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Qui sera au Blue Bay Cayo Coco le 18 juillet? English translation pending
Bonjour Nous sommes 2 familles et nous serons à cette hotel du 18 au 24 juillet...
Avec qui prendrons nous un bon pina colada ???😎
Avec qui prendrons nous un bon pina colada ???😎
Situation actuelle à Sapa au Vietnam (mi-juillet 2010) English translation pending
Des nouvelles fraîches concernant Sapa... Comme évoqué par Larsay dans un post précédent, il est désormais impossible de conduire une moto. Le permis international n'étant même pas reconnu au Vietnam, il nous faut désormais laisser tomber ce fabuleux moyen de transport. La fin d'une belle époque, la fin aussi d'agences telle que l'excellente Compagnie Bourlingue certainement aussi 😕
Place aux villages maintenant. Sachez que les montagnes et la nature ne nous appartiennent plus! Impossible d'y aller par soi-même même en payant le stupide ticket d'entrée dont les bénéfices sont soi-disant reversés aux habitants de la région. Un vaste contrôle a été mis en place depuis une semaine maintenant. Un exemple qui m'a été rapporté hier par deux canadiens est sans équivoque. Ils sont descendus jusqu'à la petite maison qui délivre les tickets. Jusque-là tout va bien. Ils se sont acquittés des 15'000 dongs pour obtenir le sésame. Jusque-là tout va bien. Et là paf! Juste après le virage contrôle de police, impossible d'aller plus loin, amende de 200'000 dongs chacun. Rien n'va plus. Incroyable tout de même qu'ils n'aient pas été mis au courant qu'ils ne pouvaient pas aller au villages seuls à la petite maison de tickets 🤪
Bref, amis forumeurs, vous qui venez à Sapa pour découvrir la culture hmong, dao, giay et autre tay, laissez tomber! Avec un parc de guides composé à plus de 75% de vietnamiens, ce n'est certainement pas eux qui vous expliqueront correctement comment faire de l'indigo, le travail aux champs de maïs, riz et chanvre, comment se passe la confection des habits, les coutumes avant et après un mariage, etc., etc., etc. Pourquoi ils sont incapables d'expliquer tout ça? Parce que ces mecs ne viennent même pas de la région pour la majeure partie, parce que (et je vais pas avoir que des amis sur ce forum) ces mecs n'aiment pas les hmongs. Pour être en couple depuis deux ans avec une jeune femme hmong, j'ai déjà assisté des centaines de fois à des comportements carrément racistes des vietnamiens envers eux. Quelques guides viets sont toutefois adorables et compétents mais sur la masse totale, cela ne représente finalement pas grand chose.
En conclusion, si vous venez tout de même à Sapa, exigez une guide hmong ou dao. Si vous ne l'avez pas, ne partez pas!
Amoureux de la culture hmong depuis bientôt cinq ans maintenant, c'est la mort dans l'âme que je constate les changements dans la région. C'est la mort dans l'âme également que je vois mon boulot dans la région s'effondrer. SapaTrek n'existe plus, il m'est même impossible d'être simple accompagnateur. J'ai passé huit heures avec la police il y a quelques jours. Résultat une petite amende de 200'000 dongs parce que mon passeport et mon visa se trouvaient à Hanoi. Pour l'avenir à court terme, je vais essayer d'infiltrer l'ennemi 😛 de l'intérieur en bossant à l'office de tourisme de Sapa. En tout cas, si vous venez par ici, envoyez-moi un MP, qu'on boive une bia hoi ensemble, qu'on fasse connaissance, bref que je continue à faire des rencontres avec des gens qui ont jusqu'à présent ont été adorables durant ces deux dernières années.
Amicalement, Satoli
Place aux villages maintenant. Sachez que les montagnes et la nature ne nous appartiennent plus! Impossible d'y aller par soi-même même en payant le stupide ticket d'entrée dont les bénéfices sont soi-disant reversés aux habitants de la région. Un vaste contrôle a été mis en place depuis une semaine maintenant. Un exemple qui m'a été rapporté hier par deux canadiens est sans équivoque. Ils sont descendus jusqu'à la petite maison qui délivre les tickets. Jusque-là tout va bien. Ils se sont acquittés des 15'000 dongs pour obtenir le sésame. Jusque-là tout va bien. Et là paf! Juste après le virage contrôle de police, impossible d'aller plus loin, amende de 200'000 dongs chacun. Rien n'va plus. Incroyable tout de même qu'ils n'aient pas été mis au courant qu'ils ne pouvaient pas aller au villages seuls à la petite maison de tickets 🤪
Bref, amis forumeurs, vous qui venez à Sapa pour découvrir la culture hmong, dao, giay et autre tay, laissez tomber! Avec un parc de guides composé à plus de 75% de vietnamiens, ce n'est certainement pas eux qui vous expliqueront correctement comment faire de l'indigo, le travail aux champs de maïs, riz et chanvre, comment se passe la confection des habits, les coutumes avant et après un mariage, etc., etc., etc. Pourquoi ils sont incapables d'expliquer tout ça? Parce que ces mecs ne viennent même pas de la région pour la majeure partie, parce que (et je vais pas avoir que des amis sur ce forum) ces mecs n'aiment pas les hmongs. Pour être en couple depuis deux ans avec une jeune femme hmong, j'ai déjà assisté des centaines de fois à des comportements carrément racistes des vietnamiens envers eux. Quelques guides viets sont toutefois adorables et compétents mais sur la masse totale, cela ne représente finalement pas grand chose.
En conclusion, si vous venez tout de même à Sapa, exigez une guide hmong ou dao. Si vous ne l'avez pas, ne partez pas!
Amoureux de la culture hmong depuis bientôt cinq ans maintenant, c'est la mort dans l'âme que je constate les changements dans la région. C'est la mort dans l'âme également que je vois mon boulot dans la région s'effondrer. SapaTrek n'existe plus, il m'est même impossible d'être simple accompagnateur. J'ai passé huit heures avec la police il y a quelques jours. Résultat une petite amende de 200'000 dongs parce que mon passeport et mon visa se trouvaient à Hanoi. Pour l'avenir à court terme, je vais essayer d'infiltrer l'ennemi 😛 de l'intérieur en bossant à l'office de tourisme de Sapa. En tout cas, si vous venez par ici, envoyez-moi un MP, qu'on boive une bia hoi ensemble, qu'on fasse connaissance, bref que je continue à faire des rencontres avec des gens qui ont jusqu'à présent ont été adorables durant ces deux dernières années.
Amicalement, Satoli
Rencontres et échanges inoubliables avec la population vietnamienne English translation pending
Bonjour,
Eh oui, nous sommes rentrés mardi dernier après plus d'un mois au Vietnam (avec extension 5 jours au Cambodge). Ce que je vais vous raconter, c'est tout simplement nos rencontres avec la population, la vie toute simple des gens que nous avons rencontrés lors de nos nuits chez l'habitant. Ce que j'écris, c'est tout simplement mon ressenti personnel et tout est dit avec mon coeur....
LAC BABE :
2 nuits chez l'habitant. Dans cette maison sur pilotis, y vit 4 générations : l'arrière-grand'mère, la grand'mère et le grand'père, le fils et la belle fille et une petite fille de 5 ans.
Nous sommes accueillis par toute la famille et bien entendu, le thé nous attend sur une petite table, dans des toutes petites tasses..... (j'ai appris l'art de préparer le thé!!!). Il fait très très chaud. L'arrière grand'mère (90 ans) s'évente tout doucement avec son éventail, assis sur une petite chaise et elle regarde la rivière qui s'écoule tout paisiblement au pied de la maison. A quoi pense t-elle???? son regard est beau et son visage est détendu. Elle n'est pas seule ; elle a toute la famille avec elle. Les grands'parents qui ont notre âge (la soixantaine) sont souriants et plein de gentillesse. Quant aux jeunes (la trentaine), lui est batelier (en plus de tout son travail quotidien) et elle, s'occupe de sa petite fille et fait la cuisine (et sans doute beaucoup d'autres choses....). La petite nous chante des chansons et nous récite des poèmes..... en vietnamien.
Notre chambre se trouve dans une grande pièce (pas loin de la cuisine). Les lits sont séparés par un rideau et nous avons tous une moustiquaire et un ventilo. Les toilettes et la douche froide (heureusement car il il fait très très chaud...) se trouvent en bas de l'escalier.
Nous partageons les repas (déjeuner et dîner) avec toute la famille à la même table ce qui nous a permis de trinquer un nombre incalculable de fois avec l'alcool de riz avec les "hommes" de la famille. Cela est peut-être dû que notre guide (et ami) est considéré comme le fils de la maison. Des amis arrivent pendant le repas et là, tout le monde est invité et nous sommes tous à la même table. Quelle convivialité au Vietnam!!!! Le repas est copieux et délicieux. Un vrai régal pour les papilles... Par contre, nous sommes assis sur un petit banc de 30 cms de haut et là, dur dur pour nous. J'essaye de m'asseoir délicatement et là, je manque mon coup et me retrouve assis par terre!!!! quel fou-rire général car bien entendu, tout le monde a assisté à mon manque d'agilité. Qu'est-ce qu'on a ri. Je crois qu'on a trinqué aussitôt avec l'alcool de riz....
Quant à la communication, rien que des regards, des gestes et des sourires....
Nous nous surprenions à rêver sur la terrasse de cette maison sur pilotis en regardant nous aussi, la rivière qui s'écoulait à nos pieds.
Le matin, tôt, nous "vivions" les actes quotidiens des habitants de cette maison. Le lavage du linge dans la rivière avec la grand'mère et la petite fille, le petit coup de balai de l'arrière-grand'mère qui était peut-être sa seule occupation de la journée, le départ des jeunes pour les travaux dans les champs.....
Nous ne voulions ni les déranger, ni être des voyeurs, nous voulions tout simplement nous faire oublier et vivre comme eux, tout près d'eux.
Que d'émotions et de sentiments mêlés nous avons éprouvés lors du départ. Beaucoup de photos prises et de mains serrées très fort et même d'acolades avec les personnes de notre âge. J'en ai encore le coeur serré d'en parler.
C'est mon premier post sur le sujet et j'en ferai d'autres. J'espère que vous ressentirez le bonheur que nous avons eu à vivre cela mais c'est aussi le fait que nous sommes restés 2 jours avec eux. Nous n'étions pas que de passage pour une nuit et ça change tout......
Voilà, c'est tout simplement une tranche de vie que nous avons vécu à plusieurs milliers de kilomètres d'ici........ et il y en a eu beaucoup d'autres......😉😉😉😉
Eh oui, nous sommes rentrés mardi dernier après plus d'un mois au Vietnam (avec extension 5 jours au Cambodge). Ce que je vais vous raconter, c'est tout simplement nos rencontres avec la population, la vie toute simple des gens que nous avons rencontrés lors de nos nuits chez l'habitant. Ce que j'écris, c'est tout simplement mon ressenti personnel et tout est dit avec mon coeur....
LAC BABE :
2 nuits chez l'habitant. Dans cette maison sur pilotis, y vit 4 générations : l'arrière-grand'mère, la grand'mère et le grand'père, le fils et la belle fille et une petite fille de 5 ans.
Nous sommes accueillis par toute la famille et bien entendu, le thé nous attend sur une petite table, dans des toutes petites tasses..... (j'ai appris l'art de préparer le thé!!!). Il fait très très chaud. L'arrière grand'mère (90 ans) s'évente tout doucement avec son éventail, assis sur une petite chaise et elle regarde la rivière qui s'écoule tout paisiblement au pied de la maison. A quoi pense t-elle???? son regard est beau et son visage est détendu. Elle n'est pas seule ; elle a toute la famille avec elle. Les grands'parents qui ont notre âge (la soixantaine) sont souriants et plein de gentillesse. Quant aux jeunes (la trentaine), lui est batelier (en plus de tout son travail quotidien) et elle, s'occupe de sa petite fille et fait la cuisine (et sans doute beaucoup d'autres choses....). La petite nous chante des chansons et nous récite des poèmes..... en vietnamien.
Notre chambre se trouve dans une grande pièce (pas loin de la cuisine). Les lits sont séparés par un rideau et nous avons tous une moustiquaire et un ventilo. Les toilettes et la douche froide (heureusement car il il fait très très chaud...) se trouvent en bas de l'escalier.
Nous partageons les repas (déjeuner et dîner) avec toute la famille à la même table ce qui nous a permis de trinquer un nombre incalculable de fois avec l'alcool de riz avec les "hommes" de la famille. Cela est peut-être dû que notre guide (et ami) est considéré comme le fils de la maison. Des amis arrivent pendant le repas et là, tout le monde est invité et nous sommes tous à la même table. Quelle convivialité au Vietnam!!!! Le repas est copieux et délicieux. Un vrai régal pour les papilles... Par contre, nous sommes assis sur un petit banc de 30 cms de haut et là, dur dur pour nous. J'essaye de m'asseoir délicatement et là, je manque mon coup et me retrouve assis par terre!!!! quel fou-rire général car bien entendu, tout le monde a assisté à mon manque d'agilité. Qu'est-ce qu'on a ri. Je crois qu'on a trinqué aussitôt avec l'alcool de riz....
Quant à la communication, rien que des regards, des gestes et des sourires....
Nous nous surprenions à rêver sur la terrasse de cette maison sur pilotis en regardant nous aussi, la rivière qui s'écoulait à nos pieds.
Le matin, tôt, nous "vivions" les actes quotidiens des habitants de cette maison. Le lavage du linge dans la rivière avec la grand'mère et la petite fille, le petit coup de balai de l'arrière-grand'mère qui était peut-être sa seule occupation de la journée, le départ des jeunes pour les travaux dans les champs.....
Nous ne voulions ni les déranger, ni être des voyeurs, nous voulions tout simplement nous faire oublier et vivre comme eux, tout près d'eux.
Que d'émotions et de sentiments mêlés nous avons éprouvés lors du départ. Beaucoup de photos prises et de mains serrées très fort et même d'acolades avec les personnes de notre âge. J'en ai encore le coeur serré d'en parler.
C'est mon premier post sur le sujet et j'en ferai d'autres. J'espère que vous ressentirez le bonheur que nous avons eu à vivre cela mais c'est aussi le fait que nous sommes restés 2 jours avec eux. Nous n'étions pas que de passage pour une nuit et ça change tout......
Voilà, c'est tout simplement une tranche de vie que nous avons vécu à plusieurs milliers de kilomètres d'ici........ et il y en a eu beaucoup d'autres......😉😉😉😉
Est-il possible de visiter Israël pour une Française d'origine arabe? English translation pending
Bonjour à tous,
J'aimerai aller à Tel Aviv en Décembre avec mon fils.. Nous avons tous les deux des passeports français, mais je suis d'origine arabe (D'origine algérienne, et née en Algérie Française) .. Pourrait-on me refouler à l'arrivée à l'aéroport, par exemple ? 😕 De plus, que me conseilleriez-vous de visiter, en 8 jours ?
Merci !
J'aimerai aller à Tel Aviv en Décembre avec mon fils.. Nous avons tous les deux des passeports français, mais je suis d'origine arabe (D'origine algérienne, et née en Algérie Française) .. Pourrait-on me refouler à l'arrivée à l'aéroport, par exemple ? 😕 De plus, que me conseilleriez-vous de visiter, en 8 jours ?
Merci !
Où se trouve la discothèque où l'on danse dans les bulles à Varadero? English translation pending
Qui sais ou se trouve la discothèque ou tu danses dans les bulles??
Pour 3 jeunes qui serons à Varadéro vendredi !! Pouxie
Pour 3 jeunes qui serons à Varadéro vendredi !! Pouxie
Hôtel Grand Oasis Ambar Bay à Puerto Plata English translation pending
Je viens de voir que si nous partons le 30 ou le 31 décembre, ou le 1er janvier, nous économisons presque 500$ par personne pour un séjour de 2 semaines.
Le forfait tout-inclus est actuellement affiché à 1454 pour 15 jours, souper de gala du 31 inclus.
Connaissez-vous cet hôtel ? Pourquoi est-ce qu'il est moins cher que tous les autres 4 étoiles et demi ? Avez-vous des commentaires sur cet hôtel et son forfait tout inclus ?
Merci ! :)
Le forfait tout-inclus est actuellement affiché à 1454 pour 15 jours, souper de gala du 31 inclus.
Connaissez-vous cet hôtel ? Pourquoi est-ce qu'il est moins cher que tous les autres 4 étoiles et demi ? Avez-vous des commentaires sur cet hôtel et son forfait tout inclus ?
Merci ! :)
Loger chez l'habitant partout en Chine? English translation pending
hello
voila je part en chine avec mon frère en aout et on compte se perde un peu partout, dans la campagne et tout...
donc je me demandais: peu on loger chez l'habitant partout en Chine (à la campagne ou à la ville) les gens de la campagne parlent ils mandarin? doit on payer chez les gens quand on s'incruste comme ça, combien?
merci a tous
voila je part en chine avec mon frère en aout et on compte se perde un peu partout, dans la campagne et tout...
donc je me demandais: peu on loger chez l'habitant partout en Chine (à la campagne ou à la ville) les gens de la campagne parlent ils mandarin? doit on payer chez les gens quand on s'incruste comme ça, combien?
merci a tous
Bonne période climatique pour visiter la Provence? English translation pending
Nous désirons faire un voyage un Provence. Ce voyage sera d'une durée de 1 mois.Nous hésitons entre la période de mi-mai à mi-juin, ou le mois de septembre au complet. Notre hébergement se fera dans 4 différents terrains de campings ( unités en location ). Même si nous aimons beaucoup la mer, le but du voyage n'est pas les plages. Vos conseils seront très appréciés. C'est notre premier voyage en Provence et nous ne voulons pas nous planter.
Merci à tous
Magmayul🤪
Croisière "Nord extrême" sur le Costa Magica English translation pending
Bonjour à toutes et tous,
Je reviens juste de la croisière nord extrème sur le Costa Magica.
L'itinéraire a été : Kiel - Lerwick ( Shetland ) Reijavik + deux autres escales en Islande - Svalberd ( Spitzberg )- Cap Nord - Hammerfest - Molde - Andalnes - Bergen - Kiel.
Alors si quelqu'un souhaite un renseignement, je suis à disposition.
Merci et bon été
Jean-Michel
Séjour de dix jours au Maroc: idée pour sauter la visite d'Agadir? English translation pending
Bonjour à tous !
Je suis en pleine préparation de mon voyage au maroc, d'une durée de dix jours... j'ai à peu près tout bouclé, mais là d'un coup, quelque chose me chiffone. J'ai deux jours à agadir en plein milieu.... et a vrai dire. Je n'ai pas vraiment envie de perdre du temps là bas :(
Je vous fais un petit résumé : Arrivée a marrakech, on y reste 3 jours. Départ pour essaouira, on y reste deux jours. et ensuite je voulais aller sur la plage de legzira pendant 2 jours (vers sidi ifni), et c'est pour ca que j'ai calé un ou deux jours a agadir, histoire de faire une pause dans la trajet. Apres legzira, retour a marrakech, encore une bonne grosse journée, et retour en france.
Quelqu'un aurait il une meilleure idée ? Quelque chose d'autre a faire que de passer par agadir ? Je suis disposée à écouter toute autre idée sur le reste du voyage egalement :) Je précise qu'on aura pas de voiture, donc bus, taxi, etc...
(et pfiiiou... qu'est ce que c'est difficile d'organiser !)
bonne journée à vous :) !
Je suis en pleine préparation de mon voyage au maroc, d'une durée de dix jours... j'ai à peu près tout bouclé, mais là d'un coup, quelque chose me chiffone. J'ai deux jours à agadir en plein milieu.... et a vrai dire. Je n'ai pas vraiment envie de perdre du temps là bas :(
Je vous fais un petit résumé : Arrivée a marrakech, on y reste 3 jours. Départ pour essaouira, on y reste deux jours. et ensuite je voulais aller sur la plage de legzira pendant 2 jours (vers sidi ifni), et c'est pour ca que j'ai calé un ou deux jours a agadir, histoire de faire une pause dans la trajet. Apres legzira, retour a marrakech, encore une bonne grosse journée, et retour en france.
Quelqu'un aurait il une meilleure idée ? Quelque chose d'autre a faire que de passer par agadir ? Je suis disposée à écouter toute autre idée sur le reste du voyage egalement :) Je précise qu'on aura pas de voiture, donc bus, taxi, etc...
(et pfiiiou... qu'est ce que c'est difficile d'organiser !)
bonne journée à vous :) !
Itinéraire Laos-Cambodge du 15 juillet au 17 août: vos avis? English translation pending
Bonjour,
Le jour du départ approche, j'ai bien potassé le Lonely, le Rough Guide et fait le tour des posts de ce Forum, mais je n'arrive toujours pas à me fixer sur un itinéraire qui me satisfasse. J'ai 34 jours sur place, du 15 juillet au 17 août, arrivée à Vientiane et départ de Phnom Penh. L'itinéraire auquel j'arrive (que je ne tiendrai certainement pas, mais c'est une base de départ...) me semble comporter beaucoup trop de points d'étape, et me laisse insuffisamment de temps pour Phnom Penh.
Quelques éléments de base pour peut-être mieux comprendre mes choix et me donner votre avis: je voyage seule, simplement, j'adore prendre mon temps (ce qui semble paradoxal, vu mon itinéraire!), flâner, rencontrer des gens, profiter de la nature (mais j'adore aussi les villes, si j'ai le temps de les apprivoiser...). Je suis active mais je ne me vois pas du tout cette année entreprendre de grands treks ou relever des exploits sportifs 🤪. Et le confort? Je m'en passe facilement...
Vous noterez aussi que j'ai laissé tomber toute incursion hors des circuits plus "classiques". Ce n'est pas que je ne veuille pas, mais 1) en période de mousson, je ne crois pas que ce soit l'idéal et, 2) le temps, le temps, le temps qui manque...
Alors voilà...
15 et 16/07: Vientiane. 2 nuits sur place 17/07: départ pour le Khammouane Limestone NBCA. 3 nuits sur place 20/07: départ pour Thakkek.2 nuits sur place 22/07; départ pour Savannakhet. 2 nuits sur place 24/07: départ pour Champasak. 2 nuits sur place 26/07: départ pour Si phan Don. 3 nuits sur place 29/ 07: départ pour Kompong Cham: 3 nuits sur place 01/08: départ pour Siem Reap. 6 nuits sur place 07/08: départ pour Battambang. 3 nuits sur place. 10/08: départ pour Phnom Pehn. 1 nuit sur place 11/08: départ pour Kampot. 2 nuits sur place 13/08: départ pour Kep. 1 nuit sur place 15/08: départ pour Koh Tonsay. 2 nuit sur place 167/08: départ pour Phnom Penh... 1 nuit sur place
Donc, de toute évidence, ça ne va pas du tout! Faire ainsi l'impasse sur Phnom Pehn: pas question... Le démarrage au centre et au sud du Laos... de grosses interrogations. En particulier au regard de la mousson. Le "repos bien mérité de la travailleuse épuisée": Si Pan Don ou Koh Tonsay???
HELP!!!!!! 😉 Et surtout, merci d'avance.
Le jour du départ approche, j'ai bien potassé le Lonely, le Rough Guide et fait le tour des posts de ce Forum, mais je n'arrive toujours pas à me fixer sur un itinéraire qui me satisfasse. J'ai 34 jours sur place, du 15 juillet au 17 août, arrivée à Vientiane et départ de Phnom Penh. L'itinéraire auquel j'arrive (que je ne tiendrai certainement pas, mais c'est une base de départ...) me semble comporter beaucoup trop de points d'étape, et me laisse insuffisamment de temps pour Phnom Penh.
Quelques éléments de base pour peut-être mieux comprendre mes choix et me donner votre avis: je voyage seule, simplement, j'adore prendre mon temps (ce qui semble paradoxal, vu mon itinéraire!), flâner, rencontrer des gens, profiter de la nature (mais j'adore aussi les villes, si j'ai le temps de les apprivoiser...). Je suis active mais je ne me vois pas du tout cette année entreprendre de grands treks ou relever des exploits sportifs 🤪. Et le confort? Je m'en passe facilement...
Vous noterez aussi que j'ai laissé tomber toute incursion hors des circuits plus "classiques". Ce n'est pas que je ne veuille pas, mais 1) en période de mousson, je ne crois pas que ce soit l'idéal et, 2) le temps, le temps, le temps qui manque...
Alors voilà...
15 et 16/07: Vientiane. 2 nuits sur place 17/07: départ pour le Khammouane Limestone NBCA. 3 nuits sur place 20/07: départ pour Thakkek.2 nuits sur place 22/07; départ pour Savannakhet. 2 nuits sur place 24/07: départ pour Champasak. 2 nuits sur place 26/07: départ pour Si phan Don. 3 nuits sur place 29/ 07: départ pour Kompong Cham: 3 nuits sur place 01/08: départ pour Siem Reap. 6 nuits sur place 07/08: départ pour Battambang. 3 nuits sur place. 10/08: départ pour Phnom Pehn. 1 nuit sur place 11/08: départ pour Kampot. 2 nuits sur place 13/08: départ pour Kep. 1 nuit sur place 15/08: départ pour Koh Tonsay. 2 nuit sur place 167/08: départ pour Phnom Penh... 1 nuit sur place
Donc, de toute évidence, ça ne va pas du tout! Faire ainsi l'impasse sur Phnom Pehn: pas question... Le démarrage au centre et au sud du Laos... de grosses interrogations. En particulier au regard de la mousson. Le "repos bien mérité de la travailleuse épuisée": Si Pan Don ou Koh Tonsay???
HELP!!!!!! 😉 Et surtout, merci d'avance.
Itinéraire Luxembourg-Lausanne à vélo English translation pending
Bonjour,
Je souhaite faire le trajet Luxembourg - Lausanne (aller-retour) à vélo. J'ai prévu une quinzaine de jours pour cela.
Je dormirais sous la tente et je suis en vtc avec sacoches.
J'aimerais savoir si d'autres avaient déjà fait ce trajet en vélo. Quel itinéraire me conseillez-vous ? J'aimerais autant que possible rester sur les voies cyclables.
Merci !
Je souhaite faire le trajet Luxembourg - Lausanne (aller-retour) à vélo. J'ai prévu une quinzaine de jours pour cela.
Je dormirais sous la tente et je suis en vtc avec sacoches.
J'aimerais savoir si d'autres avaient déjà fait ce trajet en vélo. Quel itinéraire me conseillez-vous ? J'aimerais autant que possible rester sur les voies cyclables.
Merci !
Tunisie pendant le Ramadan: excursions dans le désert? English translation pending
Bonjour!
On prévoit visiter la Tunisie en septembre prochain du 5 au 17 septembre, donc on y sera pendant les 5-6 derniers jours du ramadan. On sera à Hammamet Yasmine (vu que c'est pour notre lune de miel, on voulait quand même un petit peu de luxe et de farniente) mais on désire quand même faire des excursions pour nous rapprocher du style de vie tunisien...
J'ai déjà lu que la plupart des endroits touristiques fonctionnent normallement pendant cette période sainte pour eux, mais qu'en est-il si on désire faire des excursions? (Bien sûr, j'ai l'intention de faire mon maximum pour ne pas les offenser, donc ne pas boire ni manger devant eux si je peux le faire sans qu'ils me voient.)
Notamment, à Tunis, si on va passer une journée là, est-ce qu'on pourra y trouver un resto vers midi?
Et les excursions dans le désert? J'ai entendu parler que les méharées sont fermées durant les chauds mois d'été, alors pendant le ramadan, ce doit l'être aussi? Et qu'en est-il des excursions en Jeep dans le sahara avec une petite partie en dromadaire? Devrait-on attendre vers le 11 septembre pour partir en excursion dans le désert?
Au moins, nous serons là-bas que vers la fin du ramadan, et j'ai également entendu dire que les derniers jours, les gens s'animent de nouveau et même le jour les marchés sont bondés vers la fin...
Je sais que c'est beaucoup de oui-dire, mais si quelqu'un pouvait m'éclairer, ce serait très apprécié!!!
Merci!
On prévoit visiter la Tunisie en septembre prochain du 5 au 17 septembre, donc on y sera pendant les 5-6 derniers jours du ramadan. On sera à Hammamet Yasmine (vu que c'est pour notre lune de miel, on voulait quand même un petit peu de luxe et de farniente) mais on désire quand même faire des excursions pour nous rapprocher du style de vie tunisien...
J'ai déjà lu que la plupart des endroits touristiques fonctionnent normallement pendant cette période sainte pour eux, mais qu'en est-il si on désire faire des excursions? (Bien sûr, j'ai l'intention de faire mon maximum pour ne pas les offenser, donc ne pas boire ni manger devant eux si je peux le faire sans qu'ils me voient.)
Notamment, à Tunis, si on va passer une journée là, est-ce qu'on pourra y trouver un resto vers midi?
Et les excursions dans le désert? J'ai entendu parler que les méharées sont fermées durant les chauds mois d'été, alors pendant le ramadan, ce doit l'être aussi? Et qu'en est-il des excursions en Jeep dans le sahara avec une petite partie en dromadaire? Devrait-on attendre vers le 11 septembre pour partir en excursion dans le désert?
Au moins, nous serons là-bas que vers la fin du ramadan, et j'ai également entendu dire que les derniers jours, les gens s'animent de nouveau et même le jour les marchés sont bondés vers la fin...
Je sais que c'est beaucoup de oui-dire, mais si quelqu'un pouvait m'éclairer, ce serait très apprécié!!!
Merci!
Circuit en voiture de Nice vers le parc du Mercantour English translation pending
🙂 Bonjour j'aimerais partir très tôt le matin de Nice pour aller sur la route qui traverse le parc du Mercantour et revenir à Nice le soir. Je veux un itinéraire en voiture pour voir les beautés du parc et peut-être arrêter sur des belvédères et des petit villages à ne pas manqué. J'aimerais avoir les numéro ou le nom de la route pour faire mon circuit.
Cordialement Yan😊
Cordialement Yan😊
De Quimper à Moscou: cinq mille kilomètres à vélo en cinquante jours English translation pending

Voici donc mon projet pour cet été 2010. Le départ est prévu samedi 3 juillet. J'envisage de rejoindre Moscou en passant par quelques capitales européennes comme Bruxelles, Berlin, Riga et Tallin.
Si vous connaissez des points remarquables sur ce parcours, n'hésitez pas à me les transmettre. J'aime découvrir des paysages insolites, des curiosités géologique ou culturelles, des lieux historiques ...
Vélocipèdiquement Ewen
Petite semaine de randonnée en Irlande au mois d'août: Dingle Way English translation pending
Bonjour à tous.
Je compte me faire une petite semaine de rando en solitaire en Irlande en aout.
Etant une marcheuse "basique" (je fais environ 45 min de marche par jour pour aller au boulot, et un peu de randonnée de 2-3h le week-end, voir plus en vacances), je compte faire entre 10 et 20 km par jour, histoire de pas forcer inutilement. Du coup, comme je ne peux pas partir trop longtemps, je compte couper la péninsule de Dingle entre Cloghane et Dingle et faire le circuit suivant :
- De Camp à Castlegregory - De Castlegregory à Cloghane - De Cloghane à Dingle - De Dingle à Anascaul - De Anascaul à Camp
Ma question principale est donc concernant la partie Cloghane-Dingle : est-ce que l'un d'entre vous l'a déjà fait, qu'est-ce que ça donne en matière de difficulté/distance/temps de parcours, ...? Ensuite, j'ai bien entendu lu les divers sujets sur le sujet 😛, mais si vous avez d'autres conseils (ou de nouveaux conseils) à m'apporter, n'hésitez pas. Je dois admettre que je flippe un peu, ça sera ma première rando en solitaire et je suis une grande angoissée tant que je ne suis pas partie ^^
Merci à tous.
- De Camp à Castlegregory - De Castlegregory à Cloghane - De Cloghane à Dingle - De Dingle à Anascaul - De Anascaul à Camp
Ma question principale est donc concernant la partie Cloghane-Dingle : est-ce que l'un d'entre vous l'a déjà fait, qu'est-ce que ça donne en matière de difficulté/distance/temps de parcours, ...? Ensuite, j'ai bien entendu lu les divers sujets sur le sujet 😛, mais si vous avez d'autres conseils (ou de nouveaux conseils) à m'apporter, n'hésitez pas. Je dois admettre que je flippe un peu, ça sera ma première rando en solitaire et je suis une grande angoissée tant que je ne suis pas partie ^^
Merci à tous.
Croisière sur le Celebrity Century au départ de Barcelone English translation pending
Bonjour
Mon conjoint et moi partons en croisières le 13 au 25 oct. 2010 avec Célébrité cruises(Century) Départ de Barcelone. Nous demeurerons trois jours à Barcelone près des Ramblas. J'aimerais recevoir des renseignements sur la restauration disponible dans cette région. Nous ferons escale à Rome, Naples, Croatie, Venise, VilleFranche. Je ne désire pas prendre les excursions du bâteau, j'aimerais mieux me déplacer par taxis ou autres. Si vous avez des renseignements qui pourraient m'aider à planifier le tout, je serais moins stressé. Si vous êtes du même voyage, avisez-moi, on pourrait peut-être partager nos renseigements
Merci à tous
MICHEL & JOHANNE
Mon conjoint et moi partons en croisières le 13 au 25 oct. 2010 avec Célébrité cruises(Century) Départ de Barcelone. Nous demeurerons trois jours à Barcelone près des Ramblas. J'aimerais recevoir des renseignements sur la restauration disponible dans cette région. Nous ferons escale à Rome, Naples, Croatie, Venise, VilleFranche. Je ne désire pas prendre les excursions du bâteau, j'aimerais mieux me déplacer par taxis ou autres. Si vous avez des renseignements qui pourraient m'aider à planifier le tout, je serais moins stressé. Si vous êtes du même voyage, avisez-moi, on pourrait peut-être partager nos renseigements
Merci à tous
MICHEL & JOHANNE
Incursion dans le nord-est du Vietnam: le pays du maïs English translation pending
Une fois n'est pas coutume et pour faire plaisir à notre ami Fabworld mais surtout Larsay, je suis parti découvrir pour la première fois une partie du Nord-Est du Vietnam. Autant ne pas tourner autour du pot, les paysages dans la province du Ha Giang sont tout bonnement époustouflants!
Au menu, trois jours de moto et plus de 800 km parcourus. En moto car c'est le moyen le plus pratique et le plus agréable pour un voyage dans cette partie là du Vietnam. Rappelons juste qu'il est interdit de conduire une moto pour un étranger mais finalement toléré par les autorités. Deux-trois points sont tout de même à souligner. Le port du casque est bien entendu obligatoire et la vitesse est limitée à 40 km/h. Il n'y a pas de règles de conduite donc vous ne serez jamais en infraction. Si la police vous arrête, la première question qu'ils posent c'est si vous parlez vietnamien. Ne surtout pas dire oui et après avoir vu votre passeport, ils vous laissent repartir tranquillement.
Revenons-en à ce parcours au milieu des millions de millions de plants de maïs.
Jour 1: Sapa - Lao Cai - Pho Rang - Viet Quang - Ha Giang (280 km) De loin pas la journée la plus intéressante. Les trente premiers kilomètres de Sapa à Lao Cai sur la route 4D sont toujours aussi sympas à faire en je ne me lasse toujours pas de cette route. Des rizières impressionnantes et cette vue magnifique qui offre au loin les montagnes du Sud de la Chine. Ensuite sur la 70 de Lao Cai à Pho Rang, c'est du plat et de la rizière de chaque côté. La route a été refaite il y a une année et c'est un véritable tapis à présent. Arrivé à Pho Rang il faut prendre à gauche à l'entrée de la ville pour rejoindre la 279 jusqu'à Viet Quang. C'est de loin la plus jolie portion de route de la journée. Bien qu'elle soit partiellement en travaux, cette route de campagne se laisse tout doucement avaler kilomètres après kilomètres. De la rizière, les premières étendues de champs de maïs et de jolies maisons sur pilotis. Arrivé à Viet Quang, on rejoint la nationale 2. J'aurai carrément envie de l'appeler la route de tous les dangers. Pas qu'elle soit en mauvaise état, c'est juste qu'il faut être particulièrement attentif tout du long. Le trajet à déjà été long (env. 200 km), et il faut user du klaxon pour déjouer les poules, les chiens, les motos qui débarquent sans prévenir à gauche ou à droite et les camions qui roulent ni à droite, ni à gauche mais en plein milieu de la route! Une fois débarqué à Ha Giang, j'ai suivi les conseils de Larsay qui a découvert un tout mignon Hôtel-Resort à la sortie de Ha Giang. Pas super facile à trouver car il n'y a qu'un grand panneau jaune vertical pour l'indiquer. Le patron va bientôt en installer un autre donc pas de souci pour l'avenir. Ce Resort propose 5 maisons style bungalow pour des prix allant de 200'000 à 280'000 la nuit. Vous pouvez y aller les yeux fermés! En plus ils parlent anglais ce qui est plutôt rare dans la province.
Jour 2: Ha Giang - Yen Minh - Meo Vac - Dong Van - Yen Minh (180 km) Hallucination totale pour ce deuxième jour. En partant de bonne heure de Ha Giang direction Yen Minh sur la 4C, on commence tout doucement à entrevoir le potentiel de la région. On attaque enfin les montagnes et on prend de la hauteur. Arrivé à Yen Minh, c'est là que ça devient complètement fou! La route jusqu'à Meo Vac est tout bonnement hallucinante et nous offre un spectacle de pitons rocheux envahis de champs de maïs. Un travail de titan est réalisé par les différentes minorités de la région si bien que chaque parcelle est utilisée. Mais ce n'est pas fini, le plus beau est à venir entre Meo Vac et Dong Van. C'est sans nul doute la plus belle portion de route qu'il m'a été donné de parcourir dans ma vie!!! Il y a des endroits merveilleux au Vietnam mais cette vingtaine de kilomètres les enterrent tous 😉 Nous avons malheureusement été surpris par un orage d'une rare intensité juste avant de passer le col mais j'y retournerai pour sûr. A cause de cet orage, nous avons dû revoir nos plans en cours de route et finalement loger à Yen Minh plutôt que de retourner à Ha Giang. Nous n'avions pas pris le permis donc ne pouvions ni rester à Meo Vac, ni à Dong Van. Sachez simplement qu'il est quand même obligatoire pour Yen Minh également. Peut-être est-ce dû à la Coupe du Monde mais après avoir expliqué notre cas, le patron de l'hôtel nous a dit que c'était ok finalement. Faites quand même attention.
Jour 3: Yen Minh - Ha Giang - Viet Quang - Pho Rang - Lao Cai - Sapa (350 km) Un troisième jour plutôt long et la même route qu'en venant. En fait le mieux est de faire la boucle sur quatre jours et de loger à Bac Ha la troisième nuit. Pour cela, il faut bifurquer à droite avant Viet Quang en direction de Xi Man. Essayez de caler votre arrivée à Bac Ha un samedi soir histoire de profiter du marché le dimanche matin. Le retour à Sapa se fait en trois heures environ.
Conclusion: De part mon métier, je suis sans cesse confronté à des voyageurs. Bien sûr, chacun voyage comme il le désire mais la tendance générale (90%) c'est de courir partout pour en voir le plus possible. Alors évidemment qu'il y a des sites incontournables à visiter au Vietnam. Mais de grâce, prenez votre temps! Après avoir vu ce que j'ai vu, je trouve carrément inconcevable de louper ça lors d'un voyage au Vietnam. Sapa est un excellent point de départ pour une petite ou longue incursion dans le Nord-Est. Sapa reste également Sapa et ce qui est impressionnant dans la région c'est le nombre de rizières en terrasses. La force de la région, c'est également de pouvoir communiquer avec les habitants. Le Nord-Est n'est pas si facile d'accès mais chacun devrait pouvoir se débrouiller. Pour moi, ça été plutôt facile car je touche assez au viet et au hmong pour pouvoir avoir des infos ou autres. Je vous conseille dès lors de procéder de la façon suivante: Pourquoi ne pas faire une petite randonnée autour de Sapa en suivant les conseils de Larsay puis de louer une moto pour aller faire un tour pendant 3 ou 4 jours avant de revenir à Sapa. La moto vous fait peur? Prenez un 4x4 avec chauffeur. Ce n'est pas gratuit mais à bien y réfléchir, les transports à droite à gauche pour tout voir ça ne l'est pas non plus et au final on se retrouve pratiquement sur le même budget. Prochaine étape, un tour d'une dizaine de jours direction Ba Be, Ban Gioc, etc. et en prenant mon temps cette fois-ci 😏
Au menu, trois jours de moto et plus de 800 km parcourus. En moto car c'est le moyen le plus pratique et le plus agréable pour un voyage dans cette partie là du Vietnam. Rappelons juste qu'il est interdit de conduire une moto pour un étranger mais finalement toléré par les autorités. Deux-trois points sont tout de même à souligner. Le port du casque est bien entendu obligatoire et la vitesse est limitée à 40 km/h. Il n'y a pas de règles de conduite donc vous ne serez jamais en infraction. Si la police vous arrête, la première question qu'ils posent c'est si vous parlez vietnamien. Ne surtout pas dire oui et après avoir vu votre passeport, ils vous laissent repartir tranquillement.
Revenons-en à ce parcours au milieu des millions de millions de plants de maïs.
Jour 1: Sapa - Lao Cai - Pho Rang - Viet Quang - Ha Giang (280 km) De loin pas la journée la plus intéressante. Les trente premiers kilomètres de Sapa à Lao Cai sur la route 4D sont toujours aussi sympas à faire en je ne me lasse toujours pas de cette route. Des rizières impressionnantes et cette vue magnifique qui offre au loin les montagnes du Sud de la Chine. Ensuite sur la 70 de Lao Cai à Pho Rang, c'est du plat et de la rizière de chaque côté. La route a été refaite il y a une année et c'est un véritable tapis à présent. Arrivé à Pho Rang il faut prendre à gauche à l'entrée de la ville pour rejoindre la 279 jusqu'à Viet Quang. C'est de loin la plus jolie portion de route de la journée. Bien qu'elle soit partiellement en travaux, cette route de campagne se laisse tout doucement avaler kilomètres après kilomètres. De la rizière, les premières étendues de champs de maïs et de jolies maisons sur pilotis. Arrivé à Viet Quang, on rejoint la nationale 2. J'aurai carrément envie de l'appeler la route de tous les dangers. Pas qu'elle soit en mauvaise état, c'est juste qu'il faut être particulièrement attentif tout du long. Le trajet à déjà été long (env. 200 km), et il faut user du klaxon pour déjouer les poules, les chiens, les motos qui débarquent sans prévenir à gauche ou à droite et les camions qui roulent ni à droite, ni à gauche mais en plein milieu de la route! Une fois débarqué à Ha Giang, j'ai suivi les conseils de Larsay qui a découvert un tout mignon Hôtel-Resort à la sortie de Ha Giang. Pas super facile à trouver car il n'y a qu'un grand panneau jaune vertical pour l'indiquer. Le patron va bientôt en installer un autre donc pas de souci pour l'avenir. Ce Resort propose 5 maisons style bungalow pour des prix allant de 200'000 à 280'000 la nuit. Vous pouvez y aller les yeux fermés! En plus ils parlent anglais ce qui est plutôt rare dans la province.
Jour 2: Ha Giang - Yen Minh - Meo Vac - Dong Van - Yen Minh (180 km) Hallucination totale pour ce deuxième jour. En partant de bonne heure de Ha Giang direction Yen Minh sur la 4C, on commence tout doucement à entrevoir le potentiel de la région. On attaque enfin les montagnes et on prend de la hauteur. Arrivé à Yen Minh, c'est là que ça devient complètement fou! La route jusqu'à Meo Vac est tout bonnement hallucinante et nous offre un spectacle de pitons rocheux envahis de champs de maïs. Un travail de titan est réalisé par les différentes minorités de la région si bien que chaque parcelle est utilisée. Mais ce n'est pas fini, le plus beau est à venir entre Meo Vac et Dong Van. C'est sans nul doute la plus belle portion de route qu'il m'a été donné de parcourir dans ma vie!!! Il y a des endroits merveilleux au Vietnam mais cette vingtaine de kilomètres les enterrent tous 😉 Nous avons malheureusement été surpris par un orage d'une rare intensité juste avant de passer le col mais j'y retournerai pour sûr. A cause de cet orage, nous avons dû revoir nos plans en cours de route et finalement loger à Yen Minh plutôt que de retourner à Ha Giang. Nous n'avions pas pris le permis donc ne pouvions ni rester à Meo Vac, ni à Dong Van. Sachez simplement qu'il est quand même obligatoire pour Yen Minh également. Peut-être est-ce dû à la Coupe du Monde mais après avoir expliqué notre cas, le patron de l'hôtel nous a dit que c'était ok finalement. Faites quand même attention.
Jour 3: Yen Minh - Ha Giang - Viet Quang - Pho Rang - Lao Cai - Sapa (350 km) Un troisième jour plutôt long et la même route qu'en venant. En fait le mieux est de faire la boucle sur quatre jours et de loger à Bac Ha la troisième nuit. Pour cela, il faut bifurquer à droite avant Viet Quang en direction de Xi Man. Essayez de caler votre arrivée à Bac Ha un samedi soir histoire de profiter du marché le dimanche matin. Le retour à Sapa se fait en trois heures environ.
Conclusion: De part mon métier, je suis sans cesse confronté à des voyageurs. Bien sûr, chacun voyage comme il le désire mais la tendance générale (90%) c'est de courir partout pour en voir le plus possible. Alors évidemment qu'il y a des sites incontournables à visiter au Vietnam. Mais de grâce, prenez votre temps! Après avoir vu ce que j'ai vu, je trouve carrément inconcevable de louper ça lors d'un voyage au Vietnam. Sapa est un excellent point de départ pour une petite ou longue incursion dans le Nord-Est. Sapa reste également Sapa et ce qui est impressionnant dans la région c'est le nombre de rizières en terrasses. La force de la région, c'est également de pouvoir communiquer avec les habitants. Le Nord-Est n'est pas si facile d'accès mais chacun devrait pouvoir se débrouiller. Pour moi, ça été plutôt facile car je touche assez au viet et au hmong pour pouvoir avoir des infos ou autres. Je vous conseille dès lors de procéder de la façon suivante: Pourquoi ne pas faire une petite randonnée autour de Sapa en suivant les conseils de Larsay puis de louer une moto pour aller faire un tour pendant 3 ou 4 jours avant de revenir à Sapa. La moto vous fait peur? Prenez un 4x4 avec chauffeur. Ce n'est pas gratuit mais à bien y réfléchir, les transports à droite à gauche pour tout voir ça ne l'est pas non plus et au final on se retrouve pratiquement sur le même budget. Prochaine étape, un tour d'une dizaine de jours direction Ba Be, Ban Gioc, etc. et en prenant mon temps cette fois-ci 😏
Périple sur l'EuroVelo 6 Saint-Nazaire - Orléans en août English translation pending
Bonjour à toutes et tous,
J'ai pas mal rodé sur le forum qui m'a donné de nombreuses réponses donc merci pour commencer, je crée ce message parce que j'aurai besoin d'une petite aide pour prendre une décision...
Je suis en train de préparer un périple sur l'eurovélo6: Saint Nazaire- Orléans en Août (peu de vacances) et la suite jusqu'en Roumanie en Septembre (fin de mon contrat donc plus de temps).
D'habitude(irlande, paris-amsterdam) je pars avec un vtt sport de d4 (sans aucune modif à part le porte bagage), mais j'ai récupéré un vélo de course qui a une trentaine d'année, cadre super vitus 971 qui est plutôt en bon état. Du coup je me demande vraiment lequel est le plus adapté... J'ai pas un gros budget mais c'est le 3ème voyage donc je me dis que je pourrais commencer à m'"équiper" un peu plus correctement en rachetant des pneus (course: en mauvais état et trop fins et vtt: pneus super larges qui m'ont fait suer comme jamais).
A votre avis, pour ce voyage et en prévision d'autres voyages à venir, dans lequel vaut il mieux investir, le vtt ou le course? le magasin de vélo à coté de chez moi m'a conseillé pour le course d'investir dans des schwalbe marathon plus 25c, je pense que ca sera la même en plus large pour le vtt donc c'est pas vraiment une question de prix mais plus d'efficacité générale de long terme... quelque soit le terrain ou le pays
Je précise que je ne monte pas de col et ni ne descend les sentiers de montagne (enfin je fais en sorte mais parfois on a pas le choix!)
merci d'avance pour votre aide
J'ai pas mal rodé sur le forum qui m'a donné de nombreuses réponses donc merci pour commencer, je crée ce message parce que j'aurai besoin d'une petite aide pour prendre une décision...
Je suis en train de préparer un périple sur l'eurovélo6: Saint Nazaire- Orléans en Août (peu de vacances) et la suite jusqu'en Roumanie en Septembre (fin de mon contrat donc plus de temps).
D'habitude(irlande, paris-amsterdam) je pars avec un vtt sport de d4 (sans aucune modif à part le porte bagage), mais j'ai récupéré un vélo de course qui a une trentaine d'année, cadre super vitus 971 qui est plutôt en bon état. Du coup je me demande vraiment lequel est le plus adapté... J'ai pas un gros budget mais c'est le 3ème voyage donc je me dis que je pourrais commencer à m'"équiper" un peu plus correctement en rachetant des pneus (course: en mauvais état et trop fins et vtt: pneus super larges qui m'ont fait suer comme jamais).
A votre avis, pour ce voyage et en prévision d'autres voyages à venir, dans lequel vaut il mieux investir, le vtt ou le course? le magasin de vélo à coté de chez moi m'a conseillé pour le course d'investir dans des schwalbe marathon plus 25c, je pense que ca sera la même en plus large pour le vtt donc c'est pas vraiment une question de prix mais plus d'efficacité générale de long terme... quelque soit le terrain ou le pays
Je précise que je ne monte pas de col et ni ne descend les sentiers de montagne (enfin je fais en sorte mais parfois on a pas le choix!)
merci d'avance pour votre aide
Randonnée de quinze jours au Sénégal English translation pending
Bonjour,
J'envisage de réaliser au mois de décembre prochain une randonnée de 15 jours au Sénégal avec 3 amis.
Je voulais savoir si vous aviez déjà réalisé ce genre de voyage.
Connaissez-vous un itinéraire qui vaille la peine d'être parcouru, où nous n'avons pas besoin de guide, ni de louer un 4x4, mais en étant seulement à pied et en autonomie?
Les parcs naturels peuvent-ils être traversés sans guide?
Si possible un parcours sans grande ville à traverser, mais nous pouvons très bien avoir pour point de départ et d'arrivée deux grandes villes, et faire les jonctions avec l'aéroport de Dakar en taxi-brousse
Une carte très détaillée est-elle nécessaire, peut-on la trouver sur place?
Merci beaucoup
Merci beaucoup
Retour de cinq jours à Alger English translation pending
De retour d’une escapade en Algérie
Nous voilà bien installés pour le décollage, imminent, de notre vol pour Alger où nous passerons deux jours et demi avant de prendre la route pour la Kabylie.
Un petit chewing-gum pour le décollage et vlan !premier imprévu que nous devrons gérer sur place ; une couronne à remplacer. Le voyage commence bien !!!!
Pas de temps à perdre, nous n’avons que cinq jours.
Nous posons nos valises dans notre chambre d’hôtel (le Mercure près de l’aéroport, aucun intérêt sinon celui de ne pas payer très cher, car nous avons une carte qui nous donne de belles réductions.). De plus dans la boutique de l’hôtel on a acheté une carte routière 800 dinars. L’office du tourisme donne la même gratuitement !
Le cousin d’un ami nous attend et direction Alger centre. Les yeux grands ouverts nous avons très largement le temps de regarder le paysage car il y a des milliers de voitures qui créent de gros embouteillages et de nombreux conducteurs qui roulent n’importe comment et sont des dangers publics. Il y a pourtant des panneaux de signalisations et en Algérie aussi on passe, à priori, un examen pour obtenir son permis de conduire.…….
Alger est là. Nous sommes à Alger.
Nous passerons cette première journée à marcher, marcher dans cette ville magnifique extraordinairement belle. Notre première impression c’est la beauté et notre deuxième impression c’est la décrépitude dans laquelle est cette ville. C’est consternant. Il y a une telle richesse architecturale une telle différence selon les quartiers et tout est harmonieux. Tout s’accorde avec le ciel et la mer. C’est BEAU !!Mais quel laissé aller !
Nous avons arpenté les rues avec notre appareil photo. Ça n’a pas toujours été très bien vu. Pas le droit de photographier certains bâtiments. On s’est fait arrêter deux fois par des policiers pour bien vérifier ce que nous avions photographié. En passant devant le palais du gouvernement, un policier très sympa nous a indiqué notre chemin. Son collègue lui, a préféré faire du zèle et fouiller notre sac. C’est le premier jour et on est un peu frustré. Question sécurité à aucun moment on ne s’est senti mal à l’aise ou en danger. La Police est partout, partout, partout.
Plusieurs fois dans la rue des gens nous ont souhaité « la bienvenue dans notre pays » Nous avons engagé des conversations avec des algériens heureux et curieux de voir des touristes dans leur pays. Par contre d’autres paraissaient tellement surpris de rencontrer des gens avec un appareil photos. Nous avons mangé du super poisson dans un petit restaurant sous les voûtes sur le port.
Nous n’avons pas croisé d’autres touristes, mais Alger est étendue…
Le deuxième jour visite de « la dame d’Afrique » comme on dit là-bas. La basilique est somptueuse. En pleine réfection depuis bientôt trois ans. La fin des travaux est prévue pour septembre de cette année. Une des sœurs blanches nous en a fait l’historique et nous avons passé plus d’une heure avec elle à écouter sa passion pour le monument et le pays. Belle rencontre
Ensuite nous nous sommes mis à la recherche d’un dentiste dans les rues de Bab el oued. Nous avons été guidé dans nos recherches par des enfants sortant de l’école. Ils étaient heureux de nous aider et ils n’arrêtaient pas de nous demander de les prendre en photos. Et nous avons déclenché de grands éclats de rire à la vue des résultats. Grand moment !!!Inoubliable. Après trois essais nous avons fini par trouver un dentiste qui nous convenait ; super et très efficace.
Puis direction vers Tipasa par la route de la côte. D’un côté la mer, de l’autre des constructions d’immeubles partout. On sent bien qu’on ne cherche pas du tout à préserver le paysage. Mais il y a un réel souci de logements ici. Dommage !
On passe par Aïn benian (ex Guyotville), ensuite petit stop à la Madrague. Il y a un immense parking et on nous dit qu’en fait une partie de la plage a été sacrifiée pour faire ce parking. La station balnéaire est jolie du côté mer. Nous aurions pu déjeuner ici, car les restaurants sont, il parait, très bons, mais ils ont vue sur le parking. Du coup on a repris la route et on a très bien déjeuné un peu plus loin, à Staouli dans un petit restaurant pas cher et d’un très bon accueil.
Tipasa. MAGIQUE !!!! C’est magnifique. Après avoir déambulé dans les ruines romaines et pris des dizaines de photos, on ne peut faire autrement que de se poser et de regarder la mer. On est imprégné par le lieu. Les couleurs sont sublimes. Durant une heure on ne parle plus, on est seul au monde, et les quelques rares personnes qui sont là, sur le site, sont prises par le même enchantement que nous.
Nous nous dirigeons ensuite vers le Tombeau de la chrétienne, à seulement quelques Kilomètres de là. Et là aussi la beauté du site est à la hauteur de nos espérances. Personne. Il n’y a que nous, le Tombeau et des deux côtés, comme c’est en haut d’une colline, la vue à couper le souffle. D’un côté la plaine de la Mitidja qui s’étend sur des kilomètres. De l’autre, un dégradé de verts où se mêle le mauve des champs de chardons, et qui se jette dans le bleu de la mer. C’est sublime !!! J’espère que la beauté du site ne sera pas gâchée par la route à plusieurs voies qui est en construction juste en dessous.
La journée passe à une allure folle et nous ne voulons à aucun prétexte rater le stop que nous avons prévu à Sidi fredj (sidi feruche) où nous arrivons en fin d’après midi et où nous passons un moment agréable.
La route du retour vers notre hôtel est laborieuse à cette heure car il y a beaucoup d’embouteillages et de nombreux barrages de police, comme sur toutes les routes que nous prendrons au cours de notre périple. Petit dîner dans une gargote. On s’est régalé de brochettes, de piments et d’olives.
Pour cette troisième journée, nous avons loué (cher) une voiture pour nous rendre en Kabylie. Mais vu que nous ne l’aurons qu’aux alentours de midi on se réveille très tôt et après un copieux petit déj nous voilà partis visiter le cimetière St Eugène.
Le conservateur est super sympa et nous raconte un peu l’histoire de ce cimetière avant de nous en faire faire un tour. Le côté chrétien nous a paru beaucoup mieux entretenu que le côté juif qui est un peu laissé à l’abandon. C’est une ballade que nous avions très envie de faire. Nous n’avons pas été déçus.
En ce début d’après midi et en possession de notre véhicule de location qui est neuf, route vers la kabylie. On a hésité avant de choisir une route pour s’y rendre. J’avais interrogé pas mal de personnes à ce sujet. Les avis étaient tous différents.
Alors ;
On a pris la route de Tizi Ouzou, on s’y est arrêté un moment, mais on n’y a pas trouvé de grand intérêt. Peut être parce qu’on ne savait pas bien quoi chercher. De là, on a pris la route de Makouda et on est passé par le col pour atteindre Tigzir. On n’y voyait pas à cent mètres, plus on montait plus la visibilité était bouchée. La route est belle. Elle tourne beaucoup.
A la descente du col ça a été l’émerveillement. A nos pieds, La Majestueuse Kabylie était là sous nos yeux baignée de soleil. Les paysages à couper le souffle s’offraient à nous et, à chaque sortie de virages on était bluffé par les couleurs, les contrastes, la communion du ciel de la mer des terres. QUELLE BEAUTÉ !!
Quand nous avions pensé à ce voyage, on voulait juste aller faire un tour jusqu’à Bejaia. On s’est vite rendu compte que ça allait faire loin pour deux jours et demi. Car, entre la circulation, les dos d’ânes énormes à chaque entrée de ville ou village et les barrages tout trajet prend beaucoup de temps. Le cousin de notre relation, qui nous avait servi de guide sur Alger nous avait proposé d’appeler ses cousines qui habitent en Kabylie. Et les cousines, 74 et 68 ans, ont été d’accord pour nous recevoir.
Donc nous sommes allés, par cette route magnifique de la corniche, jusqu’à Azeffoun, ancien port Gueydon, rejoindre un petit village perché sur la montagne.
Nous avons passé deux jours et demi magiques en compagnie de ces deux vieilles dames. Elles nous ont reçu comme des membres de leur famille. Et nous avons vécu comme elles durant ces deux jours. Dans ce village perdu et perché nous nous sommes baladés en compagnie des chèvres et des moutons dans des paysages magnifiques. De partout, là haut, la mer à perte de vue. La terre belle et riche à cette période. Les femmes et leurs robes Kabyles colorées qui vivent au rythme du bled.
On nous a présenté à toute la famille. Chacun nous a invité et reçu chez lui. On nous a mijoté des petits plats. Deux jours de pur bonheur en toute simplicité.
Pour le chemin du retour nous n’avons pas emprunté la même route. Les gens nous ont dit que ce serait plus rapide et plus sûr de passer par Fréha. Il ne nous avait pas semblé avoir pris de risque par la route par laquelle nous étions venus. Ils n’ont pas été de cet avis et n’ont pas voulu que nous la reprenions.
Jusqu’à l’aéroport d’Alger où nous devions rendre notre voiture, nous avons compté 16 barrages et des milliers de voitures et camions.
Comme il nous restait quelques heures avant notre vol, nous avons repris la direction du centre et avons décidé d’aller visiter le Palais du Dey. Aucun des deux chauffeurs de taxi à qui nous avons demandé ne connaissaient. En fait je crois qu’il fallait dire la citadelle. Enfin arrivé devant, il ne nous a pas été possible de visiter car c’était en travaux. Pas grave on a trouvé un guide et on est redescendu par la casbah. Et on n’a pas été déçus. Car si il y a bien une chose à faire à Alger c’est de visiter la Casbah. On s’y était pas mal baladé déjà, mais là, de la faire de haut en bas et avec un guide…. Dommage on n’a pas eu assez de temps pour y flâner d’avantage car l’heure de notre vol approchait, et nous devions rejoindre l’aéroport.
Voilà !! Petit voyage de quelques jours seulement dans un si beau pays.
Nous avons beaucoup marché dans la ville (super) Nous avons visité : Le Palais du Raïs (bien) Notre dame d’Afrique (super), La Casbah (super), Le monument des Martyrs (bof), Le sacré cœur (bof). La grande poste (super) le cimetière St Eugène (super) Nous avons bien mangé et pour pas cher. Nous n’avons pas pris les taxis qui nous demandaient 1000,1200 ou 2000 dinars pour faire Alger aéroport ou l’inverse. On trouve des vrais taxis (pas des clandestins) qui sont honnêtes et qui prennent 600 dinars. On n’a pas pu prendre toutes les photos que nous aurions aimées, mais pas mal quand même. On évitera les réductions du Mercure et on prendra un hôtel dans le centre d’Alger.
En fait nous avons fait beaucoup de choses en peu de temps sur Alger. Je pense que sans un chauffeur qui connaissait parfaitement la ville, les routes, les parkings nous aurions perdu un temps considérable et cela n’aurait pas été possible. Merci Mustapha.
Des moments magiques. Des rencontres superbes. Et des images merveilleuses de l’Algérie.
Les quelques mots qui nous sont revenus le plus souvent à la bouche ; BEAU, MAGNIFIQUE, SUBLIME car c’est vraiment très très beau Et DOMMAGE, car il nous a souvent semblé que tout est à faire ou pas bien fait.
Nous voilà bien installés pour le décollage, imminent, de notre vol pour Alger où nous passerons deux jours et demi avant de prendre la route pour la Kabylie.
Un petit chewing-gum pour le décollage et vlan !premier imprévu que nous devrons gérer sur place ; une couronne à remplacer. Le voyage commence bien !!!!
Pas de temps à perdre, nous n’avons que cinq jours.
Nous posons nos valises dans notre chambre d’hôtel (le Mercure près de l’aéroport, aucun intérêt sinon celui de ne pas payer très cher, car nous avons une carte qui nous donne de belles réductions.). De plus dans la boutique de l’hôtel on a acheté une carte routière 800 dinars. L’office du tourisme donne la même gratuitement !
Le cousin d’un ami nous attend et direction Alger centre. Les yeux grands ouverts nous avons très largement le temps de regarder le paysage car il y a des milliers de voitures qui créent de gros embouteillages et de nombreux conducteurs qui roulent n’importe comment et sont des dangers publics. Il y a pourtant des panneaux de signalisations et en Algérie aussi on passe, à priori, un examen pour obtenir son permis de conduire.…….
Alger est là. Nous sommes à Alger.
Nous passerons cette première journée à marcher, marcher dans cette ville magnifique extraordinairement belle. Notre première impression c’est la beauté et notre deuxième impression c’est la décrépitude dans laquelle est cette ville. C’est consternant. Il y a une telle richesse architecturale une telle différence selon les quartiers et tout est harmonieux. Tout s’accorde avec le ciel et la mer. C’est BEAU !!Mais quel laissé aller !
Nous avons arpenté les rues avec notre appareil photo. Ça n’a pas toujours été très bien vu. Pas le droit de photographier certains bâtiments. On s’est fait arrêter deux fois par des policiers pour bien vérifier ce que nous avions photographié. En passant devant le palais du gouvernement, un policier très sympa nous a indiqué notre chemin. Son collègue lui, a préféré faire du zèle et fouiller notre sac. C’est le premier jour et on est un peu frustré. Question sécurité à aucun moment on ne s’est senti mal à l’aise ou en danger. La Police est partout, partout, partout.
Plusieurs fois dans la rue des gens nous ont souhaité « la bienvenue dans notre pays » Nous avons engagé des conversations avec des algériens heureux et curieux de voir des touristes dans leur pays. Par contre d’autres paraissaient tellement surpris de rencontrer des gens avec un appareil photos. Nous avons mangé du super poisson dans un petit restaurant sous les voûtes sur le port.
Nous n’avons pas croisé d’autres touristes, mais Alger est étendue…
Le deuxième jour visite de « la dame d’Afrique » comme on dit là-bas. La basilique est somptueuse. En pleine réfection depuis bientôt trois ans. La fin des travaux est prévue pour septembre de cette année. Une des sœurs blanches nous en a fait l’historique et nous avons passé plus d’une heure avec elle à écouter sa passion pour le monument et le pays. Belle rencontre
Ensuite nous nous sommes mis à la recherche d’un dentiste dans les rues de Bab el oued. Nous avons été guidé dans nos recherches par des enfants sortant de l’école. Ils étaient heureux de nous aider et ils n’arrêtaient pas de nous demander de les prendre en photos. Et nous avons déclenché de grands éclats de rire à la vue des résultats. Grand moment !!!Inoubliable. Après trois essais nous avons fini par trouver un dentiste qui nous convenait ; super et très efficace.
Puis direction vers Tipasa par la route de la côte. D’un côté la mer, de l’autre des constructions d’immeubles partout. On sent bien qu’on ne cherche pas du tout à préserver le paysage. Mais il y a un réel souci de logements ici. Dommage !
On passe par Aïn benian (ex Guyotville), ensuite petit stop à la Madrague. Il y a un immense parking et on nous dit qu’en fait une partie de la plage a été sacrifiée pour faire ce parking. La station balnéaire est jolie du côté mer. Nous aurions pu déjeuner ici, car les restaurants sont, il parait, très bons, mais ils ont vue sur le parking. Du coup on a repris la route et on a très bien déjeuné un peu plus loin, à Staouli dans un petit restaurant pas cher et d’un très bon accueil.
Tipasa. MAGIQUE !!!! C’est magnifique. Après avoir déambulé dans les ruines romaines et pris des dizaines de photos, on ne peut faire autrement que de se poser et de regarder la mer. On est imprégné par le lieu. Les couleurs sont sublimes. Durant une heure on ne parle plus, on est seul au monde, et les quelques rares personnes qui sont là, sur le site, sont prises par le même enchantement que nous.
Nous nous dirigeons ensuite vers le Tombeau de la chrétienne, à seulement quelques Kilomètres de là. Et là aussi la beauté du site est à la hauteur de nos espérances. Personne. Il n’y a que nous, le Tombeau et des deux côtés, comme c’est en haut d’une colline, la vue à couper le souffle. D’un côté la plaine de la Mitidja qui s’étend sur des kilomètres. De l’autre, un dégradé de verts où se mêle le mauve des champs de chardons, et qui se jette dans le bleu de la mer. C’est sublime !!! J’espère que la beauté du site ne sera pas gâchée par la route à plusieurs voies qui est en construction juste en dessous.
La journée passe à une allure folle et nous ne voulons à aucun prétexte rater le stop que nous avons prévu à Sidi fredj (sidi feruche) où nous arrivons en fin d’après midi et où nous passons un moment agréable.
La route du retour vers notre hôtel est laborieuse à cette heure car il y a beaucoup d’embouteillages et de nombreux barrages de police, comme sur toutes les routes que nous prendrons au cours de notre périple. Petit dîner dans une gargote. On s’est régalé de brochettes, de piments et d’olives.
Pour cette troisième journée, nous avons loué (cher) une voiture pour nous rendre en Kabylie. Mais vu que nous ne l’aurons qu’aux alentours de midi on se réveille très tôt et après un copieux petit déj nous voilà partis visiter le cimetière St Eugène.
Le conservateur est super sympa et nous raconte un peu l’histoire de ce cimetière avant de nous en faire faire un tour. Le côté chrétien nous a paru beaucoup mieux entretenu que le côté juif qui est un peu laissé à l’abandon. C’est une ballade que nous avions très envie de faire. Nous n’avons pas été déçus.
En ce début d’après midi et en possession de notre véhicule de location qui est neuf, route vers la kabylie. On a hésité avant de choisir une route pour s’y rendre. J’avais interrogé pas mal de personnes à ce sujet. Les avis étaient tous différents.
Alors ;
On a pris la route de Tizi Ouzou, on s’y est arrêté un moment, mais on n’y a pas trouvé de grand intérêt. Peut être parce qu’on ne savait pas bien quoi chercher. De là, on a pris la route de Makouda et on est passé par le col pour atteindre Tigzir. On n’y voyait pas à cent mètres, plus on montait plus la visibilité était bouchée. La route est belle. Elle tourne beaucoup.
A la descente du col ça a été l’émerveillement. A nos pieds, La Majestueuse Kabylie était là sous nos yeux baignée de soleil. Les paysages à couper le souffle s’offraient à nous et, à chaque sortie de virages on était bluffé par les couleurs, les contrastes, la communion du ciel de la mer des terres. QUELLE BEAUTÉ !!
Quand nous avions pensé à ce voyage, on voulait juste aller faire un tour jusqu’à Bejaia. On s’est vite rendu compte que ça allait faire loin pour deux jours et demi. Car, entre la circulation, les dos d’ânes énormes à chaque entrée de ville ou village et les barrages tout trajet prend beaucoup de temps. Le cousin de notre relation, qui nous avait servi de guide sur Alger nous avait proposé d’appeler ses cousines qui habitent en Kabylie. Et les cousines, 74 et 68 ans, ont été d’accord pour nous recevoir.
Donc nous sommes allés, par cette route magnifique de la corniche, jusqu’à Azeffoun, ancien port Gueydon, rejoindre un petit village perché sur la montagne.
Nous avons passé deux jours et demi magiques en compagnie de ces deux vieilles dames. Elles nous ont reçu comme des membres de leur famille. Et nous avons vécu comme elles durant ces deux jours. Dans ce village perdu et perché nous nous sommes baladés en compagnie des chèvres et des moutons dans des paysages magnifiques. De partout, là haut, la mer à perte de vue. La terre belle et riche à cette période. Les femmes et leurs robes Kabyles colorées qui vivent au rythme du bled.
On nous a présenté à toute la famille. Chacun nous a invité et reçu chez lui. On nous a mijoté des petits plats. Deux jours de pur bonheur en toute simplicité.
Pour le chemin du retour nous n’avons pas emprunté la même route. Les gens nous ont dit que ce serait plus rapide et plus sûr de passer par Fréha. Il ne nous avait pas semblé avoir pris de risque par la route par laquelle nous étions venus. Ils n’ont pas été de cet avis et n’ont pas voulu que nous la reprenions.
Jusqu’à l’aéroport d’Alger où nous devions rendre notre voiture, nous avons compté 16 barrages et des milliers de voitures et camions.
Comme il nous restait quelques heures avant notre vol, nous avons repris la direction du centre et avons décidé d’aller visiter le Palais du Dey. Aucun des deux chauffeurs de taxi à qui nous avons demandé ne connaissaient. En fait je crois qu’il fallait dire la citadelle. Enfin arrivé devant, il ne nous a pas été possible de visiter car c’était en travaux. Pas grave on a trouvé un guide et on est redescendu par la casbah. Et on n’a pas été déçus. Car si il y a bien une chose à faire à Alger c’est de visiter la Casbah. On s’y était pas mal baladé déjà, mais là, de la faire de haut en bas et avec un guide…. Dommage on n’a pas eu assez de temps pour y flâner d’avantage car l’heure de notre vol approchait, et nous devions rejoindre l’aéroport.
Voilà !! Petit voyage de quelques jours seulement dans un si beau pays.
Nous avons beaucoup marché dans la ville (super) Nous avons visité : Le Palais du Raïs (bien) Notre dame d’Afrique (super), La Casbah (super), Le monument des Martyrs (bof), Le sacré cœur (bof). La grande poste (super) le cimetière St Eugène (super) Nous avons bien mangé et pour pas cher. Nous n’avons pas pris les taxis qui nous demandaient 1000,1200 ou 2000 dinars pour faire Alger aéroport ou l’inverse. On trouve des vrais taxis (pas des clandestins) qui sont honnêtes et qui prennent 600 dinars. On n’a pas pu prendre toutes les photos que nous aurions aimées, mais pas mal quand même. On évitera les réductions du Mercure et on prendra un hôtel dans le centre d’Alger.
En fait nous avons fait beaucoup de choses en peu de temps sur Alger. Je pense que sans un chauffeur qui connaissait parfaitement la ville, les routes, les parkings nous aurions perdu un temps considérable et cela n’aurait pas été possible. Merci Mustapha.
Des moments magiques. Des rencontres superbes. Et des images merveilleuses de l’Algérie.
Les quelques mots qui nous sont revenus le plus souvent à la bouche ; BEAU, MAGNIFIQUE, SUBLIME car c’est vraiment très très beau Et DOMMAGE, car il nous a souvent semblé que tout est à faire ou pas bien fait.
Récit de mon voyage au Maroc English translation pending
Dimanche 27 mai 2007
Tôt le matin, je parcours les ruelles de la médina avant de prendre le taxi collectif de Bade r-Rob pour me rendre à Imlil. Une fois le taxi complet, 2 passagers à l’avant et 4 à l’arrière de cette Mercedes, nous quittons Marrakech.
J’arrive à Imlil, 64 Km de Marrakech, (1740 m d’altitude), les guides sont nombreux à me proposer une excursion, je refuse toutes propositions, c’est ainsi que je vais fonctionner durant mon séjour dans ce pays.
J’effectue une randonnée de 6 H00, le site est merveilleux, j’aperçois la neige sur des sommets de plus de 4000 m d’altitude dont celui du Toubkal atteignant 4167m, le plus haut d’Afrique du Nord. Sur cette vallée, se nichent de minuscules villages berbères de pierre et de terre, le temps semble s’être arrêté depuis des siècles. J’ai la chance car entre mi-avril et début mai, en principe, il y a la récolte du blé. Tout le monde vient prêter main forte, hommes, femmes et enfants, dans une ambiance festive d’une gaieté incroyable, j’entends les femmes chanter, j’aperçois les enfants qui sur leur mulet chargé de blé, vont porter celui-ci à la cour de leur maison.
Sur le chemin du retour, quelques Km avant Imlil, un camion descend la vallée, le chauffeur m’amène à Asni.
Je fais du stop pour aller à Ouirgane, je vais passer la nuit chez l’habitant.
Je suis parfaitement bien accueilli par cette famille. Je fais quelques tours de magie aux enfants. Un Monsieur tond un mouton, un vieil homme assis à côté sur un tabouret en bois fait une remarque car le mouton est blessé par la tondeuse.
Lorsque la tonte de l’animal est finie, la laine est mise dans un sac puis on coupe la ficelle attachée aux pattes et une jeune fille amène ce mouton non sans égard dans un minuscule et vieux bâtiment et on recommence avec un autre mouton.
Lundi 28 mai
Je déjeune dans la cour, 7H10 et il fait déjà chaud.
Pour la douche, ça se passe dans les toilettes. L’eau recueillie de la montagne se trouve dans un bidon, sur celui-ci est accrochée une boîte de conserve qui a fonction de récipient.
Avec peu de moyen, on peut être propre, la preuve en est.
Avant de quitter cet habitat, je parcours ce village aux ruelles de terre accidentées. Je ne vais pas trop loin car je risque de ne pas pouvoir retrouver la maison où j’ai passé la nuit sinon, bien au contraire, il ne faut pas hésiter à s’y perdre, c’est le meilleur moyen de découverte.
Le bus partant de Marrakech à destination d’Agadir passe par Ouirgane vers 11H00. Voulant visiter la mosquée de Tin Mel, le car s’y arrêtant à 800m, c’est bon pour moi.
Sur cette route, j’aperçois les kasbahs d’Agadir-n-Gouf et de Talat-n- Yâkoub, je ne peux pas m’arrêter à les visiter car l’attente d’un véhicule sera longue. Les taxis collectifs seront probablement complets et le prochain bus passe dans 4H00. Le meilleur moyen pour circuler dans ce pays est la voiture de location mais pour moi seul, c’est trop coûteux. De toute façon, je sais que durant mon séjour, j’arriverai à me débrouiller.
Au loin, j’aperçois la mosquée de Tinmel, je frappe des mains pour que le car s’arrête. La mosquée se trouve à 800m de la route principale, je traverse les vergers pour m’y rendre.
Cette mosquée date de 1153. Abandonnée à l’état de ruines pendant des siècles, cette mosquée a fini par être restaurée. L’extérieur a l’austérité d’une forteresse. Le plan de cette mosquée est symétrique, des arcades en brique délimitant neuf nefs. Seule la première travée a conservé son élégant décor de stuc, notamment le beau mihrab et trois coupoles à stalactites. Les autres travées ont été entièrement reconstruites en brique rose, recréant avec beaucoup de bonheur l’espace originel.
Durant la visite de la mosquée, il y a deux couples de touristes français avec une voiture de location, je leur demande s’ils vont à Taroudant, la veine pour moi, c’est leur direction. Grâce à ces touristes, je gagne de nombreuses heures d’attente.
Le trajet offre un splendide panorama sur l’étroite vallée de l’oued Nfiss. Des petits champs en terrasses minutieusement entretenus et irrigués, des vergers d’amandiers et d’oliviers entourent les villages aux maisons de pierres sèches.
Après une série de virages vertigineux, on arrive au col du Tizi-n- Test à 2092m d’alt. La vue est époustouflante. La route descend ensuite tranquillement et la végétation évolue des chênes verts du sommet aux arganiers sauvages du Sous, en passant par les palmiers nains, les lauriers-roses et les immenses genêts à petites fleurs blanches.
De nombreuses chèvres grimpent sur les branches d’arganiers, nous passons une vingtaine de minutes à les observer, le spectacle est magnifique.
A 35 Km de Taroudant, nous visitons la palmeraie de Tioute. A l’arrière plan de cette palmeraie, il y a une belle vue de la chaîne du Haut Atlas. Au pied de cette palmeraie, se trouve une belle kasbah.
Nous reprenons le chemin pour Taroudant, la nuit tombe, je trouve un hôtel à 2 Km des remparts.
Mardi 29 mai
Taroudant se trouve à 81 km d’Agadir, 223 Km de Marrakech et 294 Km de Ouarzazate.
Les remparts dessinant un carré approximatif d’environ 8 km de pourtour sont percés de 5 portes monumentales. Il n’y a pas si longtemps, oliveraies et vergers venaient jusqu’au pied des murailles, leur conférant un charme supplémentaire. Mais, depuis quelques années, ce côté bucolique est menacé par la construction de faubourgs peu esthétiques.
J’ai visité un hôtel de luxe, je suis rentré dans cet établissement incognito. Cet établissement occupe l’ancien palais du pacha de Taroudant. Jardins luxuriants, cours secrètes animées de fontaines, beaux patios anciens plantés de grands bananiers, galeries et terrasses forment un dédale où il fait bon flâner. N’oublions pas la piscine.
Je quitte les remparts de Taroudant pour déambuler dans les souks, beaucoup d���enfants travaillent dans de minuscules ateliers avec une très faible luminosité. Hélas pour eux, ils ne vont pas à l’école qui pourtant est obligatoire, ceci amène à être analphabète, ces enfants ne sauront pas lire, ils seront comme aveugles, sans éducation, la lutte n’est pas possible.
Le très faible niveau socio-économique des familles oblige les parents à engager leurs enfants dans le travail à des âges précoces.
Leurs rémunérations de 150 DH à 300 DH par mois, soit entre 15 et 30€, sont perçues directement par les parents.
Le SMIC Marocain est à 2100 Dirhams.
Les conditions de vie sont souvent inhumaines.
Ce ‘trafic’ très lucratif est parfaitement bien organisé, il y a des bureaux de placements faisant le lien entre les familles très souvent rurales des ‘victimes’ et les futurs ‘Exploitants’.
Le code du travail de l’enfant a été élaboré mais toujours pas amandé.
Je quitte les souks et visite la médina, je suis surpris par le nombre de mosquées, les minarets sont magnifiques.
Je mange dans un restaurant à la propreté douteuse mais j’adore cette formule. Une omelette 2 œufs avec pain et thé plus l’eau du robinet à volonté me valent 7 DH, je laisse 3 DH de pourboire.
Sachez que 10 DH valent 1 €.
Maintenant j’ai une longue route à faire, je veux être ce soir à Ousmenat, village se situant à quelques Km avant Tafraoute et ce n’est pas gagné.
Un taxi collectif m’amène à Inezgane, banlieue d’Agadir. A la place des taxis collectifs d’Inezgane, je prends un autre taxi m’amenant cette fois à Âit-Baha.
Je suis à 70 Km d’Ousmenat mais avant, je veux visiter une citadelle.
En attendant que le taxi soit au complet, je prends un thé à la terrasse d’un café, je suis le seul consommateur. Dans ce pays, il est accepté de passer son temps dans un établissement sans prendre de consommation.
Nous sommes que 4 personnes à attendre que ce taxi soit au complet, voulant quitter Âit-Baha rapidement, je décide de payer la place pour les 2 personnes manquantes.
Comme prévu, je m’arrête à Tizorgan. Ce village fortifié bien seul à 500 m de la route est frappant. Arrivé à une porte fortifiée, un vieil homme assis me demande quelques DH. Ce village, situé au sommet d’une colline escarpée, a la particularité d’être parfaitement circulaire. Son enceinte de pierre est formée par les murs extérieurs des maisons. En parcourant les deux uniques ruelles, circulaires, j’admire quelques belles portes anciennes en bois d’arganier, patinées par les siècles et protégées par des auvents en plaques de schiste.
En quittant ce village, j’attends sous un soleil de plomb qu’un véhicule passe.
Après une heure d’attente, un camion s’arrête, le chauffeur m’amène à Ousmenat. Nous sommes 4 passagers pour ce trajet, serrés bien sur mais on oublie le confort, j’ai eu vraiment de la chance que ce camion soit sur cette route, la R 105, fort belle, je contemple le sommet Jbel Lekst à 2359 m d’alt.
Dans le sud du Maroc, il y a peu de véhicules, le stop est très facile, c’est un moyen pour le chauffeur de recevoir quelques DH.
Ce camion est chargé, surchargé de phosphate. Nous avançons à une vitesse d’environ 10 Km/h en côte. Nous franchissons le col du Tizi-n-Tarakine à 1500m d’alt, maintenant nous descendons à 20 Km/h, la troisième vitesse n’est jamais enclenchée. Parfois, nous nous arrêtons pour ne pas trop fatiguer le moteur.
Il fait nuit, nous roulons sans lumière sur cette route si dangereuse, c’est incroyable, je ne pense pas à l’accident sinon la peur s’installe, je suis rôdé, c’est la 5ième fois que je visite ce pays, je m’y suis habitué, je ne suis surpris de rien.
Arrivé à Ousmenat, je donne un bon pourboire au chauffeur, il le mérite franchement.
Il fait nuit, je fais de petits pas, le chemin est très accidenté, ici, nous ne sommes pas en Occident, les routes et trottoirs goudronnés, les noms de rue, l’éclairage, ceci n’existe pas.
Je rencontre une Marocaine, cette femme est institutrice. Sur le chemin m’amenant à un gîte, nous parlons de divers sujets.
A l’école, cette femme trouve les élèves mal élevés, elle pense que ceci vient des parents, il y a un manque de discipline, depuis quelques années, l’instituteur ne doit plus utiliser le bâton pour régner l’ordre.
Sur ce sujet comme tant d’autres thèmes abordés par les Marocains, je dérange mais je ne peux pas rester passif, je sais quand dans ce pays, la critique est insultante mais je respire mal si je ne dis pas ma pensée, j’ai toujours fonctionné ainsi, c’est parfois dangereux, risqué, mais c’est ma personnalité.
Dans ce pays, beaucoup d’enfants n’aiment pas l’école, ils encaissent des coups et des gifles par des excès de colère des instituteurs.
L’école publique au Maroc est malade. Certains enseignants sont outrés par les actes de leurs collègues qui . Comment aimer l’école dans ces conditions ? C’est normal que l’école devienne un endroit que l’on rejette.
Les parents envoient leurs enfants à l’école pour apprendre et se nourrir l’esprit, et pas pour prendre des coups et vivre dans la panique.
Certains enseignants pensent qu’un élève qui n’est pas battu, est un mauvais élève.
Cette enseignante me trouve trop bavard, dans ce pays, on ne parle pas ainsi me dit-elle, je lui explique comment je fonctionne, elle comprend ma culture occidentale mais est certaine qu’un jour, il m’arrivera des ennuis, ici ce n’est pas la France, tu es en vacances, respire, oublie le reste, réfléchit bien à ce que je te dis, en guise de réponse, je souris.
Je suis très bien reçu par le patron de ce gîte. Au Maroc, en principe, nous sommes toujours extrêmement bien reçus dans un établissement hôtelier ou un restaurant à l’arrivée comme au départ. Par contre, pour ce qui est administratif, banque, poste, c’est le contraire.
Mercredi 30 mai
Ce matin, je me lève plus tard, je suis tellement bien dans cette chambre si luxueuse, j’ai une douche avec l’eau chaude et en plus une serviette.
Un car d’excursion arrive pour visiter ce lieu, quant à moi, je fais la visite de ce village seul. Je me perds pour retrouver le chemin allant à Tafraoute.
Me voici enfin sur la R 105. Un petit car d’excursion s’arrête, surprise pour moi, le guide me propose de m’amener à Tafraoute, ce sont les Français que j’ai aperçus à Ousmenat qui ont demandé au guide de me faire monter dans le car. Durant le trajet, nous échangeons quelques mots, ces excursionnistes sont surpris de me voir passer des vacances ainsi, sans bagage, je voyage seulement avec un petit sac en bandoulière.
Aujourd’hui mercredi, c’est le jour du souk à Tafraoute, il approvisionne les villages de toute la région.
Je visite le village d’Adaï, 4 Km de Tafraoute, bon pour les mollets. Comme dans beaucoup de villages, de nombreuses maisons vieilles d’environ 3 ou 4 siècles sont à l’abandon ou en ruine.Il faudrait un plan de réhabilitation mais il n’y a pas d’argent pour cela, par contre, pour les mosquées des villages, elles sont toujours dans un état d’entretien impeccable. A l’intérieur de ce petit village, il y a de nombreux rochers, c’est vraiment impressionnant.
Je retourne à Tafraoute, à l’entrée de cette petite ville, il y a un hôtel avec une piscine, le nom de cet établissement se nomme Antoine. Je peux me baigner pour 20 DH.
Je vais à mon hôtel, le luxe est différent et le tarif est en conséquence. Je lave mon linge, il sèche très rapidement, il vaut mieux pour moi car c’est les seuls vêtements que j’ai.
Le soir, il y a toujours autant de monde dans les rues et les villages.
Jeudi 31 mai
Aujourd’hui, je vais visiter les gorges d’Aït-Mansour à environ 35 Km de Tafraoute.
Il n’y a pas de moyen de locomotion pour aller à ces gorges, seule une société de 4X4 fait ce trajet.
Je me dirige vers la station essence de cette ville. J’attends patiemment, durant 2H30, seul 3 automobilistes font le plein de leur véhicule de location. La première voiture est un couple d’Allemand, ils ne veulent pas me prendre ce qui est tout à fait normal, il en est de même pour le deuxième véhicule. Une troisième voiture arrive, il est déjà 10H30, ce couple est hésitant, je leur propose de l’argent pour les frais de carburant, refus de leur part par contre je peux faire le trajet avec eux, c’est vraiment une bonne journée pour moi.
Ce parcours est magnifique. Nous apercevons l’Adrar Mqorn à 2344 m d’alt. Lorsque la route goudronnée se termine, s’élève une surprenante palmeraie, enserrée entre deux hautes falaises très rapprochées. C’est un véritable enchantement de voir la verdure éclatante des jardinets irrigués sous les frondaisons denses des palmiers dattiers et de traverser l’oued à gué, à de nombreuses reprises.
La sortie des gorges débouche sur une vallée, un peu plus large, où apparaissent plusieurs villages anciens mais il faudrait trop de temps pour faire la visite. Je me contente de visiter un village se trouvant entre les deux gorges, le site est époustouflant.
Je fais demi tour et reviens vers la voiture, j’ai voulu laisser les Français se promener seuls.
Pour la route du retour, je veux m’arrêter au village d’Agard-Oudad, je quitte la voiture et remercie bien évidement ces personnes sans qui je n’aurais pas passé une agréable journée.
Ce village est entouré de rochers étrangement sculptés par l’érosion, comme ceux que l’on a nommé la gazelle, le chapeau de Napoléon, le doigt.
J’ai une heure de marche pour arriver à Tafraoute, je prends mon temps.
Je prends mon repas à la terrasse de l’hôtel, l’oued bien sec est en face de moi, soudain, inimaginable en occident, un commerçant jette tous ses détritus à travers le pont, boîtes de conserve, bouteilles de verre et autres . Triste oued, il est chargé de déchets sur toute la longueur de la ville.
Vendredi 1 juin
Je prends le bus partant de Tafraoute à 6H00 pour aller à Tiznit, distance : 107 Km.
Cette route est pittoresque. Nous mettons 3H30 pour parcourir cette distance.
Arrivé à Tiznit, je prends un taxi collectif pour me rendre à Inezgane (10 Km d’Agadir). Le chauffeur de ce taxi roule extrêmement vite, il ne faut pas être surpris si au Maroc, il y a autant d’accidents.
Je n’ai pas la prétention à écrire une rubrique ni à réaliser un rapport sur les accidents meurtriers dans ce pays mais hélas, alors que le code de la route suscite toujours la colère des conducteurs, ceux-ci ont d’ailleurs fait grève en mars 2007 pour protester contre un projet de loi visant à imposer de lourdes sanctions pour non respect des règlements de circulation, l’hécatombe, elle, se poursuit.
Les excès de vitesse, la défaillance mécanique, 60% des bus ne rempliraient pas les conditions minimales de sécurité, absence de marquage sur les routes, dépassement dans les virages, la nuit la plupart des véhicules ne sont pas éclairés et je peux en rajouter.
En 1998, le Maroc disposait de 57251 Km de routes dont 29952 Km revêtues.
Le parc automobile en circulation sur le réseau routier marocain est évalué en 2004 à 1950802 unités, ce qui représente une augmentation de 4% par rapport à 2003. Ce parc est composé de 73% de véhicules de tourisme, 26% de véhicules utilitaires et de 1% de mobylettes.
Le taux de motorisation est de 65 véhicules pour 1000 habitants source 2004.
Source 2004, le véhicule au Maroc tue 9,7 fois plus qu’en France.
3622 personnes ont été tuées dans les accidents de la circulation survenus en 2006.
Ce carnage prend les dimensions d’un cancer qui ne cesse de s’amplifier malgré la volonté d’y mettre un terme.
De Tiznit à Anizgane, il y a 78 Km. Ce trajet n’est pas agréable, sur tous les trajets que j’ai parcourus durant mon séjour, c’est le seul qui n’est pas merveilleux à mon goût.
Le taxi collectif s’arrête à une très grande place, il y a une centaine de 150 taxis à attendre le client et plus loin de nombreux bus partant pour toutes les destinations de ce pays.
Je viens d’acheter mon billet pour aller à Skoura, il est à peine midi, le bus part à 21H00, j’ai largement du temps me permettant de faire une visite quelque part.
Il fait très chaud, j’aperçois un indicateur de température s’affichant à 38°.
Dans la nuit du 29 février 1960, la ville d’Agadir fut anéantie par un tremblement de terre qui causa la mort de plus de 15000 personnes. En France, l’émotion est très vive. Monté sur le trône un an plus tard, Hassan II décide la reconstruction d’Agadir ; elle sera menée tambour battant, et le béton coulera à flot.
Architecture de béton, larges avenues entrecoupées d’espaces verts caractérisent le centre urbain reconstruit à l’issu de ce tremblement de terre. Il est difficile de comprendre l’admiration que cette architecture a pu susciter à cette époque.
Le PDRT (programme de développement régional touristique) d’Agadir vise à doter la ville à l’horizon 2015 d’une capacité litière s’élevant à 60000 lits. Ce programme porte sur le renforcement de l’hébergement en front de mer.
Je fais le choix de visiter la nouvelle médina.
Le tremblement de terre ayant privé Agadir de son ancienne médina, Coco Pollizzi, maître artisan décorateur Italien né à Rabat, a eu l’idée d’en reconstruire une. Plutôt que de tenter une impossible reconstruction, Coco Pollizzi s’est lancé dans une création personnelle, réutilisant à sa manière le vocabulaire plastique de l’architecture vernaculaire marocaine, ses matériaux et ses techniques traditionnelles de construction.
A l’intérieur, une enceinte en pisé, vous retrouverez, presque plus vrai que nature, ruelles, maisons, échoppes, ateliers, café maure, etc. La médina, loin d’être achevée, couvrira 4 ha, on peut voir des bâtisseurs blancher le pisé, installer un plafond en tataoui ou découper des zelliges. A ce projet architectural, s’ajoute un projet socioculturel : faire revivre un artisanat authentique, à l’abri du mercantilisme des bazaristes. Plusieurs dizaines d’artisans travaillent déjà, à leur propre compte, dans la médina. Leur production est vendue exclusivement sur place, pas de marchandage.
Personnellement, je trouve cette médina trop artificielle, un peu écomusée, elle manque de chaleur, il y a beaucoup de touristes venant avec le car d’excursion.
Dans cette médina, il y a un projet de discothèque, piscine, hôtel, à méditer.
Je retourne à Inezgane, je suis à 400 Km de Skoura.
Le bus quitte la place d’Inezgane comme prévu à 21H00, nous faisons le trajet de nuit.
Ce bus fait le trajet jusqu’à Errachidia, distance 670 Km.
Nous passons par Taroudant puis Ouarzazate, arrêt d’environ 30 mn.
Skoura est à 42 Km d’Ouarzazate, j’arrive à 2H30 du matin.
Heureusement, je connais Skoura, dès que j’aperçois l’entrée de ce village, je frappe très fort avec mes mains, c’est ainsi qu’il faut faire pour que le chauffeur s’arrête mais j’ai l’impression que ce chauffeur ne m’entend pas, je crie, enfin il stoppe.
Je suis le seul passager à descendre de ce bus, je me dirige jusqu’au centre de ce petit village.
Arrivé sur la Place, un vieux Monsieur fait la surveillance des magasins, au même moment un type en mobylette vient à mes côtés, il me propose de dormir chez lui, je me rends très vite compte qu’il est ivre et drogué, j’accepte tout de même sa proposition.
Arrivé chez lui, sa seule pièce d’habitation d’environ 30 m² est dans un état de clochardisation. J’espère ne pas attraper de puces ou autres. Il m’offre le thé, imaginez sa théière et ses verres, ‘ornementation de saleté’. Il parle mais le dialogue est incohérent. Vers 4H30, nous dormons, enfin lui mais moi, c’est impossible, il a un chien qui n’arrête pas de me lécher la figure, je repousse cet animal mais aussitôt il revient à moi et aboie bien péniblement. Cette bête est très amaigrie, elle a faim. Ne pouvant pas dormir et ne voulant pas perdre mon temps ici, je réveille Rachid, il a eu peur de ma présence, il ne se rappelait plus que je dormais chez lui.
Samedi 2 juin
Rachid me propose de faire la visite de la palmeraie de Skoura, allons-y, même si je la connais.
Je suis assis sur le porte-bagage de sa mobylette, il roule vite sur ce chemin sablonneux, j’espère ne pas tomber.
Nous faisons une première halte à une kasbah, construite à la fin du 18ième siècle par un Andalou. Elle est très belle (en bois sculpté, puits de lumière en colonnes) et justifie pleinement les travaux de restauration récemment entrepris. Les terrasses supérieurs offrent une vue superbe sur la palmeraie.
Ensuite, nous allons dans une maison auprès d’une mosquée, l’endroit est bucolique. Rachid me présente le propriétaire de cette maison.
Si Rachid m’amène dans cette maison, c’est certainement pour quelque chose, c’est comme la visite de la kasbah, je n’ai pas laissé le pourboire. Rachid a proposé de passer cette journée avec moi, mon temps n’est pas compté, pas de problème.
Ils ont comme projet de rénover cette maison pour en faire un gîte, alors ils me demandent si je veux participer financièrement à ce projet, en quelque sorte devenir actionnaire, ils partageront avec moi les bénéfices. Combien de fois ai-je pu avoir des propositions de ce genre.
Je refuse cette proposition débile et explique les raisons.
Ils fument le cannabis puis font une sieste, je n’ai plus qu’à attendre.
Rachid réveillé, nous quittons cette maison, aujourd’hui, la rénovation de cet habitat n’aura pas avancé.
Assis sur cette mobylette, nous prenons le chemin menant à Skoura, de là, Rachid m’amène à un gîte, le patron me fait visiter son établissement, c’est un émerveillement, fascinant, quel travail pour arriver à ce résultat. Le patron en est fier mais il peut l’être, c’est une véritable réussite.
Je paie un repas bien mérité à Rachid dans cet établissement, je n’avais pas mangé depuis hier soir, avant de prendre le bus à Inezgane.
Je prends le taxi collectif pour aller à Imassine. En quittant Skoura je me rends compte aussitôt que ce taxi prend la direction pour Ouarzazate., explication, je demande à faire demi-tour, non sans difficulté. Maintenant je suis à nouveau sur la petite place de Skoura pour attendre que le taxi soit au complet pour aller cette fois dans la bonne direction, Imassine.
En arrivant à Imassine, il fait nuit. En quittant le taxi, je traverse la route, il y a un grand parking et un restaurant. Je demande s’il y a un endroit pour dormir mais hélas, la réponse est négative. Sur cette route, les bus et les taxis s’arrêtent pour manger le tajine, acheter des cigarettes, fruits. Les femmes restent dans le véhicule ?
On m’amène un matelas, une couverture et un oreiller, je dors sur ce parking, souvent réveillé par le bruit mais c’est plus rassurant que de passer la nuit à la belle étoile.
Dimanche 3 juin
Le village d’Imassine se trouve en face du restaurant où j’ai passé la nuit. Je traverse la route pour admirer ce village situé de part et d’autres d’un oued que l’on passe à gué. Les nombreuses kasbahs sont construites au bord de la falaise.
J’attends maintenant au bord de la route qu’un taxi collectif m’amène à El Kelaâ M’Gouna, de là, je prends un autre taxi longeant la Vallée des Roses pour m’arrêter à Hadida, après ce village, la route n’est plus bitumée.
J’utilise mes jambes pour aller à Tourbist par un chemin, le seul d’ailleurs, très caillouteux.
Après 2H00 de marche, le paysage devient splendide, un panorama à 180° s’ouvre devant moi. A l’ouest se dresse l’Ighil M’Goun (4071m), avec son sommet enneigé.
De cet itinéraire, le plateau géologique est remarquable.
Je marche depuis plus de 3H00 sous un soleil de plomb, mes jambes tremblent, j’ai peu mangé ce matin, thé, pain, confiture, j’ai très soif mais je n’ai pas d’eau.
De Hadida à Tourbist par le chemin, le guide Michelin sans faire de pub annonce 2 Km, il y a obligatoirement une erreur ; quand nous circulons avec un 4X4 ce n’est pas un problème à faire 3 ou 4 Km supplémentaires mais à pied, ça change la donne.
Je deviens super agacé, je n’apprécie plus le paysage, je n’ai rencontré personne sur cette route, je me demande s’il ne faut pas faire demi-tour, suis-je sur la bonne destination ? Continuons à marcher, on verra.
Enfin un 4X4 arrive, je mets mon pouce d’avant en arrière en direction de ma bouche pour dévoiler ma soif, de cette façon, en principe, ce véhicule s’arrêtera.
Le guide ouvre la porte du 4X4, je demande à boire de l’eau.
Ce véhicule ne doit pas quitter cet endroit sans moi, je demande à ce guide accompagné du chauffeur et de 2 touristes Anglais si je peux faire le restant du parcours avec eux.
Evidemment, je le savais, le guide hésite mais c’est normal, ce guide est payé par ces Anglais pour visiter la région et pas pour prendre des stoppeurs.
Le couple d’Anglais accepte sans hésitation, ces Londoniens ne comprennent pas comment j’ai pu marcher si longtemps à 40°, sans eau et sans bagage, ils me trouvent suicidaire me disent-ils.
J’arrive à Tourbist, je traverse l’oued, je réserve 2 nuits d’hôtel, de ma chambre, j’ai une jolie vue d’un minaret avec son nid de cigognes, j’observe longuement les volatiles claquants avec leurs longs becs rouges.
Je visite ce charmant village puis revient à l’hôtel, un 4X4 est garé devant l’entrée.
Allongés sur des coussins, un jeune homme et son guide fument le joint, la discussion est sévère entre moi et ce touriste français, il pense que les gens de ce village peuvent visiter cette région le week-end et même aller l’été en vacances au bord de la mer. J’explique à ce débile que ces gens n’ont pas l’argent pour visiter le pays, ils restent dans leur village jusqu’à la fin de leur vie, ils n’ont pas le choix. Cet idiot insiste, il pense qu’il y a toujours un moyen de gagner de l’argent, je cesse la discussion, nous ne sommes pas sur la même longueur d’ondes. Il passera la soirée à fumer le cannabis, à chacun son plaisir.
En soirée, des musiciens arrivent, j’ai discuté avec eux lorsque j’ai visité le village en fin d’après-midi. Des femmes, après avoir cuisiné les repas pour les clients de l’hôtel font la vaisselle et le ménage (j’ai préféré manger dans un petit restau du village), arrivent pour danser au rythme de la musique, elles sont payées pour s’exhiber, ces femmes berbères n’ont pas le choix, il faut nourrir la famille. Les touristes n’hésitent pas à prendre des photos, quel paradoxe, dans ces villages de la montagne, les femmes ont le visage caché, elles ne regardent pas les hommes et dans les établissements hôteliers, pour pouvoir manger, ces mères n’ont pas d’autre solution que de se montrer pour la satisfaction des étrangers.
A propos du voile, ou on le porte et dans ce cas on ne l’enlève pas sous prétexte qu’il y a des touristes, ou on ne le porte pas, à méditer ?
Lundi 4 juin
Je fais une longue balade à Tourbist. Les maisons de ce village sont en terre rouge. Des enfants commencent à me suivre, je fais quelques tours de magie, ils m’applaudissent et ils veulent que je recommence, quel bon public ! Il y a en moi de l’émotion, en Occident, l’émerveillement a disparu.
En bordure de l’oued s’épanouissent de magnifiques plantations de figuiers, d’amandiers et d’autres arbres fruitiers. Je retrouve l’ambiance d’Imlil lors de la récolte du blé, je reste assis près de 30 mn à entendre ces femmes chanter, que c’est beau !
Plus loin, des femmes et de jeunes filles lavent le linge.
Un forgeron cloue un fer au pied d’un maigre cheval.
La nuit ne vas pas tarder, Je retourne au village, les enfants m’appellent le magicien.
Je rencontre Adil, le musicien d’hier soir, il m’invite à prendre le thé chez ses amis. Dans cette pièce de la maison, nous sommes 6 avec moi, je suis le seul à ne pas fumer le cannabis. A la demande d’Adil, je dois faire de la magie à ses amis, pas de problème, il apprécie.
Avec Adil, j’achète une bouteille d’alcool de figue (40°), nous frappons à la porte métallique de la maison, le propriétaire nous donne contre un billet de 100 DH (10€) ce liquide dans une bouteille d’eau en plastique. Je sais, c’est idiot d’acheter de l’alcool, il est plus utile d’offrir de la nourriture mais j’ai proposé et à l’unanimité le choix a été pour la boisson.
Soirée excellente au son de la musique, chacun a amené son instrument, guitare, tam tam, crotale. Le fils du patron de l’hôtel où je dors arrive avec un grand plat de couscous, c’est vraiment gentil de sa part, ce garçon est très sérieux, il ne fume pas et ne boit pas, il a franchement raison.
Mardi 5 juin
Je fais mes adieux, je remercie le fils du patron d’être venu avec un plat de couscous hier soir.
Pour retourner à Hadida, je ne prends pas le même chemin qu’à l’aller, je passe par l’oued, en cette saison, il n’y a pas trop d’eau, enfin, je l’espère.
Marcher le long de l’oued peu être risqué, s’il y a un violent orage, en quelques minutes l’eau monte très rapidement et c’est la noyade assurée, mais si on vit perpétuellement avec l’idée du danger, on ne fait rien.
Jusqu’à Hadida, mon parcours a duré 3H30, j’ai eu parfois certaines difficultés à franchir certains obstacles mais j’ai été fort heureusement récompensé par un sublime paysage. Parfois, j’avais de l’eau jusqu’à la taille, une eau boueuse et glacée en provenance de la fonte des neiges, le courant était assez impressionnant, j’avais peur de tomber, mes vêtements séchaient vite avec le soleil torride.
A 10 Km avant El-Kellaâ M’Gouna, je trouve un gîte, je suis le seul client, comme d’habitude, je suis très bien reçu par le propriétaire.
Mercredi 6 juin
Petit-déjeuner très copieux, j’ai même des gâteaux, je laisse un généreux pourboire au patron.
Sur le chemin d’El-Kellaâ, nous sommes des centaines de personnes à marcher, hommes, femmes, enfants. Aujourd’hui, c’est jour de marché. Les marchés sont toujours très typiques, les gens de la montagne font des Km pour vendre ou acheter les produits. Il y a également le marché aux bestiaux, amis des animaux, évitez d’y assister.
Départ du bus allant à Marrakech, à l’embranchement de la route allant à Âït-Benhaddou, je prends un autre moyen de locomotion, le taxi collectif, je demande au chauffeur de me laisser juste avant l’oued, après le village d’Aït. Maintenant, il y a un pont pour traverser l’oued, pour les habitants de Tamdakth, c’est franchement mieux, l’hiver, ils ne seront plus isolés, ces gens pourront descendre la vallée.
Je réserve 2 nuits à l’hôtel mais ne prends pas de chambre, je préfère dormir sur la terrasse.
Je lave mon linge, le seul bermuda que j’ai et ma chemisette, je profite de la piscine en attendant que mes vêtements sèchent.
Je descends à Âït, je ne prends pas la route mais passe par les chemins.
Jeudi 7 juin
Cette nuit, il y a eu beaucoup de vent, pire qu’à Saint-Malo, je n’ai pas bien dormi, vers 4H00 du matin, j’étais déjà réveillé par le jour mais j’aime cette façon de vivre, ce soir je vais dormir à nouveau sur la terrasse de l’hôtel.
Je vais me promener à Tamdakt (4 Km d’Âït-Benhaddou), d’immenses nids de cigognes sont installés en haut des tours à moitié détruites. Je traverse les champs de ce village pour rejoindre l’oued puis reviens à l’hôtel. Je fais une sieste, la seule de mes vacances. En début d’après-midi, je vais à Âït. Je descends par l’oued, il n’y a pas une goûte d’eau. Les hautes Kasbahs datent probablement du 18ième siècle, les façades sont décorées de motifs géométriques réalisés à l’aide de briques de terre crue. Il faut se promener dans le lacis des ruelles qui escaladent la colline, couronnée par les vestiges d’une forteresse juive préislamique. Le panorama du sommet est exceptionnel.
Vendredi 8 juin
Je quitte Âït-Benhaddou pour Marrakech.
A l’entrée de Marrakech, j’aperçois de superbes villas, juste en face de ces immenses demeures, se trouvent de misérables bidonvilles, ceux-ci seront dans peu de temps certainement démolis pour construire de nouvelles demeures pour les riches.
Le parc immobilier de cette ville est en plein essor.
Il y a 2 mois, le marché de gros a été déplacé à une quinzaine de Km sur la route allant à El Jadida, seul, pourront aller se ravitailler les riches commerçants, les pauvres seront encore plus nombreux. A l’endroit où existait ce marché, il y a de nombreuses grues, le projet immobilier est démesuré.
Ce marché de gros se trouvait en face le jardin Majorelle, j’aimais le visiter lorsque je passais à Marrakech.
Tôt le matin, les restaurateurs et les commerçants de la ville venaient s’approvisionner ; seul les particuliers n’avaient en principe pas le droit à l’achat, croyez-moi, la visite valait le détour. De nombreux paysans venaient des environs de Marrakech, la plupart à dos d’âne, pour vendre leurs récoltes de dattes, de blé en grande quantité. On y trouvait toutes sortes de légumes. On y achetait la volaille, la viande, le poisson venait d’Essaouira. Quelle ambiance que ce marché ! Je n’ai plus qu’à enregistrer dans ma mémoire cette atmosphère.
Le bus arrive à la gare, je vais à pied à la Place Jemâa el -Fna et trouve un hôtel à 5 € la nuit.
Au coin d’une rue, des enfants se shootent à coup de colle. Des jeunes filles vendent des kleenex, des cigarettes, des fleurs aux feux rouges, quand elles ne se prostituent pas pour une bouchée de pain. Ces filles sont toutes des mères célibataires potentielles, donc, d’autres enfants qui vont grandir dans la rue. A d’autres coins de rue, encore des enfants, cireurs de chaussures. Voilà où conduit la pauvreté de ce pays. Des réseaux de mendicité organisés recrutent ces enfants. Les parents des ‘enfants de rues’ sont démissionnaires, ils ne savent plus jouer leur rôle. Plus alarmant, l’enfant représente très souvent la seule source de revenus pour une famille qui ne cesse de croître dangereusement. Pensons également au triste sort réservé aux ‘bonnes’, ce sont ces filles placées dès la petite enfance par leur parents, dans des familles où elles sont bonnes à tout faire. Souvent battues, elles vivent dans des conditions précaires, ne voyant leur parent qu’une fois par mois ou tous les deux mois, le jour où celui-ci vient chercher la paie souvent ridicule et dont la petite fille ne jouit nullement.
J’ai vu, croyez-moi, des visages d’enfants marqués de cicatrices, la rue bousille leur santé, ils sont happés. J’ai vu à Marrakech et Casablanca des enfants battus par la police, en pleine rue, le vagabondage étant interdit.
Que faire, je suis impuissant, m’en mêler, mon passeport est confisqué et je ne reviens pas en France, j’ai honte de moi mais je ne peux hélas que constater ce déplorable spectacle, aujourd’hui, en 2007, triste monde, j’ajoute « odieux monde ».
Marrakech ne m’attire plus comme au début où j’ai connu cette ville, le souk ne m’intéresse absolument pas.
J’aime la Place des Ferbantiers, en cette saison, les cigognes sont nombreuses.
En flânant dans les rues de cette ville, j’entends de la musique, je me dirige vers cet endroit, sur une minuscule place il y a une fête foraine : quatre stands, un manège pour enfants, un pour adulte, un tir au ballon et celui que je préfère, le stand de la loterie. Ce stand me rappelle celui de mon enfance, le forain distribuait quelques tickets gratuits pour attirer le badaud, parmi ces bouts de papier, il y avait un N° gagnant, lorsque la roue indiquant plusieurs N° commençait à tourner, j’avais de l’adrénaline en moi, je ne gagnais jamais le gros lot.
Plus tard, j’ai pensé qu’il était pour celui qui achetait le billet, peut-être même que cette personne était complice avec le forain, ainsi, le lot retournait derrière le stand, enfin, peu importe.
Je suis resté longtemps à observer ce stand, il est vraiment agréable à le regarder, contempler, admirer, scruter, dévisager, la population ici est vraie, sincère, ce lieu est magique, fantastique, étonnant, formidable, extraordinaire, fabuleux, prodigieux, STOP.
J’ai conversé avec le forain animant ce stand, j’ai expliqué mes émotions, aujourd’hui en France ce stand n’existe plus, certainement que dans le Guéliz, les passants ignoreraient son stand, ici, ce n’est pas le même quartier, le peuple a encore besoin de rêves, il prend le temps de respirer, il vous écoute parler, vous êtes un homme de théâtre, vous savez donner de l’illusion, franchement, bravo !
Ce forain m’avise que c’est la première fois qu’un touriste lui adresse la parole, en principe les touristes sont pressés, il pense que mon analyse sur lui est excellente, nous nous quittons par une vigoureuse et chaleureuse poignée de main.
J’ai quelques difficultés à aller à l’hôtel, je me suis perdu dans ces rues, pas de panique, on retrouve toujours son chemin.
Samedi 9 juin
Dernière ballade dans les rues de Marrakech puis direction l’aéroport.
N’ayant pas de bagage, je n’ai pas l’enregistrement à faire, il n’y a plus qu’à attendre le droit d’aller à la salle d’embarquement.
Une information annonce que notre vol est retardé et plus tard, une nouvelle annonce pour un retard nettement plus important. Certaines personnes ne supportent pas cette annonce. Un Monsieur s’énerve auprès du personnel, je frappe des mains, silence de la salle d’embarquement, toutes les têtes sont tournées vers moi, je demande à ce Monsieur de respecter le personnel, d’être poli, vous avez fait le choix d’une compagnie d’aviation au tarif très bas, il faut assumer, la prochaine fois que vous prenez l’avion, choisissez Air France ou Royal Air Maroc, ainsi vous n’aurez pas de problème.
Avant de quitter le Maroc, il fallait que je me fasse remarquer, je me reconnais.
Tony
Tôt le matin, je parcours les ruelles de la médina avant de prendre le taxi collectif de Bade r-Rob pour me rendre à Imlil. Une fois le taxi complet, 2 passagers à l’avant et 4 à l’arrière de cette Mercedes, nous quittons Marrakech.
J’arrive à Imlil, 64 Km de Marrakech, (1740 m d’altitude), les guides sont nombreux à me proposer une excursion, je refuse toutes propositions, c’est ainsi que je vais fonctionner durant mon séjour dans ce pays.
J’effectue une randonnée de 6 H00, le site est merveilleux, j’aperçois la neige sur des sommets de plus de 4000 m d’altitude dont celui du Toubkal atteignant 4167m, le plus haut d’Afrique du Nord. Sur cette vallée, se nichent de minuscules villages berbères de pierre et de terre, le temps semble s’être arrêté depuis des siècles. J’ai la chance car entre mi-avril et début mai, en principe, il y a la récolte du blé. Tout le monde vient prêter main forte, hommes, femmes et enfants, dans une ambiance festive d’une gaieté incroyable, j’entends les femmes chanter, j’aperçois les enfants qui sur leur mulet chargé de blé, vont porter celui-ci à la cour de leur maison.
Sur le chemin du retour, quelques Km avant Imlil, un camion descend la vallée, le chauffeur m’amène à Asni.
Je fais du stop pour aller à Ouirgane, je vais passer la nuit chez l’habitant.
Je suis parfaitement bien accueilli par cette famille. Je fais quelques tours de magie aux enfants. Un Monsieur tond un mouton, un vieil homme assis à côté sur un tabouret en bois fait une remarque car le mouton est blessé par la tondeuse.
Lorsque la tonte de l’animal est finie, la laine est mise dans un sac puis on coupe la ficelle attachée aux pattes et une jeune fille amène ce mouton non sans égard dans un minuscule et vieux bâtiment et on recommence avec un autre mouton.
Lundi 28 mai
Je déjeune dans la cour, 7H10 et il fait déjà chaud.
Pour la douche, ça se passe dans les toilettes. L’eau recueillie de la montagne se trouve dans un bidon, sur celui-ci est accrochée une boîte de conserve qui a fonction de récipient.
Avec peu de moyen, on peut être propre, la preuve en est.
Avant de quitter cet habitat, je parcours ce village aux ruelles de terre accidentées. Je ne vais pas trop loin car je risque de ne pas pouvoir retrouver la maison où j’ai passé la nuit sinon, bien au contraire, il ne faut pas hésiter à s’y perdre, c’est le meilleur moyen de découverte.
Le bus partant de Marrakech à destination d’Agadir passe par Ouirgane vers 11H00. Voulant visiter la mosquée de Tin Mel, le car s’y arrêtant à 800m, c’est bon pour moi.
Sur cette route, j’aperçois les kasbahs d’Agadir-n-Gouf et de Talat-n- Yâkoub, je ne peux pas m’arrêter à les visiter car l’attente d’un véhicule sera longue. Les taxis collectifs seront probablement complets et le prochain bus passe dans 4H00. Le meilleur moyen pour circuler dans ce pays est la voiture de location mais pour moi seul, c’est trop coûteux. De toute façon, je sais que durant mon séjour, j’arriverai à me débrouiller.
Au loin, j’aperçois la mosquée de Tinmel, je frappe des mains pour que le car s’arrête. La mosquée se trouve à 800m de la route principale, je traverse les vergers pour m’y rendre.
Cette mosquée date de 1153. Abandonnée à l’état de ruines pendant des siècles, cette mosquée a fini par être restaurée. L’extérieur a l’austérité d’une forteresse. Le plan de cette mosquée est symétrique, des arcades en brique délimitant neuf nefs. Seule la première travée a conservé son élégant décor de stuc, notamment le beau mihrab et trois coupoles à stalactites. Les autres travées ont été entièrement reconstruites en brique rose, recréant avec beaucoup de bonheur l’espace originel.
Durant la visite de la mosquée, il y a deux couples de touristes français avec une voiture de location, je leur demande s’ils vont à Taroudant, la veine pour moi, c’est leur direction. Grâce à ces touristes, je gagne de nombreuses heures d’attente.
Le trajet offre un splendide panorama sur l’étroite vallée de l’oued Nfiss. Des petits champs en terrasses minutieusement entretenus et irrigués, des vergers d’amandiers et d’oliviers entourent les villages aux maisons de pierres sèches.
Après une série de virages vertigineux, on arrive au col du Tizi-n- Test à 2092m d’alt. La vue est époustouflante. La route descend ensuite tranquillement et la végétation évolue des chênes verts du sommet aux arganiers sauvages du Sous, en passant par les palmiers nains, les lauriers-roses et les immenses genêts à petites fleurs blanches.
De nombreuses chèvres grimpent sur les branches d’arganiers, nous passons une vingtaine de minutes à les observer, le spectacle est magnifique.
A 35 Km de Taroudant, nous visitons la palmeraie de Tioute. A l’arrière plan de cette palmeraie, il y a une belle vue de la chaîne du Haut Atlas. Au pied de cette palmeraie, se trouve une belle kasbah.
Nous reprenons le chemin pour Taroudant, la nuit tombe, je trouve un hôtel à 2 Km des remparts.
Mardi 29 mai
Taroudant se trouve à 81 km d’Agadir, 223 Km de Marrakech et 294 Km de Ouarzazate.
Les remparts dessinant un carré approximatif d’environ 8 km de pourtour sont percés de 5 portes monumentales. Il n’y a pas si longtemps, oliveraies et vergers venaient jusqu’au pied des murailles, leur conférant un charme supplémentaire. Mais, depuis quelques années, ce côté bucolique est menacé par la construction de faubourgs peu esthétiques.
J’ai visité un hôtel de luxe, je suis rentré dans cet établissement incognito. Cet établissement occupe l’ancien palais du pacha de Taroudant. Jardins luxuriants, cours secrètes animées de fontaines, beaux patios anciens plantés de grands bananiers, galeries et terrasses forment un dédale où il fait bon flâner. N’oublions pas la piscine.
Je quitte les remparts de Taroudant pour déambuler dans les souks, beaucoup d���enfants travaillent dans de minuscules ateliers avec une très faible luminosité. Hélas pour eux, ils ne vont pas à l’école qui pourtant est obligatoire, ceci amène à être analphabète, ces enfants ne sauront pas lire, ils seront comme aveugles, sans éducation, la lutte n’est pas possible.
Le très faible niveau socio-économique des familles oblige les parents à engager leurs enfants dans le travail à des âges précoces.
Leurs rémunérations de 150 DH à 300 DH par mois, soit entre 15 et 30€, sont perçues directement par les parents.
Le SMIC Marocain est à 2100 Dirhams.
Les conditions de vie sont souvent inhumaines.
Ce ‘trafic’ très lucratif est parfaitement bien organisé, il y a des bureaux de placements faisant le lien entre les familles très souvent rurales des ‘victimes’ et les futurs ‘Exploitants’.
Le code du travail de l’enfant a été élaboré mais toujours pas amandé.
Je quitte les souks et visite la médina, je suis surpris par le nombre de mosquées, les minarets sont magnifiques.
Je mange dans un restaurant à la propreté douteuse mais j’adore cette formule. Une omelette 2 œufs avec pain et thé plus l’eau du robinet à volonté me valent 7 DH, je laisse 3 DH de pourboire.
Sachez que 10 DH valent 1 €.
Maintenant j’ai une longue route à faire, je veux être ce soir à Ousmenat, village se situant à quelques Km avant Tafraoute et ce n’est pas gagné.
Un taxi collectif m’amène à Inezgane, banlieue d’Agadir. A la place des taxis collectifs d’Inezgane, je prends un autre taxi m’amenant cette fois à Âit-Baha.
Je suis à 70 Km d’Ousmenat mais avant, je veux visiter une citadelle.
En attendant que le taxi soit au complet, je prends un thé à la terrasse d’un café, je suis le seul consommateur. Dans ce pays, il est accepté de passer son temps dans un établissement sans prendre de consommation.
Nous sommes que 4 personnes à attendre que ce taxi soit au complet, voulant quitter Âit-Baha rapidement, je décide de payer la place pour les 2 personnes manquantes.
Comme prévu, je m’arrête à Tizorgan. Ce village fortifié bien seul à 500 m de la route est frappant. Arrivé à une porte fortifiée, un vieil homme assis me demande quelques DH. Ce village, situé au sommet d’une colline escarpée, a la particularité d’être parfaitement circulaire. Son enceinte de pierre est formée par les murs extérieurs des maisons. En parcourant les deux uniques ruelles, circulaires, j’admire quelques belles portes anciennes en bois d’arganier, patinées par les siècles et protégées par des auvents en plaques de schiste.
En quittant ce village, j’attends sous un soleil de plomb qu’un véhicule passe.
Après une heure d’attente, un camion s’arrête, le chauffeur m’amène à Ousmenat. Nous sommes 4 passagers pour ce trajet, serrés bien sur mais on oublie le confort, j’ai eu vraiment de la chance que ce camion soit sur cette route, la R 105, fort belle, je contemple le sommet Jbel Lekst à 2359 m d’alt.
Dans le sud du Maroc, il y a peu de véhicules, le stop est très facile, c’est un moyen pour le chauffeur de recevoir quelques DH.
Ce camion est chargé, surchargé de phosphate. Nous avançons à une vitesse d’environ 10 Km/h en côte. Nous franchissons le col du Tizi-n-Tarakine à 1500m d’alt, maintenant nous descendons à 20 Km/h, la troisième vitesse n’est jamais enclenchée. Parfois, nous nous arrêtons pour ne pas trop fatiguer le moteur.
Il fait nuit, nous roulons sans lumière sur cette route si dangereuse, c’est incroyable, je ne pense pas à l’accident sinon la peur s’installe, je suis rôdé, c’est la 5ième fois que je visite ce pays, je m’y suis habitué, je ne suis surpris de rien.
Arrivé à Ousmenat, je donne un bon pourboire au chauffeur, il le mérite franchement.
Il fait nuit, je fais de petits pas, le chemin est très accidenté, ici, nous ne sommes pas en Occident, les routes et trottoirs goudronnés, les noms de rue, l’éclairage, ceci n’existe pas.
Je rencontre une Marocaine, cette femme est institutrice. Sur le chemin m’amenant à un gîte, nous parlons de divers sujets.
A l’école, cette femme trouve les élèves mal élevés, elle pense que ceci vient des parents, il y a un manque de discipline, depuis quelques années, l’instituteur ne doit plus utiliser le bâton pour régner l’ordre.
Sur ce sujet comme tant d’autres thèmes abordés par les Marocains, je dérange mais je ne peux pas rester passif, je sais quand dans ce pays, la critique est insultante mais je respire mal si je ne dis pas ma pensée, j’ai toujours fonctionné ainsi, c’est parfois dangereux, risqué, mais c’est ma personnalité.
Dans ce pays, beaucoup d’enfants n’aiment pas l’école, ils encaissent des coups et des gifles par des excès de colère des instituteurs.
L’école publique au Maroc est malade. Certains enseignants sont outrés par les actes de leurs collègues qui . Comment aimer l’école dans ces conditions ? C’est normal que l’école devienne un endroit que l’on rejette.
Les parents envoient leurs enfants à l’école pour apprendre et se nourrir l’esprit, et pas pour prendre des coups et vivre dans la panique.
Certains enseignants pensent qu’un élève qui n’est pas battu, est un mauvais élève.
Cette enseignante me trouve trop bavard, dans ce pays, on ne parle pas ainsi me dit-elle, je lui explique comment je fonctionne, elle comprend ma culture occidentale mais est certaine qu’un jour, il m’arrivera des ennuis, ici ce n’est pas la France, tu es en vacances, respire, oublie le reste, réfléchit bien à ce que je te dis, en guise de réponse, je souris.
Je suis très bien reçu par le patron de ce gîte. Au Maroc, en principe, nous sommes toujours extrêmement bien reçus dans un établissement hôtelier ou un restaurant à l’arrivée comme au départ. Par contre, pour ce qui est administratif, banque, poste, c’est le contraire.
Mercredi 30 mai
Ce matin, je me lève plus tard, je suis tellement bien dans cette chambre si luxueuse, j’ai une douche avec l’eau chaude et en plus une serviette.
Un car d’excursion arrive pour visiter ce lieu, quant à moi, je fais la visite de ce village seul. Je me perds pour retrouver le chemin allant à Tafraoute.
Me voici enfin sur la R 105. Un petit car d’excursion s’arrête, surprise pour moi, le guide me propose de m’amener à Tafraoute, ce sont les Français que j’ai aperçus à Ousmenat qui ont demandé au guide de me faire monter dans le car. Durant le trajet, nous échangeons quelques mots, ces excursionnistes sont surpris de me voir passer des vacances ainsi, sans bagage, je voyage seulement avec un petit sac en bandoulière.
Aujourd’hui mercredi, c’est le jour du souk à Tafraoute, il approvisionne les villages de toute la région.
Je visite le village d’Adaï, 4 Km de Tafraoute, bon pour les mollets. Comme dans beaucoup de villages, de nombreuses maisons vieilles d’environ 3 ou 4 siècles sont à l’abandon ou en ruine.Il faudrait un plan de réhabilitation mais il n’y a pas d’argent pour cela, par contre, pour les mosquées des villages, elles sont toujours dans un état d’entretien impeccable. A l’intérieur de ce petit village, il y a de nombreux rochers, c’est vraiment impressionnant.
Je retourne à Tafraoute, à l’entrée de cette petite ville, il y a un hôtel avec une piscine, le nom de cet établissement se nomme Antoine. Je peux me baigner pour 20 DH.
Je vais à mon hôtel, le luxe est différent et le tarif est en conséquence. Je lave mon linge, il sèche très rapidement, il vaut mieux pour moi car c’est les seuls vêtements que j’ai.
Le soir, il y a toujours autant de monde dans les rues et les villages.
Jeudi 31 mai
Aujourd’hui, je vais visiter les gorges d’Aït-Mansour à environ 35 Km de Tafraoute.
Il n’y a pas de moyen de locomotion pour aller à ces gorges, seule une société de 4X4 fait ce trajet.
Je me dirige vers la station essence de cette ville. J’attends patiemment, durant 2H30, seul 3 automobilistes font le plein de leur véhicule de location. La première voiture est un couple d’Allemand, ils ne veulent pas me prendre ce qui est tout à fait normal, il en est de même pour le deuxième véhicule. Une troisième voiture arrive, il est déjà 10H30, ce couple est hésitant, je leur propose de l’argent pour les frais de carburant, refus de leur part par contre je peux faire le trajet avec eux, c’est vraiment une bonne journée pour moi.
Ce parcours est magnifique. Nous apercevons l’Adrar Mqorn à 2344 m d’alt. Lorsque la route goudronnée se termine, s’élève une surprenante palmeraie, enserrée entre deux hautes falaises très rapprochées. C’est un véritable enchantement de voir la verdure éclatante des jardinets irrigués sous les frondaisons denses des palmiers dattiers et de traverser l’oued à gué, à de nombreuses reprises.
La sortie des gorges débouche sur une vallée, un peu plus large, où apparaissent plusieurs villages anciens mais il faudrait trop de temps pour faire la visite. Je me contente de visiter un village se trouvant entre les deux gorges, le site est époustouflant.
Je fais demi tour et reviens vers la voiture, j’ai voulu laisser les Français se promener seuls.
Pour la route du retour, je veux m’arrêter au village d’Agard-Oudad, je quitte la voiture et remercie bien évidement ces personnes sans qui je n’aurais pas passé une agréable journée.
Ce village est entouré de rochers étrangement sculptés par l’érosion, comme ceux que l’on a nommé la gazelle, le chapeau de Napoléon, le doigt.
J’ai une heure de marche pour arriver à Tafraoute, je prends mon temps.
Je prends mon repas à la terrasse de l’hôtel, l’oued bien sec est en face de moi, soudain, inimaginable en occident, un commerçant jette tous ses détritus à travers le pont, boîtes de conserve, bouteilles de verre et autres . Triste oued, il est chargé de déchets sur toute la longueur de la ville.
Vendredi 1 juin
Je prends le bus partant de Tafraoute à 6H00 pour aller à Tiznit, distance : 107 Km.
Cette route est pittoresque. Nous mettons 3H30 pour parcourir cette distance.
Arrivé à Tiznit, je prends un taxi collectif pour me rendre à Inezgane (10 Km d’Agadir). Le chauffeur de ce taxi roule extrêmement vite, il ne faut pas être surpris si au Maroc, il y a autant d’accidents.
Je n’ai pas la prétention à écrire une rubrique ni à réaliser un rapport sur les accidents meurtriers dans ce pays mais hélas, alors que le code de la route suscite toujours la colère des conducteurs, ceux-ci ont d’ailleurs fait grève en mars 2007 pour protester contre un projet de loi visant à imposer de lourdes sanctions pour non respect des règlements de circulation, l’hécatombe, elle, se poursuit.
Les excès de vitesse, la défaillance mécanique, 60% des bus ne rempliraient pas les conditions minimales de sécurité, absence de marquage sur les routes, dépassement dans les virages, la nuit la plupart des véhicules ne sont pas éclairés et je peux en rajouter.
En 1998, le Maroc disposait de 57251 Km de routes dont 29952 Km revêtues.
Le parc automobile en circulation sur le réseau routier marocain est évalué en 2004 à 1950802 unités, ce qui représente une augmentation de 4% par rapport à 2003. Ce parc est composé de 73% de véhicules de tourisme, 26% de véhicules utilitaires et de 1% de mobylettes.
Le taux de motorisation est de 65 véhicules pour 1000 habitants source 2004.
Source 2004, le véhicule au Maroc tue 9,7 fois plus qu’en France.
3622 personnes ont été tuées dans les accidents de la circulation survenus en 2006.
Ce carnage prend les dimensions d’un cancer qui ne cesse de s’amplifier malgré la volonté d’y mettre un terme.
De Tiznit à Anizgane, il y a 78 Km. Ce trajet n’est pas agréable, sur tous les trajets que j’ai parcourus durant mon séjour, c’est le seul qui n’est pas merveilleux à mon goût.
Le taxi collectif s’arrête à une très grande place, il y a une centaine de 150 taxis à attendre le client et plus loin de nombreux bus partant pour toutes les destinations de ce pays.
Je viens d’acheter mon billet pour aller à Skoura, il est à peine midi, le bus part à 21H00, j’ai largement du temps me permettant de faire une visite quelque part.
Il fait très chaud, j’aperçois un indicateur de température s’affichant à 38°.
Dans la nuit du 29 février 1960, la ville d’Agadir fut anéantie par un tremblement de terre qui causa la mort de plus de 15000 personnes. En France, l’émotion est très vive. Monté sur le trône un an plus tard, Hassan II décide la reconstruction d’Agadir ; elle sera menée tambour battant, et le béton coulera à flot.
Architecture de béton, larges avenues entrecoupées d’espaces verts caractérisent le centre urbain reconstruit à l’issu de ce tremblement de terre. Il est difficile de comprendre l’admiration que cette architecture a pu susciter à cette époque.
Le PDRT (programme de développement régional touristique) d’Agadir vise à doter la ville à l’horizon 2015 d’une capacité litière s’élevant à 60000 lits. Ce programme porte sur le renforcement de l’hébergement en front de mer.
Je fais le choix de visiter la nouvelle médina.
Le tremblement de terre ayant privé Agadir de son ancienne médina, Coco Pollizzi, maître artisan décorateur Italien né à Rabat, a eu l’idée d’en reconstruire une. Plutôt que de tenter une impossible reconstruction, Coco Pollizzi s’est lancé dans une création personnelle, réutilisant à sa manière le vocabulaire plastique de l’architecture vernaculaire marocaine, ses matériaux et ses techniques traditionnelles de construction.
A l’intérieur, une enceinte en pisé, vous retrouverez, presque plus vrai que nature, ruelles, maisons, échoppes, ateliers, café maure, etc. La médina, loin d’être achevée, couvrira 4 ha, on peut voir des bâtisseurs blancher le pisé, installer un plafond en tataoui ou découper des zelliges. A ce projet architectural, s’ajoute un projet socioculturel : faire revivre un artisanat authentique, à l’abri du mercantilisme des bazaristes. Plusieurs dizaines d’artisans travaillent déjà, à leur propre compte, dans la médina. Leur production est vendue exclusivement sur place, pas de marchandage.
Personnellement, je trouve cette médina trop artificielle, un peu écomusée, elle manque de chaleur, il y a beaucoup de touristes venant avec le car d’excursion.
Dans cette médina, il y a un projet de discothèque, piscine, hôtel, à méditer.
Je retourne à Inezgane, je suis à 400 Km de Skoura.
Le bus quitte la place d’Inezgane comme prévu à 21H00, nous faisons le trajet de nuit.
Ce bus fait le trajet jusqu’à Errachidia, distance 670 Km.
Nous passons par Taroudant puis Ouarzazate, arrêt d’environ 30 mn.
Skoura est à 42 Km d’Ouarzazate, j’arrive à 2H30 du matin.
Heureusement, je connais Skoura, dès que j’aperçois l’entrée de ce village, je frappe très fort avec mes mains, c’est ainsi qu’il faut faire pour que le chauffeur s’arrête mais j’ai l’impression que ce chauffeur ne m’entend pas, je crie, enfin il stoppe.
Je suis le seul passager à descendre de ce bus, je me dirige jusqu’au centre de ce petit village.
Arrivé sur la Place, un vieux Monsieur fait la surveillance des magasins, au même moment un type en mobylette vient à mes côtés, il me propose de dormir chez lui, je me rends très vite compte qu’il est ivre et drogué, j’accepte tout de même sa proposition.
Arrivé chez lui, sa seule pièce d’habitation d’environ 30 m² est dans un état de clochardisation. J’espère ne pas attraper de puces ou autres. Il m’offre le thé, imaginez sa théière et ses verres, ‘ornementation de saleté’. Il parle mais le dialogue est incohérent. Vers 4H30, nous dormons, enfin lui mais moi, c’est impossible, il a un chien qui n’arrête pas de me lécher la figure, je repousse cet animal mais aussitôt il revient à moi et aboie bien péniblement. Cette bête est très amaigrie, elle a faim. Ne pouvant pas dormir et ne voulant pas perdre mon temps ici, je réveille Rachid, il a eu peur de ma présence, il ne se rappelait plus que je dormais chez lui.
Samedi 2 juin
Rachid me propose de faire la visite de la palmeraie de Skoura, allons-y, même si je la connais.
Je suis assis sur le porte-bagage de sa mobylette, il roule vite sur ce chemin sablonneux, j’espère ne pas tomber.
Nous faisons une première halte à une kasbah, construite à la fin du 18ième siècle par un Andalou. Elle est très belle (en bois sculpté, puits de lumière en colonnes) et justifie pleinement les travaux de restauration récemment entrepris. Les terrasses supérieurs offrent une vue superbe sur la palmeraie.
Ensuite, nous allons dans une maison auprès d’une mosquée, l’endroit est bucolique. Rachid me présente le propriétaire de cette maison.
Si Rachid m’amène dans cette maison, c’est certainement pour quelque chose, c’est comme la visite de la kasbah, je n’ai pas laissé le pourboire. Rachid a proposé de passer cette journée avec moi, mon temps n’est pas compté, pas de problème.
Ils ont comme projet de rénover cette maison pour en faire un gîte, alors ils me demandent si je veux participer financièrement à ce projet, en quelque sorte devenir actionnaire, ils partageront avec moi les bénéfices. Combien de fois ai-je pu avoir des propositions de ce genre.
Je refuse cette proposition débile et explique les raisons.
Ils fument le cannabis puis font une sieste, je n’ai plus qu’à attendre.
Rachid réveillé, nous quittons cette maison, aujourd’hui, la rénovation de cet habitat n’aura pas avancé.
Assis sur cette mobylette, nous prenons le chemin menant à Skoura, de là, Rachid m’amène à un gîte, le patron me fait visiter son établissement, c’est un émerveillement, fascinant, quel travail pour arriver à ce résultat. Le patron en est fier mais il peut l’être, c’est une véritable réussite.
Je paie un repas bien mérité à Rachid dans cet établissement, je n’avais pas mangé depuis hier soir, avant de prendre le bus à Inezgane.
Je prends le taxi collectif pour aller à Imassine. En quittant Skoura je me rends compte aussitôt que ce taxi prend la direction pour Ouarzazate., explication, je demande à faire demi-tour, non sans difficulté. Maintenant je suis à nouveau sur la petite place de Skoura pour attendre que le taxi soit au complet pour aller cette fois dans la bonne direction, Imassine.
En arrivant à Imassine, il fait nuit. En quittant le taxi, je traverse la route, il y a un grand parking et un restaurant. Je demande s’il y a un endroit pour dormir mais hélas, la réponse est négative. Sur cette route, les bus et les taxis s’arrêtent pour manger le tajine, acheter des cigarettes, fruits. Les femmes restent dans le véhicule ?
On m’amène un matelas, une couverture et un oreiller, je dors sur ce parking, souvent réveillé par le bruit mais c’est plus rassurant que de passer la nuit à la belle étoile.
Dimanche 3 juin
Le village d’Imassine se trouve en face du restaurant où j’ai passé la nuit. Je traverse la route pour admirer ce village situé de part et d’autres d’un oued que l’on passe à gué. Les nombreuses kasbahs sont construites au bord de la falaise.
J’attends maintenant au bord de la route qu’un taxi collectif m’amène à El Kelaâ M’Gouna, de là, je prends un autre taxi longeant la Vallée des Roses pour m’arrêter à Hadida, après ce village, la route n’est plus bitumée.
J’utilise mes jambes pour aller à Tourbist par un chemin, le seul d’ailleurs, très caillouteux.
Après 2H00 de marche, le paysage devient splendide, un panorama à 180° s’ouvre devant moi. A l’ouest se dresse l’Ighil M’Goun (4071m), avec son sommet enneigé.
De cet itinéraire, le plateau géologique est remarquable.
Je marche depuis plus de 3H00 sous un soleil de plomb, mes jambes tremblent, j’ai peu mangé ce matin, thé, pain, confiture, j’ai très soif mais je n’ai pas d’eau.
De Hadida à Tourbist par le chemin, le guide Michelin sans faire de pub annonce 2 Km, il y a obligatoirement une erreur ; quand nous circulons avec un 4X4 ce n’est pas un problème à faire 3 ou 4 Km supplémentaires mais à pied, ça change la donne.
Je deviens super agacé, je n’apprécie plus le paysage, je n’ai rencontré personne sur cette route, je me demande s’il ne faut pas faire demi-tour, suis-je sur la bonne destination ? Continuons à marcher, on verra.
Enfin un 4X4 arrive, je mets mon pouce d’avant en arrière en direction de ma bouche pour dévoiler ma soif, de cette façon, en principe, ce véhicule s’arrêtera.
Le guide ouvre la porte du 4X4, je demande à boire de l’eau.
Ce véhicule ne doit pas quitter cet endroit sans moi, je demande à ce guide accompagné du chauffeur et de 2 touristes Anglais si je peux faire le restant du parcours avec eux.
Evidemment, je le savais, le guide hésite mais c’est normal, ce guide est payé par ces Anglais pour visiter la région et pas pour prendre des stoppeurs.
Le couple d’Anglais accepte sans hésitation, ces Londoniens ne comprennent pas comment j’ai pu marcher si longtemps à 40°, sans eau et sans bagage, ils me trouvent suicidaire me disent-ils.
J’arrive à Tourbist, je traverse l’oued, je réserve 2 nuits d’hôtel, de ma chambre, j’ai une jolie vue d’un minaret avec son nid de cigognes, j’observe longuement les volatiles claquants avec leurs longs becs rouges.
Je visite ce charmant village puis revient à l’hôtel, un 4X4 est garé devant l’entrée.
Allongés sur des coussins, un jeune homme et son guide fument le joint, la discussion est sévère entre moi et ce touriste français, il pense que les gens de ce village peuvent visiter cette région le week-end et même aller l’été en vacances au bord de la mer. J’explique à ce débile que ces gens n’ont pas l’argent pour visiter le pays, ils restent dans leur village jusqu’à la fin de leur vie, ils n’ont pas le choix. Cet idiot insiste, il pense qu’il y a toujours un moyen de gagner de l’argent, je cesse la discussion, nous ne sommes pas sur la même longueur d’ondes. Il passera la soirée à fumer le cannabis, à chacun son plaisir.
En soirée, des musiciens arrivent, j’ai discuté avec eux lorsque j’ai visité le village en fin d’après-midi. Des femmes, après avoir cuisiné les repas pour les clients de l’hôtel font la vaisselle et le ménage (j’ai préféré manger dans un petit restau du village), arrivent pour danser au rythme de la musique, elles sont payées pour s’exhiber, ces femmes berbères n’ont pas le choix, il faut nourrir la famille. Les touristes n’hésitent pas à prendre des photos, quel paradoxe, dans ces villages de la montagne, les femmes ont le visage caché, elles ne regardent pas les hommes et dans les établissements hôteliers, pour pouvoir manger, ces mères n’ont pas d’autre solution que de se montrer pour la satisfaction des étrangers.
A propos du voile, ou on le porte et dans ce cas on ne l’enlève pas sous prétexte qu’il y a des touristes, ou on ne le porte pas, à méditer ?
Lundi 4 juin
Je fais une longue balade à Tourbist. Les maisons de ce village sont en terre rouge. Des enfants commencent à me suivre, je fais quelques tours de magie, ils m’applaudissent et ils veulent que je recommence, quel bon public ! Il y a en moi de l’émotion, en Occident, l’émerveillement a disparu.
En bordure de l’oued s’épanouissent de magnifiques plantations de figuiers, d’amandiers et d’autres arbres fruitiers. Je retrouve l’ambiance d’Imlil lors de la récolte du blé, je reste assis près de 30 mn à entendre ces femmes chanter, que c’est beau !
Plus loin, des femmes et de jeunes filles lavent le linge.
Un forgeron cloue un fer au pied d’un maigre cheval.
La nuit ne vas pas tarder, Je retourne au village, les enfants m’appellent le magicien.
Je rencontre Adil, le musicien d’hier soir, il m’invite à prendre le thé chez ses amis. Dans cette pièce de la maison, nous sommes 6 avec moi, je suis le seul à ne pas fumer le cannabis. A la demande d’Adil, je dois faire de la magie à ses amis, pas de problème, il apprécie.
Avec Adil, j’achète une bouteille d’alcool de figue (40°), nous frappons à la porte métallique de la maison, le propriétaire nous donne contre un billet de 100 DH (10€) ce liquide dans une bouteille d’eau en plastique. Je sais, c’est idiot d’acheter de l’alcool, il est plus utile d’offrir de la nourriture mais j’ai proposé et à l’unanimité le choix a été pour la boisson.
Soirée excellente au son de la musique, chacun a amené son instrument, guitare, tam tam, crotale. Le fils du patron de l’hôtel où je dors arrive avec un grand plat de couscous, c’est vraiment gentil de sa part, ce garçon est très sérieux, il ne fume pas et ne boit pas, il a franchement raison.
Mardi 5 juin
Je fais mes adieux, je remercie le fils du patron d’être venu avec un plat de couscous hier soir.
Pour retourner à Hadida, je ne prends pas le même chemin qu’à l’aller, je passe par l’oued, en cette saison, il n’y a pas trop d’eau, enfin, je l’espère.
Marcher le long de l’oued peu être risqué, s’il y a un violent orage, en quelques minutes l’eau monte très rapidement et c’est la noyade assurée, mais si on vit perpétuellement avec l’idée du danger, on ne fait rien.
Jusqu’à Hadida, mon parcours a duré 3H30, j’ai eu parfois certaines difficultés à franchir certains obstacles mais j’ai été fort heureusement récompensé par un sublime paysage. Parfois, j’avais de l’eau jusqu’à la taille, une eau boueuse et glacée en provenance de la fonte des neiges, le courant était assez impressionnant, j’avais peur de tomber, mes vêtements séchaient vite avec le soleil torride.
A 10 Km avant El-Kellaâ M’Gouna, je trouve un gîte, je suis le seul client, comme d’habitude, je suis très bien reçu par le propriétaire.
Mercredi 6 juin
Petit-déjeuner très copieux, j’ai même des gâteaux, je laisse un généreux pourboire au patron.
Sur le chemin d’El-Kellaâ, nous sommes des centaines de personnes à marcher, hommes, femmes, enfants. Aujourd’hui, c’est jour de marché. Les marchés sont toujours très typiques, les gens de la montagne font des Km pour vendre ou acheter les produits. Il y a également le marché aux bestiaux, amis des animaux, évitez d’y assister.
Départ du bus allant à Marrakech, à l’embranchement de la route allant à Âït-Benhaddou, je prends un autre moyen de locomotion, le taxi collectif, je demande au chauffeur de me laisser juste avant l’oued, après le village d’Aït. Maintenant, il y a un pont pour traverser l’oued, pour les habitants de Tamdakth, c’est franchement mieux, l’hiver, ils ne seront plus isolés, ces gens pourront descendre la vallée.
Je réserve 2 nuits à l’hôtel mais ne prends pas de chambre, je préfère dormir sur la terrasse.
Je lave mon linge, le seul bermuda que j’ai et ma chemisette, je profite de la piscine en attendant que mes vêtements sèchent.
Je descends à Âït, je ne prends pas la route mais passe par les chemins.
Jeudi 7 juin
Cette nuit, il y a eu beaucoup de vent, pire qu’à Saint-Malo, je n’ai pas bien dormi, vers 4H00 du matin, j’étais déjà réveillé par le jour mais j’aime cette façon de vivre, ce soir je vais dormir à nouveau sur la terrasse de l’hôtel.
Je vais me promener à Tamdakt (4 Km d’Âït-Benhaddou), d’immenses nids de cigognes sont installés en haut des tours à moitié détruites. Je traverse les champs de ce village pour rejoindre l’oued puis reviens à l’hôtel. Je fais une sieste, la seule de mes vacances. En début d’après-midi, je vais à Âït. Je descends par l’oued, il n’y a pas une goûte d’eau. Les hautes Kasbahs datent probablement du 18ième siècle, les façades sont décorées de motifs géométriques réalisés à l’aide de briques de terre crue. Il faut se promener dans le lacis des ruelles qui escaladent la colline, couronnée par les vestiges d’une forteresse juive préislamique. Le panorama du sommet est exceptionnel.
Vendredi 8 juin
Je quitte Âït-Benhaddou pour Marrakech.
A l’entrée de Marrakech, j’aperçois de superbes villas, juste en face de ces immenses demeures, se trouvent de misérables bidonvilles, ceux-ci seront dans peu de temps certainement démolis pour construire de nouvelles demeures pour les riches.
Le parc immobilier de cette ville est en plein essor.
Il y a 2 mois, le marché de gros a été déplacé à une quinzaine de Km sur la route allant à El Jadida, seul, pourront aller se ravitailler les riches commerçants, les pauvres seront encore plus nombreux. A l’endroit où existait ce marché, il y a de nombreuses grues, le projet immobilier est démesuré.
Ce marché de gros se trouvait en face le jardin Majorelle, j’aimais le visiter lorsque je passais à Marrakech.
Tôt le matin, les restaurateurs et les commerçants de la ville venaient s’approvisionner ; seul les particuliers n’avaient en principe pas le droit à l’achat, croyez-moi, la visite valait le détour. De nombreux paysans venaient des environs de Marrakech, la plupart à dos d’âne, pour vendre leurs récoltes de dattes, de blé en grande quantité. On y trouvait toutes sortes de légumes. On y achetait la volaille, la viande, le poisson venait d’Essaouira. Quelle ambiance que ce marché ! Je n’ai plus qu’à enregistrer dans ma mémoire cette atmosphère.
Le bus arrive à la gare, je vais à pied à la Place Jemâa el -Fna et trouve un hôtel à 5 € la nuit.
Au coin d’une rue, des enfants se shootent à coup de colle. Des jeunes filles vendent des kleenex, des cigarettes, des fleurs aux feux rouges, quand elles ne se prostituent pas pour une bouchée de pain. Ces filles sont toutes des mères célibataires potentielles, donc, d’autres enfants qui vont grandir dans la rue. A d’autres coins de rue, encore des enfants, cireurs de chaussures. Voilà où conduit la pauvreté de ce pays. Des réseaux de mendicité organisés recrutent ces enfants. Les parents des ‘enfants de rues’ sont démissionnaires, ils ne savent plus jouer leur rôle. Plus alarmant, l’enfant représente très souvent la seule source de revenus pour une famille qui ne cesse de croître dangereusement. Pensons également au triste sort réservé aux ‘bonnes’, ce sont ces filles placées dès la petite enfance par leur parents, dans des familles où elles sont bonnes à tout faire. Souvent battues, elles vivent dans des conditions précaires, ne voyant leur parent qu’une fois par mois ou tous les deux mois, le jour où celui-ci vient chercher la paie souvent ridicule et dont la petite fille ne jouit nullement.
J’ai vu, croyez-moi, des visages d’enfants marqués de cicatrices, la rue bousille leur santé, ils sont happés. J’ai vu à Marrakech et Casablanca des enfants battus par la police, en pleine rue, le vagabondage étant interdit.
Que faire, je suis impuissant, m’en mêler, mon passeport est confisqué et je ne reviens pas en France, j’ai honte de moi mais je ne peux hélas que constater ce déplorable spectacle, aujourd’hui, en 2007, triste monde, j’ajoute « odieux monde ».
Marrakech ne m’attire plus comme au début où j’ai connu cette ville, le souk ne m’intéresse absolument pas.
J’aime la Place des Ferbantiers, en cette saison, les cigognes sont nombreuses.
En flânant dans les rues de cette ville, j’entends de la musique, je me dirige vers cet endroit, sur une minuscule place il y a une fête foraine : quatre stands, un manège pour enfants, un pour adulte, un tir au ballon et celui que je préfère, le stand de la loterie. Ce stand me rappelle celui de mon enfance, le forain distribuait quelques tickets gratuits pour attirer le badaud, parmi ces bouts de papier, il y avait un N° gagnant, lorsque la roue indiquant plusieurs N° commençait à tourner, j’avais de l’adrénaline en moi, je ne gagnais jamais le gros lot.
Plus tard, j’ai pensé qu’il était pour celui qui achetait le billet, peut-être même que cette personne était complice avec le forain, ainsi, le lot retournait derrière le stand, enfin, peu importe.
Je suis resté longtemps à observer ce stand, il est vraiment agréable à le regarder, contempler, admirer, scruter, dévisager, la population ici est vraie, sincère, ce lieu est magique, fantastique, étonnant, formidable, extraordinaire, fabuleux, prodigieux, STOP.
J’ai conversé avec le forain animant ce stand, j’ai expliqué mes émotions, aujourd’hui en France ce stand n’existe plus, certainement que dans le Guéliz, les passants ignoreraient son stand, ici, ce n’est pas le même quartier, le peuple a encore besoin de rêves, il prend le temps de respirer, il vous écoute parler, vous êtes un homme de théâtre, vous savez donner de l’illusion, franchement, bravo !
Ce forain m’avise que c’est la première fois qu’un touriste lui adresse la parole, en principe les touristes sont pressés, il pense que mon analyse sur lui est excellente, nous nous quittons par une vigoureuse et chaleureuse poignée de main.
J’ai quelques difficultés à aller à l’hôtel, je me suis perdu dans ces rues, pas de panique, on retrouve toujours son chemin.
Samedi 9 juin
Dernière ballade dans les rues de Marrakech puis direction l’aéroport.
N’ayant pas de bagage, je n’ai pas l’enregistrement à faire, il n’y a plus qu’à attendre le droit d’aller à la salle d’embarquement.
Une information annonce que notre vol est retardé et plus tard, une nouvelle annonce pour un retard nettement plus important. Certaines personnes ne supportent pas cette annonce. Un Monsieur s’énerve auprès du personnel, je frappe des mains, silence de la salle d’embarquement, toutes les têtes sont tournées vers moi, je demande à ce Monsieur de respecter le personnel, d’être poli, vous avez fait le choix d’une compagnie d’aviation au tarif très bas, il faut assumer, la prochaine fois que vous prenez l’avion, choisissez Air France ou Royal Air Maroc, ainsi vous n’aurez pas de problème.
Avant de quitter le Maroc, il fallait que je me fasse remarquer, je me reconnais.
Tony
Quoi faire et quoi voir au mont Saint Helens et mont Rainier? (État de Washington) English translation pending
Hello,
je n'ai jamais été aussi à la bourre pour préparer mon roadbook de notre voyage Nord Californie - Oregon - Washington qui démarre dans moins de 15 jours 🤪... mais bon on survivra ! 😉...
néanmoins, j'aimerais bien un coup de main sur "quoi faire, quoi voir" au Mount St Helens et Mount Rainer... l'itinéraire est le suivant : J17 (sa 10/07) : Portland - Mount St Helens NP (nuit à Castle Rock) J18 (di 11/07) : Mount St Helens NP - Mount Rainer NP (nuit à Ashford) J19 (lu 12/07) : Mount Rainer NP - Olympic NP avec Lake Quinault - Hoh Rain Forest - Ruby Beach (nuit à Forks)
* pour le Mount St Helens : on prendra la 504, les viewpoints, les visitor centers, jusqu'au Johnston Ridge Observatory... mais ça ne va sans doute pas occuper la journée... donc ??? des idées ??? des balades ?
j'ai bien vu qu'au sud, il y avait la 503... Ape Cave (qui ne me tente pas du tout)... Lava Canyon (intérêt ?)... bref je n'ai pas trop d'infos sur cette partie...
* pour le Mont Rainier : on y sera un dimanche... si j'ai bien compris, on va devoir prendre 1 shuttle pour aller à Paradise 😕 des conseils sur les trails possibles et intéressants ? faut-il rester sur le secteur de Longmire / Paradise ? ou aller plus loin sur Ohanapecosh et Sunrise ?
merci ! @+ Vnoa
je n'ai jamais été aussi à la bourre pour préparer mon roadbook de notre voyage Nord Californie - Oregon - Washington qui démarre dans moins de 15 jours 🤪... mais bon on survivra ! 😉...
néanmoins, j'aimerais bien un coup de main sur "quoi faire, quoi voir" au Mount St Helens et Mount Rainer... l'itinéraire est le suivant : J17 (sa 10/07) : Portland - Mount St Helens NP (nuit à Castle Rock) J18 (di 11/07) : Mount St Helens NP - Mount Rainer NP (nuit à Ashford) J19 (lu 12/07) : Mount Rainer NP - Olympic NP avec Lake Quinault - Hoh Rain Forest - Ruby Beach (nuit à Forks)
* pour le Mount St Helens : on prendra la 504, les viewpoints, les visitor centers, jusqu'au Johnston Ridge Observatory... mais ça ne va sans doute pas occuper la journée... donc ??? des idées ??? des balades ?
j'ai bien vu qu'au sud, il y avait la 503... Ape Cave (qui ne me tente pas du tout)... Lava Canyon (intérêt ?)... bref je n'ai pas trop d'infos sur cette partie...
* pour le Mont Rainier : on y sera un dimanche... si j'ai bien compris, on va devoir prendre 1 shuttle pour aller à Paradise 😕 des conseils sur les trails possibles et intéressants ? faut-il rester sur le secteur de Longmire / Paradise ? ou aller plus loin sur Ohanapecosh et Sunrise ?
merci ! @+ Vnoa
Visites d'Antelope Canyon: avis sur les horaires? English translation pending
j'ai regardé sur le site qui propose les visites , les horaires sont fixés je pense qu'il faut mieux que je choisisse 9h (départs 9h ou 11h30...parmi d'autres horaires) j'aimerai avoir votre avis, je sais qu'il faut y etre vers 11h
Voyage en France et Italie: circuit, incontournables, hôtels...? English translation pending
Voila, les parents de ma copine chinoise vont arriver de Chengdu pour venir un mois visiter la France, ils veulent aussi aller en Italie et particulièrement voir Venise. C'est donc moi qui suis chargé de leur faire un itinéraire sympa.
Ils sont un peu âgés et n'aiment pas trop marcher longtemps.
Voila vaguement mon idée. Nous devrions louer une voiture à partir de Paris et faire une boucle. - Une semaine à Paris entre le 30 juin et le 6 juillet. - La Bourgogne visite des environs pendant 3 ou 4 jours. - Un tour dans les Alpes dans un petit village près de Grenoble pendant 2 jours. - Venise et ses environs pendant environ 4 jours. - Pise pendant 3 ou 4 jours. - Nice et ses environs pendant 5 jours. - Les environs de Lyon pendant 4 jours. - Retour à Paris.
Paris, la Bourgogne et Grenoble sont des étapes indispensables car c'est pour rendre visite à des proches. Venise aussi parce que c'est le souhait numéro un de ses parents. Mes questions concernent plutôt les distances à parcourir et la pertinence des lieux à visiter. Grenoble --> Venise c'est faisable en une journée en voiture (j'ai pas le permis, c'est ma copine qui conduira, ça me parait un peu long quand même) ? Pise et ses environs valent-ils vraiment qu'on s'y arrête 3 ou 4 jours ? Y a-t-il d'autres coins en Italie qui soient sur notre itinéraire et que l'on doit voir à tout prix ? Pareil pour Lyon, je cherche surtout une étape entre Nice et Paris, j'ai mis Lyon parce que je trouvais rien d'autre mais si vous avez des idées n'hésitez pas ?
Voila, j'aimerais avoir vos suggestions d'endroits à visiter, de village incontournables ou même d'hôtels sympa et pas chers. Désolé si j'ai raté des coins incontournables, je me rends soudainement compte que je sillonne l'Asie de long en large mais je ne connais même pas mon propre pays...
Voila vaguement mon idée. Nous devrions louer une voiture à partir de Paris et faire une boucle. - Une semaine à Paris entre le 30 juin et le 6 juillet. - La Bourgogne visite des environs pendant 3 ou 4 jours. - Un tour dans les Alpes dans un petit village près de Grenoble pendant 2 jours. - Venise et ses environs pendant environ 4 jours. - Pise pendant 3 ou 4 jours. - Nice et ses environs pendant 5 jours. - Les environs de Lyon pendant 4 jours. - Retour à Paris.
Paris, la Bourgogne et Grenoble sont des étapes indispensables car c'est pour rendre visite à des proches. Venise aussi parce que c'est le souhait numéro un de ses parents. Mes questions concernent plutôt les distances à parcourir et la pertinence des lieux à visiter. Grenoble --> Venise c'est faisable en une journée en voiture (j'ai pas le permis, c'est ma copine qui conduira, ça me parait un peu long quand même) ? Pise et ses environs valent-ils vraiment qu'on s'y arrête 3 ou 4 jours ? Y a-t-il d'autres coins en Italie qui soient sur notre itinéraire et que l'on doit voir à tout prix ? Pareil pour Lyon, je cherche surtout une étape entre Nice et Paris, j'ai mis Lyon parce que je trouvais rien d'autre mais si vous avez des idées n'hésitez pas ?
Voila, j'aimerais avoir vos suggestions d'endroits à visiter, de village incontournables ou même d'hôtels sympa et pas chers. Désolé si j'ai raté des coins incontournables, je me rends soudainement compte que je sillonne l'Asie de long en large mais je ne connais même pas mon propre pays...
Inde du Sud en sac à dos en août 2010: plans pour l'hébergement? English translation pending
Bonjour,
Je pars un mois avec une amie faire l'inde du sud en sac à dos.
Avez-vous des plans pour l'hébergement (hôtel pas très chers ou chez l'habitant)
Je vais à Bombay, Goa, Hampi, Kochi, Munnar, Pondichéry, Chennai, Madurai. J'espère que le temps sera avec nous...
Merci pour vos infos hébergement mais aussi les "inrattables" (sites à voir) et conseils...
Biz et vive les vacances !!!
Premier voyage: Montpellier-Amsterdam à vélo Beach Cruiser? English translation pending
Bonjour à tous!
Je m'appelle Benjamin, je viens de célèbrer mes 21 ans, et j'ai une irrésistible envie d'aventure, surtout depuis que je suis retombé amoureux de la petite reine il y a 1 an de ça. Mes motivations sont simples: je suis un peu un écorché de la vie, je ne me sens pas trop à ma place là ou je suis, alors j'aimerais partir, faire des rencontres, et surtout le principal: me retrouver face à moi-même! Car oui, je compte bien partir seul, mais faire quelques étapes accompagnés ne serait pas de refus :)
Pour mon 1er voyage, j'ai choisis Amsterdam. D'une part parce que je n'y suis jamais allé, et d'autre part parce que c'est LA ville du vélo par excellence. Bref une ville dans laquelle je me retrouverais un peu dans mon élément. Ce qui me séduit aussi c'est que c'est une ville qu'on dit très belle, et qu'en plus je ne parle pas la langue (je parle couramment Anglais, et j'ai de bonnes notions d'Espagnol). Bref, un changement de culture qui me fera le plus grand bien.
Je n'ai pas encore arrêté mon trajet. A l'aller je pense remonter toute la France et traverser la Belgique. Pour le retour j'aurai aimé redescendre par l'Allemagne, la Suisse et l'Italie, mais je pense que je vais devoir faire une croix dessus, c'est beaucoup trop montagneux... =(
Je voudrais partir début juillet (le 1er) et revenir fin août. J'ai un budget d'environ 1500€ pour le vélo et le matériel. Je prévois une quinzaine de jours de voyage, à 100km/jour, en roulant 10h/jour (donc une moyenne totale de 10km/h quoi). Je sais pas si j'arriverais à tenir le rythme mais ça importe peu j'ai tout mon temps. Je partirais avec la tente sur le dos, et je compte m'installer sur des bouts de champs/jardin que je demanderais à des particuliers à la fin de chaque étape.
Voilà pour la présentation très générale de mon projet, je sais pas si je suis très réaliste ou pas je vous rappelle que c'est mon 1er voyage à vélo donc c'est le grand saut vers l'inconnu pour moi! J'ai une multitude de questions qui se bousculent dans ma tête, et j'ai envie de commencer par la 1ère et plus importante: le choix du vélo.
Il se trouve que j'ai actuellement deux vélos: un vélo de course (Peugeot Team Line 5000), et un VTT Semi-Rigide type XC (Specialized P.1 All Mountain 2010). En l'occurence ni l'un ni l'autre ne sont adapté à un long voyage à vélo. Le vélo de course est rapide, mais trop inconfortable et vraiment pas pratique. Le VTT aurait pu être un très bon choix, mais il n'est pas très confortable non plus, et son très gros défaut est que la fourche avant ne se bloque pas, ce qui fait perdre une énergie considérable au pédalage. Je vais donc devoir investir, je n'ai jamais roulé sur une randonneuse et je dois avouer que ça ne me branche pas trop (surtout que je fais 1m95 donc c'est difficile de trouver à ma taille...). J'aimerais jouer la carte de l'originalité et du confort, et partir avec un Beach Cruiser (pour garder le dos droit), en l'occurence le modèle Straight Eight d'Electra (http://www.electrabike.fr/boutique/fiche_produit.cfm?ref=168210&type=48&code_lg=lg_fr&num=0), sur lequel je ferais monter phrare/feux, rétroviseurs et sonnette. Précisions: la vitesse ne m'intéresse pas, et je compte prendre toutes mes affaires sur le dos sans rien mettre sur le vélo.
Je voulais donc savoir ce que vous pensiez de cette idée un peu farfelue ? Pourquoi je n'ai jamais entendu le récit d'un voyageur sur Beach Cruiser ? Présentent-ils un gros défaut sur les voyages à long court ? (trop gros risque de vol, etc ?).
Merci d'avance pour votre aide, et désolé pour le pavé je parle toujours trop :)
Je m'appelle Benjamin, je viens de célèbrer mes 21 ans, et j'ai une irrésistible envie d'aventure, surtout depuis que je suis retombé amoureux de la petite reine il y a 1 an de ça. Mes motivations sont simples: je suis un peu un écorché de la vie, je ne me sens pas trop à ma place là ou je suis, alors j'aimerais partir, faire des rencontres, et surtout le principal: me retrouver face à moi-même! Car oui, je compte bien partir seul, mais faire quelques étapes accompagnés ne serait pas de refus :)
Pour mon 1er voyage, j'ai choisis Amsterdam. D'une part parce que je n'y suis jamais allé, et d'autre part parce que c'est LA ville du vélo par excellence. Bref une ville dans laquelle je me retrouverais un peu dans mon élément. Ce qui me séduit aussi c'est que c'est une ville qu'on dit très belle, et qu'en plus je ne parle pas la langue (je parle couramment Anglais, et j'ai de bonnes notions d'Espagnol). Bref, un changement de culture qui me fera le plus grand bien.
Je n'ai pas encore arrêté mon trajet. A l'aller je pense remonter toute la France et traverser la Belgique. Pour le retour j'aurai aimé redescendre par l'Allemagne, la Suisse et l'Italie, mais je pense que je vais devoir faire une croix dessus, c'est beaucoup trop montagneux... =(
Je voudrais partir début juillet (le 1er) et revenir fin août. J'ai un budget d'environ 1500€ pour le vélo et le matériel. Je prévois une quinzaine de jours de voyage, à 100km/jour, en roulant 10h/jour (donc une moyenne totale de 10km/h quoi). Je sais pas si j'arriverais à tenir le rythme mais ça importe peu j'ai tout mon temps. Je partirais avec la tente sur le dos, et je compte m'installer sur des bouts de champs/jardin que je demanderais à des particuliers à la fin de chaque étape.
Voilà pour la présentation très générale de mon projet, je sais pas si je suis très réaliste ou pas je vous rappelle que c'est mon 1er voyage à vélo donc c'est le grand saut vers l'inconnu pour moi! J'ai une multitude de questions qui se bousculent dans ma tête, et j'ai envie de commencer par la 1ère et plus importante: le choix du vélo.
Il se trouve que j'ai actuellement deux vélos: un vélo de course (Peugeot Team Line 5000), et un VTT Semi-Rigide type XC (Specialized P.1 All Mountain 2010). En l'occurence ni l'un ni l'autre ne sont adapté à un long voyage à vélo. Le vélo de course est rapide, mais trop inconfortable et vraiment pas pratique. Le VTT aurait pu être un très bon choix, mais il n'est pas très confortable non plus, et son très gros défaut est que la fourche avant ne se bloque pas, ce qui fait perdre une énergie considérable au pédalage. Je vais donc devoir investir, je n'ai jamais roulé sur une randonneuse et je dois avouer que ça ne me branche pas trop (surtout que je fais 1m95 donc c'est difficile de trouver à ma taille...). J'aimerais jouer la carte de l'originalité et du confort, et partir avec un Beach Cruiser (pour garder le dos droit), en l'occurence le modèle Straight Eight d'Electra (http://www.electrabike.fr/boutique/fiche_produit.cfm?ref=168210&type=48&code_lg=lg_fr&num=0), sur lequel je ferais monter phrare/feux, rétroviseurs et sonnette. Précisions: la vitesse ne m'intéresse pas, et je compte prendre toutes mes affaires sur le dos sans rien mettre sur le vélo.
Je voulais donc savoir ce que vous pensiez de cette idée un peu farfelue ? Pourquoi je n'ai jamais entendu le récit d'un voyageur sur Beach Cruiser ? Présentent-ils un gros défaut sur les voyages à long court ? (trop gros risque de vol, etc ?).
Merci d'avance pour votre aide, et désolé pour le pavé je parle toujours trop :)
Sur quelle côte séjourner à Gili Trawangan? (Indonésie) English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Je planifie un voyage à Java-Bali-Lombok pour le mois de juillet et je ferai bien une petite pause à Gili Trawangan.
La question que je me pose est où est le meilleur endroit pour séjourner pour être à la fois au calme, pas trop loin de l'artère principale au Sud de l'île et avoir une bon site de snorkeling ?
Est ce vraiment long de rejoindre "l'animation" depuis la cote Nord, du côté du Karma Kayak, Alam Gili, villa Grasia ou Balikana ? Peut-on y voir de beaux poissons sans marcher sur des coraux ?
Est ce que le Nord de la côte Est (oui c'est bien ça 😄) du côté des Goodheart Bungalows, Deam Village, Bale Sampan est calme malgré la nouvelle mosquée ?
Est-ce que l'on peut se baigner toute la journée à Gili Trawangan ou seulement à marée haute ?
Où est le point représentant l'équilibre entre la proximité et le calme ?
Merci de votre aide, j'ai déjà lu pas mal de posts sur Gili T mais je reste preneuse de tous vos conseils concernant l'hébergement sur les Gilis !
PS : J'hésite aussi entre Perama et Gilicat pour y aller donc si il y en a qui ont survécu au deux, qu'ils se fassent connaître 😉 !
Je planifie un voyage à Java-Bali-Lombok pour le mois de juillet et je ferai bien une petite pause à Gili Trawangan.
La question que je me pose est où est le meilleur endroit pour séjourner pour être à la fois au calme, pas trop loin de l'artère principale au Sud de l'île et avoir une bon site de snorkeling ?
Est ce vraiment long de rejoindre "l'animation" depuis la cote Nord, du côté du Karma Kayak, Alam Gili, villa Grasia ou Balikana ? Peut-on y voir de beaux poissons sans marcher sur des coraux ?
Est ce que le Nord de la côte Est (oui c'est bien ça 😄) du côté des Goodheart Bungalows, Deam Village, Bale Sampan est calme malgré la nouvelle mosquée ?
Est-ce que l'on peut se baigner toute la journée à Gili Trawangan ou seulement à marée haute ?
Où est le point représentant l'équilibre entre la proximité et le calme ?
Merci de votre aide, j'ai déjà lu pas mal de posts sur Gili T mais je reste preneuse de tous vos conseils concernant l'hébergement sur les Gilis !
PS : J'hésite aussi entre Perama et Gilicat pour y aller donc si il y en a qui ont survécu au deux, qu'ils se fassent connaître 😉 !
En Ouganda depuis maintenant trois mois English translation pending
Je suis en Ouganda depuis maintenant 3 mois. Avant mon depart, j'ai trouve peu d'info. J'en delivre donc sur ce post.
Tout d'abord, j'insiste sur le fait que le pays est tranquille. n'ecoutez pas les personnes qui n'ont jamais mis un pied en Ouganda. Le peuple est extremenent accueillant. Pas de tourisme de masse malgres un pays splendide et tres diversifie.
La nourriture est saine, les amateurs des produits bio seront au paradis! On trouve pratiquement de tout, fruits, legumes et viandes. Le pays est extremement fertile dans son ensemble (a part la partie semi-desertique du nord est).
C'est un pays eleve a plus de 1000m d'altitude, donc climat tempere tres agreable. Temperatures entre 20 et 27 degres celcius. Pour ce qui est de la saison des pluies, elle s'etend de septembre a novembre et de mars a mai. A noter que je trouve la saison des pluies plutot agreable. Il pleut generalement le matin puis il fait grand beau.
Pourquoi choisir l'Ouganda? 1- Rencontrer le peuple, qui aime beaucoup les Muzungu (=les blancs). Vous verrez souvent sur la route les gamins courrir vous saluer en criant "Muzungu, how are you?". N'hesitez pas a aller au devant d'eux, leur serrer la main et discuter. 2- Les parcs naturels - J'ai fait les parcs d'Afrique du Sud. C'est vrai que les troupeaux y sont plus dense cote animaux. Mais rien de comparable avec avec la beaute des parcs naturels d'Ouganda. Une vegetation genereuse, des montagnes, la savane, des lacs (25% de la surface de l'Ouganda est couverte d'eau avec notemment le lac Victoria, Edward, Georges, Bunyonyi...). Chaque parc a sa particularite, les principaux: - Queen Elisabethe National Parc (QENP): Entoure d'eau (lac Edward et lac Georges), 95 especes de mammifere. Voir la partie Nord du Parc sur la peninsule de Mweya et la partie sud avec Isasha pour voir les fameux lions arboricoles (grimpent dans les arbres) - Murchinson Falls: Chutes d'eau spectaculaires, 76 mammiferes - Kidepo: Partie semi aride du pays. Frontiere avec le Soudan. Je n'y suis pas allee. Mais tres recommande... 3- Les gorilles. J'ai eu l'immense chance de les observer dans la foret impenetrable de Bwindi. Incroyable experience. 4- Les chimpanzes. Vous aurez l'opportunite de les rencontrer dans plusieurs endroits. Je vous recommande particulierement la foret de Kibale pour les observer, a cote de Fort Portal. 5- Crateres Lakes - Region de Fort Portal. Une region volcanique parsemee de lacs en altitudes, de champs de the et de bananiers. Rwenzori en arriere plan. Superbe. 6- Rwenzori - Ouest du pays (frontiere avec le Congo). Plus grande chaine de montagne d'Afrique. Pic Margheritaa a 5109m. 7- Le Nil - Sources du Nil a Jinja. Superbe. J'ai fait du rafting avec ADRIFT. Les rapides sont magnifiques. 7- Lac Bunonyi - Superbe lac de 60km2 (frontiere avec Rwanda), a 1800m d'altitude (les nuits sont fraiches..). Ce lac est parseme de 20 petites iles et entoure de collines couvertes de jardins en terrasse (pour la culture).
Itineraire recommande: Vous atterirez surement a Entebbe. Je vous recommande de reserver un VAN 4X4 avec un chauffeur. Je peux vous en recommander si vous le souhaitez, au prix de 60 euros par jour (chauffeur et VAN compris, il faudra payer l'essence en plus). A noter que le VAN peut accueillir 9 personne mais je recommande 6 max pour etre bien a l'aise). Itineraire: Nuit 1- Kampala, au Kabira Country Club - 80USD la nuit pour une chambre double. Nuits 2&3 - Murchinson Fall . Compter 5 bonnes heures de route. dormir au Red Chili Camp. http://www.redchillihideaway.com/paraa.htm Nuits 4&5 - Fort Portal, 2 nuits au NDALI Lodge. www.ndalilodge.com Nuits 5&6 - Queen Elisabeth National Park- Mweya Lodge - ne pas oublier de planifier la balade en bateau! http://www.mweyalodge.com/ Nuits 6&7- Queen Elisabeth Natonal Park - Isasha pour 1 nuit (sud de QENP) - Wilderness Camp Nuits 7&8- Bwindi - Bwindi Lodge - 2 nuits (arrivee la veille du treck - depart le lendemain du treck) - Il faut acheter les permis aupres de UWA (Authorite de Protection de la vie sauvage) pour pouvoir faire ce tracking. Prevoir d'acheter au moins 3 mois a l'avance. Moi j'ai vu le groupe Habinyanja et je n'ai pas ete decue! J'ai vu le chef, Dos d'Argent, des males, plusieurs meres avec leur bebe et des enfants. Vous pouvez trouver des renseignements et achter votre permis sur ce site gouvernementatl: http://www.uwa.or.ug/. A noter que la chance de voir les gorilles est bien de 100%. C'est tres bien organise. Des pisteurs sont deja pres du groupe de gorille que vous observerez et guideront vos guides. Le tracking pour trouver les gorilles est passionnant. Ce n'est pas facile, aussi je conseille aux personnes non sportives de prendre un porteur qui s'occupera de porter vos affaires et de vous aider au besoin. (10euros...) Nuit 8- Bunyonyi: Un endroit magnifique je vous laisse decouvrir. Voir les photos. Je vous conseille de dormir au Arcadia Cottages... vue SPLENDIDE et excellent restaurant (lent par contre..). Mangez des crevette! Des travers de porc, le filet de boeuf... miam http://www.traveluganda.co.ug/arcadiacottages/index.html Nuit 9&10 - Lake Mburo National Park: Pas encore ete. Mais chaudement recommande par mes collegues. Possibilite de rando a cheval dans le parc. Le lodge plebiscite est Mihingo Lodge. www.mihingolodge.com Nuits 10,11&12- Kampala: retour au Kabira Coutry Club - 3 nuits - et prevoir un excursion d'une journee Jinja pour faire du Rafting avec Adrift. Pour ceux qui craignent le rafting, faites le quand meme en demandant un bateau qui sera tranquille (pas de flip over). http://adrift.ug/ Je recommande aussi une nuit au Wildwater Lodge pour ceux qui ont les moyens. Exceptionnel. Ce lodge ouvrira en juillet 2010. Renseignements aupres d'Adrift egalement.
Les guides: Le Petit Fute, en francais ou mieux mais en anglais, le Bradt
Plus d'infos et des photos: http://www.marie-ouganda2010.blogspot.com/
Bon voyage.
Pourquoi choisir l'Ouganda? 1- Rencontrer le peuple, qui aime beaucoup les Muzungu (=les blancs). Vous verrez souvent sur la route les gamins courrir vous saluer en criant "Muzungu, how are you?". N'hesitez pas a aller au devant d'eux, leur serrer la main et discuter. 2- Les parcs naturels - J'ai fait les parcs d'Afrique du Sud. C'est vrai que les troupeaux y sont plus dense cote animaux. Mais rien de comparable avec avec la beaute des parcs naturels d'Ouganda. Une vegetation genereuse, des montagnes, la savane, des lacs (25% de la surface de l'Ouganda est couverte d'eau avec notemment le lac Victoria, Edward, Georges, Bunyonyi...). Chaque parc a sa particularite, les principaux: - Queen Elisabethe National Parc (QENP): Entoure d'eau (lac Edward et lac Georges), 95 especes de mammifere. Voir la partie Nord du Parc sur la peninsule de Mweya et la partie sud avec Isasha pour voir les fameux lions arboricoles (grimpent dans les arbres) - Murchinson Falls: Chutes d'eau spectaculaires, 76 mammiferes - Kidepo: Partie semi aride du pays. Frontiere avec le Soudan. Je n'y suis pas allee. Mais tres recommande... 3- Les gorilles. J'ai eu l'immense chance de les observer dans la foret impenetrable de Bwindi. Incroyable experience. 4- Les chimpanzes. Vous aurez l'opportunite de les rencontrer dans plusieurs endroits. Je vous recommande particulierement la foret de Kibale pour les observer, a cote de Fort Portal. 5- Crateres Lakes - Region de Fort Portal. Une region volcanique parsemee de lacs en altitudes, de champs de the et de bananiers. Rwenzori en arriere plan. Superbe. 6- Rwenzori - Ouest du pays (frontiere avec le Congo). Plus grande chaine de montagne d'Afrique. Pic Margheritaa a 5109m. 7- Le Nil - Sources du Nil a Jinja. Superbe. J'ai fait du rafting avec ADRIFT. Les rapides sont magnifiques. 7- Lac Bunonyi - Superbe lac de 60km2 (frontiere avec Rwanda), a 1800m d'altitude (les nuits sont fraiches..). Ce lac est parseme de 20 petites iles et entoure de collines couvertes de jardins en terrasse (pour la culture).
Itineraire recommande: Vous atterirez surement a Entebbe. Je vous recommande de reserver un VAN 4X4 avec un chauffeur. Je peux vous en recommander si vous le souhaitez, au prix de 60 euros par jour (chauffeur et VAN compris, il faudra payer l'essence en plus). A noter que le VAN peut accueillir 9 personne mais je recommande 6 max pour etre bien a l'aise). Itineraire: Nuit 1- Kampala, au Kabira Country Club - 80USD la nuit pour une chambre double. Nuits 2&3 - Murchinson Fall . Compter 5 bonnes heures de route. dormir au Red Chili Camp. http://www.redchillihideaway.com/paraa.htm Nuits 4&5 - Fort Portal, 2 nuits au NDALI Lodge. www.ndalilodge.com Nuits 5&6 - Queen Elisabeth National Park- Mweya Lodge - ne pas oublier de planifier la balade en bateau! http://www.mweyalodge.com/ Nuits 6&7- Queen Elisabeth Natonal Park - Isasha pour 1 nuit (sud de QENP) - Wilderness Camp Nuits 7&8- Bwindi - Bwindi Lodge - 2 nuits (arrivee la veille du treck - depart le lendemain du treck) - Il faut acheter les permis aupres de UWA (Authorite de Protection de la vie sauvage) pour pouvoir faire ce tracking. Prevoir d'acheter au moins 3 mois a l'avance. Moi j'ai vu le groupe Habinyanja et je n'ai pas ete decue! J'ai vu le chef, Dos d'Argent, des males, plusieurs meres avec leur bebe et des enfants. Vous pouvez trouver des renseignements et achter votre permis sur ce site gouvernementatl: http://www.uwa.or.ug/. A noter que la chance de voir les gorilles est bien de 100%. C'est tres bien organise. Des pisteurs sont deja pres du groupe de gorille que vous observerez et guideront vos guides. Le tracking pour trouver les gorilles est passionnant. Ce n'est pas facile, aussi je conseille aux personnes non sportives de prendre un porteur qui s'occupera de porter vos affaires et de vous aider au besoin. (10euros...) Nuit 8- Bunyonyi: Un endroit magnifique je vous laisse decouvrir. Voir les photos. Je vous conseille de dormir au Arcadia Cottages... vue SPLENDIDE et excellent restaurant (lent par contre..). Mangez des crevette! Des travers de porc, le filet de boeuf... miam http://www.traveluganda.co.ug/arcadiacottages/index.html Nuit 9&10 - Lake Mburo National Park: Pas encore ete. Mais chaudement recommande par mes collegues. Possibilite de rando a cheval dans le parc. Le lodge plebiscite est Mihingo Lodge. www.mihingolodge.com Nuits 10,11&12- Kampala: retour au Kabira Coutry Club - 3 nuits - et prevoir un excursion d'une journee Jinja pour faire du Rafting avec Adrift. Pour ceux qui craignent le rafting, faites le quand meme en demandant un bateau qui sera tranquille (pas de flip over). http://adrift.ug/ Je recommande aussi une nuit au Wildwater Lodge pour ceux qui ont les moyens. Exceptionnel. Ce lodge ouvrira en juillet 2010. Renseignements aupres d'Adrift egalement.
Les guides: Le Petit Fute, en francais ou mieux mais en anglais, le Bradt
Plus d'infos et des photos: http://www.marie-ouganda2010.blogspot.com/
Bon voyage.
Parcourir les côtes nord et est en Turquie en 4x4? English translation pending
Bonjour à tous les voyageurs,
Avec ma douce moitié, nous réfléchissons à un périple en Turquie.
En "gros":
Nous partirions de France avec notre véhicule (4x4) et envisagerions un itinèraire en anatolie par, au départ d'istambul, Ankara, Side, Trabzon, Erzurum, Kars.
Retour par Erzincan, Sivas, Kayzeri (Coppadoce), Pummakale, et..... retour sur Istambul.
Sur l'itinéraire, visites de villes comme istambul, Ankara ou Erzurum et circulation sur des routes "touristiques" ou "autoroute" (istambul-Ankara). "Escapades", éventuellement sur pistes, pour aller voir ce qui en vaut la peine.
Etapes plutôt courtes (4 ou 5 heures de routes pour pouvoir le temps de nous arréter sur l'itinéraire au gré des paysages); Evidement, étapes plus longues si pas grand choses à voir.
Un voyageur sympa aurait-il fait un périble ressemblant un peu à celui envisagé ?
Combien de jours faut-il prévoir ? (à la louche, nous pensons à 3 bonnes semaines Istambul-Istambul).
Pour info, J'ai déjà "fait" la route Istambul-Iran, à l'époque dite héroïque. Depuis, avec mon épouse, nous sommes allés en Turquie pas mal de fois (côte sud et Anatolie centrale ), en formule "séjour + location de voiture".
Enfin, nous sommes un peu habitués à voyager par nous mêmes , et en principe, nous ne devrions pas trop rencontrer de Pb d'"adaptation" vis à vis de l'environnement local d'autant plus que nous essayons toujours de préparer nos voyages du mieux possible.
C'est pourquoi tous vos messages seront pour nous les bienvenus et du plus grand intérêt, et que nous vous en remercions bien vivement.
Razul