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Pistes Escalante et Capitol Reef English translation pending
by Photopolox · 2011-06-04 · 18 replies
Bonjour,

Cela fait une semaine que je suis aux USA. Voicila praticabilité de certaines pistes que j'ai faites et ce à la demande de certaines personnes.

Même si le temps n'est pas idéal, je n'ai pas eu une goutte de pluie ce qui veut dire que les pistes sont actuellement accessibles.😎 Perso je les ai faites avec un NIssan X TERRA (4X4 avec une bonne garde au sol).

Voici le détail avec quelques conseils

Cottonwood : accessible et même en voiture (j'en ai croisé) sur toute la longueur (en faisant attention évidemment en voiture - à vos risques) - attention, si vous ne voulez pas monter à pied à yellow rock, il est possible de monter sur la colinne d'en face de quelques dizaines ou centaines de mètre en prenant la Brigham Plain Road. Attention, pour prendre cette dernière, il faut 3 conditions: un 4X4 + garde au sol importante + expérience de conduite. Cette dernière condition est cruciale car il y a une épingle au bord du précipice avec une belle ornière au milieu: je l'ai fais mais c'est limite). Si vous avez un doute, montez à pied vous verrez vite le "yellow rock". La piste de Cottonwood est très jolie et variée et il ne faut pas s'en écarter pour voir des points intéressants

Hole in the rock: accessible et même en voiture mais attention à part Devil's Garden, tous les points d'intérêt sont à plusieurs miles en 4X4 ou à pied de la piste. Personnellement, j'ai fais dry fork / peek a Boo / Spooky et il y a une piste de 2 miles à faire en 4X4 (impossible en voiture). Perso je me suis arrêté à dry fork mais on peut aller jusqu'au lac Powell sachant que les derniers miles sont difficiles même en 4X4 apparemment. Attention aux vaches aussi. A part Devil's Garden qui est joli au coucher du soleil, les points d'intérêts sont peu accessibles et la piste pas spécialement la plus belle

Moqui hill: pour y arriver, il faut suivre la route 12 (SCENIC BYWAY 12) jusqu'au mile 70: prendre à droite juste après le panneau 70 et avant une grosse flèche jaune indiquant que la route tourne à gauche (si vous allez tout droit, vous êtes dans le précipice). Continuez cette piste (inacessible en voiture) pendant environ 7 miles: garez vous à droite un peu avant un angle droit à droite (vous aurez en face de vous à quelques centaines de mètres une espèce de Mesa). Sur la dorite vous verrez la zone ou commence les Moqui balls - attention, si vous prenez l'angle droit, vous arrivez dans une partie avec du sable mou - à vos risques et périls de vous y aventurer. Sinon la piste est aussi assez jolie. En ce qui concerne dry fork et les 3 slots canyon, ce n'est pas difficile à trouver car bien indiqué avec des cairns. A noter que rentrer dans Peek a Boo n'est pas facile - il y a moyen de monter la colinne à gauche pour rentrer par l'arrière (regarder bien où vous atterisser en haut pour retrouver votre chemin (il y a un cairn au bord du talus).

Cathedral Valley: pour moi, elle n'est pas accessible en voiture. La profondeur de la rivière FREMONT est de 15" (environ 40 cm) et tout le long de la piste, il y a des ornières (chaque fois qu'on traverse un wash et surtout, la côte qui va du fond de upper valley jusqu'à la corniche n'est pas facile). Sinon joli coin peu fréquenté (ça m'a étonné d'ailleurs) - j'ai le plus aimé les bentonites et temples du soleil et de la lune

Factory Butte: mon favori (pourquoi - je sais pas et apparemment je suis pas le seul). Depuis 3 ans le BLM a limité l'accès strictement aux pistes donc plus de hors piste même à pied pour protéger des cactus en voie de disparition (il y a une zone où on peu se défouler - suffit de voir les traces sur les collines en bentonite). La piste fait 9 miles et est accessible en voiture jusque là (après: non). Après, il y a une piste à gauche (N° 0090) qui permet de contourner factory butte par l'arrière. Attention cette partie est destinée au possesseurs de 4X4 avec garde au sol importante et expérience).

Pour ceux qui ne souhaitent pas s'aventurer sur les pistes, voici deux endroits avec des côtés superbes qui sortent des sentiers battus et qui sont des routes bien goudronnées.

Valley of fire: sur certains aspects ressemble à Moab/Arches mais avec la route qui va du visitor centre jusque white domes rappelle on se croirait un peu à Coyote Buttes South. Valley of fire se situe à une heure de route au nord de Las Vegas (sortie 75 sur la I15 - c'est indiqué).

Burr trail road : Elle démarre à Boulder à partir de la Scenic Byway 12 (à droite en venant de Bryce Canyon. Faites les 18 premiers miles à partir de Boulder - c'est superbe.

Maintenant, je vais rejoindre le Paria Outpost des Dodson pour entre autres deux jours à Coyote Buttes South et un à the Wave 😇😛🙂😮😏😎😊😉

Disclaimer: je vous donne mon point de vue en toute bonne foi - c'est votre responsabilité d'emprunter ou non les pistes avec le véhicule dont vous disposez

A bientôt

Paul
Passage frontière Ouzbékistan-Tadjikistan? English translation pending
by Lionelgasc · 2011-05-18 · 119 replies
Bonjour, Je suis à la recherche d'informations pour rejoindre Douchanbe (Tadjikistan) depuis Samarcande (Ouzbekistan). J'ai entendu dire que la frontière près de Pendjikent à l'est de Samarcande serait fermée. Confirmez vous cette information ?

Sinon, nous songeons à passer par celle plus au sud située à l'ouest de Douchanbe (Sariosiyo-Tursanzade). Pour celle-ci, j'ai vu que l'on peut prendre un train jusqu'à Termiz puis un autre jusqu'à Sariosiyo. Ma copine étant enceinte, cela parait quand même mieux de prendre le train et de s'éviter les 8h de voiture...

Quelqu'un a-t-il déjà fait cela ? Faut-il absolument aller jusqu'à Termiz ? J'ai l'impression que l'on peut descendre un peu avant en regardant la ligne de train (Kumkurgan ?) Ce trajet est-il réalisable en une nuit + une journée ? en un jour ? en deux jours?

Merci beaucoup d'avance, Lionel
Récit de voyage de trois semaines en Chine (Pékin, Chengde, Pingyao, Xi'An, Shanghai, Huangshan) English translation pending
by Aude238 · 2011-05-15 · 5 replies
Coté trajets :

Nous sommes un couple de trentenaires habitant Marseille. Florent, parisien au cœur breton et moi Audrey, marseillaise. Nous voyageons sac au dos, en "routard". Nous avions décidé d'aller passer 3 semaines en Chine en automne 2010. Les prix des billets d'avion ont déterminé les dates de voyage, de fin septembre à mi-octobre. Ce n'est qu'après avoir acheté notre guide touristique que nous nous rendons compte que nous allons voyager pendant une période pas trop recommandée : la fête nationale du 1er octobre et la semaine de vacances scolaires qui suit. Maintenant nous étions prévenus. Nous voulions d'abord aller sur la muraille de Chine et voir l'armée des soldats de terre cuite. Les deux sites sont classés au patrimoine mondial de l'Unesco. En feuilletant quelques brochures touristiques, nous choississons d'autres sites, eux aussi classés. Finalement, sans le vouloir, nous suivrons la route de l'Unesco. Après quelques recherches sur VoyageForum, nous arrêtons notre trajet :

Jour 1 : Arrivée Pékin Jour 2 : Rencontre avec Pékin. Place Tianmen. (Pékin) Jour 3 : La muraille de Chine (Mutianyu), Tour de la Cloche et Tour du Tambour (Pékin) Jour 4 : Cité interdite et Temple des lamas (Pékin) Jour 5 : Train pour Chengde. Temple de l'école du Potala et Temple de la paix universelle (Chengde) Jour 6 : Parc impérial et Palais d'été (Chengde). Train pour Pékin Jour 7 : Palais d'été et Maison du Prince Dong (Pékin) Jour 8 : Temple du Ciel, Qianmen, rue Dazhalan (Pékin) Jour 9 : Train pour Taiyuan, Résidence des Qiao, Pingyao Jour 10 : Maisons traditionnelles (Pingyao) Jour 11 : Balade dans Pingyao et train de nuit pour Xi'an Jour 12 : Arrivée à Xi'an, jour de la Fête nationale (1er octobre), quartier hui Jour 13 : Armée des soldats en terre-cuite de l'Empereur Qin, les remparts (Xi'an) Jour 14 : Quartier de Shuyanmen, remparts et train de nuit pour Shanghai Jour 15 : le Bund, ballade en bateau sur la rivière Huangpu, jardin Yu (Shanghai) Jour 16 : Temple du Bouddha de Jade, place du Peuple, quartier de la concession française, (Shanghai) Jour 17 : excursion à Suzhou Jour 18 : Train pour Hangzhou puis bus pour Tangkou Jour 19 : le Huangshan (les montagnes jaunes) Jour 20 : le Huangshan, transfert à Tunxi et train de nuit pour Shanghai Jour 21 : quartier de Pudong, Nanjing Donglu (Shanghai) Jour 22 : Nanjing Lu et Bund coté intérieur (Shanghai) Jour 23 : Shanghai

Le fait de devoir passer une partie des vacances scolaires en Chine, période très touristique et même déconseillée, a conditionné notre façon de prévoir notre route. De plus, le pays étant vaste, il a fallut choisir certaines régions, et en éliminer d'autres. Nous avons établi un plan jour après jour, que nous avons affiné mais que nous avons respecté à la lettre sur place. La grande inconnue étant l'affluence, nous avons préféré réserver tous nos hotels à l'avance, sur internet, depuis la France. Tant pis pour le coté spontané du trajet, mais là, nous ne voulions pas trop prendre de risques. Nous savions que nous allions vivre de toute façon une grande aventure. Le gros point noir du voyage était la réservation de trains, qui n'est possible que de la gare de départ, et moins de 10 jours à l'avance. Comment allions-nous pouvoir gérer nos déplacements pendant la fête nationale ? Nous risquions d'être bloqués plusieurs jours si tous les trains étaient pleins… Et 3 semaines en Chine, c'est court.

Coté Budget :

Avion (compagnie Emirates) + transferts Marseille/Nice = 800 eur / personne Assurance annulation, visa, vaccins, pharmacie = 150 eur environ/personne Cash retiré en Chine = 700-800 eur/personne Dont Train = 180 eur/p et au total 200 eur avec les bus et taxi Dont Hotels = 430 eur à deux pour une chambre double et 19 nuits puisque nous avons pris 3 trains de nuit Dont visites = 160 eur/p Repas moyen = 2-3 eur/pers. En moyenne 10 eur/p par jour nous ont suffit

Coût total = environ 1700 eur/pers

Pour la lisibilité du texte, le récit de quelques "aventures" est en italique et peut être sauté. Il n'apporte pas de coté pratique, mais fait partie de notre "carnet de voyage".

Jour 0 - Départ de Marseille en train pour Nice puis vol Nice-Dubaï-Pekin

Jour 1 : Arrivée à Pékin

Pékin nous voilà ! Nous arrivons à Pékin en milieu d’après midi. Après avoir récupéré nos sacs, passé la douane et retiré des yuan au distributeur de l’aéroport, nous achetons au guichet nos tickets de métro pour le centre-ville. Nous découvrons le ticket de métro pékinois, une carte magnétique. Il suffit de la poser sur le lecteur et "magie magie" le tourniquet s’ouvre. Les stations sont indiquées en chinois et en anglais, nous nous dirigeons facilement pour les changements. Nous y sommes ! A la sortie, un agent indique aux gens où insérer leur ticket de métro, qui est conservé et réutilisé… Le premier contact avec les Chinois se fait à la sortie du métro. Il nous faut maintenant trouver notre hôtel, la nuit commence à tomber et il n'est pas 18h… Nous approchons un Chinois notre plan et notre adresse à la main. Gagné, il parle anglais et nous indique la route. Nous rentrons dans une ruelle qui se rétrécit petit à petit, nous croisons des vélos, quelques échoppes. L'Asie est à portée de la main ! 10 minutes plus tard, nous arrivons à l'auberge de jeunesse, choisie sur internet. L'entrée est sympa, avec des lanternes rouges. On nous demande nos passeports pour nous enregistrer, nous visitons la chambre. Crevés par le voyage, nous sortons quand même prendre notre premier repas en Chine. Nous nous laissons tenter par un délicieux poulet aux cacahuètes et des nouilles. Le tout est très bon, mais plutôt épicé. Nous découvrons la vraie cuisine chinoise !

Beijing Saga International Youth Hostel. 240 yuan avec 2 lits simples (ou twin, le standard en Chine) et salle de bain privée.

Jour 2 : Rencontre avec Pékin

Premiers repérages à hôtel, qui organise des excursions à la muraille de Chine et peut acheter des billets de train. Nous demandons les horaires pour Chengde, où nous voulons aller d'ici 2 jours, et surtout pour Pingyao-Xi'an, problématique car nous nous y rendrons le jour de la Fête Nationale (1er octobre) et nous ne savons pas à quoi nous attendre, hormis beaucoup de monde. De plus, Pingyao ne fait pas partie de la même région et normalement un billet ne peut être acheté que de la gare de départ. Apparemment, les trains fonctionnent mais risquent d'être bondés. Pour réserver les billets, il faut téléphoner à la gare. La ligne étant occupée, on nous conseille de revenir le soir. Mais les billets risquent de se vendre, nous avons choisi un train de nuit et il n'y en a pas beaucoup. Nous sommes le 21 septembre et nous savons que les billets sont vendus 10 jours à l'avance. Il est temps de les acheter !... Achat des billets de train pour tout le voyage dans une agence du CITS*. Nous y restons 5 heures (!), mais nous avons réservé nos billets pour les 3 semaines de voyage et même pour les trajets en dehors de la région de Pékin. Nous payons une grosse commission (sur 180 eur de billets par personne, il y avait 50 eur de frais…) mais nous sommes soulagés, les trains en période de vacances scolaires étant pris d'assaut. En même temps, nous avons l'impression désagréable d'avoir perdu une journée. Nous reprenons le métro et nous dirigeons alors vers la place Tianmen. La photo de Mao trône. L'endroit est bondé. Nous prenons quelques photos et le temps de traverser la route par un passage souterrain, la nuit tombe sur Pékin. Nous repérons aussi l'entrée de la Cité Interdite pour le surlendemain. Nous rentrons à hôtel où nous rencontrons 3 retraités Français avec lesquels nous échangeons nos premières impressions.

* L'achat des billets de trains ou comment passer 5 heures dans une agence chinoise (CITS) Nous décidons de nous rendre dans une agence du CITS (agence touristique d'état, conseillée par une amie). Nous prenons donc le métro, achetons un ticket à 2 yuan, passons nos sacs au contrôle et nous dirigeons aisément dans le métro. Les rames sont ultramodernes, avec des écrans diffusant une chaîne d'information et des publicités. Dans les wagons, les Chinois ont les yeux rivés à leur téléphone portable et envoient des sms à tout va ou jouent. On se croirait à Paris ! A la sortie du métro, nous demandons notre chemin à quelqu'un. Très serviable le jeune homme passe un coup de fil au CITS pour confirmer l'endroit et nous l indique. Nous sommes agréablement surpris. Nous tournons malgré tout une bonne demi-heure avant de trouver l'agence par hasard. Nous entrons, il est 11h. Une jeune femme parlant anglais nous accueille. Nous souhaitons réserver les billets Pékin-Taiyuan et surtout Pingyao-Xi'an qui nous causent souci. N'étant pas sûre de comprendre notre trajet, la jeune femme téléphone donc à une de ses collègues et me la passe. Me voilà conversant en anglais au téléphone ! Avec 6 heures de décalage horaire… Nous avons le projet de faire une visite (la Résidence des Qiao) entre Taiyuan et Pingyao, en prenant un taxi ou un bus. Nous avions trouvé quelques éléments de réponse sur les forums mais je pose la question. On me dit qu'il faut se renseigner à l'agence locale et que l'on me rappelle. 5 minutes plus tard, on me propose une excursion en taxi de Taiyuan à Pingyao via la Résidence des Qiao pour 60 euro. Connaissant le prix du bus (moins de 10 euro), nous déclinons, nous étant assurés que le trajet est bien réalisable en bus. On nous propose aussi un hôtel au passage. Mais nous l'avons déjà réservé par internet. Reste à réserver le fameux train. Nous précisons que nous voulons prendre les billets Pékin-Taiyuan le 28 septembre uniquement si le train de nuit Pingyao-Xi'an du 30 est disponible (sinon il faut revoir tout le programme). Ayant déjà repéré les trains que nous souhaitions prendre sur internet (merci qui ???), nous donnons carrément les numéros. Bingo ! Il reste quelques places en couchettes de 2e classe pour le Pingyao-Xi'an et nous choisissons la 1ère classe assise pour le Pékin-Taiyuan. Nous sommes soulagés. Nous découvrons amusés la façon de travailler des Chinois. On fait un bon en arrière d'une cinquantaine d'années. Tout se fait par écrit et par téléphone, malgré les deux ordinateurs présents. Nous pensons que les billets doivent être achetés physiquement à la gare et que nous aurons une petite commission à payer. Arrive alors une dame (celle que j'avais eu au téléphone) qui prend le relais. Effectivement elle est plus à l'aise en anglais. Elle nous demande si nous avons besoin d'autre chose. Du coup, nous prenons nos billets Pékin-Chengde (nous l'écrivons, car notre prononciation s'avère incompréhensible pour les Chinois, d'autant qu'il existe une autre ville, Chengdu). Le train le plus rapide met 4h alors que les autres prennent 7h. Nous choisissons la classe supérieure (qui coûte seulement 2 euro de plus) et réservons le billet. Tout se passe par téléphone. Pourtant, les billets sont émis directement au guichet de l'agence… Pour 60 yuan (6 eur), nous avons un ticket pour parcourir 230 km ! Place au retour maintenant. Là les choses se compliquent, le retour 2 jours plus tard est complet. Il faut voyager debout (pendant 4 heures…!) ou modifier nos dates. Qu'à cela ne tienne, nous sommes flexibles puisque notre excursion de 2 jours à Chengde se fait à partir de Pékin et que nous avons prévu d'y rester 5 jours au total. Nous devons donc annuler nos billets aller. Nous avons la surprise de constater que l'annulation est payante (17 yuan par billet). Re-coups de téléphone, écritures, re-émission de billet. On nous demande si nous avons un hôtel sur place (nous sommes quand même dans une agence de voyage). De nombreux hôtels sont complets (pourtant ce n'est pas le week-end) et finalement, nous nos retrouvons dans un hôtel 4 étoiles avec petit déjeuner-buffet pour environ 45 eur. C'est un peu plus cher que toutes les chambres que nous avons réservées, mais comme ça reste raisonnable, nous acceptons. Nous paierons hôtel sur place. Nous tentons alors de réserver un billet pour un départ dans plus de 10 jours et, surprise, cela ne semble pas poser de problème. Allons-y gaiement ! Nous prenons alors le billet Xi'an-Shanghai en train de nuit le 3 octobre. Il y a de la place en couchettes molles (1ère classe). Re-téléphone, etc… Devons-nous réserver la suite du voyage ? Je m'étais laissé au moins une semaine en Chine pour prendre des informations supplémentaires sur la montagne jaune (Huangshan). En effet, malgré la lecture de forums et du guide, ce point me semblait plutôt flou. En même temps, je savais que notre excursion tombait en plein pendant les vacances scolaires et qui plus est le week-end, d'où le risque que les trains soient bondés là encore. Nous préférons "assurer" notre programme et prenons un train Shanghai-Hangzhou tôt le matin du 7 octobre pour pouvoir prendre un bus (ou un autre train) pour le Huangshan et le train de nuit Hungshan-Shanghai pour un retour le 9. Vient l'heure de la facture, très détaillée. Les prix sont bien ceux que j'avais relevés sur internet. On nous explique les commissions ajoutées, les réservations. Total : 3652 yuan (soit environ 360 eur de billets de train pour 2 personnes et des milliers de kilomètres). Cela ne nous paraît vraiment pas cher. Mais il est plus de 14 heures et nous commençons à en avoir marre et un peu faim. Nous demandons si nous pouvons régler par carte bleue mais il ce n'est pas possible. Nous allons devoir retirer de l'argent car nous ne pensions pas régler tous nos billets de train d'un coup ! Nous les prévenons que nous en profiterons pour déjeuner (des fois qu'ils effacent les réservations !). Nous repérons un distributeur, et allons manger. Nous entrons dans un petit restaurant où la cuisine semble fermée mais la serveuse nous fait signe d'entrer. Elle nous emmène au fond de la salle où son mari regarde la télévision en attendant les clients. Branle-bas de combat ! Des européens dans le restau… Nous tentons de demander le menu, puis le menu en anglais… Peine perdue ! Heureusement qu'il y a des photos. Nous prenons deux plats un peu au hasard. Nous nous régalons. En sortant, nous passons devant un institut de "foot massage". Les prix attirent notre regard : seulement une quinzaine d'euro pour une heure. Impensable ! Nous entrons et demandons quelques renseignements, plus la carte de visite ! Retour au CITS. Tous les documents ne sont pas prêts. Nous ne comprenons plus rien. Les agents sont encore en train d'écrire des papiers. Nous prenons les billets de train pour Chengde et Taiyuan. On nous explique ensuite comment récupérer les billets de train au départ des autres régions. On nous donne des "bons pour échange" que nous donnerons dans des hôtels ou des agences locales du CITS. Le problème, c'est que nous n'avions pas toutes les adresses de nos hôtels sur nous et du coup, l'agence ne savait pas trop où nous envoyer dans certaines villes. Nous avons prié pour que ce ne soit pas trop contraignant au final ! Nous réglons enfin. Il est 16 heures… Nous commençons à comprendre que nous ne sommes pas au bout de nos surprises dans ce pays, qu'il faut s'armer de patience et accepter la différence de culture.

Jour 3 : La muraille de Chine (Mutianyu), Tour de la Cloche et Tour du Tambour (Pékin)

Nous avons choisi l'excursion organisée par notre hôtel (meilleur rapport temps passé sur la muraille – prix). Nous sommes un petit groupe de 7 personnes dans lequel nous retrouvons les Français vus la veille. Nous prenons un minibus et nous découvrons la conduite chinoise durant environ 1h30. Le klaxon est de rigueur et la bande d'arrêt d'urgence sert régulièrement de 2e voie ! Bref, nous avons failli mourir dix fois sur le trajet… En arrivant sur place, nous trouvons une armée de magasins pour touristes, les commerçants prêtes à dégainer leurs souvenirs sur nous ! Montée à pied (45 min). Ballade de 3 h sur la muraille, coté opposé aux téléphériques pour être plus tranquilles. Des centaines de marches ! Impressionnant. La forme de la montagne est parfaitement épousée par la muraille et à certains endroits, les marches sont très verticales. Déjeuner (inclus) dans un restaurant au pied de la muraille. Retour à hôtel en début d'après midi. Tour de la Cloche et tour du Tambour où nous assistons à un spectacle de tambours. Petit tour à pied dans les hutongs. Nous repérons aussi notre futur hôtel après notre étape à Chengde. Le Red Lantern retient notre attention pour sa cour carrée traditionnelle.

Jour 4 : Cité interdite et Temple des lamas (Pékin)

Nous commençons tôt par la place Tianmen (coté Mausolée), pour arriver à la Cité Interdite (entrée sud). Majestueuse ! Gigantesque ! Il faut dire qu'elle fait un carré de un kilomètre par un kilomètre. Elle me rappelle Hué au Vietnam. Énormément de petits "palais", aux frontons reluisants. Des dragons, des phœnix, du rouge, du vert, du bleu et du doré. Ainsi que les toits jaunes, couleur impériale. Souvent les palais ne se visitent pas ou alors ils sont transformés en salles de musée. Mais beaucoup de monde. Nous en ressortons 5 h plus tard, par la porte nord, crevés et encore, nous n'avons pas tout fait ! Nous rentrons déjeuner dans un petit restaurant qui ne paye pas de mine. Des hauts parleurs à fond pour attirer le client. Nous goûtons à de sublimes raviolis au porc. Du coup, nous en redemandons aux champignons. Il se révèleront être les meilleurs raviolis de tout le voyage ! Nous tentons ensuite de prendre un taxi (le premier) pour aller au Temple des Lamas. Nous demandons le tarif mais cela nous semble trop cher. Nous décidons ensuite de prendre une sorte de triporteur-taxi qui roule à deux à l'heure. On aurait mieux fait de prendre un taxi ! Nous apprendrons plus tard que le compteur existe, que la prise en charge coûte 10 Y pour 4 km puis 2 Y par km. En fait la course nous aurait coûté 1 eur… Nous découvrons le Temple des Lamas. Nous entrons par un magnifique portique. L'endroit est reposant, il y a beaucoup de gens qui viennent prier… et beaucoup d'encens ! Gigantesque statue de Bouddha en bronze. Pour profiter des bienfaits de la culture chinoise, nous choisissons ensuite de nous offrir un massage des pieds pour récupérer, mais le massage chinois s'avère très douloureux pour moi !

Auberge en face de la gare centrale (stratégique) 160 yuan, chambre twin, salle de bain/WC en commun

Jour 5 : Train pour Chengde. Temple de l'école du Potala et Temple de la paix universelle (Chengde)

Départ de la gare centrale de Pékin pour aller à Chengde. C'est l'aventure : se diriger dans notre première gare, trouver la salle d'attente spécifique à notre train, trouver le quai, le wagon… En effet, il faut trouver les quelques mots d'anglais dans toutes les inscriptions en chinois. Finalement c'est moins sportif que ce que nous pensions. On dirait un vieux train Corail. Nous découvrons qu'il y a de l'eau au chaude à disposition dans le train, tout le monde se fait un thé ou des nouilles. Cela nous donne des idées pour la suite du voyage… Beaucoup de champs de maïs coté paysages mais rien d'exceptionnel. Arrivés à la gare de Chengde, nous prenons un taxi pour 10 Y. En fait, hôtel est assez proche de la gare mais nous préférons gagner du temps, nous avons 2 visites pour l'après-midi. Nous rencontrons à l'accueil de hôtel Loïc, un Français qui voyage en solo. Comme il a le même programme que nous, nous partageons un taxi ensemble pour aller au Temple de l'école du Potala. On se croirait au Tibet. C'est la réplique du Potala de Lhassa. Tout en haut sur la terrasse, un mat tibétain avec les drapeaux de prières. Nous croisons aussi la route d'un car de touristes français. Sympathisant avec eux, nous nous rendons compte que nous sommes dans le même hôtel Comme ils vont aussi au Temple de la paix universelle situé à 1 ou 2 km, Florent leur demande s'ils peuvent nous y déposer avec leur car, ce qu'ils acceptent avec plaisir. Nous les perdons ensuite car ils ont un 3e temple à visiter. Nous prenons notre temps car nous voulons profiter du temple, d'inspiration chinoise et tibétaine lui aussi. Il contient une énorme statue du Bouddha de la Compassion, en bois et qui possède 40 paires de bras. Nous montons le plus haut possible et trouvons des chaînes entourées de milliers de cadenas. Il paraît que les inscriptions sont des mots d'amour… Nous rentrons à hôtel en bus pour profiter de notre chambre 4 étoiles. La nuit est tombée et nous avons une jolie vue sur un pont éclairé.

Hotel Yunshan : 450 Y chambre twin avec petit déjeuner buffet

Jour 6 : Parc impérial et Palais d'été (Chengde). Retour à Pékin en train.

Après un petit déjeuner-buffet royal, nous allons visiter le Parc impérial. Nous nous y rendons en taxi. Comme nous y sommes relativement tôt, nous pouvons voir des Chinois pratiquer le Taï-Chi. C'est très beau. Il y a des petits lacs, de petits palais et nous nous y baladons 2 bonnes heures. Ca change de tout ce que nous avons vu jusqu'à présent. Il nous reste à voir le Palais d'été, qui est une sorte de petite Cité Interdite. Nous nous laissons 2 heures pour la visite car notre train part à 13h. Nous passons récupérer nos sacs à hôtel et allons à la gare. Nous en profitons pour acheter un thermos à thé ainsi que du thé. La gare de Chengde s'avère plus houleuse qu'à Pékin. Nous sommes parqués devant des tourniquets fermés. Quand ils s'ouvrent pour laisser l'accès au quai, nous nous frottons aux Chinois et à leur façon si "délicate" de pousser leurs semblables. Nous découvrons le sport national : le coude à coude. Nous prenons le train pour Pékin et arrivons en début de soirée à notre nouvelle auberge, le Red Lantern, que nous avions réservé avant le départ à Chengde. Situé dans des "hutongs", c'est une maison chinoise typique avec une cour carrée, une "Siheyuan". Nous tentons un petit restaurant de nouilles qui a attiré notre regard. On nous regarde beaucoup, surtout par curiosité. Nous commandons notre plat en montrant les assiettes des autres clients. Mais nous ne sommes pas très doués pour manger des nouilles avec des baguettes. Nous voyant un peu embarrassés, le serveur vole à notre aide en nous montrant comment retourner les nouilles avec la sauce, et les enrouler autour des baguettes à l'aide de la cuillère. Tout le monde rit et nous aussi. Terrible !

Hotel Red Lantern. 260 yuan avec 2 lits simples et salle de bain privée

Jour 7 : Palais d'été et Maison du Prince Dong (Pékin)

Départ très tôt pour un dimanche mais maintenant nous savons qu'il faut partir de bonne heure pour éviter (un peu) les cars de touristes chinois. Le Palais d'Eté n'est pas tout près du centre et à ¼ d'heure de la sortie du métro Beigongmen (ligne 4). Une fois sur place, c'est l'enchantement. Encore plus diversifié qu'à Chengde, le parc est magnifique, s'étend sur les hauteurs et près d'un lac. Les Chinois viennent en famille ou retrouvent des amis pour jouer aux cartes, aux dominos, danser, chanter… Là encore des dizaines de petits "pavillons" égayent le parc. Nous prenons le bateau pour rejoindre l'autre rive. Nous passons la matinée entière à nous promener au soleil. Nous montons tout en haut pour avoir la vue sur le lac et on aperçoit Pékin au fond. C'est immense ! Ensuite, nous allons voir la Maison du Prince Dong que l'on nous a conseillé. Effectivement, ça change encore de tout ce que l'on a pu voir auparavant. En sortant, nous prenons un pousse-pousse pour une petite balade dans les hutongs. La négociation est difficile et croyons obtenir un bon prix. Mais il est tellement bas que notre homme pédale au ralenti et nous laisse même finir à pied ! Sur le chemin, je visite seule une "sihueyan" (maison traditionnelle) moyennant 20 Y, ce que nous trouvons relativement cher mais nous sommes là pour ça aussi… Effectivement, la maison est mignonne. Nous nous retrouvons sur les bords du Lac Houhai. La nuit tombe, les lanternes s'éclairent. L'endroit est très romantique. Nous décidons de boire un verre dans un bar qui est en fait un club d'aviron. Nous sommes seuls au bord du lac. Sur le chemin du retour, mon attention est attirée par la devanture d'un luxueux restaurant. On dirait une sihueyan. Prétextant de voir la carte, nous en profitons pour jeter un œil à l'intérieur. Magnifique. La maison est restaurée, la cour carrée est toute pavée et de petites salles permettent de prendre un repas en privé. Malheureusement, n'ayant pas très faim, nous partons à la recherche d'un repas moins copieux.

Jour 8 : Temple du Ciel, Qianmen, rue Dazhalan (Pékin)

Le Temple du Ciel, très prisé par les Chinois et en photo dans tous les guides, en impose lui aussi par sa splendeur. Comme tous les monuments à Pékin, il est repeint régulièrement et les frontons colorés de bleu, vert, rouge et or sont resplendissants. C'est une alternance de ronds et de carrés dans tout le parc, symbolisant le Ciel et la Terre. Ensuite nous allons faire un tour dans le marché Hi fi de Hongqiao, par curiosité. Nous trouvons des copies de lecteurs de MP3 et d'appareils photos pour quelques euro. N'étant pas intéressés, nous déclinons les offres des vendeurs et nous constatons alors que les prix diminuent alors vertigineusement. Ils sont divisés par 10 quand nous nous éloignons un peu trop de leurs stands… Nous le saurons pour nos futurs achats !!! Puis nous allons vers Qianmen Dajie, rue bourgeoise restaurée à l'ancienne, avec des boutiques que nous connaissons bien au milieu… Nous avions déjà vu les enseignes Dia, Séphora et Starbuck Coffee mais là, c'est une rue européenne qui s'offre à nous ! En remontant vers le nord, nous bifurquons ensuite à gauche dans la rue Dazhalan, plus "commerces pour touristes" et nous nous y perdons avec délices. Nous achetons du thé après l'avoir goûté. En passant devant un institut de "foot massage", nous nous laissons tenter par un autre massage, après avoir négocié le tarif, comme il se doit.

Jour 9 : Train pour Taiyuan, Résidence des Qiao, Pingyao

Nous partons en taxi cette fois pour rejoindre la gare de l'ouest. Toujours un peu de stress en arrivant à la gare car presque toutes les indications sont en chinois. Nous nous retrouvons dans un train ultramoderne et super luxueux. Nous sommes épatés. En 4 heures, nous arrivons à Taiyuan. Maintenant le plus dur reste à faire : aller à la gare routière et prendre un billet pour Pingyao. En sortant de la gare, nous abordons un couple qui parle anglais. Chance ! Mais il n'est pas du coin. Un petit attroupement de curieux se forme et du coup, le jeune homme demande aux locaux les précieux renseignements, comme le numéro du bus pour aller à la gare routière. Je lui pose les questions en anglais et il fait de même en chinois. Que du bonheur ! Nous notons tout sur une feuille et lui demandons de l'écrire en chinois. Ca peut toujours servir ! On nous conseille de prendre le train, plus simple. Nous retournons dans la gare. Mais devant l'affluence au guichet, nous renonçons. Le temps de faire la queue et d'attraper un train, il fera nuit… Nous revenons à nos plans initiaux : nous abandonnons l'idée du bus et nous prenons une moto-taxi pour aller à la gare routière. Après tout, nous sommes riches ici, autant en profiter ! Nous prenons donc le premier car pour Pingyao et sommes tout fiers d'avoir acheté nous même nos billets. Niveau timing, nous n'avons pas perdu de temps, et devrions arriver vers 14h30 à Pingyao. Nous demandons au chauffeur, guide de conversation en main, si le car passe devant la Résidence des Qiao. Bingo ! En plus il y a des bus toutes les heures. Nous allons pouvoir effectuer notre visite en cours de trajet, comme nous le souhaitions… Arrivés au village de Qiao Jiada Yuan, nous descendons. Il nous suffit de suivre un car de touristes pour arriver facilement à la Résidence. Nous laissons nos sacs à dos à la consigne pour visiter tranquillement. Il s'agit de 4 maisons traditionnelles, dont l'intérieur est transformé en petits musées. La visite se termine par un petit jardin puis à la sortie, nous tombons sur des dizaines de marchands qui se sont installés là. Un peu lassés, nous filons attraper le car pour Pingyao. Après quelques déboires avec le chauffeur, nous arrivons à Pingyao. Il fait nuit et il faut rentrer dans la ville fortifiée. Nous prenons un cyclo-pousse (tarif négocié bien sûr) pour aller à hôtel Nous arrivons alors dans une splendide demeure. Nous avions pris une chambre traditionnelle "de luxe" et nous ne sommes pas déçus. Il s'agit d'un lit en bois surélevé avec du mobilier chinois. Nous "négocions" le petit déjeuner gratuit avec le gérant de hôtel, Bob, et partons à la découverte de la "ville des lanternes" de nuit.

Zhengjia Hotel, 350 yuan, chambre "de luxe" typique, salle de bain privée

Jour 10 : Maisons traditionnelles (Pingyao)

Après notre petit-déjeuner, nous achetons notre "pass" qui permet de visiter toutes les maisons traditionnelles et quelques temples. Valable 2 jours, il faut absolument le faire tamponner le soir même à un autre guichet pour avoir le droit de s'en servir le lendemain. Nous commençons donc par la banque Rishengchang puis la maison du banquier Lei Lütai. Mais après la Résidence des Qiao, tout semble bien fade et surtout répétitif. La pierre grise et le ciel nuageux y sont peut être pour quelque chose. La porte d'entrée ou la façade sont souvent plus impressionnantes que l'intérieur. Mais chacun ses goûts. Nous devons aussi penser à récupérer nos billets de train Pingyao-Xi'an. Nous devons les prendre dans un hôtel situé dans une des rues principales. Nous nous y rendons et prenons nos billets en échange du petit papier bleu. Nous vérifions bien la date et partons satisfaits. Nous préférons ensuite nous balader dans les rues animées et restaurées pour les touristes, à la recherche d'un petit restaurant pour le soir. Pingyao est le paradis des nouilles et autres raviolis vapeur : oreilles de chats, mountain noddles, nouilles coupées au couteau, etc… Ensuite, nous quittons les rues commerçantes pour nous diriger vers les remparts et les cotés peu (ou pas) mis en valeur de Pingyao. Nous faisons tamponner notre pass à l'extérieur de la porte Sud. Florent s'achète une veste en lin pour 3 eur ! Le jour tombe et les lampions s'allument peu à peu. La ville est vraiment magnifique, même si elle fait un peu "musée". Nous dînons dans la cour intérieure d'un restaurant, loin du bruit de la salle. De retour à hôtel, nous nous rendons compte que le prix inscrit sur nos billets de train n'est pas celui qui est mentionné sur notre facture, il est beaucoup moins cher ! Nous réalisons alors que nous nous sommes pris une double commission : l'une pour le CITS et l'autre pour l'agence locale. Nous avons l'impression désagréable de nous être faits un peu "avoir".

Jour 11 : Balade dans Pingyao et train de nuit pour Xi'an

Nous visitons encore deux maisons, admirons la vue sur la rue du sommet d'une tour et partons nous balader dans les rues si sympathiques de Pingyao. A midi cette fois-ci, nous mangeons "dans la rue", à la grande joie du cuisinier. Il y a tant de sortes de nouilles à tester ici ! Un peu de shopping pour finir, je m'achète une écharpe en Pachmina que je ne quitterai plus. Nous passons l'après midi à regarder les gens, les marchands de bonbons, de raviolis. Nous retournons à hôtel pour envoyer quelques mails, boire une bière et prendre nos sacs. Bob nous fait accompagner à la gare où nous allons prendre notre premier train de nuit. Arrivés en avance à la gare, nous observons les Chinois ainsi que d'autres touristes. Le train a du retard. Nous nous y attendions, c'est la veille de la Fête Nationale, le premier jour des vacances scolaires. Tout doit être plein. Bizarrement, il y a peu de monde à la gare de Pingyao. Nous pensons que beaucoup de gens sont montés à Taiyuan. Les gens commencent à se lever les uns après les autres pour se poster près des portes. Nous entamons la discussion avec un couple d'anglais qui vont dans le même wagon que nous. Le train est à l'approche, les portes donnant accès au quai s'ouvrent. Nous sommes dirigés en fonction de notre wagon pour attendre au bon endroit. La brume donne une atmosphère surnaturelle. On se croirait dans un film. Le train arrive enfin et nous avons 3 minutes pour grimper dedans. Ouf ! Nous sommes accueillis par le responsable du wagon qui contrôle nos billets et nous indique nos couchettes respectives. Le wagon est à moitié plein, il y a déjà des gens qui dorment. Il est minuit passé. Nous découvrons les couchettes "dures". 6 couchettes par compartiment, chacune munie d'un oreiller et d'une couette. Grand confort ! Je prends la couchette supérieure et Florent la médiane. Nous plaçons les sacs en hauteur. Mais il n'y a pas de porte ! Donc pas mal de bruit avec les allées et venues durant la nuit. Il y a un contrôleur par wagon qui surveille que le voyage se passe bien. Nous sommes rassurés.

Jour 12 : Arrivée à Xi'an, jour de la Fête nationale, quartier hui

Le premier jour des vacances scolaires ou comment apprendre la zen attitude Nous arrivons à la gare de Xi'an vers 10 heures. Une personne de notre hôtel doit venir nous chercher mais le train a 2 heures de retard. Nous a-t-on attendus ? Nous comprenons rapidement que ce jour de Fête Nationale n'est pas comme les autres. Une immense cohue dès la descente du train nous emmène à la sortie de la gare. Il vaut mieux ne pas résister et suivre le flot. Malheureusement, nous ne voyons aucun panneau d'accueil. Nous comprenons ensuite que nous avons pris la mauvaise sortie et que nous ne sommes pas passés devant les panneaux. Il faudrait rentrer à nouveau dans la gare pour prendre l'autre sortie mais c'est peine perdue. D'autant que la police veille au grain et ils n'ont pas l'air tendres avec ceux qui s'écartent de la route. Je laisse Florent avec les sacs et pars à la recherche d'un panneau indiquant nos noms ou celui de hôtel Nous nous rendons à l'évidence, personne ne nous attend. L'esplanade est noire de monde. Comme hôtel où nous devrons récupérer nos billets Xi'an-Shanghai est situé face à la gare, nous partons à sa recherche. Nous le trouvons facilement. Nous présentons notre bon "bleu" puis on nous demande d'attendre. Prenant notre mal en patience, nous demandons à téléphoner à notre hôtel pour qu'ils viennent nous chercher. Mais il n'y a pas de téléphone à la réception (nous sommes pourtant dans un hôtel 4 ou 5 étoiles !). Sympa l'homme à l'accueil nous prête son téléphone portable. Après un grand moment de solitude où l'on me répond que hôtel est complet, j'explique (toujours en anglais bien sûr) que nous avons échangé des mails, que j'ai réservé une chambre pour 180 Y il y a deux mois et qu'on devait venir me chercher à la gare. Finalement, on retrouve mon nom et on me dit que la personne s'est bien déplacée mais que nous n'étions pas là et qu'il faut maintenant prendre le bus n° 306… dans la rue noire de monde… Un peu déçus, nous commençons à nous impatienter pour les billets. Peut être qu'ils ne sont pas prêts, peut être qu'ils ne sont pas encore allés les chercher, peut être que ça va prendre des heures, peut être qu'il vaut mieux revenir demain ?! Impossible toutefois de poser ces questions, on nous répond qu'on ne sait pas et que le responsable est quelque part dans hôtel et qu'il va arriver… responsable de quoi, nous ne saurons jamais ! Ah le choc des cultures… Nous nous renseignons pour savoir où est situé le fameux arrêt de bus. Il se trouve "en face, à coté du KFC". Entre temps, un monsieur arrive et nous tend les billets. Vérification de la date, mais l'heure est décalée, nous partons 2 h plus tôt que prévu. A bout de nerf, nous disons merci et au-revoir… Ils ont du nous prendre pour des touristes-tarés ! Maintenant, à la recherche de ce fichu bus ! Nous nous dirigeons vers l'endroit indiqué, mais au final, nous voyons 2 KFC… Le numéro du bus inscrit sur un papier, nous demandons aux gens dans la rue. Nous atterrissons, non sans avoir joué des coudes à notre tour, devant un semblant d'arrêt de bus mais la rue est en travaux, et les voitures passent avec difficulté car tout le monde est sur la chaussée. La Fête Nationale, que du bonheur !!! Prenant notre mal en patience, nous attendons… Des bus passent, mais jamais le notre. Puis nous décidons de prendre un taxi… Peine perdue, quand ils arrivent à se frayer un chemin dans la foule, ils sont déjà pleins. Nous décidons alors de nous éloigner de l'arrêt de bus pour en trouver un autre qui sera moins bondé ou un taxi vide, l'espoir fait vivre. Nous marchons 5 minutes dans la foule, en jouant des coudes (!). Et soudain, nous voyons notre bus arriver au loin. Nous commençons à courir pour l'attraper mais avec les sacs ce n'est pas évident…Florent bouscule tout le monde et grimpe dans le bus. Je le suis de près, m'étant agrippée à son sac, dès fois que le bus parte sans moi…

Nous arrivons à l'auberge de jeunesse et posons nos sacs. Nous décidons de nous balader dans la ville l'après-midi. Nous n'avons pas envie de visiter des temples alors nous errons au peu au hasard. Nous nous retrouvons dans le quartier Hui, ethnie musulmane chinoise. C'est un amoncellement de vendeurs ça et là, principalement de nourriture. Des sucreries au miel, des nouilles, des légumes et même de la viande posée là sur les étals !!! Un peu écœurés par le mélange des odeurs et la pluie, nous rentrons. De retour à hôtel, une "dumpling party" est prévue le soir. Il s'agit d'un cours de cuisine de raviolis chinois (Jiaozi) offerte par hôtel Nous sommes environ 15 personnes et une jeune chinoise, Micky, nous montre comment préparer la farce et la pâte. Ensuite, travaux pratiques, c'est à notre tour. Pendant 1h30, nous façonnons les petits raviolis. A 15, le volume produit est assez important. Micky nous propose ensuite de les faire cuire et de les manger tous ensemble, ce que nous acceptons. L'ambiance est très sympa, cosmopolite et pendant la cuisson, nous attaquons l'apéro… in english of course ! Nous passons une agréable soirée en compagnie d'Anglais, Australien, Mexicain, Français, que sais-je… Ils souhaitent finir leur soirée dans la boite de nuit de l'hôtel Ayant une grosse journée prévue le lendemain, nous les laissons, non sans regrets… Mais demain les soldats de terre cuite nous attendent et, avec la Muraille de Chine, ils sont notre deuxième passage "obligé" de notre voyage. Finalement, notre chambre se trouve située juste au dessus de la boite de nuit en question… Dur dur d'être un touriste ! Au final nous n'aurons pas vu la fête nationale fêtée par les Chinois, seulement des milliers de petits drapeaux rouges accrochés absolument partout.

Shuyuan International Youth Hostel, 180 yuan, chambre twin, salle de bain privée

Jour 13 : Armée des soldats en terre-cuite de l'Empereur Qin, les remparts (Xi'an)

Lever relativement tôt pour attraper plus facilement un bus allant vers le site de l'armée des soldats en terre cuite, à 40 km de Xi'An. Il faut d'abord prendre un bus pour aller à la gare et un autre bus pour aller à Bingmayong. L'expérience de la veille nous hante un peu et nous ne savons pas ce que nous allons trouver à la gare routière. Finalement, plus de peur que de mal, on arrive même à renseigner une Française, qui va au même endroit que nous. Nous nous insérons dans la file d'attente du bus, et nous attendons notre tour, qui viendra rapidement. Tout le monde a une place assise. Durant le trajet, nous discutons avec des étudiants chinois. On fait un peu "attraction". Un peu timides, ils nous posent des questions en anglais. C'est sympa. Après environ 1h de trajet, nous arrivons sur les lieux vers 10 h. Les jeunes nous indiquent la direction du site et où reprendre le bus pour le retour. Nous sommes contents car le monde est largement supportable en comparaison de l'épisode de la veille "gare de Xi'An". Le site est très grand en fait, composé de 3 fosses avec des milliers de soldats et 2 musées. Nous commençons par les plus petites pour finir par la plus impressionnante. Les soldats en terre cuite sont magnifiques de réalisme et tous différents. Les coiffures, les mains, les statures, la position des pieds sont unique pour chaque statue. Nous prenons notre temps pour nous poser et admirer chaque soldat. Les chevaux sont représentés aussi. Ensuite quelques spécimen sont exposés dans de petites salles pour les admirer de plus près. Car on ne peut pas approcher les soldats dans les fosses. On est souvent en hauteur. Nous terminons par les salles musées, rapidement car nous commençons à fatiguer, ça fait 3 heures que nous sommes là, et les touristes commencent à arriver. Et quand les touristes chinois débarquent, il vaut mieux s'en aller, c'est une vague humaine ! Nous nous reposons dans la verdure environnante puis sortons du site, non sans passer devant plusieurs marchands, idéalement placés. Certains proposent à manger et la faim se fait sentir. Nous nous laissons tenter par du tofu, puis diverses petites brochettes. Nous nous dirigeons ensuite innocemment vers l'arrêt de bus. Et là, nous nous rappelons que ce sont les vacances et que nous sommes sur l'un des sites chinois les plus fréquentés…

Le deuxième jour des vacances scolaires ou comment apprendre la zen attitude (2) Des voitures et des bus sur 3 files, dans les deux sens, alors qu'il n'y a qu'une seule route pour accéder au site de l'armée des soldats en terre cuite. Un embouteillage monstrueux ! Et nous commençons à chercher notre arrêt, un peu moins sereins…. Il y a beaucoup de monde à pied et nous comprenons que tous ces gens veulent la même chose que nous : attraper un bus pour rentrer chez eux. Tout en marchant, nous observons le lent ballet des bus et des voitures, qui se croisent, qui font des demi-tours osés, mais au ralenti et sans trop d'excitation finalement. Ils sont plutôt calmes, même. Déjà les bus ne desservent plus l'arrêt final et font demi-tour avant car sinon, ils ne pourront plus passer, ou alors ils vont rester coincés tellement longtemps pour faire 100 mètres que ça ne vaut pas la peine. Dois-je préciser que ce sont les mêmes bus qui font le retour…? Quand les bus arrivent à faire leur demi-tour parmi les trois files de voitures, ils sont ensuite pris en chasse par les gens qui veulent grimper dedans. Xi'An la gare, épisode 2, le retour !!! Nous laissons passer quelques bus et nous en repérons un à l'avance… qui finalement ne s'arrête pas devant arrêt prévu mais là où il y a le plus de monde. Loupé. Le suivant, lui, s'arrête beaucoup plus tôt, se charge à bloc et encore loupé pour nous. Nous changeons de position en riant (un peu jaune quand même, sans mauvais jeu de mots). Nous voyageons léger mais il nous faut courir dès qu'un bus s'approche pour tenter de grimper dedans. Enfin, l'un s'arrête près de nous. Nous hésitons entre la porte de devant ou celle du milieu (et oui, tout devient alors stratégique), et là tout le monde pousse… Je m'aggripe tant bien que mal à Florent, et finalement nous montons. En m'asseyant, je m'aperçois alors, malheur, que la sacoche de mon appareil photo est vide !!!! Mon dieu, j'ai du le perdre dans la bataille ! J'avertis Florent, je me précipite dehors pour voir si par miracle il ne serait pas tombé au pied du bus. Hélas, trois fois hélas. Je remonte car j'ai peur que le bus ne parte. A son tour Florent descend et je le vois se mettre à courir sur la route. Non seulement j'ai perdu mon appareil photo, mes souvenirs, mais en plus mon homme replonge dans la foule et le bus qui va bientôt repartir !!!! Argh, tant pis pour mon foutu appareil, faites que mon homme revienne !!! Florent remonte alors, bredouille, et le bus ferme ses portes… Quelle déception alors ! Toutes ces photos, prises avec tant d'attention parfois, pour quelqu'un en particulier, pour nous seuls, ou pour montrer à tout le monde comme c'est beau la Chine… J'accuse le coup et relativise, j'ai encore mes papiers et mon argent, ça aurait pu être plus grave mais c'est tellement dommage. Une petite faute d'inattention si basique… Moi qui remettais systématiquement mon appareil dans mon sac à dos en sortant d'une visite, j'ai tout simplement oublié de le ranger cette fois-là. Et il est tombé, ce qui me parait quand même peu probable, ou a été volé durant la course après le bus. La sacoche a pu être projetée derrière moi et il était facile de se servir. Les Chinois ne sont pourtant pas voleurs, mais la tentation a peut être été trop forte. Ou alors il s'agit d'un autre touriste, et là, malheur à lui !

Nous observons quand même la circulation énorme à ce moment là. C'est un embouteillage géant. Il doit être 14 heures et des touristes arrivent encore sur de multiples files. Je n'ose imaginer le temps qu'ils vont mettre à arriver jusqu'au site. Pour le retour, nous roulons pendant une bonne demi-heure au pas, pareil pour les gens en face. Nous hallucinons encore de ce que nous voyons, les voitures se doublant et se croisant n'importe comment. Nous arrivons enfin à Xi'An et partons nous balader sur les remparts. Nous voulons voir le coucher de soleil. Nous nous promenons pendant un long moment, des gens peuvent louer des vélos sur les remparts. Ca semble irréel. De là haut, on a un bon aperçu de la ville. On peut voir des immeubles ultra modernes comme de vieux bâtiments. Quand le soleil se couche, tout prend une teinte rosée. Les premiers lampions s'allument. Sans appareil photo, volé dans l'après-midi, je me retrouve un peu les mains vides. A quoi bon continuer si je ne peux pas capturer ces images ? J'essaie de mémoriser ce que je vois et heureusement il reste le téléphone de Florent, qui a déjà fait ses preuves. Le soleil se couche peu à peu et les lampions sur les remparts apparaissent nettement. Nous restons là, à admirer la vue, jusqu'à la pénombre. De retour à hôtel, nous rencontrons quelques touristes croisés la veille et nous allons boire un verre avec eux, au sous-sol de hôtel, dans la fameuse boite de nuit. Certains sont là pour plusieurs mois et ont un travail. En remontant, nous croisons nos retraités français, qui sont exténués. Ils viennent manger dans notre hôtel car on le leur a recommandé. Ils sont allés aux aussi voir les soldats de terre cuite, mais sont partis beaucoup plus tard que nous avec un tour organisé par leur hôtel Du coup, ils sont arrivés tard sur le site, avec tous les autres touristes et c'était beaucoup plus fatiguant. Ils ont du mettre le double de temps de transport par rapport à nous… Mais ont toujours leur appareil !!! Nous prenons congé, un peu fatigués aussi. Nous ne les recroiserons plus, ils s'en vont dans le Yunnan, mais sont coincés par leur billet. Nous commençons à nous rendre compte que nos 5 heures passées dans l'agence du CITS ainsi que notre surcoût nous ont servi à anticiper ce genre de choses. D'un autre coté, notre temps est compté, le leur beaucoup moins car ils sont en chine pour 6 semaines.

Jour 14 : quartier de Shuyuanmen, remparts (Xi'An) et train de nuit pour Shanghai

Aujourd'hui, nous voulons aller voir le quartier de Shuyuanmen dit "des calligraphes" situé près de notre hôtel Nous trouvons de gros pinceaux de calligraphie, des baguettes et de magnifiques sinogrammes (écritures chinoises). Nous prenons quelques photos et commençons à regarder ce que nous voudrions ramer chez nous. Mais pour l'instant il est un peu tôt pour se charger de "souvenirs". Nous retournons sur les remparts, car la veille, notre billet n'a pas été déchiré. Du coup nous refaisons un tour gratis. Nous voulons aussi faire quelques petits achats pour le train de nuit, et notamment, des soupes de nouilles que nous voulons essayer. Nous avons observé les Chinois et ça n'a pas l'air très compliqué. Nous savons que nous voyageons en première classe (soft sleepers), donc nous devrions être à l'aise pour "cuisiner", et eau chaude garantie… Notre train est à 17h. Nous passons récupérer nos sacs à hôtel, notre caution et allons prendre le bus que nous connaissons bien maintenant. Dans le bus, une jeune fille nous aborde et nous dit qu'elle est à notre hôtel Elle nous demande où nous allons. Arrivés en centre ville, elle nous conseille de descendre avec elle car le bus va être bloqué par les embouteillages (et oui, vive les vacances !). Comme elle marche près de nous, nous en profitons pour acheter des fruits qu'elle "négocie" pour nous. Du coup, nous lui demandons de nous trouver des soupes non épicées puisque le magasin en vend aussi. Elle est très contente de nous aider et nous aussi du coup ! Après l'avoir bien remerciée, nous nous dirigeons vers la gare. D'abord trouver le "salon d'attente". Selon les gares, certains salons d'attente sont réservés spécifiquement aux voyageurs en soft sleepers. Nous sommes plus sereins que pour notre premier train. Quand les portes s'ouvrent, nous nous dirigeons "tranquillement" mais activement vers notre wagon. Nous prenons place dans notre compartiment. Les couchettes sont effectivement plus luxueuses, dans le sens où le compartiment se ferme par une porte (d'où moins de bruit), on n'est que 4 au lieu de 6. Il y a aussi une couette et un oreiller, comme dans les "hard sleepers". Les toilettes ont l'air plus propres et il y a même un coin lavabo qui ferme à clé. Nous rencontrons nos voisins pour la nuit : un jeune couple chinois avec une petite fille. Nous sommes chanceux, ils parlent un peu anglais. Nous nous présentons. Ils sont très curieux et nous aussi. La communication n'est pas facile, par manque de vocabulaire des deux cotés, mas il y a de la bonne volonté. Quand les mots manquent, nous dessinons sur un calepin. Ils nous proposent des fruits et nous prenons le thé ensemble. C'est plutôt convivial et nous les trouvons sympathiques. Nous leur demandons à quelle heure ils comptent éteindre, car nous avons compris que les Chinois se couchent tôt et il va falloir manger. Le jeune homme se lève et sort deux bols de nouilles qu'il commence à préparer devant nous. Nous le regardons avec attention et lui expliquons qu nous en avons aussi et que c'est notre première fois. Alors, magie du voyage, il nous montre comment faire avec nos propres soupes après avoir préparé les siennes. Il faut ouvrir un peu le carton, mettre une partie des épices, mais pas tout sinon c'est trop fort, ensuite mettre l'eau chaude, remuer un peu et refermer le couvercle avec quelque chose. Nous prenons des bananes pour faire un poids stable. Après quelques minutes, regarder si les pâtes ont gonflé, remuer et c'est prêt !!! Remarquant qu'ils ont mangé dans le couloir, nous faisons de même pour ne pas embaumer le compartiment d'odeurs de nourriture. Nous sortons donc avec nos bols de nouilles et nous mettons sur de petits strapontins. C'est divin, nous nous régalons et nous nous sentons vraiment bien dans ce pays maintenant. Nos continuons à discuter un peu avec nos voisins, puis ils se couchent et éteignent leurs lampes. Nous faisons de même peu de temps après car le train arrive vers 7h à Shanghai.

Jour 15 : le Bund, balade en bateau sur la rivière Huangpu, jardin Yu (Shanghai)

Nous nous réveillons bien reposés, on dort mieux dans ce train que dans les trains français nous semble-t-il. Nous reprenons notre discussion avec le couple chinois mais le train arrive déjà. Tout le monde descend. J'espère que nous aurons autant de chance lors de notre prochain voyage… La gare donne directement sur le métro. Après un rapide coup d'œil sur nos plans, nous prenons un ticket (qui coûte 3 Y pour 2 Y à Pékin) et nous engouffrons dans une rame. Cette fois-ci, forts de nos quinze jours en Chine, nous avons l'air beaucoup plus à l'aise que certains touristes chinois. Passage des sacs au détecteur à rayons X, repérage des terminus, sens de circulation, passage du ticket dans la borne, c'est un peu comme à Paris finalement… Le plus dur est de trouver l'hôtel à la sortie du métro. Ca n'a pas l'air trop loin. Nous longeons un fleuve, et nous y sommes. L'endroit paraît sympathique, c'est une auberge de jeunesse. Après le check-in, la caution, nous devons attendre un peu car notre chambre n'est pas prête. Il faut dire qu'il n'est pas 9 h… Nous achetons un plan à l'accueil, car nous devons aller récupérer des billets de train du CITS, et ça n'a pas l'air facile de trouver hôtel (décidément !). Personne ne semble vraiment savoir où il est malgré l'adresse. Nous nous renseignons sur les possibilités d'acheter des billets pour aller à Suzhou dans la journée, ainsi que des billets de bus pour aller de Hangzhou à Tangkou. Nous posons beaucoup de questions au réceptionniste et il est plutôt patient. Nous en profitons aussi pour finir de boucler notre escapade dans le Huangshan, la Montagne Jaune, que nous avons prévue dans 3 jours. En effet, nous sommes en contact depuis une semaine avec un certain Monsieur Cheng de Tangkou. Nous avons trouvé ses coordonnées sur le site Voyage.forum et nous pensons qu'il peut nous aider pour notre excursion dans le Huangshan. A travers nos échanges de mails, nous réalisons que nous avons fait une erreur stratégique. Au tout début du voyage, nous avions réservé un billet de train Shanghai-Hangzhou en pensant prendre ensuite un bus Hangzhou-Tunxi, croyant que la liaison directe n'existait pas. Nous avions prévu de passer la nuit à Tunxi pour rejoindre Tangkou par un bus le matin afin de gagner la montagne jaune le plus tôt possible. En fait je n'avais pas encore étudié avec attention le trajet, et ayant peur des vacances scolaires, nous avions sauté sur les billets de train. Nous nous rendons compte alors qu'il existe un bus reliant Shanghai à Tunxi et même Tangkou (plus proche du Huangshan) en seulement 6h. Nous tentons d'annuler le billet avec l'agence du CITS mais l'annulation coûte quasiment aussi cher que le prix du billet. Tant pis. Nous décidons finalement de rester sur notre itinéraire alliant train et bus, mais de passer la nuit chez Monsieur Cheng, directement à Tangkou, pour être déjà sur place. Nous annulons la nuit hôtel prévue à Tunxi. Et nous commandons les billets pour Suzhou. Comme notre chambre n'est pas prête, nous laissons tout simplement nos sacs à la réception. Ceci étant fait, nous partons récupérer en bus nos fameux billets de train pour Hangzhou. Et là, nous tentons d'aborder des Chinois afin de trouver l'arrêt de bus. Et surprise, ils ont l'air beaucoup plus craintifs qu'à Pékin de nous entendre parler anglais. En tout cas, pas facile de se faire comprendre malgré le dictionnaire et le plan. Finalement, nous arrivons à trouver l'arrêt, le bus arrive et nous sautons dedans. A l'intérieur, je regarde mon plan en parlant à Florent, et là une jeune Chinoise qui a du lire sur mon épaule me dit qu'il faut descendre à l'arrêt d'après… sans que je lui ai rien demandé… Je trouve ça vraiment gentil. Nous arrivons près de la rivière Huangpu et des gratte-ciel. C'est fantastique, on se croirait à New York ! Ca n'a plus rien à voir avec Pingyao… Nous trouvons hôtel qui est un 4 étoiles. Nous grimpons dans les étages à la recherche du bureau du CITS sans que personne ne nous demande rien. Nous récupérons nos billets et en profitons pour passer aux toilettes… A priori, l'endroit doit être "sûr" et propre. C'est d'ailleurs une stratégie que nous allons adopter pour Shanghai !!! Nous nous retrouvons alors sur les quais de la rivière Huangpu et nous arrivons sur le haut du Bund, boulevard très connu de Shanghai, qui longe la rivière. Nous nous laissons tenter par une petite croisière d'une heure sur la rivière, histoire d'observer la ville à partir de son "cœur". Les gratte-ciel sont tous plus grands les uns que les autres, avec des formes variées et assez osées. Toujours plus haut, plus loin, plus fort ! Ensuite nous allons vers le jardin Lu, qui semble très prometteur. Mais il y a énormément de monde. En cherchant l'entrée, nous passons dans un dédale de petites maisonnettes qui sont en fait des magasins fraîchement repeints en rouge et blanc, mais tellement de monde. Nous déambulons emportés par la marée humaine qui se presse sur les ponts au dessus de l'eau. Nous espérons retrouver un peu de calme dans le jardin… mais avant cela, il faut faire la queue ! Une fois entrés, l'endroit est en effet magnifique. Mariage des plantes, de la pierre, de l'eau, de petites maisons. Un vrai jardin zen. Sublime, mais finalement un peu trop "peuplé" à notre goût. Il est vrai que le monde perpétuel nous fatigue beaucoup plus que ce que pensions. Nous dînons "en ville" et profitons de la nuit tombée sur Shanghai pour retourner sur le Bund afin d'admirer la vue de nuit. Là encore, c'est un monde fou, une marée humaine qui se presse, se colle, pour voir les gratte-ciels illuminés. Il faut dire que le spectacle est époustouflant. C'est une mégapole, il ne faut pas l'oublier. Des écrans publicitaires s'affichent sur certains gratte-ciels, et changent régulièrement. Les bateaux sont eux aussi illuminés et leurs couleurs varient très souvent. C'est un régal pour les yeux. Nous rentrons épuisés à hôtel.

Shanghai Soho International Youth Hotel, 260 yuan, chambre twin, salle de bain privée

Jour 16 : Temple du Bouddha de Jade, la place du Peuple, quartier de la Concession française (Shanghai)

Nous décidons d'aller en taxi au Temple du Bouddha de Jade ("le temple bouddhiste le plus célèbre de la ville" d'après le Routard), car il n'est pas desservi par les bus. Il est encore habité par une centaine de moines et surtout en activité intense. L'encens est bien présent. Le clou du temple est bien entendu le Bouddha, tout en jade. Il est splendide. Pour l'apercevoir, il faut payer, bien sûr, un petit supplément. Une fois arrivés devant, une surveillante interdit les photos car c'est un lieu de culte. Une barrière empêche de l'approcher et on doit se tenir à une dizaine de mètres de la statue. Certains font des prières, mais il y a aussi quelques touristes curieux. Nous restons là un bon moment, saisis par la sérénité qui se dégage de ce Bouddha. Il a l'air tellement bienheureux ! Et tellement beau et apaisant. En sortant, nous regardons quelques échoppes. Florent veut trouver un bol tibétain. Depuis Chengde, nous n'en avons pas revu et il craint de ne plus en trouver ensuite. Première étape, se faire comprendre. Florent adepte du mime, montre le geste et joint le son qui va avec. C'est une méthode marche plutôt bien. Le vendeur comprend aussitôt. Nous apprenons qu'il faut dire "tsing" pour parler de ce bol. Après avoir fait toute la rue pour en trouver à un bon prix, puis une longue négociation, nous l'achetons. Nous avons plus l'habitude de négocier qu'au début mais parfois, il nous faut céder bien plus que ce que nous croyons au départ. Les Chinois sont bons commerçants…. Quand nous ne sommes pas intéressés, ils nous vendraient tout le magasin pour quelques yuans, et dès que nos yeux brillent, ils flairent la bonne affaire et nous font plier. Heureux de notre achat, nous prenons un taxi pour aller en centre ville, place du Peuple. Maintenant nous n'avons plus peur de prendre un taxi, nous savons qu'une course coûte environ 5-10 yuans pour quelques kilomètres et nous vérifions simplement que le compteur est remis à zéro. Quels progrès depuis Pékin ! Nous découvrons la fameuse place du Peuple, immense. C'est le cœur de Shanghai. Nous marchons aux alentours, passons devant l'opéra de Shanghai et nous dirigeons vers le Musée de Shanghai, gratuit. Malheureusement, devant le monde amassé devant, nous reculons et décidons d'aller profiter du beau temps et nous balader dans le quartier de la concession française. C'est une autre ambiance que nous découvrons, beaucoup plus calme qu'en centre ville. Quelques vélos ça et là, des boutiques de mode où je ne peux m'empêcher de regarder les robes chinoises de forme traditionnelle mais revisitées et remises au goût du jour. Splendide ! Nous retournons ensuite près de la place du peuple pour faire un grand marché couvert sur Nanjing Donglu. En fait c'est un magasin géant sur 5 étages où nous repérons nos futurs cadeaux et souvenirs à ramener. Baguettes, Tshirts, et même appareils photos ! J'hésite à en acheter un pas cher (20 euro) pour le Huangshan mais j'ai peur être déçue par les photos. Nous dirons ensuite dans un restaurant japonais qui s'avère être une chaîne, Ramen. Les cuisines sont visibles depuis l'extérieur, ça a l'air propre et bon. Nous nous régalons avec une soupe, très copieuse et délicieuse, le tout pour quelques yuans.

Jour 17 : jardin de la Politique des Simples, jardin Liu (Suzhou)

L'avantage c'est que Suzhou (ou Tongli par exemple) ne sont pas loin (1-2h) et qu'il y a beaucoup de trains pour y aller. Et en plus ils sont super modernes. Nous arrivons donc vers 10 heures à Suzhou, la ville des jardins. 8 sont inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco… La difficulté première est de trouver un taxi pour rejoindre le centre ville. Nous sommes les seuls européens, comme souvent. Ca donne une impression de liberté, d'aventure et de conquête aussi. Mais nous nous sentons en sécurité. Il ne semble pas y avoir de station de taxi en sortant de la gare. Nous marchons un peu au hasard sur la route. Bizarrement, tous les taxis que nous approchons ne veulent pas nous charger. Nous trouvons un genre de poste de police. Ce qui est toujours drôle dans ces situations, c'est que quelqu'un doit toujours être "désigné" pour nous parler chaque fois que nous sortons trois mots d'anglais… Très soucieux de nous renseigner, les Chinois font beaucoup d'efforts quand ils parlent anglais. Quand ce n'est pas le cas, on dirait qu'ils ont peur de nous, certains font non de la tête, d'autres s'en vont carrément ! Nous pensons qu'ils sont timides. Un policier nous renseigne donc tant bien que mal. Il faut aller plus loin sur la route… Finalement, nous trouvons un taxi, il nous emmène au centre ville, qui n'est pas si proche que ça de la gare. A retenir pour le retour…. Il nous dépose pas loin du premier jardin que nous souhaitons visiter : le jardin de la Politique des Simples, qui fait près de 5 hectares. C'est le plus grand jardin de Suzhou. Suivant les conseils de notre guide, nous y allons en premier car nous savons que les hordes de touriste chinois vont déferler ensuite. Le jardin est magnifique. Un mélange zen d'eau, de terre, de verdure, de pierre et de petits pavillons. Nous sommes sensibles aux différents bambous, ayant visité une bambouseraie avant notre départ. Nous admirons les différentes variétés que nous croisons. Au fond, une grande jardinerie contient plusieurs centaines de bonsaï. Sublimes. Nous apprécions la galerie couverte, et sa toiture qui représente un dragon. Nous nous amusons aussi dans les portes, carrées ou rondes. Mais les touristes sont nombreux et, comble de malchance, leurs guides ont des mégaphones pour bien se faire entendre. C'est très difficile à vivre pour nous, car venus chercher le calme et la quiétude, c'est tout le contraire que nous trouvons au final. Nous décidons de ne faire que deux jardins au total, car après, tout se ressemble. Nous voulons aussi profiter de la ville en elle-même. On la présente comme une ville-musée ou une cité-jardin. On la surnommait jadis la Venise de l'orient pour ses canaux. Nous partons donc à la recherche de ses fameux canaux. Nous arrivons sur des berges, mais pas dans l'état que nous espérions. Tout est délabré. Suivant toujours notre guide, nous nous enfonçons un peu plus dans la ville. Nous voulons aussi voir un marché aux plantes et aux oiseaux. En cherchant un restaurant pour manger, nous tombons sur le fameux marché. Nous entrons à l'intérieur. On y vend de toutes sortes d'animaux : des chiens, des oiseaux, des poissons, des crustacés, des appâts… Mais aussi des pierres, des plantes, des bonsaïs. Le marché est à l'air libre, mais il est très dense. Ensuite, nous allons manger dans un petit restaurant. N'ayant pas encore mangé de canard, nous nous arrêtons sur un "duck pot" et des légumes. Quelle n'est pas notre surprise de voir arriver une marmite… pleine d'une sorte de soupe. Florent tente de remuer le liquide, et là, deuxième surprise, une demi-tête de canard surgit de la "soupe", puis une patte, avec les griffes… C'en est trop pour moi. Finalement, peu inspirée, je préfère manger les légumes. Florent tente tout de même l'expérience, avec ses baguettes !!! Nous apprendrons plus tard que c'est un classique. Nous nous dirigeons ensuite vers le deuxième jardin que nous avons choisi, le jardin Liu, car il est réputé pour sa centaine de fenêtres ouvragées. Effectivement, les fenêtres, en pierre, sont toutes différentes et uniques. Nous retrouvons là aussi un toit-dragon. On se perd avec délices. Là encore, bambous, bonsaïs, verdure, petits pavillons, mélange terre et eau. Nous nous reposons ensuite dans une maison de thé au fond du jardin. La lumière commence à baisser. En sortant du jardin, nous sommes abordés par des rabatteurs qui nous proposent une ballade en bateau dans les canaux pour une somme vraiment modique. En plus, nous ne sommes pas à coté… Comme nous avons peur d'un malentendu, Florent se met à mimer la ballade en bateau et tout le monde nous dit OK. Nous partons donc avec une sorte de triporteur en direction des canaux. Puis le "taxi" s'arrête et nous demande de le suivre. Et là, il nous montre le départ des bateaux, à un tarif qui n'a rien à voir avec ce qu'il nous a dit. Un peu déçus, nous lui disons non. Il part en maugréant. Du coup, nous avançons dans les ruelles et nous découvrons une partie de la ville très mignonne que nous n'avions pas vue. Là, la ville est restaurée et nous apprécions son charme pleinement. Ayant déjà fait notre "mini-croisière" à Shanghai, nous décidons de voir les canaux à pied. Nous croisons des photographes professionnels qui prennent une jolie chinoise en photo, vêtue d'une magnifique robe de soie. Nous entrons dans quelques boutiques touristiques, notre voyage tirant à sa fin, il nous faut penser aux souvenirs et aux cadeaux. Je craque pour une ombrelle en papier, mauve. Nous trouvons des articles bien moins chers qu'au marché de Shanghai où nous voulons retourner. Nous bénissons les rabatteurs qui nous ont permis de découvrir Suzhou. La nuit tombe et les lampions et lumières s'éclairent petit à petit. La cité a beaucoup de charme. Mais il nous faut la quitter, notre train de retour étant dans moins d'une heure. Petit coup de stress quand nous tardons à trouver un taxi. Puis arrivés à la gare, nous grimpons dans notre train facilement. En une heure, nous sommes à Shanghai la mégapole. Quelle journée !

Jour 18 : transfert Hangzhou puis Tangkou

Départ du Shanghai Soho International Youth hôtel. Comme nous en sommes satisfaits malgré le bruit, nous réservons une chambre "calme" pour notre retour à Shanghai. Choix stratégique car près du métro et pas cher. Ce qui nous permet aussi de ne prendre qu'un sac pour deux pou le Huangshan et laisser l'autre sac à la réception. Nous ne savons pas si nous allons devoir marcher avec le sac en haut de la montagne, alors nous préférons assurer. Une journée à passer dans les transports. D'abord le train Shanghai-Hangzhou, digne du TGV. Là encore, nous sommes impressionnés par la modernité et le confort du train. Ensuite, ça se corse. Arrivés à Hangzhou, il nous faut rejoindre la gare routière. Nous avons demandé au réceptionniste de notre hôtel de nous inscrire sur mon calepin "la gare de l'ouest pour Tangkou" (ou du moins c'est ce que je croyais). Nous abordons un taxi, qui ne nous regarde pas, puis un autre, et encore un qui nous refuse sans avoir lu notre papier. Ca ne doit pas être le bon endroit pour charger des clients (comme à Suzhou). Un peu plus loin, les taxis semblent prendre des Chinois. Nous nous approchons avec notre calepin. Une fois, deux fois, trois fois, les taxis font non de la tête ou du bras. Nous montrons Tangkou sur la carte. Nous pensons que c'est trop près (ou trop loin ?). Heureusement, une Chinoise nous accoste en parlant anglais. Nous lui expliquons que nous voulons aller à la gare routière pour prendre le bus pour Tangkou. Un petit attroupement se forme, comme d'autres fois. Elle griffonne deux sinogrammes et le premier taxi venu nous prend en charge immédiatement. Ouf, nous la remercions. Nous voilà enfin en route. Nous avons perdu du temps, presque une heure pour prendre le taxi, et le trajet entre la gare ferroviaire et la gare routière de l'ouest est finalement très long. Mauvais calcul décidément, mais bon. Nous en profitons pour admirer le paysage. Il y a un grand lac et c'est très boisé aux alentours. Nous arrivons à la gare. Il va falloir demander un bus direct pour Tangkou qui part dès que possible… Et là, nous savons que personne au guichet ne parlera anglais… Nous abordons un jeune homme, qui parle anglais heureusement. Il faut dire que Florent a "un truc" pour repérer les Chinois anglophones au premier coup d'œil, et sur tout le voyage il s'est rarement trompé. Nous lui expliquons notre souhait et il a la gentillesse de commander le billet pour nous. Nous le remercions. Le bus part dans moins d'une heure. Il nous indique l'endroit où attendre. Nous ressortons faire quelques achats pour le trajet : fruits et biscuits, nous sommes rodés. Il s'ensuit un trajet en bus qui nous paraît long, parce que le temps est à la pluie et les provinces traversées sont rurales et pauvres. Nous sommes toujours surpris de voir que tous les travaux, que ce soit les champs ou une construction, sont faits à main d'homme quasiment sans machine-outil. Nous en déduisons qu'ainsi, il y a un travail pour chacun, la technologie n'étant pas inconnue des Chinois, loin de là ! Ayant réussi à joindre Monsieur Cheng par téléphone (in english of course) pour lui communiquer notre heure de départ, nous pensons qu'il nous attend à la gare. Nous passons Tunxi, où nous devrons prendre le train de retour, et nous arrivons à Tangkou. Le trajet a pris deux bonnes heures.

Le fameux Monsieur Cheng de Tangkou… et son business Nous voyons un homme adossé à une grosse voiture qui scrute les passagers du bus. En descendant, il nous fait signe immédiatement. Là encore, nous sommes les seuls européens, il est facile de nous repérer ! Très cordial, il nous accueille comme de bonnes connaissances. Il est assez vif. Nous comprenons qu'il veut boucler ses affaires. Il nous propose un hôtel à Tangkou, vraiment pas cher par rapport à tous ce que nous avions payé jusque là. Il nous emmène d'abord à son restaurant, qu'il tient avec sa femme. Malheureusement pour lui, nous n'avons pas faim. Nous rencontrons des touristes mexicains sur le départ. Ils ont fait le Huangshan, sont enchantés. Nous leur posons quelques questions pratiques puis ils prennent le bus de retour qui s'arrête juste devant le restaurant. Ensuite Monsieur Cheng revient vers nous, et nous discutons de l'organisation du séjour. Nous lui confirmons d'abord que nous sommes d'accord pour dormir en dortoir en haut de la montagne, le tarif étant vraiment modique. De plus, nous espérons faire le lever du soleil, vers 5 h, donc nous dormirons peu. C'est bouclé pour 260 yuans à deux, quand on avait vu des prix de l'ordre de 600 yuan. Ensuite j'avais lu sur un forum qu'une jolie balade aux alentours permettait de se rendre sur les lieux du tournage de Tigres et Dragons. Il s'agit de la Vallée d'émeraude. Mais il n'est pas possible de la faire si tard et par ce temps brumeux. Il nous propose de la faire plus tard. Comme nous repartons le surlendemain soir, notre "hôte" est un peu surpris, mais comprend. Sachant qu'il fait preuve de bonne volonté, nous lui expliquons aussi que nous avons notre billet de train à récupérer au CITS à Tunxi, ce qui ne nous arrange pas. Pas de problème, il passe un coup de fil et nous annonce que nos billets seront disponibles dans un hôtel en haut de la montagne ! Magie magie ! Merci Monsieur Cheng et son sens de l'organisation. Ensuite il nous indique notre hôtel, dans lequel nous ne serions peut être pas rentrés sans lui. Les chambres sont flambant neuves. Il nous donne rendez-vous le soir à son restaurant (évidemment) pas trop tard (et oui, il travaille toute la journée). Comme il est tôt (16 h tout au plus), nous partons à la découverte du village. En fait c'est un village de montagne, il n'y a rien. Quelques restaurants quand même, quelques magasins et c'est tout. Comment font ces gens pour vivre ? Il y a très peu de touristes alors que c'est la dernière étape avant la montagne. Nous croisons une vieille dame qui porte des épis de maïs, un autre temps… Nous faisons quelques achats pour le lendemain, car nous avons lu qu'il n'y avait pas grand chose en haut de la montagne, ou à un prix exorbitant. Comme "d'habitude", des biscuits, des fruits et des nouilles. Nous trouvons des soupes qui n'ont pas l'air épicées (il n'y a pas de petit logo avec un piment comme sur d'autres). Nous sommes contents de nous. Sur le trajet, nous nous laissons tenter par des marchands de thé, mais rien ne nous plait vraiment. Nous rentrons à hôtel ou nous nous reposons un peu avant d'aller chez Monsieur Cheng. Grand sourire quand nous arrivons. Ensuite, un homme rentre dans le restaurant et commence à présenter des calligraphies et s'assoit. Il s'agit de l'oncle de Monsieur Cheng. Nous commandons notre repas et commençons à regarder les peintures. Elles sont magnifiques et très peu chères. Nous avons un coup de cœur pour un cerisier, avec des fleurs rouges et roses. Le problème du cerisier est qu'il est peint sur une simple feuille de riz, et donc très fragile. Normalement, il faut coller la feuille de riz sur un papier plus épais, et ensuite le tout est posé sur un tissu et tendu entre deux rouleaux de bois. Notre choix se porte aussi sur une belle peinture de bambou. Nous tentons de négocier un rabais, mais les Chinois sont parfois durs en affaire ! Notre calcul est simple, les dessins sont très beaux, le prix modique (une vingtaine d'euro pour les deux), mais il va falloir les faire "monter" comme des calligraphies. Le pourrons-nous en France à un prix raisonnable ? L'avenir nous le dira. Si nous ne les prenons pas maintenant, nous le regretterons de toute façon. Nous délaissons les problèmes de souvenirs pour nous concentrer sur les plats qui sont arrivés. On se lâche un peu d'ailleurs, mais demain la journée sera rude. Et tout est très bon. Nous achetons finalement les calligraphies, et elles sont bien protégées dans un étui en carton. Nous réservons aussi le petit déjeuner et partons nous coucher. Demain notre Monsieur Cheng nous expliquera comment gagner les Montagnes Jaunes. Malheureusement l'inconnue est la météo. Nous dormons d'un sommeil de plomb.

Hotel Tangkou, 120 yuan, chambre double, salle de bain privée

Jour 19 : le Huangshan (les Montagnes Jaunes)

Nous prenons un solide petit déjeuner chez Monsieur Cheng et sa femme. Nous nous apercevons d'ailleurs que c'est comme ça qu'il gagne sa vie, puisque le petit déjeuner nous coûte plus cher qu'un repas habituel au restaurant. La veille nous avions remarqué que les tarifs étaient plus élevés que dans les autres restaurants de Tangkou. En même temps, il faut bien que chacun soit gagnant. Monsieur Cheng, déjà affairé au téléphone avec d'autres touristes, nous indique l'arrêt de bus, à l'autre bout du village. Arrivés à la "station" nous sommes interpellés par un Chinois qui veut partager un taxi avec nous. Le prix divisé par trois se trouve le même que celui du bus. Nous acquiesçons et chargeons nos sacs. Le trajet dure une vingtaine de minutes. Nous arrivons ensuite au départ du téléphérique. Le jeune Chinois avec qui nous avons discuté pendant le trajet nous aide à prendre nos billets d'entrée et de téléphérique et nous laisse son mail pour correspondre. Nous sommes partis pour les marches de l'Est, en téléphérique (heureusement, car il y en a des milliers). Et le beau temps est avec nous !!! Arrivés en haut, à 1650 m, le chemin est facile car tout est aménagé (béton et marches). Nous faisons une balade de 2h, en passant par des endroits magnifiques, aux noms exotiques : Mushroom Pavillon, Beginnig to beleave Peak, Refreshing terrasse, avant d'arriver sur l'imposante place de hôtel Behai. Nous savions à quoi nous attendre et nous ne sommes pas surpris par le béton. Nous continuons pour rejoindre hôtel Xihai (hôtel de l'ouest). Nous remarquons alors une grosse zone en travaux près de notre hôtel Nous laissons le sac à la réception, et reballade plus légers tout l'après midi. Il y a du monde, mais c'est largement moins que ce que nous croyions au départ. Nous sommes pourtant le week end, pendant les vacances scolaires. Certains points de vue sont plus encombré par les touristes, mais en patientant un peu, on se retrouve facilement seuls. Ayant récupéré une carte sur internet, nous savons à peu près quel tour nous voulons faire. Cloud dispelling pavillon, Echo wall, Flying over Rock, Top of Peaks (1730 m). Nous ne montons pas jusqu'au sommet, le "Bright Top" à 1800 m, car nous avons peur de perdre trop de temps. Nous voulons voir le coucher de soleil depuis "Purple cloud peak" et nous craignons être mal placés… Nous profitons de la vue majestueuse. Le coucher de soleil est magnifique. Nous sommes surpris de voir que beaucoup de Chinois partent quand le soleil est encore là… Décidément, un monde nous sépare ! Nous restons là jusqu'à ce que les couleurs rouges disparaissent. Ensuite, nous rentrons à hôtel Nous remarquons alors que malgré la nuit tombée, les engins ne se sont pas arrêtés… Ca nous laisse présager une bonne nuit ! Ce soir, ce sera chambre à part, Florent chez les hommes et moi chez les femmes. Je fais connaissance avec mes voisines de chambre, mais elle ne parlent pas anglais. Nous mangeons notre soupe de nouille et allons nous coucher. Tellement fatigués par cette journée, nous avons failli oublier d'aller chercher nos billets de train de retour ! Florent se dévoue pour aller les chercher. Mais les travaux continuent et les dortoirs donnent juste à coté… La nuit est très mauvaise. Merci Monsieur Cheng ! Nous ne saurons jamais pas s'il était au courant…

Hotel Xihai, 180 yuan en dortoir, salle de bain commune mais dans la chambre

Jour 20 : Huangshan, transfert à Tunxi et train de nuit pour Shanghai

Lever 4h30, nous ne voulons rien manquer. Mais à 1600 m, la nuit, il fait froid. Nous mettons tous nos vêtements les uns sur les autres et prenons le thermos de thé. Nous partons main dans la main, avec la lampe de poche, un peu endormis. Nous retournons à Purple cloud peak à environ 1/2 heure du Xihai hôtel Il y a déjà du monde, mais nous réussissons à trouver un coin isolé. Une petite gorgée de thé pour réchauffer l'atmosphère et le bonnet est n'est pas de trop. Nous attendons l'aurore patiemment, puis le jour se lève. Le top ! En fait nous n'avons jamais eu de brume. Pour le coucher de soleil, il y avait beaucoup de nuages au fond (qui ont caché le soleil sur la fin) et le ciel était limpide pour le lever. Un très bon souvenir ! Nous profitons du soleil encore une heure et rentrons à hôtel Nous décidons d'emporter le sac pour ne pas avoir à revenir. Ensuite nous nous baladons toute la matinée. Cette fois-ci, plus motivés, nous voulons monter jusqu'au "Bright Top summit". Nous laissons le sac à un hôtel sur le trajet afin de profiter au maximum ; on le récupèrera facilement au retour. Au sommet, bizarrement, il y a beaucoup plus de monde parce que l'endroit est étendu et vaste. Petite pause pique-nique en haut. Nous sommes les rois du monde ! Nous entamons la descente à 13h, il nous faut 1 heure jusqu'au téléphérique, puis 2-3 heures pour descendre les milliers de marches de l'est. Le plus impressionnant, ce sont ces porteurs, que nous avions croisés partout sur le site, chargés de blocs de marbre, linge, nourriture, barres de fer… Nous pensions qu'ils portaient les charges du téléphérique jusqu'aux hôtels (d'où le coût exorbitant), mais nous nous rendons compte qu'ils partent du bas de la vallée et ne profitent pas du téléphérique. Ah la Chine et ses contradictions ! La descente est laborieuse sur la fin, nous n'en pouvons plus de ces marches…. Ensuite nous attrapons le bus de retour vers Tangkou puis Tunxi, où nous prenons le train de nuit qui nous ramène à Shanghai. Encore en soft sleepers. Moins de chance avec nos voisins cette fois-ci, ils sont beaucoup plus âgés et ne parlent pas du tout anglais. Ils se couchent d'ailleurs très tôt. Nous rencontrons des Français et nous échangeons nos impressions de voyage. Comme ils ont faim, nous leur conseillons d'acheter les fameuses soupes de nouilles, aussi vendues dans le train. Comme le jeune couple chinois l'avait fait pour nous, nous leur montrons, non sans rire, comment préparer les leurs.

Jour 21 : quartier de Pudong, Nanjing Donglu (Shanghai)

Nous arrivons à Shanghai vers 9 h, en terre connue, nous prenons le métro et allons à notre hôtel Nous retrouvons un couple de Canadiens que nous avions croisés avant de partir dans le Huangshan. Long échange de nos péripéties et aventures. Nous sommes fatigués. Nous allons vers la nouvelle ville de Pudong, pour découvrir Shanghai de l'autre coté de la rivière. Nous passons près de grands magasins et de gratte-ciels que nous avions vus le premier jour, notamment la tour Perle d'Orient (en forme de boule, c'est la tour de la télévision de Shanghai). Nous décidons ensuite de retourner au grand magasin sur Nanjing Donglu pour faire nos achats. Quand nous en sortons, les bras chargés, il fait nuit. Nous admirons encore les lumières de la ville. Nous pensons soudain que nos calligraphies pourraient être "montées" en Chine, ce serait sûrement moins onéreux qu'en France, plus "typique" et mieux fait. Il ne nous reste que deux journées à Shanghai mais nous décidons de tenter notre chance le lendemain.

Shuyuan International Youth Hostel, 180 yuan, chambre twin, salle de bain privée

Jour 22 : Nanjing Lu et Bund coté intérieur (Shanghai)

Levés plus tard que d'habitude, c'est la fin des vacances et nous n'avons plus envie de visiter de site touristique en particulier. Sauf l'exposition universelle que nous voulons faire en nocturne, si le temps et la forme physique le permettent. Nous avons entendu tout et son contraire à son sujet et nous sommes moins motivés à présent. Notre mission de la journée : les calligraphies, que nous emportons comme un trésor. Nous demandons à notre sympathique réceptionniste où nous pouvons aller. Il ne sait pas trop quoi répondre mais nous envoie dans le quartier le plus approprié à son avis. Non loin de la place du Peuple, nous nous engouffrons dans la rue qu'il nous a indiquée. En peu de temps nous tombons sur un encadreur. Nous prenons notre courage à deux main et entrons sans aller plus loin. Chance, l'homme parle anglais. Il nous comprend parfaitement et nous propose tout de suite des tissus qui vont pouvoir aller avec nos dessins. Nous prenons conseil auprès de lui et arrêtons notre choix. Nous lui demandons son tarif, très raisonnable. Incroyable, pour ce prix il monte le cerisier sur du papier plus solide et le bambou, sali, sera nettoyé. Les deux seront montés sur du tissu tendu entre deux bâtons laqués. Il nous propose de les récupérer dans une semaine… mais nous partons le lendemain soir ! Nous le lui avouons. Pas de problème, ils seront prêts pour 15 h le lendemain… Le cœur léger, nous continuons le long de la rue. Nos tombons sur un marchand de baozi (petits pains farcis à la viande)… Sûrement l'un des derniers que nous pourrons déguster. Nous nous offrons ce petit plaisir du palais. Nous arrivons ensuite dans un quartier un peu plus pauvres, où nous trouvons des fruits et légumes, toujours bien disposés, en ordre, des vendeurs en tous genres (ferraille, plastiques). Mais le monde nous fatigue vraiment. Allées et venues, bousculade, coude à coude, gens qui parlent fort… Shanghai nous paraît beaucoup plus peuplée que Pékin. L'appel de la maison se fait sentir. Nous renonçons à l'exposition universelle sans regret. Nous continuons à déambuler autour de People Square puis remontons une rue qui mène au Bund. Cette fois-ci, nous arrivons par l'intérieur de la ville. Nous passons devant les façades des immeubles années 30. Nous rentrons dans la Shanghai Pudong & Developpement Bank, qui date de 1923, toujours en activité, mais a conservé les guichets de l'époque. Nous poussons ensuite jusqu'à la rivière et rentrons à notre hôtel, après un restaurant vietnamien pour une fois.

Jour 23 : Shanghai

Journée "off". Nous allons récupérer nos calligraphies, sublimées par les tissus soyeux. Nous baladons encore un peu dans le quartier de la place du peuple. A rajouter, j'aurais visité le musée de Shanghai (gratuit) mais nous avions renoncé devant l'affluence, et nous sommes lassés par la foule si bruyante. Dernier repas chinois… Derniers achats pour liquider nos yuans. Nous passons dans un supermarché et achetons des cacahuètes épicées, des nouilles et des épices. Ensuite, retour à hôtel pour prendre nos bagages. Nous prenons le métro jusqu'à l'aéroport mais nous avons prévu un peu "juste" : il s'agit du dernier, la ligne de l'aéroport s'arrêtant vers 20 h ! Nous quittons Shanghai et la Chine heureux de notre voyage, des souvenirs plein la tête. Un jour peut-tre que nous le complèterons par le Yunnan et le Tibet.

J'espère avoir apporté ma modeste contribution à Voyageforum, qui m'a été très utile pour ma préparation.

Voir aussi mon blog :
http://voyages.deesse.grecque.over-blog.fr/

Avis et commentaires bienvenus.
Vos photos sur la route derrière un camion? English translation pending
by Cleastre · 2011-05-13 · 384 replies
A la fois en souvenir d'heures laborieuses 🏴‍☠️ que nous avons tous connues au moins lors d'un voyage, et surtout pour le sourire 😉, je vous invite à poster vos meilleures photos de patience, passée derrière le cul d'un camion...

Dans les Hautes Alpes, 2010
Canada: de Port Hardy à Prince Rupert (Inside Passage)-Aventures dans les Rocheuses English translation pending
by Mathews · 2011-05-09 · 5 replies
Voilà la description d'un voyage effectué dans l'ouest Canadien en Colombie Britannique, région de Terrace.

* La première partie traite de la traversée entre Port Hardy et Prince Rupert via le Inside Passage avec un bateau de la BC Ferries

* La seconde traite d'une randonnée en autonomie totale dans les montagnes entre Terrace et Telkwa en passant le col du Telkwa Pass ( 150 km)

mercredi 21 juillet 2010 Montréal Vancouver

Vol pour Vancouver de Montréal avec escale à Winnipeg. On se ramasse un orage au départ de Montréal. Puis vers la fin de la journée, survol des Rocheuses et descente sur Vancouver. Après avoir récupéré les bagages, direction le skytain qui arrive à l'aéroport, merci les jeux olympiques. Chambre réservée au Same Sun sur Granville street ; l'endroit n'a pas trop changé.

jeudi 22 juillet 2010 Vancouver Port Hardy

le vol pour Port Hardy est à 14h30 avec la Pacific Coastal Airlines Donc retour à l'aéroport de Vancouver. Mais là il faut faire attention c'est pas le même terminal ; les avions de la Pacific Coastal Airlines partent du terminal sud. Il faut prendre une navette et j'arrive avec beaucoup d'avance au petit terminal sud. Puis tout le monde monte dans le SAAB340 à hélice avec un peu de retard. Il y a tout un groupe de pêcheurs assez rigolards autour de moi. En route pour Port Hardy et survol de Comox Valley notamment . Pas de chance je ne peux apercevoir Campbell River là où j'ai eu des grosses frayeurs en kayak il y a deux ans auparavant L'avion survole l, île de Vancouver où on peut apercevoir ça et là des marques claires d'exploitation forestière. Enfin descente sur Port Hardy. L'aéroport CYZT a une impression de nulle part; panorama sur la mer avec forêts de sapins, montagnes...je n'ai jamais vu cela de ma vie.



Evidemment pas de navette à l'aéroport, il faut appeler un taxi qui met bien 20minutes avant d'arriver. La route pour le Pioneer Inn Motel traverse des forêts denses, peu de trace de civilisation.. Il fait soleil ; une fois arrivé au Motel, vers 17h00 ballade sur un sentier qui s'enfonce dans la forêt pour le grand bohneur des promeneurs. Il y a un camping presqu'à côté du Pionner Inn Motel...

vendredi 23 juillet 2010 Port Hardy- Prince Rupert

lever à 4h30 pour prendre la navette quelques instants après. C'est un peu dur-dur de se lever si tôt car il faut être au port à 05h30. Il fait frais le matin et d'autres compatriotes ( des français) attendent comme moi. Puis la navette, un bus scolaire jaune qui arrive avec un peu de retard. Une fois au terminal portuaire, il faut faire la queue pour prendre le ticket dans un petit terminal.



Pas moyen de boire un café. La traversée avec BC Ferries c'est pas donné ! 170 CAD pour simplement monter à bord et aucun repas. Il y a un petit tracteur et une remorque pour mettre ses bagages en soute et j'en profite pour déposer mon sac-à-dos. Le jour se lève doucement.



A bord le bateau est très propre c'est comme neuf. C'est sympa , le personnel de BC Ferries offre le café gratuit.

Et à 07H30 et quelques minutes c'est l'appareillage. Malheureusement le ciel est un peu couvert.



Vers les 08H30 j'en profite pour prendre un petit déjeuner ; mais c'est pas donné : ça coûte 15 dollars environ. A bord quelques sièges passager pour se reposer. A bord présence d'un bureau d'information touristique. Ainsi qu'une boutique de souvenirs où on peut acheter des piles notamment et des journaux. Qui diffuse Djobi Djoba des Gypsy Kings .. Le bateau contourne des îles puis passent par des passages plus ou moins rapprochés.



Les habitations se font rares. Vers les 10h30 , le bateau fait rapidement demi-tour...pour récupérer un objet largué à l'eau. J'ai cru que c'était réellement une personne tombée à la mer ; en fait c'est un exercice. Un canot à moteur est rapidement mis à-l'eau en 15 minutes à peine. Les gars ont du courage de se tenir sur un canot à l'équilibre. Je sors mon GPS qui indique 30 noeuds/heure. Plus loin quelques baleines et orques se manifestent hors de l'eau.



On atteint Bella Bella totalement noyée dans la brume ; on ne distingue que très peu les habitations. Mais le temps devient vraiment maussade avec de la pluie . Vers les 16h00 du soir ça commence à devenir un peu long ; encore quelques heures avant d'arriver. Dehors sur le pont, le temps est vraiment très maussade et pire que ça il fait vraiment frais avec le vent relatif du bateau. On passe dans l'Inside Passage. Les montagnes recouvertes de forêts très profondes et les fjords sont en partis noyés dans la brume.



Il doit y avoir des tas d'ours qui se promènent dans ces forêts.😉 Puis le soir arrive, et le temps est toujours maussade avec quelques éclaircies. Vers les 22h15 on est à Port Hardy pour enfin accoster. Il y a un autre petit terminal et attente brêve pour récupérer le sac. Dehors la navette pour le Black Rooster Guesthouse attend. Le petit hôtel semble avoir été refait.

samedi 24 juillet 2010 Prince Rupert Terrace

Le bus Greyhound pour Terrace est à 10h30 le matin. Le temps est couvert. Un taxi m'emmène en à peine 5 minutes dans le centre de Prince Rupert. Celui-ci est plutôt moche et la grisaille n'arrange rien. Il y a un magasin d'articles de pêche où par chance ils vendent des allume-feux et des bombes anti-ours. Mais achat seul des allume-feux, pas de bombe anti-ours.

Le bus est ponctuel. Le chauffeur, c'est pas le dernier pour déconner : il nous dit au moment de partir que nous roulerons à une vitesse de croisière de 100km/h nous mettrons 1h30 pour atteindre Terrace et que si on quitte la route il y a un problème... Sur la route il commence à pleuvoir ; malgré le temps dégoûtant le paysage semble incroyable: des forêts à perte de vue et des montagnes. Et puis nombreux panoramas sur la Skeena River. Je n'arrête pas de me demander si la journée est grillée, ayant l'intention de partir sur le terrain de Terrace en arrivant. Puis en arrivant vers Terrace le ciel se dégage et quelques éclaircies.. Arrivé à Terrace coup de fatigue , gros coup de barre. C'est décidé je reste pour la journée et je prends une chambre au Cedar Inn Motel excellent motel, le long de la voie ferrée. Terrace est une petite ville sans grand intérêt. Mais c'est la ville symbole de l'ours blanc, le Kermodei. Le nom de la ville vient du fait qu'il y a un plateau un peu surélevé à proximité de la ville. Retour à la station Greyhound ; juste à côté , Il y a un magasin d'articles de pêche et j'hésite fortement à acheter une bombe anti-ours.

dimanche 25 juillet 2010 Zymoetz River

C'est parti pour l'aventure. Après le petit-déjeuner au Denny's tout proche , il y a par chance une station-service dans le centre de Terrace. L'employée est sympathique et me laisse remplir les 2 bouteilles d'essence de 800ml chacune. Puis je prends la décision de prendre un taxi pour aller sur la route forestière qui va me mener à la Telkwa Pass. Au début le chauffeur ne comprend pas où je veux aller; je lui parle de la Zymoetz river mais c'est en fait la Copper River. Et c'est pas un luxe de prendre ce taxi car la rivière est loin du centre de Terrace. En arrivant près de la rivière, première acquisition GPS. Mais c'est pas la bonne voie il faut revenir en arrière et passer le pont. Il y a des gens qui campent près de la Zymoetz River , toute proche de la Yellowhead Highway. Puis après une marche de 30minutes le long de la Yellowhead Highway enfin une sorte de piste qui va vers l'Est.

Et c'est parti pour plus de 130km de marche à travers les montagnes. Mais à peine quelques minutes après....un poilidé sur la route !!!

( l'ami caouette...qui se promène )



Je n'en crois pas mes yeux. Il n'est pas très gros, le pelage bien noir.



Il se dirige vers moi je ne sais pas s'il m'a senti et repart en trottinant tranquillement. Les campeurs le long de la rivière ce soir auront certainement un invité surprise-surprise ! Et quelques instants après , je croise une autochtone sortie de nulle part qui me demande si j'ai quelque chose à boire. Je lui demande si elle a vu l'ours au cas où.. Le soleil commence à chauffer et c'est une belle journée ensoleillée qui s'annonce.

Par endroits quelques passages de la Copper resserés et petits canyons. Sur un petit sentier qui grimpe, le réchaud XGK est sorti pour faire cuire un peu de riz... Puis en fin de journée la tente est plantée sous les arbres d'un sous-bois. Il y a des excréments d'animaux au sol , sans doute de poilidé. La nuit sous la tente je ne cache pas que j'ai des moments d'angoisses. J'aurais dû finalement l'acheter cette bombe anti-ours à Terrace..

lundi 26 juillet 2010 Zymoetz River

Le matin, tente rapidement pliée.



Il fait soleil et en plus il commence à faire chaud. Par endroits quelques autres canyons.



Dans l'après-midi j'atteinds le Salmon Creek recreational site. Quelques rares véhicules forestiers passent. Puis vers les 20h00, il faut planter la tente sur une zone dégagée sablonneuse.



La route se rétrecit dans une gorge. La rivière Chlore n'est pas loin. Rien autour à part les montagnes et la rivière.

mardi 27 juillet 2010 vers Kinayakwa River

Progression vers la rivière Kinayakwa. Repas de la mi-journée à proximité d'un sentier qui suit la Kinayakwa. Mais on ne peut aller plus loin parce qu'un cours d'eau coupe le sentier; en hiver il doit être utilisé par les motoneiges. Par la suite la route forestière grimpe et il fait très chaud. Plus loin enfin l'embranchement qui part vers la gauche pour progresser vers la Telwka pass. Il y a un joli marais où nage un castor et un beau paysage de forêt. La piste est maintenant plus étroite, il n'y a absolument personne c'est un vrai bohneur. Elle monte dans le relief; le paysage ressemble vaguement à celui des Alpes;des fleurs bordent le sentier. Et sur le sol de nombreuses crottes d'animaux. La crainte de croiser un plantigrade est constante. Le sentier forestier continue vers le nord.

Vers la fin de l'après-midi de brusques rafales de vent se font sentir. Je cherche le bon endroit pour planter la tente mais pas de point d'eau; difficile de trouver le bon endroit. Le sentier pour le Telkwa Pass est trouvé , symbolisé par un cairn.



Le vent se lève avec grosses rafales de vent et poussière...un orage se prépare. Heureusement il ne durera pas longtemps à peine quelques minutes. Mais la tente est en partie trempée. La nuit difficile de dormir à cause d'une poussière dans l'oeil

mercredi 28 juillet Telkwa Pass (plus beau tronçon)

Au lever du jour il fait soleil ; j'attends un peu pour faire sécher la tente. C'est parti sur le sentier pour le Telkwa Pass. Celui-ci est maintenant très étroit à peine 2-3m de large et il commence à grimper franchement.



Quelques instants plus loin il y a la forêt qui borde la rivière Limonite sur la gauche et de la broussaille sur la droite. Et j'aperçois un.. autre plantigrade qui renifle le sol le long du sentier. Il me sent et heureusement s'enfuit dans la forêt en faisant un bruit particulier. Ouff petite frayeur ! Il n'est pas plus gros que celui de la dernière fois. Mais comment s'imaginer se faire attaquer par ce genre de bête au milieu de nulle-part ? J'aurais péri là sans doute à moitié dévoré sans que personne ne le sache... Puis le sentier monte de plus en plus pour passer tout proche d'un superbe glacier.



Le long du sentier , la végétation par maints endroits est couchée : un animal est-il passé par-là ?

Plusieurs points de vue sur le glacier; il fait penser à la mer de glace à Chamonix.



A un endroit il faut passer par un gué et contrainte de patauger dans l'eau.



Quelques heures après on peut atteindre le lac Tawau, très beau lac d'altitude.



Personne. Vers la fin de la journée le Top Lake est atteint , mais le temps commence à se couvrir et le vent se lever. Le lac est situé dans une sorte de cuvette. Sur les hauteurs quelques belles cascades. Vers le bout du sentier, le Top Lake passé, la pluie commence à tomber. Le ciel est vraiment menaçant et un orage se prépare. La tente sera plantée dans les sous-bois pas loin du Top Lake. Ca y est je suis à moitié trempé, le pantalon les chaussures macérent dans l'eau. La température a chuté et j'ai à moitié froid. Heureusement le réchaud part sans problèmes pour faire chauffer la soupe. Pas de problèmes pour avoir une flamme bien bleue. L'averse orageuse n'aura pas été trop longue et c'est à moitié frigorifié que la soupe est avalée. Sous la tente c'est un véritable palace 4 étoiles et le sac-de-couchage permet de bien réchauffer.

jeudi 29 juillet blocage

Le matin par chance le soleil se lève et s'est reparti pour une belle journée. J'en profite pour faire quelques dernières photos du Top Lake et c'est le début de la redescente verrs Telkwa...

Le paysage reste toujours le même, pas de poilidé à voir. Le sentier passe à côté d'une zone aménagée pour camper. Il y a un peu de vent il fait un tout petit peu plus frais que le jour précédent. Il y a tout le long du sentier des arbustes avec des mûres souvent grosses. J'en profite pour en ramasser toute une gamelle. Elles seront délicieuses avec sucre et un peu de lait écrémé.



Puis repas de la mi-journée. permet de tout faire sécher ; chaussettes, chaussures, la tente.... Il recommence à faire chaud. Vers les 16h00 c'est la grosse tuile : un gué assez impétueux à franchir ! J'enlève les chaussures en vain : l'eau est trop froide et je suis obligé de les remettre les chaussures , argh, pour les retremper de nouveau .. Les premiers mètres cela se passe bien mais ensuite impossible de passer le courant étant trop fort ! J'essaie de trouver un passage plus étroit ailleurs en passant par la végétation ; j'en bave énormément pour passer avec le sac-à-dos à travers les plantes mais rien n'y fait trop de courant. En espèrant que mon Arctéryx Bora tout neuf ne soit pas abimé avec les plantes épineuses. La tente va être installée juste à coté du gué, on verra demain.
Dans quel pays partir pour changer de vie? English translation pending
by Doudou86 · 2011-05-03 · 98 replies
bonjour à tous, voilà je souhaiterai partir loin de ma vie actuelle, avec environ 50000 euros. Ma question est; dans quel pays pourrais-je aller , j 'aimerai vivre avec 20 à 30 euros par jour. merci d'avance de vos conseils.
Ouest américain 2010: de Dinosaur à Sedona (2ème partie) English translation pending
by Jdakota · 2011-05-01 · 30 replies
28 AOUT :

Ah, tiens, il pleut… Original pour cette ville qui est généralement une véritable étuve.

Je remarque que le ciel semble un peu plus clair vers l’ouest, au dessus de Canyonland. Ca tombe bien, c’est là, que je vais.

Première ballade de la matinée : White Rim trail qui comme son nom l’indique offre un point de vue spectaculaire sur le plateau déchiqueté de la White rim road. C’est court, c’est facile et il ne pleut pas mais le ciel est sombre. En plus, j’ai laissé sur mon appareil un réglage datant de la veille qui sous expose pas mal. Mes photos vont en pâtir. Trop sombres, elles aussi





J’attends patiemment sur place qu’un brin de soleil apparaisse. Le temps passe et toujours rien. Je finis par renoncer et retourne à ma Jeep.

Quoi faire par ce temps ? J’opte pour Aztec butte que j’avais gravie il y a 4 ans en oubliant les ruines cachées sous la corniche. Un comble ! Un peu comme si vous montiez à la tour Eiffel sans sortir de l’ascenseur.

D'abord il faut grimper au sommet d'une butte de taille moyenne, puis, une fois arrivé sur le plateau, poursuivre le sentier et redescendre un peu à l'arrière, face à Taylor canyon, pour découvrir un ensemble de petites ruines blotties sous la corniche. Pas grandiose, mais sympa. Dommage pour la lumière qui n'est toujours pas au top





Sous un ciel obstinément gris, je rentre déjeuner à Moab où m'attend la succulente pizza BBQ Chicken de chez « Zak ». J'en profite pour faire une tournée de linge dans la laverie libre service qui jouxte le restaurant. Ce lot « Pizza et Lavage » est très pratique. Je le recommande vivement aux voyageurs qui ne désirent pas perdre de temps.

Et après ? Pour commencer, le soleil est revenu. J'avais prévu une fin d'après midi dans les "Klondike bluffs" au nord d'Arches NP, ou une boucle complète autour des Fisher towers que je n'avais pas pu terminer l'année dernière. Sur un coup de tête, je décide finalement de gagner dès cet après midi la Goblin Valley que je ne connais pas pour y profiter du soleil couchant.

Je suis un peu surpris à mon arrivée sur le site, deux heures de route plus tard. On est tellement loin de tout ici que je m'attendais à me retrouver seul au milieu de nulle part. Or le camping, certes de taille modeste, est non seulement bien rempli mais aussi remarquablement pourvu en commodités. Il y a même des douches et d'étranges constructions métalliques autour des tables de pique nique pour s'abriter du vent.

Heureusement, la Goblin Valley elle-même se vide de ses derniers visiteurs bien avant la nuit, ceux ci préférant farnienter au camping. C'est donc dans une solitude bienvenue que je descends au milieu de ces curieux petits personnages de pierre et boue









On dit que les enfants adorent cet endroit et je le crois sans peine car c'est un site à leur mesure, loin du gigantisme de Canyonland et absolument sans risques pour peu qu'on abstienne d'escalader la falaise qui le borde. Je m'enfonce avec plaisir dans cet étrange labyrinthe, à la recherches des plus curieuses formations







La lumière de cette fin de journée est superbe, dorée à souhait. Je décide de suivre les conseils de "PTS", le guide providentiel maintes fois cité ici, et de me diriger vers le fond du cirque ou un étroit passage permet de gagner une seconde vallée peuplée de hautes formations.









Le soleil continue de baisser et seules les plus hautes cimes en captent à présent la lumière. Mais je ne suis pas pressé de rentrer. La « golden hour » doit se savourer jusqu'au dernier instant.











Je continue mon exploration jusqu'à ce que l'ombre ait entièrement recouvert Goblin valley. Puis je retourne au camping en me disant qu'une séance photo sous la lune devrait être géniale. Mais je ne ferais que l’envisager par manque de courage...

29 AOUT :

Je me lève aux aurores, comme d'habitude serais-je tenté de dire.

Orienté plein est, le camping est baigné ce matin d'une magnifique lumière orangée (les petites constructions que vous pouvez distinguer sont les abris anti-vent évoqués plus haut).







De plus, les nuages qui circulent doucement au dessus du désert sont particulièrement photogéniques ce matin. Du coup, je m'autorise une ballade au fond de la Goblin Valley pour profiter de ce beau soleil levant. Une petite heure, pas plus.













Cela fait, je me rends au visitor center du coin. Le ranger qui garde le lieu n'a manifestement pas l'habitude de voir débarquer des visiteurs aussi matinaux que moi. Il me confirme que les chances de pluies sont réelles en fin de matinée. Vu les caractéristiques de l'endroit dans lequel je vais maintenant aller me fourrer (et le terme n'est pas anodin !), ces prévisions peuvent inquiéter.

"Litte Wild Horse canyon" fait partie de la catégorie des "slot canyon", slot signifiant "fente". Ce sont donc des canyons particulièrement étroits au fond desquels la lumière n'entre pratiquement jamais. Je galère pas mal pour trouver le parking. En fait, je passe à côté sans le voir et vais me garer un peu plus loin, sur un large terre plein, juste avant l'entrée d'un wash qui marque la fin de la piste. A cause de ce mauvais départ, je vais ensuite passer une bonne heure à essayer de multiples sentiers qui ne mènent nulle part.

Je ne comprends pas et retourne mon plan dans tous les sens. C'est en revenant un peu en arrière que je m'aperçois de mon erreur. Le parking est là, à seulement quelques dizaines de mètres de l'endroit ou je me morfondais. De là, le sentier menant au canyon est parfaitement indiqué. Il y a vraiment de quoi se fâcher tout rouge...









Little Wild Horse est l'un des plus étroits parmi les slot canyons de l'ouest. Par endroits, on n'a même plus la place de poser un seul pied par terre. Si vous y croisez quelqu'un, ce qui ne sera pas mon cas, vous n'aurez pas d'autre solution que de passer l'un par dessus l'autre.









C'est pendant les premiers miles d'exploration que l'on passe par les parties les plus étroites. C'est dans celles-ci que je vais m'attarder. Pas encore de pluie, heureusement.

Plus tard. La pluie est finalement venue et m'accompagne depuis ma sortie de Little Wild horse. Pause déjeuner à Torrey, puis à nouveau la route. Je parcours la portion la plus spectaculaire de la scenic byway 12, celle qui mène de Boulder à Escalante, sous un ciel d'orage.

J'ai prévu de faire étape à Escalante de façon à enchainer le lendemain par la Cottonwood canyon road. Avant cela, je me décide pour une courte visite de Devil's garden, un site minuscule situé sur la "Hole in the rock road". Je ne suis pas emballé. Sans doute en partie parce que je n'aurais droit qu'à un embryon de soleil. Trois minutes de lumière dorée, pas une de plus. Depuis, j'ai vu les sublimes photos réalisées là-bas en 2009 par Sedonax et je suis très jaloux.







Je termine la journée par une agréable ballade dans les rues d'Escalante que recouvre à présent un immense arc en ciel. L'exploration des rues adjacentes à la traditionnelle Main street permet d'appréhender une vision de « l'Amérique profonde » pleine de charme que l'on ne perçoit pas forcément lorsque l'on se contente d’une rapide traversée.















30 AOUT :

Je passe la matinée au Kodakrome State Basin, tout petit parc à proximité de Bryce et complètement écrasé par la réputation et la magnificence de ce dernier. J'entends dire qu'il y a eu hier soir un coucher de soleil d'anthologie. Je me souviens avoir longtemps hésité entre visiter Devil's garden ou pousser jusque là et je me dis que j'ai sûrement fait le mauvais choix.







Midi : Je passe à la maison des Park Rangers pour m'assurer que le franchissement de la Cottonwood canyon road ne pose pas de problèmes. Le soleil brille haut dans le ciel et je m’attends à ce que cette visite ne soit qu’une formalité. Aussi je tombe de haut quand le ranger de garde m'annonce que les orages d'été l'ont durablement inondée et qu'elle est actuellement impraticable. Pour le convaincre, il me montre les photos récentes d’un gros 4X4 planté dans un wash inondé.

Séquence déception et gros coup de massue derrière les oreilles car cette piste de 30 miles qui relie la Scenic Byway 12 à l'US89 était l'un de mes principaux objectifs cette année.

Il faut que je revoie mon programme. Réfléchissons un peu... Il est encore tôt et je dois pouvoir rallier Grand Canyon rive nord en milieu d'après midi. J'avais prévu cette étape pour plus tard mais je n'ai pas le choix si je veux pouvoir sauver cette journée. Vendu. Direction Bryce, puis Kanab, et droit au sud vers cette rive nord du Grand Canyon que je n'ai encore jamais admirée.

Comme prévu, j'atteins l'entrée du parc en milieu d'après midi. Tout commence par une grosse frayeur lorsque je vois un panneau indiquer que le camping affiche complet, mais le Ranger à la guérite d'entrée me rassure : il reste encore quelques places libres.

La route est encore longue après l'entrée officielle du parc. Je progresse lentement - limitation de vitesse oblige - dans un environnement de type canadien, entre deux rangées de hauts sapins. A des années lumières du désert que je traversais il y a moins d'une heure. Pour info, cette rive nord se trouve à près de 2400 mètres d'altitude, contre 2000 à 2200 pour la rive sud.

Je réserve mon emplacement, puis gagne le Bright Angel point. Temps idéal. L'Hôtel, le seul de la rive nord, est somptueux et sa terrasse extérieure offre une vue qui ne l'est pas moins. De quoi me faire oublier un peu ma déception du jour.







Après avoir longuement arpenté Bright Angel point et ses environs, je reprends ma Jeep pour aller parcourir la route de l'est. Celle-ci dessert trois principaux points de vue : Roosevelt point, Imperial point et Cape Royal. Ils sont très éloignés les uns des autres et Cape Royal, le plus lointain, se trouve à plus de 40 miles de l'hôtel. Il est réputé pour être particulièrement somptueux au lever du jour, c'est pourquoi, ce soir, je vais le délaisser au profit des deux autres

.

Roosevelt point offre un formidable panorama sur "Tritle peak" d'un côté et "Kwagunt valley" de l'autre. Au delà, très loin devant, s'étendent les terres de la réserve Hopi, aussi lisses et vertes qu'un tapis de billard. L'heure est idéale pour la photo. Le soleil affleure juste assez pour faire sortir de l'ombre les buissons du premier plan









Peu de monde dans les environs. Je ne vais pas croiser plus de 10 voitures à l'heure.

Je retourne en arrière pour gagner Imperial point. A couper le souffle ! Cette butte solitaire à la robe orangée nimbée de lumière, dressée au centre du précipice, offre un spectacle prodigieux.



On peut aussi se tourner vers le nord et découvrir le canyon qui, telle une balafre géante, poursuit sa course jusqu'à Marble canyon



Cette rive nord, beaucoup moins courue que la rive sud qui attire 90% des visiteurs du Grand Canyon, est sûrement moins riche en points de vue spectaculaires mais permet une meilleure appréhension de sa géographie. Du coup, je ne regrette pas mon détour.

Retour au Brigh Angel Lodge, juste à temps pour y profiter des dernières lueurs du jour. Les gens se sont installés un peu partout pour savourer le spectacle. Les plus jeunes juchés sur les rochers environnants, les autres sagement installés le long des terrasses du Lodge.







C'est l'heure la plus silencieuse de la journée. La plus intense aussi, car chacun semble avoir à cœur de profiter de chaque seconde qui passe, jusqu'à ce que la lumière remonte au delà des cimes du canyon et s'en aille au loin.



La soirée se clôt sur un épisode particulièrement sympathique qui résume bien l'état d'esprit des hôtes de ce lieu : une chauve souris est parvenue à s'introduire dans la salle panoramique dont les immenses baies vitrées donnent sur le canyon. Aussitôt, les occupants se répartissent les tâches. Certains se précipitent pour ouvrir en grand les portes qui donnent sur l'extérieur tandis que d'autres se regroupent en rangées et battent des bras pour pousser le malheureux animal vers la sortie. Il leur faudra une bonne dizaine de minutes, mais la créature nocturne va finir par trouver le chemin de la liberté sous les rires et les applaudissements de l'assemblée.

31 AOUT :

La nuit est encore profonde quand j'ouvre les yeux. Rien d'accidentel à cela, j'ai réglé mon réveil sur 5 heures car je veux être sur place à Cape Royal pour le lever du jour.

Je replie ma "chambre" en grelottant et me mets au volant. J'en ai pour une heure au moins avant d'arriver. Je fais gaffe sur la route. Ces bois pullulent de bêtes à cornes qui prennent un malin plaisir à s'encastrer dans les calandres automobiles.

J'arrive juste à temps pour le spectacle. Je m'aperçois alors avec consternation que les photos de cet endroit qui m'ont donné envie d'y venir étaient en fait réalisées au coucher du soleil ! Heureusement, le lever n'est pas non plus dénué de grandeur.









Je retourne au Lodge, histoire d'avaler quelque chose avant de quitter North Rim. Je prends mon petit déjeuner sur la terrasse. Jamais je n'avais siroté mon café matinal devant un tel panorama



Rien ne me presse et je profite de ce cadre somptueux jusqu'au milieu de la matinée. J'apprends que la route de l'est que j'ai pris tôt ce matin pour me rendre à Cape Royal est à présent fermée pour cause de travaux. Ça râle sec du côté des visiteurs ! Et ça la ramène pas trop du côté des rangers qui la veille encore prenaient des réservations pour guider des randonneurs dans ce coin. …

Je reprends la route en milieu de matinée.

Trois heures plus tard, je me gare sur le parking de Wire Pass et me prépare à randonner pour la seconde fois vers l'un des plus purs joyaux du southwest : The Wave.

C'est un endroit que tous les photographes du monde rêvent de découvrir au moins une fois. Cependant, son accès est rigoureusement réglementé et seules vingt personnes par jour ont le droit de s'y rendre. Parmi ces vingt, dix ont gagné ce droit en participant à une loterie sur internet, trois mois plus tôt. Je suis l'un de ces dix petits veinards.

Précisons que je m’étais également inscrit à la loterie du 1er septembre pour laquelle j’ai aussi été tiré au sort. Je suis donc l’heureux possesseur de deux permis, pour deux journées consécutives. C’est agaçant, je sais…

J'ai fait quelques réserves d'eau et de "trailmix" en passant par Kanab, la ville la plus proche. Car cette fois, je suis prévenu. La journée sera longue, la marche dure et la chaleur implacable. Pas question de me retrouver dans le même état que lors de ma précédente visite, en 2008.

Je marche vite car je crains d'être parti un peu tard et de trouver ce lieu féérique envahi par des ombres disgracieuses. Au creux du wash, je croise deux compatriotes en train d’uriner sur le slickrock









Une heure et demie plus tard, j'aborde la dernière montée dans le sable. Terrible, destructrice. Puis c'est l'arrivée, l'irruption dans ce rêve minéral. On a beau savoir ce qui nous attend, on se retrouve quand même sur le cul.







J'arpente la zone comme si c'était la première fois. La journée est plus bien avancée que lors de ma visite de 2008 et l'orientation du soleil est différente. Du coup, les couleurs aussi paraissent différentes. Plus orangées. J'enchaine les clichés sans interruption. Quand on aime on ne compte pas.







J'échange quelques mots avec le plus âgé d'un groupe de quatre allemands qui étaient présents à mon arrivée sur le site. C'est un quinquagénaire sympathique, alors que les autres sont de grands ados lymphatiques. Je lui propose de les mener à "Second Wave" qu'ils ont vainement cherché un peu plus tôt.





Il ne faut qu'un petit quart d'heure pour s'y rendre. Nous passons près d'un lac de belle taille niché au creux de Top Rock. C'est très rare de trouver autant d'eau à cet endroit, sous une chaleur qui dépasse allégrement les 40 degrés. Cela donne une idée de la force et du nombre des orages qui ont du s'abattre sur la région pendant l'été. Cela aurait également du me mettre la puce à l'oreille, mais c'est une autre histoire.







Nous atteignons Second Wave et tournons autour pendant quelques minutes. Je leur propose ensuite de m'accompagner dans l'ascension de Top Rock. Ils commencent par me suivre, puis décident de renoncer quand la pente s'accentue. Je continuerai donc seul.







Je trouve le chemin sans problème et débouche au sommet à peine un quart d'heure plus tard. Puis je me mets à la recherche de l'arche qui me donnera un peu plus de mal. Incroyable endroit (un de plus) ! On y trouve à la fois une arche, une alcove et une fenêtre.







On se sent vraiment seul au monde ici. Je me repose un peu en avalant du trailmix. En regardant à travers la fenêtre, je découvre par hasard "Big Mac rock" en contrebas. Je l'avais raté la dernière fois. Cette fois, je sais où le trouver. Parmi les autres créatures de pierre décrites dans PTS, je tente de trouver "Hourglass rock", mais pas moyen de le dénicher. Pour une autre fois, peut-être. Je redescends Top Rock par la face est car je veux m'approcher de Big Mac Rock. Cela fait, je cherche "The animal", autre curiosité minérale du coin qui doit être tout près de là, mais sans succès.







Je retourne ensuite vers la Wave pour retraverser le plateau vers l'ouest car j'ai le projet de rentrer par Sand Cove. C'est un petit canyon très étroit et très beau qui rejoint le wash, puis le sentier du retour. C'est une bien mauvaise idée mais je ne le sais pas encore...







Je m'engage dans Sand Cove. Au début c'est très sympa. Frais, surtout. Puis le canyon se rétrécit, et apparaissent les premiers passages inondés. Je passe comme je peux en grimpant, puis en m'accrochant aux parois.

Plus j'avance et plus ça devient compliqué. Il y a peu de prises et la seule solution est de prendre appui sur les deux parois à la fois, comme un alpiniste gravissant une cheminée de montagne.







Puis je traverse un espace inondé particulièrement large, environ 1m80, en poussant avec mes mains et mes pieds sur les faces opposées du canyon. Technique particulièrement casse-gueule à éviter en fin de journée et même en début. Je ne sais pas comment mais je passe.

J'arrive finalement devant une mare d'eau brune visiblement profonde. L’obstacle est impassable par les moyens utilisés jusque là car la paroi de gauche est creuse et abrite une caverne qui m’était invisible depuis le précédent passage. La paroi de droite n’offrant aucune prise ou s’agripper, je me retrouve bloqué.

Je teste la profondeur de la mare. Dès le second pas, je ne trouve plus le fond.

La seule solution est de retourner en arrière, mais avant cela je dois me débarrasser de mon sac. Aucune chance avec ce poids sur le dos de refaire en phase montante ce que je viens de faire en descendant. Je le lance de l'autre côté de la mare en essayant de doser mon effort pour ne pas risquer d’exploser mon matériel photo. Dosage presque maitrisé. Mais pas tout à fait. Le sac atterrit bien sur la berge mais commence à glisser lentement vers l'eau à cause de la pente.

Horreur !!! Il y a tout là dedans : papiers, passeport, argent liquide, en plus de l’appareil et des objectifs… Je me jette à l'eau sans réfléchir et je me précipite pour repousser le sac sur la berge avant qu'il ne coule. Puis je tente de me hisser moi aussi.

Pas moyen. Je ne fais que glisser sur le slickrock et patauger dans cette eau sombre.

Je m’inquiète sérieusement pour mon avenir immédiat pendant deux ou trois secondes, avant de me rendre compte que j’ai finalement pieds, même si le niveau de l’eau me monte pratiquement jusqu’au cou.

Devant l’impossibilité de me hisser sur la berge, je finis par retourner de l'autre côté, à mon point de départ. Je parviens à remonter au sec en me tortillant comme un ver. A présent, il est temps de réfléchir. Il va me falloir trouver un moyen de passer.

Je tâche de repérer sur l’autre rive quelques aspérités où je pourrais placer mes doigts. Peut-être qu’en arrivant très vite et en me plaçant correctement, j’arriverai à me projeter et à sortir de cet entonnoir.

Deux ou trois tentatives plus tard, je suis obligé de reconnaître l’inefficacité de la méthode.

C’est alors que je remarque quelques gros rochers qui affleurent au fond de la grotte créée par cette mare. L’eau est certainement moins haute à cet endroit. Si je peux déplacer un ou deux rocs pour les poser au fond de l’eau près de la berge, puis que je monte dessus, peut-être que ça me sortira suffisamment de l'eau pour que j'arrive à grimper sur la rive. Ca vaut la peine d'essayer.

Allez hop, on retourne à l'eau !

Je vais chercher un premier rocher que je dépose sous la surface mais cela se révèle insuffisant. J'en ramène un second, plus gros et plus lourd, et j'ai l'idée de le déposer sur le bord et de m'appuyer dessus pour me hisser. Et ça marche ! Je me sors enfin de ce bourbier, dans l'état que vous imaginez...



Une heure et demie de marche plus tard, je suis de retour à ma voiture. Je me lave intégralement et j'enfile des vêtements secs.

Puis je prends le volant, direction Page. Sur la piste, à mi chemin de l’accès à la route 89, je tombe sur un énorme camping car dont les occupants me font signe. Je stoppe. Ce sont des autrichiens. Ils se sont arrêtés là pour la nuit car ils ne peuvent passer le wash avec ce véhicule et cherchent des infos sur les inondations dans la région. Ca tombe bien, depuis peu je suis très calé sur le sujet.

Ils m'offrent une bière pendant que je leur raconte ma mésaventure. De leur côté, ils ont gagné une place, mais une seule, le matin même à la loterie, pour une visite de Coyote Buttes North le lendemain. Je leur propose aussitôt mon second permis qu’ils insistent pour me payer. Voilà une histoire qui finit bien.

Le temps passe et l’obscurité tombe. Finalement, je décide de rester ici pour la nuit. J’installe mon matelas et je m’installe dans ma jeep, finalement ravi de cette journée riche en émotions des plus variées.

A suivre...

aller vers la 3ème partie : http://voyageforum.com/v.f?post=4257121;page=unread#unread
Retour de croisière Costa Pacifica "Civilisations Antiques" ex retour en terre sainte 16 avril 2011 English translation pending
by MAG21 · 2011-04-30 · 92 replies
Voilà, nous sommes déjà rentrés de cette merveilleuse croisière au cours de laquelle nous avons fait de super rencontres : audfab13, FERNICOLE13, Georges, Margareth, Steven et Judith de Toronto, tchateuse et sa famille , Sonia et sa marraine, …!😛

Spéciale dédicace à Fabrice et sa famille (rencontré sur le forum pour faire l’escale initialement prévue en Egypte), sans qui cette croisière n’aurait pas été aussi riche et aussi agréable ! 😎

Itinéraire réalisé : Savone – Mer – Katakolon – Mer – Limassol – Rhodes – Marmaris – Izmir – Athènes – Mer – Civitavecchia (Rome) - Savone

Je précise que nous avions réservé cette croisière il y un an et que l'Egypte et ensuite l'Israël ont été annulé. Nous avions quand même décidé de ne pas annuler puisque nous ne connaissions pas les escales de remplacement. Nous partions donc en ayant "oublié" l'Egypte et Israël...

Voilà, le décor est planté !
Voyage en camping-car avec des chiens en Turquie English translation pending
by Ysa83 · 2011-04-29 · 14 replies
Bonjour à tous! je pars pour la turquie le 11 mai prochain avec mon camion aménagé, un master. je dois être de retour dans le var le 13 juin. je vais jusqu'à Ancone où je prends le ferry pour Igoumenitsa, puis traversée de la Grèce jusqu'à la Turquie. ce trajet ne me pose pas trop de question car j'ai voyagé à plusieurs reprises dans les balkans (croatie, serbie, bosnie, monténégro, albanie, grèce, bulgarie). cette fois je veux découvrir la turquie, vu le court laps de temps dont je dispose (1 mois tout compris), je ne pense pas aller dans l'Est, mais plutôt un périple genre istambul, mer noire, capadoce, nemrut dagi, avant de redescendre sur la côte méditerranéenne , égéenne, istambul et hop! on rentre!

je voyage avec mes 2 chiens, une de 15KG et l'autre 30kg de tailles moyennes. je n'ai jamais rencontré de souci particulier vis à vis d'eux, cependant je voulais tout de même recueillir avis et témoignages de ceux étant allés en turquie, avec ou sans chien, sur la façon dont ils sont accueillis, vus, s'il y a des choses particulières à savoir, à faire ou à éviter (question santé ils ont vaccins rage/toux chenil, traités anti parasites et anti-moustiques, je suis vigilante pour la leishmaniose). jusqu'à pésent je n'ai jamais dormi dans les campings quand je voyageais, je ne compte pas commencer maintenant, je trouve toujours un petit coin plus ou moins sympa, voire génial, pour passer la nuit.

est-ce que l'on rencontre beaucoup de chiens errants? en meutes? y -a-t-il des plantes toxiques spécifiques à la turquie? des usages locaux concernant les chiens? peut-on promener les chiens partout (genre en cappadoce est-ce protégé, y a-t-il des restrictions?)

d'autre part, pour le ferry, est-ce que certains ont déjà pris le ferry avec minoan lines et leurs toutous, avantageux niveau prix, mais en passage pont, les chiens sont où? en cage sur le pont? dans quelles conditions? dans le véhicule? avec nous? parce que sinon il y a la possibilité avec anek lines de "camper à bord" mais un peu plus cher, et je ne parle même pas de superfast...

je suis aussi preneuse de tout conseil ne concernant pas nos compagnons à 4 pattes, lieux méconnus à voir absolument, endroits pour passer la nuit, notamment endroit proche d'istambul, et endroit pour se garer à istambul à l'ombre si vous avez des perles en stock!

merci d'avance! et bons voyages à tous!!!
Taux de change du dollar américain? English translation pending
by M0rii9nntte · 2011-04-27 · 490 replies
Bonjour à tous! J'ai une petite question à poser à ceux qui s'y connaissent un peu en taux de change. Pour mon voyage aux Etats Unis j'ai besoin de dollars. J'ai appelé 2 Crédit agricole différents. L'un me dit qu'avec 1€ j'ai 1.35 dollar et l'autre me dit 1.53 dollar. Je croyais que le taux était le même pour les agences du mêmes groupe.. Alors est-ce une erreur ou bien faut-il que je fonce à la deuxième agence?

J'attend vos réponses, merci ! :)
Voyager chez-moi (Canada) English translation pending
by Mousseliine · 2011-04-16 · 29 replies
Il y a des avantages à voyager chez-soi... Premièrement ca ne coûte vraiment pas cher : pas de billets d'avion ni d'hôtels à payer et puis les préparatifs sont vraiment minimes - un pique-nique et c'est réglé. 😛

Et ça permet de s'évader du quotidien avant de pouvoir partir un peu plus loin.

Calgary est bien loin d'être une ville trépidante : ils sont où les habitants durant les week-ends ? dans les montagnes, Kananaskis entre autres est le best pour les randonnées. C'est tout près et les paysages sont grandioses.

Mais en avril quand on en a marre de la raquette et du ski... et quand on ne pense qu'à l'été, vaut mieux rester en ville et se balader dans les parcs urbains. Et là Calgary brille par ses nombreux parcs où souvent l'on oublie que l'on est en ville.

1er voyage : Prince Island's Park, une petite île située au downtown. J'aime cet endroit pour les nombreux oiseaux entre autres est surtout pour les oies du Canada ou outardes.









Les écureuils contrairement à Montréal sont noirs et beaucoup plus rares. Je m'ennuie des écureuils du Parc Lafontaine. 🙂



Les canards aussi sont au rendez-vous.



Et les goélands...



Mes mes grands préférés sont les outardes - j'adore ces oiseaux.









Si vous passez par Calgary lors d'un séjour dans les Rocheuses et que vous ne savez pas quoi faire pour occuper une soirée, allez pique-niquer sur l'île (vous trouverez des sandwichs dans Eau Claire Market) pour regarder les oiseau. Vous pouvez en faire le tour - pas très long. La plus belle partie est du côté du Chinatown il y a un genre de marais.





On a prolongé le voyage jusqu'à Sien Lok Park, un petit parc dans le minuscule quartier chinois. J'aime bien cette sculpture qui rend hommages aux premiers immigrants chinois au début du 20e siècle.

Pat et Ninou au jour le jour dans l'Ouest américain English translation pending
by Ninou98 · 2011-04-15 · 750 replies
Hello, Hello,

Je viens d'indiquer l'adresse de cette file à nos ami(e)s qui nous suivent sur le site et qui ne peuvent pas nous répondre puisque je suis incapable de créer un livre d'or. Je compte sur tous les gentils V-Forumeurs pour accueillir ceux qui voudront bien s'inscrire pour nous répondre ici.

Le site est à jour (sans les photos mais ca va venir jusqu'au départ pour CARRIZOZO !

Amicalement à tous, Bises tendres de l'Ouest Ninou
Quelle île thaïlandaise choisir (sans "moon party") pour un peu de simplicité et d'authenticité en août? English translation pending
by Mireg · 2011-04-14 · 54 replies
bon , je lis , je lis et je ne sais pas quelle ile choisir pour un peu d'authenticité , pas trop chère , du 12, 13 au 19 aout. pour des raisons de climat je penchais pour les iles de mer de chine/ j'ai lu que AOUt était le plus arrosé sur koh chang , koh tao me tentait mais j'ai lu qu'elle était betonnée et souvent sale, nous aimons le snorkling et une ou deux plongée éventuellement sans etre à fond"" plongée" Koh phangna est interressante mais comment avoir un endroit sympa , ou on puissese baigner, se balader et qui n'augmente pas avec la full moon le 14? merci de votre aide
De retour du Costa Pacifica! English translation pending
by Vsylvie · 2011-04-08 · 204 replies
😎 et bien voilà, c'est fini🙁 !me voici de retour de retour en terre sainte😛 bon je repete à ceux qui ne le savent pas, cette croisière a été décidée 15 jours avant de partir, et c'était surtout pour nous reposer donc pas question pour nous de faire des heures de car (nous en avons horreur tous les 2) tous les jours, et de plus nous connaissions déjà katakolon , athéne (2 fois) , izmir, rome, donc: nous descendons à nice en voiture, c'est la premiere fois que nous prenions la navette à l'aéroport 1ere mauvaise surprise, c'est en travaux, mal indiqué, bref apres avoir fait le tour et demandé notre chemin, mon mari me dépose avec les bagages avant d'aller se garer parking low cost complet parking longue durée complet garé au p 5 = note de 180 euros au retour .....😠 cette fois çi c'est sur on ira directement à savone la prochaine fois... selon les précedents témoignages, nous arrivons pour la 1 ere navette de 10h je fais donc le poireau sous l'affiche costa, 2 cars sont la et je ne suis pas seule.... mon mari arrive, au moment ou une hotesse costa parle avec des personnes à coté de moi là j'apprends que les 2 cars sont pour msc, et que pour la 1ere navette, il faut s'inscrire (chose que je n'ai pas fait)bien qu'aparament le car soit plein, elle nous met sur la liste en disant "vous monterez si il reste de la place.." bon je ne vous fais pas de dessin, mais nous n'avons pas attendu que tout le monde soit monté pour nous presenter.... nous arrivons à savone... avant de descendre on nous donne le n° 16 arrivé au terminal le n° 6 est appellé nous nous presentons au stand club dans l'espoir de changer de n° :"aujourd'hui c'est pas possible sauf pour les gold pearl et pour les suites..... zut !!! un français pique un scandale au stand, (on le reverra tres en colère à l'accueil sur le bateau ! ) bref nous arrivons enfin à monter sur le bateau vers 15 h !!! ah oui on a demandé à etre en suite samsara au palacrocière reponse : vous demanderez sur le bateau... sur le bateau : il n'y a plus de place (mensonge que nous aurons le loisir de vérifier sur place....) bref, nous allons dans la cabine et nous trouvons 3 valises sur 4 rebolote de retour à l'accueil sans resultat nous allons manger (debout depuis 5 h du mat🤪) passage par la cabine toujours pas de valises , visite du bateau, toujours pas de valises... c'est juste avant l'exercice de suvetage que nous la retrouverons à l'accueil !! (l'etiquette était partie) à propos de l'exercice, dans la cabine se trouve une carte rouge par personne , il faut descendre avec , ils la ramassent au moment de nou🤪s aligner... comme ça ils voient tout de suite ce qui veulent y échapper .... avec le premier today, nous trouvons aussi un message (le même que sur leur blog) au sujet des escales en israel les passeports sont d'ailleurs ramassés à l'embarquement, le visa se fait systematiquement sur une feuille volante que les autorités recupèrent ensuite dans la soirée nous passons nous inscrire au spa grand changement depuis le concordia, l'accé privé (par les cabines) se fait maintenant avec un bracelet magnétique, il sert à ouvrir une porte, et à appeler l'ascenseur (en panne la moitié de la croisière) il ne fonctionne pas bcp, nous avons du en changer 3 fois au cours de la croisière (le mien a finalement été embarqué avec un peignoir...je l'avais laissé dans la poche🤪) d'autres français ont du en changer plusieurs fois... nous nous inscrivons donc et prenons rendez vous pour les massages, comme par hasard pas de place les jours de pleine mer, sauf à 8 h du mat😮🤪) heureusement que nous ne comptions pas descendre à toutes les escales !!!! bon le temps d'essayer la marmite à légumes (😛 à pap), et nous allons manger au samsara, puis 1 er spectacle, pas trop mal bon j'arrête pour le moment quelque photos 1 accé privé au spa 2 et 3 portillon et ascenseur à ouvrir avec le bracelet 4 thé , ioniseur, des cabines samsara, ainsi que la carte rouge de à donner lors de l'exercice de sauvetage à propos de la carte blanche, c'etait la miene, car j'ai toujours cru que le les points club n etait que pour 1 personne dans la cabine, j'ai appris que les points par jour sont par personne, on a donc corrigé le tir et je suis passé coral comme lui comme il ne nous manquais que 100 points pour passer pearl, si ça se trouve je vais passer aussi pearl sans jamais avoir acheter quelque chose avec ma carte !! enfin on verra.... bon je vous laisse
Location de voiture en Afrique du Sud à l'aéroport de Johannesburg? English translation pending
by Gregoarin · 2011-04-05 · 24 replies
Bonjour a tous, nous partons en juillet-août en afrique du sud avec notre bébé. Nous voulons louer une voiture en arrivant à l'aéroport de johannesburg pour après aller du côté du kruger. Les sites de loueur sont-ils tous fiable? Y a t-il des choses au niveau assurance à savoir? Faut-il prendre une assurance complémentaire? Où trouver le meilleur tarif? A quoi faut-il faire attention quand on loue? Peut-on louer une petite voiture pour aller au kruger? Je ne sais pas comment sont les routes. Merci a tous par avance. greg
Arnaques et malhonnêteté à Saint-Pétersbourg et Moscou English translation pending
by Shalero · 2011-04-04 · 17 replies
Mes 15 jours passés en Russie fin mars ont été formidables, mais.....malheureusement gâchés par quelques désagréments, voici des détails pour avertir les voyageurs en partance. Ca a commencé fort : dès après le passage de douane à l'aéroport Pulkovo de St-P, je m'adresse au seul bureau de change dans le hall (qui ressemble plus au hall d'une petite gare, d'ailleurs) ; ça m'arrangeais plus de changer 110 euros, je passe donc 110 E au guichet et me voilà avec mes premiers RB. Dans le bus m'emmenant au centre-ville, je me rends compte que la guichetière (pas aimable, j'étais tout de suite au parfum…) m'a compté 100 E d'appoint…..et c'est indiqué 100 E sur le reçu…. 😮

Quelques heures après, je rentre dans un des nombreux petits restaurants du quartier où je loge, la note se montre à 130 RB. Je donne 200 RB, la restauratrice les escamote et me rends 20 RB….. Je proteste (en français) une 1ère fois, elle me montre un billet de 50 RB qu'elle a adroitement remplacé, et là je proteste plus en lui montrant un autre billet de 100 RB, lui signifiant sa duperie. Sans autre forme de procès…elle me rends les 70 RB !! 🤪

Il faut signaler aussi de ne rien laisser de valeur dans les poches ou sacs aux nombreuses consignes des musées : 3 jours plus tard, je pense avoir été victime d'un détroussage en règle. Je ne serais pas péremptoire mais j'avais changé ce matin-là 100 E, et quelques heures après mon portefeuille m'a semblé étrangement maigre, et comme je ne compte pas non plus tout le temps mes sous je ne saurais être absolument certain de l'accusation que je formule. J'y ai repensé le lendemain et je me souviens qu'à la fin de ma visite du palais Ioussoupov, la préposée à la consigne m'a rendu mes affaires a fermé la consigne….et est partie illico presto ! Ca m'a semblé curieux sur le moment mais je ne m'imaginais même pas un vol possible en ces lieux. Il va de soir que j'ai par la suite toujours gardé portefeuille, passeport et appareil-photo sur moi. Et plus tard à Moscou à la galerie Tretiakov il était spécifié en anglais de ne rien laisser de valeur dans ses affaires aux consignes, j'aurais dû me méfier plus tôt…..

A Moscou ça n'a pas traîné non plus : le lendemain de mon arrivée je déjeune dans un établissement plutôt pas mal, sorte de cantine middle-class sur 3 étages, chouette déco. Arrivée à la caisse : 252 RB (indiqués par chiffres lumineux sur la caisse). Je fais l'appoint en naïf consommateur qui veut éviter la monnaie : je donne 552 RB. La caissière me rends…..100 RB !! Je m'étonne, et là elle griffonne sur un papier 452 RB, les chiffres sur la caisse avaient disparus ! Sbire de la sécurité à 2m, queue derrière, j'ai renoncé à aller plus loin. Ce qui est très perturbant, c'est l'aplomb incroyable avec lequel ces malhonnêteté sont pratiquées, et comme je bredouille juste quelques mots de russe, les interlocuteurs savent pertinemment qu'ils ont l'avantage.

Continuons. Deux jours après, je prends un thé dans le café en sous-sol du Dom Kniggi à côté de la Loubianka, je vais pour payer et comprends 150 RB, je mets donc 150 RB sur le comptoir et m'aperçois sur l'écran que c'est 115 (pitnadsatt / piddissiatt), et j'ai à peine eu le temps d'écrire 115 sur un bout de papier que la jeune fille l'avait adroitement transformé en 150 sur l'écran en empochant mes RB. Pour situer, la différence est celle entre 3 et 4 euros, c'est complètement ridicule mais c'est justement cette malhonnêteté poussée jusqu'au ridicule qui est minable, ça m'a sidéré et j'ai laissé tomber, écoeuré.

Mais le plus beau ç'a été le lendemain, avec une belle arnaque au change. Précisons que le change est une transaction très brute : amabilité porte de bunker, on vous demande d'allonger la monnaie sans façons, gardien de sécurité sur les talons, et si on mets un peu de temps à sortir les billets on a presque l'impression d'être un bandit. Mais jusque-là, sauf à l'aéroport de Piter, je n'avais pas eu d'arnaque. Arrive donc cette fin de journée où je choisis un bureau de change à 100m de la Place Rouge, donc pas n'importe où, sécurité à priori irréprochable. Je change 55 E, j'avais fait un vague calcul de tête et je vois que je me fais avoir, j'ai un peu moins de 1600 RB. Là je proteste timidement, je récolte juste une main qui me montre fermement une calculatrice avec les chiffres affichés, et pas de reçu, of course. Encore une fois, c'est l'assurance de la guichetière, cet aplomb formidable qui m'a fait renoncer, je n'arrivais pas à comprendre où étais l'arnaque, comment c'était possible !!! J'ai compris l'astuce plus tard : elle m'avait fait le change….sur des dollars !! Ainsi dans le cas où j'aurais eu assez de patience et d'arguments pour m'expliquer, elle aurait certainement fait mine de comprendre son erreur, et il y avait une base calculée à cette arnaque, d'où l'aplomb. J'en ai donc été pour environ 15 E pour mes frais, et j'ai décidé à ce moment que c'était les derniers billets que je changerais en Russie, je suis rentré avec 70 E d'excédent en espèces. 😠 J'ai cuisiné pâtes et riz à l'hostel, j'ai limité mes sorties pendant les 4 derniers jours et je n'ai pas ramené de vodka, ça m'a un peu gâché la fin du séjour mais tant pis pour eux, j'ai préféré garder mes devises.

Voilà, c'est très dommage parce que j'ai eu aussi affaire à des gens très honnêtes qui ont spontanément corrigé mes erreurs de monnaie (enfin, ça m'est arrivé une fois rue Arbat) et j'ai rencontré des russe adorables, notamment ce couple de moscovites dans le train de retour de Piter et Irina la patronne du Capital Hostel, elle m'a beaucoup aidé pendant ma semaine passée à Moscou. Mais non, je ne prendrai pas le transsibérien cet été comme j'en avais l'idée, je vais revendre ma méthode assimil et je ne suis pas prêt à remettre les pieds en Russie. Ce n'est pas le montant de ces arnaques qui importent (30 euros en tout….+ ce qui a probablement été escamoté au palais Ioussoupov), mais l'état d'esprit déplorable par rapport au touriste. La Russie exige des frais de visas et des formalités complexes pour visiter son territoire, si en plus c'est pour se faire recevoir de cette manière, très peu pour moi. Une collègue m'a expliqué que le tourisme individuel est mal vu en Russie, il y a toujours et souvent ce rapport de défiance, de méfiance par rapport à l'étranger, nous restons des "américains", des occidentaux, et les russe sont encore très fermés, ç'a été une grosse surprise. Sans vouloir généraliser, encore une fois, mais dans la grande majorité des cas.

Au final, les conseils que je peux donner : avant paiement ou transaction, systématiquement anticiper sur papier pour être bien d'accord avec son interlocuteur, ne jamais faire l'appoint pour la monnaie, bien détailler chaque billet ou pièce lors d'un paiement en comptant en même temps, et dès que vous avez un doute, prendre le temps et ne pas baisser les bras. Moi je dois être très con ou très naïf, certainement même un peu des deux, et je me suis bien fait avoir.

J'aurais pu faire un billet deux fois plus long sur les merveilles de Piter (2 jours à l'Ermitage, le palais Ioussoupov, l'appartement d'Anna Akhmatova, la Neva gelée et la forteresse Pierre-et-Paul, le Golfe de Finlande immensité blanche et gelée, les églises…..) ou celles de Moscou (les deux galeries Tretiakov, le marché Ismaïlovo, le métro, le musée Maïakovski, etc…), c'est dommage que j'aie préféré écrire sur l'accueil. 😐
Birmanie... Des étoiles plein les yeux! English translation pending
by LilouJun · 2011-03-23 · 13 replies
Comme toujours dans ce pays nous prenons notre bus à 4 heures du matin. Réveil difficile. Arrivés a la mi-journée dans la charmante bourgade de Palaw, nous profitons de l’après-midi pour comparer les différentes offres de trekking. Nous décidons de partir pour 3 jours avec un groupe de 4 jeunes français rencontrés dans le bus qui ont opté pour la même agence que nous.

Vraisemblablement cela à froissé la guesthouse dans laquelle nous logeons (car nous avons refusé leur offre) et hasard ou coïncidence, je ne retrouverais jamais le linge que j’avais étendu sur la terrasse. Quoi qu’il en soit, nous prenons la route qui doit nous mener jusqu’au lac Inle en 3 jours. Dès le premier jour nous traversons de nombreux paysages devant lesquels nous sommes en admiration. Ici pas de forêts ravagées. Dans le premier village que nous traversons, une vielle dame est en train de battre le riz pour décrocher le grain de ses enveloppes de son. Nous nous installons quelques instants avec elle, ses deux filles et leurs enfants. L’ambiance est guillerette, les femmes ont l’air content de nous voir et nous en profitons pour prendre quelques photos en échange de quelques échantillons de shampoing et de savon. Aux alentours de midi, nous arrivons dans un gros bourg de 600 habitants. Aux abords de la gare ferroviaire, des femmes vendent du thé des montagnes. Nous nous arrêtons pour en acheter un peu. Très amusées par notre apparence, elles rient en regardant mon piercing au nez et s’amusent à toucher le duvet blond sur mes bras.

En fin de journée nous rejoignons le hameau de Sinlai. Nous prenons nos quartiers dans le monastère, accueillis par un moine plutôt original qui aime beaucoup plaisanter et tient absolument a me faire danser devant lui… no comment !

Avant que la nuit ne tombe, nous profitons de la lumière rougeoyante si propice aux photos pour aller faire un tour dans le village. Les plus heureux de notre présence sont bien entendu les enfants. Leurs voix et leurs rires raisonnent, mais tandis que nous jouons avec eux l’obscurité se fait, et nous devons revenir au monastère. Le repas est déjà prêt. Le cuisinier qui nous accompagne a concocté un succulent repas constitué de riz montagnard (de couleur rouge) et de divers curry. Julien peut enfin déguster la bière qu’il transporte depuis le départ, malgré le poids de son sac (il porte aussi mes affaires !)… Le monastère est dans le noir complet et au dessus de nos têtes le ciel brille de mille éclats.

Quand j’ouvre les yeux ce matin là, un moine se tient derrière nous et récite des incantations. Sa psalmodie est lancinante, à mi-chemin entre un chant et une prière.

Les deux journées suivantes se déroulent de la même façon. Nous rencontrons de nombreuses ethnies différentes (que nous pouvons reconnaitre à leurs costumes traditionnels). Le second soir nous logeons chez une famille, au sein de leur maison. Comme le font les habitants eux-mêmes, nous nous lavons dans la cour à l’aide d’un seau directement dans l’eau du puits. Nous ne sommes plus qu’a une grosse demi-journée du lac Inle, et nous devons partir au petit matin sans tarder. Quand nous arrivons au lac, un bateau nous attend. Le niveau du lac extrêmement bas en cette saison (car nous sommes au cœur de la saison sèche) découvre de grandes bandes de terres permettant aux agriculteurs de profiter de terres riches en limons, on appelle cela les jardins flottants. Nous naviguons par les canaux entre les jardins afin de rejoindre le cœur du lac et observer les pêcheurs aux barques si particulières. Le batelier se tient à l’avant faisant avancer le bateau d’un mouvement de hanche à l’aide d’un bâton de bois. A l’arrière, on peut observer une immense nasse à poissons. Nous arrivons enfin à Nyiaugngshwe, ravis de retrouver un vrai lit pour passer la nuit.

Apres deux jours nous descendons vers notre dernière étape, le rocher d’or. En route, nous faisons escale pour une journée dans la ville de Bago, ancienne capitale birmane. Une personne de notre hôtel nous propose d’être notre guide et chauffeur. Cela tombe bien, avec la nuit que nous venons de passer dans un bus inconfortable (pléonasme en Asie), nous avons envie de faire au plus simple et de nous laisser porter. Ce guide s’avérera être une personne d’excellente compagnie : sevrés d’internet et d’information, c’est lui qui nous apprendra le début des insurrections en Lybie. La BBC, chaine d’anglaise d’information diffusée en birman sur des ondes clandestines, permet ainsi a certaines personnes de se tenir au courant de l’état du monde. Comment oublier ce guide, parlant a voix basse, qui nous confiait sa joie de voir tout ces peuples se retourner contre leurs illégitimes gouvernements… Il est alors prolixe et on sent chez lui une joie sincère d’échanger avec nous: la raison en est horriblement simple, la junte birmane ayant construit son système sur la censure et la peur, notamment grâce a la délation anonyme, les birmans n’osent pas parler de « ces choses-la » entre eux, même avec leurs meilleurs amis, de peur d’être déclarés ennemis du régime et emprisonnes…

La ville de Bago recèle un nombre incroyable de temples et de Bouddhas, c’est certainement la ville qui en compte le plus en Birmanie. Nous commençons l’ascension d’un temple, la paya Intha, réputé pour les naths (esprits païens dont le culte est antérieur a Bouddha) qui l’habitent. Nous faisons une halte attirés par des chants. Une vielle femme en transe est en train d’invoquer les naths. Des hommes travestis en femmes l’aide dans sa transe en lui faisant de l’air ou lui donnant des cigarettes, petit à petit, elle à l’air de ne plus être maitre de ses mouvements. Les naths s’expriment à travers son corps. Je n’arrive pas à savoir si c’est son corps qui suit les chants et les percussions ou l’inverse. Probablement l’inverse. Quand les chants s’arrêtent, la vieille femme revient doucement à elle. Il parait qu’elle aurait tout oublié.

Lorsque j’ouvre les yeux deux jours plus tard, un seul mot me vient a l’esprit : courbatures. J’ai mal dans tout le corps. Si nous avons résisté aux treks, nous ne pouvons pas en dire autant du pèlerinage au rocher d’or de Kyaikhtiyo. Il faut dire que nous n’avons pas choisi la voie de la facilité et avons décidé de faire le pèlerinage à pieds plutôt que de prendre le bus qui monte au sommet.

Afin d’éviter la chaleur, nous quittons notre chambre vers 5h30 du matin. Il fait encore nuit noire. Dans un parfait alignement, le fin croissant de lune et l’étoile du berger semblent nous montrer la voie à suivre. L’ascension commence donc dans l’obscurité et le silence les plus complets. Les échoppes qui jalonnent le chemin ne sont pas encore ouvertes et les habitants se réveillent a peine. Nous sommes partis à cette heure matinale pour éviter la touffeur permanente de la journée, rien à voir avec le lac Inle et les montagnes où soufflait toujours une brise légère, là c’est la cuisson permanente, et bien que le soleil ne soit pas encore levé, dès le départ nous sommes en nage.

Les habitants que nous rencontrons nous encouragent, il est clair que la plupart des touristes (et même des birmans) préfèrent prendre le bus et ils sont surpris de nous voir effectuer le pèlerinage en marchant, qui plus est a cette heure matinale. Tout au long de la montée, de nombreux moines jalonnent le parcours en attendant les offrandes des pèlerins.

Nous ne mettrons finalement que 4 heures pour atteindre le sommet. En chemin, nous profitons d’un panorama exceptionnel sur la foret alentours, sombre et préservée, qui semble s’étendre a l’infini. Montagnes et vallées brumeuses a perte de vue.

Nous passons le check-point et nous acquittons du droit d’entrée quand nous l’apercevons enfin. Il tient en équilibre sur le bord du précipice, on dirait qu’il joue avec les lois de la gravité. Nous sommes éblouis. La légende veut que ce soit un cheveu de Bouddha qui le retienne, et à bien l’observer, je ne vois pas d’autre solution. Vous ne pourrez pas bien le voir sur la photo mais le rocher est a peine posé, il effleure la montagne. Nous comprenons mieux le culte que vouent les birmans a ce site sacré, tout habitant de ce pays se doit de venir y déposer une feuille d’or dans sa vie. Tous les conducteurs accrochent a leur pare-brise la photo du golden rock comme porte-bonheur.

Nous redescendons quelques heures plus tard sous un soleil de plomb gardant dans la tête l’image de ce rocher entièrement recouvert d’or. De retour a Kinpum (ou nous logeons) nous n’avons plus qu’une seule idée en tête : nous enfermer dans le bungalow jusqu’au coucher du soleil avec la clim a fond ! Pas de chance, l’électricité est coupée dans toute la ville jusqu'à 18 heures… Nous passerons donc la journée dans cette moiteur toute asiatique qui fait tout le charme de cette région !!

De retour a Yangon, la veille du départ nous trouvons que ces 23 jours sont trop vite passés. Nous avions pourtant un programme chargé. Par chance, nous avons gardé le meilleur pour la fin : La paya Shwedagon ! Ce nom ne vous dit rien ? Pourtant ce temple est une merveille parmi les merveilles. Nous nous attendions a quelque chose d’exceptionnel et nous n’avons pas été déçus. Nous nous engageons par l’escalier de la porte sud. L’entrée est démesurée. Nous ôtons nos chaussures et commençons à monter les marches. Si à ce stade la paya n’est pas visible, l’escalier n’en demeure pas moins impressionnant avec ses boiseries fines et son marbre. Nous progressons lentement pour profiter le plus longtemps de la fraicheur car en quelques semaines la température a fortement augmentée.

Des que nous franchissons l’enceinte de la paya, tout ce que nous voyons n’est qu’or. Tout cela semble irréel ! Il faut savoir qu’il y a plus d’or dans la paya Shwedagon que dans les coffres … de la banque d’Angleterre !!!! Et pour cause ! Des montagnes d’or s’élèvent de toutes parts. Au sommet du temple, sont incrustes des dizaines milliers de diamants et de pierres précieuses avec sur la pointe, un diamant unique de 76 carats.

Nous restons de longues heures à arpenter et observer chaque recoin, nous voulons nous imprégner de l’atmosphère de ce lieu emprunt de ferveur et de spiritualité en attendant que la nuit tombe. Les chants lancinants et répétitifs des prières nous bercent et ne font que renforcer l’impression de sacré qui se dégage de la paya. Petit a petit l’obscurité se fait et la Shwedagon s’illumine. Encore plus éclatante qu’en plein jour, elle brille de mille feux. C’est la dernière image que nous emportons de ce pays. Nous regardons avidement autours de nous pour tenter d’en conserver le plus possible dans notre mémoire.

Ce pays méconnu dont on parle uniquement pour des raisons politiques nous a grandement surpris. C’est un joyau de l’Asie. Sa culture, son architecture, sa cuisine et par-dessus tout ses habitants en font un pays d’une richesse exceptionnelle. Assurément l’une de nos plus belles expériences au cours de ce voyage.

Je fais un vœu avant de partir, celui de revenir pour explorer d’autres contrées car je sais qu’il y a encore beaucoup de belles choses a y découvrir.

Les photos et la suite de nos aventures sur le blog
http://les-choux-chinois.over-blog.com/
Jeu des photos 58 English translation pending
by Kate · 2011-03-18 · 496 replies
Bon, une pas trop difficile en ce début de soirée... Rappelez-vous la semaine dernière à la même heure: le chardonnay n'attend pas!😉
Sortir à Alger English translation pending
by Z0xea · 2011-03-15 · 63 replies
Bonjour à tous,

Je suis expat à Alger depuis moins d'un mois, et je dois avouer que la vie sociale pour un étranger n'est pas tjs évidente. Je me suis installé à Kouba, qui est un peu loin du centre donc encore moins d'activité. En tant que sans amis, je souhaite rencontrer des gens ici pour sortir le soir, faire du sport, ou même voyager en Algérie. J'ai essayé de trouver un club pour faire du Badminton mais j'ai rien à faire, je me suis rabattu sur le basket, rien non plus, même le foot je ne trouve rien.

Alors je lance un appel à toutes les personnes installé sur Alger, Algériens ou étranger, pour faire bouger un peu ce pays qui parfois me désespère. Svp faites-moi mentir, et montrez moi qu'il y a de la vie à Alger !!!!!!!!!!!!!!!!!

Mad.
Visiter le parc Kruger en juin ou octobre? (Afrique du Sud) English translation pending
by Maxivi22 · 2011-03-12 · 21 replies
Bonjour a tous,

J'hésite entre deux mois ( juin ou octobre ) pour visiter le parc Kruger.

Apparement la saison d'accouplement serait l'ideal, mais c'est quand ?

Puis la température nous derrange pas, on veut pouvoir voir le + possible d'animaux et le moins possible de touriste.

Je vous remercie par avance de vos réponses :0)

Maxivi
États-Unis: Frying Pan Trail, Cassidy Arch, Capitol Gorge Trail et Cohab Canyon Trail English translation pending
by Syl08 · 2011-03-10 · 36 replies
Bonsoir,

Beaucoup connaissent la rando de Hickman Bridge dans Capitol Reef mais je n'ai rien lu au sujet d'autres randonnées et notamment celles qui m'interessent telles que celles du Frying Pan trail, de Cassidy Arch, et de Cohab Canyon trail. Quelqu'un les a t-ils faites et notamment celle du Frying pan trail? J'ai vu sur un carnet de route (que je ne retrouve plus ...) quelques photos de cette randonnées en crête longeant le canyon...magnifique! Connaissez-vous sa distance et sa durée? Peut-on la combiner ou du moins en partie avec celle de Cassidy Arch? Connaissez-vous le Capitol Gorge trail?

Merci Bonne soirée Syl
Retour sur l'hôtel Villas Telamar au Honduras (24 février au 3 mars 2011) English translation pending
by Katchat · 2011-03-06 · 33 replies
Le Villas Telamar sans Hésitation / Le Honduras vraiment à découvrir!

Nous y étions du 24 février au 3 Mars 2011 et avons adoré. La Ceiba possède un petit aéroport, donc passer à l'immigration peut sembler un peu long selon notre perception (seulement 2 douaniers pour +/- 197 passagers) mais tout de même on prend leur rythme. Les Honduriens manipulent avec soin les valises, ce qui est rarement observable ailleurs. Le check-in se fait avant de monter dans le bus, ce qui est tout aussi enviable. Le trajet qui nous conduit jusqu'à Tela nous permet de voir de l'animation vivante et de s'imprégner des différents villages. Voyager différemment: c’est lorsque la distance entre l'aéroport et l'hôtel ne devient pas un critère de premier choix. Pour voir autre chose, la distance du transfert est un bien petit prix à "payer". Et les gens qui vont vers cette destination le savent aussi. En aucun moment nous avons regretté notre choix.

(Prenez note que la taxe de sortie n’est pas incluse dans le forfait. Elle est exactement de 37.35$ USD mais payons 38$ et ce pour toutes les personnes âgées de 1 à 77 ans. Les enfants paient le même tarif. Autre chose à savoir, ils fouillent tous les bagages. De plus du côté international il y a une boutique hors-taxes mais fermée pour inventaire depuis on ne sait quand. Donc on ne peut rien acheter.)

Le complexe est impeccable et sécuritaire. Grand site, section Hôtelière, Villas et appartements, on ne se marche pas sur le pied. Site paisible. Le personnel est gentil, souriant, sympathique, courtois, sérieux et bienveillant. Plusieurs parlent le français. Végétation superbe. Excellent entretien paysager et ménager.

Nous étions dans la section Villas (Standard) : belle chambre spacieuse, propre et fraîche juste à point avec plancher en lattes de bois ce qui donne du cachet. Le climatiseur mural est un peu bruyant, mais on s’y habitue. Un mobilier en bois d’acajou fonctionnel (rien de brisé), des matelas confortables, un séchoir à cheveux disponible dans la salle de bain, ce qui n’était pas mentionné dans la brochure de Tours Mont-Royal. On ne manque pas de serviettes, débarbouillettes, papier hygiénique, savons, shampoings, café-filtre et bouteilles d’eau. Tout est complet. Les Villas sont communicantes, ce qui est avantageux pour les membres d’une même famille, bien que cela rendre l’insonorisation un peu plus déficiente mais rien de si terrible comme inconvénient. Ce que je dois vous mentionner c’est qu’à notre arrivée à la Villa, il y avait une odeur prenante d’insecticide. Cette odeur est demeurée durant 1 journée. J’avoue que cela irritait les cloisons nasales. On nous a dit qu’effectivement ils arrosent contre les insectes. Sauf qu’ils y vont peut-être un petit peu trop fort avec le produit… chose certaine, il n’y avait pas d’insectes dans la Villa ! À l’extérieur en soirée il y a des moustiques. Donc un indispensable : le chasse-moustiques que l’on préférera en lotion ou en vaporisateur et non en aérosol car confisqué à l’aéroport.

Alors je vous dirais ceci : oui aux Villas (Standard) pour ceux qui veulent vivre un style différent de logis-vacances, en retrait du complexe (l’autre section près de la piscine), sans le top luxe d’une chambre supérieure (pour lesquelles chambres certaines éprouvaient des lacunes). À mon point de vue, considérant le temps passé dans la chambre parce que toujours sorti, du moment que l’on peut dormir, se laver, et se nourrir, c’est tout ce qui compte à la base. Les Villas c’est plus OK ! Elles sont très bien. (et moins chers). Pour ceux qui recherchent le confort de leur foyer, et bien ils ne sont pas nécessairement faits pour voyager, s’adapter au pays, et découvrir. On fait avec ce que l’on retrouve sur les lieux.

La plage est belle, large et assez longue pour prendre de belles balades. C’est certain qu’il y a une dénivellation lorsque la mer devient basse, mais ne rend pas les balades impossibles. Elle est très propre aussi. Bravo les touristes ! Vous vous ramassez. Et oui j’ai observé que plusieurs personnes rapportent leurs bouteilles, verres vides et autres détritus. Quel beau geste écologique ! Et c’est appréciable car la plage demeure propre. Il faut dire qu’il est vrai que les poubelles ne sont disponibles qu’à la sortie de la plage et au resto de la plage.

Bravo aussi aux fumeurs qui mettent leurs mégots dans un verre rempli de sable. Mais attention à la toute récente loi anti-tabac. Il est désormais interdit de fumer à la plage, dans les chambres et restaurants. Informez-vous !

Il n’y a pas tellement de vendeurs itinérants pour nous importuner. En plus ils sont gentils. Nous n’avons pas trouvé désagréable de partager le site avec les Honduriens. Ils sont sympathiques et respectueux des touristes. Mis à part ce petit envahissement du week-end, le reste de la semaine est tranquille et paisible autant sur le complexe qu’à la plage. En ce qui concerne les quads (4 X 4) sur la plage les samedis et dimanches, ils ne sont pas si nombreux et dérangeant, enfin à mon avis, beaucoup moins dérangeant que les jets skis et compagnies à moteurs de d’autres destinations. Si vous ne souhaitez pas subir les petits inconvénients de la masse Hondurienne du samedi-dimanche (beaucoup plus le dimanche car tout est fermé donc ils viennent tous profiter de la plage), planifiez vos excursions lors de ces journées.

L'eau de la mer y est claire, pas d’algues ni de roches et bien tempérée. Certains jours la mer est plus agitée que d’autres et avons droit à de belles vagues. Souvent en après-midi le vent se lève et c’est une chance car il fait très chaud. Des employés rangent à chaque fin de journée les chaises et carpa (abri) qu’ils transportent sur leur tête. D'ailleurs celles-ci sont en bon état et très confortables, si l'on compare à d'autres destinations. Pas de problèmes pour les serviettes de plage. De belles piscines et petit parc aquatique bien entretenues longent le complexe hôtelier.

La nourriture est bien variée et suffisante compte tenu de la faible masse de touristes. On trouve toujours quelques choses pour se régaler et c’est très bon.

Le vin est médiocre, et ce même s’il provient du Chili ou d’Argentine. Conseil : achetez-vous quelques bouteilles au hors-taxes Canadien. Pas de problèmes pour les réservations à la carte. À noter, ne prenez pas une réservation à la carte pour le mercredi soir car buffet et restos à la carte sont fermés. En fait le buffet est déplacé au resto de la plage pour la Beach Party.

Nous avons fait le mini tour de ville offert avec Chantal de Turaser Tours pour 15$ USD/couple incluant 1 consommation à l’Hôtel Maya Vista. Je le décris comme un tour d’orientation d’environ +/- 1h30 et qui se termine sur le belvédère du Maya Vista pour y observer une vue splendide sur Tela ainsi qu’un magnifique coucher de soleil. Le tour se fait en bus et l’on ne descend pas (un peu décevant). Chantal nous fournit de bonnes informations ce qui nous permet par la suite de visiter Tela par nous-même. L’Hôtel Maya Vista (tenu par des québécois) est construit en hauteur. De loin on dirait une maison dans un arbre. On peut très bien l’observer depuis la plage du Telamar. Pour y accéder par l’arrière, la pente est abrupte, et par la rue principale on y compte 80 marches jusqu’à l’entrée-lobby de l’Hôtel. C’est un petit hôtel charmant et convivial. Des gens super sympathiques. Voir leur site web. Sur demande Ils peuvent vous organiser des excursions pour moins chers qu’aux Villas Telamar. Ils offrent une table d’hôte langouste et filet mignon pour 29.95$USD. Seul petit désagrément : les chaises inconfortables sur la terrasse.

Un autre petit endroit à découvrir l’Hôtel Lempira, Pierre peut aussi vous faire voir du pays dans des zones moins touristiques. Il faut demander.

Se promener dans Tela de jour est agréable, sécuritaire et est à une distance d’un peu plus de 20 minutes de marche. Le soir dès 18 hres tout est fermé, donc il n’y a rien à faire. Raison pour laquelle ils ne nous conseillent pas de sortir du complexe à pied. La course en taxi est de 1.00$ USD (20 lempiras) En fait 1.00$ USD = 19.03 lempiras (03/03/11). Aller au marché local est une expérience agréable. Tout ne coûte pas cher. Ex : pour 100 bananes 3$ USD/60 lempiras, les Rhums y sont plus abordables qu’à l’hôtel :

Rhums Honduriens : Plata Light : 72.25 Lps ; Plata Azul : 70.35 Lps ; Plata Premium Anejo (brun) : 87.90 Lps

Rhum du Nicaragua : Flor de Cana Oro 4 : 135.50 Lps ; Flor de Cana Grand Reserve 7 : 221.70 Lps

À l’hôtel : Plata Light : 100.00 Lps ; Plata Azul : 110.00 Lps ; Flor de Cana 5 :

198.00 Lps ; Flor de Cana Grand Reserve 7 : 270.00 Lps ; Guifiti : 240.00 Lps

Café de Copan : 7$ USD

Tela cultive l’ananas, la banane et l’huile de palme, Copan cultive le Café, San Pedro industrialise ananas, bananes et huile de palme.

Pour les excursions, il est vrai qu'une semaine n'est pas assez, 10 jours serait préférable mais n'est pas offert. Avec Turaser Tours toutes les sorties pour excursions sont sécuritaires. On propose : San Pedro : 55$USD, Canopy et sources thermales : 95$USD, les ruines de Copan (95$USD) (78$USD Coco Tours) prend 5 hres pour y aller. On nous suggère de passer la nuit là-bas pour 190$USD. Nous avons dû laisser tomber considérant que c’était trop loin. Cayos Cochinos (95$USD) (65$USD Coco Tours) dispendieux pour aller 2 hres sur une plage et faire de la plongée. On ne choisit pas La Ceiba ou Tela comme destination vacancière pour faire de la plongée. On préférera le Roatan pour cela ou une destination spécifique à la plongée. C’est plus logique. La Ceiba et Tela sont pour l’éco-tourisme.

Parc National Pico Bonito 80$USD, Eco Aventure des 3 rivières150$USD, Jardin tropical Lancetilla-Lagon Los Micos-Village Garifuna 75$USD (en passant Chantal connait très bien sa matière et est compétente. Il est juste dommage qu’au moment de la visite du jardin, les arbres n’étaient ni en production de fleurs ou de fruits. La période est plus en avril-mai.), Roatan : les îles de la Baie 150$USD (78$USD Coco Tours).

Finalement comme déjà mentionné par plusieurs, les tours sont plus abordables avec Coco Tours et Garifunas Tours (près du Maya Vista) qu’avec Turaser Tours qui est affilié avec Tours Mont-Royal. Un responsable de Turaser m’a dit que si c’est plus cher c’est qu’ils doivent payer la taxe de 16% en plus des prix d’entrées sur les sites. Il semblait déçu car beaucoup de touristes achètent leurs excursions ailleurs comme mentionnées dans ce commentaire. À son dire, Miguel et Julia ne paient pas les entrées. Par ailleurs, si vous réservez un tour avec Garifunas Tours, il se peut que l’excursion soit annulée faute de participants. Ce qui peut être décevant. Avec Coco Tours, nous n’avons connu aucun problème. Nous avons fait Combo Punta Sal pour 28$USD avec Miguel et Julia. Ils sont bien sympathiques. Cependant, Punta Sal n’est pas vraiment l’endroit désigné pour faire de l’apnée comme proposé dans l’excursion. La mer est trop agitée, très peu de variété de poissons et beaucoup de roches qui rendent l’accès dangereux. Les gens se sont baignés mais peu ont fait de l’apnée. La publicité sur leur feuillet ne rend pas justice à l’excursion. Nous avons ensuite été visité le Parc National Jeannette Kawas et observer quelques hurleurs en dormance. De retour sur la berge, nous sommes allés prendre le repas chez les Garifuna, Excellent poisson.

En résumé nous avons passé une très belle semaine avec une température idéale. D’ailleurs la période «Top soleil » pour le Honduras (La Ceiba – Tela) est de la mi-février à mai. C’est dans cette période qu’il y a le moins de pluie. Je vous recommande cette destination sans hésitation. Allez découvrir le Honduras avant qu’il ne devienne trop touristique.

OSER AUSSI LE HONDURAS. Vous n'en reviendrez pas déçu !

Je vous souhaite un bon voyage, allez au bout de vos découvertes !
Le vrai visage de la Nouvelle-Calédonie English translation pending
by Loupsauvage · 2011-03-06 · 31 replies
LA CALÉDONIE (AUJOURD'HUI) VU SOUS L'AGLE D'UN GLOBE TROTTER.

Ok oui ! J'ai foule tout les coins et racoins de cette ile magnifique et de long en large, en passant parfois du Sud au Nord et d’Est en Ouest, pour y laissé mes pas de chaque côté des rivages donnant sur le Pacifique.

Oui bien sur i l y a de multiples lagons à couper le souffle. Une brise (l’élise) magnifique venant du Pacifique et un soleil radieux et une température air, eau vraiment superbe. Des marais (mangrove) qui regorgent de divers poissons. Des récifs de coreaux presque à l’effleurement de l’eau et parfois aux couleurs vives et étonnantes.

Malheureusement, c’est ce nous présente avec force et image encore aujourd'hui les annonces publicitaires, ventant le presque paradis terrestre qu’est la Calédonie. Mais une fois rendu sur place on y découvre une face cachée qui n’a absolument rien de paradisiaque. Surtout pour moi qui vis en plein cœur de la réserve faunique des Laurentides, disons que je suis en mesure de reconnaître un coin de paradis, pour y avoir vécu depuis ma tendre enfance.

Que dire du respect de la nature sur cette ile : En fait mon premier choc et désenchantement sur cette merveilleuse ile. Pauvre nature… la nature de qui on parle sur cette ile ? Ne cherchez plus on a tout détruit ou presque, ces arbres immenses a l’état sauvages, oubliez cela ils sont en territoire de conservation seulement.

Dans une de mes multiples randonnées dans la brousse, j’ai vu un des rares arbres vraiment immense, avec ses racines, il faisait surement plus de 15 mètres de circonférence et dans son centre devinez ? On y avait fait un feu de camp, (oui on a tout simplement bruler ses racines au centre de l’arbre) pour possiblement y faire cuire de la nourriture ou pour une chaleur ambiante. Ce jour la, j’ai vu l’insouciance, l’horreur engendré par les êtres humains sur la nature.

Ok ! a propos de l’arbre splendide? Il dépérit a vu d'oeuil, comme le reste de cette belle nature.

Et que dire de la pollution omniprésente (on retrouve des déchets partout ou presque), des amoncellements de déchets a cie louvert. Pourquoi élaboré la dessus, rien à dire si ce n’est que : désarmant et affreux. Oui bien sur il y a les multiples tribus avec leurs cultures et coutumes qui : aujourd’hui encore ne sont toujours pas en mesure de vraiment comprendre le sense du mot (pollution) et jettent les bouteilles vides et autres objets partout dans la forêt.

Mais il y a bien pire … bien sur les arbres, les oiseaux magnifiques sont tellement rarissimes, on n’en parle plus sauf au zoo de Nouméa. Alors avis aux intéressés prendre un billet pour le ZOO, si non vous allez louper tout ce qui touche la faune, la flore c'est autre chose elle est encore présente. Pas a cause de sa préservations par les hommes. Ok que non ! Le climat favorisent les plantes, et ils poussent abondamment a une vitesse parfois vertigineuse.

Parlons d’horreur extrême de cette exploitation minière a outrance: un jour dans un coin de nature magnifique, en direction vers le Nord de l’ile, je me suis interrogé sur ces immenses surfaces montagneuses rougeâtres, contrastant avec la verdure du paysage au loin. Des exploitations minières a ciel ouvert (le nickel fleuron et richesse du territoire) et pour l’exploiter tout ou presque est permis, on défigure la nouvelle Calédonie. Au diable la nature sauvage, la richesse d’abord pour ces industriels sans merci, il faut voir ce que j’ai vu et fouler avec tristes de mes pieds, pour en réaliser le prix et l’horreur du futur qui se pointe fortement sur l'horizon.

Puisque l’on parle d’horreur en voila une autre : Je me suis fait un ami a Nouméa, demeure magnifique, splendide vue sur le pacifique et tout le reste. Avocat de profession un Calédonien descendant directe d’une tribu célèbre. Sa famille possède encore un immense territoire avec de magnifiques lagons tout près de Nouméa. Surement les plus beaux lagons de l’ile, vraiment un endroit magnifique à couper le souffle, avec des arbres et des pins rarissimmes et plus que centenaires. On peut y voir des tortues (j’en ai vu) pondre leurs œufs sur la plage. Ensuite on protège le nid, en y déposant une cage de broche libellé. Pas vraiment beau sur une si belle plage, mais efficace pour les protéger de l’homme et prédateurs.

J’avoue qu’il y a des efforts de fait, mais si peu. Mais j’avoue aussi ne pas avoir oublié cette eau rougeâtre qui déferle dans les rivières, gorgé de cette terre encore plus rougeâtre. Amoncellement de terre laissé sur place par les exploiteurs miniers. Quand il pleut la plupart des rivières et bien des lagons passent d’un bleu turquoise magnifique à la couleur rougeâtre des montagnes. L’eau qui déferle des montagnes draine les amoncellements de terres et espaces dénudés laissés à découvert résultat plus de rivières potables, plus de poissons dans les rivières et ce pour le grand malheur des gens qui vivent dans ces endroits magnifiques.

Oui il y a malgré tout encore de beaux paysages en Nouvelle Calédonie, la preuve j’ai plus de mille photos de cette ile magnifique et des iles environnantes.

Aujourd’hui les tribus se soulèvent et demandent qu’on leurs rendent leur terre. Je me demande bien comment ils feront, car a ce rythme d’exploitation, il sera surement trop tard pour eux.

Et aujourd’hui plus que jamais, ils en sont fortement conscient.

Vous voulez avoir des informations supplémentaire pourquoi pas ? Je connais parfaitement cette ile et les iles environnantes ainsi que les coutumes de plusieurs tribus pour yavoir séjourné plus de trois mois.

Une remarque en passant ne pensez pas entré sur cette ile sans un permis de séjour bien en règle, vous allez rebroussé chemin a l'réoport et vraiment vit si vous ne parlez pas le francais. Normalement on peut obtenir 1 mois maximum, j'a ieu la chance de rencontré une personne qu im'as permis de prolonger mon séjour.

Il n'y a pas d'embassade Canadienne sur l'ile surprenant et les Canadiens même francais, sont vu comme tout les étrangers, pas de passe droit. Alors il faut se rabattre sur l'embassade Australienne et pas facile de se faire entendre, Je sais de ui je parle.

Pour conclure les tribus en on ras le bol des touristes (pollueurs, des exloitants miniers encore plus pollueurs) , ils ne désir plus recevoir de touriste sur l'ile.

Personnellement je prêche pour leur cause.
Croisière Coral Cap vers Istanbul et les îles grecques English translation pending
by 01121997 · 2011-03-02 · 460 replies
Bonjour,

Nous faisons la croisière avec la compagnie louis cruise line bateau coral, cap vers Istanbul et la grèce, en date du 25 juin 2011. Je suis accompagnée de mes 02 enfants âgés de 16 et 13 ans. Pourriez vous nous donner quelques conseils pour préparer au mieux cette croisière? ( bateau; activités ; les effets de salle de bain; les excursions; les repas; en résumé tout ce qui est bon à savoir) Si vous partez également à cette même période, faites le nous savoir....😉
Pays en voie de "sous-développement" ou pas? English translation pending
by Cleastre · 2011-03-02 · 313 replies
Bonjour,

Il y a seulement quelques années en arrière, certains pays comme la France pouvaient se prévaloir d'avoir nombre de longueurs d'avance en matière de développements technologiques, évolutions sociales, droits de l'homme, recherches scientifiques, techniques commerciales etc...

Pour cette raison et durant des décennies, on parlait tous de "Pays en voie de développement" en peu comme en opposition à d'autres pays occidentaux et asiatiques réputés "en avance" sur nombre de ces thèmes, alors qu'à l'inverse de la Chine (devenue 3eme puissance mondiale non seulement pour être devenue la zone industrielle de la planète mais qui en plus s'est lancée dans les créations et inventions propres à elle), d'autres en revanche nous semblent en perte de vitesse ce qui reviendrait à dire par comparaison, "Pays en voie de sous-développement"...

Partagez-vous cette impression lors de vos voyages en Europe et ailleurs, et pourquoi ???
Le livre lao ou notre mois au pays des millions d'éléphants English translation pending
by Genevois · 2011-03-01 · 56 replies
Prologue

L'attente et la préparation ont maintenant fait place à l'excitation. Des mois à lire les guides, consulter les sites et les forums sur le net, des heures à collectionner des impressions, des informations des tuyaux et maintenant, dans quelques heures ce sera le départ pour l'aéroport. Avec son lot de petits pincements, les au-revoirs à nos trois enfants (bien qu'à bientôt 18 et 20 ans, peut-on encore parler d'enfants ? ), avec les doutes, les laisser pendant un mois, bien que nos propres parents seront bien présents. Tout va-t-il bien se passer ? Ici à Genève ou sur les chemins poussièreux du Laos ?

Mélange excitant qui ressurgit à chaque départ ...

Une fois n'est pas coutume, pas encore partis et déjà en train de prendre le clavier. Faire son voyage, dans sa tête en premier, le préparer, s'y préparer, commencer à le vivre, et partir. Cette année, j'innove. Non pas tant que l'idée vienne de moi, mais c'est vrai qu'au fur et à mesure des carnets de voyage, des amitiés, toutes virtuelles pour la plupart, bien concrètes pour d'autres, se sont formées. Des amitiés basées sur les mêmes passions, les mêmes envies de découvertes, et bien souvent les mêmes destinations !

Alors, les conseils ont fusé : "on aimerait suivre ton voyage, connaître vos impressions, mais là, en même temps que vous. Et puis le Laos, ça nous intéresse". L'idée du livre lao et ses chapitres a germé. Oui, pourquoi pas. Prendre le temps d'écrire, de retranscrire et de partager notre voyage au jour le jour, ou tout du moins dès que l'occasion se présente (merci le WiFi...) ?

Prologue, chapitre 1, chapitre 2, chapitres ... conclusion, remerciements ... Un livre. Que l'on prépare, que l'on peaufine, que l'on vit et que l'on range une fois terminé dans sa bibliothèque des souvenirs. Mais toujours à disposition pour y replonger. Comme un voyage en quelque sorte ...

Petit retour en arrière. Le Laos ... Coincé entre deux montres du tourisme, la Thaïlande et le Vietnam, ouvert depuis peu et pas encore atteint par le tourisme de masse, réputé pour la gentillesse de ses habitants et la beauté de ses paysages, comment ne pouvait-il pas nous attirer à lui, comme un aimant ? Comme toute cette si fascinante Asie finalement, mais certainement encore plus que d'autres contrées de l'Extrême-Orient. Est-ce son côté nature et beauté des paysages ? La réputation de son peuple accueillant et souriant ? Son ambiance de calme et de tranquillité ? Un condensé de tout cela, sans aucun doute, comme un besoin de souffler, de mettre une vie occidentale, où le temps rime avec rendement, entre parenthèse l'espace d'un périple.

Les sacs sont prêts, les esprits aussi.

Décollage avec SWISS vers 21h00 pour une courte étape vers Zurich, puis un long vol vers Bangkok. Demain, le chapitre 1 débute ... En route pour le livre lao.
Cher sirop... à Madagascar... English translation pending
by Erichamiloux · 2011-02-25 · 92 replies
Chers amis de Madagascar.

Vous qui me connaissez, vous savez que je ne pousse pas souvent des coups de gueule...surtout que l'avis de l'un peut être largement différent de celui de l'autre d'autant que l'humeur peut également changer la perception des choses....

Pourtant, je dois vous donner un conseil ABSOLU d'évitement....

J'ai pris une consommation à l'Hotel LA VANILLE à MANAKARA; Quelque chose de tout simple: un sirop et une bouteille d'eau.

La facture est horrible. Nous étions deux.... J'ai payé 3000Ar par sirop plus 3000Ar pour la bouteillle d'eau. 9000 ar au total alors que partout ailleurs, j'aurai payé 6000 au maximum.... Pensant à une erreur, je suis revenu le lendemain pour ne pas réagir à chaud et prendre le temps de la réflexion...

Hé bien sachez qu'il n'y a pas d'erreur.... et que le prix exhorbitant payé est bien le bon.

Dès lors mes amis voyageurs.... vous êtes prévenus.... Si vous voulez vous faire plumer (même modestement) allez dans cet établissement.... ou alors.... et c'est préférable pour la simple éthique.... allez ailleurs... vous ferez alors une bonne action.

Bien amicalement...
Où loger pendant notre séjour au Québec et au Canada? English translation pending
by Bemline · 2011-02-19 · 19 replies
Bonjour, j'organise notre voyage qui au Québec et en Ontario et les étapes couchages me compliquent un peu la tâche... dur dur de choisir !!😕 voici mon blog pour voir notre itinéraire : http://bemlineaucanada.centerblog.net/

en résume nous coucherons :4 nuits à Montréal (auberge de jeunesse HI)3 nuit à Québec(auberge de jeunesse HI)1 nuit à Tadoussac ( ou dans le coin... je ne sais pas du tout quoi faire dans ce coin là car dans le fjord , tout a l'air beau... on pencherait pour un B&B)1 nuit aux alentours du parc de la mauricie ( j'avoue avoir eu un coup de coeur pour le Gîte de la St Lawrence à St Alexis les Monts!)1 nuit à Mont tremblant (j'ai repéré une auberge HI au cas où les B&B soient hors budget mais le Roupillon a l'air sympa..)2 nuits dans le parc algonquin (ou aux environs)3 nuits à Toronto (auberge de jeunesse HI)1 nuit à niagara lake ( j'ai repéré Glenmohr guesthouse qui donne sur la rivière , ou alors un hôtel qui donne sur les chutes .. c'est cliché mais bon... j'ai vu l'Embassy. Là où je ne sais pas quoi faire c'est : faut il mieux dormir à Niagara Falls ou à Niagara on the lake?)1 nuit à Ottawa ( alors là l'auberge de jeunesse HI c'est une ancienne prison alors non merci !! d'autres idées??😄)1 nuit à montréal avant le retour en avion Je vous avoue qu'un peu d'aide et quelques conseils seront les bienvenus !! MERCIIIIII 😉

Bonne journée !
Séjour aux Philippines dans un tour d'Asie du Sud-Est English translation pending
by Claireloise · 2011-02-12 · 25 replies
Bonjour,

Nous partons pour 5 1/2 mois en Asie du S-E (mi sept 2011 à mi-février 2012). Nous commencons par l'Indonésie jusque fin octobre et sommes tentés par les Philippines (15 à 20 jours maxi) en novembre, avant de continuer vers la Thailande. Nous avons 2 garçons de 9 et 10 ans. On aime bien les paysages sublimes, les petits villages, la campagne... Les bords de mer pour y nager et faire du snorkeling (pas plongée). Se balader, faire un petit trek éventuellement. Nouer des contacts avec les habitants. Ceci pour nous situer. Mais on aura déjà passé 5 semaines en Indonésie (Bali, Lombok et Gilli's, Flores) et après on va en Thailande et environ (on a pas encore fixé l'itinéraire par là), donc on voudrait voir des paysages, des ambiances, ... différents de ce qu'on trouvera là-bas. On ne veut pas non plus perdre trop de temps et d'argent dans les déplacements. On a pensé à l'ïle Palawan, mais combien de temps y rester ? Et avec quoi d'autre la combiner (éventuellement) pour avoir un aperçu différent des Philippines et du reste de l'Asie du S-E ?

Tant qu'on n'est pas fixés sur nos destinations, on n'achète pas de guide, donc on n'a un peu l'impression de naviguer à l'aveugle 😕. Vos conseils sont donc les bienvenus !

PS : j'ajoute que je supporte difficilement les grosses chaleurs (genre 32°), et c'est ce qui me fait un peu hésiter pour cette destination. Donc, s'il y a des endroits plus frais que d'autres (genre 25°😎), ça me tentera plus...
Quel premier petit voyage à vélo pour débutants? English translation pending
by Ptitebulle42 · 2011-02-12 · 14 replies
bonjour à tous,

mon ami et moi envisageons de faire le canal du midi en aout prochain , seulement lui est bien sportif, moi un peu moins et lui a l'habitude du vélo moi pas trop. je souhaiterais donc faire quelquesq petits week ends de préparation à ce périple puis peut être un plus long week end pour l'ascension en juin. j'ai des idées de lieux a voir mais je crains le dénivelé qui pourrait me décourager , c'est pour cela que j'aimerais avoir votre avis. pour un petit week end voir un plus long j'ai penser aux choses suivantes, sachant que nous habitons lyon: - la drome ( mais risque d'y avoir peut etre pas mal de côtes?) - le lubéron - ou bien partir de saint etienne et se diriger vers la haute loire, massif central? - le canal de bourgogne (me tente un peu moins mais pourquoi pas?)

voila c'est a peu près tout ce que je vois pour le moment, sachant que tout serait fait a vélo et train parce que nous n'avons pas de voiture donc il faut pouvoir transporter les vélos en train ou bus. de plus nous disposons tous les deux d'un vtc, d'ailleurs il faut que nous nous munissions de sacoches, si vous avez une idée là dessus ça m'aiderait beaucoup , j'ai pensé a ceci
http://www.outdoorworks.de/likecms.php?site=index.html&dir=&nav=529&prod=8390&sea=59&st=ow mais je n'y connais rien du tout, je voudrais des sacohces solides et que l'on peut garder longtemps, de plus on va faire du camping. je ne me rends pas compte de la capacité a prendre pour un voyage de 10/15 jours, 40 L est ce un peu léger? merci pour votre aide

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