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Croisière sur le Nil: possibilité de sortir des groupes ou pas? English translation pending
Bonjour,
D'avance merci à toutes celles et tous ceux lisant notre demande et ayant la gentillesse de nous répondre.
Cet été, nous ne disposons que d'une semaine pour nous offrir un petit tour quelque part et ce au départ de Lyon (aucune envie de rejoindre Paris pour prendre un vol, cela nous suffit avec celui nous permettant de venir en métropole). Après moult tergiversations, nous envisagons l'Egypte. Après quelques années orientées grands paysages, nous avons envie d'un peu de belles pierres !
Nous sommes très peu fan des voyages organisés et de groupe. Mais pour aller en Egypte, en une semaine, au départ de Lyon, nous n'avons pas le choix. Nous avons deux options: Look et Marmara ou sinon nous n'irons pas cette année. Et comme l'envie est grande... et que les prix nous semblent corrects (entre 750 et 950 euros la semaine selon les prestations).
Nous avons bien compris que les bateaux-hôtels ne sont pas toujours extra. Nous avons dormi dans des endroits plus que sommaire et n'avons pas l'habitude du luxe. Donc cela devrait le faire. Idem pour la nourriture qui n'est guère un de nos objectifs en voyage, surtout pour une semaine.
Après avoir parcouru pas mal de pages de ce forum et de divers sites perso, nous avons quelques interrogations avant de nous lancer dans un type de voyage qui nous fait un peu peur par son côté "tous ensemble au même endroit au même moment".
Question1 En été, devons-nous nous attendre à une quirielle de bateaux-hôtels les uns derrière les autres ou à un faible nombre de bateaux en activité ?
Question 2 Lors des excursions programmées est-il possible de sortir du groupe et de rentrer par ses propres moyens au bateau ? Cela nous permettrait d'avoir plus de temps sur les sites et d'éviter les arrêts gifts-shops et autres ateliers "spécial touristes". Nous savons que ce sera un coût supp.
Question 3 Sur place peut-on trouver des petites agences pour faire en groupe restreint la visite d'Abou Simbel ? Puisque c'est en supplément; nous préfèrerions l'envisager autrement qu'en grand groupe.
Question 4 Dans toutes les croisières, il y a une journée complète de navigation entre Assouan et Louxor. Est-il possible de la remplacer par une excursion entre Assouan et Louxor ou éventuellement un saut au Caire (totale conscience que ce sera un survol absolu) ? Nous n'avons guère envie de passer une journée complète bloqués sur un bateau.
Il y aura probablement d'autres questions par la suite...
Inutile de nous dire qu'à nous lire, ce type de voyage ne semble pas pour nous, nous en avons conscience (nous l'avons déjà fait, au Mexique, dans des circonstances identiques).
Madikéra www.lesvoyagesdemadikera.fr
D'avance merci à toutes celles et tous ceux lisant notre demande et ayant la gentillesse de nous répondre.
Cet été, nous ne disposons que d'une semaine pour nous offrir un petit tour quelque part et ce au départ de Lyon (aucune envie de rejoindre Paris pour prendre un vol, cela nous suffit avec celui nous permettant de venir en métropole). Après moult tergiversations, nous envisagons l'Egypte. Après quelques années orientées grands paysages, nous avons envie d'un peu de belles pierres !
Nous sommes très peu fan des voyages organisés et de groupe. Mais pour aller en Egypte, en une semaine, au départ de Lyon, nous n'avons pas le choix. Nous avons deux options: Look et Marmara ou sinon nous n'irons pas cette année. Et comme l'envie est grande... et que les prix nous semblent corrects (entre 750 et 950 euros la semaine selon les prestations).
Nous avons bien compris que les bateaux-hôtels ne sont pas toujours extra. Nous avons dormi dans des endroits plus que sommaire et n'avons pas l'habitude du luxe. Donc cela devrait le faire. Idem pour la nourriture qui n'est guère un de nos objectifs en voyage, surtout pour une semaine.
Après avoir parcouru pas mal de pages de ce forum et de divers sites perso, nous avons quelques interrogations avant de nous lancer dans un type de voyage qui nous fait un peu peur par son côté "tous ensemble au même endroit au même moment".
Question1 En été, devons-nous nous attendre à une quirielle de bateaux-hôtels les uns derrière les autres ou à un faible nombre de bateaux en activité ?
Question 2 Lors des excursions programmées est-il possible de sortir du groupe et de rentrer par ses propres moyens au bateau ? Cela nous permettrait d'avoir plus de temps sur les sites et d'éviter les arrêts gifts-shops et autres ateliers "spécial touristes". Nous savons que ce sera un coût supp.
Question 3 Sur place peut-on trouver des petites agences pour faire en groupe restreint la visite d'Abou Simbel ? Puisque c'est en supplément; nous préfèrerions l'envisager autrement qu'en grand groupe.
Question 4 Dans toutes les croisières, il y a une journée complète de navigation entre Assouan et Louxor. Est-il possible de la remplacer par une excursion entre Assouan et Louxor ou éventuellement un saut au Caire (totale conscience que ce sera un survol absolu) ? Nous n'avons guère envie de passer une journée complète bloqués sur un bateau.
Il y aura probablement d'autres questions par la suite...
Inutile de nous dire qu'à nous lire, ce type de voyage ne semble pas pour nous, nous en avons conscience (nous l'avons déjà fait, au Mexique, dans des circonstances identiques).
Madikéra www.lesvoyagesdemadikera.fr
Ouest américain 2009: à la découverte de nouveaux sites en dehors des sentiers battus (Partie n°5) English translation pending
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
JOUR 15 : de Cottonwood Canyon Road à Cannonville
La météo ayant annoncé un temps pluvieux à partir de cet après-midi, je ne dois pas traîner si je veux pouvoir réaliser la randonnée prévue ce jour (Red Slot) avant l’arrivée du mauvais temps. En remontant la Cottonwood Canyon Road, qui devient vite impraticable pendant ou après la pluie même en 4x4, je ne ferai donc pas l’exploration dans le secteur de Castle Rock que j’avais prévue initialement pour la matinée 🙁.
Je ne résiste tout de même pas à prendre la piste BLM 430 qui monte à un col d’où la vue sur tout le secteur est superbe, notamment sur Yellow Rock qui se trouve juste en face.


Ces dernières années j’ai déjà pris plusieurs fois cette piste secondaire assez impressionnante car étroite et très pentue, mais cette année je suis surpris par son état qui s’est sensiblement dégradé. Elle est nettement plus défoncée qu’avant et je suis content de disposer d’un SUV performant avec une bonne hauteur de caisse pour parvenir sans encombre jusqu’au col.
En admirant le paysage, je me remémore un événement peu glorieux qui s’était produit ici même lors de mon voyage de 2005. J’avais décidé de faire du camping sauvage au niveau de ce col pour pouvoir à la fois bénéficier du coucher et du lever de soleil à partir de cet endroit stratégique. Par ce jour particulièrement venteux, j’étais sorti du SUV pour vérifier que l’endroit était adéquat pour y camper et j’avais machinalement refermé la portière pour éviter que ma documentation papier et mes cartes ne s’envolent, en laissant bêtement les clés sur le siège du conducteur. J’avais immédiatement réalisé ma funeste erreur en entendant le bruit caractéristique du verrouillage de tout le véhicule 😕. Je me demande encore comment cela s’est produit : avais-je touché sans m’en apercevoir le bouton de verrouillage situé sur l’accoudoir de la portière en sortant ? Avais-je appuyé sur le bouton de verrouillage du blip sur le porte-clé en le posant sur le siège ? Mystère… Toujours est il que je n’étais pas fier de me retrouver en fin de journée à l’extérieur de mon véhicule verrouillé, seul dans un endroit isolé où personne ne passe, simplement en T-shirt alors qu’il commençait déjà à faire frais. C’est mon aversion pour la climatisation qui m’a sauvé de cette situation délicate, car j’avais roulé avec ma fenêtre entrouverte de 3 ou 4 centimètres et je ne l’avais pas refermée. En cherchant dans les environs, j’avais trouvé un morceau de fil de fer barbelé provenant d’une ancienne clôture et, après en avoir aplati tant bien que mal les barbelés à coups de pierre et en avoir tordu le bout en forme de crochet, j’avais été à la pêche au porte-clé à travers l’ouverture de la fenêtre. Je peux vous assurer que cela n’a rien de facile, surtout dans la pénombre, d’abord pour amener le crochet sur sa cible puis arriver à le tourner dans le bon sens pour qu’il se glisse dans l’anneau du porte clé. Et une fois que c’est fait, la lente remontée du porte-clé semble interminable de crainte de le laisser tomber entre le siège et la portière dans un endroit inaccessible. Mais quand on le tient avec deux doigts crispés passés dans la fenêtre entrouverte, quel soulagement 🙂 !
Depuis, je ne suis plus jamais sorti de mon véhicule sans mettre immédiatement la clé dans ma poche et avant de refermer la portière, même pour prendre une photo ou admirer un point de vue, je tâte compulsivement cette poche pour vérifier que la clé s’y trouve bien.
Quelques miles plus au nord, je fais une pause photo en abordant la partie la plus colorée de la Cottonwood Canyon Road, celle qui est surnommée Candyland et est généralement considérée comme le plus beau spot de cette piste. Aujourd’hui, le ciel partiellement couvert qui filtre la lumière écrasante du soleil permet aux belles couleurs dans les tons de rouge de bien ressortir.




Avant d’entamer la dernière partie de la Cottonwood Canyon Road, l’imposante Grosvenor Arch (dont l’accès est aménagé) mérite également un arrêt.

Arrivé près de Kodachrome Basin State Park, compte tenu du ciel qui devient de plus en plus nuageux je dois décider si je maintiens ou non la randonnée assez longue prévue pour visiter le slot canyon que Michael Kelsey appelle Red Slot. S’il se met à pleuvoir (ce ne sont pas des orages qui sont prévus mais une simple pluie), ce n’est pas la marche dans le large wash ni la visite du très court slot canyon sans obstacles qui m’inquiètent mais plutôt les 2 premiers miles de la piste qui est argileuse à cet endroit et comporte la traversée du Rock Springs Creek, ce qui pourrait poser problème au retour même en 4x4. Comme le reste de la piste jusqu’au trailhead est sableux et restera donc praticable même mouillé, je maintiens la randonnée.
Celle-ci n’est pas spécialement enthousiasmante car après être descendu du plateau il faut suivre un long wash plutôt monotone même si l’environnement sauvage contribue au sentiment de solitude.
Sur la dernière partie, quelques portions de slickrock rendent la progression plus intéressante.



Il s’y trouve même des formes et des couleurs esthétiques.


Le lit de slickrock ocre du wash s’interrompt brusquement pour laisser place à une faille de roche wingate rouge dont le fond se trouve une cinquantaine de mètres plus bas, offrant une vue surplombante en enfilade qui est inhabituelle pour un slot canyon.
Les 2 petites buttes de slickrock rouge que l’on voit au loin sont les points de repère pour trouver l’entrée du slot canyon.


Après un détour dans un environnement coloré et la recherche d’une descente pas trop pentue sur le slickrock, j’atteins l’entrée du slot canyon.


Si Red Slot est assez impressionnant compte tenu de sa hauteur, il n’offre pas de lumière réfléchie ni de rais de lumière tels qu’on peut en admirer dans d’autres slots canyons comme Antelope Canyon. Mais les nuages qui commencent à s’accumuler sont aussi sûrement pour quelque chose dans ce manque de lumière intéressante.



C’est au niveau de la petite portion de ciel que l’on voit sur la photo ci-dessous que je me trouvais quelque temps plus tôt quand je surplombais le slot canyon.


Je ne traîne pas dans Red Slot car il me reste à trouver dans le secteur un hoodoo isolé surnommé « Sam Pollock Hoodoo » du nom du gardien de troupeaux de moutons qui y a gravé son nom dans les années 1930.
Cet élégant hoodoo rouge est entouré de beaux cactus jaunes, alors qu’il n’y en a pas dans les environs immédiats, comme s’ils avaient été plantés là pour le mettre en valeur.



La signature encore lisible atteste qu’il s’agit bien du hoodoo en question.

Le ciel s’obscurcit de plus en plus, aussi je marche d’un bon pas pour le retour, en me félicitant d’avoir pris des repères à l’aller pour retrouver l’endroit où il faut quitter le wash pour remonter sur le plateau où m’attend mon véhicule. Au total, randonnée et visite sur place m’auront demandé plus de 5 heures dans un secteur isolé où je n’aurais vu personne et seulement une ancienne trace de pas.
La pluie commence à tomber doucement quand j’atteins la partie argileuse de la piste qui reste encore praticable. Je me rends à Kodachrome Basin SP mais le ranger me signale que le camping (avec douches chaudes) est complet, aussi je ne retourne pas dans ce State Park que je connais déjà bien et qui aujourd’hui ne bénéficie pas d’une lumière favorable.

Entre Kodachrome Basin SP et Cannonville, je me balade un peu au hasard. Je remarque une roulotte ancienne dans une propriété. Je me rends à la maison à proximité pour demander l’autorisation de photographier la roulotte. Un rude gaillard d’au moins 1,90 m ouvre la porte, le visage buriné et pas spécialement avenant, habillé comme un cow-boy avec le stetson vissé sur la tête. Il me répond que j’ai bien fait de venir lui demander l’autorisation d’entrer sur sa propriété car « sinon »… et il mime le geste de celui qui tire avec une carabine (probablement une Winchester !) 😮. Je me demande s’il est sérieux et si j’ai affaire à un véritable redneck sourcilleux et prompt à utiliser son arme chérie ou bien si mon interlocuteur en rajoute volontairement dans le style cow-boy légendaire face au touriste étranger que je suis. Je penche pour la seconde hypothèse car le cow-boy me propose spontanément de me montrer l’intérieur de la roulotte qu’il est en train de finir de restaurer. Il s’agit d’une roulotte de gardien de troupeaux de moutons (aurait-elle été utilisée par Sam Pollock ?) et je suis surpris par son aménagement intérieur (respectant strictement l’équipement d’origine me précise mon interlocuteur), assez complet et optimisé comme dans certaines caravanes, offrant un confort bien supérieur à celui des chariots de pionniers. Je discute un moment avec le cow-boy qui s’avère aimable même si aucun sourire ne viendra éclairer son visage.

D’une manière générale, les américains n’apprécient pas que l’on fasse une intrusion sur leurs terres et le font savoir clairement.

Un peu plus loin, au détour d’une courte piste, je tombe sur un vieux mobile-home délabré qui semble dater d’au moins une cinquantaine d’années.

En sortant pour évaluer si cet endroit sera convenable pour un bivouac dans mon SUV, je suis frappé par une odeur entêtante mais très agréable qui embaume l’atmosphère. Comme c’est la première pluie depuis longtemps, celle-ci fait s’exhaler des parfums de plantes, d’arbustes et de fleurs qui se mélangent harmonieusement. Je me balade tout autour juste pour le plaisir d’humer ces bonnes odeurs et essayer de distinguer d’où elles proviennent exactement.
La pluie fine ayant quasiment cessé, pour terminer la journée je me décide pour la courte balade de Mossy Cave dans la partie Est de Bryce Canyon (côté Tropic). Comme espéré, les couleurs du slickrock et du sol ont été ravivées par la pluie et la douce lumière qui filtre à cette heure tardive créée une ambiance particulière, d’autant qu’il n’y a plus personne aux alentours car tout le monde dîne ou a déjà dîné.



En revenant sur Tropic, un ultime rayon de soleil éclaire Powell Point d’une lumière magique pendant quelques dizaines de secondes.

Après plusieurs jours de camping sauvage et avec l’arrivée de la pluie, ce soir je n’ai plus envie de mon frugal pique-nique mais plutôt d’une bonne pizza bien garnie ! La petite pizzeria de Tropic fera l’affaire mais, compte tenu de l’heure, quand j’y entre les derniers clients en sortent. Bien que la serveuse soit aussi charmante que souriante, je ne peux m’empêcher de penser que manger seul dans une salle de restaurant vide sera un peu tristounet. Mais à peine ai-je passé commande de ma pizza que la serveuse vient discuter avec moi car elle a reconnu mon accent frenchy prononcé qui lui rappelle un agréable séjour en Europe effectué quand elle était à la high school. Aujourd’hui étudiante à l’université de Cedar City, elle découvre les randonnées dans la région avec son boyfriend, aussi se retrouve-t-elle rapidement assise à ma table pour discuter de mon sujet de prédilection et noter les quelques idées de randonnées hors des sentiers battus que je lui conseille… et c’est le cuisinier qui vient directement m’apporter ma pizza quelque peu oubliée. Quand j’ai terminé de manger, l’aimable demoiselle revient pour continuer de discuter et regarder sur l’écran de mon Nikon les photos stockées sur la carte mémoire. Finalement, ce dîner aura été bien loin d’être tristounet comme je pouvais le craindre 😉.
Je retourne à l’endroit du mobile-home un peu trop délabré pour que je puisse passer une nuit à l’intérieur à la mode « Into the wild » et je m’endors dans mon SUV en espérant que la pluie ne sera pas trop présente les jours à venir.
JOUR 16 : de Pink Cliffs à Escalante
Dès le réveil, je peux constater que ce sera une « petite journée » à cause du mauvais temps toujours bien présent après une nuit pluvieuse et pour une fois je prends mon temps. Pas de randonnées possibles dans le wilderness aujourd’hui, il faut donc que j’active un « plan B » dans le secteur car je ne peux pas modifier mon planning en raison d’un rendez-vous le soir même à Escalante avec des amis.
C’est l’occasion de faire un tour aux points de vue des Pink Cliffs, situés au sud-ouest de Bryce Canyon et accessibles par une gravel road empierrée qui ne devrait pas poser de problèmes même détrempée.
Celle-ci longe notamment le Tropic Reservoir.

Ensuite, je dois me traîner pendant des miles à la vitesse de l’escargot (c’est de circonstance…) derrière un convoi de trailers (caravanes tractées par des pick-up) impossible à doubler sur cette piste.
Les points de vue sont accessibles via des petites pistes secondaires qui partent de la gravel road. La première que je tente est trop boueuse et je dois rebrousser chemin. La seconde, plus pentue mais rocailleuse avec moins de risques d’enlisement, me conduit très lentement à un point de vue sur des formations rocheuses dans le style de Bryce Canyon, tout proche à vol d’oiseau.


Malheureusement, je peux aussi constater que le mauvais temps s’accentue et que la petite pluie fine actuelle va bientôt se transformer en grosses averses 🙁, aussi je décide de rejoindre les routes goudronnées et la civilisation sans explorer le secteur plus avant.
Sous une pluie battante, je fais un arrêt à une bakery qui jouxte un motel sur la Highway 12 (tout près de la bifurcation pour Bryce Canyon) et je me console avec de délicieux cookies frais au chocolat. Miam miam 🙂 ! Ensuite, j’occupe mon temps comme je le peux à l’immense boutique du Ruby’s Inn (qui propose aussi bien des souvenirs, que des habits, des livres et tout ce qu’il faut pour le camping) puis au vaste Visitor Center de Bryce Canyon.
A la première éclaircie, malheureusement de courte durée, je vais faire un saut à Sunset Point car, même si je ne compte plus mes visites à Bryce Canyon, je ne me lasse jamais de ses hoodoos colorés et aujourd’hui la pluie a permis de bien en faire ressortir les couleurs.

Puisqu’il se met encore à pleuvoir, je m’installe dans mon SUV sur le parking en face du campground près du Ruby’s Inn (dont la connexion Wifi n’est pas protégée, contrairement à celle du motel), et j’en profite pour consulter mon courrier électronique et envoyer quelques mails avant de faire un petit tour sur Voyage Forum 😇 !
La pluie finit par cesser et, même si le ciel reste nuageux, le soleil fait une timide apparition. Ayant une furieuse envie de me dégourdir les jambes, j’ai alors l’idée de faire un tour à Willis Creek, car je me souviens que la portion de piste qui y mène n’est pas argileuse et devrait être praticable même trempée. Quant aux Narrows, ils sont formés de courtes sections non piégeuses a priori et il n’y coule généralement que peu d’eau même en cas de pluie.
Malgré la lumière trop douce pour être vraiment photogénique, j’apprécie cette balade tranquille qui suit un filet d’eau et permet d’apprécier les formes et les textures originales que prend la roche de ce canyon étroit (à conseiller pour une visite familiale).






Après cette balade agréable, je passe à Tropic pour improviser une visite aux propriétaires de l’ex « Francisco’s Bed & Breakfast » où je suis allé plusieurs fois entre 1998 et 2003, avec ma femme, ma fille ou bien mon père. Nos hôtes, Francisco et sa femme, qui demandaient qu’on les appelle Grand Pa et Grand Ma, nous accueillaient chaleureusement comme des membres de leur famille dans l’une des 2 chambres d’invités de la maison qu’ils avaient construite de leurs propres mains.
Le soir, à la fraîche sous le porche, nous discutions longuement, Grand Ma et Grand Pa nous racontant la rude vie dans cette région de l’Utah avant qu’elle ne devienne si touristique grâce au parc de Bryce Canyon. Les histoires de Grand Pa m’intéressaient d’autant plus que lui et ses parents avaient été les tout derniers habitants de Pahreah, le petit village qui existait auparavant à proximité de l’Old Paria Movie Set implanté là-bas en raison des superbes badlands environnantes. Sa famille et lui avaient dû abandonner Pahreah en raison des flash floods de la Paria River qui dévastaient régulièrement le secteur, mais il en avait conservé des photos noir et blanc qu’il a données aux rangers et que l’on peut aujourd’hui voir reproduites sur les panneaux explicatifs du Paria Movie Set. Parmi les photos qu’il nous montrait quand on logeait au Bed & Breakfast, je me souviens particulièrement de celle où il posait fièrement à cheval avec ses amis sur le sommet de Yellow Rock (où je ne me suis rendu que plusieurs années plus tard), preuve de ses capacités de cavalier émérite compte tenu de la difficulté d’accès du lieu. Ce sont ses qualités de cavalier, notamment celle peu fréquente de pouvoir monter à cru un cheval galopant, qui lui valaient systématiquement un rôle de figurant pour jouer un Indien lors des tournages effectués au Paria Movie Set, en dépit du fait qu’il arborait des yeux bleus et une stature à la John Wayne qui auraient dû lui valoir le rôle d’un cow-boy.
Derrière le Bed & Breakfast, Francisco avait conservé une mini-ferme où il élevait des chevaux, des chèvres, un peu de bétail et des volailles. Si des enfants faisaient partie des invités, il leur proposait d’aller nourrir les animaux, traire les chèvres puis donner le lait fraîchement tiré aux petits chevreaux, ce qui plaisait beaucoup à notre fille Flora qui a ainsi trait une chèvre pour la première (et unique) fois, comme le montre cette photo prise en 2002.

Francisco et sa femme ont dû abandonner à contrecœur leur activité de Bed & Breakfast en raison de problèmes de santé qui expliquent qu’aujourd’hui je ne verrai pas Grand Ma en convalescence à Saint George. Mais Francisco m’accueille toujours aussi chaleureusement et nous passons une demi-heure à nous remémorer quelques souvenirs et à nous donner des nouvelles de nos familles respectives.
Je prends ensuite la route pour la petite ville d’Escalante où mes amis Harriet et Philip, qui tiennent la Serenidad Gallery à côté du motel Prospector Lodge, m’attendent pour le dîner.
C’est grâce à Laurent Martres que j’ai fait la connaissance de Harriet et Philip au tout début des années 2000, lors d’une livraison de photos grand format et de guides Photographing the Southwest, car ce sont eux qui ont les premiers exposé les photos de Laurent dans leur galerie et l’ont poussé à se lancer complètement dans le business photographique. Le succès qu’il a ensuite rencontré prouve qu’ils ont « eu du nez » ! Depuis, je leur rends visite chaque année, souvent accompagné de ma femme Elisabeth, et nous avons toujours plaisir à les revoir 🙂. Philip est peu expansif mais son vécu dans plusieurs Etats où il a exercé des métiers très différents est révélateur de l’esprit d’adaptation américain. Harriet, très chaleureuse et qui a le cœur sur la main, est une artiste qui pratique (entre autres) avec talent la peinture sur céramique. Bien qu’ayant atteint l’age de la retraite, ils continuent à tenir la galerie Serenidad, autant pour en tirer un revenu de complément qui leur permet de rénover la maison qu’ils ont achetée à Escalante que pour conserver une activité amenant des contacts humains avec l’extérieur.
Après le dîner et avant de rejoindre la chambre d’amis dans le confortable « trailer » (vaste mobile home dont la surface habitable est plus grande que notre appartement familial en France) situé derrière la galerie Serenidad, je consulte la prévision météo des jours suivants qui est désastreuse 😕. Pour le lendemain, je me réjouis cependant du repas familial prévu avec Winnie (la mère d’Harriet) et Harriet m’apprend qu’il y aura une animation en ville l’après-midi et le soir, ce qui tombe bien puisqu’en raison de la pluie je vais devoir supprimer la randonnée planifiée initialement.
JOUR 17 : Escalante
Au réveil, j’entends la pluie tomber sur le toit du trailer mais le moral remonte grâce au délicieux petit déjeuner complet à l’américaine qu’a préparé Harriet, avec une majorité de produits locaux dont des œufs biologiques que lui a offerts une de ses amies (qui assure actuellement un remplacement en tant que « host » à la Calf Creek Recreation Area) sachant qu’elle avait un invité.
Philip et Harriet me font visiter leur jolie maison dans Escalante, qu’ils rénovent et aménagent progressivement, Philip faisant le maximum de travaux par lui-même. Il y fait un travail remarquable, cette maison où ils vont bientôt emménager va être très « cosy », confortable et joliment décorée.
En attendant l’arrivée de Winnie et de l’un de ses fils (John, frère d’Harriet installé en Californie) qui viennent en voiture de Cedar City, je décide d’aller photographier le panel de pictographs surnommé « Circle of Friends », que je connais déjà et qui ne devrait a priori pas poser de problème d’accès malgré la pluie puisqu’il ne nécessite que moins de 2 miles de conduite sur une bonne piste sur laquelle même une berline classique peut rouler habituellement à plus de 40 miles à l’heure. Mais, arrivé sur la piste, je déchante vite car si par temps sec son revêtement est compact et bien égalisé comme celui d’une « gravel road », il est également argileux et se transforme en glaise avec la pluie. Non seulement la glaise devient une véritable patinoire mais elle s’accroche aux pneus en les recouvrant d’une épaisseur de plusieurs centimètres. Je dois conduire à moins de 10 miles à l’heure, bien au milieu de la piste, sans freiner et en touchant à peine au volant car le plus léger changement de direction ou la plus faible déclivité me font déraper de manière incontrôlée et m’attirent irrémédiablement vers le fossé. Heureusement que la distance à conduire est très courte car sinon j’aurais abandonné.
Le panel, peint sur un des blocs tombés au pied de la falaise, n’est pas du tout indiqué et il faut connaître son emplacement pour le trouver. Presque uniquement visité par des locaux, cela n’a pas empêché qu’il soit vandalisé par des idiots qui se sont crus obligés d’y graver leur nom 😠, notamment un certain Joseph qui affiche ainsi son irrespect et sa ridicule vanité pour les quelques centaines d’années à venir.


C’est la ronde des personnages se donnant la main qui fait l’originalité de ce panel et lui a valu son surnom de « Circle of friends ». Mais s’agit-il d’adultes et/ou d’enfants, d’une famille ou d’amis, ou bien d’un groupe participant à une cérémonie religieuse, nul ne le sait…

Je trouve quelque chose d’émouvant dans cette ronde de personnages se donnant la main et qui dansent peut-être au son de la flûte de ce qui semble être un Kokopelli (partiellement effacé) sur leur gauche.

De retour à Escalante après quelques glissades involontaires sur la piste, j’attends l’arrivée de Winnie et de John, en route depuis Cedar City où habite Winnie depuis qu’elle a quitté Escalante il y a environ deux ans (pour être moins isolée médicalement). Winnie est une dame exceptionnelle de plus de 90 ans que ma femme et moi avons la chance de connaître depuis le début des années 2000, puisque chaque année elle nous a invités quelques jours chez elle à Escalante ou à Cedar City et, même si nous randonnions seuls dans la journée, nous avons eu le plaisir de passer beaucoup de temps avec elle 🙂. Californienne d’origine et veuve d’un pasteur avec lequel elle a voyagé dans plusieurs pays durant des années (cela a sans doute contribué à sa grande ouverture d’esprit et à sa tolérance), ce qui la caractérise avant tout c’est son extrême gentillesse et sa bonté entièrement tournée au service des autres (elles s’est consacrée toute sa vie à aider les personnes âgées et les enfants « difficiles », elle continuait encore ces dernières années à Escalante), sa profonde empathie, ses valeurs morales (sans jamais faire de prosélytisme), son sens aigu de la psychologie et de la persuasion, mais aussi son humour presque malicieux. Bien que restant toujours modeste, Winnie accumule un nombre de connaissances et de compétences impressionnantes : elle a obtenu trois masters de grandes universités américaines (Education, Gériatrie et Théologie), elle est experte en botanique (elle a créé et a été présidente de plusieurs associations « Garden of Eden » pour l’acclimatation de plantes et de fleurs dans les différentes régions où elle a habité), elle possède une très large culture générale avec une expertise en arts et notamment en peinture (elle a créé une association pour initier les personnes âgées aux différentes formes d’art), c’est une pianiste émérite, elle est à l’aise avec les nouvelles technologies (elle a commencé à se mettre à l’informatique à 60 ans, dès la sortie du premier IBM PC sous MS/DOS en 1981 et maintenant, avec son PC dernier cri, elle réalise elle-même les news letters de ses associations) et elle utilisait un appareil photo numérique bien des années avant moi, sans oublier ses qualités de cuisinière dont nous avons maintes fois profité y compris pour les pique-niques (qu’elle agrémentait toujours de gâteaux qu’elle avait préparés). Toujours très « classe », avec un port altier malgré les années, impeccablement soignée et habillée (même quand on passe la voir à l’improviste), Winnie est parfaitement autonome et hyper active à plus de 90 ans et elle a toujours plein de projets ! Chaque fois que je la vois, je me demande comment quelqu’un peut accumuler tant de qualités et, même si ce n’est pas l’objet d’un carnet de voyage, je tenais par ces quelques lignes à témoigner publiquement de mon admiration, de mon respect et de mon amitié pour une des personnes les plus rares qu’il m’ait été donné de rencontrer.
Le monospace de Winnie entre sur le parking de la galerie Serenidad. Compte tenu de la météo pluvieuse et de la difficulté des routes sinueuses qui mènent de Cedar City à Escalante (en passant par les hauteurs de Cedar Breaks), je m’attendais à voir John au volant mais c’est Winnie qui descend de la place du conducteur, fraîche comme si elle venait de son ancienne maison d’Escalante à quelques blocs de là. En lui faisant le hug traditionnel, je m’étonne que ce ne soit pas John qui ait pris le volant et elle me répond avec un sourire désarmant et un léger clin d’œil 😉 : « Mais c’est ma voiture, pourquoi donc John aurait-il conduit ? » Sacrée Winnie !
Winnie a amené un plat (des travers de porc à l’ananas) et va préparer le reste du repas avec sa fille Harriet.

Pendant ce temps, je passe un coup de téléphone portable sur le parking du Prospector Lodge pour capter du réseau. M’ayant entendu parler français, une compatriote me demande un renseignement et de fil en aiguille j’apprends que c’est sa partenaire qui a préparé le voyage, avec notamment l’aide de OuestUsa.fr et de Voyage Forum, et que celle-ci s’appelle Laurence. Il s’agit de Laurence49b de VF, avec qui j’avais échangé quelques messages publics et privés pour la préparation de son voyage, et par un hasard amusant elle est justement dans la chambre du Prospector Lodge en train de consulter OuestUsa.fr pour trouver un « Plan B » compte tenu de la météo qui interdit les visites prévues. Après un échange trop court mais sympathique, je dois aller rejoindre mes amis pour déjeuner. Avec Laurence (depuis accompagnée de son célèbre Spartiate), nous aurons davantage le temps de discuter lors de notre rencontre à Moab en 2010.
La traditionnelle photo souvenir avec Philip, Winnie, Harriet et moi (merci John !) avant un excellent repas pris dans une chaleureuse ambiance familiale :

Cet après-midi, dans les locaux de la High School d’Escalante, il y a une présentation par un habitant local de la randonnée de Boulder Mail Trail qu’il a récemment réalisée à cheval avec quelques amis. Je suis d’autant plus intéressé qu’Elisabeth et moi avons fait il y a quelques années la première moitié de cette randonnée (la plus intéressante) en aller/retour car effectuer la totalité de la randonnée aurait nécessité de disposer de 2 véhicules ou d’un shuttle.
Nous nous y rendons avec Harriet. Dans le hall d’entrée de la High School, il y a quelques stands où des locaux vendent leur production artisanale. Parmi eux se trouve une vénérable Indienne Navajo venue vendre des bijoux ornés de turquoise. Je repère un bracelet qui me plaît pour mon épouse mais le problème est que la vieille dame dort du sommeil du juste ! Ce n’est pas grave, je ne vais pas la réveiller et j’achèterai le bijou après la présentation. J’en profiterai pour lui demander l’autorisation de la prendre en photo, ce qui ne pose généralement pas de problème pour un commerçant Navajo vendant dans un lieu public hors de la Réserve, à condition qu’on lui achète quelque chose bien entendu. En attendant, je ne résiste pas à la photographier telle quelle, assoupie derrière son petit stand. De retour en France, je ferai aussi une déclinaison en quasi noir et blanc de cette photo.


Une bonne trentaine de personnes assistent à la présentation, toutes sont locales à part moi. Le narrateur est un homme de plus de 80 ans que tout le monde semble connaître. Je le trouve excellent car il commente son diaporama avec un réel entrain, alternant descriptions, rappels historiques, suspens et humour (avec beaucoup d’autodérision). Il faut dire que le Boulder Mail Trail, qui est le chemin qui était emprunté pour amener courrier et provisions sur des mules avant que la route de Boulder à Escalante ne soit construite, n’est pas une randonnée de tout repos avec ses plus de 25 km sur des chemins sableux ou sur du slickrock, avec la traversée de trois dépressions dont le profond canyon de Death Hollow dans lequel il faut descendre sur une pente à pic de slickrock (voir la photo ci-dessous, de l’endroit où je l’ai prise il faut atteindre la pointe de verdure en bas à gauche) pour remonter l’équivalent de l’autre côté. A pied, c’est déjà impressionnant et il faut être très prudent pour ne pas faire un faux pas, alors imaginez en tenant par la bride un cheval ou des mules chargées ! Et dire que notre conteur a fait cette randonnée cavalière à plus de 80 ans ! Respect !

Les réactions étonnées de l’assistance et les questions posées montrent que personne (à part un outfitter et moi) ne semble avoir fait tout ou partie de cette randonnée pourtant classique, alors que son départ ne se situe qu’à 25 miles par la route et que son arrivée est tout près d’où nous sommes. Au premier abord cela me surprend mais, à la réflexion, si un intervenant venait où j’habite faire une présentation sur une belle randonnée en Vallée de Chevreuse ou dans la forêt de Rambouillet (qui se trouvent à une distance équivalente de mon domicile que le départ du Boulder Mail Trail l’est d’Escalante), je la découvrirais probablement aussi !
En sortant de la présentation, je suis déçu de constater que la vendeuse Navajo n’est plus là, donc plus d’achat du bijou ni de possibilité de faire un portrait photographique intéressant 😐.
Comme pratiquement chaque fois que je passe à Escalante, je vais saluer Catherine qui tient le Rainbow Country Bed & Breakfast sur une hauteur près de l’entrée est d’Escalante. Avant d’être accueillis chez Winnie, nous logions systématiquement au Rainbow Country Bed & Breakfast, en famille et même avec Laurent Martres, où nous avons beaucoup échangé et vraiment sympathisé avec Catherine qui est une personne formidable. Elle a quitté un poste de responsabilité à Salt Lake City pour tenir ce Bed & Breakfast, notamment pour respecter la promesse faite à son ancien propriétaire et ami proche quand celui-ci est décédé. J’ai conseillé le Rainbow Country Bed & Breakfast à plusieurs amis et forumeurs (n’hésitez pas à vous recommander de « Philippe » si vous y allez aussi) et tous ont apprécié l’accueil chaleureux de Catherine, son amabilité et sa disponibilité pour conseiller visites et randonnées dans le secteur, sans compter ses confortables chambres et aménagements (les invités disposent d’un jacuzzi et d’un sous-sol aménagé qui leur est réservé, avec même un billard américain !) et son remarquable petit déjeuner aussi copieux que délicieux. Il ne faut pas escompter un départ matinal si on loge chez Catherine car ce serait dommage de ne pas profiter tranquillement de ce moment privilégié et convivial autour d’une bonne table. Comme d’habitude, cette année nous avons plein de choses à nous dire et ma visite qui se voulait rapide durera près d’une heure.
Comme il pleut toujours, je traîne dans une boutique d’outfitter, jusqu’au moment où une éclaircie diffuse une belle lumière et fait apparaître un arc-en-ciel qui matérialise opportunément le nom du Bed and Breakfast de Catherine.



Les prévisions météo ne s’arrangeant pas, bien au contraire, j’organise un « Plan B » pour les deux jours à venir afin d’essayer d’échapper à la pluie en faisant une courte incursion à Zion NP et à la frontière du Nevada et de l'Arizona.
Winnie retourne à Cedar City avec John et c’est, comme à chaque fois, le cœur serré et la gorge nouée 😐 que je lui dis au revoir en espérant que j’aurai l’occasion de la rencontrer à nouveau toujours en bonne santé lors d’un prochain voyage.
Après un dîner frugal, Harriet et moi nous rendons de nouveau à la High School où est donnée dans l’amphithéâtre une représentation unique, préparée et jouée par les locaux pour les locaux, sur la vie et l’histoire d’Escalante. Même si je n’ai vu en ville aucune publicité pour cette représentation, cette fois-ci il y a bien plus d’une centaine de personnes et tout le monde semble se connaître (je suis quasiment certain d’être le seul touriste).
Tout le long de la soirée, un couple de narrateurs assure la présentation sous la forme d’un dialogue entre eux.

Un long sketch relate un concours de tir qui a réellement eu lieu ici à la fin du siècle dernier. Un tireur d’élite (ancien officier de l’armée) faisait le tour des villes et villages et prenait des paris sur le résultat du concours de tir qu’il organisait et dont il sortait systématiquement vainqueur. A Escalante, un local (présenté ce soir comme un redneck caricatural et clownesque pour faire rire l’assistance) a tenu le pari durant trois manches et devinez qui a gagné au final les 300 $ (une grosse somme pour l’époque) !


Après ce sketch humoristique, c’est la séquence « émotion » avec une évocation de la crise de 1929 à Escalante. Plusieurs membres de la communauté ont survécu grâce à la générosité de celui qui tenait le General Store : il avait su préserver ses économies en faisant les bons choix et faisait crédit à tous ceux qui n’avaient pas eu cette chance, sans grand espoir qu’ils le remboursent un jour. Comme en mai 2009 nous sommes aussi en pleine crise économique, cette évocation n’a pas été choisie par hasard…


Ensuite, se succèdent une série de petits sketches, de chansons, de danses, toujours interprétés par des locaux. Je remarque tout particulièrement un jeune homme qui participe très souvent et est fort doué pour faire le spectacle.
On l’avait vu chanter avec son père lors de l’évocation de la crise de 1929 (voir photo précédente), on le voit faire le pitre lors d’un sketch sur l’école…

… puis chanter avec ses frères et sa sœur…

… avant de participer à une danse endiablée (bien que ce qualificatif ne convienne pas vraiment pour des Mormons 😛).

Plusieurs familles viennent chanter a cappella…

… ainsi que les enfants de l’école.

J’ai été très agréablement surpris par ce spectacle, varié, vivant, rythmé, égayé d’humour (que je n’ai pas pu toujours comprendre contrairement au reste de l’assistance qui rigolait bien), minutieusement préparé et interprété avec un quasi-professionnalisme par des personnes motivées qui ont dû lui consacrer beaucoup de temps. En raison de l’ambiance enthousiaste, de l’émotion et de l’interaction qu’il y avait entre des acteurs et des spectateurs qui se connaissaient visiblement bien, on sentait que ce spectacle était un moment fort pour la communauté d’Escalante.
Comme j’ai remarqué que personne ou presque n’avait pris de photos pendant le spectacle, de retour à Paris j’en ai envoyé toute une série à Harriet qui les a redistribuées aux personnes intéressées.
A la sortie de la représentation, je rencontre trois sœurs qui ont joué dans plusieurs sketches et se prêtent de bon cœur à une séance photo improvisée.

Cette nouvelle nuit dans le trailer de mes hôtes fut certainement peuplée de rêves concernant une vie rude et simple dans une « Petite maison dans la prairie » près d’Escalante.
JOUR 18 : d’Escalante à Little Finland
Le réveil est très matinal aujourd’hui car le programme est chargé, mais le copieux petit déjeuner préparé par Harriet me recharge en énergie pour les heures à venir.
La météo doit rester correcte à Zion National Park jusque dans l’après-midi, puis la pluie va de nouveau sévir, mais je partirai alors pour le Nevada où le temps devrait être ensoleillé.
Sur le chemin de Zion, je ne résiste pas à la courte balade de Pink Ledges dans le Red Canyon au bord de la Highway 12. Comme il est encore tôt, le soleil n’a pas encore pénétré tout le canyon et la lumière réfléchie sur certaines de ses parois colorées fait paraître celles-ci encore plus rouges.



Au bord du chemin, des rochers jumeaux semblent converser.

En arrivant à Zion NP, je constate qu’il y a beaucoup de monde. C’était prévisible puisque c’est le week-end du Memorial Day, un des plus chargés aux USA car il marque le véritable début de la saison touristique. C’est pourquoi j’ai prévu une randonnée vraiment hors des sentiers battus (East Temple Loop), puisqu’elle ne suit aucun chemin tracé mais seulement une simple description trouvée sur l’excellent site du photographe Joe Braun.
Par chance, je trouve encore une place sur le petit parking du Canyon Overlook Trail et je me rends au point de vue via cet agréable chemin très fréquenté aujourd’hui. Il est vrai que la vue de l’overlook est impressionnante et vaut cette courte balade.

Rapidement, je m’éloigne de mes semblables pour entamer une montée raide, à même le slickrock, qui mène au col situé au pied de l’East Temple.

La vue sur Zion s’élargit et devient de plus en plus belle.


Il me faut maintenant trouver une voie pour descendre dans la vallée de slickrock rouge qui se trouve de l’autre côté du col.

Ici, c’est nettement plus pentu et il faut bien choisir ses options de descente car tout faux pas est à proscrire dans ce secteur isolé où personne ne passe.



En continuant dans la vallée, j’arrive au superbe point de vue sur Shelf Canyon. Ce secteur sauvage où on ne voit pas trace humaine, tourmenté et très coloré, est probablement un de mes préférés de tout le parc de Zion que j’ai déjà parcouru dans tous les sens depuis 10 ans de voyages dans la région.



En chemin, je rencontre un beau cactus bicolore.


Je rejoins tranquillement mon SUV via Upper Pine Creek juste avant que la pluie ne finisse par arriver sur Zion NP, comme prévu par la météo. Il m’a fallu environ 3 heures (en prenant mon temps) pour réaliser cette superbe randonnée qui, bien que courte et pas très fatigante, n’est à conseiller qu’à des randonneurs expérimentés car elle nécessite un bon sens de l’orientation (et les explications de Joe Braun), une expérience de la marche sur du slickrock pentu et aucune peur du vide ou vertige.
Pour échapper au mauvais temps, il ne me reste que la solution d’aller dans le Nevada (à la frontière de l'Arizona) qui devrait être épargné par la pluie. C’est l’occasion de retourner visiter un site que j’affectionne pour sa solitude, son originalité et son potentiel photographique : Little Finland.
Cet endroit perdu au milieu de nulle part n’est resté longtemps connu que de quelques très rares locaux (sans publication d’informations ni de photos) et sa « découverte » par les aficionados de sites originaux et photogéniques est le résultat d’une recherche collective aidée par le hasard.
En 2003, mes amis photographes et moi étions à la recherche d’un rocher à la forme extraordinaire, photographié par le talentueux Michael Fatali qui avait intitulé sa photo « Back of Beyond ». Nul ne savait où cette curiosité se trouvait (ni même dans quel Etat des USA) et on montrait, directement ou via Internet, la photo de Michael Fatali aux rangers et autres spécialistes dans l’espoir que l’un d’entre eux nous indique l’endroit nécessairement reculé où se trouvait cette merveille de la nature. Suite à un de mes mails au Visitor Center du BLM de Saint George, j’avais reçu une réponse d’un ranger avec le scan d’un extrait de carte sur lequel il avait dessiné un cerce de plusieurs kilomètres de diamètre indiquant un secteur où pouvait se trouver ce type de rocher (d’après certains locaux de la ville de Mesquite dans le Nevada). Le ranger me disait aussi de passer le voir au BLM de Saint George quand je viendrai dans la région. Fin juin 2003, en voyage avec ma fille Flora qui avait à l’époque 16 ans, je me présentais au BLM de Saint George mais celui-ci était exceptionnellement fermé pour cause de travaux. Aussi, sommes nous partis tenter de trouver le fameux rocher uniquement avec l’extrait de carte et son cercle dessiné dessus. Situé en plein désert du Nevada, ce secteur est caniculaire en été et son exploration systématique d’ouest en est pendant plusieurs heures fut vraiment éprouvante sous le cagnard. Presque arrivés à l’extrémité est du cercle, alors que nous commencions à présenter les premiers signes du coup de chaleur et que ce qui semblait être un grand vautour tournoyait autour de nous comme s’il attendait notre fin, j’avais par prudence interrompu l’exploration pour que nous puissions nous rafraîchir à Mesquite au lieu de nous dessécher dans cet endroit très isolé et quasiment jamais fréquenté. Notre programme serré ne nous avait pas permis de revenir continuer l’exploration. Quand on cherche de « nouveaux » endroits, toutes les explorations ne sont pas des succès, ce n’est pas la première fois que ce type d’échec m’arrivait 😐 !
Ayant fourni mes informations à Laurent Martres, celui-ci se rendit dans le secteur quelques mois plus tard, après avoir obtenu des renseignements complémentaires de la part du ranger de Saint George. Il trouva l’endroit où se situent les rochers curieusement érodés de Little Finland. Quand il m’en indiqua les coordonnées, j’ai trouvé rageant que ce site se trouve à moins de 500 m d’où j’avais terminé mon exploration avec Flora et j’ai dû attendre le printemps 2006 pour pouvoir le découvrir à mon tour en compagnie de mes amis Steffen et Isa. Comme Laurent a inclus ce site dans Photographing the Southwest Volume 2, il est désormais régulièrement visité et apprécié par les adeptes de la photographie dans le wilderness.
Quant au fameux rocher « Back of Beyond » de Michael Fatali, il se situait bien loin de là, au nord de l’Utah, non pas caché au beau milieu du wilderness comme nous le supposions mais facilement accessible dans la Recreational Aera de Fantasy Canyon (au centre d’une région d’exploitation de pétrole et de gaz) où les locaux viennent régulièrement pique-niquer le week-end (il y avait même un banc de bois au pied du fameux rocher !). Je m’y suis rendu en 2005 mais malheureusement la fragile formation rocheuse s’est écroulée en septembre 2006 (sans que la raison de cet écroulement n’ait pu être clairement déterminée).
Depuis ma visite à Little Finland en avril 2006, une barrière a été installée par le BLM dans le canyon d’accès à environ 1 km du site, ce qui empêche de bivouaquer au pied même du site comme nous l’avions fait avec Steffen et Isa. Une raison en est peut être aussi la marche de slickrock surmontant du sable qui se situe maintenant peu après la barrière, car même si elle n'est pas impressionnante elle était traîtresse pour les SUV. Après notre exploration du site en 2006, alors que ma Jeep Grand Cherokee avait descendu cette marche sans problème, le Chevrolet Trailblazer de Steffen et Isa (avec moins de garde au sol) s’était retrouvé avec le bas de caisse coincé sur la marche, les roues avant patinant dans le sable et les roues arrière ne touchant quasiment plus le sol 😕. Il nous avait fallu une heure et demie à trois pour se sortir de ce mauvais pas en montant la voiture sur le cric (qui s’enfonçait dans le sol) pour construire une rampe de pierres sous chaque roue arrière. Puis Steffen avait réussi à faire avancer en force le véhicule, en faisant rugir le moteur et avec un lugubre bruit de frottement du bas de caisse, tandis qu’Isa et moi nous accrochions à l’arrière de la voiture pour ajouter du poids sur les roues arrière afin qu’elles assurent une bonne traction sur nos rampes de pierres (immédiatement écroulées dès que la voiture a avancé).
Après l'évocation de ces quelques souvenirs, revenons à mon voyage de cette année. La route en provenance de Zion NP via l’I-15 et la Gold Butte Back Country Byway a été longue (SUV au minimum AWD pour la dernière partie de la piste), aussi la fin d’après-midi est déjà bien avancée et je dois me dépêcher d’aller sur le site pour bénéficier de l’éclairage de la « golden hour », indispensable pour espérer de bons résultats photographiques.
Les formations rocheuses de Little Finland sont situées au bord d’une petite falaise qui surplombe les environs. Au pied de cette falaise, une source a permis à trois ou quatre palmiers de survivre.

Sur ce plateau de slickrock…

… l’érosion a réalisé des sculptures aux formes étonnantes. C’est un véritable plaisir pour les yeux mais également un jeu de chercher à les capter avec son appareil photo en essayant de les isoler sous le meilleur éclairage possible.






Les couleurs sont particulièrement exacerbées au coucher du soleil :


On peut trouver de petites arches…

… et des roches finement découpées.

Je ne peux m’empêcher de laisser courir mon imagination dans ce délire de roche et je me laisse prendre à « reconnaître » des personnages, des animaux, des créatures fantasmagoriques… Et pourtant je promets de n’avoir avalé aucune substance illicite ni d’avoir forcé sur la bouteille 🤪 !
Voici une silhouette en train de consulter un message sur son iPhone :

Un petit éléphant volant comme Dumbo :

Un démon qui ricane (est-ce celui de « Devil’s throat » devant lequel on passe pour venir à Little Finland ?):

Un monstre agressif…

… puis un autre qui l’est moins :

Un petit dinosaure :

Un rapace géant :

Le soleil s’est couché depuis un moment mais je reste sur place à errer jusqu’au crépuscule pour m’imprégner d’une ambiance qui devient très particulière, plutôt inquiétante surtout dans cette totale solitude…


Il fait nuit quand je retourne à mon SUV, à la pâle lueur des étoiles que je ne veux pas gâcher par la lumière de ma lampe frontale qui reste dans le sac à dos. Heureusement que mon véhicule n’est pas très loin et que j’avais bien repéré le chemin car il ne m’apparaît qu’au tout dernier moment.
Quand je me glisse dans le sac de couchage à l’issue de cette journée bien remplie, j’ai quand même une légère appréhension car je me demande si toutes les créatures pétrifiées de Little Finland ne vont pas se réveiller et m’empêcher de dormir en paix parce que je les ai dérangées. Si c’est le cas, ici personne ne viendra me secourir 😐 !
JOUR 19 : de Little Finland à Escalante
Ce matin le réveil sonne très tôt car je veux retourner à Little Finland dès l’aube pour bénéficier du court laps de temps pendant lequel la lumière est belle autour du lever du soleil.
Cette nuit, aucune créature n’est venue perturber mon sommeil : pas de monstre essayant de me croquer, pas de démon me tirant par les pieds, pas de dinosaure maltraitant mon véhicule comme dans un film de Spielberg, pas d’éléphant volant atterrissant sur le toit du SUV... Ouf 😛 !
La lumière de l’aube est très douce et j’attends tranquillement le lever du soleil en prenant quelques clichés.



J’assiste au réveil d’une autre créature à la mâchoire impressionnante…


… mais qui s’en va paisiblement en ondulant.

Je retrouve mes « amis » de la veille sous un nouvel éclairage :
Le monstre agressif.

Le petit dinosaure.

Et mon préféré, le rapace qui semble toujours à l’affût d’une nouvelle proie.


D’autres formations rocheuses se révèlent avec l’éclairage du matin, comme celle-ci :

Quelques détails attirent mon attention, comme cet orifice d’où semble jaillir du slickrock…

… ou ce « Grand Téton » pétrifié.

Une curieuse substance blanche recouvre partiellement certaines sections rocheuses du site en semblant suinter de la roche. J’apprendrai plus tard que c’est un phénomène naturel qui se produit ici pendant l’hiver et se résorbe progressivement dès les premières chaleurs pour quasiment disparaître pendant l’été.

Après un petit déjeuner où je prends tout mon temps pour profiter du site avant que la lumière ne devienne trop crue, je quitte Little Finland en passant au pied d’un immense champignon rocheux pointant vers le ciel.

De retour sur la Gold Butte Back Country Byway, je fais un arrêt à Whitney Pocket, un secteur très prisé des locaux pour y faire du camping sauvage avec leurs trailers sur des sites isolés au pied de formations rocheuses colorées facilement accessibles (car la petite route goudronnée parvient jusque-là avant de se transformer en piste).

Je quitte le Nevada pour revenir en Utah où il est prévu que le temps s’améliore progressivement dans les jours à venir. Quand j’arrive à Saint George, je constate que l’amélioration n’est pas pour tout de suite 🙁 aussi j’en profite pour faire un ravitaillement au Wal-Mart et je vais même faire un tour dans les outlets à la recherche d’un magasin Abercrombie & Fitch, pour ramener quelque chose à ma fille sans risquer de me tromper de marque 😇, mais en l’absence de ce magasin je ne m’attarde pas longtemps.
Pour revenir à Escalante, je repasse par Zion NP et donc par Springdale à l’entrée ouest du parc. Comme quasiment chaque année depuis 10 ans, je m’arrête à la galerie de Michael Fatali, qui se trouve désormais dans le bâtiment du Zion IMAX Theatre Complex, pour y admirer ses magnifiques photos tirées en grand format et particulièrement lumineuses grâce au procédé Cibachrome. Bien que son assertion : « No computer imaging, artificial lighting, or unnatural filtration were used in the creation of these photographs » fasse rire ou agace la majorité de la communauté photographique qui n’est pas dupe 😛, et que sa condamnation judiciaire pour avoir noirci la base de Delicate Arch (nettoyée depuis) en faisant brûler des grosses briquettes pour aider un peu la « God’s light » lui ait valu de nombreux détracteurs 😠, Michael Fatali n’en reste pas moins un maître de la photographie et un précurseur qui fait référence pour la découverte des endroits les plus beaux à photographier sur le plateau du Colorado 🙂. Comme la plupart des photographes professionnels, il ne dévoile pas ses secrets et nomme rarement les sites immortalisés sur ses photos, aussi a-t-il fallu plusieurs années à notre petit groupe de fans du Southwest pour découvrir la localisation de tous les sites de ses portefolios et pour nous y rendre personnellement (il me reste encore à visiter Elve's Chasm, mais pour cela il faut pouvoir payer une descente du Colorado en rafting dans le Grand Canyon ou bien faire un backpacking difficile de plusieurs jours).
A l’occasion des visites dans sa galerie, j’avais rencontré deux fois Michael Fatali mais « le Maître » était distant et ne souhaitait pas perdre de temps avec un admirateur également tombé amoureux du Southwest mais dont la dégaine montrait qu’il n’achèterait jamais une des très onéreuses photos exposées.
Quand je me rends dans sa galerie cette année, je suis surpris de constater qu’il n’y a pas d’autres visiteurs en ce début d’après-midi (alors que nous sommes pourtant le week-end du Memorial Day), par contre Michael Fatali est présent derrière le comptoir. En admirant une fois de plus ses superbes photos, je remarque une guitare électrique qui est exposée sur un mur car plusieurs grands guitaristes l’ont signée. Je l’évoque à Michael Fatali en lui disant que je me doutais qu’il aimait le rock puisqu’il avait pris il y a longtemps une photo de Calvin Russell jouant de la guitare dans Antelope Canyon pour la pochette d’un de ses albums. Il semble sidéré de cette remarque, d’abord parce que je connais les albums de Calvin Russell (Michael ignore que, si Calvin Russell est quasiment inconnu aux USA, il est assez connu en France) et surtout que je connaisse cette photo « de jeunesse » qu’il n’évoque jamais. Du coup, il abandonne l’attitude du « Maître » et devient accessible et très aimable, on discute un bon moment à bâtons rompus de musique et des beautés du Southwest. Quand il me demande si je ne peux pas lui indiquer de nouveaux sites encore « secrets » dans la région pour qu’il puisse faire de nouvelles photos, je suis interloqué par une telle question venant de lui et je ne trouve à répondre que : « Je ne connais rien de plus que ce que vous avez déjà exploré »… ce qui n’est probablement pas tout à fait vrai.
Après cet agréable moment de convivialité 🙂, je poursuis ma route vers Escalante, en faisant un premier arrêt pour photographier ce témoignage du Memorial Day…

… et un autre pour immortaliser un vieux pick-up Chevrolet qui a du vécu.


Au Visitor Center d’Escalante, je m’enquiers des prévisions météo ainsi que de l’état des pistes et des slots canyons dans le secteur. Le ranger m’indique que Zebra Slot est noyé, qu’il n’en sait rien pour Peek-A-Boo et Spooky slots, que la piste d’Egypt Bench (pour Neon Canyon) est impraticable mais que je peux tenter demain la piste pour Harris Wash (pour me rendre au Volcano en passant par le slot de Red Breaks) mais uniquement si elle a séché car aujourd’hui un SUV 4x4 s’y est embourbé et il a fallu lui envoyer la dépanneuse (pour quelques centaines de dollars). Il va donc falloir que je revoie mon programme… 🙁
Ce soir, c’est le dernier dîner avec Harriet et Philip et la dernière nuit confortable dans leur trailer, car à partir de demain je repars pour une dizaine de nuits de bivouac dans mon SUV.
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
JOUR 15 : de Cottonwood Canyon Road à Cannonville
La météo ayant annoncé un temps pluvieux à partir de cet après-midi, je ne dois pas traîner si je veux pouvoir réaliser la randonnée prévue ce jour (Red Slot) avant l’arrivée du mauvais temps. En remontant la Cottonwood Canyon Road, qui devient vite impraticable pendant ou après la pluie même en 4x4, je ne ferai donc pas l’exploration dans le secteur de Castle Rock que j’avais prévue initialement pour la matinée 🙁.
Je ne résiste tout de même pas à prendre la piste BLM 430 qui monte à un col d’où la vue sur tout le secteur est superbe, notamment sur Yellow Rock qui se trouve juste en face.


Ces dernières années j’ai déjà pris plusieurs fois cette piste secondaire assez impressionnante car étroite et très pentue, mais cette année je suis surpris par son état qui s’est sensiblement dégradé. Elle est nettement plus défoncée qu’avant et je suis content de disposer d’un SUV performant avec une bonne hauteur de caisse pour parvenir sans encombre jusqu’au col.
En admirant le paysage, je me remémore un événement peu glorieux qui s’était produit ici même lors de mon voyage de 2005. J’avais décidé de faire du camping sauvage au niveau de ce col pour pouvoir à la fois bénéficier du coucher et du lever de soleil à partir de cet endroit stratégique. Par ce jour particulièrement venteux, j’étais sorti du SUV pour vérifier que l’endroit était adéquat pour y camper et j’avais machinalement refermé la portière pour éviter que ma documentation papier et mes cartes ne s’envolent, en laissant bêtement les clés sur le siège du conducteur. J’avais immédiatement réalisé ma funeste erreur en entendant le bruit caractéristique du verrouillage de tout le véhicule 😕. Je me demande encore comment cela s’est produit : avais-je touché sans m’en apercevoir le bouton de verrouillage situé sur l’accoudoir de la portière en sortant ? Avais-je appuyé sur le bouton de verrouillage du blip sur le porte-clé en le posant sur le siège ? Mystère… Toujours est il que je n’étais pas fier de me retrouver en fin de journée à l’extérieur de mon véhicule verrouillé, seul dans un endroit isolé où personne ne passe, simplement en T-shirt alors qu’il commençait déjà à faire frais. C’est mon aversion pour la climatisation qui m’a sauvé de cette situation délicate, car j’avais roulé avec ma fenêtre entrouverte de 3 ou 4 centimètres et je ne l’avais pas refermée. En cherchant dans les environs, j’avais trouvé un morceau de fil de fer barbelé provenant d’une ancienne clôture et, après en avoir aplati tant bien que mal les barbelés à coups de pierre et en avoir tordu le bout en forme de crochet, j’avais été à la pêche au porte-clé à travers l’ouverture de la fenêtre. Je peux vous assurer que cela n’a rien de facile, surtout dans la pénombre, d’abord pour amener le crochet sur sa cible puis arriver à le tourner dans le bon sens pour qu’il se glisse dans l’anneau du porte clé. Et une fois que c’est fait, la lente remontée du porte-clé semble interminable de crainte de le laisser tomber entre le siège et la portière dans un endroit inaccessible. Mais quand on le tient avec deux doigts crispés passés dans la fenêtre entrouverte, quel soulagement 🙂 !
Depuis, je ne suis plus jamais sorti de mon véhicule sans mettre immédiatement la clé dans ma poche et avant de refermer la portière, même pour prendre une photo ou admirer un point de vue, je tâte compulsivement cette poche pour vérifier que la clé s’y trouve bien.
Quelques miles plus au nord, je fais une pause photo en abordant la partie la plus colorée de la Cottonwood Canyon Road, celle qui est surnommée Candyland et est généralement considérée comme le plus beau spot de cette piste. Aujourd’hui, le ciel partiellement couvert qui filtre la lumière écrasante du soleil permet aux belles couleurs dans les tons de rouge de bien ressortir.




Avant d’entamer la dernière partie de la Cottonwood Canyon Road, l’imposante Grosvenor Arch (dont l’accès est aménagé) mérite également un arrêt.

Arrivé près de Kodachrome Basin State Park, compte tenu du ciel qui devient de plus en plus nuageux je dois décider si je maintiens ou non la randonnée assez longue prévue pour visiter le slot canyon que Michael Kelsey appelle Red Slot. S’il se met à pleuvoir (ce ne sont pas des orages qui sont prévus mais une simple pluie), ce n’est pas la marche dans le large wash ni la visite du très court slot canyon sans obstacles qui m’inquiètent mais plutôt les 2 premiers miles de la piste qui est argileuse à cet endroit et comporte la traversée du Rock Springs Creek, ce qui pourrait poser problème au retour même en 4x4. Comme le reste de la piste jusqu’au trailhead est sableux et restera donc praticable même mouillé, je maintiens la randonnée.
Celle-ci n’est pas spécialement enthousiasmante car après être descendu du plateau il faut suivre un long wash plutôt monotone même si l’environnement sauvage contribue au sentiment de solitude.
Sur la dernière partie, quelques portions de slickrock rendent la progression plus intéressante.



Il s’y trouve même des formes et des couleurs esthétiques.


Le lit de slickrock ocre du wash s’interrompt brusquement pour laisser place à une faille de roche wingate rouge dont le fond se trouve une cinquantaine de mètres plus bas, offrant une vue surplombante en enfilade qui est inhabituelle pour un slot canyon.
Les 2 petites buttes de slickrock rouge que l’on voit au loin sont les points de repère pour trouver l’entrée du slot canyon.


Après un détour dans un environnement coloré et la recherche d’une descente pas trop pentue sur le slickrock, j’atteins l’entrée du slot canyon.


Si Red Slot est assez impressionnant compte tenu de sa hauteur, il n’offre pas de lumière réfléchie ni de rais de lumière tels qu’on peut en admirer dans d’autres slots canyons comme Antelope Canyon. Mais les nuages qui commencent à s’accumuler sont aussi sûrement pour quelque chose dans ce manque de lumière intéressante.



C’est au niveau de la petite portion de ciel que l’on voit sur la photo ci-dessous que je me trouvais quelque temps plus tôt quand je surplombais le slot canyon.


Je ne traîne pas dans Red Slot car il me reste à trouver dans le secteur un hoodoo isolé surnommé « Sam Pollock Hoodoo » du nom du gardien de troupeaux de moutons qui y a gravé son nom dans les années 1930.
Cet élégant hoodoo rouge est entouré de beaux cactus jaunes, alors qu’il n’y en a pas dans les environs immédiats, comme s’ils avaient été plantés là pour le mettre en valeur.



La signature encore lisible atteste qu’il s’agit bien du hoodoo en question.

Le ciel s’obscurcit de plus en plus, aussi je marche d’un bon pas pour le retour, en me félicitant d’avoir pris des repères à l’aller pour retrouver l’endroit où il faut quitter le wash pour remonter sur le plateau où m’attend mon véhicule. Au total, randonnée et visite sur place m’auront demandé plus de 5 heures dans un secteur isolé où je n’aurais vu personne et seulement une ancienne trace de pas.
La pluie commence à tomber doucement quand j’atteins la partie argileuse de la piste qui reste encore praticable. Je me rends à Kodachrome Basin SP mais le ranger me signale que le camping (avec douches chaudes) est complet, aussi je ne retourne pas dans ce State Park que je connais déjà bien et qui aujourd’hui ne bénéficie pas d’une lumière favorable.

Entre Kodachrome Basin SP et Cannonville, je me balade un peu au hasard. Je remarque une roulotte ancienne dans une propriété. Je me rends à la maison à proximité pour demander l’autorisation de photographier la roulotte. Un rude gaillard d’au moins 1,90 m ouvre la porte, le visage buriné et pas spécialement avenant, habillé comme un cow-boy avec le stetson vissé sur la tête. Il me répond que j’ai bien fait de venir lui demander l’autorisation d’entrer sur sa propriété car « sinon »… et il mime le geste de celui qui tire avec une carabine (probablement une Winchester !) 😮. Je me demande s’il est sérieux et si j’ai affaire à un véritable redneck sourcilleux et prompt à utiliser son arme chérie ou bien si mon interlocuteur en rajoute volontairement dans le style cow-boy légendaire face au touriste étranger que je suis. Je penche pour la seconde hypothèse car le cow-boy me propose spontanément de me montrer l’intérieur de la roulotte qu’il est en train de finir de restaurer. Il s’agit d’une roulotte de gardien de troupeaux de moutons (aurait-elle été utilisée par Sam Pollock ?) et je suis surpris par son aménagement intérieur (respectant strictement l’équipement d’origine me précise mon interlocuteur), assez complet et optimisé comme dans certaines caravanes, offrant un confort bien supérieur à celui des chariots de pionniers. Je discute un moment avec le cow-boy qui s’avère aimable même si aucun sourire ne viendra éclairer son visage.

D’une manière générale, les américains n’apprécient pas que l’on fasse une intrusion sur leurs terres et le font savoir clairement.

Un peu plus loin, au détour d’une courte piste, je tombe sur un vieux mobile-home délabré qui semble dater d’au moins une cinquantaine d’années.

En sortant pour évaluer si cet endroit sera convenable pour un bivouac dans mon SUV, je suis frappé par une odeur entêtante mais très agréable qui embaume l’atmosphère. Comme c’est la première pluie depuis longtemps, celle-ci fait s’exhaler des parfums de plantes, d’arbustes et de fleurs qui se mélangent harmonieusement. Je me balade tout autour juste pour le plaisir d’humer ces bonnes odeurs et essayer de distinguer d’où elles proviennent exactement.
La pluie fine ayant quasiment cessé, pour terminer la journée je me décide pour la courte balade de Mossy Cave dans la partie Est de Bryce Canyon (côté Tropic). Comme espéré, les couleurs du slickrock et du sol ont été ravivées par la pluie et la douce lumière qui filtre à cette heure tardive créée une ambiance particulière, d’autant qu’il n’y a plus personne aux alentours car tout le monde dîne ou a déjà dîné.



En revenant sur Tropic, un ultime rayon de soleil éclaire Powell Point d’une lumière magique pendant quelques dizaines de secondes.

Après plusieurs jours de camping sauvage et avec l’arrivée de la pluie, ce soir je n’ai plus envie de mon frugal pique-nique mais plutôt d’une bonne pizza bien garnie ! La petite pizzeria de Tropic fera l’affaire mais, compte tenu de l’heure, quand j’y entre les derniers clients en sortent. Bien que la serveuse soit aussi charmante que souriante, je ne peux m’empêcher de penser que manger seul dans une salle de restaurant vide sera un peu tristounet. Mais à peine ai-je passé commande de ma pizza que la serveuse vient discuter avec moi car elle a reconnu mon accent frenchy prononcé qui lui rappelle un agréable séjour en Europe effectué quand elle était à la high school. Aujourd’hui étudiante à l’université de Cedar City, elle découvre les randonnées dans la région avec son boyfriend, aussi se retrouve-t-elle rapidement assise à ma table pour discuter de mon sujet de prédilection et noter les quelques idées de randonnées hors des sentiers battus que je lui conseille… et c’est le cuisinier qui vient directement m’apporter ma pizza quelque peu oubliée. Quand j’ai terminé de manger, l’aimable demoiselle revient pour continuer de discuter et regarder sur l’écran de mon Nikon les photos stockées sur la carte mémoire. Finalement, ce dîner aura été bien loin d’être tristounet comme je pouvais le craindre 😉.
Je retourne à l’endroit du mobile-home un peu trop délabré pour que je puisse passer une nuit à l’intérieur à la mode « Into the wild » et je m’endors dans mon SUV en espérant que la pluie ne sera pas trop présente les jours à venir.
JOUR 16 : de Pink Cliffs à Escalante
Dès le réveil, je peux constater que ce sera une « petite journée » à cause du mauvais temps toujours bien présent après une nuit pluvieuse et pour une fois je prends mon temps. Pas de randonnées possibles dans le wilderness aujourd’hui, il faut donc que j’active un « plan B » dans le secteur car je ne peux pas modifier mon planning en raison d’un rendez-vous le soir même à Escalante avec des amis.
C’est l’occasion de faire un tour aux points de vue des Pink Cliffs, situés au sud-ouest de Bryce Canyon et accessibles par une gravel road empierrée qui ne devrait pas poser de problèmes même détrempée.
Celle-ci longe notamment le Tropic Reservoir.

Ensuite, je dois me traîner pendant des miles à la vitesse de l’escargot (c’est de circonstance…) derrière un convoi de trailers (caravanes tractées par des pick-up) impossible à doubler sur cette piste.
Les points de vue sont accessibles via des petites pistes secondaires qui partent de la gravel road. La première que je tente est trop boueuse et je dois rebrousser chemin. La seconde, plus pentue mais rocailleuse avec moins de risques d’enlisement, me conduit très lentement à un point de vue sur des formations rocheuses dans le style de Bryce Canyon, tout proche à vol d’oiseau.


Malheureusement, je peux aussi constater que le mauvais temps s’accentue et que la petite pluie fine actuelle va bientôt se transformer en grosses averses 🙁, aussi je décide de rejoindre les routes goudronnées et la civilisation sans explorer le secteur plus avant.
Sous une pluie battante, je fais un arrêt à une bakery qui jouxte un motel sur la Highway 12 (tout près de la bifurcation pour Bryce Canyon) et je me console avec de délicieux cookies frais au chocolat. Miam miam 🙂 ! Ensuite, j’occupe mon temps comme je le peux à l’immense boutique du Ruby’s Inn (qui propose aussi bien des souvenirs, que des habits, des livres et tout ce qu’il faut pour le camping) puis au vaste Visitor Center de Bryce Canyon.
A la première éclaircie, malheureusement de courte durée, je vais faire un saut à Sunset Point car, même si je ne compte plus mes visites à Bryce Canyon, je ne me lasse jamais de ses hoodoos colorés et aujourd’hui la pluie a permis de bien en faire ressortir les couleurs.

Puisqu’il se met encore à pleuvoir, je m’installe dans mon SUV sur le parking en face du campground près du Ruby’s Inn (dont la connexion Wifi n’est pas protégée, contrairement à celle du motel), et j’en profite pour consulter mon courrier électronique et envoyer quelques mails avant de faire un petit tour sur Voyage Forum 😇 !
La pluie finit par cesser et, même si le ciel reste nuageux, le soleil fait une timide apparition. Ayant une furieuse envie de me dégourdir les jambes, j’ai alors l’idée de faire un tour à Willis Creek, car je me souviens que la portion de piste qui y mène n’est pas argileuse et devrait être praticable même trempée. Quant aux Narrows, ils sont formés de courtes sections non piégeuses a priori et il n’y coule généralement que peu d’eau même en cas de pluie.
Malgré la lumière trop douce pour être vraiment photogénique, j’apprécie cette balade tranquille qui suit un filet d’eau et permet d’apprécier les formes et les textures originales que prend la roche de ce canyon étroit (à conseiller pour une visite familiale).






Après cette balade agréable, je passe à Tropic pour improviser une visite aux propriétaires de l’ex « Francisco’s Bed & Breakfast » où je suis allé plusieurs fois entre 1998 et 2003, avec ma femme, ma fille ou bien mon père. Nos hôtes, Francisco et sa femme, qui demandaient qu’on les appelle Grand Pa et Grand Ma, nous accueillaient chaleureusement comme des membres de leur famille dans l’une des 2 chambres d’invités de la maison qu’ils avaient construite de leurs propres mains.
Le soir, à la fraîche sous le porche, nous discutions longuement, Grand Ma et Grand Pa nous racontant la rude vie dans cette région de l’Utah avant qu’elle ne devienne si touristique grâce au parc de Bryce Canyon. Les histoires de Grand Pa m’intéressaient d’autant plus que lui et ses parents avaient été les tout derniers habitants de Pahreah, le petit village qui existait auparavant à proximité de l’Old Paria Movie Set implanté là-bas en raison des superbes badlands environnantes. Sa famille et lui avaient dû abandonner Pahreah en raison des flash floods de la Paria River qui dévastaient régulièrement le secteur, mais il en avait conservé des photos noir et blanc qu’il a données aux rangers et que l’on peut aujourd’hui voir reproduites sur les panneaux explicatifs du Paria Movie Set. Parmi les photos qu’il nous montrait quand on logeait au Bed & Breakfast, je me souviens particulièrement de celle où il posait fièrement à cheval avec ses amis sur le sommet de Yellow Rock (où je ne me suis rendu que plusieurs années plus tard), preuve de ses capacités de cavalier émérite compte tenu de la difficulté d’accès du lieu. Ce sont ses qualités de cavalier, notamment celle peu fréquente de pouvoir monter à cru un cheval galopant, qui lui valaient systématiquement un rôle de figurant pour jouer un Indien lors des tournages effectués au Paria Movie Set, en dépit du fait qu’il arborait des yeux bleus et une stature à la John Wayne qui auraient dû lui valoir le rôle d’un cow-boy.
Derrière le Bed & Breakfast, Francisco avait conservé une mini-ferme où il élevait des chevaux, des chèvres, un peu de bétail et des volailles. Si des enfants faisaient partie des invités, il leur proposait d’aller nourrir les animaux, traire les chèvres puis donner le lait fraîchement tiré aux petits chevreaux, ce qui plaisait beaucoup à notre fille Flora qui a ainsi trait une chèvre pour la première (et unique) fois, comme le montre cette photo prise en 2002.

Francisco et sa femme ont dû abandonner à contrecœur leur activité de Bed & Breakfast en raison de problèmes de santé qui expliquent qu’aujourd’hui je ne verrai pas Grand Ma en convalescence à Saint George. Mais Francisco m’accueille toujours aussi chaleureusement et nous passons une demi-heure à nous remémorer quelques souvenirs et à nous donner des nouvelles de nos familles respectives.
Je prends ensuite la route pour la petite ville d’Escalante où mes amis Harriet et Philip, qui tiennent la Serenidad Gallery à côté du motel Prospector Lodge, m’attendent pour le dîner.
C’est grâce à Laurent Martres que j’ai fait la connaissance de Harriet et Philip au tout début des années 2000, lors d’une livraison de photos grand format et de guides Photographing the Southwest, car ce sont eux qui ont les premiers exposé les photos de Laurent dans leur galerie et l’ont poussé à se lancer complètement dans le business photographique. Le succès qu’il a ensuite rencontré prouve qu’ils ont « eu du nez » ! Depuis, je leur rends visite chaque année, souvent accompagné de ma femme Elisabeth, et nous avons toujours plaisir à les revoir 🙂. Philip est peu expansif mais son vécu dans plusieurs Etats où il a exercé des métiers très différents est révélateur de l’esprit d’adaptation américain. Harriet, très chaleureuse et qui a le cœur sur la main, est une artiste qui pratique (entre autres) avec talent la peinture sur céramique. Bien qu’ayant atteint l’age de la retraite, ils continuent à tenir la galerie Serenidad, autant pour en tirer un revenu de complément qui leur permet de rénover la maison qu’ils ont achetée à Escalante que pour conserver une activité amenant des contacts humains avec l’extérieur.
Après le dîner et avant de rejoindre la chambre d’amis dans le confortable « trailer » (vaste mobile home dont la surface habitable est plus grande que notre appartement familial en France) situé derrière la galerie Serenidad, je consulte la prévision météo des jours suivants qui est désastreuse 😕. Pour le lendemain, je me réjouis cependant du repas familial prévu avec Winnie (la mère d’Harriet) et Harriet m’apprend qu’il y aura une animation en ville l’après-midi et le soir, ce qui tombe bien puisqu’en raison de la pluie je vais devoir supprimer la randonnée planifiée initialement.
JOUR 17 : Escalante
Au réveil, j’entends la pluie tomber sur le toit du trailer mais le moral remonte grâce au délicieux petit déjeuner complet à l’américaine qu’a préparé Harriet, avec une majorité de produits locaux dont des œufs biologiques que lui a offerts une de ses amies (qui assure actuellement un remplacement en tant que « host » à la Calf Creek Recreation Area) sachant qu’elle avait un invité.
Philip et Harriet me font visiter leur jolie maison dans Escalante, qu’ils rénovent et aménagent progressivement, Philip faisant le maximum de travaux par lui-même. Il y fait un travail remarquable, cette maison où ils vont bientôt emménager va être très « cosy », confortable et joliment décorée.
En attendant l’arrivée de Winnie et de l’un de ses fils (John, frère d’Harriet installé en Californie) qui viennent en voiture de Cedar City, je décide d’aller photographier le panel de pictographs surnommé « Circle of Friends », que je connais déjà et qui ne devrait a priori pas poser de problème d’accès malgré la pluie puisqu’il ne nécessite que moins de 2 miles de conduite sur une bonne piste sur laquelle même une berline classique peut rouler habituellement à plus de 40 miles à l’heure. Mais, arrivé sur la piste, je déchante vite car si par temps sec son revêtement est compact et bien égalisé comme celui d’une « gravel road », il est également argileux et se transforme en glaise avec la pluie. Non seulement la glaise devient une véritable patinoire mais elle s’accroche aux pneus en les recouvrant d’une épaisseur de plusieurs centimètres. Je dois conduire à moins de 10 miles à l’heure, bien au milieu de la piste, sans freiner et en touchant à peine au volant car le plus léger changement de direction ou la plus faible déclivité me font déraper de manière incontrôlée et m’attirent irrémédiablement vers le fossé. Heureusement que la distance à conduire est très courte car sinon j’aurais abandonné.
Le panel, peint sur un des blocs tombés au pied de la falaise, n’est pas du tout indiqué et il faut connaître son emplacement pour le trouver. Presque uniquement visité par des locaux, cela n’a pas empêché qu’il soit vandalisé par des idiots qui se sont crus obligés d’y graver leur nom 😠, notamment un certain Joseph qui affiche ainsi son irrespect et sa ridicule vanité pour les quelques centaines d’années à venir.


C’est la ronde des personnages se donnant la main qui fait l’originalité de ce panel et lui a valu son surnom de « Circle of friends ». Mais s’agit-il d’adultes et/ou d’enfants, d’une famille ou d’amis, ou bien d’un groupe participant à une cérémonie religieuse, nul ne le sait…

Je trouve quelque chose d’émouvant dans cette ronde de personnages se donnant la main et qui dansent peut-être au son de la flûte de ce qui semble être un Kokopelli (partiellement effacé) sur leur gauche.

De retour à Escalante après quelques glissades involontaires sur la piste, j’attends l’arrivée de Winnie et de John, en route depuis Cedar City où habite Winnie depuis qu’elle a quitté Escalante il y a environ deux ans (pour être moins isolée médicalement). Winnie est une dame exceptionnelle de plus de 90 ans que ma femme et moi avons la chance de connaître depuis le début des années 2000, puisque chaque année elle nous a invités quelques jours chez elle à Escalante ou à Cedar City et, même si nous randonnions seuls dans la journée, nous avons eu le plaisir de passer beaucoup de temps avec elle 🙂. Californienne d’origine et veuve d’un pasteur avec lequel elle a voyagé dans plusieurs pays durant des années (cela a sans doute contribué à sa grande ouverture d’esprit et à sa tolérance), ce qui la caractérise avant tout c’est son extrême gentillesse et sa bonté entièrement tournée au service des autres (elles s’est consacrée toute sa vie à aider les personnes âgées et les enfants « difficiles », elle continuait encore ces dernières années à Escalante), sa profonde empathie, ses valeurs morales (sans jamais faire de prosélytisme), son sens aigu de la psychologie et de la persuasion, mais aussi son humour presque malicieux. Bien que restant toujours modeste, Winnie accumule un nombre de connaissances et de compétences impressionnantes : elle a obtenu trois masters de grandes universités américaines (Education, Gériatrie et Théologie), elle est experte en botanique (elle a créé et a été présidente de plusieurs associations « Garden of Eden » pour l’acclimatation de plantes et de fleurs dans les différentes régions où elle a habité), elle possède une très large culture générale avec une expertise en arts et notamment en peinture (elle a créé une association pour initier les personnes âgées aux différentes formes d’art), c’est une pianiste émérite, elle est à l’aise avec les nouvelles technologies (elle a commencé à se mettre à l’informatique à 60 ans, dès la sortie du premier IBM PC sous MS/DOS en 1981 et maintenant, avec son PC dernier cri, elle réalise elle-même les news letters de ses associations) et elle utilisait un appareil photo numérique bien des années avant moi, sans oublier ses qualités de cuisinière dont nous avons maintes fois profité y compris pour les pique-niques (qu’elle agrémentait toujours de gâteaux qu’elle avait préparés). Toujours très « classe », avec un port altier malgré les années, impeccablement soignée et habillée (même quand on passe la voir à l’improviste), Winnie est parfaitement autonome et hyper active à plus de 90 ans et elle a toujours plein de projets ! Chaque fois que je la vois, je me demande comment quelqu’un peut accumuler tant de qualités et, même si ce n’est pas l’objet d’un carnet de voyage, je tenais par ces quelques lignes à témoigner publiquement de mon admiration, de mon respect et de mon amitié pour une des personnes les plus rares qu’il m’ait été donné de rencontrer.
Le monospace de Winnie entre sur le parking de la galerie Serenidad. Compte tenu de la météo pluvieuse et de la difficulté des routes sinueuses qui mènent de Cedar City à Escalante (en passant par les hauteurs de Cedar Breaks), je m’attendais à voir John au volant mais c’est Winnie qui descend de la place du conducteur, fraîche comme si elle venait de son ancienne maison d’Escalante à quelques blocs de là. En lui faisant le hug traditionnel, je m’étonne que ce ne soit pas John qui ait pris le volant et elle me répond avec un sourire désarmant et un léger clin d’œil 😉 : « Mais c’est ma voiture, pourquoi donc John aurait-il conduit ? » Sacrée Winnie !
Winnie a amené un plat (des travers de porc à l’ananas) et va préparer le reste du repas avec sa fille Harriet.

Pendant ce temps, je passe un coup de téléphone portable sur le parking du Prospector Lodge pour capter du réseau. M’ayant entendu parler français, une compatriote me demande un renseignement et de fil en aiguille j’apprends que c’est sa partenaire qui a préparé le voyage, avec notamment l’aide de OuestUsa.fr et de Voyage Forum, et que celle-ci s’appelle Laurence. Il s’agit de Laurence49b de VF, avec qui j’avais échangé quelques messages publics et privés pour la préparation de son voyage, et par un hasard amusant elle est justement dans la chambre du Prospector Lodge en train de consulter OuestUsa.fr pour trouver un « Plan B » compte tenu de la météo qui interdit les visites prévues. Après un échange trop court mais sympathique, je dois aller rejoindre mes amis pour déjeuner. Avec Laurence (depuis accompagnée de son célèbre Spartiate), nous aurons davantage le temps de discuter lors de notre rencontre à Moab en 2010.
La traditionnelle photo souvenir avec Philip, Winnie, Harriet et moi (merci John !) avant un excellent repas pris dans une chaleureuse ambiance familiale :

Cet après-midi, dans les locaux de la High School d’Escalante, il y a une présentation par un habitant local de la randonnée de Boulder Mail Trail qu’il a récemment réalisée à cheval avec quelques amis. Je suis d’autant plus intéressé qu’Elisabeth et moi avons fait il y a quelques années la première moitié de cette randonnée (la plus intéressante) en aller/retour car effectuer la totalité de la randonnée aurait nécessité de disposer de 2 véhicules ou d’un shuttle.
Nous nous y rendons avec Harriet. Dans le hall d’entrée de la High School, il y a quelques stands où des locaux vendent leur production artisanale. Parmi eux se trouve une vénérable Indienne Navajo venue vendre des bijoux ornés de turquoise. Je repère un bracelet qui me plaît pour mon épouse mais le problème est que la vieille dame dort du sommeil du juste ! Ce n’est pas grave, je ne vais pas la réveiller et j’achèterai le bijou après la présentation. J’en profiterai pour lui demander l’autorisation de la prendre en photo, ce qui ne pose généralement pas de problème pour un commerçant Navajo vendant dans un lieu public hors de la Réserve, à condition qu’on lui achète quelque chose bien entendu. En attendant, je ne résiste pas à la photographier telle quelle, assoupie derrière son petit stand. De retour en France, je ferai aussi une déclinaison en quasi noir et blanc de cette photo.


Une bonne trentaine de personnes assistent à la présentation, toutes sont locales à part moi. Le narrateur est un homme de plus de 80 ans que tout le monde semble connaître. Je le trouve excellent car il commente son diaporama avec un réel entrain, alternant descriptions, rappels historiques, suspens et humour (avec beaucoup d’autodérision). Il faut dire que le Boulder Mail Trail, qui est le chemin qui était emprunté pour amener courrier et provisions sur des mules avant que la route de Boulder à Escalante ne soit construite, n’est pas une randonnée de tout repos avec ses plus de 25 km sur des chemins sableux ou sur du slickrock, avec la traversée de trois dépressions dont le profond canyon de Death Hollow dans lequel il faut descendre sur une pente à pic de slickrock (voir la photo ci-dessous, de l’endroit où je l’ai prise il faut atteindre la pointe de verdure en bas à gauche) pour remonter l’équivalent de l’autre côté. A pied, c’est déjà impressionnant et il faut être très prudent pour ne pas faire un faux pas, alors imaginez en tenant par la bride un cheval ou des mules chargées ! Et dire que notre conteur a fait cette randonnée cavalière à plus de 80 ans ! Respect !

Les réactions étonnées de l’assistance et les questions posées montrent que personne (à part un outfitter et moi) ne semble avoir fait tout ou partie de cette randonnée pourtant classique, alors que son départ ne se situe qu’à 25 miles par la route et que son arrivée est tout près d’où nous sommes. Au premier abord cela me surprend mais, à la réflexion, si un intervenant venait où j’habite faire une présentation sur une belle randonnée en Vallée de Chevreuse ou dans la forêt de Rambouillet (qui se trouvent à une distance équivalente de mon domicile que le départ du Boulder Mail Trail l’est d’Escalante), je la découvrirais probablement aussi !
En sortant de la présentation, je suis déçu de constater que la vendeuse Navajo n’est plus là, donc plus d’achat du bijou ni de possibilité de faire un portrait photographique intéressant 😐.
Comme pratiquement chaque fois que je passe à Escalante, je vais saluer Catherine qui tient le Rainbow Country Bed & Breakfast sur une hauteur près de l’entrée est d’Escalante. Avant d’être accueillis chez Winnie, nous logions systématiquement au Rainbow Country Bed & Breakfast, en famille et même avec Laurent Martres, où nous avons beaucoup échangé et vraiment sympathisé avec Catherine qui est une personne formidable. Elle a quitté un poste de responsabilité à Salt Lake City pour tenir ce Bed & Breakfast, notamment pour respecter la promesse faite à son ancien propriétaire et ami proche quand celui-ci est décédé. J’ai conseillé le Rainbow Country Bed & Breakfast à plusieurs amis et forumeurs (n’hésitez pas à vous recommander de « Philippe » si vous y allez aussi) et tous ont apprécié l’accueil chaleureux de Catherine, son amabilité et sa disponibilité pour conseiller visites et randonnées dans le secteur, sans compter ses confortables chambres et aménagements (les invités disposent d’un jacuzzi et d’un sous-sol aménagé qui leur est réservé, avec même un billard américain !) et son remarquable petit déjeuner aussi copieux que délicieux. Il ne faut pas escompter un départ matinal si on loge chez Catherine car ce serait dommage de ne pas profiter tranquillement de ce moment privilégié et convivial autour d’une bonne table. Comme d’habitude, cette année nous avons plein de choses à nous dire et ma visite qui se voulait rapide durera près d’une heure.
Comme il pleut toujours, je traîne dans une boutique d’outfitter, jusqu’au moment où une éclaircie diffuse une belle lumière et fait apparaître un arc-en-ciel qui matérialise opportunément le nom du Bed and Breakfast de Catherine.



Les prévisions météo ne s’arrangeant pas, bien au contraire, j’organise un « Plan B » pour les deux jours à venir afin d’essayer d’échapper à la pluie en faisant une courte incursion à Zion NP et à la frontière du Nevada et de l'Arizona.
Winnie retourne à Cedar City avec John et c’est, comme à chaque fois, le cœur serré et la gorge nouée 😐 que je lui dis au revoir en espérant que j’aurai l’occasion de la rencontrer à nouveau toujours en bonne santé lors d’un prochain voyage.
Après un dîner frugal, Harriet et moi nous rendons de nouveau à la High School où est donnée dans l’amphithéâtre une représentation unique, préparée et jouée par les locaux pour les locaux, sur la vie et l’histoire d’Escalante. Même si je n’ai vu en ville aucune publicité pour cette représentation, cette fois-ci il y a bien plus d’une centaine de personnes et tout le monde semble se connaître (je suis quasiment certain d’être le seul touriste).
Tout le long de la soirée, un couple de narrateurs assure la présentation sous la forme d’un dialogue entre eux.

Un long sketch relate un concours de tir qui a réellement eu lieu ici à la fin du siècle dernier. Un tireur d’élite (ancien officier de l’armée) faisait le tour des villes et villages et prenait des paris sur le résultat du concours de tir qu’il organisait et dont il sortait systématiquement vainqueur. A Escalante, un local (présenté ce soir comme un redneck caricatural et clownesque pour faire rire l’assistance) a tenu le pari durant trois manches et devinez qui a gagné au final les 300 $ (une grosse somme pour l’époque) !


Après ce sketch humoristique, c’est la séquence « émotion » avec une évocation de la crise de 1929 à Escalante. Plusieurs membres de la communauté ont survécu grâce à la générosité de celui qui tenait le General Store : il avait su préserver ses économies en faisant les bons choix et faisait crédit à tous ceux qui n’avaient pas eu cette chance, sans grand espoir qu’ils le remboursent un jour. Comme en mai 2009 nous sommes aussi en pleine crise économique, cette évocation n’a pas été choisie par hasard…


Ensuite, se succèdent une série de petits sketches, de chansons, de danses, toujours interprétés par des locaux. Je remarque tout particulièrement un jeune homme qui participe très souvent et est fort doué pour faire le spectacle.
On l’avait vu chanter avec son père lors de l’évocation de la crise de 1929 (voir photo précédente), on le voit faire le pitre lors d’un sketch sur l’école…

… puis chanter avec ses frères et sa sœur…

… avant de participer à une danse endiablée (bien que ce qualificatif ne convienne pas vraiment pour des Mormons 😛).

Plusieurs familles viennent chanter a cappella…

… ainsi que les enfants de l’école.

J’ai été très agréablement surpris par ce spectacle, varié, vivant, rythmé, égayé d’humour (que je n’ai pas pu toujours comprendre contrairement au reste de l’assistance qui rigolait bien), minutieusement préparé et interprété avec un quasi-professionnalisme par des personnes motivées qui ont dû lui consacrer beaucoup de temps. En raison de l’ambiance enthousiaste, de l’émotion et de l’interaction qu’il y avait entre des acteurs et des spectateurs qui se connaissaient visiblement bien, on sentait que ce spectacle était un moment fort pour la communauté d’Escalante.
Comme j’ai remarqué que personne ou presque n’avait pris de photos pendant le spectacle, de retour à Paris j’en ai envoyé toute une série à Harriet qui les a redistribuées aux personnes intéressées.
A la sortie de la représentation, je rencontre trois sœurs qui ont joué dans plusieurs sketches et se prêtent de bon cœur à une séance photo improvisée.

Cette nouvelle nuit dans le trailer de mes hôtes fut certainement peuplée de rêves concernant une vie rude et simple dans une « Petite maison dans la prairie » près d’Escalante.
JOUR 18 : d’Escalante à Little Finland
Le réveil est très matinal aujourd’hui car le programme est chargé, mais le copieux petit déjeuner préparé par Harriet me recharge en énergie pour les heures à venir.
La météo doit rester correcte à Zion National Park jusque dans l’après-midi, puis la pluie va de nouveau sévir, mais je partirai alors pour le Nevada où le temps devrait être ensoleillé.
Sur le chemin de Zion, je ne résiste pas à la courte balade de Pink Ledges dans le Red Canyon au bord de la Highway 12. Comme il est encore tôt, le soleil n’a pas encore pénétré tout le canyon et la lumière réfléchie sur certaines de ses parois colorées fait paraître celles-ci encore plus rouges.



Au bord du chemin, des rochers jumeaux semblent converser.

En arrivant à Zion NP, je constate qu’il y a beaucoup de monde. C’était prévisible puisque c’est le week-end du Memorial Day, un des plus chargés aux USA car il marque le véritable début de la saison touristique. C’est pourquoi j’ai prévu une randonnée vraiment hors des sentiers battus (East Temple Loop), puisqu’elle ne suit aucun chemin tracé mais seulement une simple description trouvée sur l’excellent site du photographe Joe Braun.
Par chance, je trouve encore une place sur le petit parking du Canyon Overlook Trail et je me rends au point de vue via cet agréable chemin très fréquenté aujourd’hui. Il est vrai que la vue de l’overlook est impressionnante et vaut cette courte balade.

Rapidement, je m’éloigne de mes semblables pour entamer une montée raide, à même le slickrock, qui mène au col situé au pied de l’East Temple.

La vue sur Zion s’élargit et devient de plus en plus belle.


Il me faut maintenant trouver une voie pour descendre dans la vallée de slickrock rouge qui se trouve de l’autre côté du col.

Ici, c’est nettement plus pentu et il faut bien choisir ses options de descente car tout faux pas est à proscrire dans ce secteur isolé où personne ne passe.



En continuant dans la vallée, j’arrive au superbe point de vue sur Shelf Canyon. Ce secteur sauvage où on ne voit pas trace humaine, tourmenté et très coloré, est probablement un de mes préférés de tout le parc de Zion que j’ai déjà parcouru dans tous les sens depuis 10 ans de voyages dans la région.



En chemin, je rencontre un beau cactus bicolore.


Je rejoins tranquillement mon SUV via Upper Pine Creek juste avant que la pluie ne finisse par arriver sur Zion NP, comme prévu par la météo. Il m’a fallu environ 3 heures (en prenant mon temps) pour réaliser cette superbe randonnée qui, bien que courte et pas très fatigante, n’est à conseiller qu’à des randonneurs expérimentés car elle nécessite un bon sens de l’orientation (et les explications de Joe Braun), une expérience de la marche sur du slickrock pentu et aucune peur du vide ou vertige.
Pour échapper au mauvais temps, il ne me reste que la solution d’aller dans le Nevada (à la frontière de l'Arizona) qui devrait être épargné par la pluie. C’est l’occasion de retourner visiter un site que j’affectionne pour sa solitude, son originalité et son potentiel photographique : Little Finland.
Cet endroit perdu au milieu de nulle part n’est resté longtemps connu que de quelques très rares locaux (sans publication d’informations ni de photos) et sa « découverte » par les aficionados de sites originaux et photogéniques est le résultat d’une recherche collective aidée par le hasard.
En 2003, mes amis photographes et moi étions à la recherche d’un rocher à la forme extraordinaire, photographié par le talentueux Michael Fatali qui avait intitulé sa photo « Back of Beyond ». Nul ne savait où cette curiosité se trouvait (ni même dans quel Etat des USA) et on montrait, directement ou via Internet, la photo de Michael Fatali aux rangers et autres spécialistes dans l’espoir que l’un d’entre eux nous indique l’endroit nécessairement reculé où se trouvait cette merveille de la nature. Suite à un de mes mails au Visitor Center du BLM de Saint George, j’avais reçu une réponse d’un ranger avec le scan d’un extrait de carte sur lequel il avait dessiné un cerce de plusieurs kilomètres de diamètre indiquant un secteur où pouvait se trouver ce type de rocher (d’après certains locaux de la ville de Mesquite dans le Nevada). Le ranger me disait aussi de passer le voir au BLM de Saint George quand je viendrai dans la région. Fin juin 2003, en voyage avec ma fille Flora qui avait à l’époque 16 ans, je me présentais au BLM de Saint George mais celui-ci était exceptionnellement fermé pour cause de travaux. Aussi, sommes nous partis tenter de trouver le fameux rocher uniquement avec l’extrait de carte et son cercle dessiné dessus. Situé en plein désert du Nevada, ce secteur est caniculaire en été et son exploration systématique d’ouest en est pendant plusieurs heures fut vraiment éprouvante sous le cagnard. Presque arrivés à l’extrémité est du cercle, alors que nous commencions à présenter les premiers signes du coup de chaleur et que ce qui semblait être un grand vautour tournoyait autour de nous comme s’il attendait notre fin, j’avais par prudence interrompu l’exploration pour que nous puissions nous rafraîchir à Mesquite au lieu de nous dessécher dans cet endroit très isolé et quasiment jamais fréquenté. Notre programme serré ne nous avait pas permis de revenir continuer l’exploration. Quand on cherche de « nouveaux » endroits, toutes les explorations ne sont pas des succès, ce n’est pas la première fois que ce type d’échec m’arrivait 😐 !
Ayant fourni mes informations à Laurent Martres, celui-ci se rendit dans le secteur quelques mois plus tard, après avoir obtenu des renseignements complémentaires de la part du ranger de Saint George. Il trouva l’endroit où se situent les rochers curieusement érodés de Little Finland. Quand il m’en indiqua les coordonnées, j’ai trouvé rageant que ce site se trouve à moins de 500 m d’où j’avais terminé mon exploration avec Flora et j’ai dû attendre le printemps 2006 pour pouvoir le découvrir à mon tour en compagnie de mes amis Steffen et Isa. Comme Laurent a inclus ce site dans Photographing the Southwest Volume 2, il est désormais régulièrement visité et apprécié par les adeptes de la photographie dans le wilderness.
Quant au fameux rocher « Back of Beyond » de Michael Fatali, il se situait bien loin de là, au nord de l’Utah, non pas caché au beau milieu du wilderness comme nous le supposions mais facilement accessible dans la Recreational Aera de Fantasy Canyon (au centre d’une région d’exploitation de pétrole et de gaz) où les locaux viennent régulièrement pique-niquer le week-end (il y avait même un banc de bois au pied du fameux rocher !). Je m’y suis rendu en 2005 mais malheureusement la fragile formation rocheuse s’est écroulée en septembre 2006 (sans que la raison de cet écroulement n’ait pu être clairement déterminée).
Depuis ma visite à Little Finland en avril 2006, une barrière a été installée par le BLM dans le canyon d’accès à environ 1 km du site, ce qui empêche de bivouaquer au pied même du site comme nous l’avions fait avec Steffen et Isa. Une raison en est peut être aussi la marche de slickrock surmontant du sable qui se situe maintenant peu après la barrière, car même si elle n'est pas impressionnante elle était traîtresse pour les SUV. Après notre exploration du site en 2006, alors que ma Jeep Grand Cherokee avait descendu cette marche sans problème, le Chevrolet Trailblazer de Steffen et Isa (avec moins de garde au sol) s’était retrouvé avec le bas de caisse coincé sur la marche, les roues avant patinant dans le sable et les roues arrière ne touchant quasiment plus le sol 😕. Il nous avait fallu une heure et demie à trois pour se sortir de ce mauvais pas en montant la voiture sur le cric (qui s’enfonçait dans le sol) pour construire une rampe de pierres sous chaque roue arrière. Puis Steffen avait réussi à faire avancer en force le véhicule, en faisant rugir le moteur et avec un lugubre bruit de frottement du bas de caisse, tandis qu’Isa et moi nous accrochions à l’arrière de la voiture pour ajouter du poids sur les roues arrière afin qu’elles assurent une bonne traction sur nos rampes de pierres (immédiatement écroulées dès que la voiture a avancé).
Après l'évocation de ces quelques souvenirs, revenons à mon voyage de cette année. La route en provenance de Zion NP via l’I-15 et la Gold Butte Back Country Byway a été longue (SUV au minimum AWD pour la dernière partie de la piste), aussi la fin d’après-midi est déjà bien avancée et je dois me dépêcher d’aller sur le site pour bénéficier de l’éclairage de la « golden hour », indispensable pour espérer de bons résultats photographiques.
Les formations rocheuses de Little Finland sont situées au bord d’une petite falaise qui surplombe les environs. Au pied de cette falaise, une source a permis à trois ou quatre palmiers de survivre.

Sur ce plateau de slickrock…

… l’érosion a réalisé des sculptures aux formes étonnantes. C’est un véritable plaisir pour les yeux mais également un jeu de chercher à les capter avec son appareil photo en essayant de les isoler sous le meilleur éclairage possible.






Les couleurs sont particulièrement exacerbées au coucher du soleil :


On peut trouver de petites arches…

… et des roches finement découpées.

Je ne peux m’empêcher de laisser courir mon imagination dans ce délire de roche et je me laisse prendre à « reconnaître » des personnages, des animaux, des créatures fantasmagoriques… Et pourtant je promets de n’avoir avalé aucune substance illicite ni d’avoir forcé sur la bouteille 🤪 !
Voici une silhouette en train de consulter un message sur son iPhone :

Un petit éléphant volant comme Dumbo :

Un démon qui ricane (est-ce celui de « Devil’s throat » devant lequel on passe pour venir à Little Finland ?):

Un monstre agressif…

… puis un autre qui l’est moins :

Un petit dinosaure :

Un rapace géant :

Le soleil s’est couché depuis un moment mais je reste sur place à errer jusqu’au crépuscule pour m’imprégner d’une ambiance qui devient très particulière, plutôt inquiétante surtout dans cette totale solitude…


Il fait nuit quand je retourne à mon SUV, à la pâle lueur des étoiles que je ne veux pas gâcher par la lumière de ma lampe frontale qui reste dans le sac à dos. Heureusement que mon véhicule n’est pas très loin et que j’avais bien repéré le chemin car il ne m’apparaît qu’au tout dernier moment.
Quand je me glisse dans le sac de couchage à l’issue de cette journée bien remplie, j’ai quand même une légère appréhension car je me demande si toutes les créatures pétrifiées de Little Finland ne vont pas se réveiller et m’empêcher de dormir en paix parce que je les ai dérangées. Si c’est le cas, ici personne ne viendra me secourir 😐 !
JOUR 19 : de Little Finland à Escalante
Ce matin le réveil sonne très tôt car je veux retourner à Little Finland dès l’aube pour bénéficier du court laps de temps pendant lequel la lumière est belle autour du lever du soleil.
Cette nuit, aucune créature n’est venue perturber mon sommeil : pas de monstre essayant de me croquer, pas de démon me tirant par les pieds, pas de dinosaure maltraitant mon véhicule comme dans un film de Spielberg, pas d’éléphant volant atterrissant sur le toit du SUV... Ouf 😛 !
La lumière de l’aube est très douce et j’attends tranquillement le lever du soleil en prenant quelques clichés.



J’assiste au réveil d’une autre créature à la mâchoire impressionnante…


… mais qui s’en va paisiblement en ondulant.

Je retrouve mes « amis » de la veille sous un nouvel éclairage :
Le monstre agressif.

Le petit dinosaure.

Et mon préféré, le rapace qui semble toujours à l’affût d’une nouvelle proie.


D’autres formations rocheuses se révèlent avec l’éclairage du matin, comme celle-ci :

Quelques détails attirent mon attention, comme cet orifice d’où semble jaillir du slickrock…

… ou ce « Grand Téton » pétrifié.

Une curieuse substance blanche recouvre partiellement certaines sections rocheuses du site en semblant suinter de la roche. J’apprendrai plus tard que c’est un phénomène naturel qui se produit ici pendant l’hiver et se résorbe progressivement dès les premières chaleurs pour quasiment disparaître pendant l’été.

Après un petit déjeuner où je prends tout mon temps pour profiter du site avant que la lumière ne devienne trop crue, je quitte Little Finland en passant au pied d’un immense champignon rocheux pointant vers le ciel.

De retour sur la Gold Butte Back Country Byway, je fais un arrêt à Whitney Pocket, un secteur très prisé des locaux pour y faire du camping sauvage avec leurs trailers sur des sites isolés au pied de formations rocheuses colorées facilement accessibles (car la petite route goudronnée parvient jusque-là avant de se transformer en piste).

Je quitte le Nevada pour revenir en Utah où il est prévu que le temps s’améliore progressivement dans les jours à venir. Quand j’arrive à Saint George, je constate que l’amélioration n’est pas pour tout de suite 🙁 aussi j’en profite pour faire un ravitaillement au Wal-Mart et je vais même faire un tour dans les outlets à la recherche d’un magasin Abercrombie & Fitch, pour ramener quelque chose à ma fille sans risquer de me tromper de marque 😇, mais en l’absence de ce magasin je ne m’attarde pas longtemps.
Pour revenir à Escalante, je repasse par Zion NP et donc par Springdale à l’entrée ouest du parc. Comme quasiment chaque année depuis 10 ans, je m’arrête à la galerie de Michael Fatali, qui se trouve désormais dans le bâtiment du Zion IMAX Theatre Complex, pour y admirer ses magnifiques photos tirées en grand format et particulièrement lumineuses grâce au procédé Cibachrome. Bien que son assertion : « No computer imaging, artificial lighting, or unnatural filtration were used in the creation of these photographs » fasse rire ou agace la majorité de la communauté photographique qui n’est pas dupe 😛, et que sa condamnation judiciaire pour avoir noirci la base de Delicate Arch (nettoyée depuis) en faisant brûler des grosses briquettes pour aider un peu la « God’s light » lui ait valu de nombreux détracteurs 😠, Michael Fatali n’en reste pas moins un maître de la photographie et un précurseur qui fait référence pour la découverte des endroits les plus beaux à photographier sur le plateau du Colorado 🙂. Comme la plupart des photographes professionnels, il ne dévoile pas ses secrets et nomme rarement les sites immortalisés sur ses photos, aussi a-t-il fallu plusieurs années à notre petit groupe de fans du Southwest pour découvrir la localisation de tous les sites de ses portefolios et pour nous y rendre personnellement (il me reste encore à visiter Elve's Chasm, mais pour cela il faut pouvoir payer une descente du Colorado en rafting dans le Grand Canyon ou bien faire un backpacking difficile de plusieurs jours).
A l’occasion des visites dans sa galerie, j’avais rencontré deux fois Michael Fatali mais « le Maître » était distant et ne souhaitait pas perdre de temps avec un admirateur également tombé amoureux du Southwest mais dont la dégaine montrait qu’il n’achèterait jamais une des très onéreuses photos exposées.
Quand je me rends dans sa galerie cette année, je suis surpris de constater qu’il n’y a pas d’autres visiteurs en ce début d’après-midi (alors que nous sommes pourtant le week-end du Memorial Day), par contre Michael Fatali est présent derrière le comptoir. En admirant une fois de plus ses superbes photos, je remarque une guitare électrique qui est exposée sur un mur car plusieurs grands guitaristes l’ont signée. Je l’évoque à Michael Fatali en lui disant que je me doutais qu’il aimait le rock puisqu’il avait pris il y a longtemps une photo de Calvin Russell jouant de la guitare dans Antelope Canyon pour la pochette d’un de ses albums. Il semble sidéré de cette remarque, d’abord parce que je connais les albums de Calvin Russell (Michael ignore que, si Calvin Russell est quasiment inconnu aux USA, il est assez connu en France) et surtout que je connaisse cette photo « de jeunesse » qu’il n’évoque jamais. Du coup, il abandonne l’attitude du « Maître » et devient accessible et très aimable, on discute un bon moment à bâtons rompus de musique et des beautés du Southwest. Quand il me demande si je ne peux pas lui indiquer de nouveaux sites encore « secrets » dans la région pour qu’il puisse faire de nouvelles photos, je suis interloqué par une telle question venant de lui et je ne trouve à répondre que : « Je ne connais rien de plus que ce que vous avez déjà exploré »… ce qui n’est probablement pas tout à fait vrai.
Après cet agréable moment de convivialité 🙂, je poursuis ma route vers Escalante, en faisant un premier arrêt pour photographier ce témoignage du Memorial Day…

… et un autre pour immortaliser un vieux pick-up Chevrolet qui a du vécu.


Au Visitor Center d’Escalante, je m’enquiers des prévisions météo ainsi que de l’état des pistes et des slots canyons dans le secteur. Le ranger m’indique que Zebra Slot est noyé, qu’il n’en sait rien pour Peek-A-Boo et Spooky slots, que la piste d’Egypt Bench (pour Neon Canyon) est impraticable mais que je peux tenter demain la piste pour Harris Wash (pour me rendre au Volcano en passant par le slot de Red Breaks) mais uniquement si elle a séché car aujourd’hui un SUV 4x4 s’y est embourbé et il a fallu lui envoyer la dépanneuse (pour quelques centaines de dollars). Il va donc falloir que je revoie mon programme… 🙁
Ce soir, c’est le dernier dîner avec Harriet et Philip et la dernière nuit confortable dans leur trailer, car à partir de demain je repars pour une dizaine de nuits de bivouac dans mon SUV.
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
Vivre seule avec 800 euros par mois au Maroc ou en Tunisie? English translation pending
Bonjour,
Il se peut que je parte vivre dans un de ces 2 pays pour au moins un an.🙂 J'aurais aimé savoir si 800€ par mois suffisent pour vivre (logement inclus!) ?
Merci pour votre aide
Il se peut que je parte vivre dans un de ces 2 pays pour au moins un an.🙂 J'aurais aimé savoir si 800€ par mois suffisent pour vivre (logement inclus!) ?
Merci pour votre aide
Séjour de 15 jours: possible de faire Ko Tao, Ko Lanta, Ko Chang et Phuket ou Krabi? English translation pending
onjour,
Je prépare un voyage en Thailande pour 15 jours, mais je suis comptément perdue. Je pense vouloir visiter trop de villes et n'arrive pas à trier.
Pour commencer le voyage, je pense faire: - Bangkok 4j - Ayutthaya: 1j - Chiang Mai: 3j
Il me reste donc une petite semaine pour faire vraiment le sud et les plages. Je me suis pas mal renseignée (internet, guide de voyage) mais je ne sais que choisir. Est-ce réalisable de visiter Ko Tao, Ko lanta, Ko chang? Est-ce qu'un de ces iles est à privilégier ou à zapper?
Et ensuite, je pensais peut-être faire Phuket et/ou Krabi. Est-ce vraiment nécéssaire voire incontournable (surtout pour Phuket?).
Je vous remercie beaucoup!!
Je prépare un voyage en Thailande pour 15 jours, mais je suis comptément perdue. Je pense vouloir visiter trop de villes et n'arrive pas à trier.
Pour commencer le voyage, je pense faire: - Bangkok 4j - Ayutthaya: 1j - Chiang Mai: 3j
Il me reste donc une petite semaine pour faire vraiment le sud et les plages. Je me suis pas mal renseignée (internet, guide de voyage) mais je ne sais que choisir. Est-ce réalisable de visiter Ko Tao, Ko lanta, Ko chang? Est-ce qu'un de ces iles est à privilégier ou à zapper?
Et ensuite, je pensais peut-être faire Phuket et/ou Krabi. Est-ce vraiment nécéssaire voire incontournable (surtout pour Phuket?).
Je vous remercie beaucoup!!
Dans l’Ouest, y aurait-il des parcs qui ont la cote et d’autres moins (ou plus, ou pas encore…)? English translation pending
L’objectif de notre troisième voyage dans l’ouest des USA était de découvrir un Etat que nous ne connaissions pas - le Nouveau-Mexique – et de retourner à Moab car on adore et qu’il nous restait quelques endroits à explorer par-là. Comme d’hab, j’ai glané pas mal d’informations sur ce forum et je remercie tous ceux qui ont bien voulu répondre à mes questions durant la préparation du circuit que voici :
J1 – Arrivée à Denver en soirée (nuit au Baymont Inn Denver airport) J2 – Garden of the Gods et Great Sand Dunes (nuit au Great Sand Dunes Lodge) J3 – Taos Pueblo et Taos (nuit au Inn of the Governors à Santa Fe) J4 – Bandelier national monument (nuit à Santa Fe) J5 – Kasha Katuwe Tent Rocks (nuit à Santa Fe) J6 – White Sands national monument (nuit au Magnuson hotel à Alamogordo) J7 – White Sands et Albuquerque old town (nuit à l’Econo Lodge old town) J8 – Canyon de Chelly (nuit à l’Holiday Inn à Chinle) J9 – Monument Valley (nuit au Hat Rock Inn à Mexican Hat) J10 – Natural Bridges national monument (nuit au Inn at the canyons à Monticello) J11 – Moab - Negro Bill canyon (nuit à l’Holiday Inn à Moab) J12 – Arches, Canyonlands, Shafer Trail et Potash road (nuit à l’Holiday Inn à Moab) J13 – Fisher Towers et Colorado national monument (nuit au Clarion Inn à Grand Junction) J14 – Shopping à Silverthorne et retour à Denver (nuit au Baymont Inn Denver airport) J15 – vol retour
Nous sommes partis mi-juillet avec nos enfants, âgés de 11 et 13 ans. Eux aussi on attrapé le virus et ne se font jamais prier pour un petit voyage dans l’ouest 😇
Comme j’ai changé de boulot en début d’année, je n’étais pas certaine d’avoir des vacances cet été. Finalement, 15 jours m’ont été accordés. La décision de partir a donc été prise seulement en avril, ce qui fait que nous avons acheté nos billets d’avion assez tardivement par-rapport aux autres fois. Et je n’ai jamais payé aussi cher ! Un conseil : pour l’été, achetez vos billets avant le mois de janvier. Après, il y a de fortes chances pour que les prix grimpent.
Je ne vais pas vous faire un carnet détaillé jour par jour. Il y en a tant sur ce forum, tous aussi intéressants les uns que les autres. Et puis le blog que je tiens au quotidien quand nous sommes en voyage remplit cette fonction… je crois. Je vais juste vous donner nos impressions pour chaque parc visité, nos coups de cœur et aussi nos coups de gueule (mais il n'y en a pas beaucoup, je vous rassure).
Et ça commence maintenant, avec un départ tout en douceur, sans accroc ni mauvaise surprise, contrairement aux derniers carnets que j’ai pu lire (elles se reconnaitront !) 😛.
Ah si ! Une mauvaise surprise de taille pour les enfants : American Airlines nous a fait embarquer dans un avion sans écrans individuels. Aïe, aïe, aïe !!! Léo, révolté : « non mais c’est une blague ??? Vous avez vraiment payé pour ça ? ». Axel, incrédule : « c’est quoi cet avion d’autrefois ? Mais qu’est-ce qu’on va faire pendant 9 heures ? ». Moi je m’en fiche, j’ai un nombre de vies illimité pendant 6 heures sur Candy Crush 😎 et ce qui m’importe, c’est que l’avion soit en bon état et nous mène sains et sauf à Chicago où nous faisons escale.
J’ai quand même un reproche à faire à AA : malgré l’enregistrement en ligne, impossible d’avoir des places côte à côte. Comme sur les vols low cost, il faut payer un supplément pour cela. Or AA n’est pas une compagnie low cost (si ?) et il a fallu que j’insiste lourdement pour qu’on nous place au moins 2 par 2. C’est quand même plus sympa sur un vol long courrier ! Et puis ça ne se fait pas de confier ses enfants à des inconnus !
A part ça, le vol s'est déroulé sans souci. Pas de turbulences, pas de retard, pas de faux atterrissage (l'an dernier à Calgary, l'avion a frôlé la piste puis le pilote a remis les gaz car il ne le sentait pas 😮 🏴☠️). Chez Alamo tout s'est bien passé aussi ; nous n'avons pas eu le choix puisqu'il n'y avait qu'un seul modèle dans notre catégorie mais ce Chevrolet Traverse nous convenait, donc ok.
Dans le prochain post, j’attaque le compte-rendu parc par parc. De ceux qui ont la cote et sont plébiscités par des hordes de touristes à ceux qui, bizarrement ou exceptionnellement, étaient quasi déserts.
J1 – Arrivée à Denver en soirée (nuit au Baymont Inn Denver airport) J2 – Garden of the Gods et Great Sand Dunes (nuit au Great Sand Dunes Lodge) J3 – Taos Pueblo et Taos (nuit au Inn of the Governors à Santa Fe) J4 – Bandelier national monument (nuit à Santa Fe) J5 – Kasha Katuwe Tent Rocks (nuit à Santa Fe) J6 – White Sands national monument (nuit au Magnuson hotel à Alamogordo) J7 – White Sands et Albuquerque old town (nuit à l’Econo Lodge old town) J8 – Canyon de Chelly (nuit à l’Holiday Inn à Chinle) J9 – Monument Valley (nuit au Hat Rock Inn à Mexican Hat) J10 – Natural Bridges national monument (nuit au Inn at the canyons à Monticello) J11 – Moab - Negro Bill canyon (nuit à l’Holiday Inn à Moab) J12 – Arches, Canyonlands, Shafer Trail et Potash road (nuit à l’Holiday Inn à Moab) J13 – Fisher Towers et Colorado national monument (nuit au Clarion Inn à Grand Junction) J14 – Shopping à Silverthorne et retour à Denver (nuit au Baymont Inn Denver airport) J15 – vol retour
Nous sommes partis mi-juillet avec nos enfants, âgés de 11 et 13 ans. Eux aussi on attrapé le virus et ne se font jamais prier pour un petit voyage dans l’ouest 😇
Comme j’ai changé de boulot en début d’année, je n’étais pas certaine d’avoir des vacances cet été. Finalement, 15 jours m’ont été accordés. La décision de partir a donc été prise seulement en avril, ce qui fait que nous avons acheté nos billets d’avion assez tardivement par-rapport aux autres fois. Et je n’ai jamais payé aussi cher ! Un conseil : pour l’été, achetez vos billets avant le mois de janvier. Après, il y a de fortes chances pour que les prix grimpent.
Je ne vais pas vous faire un carnet détaillé jour par jour. Il y en a tant sur ce forum, tous aussi intéressants les uns que les autres. Et puis le blog que je tiens au quotidien quand nous sommes en voyage remplit cette fonction… je crois. Je vais juste vous donner nos impressions pour chaque parc visité, nos coups de cœur et aussi nos coups de gueule (mais il n'y en a pas beaucoup, je vous rassure).
Et ça commence maintenant, avec un départ tout en douceur, sans accroc ni mauvaise surprise, contrairement aux derniers carnets que j’ai pu lire (elles se reconnaitront !) 😛.
Ah si ! Une mauvaise surprise de taille pour les enfants : American Airlines nous a fait embarquer dans un avion sans écrans individuels. Aïe, aïe, aïe !!! Léo, révolté : « non mais c’est une blague ??? Vous avez vraiment payé pour ça ? ». Axel, incrédule : « c’est quoi cet avion d’autrefois ? Mais qu’est-ce qu’on va faire pendant 9 heures ? ». Moi je m’en fiche, j’ai un nombre de vies illimité pendant 6 heures sur Candy Crush 😎 et ce qui m’importe, c’est que l’avion soit en bon état et nous mène sains et sauf à Chicago où nous faisons escale.
J’ai quand même un reproche à faire à AA : malgré l’enregistrement en ligne, impossible d’avoir des places côte à côte. Comme sur les vols low cost, il faut payer un supplément pour cela. Or AA n’est pas une compagnie low cost (si ?) et il a fallu que j’insiste lourdement pour qu’on nous place au moins 2 par 2. C’est quand même plus sympa sur un vol long courrier ! Et puis ça ne se fait pas de confier ses enfants à des inconnus !
A part ça, le vol s'est déroulé sans souci. Pas de turbulences, pas de retard, pas de faux atterrissage (l'an dernier à Calgary, l'avion a frôlé la piste puis le pilote a remis les gaz car il ne le sentait pas 😮 🏴☠️). Chez Alamo tout s'est bien passé aussi ; nous n'avons pas eu le choix puisqu'il n'y avait qu'un seul modèle dans notre catégorie mais ce Chevrolet Traverse nous convenait, donc ok.
Dans le prochain post, j’attaque le compte-rendu parc par parc. De ceux qui ont la cote et sont plébiscités par des hordes de touristes à ceux qui, bizarrement ou exceptionnellement, étaient quasi déserts.
Bons plans pour cinq jours à Florence au mois de mai? English translation pending
Bonjour,
Je vais passer 5 jours à Florence au mois de mai. J'aurais aimé avoir des adresses de restaurant bons, sympas et pas trop chers. Est-ce que l'un d'entre vous connait l'Hotel San Giovanni situé à coté du Duomo. Si vous avez des bons plans (endroits à visiter ou à éviter) ils seront les bien venus. Je suis preneuse de tous vos avis et conseils. merci
Je vais passer 5 jours à Florence au mois de mai. J'aurais aimé avoir des adresses de restaurant bons, sympas et pas trop chers. Est-ce que l'un d'entre vous connait l'Hotel San Giovanni situé à coté du Duomo. Si vous avez des bons plans (endroits à visiter ou à éviter) ils seront les bien venus. Je suis preneuse de tous vos avis et conseils. merci
Rencontrer des Français à Phuket English translation pending
je pars a phuket du 5 au 21 juin
ou peut on rencontrer des francais merci
juste pour ne pas oublier la langue lol merci
Sortie à Varadero English translation pending
Quels sont les endroits conseillés à visité les bars ou discothèque Si je veus manger dans un restaurant
visité des parcs ect
Epiceries, superettes à Marrakech? English translation pending
bonjour,
lors des ballades , il y a des restaurants mais il y a il au abord de la place et du centre de marrakech, des epiceries ou superette ou l'on peut s'acheter des bouteilles d'eau, ou boissons a emporter etc; et des petits en cas, pour nos ballades, (petit gouter ) juste du dépannage , merci d'avance
lors des ballades , il y a des restaurants mais il y a il au abord de la place et du centre de marrakech, des epiceries ou superette ou l'on peut s'acheter des bouteilles d'eau, ou boissons a emporter etc; et des petits en cas, pour nos ballades, (petit gouter ) juste du dépannage , merci d'avance
Budget pour cinq jours à Ulan-Bator? English translation pending
Bonjour,
Quel budget moyen faut-il compter pour 5 jours à Ulan-Bator ?
Je compte dormir en auberge (dortoir), faire quelques visites, manger dans des restaurants à prix raisonnables ou dans les marchés, sortir un peu le soir, etc...
Merci
Quel budget moyen faut-il compter pour 5 jours à Ulan-Bator ?
Je compte dormir en auberge (dortoir), faire quelques visites, manger dans des restaurants à prix raisonnables ou dans les marchés, sortir un peu le soir, etc...
Merci
Iles sauvages mais pas trop en Thaïlande? English translation pending
bonjour,
après 5 mois de vadrouille au Cambodge , Vietnam et Laos dont 6 semaines de moto tout terrain au nord Laos ou je suis encore, j'aspire à trouver un endroit sur une île les pieds dans l'eau ou me poser et souffler 2 semaines du 15 au 30 mai avant de rentrer via le Sri Lanka en juin.
Farniente, "confort" , confidentiel, hors des grandes destinations, bonne bouffe ne serait pas un handicap, activités si possible plus étendue que masque tuba, village pêcheur, l'ile avec son côté face et son coté pile...ça existe?? Budget 40/50$ tt cis..
Merci à vous de partager...
Koh Chang: aller d'une plage à l'autre à pied? English translation pending
Bonjour,
Nous souhaitons passer 5 ou 6 jours sur Ko Chang au mois de mai prochain. D'après plusieurs discussions et autres avis ou commentaires, nous allons essayer de réserver à l'Oasis ou chez Little Eden près de Lonely Beach. Est-ce un bon choix ? J'ai vu que Lonely Beach était très animée, mais en Mai apparemment, c'est la basse saison, et je suppose que ça doit déjà être plus calme que le reste de l'année, non ?
Voyageant avec deux enfants en bas âge (2 et 5 ans), pas question pour nous de louer des scooters. Je me demandais donc s'il serait envisageable de faire des balades à pied en partant de lonely beach vers Bang Bao ou vers Kai Bae, quitte à revenir en taxi collectif si besoin. J'ai lu que le relief était très escarpé et qu'il faisait très chaud en Mai, mais les enfants sont habitués à marcher et à la chaleur, et avec pour objectif une jolie plage pour se baigner, ça va tout seul. En plus, les paysages traversés ont l'air très chouettes. J'ai lu sur le site d'un hôtel qu'il fallait compter 15 bonnes minutes de marche entre Lonely beach et Kai bae. Cela me parait peu, mais je ne trouve pas confirmation de cette info ailleurs.
Certains ont-ils fait ses 'balades' à pied ?
Désolée si ma question semble ridicule à certains...
Merci d'avance de votre aide,
Caroline
Nous souhaitons passer 5 ou 6 jours sur Ko Chang au mois de mai prochain. D'après plusieurs discussions et autres avis ou commentaires, nous allons essayer de réserver à l'Oasis ou chez Little Eden près de Lonely Beach. Est-ce un bon choix ? J'ai vu que Lonely Beach était très animée, mais en Mai apparemment, c'est la basse saison, et je suppose que ça doit déjà être plus calme que le reste de l'année, non ?
Voyageant avec deux enfants en bas âge (2 et 5 ans), pas question pour nous de louer des scooters. Je me demandais donc s'il serait envisageable de faire des balades à pied en partant de lonely beach vers Bang Bao ou vers Kai Bae, quitte à revenir en taxi collectif si besoin. J'ai lu que le relief était très escarpé et qu'il faisait très chaud en Mai, mais les enfants sont habitués à marcher et à la chaleur, et avec pour objectif une jolie plage pour se baigner, ça va tout seul. En plus, les paysages traversés ont l'air très chouettes. J'ai lu sur le site d'un hôtel qu'il fallait compter 15 bonnes minutes de marche entre Lonely beach et Kai bae. Cela me parait peu, mais je ne trouve pas confirmation de cette info ailleurs.
Certains ont-ils fait ses 'balades' à pied ?
Désolée si ma question semble ridicule à certains...
Merci d'avance de votre aide,
Caroline
Scène de la vie quotidienne édifiante au Vietnam English translation pending
Je suis en train de déjeuner dans mon restaurant favori tout en discutant avec le patron et ami favori, quand un jeune rasta lourdement sac-à-dossé s’adresse aux trois motobikes postés devant la terrasse pour leur demander où trouver une guest-house à 4 ou 5 dollars. Je n’entends pas tout des longs palabres qui s’ensuivent, mais mon ami – par ailleurs d’une générosité qui ne fait jamais défaut – m’informe en ricanant que le gamin ne veut pas payer de moto alors que les trois hommes lui ont dit qu’il ne trouverait rien à ce prix-là et lui proposent de le conduire dans des endroits très, très bien…
Je lui dis que c’est faux mais il me rétorque : « Pourquoi ils lui donneraient un renseignement alors qu’il ne veut même pas payer une course en moto ? » S’ensuit une discussion sur ma notion de service à laquelle il oppose la sienne, l’amitié, la famille, « Tu peux me demander ce que tu veux, je ferai tout pour toi, je peux même aider quelqu’un que je ne connais pas à 2 h du matin si c’est un ami à toi, mais pour les autres, non. »
Un peu mécontente, je vais dire au gamin qui palabre toujours qu’en s’éloignant de la zone touristique et en se rapprochant du village de pêcheurs, il trouvera de petits hôtels dans ces prix, mais qu’il devra marcher longtemps.
Il me dit que dix kilomètres ne lui font pas peur, qu’il sait bien qu’à ce prix-là, il n’aura pas de télé, un lit branlant et peut-être pire mais qu’il s’en fiche et part en me remerciant.
Il s’ensuit une grogne générale, les regards des motobikes sont noirs, mon ami me lance : « Mais d’il a pas d’argent, pourquoi il ne va pas travailler pour se payer son voyage ? »
Je lui explique un peu vivement que chez nous, il arrive souvent qu’après leur diplôme, des jeunes gens partent visiter le monde pendant un ou deux ans avec des moyens minimums, avant de s’installer pour cinquante ans dans un travail sclérosant.
Il fait mine de comprendre mais je vois bien qu’il n’approuve pas et le repas se termine dans un vague malaise.
Cette scène m’a amenée à deux réflexions :
La première concerne tout cette tranche de forumiste qui précise voyager « sac-à-dos », ce que je n’ai jamais bien compris, Est-ce que voyager « sac-à-dos » sous-tend qu’on est un voyageur hors-pair, un baroudeur, quelqu’un à l’écoute des populations, par opposition à des bourgeois obtus qui traînent une valise à roulettes et posent leurs fesses dans une voiture et – forcément, jettent des pièces aux gamins le long des routes en époussetant leur chapeau colonial ?
Quand on voit ce que le Viet Nam, comme tout pays qui cherche à assurer son développement via le tourisme, quand on voit ce que les locaux ont investi – heureusement ou malheureusement – en espérant que les touristes viendont dépenser de préférence chez eux, on comprend leurs griefs à l’égard des Occidentaux, même si on ne partage pas l’idée de départ.
Autre réflexion, c’est l’idée de ce grand brassage des cultures. Est-ce qu’avec un sac-à-dos ou un porte-monnaie bien rempli, on va réussir ce grand mélange culturel ? C’est ce que m’a dit mon ami du restaurant ce jour-là. Les liens, ça se creuse. Au Viet Nam, ce n’est pas en allant passer une journée à observer les minorités des hauts-plateaux, ni en passant une nuit avec une famille Hmong qu’on va tisser un lien.
D’ailleurs, si on y regarde bien, est-ce réellement sain d’aller photographier cette femme habillée de couleurs merveilleuses en train de bosser pour sa vie quotidienne ? Qui a envie d’être fimé alors qu’il récure ses toilettes ?
De plus, cette idée de brassage culturel est bien occidentale. Un Vietnamien s’en fiche de brasser les cultures – je ne parle pas du jeune Vietnamien citadin qui a fait des études supérieures. Non. Un Vietnamien va se tortillder de rire en vous voyant donner des croquettes à votre chat, va aller faire du porte-à-porte pour montrer l’immonde portion de camembert que vous alliez engloutir. Mais il n’y a aucune empathie. Il ne se demandera pas pourquoi vous aimez votre chat, il n’essaiera pas le camembert pour comprendre pourquoi vous trouvez ça bon. Nous vivons dans des mondes différents, c’est comme ça, c’est très bien, et si on résume, il s’en fout.
Ce que je me demande, finalement, c’est si nos sociétés ne cultivent pas un tel fond de culpabilité pour s’obliger à partir sans rien, juste avec le fameux « sac-à-dos », gage ultime qu’elles n’ont plus rien à voir avec leurs infects ancêtres.
Je sais, ça fait beaucoup de réflexions pour une vulgaire affaire de prix de guest-house, peut-être suis-je moi aussi hantée par cette volonté de comprendre, même sans sac-à-dos…
Je lui dis que c’est faux mais il me rétorque : « Pourquoi ils lui donneraient un renseignement alors qu’il ne veut même pas payer une course en moto ? » S’ensuit une discussion sur ma notion de service à laquelle il oppose la sienne, l’amitié, la famille, « Tu peux me demander ce que tu veux, je ferai tout pour toi, je peux même aider quelqu’un que je ne connais pas à 2 h du matin si c’est un ami à toi, mais pour les autres, non. »
Un peu mécontente, je vais dire au gamin qui palabre toujours qu’en s’éloignant de la zone touristique et en se rapprochant du village de pêcheurs, il trouvera de petits hôtels dans ces prix, mais qu’il devra marcher longtemps.
Il me dit que dix kilomètres ne lui font pas peur, qu’il sait bien qu’à ce prix-là, il n’aura pas de télé, un lit branlant et peut-être pire mais qu’il s’en fiche et part en me remerciant.
Il s’ensuit une grogne générale, les regards des motobikes sont noirs, mon ami me lance : « Mais d’il a pas d’argent, pourquoi il ne va pas travailler pour se payer son voyage ? »
Je lui explique un peu vivement que chez nous, il arrive souvent qu’après leur diplôme, des jeunes gens partent visiter le monde pendant un ou deux ans avec des moyens minimums, avant de s’installer pour cinquante ans dans un travail sclérosant.
Il fait mine de comprendre mais je vois bien qu’il n’approuve pas et le repas se termine dans un vague malaise.
Cette scène m’a amenée à deux réflexions :
La première concerne tout cette tranche de forumiste qui précise voyager « sac-à-dos », ce que je n’ai jamais bien compris, Est-ce que voyager « sac-à-dos » sous-tend qu’on est un voyageur hors-pair, un baroudeur, quelqu’un à l’écoute des populations, par opposition à des bourgeois obtus qui traînent une valise à roulettes et posent leurs fesses dans une voiture et – forcément, jettent des pièces aux gamins le long des routes en époussetant leur chapeau colonial ?
Quand on voit ce que le Viet Nam, comme tout pays qui cherche à assurer son développement via le tourisme, quand on voit ce que les locaux ont investi – heureusement ou malheureusement – en espérant que les touristes viendont dépenser de préférence chez eux, on comprend leurs griefs à l’égard des Occidentaux, même si on ne partage pas l’idée de départ.
Autre réflexion, c’est l’idée de ce grand brassage des cultures. Est-ce qu’avec un sac-à-dos ou un porte-monnaie bien rempli, on va réussir ce grand mélange culturel ? C’est ce que m’a dit mon ami du restaurant ce jour-là. Les liens, ça se creuse. Au Viet Nam, ce n’est pas en allant passer une journée à observer les minorités des hauts-plateaux, ni en passant une nuit avec une famille Hmong qu’on va tisser un lien.
D’ailleurs, si on y regarde bien, est-ce réellement sain d’aller photographier cette femme habillée de couleurs merveilleuses en train de bosser pour sa vie quotidienne ? Qui a envie d’être fimé alors qu’il récure ses toilettes ?
De plus, cette idée de brassage culturel est bien occidentale. Un Vietnamien s’en fiche de brasser les cultures – je ne parle pas du jeune Vietnamien citadin qui a fait des études supérieures. Non. Un Vietnamien va se tortillder de rire en vous voyant donner des croquettes à votre chat, va aller faire du porte-à-porte pour montrer l’immonde portion de camembert que vous alliez engloutir. Mais il n’y a aucune empathie. Il ne se demandera pas pourquoi vous aimez votre chat, il n’essaiera pas le camembert pour comprendre pourquoi vous trouvez ça bon. Nous vivons dans des mondes différents, c’est comme ça, c’est très bien, et si on résume, il s’en fout.
Ce que je me demande, finalement, c’est si nos sociétés ne cultivent pas un tel fond de culpabilité pour s’obliger à partir sans rien, juste avec le fameux « sac-à-dos », gage ultime qu’elles n’ont plus rien à voir avec leurs infects ancêtres.
Je sais, ça fait beaucoup de réflexions pour une vulgaire affaire de prix de guest-house, peut-être suis-je moi aussi hantée par cette volonté de comprendre, même sans sac-à-dos…
Retour de l'hôtel Villa Oasis Cayo Coco English translation pending
Le positif: Nourriture au buffet bonne. Restaurant a la carte très bon. Personnel au bar (Francky) et au restaurant aimables et serviables. Animation et animateur (Lester) aimable et chaleureux. Les capuccino au bar excellent!
Le négatif: Représentante Sunwing (Milene) Malpropre et manque de coopération de sa part car nous avons eu beaucoup de petit problème qui selon moi aurait pu être regler, voila un résumé; Pas de couverture ni de couvre-lit ni d'oreiller supplémentaire dans la chambre, pas de serviette a main, pas de tapis de bain, tu n'a qu'une grande serviette et tu t'arrange avec ca, pas moyen d'échanger nos serviettes de plage contre des propres, oreiller moisis et plein de taches, la chambre malpropre. Pas d'eau dans la chambre a notre arrivée et il en a manquer a plusieurs reprises. Restaurant a la carte fermer (ouvert la 5 ieme journée) nous sommes aller et c'est très bon. 3 restaurants a la carte offert au Oasis playa coco a 8 minute de notre hotel mais le transport est a nos frais soit 30 cuc par personne aller retour (c'est une arnaque) finalement tu paye ton repas! Pas de grille pain dans la salle a manger, apres la 5 ieme journée nous avons sus qu'il fallait trancher notre pain et le donner a la serveuse pour qu'elle aille dans la cuisine les faire griller! Manque de jus d'orange, de pain, d'oeuf, de frites, pizza ect...a tout bout de champs il manque de nourriture a ce demander si ils vont fermer. Buffet redondant mais bon. Les nappes sont sales ils n'ont pas été changer de la semaine quoi que je crois qu'une journée ils ont tourner de bord les nappes et cela parait vraiment! Le café est infecte, nous avions penser a emporter du café instantané, mais un matin pas d'eau chaude pour s'en faire un! Pas beaucoup de chaise a la plage (12) une chance qu'il y avait beaucoup de vagues et de vent, même des jelly fish 2 jours car il en aurait manquer c'est certain. Bar de la plage et du lobby fermer, il n'y a que celui du snack bar. le taux de change n'est pas afficher et il est 15% de plus qu'ailleurs. Hotel pas trop propre et qui se fou carrément de nous et de nos problèmes. Mauvaise gestion et manque de d'organisation. Nous avons tout dit ca a notre représentante et même au patron et ont en a rien a foutre de nous! Nous voulions réserver a notre arrivée pour faire l'excursion du catamaran et c'était déja complet! Bref, Je ne retournerais jamais a cette hotel et je ne la conseille a personne. C'est dommage car la compagnie Sunwing offre un excellent service dans l'avion mais a l'hotel ca ce gate!
Monna 😎
Le négatif: Représentante Sunwing (Milene) Malpropre et manque de coopération de sa part car nous avons eu beaucoup de petit problème qui selon moi aurait pu être regler, voila un résumé; Pas de couverture ni de couvre-lit ni d'oreiller supplémentaire dans la chambre, pas de serviette a main, pas de tapis de bain, tu n'a qu'une grande serviette et tu t'arrange avec ca, pas moyen d'échanger nos serviettes de plage contre des propres, oreiller moisis et plein de taches, la chambre malpropre. Pas d'eau dans la chambre a notre arrivée et il en a manquer a plusieurs reprises. Restaurant a la carte fermer (ouvert la 5 ieme journée) nous sommes aller et c'est très bon. 3 restaurants a la carte offert au Oasis playa coco a 8 minute de notre hotel mais le transport est a nos frais soit 30 cuc par personne aller retour (c'est une arnaque) finalement tu paye ton repas! Pas de grille pain dans la salle a manger, apres la 5 ieme journée nous avons sus qu'il fallait trancher notre pain et le donner a la serveuse pour qu'elle aille dans la cuisine les faire griller! Manque de jus d'orange, de pain, d'oeuf, de frites, pizza ect...a tout bout de champs il manque de nourriture a ce demander si ils vont fermer. Buffet redondant mais bon. Les nappes sont sales ils n'ont pas été changer de la semaine quoi que je crois qu'une journée ils ont tourner de bord les nappes et cela parait vraiment! Le café est infecte, nous avions penser a emporter du café instantané, mais un matin pas d'eau chaude pour s'en faire un! Pas beaucoup de chaise a la plage (12) une chance qu'il y avait beaucoup de vagues et de vent, même des jelly fish 2 jours car il en aurait manquer c'est certain. Bar de la plage et du lobby fermer, il n'y a que celui du snack bar. le taux de change n'est pas afficher et il est 15% de plus qu'ailleurs. Hotel pas trop propre et qui se fou carrément de nous et de nos problèmes. Mauvaise gestion et manque de d'organisation. Nous avons tout dit ca a notre représentante et même au patron et ont en a rien a foutre de nous! Nous voulions réserver a notre arrivée pour faire l'excursion du catamaran et c'était déja complet! Bref, Je ne retournerais jamais a cette hotel et je ne la conseille a personne. C'est dommage car la compagnie Sunwing offre un excellent service dans l'avion mais a l'hotel ca ce gate!
Monna 😎
Séjour 5 jours à Tromso en janvier English translation pending
Bonjour,
Nous partons 5 jours à Tromso mi-janvier; nous avons déjà prévu une excursion pour voir les aurores boréales et une autre pour voir les baleines. Avez vous de bons conseils pour visiter Tromso et les alentours à pied ou en transport en commun ? De bonnes adresses pour manger pas trop cher ? Comment rejoindre la ville depuis l'aéroport le plus facilement possible ? Tout bon plan est le bienvenu ;) Merci
Nous partons 5 jours à Tromso mi-janvier; nous avons déjà prévu une excursion pour voir les aurores boréales et une autre pour voir les baleines. Avez vous de bons conseils pour visiter Tromso et les alentours à pied ou en transport en commun ? De bonnes adresses pour manger pas trop cher ? Comment rejoindre la ville depuis l'aéroport le plus facilement possible ? Tout bon plan est le bienvenu ;) Merci
Retour croisière Costa Diadema Samsara English translation pending
bonjour, de retour depuis une semaine superbe bateau, j'ai beaucoup aimé le pont 5 en promenade et les restos payants je les ai tous essayer avec le forfait bon appétit à 60 euros par personne
et j'ai pris le restaurant corona blue a heure libre
il etait plein et franchement super on peut manger plus tot un soir ou plus tard on se presente au buffet et au fond et il y a une dame qui prends votre carte demande le nombre de personne choisi la table pleins de tables de 2 et une personne vous place toujours bien placé nickel
et les autre soirs on a fait le japonais c'etait bon mais sans plus c'est le coté festif qui est tres sympa
il y a 3 menus differents 2 à 25 euros et un à 30 euros et avec le forfait vous prenez celui que vous voulez meme le plus cher
le restaurant samsara le poisson excellent plus de monde du fait de ce forfait qui a été pris par beaucoup de personne
le restaurant club alors lui excellent on est retourné 2 fois mangé car trop trop bon
pizzeria pas faite
j'ai trouvé la cuisine tres bonne sur ce bateau tres gouteux++
le matin si vous voulez du chaud il faut aller au restaurant la nouveauté c'est les repas chaud fait par pays
la belgique c'est les gaufres
anglais:pancake et bacon
espagnol:tortillas et guacamole++
allemand:saucisse et oeuf
toutes les omelettes et oeufs
plus les brioches dans la piece central identique au buffet donc meme sans plat chaud vous pouvez y aller
le samsara est juste superbe la terrasse avec pleins de transats agreable quand on voit la bagarre pour les transats ailleurs avec un grand jacuzzi
des serviettes marrons de plage fournis tous les jours donc jamais utilisé les serviettes bleues
si des questions n'hesitez pas+++
si des questions n'hesitez pas+++
Playa del Carmen: 5e avenue pour faire la fête le soir? English translation pending
Bonjour a tous. Beaucoup parlent de la 5* av a playa del carmen. Près des hôtels et pratique pour faire la fête le soir. Mais certains commentaires disent que c'est très américanisé. Puis-je avoir plus d'informations s.v.p. Il y a t-il des boutiques de souvenirs, de bons restaurants et des clubs où l'on peut danser autre que le disco, style danse sociale ?. Bref, est-ce un bon argument pour choisir un hôtel à Playa Del Carmen ? Merci de me répondre.
Tuyaux pour réduire le budget au Costa Rica fin décembre 2009? (voyage en famille) English translation pending
Nous sommes 5 (dont un enfant de 8 ans) et nous voudrions aller au C.R pendant les congés de fin d'année. Le budget risquant d'être explosif, nous recherchons tous les bons tuyaux afin de l'alléger. Nous ne sommes pas adeptes des voyages organisés avec animations et grand luxe. Nous préférons la façon "routard", mais étant donné que cette fois-ci, nous voyageons avec nos enfants, nous voudrions un minimum d'organisation, en ce qui concerne le logement. Les dortoirs ou chambre familiale nous conviennent parfaitement mais avec le petit déj. compris. J'aimerais savoir à quel coût on peut manger. Nous n'avons pas établis de circuit pour l'instant, à savoir que nous aimerions rester environ 12 j / 10 n.
Donc, si vous avez des renseignements à me fournir, je suis preneuse.
Merci
Séjour à Oiapock? (frontière franco-brésilienne) English translation pending
Pour ceux qui habitent ou qui ont sejourné à Oiapock (frontière franco brésilienne) : Quels sont les endroits "interessants" (hotel, restaurant, musee, lieux de culte etc...), ou l'on peut rencontrer des "qprofessionnels" francophones, avec un bon rapport qualité/prix ?
Y a t-il possibilité de séjour chez l'habitant ?
Autre chose : Quelqu'un m'a dit que le mot "Oiapock" est le nom du fleuve, mais que la ville s'appelait "Martinique" ! Avez vous des détails sur cette histoire ?
C'est une ville brésilienne, par conséquent y a t-il des gestes, des propos ou des vêtements où des lieux à éviter ? (j'entend pour une française !)
Merci pour vos réponses !
Y a t-il possibilité de séjour chez l'habitant ?
Autre chose : Quelqu'un m'a dit que le mot "Oiapock" est le nom du fleuve, mais que la ville s'appelait "Martinique" ! Avez vous des détails sur cette histoire ?
C'est une ville brésilienne, par conséquent y a t-il des gestes, des propos ou des vêtements où des lieux à éviter ? (j'entend pour une française !)
Merci pour vos réponses !
Retour de cinq semaines au Brésil et en Argentine English translation pending
de retour de 5 semaines au bresil et argentine, je vous donne en vrac, quelques adresses, ou plans, qui ns ont semblés interressants et qui ne sont pas forcement ds les guides!
puerto iguazu:"la casa de Leny" belgrano 55 tel 03757-42058; 20 pesos /p en chambre double avec sdb, pas loin du terminal de bus(mais ds un quartier tranquille, ou l'on n'entend pas la circulation)c'est chez une femme qui vit là et qui a fait plusieurs chambres ds son terrain
ne pas prendre son petit dej au terminal, cher et pas sympa, mais en face a "la panificadora Real" cafe au lait et facturas.
restaurants a puerto iguazu:Parilla Charo av Cordoba 118, assado pour 2 à 40 pesos
un encore mieux, el patio av Victor Aguirre 211, rodizio de viande et hors d'oeuvres...HUM!!!! la rue principale qui descends vers le port.
St ignacio mini: depuis puerto iguazu bus de la compagnie Noelia d 1h du mat a 22h10 prix 25 pesos 4h
hebergement;posada d'el descanso"chalet a 35 pesos avec chauffage en plus pour 3 pesos, plus petit dej a 3 pesos
dure de trouver un restau! Andreas en allant vers les ruines
bus pour posadas(1h)
faire a corrientes"la costanera" qui longe le rio, la pointre de mitre de la batteria avec des gomeros enooormes!! un restau qui fait l'angle salta et costanera, un asado excellent pour 20 pesos..
Salta, faire du cheval, un jour ou y sejourner plusieurs jours chez "Enrique J.Carbia a chicoana pour 170 pesos on vient vs chercher a salta, petit dej, cheval le matin, asado et vin a gogo puis re cheval l'apres-midi, gouter le soir et on vous ramene, si vs rester plsieurs j, c'est sensiblement le meme prix aevc petit dej et repas du soir enrique@sayta.com.ar www.sayt.com.ar Sam, une anglaise est là en tant qu'interprete anglais/castillan, le groupe est super sympa et le repas est excellent... s'acheter des bottes de cuir a salta, je vs conseille Torcivia fabriquants, bottes de tres bonnes qualite entre 120 et 300 pesos(en cuir de carpincho) "el patio de las empanadas" av s marti et esteco, purmamarca "don tomas" louis le proprietaire est en train d'amenager la maison en adobe de son grand pere, c'est dejà sympa, mais fini ce sera le pieds!!!chambre, pour l'instant, sommaire, sdb a cote, patio avec cardonne et hamac et vue sur la montagne aux 7 couleurs, pour 35 pseos a 2.Il prevoi et est en train de faire 2 ou 3 chambres avec sdb, mais tj avec ce patio superbe purmadontomas@hotmail.com
pour aller aux salines grandes Roman Rios av san martin vous attends a l'arrivee du bus et vous propose des excursions ds son kangoo tt neuf "el condor", ns qui sommes refractaires aux excursions(organisées) pour 20/personnes si vs etes 4, Roman vs emmene.Ns n'etions que tt les 2, ns avons paye 80, et avons eu droit "au grd jeu" mais qu'est ce que 80 pesos quand on fait ce voyage!!! "la chapatea" calle libertad, repas caseiro petit dej, sympa et copieux chez "Mamacoca" devant le terminal, fait aussi hospedaje un autre restau a purmamarca "el gaucho"calle libertad s/n en face ou presque l'autre, Marcos, le gaucho en question aimerait faire "el templo del vino" a Jujuy, (6 pesos le bus) pas loin du terminal, l'hotel "residencial los andes" 50 pesos les 2 avec sdb et petit dej, pas loin du centre ville, il suffit de passer le pont(c'est tout de suite l'aventure...) "el comedor familiar, de la societad obrerar" au 357 rue balcarce, excellent repas pour 12p /p "le chung king"comme son nom ne l'indique pas, tres bon asado(pour 2, a 28 pesos) et un malbec.... pour aller a cafayate, il faut repasser par salta.super trajet a travers la quebrada de las conchas. hotel pas loin du terminal "el hospedaje" camila quintana de nino con esquina salta, un peu a la gueule du client, ns avait annonce 65 pesos, a d'autres jeunes idem, a une fille qui est venue le lendemain a 85 pesos et finalement ns avons paye 60;, elle ns a meme laisser le petit dej prepare ds la cuisine le dernier j pour 6 h du mat! manger a cafayatte;au marche ds un comedor en face du marche, bon et pas cher avec un petit cabernet de derriere les fagot.. ballade a faire a pieds aux cascades, au depart de cafayate vers le rio colorado en longeant les vignes Par contre, la glace au pinard, 2 boules a 5 pesos(!)il se les fait en or a ce prix là, c'est a gouter, mais une suffit(de boule) pour Tucuman le bus part a 6h du matin 37p/p superbe trajet là aussi, arret a tafi del valle, col de l'infernillo a travers la vegetation gelée.s'eloigner du terminal pour trouver un hotel a tucuman ( suis rentrée ds un bordel!, avec mon sac a dos, ça fait desordre) cordoba le 17 aout etant ferie, dur de trouver un hotel en periode de"fin de semana larga" il faut marcher, sinon, il y en a beaucoup autour du terminal(et pas forcement des hotels de passe) hotel le Ritz, san jeronimo 495 www.ritzhotelcba.com.ar on ne se refuse rien, mais de ritz il n'en a que le nom!tres jolie gare, mais 2 sorties de train par semaine pour bsa!! "solar de tejeda"27 de abril 23, restau, asado, churasco et cabrito norteno visite de la manzana jesuitica 5 p la visite guidée autre restau simple et bon "la gloria" 514 san jeronimo Rosario quartier de pichincha(ancien quartier des bordels francais au XIX) auberge de jeunesse "le pichincha" www.pichinchahostel.com.ar av de francia 241
parillada "la ternera de pichincha" salta y av de francia
cours de tango ds pas mal d'endroit, il faut demander le bulletin a l'information touristique Buenos aires depuis le terminal del retiro, metro pour aller au centre, acheter plusieurs billets d'un coup, non pas que c'est moins cher, mais pas de queue a faire a cahque achats(les queues, ils connaissent a bsa...) station Moreno, sur la ligne c(bleue) "hostal clan" rue a alsina 912 ds le quartyier san telmo.En dortoir 27/p, il y a une maison sur la terrasse que ns avons occupee(sdb, cuisine et 2 chambres)avec petit dej et possibilite de faire a manger, plus un bar et une parillada sur la terrasse.Pas loin de l'av du 9 juillet d'un cote et de la plaza de la casa del gobierno de l'autre www.hostelclan.com.ar donne des cours d'espagnol et organise des sorties (match a la bombonera entre autres) spectacles a bsa sur la rue corrientes de part et d'autre de l'av du 9 jullet, il n'y a que l'embarras du choix, salles de theatres et spectacles en tout genre je vous conseille d'aller au centre culturel San marti, il ya des spectacles et expo gratuits et on vs renseignent sur les spectacles, pour 2 pesos, los martes musica, ns avons assister a un speclacle "las minas del tango reo" au theatre de alvera le theatre Colon est fermé jusqu'en 2008, mais la troupe et l'orchestre actuent au Coliseo, pour 12 pesos et tres bien placés ns avons pu assister au ballet "cendrillon de prokofiev" un autre theatre: libertarte av corrientes 1555(sous la librairie)ou ns sommes alle voir Caligula de camus manger a bsa "les meres de la pace de mai" se sont monter en association et on meme une université, on peut aller prendre un cafe et manger des gateaux dans leur local qui est egalement, salle de reunion, librairie, lieu de rencontre et d'expo... "la pizzaria del pino" en sortant du metro constitution, prendre l'av de brazil qui passe sous l'autopiste 9 de julio, ds la 1 cuadra, ils servent une parilla bien forunie pour 28 pesos(pour 2) "grill Oriente" av de mayo 999 esq irigoyendonc pas loin du clan, viande delicieuse et vin qui ne l'est pas moins... "bistro pizzeria free" corrientes 1362 rodizio de pizza, empanadas, pates et gnocis pour 13.5 pesos/p "pippo" montevideo 341 asado excellent, ou on ne pousse pas a la depense("prenez une tire d'asado, ca devrait suffir pour vous deux, si vs en avez pas assez, on verra plus tard.." c'est pas sympathique, ça??)18 pesos pour 2, la tire, le tout comme il se doit accompagne de malbec ou torontes
visite surprenante et gratuite " Palacio de las aguas corrientes" riobamba 750 1°piso, une batisse enorme qui fait l'orgeuil des argentins "magnifica obra arquitectonica y de ingeneria unica en el continente" Bon, tout est relatif, faut voir le contexte, c'est un peu charge, toute la facade carrelée, mais effectivement ingenieux, car c'etait Le chateau d'eau de bsa, au 1er etage, les reservoirs d'eau qui alimentaient la ville au 19 et ds les tours, les colonnes d'eau. et une expo sur les "inodores"(wc)en tout genres et materiaux sanitaires, bibliotheque a visiter egalement au rdc, les bureaux de la compagnie .
en me relisant, je me rend compte que c'est un peu long.... je ferais un blog lorsque j'aurais le tps si vs avez eu le courage de me lire jusqu'au bout et voulez d'autres precisions, vs pouvez me contacter bon voyage a ceux qui partent prochainement
faire a corrientes"la costanera" qui longe le rio, la pointre de mitre de la batteria avec des gomeros enooormes!! un restau qui fait l'angle salta et costanera, un asado excellent pour 20 pesos..
Salta, faire du cheval, un jour ou y sejourner plusieurs jours chez "Enrique J.Carbia a chicoana pour 170 pesos on vient vs chercher a salta, petit dej, cheval le matin, asado et vin a gogo puis re cheval l'apres-midi, gouter le soir et on vous ramene, si vs rester plsieurs j, c'est sensiblement le meme prix aevc petit dej et repas du soir enrique@sayta.com.ar www.sayt.com.ar Sam, une anglaise est là en tant qu'interprete anglais/castillan, le groupe est super sympa et le repas est excellent... s'acheter des bottes de cuir a salta, je vs conseille Torcivia fabriquants, bottes de tres bonnes qualite entre 120 et 300 pesos(en cuir de carpincho) "el patio de las empanadas" av s marti et esteco, purmamarca "don tomas" louis le proprietaire est en train d'amenager la maison en adobe de son grand pere, c'est dejà sympa, mais fini ce sera le pieds!!!chambre, pour l'instant, sommaire, sdb a cote, patio avec cardonne et hamac et vue sur la montagne aux 7 couleurs, pour 35 pseos a 2.Il prevoi et est en train de faire 2 ou 3 chambres avec sdb, mais tj avec ce patio superbe purmadontomas@hotmail.com
pour aller aux salines grandes Roman Rios av san martin vous attends a l'arrivee du bus et vous propose des excursions ds son kangoo tt neuf "el condor", ns qui sommes refractaires aux excursions(organisées) pour 20/personnes si vs etes 4, Roman vs emmene.Ns n'etions que tt les 2, ns avons paye 80, et avons eu droit "au grd jeu" mais qu'est ce que 80 pesos quand on fait ce voyage!!! "la chapatea" calle libertad, repas caseiro petit dej, sympa et copieux chez "Mamacoca" devant le terminal, fait aussi hospedaje un autre restau a purmamarca "el gaucho"calle libertad s/n en face ou presque l'autre, Marcos, le gaucho en question aimerait faire "el templo del vino" a Jujuy, (6 pesos le bus) pas loin du terminal, l'hotel "residencial los andes" 50 pesos les 2 avec sdb et petit dej, pas loin du centre ville, il suffit de passer le pont(c'est tout de suite l'aventure...) "el comedor familiar, de la societad obrerar" au 357 rue balcarce, excellent repas pour 12p /p "le chung king"comme son nom ne l'indique pas, tres bon asado(pour 2, a 28 pesos) et un malbec.... pour aller a cafayate, il faut repasser par salta.super trajet a travers la quebrada de las conchas. hotel pas loin du terminal "el hospedaje" camila quintana de nino con esquina salta, un peu a la gueule du client, ns avait annonce 65 pesos, a d'autres jeunes idem, a une fille qui est venue le lendemain a 85 pesos et finalement ns avons paye 60;, elle ns a meme laisser le petit dej prepare ds la cuisine le dernier j pour 6 h du mat! manger a cafayatte;au marche ds un comedor en face du marche, bon et pas cher avec un petit cabernet de derriere les fagot.. ballade a faire a pieds aux cascades, au depart de cafayate vers le rio colorado en longeant les vignes Par contre, la glace au pinard, 2 boules a 5 pesos(!)il se les fait en or a ce prix là, c'est a gouter, mais une suffit(de boule) pour Tucuman le bus part a 6h du matin 37p/p superbe trajet là aussi, arret a tafi del valle, col de l'infernillo a travers la vegetation gelée.s'eloigner du terminal pour trouver un hotel a tucuman ( suis rentrée ds un bordel!, avec mon sac a dos, ça fait desordre) cordoba le 17 aout etant ferie, dur de trouver un hotel en periode de"fin de semana larga" il faut marcher, sinon, il y en a beaucoup autour du terminal(et pas forcement des hotels de passe) hotel le Ritz, san jeronimo 495 www.ritzhotelcba.com.ar on ne se refuse rien, mais de ritz il n'en a que le nom!tres jolie gare, mais 2 sorties de train par semaine pour bsa!! "solar de tejeda"27 de abril 23, restau, asado, churasco et cabrito norteno visite de la manzana jesuitica 5 p la visite guidée autre restau simple et bon "la gloria" 514 san jeronimo Rosario quartier de pichincha(ancien quartier des bordels francais au XIX) auberge de jeunesse "le pichincha" www.pichinchahostel.com.ar av de francia 241
parillada "la ternera de pichincha" salta y av de francia
cours de tango ds pas mal d'endroit, il faut demander le bulletin a l'information touristique Buenos aires depuis le terminal del retiro, metro pour aller au centre, acheter plusieurs billets d'un coup, non pas que c'est moins cher, mais pas de queue a faire a cahque achats(les queues, ils connaissent a bsa...) station Moreno, sur la ligne c(bleue) "hostal clan" rue a alsina 912 ds le quartyier san telmo.En dortoir 27/p, il y a une maison sur la terrasse que ns avons occupee(sdb, cuisine et 2 chambres)avec petit dej et possibilite de faire a manger, plus un bar et une parillada sur la terrasse.Pas loin de l'av du 9 juillet d'un cote et de la plaza de la casa del gobierno de l'autre www.hostelclan.com.ar donne des cours d'espagnol et organise des sorties (match a la bombonera entre autres) spectacles a bsa sur la rue corrientes de part et d'autre de l'av du 9 jullet, il n'y a que l'embarras du choix, salles de theatres et spectacles en tout genre je vous conseille d'aller au centre culturel San marti, il ya des spectacles et expo gratuits et on vs renseignent sur les spectacles, pour 2 pesos, los martes musica, ns avons assister a un speclacle "las minas del tango reo" au theatre de alvera le theatre Colon est fermé jusqu'en 2008, mais la troupe et l'orchestre actuent au Coliseo, pour 12 pesos et tres bien placés ns avons pu assister au ballet "cendrillon de prokofiev" un autre theatre: libertarte av corrientes 1555(sous la librairie)ou ns sommes alle voir Caligula de camus manger a bsa "les meres de la pace de mai" se sont monter en association et on meme une université, on peut aller prendre un cafe et manger des gateaux dans leur local qui est egalement, salle de reunion, librairie, lieu de rencontre et d'expo... "la pizzaria del pino" en sortant du metro constitution, prendre l'av de brazil qui passe sous l'autopiste 9 de julio, ds la 1 cuadra, ils servent une parilla bien forunie pour 28 pesos(pour 2) "grill Oriente" av de mayo 999 esq irigoyendonc pas loin du clan, viande delicieuse et vin qui ne l'est pas moins... "bistro pizzeria free" corrientes 1362 rodizio de pizza, empanadas, pates et gnocis pour 13.5 pesos/p "pippo" montevideo 341 asado excellent, ou on ne pousse pas a la depense("prenez une tire d'asado, ca devrait suffir pour vous deux, si vs en avez pas assez, on verra plus tard.." c'est pas sympathique, ça??)18 pesos pour 2, la tire, le tout comme il se doit accompagne de malbec ou torontes
visite surprenante et gratuite " Palacio de las aguas corrientes" riobamba 750 1°piso, une batisse enorme qui fait l'orgeuil des argentins "magnifica obra arquitectonica y de ingeneria unica en el continente" Bon, tout est relatif, faut voir le contexte, c'est un peu charge, toute la facade carrelée, mais effectivement ingenieux, car c'etait Le chateau d'eau de bsa, au 1er etage, les reservoirs d'eau qui alimentaient la ville au 19 et ds les tours, les colonnes d'eau. et une expo sur les "inodores"(wc)en tout genres et materiaux sanitaires, bibliotheque a visiter egalement au rdc, les bureaux de la compagnie .
en me relisant, je me rend compte que c'est un peu long.... je ferais un blog lorsque j'aurais le tps si vs avez eu le courage de me lire jusqu'au bout et voulez d'autres precisions, vs pouvez me contacter bon voyage a ceux qui partent prochainement
Croisière dans les Caraïbes: soupers formels avec les enfants English translation pending
Bonjour,
Je fais ma première croisière (5 jours) dans les caraïbes le 3 mars. J'ai 2 filles de 10 et 12 ans. Sont-elles admises aux soupers avec service dans les restaurants? Comment doivent-elles s'habiller?
Merci à l'avance,
Je fais ma première croisière (5 jours) dans les caraïbes le 3 mars. J'ai 2 filles de 10 et 12 ans. Sont-elles admises aux soupers avec service dans les restaurants? Comment doivent-elles s'habiller?
Merci à l'avance,
Retour de l'hôtel Melia Caribe Tropical English translation pending
HOTEL PARADISIAQUE 5* le melia caribe tropical est splendide un immense parc tropical avec des bassins des animaux, (flamand roses, paons...) il y a un petit train qui passe environ toutes le 10/15 mn pour se déplacer mais rien ne vaut de se promener à pied on en prend plein les yeux les chambre sont sympa nous on était coté 01 donc près de la piscine "tropical" et de la plage ainsi que du resto AGORA c'est un restaurant buffet il faut savoir que 1 soir sur 2 il y a des langouste grillée à volonté, la piscine est immense, le bar piscine est sympa, le personnel est très agréable toujours souriant .....
concernant les repas il y a plusieurs restos buffets "l'altabales "est très bien au petit déjeuner c'est extraordinaire!! ou sinon pour le soir il y a plusieurs restos à la carte, la il faut reserver la veille au matin, nous avons essayer "le français", le "gourmet" et le japonais c'était super non seulement on a très bien manger mais en plus le cadre est super!
concernant l'animation le soir c'st très sympa il y a des spectacles genres cabaret très bien, il y a aussi un casino
concernant les excursions nous sommes allés à l'île SAONA, c'est splendide mais le mieux c'est la sortie "jeep safari" mais attention il y en a plusieurs nous on abien été conseillé par notre guide "TOURINTER" on a pris celle ou en est en 4x4 par groupe de 4 maxi par voiture c'est génial on était une dizaine de 4x4 on se suivait bien sur il y avait un guide un accompagnateur et un policier + "un reporter" qui filmait la sortie pour nous la proposer en dvd ou en cassette après, nous sommes allés voir l'intéérieur de la rep dom, un champ de canne à sucre, les haïtiens qui y travaillent, les enfants, un petit village ou il fabrique le cacao le café, ...., nous avons traversés un parc de cocotiers pour arriver à l ocean c'est magique magnifique...... enfin je vous laisse la surprise
par contre c'est bien de prévoi des crayons, des bonbons ou des sucettes pour donner aux enfants .
enfin pour conclure sur l'otel il est magnifique même les toilettes côtés receptions sont immenses
Concernant la prestation "VIP" on m a dit que c'était extraordinaire une suite immense des prestations remarquable, un major d'homme à votre service, un restos privés plage privé VIP......
je vous conseille vivement cet hotel il est super
je vous conseille vivement cet hotel il est super
Nourriture péruvienne et latino-américaine English translation pending
Est-ce qq a testé La Casa Picaflor dans le 2e à Paris, 5 r Tiquetonne? Ca devrait être un traiteur-épicerie-restaurant des produits péruviens et de l'Amérique latine... Je suis bien tentée par l'expérience. Je vous raconterai plus tard :-)
http://www.picaflor.fr/casa.htm
http://www.picaflor.fr/casa.htm
Cinq jours camping-car en Bretagne English translation pending
bonjours a tous .
nous allons en Bretagne pour 5 jours , début juin , en venant de Roanne avec une halte d'une nuit région du Mans . nous recherchons des coins sympas , , petites villes ou villages , des beaux et bons marchés , manger du bon poisson , pas trop de kilomètres , nous restons que 5 jours , sortir un peu des sentiers battus .
merci a vous amis voyageurs
Projet de 10 jours en Inde du Nord avec 3 enfants: budget English translation pending
Bonjours
Nous aimerions aller en inde du nord avec notre petite tribu ( 8 ans, 5 ans et presque 3 ans) Delhi, agra, Jaipur . Par exemple. Une idée de circuit d'ailleurs serais pas de refus.
J'aimerais avoir une idée sur le budget journalier comprenant ( repas, boissons, visites, souvenirs) sachant que nous pensons manger dans des endroits plutôt bon restaurant pas des boui boui ou autres nous voulons éviter que les enfants tombe malade ou autre se qui peux vite transformer un voyage magique en cauchemars.
Nous avons déjà séjourner en thailande avec eux et en fonctionnant comme sa aucun soucis.
Avoir également une idée sur un véhicule avec chauffeur parlant français le prix... ( la journée..., et des contacts si possible)
Et niveau logement est- ce mieu de prendre sur place ou a l'avance ( booking, agoda etc...)
Nous aimerions aller en inde du nord avec notre petite tribu ( 8 ans, 5 ans et presque 3 ans) Delhi, agra, Jaipur . Par exemple. Une idée de circuit d'ailleurs serais pas de refus.
J'aimerais avoir une idée sur le budget journalier comprenant ( repas, boissons, visites, souvenirs) sachant que nous pensons manger dans des endroits plutôt bon restaurant pas des boui boui ou autres nous voulons éviter que les enfants tombe malade ou autre se qui peux vite transformer un voyage magique en cauchemars.
Nous avons déjà séjourner en thailande avec eux et en fonctionnant comme sa aucun soucis.
Avoir également une idée sur un véhicule avec chauffeur parlant français le prix... ( la journée..., et des contacts si possible)
Et niveau logement est- ce mieu de prendre sur place ou a l'avance ( booking, agoda etc...)
Excursions à Sainte Marie English translation pending
Bonjour à tous,
Nous allons passer 5 nuits à l'écologde Ravoraha sur l'île Sainte Marie à Madagascar - fin octobre (4 jours complets sur place)
Nous irons bien sûr 1 jour sur l'île aux nattes.
Mais avez-vous d'autres balades ou excursions à nous conseiller ?
Des prestataires excursions passionnés ?
De bons petits restau ? Quels sont les plats à essayer absolument ?...
Enfin tout ce qui rendrait notre passage à Sainte Marie inoubliable !
Nous devons encore trouver une nuit d'hôtel à Tamatave avant notre retour en France. Connaissez-vous un endroit très sympa ?
Merci par avance !
Enfin tout ce qui rendrait notre passage à Sainte Marie inoubliable !
Nous devons encore trouver une nuit d'hôtel à Tamatave avant notre retour en France. Connaissez-vous un endroit très sympa ?
Merci par avance !
Coût de la vie au Portugal? English translation pending
bonjour
dans 2 semaines nous partons au portugal en camping car pour 4 ou 5 semaines , est ce que quelqu'un pourrait nous renseigner sur le cout de la vie dans ce pays ( petits restos sympa , camping et courses de tous les jours )
merci et bonne journée
claudie
Voyager sans gluten en Tunisie? English translation pending
bonjour,
ma conjointe ne peut pas manger de gluten et nous prévoyons voyager en Tunisie. j'aimerais savoir, selon vos expériences si c'est possible soit de faire notre marché en conséquence là-bas ou s'il est mieux d'apporter des profuits d'ici ou si le menu des restaurants est sans danger.
merci
Retour de l'hôtel Iberostar Dominicana: "décevant..." (du 27 mars au 4 avril 2009) English translation pending
retour de l'iberostar dominicana ou nous avons séjourné du 27/03 au 04/04/09. Ce club ne vaut absolument pas 5 étoiles moi je classe parmis les 3 étoiles pas plus.
En effet toujours les meme plats au buffet du petit déjeuner au souper, tres peu de choix, une nourriture pas toujours bonne !!Et quand vous décidez de manger dans un des restaurants à la carte vous vous retrouvez avec une mouche dans votre dessert (tres appetissant!!!)le serveur a failli l'enlever avec ses doigts mais quand il a vue mon regard il est reparti en cuisine.Nous avons eu un service de chambre tres médiocre (et c'est peu dire...)entre autre des oreillés troués, des drads tachés, des serviettes de bain tachées, du sable par terre pas toujours néttoyé, aucun effort pour rendre la pièce jolie.Nous avons fait une excursion en buggy avec iberostar nous étions les seul français dans un groupe composé uniquement d'americain alors que nous avions demandé le contraire (je n'ai rien contre les americains mais il est difficile de faire des rencontres ou de discuter lorsque l'on ne parle pas un mot d'anglais!)le guide ne nous a pas tout expliqué en francais alors qu'il le parlé! on a vu plus de marchants ambulants que de paysage, je ne recommande pas cette excursion en tout cas pas avec le tour operateur du club.Le staff commencé à enlever les coussins des transats à 17h30 alors que la piscine ferme à 19h00!!!, et pour finir nous avons eu une coupure d'eau!!!
Le seul point positif les spectacles le soir.
Sans compter que nous n'avons pas eu de chance au retour on a fouillé ma valise à l'aéroport de punta cana et on ma volé du parfum!!!!
C'étais la 2 fois que nous retournions en république dominicaine et la dernière!
Je ne conseille pas ce club si vous voulez un vrai 5 étoiles allez dans les Grand Bahia Principe, l'année derniere nous étions au Grand Bahia Principe Akumal au mexique et tout étais parfait.
Choisir un hôtel à Rome? English translation pending
nous partons 5 jours ( 4 nuits ) à rome le WE de la pentecote ; c'est la haute saison et les tarifs d'hotel sont élevés ....
j'hésite entre un hotel conseillé sur ce forum (une valeur sure apparemment ) l'hotel parlamento, très bien situé au centre, super accueuil, superbe terrasse, mais à 150 euros la nuit pour 2 avec petit dej, et un B and B forcément moins cher qu'un hotel ...
on m'a conseillé le B and B simone, ( beaucoup moins cher car en moyenne 75 euros la nuit ), apparemment très correct : seule la situation me fait hésiter ; 117 merulana, c'est près de termini donc sans doute assez loin, des quartiers sympas pour manger le soir : travestere, trevi, campo dei fiori ..., et ce n'est peut-être pas terrible de rentrer tard dans ce quartier .
bref, je n'arrive pas à me décider ! 300 euros contre 600 euros ça fait réfléchir, mais un WE en amoureux à rome, ça ne doit pas se rater !!
merci aux fins connaisseurs de cette ville de me donner leur avis !
timlulu