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Logement près de Monument Valley? (États-Unis) English translation pending
Bonjour à tous,
Je vous lis depuis bien longtemps mais c'est la première fois que je poste un message. Nous envisageons d e partir aux Usa pendant 3 semaines ( 2 adultes et 2 grands enfants ) en août 2010. Notre itinéraire a été soigneusement cogité ( il me semble !!!) grâce aux multiples lectures faites sur ce forum. Toutes nos réservations sont faites ( avion, hôtels, voiture) mais malheureusemnt, je cherche désespérément un hôtel autour de Monument valley. J'ai regardé sur Google earth les différents hôtels proposés dans les parages: tous affichent complets ! J'avoue que je ne sais plus que faire....Tous les jours, je lance une nouvelle recherche pensant bien qu'une chambre finira par se libérer quelque part...Hélas, 1000 fois hélas, rien de rien à l'horizon, aucun désistement en vue et c'est Monument Valley que je vois bientôt disparaître de notre itinéraire si cela continue... Je sors donc mon joker et vous demande ce que je peux bien faire..Zauriez pas une petite idée ????Juste une, mais une bonne ??Z'auriez ma reconnaissance éternelle!
Merci !
Zadigvolt
Voyage de sept jours sur Las Vegas et sa région English translation pending
Bonjour,
Je vais à Las Vegas du 1er au 8 juillet 2010.
Je rejoins une amie qui est américaine et qui vit la bas depuis toujours (elle a donc une voiture et elle va me loger).
J'ai acheté plusieurs guides, une carte de l'ouest américain, et après réflexion, j'aimerais visiter la Vallée de la mort (Death Valley) et le Grand Canyon (faire l'aller retour dans la journée même s'il y a 5 heures de route).
Je ne pense pas avoir le temps de faire trop de choses hors de Las Vegas (sachant que je veux quand même visiter cette ville!)
Par ailleurs, en combien de temps peut-on visiter la ville de Las Vegas (se résume-t-elle au Strip ?) Que me conseillez vous de visitez a proximité de Las Vegas ? (Lacs, Parcs, ... ?)
C'est mon premier voyage Outre-Atlantique et je voudrais qu'il soit inoubliable... Quitte à ne pas arrêter de courir partour pendant une semaine !
Je vous remercie d'avance.... 🙂
Je vais à Las Vegas du 1er au 8 juillet 2010.
Je rejoins une amie qui est américaine et qui vit la bas depuis toujours (elle a donc une voiture et elle va me loger).
J'ai acheté plusieurs guides, une carte de l'ouest américain, et après réflexion, j'aimerais visiter la Vallée de la mort (Death Valley) et le Grand Canyon (faire l'aller retour dans la journée même s'il y a 5 heures de route).
Je ne pense pas avoir le temps de faire trop de choses hors de Las Vegas (sachant que je veux quand même visiter cette ville!)
Par ailleurs, en combien de temps peut-on visiter la ville de Las Vegas (se résume-t-elle au Strip ?) Que me conseillez vous de visitez a proximité de Las Vegas ? (Lacs, Parcs, ... ?)
C'est mon premier voyage Outre-Atlantique et je voudrais qu'il soit inoubliable... Quitte à ne pas arrêter de courir partour pendant une semaine !
Je vous remercie d'avance.... 🙂
Circuit de vingt-six jours dans l'ouest des États-Unis entre San Francisco et Yellowstone English translation pending
Bonjour,
Planifier son voyage dans l'Ouest des Etats Unis quel casse tête surtout quand l'un veut absolument aller à Yellowstone et l'autre à San Francisco. Nous avons essaye de faire un trajet que nous aimerions vous soumettre. Ce sera du 7 Juillet au 1er Aout (je sais c'est dans pas longtemps mais bon contraintes obligent). C’est notre Honey Moon
Quelques trucs: - Aller et retour San Francisco (Pas encore pris le billet mais il faut que l'aller et le retour soit au même endroit sinon c'est trop cher. Quitte à prendre un vol intérieur séparément). On peut éventuellement partir d’ailleurs si besoin est. - Nous ne voulons pas spécialement aller à Los Angeles. Voici notre projet
J1 Arrivée à SFO (le soir) J2 SFO (histoire de se remettre du décalage) J3 Prise de voiture SFO – Yosemite J4 Yosemite J5 Yosemite – quelque part entre le Yosemite et la Death Valley (Bishop ? quelqu’un connait autre chose) J6 Death Valley – Las Vegas J7 Las Vegas J8 Las Vegas- South Rim du Grand Canyon J9 Grand Canyon – Page J10 Page J11 Page – Zion J12 Zion J13 Zion – Bryce Canyon J14 Bryce Canyon – Canyonland (Nuit à Moab ?) J15 Moab (Monument Valley ? Canonyland ?) J16 Moab (Arches) J17 Moab – Salt Lake City (pour couper la route) J18 Salt Lake City – Yellowstone J19 Yellowstone J20 Yellowstone J21 Yellowstone J22 Yellowstone – Grand Teton – Jackson Hole J23 Matin Vol Jackson Hole – San Francisco (abandon de la voiture) J24 SFO J25 SFO J26 Retour en France de SFO
J’ai quelques questions - On ne passe pas à Monument Valley. Est-ce que c’est une excursion qui peut se faire à la journée à partir de Page ou de Moab ? - Les frais d’abandon ne sont pas très clairs. Quelqu’un les connait ? - J’ai vu que beaucoup de gens font une étape à Vernale sur la route entre Moab et Yellowstone. Pourquoi Vernal plutôt que Salt Lake City ?
Est-ce que cela vous semble faisable ? Quelqu’un a-t-il l’expérience de ce tour ? Je remercie d’avance ceux qui pourrait me répondre.
Planifier son voyage dans l'Ouest des Etats Unis quel casse tête surtout quand l'un veut absolument aller à Yellowstone et l'autre à San Francisco. Nous avons essaye de faire un trajet que nous aimerions vous soumettre. Ce sera du 7 Juillet au 1er Aout (je sais c'est dans pas longtemps mais bon contraintes obligent). C’est notre Honey Moon
Quelques trucs: - Aller et retour San Francisco (Pas encore pris le billet mais il faut que l'aller et le retour soit au même endroit sinon c'est trop cher. Quitte à prendre un vol intérieur séparément). On peut éventuellement partir d’ailleurs si besoin est. - Nous ne voulons pas spécialement aller à Los Angeles. Voici notre projet
J1 Arrivée à SFO (le soir) J2 SFO (histoire de se remettre du décalage) J3 Prise de voiture SFO – Yosemite J4 Yosemite J5 Yosemite – quelque part entre le Yosemite et la Death Valley (Bishop ? quelqu’un connait autre chose) J6 Death Valley – Las Vegas J7 Las Vegas J8 Las Vegas- South Rim du Grand Canyon J9 Grand Canyon – Page J10 Page J11 Page – Zion J12 Zion J13 Zion – Bryce Canyon J14 Bryce Canyon – Canyonland (Nuit à Moab ?) J15 Moab (Monument Valley ? Canonyland ?) J16 Moab (Arches) J17 Moab – Salt Lake City (pour couper la route) J18 Salt Lake City – Yellowstone J19 Yellowstone J20 Yellowstone J21 Yellowstone J22 Yellowstone – Grand Teton – Jackson Hole J23 Matin Vol Jackson Hole – San Francisco (abandon de la voiture) J24 SFO J25 SFO J26 Retour en France de SFO
J’ai quelques questions - On ne passe pas à Monument Valley. Est-ce que c’est une excursion qui peut se faire à la journée à partir de Page ou de Moab ? - Les frais d’abandon ne sont pas très clairs. Quelqu’un les connait ? - J’ai vu que beaucoup de gens font une étape à Vernale sur la route entre Moab et Yellowstone. Pourquoi Vernal plutôt que Salt Lake City ?
Est-ce que cela vous semble faisable ? Quelqu’un a-t-il l’expérience de ce tour ? Je remercie d’avance ceux qui pourrait me répondre.
Vos avis sur un voyage de quatre semaines Californie-Nevada-Utah-Arizona? English translation pending
Bonjour,
Après une première incursion il y a quelques jours pour un premier poste sur les rocheuses canadiennes (Quinze jours dans les Rocheuses canadiennes, http://voyageforum.com/v.f?post=3405087), me voila de retour (mais pas dans le même pays) pour glaner vos précieux conseils pour une boucle d’environs 4 semaines (14 juillet au 10 aout) à travers le fameux ouest américain.
Pour vous situer le contexte, je suis présentement à la préparation d’un GROS voyage (participants = 2 : mon chéri qui suivra son GO préféré moi en l’occurrence) de deux mois pour cet été à travers le canada et les USA qui est en fait la somme de 3 « petits » séjours Rocheuses canadiennes du 26 juin au 12 aout, Ouest USA du 14 juillet au 10 aout, les provinces maritimes du canada : du 15 au 30 aout.
Comme pour les rocheuses, nous souhaitons voir un maximum de beaux paysages (je garde un excellent souvenir d’une escapade express de 4 jours à vegas, zion et bryce que j’ai faite quand j’étais adolescente, en vacances chez un cousin a San Francisco). Mais aussi quelques villes : Vegas, LA ainsi que ses parcs d’attractions, San francisco.
Le gros du programme est la « boucle » de san francisco à Supai somme toute assez classique : Tioga pass, death valley, vegas, zion, bryce, canyonland, monument valley, grand canyon, havasupai. La, c’est avec un maximum de belles randos qu’on souhaiterait découvrir les parcs (nous sommes de bons marcheurs et nos 2 semaines à arpenter les lacs des rocheuses nous auront mis en condition!!).
Pour la création de ce trajet, cela fait plusieurs mois que je vais d’un site web à l’autre, au hasard de belles photos ou de commentaires passionnés (et passionnant). Je n’ai pas toute la liste sur moi (promis quand je retourne sur mon laptop je vous la ressort) mais ma BIBLE a bien sur était www.ouestusa.fr, un site tout simplement exceptionnel, tellement bien construit avec les cartes détaillées, les temps à consacrer, les conseils sur les moments de la journée. Je pense d’ailleurs à acheter les deux livres d’un des auteurs « Photographing the Southwest » volumes un et deux (je suis une FAN de photo et mon numérique n’a pas intérêt à me lâcher pendant ces deux mois!!!).
Au même titre que Grisemotte et Krikri ont été mes gourous pour les rocheuses, Sedonax (un des auteurs du site mentionné et membre actif de VF) l’a été pour ce séjour US. Je recommande vivement à tous ceux s’intéressant à cette région du globe d’aller sur son site et de lire son carnet de voyage mis en ligne sur ce forum avec des photos magnifiques et des textes très bien écrits et génialement intéressants.
(Oui je compte beaucoup sur ses conseils mais c pas pour ca que je « passe la pommade » c vraiment un excellent outil pour tte personne voulant préparer un séjour et pour ma part il a été la base de plus de la moitié de la planification et SURTOUT havasupai, un trésor que g découvert en photo et qu’il me tarde de voir de mes propres yeux… en priant pour qu’il fasse beau le 31 juillet!!! Je vais faire la danse du soleil)
Mais trêve de détours voici la bête :
14 juillet
Arrivée à San francisco en train vers 9h
Récupérer la voiture de location
Tioga pass (vu qu’avant on aura fait les rocheuses canadiennes et qu’on n’a pas le temps pour tout on a pris le parti de zapper Yosemite… dommage)
Nuit vers Olancha
15 juillet
Death valley
Nuit vegas (quel spectacle : copperfield ou blue man group ou???)
16 juillet
Vegas
Nuit vegas (spectacle le rêve)
17 juillet
Vegas
Nuit vegas (spectacle Mystere)
18 juillet
Route vers Zion tot le matin
Zion : un endroit en particulier?
19 juillet
Zion : rando des narrows (Kannana Creek)
Route vers bryce
20 juillet
Bryce
21 juillet
Bryce
22 juillet
Route vers moab
Escalante
Crystal geyser
Nuit moab
23 juillet
Canyonland
Island on the sky + arche? (en priorité on préfèrera canyonland mais on aimerait boen avoir un aperçu des arches : y a-t-il un moyen de combiner les deux en dépit de notre court séjour dans le coin)
Nuit dans les environs
24 juillet
Levé de soleil arche (un endroit en particulier ou une petite rando de 2h a proposer?)
Route vers page
Ruines road canyon
Monument valley en fin de journée
Nuit page
25 juillet
Upper antelope
+autre
Nuit page
26 juillet
The wave si on a eu le pass la veille
Sino quoi????
Nuit page
27 juillet
Lower antelope tot le matin (les jours précédents on sera en à la loterie de the wave a cette heure)
The wave si on a eu le pass la veille sinon on aura plus de temps a grand canyon
Route vers gd canyon
Nuit gd canyon
28 juillet
Descente a grand canyon tot le matin
(j’ai pas encore trouver le chemin exact mais ca va venir… et je suis toujours preneuse de conseils)
Camping en bas de grand canyon
29 juillet
Remontée depuis le fond de grand canyon tot le matin
Points de vue sur grand canyon petites randos
Nuit à grand canyon
30 juillet
Route 66 vers supai
Descente a supai
Camping a supai
31 juillet
Journée supai
Camping supai
1er aout
Remontée de supai tot le matin
Route vers LA
Incursion en voiture dans Joshua tree
Nuit vers LA
2 aout
Visite LA
Nuit San diego
3 aout
Sea world
4 aout
Disneyland ou universal studio??
5 aout
Cote ouest (remontée de LA vers SF en trois jours, on veut prendre notre temps, faire de jolies plages, voir des éléphants de mer… : des conseils d’endroits en particulier?)
6 aout
Cote ouest (remontée de LA vers SF en trois jours, on veut prendre notre temps, faire de jolies plages, voir des éléphants de mer… : des conseils d’endroits en particulier?)
7 aout
Cote ouest (remontée de LA vers SF en trois jours, on veut prendre notre temps, faire de jolies plages, voir des éléphants de mer… : des conseils d’endroits en particulier?)
8 aout
Sausalito (ce sera ma journée d’anniversaire de mes 25 ans YOUOU!!!)
9 aout
Visite San francisco
10 aout
Journée Treasure island
11 aout
Départ du train pour boston tot le matin
Et voila, la suite des aventures donnera naissance à un nouveau post mais dans la section canada québec (gaspésie, iles de la madeleine) et hors québec (nouvelle écosse, ile du prince édouard) avec ttefois une petite incursion aux USA de possible (cape cod) car la location de voiture se fait a Boston (bien moins cher qu’au Canda).
Je remercie d’Avance ttes les personnes qui prendront la peine d’intervenir sur cette discution, même la plus petite contribution est toujours bonne a prendre
A bientôt!!!
Après une première incursion il y a quelques jours pour un premier poste sur les rocheuses canadiennes (Quinze jours dans les Rocheuses canadiennes, http://voyageforum.com/v.f?post=3405087), me voila de retour (mais pas dans le même pays) pour glaner vos précieux conseils pour une boucle d’environs 4 semaines (14 juillet au 10 aout) à travers le fameux ouest américain.
Pour vous situer le contexte, je suis présentement à la préparation d’un GROS voyage (participants = 2 : mon chéri qui suivra son GO préféré moi en l’occurrence) de deux mois pour cet été à travers le canada et les USA qui est en fait la somme de 3 « petits » séjours Rocheuses canadiennes du 26 juin au 12 aout, Ouest USA du 14 juillet au 10 aout, les provinces maritimes du canada : du 15 au 30 aout.
Comme pour les rocheuses, nous souhaitons voir un maximum de beaux paysages (je garde un excellent souvenir d’une escapade express de 4 jours à vegas, zion et bryce que j’ai faite quand j’étais adolescente, en vacances chez un cousin a San Francisco). Mais aussi quelques villes : Vegas, LA ainsi que ses parcs d’attractions, San francisco.
Le gros du programme est la « boucle » de san francisco à Supai somme toute assez classique : Tioga pass, death valley, vegas, zion, bryce, canyonland, monument valley, grand canyon, havasupai. La, c’est avec un maximum de belles randos qu’on souhaiterait découvrir les parcs (nous sommes de bons marcheurs et nos 2 semaines à arpenter les lacs des rocheuses nous auront mis en condition!!).
Pour la création de ce trajet, cela fait plusieurs mois que je vais d’un site web à l’autre, au hasard de belles photos ou de commentaires passionnés (et passionnant). Je n’ai pas toute la liste sur moi (promis quand je retourne sur mon laptop je vous la ressort) mais ma BIBLE a bien sur était www.ouestusa.fr, un site tout simplement exceptionnel, tellement bien construit avec les cartes détaillées, les temps à consacrer, les conseils sur les moments de la journée. Je pense d’ailleurs à acheter les deux livres d’un des auteurs « Photographing the Southwest » volumes un et deux (je suis une FAN de photo et mon numérique n’a pas intérêt à me lâcher pendant ces deux mois!!!).
Au même titre que Grisemotte et Krikri ont été mes gourous pour les rocheuses, Sedonax (un des auteurs du site mentionné et membre actif de VF) l’a été pour ce séjour US. Je recommande vivement à tous ceux s’intéressant à cette région du globe d’aller sur son site et de lire son carnet de voyage mis en ligne sur ce forum avec des photos magnifiques et des textes très bien écrits et génialement intéressants.
(Oui je compte beaucoup sur ses conseils mais c pas pour ca que je « passe la pommade » c vraiment un excellent outil pour tte personne voulant préparer un séjour et pour ma part il a été la base de plus de la moitié de la planification et SURTOUT havasupai, un trésor que g découvert en photo et qu’il me tarde de voir de mes propres yeux… en priant pour qu’il fasse beau le 31 juillet!!! Je vais faire la danse du soleil)
Mais trêve de détours voici la bête :
14 juillet
Arrivée à San francisco en train vers 9h
Récupérer la voiture de location
Tioga pass (vu qu’avant on aura fait les rocheuses canadiennes et qu’on n’a pas le temps pour tout on a pris le parti de zapper Yosemite… dommage)
Nuit vers Olancha
15 juillet
Death valley
Nuit vegas (quel spectacle : copperfield ou blue man group ou???)
16 juillet
Vegas
Nuit vegas (spectacle le rêve)
17 juillet
Vegas
Nuit vegas (spectacle Mystere)
18 juillet
Route vers Zion tot le matin
Zion : un endroit en particulier?
19 juillet
Zion : rando des narrows (Kannana Creek)
Route vers bryce
20 juillet
Bryce
21 juillet
Bryce
22 juillet
Route vers moab
Escalante
Crystal geyser
Nuit moab
23 juillet
Canyonland
Island on the sky + arche? (en priorité on préfèrera canyonland mais on aimerait boen avoir un aperçu des arches : y a-t-il un moyen de combiner les deux en dépit de notre court séjour dans le coin)
Nuit dans les environs
24 juillet
Levé de soleil arche (un endroit en particulier ou une petite rando de 2h a proposer?)
Route vers page
Ruines road canyon
Monument valley en fin de journée
Nuit page
25 juillet
Upper antelope
+autre
Nuit page
26 juillet
The wave si on a eu le pass la veille
Sino quoi????
Nuit page
27 juillet
Lower antelope tot le matin (les jours précédents on sera en à la loterie de the wave a cette heure)
The wave si on a eu le pass la veille sinon on aura plus de temps a grand canyon
Route vers gd canyon
Nuit gd canyon
28 juillet
Descente a grand canyon tot le matin
(j’ai pas encore trouver le chemin exact mais ca va venir… et je suis toujours preneuse de conseils)
Camping en bas de grand canyon
29 juillet
Remontée depuis le fond de grand canyon tot le matin
Points de vue sur grand canyon petites randos
Nuit à grand canyon
30 juillet
Route 66 vers supai
Descente a supai
Camping a supai
31 juillet
Journée supai
Camping supai
1er aout
Remontée de supai tot le matin
Route vers LA
Incursion en voiture dans Joshua tree
Nuit vers LA
2 aout
Visite LA
Nuit San diego
3 aout
Sea world
4 aout
Disneyland ou universal studio??
5 aout
Cote ouest (remontée de LA vers SF en trois jours, on veut prendre notre temps, faire de jolies plages, voir des éléphants de mer… : des conseils d’endroits en particulier?)
6 aout
Cote ouest (remontée de LA vers SF en trois jours, on veut prendre notre temps, faire de jolies plages, voir des éléphants de mer… : des conseils d’endroits en particulier?)
7 aout
Cote ouest (remontée de LA vers SF en trois jours, on veut prendre notre temps, faire de jolies plages, voir des éléphants de mer… : des conseils d’endroits en particulier?)
8 aout
Sausalito (ce sera ma journée d’anniversaire de mes 25 ans YOUOU!!!)
9 aout
Visite San francisco
10 aout
Journée Treasure island
11 aout
Départ du train pour boston tot le matin
Et voila, la suite des aventures donnera naissance à un nouveau post mais dans la section canada québec (gaspésie, iles de la madeleine) et hors québec (nouvelle écosse, ile du prince édouard) avec ttefois une petite incursion aux USA de possible (cape cod) car la location de voiture se fait a Boston (bien moins cher qu’au Canda).
Je remercie d’Avance ttes les personnes qui prendront la peine d’intervenir sur cette discution, même la plus petite contribution est toujours bonne a prendre
A bientôt!!!
Itinéraire de trois semaines dans les parcs de l'Ouest américain: vos avis? English translation pending
nous effectuons un voyage dans les parcs de l'ouest sur 3 semaines juillet/aout
j'aimerai avoir un avis sur cette portion
1n grand canyon (arrivee le midi),
1n page apres avoir fait sur la route horseshoe bend et lees ferry, antelope canyon
1n monument valley visite le matin puis valley of the dogs, gooseneck, needles overlook
1n moab, visite arch , island in the sky et depart vers capital reef
1n capital reef
1n bryce canyon
1n las végas
pensez vous que cette partie du programme est trop chargee, j'ai 3 nuits entre moab et bryce , faut il mieux faire comme prévu ou 2 nuits à bryce ou 2 nuits à moab merci
pensez vous que cette partie du programme est trop chargee, j'ai 3 nuits entre moab et bryce , faut il mieux faire comme prévu ou 2 nuits à bryce ou 2 nuits à moab merci
Voyage solitaire en Utah (États-Unis) English translation pending
Bonjour :) ça m'a l'air d'être un forum très fréquenté et par de bons globe-trotters, car j'ai fait mon petit tour sans forcément trouver de réponses précises aux questions que je me pose.
J'aimerai m'organiser pour (n'importe quand) avant septembre prochain un voyage solitaire en Utah : pour ce que j'ai pu en voir -photos, tv seulement- les paysages sont magnifiques et c'est juste ce que je recherche une petite quinzaine loin du béton. Ca me paraît pas mal idéal car en + cet état cumule déserts, canyons, parcs verts etc.. Y a-t-il un connaisseur expérimenté ou un ancien voyageur sur ces terres ?
Je cherche divers conseils sur la traversée.. mon idéal est une traversée à pieds, qui croiserait 2-3f la civilisation pour me réapprovisionner tout en explorant des paysages différents au possible et si possible (à part dans les villes mdr) croiser le moins de monde ; mais animaux bienvenus sauf ceux qui mangent les gens la nuit. Peut-être une rivière intéressante à suivre ? (pratique pour la peche, l'eau et se laver) Avec en final rejoindre une ville pour motel, bus, et repartir à l'aéroport
Merci à ceux qui auront le courage de me répondre ;) je sais que je demande très large mais je n'ai pas d'idées précises sur la géographie de l'état
J'aimerai m'organiser pour (n'importe quand) avant septembre prochain un voyage solitaire en Utah : pour ce que j'ai pu en voir -photos, tv seulement- les paysages sont magnifiques et c'est juste ce que je recherche une petite quinzaine loin du béton. Ca me paraît pas mal idéal car en + cet état cumule déserts, canyons, parcs verts etc.. Y a-t-il un connaisseur expérimenté ou un ancien voyageur sur ces terres ?
Je cherche divers conseils sur la traversée.. mon idéal est une traversée à pieds, qui croiserait 2-3f la civilisation pour me réapprovisionner tout en explorant des paysages différents au possible et si possible (à part dans les villes mdr) croiser le moins de monde ; mais animaux bienvenus sauf ceux qui mangent les gens la nuit. Peut-être une rivière intéressante à suivre ? (pratique pour la peche, l'eau et se laver) Avec en final rejoindre une ville pour motel, bus, et repartir à l'aéroport
Merci à ceux qui auront le courage de me répondre ;) je sais que je demande très large mais je n'ai pas d'idées précises sur la géographie de l'état
Voyage sur la côte ouest des États-Unis: idée de circuit English translation pending
Salut à tous,
l'été dernier j'ai fait un voyage de 3 semaines et demi sur la côte ouest des Etats-Unis. Ce fut une expérience du tonnerre !! j'en ai beaucoup parlé après, mais je n'avais jamais fait de compte rendu ou quoique ce soit sur Internet pour donner des idées aux personnes qui souhaitent partir là bas.
C'est chose faite maintenant ! 😉 J'ai posté un article à cette adresse !
J'avais effectué une boucle depuis Seattle. Je m'étais arrêté sur cette ville parce que l'A/R Paris CDG Seattle avec escale en Islande était cheap, et puis c'était l'occasion de rencontrer une ancienne correspondante ! Et pour les amoureux de musique et de rock en général, Seattle doit évoquer quelque chose !
Voici donc vite fait mon itinéraire :
Seattle (4 jours) San Francisco (3 jours) Yosemite (3 jours) San Francisco (2 jours) Monterey (1/2 journée) Big Sur, Morro Bay (4 jours) Santa Barbara (1/2 journée) Las Vegas/Grand Canyon (3 jours) Seattle (3 jours)
Entre Monterey et Santa Barbara, j'avais loué une voiture pour descendre tranquillement via la Highway 1. Sinon j'ai voyagé en avion la plupart du temps.
Rapidement, je vais vous livrer quelques impressions (+ de détails dans mon compte-rendu) :
Seattle : meilleure expérience sur le plan humain. J'ai rencontré plusieurs groupes d'américains énormes, dont une personne qui m'a montré le côté local de la ville (les attractions touristiques c'est bien mais voir comment/où vivent les habitants c'est ce qui m'intéressait), et une autre qui a pris le temps de prendre la voiture et de m'envoyer dans des endroits à voir.
San Francisco : si il y a un truc à faire, c'est la sortie d'1h30 en catamaran (un cata aménagé) dans la baie de SF...l'occasion de passer à côté d'Alcatraz et de passer en dessous du Golden Gate bridge ! A réserver sur Viator.com
Yosemite : j'avais réservé sur l'excellent site Viator un tour "3 days camping tour". Pour moins de 300 dollars, le transport la nourriture le camping et l'entrée dans le park sont inclus. A faire ! 3 jours c'est le strict minimum pour le Yosemite selon moi.
Big Sur : sauvage, magnifique !! et puis conduire sur la Highway 1, c'est un plaisir.
Las Vegas : pour moi 3 jours c'est le grand maximum. C'est à voir ! et puis il y a des bus qui partent pour le Grand Canyon qui à vous couper le souffle. Si c'était à refaire je resterai + longtps au Grand Canyon. 1 journée c'est court.
Voilà si vous avez des questions n'hésitez pas ! En espérant que cela vous donne des idées !
l'été dernier j'ai fait un voyage de 3 semaines et demi sur la côte ouest des Etats-Unis. Ce fut une expérience du tonnerre !! j'en ai beaucoup parlé après, mais je n'avais jamais fait de compte rendu ou quoique ce soit sur Internet pour donner des idées aux personnes qui souhaitent partir là bas.
C'est chose faite maintenant ! 😉 J'ai posté un article à cette adresse !
J'avais effectué une boucle depuis Seattle. Je m'étais arrêté sur cette ville parce que l'A/R Paris CDG Seattle avec escale en Islande était cheap, et puis c'était l'occasion de rencontrer une ancienne correspondante ! Et pour les amoureux de musique et de rock en général, Seattle doit évoquer quelque chose !
Voici donc vite fait mon itinéraire :
Seattle (4 jours) San Francisco (3 jours) Yosemite (3 jours) San Francisco (2 jours) Monterey (1/2 journée) Big Sur, Morro Bay (4 jours) Santa Barbara (1/2 journée) Las Vegas/Grand Canyon (3 jours) Seattle (3 jours)
Entre Monterey et Santa Barbara, j'avais loué une voiture pour descendre tranquillement via la Highway 1. Sinon j'ai voyagé en avion la plupart du temps.
Rapidement, je vais vous livrer quelques impressions (+ de détails dans mon compte-rendu) :
Seattle : meilleure expérience sur le plan humain. J'ai rencontré plusieurs groupes d'américains énormes, dont une personne qui m'a montré le côté local de la ville (les attractions touristiques c'est bien mais voir comment/où vivent les habitants c'est ce qui m'intéressait), et une autre qui a pris le temps de prendre la voiture et de m'envoyer dans des endroits à voir.
San Francisco : si il y a un truc à faire, c'est la sortie d'1h30 en catamaran (un cata aménagé) dans la baie de SF...l'occasion de passer à côté d'Alcatraz et de passer en dessous du Golden Gate bridge ! A réserver sur Viator.com
Yosemite : j'avais réservé sur l'excellent site Viator un tour "3 days camping tour". Pour moins de 300 dollars, le transport la nourriture le camping et l'entrée dans le park sont inclus. A faire ! 3 jours c'est le strict minimum pour le Yosemite selon moi.
Big Sur : sauvage, magnifique !! et puis conduire sur la Highway 1, c'est un plaisir.
Las Vegas : pour moi 3 jours c'est le grand maximum. C'est à voir ! et puis il y a des bus qui partent pour le Grand Canyon qui à vous couper le souffle. Si c'était à refaire je resterai + longtps au Grand Canyon. 1 journée c'est court.
Voilà si vous avez des questions n'hésitez pas ! En espérant que cela vous donne des idées !
Itinéraire de dix-sept jours dans l'ouest des États-Unis en septembre 2011 English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis en train de préparer mon premier voyage pour le mois de septembre 2011 ; je sais je suis en avance!
Voici mon itinéraire :
JO : Arrivé à LA, passage controle, recup voiture, installation hotel, petites courses... J1 Visite Beverly Hils, Hollywood, et aprem à Universal Studio J2 LA ; Journée Disneyworld J3 LA vers Palm Springs J4 Palm Springs - Kingman J5 Kingman - Las Vegas J6 LV (journée au grand canyon en excursion aérienne) J7 LV location moto et visite de Red Rock canyon J8 LV - Death Valley J9 Death Valley - Bishop J10 Bishop - Yosemite J11 Yosemite J12 Yosemite - San Francisco J13 SF J14 SF - San simeon par Highway 1 J15 San simeon - LA par Highway 1 J16 LA shopping et restitution voiture J17 Retour
Au debut, je voulais faire le voyage en moto mais le budget pour la location de deux motos étant trop lourd, on va opter pour la location d'une Ford Mustang Cabriolet.
J'ai sélectionné la plupart des hotels sauf pour la nuit à Death Valley et à Yosemite. Les commentaires diffèrent trop...
Connaissez vous à part Hertz, des agences locations qui louent ce genre de véhicule?
Vos commentaires sur mon itinéraire sont les bienvenus...
Je suis en train de préparer mon premier voyage pour le mois de septembre 2011 ; je sais je suis en avance!
Voici mon itinéraire :
JO : Arrivé à LA, passage controle, recup voiture, installation hotel, petites courses... J1 Visite Beverly Hils, Hollywood, et aprem à Universal Studio J2 LA ; Journée Disneyworld J3 LA vers Palm Springs J4 Palm Springs - Kingman J5 Kingman - Las Vegas J6 LV (journée au grand canyon en excursion aérienne) J7 LV location moto et visite de Red Rock canyon J8 LV - Death Valley J9 Death Valley - Bishop J10 Bishop - Yosemite J11 Yosemite J12 Yosemite - San Francisco J13 SF J14 SF - San simeon par Highway 1 J15 San simeon - LA par Highway 1 J16 LA shopping et restitution voiture J17 Retour
Au debut, je voulais faire le voyage en moto mais le budget pour la location de deux motos étant trop lourd, on va opter pour la location d'une Ford Mustang Cabriolet.
J'ai sélectionné la plupart des hotels sauf pour la nuit à Death Valley et à Yosemite. Les commentaires diffèrent trop...
Connaissez vous à part Hertz, des agences locations qui louent ce genre de véhicule?
Vos commentaires sur mon itinéraire sont les bienvenus...
Parcours aux États-Unis réalisable? English translation pending
bonjour, je suis tout nouveau sur le site et je voudrais avoir des avis sur mon périple aux états-unis!
tout d'abord on arrive a las vegas le 18/07 19/07 journée a las végas 20/07 grand canyon 21/07 brice canyon 22/07 passage a zyon puis dodo las vegas 23/07death valley jonction puis nuit a bishop 24/07 mammouth lake et nuit a yosemite 25/07 journee yosemite 26/07 direction san francisco puis nuit sur place 27/07 journée a san francisco 28/07 direction visalia et nuit la bas 29/07 séquoia park et nuit a bakersfield 30/07 desert de mojave 31/07 et 01/08 journée a las vegas
voili voilou je sais que ya pas mal de route mais je voulais avoir surtout des avis de personnes qui on déja fait se parcour et avoir des bonne adresse ou manger ou visiter
merci a vous!
jerome
tout d'abord on arrive a las vegas le 18/07 19/07 journée a las végas 20/07 grand canyon 21/07 brice canyon 22/07 passage a zyon puis dodo las vegas 23/07death valley jonction puis nuit a bishop 24/07 mammouth lake et nuit a yosemite 25/07 journee yosemite 26/07 direction san francisco puis nuit sur place 27/07 journée a san francisco 28/07 direction visalia et nuit la bas 29/07 séquoia park et nuit a bakersfield 30/07 desert de mojave 31/07 et 01/08 journée a las vegas
voili voilou je sais que ya pas mal de route mais je voulais avoir surtout des avis de personnes qui on déja fait se parcour et avoir des bonne adresse ou manger ou visiter
merci a vous!
jerome
Dans quels quartiers de San Francisco choisir son hôtel? English translation pending
Bonjour à tous,
Après plusieurs recherches sur le site, je n'ai pas (semble-t-il) trouver de réponse à ma question.J'ai en effet souvent lu dans des discussions "hôtel bien placé" mais c'est toujours par rapport à un objectif de visite. Aussi ai-je décidé de vous interroger et désolé si j'ai mal cherché. Je vais me rendre pour le première fois à San Fransisco et y rester quelques jours en arrivant et en repartant entre le 13 juillet et le 17 août. Je ne cherche pas forcément le nom d'un hôtel ou ses équipements car on peut trouver assez facilement sur Internet je m'interroge plutôt sur le quartier dans lequel il convient de résider. Ne connaissant pas du tout la ville, y-a-t-il des secteurs à éviter absolument (même si éventuellement les hôtels sont biens) ou des quartiers qui seraient des incontournables pour y résider (facilité de transport, intérêt culturels, paisible, etc.)? Nous pourrons disposer d'un moyen de transport personnel et sommes accompagnés d'un enfant de 10 ans. Merci par avance de vos réponses. J-L
Après plusieurs recherches sur le site, je n'ai pas (semble-t-il) trouver de réponse à ma question.J'ai en effet souvent lu dans des discussions "hôtel bien placé" mais c'est toujours par rapport à un objectif de visite. Aussi ai-je décidé de vous interroger et désolé si j'ai mal cherché. Je vais me rendre pour le première fois à San Fransisco et y rester quelques jours en arrivant et en repartant entre le 13 juillet et le 17 août. Je ne cherche pas forcément le nom d'un hôtel ou ses équipements car on peut trouver assez facilement sur Internet je m'interroge plutôt sur le quartier dans lequel il convient de résider. Ne connaissant pas du tout la ville, y-a-t-il des secteurs à éviter absolument (même si éventuellement les hôtels sont biens) ou des quartiers qui seraient des incontournables pour y résider (facilité de transport, intérêt culturels, paisible, etc.)? Nous pourrons disposer d'un moyen de transport personnel et sommes accompagnés d'un enfant de 10 ans. Merci par avance de vos réponses. J-L
Vol en hélicoptère au dessus du Grand Canyon English translation pending
Bonjour,
je vais reservé je penses sur Papillon.com un tour d'hélico au dessus du Grand Canyon. J'ai vu que leur tarif est a $159. Qu'en pensez vous et de Papillon et du tarif? Pour ceux qui l'on déjà fait en êtes vous content?
Pourrais je songer a réserver une fois sur place?
Je suis preneur de toutes vos expériences.
Merci
je vais reservé je penses sur Papillon.com un tour d'hélico au dessus du Grand Canyon. J'ai vu que leur tarif est a $159. Qu'en pensez vous et de Papillon et du tarif? Pour ceux qui l'on déjà fait en êtes vous content?
Pourrais je songer a réserver une fois sur place?
Je suis preneur de toutes vos expériences.
Merci
Itinéraire d'un mois au départ de San Francisco et problème de camping English translation pending
Voilà nous avons élaboré notre trajet pour notre 1er gd voyage, qui se déroulera de San Francisco le 30 juillet 2010 et s'achèvera le 28 août 2010 à Los Angeles. On a peur d'avoir prévu trop d'étapes et de passer plus de tps ds la voiture que de véritablement profiter des différents sites. Voilà en gros notre programme:
San Francisco (visite du samedi au mercredi 4 août) = 4 jours
Départ de San Francisco le mercredi 4 Aout pour le Lac Tahoe le soir
Matin : - Récupérer la voiture à 9 heures au centre ville, faire les courses puis roulez jusqu'à Sausalito puis se diriger vers Muir Beach Overlook : Panorama sur les falaises et SF. - KM : 30 à partir du nord de SF Après-midi : - Départ 14h vers Sacramento avec une halte si le temps le permet !!! - KM: 139 avec environ 1h30 de trajet - Départ de Sacramento vers 16h30 max jusqu’au lac Tahoe (climat montagnard). - KM : 166 par la route HWY 50 jusqu’à South Lake Tahoe environ vers 19h-20h Nuit : en camping à Emerald Bay State Park (camping + voiture : 31 euros)
Lac tahoe : jeudi 5 aout (6ème jour)
- Ballade autour du lac (130 km): D.L.Bliss State Park (6 euros), Tahoe city et baignade à Sand Harbor Départ à 17h de Vista point vers Mono lake le long de la HWY 395 - KM : 155 Nuit : camping autour du lac (à voir) vers Lee Vining
Mono lake et Yosemite : vendredi 6 aout
Matin : à mono lake, visitor center à 8h puis tour du lac + photos (2h30) puis aller dans Yosemite par l’entrée Est du parc (route 120) et prendre de l’essence avant de rentrer dans le parc. Aller jusqu’à Yosemite village (20 euros par véhicule) puis atteindre le camping Upper pins (réserver 5 mois à l’avance) Après-midi : ballade à voir + baignade voir routard
Yosemite : samedi 7 aout
- ballade dans le parc + rando à cheval à voir + réserver navette + voir pour des vélos. - nuit : au même camping
Départ de yosemite valley vers kings canyon dimanche 8 aout
Matin : - départ à 8h et arrivée vers 11h30 (3h30 de route). Prendre la route 41 puis à Fresno suivre la HWY 180 jusqu’à Grant grove (prendre de l’essence) KM : 264 - Rejoindre le visitor center de grant grove et s’installer au camping Azalea (1er arrivé, 1er servi.) - balade de 30 minutes (general grant tree trail) à 2.4km puis revenir sur le visitor center, prendre la voiture et aller à panoramic point pour pique-niquer.
Après-midi : ( Kings Canyon) Départ à 14h puis emprunter la HWY 180 pour rejoindre Cedar grove (comptez 1h30) et arriver à 16h. au sud de Roads End, faire le sentier Zumwalt Meadow Trail (1h) voir si le temps de prolonger jusqu’à la cascade (2h AR). Retour : arrivée à grant grove à 20 h puis dodo
Sequoia National park : lundi 9 aout
Matin : départ de grant grove à 7h jusqu’à visitor center de lodgepole à 9h (2h de route par le generals HWY) Permet de se ravitailler !!!! Visite de Giant forest à 3 km c’est à dire general sherman tree, (plus grand arbre du monde, ), congress trail (balade de 1 à 2 h), puis voiture jusqu’à moro rock (point de vue avec escalier de 400 marches) et prairie au bout de la route (creascent meadows) Nuit : départ 16h vers lone pine CAMPING / diaz lake campground a voir KM : 360km (large) arrivée vers 20h avec une moyenne de 78 km/h
Death valley jusqu’à Las Vegas : mardi 10 aout
Matin : départ à l’aube (6h) jusqu’à Stovepipe wells village (point photo avec les dunes de sables au loin), puis furnace creek (visitor centor avec départ des rando à voir selon le temps) + information des coins importants et enfin zabriskie point (phénomène géologique le plus fascinant + vue) KM : 195 de lone pine à Death valley jonction (utiliser la route 190) Après midi : Départ max 14h de Death Valley Jonction et arrivée vers 17h à Las Vegas par le Nord. (Utiliser la route 373 puis 115 puis HWY 95) KM : 190 km Nuit : hôtel et ballade si les mollet sont pas en feu.
Las Vegas : mercredi 11 aout ( 1er jour)
Descente du strip , ses hotels casinos + attractions qui part de la stratosphère au bellagio Beaucoup de passerelles entre casinos. Penser à jouer plus tôt en journée et visiter le soir car feu d’artifice + jeu d’eau ….. Soirée sympa à Fremont strip
Las Vegas : jeudi 12 aout ( 2ème jour)
Suite de la découverte du strip de l’hôtel Paris –Las Vegas au Mandalay bay . Voir les usines pour les habits dans les outlet center (sud du strip) Spectacles.
Départ de Las Vegas au plus tard à 15h en direction de Bryce canyon. Prendre l’i15 jusqu’à (Cedar city puis rejoindre la route 14 direction tropic ) revoir encore cet itinéraire emmène au par l’ouest. KM : de Las Vegas – Zion : 240 km puis de Zion- entrée de Bryce Canyon (135 km) environ 3h30 minimum !!!!!!!!!!!!!!!!! Réservation du camping à faire d’urgence !!!!!!!!!!!!! Camping north campground
Bryce Canyon : vendredi 13 aout ( 20 dollars)
Matin : Randonnée à cheval ½ journée de 8h à 13h qui fait le tour des différents points de vue 75 dollars par personne Voir si passage à sunset et sunrise point + voir si rando dans routard et passage dans l’amphithéâtre. Faire la randonnée de 3 miles : Queen’s Garden Trail et Navajo Loop en partant de Sunset Point.
Après-midi : Prendre la HWY 12 vers 16h en direction de Tropic et nuit à Torrey à l’entrée du Capitol Reef National Park en couch surfing KM 179 km ou un peu avant ds le tipi Crazy coyote de Boulder (65€ pour 2). Escale à Escalante pour ravitaillement essence et bouffe.
Canyonlands National Park : samedi 14 août
Matin : Prendre la route 24 en direction de Moab puis HWY 70 puis HWY 191 KM : 240. Trouver le camping Dead Horse Point Campground, juste à côté du visitor center. (réservation jusqu’à 4 mois à l’avance) : 20 dollars (entrée du parc comprise).
Après- midi : Dead Horse point state Park (10 €) , vue magnifique (fin du film Thelma et Louise) puis visite en voiture de the Island in the Sky en suivant la Scenic Drive (54 km) pour se rendre à Green River Overlook, puis à Grand View Point Overlook. Nuit en camping
Arches National Park - Moab: dimanche 15 août (10€) Route goudronnée de 37 km du sud au nord du parc avec plein de points de vue et possibilité de faire des petites ballades. Nuit à Moab en couch surfing.
Needles District dans la Canyonlands National Park : lundi 16 août
Départ de Moab et prendre la HWY 191 et 40 miles au sud de Moab tournez à droite sur la route 211 (120 km en tt). Visitor Center qui ouvre à 9h. Choisir une rando (p 397 guide Michelin ou p 412 du routard sur les parcs). Revenir sur la route HWY 191 vers 15-16h en direction de Bluff KM : 160 par la HWY 191. Dormir à Recapture Lodge dans le centre (piscine et jacuzzi !! pour 68 dollars à deux ! p 340 routard).
Monument Valley et Page: mardi 17 août.
Matin : entrée du parc par une route non goudronnée qui quitte la HWY 163 entre Mexican Hat et Kayenta à partir de 6 h (10€) et empruntez la piste Valley Drive (circuit de 27 km). Comptez 2h30. Un des plus beaux points de vue le matin est Artist’s point.
Après midi : ravitaillement et rejoindre la ville de Page au bord du lake powell par la HWY 163 en passant par Keyenta puis par la route 98. KM : 193 Trouvez le camping Wahweap campground and RV Park, possibilité de réserver ou bien bashful bob’s motel (39 dollars à deux). Se renseigner pour une excursion dans Antelope Canyon Scenic view au coucher du soleil (bifurcation 2 miles après la 1e entrée sud de la marina de Wahweap, sur la droite en venant de Page).
Antelope Canyon et baignade au lake powell : mercredi 18 août
Matin : Antelope Canyon (32 dollars par personne pour 1h30 de visite) : p 354 guide du routard.
Après- midi : baignade à Lone Rock (sable + endroit calme à 3 km ) où dans l’enceinte de la marina de Wahweap. Départ vers 15h 30 sur US 89 en direction de Flagstaff. S’arrêter à wal mart (ravitaillement) puis continuer jusqu’au mile 545 (indiquez sur la droite) pour aller à Horseshoe Bend ( Prendre un sentier de 20 minutes pour vue magnifique sur les falaises) Km : 5
Nuit : départ de Horseshoe Bend à 18h30 max pour aller au grand Canyon par la rive sud .Prendre la route HWY 89 direction Flagstaff jusqu’à Cameron puis prendre la route 64 KM : 220 km (2h 15) Entrée du parc est de 25 dollars par voiture puis se garer au market plaza . Camping mather Campground .
Grand canyon (rive sud) : jeudi 19 aout
Matin : partir tôt le matin ( bcp de monde dans les navettes) et prendre les shutlles du circuit rouge ( hermits rest route) durée : une matinée permet d’alterner entre navette et rando à pied sur le Rim Trail.. (voir différents points de vue à voir en particulier Mather point !!!)
Après-midi : prendre la voiture sur desert view drive ( HWY64) à trois miles à l’est du village , pique-nique dans la forêt puis voir les différents points de vue en prenant les navettes ( si besoin) …. Etre absolument avant 4h à desert view si visite de la tour + photo au coucher du soleil. Coucher dans le même camping.
Grand canyon : vendredi 20 aout
Matin : direction aéroport du Tusayan (attention existe Tusayan ruin and museum = autre chemin) pour faire vol en Hélico !!! prix 200 dollars pour deux personnes ( voir www.airstar.com)
Après-midi : départ pour Flagstaff sur la HWY 64 -180 puis penser au ravitaillement pour le lendemain ! KM : environ 120 km Ballade en soirée selon les envies !!!!!!!!!!
Flagsttaff : samedi 21 aout
Visite de la ville, des salons, du centre historique …….. Prendre la voiture et se diriger en direction de Sedona !! À 12 miles au sud de Flagstaff par l’US 89A puis s’arrêter à OAK CREEK VISTA (beau point de vue) puis aller au toboggan naturel !!!!!!!!!!! Pour se baigner à SLIDE ROCK STATE PARK (à 5 miles au sud de OAK.. par la HWY 179) Si on a du temps en plus : aller visiter Sedona Nuit : dormir à nouveau sur Flagstaff
Départ de Flagstaff pour la route 66 : dimanche 22 aout
Départ tôt le matin pour la route 66 !!! Arrêt à Seligman et direction Barstow KM : 550 km Compter une journée de route !!!! Nuit : couch surfing à voir
Los Angeles : lundi 23 aout
Journée détente ballade + plages : Venice Beach à faire le matin - Venice Beach est située à l'ouest de la ville, tout près de l'aéroport. Pour vous y rendre, empruntez la Santa Monica Freeway. La piste cyclable qui longe la plage est longue de plusieurs kilomètres et peut vous emmener jusqu'à Santa Monica. Venice Beach est, avec Malibu, la plage la plus célèbre du cinéma avec sa longue piste pour vélos et rollers. Eh oui, Venice est l'un des seuls quartiers de Los Angeles qui soit interdit aux voitures. Santa monica deux promenade à ne pas manquer : la 3rd Street Promenade et le Santa Monica Pier. La 3rd Street Promenade est une rue piétonne très romantique et très populaire. Il s'agit du coeur de la ville de Santa Monica. Les soirs et week-ends sont particulièrement animés grâce à de nombreux musiciens et artistes de rue. La 3rd Street Promenade est bordée par des restaurants et des boutiques, souvent très sympas, qui restent ouverts tard le soir. Il y a également beaucoup de bars, de cafés et de cinémas dans les environs.)Au bord de l'océan, le Santa Monica Pier est une longue jetée en bois dont la construction fut achevée en 1921. Il s'agit du plus vieux port de plaisance de l'ouest américain. La promenade le long de la plage doit absolument passer par ici, ne serait-ce que pour l'ambiance. Les artistes de rue animent le quai en musique.
Los Angeles : Mardi 24 aout
Matin : Visite des studios d’Hollywood, (durer d’une journée) : voir universal studio Après-midi : Hollywood boulevard où il faut compter 2 heures
Los Angeles : mercredi 25 aout
Matin : ballade dans les quartiers de Downtown
Après- midi : Sunset Boulvard - l'un des boulevards les plus célèbres du monde ! Le Sunset Boulevard, ou boulevard du crépuscule, est long de 40 km ce qui en fait la rue la plus longue de Los Angeles. En suivant ce boulevard sur toute sa longueur, on pourrait comprendre ce qu'est le paradoxe américain. Tout commence dans les quartiers pauvres et dangereux du downtown pour ensuite traverser les quartiers d'Hollywood et de Beverly Hills. Le boulevard se termine sur les plages de Santa Monica
Los Angeles : jeudi 26 aout
Matin ; faire le Getty center muséum Parmi toutes les collections du musée, celles consacrées à la peinture européenne et aux arts décoratifs sont les plus remarquables. Les chefs d'oeuvres abrités au Getty Center sont nombreux, citons les tableaux Saint Barthélémy peint en 1661 par Rembrandt ou encore Les Iris peint en 1889 par Van Gogh ; Mis à part le Getty Center pour qui l'entrée est gratuite, les autres musées sont payants. En général, les tarifs sont d'environ 8$ pour les adultes, beaucoup moins voire gratuits pour les enfants et les étudiants.
Après midi : direction santa Barbara pour s’y baigner puis passer la soirée dans la ville et dormir en couch surfing
Los Angeles : vendredi 27 aout : cette dernière journée on va la rajouter qq part ds le programme mais on ne sait pas encore où et consacrer un jour de moins à LA
Voilà pour le trajet. on a un souci pour la réservation des campings, la plupart étant déja complets (Yosemite, Bryce Canyon, grand Canyon, etc...). Peut on espérer trouver de la place tout de même une fois sur place?? on n'a pas envie de perdre non plus une journée sur place à attendre qu'une place de camping se libère. Pour ceux qui ont déjà eu ce problème sur place, comment cela s'est passé. On a aussi pas mal de camping ù la règle du 1er arrivé, 1er servi s'applique mais nous arriverons souvent en soirée (19-20h ) et craignons de ne plus avoir de place. Au plaisir de lire vos messages et vous avis!! Marie et Cyrille
San Francisco (visite du samedi au mercredi 4 août) = 4 jours
Départ de San Francisco le mercredi 4 Aout pour le Lac Tahoe le soir
Matin : - Récupérer la voiture à 9 heures au centre ville, faire les courses puis roulez jusqu'à Sausalito puis se diriger vers Muir Beach Overlook : Panorama sur les falaises et SF. - KM : 30 à partir du nord de SF Après-midi : - Départ 14h vers Sacramento avec une halte si le temps le permet !!! - KM: 139 avec environ 1h30 de trajet - Départ de Sacramento vers 16h30 max jusqu’au lac Tahoe (climat montagnard). - KM : 166 par la route HWY 50 jusqu’à South Lake Tahoe environ vers 19h-20h Nuit : en camping à Emerald Bay State Park (camping + voiture : 31 euros)
Lac tahoe : jeudi 5 aout (6ème jour)
- Ballade autour du lac (130 km): D.L.Bliss State Park (6 euros), Tahoe city et baignade à Sand Harbor Départ à 17h de Vista point vers Mono lake le long de la HWY 395 - KM : 155 Nuit : camping autour du lac (à voir) vers Lee Vining
Mono lake et Yosemite : vendredi 6 aout
Matin : à mono lake, visitor center à 8h puis tour du lac + photos (2h30) puis aller dans Yosemite par l’entrée Est du parc (route 120) et prendre de l’essence avant de rentrer dans le parc. Aller jusqu’à Yosemite village (20 euros par véhicule) puis atteindre le camping Upper pins (réserver 5 mois à l’avance) Après-midi : ballade à voir + baignade voir routard
Yosemite : samedi 7 aout
- ballade dans le parc + rando à cheval à voir + réserver navette + voir pour des vélos. - nuit : au même camping
Départ de yosemite valley vers kings canyon dimanche 8 aout
Matin : - départ à 8h et arrivée vers 11h30 (3h30 de route). Prendre la route 41 puis à Fresno suivre la HWY 180 jusqu’à Grant grove (prendre de l’essence) KM : 264 - Rejoindre le visitor center de grant grove et s’installer au camping Azalea (1er arrivé, 1er servi.) - balade de 30 minutes (general grant tree trail) à 2.4km puis revenir sur le visitor center, prendre la voiture et aller à panoramic point pour pique-niquer.
Après-midi : ( Kings Canyon) Départ à 14h puis emprunter la HWY 180 pour rejoindre Cedar grove (comptez 1h30) et arriver à 16h. au sud de Roads End, faire le sentier Zumwalt Meadow Trail (1h) voir si le temps de prolonger jusqu’à la cascade (2h AR). Retour : arrivée à grant grove à 20 h puis dodo
Sequoia National park : lundi 9 aout
Matin : départ de grant grove à 7h jusqu’à visitor center de lodgepole à 9h (2h de route par le generals HWY) Permet de se ravitailler !!!! Visite de Giant forest à 3 km c’est à dire general sherman tree, (plus grand arbre du monde, ), congress trail (balade de 1 à 2 h), puis voiture jusqu’à moro rock (point de vue avec escalier de 400 marches) et prairie au bout de la route (creascent meadows) Nuit : départ 16h vers lone pine CAMPING / diaz lake campground a voir KM : 360km (large) arrivée vers 20h avec une moyenne de 78 km/h
Death valley jusqu’à Las Vegas : mardi 10 aout
Matin : départ à l’aube (6h) jusqu’à Stovepipe wells village (point photo avec les dunes de sables au loin), puis furnace creek (visitor centor avec départ des rando à voir selon le temps) + information des coins importants et enfin zabriskie point (phénomène géologique le plus fascinant + vue) KM : 195 de lone pine à Death valley jonction (utiliser la route 190) Après midi : Départ max 14h de Death Valley Jonction et arrivée vers 17h à Las Vegas par le Nord. (Utiliser la route 373 puis 115 puis HWY 95) KM : 190 km Nuit : hôtel et ballade si les mollet sont pas en feu.
Las Vegas : mercredi 11 aout ( 1er jour)
Descente du strip , ses hotels casinos + attractions qui part de la stratosphère au bellagio Beaucoup de passerelles entre casinos. Penser à jouer plus tôt en journée et visiter le soir car feu d’artifice + jeu d’eau ….. Soirée sympa à Fremont strip
Las Vegas : jeudi 12 aout ( 2ème jour)
Suite de la découverte du strip de l’hôtel Paris –Las Vegas au Mandalay bay . Voir les usines pour les habits dans les outlet center (sud du strip) Spectacles.
Départ de Las Vegas au plus tard à 15h en direction de Bryce canyon. Prendre l’i15 jusqu’à (Cedar city puis rejoindre la route 14 direction tropic ) revoir encore cet itinéraire emmène au par l’ouest. KM : de Las Vegas – Zion : 240 km puis de Zion- entrée de Bryce Canyon (135 km) environ 3h30 minimum !!!!!!!!!!!!!!!!! Réservation du camping à faire d’urgence !!!!!!!!!!!!! Camping north campground
Bryce Canyon : vendredi 13 aout ( 20 dollars)
Matin : Randonnée à cheval ½ journée de 8h à 13h qui fait le tour des différents points de vue 75 dollars par personne Voir si passage à sunset et sunrise point + voir si rando dans routard et passage dans l’amphithéâtre. Faire la randonnée de 3 miles : Queen’s Garden Trail et Navajo Loop en partant de Sunset Point.
Après-midi : Prendre la HWY 12 vers 16h en direction de Tropic et nuit à Torrey à l’entrée du Capitol Reef National Park en couch surfing KM 179 km ou un peu avant ds le tipi Crazy coyote de Boulder (65€ pour 2). Escale à Escalante pour ravitaillement essence et bouffe.
Canyonlands National Park : samedi 14 août
Matin : Prendre la route 24 en direction de Moab puis HWY 70 puis HWY 191 KM : 240. Trouver le camping Dead Horse Point Campground, juste à côté du visitor center. (réservation jusqu’à 4 mois à l’avance) : 20 dollars (entrée du parc comprise).
Après- midi : Dead Horse point state Park (10 €) , vue magnifique (fin du film Thelma et Louise) puis visite en voiture de the Island in the Sky en suivant la Scenic Drive (54 km) pour se rendre à Green River Overlook, puis à Grand View Point Overlook. Nuit en camping
Arches National Park - Moab: dimanche 15 août (10€) Route goudronnée de 37 km du sud au nord du parc avec plein de points de vue et possibilité de faire des petites ballades. Nuit à Moab en couch surfing.
Needles District dans la Canyonlands National Park : lundi 16 août
Départ de Moab et prendre la HWY 191 et 40 miles au sud de Moab tournez à droite sur la route 211 (120 km en tt). Visitor Center qui ouvre à 9h. Choisir une rando (p 397 guide Michelin ou p 412 du routard sur les parcs). Revenir sur la route HWY 191 vers 15-16h en direction de Bluff KM : 160 par la HWY 191. Dormir à Recapture Lodge dans le centre (piscine et jacuzzi !! pour 68 dollars à deux ! p 340 routard).
Monument Valley et Page: mardi 17 août.
Matin : entrée du parc par une route non goudronnée qui quitte la HWY 163 entre Mexican Hat et Kayenta à partir de 6 h (10€) et empruntez la piste Valley Drive (circuit de 27 km). Comptez 2h30. Un des plus beaux points de vue le matin est Artist’s point.
Après midi : ravitaillement et rejoindre la ville de Page au bord du lake powell par la HWY 163 en passant par Keyenta puis par la route 98. KM : 193 Trouvez le camping Wahweap campground and RV Park, possibilité de réserver ou bien bashful bob’s motel (39 dollars à deux). Se renseigner pour une excursion dans Antelope Canyon Scenic view au coucher du soleil (bifurcation 2 miles après la 1e entrée sud de la marina de Wahweap, sur la droite en venant de Page).
Antelope Canyon et baignade au lake powell : mercredi 18 août
Matin : Antelope Canyon (32 dollars par personne pour 1h30 de visite) : p 354 guide du routard.
Après- midi : baignade à Lone Rock (sable + endroit calme à 3 km ) où dans l’enceinte de la marina de Wahweap. Départ vers 15h 30 sur US 89 en direction de Flagstaff. S’arrêter à wal mart (ravitaillement) puis continuer jusqu’au mile 545 (indiquez sur la droite) pour aller à Horseshoe Bend ( Prendre un sentier de 20 minutes pour vue magnifique sur les falaises) Km : 5
Nuit : départ de Horseshoe Bend à 18h30 max pour aller au grand Canyon par la rive sud .Prendre la route HWY 89 direction Flagstaff jusqu’à Cameron puis prendre la route 64 KM : 220 km (2h 15) Entrée du parc est de 25 dollars par voiture puis se garer au market plaza . Camping mather Campground .
Grand canyon (rive sud) : jeudi 19 aout
Matin : partir tôt le matin ( bcp de monde dans les navettes) et prendre les shutlles du circuit rouge ( hermits rest route) durée : une matinée permet d’alterner entre navette et rando à pied sur le Rim Trail.. (voir différents points de vue à voir en particulier Mather point !!!)
Après-midi : prendre la voiture sur desert view drive ( HWY64) à trois miles à l’est du village , pique-nique dans la forêt puis voir les différents points de vue en prenant les navettes ( si besoin) …. Etre absolument avant 4h à desert view si visite de la tour + photo au coucher du soleil. Coucher dans le même camping.
Grand canyon : vendredi 20 aout
Matin : direction aéroport du Tusayan (attention existe Tusayan ruin and museum = autre chemin) pour faire vol en Hélico !!! prix 200 dollars pour deux personnes ( voir www.airstar.com)
Après-midi : départ pour Flagstaff sur la HWY 64 -180 puis penser au ravitaillement pour le lendemain ! KM : environ 120 km Ballade en soirée selon les envies !!!!!!!!!!
Flagsttaff : samedi 21 aout
Visite de la ville, des salons, du centre historique …….. Prendre la voiture et se diriger en direction de Sedona !! À 12 miles au sud de Flagstaff par l’US 89A puis s’arrêter à OAK CREEK VISTA (beau point de vue) puis aller au toboggan naturel !!!!!!!!!!! Pour se baigner à SLIDE ROCK STATE PARK (à 5 miles au sud de OAK.. par la HWY 179) Si on a du temps en plus : aller visiter Sedona Nuit : dormir à nouveau sur Flagstaff
Départ de Flagstaff pour la route 66 : dimanche 22 aout
Départ tôt le matin pour la route 66 !!! Arrêt à Seligman et direction Barstow KM : 550 km Compter une journée de route !!!! Nuit : couch surfing à voir
Los Angeles : lundi 23 aout
Journée détente ballade + plages : Venice Beach à faire le matin - Venice Beach est située à l'ouest de la ville, tout près de l'aéroport. Pour vous y rendre, empruntez la Santa Monica Freeway. La piste cyclable qui longe la plage est longue de plusieurs kilomètres et peut vous emmener jusqu'à Santa Monica. Venice Beach est, avec Malibu, la plage la plus célèbre du cinéma avec sa longue piste pour vélos et rollers. Eh oui, Venice est l'un des seuls quartiers de Los Angeles qui soit interdit aux voitures. Santa monica deux promenade à ne pas manquer : la 3rd Street Promenade et le Santa Monica Pier. La 3rd Street Promenade est une rue piétonne très romantique et très populaire. Il s'agit du coeur de la ville de Santa Monica. Les soirs et week-ends sont particulièrement animés grâce à de nombreux musiciens et artistes de rue. La 3rd Street Promenade est bordée par des restaurants et des boutiques, souvent très sympas, qui restent ouverts tard le soir. Il y a également beaucoup de bars, de cafés et de cinémas dans les environs.)Au bord de l'océan, le Santa Monica Pier est une longue jetée en bois dont la construction fut achevée en 1921. Il s'agit du plus vieux port de plaisance de l'ouest américain. La promenade le long de la plage doit absolument passer par ici, ne serait-ce que pour l'ambiance. Les artistes de rue animent le quai en musique.
Los Angeles : Mardi 24 aout
Matin : Visite des studios d’Hollywood, (durer d’une journée) : voir universal studio Après-midi : Hollywood boulevard où il faut compter 2 heures
Los Angeles : mercredi 25 aout
Matin : ballade dans les quartiers de Downtown
Après- midi : Sunset Boulvard - l'un des boulevards les plus célèbres du monde ! Le Sunset Boulevard, ou boulevard du crépuscule, est long de 40 km ce qui en fait la rue la plus longue de Los Angeles. En suivant ce boulevard sur toute sa longueur, on pourrait comprendre ce qu'est le paradoxe américain. Tout commence dans les quartiers pauvres et dangereux du downtown pour ensuite traverser les quartiers d'Hollywood et de Beverly Hills. Le boulevard se termine sur les plages de Santa Monica
Los Angeles : jeudi 26 aout
Matin ; faire le Getty center muséum Parmi toutes les collections du musée, celles consacrées à la peinture européenne et aux arts décoratifs sont les plus remarquables. Les chefs d'oeuvres abrités au Getty Center sont nombreux, citons les tableaux Saint Barthélémy peint en 1661 par Rembrandt ou encore Les Iris peint en 1889 par Van Gogh ; Mis à part le Getty Center pour qui l'entrée est gratuite, les autres musées sont payants. En général, les tarifs sont d'environ 8$ pour les adultes, beaucoup moins voire gratuits pour les enfants et les étudiants.
Après midi : direction santa Barbara pour s’y baigner puis passer la soirée dans la ville et dormir en couch surfing
Los Angeles : vendredi 27 aout : cette dernière journée on va la rajouter qq part ds le programme mais on ne sait pas encore où et consacrer un jour de moins à LA
Voilà pour le trajet. on a un souci pour la réservation des campings, la plupart étant déja complets (Yosemite, Bryce Canyon, grand Canyon, etc...). Peut on espérer trouver de la place tout de même une fois sur place?? on n'a pas envie de perdre non plus une journée sur place à attendre qu'une place de camping se libère. Pour ceux qui ont déjà eu ce problème sur place, comment cela s'est passé. On a aussi pas mal de camping ù la règle du 1er arrivé, 1er servi s'applique mais nous arriverons souvent en soirée (19-20h ) et craignons de ne plus avoir de place. Au plaisir de lire vos messages et vous avis!! Marie et Cyrille
Avis sur circuit dans l'ouest et est des Etats-Unis en trente jours? English translation pending
Bonjour à tous, voyageurs de l'extrême,
Cela fait un petit moment que je parcours votre site pour préparer mon voyage, et j'ai (enfin !) une idée du trajet. Nous partons, mon ami et moi, 30 jours, moitié côté ouest, moitié côté est !
Un des grands regrets de ce trajet est la non-visite de YellowStone, mais c'est particulièrement ardu de le caser dans ce voyage... Les deux autres regrets : Savannah et Charleston, ainsi que la Louisiane...
Il y a trois jours de vide dans le programme (ci-dessous) à répartir dans l'ouest, mais nous ne savons trop comment... Une idée de comment les répartir ? Quelle visite prolonger? Ajouter? Enlever?
Jour 1 - Avion Bruxelles --> Los Angeles Jour 2 - Los Angeles Jour 3 - Las Vegas Jour 4 - Grand Canyon Jour 5 - Grand Canyon de Chelly Jour 6 - Monument Valley Jour 7 - Arches National Park Jour 8 - Capitol Reef National Park Jour 9 - Bryce Canyon Jour 10 - Las Vegas Jour 11 - Death Valley Jour 12 - Yosemite National Park Jour 13 - San Francisco Jour 14 - San Francisco Jour 15 : ? Jour 16 : ? Jour 17 : ? Jour 18 : Key West Jour 19 : Everglades Jour 20 : Miami Jour 21 : Kennedy Space Center Jour 22 : Orlando (Disney World : un des parcs à définir) Jour 23 : Orlando (Universal Orlando : certainement Universal Studios) Jour 24 : Washington DC Jour 25 : New-York Jour 26 : New-York Jour 27 : New-York Jour 28 : New-York Jour 29 : Chicago Jour 30 : Chicago
Cela fait un petit moment que je parcours votre site pour préparer mon voyage, et j'ai (enfin !) une idée du trajet. Nous partons, mon ami et moi, 30 jours, moitié côté ouest, moitié côté est !
Un des grands regrets de ce trajet est la non-visite de YellowStone, mais c'est particulièrement ardu de le caser dans ce voyage... Les deux autres regrets : Savannah et Charleston, ainsi que la Louisiane...
Il y a trois jours de vide dans le programme (ci-dessous) à répartir dans l'ouest, mais nous ne savons trop comment... Une idée de comment les répartir ? Quelle visite prolonger? Ajouter? Enlever?
Jour 1 - Avion Bruxelles --> Los Angeles Jour 2 - Los Angeles Jour 3 - Las Vegas Jour 4 - Grand Canyon Jour 5 - Grand Canyon de Chelly Jour 6 - Monument Valley Jour 7 - Arches National Park Jour 8 - Capitol Reef National Park Jour 9 - Bryce Canyon Jour 10 - Las Vegas Jour 11 - Death Valley Jour 12 - Yosemite National Park Jour 13 - San Francisco Jour 14 - San Francisco Jour 15 : ? Jour 16 : ? Jour 17 : ? Jour 18 : Key West Jour 19 : Everglades Jour 20 : Miami Jour 21 : Kennedy Space Center Jour 22 : Orlando (Disney World : un des parcs à définir) Jour 23 : Orlando (Universal Orlando : certainement Universal Studios) Jour 24 : Washington DC Jour 25 : New-York Jour 26 : New-York Jour 27 : New-York Jour 28 : New-York Jour 29 : Chicago Jour 30 : Chicago
Meilleur moment pour réserver les billets d'avion pour l'Ouest américain? English translation pending
Bonjour 🙂
Je souhaiterais avoir vos conseils: nous sommes une famille avec 3 enfants et nous souhaiterions partir en juillet ou aout , cette année ou l'an prochain , dans l'ouest américain. Nous avons regardé les prix: pas de billets à moins de 1000 euros 🙁 par personne . A ceux qui y sont déjà allés et qui ont l'habitude de voyager , pourrions nous réduire ce budget ? A quel moment peut_on réserver les prix les plus bas pour juillet et août? De quelle ville vaut-il mieux partir et arriver? Ou alors est ce impossible d'obtenir un meilleur prix ? Un grand merci et à bientôt.
Je souhaiterais avoir vos conseils: nous sommes une famille avec 3 enfants et nous souhaiterions partir en juillet ou aout , cette année ou l'an prochain , dans l'ouest américain. Nous avons regardé les prix: pas de billets à moins de 1000 euros 🙁 par personne . A ceux qui y sont déjà allés et qui ont l'habitude de voyager , pourrions nous réduire ce budget ? A quel moment peut_on réserver les prix les plus bas pour juillet et août? De quelle ville vaut-il mieux partir et arriver? Ou alors est ce impossible d'obtenir un meilleur prix ? Un grand merci et à bientôt.
Avis sur un circuit tendance rando dans l'Ouest américain? English translation pending
Bonjour,
Félicitations et merci à tous les aventuriers de l’ouest, j’ai lu et relu vos récits de voyage et vos conseils, j’en ai puisé plein d’idées pour un circuit que je soumets maintenant à votre critique ….
Nous sommes 5 (3 enfants de 14, 13 et 10 ans) et nous aimons prendre notre temps pour randonner. Notre objectif est donc de nous limiter en km mais de passer plus de temps dans les parcs.
Nous avons peut être procédé à l’envers puisque nous avons d’abord réservé les vols (Salt Lake City) et le camping car, un C30 et je crains que nos déplacements soient donc limités… tant pis, ce sera pour une prochaine fois !
Voici notre projet de circuit, j’ai cherché à y mettre quelques activités autres que la seule randonnée car je crains que la chaleur nous plombe. A ce sujet, est ce comparable aux coups de chaud sur le GR20 en Corse ?
J 1 = Départ de SLC (nous arriverons de SF par avion) - Prise du CC en début d'am - Route vers Moab, arrêt à Sego Canyon Petroglyphs - Nuit à Moab
J 2 = Découverte de Arches NP avec notamment Double Arch - Delicate Arch (sunset)- Nuit à Moab
J 3 = Bowtie et Corona - Dead Horse Point - Fiery Furnace (avec rangers) - Nuit à Devils’Garden
J4 = Devil’s garden trail – Découverte de « Hell’s Revenge » en hummer – Nuit à Moab.
Votre avis sur cette excursion ? Faut il lui préférer une location de 4x4 sur la journée pour Shaffer trail et Potash road ? Est ce que la Potash road est accessible en CC ?
J 5 = Randonnées dans Island in the Sky - Sunset à Grandview Point Overlook ou Green River Overlook - Nuit à Dead Horse Point (nous y aurons déjà randonné la veille ; nous avons retenu ce lieu pour la nuit, car le camping peut être réservé à l’avance et sommes alors assurés d’être au plus près de Mesa arch pour le sunrise le lendemain)
J 6 = Sunrise à Mesa Arch - Route vers le sud – Needles Overlook – Newspaper Rock - Randonnées dans les Needles – Nuit à Needles Outpost
J 7 = Matinée dans les Needles - route vers Blanding - Route 95 pour Mule Canyon puis Natural Bridge – Rando dans Natural Bridge (Sipapu – Kachina – Owachomo) - Soirée « Dark midnight skies » avec rangers (la pleine lune est le 6) – Nuit à Natural Bridge
J 8 = Route 95 vers l’est puis 261 Moon House – Road Canyon - Moki Dugway (c'est bien le sens de la descente, non ?) - Est ce possible avec un CC (bien sûr, s'il n'a pas plu) ? - Muley Point Overlook – Valley of the Gods (on y passe en CC ?) – Goosenecks – Mexican Hat (déjeuner au Swingin’ Steack) - Monument Valley – Nuit à Gouling.
Ma grande interrogation sur cette journée est de savoir si le circuit est possible avec un CC ?
J 9 = Route vers Page – Musée Navajo de Kayenta – Rando Keel Seel et Betatakin – Visite du barrage (mais fermeture à 16h, heure AZ) – Sunset à Scenic View – Nuit à Page
J 10, 11 et 12 = Page et environs. Pour l’instant nous retenons, The Wave, bien sûr, si la chance est avec nous, Lower Anteloppe (pour éviter la foule à Upper), Paria Rim rocks, … en fait, toujours la même interrogation : quels sont les départs de rando accessibles en CC ? On hésite à aller à Grand Canyon ; la rive sud nous obligerait à faire beaucoup de km or nous voulons minimiser nos temps de parcours et la rive droite semble moins attrayante.
J 13 = Zion
J 14 = Angel's Landing trail - route vers Bryce : Canyon Overlook - Chekerboard Mesa – Red Canyon - Sunset et Nuit à Bryce
J 15 = Sunrise à Bryce - Rando Navajo – Peekaboo – Queen’s – puis autres points dans Bryce - Nuit à Bryce
J 16 = Scenic Drive 12 et ses multiples arrêts : Red Canyon – Lower Calf creek , etc…– Nuit à Torrey
J 17 = Rando dans Capitol Reef : La scenic drive est elle accessible en CC ? Nuit à Fruita.
On s’interroge sur la location d’un 4x4 sur la journée pour la Cathedral valley.
J 18 = Matinée dans Capitol Reef - remontée vers SLC
J19 = retour du CC et vol jusque Paris
Voilà, 19 jours c’est peu, on est contraint par le CC. D’avance un très grand merci pour tous vos avis et suggestions
Armelle
Félicitations et merci à tous les aventuriers de l’ouest, j’ai lu et relu vos récits de voyage et vos conseils, j’en ai puisé plein d’idées pour un circuit que je soumets maintenant à votre critique ….
Nous sommes 5 (3 enfants de 14, 13 et 10 ans) et nous aimons prendre notre temps pour randonner. Notre objectif est donc de nous limiter en km mais de passer plus de temps dans les parcs.
Nous avons peut être procédé à l’envers puisque nous avons d’abord réservé les vols (Salt Lake City) et le camping car, un C30 et je crains que nos déplacements soient donc limités… tant pis, ce sera pour une prochaine fois !
Voici notre projet de circuit, j’ai cherché à y mettre quelques activités autres que la seule randonnée car je crains que la chaleur nous plombe. A ce sujet, est ce comparable aux coups de chaud sur le GR20 en Corse ?
J 1 = Départ de SLC (nous arriverons de SF par avion) - Prise du CC en début d'am - Route vers Moab, arrêt à Sego Canyon Petroglyphs - Nuit à Moab
J 2 = Découverte de Arches NP avec notamment Double Arch - Delicate Arch (sunset)- Nuit à Moab
J 3 = Bowtie et Corona - Dead Horse Point - Fiery Furnace (avec rangers) - Nuit à Devils’Garden
J4 = Devil’s garden trail – Découverte de « Hell’s Revenge » en hummer – Nuit à Moab.
Votre avis sur cette excursion ? Faut il lui préférer une location de 4x4 sur la journée pour Shaffer trail et Potash road ? Est ce que la Potash road est accessible en CC ?
J 5 = Randonnées dans Island in the Sky - Sunset à Grandview Point Overlook ou Green River Overlook - Nuit à Dead Horse Point (nous y aurons déjà randonné la veille ; nous avons retenu ce lieu pour la nuit, car le camping peut être réservé à l’avance et sommes alors assurés d’être au plus près de Mesa arch pour le sunrise le lendemain)
J 6 = Sunrise à Mesa Arch - Route vers le sud – Needles Overlook – Newspaper Rock - Randonnées dans les Needles – Nuit à Needles Outpost
J 7 = Matinée dans les Needles - route vers Blanding - Route 95 pour Mule Canyon puis Natural Bridge – Rando dans Natural Bridge (Sipapu – Kachina – Owachomo) - Soirée « Dark midnight skies » avec rangers (la pleine lune est le 6) – Nuit à Natural Bridge
J 8 = Route 95 vers l’est puis 261 Moon House – Road Canyon - Moki Dugway (c'est bien le sens de la descente, non ?) - Est ce possible avec un CC (bien sûr, s'il n'a pas plu) ? - Muley Point Overlook – Valley of the Gods (on y passe en CC ?) – Goosenecks – Mexican Hat (déjeuner au Swingin’ Steack) - Monument Valley – Nuit à Gouling.
Ma grande interrogation sur cette journée est de savoir si le circuit est possible avec un CC ?
J 9 = Route vers Page – Musée Navajo de Kayenta – Rando Keel Seel et Betatakin – Visite du barrage (mais fermeture à 16h, heure AZ) – Sunset à Scenic View – Nuit à Page
J 10, 11 et 12 = Page et environs. Pour l’instant nous retenons, The Wave, bien sûr, si la chance est avec nous, Lower Anteloppe (pour éviter la foule à Upper), Paria Rim rocks, … en fait, toujours la même interrogation : quels sont les départs de rando accessibles en CC ? On hésite à aller à Grand Canyon ; la rive sud nous obligerait à faire beaucoup de km or nous voulons minimiser nos temps de parcours et la rive droite semble moins attrayante.
J 13 = Zion
J 14 = Angel's Landing trail - route vers Bryce : Canyon Overlook - Chekerboard Mesa – Red Canyon - Sunset et Nuit à Bryce
J 15 = Sunrise à Bryce - Rando Navajo – Peekaboo – Queen’s – puis autres points dans Bryce - Nuit à Bryce
J 16 = Scenic Drive 12 et ses multiples arrêts : Red Canyon – Lower Calf creek , etc…– Nuit à Torrey
J 17 = Rando dans Capitol Reef : La scenic drive est elle accessible en CC ? Nuit à Fruita.
On s’interroge sur la location d’un 4x4 sur la journée pour la Cathedral valley.
J 18 = Matinée dans Capitol Reef - remontée vers SLC
J19 = retour du CC et vol jusque Paris
Voilà, 19 jours c’est peu, on est contraint par le CC. D’avance un très grand merci pour tous vos avis et suggestions
Armelle
Urgent: trop de billets de cent dollars aux États-Unis English translation pending
bonjour,
nous avons changé les billets aujourd'hui et nous avons beaucoup trop de billets de 100$ qui sont soit disant difficile à passer au états unis et surtout pas pratique. Alors ma question est : peut on aller dans une banque et demander d'avoir des coupures de billets plus petite???
nous avons changé les billets aujourd'hui et nous avons beaucoup trop de billets de 100$ qui sont soit disant difficile à passer au états unis et surtout pas pratique. Alors ma question est : peut on aller dans une banque et demander d'avoir des coupures de billets plus petite???
Camping-car dans l'Ouest américain au mois d'août English translation pending
Bonjour,
nous partons donc mi aout pour un voyage dans les parcs à partir de San franscisco et avons loué un camping car.Mon mari a très peur de ne pas avoir de place si nous ne réservons pas et moi je crains le stress si nous devons nous coller à un planning pré établi. Qu'en pensez vous ? Sinon, nous ne ferons pas la death valley (j'ai cru comprendre que c'était déconseillé voir interdit par les loueurs) quel itinéraire de remplacement conseillez vous pour aller vers le grand canyon ?
Merci de toutes vos judicieuses précisions et bonne journée à tous
virginie
nous partons donc mi aout pour un voyage dans les parcs à partir de San franscisco et avons loué un camping car.Mon mari a très peur de ne pas avoir de place si nous ne réservons pas et moi je crains le stress si nous devons nous coller à un planning pré établi. Qu'en pensez vous ? Sinon, nous ne ferons pas la death valley (j'ai cru comprendre que c'était déconseillé voir interdit par les loueurs) quel itinéraire de remplacement conseillez vous pour aller vers le grand canyon ?
Merci de toutes vos judicieuses précisions et bonne journée à tous
virginie
Voyage dans l'Ouest américain au mois d'août English translation pending
Hi buddies !
Voila je viens sur ce forum pour demander quelques précisions quant à un probable futur voyage que nous voulons faire avec des amis : nous serions tentés par l'ouest des USA (vous vous en doutez sans doute ^^)
Mais il faut bien s'organiser avant de tout prendre, notamment l'avion ; j'ai donc quelques petites questions !
Alors pour les billets, certes il commence à se faire un peu tard par rapport au mois d'aout mais bon, je n'y peux rien! Selon vous, des escales d'une durée aux alentours de deux heures sont trop courtes pour effectuer une correspondance aux USA ? Genre je trouve souvent en cherchant les billets des correspondances de deux heures, mais faire formalités, changement parfois de terminal et se trimbaler les bagages j'ai l'impression que ça fait just surtout avec les renforcements de ces derniers mois ? Qu'en pensez vous ? J'prefere etre vraiment large on sait jamais, en plus selon l'aéroport de correspondance les retards sont fréquents ^^ (je me souviens de JFK lol) Donc voila, en fouillant un peu dans les messages, j'ai pu lire que toronto, ou du moins le canada (par air canada) était assez interessant niveau prix et temps de correspondance ? Toujours mieux que philadelphie, nyc ou encore dallas non ?
Ensuite question voyage lui même : si je m'ecoutais je partirais 1 mois pour découvrir vraiment le max mais malheureusement y a des contraintes des autres baroudeurs, on mise plutot sur 15 jours : plus chaud ^^ Notre idée : SF, Yosemite, Death Valley, LV, Grand Canyon, MV, retour à LA (l'ordre avec les deux parcs entre LV et LA n'est bien évidemment pas bien défini) Quelques questions : => Yosemite en partant aux premières lueurs de San Francisco on peut y être en fin de matinée, est ce necessaire de passer la nuit pour voir certaines vues imprenables avec le sunset/sunrise ou peut on déjà s'avancer pour DV?
=> Pour death valley j'adorerais voir un ghost town, Bodie n'est pas très loin mais est ce raisonnable d'y faire le détour ? Ou avez vous vu des ghosts towns sur votre route un peu plus loin ?
=> Reste le problème GC et MV : comment réussir à les combiner tout en sachant qu'après ca on file vers LA (on veut vraiment pas la zapper malgré les critiques) Ne vaudrait il pas mieux chambouler le tout et inclure LA au départ et repartir par Phoenix ou LV ?
Voila j'aimerais avoir quelques avis la dessus, le programme n'en sera que plus précis car pour l'instant j'ai du mal je dois vous l'avouer ! Je vous remercie d'avance les VForumeurs !!🙂 (et m'excuse pour ce roman, c'est ma spécialité !)
Mais il faut bien s'organiser avant de tout prendre, notamment l'avion ; j'ai donc quelques petites questions !
Alors pour les billets, certes il commence à se faire un peu tard par rapport au mois d'aout mais bon, je n'y peux rien! Selon vous, des escales d'une durée aux alentours de deux heures sont trop courtes pour effectuer une correspondance aux USA ? Genre je trouve souvent en cherchant les billets des correspondances de deux heures, mais faire formalités, changement parfois de terminal et se trimbaler les bagages j'ai l'impression que ça fait just surtout avec les renforcements de ces derniers mois ? Qu'en pensez vous ? J'prefere etre vraiment large on sait jamais, en plus selon l'aéroport de correspondance les retards sont fréquents ^^ (je me souviens de JFK lol) Donc voila, en fouillant un peu dans les messages, j'ai pu lire que toronto, ou du moins le canada (par air canada) était assez interessant niveau prix et temps de correspondance ? Toujours mieux que philadelphie, nyc ou encore dallas non ?
Ensuite question voyage lui même : si je m'ecoutais je partirais 1 mois pour découvrir vraiment le max mais malheureusement y a des contraintes des autres baroudeurs, on mise plutot sur 15 jours : plus chaud ^^ Notre idée : SF, Yosemite, Death Valley, LV, Grand Canyon, MV, retour à LA (l'ordre avec les deux parcs entre LV et LA n'est bien évidemment pas bien défini) Quelques questions : => Yosemite en partant aux premières lueurs de San Francisco on peut y être en fin de matinée, est ce necessaire de passer la nuit pour voir certaines vues imprenables avec le sunset/sunrise ou peut on déjà s'avancer pour DV?
=> Pour death valley j'adorerais voir un ghost town, Bodie n'est pas très loin mais est ce raisonnable d'y faire le détour ? Ou avez vous vu des ghosts towns sur votre route un peu plus loin ?
=> Reste le problème GC et MV : comment réussir à les combiner tout en sachant qu'après ca on file vers LA (on veut vraiment pas la zapper malgré les critiques) Ne vaudrait il pas mieux chambouler le tout et inclure LA au départ et repartir par Phoenix ou LV ?
Voila j'aimerais avoir quelques avis la dessus, le programme n'en sera que plus précis car pour l'instant j'ai du mal je dois vous l'avouer ! Je vous remercie d'avance les VForumeurs !!🙂 (et m'excuse pour ce roman, c'est ma spécialité !)
Alternative à Coyotte Buttes South? English translation pending
Je prépare depuis plus d'un an un voyage dans l'ouest américain et je me suis fortement inspirée de toutes les discussions trouvées sur ce forum et bien évidemment du magnifique site Ouestusa.fr qu'on ne présente plus. Je me décide enfin à faire appel à tous les spécialistes de la région pour m'aider dans un de mes choix. Nous sommes inscrits à la loterie pour CBN et le verdict tombera dans quelques jours. Vu la faible probabilité de décrocher le sésame, j'ai prévu un plan B. Ma première idée était de prendre 4 permis pour CBS (nous sommes 4) et de faire appel à Paria Outpost pour nous y emmener. Mais à lire les récits de M.Lefèvre et de Sedonax, je penche aussi pour la découverte de Edmaier's secret. D'où ma question: Vu que la visite de CBS me coûtera 700$, j'aimerais savoir si CBS vaut largement le détour par rapport à Edmaier's secret? Je me tourne donc naturellement vers ceux qui connaissent les deux endroits. Merci d'avance pour vos conseils.
Projet de faire l'Ouest américain à moto en 2012 English translation pending
je voudrais préparer un voyage en moto pour 2012 sans passer par une agence qui me demande la somme de 7000€ pour 15 jours le trajet est celui que chaque motard rêve de faire l'ouest je demande conseil à ceux qui ont déjà fait l'ouest, les parcs, las Vegas, (ext) Je voudrais savoir pour 15 jours de voyage au mois de mai combien de km par étappe, la location de la moto se ferais à san fransisco chez (eaglerider.com) quel budget faut-il par jour pour les repas et l'essence pour les hôtels faut-il les prendre sur place ou à l'avance merci.
Ouest américain 2009: à la découverte de nouveaux sites en dehors des sentiers battus (Partie n°4) English translation pending
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
JOUR 12 : de Catstair Canyon à CBS Paw Hole
Ce matin, je vais tenter le tirage au sort à la Paria Ranger Station dans le but d’obtenir un permis pour Coyote Buttes North (CBN), afin de revoir The Wave et ses alentours. J’éprouve une sorte de fascination pour cet endroit extraordinaire, qui débuta le jour de 1995 où je suis tombé sur une photo de ce que l’on n’appelait pas encore The Wave dans le magazine Géo. Dix ans après ma première visite (avec ma femme et ma fille), qui fut suivie de 8 autres durant lesquelles j’ai exploré à fond tout le secteur (ce qui m’a permis d’écrire le chapitre « Coyote Buttes North » dans le volume 2 de Photographing the Southwest), cette fascination ne faiblit pas et, si je passe à proximité de CBN, je ne résiste pas à tenter ma chance (avec toutefois quelques scrupules car cela en enlève une à ceux qui n’y sont jamais allés). Mais maintenant, si je ne suis pas tiré au sort, une simple déception remplace la frustration.
Le tirage n’ayant lieu qu’à 9 heures, j’ai le temps de faire une visite à proximité.
Je choisis de retourner à Catstair Canyon que je n’avais vu qu’une seule fois sous une lumière peu favorable.
Ce petit canyon se trouve en contrebas de la Highway 89 et son accès en est aussi rapide que facile.
Tôt le matin, la belle lumière met en valeur le canyon.


On y trouve quelques exemples d’art rupestre indien dont mon préféré est ce pictographe représentant un homme de façon minimaliste et très graphique.


Un peu plus loin dans le canyon, se trouve un étonnant remblai que l’on ne soupçonne pas quand on roule sur la Highway 89 quelques mètres plus haut. Il est constitué d’un empilement d’une vingtaine de voitures des années 60 et 70 😮. En voici quelques-unes :

En me garant sur le parking de la Paria Ranger Station, à 8 h 45, je constate qu’il y a beaucoup de véhicules, il va donc y avoir de nombreux postulants pour les 10 permis octroyés. Effectivement, il y a 68 demandes, mais avec ceux qui reviennent plusieurs jours de suite (les rangers leur donnent autant de « billets de loterie » que le nombre de fois auxquelles ils ont postulé), les chances d’obtenir un permis ne dépassent pas 1 sur 10 😕.
En attendant le tirage au sort, je discute avec une jeune femme prénommée Dawn (Aurore). C’est une Californienne au look hyper sportif, particulièrement aimable et bien dans sa peau. Elle ne travaille pas dans le domaine sportif comme son allure pourrait le laisser croire (elle est consultante en sécurité informatique) mais elle pratique tout de même l’escalade à haut niveau, le VTT et le triathlon… Elle est ici pour se « reposer » et se remettre d’une récente fracture de l’épaule suite à une chute de VTT. Quand commence le tirage au sort, son nom est tiré en premier et elle pousse un cri de satisfaction.
Les noms se succèdent jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’un seul permis à attribuer. Une autre année, plusieurs personnes avaient refusé l’ultime permis car elles ne voulaient pas se séparer et finalement c’est moi qui l’avais obtenu car j’étais le seul visiteur solitaire. Mais cette fois-ci, il n’en sera pas de même. Le dernier permis est proposé à un jeune couple qui doit se décider immédiatement. Tout le monde les a forcément remarqués : elle a un séduisant visage et une plastique de rêve qui pourraient lui valoir la couverture d’un magazine de beauté et de santé ; lui, semble tout droit sorti d’une sitcom où il tiendrait le rôle du gentil séducteur ; les deux amoureux sont très souriants et ont l’air fort sympathiques. S’ensuit une discussion qui polarise l’attention de la soixantaine de personnes présentes, les yeux rivés sur eux :
Lui : Prends ce permis, tu rêves de The Wave depuis si longtemps ! Elle : Non, je ne peux pas envisager d’y aller sans toi. Lui : Mais si, je t’accompagnerai et je t’attendrai à la limite de la zone interdite. Elle : Non, je ne veux pas te laisser seul.
Et ainsi de suite pendant deux minutes… Au final, la jeune femme finit par prendre le permis tandis que la ranger leur lance d’un air complice : « J’espère que vous n’êtes pas en voyage de noces car je ne veux pas que cette loterie soit responsable de votre première séparation ! » Cette scène « à l’eau de rose » a fait sourire l’assemblée et finalement détendu l’atmosphère parmi toutes les personnes déçues… dont je fais partie 😕.
Je souhaite un « Happy The Wave » à Dawn et tout le monde sort de la Station, excepté les heureux élus qui vont acheter leur permis pour CBN. Dehors, je discute avec des Allemands qui font un tour du monde dans un camion Mercedes 4 x 4 qu’ils ont aménagé et sur lequel ils dessinent au fur et à mesure leur parcours. Eux aussi apprécient les Tassilis du Sahara, ma région préférée après le Southwest. Après avoir rempli 2 gallons d’eau potable au robinet extérieur prévu à cet usage, je retourne dans la Station quand tout le monde est parti. Sans grand espoir d’avoir une réponse positive, je demande s’il ne reste pas un permis pour aller ce jour à Coyote Buttes South car je retournerais bien à Paw Hole en fin d’après-midi. Par chance, il en reste un 🙂! Le ranger me demande si je dispose d’un véritable 4 x 4 (pas un AWD, me précise-t-il) avec suffisamment de garde au sol, car pour y aller le sable est encore plus mou et profond que les années précédentes et il y a très régulièrement des touristes ensablés sur cette piste 😕. Il me dit qu’à la montée il faudra aller vite et ne surtout pas ralentir.
Il est temps de me rendre au parking de Wire Pass. Mon but est de réaliser une boucle passant par le slot canyon de Wire Pass puis celui de Buckskin Gulch, de sortir de ce dernier à un endroit repéré sur Google Earth (dont nous avions discuté avec plusieurs membres de VF), d’aller jusqu’aux Teepees à l’est de CBN puis de revenir au parking en contournant la zone nécessitant le permis. Comme il n’est pas prévu qu’il pleuve aujourd’hui, il n’y a pas de risque de « flash flood », mortel dans ces canyons.
Après avoir payé mon permis à la « self station » près du parking, je retrouve avec plaisir le slot canyon de Wire Pass où je me rends quasiment toujours avant d’aller à The Wave. Même si la lumière y est quelconque ce matin, l’étroitesse du canyon reste intéressante et depuis dix ans je retrouve ce même morceau de tronc d’arbre coincé en hauteur, telle une bête guettant sa proie.


Le slot canyon débouche sur une grande alcôve à la confluence avec Buckskin Gulch.


Grimper dans l’alcôve permet de voir certains détails de l’érosion.

Un Datura solitaire a élu domicile à quelques mètres de là.

Buckskin Gulch est plus impressionnant que Wire Pass car beaucoup plus profond pour une largeur excédant rarement les 5 mètres et, surtout, il serpente sur environ 20 kilomètres avant de rejoindre le Paria Canyon.


Le randonneur, sur cette photo, vous donne une idée de la taille de ce canyon et de ce qu’on peut y ressentir :

Quel plaisir d’y randonner tranquillement, à la recherche de lumière réfléchie qui donne matière à photographier 🙂.



En plusieurs endroits, le sol est recouvert de boue séchée.


Mais, par moments, il s’agit de boue humide, voire quasi liquide. J’essaye d’abord de l’éviter en sautant d’une pierre à l’autre mais, alors que je tente un trop grand pas, une pierre bascule et je me retrouve dedans jusqu’au mollet. Ce n’est pas très agréable 😕 et cela va occasionner ce soir une longue séance de nettoyage mais, après tout, ce n’est que de la boue (qui sèche d’ailleurs assez rapidement sur mes chaussures).
Je parviens à l’endroit qui, sur Google Earth, semble permettre une sortie du canyon. Dans la réalité, c’est très différent, il ne s’agit que d’une grosse fissure (à droite de la photo). La fonction 3D de Google Earth se contente de faire de l’interpolation de courbes de niveaux en lissant les pentes, ce qui ne correspond pas forcément au terrain qui peut être bien plus accidenté.

J’hésite à entreprendre la montée dans la fissure que j’estime à du 4+ (en cotation française d’escalade, sport que j’ai pratiqué longtemps il y a plus de dix ans), mais avec des chaussures de randonnée boueuses et un sac à dos lourd (contenant entre autres le matériel photo et la réserve d’eau) ce n’est pas l’idéal. Comme la fissure n’est pas complètement verticale (donc pouvant a priori être redescendue si nécessaire) et que la chute n’est pas mauvaise (au sol il y a du sable et pas de rochers), je décide de tenter l’aventure même si ce n’est pas très raisonnable. Je me concentre, retrouve mes sensations oubliées de grimpeur et l’escalade de la fissure (d’une bonne vingtaine de mètres) se déroule bien, sans que je me fasse peur. L’arrivée se fait dans une sorte de petit cirque sableux entouré de falaises verticales qui me séparent du plateau sommital. Mais une mauvaise surprise m’attend 😕 : il n’y a aucune possibilité de grimper la falaise à part dans une cassure encombrée de gros blocs dont certains légèrement en surplomb. J’estime que cette dizaine de mètres d’escalade est au moins du 5+, avec impossibilité de redescendre et une très mauvaise chute sur des blocs pointus. Je n’insiste pas, ce serait vraiment trop risqué, même si c’est rageant d’échouer si près du but 😠. Je comprends pourquoi je n’ai jamais lu, lors de mes recherches sur Internet, que quelqu’un ait pu sortir de Busckskin Gulch de ce côté.
Je redescends donc la fissure, mais en escalade la descente est plus difficile que la montée et maintenant je ne fais pas le fier ! Même en me concentrant, mes pieds retrouvent difficilement, en tâtonnant, les prises que mes yeux ne voient pas. Je ne peux m’empêcher de penser que toute chute se traduirait au minimum par une cheville foulée quand je toucherais le sol après avoir glissé et m’être râpé contre la paroi et, même si j’arrivais à rentrer à mon véhicule en claudiquant, tout le reste de mon voyage serait compromis 😕. A mi-chemin de la descente, j’entends deux personnes qui viennent d’arriver et expriment leur surprise de me trouver dans cette situation. Leur présence et leurs encouragements me rassurent et je termine la descente mieux que je ne l’ai commencée.
Je suis bien content de retrouver le sol et de discuter avec ces sympathiques backpackers, mais durant cette tentative avortée j’ai dû perdre au moins un demi-litre de sueur ! L’un des randonneurs, qui vient de Salt Lake City, me raconte comment un jour il s’est retrouvé en grande difficulté en essayant de suivre les indications d’un des guides de Michael Kelsey, une référence pour la randonnée dans l’Ouest. Il est vrai que Kelsey semble être une espèce de surhomme à qui aucun obstacle ne résiste et qui avance à un rythme d’ultra-marathonien, d’où bien des déconvenues pour les randonneurs « moyens » qui suivent certaines de ses indications. J’ai pu vérifier ses capacités par moi-même, un jour que je descendais seul, avec moult précautions et des chaussures très accrochantes, la dangereuse pente de slickrock de la Sneak Route to Death Hollow, dans la région d’Escalante. Quelle ne fut pas ma surprise de croiser Michael Kelsey lui-même 😮 qui remontait cette falaise à toute vitesse avec des chaussures de sport d’intérieur à l’accroche médiocre. La surprise fut partagée car il était ici en reconnaissance pour ajouter une nouveauté à la cinquième édition de son guide et il ne comprenait pas qu’un Frenchy puisse déjà se trouver là. Dommage que nous n’ayons pas eu le loisir de discuter plus d’un quart d’heure, chacun étant tenu par un horaire serré.
Je continue à descendre encore un peu le canyon. Certaines falaises sont impressionnantes.

En me glissant sous des alcôves pour cacher le ciel, je peux mieux admirer les magnifiques couleurs créées par la lumière réfléchie sur les parois du canyon. C’est un enchantement.


Je rebrousse chemin et remonte le canyon d’un bon pas car cet après-midi je me rends à Paw Hole et ce n’est pas à côté. Bien après les passages boueux, je rattrape le jeune couple qui hésitait à prendre l’ultime permis pour CBN à la loterie de ce matin. Je suis surpris de voir la jeune femme recouverte de boue : bras, jambes, cuisses, une bonne partie du visage. Elle me fait à la fois penser à Lara Croft (du jeu Tomb Raider) qui serait en stage commando et à une « sauvageonne » de certaines peuplades indigènes. Je pense également à la célèbre chanson de Queen « We will rock you » et ses paroles « You got mud on your face » sauf que le vers suivant « You big disgrace » ne convient pas du tout puisque, contre toute attente, la demoiselle reste fort jolie et que la boue séchée fait même ressortir ses yeux verts. En riant, elle m’explique que l’argile « c’est bon pour la peau et que certains payent cher pour cela ». On rentre ensemble et on discute dans la bonne humeur. Ils viennent de Pennsylvanie, lui finit ses études à l’université et elle est professeur de fitness et de cheerleaders (Pom-pom girls). Ils sont très contents d’aller demain tous les deux à CBN/The Wave. Tous les 2, avec un seul permis ? Non, ils ont bien 2 permis car, après le tirage au sort, Dawn s’est discrètement désistée en leur faveur, touchée par ce jeune couple d’amoureux. Elle leur a dit qu’habitant en Californie elle pourrait revenir ici plus facilement qu’eux. Un bien beau geste 😇!
Comme je vois ces deux sportifs se jouer des petites difficultés de Wire Pass (blocs coincés à escalader), je leur donne tous les conseils nécessaires pour visiter demain Top Rock et Melody Arch afin d’agrémenter leur visite. Ils sont installés au petit camping gratuit de Stateline Campground, à 2 miles au sud du parking de Wire Pass. Comme il est complet, ils me proposent de partager leur emplacement en me prévenant qu’ils reviendront assez tard puisqu’ils dîneront à Page ce soir. Ils sont vraiment très sympa 🙂!
On est déjà en cours d’après-midi mais on partage quelques barres de céréales après le slot canyon de Wire Pass, puis on se quitte au parking et je pars en direction de Coyote Buttes South - Paw Hole.
Le ranger m’avait prévenu, la piste de Paw Hole s’est dégradée par rapport aux années précédentes, les ornières sont profondes et le sable est très mou car il n’a pas plu depuis longtemps. C’est aussi vers Paw Hole qu’Annie et André, pourtant véhiculés dans un gros 4 x 4 par un ami expérimenté de Kanab, se sont ensablés il y a quelques semaines et ont dû faire venir la dépanneuse pour plusieurs centaines de dollars 😕. Je suis donc bien content de disposer du Toyota 4Runner qui est un vrai 4 x 4 avec vitesses courtes mais je choisis tout de même de rester en seconde longue pour pouvoir garder une vitesse suffisante. J’attaque la montée sableuse à un rythme digne du Paris-Dakar, la voiture dérape dans les virages et fait des sauts à chaque variation de terrain, je dois tenir le volant très fermement et j’ai l’impression de conduire dans un jeu vidéo. Dès que je sens le véhicule ralentir, je donne des coups de volant successivement à droite et à gauche, comme je l’ai vu faire par les Touareg dans le Sahara. A l’arrière, mes sacs et la glacière sautent dans tous les sens, comme s’ils dansaient un pogo effréné lors de la grande époque punk, c’est « Anarchy in the trUnK » 😛! Après plus de 2 miles de ce rythme frénétique, qui me semblent durer beaucoup plus longtemps, je suis bien content de m’arrêter au petit parking de Coyote Buttes South - Paw Hole.
Je me dirige directement vers le secteur que je trouve le plus beau, à environ 1 mile de marche (dans le sable) au nord-ouest du site. En regardant les carnets de voyage et les photos des aficionados de l’Ouest, je suis surpris de voir que ce secteur pourtant très photogénique n’est pour ainsi dire jamais visité, alors qu’il est finalement plus accessible que celui de Coyote Buttes South, Cottonwood Teepees (qui est cependant plus vaste et plus varié).
Je garde un excellent souvenir de ma dernière visite en avril 2006 où, avec ma fille Flora, Kent, Steffen et Isabel, nous avions terminé à Paw Hole, dans une excellente ambiance, une expédition de presque 3 jours (avec camping sauvage) qui nous avait amenés à White Pocket et différents secteurs de Coyotte Buttes South. Souvenirs, souvenirs…
J’atteins une montagne de slickrock joliment striée (particulièrement à la gauche de sa base).




Un peu plus loin, un autre très beau secteur de slickrock strié.



Le temps se couvre, mais les couleurs n’en ressortent que davantage.

Je m’intéresse maintenant aux détails, aux motifs, aux textures et aux couleurs que le slickrock nous offre généreusement.


Ici, le rocher semble saigner.



Ravi d’avoir pu profiter tranquillement des trésors de ce site que j’apprécie particulièrement, je retourne vers le massif de teepees à proximité du parking.

Je les admire dans la douce lumière du soleil couchant.


La descente en 4 x 4 de la piste sableuse pose moins de problème que sa montée, même si cela secoue tout autant.
De retour sur la bonne piste de House Rock Valley Road, je capte les toutes dernières lueurs du soleil….

… puis du crépuscule.

Au camping, j’installe mon SUV à côté de l’emplacement du jeune couple de Pennsylvanie (que, plus tard, je n’entendrai même pas revenir de Page). Après mon habituel dîner frugal, je décharge mes photos sur mon notebook et, fatigué par cette journée bien remplie, je m’endors très rapidement.
JOUR 13 : autour de Coyote Buttes
Au lever du soleil, il fait nuageux, donc je prends mon temps avant d’aller à la Paria Ranger Station afin de tenter ma chance une seconde fois pour le permis de Coyote Buttes North. Quand je quitte le camping, le jeune couple de Pennsylvanie dort toujours dans sa tente et je ne peux le revoir pour le saluer et lui souhaiter une excellente visite de The Wave.
A la Station, nous sommes une dizaine de personnes de moins que la veille pour le tirage au sort. Je retrouve Dawn qui hier a été voir Horseshoe Bend, Antelope Canyon et des hoodoos. Quand des touristes demandent quel est le meilleur guide pour visiter le secteur parmi ceux qui sont vendus sur place, j’entends avec plaisir le ranger répondre que c’est Photographing the Southwest 🙂, du coup il leur en vend deux et Dawn en achète un troisième.
Celle-ci est optimiste pour le tirage au sort, par nature et parce que, aujourd’hui, elle a deux chances au lieu d’une, comme tous ceux qui reviennent pour la seconde fois consécutive (les rangers mettent deux numéros à leurs noms dans la tireuse à loto). Elle ne sait pas qu’elle a en réalité quatre chances en comptant les deux miennes, car j’ai décidé que si mon nom était tiré et pas le sien, je lui ferais bénéficier de mon permis, ce qui me semble tout naturel après son généreux geste de la veille.
La loterie se déroule selon une séquence répétitive : tirage de la boule, annonce du numéro, cri de joie de l’heureux élu, déception se lisant sur le visage des autres. Enfin il ne reste plus qu’un permis, le dixième, et bingo 🙂! c’est Dawn qui l’obtient et ne cache pas sa joie pour ce coup de chance in extremis. La ranger déclare qu’il y a une justice et raconte comment Dawn a fait don de son permis la veille ; spontanément, toute l’assemblée applaudit la sympathique Californienne. Après l’obtention de son permis, je lui explique en détail tout le circuit autour de The Wave, de Second Wave à Sand Cove en passant par Top Rock et le Big Mac, car elle ne saurait se contenter d’une visite classique. Quand il n’y a plus personne à la Station, je vais voir la ranger (qui se souvient bien de moi depuis qu’elle m’a croisé en octobre 2005 en revenant de White Pocket alors qu’elle pensait ce site encore confidentiel) pour lui demander s’il n’y aurait pas quelques phénomènes géologiques encore peu connus à visiter dans le secteur. Comme je connais déjà tous ceux qu’elle me cite, elle finit par m’en indiquer un du bout des lèvres qu’elle appelle « The Nautilus », mais me demande de me contenter de publier des photos sans en indiquer la localisation sur Internet ou Photographing the Southwest car cette curiosité est fragile.
Je la remercie et m’y rends directement. Je marche dans ce secteur isolé quand j’entends du bruit derrière moi. Je me retourne, surpris, et découvre deux chevaux montés par de souriantes cavalières qui habitent à proximité et me disent qu’elles n’ont jamais vu personne dans ce wash. On discute un moment des beautés de la région puis chacun reprend son chemin.

Je ne sais pas à quoi doit ressembler « The Nautilus » car la ranger ne m’a rien précisé et ses indications étaient plutôt vagues. Je m’attends donc à une formation rocheuse en forme de sous-marin avec des pointes, comme dans le roman Vingt Mille Lieues sous les mers de Jules Verne. Mais quand je découvre cette curiosité géologique, je constate qu’elle ressemble tout simplement par sa forme au coquillage appelé nautile en français et nautilus ici.

Je me glisse à l’intérieur…


… puis me balade un bon moment dans le secteur, à la recherche d’autres curiosités du même style, sans succès.


C’est la saison de floraison des cactus.

Je retourne à mon véhicule par le même chemin, content d’avoir vu ce petit site mineur mais néanmoins intéressant.
Le temps se couvre sérieusement, il ne serait pas prudent d’entamer seul une longue randonnée dans un site isolé. Je prends donc la piste de House Rock Valley Road pour accéder à des balades assez courtes.
Il y a de jolies fleurs sur le bas-côté (ce sont des Prickly Poppies me précise Kashtin, spécialiste en la matière).

Je retourne voir un panel de pétroglyphes qui m’avait particulièrement plu pour sa situation et son originalité. Bien que les rangers tentent de le garder confidentiel et qu’il soit loin de la piste, je constate en voyant le sol piétiné qu’il est nettement plus visité que lorsque j’y étais venu il y a quatre ans.
On y trouve un étonnant labyrinthe rappelant le jeu du même nom que l’on trouvait dans les magazines pour enfants, où il fallait se rendre d’un point A à un point B. C’est la seule fois où j’ai vu une telle représentation rupestre. Que peut-elle bien vouloir signifier ? Comme je ne connais pas de nom à ce panel, je l’appelle « The Maze panel ».



On peut observer d’autres motifs intéressants, notamment des spirales, un personnage avec des boucles d’oreilles, un autre très graphique dessiné comme un logo…


Ma prochaine visite concerne Double-Barrel Arch, qui se situe près de la piste d’accès par le sud à Coyote Buttes South et ne nécessite qu’une courte marche.
Devant l’arche et ses deux ouvertures, un rocher surnommé le Totem.

Quand je m’approche de l’arche et que je grimpe pour atteindre ses ouvertures, je constate que le slickrock est très différent de celui que l’on trouve habituellement dans la région. Celui-ci est torturé comme de la roche volcanique qui me rappelle celle que j’ai vue au Piton de la Fournaise, à l’île de la Réunion, ou au pied du Teide à Tenerife, aux îles Canaries.



Une excroissance rocheuse me fait penser à un dinosaure qui serait à l’affût.


Le ciel s’est dégagé peu à peu et les risques d’orage semblent s’éloigner.
Je décide donc de faire la randonnée permettant de visiter le site d’Edmaier’s Secret que je n’avais pas eu le temps de faire lors de mon précédent voyage.
Cet endroit n'est pas à proprement parler secret ou confidentiel. Son surnom lui a été donné par des Allemands qui ont découvert en 2003 une photo aérienne (prise dans les années 90) dans un livre de Bernhard Edmaier et qui, à partir de là, l’ont ensuite recherché (notamment à l'aide de Google Earth). Ils s’y sont rendus par eux-mêmes en 2007. Ceci explique que ce lieu soit encore très peu connu, mais plus pour longtemps car sa visite est notamment une bonne solution lorsqu’on n’a pu obtenir de permis pour CBN / The Wave. C’est d’ailleurs pour cela que je l’ai conseillé à Marie/mlefevre qui s’y est rendue deux mois plus tard et en a parlé positivement dans son carnet. Du coup, plusieurs forumeurs ont déjà inscrit cette visite à leur voyage de 2010.
Cette belle randonnée dans le wilderness n'est ni longue (entre trois et quatre heures suivant le temps passé à explorer et/ou à photographier sur place) ni difficile si l'on dispose des informations, d'un extrait de carte topographique et d'un bon sens de l'orientation (le GPS peut faciliter les choses mais n'est pas indispensable, le mien est resté dans le sac à dos cette fois-ci). Par contre, en été il peut y faire très chaud, il n’y a pas d’ombre et il y a peu de chances d’y rencontrer âme qui vive.
Je paye mon permis à la « self-payment station » du parking de Buckskin Gulch et je marche d’un bon pas dans le gulch car l’après-midi est déjà très avancé. Environ une heure plus tard, je suis au milieu d’un océan de slickrock au pied d’une superbe montagne de brainrocks (roche en forme de cervelle) qui ne demande qu’à être gravie.



Au sommet, je découvre un land-marker qui date de 1917...

… et surtout un panorama magnifique en direction de Buckskin Gulch d’où je viens.

Je continue vers le sud sur le sommet de la montagne…

… jusqu’à un superbe point de vue sur une immense pente de slickrock avec Coyote Buttes North en arrière- plan. Loin au sud, le massif blanc de Top Rock est bien éclairé et je distingue nettement la fissure verticale qui surplombe The Wave et sert de repère aux randonneurs (en haut et au milieu de la photo). Aujourd’hui, il me manque au moins deux heures de jour pour pouvoir explorer ce versant, ce sera donc pour la prochaine fois.

Je redescends vers le nord en passant par une « mini-wave » au slickrock délicatement ciselé.

Ce spot, un de mes préférés du site, m’a donné envie d’en faire une interprétation en noir et blanc.

La descente est ponctuée de lames de roche et de délicates stries dentelées qui, je l’espère, seront épargnées par les futurs visiteurs.



D’immenses chenilles de pierre sont blotties les unes contre les autres. Je ne serais pas surpris de les voir se mettre à onduler lentement.


Quelques lichens égayent la roche.


Le slickrock prend plusieurs couleurs, au gré de sa fantaisie.


Un hoodoo au sombre chapeau semble perdu dans cette immensité.


Le soleil va bientôt se coucher, il est temps d’entamer le retour.

Eclairé par les derniers rayons du soleil, le grès prend de superbes teintes dorées.

Dans le wash sableux au pied du slickrock, j’ai l’impression d’être fin 2008 durant mon voyage au Sahara, dans le massif de la Tadrart, au sud-est de l’Algérie. Curieuse impression de retrouver les mêmes sensations au sein de deux sites situés aux antipodes mais qui se rapprochent par leur esthétique, leur atmosphère et leur lumière.



L’agréable remontée de Buckskin Gulch dans une lumière crépusculaire et une température très douce termine sereinement cette journée durant laquelle la découverte d’Edmaier’s Secret fut un des coups de cœur de mon voyage 🙂.

Il fait nuit quand je roule sur les pistes de House Rock Valley Road puis de Cottonwood Canyon Road pour retrouver mon lieu de bivouac d’il y a deux jours. Je me couche relativement tôt car demain le réveil sonnera bien avant l’aube pour visiter les Wahweap hoodoos à l’heure propice.
JOUR 14 : de Wahweap Hoodoos à Waterholes Canyon
Il fait encore nuit quand le réveil sonne, mais c’est nécessaire pour lever le camp, rouler sur les pistes menant au Wahweap Wash puis marcher une vingtaine de minutes jusqu’au premier groupe des Wahweap Hoodoos, afin d’être positionné à temps pour y voir le lever du soleil.
Mon intérêt pour les Wahweap Hoodoos remonte à l’année 2001 quand Laurent Martrès me demanda de l’aider à trouver un hoodoo particulièrement élégant dont, à l’époque, seuls deux photographes professionnels avaient publié une photo : Michael Fatali (toujours lui !) et Jackson Bridges (guide/photographe spécialisé dans la région du Lake Powell). Bien entendu, on ne savait pas du tout dans quel secteur ce hoodoo pouvait bien se trouver et les deux photographes gardaient jalousement leur secret. Durant mon voyage de 2001, dans les environs de Page, j’ai montré la photo à tous les rangers que j’ai croisés, j’ai exploré les alentours de Toadstool Hoodoos et de White Rocks mais je n’ai pas trouvé le hoodoo recherché. Quelques mois plus tard, j’ai finalement obtenu une information succincte mais suffisante (« Vous trouverez dans Wahweap Wash »), en correspondant avec un local qui voulait lancer un Bed & Breakfast et courait le wilderness près de chez lui à la recherche de curiosités géologiques. Dès mon voyage suivant (en mai 2002), nous remontions à pied, Laurent et moi, le Wahweap Wash (en venant du sud, ce n’est qu’ensuite qu'un ami de Laurent a trouvé l’accès plus rapide par les pistes du nord), lorsque nous avons fini par trouver les hoodoos convoités 🙂, qui seront longtemps une des nouveautés de Photographing the Southwest. Il m’amuse de penser que quelques e-mails envoyés de France ont été plus efficaces qu’une recherche menée sur place.
La subtile lumière qui précède le lever du soleil permet d’apprécier ces hoodoos élancés dans une ambiance plus douce et moins contrastée que celle qui prévaudra quand les rayons du soleil les atteindront directement.


Quelques minutes plus tard, le site est éclairé par les premiers rayons qui font ressortir le blanc éclatant des hoodoos.

Je prends la photo « classique »…

… avant de trouver un autre angle qui me plaît davantage.

Un second groupe de hoodoos se situe quelques centaines de mètres plus loin.

Ils sont moins élancés mais néanmoins intéressants, surtout à contre-jour.


J’ai un faible pour ces deux hoodoos qui semblent avoir été posés là comme des piliers matérialisant l’entrée d’un décor fantasmagorique digne du Seigneur des Anneaux.


Ici, des concrétions ressemblent vraiment à de la cervelle.

Là, les roches rappellent la couleur du sang.

De retour à mon véhicule, je rencontre deux Allemands qui viennent d’arriver mais qui ont failli rester coincés au passage d’un petit wash qui traversait la piste : leur SUV ne pouvant plus ni avancer ni reculer sans racler fortement le sol rocailleux, l’un a dû pousser et l’autre « mettre la gomme » pour s’en sortir. Ils avaient pourtant loué chez Alamo un SUV standard de la même catégorie que le mien, mais ils ont hérité d’un modèle « crossover » à la faible garde au sol, qui montre ses limites à la moindre difficulté, leur faisant risquer une galère au milieu de nulle part sans compter l’endommagement du véhicule 😕. Après un petit déjeuner commun, où ils se font réchauffer des saucisses, je les quitte en espérant qu’au retour ils ne rencontreront pas le même problème.
Sur les hauteurs de White Rocks, je me gare sur un promontoire surplombant un secteur où se trouvent de nombreux hoodoos colorés.

La lumière de ce milieu de matinée n’est pas très favorable, mais une balade me permet tout de même d’apprécier les couleurs qui vont de délicats tons pastel au rouge violacé.



Tout au bout de la balade, un point de vue sur Chimney Rock et sur un énorme hoodoo qui fait plus de 20 mètres de haut.

Vers midi, je me rends au Paria Outpost pour saluer Susan et Steve Dodson, comme je le fais maintenant depuis une dizaine d’années. La première fois, Elisabeth, Flora (qui avait onze ans) et moi étions venus là dans le but de boire quelques litres de lemonade bien fraîche après notre première visite à The Wave, dans la canicule du mois de juillet. Nous avions été très sympathiquement accueillis par Susan et Steve qui nous avaient raconté la toute récente ouverture du Paria Outpost (majoritairement construit de leurs mains), leur amour de la nature encore sauvage qui les avait amenés ici, leur intérêt pour la vie des locaux à laquelle ils voulaient s’intégrer, leur goût pour la musique jouée en commun, leur volonté de contribuer à une activité touristique responsable en harmonie avec la nature… Flora était même repartie avec un cadeau 🙂 : un grand TShirt flashy de style hippie (que Susan avait teint elle-même) qui lui servit longtemps de chemise de nuit compte tenu de sa taille.
Les débuts sur place furent difficiles car il leur fallut des années avant d’obtenir les autorisations, accréditations et assurances nécessaires pour faire le métier d’outfitter sur les terres du BLM et du Vermilion Cliffs National Monument (où se trouve Coyote Buttes). En attendant, ils ont tenu bon et ont proposé des shuttles (transports) notamment pour les backpackers descendant le Paria Canyon ou Buckskin Gulch, et leur BBQ « all you can eat » de fin de semaine (certaines fois avec de la musique live) a acquis une bonne renommée, puisque de nombreux locaux (dont beaucoup viennent de Page) y sont fidèles. Ils ont également aménagé une chambre pour la proposer en Bed & Breakfast. Quand ils ont pu lancer leur activité d’outfitter, j’ai fait tout mon possible pour les faire connaître en France (et dans d’autres pays francophones), soit en répondant à des posts de VF quand les forumeurs ont commencé à s’intéresser à Coyote Buttes South et White Pocket ; soit dans de nombreux messages privés et/ou e-mails ; soit directement, en en parlant à mes connaissances qui se rendaient dans l’Ouest ; soit encore en les citant dans Ouestusa.fr en complément de l’outfitter Wally (en retraite maintenant) que conseillait Thierry/Wavemaster car il avait été content de ses services… Comme tous leurs clients ont été satisfaits, le bouche-à-oreille et les carnets de voyage ont fait le reste, et maintenant leur activité d’outfitter marche bien 🙂, avec une bonne proportion d’Européens. Les Dodson, qui connaissent ma contribution à leur business, m’accueillent toujours à bras ouverts… comme Susan le fait encore cette année (Steve étant en excursion). Elle s’apprêtait à partir faire des courses à Page mais, après un accueil très chaleureux, elle reste un bon moment à discuter avec moi. Quand elle doit s’en aller, elle me dit de rester au Paria Outpost « comme chez moi ».
Tandis que le temps se couvre, je m’installe pour prendre mon lunch sur la terrasse puis j’entame une petite sieste réparatrice. Je suis réveillé par l’arrivée d’une dame d’une bonne soixantaine d’années, qui a beaucoup de distinction et qui respire la gentillesse. Elle vient de Californie, est passionnée de photographie (elle dispose d’ailleurs d’un matériel haut de gamme) et passe voir Steve et Susan pour convenir d’une excursion, sans savoir ce qui est le mieux à photographier dans le secteur. Comme il s’est mis à bruiner, j’ai tout mon temps. Aussi, je vais chercher mon notebook et je lui montre des photos de la région proche sur une copie de mon site web, ainsi que certains clichés que j’ai pris durant les deux derniers jours. Elle prend des notes de ce tout ce que je lui conseille de voir par elle-même ou avec un outfitter dans les jours à venir, puis elle me pose des questions complémentaires sur l’accessibilité des différents sites. Je suis heureux d’avoir pu lui rendre service, car elle est aussi sympathique que motivée. Avant de partir, elle me remercie chaleureusement et me dit « You make my day » (expression que j’avais découverte au cinéma dans la bouche de Clint Eastwood, mais prononcée dans des circonstances très différentes).
La bruine a cessé mais le ciel reste menaçant. Je décide de tenter une visite aux Thousand Pockets dont le nom est prometteur. La piste est d’abord commune avec celle de Stud Horse Point, puis elle s’enfonce vers le sud. Elle est longtemps sableuse, ce qui ne posera pas de problème en cas de pluie, mais tout d’un coup elle devient argileuse avec plusieurs montées et descentes. La randonnée doit durer au moins deux heures et il est impossible de deviner où vont éclater les orages qui menacent tout autour. Si la pluie tombe ici, il me sera impossible de rouler sur les montagnes russes sur lesquelles je viens de passer. Par prudence, je décide donc de renoncer et de revenir en arrière pour me contenter d’une seconde visite à Stud Horse Point.
Je ne le regrette pas car aujourd’hui la lumière y est douce.
Au loin, le Lake Powell d’où émerge Lone Rock.


Les hoodoos colorés de Stud Horse Point, qui dominent le paysage, ont une structure et une esthétique particulières très différentes de ceux que j’ai vus ce matin. On se croirait dans une autre région.




Mon hoodoo préféré est celui qui est surnommé l’Amiral à cause de son chapeau si caractéristique.


Je retourne à Page dans le but de faire un ravitaillement de produits frais mais, comme le ciel s’est dégagé en partie, je me dépêche d’aller sur le rim de Waterholes Canyon pour bénéficier des derniers rayons de soleil.
Waterholes Canyon est principalement connu en tant que slot canyon et il faut un « hiking permit » navajo pour le visiter, malheureusement la guérite d’Upper Antelope Canyon où on peut l’acheter est fermée depuis plusieurs heures. Tant pis pour cette fois, une bonne demi-heure de visite sur le rim à l’heure où tout le monde est rentré pour dîner ne devrait pas poser de problèmes (Attention ! ne venez pas ici sans permis en pleine journée car, à l’heure normale de visite des slots canyons, les permis sont régulièrement vérifiés par les Navajos).
Sur le mur surnommé « The Big Wall », certaines striures esthétiques font penser à Second Wave.


Je capte les tout derniers rayons du soleil dans l’autre direction, celle où le ciel se fait menaçant.


Au Wal-Mart, une fois le ravitaillement terminé, je me choisis une bonne salade composée et des yaourts crémeux à la cerise pour ce soir et demain matin. Je profite d’un spot WiFi pour sortir mon notebook et consulter ma boîte aux lettres ainsi que la météo des jours à venir (qui n’est pas fameuse 😕).
Une fois de plus, je retourne de nuit à mon bivouac, situé dans les premiers miles de la Cottonwood Canyon Road que je vais emprunter demain matin pour commencer les trois prochaines semaines consacrées à l’Utah.
A l’issue de ce « Hoodoos day », c’est avec un pincement au cœur que je me glisse dans mon duvet, en sachant que demain je m’éloignerai de la région des Vermilion Cliffs, une de mes préférées (sinon ma préférée) dans le Southwest.
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
JOUR 12 : de Catstair Canyon à CBS Paw Hole
Ce matin, je vais tenter le tirage au sort à la Paria Ranger Station dans le but d’obtenir un permis pour Coyote Buttes North (CBN), afin de revoir The Wave et ses alentours. J’éprouve une sorte de fascination pour cet endroit extraordinaire, qui débuta le jour de 1995 où je suis tombé sur une photo de ce que l’on n’appelait pas encore The Wave dans le magazine Géo. Dix ans après ma première visite (avec ma femme et ma fille), qui fut suivie de 8 autres durant lesquelles j’ai exploré à fond tout le secteur (ce qui m’a permis d’écrire le chapitre « Coyote Buttes North » dans le volume 2 de Photographing the Southwest), cette fascination ne faiblit pas et, si je passe à proximité de CBN, je ne résiste pas à tenter ma chance (avec toutefois quelques scrupules car cela en enlève une à ceux qui n’y sont jamais allés). Mais maintenant, si je ne suis pas tiré au sort, une simple déception remplace la frustration.
Le tirage n’ayant lieu qu’à 9 heures, j’ai le temps de faire une visite à proximité.
Je choisis de retourner à Catstair Canyon que je n’avais vu qu’une seule fois sous une lumière peu favorable.
Ce petit canyon se trouve en contrebas de la Highway 89 et son accès en est aussi rapide que facile.
Tôt le matin, la belle lumière met en valeur le canyon.


On y trouve quelques exemples d’art rupestre indien dont mon préféré est ce pictographe représentant un homme de façon minimaliste et très graphique.


Un peu plus loin dans le canyon, se trouve un étonnant remblai que l’on ne soupçonne pas quand on roule sur la Highway 89 quelques mètres plus haut. Il est constitué d’un empilement d’une vingtaine de voitures des années 60 et 70 😮. En voici quelques-unes :

En me garant sur le parking de la Paria Ranger Station, à 8 h 45, je constate qu’il y a beaucoup de véhicules, il va donc y avoir de nombreux postulants pour les 10 permis octroyés. Effectivement, il y a 68 demandes, mais avec ceux qui reviennent plusieurs jours de suite (les rangers leur donnent autant de « billets de loterie » que le nombre de fois auxquelles ils ont postulé), les chances d’obtenir un permis ne dépassent pas 1 sur 10 😕.
En attendant le tirage au sort, je discute avec une jeune femme prénommée Dawn (Aurore). C’est une Californienne au look hyper sportif, particulièrement aimable et bien dans sa peau. Elle ne travaille pas dans le domaine sportif comme son allure pourrait le laisser croire (elle est consultante en sécurité informatique) mais elle pratique tout de même l’escalade à haut niveau, le VTT et le triathlon… Elle est ici pour se « reposer » et se remettre d’une récente fracture de l’épaule suite à une chute de VTT. Quand commence le tirage au sort, son nom est tiré en premier et elle pousse un cri de satisfaction.
Les noms se succèdent jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’un seul permis à attribuer. Une autre année, plusieurs personnes avaient refusé l’ultime permis car elles ne voulaient pas se séparer et finalement c’est moi qui l’avais obtenu car j’étais le seul visiteur solitaire. Mais cette fois-ci, il n’en sera pas de même. Le dernier permis est proposé à un jeune couple qui doit se décider immédiatement. Tout le monde les a forcément remarqués : elle a un séduisant visage et une plastique de rêve qui pourraient lui valoir la couverture d’un magazine de beauté et de santé ; lui, semble tout droit sorti d’une sitcom où il tiendrait le rôle du gentil séducteur ; les deux amoureux sont très souriants et ont l’air fort sympathiques. S’ensuit une discussion qui polarise l’attention de la soixantaine de personnes présentes, les yeux rivés sur eux :
Lui : Prends ce permis, tu rêves de The Wave depuis si longtemps ! Elle : Non, je ne peux pas envisager d’y aller sans toi. Lui : Mais si, je t’accompagnerai et je t’attendrai à la limite de la zone interdite. Elle : Non, je ne veux pas te laisser seul.
Et ainsi de suite pendant deux minutes… Au final, la jeune femme finit par prendre le permis tandis que la ranger leur lance d’un air complice : « J’espère que vous n’êtes pas en voyage de noces car je ne veux pas que cette loterie soit responsable de votre première séparation ! » Cette scène « à l’eau de rose » a fait sourire l’assemblée et finalement détendu l’atmosphère parmi toutes les personnes déçues… dont je fais partie 😕.
Je souhaite un « Happy The Wave » à Dawn et tout le monde sort de la Station, excepté les heureux élus qui vont acheter leur permis pour CBN. Dehors, je discute avec des Allemands qui font un tour du monde dans un camion Mercedes 4 x 4 qu’ils ont aménagé et sur lequel ils dessinent au fur et à mesure leur parcours. Eux aussi apprécient les Tassilis du Sahara, ma région préférée après le Southwest. Après avoir rempli 2 gallons d’eau potable au robinet extérieur prévu à cet usage, je retourne dans la Station quand tout le monde est parti. Sans grand espoir d’avoir une réponse positive, je demande s’il ne reste pas un permis pour aller ce jour à Coyote Buttes South car je retournerais bien à Paw Hole en fin d’après-midi. Par chance, il en reste un 🙂! Le ranger me demande si je dispose d’un véritable 4 x 4 (pas un AWD, me précise-t-il) avec suffisamment de garde au sol, car pour y aller le sable est encore plus mou et profond que les années précédentes et il y a très régulièrement des touristes ensablés sur cette piste 😕. Il me dit qu’à la montée il faudra aller vite et ne surtout pas ralentir.
Il est temps de me rendre au parking de Wire Pass. Mon but est de réaliser une boucle passant par le slot canyon de Wire Pass puis celui de Buckskin Gulch, de sortir de ce dernier à un endroit repéré sur Google Earth (dont nous avions discuté avec plusieurs membres de VF), d’aller jusqu’aux Teepees à l’est de CBN puis de revenir au parking en contournant la zone nécessitant le permis. Comme il n’est pas prévu qu’il pleuve aujourd’hui, il n’y a pas de risque de « flash flood », mortel dans ces canyons.
Après avoir payé mon permis à la « self station » près du parking, je retrouve avec plaisir le slot canyon de Wire Pass où je me rends quasiment toujours avant d’aller à The Wave. Même si la lumière y est quelconque ce matin, l’étroitesse du canyon reste intéressante et depuis dix ans je retrouve ce même morceau de tronc d’arbre coincé en hauteur, telle une bête guettant sa proie.


Le slot canyon débouche sur une grande alcôve à la confluence avec Buckskin Gulch.


Grimper dans l’alcôve permet de voir certains détails de l’érosion.

Un Datura solitaire a élu domicile à quelques mètres de là.

Buckskin Gulch est plus impressionnant que Wire Pass car beaucoup plus profond pour une largeur excédant rarement les 5 mètres et, surtout, il serpente sur environ 20 kilomètres avant de rejoindre le Paria Canyon.


Le randonneur, sur cette photo, vous donne une idée de la taille de ce canyon et de ce qu’on peut y ressentir :

Quel plaisir d’y randonner tranquillement, à la recherche de lumière réfléchie qui donne matière à photographier 🙂.



En plusieurs endroits, le sol est recouvert de boue séchée.


Mais, par moments, il s’agit de boue humide, voire quasi liquide. J’essaye d’abord de l’éviter en sautant d’une pierre à l’autre mais, alors que je tente un trop grand pas, une pierre bascule et je me retrouve dedans jusqu’au mollet. Ce n’est pas très agréable 😕 et cela va occasionner ce soir une longue séance de nettoyage mais, après tout, ce n’est que de la boue (qui sèche d’ailleurs assez rapidement sur mes chaussures).
Je parviens à l’endroit qui, sur Google Earth, semble permettre une sortie du canyon. Dans la réalité, c’est très différent, il ne s’agit que d’une grosse fissure (à droite de la photo). La fonction 3D de Google Earth se contente de faire de l’interpolation de courbes de niveaux en lissant les pentes, ce qui ne correspond pas forcément au terrain qui peut être bien plus accidenté.

J’hésite à entreprendre la montée dans la fissure que j’estime à du 4+ (en cotation française d’escalade, sport que j’ai pratiqué longtemps il y a plus de dix ans), mais avec des chaussures de randonnée boueuses et un sac à dos lourd (contenant entre autres le matériel photo et la réserve d’eau) ce n’est pas l’idéal. Comme la fissure n’est pas complètement verticale (donc pouvant a priori être redescendue si nécessaire) et que la chute n’est pas mauvaise (au sol il y a du sable et pas de rochers), je décide de tenter l’aventure même si ce n’est pas très raisonnable. Je me concentre, retrouve mes sensations oubliées de grimpeur et l’escalade de la fissure (d’une bonne vingtaine de mètres) se déroule bien, sans que je me fasse peur. L’arrivée se fait dans une sorte de petit cirque sableux entouré de falaises verticales qui me séparent du plateau sommital. Mais une mauvaise surprise m’attend 😕 : il n’y a aucune possibilité de grimper la falaise à part dans une cassure encombrée de gros blocs dont certains légèrement en surplomb. J’estime que cette dizaine de mètres d’escalade est au moins du 5+, avec impossibilité de redescendre et une très mauvaise chute sur des blocs pointus. Je n’insiste pas, ce serait vraiment trop risqué, même si c’est rageant d’échouer si près du but 😠. Je comprends pourquoi je n’ai jamais lu, lors de mes recherches sur Internet, que quelqu’un ait pu sortir de Busckskin Gulch de ce côté.
Je redescends donc la fissure, mais en escalade la descente est plus difficile que la montée et maintenant je ne fais pas le fier ! Même en me concentrant, mes pieds retrouvent difficilement, en tâtonnant, les prises que mes yeux ne voient pas. Je ne peux m’empêcher de penser que toute chute se traduirait au minimum par une cheville foulée quand je toucherais le sol après avoir glissé et m’être râpé contre la paroi et, même si j’arrivais à rentrer à mon véhicule en claudiquant, tout le reste de mon voyage serait compromis 😕. A mi-chemin de la descente, j’entends deux personnes qui viennent d’arriver et expriment leur surprise de me trouver dans cette situation. Leur présence et leurs encouragements me rassurent et je termine la descente mieux que je ne l’ai commencée.
Je suis bien content de retrouver le sol et de discuter avec ces sympathiques backpackers, mais durant cette tentative avortée j’ai dû perdre au moins un demi-litre de sueur ! L’un des randonneurs, qui vient de Salt Lake City, me raconte comment un jour il s’est retrouvé en grande difficulté en essayant de suivre les indications d’un des guides de Michael Kelsey, une référence pour la randonnée dans l’Ouest. Il est vrai que Kelsey semble être une espèce de surhomme à qui aucun obstacle ne résiste et qui avance à un rythme d’ultra-marathonien, d’où bien des déconvenues pour les randonneurs « moyens » qui suivent certaines de ses indications. J’ai pu vérifier ses capacités par moi-même, un jour que je descendais seul, avec moult précautions et des chaussures très accrochantes, la dangereuse pente de slickrock de la Sneak Route to Death Hollow, dans la région d’Escalante. Quelle ne fut pas ma surprise de croiser Michael Kelsey lui-même 😮 qui remontait cette falaise à toute vitesse avec des chaussures de sport d’intérieur à l’accroche médiocre. La surprise fut partagée car il était ici en reconnaissance pour ajouter une nouveauté à la cinquième édition de son guide et il ne comprenait pas qu’un Frenchy puisse déjà se trouver là. Dommage que nous n’ayons pas eu le loisir de discuter plus d’un quart d’heure, chacun étant tenu par un horaire serré.
Je continue à descendre encore un peu le canyon. Certaines falaises sont impressionnantes.

En me glissant sous des alcôves pour cacher le ciel, je peux mieux admirer les magnifiques couleurs créées par la lumière réfléchie sur les parois du canyon. C’est un enchantement.


Je rebrousse chemin et remonte le canyon d’un bon pas car cet après-midi je me rends à Paw Hole et ce n’est pas à côté. Bien après les passages boueux, je rattrape le jeune couple qui hésitait à prendre l’ultime permis pour CBN à la loterie de ce matin. Je suis surpris de voir la jeune femme recouverte de boue : bras, jambes, cuisses, une bonne partie du visage. Elle me fait à la fois penser à Lara Croft (du jeu Tomb Raider) qui serait en stage commando et à une « sauvageonne » de certaines peuplades indigènes. Je pense également à la célèbre chanson de Queen « We will rock you » et ses paroles « You got mud on your face » sauf que le vers suivant « You big disgrace » ne convient pas du tout puisque, contre toute attente, la demoiselle reste fort jolie et que la boue séchée fait même ressortir ses yeux verts. En riant, elle m’explique que l’argile « c’est bon pour la peau et que certains payent cher pour cela ». On rentre ensemble et on discute dans la bonne humeur. Ils viennent de Pennsylvanie, lui finit ses études à l’université et elle est professeur de fitness et de cheerleaders (Pom-pom girls). Ils sont très contents d’aller demain tous les deux à CBN/The Wave. Tous les 2, avec un seul permis ? Non, ils ont bien 2 permis car, après le tirage au sort, Dawn s’est discrètement désistée en leur faveur, touchée par ce jeune couple d’amoureux. Elle leur a dit qu’habitant en Californie elle pourrait revenir ici plus facilement qu’eux. Un bien beau geste 😇!
Comme je vois ces deux sportifs se jouer des petites difficultés de Wire Pass (blocs coincés à escalader), je leur donne tous les conseils nécessaires pour visiter demain Top Rock et Melody Arch afin d’agrémenter leur visite. Ils sont installés au petit camping gratuit de Stateline Campground, à 2 miles au sud du parking de Wire Pass. Comme il est complet, ils me proposent de partager leur emplacement en me prévenant qu’ils reviendront assez tard puisqu’ils dîneront à Page ce soir. Ils sont vraiment très sympa 🙂!
On est déjà en cours d’après-midi mais on partage quelques barres de céréales après le slot canyon de Wire Pass, puis on se quitte au parking et je pars en direction de Coyote Buttes South - Paw Hole.
Le ranger m’avait prévenu, la piste de Paw Hole s’est dégradée par rapport aux années précédentes, les ornières sont profondes et le sable est très mou car il n’a pas plu depuis longtemps. C’est aussi vers Paw Hole qu’Annie et André, pourtant véhiculés dans un gros 4 x 4 par un ami expérimenté de Kanab, se sont ensablés il y a quelques semaines et ont dû faire venir la dépanneuse pour plusieurs centaines de dollars 😕. Je suis donc bien content de disposer du Toyota 4Runner qui est un vrai 4 x 4 avec vitesses courtes mais je choisis tout de même de rester en seconde longue pour pouvoir garder une vitesse suffisante. J’attaque la montée sableuse à un rythme digne du Paris-Dakar, la voiture dérape dans les virages et fait des sauts à chaque variation de terrain, je dois tenir le volant très fermement et j’ai l’impression de conduire dans un jeu vidéo. Dès que je sens le véhicule ralentir, je donne des coups de volant successivement à droite et à gauche, comme je l’ai vu faire par les Touareg dans le Sahara. A l’arrière, mes sacs et la glacière sautent dans tous les sens, comme s’ils dansaient un pogo effréné lors de la grande époque punk, c’est « Anarchy in the trUnK » 😛! Après plus de 2 miles de ce rythme frénétique, qui me semblent durer beaucoup plus longtemps, je suis bien content de m’arrêter au petit parking de Coyote Buttes South - Paw Hole.
Je me dirige directement vers le secteur que je trouve le plus beau, à environ 1 mile de marche (dans le sable) au nord-ouest du site. En regardant les carnets de voyage et les photos des aficionados de l’Ouest, je suis surpris de voir que ce secteur pourtant très photogénique n’est pour ainsi dire jamais visité, alors qu’il est finalement plus accessible que celui de Coyote Buttes South, Cottonwood Teepees (qui est cependant plus vaste et plus varié).
Je garde un excellent souvenir de ma dernière visite en avril 2006 où, avec ma fille Flora, Kent, Steffen et Isabel, nous avions terminé à Paw Hole, dans une excellente ambiance, une expédition de presque 3 jours (avec camping sauvage) qui nous avait amenés à White Pocket et différents secteurs de Coyotte Buttes South. Souvenirs, souvenirs…
J’atteins une montagne de slickrock joliment striée (particulièrement à la gauche de sa base).




Un peu plus loin, un autre très beau secteur de slickrock strié.



Le temps se couvre, mais les couleurs n’en ressortent que davantage.

Je m’intéresse maintenant aux détails, aux motifs, aux textures et aux couleurs que le slickrock nous offre généreusement.


Ici, le rocher semble saigner.



Ravi d’avoir pu profiter tranquillement des trésors de ce site que j’apprécie particulièrement, je retourne vers le massif de teepees à proximité du parking.

Je les admire dans la douce lumière du soleil couchant.


La descente en 4 x 4 de la piste sableuse pose moins de problème que sa montée, même si cela secoue tout autant.
De retour sur la bonne piste de House Rock Valley Road, je capte les toutes dernières lueurs du soleil….

… puis du crépuscule.

Au camping, j’installe mon SUV à côté de l’emplacement du jeune couple de Pennsylvanie (que, plus tard, je n’entendrai même pas revenir de Page). Après mon habituel dîner frugal, je décharge mes photos sur mon notebook et, fatigué par cette journée bien remplie, je m’endors très rapidement.
JOUR 13 : autour de Coyote Buttes
Au lever du soleil, il fait nuageux, donc je prends mon temps avant d’aller à la Paria Ranger Station afin de tenter ma chance une seconde fois pour le permis de Coyote Buttes North. Quand je quitte le camping, le jeune couple de Pennsylvanie dort toujours dans sa tente et je ne peux le revoir pour le saluer et lui souhaiter une excellente visite de The Wave.
A la Station, nous sommes une dizaine de personnes de moins que la veille pour le tirage au sort. Je retrouve Dawn qui hier a été voir Horseshoe Bend, Antelope Canyon et des hoodoos. Quand des touristes demandent quel est le meilleur guide pour visiter le secteur parmi ceux qui sont vendus sur place, j’entends avec plaisir le ranger répondre que c’est Photographing the Southwest 🙂, du coup il leur en vend deux et Dawn en achète un troisième.
Celle-ci est optimiste pour le tirage au sort, par nature et parce que, aujourd’hui, elle a deux chances au lieu d’une, comme tous ceux qui reviennent pour la seconde fois consécutive (les rangers mettent deux numéros à leurs noms dans la tireuse à loto). Elle ne sait pas qu’elle a en réalité quatre chances en comptant les deux miennes, car j’ai décidé que si mon nom était tiré et pas le sien, je lui ferais bénéficier de mon permis, ce qui me semble tout naturel après son généreux geste de la veille.
La loterie se déroule selon une séquence répétitive : tirage de la boule, annonce du numéro, cri de joie de l’heureux élu, déception se lisant sur le visage des autres. Enfin il ne reste plus qu’un permis, le dixième, et bingo 🙂! c’est Dawn qui l’obtient et ne cache pas sa joie pour ce coup de chance in extremis. La ranger déclare qu’il y a une justice et raconte comment Dawn a fait don de son permis la veille ; spontanément, toute l’assemblée applaudit la sympathique Californienne. Après l’obtention de son permis, je lui explique en détail tout le circuit autour de The Wave, de Second Wave à Sand Cove en passant par Top Rock et le Big Mac, car elle ne saurait se contenter d’une visite classique. Quand il n’y a plus personne à la Station, je vais voir la ranger (qui se souvient bien de moi depuis qu’elle m’a croisé en octobre 2005 en revenant de White Pocket alors qu’elle pensait ce site encore confidentiel) pour lui demander s’il n’y aurait pas quelques phénomènes géologiques encore peu connus à visiter dans le secteur. Comme je connais déjà tous ceux qu’elle me cite, elle finit par m’en indiquer un du bout des lèvres qu’elle appelle « The Nautilus », mais me demande de me contenter de publier des photos sans en indiquer la localisation sur Internet ou Photographing the Southwest car cette curiosité est fragile.
Je la remercie et m’y rends directement. Je marche dans ce secteur isolé quand j’entends du bruit derrière moi. Je me retourne, surpris, et découvre deux chevaux montés par de souriantes cavalières qui habitent à proximité et me disent qu’elles n’ont jamais vu personne dans ce wash. On discute un moment des beautés de la région puis chacun reprend son chemin.

Je ne sais pas à quoi doit ressembler « The Nautilus » car la ranger ne m’a rien précisé et ses indications étaient plutôt vagues. Je m’attends donc à une formation rocheuse en forme de sous-marin avec des pointes, comme dans le roman Vingt Mille Lieues sous les mers de Jules Verne. Mais quand je découvre cette curiosité géologique, je constate qu’elle ressemble tout simplement par sa forme au coquillage appelé nautile en français et nautilus ici.

Je me glisse à l’intérieur…


… puis me balade un bon moment dans le secteur, à la recherche d’autres curiosités du même style, sans succès.


C’est la saison de floraison des cactus.

Je retourne à mon véhicule par le même chemin, content d’avoir vu ce petit site mineur mais néanmoins intéressant.
Le temps se couvre sérieusement, il ne serait pas prudent d’entamer seul une longue randonnée dans un site isolé. Je prends donc la piste de House Rock Valley Road pour accéder à des balades assez courtes.
Il y a de jolies fleurs sur le bas-côté (ce sont des Prickly Poppies me précise Kashtin, spécialiste en la matière).

Je retourne voir un panel de pétroglyphes qui m’avait particulièrement plu pour sa situation et son originalité. Bien que les rangers tentent de le garder confidentiel et qu’il soit loin de la piste, je constate en voyant le sol piétiné qu’il est nettement plus visité que lorsque j’y étais venu il y a quatre ans.
On y trouve un étonnant labyrinthe rappelant le jeu du même nom que l’on trouvait dans les magazines pour enfants, où il fallait se rendre d’un point A à un point B. C’est la seule fois où j’ai vu une telle représentation rupestre. Que peut-elle bien vouloir signifier ? Comme je ne connais pas de nom à ce panel, je l’appelle « The Maze panel ».



On peut observer d’autres motifs intéressants, notamment des spirales, un personnage avec des boucles d’oreilles, un autre très graphique dessiné comme un logo…


Ma prochaine visite concerne Double-Barrel Arch, qui se situe près de la piste d’accès par le sud à Coyote Buttes South et ne nécessite qu’une courte marche.
Devant l’arche et ses deux ouvertures, un rocher surnommé le Totem.

Quand je m’approche de l’arche et que je grimpe pour atteindre ses ouvertures, je constate que le slickrock est très différent de celui que l’on trouve habituellement dans la région. Celui-ci est torturé comme de la roche volcanique qui me rappelle celle que j’ai vue au Piton de la Fournaise, à l’île de la Réunion, ou au pied du Teide à Tenerife, aux îles Canaries.



Une excroissance rocheuse me fait penser à un dinosaure qui serait à l’affût.


Le ciel s’est dégagé peu à peu et les risques d’orage semblent s’éloigner.
Je décide donc de faire la randonnée permettant de visiter le site d’Edmaier’s Secret que je n’avais pas eu le temps de faire lors de mon précédent voyage.
Cet endroit n'est pas à proprement parler secret ou confidentiel. Son surnom lui a été donné par des Allemands qui ont découvert en 2003 une photo aérienne (prise dans les années 90) dans un livre de Bernhard Edmaier et qui, à partir de là, l’ont ensuite recherché (notamment à l'aide de Google Earth). Ils s’y sont rendus par eux-mêmes en 2007. Ceci explique que ce lieu soit encore très peu connu, mais plus pour longtemps car sa visite est notamment une bonne solution lorsqu’on n’a pu obtenir de permis pour CBN / The Wave. C’est d’ailleurs pour cela que je l’ai conseillé à Marie/mlefevre qui s’y est rendue deux mois plus tard et en a parlé positivement dans son carnet. Du coup, plusieurs forumeurs ont déjà inscrit cette visite à leur voyage de 2010.
Cette belle randonnée dans le wilderness n'est ni longue (entre trois et quatre heures suivant le temps passé à explorer et/ou à photographier sur place) ni difficile si l'on dispose des informations, d'un extrait de carte topographique et d'un bon sens de l'orientation (le GPS peut faciliter les choses mais n'est pas indispensable, le mien est resté dans le sac à dos cette fois-ci). Par contre, en été il peut y faire très chaud, il n’y a pas d’ombre et il y a peu de chances d’y rencontrer âme qui vive.
Je paye mon permis à la « self-payment station » du parking de Buckskin Gulch et je marche d’un bon pas dans le gulch car l’après-midi est déjà très avancé. Environ une heure plus tard, je suis au milieu d’un océan de slickrock au pied d’une superbe montagne de brainrocks (roche en forme de cervelle) qui ne demande qu’à être gravie.



Au sommet, je découvre un land-marker qui date de 1917...

… et surtout un panorama magnifique en direction de Buckskin Gulch d’où je viens.

Je continue vers le sud sur le sommet de la montagne…

… jusqu’à un superbe point de vue sur une immense pente de slickrock avec Coyote Buttes North en arrière- plan. Loin au sud, le massif blanc de Top Rock est bien éclairé et je distingue nettement la fissure verticale qui surplombe The Wave et sert de repère aux randonneurs (en haut et au milieu de la photo). Aujourd’hui, il me manque au moins deux heures de jour pour pouvoir explorer ce versant, ce sera donc pour la prochaine fois.

Je redescends vers le nord en passant par une « mini-wave » au slickrock délicatement ciselé.

Ce spot, un de mes préférés du site, m’a donné envie d’en faire une interprétation en noir et blanc.

La descente est ponctuée de lames de roche et de délicates stries dentelées qui, je l’espère, seront épargnées par les futurs visiteurs.



D’immenses chenilles de pierre sont blotties les unes contre les autres. Je ne serais pas surpris de les voir se mettre à onduler lentement.


Quelques lichens égayent la roche.


Le slickrock prend plusieurs couleurs, au gré de sa fantaisie.


Un hoodoo au sombre chapeau semble perdu dans cette immensité.


Le soleil va bientôt se coucher, il est temps d’entamer le retour.

Eclairé par les derniers rayons du soleil, le grès prend de superbes teintes dorées.

Dans le wash sableux au pied du slickrock, j’ai l’impression d’être fin 2008 durant mon voyage au Sahara, dans le massif de la Tadrart, au sud-est de l’Algérie. Curieuse impression de retrouver les mêmes sensations au sein de deux sites situés aux antipodes mais qui se rapprochent par leur esthétique, leur atmosphère et leur lumière.



L’agréable remontée de Buckskin Gulch dans une lumière crépusculaire et une température très douce termine sereinement cette journée durant laquelle la découverte d’Edmaier’s Secret fut un des coups de cœur de mon voyage 🙂.

Il fait nuit quand je roule sur les pistes de House Rock Valley Road puis de Cottonwood Canyon Road pour retrouver mon lieu de bivouac d’il y a deux jours. Je me couche relativement tôt car demain le réveil sonnera bien avant l’aube pour visiter les Wahweap hoodoos à l’heure propice.
JOUR 14 : de Wahweap Hoodoos à Waterholes Canyon
Il fait encore nuit quand le réveil sonne, mais c’est nécessaire pour lever le camp, rouler sur les pistes menant au Wahweap Wash puis marcher une vingtaine de minutes jusqu’au premier groupe des Wahweap Hoodoos, afin d’être positionné à temps pour y voir le lever du soleil.
Mon intérêt pour les Wahweap Hoodoos remonte à l’année 2001 quand Laurent Martrès me demanda de l’aider à trouver un hoodoo particulièrement élégant dont, à l’époque, seuls deux photographes professionnels avaient publié une photo : Michael Fatali (toujours lui !) et Jackson Bridges (guide/photographe spécialisé dans la région du Lake Powell). Bien entendu, on ne savait pas du tout dans quel secteur ce hoodoo pouvait bien se trouver et les deux photographes gardaient jalousement leur secret. Durant mon voyage de 2001, dans les environs de Page, j’ai montré la photo à tous les rangers que j’ai croisés, j’ai exploré les alentours de Toadstool Hoodoos et de White Rocks mais je n’ai pas trouvé le hoodoo recherché. Quelques mois plus tard, j’ai finalement obtenu une information succincte mais suffisante (« Vous trouverez dans Wahweap Wash »), en correspondant avec un local qui voulait lancer un Bed & Breakfast et courait le wilderness près de chez lui à la recherche de curiosités géologiques. Dès mon voyage suivant (en mai 2002), nous remontions à pied, Laurent et moi, le Wahweap Wash (en venant du sud, ce n’est qu’ensuite qu'un ami de Laurent a trouvé l’accès plus rapide par les pistes du nord), lorsque nous avons fini par trouver les hoodoos convoités 🙂, qui seront longtemps une des nouveautés de Photographing the Southwest. Il m’amuse de penser que quelques e-mails envoyés de France ont été plus efficaces qu’une recherche menée sur place.
La subtile lumière qui précède le lever du soleil permet d’apprécier ces hoodoos élancés dans une ambiance plus douce et moins contrastée que celle qui prévaudra quand les rayons du soleil les atteindront directement.


Quelques minutes plus tard, le site est éclairé par les premiers rayons qui font ressortir le blanc éclatant des hoodoos.

Je prends la photo « classique »…

… avant de trouver un autre angle qui me plaît davantage.

Un second groupe de hoodoos se situe quelques centaines de mètres plus loin.

Ils sont moins élancés mais néanmoins intéressants, surtout à contre-jour.


J’ai un faible pour ces deux hoodoos qui semblent avoir été posés là comme des piliers matérialisant l’entrée d’un décor fantasmagorique digne du Seigneur des Anneaux.


Ici, des concrétions ressemblent vraiment à de la cervelle.

Là, les roches rappellent la couleur du sang.

De retour à mon véhicule, je rencontre deux Allemands qui viennent d’arriver mais qui ont failli rester coincés au passage d’un petit wash qui traversait la piste : leur SUV ne pouvant plus ni avancer ni reculer sans racler fortement le sol rocailleux, l’un a dû pousser et l’autre « mettre la gomme » pour s’en sortir. Ils avaient pourtant loué chez Alamo un SUV standard de la même catégorie que le mien, mais ils ont hérité d’un modèle « crossover » à la faible garde au sol, qui montre ses limites à la moindre difficulté, leur faisant risquer une galère au milieu de nulle part sans compter l’endommagement du véhicule 😕. Après un petit déjeuner commun, où ils se font réchauffer des saucisses, je les quitte en espérant qu’au retour ils ne rencontreront pas le même problème.
Sur les hauteurs de White Rocks, je me gare sur un promontoire surplombant un secteur où se trouvent de nombreux hoodoos colorés.

La lumière de ce milieu de matinée n’est pas très favorable, mais une balade me permet tout de même d’apprécier les couleurs qui vont de délicats tons pastel au rouge violacé.



Tout au bout de la balade, un point de vue sur Chimney Rock et sur un énorme hoodoo qui fait plus de 20 mètres de haut.

Vers midi, je me rends au Paria Outpost pour saluer Susan et Steve Dodson, comme je le fais maintenant depuis une dizaine d’années. La première fois, Elisabeth, Flora (qui avait onze ans) et moi étions venus là dans le but de boire quelques litres de lemonade bien fraîche après notre première visite à The Wave, dans la canicule du mois de juillet. Nous avions été très sympathiquement accueillis par Susan et Steve qui nous avaient raconté la toute récente ouverture du Paria Outpost (majoritairement construit de leurs mains), leur amour de la nature encore sauvage qui les avait amenés ici, leur intérêt pour la vie des locaux à laquelle ils voulaient s’intégrer, leur goût pour la musique jouée en commun, leur volonté de contribuer à une activité touristique responsable en harmonie avec la nature… Flora était même repartie avec un cadeau 🙂 : un grand TShirt flashy de style hippie (que Susan avait teint elle-même) qui lui servit longtemps de chemise de nuit compte tenu de sa taille.
Les débuts sur place furent difficiles car il leur fallut des années avant d’obtenir les autorisations, accréditations et assurances nécessaires pour faire le métier d’outfitter sur les terres du BLM et du Vermilion Cliffs National Monument (où se trouve Coyote Buttes). En attendant, ils ont tenu bon et ont proposé des shuttles (transports) notamment pour les backpackers descendant le Paria Canyon ou Buckskin Gulch, et leur BBQ « all you can eat » de fin de semaine (certaines fois avec de la musique live) a acquis une bonne renommée, puisque de nombreux locaux (dont beaucoup viennent de Page) y sont fidèles. Ils ont également aménagé une chambre pour la proposer en Bed & Breakfast. Quand ils ont pu lancer leur activité d’outfitter, j’ai fait tout mon possible pour les faire connaître en France (et dans d’autres pays francophones), soit en répondant à des posts de VF quand les forumeurs ont commencé à s’intéresser à Coyote Buttes South et White Pocket ; soit dans de nombreux messages privés et/ou e-mails ; soit directement, en en parlant à mes connaissances qui se rendaient dans l’Ouest ; soit encore en les citant dans Ouestusa.fr en complément de l’outfitter Wally (en retraite maintenant) que conseillait Thierry/Wavemaster car il avait été content de ses services… Comme tous leurs clients ont été satisfaits, le bouche-à-oreille et les carnets de voyage ont fait le reste, et maintenant leur activité d’outfitter marche bien 🙂, avec une bonne proportion d’Européens. Les Dodson, qui connaissent ma contribution à leur business, m’accueillent toujours à bras ouverts… comme Susan le fait encore cette année (Steve étant en excursion). Elle s’apprêtait à partir faire des courses à Page mais, après un accueil très chaleureux, elle reste un bon moment à discuter avec moi. Quand elle doit s’en aller, elle me dit de rester au Paria Outpost « comme chez moi ».
Tandis que le temps se couvre, je m’installe pour prendre mon lunch sur la terrasse puis j’entame une petite sieste réparatrice. Je suis réveillé par l’arrivée d’une dame d’une bonne soixantaine d’années, qui a beaucoup de distinction et qui respire la gentillesse. Elle vient de Californie, est passionnée de photographie (elle dispose d’ailleurs d’un matériel haut de gamme) et passe voir Steve et Susan pour convenir d’une excursion, sans savoir ce qui est le mieux à photographier dans le secteur. Comme il s’est mis à bruiner, j’ai tout mon temps. Aussi, je vais chercher mon notebook et je lui montre des photos de la région proche sur une copie de mon site web, ainsi que certains clichés que j’ai pris durant les deux derniers jours. Elle prend des notes de ce tout ce que je lui conseille de voir par elle-même ou avec un outfitter dans les jours à venir, puis elle me pose des questions complémentaires sur l’accessibilité des différents sites. Je suis heureux d’avoir pu lui rendre service, car elle est aussi sympathique que motivée. Avant de partir, elle me remercie chaleureusement et me dit « You make my day » (expression que j’avais découverte au cinéma dans la bouche de Clint Eastwood, mais prononcée dans des circonstances très différentes).
La bruine a cessé mais le ciel reste menaçant. Je décide de tenter une visite aux Thousand Pockets dont le nom est prometteur. La piste est d’abord commune avec celle de Stud Horse Point, puis elle s’enfonce vers le sud. Elle est longtemps sableuse, ce qui ne posera pas de problème en cas de pluie, mais tout d’un coup elle devient argileuse avec plusieurs montées et descentes. La randonnée doit durer au moins deux heures et il est impossible de deviner où vont éclater les orages qui menacent tout autour. Si la pluie tombe ici, il me sera impossible de rouler sur les montagnes russes sur lesquelles je viens de passer. Par prudence, je décide donc de renoncer et de revenir en arrière pour me contenter d’une seconde visite à Stud Horse Point.
Je ne le regrette pas car aujourd’hui la lumière y est douce.
Au loin, le Lake Powell d’où émerge Lone Rock.


Les hoodoos colorés de Stud Horse Point, qui dominent le paysage, ont une structure et une esthétique particulières très différentes de ceux que j’ai vus ce matin. On se croirait dans une autre région.




Mon hoodoo préféré est celui qui est surnommé l’Amiral à cause de son chapeau si caractéristique.


Je retourne à Page dans le but de faire un ravitaillement de produits frais mais, comme le ciel s’est dégagé en partie, je me dépêche d’aller sur le rim de Waterholes Canyon pour bénéficier des derniers rayons de soleil.
Waterholes Canyon est principalement connu en tant que slot canyon et il faut un « hiking permit » navajo pour le visiter, malheureusement la guérite d’Upper Antelope Canyon où on peut l’acheter est fermée depuis plusieurs heures. Tant pis pour cette fois, une bonne demi-heure de visite sur le rim à l’heure où tout le monde est rentré pour dîner ne devrait pas poser de problèmes (Attention ! ne venez pas ici sans permis en pleine journée car, à l’heure normale de visite des slots canyons, les permis sont régulièrement vérifiés par les Navajos).
Sur le mur surnommé « The Big Wall », certaines striures esthétiques font penser à Second Wave.


Je capte les tout derniers rayons du soleil dans l’autre direction, celle où le ciel se fait menaçant.


Au Wal-Mart, une fois le ravitaillement terminé, je me choisis une bonne salade composée et des yaourts crémeux à la cerise pour ce soir et demain matin. Je profite d’un spot WiFi pour sortir mon notebook et consulter ma boîte aux lettres ainsi que la météo des jours à venir (qui n’est pas fameuse 😕).
Une fois de plus, je retourne de nuit à mon bivouac, situé dans les premiers miles de la Cottonwood Canyon Road que je vais emprunter demain matin pour commencer les trois prochaines semaines consacrées à l’Utah.
A l’issue de ce « Hoodoos day », c’est avec un pincement au cœur que je me glisse dans mon duvet, en sachant que demain je m’éloignerai de la région des Vermilion Cliffs, une de mes préférées (sinon ma préférée) dans le Southwest.
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
Voyage d'un mois dans l'Ouest américain: itinéraire English translation pending
Bonjour à tous,
Alors je vous explique un petit peu la situation. Si je viens aujourd'hui vous demander votre aide et vos conseils, ce n'est malheureusement pas pour moi mais pour mon frère et sa copine qui ont décidés il y a peu de partir faire un voyage d'un mois environ dans l'ouest américain. Ils ont achetés les billets hier.
Ce voyage n'étant pas prévu à la base, ils n'ont donc aucune connaissance sur le sujet et n'ont rien préparé.
Bref, je leur ai conseillé hier, après l'achat de leur billet, de faire quand même un pseudo itinéraire pour savoir un minimum et regardez ce qu'ils ont pondu😕
Départ le 2/05 Lyon- Amsterdam-San Francisco avec KLM
San Francisco 2-3 jours
Lake Tahoe 1 jour et demi
Yosemite Valley-Village 3 jours
Sequoia Park 2 jours
Santa Barbara 2 jours
Los Angeles 6 jours
Las Vegas 2 jours et demi
Alors bon, certes je n'y suis jamais allé mais je trouve leur itinéraire vraiment...bof.
Je m'explique: j'ai lu pas mal depuis des mois sur ce forum(par curiosité) les différents topics sur l'ouest, les carnets de voyage etc
Et franchement je vois pas l'intérêt de rester à LA pendant une semaine!!! Ils me répondent qu'il y a plein de trucs à voir genre Newport Beach, etc Mais bon à LA, quand on a fait Venice, Malibu, Beverly Hills, et Hollywood, on a fait le tour n'est ce pas?
Ensuite je trouve leur choix d'avion pas judicieux: ils repartent de Las Vegas, ce qui implique une escale aux US, puis une autre escale à Amsterdam(car KLM). Il aurait été plus simple de repartir de LA non?
Enfin, je trouve qu'ils passent à côté des choses essentielles d'un voyage dans l'ouest, surtout en restant pratiquement un mois:pas de visite au Grand Canyon, pas de passage à Arches, Moab et j'en passe....
Alors je me suis mise dans l'optique d'essayer de leur concocter un petit programme, afin qu'ils puissent en profiter un max.
MAIS moi je suis une spécialiste de NY, et je me suis jamais réellement penchée en profondeur sur ce sujet de l'Ouest américain et il me reste peu de temps.
Est ce que vous pourriez me donner votre avis sur leur itinéraire de base, ce qu'ils pourraient ajouter, enlever etcc
Et surtout, me conseiller sur un itinéraire qu'ils leur ferait découvrir l'ouest dans sa majorité, en sachant qu'ils arrivent à SF et repartent de Las Vegas.
Je vous remercie par avance😛
Alors je vous explique un petit peu la situation. Si je viens aujourd'hui vous demander votre aide et vos conseils, ce n'est malheureusement pas pour moi mais pour mon frère et sa copine qui ont décidés il y a peu de partir faire un voyage d'un mois environ dans l'ouest américain. Ils ont achetés les billets hier.
Ce voyage n'étant pas prévu à la base, ils n'ont donc aucune connaissance sur le sujet et n'ont rien préparé.
Bref, je leur ai conseillé hier, après l'achat de leur billet, de faire quand même un pseudo itinéraire pour savoir un minimum et regardez ce qu'ils ont pondu😕
Départ le 2/05 Lyon- Amsterdam-San Francisco avec KLM
San Francisco 2-3 jours
Lake Tahoe 1 jour et demi
Yosemite Valley-Village 3 jours
Sequoia Park 2 jours
Santa Barbara 2 jours
Los Angeles 6 jours
Las Vegas 2 jours et demi
Alors bon, certes je n'y suis jamais allé mais je trouve leur itinéraire vraiment...bof.
Je m'explique: j'ai lu pas mal depuis des mois sur ce forum(par curiosité) les différents topics sur l'ouest, les carnets de voyage etc
Et franchement je vois pas l'intérêt de rester à LA pendant une semaine!!! Ils me répondent qu'il y a plein de trucs à voir genre Newport Beach, etc Mais bon à LA, quand on a fait Venice, Malibu, Beverly Hills, et Hollywood, on a fait le tour n'est ce pas?
Ensuite je trouve leur choix d'avion pas judicieux: ils repartent de Las Vegas, ce qui implique une escale aux US, puis une autre escale à Amsterdam(car KLM). Il aurait été plus simple de repartir de LA non?
Enfin, je trouve qu'ils passent à côté des choses essentielles d'un voyage dans l'ouest, surtout en restant pratiquement un mois:pas de visite au Grand Canyon, pas de passage à Arches, Moab et j'en passe....
Alors je me suis mise dans l'optique d'essayer de leur concocter un petit programme, afin qu'ils puissent en profiter un max.
MAIS moi je suis une spécialiste de NY, et je me suis jamais réellement penchée en profondeur sur ce sujet de l'Ouest américain et il me reste peu de temps.
Est ce que vous pourriez me donner votre avis sur leur itinéraire de base, ce qu'ils pourraient ajouter, enlever etcc
Et surtout, me conseiller sur un itinéraire qu'ils leur ferait découvrir l'ouest dans sa majorité, en sachant qu'ils arrivent à SF et repartent de Las Vegas.
Je vous remercie par avance😛
Avis sur itinéraire dans l'Ouest américain? English translation pending
🙂 Bonjour à tous,
Je démarre une nouvelle discussion car j'ai l'impression que celle déjà lancée s'est un peu essoufflée... Je suis venue sur ce forum pour vous demander conseils sur un circuit tour operator et vous m'avez tous conseillée de le faire par moi-même, alors ne me laissez pas tomber maintenant s'il vous plaît !!! Je pars donc avec ma fille de 15 ans qui veut absolument voir les villes (surtout San Francisco, sans rater los Angeles) et personnellement je ne veux pas rater les merveilleux paysages... Je vais de Las vegas à las Vegas (pas du tout intéressée par cette ville mais bon..) à cause des tarifs d'avion. J'ai cherché dans tous les moteurs de recherches et c'est le seul moyen d'avoir des tarifs intéressants (1400 euros pour deux aller retour et sans escale). Mon budget est assez serré donc impossible de faire Paris San Francisco et las Vegas paris, comme il aurait été logique... J'ai donc essayé de concilier les deux (villes et parcs nationaux) mais j'ai conscience qu'autour de Moab j'en ai un peu trop mis... j'ai donc besoin de vos conseils pour savoir ce que je dois malheureusement enlever ou si c'est possible de faire tout ça en se levant très tôt le matin ??? Voici mon itinéraire :
ORGANISATION VOYAGE ETATS UNIS
DEPART 27 JUIN
JOUR 1/27 juin : Arrivée Las Vegas repos JOUR 2/28 juin : visite Las Vegas JOUR 3/29 juin : Départ vers Los Angeles (nuit à LA) (430 km) JOUR 4/30 juin : visite Los Angeles (studios etc...) (nuit à LA) JOUR 5/1 juil : Visite nord LA / Départ côte vers San Francisco (nuit à San Luis Obispo) (305 km) JOUR 6/2 juil : départ pour San Francisco par côte avec arrêts dans les villes (405 km) (nuit à SF) JOUR 7/3 juil : visite San Francisco (nuit à SF) JOUR 8/4 juil : visite San Francisco (nuit à SF) JOUR 9/5 juil :Visite San Francisco et départ le soir pour Yosémite (307 km) (nuit à Yosémite) JOUR 10/6juil : Visite du parc yosemite jusqu'à Lone Pine (nuit à Lone Pine) (315 km) JOUR 11/7 juillet : Départ vers death valley / Las Vegas (403 km) (nuit à Las Vegas) JOUR 12/8 juillet : Départ pour le grand canyon (visite après-midi) (445km) / départ vers Page (nuit à Page) (225 km) JOUR 13/9 juil : Visite Horseshoe Bend / Antelope Canyon et départ vers Monument valley (nuit à monument valley) JOUR 14/10 juil : Départ vers Moab (310 km) / Dead Horse Point, Island in the Sky, Potash Road, (nuit à Moab) JOUR 15/11 juill : Moab / Arches, Capitol reef (nuit à Moab) JOUR 16/12 juil : Canyonlands the needles, Negro Bill Canyon, Fisher Towers, Lion's Back et départ pour bryce canyon (450 km) (nuit à Bryce canyon) JOUR 17/13 juil : Visite bryce canyon / départ vers Zion et visite de Zion (190 km) (nuit Zion) JOUR 18/14 juil : Départ vers valley of fire (visite) / départ Las Vegas (270 km) (nuit à Las Vegas) JOUR 19/15 juil : Retour Paris
J'attends vos conseils avec impatience !!! Si vous pouviez me préciser le temps nécessaire pour la visite de chaque parc, ça serait génial aussi !!!
Merci beaucoup d'avance !
Je démarre une nouvelle discussion car j'ai l'impression que celle déjà lancée s'est un peu essoufflée... Je suis venue sur ce forum pour vous demander conseils sur un circuit tour operator et vous m'avez tous conseillée de le faire par moi-même, alors ne me laissez pas tomber maintenant s'il vous plaît !!! Je pars donc avec ma fille de 15 ans qui veut absolument voir les villes (surtout San Francisco, sans rater los Angeles) et personnellement je ne veux pas rater les merveilleux paysages... Je vais de Las vegas à las Vegas (pas du tout intéressée par cette ville mais bon..) à cause des tarifs d'avion. J'ai cherché dans tous les moteurs de recherches et c'est le seul moyen d'avoir des tarifs intéressants (1400 euros pour deux aller retour et sans escale). Mon budget est assez serré donc impossible de faire Paris San Francisco et las Vegas paris, comme il aurait été logique... J'ai donc essayé de concilier les deux (villes et parcs nationaux) mais j'ai conscience qu'autour de Moab j'en ai un peu trop mis... j'ai donc besoin de vos conseils pour savoir ce que je dois malheureusement enlever ou si c'est possible de faire tout ça en se levant très tôt le matin ??? Voici mon itinéraire :
ORGANISATION VOYAGE ETATS UNIS
DEPART 27 JUIN
JOUR 1/27 juin : Arrivée Las Vegas repos JOUR 2/28 juin : visite Las Vegas JOUR 3/29 juin : Départ vers Los Angeles (nuit à LA) (430 km) JOUR 4/30 juin : visite Los Angeles (studios etc...) (nuit à LA) JOUR 5/1 juil : Visite nord LA / Départ côte vers San Francisco (nuit à San Luis Obispo) (305 km) JOUR 6/2 juil : départ pour San Francisco par côte avec arrêts dans les villes (405 km) (nuit à SF) JOUR 7/3 juil : visite San Francisco (nuit à SF) JOUR 8/4 juil : visite San Francisco (nuit à SF) JOUR 9/5 juil :Visite San Francisco et départ le soir pour Yosémite (307 km) (nuit à Yosémite) JOUR 10/6juil : Visite du parc yosemite jusqu'à Lone Pine (nuit à Lone Pine) (315 km) JOUR 11/7 juillet : Départ vers death valley / Las Vegas (403 km) (nuit à Las Vegas) JOUR 12/8 juillet : Départ pour le grand canyon (visite après-midi) (445km) / départ vers Page (nuit à Page) (225 km) JOUR 13/9 juil : Visite Horseshoe Bend / Antelope Canyon et départ vers Monument valley (nuit à monument valley) JOUR 14/10 juil : Départ vers Moab (310 km) / Dead Horse Point, Island in the Sky, Potash Road, (nuit à Moab) JOUR 15/11 juill : Moab / Arches, Capitol reef (nuit à Moab) JOUR 16/12 juil : Canyonlands the needles, Negro Bill Canyon, Fisher Towers, Lion's Back et départ pour bryce canyon (450 km) (nuit à Bryce canyon) JOUR 17/13 juil : Visite bryce canyon / départ vers Zion et visite de Zion (190 km) (nuit Zion) JOUR 18/14 juil : Départ vers valley of fire (visite) / départ Las Vegas (270 km) (nuit à Las Vegas) JOUR 19/15 juil : Retour Paris
J'attends vos conseils avec impatience !!! Si vous pouviez me préciser le temps nécessaire pour la visite de chaque parc, ça serait génial aussi !!!
Merci beaucoup d'avance !
Parcours en Californie et dans l'Ouest américain réalisable en septembre 2010? English translation pending
Oyez oyez mesdames et messieurs les forumers expérimentés...
Je tente d'organiser notre périple du 29 aug au 20 sept prochain...
Un boulet est parmi vous. Je suis un pti peu paumée... Pourriez vous me dire si ces étapes sont possibles dans ce laps de temps , pr une première approche?!
Nous ne sommes pas arrêtés sur les vols (directs depuis PAR) soit LAX soit SFO, en AR ou open jaw?!
LAX GRAND CANYON ANTELOPE MONUMENT VALLEY PAGE BRYCE CANYON BRYCE ZION BARSTOW LAS DEATH VALLEY SEQUIAO YOSEMITE SFO LAX
Je pense qu'il doit y avoir un problème du côté de bartow, (peut etre d'autres?) mais bon je ne sais pas trop comment l insérer?!
Par ailleurs, je précise que je suis invalide. Nous ne ferons pas de balades énormes (juste quelques minutes à pied pour en avoir plein les mirettes)... il est dommage de ne pas en faire en allant la bas mais j'ai des douleurs insupportables que je dois prendre en compte pour un tel périple.
Merci d'avance à tous les éclaireurs...
Mélanie
Je tente d'organiser notre périple du 29 aug au 20 sept prochain...
Un boulet est parmi vous. Je suis un pti peu paumée... Pourriez vous me dire si ces étapes sont possibles dans ce laps de temps , pr une première approche?!
Nous ne sommes pas arrêtés sur les vols (directs depuis PAR) soit LAX soit SFO, en AR ou open jaw?!
LAX GRAND CANYON ANTELOPE MONUMENT VALLEY PAGE BRYCE CANYON BRYCE ZION BARSTOW LAS DEATH VALLEY SEQUIAO YOSEMITE SFO LAX
Je pense qu'il doit y avoir un problème du côté de bartow, (peut etre d'autres?) mais bon je ne sais pas trop comment l insérer?!
Par ailleurs, je précise que je suis invalide. Nous ne ferons pas de balades énormes (juste quelques minutes à pied pour en avoir plein les mirettes)... il est dommage de ne pas en faire en allant la bas mais j'ai des douleurs insupportables que je dois prendre en compte pour un tel périple.
Merci d'avance à tous les éclaireurs...
Mélanie
Ouest américain 2009: à la découverte de nouveaux sites en dehors des sentiers battus (Partie n°3) English translation pending
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
JOUR 8 : de Lost City à Valley of the Gods
Après une excellente nuit, je fais quelques pas pour admirer le lever du soleil sur le canyon. Au loin, apparaissent les buttes de Monument Valley. Je n’apprécie que davantage mon petit déjeuner face à un tel paysage.


Ce matin, je ne croise toujours personne jusqu’à la route goudronnée.
Sur la San Juan River, le raft de l’excursion qui va de Bluff à Mexican Hat :

La première visite de la journée sera pour les pétroglyphes de Wolfman Panel.
Pour y parvenir, la piste n’est pas longue et la balade est facile.
Je trouve ces pétroglyphes particulièrement esthétiques et bien mis en valeur sur la paroi rocheuse.


Ils datent de la période des Basketmakers, comme les pictographes de "Many Hands Cave" que j’ai vus hier.
Le nom du panel ne fait pas référence à un loup-garou mais à l’empreinte de patte que l’on voit à gauche de cette photo :

J’ai un faible pour ce bel oiseau stylisé, peut être un vautour ?

Vous avez sans doute remarqué les impacts de balle sur les photos précédentes. Sur la suivante, on voit nettement que le pétroglyphe circulaire a servi de cible à de stupides « rednecks », qui devaient avoir moins de cervelle dans le crâne qu’il ne restait de poudre dans les douilles de leur fusil 😠.
Je me demande si le motif du milieu représente une plante ou bien une arête de poisson avec sa tête.

Je continue la piste pour me rendre au parking du trailhead des ruines de Monarch Cave.
Au moment où je m’apprête à entamer la randonnée, se garent 2 voitures dont sortent 6 personnes. Ce sont des retraités anglais, résolument « british » dans leur look, leur attitude et l’humour dont ils font preuve. Ils me demandent s’ils sont bien au départ de Monarch Cave, car ils n’ont pour toute indication qu’un tracé manuscrit que leur a dessiné un des responsables du Recapture Lodge (où ils logent à Bluff) au dos d’une carte de visite du motel. Comme ils plaisantent avec détachement sur le fait qu’ils vont probablement se perdre dans le wilderness avec des indications aussi succinctes, je leur commente ma carte topographique pour leur indiquer précisément le chemin. Je pars tandis qu’ils entament leurs préparatifs dans la bonne humeur, nous nous disons « à tout à l’heure » puisque l’aller/retour à Monarch Cave se fait via un unique chemin au fond d’un des canyons qui s’ouvrent juste après le wash arboré.
La balade est d’un intérêt moyen et les ruines ne me laissent pas un souvenir impérissable. Le fait qu’elles ne soient qu’à moitié éclairées et le souvenir encore frais des vastes ruines visitées la veille y sont sans doute pour quelque chose.

De retour à la voiture, je m’étonne de ne pas avoir croisé le groupe d’Anglais. Ils ont dû s’enfoncer dans le mauvais canyon, j’espère qu’ils s’en apercevront rapidement pour revenir sur leurs pas avant de s’épuiser à chercher les ruines au mauvais endroit.
Après avoir roulé jusqu’au trailhead de Procession Panel, j’entreprends une balade qui n’est ni longue ni difficile mais nécessite de disposer d’informations précises pour arriver à destination, le trajet se faisant essentiellement sur du slickrock avec des cairns éloignés et parfois peu visibles (mais si un bon sens de l’orientation est indispensable, le GPS ne l’est pas).
Le panel de petroglyphes est remarquable car il s’étire sur plus de 5 mètres et on y décompte 179 personnages, dont la plupart convergent en trois rangées en direction d’un cercle. Est-ce une procession funéraire ? Une célébration ? Un autre rite religieux ? Les avis des experts divergent... mais dans tous les cas ce panel vaut le déplacement.


Certains des petits bonshommes sont très amicaux :

On y voit également les traditionnels cervidés au corps trapu :


Même le slickrock participe à l’esthétique du lieu :

En parcourant 200 mètres supplémentaires, j’atteins le bord de la falaise de Comb Ridge. Le point de vue sur les vastes étendues du plateau de Cedar Mesa est impressionnant. Il s’étend sur des dizaines de kilomètres et je peux deviner les canyons où je me rendrai dans deux semaines : Road Canyon, Scheik Canon, Mule Canyon…


Je me restaure avant d’entamer le chemin du retour. Procession Panel est désormais au soleil, le filtre polarisant est nécessaire pour faire ressortir les pétroglyphes et éliminer les reflets.


Je m’attarde sur les cactus en fleur qui égayent le trajet.


Ma prochaine étape est Valley of the Gods où je compte enfin réaliser une chose qui me tient à cœur depuis longtemps (à chaque passage sur la piste !) : randonner sur la mesa et bivouaquer au pied de ses buttes qui rappellent Monument Valley, sans toutefois atteindre la majesté de ce lieu mythique. Ce lieu a pour lui d’autres atouts : le site n’étant pas sur la réserve navajo (mais géré par le BLM), il est totalement libre d’accès, on peut y randonner et y camper, il est resté sauvage, on n’y rencontre quasiment personne et surtout pas un étal de vente de bijoux ou une « bétaillère à touristes » ici ou là.
De la piste, cette année en très bon état, j’observe la mesa sur laquelle je projette de grimper (juste au nord de l’inscription Rudolph and Santa Claus sur la carte topographique) pour surplomber les buttes environnantes.

Il n’y a pas de sentiers officiels ou de randonnées référencées à Valley of the Gods, mais j’ai trouvé sur Internet quelques photos d’un groupe qui s’était baladé sur la mesa en étant guidé par un local. A l’aide de ces clichés, d’une carte topographique et de Google Earth en 3D, j’ai pu reconstituer le chemin qu’ils avaient parcouru et que j’envisage de suivre à mon tour en cette seconde partie d’après-midi.
Je me gare au lieu de bivouac que j’ai choisi : au bout d���une courte piste rocailleuse, un emplacement de camping niché au pied de la butte faisant face à Castle Butte, tout au nord de la piste de Valley of the Gods.
J’entreprends la remontée d’un canyon vers l’ouest, il n’y a pas de chemin mais uniquement quelques cairns espacés sur les premières centaines de mètres. Bien que l’étroit canyon soit encombré de rochers et de blocs, la progression n’est pas difficile, à l’exception d’un ressaut assez haut qu’il faut contourner en passant sur un talus très raide, qui deviendrait dangereusement glissant par temps humide.
Je parviens à l’endroit (repéré sur Google Earth) où la paroi verticale est temporairement interrompue par une forte pente qui permet de grimper sur la mesa. Ce que ne peut pas montrer Google, c’est qu’il s’agit d’un éboulis aussi raide qu’instable, où des rochers de bonne taille se dérobent sous les pieds en créant de micro-avalanches de pierres 😐. Je monte avec précaution, en m’aidant souvent des mains et en testant la stabilité des rochers, et je laisse quelques cairns pour retrouver le meilleur chemin possible quand je reviendrai au crépuscule. A cause de ce passage délicat où on peut vraiment se faire mal en glissant ou être blessé par un bloc qui basculerait, je déconseille fortement cette balade à ceux qui sont avec des enfants, ne se sentent pas à l’aise pour crapahuter dans des éboulis ou n’acceptent pas de prendre de risques.
Une fois parvenu au sommet, la marche sur le slickrock devient facile mais il faut savoir s’orienter et prendre les bonnes options pour progresser directement vers l’extrémité de la mesa.
La randonnée est de plus en plus belle au fur et à mesure que je m’approche des points de vue sur la vallée et ses monolithes, même si le soleil joue à cache-cache avec les nuages.





Peu après être passé devant une ouverture joliment éclairée…

… je peux apprécier la vue à travers une mignonne petite arche.


Il ne me reste plus qu’à me rendre tout au bout de la mesa en admirant le panorama.

J’observe Castle Butte (à droite) et, en me concentrant, je peux voir mon SUV garé juste en face (sur la photo ce n’est qu’un minuscule point noir à gauche du dernier virage)

Je m’attarde à l’extrémité de la mesa…


Sur le trajet du retour, la lumière de fin d’après-midi se fait plus douce.



Je descends l’éboulis sans trop glisser, entraînant tout de même quelques pierres dans mon sillage, puis le canyon du retour à la lumière déclinante du crépuscule.
Il fait presque nuit quand j’arrive au bivouac. Après m’être régalé de filets de saumon, j’observe le ciel étoilé où se découpe la masse imposante de Castle Butte. Il règne un silence total, je ressens un peu les mêmes sensations de sérénité que lors de certains bivouacs dans les canyons du Sahara.
Après avoir longtemps prolongé cette contemplation nocturne, je me glisse dans mon duvet, satisfait d’avoir réalisé aujourd’hui un souhait vieux de plusieurs années 🙂 qui confirme qu’on peut encore trouver des balades intéressantes et originales dans des sites pourtant bien connus.
JOUR 9 : de Valley of the Gods à White & Red Canyon
Je quitte mon bivouac avant le lever du soleil car il vaut mieux prendre du recul pour admirer les buttes s’éclairer progressivement.
La mesa à l’extrémité de laquelle j’ai randonné hier après-midi s’illumine d’abord…

… puis, progressivement, toutes les buttes alentour.


Un couple occupe un emplacement de camping sauvage et, me voyant photographier à proximité, ils m’invitent gentiment à partager leur petit déjeuner. Ils avaient remarqué mon véhicule hier en fin d’après-midi et s’étaient installés hors de vue pour que nous ayons chacun l’impression d’avoir Valley of the Gods pour nous tout seuls. Ce sont de jeunes retraités de l’Idaho. L’homme est un vrai baroudeur (il y a deux mois, il s’est rendu seul au beau milieu de The Maze, dans Canyonlands, avec son Range Rover aménagé), mais sa femme est moins aventurière. Il est également passionné de ruines et d’art rupestre indien, tout comme moi. Nous parlons un moment de certains de nos lieux favoris du Southwest, après quoi il me tend sa carte de visite et me propose de le contacter au cas où je reviendrais seul une prochaine fois dans la région et que je chercherais un partenaire pour quelques explorations. Sympa !


Je ne tarde pas à quitter Valley of the Gods car la lumière devient crue et je dois être arrivé avant 10 heures à Navajo National Monument pour participer à la visite de ruines indiennes avec les rangers. Kent, un ami des environs de Sedona (Arizona) rencontré grâce à Pascale/Kashtin et Alain, doit m’y rejoindre.
En jetant un dernier coup d’œil au paysage, je me demande ce qui a poussé des Américains à nommer « De Gaulle and his troops » la butte à deux pointes que l’on voit à droite de la photo ci-dessous. Comme les Américains ne portent pas de Gaulle dans leur cœur, je me demande s’il s’agit d’un hommage à une figure historique française ou au contraire d’une allusion ironique au faible nombre de soldats qui l’avaient rallié en Angleterre. Cette question restera probablement sans réponse…

Sur la route, je sacrifie à l’incontournable cliché de l’arrivée matinale sur Monument Valley.

Pour changer un peu, de retour à la maison, j’en ferai une interprétation en « quasi » noir et blanc.

A 9 h 45, je suis au Visitor Center de Navajo National Monument, prêt à m’inscrire à la visite guidée des ruines de Betatakin à laquelle je n’avais pas pu participer il y a quelques années, car l’accès en était interdit suite à la chute d’un gros bloc tombé du plafond de l’alcôve. Même si j’ai été voir avec mon ami Peter, en 2003, les ruines encore plus reculées et mieux conservées de Keet Seel dans ce même parc (27 km de randonnée ce jour-là !), j’ai également envie de me rendre à l’intérieur de celles de Batatakin que j’ai déjà observées plusieurs fois du point de vue qui leur fait face.
Hélas, le ranger navajo m’annonce qu’il n’y a que deux visites par semaine à cette époque de l’année et que ce n’est pas le bon jour 😮. Je lui fais remarquer que sur le site web officiel du National Park Service il est indiqué une visite quotidienne de ces ruines mais, imperturbable, il me tend un imprimé en me disant que tout y est clairement expliqué. Après avoir lu ce papier (dont le contenu est identique à celui du site web), je lui montre qu’il indique aussi une visite quotidienne démarrant à 10 heures. Il relit l’imprimé devant moi, fronce les sourcils et, sans essayer de trouver une justification à cette « erreur », se contente de dire qu’il faudra modifier le texte du papier et du site web : cela ne change rien au fait qu’il n’y a en ce moment que deux visites par semaine et il faudra que je revienne. Je me demande si ce n’est pas une conséquence des restrictions budgétaires dues à la crise, avec moins de rangers disponibles pour accompagner les visites.
Une fois de plus, je dois me contenter du point de vue sur Betatakin. C’est frustrant 😕 ! La prochaine fois, je téléphonerai directement au Visitor Center avant de venir.


Une seconde balade aboutit à une vue sur un petit canyon où se niche une forêt d’aspens (peupliers trembles).

Kent n’étant pas encore arrivé, je discute au Visitor Center avec le ranger navajo au sujet des ruines indiennes que l’on peut trouver dans la région. Quand j’évoque celles de « Lost City » (sans lui préciser que j’y étais il y a deux jours), il me répond qu’elles sont « off-limits » (accès interdit sauf avec un guide) et m’explique pourquoi (voir Partie n° 2 de ce carnet).
C’est l’occasion de donner quelques précisions concernant les autorisations de visite non encadrée de sites se situant sur les réserves indiennes du Southwest (notamment navajo et hopi) qui recouvrent une partie de cette région.
Ces indications proviennent à la fois des sites web officiels des tribus concernées (où les informations sont parfois cachées dans les FAQ), de discussions avec des rangers indiens comme celui de Navajo National Monument, de l’expérience d’un de mes amis qui vit et travaille sur la réserve navajo depuis plus d’une dizaine d'années et d’autres personnes de mes connaissances ayant l’habitude d’explorer ces réserves (entre autres, des photographes). Si tous ceux qui ont l’habitude de les visiter connaissent les règles (qu’ils ne respectent pas toujours...), elles ne sont pas largement diffusées, notamment auprès des touristes, ce qui fait qu'on peut les enfreindre en toute bonne foi (ou en faisant semblant de l'être 😇), surtout en plein milieu du wilderness désertique où cela ne semble a priori déranger personne (pas de clôtures, pas d’habitations, pas d’élevage, pas de cultures…). Mais si on est pris sur place par les Indiens (rangers, policiers tribaux, famille ayant la jouissance de cette terre...) qui veulent les faire respecter, alors « nul c'est censé ignorer la loi tribale » et on peut être a minima dévisagé avec réprobation, faire l’objet du rappel des règles, être sommé plus ou moins poliment de s'en aller, subir les menaces d’un Indien agressif (cela m'est arrivé cette année) ou s’en prenant au véhicule, devoir payer une amende ou même se retrouver emmené au poste de police tribal 😕…
C’est à titre informatif que je donne ces indications, sans garantie car elles peuvent évoluer très vite, afin que chaque lecteur puisse décider de visiter ou non certains sites, en toute connaissance de cause et en en assumant éventuellement les risques. Je ne me positionne pas ici en défenseur du respect des règles concernant les terres indiennes (je serais bien mal placé pour le faire !), mais je ne vous encourage évidemment pas non plus à faire des visites sans les respecter (comme cela m’arrive ainsi qu’à de nombreux visiteurs) et je ne rentrerai pas dans des polémiques sur ce sujet.
Je rappelle également que rouler avec son véhicule de location en dehors des routes goudronnées, ce qui est la plupart du temps nécessaire pour visiter les sites sur des réserves indiennes, est formellement interdit par tous les grands loueurs (qui, en outre, précisent en toutes lettres dans leur contrat que sur les pistes on n’est plus assuré). Les forumeurs de VF le savent bien puisque le sujet est très souvent évoqué dans les posts, mais à la lecture de leurs carnets de voyage (y compris celui-ci) ou en regardant leurs photos, on peut constater que la plupart d’entre eux ne respectent pas cette interdiction et en assument les risques.
La première règle « par défaut »chez les Indiens du Southwest est que dans leurs réserves on peut rouler (sauf exceptions signalées) sur les routes goudronnées et les pistes d'usage public (c'est-à-dire celles qui ont un numéro du type IR XX ou équivalent sur les cartes et/ou sur place un panneau avec leur numéro, elles sont généralement plus larges et mieux entretenues) à l’exception de toutes les autres pistes réputées d’usage privé (c'est pour cela que je me suis fait agresser par un Navajo sur l’une d’elles alors qu'il m'a bien précisé que j'aurais pu rouler sans problème sur la piste numérotée passant à quelques miles de là).
La seconde règle est que l’on n'a pas le droit de sortir de ces pistes d'usage public pour aller se balader à pied et photographier sur les terres de la réserve navajo (même s'il n'y a ni barrière, ni clôture, ni panneaux d'interdiction) sans avoir préalablement obtenu un « hiking permit » à l’un des rares endroits où ils sont vendus (uniquement quatre lieux de vente pour toute la réserve). Mais ce n’est pas si simple, car certaines zones restent interdites même avec un permis, d’autres comportent des restrictions de visite…tout cela n’étant pas clairement écrit. L’expérience montre que l’obtention ou non d’un permis peut fluctuer, notamment en fonction de la personne qui est censée le délivrer et qui n’est pas forcément très au courant ou bien n’en fait qu’à sa tête. En peu de temps, un de mes amis a obtenu un permis pour visiter un site précis, puis quand il a voulu y retourner on le lui a refusé 😮, enfin on le lui a donné à la troisième demande. Cette obtention d’un permis peut aussi dépendre de la fréquentation du site : peu visité, il est vendu sans problème, dans le cas contraire, il peut n’être plus délivré ou bien faire l’objet d’une exploitation commerciale exclusive (Antelope Canyon, Canyon X, Secret Canyon) et alors les tarifs privés s’envolent 😠.
Mais si le « hiking permit » est une condition nécessaire, ce n’est pas forcément suffisant car certains Indiens ne veulent pas que des Blancs viennent sur les terres dont ils ont la jouissance et ils n’ont cure d’un permis qu’ils ne reconnaissent pas et qui a pu être donné par une autorité située à plus d’une centaine de kilomètres de chez eux. Vous aurez beau brandir votre permis en règle, face à un Indien récalcitrant il faudra partir même en étant de bonne foi (expérience vécue par un de mes amis et confirmée par le Navajo agressif qui nous a bien dit que le fait d’avoir un permis valide n’aurait rien changé pour lui).
Parallèlement, en dehors des campings officiels, le camping et le bivouac sont partout interdits sans obtention préalable d’un « camping permit » (qui doit s’ajouter au « hiking permit »).
En ce qui concerne la réserve hopi, c’est beaucoup plus simple, la randonnée et le camping sont partout interdits sauf si on est accompagné d’un guide local accrédité (voir ici).
De manière non officielle, ces règles ne sont plus appliquées si on est « invité » par les Indiens ayant la jouissance de ces terres, ce qui signifie en pratique qu’on a généralement obtenu leur autorisation en leur payant directement un droit de passage (dans le cas où, par exemple, l’obtention du permis devrait se faire à une grande distance du site visité où que le lieu où il doit être délivré est fermé). Mais comment être certain qu’on a payé (de la main à la main) celui qui peut réellement donner l’autorisation et que le prochain Indien rencontré ne réclamera pas lui aussi un droit de passage ? Tout peut dépendre également de la fréquentation du site visité : tel Indien qui pouvait tolérer sans rien demander une visite sporadique de quelques rares touristes discrets (même sans permis), peut quelque temps plus tard exiger un droit de passage et, si la fréquence augmente et gêne trop sa tranquillité, interdire totalement l’accès au site (en mettant ou non des panneaux d’interdiction) même avec un permis (exemple vécu par un ami local pour la visite d’une arche).
Maintenant, vous comprenez sûrement mieux pourquoi mes amis et moi ne communiquons pas la localisation des sites encore confidentiels situés sur les réserves indiennes.
Revenons au déroulement de mon voyage…
Kent finit par arriver au Visitor Center de Navajo National Monument dans son SUV 4 x 4 Nissan XTerra. C’est un vrai baroudeur qui a exploré le Southwest avec sa femme Sue pendant trente ans, avec notamment plusieurs backpackings dans des endroits reculés du Grand Canyon. Nous sommes contents de nous retrouver car, après la mémorable expédition de trois jours en avril 2006 où je l’avais guidé à White Pocket et Coyote Buttes South, nous ne nous étions revus que quelques jours à Sedona durant l’été 2007. Le lunch pris sur la très agréable aire de pique-nique du parc durera longtemps, car nous avons plein de choses à nous raconter.
Nous avons décidé de nous rendre cet après-midi à White & Red Canyon que Kent ne connaît pas mais où je me suis déjà rendu deux fois (en 2006 et 2007). Comme j’adore cet endroit, j’ai plaisir à y retourner. En chemin, Kent doit faire des provisions dans une station-]service. En l’attendant, je demande confirmation de l’entrée de la piste au caissier navajo, qui a l’air particulièrement enjoué, car je n’y suis jamais allé par là et je ne veux pas me retrouver sur une piste privée menant à une habitation indienne. Il devine immédiatement où je compte me rendre et me dit que c’est son endroit préféré dans la région : il aime y aller seul pour se ressourcer et il lui semble que là-bas certains hoodoos sont des animaux ou des personnages pétrifiés… Du coup, il me dessine un plan au dos d’un long ticket de caisse, indiquant à chaque intersection s’il faut tourner à droite ou à gauche, donnant des repères visuels… C’est vraiment très sympathique et je suis surpris d’une telle sollicitude. Dommage que ce site ne soit pas sur ses terres, j’aurais pu lui demander une autorisation de visite !
Kent étant ravitaillé pour au moins deux jours, nous partons rapidement sur la piste avec le plan du Navajo. Je compte les intersections et suis les indications mais, à l’une d’entre elles, le « ticket de caisse » indique de tourner à gauche alors que de moi-même j���aurais été tout droit. Faisant davantage confiance aux indications d’un Indien du cru qu’à mon sens de l’orientation, je tourne à gauche mais la piste s’éloigne visiblement de la direction voulue et au bout d’un moment je préfère faire demi-tour pour revenir à l’intersection et aller tout droit. C’était effectivement la bonne solution, il a suffi que je rate une intersection ou que le Navajo en oublie une sur son schéma pour que tout soit décalé dans le comptage. Nous n’avons perdu qu’une demi-heure et nous arrivons en seconde partie d’après midi à "White & Red Canyon".
Ceux que ce site attireront inévitablement doivent savoir que l’accès n’y est pas autorisé en visite individuelle, d’autant plus que les Indiens de cette réserve ont une aversion pour la photographie (des personnes, des villages et de leurs alentours, certains minoritaires intransigeants étendant l’interdiction à la totalité du territoire de la réserve) alors qu’ici les appareils photo « chauffent » ! Le fait que les visiteurs, encore peu nombreux, n'aient généralement pas eu de problème ne doit pas faire illusion, c’est simplement parce que le site n'est pas très surveillé. C’est donc le principe du « pas vu, pas pris ! ». Cependant, en 2008, une de mes connaissances suisse a dû quitter le site sur la demande d'un ranger indien qui lui a bien confirmé qu’il était « off limits ». Toujours en 2008, un correspondant de mes amis allemands Steffen et Isabel a eu affaire à un ranger indien plus agressif car le touriste ne déguerpissait pas assez vite et essayait de négocier. En 2009, le forumeur Angelo/Mokahlki (voir son "]carnet de voyage) m'a écrit (en m’autorisant à le citer) que lors de sa visite « Une grosse jeep est arrivée au ralenti, a observé notre véhicule stationné un peu plus loin et est passée au pas presque sur nos pieds. Les 2 Indiens qui étaient à l'intérieur nous ont dévisagés et franchement leurs regards traduisaient une hostilité flagrante à voir des visiteurs en ces lieux. » Vous voilà prévenus !
Malgré cela, comme White & Red Canyon est en pleine zone désertique et qu’on n’a pas l’impression de gêner qui que ce soit, on est évidemment tenté de le visiter. Je ne fais pas exception à la règle et c’est la troisième fois que je m’y rends depuis l’été 2006. Avec Steffen, nous avons cherché cette localisation un certain temps à partir de la seule photo que nous en connaissions (« Happily ever after » de Michael Fatali). Ce ne fut pas facile avec si peu peu d’informations et c’est finalement Steffen qui l’a trouvé le premier au printemps 2006 avec Isabel et notre ami commun Tony qui vit sur la réserve navajo. Un Américain ayant donné sur Internet le véritable nom du lieu en 2007 😮, ce site a commencé à être régulièrement visité à partir de 2008 (notamment par quelques membres de VF) et j’espère que des clôtures et panneaux « No trespassing » ne vont pas apparaître bientôt, rendant toute visite impossible.
Nous commençons par explorer le secteur nord de cet endroit superbe où une montagne rouge et blanche abrite des hoodoos, des aiguilles, des pyramides…




Au pied de la montagne, on trouve des rochers très colorés aux formes variées.



Certains rochers font penser à des menhirs.

D’autres semblent peints…

… comme ce tableau d’art moderne…

… ou cet incroyable visage féminin masqué !
Je comprends mieux quand le Navajo disait voir ici des personnages pétrifiés.

Au plaisir renouvelé de visiter ce site, s’ajoute celui de voir Kent particulièrement heureux 🙂 de le découvrir à son tour, de l’explorer et de le photographier « extensivement ».

Nous nous dirigeons maintenant vers l’autre secteur du site, celui qui abrite la fameuse formation que nous avons appelée « The Castle » et qui était le sujet de la photo de Michael Fatali.

The Castle se trouve tout au bout d’une rangée de hoodoos.

Voici une photo prise en 2006…

… et une autre prise cette année.

Vous constaterez que l’érosion continue toujours son travail et, cette fois-ci, elle a malheureusement entraîné la chute du sommet d’un gros hoodoo (en 2008) 😕.
Vu de trois quarts, The Castle me fait penser à un château de Walt Disney ou de Louis II de Bavière

Une vue plus classique...

… et un clin d’œil/hommage 😉 à la photo de Michael Fatali.

Nous continuons notre ballade vers un groupe de hoodoos qui me fait penser à une classe écoutant son professeur ou à une troupe de soldats au garde-à-vous devant un officier.


Avec également une mascotte « bébé hoodoo » ?

Ici, un couple de lions de mer…

… là, une fissure colorée.

Une belle montagne rouge et blanche…


… se termine par une petite famille de hoodoos.

Dans tout ce secteur, nous sommes choqués de voir des traces de pneus partout, certains visiteurs particulièrement feignants n’ayant même pas eu le courage de laisser leur véhicule au bord de la piste et de marcher quelques dizaines de mètres jusqu’au pied des hoodoos. Honte sur eux 😠!
A l’extrémité est du site, une pyramide surplombe la falaise et un chapelet de rochers rouges veinés de blanc s’étire dans le wash. Nous y resterons jusqu’au coucher du soleil.



Je me remémore l’extraordinaire coucher de soleil, avant un orage, auquel Elisabeth et moi avions eu la chance d’assister en 2007. Si les conditions étaient difficiles (vent violent apportant quelques gouttes de pluie et du sable qui cinglaient le visage et rendaient la photographie très difficile), c’était sans conteste la plus belle lumière que nous ayons jamais vue 🙂.
Après un superbe arc en ciel idéalement placé…

… nous avions admiré un ciel véritablement biblique dont on se demandait ce qui allait en sortir !

C’était un moment extraordinaire que les Américains qualifieraient de « once in a life time ». Fascinés, nous étions restés jusqu’au tout début des précipitations, nous étions alors partis immédiatement et avions foncé sur la piste à une vitesse déraisonnable pour fuir l’orage qui éclata au-dessus de nous au moment même où nous parvenions à la route goudronnée. Il était tellement dantesque que, par prudence, toutes les voitures s’arrêtaient sur le bas-côté. Nous avions échappé de très peu à une vraie galère….
Mais rien de tout cela aujourd’hui, il fait grand beau et nous n’avons vu absolument personne alors que la nuit commence à tomber. Nous décidons donc de prendre le risque de bivouaquer sur place, loin de la piste principale. Après un dîner plutôt copieux car nous partageons nos provisions, nous rejoignons nos SUV respectifs pour une nuit réparatrice. Bonne nuit, Kent !

JOUR 10 : de White & Red Canyon à Red Canyon
Dès notre réveil, et sans bouger nos véhicules, nous profitons du spectacle.

Les rochers rouges que nous avions admirés au coucher du soleil sont tout aussi beaux à son lever.

Une courte marche nous permet de voir White & Red Canyon s’éclairer progressivement.



On trouve en chemin des micro-badlands colorés.


Durant cette promenade très matinale, nous avons été accompagnés par le chant particulièrement mélodieux d’un oiseau que je n’arriverai jamais à voir et qui s’arrêtera moins d’une heure après le lever du soleil. Ce chant qui résonnait dans la falaise, plein de joie et de vigueur, était le seul son que nous pouvions entendre dans ce site isolé. Il a considérablement agrémenté la balade en lui donnant une dimension sonore inattendue, en parfaite harmonie avec nos émotions visuelles. Ce chant si agréable restera associé à White & Red Canyon car je n’en ai malheureusement jamais entendu de semblable pendant tout le reste du voyage.
Au petit déjeuner, Kent apprécie toujours autant que les années précédentes les crêpes bretonnes vanillées que j’ai amenées de France. En attendant que je finisse de ranger mes affaires, il étudie un de ses guides, tranquillement assis à l’ombre de son SUV.

Nous reprenons la piste puis la route pour rejoindre John avec qui j’ai convenu d’un rendez-vous dans une station-service, à la suite de notre rencontre à King of Wings. Tony, photographe créatif, que j’ai rencontré grâce à Laurent Martrès lors d’une randonnée à Cobra Arch, et avec qui j’ai ensuite passé plusieurs jours à explorer la réserve navajo en compagnie de Steffen, devait nous rejoindre mais il a dû annuler à cause d’un empêchement. Dommage, c’est avec plaisir que je l’aurais revu (John aussi car il le connaît également), il aurait fait un excellent « quatrième », non pas pour jouer à la belote mais pour partager avec nous sa grande connaissance de la réserve, puisqu’il y travaille et réside dans le cadre du programme d’assistance médicale gratuite aux Navajos.
John est à l’heure et m’offre d’appétissants cookies que sa femme a confectionnés hier à mon intention. Vraiment sympa 🙂!
Ce matin, la visite d’Arch Slot Canyon est au programme. Il s’agit d’un des sites confidentiels que j’avais photographiés avec Tony et Steffen en 2005 et qui avaient poussé John à prendre contact avec nous, car il était très étonné que nous les connaissions. Après avoir emprunté plusieurs pistes successives, nous garons nos trois 4 x 4 dans un endroit très isolé et peu visible, puis nous nous préparons à descendre dans le « slot canyon » (canyon dit « fente » parce que particulièrement étroit).
A notre grande surprise, arrive un gros pick-up dont descendent deux Indiens Navajos plutôt jeunes. Ils s’approchent et nous disent que nous sommes sur leurs terres et qu’il va falloir nous acquitter d’un droit de passage, ce qui ne nous pose aucun problème s’il reste raisonnable. Tandis que John leur parle de notre passion pour les « red rocks » et les slot canyons, je remarque que l’un d’eux porte des éperons. Je lance donc une discussion sur les chevaux, escomptant que c’est une passion pour eux, ce qui s’avère être le cas. Bientôt, ils nous racontent qu’ils sont à la recherche d’un étalon qui s’est enfui la nuit précédente car il a entendu des juments en liberté à proximité de leur propriété. S’ensuivent alors quelques plaisanteries sur l’attitude bien compréhensible de cet étalon « victime » de son attirance pour les charmes du sexe opposé, preuve que cinq bonshommes de culture, de nationalité et d’âge différents, qui se retrouvent au milieu de nulle part, peuvent facilement trouver à s’entendre sur certains sujets « universels » 😉. Que les lectrices de ce carnet veuillent bien nous en excuser 😊. C’est le bon moment pour partager les cookies tout frais que m’avait offerts John et qui ont un franc succès. Quand nous leur demandons combien nous leur devons pour le droit de passage, ils nous disent qu’ils sont très contents d’avoir passé un bon moment avec nous et que nous sommes leurs invités sur leurs terres. Lorsque ces sympathiques Navajos nous quittent avec de grands signes de la main, nous sommes contents non seulement d’avoir obtenu leur autorisation de visite mais aussi d’avoir transformé une situation potentielle de tension en moment de franche convivialité 🙂.
Il est temps de se rendre au bord du slot canyon en portant les échelles que John a apportées, la plus grande servant à descendre au fond du canyon (environ 6 mètres plus bas), la seconde à passer les difficultés rencontrées à l’intérieur même du canyon. L’ambiance est à la rigolade car nous avons bien conscience d’être plutôt ridicules avec nos échelles qui ne font pas vraiment « aventuriers », mais nous n’avons pas de matériel de canyoning et de toute façon nous ne saurions pas où attacher une corde puisqu’il n’y a pas d’arbres assez proches et qu’il n’est pas question de planter des pitons.

Je ne souhaite pas revivre la situation d’octobre 2005, lorsque nous étions venus ici avec Tony et Steffen sans échelle ni corde, car Tony avait auparavant réussi à entrer et sortir du canyon sans équipement par une « dry fall » (ressaut rocheux qui peut se transformer en cascade) pas totalement verticale. Mais depuis sa dernière visite, des orages avaient emporté le sable et creusé le fond du canyon d’environ deux mètres, ce qui avait changé la donne. Par prudence, Tony était donc resté en haut tandis que Steffen et moi descendions sans problème en désescaladant, glissant et sautant. Une fois l’arche photographiée, nous nous étions rendu compte que nous ne pouvions plus remonter la dry fall car elle était trop glissante, il n’y avait pas de prises et le canyon était trop large pour en sortir « en opposition » (en s’appuyant sur ses deux parois). J’avais donc fait la courte échelle à Steffen qui était ensuite monté sur mes épaules (elles s’en sont souvenues pendant plusieurs jours) pour se battre dans la dry fall en utilisant différentes techniques d’opposition et d’adhérence avec toutes les parties du corps, afin d’attraper le trépied photographique que lui tendait Tony, et de s’en servir pour se tracter. Comme je n’avais personne pour m’aider du bas, j’avais dû faire un montage avec de grosses pierres, en coinçant un morceau de bois pour y monter en équilibre sur un pied, m’inspirant de ce qu’avait fait Edward Abbey à Havasupai (comme on peut le lire dans Desert solitaire). Il m’avait fallu plusieurs essais et chutes, puis utiliser toutes les techniques d’escalade que j’avais pratiquées pendant des années, pour arriver à attraper le trépied salvateur de Tony, au prix d’écorchures et de quelques centimètres carrés de peau bien râpée 😕. Ce jour-là, les parois du canyon ont pu arborer une nuance de rouge supplémentaire ! Sans Tony resté en haut, nous aurions été dans une belle galère, simplement parce que le canyon était un peu plus creusé que d’habitude. Cette expérience m’a conduit à davantage de prudence et à ne plus jamais descendre si je ne suis pas a priori certain de pouvoir remonter, surtout en étant seul. Je vous encourage à en faire autant, dans les slot canyons ou ailleurs !
Une fois l’échelle positionnée à l’aide de la corde, nous descendons au fond du slot canyon. Bien sûr, il ne vaut pas l’inégalable Antelope Canyon, mais au moins ici nous sommes seuls et il y a plusieurs passages intéressants que nous prenons plaisir à voir et à photographier.




L’intérêt principal de ce canyon est la jolie petite arche qu’il abrite :

Je constate que la lumière du mois de mai y est moins belle que celle du mois d’octobre (à la même heure), à cause de la position du soleil, comme le montre cette photo prise en 2005 (il s’agit d’une photo papier scannée).

La remontée sur le plateau par l’échelle n’est qu’une formalité.
Satisfait de cette matinée, nous retournons à la station-service pour manger, nous rafraîchir et convenir du programme des prochaines vingt-quatre heures. Sans l’avoir jamais évoqué auparavant, John et moi avons la même idée : retourner à l’endroit que je nomme « Red Canyon » suite à ma visite de 2007, lui s’y est également rendu en 2008, afin de trouver d’autres hoodoos remarquables que nous n’avions pas vus la première fois et dont nous avons trouvé la localisation entre-temps. Nous prenons la route puis la quittons pour de nombreux miles de piste car ces formations rocheuses sont situées en plein wilderness, dans un secteur isolé de tout au cœur d’une zone désertique, ce qui explique pourquoi seuls 4 photographes professionnels accompagnés de guides navajos en ont jusqu’ici publié des photos. Cette fois-ci, je suis bien content que nous soyons plusieurs et avec 3 SUV 4 x 4, car ma précédente visite en solitaire avait été risquée, il faut bien le reconnaître.
Trouver la localisation de ces « nouveaux » hoodoos a été le fruit d’une recherche collective avec Steffen, Isabel, Tony et John, qui nous a amenés à combiner des recherches approfondies, des analyses dignes de Sherlock Holmes, l’utilisation extensive de Google Earth et notre expérience du terrain. Steffen, Isabel et Tony se sont rendus sur place lors de leur voyage du début 2009 et c’est maintenant à moi de guider notre petite caravane sur les pistes secondaires qui s’enfoncent dans le wilderness. Certains passages sont traîtres car le sable y est mou (je me fais même surprendre et je dois utiliser les vitesses courtes pour m’en sortir), d’autres sections sont au contraire entièrement sur du slickrock et la piste devient accidentée et difficile à suivre car on ne sait plus où elle passe.

Tout se passe bien jusqu’à ce que nous croisions un Navajo sur une moto de forte cylindrée avec des pneus extra larges, il y a un enfant sur la selle devant lui et aucun des deux ne porte de casque. Au regard noir et très appuyé qu’il m’a jeté lors du croisement effectué à très petite vitesse, je pressens que cela ne va pas bien se passer et je suis sa progression dans le rétroviseur. Après avoir croisé Kent, il fait demi-tour, le rattrape et l’arrête. Avec John, nous attendons à plus d’une centaine de mètres, mais comme la discussion dure nous allons les rejoindre. L’ambiance est plus que tendue, le Navajo est furieux que nous roulions sur cette piste et il profère des menaces 😠 : « Si j’avais eu mon 4 x 4 avec le fusil dedans je vous aurais tiré dessus », « Si j’avais vu vos véhicules garés au bord de la piste j’aurais crevé les pneus pour que vous vous desséchiez dans le désert », « Je vais appeler mes frères pour qu’ils vous cassent la figure », « Je n’ai que faire d’un hiking permit des autorités navajos car ici c’est chez moi »… et j’en passe ! Il nous appelle les « White eyes », ce qui est une manière méprisante de parler des Blancs qu’il nous dit ne pas aimer (tout particulièrement les Californiens, nous ne saurons pas pourquoi). Il est plein de rancœur et semble en vouloir à tout le monde, même aux autres Navajos trop permissifs à son goût. Kent, qui entend tout cela depuis le début, finit par lui répondre : « De toute façon, vous n’aurez pas mon scalp ! », en montrant son crâne dégarni, ce qui n’est pas pour calmer le Navajo ! John ne lui répond rien et me glisse à l’oreille qu’il vaut mieux partir immédiatement. Comme il n’y a plus rien à perdre et que je suis très motivé pour cette exploration préparée depuis plusieurs mois, je leur propose de me laisser négocier, le fait que je sois un étranger pouvant aider. Il me vient à l’esprit la phrase d’un de mes professeurs de techniques de commercialisation (il y a trente ans) qui disait : « C’est quand le client a dit non que la véritable négociation peut commencer. »
Malgré les agressions verbales répétées 😕, durant toute notre discussion je resterai très poli, humble et respectueux 😇, sans toutefois faire la « carpette » ou le Blanc culpabilisé par l’Histoire. Je demande au Navajo pourquoi il ne veut pas nous laisser continuer même en lui payant un droit de passage et il nous donne toutes les raisons qui ont conduit à sa haine des Blancs : les exactions des volontaires de Kit Carson et la « Longue Marche » au XIXe siècle, la spoliation des ressources naturelles, la pollution radioactive suite à l’exploitation de l’uranium, etc. Connaissant l’histoire des Indiens auxquels je me suis intéressé, j’abonde dans son sens et lui montre que je sais de quoi je parle en prenant des exemples et des faits précis. Son agressivité finit par retomber car il est difficile de rester furieux envers quelqu’un qui est de votre avis et montre qu’il vous respecte, mais aussi parce que je lui fais admettre que si un Navajo a peu de choses à voir avec un Iroquois, il en de même pour les Blancs : mes ancêtres cultivateurs en France n’avaient rien à voir non plus avec les volontaires de Kit Carson qui ont affamé les Navajos dans le Canyon de Chelly.
L’atmosphère s’améliore nettement mais je n’obtiens toujours pas l’autorisation de passer. Je continue âprement la négociation avec deux moments qui seront décisifs : d’une part quand le Navajo me parle de son aïeul qui s’était installé dans le secteur pour fuir les Blancs et pratiquer sa médecine, je lui montre sans hésiter un point précis dans le paysage totalement désertique en lui disant qu’il s’était installé là et que nous allons contourner ce secteur pour respecter sa volonté et sa mémoire. Je n’ai pas montré ce point par hasard (n’oubliez pas mes nombreuses recherches pour préparer cette visite) mais c’était quand même un coup de poker qui a fonctionné car je vois que notre homme est déstabilisé et se demande comment cet étranger peut bien connaître le lieu précis d’habitation de son aïeul 😮. D’autre part quand, profitant de l’avantage, je vais chercher un paquet de crêpes bretonnes vanillées que je lui offre pour ses enfants et pour le dérangement, indépendamment du fait qu’il nous laisse passer ou non. Il hésite à accepter ce cadeau, surtout parce que cela pourrait le rendre redevable selon certaines coutumes indiennes, mais il finit par le faire. Quelques minutes plus tard, j’obtiens le droit de passage espéré 🙂, uniquement pour cette fois-ci et avec interdiction formelle de revenir, sinon il mettrait ses menaces précédentes à exécution, menaces valables pour tous les Blancs qui s’aventureraient sur ses terres… Encore un effort supplémentaire et j’obtiens le droit de camper cette nuit, afin que le conducteur citadin inexpérimenté que je suis 😉 ne risque de se perdre ou d’avoir un problème en prenant le chemin du retour dans la pénombre, l’après midi étant déjà bien avancé. Je lui promets de ne pas révéler la localisation des hoodoos que nous allons voir et lui assure que nous entamerons le chemin du retour immédiatement après avoir pris notre petit déjeuner.
Pour le principe plus que pour l’argent, il nous demande quand même un droit de passage mais sans rien préciser, et nous lui donnons chacun 5 $. Nous le remercions chaleureusement pour son autorisation et, quand nous partons, il nous souhaite bonne route et esquisse même un sourire ! Qui aurait pu le prévoir il y a seulement une heure, quand nous avions entamé notre relation sur de mauvaises bases ?
Soulagés de ne pas devoir annuler notre exploration, nous reprenons la piste et arrivons à destination. Nous sommes assez loin du lieu de rencontre avec le Navajo et John pense que nous ne sommes plus sur ses terres (ou alors celles-ci seraient immenses). Mais comment le savoir ?
Nous choisissons notre lieu de bivouac dans un endroit discret et partons immédiatement randonner, car nous avons pris une bonne heure de retard à cause de cette rencontre imprévue. Du coup, nous n’explorons que très peu les alentours et nous dirigeons rapidement vers les hoodoos, surnommés « Duck Rocks », qui ont motivé notre venue dans ce lieu précis.
On les voit d’abord de profil…

… puis par en dessous…

… avant de s’en approcher. Il y a même une petite arche en bonus !

L’endroit est superbe et les deux hoodoos « frères » sont uniques, combinant forme originale et belles couleurs.
Nous restons jusqu’au coucher du soleil pour contempler tranquillement ce spectacle et photographier tout notre saoul, partageant notre joie de pouvoir en bénéficier.




Nous rentrons au bivouac dans la lumière du crépuscule.
John sort une bouteille de Margarita et nous prenons l’apéritif en portant des toasts au Navajo qui nous a finalement autorisés à passer, à Steffen et Isabel que nous connaissons tous les trois, à Tony qui aurait dû être parmi nous ce soir et à Laurent Martrès qui a tellement contribué à notre découverte de l’Ouest. Mes deux amis me portent aussi un toast pour le résultat inespéré de la négociation.
Le repas est joyeux et arrosé de bon vin californien amené par Kent 😎. Nous discutons tardivement sous les étoiles puis décidons d’un réveil bien avant l’aube pour aller voir le lever du soleil sur d’autres hoodoos situés dans le secteur.
Pour une fois, j’ai du mal à m’endormir après cette journée riche en émotions.
JOUR 11 : de Red Canyon à Page
Il fait encore nuit quand nous émergeons de nos SUV. Nous partons randonner dès les toutes premières lueurs de l’aube.
Nous arrivons suffisamment tôt pour nous installer tranquillement afin de voir les premiers rayons du soleil éclairer progressivement cette superbe formation rocheuse, surnommée « Eye of the Needle ».




Nous jetons un rapide coup d’œil aux alentours mais nous ne pouvons pas explorer le secteur durant la matinée, comme je l’avais prévu, car nous avons promis au Navajo de partir immédiatement après le petit déjeuner et, par honnêteté, celui-ci doit avoir lieu à une heure normale.


Le lever de soleil à Eye of the Needle nous ayant beaucoup plu, c’est sans trop de regret que nous rentrons au bivouac. Au petit déjeuner, nous mangeons mon dernier sachet de crêpes bretonnes, ce qui me fera un argument de moins dans le cas d’une autre rencontre difficile avec un Indien.
A 8 h 30 nous roulons sur la piste en direction de la sortie, la promesse au Navajo est donc tenue.
Du coup, nous ne pourrons pas montrer à Kent, comme je l’avais prévu pour cet après-midi, l’autre secteur intéressant de Red Canyon, celui que j’ai été visiter en 2007 et qui comprend d’autres formations esthétiques, comme celle surnommée « Sky City »…


… ainsi que de belles traces de dinosaures.

Sur la piste qui mène à la route goudronnée, nous croisons à nouveau le Navajo qui nous a autorisés à passer et camper, cette fois-ci au volant d’un gros pick-up quasiment neuf (avec des options extérieures tape à l’oeil) qui tracte une remorque. Dessus, sa moto de grosse cylindrée et un puissant quad rutilant. Il semble avoir un niveau de vie supérieur à la majorité des autres Indiens et beaucoup apprécier la technologie de ces Blancs qu’il déteste. Je m’arrête pour le saluer, étant resté sur la bonne impression du sourire qu’il avait esquissé la veille en nous quittant. Mais ce matin son visage est fermé 🙁 et il semble contenir son agressivité. A-t-il trouvé que je lui avais extorqué son autorisation ou bien sa famille lui a-t-elle reproché de l’avoir donnée ? Il reconnaît que nous avons bien tenu parole pour quitter ses terres à l’heure convenue mais me rappelle que cette autorisation était unique et ne sera pas renouvelée, s’il nous revoit ici il mettra ses menaces à exécution. D’ailleurs, il prend en photo les plaques d’immatriculation de John et de Kent avec son téléphone portable « pour se souvenir de leur véhicule au cas où ils reviendraient ». Nous atteignons la route sans rencontrer personne d’autre.
Le programme initial de la journée ayant été sérieusement écourté 😕, nous essayons d’envisager autre chose mais nous sommes quelque peu refroidis pour faire à nouveau du « hors des sentiers battus » sur la réserve navajo. Kent, déjà très satisfait de tout ce qu’il a vu d’original en si peu de temps, préfère retourner chez lui car demain il doit se rendre à Phoenix. Nous convenons d’un rendez-vous le week-end prochain à Escalante 🙂.
Avec John, nous nous rendons à Tuba City où nous passons un certain temps sur Internet dans un Cyber café puis nous allons prendre un lunch dans un restaurant navajo où nous mangeons très correctement.
En début d’après-midi, nous nous rendons à Coal Mine Canyon.
Nous commençons par prendre une piste qui longe le canyon quelques miles à l’est de l’éolienne « repère ». On y trouve quelques points de vue disséminés mais qui valent le détour, même si à cette heure la lumière n’est pas favorable.
Par exemple, ce point de vue vers l’ouest…


… et celui-ci vers l’est.

Nous nous rendons ensuite au point de vue « classique » près de l’éolienne. Je me souviens avoir fait une marche de 2 heures au fond du canyon en pleine journée durant l’été 2001, quand c’était encore autorisé, mais c’était un tel four avec la réflexion du soleil sur les parois blanches que je ne l’avais pas appréciée.
Nous restons nous balader sur le rim pour observer ce joli canyon plein de hoodoos aux couleurs pastel:




Avant de repartir chez lui, à Cortez, John me dit qu’il me contactera quand je serai à Moab, en fin de séjour, pour que nous passions à nouveau une journée ensemble. Je m’en réjouis par avance 🙂. Une dernière photo souvenir et nous prenons la route chacun de notre côté, en direction de Page en ce qui me concerne.

J’arrive à Page en fin d’après-midi où je me décide pour la balade de Hidden Gardens (qui se trouve entre la ville et le barrage), réputée très agréable à cette heure de la journée.
C’est effectivement le cas, la courte balade suit un sentier puis des cairns dans un joli paysage de slickrock où on peut apercevoir un bras du Lake Powell.


Les gardens sont des spots de végétation principalement nichés sous une alcôve qui prend une teinte dorée dans cette lumière de fin de journée.

Je reste jusqu’au moment où les derniers rayons du soleil embrasent le slickrock et en font ressortir les détails.


Après un ravitaillement au Wall Mart de Page, où je m’achète pour le dîner une bonne salade fraîche composée et une glace individuelle Ben & Jerry’s, je quitte la ville et me rends de nuit sur la Cottonwood Canyon Road. Après quelques miles faciles, je retrouve un emplacement de bivouac que j’ai déjà utilisé une année précédente.
Je m’endors en espérant être tiré au sort à la loterie de Coyote Buttes North le lendemain matin.
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
JOUR 8 : de Lost City à Valley of the Gods
Après une excellente nuit, je fais quelques pas pour admirer le lever du soleil sur le canyon. Au loin, apparaissent les buttes de Monument Valley. Je n’apprécie que davantage mon petit déjeuner face à un tel paysage.


Ce matin, je ne croise toujours personne jusqu’à la route goudronnée.
Sur la San Juan River, le raft de l’excursion qui va de Bluff à Mexican Hat :

La première visite de la journée sera pour les pétroglyphes de Wolfman Panel.
Pour y parvenir, la piste n’est pas longue et la balade est facile.
Je trouve ces pétroglyphes particulièrement esthétiques et bien mis en valeur sur la paroi rocheuse.


Ils datent de la période des Basketmakers, comme les pictographes de "Many Hands Cave" que j’ai vus hier.
Le nom du panel ne fait pas référence à un loup-garou mais à l’empreinte de patte que l’on voit à gauche de cette photo :

J’ai un faible pour ce bel oiseau stylisé, peut être un vautour ?

Vous avez sans doute remarqué les impacts de balle sur les photos précédentes. Sur la suivante, on voit nettement que le pétroglyphe circulaire a servi de cible à de stupides « rednecks », qui devaient avoir moins de cervelle dans le crâne qu’il ne restait de poudre dans les douilles de leur fusil 😠.
Je me demande si le motif du milieu représente une plante ou bien une arête de poisson avec sa tête.

Je continue la piste pour me rendre au parking du trailhead des ruines de Monarch Cave.
Au moment où je m’apprête à entamer la randonnée, se garent 2 voitures dont sortent 6 personnes. Ce sont des retraités anglais, résolument « british » dans leur look, leur attitude et l’humour dont ils font preuve. Ils me demandent s’ils sont bien au départ de Monarch Cave, car ils n’ont pour toute indication qu’un tracé manuscrit que leur a dessiné un des responsables du Recapture Lodge (où ils logent à Bluff) au dos d’une carte de visite du motel. Comme ils plaisantent avec détachement sur le fait qu’ils vont probablement se perdre dans le wilderness avec des indications aussi succinctes, je leur commente ma carte topographique pour leur indiquer précisément le chemin. Je pars tandis qu’ils entament leurs préparatifs dans la bonne humeur, nous nous disons « à tout à l’heure » puisque l’aller/retour à Monarch Cave se fait via un unique chemin au fond d’un des canyons qui s’ouvrent juste après le wash arboré.
La balade est d’un intérêt moyen et les ruines ne me laissent pas un souvenir impérissable. Le fait qu’elles ne soient qu’à moitié éclairées et le souvenir encore frais des vastes ruines visitées la veille y sont sans doute pour quelque chose.

De retour à la voiture, je m’étonne de ne pas avoir croisé le groupe d’Anglais. Ils ont dû s’enfoncer dans le mauvais canyon, j’espère qu’ils s’en apercevront rapidement pour revenir sur leurs pas avant de s’épuiser à chercher les ruines au mauvais endroit.
Après avoir roulé jusqu’au trailhead de Procession Panel, j’entreprends une balade qui n’est ni longue ni difficile mais nécessite de disposer d’informations précises pour arriver à destination, le trajet se faisant essentiellement sur du slickrock avec des cairns éloignés et parfois peu visibles (mais si un bon sens de l’orientation est indispensable, le GPS ne l’est pas).
Le panel de petroglyphes est remarquable car il s’étire sur plus de 5 mètres et on y décompte 179 personnages, dont la plupart convergent en trois rangées en direction d’un cercle. Est-ce une procession funéraire ? Une célébration ? Un autre rite religieux ? Les avis des experts divergent... mais dans tous les cas ce panel vaut le déplacement.


Certains des petits bonshommes sont très amicaux :

On y voit également les traditionnels cervidés au corps trapu :


Même le slickrock participe à l’esthétique du lieu :

En parcourant 200 mètres supplémentaires, j’atteins le bord de la falaise de Comb Ridge. Le point de vue sur les vastes étendues du plateau de Cedar Mesa est impressionnant. Il s’étend sur des dizaines de kilomètres et je peux deviner les canyons où je me rendrai dans deux semaines : Road Canyon, Scheik Canon, Mule Canyon…


Je me restaure avant d’entamer le chemin du retour. Procession Panel est désormais au soleil, le filtre polarisant est nécessaire pour faire ressortir les pétroglyphes et éliminer les reflets.


Je m’attarde sur les cactus en fleur qui égayent le trajet.


Ma prochaine étape est Valley of the Gods où je compte enfin réaliser une chose qui me tient à cœur depuis longtemps (à chaque passage sur la piste !) : randonner sur la mesa et bivouaquer au pied de ses buttes qui rappellent Monument Valley, sans toutefois atteindre la majesté de ce lieu mythique. Ce lieu a pour lui d’autres atouts : le site n’étant pas sur la réserve navajo (mais géré par le BLM), il est totalement libre d’accès, on peut y randonner et y camper, il est resté sauvage, on n’y rencontre quasiment personne et surtout pas un étal de vente de bijoux ou une « bétaillère à touristes » ici ou là.
De la piste, cette année en très bon état, j’observe la mesa sur laquelle je projette de grimper (juste au nord de l’inscription Rudolph and Santa Claus sur la carte topographique) pour surplomber les buttes environnantes.

Il n’y a pas de sentiers officiels ou de randonnées référencées à Valley of the Gods, mais j’ai trouvé sur Internet quelques photos d’un groupe qui s’était baladé sur la mesa en étant guidé par un local. A l’aide de ces clichés, d’une carte topographique et de Google Earth en 3D, j’ai pu reconstituer le chemin qu’ils avaient parcouru et que j’envisage de suivre à mon tour en cette seconde partie d’après-midi.
Je me gare au lieu de bivouac que j’ai choisi : au bout d���une courte piste rocailleuse, un emplacement de camping niché au pied de la butte faisant face à Castle Butte, tout au nord de la piste de Valley of the Gods.
J’entreprends la remontée d’un canyon vers l’ouest, il n’y a pas de chemin mais uniquement quelques cairns espacés sur les premières centaines de mètres. Bien que l’étroit canyon soit encombré de rochers et de blocs, la progression n’est pas difficile, à l’exception d’un ressaut assez haut qu’il faut contourner en passant sur un talus très raide, qui deviendrait dangereusement glissant par temps humide.
Je parviens à l’endroit (repéré sur Google Earth) où la paroi verticale est temporairement interrompue par une forte pente qui permet de grimper sur la mesa. Ce que ne peut pas montrer Google, c’est qu’il s’agit d’un éboulis aussi raide qu’instable, où des rochers de bonne taille se dérobent sous les pieds en créant de micro-avalanches de pierres 😐. Je monte avec précaution, en m’aidant souvent des mains et en testant la stabilité des rochers, et je laisse quelques cairns pour retrouver le meilleur chemin possible quand je reviendrai au crépuscule. A cause de ce passage délicat où on peut vraiment se faire mal en glissant ou être blessé par un bloc qui basculerait, je déconseille fortement cette balade à ceux qui sont avec des enfants, ne se sentent pas à l’aise pour crapahuter dans des éboulis ou n’acceptent pas de prendre de risques.
Une fois parvenu au sommet, la marche sur le slickrock devient facile mais il faut savoir s’orienter et prendre les bonnes options pour progresser directement vers l’extrémité de la mesa.
La randonnée est de plus en plus belle au fur et à mesure que je m’approche des points de vue sur la vallée et ses monolithes, même si le soleil joue à cache-cache avec les nuages.





Peu après être passé devant une ouverture joliment éclairée…

… je peux apprécier la vue à travers une mignonne petite arche.


Il ne me reste plus qu’à me rendre tout au bout de la mesa en admirant le panorama.

J’observe Castle Butte (à droite) et, en me concentrant, je peux voir mon SUV garé juste en face (sur la photo ce n’est qu’un minuscule point noir à gauche du dernier virage)

Je m’attarde à l’extrémité de la mesa…


Sur le trajet du retour, la lumière de fin d’après-midi se fait plus douce.



Je descends l’éboulis sans trop glisser, entraînant tout de même quelques pierres dans mon sillage, puis le canyon du retour à la lumière déclinante du crépuscule.
Il fait presque nuit quand j’arrive au bivouac. Après m’être régalé de filets de saumon, j’observe le ciel étoilé où se découpe la masse imposante de Castle Butte. Il règne un silence total, je ressens un peu les mêmes sensations de sérénité que lors de certains bivouacs dans les canyons du Sahara.
Après avoir longtemps prolongé cette contemplation nocturne, je me glisse dans mon duvet, satisfait d’avoir réalisé aujourd’hui un souhait vieux de plusieurs années 🙂 qui confirme qu’on peut encore trouver des balades intéressantes et originales dans des sites pourtant bien connus.
JOUR 9 : de Valley of the Gods à White & Red Canyon
Je quitte mon bivouac avant le lever du soleil car il vaut mieux prendre du recul pour admirer les buttes s’éclairer progressivement.
La mesa à l’extrémité de laquelle j’ai randonné hier après-midi s’illumine d’abord…

… puis, progressivement, toutes les buttes alentour.


Un couple occupe un emplacement de camping sauvage et, me voyant photographier à proximité, ils m’invitent gentiment à partager leur petit déjeuner. Ils avaient remarqué mon véhicule hier en fin d’après-midi et s’étaient installés hors de vue pour que nous ayons chacun l’impression d’avoir Valley of the Gods pour nous tout seuls. Ce sont de jeunes retraités de l’Idaho. L’homme est un vrai baroudeur (il y a deux mois, il s’est rendu seul au beau milieu de The Maze, dans Canyonlands, avec son Range Rover aménagé), mais sa femme est moins aventurière. Il est également passionné de ruines et d’art rupestre indien, tout comme moi. Nous parlons un moment de certains de nos lieux favoris du Southwest, après quoi il me tend sa carte de visite et me propose de le contacter au cas où je reviendrais seul une prochaine fois dans la région et que je chercherais un partenaire pour quelques explorations. Sympa !


Je ne tarde pas à quitter Valley of the Gods car la lumière devient crue et je dois être arrivé avant 10 heures à Navajo National Monument pour participer à la visite de ruines indiennes avec les rangers. Kent, un ami des environs de Sedona (Arizona) rencontré grâce à Pascale/Kashtin et Alain, doit m’y rejoindre.
En jetant un dernier coup d’œil au paysage, je me demande ce qui a poussé des Américains à nommer « De Gaulle and his troops » la butte à deux pointes que l’on voit à droite de la photo ci-dessous. Comme les Américains ne portent pas de Gaulle dans leur cœur, je me demande s’il s’agit d’un hommage à une figure historique française ou au contraire d’une allusion ironique au faible nombre de soldats qui l’avaient rallié en Angleterre. Cette question restera probablement sans réponse…

Sur la route, je sacrifie à l’incontournable cliché de l’arrivée matinale sur Monument Valley.

Pour changer un peu, de retour à la maison, j’en ferai une interprétation en « quasi » noir et blanc.

A 9 h 45, je suis au Visitor Center de Navajo National Monument, prêt à m’inscrire à la visite guidée des ruines de Betatakin à laquelle je n’avais pas pu participer il y a quelques années, car l’accès en était interdit suite à la chute d’un gros bloc tombé du plafond de l’alcôve. Même si j’ai été voir avec mon ami Peter, en 2003, les ruines encore plus reculées et mieux conservées de Keet Seel dans ce même parc (27 km de randonnée ce jour-là !), j’ai également envie de me rendre à l’intérieur de celles de Batatakin que j’ai déjà observées plusieurs fois du point de vue qui leur fait face.
Hélas, le ranger navajo m’annonce qu’il n’y a que deux visites par semaine à cette époque de l’année et que ce n’est pas le bon jour 😮. Je lui fais remarquer que sur le site web officiel du National Park Service il est indiqué une visite quotidienne de ces ruines mais, imperturbable, il me tend un imprimé en me disant que tout y est clairement expliqué. Après avoir lu ce papier (dont le contenu est identique à celui du site web), je lui montre qu’il indique aussi une visite quotidienne démarrant à 10 heures. Il relit l’imprimé devant moi, fronce les sourcils et, sans essayer de trouver une justification à cette « erreur », se contente de dire qu’il faudra modifier le texte du papier et du site web : cela ne change rien au fait qu’il n’y a en ce moment que deux visites par semaine et il faudra que je revienne. Je me demande si ce n’est pas une conséquence des restrictions budgétaires dues à la crise, avec moins de rangers disponibles pour accompagner les visites.
Une fois de plus, je dois me contenter du point de vue sur Betatakin. C’est frustrant 😕 ! La prochaine fois, je téléphonerai directement au Visitor Center avant de venir.


Une seconde balade aboutit à une vue sur un petit canyon où se niche une forêt d’aspens (peupliers trembles).

Kent n’étant pas encore arrivé, je discute au Visitor Center avec le ranger navajo au sujet des ruines indiennes que l’on peut trouver dans la région. Quand j’évoque celles de « Lost City » (sans lui préciser que j’y étais il y a deux jours), il me répond qu’elles sont « off-limits » (accès interdit sauf avec un guide) et m’explique pourquoi (voir Partie n° 2 de ce carnet).
C’est l’occasion de donner quelques précisions concernant les autorisations de visite non encadrée de sites se situant sur les réserves indiennes du Southwest (notamment navajo et hopi) qui recouvrent une partie de cette région.
Ces indications proviennent à la fois des sites web officiels des tribus concernées (où les informations sont parfois cachées dans les FAQ), de discussions avec des rangers indiens comme celui de Navajo National Monument, de l’expérience d’un de mes amis qui vit et travaille sur la réserve navajo depuis plus d’une dizaine d'années et d’autres personnes de mes connaissances ayant l’habitude d’explorer ces réserves (entre autres, des photographes). Si tous ceux qui ont l’habitude de les visiter connaissent les règles (qu’ils ne respectent pas toujours...), elles ne sont pas largement diffusées, notamment auprès des touristes, ce qui fait qu'on peut les enfreindre en toute bonne foi (ou en faisant semblant de l'être 😇), surtout en plein milieu du wilderness désertique où cela ne semble a priori déranger personne (pas de clôtures, pas d’habitations, pas d’élevage, pas de cultures…). Mais si on est pris sur place par les Indiens (rangers, policiers tribaux, famille ayant la jouissance de cette terre...) qui veulent les faire respecter, alors « nul c'est censé ignorer la loi tribale » et on peut être a minima dévisagé avec réprobation, faire l’objet du rappel des règles, être sommé plus ou moins poliment de s'en aller, subir les menaces d’un Indien agressif (cela m'est arrivé cette année) ou s’en prenant au véhicule, devoir payer une amende ou même se retrouver emmené au poste de police tribal 😕…
C’est à titre informatif que je donne ces indications, sans garantie car elles peuvent évoluer très vite, afin que chaque lecteur puisse décider de visiter ou non certains sites, en toute connaissance de cause et en en assumant éventuellement les risques. Je ne me positionne pas ici en défenseur du respect des règles concernant les terres indiennes (je serais bien mal placé pour le faire !), mais je ne vous encourage évidemment pas non plus à faire des visites sans les respecter (comme cela m’arrive ainsi qu’à de nombreux visiteurs) et je ne rentrerai pas dans des polémiques sur ce sujet.
Je rappelle également que rouler avec son véhicule de location en dehors des routes goudronnées, ce qui est la plupart du temps nécessaire pour visiter les sites sur des réserves indiennes, est formellement interdit par tous les grands loueurs (qui, en outre, précisent en toutes lettres dans leur contrat que sur les pistes on n’est plus assuré). Les forumeurs de VF le savent bien puisque le sujet est très souvent évoqué dans les posts, mais à la lecture de leurs carnets de voyage (y compris celui-ci) ou en regardant leurs photos, on peut constater que la plupart d’entre eux ne respectent pas cette interdiction et en assument les risques.
La première règle « par défaut »chez les Indiens du Southwest est que dans leurs réserves on peut rouler (sauf exceptions signalées) sur les routes goudronnées et les pistes d'usage public (c'est-à-dire celles qui ont un numéro du type IR XX ou équivalent sur les cartes et/ou sur place un panneau avec leur numéro, elles sont généralement plus larges et mieux entretenues) à l’exception de toutes les autres pistes réputées d’usage privé (c'est pour cela que je me suis fait agresser par un Navajo sur l’une d’elles alors qu'il m'a bien précisé que j'aurais pu rouler sans problème sur la piste numérotée passant à quelques miles de là).
La seconde règle est que l’on n'a pas le droit de sortir de ces pistes d'usage public pour aller se balader à pied et photographier sur les terres de la réserve navajo (même s'il n'y a ni barrière, ni clôture, ni panneaux d'interdiction) sans avoir préalablement obtenu un « hiking permit » à l’un des rares endroits où ils sont vendus (uniquement quatre lieux de vente pour toute la réserve). Mais ce n’est pas si simple, car certaines zones restent interdites même avec un permis, d’autres comportent des restrictions de visite…tout cela n’étant pas clairement écrit. L’expérience montre que l’obtention ou non d’un permis peut fluctuer, notamment en fonction de la personne qui est censée le délivrer et qui n’est pas forcément très au courant ou bien n’en fait qu’à sa tête. En peu de temps, un de mes amis a obtenu un permis pour visiter un site précis, puis quand il a voulu y retourner on le lui a refusé 😮, enfin on le lui a donné à la troisième demande. Cette obtention d’un permis peut aussi dépendre de la fréquentation du site : peu visité, il est vendu sans problème, dans le cas contraire, il peut n’être plus délivré ou bien faire l’objet d’une exploitation commerciale exclusive (Antelope Canyon, Canyon X, Secret Canyon) et alors les tarifs privés s’envolent 😠.
Mais si le « hiking permit » est une condition nécessaire, ce n’est pas forcément suffisant car certains Indiens ne veulent pas que des Blancs viennent sur les terres dont ils ont la jouissance et ils n’ont cure d’un permis qu’ils ne reconnaissent pas et qui a pu être donné par une autorité située à plus d’une centaine de kilomètres de chez eux. Vous aurez beau brandir votre permis en règle, face à un Indien récalcitrant il faudra partir même en étant de bonne foi (expérience vécue par un de mes amis et confirmée par le Navajo agressif qui nous a bien dit que le fait d’avoir un permis valide n’aurait rien changé pour lui).
Parallèlement, en dehors des campings officiels, le camping et le bivouac sont partout interdits sans obtention préalable d’un « camping permit » (qui doit s’ajouter au « hiking permit »).
En ce qui concerne la réserve hopi, c’est beaucoup plus simple, la randonnée et le camping sont partout interdits sauf si on est accompagné d’un guide local accrédité (voir ici).
De manière non officielle, ces règles ne sont plus appliquées si on est « invité » par les Indiens ayant la jouissance de ces terres, ce qui signifie en pratique qu’on a généralement obtenu leur autorisation en leur payant directement un droit de passage (dans le cas où, par exemple, l’obtention du permis devrait se faire à une grande distance du site visité où que le lieu où il doit être délivré est fermé). Mais comment être certain qu’on a payé (de la main à la main) celui qui peut réellement donner l’autorisation et que le prochain Indien rencontré ne réclamera pas lui aussi un droit de passage ? Tout peut dépendre également de la fréquentation du site visité : tel Indien qui pouvait tolérer sans rien demander une visite sporadique de quelques rares touristes discrets (même sans permis), peut quelque temps plus tard exiger un droit de passage et, si la fréquence augmente et gêne trop sa tranquillité, interdire totalement l’accès au site (en mettant ou non des panneaux d’interdiction) même avec un permis (exemple vécu par un ami local pour la visite d’une arche).
Maintenant, vous comprenez sûrement mieux pourquoi mes amis et moi ne communiquons pas la localisation des sites encore confidentiels situés sur les réserves indiennes.
Revenons au déroulement de mon voyage…
Kent finit par arriver au Visitor Center de Navajo National Monument dans son SUV 4 x 4 Nissan XTerra. C’est un vrai baroudeur qui a exploré le Southwest avec sa femme Sue pendant trente ans, avec notamment plusieurs backpackings dans des endroits reculés du Grand Canyon. Nous sommes contents de nous retrouver car, après la mémorable expédition de trois jours en avril 2006 où je l’avais guidé à White Pocket et Coyote Buttes South, nous ne nous étions revus que quelques jours à Sedona durant l’été 2007. Le lunch pris sur la très agréable aire de pique-nique du parc durera longtemps, car nous avons plein de choses à nous raconter.
Nous avons décidé de nous rendre cet après-midi à White & Red Canyon que Kent ne connaît pas mais où je me suis déjà rendu deux fois (en 2006 et 2007). Comme j’adore cet endroit, j’ai plaisir à y retourner. En chemin, Kent doit faire des provisions dans une station-]service. En l’attendant, je demande confirmation de l’entrée de la piste au caissier navajo, qui a l’air particulièrement enjoué, car je n’y suis jamais allé par là et je ne veux pas me retrouver sur une piste privée menant à une habitation indienne. Il devine immédiatement où je compte me rendre et me dit que c’est son endroit préféré dans la région : il aime y aller seul pour se ressourcer et il lui semble que là-bas certains hoodoos sont des animaux ou des personnages pétrifiés… Du coup, il me dessine un plan au dos d’un long ticket de caisse, indiquant à chaque intersection s’il faut tourner à droite ou à gauche, donnant des repères visuels… C’est vraiment très sympathique et je suis surpris d’une telle sollicitude. Dommage que ce site ne soit pas sur ses terres, j’aurais pu lui demander une autorisation de visite !
Kent étant ravitaillé pour au moins deux jours, nous partons rapidement sur la piste avec le plan du Navajo. Je compte les intersections et suis les indications mais, à l’une d’entre elles, le « ticket de caisse » indique de tourner à gauche alors que de moi-même j���aurais été tout droit. Faisant davantage confiance aux indications d’un Indien du cru qu’à mon sens de l’orientation, je tourne à gauche mais la piste s’éloigne visiblement de la direction voulue et au bout d’un moment je préfère faire demi-tour pour revenir à l’intersection et aller tout droit. C’était effectivement la bonne solution, il a suffi que je rate une intersection ou que le Navajo en oublie une sur son schéma pour que tout soit décalé dans le comptage. Nous n’avons perdu qu’une demi-heure et nous arrivons en seconde partie d’après midi à "White & Red Canyon".
Ceux que ce site attireront inévitablement doivent savoir que l’accès n’y est pas autorisé en visite individuelle, d’autant plus que les Indiens de cette réserve ont une aversion pour la photographie (des personnes, des villages et de leurs alentours, certains minoritaires intransigeants étendant l’interdiction à la totalité du territoire de la réserve) alors qu’ici les appareils photo « chauffent » ! Le fait que les visiteurs, encore peu nombreux, n'aient généralement pas eu de problème ne doit pas faire illusion, c’est simplement parce que le site n'est pas très surveillé. C’est donc le principe du « pas vu, pas pris ! ». Cependant, en 2008, une de mes connaissances suisse a dû quitter le site sur la demande d'un ranger indien qui lui a bien confirmé qu’il était « off limits ». Toujours en 2008, un correspondant de mes amis allemands Steffen et Isabel a eu affaire à un ranger indien plus agressif car le touriste ne déguerpissait pas assez vite et essayait de négocier. En 2009, le forumeur Angelo/Mokahlki (voir son "]carnet de voyage) m'a écrit (en m’autorisant à le citer) que lors de sa visite « Une grosse jeep est arrivée au ralenti, a observé notre véhicule stationné un peu plus loin et est passée au pas presque sur nos pieds. Les 2 Indiens qui étaient à l'intérieur nous ont dévisagés et franchement leurs regards traduisaient une hostilité flagrante à voir des visiteurs en ces lieux. » Vous voilà prévenus !
Malgré cela, comme White & Red Canyon est en pleine zone désertique et qu’on n’a pas l’impression de gêner qui que ce soit, on est évidemment tenté de le visiter. Je ne fais pas exception à la règle et c’est la troisième fois que je m’y rends depuis l’été 2006. Avec Steffen, nous avons cherché cette localisation un certain temps à partir de la seule photo que nous en connaissions (« Happily ever after » de Michael Fatali). Ce ne fut pas facile avec si peu peu d’informations et c’est finalement Steffen qui l’a trouvé le premier au printemps 2006 avec Isabel et notre ami commun Tony qui vit sur la réserve navajo. Un Américain ayant donné sur Internet le véritable nom du lieu en 2007 😮, ce site a commencé à être régulièrement visité à partir de 2008 (notamment par quelques membres de VF) et j’espère que des clôtures et panneaux « No trespassing » ne vont pas apparaître bientôt, rendant toute visite impossible.
Nous commençons par explorer le secteur nord de cet endroit superbe où une montagne rouge et blanche abrite des hoodoos, des aiguilles, des pyramides…




Au pied de la montagne, on trouve des rochers très colorés aux formes variées.



Certains rochers font penser à des menhirs.

D’autres semblent peints…

… comme ce tableau d’art moderne…

… ou cet incroyable visage féminin masqué !
Je comprends mieux quand le Navajo disait voir ici des personnages pétrifiés.

Au plaisir renouvelé de visiter ce site, s’ajoute celui de voir Kent particulièrement heureux 🙂 de le découvrir à son tour, de l’explorer et de le photographier « extensivement ».

Nous nous dirigeons maintenant vers l’autre secteur du site, celui qui abrite la fameuse formation que nous avons appelée « The Castle » et qui était le sujet de la photo de Michael Fatali.

The Castle se trouve tout au bout d’une rangée de hoodoos.

Voici une photo prise en 2006…

… et une autre prise cette année.

Vous constaterez que l’érosion continue toujours son travail et, cette fois-ci, elle a malheureusement entraîné la chute du sommet d’un gros hoodoo (en 2008) 😕.
Vu de trois quarts, The Castle me fait penser à un château de Walt Disney ou de Louis II de Bavière

Une vue plus classique...

… et un clin d’œil/hommage 😉 à la photo de Michael Fatali.

Nous continuons notre ballade vers un groupe de hoodoos qui me fait penser à une classe écoutant son professeur ou à une troupe de soldats au garde-à-vous devant un officier.


Avec également une mascotte « bébé hoodoo » ?

Ici, un couple de lions de mer…

… là, une fissure colorée.

Une belle montagne rouge et blanche…


… se termine par une petite famille de hoodoos.

Dans tout ce secteur, nous sommes choqués de voir des traces de pneus partout, certains visiteurs particulièrement feignants n’ayant même pas eu le courage de laisser leur véhicule au bord de la piste et de marcher quelques dizaines de mètres jusqu’au pied des hoodoos. Honte sur eux 😠!
A l’extrémité est du site, une pyramide surplombe la falaise et un chapelet de rochers rouges veinés de blanc s’étire dans le wash. Nous y resterons jusqu’au coucher du soleil.



Je me remémore l’extraordinaire coucher de soleil, avant un orage, auquel Elisabeth et moi avions eu la chance d’assister en 2007. Si les conditions étaient difficiles (vent violent apportant quelques gouttes de pluie et du sable qui cinglaient le visage et rendaient la photographie très difficile), c’était sans conteste la plus belle lumière que nous ayons jamais vue 🙂.
Après un superbe arc en ciel idéalement placé…

… nous avions admiré un ciel véritablement biblique dont on se demandait ce qui allait en sortir !

C’était un moment extraordinaire que les Américains qualifieraient de « once in a life time ». Fascinés, nous étions restés jusqu’au tout début des précipitations, nous étions alors partis immédiatement et avions foncé sur la piste à une vitesse déraisonnable pour fuir l’orage qui éclata au-dessus de nous au moment même où nous parvenions à la route goudronnée. Il était tellement dantesque que, par prudence, toutes les voitures s’arrêtaient sur le bas-côté. Nous avions échappé de très peu à une vraie galère….
Mais rien de tout cela aujourd’hui, il fait grand beau et nous n’avons vu absolument personne alors que la nuit commence à tomber. Nous décidons donc de prendre le risque de bivouaquer sur place, loin de la piste principale. Après un dîner plutôt copieux car nous partageons nos provisions, nous rejoignons nos SUV respectifs pour une nuit réparatrice. Bonne nuit, Kent !

JOUR 10 : de White & Red Canyon à Red Canyon
Dès notre réveil, et sans bouger nos véhicules, nous profitons du spectacle.

Les rochers rouges que nous avions admirés au coucher du soleil sont tout aussi beaux à son lever.

Une courte marche nous permet de voir White & Red Canyon s’éclairer progressivement.



On trouve en chemin des micro-badlands colorés.


Durant cette promenade très matinale, nous avons été accompagnés par le chant particulièrement mélodieux d’un oiseau que je n’arriverai jamais à voir et qui s’arrêtera moins d’une heure après le lever du soleil. Ce chant qui résonnait dans la falaise, plein de joie et de vigueur, était le seul son que nous pouvions entendre dans ce site isolé. Il a considérablement agrémenté la balade en lui donnant une dimension sonore inattendue, en parfaite harmonie avec nos émotions visuelles. Ce chant si agréable restera associé à White & Red Canyon car je n’en ai malheureusement jamais entendu de semblable pendant tout le reste du voyage.
Au petit déjeuner, Kent apprécie toujours autant que les années précédentes les crêpes bretonnes vanillées que j’ai amenées de France. En attendant que je finisse de ranger mes affaires, il étudie un de ses guides, tranquillement assis à l’ombre de son SUV.

Nous reprenons la piste puis la route pour rejoindre John avec qui j’ai convenu d’un rendez-vous dans une station-service, à la suite de notre rencontre à King of Wings. Tony, photographe créatif, que j’ai rencontré grâce à Laurent Martrès lors d’une randonnée à Cobra Arch, et avec qui j’ai ensuite passé plusieurs jours à explorer la réserve navajo en compagnie de Steffen, devait nous rejoindre mais il a dû annuler à cause d’un empêchement. Dommage, c’est avec plaisir que je l’aurais revu (John aussi car il le connaît également), il aurait fait un excellent « quatrième », non pas pour jouer à la belote mais pour partager avec nous sa grande connaissance de la réserve, puisqu’il y travaille et réside dans le cadre du programme d’assistance médicale gratuite aux Navajos.
John est à l’heure et m’offre d’appétissants cookies que sa femme a confectionnés hier à mon intention. Vraiment sympa 🙂!
Ce matin, la visite d’Arch Slot Canyon est au programme. Il s’agit d’un des sites confidentiels que j’avais photographiés avec Tony et Steffen en 2005 et qui avaient poussé John à prendre contact avec nous, car il était très étonné que nous les connaissions. Après avoir emprunté plusieurs pistes successives, nous garons nos trois 4 x 4 dans un endroit très isolé et peu visible, puis nous nous préparons à descendre dans le « slot canyon » (canyon dit « fente » parce que particulièrement étroit).
A notre grande surprise, arrive un gros pick-up dont descendent deux Indiens Navajos plutôt jeunes. Ils s’approchent et nous disent que nous sommes sur leurs terres et qu’il va falloir nous acquitter d’un droit de passage, ce qui ne nous pose aucun problème s’il reste raisonnable. Tandis que John leur parle de notre passion pour les « red rocks » et les slot canyons, je remarque que l’un d’eux porte des éperons. Je lance donc une discussion sur les chevaux, escomptant que c’est une passion pour eux, ce qui s’avère être le cas. Bientôt, ils nous racontent qu’ils sont à la recherche d’un étalon qui s’est enfui la nuit précédente car il a entendu des juments en liberté à proximité de leur propriété. S’ensuivent alors quelques plaisanteries sur l’attitude bien compréhensible de cet étalon « victime » de son attirance pour les charmes du sexe opposé, preuve que cinq bonshommes de culture, de nationalité et d’âge différents, qui se retrouvent au milieu de nulle part, peuvent facilement trouver à s’entendre sur certains sujets « universels » 😉. Que les lectrices de ce carnet veuillent bien nous en excuser 😊. C’est le bon moment pour partager les cookies tout frais que m’avait offerts John et qui ont un franc succès. Quand nous leur demandons combien nous leur devons pour le droit de passage, ils nous disent qu’ils sont très contents d’avoir passé un bon moment avec nous et que nous sommes leurs invités sur leurs terres. Lorsque ces sympathiques Navajos nous quittent avec de grands signes de la main, nous sommes contents non seulement d’avoir obtenu leur autorisation de visite mais aussi d’avoir transformé une situation potentielle de tension en moment de franche convivialité 🙂.
Il est temps de se rendre au bord du slot canyon en portant les échelles que John a apportées, la plus grande servant à descendre au fond du canyon (environ 6 mètres plus bas), la seconde à passer les difficultés rencontrées à l’intérieur même du canyon. L’ambiance est à la rigolade car nous avons bien conscience d’être plutôt ridicules avec nos échelles qui ne font pas vraiment « aventuriers », mais nous n’avons pas de matériel de canyoning et de toute façon nous ne saurions pas où attacher une corde puisqu’il n’y a pas d’arbres assez proches et qu’il n’est pas question de planter des pitons.

Je ne souhaite pas revivre la situation d’octobre 2005, lorsque nous étions venus ici avec Tony et Steffen sans échelle ni corde, car Tony avait auparavant réussi à entrer et sortir du canyon sans équipement par une « dry fall » (ressaut rocheux qui peut se transformer en cascade) pas totalement verticale. Mais depuis sa dernière visite, des orages avaient emporté le sable et creusé le fond du canyon d’environ deux mètres, ce qui avait changé la donne. Par prudence, Tony était donc resté en haut tandis que Steffen et moi descendions sans problème en désescaladant, glissant et sautant. Une fois l’arche photographiée, nous nous étions rendu compte que nous ne pouvions plus remonter la dry fall car elle était trop glissante, il n’y avait pas de prises et le canyon était trop large pour en sortir « en opposition » (en s’appuyant sur ses deux parois). J’avais donc fait la courte échelle à Steffen qui était ensuite monté sur mes épaules (elles s’en sont souvenues pendant plusieurs jours) pour se battre dans la dry fall en utilisant différentes techniques d’opposition et d’adhérence avec toutes les parties du corps, afin d’attraper le trépied photographique que lui tendait Tony, et de s’en servir pour se tracter. Comme je n’avais personne pour m’aider du bas, j’avais dû faire un montage avec de grosses pierres, en coinçant un morceau de bois pour y monter en équilibre sur un pied, m’inspirant de ce qu’avait fait Edward Abbey à Havasupai (comme on peut le lire dans Desert solitaire). Il m’avait fallu plusieurs essais et chutes, puis utiliser toutes les techniques d’escalade que j’avais pratiquées pendant des années, pour arriver à attraper le trépied salvateur de Tony, au prix d’écorchures et de quelques centimètres carrés de peau bien râpée 😕. Ce jour-là, les parois du canyon ont pu arborer une nuance de rouge supplémentaire ! Sans Tony resté en haut, nous aurions été dans une belle galère, simplement parce que le canyon était un peu plus creusé que d’habitude. Cette expérience m’a conduit à davantage de prudence et à ne plus jamais descendre si je ne suis pas a priori certain de pouvoir remonter, surtout en étant seul. Je vous encourage à en faire autant, dans les slot canyons ou ailleurs !
Une fois l’échelle positionnée à l’aide de la corde, nous descendons au fond du slot canyon. Bien sûr, il ne vaut pas l’inégalable Antelope Canyon, mais au moins ici nous sommes seuls et il y a plusieurs passages intéressants que nous prenons plaisir à voir et à photographier.




L’intérêt principal de ce canyon est la jolie petite arche qu’il abrite :

Je constate que la lumière du mois de mai y est moins belle que celle du mois d’octobre (à la même heure), à cause de la position du soleil, comme le montre cette photo prise en 2005 (il s’agit d’une photo papier scannée).

La remontée sur le plateau par l’échelle n’est qu’une formalité.
Satisfait de cette matinée, nous retournons à la station-service pour manger, nous rafraîchir et convenir du programme des prochaines vingt-quatre heures. Sans l’avoir jamais évoqué auparavant, John et moi avons la même idée : retourner à l’endroit que je nomme « Red Canyon » suite à ma visite de 2007, lui s’y est également rendu en 2008, afin de trouver d’autres hoodoos remarquables que nous n’avions pas vus la première fois et dont nous avons trouvé la localisation entre-temps. Nous prenons la route puis la quittons pour de nombreux miles de piste car ces formations rocheuses sont situées en plein wilderness, dans un secteur isolé de tout au cœur d’une zone désertique, ce qui explique pourquoi seuls 4 photographes professionnels accompagnés de guides navajos en ont jusqu’ici publié des photos. Cette fois-ci, je suis bien content que nous soyons plusieurs et avec 3 SUV 4 x 4, car ma précédente visite en solitaire avait été risquée, il faut bien le reconnaître.
Trouver la localisation de ces « nouveaux » hoodoos a été le fruit d’une recherche collective avec Steffen, Isabel, Tony et John, qui nous a amenés à combiner des recherches approfondies, des analyses dignes de Sherlock Holmes, l’utilisation extensive de Google Earth et notre expérience du terrain. Steffen, Isabel et Tony se sont rendus sur place lors de leur voyage du début 2009 et c’est maintenant à moi de guider notre petite caravane sur les pistes secondaires qui s’enfoncent dans le wilderness. Certains passages sont traîtres car le sable y est mou (je me fais même surprendre et je dois utiliser les vitesses courtes pour m’en sortir), d’autres sections sont au contraire entièrement sur du slickrock et la piste devient accidentée et difficile à suivre car on ne sait plus où elle passe.

Tout se passe bien jusqu’à ce que nous croisions un Navajo sur une moto de forte cylindrée avec des pneus extra larges, il y a un enfant sur la selle devant lui et aucun des deux ne porte de casque. Au regard noir et très appuyé qu’il m’a jeté lors du croisement effectué à très petite vitesse, je pressens que cela ne va pas bien se passer et je suis sa progression dans le rétroviseur. Après avoir croisé Kent, il fait demi-tour, le rattrape et l’arrête. Avec John, nous attendons à plus d’une centaine de mètres, mais comme la discussion dure nous allons les rejoindre. L’ambiance est plus que tendue, le Navajo est furieux que nous roulions sur cette piste et il profère des menaces 😠 : « Si j’avais eu mon 4 x 4 avec le fusil dedans je vous aurais tiré dessus », « Si j’avais vu vos véhicules garés au bord de la piste j’aurais crevé les pneus pour que vous vous desséchiez dans le désert », « Je vais appeler mes frères pour qu’ils vous cassent la figure », « Je n’ai que faire d’un hiking permit des autorités navajos car ici c’est chez moi »… et j’en passe ! Il nous appelle les « White eyes », ce qui est une manière méprisante de parler des Blancs qu’il nous dit ne pas aimer (tout particulièrement les Californiens, nous ne saurons pas pourquoi). Il est plein de rancœur et semble en vouloir à tout le monde, même aux autres Navajos trop permissifs à son goût. Kent, qui entend tout cela depuis le début, finit par lui répondre : « De toute façon, vous n’aurez pas mon scalp ! », en montrant son crâne dégarni, ce qui n’est pas pour calmer le Navajo ! John ne lui répond rien et me glisse à l’oreille qu’il vaut mieux partir immédiatement. Comme il n’y a plus rien à perdre et que je suis très motivé pour cette exploration préparée depuis plusieurs mois, je leur propose de me laisser négocier, le fait que je sois un étranger pouvant aider. Il me vient à l’esprit la phrase d’un de mes professeurs de techniques de commercialisation (il y a trente ans) qui disait : « C’est quand le client a dit non que la véritable négociation peut commencer. »
Malgré les agressions verbales répétées 😕, durant toute notre discussion je resterai très poli, humble et respectueux 😇, sans toutefois faire la « carpette » ou le Blanc culpabilisé par l’Histoire. Je demande au Navajo pourquoi il ne veut pas nous laisser continuer même en lui payant un droit de passage et il nous donne toutes les raisons qui ont conduit à sa haine des Blancs : les exactions des volontaires de Kit Carson et la « Longue Marche » au XIXe siècle, la spoliation des ressources naturelles, la pollution radioactive suite à l’exploitation de l’uranium, etc. Connaissant l’histoire des Indiens auxquels je me suis intéressé, j’abonde dans son sens et lui montre que je sais de quoi je parle en prenant des exemples et des faits précis. Son agressivité finit par retomber car il est difficile de rester furieux envers quelqu’un qui est de votre avis et montre qu’il vous respecte, mais aussi parce que je lui fais admettre que si un Navajo a peu de choses à voir avec un Iroquois, il en de même pour les Blancs : mes ancêtres cultivateurs en France n’avaient rien à voir non plus avec les volontaires de Kit Carson qui ont affamé les Navajos dans le Canyon de Chelly.
L’atmosphère s’améliore nettement mais je n’obtiens toujours pas l’autorisation de passer. Je continue âprement la négociation avec deux moments qui seront décisifs : d’une part quand le Navajo me parle de son aïeul qui s’était installé dans le secteur pour fuir les Blancs et pratiquer sa médecine, je lui montre sans hésiter un point précis dans le paysage totalement désertique en lui disant qu’il s’était installé là et que nous allons contourner ce secteur pour respecter sa volonté et sa mémoire. Je n’ai pas montré ce point par hasard (n’oubliez pas mes nombreuses recherches pour préparer cette visite) mais c’était quand même un coup de poker qui a fonctionné car je vois que notre homme est déstabilisé et se demande comment cet étranger peut bien connaître le lieu précis d’habitation de son aïeul 😮. D’autre part quand, profitant de l’avantage, je vais chercher un paquet de crêpes bretonnes vanillées que je lui offre pour ses enfants et pour le dérangement, indépendamment du fait qu’il nous laisse passer ou non. Il hésite à accepter ce cadeau, surtout parce que cela pourrait le rendre redevable selon certaines coutumes indiennes, mais il finit par le faire. Quelques minutes plus tard, j’obtiens le droit de passage espéré 🙂, uniquement pour cette fois-ci et avec interdiction formelle de revenir, sinon il mettrait ses menaces précédentes à exécution, menaces valables pour tous les Blancs qui s’aventureraient sur ses terres… Encore un effort supplémentaire et j’obtiens le droit de camper cette nuit, afin que le conducteur citadin inexpérimenté que je suis 😉 ne risque de se perdre ou d’avoir un problème en prenant le chemin du retour dans la pénombre, l’après midi étant déjà bien avancé. Je lui promets de ne pas révéler la localisation des hoodoos que nous allons voir et lui assure que nous entamerons le chemin du retour immédiatement après avoir pris notre petit déjeuner.
Pour le principe plus que pour l’argent, il nous demande quand même un droit de passage mais sans rien préciser, et nous lui donnons chacun 5 $. Nous le remercions chaleureusement pour son autorisation et, quand nous partons, il nous souhaite bonne route et esquisse même un sourire ! Qui aurait pu le prévoir il y a seulement une heure, quand nous avions entamé notre relation sur de mauvaises bases ?
Soulagés de ne pas devoir annuler notre exploration, nous reprenons la piste et arrivons à destination. Nous sommes assez loin du lieu de rencontre avec le Navajo et John pense que nous ne sommes plus sur ses terres (ou alors celles-ci seraient immenses). Mais comment le savoir ?
Nous choisissons notre lieu de bivouac dans un endroit discret et partons immédiatement randonner, car nous avons pris une bonne heure de retard à cause de cette rencontre imprévue. Du coup, nous n’explorons que très peu les alentours et nous dirigeons rapidement vers les hoodoos, surnommés « Duck Rocks », qui ont motivé notre venue dans ce lieu précis.
On les voit d’abord de profil…

… puis par en dessous…

… avant de s’en approcher. Il y a même une petite arche en bonus !

L’endroit est superbe et les deux hoodoos « frères » sont uniques, combinant forme originale et belles couleurs.
Nous restons jusqu’au coucher du soleil pour contempler tranquillement ce spectacle et photographier tout notre saoul, partageant notre joie de pouvoir en bénéficier.




Nous rentrons au bivouac dans la lumière du crépuscule.
John sort une bouteille de Margarita et nous prenons l’apéritif en portant des toasts au Navajo qui nous a finalement autorisés à passer, à Steffen et Isabel que nous connaissons tous les trois, à Tony qui aurait dû être parmi nous ce soir et à Laurent Martrès qui a tellement contribué à notre découverte de l’Ouest. Mes deux amis me portent aussi un toast pour le résultat inespéré de la négociation.
Le repas est joyeux et arrosé de bon vin californien amené par Kent 😎. Nous discutons tardivement sous les étoiles puis décidons d’un réveil bien avant l’aube pour aller voir le lever du soleil sur d’autres hoodoos situés dans le secteur.
Pour une fois, j’ai du mal à m’endormir après cette journée riche en émotions.
JOUR 11 : de Red Canyon à Page
Il fait encore nuit quand nous émergeons de nos SUV. Nous partons randonner dès les toutes premières lueurs de l’aube.
Nous arrivons suffisamment tôt pour nous installer tranquillement afin de voir les premiers rayons du soleil éclairer progressivement cette superbe formation rocheuse, surnommée « Eye of the Needle ».




Nous jetons un rapide coup d’œil aux alentours mais nous ne pouvons pas explorer le secteur durant la matinée, comme je l’avais prévu, car nous avons promis au Navajo de partir immédiatement après le petit déjeuner et, par honnêteté, celui-ci doit avoir lieu à une heure normale.


Le lever de soleil à Eye of the Needle nous ayant beaucoup plu, c’est sans trop de regret que nous rentrons au bivouac. Au petit déjeuner, nous mangeons mon dernier sachet de crêpes bretonnes, ce qui me fera un argument de moins dans le cas d’une autre rencontre difficile avec un Indien.
A 8 h 30 nous roulons sur la piste en direction de la sortie, la promesse au Navajo est donc tenue.
Du coup, nous ne pourrons pas montrer à Kent, comme je l’avais prévu pour cet après-midi, l’autre secteur intéressant de Red Canyon, celui que j’ai été visiter en 2007 et qui comprend d’autres formations esthétiques, comme celle surnommée « Sky City »…


… ainsi que de belles traces de dinosaures.

Sur la piste qui mène à la route goudronnée, nous croisons à nouveau le Navajo qui nous a autorisés à passer et camper, cette fois-ci au volant d’un gros pick-up quasiment neuf (avec des options extérieures tape à l’oeil) qui tracte une remorque. Dessus, sa moto de grosse cylindrée et un puissant quad rutilant. Il semble avoir un niveau de vie supérieur à la majorité des autres Indiens et beaucoup apprécier la technologie de ces Blancs qu’il déteste. Je m’arrête pour le saluer, étant resté sur la bonne impression du sourire qu’il avait esquissé la veille en nous quittant. Mais ce matin son visage est fermé 🙁 et il semble contenir son agressivité. A-t-il trouvé que je lui avais extorqué son autorisation ou bien sa famille lui a-t-elle reproché de l’avoir donnée ? Il reconnaît que nous avons bien tenu parole pour quitter ses terres à l’heure convenue mais me rappelle que cette autorisation était unique et ne sera pas renouvelée, s’il nous revoit ici il mettra ses menaces à exécution. D’ailleurs, il prend en photo les plaques d’immatriculation de John et de Kent avec son téléphone portable « pour se souvenir de leur véhicule au cas où ils reviendraient ». Nous atteignons la route sans rencontrer personne d’autre.
Le programme initial de la journée ayant été sérieusement écourté 😕, nous essayons d’envisager autre chose mais nous sommes quelque peu refroidis pour faire à nouveau du « hors des sentiers battus » sur la réserve navajo. Kent, déjà très satisfait de tout ce qu’il a vu d’original en si peu de temps, préfère retourner chez lui car demain il doit se rendre à Phoenix. Nous convenons d’un rendez-vous le week-end prochain à Escalante 🙂.
Avec John, nous nous rendons à Tuba City où nous passons un certain temps sur Internet dans un Cyber café puis nous allons prendre un lunch dans un restaurant navajo où nous mangeons très correctement.
En début d’après-midi, nous nous rendons à Coal Mine Canyon.
Nous commençons par prendre une piste qui longe le canyon quelques miles à l’est de l’éolienne « repère ». On y trouve quelques points de vue disséminés mais qui valent le détour, même si à cette heure la lumière n’est pas favorable.
Par exemple, ce point de vue vers l’ouest…


… et celui-ci vers l’est.

Nous nous rendons ensuite au point de vue « classique » près de l’éolienne. Je me souviens avoir fait une marche de 2 heures au fond du canyon en pleine journée durant l’été 2001, quand c’était encore autorisé, mais c’était un tel four avec la réflexion du soleil sur les parois blanches que je ne l’avais pas appréciée.
Nous restons nous balader sur le rim pour observer ce joli canyon plein de hoodoos aux couleurs pastel:




Avant de repartir chez lui, à Cortez, John me dit qu’il me contactera quand je serai à Moab, en fin de séjour, pour que nous passions à nouveau une journée ensemble. Je m’en réjouis par avance 🙂. Une dernière photo souvenir et nous prenons la route chacun de notre côté, en direction de Page en ce qui me concerne.

J’arrive à Page en fin d’après-midi où je me décide pour la balade de Hidden Gardens (qui se trouve entre la ville et le barrage), réputée très agréable à cette heure de la journée.
C’est effectivement le cas, la courte balade suit un sentier puis des cairns dans un joli paysage de slickrock où on peut apercevoir un bras du Lake Powell.


Les gardens sont des spots de végétation principalement nichés sous une alcôve qui prend une teinte dorée dans cette lumière de fin de journée.

Je reste jusqu’au moment où les derniers rayons du soleil embrasent le slickrock et en font ressortir les détails.


Après un ravitaillement au Wall Mart de Page, où je m’achète pour le dîner une bonne salade fraîche composée et une glace individuelle Ben & Jerry’s, je quitte la ville et me rends de nuit sur la Cottonwood Canyon Road. Après quelques miles faciles, je retrouve un emplacement de bivouac que j’ai déjà utilisé une année précédente.
Je m’endors en espérant être tiré au sort à la loterie de Coyote Buttes North le lendemain matin.
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
Circuit de seize jours dans l'ouest des États-Unis cet été avec ma fille de 15 ans English translation pending
🙂 Bonjour à tous,
J'envisage de faire un circuit au Etats-Unis cet été avec ma fille de 15 ans... Comme nous sommes seules, je préfère m'adresser à un tour opérator, même si personnellement je n'aime pas les voyages organisés. J'ai trouvé un circuit qui me paraît intéressant mais aimerais avoir votre avis, peut-être certains d'entre vous l'ont déjà fait ou connaissent bien ce genre de circuit ??? Je vous copie la description :
Resume Un circuit Ouest des Etats-Unis très complet : un rythme soutenu incluant tous les "must" de l'Ouest, des hôtels 2*/3* aux normes locales, la pension complète, et surtout 3 nuits à Las Vegas afin de finir en beauté votre circuit. Votre programme JOUR 1 : PARIS / LAS VEGAS Arrivée à Las Vegas, accueil par votre guide et transfert l'hôtel. Diner libre Installation et nuit à l'hôtel Terrible's Hôtel & Casino (ou similaire).
JOUR 2 : LAS VEGAS / CALICO / FRESNO (655 km - 6h50) Petit déjeuner. Départ de Las Vegas et traversée du désert au sud de la Vallée de la Mort. En cours de route, visite de Calico Ghost town, aujourd´hui ville fantôme qui exploitait une importante mine d´argent au siècle dernier. Déjeuner et poursuite vers Fresno. Arrivée pour le dîner. Logement à l´hôtel Vagabon Inn Fresno (ou similaire).
JOUR 3 : FRESNO / YOSEMITE / SAN FRANCISCO (470 km - 6h40) Petit déjeuner. Départ pour Yosemite, l'un des plus beaux Parc Nationaux des Etats Unis où vous découvrirez, dans un paysage fantastique, les forêts de séquoias géants, les chutes d'eau les plus grandes du monde après celles d' Angel Falls au Venezuela et 13 fois plus hautes que celles de Niagara. Dès l'arrivée dans la vallée vous verrez le fameux Capitan, le plus grand escarpement granitique du monde et les chutes de Yosemite Falls de plus de 700 mètres de haut et le glacier. Déjeuner pique-nique dans le parc. Continuation vers San Francisco et arrivée en fin de journée. Dîner et logement à San Francisco à l'hôtel Cova (ou similaire).
JOUR 4 : SAN FRANCISCO Petit déjeuner. Départ pour la visite guidée de la ville de San Francisco, une des villes les plus photographiées, filmées et décrites du monde. Délicieux mélange d'histoire et de modernité sophistiquée, la ville est bâtie sur plusieurs collines qui se déversent dans une magnifique baie dont elle semble être le joyau. Vous découvrirez Union Square, Chinatown, et bien sur le Golden Gate Bridge. Déjeuner à Chinatown. Après-midi libre : découverte à pied du centre ville ou shopping. Dîner sur le Fisherman's Wharf. Nuit à l'hôtel.
JOUR 5 : SAN FRANCISCO / CARMEL / MONTEREY / LOMPOC (534 km - 5h40) Petit déjeuner, départ vers le sud pour la péninsule de Monterey, magnifique site préservé de sable, cyprès et rochers, le long de la cote Pacifique, on peut apercevoir les otaries et les lions de mer. Monterey, longtemps capitale hispano-américaine, a su préserver le charme historique de son architecture coloniale en adobe. Ancien port de pêche à la sardine, la ville est devenue au fil du temps une station balnéaire très fréquentée et bénéficie d'une situation et d'un climat privilégié. Visite de la ville et de la fameuse Cannery Row (la rue des sardines) rendue célèbre par Steinbeck. Déjeuner en cours de route. Continuation vers Carmel, visite de ce ravissant village, l'un des villages les plus pittoresques de Californie site protégé et superbe plage au bord du Pacifique. Carmel, très apprécié des artistes, est devenu un rendez vous touristique à la mode et une sorte de sanctuaire pour retraités fortunés et personnages célèbres (Clint Eastwood en fut le maire). Dîner et logement au Days Inn Hôtel (ou similaire) à Lompoc, connu pour ses champs de fleurs.
JOUR 6 : LOMPOC / SOLVANG / SANTA BARBARA / LOS ANGELES (260 km - 3h) Petit déjeuner. Départ vers Solvang, la ville danoise de Californie. Solvang signifie "champ ensoleillé" en danois. La ville a été fondée en 1911 par un groupe d'éducateurs danois et comprend de nombreux restaurants, boulangeries et produits danois. On peut aussi y trouver une copie de la célèbre statue de la Petite sirène de Copenhague. Déjeuner. Poursuite vers Santa Barbara, située à flanc de colline, au bord de l'immense plage bordée de palmiers elle offre une halte agréable sur la route de Los Angeles. Son centre ville, sans gratte ciel, a gardé le style espagnol de maisons en adobe, de places à arcades et la célèbre Mission. Dîner et nuit à Los Angeles au Guesthouse Norwalk Hotel (ou similaire).
JOUR 7 : LOS ANGELES Petit déjeuner. Départ pour la visite guidée de Los Angeles. Renommée pour ses plages, ses musées, les studios d'Hollywood, vous découvrirez les facettes étonnantes, extravagantes et séduisantes de cette ville tentaculaire. Sa diversité ethnique et culturelle se retrouve dans les différents quartiers : ChinaTown, Little Tokyo, East Los Angeles (quartier mexicain), South Central Los Angeles (quartier afro américain), Koreatown, Little Saigon, offrant toutes les cuisines du monde ou presque. Vous découvrirez Hollywood, symbole du royaume du cinéma et du rêve américain de devenir une star du jour au lendemain, stars que l'on retrouve sur les trottoirs du Walk of Fame et ses 2000 étoiles, chacune d'elle dédiée à un grand artiste. Continuation le long de l'océan Pacifique via Santa Monica, Marina Del Rey et Malibu. Déjeuner. EN OPTION : Visite des Studios Universal, célèbre parc d´attractions qui propose un circuit fascinant à travers les fantastiques décors de cinéma, les effets spéciaux et cascades (50 € à régler sur place, à titre indicatif) Dîner à Hollywood. Logement à l´hôtel.
JOUR 8 : LOS ANGELES / LAUGHLIN (480 km - 5h) Petit déjeuner. Départ pour Brentwood et visite libre du Getty Center qui présente de magnifiques collections de peintures, dessins et gravures, puis visite des jardins. Déjeuner. Arrêt au célèbre Bagdad Café, endroit mythique et lieu de tournage du film du même nom. Arrivée à Laughlin en fin de journée et installation à l´hôtel. Située au bord de la rivière Colorado, Laughlin ressemble à un mirage. Vous pourrez tenter votre chance au casino de l'hôtel ou vous balader le long du Colorado. Dîner buffet et logement à l'hôtel Colorado Belle (ou similaire).
JOUR 9 : LAUGHLIN / GRAND CANYON / FLAGSTAFF (445 km - 5h45) Petit déjeuner. Départ pour le Grand Canyon. Déjeuner en cours de route. Dans l'après-midi, visite du Grand Canyon National Park, site classé par l'Unesco et l'un des phénomènes géologiques les plus grandioses des États-Unis. Ce n'est pas un simple canyon, mais un labyrinthe entier de canyons, de fissures, de gorges, de mesas et d'éperons rocheux. Le Grand Canyon est immense : plus de 300 km de long et 30 de large. Les couches sédimentaires multicolores prennent des nuances variables suivant l'angle du soleil et les jeux d'ombre changent au fil du jour. C'est un spectacle indescriptible qui s'offre à vous, l'une des grandes merveilles naturelles du monde. EN OPTION : Survol du Grand Canyon en hélicoptère 110 € à régler sur place (à titre indicatif). Route pour Flagstaff. Installation à l'hôtel Days Inn West Route 66 en fin de journée. Dîner et nuit.
JOUR 10 : FLAGSTAFF / MONUMENT VALLEY / PAGE ou KANAB (480 km - 7h) Petit déjeuner. Départ pour Monument Valley, Parc administré par les Navajos, célèbre lieu de tournage de nombreux westerns et surnommé "la terre de l´espace et du temps suffisants". Vous découvrirez dans un décor magique d étonnantes formations rocheuses rouge brun émergeant de l´étendue désertique de dunes de sable et d'arches naturelles Déjeuner ou OPTION (35 € à régler sur place, à titre indicatif) : déjeuner barbecue typique lors d'une excursion en véhicule tout-terrain guidée par des chauffeurs Navajos au milieu de paysages grandioses. Continuation pour Page ou Kanab. Installation à l'hôtel. Dîner western. Logement à l'hôtel Quality Inn Lake Powell (ou similaire).
JOUR 11 : PAGE / BRYCE CANYON / LAS VEGAS (552 km - 7h20) Petit déjeuner. Départ pour la visite de Bryce Canyon National Park. Baptisé par les indiens "les rochers ressemblant à des hommes", ce lieu célèbre pour ses roches rougeâtres soumises à l'érosion offre des paysages féeriques de pinacles et de tours majestueuses sculptés Déjeuner en cours de route. Installation à l'hôtel Terrible's Hotel & Casino (ou similaire). Dîner en ville. Logement à l´hôtel.
JOUR 12 : LAS VEGAS / VALLEE DU FEU / LAS VEGAS (110 km - 1h15) Petit déjeuner. Visite de la Vallée du Feu. Etabli en 1935, ce fut le premier parc d'état du Nevada. De nombreux westerns y ont été tournés. La Vallée de Feu offre un superbe paysage désertique de roches aux tons flamboyants auxquelles l'érosion a donné des formes extraordinaires. Déjeuner. Après-midi et dîner libres. Nuit au Terrible's Hotel & Casino
JOUR 13 ET 14 : LAS VEGAS Journées et repas lbres. Nuits au Terrible's Hotel & Casino.
JOUR 15 : LAS VEGAS / PARIS Selon les horaires de vol, transfert à l'aéroport et envol.
JOUR 16 : PARIS Arrivée à Paris. Pour info A NOTER : Tous horaires de vols communiqués avant réception de votre convocation ne peuvent l'être qu'à titre indicatif. Dans tous les cas, il est impératif que vous attendiez la réception de la convocation comprenant les horaires définitifs avant d'organiser votre voyage. Nous ne pourrons être tenus responsables d'un changement d'horaires entre votre réservation et la convocation définitive.
Les vols Paris/Las Vegas/Paris sont opérés par la compagnie aérienne XL Airlines, Américan Airlines, British Airways ou autres compagnies régulières (information sous réserve de modification par la tour opérateur).
POINTS FORTS Circuit équilibré pour une découverte totale des parcs et des villes de la cote Pacifique et de la trépidante Capitale du Jeu : Las Vegas. Visites des 4 plus célèbres parcs : Yosemite, Grand Canyon, Monument Valley et Bryce Canyon. Une vraie pension complète avec quelques repas typiques. Pour terminer en beauté, un repos bien mérité de 3 nuits à Las Vegas en toute liberté.
INFORMATION VOLS A NOTER : Nous vous informons que, pour ce séjour, les vols sont susceptibles de faire l'objet d'une escale.
Nous aimerions partir fin juin et les tarifs sont à 1791 euros par personnes, qu'en pensez-vous ? Pensez-vous que nous aurons le temps de visiter les merveilleux endroits correctement, le temps me paraît un peu court entre le voyage très long dans la journée et le départ le lendemain vers d'autres horizons non ?
J'attends vos réponses avec impatience et vous remercie par avance !!!
J'envisage de faire un circuit au Etats-Unis cet été avec ma fille de 15 ans... Comme nous sommes seules, je préfère m'adresser à un tour opérator, même si personnellement je n'aime pas les voyages organisés. J'ai trouvé un circuit qui me paraît intéressant mais aimerais avoir votre avis, peut-être certains d'entre vous l'ont déjà fait ou connaissent bien ce genre de circuit ??? Je vous copie la description :
Resume Un circuit Ouest des Etats-Unis très complet : un rythme soutenu incluant tous les "must" de l'Ouest, des hôtels 2*/3* aux normes locales, la pension complète, et surtout 3 nuits à Las Vegas afin de finir en beauté votre circuit. Votre programme JOUR 1 : PARIS / LAS VEGAS Arrivée à Las Vegas, accueil par votre guide et transfert l'hôtel. Diner libre Installation et nuit à l'hôtel Terrible's Hôtel & Casino (ou similaire).
JOUR 2 : LAS VEGAS / CALICO / FRESNO (655 km - 6h50) Petit déjeuner. Départ de Las Vegas et traversée du désert au sud de la Vallée de la Mort. En cours de route, visite de Calico Ghost town, aujourd´hui ville fantôme qui exploitait une importante mine d´argent au siècle dernier. Déjeuner et poursuite vers Fresno. Arrivée pour le dîner. Logement à l´hôtel Vagabon Inn Fresno (ou similaire).
JOUR 3 : FRESNO / YOSEMITE / SAN FRANCISCO (470 km - 6h40) Petit déjeuner. Départ pour Yosemite, l'un des plus beaux Parc Nationaux des Etats Unis où vous découvrirez, dans un paysage fantastique, les forêts de séquoias géants, les chutes d'eau les plus grandes du monde après celles d' Angel Falls au Venezuela et 13 fois plus hautes que celles de Niagara. Dès l'arrivée dans la vallée vous verrez le fameux Capitan, le plus grand escarpement granitique du monde et les chutes de Yosemite Falls de plus de 700 mètres de haut et le glacier. Déjeuner pique-nique dans le parc. Continuation vers San Francisco et arrivée en fin de journée. Dîner et logement à San Francisco à l'hôtel Cova (ou similaire).
JOUR 4 : SAN FRANCISCO Petit déjeuner. Départ pour la visite guidée de la ville de San Francisco, une des villes les plus photographiées, filmées et décrites du monde. Délicieux mélange d'histoire et de modernité sophistiquée, la ville est bâtie sur plusieurs collines qui se déversent dans une magnifique baie dont elle semble être le joyau. Vous découvrirez Union Square, Chinatown, et bien sur le Golden Gate Bridge. Déjeuner à Chinatown. Après-midi libre : découverte à pied du centre ville ou shopping. Dîner sur le Fisherman's Wharf. Nuit à l'hôtel.
JOUR 5 : SAN FRANCISCO / CARMEL / MONTEREY / LOMPOC (534 km - 5h40) Petit déjeuner, départ vers le sud pour la péninsule de Monterey, magnifique site préservé de sable, cyprès et rochers, le long de la cote Pacifique, on peut apercevoir les otaries et les lions de mer. Monterey, longtemps capitale hispano-américaine, a su préserver le charme historique de son architecture coloniale en adobe. Ancien port de pêche à la sardine, la ville est devenue au fil du temps une station balnéaire très fréquentée et bénéficie d'une situation et d'un climat privilégié. Visite de la ville et de la fameuse Cannery Row (la rue des sardines) rendue célèbre par Steinbeck. Déjeuner en cours de route. Continuation vers Carmel, visite de ce ravissant village, l'un des villages les plus pittoresques de Californie site protégé et superbe plage au bord du Pacifique. Carmel, très apprécié des artistes, est devenu un rendez vous touristique à la mode et une sorte de sanctuaire pour retraités fortunés et personnages célèbres (Clint Eastwood en fut le maire). Dîner et logement au Days Inn Hôtel (ou similaire) à Lompoc, connu pour ses champs de fleurs.
JOUR 6 : LOMPOC / SOLVANG / SANTA BARBARA / LOS ANGELES (260 km - 3h) Petit déjeuner. Départ vers Solvang, la ville danoise de Californie. Solvang signifie "champ ensoleillé" en danois. La ville a été fondée en 1911 par un groupe d'éducateurs danois et comprend de nombreux restaurants, boulangeries et produits danois. On peut aussi y trouver une copie de la célèbre statue de la Petite sirène de Copenhague. Déjeuner. Poursuite vers Santa Barbara, située à flanc de colline, au bord de l'immense plage bordée de palmiers elle offre une halte agréable sur la route de Los Angeles. Son centre ville, sans gratte ciel, a gardé le style espagnol de maisons en adobe, de places à arcades et la célèbre Mission. Dîner et nuit à Los Angeles au Guesthouse Norwalk Hotel (ou similaire).
JOUR 7 : LOS ANGELES Petit déjeuner. Départ pour la visite guidée de Los Angeles. Renommée pour ses plages, ses musées, les studios d'Hollywood, vous découvrirez les facettes étonnantes, extravagantes et séduisantes de cette ville tentaculaire. Sa diversité ethnique et culturelle se retrouve dans les différents quartiers : ChinaTown, Little Tokyo, East Los Angeles (quartier mexicain), South Central Los Angeles (quartier afro américain), Koreatown, Little Saigon, offrant toutes les cuisines du monde ou presque. Vous découvrirez Hollywood, symbole du royaume du cinéma et du rêve américain de devenir une star du jour au lendemain, stars que l'on retrouve sur les trottoirs du Walk of Fame et ses 2000 étoiles, chacune d'elle dédiée à un grand artiste. Continuation le long de l'océan Pacifique via Santa Monica, Marina Del Rey et Malibu. Déjeuner. EN OPTION : Visite des Studios Universal, célèbre parc d´attractions qui propose un circuit fascinant à travers les fantastiques décors de cinéma, les effets spéciaux et cascades (50 € à régler sur place, à titre indicatif) Dîner à Hollywood. Logement à l´hôtel.
JOUR 8 : LOS ANGELES / LAUGHLIN (480 km - 5h) Petit déjeuner. Départ pour Brentwood et visite libre du Getty Center qui présente de magnifiques collections de peintures, dessins et gravures, puis visite des jardins. Déjeuner. Arrêt au célèbre Bagdad Café, endroit mythique et lieu de tournage du film du même nom. Arrivée à Laughlin en fin de journée et installation à l´hôtel. Située au bord de la rivière Colorado, Laughlin ressemble à un mirage. Vous pourrez tenter votre chance au casino de l'hôtel ou vous balader le long du Colorado. Dîner buffet et logement à l'hôtel Colorado Belle (ou similaire).
JOUR 9 : LAUGHLIN / GRAND CANYON / FLAGSTAFF (445 km - 5h45) Petit déjeuner. Départ pour le Grand Canyon. Déjeuner en cours de route. Dans l'après-midi, visite du Grand Canyon National Park, site classé par l'Unesco et l'un des phénomènes géologiques les plus grandioses des États-Unis. Ce n'est pas un simple canyon, mais un labyrinthe entier de canyons, de fissures, de gorges, de mesas et d'éperons rocheux. Le Grand Canyon est immense : plus de 300 km de long et 30 de large. Les couches sédimentaires multicolores prennent des nuances variables suivant l'angle du soleil et les jeux d'ombre changent au fil du jour. C'est un spectacle indescriptible qui s'offre à vous, l'une des grandes merveilles naturelles du monde. EN OPTION : Survol du Grand Canyon en hélicoptère 110 € à régler sur place (à titre indicatif). Route pour Flagstaff. Installation à l'hôtel Days Inn West Route 66 en fin de journée. Dîner et nuit.
JOUR 10 : FLAGSTAFF / MONUMENT VALLEY / PAGE ou KANAB (480 km - 7h) Petit déjeuner. Départ pour Monument Valley, Parc administré par les Navajos, célèbre lieu de tournage de nombreux westerns et surnommé "la terre de l´espace et du temps suffisants". Vous découvrirez dans un décor magique d étonnantes formations rocheuses rouge brun émergeant de l´étendue désertique de dunes de sable et d'arches naturelles Déjeuner ou OPTION (35 € à régler sur place, à titre indicatif) : déjeuner barbecue typique lors d'une excursion en véhicule tout-terrain guidée par des chauffeurs Navajos au milieu de paysages grandioses. Continuation pour Page ou Kanab. Installation à l'hôtel. Dîner western. Logement à l'hôtel Quality Inn Lake Powell (ou similaire).
JOUR 11 : PAGE / BRYCE CANYON / LAS VEGAS (552 km - 7h20) Petit déjeuner. Départ pour la visite de Bryce Canyon National Park. Baptisé par les indiens "les rochers ressemblant à des hommes", ce lieu célèbre pour ses roches rougeâtres soumises à l'érosion offre des paysages féeriques de pinacles et de tours majestueuses sculptés Déjeuner en cours de route. Installation à l'hôtel Terrible's Hotel & Casino (ou similaire). Dîner en ville. Logement à l´hôtel.
JOUR 12 : LAS VEGAS / VALLEE DU FEU / LAS VEGAS (110 km - 1h15) Petit déjeuner. Visite de la Vallée du Feu. Etabli en 1935, ce fut le premier parc d'état du Nevada. De nombreux westerns y ont été tournés. La Vallée de Feu offre un superbe paysage désertique de roches aux tons flamboyants auxquelles l'érosion a donné des formes extraordinaires. Déjeuner. Après-midi et dîner libres. Nuit au Terrible's Hotel & Casino
JOUR 13 ET 14 : LAS VEGAS Journées et repas lbres. Nuits au Terrible's Hotel & Casino.
JOUR 15 : LAS VEGAS / PARIS Selon les horaires de vol, transfert à l'aéroport et envol.
JOUR 16 : PARIS Arrivée à Paris. Pour info A NOTER : Tous horaires de vols communiqués avant réception de votre convocation ne peuvent l'être qu'à titre indicatif. Dans tous les cas, il est impératif que vous attendiez la réception de la convocation comprenant les horaires définitifs avant d'organiser votre voyage. Nous ne pourrons être tenus responsables d'un changement d'horaires entre votre réservation et la convocation définitive.
Les vols Paris/Las Vegas/Paris sont opérés par la compagnie aérienne XL Airlines, Américan Airlines, British Airways ou autres compagnies régulières (information sous réserve de modification par la tour opérateur).
POINTS FORTS Circuit équilibré pour une découverte totale des parcs et des villes de la cote Pacifique et de la trépidante Capitale du Jeu : Las Vegas. Visites des 4 plus célèbres parcs : Yosemite, Grand Canyon, Monument Valley et Bryce Canyon. Une vraie pension complète avec quelques repas typiques. Pour terminer en beauté, un repos bien mérité de 3 nuits à Las Vegas en toute liberté.
INFORMATION VOLS A NOTER : Nous vous informons que, pour ce séjour, les vols sont susceptibles de faire l'objet d'une escale.
Nous aimerions partir fin juin et les tarifs sont à 1791 euros par personnes, qu'en pensez-vous ? Pensez-vous que nous aurons le temps de visiter les merveilleux endroits correctement, le temps me paraît un peu court entre le voyage très long dans la journée et le départ le lendemain vers d'autres horizons non ?
J'attends vos réponses avec impatience et vous remercie par avance !!!
Votre avis sur un tour de vingt-deux jours dans l'Ouest américain avec un bébé? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous prévoyons un tour de 22 jours dans l'Ouest Américain, en camping-car, avec une petite fille qui aura 21 mois à cette époque. Notre objectif : découvrir les grands parcs par des courtes mais interessantes randonnées à la journée (nous sommes randonneurs expérimentés). Et éviter tant que faire se peut les lieux trop fréquentés.
Avec la petite, nous ne somme pas très intéressés par les visites de villes, et feront donc le minimum syndical sur San Francisco, LA et Las Vegas.
Mes questions : 1) Le parcours vous semble-t-il réaliste ? 2) Avez vous des commentaires sur les étapes ? 3) Connaissez-vous des rando "a ne pas rater" dans les coins cités ? 4) Que donne la température dans l'Arizona et l'Utah ? Est-ce que ça ne monte pas trop ? 5) Avez-vous des expérience avec un enfant de cet age ? Tous les petits conseils et recommandations sont les bienvenues !
Jour 1 - 18-août- San Francisco : Arrivée à San Francisco - Nuit à l'hotel Jour 2 - 19-août- San Francisco : Visite de San Francisco - Nuit à l'hotel Jour 3 - 20-août- San Francisco : Récupération du Van - Ballade en Napa Valley - Nuit à Napa Jour 4 - 21-août- Sequoia & Kings Canyon : Voyage de Napa à Kings Canyon Nat Park. Jour 5 - 22-août- Sequoia & Kings Canyon : Randonnée Kings Canyon au départ de Cedar Grove/Road's End Jour 6 - 23-août- Sequoia & Kings Canyon : Randonnée Sequoia Nat Park au départ de Mineral King Jour 7 - 24-août- Yosemite : Ballades en Yosemite Valley - Nuit à l'entrée Ouest du Yosemite vers El Portal ? Jour 8 - 25-août- Yosemite : Randonnée Yosemite Valley - Nuit à l'entrée Ouest du Yosemite vers El Portal ? Jour 9 - 26-août- Yosemite : Randonnée vers Tolumne - Nuit à l'entrée est du Yosemite vers Mono ou June Lake ? Jour 10 - 27-août- Yosemite : Randonnée vers Tolumne - Nuit à l'entrée est du Yosemite vers June Lake ? Jour 11 - 28-août- Las Vegas : Route de Mono vers Las Vegas - Nuit en Hotel à Las Vegas Jour 12 - 29-août- Zion : Route vers Zion - Nuit à Zion Jour 13 - 30-août- Zion : Randonnée dans Zion - Nuit à Zion Jour 14 - 31-août- Grand Canyon (North) : Route de Zion vers Gran Canyon North + ballade North Rim - Nuit à GCN Jour 15 - 1-sept.- Grand Canyon (South) : Route de GCNth vers Grand Canyon South. Ballade et nuit à GCSth Jour 16 - 2-sept.- Red Rocks Nat Park : Route vers Sedona - Nuit à Sedona Jour 17 - 3-sept.- Red Rocks Nat Park : Ballade Red Rocks - Nuit à Sedona Jour 18 - 4-sept.- Los Angeles : Route vers LA - Nuit à LA Jour 19 - 5-sept.- Los Angeles : LA (Mariage d'une amie) - Nuit à LA Jour 20 - 6-sept.- Cote pacifique : Remonté de la côte - Nuit à San Luis Obispo ? Jour 21 - 7-sept.- Cote pacifique : Arrivée à San francisco - restitution Van - Nuit à l'Hotel Jour 22 - 8-sept.- Vol retour : Retour
Ca fait autours de 4000km. Tous les commentaires sont bienvenus !
Nous prévoyons un tour de 22 jours dans l'Ouest Américain, en camping-car, avec une petite fille qui aura 21 mois à cette époque. Notre objectif : découvrir les grands parcs par des courtes mais interessantes randonnées à la journée (nous sommes randonneurs expérimentés). Et éviter tant que faire se peut les lieux trop fréquentés.
Avec la petite, nous ne somme pas très intéressés par les visites de villes, et feront donc le minimum syndical sur San Francisco, LA et Las Vegas.
Mes questions : 1) Le parcours vous semble-t-il réaliste ? 2) Avez vous des commentaires sur les étapes ? 3) Connaissez-vous des rando "a ne pas rater" dans les coins cités ? 4) Que donne la température dans l'Arizona et l'Utah ? Est-ce que ça ne monte pas trop ? 5) Avez-vous des expérience avec un enfant de cet age ? Tous les petits conseils et recommandations sont les bienvenues !
Jour 1 - 18-août- San Francisco : Arrivée à San Francisco - Nuit à l'hotel Jour 2 - 19-août- San Francisco : Visite de San Francisco - Nuit à l'hotel Jour 3 - 20-août- San Francisco : Récupération du Van - Ballade en Napa Valley - Nuit à Napa Jour 4 - 21-août- Sequoia & Kings Canyon : Voyage de Napa à Kings Canyon Nat Park. Jour 5 - 22-août- Sequoia & Kings Canyon : Randonnée Kings Canyon au départ de Cedar Grove/Road's End Jour 6 - 23-août- Sequoia & Kings Canyon : Randonnée Sequoia Nat Park au départ de Mineral King Jour 7 - 24-août- Yosemite : Ballades en Yosemite Valley - Nuit à l'entrée Ouest du Yosemite vers El Portal ? Jour 8 - 25-août- Yosemite : Randonnée Yosemite Valley - Nuit à l'entrée Ouest du Yosemite vers El Portal ? Jour 9 - 26-août- Yosemite : Randonnée vers Tolumne - Nuit à l'entrée est du Yosemite vers Mono ou June Lake ? Jour 10 - 27-août- Yosemite : Randonnée vers Tolumne - Nuit à l'entrée est du Yosemite vers June Lake ? Jour 11 - 28-août- Las Vegas : Route de Mono vers Las Vegas - Nuit en Hotel à Las Vegas Jour 12 - 29-août- Zion : Route vers Zion - Nuit à Zion Jour 13 - 30-août- Zion : Randonnée dans Zion - Nuit à Zion Jour 14 - 31-août- Grand Canyon (North) : Route de Zion vers Gran Canyon North + ballade North Rim - Nuit à GCN Jour 15 - 1-sept.- Grand Canyon (South) : Route de GCNth vers Grand Canyon South. Ballade et nuit à GCSth Jour 16 - 2-sept.- Red Rocks Nat Park : Route vers Sedona - Nuit à Sedona Jour 17 - 3-sept.- Red Rocks Nat Park : Ballade Red Rocks - Nuit à Sedona Jour 18 - 4-sept.- Los Angeles : Route vers LA - Nuit à LA Jour 19 - 5-sept.- Los Angeles : LA (Mariage d'une amie) - Nuit à LA Jour 20 - 6-sept.- Cote pacifique : Remonté de la côte - Nuit à San Luis Obispo ? Jour 21 - 7-sept.- Cote pacifique : Arrivée à San francisco - restitution Van - Nuit à l'Hotel Jour 22 - 8-sept.- Vol retour : Retour
Ca fait autours de 4000km. Tous les commentaires sont bienvenus !
Circuit d'un mois aux États-Unis (l'Ouest, New York et Miami) English translation pending
Bon je me présente, je suis étudiant à Toulouse😎, et pour mes 21 ans avec ma copine, mon meilleur pote et sa copine on a décidé de partir en voyage au USA, pour moi mon premier.
On se renseigne depuis plus de 3 mois, et petit à petit le projet à pris forme, et notre circuit, et mini-road book arrêté à ceci:
- -> Arrivé à New York le 03 Août 2010 jusqu'au 10 août 2010 (visite de New York, certainement basique) - -> Le premier jour une visite du "museum of natural History", puis du Lincoln Center, avant d'aller au concert des Black Eyes Peas😛. - -> Le deuxième jour, visite du Midtown Est, pour finir en soirée sur Time Square, que j'aimerai voir pour la première fois la nuit :) - -> Le troisième jour, Lower Manhattan, et donc la Statue de la liberté, Wall Street, et dans la soirée le pont de Brooklyn. - -> Le quatrième jour, Central Park et le Metropolitan Museum of Art - -> Le cinquième jour, Union Square, l'université de new york et shopping à Soho - -> Le dernier jour, je pense qu'on fera ce qu'on veut refaire, et surtout Time Square, pour finir sur l'Empire State building en soirée et un restaurant pour l'anniversaire de ma copine
- -> Le 10 août on s'envole sur Los Angeles, où on reste jusqu'au 16 août. On louera une voiture, et on visitera les peu de choses que j'ai pu trouver intéressante à LA, notamment l'incontournable Hollywood Boulevard, le Park de Yes Man et son observatoire, Venice et Santa Barbara, sans oublier Universal Studio, et surement un studio (Warner). Il faut noter que le 15 aôut on assistera au show de Catch de la WWE SummerSlam😎.
- -> Du 16 août au 17 août avec notre voiture, en prenant le route 101 on montera jusqu'à san francisco, et on va se diriger tout d'abord vers Luis Obispo, car ici j'aimerai y faire escale notamment pour faire une virer en bateau pour y voir des baleines. On y dormira, mais la ville ici n'aura aucune importance, vu que ce ne sera qu'une escale. Puis le lendemain direction Monterey notamment pour la vue.
- -> le 18 août, direction San Jose, pour visiter Stanford, google etc..
- -> Du 19 août au 22 août, San Francisco, avec visite des principaux monuments (Alcatraz, Pier 39, centre ville, et le "célébre pont rouge")
- -> Du 22 août au 23 août, en direction de Las Vegas, on va essayer de passer par Yosemite, certes c'est cours, mais j'y tenais, et du Mono Lake.
- -> Du 23 août au 24 août, suite du voyage vers la Death Valley, mais je n'ai pas encore vraiment regarder les lieux "incontournable"
- -> Arrivé le 24 au soir à Las Vegas, mais ça sera qu'une première escale
- -> car du 25 au 28 on compte visiter la route 66, le Grand Canyon et ce qu'on aura le temps de voir en 3 jours.
- -> du 28 au 31 août on revient sur Las Vegas, avec visite de la ville et repos, pour profiter de notre jeunesse la nuit ^^
- -> Puis direction en avion Miami, du 1er Septembre, au 3 septembre, avec plage et visite du Zoo et Aquarium.
- -> enfin du 3 septembre au 6 septembre, on sera à Orlando, pour Walt Disney World et Universal Studio de Orlando, et le 5 du shopping.
- -> Le 6 on prendra l'avion direction JFK, pour prendre notre vol de retour le même jours à 22h direction Toulouse.
Voilà, sa paraît long comme Post, mais je préfére un minimum détaillé 🙂
Je reprécise qu'on a entre 20 et 21 ans, que l'on part avec 3000 euros par personne pour le voyage complet, qu'on est jeune et qu'on cherche pas à mettre le paquet dans des hôtels où chose de ce style, mais qu'on préfère mettre l'argent ailleurs, pour faire de ce voyage un sacré souvenir.
Voilà, j'éspère que vous pourrait me donner vos conseils de voyageurs expérimentés. 😉
- -> Arrivé à New York le 03 Août 2010 jusqu'au 10 août 2010 (visite de New York, certainement basique) - -> Le premier jour une visite du "museum of natural History", puis du Lincoln Center, avant d'aller au concert des Black Eyes Peas😛. - -> Le deuxième jour, visite du Midtown Est, pour finir en soirée sur Time Square, que j'aimerai voir pour la première fois la nuit :) - -> Le troisième jour, Lower Manhattan, et donc la Statue de la liberté, Wall Street, et dans la soirée le pont de Brooklyn. - -> Le quatrième jour, Central Park et le Metropolitan Museum of Art - -> Le cinquième jour, Union Square, l'université de new york et shopping à Soho - -> Le dernier jour, je pense qu'on fera ce qu'on veut refaire, et surtout Time Square, pour finir sur l'Empire State building en soirée et un restaurant pour l'anniversaire de ma copine
- -> Le 10 août on s'envole sur Los Angeles, où on reste jusqu'au 16 août. On louera une voiture, et on visitera les peu de choses que j'ai pu trouver intéressante à LA, notamment l'incontournable Hollywood Boulevard, le Park de Yes Man et son observatoire, Venice et Santa Barbara, sans oublier Universal Studio, et surement un studio (Warner). Il faut noter que le 15 aôut on assistera au show de Catch de la WWE SummerSlam😎.
- -> Du 16 août au 17 août avec notre voiture, en prenant le route 101 on montera jusqu'à san francisco, et on va se diriger tout d'abord vers Luis Obispo, car ici j'aimerai y faire escale notamment pour faire une virer en bateau pour y voir des baleines. On y dormira, mais la ville ici n'aura aucune importance, vu que ce ne sera qu'une escale. Puis le lendemain direction Monterey notamment pour la vue.
- -> le 18 août, direction San Jose, pour visiter Stanford, google etc..
- -> Du 19 août au 22 août, San Francisco, avec visite des principaux monuments (Alcatraz, Pier 39, centre ville, et le "célébre pont rouge")
- -> Du 22 août au 23 août, en direction de Las Vegas, on va essayer de passer par Yosemite, certes c'est cours, mais j'y tenais, et du Mono Lake.
- -> Du 23 août au 24 août, suite du voyage vers la Death Valley, mais je n'ai pas encore vraiment regarder les lieux "incontournable"
- -> Arrivé le 24 au soir à Las Vegas, mais ça sera qu'une première escale
- -> car du 25 au 28 on compte visiter la route 66, le Grand Canyon et ce qu'on aura le temps de voir en 3 jours.
- -> du 28 au 31 août on revient sur Las Vegas, avec visite de la ville et repos, pour profiter de notre jeunesse la nuit ^^
- -> Puis direction en avion Miami, du 1er Septembre, au 3 septembre, avec plage et visite du Zoo et Aquarium.
- -> enfin du 3 septembre au 6 septembre, on sera à Orlando, pour Walt Disney World et Universal Studio de Orlando, et le 5 du shopping.
- -> Le 6 on prendra l'avion direction JFK, pour prendre notre vol de retour le même jours à 22h direction Toulouse.
Voilà, sa paraît long comme Post, mais je préfére un minimum détaillé 🙂
Je reprécise qu'on a entre 20 et 21 ans, que l'on part avec 3000 euros par personne pour le voyage complet, qu'on est jeune et qu'on cherche pas à mettre le paquet dans des hôtels où chose de ce style, mais qu'on préfère mettre l'argent ailleurs, pour faire de ce voyage un sacré souvenir.
Voilà, j'éspère que vous pourrait me donner vos conseils de voyageurs expérimentés. 😉
À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (2e partie) English translation pending
(Première partie: http://voyageforum.com/...ere_partie_D3185490/ )
LA VERSION AVEC PHOTOS ET UN TEXTE PLUS COMPLET (notamment en ce qui concerne les geysers de Yellowstone) SE TROUVE ICI : http://carnetsdameriquesetdailleurs.fr/ (Boucle Salt Lake City - Salt Lake City via Yellowstone)
Yellowstone ayant démesurément grossi – de cinq pages prévues initialement, il y en a désormais onze (trois pour le seul sud-ouest du parc) –, ce carnet comprendra donc un « décrochage »: « Yellowstone en long, en large et en travers » : http://voyageforum.com/v.f?post=3360708;#3360708

(Pour les connexions lentes: merci de patienter quelques secondes le temps du chargement des photos... qui s'effectue toujours par la fin de chaque page.)
Deuxième partie
Black Canyon of the Gunnison, Colorado National Monument Dinosaur National Monument, Island Park Overlook, McKee Springs Dinosaur NM, Sound of Silence et Desert Voices, Jones Hole Trail Dinosaur NM, Yampa Bench Road, Gates of Lodore Des Gates of Lodore à Flaming Gorge Grand Teton, Jackson Hole, Yellowstone Antelope Island
Mardi 26 mai
En partant nous faisons un nouveau tour du village pour prendre d’autres photos des si jolies maisons pastel, de l’église qui date de 1883, et aussi d’un kitschissime « Saint George terrassant le dragon », pour le moins surprenant dans le décor, et en route pour le Black Canyon of the Gunnison, par la Rive Sud puisque la Rive nord, en fait une piste, est encore fermée à cause de la neige et qu’aucun pont ne les relie. Du Gunnison Point – au Visitor Center –, on a une vue en enfilade vertigineuse et saisissante d’une bonne partie de ce canyon sombre comme la nuit et d’une beauté rude, dont les roches les plus anciennes datent de… deux milliards d’années ! La faille qui court sur 25 kilomètres à l’intérieur du parc est extrêmement étroite, ne laissant que peu de soleil pénétrer dans les profondeurs si inhospitalières qu’aucun Indien (ici les Utes) ne s’y est jamais installé.
Comme le temps est couvert, et que la pluie n’est pas loin, encore à l’abri des gros nuages noirs qui nous arrivent dessus à toute allure, nous continuons sur Pulpit Rock, puis Cross Fissures. La vue est constamment superbe. A Rock Point, où l’on arrive par un chemin de sable bordé d’immenses lupins d’un bleu intense, le temps se gâte définitivement. A partir de là et jusqu’à High Point ce sera une course constante entre deux averses de grêle. Guetter un rayon de soleil, courir sur le sentier qui nous mène au point de vue, se prendre une douche glacée en retournant à la voiture, écouter tambouriner la pluie sur le toit et repartir au point de vue suivant. Devils lookout. Là je perds l’obturateur du Canon en courant sous la pluie torrentielle et en sautant pour éviter les flaques d’eau sur le sentier inondé. Je ne m’en rends compte qu’une fois à la voiture et il me faut faire le chemin inverse pour essayer de le retrouver… au pied d’un buisson. Chasm View. Nous restons ensuite bloqués à Painted Wall, immense falaise à pic parcourue de veines d’or qui plonge dans le torrent gris acier 700 mètres plus bas, à attendre que neige fondue, grêle et éclairs cessent de nous mitrailler. Puis Cedar Point, Dragon Point, Sunset View et High Point. Nous faisons le retour d’une traite, avec une visibilité réduite à quelques mètres. Ce canyon, si noir quand les autres sont si rouges, si différent, magnifique, restera un de nos meilleurs souvenirs malgré le temps détestable.
De nouveau quelques courses à Montrose, un plein d’essence au Wal mart et en route pour Colorado National Monument au soleil déclinant. Au loin le ciel est de plomb mais pour une fois nous échappons aux orages. Le parc, qui domine l’immense plaine de Grand Junction où coule le Colorado, fermée au nord par des montagnes striées verticalement, est assez décevant car pas assez sauvage à mon goût. La route suit plus ou moins la corniche, avec de belles colonnes de ocre-rouge et de petits tunnels qui transpercent la montagne de grès, jusqu’au Visitor Center et le camping voisin. Il y a un monde fou, des colonies de vacances, et nous ne trouvons qu’une place très moyenne au bord de la route. A peine sortis de la voiture nous sommes assaillis par des nuées de coléoptères… Mauvaise nuit.
Mercredi 27 mai
Départ à 8 h 30 pour Vernal et le Best Western Antlers à des années-lumière de l’horrible Days Inn de l’année précédente ! Nous posons nos affaires et partons pour les pétroglyphes de McKee Spring. Tout est assez mal indiqué, nous nous fions au Photographing the Southwest (de Vernal, il faut prendre Main Street, Vernal Road, la 500 North puis intersection à droite direction Buckskin Hills ; au ranch à droite. Pour la Jones Hole Road idem, mais ne pas tourner à droite). Au moment d’arriver, la pluie se met à tomber, c’est bien notre chance ! La piste étant impassable lorsqu’elle est mouillée, nous courons jusqu’au sommet et redescendons aussi vite pour aller mettre le 4 x 4 à la limite de l’averse, en attendant que le temps s’améliore, puis faisons demi-tour pour rejoindre Island Park overlook. Là nous sommes attendus de pied ferme par des nuées de moustiques affamés. Malgré le soleil qui perce les nuages j’enfile le K-way, mets la capuche, les lunettes de soleil et les mains dans mes poches… A Ruple Banch c’est encore pire, on dirait qu’ils sont dix fois plus gros, cousins des maringouins québécois, à s’agiter tout autour du pare-brise et des portières, prêts à l’attaque. Je sors une seconde faire une photo à toute allure puis me précipite à l’intérieur pour quitter ce coin infernal.
Retour au McKee Spring sous le soleil. Tout compte fait nous préférions la pluie car là aussi les moustiques ont fait leur apparition, c’en est infesté et comme ils m’adorent, je suis piquée de tous les côtés. Nous n’avions jamais vu ça dans nos voyages aux Etats-Unis, et c’est la mort dans l’âme que nous décidons d’annuler le camping le lendemain à Echo Park, car là-bas ce serait un enfer. Nous réservons donc une deuxième nuit au Best Western Antlers. Adieu les économies !
Jeudi 28 mai
Ce matin, ciel tout bleu, enfin… Au programme Sound of Silence et Desert Voices. Nous prenons l’unique brochure bien fatiguée dans la boîte en métal du Trailhead et la redéposerons au retour. Sound of Silence, bordé par endroits d’une infinité de Scarlet Globe Mallow (Sphaeralcea munroana) orange vif, est toujours aussi beau et contrairement à l’an dernier nous en profitons pleinement, étant chargés tous deux d’un gallon d’eau. Il fait déjà très chaud… A Desert Voices ce sont les fragiles Mariposa Lily pourpre (Calochortus macrocarpus) qui bordent le sentier. On en a plus qu’assez des moustiques et nous décidons, une fois au parking, de repasser par le motel prendre l’anti-moustiques que nous avons oublié sur le lit, avant d’aller au bout de la Jones Hole Road faire une partie du trail et de tester l’Off en prévision du camping du lendemain aux Gates of Lodore.
Route d’altitude, très belle et variée. Immenses pâturages de centaines de milliers d’hectares certainement, veloutés de vert bronze et vert amande. La fin de la route plonge jusqu’à l’entrée du Creek et des bassins d’élevage de truites, surplombés de falaises aussi hautes et impressionnantes qu’à Zion. Un panneau annonce que John W. Powell et sa troupe s’arrêtèrent là et firent un repas de truites… sauvages. Ici, peu de moustiques, mais des milliers de grosses cigales qui frottent leurs ailes finement striées d’orange dans un crépitement ressemblant un peu à une averse de grêle sur un toit de tôle, et qui dévorent aussi goulûment que des criquets la moindre feuille tendre à leur portée. Il y en a partout, certaines se prennent dans nos cheveux, et on se demande ce qu’il restera dans quelques jours… des branches dénudées, des arbres nus comme en plein hiver alors que le printemps commence tout juste… A deux miles du début du sentier, à Ely Creek, le bas de la falaise est orné de beaux pétroglyphes ocre-rouge, en partie dissimulés par la végétation. Nous continuons un certain temps sur le sentier mais il commence à se faire tard et nous nous promettons de revenir une autre année. Retour sur Vernal dans la lumière douce du soleil couchant.
Vendredi 29 mai
Ce matin encore, très beau temps pour partir de Vernal. A Jansen nous prenons la 16, plus joliment nommée la Blue Mountain Road, et très vite nous apercevons des pronghorns, ces drôles de cervidés qui ont vaguement des têtes de chèvres, mais avec des cornes plantées juste au-dessus des yeux. Pas vraiment séduisants… Ce matin encore, très beau temps pour partir de Vernal. A Jansen nous prenons la 16, plus joliment nommée la Blue Mountain Road, et très vite nous apercevons des pronghorns, ces drôles d'antilopes, qui ont vaguement des têtes de chèvres, mais avec des cornes plantées juste au-dessus des yeux. Pas vraiment séduisants… mais tout à fait étonnants. Seule Antilope du continent américain, vingt millions d'années plus tard et de nombreuses mutations, elle est encore là, après avoir risqué l'extinction totale. Les pronghorns sont à la fois ruminants et cueilleurs, ce qui leur permet de survivre l'hiver lorsque la couche de neige est trop épaisse. C'est également l'animal le plus rapide du continent, avec des pointes à plus de 86 kilomètres à l'heure! A cette vitesse leurs bonds peuvent atteindre 6 mètres! Le mâle court le museau (à l'extrémité noire, contrairement à la femelle) pointé vers le sol et les femelles le museau droit devant elles... Autre particularité: il peut « ouvrir » et « fermer » ses poils à volonté, en été pour se rafraîchir, en hiver pour se réchauffer. La tâche blanche de la croupe sert d'avertisseur de danger: poils collés au corps quand tout est calme, hérissée en tous sens quand ça va mal... A ce moment-là, et dans la fuite, c'est un phare pour ceux qui suivent...
Il a plu récemment sur la piste d’Echo Park mais elle reste assez bonne et nous rejoignons sans problème l’embranchement de la Yampa Bench Road, longue de quarante miles (soixante-cinq kilomètres) qui ressort sur la 40. Nous ne sommes pas vraiment tranquilles car le soleil brûlant est constamment obscurci de gros nuages porteurs de pluie qui finissent par crever au-dessus de la piste, à quelques kilomètres devant nous. De gros rideaux gris relient le ciel et la terre, ce qui n’augure rien de bon pour la suite, car si nous sommes coincés ici ça s’annoncera très mal, puisque nous comptons remonter sur les Gates of Lodore et le Wyoming… En attendant nous guettons les points de vue paraît-il magnifiques sans les voir, sauf vaguement, une ou deux fois, à l’aplomb de la piste. Où sont passés Castle Park Overlook, Harding Hole et Wagon Wheel Overlook ? Finalement nous trouvons qu’Echo Park est bien plus belle et nous nous demandons si la Yampa Bench vaut bien le risque d’être coincés par la pluie à un moment ou un autre de ses soixante-cinq kilomètres.
Nous traversons un paysage tout de gris-argent et de vert, squelettes d’arbres ayant roussi quelques années plus tôt, avant de rattraper la pluie à la sortie du parc. Le TrailBlazer rechigne, fait mine de patiner par endroits, la bentonite se transforme peu à peu en savonnette et j’accélère pour retrouver une piste sèche, au-delà de l’averse. Ouf, nous sortons de ce guêpier et filons sur la 40 pour rejoindre à Maybell l’unique pompe à essence du coin avant Dutch john, à deux cents kilomètres de là. En fait de petite ville ce n’est pas même un village : un restaurant, une pompe à essence, un General store… Il y a aussi paraît-il une école, en fait le minimum pour tous les ranchers isolés de cette région perdue aux confins nord-ouest du colorado. Nous faisons le plein, et en route pour les très isolées Gates of Lodore ! C’est justement cet isolement qui nous a attirés, le fait que personne n’aille par là, un peu comme lorsque en plein hiver, au Québec, nous remontons sur Sept-Iles et au-delà alors que passé Tadoussac il n’y a plus une moufette sur la route.
La 318 West est une route étroite, complètement déserte et isolée. Nous arrivons très vite à l’embranchement de Deerlodge mais ne faisons pas le détour pour voir à quoi ça ressemble. Ensuite il n’y a plus rien avant 50 miles, que de gros nuages sombres sur la gauche qui laissent traîner leur chevelure sur les crêtes, un ranch ici ou là, voire un cavalier solitaire chevauchant au galop, au pied des colline, en contrebas. A un moment nous avons la surprise de voir un panneau indiquant de l’essence. Curieux, nous prenons la piste sur la droite, et arrivons au bout d’un mile à une pompe antédiluvienne où le prix n’est même pas affiché, jouxtant une aire pour camping-cars pour le moins étrange à cet endroit… La piste de seize miles pour Gates of Lodore est excellente et nous la faisons en un rien de temps. Les emplacements du camping totalement vide s’étirent le long d’une allée qui borde la Green River. Pas extraordinaire. Sur la gauche, le long d’un pré, de gros peupliers de Virginie boulottés comme sur le Jones Hole Trail, par les cigales ; sur la droite des bosquets au-dessus de la rivière et des fourmilières un peu partout. Nous nous installons tout au bout à droite sur le dernier emplacement, le n° 11, pour être tranquilles au cas où quelqu’un arriverait, puis grimpons par le Nature Trail au-dessus de la Green River. Il est court, très court, deux miles aller retour – et bordé de nombreuses fleurs, notamment de touffes jaune d’or de Yellow Buckwheat (Erigonium flavum) et de Claret Cup Cactus rouge sang. Du coup nous poursuivons un peu au-delà, dans le chaos de roches au pied de la falaise pourpre, pour inspecter une grotte . La visite sera vite faite, comme le demi-tour, à la vue d’une énorme crotte d’ours fraîche… En discutant le lendemain matin avec le très sympathique ranger indien, il nous confirmera que les lieux sont fréquentés par un couple d’ours noirs qui a réchappé aux chasseurs et que l’énorme crotte appartient très certainement à l’un d’eux. En approchant du camping, encore sur les hauteurs, nous entendons des cris et des rires et à un détour du sentier nous voyons soudain une dizaine de personnes et trois 4 x 4 installés exactement en face de nous, à trois mètres de notre emplacement, en train de sortir un matériel pour soutenir un siège ! Nous sommes sidérés car tous les autres emplacements sont vides et là nous sommes vraiment les uns sur les autres… Ils vont mettre des zodiacs à l’eau, probablement les parties dont parle Laurent Martrès dans le Photographing the Southwest. Ils sont tout sauf discrets et ne peuvent être plus près… Nous déménageons illico à une cinquantaine de mètres., sur l’emplacement n° 4, du côté des peupliers, en espérant que les cigales ne vont pas pleuvoir sur nos têtes. Chose étonnante, ici il n’y a encore aucun moustique, on est trop haut et ils ne sont pas encore arrivés, dixit le ranger ». Les Gates of Lodore sont à la fois près et trop loin…
Samedi 30 mai
Le soleil se lève à peine et colore de rose les collines au-dessus de la rivière tandis que les hautes falaises des Portes de Lodore, entre lesquelles glisse la Green River, restent plongées dans une ombre pourpre. Le silence ici est total, on entend juste chanter des oiseaux, tout près. Ça sent le bout du monde, la rivière coule paresseusement, aussi verte que son nom l’indique, un vert opaque assez proche de celui du Colorado. Petit à petit, les campeurs se réveillent, déjeunent, plie les tentes et rejoignent les zodiacs. Ils mettront plusieurs heures à décoller de la berge, et on finit par se demander s’ils ont très envie de passer trois jours à descendre les rapides de classe trois qui les attendent. Nous les guettons au bout du Nature Trail, sur le rocher qui surplombe la grande boucle avant les Portes. Ils sont descendus depuis le camping en se laissant dériver au fil du courant qui les porte doucement vers l’aval, ils rient et crient, et en tout cas économisent leurs forces. Un des zodiacs s’est déporté dans la boucle et avance encore plus lentement. Puis peu à peu ils disparaissent derrière la boucle suivante et le silence retombe. Nous plions bagage et nous arrêtons à la petite maison du ranger. Deux oiseaux magnifiques, tout près dans le sable, vont et viennent en tous sens, très agités, lançant sans arrêt un cri strident. Ce sont des Killdeers, ou pluviers kildirs (Charadrius vociferus), fréquentant habituellement les rivages . Voici encore un oiseau qui a une particularité étonnante : « En cas d’attaque réelle, l’un ou l’autre parent utilisera un moyen de défense différent. Si le fait de lancer des appels bruyants et de voler autour de l’ennemi ne suffit pas à l’éloigner, l’adulte fait alors une parade de distraction au cours de laquelle il feint d’avoir une aile cassée ou d’être blessé. L’oiseau se blottit sur le sol en laissant pendre une aile comme si elle était brisée. Il sautille d’une façon pitoyable en lançant son kill-dî-î sur un ton de souffrance extrême. L’intrus se dirige alors vers l’oiseau prétendument blessé ou réduit à l’impuissance, qui parvient toujours à s’éloigner, entraînant l’ennemi de plus en plus loin du nid et des petits. Lorsque ces derniers semblent hors de danger, l’adulte se remet miraculeusement et s’envole. Durant tout ce temps, les oisillons restent immobiles ou s’éparpillent dans toutes les directions. D’une façon ou d’une autre, ils sont par la suite presque introuvables. » Le ranger indien, si lucky comme il le dit de vivre ici isolé de tout, connaît parfaitement les environs et notamment tous les pétroglyphes. Il nous indique ceux d’Irish Canyon, sur une piste très « rough » et avec le conseil de faire demi-tour immédiatement s’il pleut pour ne pas être stuck in a muddy, autrement dit embourbés. Nous resterions bien ici, dans cet endroit si calme et si reposant, loin de tout, à regarder couler la Green River et à discuter avec lui, mais il est temps de partir pour d’autres horizons pas si éloignés d’ailleurs.
A l’entrée d’Irish Canyon, tout aussi désert que la piste des Gates of Lodore, beaux pétroglyphes à droite et à gauche de la route. Ensuite nous ratons l’embranchement et partons beaucoup trop loin. Nous revenons sur nos pas, guettant du coin de l’œil les gros nuages cotonneux amassés justement là où il ne faut pas, à savoir sur la piste… fermée au bout d’un moment par une barrière métallique gardée par deux énormes taureaux qui ruminent tranquillement, couchés sur le sol poussiéreux. Nous descendons, inspectons la barrière, l’un d’eux se lève aussitôt et nous regarde d’un œil torve… Je nous vois mal passer la barrière, la refermer avec les taureaux à nos côtés et partir tranquillement droit devant dans l’orage qui gronde.
Retour donc sur la route 318, toujours aussi déserte et qui se prolonge soudain en piste en repassant dans l’Utah ! On ne s’y attendait absolument pas . Il y a des travaux au tout début mais on est samedi et les engins sont arrêtés, elle semble fermée, ce qui serait catastrophique car ça signifierait refaire tout le chemin en sens inverse jusqu’à Vernal pour rejoindre Flaming Gorge ! Nous tentons de passer, on ne sait jamais, ne serait-ce que pour voir ce qu’il y a plus loin, et plus loin, justement, il n’y a rien, on continue, on continue… et soudain les travaux sont derrière nous. On est toujours au bout du monde, la piste est vraiment très belle, griffant les sommets, de plus en plus haut. Des étendues de velours à droite et à gauche, mêlées par endroits de longs sillons de roche rouge. Puis soudain c’est terminé, on retombe sur la 191 Sud et presque tout de suite on a une vue sur Flaming Gorge.
Arrêt au Visitor Center de Red Canyon, avec sa grande baie vitrée qui offre un vue en enfilade au-dessus du canyon, son puma empaillé aux yeux magnifiques, tous ses trésors… Nous comparons les mérites respectifs de Red Canyon, totalement désert, et de Canyon Rim. Le second a des places exceptionnelles… si nous sommes seuls, mais le risque que quelqu’un s’installe juste à côté de nous sur le minuscule parking n’est pas mineur. Comme nous dormons dans le 4 x 4, ce ne serait pas des plus agréables. Le premier est aussi très bien mais nous sommes étonnés qu’il n’y ait personne ; Philippe nous dira qu’il est désormais interdit d’y dormir, seul le pique-nique de jour est autorisé… Finalement nous choisissons Canyon Rim, l’emplacement n° 10, et nous faisons bien car personne ne viendra se coller à nous ; nous aurons à quelques pas, seuls de tout le camping, une vue plongeante sur les falaises pourpre et les eaux bleu sombre de la Green River, avec en prime un coucher de soleil mêlé de pluies et un arc-en-ciel somptueux ! La température est plus que fraîche… Nous faisons un feu pour nous réchauffer et nous mangeons une soupe de clams (clam chowder) bien chaude sous l’œil attentif d’un merle d’Amérique. Au moment d’installer le 4 x 4 pour la nuit il se remet à pleuvoir et nous sommes obligés de tout faire de l’intérieur, c’est-à-dire de passer les bagages et tout notre bardas sur les sièges avant, baisser les sièges arrière, etc. Mais ensuite qu'il est agréable d'écouter la pluie tambouriner sur le toit, bien au chaud dans nos épais duvets...
Dimanche 31 mai
La nuit a été moyenne. Nous retournons au Visitor Center à l’ouverture, ou deux rangers, un homme et une femme, attendent le client en compagnie du puma. Cet endroit de Flaming Gorge a l’air encore très peu fréquenté, l’hiver n’est pas très loin derrière nous et c’est très bien comme ça. Ils sont donc entièrement disponibles pour nous indiquer routes et pistes sympa qui nous réjouissent d’avance. Notre enthousiasme est pourtant soudain douché quand dans la conversation la ranger nous annonce qu’il y a sept heures de route de là à Jackson Hole. Très étonnés, nous lui faisons répéter le temps estimé, elle confirme, si si, ça tourne beaucoup, ce n’est pas comme l’autoroute, etc. Bon, Brown Lake ne sera pas pour cette fois-ci, le reste non plus, mais nous nous promettons de revenir, au moins deux jours.
La 191 North jusqu’à Rock Springs est une route d’altitude, sauvage et très belle, qui traverse de hauts plateaux sur lesquels broutent des troupeaux de pronghorns et des chevaux aux longues crinières noires. Neige sur les sommets. Plus loin, de fines silhouettes de fer forgé plantées sur une potence indiquent que l’Oregon Trail, piste qu’empruntèrent les pionniers pour traverser les territoires indiens, coupe la route à cet endroit. Nous en verrons plusieurs, à chaque fois différentes des précédentes, se détacher sur le ciel changeant. A l'horizon des étendues herbeuses qui bordent la route, à la limite de la neige, broutent des troupeaux de pronghorns. Et toujours les si jolies silhouettes de fer forgé que je ne peux m'empêcher de photographier. Nous approchons de Grand Teton, la neige est désormais partout présente sur les hauteurs, l'air est plus vif et le ciel se couvre par moments de façon inquiétante.
Plus nous nous rapprochons de Jackson, plus le temps se gâte, et finalement nous entrons dans la petite ville sous une pluie torrentielle. Nous traversons la pelouse verdoyante plantée d’arbres en fleur du Burtrail Lodge et nous engouffrons dans la chambre tout en bois de cèdre. Très bien mais sonore, comme toutes les cloisons de ce type. Un couple scrute à la jumelle les pentes gris acier qui surplombent le motel. Je les imite mais ne vois vraiment pas ce qui les intéresse, peut-être cherchent-ils simplement à repérer un animal… Nous partons faire quelques courses à Albertson et au magasin bio. Là encore, la ville a changé en presque dix ans.
Lundi 1er juin
A dix années d’écart, nous revoici enfin à Yellowstone, un des plus beaux parcs de l’Ouest, immense caldeira de soixante-dix kilomètres de diamètre qui ne demande qu’à exploser: elle a déjà quarante mille ans de retard sur l’horaire prévu. Mais elle attendra bien encore un peu, le temps qu’on reprenne l’avion à Salt Lake. De Upper à Lower Geyser Basin...
Mardi 2 juin
La pluie qui avait cessé reprend lorsque nous arrivons à Biscuit Basin, où les rives de la Firehole River sont tapissées de Yellow Monkey Flowers. Les dépôts minéraux y sont magnifiques, et ils laissaient pourtant de marbre ceux qui passaient à côté.
Mercredi 3 juin
C'est à Upper Geyser Basin qu'est située la plus grande concentration de geysers au monde...
Mercredi 3 juin (suite)
Sur la route de Canyon Lodge, arrêt prolongé à cause de la pluie battante à West Thumb, un des plus petits bassins de geysers du parc, caldeira dans la caldeira, baie plus récente et beaucoup plus profonde que le lac Yellowstone qu'elle borde, résultant d’une explosion qui ne date que de 125 000 ans (certains disent 160 000). Ici, l'eau est partout, froide ou brûlante, liquide ou vaporeuse, dans le ciel et sur nos têtes, sous nos pieds, à l'horizon de plomb... Son activité géothermique décroît cependant depuis le milieu des années 1970; il en résulte une baisse de la température de l'eau et par là même le développement d'algues et de cyanobactéries – les plus anciens des êtres vivants..., déjà présents sur Terre il y a 3,8 milliards d'années!
Mercredi 3 juin (suite)
Belle vue en enfilade sur les Lower Falls dans le « Grand Canyon ». Les nuages laissent filtrer une lumière dorée qui illumine le canyon. Ici, on comprend pourquoi le parc s'appelle Yellowstone...
Jeudi 4 juin (suite)
C'est ici, à Norris Geyser Basin, que se trouvent les eaux les plus acides de Yellowstone. Vermillion Spring.
Jeudi 4 juin (suite)
A Porcelain Basin, sans doute le lieu le plus actif du parc, il y a des dizaines de petits geysers, sources, piscines qui n'ont pas de noms autres qu'un numéro. De plus, ça bouge sans arrêt, les uns meurent, les autres naissent... Au premier plan, Colloidal Pool.
Vendredi 5 juin
Lamar Valley. Il y a beaucoup de monde sur la Beartooth Hwy, beaucoup de monde en tout genre : hommes, mais aussi Bighorn Sheep (celui-ci je le soupçonne de poser pour la postérité tous les jours au même endroit, sous son arbre, indifférent, le regard perdu sur la – très lointaine – ligne bleue des Vosges...).
Samedi 6 juin
Prévisions pour la journée : pluie et neige… D’ailleurs il fait un temps d’hiver. Lower Terraces. Les terrasses ont semble-t-il beaucoup changé en dix ans. Au premier coup d’œil, leur blancheur de nacre a fait place à un gris cendre – la différence est la même qu’entre le corail vivant ou mort –, on se croirait dans une cimenterie (mais les merveilles se cachent…). Elles se sont formées par accumulation de travertin (composé d’aragonite et de calcite), mais tandis que le corail progresse de 1 mm par an, le travertin, lui, croit de 5 mm par jour – ce sont les sources, en se tarissant, qui provoquent la « mort » du calcaire. Ici, comme ailleurs dans le parc, les couleurs sont données par les thermophiles, mais on pense désormais que la croissance fulgurante du travertin serait due à la présence de ces micro-organismes dans l'eau.
Samedi 6 juin (suite)
UpperTerraces. La route sinue dans les bois, dans lesquels sont cachées des formations qui ne ressemblent en rien aux terrasses du bas. Par exemple Orange Spring Mound, t° 157 °F (70 °C): son nom vient du fait que la source étant moins chaude que les autres à Mammoth, elle permet aux cyanobactéries orange de se développer.
Gibbon Geyser Basin. Artist Paint Pots. Le chemin longe de petites mares de boue glougloutantes crémeuses à souhait. Je prends les bulles qui crèvent à la surface en rafale et en les regardant, plus tard, nous avons la surprise de voir des choses étonnantes, notamment celle-ci, la plus belle!
Après avoir bientraîné à photographier tout ce qui me tombait sous l'objectif, je rejoins le parking au pas de course. Comme il est encore tôt nous allons essayer de nous rapprocher de Salt Lake. West Yellowstone. Nous prenons de l’essence puis une carte de l’Idaho au Visitor Info. Sous la pluie encore et toujours, comme pour la majeure partie des Etats-Unis d’après ce que nous pouvons voir à la météo, nous roulons sur la Hwy 20 puis l’I 15 en direction d’Ashton, Idaho Falls, Blackfoot et enfin Pocatillo, jolie petite ville cernée de collines verdoyantes, qui elles aussi ont apparemment reçu leur ration d’arrosage. Nous nous arrêtons au Super 8 qui est très bien. C’est tout juste si nous arrivons à sortir de la voiture et à sortir nos sacs avec les trombes d’eau qui s’abattent de toute part. Courses au Wal Mart ; repas bio dans la chambre, passé par le micro-ondes de l’office, au chaud et au sec !
Dimanche 7 juin
Il a plu toute la nuit – qui pour moi a été très mauvaise – et ce matin il pleut encore à seaux, bloquant toute une armée de motards du Saskatchewan dans les canapés de l’office. Nous quittons Pocatello par la I 15 quasi inondée ; on ne voit pas plus le paysage alentour que sur la Route n° 1 entre Morro Bay et San Francisco… Nous nous sommes rendu compte d’une chose : les Américains ne courent jamais sous la pluie. Qu’ils soient en short, T-shirt et tongs, ils conservent sous les déluges glacés la même allure relax… Salt Lake City est encore une ville qui s’étiiiiiiire à n’en plus finir, du nord au sud. Nous la visiterons une autre fois. Aujourd’hui le temps nous manque car nous comptons aller à Antelope Island – la plus grande des dix îles que compte le Great Salt Lake – puis rendre le TrailBlazer à l’aéroport à 19 heures. Nous prenons la sortir 332 puis la longue ligne droite reliant l’île à la terre. Entrée 9 $, le pass n’est pas accepté. Les eaux lisses du Great Salt Lake sont colonisées par des centaines de canards noirs et de mouettes. Nous nous arrêtons pour pique-niquer à Bridger Bay, mais à peine sortis de la voiture, une nuée de moucherons nous assaillent. Les milliers d'oiseaux qui arpentent l'île ou la survolent en sont sans doute responsables. La table est d'ailleurs décorée de guano du plus effet mais pas des plus appétissants. Si l'on ajoute le vent qui nous fait dresser les cheveux sur la tête, l'unique aire de pique-nique de l'île laisse à désirer. tout en mangeant mon sandwich, je m'approche de la rive et aperçois une de ces drôles de boule qu'on appelle des Tumbleweeds (« herbe qui tourne »).
Très belle île sauvage et désertique dans les tons pastel de rose, de brun et d’orange. De l’extrémité de Bull Point, nous voyons arriver un immense nuage sombre comme la nuit, droit sur nous ! De l’extrémité de Bull Point, où nous observons quelques-uns des six cents bisons qui peuplent l'île, nous voyons arriver un immense nuage sombre comme la nuit, droit sur nous ! Il faut dire que ça fait bien une heure que nous n'avons pas vu une goutte d'eau tomber du ciel... Nous apercevons un mule deer (un cerf mulet, ceux qui ont de grandes oreilles) au milieu des genêts et des tamaris, mais je n'ai pas le temps de le prendre en photo, il a déjà disparu dans la végétation. Un rayon de soleil se pose sur l'eau juste en face de nous.
Il est temps maintenant de quitter Antelope où nous ne regrettons vraiment pas d'être venus. Sur la route de l’aéroport, les ennuis commencent : un voyant s’allume au tableau de bord indiquant que nous avons un problème de pneu. Il ne manquait plus que ça ! Soit nous avons crevé, soit, comme sur la Laguna, c’est une baisse de pression, mais nous ne pouvons nous arrêter. Comble de malchance, nous devons rendre le réservoir vide, donc nous avons calculé assez juste, mais il y a d’énormes embouteillages qui nous font rouler au pas alors que nous sommes, bien qu’à Salt Lake, à une quarantaine de kilomètres. Nous finissons par trouver une voie de dégagement et vérifions le pneu qui n’a pas l’air plus dégonflé que les autres. Ouf ! Nous arrivons enfin à La Quinta Inn, toujours très très bien. 64$ taxes comprises. Nous partons rendre le 4 x 4 à l’aéroport distant de trois miles puis passons un coup de fil pour que la navette de l’hôtel vienne nous chercher.
Lundi 8 juin
Réveil à 5 h 30. Dans la grande salle du petit déjeuner, quelques personnes sont déjà attablées. Je mange une gaufre, l’estomac un peu serré à l’idée de repartir – et aussi de prendre l’avion. 6 heures, la navette est là, nous nous serrons à l’intérieur, fin du voyage…
LA VERSION AVEC PHOTOS ET UN TEXTE PLUS COMPLET (notamment en ce qui concerne les geysers de Yellowstone) SE TROUVE ICI : http://carnetsdameriquesetdailleurs.fr/ (Boucle Salt Lake City - Salt Lake City via Yellowstone)
Yellowstone ayant démesurément grossi – de cinq pages prévues initialement, il y en a désormais onze (trois pour le seul sud-ouest du parc) –, ce carnet comprendra donc un « décrochage »: « Yellowstone en long, en large et en travers » : http://voyageforum.com/v.f?post=3360708;#3360708

(Pour les connexions lentes: merci de patienter quelques secondes le temps du chargement des photos... qui s'effectue toujours par la fin de chaque page.)
Deuxième partie
Black Canyon of the Gunnison, Colorado National Monument Dinosaur National Monument, Island Park Overlook, McKee Springs Dinosaur NM, Sound of Silence et Desert Voices, Jones Hole Trail Dinosaur NM, Yampa Bench Road, Gates of Lodore Des Gates of Lodore à Flaming Gorge Grand Teton, Jackson Hole, Yellowstone Antelope Island
Mardi 26 mai
En partant nous faisons un nouveau tour du village pour prendre d’autres photos des si jolies maisons pastel, de l’église qui date de 1883, et aussi d’un kitschissime « Saint George terrassant le dragon », pour le moins surprenant dans le décor, et en route pour le Black Canyon of the Gunnison, par la Rive Sud puisque la Rive nord, en fait une piste, est encore fermée à cause de la neige et qu’aucun pont ne les relie. Du Gunnison Point – au Visitor Center –, on a une vue en enfilade vertigineuse et saisissante d’une bonne partie de ce canyon sombre comme la nuit et d’une beauté rude, dont les roches les plus anciennes datent de… deux milliards d’années ! La faille qui court sur 25 kilomètres à l’intérieur du parc est extrêmement étroite, ne laissant que peu de soleil pénétrer dans les profondeurs si inhospitalières qu’aucun Indien (ici les Utes) ne s’y est jamais installé.
Comme le temps est couvert, et que la pluie n’est pas loin, encore à l’abri des gros nuages noirs qui nous arrivent dessus à toute allure, nous continuons sur Pulpit Rock, puis Cross Fissures. La vue est constamment superbe. A Rock Point, où l’on arrive par un chemin de sable bordé d’immenses lupins d’un bleu intense, le temps se gâte définitivement. A partir de là et jusqu’à High Point ce sera une course constante entre deux averses de grêle. Guetter un rayon de soleil, courir sur le sentier qui nous mène au point de vue, se prendre une douche glacée en retournant à la voiture, écouter tambouriner la pluie sur le toit et repartir au point de vue suivant. Devils lookout. Là je perds l’obturateur du Canon en courant sous la pluie torrentielle et en sautant pour éviter les flaques d’eau sur le sentier inondé. Je ne m’en rends compte qu’une fois à la voiture et il me faut faire le chemin inverse pour essayer de le retrouver… au pied d’un buisson. Chasm View. Nous restons ensuite bloqués à Painted Wall, immense falaise à pic parcourue de veines d’or qui plonge dans le torrent gris acier 700 mètres plus bas, à attendre que neige fondue, grêle et éclairs cessent de nous mitrailler. Puis Cedar Point, Dragon Point, Sunset View et High Point. Nous faisons le retour d’une traite, avec une visibilité réduite à quelques mètres. Ce canyon, si noir quand les autres sont si rouges, si différent, magnifique, restera un de nos meilleurs souvenirs malgré le temps détestable.
De nouveau quelques courses à Montrose, un plein d’essence au Wal mart et en route pour Colorado National Monument au soleil déclinant. Au loin le ciel est de plomb mais pour une fois nous échappons aux orages. Le parc, qui domine l’immense plaine de Grand Junction où coule le Colorado, fermée au nord par des montagnes striées verticalement, est assez décevant car pas assez sauvage à mon goût. La route suit plus ou moins la corniche, avec de belles colonnes de ocre-rouge et de petits tunnels qui transpercent la montagne de grès, jusqu’au Visitor Center et le camping voisin. Il y a un monde fou, des colonies de vacances, et nous ne trouvons qu’une place très moyenne au bord de la route. A peine sortis de la voiture nous sommes assaillis par des nuées de coléoptères… Mauvaise nuit.
Mercredi 27 mai
Départ à 8 h 30 pour Vernal et le Best Western Antlers à des années-lumière de l’horrible Days Inn de l’année précédente ! Nous posons nos affaires et partons pour les pétroglyphes de McKee Spring. Tout est assez mal indiqué, nous nous fions au Photographing the Southwest (de Vernal, il faut prendre Main Street, Vernal Road, la 500 North puis intersection à droite direction Buckskin Hills ; au ranch à droite. Pour la Jones Hole Road idem, mais ne pas tourner à droite). Au moment d’arriver, la pluie se met à tomber, c’est bien notre chance ! La piste étant impassable lorsqu’elle est mouillée, nous courons jusqu’au sommet et redescendons aussi vite pour aller mettre le 4 x 4 à la limite de l’averse, en attendant que le temps s’améliore, puis faisons demi-tour pour rejoindre Island Park overlook. Là nous sommes attendus de pied ferme par des nuées de moustiques affamés. Malgré le soleil qui perce les nuages j’enfile le K-way, mets la capuche, les lunettes de soleil et les mains dans mes poches… A Ruple Banch c’est encore pire, on dirait qu’ils sont dix fois plus gros, cousins des maringouins québécois, à s’agiter tout autour du pare-brise et des portières, prêts à l’attaque. Je sors une seconde faire une photo à toute allure puis me précipite à l’intérieur pour quitter ce coin infernal.
Retour au McKee Spring sous le soleil. Tout compte fait nous préférions la pluie car là aussi les moustiques ont fait leur apparition, c’en est infesté et comme ils m’adorent, je suis piquée de tous les côtés. Nous n’avions jamais vu ça dans nos voyages aux Etats-Unis, et c’est la mort dans l’âme que nous décidons d’annuler le camping le lendemain à Echo Park, car là-bas ce serait un enfer. Nous réservons donc une deuxième nuit au Best Western Antlers. Adieu les économies !
Jeudi 28 mai
Ce matin, ciel tout bleu, enfin… Au programme Sound of Silence et Desert Voices. Nous prenons l’unique brochure bien fatiguée dans la boîte en métal du Trailhead et la redéposerons au retour. Sound of Silence, bordé par endroits d’une infinité de Scarlet Globe Mallow (Sphaeralcea munroana) orange vif, est toujours aussi beau et contrairement à l’an dernier nous en profitons pleinement, étant chargés tous deux d’un gallon d’eau. Il fait déjà très chaud… A Desert Voices ce sont les fragiles Mariposa Lily pourpre (Calochortus macrocarpus) qui bordent le sentier. On en a plus qu’assez des moustiques et nous décidons, une fois au parking, de repasser par le motel prendre l’anti-moustiques que nous avons oublié sur le lit, avant d’aller au bout de la Jones Hole Road faire une partie du trail et de tester l’Off en prévision du camping du lendemain aux Gates of Lodore.
Route d’altitude, très belle et variée. Immenses pâturages de centaines de milliers d’hectares certainement, veloutés de vert bronze et vert amande. La fin de la route plonge jusqu’à l’entrée du Creek et des bassins d’élevage de truites, surplombés de falaises aussi hautes et impressionnantes qu’à Zion. Un panneau annonce que John W. Powell et sa troupe s’arrêtèrent là et firent un repas de truites… sauvages. Ici, peu de moustiques, mais des milliers de grosses cigales qui frottent leurs ailes finement striées d’orange dans un crépitement ressemblant un peu à une averse de grêle sur un toit de tôle, et qui dévorent aussi goulûment que des criquets la moindre feuille tendre à leur portée. Il y en a partout, certaines se prennent dans nos cheveux, et on se demande ce qu’il restera dans quelques jours… des branches dénudées, des arbres nus comme en plein hiver alors que le printemps commence tout juste… A deux miles du début du sentier, à Ely Creek, le bas de la falaise est orné de beaux pétroglyphes ocre-rouge, en partie dissimulés par la végétation. Nous continuons un certain temps sur le sentier mais il commence à se faire tard et nous nous promettons de revenir une autre année. Retour sur Vernal dans la lumière douce du soleil couchant.
Vendredi 29 mai
Ce matin encore, très beau temps pour partir de Vernal. A Jansen nous prenons la 16, plus joliment nommée la Blue Mountain Road, et très vite nous apercevons des pronghorns, ces drôles de cervidés qui ont vaguement des têtes de chèvres, mais avec des cornes plantées juste au-dessus des yeux. Pas vraiment séduisants… Ce matin encore, très beau temps pour partir de Vernal. A Jansen nous prenons la 16, plus joliment nommée la Blue Mountain Road, et très vite nous apercevons des pronghorns, ces drôles d'antilopes, qui ont vaguement des têtes de chèvres, mais avec des cornes plantées juste au-dessus des yeux. Pas vraiment séduisants… mais tout à fait étonnants. Seule Antilope du continent américain, vingt millions d'années plus tard et de nombreuses mutations, elle est encore là, après avoir risqué l'extinction totale. Les pronghorns sont à la fois ruminants et cueilleurs, ce qui leur permet de survivre l'hiver lorsque la couche de neige est trop épaisse. C'est également l'animal le plus rapide du continent, avec des pointes à plus de 86 kilomètres à l'heure! A cette vitesse leurs bonds peuvent atteindre 6 mètres! Le mâle court le museau (à l'extrémité noire, contrairement à la femelle) pointé vers le sol et les femelles le museau droit devant elles... Autre particularité: il peut « ouvrir » et « fermer » ses poils à volonté, en été pour se rafraîchir, en hiver pour se réchauffer. La tâche blanche de la croupe sert d'avertisseur de danger: poils collés au corps quand tout est calme, hérissée en tous sens quand ça va mal... A ce moment-là, et dans la fuite, c'est un phare pour ceux qui suivent...
Il a plu récemment sur la piste d’Echo Park mais elle reste assez bonne et nous rejoignons sans problème l’embranchement de la Yampa Bench Road, longue de quarante miles (soixante-cinq kilomètres) qui ressort sur la 40. Nous ne sommes pas vraiment tranquilles car le soleil brûlant est constamment obscurci de gros nuages porteurs de pluie qui finissent par crever au-dessus de la piste, à quelques kilomètres devant nous. De gros rideaux gris relient le ciel et la terre, ce qui n’augure rien de bon pour la suite, car si nous sommes coincés ici ça s’annoncera très mal, puisque nous comptons remonter sur les Gates of Lodore et le Wyoming… En attendant nous guettons les points de vue paraît-il magnifiques sans les voir, sauf vaguement, une ou deux fois, à l’aplomb de la piste. Où sont passés Castle Park Overlook, Harding Hole et Wagon Wheel Overlook ? Finalement nous trouvons qu’Echo Park est bien plus belle et nous nous demandons si la Yampa Bench vaut bien le risque d’être coincés par la pluie à un moment ou un autre de ses soixante-cinq kilomètres.
Nous traversons un paysage tout de gris-argent et de vert, squelettes d’arbres ayant roussi quelques années plus tôt, avant de rattraper la pluie à la sortie du parc. Le TrailBlazer rechigne, fait mine de patiner par endroits, la bentonite se transforme peu à peu en savonnette et j’accélère pour retrouver une piste sèche, au-delà de l’averse. Ouf, nous sortons de ce guêpier et filons sur la 40 pour rejoindre à Maybell l’unique pompe à essence du coin avant Dutch john, à deux cents kilomètres de là. En fait de petite ville ce n’est pas même un village : un restaurant, une pompe à essence, un General store… Il y a aussi paraît-il une école, en fait le minimum pour tous les ranchers isolés de cette région perdue aux confins nord-ouest du colorado. Nous faisons le plein, et en route pour les très isolées Gates of Lodore ! C’est justement cet isolement qui nous a attirés, le fait que personne n’aille par là, un peu comme lorsque en plein hiver, au Québec, nous remontons sur Sept-Iles et au-delà alors que passé Tadoussac il n’y a plus une moufette sur la route.
La 318 West est une route étroite, complètement déserte et isolée. Nous arrivons très vite à l’embranchement de Deerlodge mais ne faisons pas le détour pour voir à quoi ça ressemble. Ensuite il n’y a plus rien avant 50 miles, que de gros nuages sombres sur la gauche qui laissent traîner leur chevelure sur les crêtes, un ranch ici ou là, voire un cavalier solitaire chevauchant au galop, au pied des colline, en contrebas. A un moment nous avons la surprise de voir un panneau indiquant de l’essence. Curieux, nous prenons la piste sur la droite, et arrivons au bout d’un mile à une pompe antédiluvienne où le prix n’est même pas affiché, jouxtant une aire pour camping-cars pour le moins étrange à cet endroit… La piste de seize miles pour Gates of Lodore est excellente et nous la faisons en un rien de temps. Les emplacements du camping totalement vide s’étirent le long d’une allée qui borde la Green River. Pas extraordinaire. Sur la gauche, le long d’un pré, de gros peupliers de Virginie boulottés comme sur le Jones Hole Trail, par les cigales ; sur la droite des bosquets au-dessus de la rivière et des fourmilières un peu partout. Nous nous installons tout au bout à droite sur le dernier emplacement, le n° 11, pour être tranquilles au cas où quelqu’un arriverait, puis grimpons par le Nature Trail au-dessus de la Green River. Il est court, très court, deux miles aller retour – et bordé de nombreuses fleurs, notamment de touffes jaune d’or de Yellow Buckwheat (Erigonium flavum) et de Claret Cup Cactus rouge sang. Du coup nous poursuivons un peu au-delà, dans le chaos de roches au pied de la falaise pourpre, pour inspecter une grotte . La visite sera vite faite, comme le demi-tour, à la vue d’une énorme crotte d’ours fraîche… En discutant le lendemain matin avec le très sympathique ranger indien, il nous confirmera que les lieux sont fréquentés par un couple d’ours noirs qui a réchappé aux chasseurs et que l’énorme crotte appartient très certainement à l’un d’eux. En approchant du camping, encore sur les hauteurs, nous entendons des cris et des rires et à un détour du sentier nous voyons soudain une dizaine de personnes et trois 4 x 4 installés exactement en face de nous, à trois mètres de notre emplacement, en train de sortir un matériel pour soutenir un siège ! Nous sommes sidérés car tous les autres emplacements sont vides et là nous sommes vraiment les uns sur les autres… Ils vont mettre des zodiacs à l’eau, probablement les parties dont parle Laurent Martrès dans le Photographing the Southwest. Ils sont tout sauf discrets et ne peuvent être plus près… Nous déménageons illico à une cinquantaine de mètres., sur l’emplacement n° 4, du côté des peupliers, en espérant que les cigales ne vont pas pleuvoir sur nos têtes. Chose étonnante, ici il n’y a encore aucun moustique, on est trop haut et ils ne sont pas encore arrivés, dixit le ranger ». Les Gates of Lodore sont à la fois près et trop loin…
Samedi 30 mai
Le soleil se lève à peine et colore de rose les collines au-dessus de la rivière tandis que les hautes falaises des Portes de Lodore, entre lesquelles glisse la Green River, restent plongées dans une ombre pourpre. Le silence ici est total, on entend juste chanter des oiseaux, tout près. Ça sent le bout du monde, la rivière coule paresseusement, aussi verte que son nom l’indique, un vert opaque assez proche de celui du Colorado. Petit à petit, les campeurs se réveillent, déjeunent, plie les tentes et rejoignent les zodiacs. Ils mettront plusieurs heures à décoller de la berge, et on finit par se demander s’ils ont très envie de passer trois jours à descendre les rapides de classe trois qui les attendent. Nous les guettons au bout du Nature Trail, sur le rocher qui surplombe la grande boucle avant les Portes. Ils sont descendus depuis le camping en se laissant dériver au fil du courant qui les porte doucement vers l’aval, ils rient et crient, et en tout cas économisent leurs forces. Un des zodiacs s’est déporté dans la boucle et avance encore plus lentement. Puis peu à peu ils disparaissent derrière la boucle suivante et le silence retombe. Nous plions bagage et nous arrêtons à la petite maison du ranger. Deux oiseaux magnifiques, tout près dans le sable, vont et viennent en tous sens, très agités, lançant sans arrêt un cri strident. Ce sont des Killdeers, ou pluviers kildirs (Charadrius vociferus), fréquentant habituellement les rivages . Voici encore un oiseau qui a une particularité étonnante : « En cas d’attaque réelle, l’un ou l’autre parent utilisera un moyen de défense différent. Si le fait de lancer des appels bruyants et de voler autour de l’ennemi ne suffit pas à l’éloigner, l’adulte fait alors une parade de distraction au cours de laquelle il feint d’avoir une aile cassée ou d’être blessé. L’oiseau se blottit sur le sol en laissant pendre une aile comme si elle était brisée. Il sautille d’une façon pitoyable en lançant son kill-dî-î sur un ton de souffrance extrême. L’intrus se dirige alors vers l’oiseau prétendument blessé ou réduit à l’impuissance, qui parvient toujours à s’éloigner, entraînant l’ennemi de plus en plus loin du nid et des petits. Lorsque ces derniers semblent hors de danger, l’adulte se remet miraculeusement et s’envole. Durant tout ce temps, les oisillons restent immobiles ou s’éparpillent dans toutes les directions. D’une façon ou d’une autre, ils sont par la suite presque introuvables. » Le ranger indien, si lucky comme il le dit de vivre ici isolé de tout, connaît parfaitement les environs et notamment tous les pétroglyphes. Il nous indique ceux d’Irish Canyon, sur une piste très « rough » et avec le conseil de faire demi-tour immédiatement s’il pleut pour ne pas être stuck in a muddy, autrement dit embourbés. Nous resterions bien ici, dans cet endroit si calme et si reposant, loin de tout, à regarder couler la Green River et à discuter avec lui, mais il est temps de partir pour d’autres horizons pas si éloignés d’ailleurs.
A l’entrée d’Irish Canyon, tout aussi désert que la piste des Gates of Lodore, beaux pétroglyphes à droite et à gauche de la route. Ensuite nous ratons l’embranchement et partons beaucoup trop loin. Nous revenons sur nos pas, guettant du coin de l’œil les gros nuages cotonneux amassés justement là où il ne faut pas, à savoir sur la piste… fermée au bout d’un moment par une barrière métallique gardée par deux énormes taureaux qui ruminent tranquillement, couchés sur le sol poussiéreux. Nous descendons, inspectons la barrière, l’un d’eux se lève aussitôt et nous regarde d’un œil torve… Je nous vois mal passer la barrière, la refermer avec les taureaux à nos côtés et partir tranquillement droit devant dans l’orage qui gronde.
Retour donc sur la route 318, toujours aussi déserte et qui se prolonge soudain en piste en repassant dans l’Utah ! On ne s’y attendait absolument pas . Il y a des travaux au tout début mais on est samedi et les engins sont arrêtés, elle semble fermée, ce qui serait catastrophique car ça signifierait refaire tout le chemin en sens inverse jusqu’à Vernal pour rejoindre Flaming Gorge ! Nous tentons de passer, on ne sait jamais, ne serait-ce que pour voir ce qu’il y a plus loin, et plus loin, justement, il n’y a rien, on continue, on continue… et soudain les travaux sont derrière nous. On est toujours au bout du monde, la piste est vraiment très belle, griffant les sommets, de plus en plus haut. Des étendues de velours à droite et à gauche, mêlées par endroits de longs sillons de roche rouge. Puis soudain c’est terminé, on retombe sur la 191 Sud et presque tout de suite on a une vue sur Flaming Gorge.
Arrêt au Visitor Center de Red Canyon, avec sa grande baie vitrée qui offre un vue en enfilade au-dessus du canyon, son puma empaillé aux yeux magnifiques, tous ses trésors… Nous comparons les mérites respectifs de Red Canyon, totalement désert, et de Canyon Rim. Le second a des places exceptionnelles… si nous sommes seuls, mais le risque que quelqu’un s’installe juste à côté de nous sur le minuscule parking n’est pas mineur. Comme nous dormons dans le 4 x 4, ce ne serait pas des plus agréables. Le premier est aussi très bien mais nous sommes étonnés qu’il n’y ait personne ; Philippe nous dira qu’il est désormais interdit d’y dormir, seul le pique-nique de jour est autorisé… Finalement nous choisissons Canyon Rim, l’emplacement n° 10, et nous faisons bien car personne ne viendra se coller à nous ; nous aurons à quelques pas, seuls de tout le camping, une vue plongeante sur les falaises pourpre et les eaux bleu sombre de la Green River, avec en prime un coucher de soleil mêlé de pluies et un arc-en-ciel somptueux ! La température est plus que fraîche… Nous faisons un feu pour nous réchauffer et nous mangeons une soupe de clams (clam chowder) bien chaude sous l’œil attentif d’un merle d’Amérique. Au moment d’installer le 4 x 4 pour la nuit il se remet à pleuvoir et nous sommes obligés de tout faire de l’intérieur, c’est-à-dire de passer les bagages et tout notre bardas sur les sièges avant, baisser les sièges arrière, etc. Mais ensuite qu'il est agréable d'écouter la pluie tambouriner sur le toit, bien au chaud dans nos épais duvets...
Dimanche 31 mai
La nuit a été moyenne. Nous retournons au Visitor Center à l’ouverture, ou deux rangers, un homme et une femme, attendent le client en compagnie du puma. Cet endroit de Flaming Gorge a l’air encore très peu fréquenté, l’hiver n’est pas très loin derrière nous et c’est très bien comme ça. Ils sont donc entièrement disponibles pour nous indiquer routes et pistes sympa qui nous réjouissent d’avance. Notre enthousiasme est pourtant soudain douché quand dans la conversation la ranger nous annonce qu’il y a sept heures de route de là à Jackson Hole. Très étonnés, nous lui faisons répéter le temps estimé, elle confirme, si si, ça tourne beaucoup, ce n’est pas comme l’autoroute, etc. Bon, Brown Lake ne sera pas pour cette fois-ci, le reste non plus, mais nous nous promettons de revenir, au moins deux jours.
La 191 North jusqu’à Rock Springs est une route d’altitude, sauvage et très belle, qui traverse de hauts plateaux sur lesquels broutent des troupeaux de pronghorns et des chevaux aux longues crinières noires. Neige sur les sommets. Plus loin, de fines silhouettes de fer forgé plantées sur une potence indiquent que l’Oregon Trail, piste qu’empruntèrent les pionniers pour traverser les territoires indiens, coupe la route à cet endroit. Nous en verrons plusieurs, à chaque fois différentes des précédentes, se détacher sur le ciel changeant. A l'horizon des étendues herbeuses qui bordent la route, à la limite de la neige, broutent des troupeaux de pronghorns. Et toujours les si jolies silhouettes de fer forgé que je ne peux m'empêcher de photographier. Nous approchons de Grand Teton, la neige est désormais partout présente sur les hauteurs, l'air est plus vif et le ciel se couvre par moments de façon inquiétante.
Plus nous nous rapprochons de Jackson, plus le temps se gâte, et finalement nous entrons dans la petite ville sous une pluie torrentielle. Nous traversons la pelouse verdoyante plantée d’arbres en fleur du Burtrail Lodge et nous engouffrons dans la chambre tout en bois de cèdre. Très bien mais sonore, comme toutes les cloisons de ce type. Un couple scrute à la jumelle les pentes gris acier qui surplombent le motel. Je les imite mais ne vois vraiment pas ce qui les intéresse, peut-être cherchent-ils simplement à repérer un animal… Nous partons faire quelques courses à Albertson et au magasin bio. Là encore, la ville a changé en presque dix ans.
Lundi 1er juin
A dix années d’écart, nous revoici enfin à Yellowstone, un des plus beaux parcs de l’Ouest, immense caldeira de soixante-dix kilomètres de diamètre qui ne demande qu’à exploser: elle a déjà quarante mille ans de retard sur l’horaire prévu. Mais elle attendra bien encore un peu, le temps qu’on reprenne l’avion à Salt Lake. De Upper à Lower Geyser Basin...
Mardi 2 juin
La pluie qui avait cessé reprend lorsque nous arrivons à Biscuit Basin, où les rives de la Firehole River sont tapissées de Yellow Monkey Flowers. Les dépôts minéraux y sont magnifiques, et ils laissaient pourtant de marbre ceux qui passaient à côté.
Mercredi 3 juin
C'est à Upper Geyser Basin qu'est située la plus grande concentration de geysers au monde...
Mercredi 3 juin (suite)
Sur la route de Canyon Lodge, arrêt prolongé à cause de la pluie battante à West Thumb, un des plus petits bassins de geysers du parc, caldeira dans la caldeira, baie plus récente et beaucoup plus profonde que le lac Yellowstone qu'elle borde, résultant d’une explosion qui ne date que de 125 000 ans (certains disent 160 000). Ici, l'eau est partout, froide ou brûlante, liquide ou vaporeuse, dans le ciel et sur nos têtes, sous nos pieds, à l'horizon de plomb... Son activité géothermique décroît cependant depuis le milieu des années 1970; il en résulte une baisse de la température de l'eau et par là même le développement d'algues et de cyanobactéries – les plus anciens des êtres vivants..., déjà présents sur Terre il y a 3,8 milliards d'années!
Mercredi 3 juin (suite)
Belle vue en enfilade sur les Lower Falls dans le « Grand Canyon ». Les nuages laissent filtrer une lumière dorée qui illumine le canyon. Ici, on comprend pourquoi le parc s'appelle Yellowstone...
Jeudi 4 juin (suite)
C'est ici, à Norris Geyser Basin, que se trouvent les eaux les plus acides de Yellowstone. Vermillion Spring.
Jeudi 4 juin (suite)
A Porcelain Basin, sans doute le lieu le plus actif du parc, il y a des dizaines de petits geysers, sources, piscines qui n'ont pas de noms autres qu'un numéro. De plus, ça bouge sans arrêt, les uns meurent, les autres naissent... Au premier plan, Colloidal Pool.
Vendredi 5 juin
Lamar Valley. Il y a beaucoup de monde sur la Beartooth Hwy, beaucoup de monde en tout genre : hommes, mais aussi Bighorn Sheep (celui-ci je le soupçonne de poser pour la postérité tous les jours au même endroit, sous son arbre, indifférent, le regard perdu sur la – très lointaine – ligne bleue des Vosges...).
Samedi 6 juin
Prévisions pour la journée : pluie et neige… D’ailleurs il fait un temps d’hiver. Lower Terraces. Les terrasses ont semble-t-il beaucoup changé en dix ans. Au premier coup d’œil, leur blancheur de nacre a fait place à un gris cendre – la différence est la même qu’entre le corail vivant ou mort –, on se croirait dans une cimenterie (mais les merveilles se cachent…). Elles se sont formées par accumulation de travertin (composé d’aragonite et de calcite), mais tandis que le corail progresse de 1 mm par an, le travertin, lui, croit de 5 mm par jour – ce sont les sources, en se tarissant, qui provoquent la « mort » du calcaire. Ici, comme ailleurs dans le parc, les couleurs sont données par les thermophiles, mais on pense désormais que la croissance fulgurante du travertin serait due à la présence de ces micro-organismes dans l'eau.
Samedi 6 juin (suite)
UpperTerraces. La route sinue dans les bois, dans lesquels sont cachées des formations qui ne ressemblent en rien aux terrasses du bas. Par exemple Orange Spring Mound, t° 157 °F (70 °C): son nom vient du fait que la source étant moins chaude que les autres à Mammoth, elle permet aux cyanobactéries orange de se développer.
Gibbon Geyser Basin. Artist Paint Pots. Le chemin longe de petites mares de boue glougloutantes crémeuses à souhait. Je prends les bulles qui crèvent à la surface en rafale et en les regardant, plus tard, nous avons la surprise de voir des choses étonnantes, notamment celle-ci, la plus belle!
Après avoir bientraîné à photographier tout ce qui me tombait sous l'objectif, je rejoins le parking au pas de course. Comme il est encore tôt nous allons essayer de nous rapprocher de Salt Lake. West Yellowstone. Nous prenons de l’essence puis une carte de l’Idaho au Visitor Info. Sous la pluie encore et toujours, comme pour la majeure partie des Etats-Unis d’après ce que nous pouvons voir à la météo, nous roulons sur la Hwy 20 puis l’I 15 en direction d’Ashton, Idaho Falls, Blackfoot et enfin Pocatillo, jolie petite ville cernée de collines verdoyantes, qui elles aussi ont apparemment reçu leur ration d’arrosage. Nous nous arrêtons au Super 8 qui est très bien. C’est tout juste si nous arrivons à sortir de la voiture et à sortir nos sacs avec les trombes d’eau qui s’abattent de toute part. Courses au Wal Mart ; repas bio dans la chambre, passé par le micro-ondes de l’office, au chaud et au sec !
Dimanche 7 juin
Il a plu toute la nuit – qui pour moi a été très mauvaise – et ce matin il pleut encore à seaux, bloquant toute une armée de motards du Saskatchewan dans les canapés de l’office. Nous quittons Pocatello par la I 15 quasi inondée ; on ne voit pas plus le paysage alentour que sur la Route n° 1 entre Morro Bay et San Francisco… Nous nous sommes rendu compte d’une chose : les Américains ne courent jamais sous la pluie. Qu’ils soient en short, T-shirt et tongs, ils conservent sous les déluges glacés la même allure relax… Salt Lake City est encore une ville qui s’étiiiiiiire à n’en plus finir, du nord au sud. Nous la visiterons une autre fois. Aujourd’hui le temps nous manque car nous comptons aller à Antelope Island – la plus grande des dix îles que compte le Great Salt Lake – puis rendre le TrailBlazer à l’aéroport à 19 heures. Nous prenons la sortir 332 puis la longue ligne droite reliant l’île à la terre. Entrée 9 $, le pass n’est pas accepté. Les eaux lisses du Great Salt Lake sont colonisées par des centaines de canards noirs et de mouettes. Nous nous arrêtons pour pique-niquer à Bridger Bay, mais à peine sortis de la voiture, une nuée de moucherons nous assaillent. Les milliers d'oiseaux qui arpentent l'île ou la survolent en sont sans doute responsables. La table est d'ailleurs décorée de guano du plus effet mais pas des plus appétissants. Si l'on ajoute le vent qui nous fait dresser les cheveux sur la tête, l'unique aire de pique-nique de l'île laisse à désirer. tout en mangeant mon sandwich, je m'approche de la rive et aperçois une de ces drôles de boule qu'on appelle des Tumbleweeds (« herbe qui tourne »).
Très belle île sauvage et désertique dans les tons pastel de rose, de brun et d’orange. De l’extrémité de Bull Point, nous voyons arriver un immense nuage sombre comme la nuit, droit sur nous ! De l’extrémité de Bull Point, où nous observons quelques-uns des six cents bisons qui peuplent l'île, nous voyons arriver un immense nuage sombre comme la nuit, droit sur nous ! Il faut dire que ça fait bien une heure que nous n'avons pas vu une goutte d'eau tomber du ciel... Nous apercevons un mule deer (un cerf mulet, ceux qui ont de grandes oreilles) au milieu des genêts et des tamaris, mais je n'ai pas le temps de le prendre en photo, il a déjà disparu dans la végétation. Un rayon de soleil se pose sur l'eau juste en face de nous.
Il est temps maintenant de quitter Antelope où nous ne regrettons vraiment pas d'être venus. Sur la route de l’aéroport, les ennuis commencent : un voyant s’allume au tableau de bord indiquant que nous avons un problème de pneu. Il ne manquait plus que ça ! Soit nous avons crevé, soit, comme sur la Laguna, c’est une baisse de pression, mais nous ne pouvons nous arrêter. Comble de malchance, nous devons rendre le réservoir vide, donc nous avons calculé assez juste, mais il y a d’énormes embouteillages qui nous font rouler au pas alors que nous sommes, bien qu’à Salt Lake, à une quarantaine de kilomètres. Nous finissons par trouver une voie de dégagement et vérifions le pneu qui n’a pas l’air plus dégonflé que les autres. Ouf ! Nous arrivons enfin à La Quinta Inn, toujours très très bien. 64$ taxes comprises. Nous partons rendre le 4 x 4 à l’aéroport distant de trois miles puis passons un coup de fil pour que la navette de l’hôtel vienne nous chercher.
Lundi 8 juin
Réveil à 5 h 30. Dans la grande salle du petit déjeuner, quelques personnes sont déjà attablées. Je mange une gaufre, l’estomac un peu serré à l’idée de repartir – et aussi de prendre l’avion. 6 heures, la navette est là, nous nous serrons à l’intérieur, fin du voyage…
Avis sur deux itinéraires possibles en quinze jours dans l'Ouest américain? English translation pending
Bonsoir à toutes et à tous,
Malgré le nombre important de sujets consacrés à l'Ouest américain, j'ose quand même solliciter vos avis concernant un séjour de 15j qui s'étalerait idéalement du 1/06 au 16/06.
En fait j'hésite entre deux itinéraires possibles et j'ai vraiment du mal à faire mon choix...
01/06: Arrivée à Las Vegas 02/06: Las Vegas 03/06: Las Vegas - Zion (nuit à Springdale) 04/06: Zion - Bryce Canyon 05/06: Bryce Canyon 06/06: Bryce Canyon - Moab via Capitol Reef 07/06: Moab 08/06: Moab 09/06: Moab - Monument Valley (avec Mulley Point, Valley Of the God, Gooseneck) 10/06: Monument Valley - Page 11/06: Page 12/06: Page - Grand Canyon 13/06: Grand Canyon - Las Vegas 14/06: LV - Death Valley 15/06: Death Valley - Las Vegas 16/06: Las vegas
Ou Alors 🙂
01/06: Arrivée à San Francisco 02/06: San Francisco 03/06: San Francisco 04/06: SF - Yosemite 05/06: Yosemite 06/06: Yosemite - Mammoth Lakes via Tioga Road 07/06: Mammoth Lakes - Las Vegas (Death Valley ??) 08/06: Las Vegas 09/06: Las Vegas - Zion (nuit à Springdale) 10/06: Zion - Bryce Canyon 11/06: Bryce Canyon - Page 12/06: Page - Monument Valley (+ gooseneck et mulley point) 13/06: Monument Valley - Page 14/06: Page - Grand Canyon 15/06: Grand Canyon - Phoenix (passage à Sedona) 16/06: Phoenix
Le premier itinéraire semble moins gourmand en route mais peut être moins varié au niveau de paysages traversés. Mais le deuxième trajet est il de son côté réaliste ? Aller à Yosemite ou Moab ?? Bref je suis un peu perdu...
C'est pourquoi toutes vos suggestions sont les bienvenues !!! Merci 😉
Malgré le nombre important de sujets consacrés à l'Ouest américain, j'ose quand même solliciter vos avis concernant un séjour de 15j qui s'étalerait idéalement du 1/06 au 16/06.
En fait j'hésite entre deux itinéraires possibles et j'ai vraiment du mal à faire mon choix...
01/06: Arrivée à Las Vegas 02/06: Las Vegas 03/06: Las Vegas - Zion (nuit à Springdale) 04/06: Zion - Bryce Canyon 05/06: Bryce Canyon 06/06: Bryce Canyon - Moab via Capitol Reef 07/06: Moab 08/06: Moab 09/06: Moab - Monument Valley (avec Mulley Point, Valley Of the God, Gooseneck) 10/06: Monument Valley - Page 11/06: Page 12/06: Page - Grand Canyon 13/06: Grand Canyon - Las Vegas 14/06: LV - Death Valley 15/06: Death Valley - Las Vegas 16/06: Las vegas
Ou Alors 🙂
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Le premier itinéraire semble moins gourmand en route mais peut être moins varié au niveau de paysages traversés. Mais le deuxième trajet est il de son côté réaliste ? Aller à Yosemite ou Moab ?? Bref je suis un peu perdu...
C'est pourquoi toutes vos suggestions sont les bienvenues !!! Merci 😉