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Une semaine du côté de Hua Hin? English translation pending
by ToutTerrain · 2016-05-26 · 13 replies
Bonjour,

Une fois n est pas coutume, je ne sais presque rien de la destination envisagee et je n ai pas commence a preparer notre periple... Je viens tater le terrain pour puiser de bonne idees avant de determiner notre circuit. Nous souhaitons partir une semaine, mi aout, dans la region de Hua Hin, que nous ne connaissons pas. Nous aurons notre propre vehicule.

Contraintes principales: - Je serai enceinte de 8 mois et demis. Du coup je prefererais eviter de nous eloigner de Bangkok de plus de trois ou quatre heures, par prudence. (Par prudence aussi, nous gardons l option de tout annuler a la derniere minute en cas de soucis ou de doute, bien sur :-) ) - Nous avons deux enfants de 3 et 5 ans, mais habitues aux excursions, a la chaleur et a la Thailande. Cela nous impose juste un rythme adapte, d'etre un peu plus a cheval sur la sante/securite, et des conditions d'hebergement/repas un poil occidentalises (clim dans les hotels + frites de temps en temps... il faut rester humain). Bref, rien de difficile de trouver en Thailande :-)

Nos gouts et nos objectifs: - Je ce que j en ai lu, Hua Hin ne correspondra pas vraiment a ce qu on aime. On n aime pas tellement les stations balneaires, ni passer du temps sur la plage. Par ailleurs, je tends a me faire de Hua Hin l image d un "Pattaya bis". Ai je raison ou y a t il des endroits chouettes tout de meme? - On aime les parcs nationaux, les ballades, les ruines, les musees, les cascades ou tremper les pieds. On aime passer des heures a rouler dans la campagne et regarder de beaux paysages, s'arreter dans des petites villes, manger du poisson grilles sur les marches. On aime trouver des petits trucs inattendus. Et globalement, on est prets a voyager "lentement", dans l esprit. - Nous serons 100% autonomes avec voiture + GPS, donc on peut aller n importe ou. - Les enfants aiment les animaux (types zoos ou fermes ou aquarium ou elephants) mais moi je commence vraiment a avoir du mal a voir des animaux pas tres bien traites - Les enfants adorent les toboggans (eh oui, j essaie de composer avec les gouts de tous...)

Quand j ai prepare notre dernier trip en Isan, plusieurs intervenants du forum m avais propose des idees super... mais plus tres facile a caser dans un planning deja assez plein... Je fais donc a l inverse cette fois ci, et je n ai pas encore de planning. J'espere que cette fois ci encore, j aurai l occasion de decouvrir plein de nouveaux endroits grace a vous :-)

Merci d avance!
Retour d'un week-end en Ligurie (Cinq Terres, Portofino) English translation pending
by Wallis06 · 2016-05-17 · 29 replies
Bonjour à tous,

C'est en lisant le carnet de Daming que m'est venue l'idée de ce week-end. En partant de Nice. Nous sommes à 3 heures des Cinq Terres, donc je me suis dit que nous pouvions copier l'idée 😉

Samedi 14 mai 2016 : Départ vers 9h30 de la maison, pas besoin de se presser car pour changer, je n'ai pas prévu une journée de tours Operateurs. Le seul objectif c'est de voir Portofino et si possible Camogli.

Pour Portofino, pas question d'essayer de s'y garer après avoir lu ce qu'en dit Le Routard, je cite : "Si vous arrivez jusqu'ici en voiture, sachez que c'est la plus mauvaise idée de vos vacances ! Portofino est dans un cul-de-sac et l'unique parking de la ville ne contient que 400 places ! En été, surtout le w-e, il est fréquent d'attendre 2-3h au barrage à 2 km du centre, dans l'attente qu'un véhicule quitte le village pour pouvoir prendre sa place."

Bon, c'est dissuasif ! 🤪 Nous nous garerons donc à Santa Margherita Ligure, situé à 3,6 km de Portofino. Nous tentons le parking gratuit (si, si, vous avez bien lu 🙂 !) de Covo di Nord Est, à mi chemin entre Santa Margherita et Portofino ; il faut par contre un disque car on a droit à 4 heures (Merci encore une fois à Daming pour ce tuyau !). Super, il y a plein de place ! Il y a même des bancs face à la mer pour un pique-nique rapide avant de partir.

Sinon un peu avant, il y a le parking "Miramare" ( Via Milite Ignoto, 36). Et si vous cherchez un parking en centre ville, ce site vous intéressera certainement.

L'idée pour nous, c'est de rejoindre Portofino en marchant car faire le pied de grue devant un arrêt de bus ou de bateau, ça fatigue davantage que de marcher. Et puis, on aime bien voir les choses en marchant (là, je vois mes filles s'étrangler en lisant cela 😎 ). Mais sinon, on peut aller de Santa Margherita à Portofino avec le bus 82 (horaires ici) ou en bateau, ce qui doit être très agréable mais il y en a un seul par heure (voir ici). Au final, on a adoré cette balade où se succèdent une promenade au dessus de la mer puis un petit sentier en forêt pour la partie qui n'est plus aménagée avec un trottoir.

J'ai mis ici sur wikiloc, mon tracé GPS. Ceux qui veulent voir ce que ça donne sur la carte, pourront se faire une idée précise. Juste après la baie di Paraggi que l'on voit sur la dernière photo, on trouve les escaliers pour poursuivre sur le sentier en forêt qui permet souvent aussi une vue mer. On est arrivés à Portofino en 55 min. Cette petite promenade est à la portée de tout le monde et est vraiment très agréable !

L'arrivée se fait au niveau de l'église Divo Martino qui est à voir.

Nous voilà donc à Portofino 🙂 🙂 🙂
Retour de 2 semaines de vacances plongées au Panama English translation pending
by Veronique552 · 2016-05-02 · 9 replies
Je viens souvent sur ce forum essentiellement pour piocher des infos pour nos vacances ou week-end et j'ai souhaité partager avec vous notre voyage plongée au Panama avec ce compte-rendus. Nous étions 4: 2 amies: Michèle et Dorothée, mon compagnon: Cédric et moi-même. Certains d'entre nous avaient déjà plongée en Guadeloupe, Martinique, Mexique (Playa Del Carmen et La Paz). J'avais pensé partir au Belize, ou au Honduras, mais le choix s'est arrêté sur le Panama.

Le séjour a été partagé entre la Costa Arriba sur la mer des Caraïbes (7 nuits à Puerto Lindo à côté de Portobelo) et la côte Pacifique vers le très réputé spot de surf de Santa Catalina (5 nuits) et la fameuse île de Coiba (faisant souvent partie du trajet pour les chanceux qui vont plonger aux Cocos). Et 2 nuits à Panama City : au début et à la fin du séjour.

Pour les nuits à Panama City et à Puerto Lindo nous sommes passé en direct. Par contre pour Santa Catalina et la location de voiture, nous sommes passé par un tour opérator Toulousain spécialiste des voyages plongées.

Jour 1: Nous sommes donc partis 2 semaines sur un vol direct Paris- Panama City. Nous partons de Paris à 13h50, sous un ciel bleu avec une température extérieure de 8°c. Le vol dure 11h. Nous arrivons sur l'aéroport de Tocumen avec un peu d'avance, du coup nous devons patienter car le point de parking n'est pas prêt!!!! ce n'est pas grave nous sommes en vacances!!!

Au passage des douanes, nos empreintes digitales sont prisent ainsi qu'une photo... forcément sans sourire!! Récupération des bagages et direction la location de voiture. Nous oublions les chariots pour nos bagages qui sont en locations à 3$. Notre toyota Fortuner est pile la taille dont nous avons besoin pour ranger tous nos sacs.

C'est Dorothée qui conduit la 1ere: voiture énorme, boite automatique, vitres sur-teintées que nous nous empressons de baisser pour voir et faciliter la conduite. Il fait nuit et avec les vitres teintées, la conduite n'est vraiment pas évidente. Surtout que les panaméens n'ont pas l'air de connaître le clignotant mais plus le klaxon. Heureusement, ils ne roulent pas vite!! Nous avions téléchargé en France, une carte du Panama avec l'application gratuite Maps.me pour avoir un GPS sans passer par internet. Cette application est vraiment une réussite.

L'arrivée sur Panama City de nuit est vraiment superbe avec tous ces buildings éclairés et ce reflétant dans la baie. Nous trouvons la rue, où nous avions réservé une chambre pour nous 4 sur le site Air BnB, mais pas la maison!!! Après un appel à notre contact, nous trouvons la maison, nous nous enregistrons et direction le dodo. Nous coupons la clim afin de ne pas compromettre nos futurs plongées. La journée a vraiment été longue. La chaleur n'arrangeant rien.

Jour 2 Grâce au décalage horaire, nous sommes réveillé assez tôt. 7h30, nous prenons notre petit-déjeuner sur la terrasse en bordure d'un jardin et donnons rendez-vous à Mariela pour dans 15 jours. Après avoir rechargé tous nos sacs, nous reprenons la route direction Puerto-Lindo. Nous loupons la sortie sur la transisthmique et faisons demi-tour à Colon avant de continuer en longeant la mer jusqu'à Puerto-Lindo. Faisons un petit arrêt photo, nous nous extasions devant les fourmis qui transportent d’énorme morceaux de feuilles jusqu'à leur fourmilière. Un panneau annonçant le Panama Reef Divers nous accueille à l'entrée du village.

Dernier virage à gauche, déverrouillage des portes et nous voilà arrivé après 3h de route. Névine et Franck nous accueille, nous déchargeons nos sacs et …. reprenons la route, et oui, il est encore tôt et nous souhaitons allez voir le fameux Canal de Panama, la suite du séjour ne nous en laissera pas le temps. Nous nous arrêtons chez Lionel, un français qui tient une pizzeria afin de grignoter quelque chose rapidement à midi. Nous arrivons aux écluses de Gatun en traversant le chantier d’agrandissement du canal. Nous y passons plus de 1h30 à regarder les cargos, vrachiers et autres embarcations passer lentement aux grès des ouvertures et fermetures des écluses. Faisons signes aux équipages. Et essayant de comprendre le fonctionnement. Les écluses se remplissent et se vident rapidement, il y a très peu de monde dans la terrasse d’observation. Pour 5 $, cela vaut vraiment le coup.

Nous rentrons à Puerto Lindo, Franck nous présente le centre et l'organisation pour les prochains jours. En raison d'un coup de vent annoncé dans quelques jours nous groupons les 3 jours de plongées pour avoir les 3 jours de libres en fin de séjour et ne pas être gêné par le mauvais temps. Avec Michèle et Cédric, (Dorothée ayant préféré se reposer) nous dînons chez Hans, au bout de la plage de Puerto Lindo, les assiettes sont vraiment copieuses.

Demain nous sauterons dans nos combinaisons et direction les profondeurs sous marine en attendant nous allons faire une profonde dans nos lits!! Le bruits des vagues qui sont a 20m maxi nous berce gentiment aidé par un petit vent qui passe par les fenêtres ouvertes.

Jour 3: Réveillé à 6h30, nous préparons les caissons d'appareils photo et go-pro, et descendons déjeuner.

Le ciel est nuageux, mais il fait déjà bon. A PuertoLindo nous aurons un ciel assez nuageux tout au long de la semaine, du coup un peu moins chaud (30°c quand même avec toujours un petit alizé).

Le petit déjeuner est bon, copieux et sera le même tout au long du séjour.

Préparation du matériel de plongée, puis direction la lancha pilotée par un jeune homme du village. Notre 1ere plongée se fait sur un ilôt : la isla de las dos hermanas, rien que ça !! L'intervalle de surface se fera sur Playa Blanca, magnifique plage de sable blanc, bordée d'une végétation luxuriante.

La 2eme plongée, se fait à proximité.et porte le nom de la plage Playa Blanca. Retour au centre, nous défaisons nos blocs, allons nous doucher puis à table. Nous avons pris l'option de déjeuner au centre pour les 3 jours de plongées.

Petite sieste pour certaines, lectures pour d'autres puis balade sur le chemin qui mène au village de Cacique. Nous nous équipons un peu de façon excessive par crainte des moustiques et d'autres bêtes sauvages ...(chaussures fermées, pantalon et tee-shirt manches longues, nous regretteront rapidement car il fait vraiment très chaud à l'abri des alizés et les moustiques brillent par leurs absences) Après avoir parcourus 200m après la route, dans un manguier nous trouvons un paresseux endormis. Après quelques photos, nous reprenons notre chemin voir araignées, oiseaux, fleurs, fruits, papillons, fourmis …

Quasiment revenu sur la route, nous entendons les singes hurler, bien sûr nous faisons ½ tour et nous approchons au mieux. C'est Michèle qui les voit en premier. Ils sont là, dans les arbres, avec les jumelles et les appareils photos nous les voyons bien. Ce sont les mâles qui hurlent à la tombée du jour avec leur belle crinière autour du visage. De retour au centre, nous racontons à Névine et Franck nos découvertes qui sont heureux pour nous.

Nous dînons au centre, visionnons nos photos du jour, les terrestres et les sous-marines. Et allons rejoindre Morphée.

Jour 4 : Deuxième jour de plongée, direction Farallones, un îlot avec un petit phare, 2 cocotiers ont le mérite d'y survivre au milieu des oiseaux. Les 2 plongées se font ici, l'intervalle de surface aussi, car nous sommes assez loin de tout. La plongée est belle, vivante, se sera un coup de cœur.

L'après-midi nous visitons le village. Les habitants sont sympathiques, accueillant, un jeune homme nous demande si nous souhaitons une lancha pour aller sur Isla Mamey ou Isla Grande, nous refusons poliment, rester sur une plage durant de longues n'est vraiment pas de notre goût alors qu'il y a tant de choses à voir. Petit tour sur le terrain de base-ball, (il y a des terrains dans presque tous les villages, c'est vraiment un sport très pratiqué ici).

Nous allons dîner dans un resto également tenu par des français: El Don Quijote, pizzeria grill.

Le retour se fait de nuit également, il faut vraiment être vigilant car il y a pas mal de piétons sur les routes, de gens assis sur le bord des routes non éclairé, des chiens, et le risques de rencontre avec les animaux sauvages.

Il n'y a pas vraiment de resto avec de la cuisine locale. Enfin, si la cuisine locale, se résume aux pizzas, frites, poissons frits, poulet frits... accompagné de riz au lait de coco (très bon), yucca (sorte de taro) bananes plantain frite... Nous nous régalons de ceviche (poisson ou fruits de mer mariné dans du citron et aux aromates), heureusement les fruits sont excellent et on se régalera tout au long du séjour de délicieux jus de fruit et batido con leche (sorte de milk-shake). On goûtera même aux premières mangues de la saison (délicieuse).

Jour 5 : Aujourd'hui, dernier jour de plongée dans le mer des Caraïbes à Isla del padre. Elles seront magnifiques et encore bien différentes des précédentes.

Retour au centre, après un bon déjeuner nous prenons la voiture et direction Portobelo pour visiter ses bâtiments historiques les nombreux forts classé au patrimoine de l'UNESCO, la douane, ses ruelles, l'église. En rentrant nous faisons un stop pour voir notre paresseux, découvert 2 jours avant. Il est toujours dans le même arbre, mais a changé de côté.

Ce matin, nous nous immergeons non pas dans l'eau, mais dans la foret avec Franck pour la jungle trek, rapidement il nous montre la première Dendrobate auratus, la célébre grenouille de couleur (celle-ci est noire et verte), elle ne vit pas dans l'eau, mais dans la forêt. Les morphos bleu (papillons) sont énorme, l’extérieur des ailes est couleur feuilles mortes et l’intérieur des ailes est d'un beau bleu azur, ils font environ 15cm d'envergure. Nous verrons aussi le gecko à tête doré et au corps bleu marine. Nous ne verrons pas l'araignée banane mais verrons d'autres araignées, de nombreux oiseaux, des chenilles, une grenouille marron, de belles fleurs, des épines vertigineuses sur les arbres et palmiers... entendront le toucan. Les cris des signes hurleurs nous accompagnent tout au long de la marche. Tantôt nous avons l'impression qu'ils sont loin ou bien très proche. Mais sur le chemin du retour, ils sont vraiment là et nous les apercevons enfin, ils sont à 10/12m de nous. Ils sont vraiment magnifiques, il y a des jeunes qui commence à s'éloigner de leur mère, déjà super agile!!! C'est vraiment génial.

Après une douche et un déjeuner nous prenons la voiture et tournons à gauche devant la pizzeria de Lionel direction la suite de la Costa Arriba: Nombre del Dios, Vente Frio, Palenque, Miramar (fin de la route goudronnée). Des petits villages aux maisons colorées qui s'étendent le long de longues plages de sable noire bordées de cocotiers. Malgré une population assez désœuvré, les habitants sont bienveillants et semble content de nous voir, mais nous n'aurons pas l'occasion de discuter avec eux. Des chiens comme partout ailleurs traînent partout, mais ici plus qu'ailleurs, ils sont vraiment pouilleux.

Nous allons tous dîner chez Hans, au bout de la plage de Puerto Lindo. Les chauves souris sont toujours accrochées au drapeau du Brésil qui décore le plafond.

Jour 6 : Nouvelle journée, nouvelle activité: ce matin: balade à cheval avec Bonnie (la fille de Lionel, le proprio de la pizzeria). Nous sommes sur le lieu de rendez-vous à l'heure, de loin, nous voyons arrivé un petit groupe de cavaliers: voilà Bonnie et 2 amis. Les chevaux sont déjà prêt. Les chevaux sont attribués en fonction de nos niveaux: je monterai Fidji pour les prochaines heures. Les rênes se tiennent d'une main, les selles de cowboys sont confortables. Nous longeons la route sur quelques centaines de mètres sur le bas côté. Puis bifurquons sur une route en terre, passons quelques maisons, longeons des champs, des bois. Ça monte, ça descend. Les 2 jeunes font des petits départs au galop, Cédric se fait surprendre, sont cheval Hidalgo part au galop avec les copains. Ils s'en sort très bien et reste en selle sans problème. Nous attendons Dorothée avec son vieux cheval Hermoso qui peine à grimper, pour une première chevauchée elle est ravie. Michèle monte Bello, et s'en sort également très bien. Nous nous engageons dans un petit sentier où les chevaux doivent enjamber des pierres et des troncs d'arbres. Soudain Hermoso se met en grève et refuse d'avancer. Un des jeunes prend ses rênes et le fait avancer, peu coopératif, il le fait par bons, Dorothée pas rassurée s'accroche à un arbre, dommage que la scène n'est pas été filmée s’était très drôle. Tout finis bien, Dorothée aura quand même un bleu, là où sa jambe a rencontré l'arbre un peu trop violemment!!! Nous arrivons à la rivière, y laissons nos chevaux, et allons nous baigner dans une magnifique piscine naturelle un peu plus haut. L'eau est fraîche, claire, ça fait tellement de bien. Le site fait rêver!! Il est temps de partir, nous remettons pied à l'étrier et nous rentrons par le même chemin. Puis nous bifurquons et revenons à la rivière pour la remontée. Nous apercevons des lézard Jésus Chris. Ces fameux lézard qui courent sur l'eau, ils sont tellement rapide que les prendre en photos est impossible pour nous. Puis retour case départ, après avoir vu un petit crocodile écrasé sur le bas côté de la route. Il doit faire 40cm. La maman ne doit pas être loin!!!

L'après-midi, direction La Guaira pour traverser en lancha et rejoindre Isla Grande. Nous avons l'impression de nous faire arnauqer en payant le parking 5$ pour l'après-midi, alors qu'on nous avait parlé d'un tarif de 1$. Pour la traversée, les prix sont affichés et pour 5$ chacun, nous validons. La traversée se fait en quelques minutes, comme nous ne souhaitons pas aller sur la plage ni dans un hôtel particulier, on nous débarque dans le centre du village. Nous décidons de monter au phare pour commencer. La montée est quand même assez raide, surtout en pleine après-midi!!! Le village est très propre, colorés, nous croisons assez peu de monde. Dire que l’île est surpeuplé les week-end!! Les maisons sont réparties le long d'une rue qui longe la côte. La vue de la haut est magnifique, mais assez bouchée par la végétation, par contre en montant en haut du phare (état très délabré de celui-ci), la vue est à 360°. Nous redescendons est allons boire un verre dans un resto-bar sur pilotis, avant de rejoindre la lancha qui nous attend à la plage. Nous n'avons pas eu le temps de faire tout ce que nous avions prévus !! Pour le retour, elle est bondée, fin d'après-midi oblige, les plagistes rentrent!!

Nous nous dirigeons vers le restaurant que Franck nous a conseillé, les couchers de soleil y sont magnifiques !!! pour cela rendez-vous dans quelques heures !! Le restaurant s'appelle : Adriana, il est à l'entrée du village en venant de Puerto Lindo. 5Km sépare les 2 villages. Nous installons dans la partie bar en regardant le soleil se coucher. Hélas, les nuages se font de plus en plus nombreux. Nous n'aurons qu'un magnifique coucher de soleil dans les nuages !! Le coucher de soleil de rêve ne sera pas pour ce soir. Tant pis !! En tout cas Dorothée, nous réalise une magnifique photo !!! L'heure du repas arrive et nous dégustons de magnifiques et délicieuses langoustes. Le service est assez long mais les plats valent vraiment l'attente !!

Jour 7 : Petit-déjeuner et direction Portobelo en bus pour visiter les forts de l'autre côté de la baie. Les bus sont très très colorés avec de beaux dessins. Les pare-brises sont couverts d'autocollant dans la partie haute et base de celui-ci, l'espace pour voir est vraiment très mince. Certains ont même des ailerons et d'autres décorations sur leur toit!!! Nous rendons visite à Coco et Michèle (couple de français ayant une très bonne connaissance du Panama et de Portobello, Michel anime le site internet: www.sagapanama.fr) pour savoir si nous pouvons bénéficier d'une visite de la ville avec Michel. Hélas n'ayant rien organisé, cela n'est pas possible, il revient juste d'un autre périple. Par contre il nous prête le livre qu'il a écris sur la ville. Sur ses conseils nous nous adressons à Juan pour traverser la baie et rejoindre les forts. Nous avons 1h30 pour visiter. Nous commençons par celui qui est tout en haut. La montée est entrecoupée de nombreuses pauses photos sur la vue qui est magnifique, les bestioles et fleurs rencontrées.

Juan est à l'heure, nous retraversons et allons rendre à Michel son livre. Il nous explique comment avec sa femme, il fabrique des bijoux en ivoire végétale (ou tagua, fruit d'un palmier). Nous faisons quelques achats, les bijoux sont très fins, modernes et rustiques en même temps. Nous allons déjeuner à la panaderia Rico& Rico où nous mangeons un copieux ceviche, pizza et poulet aux légumes. Tout le monde se régale. Nous avons prévus de rentrer en bus, mais ne sachant pas trop à quelle heure il passe, nous le loupons!!! Donc retour en taxi!! Le reste de l'après-midi est consacré aux sacs qu'il faut refaire. Vers 16h, nous allons dans la prairie aux merveilles. En fait ce site n'est vraiment pas loin du centre de plongée, et nous a été indiqué par Franck. Nous y accédons après une courte mais intense grimpette. Nous regardons a tout hasard sous le 1er manguier que nous trouvons en mémoire au 1er paresseux (et seul) que nous avons vu dans un manguier. Bingo, un paresseux y sommeille!!! Des oiseaux aux couleurs chatoyantes s'envolent pour se reposer quelques branches plus loin. Le site est magnifique: nous y verrons 5 paresseux, 2 toucans qui ont un cris qui ressemble à celui de la grenouille, des oiseaux dont j'ai oublié le nom, 2 cerfs que nous n'avons que entr'aperçus, un ara bleu en vol.

Nous dînons avec Névin et Franck autour de poissons au BBQ. La soirée est très sympa!!

Jour 8 : Aujourd'hui nous quittons Puerto Lindo pour aller à Santa Catalina sur la côte Pacifique. 7h de route nous attendent. Nous reprenons la route côtière jusqu'à Sabanitas où nous faisons le plein, puis la trans-isthmique que nous quittons avant Panama City pour rejoindre la Panaméricaine. Nous traversons le canal sur le pont du Centenaire et passons géographiquement en Amérique Centrale. Nous voilà sur la fameuse Panaméricaine, route qui traverse toute l'Amérique hormis la région du Darién forêts et montagnes impénétrables du Panama.

La végétation se fait de plus en plus sèche, l'herbe sèche des champs prend une couleur très brune, la saison sèche est vraiment là pourtant le bétail broute tranquillement dans les prés. Nous nous arrêtons à Santiago, sur la place de l'église, ombragée et fleuris pour manger les sandwichs préparés par Névine. Le thermomètre de la voiture nous indique 40°c: Avec Dorothée nous dégustons un milk-shake à l'ananas et au melon. C'est vraiment très bon! A côté de nous un vieux manguier couvert d'orchidées avec certaines encore en fleurs, les dernières. Des habitants à côté de nous pensent que nous regardons les mangues et nous en cueillent, une bien mure que nous dégustons, elle est juteuse, sucrée bref un vrai bonheur. Ils nous en donnent d'autres en nous expliquant que même vertes elles sont très bonnes tranchées et un peu salées. Nous avons notre apéro!!! Nous reprenons la route pour les dernières heures.

Enfin Santa Catalina!!! Nous repérons l’hôtel Iguanito sur le plan situé au croisement des routes (vraiment très pratique). Nous étions attendu par Chris, française installée au Panama et propriétaire avec son mari Juan de l'hôtel. C'est un petit hôtel de 4 chambres, la salle du restaurant complètement ouverte et au rez de chaussée, à l'étage les 4 chambres sont desservies par une grande terrasse en bois, avec salon de jardin (enfin de terrasse en l'occurrence), hamac... Les chambres sont assez grandes, avec une belle hauteur sous plafond, les salles de bains propres et spacieuses également. Le seul bémol est le manque de rangement (juste 1 bureau, 1 chaise et 1 repose valise) soit, nous laisserons les affaires dans les valises. Pour fêter notre traversée du Panama et notre arrivée sur la côte Pacifique, nous demandons des bières à Chris, qui nous répond qu'en raison des fêtes de Pâques, l'alcool est interdit jusqu'à samedi minuit. Soit, les bières nous seront servie hors de la vue de quiconque. Par ailleurs, elle nous annonce que Cédric (instructeur français travaillant chez Scuba Coiba) nous rejoins plus tard pour nous briefer sur le déroulement des plongées les prochains jours. Une fois, rafraîchis, bagages déchargés et voiture garée, nous allons voir la plage, le centre de plongée. En chemin nous croisons Cédric, que nous reconnaissons grâce à sont tee-shirt nominatif. Nous l'interpellons, il nous rejoint au centre de plongée après une petite course à la supérette locale (mini super comme ils disent!!!). Les sacs de plongées sont stockés sur place, ils ne seront pas a trimballer demain !! Nous avons en détails, l'organisation de l'avant, pendant et après plongée !!! nous savons à quoi nous en tenir. Le rendez-vous est donné le lendemain matin à 7h30, afin de préparer notre matériel. Cédric nous a vraiment donner l'eau à la bouche, nous avons hâte !!!

Nous dînons d'excellentes salades au restaurant de l’hôtel. La route nous a coupé l’appétit malgré une carte très alléchante. Demain ça ira mieux !!!!

Préparation des caissons d'appareils photos, go-pro, des affaires de plongées

Dodo tôt pour un levé tôt.

La nuit est chaude, mais le ventilateur tourne et rafraîchi suffisamment l'air, nous nous méfions toujours de la climatisation.

Jour 8 : Petit déjeuner à 7h, nous sommes servis par Raphaël, il est du Venezuela. Nous avons droit à une boisson chaude, un jus de fruit, et au choix œuf ou pancakes (ils sont délicieux, pour moi c'était pancakes tous les matins!!!).

Puis direction Scuba Coiba où nous retrouvons Cédric qui nous aide pour déterminer notre lestage (bloc en alu oblige), entre les kg et les livres !!

Préparation des bouteilles, nous avons des filets pour notre petit matériel et des petites gourdes que nous pouvons remplir à un bidon avec robinet que nous aurons a disposition sur le bateau. Le trajet durera environ 30 min pour le 1er site, nous nous habillons sur le bateau. Cédric nous présente notre capitaine de lancha et son aide. Et c'est parti pour Cativo !!!! 10 min avant d'arriver sur le spot de plongée nous nous habillons, ce sera à chaque fois pareil. On s'équipe avec sa bouteille dans le bateau ou dans l'eau au choix !! Direction le fond sableux vers 25m, rapidement nous voyons un vol de raie aigle, raie mobula, une douzaine de langoustes de taille très impressionnante. Nous remontons peu à peu, puis un gling gling se fait entendre, Cédric nous interpelle, on regarde dans la direction qu'il nous indique et un requin-baleine sort du bleu planctonique qui nous entoure. Première fois que nous en voyons un en plongée. A priori, il fait un peu plus de 5m. Nos bulles ne l’effraie pas du tout, il mange, fera une série d'aller-retour devant nous pendant 20min. Nous le laissons à son repas et remontons sur le bateau. L'intervalle de plongée se fait sur une plage magnifique, on y un pique-nique tranquillement. Et c'est repartis pour le site de Buffet. Un site magnifique de bancs de sable, de roches. Des requins pointes blanches, sont posés sur le fond, survolés par de nombreux bancs de poissons. Nous rentrons à Santa Catalina. Petite bière bue avec Cédric. Nous dînons au resto de l’hôtel Iguanito et dégustons d'autres plats de la carte, c'est vraiment bon.

Jour 9 : Deuxième journée de plongée, nous retentons le site de Cativo en espérant revoir le requin-baleine. Nous avons un bon espoir, il y a beaucoup de planctons. Il ne sera pas là, ou un peu plus loin peut-être, par contre, nous rencontrons: raies manta, raies pastenague qui nous offre un beau ballet, au loin nous distinguons quelques raies aigles qui passent au loin. Une tortue nous fait l'honneur de sa présence. Une nouvelle plage de rêve nous accueille pour un en-cas direction Frijoles (petite île qui ressemble à un haricot!!), roches, sables un autre site mixte et avec de belles rencontres: tortues, requins pointes blanches, sur le sable, dans des cavités... Pique-nique sur la même plage que hier, nous y sommes vraiment bien, nous retentons Buffet en 3eme plongée en espérant que les requins soient un peu plus actifs avec la marée qui monte. Hélas, ils sont bien là, mais toujours aussi inactifs: posés au fond ou nageant calmement. Les plongées sont belles, vivantes, hélas la visibilité reste assez faible. A certains endroits la thermocline provoque une turbidité de l'eau et des frissons dans les combi, la température varie entre 28°c et 22°c!!

Retour à Santa Catalina. Petite bière bue avec Cédric. Nous dînons au resto de l’hôtel Iguanito et dégustons d'autres plats de la carte, c'est vraiment bon.

Jour 10 : Troisième jour de plongée, alors que nous arrivons au centre, Cédric nous annonce qu'il n'y a pas d'eau (un problème de réservoir)pour le moment si lors de notre retour, elle n'est pas revenu, nous ne pourrons pas rincer le matériel. Ce n'es pas grave, souvent, l'eau doit être utilisé avec parcimonie ou présente en fin de séjour. 3 plongées de programmées. Un nouveau site Mali-Mali. De nombreux et paisibles requins pointe blanche. Décidément, je n'en aurais jamais vu autant!!! Mélange de zones de pierre et de sable. 2eme plongée se fait à Faro: murènes, chirurgiens, langoustes, antennaire jaune géant, requins pointe blanches... La plage du jour est magnifique (comme les autres d'ailleurs), en face de l'ile de Coiba, plantée de nombreux cocotiers abritant des broméliacées et des orchidées (certaines sont encore en fleur). Nous y verrons des traces de crocodiles qui serpentent sur la plage.

3eme plongée se fait à nouveau à Cativo sur le retour à Santa Catalina, les distances en bateau sont assez importantes autant optimiser les trajets. Pas de requin-baleine pour nous, une 2eme palanquée le verra furtivement en fin de plongée. Pour nous ce sera murène en pleine eau, raies pastenague, raie aigle, bancs de poisson qui pour moi reste indéterminé, ne m'en veuillez pas!!

L'eau n'est pas revenue, nous rangeons notre matériel. Et rentrons assez fatigué, nous aurons passé autant de temps dans le bateau que dans l'eau (3h, chacun)

Avec Dorothée, nous prenons rapidement une douche (la coupure d'eau n'a pas touchée la partie du village où se trouve notre hôtel!!) puis nous nous rendons sur la plage pour admirer le coucher de soleil, la marée est en train de monter, les photos se suivent sans se ressembler!!les images sont magnifiques et resterons gravées dans notre tête. Une autre merveilleuse journée se termine...

Jour 11 : Pour notre dernier jour de plongée l'eau est revenue au centre, mais problème de compresseur, il est HS Du coup, comme nous avions réservé pour 4 jours de plongées, le club nous fournit les seules bouteilles qu'ils ont réussi à gonfler, Nous faisons 2 plongées, sur 2 nouveaux sites: Iglesia, avec requin guitare découvert par Cédric alors que seul ses yeux dépassés du sable!! Requin pointe blanche, des antennaires jaune géant, affalés sur un recoin de rocher, une position qui les rend presque invisible!!! Dernier site: Don Juan: de vastes zones de sable avec de l'enrochement également. J'y trouverai les 2 seules nudibranches du séjour!!, des balistes, des poissons chirurgiens, plongée pas profonde: 14m, mais d'une durée de 1h30. Nous n'avons pas le temps de dire au revoir (ou à bientôt) à tous ces habitants des fonds marins. Rinçage du matériel, nous l'étendons sur les séchoir prévu à cet effet, pendant ce temps, nous exécutons nos traditionnels devoir de fin de plongées: remplissage des carnets de plongées et surtout tamponnage des pages remplis sans oublier la bière de fin de journée...de beaux souvenirs!!!

Ce soir avec Dorothée, nous nous rendons sur la plage pour admirer les étoiles, les rues sont désertent, nous entendons quelques conversations venir des endroits sombres des jardins délestés de la chaleur diurne pour quelques heures. Et vive la technologie, une application sur son smartphone nous permet de connaître les constellations que nous avons sous les yeux... à condition de pouvoir les retrouver dans cet extraordinaire quantité d'étoiles!! Les noms résonnent comme des mots qui berce nos nuits: la croix du Sud, l'hydre, les gémeaux... La voie lactée est terriblement belle et prenante. Un groupe de chiens passe, mais ne casse pas la magie!! même les bernard-l’hermite en balade ne nous dérangent pas. Quelques étoiles filantes nous font l'honneur de leur passage!! C'est vraiment une belle soirée, pourquoi n'avons nous pas fait cela avant???????? Il est 23h, l'heure d'aller eu dodo, demain direction Panama City.

Jour 12 : Nous repassons, le matin du départ pour faire nos sacs, dire au revoir à l'équipe.

La voiture, qui n'a pas bougé durant notre séjour est vite chargée.

Nous refaisons la route en sens inverse, le paysage me semble moins désolé, moins sec, je me suis faite à ce paysage, évidement sur la fin du séjour.

L'arrivée à Panama City se fera par le pont des Amériques, enjambant le canal, les building sont devant nous. Nous passons sur l'avenue Balboa et rejoignons l'auberge de jeunesse. Maintenant nous y arrivons sans détour!!! Il est encore un peu tôt pour déposer nos bagages dans la chambre. Mariela nous indique une pizzeria à 2 blocs pour y déjeuner. Après un bon repas typiquement Panaméen!! nous revoilà à notre hébergement, on nous indique même un endroit dans le jardin avec fil d'étendage où l'on peut finir de faire sécher notre matériel. Nous prenons le taxi direction El Casco Viejo, le vieux quartier de Panama City, où de nombreuses maisons de style coloniale sont rénovées, un petit air de La Havane!!! Dorothée nous guide, avec son guide Ulysse qui propose des itinéraires de visite. Petit mojito à la mangue à la Finca del Mar (bar, resto, lunge très cool), pour se poser un peu avant de rattaquer la visite, et le shopping. Nous dînons dans un petit resto à côté de la cathédrale, des plats simples, très copieux et vraiment pas cher!! Nous retournons sur la Plaza de Francia avec sa colonne dominée par ….un coq, pour admirer le pont des Amériques tous illuminés, les navires en attentent de leur passage du canal font la queue. Le front de mer de la ville moderne de Panama City est également illuminé, des milliers de lumières se reflètent dans la baie. Tous cela à des années lumières des petits pueblo tel que Palenque, Miramar ou Santa Catalina. Retour en taxi, le chauffeur est bavard et très sympa!! Comme celui du début d'après-midi.

Il fait chaud dans la chambre, la clim fait un peu de bruit et nous ne la mettons pas.

Jour 13 : Comme d'habitude, nous sommes réveillés tôt, du coup nous en profitons pour finaliser nos sacs, l'équipement de plongée étant bien sec. Puis, comme il est encore tôt pour le petit déjeuner, nous faisons le point sur la journée: direction le Panama Viejo, à l'opposé du Casco Viejo. Il s'agit du site (aujourd'hui en ruine) qui à vue la naissance de la ville. C'est très intéressant, mais nous sommes un peu perdu dans toutes ses ruines, c'est du haut du cloche, alors que nous avons une belle lisibilité sur les différents quartiers de cette ancienne ville, de plus les panneaux sont très explicites. Avec Dorothée nous trouvons le moyen de déguster pour la dernière fois des mangues tombées depuis peu.

Nous décidons d'aller déjeuner à la Finca del Mar dans le Casco Viejo, là où nous avions bu un excellent mojito à la mangue. Je prend, un délicieux ceviche accompagnée de bananes plantain frites, Michèle se rassasie d'une montagne de crudité, Dorothée et Cédric d'hamburger!! Glaces en dessert, dernière séances photos équipés des fameux chapeau panama!!

Voilà c'est terminé, direction l'aéroport. Nous avons en rendant la voiture de location, une douche froide car en plus du tarif des péages que l'on nous demande, l'assurance complémentaire a été rajoutée. Nous n'avons pas été assez vigilant en prenant en charge la voiture de location à notre arrivée.

Nous attendons que l'enregistrement pour notre vol débute, nous tronquons les tongs par des chaussures fermées, les shorts ou jupe par des pantalons. Les chiens antidrogue reniflent nos sacs. Ouf tout va bien. Un groupe de vacanciers de Look Voyage est devant nous dans la queue, nous discutons de ce que nous avons fait, vu. C'était vraiment bien, un beau voyage, surprenant et chargées de belles découvertes. Ce n'est pas les fonds indonésiens, mais chaque plongées réservées sont lots de surprises.

J'espère que ce compte-rendus n'auras pas été trop long et vous donnera envie de découvrir ce beau pays qui mérite d'être connus.
Une semaine printanière en Andalousie: Cadix, Séville, Pueblos Blancos, les plages... English translation pending
by Euphroozine · 2016-04-29 · 38 replies
Bonjour à tous,

le printemps est là (enfin pas tous les jours !), les vacances scolaires arrivent, une opportunité de logement à moindre coût, il n'en fallait pas plus pour se décider à aller passer une semaine en Andalousie. Nous sommes donc partis en famille (nous 2 et notre petite de bientôt 5 ans) en direction du sud de l'Espagne, et plus particulièrement El Puerto de Santa Maria à côté de Cadiz, tout en bas, du 15 au 24 avril.

Les vols étant horriblement chers, nous choisissons donc la voiture, pas moins de 12h de route pour aller jusque là bas, ça n'était pas un cadeau pour notre fille mais elle a finalement bien supporté le voyage et bravo pour sa patience !!

Nous sommes donc parti le vendredi, et après quelques avaries mécaniques (ou plutôt pneumatiques...), nous arrivons à Salamanque, lieu de notre étape du jour. Pas de chance avec la météo, le temps est très couvert, limite pluvieux. Nous allons quand même nous dégourdir les jambes dans la ville, toujours agréable à visiter.



Le lendemain nous poursuivons notre descente. Et plus nous avançons, plus le temps est médiocre, à tel point que nous finissons par ne plus rien voir malgré la vitesse maximale des essuis glaces !



Nous finissons par arriver, le temps est très couvert, on est bien loin du climat andalous pour cette première journée ! Heureusement, même s'il a parfois fallu jouer à cache cache avec le soleil, on s'en est plutôt bien sorti...

A noter également que nous étions là bas en saison creuse, voire désertique ! Nous avons été agréablement surpris par le peu de monde. Pourtant le climat est idéal pour visiter sans crever de chaud. Les plages étaient désertiques, les villages aussi, beaucoup de bar tapas, restos, glaciers, etc... étaient fermés... Nous qui étions là pour du repos et du calme, nous étions servis !

El Puerto de Santa Maria

Nous logeons donc à El Puerto de Santa Maria, citée balnéaire à l'espagnole, des tonnes d'immeubles, de maisons collées, front de mer assez bétonnée, bref pas le plus bel endroit à notre avis. La côte est largement plus belle entre Cadiz et Gibraltar.

Nous logieons à proximité immédiate de la base navale de Rota, avec vu sur le port des bateaux de guerre, assez spécial comme ambiance.



Les plages alentours étaient agréable mais pas très sauvage, on s'en contentera et on sera satisfait de la proximité.





Vers le centre de la ville, le front de mer est très large avec quelques "oasis" sur la plage.



A l'arrière, une pinède et une promenade sur le front de mer





Cadiz

Nous ne pouvions pas ne pas aller voir cette ville, que nous connaissions surtout pour la chanson de Luiz Mariano.



Ce fut fort agréable, nous avons visité la cathédrale, d'où nous avons une magnifique vue depuis le sommet. Attention, les cloches sonnent toutes les 15 minutes, et ça fait bizarre quand on est là haut !!!









Nous poursuivons la visite en nous "perdant" au gré des rues, à voir de jolis patios...



. à humer les orangers



Et c'est ainsi que nous arrivons dans un parc tout au sud de la ville, magnifique jardin aménagé, en bord de mer.





Et le top, des bancs et une aire de jeu ! Parfait pour prendre le gouter et se relaxer !

Nous terminons la visite de Cadiz par une petite visite de la plage



On a bien mérité de se tremper les pieds après avoir bien marché !

Compte rendu: déçue par les Cubains English translation pending
by Cendrines · 2016-04-14 · 26 replies
Bonjour à tous,

Je suis rentrée lundi d'un voyage de 3 semaines à Cuba. Je suis partie avec mon compagnon et nous avons voyagé en bus viazul et en taxi collectifs et nous avons logé en casas particulares. Nous avons fait le parcours suivant : - la havane - vinales - pinar del rio - la havane (pour le concert des rolling stones - super : ) - santiago - holguin - camaguey - santa clara - trinidad - cienfuegos - playa larga - la havane

C'était un premier voyage et si cela était à refaire, je choisirai d'effectuer moins d'étapes pour un peu plus de temps de découvertes.

Je regrette que nous n'ayons pas loué une voiture pour avoir plus d'autonomie et avoir la possibilité de nous arrêter dans des endroits un peu plus à l'écart des centres touristiques et de moins subir les assauts de jineteros. Seulement, la location de voiture coute un bras....

Un conseil : partir avec une téléphone doté d'un bon gps et de cartes consultables hors ligne, cela nous a bien aidé chaque jour.

Nous avons trouvé que Cuba était une belle ile, pittoresque, photogénique. Nous avons été fascinés par les jardins botaniques, la vallée de Vinales, l'architecture éclectique. Nous avons trouvé très intéressant de découvrir le pays de l'intérieur compte tenu de sa situation très particulière... En revanche, nous avons été profondément déçus par l'attitude de l'essentiel des cubains que nous avons rencontrés.

Je précise que je suis partie bien consciente de leurs conditions de vie, je sais qu'ils manquent de tout, que leurs salaires sont tout à fait dérisoires et que régulièrement, il y a des pénuries de produits essentiels.

Peut-être s'agit-il de naiveté de ma part, mais j'avais cru volontiers tous les gens qui m'avaient dit que les cubains étaient fort sympathiques, chaleureux et accueillants.

Nous avons trouvé au contraire qu'ils étaient désagréables, malpolis voire parfois insultants et enfin uniquement intéressés par la manne financière que l'on représente en tant que touriste. Sur trois semaines, on a peut-être eu trois ou quatre conversations sincères avec des cubains. Autrement, on a essayé de nous arnaquer tous les jours, plusieurs fois par jours (pour ne pas dire continuellement). Tous les jours on nous a proposé avec insistance des superbes affaires de (faux) cigares, tous les jours des supers restos, la casa de la maman, le taxi du cousin, la paladar du frangin (heureusement nous étions au courant pour les commissions, mais difficile d'y échapper parfois). On a essayé de nous pousser à rentrer dans des superettes pour acheter de l'eau pour des bébés (autre arnaque bien connue). Impossible d'obtenir des tickets a certaines caisses de superettes (arnaque sur le prix des bouteille d'eau bien connue). On nous a demandé des sommes plus ou moins importantes comme çà, dans la rue et cela, jamais avec le sourire, parce que bon, faut pas pousser. Au bout de 15 jours, j'en avais tellement marre que je voulais rentrer, je me sentais harcelée. La dernière semaine, on a fait semblant de rien comprendre à ce que l'on nous disait... Plus d'interaction...

Je précise ici que nous voyagions avec nos sacs à dos et que mis a part un appareil photo chacun, nous ne faisions pas étalage de richesses (que nous n'avons pas ; )

Si jamais on ne prenait pas les petits déjeuners ou les diners dans les casa, les propriétaires nous faisaient clairement la gueule. N. B. : on peut trouver les équivalents d'un petit déjeuner de casa dans les cafétérias d'état pour 5 fois moins chers. On paye son repas deux fois moins cher dans les paladars que dans les casas (et 4 fois moins chers dans les restaurants d'état). Donc forcément, on veut bien que les cubains accèdent à un meilleur niveau de vie grâce au tourisme, mais la note devient très vite salée si on prend tous ses repas en casas...

Les seules personnes avec qui il nous a été possible de discuter, ce sont les cubains qui ont eu l'opportunité de voyager. Nous avons rencontré un propriétaire de casa de double nationalité qui avait vécu 8 ans en Espagne et plusieurs cubains qui avaient voyagé grâce à leur métiers.

Je ne veux pas dissuader les gens de partir, mais partez en connaissance de cause. Tapez dans un moteur de recherche "arnaques cubaines" et "déception cuba" et allez lire quelques blogs avant de partir, histoire de partir en connaissance de cause et éviter ainsi d'être trop décu par l'attitude des cubains.

Si je repars à Cuba, ce sera uniquement pour l'architecture. Je comprends ceux qui conseillent de partir en voyage organisé. Si l'on part pour admirer les beautés naturelles de l'ile, j'imagine que c'est encore la meilleure solution de voyage.

A bon entendeur...

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8 jours à Istanbul English translation pending
by MirandaMouse · 2016-04-13 · 60 replies
Arrivés à Istanbul mardi soir, j'entame donc ce carnet de voyage pour vous conter mes aventures (et mésaventures éventuelles !).

Vous pouvez retrouver mes aventures, photos et infos pratiques sur mon blog :

www.lasourisglobe-trotteuse.fr/istanbul/

Nous sommes partis avec Air France pour 160€ AR, prix corrects vu qu'il n'y a pas d'ultra low-cost pour cette destination. Pour ces dates à peine 40€ d'écart avec Pégasus pour des horaires qui nous convenaient mieux et surtout une arrivée à Atatürk donc plus près du "centre".

Départ prévu à 18h50, à Roissy on stresse un peu car seulement un comptoir ouvert pour passer le contrôle des papiers, 45 mn d'attente... encor un coup de stress car pour la Turquie, "destination sensible" on nous demande un billet retour ou une réservation d'hôtel, et on a ni l'un ni l'autre sur nous ! (on ne peut pas imprimer sa carte d'embarquement plus de 30h avant le départ). Bon ça passe, heureusement ! La porte d'embarquement est loin, il nous faut reprendre le CDG Val. On passe très vite les contrôles de sécurité et on arrive dans un hall pas trop bondé et confortable. L'embarquement se faire sans encombre, contrairement à Ryanair dont nous sommes des habitués (et Easy jet) on nous fait pas poireauter 20 mn debout. Personne agréable, repas plutôt pas mal... On ne prend jamais Air France (enfin ça faisait longtemps) et on est content 😎

Arrivée à Attatürk un peu en avance, on passe l'immigration en 5 mn, on change un peu d'argent (taux pas trop désavantageux) et on file prendre la navette Havas qui part 10 mn plus tard, pour 11 TL chacun soit environ 3€, jusqu'à Taksim, en 35 mn. De là, on marche environ 800 mn jusqu'au studio réservé sur Airbnb pour 20€/nuit. On nous a donné le digicode et la clé est sous le paillasson, on ne verra donc personne (il est 0h30, ça se comprend). Le studio est petit mais suffisant pour ce qu'on compte y faire (dormir, se laver, boire un thé au réveil et avant de dormir) et pour 20€ on va pas demander la lune. On l'avait choisi sur "cour" (en fait une ruelle) mais on entend quand même un peu les voitures. Avec les boules quiès ça passe (nous sommes tatillons sur le bruit). Détail important qui a orienté notre choix sur ce studio : il y a des rideaux suffisamment opaques pour ne pas être réveillé aux premières lueurs du jour.

1er jour à Istanbul : Je tiens quand même à préciser qu'à cause de soucis de santé, notamment aux jambes, j'en fais moins que la plupart des gens dans une journée. Je peux pas faire autrement, donc ne pas s'étonner si nos journées paraissent plus "light" que la moyenne. Puis on aime flâner et prendre notre temps, tant pis si on ne voit pas "tout", on peut toujours revenir...

Après avoir mangé dans une petite cantine sympa suggérée par notre hôte, on se balade sur la rue Istiklal, principale rue animée de la ville, dans l'ancien quartier européen de la ville, de l'autre côté de la Corne d'or. On préférait loger là que dans le très touristique Sultanahmet... On a déjà parcouru la moité de la rue en arrivant de nuit. C'est vraiment joli, et très européen de style ! Très XIXe siècle d'ailleurs ! Beaucoup de bâtiments Art nouveau, j'adore ! On visite l'église Saint-Antoine de Padoue.



On redescend doucement vers la tour de Galata (on n'y grimpera pas cette fois) puis ensuite vers le pont du même nom, plus bas.

Petite anecdote qui nous ait restés en travers de la gorge et peut-être une "arnaque" : on voit un cireur de chaussures qui fait tomber sa brosse sans s'en rendre compte. Mon copain, toujours serviable, la ramasse et va lui rapporter. Le cireur commence alors à engager la conversation, nous demande d'où on vient, et insiste pour cirer les chaussures de mon copain. Il refuse au début mais il le tire par le bras en insistant encore. Naïvement on se dit que c'est pour le remercier même si depuis Marrakech je me méfie comme la peste ! Son frère arrive et insiste pour faire les miennes de chaussures. À la fin bien sûr ils nous réclament 40 TL... On leur donne un billet de 50 et ils voulaient même pas nous rendre la monnaie ! J'ai été étonnée que mon copain paie car ce n'était franchement pas clair, on n'a rien demandé ! Mais pas envie de se prendre la tête dès le premier jour... Mais voilà, si ça vous arrive faites attention ! Voilà la récompense pour rendre service, on nous y reprendra plus, tant pis ! Maintenant on se méfie de tout le monde. En plus 40 TL c'est cher, on trouve des cireurs de pompes au même prix en France...



Malgré ce petit incident on redescend vers le pont en flânant dans les rues. Il fait bon depuis le départ mais sur le pont puis les quais on a carrément chaud ! Heureusement il y a un peu de vent. On admire surtout la vue sur Sulanahmet et au loin sur sur la rive asiatique. Magnifique !





On traverse le pont et on visite la belle mosquée neuve (qui date quand même de la fin du XVIe siècle !). C'est la première mosquée que je visite ! Il faut se déchausser et se couvrir les cheveux et les genoux pour les femmes. J'ai un foulard mais une jupe longue est prêtée (des foulards également). C'est vraiment beau !! Tout est un céramique et la coupole est impressionnante ! Je suis aux anges.





On fait un tour dans ce quartier du bazar égyptien où là l'ambiance me rappelle les souks de Marrakech. L'architecture est un peu de bric et de broc, je dirais pas que c'est beau ou moche... Pause gouter (baklava pistache et thé à la pomme) dans un petit café assez simple et rempli de Turcs plus que de touristes, bon point ! Par contre les toilettes sont "à la turque" et honnêtement je préfère éviter... Mes jambes me font souffrir donc j'avais besoin de me poser mais d'être assise n'arrange rien donc finalement on traine pas trop.

On va alors visiter la mosquée de Rustem Pasa, très jolie aussi bien plus que petite !



Encore un tour dans le bazar, on achète du café dans une enseigne apparemment connue où les Turcs font la queue. Ça sent bon ! On repère un peu les thés à la pomme et à la rose (plus assez de TL sur nous). Comme dans tout ce genre d'endroits c'est un peu soulant, on vous saute limite dessus dès que vous avez le malheur de regarder un peu la boutique, il y a pas mal de rabatteurs... c'est clairement pas une ambiance qui nous botte, même si on savait à quoi s'attendre.

On se baladera ensuite jusqu'à Sainte-Sophie. Un tapis de tulipes est dressé non loin, superbe ! La mosquée bleue se présente devant nous, encore plus magnifique (je trouve Saint-Sophie moins raffinée dans l'architecture). On se pose sur un banc en attendant le coucher du soleil (et mes jambes ont besoin de repos...) pour faire de jolies photos des monuments éclairés.





On fait le tour de la place, on va jusqu'à l'Hippodrome dont il ne reste plus grand-chose à part trois colonnes, très bien éclairées de nuit. Il y a des toilettes publiques sur la place, pour 1 TL (à l'occidentale...), très propres, bon à savoir ! On achète deux Istanbulkart pour les transports, qu'il faut charger ensuite. Un gentil Turc nous aide (on se méfiait du coup mais non, il état juste serviable, ouf). On reprend le tram jusqu'au terminus de Kabatas, puis le funiculaire jusqu'à Taksim.

Il est 21h30, on a faim, et la flemme de passer du temps à chercher une adresse originale, et il faut dire que dès qu'on s'approche d'un établissement on nous saute dessus 😛 On mange dans une sorte de "cantine" un peu haut de gamme (enfin déco plus classe) où on choisit directement ses plats au comptoir. C'est bon sans être excellent non plus mais au moins c'est bon marché (16€ à deux pour deux plats, une portion de frites apparemment maison, une portion de riz, deux jus de cerise et un dessert chocolatée à partager).

Après manger on flâne un peu sur Istiklal et on s'arrête boire un café turc. Là on se rend compte qu'on nous a facturé 50 cts de trop, par principe je vais quand même réclamer, il faudra expliquer que 2x 4.5 = 9. Arnaque ou erreur, on ne saura pas. Bon c'est pas une grosse somme, mais comme je disais, c'est pour le principe...

On flâne encore un peu pour repérer où manger les jours suivants. Beaucoup de "cantines" plus que de restos classes, et quand il y en a on nous saute dessus dès qu'on veut regarder la carte 😛 On achète du thé à la pomme et à la grenade (en sachet) un bouteille d'eau, et on rentre.

Pour une première journée, on aime surtout appréhender la ville, flâner sans prise de tête, la visite des monuments ce sera après. Découvrir une ville passe d'abord par son ambiances, ses rues, les gens... Pour le moment ça nous plait sans que ce soit un coup de coeur et ça confirme que l'ambiance "orientale" c'est pas trop notre truc mais tout ça on s'en doutait un peu. La ville est sympa et offre pas mal de choses à voir, c'est animé, on peut facilement manger et boire sans se ruiner, donc ça c'est bien !

Hâte de voir la suite !

Pour ce premier jour hormis des balades on compte bien sûr faire les incontournables : Sainte-Sophie, Tokpapi, le grand bazaar (enfin là plutôt rapidement car vous l'aurez compris les sollicitations en tous genres c'est pas trop notre truc), les principales mosquées, aller sur la rive asiatique, faire une balade en bateau sur la Corne d'or et le Bosphore...
Retour de voyage Pérou - Bolivie - Colombie English translation pending
by Poussie · 2016-04-11 · 20 replies
Je viens apporter une petite contribution ayant profité des discussions pour preparer mon voyage . Nous rentrons d'un voyage de deux mois Perou Bolivie. Colombie . Je suis pret à donner des renseignements précis si certains le souhaitent . Nous avons passé 17 jours au Pérou avec un circuit en bus plus avion de Lima , Arequipa , Cuzco , Puno . 2 nuits 2 jours à Lima , 5 jours à arequipa , dont 3 dans le canyon de Colca , 7 jours à Cuzco avec une super organisation grace à William français installe à Cuzco chez qui nous avons logé et qui nous a organisé un superbe sejour , avec chaque jour des randonnées , où nous avons pu marcher et visiter la région de Cuzco et ses multiples sites . Nous avons logé chez lui , chambre très confortable avec salle de bains privée pour un prix tres correct et tres proche à pied du centre ville ( je peux vous indiquer ses coordonnées. Il nous a aidé aussi pour la suite du voyage , Puno , Lac Titiccaca J'ai pas mal de petits conseils et renseignements sur ce séjour au Pérou', prete à vous répondre Ensuite 16 jours en Bolivie , Lapaz , salar , Potosi , Sucre , santa cruz et les missions jésuites Enfin le nord de la Colombie , Ciudad Perdida et Guajira 12 jours
Itinéraire en Afrique du Sud et "choix stratégiques"... English translation pending
by Moiraleyder · 2016-04-10 · 31 replies
Bonjour à tous, Nous prévoyons un voyage de 25 jours en Af du sud à la fin de l'année : du 19 dec au 13 janvier 2017. L'itinéraire n'est pas encore très précis mais en gros voici nos choix liés aux vacances des Sud Africains, de la saison et de l’affluence touristique générale due à la période que nous ne pouvons malheureusement pas changer... : Arrivée Jobourg et location d'un 4*4 camper direction kruger park ( fin de la saison sèche et pas encore les vacances pour tout le monde d'où notre choix de démarrer le voyage ici) Traversée du zwaziland vers sainte lucie puis route vers Port Elisabeth (avec les visites du genre dragensberg etc en route) et fin au cap où nous troquons notre camper pour une voiture le lundi 9 janvier. Nous prévoyons donc 3 jours pleins au cap ( décollage vendredi 16h). Plusieurs questions me turlupinent et c'est la raison pour laquelle , je fais appel à vos avis toujours éclairés ;-) 1/ Le kruger mi décembre : à faire? météo encore plus ou moins ok? Ou plus intelligent de faire d'autres parks plus à l'ouest afin de gagner en temps et km et peut être même en météo? 2/même question pour le zwaziland Sainte Lucie etc... 3/Le choix du camper est surtout lié à la forte saison touristique et à notre envie de ne rien réserver (hormis le kruger et le cap) afin d'aller plus vite vers le cap si la pluie et le mauvais temps nous dérangent trop... Mais je lis qu'à cette période même les campings sont overbookés, qu'en est il vraiment ? 4/Quels sont les grandes étapes immanquables entre sainte Lucie et le Cap ? 5/ 21 jours sont ils suffisant pour effectuer notre trip de Jobourg au Cap ? Nous pourrions évidemment consacrer moins de temps à la région du cap si vous pensez que cela ne vaut pas la peine d'y rester si longtemps. En même temps, c'est une belle météo assurée à cet endroit ;-)

Bref nos choix sont ils judicieux ou pas du tout? Faut'il rester plus à l'ouest genre louer au cap , effectuer une boucle vers port Elisabeth et retour au cap à cette période?

Merci de m'aider car tout est encore open: avion et location de voiture ou campervan. Excellente journée ensoleillée à tous!
Itinéraire aux Philippines du 2 au 28 juin English translation pending
by Benvolia87 · 2016-04-04 · 32 replies
Bonjour, Nous partons mon copain et moi aux Philippines du 02 au 28 juin cette année. Nous arrivons à Cébu et repartons de Manille. Il s'agit de notre premier séjour en Asie (mais nous avons déjà voyagé notamment en Amérique du Sud et en Océanie). Nous voyagerons avec notre sac à dos de 6 mois sur le dos (notre séjour aux Philippines s'inclue dans un voyage de 6 mois). Nous aurons notre tente mais je ne sais pas trop si cela va nous servir pour les Philippines; en tout cas nous l'aurons. Nous avons 28 ans. Quand nous voyageons, nous aimons beaucoup les randos, les jolis paysages, faire du masque et tuba (nous n'avons jamais fait de plongée mais pourquoi pas faire notre première expérience là bas). Pour ma part le point à prendre en compte durant ce voyage est que j'ai le mal de transport et surtout le mal de mer...

Après avoir regardé un peu la carte des Philippines et les possibilités, voici mes idées: - arriver à Cébu city; +/- visite de l'île de Cébu notamment aller à Moalboal? - aller sur une (ou plusieurs) îles voisines: Bohol? Negros? Siquijor? Apo? Camiguin? = 7 jours environ pour les Visayas - prendre un avion (cf mal de mer etc...) pour aller sur Palawan plusieurs jours et voir El Nido +/- Port Barton = 7 jours environ pour Palawan - reprendre un avion (d'où je ne sais pas) pour aller à Manille puis aller voir les rizières de Banaue puis repartir de Manille (en 7 jours environ) Après avoir regardé sur les forums, blogs etc... j'ai lu qu'il valait mieux faire "peu d'îles" mais profiter qu'essayer d'en faire trop c'est pourquoi je vous demande conseil sur mon itinéraire. En plus j'ai le mal de mer donc cela vous orientera peut être pour me conseiller. Enfin, j'ai vu que depuis quelques années la pluie n'arrivait qu'en juillet mais que pensez vous de mon itinéraire en juin? est ce jouable d'aller à palawan? à Banaue?

Merci beaucoup pour tous les conseils que vous pourrez me donner.

Caroline
Itinéraire et réservations au Canada terminés: merci! English translation pending
by CaroletDavid · 2016-03-30 · 21 replies
Bonjour,

Je remercie tous ceux / celles qui m'ont aidée à préparer mon circuit 😎 Tous mes hébergements sont réservés. Je copie / colle mon itinéraire avec les logements et les activités choisis.

18/07 : vol Paris / Montréal. Nuit dans un appartement à Montréal. - arrivée à l'aéroport de Montréal à 13h05 + récupération de la voiture de location - ballade dans le quartier : le parc de la Fontaine + l'église Saint-Jean Baptiste + l'avenue du Mont-Royal

19/07 : le Vieux-Montréal. Nuit dans un appartement à Montréal.

20/07 : le centre-ville de Montréal. Nuit dans un appartement à Montréal.

21/07 : le parc du Mont-Royal + route Montréal / Québec. Nuit dans un appartement à Québec. - matin : parc du Mont-Royal - départ en début d'après-midi pour Québec (par l'autoroute)

22/07 : la Haute-Ville de Québec. Nuit dans un appartement à Québec.

23/07 : la Basse-Ville de Québec. Nuit dans un appartement à Québec.

24/07 : Québec / Rimouski. Nuit à l'auberge chez Marie-Roses (8 kms après le Bic) - ferry Québec / Lévis - route 132 : Saint-Michel de Bellechasse + Saint-Jean Port-Joli + Kamouraska + Rivière du Loup + Cacouna + l'Isle Verte (le village)

25/07 : Parc National du Bic. Nuit à l'auberge chez Marie-Roses. - 3 randonnées dans le Bic : le Pic Champlain + le Chemin du Nord + le Scoggan

26/07 : Rimouski / Nouvelle. Nuit au gîte A l'abri du clocher. - route 132 : Saint-Luce + Jardins de Métis + vallée de la Matapédia (passer par Saint Alexis des Monts pour le panorama)

27/07 : Nouvelle / Percé. Nuit à l'auberge Au fil des saisons. - Carleton sur Mer : la route de la Montagne au Mont Saint-Joseph puis randonnée le sentier Valentin + la tour d'observation sur la Marina - Maria - Bonaventure : Bioparc de la Gaspésie - New Richmond

28/07 : Parc National de l'île Bonaventure et du Rocher Percé. Nuit à l'auberge Au fil des saisons. - croisière vers l'île Bonaventure - randonnée sur l'île Bonaventure : le Chemin du Roy - se rendre à pieds au Rocher Percé (en fonction des marées)

29/07 : Percé / Cap des Rosiers. Nuit au Motel-Hôtel le Pharillon. - 2 randonnées : chemin du Mont Saint-Anne + sentier des Belvédères - route des failles - rivière aux Émeraudes - Gaspé

30/07 : Parc National Forillon. Nuit au Motel-Hotel le Pharillon. - 2 randonnées : sentier du Mont Saint-Alban + sentier les Graves - phare de Cap des Rosiers

31/07 : Cap des Rosiers / Saint-Anne des Monts. Nuit à l'auberge du Vieux-Faubourg. - route 132 : Pointe à la Renommée + Petite Vallée et Grande Vallée + Cap Madeleine + Mont Saint-Pierre + La Martre

01/08 : Parc National de la Gaspésie. Nuit à l'auberge du Vieux-Faubourg. - 2 randonnées : Mont Xalibu + lac aux Americains

02/08 : Saint-Anne des Monts / Baie Sainte Catherine. Nuit dans la Cabine Savard. - route 132 : Cap Chat + Matane + Trois Pistoles - traversier Trois Pistoles / Les Escoumins à 13h00 - les Escoumins + Cap de Bon désir + Tadoussac - traversier Tadoussac / Baie Sainte Catherine

03/08 : Baie Saint Catherine / Baie Saint-Paul. Nuit au gîte au Jardin d'Ozanne. - route 138 puis 362 : Baie des Rochers + Saint Siméon + Port au Persil + Cap à l'Aigle + la Malbaie + Pointe au Pic + Sainte Irénée + les éboulements

04/08 : Parc National des Hautes Gorges de la Rivière Malbaie. Nuit au gîte au Jardin d'Ozanne. - 3 randonnées : L'Acropole des draveurs + le Belvédère + le Pied des Sommets

05/08 : Parc National des Grands-Jardins. Nuit au gîte au Jardin d'Ozanne. - 1 randonnée : le Piou

06/08 : Baie Saint-Paul / Shawinigan. Nuit à l’hôtel Marineau. - le Chemin du Roy (route 138) : Saint-Anne de Beaupré + Cap Santé + Deschambault + Saint Anne de la Pérade

07/08 : Parc National de la Mauricie. Nuit à l’hôtel Marineau. - route promenade de 63 kms : belvédère du lac Bouchard + randonnées Lac Solitaire + belvédère du Passage + le Belvédère de l'Ile aux Pins + sentiers des cascades et des falaises

08/08 : Shawinigan / Ottawa. Nuit dans un appartement à Ottawa. - Trois Rivières - Parc Oméga

09/08 : Ottawa. Nuit dans un appartement à Ottawa.

10/08 : Ottawa / Gananoque. Nuit à West Gate Bed and breakfast. - croisière de 2h30 dans les Mille-îles (départ à 15h30 ou 16h30)

11/08 : Gananoque / Niagara Falls. Nuit au Bed and Breakfast Ambiance by the falls. - Kingston - Niagara on the Lake - Niagara Falls de nuit

12/08 : Niagara Falls / Toronto. Nuit à Toronto. - Niagara Falls (côté canadien + américain)

13/08 : Toronto. Nuit à Toronto.

14/08 : Toronto. Vol à Toronto / Paris à 22h15
Panama janvier - février 2016 English translation pending
by Christi2012 · 2016-03-16 · 7 replies
PANAMA MAMA

· Le 22/01/2016 : Avion Paris Panama direct 11h30 (à cause de vents contraires)

On arrive à 22heures à l’hôtel entre 30 et 25 $ en TAXI L’hôtel Milan 57$ (double avec salle de bain) très propre situé dans le centre moderne El cangrejo valeur sûre à presque chaque retour sur Panama city on allait à cet hôtel même sans réservation. En revanche même si ça fait parti du quartier moderne et sûr, il y a pas mal de casino, de touristes et de prostituées.

· Le 23/01/2016 : Départ à 7h pour Boca Chica

Station de bus Albrook. ( taxi 3-4 $ depuis le centre). Il y a des banques a la station de bus on peut retirer des sous. Il faut prendre bus pour David 15$ par personne, il nous a déposé sur la route au croisement pour Boca Chica. Taxi croisement – Boca Chica 10$.

L’hôtel Marina 40$ (double avec salle de bain petit déj 5 $) petite chambre vétuste et vieillotte peu de prise de courant. Salle de bain sale. Accueil +. On se promène sur la petite île en face de Boca Chica où il y a plusieurs longues plages de sable gris-noir;

· Le 24/01/2016 : « sortie en bateau parque national Marino Golfo de Chiriqui » visite d’îles = SOLOY

On avait RDV au niveau du port à 9h pour la sortie bateau qui coûte 130$ on était plusieurs à y aller et ça nous revenait à 20 $ chacun sauf que les autres ne sont pas venus. Donc à deux 130 $ ce n’était pas possible. On s’est rabattus sur Soloy pour visiter un village « traditionnel » et rencontrer des indiens NGABE. On est resté 10 minutes dans le village… ( rien de traditionnel beaucoup d’hommes bourrés).

· Le 25/01/2016 : Départ pour BOQUETE

Boquete : Pour les amoureux de la nature !!! Ville très agréable. Beaucoup de randonnées à faire. Il y a beaucoup d’étrangers surtout des américains. Il fait doux et humide prévoir une petite laine pour le soir bottes pour les randonnées et K way Taxi jusqu’à la route panaméricaine. Puis bus jusqu’à David et David Boquete. Hôtel central Boquete 47$ (chambre double sans salle de bain) accueil + chambre propre et confortable salle de bain a l’extérieur correcte. Nous allons faire une randonnée à la Finca Lindera (11$ l’entrée/per) propriété de café qui fait hôtel aussi mais cher. C’est pas mal on voit beaucoup de papillons, d’oiseaux, et même un petit cervidé. Nous avons le temps de poursuivre avec une autre randonnée qui débute au même endroit que le chemin des quetzals. · Le 26/01/2016 : BOQUETE/ VOLCAN

Randonnée « pianista » (je ne me rappelle plus très bien du nom) boue+++ à prévoir BOTTES très belle randonnée on se retrouve dans la jungle par contre on n’a pas été jusqu’au bout trop boueux !

Départ pour volcan un peu long Boquete/David, David/Volcan = 3heures en tout. Volcan : ville sans intérêt. Sauf pour dormir et être proche du parc La Amistad.

L’hôtel Victoria Volcan Chiriqui 39$ (chambre double avec salle de bain) très propre, excentré de la ville +, belle vue sur la montagne+, sécurisé (l’hôtel est entouré de barbelé !!!!) il y a une cuisine à l’extérieur.

· Le 27/01/2016 : PARC LA AMISTAD

Bus volcan/guadalupe (beau petit village+) on passe par Cerro Punta puis taxi 6$ jusqu’à l’entrée du parc, Parc de La Amistad : L’entrée 5$/personne. Il est possible de dormir dans le parc prévoir duvet quand même pour la nuit et de quoi manger. Il y a un garde toute la journée (la nuit je ne sais pas) il va vous expliquer quelle randonnée faire. On a fait deux randonnées plutôt sympas dont une où il y a une magnifique cascade, on peut même s’y baigner.

· Le 28/01/2016 : départ pour SANTA CATALINA

Volcan/David, David/Santiago, Santiago/Sona, Sona/ Santa Catalina faire attention à ce dernier trajet il y a peu de bus je crois que le dernier et à 16h30, Fatiguant…

Santa Catalina : Ville touristique principalement pour le surf, le snorkelling, la plongée et la pêche.

L’hôtel Santa Catalina+++. Tenu par un américain Darcy et son épouse panaméenne. Magnifique rez-de-villa avec 3 chambres doubles, salle de bain à l’extérieur, cuisine à disposition. Vue sur la mer, hamac, transat et accès direct sur la plage. Que du bonheur. 60$. Seul hic pas de connexion WI-FI. Darcy m’a aidé à trouver un club de plongée/snorkelling pour aller à Coïba

· Le 29/01/2016 : Tour à COÏBA

RDV à 7h15 au Panama Dive Centre 100 $ (80$ le tour avec « collation » et « repas » + 20$ pour l’entrée sur l’île) CHER +++ on peut avoir moins cher en allant dans une agence où ils ne proposent pas la plongée. Mais moi je n’ai pas eu le choix car la plupart des agences étaient fermées, ou ne faisaient pas de sortie bateau. On est parti vers 8h15, 1 heure d’attente… Les endroits pour la plongée sont pas mal on s’est arrêtés une première fois sur une île eau turquoise j’ai vu 2 tortues (chance) pas mal de poissons MAIS beaucoup de méduses et autres filaments piquants ça fait trop trop mal quand ça te touche et comme ceux qui font du snorkelling n’avaient pas de combinaison… Bref on se fait la collation qui se résume à UN morceau d’ananas, et de l’eau en gourde non attitrées donc tu ne sais pas si quelqu’un a déjà bu avant toi ou boira après toi (hum échange de salive). Après on est allés vers un autre endroit il y avait un peu de courant, mais plus de gros poissons et un peu corail j’ai eu la chance de voir un petit requin. L’arrivée sur Coïba. L’île, envahie par les bateaux, débarquent pour le déjeuner beaucoup d’Américains (aucune connotation négative c’est juste la réalité) tous leurs transats installés à l’ombre des cocotiers, un buffet à volonté, généreux BBQ, fontaine de vin, fruits à gogo. Et toi tu te pointes comme un clochard avec ton pauvre sandwich aux oignons. Nous sommes restés 45 min, il y a des singes sur l’île.

· Le 30/01/2016 : Départ pour PANAMA CITY pour organiser notre tour à SAN BLAS.

On part tôt pour Panama city, et à Sona il y a un direct pour rejoindre la capitale. Direction Casco Viejo. On arrive début d’après-midi. Visite du Quartier+++.

L’Hôtel Magnolia inn : Chambre 80$. Dortoir 15$. Dortoir grande pièce de 12 lits sans séparations. On voit tout à l’autre bout du dortoir. Fauteuils et tables au milieu d’une couleur peu attrayante. Le ménage n’y est pas fait beaucoup de poussière, les toilettes sont sales (principalement occupées par des jeunes hommes qui ne savent pas se raser proprement). La nuit il y a trop de bruit car boite de nuit juste à côté et gens bourrés qui crient.

L’hôtel nous renseigne sur les différents tours qu’ils peuvent organiser pour San Blas. Nous avons du mal nous faire comprendre, ou mal comprendre quelque chose car on a demandé à faire du snorkelling tous les jours et dormir sur une île Tranquille sans fêtes (ni quoi que ce soit d’autre) Et on s’est retrouvé à faire qu’une sortie sur une île pour snorkelling et après on à séché sur le même caillou pendant 2 jours…bref (pas grave c’était quand même bien)

· Le 31/01/2016 : SAN BLAS

On se lève à 4h30 pour être prêts à 5h. Il faut juste prendre un petit sac à dos et laisser le gros à l’hôtel. On attend le taxi qui n’arrive qu’à 5 h 40 (grrrr) on paye le chauffeur pour le tour à San Blas 440 $ à deux (pour deux nuits). Il nous dépose dans un supermarché ou tout coûte plus cher qu’en France mais étape « nécessaire » au moins pour avoir de quoi boire et grignoter entre les repas. On arrive à Porvenir vers 8h30 on se retrouve plus ou moins bien pris en charge par les guna yala. On monte dans le bateau la mer est un peu déboitée. L’Accueil est froid on nous explique rien du tout. On s’arrête des fois sur des îles pour récupérer un mec ou deux. L’ambiance est particulière. On arrive sur une plage le mec nous explique rien. On descend toute nos affaires croyant qu’on allait y rester pour la nuit. Ne comprenant pas combien de temps on reste on décide au bout d’un moment d’aller se baigner et faire du snorkelling. Magnifique faune et flore sous marine. Mais dommage, on doit déjà repartir on fait des détours, on récupère des gens. On s’arrête sur une île, on ne nous explique toujours rien. On fini par comprendre que c’est pour le repas. Poisson+riz+légumes ce qui sera l’unique plat à chaque repas. L’Endroit est magnifique il y a des étoiles de mer partout dans l’eau. On part sur notre île isla AROMA(là où on dort) nous avons une petite cabana face à la mer. Deux lits séparés, il n’y a pas de sol (sable), le toit est en feuilles de cocotier. Nous ne nous rendrons compte de la présence des CAFARD que la seconde nuit… (et finirons notre nuit dehors sur des hamacs) La douche est un tuyau qui sort de terre, les toilettes se bouchent sans arrêt. · Le 01/02/2016 : SAN BLAS

On se lève à 7h petit déjeuner à 7h30 omelette+pain+café. On ne fera pas d’excursion de la journée car on a le tour EL TRANQUILO. Bref on négociera les masques tubas pour faire du snorkelling. Autour de notre île, il y a beaucoup de choses à voir : Raies léopards, pélicans pécher, des milliers et des milliers de petits poissons. Des juvéniles de poisson coffre, sèches, poisson corail… Le soir au coucher du soleil on a même vu des dauphins à 5 mètres du bord. · Le 02/02/2016 : SAN BLAS et retour sur le continent

Trop de vague pour faire du snorkelling. Après le déjeuner ça se calme on fait un peu de snorkelling. Mais on ne peut pas rester longtemps car on doit se préparer pour partir. Départ à 15h on arrive à panama city le soir on va direct à l’hôtel Milan.

· Le 03/02/2016 : Se rapprocher de PEDASI

On décide de se rendre aux alentours d’El copé pour faire un tour dans le parc national Omar Torrijos. Nous allons jusqu’à Barrigon pour trouver l’auberge Navas… Grosse déception, ils proposent pour 90$ (à deux, 45$ seul) une « chambre » un taudis devrais-je dire, sans salle de bain, juste un lit. Le sol juste du ciment, le mur juste des parpaings, la fenêtre que des toiles d’araignées. Donc on lâche l’affaire on part pour Chiltré 2heures de bus plus tard et on y est. Chiltré : ville animée, belle église on est arrivés juste avant les festivités du Carnaval, vu les préparatifs ça à l’air d’envoyer du lourd. L’hôtel REX 44$ chambre avec salle de bain, propre, climatisation, calme et fleuri et agréable.

· Le 04/02/2016 : PEDASI

Départ pour Pedasi : Chiltré/ Las Tablas, Las Tablas/Pedasi. Pédasi : petit village agréable. L’Hôtel Dona Maria++, l’accueil est chaleureux, calme, il y a un jardin derrière avec hamac, pleins de fleurs, de papillons, d’oiseaux, une bibliothèque, un salon de jardin…Chambre avec salle de bain et climatisation 48 $ propre. Isla Iguana nous déciderons de ne pas y aller car il y avait trop de vagues houle de 2 mètres. Du coup on a profité des plages aux alentours qui sont ordinaires.

· Le 05/02/2016 : SANTA FE

Pedasi/Las Tablas, Las Tablas/Chiltré, Chiltré/Santiago, Santiago/Santa Fé. L’hôtel restaurant Santa Fé situé à l’entrée du village au bord de la route, chambre ordinaire, l’endroit est charment mais bruyant à cause de la route. 27$ chambre double avec salle de bain. On a le temps de se promène. On décide de faire une randonnée qui mène à une cascade (bottes et K-way +++).

· Le 06/02/2016 : SANTA FE

Randonnée El Salto Assez dure très vallonnée, le soleil tape fort, prévoir de l’eau++, attention à ne pas vous tromper de chemin car ce n’est PAS indiqué.

L’hôtel Coffee Montain Inn +++ 70$ chambre double avec salle de bain et petit déjeuné (sur la terrasse). Très propre, au calme, vue sur la montagne, fleuri. PARFAIT. Le soir on fait une sortie avec le gérant de l’hôtel (qui est passionné d’animaux) on voit des grenouilles, caméléons et beaucoup d’insecte. 25$ par personne.

· Le 07/02/2016 : SANTA FE

Randonnée rainforest le village tout au bout c’est Chilagré 2heures. Paysage magnifique, papillons partout. On n’a pas pu finir la randonnée car trop de boue. N’hésitez surtout pas à prendre des bottes et K-way.

· Le 08/02/2016 : CARNAVAL PANAMA CITY

Départ tôt pour Panama City. On avait réservé chez via Monica chez des particuliers. Mais il n’y avait personne grosse arnaque. Une fois de plus Hôtel Milan.

· Le 09/02/2016 : CARNAVAL

On profite du carnaval (sécurisé, policier partout). Et l’après midi on a voulu aller au calme au Parc National Metropolitano où l’on a vu un paresseux.

· Le 10/02/2016 : GAMBOA +++<3<3<3

Notre coup de cœur A moins d’une heure de route de Panama city, un des meilleurs endroits de Panama pour l’observation des oiseaux. Hôtel chez Mateo Sousa je dirais plutôt. 40$ chambre double salle de bain commune. On est accueillis par des retraités à l’air nonchalant, mais finalement ils sont super gentils et attachants. Dans leur magnifique jardin on peut observer des iguanes, pleins d’oiseaux, des papillons et des agoutis (gros rongeur). Il y a également deux petites cabanas avec les sanitaires à l’extérieur. Nous avons dormi dans la maison de maître habitée à l époque par les ingénieurs américains en charge de la construction du canal, en face de chez eux( très bel endroit) . C’est un f3 avec un grand salon rustique mais très agréable et deux chambres de taille moyenne et très propre. La salle de bain est également propre. Les seuls points négatifs c’est le réfrigérateur qui manque et la cafetière.

C’est un petit village où il y a peu d’hôtels, presque aucun magasin et aucun restaurant. En arrivant à l’hôtel nous faisons connaissance avec notre « colocataire américain » on décide de pêcher sur le canal de panama, c’est Mateo qui nous emmène au « port ». C’était plutôt bien même si on n’a pas péché de gros poissons. Le soir on rencontre un autre hôte un Néerlandais. On décide de diner tous ensemble au seul restaurant dans l’immense hôtel Rainforest Ressort.

· Le 11/02/2016 : GAMBOA

Onse lève à 5h25 pour être prêt à observer les oiseaux car c’est au lever du soleil qu’on en observe le plus. Et bingo on a vu de nombreux toucans perruches, perroquets. Vraiment magnifique. Il y avait des oiseaux de partout même avant d’entrer sur le chemin pipeline. Notre ami Néerlandais passionné d’ornithologie s’arrêtait presque à chaque arbre pendant 5 minutes. Passé 9 heures ça devient un peu plus compliqué d’observer les oiseaux mais ça reste incroyable. Il y a pleins d’autres animaux, on a vu des serpents, des minis grenouilles, lézard à collerette, un fourmilier, des singes hurleur, des papillons… · Le 12/02/2016 : GAMBOA / RETOUR SUR PANAMA CITY

On se lève à 5h30 on dit au revoir à nos amis car ils partent pour la capitale. Nous, nous avons le temps alors on profite encore de l’endroit pour observer les animaux les oiseaux… on ne s’en lasse pas. Mateo A des clients du monde entier qui reviennent chaque année chez lui à Gamboa pour observer les oiseaux. Et je comprends, ça va faire un mois qu’on est rentré et tous les jours j’ai la nostalgie de cet endroit magnifique, je me suis rarement sentie aussi bien à l’étranger. Vers 15 heures nous décidons de partir pour passer notre dernière nuit à la capitale.

· Le 13/02/2016 : AVION PANAMA CITY/ PARIS

· Le 14/02/2016 : AVION PARIS / BASTIA
Croisière MSC Preziosa en juillet 2016 English translation pending
by Allier34 · 2016-03-01 · 7 replies
Bonjour à tous,

Nous partons en croisière sur le précioza le 22 juillet et j'aurai aimer savoir si des personnes partent à cette même date. Nous amenons nos deux filles de 15 et 17 ans. Je souhaite avoir des informations sur les escales à genes: je connais l'aquarium et la ville et je souhaitais aller à portofino, qui peut me dire comment y aller. Palerme : je prends toutes les idées Valence : pareil

Merci encore
Voyage en camping-car en Asie du Sud-Est English translation pending
by Brezard · 2016-02-24 · 4 replies
Bonjour nous organisons un voyage à plusieurs camping-cars Malaisie Laos Thailande Birmanie Cambodge Vietnam. Pour le Vietnam auriez vous des renseignements récents concernant le permis de conduire son véhicule ainsi qu'une agence qui puisse nous aider pour les démarches. Concernant les autres pays avez vous des informations récentes pour les papiers administratifs ainsi que les endroits à visiter. Départ prévu octobre en bateau pour le CC anvers Kuala Lumpur malaisie en novembre pour environ 6 mois pour le retour on ne ses pas encore inchala????
12 jours au Pérou en mai 2016 English translation pending
by Znet · 2016-02-19 · 11 replies
Bonjour à tous.

Nous prévoyons de partir en couple 12 jours au Pérou en mai 2016.

Nous disposons malheureusement de peu de temps, mais pas le choix avec nos boulots respectifs.

Nous sommes conscients que nous allons voyager un peu à la course.

Voila l'itineraire prévu :

Jour 1 : Arrivée vol lima à 18h05. Vol pour Arequipa à 19h45. Nuit Arequipa

Jour 2 : Visite Arequipa : Monastere Santa Catalina, plaza de armas, Musée Juanita, Marché. Nuit Arequipa

Jour 3 : Le matin : finir ce que l'on a pas eut le temps de faire la veille, 14h bus pour Cabanaconde. Nuit Cabanaconde

Jour 4 : Trek Colca. Nuit dans le canyon

Jour 5 : Trek Colca et bus à chivay 13h15 direction Puno. Nuit Puno.

Jour 6 : Lac Titicaca. Nuit Amantani.

Jour 7 : Lac Titicaca. Nuit Puno.

Jour 8 : Bus Touristique pour Cusco à 8h00. Nuit cusco

Jour 9 : Visite de Pisac et des sites proches de Cusco. Nuit Cusco

Jour 10 : Chinchero, Moray – Salinas – Ollantaytambo. Nuit à Aguas Calientes

Jour 11 : Machu Picchu et retour à Cusco. Nuit Cusco

Jour 12 : Cusco et vol vers Lima. Nuit dans l'avion !

Que pensez vous ? Y a t'il des parties qu'il vaut mieux faire en accompagnement pour de pas perdre trop de temps et bien en profietr ? Comme par exemple les deux jours sur le lac Titicaca ou le J10 ?Concernant le canyon de Colca, j'ai lu qu'il était assez simple de le faire en solo, vous confirmez ?!A ce stade, je n'ai pas encore regardé les hébergements.Merci par avance à ceux qui prendront le temps de me lire et de me répondre. 😉
Notre itinéraire de 3 mois en Afrique du Sud - Namibie - Botswana en 4x4 en famille English translation pending
by Epfyffer · 2016-02-16 · 42 replies
Salut tout le monde

Notre préparation de voyage autour du monde commence à bien prendre forme. Après avoir posé un contexte solide (travail, école, finances, santé etc...) nous nous sommes attaqués à la première étape de notre périple : l'afrique australe. Nous n'avions que notre date d'arrivée et notre date de départ de Johannesbourg, pour le reste on a beaucoup lu, et beaucoup parlé avec Girardinphoto qui est aussi actif sur le forum et chez qui on a pu trouver un nombre très important de conseils pour cette partie de notre voyage.

Notre idée est de ne pas épuiser les enfants au début de notre périple autour du monde avec des interminables journées de voiture, on a donc essayé de trouver des étapes qui soient digestes pour eux (ils ont entre 6 et 10 ans). Cela implique parfois des étapes "dodo" qui n'ont pas de charme particulier, mais que l'on juge nécessaires... On va essayer de rester parfois 2 nuits au même endroit pour offrir un tout petit peu de "stabilité " (si on ose dire) aux voyageurs. A part quelques exceptions, on devrait pouvoir limiter à 3h30 max de voiture, en essayant de mettre suite à une grosse journée de voiture une journée plus calme.

Pour l'AFS et la Namibie, on n'a pas encore totalement arrêté les endroits où dormir précisément, on a plutôt les noms des villes ou campements, on affinera donc dans les jours et semaine à venir. Pour le Botswana on a plus d'infos car on travaille avec un TO sur place qui nous a proposé des adresses.

Voilà donc ce que ça donne. Je numérote les étapes dans un souci de clareté, pour d'éventuelles discussions futures.

Si vous voyez des incohérences, avant que l'on se lance dans des réservations, ou si vous avez des proposition d'adresses sur les étapes proposées, ou des autres propositions d'arrêts, on est preneurs, n'hésitez pas 😎 😎

Afrique du Sud : 1.Johannesburg (on dort une nuit dans un hotel du loueur de voiture départ le lendemain). 2. Parys : but : ne pas avoir trop de route ce premier jour... Pas d'adresse pour la nuit) 3. Golden Gate Highlands National Park nuit au parc (2 nuits ?) 4. Lammergeier Private NR nuit au parc (certainement 2 nuits)5. Camdeboo National Park (2 nuits au parc) 6. Addo Elephant National Park (2 nuits au parc) 7. Tsitsikamma (2 nuits au Storm River Mouth Camp) 8. Mossel Bay (1 nuit, pas encore d'adresse) 9. Arniston (1 nuit, pas encore d'adresse) 10. Cape Agulhas (1 nuit, pas encore d'adresse)11. Hermanus (1 nuit, pas encore d'adresse) 12. Cape Town (3 nuits, pas encore d'adresse) 13. Citrusdal (1 nuit, pas encore d'adresse) 14. Namaqua National Park (2 nuits dans le parc) 15. Augrabies Falls National Park (2 nuits dans le parc)

Kgalagadi Transfrontier Parc 16. Two Rivers camp (Botswana) 17. Nossob camp 18. Mata Mata (Namibia) Namibie : 19. Mariental (1 nuit) 20. Sesriem (1 nuit) 21. Sossusvlei (2 nuits) 22. Solitaire (1 nuit) 23. Walvis Bay (2 nuits) 24. Cape Cross (1 nuit) 25. Brandberg (2 nuits au camping d'un lodge)26. Twyfelfontein (1 nuit)27. Palmwag (1 nuit) 28. Otjitotongwe (1 nuit à la Cheeta Farm) Etosha : 29. Okaukuejo (1 nuit en camping) 30. Halali (1 nuit en camping) 31. Namutoni (1 nuit en camping) 32. Grootfontein (1 nuit au Roy's Rest Camp )33. Rundu (1 nuit)34. Popa Falls (2 nuit sua Ngepi camping) 35. Camp Kwando (1 nuit)

Botswana 36. Kasane (2 à 3 jours dont 1 jour d'excursion à Victoria Falls) 37. Elephant Sands (1 nuit en camping) 38. Kubu Island (2 nuits en camping) 39. Planet Baobab (1 nuit en camping) 40. Maun (2 nuits en self cathering rooms) 41. Third Bridge (2 nuits en camping) 42. Xakanaxa (1 nuit en camping) 43. South Gate (1 nuit en camping) 44. Maun (2 nuits en hotel) 45. Dizhana (1 nuit en camping) 46. Savuti (2 nuits en camping) 47. Dizhana (1 nuit en camping) 48. Maun (2 nuits en lodge) 49. Xhumaga (1 nuit en camping) 50. Tiaans Camp (1 nuit en camping) 51. Deception (1 nuit en camping) 52. Passarge (1 nuit en camping) 53. Kori (1 nuit en camping) 54. Tuuthebe (1 nuit en self cathering room) 55. Khama Rhino (2 nuits en chalets) 56. étapes évenuelles si il reste du temps 57. Johannesburg (restitution du véhicule)

Carte :



Voilà l'idée de revenir à Maun c'est pour pouvoir faire l'école aux enfants et de ne pas enchaîner 15 jours en safari selfdrive... On fera au final quelques kms de plus mais on devrait y gagner en confort...

Vous voyez des points mal pensés ? ça vous inspire ?

On devrait avoir environ 85 nuits à passer en Afrique australe, là notre planning liste 77 nuits, alors n'hésitez pas à me proposer des étapes à rallonger ou alors des étapes que l'on loupe avec notre programme...

Merci d'avance de vos commentaires 😉😊
De retour de la croisière des Météores Costa neoClassica (30 janvier au 11 février 2016) English translation pending
by Orlane78 · 2016-02-14 · 36 replies
Nous voici de retour de la croisière des Météores sur le COSTA NEO CLASSICA … et c’est dur de revenir à la vie de tous les jours !!!😕 Cette croisière nous a laissé une très belle impression 🙂🙂🙂à plusieurs titres : Tout d’abord la météo, qui a été clémente excepté quelques passages et particulièrement le dernier jour juste histoire de nous rappeler que nous étions sur un bateau ! Le bateau, j’y reviendrai, est assez petit, ce qui limite les espaces à bord mais c’est grâce à sa taille que nous avons pu atteindre certains ports de cet itinéraire… et cet itinéraire est très beau avec des escales agréables, entrecoupées de jours en mer pour se reposer … et 12 nuits à bord… ça commence à être une belle croisière !😉 Nous avons bien mangé à bord excepté le repas de gala préparé par le grand chef Bruno BARBIERI ... très décevant de l’avis de beaucoup😠🤪 ! A noter que les viennoiseries étaient particulièrement bonnes au petit déjeuner. Le soir, il y a à nouveau les 2 services à bord bien qu’étant un bateau de la collection « Néo ». Nous avons eu la chance (pour nous qui aimons) d’avoir à bord deux jeunes couples de danseurs professionnels hongrois qui nous ont fait des démonstrations de folie et des leçons de danse très bien expliquées. Il y avait du monde pour suivre les cours (un peu trop par rapport à la taille de la piste de danse !!!).🙂 Et j’ai gardé le meilleur pour la fin : La classe de l’école Santa Cecilia … 4 concerts de chants lyriques par de jeunes artistes talentueux et 3 concerts de Piano avec des jeunes formidables, nous jouant des airs de Chopin, Liszt ou Rachmaninov sans partitions … un régal pour occuper les après-midi en mer.🙂🙂🙂 Le personnel toujours très sympathique et aux petits soins… cela aussi a contribué à nous laisser cette sensation. Quelques ombres au tableau idyllique : En premier lieu, ce bateau est celui des courants d’air … nous avions remarqué en 2006 que ce bateau et particulièrement le self était sujet aux courants d’air … cela n’a pas été amélioré avec les derniers travaux effectués sur le bateau… Il faut aussi noter que les jours où il ne fait pas beau temps dehors, les places pour y déjeuner sont chères !🤪 Ensuite, nous avons remarqué une certaine vétusté des cabines (surtout la douche qui mériterait d’être changée car avec des éclats dans le bac), Il n’y a pas de prise électrique dans la salle de bains pour se raser ni de fil à linge, ni de miroir grossissant… pas non plus d’étagère pour mettre les affaires de toilettes. Dans la chambre elle-même, on peut regretter l’absence de lampes de chevet, et le manque de rangements (pas de tables de chevet ni de tiroir sous la coiffeuse).🙁 L’absence de SPA nous a manqué et avec un coup de gueule sur le prix des soins … tout simplement exorbitants ! Il n’y avait pas foule dans les cabines de soins ! On pourra noter que les boissons chaudes ne sont plus en libre-service toute la journée mais nous avons eu tous les jours un tea-time !
Excursion Pecora Verde (Milan) English translation pending
by Cobou · 2016-02-14 · 1 reply
ayant déjà utilisé les excursions de pecora verde, j'ai été très contente de leurs services, partant en croisières en méditerranée cet été, j'aurai aimé les contacter mais je n'arrive plus à aller sur leur site, ce site n'existe plus?
Circuit Madagascar juillet 2015 English translation pending
by Blancond · 2016-02-08 · 3 replies
Bonjour, Voici le récit de notre magnifique périple à Madagascar en juillet dernier. Il est possible de le retrouver avec les photos sur le site : http://lesblancond.pagesperso-orange.fr/ Bonne lecture Les Blancond à Mada Circuit du 11 juillet au 2 août 2015 Après nos périples en Namibie (2008), USA (2010), Brésil (2013), notre choix s’est porté cette année sur Madagascar, une destination dans nos têtes depuis longtemps mais que nous avions jusqu’à présent repoussée à une date ultérieure pour plusieurs raisons ( traitement antipaludéen pour les enfants et problèmes d’insécurité chronique relatés, le dernier en date à Nosy Be ayant été particulièrement violent avec le lynchage de 2 français ). Le choix de la destination s’est fait en début d’année, Madagascar ayant été mis en concurrence avec la Namibie (déjà effectué en 2008) et l’Indonésie, plus particulièrement Florès. C’est Mada qui s’est imposé assez naturellement et à l’unanimité. Après avoir consulté plusieurs agences locales, c’est Malagasy Tours qui nous a proposé le circuit qui convenait le mieux à nos souhaits, à la fois en terme de programme et de budget : un circuit mixte RN7 et Nord du pays avec 3 vols intérieurs ( Tuléar-Antananarivo, Antananarivo-Diego Suarez et Nosy Be-Antananarivo ) les 3 vols intérieurs ont été réservés par l’agence ( on ne sait jamais, en cas de problème, ce sera plus facile de se faire rembourser ) alors que le vol international a été réservé par internet ( vol Air France, l’autre compagnie assurant des vols directs étant Air Madagascar, compagnie n’assurant pas toutes les garanties en terme de fiabilité à tous les niveaux , sécurité et ponctualité ). J’ai donc échangé assez longuement avec Seheno, de Malagasy Tours, pour finaliser le circuit et trouver un bon compromis entre une découverte en profondeur du pays tout en se ménageant un peu de temps de repos, en particulier 4 jours de farniente en fin de séjour, sur l’île de Nosy Komba. Courant juin, en regardant les forums, j’apprends qu’une grève du personnel de la compagnie est en cours, la raison officielle étant le détournement des cotisations maladie et retraite du personnel de la compagnie par la direction, et par ailleurs des investissements hasardeux en avions que conteste le personnel, qui réclame la démission de l’équipe dirigeante. Après quelques jours, voyant que la situation est bloquée, j’interroge l’agence sur les éventuelles conséquences pour notre circuit : pas de panique pour le moment, en 15 jours ça devrait évoluer. Mais malheureusement, le 6 juillet, soit 5 jours avant le départ, je reçois un mail de Seheno m’informant que, le mouvement de grève étant toujours en cours, nous allons devoir renoncer aux vols intérieurs et construire un nouveau circuit tenant compte de cette contrainte. Coup de massue et sueurs froides en perspectives !!!! On procède donc par éliminations : on commence par renoncer à la partie Nord, Tuléar-Nosy Be par la route étant complètement délirant en 4 jours puis on élimine une remontée de Tuléar par l’Ouest, là aussi les temps de route nous paraissant rédhibitoires. Le moins mauvais compromis nous paraît être finalement de remonter par la même route qu’à l’aller, trouver une étape balnéaire de 4 nuits et quelques étapes en chemin au retour pour éviter la monotonie. J’ai aussi demandé à prévoir quelques hôtels assez haut de gamme pour faire passer la pilule des longues heures de route inévitables à certaines étapes. Vendredi 10 en fin de journée, soit la veille du départ et après 4 jours de réflexions et de nuits agitées, je valide un circuit avec une étape à Anakao en milieu de séjour, un arrêt à Ranomafana (non prévu au départ car peu intéressant d’après le routard), et 3 jours pour finir à Andasibe. Quelle semaine, à jongler entre le boulot, les échanges avec Seheno et ceux entre nous pour valider les changements !!! On s’en souviendra… Pour couronner le tout, les filles sont revenues de leur tournée de tennis à La Baule vendredi soir à 22h et j’ai dû retourner en catastrophe au labo jusqu’à 23h pour scanner des documents hyper urgents. On a souvent eu des départs mouvementés, mais celui-là bat tous les records !

Samedi 11 juillet. A 3h45, réveil en fanfare et c’est le grand départ pour l’aéroport de Guipavas ou nous retrouvons Ben. Nous décollons pour Roissy à 6h35 et arrivons sans encombre à 7h45, où toute l’équipe se retrouve au complet puisque Pierrot est arrivé la veille et a logé à l’Ibis. Nous décollons à 11h30, donc à l’heure, de Roissy et arrivons à 23h10 à Antananarivo après un vol sans histoires. Le plus dur est fait, se dit on et dans une heure nous devrions être couchés….illusion !! Nous sommes d’emblée confrontés à l’efficacité malgache dans toute sa splendeur : d’une part les démarches d’entrée dans le pays prennent un temps fou ( il faut passer à 2 postes où la rapidité est inversement proportionnelle au personnel dédié ) et surtout les bagages arrivent Mora Mora, tellement d’ailleurs que seulement 3 bagages sur les 6 sont arrivés ( ils manquent la valise de Ben et 2 de nos bagages, les vêtements étant par chance dans les 2 autres sacs ). Comme nous ne sommes pas les seuls, loin de là, c’est aussi un vaste foutoir au bureau de réclamation des bagages. Ce n’est donc que vers 2h30 que nous quittons l’aéroport avec notre guide Hery et notre chauffeur Feno qui nous attendent depuis plusieurs heures. Le temps de faire du change, de donner un pourboire misérable aux porteurs de bagages ( on n’a pas encore trop la notion de la valeur des ariarys et honnêtement il ne faut pas nous demander grand-chose à cette heure avancée et après ces émotions), Hery nous fait un topo rapide tout en nous offrant un plateau garni de nems, samoussas, beignets de poulets…., délicieux mais à cette heure on pense plus à notre lit qu’à notre estomac. Nous arrivons en quelques minutes à notre hôtel, « Le Bois Vert », où la température est très fraîche et où nous passons une première nuit courte mais oh combien réparatrice.

Dimanche 12 juillet : Antananarivo-Antsirabe. Vus les événements de la veille, le top départ de ce matin n’a été fixé qu’à 10h nous nous levons donc à 9h et, après le petit déjeuner, nous laissons à l’hôtel des photocopies de nos passeports et les clés et codes de nos bagages, pour qu’une personne de l’agence puisse aller à l’aéroport les récupérer. A 10h, c’est parti pour l’aventure dans notre minibus Mercedes Sprint vert flashy. La traversée de la capitale nous donne une idée de la pauvreté entrevue la veille lors de l’aéroport à l’hôtel. Après être passé devant des femmes qui lavent leur linge, devant un hôpital vide ( construit par le gouvernement de la transition, un mot qu’on entendra beaucoup durant le séjour, toujours pour parler de choses inutiles réalisées ou utiles qui n’ont pas été faites ), nous quittons progressivement Antanarivo petit à petit apparaît le paysage des hautes terres, avec son relief montagneux, sa terre rouge et ses rizières et autres cultures. La foule le long de la route est impressionnante et les arrêts nombreux : boutique pour faire le plein d’eau ( où nous entendons la chanson de Françoise Hardy « tous les garçons et les filles », probablement le tube du moment …), petit marché au bord de la route pour acheter des fraises locales ( où je me fais arnaquer car je donne le prix demandé de 10 000 ariarys pendant qu’Hery le négocie à la baisse ), vendeurs divers et variés ( artisanat local, objets en raphia, chapeaux, petites voitures….à des prix défiant toute concurrence ). Nous nous arrêtons le midi dans la ville du foie gras, Behenjy, dans un restaurant un peu kitsch, « le coin du foie gras », situé sur la hauteur, où les notables des environs ont manifestement l’habitude de déjeuner les dimanche midi. Le foie gras n’est pas mauvais du tout (nature ou parfumé à la vanille, au poivre ou au raisin ), et on déguste pour la première fois un filet de zébu et Ben et Pierre la bière vedette de Mada, la THB. Hery et Feno mangent sur une autre table. J’avais signalé à l’agence avant notre séjour que nous souhaitions prendre nos repas « seuls » car c’est toujours compliqué, et même parfois pénible, d’être constamment avec le guide, sans possibilité de se lâcher vraiment. Le fait de le prévoir avant le départ permet de ne pas froisser le guide qui pourrait le prendre comme un jugement personnel. Nous continuons notre périple en direction d’Antsirabe, en nous arrêtant régulièrement pour des photos de paysages ou des scènes de la vie quotidienne. Partout où nous nous arrêtons, alors qu’on pense être dans des coins déserts, c’est systématiquement une nuée d’enfants qui sortent de partout et nous entourent en criant « bonbons vazahas !!!! » On s’y attendait un peu mais parfois ça tourne à l’émeute. Après avoir dû renoncer ( pour mieux la faire au retour ) à la visite de la fabrique de marmites en aluminium à Ambatolampy, nous arrivons vers 17h à Antsirabe, alors que la nuit n’est pas loin. Nous effectuons la visite très intéressante de l’atelier de Mamy qui fabrique des vélos, voitures…avec du matériel de récupération. Derrière cette boutique se situe celle de la femme de Mamy qui vend de la broderie. Nous y achetons une grande nappe et Ben nous gratifie d’un striptease lors de l’essayage d’un teeshirt, qui déclenche l’hilarité dans toute l’assistance, notamment d’une vendeuse qui lui dit qu’elle a vu les horreurs de la guerre et n’est donc plus à ça prêt. Nous terminons la journée par la visite d’un artisan qui fabrique des objets en corne de zébu la démonstration de la fabrication est très instructive et bien sûr, comme il se doit, la visite se termine par un petit passage à la boutique où la fièvre acheteuse bat son plein. Nous arrivons à l’hôtel, « Couleur Café », vers 18h tenu par un breton des Côtes d’Armor, c’est un établissement très agréable, fait de plusieurs petites maisons, chaque chambre ayant sa cheminée, ce qui n’est pas du luxe compte tenu de la température sibérienne qui y règne à cette période de l’année ( c’est la ville la plus froide du pays ). Rendez-vous est donné par Hery à 19h pour le briefing du voyage et de notre guide du lendemain. Nos bouteilles d’apéritif ainsi que celles de Ben étant entre la France et Mada dans nos bagages « perdus », Pierre heureusement a les siennes et nous sauve d’une déshydratation majeure. On apprécie bien ce premier apéritif au coin du feu, tout en commentant cette première journée assez riche. Nous retrouvons notre guide comme convenu au restaurant où un petit rhum arrangé de bienvenue nous est offert par l’agence et où le carnet de voyage nous est remis. Notre guide local du lendemain, Arsène, vient nous expliquer le programme de la journée : balade de plusieurs heures dans les paysages de rizières des environs du village de Betafo. Il pratique un tourisme écoresponsable en faisant participer les villageois à la venue des touristes dans leurs villages reculés et en les rétribuant un peu pour cela. Nos chaussures de marche sont dans la valise «évaporée » mais d’après Arsène nos chaussures en toile devraient suffire. Après cette explication, Arsène nous quitte en nous donnant rendez-vous pour le lendemain. Hery termine ses explications sur l’ensemble du circuit et nous quitte à son tour. Ce soir, c’est dodo tout habillés ( Ben n’ayant pas ses bagages garde ses vêtements 24h sur 24 ) car le feu de cheminée est éteint et la chambre est glaciale malgré le petit digestif pris au retour du restaurant.

Lundi 13 juillet : randonnée dans les hautes terres. Ce matin, Arsène nous a donné rendez-vous à 9h, le temps pour lui d’acheter le nécessaire pour le pique-nique de midi. Il est accompagné de son frère qui se destine aussi au métier de guide. Nous prenons le minibus en direction de Betafo et nous nous arrêtons quelques kilomètres avant le village. C’est aujourd’hui lundi, jour du marché hebdomadaire, et toute la population se dirige en masse vers Betafo pour y vendre toutes sortes de produits. Nous entamons notre marche par la montée d’une colline assez raide qui nous donne un avant-goût du programme de la journée. Arsène est un excellent guide, très instruit, qui nous donne énormément d’informations sur les plantes, les us et coutumes. Arrivés au sommet d’une seconde colline, nous surplombons le village de Betafo plusieurs dizaines de mètres plus bas. La vue est grandiose, avec notamment les paysages de rizières en terrasses. D’en haut, Arsène aperçoit un regroupement de personnes d’après lui, il est probable que ce soit une cérémonie de retournement des morts, coutume locale qui se déroule à cette période de l’année. Nous continuons notre marche et finissons par arriver dans la vallée à un petit village où nous sommes accueillis par une joyeuse bande d’enfants. Ici, pas de « bonbons vazahas », les habitants n’ont pas encore été pervertis par le tourisme. Arsène leur a apporté des photos prises par des touristes venus précédemment dans le village c’est la franche rigolade. A notre tour, nous commençons à les mitrailler lors d’une séance photo, les enfants imitant Jackie Chan en prenant le pose. Les arrêts sont nombreux pour photographier des scènes de la vie quotidienne et nous commençons à maitriser 2 mots malgaches qu’on utilise toutes les 30 secondes, salam (a, é ou o , ce qui veut dire bonjour, qui se dit également d’une autre façon, manao ahoana) et velom ( a et é qui signifie au revoir ). Nous visitons une petite maison assez misérable, où toute la famille vit dans 2 pièces, une cuisine dont les murs sont dégoulinants de suie ( mais pourquoi les maisons n’ont-elles pas de cheminées ? On aura à peu près autant d’explications différentes que de fois où on a posé la question : pour garder la chaleur, pour protéger des termites ou des moustiques….en tout cas, ce n’est certainement pas pour préserver la santé des pauvres malgaches) et une mini-chambre commune à toute la famille. Ils vivent à l’étage, le rez de chaussée étant réservé pour les bêtes en particulier.



Peu après le village, nous progressons dans les rizières en marchant sur les « diguettes » Charlotte, qui est handicapée par une douleur au genou, met malencontreusement le pied dans l’eau. C’est le drame car ses Stan Smith neuves sont fichues et Charlotte est en pleurs, s’en voulant de ne pas avoir pris soin de ses chaussures neuves. Nous nous arrêtons pour le pique-nique dans un coin tranquille à l’abri du vent. Au menu : avocats délicieux avec une vinaigrette à l’oignon, samousas et fruits pour le dessert. Hery nous apprend que la valise de Ben est arrivée à bon port, contrairement aux nôtres dont on est toujours sans nouvelles ( alors qu’on a reçu dans la nuit un mail d’Air France nous signifiant que les bagages étaient en chemin ). C’est une bonne nouvelle pour Ben par contre, pour nous, les chaussures de marches, les vêtements à laisser à Madagascar, les bouteilles d’apéritif et plus grave, la Malarone et tous les médicaments attendront. Durant le repas, Arsène nous raconte l’histoire du Maki qui parle : c’est quoi ça ? « Une banane » répond le maki. « Merci Maki ». C’est quoi ça ? « un ananas » « merci maki » puis on lui montre le fruit qui ressemble à une grosse orange.. Anny et Ben tombent tous les 2 dans le panneau en répondant « un pamplemousse » auquel Arsène répond par un « merci Maki »…. Après le déjeuner, nous continuons à progresser vers Betafo Arsène nous confirme que le rassemblement de personnes sur la colline correspond bien à une cérémonie de retournement des morts et nous demande si on souhaite y assister, ce que nous acceptons, très curieux de connaître cette tradition qui ne se déroule que dans une partie du pays. Appelée Famadihana, cette coutume funéraire en particulier des hautes terres a lieu de juin à septembre de villages en villages, les tombeaux sont ouverts et les vivants font danser leurs morts lors de grandes fêtes cela donne lieu à 2-3 jours de festins où tous les membres de la famille et les amis sont invités. Après les avoir sortis du tombeau, la foule des parents et des amis s’empare des corps et les emportent dans une danse très rapide. Cette cérémonie a lieu tous les 3, 5 ou 7 ans et à cette occasion, les linceuls recouvrant les restes mortuaires sont renouvelés. Arrivés sur le lieu de la cérémonie, nous nous faisons toucher et même agripper par plusieurs personnes manifestement bien alcoolisées, ce qui met certains d’entre nous un peu mal à l’aise, ayant du mal à savoir s’ils sont honorés ( ce qui est a priori le cas ) ou si on les dérange. Ben est invité à visiter l’intérieur du tombeau. Puis c’est le moment des chants : certains dansent, d’autres portent les corps dans leur linceul tout en tournant 7 fois autour du tombeau un moment impressionnant et vraiment unique ! A la fin de la cérémonie, ils entonnent l’hymne malgache, avant de se disséminer petit à petit dans la campagne. Nous poursuivons ensuite notre descente vers Betafo où nous attend Feno. Il est plus de 16h et le marché est désormais terminé dommage car la concentration de personnes est vraiment impressionnante à cette heure avancée et cela devait être vraiment grouillant quand le marché battait son plein au cours de la journée. Sur le chemin du retour, nous demandons à nos guides de nous arrêter en ville à Antsirabe pour acheter des chaussures pour les filles, celles de Juliette lui faisant mal et les Stan Smith de Charlotte ….. Nous en trouvons d’occasion dans la rue, correctes et à un prix dérisoire. Par contre, quel contraste entre l’ambiance un peu glauque en ville et celle hyper chaleureuse dans les villages traversés tout au long de la journée. Une bien belle journée en tout cas, avec un guide cultivé et hyper intéressant, qui contraste avec Hery qui, bien que très attentionné et plein d’humour, manque de connaissances profondes. A l’arrivée à l’hôtel, la valise de Ben est là ! Plus que 2 bagages et nous serons au complet…

Mardi 14 juillet : Antsirabe – Antoetra. Ce matin, faute d’être certains de récupérer nos bagages, nous décidons de rationner la Malarone et de ne pas en prendre dans ces régions fraîches où les moustiques font manifestement grève eux aussi. Nous partons ce matin à 9h en direction d’Ambositra. Nous commençons par une petite balade en pousse pousse dans Antsirabe qui nous mène à la gare, la rue de l’Indépendance ( toutes les villes ont une rue et une place de l’Indépendance à Mada), l’hôtel des Thermes, et pour finir le centre-ville où nous nous arrêtons dans une boutique de pierres précieuses, chez Joseph. Difficile de trouver plus visqueux, gluant et mielleux que le dénommé Joseph qui a d’ailleurs transmis son « savoir-faire » dans le domaine à son personnel. On déteste ce genre d’ambiance où tout est exagéré ( le summum étant atteint avec 4 tortues radiées qui ont manifestement été mises au « garde à vous » pour notre arrivée ), mais on finit quand même par acheter quelques pierres semi-précieuses. Sur la route vers Ambositra, comme dans le reste du pays, 2 choses frappantes : les « arrêts flics » toutes les 30 mn au bord des routes ( on se demande à quoi ils servent à part racketter dès que possible ) et les taxis brousses et autres ORNI ( objets roulants non identifiés ), chargés à bloc à l’intérieur et sur le toit. On se demande comment ils peuvent rouler avec de tels chargements. D’ailleurs, très régulièrement on voit sur les routes des véhicules en panne, en cours de dépannage, avec une branche ou un feuillage 100 m avant pour signaler ( c’est leur triangle à eux ). Nous arrivons à Ambositra pour le déjeuner, au restaurant « chez Jonathan », un lieu d’anthologie grâce au chanteur qui y officie : Johny Gasy. A priori c’est un habitué des lieux et tout est réuni pour passer un moment mémorable : le look ( avec guitare ), la façon de chanter ( bouche semi-ouverte ), le répertoire ( Aline de Christophe, J’entends siffler le train, Que sera sera, chants tyroliens, Beatles, Capri c’est fini….) et pour clôturer le tout la voix ( nasillarde à souhait ). Notamment la version d’Aline nous provoque un énorme fou rire général. Un grand moment. Ça va d’ailleurs devenir la chanson de nos vacances ( et j’ai crié, crié….). En sortant du restaurant, nous nous faisons agripper par des vendeuses d’écharpes en soie. C’est la foire d’empoigne entre elles et c’est pénible d’acheter dans ces conditions. Dans la foulée nous allons visiter un atelier de marqueterie. Les objets en vente dans la boutique ( couvertures d’albums de Tintin notamment ) vont du laid au quelconque et pour la première fois nous quittons une boutique sans rien acheter. Quelques kilomètres après Ambositra, nous prenons l’embranchement et la piste en direction d’Antoetra, notre hôtel « Sous le Soleil de Mada » étant situé à mi-chemin. C’est le début du pays Betsileo les hommes arborent une tenue très typique, avec un couvre-chef et en guise de vêtement une longue étoffe drappée sur l’épaule rappelant les masais des hauts plateaux tanzaniens. Nous nous arrêtons en cours de piste pour voir travailler des chercheurs d’or l’une des femmes qu’on prend en photo fait le spectacle en se tortillant dans tous les sens. A chaque fois qu’on s’arrête en bord de route, il se passe quelque chose et les gens sont vraiment spontanés. Après 1 h de piste, nous arrivons à l’écolodge, tenu par Brigitte et Marc, vers 16h. C’est un ensemble de petites maisonnettes, construites selon le style zafimaniry ( nous sommes dans la région ). Après avoir pris possession de nos bungalows, nous partons faire une petite marche aux alentours de l’hôtel à la rencontre des villageois. C’est grâce à Brigitte et Marc que les enfants sont maintenant scolarisés. Ils les sensibilisent aussi au respect de l’environnement en faisant planter à chaque enfant un arbre par an.



Après une petite partie de pétanque, à partir de 18h c’est la discussion autour du feu de camp, où on regarde les étoiles et où Brigitte nous explique son analyse de la situation à Madagascar, très intéressante car venant de quelqu’un qui connaît le terrain tout en ayant un œil « extérieur ». Elle nous fait part de sa déception sur l’évolution du tourisme à Madagascar, le nombre de voyageurs annuels étant passés de 450 000 en 2009 à 200 000 actuellement, avec probablement une dégradation liée à la grève d’Air Madagascar. La raison principale est l’insécurité, qu’elle trouve excessivement mise en avant par les sites diplomatiques par rapport à la réalité sur place. Comme d’autres, elle nous dit aussi ( et nous avions eu la même réflexion ) que finalement c’est une bonne dictature qu’il faudrait pour remettre le pays dans le droit chemin. A 19h, les choses sérieuses commencent puisque c’est l’apéritif au rhum arrangé. C’est Marc qui tient le bar ( c’est d’ailleurs plutôt l’inverse car le pauvre a des problèmes de santé ) : grande gueule, il m’apostrophe d’emblée en me prenant pour un chinois je suis d’après lui le sosie (confirmé par Brigitte ) avec 20 ans de moins d’Assoun, un chinois d’Ambositra. Il joue un peu la provoc, ce qui peut surprendre voire déplaire à certains, mais on voit qu’il a le cœur sur la main. En tant que bretons ( lui est auvergnat ) nous avons notre réputation de piliers de bar à tenir et nous dégustons avec plaisir , accompagnés par des cacas pigeons ( gâteau apéro locaux ) plusieurs rhums arrangés ( cardamone, poivre, gingembre-cumbavas, pok pok….), les meilleurs de notre séjour haut la main. Marc et Brigitte nous racontent qu’ils sont partis il y a plus de 10 ans pour un tour du monde dont la première étape était Madagascar et ils n’y sont jamais repartis, conquis par l’accueil et la gentillesse malgaches. Le repas se passe dans la convivialité, autour d’une grande table d’hôtes, et nous sommes accompagnés par 2 nantaises et 3 couples de suisses très sympas. Une excellente soirée. La nuit est glaciale ( 4°C au réveil ! ) et la literie pas terrible mais on s’endort sans mal….

Mercredi 15 juillet : randonnée dans les villages zafimaniry. Au lever vers 7h, de la buée sort denotre bouche à l’intérieur du bungalow, ce qui donne une idée de la température les plus courageux passent à la douche ( n’est-ce pas Ben ?), mais je décide comme la plupart de passer mon tour. Si le froid devait durer tout le voyage, on en reparlera mais ce matin ce n’est vraiment pas le moment… Par ailleurs, contrairement à la veille, les nuages sont de la partie ( on est dans une région très humide souvent sujette à des nuages et de la pluie ) et nous accompagneront malheureusement toute la journée. A 8h, départ pour Antoetra pour une balade dans le pays Zafimaniry, connu pour son artisanat du bois, en particulier ses maisons assemblées sans le moindre clou ni la moindre vis, aux portes et aux volets finement sculptées. Nous avons rendez-vous avec notre guide Johny et arrivons sur place à 9h. Les présentations se font rapidement avec Johny, qui n’est pas du genre causant, contrairement à une nuée de jeunes qui s’accrochent à nous en nous demandant de leur acheter des souvenirs à notre retour du village d’Ifasina, but de notre balade. Comme toujours, il y en a qui sont plus dégourdis que les autres et arrivent à se « placer ». Chacun d’entre nous a son « camarade », en gros le premier enfant à avoir lié connaissance avec nous ( Frédéric pour Anny, Jean Marc pour Pierre, Pascal et Stanislas pour Ben, Emmanuel et Eric pour moi ). Ce sont tous des petits malins et ils parlent plutôt bien le français pour un coin aussi reculé. Aujourd’hui, c’est le jour du marché, mais entre les camarades qui nous collent et Johny qui a le feu aux fesses, on n’en profite presque pas et la visite est baclée. Nous entamons notre marche en direction d’Ifasina, village le plus proche, distant de 4 kilomètres par un chemin en montagnes russes en chemin, nous croisons des villageois qui se rendent au marché en nombre. Malheureusement le temps maussade ne nous fait pas apprécier cette randonnée à sa juste mesure, les couleurs des paysages étant un peu fades. A cause du temps, les caméléons ne sont pas non plus de sortie. Charlotte souffre de nouveau de son genou et Anny ne se sent pas très à l’aise sur ces chemins escarpés et glissants. En cours de route, nous somme rejoints par Stanislas, sourd et muet, qui va nous accompagner tout au long de la journée. Après 2 h de marche, nous arrivons enfin à Ifasina où une nouvelle fois nous sommes accueillis par une horde d’enfants ( Jean Marcel, Brigitte….). Toutes les maisons, contrairement à Antoetra, sont ici en bois et nous sommes invités à visiter la case du chef du village qui se dit honoré de notre visite et nous explique le fonctionnement de sa maison ( avec les 4 coins qui ont une signification particulière) où vivent également canards et cochons. Nous le quittons après quelques minutes, non sans lui avoir versé le droit d’entrée qui est de rigueur. A côté de la case ont été disposés différents objets en bois vendus à un prix modéré après nos achats, nous continuons la visite du village et alors qu’on repasse devant la case du chef 5 mn plus tard, tout l’artisanat a déjà été rangé !!

Nous faisons notre halte pique-nique peu après le village, pique-nique que nous partageons avec Stanislas qui n’en demandait pas tant. A mi-chemin, nos camarades arrivent avec des objets en bois qu’ils veulent nous vendre sur le chemin, soit disant pour éviter les problèmes au village nous décidons d’attendre avant d’acheter, mais une fois arrivés à Antoetra, entre les 2 boutiques d’artisanat et les camarades, c’est la foire d’empoigne et c’est même tout près de mal tourner tellement on sent une pression énorme. Juliette et Anny n’en peuvent plus et nous menaçons de partir sans rien acheter si les esprits ne se calment pas finalement on achète à nos camarades, après quoi on quitte le village avec un arrière-goût tellement la fin a été pénible pour tout le monde. Si ça continue, les touristes vont se détourner de cette destination pourtant potentiellement intéressante. On en parle à notre retour à Brigitte qui regrette que personne au village ne soit capable d’organiser la vente de cet artisanat dans un seul et même lieu où tout serait réuni, ce qui éviterait les pugilats. Avant le feu de camp, Charlotte, Juliette et Pierre font une partie de pétanque avec un jeune malgache, Jean Baptiste. Pendant ce temps, nous achetons des écharpes en soie à Brigitte au moins ici on peut prendre le temps de les choisir sans être assailli. A 18h, lors de notre discussion autour du feu, Hery nous informe que nous devons partir à 8h le lendemain car nous devons récupérer au 1er village sur la RN7 nos 2 derniers bagages enfin arrivés à bon port. Nous voilà enfin rassurés, notamment pour la Malarone qu’on va pouvoir reprendre à partir de demain. A 19h, nouvel apéritif au rhum arrangé, avec Marc qui nous raconte ses problèmes de santé opéré il y a quelques mois à la Réunion, il a l’air mal en point et ne paraît pas très optimiste sur l’avenir. On espère en tout cas qu’il ira mieux et pourra mener à bien ses projets au sein du village. Ce soir, nous devions être seuls pour le repas mais finalement 2 couples de belges se sont invités et un couple de réunionnais ( déjà venu l’an passé ) arrive à l’improviste, ce qui oblige Brigitte à leur trouver de la nourriture pour le diner. Au menu ce soir : un plat d’écrevisses, délicieuses dont on se régale tous. Pendant le repas, le fils des Réunionnais, Simon, nous joue des airs d’accordéon dans une très bonne ambiance comme la veille sa mère nous raconte avec moult détails leur périple en train entre Fianarantsoa et Manakara ( plus de 20 h ), avec notamment une scène hilarante où un français, harassé, est tombé du train en marche et où des passagers ont eu le temps d’aller le rechercher et le charger dans le train sans que quiconque ne se soit rendu compte et sans que le train n’ait eu besoin de ralentir. Pour finir la soirée, Marc nous invite encore à un dernier rhum arrangé on se souviendra de ce lieu hors du temps où nous avons rencontré dans gens formidables ! Jusqu’à la fin du séjour Ben se fera d’ailleurs chambrer régulièrement car pas une journée ne se passera sans qu’il évoque Brigitte dans la conversation.

Jeudi 16 juillet : Sous le Soleil de Mada-Fianarantsoa. A 8h, comme convenu, nous faisons nos adieux à Brigitte et Marc, après cette parenthèse inoubliable de 2 nuits après une heure de piste, nous arrivons au village d’Ivato où c’est le marché hebdomadaire et où nos bagages nous attendent. C’est un guide Malagasy Tours qui a fait la route en taxi brousse depuis Antananarivo et qui repart aussitôt dans l’autre sens, une fois sa mission effectuée. Nous déambulons quelques minutes dans les allées du marché et nous dégustons des sauterelles, franchement pas terribles. Alors que nous regagnons notre minibus, nous avons la surprise de voir arriver Brigitte avec sa dégaine improbable, dans sa 4L hors d’âge qui fait aussi taxi brousse puisqu’elle a pris des malgaches et des canards. Quelques mètres plus loin, on se dit que la 4L de Brigitte n’est finalement pas si mal puisqu’une autre 4L sur le bord de la route, dont on se demande comment elle peut encore rouler, a son réservoir d’essence réduit à un simple bidon au niveau du siège du passager….encore un exemple du sens de la débrouille des malgaches. Nous reprenons notre route vers le Sud, les nuages de la veille étant encore bien présents ( le ciel ne se dégagera que peu de temps avant Fianarantsoa ) malgré cela, les paysages sont magnifiques. Alors que nous roulons depuis moins d’1 heure sur la RN7, Hery reçoit un coup de téléphone : le guide a oublié de nous rendre la clé pour ouvrir le cadenas de notre sac tant pis, on trouvera bien un moyen de défoncer notre cadenas à l’hôtel ce soir…. Quelques kilomètres avant Fianarantsoa, nous nous arrêtons de nouveau à un marché Juliette et Charlotte décident de rester dans la voiture, pas très à l’aise dans ces ambiances de marché pourtant toujours très pittoresques, où elles subissent le regard insistant de certains, voire parfois des mains un peu baladeuses. Sur la route, nous assistons régulièrement à des scènes cocasses et nous suivons pendant de longues minutes un taxi brousse avec sur son toit plusieurs canards dans un grand panier, leur propriétaire allant même, alors que le véhicule roule toujours, remettre de l’ordre dans le panier. Les 30 derniers kilomètres avant Fiana sont épouvantables et la route est tellement défoncée qu’on avance au pas, un 4x4 étant ici indispensable pour rouler à vitesse correcte. Feno conduit très prudemment mais malgré tout nous sommes pas mal secoués et c’est assez éprouvant. Manifestement, le gouvernement de la transition et celui qui a suivi n’ont pas investi beaucoup d’argent dans la rénovation des routes pourtant indispensable au développement du pays. Les malgaches paraissent d’ailleurs nostalgiques du président Ravalomanana, renversé en 2009, qui lui avait compris la nécessité d’avoir des enfants scolarisés et un réseau routier digne de ce nom. Après 4h de route, nous arrivons à Fiana et nous arrêtons dans un restaurant pour le déjeuner. Là nous sommes immédiatement sollicités par un rasta malgache qui veut nous vendre des pierres précieuses, soit-disant recommandé par le Petit Futé ( pas le dernier en tout cas..) nous lui signifions que nous ne sommes pas intéressés mais il insiste pour nous les montrer, et c’est alors le début d’une séance interminable de déballage et remballage ( puisque nous ne lui achetons rien comme prévu ), sa mini-sacoche se révélant un puit sans fond. Dans l’après-midi, nous allons visiter la haute ville, avec une certaine appréhension, Hery nous ayant prévenu qu’on risquait d’être harcelés comme à Antoetra. La guide locale s’appelle Pauline, c’est une jeune orpheline qui a été recueillie par l’association du Père Pédro aujourd’hui elle vole de ses propres ailes et se destine à une carrière d’avocat. Finalement on n’est pas trop sollicités par les enfants et c’est plutôt une bonne surprise on est juste accueillis par un « Bienvenue chez les Chtis » suivi d’un « Salut Biloute » qui nous fait hurler de rire tellement c’est décalé par rapport au contexte. La visite est agréable et l’ensemble de cette ville nous laisse une impression très agréable, contrairement à d’autres grandes villes un peu glauques. Nous finissons la journée en allant chez Pierrot Men, photographe bien connu, chez qui nous achetons des cartes postales et des photos à encadrer. Dans la rue, c’est l’effervescence car les élections communales se préparent et c’est la propagande, c’est-à-dire des rassemblements et des défilés un peu partout, des gens habillés aux couleurs du parti du candidat, à grand renfort de sonos poussées à fond et de « fidio » ( en malgache « votez ») + le nom du candidat ( Léon Cu nous a marqué à Fiana ). Jusqu’à la fin du séjour, ces scènes de liesse seront quasiment incessantes et iront crescendo. En fin d’après-midi, nous arrivons à notre hôtel, la Villa Sylvestre situé en plein centre-ville, on a l’impression de rentrer dans un bunker, tout étant hyper sécurisé. Par contre, l’intérieur est très agréable avec un style colonial de bon goût et une grande terrasse. Notre premier objectif de la fin de journée est de détruire le cadenas de notre sac, ce que nous arrivons à faire, non sans peine, avec l’aide du gérant de l’hôtel, très sympa. A l’apéritif, on s’épanche un peu sur notre guide Hery, qui nous énerve un peu par son manque de culture et sa tendance à tout prendre à la légère au briefing de la journée du lendemain avec Hery, celui-ci nous demande s’il y a des choses à améliorer dans le voyage. Hasard ou nous a t-il entendu quand on discutait à l’apéritif sur la terrasse ? Toujours est-il qu’on lui dit que tout va bien, l’organisation du circuit nous convenant et les carences qu’on lui trouve n’étant de toute façon pas améliorables. Au repas du soir, au restaurant de l’hôtel, nous sommes les seuls clients. Ce soir c’est Pierre qui en prend pour son grade puisque le gérant de l’hôtel lui trouve une ressemblance frappante avec Albert de Monaco. Ce n’est pas la première fois qu’on trouve cette ressemblance et c’est vrai qu’en y regardant de plus près…. En tout cas, entre Assoun et Albert, Pierre et moi sommes habillés pour le voyage. Le repas est correct sans plus il manque une part de poulet, l’hôtel ayant cru qu’un de nous était végétarien. C’est Anny qui se dévoue pour prendre du poisson et en l’occurrence c’est un vrai sacrifice dans le cas présent. Quand on demande de quel poisson il s’agit, la serveuse, très gentille au demeurant, nous dit « du thon ». On voit tout de suite qu’il ne s’agit pas de thon mais d’un filet de poisson blanc, dur comme une semelle jamais nous n’avons vu un poisson aussi dur. Chacun se dévoue pour en manger un peu mais c’est pire que les yeux de barracuda dans Koh Lanta et on finit tous par cacher un morceau sous nos os de poulet.

Vendredi 17 juillet : Fiana-Tsaranoro. Nous partons vers 8h00 ce matin, ayant des timbres à acheter et de l’argent à tirer à la banque. Par ailleurs, nous avons convenu avec Hery la veille d’aller à l’orphelinat du Père Pedro pour faire des dons de vêtements que nous avons ramenés de France ( et récupérés la veille dans nos bagages retardés ) il ne connaît pas le chemin mais nous avons repéré le bâtiment la veille depuis la ville haute. Malheureusement, impossible de trouver l’orphelinat, le comble étant que manifestement personne dans le quartier où on cherche ne le connaît alors que le bâtiment vu la veille est immense. On est un peu furax de cet échec, d’autant qu’on a de gros doutes sur la volonté d’Hery de trouver vraiment cet orphelinat. Nous repartons rapidement en direction d’Ambalavao, dans des paysages grandioses. Nous nous arrêtons en chemin chez des petits artisans qui fabriquent des objets avec de la fibre de sisal. Arrivés à Ambalavao, nous visitons une fabrique de vers à soie ( intéressante ) et la fabrique de papier antaimoro, très recommandée dans les guides, mais que nous trouvons trop touristique et les articles vendus sont la plupart très laids à notre goût. Il est déjà l’heure du déjeuner ( le temps passe vite ! ) et nous nous arrêtons dans un restaurant où nous rencontrons encore les personnes déjà vues lors d’arrêts précédents pour le repas de midi. Manifestement très peu de restaurants conviennent aux vazahas qui se retrouvent tous au même endroit, ce qui permet aussi aux guides de se retrouver. Après avoir passé commande du repas, et en attendant d’être servis, nous allons faire un tour au marché du village, haut en couleur comme d’habitude, et nous en profitons pour acheter un stock de stylos pour distribuer aux enfants lors de notre périple. En début d’après-midi, nous quittons Ambalavao et arrivons quelques minutes plus tard à la réserve villageoise d’Anja où nous devrions voir nos premiers lémuriens tant attendus. Notre guide, Jean Baptiste est accompagné par un rabatteur qui va chercher les lémuriens ( encore qu’ici ça ne se justifie pas vraiment, le territoire étant restreint ). Nous découvrons enfin les lémuriens ( Lemur Catta dans cette réserve ), en nombre et facilement accessibles car très habitués aux humains on ne se lasse pas de les observer ( quelle agilité ! ) et de les photographier sous toutes les coutures. On a également l’occasion de voir un crocodile en pleine sieste sur un rocher au milieu de l’étang, et des caméléons d’un magnifique vert fluo. La balade, très agréable, se poursuit jusqu’au sommet d’une colline, la fin de l’escalade se faisant à l’aide de cordes. D’en haut la vue est splendide. Charlotte, déjà en petite forme depuis ce matin, paraît avoir de la fièvre et n’est vraiment pas fringante mais elle suit courageusement le mouvement. Nous redescendons dans la vallée en empruntant un autre chemin qui nous permet de voir des tombeaux et de circuler dans des grottes ayant servi il y a bien longtemps de refuges aux guerriers Betsileo ( la tribu de la région ) en guerre contre les Bara.



Vers 16h, nous entamons la dernière partie de notre journée, qui doit nous conduire à la vallée du Tsaranoro, plus précisément au Camp Catta. Les 20 derniers kilomètres, de la piste défoncée, sont terribles et pas du tout adaptés à notre véhicule et il nous faut 2 heures pour parvenir à destination. La piste est superbe, surtout en cette fin de journée où le soleil couchant donne à la montagne et au ciel des teintes oranges-rouges. Notre arrivée au Camp Catta se fait de nuit et nous prenons possession de nos bungalows, un familial supérieur pour nous et un standard pour Ben et Pierre qui ont bien du mal à ouvrir leurs bagages tellement la pièce est microscopique. Comme nous le craignions, Charlotte à 39.4°C de fièvre et à peine arrivée au bungalow elle est prise d’une diarrhée soudaine sans avoir eu le temps d’arriver aux toilettes autant dire qu’elle passe à la case douche immédiatement après quoi on lui fait avaler un petit cocktail doliprane-tyorfan et 2 comprimés d’ofloxacine qui devraient la requinquer. Au cours du repas du soir, Jean Paul, le guide du camp vient nous voir pour le programme du lendemain compte tenu de l’état de Charlotte, nous préférons renoncer à la balade du Caméléon, qui dure 6 h et est assez escarpée, et plutôt faire une balade dans la forêt, jusqu’à la piscine puis au village, ce qui devrait être plus en accord avec ses capacités du moment. Charlotte étant fatiguée, je la reconduis au bungalow avant la fin du repas. Je remarque alors un feu assez important que j’identifie comme un feu de camp important le temps que nous finissions notre repas, la situation a évolué puisqu’il n’y a plus de doute désormais : il s’agit d’un incendie de forêt. Nous retrouvons Charlotte qui panique car elle a été alertée par les cris et le crépitement du feu. Pierre, Juliette et moi montons en haut du camp pour évaluer la situation : personne ne panique mais il y a 4 départs de feu ( l’incendie est criminel ) et la situation est suffisamment sérieuse pour qu’on envisage de sortir nos bagages. Sur le retour on croise la directrice du camp, manifestement hyper stressée, qui dit « c’est la merde, c’est la merde ». Juste après, un couple nous dit qu’il est préférable de sortir les bagages et les porter jusqu’au parking. Dans le même temps, on croise Ben, Anny et Charlotte qui sortent les valises n’ayant rien perdu de ma lucidité, je prends le temps d’emporter la bouteille de whisky qu’ils ont négligé de prendre et nous allons au parking où nous attend Feno. Il y a là également un autre guide qui d’emblée nous agace, à dire que c’est une tradition de faire du feu de broussaille à Madagascar et qu’il n’y a pas de raison de s’inquiéter, et que de toute façon si la situation devenait critique on quitterait le camp en caravane en n’abandonnant personne. Petit à petit tous les résidents du camp arrivent il y a notamment un groupe de jeunes suisses qui font de l’escalade dans le massif depuis une semaine, une espagnole et sa fille qui ont perdu leur guide ( qu’elle retrouveront dans la soirée ), quelques couples, notamment 2 couples de français hyper antipathiques qui, pris de panique quittent immédiatement le camp avec leur guide pour partir je ne sais où. La situation semble se stabiliser, le vent étant quasiment absent, et même si d’où on est on ne peut avoir une vision précise de l’évolution du feu. Le fameux guide, si calme il y a 1 h, commence à s’impatienter et klaxonne à tout va, probablement pour rameuter les autres guides, plus courageux que lui, qui sont en train d’aider les gens de l’hôtel et du village qui se battent contre l’incendie avec de malheureux seaux d’eau. Après 1h30 environ sur le parking, Hery arrive en nous disant que le feu s’éloigne, confirmant notre impression à distance. Soudain, dans la même minute, le guide klaxonneur nous dit : « on part en caravane, on va à Ambalavao où on va chercher un hôtel sur place qui a un véhicule ? Ceux qui ont un véhicule vont à tel endroit et les autres vont à un autre endroit ». Voyant que ça ne va pas assez vite à son goût, il se met à trépigner sur place en disant « de la discipline, il faut de la discipline !!!! » Les autres guides, dont Hery qui nous a pourtant dit 2 mn avant que la situation était sous contrôle, ne pipent pas mot. Notre analyse ( en quelque secondes ) est la suivante : on voit un feu qui s’éloigne, il existe d’autres hébergements dans la vallée, et aller à Ambalavao avec notre véhicule est de l’inconscience, sachant qu’on a déjà mis 2 h de jour à effectuer les 20 kms de piste, qu’en plus on va devoir transporter 3 personnes supplémentaires qui sont d’ailleurs déjà installées dans notre minibus. D’autant qu’Ambalavao n’est pas sur notre route puisqu’on en vient et que de toute façon, si on y arrive, ce sera en milieu de la nuit, donc pour le sommeil, perdu pour perdu, autant rester dans les environs. Ce qui devait arriver arrive : Anny pète un plomb et je lui emboîte aussitôt le pas : « Il est hors de question de partir à Ambalavao, on préfère dormir dans la voiture ou dans un des autres hébergements de la vallée…. » On se fait aussitôt rabrouer par les clients du guide meneur qui nous traitent d’inconscients tout en mentionnant que les locaux connaissent mieux ce genre de situation que nous. Malgré tout, notre intervention a fait son petit effet puisque Hery nous annonce qu’ils vont faire un conseil entre guides pour reconsidérer la situation…Juliette et Charlotte sont elles « vénères » car leurs 2 parents leur ont mis la honte de leur vie…Hery revient quelques minutes plus tard en disant qu’on va aller au Tsara Camp un peu plus loin et qu’un fois sur place on négociera le logement pour la nuit. Heureusement, l’intervention de la directrice de l’hôtel décoince la situation : elle nous assure que le feu est sous contrôle, qu’il existe une barrière coupe-feu autour de l’hôtel qui a joué son rôle, et que de toute façon tout le personnel du camp va veiller toute la nuit et préviendra en cas de soucis. Nous voilà donc rassurés et c’est aussi un discours qui est plus en rapport avec ce qu’on observe. Il est 23h30 et nous allons pouvoir retourner nous coucher. Dans l’euphorie, Ben fait la bise à tout le monde, même à Hery qui reste un peu interloqué. Par contre, nous préférons laisser les bagages qui ont été chargés sur le toit par Feno on les récupèrera demain ( on apprendra le lendemain que Hery et Feno sont restés dormir dans le véhicule pour garder les bagages ). Dernière difficulté avant d’aller nous coucher : convaincre Charlotte de quitter le minibus et de retourner se coucher rien n’y fait, Anny et moi essayons tous les arguments mais elle est braquée. Heureusement, Pierre, le sauveur, qui n’a pas fait d’esclandre lui, arrive à lui faire entendre raison et la convainc de venir dormir dans leur bungalow, tout proche du parking. Elle aura un mal fou à s’endormir et ce n’est qu’en milieu de nuit que le sommeil aura raison d’elle. Chez nous, Juliette a descendu son matelas au rez de chaussée ( leur chambre est en mezzanine ) pour être rassurée. Personnellement, ces émotions ne m’empêchent pas d’être zen puisque je m’endors dans les 5mn j’ai juste été réveillé en pleine nuit par Anny, inquiète du bruit du feu et ayant l’impression qu’il se rapprochait. Dans un état second, je me suis levé, ai regardé de la salle de bain, et ai grommelé « c’est bon » en regagnant mon lit avant de retrouver immédiatement le sommeil. Quelle soirée en tout cas ! On se demande bien ce qui peut bien nous arriver encore après ces événements de ces derniers jours et le Camp Catta porte bien son nom…

Samedi 18 juillet – balade dans la vallée du Tsaranoro. Ce matin au réveil, tout le monde n’est pas en pleine forme faute de sommeil, mais vu ce qu’on a évité de peu (la caravane ), on fait tous bonne figure, d’autant que l’incendie s’est fortement calmé, de même que les intestins de Charlotte, qui est en bien meilleure forme ce matin, sa fièvre ayant disparu. Nous sommes accueillis à la sortie du bungalow par des lémuriens catta qui, comme à Anja, sont habitués à l’homme et peuvent être approchés assez facilement. Au petit déjeuner, nous avons la surprise de voir les 2 couples antipathiques partis en catastrophe hier au début de l’incendie finalement eux aussi sont semble t-il revenus à la raison…. On arrive un peu en retard pour le début de la balade, 8h30 au lieu de 8h00, mais nous avons des circonstances atténuantes Jean Paul n’est pas franchement fringant ce matin, c’est le moins qu’on puisse dire, ayant dû veiller une bonne partie de la nuit. Par ailleurs, il est dépité par l’inconscience des pyromanes qui ont détruit une partie de la forêt, avec les risques pour les animaux qui y vivent. Nous entamons notre marche dans la forêt puis continuons à cheminer le long des sentiers jusqu’à une piscine naturelle qui ne nous donne pas envie de nous baigner ; les animaux ( lémuriens, caméléons, criquets ) sont de la partie et la promenade agréable et sans difficultés. Arrivés à bonne distance de notre hôtel, nous nous arrêtons pour prendre un rafraîchissement dans un autre camp de la vallée de là nous voyons que l’incendie est en train de remonter au sommet de la falaise, le risque étant que les flammes retombent dans la vallée et enflamment une autre partie de la forêt. Lors de cette pause, Hery nous apprend que le fameux guide d’hier soir avait un peu forcé sur la bouteille, ce qui explique son attitude incohérente, et ce qui rend encore plus incompréhensible le mutisme des autres guides….ça nous conforte aussi un peu plus dans notre réaction.



Poursuivant notre parcours, nous parvenons à un petit village voisin où nous regardons travailler le forgeron, puis nous nous rendons au dispensaire où nous espérons cette fois pouvoir laisser nos habits. Malheureusement, le dispensaire est fermé le samedi après-midi mais par chance l’instituteur du village est en train de travailler sur l’ordinateur et il nous fait visiter le dispensaire. Après avoir discuté un peu avec lui, nous lui proposons de revenir un peu plus tard pour déposer nos vêtements, le camp étant distant d’une vingtaine de minutes. Nous laissons les filles au bord de la piscine du Camp Catta et revenons rapidement au dispensaire où l’instituteur nous reçoit et nous remercie pour les 2 sacs d’habits laissés alors que nous repartons, nous rencontrons l’infirmière avec qui nous discutons un moment. Elle tient le dispensaire avec une sage-femme les 2 sont payées par l’intermédiaire de l’association St Jérôme, une association basée à Marseille. Les moyens dont elles disposent sont assez limités mais il est difficile de recueillir suffisamment de dons et les dons ne sont pas toujours utilisés à bon escient. Après cette belle rencontre, nous revenons au camp et certains vont à la piscine ( où nous rencontrons ceux qui nous ont rabroués hier soir, qui nous font là un grand sourire..), pendant que les autres vont photographier les lémuriens avant l’apéritif ( le nôtre, pas celui des lémuriens ). La nuit étant revenue, le feu est beaucoup plus impressionnant, d’autant qu’il est retombé de la falaise par ailleurs, un autre feu a démarré en face sans qu’on arrive à savoir si c’est un simple feu de broussaille. Du coup, Charlotte est hyper stressée et ne tient pas en place, passant sans cesse de la chambre à la salle de bain pour regarder à la fenêtre. Au fur et à mesure, les flammes commençant à s’atténuer, elle finit par se calmer et revenir à la raison. Le repas de ce soir ne restera pas dans les mémoires ( c’est l’hôtel où on a le moins bien mangé jusqu’à présent ), en particulier les crêpes flambées pour ceux qui ont eu le malheur d’en commander, qui baignent dans un jus immonde. Ce soir, le manque de sommeil de la veille se fait sentir et même Ben se couche à 21h30, fatigué par son séjour au Camp Catta.

Dimanche 19 juillet : Tsaranoro – Isalo. Nous quittons ce matin le camp à 8h, la route jusqu’à Ranohira étant longue et pénible ( sur les 2 premières heures jusqu’à la RN7). Sur la piste nous croisons beaucoup d’éleveurs de zébus qui promènent leur troupeau c’est dimanche et beaucoup de villageois se sont mis sur leur 31 pour se rendre à la messe. On est désormais dans le pays Bara et le paysage se fait de plus en plus aride et plat, ce qui tranche complètement avec les paysages des hautes terres rencontrés jusqu’alors. Sur la RN7, nous nous arrêtons dans un village où la messe est malheureusement finie mais nous demandons à visiter l’église ainsi que l’école où nous rencontrons l’apprenti pasteur ainsi que le pasteur ( on sent bien chez ce dernier sa position dominante par rapport à l’apprenti qui est muet quand le pasteur est là ). Anny fait cadeau à une petite fille, Véronique, d’un bracelet, la voyant le regarder avec insistance autour de son bras. Arrivés à Ihosy, et après avoir fait le plein d’essence, nous nous mettons en quête d’un hotely, c’est-à-dire d’un restaurant « local », pour le repas de midi. On veut tenter l’expérience mais pas facile d’en trouver un le dimanche midi. Après 2 aller-retour dans la rue principale, on jette notre dévolu sur « Tina » (c’est le nom de l’hotely ). La première impression donne le ton : des déjections de poulet sur les tables à l’extérieur, des toilettes sordides au fond du jardin on veut du local, on va en avoir….Le repas est aussi dans le ton : j’essaie un poulet gingembre et les autres un poulet grillé avec du riz blanc. Le poulet n’a que la peau et les os ( ils appellent ça du poulet bicyclette, ce qui est assez parlant ) la seule chose qui donne envie ce sont les carottes rapées. Seuls Ben et Charlotte ( moi je n’en ai pas ) refusent de les manger, craignant pour leurs intestins. Pour ce frugal repas, il nous en coûte 35 000 ariarys ( avec une grande THB et une bouteille d’eau ), soit un peu plus de 10 euros. On ne peut pas parler de bon rapport qualité prix dans le cas présent ( on ne sait pas très bien comment classer ce repas sur l’échelle de la qualité… ) mais en tout cas on ne s’est pas ruinés. La route d’Ihosy jusqu’à Ranohira est plutôt monotone nous arrivons après une longue montée sur l’Horombe, un immense plateau qui permet de voir à perte de vue à des dizaines de kilomètres à la ronde. C’est finalement assez tôt, vers 15h30, que nous arrivons à notre hôtel, « le Jardin du Roy », un établissement de grande classe situé dans un cadre magnifique par contre, très étonnant compte tenu du standing et de l’affluence touristique de l’Isalo, l’hôtel est quasiment désert ( et ce n’est pas le premier ), ce qui confirme vraiment les propos tenus par Hery concernant les nombreuses annulations de séjours ( a priori plus de 50% ) suite à la grève d’Air Madagascar ( ou plutôt Air Maty comme l’appelle Hery, c’est-à-dire Air Mort, ce qui en dit long sur l’espérance de vie de la Compagnie). Pendant que les filles restent à la piscine, nous partons explorer les environs de l’hôtel qui sont très étonnants parce qu’on ne s’attend pas à trouver une végétation aussi luxuriante ( pandanus, palmiers…) dans un endroit a priori sec et minéral. Nous nous promenons jusqu’au coucher du soleil, à l’heure où la roche prend une teinte rouge superbe. Le restaurant est à la hauteur du standing de l’hôtel et ça fait du bien de manger de la bonne nourriture après l’hotely de ce midi. Ce soir, Ben va enfin assouvir son fantasme : goûter à un vin malgache. Pourtant, les avis récoltés jusqu’à présent sont unanimes : c’est une picrate infecte, Marc du Soleil de Mada ayant été jusqu’à nous dire que le pire vinaigre est meilleur que le meilleur vin malgache. Personne n’est trop chaud, mais Ben voulant absolument tester cette expérience ultime, nous commandons une petite bouteille d’un rouge malgache en plus de notre habituelle bouteille de vin sud africain. Ben étant désigné d’office pour le goûter, le résultat ne se fait pas attendre : c’est aussi imbuvable que prévu, et même en faisant de gros efforts nous ne parvenons pas à finir la bouteille loin s’en faut. A la fin du repas, nous nous laissons tenter par une citronnelle ainsi que par des rhums arrangés offerts par la maison et que nous dégustons au bar. Ils souffrent un peu de la comparaison avec ceux de « Sous le Soleil de Mada » ( encore une bonne raison pour parler de Brigitte, n’est ce pas Ben ?). Nous finissons la soirée sur la terrasse de la chambre, à observer les chauve souris qui logent dans un arbre à proximité.

Lundi 20 juillet : canyon des makis et canyon des rats dans l’Isalo. A 8h, après un petit déjeuner hyper copieux, nous partons pour Ranohira où nous rejoignent notre guide local Alphonse et Olga, une jeune malgache qui a préparé nos repas et doit nous rejoindre sur le lieu du pique-nique pendant la marche. Alphonse a un rire impayable et comme il rit pour un rien ( en nous parlant du supermarché fou fou fou à l’entrée de Ranohira, ou quand on le compare au receveur dans les taxis brousse par exemple ), son rire finit par être communicatif et Charlotte ne résiste pas à la tentation de l’enregistrer sur son IPod. L’accès au canyon des makis et au canyon des rats n’est une fois de plus pas une mince affaire avec notre véhicule, et il nous faut 1h15 pour effectuer la piste de 17 kms jusqu’au départ de la randonnée du jour. Arrivés au vieux village de Ranohira, alors qu’on pense être seuls ( on ne verra d’ailleurs pas un touriste de la journée dans ce lieu soit disant touristique ), une nouvelle meute d’enfants arrive en essayant de nous vendre des petits objets en terre, représentant des zébus, crocodiles ou caméléons. Franchement, c’est assez laid et il y a des limites à acheter à tout le monde d’autant que si on fait plaisir à l’un d’eux, on va décevoir les autres. On se contente donc de distribuer des bonbons, et pour éviter l’anarchie, on met tout le monde en rang et chacun son tour pour la distribution.



Nous commençons la balade pour le canyon des makis nous rencontrons un couple qui fabrique du rhum local, nous traversons un ruisseau en passant sur un tronc d’arbre, ce qui donne lieu à des émotions à ceux qui ont un équilibre précaire. Petit à petit les enfants nous abandonnent et nous finissons par nous retrouver tranquilles. Dans la forêt à l’entrée du canyon des makis, nous apercevons très furtivement 2 variétés de lémuriens, des roux et des cattas. Puis nous nous engageons dans le canyon que nous parcourons pendant un bon moment, tout en passant sur des roches faciles à escalader. Ayant terminé d’explorer ce canyon, nous nous dirigeons vers le départ du canyon des rats. C’est en chemin, au bord d’un cours d’eau et dans un cadre verdoyant que nous attend Olga qui a dressé la nappe pour le pique-nique. Au menu : salade de pâtes, boulettes de zébu et salade de fruits. On se régale après cette matinée de marche qui a creusé les estomacs. Les enfants sont de retour comme par magie avec leurs objets à vendre l’une d’entre eux a un sacré caractère et donne du fil à retordre à Ben. « On verra tout à l’heure » lui dit-il. Pendant ce temps, alors qu’elle est en train de satisfaire un besoin naturel avec Anny, Charlotte se fait piquer à plusieurs reprises à l’arrière du genou, à travers sa genouillère. C’est très douloureux et déjà que la marche était laborieuse avec sa douleur au genou, ça devient quasi impossible. Elle finit d’ailleurs par renoncer au début du canyon des rats Anny décide de rester avec elle pour l’accompagner elle-même aurait probablement eu des difficultés à certains endroits assez escarpés du canyon. La hauteur des parois est ici plus impressionnante que dans le précédent. Là encore nous marchons jusqu’au bout du canyon où une piscine donne lieu à une bataille d’eau entre Juliette et Ben. Sur le chemin du retour nous observons sur la paroi des falaises des tombeaux provisoires et définitifs Alphonse nous explique qu’il n’y a ici qu’une seule cérémonie de retournement des morts et que c’est lors de cette fête que les corps sont amenés du tombeau provisoire au tombeau définitif, situé encore plus haut sur la falaise, et alors que les personnes qui les transportent sont souvent très éméchés par les festivités en cours. A cette occasion nous remarquons une chose : alors qu’on est persuadés depuis le début du séjour qu’il ne faut pas montrer du doigt ( notamment des tombeaux ) avec le doigt tendu mais plié, on remarque que ceci ne s’applique qu’à nous car les malgaches n’ont pas l’air d’y prêter attention autant dire qu’à partir de ce jour on ne s’astreint plus à cette précaution… Sur le chemin du retour, Charlotte a enfin accepté d’enlever sa genouillère, ce qui soulage la douleur au niveau des piqûres de guêpes. Arrivés à proximité du village, nous apercevons au loin la bande d’enfants, sagement assis à proximité d’une petite butte sur laquelle ils ont soigneusement alignés leurs objets en terre pour les mettre en valeur. Malgré cela, nous ne nous décidons pas à acheter quoi que ce soit. Alors que nous passons à nouveau sur le tronc d’arbre pour traverser le cours d’eau déjà emprunté à l’aller, Alphonse attire notre attention sur une masse de l’autre côté du cours d’eau : un énorme caméléon de plus de 50 cm que nous n’avions même pas aperçu nous le prenons en photo pendant quelques minutes, après quoi nous regagnons le minibus distant de quelques dizaines de mètres. Une nouvelle distribution de bonbons et nous voilà repartis sur la piste de 17 kms. A Ranohira, après un petit arrêt photo pour immortaliser le supermarché « fou fou fou », nous prenons congé d’Alphonse et nous lui donnons rendez-vous pour le lendemain où est prévue la balade à la piscine naturelle. Au restaurant de l’hôtel, le pavé de zébu restera dans les mémoires. Après le repas, comme la veille, nous buvons une citronnelle puis un rhum arrangé au bar. Ils passent une musique malgache sympa et rythmée, du groupe Jaojoby. Ben, qui a pour habitude de toujours ramener un CD des pays qu’il visite , va se mettre en quête d’un album de ce groupe.

Mardi 21 juillet : Isalo-Tulear. La veille au soir, j’ai eu le malheur de dire que les craintes qu’on avait sur les troubles digestifs à Mada étaient exagérées…Ce matin la moitié du groupe est sur le flanc : Juliette a été prise de diarrhées une bonne partie de la nuit, Pierre est malade au réveil ( diarrhées et vomissements ) et Anny a des douleurs gastro intestinales qui ne présagent rien de bon. Le cocktail tyorfan-ofloxacine s’impose. Après réflexion, on se dit que ce sont les crudités de l’hotely qui sont certainement responsables de cette gastro. Le petit déjeuner est prévu à 7h mais le moral des troupes est un peu morose, ce qui n’empêche pas Ben de cracher son thé à la figure de Charlotte, pris d’un fou rire en repensant à Johny Gasy et son « et j’ai crié, crié é… » A 7h30, nous partons pour Ranohira où nous retrouvons Alphonse qui n’a pas perdu sa bonne humeur. Avant de partir pour la balade, nous allons passer commande au restaurant de ce midi, « le Zébu grillé », pour éviter d’avoir à attendre, notre route vers Tulear étant longue. Autant dire que dans le contexte, c’est sans enthousiasme que se fait cette commande, Pierre et Juliette préférant commander du riz blanc. La balade vers la piscine naturelle est agréable, facile mais un peu fréquentée à notre goût ( c’est la première fois qu’on rencontre des touristes depuis le début des vacances lors de nos marches ). Nous avons l’occasion de voir un petit scorpion sur le chemin. Arrivés à la piscine naturelle, malheureusement prise d’assaut, Charlotte se baigne alors que je n’ai le courage de me mouiller que jusqu’à la taille. Malgré l’état de délabrement des troupes, tout le monde aura fait l’ensemble de la balade sans encombre, ce qui était loin d’être gagné d’avance ce matin au réveil. A 12h, nous voilà de retour au « Zébu grillé » où nous aurions pu nous abstenir de passer commande, étant les seuls clients. L’ambiance est un peu mortelle et nous expédions nos plats, pressés de quitter ce restaurant sans âme. Nous nous dirigeons ensuite vers Tulear par une route très monotone et les candidats à la sieste sont nombreux. Les 2 seuls lieux qui retiennent notre attention sont la traversée de la ville d’Ilakaka (ancien petit village tranquille devenu une ville grouillante et un peu malsaine suite à la découverte de gisements de saphir, des milliers de personne ayant tout quitté pour y faire fortune) et celle de la plaine des baobabs nous nous arrêtons quelques minutes pour photographier 2 beaux spécimens au bord de la route et nous en profitons pour donner 2 tee shirts à 2 jeunes qui passaient par là. Dans cette partie du pays se dressent le long des routes des tombeaux mahafaly érigés ça et là, parfois gigantesques, certains étant même plus beaux et richement décorés que les maisons habituelles de vivants des cornes de zébus ornent ces tombes, leur nombre étant proportionnel au nombre de bêtes tuées en l’honneur du défunt. Nous arrivons à Tuléar en fin d’après-midi et avons juste le temps de visiter le marché local comme nous l’avons constaté en traversant des villages, la misère paraît ici encore plus importante qu’ailleurs et nous sommes harcelés par des mendiants et des handicapés qui font la manche. C’est une ville grouillante où circulent par centaines pousse pousse et cyclo pousse. Lors de notre visite du marché, Charlotte tape dans l’œil d’un jeune malgache qui fait un signe à Pierre qui ne laisse pas d’ambiguité sur ses intentions. Elle décline l’offre…. Nous arrivons à la nuit tombée à notre hôtel « Villa Moringa », superbe établissement ( nous avons une suite familiale ). Avant le dîner, nous retrouvons Hery et Feno pour le briefing du lendemain eux ont eu les plus grandes difficultés à trouver un hôtel, la propagande battant son plein, avec notamment sur Tulear le Général, ancien premier ministre de la transition, qui se présente. Le repas du soir, excellent par ailleurs, se déroule dans une ambiance bizarre, étant seuls dans une grande pièce qui sonne un peu creux, avec des employés plus nombreux que nous. Une fois de plus on se demande où sont les touristes. Après le rhum arrangé offert par la maison, Anny dont les douleurs gastro-intestinales s’amplifient, et Pierre épuisé par sa gastro, vont se coucher. Charlotte, Juliette et moi allons faire un billard pendant que Ben envoie des mails pour donner de ses nouvelles, et la soirée se termine sur la terrasse autour d’un petit digestif.

Mercredi 22 juillet : Tulear-Anakao. Ce matin, c’est à mon tour d’être fébrile et dérangé au niveau gastro intestinal j’aurais peut-être dû éviter les cacahuètes d’hier soir servis à table… Nous avons tous été réveillés aux aurores par la trompette militaire nous sommes juste en face d’une caserne, ce qui nous donne l’occasion d’assister de notre terrasse à un spectacle gratuit qui vaut tous les films comiques et qui déclenche chez nous l’hilarité générale : les militaires se livrent à divers exercices avec leur arme, tout cela entrecoupé par des moments de franche rigolade en parallèle, l’un d’entre eux, dont on se demande s’il a été puni, avance puis recule à 4 pattes en faisant le canard tout en étant suivi par un instructeur. La scène la plus cocasse est l’arrivée d’un groupe en tenue de footing, certains d’entre eux avec un casque immense sur la tête rappelant celui de De Funès dans « la Grande Vadrouille ». Elle est belle l’armée malgache ! Hery nous apprend qu’il s’agit d’exercices pour une passation de pouvoir qui va avoir lieu dans la matinée. Aujourd’hui, c’est le départ pour Anakao où nous devons faire une parenthèse balnéaire de 4 jours. Nous allons donc nous ravitailler a minima avant de partir en allant chercher du pain, des bananes (comme d’habitude la vendeuse n’a pas de monnaie à nous rendre ) et de l’eau ( chez des indiens aimables comme une porte de prison ). Nous nous dirigeons ensuite vers l’embarcadère où le rendez-vous avec l’Anakao express est prévu à 9h30 à 9h45, le bateau arrive, déjà bien chargé, aucune brassière n’étant plus disponible pour nous. Il y a là des personnes de plusieurs nationalités, un travesti italien, des français de Guyane qui viennent faire du kite surf et qui, voyant le tee shirt de Ben acheté à Jericoacoara, nous demandent si on connaît Jeri, eux même étant des habitués. La mer est calme et la traversée jusqu’à Anakao, longue d’une heure, se passe sans encombre c’est la saison des baleines mais nous n’aurons pas la chance d’en voir. Le bateau dépose les touristes les uns après les autres devant leur hôtel ( chez Solange, Andrea…..) notre hôtel, l’Anakao Ocean Lodge est situé de l’autre côté de la baie et nous sommes les derniers à arriver à bon port. A notre arrivée, ce sont 20 personnes qui se tiennent au garde à vous sur la plage pour nous accueillir on n’en demandait pas tant ! Après les diverses explications sur le fonctionnement de l’hôtel, nous prenons possession de nos bungalows ( 1 pour Charlotte et Juliette, un pour Pierre et Ben, un pour Anny et moi ), superbes et joliment décorés. Nous repérons notamment des sculptures accrochées au mur, qu’on verrait bien chez nous… Assez rapidement, nous allons à la plage devant l’hôtel, impatients de nous baigner dans l’Océan Indien l’eau est plutôt fraîche ( pas plus de 22-23°C d’après nos estimations ) mais le bain très agréable. Ce midi, nous ne mangeons pas au restaurant mais pique niquons sur la plage pour faire honneur à la boîte de pâté Hénaff que Ben a emporté dans ses bagages un délice ! Après cela, me sentant un peu fébrile, je reste avachi sur ma serviette, ne tardant pas à m’endormir et même à ronfler selon certains, ce dont je doute.. Ben et Pierre partent courir sur la plage et reviennent après 30 mn, des ampoules sous les pieds et dégoulinants de transpiration. De mon côté, je finis par prendre mon courage à 2 mains et je pars faire une petite marche avec Anny, constatant qu’à proximité de l’hôtel on n’est pas très sollicités par les enfants. En fin d’après-midi, la fraîcheur arrivant rapidement, nous avons réservé un massage pour Juliette et Charlotte après une heure, elles en reviennent enchantées. De notre côté nous allons voir les objets d’art ( statues pour la plupart ) en vente à l’accueil certaines statues sont vraiment superbes ( elles sont fabriquées par un artiste malgache qui a son atelier à Antananarivo ) mais, n’arrivant pas à choisir ( il paraît que ma statue ressemble à un phallus géant !) nous remettons notre achat au lendemain. Il est 19h30, l’heure du repas du soir. Notre serveur arrive pour nous présenter le menu de ce soir faisant penser à un boxeur sur un ring, sautillant d’un pied sur l’autre, il commence sa présentation : « alors en entrée on a……, alors l’entrée c’est….. » Gros trou noir, il a oublié son texte, ça commence bien. Du coup, il commence par le plat et avec notre aide ( nous avions lu le menu à l’entrée ) il finit par s’en sortir. Le repas est lui excellent ( comme tous les plats dégustés pendant notre séjour à Anakao ), avec une cuisine de la mer, fine et pas trop copieuse. A la sortie, la cuisine étant ouverte sur la salle, nous passons féliciter les cuisiniers.

Jeudi 23 juillet : Anakao – Nosy Ve. Nous avons réservé la veille une excursion à la demi-journée vars Nosy Ve, île la plus connue des environs. A 8h30, nous partons en pirogue à voile en compagnie de nos « skippers », Bongo et Théo, qui ne parlent pas 2 mots de français. Ce matin, c’est pétole sur le plan d’eau et il nous faut 1 h pour atteindre péniblement Nosy Ve.



Bongo nous fait faire le tour de l’île qui est une réserve et un des rares lieux de nidification du paille en queue à queue rouge, magnifique oiseau. Le temps passe très vite et il est déjà 11h quand nous arrivons à notre point de départ c’est l’heure de la baignade tant attendue dans une eau turquoise. Pour le snorkeling, par contre, c’est quasiment le néant, d’autant que le courant puissant nous empêche de progresser comme on le souhaiterait. Après un peu plus d’1 heure à profiter de l’eau et de la plage, nous prenons le chemin du retour, avec un vent toujours aussi peu soutenu. Bongo, jusqu’alors plus que discret, commence à se lâcher un peu et se met à chanter et à pousser des cris bestiaux. Je ne sais pas pourquoi, mais le nom de Bongo nous rappelle soudain le Banga, une boisson de triste mémoire de notre jeunesse, et surtout la pub de l’époque « dans Bongo ya des fruits, juste c qu’il faut, dans Bongo ya de l’eau oui mais pas trop ya des fruiits, ya de l’eau o, c’est Bongo o ». C’est débile mais il en faut peu pour nous amuser. Arrivés vers 13h15, nous passons immédiatement à table pour un plat de poisson délicieux comme d’habitude. Walter, le directeur italien de l’hôtel est aux petits soins, très prévenant et c’est vraiment agréable de se sentir bichonnés. L’après-midi est consacrée à la plage que c’est agréable de ne rien faire parfois et de se prélasser. Seul Ben a encore le courage d’aller courir. Pour l’apéritif de ce soir, ayant du rhum mais pas de jus, nous allons commander au bar des jus d’ananas pour se faire un petit punch : délicieux et ça va devenir une habitude les soirs suivants. Pour le repas du soir, nouveau serveur et nouveau trou de mémoire au moment de nous présenter le menu, en l’occurrence un tartare de carangue et un filet de capitaine.

Vendredi 24 juillet : Anakao. Ce matin, Anny se lève énervée : apparemment j’ai ronflé comme jamais cette nuit, impossible à arrêter, d’où un sommeil écourté pour elle je n’ai pourtant pas fait plus d’abus que d’habitude hier soir, mais je fais profil bas en ce début de matinée… Pour se changer les idées, nous nous décidons à aller acheter nos statues, le groupe d’anglais arrivés hier ayant commencé à dévaliser le magasin. J’ai fait une croix sur « mon phallus » ( à force d’en parler on ne voit effectivement plus que ça ) et nous nous rabattons donc sur une autre sculpture avec 2 têtes, très sympa également. La matinée à la plage se déroule tranquillement, avec une sortie en pirogue pour Charlotte et moi, et un nouveau footing de 50 mn pour Ben, décidément acharné. Le midi, nous rencontrons les français de Guyane aperçus lors de notre transfert en bateau le vent n’est pas favorable au kite depuis l’arrivée mais ils espèrent une amélioration dans les prochains jours nous nous donnons rende-vous pour le lendemain sur Nosy Satrana où nous avons l’intention de passer la journée. Un peu avant 16h, nous avons décidé d’aller nous promener jusqu’au village d’Anakao. Les filles ne souhaitent pas nous accompagner et restent bronzer sur la plage. Sur les conseils de Walter, nous entamons notre marche par l’intérieur des terres. C’est très rapidement l’enfer car nous sommes harcelés par des enfants et même quelques adultes : bonbons vahazas, cadeaux vazahas, lunettes, montres, tongs, casquettes….tout y passe et malgré nos refus ils sont très insistants et ne nous lâchent qu’après avoir insisté lourdement. La promenade est franchement pénible ( est-ce l’habitude des touristes des hôtels voisins ?), d’autant que le village est très sale la plage n’est pas en reste, puisque nous assistons tour à tour à des gens qui font leurs besoins sur le sable après avoir creusé un petit trou, à une femme qui jette ses déchets de poulet au bord de l’eau et pour finir à un gros cochon rose qui se délecte de toute cette nourriture facile et déambule au bord de l’eau en mangeant tout ce qu’il peut trouver. Pas mécontents de quitter ce village de pêcheurs, nous revenons vers notre hôtel par le bord de mer. En chemin, nous distribuons les quelques vêtements qui nous restent à un couple de pêcheurs, et à 3 jeunes enfants. Avant le repas, nous allons réserver notre excursion du lendemain les touristes des derniers jours n’ayant vu des baleines que de loin, nous préférons choisir l’excursion à la journée vers Nosy Satrana en pirogue à voile. Comme tous les soirs, notre serveur-boxeur est présent pour le dîner, toujours aussi speed il commence à nous connaître et aime de plus en plus plaisanter. Ce soir, c’est du capitaine grillé qui est servi Anny et Ben craignent le pire car il nous est servi entier, mais j’arrive à leur préparer des morceaux sans arêtes et tout le monde se régale une nouvelle fois.

Samedi 25 juillet : Anakao-Nosy Satrana. Cette nuit, pas de ronflements intempestifs à signaler par contre, j’ai fait un cauchemar ( j’étais attaqué par une bête sauvage ) et me suis mis à crier au milieu de la nuit, rapidement calmé par Anny. A 8h45, nous retrouvons Bongo, un nouveau matelot et une femme qui s’occupe de l’intendance pour le pique-nique de ce midi. Une petite brise souffle ce matin, ce qui nous permet d’arriver en 30 mn à Nosy Satrana en traversant un lagon magnifique rappelant la Polynésie. Nous entamons le tour de l’île, en nous arrêtant de temps en temps pour une baignade rafraîchissante. L’île est déserte des tombeaux couronnent son sommet est. Walter nous a dit la veille que par marée basse, les troupeaux de zébu pouvaient passer de la grande terre à l’île mais en cette fin de matinée, la mer n’est pas assez reculée pour le permettre. Le temps passe vite à ne rien faire et l’île est assez étendue, et il est déjà 13h quand nous arrivons à notre point de départ. La table a été dressée sous « le » grand tamarinier, le seul arbre digne de ce nom sur Nosy Satrana. Bongo et ses 2 acolytes ont bien fait les choses puisqu’ils ont mis une nappe, des sièges « zafimaniry », et ils sont en train de nous faire griller des langoustes et des brochettes de capitaine accompagnées de pommes de terre. On est vraiment reçus comme des rois et la vue et l’odeur de ces grillades nous donnent l’eau à la bouche. Le goût est à la hauteur et on se régale de notre repas, en suçant bien tous les morceaux de carapaces pour ne rien perdre. On ne sait pas si c’est un trop plein de bonheur, mais Anny se lâche complètement et se met à dire sur un mode rap « pas taper, pas taper ». Pas la peine d’expliquer le pourquoi du comment, il faut y être pour le comprendre ( et même en y étant…)Après ce festin, nous allons profiter de la plage voisine où nous rencontrons de nouveau les Guyanais. Pour le kite ce n’est pas encore le jour ! Ils ont été ce matin à la recherche des baleines mais n’en ont pas aperçu, se contentant d’un banc de dauphins. Ils travaillent tous les 2 (ils sont accompagnés de leur fils ) dans l’enseignement et passent 2 mois à Mada ( ils ont fait le Mozambique l’an passé ), ce qui leur laisse le temps d’utiliser les moyens de transport locaux. Ils ont fait tout le nord en taxi brousse, avec bien entendu des arrêts pannes qui ont grandement rallongé le trajet. Ils doivent ensuite continuer jusqu’à Fort Dauphin en passant par la côte, ce qui sera probablement une nouvelle aventure. Nous échangeons sur nos impressions au sujet de Madagascar et nous sommes tous d’accord sur le fait que c’est incompréhensible que ce pays soit si pauvre et si arriéré alors qu’il dispose de ressources naturelles énormes, mais inexploitées. Une rencontre très sympa. Nous finissons l’après-midi sur la plage par une partie de volley et avant de reprendre la pirogue vers 16h15, Pierre et moi inventons une petite chorégraphie ridicule qui fait le plaisir de l’assistance, c’est-à-dire les 4 autres. Sur le trajet du retour, Ben et moi nous nous essayons à la voile, en équilibre plus ou moins instable tout en poussant des cris « bongoesques ». Après cette journée très sympa, le séjour à Anakao se termine déjà et nous regrettons de ne pas avoir passé une journée supplémentaire. Le départ de demain est prévu à 7h30 et il va falloir nous lever à 6h45. Nous dégustons notre dernier repas, accompagné comme toujours d’un vin sud-africain, persuadés qu’on ne retrouvera plus la même qualité de nourriture durant le reste du séjour. Ce soir, il n’y a plus grand monde, une famille de français avec 2 enfants, déjà vus au Jardin du Roy, un français seul que la famille a invité à sa table pour la soirée, et un dernier petit groupe d’étrangers demain l’hôtel sera presque vide, la grève d’Air Madagascar, bien que terminée, n’ayant pas permis de rétablir les vols aux jours et horaires prévus. En fin de soirée, autour d’un petit ti punch, nous refaisons un peu le monde et ne pouvons-nous empêcher de nous remémorer les vieux souvenirs de Tahiti de 1992 (est-ce le paysage de lagon vu aujourd’hui qui nous a rappelé le bon vieux temps, possible ). Même Pierre qui n’y était pas connaît ces histoires par cœur et doit commencer à trouver qu’on radote.

Dimanche 26 juillet : Anakao – Isalo. Ben et moi on se réveille un peu avec la gueule de bois, non pas qu’on ait abusé hier soir ( encore que quand on commence à parler de Tahiti, c’est qu’on n’en est pas loin…) mais on a été réveillés en pleine nuit par des hurlements à 4h une voix de femme criait très distinctement et sans accent en français : «ta gueule, espèce de taré, arrête….. », et ce pendant de longues secondes entrecoupées par des chuchotements d’une autre personne. C’est hyper violent et une fois le calme revenu je me mets à analyser la situation : il ne peut s’agir que de la famille de français y aurait-il eu quelque chose avec l’autre français ? Et puis progressivement je me fais un autre film : ne serait-ce pas Charlotte et Juliette qui se seraient disputées, même si je n’ai pas reconnu leur voix ? N’auraient-elles pas été agressées dans leur bungalow ? Evidemment, avec cette idée en tête, impossible de m’endormir et à 4h30 je sors avec ma lampe frontale pour voir si tout est normal dans leur bungalow rien à signaler et je me recouche et me rendors rapidement. Au réveil, je vais quand même les voir pour être certain que tout va bien : rien à signaler, elles n’ont rien vu, rien entendu ! En sortant de leur bungalow, je croise Ben l’air soucieux : « tu as entendu les cris ? » me dit-il « atroces ». Je lui réponds par l’affirmative. « C’était vous ? » Devant ma réponse négative, il insiste : « tu me jures que ce n’était pas vous ? » Lui aussi s’est fait un film, mais différent du mien : il a cru que, à cause de mes ronflements incessants, Anny a pété un plomb et a fini par me traiter de tous les noms. Il est sorti de sa chambre à 4h, n’a plus rien entendu mais n’a pu s’enlever cela de la tête et n’a pu se rendormir. C’est donc un grand soulagement pour lui de voir que ça n’a rien à voir avec nous, ce qui accrédite la thèse de la dispute au sein de la famille française, avec ou sans l’autre français ( on imagine évidemment des scénarios autour de cette thèse…). Les autres ont manifestement dormi comme des loirs et ne se sont rendus compte de rien. Juste le temps de manger le petit déjeuner et nous prenons le bateau pour Tulear, non sans avoir eu le droit une nouvelle fois à une haie d’honneur du personnel de l’hôtel comme lors de notre arrivée. Le français seul est également sur le départ nous n’osons pas lui demander s’il a lui aussi entendu les hurlements de la nuit. Il nous explique qu’il est arrivé à Madagascar avec son père mais que celui-ci a dû être évacué d’urgence vers la Réunion le lendemain de leur arrivée, victime d’une péritonite. Il a malgré tout continué son circuit et voyage donc seul depuis cet événement. Il nous raconte avoir eu la chance la veille lors d’une balade en pirogue avec un pêcheur du village de voir juste à proximité de l’embarcation des baleines, ce qui nous laisse quelques regrets. La mer est un peu plus formée qu’à l’aller et il nous faut 1h30 pour arriver à l’embarcadère où nous attendent Hery et Feno, qu’on est contents de retrouver après cette pause de 4 jours qui a fait du bien à tout le monde. Nous allons poster nos cartes postales écrites à Anakao et nous voilà repartis pour la remontée vers la Capitale, qu’on craint un peu, en particulier les longues heures de voiture sur une route souvent défoncée. Aujourd'hui, l’étape est assez courte puisqu’il faut 4h sur une route en bon état pour retourner au Jardin du Roy. Après 70 kms, nous nous arrêtons à un marché hebdomadaire où l’animation est à son comble en dehors des stands habituels nous avons droit aujourd’hui à des combats de coqs, jeux de cartes, dés et roulette ça joue sérieux et nous ne nous sentons pas forcément les bienvenus. Nous rachetons 2 cadenas en vue du retour et des cumbavas pour les ti punchs, n’ayant plus de citrons verts depuis la veille. La propagande continue à battre son plein et dans tous les villages traversés ce sont les derniers rassemblements avant les élections qui ont lieu en fin de semaine. Dans cette partie du pays, nous apercevons régulièrement des feux de broussaille, allumés par les éleveurs de zébus, censés permettre la repousse de jeunes herbes appréciées par le bétail. A l’heure de midi, nous arrivons au Parc National de Zombitse, un parc très peu connu et quasiment pas décrit ( à part dans le Petit Futé ) dans les guides. On imagine que la visite ne sera pas mémorable mais ça va au moins permettre de couper le trajet. Avant de débuter la visite, nous dégustons le pique-nique préparé par Hery et Feno : une salade de pommes de terre accompagnée de poisson fumé et de saucisses porc-zébu.



Après ce repas copieux, nous rencontrons nos 2 guides locaux ( l’un guide, l’autre rabat ), 2 frères prénommés Lucien et Sélin. Cette visite est une des bonnes surprise du voyage parce qu’en 1 h et en marchant 2 kilomètres, nous avons la chance de voir des papillons, des oiseaux, des lémuriens ( 3 variétés, 2 nocturnes et 1 diurne, des lémuriens , blancs magnifiques ), un gros caméléon, des baobabs géants, des plantes médicinales ( on apprend à cette occasion qu’une espèce de pandanus soigne la syphilis )…..C’est vraiment un parc à conseiller, facilement accessible, permettant de voir beaucoup d’espèces en peu de temps, et avec des guides adorables, ravis de pouvoir faire partager leurs connaissances et faire découvrir les richesses de leur pays. Arrivés à l’entrée du massif de l’Isalo vers 16h, nous faisons un petit détour par la « fenêtre de l’Isalo » pour la classique photo de fin de journée. Hery nous gratifie d’une blague bien emmenée et que personne n’a vu venir : « c’est qui le président avant Sarkosy ? » « Chirac » « Jacques Chirac a inauguré beaucoup de monuments à Madagascar ». Et, alors qu’on arrive sur le site de la Fenêtre de l’Isalo, il nous dit : « il est là le président » et c’est alors que se dresse devant nous dans la roche le profil de Chirac, ou plutôt de sa marionnette des guignols. Hery nous a bien manœuvrés sur ce coup et il n’est pas peu fier de lui. Nous faisons le tour du rocher pour trouver le meilleur angle de vue pour la photo et certains d’entre nous s’adonnent à un jeu dont le but est de parvenir à lancer en 7 coups au maximum un caillou dans le petit trou de rocher à côté de la grande fenêtre. En cas de réussite, on peut faire un vœu. Ben est le seul à réussir brillamment, dès son 2ème lancer. De retour au Jardin du Roy après 1 semaine, nous sommes accueillis chaleureusement par l’ensemble de l’équipe, à l’accueil, au bar, comme au restaurant. Le serveur du restaurant n’hésite d’ailleurs plus à plaisanter avec nous. Manifestement les affaires reprennent et les touristes sont de retour puisque ce sont 75 couverts qui sont prévus ce soir. Malheureusement, le pavé de zébu mémorable de la dernière fois n’est pas au menu où sont proposés des plats un peu plus typés, à savoir de la langue de zébu et du pavé de sanglier. Nous n’avons pas perdu nos bonnes habitudes et la soirée se termine par une citronnelle suivie d’un rhum arrangé.

Lundi 27 juillet : Isalo-Ranomafana. Aujourd’hui, c’est la grande journée de route puisque 7 heures sont prévues, ce qui laisse peu de place aux arrêts et aux visites. Nous appréhendons d’autant plus cette journée que c’est le retour vers les températures plus fraîches, voire l’humidité puisque Ranomafana a une réputation de microclimat humide, c’est-à-dire qu’il y a la saison des pluies et la saison où il pleut. Nous prenons notre petit déjeuner à 7h30 pour un départ à 8h00. Nous quittons avec un pincement au cœur le Jardin du Roy, sachant que pour les 2 prochaines nuits le standing de l’hôtellerie va chuter assez brutalement et qu’on avait pris goût au confort. Nous nous arrêtons rapidement pour photographier la « tête de la reine » dans l’Isalo, mais pour le reste, les haltes sont rares. Depuis quelques jours ( ça occupe quand on roule ), nous avons pris l’habitude à tour de rôle ( Ben, Pierre et moi occupons l’un après l’autre la place de passager avant ) de prendre des photos de la vie quotidienne tout en roulant tous les jours et même plusieurs fois par jour, Ben demande à Feno de soulever la vierge accrochée à son rétroviseur intérieur et lui fait nettoyer la vitre avant pour qu’il n’y ait aucune poussière parasite. C’est à ce genre de petits détails qu’on reconnaît les pros ! Une autre façon de nous occuper c’est d’apprendre le malgache avec Hery, du moins quelques mots : en dehors de Salama et Veloma, les expressions le plus souvent utilisées pendant le séjour sont i vaovao (comment ça va) auquel on répond par tsy misy vaovao ( rien de neuf ). Quelques autres mots appris ( et souvent vite oubliés ) : misaotra (merci), manao ahoana ianao ( comment ça va), tonga soa (bienvenue ), fady (interdit ), tsia (non ), tsara (beau), firy (combien), mazotoa homana (bon appétit) , moka (moustique), fidio (voter)….Aujourd’hui l’expression du jour est « malai lai »(orthographe non garantie ) qui signifie ça gratte. Ben aime beaucoup et tous les gens qu’il rencontre aujourd’hui ont droit systématiquement à Salama, i vaovao, malai lai, veloma. Le premier arrêt digne de ce nom a lieu à Ambalavao le temps qu’Hery se ravitaille dans un restaurant pour le pique-nique, nous faisons un rapide tour du marché. Ben, comme souvent, fait son show ( on se demande s’il est shooté à la coke depuis le début des vacances ) et se fait remarquer, notamment lorsqu’en partant il lance à tue-tête un « Veloma » qui fait rire tous les malgaches qui lui répondent en cœur. Quelques kilomètres après Ambalavao, nous nous arrêtons après 4 heures de route pour manger au bord de la route. Au menu : samousas, riz cantonnais et beignets de poisson pleins d’arêtes (ce qui bloque tout net Ben dans sa dégustation ). Ce n’est pas le meilleur pique-nique du voyage, loin s’en faut….Il nous reste des tee shirts à distribuer et nous en donnons à 3 jeunes qui nous observent depuis un moment, dont 2 se mettent à faire du karaté avec Pierre dont la souplesse légendaire fait encore des merveilles à cette occasion. Arrivés à Fiana à 15h, Hery a le mauvais goût de nous rappeler en plaisantant l’épisode du Père Pedro en général il a beaucoup d’humour mais pour cette fois il aurait pu s’abstenir et il évite de peu une remarque acerbe de notre part. Nous faisons un arrêt rapide à la poste, Ben ayant besoin d’acheter un timbre et de poster une dernière carte postale pendant ce temps, dans le minibus, nous prenons l’appareil photo de Ben et en profitons pour faire des selfies tout en faisant des grimaces, ce qui fait marrer des jeunes malgaches qui ont repéré notre manège. Fianarantsoa n’échappe pas à la propagande, et après Léon Cu, c’est une autre candidate qui fait parler d’elle : d’après Hery elle est connue comme le sosie de Nana Mouskouri alors que Ben et Pierre trouvent qu’elle est le portrait craché d’Audrey Pulvar. On aime toujours autant l’atmosphère de cette ville mais il nous faut continuer notre chemin et ce qu’on apprécie beaucoup moins c’est la portion de route défoncée déjà empruntée à l’aller. Par contre, après l’embranchement vers Ranomafana, les 30 derniers kilomètres se font sur une route sinueuse mais en bon état. Hery nous gratifie encore d’une blague absurde ( une devinette cette fois ) : pourquoi le mot banane commence par un B alors que normalement ça commence par un N ? On se creuse la tête pendant ¼ d’heure sans parvenir à trouver la bonne réponse. La réponse est en fait évidente : normalement commence par un N ! Mais telle qu’il l’a présentée, on est tous tombés dans le panneau. A cette devinette, Charlotte répond par 2 blagues carambar. En fin de parcours, Hery passe un coup de téléphone et on voit que quelque chose ne tourne pas rond après avoir raccroché, il s’avère que l’hôtel Centrest ne nous attend pas, tout comme le ravitaillement de ce midi au restaurant avait été oublié. Rien de grave cependant, l’hôtel n’est pas complet ( ce serait un comble ! ) et des chambres sont disponibles. Nous arrivons à l’hôtel peu avant 17 h, épuisés, mais ce n’est pas fini car une visite est prévue au jardin de plantes exotiques, notamment d’orchidées, propriété de l’hôtel et situé à 10 kms, ce qu’on ignorait. Il fait déjà presque nuit quand nous arrivons, le guide ne parle pas français et le jardin n’a rien d’exceptionnel, d’autant que les orchidées ne sont pas en fleur. C’est vraiment une visite sans grand intérêt, dont on aurait pu se passer après cette journée éprouvante. A la sortie, nous remercions notre guide qui à notre merci répond « non merci ». Désormais, nous répondrons aux mercis par un non merci jusqu’à la fin du séjour. Il fait bien sûr nuit noire quand nous arrivons à l’hôtel. Est-ce la réservation qui avait été oubliée ? En tout cas, nous nous retrouvons tous les 4 avec une chambre pour 4 avec des lits alignés et à peine la place pour étaler les bagages sans compter la marche dans les toilettes qui risque d’en gêner plus d’un pendant la nuit. N’ayant pas le courage de préparer notre traditionnel apéritif dans cette chambre, nous préférons le prendre à table au restaurant. Pour le repas, et alors que j’ai prévenu en arrivant « ici ne mangez surtout pas de poisson, vu l’éloignement de la mer », le menu est unique et heureuse surprise, le plat est une brochette de poisson avec du riz.. Ben qui a une sainte hantise des arêtes et qui a déjà dû recracher son beignet de poisson ce midi a la malchance de tomber une nouvelle fois sur une arête qui justement ( sans jeu de mot ) l’arrête net. Le dessert, une banane flambée, est lui excellent. Après ce repas correct sans plus, nous nous couchons assez tôt, fatigués par notre longue journée de route.

Mardi 28 juillet : Ranomafana – Ambositra. La nuit a été acceptable malgré la promiscuité et nous démarrons la journée par un bon petit déjeuner. Aucun d’entre nous n’a eu le courage d’aller aux thermes voisins aux aurores comme proposé par Hery. Un taxi brousse a fini son parcours pendant la nuit contre le mur en contrebas de l’hôtel et il aura du mal à avoir une seconde vie, vu son état. A 8h, notre guide local, Angelin, nous retrouve sur le parking de l’hôtel où nous prenons le minibus jusqu’à l’entrée du Parc National de Ranomafana. Les craintes concernant le mauvais temps et la pluie se sont envolées et nous laissons nos kways dans le véhicule. Angelin passe du temps à nous expliquer l’historique du parc, la forêt primaire et secondaire, et les différentes espèces présentes il est d’ailleurs un peu bavard à notre goût car, pendant qu’il nous donne ces explications, plusieurs groupes nous passent sous le nez et nous craignons de nous retrouver trop nombreux dans la forêt. Il nous informe qu’une rabatteuse, Myriam, est déjà dans la forêt à repérer les lémuriens. Myriam est apprentie guide et elle fait son baptême du feu avec nous en nous donnant des informations sur le mode de vie des lémuriens. Angelin de son côté passe auprès de chacun de nous en nous disant à voix basse de poser des questions à Myriam pour la confronter à la réalité du métier de guide. Les sentiers sont bien tracés, presque trop. Le premier animal aperçu est un mini gecko en forme de feuille, quasiment impossible à distinguer. Puis c’est au tour des lémuriens ou gidro en malgache ( encore un nouveau mot, se prononçant guidrou, le moyen mnémotechnique étant Guy Roux ). Nous commençons par des lémuriens dorés, puis c’est un groupe imposant de lémuriens à front roux qui arrivent droit sur nous, en sautant de branche en branche puis s’immobilisent à 1 m de nous pour s’abreuver dans le creux d’un arbre. Aussitôt rassasiés, ils repartent comme ils sont arrivés et disparaissent rapidement dans la forêt. Lors de la promenade, nous avons l’occasion de voir 2 autres espèces de lémuriens, 1 groupe de 2 lémuriens diurnes et 1 groupe de 3 nocturnes. La promenade en forêt est très agréable et nous traversons des bambouseraies et observons de magnifiques fougères arborescentes. Angelin se met soudain à entonner la Marseillaise qu’il connaît parfaitement, puis l’hymne malgache. Après 3h de marche, nous revenons au minibus où, comme d’habitude, Feno nous attend patiemment. Nous reprenons la route en direction d’Ambositra. A la fin de la RN25, peu de temps avant de retrouver la RN7 et sa portion défoncée, nous nous arrêtons au bord de la route, une famille étant en train de fabriquer des briques en latérite. Nous les interrogeons : ils fabriquent 1400 briques par jour et vendent chaque brique 14 ariarys. Le travail doit être très pénible et les hommes, les femmes comme les enfants mettent la main à la pâte. La maman est fière de dire que sa fille est dans les premières élèves de sa classe et nous l’encourageons à continuer et à ne surtout pas arrêter l’école. Nous leur offrons les quelques vêtements qui nous restent et repartons vers le Nord. Nous nous arrêtons peu de temps après pour le pique-nique au menu du jour : sandwiches. Comme d’habitude, des enfants ne tardent pas à s’agglutiner pas très loin de nous tout en maintenant une distance de « sécurité ». A la fin du repas, comme la veille, Feno et Hery distribuent les restes aux enfants, qui ne se font pas prier. En se rapprochant d’Ambositra, les paysages sont vraiment magnifiques, la terre rouge et les rizières donnant des contrastes de couleur étonnants. Par contre, comme à l’aller dans la même région, les nuages sont de la partie et le temps se couvre de plus en plus. Hery, qui y a pris goût, nous pose de nouveau une colle : donnez 7 noms féminins français qui se terminent par un t. Après de longues minutes de réflexion, nous arrivons à 6 : dent, nuit, jument, mort, part, forêt. Hery, décidément très joueur , plutôt que de nous donner le 7ème , nous met tranquillement sur la voie et on finit par trouver le dernier mot : dot !



Peu avant Ambositra, nous voyons enfin quelques maisons avec cheminées, un peu incongrues à Mada. Après 4 h de route, nous arrivons enfin à destination et avant d’aller à l’hôtel nous faisons une halte pour observer un four à briques au bord de la route. L’hôtel est « l’Artisan », dont le gérant n’est autre que le propriétaire de l’atelier de marqueterie que nous avions visité à l’aller. C’est un établissement assez moyen, très bruyant et d’un confort correct sans plus. Le restaurant lui-même laisse à désirer. Un groupe local joue des airs pas très entraînants sur des instruments traditionnels leur CD est en vente 20 000 ariarys. La clientèle est diverse et variée : il y a des locaux, des touristes comme nous, mais aussi un groupe de mormons en costume cravate et des coréens très bruyants qui jouent avec leurs liasses de billets et dont on apprendra le lendemain qu’ils sont là pour acheter des pierres précieuses. Le dîner est le summum de notre voyage en terme de repas pris à l’hôtel là non plus, comme la veille, nous n’avons pas le choix et, après une soupe en entrée, le plat est un mélange de spécialités malgaches accompagnées de riz et de rougail-tomate : du zébu bouilli, du porc-pois chiches, manioc-porc, brèdes-porc. L’ensemble va du potable à l’immangeable, la palme du plus mauvais allant au manioc. C’est tellement peu dans nos goûts que chacun de nous met un temps infini à avaler ne serait-ce qu’une bouchée. On a l’impression en regardant le voisin qu’il est en train de brouter de l’herbe ou de mâcher un chewing gum géant. Autant dire que les assiettes sont presque pleines quand le serveur vient débarrasser la table on a beau se justifier comme on peut et bredouiller que c’était bon mais trop copieux, il a l’air atterré et c’est vrai que c’est désolant de gaspiller autant de nourriture dans un pays aussi pauvre. Après ce repas mémorable, nous allons nous coucher.

Mercredi 29 juillet : Ambositra-Antananarivo. Ce matin, le réveil est un peu laborieux, le dos ayant souffert de la dureté du matelas de notre lit. Par ailleurs, cette satanée marche ( comme au Centrest la veille ) entre la chambre et la salle de bain nous a joué des tours en pleine nuit et le gros orteil s’en souvient encore. Au lever, Charlotte, la plus grosse consommatrice de médicaments du voyage, qui n’en est plus à un problème près, s’est tapée dans la table de nuit et a un gros hématome à la cheville. Pour le petit déjeuner, c’est l’habituelle commande : 2 cafés, 3 thés et un chocolat, accompagnés de pain ( encore un exemple de l’influence française car c’est un des rares pays où le pain est du vrai pain comme chez nous ). Partis à 8h, nous rencontrons sur la route les habituels camions THB et STAR ( les bières locales ) et toujours ces taxis brousse chargés au maximum aujourd’hui, au cours de la journée, nous voyons à plusieurs reprises des taxis brousse portant sur le toit un cercueil orné d’un drapeau malgache Hery nous explique que le côté où se situe le drapeau permet de savoir s’il s’agit d’un retour du corps dans son village pour un enterrement ou pour un retournement des morts. Après 2 heures de route, nous arrivons à Antsirabe où nous visitons la confiserie Marcel après une démonstration de la fabrication des bonbons ( c’est de l’artisanal pur et dur ! ), nous achetons chacun plusieurs sachets à différents parfums, puis reprenons notre route vers Tana. Aujourd’hui, c’est le dernier jour de propagande autorisé, les élections communales ayant lieu vendredi, et c’est l’effervescence dans tous les villages traversés. A 13h, nous arrivons à Ambatolampy au restaurant « le rendez-vous des pêcheurs », qu’on devrait plutôt appeler « le rendez-vous des vazahas » car la clientèle est exclusivement composée de petits groupes de touristes accompagnés de leur guide. Après un plat (zébu pour les uns, bolognaises pour les autres ) accompagné pour Ben et Pierre par une Skol, moins bonne que la THB, nous repartons pour nous arrêter quelques centaines de mètres plus loin, à la fabrique de cocottes en aluminium. La visite, qui dure près d’une heure, est très intéressante et elle nous permet de voir toutes les étapes de la fabrication de ces fameuses cocottes qu’on retrouve partout dans l’île les ouvriers, pour certains des ados, travaillent dans des conditions épouvantables, dans la chaleur, la fumée, la poussière de métal, surveillés par une vieille pas commode. La médecine et l’inspection du travail, ils ne connaissent pas ici, et ces jeunes ne doivent pas faire de vieux os à travailler dans de telles conditions. La boutique est un peu décevante et nous nous contentons d’acheter un petit baobab pour le souvenir. La route jusqu’à la capitale se déroule sans encombre et nous arrivons à l’entrée de la ville peu avant 16h. Là nous assistons à une scène cocasse : au moment où nous arrivons à leur hauteur, 2 cortèges de propagande se croisent, des partisans de Marc Ravalomananna ( au pouvoir jusqu’à 2009 et que beaucoup voudraient voir revenir au pouvoir, c’est sa femme qui se présente à la mairie de Tana ) et ceux d’Andry Rajoelina ( le DJ comme ils l’appellent, ancien président de la transition à partir de 2009). C’est l’allégresse générale, c’est à qui va manifester de la façon la plus bruyante et nous-mêmes, dans notre minibus, nous les encourageons à en faire encore plus en levant les bras et en criant. Pensant être quasiment arrivés à notre hôtel, nous déchantons vite, Tana n’ayant rien à envier à Paris en terme de bouchons nous découvrons lors de la traversée de la ville la grande misère qui y règne, certains vivant sous des cartons, d’autres faisant un feu en pleine rue pour se réchauffer. Cette misère engendre bien sûr beaucoup d’insécurité et Hery nous conseille de bloquer nos portes, les agressions n’étant pas rares en pleine rue. Pour occuper le temps, la traversée de la ville nous paraissant interminable, nous nous mettons à photographier les voitures, notamment les taxis qui nous rappellent notre jeunesse : 2CV, 4L, Diane, 204, 404, …….tous les vieux modèles vivent ici une seconde jeunesse. Ben s’étonne qu’il n’y ait pas de feux tricolores ni de panneaux : il y en a eu à une époque mais ils ont tous été volés et le métal a été recyclé pour un autre usage… Après plus d’1 heure à avancer au pas, nous finissons par atteindre notre hôtel, le « Tamboho », un établissement luxueux situé dans une sorte de ghetto comprenant également un supermarché et de nombreuses boutiques de luxe, l’ensemble étant barricadé et surveillé. L’hôtel est situé dans un cadre superbe, au bord d’un lac en pleine ville. L’inconvénient de ce lac, ce sont les moustiques puisque dès qu’on sort de l’hôtel on est assaillis ( Charlotte et Juliette l’ont testé en allant à la piscine de l’hôtel ) en fin d’après-midi, nous allons faire quelques courses au supermarché, notamment pour les apéritifs des derniers jours ( on y trouve des « caca pigeon » comme chez Brigitte ). Les chambres du Tamboho sont vraiment très spacieuses et l’hôtel offre quelques services appréciables, notamment des boissons fraîches sont en libre-service dans les couloirs. Le restaurant lui n’est pas tout à fait à la hauteur du standing : au dîner, l’entrée et le plat sont corrects mais pas exceptionnels et c’est surtout le dessert, un ananas confit, qui fait l’unanimité contre lui : dur et hyper écoeurant.

Jeudi 30 juillet : Antananarivo-Andasibe. Contrairement au dîner de la veille, le petit déjeuner sous forme de buffet est délicieux c’est le meilleur de notre séjour. La journée étant chargée, Hery nous a donné rendez-vous à 7h30. Comme d’habitude, c’est le même rituel : avant le petit déjeuner, c’est-à-dire une trentaine de minutes avant le départ prévu, nous descendons nos bagages au minibus pour que Feno et Hery les installent sur le toit, ce qui permet de gagner du temps. Nous prenons la route du nord en direction de la colline sacrée d’Ambohimanga située à 15 kms de la capitale ; comme la veille la circulation est très dense et nous progressons lentement. En chemin, une construction attire notre attention il s’agit d’arènes immenses, aux couleurs du parti d’Andry le DJ, qui ont été construites pendant son « règne » et prévues pour des concerts. Un exemple parmi tant d’autre de la mégalomanie de ce Président de la Transition qui par contre a oublié lors de son mandat les routes et l’éducation. A 8h30, nous arrivons à Ambohimanga, la « colline bleue ». C’est sur cette colline qu’est édifiée l’ancienne cité sacrée, berceau du royaume Merina. A l’entrée du site, bien que ne comprenant pas le malgache, on voit que quelque chose ne va pas car la discussion entre la personne à l’entrée et Hery paraît agitée. Ayant vu la veille dans le Routard et le Petit Fûté que le site ouvrait à 9h, je demande si on est arrivés trop tôt. Hery répond que les horaires ont changé et qu’il nous faudra attendre 30 mn. En dehors du fait qu’on aurait pu dormir 30 mn de plus, on aurait apprécié qu’au lieu de nous raconter des bobards il nous dise qu’il s’est trompé, ce qui peut arriver à tout le monde. Cette attitude nous agace un peu. A 9h, notre guide locale Noro ( prononcer Nourou ) commence la visite d’1h, très intéressante. Il s’agit du seul site malgache classé au Patrimoine mondial de l’Unesco. Au sommet de la colline se trouve le Rova, enceinte fortifiée qui renferme la case où vécut le roi Andrianampoinimerina, 2 pavillons en bois avec étage ou venaient séjourner les reines Ranavalona I et II, un parc à bœufs et les bassins sacrés où se baignaient les reines. On est loin du faste des demeures de la même époque des rois et reines en France et dans d’autres pays européens. Une petite anecdote qui nous a fait rire : dans le pavillon en bois se trouvent des photos des 2 reines, l’une gentille, l’autre méchante. Alors que chaque reine a un air sérieux sur sa photo, Noro nous dit « vous voyez tout de suite sur les photos que l’une est gentille et l’autre méchante »…. Forcément, c’est plus facile quand on connaît l’histoire…On ne lui a pas demandé de dire à partir de la photo de passeport de Pierre ( où il ressemble à un terroriste ) s’il était gentil ou méchant…. Après cette visite d’un des rares sites historiques de Madagascar, il nous faut de nouveau traverser Tana pour emprunter la RN2 qui part vers l’est en direction de Tamatave pas de miracle, cette traversée est une nouvelle fois interminable, et nous ne sommes pas mécontents de nous engager sur la RN2 d’après Hery, la route est en bon état, ce qui se confirme dans les faits et nous progressons rapidement vers l’est. Les paysages sont moins intéressants que sur la RN7 et nous faisons le trajet d’une seule traite jusqu’à Moramanga, où nous arrivons à 13h30. C’est une ville où l’oncle de Ben, militaire, a vécu dans les années 50 il est d’abord venu après les événements de 1947 puis est revenu en 1958 au moment de la proclamation de l’indépendance. Nous nous arrêtons au restaurant « le Coq d’Or », un restaurant chinois. Au menu, c’est Misao pour Anny, Pierre, Juliette et Charlotte, Poulet-Coco pour Ben et canard laqué, soit disant la spécialité de la maison, pour moi. Le canard laqué n’a de laqué que le nom et il est tellement gras qu’on a bien du mal à trouver un morceau de maigre. Mauvais choix ! En sortant de table, Hery nous propose d’aller visiter le musée de la gendarmerie, ce qui ne nous enchante pas vraiment. Nous sommes accueillis par le gendarme de 1ère classe Zo ( qui ne se rappelle plus s’il est 1ère ou 2ème classe ). Le musée est composé de plusieurs sections : criminologie, histoire de la gendarmerie, véhicules de collection….C’est potentiellement intéressant mais nous ne sommes pas très motivés pour cette visite et vu le nombre de visiteurs annuels, ce musée n’attire pas grand monde. Après cette visite vraiment pas incontournable, nous continuons notre route vers Andasible où nous arrivons vers 16h. L’Andasibe Hôtel, établissement agréable, est situé en pleine forêt, à quelques centaines de mètres du parc national où nous irons demain. En cette fin d’après-midi, nous allons sans les filles nous promener à pied à Andasibe, village à l’ambiance western avec ses petites maisons en bois. Nous sommes surpris par l’indifférence des habitants qui contrairement à d’habitude ne nous saluent pas spontanément même les enfants ne nous gratifient pas de « Bonbons vazahas ». On a déjà remarqué cette attitude dans la journée quand, en traversant les villages, nous avons salué les habitants. Est-ce une certaine réserve naturelle dans cette partie du pays ou une habitude des touristes ? La visite du village est sympa et on finit quand même par distribuer quelques bonbons et crayons à des enfants.



Avant le repas du soir, nous retrouvons comme tous les soirs Hery et Feno pour le briefing du lendemain Hery nous annonce qu’après avoir rencontré notre guide local de demain, celui-ci lui a dit qu’avec notre véhicule il nous serait impossible de nous rendre à la Réserve de Mantadia, la piste pour s’y rendre étant impraticable sans 4x4. Nous nous contenterons donc de la réserve Indri Indri le matin et pour l’après-midi on trouvera une autre visite. Le dîner est correct mais nous commençons sérieusement à saturer de la nourriture locale et de ce côté-là il est temps qu’on rentre en France.

Vendredi 31 juillet : Réserve d’Andasibe. Le jour tant attendu est arrivé : c’est aujourd’hui qu’ont lieu ces fameuses élections communales dont Hery nous parle depuis plus de 15 jours et à cette occasion la journée a été décrétée fériée. Nous partons à 8h pour la visite. Ben fait la gueule ce matin car il ne retrouve plus la pierre précieuse achetée chez Joseph et cela fait déjà 2-3 jours que ça le travaille. Il est sûr de l’avoir laissée dans le minibus pendant notre escapade à Anakao et depuis il n’arrive pas à mettre la main dessus. La veille au soir, lors du briefing, il en a parlé à Feno et Hery en leur demandant s’ils pourraient regarder dans le minibus et voir si le petit paquet ne s’est pas « caché » dans un coin peu accessible. Devant leur réponse négative ce matin, il ne desserre pas les dents, persuadé de ne pas l’avoir perdu lui-même et commençant à avoir des doutes…Heureusement, il va se dérider au fur et à mesure de la matinée… Arrivés à l’entrée de la Réserve Indri Indri, nous sommes accueillis par notre guide local Patrice. Ici, pas de rabatteur, les lémuriens ayant des territoires connus des guides. Comme à Ranomafana, le temps est magnifique et la forêt humide ne l’est finalement pas tant que ça. Ça nous promet des lémuriens en pagaille ! Assez rapidement nous apercevons notre premier groupe de lémuriens, des propithèques à diadème. Nous les observons durant de longues minutes et dans d’excellentes conditions, le nombre limité de groupes de touristes ne gâchant pas le spectacle. Ce sont ensuite des lémuriens marrons ( fulvus ) et le clou du spectacle et la vedette de cette réserve est bien sûr l’Indri Indri, qu’on ne tarde pas à apercevoir après avoir entendu à plusieurs reprises ses cris perçants résonner dans la forêt ( ils peuvent s’entendre à 3 kms ). C’est le plus gros des lémuriens ( il peut peser plus de 10 kgs ) et il se distingue des autres espèces en ayant un moignon de queue. Ses grandes oreilles et son pelage noir et blanc lui donnent un aspect de grosse peluche. On ne se lasse pas de les regarder leur cri est encore plus impressionnant de près et est vraiment déchirant, ce qui explique sa portée de plusieurs kilomètres. Juliette et Ben, qui ont un gros zoom à leur appareil photo, ont réussi des clichés superbes et nous rendent un peu jaloux. Après cette longue observation des lémuriens, nous continuons notre exploration de la forêt en passant par un endroit appelé le Lac Vert. Les températures étant fraîches en cette saison, les caméléons restent cachés et ne se laissent malheureusement observer. Par contre, juste à côté du Lac Vert, nous avons la surprise de trouver un boa d’1 m de long, enroulé et en pleine sieste, légèrement en contrebas du chemin. Après cette découverte, nous poursuivons la visite dans la partie plus sauvage de la forêt où le relief est plus marqué et les sentiers moins tracés. Nous n’aurons malheureusement pas la chance d’apercevoir d’autres lémuriens lors de ce dernier tronçon. Une fois revenus au bord du Lac Vert, Patrice se met à sortir des sacs à pain et autres tissus brodés qu’il nous demande d’acheter pour aider les femmes de la communauté qui soit disant les ont tissés. On se sent un peu pris en otages car rien ne dit d’une part que cela vienne des femmes du village et d’autre part que ce ne sera pas lui qui va empocher le gain de la vente. Malgré tout, Pierre et nous lui achetons chacun un sac. Après 4h de marche et de découverte de cette magnifique réserve, nous arrivons au parking où Patrice nous montre un mini caméléon, quasiment impossible à distinguer de la branche d’arbre sur laquelle il est posé. Feno nous attend avec le pique-nique que nous mangeons sur les tables installées à cet effet à l’entrée du parking. Le menu est copieux comme d’habitude : taboulé, légumes, poulet laqué dont nous régalons. Faute de pouvoir visiter la réserve de Mantadia, nous nous rendons à 14h au Vakoma Forest Lodge distant de quelques kilomètres. Ce lodge héberge un parc privé et une réserve de lémuriens situés sur un petit ilôt privé. Nous commençons par la réserve de lémuriens que nous atteignons par un trajet de quelques mètres en canoé. A peine arrivée sur la berge, les lémuriens ( fauves et à crinière ) s’approchent de nous et sautent sur nos épaules, attirés par les morceaux de bananes qu’on a pris soin de préparer avant. Il y a là aussi des singes capucins adorables. Ça fait un peu zoo ces lémuriens semi-apprivoisés ( Ben n’apprécie pas trop ), mais ils déclenchent des éclats de rire et des cris de surprise, certains d’entre nous se sentant plus ou moins à l’aise avec 1 ou 2 lémuriens sur l’épaule. Après cette récréation, nous allons visiter la réserve privée, guidés par Feno, par le nôtre mais un guide local. Nous commençons notre parcours par l’étang aux crocodiles qui nous permet d’apercevoir de beaux spécimens allongés sur la berge. Ben a l’humeur légère en ce début d’après-midi et il fait des petits commentaires moqueurs aux explications de Feno tout en gardant un air très sérieux ( par exemple, Feno nous dit « les crocodiles font partie de la famille des reptiles » auquel Ben répond « ah bon, ce sont des reptiles ??!! »). Pierre et moi, un peu en retrait de la conversation, sommes bidonnés. Heureusement il se calme assez rapidement parce le guide aurait fini par se rendre compte. La végétation est superbe : grands eucalyptus, fougères arborescentes, plantes médicinales….Au cours de la visite du parc, nous voyons d’autres animaux en captivité, des tortues radiées, un boa que Feno met sur les épaules de Charlotte, seule volontaire du groupe, et un fosa ( on a d’abord compris « faux chat » c’est un carnivore endémique de Madagascar, prédateur des lémuriens ). Nous traversons à 2 reprises le cours d’eau sur une passerelle suspendue, en équilibre plus ou moins précaire, ce qui donne quelques émotions à ceux qui sont sujets au vertige. Au final, c’est une promenade plus agréable qu’on ne le pensait malgré le côté « aménagé » et peu sauvage du site. Nous sommes de retour à l’hôtel à 16h30 pour notre dernière soirée complète à Madagascar. Le repas du soir confirme notre saturation pour la nourriture pendant le repas, Ben va sur le site de sa pharmacie et observe son personnel tout en faisant des commentaires. Charlotte trouve cela très intéressant et comme on peut envoyer désormais des ordonnances par mail, elle prend Ben en photo avec une bouteille de vin et l’envoie à la pharmacie avec un commentaire « le bonjour de Madagascar » ça fait sérieux…. Nous nous couchons avec un petit pincement au cœur car demain c’est déjà le départ pour la France.

Samedi 1er août : Andasibe-Antananarivo. Juliette a été malade durant la nuit, ce qui ne laisse augurer rien de bon pour le voyage retour. Anny est aussi toujours dérangée depuis quelques jours. Nous quittons l’hôtel à 8h. En chemin, nous passons dans le village où habite Hery il nous montre sa maison au loin, une grande maison blanche assez proche à vol d’oiseau mais distante de 14 kms par la route depuis que le pont qui y conduisait s’est effondré. Comme par ailleurs le maire n’est pas son meilleur ami et qu’il vient d’être élu aux élections communales, les travaux risquent d’attendre longtemps…Hery nous dit que dans un futur proche il aimerait se présenter aux élections, participant déjà activement à la vie de sa commune. A Tana c’est la femme de Ravalomanana qui a été élue, ce qui est une bonne nouvelle pour Hery.



A mi-chemin, nous nous arrêtons à la réserve de Péreyras, sorte de mini zoo un peu déglingué qui a comme principal intérêt d’approcher de très près de nombreuses variétés de caméléons. Notre guide est Richard. Plusieurs espèces sont ici en captivité : boas, crocodiles, papillons, chauve-souris, lézards, grenouilles, tanrecs ( animal proche du hérisson, endémique à Madagascar et rencontré notamment à Andasibe )…Le clou du spectacle, ce sont donc les caméléons, de toutes tailles et de toutes les couleurs Ben et Charlotte en portent un dans leurs bras et sont frappés par la froideur de sa peau. Richard nourrit l’un d’entre eux de sauterelles pour qu’on puisse le prendre en photo, mais sa langue est tellement longue et sort avec une telle vitesse qu’on n’arrive jamais à trouver le cadrage qui convient. Après 1h de visite, nous reprenons la route vers Tana et nous arrivons vers 13h15 au Grill du Rova, sur la Haute Ville, sans avoir trop à subir les bouchons, la circulation étant plus fluide le samedi. La propriétaire du restaurant est la femme d’Olivier, le directeur de l’agence Malagasy Tours, qui est lui aussi présent et avec qui nous discutons un moment de choses et d’autres, les élections, la situation à Madagascar, la grève d’Air Mada, et bien entendu notre changement de circuit sur l’ensemble des clients de l’agence, c’est pour nous que les modifications ont été les plus importantes. Il nous signale aussi qu’il espère encore pouvoir négocier avec le Coco Komba à Nosy Komba qui refuse de nous rembourser la ½ pension et les transports alors que les frais n’ont pas été engagés. Pour cet avant dernier repas, nous mangeons avec Hery et Feno ça sent la fin du voyage…. Le guide local qui nous fait la visite de la haute ville se prénomme Hery John c’est un étudiant en histoire, très cultivé qui rend la visite passionnante par ses grandes connaissances. Après une visite du Palais de La Reine, détruit en 1995 par un incendie et reconstruit en partie depuis, nous déambulons dans les rues de la Haute Ville, d’où la vue sur Tana et ses environs est splendide. Lors de notre balade, nous croisons un groupe entonnant des chants pour fêter un événement, alors qu’un jeune enfant, en pleurs, ne partage pas vraiment l’allégresse générale. Il s’agit en fait d’une cérémonie de circoncision, tradition ancestrale à Madagascar. Hery John nous explique qu’elle est pratiquée désormais de plus en plus de manière moderne car moins douloureuse et plus hygiénique cependant, la méthode traditionnelle, à la maison, a encore la faveur de beaucoup, pour des raisons de coût ou de respect de la tradition. Lors de la cérémonie, après avoir été coupé par un guérisseur traditionnel, le prépuce est avalé cru par le grand père avec de la banane pour faire passer le tout… Après cette visite très instructive, nous retrouvons Feno, tranquillement installé à regarder un match de foot avec son beau-frère encore quelques heures et il sera enfin débarrassé de nous ! Nous redescendons dans la ville moyenne où la recherche d’un magasin pour acheter des pierres est un échec ( celui qu’on avait conseillé à Hery est fermé depuis plusieurs mois ) et nous arrivons enfin à la Basse Ville, grouillante même le samedi. Alors que nous passons dans une petite ruelle à la périphérie de la ville, Hery fait arrêter le minibus à Feno et en descend sans rien dire on comprend rapidement qu’on est devant son hotely et que ce sont sa femme, sa fille et son fils qui sont là. Nous les saluons de la main et Hery remonte très rapidement dans le véhicule avec le « cadeau » de Ben, c’est-à-dire un CD de Jaojoby ( et autres musiques malgaches ). C’est vraiment une attention très sympa de la part d’Hery, que l’effet de surprise a rendu encore plus agréable. Arrivés à la sortie de la ville, nous nous arrêtons quelques minutes au Marché de la Digue, marché artisanal dédié aux touristes ces derniers étant peu nombreux, nous nous faisons harceler par les vendeurs. Alors qu’Hery nous a prévenu qu’il fallait négocier à 30% de baisse les achats, nous constatons rapidement d’après certains articles déjà vus ailleurs qu’il faut plutôt diviser par 3 le prix annoncé. Ben trouve son bonheur et achète 3 masques quasi-identiques à ceux qu’on avait dans nos bungalows à Anakao, certainement réalisés par le même artiste. Quant à nous, nous nous contentons de petites 2CV. Nous avions dit à Hery que nous aimerions ramener de la vanille de bonne qualité on lui a conseillé une adresse située juste à côté du « Bois Vert », notre premier hôtel qui sera aussi le dernier puisqu’il a été réservé aujourd’hui pour un Day use. Nous nous rendons donc à la nuit tombée à la boutique, dans laquelle sont vendues des épices nous sommes accueillis avec un rhum arrangé à la vanille délicieux, puis une présentation nous est faite sur la fabrication de la vanille. Tout cela donne l’eau à la bouche et nous sommes motivés pour acheter des gousses…..malheureusement absentes…On est venus spécialement pour acheter de la vanille, pour finalement apprendre qu’ils sont en rupture de stock. Contre mauvaise fortune bon cœur, nous achetons de l’extrait ou de la poudre de vanille ainsi que du poivre. Au Bois Vert, 2 chambres nous ont été réservées et nous en profitons pour nous doucher et finir l’organisation des bagages par rapport à notre arrivée 3 semaines plus tôt, la température extérieure nous paraît beaucoup plus douce et on s’est déjà fait la réflexion les jours précédents. Est-ce une réalité ou nous sommes nous habitués au climat malgache ? Nous allons prendre notre dîner plus tard que d’habitude, notre départ pour l’aéroport étant prévu pour 22h15. La nourriture est très correcte mais beaucoup trop copieuse et le service est tellement lent qu’à peine fini notre repas, il est déjà temps de rejoindre Hery et Feno. Nous arrivons à l’aéroport à 22h30, soit plus de 3h avant notre vol prévu à 1h40. Nous faisons nos adieux à Hery et Feno après leur avoir remis leur pourboire ainsi que les commentaires pour l’agence. La file d’attente est encore un grand moment de la désorganisation malgache et on vit le même sketch qu’à l’aller, mais en pire. Il y a 2 bornes d’enregistrement électronique mais l’une d’entre elles ne fonctionne pas à la seconde borne, l’employée qui est là met un temps fou à saisir les données ( 10 mn par personne, sachant qu’on ne peut apparemment pas enregistrer tous les voyageurs d’une même réservation comme en France ) et nous laisse passer sans enregistrer. Aux guichets, il y a le nombre de personnes suffisant, mais là encore on ne comprend pas pourquoi ça avance à une allure d’escargot. Il nous faut 1h30 pour arriver à l’enregistrement des bagages et la file d’attente fait quasiment toute la longueur de l’aérogare avec des gens gesticulants, agacés par tant d’inefficacité. On finit par passer en salle d’embarquement et à 1h, l’embarquement commence. Là encore, c’est du gros délire et de l’irrationnel total puisqu’après avoir contrôlé nos cartes d’embarquement, une fois arrivés sur le tarmac, billet et passeport sont de nouveau vérifiés, et, cerise sur le gâteau, au pied de l’avion des tables sont installées pour un contrôle du contenu des bagages à main et une fouille au corps…A cette heure avancée, les passagers sont à bout. Un français derrière nous se lâche : « ils ne sont pas capables de faire des routes mais pour nous casser les c…. ils sont forts ». Bien entendu, avec une telle organisation, difficile d’envisager un décollage à l’heure et c’est avec une heure de retard que nous quittons Madagascar.

Dimanche 2 août : Antananarivo-France. Nous arrivons à Paris en fin de matinée, avec un peu de retard par rapport à l’horaire prévu. Pierre, et surtout Juliette, dont l’état ne s’est pas amélioré depuis la veille, ont vécu une nuit pour le moins agitée et les allers-retours aux toilettes ont été incessants. Juliette est apathique et la journée risque d’être longue pour elle, le transfert pour Brest n’étant pas prévu avant 16h30. Une fois les formalités de retour effectuées et les bagages (en totalité !! ) récupérés, nous quittons Pierre qui a un train pour Rennes à 14h. De notre côté, nous tuons le temps en attendant notre vol, et la fin du voyage se passe sans encombre et nous arrivons à Fouesnant peu avant 19h. On ne peut pas en dire autant de Ben : seul pendant le voyage à n’avoir quasiment pas eu de troubles digestifs, ça le prend dans le taxi qui le ramène de l’aéroport ( la salade verte de la veille au soir au Bois Vert ?) et il finit par se vider devant sa porte d’appartement sans parvenir à effectuer les derniers mètres qui le séparent de ses toilettes. Quant à Pierre, il a touché le gros lot nous recevons un SMS de sa part à 19h : son train est immobilisé sur la voie quelques kilomètres avant Rennes, un tracteur tombé sur la voie ayant été percuté par un autre train, bloquant totalement le trafic ferroviaire. Nous suivons en direct l’évolution de la situation et c’est finalement en car et avec 4h30 de retard qu’il arrive à bon port. Comme quoi il n’y a pas qu’à Mada qu’on rencontre des impondérables !! Un dernier épisode à relater, en relation avec le voyage : le remboursement du Coco Komba ! Le lendemain de notre retour, j’envoie un mail au Coco Komba pour connaître les raisons du non remboursement d’au moins une partie des sommes engagées ( 1100 euros dont presque 700 pour la ½ pension et les transferts ). L’hôtel me répond qu’ils n’ont été prévenus que la veille de notre arrivée prévue, soit le 27/7, de notre annulation ferme, alors que les achats de produits frais à Nosy Be avaient été effectués. Je m’étonne de cette réponse, ayant depuis belle lurette fait une croix sur cette partie du voyage. S’engagent alors pendant plus d’une semaine des échanges incessants de mails entre la direction de l’agence, le Coco Komba et moi. Lors du changement de notre circuit le 10/7, l’agence a annulé nos nuits au Coco Komba, que ces derniers ont refusé de rembourser. Les sommes versées étant perdues, Malagasy Tours a réactivé la réservation le 20, pour d’éventuels clients de dernière minute ( sans toutefois préciser à l’hôtel qu’il ne s’agissait pas de nous ), puis, faute de clients comme c’était prévisible, l’a de nouveau annulée le 27. Coco Komba, considérant avoir engagé des frais et subir par ailleurs un préjudice du fait des consos non bues ( notre réputation nous aurait-elle précédé ??) et des excursions non effectuées( !), refuse de rembourser quoi que ce soit. Après d’âpres négociations avec Olivier de l’agence, l’hôtel accepte de partager le remboursement de la ½ pension avec l’agence, à condition que ceci se fasse sous forme d’une remise de 5% sur les prochaines réservations de l’agence au Coco Komba. Trouvant que c’est une usine à gaz ( d’autant que ça revient à ce que l’agence nous rembourse en une fois pour de son côté ne se faire payer qu’en plusieurs ), Olivier mentionne que 350 euros à rembourser en 1 fois, ce n’est pas la mer à boire. Il précise aussi que, faute d’accord à l’amiable nous mettrons un avis salé sur le site Tripadvisor. C’en est trop pour l’hôtel qui accuse Olivier de chantage et refuse d’en faire plus. C’est donc à ce stade que se termine la discussion, l’agence nous remboursant 350 euros et l’hôtel rien….C’est franchement mesquin , d’autant que vu la conclusion de cette histoire et les mails musclés échangés, l’agence décide de ne plus travailler avec cet établissement. Je mets donc mon commentaire sur Tripadvisor ( le seul parmi des commentaires dithyrambiques ) auquel l’hôtel répondra quelques semaines plus tard, après m’avoir envoyé un mail explicatif ( on a tourné la page et on n’y répondra pas ).

Bilan du voyage. Ça a été un super voyage malgré le changement de circuit de dernière minute tout le monde a plutôt bien supporté les longues heures de route et le circuit s’est déroulé dans une excellente ambiance ( même les filles ne se sont quasiment jamais disputées ), y compris avec Hery et Feno. C’est un pays qui ne peut pas laisser indifférent, très pauvre mais avec des habitants d’une grande gentillesse et joie de vivre. Les paysages sont magnifiques et variés, de même que la faune. Toutes les étapes de notre périple ( y compris Ranomafana et Andasibe qui ont été rajoutées lors du changement de programme ) nous ont plu et aucune ne nous a paru inutile. Compte tenu de nos impressions et du fait que notre circuit initial a été sérieusement amputé, ce voyage en appelle certainement un autre, les centres d’intérêt étant multiples : Allée des Baobas et Tsingys, Ste Marie, Nord du pays avec Diego et les îles…Ce ne sera pas dans l’immédiat mais on y retournera c’est certain. Quant à l’insécurité, qui nous a un peu fait hésiter à choisir cette destination, nous ne l’avons pas du tout constatée durant notre séjour bien sûr il y a une grande misère, bien sûr l’ambiance est un peu glauque dans certaines villes ( Tulear, Tana..) mais jamais nous ne nous sommes sentis menacés. Il faut dire que nous n’avons pas tenté le diable en étant accompagnés par un guide, en ne sortant jamais la nuit et en évitant de montrer des signes extérieurs de richesse. Concernant l’organisation du circuit, rien à dire, l’agence Malagasy Tours est à recommander : sérieuse, très réactive ( changement de circuit, valises..) et tarifs proposés corrects. L’hôtellerie choisie était d’un excellent niveau et même parfois carrément luxueuse ( Anakao, Isalo notamment ). Un 4x4 n’aurait pas été de trop pour effectuer le parcours ( ah cette piste jusqu’au Camp Catta !! ) mais cela nous aurait obligé à avoir 2 véhicules et nous y aurions perdu en ambiance. Nos 2 accompagnateurs : Feno, le chauffeur, était très discret, peu bavard ( alors qu’il comprenait très bien le français y compris des blagues d’une haute teneur intellectuelle ), très gentil et excellent conducteur Hery, notre guide, avait toujours un bon mot pour rire, et était très disponible et prévenant par contre nous avons un peu regretté son manque de culture et de connaissances profondes de son pays, même si les guides locaux dans les parcs connaissaient eux parfaitement leur sujet.

A éviter à Venise English translation pending
by Heulgrand · 2016-02-02 · 14 replies
Des attrapes touristes à évité à Venise? exemple: tour de gondole à 500€ 😉

merci!
Météo à Ténérife en février English translation pending
by Vijucla · 2016-01-31 · 12 replies
Hello! Nous partons le 11 février à Ténériffe pour une semaine et nous pensons faire la côte nord. À quelle meteo peut on s'attendre? Merci à vous!
Rio de Janeiro et les environs English translation pending
by Tutu31 · 2016-01-28 · 28 replies
Bonjour Nous devons rester 2 semaines a Rio de Janeiro Que voir que faire a Rio et les environs et restaurant et hôtel Merci par avance
Après Ténérife et Lanzarote, faire Fuerteventura ou Gran Canaria? English translation pending
by VanquishV12 · 2016-01-24 · 19 replies
Bonsoir,

Ca fait des semaines et des semaines que je n'arrive pas à me décider entre Fuerteventura et Gran canaria pour nos vacances fin Mai et Madame en a marre ! Aidez moi, par solidarité masculine ... ou féminine (pour abréger ses souffrances !).

Nous avons adoré Lanzarote pour son côté extraordinaire et la beauté du Timanfaya. Nous avons au moins autant été subjugués par la beauté de Tenerife et du Teide.

Mais maintenant, nous devons choisir entre Fuerteventura et Gran Canaria. Par défaut nous étions parti sur la seconde mais le fait qu'elle n'ait rien d'extraordinaire en soit me freine. Ce que je veux dire, c'est que Lanzarote a un volcan et des caves géniales, Tenerife a son volcan, sa montagne et son plateau désertique uniques, Fuerte semble remplie de paysages lunaires, mais Gran Canaria ? Qu'a t elle qui vaille le voyage ?

J'ai un petit souci de santé alors la rando sportive n'est pas pour moi mais j'adore la marche facile (=> même niveau qu'un enfant de 10 ans) et qui donne accès à des paysages superbes. J'aime les endroits hors du commun mais qui ont aussi des quartiers bien touristiques.

Quelle ile nous conseillez vous et pourquoi ?

Merci
Bus Managua/San Carlos - retour sur Ometepe English translation pending
by Odilji · 2016-01-17 · 24 replies
Bonjour Nous préparons l'itinéraire pour un voyage de 3 semaines en avril au Nicaragua. Circuit classique Granada/Ometepe/San Carlos/Leon et les visites classiques aux alentours.

Nous aimerions aller à San Carlos et rester quelques jours dans les environs. Comme il n'y a plus de ferry depuis Ometepe et que l'avion est plus compliqué, nous pensons prendre un bus de Managua jusque San Carlos. Y a t'il un autre moyen depuis Ometepe ? Avez vous des compagnies à recommander ? Quel est le moyen le plus facile pour revenir de San Carlos à Ometepe ? Nous serons 3, peut être y a t'il moyen de prendre un taxi , mais quel pourrait être le coût ? Un grand merci pour vos réponses.
Sécurité à Haïti English translation pending
by DeBrazza · 2016-01-13 · 14 replies
bonjour j'envisage cet été d'aller par la voie terrestre de la République Dominicaine à Haïti par la voie terrestre certaines informations ne sont pas engageantes sur la sécurité, en parlant par exemple d'enlèvement est-ce vraiment déconseillé de faire ce voyage, ou puis-je le faire moyennant les précautions élémentaires d'usage ? merci par avance
Escale de croisière MSC sur Haïfa English translation pending
by Cassie20 · 2016-01-08 · 34 replies
Bonsoir,

Nous partons avec mon mari et nos 2 enfants (15 et 6 ans) le 21 février sur le msc fantasia. Je suis un peu dépitée car je ne trouve pas vraiment de réponses pertinentes sur les forums concernant une escale de 2 jours à Haîfa. J'aimerais voir un maximum d'endroits( ou presque !...) mais je ne sais pas ce que propose MSC comme excursions. Je pensais prendre un guide particulier pour visiter Jérusalem mais nous aimerions aussi nous baigner dans la mer morte et voir le lac de Tibériade. Quelqu'un a-t-il déjà fait cette escale ??? Si oui, HELP ! 😛
Une semaine à Palawan du 16 au 23 janvier 2016 English translation pending
by Stéphanie77 · 2016-01-08 · 33 replies
Bonjour,

Je pars très très bientôt et suis peu organisée (opportunité de dernière minute)

Je n'ai qu'une semaine (mais c'est déjà mieux que rien 😉 )

Je pensais faire : 16 janv : vol manille-puerto princessa 17 janv : underground river 18 janv : route port braton 19 janv : route pour el nido 20 janv : el nido 21 janv : el nido 22 janv : el nido, si chance d'avoir un vol el nido-manille le 23 janvier, sinon route retour puerto princessa 23 janv : vol pour manille + retour paris

que pensez-vous de ce programme? est-ce que l'underground river vaut le coup ou mieux vaut laisser tomber pour gagner un jour à el nido? Quels tours me conseillez-vous pour bacuit ? A, B, C, D ? en 2 jours nous pourrons en faire que 2 malheuresement.

Faut-il réserver avant d'arriver (pour les tours et les hotels ) ?

Merci de vos réponses. En attendant, j'épluche le forum.
Voyage Ouest américain et quelques jours à New York (parcours modifié!) English translation pending
by Ninou7 · 2016-01-06 · 13 replies
bonsoir à tous, après vous avoir posé de multiples questions, demandé des infos, fait appel à vos connaissances ... j'ai pu modifier mon parcours initial de façon plus constructive, en pesant le pour et le contre de certains lieux, en tenant compte de la météo et des heures de coucher du soleil (voyage prévu en avril), en essayant de varier les journées , de limiter le temps passé dans la voiture et de se poser de temps en temps plus d'une nuit dans un endroit ... je tiens à vous remercier tous pour votre aide . on ferait le voyage à 4, un couple + 2 enfants de 11 et 7 ans ; je suis seule à organiser ce voyage comme toutes les fois d'ailleurs 😛 mais cela ne me pèse pas au contraire, je suis en quelques sortes déjà là bas !😎 mon mari s'occupe plus du côté pratique, choix de la voiture de loc, argent et ... et c'est à peu près tout 😉 bon il faut reconnaître qu'il bosse beaucoup, il est agriculteur ... je lui ai d'ailleurs réservé quelques surprises, comme visite de vignobles autour santa ynez et visite d'une piste de motocross à san bernardino (clin d'œil à sa passion) alors voilà, je voulais vous soumettre mon nouveau projet définitif (pas si sûr 🤪) ; vous pouvez bien sûr donner vos avis et critiques, je suis toujours à l'écoute ! donc en J1 : vol France >San Francisco 1er aperçu de la ville peut être Fisherman warf nuit J2 : chinatown, coit tower, lombard street, Alamo ... nuit J3 loc vélo > traversée golden gate > Sausalito retour en ferry ; visite musée cable car nuit J4 récup voiture de loc > marin headland, point bonita lighthouse, muir woods nuit J5 route vers Monterey> bixbee bridge>mcway falls > Morro bay nuit J6 santa barbara>los olivos>santa ynez >san bernardino nuit J7 visite Glen helen raceway>arrêt à Pioneertown ? route vers Las vegas nuit J8 visite casinos (notament le Vénétian) spectacle fontaines du Bellagio nuit idem J9 valley of fire : loop road+rando fire wave>zion : canyon overlook trail nuit Hatch J10 Bryce canyon : rando queen garden trail + navajo loop ; scenic drive nuit J11 Page par marble canyon : navajo bridge, cathedral wash et croisière sur lac powell fin d'après midi nuit J12 lower antelope canyon, horseshoe bend, whaweap overlook nuit idem J13 monument valley : scenic drive nuit the view J14 petit tour sur la route 163 puis canyon de Chelly : rims nord et sud + rando white house trail nuit J15 grand canyon : différents points de vue + petite rando ? nuit dans le parc J16 Sédona : randi devils bridge, Crescent moon, village nuit camp verde J17 payson>Roosevelt dam>tonto NM (rando) > apache trail nuit phoenix J18 vol phoenix > New York J19 NY J20 NY J21 NY J22 vol NY>France et voilà ... qu'en pensez vous ? voyez vous de gros points noirs ? merci encore pour votre aide, les carnets que vous écrivez et que je lis avec passion ainsi que vos contributions pertinentes . bonne soirée
Itinéraire 3 semaines Afrique du Sud English translation pending
by Salsa63 · 2016-01-04 · 5 replies
Bonjour,

je suis en cours de préparation de mon itinéraire de 3 semaines en Afrique du Sud en février/mars prochain et j'aurais besoin de vos avis avisés.

Je sais que le programme est très dense mais ca me semble réalisable. En tout ca fait 22 jours pleins sur place.

Arrivée le 21 février vers 22h à Johannesburg (1ere nuit déjà réservée proche de l aéroport) 22 février : route pour Graskop et nuit 23 février : Blyde River Canyon et nuit vers Phalaborwa 24 février : Kruger nuit Olifants 25 février : Kruger nuit Satara 26 février : Kruger nuit Lower Sabie 27 février : route vers le Swaziland (nuit ?) 28 février : route vers Hluhluwe nuit dans le parc 29 février : Santa Lucia 01 mars : Santa Lucia (Cape Vidal ?) 02 mars : Route pour le Drakensberg (Royal Natal) 03 mars : Drakensberg 04 mars : Route et nuit Bloenfontein 05 mars : Route et nuit Graaff Reinet 06 mars : Addo Elephant NP (nuit dans le parc) 07 mars : Apres midi et nuit à Plettenberg Bay 08 mars : Aprés midi Moosel Bay et nuit 09 mars : Mossel Bay (pour voir les requins) 10 mars : route jusqu'à Oudtshoorn et nuit à Montagu 11 mars : Route des vins et nuit au Cap 12 mars : Le Cap 13 mars : Le Cap 14 mars : Le Cap 15 mars : vol en milieu d’après midi pour le retour

J'ai ajouté l'Addo Elephant NP, je ne sais pas si ça vaut le coup mais comme ce n'est pas spécialement la bonne saison pour le Kruger je me disais que ça pourrait être bien de faire un parc du sud.

Je sais que certains jours ça fait pas mal de voiture mais c'est aussi le but d'un roadtrip...

Merci d'avance pour vos conseils.
Bon endroit et bon plan sur Mindanao et Mindoro (Philippines) English translation pending
by Ali94mc · 2015-12-24 · 7 replies
Bonjour Mindanao : Voici un spot dont on parle peut mais pour ma part le meilleur !! Enchanted River situer sur Surigao Del Sur à Hinatuan, accessible par van via Butuan ou Davao. Hébergement conseillé à Bislig car il y a une belle cascade a visité aussi et les départ en van ce font de Bislig (pour Davao ou Butuan). C'est une rivière entre montagne et mer , eau douce et eau salé, depuis cette rivière plusieurs départ en bangka pour du island hopping (sable blanc, ilot ...)

Mindoro : Pour les gens qui aimerais visiter Mindoro (puerto Galera, Sabang ...) bonne nouvelle : Nouveau port Balatero à Puerto Galera : Fascraft en seulement 45 minute en bateau et non bangka (ça bouge moin!) 220php Roro en 2 heure, transport de voiture moto camion.. 160 php/passager et 940php pour la voiture prévoir environs 20php/passager pour les Fee, schedule voir photo

Donc voila dispo pour vos questions
Stationnement d'une voiture française (4x4) au Maroc English translation pending
by Epine43 · 2015-12-22 · 19 replies
question bete : vu la distance France Maroc (long et couteux ) , peut -on envisager légalement de laisser son 4x4 plusieurs mois a Agadir ou Marrahkech et faire 1ou 2 voyages en avion entre 2 raids...(ça c'est facile et pas cher )....

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