arrivons à bon port et Gérard peut enfin souffler... Restitution éclair, taxi, hôtel…
Jeudi11/12
Ah que la ville est bruyante et épuisante. Enfin, on fait nos courses… Ensuite, il faut vider le grand sac et tout faire rentrer dans la valise. Opération commando !
Vendredi 12/12
Le matin réveil un peu mou. Après hésitations on profite de ce temps magnifique pour aller au zoo photographier les papillons. Nous avons horreur des zoos, de ces pauvres animaux se morfondant tristement derrière des barreaux et ne souhaitons aller qu’à la maison des papillons sans rien voir d’autre. Longue virée en tram après recharge de la carte. Pour circuler en tram dans Melbourne, il faut acheter une carte qui coûte 6 A$ puis on la charge pour les trajets qui coûtent 4 A$ au minimum. Nous trouvons que c’est cher… L’entrée côté arrêt du tram se trouve à l’opposé des papillons et nous devons tout traverser. Beaucoup d’animaux stressés, solitaires, il me rend malade leur super zoo. Après une interminable errance on finit enfin par trouver les papillons.... Peu de temps avant la fermeture car c’est très mal indiqué et nous ne comprenons rien au plan....

Retour à l'hôtel puis bon dîner au restau.
Samedi 13/12
Les valises sont pleines à craquer. A 10 h la navette nous récupère. A l'enregistrement, panique. Ma valise pèse 24,5 kg pour 23 maxi autorisés. Et ça se corse encore plus car ici ils pèsent aussi les bagages à mains. Comme je l’ai dit, le chef d’escale appelé en renfort sera charmant. Mais ça pose un réel problème pour lequel nous n'avons pas de solution car le matériel photo ne peut évidemment pas voyager en soute ! Arrivée tranquille à la maison où il fait une chaleur accablante.
Trek à vélo en solitaire (Italie - Tunisie) English translation pending
Bonjour,
Nous souhaitons réaliser le premier trek à vélo depuis Grenoble en direction de SFAX via Gènes (Italie) Tunis, Monastir, Sfax. Le départ aura lieu le samedi 11 et retour le samedi 25 avril 2015.
Trois objectifs sous tendent ce projet: promouvoir l'écriture du voyage. Chacun des 10 trekkeurs à bicyclette, est invité à déposer sur la boite mail sacavelo@sacavelo.com, le récit de sa journée. Un grand quotidien publiera dans ses colonnes, le texte du jour qui lui parait le plus intéressant. inciter les voyageurs à utiliser des modes doux pour se déplacer (marche à pied, rollers, vélo, etc..) Renforcer nos liens avec la Tunisie, et faire mieux connaître le déplacement à bicyclette dans les villes traversées. Les transports: bateau, avion seront pris en charge par l'association : "une plume des jambes" Les hébergements sont à la charge du cycliste. Il choisi son itinéraire. Plusieurs rendez vous sont à respectés: Grenoble (départ à bicyclette), Gênes (départ bateau), Tunis (départ à bicyclette), Monastir, Sfax Tunis (embarquement pour la France) , Grenoble (arrivée à bicyclette) . N'hésitez pas à me poser vos questions. Bien sportivement😎
Trois objectifs sous tendent ce projet: promouvoir l'écriture du voyage. Chacun des 10 trekkeurs à bicyclette, est invité à déposer sur la boite mail sacavelo@sacavelo.com, le récit de sa journée. Un grand quotidien publiera dans ses colonnes, le texte du jour qui lui parait le plus intéressant. inciter les voyageurs à utiliser des modes doux pour se déplacer (marche à pied, rollers, vélo, etc..) Renforcer nos liens avec la Tunisie, et faire mieux connaître le déplacement à bicyclette dans les villes traversées. Les transports: bateau, avion seront pris en charge par l'association : "une plume des jambes" Les hébergements sont à la charge du cycliste. Il choisi son itinéraire. Plusieurs rendez vous sont à respectés: Grenoble (départ à bicyclette), Gênes (départ bateau), Tunis (départ à bicyclette), Monastir, Sfax Tunis (embarquement pour la France) , Grenoble (arrivée à bicyclette) . N'hésitez pas à me poser vos questions. Bien sportivement😎
Climat et safari en Tanzanie en février-mars? English translation pending
Bonjour,
Nous souhaitons partir pour la Tanzanie fin février ou début mars.
C'est le début de la saison des pluies, j'aurai voulu savoir si on risque d'avoir une semaine de pluie continu ou si c'est des averses de temps de temps ? Quelle température avez vous eu a cette période de l'année ??
J’ai demandé des devis pour organiser le séjour et l'agence Novi Travels est la plus compétitive, quelqu'un a t il déjà voyagé avec eux?
Merci par avance pour vos réponses cordialement j-pr
Nous souhaitons partir pour la Tanzanie fin février ou début mars.
C'est le début de la saison des pluies, j'aurai voulu savoir si on risque d'avoir une semaine de pluie continu ou si c'est des averses de temps de temps ? Quelle température avez vous eu a cette période de l'année ??
J’ai demandé des devis pour organiser le séjour et l'agence Novi Travels est la plus compétitive, quelqu'un a t il déjà voyagé avec eux?
Merci par avance pour vos réponses cordialement j-pr
Nord Vietnam avec guide English translation pending
bonsoir, le billet d' avion en poche mon mari et moi préparons notre nouveau circuit dans le nord Vietnam très loin des touristes .nous aimerions le faire à moto avec un guide .nous recherchons un guide connaissant bien les villages reculés , sommes preneur de toutes idées Merci
Meilleure période pour visiter Paris English translation pending
Bonjour à tous , toujours avec mes questions , je suis une personne qui aime tout organiser avant de prévoir un voyage , car je n'aime pas les mauvaises surprises , bon bref , je voudrai juste savoir quelle est la meilleure période pour partir à Paris , alors toujours pour un couple avec un enfant de 2 ans , alors hôtel ou appartement , quel est le budget à prévoir , j'ai entendu dire que la vie est cher à paris (transport, manger, visites, hébergement).
Je vous remercie d'avance pour toutes les réponses déjà reçus avec beaucoup de détails et de précisions.
Je vous remercie d'avance pour toutes les réponses déjà reçus avec beaucoup de détails et de précisions.
Tour du monde ou presque, pour une femme seule à 60 ans English translation pending
Bonjour
Voila mes enfants eleves, j'ai envie de voir autre chose, j'aimerai voyager, faire un grand tour, le tour du monde est peut etre un trop gros projet, je ne sais pas, pas de 4 etoiles, mais peut etre pas d'auberge de jeunesse non plus, a mon age, je ne veux pas avoir de problemes et me faire arrêter Je n'ai pas de comptes en banque elastique, Paris Hilton, meme en cherchant bien n'a aucun point commun avec ma famille, Mais je n'ai pas deux mains gauches et des petites économies, ok pas beaucoup ... Pour la duree rien de decider encore, pour les incontournables, et obligatoires, enfin dans mon esprit en tout cas, la Nouvelle Zelande, et l'Australie et de l'autre coté, le Perou, la Bolivie .... Entre les deux, une partie de l'Afrique, le Kenya, le Mozambique , l'Afrique du sud, enfin en tout cas c'est un reve, est il réalisable ?? Quelqu'un l'a fait ? Oui certainement ... Qu'en pensez vous ? Qui peut partager ses idees ?
Voila mes enfants eleves, j'ai envie de voir autre chose, j'aimerai voyager, faire un grand tour, le tour du monde est peut etre un trop gros projet, je ne sais pas, pas de 4 etoiles, mais peut etre pas d'auberge de jeunesse non plus, a mon age, je ne veux pas avoir de problemes et me faire arrêter Je n'ai pas de comptes en banque elastique, Paris Hilton, meme en cherchant bien n'a aucun point commun avec ma famille, Mais je n'ai pas deux mains gauches et des petites économies, ok pas beaucoup ... Pour la duree rien de decider encore, pour les incontournables, et obligatoires, enfin dans mon esprit en tout cas, la Nouvelle Zelande, et l'Australie et de l'autre coté, le Perou, la Bolivie .... Entre les deux, une partie de l'Afrique, le Kenya, le Mozambique , l'Afrique du sud, enfin en tout cas c'est un reve, est il réalisable ?? Quelqu'un l'a fait ? Oui certainement ... Qu'en pensez vous ? Qui peut partager ses idees ?
Nous avons aimé et moins aimé au Népal English translation pending
bonjour,
Ci-dessous notre retour d'expérience sur 3 semaines passées au Népal en novembre 2014.
Nous avons aimé:KTM: Swayanbunath
Bandipur: le cadre et la rando vers Rangkot. Le séjour à Dil's GH famille charmantePokhara: les randos vers Dhampus et Sarangkot, avec de belles vues sur le massif de l'AnnapurnaLumpini: la sérénité, la paix de ce lieu et de la campagne environnante
le mini-trek sur 4 jours: Panauti-Namo Bouddha-Dhulikel-Nagarkot-Changu Narayan- Bhaktapur
Bodnath: la ferveur religieuse et les vibrations de ce lieu
la gentillesse, l'accueil, la serviabilité des népalaisNous avons moins aimé:la répétition des Durbar square (Patan, KTM, Bhaktapur). Se contenter de Bhaktapur
les occidentaux qui by-passent l'entrée officielle de ces villes pour ne pas avoir à payer, et qui s'en glorifient
le golf de Pokhara: entre le greenfee, la location des clubs, le caddy, le taxi, cela revient à 100€, pour jouer sur un champ de patates, d'autant plus que l'on ne voyait pas les montagnes
le parc de Chitwann: on a fait la totale. Descente en canoe, retour à pied dans la jungle. L'après-midi, safari-jeep 3h sur des pistes. Pas vu grand-chose de la journée, où l'on voit le plus d'animaux et gratuitement, c'est au bord de la rivière près du village:éléphants, crocodiles et rhinos qui viennent se baigner. Leurs "packages" organisés à 4000r/personne, c'est vraiment de l'attrape-touristes à notre avis la déception de ne pas avoir beaucoup vu l'Himalaya. Quelques vues claires le matin de bonne heure au-dessus de Pokhara, puis les cimes se voilaient de nuages pour le restant de la journée. Novembre est-il le meilleur mois pour apprécier les montagnes?
Appréciations totalement subjectives d'un couple de 60 ans, avec plus de 40 ans de sac à dos au compteur
Bonne route
Dérapage d'un moine thai English translation pending
Premier voyage en Asie du Sud-Est English translation pending
Bonjour,
Voila bien longtemps que je souhaite effectuer un premier grand voyage. Je suis intéressé par l'Asie du Sud-Est mais ne suis pas fermé à une autre partie du globe. Depuis plusieurs semaines, peut être même plusieurs mois, je navigue entre forums, blogs, carnets et guides de voyage pour obtenir un maximum d'informations.
Je suis intéressé par le Vietnam (le nord du Vietnam principalement), le Laos (également plus le Nord), la Birmanie et l'Indonésie (sauf les îles très touristiques). La Thaïlande, plus développée, touristique et moderne ainsi que le Cambodge m'intéressent moins.
Je suis conscient qu'il existe déjà de nombreux posts sur VF à ce propos et par avance je vous prie de m'excuser. Cependant chacun recherche le voyage qui va correspondre le plus à sa personnalité, ses envies du moment, ses motivations.
*Ce projet de voyage s'étend de février à mai-juin 2015 au maximum. Il me semble que 1 mois et demi à 2 mois est un bon choix pour un premier grand voyage.
* Voyage sac à dos et routard, budget pas très élevé.
*Etre émerveillé par la beauté des paysages et par la nature : belles montagnes principalement mais également jungles primaires, animaux fantastiques.
*Je suis passionné de sport. La course à pied, la course nature, les randonnées, treks ainsi que le vélo. Les sports d'endurance principalement et l'aventure.
*Découvrir une ville développée d'Asie du Sud-Est pour m'imprégner de la vie de ses habitants (Hanoï, Vientiane, Bali ?).
Le nord du Vietnam pour les montagnes et les paysages de rizières. Pour découvrir Hanoï et ses habitants. Mais l'accueil des Vietnamiens, leur personnalité et leur comportement avec les occidentaux ?
Le nord du Laos pour les montagnes également ainsi que pour la gentillesse de ses habitants. Mais les paysages sont t-ils aussi beaux et spectaculaires ? (par rapport à l'Indonésie ou le nord Vietnam par exemple).
L'Indonésie et ses volcans, sa faune majestueuse.
La Birmanie est magnifique me semble t-il mais j'ai un peur que ce pays ne soit un peu trop à la mode en ce moment + visa de 28 jours + zones interdites aux touristes + prix un peu plus élevés.
Je vous remercie, vous, les grands voyageurs et les routards, de vos conseils sur ces pays qui ont tous, je le pense, des choses incroyables à découvrir.
Voila bien longtemps que je souhaite effectuer un premier grand voyage. Je suis intéressé par l'Asie du Sud-Est mais ne suis pas fermé à une autre partie du globe. Depuis plusieurs semaines, peut être même plusieurs mois, je navigue entre forums, blogs, carnets et guides de voyage pour obtenir un maximum d'informations.
Je suis intéressé par le Vietnam (le nord du Vietnam principalement), le Laos (également plus le Nord), la Birmanie et l'Indonésie (sauf les îles très touristiques). La Thaïlande, plus développée, touristique et moderne ainsi que le Cambodge m'intéressent moins.
Je suis conscient qu'il existe déjà de nombreux posts sur VF à ce propos et par avance je vous prie de m'excuser. Cependant chacun recherche le voyage qui va correspondre le plus à sa personnalité, ses envies du moment, ses motivations.
*Ce projet de voyage s'étend de février à mai-juin 2015 au maximum. Il me semble que 1 mois et demi à 2 mois est un bon choix pour un premier grand voyage.
* Voyage sac à dos et routard, budget pas très élevé.
*Etre émerveillé par la beauté des paysages et par la nature : belles montagnes principalement mais également jungles primaires, animaux fantastiques.
*Je suis passionné de sport. La course à pied, la course nature, les randonnées, treks ainsi que le vélo. Les sports d'endurance principalement et l'aventure.
*Découvrir une ville développée d'Asie du Sud-Est pour m'imprégner de la vie de ses habitants (Hanoï, Vientiane, Bali ?).
Le nord du Vietnam pour les montagnes et les paysages de rizières. Pour découvrir Hanoï et ses habitants. Mais l'accueil des Vietnamiens, leur personnalité et leur comportement avec les occidentaux ?
Le nord du Laos pour les montagnes également ainsi que pour la gentillesse de ses habitants. Mais les paysages sont t-ils aussi beaux et spectaculaires ? (par rapport à l'Indonésie ou le nord Vietnam par exemple).
L'Indonésie et ses volcans, sa faune majestueuse.
La Birmanie est magnifique me semble t-il mais j'ai un peur que ce pays ne soit un peu trop à la mode en ce moment + visa de 28 jours + zones interdites aux touristes + prix un peu plus élevés.
Je vous remercie, vous, les grands voyageurs et les routards, de vos conseils sur ces pays qui ont tous, je le pense, des choses incroyables à découvrir.
Séjour dans les Cinque Terre English translation pending
Bonjour, lors notre séjour en mai prochain, nous prévoyons loger dans un appartement à Lucques pour 5 à 7 nuits, pour avoir possibilité de visiter les villes environnantes. Nous voulons voir les cinques terres et on se demande si on est mieux de se loger pour quelques jours directement aux cinques terres ou bien si c'est facile de s'y rendre en voiture à partir de Lucques?
Sidi Ifni avec camping-car suite aux inondations English translation pending
bonjour j'ai vue les vidéo de sidi-ifni quel désastre les camping sont tous noyer il y a t'il un camping cariste qui pourrais me donner des nouvelles des route , ponts, penser vous que l'on pourra i aller au mois de mars
Défouloir du concours de décembre - les petits machins English translation pending
Râleries, questions, commentaires, photos hors concours..... c'est ici!
7 jours à Paris: itinéraire de visite English translation pending
Bonjour à toutes et à tous!
Moi et mon conjoint allons à Paris en juillet 2015 pour la première fois, c'est un beau rêve que nous réaliserons. Nous serons 7 jours, nous arriverons le 4 juillet. Nous logerons à la citadines de Montparnasse. Pourriez-vous me conseiller un itineraire de visite pour chaque journée, i.e. Jour 1 quoi visiter et de quelle façon? Nous aimons marcher et prendre le métro n'est pas un problème. Nous voulons en voir le plus possible mais prendre le temps de vivre aussi, de se balader tranquillement, de profiter de beaux petits cafés, etc. Nous aimons visiter et aimons beaucoup l'histoire, donc Paris sera sûrement interessante, j'ai très hate et c'est pour apprécier le plus possible notre voyage que je demande conseils à des personnes qui l'on déjà visiter.
Un grand merci de votre collaboration.
Loulou 🙂
Moi et mon conjoint allons à Paris en juillet 2015 pour la première fois, c'est un beau rêve que nous réaliserons. Nous serons 7 jours, nous arriverons le 4 juillet. Nous logerons à la citadines de Montparnasse. Pourriez-vous me conseiller un itineraire de visite pour chaque journée, i.e. Jour 1 quoi visiter et de quelle façon? Nous aimons marcher et prendre le métro n'est pas un problème. Nous voulons en voir le plus possible mais prendre le temps de vivre aussi, de se balader tranquillement, de profiter de beaux petits cafés, etc. Nous aimons visiter et aimons beaucoup l'histoire, donc Paris sera sûrement interessante, j'ai très hate et c'est pour apprécier le plus possible notre voyage que je demande conseils à des personnes qui l'on déjà visiter.
Un grand merci de votre collaboration.
Loulou 🙂
Retour et impression après 12 jours en Grèce continentale English translation pending
Pour organiser notre voyage itinérant en Grèce, j'ai beaucoup lu et consulté les récits et avis des internautes même si je suis peu intervenue sur le site. C'est donc un juste retour des choses d'apporter maintenant ma contribution afin que d'autres puissent profiter de notre expérience. 😉
Nous avons fait un voyage itinérant d'une douzaine de jours à travers la Grèce du 20 septembre au 1er octobre, vol, hôtels et location de voiture. Notre circuit fut le suivant :

JOUR 1 : vol pour ATHENES, arrivée à 17h30, récupération des bagages, de la voiture et route pour ELEFSINA via l'autoroute. Notre but était de sortir de l'agglomération d'Athènes qui n'était pas au programme des visites (déjà fait lors d'un long week-end l'année dernière) et de nous mettre sur la route de Delphes.
JOUR 2 : Départ d'ELEFSINA après le petit-déjeuner par le chemin des écoliers jusqu'au monastère d'OSSIOS LOUKAS. Visite et pique-nique puis route vers ARACHOVA où nous passerons un moment à nous balader. Route jusqu'à DELPHES, arrêt à l'hôtel et, comme nous avons du temps et qu'il fait beau, départ pour GALAXIDI, au bord du golfe de Corinthe, où nous passerons la fin d'après-midi et la soirée avant de revenir dormir à DELPHES, le but étant d'être au plus près du site archéologique afin de commencer la visite le plus tôt possible le lendemain matin.
JOUR 3 : Départ matinal pour le site archéologique de DELPHES (à 5 minutes) afin de devancer les bus des TO. Vers 13h après la visite de la totalité du site excepté le musée, départ pour LES METEORES tout d'abord par une très belle route de montagne puis par la vaste et interminable plaine de Thessalie. Arrivée vers 17h à KASTRAKI, hôtel et petite balade à pied jusqu'au sunset. Soirée dans le charmant village de KASTRAKI.
JOUR 4 : A 9h, heure d'ouverture, nous sommes devant le monastère de Varlaam (Grand Météore est fermé puisque nous sommes mardi, nous avons prévu de le visiter demain), il y a déjà 3 bus vides sur le parking. Je soupçonne les monastères d'ouvrir plus tôt pour les TO. Sur la journée, nous visiterons successivement VARLAAM, grand mais très encombré de touristes et ceci d'autant plus que grand météore est fermé, St STEFANOUS, le plus accessible, un petit bijou de coquetterie encore habité par quelques nonnes, AGIO TRIADAS, celui qui a servi de décors à un film de James Bond, le plus difficile d'accès sans doute mais du coup très tranquille et vraiment différent, plus dépouillé et masculin, et enfin ROUSSALOU, également habité par des nonnes dont la partie visible est vraiment minuscule. Ce dernier, très impressionnant de l'extérieur l'est bien moins de l'intérieur. Le tout fut bien sûr entrecoupé de courtes balades et arrêts à différents points de vue.
JOUR 5 : Visite matinale de GRAND METEORE, tellement vaste qu'on y sent à peine le monde et vraiment à voir. Malgré les 4 monastères visités hier on n'a eu aucune impression de redondance. Route vers METSOVO par la montagne où nous ferons une pose déjeuner et une petite balade puis vers IOANNINA où nous dormirons après avoir visité le Kastro (la vieille ville en fait) ainsi que l'île (on en fait le tour en 1h à pied), accessible par bateau en 10 minutes.
JOUR 6 : Départ de IOANNINA pour PERAMA (10 minutes en voiture au nord) et visite guidée des grottes (1h) puis route vers le site archéologique de DODONE. Après la visite, direction NAFPAKTOS, sur le golfe de Corinthe où nous passerons la soirée et la nuit sous une pluie d'orage battante et particulièrement persistante !
JOUR 7 : Nous passons le fameux pont Rion-Antirion et gagnons, par l'autoroute (en travaux), le site de Mycènes que nous atteindrons vers 13h. La visite nous occupera plusieurs heures sous le soleil enfin revenu. Nous rejoignons ensuite NAFPLIO où nous dormirons cette nuit. Balade de fin d'après-midi le long de la mer sur un beau chemin de promenade aménagé, sunset à l'acropole et soirée dans la vieille ville.
JOUR 8 : La matinée est consacrée au site d'Asclépios avec le fameux théâtre d'EPIDAURE puis pose déjeuner en bord de mer et l'après-midi, retour à NAUPLIE par le chemin des écoliers, enfin ... des oliviers et visite de la forteresse Palamède. Soirée et seconde nuit à Napflio.
JOUR 9 : journée route mais quelle route ! Nous partons de NAUPLIE en longeant la côte jusqu'à LEONIDIA. Petit arrêt puis direction l'intérieur des terres via la montagne jusqu'au monastère d'Elona que nous visiterons. Passage du col peu avant KOSMAS où il fait vraiment froid d'où un arrêt très bref puis descente vers GERAKI, la chaleur, ses étroites ruelles et ses multiples élises byzantines. Le site de l'acropole est fermé pour restauration. Route jusqu'à SPARTE et nuit aux portes de l'ancienne cité byzantine de Mystras.
JOUR 10 : Visite de MYSTRAS haut et bas puis départ vers 14h pour MONEMVASSIA où nous arrivons vers 16h. Balade dans la vieille ville fortifiée, sur les remparts, montée à l'acropole (la ville haute) qui est ... fermée pour restauration jusqu'en décembre ! Balade à pied de la porte haute jusqu'à GEFIRA par un agréable chemin à flanc de coteau puis retour et nuit dans la ville basse.
JOUR 11 : Nous avions prévu de voir la ville haute en matinée mais comme l'accès en est interdit, nous prenons directement la route du nord. Ce soir, dernière soirée prévue à proximité de l'aéroport. Longue route, un peu soulante mais pas difficile jusqu'au canal de Corinthe où nous marquerons une petite pose puis direction LOUTRAKI, PERACHORA , le lac de VOULIAGMENIS et enfin le magnifique site naturel et archéologique dédié à Hera où nous passerons la fin d'après-midi. Enfin, route vers la banlieue d'ATHENES soirée et nuit sans charme avant le vol retour du lendemain !

Voilà pour le programme qui pourra peut-être aider de futurs voyageurs à construire leur propre itinéraire. Il comporte certes quelques longs moments de route mais sincèrement, ils n'ont pas été un poids. On roule vraiment très bien sur les routes grecques (bon, pas à 100km/h non plus), rien à voir avec l'Irlande ou l'Ecosse beaucoup moins "roulantes" et puis, l'habitude des grecs d'utiliser les bas côtés pour se rabattre, d'ignorer les lignes continues et de laisser systématiquement doubler les plus rapides favorise une circulation plus fluide. On ne reste jamais longtemps coincé dans une file. Le plus difficile, ce sont les villages avec les divers véhicules arrêtés n'importe où et n'importe comment et les gens qui discutent, se saluent, boivent un coup, mais c'est un spectacle à voir ! A noter cependant : nous voyagions hors saison et, nous sommes des lève-tôt (en vacances du moins) ! D'autre part les paysages sont magnifiques si tant est que l'on sorte de temps à autre des grands axes, avec d'agréables surprises, chèvres, troupeaux de moutons, berger ... Des tranches de vie presqu'à chaque virage.

Dans un prochain post, je tenterai d'établir un classement des sites que nous avons vus. Le but étant de partager nos impressions, pas toujours attendues, nous qui ne sommes ni professeurs d'histoire ni férus d'archéologie. Des classiques et ... quelques surprises !

Nous avons fait un voyage itinérant d'une douzaine de jours à travers la Grèce du 20 septembre au 1er octobre, vol, hôtels et location de voiture. Notre circuit fut le suivant :

JOUR 1 : vol pour ATHENES, arrivée à 17h30, récupération des bagages, de la voiture et route pour ELEFSINA via l'autoroute. Notre but était de sortir de l'agglomération d'Athènes qui n'était pas au programme des visites (déjà fait lors d'un long week-end l'année dernière) et de nous mettre sur la route de Delphes.
JOUR 2 : Départ d'ELEFSINA après le petit-déjeuner par le chemin des écoliers jusqu'au monastère d'OSSIOS LOUKAS. Visite et pique-nique puis route vers ARACHOVA où nous passerons un moment à nous balader. Route jusqu'à DELPHES, arrêt à l'hôtel et, comme nous avons du temps et qu'il fait beau, départ pour GALAXIDI, au bord du golfe de Corinthe, où nous passerons la fin d'après-midi et la soirée avant de revenir dormir à DELPHES, le but étant d'être au plus près du site archéologique afin de commencer la visite le plus tôt possible le lendemain matin.
JOUR 3 : Départ matinal pour le site archéologique de DELPHES (à 5 minutes) afin de devancer les bus des TO. Vers 13h après la visite de la totalité du site excepté le musée, départ pour LES METEORES tout d'abord par une très belle route de montagne puis par la vaste et interminable plaine de Thessalie. Arrivée vers 17h à KASTRAKI, hôtel et petite balade à pied jusqu'au sunset. Soirée dans le charmant village de KASTRAKI.
JOUR 4 : A 9h, heure d'ouverture, nous sommes devant le monastère de Varlaam (Grand Météore est fermé puisque nous sommes mardi, nous avons prévu de le visiter demain), il y a déjà 3 bus vides sur le parking. Je soupçonne les monastères d'ouvrir plus tôt pour les TO. Sur la journée, nous visiterons successivement VARLAAM, grand mais très encombré de touristes et ceci d'autant plus que grand météore est fermé, St STEFANOUS, le plus accessible, un petit bijou de coquetterie encore habité par quelques nonnes, AGIO TRIADAS, celui qui a servi de décors à un film de James Bond, le plus difficile d'accès sans doute mais du coup très tranquille et vraiment différent, plus dépouillé et masculin, et enfin ROUSSALOU, également habité par des nonnes dont la partie visible est vraiment minuscule. Ce dernier, très impressionnant de l'extérieur l'est bien moins de l'intérieur. Le tout fut bien sûr entrecoupé de courtes balades et arrêts à différents points de vue.
JOUR 5 : Visite matinale de GRAND METEORE, tellement vaste qu'on y sent à peine le monde et vraiment à voir. Malgré les 4 monastères visités hier on n'a eu aucune impression de redondance. Route vers METSOVO par la montagne où nous ferons une pose déjeuner et une petite balade puis vers IOANNINA où nous dormirons après avoir visité le Kastro (la vieille ville en fait) ainsi que l'île (on en fait le tour en 1h à pied), accessible par bateau en 10 minutes.
JOUR 6 : Départ de IOANNINA pour PERAMA (10 minutes en voiture au nord) et visite guidée des grottes (1h) puis route vers le site archéologique de DODONE. Après la visite, direction NAFPAKTOS, sur le golfe de Corinthe où nous passerons la soirée et la nuit sous une pluie d'orage battante et particulièrement persistante !
JOUR 7 : Nous passons le fameux pont Rion-Antirion et gagnons, par l'autoroute (en travaux), le site de Mycènes que nous atteindrons vers 13h. La visite nous occupera plusieurs heures sous le soleil enfin revenu. Nous rejoignons ensuite NAFPLIO où nous dormirons cette nuit. Balade de fin d'après-midi le long de la mer sur un beau chemin de promenade aménagé, sunset à l'acropole et soirée dans la vieille ville.
JOUR 8 : La matinée est consacrée au site d'Asclépios avec le fameux théâtre d'EPIDAURE puis pose déjeuner en bord de mer et l'après-midi, retour à NAUPLIE par le chemin des écoliers, enfin ... des oliviers et visite de la forteresse Palamède. Soirée et seconde nuit à Napflio.
JOUR 9 : journée route mais quelle route ! Nous partons de NAUPLIE en longeant la côte jusqu'à LEONIDIA. Petit arrêt puis direction l'intérieur des terres via la montagne jusqu'au monastère d'Elona que nous visiterons. Passage du col peu avant KOSMAS où il fait vraiment froid d'où un arrêt très bref puis descente vers GERAKI, la chaleur, ses étroites ruelles et ses multiples élises byzantines. Le site de l'acropole est fermé pour restauration. Route jusqu'à SPARTE et nuit aux portes de l'ancienne cité byzantine de Mystras.
JOUR 10 : Visite de MYSTRAS haut et bas puis départ vers 14h pour MONEMVASSIA où nous arrivons vers 16h. Balade dans la vieille ville fortifiée, sur les remparts, montée à l'acropole (la ville haute) qui est ... fermée pour restauration jusqu'en décembre ! Balade à pied de la porte haute jusqu'à GEFIRA par un agréable chemin à flanc de coteau puis retour et nuit dans la ville basse.
JOUR 11 : Nous avions prévu de voir la ville haute en matinée mais comme l'accès en est interdit, nous prenons directement la route du nord. Ce soir, dernière soirée prévue à proximité de l'aéroport. Longue route, un peu soulante mais pas difficile jusqu'au canal de Corinthe où nous marquerons une petite pose puis direction LOUTRAKI, PERACHORA , le lac de VOULIAGMENIS et enfin le magnifique site naturel et archéologique dédié à Hera où nous passerons la fin d'après-midi. Enfin, route vers la banlieue d'ATHENES soirée et nuit sans charme avant le vol retour du lendemain !

Voilà pour le programme qui pourra peut-être aider de futurs voyageurs à construire leur propre itinéraire. Il comporte certes quelques longs moments de route mais sincèrement, ils n'ont pas été un poids. On roule vraiment très bien sur les routes grecques (bon, pas à 100km/h non plus), rien à voir avec l'Irlande ou l'Ecosse beaucoup moins "roulantes" et puis, l'habitude des grecs d'utiliser les bas côtés pour se rabattre, d'ignorer les lignes continues et de laisser systématiquement doubler les plus rapides favorise une circulation plus fluide. On ne reste jamais longtemps coincé dans une file. Le plus difficile, ce sont les villages avec les divers véhicules arrêtés n'importe où et n'importe comment et les gens qui discutent, se saluent, boivent un coup, mais c'est un spectacle à voir ! A noter cependant : nous voyagions hors saison et, nous sommes des lève-tôt (en vacances du moins) ! D'autre part les paysages sont magnifiques si tant est que l'on sorte de temps à autre des grands axes, avec d'agréables surprises, chèvres, troupeaux de moutons, berger ... Des tranches de vie presqu'à chaque virage.

Dans un prochain post, je tenterai d'établir un classement des sites que nous avons vus. Le but étant de partager nos impressions, pas toujours attendues, nous qui ne sommes ni professeurs d'histoire ni férus d'archéologie. Des classiques et ... quelques surprises !

Los Angeles sans voiture (expérience) English translation pending
Bonjour,
J'aimerai apporter ma petite expérience à ceux qui souhaite partir à Los Angeles mais qui n'ont pas la possibilité de conduire/louer une voiture, car avant de partir j'ai traîné sur plusieurs forum où l'on me répondait unanimement que "Los Angeles sans voiture ce n'est pas possible". Alors après une semaine passée là-bas j'aimerai donner mon avis qui pourrait éclairer un peu ceux qui sont dans ce cas.
La ville est immense alors il faut vraiment établir un emploi du temps en conséquence (1h30 de bus entre Downtown et Venice broadwalk par exemple). Les métros sont moins fréquents qu'en France (toutes les 10 minutes). Mais c'est aussi un moyen de faire des économies sur la location d'une voiture, l'essence etc... Il existe des Pass 1 jour, 7 jours ou plus (le 7 jours coûte 25$) avec accès illimité à tout le réseau (pareil pour San Francisco où les cable car sont illimités avec le Pass Muni). À partir de l'aéroport de LAX il y a les navettes de nombreux hôtels qui viennent directement chercher les clients, sinon le Flyaway est un bus qui relie directement l'aéroport à Downtown ou Hollywood pour 8$. Dans chaque quartier de Los Angeles il existe des bus DASH, des Rapid bus etc...
Bref, tout ça pour dire que Los Angeles sans voiture c'est parfaitement faisable, après ça dépend simplement de la façon dont on aime voyager. Si on est prêt à prendre le temps plutôt que vouloir courir partout pour voir un maximum de choses... Il y a aussi un autre avantage, celui de se sentir immergé dans la ville et le quotidien des américains, faire des rencontres, discuter le temps d'un trajet... impossible en voiture.
Voilà j'espère que ce petit texte sera utile à quelques personnes.
J'aimerai apporter ma petite expérience à ceux qui souhaite partir à Los Angeles mais qui n'ont pas la possibilité de conduire/louer une voiture, car avant de partir j'ai traîné sur plusieurs forum où l'on me répondait unanimement que "Los Angeles sans voiture ce n'est pas possible". Alors après une semaine passée là-bas j'aimerai donner mon avis qui pourrait éclairer un peu ceux qui sont dans ce cas.
La ville est immense alors il faut vraiment établir un emploi du temps en conséquence (1h30 de bus entre Downtown et Venice broadwalk par exemple). Les métros sont moins fréquents qu'en France (toutes les 10 minutes). Mais c'est aussi un moyen de faire des économies sur la location d'une voiture, l'essence etc... Il existe des Pass 1 jour, 7 jours ou plus (le 7 jours coûte 25$) avec accès illimité à tout le réseau (pareil pour San Francisco où les cable car sont illimités avec le Pass Muni). À partir de l'aéroport de LAX il y a les navettes de nombreux hôtels qui viennent directement chercher les clients, sinon le Flyaway est un bus qui relie directement l'aéroport à Downtown ou Hollywood pour 8$. Dans chaque quartier de Los Angeles il existe des bus DASH, des Rapid bus etc...
Bref, tout ça pour dire que Los Angeles sans voiture c'est parfaitement faisable, après ça dépend simplement de la façon dont on aime voyager. Si on est prêt à prendre le temps plutôt que vouloir courir partout pour voir un maximum de choses... Il y a aussi un autre avantage, celui de se sentir immergé dans la ville et le quotidien des américains, faire des rencontres, discuter le temps d'un trajet... impossible en voiture.
Voilà j'espère que ce petit texte sera utile à quelques personnes.
Visite du Maracaña à Rio de Janeiro English translation pending
Bonjour,
J'aurai aimé savoir si en choisissant de faire la visite individuelle du stade avec l'audio tour on a également accès aux vestiaires, tribune de presse, ... bref, aux même endroits qu'avec la visite guidée? 🙂
Merci par avance
J'aurai aimé savoir si en choisissant de faire la visite individuelle du stade avec l'audio tour on a également accès aux vestiaires, tribune de presse, ... bref, aux même endroits qu'avec la visite guidée? 🙂
Merci par avance
Seule au Vietnam English translation pending
Bonjour,
Je ne connais pas l'Asie du sud est. On m'a déjà déconseillé d'aller seule dans certains pays comme aux Philippines etc par exemple mais je ne sais pas ce que cela vaut. On m'a dit que la Thailande c'etait ok etc. Des avis?
Je souhaiterais aller à Hanoi par exemple. Est-ce facile de circuler toute seule? ou vaut-il mieux être accompagnée d'un local?
Merci beaucoup
Je ne connais pas l'Asie du sud est. On m'a déjà déconseillé d'aller seule dans certains pays comme aux Philippines etc par exemple mais je ne sais pas ce que cela vaut. On m'a dit que la Thailande c'etait ok etc. Des avis?
Je souhaiterais aller à Hanoi par exemple. Est-ce facile de circuler toute seule? ou vaut-il mieux être accompagnée d'un local?
Merci beaucoup
Hôtels à Cayo Largo English translation pending
Avez-vous des suggestions d'hôtels pour Cayo Largo :mes priorités sont plages et nudisme. Je connais assez bien Cuba mais pas Cayo Largo et il semble que les tornades ont modifié un peu les plages. Donc, j'aimerais des suggestions et qui sont relativement récentes. Merci!
Chilkoot Trail (Colombie-Britannique) English translation pending
Bonjour,
Je recherche des conseils et suis preneur d'infos sur le chilkoot trail surtout ceux qui l'ont vécu. Bien que j'ai l'expérience alpine ( tour du queyras, du viso, de la vanoise, du Mercantour, ...), je doute les difficultés du col de Chilkoot. Je ne suis pas trop à l'aise dans les rochers et je préfère les névés ( ça doit être un régal la marche à la glisse) mais je ne sais pas ce que ça donne!
Je suis bon en montée mais pas en descente c'est ma maladie des nerfs aux jambes qui m'empêche de bien descendre en souplesse sur le genoux malgré les bâtons.
Sinon, que me conseillez vous comme hébergement? Peux t'on dormir au col chikoot plutôt que de se taper une grosse journée entière?
Merci d'avance
Stéphane
Je recherche des conseils et suis preneur d'infos sur le chilkoot trail surtout ceux qui l'ont vécu. Bien que j'ai l'expérience alpine ( tour du queyras, du viso, de la vanoise, du Mercantour, ...), je doute les difficultés du col de Chilkoot. Je ne suis pas trop à l'aise dans les rochers et je préfère les névés ( ça doit être un régal la marche à la glisse) mais je ne sais pas ce que ça donne!
Je suis bon en montée mais pas en descente c'est ma maladie des nerfs aux jambes qui m'empêche de bien descendre en souplesse sur le genoux malgré les bâtons.
Sinon, que me conseillez vous comme hébergement? Peux t'on dormir au col chikoot plutôt que de se taper une grosse journée entière?
Merci d'avance
Stéphane
De la sierra à la selva English translation pending
Voici le récit d'un voyage 23 jours en Equateur.
Les photos sont visibles sur le site:
http://mjpgouret.free.fr/equateur/equateur.html
2/09/2014: après 11h de vol l'avion contourne Quito, capitale cernée par les pentes raides de montagnes entrecoupées de ravins encaissés sur lesquels s'accrochent des constructions multicolores. Le soleil s'infiltre au milieu de la couche nuageuse pour teinter de couleurs chaudes les multiples collines sur lesquelles se déploie la ville entre 2300 et 2800m. Après un rapide passage aux formalités de police nous retrouvons notre chauffeur. Une nouvelle autoroute à peine achevée rejoint l'aéroport flambant neuf. Nous sommes un peu surpris de découvrir une végétation de pays sec avec des pelouses rousses d'où émergent quelques cactus. La route louvoie entre de profondes ravines et en 1 h nous rejoignons l'Auberge Inn, dont les chambres sont situées autour d'un agréable patio au calme. Un peu sonnés par le décalage horaire et l'altitude nous ne nous éternisons pas après le diner...
3/09: le réveil est très matinal car nous n'avons pas encore bien intégré l'heure équatorienne. Une rapide sortie nous permet de trouver une petite épicerie tout près de l'hôtel et d'acheter un ravitaillement minimum. Un taxi nous emmène en 20 minutes chez Avis auprès de qui nous avons réservé une voiture. L'accueil y est très attentionné et l'employé nous explique avec un schéma précis et détaillé comment rejoindre la route en direction d'Otavalo. La sortie de la zone urbaine semble interminable malgré une circulation fluide car, sans arrêt, nous traversons de nouvelles zones urbanisées avant de filer sur la Panaméricaine. Par une succession de montées et de descentes souvent soutenues la route dévoile en toile de fond, de tous côtés, des sommets fréquemment encapuchonnées de cumulus. Le soleil est cependant bien présent et, à cette altitude, il est ardent. Nous faisons une pause déjeuner dans un restaurant au bord de la route à Cayambe. Peu avant Otavalo, dans une large dépression apparaît le lac San Pablo surveillé par le volcan Imbabura. Nous quittons la Panaméricaine pour rentrer dans Otavalo, ville aux rues parfaitement quadrillées, où nous avons repéré un hôtel sur notre guide. Après quelques tours autour des carrés de maison nous trouvons l'hébergement envisagé, mais la ville ne nous semble pas très attrayante et nous décidons de rejoindre Peguche, petit village proche qui devrait être plus calme. Après quelques hésitations dues à notre carte sommaire nous trouvons la direction de Peguche. Une route pavée y mène et après quelques nouvelles recherches dénichons l'hôtel Aya Huma curieusement installé en bordure immédiate d'une voie ferrée tout juste rénovée. Après avoir déposé nos bagages nous partons à pied au beau milieu du ballast transformé en voie piétonne très fréquentée par les habitants et rejoignons la cascade de Peguche. Installée au cœur d'une forêt embaumant l'eucalyptus elle jaillit d'une vingtaine de mètres dans un violent fracas. Au retour nous traversons le village dont le calme n'est troublé que par le cliquetis permanent de métiers à tisser industriels. Quelques belles fresques colorées décorent les murs de constructions basses fréquemment inachevées. Pour le dîner, c'est très simple, il suffit de traverser la voie ferrée pour rejoindre le restaurant situé juste en face de l'hôtel...
4/09: aujourd'hui nous décidons de partir faire une première randonnée d'acclimatation vers la laguna de Cuicocha. Quelques kilomètres sur la Panaméricaine, élargie et refaite à neuf, avant de tourner vers Cotacachi sur une route également rénovée qui se prolonge jusqu'à l'entrée du parc. Au centre des visiteurs un garde dont c'est le premier jour d'activité nous accueille fort aimablement. Comme il ignore encore tout des itinéraires de randonnée il se déplace à l'entrée du parc pour chercher sa collègue qui fait tout son possible pour nous renseigner. Nous décidons de partir pour le tour du lac. La chaleur devient plus intense malgré les nombreux cumulus qui parsèment le ciel et cachent à la vue les plus hauts sommets. Mais le vent vient rafraîchir les ardeurs du soleil et la température est très agréable. La lumière est superbe et le lac au bleu d'azur contraste avec les pentes escarpées et sombres de la caldeira tandis que, sur le plateau, les prés dorés accrochent les rayons du soleil. Le sentier large et bien aménagé remonte d'abord vers une reconstitution de vestiges incas: calendrier solaire, calendrier lunaire, lieu d'offrandes et de purification. Quelques passages raides sont aménagés au moyen de marches. Le panorama est vaste aussi bien sur le lac que sur la région agricole d'Otavalo, dominée par l'imposant volcan d'Imbabura. De tous côtés des chaînes de montagne émergent. Des fleurs aux couleurs variées bordent le chemin tandis que les herbes dorées du paramo rayonnent même quand le soleil joue à cache-cache avec les nuages. Lorsque les bords de la caldeira sont trop escarpés le sentier s'éloigne un peu pour contourner l'obstacle mais, bien vite, revient surplomber le lac. A peu près à mi parcours, un ravin encaissé interrompt la ligne de crête nous imposant une nouvelle grimpette d'une centaine de mètres que nous franchissons tranquillement. Craignant de souffrir un peu de l'altitude nous avons mesuré nos efforts et n'avons pas ressenti d'effet désagréable d'essoufflement. A la fin du sentier nous retrouvons une large route goudronnée qu'il faut suivre sur environ 4 kilomètres. Comme elle est peu fréquentée, ce passage est « avalé » sans ennui car la vue panoramique occupe en permanence le regard. Au niveau du restaurant du mirador, nous abandonnons cette route pour emprunter à gauche un large chemin qui redescend directement à l'entrée du parc. Après une rapide visite du centre des visiteurs nous descendons vers Cotacachi, paisible ville où il semble faire bon vivre. Les rues et la grande place sont bordées de bancs protégés de la pluie ou du soleil, c'est selon, par des auvents. En cette fin d'après-midi les habitants y papotent paisiblement. Une céramique géante de Pavel Eguëz rappelle à notre mémoire que la vie n'est pas toujours aussi tranquille pour les populations indigènes d'Amérique du Sud.
5/09: pour poursuivre notre acclimatation nous passons une nouvelle journée en altitude autour de la laguna Mojanda (3730m). Depuis Otavalo jusqu'au bord de la lagune 18 kms de route aux pavés irréguliers avec de nombreux trous nous gratifient d'une longue séance de massages vibrants. Peu avant l'arrivée à la lagune la silhouette élancée du Fuya Fuya nous domine. Quand nous quittons la voiture le ciel est gris et la surface de l'eau ne reflète qu'une terne couleur métallique. Un large chemin facile en pente douce mène au lac suivant. Par moments de violentes bourrasques de vent soulèvent une poussière pulvérulente qui envahit le chemin. Sans vraiment ressentir les effets de l'altitude nous réalisons cependant qu'il nous est interdit de marcher trop vite. Nous prenons donc notre temps pour rejoindre la laguna Chiquita. De là, le schéma prêté par notre hôtelier nous indique une boucle autour du Cerro Negro. Hésitants, curieux de découvrir ce qui se cache derrière les sommets nous avons très envie de partir sur cet itinéraire. Mais une observation du terrain ainsi que les indications fournies par le GPS nous dissuadent de nous engager dans cette boucle qui risque d'être longue et nous n'avons pas de vivres, si ce n'est quelques biscuits. Nous faisons donc 'sagement' demi-tour. Au retour, une halte nous permet de découvrir Otavalo, célèbre pour ses marchés quotidiens. Le marché artisanal nous paraît assez triste, sans âme et entièrement consacré aux souvenirs touristiques. Il n'est visiblement pas fréquenté par les populations locales. C'est une ville aux bâtiments récents qui ne retiennent pas vraiment l'attention. Seul le Parque Simon Bolivar, cœur central de la ville, dégage une atmosphère de tranquille animation caractéristique des villes sud-américaines.
06/09: en début de matinée un ciel sans nuage permet de découvrir les volcans Cotacachi, Imbabura et Fuya Fuya qui dominent la région d'Otavalo. Le sommet acéré du Cotacachi est encore enneigé. C'est samedi, jour du marché aux animaux parfaitement organisé: un secteur pour les vaches, un pour les porcs, les moutons, la volaille et autres cochons d'Inde. A côté, quelques vendeurs de cordes colorées et aussi quelques cantines où on fait cuire la soupe et griller des abats pas spécialement appétissants. De nombreux habitants y portent le costume traditionnel. Le marché est animé mais sans bousculade et, bien qu'il ne soit que 9 h du matin, il nous semble que le gros de l'activité soit déjà passé. Nous reprenons ensuite la route vers Quito; la lumière est limpide et les prés dorés flamboient tandis que les volcans se dressent fièrement à l'horizon. La calotte glaciaire scintillante du volcan Cayambe domine de toute sa hauteur les hauts plateaux sur lesquels se déploie un patchwork de champs cultivés et de serres. La petite route menant aux pyramides pré inca de Cochasqui est particulièrement inconfortable avec son revêtement de pierres irrégulières et nous secoue en tous sens. Mais le site est situé sur une pente offrant un vaste panorama sur la région de Quito et l'avenue des volcans. Le cône lumineux du Cotopaxi pointe dans le lointain. Nous visitons le site accompagnés par une guide qui pratique un espagnol facilement compréhensible. Les pyramides sont toutes recouvertes de terre et seul un lieu de fouille permet d'en voir la structure. La promenade autour des pyramides est plaisante avec de nombreux lamas qui se délectent avec gourmandise d'herbe rase et sèche. Nous reprenons ensuite la route vers Quito. Aux abords de la ville la circulation se densifie mais nous retrouvons facilement notre chemin pour rejoindre l'agence Avis. Le personnel y est à nouveau très accueillant et se démène pour nous trouver un taxi qui nous emmène à l'hôtel. Nous y retrouvons une famille avec ses 3 enfants (« notre tribu sur terre ») qui démarre son tour du monde et en profitons pour échanger quelques souvenirs de voyage.
07/09: nous partons pour six jours avec Rodrigo, notre guide de l'agence Equateur Voyages Passion qui a organisé parfaitement ces journées de randonnée. Notre premier objectif est l'ascension du volcan Guagua Pichincha (4784m) qui domine Quito. C'est d'abord une longue traversée des faubourgs de cette capitale qui permet d'apercevoir les maisons et immeubles colorés accrochés sur les pentes raides qui dévalent vers la ville. Ensuite, la route serpente au milieu des zones de cultures. Le patchwork lumineux et coloré des champs s'étale sur les flancs des montagnes jusqu'à une altitude élevée. Une longue piste poussiéreuse mène ensuite vers le refuge situé sous le sommet. Nous quittons la voiture vers 4400m. Le vent balaye vigoureusement les nombreux nuages mais le soleil perce quand même et illumine le paramo. Les premiers pas sont assez difficiles: il faut avancer lentement pour éviter de s'essouffler et nous sommes à l'écoute des réactions de notre organisme. Petit à petit nous trouvons un rythme régulier qui nous permet d'avancer sans essoufflement. Après une courte halte au refuge une traversée ascendante mène vers le bord du cratère. Le vent y est violent et les nuages partent à l'assaut des crêtes déchiquetées. Heureusement, une trace légèrement en contre-bas permet de rejoindre le sommet sans être bousculés. Louvoyant entre les blocs noirâtres nous prenons lentement de l'altitude sans véritable difficulté. En contrebas la bouche du volcan émet quelques fumeroles. Les pentes sombres aux roches déchiquetées composent un tableau sauvage. Nous retournons ensuite vers Quito où la traversée de la ville est toujours aussi longue puis empruntons la Panaméricaine, large route à 2 fois 3 voies récemment rénovée. Au passage le Cotopaxi nous offre la vision sublime de son cône immaculé perçant brièvement les nuages. A Latacunga nous quittons la Panaméricaine pour emprunter une route nouvellement aménagée en direction des plateaux andins. En fin de journée, les champs prennent une chatoyante couleur ocre et les nuages, que nous survolons, s'effilochent en rougeoyant au couchant. Après un passage vers 4000m la route plonge dans un vaste paysage de hauts plateaux vallonnés Nous faisons halte à la Posada de Tigua, belle hacienda blottie au creux d'un bosquet d'arbres autour desquels paissent côte à côte lamas, moutons et vaches. À l'intérieur, un poêle diffuse sa douce chaleur tandis qu'une fraîche bise secoue les arbres.
08/09: le vent a soufflé toute la nuit; il semble ne jamais cesser dans cette région. Au réveil, une somptueuse lumière éclaire les hauts plateaux tandis que rapidement quelques cumulus font leur apparition. Des gouttes de pluie transportées par le vent allument un arc en ciel insolite au milieu d'un ciel d'azur. Nous partons accompagnés d'un guide local, Jorge, habillé de manière traditionnelle avec son poncho et son chapeau. L'air matinal est vif et le vent permanent mais le spectacle des champs irisés de soleil est ravissant. Par une large piste nous parcourons ces vallonnements au milieu d'espaces sans fin. De temps à autre notre guide rythme la marche des airs enjoués de sa flûte. Des habitations isolées apparaissent au milieu des champs cultivés: fèves, oignons, pommes de terre sont les cultures principales de la région. En traversant une hacienda des enfants vêtus de leur uniforme d'écolier tentent d'attirer notre attention par des pitreries et des cris. Le chemin longe ensuite un abrupt ravin en formation aux curieuses formes colorées et tourmentées. Puis, après une brève remontée, un raide chemin sablonneux et poussiéreux s'insinue entre d'étroites parois jusqu'au fond d'un profond canyon aux falaises délitées. Là, paissent quelques chevaux tandis que les femmes de Quilotoa, village situé à 2 heures de marche, lavent leur lessive dans le ruisseau. Après la pause pique-nique nous entamons la remontée sur un sentier escarpé où le sable instable nous oblige à accélérer le pas sous peine de glisser en arrière. À cette altitude de plus de 3000m il faut prendre garde à ne pas s'essouffler, d'autant plus qu'il y a environ 250 m de dénivellation à gravir. Finalement, sans courir, mais avec un pas régulier nous rejoignons le vaste plateau dominé par les pentes du volcan Quilotoa. Une assez longue progression en pente douce permet de gravir ce plateau panoramique et, enfin, en suivant le fond toujours sablonneux d'un nouveau canyon nous atteignons le rebord du cratère. Du mirador la vue sur la caldeira circulaire est spectaculaire avec le lac aux reflets d'azur qui en occupe tout le fond. Le vent permanent nous a bousculé toute la journée et c'est avec grand plaisir que nous rejoignons tout à côté l'hôtel Churikawa où Rodrigo est arrivé avec nos bagages. L'atmosphère de la chambre est glaciale et son équipement spartiate sans chaise ni table mais avec un poêle à bois. Après la douche nous nous réchauffons d'un un potage, plat traditionnel en Equateur. Nous sommes à 3900m et, dès que le soleil disparaît, les rafales de vent incessantes refroidissent brutalement l'atmosphère et nous nous réfugions près du poêle de la salle à manger en attendant le dîner. Après celui-ci l'hôtelier vient allumer le poêle de notre chambre qui diffuse rapidement une douce chaleur. Malheureusement, celle-ci s'évanouit rapidement dès que la provision de bois est consommée.
09/09: des rafales ont tambouriné sur le toit avec des grains de sable sans interruption durant la nuit et, au lever du jour, le froid est vif. Pas suffisant, toutefois, pour interdire une rapide sortie matinale afin d'admirer le soleil frappant la lagune irisée qui prend des teintes changeantes selon l'avancée des nuages. Bien emmitouflés nous longeons le rebord aérien de la caldeira où les violentes bourrasques de vent nous bousculent parfois brutalement. Mais le paysage est magnifique et des tâches de lumière parsèment l'eau agitée par le vent. Notre itinéraire quitte ensuite le bord du cratère pour rejoindre des zones de culture par de raides chemins sablonneux. Le paysage est chaotique et de nombreux ravins rognent les pentes escarpées sur lesquelles les champs cultivés remontent jusqu'aux crêtes. De ci de là nous apercevons les femmes qui cultivent les champs, battent les céréales ou accompagnent leurs troupeaux. Après avoir traversé le village de Guayama San Pedro, établi sur un vaste plateau, le sentier plonge à nouveau dans un profond ravin par un chemin escarpé et sablonneux où nos pas soulèvent un nuage pulvérulent. Une passerelle artisanale construite avec des troncs en équilibre permet de traverser le ruisseau, heureusement peu large à cet endroit. Ensuite, le chemin remonte une courte pente instable et sablonneuse avant de s'assagir pour gravir les ressauts plus doux qui permettent de rejoindre Chugchilan. Les enfants en uniformes rouges ou gris sortent tout juste de l'école et animent le village tandis qu'ils prennent d'assaut les camions utilisés pour le ramassage scolaire. Tout près du centre du village se trouve l'hôtel Mama Hilda, joliment décoré avec des chambres plaisantes qui nous permettent de nous reposer durant l'après midi sans être frigorifiés comme la veille. L'altitude moins élevée, à 3200m, explique aussi la température plus confortable.
10/09: nous quittons Chugchilan par la petite route qui surplombe le profond ravin traversé la veille. Aujourd'hui, nous pouvons marcher en T-shirt car il n'y a pas de vent. La région est toujours très agricole et nous croisons régulièrement des paysans qui gardent leurs troupeaux ou cultivent leurs champs. Le chemin descend ensuite rapidement vers le fond du ravin au milieu d'un dédale de falaises plus ou moins écroulées. En suivant le cours de la rivière nous arrivons dans un village aux quelques maisons regroupées autour d'une petite église et d'une école où un groupe d'élèves est en train de s'aligner pour rentrer en classe. Divers modèles de ponts ont été installés pour traverser la rivière: simples avec des empilements aléatoires de planches ou plus élaborés tels qu'une passerelle suspendue avec rambarde. Notre chemin, quant à lui, emprunte un énorme tronc raboté installé 2 mètres au dessus de l'eau et dont la rambarde est particulièrement instable: nous traversons donc avec précaution. Jorge continue de jouer régulièrement de la flûte, notamment à l'approche des fermes pour tenter d'amadouer quelques chiens à l'allure agressive. Les villageois rencontrés semblent aussi bien apprécier ces claires notes de musique qui s'élèvent du chemin. C'est par un vallon étroit qui s'insinue entre des parois ravinées que nous remontons sur le plateau. Le sentier se poursuit ensuite en contournant plusieurs vallonnements où sont disséminées de petites fermes. A l'approche de Isinvili nous croisons à nouveau les enfants rejoignant leurs maisons isolées après l'école et nous retrouvons Rodrigo qui nous attend avec la voiture et nos bagages. Une longue piste remonte vers des hauts plateaux où la vue s'élargit à l'infini sur de vastes pentes et atteint près de 4000 m avant de redescendre sur le plateau central. Devant nous les sommets des Ilinizas et du Cotopaxi sont malheureusement couverts de nuage ne laissant apparaître que la base de leurs cônes. Quelques kilomètres avant de retrouver la Panaméricaine nous faisons étape à l'hosteria Quinta Colorada aux façades décorées de fresques représentant des volcans enneigés. Un grand salon avec de larges fauteuils nous permet de lire et de consulter internet confortablement installés.
11/09: au réveil, le ciel est complètement gris et un léger brouillard a effacé tous les reliefs. Nous partons de bonne heure pour visiter le marché de Saquisili. C'est un des plus importants d'Equateur et on y vient de loin pour acheter ou vendre toutes sortes de marchandises. Au marché des animaux organisé en fonction des espèces on trouve vaches, cochons, moutons et lamas et tout ce qu'il faut pour emmener la bête achetée depuis le cordage jusqu'au fourrage. La foule se presse dans une ambiance bon enfant et les négociations vont bon train entre vendeurs et acheteurs habillés de leur costume traditionnel. Dans le centre ville on trouve répartis sur différentes places et dans les rues les marchés aux fruits et légumes largement approvisionnés et rutilants de couleurs variées, les étals de viandes et de poissons pas vraiment appétissants et tout ce qui peut être utile dans la vie quotidienne depuis les vêtements jusqu'aux bassines en pneus recyclés en passant par le mobilier d'aspect généralement assez kitsch. En fin de matinée nous prenons la route vers le parc de Cotopaxi. Le temps reste morose malgré quelques brèves éclaircies. Le paysage de hauts plateaux recouvert d'herbe rase dorée ou de lichens gris est vaste mais les sommets se dissimulent dans les nuages. Par moments, l'extrémité des langues glaciaires du Cotopaxi darde sous les nuages. Nous partons pour le tour facile de la laguna Limpiopungo. Malgré le ciel bas, quand la lumière perce entre les nuages le spectacle des masses nuageuses boursouflées au dessus de cet océan de paramo est saisissant. Nous rejoignons ensuite rapidement l'hostal Tambopaxi dont la situation privilégiée offre une vision panoramique sur le Cotopaxi. Une violente averse vient saluer notre installation et, un peu inquiets, nous regardons l'eau dégouliner le long de la large baie vitrée de notre chambre qui devrait nous offrir le Cotopaxi sur écran large. Puis, brutalement, les nuées commencent à se déchirer et les pentes glacées se dévoilent petit à petit derrière les interstices nuageux tandis que le plateau humide brille sous les éclats du soleil. Nous sortons rapidement pour entamer une série de photos en nous promenant sur le plateau. Spectacle formidable de ce cône quasi parfait qui surgit de la pampa dorée jusqu'aux glaces étincelantes. Mais l'éclaircie n'aura duré qu'une heure, car en fin d'après-midi le brouillard vient effacer le paysage. Cependant, nous constatons une nouvelle fois qu'en Equateur le temps est changeant car, dès le début de la nuit, un ciel étoilé de mille feux nous surprend. Le poêle installé dans la chambre diffuse une agréable chaleur qui nous évite d'être trop frigorifié en ce début de soirée.
12/09: la pluie est tombée une partie de la nuit et un voile uniforme de nuages se déploie sur les sommets au-dessus de 5000 m. La base du Cotopaxi est poudrée d'une fine pellicule de neige. Le ciel désespérément gris et les menaces de pluie nous incitent à modifier nos plans. Au lieu d'escalader le Ruminahui au risque de nous retrouver dans les nuages Rodrigo nous propose une petite randonnée sur le plateau en direction du site inca de Pucara Salitré. Malgré le ciel bouché la traversée à pied de ces hauts plateaux est vraiment plaisante, seuls au milieu de ces vastes espaces qui paraissent sans fin mais jamais monotones. Les espaces d'herbe rase ou de lichen sont entrecoupés de ravins aux rives abruptes dans lesquels les laves d'anciennes éruptions ont tracé leur chemin abandonnant au passage des roches déchiquetées. Quelques troupeaux de chevaux sauvages ou de vaches et de rares oiseaux apportent la vie dans cet univers isolé. Le site inca est établi sur une éminence offrant un large panorama qui permettait de surveiller aisément les environs. Il en subsiste seulement une enceinte en massives pierres jointives et, tout à côté, des cônes volcaniques utilisés pour des sacrifices rituels. De retour à Tambopaxi nous reprenons la voiture et retournons vers l'entrée du parc par une piste en tôle ondulée. Nous roulons dans la ouate car le brouillard a envahi tout l'espace. Une fois rejointe la Panaméricaine nous prenons la direction de Quito. Brèves éclaircies et averses alternent tout au long de la route. Nous retrouvons notre chambre à l'Auberge Inn et faisons nos adieux à Rodrigo qui reprend la route vers Banos.
13/09: nous partons à pied visiter la ville coloniale de Quito. L'ancienne ville occupe une surface relativement réduite mais vallonnée. Elle est quadrillée de rues perpendiculaires qui montent à l'assaut de raides collines. On y observe un étonnant mélange de constructions anciennes colorées et ornées de motifs architecturaux côtoyant des immeubles modernes sans charme. Dans le prolongement des rues apparaissent les constructions bigarrées qui s'étagent sur les nombreuses collines de la ville. Il règne une grande animation autour des principales places, notamment sur la plaza de la Independencia. Mais, le plus surprenant reste la richesse invraisemblable des décors des églises, en particulier la compania de Jesus, dont toutes les fioritures du sol au plafond semblent n'être qu'une immense feuille d'or. Nous déambulons dans ces rues une partie de la journée puis revenons vers le parc El Ejido, lieu de promenade très fréquenté en ce samedi après-midi. Pour terminer la journée nous observons, en bordure du parc, les nombreuses productions des peintres locaux qui exposent leurs tableaux dans l'espoir de trouver acheteur.
14/09: nous quittons l'hôtel pour rejoindre l'agence AVIS où nous avons réservé une voiture pour la fin du séjour. Le loueur nous propose de changer de modèle pour une Fiat UNO car le modèle réservé n'est pas en état (pneus lisses, comprenons nous???). Il s'avère que le coffre de cette voiture est trop petit pour nos 2 bagages et nous insistons pour avoir le modèle réservé. Finalement, par on ne sait quel miracle, une Chevrolet Aveo est bien disponible et nous pouvons prendre la route. Une nouvelle fois nous empruntons la direction de l'aéroport et l'orientation nouis paraît désormais simple. Nous nous dirigeons ensuite vers Papallacta par une route large et récemment bitumée qui remonte une large vallée pour atteindre un col vers 4000m. Quelques zones de travaux subsistent sans revêtement. La pente est soutenue et la voiture «peine» un peu dans cette longue côte. Nous trouvons le brouillard sous le col puis dans la descente sur le versant est une pluie continue nous accueille. La végétation change d'aspect: de nombreux arbres et arbustes verdoyants couvrent les raides pentes du Bosque Nublado. L'ambiance verdoyante et humide de l'Amazonie n'est plus très loin. L'ambiance est très particulière nous rappelant notre trajet sur la Carretera Austral il y a quelques années. Entre Baeza et Tena le soleil refait son apparition et les contreforts des Andes brillent d'un éclat particulier comme lavés par la pluie récente tandis que de gros nuages bourgeonnants grignotent le ciel. Nous traversons quelques villages à l'aspect plutôt triste. Les rivières commencent à devenir moins squelettiques et bouillonnent dans les rapides. A Tena, après quelques difficultés d'interprétation de la signalisation, nous trouvons la route de Puerto Misahualli qui s'enfonce dans la forêt à proximité du rio Napo. Juste à l'entrée du village nous faisons halte à la maison d'hôtes France America dont les cabanes en bois agréablement dispersées au milieu des arbres nous ont paru attrayantes. Sans être vraiment immergés au cœur de la forêt amazonienne nous en ressentons cependant rapidement l'ambiance. Moiteur de l'air, densité de la végétation et surtout les bruits divers et variés permanents: ça crisse, ça grésille, ça grince, ça siffle avec en bruit de fond les remous permanents de la rivière juste à côté. Une courte promenade nous fait découvrir le village modestement établi autour de sa petite place principale. Il y règne une ambiance assez nonchalante et détendue alors que les enfants gambadent autour des singes qui cabriolent sur les arbres. Tandis que les familles se baignent juste à côté de la plage sablonneuse des pirogues motorisées promènent les touristes sur le rio Napo et transportent aussi les habitants avec leurs bagages vers les villages accessibles uniquement par le fleuve.
15/09: à peine rentrés du dîner la pluie s'est mise à tomber et toute la nuit les averses de plus en plus fortes se sont succédées. Au réveil, nous sentons une brumisation nous rafraîchir le visage au travers de la moustiquaire. Tout baigne dans l'humidité, les brumes s'accrochent au faîte des arbres et le rio Napo dont le débit est devenu violent a pris une couleur marron. Nous tentons d'aller voir « el arbol gigante » tout près du village mais la pluie intense nous dissuade de quitter la voiture. Après avoir traversé le pont suspendu qui enjambe le rio Napo nous poursuivons vers la Punta. Au long de la route quelques glissements de terrain ont déposé leur couche ocre sur le bitume. À proximité du nouvel aéroport « international » une superbe route à 2 larges voies séparées vient d'être créée. Il faudra certainement attendre quelques années avant qu'elle ne soit saturée... Peu après la route bute sur le rio: quelques maisons colorées abritent les chauffeurs qui attendent le bac pour traverser vers Ahuano dans une ambiance de bout du monde sous la grisaille humide et tiède. Nous revenons ensuite vers Puerto Misahualli pour faire quelques courses à l'épicerie pompeusement appelée supermarché où l'équipement informatique récent avec lecteur de code barre fait regretter la traditionnelle calculette beaucoup plus rapide. La pluie ayant cessé nous en profitons pour faire quelques photos de ce village beaucoup moins animé que la veille. L'ambiance est surprenante avec ses maisons colorées qui se mirent dans les flaques des rues défoncées. Nous prenons ensuite la direction de Puyo par une belle route sinueuse au milieu de la forêt luxuriante dont les arbres lessivés brillent abondamment sous les premiers rayons du soleil. À Puyo, nous trouvons une chambre à l'hôtel Las Palmas, dans un bâtiment orné d'un beau balcon en bois dominant un jardin abondamment fleuri. Une fois les bagages déposés nous allons visiter le centre de réadaptation de la faune Yana Cocha (lagune noire en quechua) où quelques animaux de la forêt amazonienne peuvent être observés. De nombreuses fleurs aux couleurs vives illuminent la végétation des lieux. Alors que je m'approchais sur un sentier pour photographier de près quelques fleurs j'entends le bruit d'un plongeon soudain: quelle surprise d'apercevoir à quelques mètres un caïman apparemment dérangé par ma présence. Une belle frayeur rétrospective... En fin de journée, un petit tour dans les rues animées de Puyo nous mène vers la pizzeria.
16/09: nous quittons Puyo pour rejoindre la cordillère. La route parcourt une belle vallée encaissée dont les pentes raides sont couvertes d'une végétation serrée qui rappelle celle d'îles volcaniques telles que la Réunion. A rio Verde nous avons quelques difficultés à trouver le sentier qui permet de descendre à la cascade Palion del Diablo car celui-ci débute sous un porche en bois au milieu de boutiques de souvenirs. Il est large et bien aménagé avec quelques marches pour rejoindre environ 120 m plus bas un restaurant, porte d'entrée où il faut s'acquitter du péage pour accéder aux belvédères. À l'approche de celui situé à proximité de la cascade nous commençons à être largement aspergés par les embruns. Un petit passage sous les rochers permet au prix d'une quasi reptation de rejoindre les passerelles suspendues qui surplombent l'impressionnante et bruyante cascade. Après une rapide remontée nous reprenons la route bordée de nombreuses cascades. Des « tarabita », nacclles légères de téléphériques traversent fréquemment la rivière à belle hauteur. Utilisées pour transporter les marchandises d'une rive à l'autre elles sont devenues une attraction touristique prisée. Nous rejoignons ensuite Banos, petite cité touristique implantée sur un replat dominant une gorge profonde et trouvons facilement une chambre à l'hôtel Donde Ivan. La chambre est aménagée simplement, très propre et donne sur un patio joliment décoré. En fin d'après-midi, profitant de larges éclaircies la vision du volcan Tungurahua nous incite à remonter au delà du pont San Francisco traversant le ravin pour essayer de découvrir un point de vue dégagé sur le volcan. Nous remontons environ 200m de dénivellation mais la vue reste limitée par les arbres au travers desquels nous pouvons quand même apercevoir le sommet sur lequel s'accrochent encore les nuages.
17/09: le soleil est bien présent dès le matin. Après un tour dans la ville et quelques emplettes au supermarché nous décidons de partir découvrir les villages de Patate et Salasaca en empruntant une petite route qui remonte à travers la montagne juste au dessus de Banos. Cette route excellemment pavée est raide avec de nombreux virages serrés mais assez large. Petit à petit le paysage se dévoile avec la ville de Banos implantée sur le rebord abrupt du rio Pastaza et surplombée par le Tungurahua décoré d'une corolle de nuages. Malheureusement, après le site des antennes les pavés laissent place à une large piste empierrée mais dont nous ne sommes pas certains de la viabilité avec un véhicule standard. Nous préférons donc faire demi-tour et rejoindre Patate par la route classique goudronnée. Juste à la sortie de Banos nous découvrons un panneau indiquant la direction de Patate par une route étroite qui semble suivre le fond de la vallée. Mais, rapidement, des glissements de terrain ont détérioré le goudron et un panneau précisant que la route était dangereuse nous dissuade de continuer. Nouveau demi-tour et cette fois nous empruntons la route principale. La route s'élève petit à petit au dessus d'une profonde vallée sur les pentes desquelles s'accrochent des cultures et de multiples serres. Patate est une petite bourgade blottie au creux des montagnes avec des rues rectilignes à angle droit semblables à de nombreux villages traversés durant notre séjour en Equateur. Nous reprenons ensuite la route vers Salasaca, réputée pour ses tapis de laine. Au passage à Pelileo, tout au long de la rue principale s'étalent de nombreuses boutiques de pantalons et de jeans, autre spécialité locale. À Salasaca, quelques boutiques sur la place ne présentent que des objets vus et revus sur tous les marchés et le magasin tout neuf d'artisanat local ne nous inspire guère avec ses femmes habillées comme au spectacle qui attendent les touristes à sa porte. Notre essai de découverte hors des sentiers battus a tourné court ce jour. Nous retournons donc à Banos puis nous baladons au hasard des rues. Quadrillée de rues bordées de bâtiments modernes aux façades multicolores on y trouve pléthore d'hôtels, restaurants, agences proposant des activités de plein air et autres boutiques de souvenirs. Seuls, les vendeurs de melcocha, friandise à base de jus de canne, perpétuent une tradition artisanale traditionnelle. Au pied de la cascade de la Vierge les piscines thermales aux eaux de couleur jaunâtre et à la décoration plutôt vieillotte accueillent les amateurs de bains. En fin d'après-midi, le volcan semblant vouloir évacuer les nuages qui l'entourent nous décidons de remonter vers le mirador Ojos del Volcan. Une petite couronne de nuages laisse émerger tout le sommet d'où s'élève une colonne de fumée. Puis, la chance nous sourit quand, tout à coup, un nuage noir et épais surgit du cratère, début d'un spectacle fascinant qui durera pendant au moins 45 minutes. Une succession d'explosions va déployer dans le ciel ses champignons de fumée et de cendres qui se noient dans les nuages teintés par la merveilleuse lumière du soleil couchant.
18/09: nous quittons Banos vers Riobamba, mais ne trouvant pas la route directe (peut être coupée selon le propriétaire de l'hôtel) nous gagnons Ambato pour rejoindre la Panaméricaine. En chemin nous profitons du spectacle du Tungurahua qui fume toujours et dont le versant ouest apparaît particulièrement haut et impressionnant. Puis le Chimborazo dévoile à nos yeux sa couronne de glace dégoulinante de cascades gelées. Sa silhouette massive se détache au dessus du haut plateau andin et nous profitons à nouveau de ce spectacle à plusieurs reprises sur la route qui se déroule entre 3000 et 3500m. Après Riobamba la route serpente dans une large vallée ondoyante dont les flancs sont recouverts de champs cultivés et parfois de bosquets de pins. La voie ferrée croise la route à plusieurs reprises. Puis la Panaméricaine plonge fortement à proximité d'Alausi alors que les vallées se creusent en de profonds canyons. Après Alausi nous traversons une longue zone sauvage au cœur d'un massif peu habité où la végétation devient plus rare et sèche. Une alternance de longues montées et descentes raides ponctue l'itinéraire. Le ciel est devenu menaçant et de gros nuages noirs boursouflés éclatent en brèves averses. à Zhud, une végétation plus verdoyante refait son apparition et les habitations deviennent plus nombreuses. La route est toujours aussi sinueuse et accidentée et nous rattrapons fréquemment des camions poussifs qui nous contraignent à la patience. Aux abords de Cuenca les montagnes s'amollissent (tout est relatif quand même) et la ville apparaît encadrée par un environnement de sommets élevés. Avec quelques difficultés d'orientation nous arrivons dans le centre historique pour rechercher un hôtel. Après un premier échec, nous trouvons une chambre agréable, bien éclairée mais sans lumière du jour à l'hostal Calle Angosta qui se trouve au calme à une dizaine de minutes à pied du centre ville. Une rapide promenade pour trouver un restaurant nous permet de découvrir des rues plaisantes avec des arcades à l'ambiance agréable.
19/09: nous passons la journée à la découverte du centre historique de Cuenca. Comme dans beaucoup de villes les rues sont quadrillées à angle droit et il est très facile de s'y repérer. De nombreuses maisons colorées avec des balcons côtoient des églises blanches ou en brique. Dans les rues les habitants vaquent à leurs courses dans une ambiance tranquille et bon enfant et la circulation des voitures se fait sans énervement. Les coupoles de la cathédrale s'atteignent par un escalier en colimaçon régulier où il ne faut pas oublier que la ville est quand même à 2500m d'altitude, faute de quoi l'essoufflement est garanti à l'arrivée. De là haut, on profite d'une vue à 360° sur la ville et les montagnes qui l'entourent. Il règne dans les marchés une joyeuse animation et on aperçoit régulièrement des femmes dans leur costume traditionnel toujours très coloré. Enfin, il ne faut pas oublier quelques boutiques proposant le célèbre Panama. En effet, c'est dans la région de Cuenca qu'est fabriqué ce célèbre couvre-chef. La tradition du tissage est séculaire et la réalisation peut être très complexe en fonction des motifs d'ornement.
20/09: le grand soleil du réveil nous incite à prolonger notre séjour à Cuenca pour aller randonner dans le parc Cajas. La traversée des faubourgs de Cuenca est rapide et une fois la ville quittée la route remonte le long d'une longue vallée bordée de pentes verdoyantes. C'est samedi et de nombreux cyclistes et coureurs à pied entraînent leur souffle en pédalant ou courant gaillardement dans ces montées longues et soutenues au delà de 3000m d'altitude. Dès l'entrée du parc la vallée s'élargit et nous découvrons un vaste panorama de crêtes et de mamelons rocheux recouverts de paramo entre lesquels se niche une multitude de lacs. Malheureusement un voile nuageux filtre la lumière. Nous tentons quand même quelques arrêts photo au bord de la route mais les gardes du parc nous imposent de repartir car la route est, selon eux, « muy perigrosa ». Nous poursuivons donc jusqu'au centre d'information situé près de la laguna Toreadora. Il faut s'inscrire au bureau avant de partir pour randonner. Nous décidons de découvrir le circuit N°1 qui semble intéressant car il passe auprès de plusieurs lagunes. L'itinéraire commence par contourner la laguna Toreadora puis longe ensuite la base du cerro San Luis avant de traverser un bois de polylepis, arbre à l'écorce lisse et rouge, le seul poussant à cette altitude de près de 4000m. Le sous-bois est touffu et il faut louvoyer entre les arbres et les blocs rocheux sur un chemin de tourbe souvent glissant. Le sentier redescend ensuite vers la laguna Unidas. Malgré l'absence de soleil, les couleurs sont surprenantes avec les herbes dorées recouvrant un dédale de monticules. A proximité de la lagune, le terrain devient tellement spongieux et humide que nous hésitons à continuer. Après avoir cherché un passage plus au sec nous renonçons et faisons demi-tour. Des échappées de ciel bleu commencent à apparaître et pendant une courte pause au bord du lac Toreadoro des filaments de lumière viennent miraculeusement éclairer les rives du lac et les touffes d'herbe captent immédiatement cette lumière. En reprenant la voiture nous poursuivons jusqu'au col situé à 4200m près des Tres Cruces, belvédère panoramique sur les massifs. Quelques petits maux de tête, certainement liés à l'effort en altitude, nous incitent à redescendre et nous regagnons Cuenca dans l'après-midi.
21/09: comme la veille, nous sommes réveillés par le carillon cristallin d'une église voisine. Le ciel est à nouveau gris, ce qui semble assez fréquent dans cette région. Nous reprenons la Panaméricaine en direction du nord pour rejoindre la petite ville de Canar à proximité de laquelle s'engage une route toute neuve vers Ingapirca. En cette journée de dimanche le site Inca est fréquenté par de nombreux visiteurs équatoriens. Il est situé dans une position dominante sur un amphithéâtre établi sur les pentes d'une quebrada. La visite permet de découvrir des vestiges de murs, de temples, de canalisations et même d'une voie inca pavée qui joignait le site au chemin de l'Inca voisin de quelques kilomètres. La visite guidée en espagnol est complétée par des panneaux explicatifs en anglais. Nous rejoignons ensuite la Panaméricaine sur laquelle nous trouvons le mauvais temps: pluie et brouillard compliquent la conduite d'autant que nombre de conducteurs équatoriens oublient d'allumer leurs phares même dans un brouillard épais. A nouveau, nous n'aurons rien vu du paysage autour d'Alausi noyé dans les brumes qui se précipitent sur les pentes des montagnes. Nous poursuivons jusqu'à Guamote, petit bourg situé sur le plateau andin et prenons une chambre à l'auberge Inti Sisa dépendant d'un organisme communautaire d'éducation. Nous terminons l'après-midi en parcourant les rues pavées du village aux nombreuses constructions inachevées lui donnant un air de far west avec sa voie ferrée traversant le bourg. On rêverait d'entendre le train siffler.
22/09: après le petit déjeuner nous visitons les espaces de formation et de fabrication de l'association Inti Sisa: salle informatique, classe maternelle et atelier de confection. La route, en partie non goudronnée, vers les lagunes Ozogoche nous semblant un peu aléatoire avec notre véhicule « standard » nous décidons de partir à la découverte des lagunes Atillo accessibles par une bonne route récente. La route remonte une longue et large vallée entourés de pentes tantôt verdoyantes, tantôt plus arides. Les espaces cultivés avec des champs en damiers alternent avec des zones de reboisement et des grandes étendues de paramo qui peinent à exprimer leurs couleurs faute de lumière suffisante. De nombreuses maisons isolées parsèment cette vallée et les habitants sont nombreux au bord de la route toujours vêtus de leurs habits traditionnels. Quelques grains de pluie et des bancs de brume nous accueillent à l'arrivée aux lagunes. Plusieurs lacs se blottissent entre une multitude de mamelons herbeux. L'endroit est sauvage, peu fréquenté et nous décidons de patienter en espérant qu'une éclaircie voudra bien faire exploser les couleurs. Mais nous n'avons pas de chance et en début d'après-midi, sous la pluie et sans espoir véritable d'amélioration, nous sommes contraints de repartir. Nous nous dirigeons vers Riobamba et le ciel reste couvert tout au long du chemin. Nous trouvons une chambre à l'hôtel Tren Dorado. Des patios apportent une note de calme à cet hôtel situé en plein centre ville à côté de la gare.
23/09: le temps est variable au lever du jour avec suffisamment d'éclaircies pour nous inciter à faire le tour du Chimborazo par la route des hauts plateaux à l'ouest. Après avoir traversé quelques villages situés sur les contreforts de la montagne la route passe au milieu de zones désertiques où de rares touffes d'herbe se mêlent aux cailloux sombres. Vers 4000m nous rentrons dans un brouillard épais qui nous fait douter. Puis, au bout de quelques kilomètres des déchirures apparaissent découvrant un immense plateau désertique où gambadent des vigognes craintives et curieuses. Une courte fenêtre permet même d'apercevoir le versant glacé du Chimborazo. La route se rapproche de la base de la montagne et les dieux de la météo sont avec nous puisque de larges éclaircies nous offrent la vision majestueuse du sommet. Sur le versant nord ouest dès que la route redescend en dessous de 4000m le désert cède la place à de grandes étendues agricoles et de petits villages s'éparpillent sur l'altiplano. À une telle altitude les conditions de vie doivent être bien rudes. Une longue descente au milieu des champs accrochés sur les pentes les plus raides mène vers Ambato. Un peu fatigués nous décidons d'y faire étape même si la ville ne présente pas un grand intérêt. L'hôtel Roka Plaza déploie ses chambres autour d'un agréable patio, très calme en plein cœur de la ville. Le prix de la chambre nous paraît cependant surévalué.
24/09: nous rejoignons la Panaméricaine jusque Quito. Nous retrouvons une circulation plus importante sur une route très large qui traverse le plateau andin bordé par les volcans emblèmes de l'Equateur. La plupart restent cachés dans les nuages mais nous profitons quand même d'une belle vue sur le Cotopaxi blanchi. À Latagunca c'est la fête de la Mama Negra et il y règne une joyeuse animation dans les rues où défilent fanfares, cavaliers et personnages costumés aux couleurs vives. C'est ensuite le retour sur Quito où nous sommes toujours impressionnés par l'étendue de la ville qui s'étale au milieu d'innombrables vallons et collines. Nous quittons la voiture de location et rejoignons l'Auberge Inn comme les fois précédentes. En fin d'après-midi, un petit tour vers le quartier de Mariscal nous dégourdit les jambes après ces journées de voiture.
25/09: le ciel est intensément bleu ce matin et particulièrement limpide. Nous décidons d'aller visiter la capilla del Hombre et la maison de Guayasamin, peintre équatorien, situé sur les hauteurs du quartier de Bellavista. Malgré la distance, environ 5 kms, nous décidons de partir à pied au long du Quito moderne ce qui nous permet de découvrir les styles architecturaux très variés qui se côtoient. Maisons basses d'allure coloniale sous l'œil de buildings de verre ou de briques, larges avenues bruyantes contigües avec des ruelles calmes, petites boutiques fourre-tout adossées à des halls commerciaux clinquants. Partout, des immeubles en construction semblent témoigner du grand dynamisme et de l'évolution de la ville. Pour atteindre le musée il faut quitter les grandes avenues par de petites rues escarpées qui permettent de dominer la ville et, ce matin, d'avoir une vue panoramique dégagée sur le volcan Pichincha. Implantée en position dominante à la limite de la zone urbanisée la capilla del Hombre présente de manière très sobre une partie des œuvres du peintre. Nombre de peintures sont consacrées à la ville de Quito et aussi à la représentation de la douleur et de l'exploitation des hommes liées à la guerre ou au travail. Dans un style parfois inspiré de Picasso ses évocations sont extrêmement vivantes et, dans un style dépouillé, traduisent parfaitement le dure situation des peuples sud américains. Tout à côté, son ancienne demeure, vaste et luxueuse maison blanche, présente une collection d'objets d'art impressionnante. En redescendant nous faisons un tour vers le grand parc Carolina entouré d'immeubles récents. Nous en profitons pour nous reposer un peu au calme: jeux d'enfants, pistes cyclables, stade de course à pied, vaste pelouse où s'entraînent des joueurs de football, aires de gymnastique, pédalos, il y a là de quoi satisfaire les besoins de loisirs de la population quitenos aisée. Toujours à pied, nous rentrons en longeant l'avenue Amazonas, très fréquentée, bordée de centres commerciaux et où une piste cyclable a été aménagée. Le plus souvent partagée avec les piétons une certaine vigilance s'impose pour se protéger des cyclistes intrépides et pressés.
En résumé, un pays aux paysages spectaculaires et variés avec une population particulièrement accueillante et souriante.
2/09/2014: après 11h de vol l'avion contourne Quito, capitale cernée par les pentes raides de montagnes entrecoupées de ravins encaissés sur lesquels s'accrochent des constructions multicolores. Le soleil s'infiltre au milieu de la couche nuageuse pour teinter de couleurs chaudes les multiples collines sur lesquelles se déploie la ville entre 2300 et 2800m. Après un rapide passage aux formalités de police nous retrouvons notre chauffeur. Une nouvelle autoroute à peine achevée rejoint l'aéroport flambant neuf. Nous sommes un peu surpris de découvrir une végétation de pays sec avec des pelouses rousses d'où émergent quelques cactus. La route louvoie entre de profondes ravines et en 1 h nous rejoignons l'Auberge Inn, dont les chambres sont situées autour d'un agréable patio au calme. Un peu sonnés par le décalage horaire et l'altitude nous ne nous éternisons pas après le diner...
3/09: le réveil est très matinal car nous n'avons pas encore bien intégré l'heure équatorienne. Une rapide sortie nous permet de trouver une petite épicerie tout près de l'hôtel et d'acheter un ravitaillement minimum. Un taxi nous emmène en 20 minutes chez Avis auprès de qui nous avons réservé une voiture. L'accueil y est très attentionné et l'employé nous explique avec un schéma précis et détaillé comment rejoindre la route en direction d'Otavalo. La sortie de la zone urbaine semble interminable malgré une circulation fluide car, sans arrêt, nous traversons de nouvelles zones urbanisées avant de filer sur la Panaméricaine. Par une succession de montées et de descentes souvent soutenues la route dévoile en toile de fond, de tous côtés, des sommets fréquemment encapuchonnées de cumulus. Le soleil est cependant bien présent et, à cette altitude, il est ardent. Nous faisons une pause déjeuner dans un restaurant au bord de la route à Cayambe. Peu avant Otavalo, dans une large dépression apparaît le lac San Pablo surveillé par le volcan Imbabura. Nous quittons la Panaméricaine pour rentrer dans Otavalo, ville aux rues parfaitement quadrillées, où nous avons repéré un hôtel sur notre guide. Après quelques tours autour des carrés de maison nous trouvons l'hébergement envisagé, mais la ville ne nous semble pas très attrayante et nous décidons de rejoindre Peguche, petit village proche qui devrait être plus calme. Après quelques hésitations dues à notre carte sommaire nous trouvons la direction de Peguche. Une route pavée y mène et après quelques nouvelles recherches dénichons l'hôtel Aya Huma curieusement installé en bordure immédiate d'une voie ferrée tout juste rénovée. Après avoir déposé nos bagages nous partons à pied au beau milieu du ballast transformé en voie piétonne très fréquentée par les habitants et rejoignons la cascade de Peguche. Installée au cœur d'une forêt embaumant l'eucalyptus elle jaillit d'une vingtaine de mètres dans un violent fracas. Au retour nous traversons le village dont le calme n'est troublé que par le cliquetis permanent de métiers à tisser industriels. Quelques belles fresques colorées décorent les murs de constructions basses fréquemment inachevées. Pour le dîner, c'est très simple, il suffit de traverser la voie ferrée pour rejoindre le restaurant situé juste en face de l'hôtel...
4/09: aujourd'hui nous décidons de partir faire une première randonnée d'acclimatation vers la laguna de Cuicocha. Quelques kilomètres sur la Panaméricaine, élargie et refaite à neuf, avant de tourner vers Cotacachi sur une route également rénovée qui se prolonge jusqu'à l'entrée du parc. Au centre des visiteurs un garde dont c'est le premier jour d'activité nous accueille fort aimablement. Comme il ignore encore tout des itinéraires de randonnée il se déplace à l'entrée du parc pour chercher sa collègue qui fait tout son possible pour nous renseigner. Nous décidons de partir pour le tour du lac. La chaleur devient plus intense malgré les nombreux cumulus qui parsèment le ciel et cachent à la vue les plus hauts sommets. Mais le vent vient rafraîchir les ardeurs du soleil et la température est très agréable. La lumière est superbe et le lac au bleu d'azur contraste avec les pentes escarpées et sombres de la caldeira tandis que, sur le plateau, les prés dorés accrochent les rayons du soleil. Le sentier large et bien aménagé remonte d'abord vers une reconstitution de vestiges incas: calendrier solaire, calendrier lunaire, lieu d'offrandes et de purification. Quelques passages raides sont aménagés au moyen de marches. Le panorama est vaste aussi bien sur le lac que sur la région agricole d'Otavalo, dominée par l'imposant volcan d'Imbabura. De tous côtés des chaînes de montagne émergent. Des fleurs aux couleurs variées bordent le chemin tandis que les herbes dorées du paramo rayonnent même quand le soleil joue à cache-cache avec les nuages. Lorsque les bords de la caldeira sont trop escarpés le sentier s'éloigne un peu pour contourner l'obstacle mais, bien vite, revient surplomber le lac. A peu près à mi parcours, un ravin encaissé interrompt la ligne de crête nous imposant une nouvelle grimpette d'une centaine de mètres que nous franchissons tranquillement. Craignant de souffrir un peu de l'altitude nous avons mesuré nos efforts et n'avons pas ressenti d'effet désagréable d'essoufflement. A la fin du sentier nous retrouvons une large route goudronnée qu'il faut suivre sur environ 4 kilomètres. Comme elle est peu fréquentée, ce passage est « avalé » sans ennui car la vue panoramique occupe en permanence le regard. Au niveau du restaurant du mirador, nous abandonnons cette route pour emprunter à gauche un large chemin qui redescend directement à l'entrée du parc. Après une rapide visite du centre des visiteurs nous descendons vers Cotacachi, paisible ville où il semble faire bon vivre. Les rues et la grande place sont bordées de bancs protégés de la pluie ou du soleil, c'est selon, par des auvents. En cette fin d'après-midi les habitants y papotent paisiblement. Une céramique géante de Pavel Eguëz rappelle à notre mémoire que la vie n'est pas toujours aussi tranquille pour les populations indigènes d'Amérique du Sud.
5/09: pour poursuivre notre acclimatation nous passons une nouvelle journée en altitude autour de la laguna Mojanda (3730m). Depuis Otavalo jusqu'au bord de la lagune 18 kms de route aux pavés irréguliers avec de nombreux trous nous gratifient d'une longue séance de massages vibrants. Peu avant l'arrivée à la lagune la silhouette élancée du Fuya Fuya nous domine. Quand nous quittons la voiture le ciel est gris et la surface de l'eau ne reflète qu'une terne couleur métallique. Un large chemin facile en pente douce mène au lac suivant. Par moments de violentes bourrasques de vent soulèvent une poussière pulvérulente qui envahit le chemin. Sans vraiment ressentir les effets de l'altitude nous réalisons cependant qu'il nous est interdit de marcher trop vite. Nous prenons donc notre temps pour rejoindre la laguna Chiquita. De là, le schéma prêté par notre hôtelier nous indique une boucle autour du Cerro Negro. Hésitants, curieux de découvrir ce qui se cache derrière les sommets nous avons très envie de partir sur cet itinéraire. Mais une observation du terrain ainsi que les indications fournies par le GPS nous dissuadent de nous engager dans cette boucle qui risque d'être longue et nous n'avons pas de vivres, si ce n'est quelques biscuits. Nous faisons donc 'sagement' demi-tour. Au retour, une halte nous permet de découvrir Otavalo, célèbre pour ses marchés quotidiens. Le marché artisanal nous paraît assez triste, sans âme et entièrement consacré aux souvenirs touristiques. Il n'est visiblement pas fréquenté par les populations locales. C'est une ville aux bâtiments récents qui ne retiennent pas vraiment l'attention. Seul le Parque Simon Bolivar, cœur central de la ville, dégage une atmosphère de tranquille animation caractéristique des villes sud-américaines.
06/09: en début de matinée un ciel sans nuage permet de découvrir les volcans Cotacachi, Imbabura et Fuya Fuya qui dominent la région d'Otavalo. Le sommet acéré du Cotacachi est encore enneigé. C'est samedi, jour du marché aux animaux parfaitement organisé: un secteur pour les vaches, un pour les porcs, les moutons, la volaille et autres cochons d'Inde. A côté, quelques vendeurs de cordes colorées et aussi quelques cantines où on fait cuire la soupe et griller des abats pas spécialement appétissants. De nombreux habitants y portent le costume traditionnel. Le marché est animé mais sans bousculade et, bien qu'il ne soit que 9 h du matin, il nous semble que le gros de l'activité soit déjà passé. Nous reprenons ensuite la route vers Quito; la lumière est limpide et les prés dorés flamboient tandis que les volcans se dressent fièrement à l'horizon. La calotte glaciaire scintillante du volcan Cayambe domine de toute sa hauteur les hauts plateaux sur lesquels se déploie un patchwork de champs cultivés et de serres. La petite route menant aux pyramides pré inca de Cochasqui est particulièrement inconfortable avec son revêtement de pierres irrégulières et nous secoue en tous sens. Mais le site est situé sur une pente offrant un vaste panorama sur la région de Quito et l'avenue des volcans. Le cône lumineux du Cotopaxi pointe dans le lointain. Nous visitons le site accompagnés par une guide qui pratique un espagnol facilement compréhensible. Les pyramides sont toutes recouvertes de terre et seul un lieu de fouille permet d'en voir la structure. La promenade autour des pyramides est plaisante avec de nombreux lamas qui se délectent avec gourmandise d'herbe rase et sèche. Nous reprenons ensuite la route vers Quito. Aux abords de la ville la circulation se densifie mais nous retrouvons facilement notre chemin pour rejoindre l'agence Avis. Le personnel y est à nouveau très accueillant et se démène pour nous trouver un taxi qui nous emmène à l'hôtel. Nous y retrouvons une famille avec ses 3 enfants (« notre tribu sur terre ») qui démarre son tour du monde et en profitons pour échanger quelques souvenirs de voyage.
07/09: nous partons pour six jours avec Rodrigo, notre guide de l'agence Equateur Voyages Passion qui a organisé parfaitement ces journées de randonnée. Notre premier objectif est l'ascension du volcan Guagua Pichincha (4784m) qui domine Quito. C'est d'abord une longue traversée des faubourgs de cette capitale qui permet d'apercevoir les maisons et immeubles colorés accrochés sur les pentes raides qui dévalent vers la ville. Ensuite, la route serpente au milieu des zones de cultures. Le patchwork lumineux et coloré des champs s'étale sur les flancs des montagnes jusqu'à une altitude élevée. Une longue piste poussiéreuse mène ensuite vers le refuge situé sous le sommet. Nous quittons la voiture vers 4400m. Le vent balaye vigoureusement les nombreux nuages mais le soleil perce quand même et illumine le paramo. Les premiers pas sont assez difficiles: il faut avancer lentement pour éviter de s'essouffler et nous sommes à l'écoute des réactions de notre organisme. Petit à petit nous trouvons un rythme régulier qui nous permet d'avancer sans essoufflement. Après une courte halte au refuge une traversée ascendante mène vers le bord du cratère. Le vent y est violent et les nuages partent à l'assaut des crêtes déchiquetées. Heureusement, une trace légèrement en contre-bas permet de rejoindre le sommet sans être bousculés. Louvoyant entre les blocs noirâtres nous prenons lentement de l'altitude sans véritable difficulté. En contrebas la bouche du volcan émet quelques fumeroles. Les pentes sombres aux roches déchiquetées composent un tableau sauvage. Nous retournons ensuite vers Quito où la traversée de la ville est toujours aussi longue puis empruntons la Panaméricaine, large route à 2 fois 3 voies récemment rénovée. Au passage le Cotopaxi nous offre la vision sublime de son cône immaculé perçant brièvement les nuages. A Latacunga nous quittons la Panaméricaine pour emprunter une route nouvellement aménagée en direction des plateaux andins. En fin de journée, les champs prennent une chatoyante couleur ocre et les nuages, que nous survolons, s'effilochent en rougeoyant au couchant. Après un passage vers 4000m la route plonge dans un vaste paysage de hauts plateaux vallonnés Nous faisons halte à la Posada de Tigua, belle hacienda blottie au creux d'un bosquet d'arbres autour desquels paissent côte à côte lamas, moutons et vaches. À l'intérieur, un poêle diffuse sa douce chaleur tandis qu'une fraîche bise secoue les arbres.
08/09: le vent a soufflé toute la nuit; il semble ne jamais cesser dans cette région. Au réveil, une somptueuse lumière éclaire les hauts plateaux tandis que rapidement quelques cumulus font leur apparition. Des gouttes de pluie transportées par le vent allument un arc en ciel insolite au milieu d'un ciel d'azur. Nous partons accompagnés d'un guide local, Jorge, habillé de manière traditionnelle avec son poncho et son chapeau. L'air matinal est vif et le vent permanent mais le spectacle des champs irisés de soleil est ravissant. Par une large piste nous parcourons ces vallonnements au milieu d'espaces sans fin. De temps à autre notre guide rythme la marche des airs enjoués de sa flûte. Des habitations isolées apparaissent au milieu des champs cultivés: fèves, oignons, pommes de terre sont les cultures principales de la région. En traversant une hacienda des enfants vêtus de leur uniforme d'écolier tentent d'attirer notre attention par des pitreries et des cris. Le chemin longe ensuite un abrupt ravin en formation aux curieuses formes colorées et tourmentées. Puis, après une brève remontée, un raide chemin sablonneux et poussiéreux s'insinue entre d'étroites parois jusqu'au fond d'un profond canyon aux falaises délitées. Là, paissent quelques chevaux tandis que les femmes de Quilotoa, village situé à 2 heures de marche, lavent leur lessive dans le ruisseau. Après la pause pique-nique nous entamons la remontée sur un sentier escarpé où le sable instable nous oblige à accélérer le pas sous peine de glisser en arrière. À cette altitude de plus de 3000m il faut prendre garde à ne pas s'essouffler, d'autant plus qu'il y a environ 250 m de dénivellation à gravir. Finalement, sans courir, mais avec un pas régulier nous rejoignons le vaste plateau dominé par les pentes du volcan Quilotoa. Une assez longue progression en pente douce permet de gravir ce plateau panoramique et, enfin, en suivant le fond toujours sablonneux d'un nouveau canyon nous atteignons le rebord du cratère. Du mirador la vue sur la caldeira circulaire est spectaculaire avec le lac aux reflets d'azur qui en occupe tout le fond. Le vent permanent nous a bousculé toute la journée et c'est avec grand plaisir que nous rejoignons tout à côté l'hôtel Churikawa où Rodrigo est arrivé avec nos bagages. L'atmosphère de la chambre est glaciale et son équipement spartiate sans chaise ni table mais avec un poêle à bois. Après la douche nous nous réchauffons d'un un potage, plat traditionnel en Equateur. Nous sommes à 3900m et, dès que le soleil disparaît, les rafales de vent incessantes refroidissent brutalement l'atmosphère et nous nous réfugions près du poêle de la salle à manger en attendant le dîner. Après celui-ci l'hôtelier vient allumer le poêle de notre chambre qui diffuse rapidement une douce chaleur. Malheureusement, celle-ci s'évanouit rapidement dès que la provision de bois est consommée.
09/09: des rafales ont tambouriné sur le toit avec des grains de sable sans interruption durant la nuit et, au lever du jour, le froid est vif. Pas suffisant, toutefois, pour interdire une rapide sortie matinale afin d'admirer le soleil frappant la lagune irisée qui prend des teintes changeantes selon l'avancée des nuages. Bien emmitouflés nous longeons le rebord aérien de la caldeira où les violentes bourrasques de vent nous bousculent parfois brutalement. Mais le paysage est magnifique et des tâches de lumière parsèment l'eau agitée par le vent. Notre itinéraire quitte ensuite le bord du cratère pour rejoindre des zones de culture par de raides chemins sablonneux. Le paysage est chaotique et de nombreux ravins rognent les pentes escarpées sur lesquelles les champs cultivés remontent jusqu'aux crêtes. De ci de là nous apercevons les femmes qui cultivent les champs, battent les céréales ou accompagnent leurs troupeaux. Après avoir traversé le village de Guayama San Pedro, établi sur un vaste plateau, le sentier plonge à nouveau dans un profond ravin par un chemin escarpé et sablonneux où nos pas soulèvent un nuage pulvérulent. Une passerelle artisanale construite avec des troncs en équilibre permet de traverser le ruisseau, heureusement peu large à cet endroit. Ensuite, le chemin remonte une courte pente instable et sablonneuse avant de s'assagir pour gravir les ressauts plus doux qui permettent de rejoindre Chugchilan. Les enfants en uniformes rouges ou gris sortent tout juste de l'école et animent le village tandis qu'ils prennent d'assaut les camions utilisés pour le ramassage scolaire. Tout près du centre du village se trouve l'hôtel Mama Hilda, joliment décoré avec des chambres plaisantes qui nous permettent de nous reposer durant l'après midi sans être frigorifiés comme la veille. L'altitude moins élevée, à 3200m, explique aussi la température plus confortable.
10/09: nous quittons Chugchilan par la petite route qui surplombe le profond ravin traversé la veille. Aujourd'hui, nous pouvons marcher en T-shirt car il n'y a pas de vent. La région est toujours très agricole et nous croisons régulièrement des paysans qui gardent leurs troupeaux ou cultivent leurs champs. Le chemin descend ensuite rapidement vers le fond du ravin au milieu d'un dédale de falaises plus ou moins écroulées. En suivant le cours de la rivière nous arrivons dans un village aux quelques maisons regroupées autour d'une petite église et d'une école où un groupe d'élèves est en train de s'aligner pour rentrer en classe. Divers modèles de ponts ont été installés pour traverser la rivière: simples avec des empilements aléatoires de planches ou plus élaborés tels qu'une passerelle suspendue avec rambarde. Notre chemin, quant à lui, emprunte un énorme tronc raboté installé 2 mètres au dessus de l'eau et dont la rambarde est particulièrement instable: nous traversons donc avec précaution. Jorge continue de jouer régulièrement de la flûte, notamment à l'approche des fermes pour tenter d'amadouer quelques chiens à l'allure agressive. Les villageois rencontrés semblent aussi bien apprécier ces claires notes de musique qui s'élèvent du chemin. C'est par un vallon étroit qui s'insinue entre des parois ravinées que nous remontons sur le plateau. Le sentier se poursuit ensuite en contournant plusieurs vallonnements où sont disséminées de petites fermes. A l'approche de Isinvili nous croisons à nouveau les enfants rejoignant leurs maisons isolées après l'école et nous retrouvons Rodrigo qui nous attend avec la voiture et nos bagages. Une longue piste remonte vers des hauts plateaux où la vue s'élargit à l'infini sur de vastes pentes et atteint près de 4000 m avant de redescendre sur le plateau central. Devant nous les sommets des Ilinizas et du Cotopaxi sont malheureusement couverts de nuage ne laissant apparaître que la base de leurs cônes. Quelques kilomètres avant de retrouver la Panaméricaine nous faisons étape à l'hosteria Quinta Colorada aux façades décorées de fresques représentant des volcans enneigés. Un grand salon avec de larges fauteuils nous permet de lire et de consulter internet confortablement installés.
11/09: au réveil, le ciel est complètement gris et un léger brouillard a effacé tous les reliefs. Nous partons de bonne heure pour visiter le marché de Saquisili. C'est un des plus importants d'Equateur et on y vient de loin pour acheter ou vendre toutes sortes de marchandises. Au marché des animaux organisé en fonction des espèces on trouve vaches, cochons, moutons et lamas et tout ce qu'il faut pour emmener la bête achetée depuis le cordage jusqu'au fourrage. La foule se presse dans une ambiance bon enfant et les négociations vont bon train entre vendeurs et acheteurs habillés de leur costume traditionnel. Dans le centre ville on trouve répartis sur différentes places et dans les rues les marchés aux fruits et légumes largement approvisionnés et rutilants de couleurs variées, les étals de viandes et de poissons pas vraiment appétissants et tout ce qui peut être utile dans la vie quotidienne depuis les vêtements jusqu'aux bassines en pneus recyclés en passant par le mobilier d'aspect généralement assez kitsch. En fin de matinée nous prenons la route vers le parc de Cotopaxi. Le temps reste morose malgré quelques brèves éclaircies. Le paysage de hauts plateaux recouvert d'herbe rase dorée ou de lichens gris est vaste mais les sommets se dissimulent dans les nuages. Par moments, l'extrémité des langues glaciaires du Cotopaxi darde sous les nuages. Nous partons pour le tour facile de la laguna Limpiopungo. Malgré le ciel bas, quand la lumière perce entre les nuages le spectacle des masses nuageuses boursouflées au dessus de cet océan de paramo est saisissant. Nous rejoignons ensuite rapidement l'hostal Tambopaxi dont la situation privilégiée offre une vision panoramique sur le Cotopaxi. Une violente averse vient saluer notre installation et, un peu inquiets, nous regardons l'eau dégouliner le long de la large baie vitrée de notre chambre qui devrait nous offrir le Cotopaxi sur écran large. Puis, brutalement, les nuées commencent à se déchirer et les pentes glacées se dévoilent petit à petit derrière les interstices nuageux tandis que le plateau humide brille sous les éclats du soleil. Nous sortons rapidement pour entamer une série de photos en nous promenant sur le plateau. Spectacle formidable de ce cône quasi parfait qui surgit de la pampa dorée jusqu'aux glaces étincelantes. Mais l'éclaircie n'aura duré qu'une heure, car en fin d'après-midi le brouillard vient effacer le paysage. Cependant, nous constatons une nouvelle fois qu'en Equateur le temps est changeant car, dès le début de la nuit, un ciel étoilé de mille feux nous surprend. Le poêle installé dans la chambre diffuse une agréable chaleur qui nous évite d'être trop frigorifié en ce début de soirée.
12/09: la pluie est tombée une partie de la nuit et un voile uniforme de nuages se déploie sur les sommets au-dessus de 5000 m. La base du Cotopaxi est poudrée d'une fine pellicule de neige. Le ciel désespérément gris et les menaces de pluie nous incitent à modifier nos plans. Au lieu d'escalader le Ruminahui au risque de nous retrouver dans les nuages Rodrigo nous propose une petite randonnée sur le plateau en direction du site inca de Pucara Salitré. Malgré le ciel bouché la traversée à pied de ces hauts plateaux est vraiment plaisante, seuls au milieu de ces vastes espaces qui paraissent sans fin mais jamais monotones. Les espaces d'herbe rase ou de lichen sont entrecoupés de ravins aux rives abruptes dans lesquels les laves d'anciennes éruptions ont tracé leur chemin abandonnant au passage des roches déchiquetées. Quelques troupeaux de chevaux sauvages ou de vaches et de rares oiseaux apportent la vie dans cet univers isolé. Le site inca est établi sur une éminence offrant un large panorama qui permettait de surveiller aisément les environs. Il en subsiste seulement une enceinte en massives pierres jointives et, tout à côté, des cônes volcaniques utilisés pour des sacrifices rituels. De retour à Tambopaxi nous reprenons la voiture et retournons vers l'entrée du parc par une piste en tôle ondulée. Nous roulons dans la ouate car le brouillard a envahi tout l'espace. Une fois rejointe la Panaméricaine nous prenons la direction de Quito. Brèves éclaircies et averses alternent tout au long de la route. Nous retrouvons notre chambre à l'Auberge Inn et faisons nos adieux à Rodrigo qui reprend la route vers Banos.
13/09: nous partons à pied visiter la ville coloniale de Quito. L'ancienne ville occupe une surface relativement réduite mais vallonnée. Elle est quadrillée de rues perpendiculaires qui montent à l'assaut de raides collines. On y observe un étonnant mélange de constructions anciennes colorées et ornées de motifs architecturaux côtoyant des immeubles modernes sans charme. Dans le prolongement des rues apparaissent les constructions bigarrées qui s'étagent sur les nombreuses collines de la ville. Il règne une grande animation autour des principales places, notamment sur la plaza de la Independencia. Mais, le plus surprenant reste la richesse invraisemblable des décors des églises, en particulier la compania de Jesus, dont toutes les fioritures du sol au plafond semblent n'être qu'une immense feuille d'or. Nous déambulons dans ces rues une partie de la journée puis revenons vers le parc El Ejido, lieu de promenade très fréquenté en ce samedi après-midi. Pour terminer la journée nous observons, en bordure du parc, les nombreuses productions des peintres locaux qui exposent leurs tableaux dans l'espoir de trouver acheteur.
14/09: nous quittons l'hôtel pour rejoindre l'agence AVIS où nous avons réservé une voiture pour la fin du séjour. Le loueur nous propose de changer de modèle pour une Fiat UNO car le modèle réservé n'est pas en état (pneus lisses, comprenons nous???). Il s'avère que le coffre de cette voiture est trop petit pour nos 2 bagages et nous insistons pour avoir le modèle réservé. Finalement, par on ne sait quel miracle, une Chevrolet Aveo est bien disponible et nous pouvons prendre la route. Une nouvelle fois nous empruntons la direction de l'aéroport et l'orientation nouis paraît désormais simple. Nous nous dirigeons ensuite vers Papallacta par une route large et récemment bitumée qui remonte une large vallée pour atteindre un col vers 4000m. Quelques zones de travaux subsistent sans revêtement. La pente est soutenue et la voiture «peine» un peu dans cette longue côte. Nous trouvons le brouillard sous le col puis dans la descente sur le versant est une pluie continue nous accueille. La végétation change d'aspect: de nombreux arbres et arbustes verdoyants couvrent les raides pentes du Bosque Nublado. L'ambiance verdoyante et humide de l'Amazonie n'est plus très loin. L'ambiance est très particulière nous rappelant notre trajet sur la Carretera Austral il y a quelques années. Entre Baeza et Tena le soleil refait son apparition et les contreforts des Andes brillent d'un éclat particulier comme lavés par la pluie récente tandis que de gros nuages bourgeonnants grignotent le ciel. Nous traversons quelques villages à l'aspect plutôt triste. Les rivières commencent à devenir moins squelettiques et bouillonnent dans les rapides. A Tena, après quelques difficultés d'interprétation de la signalisation, nous trouvons la route de Puerto Misahualli qui s'enfonce dans la forêt à proximité du rio Napo. Juste à l'entrée du village nous faisons halte à la maison d'hôtes France America dont les cabanes en bois agréablement dispersées au milieu des arbres nous ont paru attrayantes. Sans être vraiment immergés au cœur de la forêt amazonienne nous en ressentons cependant rapidement l'ambiance. Moiteur de l'air, densité de la végétation et surtout les bruits divers et variés permanents: ça crisse, ça grésille, ça grince, ça siffle avec en bruit de fond les remous permanents de la rivière juste à côté. Une courte promenade nous fait découvrir le village modestement établi autour de sa petite place principale. Il y règne une ambiance assez nonchalante et détendue alors que les enfants gambadent autour des singes qui cabriolent sur les arbres. Tandis que les familles se baignent juste à côté de la plage sablonneuse des pirogues motorisées promènent les touristes sur le rio Napo et transportent aussi les habitants avec leurs bagages vers les villages accessibles uniquement par le fleuve.
15/09: à peine rentrés du dîner la pluie s'est mise à tomber et toute la nuit les averses de plus en plus fortes se sont succédées. Au réveil, nous sentons une brumisation nous rafraîchir le visage au travers de la moustiquaire. Tout baigne dans l'humidité, les brumes s'accrochent au faîte des arbres et le rio Napo dont le débit est devenu violent a pris une couleur marron. Nous tentons d'aller voir « el arbol gigante » tout près du village mais la pluie intense nous dissuade de quitter la voiture. Après avoir traversé le pont suspendu qui enjambe le rio Napo nous poursuivons vers la Punta. Au long de la route quelques glissements de terrain ont déposé leur couche ocre sur le bitume. À proximité du nouvel aéroport « international » une superbe route à 2 larges voies séparées vient d'être créée. Il faudra certainement attendre quelques années avant qu'elle ne soit saturée... Peu après la route bute sur le rio: quelques maisons colorées abritent les chauffeurs qui attendent le bac pour traverser vers Ahuano dans une ambiance de bout du monde sous la grisaille humide et tiède. Nous revenons ensuite vers Puerto Misahualli pour faire quelques courses à l'épicerie pompeusement appelée supermarché où l'équipement informatique récent avec lecteur de code barre fait regretter la traditionnelle calculette beaucoup plus rapide. La pluie ayant cessé nous en profitons pour faire quelques photos de ce village beaucoup moins animé que la veille. L'ambiance est surprenante avec ses maisons colorées qui se mirent dans les flaques des rues défoncées. Nous prenons ensuite la direction de Puyo par une belle route sinueuse au milieu de la forêt luxuriante dont les arbres lessivés brillent abondamment sous les premiers rayons du soleil. À Puyo, nous trouvons une chambre à l'hôtel Las Palmas, dans un bâtiment orné d'un beau balcon en bois dominant un jardin abondamment fleuri. Une fois les bagages déposés nous allons visiter le centre de réadaptation de la faune Yana Cocha (lagune noire en quechua) où quelques animaux de la forêt amazonienne peuvent être observés. De nombreuses fleurs aux couleurs vives illuminent la végétation des lieux. Alors que je m'approchais sur un sentier pour photographier de près quelques fleurs j'entends le bruit d'un plongeon soudain: quelle surprise d'apercevoir à quelques mètres un caïman apparemment dérangé par ma présence. Une belle frayeur rétrospective... En fin de journée, un petit tour dans les rues animées de Puyo nous mène vers la pizzeria.
16/09: nous quittons Puyo pour rejoindre la cordillère. La route parcourt une belle vallée encaissée dont les pentes raides sont couvertes d'une végétation serrée qui rappelle celle d'îles volcaniques telles que la Réunion. A rio Verde nous avons quelques difficultés à trouver le sentier qui permet de descendre à la cascade Palion del Diablo car celui-ci débute sous un porche en bois au milieu de boutiques de souvenirs. Il est large et bien aménagé avec quelques marches pour rejoindre environ 120 m plus bas un restaurant, porte d'entrée où il faut s'acquitter du péage pour accéder aux belvédères. À l'approche de celui situé à proximité de la cascade nous commençons à être largement aspergés par les embruns. Un petit passage sous les rochers permet au prix d'une quasi reptation de rejoindre les passerelles suspendues qui surplombent l'impressionnante et bruyante cascade. Après une rapide remontée nous reprenons la route bordée de nombreuses cascades. Des « tarabita », nacclles légères de téléphériques traversent fréquemment la rivière à belle hauteur. Utilisées pour transporter les marchandises d'une rive à l'autre elles sont devenues une attraction touristique prisée. Nous rejoignons ensuite Banos, petite cité touristique implantée sur un replat dominant une gorge profonde et trouvons facilement une chambre à l'hôtel Donde Ivan. La chambre est aménagée simplement, très propre et donne sur un patio joliment décoré. En fin d'après-midi, profitant de larges éclaircies la vision du volcan Tungurahua nous incite à remonter au delà du pont San Francisco traversant le ravin pour essayer de découvrir un point de vue dégagé sur le volcan. Nous remontons environ 200m de dénivellation mais la vue reste limitée par les arbres au travers desquels nous pouvons quand même apercevoir le sommet sur lequel s'accrochent encore les nuages.
17/09: le soleil est bien présent dès le matin. Après un tour dans la ville et quelques emplettes au supermarché nous décidons de partir découvrir les villages de Patate et Salasaca en empruntant une petite route qui remonte à travers la montagne juste au dessus de Banos. Cette route excellemment pavée est raide avec de nombreux virages serrés mais assez large. Petit à petit le paysage se dévoile avec la ville de Banos implantée sur le rebord abrupt du rio Pastaza et surplombée par le Tungurahua décoré d'une corolle de nuages. Malheureusement, après le site des antennes les pavés laissent place à une large piste empierrée mais dont nous ne sommes pas certains de la viabilité avec un véhicule standard. Nous préférons donc faire demi-tour et rejoindre Patate par la route classique goudronnée. Juste à la sortie de Banos nous découvrons un panneau indiquant la direction de Patate par une route étroite qui semble suivre le fond de la vallée. Mais, rapidement, des glissements de terrain ont détérioré le goudron et un panneau précisant que la route était dangereuse nous dissuade de continuer. Nouveau demi-tour et cette fois nous empruntons la route principale. La route s'élève petit à petit au dessus d'une profonde vallée sur les pentes desquelles s'accrochent des cultures et de multiples serres. Patate est une petite bourgade blottie au creux des montagnes avec des rues rectilignes à angle droit semblables à de nombreux villages traversés durant notre séjour en Equateur. Nous reprenons ensuite la route vers Salasaca, réputée pour ses tapis de laine. Au passage à Pelileo, tout au long de la rue principale s'étalent de nombreuses boutiques de pantalons et de jeans, autre spécialité locale. À Salasaca, quelques boutiques sur la place ne présentent que des objets vus et revus sur tous les marchés et le magasin tout neuf d'artisanat local ne nous inspire guère avec ses femmes habillées comme au spectacle qui attendent les touristes à sa porte. Notre essai de découverte hors des sentiers battus a tourné court ce jour. Nous retournons donc à Banos puis nous baladons au hasard des rues. Quadrillée de rues bordées de bâtiments modernes aux façades multicolores on y trouve pléthore d'hôtels, restaurants, agences proposant des activités de plein air et autres boutiques de souvenirs. Seuls, les vendeurs de melcocha, friandise à base de jus de canne, perpétuent une tradition artisanale traditionnelle. Au pied de la cascade de la Vierge les piscines thermales aux eaux de couleur jaunâtre et à la décoration plutôt vieillotte accueillent les amateurs de bains. En fin d'après-midi, le volcan semblant vouloir évacuer les nuages qui l'entourent nous décidons de remonter vers le mirador Ojos del Volcan. Une petite couronne de nuages laisse émerger tout le sommet d'où s'élève une colonne de fumée. Puis, la chance nous sourit quand, tout à coup, un nuage noir et épais surgit du cratère, début d'un spectacle fascinant qui durera pendant au moins 45 minutes. Une succession d'explosions va déployer dans le ciel ses champignons de fumée et de cendres qui se noient dans les nuages teintés par la merveilleuse lumière du soleil couchant.
18/09: nous quittons Banos vers Riobamba, mais ne trouvant pas la route directe (peut être coupée selon le propriétaire de l'hôtel) nous gagnons Ambato pour rejoindre la Panaméricaine. En chemin nous profitons du spectacle du Tungurahua qui fume toujours et dont le versant ouest apparaît particulièrement haut et impressionnant. Puis le Chimborazo dévoile à nos yeux sa couronne de glace dégoulinante de cascades gelées. Sa silhouette massive se détache au dessus du haut plateau andin et nous profitons à nouveau de ce spectacle à plusieurs reprises sur la route qui se déroule entre 3000 et 3500m. Après Riobamba la route serpente dans une large vallée ondoyante dont les flancs sont recouverts de champs cultivés et parfois de bosquets de pins. La voie ferrée croise la route à plusieurs reprises. Puis la Panaméricaine plonge fortement à proximité d'Alausi alors que les vallées se creusent en de profonds canyons. Après Alausi nous traversons une longue zone sauvage au cœur d'un massif peu habité où la végétation devient plus rare et sèche. Une alternance de longues montées et descentes raides ponctue l'itinéraire. Le ciel est devenu menaçant et de gros nuages noirs boursouflés éclatent en brèves averses. à Zhud, une végétation plus verdoyante refait son apparition et les habitations deviennent plus nombreuses. La route est toujours aussi sinueuse et accidentée et nous rattrapons fréquemment des camions poussifs qui nous contraignent à la patience. Aux abords de Cuenca les montagnes s'amollissent (tout est relatif quand même) et la ville apparaît encadrée par un environnement de sommets élevés. Avec quelques difficultés d'orientation nous arrivons dans le centre historique pour rechercher un hôtel. Après un premier échec, nous trouvons une chambre agréable, bien éclairée mais sans lumière du jour à l'hostal Calle Angosta qui se trouve au calme à une dizaine de minutes à pied du centre ville. Une rapide promenade pour trouver un restaurant nous permet de découvrir des rues plaisantes avec des arcades à l'ambiance agréable.
19/09: nous passons la journée à la découverte du centre historique de Cuenca. Comme dans beaucoup de villes les rues sont quadrillées à angle droit et il est très facile de s'y repérer. De nombreuses maisons colorées avec des balcons côtoient des églises blanches ou en brique. Dans les rues les habitants vaquent à leurs courses dans une ambiance tranquille et bon enfant et la circulation des voitures se fait sans énervement. Les coupoles de la cathédrale s'atteignent par un escalier en colimaçon régulier où il ne faut pas oublier que la ville est quand même à 2500m d'altitude, faute de quoi l'essoufflement est garanti à l'arrivée. De là haut, on profite d'une vue à 360° sur la ville et les montagnes qui l'entourent. Il règne dans les marchés une joyeuse animation et on aperçoit régulièrement des femmes dans leur costume traditionnel toujours très coloré. Enfin, il ne faut pas oublier quelques boutiques proposant le célèbre Panama. En effet, c'est dans la région de Cuenca qu'est fabriqué ce célèbre couvre-chef. La tradition du tissage est séculaire et la réalisation peut être très complexe en fonction des motifs d'ornement.
20/09: le grand soleil du réveil nous incite à prolonger notre séjour à Cuenca pour aller randonner dans le parc Cajas. La traversée des faubourgs de Cuenca est rapide et une fois la ville quittée la route remonte le long d'une longue vallée bordée de pentes verdoyantes. C'est samedi et de nombreux cyclistes et coureurs à pied entraînent leur souffle en pédalant ou courant gaillardement dans ces montées longues et soutenues au delà de 3000m d'altitude. Dès l'entrée du parc la vallée s'élargit et nous découvrons un vaste panorama de crêtes et de mamelons rocheux recouverts de paramo entre lesquels se niche une multitude de lacs. Malheureusement un voile nuageux filtre la lumière. Nous tentons quand même quelques arrêts photo au bord de la route mais les gardes du parc nous imposent de repartir car la route est, selon eux, « muy perigrosa ». Nous poursuivons donc jusqu'au centre d'information situé près de la laguna Toreadora. Il faut s'inscrire au bureau avant de partir pour randonner. Nous décidons de découvrir le circuit N°1 qui semble intéressant car il passe auprès de plusieurs lagunes. L'itinéraire commence par contourner la laguna Toreadora puis longe ensuite la base du cerro San Luis avant de traverser un bois de polylepis, arbre à l'écorce lisse et rouge, le seul poussant à cette altitude de près de 4000m. Le sous-bois est touffu et il faut louvoyer entre les arbres et les blocs rocheux sur un chemin de tourbe souvent glissant. Le sentier redescend ensuite vers la laguna Unidas. Malgré l'absence de soleil, les couleurs sont surprenantes avec les herbes dorées recouvrant un dédale de monticules. A proximité de la lagune, le terrain devient tellement spongieux et humide que nous hésitons à continuer. Après avoir cherché un passage plus au sec nous renonçons et faisons demi-tour. Des échappées de ciel bleu commencent à apparaître et pendant une courte pause au bord du lac Toreadoro des filaments de lumière viennent miraculeusement éclairer les rives du lac et les touffes d'herbe captent immédiatement cette lumière. En reprenant la voiture nous poursuivons jusqu'au col situé à 4200m près des Tres Cruces, belvédère panoramique sur les massifs. Quelques petits maux de tête, certainement liés à l'effort en altitude, nous incitent à redescendre et nous regagnons Cuenca dans l'après-midi.
21/09: comme la veille, nous sommes réveillés par le carillon cristallin d'une église voisine. Le ciel est à nouveau gris, ce qui semble assez fréquent dans cette région. Nous reprenons la Panaméricaine en direction du nord pour rejoindre la petite ville de Canar à proximité de laquelle s'engage une route toute neuve vers Ingapirca. En cette journée de dimanche le site Inca est fréquenté par de nombreux visiteurs équatoriens. Il est situé dans une position dominante sur un amphithéâtre établi sur les pentes d'une quebrada. La visite permet de découvrir des vestiges de murs, de temples, de canalisations et même d'une voie inca pavée qui joignait le site au chemin de l'Inca voisin de quelques kilomètres. La visite guidée en espagnol est complétée par des panneaux explicatifs en anglais. Nous rejoignons ensuite la Panaméricaine sur laquelle nous trouvons le mauvais temps: pluie et brouillard compliquent la conduite d'autant que nombre de conducteurs équatoriens oublient d'allumer leurs phares même dans un brouillard épais. A nouveau, nous n'aurons rien vu du paysage autour d'Alausi noyé dans les brumes qui se précipitent sur les pentes des montagnes. Nous poursuivons jusqu'à Guamote, petit bourg situé sur le plateau andin et prenons une chambre à l'auberge Inti Sisa dépendant d'un organisme communautaire d'éducation. Nous terminons l'après-midi en parcourant les rues pavées du village aux nombreuses constructions inachevées lui donnant un air de far west avec sa voie ferrée traversant le bourg. On rêverait d'entendre le train siffler.
22/09: après le petit déjeuner nous visitons les espaces de formation et de fabrication de l'association Inti Sisa: salle informatique, classe maternelle et atelier de confection. La route, en partie non goudronnée, vers les lagunes Ozogoche nous semblant un peu aléatoire avec notre véhicule « standard » nous décidons de partir à la découverte des lagunes Atillo accessibles par une bonne route récente. La route remonte une longue et large vallée entourés de pentes tantôt verdoyantes, tantôt plus arides. Les espaces cultivés avec des champs en damiers alternent avec des zones de reboisement et des grandes étendues de paramo qui peinent à exprimer leurs couleurs faute de lumière suffisante. De nombreuses maisons isolées parsèment cette vallée et les habitants sont nombreux au bord de la route toujours vêtus de leurs habits traditionnels. Quelques grains de pluie et des bancs de brume nous accueillent à l'arrivée aux lagunes. Plusieurs lacs se blottissent entre une multitude de mamelons herbeux. L'endroit est sauvage, peu fréquenté et nous décidons de patienter en espérant qu'une éclaircie voudra bien faire exploser les couleurs. Mais nous n'avons pas de chance et en début d'après-midi, sous la pluie et sans espoir véritable d'amélioration, nous sommes contraints de repartir. Nous nous dirigeons vers Riobamba et le ciel reste couvert tout au long du chemin. Nous trouvons une chambre à l'hôtel Tren Dorado. Des patios apportent une note de calme à cet hôtel situé en plein centre ville à côté de la gare.
23/09: le temps est variable au lever du jour avec suffisamment d'éclaircies pour nous inciter à faire le tour du Chimborazo par la route des hauts plateaux à l'ouest. Après avoir traversé quelques villages situés sur les contreforts de la montagne la route passe au milieu de zones désertiques où de rares touffes d'herbe se mêlent aux cailloux sombres. Vers 4000m nous rentrons dans un brouillard épais qui nous fait douter. Puis, au bout de quelques kilomètres des déchirures apparaissent découvrant un immense plateau désertique où gambadent des vigognes craintives et curieuses. Une courte fenêtre permet même d'apercevoir le versant glacé du Chimborazo. La route se rapproche de la base de la montagne et les dieux de la météo sont avec nous puisque de larges éclaircies nous offrent la vision majestueuse du sommet. Sur le versant nord ouest dès que la route redescend en dessous de 4000m le désert cède la place à de grandes étendues agricoles et de petits villages s'éparpillent sur l'altiplano. À une telle altitude les conditions de vie doivent être bien rudes. Une longue descente au milieu des champs accrochés sur les pentes les plus raides mène vers Ambato. Un peu fatigués nous décidons d'y faire étape même si la ville ne présente pas un grand intérêt. L'hôtel Roka Plaza déploie ses chambres autour d'un agréable patio, très calme en plein cœur de la ville. Le prix de la chambre nous paraît cependant surévalué.
24/09: nous rejoignons la Panaméricaine jusque Quito. Nous retrouvons une circulation plus importante sur une route très large qui traverse le plateau andin bordé par les volcans emblèmes de l'Equateur. La plupart restent cachés dans les nuages mais nous profitons quand même d'une belle vue sur le Cotopaxi blanchi. À Latagunca c'est la fête de la Mama Negra et il y règne une joyeuse animation dans les rues où défilent fanfares, cavaliers et personnages costumés aux couleurs vives. C'est ensuite le retour sur Quito où nous sommes toujours impressionnés par l'étendue de la ville qui s'étale au milieu d'innombrables vallons et collines. Nous quittons la voiture de location et rejoignons l'Auberge Inn comme les fois précédentes. En fin d'après-midi, un petit tour vers le quartier de Mariscal nous dégourdit les jambes après ces journées de voiture.
25/09: le ciel est intensément bleu ce matin et particulièrement limpide. Nous décidons d'aller visiter la capilla del Hombre et la maison de Guayasamin, peintre équatorien, situé sur les hauteurs du quartier de Bellavista. Malgré la distance, environ 5 kms, nous décidons de partir à pied au long du Quito moderne ce qui nous permet de découvrir les styles architecturaux très variés qui se côtoient. Maisons basses d'allure coloniale sous l'œil de buildings de verre ou de briques, larges avenues bruyantes contigües avec des ruelles calmes, petites boutiques fourre-tout adossées à des halls commerciaux clinquants. Partout, des immeubles en construction semblent témoigner du grand dynamisme et de l'évolution de la ville. Pour atteindre le musée il faut quitter les grandes avenues par de petites rues escarpées qui permettent de dominer la ville et, ce matin, d'avoir une vue panoramique dégagée sur le volcan Pichincha. Implantée en position dominante à la limite de la zone urbanisée la capilla del Hombre présente de manière très sobre une partie des œuvres du peintre. Nombre de peintures sont consacrées à la ville de Quito et aussi à la représentation de la douleur et de l'exploitation des hommes liées à la guerre ou au travail. Dans un style parfois inspiré de Picasso ses évocations sont extrêmement vivantes et, dans un style dépouillé, traduisent parfaitement le dure situation des peuples sud américains. Tout à côté, son ancienne demeure, vaste et luxueuse maison blanche, présente une collection d'objets d'art impressionnante. En redescendant nous faisons un tour vers le grand parc Carolina entouré d'immeubles récents. Nous en profitons pour nous reposer un peu au calme: jeux d'enfants, pistes cyclables, stade de course à pied, vaste pelouse où s'entraînent des joueurs de football, aires de gymnastique, pédalos, il y a là de quoi satisfaire les besoins de loisirs de la population quitenos aisée. Toujours à pied, nous rentrons en longeant l'avenue Amazonas, très fréquentée, bordée de centres commerciaux et où une piste cyclable a été aménagée. Le plus souvent partagée avec les piétons une certaine vigilance s'impose pour se protéger des cyclistes intrépides et pressés.
En résumé, un pays aux paysages spectaculaires et variés avec une population particulièrement accueillante et souriante.
Alaska avec un petit de 16 mois English translation pending
Bonjour à tous voyageuses et voyageurs !
Nous sommes entrain de nous demander si faire un petit tour en Alaska avec notre petit de 16 mois serait faisable.... je vois que le train est une très bonne option ainsi que la voiture... juste ?
Est-ce que les moustiques sont super présents entre fin juin et mi-septembre ? Nous hésitons soit entre fin juillet soit début septembre.. que me conseillez-vous ?
Denali ne peut pas être visité par nos propres moyens de ce que j'ai lu. Pensez-vous que prendre la navette avec notre enfant ce serait possible et pas trop "compliqué" ? Que voyons nous dans ce parc exactement ?
Une petite boucle entre seward-anchorage-denali-skagway en 2 semaines serait envisageable ? Skagway surtout pour le white pass en faite mais il faudrait faire l'aller retour en voiture si on loue une voiture ou alors comment faire ? Aller en train jusqu'à ou ? et comment revenir en train aussi ?
Merci beaucoup pour votre aide en tout cas On se réjouit d'avance de découvrir ne serait-ce qu'un petit bout de ce pays ...
A bientôt
Nous sommes entrain de nous demander si faire un petit tour en Alaska avec notre petit de 16 mois serait faisable.... je vois que le train est une très bonne option ainsi que la voiture... juste ?
Est-ce que les moustiques sont super présents entre fin juin et mi-septembre ? Nous hésitons soit entre fin juillet soit début septembre.. que me conseillez-vous ?
Denali ne peut pas être visité par nos propres moyens de ce que j'ai lu. Pensez-vous que prendre la navette avec notre enfant ce serait possible et pas trop "compliqué" ? Que voyons nous dans ce parc exactement ?
Une petite boucle entre seward-anchorage-denali-skagway en 2 semaines serait envisageable ? Skagway surtout pour le white pass en faite mais il faudrait faire l'aller retour en voiture si on loue une voiture ou alors comment faire ? Aller en train jusqu'à ou ? et comment revenir en train aussi ?
Merci beaucoup pour votre aide en tout cas On se réjouit d'avance de découvrir ne serait-ce qu'un petit bout de ce pays ...
A bientôt
Agence locale au Vietnam sure et conseillée et vol sec English translation pending
bonjour
nous souhaiterions partir au vietnam pour la 1ère fois en avril et sur le forum on nous conseille de prendre plutôt une agence locale plutôt qu'une agence de voyage en france pour le prix mais surtout pour les visites proposées
nous n'aurons que 15 jours et le forum conseille de ne pas faire le vietnam du nord au sud, çà serait trop expéditif est ce vrai ? dans ce cas, peut-être comme nous aimons la nature, les villages d'ethnies, les pagodes on pensait faire le nord et centre avec peut etre une extension de 3 jours à Angkor mais peut etre est ce trop court ?
pourriez vous nous conseiller une agence locale dont vous avez déjà utilisée comme prestataire qui offre une qualité de circuit à des prix raisonnables ?
des conseils de circuits ? et également par quelle compagnie conseillez vous de partir en vol sec sachant que j'habite à 100km de nice et 130 de marseille ? merci
nous souhaiterions partir au vietnam pour la 1ère fois en avril et sur le forum on nous conseille de prendre plutôt une agence locale plutôt qu'une agence de voyage en france pour le prix mais surtout pour les visites proposées
nous n'aurons que 15 jours et le forum conseille de ne pas faire le vietnam du nord au sud, çà serait trop expéditif est ce vrai ? dans ce cas, peut-être comme nous aimons la nature, les villages d'ethnies, les pagodes on pensait faire le nord et centre avec peut etre une extension de 3 jours à Angkor mais peut etre est ce trop court ?
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What's the best touring mountain bike for a woman?
My partner wants to change her touring bike because it’s not quite the right size for her.
We don’t want touring bikes that are too heavy.
Travel shouldn’t mean hardship—it’s not a punishment.
I’ve had just one bike myself: a Specialized mountain bike for ages, with plastic mudguards, and I’ve ridden through 14 countries with it, plus our weekend trips. It’s super sturdy.
My wife would like a mountain bike that’s lightweight but tough enough to add a rack, with a rigid front fork, 26 inches, smooth-rolling, not too expensive, and that’s about it.
Anyone have good feedback or recommendations on a brand?
Thanks
Voyage Chili - Argentine, partie australe English translation pending
Bonjour
pour notre voyage de noces (novembre 2015), nous souhaitons partir à a la découverte de la partie australe de l'amérique du sud avec comme passages souhaités (obligés?): - SANTIAGO/ VALPARAISO - LE TERRE DE FEU (USHUAIA, PUNTA ARENAS, croisière jusqu'au CAP HORN avec débarquement si possible, )
Nous souhaitons voir des glaciers, des animaux (oiseaux, mammifères marins, baleines si possible...)
- La patagonie (au poins un aperçu) - les zones désertiques - Buenos Aires
Enfin, voilà pour l'essentiel, mais on ne sait pas trop comment organiser tout ça.. On dispose d'un délai de 15- 20 jours, et d'un budget de 12/14 000 €. Il y a tellement d'organismes qui offrent des formules différentes les unes des autres que l'on s'interroge. Est-ce facile de faire un circuit en ayant juste les billets d'avion, les hotels et les voitures de location réservées? Est ce facile de circuler en voiture dans ces contrées? Quel rythme et quelles étapes? Faut-il mieux privilégier un voyage "clés en mains". Sachant que l'incontournable reste quand même la croisière dans le sud du chili jusqu'au cap horn ainsi que les deux capitales évidemment. Mais il y a sûrement plein de choses à voir et à côté desquelles on ne doit pas passer...
Autre question: cela vaut-il le coup d'aller passer une journée en Uruguay depuis Buenos Aires?
Donc, vous aurez compris qu'on est un peu dans le bleu et que tous vos conseils seront les bienvenus.
Merci par avance de votre attention et de vos précieux conseils.
Cordialement
Pascal
pour notre voyage de noces (novembre 2015), nous souhaitons partir à a la découverte de la partie australe de l'amérique du sud avec comme passages souhaités (obligés?): - SANTIAGO/ VALPARAISO - LE TERRE DE FEU (USHUAIA, PUNTA ARENAS, croisière jusqu'au CAP HORN avec débarquement si possible, )
Nous souhaitons voir des glaciers, des animaux (oiseaux, mammifères marins, baleines si possible...)
- La patagonie (au poins un aperçu) - les zones désertiques - Buenos Aires
Enfin, voilà pour l'essentiel, mais on ne sait pas trop comment organiser tout ça.. On dispose d'un délai de 15- 20 jours, et d'un budget de 12/14 000 €. Il y a tellement d'organismes qui offrent des formules différentes les unes des autres que l'on s'interroge. Est-ce facile de faire un circuit en ayant juste les billets d'avion, les hotels et les voitures de location réservées? Est ce facile de circuler en voiture dans ces contrées? Quel rythme et quelles étapes? Faut-il mieux privilégier un voyage "clés en mains". Sachant que l'incontournable reste quand même la croisière dans le sud du chili jusqu'au cap horn ainsi que les deux capitales évidemment. Mais il y a sûrement plein de choses à voir et à côté desquelles on ne doit pas passer...
Autre question: cela vaut-il le coup d'aller passer une journée en Uruguay depuis Buenos Aires?
Donc, vous aurez compris qu'on est un peu dans le bleu et que tous vos conseils seront les bienvenus.
Merci par avance de votre attention et de vos précieux conseils.
Cordialement
Pascal
Séjour en Irlande pour la Saint-Patrick, mars 2015 English translation pending
bonjour
nous souhaitons partir en irlande en couple ss enfants pour la St Patrick 2015 nous avions prévu du lundi 16 au vendredi 20 mars mais au vue de tout ceq u'il y a a a voir en Irlande nous pouvons rajouter 2 voir 3 jours partir le samedi ou dimanche précédent et revenir au plus tard le samedi 21 mars
j'aimerai avoir vos avis perso de ceux qui ont déjà fait ce qu'il y a a voir de mieux comment faire les escales où réserver pour dormir manger etc...
j'ai contacté plusieurs tours opérateur qui me disent trop de route vous profiterez ps
on m'a proposé d'etre à galway le 17 mars jour J de la st patrick plutôt qu'à Dublin.
ce que nous aimerions voir : cork, dublin, connemera, les falaises de moher, la chaussée des géants. galway..
qu'en pensez vous objectivement... possible pas possible ? dans quel sens ou si vous voyez autre destination a nous proposer nous ne sommes pas du genre à visiter tt les monuments historiques, ni randonneurs, ni marcheurs, nous aimerions nous "promener" et voir un maximum de belles choses ..faire 1 ou 2 h de routes se poser 1h ou plus en fonction de ce qu'il y aura a voir.. repartir pour voir autre chose.;etc..
au niveau transport nous arriverions surment à dublin. pourrait on repartir de Belfast ? et laissez notre location de voiture la bas.; que des questions que je vous pose. mais c'est vraiment que l'amorce de notre voyage qui sera vite là
merci d'avance
nous souhaitons partir en irlande en couple ss enfants pour la St Patrick 2015 nous avions prévu du lundi 16 au vendredi 20 mars mais au vue de tout ceq u'il y a a a voir en Irlande nous pouvons rajouter 2 voir 3 jours partir le samedi ou dimanche précédent et revenir au plus tard le samedi 21 mars
j'aimerai avoir vos avis perso de ceux qui ont déjà fait ce qu'il y a a voir de mieux comment faire les escales où réserver pour dormir manger etc...
j'ai contacté plusieurs tours opérateur qui me disent trop de route vous profiterez ps
on m'a proposé d'etre à galway le 17 mars jour J de la st patrick plutôt qu'à Dublin.
ce que nous aimerions voir : cork, dublin, connemera, les falaises de moher, la chaussée des géants. galway..
qu'en pensez vous objectivement... possible pas possible ? dans quel sens ou si vous voyez autre destination a nous proposer nous ne sommes pas du genre à visiter tt les monuments historiques, ni randonneurs, ni marcheurs, nous aimerions nous "promener" et voir un maximum de belles choses ..faire 1 ou 2 h de routes se poser 1h ou plus en fonction de ce qu'il y aura a voir.. repartir pour voir autre chose.;etc..
au niveau transport nous arriverions surment à dublin. pourrait on repartir de Belfast ? et laissez notre location de voiture la bas.; que des questions que je vous pose. mais c'est vraiment que l'amorce de notre voyage qui sera vite là
merci d'avance
Voyage sans retour: partir vivre normalement dans le Yukon English translation pending
Bonsoir,
Je pense que cet endroit est le plus adapté pour parler de mon envie. Pour commencer, j'ai 18 ans (jeune diront certains (: ). Je suis quelqu'un de très sociable, j'aime parler avec mes amis, m'en faire de nouveaux, partager des choses... Mais ! ( Bah oui !) Mon envie future serait de partir vivre au plus proche de la nature, loin de la société (pas non plus à la Into The Wild hein (; ), des mauvaises personnes, partir loin dans un endroit tranquille et m'épanouir. Pourquoi ? J'en ai marre des infos : terrorisme, assassinat, drame familiale, violeurs tueurs...scandaleusement libérés, psychopathes, gens "normaux" qui font la gueule, des gens qui n'apprécient pas ce qu'ils ont et qui n'apprécieront surement jamais leur vie, toujours à ce plaindre, d'une société corrompues par l'argent, de la politique de faux-culs, bref, une société qui (vous l'avez, je pense, compris) me déplait énormément. Pour revenir à mon projet (quand même oui..), le Yukon m'intéresse vraiment beaucoup, 1hbt/Km2, paysage incroyable, aurores boréales (magique...), neige (j'adore !) -50 l'hivers (il faudra s'habituer là..!), animaux sauvages, Loups, Ours, Renards....pas encore en voie d'extinction (merci la race humaine..), je veux pouvoir profiter de la vie, qui est très courte, avoir ma petite maison en forêt, me lever le matin avec de la bonne musique nostalgique, chill, calme, faire un feu de cheminer, me balader et apprécier le paysage magnifique, rentrer, regarder une série, un film peu importe, passer un moment dingue. Un rêve ? OUI.
Voilà voilà, j'espère que d'autres personnes sont dans ce cas là, j'aimerai avoir vos avis, des idées pour gagner des sous là bas, vivre normalement dans le Yukon / type habiter en Alaska :)
Merci et bonne soirée.
Ah oui et aussi, je veux avoir un chat.
Je pense que cet endroit est le plus adapté pour parler de mon envie. Pour commencer, j'ai 18 ans (jeune diront certains (: ). Je suis quelqu'un de très sociable, j'aime parler avec mes amis, m'en faire de nouveaux, partager des choses... Mais ! ( Bah oui !) Mon envie future serait de partir vivre au plus proche de la nature, loin de la société (pas non plus à la Into The Wild hein (; ), des mauvaises personnes, partir loin dans un endroit tranquille et m'épanouir. Pourquoi ? J'en ai marre des infos : terrorisme, assassinat, drame familiale, violeurs tueurs...scandaleusement libérés, psychopathes, gens "normaux" qui font la gueule, des gens qui n'apprécient pas ce qu'ils ont et qui n'apprécieront surement jamais leur vie, toujours à ce plaindre, d'une société corrompues par l'argent, de la politique de faux-culs, bref, une société qui (vous l'avez, je pense, compris) me déplait énormément. Pour revenir à mon projet (quand même oui..), le Yukon m'intéresse vraiment beaucoup, 1hbt/Km2, paysage incroyable, aurores boréales (magique...), neige (j'adore !) -50 l'hivers (il faudra s'habituer là..!), animaux sauvages, Loups, Ours, Renards....pas encore en voie d'extinction (merci la race humaine..), je veux pouvoir profiter de la vie, qui est très courte, avoir ma petite maison en forêt, me lever le matin avec de la bonne musique nostalgique, chill, calme, faire un feu de cheminer, me balader et apprécier le paysage magnifique, rentrer, regarder une série, un film peu importe, passer un moment dingue. Un rêve ? OUI.
Voilà voilà, j'espère que d'autres personnes sont dans ce cas là, j'aimerai avoir vos avis, des idées pour gagner des sous là bas, vivre normalement dans le Yukon / type habiter en Alaska :)
Merci et bonne soirée.
Ah oui et aussi, je veux avoir un chat.
Livre médical pour diagnostiquer les maladies courantes du voyageur English translation pending
Bonjour à tous
J'ai cherché sur le site, et aussi avec Google, mais je n'ai pas trouvé de réponse à ma question.
Existe-t-il un livre qui aide à diagnostiquer les maladies courantes du voyageur ?
Exemple : Ai-je la dengue ou la grippe ? Une simple tourista ou quelque-chose de plus grave ? ...etc.
J'imagine bien que l'on va me répondre qu'il faut faire sept ans de médecine pour répondre à ces questions.
Mais avec un préambule du genre "ce livre décline toute responsabilité, etc" , il doit être possible de rédiger un livre pas trop énorme qui puisse rendre de vrais services au voyageur lambda.
Merci d'avance.
De Port-Saint-Louis-du-Rhône à Saint-Raphaël English translation pending
Je projette de faire la Via Rhôna, puis de poursuivre vers St Raphaël. En avril prochain.
Pour la première partie, pas de soucis : entre le site officiel et le topo du célèbre Claudio, je suis blindé.
par contre je me demande comment rejoindre St Raphaël ensuite, en évitant de trop me taper des bosses qui peuvent être parfois sévères dans ce coin-là. Si je suis les conseils de mon GPS, ça me fait longer globalement la N7. Pas trop vallonné mais j'ai peur que ce ne soit pas non plus très guilleret comme paysages. le long de la côte ? ça peut être sympa à condition que les routes ne soient pas trop encombrées, ce qui m'étonnerait. Reste la traversée par les forêts du Var ; ça me semble bien, mais très bosselé. Si quelqu'un a un conseil, je le remercie d'avance.
par contre je me demande comment rejoindre St Raphaël ensuite, en évitant de trop me taper des bosses qui peuvent être parfois sévères dans ce coin-là. Si je suis les conseils de mon GPS, ça me fait longer globalement la N7. Pas trop vallonné mais j'ai peur que ce ne soit pas non plus très guilleret comme paysages. le long de la côte ? ça peut être sympa à condition que les routes ne soient pas trop encombrées, ce qui m'étonnerait. Reste la traversée par les forêts du Var ; ça me semble bien, mais très bosselé. Si quelqu'un a un conseil, je le remercie d'avance.
Vols intérieurs en Thaïlande English translation pending
Bonjour à tous
Voila je crée un nouveau post car je n'ai rien trouvé de récent (2014) concernant les compagnies de Thaïlande et leurs vols intérieur proposés...
Nous partons dans 2 semaines et nous voulons réservez pour nous déplacer plus vite d'un bout à l'autre.
Pourriez-vous m'indiquez les compagnies en place svp. Celle que vous me conseillez... qui sont low cost ou pas...
Nous aurions besoin de reserver un vol Chang Mai - Pucket. J'ai lu dans un ancien post qu'il n'y avait qu'une seule compagnie qui faisait ce vol et à raison d'un vol par jour. C'est toujours le cas ou bien???
Merci à tous ceux qui pourront me renseignez 🙂 A très bientot
Pourriez-vous m'indiquez les compagnies en place svp. Celle que vous me conseillez... qui sont low cost ou pas...
Nous aurions besoin de reserver un vol Chang Mai - Pucket. J'ai lu dans un ancien post qu'il n'y avait qu'une seule compagnie qui faisait ce vol et à raison d'un vol par jour. C'est toujours le cas ou bien???
Merci à tous ceux qui pourront me renseignez 🙂 A très bientot
"Petits blancs", "blancs ratés": illustrations, explications English translation pending
Sur le forum revient plusieurs fois le terme de " petits blancs " ou encore de " blancs ratés ". Si je comprends bien, il s'agit d'expatriés âgés qui vivotent ?
En avez-vous rencontré ? Je suis curieux. Si vous avez des anecdotes ou/et des avis, je suis preneur...