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Retour d'El Nido (Palawan, Philippines) English translation pending
Bonjour,
Je rentre a peine de 10 jours sur Palawan, principalement une semaine passée a El nido aka le paradis sur Terre.
Si vous avez des questions, peut etre pourrais je y répondre...
En attendant, un conseil. Si vous souhaitez réserver l'hotel Sunset Beach Lovers a El nido, ne passez pas par ce site : http://www.ewdm.net/
C'est ce que j'ai fait et une fois sur place, le propriétaire de l'hotel n'était meme pas au courant de ma venue, apparemment James, la personne qui s'occupe de ce site est un peu en froid avec lui et fait un peu n'importe quoi.
D'une maniere générale, je vous conseille d'éviter de réserver au Sunset Beach Lovers. L'hotel est assez loin du village (10 a 15 minute de marche sur un petit sentier pas éclairé) ce qui n'est pas tres pratique quand on veut aller diner et profiter du village si mignon d'el nido.
De plus le propriétaire n'a aps été tres correct avec nous. Nous avions réservé un cottage et a la place nous avons eu une chambre minable avec des trous énormes dans la moustiquaire. Nous avons finalement décidé de ne pas y passer notre séjour (nous avons préféré Lally and Abet) et nous nous sommes presque engueulé avec lui quand nous le lui avons dit, il voulait qu'on paye quand meme l'intégralité du séjour, soit disant parce que c'est une politique internationale, alors que nous lui avons proposé de ne payer qu'une nuit meme si nous ne l'avons pas passé la bas.... ce qui EST la politique internationale d'annulation, en tout cas me semble t'il...
Bref je n'ai pas apprécié cet endroit, ce qui m'a surprise car je n'en avais entendu que du bien.... en tout cas pour nous ca ne s'est pas tres bien passé...
Par contre notre séjour a EL nido etait vraiment fantastique!!! Il ne faut pas le dire trop fort, faisons en sorte que cet endroit reste aussi préservé!!!
Juliana
Je rentre a peine de 10 jours sur Palawan, principalement une semaine passée a El nido aka le paradis sur Terre.
Si vous avez des questions, peut etre pourrais je y répondre...
En attendant, un conseil. Si vous souhaitez réserver l'hotel Sunset Beach Lovers a El nido, ne passez pas par ce site : http://www.ewdm.net/
C'est ce que j'ai fait et une fois sur place, le propriétaire de l'hotel n'était meme pas au courant de ma venue, apparemment James, la personne qui s'occupe de ce site est un peu en froid avec lui et fait un peu n'importe quoi.
D'une maniere générale, je vous conseille d'éviter de réserver au Sunset Beach Lovers. L'hotel est assez loin du village (10 a 15 minute de marche sur un petit sentier pas éclairé) ce qui n'est pas tres pratique quand on veut aller diner et profiter du village si mignon d'el nido.
De plus le propriétaire n'a aps été tres correct avec nous. Nous avions réservé un cottage et a la place nous avons eu une chambre minable avec des trous énormes dans la moustiquaire. Nous avons finalement décidé de ne pas y passer notre séjour (nous avons préféré Lally and Abet) et nous nous sommes presque engueulé avec lui quand nous le lui avons dit, il voulait qu'on paye quand meme l'intégralité du séjour, soit disant parce que c'est une politique internationale, alors que nous lui avons proposé de ne payer qu'une nuit meme si nous ne l'avons pas passé la bas.... ce qui EST la politique internationale d'annulation, en tout cas me semble t'il...
Bref je n'ai pas apprécié cet endroit, ce qui m'a surprise car je n'en avais entendu que du bien.... en tout cas pour nous ca ne s'est pas tres bien passé...
Par contre notre séjour a EL nido etait vraiment fantastique!!! Il ne faut pas le dire trop fort, faisons en sorte que cet endroit reste aussi préservé!!!
Juliana
De retour de la Guadeloupe (décembre 2007 - janvier 2008) English translation pending
Bonjour, je viens d'arriver d'un voyage fantastique dans la Guadeloupe, basiquement sur les Saintes et la Basse-Terre. Comme l'info publiée içi m'a beaucoup aidé a planifier mon voyage, je voudrai correspondre avec ce petit message qui explique un peu notre voyage.
Avant de commencer, confirmer que la meilleure chose que nous avons trouvé dans l'île, c'est ses gens, toujours tres accueillants et prêts a parler avec le visiteur.
Voici les legements ou nous avons dormi lors de notre sejour.
An Eol Caraibes, Trois Rivières (Basse-Terre). 1 nuit. http://an.eol.caraibes.free.fr. Nous y avons passé notre première nuit. 100 € pour 2 personnes en bungalow, petit dejeuner inclus et service d'accueil a l'aeroport, et le lendemain transport jusqu'au debarcadere pour les Saintes. Endroit assez calme, tout pres du centre de Trois Rivieres, des bungalows simples autour d'une piscine. Le couple qui gere les gìtes est tres accueillant.
Chez Zette, Bourg de Terre-de-Haut (Les Saintes). 3 nuits. Tphone: 05.90.99.52.24. Prix: 45 € / nuit. Chambre dans le centre du bourg, juste en face de l'office de turisme. La chambre est petite mais correcte, avec la clim. La petite piscine est un plus. Il existe un studio a 50 € bien plus grand dans la même maison.
Gîtes La Pitchouri, Saint-Claude(Basse-Terre). 3 nuits. www.gites-pitchouri.com. 54 € / nuit (et non 46 € comme marqué sur sa page web). 5 bungalows très très bien autour d'une piscine. Pas de clim, mais pas besoin grâce a l'altitude de SaintClaude (500 m.). Un peu loin du centre de Saint-Claude comme même (plus de 2 km). Des gîtes on voit la mer, et si on marche 20 metres on voit la Soufrière (se les nuages ne la cachent pas). Très pratique pour aller randonner sur les hauteurs de l'île. Mais ils n'auraient pas dû me recommander la location de voiture chez ACS...
Les Balisiers, Ferry, Deshaies (Basse-Terre). 3 nuits. http://perso.orange.fr/les.balisiers. 50 € / la nuit, pour un bungalow très bien dans un endroit tres clame, avec de la clim. 2 belles plages a 500 m.
Nous avons loué une voiture avec l'entreprise ACS www.acs-971.com, basé a Saint-Claude (recommandé par les gens de Gites La Pitchouri). 173 € pour 7 jours. Livraison de la voiture au port de Trois Rivieres (après notre retour des Saintes) et remise a l'aeroport. C'est-a-dire, les conditions de depart etaient bonnes. Sur place, que de problèmes!
Au lieu de nous donner la voiture a Trois Rivieres, comme prevu, on monte dans une autre voiture jusqu'a Saint-Claude. Notre plan d'aller visiter les Chutes de Carbet de l'arrivée a Trois Rivieres est tombé. A Saint-Claude on se trouve avec le reservoir vide, ceci un 1er janvier, ou presque toutes les stations d'essence etaient vides. Heuresement que les peu des gens qui etaient dans le rue nous sont expliqué comme faire pour arriver a la plus proche qui etait ouverte. Le premier jour qu'il a plu un peu fort, les essui-glaces se sont arretés. Imposible de conduire dans ces condutions. Nous avons du attendre toute la matinée qu'il arrête de pleuvoir pour rentrer aux gîtes ou quelqu'un est venu le soir pour reparer la voiture. Et plein de petits trucs, poignées de porte qui ne marchaient pas, moteur poussif, ...
Surtout ne louez pas une voiture avec eux!
Nous avons bien mangé pour pas trop cher dans les restos suivants: A la Belle Etoile, Grande Anse, Terre-de-Bas (Les Saintes). Poisson coffre avec gratin de christophine excellent. Il faut reserver la veille. 28 € / personne, biere, acras, boteille de vin et café inclus. Le Coucher de Soleil, Plage de la Malendure (Basse-Terre). Court-bouillon de poisson et ouassous en sauce excellents, et repas pas cher du tout. 20 € / personne, entrée, dessert et 2 bieres par personne inclus. Le Tamarinier, Saint-Claude (Basse-Terre). Bonne cuisine pas chere et service impeccable. Le thon-legumes excellent. Le dessert de glace avec fruits flambés sublime. 24 € / personne apero + petite entrée + plat + dessert + 1/2 vin en pichet par personne. La Corrida du Sud, Port-Louis (Grande-Terre), en face de port.Cuisine honnête a des prix tres bas. 13 € / personne avec aperitif (une bière!), entrée, plat, dessert, bouteille de vin de table (espagnol!), et café inclus!
Nous avons aussi bien mangé, mais en payant un peu plus, dans les restos suivants: Ti Kaz La, Bourg de Terre-de-Haut (Les Saintes). Resto chic les pieds dans l'eau. Nous avons payé 35 € / personne, acras, plat de poisson (excellent), 1/2 litre de vin en pichet (par personne) et café. Les premiers et les meilleurs acras de notre sejour. Service impeccable Triangle, Bourg de Terre-de-Haut (Les Saintes). Resto un peu moins chic les pieds dans l'eau. Nous nous sommes offert un menu langouste la nuit de Saint Silvestre. Un planteur en apero, acras, langouste de 1, 2 kg pour deux, bouteille de vin blanc, glace a 54 € / personne. Digestive offert. La Brasserie Marine, Marina de Riviere-Sens (Basse-Terre). Nous sommes arrivés içi le soir du 1er janvier, quand tout etait fermé. Il n'y avait que des cailles avec garniture de christophine et papaye au menu. Mais ils etaient excellents. 30 € / personne, apero, acras, glaces et 1/4 de vin en pichet par personne inclus.
Et on peut manger beaucoup moins cher si on choisit les sandwichs, bokits et poulets boucanés dans la rue. Voici ceux que nous avons aimé le plus. Grande Anse, Deshaies (Basse Terre). Dans le camion blanc a coté du vendeur de punch. Bokits et agoulous enormes et tres bons. Bokits de 2 a 3, 5 € et agoulous entre 4 et 5 €, en fonction de ce qu'on met dedans. Avec l'agoulou de 5 €, 2 personnes peuvent manger sans probleme. Debarcadere de Trois Rivieres (Basse Terre), juste quand la rue commence a monter vers le village, a gauche. Poulet boucané / frites a 3, 5 €. Tres bon. Ferry, Deshaies (Basse Terre), a mi chemin entre le village de Ferry et les gîtes Fanelie Location, a gauche de la route. Ouvre certains soirs. Poulet boucané a 2 € la pièce. Tres bon aussi. Ti Santois, Bourg de Terre-de-Haut (Les Saintes). Boulangerie qui fait aussi de sandwichs et même salades pour emporter. Salades très variées à 5 €, faîtes par la grande-mère. Un peu de patience tropicale après passer la commande...
Et il y a aussi de restos ou nous avons mangé moins bien ou même tres mal. Le Mambo, Bourg de Terre-de-Haut (Les Saintes). Vraiment horrible! L'entrée, des boudin, la seule chose passable. Ils m'ont amené un fricasse de chatrou au lieu de mon colombo de cabri. Les garnitures etaient aussi inversées. Je ne sait pas pour quoi, mais nous avons accepté de manger ce qu'ils nous ont apporté. Erreur grave. Je suis convaincu que les fricassés de chatrou et de seche venaient directement de la boite en conserve. Le vin, le blanc et le rouge, etaient imbuvables. 17 € / personne ti-punch, entrée, plat et 1/4 de vin. Recommandé par le guide Lonely Planet! Chez Lelette, Deshaies (Basse-Terre). Recommandé par tous les guides et aussi sur les phorums. Menu fixe apero + entree + plat + dessert a 14, 50 €. Poisson decevant (nous l'avons demandé en deux types differents, grillé et en court-bouillon). Service indifferent. Pour le ti-punch, on m'a laissé la bouteille de rhum sur la table. Exactement deux secondes après jeter une permiere dose dans mon verre, la bouteille a disparu! Comme le menu est fixe, ils gonflent le prix des boissons, 17 € pour 1 litre de blanc en pichet, c'est là ou nous avons payé le plus pour le vin en Guadeloupe, et il n'etait rien de spécial. Totale 23 € / personne. Chez Lulu, Deshaies (Basse-Terre). Même genre que le precedent, mais le service encore pire. Les entrées sont arrivées après les plats! Dans le panier il y avaitque deux petites tranches de pain de la veille. "Il ne reste plus de pain" -ils nous disent. Entrée + plat poisson + dessert + bouteille de blanc a 22 € / personne.
Voici les sentiers que nous avons parcouru.
Les Saintes. Pleins de petits sentiers pour monter sur les collines de Terre-de-Haut, avec des vues toujours magnifiques, surtout depuis la tour au sommet du Chameau (faites attention a l'escale pour monter!). En plus sur le chemin d'acces a ce dernier les scooters sont interdits. La Trace des Crêtes entre la plage de Pompierre et le bourg est maintenant fermée, grâce a la barrière d'un particulier que ne laisse plus passer les gens. Nous avons été obligés de faire demi-tour et retourner a la plage de la Pompierre. Sur Terre-de-Bas aussi quelques sentiers, mais ils passent plus souvent a travers la foret seche. Bonne oportunité de decouvrir la couleuvre des Saintes...
La Souffriere. Nous avons eu la chance et le ciel s'est degagé completemente quand nous sommes montés au sommet. Les vues sont magnifiques, et le circuit au sommet permet de decouvrir des formes et des couleurs atranges (nous avpns fait 2 fois de suite ce petit circuit de 20 minutes, la premiere fois dans le brouillard, la deuxième avec un ciel bleu). Pour la descente, nous avons aussi realisé la montée a l'Echelle, beaucoup plus sportive (et bouese). Nous avons mis 4 heures pour le boucle complet, depuis les parking des Bains Jaunes (bonne baignade dans une piscine naturelle a 30 ºC a coté du parking, parfaite pour l'apres-promenade).
Les chutes de Carbet. Nous avons realisé le circuit qui amene a la deuxième et après a la première (il faut payer un 1 € pour l'acces). Bon point de vue des 2 chutes juste avant de comencer le sentier. A la deuxième chute on arrive en 20 minutes, le chemin est joli et tres bien preparé, mais le point de vue sur les chutes est decevant. Beacoup plus spectaculaire est la première chute. Il y a une bonne montée (1 h 1/2), mais le sentier est maintenant tres bien entretenu (sauf peut etre le tout dernier morceau) et la douche sous la cascade est bien refrechisante. Compter 4 h. pour realiser le circuit complet.
Les sentiers de la Maison de la Foret, sur la route de la traversée. Differents circuits, de 20 minutes a 3 heures. Nous les avons tous parcouru. Le plus long, celui de la rivière Quock, es aussi le plus sympa, avec 18 passages de rivière les pieds dans l'eau. Il faut porter de bonnes chausures, et etre prêt a se mettre dans l'eau avec elles. Tous les autres sentiers sont des parcours faciles a travers de la foret humide, tres luxuriante içi.
Mais aussi d'autres petis circuits d'une heure ou une demi-heure pour s'approcher d'une cascade, d'une piscine naturelle, d'un point de vue sur la côte...
Et enfin les plages.
Les plus belles (dans le sens classic) sont la Pompierre a Terre-de-Haut, et la Grande Anse a Deshaies, mais ils existent plein de petites criques solitaires le long de la côte, a decouvrir soi même.
Pour le snorkel: la Pompierre, sur la barriere de corail sur l'îlot a droite de la plage et dans le bras d'eau entre l'îlot et la plage. la Petite Anse entre Bouillante et Vieux Habitants, un gros rocher de corail au milieu de la plage, tres pres du sable, ou il est tres facil l'acces pour regarder la faune (meme pour les enfants). la Petite Anse, a 1km. de Ferry (près de Dehaies) direction Point-Noire, les rochers a droite de la plage, avec du corail vivant et de gros poissons, surtout quand on s'eloigne un peu de la plage.
N'hesitez pas d'y aller en Guadeloupe. C'est fantastique.
Oracio
Avant de commencer, confirmer que la meilleure chose que nous avons trouvé dans l'île, c'est ses gens, toujours tres accueillants et prêts a parler avec le visiteur.
Voici les legements ou nous avons dormi lors de notre sejour.
An Eol Caraibes, Trois Rivières (Basse-Terre). 1 nuit. http://an.eol.caraibes.free.fr. Nous y avons passé notre première nuit. 100 € pour 2 personnes en bungalow, petit dejeuner inclus et service d'accueil a l'aeroport, et le lendemain transport jusqu'au debarcadere pour les Saintes. Endroit assez calme, tout pres du centre de Trois Rivieres, des bungalows simples autour d'une piscine. Le couple qui gere les gìtes est tres accueillant.
Chez Zette, Bourg de Terre-de-Haut (Les Saintes). 3 nuits. Tphone: 05.90.99.52.24. Prix: 45 € / nuit. Chambre dans le centre du bourg, juste en face de l'office de turisme. La chambre est petite mais correcte, avec la clim. La petite piscine est un plus. Il existe un studio a 50 € bien plus grand dans la même maison.
Gîtes La Pitchouri, Saint-Claude(Basse-Terre). 3 nuits. www.gites-pitchouri.com. 54 € / nuit (et non 46 € comme marqué sur sa page web). 5 bungalows très très bien autour d'une piscine. Pas de clim, mais pas besoin grâce a l'altitude de SaintClaude (500 m.). Un peu loin du centre de Saint-Claude comme même (plus de 2 km). Des gîtes on voit la mer, et si on marche 20 metres on voit la Soufrière (se les nuages ne la cachent pas). Très pratique pour aller randonner sur les hauteurs de l'île. Mais ils n'auraient pas dû me recommander la location de voiture chez ACS...
Les Balisiers, Ferry, Deshaies (Basse-Terre). 3 nuits. http://perso.orange.fr/les.balisiers. 50 € / la nuit, pour un bungalow très bien dans un endroit tres clame, avec de la clim. 2 belles plages a 500 m.
Nous avons loué une voiture avec l'entreprise ACS www.acs-971.com, basé a Saint-Claude (recommandé par les gens de Gites La Pitchouri). 173 € pour 7 jours. Livraison de la voiture au port de Trois Rivieres (après notre retour des Saintes) et remise a l'aeroport. C'est-a-dire, les conditions de depart etaient bonnes. Sur place, que de problèmes!
Au lieu de nous donner la voiture a Trois Rivieres, comme prevu, on monte dans une autre voiture jusqu'a Saint-Claude. Notre plan d'aller visiter les Chutes de Carbet de l'arrivée a Trois Rivieres est tombé. A Saint-Claude on se trouve avec le reservoir vide, ceci un 1er janvier, ou presque toutes les stations d'essence etaient vides. Heuresement que les peu des gens qui etaient dans le rue nous sont expliqué comme faire pour arriver a la plus proche qui etait ouverte. Le premier jour qu'il a plu un peu fort, les essui-glaces se sont arretés. Imposible de conduire dans ces condutions. Nous avons du attendre toute la matinée qu'il arrête de pleuvoir pour rentrer aux gîtes ou quelqu'un est venu le soir pour reparer la voiture. Et plein de petits trucs, poignées de porte qui ne marchaient pas, moteur poussif, ...
Surtout ne louez pas une voiture avec eux!
Nous avons bien mangé pour pas trop cher dans les restos suivants: A la Belle Etoile, Grande Anse, Terre-de-Bas (Les Saintes). Poisson coffre avec gratin de christophine excellent. Il faut reserver la veille. 28 € / personne, biere, acras, boteille de vin et café inclus. Le Coucher de Soleil, Plage de la Malendure (Basse-Terre). Court-bouillon de poisson et ouassous en sauce excellents, et repas pas cher du tout. 20 € / personne, entrée, dessert et 2 bieres par personne inclus. Le Tamarinier, Saint-Claude (Basse-Terre). Bonne cuisine pas chere et service impeccable. Le thon-legumes excellent. Le dessert de glace avec fruits flambés sublime. 24 € / personne apero + petite entrée + plat + dessert + 1/2 vin en pichet par personne. La Corrida du Sud, Port-Louis (Grande-Terre), en face de port.Cuisine honnête a des prix tres bas. 13 € / personne avec aperitif (une bière!), entrée, plat, dessert, bouteille de vin de table (espagnol!), et café inclus!
Nous avons aussi bien mangé, mais en payant un peu plus, dans les restos suivants: Ti Kaz La, Bourg de Terre-de-Haut (Les Saintes). Resto chic les pieds dans l'eau. Nous avons payé 35 € / personne, acras, plat de poisson (excellent), 1/2 litre de vin en pichet (par personne) et café. Les premiers et les meilleurs acras de notre sejour. Service impeccable Triangle, Bourg de Terre-de-Haut (Les Saintes). Resto un peu moins chic les pieds dans l'eau. Nous nous sommes offert un menu langouste la nuit de Saint Silvestre. Un planteur en apero, acras, langouste de 1, 2 kg pour deux, bouteille de vin blanc, glace a 54 € / personne. Digestive offert. La Brasserie Marine, Marina de Riviere-Sens (Basse-Terre). Nous sommes arrivés içi le soir du 1er janvier, quand tout etait fermé. Il n'y avait que des cailles avec garniture de christophine et papaye au menu. Mais ils etaient excellents. 30 € / personne, apero, acras, glaces et 1/4 de vin en pichet par personne inclus.
Et on peut manger beaucoup moins cher si on choisit les sandwichs, bokits et poulets boucanés dans la rue. Voici ceux que nous avons aimé le plus. Grande Anse, Deshaies (Basse Terre). Dans le camion blanc a coté du vendeur de punch. Bokits et agoulous enormes et tres bons. Bokits de 2 a 3, 5 € et agoulous entre 4 et 5 €, en fonction de ce qu'on met dedans. Avec l'agoulou de 5 €, 2 personnes peuvent manger sans probleme. Debarcadere de Trois Rivieres (Basse Terre), juste quand la rue commence a monter vers le village, a gauche. Poulet boucané / frites a 3, 5 €. Tres bon. Ferry, Deshaies (Basse Terre), a mi chemin entre le village de Ferry et les gîtes Fanelie Location, a gauche de la route. Ouvre certains soirs. Poulet boucané a 2 € la pièce. Tres bon aussi. Ti Santois, Bourg de Terre-de-Haut (Les Saintes). Boulangerie qui fait aussi de sandwichs et même salades pour emporter. Salades très variées à 5 €, faîtes par la grande-mère. Un peu de patience tropicale après passer la commande...
Et il y a aussi de restos ou nous avons mangé moins bien ou même tres mal. Le Mambo, Bourg de Terre-de-Haut (Les Saintes). Vraiment horrible! L'entrée, des boudin, la seule chose passable. Ils m'ont amené un fricasse de chatrou au lieu de mon colombo de cabri. Les garnitures etaient aussi inversées. Je ne sait pas pour quoi, mais nous avons accepté de manger ce qu'ils nous ont apporté. Erreur grave. Je suis convaincu que les fricassés de chatrou et de seche venaient directement de la boite en conserve. Le vin, le blanc et le rouge, etaient imbuvables. 17 € / personne ti-punch, entrée, plat et 1/4 de vin. Recommandé par le guide Lonely Planet! Chez Lelette, Deshaies (Basse-Terre). Recommandé par tous les guides et aussi sur les phorums. Menu fixe apero + entree + plat + dessert a 14, 50 €. Poisson decevant (nous l'avons demandé en deux types differents, grillé et en court-bouillon). Service indifferent. Pour le ti-punch, on m'a laissé la bouteille de rhum sur la table. Exactement deux secondes après jeter une permiere dose dans mon verre, la bouteille a disparu! Comme le menu est fixe, ils gonflent le prix des boissons, 17 € pour 1 litre de blanc en pichet, c'est là ou nous avons payé le plus pour le vin en Guadeloupe, et il n'etait rien de spécial. Totale 23 € / personne. Chez Lulu, Deshaies (Basse-Terre). Même genre que le precedent, mais le service encore pire. Les entrées sont arrivées après les plats! Dans le panier il y avaitque deux petites tranches de pain de la veille. "Il ne reste plus de pain" -ils nous disent. Entrée + plat poisson + dessert + bouteille de blanc a 22 € / personne.
Voici les sentiers que nous avons parcouru.
Les Saintes. Pleins de petits sentiers pour monter sur les collines de Terre-de-Haut, avec des vues toujours magnifiques, surtout depuis la tour au sommet du Chameau (faites attention a l'escale pour monter!). En plus sur le chemin d'acces a ce dernier les scooters sont interdits. La Trace des Crêtes entre la plage de Pompierre et le bourg est maintenant fermée, grâce a la barrière d'un particulier que ne laisse plus passer les gens. Nous avons été obligés de faire demi-tour et retourner a la plage de la Pompierre. Sur Terre-de-Bas aussi quelques sentiers, mais ils passent plus souvent a travers la foret seche. Bonne oportunité de decouvrir la couleuvre des Saintes...
La Souffriere. Nous avons eu la chance et le ciel s'est degagé completemente quand nous sommes montés au sommet. Les vues sont magnifiques, et le circuit au sommet permet de decouvrir des formes et des couleurs atranges (nous avpns fait 2 fois de suite ce petit circuit de 20 minutes, la premiere fois dans le brouillard, la deuxième avec un ciel bleu). Pour la descente, nous avons aussi realisé la montée a l'Echelle, beaucoup plus sportive (et bouese). Nous avons mis 4 heures pour le boucle complet, depuis les parking des Bains Jaunes (bonne baignade dans une piscine naturelle a 30 ºC a coté du parking, parfaite pour l'apres-promenade).
Les chutes de Carbet. Nous avons realisé le circuit qui amene a la deuxième et après a la première (il faut payer un 1 € pour l'acces). Bon point de vue des 2 chutes juste avant de comencer le sentier. A la deuxième chute on arrive en 20 minutes, le chemin est joli et tres bien preparé, mais le point de vue sur les chutes est decevant. Beacoup plus spectaculaire est la première chute. Il y a une bonne montée (1 h 1/2), mais le sentier est maintenant tres bien entretenu (sauf peut etre le tout dernier morceau) et la douche sous la cascade est bien refrechisante. Compter 4 h. pour realiser le circuit complet.
Les sentiers de la Maison de la Foret, sur la route de la traversée. Differents circuits, de 20 minutes a 3 heures. Nous les avons tous parcouru. Le plus long, celui de la rivière Quock, es aussi le plus sympa, avec 18 passages de rivière les pieds dans l'eau. Il faut porter de bonnes chausures, et etre prêt a se mettre dans l'eau avec elles. Tous les autres sentiers sont des parcours faciles a travers de la foret humide, tres luxuriante içi.
Mais aussi d'autres petis circuits d'une heure ou une demi-heure pour s'approcher d'une cascade, d'une piscine naturelle, d'un point de vue sur la côte...
Et enfin les plages.
Les plus belles (dans le sens classic) sont la Pompierre a Terre-de-Haut, et la Grande Anse a Deshaies, mais ils existent plein de petites criques solitaires le long de la côte, a decouvrir soi même.
Pour le snorkel: la Pompierre, sur la barriere de corail sur l'îlot a droite de la plage et dans le bras d'eau entre l'îlot et la plage. la Petite Anse entre Bouillante et Vieux Habitants, un gros rocher de corail au milieu de la plage, tres pres du sable, ou il est tres facil l'acces pour regarder la faune (meme pour les enfants). la Petite Anse, a 1km. de Ferry (près de Dehaies) direction Point-Noire, les rochers a droite de la plage, avec du corail vivant et de gros poissons, surtout quand on s'eloigne un peu de la plage.
N'hesitez pas d'y aller en Guadeloupe. C'est fantastique.
Oracio
Ouvrir un compte bancaire en Angleterre English translation pending
Bonjour à tous 😉
Dans 30j je pars en stage en Grande Bretagne près de Birmingham et cela pour 4 mois.
Je désire ouvrir un current account afin d'obtenir au moins une débit card.
--> Est ce facile d'ouvrir un compte bancaire?
--> Quels sont les documents nécessaires à l'ouverture?
Petit probleme: je ne vais pas être rémunéré pendant ce stage mais en contrepartie la boite me paie le logement... Est ce que cela va poser un problème.
D'avance merci
Dans 30j je pars en stage en Grande Bretagne près de Birmingham et cela pour 4 mois.
Je désire ouvrir un current account afin d'obtenir au moins une débit card.
--> Est ce facile d'ouvrir un compte bancaire?
--> Quels sont les documents nécessaires à l'ouverture?
Petit probleme: je ne vais pas être rémunéré pendant ce stage mais en contrepartie la boite me paie le logement... Est ce que cela va poser un problème.
D'avance merci
Traversée de l'Afrique en 4x4? English translation pending
Bonjour,
en lisant différents posts, je me suis aperçu que plusieurs équipages se préparent pour effectuer la traversée N-S de l'Afrique en 4x4.
Il serait intéressant de nous répertorier afin de pouvoir échanger pendant les préparatifs, voire même pendant la grande balade.
Ceci dit, je me jette à l'eau avec qq détails de notre projet:
Equipage:2 adultes (quarantaine) et deux enfants (7 et 10 ans) Véhicule: Land 130 + cellule compacte Date de départ: novembre 2008 Durée: 18 mois Route: descente jusqu'au Cap par l'ouest, remontée par l'est Site: en cours
et vous ?
Equipage:2 adultes (quarantaine) et deux enfants (7 et 10 ans) Véhicule: Land 130 + cellule compacte Date de départ: novembre 2008 Durée: 18 mois Route: descente jusqu'au Cap par l'ouest, remontée par l'est Site: en cours
et vous ?
La vie sur une plate-forme pétrolière en mer du Nord English translation pending
Bonjour,
bon, alors ce n'est pas tout a fait un voyage touristique, mais c'est un monde un peu particulier, alors bon, pourquoi pas...
“Ca y est, tu prends l’avion dans deux heures direction le Danemark pour ton premier voyage offshore.” “Ok, pas de problème”. J’essaye d’avoir l’air cool et relaxée mais en fait je suis toute excitée, je vais enfin savoir ce que c’est que la vie offshore!! Depuis des mois que je travaille, je n’ai pas encore eu le droit d’y aller mais maintenant c’est mon tour. Chouette.
Je me suis bien entraînée. Comme le veut la loi norvégienne, j’ai fait ma semaine de “offshore survival”. Je me suis bien marre, notamment lors de la séance d’évacuation de l’helico qui coule. On est accroche par une ceinture de sécurité, en combinaison de survie, et une carcasse d’helico s’enfonce dans une piscine, puis brusquement se retourne. Le tout est de décrocher sa ceinture, la tête en bas, garder la main sur le rebord de la vitre, pousser celle ci et une fois qu’elle est retirée, se glisser au travers pour remonter a la surface de l’eau. Mieux que Disney Land. Il y a aussi eu la séance de lutte contre le feu ou l’entraînement a l’hélitreuillage depuis les eaux glacées de la mer du nord ou au retournement de canot de survie. J’avais l’impression d’être Indiana Jones, j’ai a-do-re.
Bon, je suis prête, je monte dans l’helico. Je regarde les autres faire, les copie, ne veut pas avoir l’air de celle qui est nouvelle. Bien harnachée dans mon helico, en combinaison orange fluo de survie, je sens tout d’un coup que ça oscille autour. Tout devient moins stable, on décolle. J’ai les yeux fixes dehors, la vue sur la mer est magnifique. Mes voisins lisent ou somnolent, blases du spectacle. De mon cote, moi qui adore voler, je me régale. J’espère voir des baleines, mais non, peut être un jour. Et puis, tout un coup, un point se détache de l’horizon, une petite flamme. Puis grossis, grossis, je discerne une grosse structure de fer, plusieurs étages, un foutoir indescriptible, pas un centimètre qui semble libre. Sauf la piste d’atterrissage. Hop, je suis les autres, m’arrange pour de ne pas me faire scalper par les pales de l’helico, attrape mon sac et rentre dans le bâtiment.
Ensuite, l’arrivée sur une plateforme offshore est toujours un peu pareil : Le gentil monsieur, « safety officer », me fait faire le tour du propriétaire pour que je me repère. Au début, ça va toujours bien, la cantine est la, la salle fumeur (très important !) par ici. Ca va, je suis encore. Bon, mettez vos bleus de travail (ici orange, au cas ou on tombe a l’eau, c’est plus facile a repérer que du bleu), chaussures de sécurité, casque, lunettes, gants, on va dehors. Allez allez, cette fois, tu fais attention a ce que l’on te dit, tu suis bien, tu fais pas ta fille dénuée de sens de l’orientation. Et plof, à chaque fois c’est pareil. Bon, par la, on sort des salles pour se changer, la vous aller a droite, puis un peu a gauche, entre les deux containers, on se faufilent, on monte un petit escalier, la c’est l’accès au drill floor, deux fois a gauche, on contourne un autre container, une benne, la c’est le centre de tri des déchets, monte 3 marches en descend 8, en remonte 5, bizarrement on ne se retrouve pas au même étage, la c’est le pipe deck, le sailor deck, main deck, chai-plus-trop-quoi deck, passe devant les bateaux de survie et hop, « vous voyez, la c’est de nouveau l’entrée des salles pour se changer, c’est facile ». Et hop, j’ai encore rien compris, je vais encore me perdre. Tant pis.
Ah, il faut que je vous précise mon métier. Je suis ingénieur de terrain en évaluation de réservoir. C’est un titre un peu pompeux qui signifie que lorsque les compagnies pétrolières on besoin de savoir ce qu’il y a dans le puits, soit au début, pour savoir s’il y a du pétrole et quelle quantité, soit après, pour savoir si le puits est toujours en bon état, et bien pour tout ça, ils font appel a moi (enfin, mes collègues et moi). La loi norvégienne fait qu’il doit toujours y avoir deux personnes pour un travail, un de jour, de 7h a 19h et l’autre de nuit.
Première tache après le tour safety-pour-me-perdre, trouver mon équipe, l’ingénieur de nuit/jour, repérer ou sont mes équipements, aller dire un bonjour au boss de la plateforme, m’entendre dire que oui, bien sur, la mission est urgente, mais en fait vous allez pas bosser avant 3 jours. Bon, très bien, 3 jours pour préparer les outils, aller à la gym, faire des UV et voir des films. Ah oui parce que les plateformes norvégiennes, c’est du 3 étoiles. Saumon à tous les repas, salle de sport, sauna, cabine d’UV, etc.… C’est la classe quoi. Donc on passe le temps. Je vais une fois par jour a la réunion de la plateforme avec tous acteurs du puits. Ils parlent tous norvégien. Moi pas. Tant pis, je demande un résume a la fin au boss qui 70% est « on est bloques ». Ah oui, parce qu’un puits pétrolier, c’est tout le temps bloque. Ils creusent le puits, ils coincent la tête foreuse. On met nos outils dans le puits, on ne peut pas les ressortir. Ils installent des tubes de métal pour consolides le puits, puis ne peuvent plus les enlever. Bref, ils sont tout le temps coinces.
Et puis, un jour, « bon, le puits est a vous en fin d’après midi ». Youpi, je vais enfin pouvoir bosser. Et après 3 ou 5 jours d’inactivité presque complète, c’est le rush. Et ce qu’on ne pouvait pas obtenir en 4 jours, hop, tout se débloque par magie en 10min. On devient « prioritaire ». Magnifique mot pour dire qu’enfin les choses vont avancer. La grue, la grue, nos outils en priorité. Et puis les équipements. Bon, réunion de sécurité, chacun sait ce qui va se passer, ne vous tuez pas, ça serait gentil. « Miss, vous devez signer la » « oui, oui » « et puis ajouter votre numéro de tel ». Ben oui, je suis la seule fille sur la plateforme (enfin dehors, dans les bâtiments ou on dort il y a le personnel des cuisines, souvent féminin), alors forcement, j’ai droit a quelques blagues. Et c’est parti, sur le rig floor, c’est a dire la ou se trouve le trou pour le puits, tout est recouvert de boue, j’évite de trébucher sur quelque chose, ça fait mal (ça m’est encore arrive il y a 3 jours). On s’active, on met les outils dans le puits en priant pour que tout se passe bien. Comme une plateforme c’est 250 000$ par jour, ce serait ce que pour l’installation, si je perds une heure, le client est furieux, c’est 25 000$ partis en fumée et retombe sur ma boite (et donc sur moi, fatalement). Heureusement au milieu de tout ce stress, il y a toujours quelqu’un pour faire une blague. Ou me demander mon prénom, papoter un peu, ca détend et ça rend le boulot nettement plus agréable. Et puis, tout autour, il y a les drill pipes. Les drill pipes, ce sont des grands tubes de métal qui font 30m de long pour une dizaine de centimètre de diamètre. Il y a plusieurs dizaines, peut être une centaine, organises par rangées, alignées les uns a cote des autres. Et ces grands tubes sont étonnamment assez flexible, donc avec le vent qui balaye toujours le drill floor, les drills pipes se mettent en mouvement, s’entrechoquent, et semblent à la fois chanter et danser. Jusqu’au moment ou vraiment ils chantent un peu trop fort et danse un peu trop la samba et la ils ont l’air de manque de se briser sur vous. Heureusement, c’est du solide.
Ah, il faut que je vous raconte le drill. C’est quoi le drill, c’est comme une alerte au feu, sauf que sur une plateforme ça se passe une fois par semaine pour des raisons très variées, juste pour s’entraîner. Dans les années 90, une plateforme a fondue/exploser en mer du nord. Bilan, 200 morts sur les 260 personnes présentes. Depuis, ils sont un tantinet susceptibles sur la sécurité. Du coup, le dimanche matin, hurlement dans les oreilles, ils racontent une histoire rocambolesque d’alerte au gaz dans telle ou telle section, et de feu dans telle partie. Et tout le monde a rendez vous au canots de survie. La encore, ayant le sens d’orientation d’une huître, je suis la foule, me fait pointe et vais me mettre soit en rang, soit on embarque tous dans les canots de sauvetages. Ceux-ci on d’ailleurs bien évolues depuis le Titanic. Ils sont maintenant orientes a 45degres en plongeant dans la mer. Du coup, pour les mettre à l’eau, ils lâchent tout et le canot plonge sous l’eau, remonte puis flotte (il est étanche bien sur). Puis, toutes les 5 min, ils nous expliquent gentiment ou en est l’histoire qu’ils ont invente pour simuler une catastrophe. Plus personne n’écoute, tout le monde dort dans le canot ou papote avec le voisin.
Et puis la mer du nord, c’est d’abord des tempêtes. J’en ai déjà connues deux depuis le début de l’hiver, et je vais sans doute en voir encore quelques unes d’ici l’été. Et moi, les tempêtes, j’aime beaucoup. Apres quelques jours d’attente, « attention, le temps va monter d’ici quelques jours », ça y est, elle est la. Quand on regarde par les hublots, la mer, d’habitude si calme et bleue, est dechainee et étonnement si sombre qu’elle en devient noire et blanche. Et lorsque l’on sort, il faut être prêt, ne rien avoir dans les mains car on a besoin des deux pour s’accrocher a tous les points qui passent, pour ne pas se faire projeter contre la rambarde ou le mur. Lors de mes deux tempêtes, j’étais sur des plateformes, c'est-à-dire de très très grosses structures qui sont fixées en plusieurs points au fond de la mer, contrairement aux flotteurs qui ont un système pour compenser des vagues, et qui bougent donc toujours un peu. Les plateformes, ça bouge pas, n’oscille même pas. Sauf pendant les tempêtes. On oscille, se fait gentiment bercer par les vagues, en ayant foi dans les gentils ingénieurs qui ont conçus la plateforme pour résister. Tout va bien, jusqu'au moment ou les vagues sont si hautes, qu'elles heurtent le pont inferieurs, faisant un bruit enorme et tout trembler. Assez efrayant.
Parfois le travail s’arrête, mais parfois c’est a moi de travailler. Et me voila dehors, en plein vent, avec mes opérateurs, en train de tenter de faire notre boulot mais surtout de ne pas se mettre face au vent et a la pluie, sinon ça fait comme de la grêle qui vous arrive très vite et très fort en pleine face. Pas très agréable. Il m’est aussi arrive de me retrouver face au vent a vouloir descendre un escalier. Impossible. J’ai du demander a mes opérateurs de me pousser pour descendre, je n’avais pas la force sinon.
Voila, c’était quelques petits exemple de vie sur plateforme. 🙂
bon, alors ce n'est pas tout a fait un voyage touristique, mais c'est un monde un peu particulier, alors bon, pourquoi pas...
“Ca y est, tu prends l’avion dans deux heures direction le Danemark pour ton premier voyage offshore.” “Ok, pas de problème”. J’essaye d’avoir l’air cool et relaxée mais en fait je suis toute excitée, je vais enfin savoir ce que c’est que la vie offshore!! Depuis des mois que je travaille, je n’ai pas encore eu le droit d’y aller mais maintenant c’est mon tour. Chouette.
Je me suis bien entraînée. Comme le veut la loi norvégienne, j’ai fait ma semaine de “offshore survival”. Je me suis bien marre, notamment lors de la séance d’évacuation de l’helico qui coule. On est accroche par une ceinture de sécurité, en combinaison de survie, et une carcasse d’helico s’enfonce dans une piscine, puis brusquement se retourne. Le tout est de décrocher sa ceinture, la tête en bas, garder la main sur le rebord de la vitre, pousser celle ci et une fois qu’elle est retirée, se glisser au travers pour remonter a la surface de l’eau. Mieux que Disney Land. Il y a aussi eu la séance de lutte contre le feu ou l’entraînement a l’hélitreuillage depuis les eaux glacées de la mer du nord ou au retournement de canot de survie. J’avais l’impression d’être Indiana Jones, j’ai a-do-re.
Bon, je suis prête, je monte dans l’helico. Je regarde les autres faire, les copie, ne veut pas avoir l’air de celle qui est nouvelle. Bien harnachée dans mon helico, en combinaison orange fluo de survie, je sens tout d’un coup que ça oscille autour. Tout devient moins stable, on décolle. J’ai les yeux fixes dehors, la vue sur la mer est magnifique. Mes voisins lisent ou somnolent, blases du spectacle. De mon cote, moi qui adore voler, je me régale. J’espère voir des baleines, mais non, peut être un jour. Et puis, tout un coup, un point se détache de l’horizon, une petite flamme. Puis grossis, grossis, je discerne une grosse structure de fer, plusieurs étages, un foutoir indescriptible, pas un centimètre qui semble libre. Sauf la piste d’atterrissage. Hop, je suis les autres, m’arrange pour de ne pas me faire scalper par les pales de l’helico, attrape mon sac et rentre dans le bâtiment.
Ensuite, l’arrivée sur une plateforme offshore est toujours un peu pareil : Le gentil monsieur, « safety officer », me fait faire le tour du propriétaire pour que je me repère. Au début, ça va toujours bien, la cantine est la, la salle fumeur (très important !) par ici. Ca va, je suis encore. Bon, mettez vos bleus de travail (ici orange, au cas ou on tombe a l’eau, c’est plus facile a repérer que du bleu), chaussures de sécurité, casque, lunettes, gants, on va dehors. Allez allez, cette fois, tu fais attention a ce que l’on te dit, tu suis bien, tu fais pas ta fille dénuée de sens de l’orientation. Et plof, à chaque fois c’est pareil. Bon, par la, on sort des salles pour se changer, la vous aller a droite, puis un peu a gauche, entre les deux containers, on se faufilent, on monte un petit escalier, la c’est l’accès au drill floor, deux fois a gauche, on contourne un autre container, une benne, la c’est le centre de tri des déchets, monte 3 marches en descend 8, en remonte 5, bizarrement on ne se retrouve pas au même étage, la c’est le pipe deck, le sailor deck, main deck, chai-plus-trop-quoi deck, passe devant les bateaux de survie et hop, « vous voyez, la c’est de nouveau l’entrée des salles pour se changer, c’est facile ». Et hop, j’ai encore rien compris, je vais encore me perdre. Tant pis.
Ah, il faut que je vous précise mon métier. Je suis ingénieur de terrain en évaluation de réservoir. C’est un titre un peu pompeux qui signifie que lorsque les compagnies pétrolières on besoin de savoir ce qu’il y a dans le puits, soit au début, pour savoir s’il y a du pétrole et quelle quantité, soit après, pour savoir si le puits est toujours en bon état, et bien pour tout ça, ils font appel a moi (enfin, mes collègues et moi). La loi norvégienne fait qu’il doit toujours y avoir deux personnes pour un travail, un de jour, de 7h a 19h et l’autre de nuit.
Première tache après le tour safety-pour-me-perdre, trouver mon équipe, l’ingénieur de nuit/jour, repérer ou sont mes équipements, aller dire un bonjour au boss de la plateforme, m’entendre dire que oui, bien sur, la mission est urgente, mais en fait vous allez pas bosser avant 3 jours. Bon, très bien, 3 jours pour préparer les outils, aller à la gym, faire des UV et voir des films. Ah oui parce que les plateformes norvégiennes, c’est du 3 étoiles. Saumon à tous les repas, salle de sport, sauna, cabine d’UV, etc.… C’est la classe quoi. Donc on passe le temps. Je vais une fois par jour a la réunion de la plateforme avec tous acteurs du puits. Ils parlent tous norvégien. Moi pas. Tant pis, je demande un résume a la fin au boss qui 70% est « on est bloques ». Ah oui, parce qu’un puits pétrolier, c’est tout le temps bloque. Ils creusent le puits, ils coincent la tête foreuse. On met nos outils dans le puits, on ne peut pas les ressortir. Ils installent des tubes de métal pour consolides le puits, puis ne peuvent plus les enlever. Bref, ils sont tout le temps coinces.
Et puis, un jour, « bon, le puits est a vous en fin d’après midi ». Youpi, je vais enfin pouvoir bosser. Et après 3 ou 5 jours d’inactivité presque complète, c’est le rush. Et ce qu’on ne pouvait pas obtenir en 4 jours, hop, tout se débloque par magie en 10min. On devient « prioritaire ». Magnifique mot pour dire qu’enfin les choses vont avancer. La grue, la grue, nos outils en priorité. Et puis les équipements. Bon, réunion de sécurité, chacun sait ce qui va se passer, ne vous tuez pas, ça serait gentil. « Miss, vous devez signer la » « oui, oui » « et puis ajouter votre numéro de tel ». Ben oui, je suis la seule fille sur la plateforme (enfin dehors, dans les bâtiments ou on dort il y a le personnel des cuisines, souvent féminin), alors forcement, j’ai droit a quelques blagues. Et c’est parti, sur le rig floor, c’est a dire la ou se trouve le trou pour le puits, tout est recouvert de boue, j’évite de trébucher sur quelque chose, ça fait mal (ça m’est encore arrive il y a 3 jours). On s’active, on met les outils dans le puits en priant pour que tout se passe bien. Comme une plateforme c’est 250 000$ par jour, ce serait ce que pour l’installation, si je perds une heure, le client est furieux, c’est 25 000$ partis en fumée et retombe sur ma boite (et donc sur moi, fatalement). Heureusement au milieu de tout ce stress, il y a toujours quelqu’un pour faire une blague. Ou me demander mon prénom, papoter un peu, ca détend et ça rend le boulot nettement plus agréable. Et puis, tout autour, il y a les drill pipes. Les drill pipes, ce sont des grands tubes de métal qui font 30m de long pour une dizaine de centimètre de diamètre. Il y a plusieurs dizaines, peut être une centaine, organises par rangées, alignées les uns a cote des autres. Et ces grands tubes sont étonnamment assez flexible, donc avec le vent qui balaye toujours le drill floor, les drills pipes se mettent en mouvement, s’entrechoquent, et semblent à la fois chanter et danser. Jusqu’au moment ou vraiment ils chantent un peu trop fort et danse un peu trop la samba et la ils ont l’air de manque de se briser sur vous. Heureusement, c’est du solide.
Ah, il faut que je vous raconte le drill. C’est quoi le drill, c’est comme une alerte au feu, sauf que sur une plateforme ça se passe une fois par semaine pour des raisons très variées, juste pour s’entraîner. Dans les années 90, une plateforme a fondue/exploser en mer du nord. Bilan, 200 morts sur les 260 personnes présentes. Depuis, ils sont un tantinet susceptibles sur la sécurité. Du coup, le dimanche matin, hurlement dans les oreilles, ils racontent une histoire rocambolesque d’alerte au gaz dans telle ou telle section, et de feu dans telle partie. Et tout le monde a rendez vous au canots de survie. La encore, ayant le sens d’orientation d’une huître, je suis la foule, me fait pointe et vais me mettre soit en rang, soit on embarque tous dans les canots de sauvetages. Ceux-ci on d’ailleurs bien évolues depuis le Titanic. Ils sont maintenant orientes a 45degres en plongeant dans la mer. Du coup, pour les mettre à l’eau, ils lâchent tout et le canot plonge sous l’eau, remonte puis flotte (il est étanche bien sur). Puis, toutes les 5 min, ils nous expliquent gentiment ou en est l’histoire qu’ils ont invente pour simuler une catastrophe. Plus personne n’écoute, tout le monde dort dans le canot ou papote avec le voisin.
Et puis la mer du nord, c’est d’abord des tempêtes. J’en ai déjà connues deux depuis le début de l’hiver, et je vais sans doute en voir encore quelques unes d’ici l’été. Et moi, les tempêtes, j’aime beaucoup. Apres quelques jours d’attente, « attention, le temps va monter d’ici quelques jours », ça y est, elle est la. Quand on regarde par les hublots, la mer, d’habitude si calme et bleue, est dechainee et étonnement si sombre qu’elle en devient noire et blanche. Et lorsque l’on sort, il faut être prêt, ne rien avoir dans les mains car on a besoin des deux pour s’accrocher a tous les points qui passent, pour ne pas se faire projeter contre la rambarde ou le mur. Lors de mes deux tempêtes, j’étais sur des plateformes, c'est-à-dire de très très grosses structures qui sont fixées en plusieurs points au fond de la mer, contrairement aux flotteurs qui ont un système pour compenser des vagues, et qui bougent donc toujours un peu. Les plateformes, ça bouge pas, n’oscille même pas. Sauf pendant les tempêtes. On oscille, se fait gentiment bercer par les vagues, en ayant foi dans les gentils ingénieurs qui ont conçus la plateforme pour résister. Tout va bien, jusqu'au moment ou les vagues sont si hautes, qu'elles heurtent le pont inferieurs, faisant un bruit enorme et tout trembler. Assez efrayant.
Parfois le travail s’arrête, mais parfois c’est a moi de travailler. Et me voila dehors, en plein vent, avec mes opérateurs, en train de tenter de faire notre boulot mais surtout de ne pas se mettre face au vent et a la pluie, sinon ça fait comme de la grêle qui vous arrive très vite et très fort en pleine face. Pas très agréable. Il m’est aussi arrive de me retrouver face au vent a vouloir descendre un escalier. Impossible. J’ai du demander a mes opérateurs de me pousser pour descendre, je n’avais pas la force sinon.
Voila, c’était quelques petits exemple de vie sur plateforme. 🙂
Êtes-vous prêt à ne plus voyager? English translation pending
Bonjour à tous,
Etes-vous disposés à adopter une attitude vertueuse, à faire preuve de volontarisme en renoncant à voyager pour préserver les ressources énergétiques non renouvelables et limiter les émissions de dioxyde de carbone ? De toutes façons aurons nous le choix ?
Le catastrophisme ambiant, amplifié par nos médias, n'est-il pas un tantinet exagéré ?
Mes meilleurs voeux pour 2008.
Michel
Etes-vous disposés à adopter une attitude vertueuse, à faire preuve de volontarisme en renoncant à voyager pour préserver les ressources énergétiques non renouvelables et limiter les émissions de dioxyde de carbone ? De toutes façons aurons nous le choix ?
Le catastrophisme ambiant, amplifié par nos médias, n'est-il pas un tantinet exagéré ?
Mes meilleurs voeux pour 2008.
Michel
Riche la Tunisie English translation pending
Je viens par ce sujet éclaircir certaines idées à beaucoup de gens qui ont des préjugés sur la tunisie et les tunisiens.
1/ Le tourisme en tunisie n'est que 6.8 % du Produit national brut. 2/ Il n'y à pas de pauvreté en tunisie, la classe moyenne et les riches sont majoritaires (allez voir du côté des quartiers huppés de tunis, menzah, ennasr, carthage, marsa, gammarth, hammamet et sousse, sfax et djerba et vous allez voir le réel niveau de vie des tunisiens). 3/ Le peuple tunisien est un peuple trés acceuillant, trés tolérant, certes il y à des gens comme d'ailleurs partout qui sont malhonnête (si non ca sera le paradis), mais la majorité des gens sont corrects, donc svp, plus de peur, laisser vous allez en tunisie et vous allez passer de superbes vacances, les gens vont vous inviter et seront heureux de vous acceuillir. 4/ si votre séjour n'été pas agréable, pour une raison ou une autre, ne généralisez pas, ne dites pas que tout le pays est mauvais, que les tunisiens sont collants (parcequ'un ou deux vendeur vous a collé !!), respectez ce pays riche de 3000 ans d'histoire qui aime la différence et adore les étrangers.
1/ Le tourisme en tunisie n'est que 6.8 % du Produit national brut. 2/ Il n'y à pas de pauvreté en tunisie, la classe moyenne et les riches sont majoritaires (allez voir du côté des quartiers huppés de tunis, menzah, ennasr, carthage, marsa, gammarth, hammamet et sousse, sfax et djerba et vous allez voir le réel niveau de vie des tunisiens). 3/ Le peuple tunisien est un peuple trés acceuillant, trés tolérant, certes il y à des gens comme d'ailleurs partout qui sont malhonnête (si non ca sera le paradis), mais la majorité des gens sont corrects, donc svp, plus de peur, laisser vous allez en tunisie et vous allez passer de superbes vacances, les gens vont vous inviter et seront heureux de vous acceuillir. 4/ si votre séjour n'été pas agréable, pour une raison ou une autre, ne généralisez pas, ne dites pas que tout le pays est mauvais, que les tunisiens sont collants (parcequ'un ou deux vendeur vous a collé !!), respectez ce pays riche de 3000 ans d'histoire qui aime la différence et adore les étrangers.
Résumé de l'hôtel Hesperia Playa el Agua en décembre 2007 English translation pending
Ceci est le résumé détaillé de mon voyage à l’île de Margarita au Venezuela du 3 au 10 décembre 2007. Ayant l’habitude de voyager en occupation simple, cette année je suis parti avec 10 amis que j’ai connu en majorité à San Andrès l’année dernière. Nous avons eu la chance de tous avoir nos vacances en même temps et nous nous sommes entendu pour aller à l’hôtel Hesperia Playa el Agua, un trois étoiles et demi, duquel nous avons payé un peu moins de 700$ en occupation double. Même si nous avons connu un départ plutôt particulier, nous avons passé un agréable voyage somme tout. Laissez-moi dans les quelques paragraphes suivants vous décrire cette belle aventure.
Le Départ et le Vol.
Notre départ s’est effectué à partir de l’aéroport Pierre-Eliott Trudeau de Montréal le 3 décembre à 07H00AM. Avec un brin de mémoire, vous vous souviendrez que c’était jour de tempête et que bon nombre de vols étaient annulés ou retardés cette journée là. Je n’étais pas trop inquiet car c’est excessivement rare que les vols exotiques annulent dans ce genre de conditions. Tous s’est bien déroulé aux comptoirs d’enregistrements ainsi qu’aux points de fouille des passagers et nous avons refoulé à l’heure de la barrière pour se diriger au centre de dégivrage avant le décollage. C’est à partir de ce moment que le tout s’est gâté. Ne voyant rien à l’extérieur à cause de la neige forte, notre pilote s’est trompé et a tourné au mauvais endroit et s’est carrément enlisé dans le champ. Après quatre heures et plusieurs tentatives de remorquage, nous avons été évacué en autobus et nous sommes retourné au terminal. Ils ont finalement réussi à sortir l’avion de sa fâcheuse position et notre départ a été remis à 13H30. Nous avons refoulé, déglacé et ensuite le décollage s’est effectué à 15H05. Le vol était bien, sans trop de turbulences et a duré environ cinq heures. Arrivé à Margarita, il n’y a pas eu trop d’attente aux douanes et tout le monde a reçu leurs bagages. Nous nous sommes dirigé vers la sortie où les représentants de TMR, Vacances Transat et Nolitours nous attendaient. Ils nous ont dirigé vers les autobus appropriés. Pour notre hôtel, nous étions deux minis bus pleins donc une quarantaine de personnes.
Arrivée à l’hôtel et ma Chambre.
Avec nos huit heures de retard, nous avions notre journée dans le corps et tous ce que nous souhaitions, c’était d’avoir notre chambre rapidement afin d’aller se reposer un peu. Malheureusement, ça ne s’est pas déroulé tel que souhaité, il y avait seulement une personne au comptoir, cette personne ne parlais pratiquement pas l’anglais, ce fût très rock and roll. Par chance, certain d’entre nous parle l’espagnol ce qui a pu faciliter les choses. Nous avions payé pour une chambre standard car nous ne sommes pas de gens qui veulent avoir du gros luxe. Par contre avoir su l’état de ces chambres, nous aurions opté pour une autre catégorie. Les chambres standard sont situées et réparties dans trois immeubles blancs de huit étages non loin de la réception. Avec nos valises en chemin entre la réception et notre chambre, nous remarquons que les ascenseurs sont lents et désuets, les murs sont blancs et moisis, le plafond est défoncé a quelques endroits et l’eau coule a travers les joints. En entrant dans notre, nous apercevons deux lits simple, ce qui est correct en soit car nous sommes deux gars, la toilette coule et le banc de toilette ne tient pas, la douche téléphone ne s’accroche pas car le crochet est brisé, il y a du moisi sur les murs et les matelas sont durs comme un plancher de bois franc. Sérieusement, nous cherchions les coquerelles! Le lendemain, mon partenaire de chambre et moi-même avons décidé de changer de catégorie de chambre afin d’en avoir une VIP peut importe le coût. Nous nous sommes obstiné un peu avec la réception en incluant quelques mots d’espagnol et nous avons réussi à obtenir ce que nous voulions, sans aucun frais. Croyez moi qu’il y a une méchante différence entre les deux catégories! Il y a deux gros lits double et les matelas très confortables, une belle salle de bain en marbre, douche en céramique et verre, nous sommes au rez-de-chaussée donc plus d’ascenseurs a attendre et en prime, on est collé sur un bar!
La Monnaie et le Coût de la Vie.
Pour l’échange de monnaie, c’est assez particulier au Venezuela. Il y a la méthode légale soit échanger avec une banque, passeport requis et la méthode illégale, sous la table, sans son passeport. Avec un dollar US a la méthode légale et a taux stable, on peut obtenir environ 2000 Bolivars et avec la méthode illégale, le taux varie et avec un dollar US on obtient entre 4000 et 5000 Bolivars. C’est très spécial! De plus, j’aimerais mentionner que la taxe de sortie du Venezuela est de 60$ US mais peut être payée en Bolivars au coût de 130'000. Si on fait la conversion, avec un achat sous la table, ça revient à environ 30$ US. Faut avouer que le coût de la vie au Venezuela est relativement bas. À titre d’exemple, un litre de gazoline coûte 0.06$. Les bouteilles de rhum varient entre 1.00$ et 5.00$. Le vin et le champagne de bonne qualité tournent aux alentours de 5.00$ à 10.00$. Ce n’est que quelques exemples mais tout n’est pas cher en comparaison avec le Canada.
Le Climat et la Température.
Le climat de l’île de Margarita est assez spécial. Il fait excessivement chaud et humide dans la partie est de l’île mais dans la partie ouest, c’est très chaud et aride. Tous les hôtels sont situés dans la partie est de l’île. Je m’étais fait dire qu’il ne mouillait jamais à Margarita mais dans notre séjour, durant le jour il y avait régulièrement de bonnes averses et le soir également. De plus, il y a toujours un vent soutenu d’environ 30 km/h.
La Nourriture.
Avant de décrire la nourriture, j’aimerais souligner que chacun ont leurs goûts et que les opinions varient entre tous et chacun. Pour moi, sans vouloir mâcher mes mots, j’ai trouvé la nourriture relativement mauvaise. L’idéal c’est d’aller à l’ouverture du buffet car tout est frais mais après quelques heures passées sur le comptoir à la chaleur et avec les mouches, certains aliments dont les légumes et les fromages prennent un goût assez particulier. Cependant, la viande et les desserts sont succulents. Il y a deux buffets et un restaurant à la carte. Il y a le buffet principal et le soir il y a un buffet italien offrant de la très bonne pizza mais il faut réserver le jour pour y avoir accès. L’accès est illimité durant le séjour mais tel que mentionné, il faut réserver avant.
La Plage.
Notre hôtel était situé sur une des plus belles plages de l’île soit la longue plage Playa el Agua. Il y a cependant une petite rue commerciale à traverser pour s’y rendre. Le sable est doré et la mer est plutôt foncée avec de très bonnes vagues. Ça me faisait penser à Sosua en République Dominicaine. C’est une plage publique mais il y a plusieurs chaises réservées à l’hôtel donc il n’y a pas de problèmes de ce côté la. Il y a énormément de vendeurs de colliers de perle, lunettes, chapeaux, massages etc. À la longue, c’est fatiguant surtout qu’ils reviennent à toutes les vingt minutes pour voir si on n’aurait pas changé d’idée. De plus, il y a un litige important en ce moment (décembre 2007) entre le gouvernement et les éboueurs donc il y a des immenses dépotoirs à ciel ouverts en bordure de la rue de la Playa el Agua. Laissez-moi vous dire que sa pue et c’est pire le soir et la nuit.
Les Bars et les Boissons.
Il y a quatre bars sur le site soit un près de la piscine principale, deux dans la section des chambres VIP dont un dans la piscine et le dernier est sur la plage. Les serveurs sont rapide, ne se gênent pas sur l’alcool et adorent les pourboires. Il y a plusieurs sortes de boissons offertes et elles sont tous excellentes. La cerveza est locale et pas très forte mais a bon goût. C’est de la Polar Ice, avec un volume d’alcool d’environ quatre pourcent. Le gros défaut c’est que les bars ferment à 01h00, c’est beaucoup trop tôt pour un groupe de jeune qui veulent faire le party! Heureusement, il y a un bar ouvert jusqu'à 03h00, un peu de biais entre la plage et l’hôtel où nous pouvons boire et danser soit à l’intérieur ou sur la plage. C’est très amusant! Il se nomme le Woody’s.
Les Activités.
Il y a plusieurs activités passionnantes à faire sur cette île. Nous en avons choisi deux et nous avons payé moins de 50.00$ pour chaque. Elles sont moins chères que dans la majorité des autres destinations exotiques des Caraïbes à cause du coût de la vie. Je dois mentionner que comme partout ailleurs, il est possible d’acheter sur la plage à meilleur coût qu’à l’hôtel. Nous avons tout de même acheté nos excursions à l’hôtel car nous avions plus confiance. La première est le tour de l’île en Jeep, d’après moi c’est un incontournable. Nous sommes regroupé par six, dans une Jeep sans toit et on fait le tour de l’île en arrêtant dans la majorité des attractions. Ils nous font monter l’adrénaline lorsqu’ils sortent des sentiers battus en montagne. Ils fournissent la bière, le rhum et les boissons gazeuses et on arrête manger dans un très bon restaurant situé sur une plage dans la partie désertique de l’île. La deuxième activité que nous avons choisie est le catamaran en direction de l’île de Coche. Avant tout, je dois mentionner que quelques québécois ont décidé d’acheter le tour sur la plage car le départ était la même journée. Avoir su, ils ont bien fait d’acheter sur la plage car ils avaient un beau catamaran, en fait presque similaire au notre mais ils étaient environ huit, équipage inclus tandis que nous, nous étions environ une soixantaine sans compter l’équipage. On était tous cordé, pris comme des sardines un peu partout et selon moi nous dépassions largement la limite légale de passagers. Cependant, ce fût une belle journée ensoleillée avec averses dispersées. Sur l’île de Coche, nous y sommes resté environ cinq heures et nous avons profité d’un bain de boue, très amusant soit dit en passant, de toutes les boissons, un bon repas et en prime, des vendeurs fatiguant! J’ai quand même bien aimé l’île Coche mais j’ai préféré d’avantage le tour de Jeep.
Les Touristes.
Au niveau des touristes, j’ai remarqué que les Québécois sont en très petite minorité à cet hôtel. C’est majoritairement des gens de l’Amérique Latine et de l’Amérique du Sud. Il y a également plusieurs Allemands, Estoniens et Hollandais et Italiens. Il est donc plutôt rare de rencontrer des gens qui parlent français sur le site.
Quelques Recommandations et Points Négatifs.
Évidemment, comme tout voyage ne peut être parfait, j’ai quelques recommandations et points négatifs face à Margarita et à notre hôtel. Méfiez-vous des prostituées et des habitants qui rodent autour de l’hôtel, plusieurs sont armés et veulent vous vendre de la drogue. Je ne recommande pas à une femme d’aller se promener seule le soir à l’extérieur du site de l’hôtel qui soit dit en passant est grillagé et sécurisé au maximum. Je n’avais jamais vu autant de sécurité et de grillage autour d’un hôtel. Maintenant, au niveau de l’hôtel, le principal point qui m’a tombé sur les nerfs, c’est le fait qu’on ne peux pratiquement pas parler avec les employés car ils parlent seulement l’espagnol. J’ai rarement vu des sourires sur la face de ceux-ci sauf les barmans. Évitez de payer pour une chambre standard, optez plus pour une chambre bungalow ou premium (VIP). Après une nuit bien arrosée, tout ce que nous souhaitons, c’est de prendre du sommeil et de bien dormir. Cependant, la petite carte que l’on met sur la poigné de la porte pour indiquer à la femme de chambre de ne pas déranger n’existe pas là-bas donc à toutes les 30 minutes, elle cognait entrait et se rendait compte qu’on dormait encore, c’était fatiguant et inquiétant à la longue. Prenez la boite de sécurité, il y a eu des vols lors de notre séjour. Les bars ferment trop tôt mais heureusement, il y avait un gros dépanneur situé à moins de 5 minutes de marche de l’hôtel sur la route principale. L’alcool n’est vraiment pas cher et se sont majoritairement des marques connues. Encore une fois, je recommande de ne pas y aller seul pour des raisons de sécurité. Ensuite, à la longue, le buffet est répétitif et on a sérieusement le goût de manger autre chose alors il est possible de prendre le taxi vers la ville de Porlamar afin de s’offrir un bon repas dans un restaurant. Il y a une grande diversité de restos, allant du MC Donald s au sushi et fruits de mer. Je n’ai entendu personne se plaindre de la bouffe au centre-ville. Les courses en taxi pour se rendre au centre-ville à partir de l’hôtel coûtent environ 10$ que nous soyons seul ou quatre dans le véhicule.
Conclusion et Remerciements.
Nous avons fait affaire avec une nouvelle diplômée dans le monde du voyage, elle-même présente dans le groupe. Elle a pu répondre haut la main à toutes nos attentes et elle est très bien organisée. Je n’ai que des félicitations et des remerciements à faire à son égard. De plus, je tiens à souligner le professionnalisme de Vincente et Marisol, tous deux agents de Nolitours / Vacances Transat pour la saison 2007/2008 à Margarita. Ils ont su nous guider et nous informer promptement tout le long de notre séjour. Je considère que ce fût un voyage réussi et nous garderons que des bons souvenirs de cet endroit exotique.
Simon Lalande
Le Départ et le Vol.
Notre départ s’est effectué à partir de l’aéroport Pierre-Eliott Trudeau de Montréal le 3 décembre à 07H00AM. Avec un brin de mémoire, vous vous souviendrez que c’était jour de tempête et que bon nombre de vols étaient annulés ou retardés cette journée là. Je n’étais pas trop inquiet car c’est excessivement rare que les vols exotiques annulent dans ce genre de conditions. Tous s’est bien déroulé aux comptoirs d’enregistrements ainsi qu’aux points de fouille des passagers et nous avons refoulé à l’heure de la barrière pour se diriger au centre de dégivrage avant le décollage. C’est à partir de ce moment que le tout s’est gâté. Ne voyant rien à l’extérieur à cause de la neige forte, notre pilote s’est trompé et a tourné au mauvais endroit et s’est carrément enlisé dans le champ. Après quatre heures et plusieurs tentatives de remorquage, nous avons été évacué en autobus et nous sommes retourné au terminal. Ils ont finalement réussi à sortir l’avion de sa fâcheuse position et notre départ a été remis à 13H30. Nous avons refoulé, déglacé et ensuite le décollage s’est effectué à 15H05. Le vol était bien, sans trop de turbulences et a duré environ cinq heures. Arrivé à Margarita, il n’y a pas eu trop d’attente aux douanes et tout le monde a reçu leurs bagages. Nous nous sommes dirigé vers la sortie où les représentants de TMR, Vacances Transat et Nolitours nous attendaient. Ils nous ont dirigé vers les autobus appropriés. Pour notre hôtel, nous étions deux minis bus pleins donc une quarantaine de personnes.
Arrivée à l’hôtel et ma Chambre.
Avec nos huit heures de retard, nous avions notre journée dans le corps et tous ce que nous souhaitions, c’était d’avoir notre chambre rapidement afin d’aller se reposer un peu. Malheureusement, ça ne s’est pas déroulé tel que souhaité, il y avait seulement une personne au comptoir, cette personne ne parlais pratiquement pas l’anglais, ce fût très rock and roll. Par chance, certain d’entre nous parle l’espagnol ce qui a pu faciliter les choses. Nous avions payé pour une chambre standard car nous ne sommes pas de gens qui veulent avoir du gros luxe. Par contre avoir su l’état de ces chambres, nous aurions opté pour une autre catégorie. Les chambres standard sont situées et réparties dans trois immeubles blancs de huit étages non loin de la réception. Avec nos valises en chemin entre la réception et notre chambre, nous remarquons que les ascenseurs sont lents et désuets, les murs sont blancs et moisis, le plafond est défoncé a quelques endroits et l’eau coule a travers les joints. En entrant dans notre, nous apercevons deux lits simple, ce qui est correct en soit car nous sommes deux gars, la toilette coule et le banc de toilette ne tient pas, la douche téléphone ne s’accroche pas car le crochet est brisé, il y a du moisi sur les murs et les matelas sont durs comme un plancher de bois franc. Sérieusement, nous cherchions les coquerelles! Le lendemain, mon partenaire de chambre et moi-même avons décidé de changer de catégorie de chambre afin d’en avoir une VIP peut importe le coût. Nous nous sommes obstiné un peu avec la réception en incluant quelques mots d’espagnol et nous avons réussi à obtenir ce que nous voulions, sans aucun frais. Croyez moi qu’il y a une méchante différence entre les deux catégories! Il y a deux gros lits double et les matelas très confortables, une belle salle de bain en marbre, douche en céramique et verre, nous sommes au rez-de-chaussée donc plus d’ascenseurs a attendre et en prime, on est collé sur un bar!
La Monnaie et le Coût de la Vie.
Pour l’échange de monnaie, c’est assez particulier au Venezuela. Il y a la méthode légale soit échanger avec une banque, passeport requis et la méthode illégale, sous la table, sans son passeport. Avec un dollar US a la méthode légale et a taux stable, on peut obtenir environ 2000 Bolivars et avec la méthode illégale, le taux varie et avec un dollar US on obtient entre 4000 et 5000 Bolivars. C’est très spécial! De plus, j’aimerais mentionner que la taxe de sortie du Venezuela est de 60$ US mais peut être payée en Bolivars au coût de 130'000. Si on fait la conversion, avec un achat sous la table, ça revient à environ 30$ US. Faut avouer que le coût de la vie au Venezuela est relativement bas. À titre d’exemple, un litre de gazoline coûte 0.06$. Les bouteilles de rhum varient entre 1.00$ et 5.00$. Le vin et le champagne de bonne qualité tournent aux alentours de 5.00$ à 10.00$. Ce n’est que quelques exemples mais tout n’est pas cher en comparaison avec le Canada.
Le Climat et la Température.
Le climat de l’île de Margarita est assez spécial. Il fait excessivement chaud et humide dans la partie est de l’île mais dans la partie ouest, c’est très chaud et aride. Tous les hôtels sont situés dans la partie est de l’île. Je m’étais fait dire qu’il ne mouillait jamais à Margarita mais dans notre séjour, durant le jour il y avait régulièrement de bonnes averses et le soir également. De plus, il y a toujours un vent soutenu d’environ 30 km/h.
La Nourriture.
Avant de décrire la nourriture, j’aimerais souligner que chacun ont leurs goûts et que les opinions varient entre tous et chacun. Pour moi, sans vouloir mâcher mes mots, j’ai trouvé la nourriture relativement mauvaise. L’idéal c’est d’aller à l’ouverture du buffet car tout est frais mais après quelques heures passées sur le comptoir à la chaleur et avec les mouches, certains aliments dont les légumes et les fromages prennent un goût assez particulier. Cependant, la viande et les desserts sont succulents. Il y a deux buffets et un restaurant à la carte. Il y a le buffet principal et le soir il y a un buffet italien offrant de la très bonne pizza mais il faut réserver le jour pour y avoir accès. L’accès est illimité durant le séjour mais tel que mentionné, il faut réserver avant.
La Plage.
Notre hôtel était situé sur une des plus belles plages de l’île soit la longue plage Playa el Agua. Il y a cependant une petite rue commerciale à traverser pour s’y rendre. Le sable est doré et la mer est plutôt foncée avec de très bonnes vagues. Ça me faisait penser à Sosua en République Dominicaine. C’est une plage publique mais il y a plusieurs chaises réservées à l’hôtel donc il n’y a pas de problèmes de ce côté la. Il y a énormément de vendeurs de colliers de perle, lunettes, chapeaux, massages etc. À la longue, c’est fatiguant surtout qu’ils reviennent à toutes les vingt minutes pour voir si on n’aurait pas changé d’idée. De plus, il y a un litige important en ce moment (décembre 2007) entre le gouvernement et les éboueurs donc il y a des immenses dépotoirs à ciel ouverts en bordure de la rue de la Playa el Agua. Laissez-moi vous dire que sa pue et c’est pire le soir et la nuit.
Les Bars et les Boissons.
Il y a quatre bars sur le site soit un près de la piscine principale, deux dans la section des chambres VIP dont un dans la piscine et le dernier est sur la plage. Les serveurs sont rapide, ne se gênent pas sur l’alcool et adorent les pourboires. Il y a plusieurs sortes de boissons offertes et elles sont tous excellentes. La cerveza est locale et pas très forte mais a bon goût. C’est de la Polar Ice, avec un volume d’alcool d’environ quatre pourcent. Le gros défaut c’est que les bars ferment à 01h00, c’est beaucoup trop tôt pour un groupe de jeune qui veulent faire le party! Heureusement, il y a un bar ouvert jusqu'à 03h00, un peu de biais entre la plage et l’hôtel où nous pouvons boire et danser soit à l’intérieur ou sur la plage. C’est très amusant! Il se nomme le Woody’s.
Les Activités.
Il y a plusieurs activités passionnantes à faire sur cette île. Nous en avons choisi deux et nous avons payé moins de 50.00$ pour chaque. Elles sont moins chères que dans la majorité des autres destinations exotiques des Caraïbes à cause du coût de la vie. Je dois mentionner que comme partout ailleurs, il est possible d’acheter sur la plage à meilleur coût qu’à l’hôtel. Nous avons tout de même acheté nos excursions à l’hôtel car nous avions plus confiance. La première est le tour de l’île en Jeep, d’après moi c’est un incontournable. Nous sommes regroupé par six, dans une Jeep sans toit et on fait le tour de l’île en arrêtant dans la majorité des attractions. Ils nous font monter l’adrénaline lorsqu’ils sortent des sentiers battus en montagne. Ils fournissent la bière, le rhum et les boissons gazeuses et on arrête manger dans un très bon restaurant situé sur une plage dans la partie désertique de l’île. La deuxième activité que nous avons choisie est le catamaran en direction de l’île de Coche. Avant tout, je dois mentionner que quelques québécois ont décidé d’acheter le tour sur la plage car le départ était la même journée. Avoir su, ils ont bien fait d’acheter sur la plage car ils avaient un beau catamaran, en fait presque similaire au notre mais ils étaient environ huit, équipage inclus tandis que nous, nous étions environ une soixantaine sans compter l’équipage. On était tous cordé, pris comme des sardines un peu partout et selon moi nous dépassions largement la limite légale de passagers. Cependant, ce fût une belle journée ensoleillée avec averses dispersées. Sur l’île de Coche, nous y sommes resté environ cinq heures et nous avons profité d’un bain de boue, très amusant soit dit en passant, de toutes les boissons, un bon repas et en prime, des vendeurs fatiguant! J’ai quand même bien aimé l’île Coche mais j’ai préféré d’avantage le tour de Jeep.
Les Touristes.
Au niveau des touristes, j’ai remarqué que les Québécois sont en très petite minorité à cet hôtel. C’est majoritairement des gens de l’Amérique Latine et de l’Amérique du Sud. Il y a également plusieurs Allemands, Estoniens et Hollandais et Italiens. Il est donc plutôt rare de rencontrer des gens qui parlent français sur le site.
Quelques Recommandations et Points Négatifs.
Évidemment, comme tout voyage ne peut être parfait, j’ai quelques recommandations et points négatifs face à Margarita et à notre hôtel. Méfiez-vous des prostituées et des habitants qui rodent autour de l’hôtel, plusieurs sont armés et veulent vous vendre de la drogue. Je ne recommande pas à une femme d’aller se promener seule le soir à l’extérieur du site de l’hôtel qui soit dit en passant est grillagé et sécurisé au maximum. Je n’avais jamais vu autant de sécurité et de grillage autour d’un hôtel. Maintenant, au niveau de l’hôtel, le principal point qui m’a tombé sur les nerfs, c’est le fait qu’on ne peux pratiquement pas parler avec les employés car ils parlent seulement l’espagnol. J’ai rarement vu des sourires sur la face de ceux-ci sauf les barmans. Évitez de payer pour une chambre standard, optez plus pour une chambre bungalow ou premium (VIP). Après une nuit bien arrosée, tout ce que nous souhaitons, c’est de prendre du sommeil et de bien dormir. Cependant, la petite carte que l’on met sur la poigné de la porte pour indiquer à la femme de chambre de ne pas déranger n’existe pas là-bas donc à toutes les 30 minutes, elle cognait entrait et se rendait compte qu’on dormait encore, c’était fatiguant et inquiétant à la longue. Prenez la boite de sécurité, il y a eu des vols lors de notre séjour. Les bars ferment trop tôt mais heureusement, il y avait un gros dépanneur situé à moins de 5 minutes de marche de l’hôtel sur la route principale. L’alcool n’est vraiment pas cher et se sont majoritairement des marques connues. Encore une fois, je recommande de ne pas y aller seul pour des raisons de sécurité. Ensuite, à la longue, le buffet est répétitif et on a sérieusement le goût de manger autre chose alors il est possible de prendre le taxi vers la ville de Porlamar afin de s’offrir un bon repas dans un restaurant. Il y a une grande diversité de restos, allant du MC Donald s au sushi et fruits de mer. Je n’ai entendu personne se plaindre de la bouffe au centre-ville. Les courses en taxi pour se rendre au centre-ville à partir de l’hôtel coûtent environ 10$ que nous soyons seul ou quatre dans le véhicule.
Conclusion et Remerciements.
Nous avons fait affaire avec une nouvelle diplômée dans le monde du voyage, elle-même présente dans le groupe. Elle a pu répondre haut la main à toutes nos attentes et elle est très bien organisée. Je n’ai que des félicitations et des remerciements à faire à son égard. De plus, je tiens à souligner le professionnalisme de Vincente et Marisol, tous deux agents de Nolitours / Vacances Transat pour la saison 2007/2008 à Margarita. Ils ont su nous guider et nous informer promptement tout le long de notre séjour. Je considère que ce fût un voyage réussi et nous garderons que des bons souvenirs de cet endroit exotique.
Simon Lalande
Inde: départ le 1er février 2008 English translation pending
Bonsoir à tous.
Je n'ai aucune question à poser mais j'ai envie d'écrire à tous les amoureux de l'Inde, ou tout simplement parce que je ne connais pas encore ce pays mais que je l'aime déjà.J'ai appris à l'aimer en lisant et relisant vos carnets de voyage, vos post, et j'ai suivi vos conseils de lecture. Tant d'émotion se dégage de tous ces commentaires!De toutes ces lectures.
J'ai acheté mon billet le 24 aout 2007 avec un vol ALITALIA: Marseille-Milan-Delhi. AR
J'avais tout d'abord prévu de partir dans le Kérala et Tamil Nadu en solo mais en lisant les post sur ce forum, j'ai vu une annonce de FAB cherchant une coéqupiére pour le Rajasthan.Bing bang bing bang en 3 temps 3 mouvements nous avons acheté notre billet pour Delhi. Puis 2 autres personnes du forum se sont jointes à nous.BB ET CHRIS OK pour les visas.Qu'il est beau ce visa indien!
"Les 4 fantastiques" comme dit FAB.
Je commence à devenir intenable...la date de départ approche.Nous partons du 1er février au 24.Nous ne nous connaissons que par mail et messenger et phone mais le feeling passe......nous verrons bien.Nous habitons chacunes aux quatre coins de la France. Je retrouverai et ferai la connaissance de Fab et bb à Milan.L'avion de Chris fait une escale à Bombay, la pôvre toute une nuit, nous irons la chercher à l'aéroport de Delhi le lendemain et là le quatuor sera au complet.
Nous avons tout d'abord loué les services d'un chauffeur qui viendra nous chercher à l'aéroport et restera avec nous pendant ces 24 jours.Bien convenu que nous choisirons nous même nos GH ou hotel....je sais, faudra être ferme LOL😏 Puis nous avons réservé 2 nuits à la Wongdhen House dans Tibétan Colony à Delhi. Ensuite départ pour:Agra Fatehpur Sikri Bharatpur Jaipur Amber Pushkar Ajmer Bundi Chittor Udaipur Ranakpur Jodhpur Jaisalmer et le désert de Thar Bikaner Mandawa.Région du Shekawati Delhi direct aéroport le 23 février au soir, notre avion décolle le 24 entre 1h et 3h du matin.
Aucune réservation pour ces villes et villages, cela se fera au jour le jour.
Nous resterons plusieus nuits là où bon nous semblera .Il est vrai que les transports locaux permettent davantage une approche de la vie indienne et que cela m'aurait davantage intéressé mais à 4, voiture+ chauffeur c'est sympa aussi.Et surtout moins de perte de temps à attendre train et bus.Plus de temps pour bavarder dans les rues et aller vers le peuple indien. Nous ne bouclerons peut être pas ce circuit car nous voulons prendre le temps.Pas grave nous reviendrons.
J'aimerai continuer ce post et vous raconter mon voyage au fil des jours, ce voyage dont je rêve depuis longtemps mais les claviers quertzy me rebutent un peu.Mais j'essairai.
Cette année pour les voeux ma famille et mes amis m'ont souhaité la santé et un merveilleux voyage en Inde .A mon tour de vous souhaiter une excellent santé pour cette année 2008 et des voyages, encore des voyages et toujours des voyages et des carnets de voyage, plein de carnet de voyages.
A bientôt Jocelyne
Je n'ai aucune question à poser mais j'ai envie d'écrire à tous les amoureux de l'Inde, ou tout simplement parce que je ne connais pas encore ce pays mais que je l'aime déjà.J'ai appris à l'aimer en lisant et relisant vos carnets de voyage, vos post, et j'ai suivi vos conseils de lecture. Tant d'émotion se dégage de tous ces commentaires!De toutes ces lectures.
J'ai acheté mon billet le 24 aout 2007 avec un vol ALITALIA: Marseille-Milan-Delhi. AR
J'avais tout d'abord prévu de partir dans le Kérala et Tamil Nadu en solo mais en lisant les post sur ce forum, j'ai vu une annonce de FAB cherchant une coéqupiére pour le Rajasthan.Bing bang bing bang en 3 temps 3 mouvements nous avons acheté notre billet pour Delhi. Puis 2 autres personnes du forum se sont jointes à nous.BB ET CHRIS OK pour les visas.Qu'il est beau ce visa indien!
"Les 4 fantastiques" comme dit FAB.
Je commence à devenir intenable...la date de départ approche.Nous partons du 1er février au 24.Nous ne nous connaissons que par mail et messenger et phone mais le feeling passe......nous verrons bien.Nous habitons chacunes aux quatre coins de la France. Je retrouverai et ferai la connaissance de Fab et bb à Milan.L'avion de Chris fait une escale à Bombay, la pôvre toute une nuit, nous irons la chercher à l'aéroport de Delhi le lendemain et là le quatuor sera au complet.
Nous avons tout d'abord loué les services d'un chauffeur qui viendra nous chercher à l'aéroport et restera avec nous pendant ces 24 jours.Bien convenu que nous choisirons nous même nos GH ou hotel....je sais, faudra être ferme LOL😏 Puis nous avons réservé 2 nuits à la Wongdhen House dans Tibétan Colony à Delhi. Ensuite départ pour:Agra Fatehpur Sikri Bharatpur Jaipur Amber Pushkar Ajmer Bundi Chittor Udaipur Ranakpur Jodhpur Jaisalmer et le désert de Thar Bikaner Mandawa.Région du Shekawati Delhi direct aéroport le 23 février au soir, notre avion décolle le 24 entre 1h et 3h du matin.
Aucune réservation pour ces villes et villages, cela se fera au jour le jour.
Nous resterons plusieus nuits là où bon nous semblera .Il est vrai que les transports locaux permettent davantage une approche de la vie indienne et que cela m'aurait davantage intéressé mais à 4, voiture+ chauffeur c'est sympa aussi.Et surtout moins de perte de temps à attendre train et bus.Plus de temps pour bavarder dans les rues et aller vers le peuple indien. Nous ne bouclerons peut être pas ce circuit car nous voulons prendre le temps.Pas grave nous reviendrons.
J'aimerai continuer ce post et vous raconter mon voyage au fil des jours, ce voyage dont je rêve depuis longtemps mais les claviers quertzy me rebutent un peu.Mais j'essairai.
Cette année pour les voeux ma famille et mes amis m'ont souhaité la santé et un merveilleux voyage en Inde .A mon tour de vous souhaiter une excellent santé pour cette année 2008 et des voyages, encore des voyages et toujours des voyages et des carnets de voyage, plein de carnet de voyages.
A bientôt Jocelyne
Recherche association à qui donner des vêtements pour enfants English translation pending
Bonjour, j'entasse depuis la naissance de mon fils des cartons de vetements, ne sachant pas quoi en faire j'aimerais en faire don pour des enfants qui en on besoins. (afrique, asie....)
Merci
Le grand Sud de Madagascar: visites et hôtels English translation pending
Bonjour à tous et bonne année.
Nous pensons partir pour Mada en Avril ou Mai pour faire la route de Tana au Sud. Si vous avez des conseils ... Nous ne savons pas trop ou aller ( 10 jours seulement ) et hesitons entre Tulear, Anaka . Fort Dauphin... Je cherche aussi de bonnes adresses d'hotels, pour un budget maximum de 30 euros par jour. Est ce la bonne saison ? Nous souhaitons faire la route entre Tana et le Sud pour visiter sur 3-4 jours. Que voir ? Ou dormir ?
Merci d'avance .
Nous pensons partir pour Mada en Avril ou Mai pour faire la route de Tana au Sud. Si vous avez des conseils ... Nous ne savons pas trop ou aller ( 10 jours seulement ) et hesitons entre Tulear, Anaka . Fort Dauphin... Je cherche aussi de bonnes adresses d'hotels, pour un budget maximum de 30 euros par jour. Est ce la bonne saison ? Nous souhaitons faire la route entre Tana et le Sud pour visiter sur 3-4 jours. Que voir ? Ou dormir ?
Merci d'avance .
Travailler et vivre en Irlande (Galway?) en été 2008 English translation pending
bonjour!
je suis étudiante et je voudrai partir en irlande deux / trois mois de juin à aout 2008. je ne souhaite pas passer par un organisme car cela me parait trop cher. Je suis juste à la recherche de personnes qui auraient des bons plans pour le logement et job, ou qui chercherait comme moi une colocation pour la même période. Galwa me parait être une ville plutôt agréable, mais je ne suis pas fermée sur la destination.
merci de vos réponses et conseils !
Retour d'un voyage à vélo Mali-Sénégal: une expérience! English translation pending
Bonjour à tout le monde,
Je voulais juste laisser un petit message sur ce forum que je consulte régulièrement et qui grouille de bonnes infos.
Je viens juste de rentrer de 2 mois de voyages au Mali / sénégal dont 1 mois en vélo de Bamako à Ziguinchor.
J'ai fais le trajet avec mon frère et nous sommes passé notement par le sud du mali (Kenyeba pour ceux qui connaissent) et l'expérience à été hallucinante. Nous avons fais 5 jours de brousse profonde à traverser des torrents, des rivières dans des paysages mystique. Certaines personnes sur cette route n'avaient jamais vu de blancs et partaient en courant en nous voyant. Les accueils dans des villages ont été magnifiques et les gens adorablent.
Voila donc juste pour dire que je viens de faire une phase cyclotourisme absolument hallucinante et je tenais à partager ma joie sur ce forum qui m'a aussi aidé à me lancer dans le cyclotourisme il y a 4-5 ans.
Je conseille donc fortement cette piste (d'autant que cette route(pistounette) n'est pratiquable qu'à vélo ou à pied) plutôt que de faire comme beaucoup de gens et prendre la grande route qui va vers Kayes.
Ba beneen youn et ... 😎
Je voulais juste laisser un petit message sur ce forum que je consulte régulièrement et qui grouille de bonnes infos.
Je viens juste de rentrer de 2 mois de voyages au Mali / sénégal dont 1 mois en vélo de Bamako à Ziguinchor.
J'ai fais le trajet avec mon frère et nous sommes passé notement par le sud du mali (Kenyeba pour ceux qui connaissent) et l'expérience à été hallucinante. Nous avons fais 5 jours de brousse profonde à traverser des torrents, des rivières dans des paysages mystique. Certaines personnes sur cette route n'avaient jamais vu de blancs et partaient en courant en nous voyant. Les accueils dans des villages ont été magnifiques et les gens adorablent.
Voila donc juste pour dire que je viens de faire une phase cyclotourisme absolument hallucinante et je tenais à partager ma joie sur ce forum qui m'a aussi aidé à me lancer dans le cyclotourisme il y a 4-5 ans.
Je conseille donc fortement cette piste (d'autant que cette route(pistounette) n'est pratiquable qu'à vélo ou à pied) plutôt que de faire comme beaucoup de gens et prendre la grande route qui va vers Kayes.
Ba beneen youn et ... 😎
Aide humanitaire dans un orphelinat à Bangkok en mai? English translation pending
Bonjour,
Je pars pour Bangkok avec un amis au début du mois de mai pendant 3 ou 4 semaines, et nous souhaitons faire de l'humanitaire dans un orphelinat.
J'ai besoin d'aide car je ne parveint pas à trouver d'orphelinat sur Bangkok. Je sais qu'il en existe mais je ne trouve pas leur coordonnées.
Merci de me communiquer les coordonnés si vous les avez pour des orphelinats dans Bangkok même ou ailleurs en Thailande.
Et de quoi avons nous besoin au niveau administratif pour travailler dans un orphelinat en thailande?
Merci d'avance
Itinéraires de treks au Népal English translation pending
Namaste Bonjour !!
Je prévois de me faire un tour en inde puis népal dans quelques mois et j'aimerai savoir ce que vous pensez de ces itinéraires de trek au népal (sachant que je ne dois pas dépasser 12 jours :/ )
1er choix : Dhunche / Sing Gomba / Gosainkunda / Gopte / Tharepati / Tarke Gyang / Kakani / Kiul / Talamarang / Pati Bhanjyang / Sundarijal / KTM
2nd choix : Dhunche / Sing Gomba / Gosainkunda / Gopte / Tharepati / Tarke Gyang / Gangjwal / Sermathang / Dubhachaur / Malemchi Pul Bazaar / ... / Sundarijal / KTM
il n'a pas de grosse différence mais parmis ceux qui ont fait la région de l'Helambu, lequel est le plus sympa ? j'entends par là, beau paysage, rencontre des gens et surtout là ou je risque le moins de rencontrer des compatriotes ;)
si vous avez d'autres suggestions d'itinéraires d'ailleurs, jsuis preneur...
je suis en train de voir avec Tin-Tin Treking, il me propose pour ces itinéraires 356$/pers(1pers) / 260$/pers(2/4pers)... est-ce cher ? j'ai pas l'impression mais bon...
merci à tous ciao
amans
Je prévois de me faire un tour en inde puis népal dans quelques mois et j'aimerai savoir ce que vous pensez de ces itinéraires de trek au népal (sachant que je ne dois pas dépasser 12 jours :/ )
1er choix : Dhunche / Sing Gomba / Gosainkunda / Gopte / Tharepati / Tarke Gyang / Kakani / Kiul / Talamarang / Pati Bhanjyang / Sundarijal / KTM
2nd choix : Dhunche / Sing Gomba / Gosainkunda / Gopte / Tharepati / Tarke Gyang / Gangjwal / Sermathang / Dubhachaur / Malemchi Pul Bazaar / ... / Sundarijal / KTM
il n'a pas de grosse différence mais parmis ceux qui ont fait la région de l'Helambu, lequel est le plus sympa ? j'entends par là, beau paysage, rencontre des gens et surtout là ou je risque le moins de rencontrer des compatriotes ;)
si vous avez d'autres suggestions d'itinéraires d'ailleurs, jsuis preneur...
je suis en train de voir avec Tin-Tin Treking, il me propose pour ces itinéraires 356$/pers(1pers) / 260$/pers(2/4pers)... est-ce cher ? j'ai pas l'impression mais bon...
merci à tous ciao
amans
Accident du NCL Norwegian Dream du 9 décembre 2007: en situation de crise ils sont nuls.... English translation pending
Salut a tous
Je viens de finir la croisiere ncl norwegian dream du 09 dec, buenos aires a valparaiso, le premier jour s est bien passe, puis le lendemain a montevideo, en repartant, .....vlan...voila que notre bateau fonce droit sur une plate forme a contenairs...des contenairs et des voitures a la flotte...on s arrete...un premier message qui dit qu il n y a rien de grave au bateau...on va bientot repartir...quelque heures plus tard nouveau message apres qu un petit bateau tourne autour de nous et fasse des photos des degats...on va retourner a montevideo pour quelques heures pour reparations...et les mensonges vont se succeder pendant 4 jours tout le monde est tres enerve et la tension momte, .......
pour faire bref...... apres 4 jours a montevideo ou on nous a dit tous les jours qu on repartait le soir, on a fait trois jours de pleine mer, dont un passage en tempete ou meme certains membres d equipage vomissait leurs tripes, et on n a plus fait etape qu a ushuia l apres midi, donc quand on a fait la navigation du canal beagle avec les glaciers internationaux il faisait NUIT, puis punta arenas le lendemain, il y a de la pluie non stop, la mer etant trop agitee toutes les excursions en mer etaient annulees,
puis une seule journee de navigation dans les fyord chilien, puis de nouveau haute mer jusque puerto mont, ou la on a enfin eu une journee normale, puis de nouveau haute mer.
La conclusion est simple......NUL...par rapport au prix paye...on nous a offert genereusement 150 dollars de credit a bord
et un remboursement de 50 % de la croisiere seul, (on s est renseigne a bord on nous rembourse DES CHIQUES sur un voyage qui nous coute DU CHAMPAGNE.....HAHAHA....)
Cette croisiere ne s est deroulee que dans le but de rattraper le temps pour etre arrive a temps a valparaiso, car les futures croisieristes qui on paye trois fois le prix doivent etre bien servi
on a meme pas eu une seul soiree habillee sur 15 jours de croisiere, j ai donc pris un putain de costume pour rien.on a eu droit a trois capitaines, et touts les actions menees sur le bateau n ont finalement servis a rien jusqu a present.
a chaque rassemblement de contestataires on avait droit a la milice armee du bateau qui menacait.
seul point positif on etait beaucoup de francophonnes, entre 50 et 100 a mon avis, et ils ont du faire les annonces en francais tellement on les emerdait:d ailleurs a la reception une calamite, personne ne savait jamais rien de rien, puis le free style on mange quand on veut ou on veut, mais quand on arrive pour manger a 9 h on nous dit, vous aurez une table a 10 h...donc on finit au buffet....
bon j arrete la...vu que je suis toujours a santiago...et ce clavier chilien me rends fou.....
bienvenue chez NCL..............................................................................................................................
pour finir la farde des papiers jaune "adjustment tips" pour modifier les pourboirs debordait......c est encore les petits qui payent pour les conneries de leurs superieurs
ALAIN
Attention: arnaque d'une Française de 40 ans à Bangkok et Pattaya! English translation pending
ATTENTION A CETTE FRANCAISE QUI DEPOUILLE LES FRANCAIS A BANGKOK ET PATTAYA AVEC SES BESOINS D'EMPRUNTER DE L'ARGENT
DANS L'URGENCE POUR SA SITUATION DESEPERE DE RENTRER EN FRANCE, MARI EN PRISON, S'EST FAIT VOLER TOUS SES PAPIERS.OU AUTRES..ETC...ET J'EN PASSE !!!!
et oui, encore un de plus comme moi qui viens de se faire avoir par cette francaise de 40ans, brune, cheveux court, d'apparence tout a fait classique et banal
au bord des larmes..."are you french???avec son accent pourri, je lui ai dit oui, et c'etait parti avec son histoire que son mari s'est fait aggresse a pattaya,
qu'il est en prison,
qu'elle doit payer la caution pour le faire sortir, , , etc 10.000 bahts...que l'ambassade ne peux pas l'aider...etc bla bla bla...tout cela a l'air ridicule
avec le recul mais sur le coup elle etait tres plausible dans les moindre details, a bord de craque, que ses vacanses sont finis...retour force, elle avait tout
tout de credible. tres maline et intelligente je dois dire, manipulatrice a souhait, la pauvre on ne va pas la laisser dans cette situation comme ca, bref
je lui ai donne 12.000 bahts soit 275 euros !!!! en pensant faire qq chose de bien pour qq'un dans l'urgence....elle m'a donne une adresse, avec un faux numero ...
faux email..que j'ai decouvert apres bien sur - je me suis dit que ca sentait pas bon ???? apres qq recherche, j'ai vu sur le site de l'ambassade
qui avertissait les francais de cette fameuse arnaqueuse...
bref si vous la rencontrer, ne commencer pas avoir pitie et appeller direct la police pour touriste, efficace et serieuse !!!
ou l'ambassade de france directement, ca fait apparement des annees qu'elle sevit...et il est temps que ca s'arrete...
c'etait notre dernier apres un mois magnifique en thailande,
je suis bien degoute de m'avoir fait avoir comme un couillon!!! et surtout par une francaise.....🙁
Les Indiens Lakota, véritable nom des Sioux, ont rompu les traités signés par leurs ancêtres... English translation pending
...Il y a plus de 150 ans

"Nous ne sommes plus citoyens des Etats-Unis d'Amérique", a annoncé mercredi dans une conférence de presse le représentant des descendants de Sitting Bull et Crazy Horse, Russel Means. Une délégation de responsables Lakotas a indiqué qu'ils se retiraient unilatéralement des traités signés avec le gouvernement fédéral, certains datant d'il y a plus de 150 ans. Les traités représentent "des mots sans valeur sur du papier sans valeur" et ont été "violés maintes fois afin de voler notre culture, notre terre et nos coutumes", indiquent les responsables de la tribu dans un message adressé au département d'Etat. "Nous ne sommes plus citoyens des Etats-Unis d'Amérique et tous ceux qui vivent dans les régions des cinq Etats que comprend notre territoire sont libres de nous rejoindre", a déclaré Russel Means. Ce territoire comprend des régions du Nebraska, du Dakota du sud, du Dakota du nord, du Montana et du Wyoming (nord-ouest des Etats-Unis). "Nous avons signé 33 traités avec les Etats-Unis qui n'ont pas été respectés", a indiqué pour sa part Phyllis Young, une militante de la cause indienne qui a aidé à organiser le première conférence internationale sur les droits des indigènes en 1977. Des leaders Lokotas se sont également rendus en délégations auptrès des ambassades de Bolivie, du Chili, d'Afrique du Sud et du Vénézuela. Ils comptent entreprendre une mission diplomatique dans plusieurs pays au cours des prochains mois, ont-ils annoncé.
Les Lakotas ont été la seule tribu à infliger une défaite à l'armée américaine. Une des leurs figures légendaires, Sitting Bull, est connu pour avoir défait le général Custer à la bataille de Little Big Horn en 1876 dans le Montana. Mais le 29 décembre 1890, l'armée US massacrait 200 Indiens Lakotas, dont des femmes et des enfants, à Wounded Knee.
Le point de vue que je partage: Les lakotas, les navajos, les hopis, et les chumash entre autres (ils sont loin d'être les seuls), n'ont pas perdu leurs cultures qui si elles ne sont pas encore florissantes, du moins sont énergiquement ré-émergentes.
Beaucoup de nations natives redeveloppent leurs langages, comme l'ont fait les grecs et les israéliens au 20e siècle. Ils ouvrent même leurs propres écoles et universités (en collaboration avec des ethnologues et des linguistes). Peu à peu la tutelle abusive du gouvernement fédérale est discréditée, même dans l'esprit de + en + d'américains d'origine européenne. Pas seulement par la continuation des brimades et le parcage en réserve, mais aussi la meilleure connaissance de leur propre histoire nationale cachée (l'internet c'est très pratique et les natifs américains communiquent ces faits maintenant), le vol de million de m3 de pétrole par an appartenant aux navajos, les autres ressources minérales des réserves indiennes exploitées en leur nom, mais dont l'état "oublie" de redistribuer les dividendes aux tribus, les belles vallées californiennes qui appartiennent de droit aux chumahs, et dont la population est si faible (ranches immenses dont les travailleurs habitent "en ville" assez loins), que leur rétrocession ne changerait presque rien pour la société californienne (si, ça changerait énormément pour les énormes "propriétaires"terriens dont, surtout pour les vignobles, certains sont français) :Celle de Santa Inès qui produit tous ces vins et où les chumash sont "autorisés"à exploiter un casino pour subvenir aux besoins de la tribu, mais pas à développer des logements pour remplacer leur bidonvilles, ni à annexer (même au prix du marché ou+) de nouveau terrains vacants (trop de développement c'est pas écolo: l'argument, s'il n'était écœurant de mauvaise fois, aurait de quoi faire sourire de la part de ce fanclub de Bushistes acharnés).celle d'Ojai, un territoire sacré, où le comté de Ventura a eu le culot de vouloir installer une décharge publique quasiment au pied d'un de leurs monticules funéraires ancestraux (On a complètement ignoré leurs objections, mais comme Larry Hagman , qui y a un ranch, a dit niet: la chose ne s'est pas faites ) etc... Je ne crois pas qu'il existe une tribu, sur tout ce continent, (et sur tous les continents, en fait) qui n'ait souffert de spoliation. Il y a peu, le Canada a finalement autorisé une "autonomie" aux Inuits sur leur territoire du Nunavut. Tout à la fois j'espère, et je n'ose espérer, que va venir le temps où tous les peuples indigènes auront ce droit, où une véritable fédération pacifique verra éventuellement le jour à la place des USA, Canada et Mexique, qui donnera toute sa place à tous les peuples d'Amérique du Nord. De ceux qui sont arrivés il y a 10 000 ans, à ceux qui sont arrivés "hier".
Je me prends à rêver qu'un jour, au moyen Orient, en Afrique, partout il en sera ainsi! Joyeux Noël ( en Lakota ) Wanikiya tonpi wowiyuskin / Omaka teca oiyokipi

"Nous ne sommes plus citoyens des Etats-Unis d'Amérique", a annoncé mercredi dans une conférence de presse le représentant des descendants de Sitting Bull et Crazy Horse, Russel Means. Une délégation de responsables Lakotas a indiqué qu'ils se retiraient unilatéralement des traités signés avec le gouvernement fédéral, certains datant d'il y a plus de 150 ans. Les traités représentent "des mots sans valeur sur du papier sans valeur" et ont été "violés maintes fois afin de voler notre culture, notre terre et nos coutumes", indiquent les responsables de la tribu dans un message adressé au département d'Etat. "Nous ne sommes plus citoyens des Etats-Unis d'Amérique et tous ceux qui vivent dans les régions des cinq Etats que comprend notre territoire sont libres de nous rejoindre", a déclaré Russel Means. Ce territoire comprend des régions du Nebraska, du Dakota du sud, du Dakota du nord, du Montana et du Wyoming (nord-ouest des Etats-Unis). "Nous avons signé 33 traités avec les Etats-Unis qui n'ont pas été respectés", a indiqué pour sa part Phyllis Young, une militante de la cause indienne qui a aidé à organiser le première conférence internationale sur les droits des indigènes en 1977. Des leaders Lokotas se sont également rendus en délégations auptrès des ambassades de Bolivie, du Chili, d'Afrique du Sud et du Vénézuela. Ils comptent entreprendre une mission diplomatique dans plusieurs pays au cours des prochains mois, ont-ils annoncé.
Les Lakotas ont été la seule tribu à infliger une défaite à l'armée américaine. Une des leurs figures légendaires, Sitting Bull, est connu pour avoir défait le général Custer à la bataille de Little Big Horn en 1876 dans le Montana. Mais le 29 décembre 1890, l'armée US massacrait 200 Indiens Lakotas, dont des femmes et des enfants, à Wounded Knee.
Le point de vue que je partage: Les lakotas, les navajos, les hopis, et les chumash entre autres (ils sont loin d'être les seuls), n'ont pas perdu leurs cultures qui si elles ne sont pas encore florissantes, du moins sont énergiquement ré-émergentes.
Beaucoup de nations natives redeveloppent leurs langages, comme l'ont fait les grecs et les israéliens au 20e siècle. Ils ouvrent même leurs propres écoles et universités (en collaboration avec des ethnologues et des linguistes). Peu à peu la tutelle abusive du gouvernement fédérale est discréditée, même dans l'esprit de + en + d'américains d'origine européenne. Pas seulement par la continuation des brimades et le parcage en réserve, mais aussi la meilleure connaissance de leur propre histoire nationale cachée (l'internet c'est très pratique et les natifs américains communiquent ces faits maintenant), le vol de million de m3 de pétrole par an appartenant aux navajos, les autres ressources minérales des réserves indiennes exploitées en leur nom, mais dont l'état "oublie" de redistribuer les dividendes aux tribus, les belles vallées californiennes qui appartiennent de droit aux chumahs, et dont la population est si faible (ranches immenses dont les travailleurs habitent "en ville" assez loins), que leur rétrocession ne changerait presque rien pour la société californienne (si, ça changerait énormément pour les énormes "propriétaires"terriens dont, surtout pour les vignobles, certains sont français) :Celle de Santa Inès qui produit tous ces vins et où les chumash sont "autorisés"à exploiter un casino pour subvenir aux besoins de la tribu, mais pas à développer des logements pour remplacer leur bidonvilles, ni à annexer (même au prix du marché ou+) de nouveau terrains vacants (trop de développement c'est pas écolo: l'argument, s'il n'était écœurant de mauvaise fois, aurait de quoi faire sourire de la part de ce fanclub de Bushistes acharnés).celle d'Ojai, un territoire sacré, où le comté de Ventura a eu le culot de vouloir installer une décharge publique quasiment au pied d'un de leurs monticules funéraires ancestraux (On a complètement ignoré leurs objections, mais comme Larry Hagman , qui y a un ranch, a dit niet: la chose ne s'est pas faites ) etc... Je ne crois pas qu'il existe une tribu, sur tout ce continent, (et sur tous les continents, en fait) qui n'ait souffert de spoliation. Il y a peu, le Canada a finalement autorisé une "autonomie" aux Inuits sur leur territoire du Nunavut. Tout à la fois j'espère, et je n'ose espérer, que va venir le temps où tous les peuples indigènes auront ce droit, où une véritable fédération pacifique verra éventuellement le jour à la place des USA, Canada et Mexique, qui donnera toute sa place à tous les peuples d'Amérique du Nord. De ceux qui sont arrivés il y a 10 000 ans, à ceux qui sont arrivés "hier".
Je me prends à rêver qu'un jour, au moyen Orient, en Afrique, partout il en sera ainsi! Joyeux Noël ( en Lakota ) Wanikiya tonpi wowiyuskin / Omaka teca oiyokipi
Installation à Cork début janvier (Irlande) English translation pending
Bonjour à tous !
J'arrive à Cork début janvier pour trouver un job et y rester 8 ou 10 mois (si tout va bien!). Je n'ai pour le moment aucun contact à Cork (Tout le monde va à Dublin !!), et je recherche des gens la-bas pour discuter de Cork, des boulots et - j'espère !- partager éventuellement une coloc' !
Je cherche un job dans le tourisme (J'ai 26 ans et j'ai travaillé dans plusieurs monuments historiques à l'accueil des visiteurs et comme guide), mais je pense d'abord faire des petits boulots pour mieux parler et m'habituer à l'accent irlandais ! Une question me pose problème (voire m'angoisse!) : pour obtenir le PPs Number, il faut avoir une adresse permanente (un certificat d'auberge de jeunesse ne suffit apparemment plus), ou un certificat d'embauche...ce numéro est-il necessaire pour trouver un job et ouvrir un compte en banque ? Moi je vais toucher des Assédic en Irlande via le formulaire magique E303, est-ce qu'il y a des démarches particulières à faire ? Je remercie tous ceux qui auront la gentillesse de me répondre, et à bientôt à Cork !!
Je cherche un job dans le tourisme (J'ai 26 ans et j'ai travaillé dans plusieurs monuments historiques à l'accueil des visiteurs et comme guide), mais je pense d'abord faire des petits boulots pour mieux parler et m'habituer à l'accent irlandais ! Une question me pose problème (voire m'angoisse!) : pour obtenir le PPs Number, il faut avoir une adresse permanente (un certificat d'auberge de jeunesse ne suffit apparemment plus), ou un certificat d'embauche...ce numéro est-il necessaire pour trouver un job et ouvrir un compte en banque ? Moi je vais toucher des Assédic en Irlande via le formulaire magique E303, est-ce qu'il y a des démarches particulières à faire ? Je remercie tous ceux qui auront la gentillesse de me répondre, et à bientôt à Cork !!
Durée des trajets en bateau Koh Phi Phi-Koh Lanta-Koh Lipe (Thaïlande) - Langkawi (Malaisie) English translation pending
Hello,
quelqu'un pourrais me dire combien de temps faut t-il pour faire Ko phe phe-Lanta, puis combien de temps pour Lanta-Lipe et puis pour rejoindre langkawi ....Merci...
Népal - Novembre 2007 English translation pending
Pour tous les voyageurs, Katmandou est une destination mythique. Pour diverses raisons ... Moi, ce sont les yeux … Ces yeux de Bouddha sur les stupas, mi-clos, apaisants, ce regard détaché, sage, impassible … Ils m’ont toujours attirée, à la limite de l’hypnose …
Et puis, l’Himalaya … Le pays du Mont Everest. Le toit du monde … excusez du peu ! Les hauts sommets me fascinent et j’ai pour eux un respect presque … humain.
Et pourtant, au départ, notre voyage devait être plus culturel que sportif. On s’est même longtemps demandé si nous allions ou non faire un trek … Pas question en tous cas d’y consacrer nos 3 semaines. Mais enfin quand même ?… Aller au Népal sans s’approcher des sommets ?... C’était peut-être dommage … En bons cartésiens que nous sommes, nous avons fini par couper la poire en 2 : faisons le plus court des grands treks et consacrons le reste du temps à Katmandou et à sa vallée.
Que de joie, que d’émerveillement, que de surprises mais aussi que de frustrations nous a réservés ce choix !
NOTRE PERIPLE EN 3 SEMAINES :
Jeu 1er Nov- Vol GulfAir Paris/Bahrein – Longue escale et nuit à Bahrein Ven- Vol GulfAir Bahrein/Katmandou - Nuit à Katmandou (International GH) Sam - A pied : Swayambhunath Stupa – Durbar Square de Katmandou - Nuit à Katmandou Dim - Bus vers Pokhara (bus touristique – 7 heures) - Nuit à Pokhara (Moonlight Hotel) Lun - Trek de Jomsom J1 - Envol pour Jomsom - Nuit à Kagbeni (New Asia Trekker’s Home) Mar - Trek J2 - Nuit à Muktinath (Shree Muktinath Hotel) Mer- Trek J3 - Nuit à Marpha ( Dhaulagiri GH) Jeu - Trek J4 - Nuit à Kalopani/Lete (Kasturi Cottage) Ven- Trek J5 - Nuit à Tatopani (Hotel Himalaya) Sam- Trek J6 - Nuit à Shikha (Moonlight GH) Dim - Trek J7 - Nuit à Ghorepani (Kamala Lodge) Lun - Trek J8 - Nuit à Tikhe Dhunga (Chandra GH) Mar- Trek J9 - Transfert en bus de Nayapul à Pokhara – Nuit à Pokhara (Moonlight Hotel) Mer - Bus vers Katmandou (bus touristique – 9 heures) - Nuit à Katmandou (International GH) Jeu - Katmandou - Nuit à Katmandou (Holy Himalaya Hotel) Ven - Patan (taxi : 150 Rs l’aller + 150 Rs le retour) - Nuit à Katmandou Sam - Katmandou - Nuit à Katmandou Dim- Pashupathinath (taxi 120 Rs) – Bodhnath (à pied depuis Pashu) - Retour taxi (150 Rs) - Nuit à Katmandou Lun- Kirtipur (bus local 9 Rs/p) – Chobar (à pied) – Patan (à pied) - Retour taxi (150 Rs) - Nuit à Katmandou Mar- Bhaktapur (minibus express 15 Rs/p) - Changu Narayan (taxi 300 Rs A/R depuis Bhaktapur) – Retour minibus (18 Rs) - Nuit à Katmandou Mer- Katmandou - Nuit à Katmandou Jeu- Bhaktapur (minibus 15 Rs/p aller et 18 retour) - Nuit à Katmandou Ven 23 Nov–Aéroport (taxi 300 Rs) - Vols GulfAir Katmandou/Bahrein/Paris
BUDGET :
La Roupie Népalaise (Rs) Cours : 1 € = 90 Rs
Dépenses préalables : Vols réguliers GulfAir Paris/Katmandou via Bahrein : 989 €/p = 1 978 €
Principales dépenses sur place (pour nous 2, hors achats perso de souvenirs) : Trek de Jomsom par Nepal Ecology Treks : 467 €/p = 934 € payé cash sur place Hôtel : 300 US$ en TC pour 11 nuits (hors trek) Cash et CB : 550 € (transport, repas, entrées)
Je le répète à chaque fois, ce que je rapporte ici n’a qu’une valeur indicative … Evidemment, on peut dormir et manger à Katmandou pour vraiment beaucoup moins cher ... Ce budget correspond à un niveau confortable (hôtel confortable et restaurant midi et soir).
Vous trouverez partout des petits bureaux de change, ouverts tous les jours. Taux affichés, identiques partout, sans commission. Il devient alors très facile de changer nos euros, petit à petit, au fil de l’eau. Demandez un reçu si vous voulez pouvoir les rechanger à l’aéroport avant de partir. Je me suis fait avoir … J’y ai vu un signe : nous voilà obligés de revenir !
GUIDES :
Lonely Planet Népal - Version française 5è édition – Septembre 2006 – Excellentissime - Nécessaire et suffisant. Guide du Routard Népal Tibet – 2007-2008 - Inutile. Ca fait 17 ans qu’on voyage, 17 ans qu’on peste contre le GdR, 17 ans qu’on continue à l’acheter … Allez comprendre … 🤪
TRANSPORTS :1 - Vols Paris/Bahrein/Katmandou – GulfAir Aucun vol direct vers Katmandou depuis Paris. C’est donc forcément long … Achetés début mai sur le site Voyages-sncf : 989 € l’A/R. J’étais assez contente de ma trouvaille. Au moment de l’achat, l’escale à Bahrein à l’aller était de quelques heures. Les mois passant, elle s’est allongée, allongée, allongée … Au final, nous avons dû passer la nuit à Bahrein (tous frais payés par GulfAir bien sûr). Bon, une nuit ça va, mais je n’y passerais pas mes vacances ! Contact avec GulfAir très courtois. Nous avons fait reconfirmer notre vol de retour, le Lonely Planet insistant sur la nécessité de le faire. L’hôtel s’en est chargé gracieusement et efficacement. De fait, le vol Katmandou/Bahrein était surbooké et nous avons été … surclassés !! (j’en connais une qui va ENFIN arrêter de se la péter maintenant 😛 !) C’est magique !! Je dis souvent que si on gagnait au loto, on ne changerait rien à notre façon de voyager SAUF qu’on se paierait la classe business.
2 – Taxi sur place Négociez la course avant de partir. Le mieux c’est d’avoir une idée du prix (cf Lonely Planet) et de l’annoncer. Le chauffeur va rabioter quelques dizaines de Rs et tout le monde est content. J’ai indiqué le prix des taxis qu’on a pris dans mon itinéraire, plus haut.
3 - Bus Epique !! Nous, on est des fanas de bus. Les paysages défilent, la vie dans le bus est typique et les arrêts pour manger sont sympas … Bref, on a là l’impression d’être au plus près de la population et des habitudes locales. Ici, le problème ce ne sont pas les bus, ce sont les bouchons aux abords de Katmandou. D’ailleurs, ça s’applique aussi aux taxis.
4 - Katmandou Des bouchons monstres ! Pire qu’à Paris. Des klaxons. Du gaz carbonique. Des motos, des camionnettes, des voitures, des minibus, une vache, 25 chiens, des piétons … bref, un immense bordel. Surtout en début et fin de journée. Pensez-y pour vos déplacements (surtout pour rejoindre l’aéroport). Thamel est quasi déserte en milieu d’après-midi.
HEBERGEMENT :
Katmandou : Sur les conseils avisés de Sawaddeekha (merci Régine !), nous avions réservé par internet nos 2 premières nuits d’hôtel à l’International Guest House (cliquer ici) en deluxe (25$-20% car résa via internet). A l’arrivée, ils n’ont pu nous proposer qu’une standard à 20$ (-20% aussi) + 13% de taxes + 3$ pour les 2 petits dej (soit 21$ au total). On prend. L’hôtel est situé dans une rue au calme à l’Ouest de Thamel ; il est très agréable, bourré de charme, avec un joli petit jardin dans lequel est servi le petit déjeuner pour les moins frileux. Néanmoins, les chambres standards sont assez petites, un peu vieillottes mais les douches sont puissantes et bien chaudes. Pas de groupe électrogène (et à Katmandou, ça a son importance !) Système de consignes de bagages (gratuit) très sécurisé pour ceux qui partent en trek : d’une part un local sous clé pour les bagages (avec étiquetage de chaque sac) et, d’autre part, des coffres individuels pour les valeurs. C’est vraiment sûr. Moi, la grande inquiète, je suis partie en trek l’esprit totalement libre, avec pour seule inquiétude celle de ne pas perdre la clé du coffre ! Gérable !... Avant de partir, on réserve une nuit pour notre retour, en deluxe cette fois svp. Au retour … encore pas de deluxe et le patron prend de haut notre tentative de négociation sur les prix quand on lui dit qu’on veut rester 9 nuits. Il nous la joue "c’est complet". On n’en croit pas un mot et ça nous agace un peu ; on ne dit rien mais, 1 heure plus tard, on avait trouvé un autre hôtel pour le reste du séjour. Des fois, on est un peu tête de cochon (pas Lorrains pour rien !). Et quand le soir, le patron, avec un grand sourire, nous a annoncé que finalement il avait réussi à se débrouiller pour nous garder notre petite chambre pour les 8 nuits supplémentaires, ce n’est pas sans une certaine jubilation contenue qu’on lui a sorti "too late, we’ll check out tomorrow". 😎 A part ça, pas de conclusion hâtive : c’est un très chouette endroit, bien situé, et très au calme. Paiement en TC $, sans commission.
Nous avons donc émigré ensuite pour le reste du séjour à l’Hotel Holy Himalaya (ex Dynasty) (cliquer ici). Dans une petite rue déserte, à l’Est de Thamel. Rien à voir avec le précédent : grand complexe impersonnel, sans charme particulier, mais très propre ; grande chambre lumineuse avec belle salle de bain complète. Eau bien chaude. Groupe électrogène. Internet 24h/24 en libre service (d’une lenteur effroyable comme partout !). Thé à volonté. Eau à 9rs (en refill). Accueil souriant et agréable. Nous avons pu choisir entre plusieurs chambres qu’ils nous ont proposées d’emblée à 30$ ttc petit dej inclus. On a gagné ici en confort ce qu’on a perdu en charme. Mais, c’est aussi une très bonne adresse que je recommande également. Paiement en TC $, sans commission.
Pokhara : 2 nuits passées à l’Hotel Moonlight (cliquer ici), intégrées au package trekking réservé auprès de Nepal Ecology Trek. Certes bien situé au bord du lac, mais aucun charme voire un peu tristounet. Un filet d’eau chaude. Accueil froid. Restaurant glauque. Vous avez compris : une adresse à oublier ! Heureusement, c’était avant et après le trek. Avant, on était surexcité, après on était euphorique. Donc, ça ne nous a pas gênés plus que ça ….
REPAS :
Le service est lent. Partout. Comptez 20 minutes mini entre la commande et le service. Le summum a été atteint au Ganesh (Freak Street) où on a attendu plus d’une heure nos 2 plats alors que nous étions les seuls clients … Une fois qu’on le sait, on prévoit : mon carnet de voyage s’est rempli principalement sur les tables des restaurants en attendant la commande … Attention aussi aux prix affichés, dans les restaurants un peu chics (genre Kilroy’s) : il faut rajouter 13% de taxes. De nombreuses pâtisseries proposent des viennoiseries, des brownies, des tartes, des gâteaux … plus savoureux les uns que les autres. Quelques vendeurs de fruits dans la rue jusque tard. Enfin tard … entendons-nous … nous à 20h, on était rentrés … on est des vraies poules en voyage. On a beaucoup profité des restaurants en toit-terrasse, à Bodnath, sur les Durbar Square de Patan et de Bhaktapur. C’est très agréable et encore mieux si on dispose de la table en bord de terrasse. Pour cela, c’est facile, arrivez un peu avant midi, vous serez les premiers. Le Taleju Restaurant sur Dubar Square à Patan permet de dominer toute la place tout en ayant les sommets en arrière-plan. Superbe vue. A Bodnath, un toit terrasse (il y en a beaucoup) permet de jolies photos des Yeux … En dehors du trek, nos repas se composaient généralement d’une seule entrée pour nous 2 (souvent des momos), d’un plat de riz avec de temps en temps du poulet, de 2 naans (pure gourmandise) et d’un grand pot de thé noir. Un tel régime tournait autour de 700 Rs pour nous 2. Les momos : cuits à la vapeur ou frits, ils sont toujours vendus par 10. Ca ressemble aux Dim Sum, les vapeurs d’Asie du SE (je ne prends pas de risque, ne sachant pas précisément si les Dim Sum sont chinois, thaïlandais ou vietnamiens 😉 …). Bref, donc, un beignet de légumes dans une feuille de riz. Nous n’avons testé que les végé momos vapeur. Qualité très variable selon la fraîcheur et les légumes à l’intérieur. Nos préférés : ceux du Jatra (aux épinards) à 90 Rs (toujours les 10) mais peut-être parce que c’était les premiers ! Egalement ceux du Helena’s (105 Rs), bien moelleux. Ceux du Yak Café (50 Rs) par contre étaient vraiment secs … Le dahl baht : voir § suivant car c’est surtout lors du trek que nous en avons mangé.
Quelques prix : Les prix sont très variables d’un restau à un autre … Une bouteille d’eau (1 litre) : autour de 15 Rs Une assiette de 10 momos végétariens vapeur : entre 40 et 110 Rs Une bouteille de bière (600 ml) : autour de 200 Rs – L’Everest est très douce. Un plat végétarien (dahl baht, fried rice, biryani, chop suey, chow mein …) : entre 100 et 250 Rs Un plain naan : de 25 à 70 Rs – Nos préférés : ceux du Helena’s. Une théière familiale de thé noir (4 tasses au moins) : entre 40 et 100 Rs Très difficile de trouver du coca light ou bien à 100 Rs la canette. A ce prix là, on s’est enfilé des litres de thé.
Voici quelques adresses qu’on a bien aimées : (Vous trouverez les adresses dans le Lonely Planet ou sur un plan touristique de Katmandou)
1 - Dans Thamel
Loin devant, le Helena’s. Ce n’est pas un petit restau cosy, plutôt un grand machin, sur plusieurs étages, aux grandes pièces et grandes tables. Pas beaucoup de charme, ça fait un peu grande cantine. Mais l’accueil est vraiment souriant et la nourriture est succulente. En plus, il y a vraiment de la place et on peut s’y installer pour lire ou écrire son carnet en attendant son repas. On y est allé 4 fois ! 110 Rs la théière familiale avec 3 sachets de thé. Ils la remplissent d’eau chaude gracieusement une fois vide et les sachets infusent encore suffisamment ; 105 Rs les vege momos (ultra frais) ; entre 150 et 250 Rs le plat végétarien (fried rice, biryani, moussaka …) ; 45 Rs le naan tout chaud et tout moelleux. Bref, autour de 700 Rs pour nous 2.
Tashi Deleg : Tout autre ambiance pour ce petit restaurant tibétain qu’il faut trouver. Il est caché au fond d’un couloir. Vous pourrez y tester le fameux tongba (bière de millet chaude). Surprenant, pas mauvais, mais on n’y est pas revenu … Les plats y sont copieux, un peu lourdauds mais vraiment pas chers. Excellents momos (70 Rs). Autour de 400 Rs pour nous 2.
Roadhouse Café : Belle pizzeria tout en bois. Les pizzas, cuites au feu de bois, sont énormes et délicieuses. Autour de 350 Rs la pizza. Ca change du riz …
Kilroy’s Rest : Restaurant réputé, huppé, bondé. Ici, les serviettes sont en tissu … Beaucoup plus cher mais ça vaut le coup. On paie notre repas complet (plats de mouton et de poulet / riz / naan / vrais desserts / 1 bière) 1943 Rs ttc. Pensez aux 13% de taxe à ajouter aux prix de la carte. Ouf … 🤪 Ca les vaut, c’est délicieux mais attention, certains plats sont très pimentés. La carte est sympa, pleine d’humour. Une belle adresse pour un repas en amoureux, surtout en cas de panne d’électricité, les bougies apportant un romantisme fou ! Paiement par CB sans commission.
Thamel House Rest : Restaurant traditionnel dans une belle demeure sur plusieurs étages. Arrivez tôt pour pouvoir profiter de la salle sous le toit. Ambiance chaleureuse où l’on mange assis par terre (ah, oui, il faut aimer ça …) Service à la carte ou bien menu complet de 12 ou 15 (je ne sais plus) plats. En fait, c’est une version très raffinée du dhal bhat. Version vegé ou non. On a pris un de chaque. Ici, le service est rapide ! Quelques momos (pas 10, 5 ou 6 je crois), parmi les meilleurs qu’on ait mangés suivi du dhal bhat. Ils vous disent à chaque fois ce qu’ils vous servent. C’est bon, servi à volonté, comme tous les dhal bhat. Cadre agréable. Forcément plus cher (500 ou 600 Rs le menu végé ou non) … A faire une fois.
2 - Dans Freak Street, du côté de Durbar Square
Ganesh Rest : 400 Rs pour 2 plat vég et 1 grand pot de thé. C’est très bon, pas cher mais vraiment sale et vraiment, mais alors vraiment long ! C’est le seul endroit où je n’ai pas été à mon aise pour manger … Nos verres ont été essuyés avec une méchante lavette grise traînant par terre … Je ne crois pas être chochotte mais j’ai trouvé là ma limite …
Par contre, pas bien loin, le Snowman Restaurant est, parait-il, très réputé pour ses gâteaux. Après l’expérience un peu tristounette du Ganesh Rest, on a envie de se remonter le moral et on ne résiste pas, on commande 2 apple crumble, 1 brownie, 1 chocolat chaud et 1 thé. Euh oui oui, on n’était que tous les 2 … On s’est demandé où on avait pris nos 2 kilos. Je crois que je sais … Enfin, tant pis pour les kilos, n’hésitez pas, c’est un grand moment 🙂 ! Cet endroit nous a rappelé le café de Solitaire en Namibie. Pas du tout pour l’ambiance bien sûr, mais pour le mythe qu’il transporte : passage obligé …
3 - A Chobar
Chobar Village : Suivez les panneaux, il est tout en haut … Très bel endroit, bien aménagé, très calme, accueil chaleureux. Pas un rat … Cuisine quelconque mais superbe vue sur toute la vallée.
4 - A Bhaktapur
Ne manquez pas de goûter les yaourts et les sikarnis (yaourt aux noisettes et fruits), spécialité de la ville. Le café Nyatapola est hors de prix mais les tables en balcon jouissent d’une belle vue sur la place et le grand temple. Au moins, pour y prendre un thé et un sikarni …
LE TREKKING :
Au départ, nous n’avions pas envisagé de trekking. Dans mon salon, quand je pensais à un trekking au Népal, je voyais des cordées sur neige avec piolets et crampons … Pas pour nous tout ça … Allez, peut-être 2 ou 3 jours dans la région de Katmandou … Finalement, à la lecture de différentes infos, j’ai d’abord compris que mon imagination avait déliré et qu’on ratait sans doute quelque chose. D’autant qu’on adore marcher ! Enfin, il y a eu les échanges avec Sawaddeekha qui nous ont totalement convaincus de faire le plus court des grands treks : le trek de Jomsom. Ca nous a semblé être un bon compromis pour tester notre condition physique, notre endurance en altitude et découvrir la logistique d’un trek (relation au porteur, relation au guide, manger, dormir, se laver …). Bref, des questions qu’on se pose tous (j’en suis sûre !) tant qu'on ne l'a pas vécu. Et tout ça dans des paysages paraît-il fabuleux. Donc, nous voilà décidés : c’était parti pour le trek de Jomsom !
On pensait tout organiser depuis Katmandou auprès des nombreuses agences citées dans les guides. En réfléchissant un peu, on a fini par se dire (10 jours avant notre départ !) que ce ne serait sûrement pas très facile et de toute façon très long de comparer les offres sur place ; on se voyait mal courir d’une agence à une autre. Or, toutes ces agences ont des sites et des adresses e-mail. Vive Internet ! En 10 minutes notre demande fut envoyée à 5 agences. Réponse immédiate. On constate que les devis sont assez comparables. Quelques compléments d’infos, quelques modifs … tout est possible, c’est du sur mesure, c’est facile. On finit par se décider. On opte pour Nepal Ecology Trek, d’une part pour leur réputation (unanime sur le Net), d’autre part pour le sérieux de leurs réponses et leur écoute de nos besoins. Réservation sur parole, sans acompte. Ils n’ont apparemment pas de site internet (en tous cas, pas trouvé …) mais voici leur e-mail : ecotrek@mos.com.np Leur package comprend : les services d’un guide anglophone et d’un porteur, de Katmandou à Katmandou les transferts de Katmandou à Pokhara et retours en bus touristique (pour nous 4) les 2 nuits d’hôtel à Pokhara avec petit dej (pour nous 4) le vol Pokhara / Jomsom (pour nous 4) le trek en pension complète (pour nous 4) les permis de l’ACAP la location de 2 sacs de couchage (North Face ou simili, excellent état, propre et bien chaud) 934 € au total que je paierai en liquide (et en €) à un responsable de l’agence venu nous rencontrer à la GuestHouse de Katmandou le samedi matin. Il nous présente notre guide Santa qui nous donne rendez-vous pour le transfert à Pokhara le lendemain matin. Je reviendrai plus loin sur le coût. A propos du permis(2000 Rs/p), l’agence s’est chargée de les faire grâce à un scan de nos passeports et à 2 photos numériques (qu’on a faites dans notre salon !), le tout envoyé par mail … Efficace !
1 - La randonnée en elle-même Le trek de Jomsom constitue la fin du très fameux Tour des Annapurnas, après le passage du col de Thorung à 5400m. C’est un trek facile : 9 jours de marche maxi, 3 à 6h de marche par jour, 3800m au point le plus haut (à Muktinath), sentiers sans danger, quelques ponts suspendus en bon état. Ce circuit traverse fréquemment de jolis villages de pierre, très authentiques. Paysages superbes, variés, et chaînes des Annapurnas et des Dhaulagiris en toile de fond. Je dis bien en toile de fond : ne vous attendez pas sur ce trek à être au pied des grands sommets.
Rappel de nos étapes et durée de marche Lun - J1 - Envol pour Jomsom - 2h30 de marche - Nuit à Kagbeni (New Asia Trekker’s Home) Mar - J2 -4h de marche - Nuit à Muktinath (Shree Muktinath Hotel) Mer- J3 -5h de marche - Nuit à Marpha ( Dhaulagiri GH) Jeu - J4 - 5h de marche - Nuit à Kalopani/Lete (Kasturi Cottage) Ven- J5 -6h de marche - Nuit à Tatopani (Hotel Himalaya) Sam- J6 - 3h30 de marche - Nuit à Shikha (Moonlight GH) Dim - J7 -3h de marche - Nuit à Ghorepani (Kamala Lodge) Lun - J8 - Montée vers Poon Hill +4h de marche - Nuit à Tikhe Dhunga (Chandra GH) Mar - J9 - 2h30 de marche - Transfert en bus de Nayapul à Pokhara – Nuit à Pokhara (Moonlight Hotel)
Nous avons suivi les conseils d’internautes et de VFistes (encore merci Sawaddeekha !) en coupant en 2 la longue montée de Tatopani vers Ghorepani. Nous n’avons pas regretté ! La descente de Ghorepani vers Nayapul peut se faire aussi en une seule étape. L’arrêt à Tikhe Dhunga permet juste d’assurer le bus local à Nayapul en y arrivant assez tôt. La montée à Poon Hill permet d’atteindre en 40 minutes un plateau duquel, par temps clair, on peut assister à un magnifique lever de soleil sur le Dhaulagiri et les Annapurnas. Nous sommes partis vers 5h et étions redescendus au lodge à 7h30 pour le petit déjeuner. La montée est facile mais ça monte bien donc on a chaud. Par contre, une fois en haut, ça caille vraiment. C’est le moment de tout prendre. Pour ma part, j’avais même gardé mon pantalon polaire et enfilé mon surpantalon coupe-vent. J’étais bien … Thé ou chocolat chaud dispo là haut bien sûr. Emportez quelques roupies, trop sympa !… Ne boudez surtout pas ce point de vue même si se lever à 4h30 dans le froid et la nuit, ce n’est pas hyper cool. Vous serez payés de vos efforts. Pas de regret sur les étapes choisies. On gardera ce découpage pour la prochaine fois … 😉 J’avais entendu dire que le sentier était sale. Je n’ai pas trouvé. De gros efforts ont sans doute été faits. Les villages sont aussi bien entretenus et très accueillants. Notre préféré est Marpha, de très loin !
2 - Condition physique Nous aimons marcher. Sans être des montagnards (on est Lorrains et on habite en banlieue parisienne !) on crapahute régulièrement à Fontainebleau (circuit des 25 bosses pour ceux qui connaissent) et on y a usé nos chaussures de marche avant le départ. Nous avons 45 ans, pas de problèmes de santé particuliers, une alimentation et des habitudes de vie saines. Partant de là, nous n’avons eu aucun problème. Pas de courbature, pas de problème de souffle, pas d’ampoule. Aucune difficulté technique, c’est de la randonnée, ni alpinisme ni escalade. J’ose dire que c’est ouvert à tous ceux qui sont en bonne santé et qui aiment marcher. Mal des montagnes : vous savez qu’aucun entraînement ne peut permettre d’éviter ce désagrément. Seule l’acclimatation lente y contribue. Ce trek ne monte pas très haut. Et même en arrivant à Jomsom en avion (une hérésie en terme d’acclimatation !!), ça ne pose pas de problème. Soyons honnêtes, notre boîte de Doliprane (j’ai lu que pour combattre le mal des montagnes, le paracétamol était préférable à l’aspirine) y est passée quand même et nous mouchions un peu de sang. Mais rien d’inquiétant ou de vraiment gênant. Et les genoux ? 2 écoles : avec ou sans bâtons. Nous, on fait partie de l’école sans. Ce sont les descentes qui bousillent les genoux. Et il y en a !… Nous étions très attentifs à faire travailler les muscles et non les articulations. Ca oblige à descendre avec les genoux très légèrement fléchis et à freiner la descente pour éviter les à-coups mais c’est efficace. Les cuisses et les mollets travaillent et l’articulation du genou est beaucoup moins sollicitée. Bon, que les pros ne me tombent pas dessus, ce sont nos conclusions personnelles ! Et puis après, on a des mollets et des cuisses en béton !...
3 - Les ponts Dans mon salon … je voyais des ponts de singe : une grosse liane sur laquelle on marche en équilibre en s’aidant de 2 autres lianes pour les mains. C’est vrai qu’on voit souvent les yacks passer sur de tels ponts, accrochés par les cornes pour garder leur équilibre … 😛 Sur le terrain, bien sûr, c’est tout autre chose. Ce sont des ponts métalliques pour la majorité (1 ou 2 encore en bois), larges, protégés de part et d’autre par un grillage de plus d’un mètre de hauteur où même les mules n’hésitent pas une seconde. Aucun danger. Bien sûr ça tangue un peu. Bien sûr c’est à claire voie. Parfois (très très rarement) le grillage est béant sur 20 cm (pas même de quoi passer un pied !). Je fais la fière maintenant mais le premier est quand même assez impressionnant. Et puis, on s’habitue et j’ai même réussi à m’arrêter au milieu du dernier (pour la photo, histoire d’en mettre plein la vue à certaine !). Non, je n’ai pas trop regardé en bas quand même !... Enfin bref, pour les inquiets du vide comme moi, soyez rassurés, ça se passe bien. Mieux que la chaîne sur l’Olive Trail en Namibie !!
4 - Le racket des maoïstes Toujours dans mon salon, j’imaginais l’assaut d’un groupe d’une dizaine de communistes, l’œil sévère, armés jusqu’aux dents, kalachnikov à l’épaule, le verbe haut, exigeant leur dû. Et nous de nous soumettre, sans oser les regarder, tendant les billets réclamés en tremblant, et repartant, heureux d’avoir échappé à une mort certaine. Ah, j’vous le dis, j’ai une imagination débordante quand il s’agit de se faire peur toute seule. Sur le terrain, un peu avant Jomsom (au retour de Muktinath), nous apercevons une vieille cahute en bois et 2 mecs, cools, se marrant ensemble. Ils viennent vers nous, tout sourire. Tiens, que veulent-ils ? Et d’un seul coup, ARGH ! je comprends, je vois le drapeau rouge, le marteau, la faucille !! Ce sont eux !!.... comment ça ce sont eux ??... Mais où sont les kalachnikovs, les tanks, les bazookas ?…. Au final, c’est d’un gentil racket dont il s’agit, négociable même. Ils nous remettent un reçu sur l’obole perçue en nous engageant à bien le garder pour le présenter à un éventuel autre groupe et ne pas avoir à payer 2 fois. Grand sourire, échange d’amabilités, photos … bref, je m’étais vraiment fait un film et non, là décidément pas de quoi pavaner en racontant qu’on a survécu aux rackets des maoïstes … Maintenant, ne vous méprenez pas, je ne les défends pas pour autant et je n’en conclus pas qu’ils sont de doux agneaux angéliques … Pour notre part, nous avons payé 500 Rs pour nous 2. Notre guide nous a affirmé que c’est grâce à ses talents de négociateurs que nous avons payé si peu. D’ordinaire c’est 2000 Rs/p. C’était peut-être vrai.
5 - Logistique La logistique est très facilitée par les nombreux petits villages traversés où l’on peut toujours trouver à boire et bien souvent s’y nourrir (ah les tartes aux pommes !!) et y dormir. C’est l’embarras du choix ! Des fontaines jalonnent le parcours. Une pastille de micropur et c’est reparti ! Nous profitions aussi très souvent d’une pause pour boire un black tea dans une tea shop, ou mieux encore un chocolat chaud (du vrai, avec plus de lait que d’eau). Très chaud. Avec un crumble aux pommes, sur fond d’Himalaya … Vous imaginez ? C’est à pleurer !!! Dans ces conditions, une gourde d’1 litre pour nous 2 nous a largement suffi tout au long du parcours.
5.1 - Les lodges Aucun lodge n’était réservé. C’est bien sûr toujours Santa qui nous a guidés vers les lodges de son choix, en nous demandant si ça nous convenait (ce qui a toujours été le cas). C’est quoi un lodge ? Dans mon salon (dernière fois, promis 😛) … j’imaginais des refuges de montagne, avec une immense salle/dortoir où se superposaient trois étages de lits en rangs d’oignons … (j’ai connu ça à la caverne Dufour à la Réunion). Ici, c’est vraiment mieux que ça. Nous avons toujours eu une chambre pour 2. Certes, sommaire : 2 lits, 2 matelas (vraiment minces !), 2 oreillers. Soyons clairs, ça n’incite pas aux câlins … Toujours un petite table où poser son sac à dos. Parfois une prise électrique qui permettait (quand elle fonctionnait) de recharger la batterie de l’appareil photo. WC communs, assez souvent à la turque, avec papier et eau. Douches communes, pas toujours chaudes, parfois dans le même local que les wc, parfois, juste un robinet. Et parfois 1 seule douche pour 10 ou 15 chambres … C’est très sommaire, c’est froid mais c’est propre. Pour ma part, je me suis lavée complètement tous les jours (mais c’est sûr que les Lorrains sont un peu moins frileux que les Drômois 😛 …). Chambre, wc et douches ne sont pas chauffés. Il faut donc un bon duvet et avoir vraiment une grosse envie pour avoir le courage de se relever la nuit … Pensez-y avant de boire le dernier thé du soir … La salle à manger commune est la seule pièce chauffée, soit par un poêle, soit par des braseros glissés sous les grandes tables elles-mêmes recouvertes de couvertures qui vous tombent sur les genoux. En soirée, tous les trekkeurs se retrouvent dans cette pièce pour y manger, lire, jouer, discuter … Ambiance toujours sympa, décontractée et simple. Nous y avons fait de belles rencontres. Notamment 2 jeunes Japonaises ne parlant pas un mot d’Anglais mais tellement ouvertes, tellement joviales, tellement communicatives qu’on prenait un grand plaisir à se retrouver d’une étape à une autre … Elles ont même réussi à nous apprendre un jeu (une histoire de pouces levés) qui nous a tous (guides, porteurs, trekkeurs) beaucoup amusés. Séquence fou rire. Comme quoi, le langage parlé ne fait pas tout … Mais est-il un voyageur qui en doutait encore ?… Nous étions plus couverts dans les lodges que sur le chemin, d’autant plus que les Népalais ont la fâcheuse habitude de laisser les portes grandes ouvertes (il faut bien le reconnaître, les Népalais sont encore moins frileux que les Lorrains …). Bref, on se couvrait donc : pantalon polaire, chaussettes de laine (prévoyez des sandales à scratch plutôt que des tongs …), T-shirt manches longues, petite et grosse polaire, écharpe polaire. Indispensable également de disposer d’un sac de couchage bien chaud. Je dormais avec une chemisette style Damart et des chaussettes. Je vous l’ai dit, ça n’incite pas aux câlins … Cela étant dit, ainsi parés, nous n’avons jamais souffert du froid. Je n’ai pas de remarque particulière sur nos lodges. Le New Asia Trekker’s Home était de loin le plus confortable (sanitaires privés) mais tous étaient bien. Aucun à éviter absolument. On s’est offert une tarte aux pommes (oh ? 😇) à l’Eagle Nest Guest House de Ghasa (entre Kalopani et Tatopani) et ce lodge nous a paru vraiment vraiment bien … presque douillet … Et l’apple pie était divine !! On a retenu son nom pour la prochaine fois …
5.2 - Les repas Nous arrivions au lodge généralement un peu après midi, pour y déjeuner. Tous les lodges proposent une carte longue et variée (mais la même partout). Contrairement à ce qui était stipulé dans notre devis, Santa nous a toujours laissés libres de choisir tout ce qu’on voulait. Tous les guides font ça apparemment : ils disposent d’un forfait pour l’hébergement et les repas et si les trekkeurs sont raisonnables tout le monde y gagne … nous en liberté, eux sur le forfait. On n’a jamais dû le dépasser puisque, jusqu’au bout, on a eu "carte libre" pour les 3 repas par jour (le petit déj aussi est à la carte). On n’a jamais abusé non plus (mais on n’avait pas envie). Ni bière, ni dessert … Juste un bon gros dahl baht et une grosse théière de thé noir et on était heureux. Entre la commande du déjeuner et l’arrivée de votre plat, il faut bien compter … au moins 30 minutes (moi, j’en profitais pour me doucher !). Aussi, pour le dîner, les lodges ont-ils pris l’habitude de prendre la commande dans le courant de l’après-midi et de vous demander à quelle heure vous voulez être servis (généralement, entre 18 et 19h). Idem pour le petit déj, la commande est passée la veille en indiquant l’heure de service. Le rituel est toujours le même : vous notez dans un cahier votre numéro de chambre, votre commande et l’heure. Lents mais bien organisés ! Les frais de repas et d’hébergement sont totalement pris en charge par le guide. Rien à débourser (hormis le thé que nous sirotions dans l’après midi et que nous payions aussitôt). Pour information (pour notre prochain trek et pour VF !!), j’ai noté que chacun de nos 3 repas revenait en moyenne à 500 Rs pour nous 2 (soit 1500 au total) et que la nuit en lodge coûtait entre 100 et 150 Rs pour un confort simple (sanitaires communs).
5.3 - Le fameux dahl baht C’est le plat national du Népal, a fortiori du trek. Très nourrissant, très copieux puisque servi à volonté, très bon, nous, on ne s’en est pas lassé !! Une énorme assiette de riz cuit vapeur et autour un curry de légumes, une soupe de lentilles, des épinards, des achards. Tout est resservi à volonté et dès que votre assiette se vide, ils arrivent avec les gamelles. C’est génial. Je vous assure que, lorsque vous avez marché 4 ou 5 heures, l’estomac dans les talons, ce plat bien chaud est divin. Le serait-il autant un samedi soir ici à Paris avec des amis, je n’en suis pas si sûre … mais, là, en montagne, il avait toute sa saveur ! Vous devez goûter ça ! Et goûtez le vite car si vous aimez, vous pourrez y revenir !
5.4 - L’équipement (à cette époque, début Novembre) Dans la journée, il fait doux mais on sent qu’on est en altitude. Le matin, on démarrait (entre 7h30 et 8h) avec 4 couches (T-shirt + polaire légère + grosse polaire + coupe-vent). Généralement, après 1 heure de marche, nous tombions le GoreTex (coupe vent et grosse polaire) et parfois même la polaire légère (surtout si on montait !). La partie de Jomsom vers Kagbeni est très ventée. Le coupe-vent est très appréciable ici, ainsi que des lunettes de soleil (pour protéger les yeux des grains de sable qui volent). Finalement, nous n’avons jamais souffert du froid pendant la journée.
Notre sac à dos (1 seul pour nous 2) pesait environ 14 kg (sacs de couchage compris). Eh bien, vous savez quoi ? on a encore ramené du linge propre ! On emporte toujours trop ! Sur ce trek, on transpire peu, on ne se salit pas, on peut se laver facilement et il n’est pas utile de changer de T-shirt tous les jours. Bien sûr au bout de 5 jours, je ne dis pas que je sentais encore l’Ariel Grand Large mais je ne faisais pas fuir mes voisins non plus, je vous assure … Après la douche, je m’habillais d’une tenue propre pour la fin de journée. Et le lendemain matin, je ré-enfilais ma tenue de marche qui avait eu le temps de s’aérer. Un changement de T-shirt au bout de 5 jours et voilà ! Sachez néanmoins qu’il fait froid la nuit et qu’un slip lavé ne sera pas sec le lendemain matin … Pensez aux protections jetables, c’est idéal (d’accord, ce sont des déchets qui polluent, c’est vrai …). Un soutien gorge de sport est plus confortable. Comment ça "pour quoi faire ?" ? Même pour les petits gabarits comme moi, c’est plus agréable.
Voilà ce que j’ai utilisé en 9 jours : 2 T-shirt manches courtes (en fibre technique, c’est mieux pour éviter la sensation de froid après transpiration) 1 T-shirt manches longues, un peu épais, pour le soir (je ne l’ai pas porté en journée) 1 polaire légère (journée et soir) 1 pantalon de rando coton 1 surpantalon imperméable et coupe-vent (Lafuma, entièrement zippé, très bien, trouvé chez Go Sport) 1 pantalon polaire (pour le soir ou sous le surpantalon pour monter à Poon Hill) 1 grosse polaire 1 coupe-vent Gore Tex 2 paires de chaussettes de rando 3 slips, 2 SG 1 chemisette manches longues style Damart (mais moins chère que Damart) pour la nuit Bonnet, écharpe, gants
Indispensable : Chargeur pour votre batterie d’appareil photo numérique (pas besoin d’adaptateur mais les prises ne fonctionnent pas toujours bien) Lampe frontale pour les pannes d’électricité (courantes si j’ose dire !!) et aussi pour lire au lit quand l’interrupteur est près de la porte … Vous trouverez des piles rondes de rechange partout. Protection solaire, mais n’emportez pas 25 flacons, il n’y a que le visage qui est exposé … un petit tube suffit (et toc, encore 50 gr d’économisé !) Des mouchoirs en papier : on mouche beaucoup. Ceux vendus sur place sont ultra fins et se transforment en dentelle après une seule narine. Pas très agréable … Offrez-vous ce petit luxe d’apporter vos Kleenex habituels. Des sandales et non des tongs, pour pouvoir garder des chaussettes. C’est vraiment agréable de quitter les chaussures à l’étape. Du papier toilette pour vos besoins dans les petites tea houses en chemin. Un peu de lecture. Pour ma part j’ai lu Annapurna premier 8000 de Maurice Herzog. En dehors des passionnés de montagnes, ce livre n’a aucun intérêt SAUF ici !! On est dans ses pas, il cite des villages qu’on traverse, des sommets qui nous dominent, des cols qu’on aperçoit … Fabuleux ! Je le conseille. Un jeu de cartes. De l’argent liquide : pour payer les dépenses hors repas (les thés, les tartes aux pommes, les maoïstes …). On a dépensé 60€ pour nous 2 pendant les 9 jours de trek (ça file vite quand même …). Ne cherchez pas à tout prix à n’emporter que des petites coupures, les billets de 500 Rs ne posent aucun problème. Prenez soin de votre permis de l’ACAP, vous aurez à le présenter assez souvent. Nous avions laissé nos passeports dans le coffre de Katmandou. Mais vous en aurez besoin ainsi qu'une photo d'identité si vous devez faire ce permis sur place.
5.5 - Une journée type Petit déjeuner autour de 7h Départ entre 7h30 et 8h Arrivée à l’étape entre 11 et 13h Repas / Douche Visite du village / Lecture / Ecriture / Recherche d’une tarte aux pommes (encore ??!!) / Repos … Dîner entre 18h et 18h30 Dodo vers 20h
6 - Santa, le guide et Divi, le porteur Nos relations ont été agréables, amicales et saines, d’autant plus que Santa avait une attitude très paternelle et très protectrice envers le jeune Divi. Ce qui n’est pas toujours le cas ... Divi ne nous attendait pas. Il marchait à son rythme, à savoir très très vite (en sandales de plastique !) avec de nombreuses pauses assez courtes. Santa, lui, démarrait avec nous. Son niveau d’Anglais était vraiment très faible et ne nous permettait aucune discussion. Ce qui ne nous gênait pas beaucoup, et lui non plus apparemment. Nous marchions côte à côte, sans non plus être collés. Parfois il s’arrêtait pour discuter avec un copain et l’écart se creusait. Nous sommes même montés à Poon Hill seuls car il avait une gueule de bois à gérer …. Lors des pauses, il est de coutume et de bon ton de payer l’ensemble des consommations. Mais ils étaient tous 2 bien moins gourmands que nous ! Qu’est-ce qu’on a pu manger comme tartes aux pommes !! Aux étapes, guides et porteurs se retrouvaient tous ensemble pour manger, boire de l’alcool de pomme et jouer aux cartes. De temps à autre (entre 2 donnes), un petit coup d’œil, un petit sourire pour vérifier que tout allait bien pour nous. Pas du tout envahissants et je pense que Santa a vite compris que ça ne nous gênait pas (ceux qui ont lu mes précédents carnets savent que nous ne sommes pas très liants). Il vivait sa vie, nous la nôtre, en bonne entente. C’était parfait pour nous. Lors de l’étape à Muktinath, nous avons passé la soirée avec un couple d’Allemands, nos guides et nos porteurs. A 8, tous ensemble à la même grande table pour profiter du brasero à nos pieds. Mais ce fut la seule fois. Le porteur des Allemands n’était d’ailleurs pas du tout à son aise … Le pourboire. Toujours un peu délicat … Surtout ne pas les brimer, mais sans donner trop non plus … Nous avons suivi les conseils d’autres trekkeurs disant de prévoir 3€ pour le guide par jour de trek et 2€ pour le porteur. Nous avons donné 2500 Rs à chacun. Pas eu envie de faire de différence.
7 - Le bilan
7.1 - L’agence Nepal Ecology Trek Je pense vraiment que NET est une excellente agence. Tous les guides qu’on a croisés (de chez NET ou non) nous ont dit que NET était correcte avec ses guides et ses porteurs. Par ailleurs, les bénéfices servant des œuvres humanitaires, ça aide à ouvrir le porte-monnaie pour une somme aussi lourde … Car, tout de même, la satisfaction n’exclut pas le bilan et il faut bien convenir que passer par une agence (même locale, je ne parle pas des agences françaises !) revient très cher. En comptant très large, j’ai estimé avoir payé plus du double du prix de revient (salaire, hébergement et repas de nos 2 compagnons de voyage inclus). Aucun regret bien sûr, d’abord c’est pour la bonne cause, on a fait travailler un guide et un porteur et on n’aurait jamais imaginé partir seul pour une première approche de l’Himalaya. On a payé notre confort, notre tranquillité d’esprit et notre sécurité. On a rencontré en chemin plusieurs couples faisant le grand Tour seuls, sans guide, sans porteur. Liberté totale … C’est vraiment faisable … Clairement, sur ce trek, le guide est inutile. Il n’y a aucune ambiguïté de parcours, du monde partout (Népalais et trekkeurs) pour vous aiguiller si nécessaire, des lodges en abondance et les maoïstes sont calmes. Si c’était à refaire, et toujours dans le cadre d’un premier voyage, je conseillerais, l’embauche d’un seul guide/porteur, directement (hors agence). Dans ce cas, il faut embaucher quelqu’un recommandé par d’autres pour éviter de tomber sur des filous … Sawaddeekha (entre autres !) donne le mail de son guide/porteur dans son post (cliquer ici).
7.2 - Le trek en lui-même ENCHANTES !! Mais avec un énorme goût de TROP PEU au final … On s’aperçoit que décidément on aime marcher ! Notre but est atteint. Ce trek était une première approche. Nous voulions voir ce qu’était un trek dans l’Himalaya, nous voulions voir si nous avions la condition physique pour le faire, l’esprit, le goût, l’envie d’aller plus loin. On a répondu … Résultat : en arrivant à Katmandou, on a couru acheter une carte du Tour des Annapurnas au 1/100 000 pour préparer le prochain. Que nous ferons seuls, cette fois, puisque maintenant on sait où on va, on peut se le permettre. En prévoyant 4 semaines (pour 16 à 20 jours de trek), ça nous parait large et prudent, tout le temps nécessaire pour s’acclimater et parer aux imprévus. Thorung La, attends-nous, on revient ! Maintenant il faut que j’explique à mon patron que je veux partir 4 semaines … pas gagné !! 🤪
KATMANDOU :
Rien de ce que je peux dire ici ne suffira à vous en donner une image exacte. Tant mieux ! La première impression que fait Katmandou (surtout en arrivant en début de soirée, période de rush) est déconcertante. Katmandou est la ville de tous les contrastes : le sublime côtoie le sordide, le spirituel côtoie l’immonde … Mais voilà qui fait tout son charme. Jamais vu ville plus bruyante, plus polluée, plus délabrée. Les ordures jonchent les rues, apportant avec elles leurs lots d’odeurs ! Imaginez un peu : des femmes magnifiques dans leurs saris vifs et colorés, assises au milieu des gravats ; un doux fumet de curry couvert d’un seul coup par l’odeur âcre de l’urine ; un rat crevé devant un temple de Ganesh ( !) ; des embouteillages monstres, bruyants, juste aux abords d’une petite cour sereine où du linge sèche sur un temple … Ce sont ces contrastes aussi marqués qui rendent Katmandou fascinante. Soyez prévenus, Katmandou n’est pas Luang Prabang, loin s’en faut. Mais que ça ne vous empêche pas de plonger avec délices dans cette ville intemporelle.
Swayambhunath 100 Rs (guichet tout en haut des marches) – Tous les prix indiqués s’entendent par personne Depuis Thamel, on peut s’y rendre à pied : les explications du Lonely Planet dégrossissent, les Népalais font le reste. Ils devinent tous où vous allez quand vous êtes dans le coin … Environnement agréable, long escalier pour atteindre le stupa où les singes se donnent en spectacle. Nous avons supposé que nous y étions un jour de fête, tant les Népalaises aux saris rouges étaient nombreuses. Superbes scènes d’offrandes. Tous les sens sont sollicités : la vue en premier lieu avec tout ce rouge déployé, l’odorat avec les bougies et les petites lampes à huile, l’ouïe avec le son des clochettes que tous font tinter pour appeler les divinités, le toucher avec les moulins à prières qu’on n’a pas manqué de faire virevolter nous aussi. Pour nous ne manquait que le goût. Les Népalais l’ont eux développé au cours d’un grand repas rituel partagé au sein du temple, à même le sol, des journaux en guise d’assiettes. Notre premier temple, nos premiers Yeux, nos premières rencontres, nos premiers portraits. Belle visite, le ton de notre voyage était donné !
Durbar Square 200 Rs Si vous comptez y passer plus d’une fois, ne manquez pas de demander un pass. Il vous faut une photo d’identité et votre passeport. Si vous avez le temps, ne cherchez pas à la comprendre en une seule fois. Venez-y en fin d’après midi, avec une belle lumière rasante et laissez-vous simplement porter par l’ambiance, perdez-vous dans ce dédale de temples newar et shikhara. Et puis revenez, cette fois pour une visite plus approfondie, plus studieuse. Arrivez, cette fois, tôt le matin quand la place commence seulement à s’animer. Montez en haut de Maju Dega et prenez le temps de lire vos guides. Le petit plan fourni par le guichet et le Lonely Planet suffisent pour faire une visite complète et agréable. Mais si vous préférez être guidés, vous n’aurez que l’embarras du choix … Nous, nous préférons toujours être seuls et avons écarté gentiment les guides qui proposaient leurs services. Lonely Planet, plan et boussole à la main, on vit alors notre visite un peu comme une chasse aux trésors, et les efforts que l’on fait pour découvrir tel ou tel indice nous permettent de nous approprier le lieu, de noter les détails truculents et de fixer les images. On aime cette quête. Le musée Tribhuvan (250 Rs) n’a d’intérêt que pour l’architecture du bâtiment. Le contenu, à la gloire des derniers rois, m’a prodigieusement barbée (et je reste polie) ! Le berceau du roi, la tétine du roi, le jouet du roi, une photo du roi avec Machin, et encore une avec Bidule, et encore une avec Truc … Pfff … En plus, que c’est grand … Je pense qu’on peut vraiment en faire l’économie …
Pashupatinath 250 Rs Pour ce prix, vous n’aurez accès qu’à l’extérieur. L’entrée du temple est interdit aux non-hindouistes. On y va en taxi depuis Thamel (120 Rs). Je suis un peu mal à l’aise avec cette visite … Pashupatinath se situe au bord de la rivière sacrée Bagmati le long de laquelle ont lieu très régulièrement des crémations. Agglutinés le long de la rive opposée, on assiste à ce spectacle bien orchestré. J’ai beau y assister avec discrétion et humilité, je ne peux pas m’empêcher de m’interroger sur le bien fondé de ma présence. Bien sûr c’est une cérémonie, intéressante sur le plan culturel, et s’il s’agissait d’un mariage ou d’un baptême, je n’aurais aucun scrupule. Le problème c’est la mort … Autant il me parait sain et agréable d’assister à la joie des gens, autant j’ai plus de mal avec le chagrin. Quelle est la part de voyeurisme ?... Bon, je n’ai pas répondu à cette question … et je suis toujours partagé entre l’enrichissement culturel que m’a apporté cette cérémonie si loin de nos coutumes, et la gêne et le sentiment d’avoir peut-être manqué de compassion et de respect. A l’Est de la rivière s’élève un large escalier avec, de part et d’autre, une forêt de chatryas dédiés à Shiva. Dans ce dédale de petits temples, quelques sadhous, plus ou moins comédiens, attendent le touriste pour monnayer une photo. Bref, voici un endroit intéressant mais qui m’a laissé un souvenir mitigé … A chacun de voir …
Bodhnath 100 Rs On rejoint Bodhnath à pied depuis Pashupatinath à travers villages et champs grâce aux explications claires du Lonely Planet. Bien peu de touristes ici finalement comparé à l’affluence à Thamel le soir. Ce n’est peut-être pas ce que la majorité vient chercher. Peu importe, tant mieux pour moi ! Car les Yeux, ceux que l’on voit partout, c’est ici !! Un cube doré sur un dôme blanc festonné de guirlandes de peinture jaune. Et la musique sacrée Om mani padme hum qui partout résonne, relaxante, lancinante. Tous dans le même sens, Népalais et Tibétains tournent autour du stupa en faisant valser les moulins. Et dominant toute cette ferveur, ce Regard impassible, envoûtant … Mon regard à moi se voile … Séquence émotion. Nous tournerons nous aussi autour du stupa, d’un lent pas de sénateur, comme il convient. Un tour, 2 tours, 10 tours … jusqu’à plus soif, jusqu’à pouvoir se décrocher de ce lieu magique. Une fois encore, je prends conscience ici du privilège et de la chance que j’ai de pouvoir réaliser mes rêves.
Thamel Quartier touristique de Katmandou qui regorge de petits hôtels et de bons restaurants. Sans parler des boutiques, des agences, des bureaux de change … tout est fait pour les touristes. Absolument aucune authenticité, pourtant ce quartier vivant n’est pas désagréable. Il est en tout cas extrêmement pratique. Vous y trouverez entre autres de nombreuses librairies vendant des livres (ben oui !) mais aussi et surtout des cartes détaillées de tout le Népal, vraiment pas chères. Quand Philippe veut me faire plaisir, il ne m’emmène pas dans une bijouterie, il m’emmène à l’IGN. Alors là, comme il disait, j’étais comme une gamine dans une confiserie, les yeux écarquillés, ne sachant plus où donner de la tête, totalement survoltée. Je crois même l’avoir un peu saoulé 😇 … Nous y avons acheté les cartes qui nous serviront à préparer notre retour …
LA VALLEE :
1 – Bhaktapur
Minibus express : 15 Rs/p l’aller, 18 le retour. Bhaktapur, savamment restaurée, est un joyau !
Durbar Square 750 Rs – Avec votre n° de passeport, le guichetier indiquera au dos du billet la durée de validité que vous lui demanderez Nous savions que nous reviendrions … Comme pour Katmandou, une première visite où on a goûté l’ambiance, flâné dans les rues et consacré du temps pour Changu Narayan. La veille de notre départ, nous y sommes revenus. L’impression d’être déjà en terrain connu, le plaisir de retrouver ce que l’on a adoré 2 jours plus tôt. Revenir, c’est bénéficier d'un bonus. Pourtant, pour être parfaitement honnête la Durbar Square de Bhaktapur n’est pas ma préférée mais on est quand même à un très haut niveau d’émerveillement … Pour contempler le temple Nyatapola depuis la terrasse du café éponyme, il faut accepter de payer le prix fort … c’est hors de prix. Mais que le sikarni (yaourt local agrémenté de noisettes et de fruits) y est bon !! Allez, petit luxe …
Changu Narayan 60 Rs A défaut du bus local vraiment trop bondé, on revient à Durbar Square où on négocie âprement un taxi pour nous y emmener, nous attendre et nous redescendre. 300 Rs l’A/R. Route défoncée comme il se doit, qui s’élève vers un temple superbe, haut en couleurs. Nous y arrivons un jour de fête. Le monde, le rouge, les tikas épaisses et colorées sur tous les fronts (hommes, femmes et enfants) ne nous laissent pas en douter. Une fois de plus, nous passerons davantage de temps à admirer les gens et leurs coutumes que les sculptures des étais de bois (pourtant d’une rare finesse). Nous redescendrons trop sagement (et un peu à regret) retrouver notre taxi au bout d’une heure, durée d’attente convenue avec le chauffeur. Sommes-nous trop disciplinés ?…
2 – Patan
Taxi de Thamel à Patan Dokha pour 150 Rs. Là encore, nous suivons l’itinéraire du Lonely Planet qui nous entraîne de petites ruelles en minuscules passages couverts, de cours en cours, toutes pourvues de leur petit temple, de leur bassin, de leur puits. L’objectif est d’atteindre Durbar Square en profitant de toutes les splendeurs de Patan. Superbe balade.
Golden Temple 25 Rs Un peu lourd (à mon goût) mais superbe ! Montez à l’étage visiter le monastère bouddhiste.
Durbar Square 200 Rs Mon préféré … c’est mon esprit cartésien qui parle : celui-là est tiré au cordeau ! Le toit terrasse du Taleju Restaurant domine toute la place, avec les montages en toile de fond.
Musée 250 Rs Remarquable, didactique, on y passerait des heures. Belle muséographie, belles pièces, nombreuses clés sur l’iconographie bouddhiste et hindouiste. On y apprend beaucoup de choses, facilement, pour peu qu’on lise l’Anglais …
3 – Kirtipur et Chobar
Kirtipur est un petit village agréable qui permet de découvrir les environs de la capitale. Nous nous y sommes rendus en bus (9Rs/p) et ensuite, à l’aide du Lonely Planet, d’une boussole et des habitants, nous avons visité les lieux. Jolies petites ruelles de briques rouges avec partout des petits temples, tout poisseux de paraffine et enduits de pigments rouges, orange, jaunes au point parfois de ne plus reconnaître la divinité … Perdez-vous et profitez. Ce n’est pas bien grand, on ne risque rien …
Nous quittons Kirtipur à pied pour rejoindre Chobar. Toujours grâce aux indications des villageois, nous y arriverons sans problème par une agréable promenade dans la campagne, le long des rizières. N’hésitez pas. Avant de chercher les fameuses gorges, on décide d’aller manger … Le Chobar Village est réputé. Repas quelconque (voir § plus haut) mais surtout vue superbe sur toute la vallée et accueil chaleureux. La gorge de Chobar ne vaut pas tripette … surtout quand on rentre de l’Annapurna … Mais qu’importe, elle fournit un objectif à une jolie balade en campagne.
Nous rejoignons ensuite Patan à pied (ça fait un petit bout quand même) pour revoir encore Durbar Square. Nous y sommes arrivés à 17h15, la nuit tombait, les bibelotiers remballaient leur étals, quelques ampoules à droite à gauche formaient des ombres sur les grands temples … ambiance magique … Enfin, taxi pour rentrer à Thamel (150 Rs et ½ h de bouchon …).
C’est une très belle journée mais Patan et Bhaktapur restent prioritaires. C’est parce que nous avions le temps …
DIVERS :
L’accueil : souriants, gentils, aimables, serviables … un vrai bonheur Logistique : pensez à apporter des photos d’identité. Au moins 2 : une pour le pass de Durbar Square de Katmandou, une autre pour le permis de trekking. Vous trouverez tout à Thamel ou à Pokhara. On a acheté 2 gourdes en métal à Pokhara la veille de partir en trek, vraiment pas chères (400 Rs chaque). On en a eu pour notre argent : elles fuyaient !... D’ailleurs, elles sont restées au Népal … Pannes d’électricité fréquentes et parfois assez longues. Certains lieux (hôtels, boutiques, restau) ont des groupes électrogènes, d’autres pas … On a mangé aux bougies au Kilroy’s, c’était super ! Finir sa douche dans le noir, ça l’est moins … Les cybercafés sont très nombreux, pas chers mais les tarifs varient du simple au décuple ! Débit effroyablement long … Il faut parfois ½ h d’attente pour avoir enfin accès à la messagerie. 10 minutes pour faire un beau grand message détaillé, je me relis, oui, c’est bien, ouf ! allez "ENVOYER" et vlan … panne de courant !!! j’ai failli jeter la souris sur l’écran … Bref, n’entrez pas dans un cybercafé sans votre bouquin, une petite heure devant vous … et une bonne dose de fatalisme … La carte bancaire : oui, elle peut servir, pour les achats un peu plus coûteux. Nous l’avons utilisé 2 fois : un restau (le Kilroy’s) et l’achat d’un mandala. Je ne l’ai pas utilisée en retrait cash, j’avais apporté des € et des TC en $ (mais pourquoi donc des TC en $ ?? Je les traîne depuis 17 ans, j’en ai marre, on a décidé de les utiliser …). Le climat à cette époque : sec, lumineux, doux. N’oubliez pas une polaire pour les soirées à Katmandou. Sans faire froid, il fait frais … Vous pouvez oublier les débardeurs et les shorts. Pour nous Lorrains, ça nous semble être le temps idéal pour voyager ! Je déteste transpirer !.... L’affluence touristique à cette époque : énorme, disparate, beaucoup de groupes de Français sur le trek. Thamel se vide de ses touristes en journée. Ambiance plus cool … Il devient alors agréable d’y flâner. Les problèmes de santé : ni Philippe, ni moi-même n’avons souffert de tourista. Nous buvions de l’eau en bouteille ou purifiée à la pastille (l’équivalent de Micropur) et nous nous lavions les dents à l’eau du robinet. Pas de précautions particulières non plus sur les légumes, les fruits et les crudités. Hors de question de s’en priver, on a juste habitué nos estomacs progressivement. Je suis convaincue qu’à trop prendre de précaution, on ne s’immunise pas et que c’est comme ça qu’on finit sur les toilettes … Ca n’engage que moi et je dégage toute responsabilité bla bla bla … Par contre, on a beaucoup souffert de la gorge et des bronches à Katmandou, très sûrement à cause de la pollution. Mais quoi, on n’allait quand même pas se trimballer avec un masque ?… On en a vu ! Les devantures des pharmacies regorgent de Strepsil. Comme quoi !… L’air pur de Paris a suffi à nous remettre sur pieds … Quoi ?... 😇 L’itinéraire : notre choix a été très particulier : un "petit grand" trek qui occupe la moitié du séjour et le reste à Katmandou. On aurait pu aller à Chitwan ou à Bardia, je sais Sawaddeekha, tu avais insisté sur ce point … On aurait dû courir … On a fait le choix de se poser … On ne regrette pas, Katmandou mérite qu’on s’en imprègne pour passer derrière l’écran, sinon, on risque de repartir avec juste la vision d’une ville dépotoir … Affaire de temps, affaire de choix, affaire d’envie ... Nous avons privilégié le confort de se poser 8 jours dans le même hôtel et de rayonner. Peut-être aurions-nous dû consacrer une nuit à Bhaktapur pour profiter de la ville le soir. On a peut-être été un peu mous sur ce coup-là … Photos : portraits faciles pour peu que vous disposiez d’un numérique et que vous montriez le résultat. Les voisins voudront voir et vous demanderont d’être pris eux aussi. Ca peut parfois durer longtemps … Un jour, j’ai vu un touriste faire une photo d’un Népalais, en guenilles, un peu hagard, pauvre hère … Certes, allure vraiment exotique. Le photographe demande à sa femme de se mettre à côté (tel un trophée). Gros rire niais de la femme, elle s’exécute et s’approche de notre homme, assez près pour être dans le cadre, mais pas trop non plus des fois que ses puces aient envie de changer de propriétaire … sourire conquérant de la femme, regard perdu du pauvre homme, voilà, c’est parfait, la photo est faite. La femme rejoint son mari affairé à vérifier son œuvre tout en rejoignant déjà son groupe. Ils n’auront pas un regard, pas un geste, pas un merci pour le pauvre homme qui est resté planté comme un I, le regard totalement éperdu. J’ai été lâche, ils n’étaient pas Français et je ne me suis pas sentie capable de les insulter en Anglais. Mais j’aurais dû le faire en Français. Le numérique a un énorme avantage : celui de partager avec son sujet la photo faite. Et ce moment de partage est divin : le regard s’illumine, il touche l’écran, un sourire point, pudique, et levant alors les yeux vers moi, il me remercie encore plus que moi je ne le faisais. Gratitude partagée, échange de sourires, les mots sont inutiles, l’émotion passe. Ce moment est bien plus important que la photo en elle-même. Prenez en photo un enfant porté par sa mère et regardez le sourire et l’air fier de la mère devant le résultat. On n’oublie pas de tels moments. Combien de portraits ai-je fait, que je n’ai pas conservés, juste pour créer cet instant magique ! L'artisanat : beaucoup de babioles sympa pour faire plaisir à moindre frais … Rien d’extraordinaire en terme de sculptures sur bois, les pays d’Asie du Sud-Ouest proposent un artisanat bien plus fini. Les boutiques "d’antiquités" disposent parfois de belles pièces (de bronze notamment) mais attention aux prix. Nous avons aimé les peintures (aquarelles, huiles, mandalas). Aucun conseil, c’est tellement affaire de goût. Prenez le temps avant d’acheter car les qualités varient beaucoup d’un artiste à un autre. Les boutiques de Thamel ferment entre 19 et 20h et ouvrent assez tard (vers 10h). Ambiance agréable dans les boutiques, les vendeurs vous hèlent sans agressivité et avec le sourire.
On a beaucoup aimé : 🙂 Le trek - Etre dominés par des plus de 8000. Dormir dans des sacs de couchage bien chauds dans des chambres bien froides Les apple crumble de Marpha … et d’ailleurs Les magnifiques temples newar aux fines sculptures sur bois, prélude des pagodes chinoises
On a moins aimé : 😕 Sentir les mollards passer parfois bien près … A Bodhnath, j’en ai pris une éclaboussure sur la main. Beurk, beurk, beurk … Ah, quels cracheurs !! Les klaxons La minceur des matelas
En conclusion ... Que de joie, que d’émerveillement, que de surprises mais aussi que de frustrations nous a réservés ce choix, disais-je en intro ! Il est très peu de pays dont on soit revenu en disant qu’on y retournerait. Le Népal en est un. Certes, les yeux de Bouddha sont envoûtants, énigmatiques ; Katmandou est fascinante, tellement fatigante, polluée, bruyante, mais tellement hors du temps, chatoyante, joyeuse, hallucinante ; les Népalais sont d’une gentillesse et d’une patience incomparables ; les dahl baht sont délicieux … Mais au-delà de tout ça, ce qui nous a émerveillés, ce sont les montagnes, ces sommets blancs majestueux. Ce sont eux que nous voulons revoir. Correction ! Pas seulement en fait, c’est un tout. Ce qu’on veut revoir, ce qu’on veut revivre, c’est l’arrivée dans les villages de pierre, le sourire des villageois en chemin, le chocolat chaud qui réchauffe les doigts engourdis, les repas roboratifs mais toujours hauts en saveur, les mules, les yacks souvent croisés sur les sentiers, les porteurs qui malgré leur charge continuent à sourire, les paysages changeants, variés, toujours grandioses, les ponts, défi vaincu à ma peur du vide, les soirées autour d’un brasero emmitouflés dans 2 polaires, les nuits froides et noires, chacun blotti dans son sac de couchage bien douillet, à se sourire sans rien se dire … Non, ce qu’on veut revoir, ce ne sont pas les montagnes, ce n’est pas vrai. Ce qu’on veut revoir, finalement … c’est le Népal. Thorung La, on reviendra.
NOTRE PERIPLE EN 3 SEMAINES :
Jeu 1er Nov- Vol GulfAir Paris/Bahrein – Longue escale et nuit à Bahrein Ven- Vol GulfAir Bahrein/Katmandou - Nuit à Katmandou (International GH) Sam - A pied : Swayambhunath Stupa – Durbar Square de Katmandou - Nuit à Katmandou Dim - Bus vers Pokhara (bus touristique – 7 heures) - Nuit à Pokhara (Moonlight Hotel) Lun - Trek de Jomsom J1 - Envol pour Jomsom - Nuit à Kagbeni (New Asia Trekker’s Home) Mar - Trek J2 - Nuit à Muktinath (Shree Muktinath Hotel) Mer- Trek J3 - Nuit à Marpha ( Dhaulagiri GH) Jeu - Trek J4 - Nuit à Kalopani/Lete (Kasturi Cottage) Ven- Trek J5 - Nuit à Tatopani (Hotel Himalaya) Sam- Trek J6 - Nuit à Shikha (Moonlight GH) Dim - Trek J7 - Nuit à Ghorepani (Kamala Lodge) Lun - Trek J8 - Nuit à Tikhe Dhunga (Chandra GH) Mar- Trek J9 - Transfert en bus de Nayapul à Pokhara – Nuit à Pokhara (Moonlight Hotel) Mer - Bus vers Katmandou (bus touristique – 9 heures) - Nuit à Katmandou (International GH) Jeu - Katmandou - Nuit à Katmandou (Holy Himalaya Hotel) Ven - Patan (taxi : 150 Rs l’aller + 150 Rs le retour) - Nuit à Katmandou Sam - Katmandou - Nuit à Katmandou Dim- Pashupathinath (taxi 120 Rs) – Bodhnath (à pied depuis Pashu) - Retour taxi (150 Rs) - Nuit à Katmandou Lun- Kirtipur (bus local 9 Rs/p) – Chobar (à pied) – Patan (à pied) - Retour taxi (150 Rs) - Nuit à Katmandou Mar- Bhaktapur (minibus express 15 Rs/p) - Changu Narayan (taxi 300 Rs A/R depuis Bhaktapur) – Retour minibus (18 Rs) - Nuit à Katmandou Mer- Katmandou - Nuit à Katmandou Jeu- Bhaktapur (minibus 15 Rs/p aller et 18 retour) - Nuit à Katmandou Ven 23 Nov–Aéroport (taxi 300 Rs) - Vols GulfAir Katmandou/Bahrein/Paris
BUDGET :
La Roupie Népalaise (Rs) Cours : 1 € = 90 Rs
Dépenses préalables : Vols réguliers GulfAir Paris/Katmandou via Bahrein : 989 €/p = 1 978 €
Principales dépenses sur place (pour nous 2, hors achats perso de souvenirs) : Trek de Jomsom par Nepal Ecology Treks : 467 €/p = 934 € payé cash sur place Hôtel : 300 US$ en TC pour 11 nuits (hors trek) Cash et CB : 550 € (transport, repas, entrées)
Je le répète à chaque fois, ce que je rapporte ici n’a qu’une valeur indicative … Evidemment, on peut dormir et manger à Katmandou pour vraiment beaucoup moins cher ... Ce budget correspond à un niveau confortable (hôtel confortable et restaurant midi et soir).
Vous trouverez partout des petits bureaux de change, ouverts tous les jours. Taux affichés, identiques partout, sans commission. Il devient alors très facile de changer nos euros, petit à petit, au fil de l’eau. Demandez un reçu si vous voulez pouvoir les rechanger à l’aéroport avant de partir. Je me suis fait avoir … J’y ai vu un signe : nous voilà obligés de revenir !
GUIDES :
Lonely Planet Népal - Version française 5è édition – Septembre 2006 – Excellentissime - Nécessaire et suffisant. Guide du Routard Népal Tibet – 2007-2008 - Inutile. Ca fait 17 ans qu’on voyage, 17 ans qu’on peste contre le GdR, 17 ans qu’on continue à l’acheter … Allez comprendre … 🤪
TRANSPORTS :1 - Vols Paris/Bahrein/Katmandou – GulfAir Aucun vol direct vers Katmandou depuis Paris. C’est donc forcément long … Achetés début mai sur le site Voyages-sncf : 989 € l’A/R. J’étais assez contente de ma trouvaille. Au moment de l’achat, l’escale à Bahrein à l’aller était de quelques heures. Les mois passant, elle s’est allongée, allongée, allongée … Au final, nous avons dû passer la nuit à Bahrein (tous frais payés par GulfAir bien sûr). Bon, une nuit ça va, mais je n’y passerais pas mes vacances ! Contact avec GulfAir très courtois. Nous avons fait reconfirmer notre vol de retour, le Lonely Planet insistant sur la nécessité de le faire. L’hôtel s’en est chargé gracieusement et efficacement. De fait, le vol Katmandou/Bahrein était surbooké et nous avons été … surclassés !! (j’en connais une qui va ENFIN arrêter de se la péter maintenant 😛 !) C’est magique !! Je dis souvent que si on gagnait au loto, on ne changerait rien à notre façon de voyager SAUF qu’on se paierait la classe business.
2 – Taxi sur place Négociez la course avant de partir. Le mieux c’est d’avoir une idée du prix (cf Lonely Planet) et de l’annoncer. Le chauffeur va rabioter quelques dizaines de Rs et tout le monde est content. J’ai indiqué le prix des taxis qu’on a pris dans mon itinéraire, plus haut.
3 - Bus Epique !! Nous, on est des fanas de bus. Les paysages défilent, la vie dans le bus est typique et les arrêts pour manger sont sympas … Bref, on a là l’impression d’être au plus près de la population et des habitudes locales. Ici, le problème ce ne sont pas les bus, ce sont les bouchons aux abords de Katmandou. D’ailleurs, ça s’applique aussi aux taxis.
4 - Katmandou Des bouchons monstres ! Pire qu’à Paris. Des klaxons. Du gaz carbonique. Des motos, des camionnettes, des voitures, des minibus, une vache, 25 chiens, des piétons … bref, un immense bordel. Surtout en début et fin de journée. Pensez-y pour vos déplacements (surtout pour rejoindre l’aéroport). Thamel est quasi déserte en milieu d’après-midi.
HEBERGEMENT :
Katmandou : Sur les conseils avisés de Sawaddeekha (merci Régine !), nous avions réservé par internet nos 2 premières nuits d’hôtel à l’International Guest House (cliquer ici) en deluxe (25$-20% car résa via internet). A l’arrivée, ils n’ont pu nous proposer qu’une standard à 20$ (-20% aussi) + 13% de taxes + 3$ pour les 2 petits dej (soit 21$ au total). On prend. L’hôtel est situé dans une rue au calme à l’Ouest de Thamel ; il est très agréable, bourré de charme, avec un joli petit jardin dans lequel est servi le petit déjeuner pour les moins frileux. Néanmoins, les chambres standards sont assez petites, un peu vieillottes mais les douches sont puissantes et bien chaudes. Pas de groupe électrogène (et à Katmandou, ça a son importance !) Système de consignes de bagages (gratuit) très sécurisé pour ceux qui partent en trek : d’une part un local sous clé pour les bagages (avec étiquetage de chaque sac) et, d’autre part, des coffres individuels pour les valeurs. C’est vraiment sûr. Moi, la grande inquiète, je suis partie en trek l’esprit totalement libre, avec pour seule inquiétude celle de ne pas perdre la clé du coffre ! Gérable !... Avant de partir, on réserve une nuit pour notre retour, en deluxe cette fois svp. Au retour … encore pas de deluxe et le patron prend de haut notre tentative de négociation sur les prix quand on lui dit qu’on veut rester 9 nuits. Il nous la joue "c’est complet". On n’en croit pas un mot et ça nous agace un peu ; on ne dit rien mais, 1 heure plus tard, on avait trouvé un autre hôtel pour le reste du séjour. Des fois, on est un peu tête de cochon (pas Lorrains pour rien !). Et quand le soir, le patron, avec un grand sourire, nous a annoncé que finalement il avait réussi à se débrouiller pour nous garder notre petite chambre pour les 8 nuits supplémentaires, ce n’est pas sans une certaine jubilation contenue qu’on lui a sorti "too late, we’ll check out tomorrow". 😎 A part ça, pas de conclusion hâtive : c’est un très chouette endroit, bien situé, et très au calme. Paiement en TC $, sans commission.
Nous avons donc émigré ensuite pour le reste du séjour à l’Hotel Holy Himalaya (ex Dynasty) (cliquer ici). Dans une petite rue déserte, à l’Est de Thamel. Rien à voir avec le précédent : grand complexe impersonnel, sans charme particulier, mais très propre ; grande chambre lumineuse avec belle salle de bain complète. Eau bien chaude. Groupe électrogène. Internet 24h/24 en libre service (d’une lenteur effroyable comme partout !). Thé à volonté. Eau à 9rs (en refill). Accueil souriant et agréable. Nous avons pu choisir entre plusieurs chambres qu’ils nous ont proposées d’emblée à 30$ ttc petit dej inclus. On a gagné ici en confort ce qu’on a perdu en charme. Mais, c’est aussi une très bonne adresse que je recommande également. Paiement en TC $, sans commission.
Pokhara : 2 nuits passées à l’Hotel Moonlight (cliquer ici), intégrées au package trekking réservé auprès de Nepal Ecology Trek. Certes bien situé au bord du lac, mais aucun charme voire un peu tristounet. Un filet d’eau chaude. Accueil froid. Restaurant glauque. Vous avez compris : une adresse à oublier ! Heureusement, c’était avant et après le trek. Avant, on était surexcité, après on était euphorique. Donc, ça ne nous a pas gênés plus que ça ….
REPAS :
Le service est lent. Partout. Comptez 20 minutes mini entre la commande et le service. Le summum a été atteint au Ganesh (Freak Street) où on a attendu plus d’une heure nos 2 plats alors que nous étions les seuls clients … Une fois qu’on le sait, on prévoit : mon carnet de voyage s’est rempli principalement sur les tables des restaurants en attendant la commande … Attention aussi aux prix affichés, dans les restaurants un peu chics (genre Kilroy’s) : il faut rajouter 13% de taxes. De nombreuses pâtisseries proposent des viennoiseries, des brownies, des tartes, des gâteaux … plus savoureux les uns que les autres. Quelques vendeurs de fruits dans la rue jusque tard. Enfin tard … entendons-nous … nous à 20h, on était rentrés … on est des vraies poules en voyage. On a beaucoup profité des restaurants en toit-terrasse, à Bodnath, sur les Durbar Square de Patan et de Bhaktapur. C’est très agréable et encore mieux si on dispose de la table en bord de terrasse. Pour cela, c’est facile, arrivez un peu avant midi, vous serez les premiers. Le Taleju Restaurant sur Dubar Square à Patan permet de dominer toute la place tout en ayant les sommets en arrière-plan. Superbe vue. A Bodnath, un toit terrasse (il y en a beaucoup) permet de jolies photos des Yeux … En dehors du trek, nos repas se composaient généralement d’une seule entrée pour nous 2 (souvent des momos), d’un plat de riz avec de temps en temps du poulet, de 2 naans (pure gourmandise) et d’un grand pot de thé noir. Un tel régime tournait autour de 700 Rs pour nous 2. Les momos : cuits à la vapeur ou frits, ils sont toujours vendus par 10. Ca ressemble aux Dim Sum, les vapeurs d’Asie du SE (je ne prends pas de risque, ne sachant pas précisément si les Dim Sum sont chinois, thaïlandais ou vietnamiens 😉 …). Bref, donc, un beignet de légumes dans une feuille de riz. Nous n’avons testé que les végé momos vapeur. Qualité très variable selon la fraîcheur et les légumes à l’intérieur. Nos préférés : ceux du Jatra (aux épinards) à 90 Rs (toujours les 10) mais peut-être parce que c’était les premiers ! Egalement ceux du Helena’s (105 Rs), bien moelleux. Ceux du Yak Café (50 Rs) par contre étaient vraiment secs … Le dahl baht : voir § suivant car c’est surtout lors du trek que nous en avons mangé.
Quelques prix : Les prix sont très variables d’un restau à un autre … Une bouteille d’eau (1 litre) : autour de 15 Rs Une assiette de 10 momos végétariens vapeur : entre 40 et 110 Rs Une bouteille de bière (600 ml) : autour de 200 Rs – L’Everest est très douce. Un plat végétarien (dahl baht, fried rice, biryani, chop suey, chow mein …) : entre 100 et 250 Rs Un plain naan : de 25 à 70 Rs – Nos préférés : ceux du Helena’s. Une théière familiale de thé noir (4 tasses au moins) : entre 40 et 100 Rs Très difficile de trouver du coca light ou bien à 100 Rs la canette. A ce prix là, on s’est enfilé des litres de thé.
Voici quelques adresses qu’on a bien aimées : (Vous trouverez les adresses dans le Lonely Planet ou sur un plan touristique de Katmandou)
1 - Dans Thamel
Loin devant, le Helena’s. Ce n’est pas un petit restau cosy, plutôt un grand machin, sur plusieurs étages, aux grandes pièces et grandes tables. Pas beaucoup de charme, ça fait un peu grande cantine. Mais l’accueil est vraiment souriant et la nourriture est succulente. En plus, il y a vraiment de la place et on peut s’y installer pour lire ou écrire son carnet en attendant son repas. On y est allé 4 fois ! 110 Rs la théière familiale avec 3 sachets de thé. Ils la remplissent d’eau chaude gracieusement une fois vide et les sachets infusent encore suffisamment ; 105 Rs les vege momos (ultra frais) ; entre 150 et 250 Rs le plat végétarien (fried rice, biryani, moussaka …) ; 45 Rs le naan tout chaud et tout moelleux. Bref, autour de 700 Rs pour nous 2.
Tashi Deleg : Tout autre ambiance pour ce petit restaurant tibétain qu’il faut trouver. Il est caché au fond d’un couloir. Vous pourrez y tester le fameux tongba (bière de millet chaude). Surprenant, pas mauvais, mais on n’y est pas revenu … Les plats y sont copieux, un peu lourdauds mais vraiment pas chers. Excellents momos (70 Rs). Autour de 400 Rs pour nous 2.
Roadhouse Café : Belle pizzeria tout en bois. Les pizzas, cuites au feu de bois, sont énormes et délicieuses. Autour de 350 Rs la pizza. Ca change du riz …
Kilroy’s Rest : Restaurant réputé, huppé, bondé. Ici, les serviettes sont en tissu … Beaucoup plus cher mais ça vaut le coup. On paie notre repas complet (plats de mouton et de poulet / riz / naan / vrais desserts / 1 bière) 1943 Rs ttc. Pensez aux 13% de taxe à ajouter aux prix de la carte. Ouf … 🤪 Ca les vaut, c’est délicieux mais attention, certains plats sont très pimentés. La carte est sympa, pleine d’humour. Une belle adresse pour un repas en amoureux, surtout en cas de panne d’électricité, les bougies apportant un romantisme fou ! Paiement par CB sans commission.
Thamel House Rest : Restaurant traditionnel dans une belle demeure sur plusieurs étages. Arrivez tôt pour pouvoir profiter de la salle sous le toit. Ambiance chaleureuse où l’on mange assis par terre (ah, oui, il faut aimer ça …) Service à la carte ou bien menu complet de 12 ou 15 (je ne sais plus) plats. En fait, c’est une version très raffinée du dhal bhat. Version vegé ou non. On a pris un de chaque. Ici, le service est rapide ! Quelques momos (pas 10, 5 ou 6 je crois), parmi les meilleurs qu’on ait mangés suivi du dhal bhat. Ils vous disent à chaque fois ce qu’ils vous servent. C’est bon, servi à volonté, comme tous les dhal bhat. Cadre agréable. Forcément plus cher (500 ou 600 Rs le menu végé ou non) … A faire une fois.
2 - Dans Freak Street, du côté de Durbar Square
Ganesh Rest : 400 Rs pour 2 plat vég et 1 grand pot de thé. C’est très bon, pas cher mais vraiment sale et vraiment, mais alors vraiment long ! C’est le seul endroit où je n’ai pas été à mon aise pour manger … Nos verres ont été essuyés avec une méchante lavette grise traînant par terre … Je ne crois pas être chochotte mais j’ai trouvé là ma limite …
Par contre, pas bien loin, le Snowman Restaurant est, parait-il, très réputé pour ses gâteaux. Après l’expérience un peu tristounette du Ganesh Rest, on a envie de se remonter le moral et on ne résiste pas, on commande 2 apple crumble, 1 brownie, 1 chocolat chaud et 1 thé. Euh oui oui, on n’était que tous les 2 … On s’est demandé où on avait pris nos 2 kilos. Je crois que je sais … Enfin, tant pis pour les kilos, n’hésitez pas, c’est un grand moment 🙂 ! Cet endroit nous a rappelé le café de Solitaire en Namibie. Pas du tout pour l’ambiance bien sûr, mais pour le mythe qu’il transporte : passage obligé …
3 - A Chobar
Chobar Village : Suivez les panneaux, il est tout en haut … Très bel endroit, bien aménagé, très calme, accueil chaleureux. Pas un rat … Cuisine quelconque mais superbe vue sur toute la vallée.
4 - A Bhaktapur
Ne manquez pas de goûter les yaourts et les sikarnis (yaourt aux noisettes et fruits), spécialité de la ville. Le café Nyatapola est hors de prix mais les tables en balcon jouissent d’une belle vue sur la place et le grand temple. Au moins, pour y prendre un thé et un sikarni …
LE TREKKING :
Au départ, nous n’avions pas envisagé de trekking. Dans mon salon, quand je pensais à un trekking au Népal, je voyais des cordées sur neige avec piolets et crampons … Pas pour nous tout ça … Allez, peut-être 2 ou 3 jours dans la région de Katmandou … Finalement, à la lecture de différentes infos, j’ai d’abord compris que mon imagination avait déliré et qu’on ratait sans doute quelque chose. D’autant qu’on adore marcher ! Enfin, il y a eu les échanges avec Sawaddeekha qui nous ont totalement convaincus de faire le plus court des grands treks : le trek de Jomsom. Ca nous a semblé être un bon compromis pour tester notre condition physique, notre endurance en altitude et découvrir la logistique d’un trek (relation au porteur, relation au guide, manger, dormir, se laver …). Bref, des questions qu’on se pose tous (j’en suis sûre !) tant qu'on ne l'a pas vécu. Et tout ça dans des paysages paraît-il fabuleux. Donc, nous voilà décidés : c’était parti pour le trek de Jomsom !
On pensait tout organiser depuis Katmandou auprès des nombreuses agences citées dans les guides. En réfléchissant un peu, on a fini par se dire (10 jours avant notre départ !) que ce ne serait sûrement pas très facile et de toute façon très long de comparer les offres sur place ; on se voyait mal courir d’une agence à une autre. Or, toutes ces agences ont des sites et des adresses e-mail. Vive Internet ! En 10 minutes notre demande fut envoyée à 5 agences. Réponse immédiate. On constate que les devis sont assez comparables. Quelques compléments d’infos, quelques modifs … tout est possible, c’est du sur mesure, c’est facile. On finit par se décider. On opte pour Nepal Ecology Trek, d’une part pour leur réputation (unanime sur le Net), d’autre part pour le sérieux de leurs réponses et leur écoute de nos besoins. Réservation sur parole, sans acompte. Ils n’ont apparemment pas de site internet (en tous cas, pas trouvé …) mais voici leur e-mail : ecotrek@mos.com.np Leur package comprend : les services d’un guide anglophone et d’un porteur, de Katmandou à Katmandou les transferts de Katmandou à Pokhara et retours en bus touristique (pour nous 4) les 2 nuits d’hôtel à Pokhara avec petit dej (pour nous 4) le vol Pokhara / Jomsom (pour nous 4) le trek en pension complète (pour nous 4) les permis de l’ACAP la location de 2 sacs de couchage (North Face ou simili, excellent état, propre et bien chaud) 934 € au total que je paierai en liquide (et en €) à un responsable de l’agence venu nous rencontrer à la GuestHouse de Katmandou le samedi matin. Il nous présente notre guide Santa qui nous donne rendez-vous pour le transfert à Pokhara le lendemain matin. Je reviendrai plus loin sur le coût. A propos du permis(2000 Rs/p), l’agence s’est chargée de les faire grâce à un scan de nos passeports et à 2 photos numériques (qu’on a faites dans notre salon !), le tout envoyé par mail … Efficace !
1 - La randonnée en elle-même Le trek de Jomsom constitue la fin du très fameux Tour des Annapurnas, après le passage du col de Thorung à 5400m. C’est un trek facile : 9 jours de marche maxi, 3 à 6h de marche par jour, 3800m au point le plus haut (à Muktinath), sentiers sans danger, quelques ponts suspendus en bon état. Ce circuit traverse fréquemment de jolis villages de pierre, très authentiques. Paysages superbes, variés, et chaînes des Annapurnas et des Dhaulagiris en toile de fond. Je dis bien en toile de fond : ne vous attendez pas sur ce trek à être au pied des grands sommets.
Rappel de nos étapes et durée de marche Lun - J1 - Envol pour Jomsom - 2h30 de marche - Nuit à Kagbeni (New Asia Trekker’s Home) Mar - J2 -4h de marche - Nuit à Muktinath (Shree Muktinath Hotel) Mer- J3 -5h de marche - Nuit à Marpha ( Dhaulagiri GH) Jeu - J4 - 5h de marche - Nuit à Kalopani/Lete (Kasturi Cottage) Ven- J5 -6h de marche - Nuit à Tatopani (Hotel Himalaya) Sam- J6 - 3h30 de marche - Nuit à Shikha (Moonlight GH) Dim - J7 -3h de marche - Nuit à Ghorepani (Kamala Lodge) Lun - J8 - Montée vers Poon Hill +4h de marche - Nuit à Tikhe Dhunga (Chandra GH) Mar - J9 - 2h30 de marche - Transfert en bus de Nayapul à Pokhara – Nuit à Pokhara (Moonlight Hotel)
Nous avons suivi les conseils d’internautes et de VFistes (encore merci Sawaddeekha !) en coupant en 2 la longue montée de Tatopani vers Ghorepani. Nous n’avons pas regretté ! La descente de Ghorepani vers Nayapul peut se faire aussi en une seule étape. L’arrêt à Tikhe Dhunga permet juste d’assurer le bus local à Nayapul en y arrivant assez tôt. La montée à Poon Hill permet d’atteindre en 40 minutes un plateau duquel, par temps clair, on peut assister à un magnifique lever de soleil sur le Dhaulagiri et les Annapurnas. Nous sommes partis vers 5h et étions redescendus au lodge à 7h30 pour le petit déjeuner. La montée est facile mais ça monte bien donc on a chaud. Par contre, une fois en haut, ça caille vraiment. C’est le moment de tout prendre. Pour ma part, j’avais même gardé mon pantalon polaire et enfilé mon surpantalon coupe-vent. J’étais bien … Thé ou chocolat chaud dispo là haut bien sûr. Emportez quelques roupies, trop sympa !… Ne boudez surtout pas ce point de vue même si se lever à 4h30 dans le froid et la nuit, ce n’est pas hyper cool. Vous serez payés de vos efforts. Pas de regret sur les étapes choisies. On gardera ce découpage pour la prochaine fois … 😉 J’avais entendu dire que le sentier était sale. Je n’ai pas trouvé. De gros efforts ont sans doute été faits. Les villages sont aussi bien entretenus et très accueillants. Notre préféré est Marpha, de très loin !
2 - Condition physique Nous aimons marcher. Sans être des montagnards (on est Lorrains et on habite en banlieue parisienne !) on crapahute régulièrement à Fontainebleau (circuit des 25 bosses pour ceux qui connaissent) et on y a usé nos chaussures de marche avant le départ. Nous avons 45 ans, pas de problèmes de santé particuliers, une alimentation et des habitudes de vie saines. Partant de là, nous n’avons eu aucun problème. Pas de courbature, pas de problème de souffle, pas d’ampoule. Aucune difficulté technique, c’est de la randonnée, ni alpinisme ni escalade. J’ose dire que c’est ouvert à tous ceux qui sont en bonne santé et qui aiment marcher. Mal des montagnes : vous savez qu’aucun entraînement ne peut permettre d’éviter ce désagrément. Seule l’acclimatation lente y contribue. Ce trek ne monte pas très haut. Et même en arrivant à Jomsom en avion (une hérésie en terme d’acclimatation !!), ça ne pose pas de problème. Soyons honnêtes, notre boîte de Doliprane (j’ai lu que pour combattre le mal des montagnes, le paracétamol était préférable à l’aspirine) y est passée quand même et nous mouchions un peu de sang. Mais rien d’inquiétant ou de vraiment gênant. Et les genoux ? 2 écoles : avec ou sans bâtons. Nous, on fait partie de l’école sans. Ce sont les descentes qui bousillent les genoux. Et il y en a !… Nous étions très attentifs à faire travailler les muscles et non les articulations. Ca oblige à descendre avec les genoux très légèrement fléchis et à freiner la descente pour éviter les à-coups mais c’est efficace. Les cuisses et les mollets travaillent et l’articulation du genou est beaucoup moins sollicitée. Bon, que les pros ne me tombent pas dessus, ce sont nos conclusions personnelles ! Et puis après, on a des mollets et des cuisses en béton !...
3 - Les ponts Dans mon salon … je voyais des ponts de singe : une grosse liane sur laquelle on marche en équilibre en s’aidant de 2 autres lianes pour les mains. C’est vrai qu’on voit souvent les yacks passer sur de tels ponts, accrochés par les cornes pour garder leur équilibre … 😛 Sur le terrain, bien sûr, c’est tout autre chose. Ce sont des ponts métalliques pour la majorité (1 ou 2 encore en bois), larges, protégés de part et d’autre par un grillage de plus d’un mètre de hauteur où même les mules n’hésitent pas une seconde. Aucun danger. Bien sûr ça tangue un peu. Bien sûr c’est à claire voie. Parfois (très très rarement) le grillage est béant sur 20 cm (pas même de quoi passer un pied !). Je fais la fière maintenant mais le premier est quand même assez impressionnant. Et puis, on s’habitue et j’ai même réussi à m’arrêter au milieu du dernier (pour la photo, histoire d’en mettre plein la vue à certaine !). Non, je n’ai pas trop regardé en bas quand même !... Enfin bref, pour les inquiets du vide comme moi, soyez rassurés, ça se passe bien. Mieux que la chaîne sur l’Olive Trail en Namibie !!
4 - Le racket des maoïstes Toujours dans mon salon, j’imaginais l’assaut d’un groupe d’une dizaine de communistes, l’œil sévère, armés jusqu’aux dents, kalachnikov à l’épaule, le verbe haut, exigeant leur dû. Et nous de nous soumettre, sans oser les regarder, tendant les billets réclamés en tremblant, et repartant, heureux d’avoir échappé à une mort certaine. Ah, j’vous le dis, j’ai une imagination débordante quand il s’agit de se faire peur toute seule. Sur le terrain, un peu avant Jomsom (au retour de Muktinath), nous apercevons une vieille cahute en bois et 2 mecs, cools, se marrant ensemble. Ils viennent vers nous, tout sourire. Tiens, que veulent-ils ? Et d’un seul coup, ARGH ! je comprends, je vois le drapeau rouge, le marteau, la faucille !! Ce sont eux !!.... comment ça ce sont eux ??... Mais où sont les kalachnikovs, les tanks, les bazookas ?…. Au final, c’est d’un gentil racket dont il s’agit, négociable même. Ils nous remettent un reçu sur l’obole perçue en nous engageant à bien le garder pour le présenter à un éventuel autre groupe et ne pas avoir à payer 2 fois. Grand sourire, échange d’amabilités, photos … bref, je m’étais vraiment fait un film et non, là décidément pas de quoi pavaner en racontant qu’on a survécu aux rackets des maoïstes … Maintenant, ne vous méprenez pas, je ne les défends pas pour autant et je n’en conclus pas qu’ils sont de doux agneaux angéliques … Pour notre part, nous avons payé 500 Rs pour nous 2. Notre guide nous a affirmé que c’est grâce à ses talents de négociateurs que nous avons payé si peu. D’ordinaire c’est 2000 Rs/p. C’était peut-être vrai.
5 - Logistique La logistique est très facilitée par les nombreux petits villages traversés où l’on peut toujours trouver à boire et bien souvent s’y nourrir (ah les tartes aux pommes !!) et y dormir. C’est l’embarras du choix ! Des fontaines jalonnent le parcours. Une pastille de micropur et c’est reparti ! Nous profitions aussi très souvent d’une pause pour boire un black tea dans une tea shop, ou mieux encore un chocolat chaud (du vrai, avec plus de lait que d’eau). Très chaud. Avec un crumble aux pommes, sur fond d’Himalaya … Vous imaginez ? C’est à pleurer !!! Dans ces conditions, une gourde d’1 litre pour nous 2 nous a largement suffi tout au long du parcours.
5.1 - Les lodges Aucun lodge n’était réservé. C’est bien sûr toujours Santa qui nous a guidés vers les lodges de son choix, en nous demandant si ça nous convenait (ce qui a toujours été le cas). C’est quoi un lodge ? Dans mon salon (dernière fois, promis 😛) … j’imaginais des refuges de montagne, avec une immense salle/dortoir où se superposaient trois étages de lits en rangs d’oignons … (j’ai connu ça à la caverne Dufour à la Réunion). Ici, c’est vraiment mieux que ça. Nous avons toujours eu une chambre pour 2. Certes, sommaire : 2 lits, 2 matelas (vraiment minces !), 2 oreillers. Soyons clairs, ça n’incite pas aux câlins … Toujours un petite table où poser son sac à dos. Parfois une prise électrique qui permettait (quand elle fonctionnait) de recharger la batterie de l’appareil photo. WC communs, assez souvent à la turque, avec papier et eau. Douches communes, pas toujours chaudes, parfois dans le même local que les wc, parfois, juste un robinet. Et parfois 1 seule douche pour 10 ou 15 chambres … C’est très sommaire, c’est froid mais c’est propre. Pour ma part, je me suis lavée complètement tous les jours (mais c’est sûr que les Lorrains sont un peu moins frileux que les Drômois 😛 …). Chambre, wc et douches ne sont pas chauffés. Il faut donc un bon duvet et avoir vraiment une grosse envie pour avoir le courage de se relever la nuit … Pensez-y avant de boire le dernier thé du soir … La salle à manger commune est la seule pièce chauffée, soit par un poêle, soit par des braseros glissés sous les grandes tables elles-mêmes recouvertes de couvertures qui vous tombent sur les genoux. En soirée, tous les trekkeurs se retrouvent dans cette pièce pour y manger, lire, jouer, discuter … Ambiance toujours sympa, décontractée et simple. Nous y avons fait de belles rencontres. Notamment 2 jeunes Japonaises ne parlant pas un mot d’Anglais mais tellement ouvertes, tellement joviales, tellement communicatives qu’on prenait un grand plaisir à se retrouver d’une étape à une autre … Elles ont même réussi à nous apprendre un jeu (une histoire de pouces levés) qui nous a tous (guides, porteurs, trekkeurs) beaucoup amusés. Séquence fou rire. Comme quoi, le langage parlé ne fait pas tout … Mais est-il un voyageur qui en doutait encore ?… Nous étions plus couverts dans les lodges que sur le chemin, d’autant plus que les Népalais ont la fâcheuse habitude de laisser les portes grandes ouvertes (il faut bien le reconnaître, les Népalais sont encore moins frileux que les Lorrains …). Bref, on se couvrait donc : pantalon polaire, chaussettes de laine (prévoyez des sandales à scratch plutôt que des tongs …), T-shirt manches longues, petite et grosse polaire, écharpe polaire. Indispensable également de disposer d’un sac de couchage bien chaud. Je dormais avec une chemisette style Damart et des chaussettes. Je vous l’ai dit, ça n’incite pas aux câlins … Cela étant dit, ainsi parés, nous n’avons jamais souffert du froid. Je n’ai pas de remarque particulière sur nos lodges. Le New Asia Trekker’s Home était de loin le plus confortable (sanitaires privés) mais tous étaient bien. Aucun à éviter absolument. On s’est offert une tarte aux pommes (oh ? 😇) à l’Eagle Nest Guest House de Ghasa (entre Kalopani et Tatopani) et ce lodge nous a paru vraiment vraiment bien … presque douillet … Et l’apple pie était divine !! On a retenu son nom pour la prochaine fois …
5.2 - Les repas Nous arrivions au lodge généralement un peu après midi, pour y déjeuner. Tous les lodges proposent une carte longue et variée (mais la même partout). Contrairement à ce qui était stipulé dans notre devis, Santa nous a toujours laissés libres de choisir tout ce qu’on voulait. Tous les guides font ça apparemment : ils disposent d’un forfait pour l’hébergement et les repas et si les trekkeurs sont raisonnables tout le monde y gagne … nous en liberté, eux sur le forfait. On n’a jamais dû le dépasser puisque, jusqu’au bout, on a eu "carte libre" pour les 3 repas par jour (le petit déj aussi est à la carte). On n’a jamais abusé non plus (mais on n’avait pas envie). Ni bière, ni dessert … Juste un bon gros dahl baht et une grosse théière de thé noir et on était heureux. Entre la commande du déjeuner et l’arrivée de votre plat, il faut bien compter … au moins 30 minutes (moi, j’en profitais pour me doucher !). Aussi, pour le dîner, les lodges ont-ils pris l’habitude de prendre la commande dans le courant de l’après-midi et de vous demander à quelle heure vous voulez être servis (généralement, entre 18 et 19h). Idem pour le petit déj, la commande est passée la veille en indiquant l’heure de service. Le rituel est toujours le même : vous notez dans un cahier votre numéro de chambre, votre commande et l’heure. Lents mais bien organisés ! Les frais de repas et d’hébergement sont totalement pris en charge par le guide. Rien à débourser (hormis le thé que nous sirotions dans l’après midi et que nous payions aussitôt). Pour information (pour notre prochain trek et pour VF !!), j’ai noté que chacun de nos 3 repas revenait en moyenne à 500 Rs pour nous 2 (soit 1500 au total) et que la nuit en lodge coûtait entre 100 et 150 Rs pour un confort simple (sanitaires communs).
5.3 - Le fameux dahl baht C’est le plat national du Népal, a fortiori du trek. Très nourrissant, très copieux puisque servi à volonté, très bon, nous, on ne s’en est pas lassé !! Une énorme assiette de riz cuit vapeur et autour un curry de légumes, une soupe de lentilles, des épinards, des achards. Tout est resservi à volonté et dès que votre assiette se vide, ils arrivent avec les gamelles. C’est génial. Je vous assure que, lorsque vous avez marché 4 ou 5 heures, l’estomac dans les talons, ce plat bien chaud est divin. Le serait-il autant un samedi soir ici à Paris avec des amis, je n’en suis pas si sûre … mais, là, en montagne, il avait toute sa saveur ! Vous devez goûter ça ! Et goûtez le vite car si vous aimez, vous pourrez y revenir !
5.4 - L’équipement (à cette époque, début Novembre) Dans la journée, il fait doux mais on sent qu’on est en altitude. Le matin, on démarrait (entre 7h30 et 8h) avec 4 couches (T-shirt + polaire légère + grosse polaire + coupe-vent). Généralement, après 1 heure de marche, nous tombions le GoreTex (coupe vent et grosse polaire) et parfois même la polaire légère (surtout si on montait !). La partie de Jomsom vers Kagbeni est très ventée. Le coupe-vent est très appréciable ici, ainsi que des lunettes de soleil (pour protéger les yeux des grains de sable qui volent). Finalement, nous n’avons jamais souffert du froid pendant la journée.
Notre sac à dos (1 seul pour nous 2) pesait environ 14 kg (sacs de couchage compris). Eh bien, vous savez quoi ? on a encore ramené du linge propre ! On emporte toujours trop ! Sur ce trek, on transpire peu, on ne se salit pas, on peut se laver facilement et il n’est pas utile de changer de T-shirt tous les jours. Bien sûr au bout de 5 jours, je ne dis pas que je sentais encore l’Ariel Grand Large mais je ne faisais pas fuir mes voisins non plus, je vous assure … Après la douche, je m’habillais d’une tenue propre pour la fin de journée. Et le lendemain matin, je ré-enfilais ma tenue de marche qui avait eu le temps de s’aérer. Un changement de T-shirt au bout de 5 jours et voilà ! Sachez néanmoins qu’il fait froid la nuit et qu’un slip lavé ne sera pas sec le lendemain matin … Pensez aux protections jetables, c’est idéal (d’accord, ce sont des déchets qui polluent, c’est vrai …). Un soutien gorge de sport est plus confortable. Comment ça "pour quoi faire ?" ? Même pour les petits gabarits comme moi, c’est plus agréable.
Voilà ce que j’ai utilisé en 9 jours : 2 T-shirt manches courtes (en fibre technique, c’est mieux pour éviter la sensation de froid après transpiration) 1 T-shirt manches longues, un peu épais, pour le soir (je ne l’ai pas porté en journée) 1 polaire légère (journée et soir) 1 pantalon de rando coton 1 surpantalon imperméable et coupe-vent (Lafuma, entièrement zippé, très bien, trouvé chez Go Sport) 1 pantalon polaire (pour le soir ou sous le surpantalon pour monter à Poon Hill) 1 grosse polaire 1 coupe-vent Gore Tex 2 paires de chaussettes de rando 3 slips, 2 SG 1 chemisette manches longues style Damart (mais moins chère que Damart) pour la nuit Bonnet, écharpe, gants
Indispensable : Chargeur pour votre batterie d’appareil photo numérique (pas besoin d’adaptateur mais les prises ne fonctionnent pas toujours bien) Lampe frontale pour les pannes d’électricité (courantes si j’ose dire !!) et aussi pour lire au lit quand l’interrupteur est près de la porte … Vous trouverez des piles rondes de rechange partout. Protection solaire, mais n’emportez pas 25 flacons, il n’y a que le visage qui est exposé … un petit tube suffit (et toc, encore 50 gr d’économisé !) Des mouchoirs en papier : on mouche beaucoup. Ceux vendus sur place sont ultra fins et se transforment en dentelle après une seule narine. Pas très agréable … Offrez-vous ce petit luxe d’apporter vos Kleenex habituels. Des sandales et non des tongs, pour pouvoir garder des chaussettes. C’est vraiment agréable de quitter les chaussures à l’étape. Du papier toilette pour vos besoins dans les petites tea houses en chemin. Un peu de lecture. Pour ma part j’ai lu Annapurna premier 8000 de Maurice Herzog. En dehors des passionnés de montagnes, ce livre n’a aucun intérêt SAUF ici !! On est dans ses pas, il cite des villages qu’on traverse, des sommets qui nous dominent, des cols qu’on aperçoit … Fabuleux ! Je le conseille. Un jeu de cartes. De l’argent liquide : pour payer les dépenses hors repas (les thés, les tartes aux pommes, les maoïstes …). On a dépensé 60€ pour nous 2 pendant les 9 jours de trek (ça file vite quand même …). Ne cherchez pas à tout prix à n’emporter que des petites coupures, les billets de 500 Rs ne posent aucun problème. Prenez soin de votre permis de l’ACAP, vous aurez à le présenter assez souvent. Nous avions laissé nos passeports dans le coffre de Katmandou. Mais vous en aurez besoin ainsi qu'une photo d'identité si vous devez faire ce permis sur place.
5.5 - Une journée type Petit déjeuner autour de 7h Départ entre 7h30 et 8h Arrivée à l’étape entre 11 et 13h Repas / Douche Visite du village / Lecture / Ecriture / Recherche d’une tarte aux pommes (encore ??!!) / Repos … Dîner entre 18h et 18h30 Dodo vers 20h
6 - Santa, le guide et Divi, le porteur Nos relations ont été agréables, amicales et saines, d’autant plus que Santa avait une attitude très paternelle et très protectrice envers le jeune Divi. Ce qui n’est pas toujours le cas ... Divi ne nous attendait pas. Il marchait à son rythme, à savoir très très vite (en sandales de plastique !) avec de nombreuses pauses assez courtes. Santa, lui, démarrait avec nous. Son niveau d’Anglais était vraiment très faible et ne nous permettait aucune discussion. Ce qui ne nous gênait pas beaucoup, et lui non plus apparemment. Nous marchions côte à côte, sans non plus être collés. Parfois il s’arrêtait pour discuter avec un copain et l’écart se creusait. Nous sommes même montés à Poon Hill seuls car il avait une gueule de bois à gérer …. Lors des pauses, il est de coutume et de bon ton de payer l’ensemble des consommations. Mais ils étaient tous 2 bien moins gourmands que nous ! Qu’est-ce qu’on a pu manger comme tartes aux pommes !! Aux étapes, guides et porteurs se retrouvaient tous ensemble pour manger, boire de l’alcool de pomme et jouer aux cartes. De temps à autre (entre 2 donnes), un petit coup d’œil, un petit sourire pour vérifier que tout allait bien pour nous. Pas du tout envahissants et je pense que Santa a vite compris que ça ne nous gênait pas (ceux qui ont lu mes précédents carnets savent que nous ne sommes pas très liants). Il vivait sa vie, nous la nôtre, en bonne entente. C’était parfait pour nous. Lors de l’étape à Muktinath, nous avons passé la soirée avec un couple d’Allemands, nos guides et nos porteurs. A 8, tous ensemble à la même grande table pour profiter du brasero à nos pieds. Mais ce fut la seule fois. Le porteur des Allemands n’était d’ailleurs pas du tout à son aise … Le pourboire. Toujours un peu délicat … Surtout ne pas les brimer, mais sans donner trop non plus … Nous avons suivi les conseils d’autres trekkeurs disant de prévoir 3€ pour le guide par jour de trek et 2€ pour le porteur. Nous avons donné 2500 Rs à chacun. Pas eu envie de faire de différence.
7 - Le bilan
7.1 - L’agence Nepal Ecology Trek Je pense vraiment que NET est une excellente agence. Tous les guides qu’on a croisés (de chez NET ou non) nous ont dit que NET était correcte avec ses guides et ses porteurs. Par ailleurs, les bénéfices servant des œuvres humanitaires, ça aide à ouvrir le porte-monnaie pour une somme aussi lourde … Car, tout de même, la satisfaction n’exclut pas le bilan et il faut bien convenir que passer par une agence (même locale, je ne parle pas des agences françaises !) revient très cher. En comptant très large, j’ai estimé avoir payé plus du double du prix de revient (salaire, hébergement et repas de nos 2 compagnons de voyage inclus). Aucun regret bien sûr, d’abord c’est pour la bonne cause, on a fait travailler un guide et un porteur et on n’aurait jamais imaginé partir seul pour une première approche de l’Himalaya. On a payé notre confort, notre tranquillité d’esprit et notre sécurité. On a rencontré en chemin plusieurs couples faisant le grand Tour seuls, sans guide, sans porteur. Liberté totale … C’est vraiment faisable … Clairement, sur ce trek, le guide est inutile. Il n’y a aucune ambiguïté de parcours, du monde partout (Népalais et trekkeurs) pour vous aiguiller si nécessaire, des lodges en abondance et les maoïstes sont calmes. Si c’était à refaire, et toujours dans le cadre d’un premier voyage, je conseillerais, l’embauche d’un seul guide/porteur, directement (hors agence). Dans ce cas, il faut embaucher quelqu’un recommandé par d’autres pour éviter de tomber sur des filous … Sawaddeekha (entre autres !) donne le mail de son guide/porteur dans son post (cliquer ici).
7.2 - Le trek en lui-même ENCHANTES !! Mais avec un énorme goût de TROP PEU au final … On s’aperçoit que décidément on aime marcher ! Notre but est atteint. Ce trek était une première approche. Nous voulions voir ce qu’était un trek dans l’Himalaya, nous voulions voir si nous avions la condition physique pour le faire, l’esprit, le goût, l’envie d’aller plus loin. On a répondu … Résultat : en arrivant à Katmandou, on a couru acheter une carte du Tour des Annapurnas au 1/100 000 pour préparer le prochain. Que nous ferons seuls, cette fois, puisque maintenant on sait où on va, on peut se le permettre. En prévoyant 4 semaines (pour 16 à 20 jours de trek), ça nous parait large et prudent, tout le temps nécessaire pour s’acclimater et parer aux imprévus. Thorung La, attends-nous, on revient ! Maintenant il faut que j’explique à mon patron que je veux partir 4 semaines … pas gagné !! 🤪
KATMANDOU :
Rien de ce que je peux dire ici ne suffira à vous en donner une image exacte. Tant mieux ! La première impression que fait Katmandou (surtout en arrivant en début de soirée, période de rush) est déconcertante. Katmandou est la ville de tous les contrastes : le sublime côtoie le sordide, le spirituel côtoie l’immonde … Mais voilà qui fait tout son charme. Jamais vu ville plus bruyante, plus polluée, plus délabrée. Les ordures jonchent les rues, apportant avec elles leurs lots d’odeurs ! Imaginez un peu : des femmes magnifiques dans leurs saris vifs et colorés, assises au milieu des gravats ; un doux fumet de curry couvert d’un seul coup par l’odeur âcre de l’urine ; un rat crevé devant un temple de Ganesh ( !) ; des embouteillages monstres, bruyants, juste aux abords d’une petite cour sereine où du linge sèche sur un temple … Ce sont ces contrastes aussi marqués qui rendent Katmandou fascinante. Soyez prévenus, Katmandou n’est pas Luang Prabang, loin s’en faut. Mais que ça ne vous empêche pas de plonger avec délices dans cette ville intemporelle.
Swayambhunath 100 Rs (guichet tout en haut des marches) – Tous les prix indiqués s’entendent par personne Depuis Thamel, on peut s’y rendre à pied : les explications du Lonely Planet dégrossissent, les Népalais font le reste. Ils devinent tous où vous allez quand vous êtes dans le coin … Environnement agréable, long escalier pour atteindre le stupa où les singes se donnent en spectacle. Nous avons supposé que nous y étions un jour de fête, tant les Népalaises aux saris rouges étaient nombreuses. Superbes scènes d’offrandes. Tous les sens sont sollicités : la vue en premier lieu avec tout ce rouge déployé, l’odorat avec les bougies et les petites lampes à huile, l’ouïe avec le son des clochettes que tous font tinter pour appeler les divinités, le toucher avec les moulins à prières qu’on n’a pas manqué de faire virevolter nous aussi. Pour nous ne manquait que le goût. Les Népalais l’ont eux développé au cours d’un grand repas rituel partagé au sein du temple, à même le sol, des journaux en guise d’assiettes. Notre premier temple, nos premiers Yeux, nos premières rencontres, nos premiers portraits. Belle visite, le ton de notre voyage était donné !
Durbar Square 200 Rs Si vous comptez y passer plus d’une fois, ne manquez pas de demander un pass. Il vous faut une photo d’identité et votre passeport. Si vous avez le temps, ne cherchez pas à la comprendre en une seule fois. Venez-y en fin d’après midi, avec une belle lumière rasante et laissez-vous simplement porter par l’ambiance, perdez-vous dans ce dédale de temples newar et shikhara. Et puis revenez, cette fois pour une visite plus approfondie, plus studieuse. Arrivez, cette fois, tôt le matin quand la place commence seulement à s’animer. Montez en haut de Maju Dega et prenez le temps de lire vos guides. Le petit plan fourni par le guichet et le Lonely Planet suffisent pour faire une visite complète et agréable. Mais si vous préférez être guidés, vous n’aurez que l’embarras du choix … Nous, nous préférons toujours être seuls et avons écarté gentiment les guides qui proposaient leurs services. Lonely Planet, plan et boussole à la main, on vit alors notre visite un peu comme une chasse aux trésors, et les efforts que l’on fait pour découvrir tel ou tel indice nous permettent de nous approprier le lieu, de noter les détails truculents et de fixer les images. On aime cette quête. Le musée Tribhuvan (250 Rs) n’a d’intérêt que pour l’architecture du bâtiment. Le contenu, à la gloire des derniers rois, m’a prodigieusement barbée (et je reste polie) ! Le berceau du roi, la tétine du roi, le jouet du roi, une photo du roi avec Machin, et encore une avec Bidule, et encore une avec Truc … Pfff … En plus, que c’est grand … Je pense qu’on peut vraiment en faire l’économie …
Pashupatinath 250 Rs Pour ce prix, vous n’aurez accès qu’à l’extérieur. L’entrée du temple est interdit aux non-hindouistes. On y va en taxi depuis Thamel (120 Rs). Je suis un peu mal à l’aise avec cette visite … Pashupatinath se situe au bord de la rivière sacrée Bagmati le long de laquelle ont lieu très régulièrement des crémations. Agglutinés le long de la rive opposée, on assiste à ce spectacle bien orchestré. J’ai beau y assister avec discrétion et humilité, je ne peux pas m’empêcher de m’interroger sur le bien fondé de ma présence. Bien sûr c’est une cérémonie, intéressante sur le plan culturel, et s’il s’agissait d’un mariage ou d’un baptême, je n’aurais aucun scrupule. Le problème c’est la mort … Autant il me parait sain et agréable d’assister à la joie des gens, autant j’ai plus de mal avec le chagrin. Quelle est la part de voyeurisme ?... Bon, je n’ai pas répondu à cette question … et je suis toujours partagé entre l’enrichissement culturel que m’a apporté cette cérémonie si loin de nos coutumes, et la gêne et le sentiment d’avoir peut-être manqué de compassion et de respect. A l’Est de la rivière s’élève un large escalier avec, de part et d’autre, une forêt de chatryas dédiés à Shiva. Dans ce dédale de petits temples, quelques sadhous, plus ou moins comédiens, attendent le touriste pour monnayer une photo. Bref, voici un endroit intéressant mais qui m’a laissé un souvenir mitigé … A chacun de voir …
Bodhnath 100 Rs On rejoint Bodhnath à pied depuis Pashupatinath à travers villages et champs grâce aux explications claires du Lonely Planet. Bien peu de touristes ici finalement comparé à l’affluence à Thamel le soir. Ce n’est peut-être pas ce que la majorité vient chercher. Peu importe, tant mieux pour moi ! Car les Yeux, ceux que l’on voit partout, c’est ici !! Un cube doré sur un dôme blanc festonné de guirlandes de peinture jaune. Et la musique sacrée Om mani padme hum qui partout résonne, relaxante, lancinante. Tous dans le même sens, Népalais et Tibétains tournent autour du stupa en faisant valser les moulins. Et dominant toute cette ferveur, ce Regard impassible, envoûtant … Mon regard à moi se voile … Séquence émotion. Nous tournerons nous aussi autour du stupa, d’un lent pas de sénateur, comme il convient. Un tour, 2 tours, 10 tours … jusqu’à plus soif, jusqu’à pouvoir se décrocher de ce lieu magique. Une fois encore, je prends conscience ici du privilège et de la chance que j’ai de pouvoir réaliser mes rêves.
Thamel Quartier touristique de Katmandou qui regorge de petits hôtels et de bons restaurants. Sans parler des boutiques, des agences, des bureaux de change … tout est fait pour les touristes. Absolument aucune authenticité, pourtant ce quartier vivant n’est pas désagréable. Il est en tout cas extrêmement pratique. Vous y trouverez entre autres de nombreuses librairies vendant des livres (ben oui !) mais aussi et surtout des cartes détaillées de tout le Népal, vraiment pas chères. Quand Philippe veut me faire plaisir, il ne m’emmène pas dans une bijouterie, il m’emmène à l’IGN. Alors là, comme il disait, j’étais comme une gamine dans une confiserie, les yeux écarquillés, ne sachant plus où donner de la tête, totalement survoltée. Je crois même l’avoir un peu saoulé 😇 … Nous y avons acheté les cartes qui nous serviront à préparer notre retour …
LA VALLEE :
1 – Bhaktapur
Minibus express : 15 Rs/p l’aller, 18 le retour. Bhaktapur, savamment restaurée, est un joyau !
Durbar Square 750 Rs – Avec votre n° de passeport, le guichetier indiquera au dos du billet la durée de validité que vous lui demanderez Nous savions que nous reviendrions … Comme pour Katmandou, une première visite où on a goûté l’ambiance, flâné dans les rues et consacré du temps pour Changu Narayan. La veille de notre départ, nous y sommes revenus. L’impression d’être déjà en terrain connu, le plaisir de retrouver ce que l’on a adoré 2 jours plus tôt. Revenir, c’est bénéficier d'un bonus. Pourtant, pour être parfaitement honnête la Durbar Square de Bhaktapur n’est pas ma préférée mais on est quand même à un très haut niveau d’émerveillement … Pour contempler le temple Nyatapola depuis la terrasse du café éponyme, il faut accepter de payer le prix fort … c’est hors de prix. Mais que le sikarni (yaourt local agrémenté de noisettes et de fruits) y est bon !! Allez, petit luxe …
Changu Narayan 60 Rs A défaut du bus local vraiment trop bondé, on revient à Durbar Square où on négocie âprement un taxi pour nous y emmener, nous attendre et nous redescendre. 300 Rs l’A/R. Route défoncée comme il se doit, qui s’élève vers un temple superbe, haut en couleurs. Nous y arrivons un jour de fête. Le monde, le rouge, les tikas épaisses et colorées sur tous les fronts (hommes, femmes et enfants) ne nous laissent pas en douter. Une fois de plus, nous passerons davantage de temps à admirer les gens et leurs coutumes que les sculptures des étais de bois (pourtant d’une rare finesse). Nous redescendrons trop sagement (et un peu à regret) retrouver notre taxi au bout d’une heure, durée d’attente convenue avec le chauffeur. Sommes-nous trop disciplinés ?…
2 – Patan
Taxi de Thamel à Patan Dokha pour 150 Rs. Là encore, nous suivons l’itinéraire du Lonely Planet qui nous entraîne de petites ruelles en minuscules passages couverts, de cours en cours, toutes pourvues de leur petit temple, de leur bassin, de leur puits. L’objectif est d’atteindre Durbar Square en profitant de toutes les splendeurs de Patan. Superbe balade.
Golden Temple 25 Rs Un peu lourd (à mon goût) mais superbe ! Montez à l’étage visiter le monastère bouddhiste.
Durbar Square 200 Rs Mon préféré … c’est mon esprit cartésien qui parle : celui-là est tiré au cordeau ! Le toit terrasse du Taleju Restaurant domine toute la place, avec les montages en toile de fond.
Musée 250 Rs Remarquable, didactique, on y passerait des heures. Belle muséographie, belles pièces, nombreuses clés sur l’iconographie bouddhiste et hindouiste. On y apprend beaucoup de choses, facilement, pour peu qu’on lise l’Anglais …
3 – Kirtipur et Chobar
Kirtipur est un petit village agréable qui permet de découvrir les environs de la capitale. Nous nous y sommes rendus en bus (9Rs/p) et ensuite, à l’aide du Lonely Planet, d’une boussole et des habitants, nous avons visité les lieux. Jolies petites ruelles de briques rouges avec partout des petits temples, tout poisseux de paraffine et enduits de pigments rouges, orange, jaunes au point parfois de ne plus reconnaître la divinité … Perdez-vous et profitez. Ce n’est pas bien grand, on ne risque rien …
Nous quittons Kirtipur à pied pour rejoindre Chobar. Toujours grâce aux indications des villageois, nous y arriverons sans problème par une agréable promenade dans la campagne, le long des rizières. N’hésitez pas. Avant de chercher les fameuses gorges, on décide d’aller manger … Le Chobar Village est réputé. Repas quelconque (voir § plus haut) mais surtout vue superbe sur toute la vallée et accueil chaleureux. La gorge de Chobar ne vaut pas tripette … surtout quand on rentre de l’Annapurna … Mais qu’importe, elle fournit un objectif à une jolie balade en campagne.
Nous rejoignons ensuite Patan à pied (ça fait un petit bout quand même) pour revoir encore Durbar Square. Nous y sommes arrivés à 17h15, la nuit tombait, les bibelotiers remballaient leur étals, quelques ampoules à droite à gauche formaient des ombres sur les grands temples … ambiance magique … Enfin, taxi pour rentrer à Thamel (150 Rs et ½ h de bouchon …).
C’est une très belle journée mais Patan et Bhaktapur restent prioritaires. C’est parce que nous avions le temps …
DIVERS :
L’accueil : souriants, gentils, aimables, serviables … un vrai bonheur Logistique : pensez à apporter des photos d’identité. Au moins 2 : une pour le pass de Durbar Square de Katmandou, une autre pour le permis de trekking. Vous trouverez tout à Thamel ou à Pokhara. On a acheté 2 gourdes en métal à Pokhara la veille de partir en trek, vraiment pas chères (400 Rs chaque). On en a eu pour notre argent : elles fuyaient !... D’ailleurs, elles sont restées au Népal … Pannes d’électricité fréquentes et parfois assez longues. Certains lieux (hôtels, boutiques, restau) ont des groupes électrogènes, d’autres pas … On a mangé aux bougies au Kilroy’s, c’était super ! Finir sa douche dans le noir, ça l’est moins … Les cybercafés sont très nombreux, pas chers mais les tarifs varient du simple au décuple ! Débit effroyablement long … Il faut parfois ½ h d’attente pour avoir enfin accès à la messagerie. 10 minutes pour faire un beau grand message détaillé, je me relis, oui, c’est bien, ouf ! allez "ENVOYER" et vlan … panne de courant !!! j’ai failli jeter la souris sur l’écran … Bref, n’entrez pas dans un cybercafé sans votre bouquin, une petite heure devant vous … et une bonne dose de fatalisme … La carte bancaire : oui, elle peut servir, pour les achats un peu plus coûteux. Nous l’avons utilisé 2 fois : un restau (le Kilroy’s) et l’achat d’un mandala. Je ne l’ai pas utilisée en retrait cash, j’avais apporté des € et des TC en $ (mais pourquoi donc des TC en $ ?? Je les traîne depuis 17 ans, j’en ai marre, on a décidé de les utiliser …). Le climat à cette époque : sec, lumineux, doux. N’oubliez pas une polaire pour les soirées à Katmandou. Sans faire froid, il fait frais … Vous pouvez oublier les débardeurs et les shorts. Pour nous Lorrains, ça nous semble être le temps idéal pour voyager ! Je déteste transpirer !.... L’affluence touristique à cette époque : énorme, disparate, beaucoup de groupes de Français sur le trek. Thamel se vide de ses touristes en journée. Ambiance plus cool … Il devient alors agréable d’y flâner. Les problèmes de santé : ni Philippe, ni moi-même n’avons souffert de tourista. Nous buvions de l’eau en bouteille ou purifiée à la pastille (l’équivalent de Micropur) et nous nous lavions les dents à l’eau du robinet. Pas de précautions particulières non plus sur les légumes, les fruits et les crudités. Hors de question de s’en priver, on a juste habitué nos estomacs progressivement. Je suis convaincue qu’à trop prendre de précaution, on ne s’immunise pas et que c’est comme ça qu’on finit sur les toilettes … Ca n’engage que moi et je dégage toute responsabilité bla bla bla … Par contre, on a beaucoup souffert de la gorge et des bronches à Katmandou, très sûrement à cause de la pollution. Mais quoi, on n’allait quand même pas se trimballer avec un masque ?… On en a vu ! Les devantures des pharmacies regorgent de Strepsil. Comme quoi !… L’air pur de Paris a suffi à nous remettre sur pieds … Quoi ?... 😇 L’itinéraire : notre choix a été très particulier : un "petit grand" trek qui occupe la moitié du séjour et le reste à Katmandou. On aurait pu aller à Chitwan ou à Bardia, je sais Sawaddeekha, tu avais insisté sur ce point … On aurait dû courir … On a fait le choix de se poser … On ne regrette pas, Katmandou mérite qu’on s’en imprègne pour passer derrière l’écran, sinon, on risque de repartir avec juste la vision d’une ville dépotoir … Affaire de temps, affaire de choix, affaire d’envie ... Nous avons privilégié le confort de se poser 8 jours dans le même hôtel et de rayonner. Peut-être aurions-nous dû consacrer une nuit à Bhaktapur pour profiter de la ville le soir. On a peut-être été un peu mous sur ce coup-là … Photos : portraits faciles pour peu que vous disposiez d’un numérique et que vous montriez le résultat. Les voisins voudront voir et vous demanderont d’être pris eux aussi. Ca peut parfois durer longtemps … Un jour, j’ai vu un touriste faire une photo d’un Népalais, en guenilles, un peu hagard, pauvre hère … Certes, allure vraiment exotique. Le photographe demande à sa femme de se mettre à côté (tel un trophée). Gros rire niais de la femme, elle s’exécute et s’approche de notre homme, assez près pour être dans le cadre, mais pas trop non plus des fois que ses puces aient envie de changer de propriétaire … sourire conquérant de la femme, regard perdu du pauvre homme, voilà, c’est parfait, la photo est faite. La femme rejoint son mari affairé à vérifier son œuvre tout en rejoignant déjà son groupe. Ils n’auront pas un regard, pas un geste, pas un merci pour le pauvre homme qui est resté planté comme un I, le regard totalement éperdu. J’ai été lâche, ils n’étaient pas Français et je ne me suis pas sentie capable de les insulter en Anglais. Mais j’aurais dû le faire en Français. Le numérique a un énorme avantage : celui de partager avec son sujet la photo faite. Et ce moment de partage est divin : le regard s’illumine, il touche l’écran, un sourire point, pudique, et levant alors les yeux vers moi, il me remercie encore plus que moi je ne le faisais. Gratitude partagée, échange de sourires, les mots sont inutiles, l’émotion passe. Ce moment est bien plus important que la photo en elle-même. Prenez en photo un enfant porté par sa mère et regardez le sourire et l’air fier de la mère devant le résultat. On n’oublie pas de tels moments. Combien de portraits ai-je fait, que je n’ai pas conservés, juste pour créer cet instant magique ! L'artisanat : beaucoup de babioles sympa pour faire plaisir à moindre frais … Rien d’extraordinaire en terme de sculptures sur bois, les pays d’Asie du Sud-Ouest proposent un artisanat bien plus fini. Les boutiques "d’antiquités" disposent parfois de belles pièces (de bronze notamment) mais attention aux prix. Nous avons aimé les peintures (aquarelles, huiles, mandalas). Aucun conseil, c’est tellement affaire de goût. Prenez le temps avant d’acheter car les qualités varient beaucoup d’un artiste à un autre. Les boutiques de Thamel ferment entre 19 et 20h et ouvrent assez tard (vers 10h). Ambiance agréable dans les boutiques, les vendeurs vous hèlent sans agressivité et avec le sourire.
On a beaucoup aimé : 🙂 Le trek - Etre dominés par des plus de 8000. Dormir dans des sacs de couchage bien chauds dans des chambres bien froides Les apple crumble de Marpha … et d’ailleurs Les magnifiques temples newar aux fines sculptures sur bois, prélude des pagodes chinoises
On a moins aimé : 😕 Sentir les mollards passer parfois bien près … A Bodhnath, j’en ai pris une éclaboussure sur la main. Beurk, beurk, beurk … Ah, quels cracheurs !! Les klaxons La minceur des matelas
En conclusion ... Que de joie, que d’émerveillement, que de surprises mais aussi que de frustrations nous a réservés ce choix, disais-je en intro ! Il est très peu de pays dont on soit revenu en disant qu’on y retournerait. Le Népal en est un. Certes, les yeux de Bouddha sont envoûtants, énigmatiques ; Katmandou est fascinante, tellement fatigante, polluée, bruyante, mais tellement hors du temps, chatoyante, joyeuse, hallucinante ; les Népalais sont d’une gentillesse et d’une patience incomparables ; les dahl baht sont délicieux … Mais au-delà de tout ça, ce qui nous a émerveillés, ce sont les montagnes, ces sommets blancs majestueux. Ce sont eux que nous voulons revoir. Correction ! Pas seulement en fait, c’est un tout. Ce qu’on veut revoir, ce qu’on veut revivre, c’est l’arrivée dans les villages de pierre, le sourire des villageois en chemin, le chocolat chaud qui réchauffe les doigts engourdis, les repas roboratifs mais toujours hauts en saveur, les mules, les yacks souvent croisés sur les sentiers, les porteurs qui malgré leur charge continuent à sourire, les paysages changeants, variés, toujours grandioses, les ponts, défi vaincu à ma peur du vide, les soirées autour d’un brasero emmitouflés dans 2 polaires, les nuits froides et noires, chacun blotti dans son sac de couchage bien douillet, à se sourire sans rien se dire … Non, ce qu’on veut revoir, ce ne sont pas les montagnes, ce n’est pas vrai. Ce qu’on veut revoir, finalement … c’est le Népal. Thorung La, on reviendra.
Maroc-Mauritanie-Mali: logement, restauration, guides English translation pending
Salut a tous
Voila, sommes presque prets, mon amie et moi partons mi-janvier (1 mois) pour notre 1er voyage en 4x4 direction le Mali via le maroc et la mauritanie, notre destination la plus éloignée seras Tombouctou je pense, en passant par Bamako, Mopti, pays Dogon, Djéné et la pinasse sur le Niger bien sur!! Nous sommes donc à votre écoute de bonnes adresses sur notre parcours pour manger, dormir, les vrais guides....Merci par avance!
Retour de deux semaines en Thaïlande: déception! English translation pending
On m'en avait tant parlé, que je voulais aller voir ce merveilleux pays.
biensur mon entourage proche, qui y a vécu (4ans) m'a déconseillé ce voyage, mais je n'ai pas écouté leurs critiques.
je rentre apres 2semaines passées entre Bangkok-chiang Mai- Kho Phi Phi et Phuket.
je ne parlerai meme pas des deux derniers lieux tellement ce n'est pas la thailande, aucun interret à moins que l'on est une passion pour les jeunes suedois ou hollandais qui aiment à boire de la biere non-stop dans les rues de Kho Phi Phi. il faut d'ailleur un pouvoir d'imagination extreme pour se rendre compte de la beauté originelle de cette ile, malheureusement totalement défigurée par le tourisme de masse de la masse la plus ordinaire qui soit.
Chiang Mai et Ayutaya furent les meilleurs moments de mon voyage. l'hotel de Chiang Mai etait somptueux, au millieu de rizieres, dans la montagne. Ayutaya est un des rares coins où l'on sent le poids de l'histoire du Siam. les temples de Bangkok n'ont qu'un interet tres limité, etant donné qu'ils sont assez recents (18eme siecle pour les plus vieux, mais refait à neuf en permanence. que reste t'il d'authentique ?)
j'ai un probleme avec l'expression religieuse boudhiste qui me semble s'apparenter au culte des idoles plus qu'à une foi éclairée.
j'etais à BKK pour l'anniversaire du roi, la ferveur est une chose, le culte de la personalité en est une autre. On ne peut que sourire devant le roi vénérable, tellement cela fait monarchie d'operette (l'armée est au pouvoir). Les photos du roi posant avec un canon EOS !!! meme sur les billets de 1000 batts le roi pose avec un appareil photo en bandoulliere !
Bangkok est une ville contrastée. Il faut éviter Kaho san road, c'est absolument insuportable, il n'y a que des nostalgiques de bob marley, des 'springbreak' vieillissant, des fausses marques mal contrefaites. je ne suis pas allé à Patong, car le triste spectacle d'une humanité humiliée n'est pas ce qui m'interresse à voir. le quartier autour des centres commerciaux est tres bien, j'etais au Four Seasons (ancien Regent), tres bon hotel, piscine de 25m, spa magnifique. le marché de chatuchak n'a pas beaucoup d'interet; on trouve les memes marques qu'en France, sauf que c'est du faux de mauvaise qualité. pour trouver du vrai, il faut aller à Siam Paragon, par exemple, mais c'est plus cher qu'en France.
en revanche, j'ai beaucoup apprecié le peuple thai. charmant, civilisé et tres honnette. je garde le souvenir de ce petit garçon, assis à coté de moi dans le train au retour de Ayutaya. Je mangeais des gateaux, je lui en ai offert un, il m'a fait un magnifique salut thai, mains jointes, avec un regard plein de gentillesse.En général, les gens, tres simples, de ce train etait vraiment charmant, tout comme les habitants d'Ayutaya que j'ai croisé en me baladant le long de la riviere.
je regrete de n'avoir pas rencontré l'ame de l'asie comme j'avais ressenti une présence sublime en Egypte.
je rentre apres 2semaines passées entre Bangkok-chiang Mai- Kho Phi Phi et Phuket.
je ne parlerai meme pas des deux derniers lieux tellement ce n'est pas la thailande, aucun interret à moins que l'on est une passion pour les jeunes suedois ou hollandais qui aiment à boire de la biere non-stop dans les rues de Kho Phi Phi. il faut d'ailleur un pouvoir d'imagination extreme pour se rendre compte de la beauté originelle de cette ile, malheureusement totalement défigurée par le tourisme de masse de la masse la plus ordinaire qui soit.
Chiang Mai et Ayutaya furent les meilleurs moments de mon voyage. l'hotel de Chiang Mai etait somptueux, au millieu de rizieres, dans la montagne. Ayutaya est un des rares coins où l'on sent le poids de l'histoire du Siam. les temples de Bangkok n'ont qu'un interet tres limité, etant donné qu'ils sont assez recents (18eme siecle pour les plus vieux, mais refait à neuf en permanence. que reste t'il d'authentique ?)
j'ai un probleme avec l'expression religieuse boudhiste qui me semble s'apparenter au culte des idoles plus qu'à une foi éclairée.
j'etais à BKK pour l'anniversaire du roi, la ferveur est une chose, le culte de la personalité en est une autre. On ne peut que sourire devant le roi vénérable, tellement cela fait monarchie d'operette (l'armée est au pouvoir). Les photos du roi posant avec un canon EOS !!! meme sur les billets de 1000 batts le roi pose avec un appareil photo en bandoulliere !
Bangkok est une ville contrastée. Il faut éviter Kaho san road, c'est absolument insuportable, il n'y a que des nostalgiques de bob marley, des 'springbreak' vieillissant, des fausses marques mal contrefaites. je ne suis pas allé à Patong, car le triste spectacle d'une humanité humiliée n'est pas ce qui m'interresse à voir. le quartier autour des centres commerciaux est tres bien, j'etais au Four Seasons (ancien Regent), tres bon hotel, piscine de 25m, spa magnifique. le marché de chatuchak n'a pas beaucoup d'interet; on trouve les memes marques qu'en France, sauf que c'est du faux de mauvaise qualité. pour trouver du vrai, il faut aller à Siam Paragon, par exemple, mais c'est plus cher qu'en France.
en revanche, j'ai beaucoup apprecié le peuple thai. charmant, civilisé et tres honnette. je garde le souvenir de ce petit garçon, assis à coté de moi dans le train au retour de Ayutaya. Je mangeais des gateaux, je lui en ai offert un, il m'a fait un magnifique salut thai, mains jointes, avec un regard plein de gentillesse.En général, les gens, tres simples, de ce train etait vraiment charmant, tout comme les habitants d'Ayutaya que j'ai croisé en me baladant le long de la riviere.
je regrete de n'avoir pas rencontré l'ame de l'asie comme j'avais ressenti une présence sublime en Egypte.
Si on se faisait des films... English translation pending
Si on se faisait des films....à quoi ils ressembleraient???
J'en ai un pour ce soir:
A la réalisation: Wong Kar Wai... (avec son magicien photo Christopher Doyle)..; la musique serait de Loreena Mc Kennith, le scénario serait basé sur "Le riz de Rangoon" de Frédéric Marinacce, avec en personnage principal Alessio Boni - ou Gabriel Garcia Bernal- et aussi Eva Green...
J'en ai un pour ce soir:
A la réalisation: Wong Kar Wai... (avec son magicien photo Christopher Doyle)..; la musique serait de Loreena Mc Kennith, le scénario serait basé sur "Le riz de Rangoon" de Frédéric Marinacce, avec en personnage principal Alessio Boni - ou Gabriel Garcia Bernal- et aussi Eva Green...
Circuit moto de dix-huit jours dans l'Ouest américain English translation pending
Nous envisageons un circuit principalement en moto du 26 avril au 13 mai 2008.
Nous nous sommes adressés à l'agence Backroads. Voila les grandes lignes de notre circuit proposé.
Nous aimerions des retours sur un circuit semblable et votre avis sur les excursions à faire ainsi que des appréciations sur les hotels proposes.
J1 26/04 Arrivée LAS VEGAS - Nuit à l' Excalibur
J2 27/04 Prise en mains Moto - journée à LV - Nuit Excalibur
J3 départ pour Grand Canyon - Nuit : Hotel Bright Angel Lodge (Aurons nous le temps de faire un tour d'helicoptere ?)
J4 29/04 Route pour Monument Valley - Nuit : hotel San Juan à Mexican Hat
J5 30/04 Excursion dans Monument Valley (4X4)- Nuit même hotel
J6 1/05 Route pour Page - Nuit au Quality Inn
J7 2/05 Route pour Bryce Canyon -Nuit au BW Ruby's Inn
J8 3/05 Journée dans Bryce C - Nuit Même hotel
J9 4/05 Départ pour Zion- Nuit au BW Zion Park Inn
J10 - Départ pour Death Valley - Nuit au Furnace Creek Range
J11 - Retour sur LV - Nuit au Riviera Hotel
J12 - Rendu de la moto - Transfert en vol intérieur sur San Fransisco - Location voiture - Départ pour Yosemite Park - Nuit au Cedar Lodge à El Portal
J13 - Ballade dans Yosemite P - Nuit même hotel
J14 - Retour sur SF - Restitution voiture - Nuit Hotel Renoir
J15 - Ballade dans SF - Nuit même hotel -
J16 - SF - Nuit même hotel
J17 - retour France
J18 - Arrivée France
Nous aimerions aussi avoir des infos sur la météo que nous risquons de rencontrer, ainsi que des conseils sur les bagages que nous devons/pouvons emporter sur la moto. Petite précision, nous sommes 1 couple 48/50 ans.
Nous aimerions aussi avoir des infos sur la météo que nous risquons de rencontrer, ainsi que des conseils sur les bagages que nous devons/pouvons emporter sur la moto. Petite précision, nous sommes 1 couple 48/50 ans.
Cinq jours à Yellowstone en juin: logement et visites? English translation pending
Bonjour,
Durant notre prochain voyage aux USA en juin 2008 nous avons prévu 5 jours à Yellowstone. Il grand temps de réserver les chambres. Nous comptons faire plusieurs hotel dans le parc afin d'être à chaque fois à proximité des endroits à visiter.
Quelles sont les zones du parc qui méritent plusieurs jours de visite? Avez-vous des trails à proposer? Comment établiriez-vous un séjour de 5 jours?
Nous arriverons par Jackson et repartirons par West Yellowstone.
Merci d'avance
Jeanke
Durant notre prochain voyage aux USA en juin 2008 nous avons prévu 5 jours à Yellowstone. Il grand temps de réserver les chambres. Nous comptons faire plusieurs hotel dans le parc afin d'être à chaque fois à proximité des endroits à visiter.
Quelles sont les zones du parc qui méritent plusieurs jours de visite? Avez-vous des trails à proposer? Comment établiriez-vous un séjour de 5 jours?
Nous arriverons par Jackson et repartirons par West Yellowstone.
Merci d'avance
Jeanke
Delta Airlines pour le vol Nice-New York English translation pending
Bonour à tous,
Voilà je dois prendre le vol DL083 qui fait un Nice New York en direct par Delta Airline...
je sais que cette compagnie est loin d' être la meilleur mais pas non plus la pire.
En temps normale étant un inquiet de l' avion je vol uniquement sur Air France ou sur des compagnie comme Emirates car leur avion sont tout neuf.
Connaissez vous les 767 300 qu' utilise Delta sur cette ligne ? Sont propre et bien entretenu ?
J' ai peur de me retrouver dans un vieux coucou de 25 ans et passer le pire voyage de ma vie... 9 heures d' angoisse c'est dur...
Alors si vous avez des informations ou avis sur les appareils de cette compagnies je serais bien rassurées... Ou pas...😉
On à toujours un peu honte de parler de ce genre de chose mais il est difficile d' être rassuré quand on voit ce qui se passe dans le ciel...
Merci par avance
Christian
Voilà je dois prendre le vol DL083 qui fait un Nice New York en direct par Delta Airline...
je sais que cette compagnie est loin d' être la meilleur mais pas non plus la pire.
En temps normale étant un inquiet de l' avion je vol uniquement sur Air France ou sur des compagnie comme Emirates car leur avion sont tout neuf.
Connaissez vous les 767 300 qu' utilise Delta sur cette ligne ? Sont propre et bien entretenu ?
J' ai peur de me retrouver dans un vieux coucou de 25 ans et passer le pire voyage de ma vie... 9 heures d' angoisse c'est dur...
Alors si vous avez des informations ou avis sur les appareils de cette compagnies je serais bien rassurées... Ou pas...😉
On à toujours un peu honte de parler de ce genre de chose mais il est difficile d' être rassuré quand on voit ce qui se passe dans le ciel...
Merci par avance
Christian
Repas à bord d'un vol d'Air Transat? English translation pending
bonjour a tous,
je m'adresse a ceux qui ont pris l'avion dernierement. Est-ce que air transat servent encore les petis sandwich style sous-marins dans leur avion? mon départ est pour 15 hres pour le mexique, vais-je avoir droit a ce merveilleux repas😉 selon vous?
merci de prendre le temps de me répondre a bientot!
je m'adresse a ceux qui ont pris l'avion dernierement. Est-ce que air transat servent encore les petis sandwich style sous-marins dans leur avion? mon départ est pour 15 hres pour le mexique, vais-je avoir droit a ce merveilleux repas😉 selon vous?
merci de prendre le temps de me répondre a bientot!
Retraite spirituelle en Inde: où aller? English translation pending
Bonjour a tous!!! je pense de plus en plus a partir en Inde. J'ai commencer un petit travail sur moi et j'avoue ke je sui de plus en plus attirer par ce pays en ce moment.
L'idéé premiere serai de partir pour allé a la decouverte de mon vrai "moi"
Ma psy ma dit que ca pourrai etre une tré bonne idéé mais a condition de bien preparer c voyage!!! Donc je vien sur ce site pour pecher quelque infos.
Ou trouver de bon maitre spirituel en Inde??? Vipassana n'es pas tro intense pour un debutant dans la meditation comme moi?? Merci d'avance pour vos réponses!!!!
Bonne journéé a toutes et a tous!!! fred.
L'idéé premiere serai de partir pour allé a la decouverte de mon vrai "moi"
Ma psy ma dit que ca pourrai etre une tré bonne idéé mais a condition de bien preparer c voyage!!! Donc je vien sur ce site pour pecher quelque infos.
Ou trouver de bon maitre spirituel en Inde??? Vipassana n'es pas tro intense pour un debutant dans la meditation comme moi?? Merci d'avance pour vos réponses!!!!
Bonne journéé a toutes et a tous!!! fred.
Ethiopie: aller dans le Danakil - Dallol - lac Assalé English translation pending
Bonjour,
Je suis allée deux fois dans le Dallol en prolongeant de quelques jours un voyage dans le nord de l’Ethiopie. Pour tous ceux qui ont envie d’y aller, j’ai essayé de décrire tout ce qui est enthousiasmant : les gens et les paysages ainsi que tout ce qui peut poser problème : essentiellement le parcours et l’organisation.
Par contre, je ne suis pas allée jusqu'au volcan Erta Ale: j'aimerais savoir s'il est envisageable de le gravir en étant "petit" marcheur, marcheur mais pas sportif et dans quel état on est au retour...
Pour le Dallol, la marche n'est pas un problème. En partant de Mékélé, nous allons passer de 2 700 mètres d’altitude à moins 126 mètres, des montagnes, de la verdure, des fleurs, des cultures, d’une ville de 140 000 habitants à la plaine blanche, immaculée du lac, parcourue par quelques Afars. Difficile d’imaginer de tels contrastes en si peu de temps. La piste de bout en bout est très belle à voir. A parcourir c’est autre chose : il faut compter 7 à 8 heures pour faire 150 kilomètres, si tout va bien ; les 50 derniers kilomètres étant particulièrement difficiles, nous parvenons à faire du 13km/heure… Dans les paysages qui se dessèchent au fur et à mesure que nous perdons de l’altitude, nous parvenons à l’étape de Birale C’est un gros village Afar et c’est là que nous présentons les laisser passer. Si on ne les a pas…il faut du temps pour négocier avec les autorités compétentes et ce n’est pas gagné ! Se retrouver bloqués si près du but serait vraiment insupportable, alors…mieux vaut ne pas prendre ce risque. C’est aussi là que nous faisons connaissance du guide Afar et du (ou des) policiers armés qui vont nous accompagner, tous étant d’une gentillesse extrême. On repart vers Ahmed Ela, dernier minuscule village écrasé de chaleur avant la traversée du lac: 19 km pour atteindre le site du Dallol. Les cases Afar, sur un socle de pierres, sont construites en morceaux de bois, des nattes couvrent le toit et le sol. A Ahmed Ela, un « bar » avec un frigo sur générateur nous accueille, entre midi et trois heures, nous nous allongeons en attendant un peu moins de chaleur. Quelques Afar travaillant dans les salines arrivent, prennent une bouteille d’eau fraîche et boivent lentement avant de s’allonger, épuisés. Ils ont souvent mal aux yeux à cause de la réverbération du soleil et des plaies qui ne se cicatrisent pas facilement dans le sel, c’est le moment de sortir la pharmacie et d’essayer de se comprendre. Dans une case voisine on fait du café et nous nous retrouvons tous autour d’un café brûlant. Puis on repart vers leDallol. En janvier le lac était recouvert d’une dizaine de centimètres d’eau, en septembre, c’était sec ou presque. C’est une vraie expédition et les voitures étaient suréquipées (réservoir d’eau, de gasoil, plaques désensablement, 3 pneus de réserve par voiture, pièces de rechange…)
Les 19 kilomètres semblent un peu long, l’envie « d’y être » sûrement, mais aussi la sensation que la voiture risque de « s’enquiller » à tout instant.
A l’horizon des créneaux de château fort? Nous approchons. Une petite colline et une ligne de couleur rouille se dessinent. Encore quelques kilomètres et la ligne s’est transformée en coulée de roches cuivrées sur laquelle la voiture ne peut plus avancer. Que voit-on alors ? Les créneaux du château fort se révèlent être des rochers d’origine volcanique sculptés par l’érosion et le vent, la coulée cuivrée s’étend sur plusieurs kilomètres de long et quelques centaines de mètres de large et devant nous la colline est constituée de roches volcaniques violettes, grises, ocres : c’est ce qu’il reste du volcan effondré dans le lac. La température est violente, accablante. Nous attaquons la montée, Bala, le guide Afar, en tête, les gardes, le chauffeur. La montée n’est pas très longue mais très «desséchante ». Arrivé vers le sommet, il faut un moment avant d’en croire ses yeux : tant de couleurs, de beauté dans ce monde totalement minéral … vivant. Les vapeurs, les couleurs, les odeurs, les concrétions, les geysers, les fumeroles, les mélanges de sel, d’acide, de souffre, les blancs, les verts, les jaunes, tout nous était inconnu jusqu’à cet instant et tout semble venu d’ailleurs. Pas à pas, nous découvrons ce site, d’abord calmement mais nous devenons vite boulimiques. Voir encore et encore, des roches plus colorées, plus découpées, plus étonnantes dans leurs formes, des mares d’acide bordées de sel plus grandes, se chevauchant, des dômes de souffre et de sel crachant des jets d’eau … C’est un lieu en mouvement, il frissonne, bouillonne, éructe et se transforme en permanence.
Nous ne pouvons nous lasser de ce spectacle mais la chaleur devient vite épuisante, il faut partir et rejoindre Ahmed Ela…en se disant qu’un jour, on essaiera de revenir. On peut aussi prolonger ces moments en campant sur place afin de profiter du Dallol au petit matin.
Sur le retour, nous passons par les salines…il existe des endroits dans le monde où il ne fait pas bon travailler. La croûte salée du lac est découpée en plaques de 5 kilos qui sont remontées par les chameaux à Mekele et vendues au marché 5 à 6 birrs (50 centimes d’euros). Pour cette somme, des hommes sont restés des jours à plus de 40 degrés, les pieds dans l’eau salée. Ils ont taillé ces plaques de sel, les ont chargées sur leurs chameaux et sont remontés en une petite semaine sur Mekele… La tribu des Afars était présentée il y a moins de cinquante ans comme une tribu belliqueuse, dangereuse. Nous avons rencontré de gens fiers, accueillants, détendus dès que les contacts sont établis, prêts à nous associer à leur mode de vie tout entier centré sur leur survie dans des conditions extrêmes.
L’Ethiopie m’a permis de vivre des moments vraiment exceptionnels, celui là en était un. Si vous partez là bas un jour, pensez à acheter du sucre pour les Afar, cela leur fera vraiment plaisir. Si vous souhaitez d'autres renseignements, n'hésitez pas. A+
Je suis allée deux fois dans le Dallol en prolongeant de quelques jours un voyage dans le nord de l’Ethiopie. Pour tous ceux qui ont envie d’y aller, j’ai essayé de décrire tout ce qui est enthousiasmant : les gens et les paysages ainsi que tout ce qui peut poser problème : essentiellement le parcours et l’organisation.
Par contre, je ne suis pas allée jusqu'au volcan Erta Ale: j'aimerais savoir s'il est envisageable de le gravir en étant "petit" marcheur, marcheur mais pas sportif et dans quel état on est au retour...
Pour le Dallol, la marche n'est pas un problème. En partant de Mékélé, nous allons passer de 2 700 mètres d’altitude à moins 126 mètres, des montagnes, de la verdure, des fleurs, des cultures, d’une ville de 140 000 habitants à la plaine blanche, immaculée du lac, parcourue par quelques Afars. Difficile d’imaginer de tels contrastes en si peu de temps. La piste de bout en bout est très belle à voir. A parcourir c’est autre chose : il faut compter 7 à 8 heures pour faire 150 kilomètres, si tout va bien ; les 50 derniers kilomètres étant particulièrement difficiles, nous parvenons à faire du 13km/heure… Dans les paysages qui se dessèchent au fur et à mesure que nous perdons de l’altitude, nous parvenons à l’étape de Birale C’est un gros village Afar et c’est là que nous présentons les laisser passer. Si on ne les a pas…il faut du temps pour négocier avec les autorités compétentes et ce n’est pas gagné ! Se retrouver bloqués si près du but serait vraiment insupportable, alors…mieux vaut ne pas prendre ce risque. C’est aussi là que nous faisons connaissance du guide Afar et du (ou des) policiers armés qui vont nous accompagner, tous étant d’une gentillesse extrême. On repart vers Ahmed Ela, dernier minuscule village écrasé de chaleur avant la traversée du lac: 19 km pour atteindre le site du Dallol. Les cases Afar, sur un socle de pierres, sont construites en morceaux de bois, des nattes couvrent le toit et le sol. A Ahmed Ela, un « bar » avec un frigo sur générateur nous accueille, entre midi et trois heures, nous nous allongeons en attendant un peu moins de chaleur. Quelques Afar travaillant dans les salines arrivent, prennent une bouteille d’eau fraîche et boivent lentement avant de s’allonger, épuisés. Ils ont souvent mal aux yeux à cause de la réverbération du soleil et des plaies qui ne se cicatrisent pas facilement dans le sel, c’est le moment de sortir la pharmacie et d’essayer de se comprendre. Dans une case voisine on fait du café et nous nous retrouvons tous autour d’un café brûlant. Puis on repart vers leDallol. En janvier le lac était recouvert d’une dizaine de centimètres d’eau, en septembre, c’était sec ou presque. C’est une vraie expédition et les voitures étaient suréquipées (réservoir d’eau, de gasoil, plaques désensablement, 3 pneus de réserve par voiture, pièces de rechange…)
Les 19 kilomètres semblent un peu long, l’envie « d’y être » sûrement, mais aussi la sensation que la voiture risque de « s’enquiller » à tout instant.
A l’horizon des créneaux de château fort? Nous approchons. Une petite colline et une ligne de couleur rouille se dessinent. Encore quelques kilomètres et la ligne s’est transformée en coulée de roches cuivrées sur laquelle la voiture ne peut plus avancer. Que voit-on alors ? Les créneaux du château fort se révèlent être des rochers d’origine volcanique sculptés par l’érosion et le vent, la coulée cuivrée s’étend sur plusieurs kilomètres de long et quelques centaines de mètres de large et devant nous la colline est constituée de roches volcaniques violettes, grises, ocres : c’est ce qu’il reste du volcan effondré dans le lac. La température est violente, accablante. Nous attaquons la montée, Bala, le guide Afar, en tête, les gardes, le chauffeur. La montée n’est pas très longue mais très «desséchante ». Arrivé vers le sommet, il faut un moment avant d’en croire ses yeux : tant de couleurs, de beauté dans ce monde totalement minéral … vivant. Les vapeurs, les couleurs, les odeurs, les concrétions, les geysers, les fumeroles, les mélanges de sel, d’acide, de souffre, les blancs, les verts, les jaunes, tout nous était inconnu jusqu’à cet instant et tout semble venu d’ailleurs. Pas à pas, nous découvrons ce site, d’abord calmement mais nous devenons vite boulimiques. Voir encore et encore, des roches plus colorées, plus découpées, plus étonnantes dans leurs formes, des mares d’acide bordées de sel plus grandes, se chevauchant, des dômes de souffre et de sel crachant des jets d’eau … C’est un lieu en mouvement, il frissonne, bouillonne, éructe et se transforme en permanence.
Nous ne pouvons nous lasser de ce spectacle mais la chaleur devient vite épuisante, il faut partir et rejoindre Ahmed Ela…en se disant qu’un jour, on essaiera de revenir. On peut aussi prolonger ces moments en campant sur place afin de profiter du Dallol au petit matin.
Sur le retour, nous passons par les salines…il existe des endroits dans le monde où il ne fait pas bon travailler. La croûte salée du lac est découpée en plaques de 5 kilos qui sont remontées par les chameaux à Mekele et vendues au marché 5 à 6 birrs (50 centimes d’euros). Pour cette somme, des hommes sont restés des jours à plus de 40 degrés, les pieds dans l’eau salée. Ils ont taillé ces plaques de sel, les ont chargées sur leurs chameaux et sont remontés en une petite semaine sur Mekele… La tribu des Afars était présentée il y a moins de cinquante ans comme une tribu belliqueuse, dangereuse. Nous avons rencontré de gens fiers, accueillants, détendus dès que les contacts sont établis, prêts à nous associer à leur mode de vie tout entier centré sur leur survie dans des conditions extrêmes.
L’Ethiopie m’a permis de vivre des moments vraiment exceptionnels, celui là en était un. Si vous partez là bas un jour, pensez à acheter du sucre pour les Afar, cela leur fera vraiment plaisir. Si vous souhaitez d'autres renseignements, n'hésitez pas. A+