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Dix jours en Thaïlande au mois de février: étapes incontournables? English translation pending
Bonjour a tous
je sais que le sujet a été plusieurs fois abordé, mais lorsque l'on ne connait pas une destination on se perd parfois sur le forum. Pourriez vous me conseiller? Nous souhaitons partir 10 jours en Thailande en fevrier prochain, quelles sont les etapes incontournables? Nous pensons faire 2 nuits a Bangkok, partir sur une ile (Koh Samui ?) pour 4 jours, re Bangkok en transit, pour aller soit au Cambodge pour visiter Angkor soit pour Chang Mai pour 2 jours. Reste 1 ou 2 jours selon nos horaires d'avion. Je suis sure que vous avez de bons conseils, de bonnes adresses ( recherchons pour Samui un petit hotel de taille humaine, typique et sympathique, nous ne sommes pas fans des grands resorts, pour Bangkok un hotel correct bien placé).
Merci d'avance a tous, je suis perdue!!! et nous devons vite nous decider.
A bientot
je sais que le sujet a été plusieurs fois abordé, mais lorsque l'on ne connait pas une destination on se perd parfois sur le forum. Pourriez vous me conseiller? Nous souhaitons partir 10 jours en Thailande en fevrier prochain, quelles sont les etapes incontournables? Nous pensons faire 2 nuits a Bangkok, partir sur une ile (Koh Samui ?) pour 4 jours, re Bangkok en transit, pour aller soit au Cambodge pour visiter Angkor soit pour Chang Mai pour 2 jours. Reste 1 ou 2 jours selon nos horaires d'avion. Je suis sure que vous avez de bons conseils, de bonnes adresses ( recherchons pour Samui un petit hotel de taille humaine, typique et sympathique, nous ne sommes pas fans des grands resorts, pour Bangkok un hotel correct bien placé).
Merci d'avance a tous, je suis perdue!!! et nous devons vite nous decider.
A bientot
Avis sur tinéraire de vingt jours San Francisco - Las Vegas? English translation pending
Salut à tous,
Je viens de réserver mes billets avec 3 autres amis. On arrive à SF et on repart de Las Vegas. Nous avons 20 jours complets sur place.
Voici l'itinéraire que j'ai en tête, pouvez-vous me donner votre avis:
J1: SF J2: SF J3: SF J4: SF J5: SF ==> Yosemite J6: Yosemite J7: Yosemite ==> Los Angeles J8: LA J9: LA J10: LA ==> San Diego J11: San Diego J12: San Diego ==> Death Valley J13: Death Valley J14: Death Valley ==> Grand Canyon J15: Grand Canyon J16: Grand Canyon ==> Las Vegas J17: Las Vegas J18: Las Vegas J19: ??? Las Vegas ??? J20: ??? Las Vegas ???
Bon comme vous pouvez le voir, le J19 et le J20 ne doivent pas spécialement être passés à Las Vegas. Où puis-je agrandir mon itinéraire, est-ce qu'à première vue, cela semble faisable? Suis-je passé à côté de quelque chose d'essentiel? Y a-t-il une plus petite ville par laquelle je dois absolument passer?
Merci pour vos avis précieux!
Greg
Je viens de réserver mes billets avec 3 autres amis. On arrive à SF et on repart de Las Vegas. Nous avons 20 jours complets sur place.
Voici l'itinéraire que j'ai en tête, pouvez-vous me donner votre avis:
J1: SF J2: SF J3: SF J4: SF J5: SF ==> Yosemite J6: Yosemite J7: Yosemite ==> Los Angeles J8: LA J9: LA J10: LA ==> San Diego J11: San Diego J12: San Diego ==> Death Valley J13: Death Valley J14: Death Valley ==> Grand Canyon J15: Grand Canyon J16: Grand Canyon ==> Las Vegas J17: Las Vegas J18: Las Vegas J19: ??? Las Vegas ??? J20: ??? Las Vegas ???
Bon comme vous pouvez le voir, le J19 et le J20 ne doivent pas spécialement être passés à Las Vegas. Où puis-je agrandir mon itinéraire, est-ce qu'à première vue, cela semble faisable? Suis-je passé à côté de quelque chose d'essentiel? Y a-t-il une plus petite ville par laquelle je dois absolument passer?
Merci pour vos avis précieux!
Greg
Mes quelques conseils pour une semaine de camping à Chypre English translation pending
Bonjour,
Quelques mois après un voyage de 8 jours en août à Chypre, avec notre sac à dos, je poste ce message que j'avais écrit pour une voyageuse, et qui pourrait être utile à ceux d'entre vous souhaitant découvrir Chypre.
Nous avons voyagé uniquement en stop et bus. Ce n'est pas forcément la meilleure des solutions (nous avons un fois attendu presque une heure) (mais parfois seulement 3 minutes), mais elle est en tout cas très peu chère, et sympa en terme de rencontres. les chypriotes pratiquent peu le stop eux-mêmes mais ne rechignent pas à prendre quelqu'un pour quelques dizaines de kilomètres. Ils sont très intrigués de voir des gens marcher, ayant eux-même un fort culte de la voiture (notamment du 4x4). Dans l'ensemble, ils vivent très mal l'"occupation de leur ile par les Grecs" (sic!), et ont des raisonnements parfois simplistes, mais fort naturels du fait de leur histoire. Ce sont des gens très chaleureux, comme partout, mais il y a aussi des cons (comme partout aussi !!)
En terme du service de bus, petit bémol : les jours fériés, il n'y a aucun service minimum. De même, le dimanche, il y a très très peu de liaisons par bus. En semaine, pas de problème. Les offices de tourisme peuvent vous renseigner, mais n'hésitez pas à revérifier par ailleurs les informations qu'ils vous auront données (l'office de tourisme de Paphos a été, en l'occurrence, incapable de nous indiquer les vrais horaires de bus)
A ne pas manquer : surtout, le centre de l'île, si possible à la fin de votre semaine de voyage(ttention il n'y a que 2 routes praticables pour y aller). Nous étions nous-même partis seulement 8 jours, et nous avons passé les 2 derniers dans les Monts Trodoos, où nous avons campé, seuls au milieu des forets de cèdres. C'est magnifique, cela sent très très bon, et le paysage donne sur toute l'ile, ce qui est assez impressionnant. A l'extreme nord ouest (au départ de Polis), il y a les bains d'aphrodite. Ce lieu légendaire, en tant que tel, n'a rien d'extraordinaire au final... mais les quelques petites promenades de 2 ou 3 heures autour sont tout simplement magnifiques : c'est là que vous trouverez les plus belles criques désertes. Nous avons cheminé, dans cette réserve, en stop et à pied, car seuls les 4x4 peuvent s'aventurer sur ces chemins très abimés. C'est pour cela qu'il y a moins de monde et que cela est très préservé.
En terme de sites archéologiques, s'il ne fallait en choisir qu'un seul, c'est définitivement Kourion, au sud, qui nous a charmé.
On nous a vraiment recommandé de passer en zone turque pour le côté bien plus sauvage des côtes. Paphos est sur peuplé de touristes anglais et d'hotels 4 étoiles qui défigurent la cote.
Si vous avez le budget, je vous conseille quand meme de louer une voiture pour la totalité du périple, mais sachez que tout est faisable sans (avec un peu de bonne volonté, de patience, et d'esprit d'aventure). Nous nous sommes peu reposés, car les campings (en été) sont très bruyants : ils regorgent de jeunes chypriotes qui amènent sono, télé et frigo... le bruit est surprenant : une fois dans notre tente, nous avions l'impression d'être en boite de nuit (notamment le camping de Polis)
Attention : le camping au sud de Paphos (à Geroskipou) n'existe plus depuis 3 ans, malgré ce qu'en disent les cartes. Il y en a donc 4 : - Governor's Beach au sud (très bien, camping surtout en "dur" mais emplacements de tente), - Coral Beach sur la cote ouest: correct, c'est le + cher (11 ou 12€ la nuit), et mal situé (au coeur d'une zone touristique) mais il a très bien fait l'affaire et la propriétaire est adorable. - Polis : Très déçu par celui-ci mais cela était dû au bruit en plein périodes de grandes vacances pour les jeunes. En novembre ou avril cela devrait être vraiment mieux. - Trodoos, au centre : nous n'avons pas campé là, mais en pleine nature (bien mieux !)
Attention : en terme de petits hotels abordables, nous n'en avons quasiment vu aucun...
Si vous avez besoin d'autres renseignements, n'hésitez pas !! mon email : fdeloraine@gmail.com
et bon voyage !
Quelques mois après un voyage de 8 jours en août à Chypre, avec notre sac à dos, je poste ce message que j'avais écrit pour une voyageuse, et qui pourrait être utile à ceux d'entre vous souhaitant découvrir Chypre.
Nous avons voyagé uniquement en stop et bus. Ce n'est pas forcément la meilleure des solutions (nous avons un fois attendu presque une heure) (mais parfois seulement 3 minutes), mais elle est en tout cas très peu chère, et sympa en terme de rencontres. les chypriotes pratiquent peu le stop eux-mêmes mais ne rechignent pas à prendre quelqu'un pour quelques dizaines de kilomètres. Ils sont très intrigués de voir des gens marcher, ayant eux-même un fort culte de la voiture (notamment du 4x4). Dans l'ensemble, ils vivent très mal l'"occupation de leur ile par les Grecs" (sic!), et ont des raisonnements parfois simplistes, mais fort naturels du fait de leur histoire. Ce sont des gens très chaleureux, comme partout, mais il y a aussi des cons (comme partout aussi !!)
En terme du service de bus, petit bémol : les jours fériés, il n'y a aucun service minimum. De même, le dimanche, il y a très très peu de liaisons par bus. En semaine, pas de problème. Les offices de tourisme peuvent vous renseigner, mais n'hésitez pas à revérifier par ailleurs les informations qu'ils vous auront données (l'office de tourisme de Paphos a été, en l'occurrence, incapable de nous indiquer les vrais horaires de bus)
A ne pas manquer : surtout, le centre de l'île, si possible à la fin de votre semaine de voyage(ttention il n'y a que 2 routes praticables pour y aller). Nous étions nous-même partis seulement 8 jours, et nous avons passé les 2 derniers dans les Monts Trodoos, où nous avons campé, seuls au milieu des forets de cèdres. C'est magnifique, cela sent très très bon, et le paysage donne sur toute l'ile, ce qui est assez impressionnant. A l'extreme nord ouest (au départ de Polis), il y a les bains d'aphrodite. Ce lieu légendaire, en tant que tel, n'a rien d'extraordinaire au final... mais les quelques petites promenades de 2 ou 3 heures autour sont tout simplement magnifiques : c'est là que vous trouverez les plus belles criques désertes. Nous avons cheminé, dans cette réserve, en stop et à pied, car seuls les 4x4 peuvent s'aventurer sur ces chemins très abimés. C'est pour cela qu'il y a moins de monde et que cela est très préservé.
En terme de sites archéologiques, s'il ne fallait en choisir qu'un seul, c'est définitivement Kourion, au sud, qui nous a charmé.
On nous a vraiment recommandé de passer en zone turque pour le côté bien plus sauvage des côtes. Paphos est sur peuplé de touristes anglais et d'hotels 4 étoiles qui défigurent la cote.
Si vous avez le budget, je vous conseille quand meme de louer une voiture pour la totalité du périple, mais sachez que tout est faisable sans (avec un peu de bonne volonté, de patience, et d'esprit d'aventure). Nous nous sommes peu reposés, car les campings (en été) sont très bruyants : ils regorgent de jeunes chypriotes qui amènent sono, télé et frigo... le bruit est surprenant : une fois dans notre tente, nous avions l'impression d'être en boite de nuit (notamment le camping de Polis)
Attention : le camping au sud de Paphos (à Geroskipou) n'existe plus depuis 3 ans, malgré ce qu'en disent les cartes. Il y en a donc 4 : - Governor's Beach au sud (très bien, camping surtout en "dur" mais emplacements de tente), - Coral Beach sur la cote ouest: correct, c'est le + cher (11 ou 12€ la nuit), et mal situé (au coeur d'une zone touristique) mais il a très bien fait l'affaire et la propriétaire est adorable. - Polis : Très déçu par celui-ci mais cela était dû au bruit en plein périodes de grandes vacances pour les jeunes. En novembre ou avril cela devrait être vraiment mieux. - Trodoos, au centre : nous n'avons pas campé là, mais en pleine nature (bien mieux !)
Attention : en terme de petits hotels abordables, nous n'en avons quasiment vu aucun...
Si vous avez besoin d'autres renseignements, n'hésitez pas !! mon email : fdeloraine@gmail.com
et bon voyage !
Organisation sérieuse pour partir aider l'Haïti? English translation pending
Avec tout les castastrophe des 2 dernier jour en haiti
jai un peu de misere a concevoir que sa prenne un dossier en beton avec etude specialiser....et experience pour aller aider ces gens...
je suis pas medecin mais jai travailler dans le domaine..de la sante comme preposer au beneficiaire dont je peux faire les soins de base... aider les gens soigner les blessure mineur pansement .. artelle.... soins pour les enfant.. netoyage de terrain... reconstruction.legere... bref nimporte quoi qui pourrais apporter de laide... pas besoin detre medecin ou president pour aider....
jai passer 3 mois en republique ds un village locaux donc je connais la pauvreter... et un peu le milieu.... meme si setais pas des haitien jai cotoyer des gens tres pauvre...
bref si vous connaiser une organisation serieuse.... ou je pourrais offrir mon aide... jen serais reconnaissante!
mon conjoint envisage de partir p-e avec moi il travail ds la construction.. on laisserais nos enfant a ses parent en republique dominicaine.. quelque temps pour donner de notre temps..
jai un peu de misere a concevoir que sa prenne un dossier en beton avec etude specialiser....et experience pour aller aider ces gens...
je suis pas medecin mais jai travailler dans le domaine..de la sante comme preposer au beneficiaire dont je peux faire les soins de base... aider les gens soigner les blessure mineur pansement .. artelle.... soins pour les enfant.. netoyage de terrain... reconstruction.legere... bref nimporte quoi qui pourrais apporter de laide... pas besoin detre medecin ou president pour aider....
jai passer 3 mois en republique ds un village locaux donc je connais la pauvreter... et un peu le milieu.... meme si setais pas des haitien jai cotoyer des gens tres pauvre...
bref si vous connaiser une organisation serieuse.... ou je pourrais offrir mon aide... jen serais reconnaissante!
mon conjoint envisage de partir p-e avec moi il travail ds la construction.. on laisserais nos enfant a ses parent en republique dominicaine.. quelque temps pour donner de notre temps..
Bolivie: voir le Salar d'Uyuni English translation pending
Nous allons dans quelques jours en Bolivie et nous pensons passer voir le Salar d'Uyuni.
Nous souhaitons faire un tour de 2 ou 3 jours, clasique, mais si possible de qualité;
(je dis "classique" car nous avons plus de 60 ans et que nous ne souhaitons pas spécialement escalader ni donner dans l'extrème......)
Quelqu'un qui connait le coin pourrait-il nous conseiller une agence fiable et de qualité, ou nous donner quelques conseils ? Merci d'avance.
Quelqu'un qui connait le coin pourrait-il nous conseiller une agence fiable et de qualité, ou nous donner quelques conseils ? Merci d'avance.
Compte-rendu de croisière "Perles des Antilles" du 2 janvier 2010 English translation pending
Nous Voilà de retour !!!
Les bonnes choses ont toujours une fin, mais c'était trop court !!!
Petit rappel, les membres STEPHOLI, MOMOTEO, NATOU33 étaient donc présents pendant cette croisière, une belle rencontre humaine dans un cadre merveilleux.Après de longs mois à discuter par le biais du forum, nous avons enfin pu nous voir et apprécier ensemble cette belle aventure..... Tout d'abord, je commencerai pas parler du COSTA MEDITERRANEA : un très beau navire, le plus beau de tous ceux que l'on a pu croiser à chaque port, luxe, confort. Le personnel y est accueillant, souriant, professionnel, voire même pour certains attachant ....... Concernant la restauration, qualité au restaurant, buffet varié avec quantité, petit déjeuner copieux, buffets nocturnes merveilleux par la déco......
Bref, Chapeau Costa Croisières, rien à dire !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Concernant les excursions, certes elles sont chères avec costa, mais très bien organisées, pas de soucis de mise en retard par rapport au départ du bateau donc tranquillité d'esprit, site et activité choisis de qualité, à chaque fois, nous étions enchantés. L'excursion scooter des mers à st martin, sympa on a apprécié la vitesse des engins, saona est une très jolie île ( on a tous bien rigolé par la douche prise dans les bateaux rapides, eh oui ce jour là la mer était agitée, par contre, les fragiles du dos s'abstenir, + attention les moustiques )Catalina rien à dire, belle plage de sable fin, du monde mais l'organisation de costa faisant foi, tout se passe très bien. Nager avec les dauphins à Tortola, notre plus belle expérience avec l'animal. Antigua, une aventure en canoe Kayak près de la nature, nos plus belles photos aériennes et sous l'eau par la plongée au tuba, et enfin les VTT à ST lucie, physique mais bien agréable de cotoyer la forêt de si près, et de se baigner dans les cascades naturelles.En résumé, nous avions fait de bons choix au niveau des excursions, à priori, autour de nous les passagers étaient tous enchantés des excursions en général. Une chose est sûre, le choix des excursions est important. Avec costa, il y en a pour tous les goûts.....
En ce qui concerne les îles, notre préférence va pour ANTIGUA : L'ambiance dans la ville est un peu à l'américaine, les voitures 4x4, pick-up, les maisons de couleur, les habitants chaleureux, le paysage fleuri et vert, bref exactement ce que nous attendions de ce voyage. Mais toutes les îles ont leur petit charme, et puis chacun ses goûts, mais un petit plus pour ANTIGUA ( notre excursion en canoé kayak a peut être aussi un peu influencé notre préférence, car on y a vu tellement de belles choses, et il faut le dire la prestation de cette excursion est de qualité, les organisateurs sur place sont un couple d'anglais, le site est beau, petite attention en fin d'excursion ( que je garde pour que vous ayez la surprise).Dommage, que pendant cette croisière, on puisse pas visiter la Guadeloupe, pas assez de temps, car les îles tout autour et les plages que l'on a pu apercevoir du bateau, sont magnifiques, peut être un prochain voyage ?????
Au final, nous sommes enchantés, nous avons vu des paysages paradisiaques, apprécié le confort et le luxe d'un paquebot, et rencontré des amis très sympathiques. Nous sommes chanceux !!!!
Je reste à votre disposition pour d'autres renseignements .... surtout pour ceux qui ne sont pas encore partis.
A très bientôt
Olivier et Stéphanie
PS : Natou 33 a pu prendre la photo de notre groupe du forum, prochainement ces photos sur le forum !!!!!!
Concernant les excursions, certes elles sont chères avec costa, mais très bien organisées, pas de soucis de mise en retard par rapport au départ du bateau donc tranquillité d'esprit, site et activité choisis de qualité, à chaque fois, nous étions enchantés. L'excursion scooter des mers à st martin, sympa on a apprécié la vitesse des engins, saona est une très jolie île ( on a tous bien rigolé par la douche prise dans les bateaux rapides, eh oui ce jour là la mer était agitée, par contre, les fragiles du dos s'abstenir, + attention les moustiques )Catalina rien à dire, belle plage de sable fin, du monde mais l'organisation de costa faisant foi, tout se passe très bien. Nager avec les dauphins à Tortola, notre plus belle expérience avec l'animal. Antigua, une aventure en canoe Kayak près de la nature, nos plus belles photos aériennes et sous l'eau par la plongée au tuba, et enfin les VTT à ST lucie, physique mais bien agréable de cotoyer la forêt de si près, et de se baigner dans les cascades naturelles.En résumé, nous avions fait de bons choix au niveau des excursions, à priori, autour de nous les passagers étaient tous enchantés des excursions en général. Une chose est sûre, le choix des excursions est important. Avec costa, il y en a pour tous les goûts.....
En ce qui concerne les îles, notre préférence va pour ANTIGUA : L'ambiance dans la ville est un peu à l'américaine, les voitures 4x4, pick-up, les maisons de couleur, les habitants chaleureux, le paysage fleuri et vert, bref exactement ce que nous attendions de ce voyage. Mais toutes les îles ont leur petit charme, et puis chacun ses goûts, mais un petit plus pour ANTIGUA ( notre excursion en canoé kayak a peut être aussi un peu influencé notre préférence, car on y a vu tellement de belles choses, et il faut le dire la prestation de cette excursion est de qualité, les organisateurs sur place sont un couple d'anglais, le site est beau, petite attention en fin d'excursion ( que je garde pour que vous ayez la surprise).Dommage, que pendant cette croisière, on puisse pas visiter la Guadeloupe, pas assez de temps, car les îles tout autour et les plages que l'on a pu apercevoir du bateau, sont magnifiques, peut être un prochain voyage ?????
Au final, nous sommes enchantés, nous avons vu des paysages paradisiaques, apprécié le confort et le luxe d'un paquebot, et rencontré des amis très sympathiques. Nous sommes chanceux !!!!
Je reste à votre disposition pour d'autres renseignements .... surtout pour ceux qui ne sont pas encore partis.
A très bientôt
Olivier et Stéphanie
PS : Natou 33 a pu prendre la photo de notre groupe du forum, prochainement ces photos sur le forum !!!!!!
Voyage en Afrique du Sud et en Namibie sur quatre/cinq semaines en octobre/novembre 2010 English translation pending
Coucou à tous,
Mon amie et moi comptons effectuer un voyage en Afrique du Sud et en Namibie sur 4 à 5 semaines en octobre/novembre 2010.
Nous avons l'habitude de voyager seuls, en sac à dos. Nous n'avons jamais mis les pieds sur le sol africain. Nous comptons sur vos conseils et vos retours d'expérience pour préparer au mieux ce séjour.
Voici nos requêtes:
- Quels sont les meilleurs guides (GDR, Lonely Planet...) ? - Quels sont les lieux/sites incontournables ? - Doit on louer un véhicule ou peut on facilement voyager en transport en commun ? - Si nous louons un véhicule, doit-on forcément louer un 4X4 ou un véhicule classique suffit, compte tenu de l'état des routes? - Un budget de 5000 € tout compris est-il raisonnable ou insuffisant ? -
Merci d'avance...
A2line & Stef
Mon amie et moi comptons effectuer un voyage en Afrique du Sud et en Namibie sur 4 à 5 semaines en octobre/novembre 2010.
Nous avons l'habitude de voyager seuls, en sac à dos. Nous n'avons jamais mis les pieds sur le sol africain. Nous comptons sur vos conseils et vos retours d'expérience pour préparer au mieux ce séjour.
Voici nos requêtes:
- Quels sont les meilleurs guides (GDR, Lonely Planet...) ? - Quels sont les lieux/sites incontournables ? - Doit on louer un véhicule ou peut on facilement voyager en transport en commun ? - Si nous louons un véhicule, doit-on forcément louer un 4X4 ou un véhicule classique suffit, compte tenu de l'état des routes? - Un budget de 5000 € tout compris est-il raisonnable ou insuffisant ? -
Merci d'avance...
A2line & Stef
Ouest américain 2009: une boucle (presque) classique (2ème partie) English translation pending
30 août :
La nuit est encore là quand je me réveille. Je m'habille rapidement et je saute dans un de nos véhicules. J'ai pour projet d'aller prendre un cliché matinal de Monument Valley depuis la route. Pour ceux qui connaissent le film, c'est l'endroit où Forrest Gump décide d'arrêter de courir.
Pas de bol, un gigantesque nuage extrêmement mal placé me cache le lever du soleil. J'attends une bonne heure sur place mais rien à faire, ce foutu nuage ne laisse rien passer. En plus, il caille ce matin. Je repars à l'hôtel.
Le petit déjeuner se limitant à l'achat de quelques cakes et d'un café pris à la va-vite sur le comptoir d'une station service, nous sommes sur la route de bonne heure. Le trajet du jour doit nous conduire à Moab où nous resterons deux nuits.

Le premier stop se situe à Gooseneck State park qui vaut le coup d'oeil. Puis nous gravissons la piste qui mène au sommet nommé Mokee Dugway. Ce dernier nous offre une vue magnifique sur la Valley of Gods que j'ai finalement décidé de ne pas emprunter. Ce sera pour une autre fois.


Nous repartons, directement pour Moab cette fois. Nous arrivons pour midi. Nous déjeunons à la pizzeria Zak dont je me rappelle encore la succulente pizza BBQ Chicken, deux ans après mon dernier passage. Je m'empresse de raviver ce souvenir.

En début d'après midi, nous prenons nos quartiers au motel Inca Inn. Si l'on ajoute la chaleur caniculaire de l'après-midi à celle que déversent les climatiseurs des bâtiments disposés tout autour en carré, le parking de l'Inca Inn est sous conteste l'un des endroits les plus torrides de l'univers. Heureusement, les chambres sont agréables. Le rendez-vous est fixé pour tous à 16h00 pour aller grimper vers Delicate Arch que je n'ai jamais pu admirer en fin de journée. Je me réjouis à l'avance de combler cette grave lacune (pour un amateur du southwest, s'entend).
Mes troupes sont disciplinées et nous entrons dans Arches National Park à l'heure prévue. Le long trajet qui nous mène au parking du Delicate Arch Trail ravit tout le monde. J'aime beaucoup Arches dont je préfère largement les formations rocheuses exubérantes à celles, plus connues, de Monument Valley.
Nous débutons la rando sous une chaleur toujours accablante, néanmoins atténuée par un petit souffle d'air. S'ensuivent 45 minutes de grimpette sans le moindre coin d'ombre.



La fin du sentier, l'instant précis ou l'on débouche devant l'arche, est aussi magique que dans mon souvenir. Et la lumière orangée de cette fin de journée lui donne davantage encore de cachet. C'est certainement l'un des lieux les plus fascinants et majestueux que je connaisse. D'ailleurs tout le monde est sous le charme et personne ne manifeste l'envie de redescendre. On s'installe et on profite. L'ambiance est unique, solennelle. Il y a du recueillement dans l'air. Le moindre connard qui s'avise de venir poser sous l'arche est impitoyablement hué jusqu'à ce qu'il débarrasse le plancher.




"Waiting for the sun"

Nous revenons à Moab à la nuit tombée. Une promenade nocturne sur l'agréable avenue principale conclue cette journée.
31 août :
7h30 : nous nous retrouvons pour un breakfast dans le petit hall du motel, puis nous décollons aussitôt après pour une visite des principaux sites d'Arches que nous n'avons fait que traverser la veille.

Nous commençons par la spectaculaire vallée qui mène de Times Square aux Pinacles. Ce n'est pas le plein soleil mais la lumière est jolie et met parfaitement en valeur les colossales formations rocheuses de l'endroit.



Petit arrêt aux Pinacles, puis nous gagnons la riche section des Windows dans laquelle nous allons passer deux bonnes heures.



Nous terminons la matinée par quelques pas dans Devil's Garden. Nous n'irons pas au delà de Landscape Arch. J'ai une petite pensée pour Wall Arch qui se trouve un peu plus loin et que j'ai eu la chance d'admirer en 2007, juste avant qu'elle ne s'effondre en 2008.


Nous revenons à Moab pour la pause du midi. J'entraine mon petit monde à la Moab Brewery. C'est copieux et savoureux. Comme chaque jour, mes compagnons de voyages s'étonnent de si bien manger. En ce qui les concerne, le cliché très usité de la mal-bouffe américaine est en train de rendre l'âme.
16h30 : le gros coup de chaleur de l'après midi entre dans sa dernière phase et nous partons pour une ballade autour des Fisher Towers. L'endroit se trouve à 45 minutes de Moab. On y accède par la route 24 qui longe le Colorado. J'ai oublié ma carte et m'inquiète de manquer la piste qui y mène mais celle ci s'avère finalement assez simple à trouver.
C'est la première fois que je viens là et je suis aussitôt séduit. « C'est une cathédrale ! » lâche l'un de mes compagnons particulièrement impressionné.

Nous nous engageons sur le sentier qui contourne les tours. Il est malheureusement trop tard pour en parcourir la totalité et je me jure de revenir un jour pour cela tellement cet endroit est extraordinaire, presque irréel. On pourrait se croire dans le Seigneur des Anneaux, à la recherche de la montagne du Destin.


Nous n'y croiserons pourtant personne. Pas le moindre touriste. Si l'on compare avec la foule qui se trouvait la veille au pied de Delicate Arch, c'est assez incompréhensible mais plutôt bienvenu.


L'endroit est connu pour se parer d'un rouge vif à la lueur du soleil couchant. Nous n'en profiterons pas complètement par la faute d'un mauvais nuage mal placé.

Nous rentrons une nouvelle fois à Moab à la nuit tombée.
1er septembre :
C'est notre dernier réveil à Moab. Tout le monde à fort apprécié cette petite ville accueillante, nichée au creux des falaises rouges de l'Utah.
Nous commençons la matinée par une ballade à Dead Horse point. Une brume persistante empêche le soleil de percer. C'est très agaçant sur un site tel que celui-ci basé sur des points de vue larges et lointains. Quelques trouées de lumière autorisent néanmoins quelques clichés intéressants.

Nous entrons dans Canyonland National Park. Le ciel brumeux ne permet pas de profiter complètement des immensités que révèle Island in the Sky - ainsi que l'on nomme cette partie du parc. Après un arrêt à Green River Overlook, je décide de ramener mon groupe directement au départ du Shaffer trail que nous allons maintenant emprunter.

La descente est vertigineuse vue du haut, mais moins impressionnante que prévue lorsqu'on s'y trouve. Nous croisons deux cyclistes qui montent. L'un deux est couvert de déchirures et de plaies. Séquence Admiration.

Arrivés en bas, nous enchainons avec la Potash road qui doit nous mener à Moab. Pas meilleure, plutôt pire, en fait, que le Shaffer trail. Nous sommes parfois ballotés comme dans une diligence à cheval du vieil ouest. Certains apprécient, d'autre moins (essentiellement les femmes).





Nous déjeunons chez Zak pour la seconde fois. Pizza BBQ Chicken pour moi. Again. La dernière avant longtemps, alors je savoure.
Sitôt la dernière bouchée avalée, nous partons pour Torrey, aux portes du Capitol Reef National Park. Il y en a pour environ deux heures trente de route et seule la dernière partie est intéressante. Le reste, c'est de la ligne droite dans le désert. Du coup, ça pique du nez à l'arrière des 4/4.
Nous logeons au Rim Rock Inn, en pleine nature. Une fois installés, nous faisons un saut à Torrey. Un vrai trou. Ceux qui s'attendaient à une ville du genre Moab en sont pour leur frais. Le magasinage devra attendre.
2 septembre :

Debouts à sept heures, comme d'hab. Le petit déjeuner est minimal. Ils se foulent pas au Rim Rock. Au programme du jour : la traversée de Cathedral Valley. Six à sept heures de piste. Les amortisseurs et les arrière-trains vont encore souffrir. C'est un des rares sites de ce voyage que je ne connais pas encore et je suis impatient de le découvrir. J'ai pris des infos auprès de Kashtin, sur forum voyage, qui connait bien le coin. Je vais suivre ses conseils pour l'itinéraire et entrer sur le site par la Caineville road, puis en ressortir par la Thousand lake road.

La piste s'avère meilleure que celle de la veille. Très sablonneuse et peu de roches. Le temps, couvert au départ, s'éclaircit peu à peu. Nous franchissons les Caineville badlands, puis effectuons notre premier arrêt au pied des colossaux « Temple of the Sun » et « Temple of the Moon ».



Nous poursuivons jusqu'à Glass Mountain, puis reprenons la piste principale et franchissons quelques wash sans problèmes. Le désert est très coloré, le décors varie sans cesse. Gypsum .... ne vaut pas tripette mais le cadre est sympa.




Nous entrons dans Upper Cathedral valley. Spectaculaire. Très différent de Monument Valley. La piste se durcit sensiblement au moment de grimper sur le plateau mais la récompense nous attend au sommet.


Nous prenons à présent la Thousand Lake road. Le ciel s'est à nouveau couvert et nous essuyons même quelques gouttes de pluie. Le contraste est saisissant entre le fond désertique de la vallée et le vert paysage de montagnes dans lequel nous évoluons maintenant. Cette route à son point le plus élevé nous amène ainsi à près de 3000 mètres d'altitude.


Nous regagnons finalement Torrey en milieu d'après midi. J'en profite pour aller shooter une vieille grange repérée la veille. So typical. Charles Ingals doit être quelque part dans le coin à couper du bois.

Nous repartons en fin d'après midi. Quelques pas sur la sentier menant au ….. et une dernière virée sur la scenic road de Capitol Reef achèveront cette journée en beauté.


J'emmène mon groupe diner au Capitol Reef Inn and Cafe. La patronne est une grande blonde énergique et bavarde. Un petit monsieur sympathique nous entretient de la table voisine. Nos accents frenchies lui rappellent un lointain séjour à Paris en compagnie de son épouse que l'on devine décédée depuis peu.
3 septembre :
Dernier petit déjeuner au Rim Rock. On ne le regrettera pas. Le cadre est sympa mais l'accueil minimal. Le café vient à manquer et la jeune réceptionniste ne se bouscule pas pour venir remplir le thermos. Quelques bruits équivoques venant de l'arrière de la réception m'expliquent la raison de ce manque d 'empressement. La demoiselle est en train se faire câliner par le manager, d'au moins 20 ans son ainé. On s'en voudrait de les déranger pour quelques tranches de french toast.
On est parti. Direction le Burr trail, populaire route-piste de la région. Le but de la matinée et d'aller admirer le Waterpockett Fold, une spectaculaire pliure de l'écorce terrestre provoquant une longue et étroite vallée colorée en forme de serpent.



Le Burr trail me déçoit un peu. Trop long et souvent monotone. Même Long Canyon me laisse assez indifférent. La piste finale qui mène au point de vue nommé « Strike Valley Overlook » est compliquée, pleine de roches pointues et de profondes ornières, mais l'arrivée au point de vue nous récompense amplement. Mazette, quel spectacle !



Nous repartons par la Scenic Byway 12, direction Bryce Canyon. C'est le dernier site naturel que nous visiterons. Ce n'est pas non plus le moindre. A vrai dire, c'est un de mes préférés. Je l'ai gardé pour la fin car je sais qu'on ne peut qu'être enchanté par Bryce et ses « hoodoos ». Ce sera un beau final pour tous , je pense.


Nous arrivons sous un temps orageux qui laisse heureusement passer quelques superbes éclaircies.



Après avoir pris nos quartiers au Ruby's Inn, nous partons pour la boucle classique Navajo loop – Queens Garden trail. De presque dégagé quand nous entamons la descente, le ciel se couvre rapidement à mesure que nous progressons au fond du canyon. Quelques gouttes de pluie font même leur apparition au cours de la longue remontée. Rien de bien méchant. Même pas de quoi se mouiller. Et les nuages qui tournoient au dessus des roches sont du plus bel effet.



La suite par ici : http://voyageforum.com/voyage/etats-unis_ouest_americain_2009_une_boucle_presque_classique_3eme_partie_D3163948/
La nuit est encore là quand je me réveille. Je m'habille rapidement et je saute dans un de nos véhicules. J'ai pour projet d'aller prendre un cliché matinal de Monument Valley depuis la route. Pour ceux qui connaissent le film, c'est l'endroit où Forrest Gump décide d'arrêter de courir.
Pas de bol, un gigantesque nuage extrêmement mal placé me cache le lever du soleil. J'attends une bonne heure sur place mais rien à faire, ce foutu nuage ne laisse rien passer. En plus, il caille ce matin. Je repars à l'hôtel.
Le petit déjeuner se limitant à l'achat de quelques cakes et d'un café pris à la va-vite sur le comptoir d'une station service, nous sommes sur la route de bonne heure. Le trajet du jour doit nous conduire à Moab où nous resterons deux nuits.

Le premier stop se situe à Gooseneck State park qui vaut le coup d'oeil. Puis nous gravissons la piste qui mène au sommet nommé Mokee Dugway. Ce dernier nous offre une vue magnifique sur la Valley of Gods que j'ai finalement décidé de ne pas emprunter. Ce sera pour une autre fois.


Nous repartons, directement pour Moab cette fois. Nous arrivons pour midi. Nous déjeunons à la pizzeria Zak dont je me rappelle encore la succulente pizza BBQ Chicken, deux ans après mon dernier passage. Je m'empresse de raviver ce souvenir.

En début d'après midi, nous prenons nos quartiers au motel Inca Inn. Si l'on ajoute la chaleur caniculaire de l'après-midi à celle que déversent les climatiseurs des bâtiments disposés tout autour en carré, le parking de l'Inca Inn est sous conteste l'un des endroits les plus torrides de l'univers. Heureusement, les chambres sont agréables. Le rendez-vous est fixé pour tous à 16h00 pour aller grimper vers Delicate Arch que je n'ai jamais pu admirer en fin de journée. Je me réjouis à l'avance de combler cette grave lacune (pour un amateur du southwest, s'entend).
Mes troupes sont disciplinées et nous entrons dans Arches National Park à l'heure prévue. Le long trajet qui nous mène au parking du Delicate Arch Trail ravit tout le monde. J'aime beaucoup Arches dont je préfère largement les formations rocheuses exubérantes à celles, plus connues, de Monument Valley.
Nous débutons la rando sous une chaleur toujours accablante, néanmoins atténuée par un petit souffle d'air. S'ensuivent 45 minutes de grimpette sans le moindre coin d'ombre.



La fin du sentier, l'instant précis ou l'on débouche devant l'arche, est aussi magique que dans mon souvenir. Et la lumière orangée de cette fin de journée lui donne davantage encore de cachet. C'est certainement l'un des lieux les plus fascinants et majestueux que je connaisse. D'ailleurs tout le monde est sous le charme et personne ne manifeste l'envie de redescendre. On s'installe et on profite. L'ambiance est unique, solennelle. Il y a du recueillement dans l'air. Le moindre connard qui s'avise de venir poser sous l'arche est impitoyablement hué jusqu'à ce qu'il débarrasse le plancher.




"Waiting for the sun"

Nous revenons à Moab à la nuit tombée. Une promenade nocturne sur l'agréable avenue principale conclue cette journée.
31 août :
7h30 : nous nous retrouvons pour un breakfast dans le petit hall du motel, puis nous décollons aussitôt après pour une visite des principaux sites d'Arches que nous n'avons fait que traverser la veille.

Nous commençons par la spectaculaire vallée qui mène de Times Square aux Pinacles. Ce n'est pas le plein soleil mais la lumière est jolie et met parfaitement en valeur les colossales formations rocheuses de l'endroit.



Petit arrêt aux Pinacles, puis nous gagnons la riche section des Windows dans laquelle nous allons passer deux bonnes heures.



Nous terminons la matinée par quelques pas dans Devil's Garden. Nous n'irons pas au delà de Landscape Arch. J'ai une petite pensée pour Wall Arch qui se trouve un peu plus loin et que j'ai eu la chance d'admirer en 2007, juste avant qu'elle ne s'effondre en 2008.


Nous revenons à Moab pour la pause du midi. J'entraine mon petit monde à la Moab Brewery. C'est copieux et savoureux. Comme chaque jour, mes compagnons de voyages s'étonnent de si bien manger. En ce qui les concerne, le cliché très usité de la mal-bouffe américaine est en train de rendre l'âme.
16h30 : le gros coup de chaleur de l'après midi entre dans sa dernière phase et nous partons pour une ballade autour des Fisher Towers. L'endroit se trouve à 45 minutes de Moab. On y accède par la route 24 qui longe le Colorado. J'ai oublié ma carte et m'inquiète de manquer la piste qui y mène mais celle ci s'avère finalement assez simple à trouver.
C'est la première fois que je viens là et je suis aussitôt séduit. « C'est une cathédrale ! » lâche l'un de mes compagnons particulièrement impressionné.

Nous nous engageons sur le sentier qui contourne les tours. Il est malheureusement trop tard pour en parcourir la totalité et je me jure de revenir un jour pour cela tellement cet endroit est extraordinaire, presque irréel. On pourrait se croire dans le Seigneur des Anneaux, à la recherche de la montagne du Destin.


Nous n'y croiserons pourtant personne. Pas le moindre touriste. Si l'on compare avec la foule qui se trouvait la veille au pied de Delicate Arch, c'est assez incompréhensible mais plutôt bienvenu.


L'endroit est connu pour se parer d'un rouge vif à la lueur du soleil couchant. Nous n'en profiterons pas complètement par la faute d'un mauvais nuage mal placé.

Nous rentrons une nouvelle fois à Moab à la nuit tombée.
1er septembre :
C'est notre dernier réveil à Moab. Tout le monde à fort apprécié cette petite ville accueillante, nichée au creux des falaises rouges de l'Utah.
Nous commençons la matinée par une ballade à Dead Horse point. Une brume persistante empêche le soleil de percer. C'est très agaçant sur un site tel que celui-ci basé sur des points de vue larges et lointains. Quelques trouées de lumière autorisent néanmoins quelques clichés intéressants.

Nous entrons dans Canyonland National Park. Le ciel brumeux ne permet pas de profiter complètement des immensités que révèle Island in the Sky - ainsi que l'on nomme cette partie du parc. Après un arrêt à Green River Overlook, je décide de ramener mon groupe directement au départ du Shaffer trail que nous allons maintenant emprunter.

La descente est vertigineuse vue du haut, mais moins impressionnante que prévue lorsqu'on s'y trouve. Nous croisons deux cyclistes qui montent. L'un deux est couvert de déchirures et de plaies. Séquence Admiration.

Arrivés en bas, nous enchainons avec la Potash road qui doit nous mener à Moab. Pas meilleure, plutôt pire, en fait, que le Shaffer trail. Nous sommes parfois ballotés comme dans une diligence à cheval du vieil ouest. Certains apprécient, d'autre moins (essentiellement les femmes).





Nous déjeunons chez Zak pour la seconde fois. Pizza BBQ Chicken pour moi. Again. La dernière avant longtemps, alors je savoure.
Sitôt la dernière bouchée avalée, nous partons pour Torrey, aux portes du Capitol Reef National Park. Il y en a pour environ deux heures trente de route et seule la dernière partie est intéressante. Le reste, c'est de la ligne droite dans le désert. Du coup, ça pique du nez à l'arrière des 4/4.
Nous logeons au Rim Rock Inn, en pleine nature. Une fois installés, nous faisons un saut à Torrey. Un vrai trou. Ceux qui s'attendaient à une ville du genre Moab en sont pour leur frais. Le magasinage devra attendre.
2 septembre :

Debouts à sept heures, comme d'hab. Le petit déjeuner est minimal. Ils se foulent pas au Rim Rock. Au programme du jour : la traversée de Cathedral Valley. Six à sept heures de piste. Les amortisseurs et les arrière-trains vont encore souffrir. C'est un des rares sites de ce voyage que je ne connais pas encore et je suis impatient de le découvrir. J'ai pris des infos auprès de Kashtin, sur forum voyage, qui connait bien le coin. Je vais suivre ses conseils pour l'itinéraire et entrer sur le site par la Caineville road, puis en ressortir par la Thousand lake road.

La piste s'avère meilleure que celle de la veille. Très sablonneuse et peu de roches. Le temps, couvert au départ, s'éclaircit peu à peu. Nous franchissons les Caineville badlands, puis effectuons notre premier arrêt au pied des colossaux « Temple of the Sun » et « Temple of the Moon ».



Nous poursuivons jusqu'à Glass Mountain, puis reprenons la piste principale et franchissons quelques wash sans problèmes. Le désert est très coloré, le décors varie sans cesse. Gypsum .... ne vaut pas tripette mais le cadre est sympa.




Nous entrons dans Upper Cathedral valley. Spectaculaire. Très différent de Monument Valley. La piste se durcit sensiblement au moment de grimper sur le plateau mais la récompense nous attend au sommet.


Nous prenons à présent la Thousand Lake road. Le ciel s'est à nouveau couvert et nous essuyons même quelques gouttes de pluie. Le contraste est saisissant entre le fond désertique de la vallée et le vert paysage de montagnes dans lequel nous évoluons maintenant. Cette route à son point le plus élevé nous amène ainsi à près de 3000 mètres d'altitude.


Nous regagnons finalement Torrey en milieu d'après midi. J'en profite pour aller shooter une vieille grange repérée la veille. So typical. Charles Ingals doit être quelque part dans le coin à couper du bois.

Nous repartons en fin d'après midi. Quelques pas sur la sentier menant au ….. et une dernière virée sur la scenic road de Capitol Reef achèveront cette journée en beauté.


J'emmène mon groupe diner au Capitol Reef Inn and Cafe. La patronne est une grande blonde énergique et bavarde. Un petit monsieur sympathique nous entretient de la table voisine. Nos accents frenchies lui rappellent un lointain séjour à Paris en compagnie de son épouse que l'on devine décédée depuis peu.
3 septembre :
Dernier petit déjeuner au Rim Rock. On ne le regrettera pas. Le cadre est sympa mais l'accueil minimal. Le café vient à manquer et la jeune réceptionniste ne se bouscule pas pour venir remplir le thermos. Quelques bruits équivoques venant de l'arrière de la réception m'expliquent la raison de ce manque d 'empressement. La demoiselle est en train se faire câliner par le manager, d'au moins 20 ans son ainé. On s'en voudrait de les déranger pour quelques tranches de french toast.
On est parti. Direction le Burr trail, populaire route-piste de la région. Le but de la matinée et d'aller admirer le Waterpockett Fold, une spectaculaire pliure de l'écorce terrestre provoquant une longue et étroite vallée colorée en forme de serpent.



Le Burr trail me déçoit un peu. Trop long et souvent monotone. Même Long Canyon me laisse assez indifférent. La piste finale qui mène au point de vue nommé « Strike Valley Overlook » est compliquée, pleine de roches pointues et de profondes ornières, mais l'arrivée au point de vue nous récompense amplement. Mazette, quel spectacle !



Nous repartons par la Scenic Byway 12, direction Bryce Canyon. C'est le dernier site naturel que nous visiterons. Ce n'est pas non plus le moindre. A vrai dire, c'est un de mes préférés. Je l'ai gardé pour la fin car je sais qu'on ne peut qu'être enchanté par Bryce et ses « hoodoos ». Ce sera un beau final pour tous , je pense.


Nous arrivons sous un temps orageux qui laisse heureusement passer quelques superbes éclaircies.



Après avoir pris nos quartiers au Ruby's Inn, nous partons pour la boucle classique Navajo loop – Queens Garden trail. De presque dégagé quand nous entamons la descente, le ciel se couvre rapidement à mesure que nous progressons au fond du canyon. Quelques gouttes de pluie font même leur apparition au cours de la longue remontée. Rien de bien méchant. Même pas de quoi se mouiller. Et les nuages qui tournoient au dessus des roches sont du plus bel effet.



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Quels sites voir pour quatorze jours en Norvège au mois de juillet? English translation pending
Bonjour,
Nous irons en Norvège fin juillet pour 14 jours. Qui peut me dire quels sites faire "impérativement" ? et quel trajet faire pour ces 13 jours sur place. Je suis preneuse de tous renseignements. Hébergement pas cher mais pas en camping. Nous avons 50 ans et nous voyagerons avec un jeune de 17 ans. Malheureusement, je ne peux plus faire de randonnée de plus d'une heure et encore facile (c'est un point important). Si quelqu'un peut m'aider. Nous arriverons sur Oslo. Merci de votre retour, Bien cordialement
Nous irons en Norvège fin juillet pour 14 jours. Qui peut me dire quels sites faire "impérativement" ? et quel trajet faire pour ces 13 jours sur place. Je suis preneuse de tous renseignements. Hébergement pas cher mais pas en camping. Nous avons 50 ans et nous voyagerons avec un jeune de 17 ans. Malheureusement, je ne peux plus faire de randonnée de plus d'une heure et encore facile (c'est un point important). Si quelqu'un peut m'aider. Nous arriverons sur Oslo. Merci de votre retour, Bien cordialement
Circuit individuel en Norvège English translation pending
Bonjour,
Je m'adresse particulièrement à tous ceux qui ont déjà été en Norvège. Je souhaite passer mes prochaines vacances en Norvège, tout particulièrement les Fjords. Les croisières étant très chères, j'ai pensé à faire mon circuit moi même, comme je l'ai fait pour le Canada. Mon itinéraire serait le suivant : Arrivée à Bergen par avion, louer une voiture pour me rendre à Geiranger. Evidemment pas en une seule journée. J'aimerai faire cet itinéraire sur 8 ou 10 jours. J'aimerai surtout savoir si il est possible de prendre aux différents fjords (Bergen, Hellesylt et Geiranger) un bateau pour visiter le fjord ou si c'est uniquement des bateaux de croisières qui y ont accès, et combien coute la promenade.
Merci d'avance
Merci d'avance
Compte-rendu de croisière "Anciens empires" sur le Azamara Quest (31 octobre au 14 novembre 2009) English translation pending
Croisière Azamara Quest - Empires antiques
31 octobre au 14 novembre 2009
Itinéraire: Athènes - Chios - Istanbul - Kusadasi - Bodrum - Fethiye - Antalya - Limassol - Alexandria - Nauplion - Sorrento - Civitavecchia
29-30 octobre 2009 - Départ de Montréal vers Athènes
Nous quittons Montréal en fin d’après-midi pour Dorval où nous avons un vol Air Canada direction Athènes avec connexion à Francfort. Le tout se déroule sans embûches... à part une connexion faite à la course à pied... mais on a réussi à attraper le vol pour Athènes!
Nous arrivons à Athènes en début d’après-midi. J’avais commandé un taxi et notre chauffeur nous attend près des carousels à bagages. C’est bien de se gâter un peu... il prend en charge toutes les valises et nous, on n’a qu’à suivre jusqu’à la belle Mercedes rutilante qui nous attend! Les vacances commencent bien!!
J’avais réservé l’Hotel Amalia pour sa situation juste en face du Parlement, à côté de la Place Syntagma et à 2 minutes de marche de la Plaka, le vieux quartier d’Athènes. J’avais réservé avec le site venere.com et le tout s’est déroulé sans aucun problème. Notre chambre est spacieuse, avec un grand balcon avec vue sur le Parlement, le mont Lycabeth et le jardin national. Merveilleux! Comme on a encore de l’énergie, on décide de partir explorer un peu, plutôt que de se coucher. Il fait beau soleil et la place Syntagma bourdonne d’activité! Nous sommes surprises de voir que le drapeau canadien flotte un peu partout, mais on réalise vite que hier, Athènes recevait la délégation canadienne, avec notre gouverneure-générale afin de passer la flamme olympique en vue des Jeux de Vancouver en février prochain.
On s’arrête à une terrasse pour prendre un cappuccino et une bouchée. Ah, les vacances commencent vraiment bien!! Puis, on va visiter la station de métro Syntagma... pas parce qu’on a une fixation sur les transports en commun, mais plutôt parce que cette station est un musée archéologique. En effet, quand ils ont creusé pour le métro, ils ont trouvé plusieurs vestiges et nécropoles. Plutôt que de les déplacer, ils ont décidé d’incorporer les fouilles à la station! C’est génial! Puis, on est allé voir la relève de la garde au Parlement. Les gardes grecs sont toujours impressionnants avec leur costume un peu fanfaron est ses immenses pompons au bout de leur chaussure. Mais la danse qu’ils font semblent si solennelle qu’on ne peut pas rire... ah si, un peu quand même!! Notre première exploration se termine par une randonnée dans le jardin national. Quel oasis dans cette ville si bruyante.
Après un petit repos, je repars, seule cette fois, pour aller explorer la Plaka et faire quelques photos de nuits de l’Acropole... ah, que c’est romantique!! Les amoureux déambulent dans les ruelles de pavés, avec l’Acropole tout illuminé en arrière-plan...
Une bonne nuit de sommeil s’impose car demain, on ira faire la visite du nouveau musée de l’Acropole qui vient tout juste d’ouvrir ses portes, et ensuite, nous filerons vers le Pirée avec notre chauffeur privé, pour retrouver notre Quest!
31 octobre 2009 - Athènes /Embarqument - Soleil, 20 C
Décalage oblige, nous étions debout bien avant les poules! Après un petit déjeuner dans la chambre, nous partons à la découverte de la Plaka. Évidemment, il n’y a que quelques chats pour nous tenir compagnie... pas moyen de se trouver un petit café, tout est encore fermé. Nous arrivons au musée à 8h30 et lui, il est ouvert! Parfait! Comme c’est la saison inaugurale, l’entrée n’est que de 1€ par personne! Nous avons été époustouflés par ce musée... vraiment grandiose. Il est tout en verre nous permettant d’avoir une vue imprenable sur l’Acropole, le Parthénon et aussi sur toute la ville d’Athènes. L’espace est aménagé comme le Parthénon nous donnant le sens de grandeur de ce qu’était ce temple si imposant. Tout les planchers sont aussi en verre, un peu bizarre mais on s’habitue vite. On peut ainsi voir les excavations du sous-sol et toutes les pièces exposées. Comme on avait déjeuné très tôt, on a décidé d’aller casser la croute sur la magnifique terrasse tout en haut du musée. J’y ai mangé la meilleure salade de tomates et de chèvre de ma vie... j’en salive encore! Ma mère a opté pour une salade de pomme de terre au zeste d’orange - combinaison inusité mais tellement savoureuse! Vraiment, ces vacances commencent bien...
Notre chauffeur nous attendait à l’Hôtel à 11h30 et en moins de 30 minutes, nous étions au Pirée. Le chauffeur s’est occupé d’aller porter nos valises aux porteurs du port. Un agent d’Azamara nous a accompagnés jusqu’au comptoir d’enregistrement. Il n’y avait que quelques personnes et nous avons reçu nos cartes en moins de 2 minutes. Un record! En se rendant au navire, nous avons déjà rencontré un couple de Cruise Critic qui avait logé au même hôtel que nous. Nous sommes montés à bord et avons été accueillis par des officiers et un excellent verre de mousseux rosé. On nous a offert de garder nos ‘carry-ons’ jusqu’à ce que notre cabine soit prête.
Puis on est monté au buffet pour prendre un thé en attendant la cabine qui a été prête à 13h30. Déjà, on avait rencontré 3 autres couples de CC! Notre cabine 7030 est situé juste à côté des ascenseurs du devant. La cabine est bien décorée avec des boiseries foncées, une belle literie, des fleurs fraîches, un beau bol de fruit qui sera changé à tous les jours et un magnifique balcon avec une vraie table et 2 chaises. Nous sommes parties explorer le navire, bien que nous le connaissions déjà. Mais nous le redécouvrions avec le même enthousiasme!! Après la drill de sauvetage, nous sommes tombés des amis rencontrés sur le Quest en février avec qui nous avons réservés cette croisière. Quel bonheur de retrouver nos amis! Décidément, ces vacances commencent vraiment bien!!
Les valises défaites, on se prépare pour le souper... dès notre arrivée à la salle à manger, nous reconnaissons une foule de serveur et le maître D qui nous reconnait et nous appelle par nos prénoms.. Non mais quand même, c’est fort, après 9 mois et combien de croisièristes... Nous avons définitivement l’impression de rentrer chez des amis!! Nous rentrons tôt car déjà demain, notre première excursion à l’île de Chios... La mer brasse pas mal ce soir... assez que Mariette sort les Bonamines, et on doit appeler la maintenance car notre porte patio siffle si fort qu’on dirait des gendarmes qui font la circulation dans notre cabine. En moins de 10 minutes, le tout est réglé et Morphée nous tend les bras...
1 novembre 2009 - Chios - vent très fort - 12C am et 16C pm
Dès notre réveil, on pouvait apercevoir les côtes de l’île de Chios. Mais le bateau brassait encore beaucoup, la mer a été très agitée toute la nuit. Nous devions rencontrer notre groupe pour l’excursion privée à 8h30. Mais à 8h30, on n’était toujours pas accosté... le capitaine a pris le micro pour nous dire que les vents étaient trop fort et que le passage pour entrer au port étant trop étroit, il considérait la manœuvre trop dangereuse... l’escale était donc annulée. Toutefois, il fallait aller faire étamper tous les passeports pour signifier notre sortie de Grèce. Il a donc envoyé une vedette avec tous les passeports afin que les autorités puissent remplir les formalités nécessaires. Bien que déçus de ne pouvoir visiter cette île bien particulière et de devoir annuler notre excursion, nous étions quand même un peu contente d’avoir une petite journée de repos avant d’entreprendre 8 jours consécutifs d’escales... On a profité de la journée pour faire quelques activités et de retrouver nos amis. Une petite sieste en après-midi... ahhh le bonheur!
Nous avions reçu dès notre arrivée une convocation pour le party Meet & Mingle de Cruise Critic qui avait lieu ce soir à 18h00. A notre arrivée au Looking Glass, je suis presque tombée sur le dos... il y avait 150 personnes! Tous les officiers nous accueillaient un après l’autre, en commençant par le capitaine Leif Karlsson, la directrice de croisière Sue Denning, le directeur de l’hotellerie Philip Herbert et plusieurs autres. On nous servit du champagne et des hors d’oeuvres. C’était vraiment hallucinant car tout le monde venait me dire bonjour, me reconnaissant grâce à ma petite photo sur Cruise Critic! Jase avec un, jase avec l’autre et tout à coup j’entends au micro Sue la CD qui m’appelle!!! Les gens au party lui avait dit que j’avais organisé le Roll Call et que grâce à mon enthousiasme, les gens s’étaient inscrits au M&M!! C’était vraiment super de pouvoir voir tous ces gens avec qui on avait échangé pendant tous ces mois. Sue m’a dit que jamais dans l’histoire d’Azamara ils n’avaient eu un tel party!! C’était un record de tous les temps!! Elle m’a même fait envoyer une bouteille de champagne pour me remercier. Tous les officiers sont venus nous dire au revoir et merci! Nous sommes ensuite allés souper avec nos amis et un groupe de nouveaux amis rencontrés sur CC!!!
Bonne nouvelle de la journée - comme nous avons raté Chios, nous sommes donc partis plus tôt et arriverons à Istanbul tôt le matin plutôt qu’à midi! J’ai contacté la compagnie Hello Ephesus avec qui j’avais réservé pour un guide francophone pour notre visite d’Istanbul afin de devancer notre tour. J’ai eu une réponse pratiquement dans l’heure!!
La mer est encore houleuse, et le vent siffle dans notre porte... j’ai encore dû appelé la maintenance, mais cette fois sera la bonne! Il ajoute un coupe-froid à la porte et fini les sifflements de gendarme!!
2 novembre 2009 - Istanbul - Pluie, soleil, vent - 12C
Quel bonheur de voir les rives du Bosphore se dessiner au petit matin! On peut voir dans la pénombre du lever du jour les minarets d’Istanbul qui pointent vers le ciel. Mais ce ciel est plutôt gris, et les nuages sont chargés de grosses gouttes! Je dois vous avouer que ça fait déjà 10 ans que je RÊVE d’aller à Istanbul... on avait presque réservé en 1999 mais les tremblements de terre dévastateurs nous en avaient empêché... 10 ans plus tard, j’y suis enfin!!
Je trépigne, je ne tiens plus en place... le Quest est accosté à Karakoy, juste devant le NCL Jade, juste au pied du pont Galata, face à Topkapi, Ste-Sophie et tout le quartier de Sultanahmet... C’est magnifique malgré le ciel menaçant. A 8h30, nous débarquons et sommes accueillis par une bande de Turcs en costumes traditionnels. Notre guide Sedate nous attend à la sortie du terminal. Afin de sortir, on doit remplir un formulaire (Landing Card) et la remettre au douanier - assez simple, et pas besoin de visa.
Notre guide est un grand gaillard qui parle un français impeccable. Notre chauffeur vient nous chercher avec un grand parapluie et nous amène à notre véhicule - un 6 places Mercedes tout neuf. Notre premier arrêt fut à la Citerne de Yerebatan. Cette cathédrale engloutie a été bâtie au 4e siècle par Constantin pour approvisionner les palais impériaux en eau potable. Elle impressionne par ses proportions gigantesques. Elle contient une forêt de colonnes - 336 en tout - coiffées de chapiteux corinthiens. Une des colonnes est particulière car elle a un motif d’oeil de paon. Tout au fond, deux colonnes ont une base à tête de méduse: une à l’horizontale, et l’autre de côté. Vraiment très particulier. On se laisse prendre par le mysticisme de ce lieu.
Puis, on s’est rendue à pied vers la Mosquée de Sultan Ahmet connue comme la Mosquée bleue! Pour s’y rendre, nous traversons un grand parc qui la sépare de Ste-Sophie... c’est très impressionnant de voir ces deux monuments grandioses de part et d’autre de ce parc! Il faut retirer les chaussures pour entrer et on nous donne un petit sac pour les transporter. Les tapis sont épais et confortables - c’est plutôt agréable de s’y promener! Nous tentons tant bien que mal d’absorber toute la beauté de ce lieu. Les tuiles d’Iznik qui ont fait la renommée de cette décoration sont en grande partie disparues... mais il en reste quelques unes et on peut voir l’intensité de leur couleur bleue qui a donné le nom à cette mosquée. C’est une des plus belles d’Istanbul, qui en compte pas moins de 550!!!
Nous avons ensuite traversé l’hippodrome où nous avons pu voir les deux obélisques et la colonne serpentine. L’obélisque de Karnak, le jumeau de celui de la place de l’étoile à Paris, trône fièrement au centre de la place.
Puis nous avons repris la voiture pour nous rendre à Topkapi. On aurait pu y aller à pied, mais la température était incertaine et on voulait rester au sec!! Depuis que je suis toute petite que je rêve de visiter le Harem de Topkapi... ce lieu rempli d’intrigues, d’histoire de princesses ravies de contrées lointaines, de sultans et d’eunuques! Pour faire la visite du Harem, il faut payer une deuxième entrée - mais ça vaut vraiment la peine. C’est là que vivait le sultan avec la Validé Sultane, sa mère, ses 4 femmes, 20 favorites et centaines de concubines! Tous les murs du Harem sont recouverts de tuiles d’Iznik. C’est incroyable!! On a pu voir les différentes pièces réservées au femmes, les dortoirs, les piscines, les bains et même les toilettes turques! À la sortie du Harem, on peut aller voir les trésors de Topkapi - des bijoux invraisemblables sertis de tellement de pierres précieuses, dont le fameux poignard aux émeraudes de 84 carats! Nous avons aussi vu le musée de Mahomet où sont gardées plusieurs des reliques du prophète dont une dent, un morceau de son bras et même le saint poil de sa barbe!!!! On a fini la visite avec les différents pavillons extérieurs et bien sur par une promenade sur la terrasse d’où on a une vue magnifique sur le Bosphore et la Corne d’Or.
On a maintenant l’estomac dans les talons!! Direction: Grand Bazar - le plus grand au monde, il s’étend sur 64 rues et contient plus de 4500 boutiques! Mais on a bien trop faim pour shopper... on trouve donc un petit restaurant dans le Bazar et Sedate nous conseille sur le menu. Je choisi un donair et un ayran, une boisson turque faite de 1/3 de yogourt et 2/3 d’eau salée. C’est surprenant, mais finalement, j’adore!! Mariette choisi une assiette d’Iskender - une autre spécialité de la région de Mugla. De petits morceaux de viandes grillées sont mélangés à une sauce de tomate et beurre fondu, servi sur des morceaux de pain pita qui absorbe la sauce, et de yogourt nature... Oh mon dieu... c’était tellement bon!!! Heureusement que Mariette mange comme un petit oiseau... j’ai pu me régaler aussi!
Après avoir flâné au Grand Bazar un peu, nous avons repris la voiture et avons traversé à Corne d’Or par le pont Ataturk pour aller faire un tour dans la ville moderne avant de rentrer au bateau vers 15h30. Notre excursion en privé a été organisé par Hello Ephesus, avec guide francophone, toutes les entrées incluses (pas le lunch) et nous a coûté 50$ US par personne - une aubaine!
A l’arrivée au bateau, on nous attendait avec le tapis rouge - littéralement - et un bon chocolat chaud! Il était le bienvenu car il faisait plutôt froid et très humide.
Nous devions aller voir un spectacle de derviches tourneurs, mais après avoir tenté de localiser l’endroit avec notre guide, il nous a conseillé de ne pas nous y aventurer seules... on a donc décidé de rester à bord et de profiter du spectacle de baladi. Quelle bonne décision! Le spectacle à bord était extraordinaire. Un orchestre de musique traditionnel accompagnait une troupe de danseurs et la superbe Princesse Sahara qui nous en a donné pour notre argent!! Les petits monsieurs ont du faire des beaux rêves ce soir!!! Surtout notre ami qui a été choisi par Princess Sahara pour monter sur scène avec elle...
Après le spectacle, on est monté se coucher tandis que les hommes sont allés prendre une douche froide!!!
Demain, je repars à la découverte d’Istanbul, cette fois en tram avec mon amie!!
3 novembre 2009 - Istanbul - Soleil - 17C
Dès mon réveil, je peux entendre le va et vient des ferries qui traversent le Bosphore et la Corne d'Or... il y a du traffic même sur l'eau! Heureusement ce matin le soleil est au rendez-vous. A 8h00, je rejoins mon amie au buffet... elle dort!! Son père l'a réveillée en sursaut à 4h30 pensant qu'elle serait en retard pour notre départ!! Mais après un double espresso bien serré - excellent et gratuit au buffet - nous partons à pied.
Le Quest est tellement bien situé. A la sortie du terminal, nous empruntons une petite ruelle commerciale qui nous amène au pont de Galata en moins de 10 minutes. De là, on achète un billet de tram. Le tramway est la façon la plus simple de se déplacer à Istanbul. Ils sont tout neuf, et on évite ainsi la congestion! Le quartier de Sultan Ahmet est à 4 stations de Galata. Notre première visite ce matin sera Hagia Sofia - le temple de la divine sagesse! Construite par Constantinople comme Basilique, elle fut ensuite convertie en Mosquée, et aujourd'hui elle est un musée - ce qui explique qu'elle ait été fermée hier! Dès 8h30 la file se forme à l'entrée. On prend donc notre place pour être dans les premiers à entrer. à 9h00 pile, on entre. Le coût d'entrée est de 20 TLY et on ne prend ni carte de crédit, ni d'autres devises. Par chance, on avait changé quelques euros en lires turques avant d'arriver. La visite est impressionnante. J'avais lu dans mes recherches qu'on avait une vue superbe de la mezzanine. Alors dès notre entrée on est monté avant la cohue des touristes japonais... clic clic clic... pire que moi!!!
Nous croyons devoir emprunter un escalier pour monter, quelle ne fut notre surprise de voir que nous devions plutôt escalader un corridor de pierre, sans marche, et tout en marbre (lire glissant...). Le tout donnait à l'ascension une drôle de sensation. Arrivées en haut, on a pu voir de très près les magnifiques mosaïques chrétiennes. Et croire qu'elles avaient toutes été recouvertes à l'ère musulmane puisque les images sont interdites dans les mosquées... Après notre exploration de Hagia Sofia, nous sommes reparties à pied pour le Bazar égyptien aussi appelé le marché des épices. Facile de s'y rendre, on n'a qu'à suivre à pied les rails du tram! Les rues sont bordés de boutiques et de restaurants et on fait un peu de lèche-vitrine. Les boutiques de bonbons - les délices turcs et les loukoums - sont tellement invitantes!
Nous rejoignons le marché aux épices en moins de 20 minutes. Ce marché est en fait beaucoup plus agréable que le Grand Bazar. Il est moins grand, donc moins de risques de s'y perdre, les boutiques sont sensiblement les mêmes, les prix sont meilleurs et en plus, on a les étals des choses quotidiennes comme les denrées, les épices, les chaudrons etc. contrairement au Grand Bazar où on retrouve principalement des bijoux, cuir etc.
Nous traversons le pont Galata à pied. Tout le long du pont, des dizaines de pêcheurs sont déjà installés avec leur grande canne!
On en profite pour acheter un jus de grenade fraîchement pressé devant nous... le bonheur!! J'ai fait le plein d'antioxydants pour un bout!!!
De retour sur le Quest, on nous attend avec du vin chaud épicé, ou Gluwein. Wow... c'est pas mal plus 'réjouissant' que le chocolat!! J'en prend deux coup sur coup!! Je suis heureuse... moi et Wendy on rigole comme des gamines...
Comme le Quest part d'Istanbul vers 13h00, on va tous s'installer sur le Lido afin d'avoir une bonne place pour le départ et la navigation du Bosphore. Les chaises longues en bois ont d'épais matelas et de belles couvertures nous attendent. Le bonheur! Après un bon lunch au grill, un guide turc s'installe pour nous faire le commentaire tout au long de notre navigation à travers le Bosphore, la mer de Marmara et plus tard, des Dardanelles... Vraiment, une autre journée exceptionnelle.
Nous avons un autre cocktail ce soir. Cette fois, c'est pour le Captain's Club. Encore une fois, nous rencontrons tous les officiers, Sue, le Capitaine et tous sont encore des plus chaleureux. C'est vraiment agréable car on peut vraiment s'attarder et avoir de bonne discussion avec eux!
Le Capitaine nous parle des changements qu'il y aura avec Azamara! A compter de maintenant, Azamara sera indépendante de Celebrity. Bien que toujours du groupe RCL, Azamara aura sa propre direction, son propre staff et développera sa niche. Ils veulent continuer à offrir une expérience de proximité avec les passagers tout en offrant le meilleur service qui soit, des itinéraires exclusifs et des voyages à thème. Il a même parlé d'élargir la flotte mais toujours avec des petits navires, avec moins de passagers! JE RÊVE OU QUOI!!!!! C'est le bonheur total!!!
Après un souper extraordinaire de filet mignon de cerf, nous allons voir le spectacle de production. La troupe compte 3 filles et 2 garçons, tous très talentueux, et le spectacle est très réussi, même avec une si petite scène. Il faut dire que le band est encore une fois incroyable... un band de 8 personnes avec 3 cuivres... ouf!! Ils sont vraiment bons.
Demain, on pourra faire la grasse matinée, car on n'arrive à Kusadasi que vers 11h00!!
4 novembre 2009 - Kusadasi - Orage, soleil 20C
Nous sommes arrivés à Kusadasi vers 10h30, avec un ciel encore chargé de gros nuages gris... mais des petits trous bleus se dessinant au loin nous donne espoir pour notre visite d’aujourd’hui à Ephèse. Le Quest est allé se ‘stationner’au deuxième quai du port puisqu’il y a déjà 3 navires accostés: Le Solstice de Celebrity, le Splendor of the Seas et l’Albatros. Le Quest a l’air d’un yacht privé à côté du mastodonte de Celebrity!!
Une troupe de jeunes danseuses et de musiciens nous attendait pour nous souhaiter la bienvenue, et un jeune garçon nous a remis une petit broche avec l’oeil bleu - une amulette pour nous protéger contre le ‘mauvais oeil’! Notre guide Ibrahim nous attendait à la sortie du terminal. Il est un professeur de français à la retraite avec une passion pour l’histoire... on est bien tombé!!
Nous partons de sitôt pour Selçuk pour aller visiter la maison de Marie. Le trajet prend environ 30 minutes. De part et d’autre de la route nous pouvons voir de grands vergers de pêches, d’oliviers, de mandarines et des champs de choux. Ibrahim nous raconte qu’autrefois, les parents réservaient les terres de montagnes à leur garçons, car elles étaient plus fertiles et se ‘débarrassaient’ des terres en bord de mer en les donnant à leurs filles... mais avec l’avènement du tourisme, ce sont les filles qui ont finalement hérité des terres avec la plus grande valeur car les promoteurs immobiliers s’arrachent tout ce qui est en bord de mer!! A notre arrivée sur le site de la maison de Marie, le ciel s’ouvre littéralement et bien que nous ayons des impers, nous nous retrouvons trempés jusqu’aux os... tout le monde tente de s’abriter tant bien que mal dans les quelques boutiques ou sous les arbres et le tonnerre gronde à tue tête... est-ce un signe??? Nous rejoignons finalement la petite chapelle qui a été construite sur les fondations de la maison où Marie aurait fini ses jours en compagnie de St-Jean Baptiste, à qui Jésus avait confié sa mère. La chapelle est bondée car la pluie a repris de plus bel... j’avoue qu’il est vraiment difficile de savourer le moment et de se dédié à nos dévotions... on ne pense qu’à retrouver le confort de la voiture... Je suis un peu bouleversé d’être dans un endroit si important et de ne pouvoir m’absorber... j’achète en vitesse 2 petites chandelles dans cette chapelle, me disant que je ferai mes dévotions une fois au sec!!!
Nous retournons vers Éphèse pour faire la visite de cette ville gréco-romaine, une des mieux conservées du bassin méditerranéen. Heureusement, le ciel s’est éclairci et le soleil a fait son apparition! Ibrahim nous amène à la Porte de Magnésie afin que nous fassions la visite en descandant... bonne idée, car les cars d’excursions de Princess on fait l’inverse et les gens ont dû se taper la visite en montant... beaucoup plus fatiguant!
Ce site est exceptionnel. On voit souvent l’image de la bibliothèque de Celsus, l’emblème d’Éphèse. Mais ce qui est à mon avis le plus remarquable est que la ville est tellement bien conservée qu’on peut vraiment voir comment la ville était, comment les gens vivaient. On n’a pas vraiment à user d’imagination car tout est là! Nous avons été visiter les maisons en terrasses, un petit extra que les groupes ne font pas et qui vaut franchement la peine. Ces maisons étaient celles des patriciens de l’époque, et contiennent des mosaïques et des fresques colorées dans un état impeccable. Ils ont recouvert ces excavations et en ont fait un musée vivant. On peut voir les archéologues trier et assembler des milliers de petites pierres et plaques de marbre afin de recréer les surfaces des planchers et des murs de ces maisons... vraiment, un travail de moine mais qui donne des résultats rien de moins que spectaculaire.
Sur l’avenue de marbre qui va du théâtre - un des plus gros de l’Antiquité, 24 000 sièges - jusqu’à la librairie de Celsus, une plaque est gravée avec une annonce pour le bordel. On y a gravé le visage d’une belle femme, un coeur, une pièce de monnaie et un pied... le pied, c’est prendre la mesure de ceux des clients - s’ils étaient plus petits, le client était trop jeune et donc refusé à l’entrée... Serait-ce ici l’origine de l’expression ‘Prendre son pied’???
Et que dire de la bibliothèque... construite en 110, un ingénieux système de ventilation a été aménagé entre deux murs afin de garder la bibliothèque fraîche et ainsi mieux conserver les rouleaux! C’était la deuxième bibliothèque en importance après celle d’Alexandrie.
Après cette visite extraordinaire, je me suis payé un autre jus de grenade... dieu que c’est bon! Une super-dose de vitamine qui vous remet sur le piton!!
Avant de retourner au bateau, nous avons fait un arrêt pour voir ce qui reste du temple d’Artémis. Une seule colonne persiste. Difficile de croire que ce temple était une des 7 merveilles du monde antique!
Nous étions de retour au navire vers 16h00, vraiment satisfaites de notre excursion avec Ibrahim. J’avais réservé cette visite avec Hello Ephesus au coût de 65$US par personne.
Après une petite collation sur la terrasse arrière du bateau, nous sommes ressorties pour aller faire un peu de shopping au bazar de Kusadasi. Nous sommes tombées sur mon amie Wendy qui venaient de faire de bons achats. Elle est donc repartie avec nous pour nous indiquer les bons magasins! Ici, c’est le paradis des ‘genuine fake’ et le cuir est à l’honneur. J’y ai vu des cuirs si minces qu’on les appelle soie de cuir. Je n’ai pu résister et je me suis acheté une magnifique veste d’un cuir si souple, qu’on a l’impression de ne rien avoir sur le dos! Ravie de mon achat, nous sommes revenus à bord et sommes allés manger au buffet.
Le buffet avait un thème différent à chaque soir et vraiment la nourriture était exceptionnelle, même ici. De plus, pour créer une ambiance différente le soir, un guitariste y était tous les soirs de 20h00 à 22h00.
5 novembre 2009 - Bodrum - Soleil 25 C
Ce matin, le ciel est clair et laisse présager une journée magnifique. Comme on partait pour la journée en tour privé, j’avais fait venir le petit déjeuner à la chambre. Avec Azamara, nous avons droit à un menu complet! J’avais demandé, en plus de notre déjeuner, des petits pains avec du jambon et du fromage afin de me faire des sandwiches pour grignoter au cas où!! Le service de Room service a deviné le but de ma demande car ils nous ont confectionné deux super sandwiches sur pain sésame avec mayo, tomates etc. De plus, on nous appelle pour nous aviser que le plateau s’en vient: ‘Good morning Miss Marie, it’s Martin your favorite Maitre D, your breakfast is on its way! Have a great day ashore’! OK... est-ce que je rêve encore?
J’avais fait beaucoup de recherche afin de trouver un tour opérateur pour cette escale. Mes recherches ont porté fruit et j’avais 3 groupes qui partaient aujourd’hui avec Akustik Travel. Dès notre arrivée au terminal, la personne avec qui j’avais fait les arrangements était là pour nous accueillir. Les trois groupes ont rejoint leur guide et mini-bus. J’avais limité notre groupe à 6 personnes afin d’avoir de l’espace dans le véhicule et aussi afin de ne pas se faire presser par personne. Notre guide Yavüz avait tout à fait l’air d’un fier descendant de sultan... avec ses yeux luisant, ses long cils noirs, sa barbichette et son crâne chauve! On pouvait tout à fait l’imaginer avec un turban orné d’une gigantesque émeraude et d’une plume d’aigrette!
Notre matinée a été dédiée à la visite de Bodrum, une magnifique station balnéaire. La marina était remplie à craquer de caïques turques, puisque la saison tire à sa fin. J’ai tout de suite pensé à notre Francine, passant ses nuits sur les matelas à l’arrière à se faire courtiser par les marins turcs...!!! Farce à part, ces bateaux sont vraiment majestueux avec leur grand mat et le bois vernis.
Nous avons passé un bon 3 heures à visiter le château St-Pierre, édifié au 15e siècle par les Hospitaliers de St-Jean, cet ordre militaire chargé de garder les routes maritimes vers la Terre Sainte. Le château faisait partie d’un réseau de places fortes protégeant l’île de Rhodes où l’ordre était basé. Le château abrite maintenant un musée des Découvertes sous-marines, où on peut voir les cargos d’épaves datant de plusieurs siècles avant JC ainsi qu’une collection d’amphores incroyables.
Bodrum est sise sur l’ancienne cité de Halicarnasse, fief du roi Mausole qui y régnat au 4e siècle av-JC. Il y fit construire un monument funéraire commencé en 355 av-JC et finit après sa mort. Ce monument funéraire des plus imposants donna à notre langue le mot ‘Mausolée’. Il ne reste malheureusement que la fondation de la chambre funéraire et un champs de colonnes en pièces. Ce monument était à l’époque une des 7 Merveilles du monde antique. Avec cette visite, nous avons donc vu 6 des 7 merveilles... il faudra aller à Bagdad en Irak pour voir la septième, les jardins suspendus de Babylone... pas pour demain!!
Après un bref arrêt au théâtre grec, construit à flanc de colline, nous prenons la route pour Sazköy, un village de 92 maisons (environ 350 personnes) où nous dînerons chez l’habitant et passerons l’après-midi. Ce village vit principalement de la fabrication de tapis. Les femmes qui font les tapis sont regroupées en coop et vendent leur tapis aux grands commerçants istanbuliotes. Le chef de la coop nous a reçu dans sa maison, aménagée pour recevoir des petits groupes de touristes. La grande véranda de la maison était recouverte de tapis et de kilims et au centre, un grand plateau recouvert de plats tous plus appétissants les uns que les autres, nous attendait! On s’est installé autour du plateau et notre hôte nous a offert vin, bière, eau etc. Les plats étaient exquis: feuilles de vignes, aubergines, courgettes, poulet, fèves, riz, sauce tomate, huile d’olive, et un pain plat super moelleux. C’était succulent! Yavüz ne cessait de remplir nos assiettes... on est sorti de là en roulant!! Après le repas, nous avons eu droit à la démo des tapis, mais sans pression... vraiment! Ils nous ont montré les différents types de tapis que les femmes fabriquent en nous racontant les histoires dépictées sur les tapis. Après la séance tapis, nous sommes allés faire le tour du village à pied. Nous avons rencontré les femmes à leur métier, en train de tisser les fameux tapis. Puis on a vu les fermettes, les champs d’oliviers. On a terminé notre visite en allant prendre un thé au magasin général, le seul commerce de la place. Tous les hommes y étaient pour prendre le thé d’après-midi et jouer au backgammon! Je vous dis qu’on se faisait zieuter... J’ai fait quelques achats au magasin - des loukoums tout à fait délicieux, et des coussins en broderies.
Cet après-midi nous a permis de découvrir le mode de vie d’environ 35% des turcs. Un mode de vie qui deviendra sûrement de plus en plus rare avec l’exode vers les villes. Cette excursion au coeur de la Turquie rurale en valait grandement la peine! Réservée avec Akustik Travel elle nous a coûté 61 € par personnes. Les deux autres groupes ont eu des meilleurs tarifs car leur groupe était plus gros (10 personnes). Nous avons terminé notre journée au bord de la piscine afin de ne gaspiller aucun des beaux rayons de soleil qui nous a suivi toute la journée!
Comme à tous les soir, le chef Anthony, un français, nous a concocté un autre souper digne de chez Toqué... tarte aux olives, brochettes de filet mignons et lentilles, et un Lava cake coulant... le bonheur!!!
6 novembre 2009 - Fethiye, Turquie - Soleil 23C - à l’ancre
Avant même de partir, nous avions décidé que Fethiye serait une journée plus relax pour nous. Nous avions déjà visité la région dans une croisière précédente, donc ce matin, on a fait la grasse matinée - je me suis levée à 6h30!!! Du rideau entrouvert, j’ai vu un ciel de feu... je me suis précipitée sur le balcon pour voir le lever de soleil le plus spectaculaire qu’il m’ait été donné de voir... vraiment, l’insomnie peut avoir des bons côtés!!!
On se l’est coulé douce jusqu’à 9h00. On a pris notre petit déjeuner à la salle à manger, tout en admirant le paysage et la mer si calme...
Nous avons pris le tender de 11h00. C’est le trajet le plus smooth que nous ayons jamais fait! Les tenders sont aussi beaucoup mieux fait que ceux des autres navires. Il n’y a aucun escaliers à monter, on entre au même niveau que le quai. Au bout du quai, on peut apercevoir l’amphithéâtre de Telmessos - le nom de cette ville à l’époque romaine. Contrairement aux sites archéologiques qu’on voit partout, celui-ci n’a pas été fouillé et le théâtre est laissé à lui même - la nature a pris le dessus, mais le site semble mieux ‘intégré’ à la ville d’aujourd’hui!
Le bord de mer est rempli de bateaux de pêcheurs et plusieurs sont installés pour vendre leur pêche du matin. Nous avons pris un taxi pour aller voir quelques tombes rupestres, creusés et sculptés à flanc de montagne, qui sont juste à la sortie de la ville. 20$US pour une course de 5 minutes semble un peu exagérée, mais on ne le savait pas avant de partir!!! Toutefois, la ville est très à pic, et l’ascension aurait grugé toute l’énergie nécessaire au shopping d’après-midi!!! Tout compte fait, un p’tit 20 bien dépensé! Ces tombes sont vraiment impressionnantes car on dirait des palais sculptés à même la montagne. Nous avions vu ce type de monument funéraire à Dalyan, mais quant à être ici, la visite en valait la peine.
De retour en ville, nous avons flâné dans le bazar. Comme la saison touristique tire à sa fin, on nous avait dit qu’il serait plus facile de marchander. Mais en fait, c’était tout le contraire... les commerçants sont écoeurés et ne pensent qu’à leur vacance! Pas de ‘deal’ à faire ici! Mariette se trouve quand même une belle écharpe pashmina aux couleurs ambrées... elle fera fureur avec son achat!!
On trouve une belle terrasse sous un treillis de vignes remplies de raisins pour le lunch. En voyant sur le menu la spécialité turque goûtée à Istanbul, on ne peut pas résister! On reprend une assiette d’Iskender et moi je choisi une pizza turque - vraiment différente de l’Italienne! La pizza turque est faite comme un chausson mais en long - elle mesure environ 18 pouces de long et 4 de large. La pâte mince est farcie de fromage de chèvre, de persil et de tomates. Le tout arrosé de notre nouvelle bière préférée, Efes... un autre moment de pur bonheur!
De retour sur le bateau, nous rencontrons nos amis qui eux ont eu toute une frousse aujourd’hui... Ils avaient décidé de faire une excursion privé avec un groupe de CC. Une fois arrivé aux tombes rupestres, les freins du véhicule ont lâché et le véhicule s’est retrouvé les deux roues arrière dans le vide!!! Heureusement, tout le monde était hors du véhicule... mais toutes leurs affaires s’y trouvaient!! Ils ont dû attendre qu’une grue viennent repêcher le mini-bus... quelle affaire!
7 novembre 2009 - Antalya, Turquie - Soleil - 27C
Lever du corps à 6h00... Ayoye... un peu tôt, mais notre excursion, réservée avec Azamara, débute à 7h15, donc on doit se grouiller ce matin!
Notre guide Ahmet parle un anglais impeccable et l’autobus est super propre et confortable. Chaque passager reçoit un sac avec une amulette protégeant de l’oeil maléfique, des serviettes humides et des écouteurs. Notre guide parle dans un radio émetteur ce qui permet à tout le monde de bien entendre ses commentaires - définitivement un avantage avec un gros groupe.
Nous prenons la route pour Aspendos qui se trouve à environ 1h00 d’Antalya. Nous visitons un théâtre qu’on dit être le mieux conservé au monde et un exemple parfait du théâtre romain. Ce qui est particulier, c’est que le mur de scène est intact et forme donc, avec l’hémispère des gradins, un demi-cercle fermé parfait. Contrairement au théâtre grec qui s’adosse à une colline, le théâtre romain est construit en hauteur grâce à l’arche! Il est fermé afin de contrôler l’attention des spectateurs. Les gradins sont toujours intact et les niches et décorations de l’arrière scène sont spectaculaires. Ce théâtre pouvait recevoir 15 000 spectateurs. Aujourd’hui, plusieurs spectacles d’opéra, de ballet ou de musique ont lieu à Aspendos. On y accueille environ 10 000 personnes - on est définitivement plus gros que du temps des Romains!
Deuxième arrêt, l’ancienne cité de Perge. Cette ville de l’Antiquité avait été fondée par des guerriers grecs suite à la chute de Troie, mais elle connut son apogée à l’époque de la Pax Romana. Nous avons visité l’agora avec ses colonnes de marbre et de granit, puis les thermes avec leur 4 pièces aux températures différentes. On peut encore voir tout le système de canalisation qui transportait les eaux froides ou chaudes, et aussi les égouts pour les eaux usées. Très différente d’Éphèse, Perge est aussi un site intéressant et nous donne un bon aperçu de la disposition et de la vie à cette époque. Perge a été conquise par Alexandre le Grand.
Le soleil était assez intense et après avoir marché dans ces vestiges pendant 1h30, nous étions assez fatigués. Heureusement, l’heure du lunch avait sonné! On nous conduisit dans un restaurant où un magnifique buffet de spécialités turques nous attendaient. Malheureusement, on n’avait que 30 minutes pour manger, et on a du faire la file pendant 15 minutes aux toilettes... donc on s’est gavé comme des oies afin de se sustenter un peu. J’ai tout de même réussi à goûter à un peu de tout, et c’était délicieux... dommage qu’on ait pas pu en profiter.
De retour à Antalya, nous avons fait un tour à pied de la partie ottomane de la ville. Les rues sont bordées de maisons en bois en encorbellement - on dit qu’Antalya constitue le plus beau noyau d’habitations ottomanes de Turquie. Deux minarets sont assez remarquables: Le minaret cannelé est devenu l’emblème de la cité. Un peu plus au centre, le minaret tronqué est accolé à une église byzantine. La porte d’Hadrien a une triple voûte à caissons flanquée de deux tours de garde. Elle fut érigé pour la venue de l’Empereur Hadrien en 130 AD. Le tour à pied (ou plutôt la course à pied!!!) s’est terminé au centre de la ville, près de la statue d’Ataturk... notre point de rencontre après la pause shopping qu’on nous donnait. Ouf... je suis à bout! On a plutôt choisi de prendre le 45 minutes pour aller prendre un café, bien assises à l’ombre à regarder les gens passer... Cette excursion est beaucoup trop chargée... on a mangé à la course, puis on a couru après le guide tout au long du tour à pied. Même si on a les écouteurs, c’est difficile de suivre quand on est 500 mètres derrière - à gauche la maison jaune, elle date de l’époque de Pasha machin chouette... ah oui? Et la maison bleue elle... ben tu la verras dans 5 minutes quand tu auras rattrapé le guide... attention les marchettes, ici, c’est du sport extrême!!!
Bon, comme prévu, après du shopping il y a toujours des retardataires et je suis convaincu que nous louperons la dernière portion de l’excursion, la visite au musée archéologique d’Antalya, le plus recommandé de Turquie... il est 15h00 et nous devions être de retour au bateau à 15h30!!
Mais Ahmet fait à sa tête, il nous amène au musée et nous aurons 45 minutes pour en faire la visite! Vraiment, cette visite est le clou! On peut y voir toutes les statues du théâtre d’Aspendos ainsi que toutes celles retrouvées dans les temples de Perge. L’état impeccable de ces trouvailles sont à couper le souffle. Le marbre est d’un blanc si pur, presque translucide. Une collection de sarcophage est aussi des plus impressionnante. Nous revenons finalement au bateau à 16h45... à peine 15 minutes avant le départ du bateau!!!
Épuisés par cette course folle, on s’effondre et faisons la sieste jusqu’à 19h00... Ce soir sera un petit souper au buffet (encore une fois exquis - spécial fruits de mer ce soir!), et dodo à 22h00!!
8 novembre 2009 - Limassol, Chypre - Soleil 28C
Encore un matin à l’heure des poules... réveil à 6h00, départ pour l’excursion à 7h00... ah les vacances!
Ce matin nous partons sur une excursion d’Azamara pour Paphos, un site du patrimoine de l’UNESCO situé à l’ouest de l’île de Chypre. Le trajet prend une bonne heure mais nous permet de voir cette île aride mais remplie de vergers d’agrumes sur le point d`être récoltés. L’irrigation fait des miracles! Sur la route qui longe la côte, on peut admirer les eaux turquoises de la Méditerranée. On fait un bref arrêt pour voir le rocher près duquel la déesse de l’amour, Aphrodite (Vénus) aurait émergé des eaux pour prendre vie. Ce rocher s’appelle Pétra tou Roumiou ou rocher du Romain. Est-ce qu’on peut la voir assise sur ce rocher - eh, bien, je suis peut-être une grande romantique, mais j’aurais juré qui oui!!
Nous arrivons à Paphos et visitons d’abord les tombeaux des rois. Cette nécropole nous fait découvrir des tombes sous-terraine datant du 4e s. av-JC où les patriciens et nobles de l’époque furent ensevelis. Certaines de ces chambres funéraires comportent de belles colonnes doriques et des fresques murales. Malheureusement, cette nécropole a été utilisé comme carrière au fil du temps et il n’en reste que quelques tombes. Il n’est que 9h30 le matin et le soleil nous tape... de plus, ce soleil d’automne projette des ombres si longue qu’on se croirait en fin de journée... une lumière tout à fait surprenante!
Troisière arrêt, le clou de la journée: La villa de Dionysos. On visite cette immense villa du 3e s. AD pour ses planchers en mosaïque parmi les plus beaux de l’est méditerranéen. Représentant des scènes inspirées de la mythologie grecque, elle fut accidentellement découverte en 1962 par un fermier qui labourait son champ. On l’appelle ‘Dionysos’ à cause des représentations de ce dieu du vin, mais la villa était probablement la propriété d’un riche général romain ou d’un commerçant de Paphos. Pièce après pièce, on retrouve des mosaïques colorées qui nous racontent les histoires des dieux et déesses! On peut facilement imaginer l’opulence de ces lieux et toutes les soirées et réceptions que le maître a pu donner dans cette villa! Un petit Odéon a été restauré non loin de la villa.
Après la visite, nous avions du temps libre pour profiter du petit port de Paphos. La chaleur nous avait un peu sonnés, alors on a décidé de trouver une belle terrasse au bord de l’eau et de prendre une bonne bière! Vraiment, on peut se faire à cette vie assez rapidement!
Sur la route de retour, nous avons fait un dernier arrêt à Yeroskipou pour y visiter sa magnifique église orthodoxe à 5 dômes, Ayia Paraskevi ou Ste-Vendredi. Cette église a été construite au 11e s et abrite les reliques de Ste Vendredi, une sainte vénérée par les gens qui ont des problèmes avec leurs yeux. La chance jouait avec nous car au moment de notre visite, on s’apprêtait à y célébrer un baptême. On a pu voir le petit chypriote et sa famille et notre guide nous a parlé des rites de baptême. Très émouvant!
Le bateau quittait Chypre à 13h00. On avait donc une belle après-midi de loisir, question de reprendre des forces avant notre journée au Caire!
Comme cette croisière était une croisière-réunion, il y avait beaucoup d’activités d’organisées pour les membres du Club du Capitaine. Cette après-midi, nous avions un cours d’artisanat où nous pouvions confectionner un bracelet en billes de verre. Je ne suis pas très ‘artisanat’ mais je me suis dis, pourquoi pas! Wow... moi qui pensait qu’on nous donnerait des ‘beads’ cheap et quétaine... erreur! On avait un choix incroyable de billes et tout ce dont on avait besoin pour faire de très belle création! Amusant car j’y ait inclus quelques uns des petits ‘yeux’ des amulettes qu’on nous avait donné! Je me suis donc fait 2 bracelets très représentatifs des endroits visités!!
On a fini la journée à la piscine - eau salée, chauffée - le bonheur!! Cette pause flottante m’a complètement ré-énergisé! En se rendant à la salle à manger, on s’est aperçu que l’orchestre s’apprêtait à faire une session de Jazz dans l’atrium (Mosaic)... on n’a pas pu résister! Ils sont tellement bon... ils ont ‘jammé’ pendant plus d’une heure! Même le fils du capitaine, en visite sur le navire, s’est joint au band à la guitare électrique. On pouvait voir toute la fierté d’un père et d’une mère, car sa femme y était aussi, sur leur sourire!
9 novembre 2009 - Alexandria, Egypte - Soleil 30C
Un autre matin très très tôt... mais je suis un peu surexcitée car nous partons pour une excursion que j’ai concoctée avec l’agence Ramses Travel depuis plusieurs mois déjà. De plus, 11 autres groupes de notre Roll Call sont aussi avec Ramses. J’ai donc très hâte de rencontrer le directeur de l’agence avec qui je suis en contact depuis plusieurs mois!
Le terminal où nous accostons est bien différent de celui où le Costa Magica était en 2005. Ce terminal a l’air tout neuf! Nous sommes descendus à 7h10. Un mot sur les formalités d’entrée: Un visa est requis pour aller en Egypte. Azamara s’est chargé d’obtenir le visa pour TOUS les passagers sans frais. A l’embarquement à Athènes, on a pris nos passeports et on nous les a remis la veille de notre arrivée en Egypte avec le visa étampé. A la sortie du bateau, nous n’avions qu’à montrer notre passeport au douanier égyptien, installé au poste de sécurité du bateau, et voilà, le tour était joué!
Aussitôt sortie du terminal, j’ai aperçu notre guide avec mon nom sur une pancarte et le directeur de l’agence. Nous avons reçu le traitement VIP toute la journée! J’étais un peu craintive à l’idée de partir au Caire seule avec ma mère. Mais nous avons été traitée aux petits oignons, et je me suis toujours sentie en très grande sécurité. Notre guide Karim parle un français impeccable, et notre chauffeur Mustafa, surnommé Mustafa Schumacher, lui ne parlait qu’anglais. On comprendra rapidement le surnom de Mustafa... et on appréciera d’avoir un conducteur aux nerfs d’acier... conduire au Caire donne à sport extrême une toute nouvelle dimension!! Ici, aucune règle ne prévaut...et quand on dit aucune, on dit aucune!! Pas de limites de vitesse, 6 voitures de large dans 2 voies, klaxons collés au fond, pas de lumières allumées pour conduire le soir... les gens qui pensent vivre une aventure à louer une voiture pour la journée frôle carrément l’inconscience. D’ailleurs, le seul groupe du bateau qui s’est aventuré à tenter l’expérience y est resté... ils ont loupé le bateau et on ne les a jamais revu!!
La route pour se rendre au Caire prend environ 3 heures. Nous avons pris la route du désert, comme tous les bus et autres groupes de touristes. Cette route a bien changé depuis notre dernière visite en 2005. Il y a beaucoup moins de terrains vagues, et plus de champs d’aménager et des mosquées installées en bord de route à tous les 50 km. A mi-chemin, nous avons fait un arrêt (pause bio) et pour prendre un café - instantané... yuk! Il n’y avait que des hommes au resto... les femmes, elles étaient toutes dans un salon aménagé dans la toilette! Elles attendaient patiemment avec les enfants... On a eu droit à bien des dévisagements et des regards curieux! Nous sommes arrivés au Caire vers 10h00 - c’est toujours impressionnant de voir les pyramides, un peu embrouillées par la pollution, au travers des quartiers qui bordent l’autoroute.
Ce qui est aussi vraiment bouleversant, c’est de voir que toutes les constructions sont inachevées... le fruit de la nouvelle civilisation Egyptienne comme nous raconte Karim! En effet, le Caire a été construit de part et d’autre du Nil, dans sa vallée fertile. Une loi de zonage, vraiment mal foutue, permettait la construction dans cette zone en contrepartie de taxes très élevée. Toutefois, les taxes ne sont perçues que quand la construction est complètement terminée!!! Ainsi, tout le monde a commencé à construire dans cette vallée, mais sans jamais terminer les édifices afin de contourner la loi. Tous les édifices ont l’air soit abandonné ou soit en ruine. Toutefois, ce n’est qu’une illusion! A l’intérieur, les gens sont super bien installés avec toutes les modernités... Vraiment, tout un clash!
Au programme aujourd’hui, le Caire islamique et le Caire copte (c’est ainsi qu’on appelle les égyptiens chrétiens). Notre première visite est à la citadelle de Saladin où on a visité la plus grande mosquée du monde islamique, la mosquée de Mohammed Ali (pas le boxeur, mais le vice-roi d’Égypte, fondateur de l’Égypte moderne). Cette mosquée est aussi appelée la mosquée d’albâtre. Assez impressionnant... à l’approche de l’entrée, un drôle de vendeur nous a abordé en nous appelant Mme Obama, Mme Carla, Mme Georges Washington!! En fait, il récitait tous les noms de personnages occidentaux qu’il connaissait!! A la sortie de la mosquée, la terrasse qui surplombe la ville nous offre un vue tout à fait saisissante. Comme il est midi, tous les muezzins se mettent à l’appel à la prière! L’effet est vraiment ahurissant... on entend des centaines (oui... on dit qu’il y aurait plus de 1000 mosquées au Caire) de muezzins faire ce qui nous semble des lamentations nasillardes! Toute une cacophonie, mais c’est presqu’hypnotisant!
Nous quittons la citadelle pour se rendre dans le quartier copte. Une guérite ferme ce quartier où vivent les chrétiens du Caire. On dit qu’ils formeraient de 5 à 20% de la population égyptienne et qu’ils sont bien respectés dans ce monde musulman. Toutefois, c’est assez perturbant de voir qu’ils sont confinés à un quartier et que des gardes armés veillent à la guérite. Ce quartier est l’un de plus vieux de la chrétienté car c’est ici que Marie et Joseph se sont réfugié durant leur exil de Judée. C’est dans le sous-sol de l’église St-Serge qu’aurait vécu la sainte famille pendant 40 jours. Assez émouvant comme visite, même si on n’est pas super pratiquant, il y a quand même une page d’histoire importante sous ces pierres!
Des dizaines de petites églises et chapelles se côtoient dans les ruelles étroites de ce quartier. Les gens, comme partout au Caire, vivent dans la rue et on croise plusieurs femmes avec leurs enfants, ou des travailleurs qui tentent, tant bien que mal, de remettre sur pied les vieilles habitations. On peut facilement reconnaître les coptes car ils ont une croix de malte tatouée sur le poignet. A la sortie de la vieille synagogue Ben Ezra, une dame vient me porter 2 petits pains... notre guide lui donne quelques sous pour la remercier mais elle veut simplement partager son pain avec nous. Ces pains sont comme ceux des images saintes qu’on avait à la petite école... je suis tout à coup transportée dans une scène biblique... c’est assez bizarre, surtout que le décor et les vêtements de cette dame sont encore les mêmes qu’à l’époque de Jésus. On visite plusieurs de ces églises, ce qui nous permet de s’abriter du soleil brûlant!
Après quelques heures dans le quartier copte, nous retrouvons Mustafa notre chauffeur et reprenons la route vers le centre du Caire pour notre lunch sur le Nil. Mais nous devrons vivre une autre expérience typiquement cairote avant d’être récompensé par notre dîner... les bouchons de circulation... on est littéralement pris pendant 45 minutes, le moteur éteint! Karim en profite pour nous initier à la musique égyptienne, au plus grand plaisir des passagers des voitures environnantes qui nous trouvent bien intrigantes! On finit par sortir du bouchon et nous allons au Grand Hyatt du Caire pour un lunch au Hard Rock Café. Ce genre d’établissement n’est vraiment pas ma tasse de thé - je privilégie les lieux plus représentatifs du pays, de la place, mais après plusieurs avertissements de la part des autorités, des gens du bateau etc., nous décidons qu’il est plus prudent d’aller dans un lieu plus sûr question de ne pas ramener de bibites non sollicitées!! Le lunch est ordinaire (buffet typique égyptien) mais la location est superbe - juste sur le bord du Nil!
Karim nous emmène ensuite pour faire une balade en felouque sur le Nil. Nous aurons une felouque pour nous seuls! La grande voile est hissée, et hop, on part! Quel moment magique... et reposant! C’est le silence complet, on a laissé les bruits ahurissants de la rue, et on n’entend que le vent qui pousse la voile. Le conducteur de la felouque me remet la barre! Je m’installe debout derrière la felouque et dirige le voilier avec ma jambe comme il me l’a enseigné. C’est assez difficile car la voile est immense et met une bonne pression sur le gouvernail. Mais je me tire très bien d’affaire et nous naviguons jusqu’au pont où nous devons faire demi-tour! Notre balade nous permet de voir les deux rives du Nil, la tour du Caire, le quartier des affaires. De retour au quai, nous retrouvons Mustafa et faisons nos adieux au Caire... nous rentrons à Alexandrie! La route est encore bien achalandée. On est un peu stressée car il est 17h00 et nous avons 3 heures de routes... pas beaucoup de manoeuvre en cas de pépins. Le soleil se couche à l’horizon et une fois la noirceur tombée (et que Mariette ait insisté pour que Mustafa allume les phares de voiture - ce qu’il tardait à faire!!), nous tombons endormies, épuisées par cette journée bien remplie!
Karim nous réveille vers 19h00 pour faire un arrêt dans une halte routière vraiment surréaliste... en fait, je me demande toujours si je ne rêvais pas... Nous sommes arrêtés au royaume du Lion - un espèce de zoo bizarre... pour aller à la toilette, on doit passer à travers des enclos remplis de toutes sortes d’animaux allant des chèvres, aux lions, à des poules, des chiens épagneuls, des zébres, des chameaux... vraiment, un endroit des plus hétéroclites!
Nous arrivons à Alexandrie où nous faisons un bref tour de ville avant de rentrer au port. On peut voir la magnifique bibliothèque ouverte en 2002 pour remplacer celle qui fut la plus grande du monde antique, la grande bibliothèque d’Alexandrie. Puis on va faire une petite balade à la citadelle de Qaitbay, forteresse construite au 15e s sur le site de l’ancien phare d’Alexandrie, une autre des 7 merveilles du monde antique! C’est un lieu de rencontre pour les jeunes couples alexandrins qui viennent s’y balader main dans la main. Très romantique! Karim nous achète des colliers faits de coquillages de la mer méditerranée... en fait, il nous a fait de petits cadeaux comme ça toute la journée! Nous faisons un dernier stop au marché aux poissons... et ça vraiment, c’est le plus puant que j’ai senti de toute ma vie... l’odeur était intolérable et il est impensable de croire que quiconque mange du poisson venant de ce marché!!
À 20h00 pile nous étions revenues au port! Je dois dire que le directeur de l’agence m’a téléphone à 4 reprises durant la journée afin de s’assurer que tout soit à notre satisfaction! Vraiment, c’était génial. Le prix de cette excursion est de 99$ US par personne, tout inclus! Comparé au 250$ demandé par Azamara, on n’aurait pu demander mieux.
Plusieurs échoppes étaient installés près du terminal, et ceux qui avaient encore un peu d’énergie pouvaient y faire quelques achats de dernières minutes! Crevées, moi et Mariette sommes plutôt rentrées! Quelle ne fut notre surprise rendue au terminal de voir que tous les officiers nous attendaient dans le terminal, avec des flutes de jus d’orange nous souhaitant bon retour à la maison!! Welcome Home!! My god... et une fois sur le quai, le band au grand complet était installé au pied de la passerelle et nous jouait des airs de swing... non mais je rêve ou quoi? C’était rien de moins que magique! On n’aurait pas pu finir cette journée de meilleure façon!!
10 novembre 2009 - En mer - Soleil 25C
Enfin, notre première journée en mer, enfin une journée de repos... Mais comment on fait pour se faire remplir l’agenda sans s’en rendre compte... D’abord, je devais aller faire un peu de lavage... à 6h15 le matin, il y avait déjà quelqu’un à la porte de la buanderie qui attendait qu’elle ouvre à 7h00... alors je me suis précipitée pour avoir une des quatre laveuses ... pas question de passer toute la matinée à rôder à la buanderie. Donc moi aussi je suis allé squatter la porte... à 8h00 tout était terminé!!
8h30: Petit déjeuner avec les amis 10h00: Invitation de la Cruise Director pour une 2e rencontre Cruise Critic 12h00: Barbecue des officiers... on n’allait certainement pas manquer ça ;) 14h00: Cour de peinture sur papyrus, dans le cadre des activités de la croisière-réunion 18h00: Cocktail pour les passagers ayant déjà voyagé avec Azamara... 20h00: Souper au Prime C avec les amis
Ouf... trois rencontres avec les officiers aujourd’hui... quelle journée!! Notre souper au Prime C a été bien mais franchement, je trouve que les soupers à la salle à manger sont tout aussi bon et plus variés que dans les resto de spécialité... Mais c’est tout de même excellent, quand on veut un bon filet mignon, ou de l’agneau, dans une ambiance un peu plus feutrée.
11 novembre 2009 - Nauplion - Passage nuageux 12 C
Nauplion est l’ancienne capitale de la Grèce. C’est aujourd’hui une jolie petite ville de bord de mer, privilégiée par les Athéniens comme destination weekend par excellence! C’est aussi le point de départ pour les excursions vers Mycènes et Épidaure.
Le Quest a jeté l’ancre au large de Nauplion vers 8h00. Comme j’étais debout très tôt, j’étais allé prendre un café au Mosaic. Deux des officiers arrivaient tout juste d’une rencontre avec le capitaine... la mer était très agitée, et les autorités de Nauplion ne voulait pas laisser entrer les navettes du Quest au port. Mais le capitaine a refait les calculs de ven, et de vitesse et a contesté la décision des autorités portuaires... et il a gagné! Nous allions pouvoir descendre à terre après tout! C’est vrai que le ciel était très menaçant... et la mer avait tourné d’une drôle de couleur - un turquoise laiteux et opaque. Comme nous n’avions pas d’excursions, nous avons flâné un peu et sommes descendus vers 11h00. Le trajet était assez houleux!
De la navette, on avait une magnifique vue sur la forteresse Palamidi qui trône tout en haut de la ville. On peut y monter par un escalier à pic de 1000 marches! Peut-être la prochaine fois? On est passé juste à côté du château Bourtzi, ce château en pleine mer, construit en 1473 pour protéger la ville des pirates!
La ville est mignonne avec ses petites rues bordées de boutiques d’artisans, de cafés et de tavernas, où le bougainvillier encore un peu fleuri est maître. Toutefois, la saison touristique tire à sa fin, et plusieurs boutiques sont maintenant fermée. Les bureaux touristiques sont aussi fermés. Et les gens semblent un peu moins hospitaliers, un peu moins affables. On s’est promené à travers la ville, à visiter les belles églises, à faire un peu de shopping... les savons à l’huile d’olive sont un must!! Et on ne peut pas passer à côté d’une petite bouteille d’ouzo... les crevettes flambées à l’ouzo... un vrai délice!
On a lunché sur la place Syntagma, une belle place tout en marbre! On s’est fait un peu enfirouapé par le proprio du resto qui s’obstinait à nous donner une soupe au poulet qu’on ne voulait pas et qui nous a coûté 20 €, mais le verre d’ouzo m’a vite fait oublier ce désagrément!
Nous sommes revenus sur le navire vers 15h30, juste à temps pour éviter l’orage! J’ai fini ma journée à faire une sieste sur les chaises longues du lido, bien à l’abri des intempéries! J’ai tellement dormi que j’ai loupé le cocktail d’aurevoir... mais après tous les cocktails et rencontres que nous avons eu... en manquer un me faisait moins de peine!!
Ce soir, nous sommes allés au spectacle car la directrice de croisière, Sue Denning, faisait un one-woman show! Wow... toute une femme, tout un spectacle. Elle a tellement d’énergie qu’elle nous étourdie! Et une voix tout en puissance! Elle nous a fait une revue musicale du Rock & Roll! Après son spectacle, la troupe et tous les ‘entertainers’ du bateau ont monté un meurtre et mystère!! Le capitaine nous a avisé que la mer serait agitée et... elle l’a été!! Mais j’ai le pied marin... je passe à travers tout ça sans problème. Le seul hic, c’est que le bateau craque beaucoup et que les choses se promènent sur les bureaux!! Mais demain sera notre deuxième et dernière journée en mer... on pourra enfin se reposer un peu!!!
12 novembre 2009 - En mer - Volcan Stromboli
Journée en mer à relaxer, souper avec nos amis et les officiers. Ce soir, le capitaine nous a annoncé que nous naviguerions près du volcan Stromboli aux alentours de 23h30. Après notre souper, nous sommes donc allés au spectacle puis on est allé mettre nos manteaux pour sortir sur les ponts pour voir ce fameux volcan! A 23h30, le capitaine a éteint les lumières des ponts 10 et 11. On distribuait du chocolat chaud et des couvertures! Tout le monde était agglutiné sur les ponts supérieurs pour voir ce volcan. Bien qu’actif, il est assez rare de voir plus que de la fumée... Une fois nos yeux acclimatés à la noirceur, on pouvait bien distinguer le cône de cette île volcanique. Il y avait en effet de la fumée au sommet... et puis une lueur orangée... et poofff une explosion de lave!! Tout le monde était survolté! Les yeux rivés sur le cône, on a dû attendre une vingtaine de minutes pour avoir droit cette fois à une vraie explosion et coulée de lave!!! En tout, on a eu droit à 3 belles explosions et coulées! Tout le monde était en extase, surtout que le ciel était rempli d’étoile rendant cette nuit tout à fait mémorable... Le capitaine a arrêté le bateau pendant plus d’une heure pour nous permettre d’admirer ce spectacle unique...
13 novembre 2009 - Sorrento - Soleil 18C - à l’ancre
Déjà notre dernière journée... il faudra trouver un moment pour faire les valises. On doit retrouver nos amis à 9h30 ce qui nous donne un peu de temps pour faire notre tri dans la paperasses et faire au moins une valise. Le matin était un peu brumeux, mais rapidement le ciel s’est éclairci et la péninsule sorrentine a pris une belle teinte ambrée par le soleil!
Arrivé au quai, nous avons pris un bus pour 1€ et qui nous a monté jusqu’en haut de la falaise, où la ville se trouve. Certains ont pris les escaliers - 20 minutes pour monter! On voulait garder notre énergie pour faire du shopping! Comme nous étions tous venus dans cette région à quelques reprises, nous avions vu les sites de Pompéi, Capri et côte amalfitaine. On en donc profité de cette dernière journée pour faire la Dolce Vita!
Nous avons fait la Via San Cesareo, une petite rue piétonnière, d’un bout à l’autre et avons fait plusieurs achats. On ne pensait pas que Sorrento serait LA destination shopping, mais on a réussi à dénicher pleins de trucs intéressants à de bons prix! Après une pause-café sur une belle terrasse de la Piazza Tasso où on s’est régalé d’un super café et d’un sfogliatelle à la crème et à l’orange...
Vers midi, on a fait un tour de ville à bord d’un petit train (6€). Bien qu’un peu quétaine, nous avons adoré cette balade car en plus d’un commentaire sur l’histoire de la ville on nous jouait les plus beaux airs d’opéra italien et le fameux O Sole Mio!
Nous sommes ensuite allés manger dans une pizzeria qui nous avait été recommandé par les officiers du bateau! Pizza con mozzarella e rucola avec une Peroni... mais peut-on vraiment être plus heureux?
De retour sur le bateau, nous avons fini les valises puis je suis allé me baigner avec les amis. Le soleil s’est doucement éteint teintant de rose la péninsule sorrentine... quelle belle façon de terminer cette croisière fantastique!
Notre dernier souper a été fabuleux - un menu extraordinaire, passé en excellente compagnie. Nous étions vraiment triste de devoir dire adieux au personnel de la salle à manger, eux qui ont été si gentils avec nous tout au long de la croisière...
14 novembre 2009 - Civitavecchia - Débarquement
Le lever du soleil sur le port de Civitavecchia était tout simplement spectaculaire... le ciel était d'un rose marbré de pourpre! Le débarquement sur Azamara ne peut être plus facile. Bien que nous devions laisser les cabines pour 8h00, les membres du Captain Club ont l'usage exclusif du Looking Glass. De plus, la salle à manger est ouverte et on peut aller y prendre son petit-déjeuner à compter de 7h00. Contrairement à bien des navires, on ne voit presque personne dans les lounges publics, juste quelques personnes ici et là. Pour voir les gens il faut littéralement aller au pont 4 à la réception pour voir sortir les gens! Le débarquement a commencé vers 7h00. Après avoir faire les adieux à nos anciens amis et à nos nouveaux, Mariette et moi avons décidé de sortir un peu plus tôt que prévu pensant que notre chauffeur serait peut-être arrivé. Quelle sortie! La directrice de croisière, le directeur de l'hotellerie, le directeur 'Food & Beverage' et le capitaine étaient à la porte pour nous dire aurevoir! On a même eu droit à un bec et un hug!! Ça, c'est une première!! D'ailleurs j'ai rarement vu le capitaine à la porte, certains officiers oui, mais le capitaine, jamais!
Une fois à terre on n'a qu'à marcher 500 mètres pour arriver au hangar dans lequel sont nos valises - super faciles à trouver. Des porteurs payés par le port prennent nos valises et les transportent jusqu'à notre véhicule. J'avais réservé un transfert/tour avec la compagnie Drivers In Rome pour nous rendre de Civitavecchia à l'aéroport. Comme notre vol était pour demain matin 6h00, on avait la journée! Donc j'avais demandé à faire un arrêt à Ostia Antica, une cité antique qui était, dans l'Antiquité, le port de Rome. Ostia est à 10 minutes de l'aéroport, donc très pratique!
Nous sommes partis du port à 9h00 pile et à 10h00 on était à Ostia. Nous avons eu 2 heures pour faire la visite, et notre chauffeur nous a gentilment conduit jusqu'au Hilton de l'aéroport. L'hotel est très pratique car il est à même l'aéroport de Rome (Leonard de Vinci), donc pour un vol de 6h00 AM, c'est l'idéal. Les chambres sont spacieuses et modernes. L'hotel a un bar, restaurant. Nous sommes allés à l'aéroport en reconnaissance car à 4h00 du mat, j'ai pas toujours les yeux dans les bons trous... et on a finalement mangé là! Il y avait une grande cafetéria et on a pu manger un peu de différentes choses - pizza, pâtes, fromage... Puis on est allé s'effondrer à l'hotel...
Le vol de retour avec Air Canada via Francfort a été sans évènements particuliers, toujours mieux comme ça! Et nous étions de retour à la maison vers 14h00...... La tête remplie d'histoires incroyables... les yeux remplis d'images colorées... le nez rempli d'odeur exotique... et le coeur rempli de nouvelles amitiés!!!
Appréciation globale d'Azamara et du navire Quest
Vous avez surement remarqués que je suis devenue une adepte, une disciple d'Azamara... vraiment, il sera très difficile d'aller vers une autre compagnie...
Toutefois, Azamara va annoncer le 8 décembre prochain des changements importants à leur alignement. Ils seront désormais indépendant de Celebrity, et vont tenter de créer un créneau unique. Cette approche sera surement intéressante, mais elle pourrait aussi faire grimper les prix de façon importante... à suivre!!
Pourquoi Azamara?
Premièrement, la nourriture est inagalée. Le menu est varié, différent, intéressant et reflète l'itinéraire ce qui permet à ceux qui le désirent de faire des découvertes intéressantes. De plus, les viandes sont les meilleures que j'ai jamais manger en croisière. Les poissons sont toujours cuits à la perfection (pas trop cuits...). Et la qualité est la même qu'on soit à la salle à manger, au buffet, au grill ou dans les spécialités. Même le Room service est exceptionnel car on peut y commander ce qu'on veut! Jus d'orange frais pressés, smoothies, jus vitalités (un menu complet), espresso, cappuccino... tout ça gratuitement!
Les divertissements étaient excellents pour ce genre de navire et avec l'horaire chargé que nous avions. En fait, Sue a décidé de ne faire qu'un seul spectacle par soir, à 9h45pm. Plusieurs couples voulaient danser, alors ils ont mis 1 heure de danse par soir, puis le spectacle. On a eu un peu de tout comme divertissement, cabaret, violonniste, pianiste, chanteurs, magiciens (très très drôle!!), et 2 spectacles de la troupe, en plus de l'orchestre extraordinaire!
Mon seul hic est qu'il n'y avait pas de conférencier sur l'itinéraire - il y avait 2 hommes qui ont fait des conférences mais sur la restauration de meuble et 'j'sais pas trop quoi' d'autre... Mais comme Sue m'a dit, l'itinéraire était tellement chargé qu'il était difficile de mettre des conférences à l'agenda. Toutefois, il y avait un officier du bureau touristique dans le lobby du bateau à tous les matins que nous étions en escale. Donc ceux qui voulaient découvrir par eux mêmes pouvaient obtenir des renseignements, cartes etc.
Mais le plus grand atout d'Azamara est le service et la courtoisie des employés qui sont uniques! Les exemples sont tellement nombreux qu'il est difficile de les énumérer... Tous les employés, sans exception, de la femme de ménage au capitaine nous saluent, très souvent par notre prénom. On ouvre les portes pour nous, on apporte nos assiettes à notre table. A chaque sortie et entrée sur le navire, les officiers sont là pour nous souhaiter bonne journée et bon retour... le comité d'accueil au retour du Caire avec l'orchestre sur le quai... tous les cocktails et rencontres... Je parlais au téléphone avec ma copine au sujet de mon IPod - Philippe le directeur de l'hotellerie m'a entendu... il m'a aussitôt dit qu'il chargerais mon Ipod sur son portable! Quand j'étais sur le pont à attendre le passage du Stromboli, le directeur financier a téléphoné au bridge pour savoir dans combien de temps nous serions arrivés car il faisait froid...
Bon... je pense que vous avez pigé... Nous avons fait une croisière de rêve!! Espérons seulement que la prochaine sera à la hauteur de nos attentes!
Si vous avez des questions, n'hésitez surtout pas!!
Au plaisir, Miss MC
Itinéraire: Athènes - Chios - Istanbul - Kusadasi - Bodrum - Fethiye - Antalya - Limassol - Alexandria - Nauplion - Sorrento - Civitavecchia
29-30 octobre 2009 - Départ de Montréal vers Athènes
Nous quittons Montréal en fin d’après-midi pour Dorval où nous avons un vol Air Canada direction Athènes avec connexion à Francfort. Le tout se déroule sans embûches... à part une connexion faite à la course à pied... mais on a réussi à attraper le vol pour Athènes!
Nous arrivons à Athènes en début d’après-midi. J’avais commandé un taxi et notre chauffeur nous attend près des carousels à bagages. C’est bien de se gâter un peu... il prend en charge toutes les valises et nous, on n’a qu’à suivre jusqu’à la belle Mercedes rutilante qui nous attend! Les vacances commencent bien!!
J’avais réservé l’Hotel Amalia pour sa situation juste en face du Parlement, à côté de la Place Syntagma et à 2 minutes de marche de la Plaka, le vieux quartier d’Athènes. J’avais réservé avec le site venere.com et le tout s’est déroulé sans aucun problème. Notre chambre est spacieuse, avec un grand balcon avec vue sur le Parlement, le mont Lycabeth et le jardin national. Merveilleux! Comme on a encore de l’énergie, on décide de partir explorer un peu, plutôt que de se coucher. Il fait beau soleil et la place Syntagma bourdonne d’activité! Nous sommes surprises de voir que le drapeau canadien flotte un peu partout, mais on réalise vite que hier, Athènes recevait la délégation canadienne, avec notre gouverneure-générale afin de passer la flamme olympique en vue des Jeux de Vancouver en février prochain.
On s’arrête à une terrasse pour prendre un cappuccino et une bouchée. Ah, les vacances commencent vraiment bien!! Puis, on va visiter la station de métro Syntagma... pas parce qu’on a une fixation sur les transports en commun, mais plutôt parce que cette station est un musée archéologique. En effet, quand ils ont creusé pour le métro, ils ont trouvé plusieurs vestiges et nécropoles. Plutôt que de les déplacer, ils ont décidé d’incorporer les fouilles à la station! C’est génial! Puis, on est allé voir la relève de la garde au Parlement. Les gardes grecs sont toujours impressionnants avec leur costume un peu fanfaron est ses immenses pompons au bout de leur chaussure. Mais la danse qu’ils font semblent si solennelle qu’on ne peut pas rire... ah si, un peu quand même!! Notre première exploration se termine par une randonnée dans le jardin national. Quel oasis dans cette ville si bruyante.
Après un petit repos, je repars, seule cette fois, pour aller explorer la Plaka et faire quelques photos de nuits de l’Acropole... ah, que c’est romantique!! Les amoureux déambulent dans les ruelles de pavés, avec l’Acropole tout illuminé en arrière-plan...
Une bonne nuit de sommeil s’impose car demain, on ira faire la visite du nouveau musée de l’Acropole qui vient tout juste d’ouvrir ses portes, et ensuite, nous filerons vers le Pirée avec notre chauffeur privé, pour retrouver notre Quest!
31 octobre 2009 - Athènes /Embarqument - Soleil, 20 C
Décalage oblige, nous étions debout bien avant les poules! Après un petit déjeuner dans la chambre, nous partons à la découverte de la Plaka. Évidemment, il n’y a que quelques chats pour nous tenir compagnie... pas moyen de se trouver un petit café, tout est encore fermé. Nous arrivons au musée à 8h30 et lui, il est ouvert! Parfait! Comme c’est la saison inaugurale, l’entrée n’est que de 1€ par personne! Nous avons été époustouflés par ce musée... vraiment grandiose. Il est tout en verre nous permettant d’avoir une vue imprenable sur l’Acropole, le Parthénon et aussi sur toute la ville d’Athènes. L’espace est aménagé comme le Parthénon nous donnant le sens de grandeur de ce qu’était ce temple si imposant. Tout les planchers sont aussi en verre, un peu bizarre mais on s’habitue vite. On peut ainsi voir les excavations du sous-sol et toutes les pièces exposées. Comme on avait déjeuné très tôt, on a décidé d’aller casser la croute sur la magnifique terrasse tout en haut du musée. J’y ai mangé la meilleure salade de tomates et de chèvre de ma vie... j’en salive encore! Ma mère a opté pour une salade de pomme de terre au zeste d’orange - combinaison inusité mais tellement savoureuse! Vraiment, ces vacances commencent bien...
Notre chauffeur nous attendait à l’Hôtel à 11h30 et en moins de 30 minutes, nous étions au Pirée. Le chauffeur s’est occupé d’aller porter nos valises aux porteurs du port. Un agent d’Azamara nous a accompagnés jusqu’au comptoir d’enregistrement. Il n’y avait que quelques personnes et nous avons reçu nos cartes en moins de 2 minutes. Un record! En se rendant au navire, nous avons déjà rencontré un couple de Cruise Critic qui avait logé au même hôtel que nous. Nous sommes montés à bord et avons été accueillis par des officiers et un excellent verre de mousseux rosé. On nous a offert de garder nos ‘carry-ons’ jusqu’à ce que notre cabine soit prête.
Puis on est monté au buffet pour prendre un thé en attendant la cabine qui a été prête à 13h30. Déjà, on avait rencontré 3 autres couples de CC! Notre cabine 7030 est situé juste à côté des ascenseurs du devant. La cabine est bien décorée avec des boiseries foncées, une belle literie, des fleurs fraîches, un beau bol de fruit qui sera changé à tous les jours et un magnifique balcon avec une vraie table et 2 chaises. Nous sommes parties explorer le navire, bien que nous le connaissions déjà. Mais nous le redécouvrions avec le même enthousiasme!! Après la drill de sauvetage, nous sommes tombés des amis rencontrés sur le Quest en février avec qui nous avons réservés cette croisière. Quel bonheur de retrouver nos amis! Décidément, ces vacances commencent vraiment bien!!
Les valises défaites, on se prépare pour le souper... dès notre arrivée à la salle à manger, nous reconnaissons une foule de serveur et le maître D qui nous reconnait et nous appelle par nos prénoms.. Non mais quand même, c’est fort, après 9 mois et combien de croisièristes... Nous avons définitivement l’impression de rentrer chez des amis!! Nous rentrons tôt car déjà demain, notre première excursion à l’île de Chios... La mer brasse pas mal ce soir... assez que Mariette sort les Bonamines, et on doit appeler la maintenance car notre porte patio siffle si fort qu’on dirait des gendarmes qui font la circulation dans notre cabine. En moins de 10 minutes, le tout est réglé et Morphée nous tend les bras...
1 novembre 2009 - Chios - vent très fort - 12C am et 16C pm
Dès notre réveil, on pouvait apercevoir les côtes de l’île de Chios. Mais le bateau brassait encore beaucoup, la mer a été très agitée toute la nuit. Nous devions rencontrer notre groupe pour l’excursion privée à 8h30. Mais à 8h30, on n’était toujours pas accosté... le capitaine a pris le micro pour nous dire que les vents étaient trop fort et que le passage pour entrer au port étant trop étroit, il considérait la manœuvre trop dangereuse... l’escale était donc annulée. Toutefois, il fallait aller faire étamper tous les passeports pour signifier notre sortie de Grèce. Il a donc envoyé une vedette avec tous les passeports afin que les autorités puissent remplir les formalités nécessaires. Bien que déçus de ne pouvoir visiter cette île bien particulière et de devoir annuler notre excursion, nous étions quand même un peu contente d’avoir une petite journée de repos avant d’entreprendre 8 jours consécutifs d’escales... On a profité de la journée pour faire quelques activités et de retrouver nos amis. Une petite sieste en après-midi... ahhh le bonheur!
Nous avions reçu dès notre arrivée une convocation pour le party Meet & Mingle de Cruise Critic qui avait lieu ce soir à 18h00. A notre arrivée au Looking Glass, je suis presque tombée sur le dos... il y avait 150 personnes! Tous les officiers nous accueillaient un après l’autre, en commençant par le capitaine Leif Karlsson, la directrice de croisière Sue Denning, le directeur de l’hotellerie Philip Herbert et plusieurs autres. On nous servit du champagne et des hors d’oeuvres. C’était vraiment hallucinant car tout le monde venait me dire bonjour, me reconnaissant grâce à ma petite photo sur Cruise Critic! Jase avec un, jase avec l’autre et tout à coup j’entends au micro Sue la CD qui m’appelle!!! Les gens au party lui avait dit que j’avais organisé le Roll Call et que grâce à mon enthousiasme, les gens s’étaient inscrits au M&M!! C’était vraiment super de pouvoir voir tous ces gens avec qui on avait échangé pendant tous ces mois. Sue m’a dit que jamais dans l’histoire d’Azamara ils n’avaient eu un tel party!! C’était un record de tous les temps!! Elle m’a même fait envoyer une bouteille de champagne pour me remercier. Tous les officiers sont venus nous dire au revoir et merci! Nous sommes ensuite allés souper avec nos amis et un groupe de nouveaux amis rencontrés sur CC!!!
Bonne nouvelle de la journée - comme nous avons raté Chios, nous sommes donc partis plus tôt et arriverons à Istanbul tôt le matin plutôt qu’à midi! J’ai contacté la compagnie Hello Ephesus avec qui j’avais réservé pour un guide francophone pour notre visite d’Istanbul afin de devancer notre tour. J’ai eu une réponse pratiquement dans l’heure!!
La mer est encore houleuse, et le vent siffle dans notre porte... j’ai encore dû appelé la maintenance, mais cette fois sera la bonne! Il ajoute un coupe-froid à la porte et fini les sifflements de gendarme!!
2 novembre 2009 - Istanbul - Pluie, soleil, vent - 12C
Quel bonheur de voir les rives du Bosphore se dessiner au petit matin! On peut voir dans la pénombre du lever du jour les minarets d’Istanbul qui pointent vers le ciel. Mais ce ciel est plutôt gris, et les nuages sont chargés de grosses gouttes! Je dois vous avouer que ça fait déjà 10 ans que je RÊVE d’aller à Istanbul... on avait presque réservé en 1999 mais les tremblements de terre dévastateurs nous en avaient empêché... 10 ans plus tard, j’y suis enfin!!
Je trépigne, je ne tiens plus en place... le Quest est accosté à Karakoy, juste devant le NCL Jade, juste au pied du pont Galata, face à Topkapi, Ste-Sophie et tout le quartier de Sultanahmet... C’est magnifique malgré le ciel menaçant. A 8h30, nous débarquons et sommes accueillis par une bande de Turcs en costumes traditionnels. Notre guide Sedate nous attend à la sortie du terminal. Afin de sortir, on doit remplir un formulaire (Landing Card) et la remettre au douanier - assez simple, et pas besoin de visa.
Notre guide est un grand gaillard qui parle un français impeccable. Notre chauffeur vient nous chercher avec un grand parapluie et nous amène à notre véhicule - un 6 places Mercedes tout neuf. Notre premier arrêt fut à la Citerne de Yerebatan. Cette cathédrale engloutie a été bâtie au 4e siècle par Constantin pour approvisionner les palais impériaux en eau potable. Elle impressionne par ses proportions gigantesques. Elle contient une forêt de colonnes - 336 en tout - coiffées de chapiteux corinthiens. Une des colonnes est particulière car elle a un motif d’oeil de paon. Tout au fond, deux colonnes ont une base à tête de méduse: une à l’horizontale, et l’autre de côté. Vraiment très particulier. On se laisse prendre par le mysticisme de ce lieu.
Puis, on s’est rendue à pied vers la Mosquée de Sultan Ahmet connue comme la Mosquée bleue! Pour s’y rendre, nous traversons un grand parc qui la sépare de Ste-Sophie... c’est très impressionnant de voir ces deux monuments grandioses de part et d’autre de ce parc! Il faut retirer les chaussures pour entrer et on nous donne un petit sac pour les transporter. Les tapis sont épais et confortables - c’est plutôt agréable de s’y promener! Nous tentons tant bien que mal d’absorber toute la beauté de ce lieu. Les tuiles d’Iznik qui ont fait la renommée de cette décoration sont en grande partie disparues... mais il en reste quelques unes et on peut voir l’intensité de leur couleur bleue qui a donné le nom à cette mosquée. C’est une des plus belles d’Istanbul, qui en compte pas moins de 550!!!
Nous avons ensuite traversé l’hippodrome où nous avons pu voir les deux obélisques et la colonne serpentine. L’obélisque de Karnak, le jumeau de celui de la place de l’étoile à Paris, trône fièrement au centre de la place.
Puis nous avons repris la voiture pour nous rendre à Topkapi. On aurait pu y aller à pied, mais la température était incertaine et on voulait rester au sec!! Depuis que je suis toute petite que je rêve de visiter le Harem de Topkapi... ce lieu rempli d’intrigues, d’histoire de princesses ravies de contrées lointaines, de sultans et d’eunuques! Pour faire la visite du Harem, il faut payer une deuxième entrée - mais ça vaut vraiment la peine. C’est là que vivait le sultan avec la Validé Sultane, sa mère, ses 4 femmes, 20 favorites et centaines de concubines! Tous les murs du Harem sont recouverts de tuiles d’Iznik. C’est incroyable!! On a pu voir les différentes pièces réservées au femmes, les dortoirs, les piscines, les bains et même les toilettes turques! À la sortie du Harem, on peut aller voir les trésors de Topkapi - des bijoux invraisemblables sertis de tellement de pierres précieuses, dont le fameux poignard aux émeraudes de 84 carats! Nous avons aussi vu le musée de Mahomet où sont gardées plusieurs des reliques du prophète dont une dent, un morceau de son bras et même le saint poil de sa barbe!!!! On a fini la visite avec les différents pavillons extérieurs et bien sur par une promenade sur la terrasse d’où on a une vue magnifique sur le Bosphore et la Corne d’Or.
On a maintenant l’estomac dans les talons!! Direction: Grand Bazar - le plus grand au monde, il s’étend sur 64 rues et contient plus de 4500 boutiques! Mais on a bien trop faim pour shopper... on trouve donc un petit restaurant dans le Bazar et Sedate nous conseille sur le menu. Je choisi un donair et un ayran, une boisson turque faite de 1/3 de yogourt et 2/3 d’eau salée. C’est surprenant, mais finalement, j’adore!! Mariette choisi une assiette d’Iskender - une autre spécialité de la région de Mugla. De petits morceaux de viandes grillées sont mélangés à une sauce de tomate et beurre fondu, servi sur des morceaux de pain pita qui absorbe la sauce, et de yogourt nature... Oh mon dieu... c’était tellement bon!!! Heureusement que Mariette mange comme un petit oiseau... j’ai pu me régaler aussi!
Après avoir flâné au Grand Bazar un peu, nous avons repris la voiture et avons traversé à Corne d’Or par le pont Ataturk pour aller faire un tour dans la ville moderne avant de rentrer au bateau vers 15h30. Notre excursion en privé a été organisé par Hello Ephesus, avec guide francophone, toutes les entrées incluses (pas le lunch) et nous a coûté 50$ US par personne - une aubaine!
A l’arrivée au bateau, on nous attendait avec le tapis rouge - littéralement - et un bon chocolat chaud! Il était le bienvenu car il faisait plutôt froid et très humide.
Nous devions aller voir un spectacle de derviches tourneurs, mais après avoir tenté de localiser l’endroit avec notre guide, il nous a conseillé de ne pas nous y aventurer seules... on a donc décidé de rester à bord et de profiter du spectacle de baladi. Quelle bonne décision! Le spectacle à bord était extraordinaire. Un orchestre de musique traditionnel accompagnait une troupe de danseurs et la superbe Princesse Sahara qui nous en a donné pour notre argent!! Les petits monsieurs ont du faire des beaux rêves ce soir!!! Surtout notre ami qui a été choisi par Princess Sahara pour monter sur scène avec elle...
Après le spectacle, on est monté se coucher tandis que les hommes sont allés prendre une douche froide!!!
Demain, je repars à la découverte d’Istanbul, cette fois en tram avec mon amie!!
3 novembre 2009 - Istanbul - Soleil - 17C
Dès mon réveil, je peux entendre le va et vient des ferries qui traversent le Bosphore et la Corne d'Or... il y a du traffic même sur l'eau! Heureusement ce matin le soleil est au rendez-vous. A 8h00, je rejoins mon amie au buffet... elle dort!! Son père l'a réveillée en sursaut à 4h30 pensant qu'elle serait en retard pour notre départ!! Mais après un double espresso bien serré - excellent et gratuit au buffet - nous partons à pied.
Le Quest est tellement bien situé. A la sortie du terminal, nous empruntons une petite ruelle commerciale qui nous amène au pont de Galata en moins de 10 minutes. De là, on achète un billet de tram. Le tramway est la façon la plus simple de se déplacer à Istanbul. Ils sont tout neuf, et on évite ainsi la congestion! Le quartier de Sultan Ahmet est à 4 stations de Galata. Notre première visite ce matin sera Hagia Sofia - le temple de la divine sagesse! Construite par Constantinople comme Basilique, elle fut ensuite convertie en Mosquée, et aujourd'hui elle est un musée - ce qui explique qu'elle ait été fermée hier! Dès 8h30 la file se forme à l'entrée. On prend donc notre place pour être dans les premiers à entrer. à 9h00 pile, on entre. Le coût d'entrée est de 20 TLY et on ne prend ni carte de crédit, ni d'autres devises. Par chance, on avait changé quelques euros en lires turques avant d'arriver. La visite est impressionnante. J'avais lu dans mes recherches qu'on avait une vue superbe de la mezzanine. Alors dès notre entrée on est monté avant la cohue des touristes japonais... clic clic clic... pire que moi!!!
Nous croyons devoir emprunter un escalier pour monter, quelle ne fut notre surprise de voir que nous devions plutôt escalader un corridor de pierre, sans marche, et tout en marbre (lire glissant...). Le tout donnait à l'ascension une drôle de sensation. Arrivées en haut, on a pu voir de très près les magnifiques mosaïques chrétiennes. Et croire qu'elles avaient toutes été recouvertes à l'ère musulmane puisque les images sont interdites dans les mosquées... Après notre exploration de Hagia Sofia, nous sommes reparties à pied pour le Bazar égyptien aussi appelé le marché des épices. Facile de s'y rendre, on n'a qu'à suivre à pied les rails du tram! Les rues sont bordés de boutiques et de restaurants et on fait un peu de lèche-vitrine. Les boutiques de bonbons - les délices turcs et les loukoums - sont tellement invitantes!
Nous rejoignons le marché aux épices en moins de 20 minutes. Ce marché est en fait beaucoup plus agréable que le Grand Bazar. Il est moins grand, donc moins de risques de s'y perdre, les boutiques sont sensiblement les mêmes, les prix sont meilleurs et en plus, on a les étals des choses quotidiennes comme les denrées, les épices, les chaudrons etc. contrairement au Grand Bazar où on retrouve principalement des bijoux, cuir etc.
Nous traversons le pont Galata à pied. Tout le long du pont, des dizaines de pêcheurs sont déjà installés avec leur grande canne!
On en profite pour acheter un jus de grenade fraîchement pressé devant nous... le bonheur!! J'ai fait le plein d'antioxydants pour un bout!!!
De retour sur le Quest, on nous attend avec du vin chaud épicé, ou Gluwein. Wow... c'est pas mal plus 'réjouissant' que le chocolat!! J'en prend deux coup sur coup!! Je suis heureuse... moi et Wendy on rigole comme des gamines...
Comme le Quest part d'Istanbul vers 13h00, on va tous s'installer sur le Lido afin d'avoir une bonne place pour le départ et la navigation du Bosphore. Les chaises longues en bois ont d'épais matelas et de belles couvertures nous attendent. Le bonheur! Après un bon lunch au grill, un guide turc s'installe pour nous faire le commentaire tout au long de notre navigation à travers le Bosphore, la mer de Marmara et plus tard, des Dardanelles... Vraiment, une autre journée exceptionnelle.
Nous avons un autre cocktail ce soir. Cette fois, c'est pour le Captain's Club. Encore une fois, nous rencontrons tous les officiers, Sue, le Capitaine et tous sont encore des plus chaleureux. C'est vraiment agréable car on peut vraiment s'attarder et avoir de bonne discussion avec eux!
Le Capitaine nous parle des changements qu'il y aura avec Azamara! A compter de maintenant, Azamara sera indépendante de Celebrity. Bien que toujours du groupe RCL, Azamara aura sa propre direction, son propre staff et développera sa niche. Ils veulent continuer à offrir une expérience de proximité avec les passagers tout en offrant le meilleur service qui soit, des itinéraires exclusifs et des voyages à thème. Il a même parlé d'élargir la flotte mais toujours avec des petits navires, avec moins de passagers! JE RÊVE OU QUOI!!!!! C'est le bonheur total!!!
Après un souper extraordinaire de filet mignon de cerf, nous allons voir le spectacle de production. La troupe compte 3 filles et 2 garçons, tous très talentueux, et le spectacle est très réussi, même avec une si petite scène. Il faut dire que le band est encore une fois incroyable... un band de 8 personnes avec 3 cuivres... ouf!! Ils sont vraiment bons.
Demain, on pourra faire la grasse matinée, car on n'arrive à Kusadasi que vers 11h00!!
4 novembre 2009 - Kusadasi - Orage, soleil 20C
Nous sommes arrivés à Kusadasi vers 10h30, avec un ciel encore chargé de gros nuages gris... mais des petits trous bleus se dessinant au loin nous donne espoir pour notre visite d’aujourd’hui à Ephèse. Le Quest est allé se ‘stationner’au deuxième quai du port puisqu’il y a déjà 3 navires accostés: Le Solstice de Celebrity, le Splendor of the Seas et l’Albatros. Le Quest a l’air d’un yacht privé à côté du mastodonte de Celebrity!!
Une troupe de jeunes danseuses et de musiciens nous attendait pour nous souhaiter la bienvenue, et un jeune garçon nous a remis une petit broche avec l’oeil bleu - une amulette pour nous protéger contre le ‘mauvais oeil’! Notre guide Ibrahim nous attendait à la sortie du terminal. Il est un professeur de français à la retraite avec une passion pour l’histoire... on est bien tombé!!
Nous partons de sitôt pour Selçuk pour aller visiter la maison de Marie. Le trajet prend environ 30 minutes. De part et d’autre de la route nous pouvons voir de grands vergers de pêches, d’oliviers, de mandarines et des champs de choux. Ibrahim nous raconte qu’autrefois, les parents réservaient les terres de montagnes à leur garçons, car elles étaient plus fertiles et se ‘débarrassaient’ des terres en bord de mer en les donnant à leurs filles... mais avec l’avènement du tourisme, ce sont les filles qui ont finalement hérité des terres avec la plus grande valeur car les promoteurs immobiliers s’arrachent tout ce qui est en bord de mer!! A notre arrivée sur le site de la maison de Marie, le ciel s’ouvre littéralement et bien que nous ayons des impers, nous nous retrouvons trempés jusqu’aux os... tout le monde tente de s’abriter tant bien que mal dans les quelques boutiques ou sous les arbres et le tonnerre gronde à tue tête... est-ce un signe??? Nous rejoignons finalement la petite chapelle qui a été construite sur les fondations de la maison où Marie aurait fini ses jours en compagnie de St-Jean Baptiste, à qui Jésus avait confié sa mère. La chapelle est bondée car la pluie a repris de plus bel... j’avoue qu’il est vraiment difficile de savourer le moment et de se dédié à nos dévotions... on ne pense qu’à retrouver le confort de la voiture... Je suis un peu bouleversé d’être dans un endroit si important et de ne pouvoir m’absorber... j’achète en vitesse 2 petites chandelles dans cette chapelle, me disant que je ferai mes dévotions une fois au sec!!!
Nous retournons vers Éphèse pour faire la visite de cette ville gréco-romaine, une des mieux conservées du bassin méditerranéen. Heureusement, le ciel s’est éclairci et le soleil a fait son apparition! Ibrahim nous amène à la Porte de Magnésie afin que nous fassions la visite en descandant... bonne idée, car les cars d’excursions de Princess on fait l’inverse et les gens ont dû se taper la visite en montant... beaucoup plus fatiguant!
Ce site est exceptionnel. On voit souvent l’image de la bibliothèque de Celsus, l’emblème d’Éphèse. Mais ce qui est à mon avis le plus remarquable est que la ville est tellement bien conservée qu’on peut vraiment voir comment la ville était, comment les gens vivaient. On n’a pas vraiment à user d’imagination car tout est là! Nous avons été visiter les maisons en terrasses, un petit extra que les groupes ne font pas et qui vaut franchement la peine. Ces maisons étaient celles des patriciens de l’époque, et contiennent des mosaïques et des fresques colorées dans un état impeccable. Ils ont recouvert ces excavations et en ont fait un musée vivant. On peut voir les archéologues trier et assembler des milliers de petites pierres et plaques de marbre afin de recréer les surfaces des planchers et des murs de ces maisons... vraiment, un travail de moine mais qui donne des résultats rien de moins que spectaculaire.
Sur l’avenue de marbre qui va du théâtre - un des plus gros de l’Antiquité, 24 000 sièges - jusqu’à la librairie de Celsus, une plaque est gravée avec une annonce pour le bordel. On y a gravé le visage d’une belle femme, un coeur, une pièce de monnaie et un pied... le pied, c’est prendre la mesure de ceux des clients - s’ils étaient plus petits, le client était trop jeune et donc refusé à l’entrée... Serait-ce ici l’origine de l’expression ‘Prendre son pied’???
Et que dire de la bibliothèque... construite en 110, un ingénieux système de ventilation a été aménagé entre deux murs afin de garder la bibliothèque fraîche et ainsi mieux conserver les rouleaux! C’était la deuxième bibliothèque en importance après celle d’Alexandrie.
Après cette visite extraordinaire, je me suis payé un autre jus de grenade... dieu que c’est bon! Une super-dose de vitamine qui vous remet sur le piton!!
Avant de retourner au bateau, nous avons fait un arrêt pour voir ce qui reste du temple d’Artémis. Une seule colonne persiste. Difficile de croire que ce temple était une des 7 merveilles du monde antique!
Nous étions de retour au navire vers 16h00, vraiment satisfaites de notre excursion avec Ibrahim. J’avais réservé cette visite avec Hello Ephesus au coût de 65$US par personne.
Après une petite collation sur la terrasse arrière du bateau, nous sommes ressorties pour aller faire un peu de shopping au bazar de Kusadasi. Nous sommes tombées sur mon amie Wendy qui venaient de faire de bons achats. Elle est donc repartie avec nous pour nous indiquer les bons magasins! Ici, c’est le paradis des ‘genuine fake’ et le cuir est à l’honneur. J’y ai vu des cuirs si minces qu’on les appelle soie de cuir. Je n’ai pu résister et je me suis acheté une magnifique veste d’un cuir si souple, qu’on a l’impression de ne rien avoir sur le dos! Ravie de mon achat, nous sommes revenus à bord et sommes allés manger au buffet.
Le buffet avait un thème différent à chaque soir et vraiment la nourriture était exceptionnelle, même ici. De plus, pour créer une ambiance différente le soir, un guitariste y était tous les soirs de 20h00 à 22h00.
5 novembre 2009 - Bodrum - Soleil 25 C
Ce matin, le ciel est clair et laisse présager une journée magnifique. Comme on partait pour la journée en tour privé, j’avais fait venir le petit déjeuner à la chambre. Avec Azamara, nous avons droit à un menu complet! J’avais demandé, en plus de notre déjeuner, des petits pains avec du jambon et du fromage afin de me faire des sandwiches pour grignoter au cas où!! Le service de Room service a deviné le but de ma demande car ils nous ont confectionné deux super sandwiches sur pain sésame avec mayo, tomates etc. De plus, on nous appelle pour nous aviser que le plateau s’en vient: ‘Good morning Miss Marie, it’s Martin your favorite Maitre D, your breakfast is on its way! Have a great day ashore’! OK... est-ce que je rêve encore?
J’avais fait beaucoup de recherche afin de trouver un tour opérateur pour cette escale. Mes recherches ont porté fruit et j’avais 3 groupes qui partaient aujourd’hui avec Akustik Travel. Dès notre arrivée au terminal, la personne avec qui j’avais fait les arrangements était là pour nous accueillir. Les trois groupes ont rejoint leur guide et mini-bus. J’avais limité notre groupe à 6 personnes afin d’avoir de l’espace dans le véhicule et aussi afin de ne pas se faire presser par personne. Notre guide Yavüz avait tout à fait l’air d’un fier descendant de sultan... avec ses yeux luisant, ses long cils noirs, sa barbichette et son crâne chauve! On pouvait tout à fait l’imaginer avec un turban orné d’une gigantesque émeraude et d’une plume d’aigrette!
Notre matinée a été dédiée à la visite de Bodrum, une magnifique station balnéaire. La marina était remplie à craquer de caïques turques, puisque la saison tire à sa fin. J’ai tout de suite pensé à notre Francine, passant ses nuits sur les matelas à l’arrière à se faire courtiser par les marins turcs...!!! Farce à part, ces bateaux sont vraiment majestueux avec leur grand mat et le bois vernis.
Nous avons passé un bon 3 heures à visiter le château St-Pierre, édifié au 15e siècle par les Hospitaliers de St-Jean, cet ordre militaire chargé de garder les routes maritimes vers la Terre Sainte. Le château faisait partie d’un réseau de places fortes protégeant l’île de Rhodes où l’ordre était basé. Le château abrite maintenant un musée des Découvertes sous-marines, où on peut voir les cargos d’épaves datant de plusieurs siècles avant JC ainsi qu’une collection d’amphores incroyables.
Bodrum est sise sur l’ancienne cité de Halicarnasse, fief du roi Mausole qui y régnat au 4e siècle av-JC. Il y fit construire un monument funéraire commencé en 355 av-JC et finit après sa mort. Ce monument funéraire des plus imposants donna à notre langue le mot ‘Mausolée’. Il ne reste malheureusement que la fondation de la chambre funéraire et un champs de colonnes en pièces. Ce monument était à l’époque une des 7 Merveilles du monde antique. Avec cette visite, nous avons donc vu 6 des 7 merveilles... il faudra aller à Bagdad en Irak pour voir la septième, les jardins suspendus de Babylone... pas pour demain!!
Après un bref arrêt au théâtre grec, construit à flanc de colline, nous prenons la route pour Sazköy, un village de 92 maisons (environ 350 personnes) où nous dînerons chez l’habitant et passerons l’après-midi. Ce village vit principalement de la fabrication de tapis. Les femmes qui font les tapis sont regroupées en coop et vendent leur tapis aux grands commerçants istanbuliotes. Le chef de la coop nous a reçu dans sa maison, aménagée pour recevoir des petits groupes de touristes. La grande véranda de la maison était recouverte de tapis et de kilims et au centre, un grand plateau recouvert de plats tous plus appétissants les uns que les autres, nous attendait! On s’est installé autour du plateau et notre hôte nous a offert vin, bière, eau etc. Les plats étaient exquis: feuilles de vignes, aubergines, courgettes, poulet, fèves, riz, sauce tomate, huile d’olive, et un pain plat super moelleux. C’était succulent! Yavüz ne cessait de remplir nos assiettes... on est sorti de là en roulant!! Après le repas, nous avons eu droit à la démo des tapis, mais sans pression... vraiment! Ils nous ont montré les différents types de tapis que les femmes fabriquent en nous racontant les histoires dépictées sur les tapis. Après la séance tapis, nous sommes allés faire le tour du village à pied. Nous avons rencontré les femmes à leur métier, en train de tisser les fameux tapis. Puis on a vu les fermettes, les champs d’oliviers. On a terminé notre visite en allant prendre un thé au magasin général, le seul commerce de la place. Tous les hommes y étaient pour prendre le thé d’après-midi et jouer au backgammon! Je vous dis qu’on se faisait zieuter... J’ai fait quelques achats au magasin - des loukoums tout à fait délicieux, et des coussins en broderies.
Cet après-midi nous a permis de découvrir le mode de vie d’environ 35% des turcs. Un mode de vie qui deviendra sûrement de plus en plus rare avec l’exode vers les villes. Cette excursion au coeur de la Turquie rurale en valait grandement la peine! Réservée avec Akustik Travel elle nous a coûté 61 € par personnes. Les deux autres groupes ont eu des meilleurs tarifs car leur groupe était plus gros (10 personnes). Nous avons terminé notre journée au bord de la piscine afin de ne gaspiller aucun des beaux rayons de soleil qui nous a suivi toute la journée!
Comme à tous les soir, le chef Anthony, un français, nous a concocté un autre souper digne de chez Toqué... tarte aux olives, brochettes de filet mignons et lentilles, et un Lava cake coulant... le bonheur!!!
6 novembre 2009 - Fethiye, Turquie - Soleil 23C - à l’ancre
Avant même de partir, nous avions décidé que Fethiye serait une journée plus relax pour nous. Nous avions déjà visité la région dans une croisière précédente, donc ce matin, on a fait la grasse matinée - je me suis levée à 6h30!!! Du rideau entrouvert, j’ai vu un ciel de feu... je me suis précipitée sur le balcon pour voir le lever de soleil le plus spectaculaire qu’il m’ait été donné de voir... vraiment, l’insomnie peut avoir des bons côtés!!!
On se l’est coulé douce jusqu’à 9h00. On a pris notre petit déjeuner à la salle à manger, tout en admirant le paysage et la mer si calme...
Nous avons pris le tender de 11h00. C’est le trajet le plus smooth que nous ayons jamais fait! Les tenders sont aussi beaucoup mieux fait que ceux des autres navires. Il n’y a aucun escaliers à monter, on entre au même niveau que le quai. Au bout du quai, on peut apercevoir l’amphithéâtre de Telmessos - le nom de cette ville à l’époque romaine. Contrairement aux sites archéologiques qu’on voit partout, celui-ci n’a pas été fouillé et le théâtre est laissé à lui même - la nature a pris le dessus, mais le site semble mieux ‘intégré’ à la ville d’aujourd’hui!
Le bord de mer est rempli de bateaux de pêcheurs et plusieurs sont installés pour vendre leur pêche du matin. Nous avons pris un taxi pour aller voir quelques tombes rupestres, creusés et sculptés à flanc de montagne, qui sont juste à la sortie de la ville. 20$US pour une course de 5 minutes semble un peu exagérée, mais on ne le savait pas avant de partir!!! Toutefois, la ville est très à pic, et l’ascension aurait grugé toute l’énergie nécessaire au shopping d’après-midi!!! Tout compte fait, un p’tit 20 bien dépensé! Ces tombes sont vraiment impressionnantes car on dirait des palais sculptés à même la montagne. Nous avions vu ce type de monument funéraire à Dalyan, mais quant à être ici, la visite en valait la peine.
De retour en ville, nous avons flâné dans le bazar. Comme la saison touristique tire à sa fin, on nous avait dit qu’il serait plus facile de marchander. Mais en fait, c’était tout le contraire... les commerçants sont écoeurés et ne pensent qu’à leur vacance! Pas de ‘deal’ à faire ici! Mariette se trouve quand même une belle écharpe pashmina aux couleurs ambrées... elle fera fureur avec son achat!!
On trouve une belle terrasse sous un treillis de vignes remplies de raisins pour le lunch. En voyant sur le menu la spécialité turque goûtée à Istanbul, on ne peut pas résister! On reprend une assiette d’Iskender et moi je choisi une pizza turque - vraiment différente de l’Italienne! La pizza turque est faite comme un chausson mais en long - elle mesure environ 18 pouces de long et 4 de large. La pâte mince est farcie de fromage de chèvre, de persil et de tomates. Le tout arrosé de notre nouvelle bière préférée, Efes... un autre moment de pur bonheur!
De retour sur le bateau, nous rencontrons nos amis qui eux ont eu toute une frousse aujourd’hui... Ils avaient décidé de faire une excursion privé avec un groupe de CC. Une fois arrivé aux tombes rupestres, les freins du véhicule ont lâché et le véhicule s’est retrouvé les deux roues arrière dans le vide!!! Heureusement, tout le monde était hors du véhicule... mais toutes leurs affaires s’y trouvaient!! Ils ont dû attendre qu’une grue viennent repêcher le mini-bus... quelle affaire!
7 novembre 2009 - Antalya, Turquie - Soleil - 27C
Lever du corps à 6h00... Ayoye... un peu tôt, mais notre excursion, réservée avec Azamara, débute à 7h15, donc on doit se grouiller ce matin!
Notre guide Ahmet parle un anglais impeccable et l’autobus est super propre et confortable. Chaque passager reçoit un sac avec une amulette protégeant de l’oeil maléfique, des serviettes humides et des écouteurs. Notre guide parle dans un radio émetteur ce qui permet à tout le monde de bien entendre ses commentaires - définitivement un avantage avec un gros groupe.
Nous prenons la route pour Aspendos qui se trouve à environ 1h00 d’Antalya. Nous visitons un théâtre qu’on dit être le mieux conservé au monde et un exemple parfait du théâtre romain. Ce qui est particulier, c’est que le mur de scène est intact et forme donc, avec l’hémispère des gradins, un demi-cercle fermé parfait. Contrairement au théâtre grec qui s’adosse à une colline, le théâtre romain est construit en hauteur grâce à l’arche! Il est fermé afin de contrôler l’attention des spectateurs. Les gradins sont toujours intact et les niches et décorations de l’arrière scène sont spectaculaires. Ce théâtre pouvait recevoir 15 000 spectateurs. Aujourd’hui, plusieurs spectacles d’opéra, de ballet ou de musique ont lieu à Aspendos. On y accueille environ 10 000 personnes - on est définitivement plus gros que du temps des Romains!
Deuxième arrêt, l’ancienne cité de Perge. Cette ville de l’Antiquité avait été fondée par des guerriers grecs suite à la chute de Troie, mais elle connut son apogée à l’époque de la Pax Romana. Nous avons visité l’agora avec ses colonnes de marbre et de granit, puis les thermes avec leur 4 pièces aux températures différentes. On peut encore voir tout le système de canalisation qui transportait les eaux froides ou chaudes, et aussi les égouts pour les eaux usées. Très différente d’Éphèse, Perge est aussi un site intéressant et nous donne un bon aperçu de la disposition et de la vie à cette époque. Perge a été conquise par Alexandre le Grand.
Le soleil était assez intense et après avoir marché dans ces vestiges pendant 1h30, nous étions assez fatigués. Heureusement, l’heure du lunch avait sonné! On nous conduisit dans un restaurant où un magnifique buffet de spécialités turques nous attendaient. Malheureusement, on n’avait que 30 minutes pour manger, et on a du faire la file pendant 15 minutes aux toilettes... donc on s’est gavé comme des oies afin de se sustenter un peu. J’ai tout de même réussi à goûter à un peu de tout, et c’était délicieux... dommage qu’on ait pas pu en profiter.
De retour à Antalya, nous avons fait un tour à pied de la partie ottomane de la ville. Les rues sont bordées de maisons en bois en encorbellement - on dit qu’Antalya constitue le plus beau noyau d’habitations ottomanes de Turquie. Deux minarets sont assez remarquables: Le minaret cannelé est devenu l’emblème de la cité. Un peu plus au centre, le minaret tronqué est accolé à une église byzantine. La porte d’Hadrien a une triple voûte à caissons flanquée de deux tours de garde. Elle fut érigé pour la venue de l’Empereur Hadrien en 130 AD. Le tour à pied (ou plutôt la course à pied!!!) s’est terminé au centre de la ville, près de la statue d’Ataturk... notre point de rencontre après la pause shopping qu’on nous donnait. Ouf... je suis à bout! On a plutôt choisi de prendre le 45 minutes pour aller prendre un café, bien assises à l’ombre à regarder les gens passer... Cette excursion est beaucoup trop chargée... on a mangé à la course, puis on a couru après le guide tout au long du tour à pied. Même si on a les écouteurs, c’est difficile de suivre quand on est 500 mètres derrière - à gauche la maison jaune, elle date de l’époque de Pasha machin chouette... ah oui? Et la maison bleue elle... ben tu la verras dans 5 minutes quand tu auras rattrapé le guide... attention les marchettes, ici, c’est du sport extrême!!!
Bon, comme prévu, après du shopping il y a toujours des retardataires et je suis convaincu que nous louperons la dernière portion de l’excursion, la visite au musée archéologique d’Antalya, le plus recommandé de Turquie... il est 15h00 et nous devions être de retour au bateau à 15h30!!
Mais Ahmet fait à sa tête, il nous amène au musée et nous aurons 45 minutes pour en faire la visite! Vraiment, cette visite est le clou! On peut y voir toutes les statues du théâtre d’Aspendos ainsi que toutes celles retrouvées dans les temples de Perge. L’état impeccable de ces trouvailles sont à couper le souffle. Le marbre est d’un blanc si pur, presque translucide. Une collection de sarcophage est aussi des plus impressionnante. Nous revenons finalement au bateau à 16h45... à peine 15 minutes avant le départ du bateau!!!
Épuisés par cette course folle, on s’effondre et faisons la sieste jusqu’à 19h00... Ce soir sera un petit souper au buffet (encore une fois exquis - spécial fruits de mer ce soir!), et dodo à 22h00!!
8 novembre 2009 - Limassol, Chypre - Soleil 28C
Encore un matin à l’heure des poules... réveil à 6h00, départ pour l’excursion à 7h00... ah les vacances!
Ce matin nous partons sur une excursion d’Azamara pour Paphos, un site du patrimoine de l’UNESCO situé à l’ouest de l’île de Chypre. Le trajet prend une bonne heure mais nous permet de voir cette île aride mais remplie de vergers d’agrumes sur le point d`être récoltés. L’irrigation fait des miracles! Sur la route qui longe la côte, on peut admirer les eaux turquoises de la Méditerranée. On fait un bref arrêt pour voir le rocher près duquel la déesse de l’amour, Aphrodite (Vénus) aurait émergé des eaux pour prendre vie. Ce rocher s’appelle Pétra tou Roumiou ou rocher du Romain. Est-ce qu’on peut la voir assise sur ce rocher - eh, bien, je suis peut-être une grande romantique, mais j’aurais juré qui oui!!
Nous arrivons à Paphos et visitons d’abord les tombeaux des rois. Cette nécropole nous fait découvrir des tombes sous-terraine datant du 4e s. av-JC où les patriciens et nobles de l’époque furent ensevelis. Certaines de ces chambres funéraires comportent de belles colonnes doriques et des fresques murales. Malheureusement, cette nécropole a été utilisé comme carrière au fil du temps et il n’en reste que quelques tombes. Il n’est que 9h30 le matin et le soleil nous tape... de plus, ce soleil d’automne projette des ombres si longue qu’on se croirait en fin de journée... une lumière tout à fait surprenante!
Troisière arrêt, le clou de la journée: La villa de Dionysos. On visite cette immense villa du 3e s. AD pour ses planchers en mosaïque parmi les plus beaux de l’est méditerranéen. Représentant des scènes inspirées de la mythologie grecque, elle fut accidentellement découverte en 1962 par un fermier qui labourait son champ. On l’appelle ‘Dionysos’ à cause des représentations de ce dieu du vin, mais la villa était probablement la propriété d’un riche général romain ou d’un commerçant de Paphos. Pièce après pièce, on retrouve des mosaïques colorées qui nous racontent les histoires des dieux et déesses! On peut facilement imaginer l’opulence de ces lieux et toutes les soirées et réceptions que le maître a pu donner dans cette villa! Un petit Odéon a été restauré non loin de la villa.
Après la visite, nous avions du temps libre pour profiter du petit port de Paphos. La chaleur nous avait un peu sonnés, alors on a décidé de trouver une belle terrasse au bord de l’eau et de prendre une bonne bière! Vraiment, on peut se faire à cette vie assez rapidement!
Sur la route de retour, nous avons fait un dernier arrêt à Yeroskipou pour y visiter sa magnifique église orthodoxe à 5 dômes, Ayia Paraskevi ou Ste-Vendredi. Cette église a été construite au 11e s et abrite les reliques de Ste Vendredi, une sainte vénérée par les gens qui ont des problèmes avec leurs yeux. La chance jouait avec nous car au moment de notre visite, on s’apprêtait à y célébrer un baptême. On a pu voir le petit chypriote et sa famille et notre guide nous a parlé des rites de baptême. Très émouvant!
Le bateau quittait Chypre à 13h00. On avait donc une belle après-midi de loisir, question de reprendre des forces avant notre journée au Caire!
Comme cette croisière était une croisière-réunion, il y avait beaucoup d’activités d’organisées pour les membres du Club du Capitaine. Cette après-midi, nous avions un cours d’artisanat où nous pouvions confectionner un bracelet en billes de verre. Je ne suis pas très ‘artisanat’ mais je me suis dis, pourquoi pas! Wow... moi qui pensait qu’on nous donnerait des ‘beads’ cheap et quétaine... erreur! On avait un choix incroyable de billes et tout ce dont on avait besoin pour faire de très belle création! Amusant car j’y ait inclus quelques uns des petits ‘yeux’ des amulettes qu’on nous avait donné! Je me suis donc fait 2 bracelets très représentatifs des endroits visités!!
On a fini la journée à la piscine - eau salée, chauffée - le bonheur!! Cette pause flottante m’a complètement ré-énergisé! En se rendant à la salle à manger, on s’est aperçu que l’orchestre s’apprêtait à faire une session de Jazz dans l’atrium (Mosaic)... on n’a pas pu résister! Ils sont tellement bon... ils ont ‘jammé’ pendant plus d’une heure! Même le fils du capitaine, en visite sur le navire, s’est joint au band à la guitare électrique. On pouvait voir toute la fierté d’un père et d’une mère, car sa femme y était aussi, sur leur sourire!
9 novembre 2009 - Alexandria, Egypte - Soleil 30C
Un autre matin très très tôt... mais je suis un peu surexcitée car nous partons pour une excursion que j’ai concoctée avec l’agence Ramses Travel depuis plusieurs mois déjà. De plus, 11 autres groupes de notre Roll Call sont aussi avec Ramses. J’ai donc très hâte de rencontrer le directeur de l’agence avec qui je suis en contact depuis plusieurs mois!
Le terminal où nous accostons est bien différent de celui où le Costa Magica était en 2005. Ce terminal a l’air tout neuf! Nous sommes descendus à 7h10. Un mot sur les formalités d’entrée: Un visa est requis pour aller en Egypte. Azamara s’est chargé d’obtenir le visa pour TOUS les passagers sans frais. A l’embarquement à Athènes, on a pris nos passeports et on nous les a remis la veille de notre arrivée en Egypte avec le visa étampé. A la sortie du bateau, nous n’avions qu’à montrer notre passeport au douanier égyptien, installé au poste de sécurité du bateau, et voilà, le tour était joué!
Aussitôt sortie du terminal, j’ai aperçu notre guide avec mon nom sur une pancarte et le directeur de l’agence. Nous avons reçu le traitement VIP toute la journée! J’étais un peu craintive à l’idée de partir au Caire seule avec ma mère. Mais nous avons été traitée aux petits oignons, et je me suis toujours sentie en très grande sécurité. Notre guide Karim parle un français impeccable, et notre chauffeur Mustafa, surnommé Mustafa Schumacher, lui ne parlait qu’anglais. On comprendra rapidement le surnom de Mustafa... et on appréciera d’avoir un conducteur aux nerfs d’acier... conduire au Caire donne à sport extrême une toute nouvelle dimension!! Ici, aucune règle ne prévaut...et quand on dit aucune, on dit aucune!! Pas de limites de vitesse, 6 voitures de large dans 2 voies, klaxons collés au fond, pas de lumières allumées pour conduire le soir... les gens qui pensent vivre une aventure à louer une voiture pour la journée frôle carrément l’inconscience. D’ailleurs, le seul groupe du bateau qui s’est aventuré à tenter l’expérience y est resté... ils ont loupé le bateau et on ne les a jamais revu!!
La route pour se rendre au Caire prend environ 3 heures. Nous avons pris la route du désert, comme tous les bus et autres groupes de touristes. Cette route a bien changé depuis notre dernière visite en 2005. Il y a beaucoup moins de terrains vagues, et plus de champs d’aménager et des mosquées installées en bord de route à tous les 50 km. A mi-chemin, nous avons fait un arrêt (pause bio) et pour prendre un café - instantané... yuk! Il n’y avait que des hommes au resto... les femmes, elles étaient toutes dans un salon aménagé dans la toilette! Elles attendaient patiemment avec les enfants... On a eu droit à bien des dévisagements et des regards curieux! Nous sommes arrivés au Caire vers 10h00 - c’est toujours impressionnant de voir les pyramides, un peu embrouillées par la pollution, au travers des quartiers qui bordent l’autoroute.
Ce qui est aussi vraiment bouleversant, c’est de voir que toutes les constructions sont inachevées... le fruit de la nouvelle civilisation Egyptienne comme nous raconte Karim! En effet, le Caire a été construit de part et d’autre du Nil, dans sa vallée fertile. Une loi de zonage, vraiment mal foutue, permettait la construction dans cette zone en contrepartie de taxes très élevée. Toutefois, les taxes ne sont perçues que quand la construction est complètement terminée!!! Ainsi, tout le monde a commencé à construire dans cette vallée, mais sans jamais terminer les édifices afin de contourner la loi. Tous les édifices ont l’air soit abandonné ou soit en ruine. Toutefois, ce n’est qu’une illusion! A l’intérieur, les gens sont super bien installés avec toutes les modernités... Vraiment, tout un clash!
Au programme aujourd’hui, le Caire islamique et le Caire copte (c’est ainsi qu’on appelle les égyptiens chrétiens). Notre première visite est à la citadelle de Saladin où on a visité la plus grande mosquée du monde islamique, la mosquée de Mohammed Ali (pas le boxeur, mais le vice-roi d’Égypte, fondateur de l’Égypte moderne). Cette mosquée est aussi appelée la mosquée d’albâtre. Assez impressionnant... à l’approche de l’entrée, un drôle de vendeur nous a abordé en nous appelant Mme Obama, Mme Carla, Mme Georges Washington!! En fait, il récitait tous les noms de personnages occidentaux qu’il connaissait!! A la sortie de la mosquée, la terrasse qui surplombe la ville nous offre un vue tout à fait saisissante. Comme il est midi, tous les muezzins se mettent à l’appel à la prière! L’effet est vraiment ahurissant... on entend des centaines (oui... on dit qu’il y aurait plus de 1000 mosquées au Caire) de muezzins faire ce qui nous semble des lamentations nasillardes! Toute une cacophonie, mais c’est presqu’hypnotisant!
Nous quittons la citadelle pour se rendre dans le quartier copte. Une guérite ferme ce quartier où vivent les chrétiens du Caire. On dit qu’ils formeraient de 5 à 20% de la population égyptienne et qu’ils sont bien respectés dans ce monde musulman. Toutefois, c’est assez perturbant de voir qu’ils sont confinés à un quartier et que des gardes armés veillent à la guérite. Ce quartier est l’un de plus vieux de la chrétienté car c’est ici que Marie et Joseph se sont réfugié durant leur exil de Judée. C’est dans le sous-sol de l’église St-Serge qu’aurait vécu la sainte famille pendant 40 jours. Assez émouvant comme visite, même si on n’est pas super pratiquant, il y a quand même une page d’histoire importante sous ces pierres!
Des dizaines de petites églises et chapelles se côtoient dans les ruelles étroites de ce quartier. Les gens, comme partout au Caire, vivent dans la rue et on croise plusieurs femmes avec leurs enfants, ou des travailleurs qui tentent, tant bien que mal, de remettre sur pied les vieilles habitations. On peut facilement reconnaître les coptes car ils ont une croix de malte tatouée sur le poignet. A la sortie de la vieille synagogue Ben Ezra, une dame vient me porter 2 petits pains... notre guide lui donne quelques sous pour la remercier mais elle veut simplement partager son pain avec nous. Ces pains sont comme ceux des images saintes qu’on avait à la petite école... je suis tout à coup transportée dans une scène biblique... c’est assez bizarre, surtout que le décor et les vêtements de cette dame sont encore les mêmes qu’à l’époque de Jésus. On visite plusieurs de ces églises, ce qui nous permet de s’abriter du soleil brûlant!
Après quelques heures dans le quartier copte, nous retrouvons Mustafa notre chauffeur et reprenons la route vers le centre du Caire pour notre lunch sur le Nil. Mais nous devrons vivre une autre expérience typiquement cairote avant d’être récompensé par notre dîner... les bouchons de circulation... on est littéralement pris pendant 45 minutes, le moteur éteint! Karim en profite pour nous initier à la musique égyptienne, au plus grand plaisir des passagers des voitures environnantes qui nous trouvent bien intrigantes! On finit par sortir du bouchon et nous allons au Grand Hyatt du Caire pour un lunch au Hard Rock Café. Ce genre d’établissement n’est vraiment pas ma tasse de thé - je privilégie les lieux plus représentatifs du pays, de la place, mais après plusieurs avertissements de la part des autorités, des gens du bateau etc., nous décidons qu’il est plus prudent d’aller dans un lieu plus sûr question de ne pas ramener de bibites non sollicitées!! Le lunch est ordinaire (buffet typique égyptien) mais la location est superbe - juste sur le bord du Nil!
Karim nous emmène ensuite pour faire une balade en felouque sur le Nil. Nous aurons une felouque pour nous seuls! La grande voile est hissée, et hop, on part! Quel moment magique... et reposant! C’est le silence complet, on a laissé les bruits ahurissants de la rue, et on n’entend que le vent qui pousse la voile. Le conducteur de la felouque me remet la barre! Je m’installe debout derrière la felouque et dirige le voilier avec ma jambe comme il me l’a enseigné. C’est assez difficile car la voile est immense et met une bonne pression sur le gouvernail. Mais je me tire très bien d’affaire et nous naviguons jusqu’au pont où nous devons faire demi-tour! Notre balade nous permet de voir les deux rives du Nil, la tour du Caire, le quartier des affaires. De retour au quai, nous retrouvons Mustafa et faisons nos adieux au Caire... nous rentrons à Alexandrie! La route est encore bien achalandée. On est un peu stressée car il est 17h00 et nous avons 3 heures de routes... pas beaucoup de manoeuvre en cas de pépins. Le soleil se couche à l’horizon et une fois la noirceur tombée (et que Mariette ait insisté pour que Mustafa allume les phares de voiture - ce qu’il tardait à faire!!), nous tombons endormies, épuisées par cette journée bien remplie!
Karim nous réveille vers 19h00 pour faire un arrêt dans une halte routière vraiment surréaliste... en fait, je me demande toujours si je ne rêvais pas... Nous sommes arrêtés au royaume du Lion - un espèce de zoo bizarre... pour aller à la toilette, on doit passer à travers des enclos remplis de toutes sortes d’animaux allant des chèvres, aux lions, à des poules, des chiens épagneuls, des zébres, des chameaux... vraiment, un endroit des plus hétéroclites!
Nous arrivons à Alexandrie où nous faisons un bref tour de ville avant de rentrer au port. On peut voir la magnifique bibliothèque ouverte en 2002 pour remplacer celle qui fut la plus grande du monde antique, la grande bibliothèque d’Alexandrie. Puis on va faire une petite balade à la citadelle de Qaitbay, forteresse construite au 15e s sur le site de l’ancien phare d’Alexandrie, une autre des 7 merveilles du monde antique! C’est un lieu de rencontre pour les jeunes couples alexandrins qui viennent s’y balader main dans la main. Très romantique! Karim nous achète des colliers faits de coquillages de la mer méditerranée... en fait, il nous a fait de petits cadeaux comme ça toute la journée! Nous faisons un dernier stop au marché aux poissons... et ça vraiment, c’est le plus puant que j’ai senti de toute ma vie... l’odeur était intolérable et il est impensable de croire que quiconque mange du poisson venant de ce marché!!
À 20h00 pile nous étions revenues au port! Je dois dire que le directeur de l’agence m’a téléphone à 4 reprises durant la journée afin de s’assurer que tout soit à notre satisfaction! Vraiment, c’était génial. Le prix de cette excursion est de 99$ US par personne, tout inclus! Comparé au 250$ demandé par Azamara, on n’aurait pu demander mieux.
Plusieurs échoppes étaient installés près du terminal, et ceux qui avaient encore un peu d’énergie pouvaient y faire quelques achats de dernières minutes! Crevées, moi et Mariette sommes plutôt rentrées! Quelle ne fut notre surprise rendue au terminal de voir que tous les officiers nous attendaient dans le terminal, avec des flutes de jus d’orange nous souhaitant bon retour à la maison!! Welcome Home!! My god... et une fois sur le quai, le band au grand complet était installé au pied de la passerelle et nous jouait des airs de swing... non mais je rêve ou quoi? C’était rien de moins que magique! On n’aurait pas pu finir cette journée de meilleure façon!!
10 novembre 2009 - En mer - Soleil 25C
Enfin, notre première journée en mer, enfin une journée de repos... Mais comment on fait pour se faire remplir l’agenda sans s’en rendre compte... D’abord, je devais aller faire un peu de lavage... à 6h15 le matin, il y avait déjà quelqu’un à la porte de la buanderie qui attendait qu’elle ouvre à 7h00... alors je me suis précipitée pour avoir une des quatre laveuses ... pas question de passer toute la matinée à rôder à la buanderie. Donc moi aussi je suis allé squatter la porte... à 8h00 tout était terminé!!
8h30: Petit déjeuner avec les amis 10h00: Invitation de la Cruise Director pour une 2e rencontre Cruise Critic 12h00: Barbecue des officiers... on n’allait certainement pas manquer ça ;) 14h00: Cour de peinture sur papyrus, dans le cadre des activités de la croisière-réunion 18h00: Cocktail pour les passagers ayant déjà voyagé avec Azamara... 20h00: Souper au Prime C avec les amis
Ouf... trois rencontres avec les officiers aujourd’hui... quelle journée!! Notre souper au Prime C a été bien mais franchement, je trouve que les soupers à la salle à manger sont tout aussi bon et plus variés que dans les resto de spécialité... Mais c’est tout de même excellent, quand on veut un bon filet mignon, ou de l’agneau, dans une ambiance un peu plus feutrée.
11 novembre 2009 - Nauplion - Passage nuageux 12 C
Nauplion est l’ancienne capitale de la Grèce. C’est aujourd’hui une jolie petite ville de bord de mer, privilégiée par les Athéniens comme destination weekend par excellence! C’est aussi le point de départ pour les excursions vers Mycènes et Épidaure.
Le Quest a jeté l’ancre au large de Nauplion vers 8h00. Comme j’étais debout très tôt, j’étais allé prendre un café au Mosaic. Deux des officiers arrivaient tout juste d’une rencontre avec le capitaine... la mer était très agitée, et les autorités de Nauplion ne voulait pas laisser entrer les navettes du Quest au port. Mais le capitaine a refait les calculs de ven, et de vitesse et a contesté la décision des autorités portuaires... et il a gagné! Nous allions pouvoir descendre à terre après tout! C’est vrai que le ciel était très menaçant... et la mer avait tourné d’une drôle de couleur - un turquoise laiteux et opaque. Comme nous n’avions pas d’excursions, nous avons flâné un peu et sommes descendus vers 11h00. Le trajet était assez houleux!
De la navette, on avait une magnifique vue sur la forteresse Palamidi qui trône tout en haut de la ville. On peut y monter par un escalier à pic de 1000 marches! Peut-être la prochaine fois? On est passé juste à côté du château Bourtzi, ce château en pleine mer, construit en 1473 pour protéger la ville des pirates!
La ville est mignonne avec ses petites rues bordées de boutiques d’artisans, de cafés et de tavernas, où le bougainvillier encore un peu fleuri est maître. Toutefois, la saison touristique tire à sa fin, et plusieurs boutiques sont maintenant fermée. Les bureaux touristiques sont aussi fermés. Et les gens semblent un peu moins hospitaliers, un peu moins affables. On s’est promené à travers la ville, à visiter les belles églises, à faire un peu de shopping... les savons à l’huile d’olive sont un must!! Et on ne peut pas passer à côté d’une petite bouteille d’ouzo... les crevettes flambées à l’ouzo... un vrai délice!
On a lunché sur la place Syntagma, une belle place tout en marbre! On s’est fait un peu enfirouapé par le proprio du resto qui s’obstinait à nous donner une soupe au poulet qu’on ne voulait pas et qui nous a coûté 20 €, mais le verre d’ouzo m’a vite fait oublier ce désagrément!
Nous sommes revenus sur le navire vers 15h30, juste à temps pour éviter l’orage! J’ai fini ma journée à faire une sieste sur les chaises longues du lido, bien à l’abri des intempéries! J’ai tellement dormi que j’ai loupé le cocktail d’aurevoir... mais après tous les cocktails et rencontres que nous avons eu... en manquer un me faisait moins de peine!!
Ce soir, nous sommes allés au spectacle car la directrice de croisière, Sue Denning, faisait un one-woman show! Wow... toute une femme, tout un spectacle. Elle a tellement d’énergie qu’elle nous étourdie! Et une voix tout en puissance! Elle nous a fait une revue musicale du Rock & Roll! Après son spectacle, la troupe et tous les ‘entertainers’ du bateau ont monté un meurtre et mystère!! Le capitaine nous a avisé que la mer serait agitée et... elle l’a été!! Mais j’ai le pied marin... je passe à travers tout ça sans problème. Le seul hic, c’est que le bateau craque beaucoup et que les choses se promènent sur les bureaux!! Mais demain sera notre deuxième et dernière journée en mer... on pourra enfin se reposer un peu!!!
12 novembre 2009 - En mer - Volcan Stromboli
Journée en mer à relaxer, souper avec nos amis et les officiers. Ce soir, le capitaine nous a annoncé que nous naviguerions près du volcan Stromboli aux alentours de 23h30. Après notre souper, nous sommes donc allés au spectacle puis on est allé mettre nos manteaux pour sortir sur les ponts pour voir ce fameux volcan! A 23h30, le capitaine a éteint les lumières des ponts 10 et 11. On distribuait du chocolat chaud et des couvertures! Tout le monde était agglutiné sur les ponts supérieurs pour voir ce volcan. Bien qu’actif, il est assez rare de voir plus que de la fumée... Une fois nos yeux acclimatés à la noirceur, on pouvait bien distinguer le cône de cette île volcanique. Il y avait en effet de la fumée au sommet... et puis une lueur orangée... et poofff une explosion de lave!! Tout le monde était survolté! Les yeux rivés sur le cône, on a dû attendre une vingtaine de minutes pour avoir droit cette fois à une vraie explosion et coulée de lave!!! En tout, on a eu droit à 3 belles explosions et coulées! Tout le monde était en extase, surtout que le ciel était rempli d’étoile rendant cette nuit tout à fait mémorable... Le capitaine a arrêté le bateau pendant plus d’une heure pour nous permettre d’admirer ce spectacle unique...
13 novembre 2009 - Sorrento - Soleil 18C - à l’ancre
Déjà notre dernière journée... il faudra trouver un moment pour faire les valises. On doit retrouver nos amis à 9h30 ce qui nous donne un peu de temps pour faire notre tri dans la paperasses et faire au moins une valise. Le matin était un peu brumeux, mais rapidement le ciel s’est éclairci et la péninsule sorrentine a pris une belle teinte ambrée par le soleil!
Arrivé au quai, nous avons pris un bus pour 1€ et qui nous a monté jusqu’en haut de la falaise, où la ville se trouve. Certains ont pris les escaliers - 20 minutes pour monter! On voulait garder notre énergie pour faire du shopping! Comme nous étions tous venus dans cette région à quelques reprises, nous avions vu les sites de Pompéi, Capri et côte amalfitaine. On en donc profité de cette dernière journée pour faire la Dolce Vita!
Nous avons fait la Via San Cesareo, une petite rue piétonnière, d’un bout à l’autre et avons fait plusieurs achats. On ne pensait pas que Sorrento serait LA destination shopping, mais on a réussi à dénicher pleins de trucs intéressants à de bons prix! Après une pause-café sur une belle terrasse de la Piazza Tasso où on s’est régalé d’un super café et d’un sfogliatelle à la crème et à l’orange...
Vers midi, on a fait un tour de ville à bord d’un petit train (6€). Bien qu’un peu quétaine, nous avons adoré cette balade car en plus d’un commentaire sur l’histoire de la ville on nous jouait les plus beaux airs d’opéra italien et le fameux O Sole Mio!
Nous sommes ensuite allés manger dans une pizzeria qui nous avait été recommandé par les officiers du bateau! Pizza con mozzarella e rucola avec une Peroni... mais peut-on vraiment être plus heureux?
De retour sur le bateau, nous avons fini les valises puis je suis allé me baigner avec les amis. Le soleil s’est doucement éteint teintant de rose la péninsule sorrentine... quelle belle façon de terminer cette croisière fantastique!
Notre dernier souper a été fabuleux - un menu extraordinaire, passé en excellente compagnie. Nous étions vraiment triste de devoir dire adieux au personnel de la salle à manger, eux qui ont été si gentils avec nous tout au long de la croisière...
14 novembre 2009 - Civitavecchia - Débarquement
Le lever du soleil sur le port de Civitavecchia était tout simplement spectaculaire... le ciel était d'un rose marbré de pourpre! Le débarquement sur Azamara ne peut être plus facile. Bien que nous devions laisser les cabines pour 8h00, les membres du Captain Club ont l'usage exclusif du Looking Glass. De plus, la salle à manger est ouverte et on peut aller y prendre son petit-déjeuner à compter de 7h00. Contrairement à bien des navires, on ne voit presque personne dans les lounges publics, juste quelques personnes ici et là. Pour voir les gens il faut littéralement aller au pont 4 à la réception pour voir sortir les gens! Le débarquement a commencé vers 7h00. Après avoir faire les adieux à nos anciens amis et à nos nouveaux, Mariette et moi avons décidé de sortir un peu plus tôt que prévu pensant que notre chauffeur serait peut-être arrivé. Quelle sortie! La directrice de croisière, le directeur de l'hotellerie, le directeur 'Food & Beverage' et le capitaine étaient à la porte pour nous dire aurevoir! On a même eu droit à un bec et un hug!! Ça, c'est une première!! D'ailleurs j'ai rarement vu le capitaine à la porte, certains officiers oui, mais le capitaine, jamais!
Une fois à terre on n'a qu'à marcher 500 mètres pour arriver au hangar dans lequel sont nos valises - super faciles à trouver. Des porteurs payés par le port prennent nos valises et les transportent jusqu'à notre véhicule. J'avais réservé un transfert/tour avec la compagnie Drivers In Rome pour nous rendre de Civitavecchia à l'aéroport. Comme notre vol était pour demain matin 6h00, on avait la journée! Donc j'avais demandé à faire un arrêt à Ostia Antica, une cité antique qui était, dans l'Antiquité, le port de Rome. Ostia est à 10 minutes de l'aéroport, donc très pratique!
Nous sommes partis du port à 9h00 pile et à 10h00 on était à Ostia. Nous avons eu 2 heures pour faire la visite, et notre chauffeur nous a gentilment conduit jusqu'au Hilton de l'aéroport. L'hotel est très pratique car il est à même l'aéroport de Rome (Leonard de Vinci), donc pour un vol de 6h00 AM, c'est l'idéal. Les chambres sont spacieuses et modernes. L'hotel a un bar, restaurant. Nous sommes allés à l'aéroport en reconnaissance car à 4h00 du mat, j'ai pas toujours les yeux dans les bons trous... et on a finalement mangé là! Il y avait une grande cafetéria et on a pu manger un peu de différentes choses - pizza, pâtes, fromage... Puis on est allé s'effondrer à l'hotel...
Le vol de retour avec Air Canada via Francfort a été sans évènements particuliers, toujours mieux comme ça! Et nous étions de retour à la maison vers 14h00...... La tête remplie d'histoires incroyables... les yeux remplis d'images colorées... le nez rempli d'odeur exotique... et le coeur rempli de nouvelles amitiés!!!
Appréciation globale d'Azamara et du navire Quest
Vous avez surement remarqués que je suis devenue une adepte, une disciple d'Azamara... vraiment, il sera très difficile d'aller vers une autre compagnie...
Toutefois, Azamara va annoncer le 8 décembre prochain des changements importants à leur alignement. Ils seront désormais indépendant de Celebrity, et vont tenter de créer un créneau unique. Cette approche sera surement intéressante, mais elle pourrait aussi faire grimper les prix de façon importante... à suivre!!
Pourquoi Azamara?
Premièrement, la nourriture est inagalée. Le menu est varié, différent, intéressant et reflète l'itinéraire ce qui permet à ceux qui le désirent de faire des découvertes intéressantes. De plus, les viandes sont les meilleures que j'ai jamais manger en croisière. Les poissons sont toujours cuits à la perfection (pas trop cuits...). Et la qualité est la même qu'on soit à la salle à manger, au buffet, au grill ou dans les spécialités. Même le Room service est exceptionnel car on peut y commander ce qu'on veut! Jus d'orange frais pressés, smoothies, jus vitalités (un menu complet), espresso, cappuccino... tout ça gratuitement!
Les divertissements étaient excellents pour ce genre de navire et avec l'horaire chargé que nous avions. En fait, Sue a décidé de ne faire qu'un seul spectacle par soir, à 9h45pm. Plusieurs couples voulaient danser, alors ils ont mis 1 heure de danse par soir, puis le spectacle. On a eu un peu de tout comme divertissement, cabaret, violonniste, pianiste, chanteurs, magiciens (très très drôle!!), et 2 spectacles de la troupe, en plus de l'orchestre extraordinaire!
Mon seul hic est qu'il n'y avait pas de conférencier sur l'itinéraire - il y avait 2 hommes qui ont fait des conférences mais sur la restauration de meuble et 'j'sais pas trop quoi' d'autre... Mais comme Sue m'a dit, l'itinéraire était tellement chargé qu'il était difficile de mettre des conférences à l'agenda. Toutefois, il y avait un officier du bureau touristique dans le lobby du bateau à tous les matins que nous étions en escale. Donc ceux qui voulaient découvrir par eux mêmes pouvaient obtenir des renseignements, cartes etc.
Mais le plus grand atout d'Azamara est le service et la courtoisie des employés qui sont uniques! Les exemples sont tellement nombreux qu'il est difficile de les énumérer... Tous les employés, sans exception, de la femme de ménage au capitaine nous saluent, très souvent par notre prénom. On ouvre les portes pour nous, on apporte nos assiettes à notre table. A chaque sortie et entrée sur le navire, les officiers sont là pour nous souhaiter bonne journée et bon retour... le comité d'accueil au retour du Caire avec l'orchestre sur le quai... tous les cocktails et rencontres... Je parlais au téléphone avec ma copine au sujet de mon IPod - Philippe le directeur de l'hotellerie m'a entendu... il m'a aussitôt dit qu'il chargerais mon Ipod sur son portable! Quand j'étais sur le pont à attendre le passage du Stromboli, le directeur financier a téléphoné au bridge pour savoir dans combien de temps nous serions arrivés car il faisait froid...
Bon... je pense que vous avez pigé... Nous avons fait une croisière de rêve!! Espérons seulement que la prochaine sera à la hauteur de nos attentes!
Si vous avez des questions, n'hésitez surtout pas!!
Au plaisir, Miss MC
Dans 10 ans, la Thaïlande, vous la voyez comment? English translation pending
Ceux qui decouvrent la Thailande aujourd'hui en reviennent emerveilles..Ceux qui l'ont connus dans les annees 80 et 90 a l'epoque ou le portable et internet n'existaient pas ou presque, pourraient temoigner que c'etait quel que soit l'endroit ou on se trouvait un "vrai paradis"..Il est donc naturel que la nostalgie grandisse quand on voit dans quel sens et a quelle vitesse les choses evoluent.😕
Deja 2010🙁, et depuis les choses ont bien changes, que se soit dans les ghettos a touristes ou meme dans la Thailande profonde, celle que certains appellent a tord ou a raison la thailande authentique...
Mais dans 10 ou 20 ans, comment voyez vous la Thailande ??? comment sera t-elle ? ceux qui la decouvriront voudront-ils y retourner ?
Deja 2010🙁, et depuis les choses ont bien changes, que se soit dans les ghettos a touristes ou meme dans la Thailande profonde, celle que certains appellent a tord ou a raison la thailande authentique...
Mais dans 10 ou 20 ans, comment voyez vous la Thailande ??? comment sera t-elle ? ceux qui la decouvriront voudront-ils y retourner ?
Récit: "Scotland 2009" English translation pending
J'avais laissé un message (http://voyageforum.com/v.f?post=2336675) lorsque je préparais notre voyage....Celui ci a bien eu lieu et je vous propose le récit de notre superbe voyage....
Bonne lecture à tous et n'hésitez pas si vous avez des questions ou remarques. Je précise aussi qu'on ne détient aucune vérité et que c'est uniquement notre vision 😉
Samedi 1 Août – 18H00, c’est parti (Par Amélie) Le départ est enfin là après 3 mois de préparation intense. Le doute est présent, c'est la 1ère fois que nous partons 3 semaines avec les 3 enfants, dans un pays étranger et sous toile de tente. Le chargement de la voiture s'est bien déroulé et nous récupérons, Mattéo, Lou-Ann et Milo chez leurs grands parents. Direction l'écosse par Nevers, Paris et Calais pour la partie française. Nous avons choisi de rouler la nuit pour permettre aux enfants de dormir. La 1ère étape a lieu à Nevers ou nous nous perdons à la recherche d'un restaurant. Il est 22H00 et le restaurant ferme ses portes, juste après notre départ. Je prends le volant pour une partie du trajet. Malheureusement, un violent orage s'abat sur notre trajet et Josselin doit donc reconduire car à cette vitesse là, nous louperons notre ferry. Les enfants, un peu excités, préfèrent regarder le dessin animé plutôt que de s'endormir. Mattéo puis Milo s'endorment toutefois alors que Lou-Ann lutte. Elle verra donc Paris de nuit avec au loin la Tour Eiffel qui scintille. Après 8 heures de conduite, nous arrivons enfin à Calais. L’essence étant plus cher au Royaume-Uni, nous préférons faire le plein d'essence avant de se rendre au terminal d'embarquement. Il est 04H30 et les enfants sont réveillés. Ils auront dormi moins de 5 heures chacun et on verra que ce manque de sommeil sera fort préjudiciable dans la journée. Une fois le contrôle d'identité effectué (Ne sommes-nous pas dans l'espace communautaire ?), nous patientons longuement avant d'embarquer. Le voyage va être animé, personne ne dort, les enfants courent et les parents sont malades. Afin de passer le temps, Josselin emmène Mattéo et Lou-Ann découvrirent le bateau et notamment la vue depuis le pont. Le vent souffle fort mais les enfants sont joyeux. A cet endroit là, ils distinguent la France d'un coté, l'Angleterre de l'autre. Le jour se lève et il est temps de débarquer à Douvres.
Dimanche 2 Août – Welcome to England (Par Josselin) Nous débarquons en Angleterre et afin de se familiariser avec la conduite à gauche, je pars sur une petite route le long des falaises. Nous nous arrêtons rapidement sur une plage de galet pour faire une petite promenade. Il fait beau et tout le monde a besoin de se dégourdir les jambes. La ballade sera toutefois de courte durée, écourtée par des autochtones affolés, un homme vient de se suicider en se jetant du haut de la falaise. Nous repartons en direction de Douvres et nous déjeunons au dessus du terminal des ferries. Nous sommes sur les White Cliffs et les enfants sont aux anges. Nous traversons Douvres, petite ville typique avec ses maisons de brique, ses pelouses tondues… Nous arrivons au parc de Kearsney, c’est dimanche et l’ambiance est familiale. Sur le plan d’eau, un rassemblement de bateau miniature est organisé. Beaucoup de gens sont présents avec leurs enfants pour déjeuner. Après quelques jeux (et cris), nous souhaitons repartir pour continuer notre trajet. Le départ est houleux, nous avons perdu Lou-Ann et lorsque je la retrouve à coté du 807, je la gifle. Sauf que c’est interdit en Angleterre et une dame arrive en hurlant « It’s forbidden to hang up your child ». Elle menace de prévenir la police. Nous partons donc très rapidement pendant que la dame appelle la police et que ses filles prennent la voiture en photo…Afin de continuer l’esprit serein, nous téléphonons en France pour connaitre les risques encourus. Nous repartons donc en direction de l’Ecosse. Je commence à être très fatigué et pour éviter un accident, Amélie prend le volant. Malheureusement, alors que je me suis endormi, des travaux sur l’autoroute gênent Amélie qui se perd. Une fois notre route retrouvée, les enfants sont excités même en regardant les dessins animés. Nous décidons de stopper le DVD mais mauvaise idée car avec la fatigue et l’énervement, au moment de rebrancher l’appareil, une fumée blanche sort de l’appareil qui est grillé. Dommage car nous sommes le 1er jour et le lecteur devait servir pour les vacances. Nous verrons que cela n’est pas si grave que ca par la suite. Nous arrivons enfin à l’hôtel le long de l’autoroute. Le site est calme et la chambre est très bien pour nous 5. Une fois le repas avalé (dur découverte des prix anglais), nous nous endormons très rapidement pour recharger les batteries
Lundi 3 Août – Scotland, on arrive… (Par Amélie) La nuit a été réparatrice et le moral est au beau fixe, les enfants sont calmes et après un petit déjeuner pris dans la chambre, nous reprenons la route. Nous passons la frontière écossaise et les paysages deviennent de plus en plus intéressants. Plateaux et vallées s’enchainent jusqu’aux abords de Glasgow que nous longeons pour atteindre notre 1er objectif, Falkirk Wheel. Cette roue permet de faire passer les bateaux d’un canal à un autre et a remplacé 11 écluses. La pluie est présente et nous pique-niquons, abrités par le coffre de la voiture. Après avoir regardé le fonctionnement, les enfants s’amusent un long moment dans une aire de jeux. Nous reprenons la route en direction de Stirling. Nous nous promenons dans la vieille ville avec son château, sa prison et son cimetière. Nous avons une superbe vue avec un arc en ciel sur le Monument Wallace. Nous ne visiterons pas le monument, il est tard et nous devons trouver notre camping pour cette 1ère nuit que nous appréhendons surtout que la pluie est toujours présente pour ce 1er jour en Ecosse. Nous nous installons sur une pelouse moelleuse. Les enfants s’amusent avec la trottinette. Après le long trajet, nous nous organisons pour la partie Camping et nous rangeons le coffre. Le diner sera simple avec de la soupe pour nous réchauffer. Au moment de coucher les enfants, nous changeons nos plans. Milo ne peut pas dormir avec son frère et sa sœur car il est trop excité. Il va donc dormir avec nous pour ses vacances. La nuit se passe bien même si Lou-Ann a du mal à rester dans son duvet.

Mardi 4 Août – Concours de cascades (Par Josselin) La pluie nous réveille et nous profitons d’une cabane dans le camping pour déjeuner au sec. Nous partons en direction d’Oban, prochaine étape le long de l’océan. Nous traversons les montagnes déchiquetées et les pentes boisées des Trossachs, 1er parc national en Ecosse. Nous nous arrêtons pour pique-niquer et se promener afin de voir les Falls of Falloch. Les chutes sont petites mais le débit est impressionnant. Nous mangeons abrités par les arbres avec un joli oiseau à nos pieds. Des boutons apparaissent rapidement sur le visage des enfants, nous pensons aux pates mais nous verrons par la suite que ce sont les midges qui ont commencés à nous attaquer. Nous continuons ensuite dans les routes sinueuses de cette région. Les enfants sont obnubilés par les nombreuses cascades qui dévalent les pentes. C’est à celui qui en verra le plus…Milo aussi trouve que c’est « bo ». Après avoir évité un joli renard traversant la route, nous arrivons vers Kilchurn Castle. Nous visitons ce château en ruine pui nous profitons d’une éclairci (il ne pleuvra plus de la journée) pour goûter au pied du château. En repartant, nous tombons nez à nez avec un bélier qui semble avoir plus peur que nous et nous laisse passer. Nous arrivons à Oban et nous longeons une baie pour trouver notre camping qui se trouve au fond de celle-ci. Le terrain bien que pentu est sympa, la vue est admirable. Mattéo profite de la pelouse pour jouer au foot avec un anglais. Nous avons quelques soucis pour gonfler les matelas car il manque les bouchons, nous les retrouverons après un long moment. Le repas du soir pris, nous avons du mal à coucher les enfants qui sont excités. Amélie étant fatigué, elle se joint à eux pour ramener le calme pendant que je profite de la vue pour lire et rédiger le livre, dommage que les bières ne soient pas encore achetées.

Mercredi 5 Août – Passing place & Cornemuse (Par Amélie) Nous repartons après avoir pris le petit-déjeuner dans la tente à cause du vent. Nous traversons Oban qui possède un très joli port. Nous devons rejoindre Fort William. Le long de la route, nous nous arrêtons pour admirer Stalker Castle, château en très bon état sur une ile dans la baie de Benderloch. Nous nous engageons ensuite dans la vallée de Glencoe. Tous nos recherches nous ont parlé de cette vallée et nous ne seront pas déçus. Tout est grandiose, les montagnes s’enchevêtrent les unes après les autres. Nous sommes minuscules sur cette route qui zigzague au milieu de la vallée. Nous faisons une halte au pied des Three Sisters. Il y a même un joueur de cornemuse en habit traditionnel qui joue quand les cars s’arrêtent. Il y a beaucoup de monde et nous ne restons pas, l’aspect « touriste » du site ne nous emballe guère. Dommage car le panorama mérite le détour. Nous continuons et nous prenons ensuite notre 1ère passing place (route simple : single track où pour se croiser, il faut se mettre dans des passing place, distant de 200m environ). Nous sommes dans le Glen Etive et son ambiance particulière. Personnes aux alentours, personne sur la route, c’est ce que nous recherchions et nous sommes servis. Nous longeons la rivière et nous nous arrêtons pour pique-niquer au milieu des rochers. Dommage que les midges s’invitent à notre repas. Nous savons que les midges sont surtout présents dans les milieux humides mais qu’ils ne supportent pas le vent. Heureusement, un léger souffle les fait partir et nous finissons notre repas tranquillement. Nous repartons sur nos pas pour atteindre notre prochaine ballade à savoir Inchree Falls. La promenade au milieu des fougères est courte mais nous pouvons admirer ces chutes dans un bruit énorme. Nous arrivons à Fort William. En avance sur l’horaire prévue, nous en profitons pour aller voir les Neptune’s Stair qui sont sur le Calédonian Canal, canal qui relie via le Loch Ness, la cote côte de la côte ouest. Nous avons de la chance car un voilier est en train de passer les écluses, ce qui nous permet d’en voir le fonctionnement. Nous rejoignons notre camping au pied du Ben Nevis. Le camping est immense mais trop «industriel». Cela nous permettra toutefois d’en profiter le lendemain pour un grand nettoyage. Josselin stresse beaucoup sur les midges. Nous mangeons donc tôt (18h45). Le repas est coupé par l’unique averse de la journée. Nous commençons à nous habituer à ces averses de courte durée. Cela ne nous gênera pas plus que ca pendant le voyage. Nous profitons de la soirée pour jouer avec les enfants sous la tente au Uno. Les caractères des enfants s’affirment dans ce jeu…
Jeudi 6 Août – Midges, I hate you (Par Josselin) Lever pluvieux mais pas grave, nous avons réservé notre matinée pour se reposer et reprendre des forces. Nous profitons des installations du camping, douches (on en avait pris avant quand même !), lave et sèche linge même si pour le 1er passage, nous nous trompons en mettant le linge sale dans le sèche linge, notre anglais n’est pas parfait…Nous profitons aussi de la journée pour aller faire le plein de provisions et d’essence. Nous partons demain sur l’ile de Skye et nous pensons qu’il sera plus difficile de s’approvisionner à ce moment là. Nous sommes surpris de devoir payer un parking pour une grande surface aussi, nous décidons d’aller à Morrison’s où le parking est gratuit. Nous apprendrons par la suite que très souvent en Ecosse, les usagers des parkings peuvent se faire rembourser le ticket de parking s’ils font des courses au supermarché en question. Après un repas à base de salade, nous partons en direction du Glen Nevis. Il pleut et nous nous équipons en conséquence (Kway, bottes & cape de pluie). La promenade est magique. Nous nous imaginons dans le film ‘Gorille dans la brume’ avec un petit chemin, aucun signe de vie humaine, des arbres et de la végétation à perte de vue. Les enfants sautent de pierre en pierre en prenant garde de ne pas tomber dans le ravin ou coule une rivière. Nous arrivons sur un plateau et nous distinguons en face, l’immense cascade que nous souhaitons approcher. Dommage pour nous, j’ai oublié de remettre les piles dans l’appareil photo. Les souvenirs seront donc uniquement dans notre tête. Nous nous approchons de la cascade mais les midges commencent à nous attaquer. Lou-Ann ne sent rien et continue de marcher en tête du groupe, ce qui constitue une très bonne surprise pour nous qui la pensions fainéante. Mattéo lui se gratte la tête, Amélie les jambes. Quand à moi, le stress se transforme en panique, il je suis entouré de midges. Même quand je parle, ils entrent dans ma bouche. Pour Milo qui est sur mon dos, il ne peut rien faire malheureusement. Arrivée au pied de la cascade, la situation devient intenable et nous décidons de rebrousser chemin. Nous essayons de protéger Milo du mieux possible avec mon cheich. Le retour se fait au pas de course. Dommage de ne pas profiter de ces paysages. Arrivée à la voiture, nous savons que nous avons atteint les zones ou il faut se protéger. Nous trouvons du produit sans soucis. Sera-t-il efficace ? Nous en profitons pour traverser la rue piétonne de Fort William qui présente peu d’intérêt. Cela nous permet toutefois de remarquer que les magasins ferment tôt (17H30). Les restaurants commencent à se remplir. Nous goutons en face du Loch Linnhe. En rentrant au camping, Lou-Ann est punie dans la tente, ce qui lui permet d’avaler 4 compotes. Lors du repas en plein air qui suit, elle n’aura bizarrement pas très faim. Nous nous couchons tôt afin d’être en forme pour le lendemain avec en prévision, l’ile de Skye.
Vendredi 7 Août – Skye, la nature à l’état pur (Par Amélie) Le petit déjeuner, malgré un oubli de ma part pour le lait est rapidement avalé sous la tente et nous plions le campement. Nous roulons en direction de Kyle of Lochalsh. A partir d’Invergarry, les paysages deviennent magnifiques. On circule au milieu de montagnes aux sommets verdoyants, de l’herbe, des rochers, aucun d’arbre et un ciel bleu avec des nuages d’un blanc pur. Le loch Cluanie est remarquable. L’herbe est tellement belle qu’on dirait un lit de mousse. En arrivant proche de l’ile de Skye, nous passons devant le panneau ‘Check Your Fuel’. Pas de soucis pour nous, nous avons prévu notre parcours. Mattéo en tant que DJ a choisi Manu Chao pour traverser ce paysage. Lou-Ann et Milo se sont endormi et se réveillent devant le château de Highlander : Eilean Donan Castle. Le soleil tape fort et ce paysage de carte postal nous ravi entre le château, le loch et les montagnes. Les enfants s’amusent entre les rochers. Nous continuons pour trouver une aire de pique-nique. Nous mangeons en face de l’ile. Nous en profitons pour échanger nos expériences avec un couple qui fait le même trajet que nous avec deux enfants. Ils sont en camping car et cela les rassure, nous leur indiquons que pour le moment, nous ne regrettons pas notre choix de toile de tente. Nous arrivons sur l’ile de Skye. Nous remontons toute l’ile. Pour débuter, nous avons une vue dégagée sur les Cuillins grâce à cette journée ensoleillée. Telle que décrite dans les guides, ces montagnes sont majestueuses avec des sommets arides impressionnants. On dirait que ce décor a été découpé à la hache, tellement c’est raide. Nous roulons jusqu’à Portree pour remonter ensuite la péninsule du Trotternish. Nous décidons de passer par la face ouest (la face Est est prévue demain). Nous nous arrêtons pour une randonnée le long de l’océan à la recherche d’une ruine d’un château. Après avoir traversée des champs où nous croisons quelques moutons, nous trouvons le château abandonné Caiseal Uisdein situé sur un rocher. En face, l’océan est sublime avec des iles. Ils nous semblent distingués des phoques mais les jumelles ne sont pas assez puissantes. On arrive à Uig et on prend la seule route (single track) qui emmène à Kilmuir, village le plus éloigné de l’ile. Nous trouvons après une petite recherche notre camping. Il est complètement différent du précédent. Les emplacements (5) sont délimités par la tonte du pré. Il y a ni douche, ni eau chaude…Mais quelle cadre, le plus beau camping sans aucun doute de notre périple. Il fait encore beau quand nous arrivons, la petite bise permet en plus de ne pas avoir de midges. Après un repas face à l’océan, Josselin se baigne dans l’océan frais alors que Lou-Ann et Mattéo ne se trempent que les pieds. Toutefois, nos amis volants arrivent et c’est depuis la tente que l’on observe le coucher de soleil qui disparait derrière l’ile d’Harris.

Samedi 8 Août – Paysages inoubliables (Par Josselin) Au réveil, la bruine et le vent nous oblige à prendre le déjeuner sous la tente. Nous partons ensuite pour visiter toute la partie est de la pointe du Trotternish. Nous montons d’abord à partir de Staffin en direction du Quiraing. La route est pentue, la fin est à plus de 15%. Une fois arrivée au col, nous laissons la voiture pour suivre un chemin qui longe les falaises. C’est magnifique et nous avons une superbe vue sur la baie de Staffin avec le soleil qui tente de percer les nuages. Nous écourtons toutefois la promenade car Lou-Ann n’est pas dans une super forme. Nous repartons pour faire une halte à Kilt Rock, lieu emblématique de l’ile de Skye. On voit tout de suite l’aspect touristique, le parking est balisée, il y a beaucoup de monde. Le site est joli avec les falaises et la cascade qui tombe à pic. On regrette de ne pas avoir une idée de la hauteur des falaises. On arrive ensuite au pied de Old Man of Storr, rocher d’environ 60m de haut planté au milieu de la montagne. Avant d’attaquer la randonnée, nous profitons de la forêt pour nous abriter et pique-niquer. Nous commençons l’ascension au milieu de la forêt puis arrivée sur un replat, nous apercevons le menhir. Lou-Ann est fatiguée. Nous sommes à la moitié de la montée. Mattéo veut finir la montée et je l’accompagne pendant qu’Amélie s’arrête avec Milo & Lou-Ann. La montée devient de plus en plus raide et sur les 50 derniers mètres, je suis obligé de tenir Mattéo en se tenant au sol avec les mains pour ne pas perdre l’équilibre. Le vent souffle fort mais la vue est au rendez-vous. Après des photos rapides et des souvenirs plein la tête, nous redescendons par l’autre versant ou c’est beaucoup plus simple. On rejoint le reste de la famille pour retrouver ensuite la voiture. Nous continuons jusqu’à Portree pour visiter la ville. On ne verra que la ville depuis la voiture car les enfants commencent à être fatigués par le grand air et les promenades de la journée. On rebrousse donc chemin et Amélie prend le volant pour que je puisse admirer les paysages et que je me repose, la montée avec Mattéo m’ayant fatigué. On profite de l’épicerie pour se ravitailler avant de regagner le camping. Amélie me laisse vers les falaises qui entourent notre camping. J’ai repéré une promenade avec des grottes à visiter mais je n’arrive pas à trouver l’entrée. La ballade est toutefois très sympa avec ces falaises impressionnantes. Je rejoins les enfants par le bord de l’océan. Ils profitent de cette fin de journée pour jouer sur la plage pendant qu’Amélie prépare le repas. J’allume un feu pour faire fuir les midges.

Dimanche 9 Août – Les Dents de la mer (Par Amélie) Le soleil pour ce dernier jour sur Skye est présent à notre lever. On quitte avec regret ce camping (£8 seulement par nuit). On reprend la route pour une promenade au dessus de Uig. On se croirait dans un décor de film avec des rochers, des fougères et des moutons tout autour de nous. Pour monter sur le rocher principal, c’est raide et on tient les enfants pour éviter une chute. Après s’être amusés avec les pierres, on repart vers Nest Point, point le plus à l’ouest de l’ile. Les falaises sont encore plus grandes que la vieille, c’est grandiose. On mange sur le parking avant de descendre en direction du phare. La 1ère descente est abrupte et nous amène dans une 1ère baie. Des mouvements à la surface de l’océan nous intriguent. Nous observons cela avec intérêt. Nous pensons à des phoques mais en remontant en direction du phare, nous nous apercevons qu’il s’agit d’un requin. Nous sommes bloqués devant ce spectacle et nous restons un long moment à l’observer. Nous apercevons très bien son aileron ainsi que sa queue. Il doit mesurer environ 3 mêtres. On continue ensuite notre promenade pour arriver au pied du phare. L’endroit est calme mais je ne suis pas rassurée par les falaises et les 3 enfants qui courent. On repart avec ce panorama merveilleux (océan, falaise, soleil). Au retour, le requin est toujours présent et je décide d’aller le voir le plus près possible sur la plage avec Mattéo. Malheureusement, au même moment, le requin repart en direction du large et on ne le reverra plus. De retour à la voiture, nous changeons de planning, nous avions décidé de dormir vers Dunvegan mais nous sommes en avance et nous repartons donc vers la sortie de l’ile. Les paysages sur les Cuillins sont toujours aussi jolis. Dommage que nous n’ayons pas plus le temps car nous aurions aimé traverser ces montagnes. Au niveau de Broadford, nous trouvons un camping en construction pour y passer la nuit. Il est tard, la pluie et les midges très nombreux nous bloqueront sous la tente toute la soirée. Nous dinons puis jouons avec Josselin et les enfants. Je tente une sortie avec Mattéo pour la vaisselle mais c’est difficile. Nous finissons donc ici deux jours sur Skye qui resteront l’un des grands moments de notre périple.

Lundi 10 Août – Y’a-t-il un pilote dans le bateau ? (Par Josselin) Nous profitons d’une superette à Broadford pour faire quelques provisions puis nous repartons en direction d’Applecross. Sur la route, nous avons noté que le village de Plockton méritait le détour. Nous arrivons vers midi et le village est magnifique. Petit village dans une crique, celui-ci est original avec des palmiers. On retrouve les petites maisons aux façades blanches, de nombreux B&B et des jardins parfaitement entretenu. Après le pique-nique pris sur la jetée, nous décidons de prendre des tickets pour une visite en bateau à la recherche de phoques. Les enfants sont excités. Après 25 minutes de bateau et de blagues en anglais que nous ne comprenons pas, le capitaine enchaine les passages aux bords d’ilots ou des colonies entières de phoques sont présentes. La plupart dorment au soleil. On en voit également qui nagent et plongent, en tenant malgré tout une certaine distance avec le bateau. Voir les animaux en liberté nous plait vraiment. Lors du trajet retour, Lou-Ann puis Mattéo prennent la barre du bateau. Ils sont heureux et fiers. Nous longeons le château en très bon état de Plockton et nous retournons au port. Nous repartons de Plockton enchantés par ces moments, qui plus est avec encore une fois un super soleil. Pour rejoindre Applecross, nous prenons une route interdite aux caravanes. Nous avions lu que la route était spectaculaire et nous ne sommes pas déçus. La route est impressionnante et magnifique, nous sommes encadrés par deux chaines de falaises. Arrivé au col par Bealach Na Ba, nous nous arrêtons pour observer le paysage. Le vent souffle fort, les nuages sont à notre niveau mais le paysage est une nouvelle fois grandiose. D’un coté, nous voyons toute la baie du Loch Carron, de l’autre, les Cuillins et l’ile de Skye. La descente est rapide et nous arrivons au camping d’Applecross. Le camping est très familial. Nous en profitons pour prendre une douche (enfin après les campings de Skye). Lou-Ann trouve une copine pour jouer. Les enfants sont sages et se couchent sans soucis. Nous profitons de ce moment avec Amélie pour aller boire une pinte de John’s Smith et envoyer un email à la famille, seul moment du voyage ou nous nous retrouvons tous les deux, nous apprécions l’instant. Lors de notre retour à la toile de tente, les enfants ne dorment pas mais sont restés sages. Tout le monde s’endort alors rapidement.
Mardi 11 Août – Lochs, Forêts & Chutes
(Par Amélie)
La pluie nous réveille et nous prenons notre petit-déjeuner sous la tente. Le départ (de plus en plus rapide) est donné en direction de Gairloch. Nous longeons l’océan mais la pluie et les nuages bloquent la vue. A l’approche du Loch Torridon, les paysages changent et sont de plus en plus boisées. Ce loch sera pour moi l’un des plus jolis. On traverse le joli village de Shieldaig puis nous remontons le Glen Torridon jusqu’à Kinlochewe. On s’arrête pour pique-niquer au pied du Beinn Eighe. Nous partons pour une petite ballade naturaliste ou l’on essaye de comprendre du mieux possible les informations disponible tout au long du parcours. En repartant, nous longeons le Loch Maree, Ce loch est entouré de très hautes collines et au centre du loch, de nombreuses petites iles donnent l’impression d’être au Canada. Nous nous arretons pour voir les Victoria Falls qui ne sont pas exceptionnelles au contraire de la vue panoramique sur le Loch. La pluie est de nouveau présente, les enfants s’endorment rapidement. On en profite pour faire un détour jusqu’à Reid Point. La route prise est minuscule mais le paysage avec la vue sur l’océan est sympa. On remonte alors jusqu’à Gairloch. Je vois des publicités pour une promenade en bateau pour voir des orques. On reviendra demain. Arrivée dans l’immense camping au milieu des dunes, Josselin insiste pour opter pour avoir un emplacement avec une vue mais sans midges. Nous nous retrouvons sur la crête d’une dune alors que toutes les autres tentes sont au creux des dunes. La situation est bien entre les jeux, les coins cuisine/vaisselles et la plage. Après une ballade sur la plage et un repas, je joue avec les enfants au Monopoly pendant que Josselin s’occupe de la lessive. La nuit est mouvementée car le vent souffle en rafale. Pas de doute, les midges ne viendront pas nous gêner…
Mercredi 12 Août – Repos (Par Josselin) La journée étant tranquille au niveau du planning, nous en profitons pour dormir un peu. Nous rejoignons ensuite Gairloch pour qu’Amélie se renseigne sur les sorties en bateau. Malheureusement, les orques, unique objectif d’Amélie ne sont présents que 3 ou 4 fois / an dans le secteur et rien n’est annoncé en ce moment. Amélie ne part donc pas en bateau. Sur le port, nous achetons des ‘saint jacques’ fraiches pour le midi. Elles sont délicieuses. Les enfants profitent des installations du camping (tyrolienne, escalade) et nous rédigeons ensemble les cartes postales. Nous tentons une petite randonnée en voiture jusqu’à l’extrémité de la péninsule (Melvaig) mais tout le monde est fatigué et nous rentrons au camping. Nous allons nous promener sur la plage. Mattéo, curieux, touche une méduse sans savoir ce que c’est…Est-ce à cause de cela qu’il échappe le plat de pate au milieu de la tente le soir même ? Douches et parties de Uno clôturent cette journée de repos apprécié par les petits et les grands à la moitié de notre périple.
Jeudi 13 Août – Les ‘Caves’ de ‘Bone’ (Par Amélie) On se presse pour ranger notre camp, une longue journée nous attend. Au moment de plier, un mancunien, curieux vient nous demander une démonstration de pliage. Ce n’est pas franchement une réussite mais c’est sympa de discuter avec des anglais. On part ensuite pour Clachtoll, prochaine étape de notre périple. On longe la côte le long du LochEwe qui présent peu d’intérêt. On arrive ensuite vers Gruinard Bay, joli plage de sable fin. Notre 1ère halte a lieu pour voir les chutes d’Ardessie. Une fois encore, nous sommes impressionnés par le débit. On continue pour s’arrêter vers de nouvelles chutes, haute de 65 m : Meseach Falls. Nous avions prévu de manger sur le site mais les midges, hantise de Josselin modifient nos plans. On descend quand même voir les chutes depuis un pont suspendu puis depuis une passerelle au dessus du vide qui donne quelque peu le vertige. On s’arrête pour manger à Ulapool mais on n’est guère emballer par cette ville ‘touristique’ avec ses nombreux restaurants et boutique souvenirs. On mange séparément car on n’arrive pas à trouver de parking et il faut surveiller la voiture. Nous repartons en rentrant dans les terres. Nous traversons les vallées avec des collines rocheuses et très escarpés Nous nous arrêtons pour une randonnée qui nous interesse. Nous sommes toutefois sceptique car le guide annonce plus de 5 kms avec un peu de dénivelé. Lou-Ann est fatiguée et nous pensons que nous n’atteindrons pas notre objectif à savoir ‘Bone Caves’. On attaque la montée par des chutes. On suit ensuite la rivière dont on ne trouve pas la source. Phénomène étonnant qu’on n’arrive toujours pas à comprendre. Le chemin raidit fortement à l’approche des grottes. Après quelques efforts à flanc de montage, on arrive à notre objectif. Nous sommes aux anges, seuls au milieu de la nature avec des superbes paysages. Il y a 6 grottes préhistoriques et Mattéo prend un tunnel très étroit pour passer d’une grotte à une autre. On continue ensuite pour faire une boucle avant une descente rapide ou les enfants commencent logiquement à montrer quelques signes de fatigue. Après la pause goûter, nous remontons vers Lochinver en longeant le Loch Assynt qui est magnifique avec ses petites iles boisées et ses côtes morcelées. On passe rapidement à Lochinver pour voir le site des Highland Games et on poursuit notre route jusqu’à Clachtoll. La single track est superbe, vallonnée et sinueuse entre les rochers. Nous arrivons au camping ou le gérant nous a réservé suite à notre mail, un très bel emplacement avec l’électricité et une vue sur l’océan. Le repas est rapidement expédié pour profiter de la soirée. Nous partons sur la plage, surement la plus belle qu’on est vu. On se croirait aux Caraïbes, eau turquoise, sable blanc, rocher… La journée, qui plus est sans pluie, se termine idéalement.
Vendredi 14 Août – Highland Games (Par Josselin) Nous attendons cette journée avec impatience, en effet, nous avons dès le début du projet souhaité participer à des Highland Games. Il est prévu de retourner sur la plage le matin puis d’aller voir les jeux l’après midi. Malheureusement, la pluie qui nous avait relativement épargné jusqu’à maintenant va être présente toute la journée. Le matin, nous restons donc au sec sous la tente pour jouer avec les enfants. Cela a surtout pour effet d’énerver tout le monde. Nous décidons donc de partir voir les Assynt Highland Games à Lochinver. Nous arrivons au moment du défilé d’ouverture (Cornemuse, tambour et costumes traditionnels). Nous entrons dans l’enceinte, l’orchestre continue et nous regardons les 1ères épreuves (Lancer de poids par des athlètes costaud et en kilt). En parallèle des épreuves de forces, les épreuves d’athlétisme ont commencé (sprint & fond). Amélie, en souvenir de sa jeunesse, participe brillamment aux jeux en se classant 3ème du sprint féminin malgré sa tenue. La pluie ne cesse et nous nous abritons sous un chapiteau, nous dégustons la bière locale pendant que les enfants se restaurent avec des maxi hamburgers. Un participant français nous explique que les épreuves sont très prisées car bien dotées financièrement. Avant de partir, les enfants font un tour de manège ‘rustique’, ils sont aux anges. On décide de partir avant le ‘lancer de rondin’ car tous le monde grelote. Nous nous arrêtons pour faire des provisions mais c’est un jour férié à Lochinver du fait des Highland Games. Je souhaite quand même retourner voir si l’épreuve du lancer n’a pas débuté. Avec un peu de chance, j’arrive quand même à voir cette épreuve emblématique. Au retour du camping, douche pour réchauffer tout le monde et repas avec la pluie en toile de fond clôturent cette journée mitigée. Nous sommes obligés de changer de chambre pour la nuit afin d’éviter les rafales de vents. La tente familiale Décathlon est bien sauf quand il y a trop de vent !
Samedi 15 Août – Durness - La Haute-Loire, ca fait loin ? (Par Amélie) Après une nuit épuisante à cause du vent et de la pluie, nous nous réveillons très tôt. Josselin s’est levé encore plus tôt (06h00) et revient d’une promenade sur la plage. Le petit-déjeuner est très rapide ainsi que le rangement, ce qui fait qu’à 09H30 (record du voyage), nous partons en direction de Laxford Bridge qui doit être notre ville le plus au nord de notre voyage. On décide de suivre la single track qui nous a ammené au camping. Nous savons que la route est pentue (25% à certains endroit) mais elle est magnifique. Nous ne passons pas loin des Clashnessie Waterfalls. Dommage pour nous, nous n’arrivons pas à trouver la route qui mène aux chutes. Des belles vaches à poils sont présentes dans ce secteur. Nous scrutons avec les jumelles l’océan à la recherche de phoque mais nous ne voyons rien. Nous laissons le Ben More Assynt dans notre dos pour continuer notre montée de l’écosse. Nous arrivons à Scourie et nous nous arrêtons dans la baie superbe encore une fois. On ne pense pas revoir l’océan et on arrive à Laxford Bridge. On n’est plus qu’à quelques miles de la ville la plus haute sur la face ouest des Highlands. Nous changeons nos plans et c’est une excellente idée puisque la route est très jolie. Nous arrivons à Durness. Nous sommes à ce moment là, à l’endroit le plus éloigné de notre domicile. Nous pique-niquons sur une superbe plage (sable fin, eau…). Nous repartons avec des souvenirs plein la tête. Sur la route qui longe la côte, les plages toutes plus belles les unes que les autres s’enchainent. A Tongue, nous reprenons cette fois ci définitivement la route vers le sud. Nous allons suivre pendant de long kilomètres une single track pour traverser tous les Highlands. Les paysages, successions de plateau et de vallées balayés par le vent, sont jolis mais notre esprit est ailleurs. Nous savons que nous avons entamé le retour. Alors que depuis plus d’une semaine, nous étions en pleine nature, le retour à une certaine ‘civilisation’ est difficile. Aux abords d’Evanton, nous avons la surprise de tomber sur une impressionnante colonie de phoques le long de la route. Nous nous arrêtons pour les observer un long moment. Moment particulier, on s’approche des villes et on trouve ce que l’on a cherché longtemps dans la nature. Après un long arrêt à Inverness pour faire les courses avant les capitales, nous rejoignons tardivement notre camping. On décide quand même de faire un barbecue pour manger des hamburgers. C’est délicieux. La journée a été très longue, on se couche tard et très fatigué mais surtout dans le noir, on avait perdu l’habitude.


Dimanche 16 Août – Retour à la vie urbaine (Par Amélie) La pluie nous réveille (ce fut souvent le cas mais les averses sont de courtes durée). Nous partons en direction d’Edimbourg. Nous roulons en longeant les Cairngorms. Les paysages, différent de ce qu’on a vu jusqu’à présent sont vallonnés avec beaucoup de ‘bruyères’. C’est un autre visage des paysages écossais que nous découvrons. Il a fallu faire des choix, nous reviendrons surement un jour finir la visite de l’Ecosse. Nous nous arrêtons sur un site historique : Ruthven Barracks. C’est une ancienne caserne militaire. On profite de ce décor pour un cache cache au milieu des ruines. Josselin profites également du site pour une petite leçon d’histoire à Mattéo. On continue pour arriver à Bruar. Nous avons repéré une ballade. Nous sommes surpris d’arriver et de tomber sur un parking complet. Les écossais sont de sortie, heureusement pour nous, ce n’est pas pour la ballade mais pour les magasins qui sont typique de l’Ecosse. La situation est bizarre, d’un coté, la bourgeoisie écossaise, de l’autre, des familles modestes qui viennent pour la ballade. Les enfants sont aux anges, une aire de jeu est disponible. A la différence des petits écossais qui sont très discrets, Mattéo, Lou-Ann & Milo expriment bruyamment leur joie. Nous partons donc pour une boucle autour des Bruar Falls. La randonnée est superbe au milieu d’une dense végétation (forêts, mousses, fougères, …). Là encore, le débit des chutes est impressionnant. Nous regardons deux personnes qui descendent le cours d’eau en canyoning. Les eaux ont une couleur brique/marron. C’est notre dernière randonnée dans la nature et nous ne sommes pas déçus. On se dirige ensuite vers Pitlochry, on distingue Blair Castle de loin, on veut s’arrêter à la distillerie d’Edradour mais les deux plus jeunes enfants dorment déjà et on part donc en direction d’Edimbourg. Aux d’abords d’Edinburgh, on traverse ‘Firth of Forth’, bras de la mer du nord avec une vue sur le très connu Forth Bridge. Nous sommes très haut au dessus de la mer, c’est impressionnant. Le retour à la circulation est difficile pour Josselin et le TomTom. Après avoir eu du mal à trouver un distributeur, nous arrivons à l’immense camping. Il est pratique car une ligne direct passe devant le camping et rejoint le centre-ville. Nous préparons notre coffre pour laisser la voiture lors de la visite des capitales dans des parkings sans surveillance. Nous nous couchons tôt pour être en forme le lendemain.
Lundi 17 Août – Edimbourg, capitale de l’Ecosse (Par Josselin) Lever pluvieux pour cette journée dédiée à la visite d’Edimbourg. Nous traversons d’abord le camping pour rejoindre la station de bus. Nous arrivons trempé et nous nous trempons de sens. Pour rejoindre l’autre station, on traverse la route mais Lou-Ann n’est pas plus attentive que nous et elle s’arrête in-extremis devant une voiture. Amélie hurle mais malgré la grosse frayeur, personne n’est blessé. Dans le bus N°11 à deux étages, Amélie s’installe en haut avec Mattéo & Lou-Ann pendant que je reste en bas avec Milo et la poussette. La buée nous empeche de voir les maisons de la banlieue d’Edimbourg. Nous changeons de bus et nous arrivons au National Muséum of Scotland. Toute l’histoire de l’Ecosse de la préhistoire jusqu’à aujourd’hui est raconté au travers des 7 étages. L’audiophone nous aide a bien comprendre. Les enfants sont agréablement intéressés (activités ludiques, animaux, vidéo…). Superbe musée donc pour une visite qui dure plus de 2 heures. On rejoint High Street, rue piétonne principale qui traverse une grande partie de la ville depuis le château d’Edimbourg jusqu’à Holyrood Palace. Au château, les tribunes pour le Edinburgh Military Tattoo sont installés. La rue est bondée de monde. Le Fringe Festival bat son plein. Tous types d’artistes essayent d’attirer les spectateurs. C’est marrant et agréable à voir. On cherche un Fish & Chips qu’on ne trouve pas. Dommage pour nous, on s’arrête dans un fast food, deux restaurants avant les fameux Fish & chips. On s’arrête au Museum of Childhood . Nous sommes intéressés par l’étage des miniatures, le reste étant plus axés sur les anciens jeux ne nous emballent pas vraiment. On achète le drapeau écossais comme souvenir ainsi que des Fudges pour gouter. Je me rends compte à ce moment là que j’ai oublié mon sac au musée. Les grilles sont fermés mais un sympathique gardien m’ouvre les portes et me rend le sac. On finit de descendre la rue avec une vue sur les collines environnantes, sur le parlement et sur Holyrood Palace, lieu de résidence de la reine Elisabeth II en Ecosse. On reprend un bus pour remonter la rue puis on continue pour traverser un parc au pied du château. L’ambiance est conviviale, on s’arrête devant des spectacles de rue, Milo est même convié à participer à l’un d’eux. Ayant encore un peu de temps, ma curiosité sportive nous emmène voir Murrayfield. Au pied du stadium, les enfants profitent de structure pour jouer un petit moment. Nous regagnons le centre ville pour prendre notre bus qui nous ramène au camping. L’attente est longue et deux bus de notre ligne arrivent en même temps. Croyant bien faire, je suggère de prendre le 2nd qui est moins peuplé que le 1er. Le chauffeur nous annonce que le terminus de ce bus n’est pas le camping. Dans la confusion, nous sortons rapidement du bus et j’oublie Milo dans le bus. Le 1er bus démarre pendant que le 2nd bus ouvre ses portes afin de laisser Milo, en larmes, sortir du bus. Le chauffeur propose alors, vu l’heure tardive, d’essayer de rattraper le 1er bus. Il y arrivera au dernier arrêt en commun, nous évitant ainsi plus d’une heure d’attente. On rentre au camping, bien fatigués mais très content de notre visite de la capitale écossaise.
Mardi 18 Août – Traversée de l’Angleterre (Par Amélie) Après avoir préparé la voiture pour ce long trajet que nous appréhendons, nous partons tardivement d’Edimbourg, un pincement au cœur en quittant rapidement l’Ecosse. Nous passons par l’est de l’Angleterre (Newcastle, Doncaster…). Nous respectons notre horaire et nous arrivons aux alentours de 19H00 à Londres. Les enfants ont dormi une grande partie du voyage. Le GPS nous aide et c’est sans aucun souci que nous trouvons notre hôtel. La chambre est identique à celle que nous avions eue le 1er jour, nous sommes rassurés. Nous partons faire une petite ballade dans le quartier ou nous trouvons. Nous sommes dans un quartier indien et l’ambiance est tranquille. Nous trouvons une petite pizzeria design pour manger. Les enfants sont un peu excités et ils ont beaucoup de mal à s’endormir.
Mercredi 19 Août – Londres : Monarchie & Shopping (Par Josselin) Petit déjeuner dans la chambre et départ pour Londres par le métro londonien depuis la station de Gants Hill. Nous nous arrêtons à Saint James Park, station au cœur de Westminster. Nous nous dirigeons vers Buckingham Palace. La relève de la garde débute devant une foule immense. Il est difficile de se faire une place, Milo ne voit rien dans sa poussette, nous portons avec Amélie les enfants sur les épaules pour qu’ils puissent voir la relève. Ce symbole britannique est réglé à la seconde. Nous sommes surpris pendant la cérémonie de voir les avions voler si bas au dessus du palais. Nous descedons ensuite The Mall. Nous faisons un petit arrêt devant Clarence House avec les gardes. (Maison des princes). On continue pour arriver à Trafalgar Square, sa colonne et ses lions. On continue notre promenade en passant devant 10 Downing Street. Nous pique-niquons dans le square devant Big-Ben. Les enfants sont photographiés par des touristes italiens. On fait le tour de l’Abbaye de Westminster puis du parlement, bâtiments immense. On traverse la Tamise, tumultueuse et sale. On arrive devant London Eye, Amélie et Mattéo sont intéressés mais après renseignement, il y a une heure d’attente. On fait une petite pause aux jeux. On prend un bus rouge pour rejoindre Piccadilly Circus puis le métro pour rejoindre le Muséum of Sciences. Il y a beaucoup de choses à voir, de la vie quotidienne à l’espace en passant par les différentes technologies, les différents moyens de transport. Dommage pour moi, mon couteau de camping, jugé dangereux est confisqué. Ils nous le renverront en France. Nous goutons dans Kensington Garden, immense parc devant le Royal Albert Hall Opéra. On reprend le bus pour finir par une ballade le long de Regent’s Street, rue animée de grand magasins. Les enfants sont enchantés dans Hamley’s, magasin de jeux sur cinq étages. On fini sur Piccadilly Circus de nuit. Le retour à l’hôtel se passe bien, on mange rapidement dans la chambre et on se couche rapidement.
Jeudi 20 Août – Londres : City & Tamise (Par Amélie) Lever tardif pour cette 2nde journée londonienne. On doit visiter cette fois-ci le cœur historique de Londres. Nous nous arrêtons tout d’abord devant la Cathédrale Saint Paul. Visite furtive et impression de grandeur devant ce monument. Pour continuer, nous trouvons un bus ancien avec entrée ouverte par l’arrière. Le contrôleur est peu aimable, nous demandant de plier la poussette et de nous montrer nos billets (seul contrôle en deux jours). Il s’excite pour que Josselin ne laisse pas les enfants à l’étage seul. Nous nous arrêtons à Monument, tour construite en souvenir du grand feu de 1666 qui détruisit la city. Je monte avec Mattéo les 311 marches pour découvrir une superbe vue panoramique sur Londres. On reprend le bus qui nous laisse devant le HMS Belfast, navire de la 2nde guerre mondiale qui est ancré sur la Tamise. La visite, très intéressante, dure 3 heures et nous permet de tout comprendre de la vie sur un bateau comme celui-ci. Au moment de quitter le bateau, nous avons la chance depuis le pont arrière d’assister à la lever du pont de Tower Bridge pour laisser passer un bateau. Nous pique-niquons dans le parc situé juste devant la mairie de Londres. On continue à pied sur les quais de la Tamise, le long d’appartement chics et chers. (£1000 / Semaine). On traverse alors le Tower Bridge à pied. Josselin est conquis par ce pont. Nous faisons le tour de la Tower of London. On s’informe grâce aux nombreux panneaux multilingues tout autour du parcours. Nous sommes surpris de voir un marchand vendre ses huitres, un peu cher toutefois (1.80 € l’huitre). Pause goûter le long des quais avec une dernière vue sur le navire de guerre et sur le Tower Bridge. Nous prenons un dernier bus rouge pour traverser Londres. Nous avons un condensé de la vie londonienne, son quartier d’affaire et ses pubs puis les quartiers administratifs et politiques et enfin les quartiers commerciaux…De retour à Gants Hill, nous reprenons la route pour rejoindre notre prochain hôtel. Nous faisons un petit détour pour voir le Millenium Dome. Après le repas pris dans un fast-food, nous nous couchons tard.
Vendredi 21 Août – France, mon beau pays (Par Josselin) Nous profitons de ce dernier jour pour faire une grasse matinée car tout le monde est fatigué et la route va être longue. Nous partons tard de l’hôtel et nous n’avons pas le temps de s’arrêter pour voir la cathédrale de Canterbury. Nous nous arrêtons dans la dernière grande surface sur notre route pour dépenser nos dernières £. Dernier accroc, la caissière ne veut pas prendre notre billet écossais qui est finalement accepté après 3 contrôles. Nous arrivons à la douane et je stresse un peu, vis-à-vis du 1er jour à Douvres. Notre coffre est contrôlé par la sécurité mais à part quelques bières écossaises, nous n’avons rien à montrer. On embarque sur un ferry plus tôt que prévu. Pique-nique sur le pont arrière du bateau pour admirer les falaises blanches que nous quittons avec tristesse. Nous arrivons sur les côtes française, nous reprenons rapidement nos marques pour la conduite. AU retour, nous souhaitons faire une surprise aux enfants. Passant près de Paris, nous décidons avec Amélie pour clore ce superbe voyage d’aller pique-niquer pour le dernier repas sous la Tour Eiffel que les enfants n’ont jamais vu. Nous arrivons sur le périphérique et la circulation est fluide. En entrant dans Paris, je me trompe de route et oh surprise, nous arrivons juste devant l’Arc de Triomphe. Mattéo est aux anges. Je descends avec lui pour aller le voir de plus près. Nous arrivons à retrouver notre route et nous nous garons à 50 m de la Tour Eiffel. Les enfants sont enchantés. Pique-nique rapide qui nous permet de constater la différence de propreté entre la France et le Royaume-Uni. Nous repartons sans soucis de Paris et nous roulons sans encombre jusqu’à notre domicile, terme de notre périple.
Résumé Des chiffres 5383 : Le nombre de kilomètres parcourus (sans compter le bateau) 2168 : Le nombre de kilomètres entre Durness et notre domicile 22 : Le nombre de marches, randonnées, ballades dans la nature 21 : Le nombre de jours de notre voyage 15 : Le nombre de nuit en camping 10 : Le nombre de camping visités 4 : Le nombre de nuit à l’hôtel 3 : Le nombre de jours dans les capitales 2.5 : Le prix en £ d’une pinte dans un pub à Londres 1 : Le nombre de nuit en bateau 0 : Le nombre de Fish & Chips et Haggis mangé
Des souvenirs (Par Josselin) + La montée avec Mattéo à Old Man of Storr (Ile de Skye) + La randonnée familiale à ‘Bone Caves’ + Le camping de Camusmore (Ile de Skye) + Le requin dans la baie de Nest Point (Ile de Skye) + L’ile de Skye en général + La plage à Durness + Le Glen Etive + Les paysages grandioses tout au long du parcours + Le Tower Bridge à Londres + L’ambiance familiale et décontracté dans les campings + La gentillesse des écossais
- L’esprit de certains anglais, sur la route, en ville - Ne pas avoir mangé typique mais difficile avec 3 enfants - Ne pas avoir plus échangé dans les campings
Des souvenirs (Par Amélie) + L’ile de Skye en général + Le camping de Camusmore (Ile de Skye) + La côte Ouest et les Highlands + La randonnée dans le Glen Nevis et à Old Man of Storr (Ile de Skye) + Le Glen Etive et le pique-nique au bord de la rivière + Les Three Sisters à Glencoe (même si c’était trop touristique) + Kilchurn Castle, joli château en ruine + Plockton + Les bières d’Ecosse + National Museum of Scotland à Edimbourg + Les plages du nord de l’Ecosse (Clachtoll, Durness) + Les écossais
- Ulapool - Les anglais - Les midges - Mon plus gros regret, ne pas avoir vu d’Orques
Samedi 1 Août – 18H00, c’est parti (Par Amélie) Le départ est enfin là après 3 mois de préparation intense. Le doute est présent, c'est la 1ère fois que nous partons 3 semaines avec les 3 enfants, dans un pays étranger et sous toile de tente. Le chargement de la voiture s'est bien déroulé et nous récupérons, Mattéo, Lou-Ann et Milo chez leurs grands parents. Direction l'écosse par Nevers, Paris et Calais pour la partie française. Nous avons choisi de rouler la nuit pour permettre aux enfants de dormir. La 1ère étape a lieu à Nevers ou nous nous perdons à la recherche d'un restaurant. Il est 22H00 et le restaurant ferme ses portes, juste après notre départ. Je prends le volant pour une partie du trajet. Malheureusement, un violent orage s'abat sur notre trajet et Josselin doit donc reconduire car à cette vitesse là, nous louperons notre ferry. Les enfants, un peu excités, préfèrent regarder le dessin animé plutôt que de s'endormir. Mattéo puis Milo s'endorment toutefois alors que Lou-Ann lutte. Elle verra donc Paris de nuit avec au loin la Tour Eiffel qui scintille. Après 8 heures de conduite, nous arrivons enfin à Calais. L’essence étant plus cher au Royaume-Uni, nous préférons faire le plein d'essence avant de se rendre au terminal d'embarquement. Il est 04H30 et les enfants sont réveillés. Ils auront dormi moins de 5 heures chacun et on verra que ce manque de sommeil sera fort préjudiciable dans la journée. Une fois le contrôle d'identité effectué (Ne sommes-nous pas dans l'espace communautaire ?), nous patientons longuement avant d'embarquer. Le voyage va être animé, personne ne dort, les enfants courent et les parents sont malades. Afin de passer le temps, Josselin emmène Mattéo et Lou-Ann découvrirent le bateau et notamment la vue depuis le pont. Le vent souffle fort mais les enfants sont joyeux. A cet endroit là, ils distinguent la France d'un coté, l'Angleterre de l'autre. Le jour se lève et il est temps de débarquer à Douvres.

Dimanche 2 Août – Welcome to England (Par Josselin) Nous débarquons en Angleterre et afin de se familiariser avec la conduite à gauche, je pars sur une petite route le long des falaises. Nous nous arrêtons rapidement sur une plage de galet pour faire une petite promenade. Il fait beau et tout le monde a besoin de se dégourdir les jambes. La ballade sera toutefois de courte durée, écourtée par des autochtones affolés, un homme vient de se suicider en se jetant du haut de la falaise. Nous repartons en direction de Douvres et nous déjeunons au dessus du terminal des ferries. Nous sommes sur les White Cliffs et les enfants sont aux anges. Nous traversons Douvres, petite ville typique avec ses maisons de brique, ses pelouses tondues… Nous arrivons au parc de Kearsney, c’est dimanche et l’ambiance est familiale. Sur le plan d’eau, un rassemblement de bateau miniature est organisé. Beaucoup de gens sont présents avec leurs enfants pour déjeuner. Après quelques jeux (et cris), nous souhaitons repartir pour continuer notre trajet. Le départ est houleux, nous avons perdu Lou-Ann et lorsque je la retrouve à coté du 807, je la gifle. Sauf que c’est interdit en Angleterre et une dame arrive en hurlant « It’s forbidden to hang up your child ». Elle menace de prévenir la police. Nous partons donc très rapidement pendant que la dame appelle la police et que ses filles prennent la voiture en photo…Afin de continuer l’esprit serein, nous téléphonons en France pour connaitre les risques encourus. Nous repartons donc en direction de l’Ecosse. Je commence à être très fatigué et pour éviter un accident, Amélie prend le volant. Malheureusement, alors que je me suis endormi, des travaux sur l’autoroute gênent Amélie qui se perd. Une fois notre route retrouvée, les enfants sont excités même en regardant les dessins animés. Nous décidons de stopper le DVD mais mauvaise idée car avec la fatigue et l’énervement, au moment de rebrancher l’appareil, une fumée blanche sort de l’appareil qui est grillé. Dommage car nous sommes le 1er jour et le lecteur devait servir pour les vacances. Nous verrons que cela n’est pas si grave que ca par la suite. Nous arrivons enfin à l’hôtel le long de l’autoroute. Le site est calme et la chambre est très bien pour nous 5. Une fois le repas avalé (dur découverte des prix anglais), nous nous endormons très rapidement pour recharger les batteries
Lundi 3 Août – Scotland, on arrive… (Par Amélie) La nuit a été réparatrice et le moral est au beau fixe, les enfants sont calmes et après un petit déjeuner pris dans la chambre, nous reprenons la route. Nous passons la frontière écossaise et les paysages deviennent de plus en plus intéressants. Plateaux et vallées s’enchainent jusqu’aux abords de Glasgow que nous longeons pour atteindre notre 1er objectif, Falkirk Wheel. Cette roue permet de faire passer les bateaux d’un canal à un autre et a remplacé 11 écluses. La pluie est présente et nous pique-niquons, abrités par le coffre de la voiture. Après avoir regardé le fonctionnement, les enfants s’amusent un long moment dans une aire de jeux. Nous reprenons la route en direction de Stirling. Nous nous promenons dans la vieille ville avec son château, sa prison et son cimetière. Nous avons une superbe vue avec un arc en ciel sur le Monument Wallace. Nous ne visiterons pas le monument, il est tard et nous devons trouver notre camping pour cette 1ère nuit que nous appréhendons surtout que la pluie est toujours présente pour ce 1er jour en Ecosse. Nous nous installons sur une pelouse moelleuse. Les enfants s’amusent avec la trottinette. Après le long trajet, nous nous organisons pour la partie Camping et nous rangeons le coffre. Le diner sera simple avec de la soupe pour nous réchauffer. Au moment de coucher les enfants, nous changeons nos plans. Milo ne peut pas dormir avec son frère et sa sœur car il est trop excité. Il va donc dormir avec nous pour ses vacances. La nuit se passe bien même si Lou-Ann a du mal à rester dans son duvet.

Mardi 4 Août – Concours de cascades (Par Josselin) La pluie nous réveille et nous profitons d’une cabane dans le camping pour déjeuner au sec. Nous partons en direction d’Oban, prochaine étape le long de l’océan. Nous traversons les montagnes déchiquetées et les pentes boisées des Trossachs, 1er parc national en Ecosse. Nous nous arrêtons pour pique-niquer et se promener afin de voir les Falls of Falloch. Les chutes sont petites mais le débit est impressionnant. Nous mangeons abrités par les arbres avec un joli oiseau à nos pieds. Des boutons apparaissent rapidement sur le visage des enfants, nous pensons aux pates mais nous verrons par la suite que ce sont les midges qui ont commencés à nous attaquer. Nous continuons ensuite dans les routes sinueuses de cette région. Les enfants sont obnubilés par les nombreuses cascades qui dévalent les pentes. C’est à celui qui en verra le plus…Milo aussi trouve que c’est « bo ». Après avoir évité un joli renard traversant la route, nous arrivons vers Kilchurn Castle. Nous visitons ce château en ruine pui nous profitons d’une éclairci (il ne pleuvra plus de la journée) pour goûter au pied du château. En repartant, nous tombons nez à nez avec un bélier qui semble avoir plus peur que nous et nous laisse passer. Nous arrivons à Oban et nous longeons une baie pour trouver notre camping qui se trouve au fond de celle-ci. Le terrain bien que pentu est sympa, la vue est admirable. Mattéo profite de la pelouse pour jouer au foot avec un anglais. Nous avons quelques soucis pour gonfler les matelas car il manque les bouchons, nous les retrouverons après un long moment. Le repas du soir pris, nous avons du mal à coucher les enfants qui sont excités. Amélie étant fatigué, elle se joint à eux pour ramener le calme pendant que je profite de la vue pour lire et rédiger le livre, dommage que les bières ne soient pas encore achetées.

Mercredi 5 Août – Passing place & Cornemuse (Par Amélie) Nous repartons après avoir pris le petit-déjeuner dans la tente à cause du vent. Nous traversons Oban qui possède un très joli port. Nous devons rejoindre Fort William. Le long de la route, nous nous arrêtons pour admirer Stalker Castle, château en très bon état sur une ile dans la baie de Benderloch. Nous nous engageons ensuite dans la vallée de Glencoe. Tous nos recherches nous ont parlé de cette vallée et nous ne seront pas déçus. Tout est grandiose, les montagnes s’enchevêtrent les unes après les autres. Nous sommes minuscules sur cette route qui zigzague au milieu de la vallée. Nous faisons une halte au pied des Three Sisters. Il y a même un joueur de cornemuse en habit traditionnel qui joue quand les cars s’arrêtent. Il y a beaucoup de monde et nous ne restons pas, l’aspect « touriste » du site ne nous emballe guère. Dommage car le panorama mérite le détour. Nous continuons et nous prenons ensuite notre 1ère passing place (route simple : single track où pour se croiser, il faut se mettre dans des passing place, distant de 200m environ). Nous sommes dans le Glen Etive et son ambiance particulière. Personnes aux alentours, personne sur la route, c’est ce que nous recherchions et nous sommes servis. Nous longeons la rivière et nous nous arrêtons pour pique-niquer au milieu des rochers. Dommage que les midges s’invitent à notre repas. Nous savons que les midges sont surtout présents dans les milieux humides mais qu’ils ne supportent pas le vent. Heureusement, un léger souffle les fait partir et nous finissons notre repas tranquillement. Nous repartons sur nos pas pour atteindre notre prochaine ballade à savoir Inchree Falls. La promenade au milieu des fougères est courte mais nous pouvons admirer ces chutes dans un bruit énorme. Nous arrivons à Fort William. En avance sur l’horaire prévue, nous en profitons pour aller voir les Neptune’s Stair qui sont sur le Calédonian Canal, canal qui relie via le Loch Ness, la cote côte de la côte ouest. Nous avons de la chance car un voilier est en train de passer les écluses, ce qui nous permet d’en voir le fonctionnement. Nous rejoignons notre camping au pied du Ben Nevis. Le camping est immense mais trop «industriel». Cela nous permettra toutefois d’en profiter le lendemain pour un grand nettoyage. Josselin stresse beaucoup sur les midges. Nous mangeons donc tôt (18h45). Le repas est coupé par l’unique averse de la journée. Nous commençons à nous habituer à ces averses de courte durée. Cela ne nous gênera pas plus que ca pendant le voyage. Nous profitons de la soirée pour jouer avec les enfants sous la tente au Uno. Les caractères des enfants s’affirment dans ce jeu…
Jeudi 6 Août – Midges, I hate you (Par Josselin) Lever pluvieux mais pas grave, nous avons réservé notre matinée pour se reposer et reprendre des forces. Nous profitons des installations du camping, douches (on en avait pris avant quand même !), lave et sèche linge même si pour le 1er passage, nous nous trompons en mettant le linge sale dans le sèche linge, notre anglais n’est pas parfait…Nous profitons aussi de la journée pour aller faire le plein de provisions et d’essence. Nous partons demain sur l’ile de Skye et nous pensons qu’il sera plus difficile de s’approvisionner à ce moment là. Nous sommes surpris de devoir payer un parking pour une grande surface aussi, nous décidons d’aller à Morrison’s où le parking est gratuit. Nous apprendrons par la suite que très souvent en Ecosse, les usagers des parkings peuvent se faire rembourser le ticket de parking s’ils font des courses au supermarché en question. Après un repas à base de salade, nous partons en direction du Glen Nevis. Il pleut et nous nous équipons en conséquence (Kway, bottes & cape de pluie). La promenade est magique. Nous nous imaginons dans le film ‘Gorille dans la brume’ avec un petit chemin, aucun signe de vie humaine, des arbres et de la végétation à perte de vue. Les enfants sautent de pierre en pierre en prenant garde de ne pas tomber dans le ravin ou coule une rivière. Nous arrivons sur un plateau et nous distinguons en face, l’immense cascade que nous souhaitons approcher. Dommage pour nous, j’ai oublié de remettre les piles dans l’appareil photo. Les souvenirs seront donc uniquement dans notre tête. Nous nous approchons de la cascade mais les midges commencent à nous attaquer. Lou-Ann ne sent rien et continue de marcher en tête du groupe, ce qui constitue une très bonne surprise pour nous qui la pensions fainéante. Mattéo lui se gratte la tête, Amélie les jambes. Quand à moi, le stress se transforme en panique, il je suis entouré de midges. Même quand je parle, ils entrent dans ma bouche. Pour Milo qui est sur mon dos, il ne peut rien faire malheureusement. Arrivée au pied de la cascade, la situation devient intenable et nous décidons de rebrousser chemin. Nous essayons de protéger Milo du mieux possible avec mon cheich. Le retour se fait au pas de course. Dommage de ne pas profiter de ces paysages. Arrivée à la voiture, nous savons que nous avons atteint les zones ou il faut se protéger. Nous trouvons du produit sans soucis. Sera-t-il efficace ? Nous en profitons pour traverser la rue piétonne de Fort William qui présente peu d’intérêt. Cela nous permet toutefois de remarquer que les magasins ferment tôt (17H30). Les restaurants commencent à se remplir. Nous goutons en face du Loch Linnhe. En rentrant au camping, Lou-Ann est punie dans la tente, ce qui lui permet d’avaler 4 compotes. Lors du repas en plein air qui suit, elle n’aura bizarrement pas très faim. Nous nous couchons tôt afin d’être en forme pour le lendemain avec en prévision, l’ile de Skye.
Vendredi 7 Août – Skye, la nature à l’état pur (Par Amélie) Le petit déjeuner, malgré un oubli de ma part pour le lait est rapidement avalé sous la tente et nous plions le campement. Nous roulons en direction de Kyle of Lochalsh. A partir d’Invergarry, les paysages deviennent magnifiques. On circule au milieu de montagnes aux sommets verdoyants, de l’herbe, des rochers, aucun d’arbre et un ciel bleu avec des nuages d’un blanc pur. Le loch Cluanie est remarquable. L’herbe est tellement belle qu’on dirait un lit de mousse. En arrivant proche de l’ile de Skye, nous passons devant le panneau ‘Check Your Fuel’. Pas de soucis pour nous, nous avons prévu notre parcours. Mattéo en tant que DJ a choisi Manu Chao pour traverser ce paysage. Lou-Ann et Milo se sont endormi et se réveillent devant le château de Highlander : Eilean Donan Castle. Le soleil tape fort et ce paysage de carte postal nous ravi entre le château, le loch et les montagnes. Les enfants s’amusent entre les rochers. Nous continuons pour trouver une aire de pique-nique. Nous mangeons en face de l’ile. Nous en profitons pour échanger nos expériences avec un couple qui fait le même trajet que nous avec deux enfants. Ils sont en camping car et cela les rassure, nous leur indiquons que pour le moment, nous ne regrettons pas notre choix de toile de tente. Nous arrivons sur l’ile de Skye. Nous remontons toute l’ile. Pour débuter, nous avons une vue dégagée sur les Cuillins grâce à cette journée ensoleillée. Telle que décrite dans les guides, ces montagnes sont majestueuses avec des sommets arides impressionnants. On dirait que ce décor a été découpé à la hache, tellement c’est raide. Nous roulons jusqu’à Portree pour remonter ensuite la péninsule du Trotternish. Nous décidons de passer par la face ouest (la face Est est prévue demain). Nous nous arrêtons pour une randonnée le long de l’océan à la recherche d’une ruine d’un château. Après avoir traversée des champs où nous croisons quelques moutons, nous trouvons le château abandonné Caiseal Uisdein situé sur un rocher. En face, l’océan est sublime avec des iles. Ils nous semblent distingués des phoques mais les jumelles ne sont pas assez puissantes. On arrive à Uig et on prend la seule route (single track) qui emmène à Kilmuir, village le plus éloigné de l’ile. Nous trouvons après une petite recherche notre camping. Il est complètement différent du précédent. Les emplacements (5) sont délimités par la tonte du pré. Il y a ni douche, ni eau chaude…Mais quelle cadre, le plus beau camping sans aucun doute de notre périple. Il fait encore beau quand nous arrivons, la petite bise permet en plus de ne pas avoir de midges. Après un repas face à l’océan, Josselin se baigne dans l’océan frais alors que Lou-Ann et Mattéo ne se trempent que les pieds. Toutefois, nos amis volants arrivent et c’est depuis la tente que l’on observe le coucher de soleil qui disparait derrière l’ile d’Harris.

Samedi 8 Août – Paysages inoubliables (Par Josselin) Au réveil, la bruine et le vent nous oblige à prendre le déjeuner sous la tente. Nous partons ensuite pour visiter toute la partie est de la pointe du Trotternish. Nous montons d’abord à partir de Staffin en direction du Quiraing. La route est pentue, la fin est à plus de 15%. Une fois arrivée au col, nous laissons la voiture pour suivre un chemin qui longe les falaises. C’est magnifique et nous avons une superbe vue sur la baie de Staffin avec le soleil qui tente de percer les nuages. Nous écourtons toutefois la promenade car Lou-Ann n’est pas dans une super forme. Nous repartons pour faire une halte à Kilt Rock, lieu emblématique de l’ile de Skye. On voit tout de suite l’aspect touristique, le parking est balisée, il y a beaucoup de monde. Le site est joli avec les falaises et la cascade qui tombe à pic. On regrette de ne pas avoir une idée de la hauteur des falaises. On arrive ensuite au pied de Old Man of Storr, rocher d’environ 60m de haut planté au milieu de la montagne. Avant d’attaquer la randonnée, nous profitons de la forêt pour nous abriter et pique-niquer. Nous commençons l’ascension au milieu de la forêt puis arrivée sur un replat, nous apercevons le menhir. Lou-Ann est fatiguée. Nous sommes à la moitié de la montée. Mattéo veut finir la montée et je l’accompagne pendant qu’Amélie s’arrête avec Milo & Lou-Ann. La montée devient de plus en plus raide et sur les 50 derniers mètres, je suis obligé de tenir Mattéo en se tenant au sol avec les mains pour ne pas perdre l’équilibre. Le vent souffle fort mais la vue est au rendez-vous. Après des photos rapides et des souvenirs plein la tête, nous redescendons par l’autre versant ou c’est beaucoup plus simple. On rejoint le reste de la famille pour retrouver ensuite la voiture. Nous continuons jusqu’à Portree pour visiter la ville. On ne verra que la ville depuis la voiture car les enfants commencent à être fatigués par le grand air et les promenades de la journée. On rebrousse donc chemin et Amélie prend le volant pour que je puisse admirer les paysages et que je me repose, la montée avec Mattéo m’ayant fatigué. On profite de l’épicerie pour se ravitailler avant de regagner le camping. Amélie me laisse vers les falaises qui entourent notre camping. J’ai repéré une promenade avec des grottes à visiter mais je n’arrive pas à trouver l’entrée. La ballade est toutefois très sympa avec ces falaises impressionnantes. Je rejoins les enfants par le bord de l’océan. Ils profitent de cette fin de journée pour jouer sur la plage pendant qu’Amélie prépare le repas. J’allume un feu pour faire fuir les midges.


Dimanche 9 Août – Les Dents de la mer (Par Amélie) Le soleil pour ce dernier jour sur Skye est présent à notre lever. On quitte avec regret ce camping (£8 seulement par nuit). On reprend la route pour une promenade au dessus de Uig. On se croirait dans un décor de film avec des rochers, des fougères et des moutons tout autour de nous. Pour monter sur le rocher principal, c’est raide et on tient les enfants pour éviter une chute. Après s’être amusés avec les pierres, on repart vers Nest Point, point le plus à l’ouest de l’ile. Les falaises sont encore plus grandes que la vieille, c’est grandiose. On mange sur le parking avant de descendre en direction du phare. La 1ère descente est abrupte et nous amène dans une 1ère baie. Des mouvements à la surface de l’océan nous intriguent. Nous observons cela avec intérêt. Nous pensons à des phoques mais en remontant en direction du phare, nous nous apercevons qu’il s’agit d’un requin. Nous sommes bloqués devant ce spectacle et nous restons un long moment à l’observer. Nous apercevons très bien son aileron ainsi que sa queue. Il doit mesurer environ 3 mêtres. On continue ensuite notre promenade pour arriver au pied du phare. L’endroit est calme mais je ne suis pas rassurée par les falaises et les 3 enfants qui courent. On repart avec ce panorama merveilleux (océan, falaise, soleil). Au retour, le requin est toujours présent et je décide d’aller le voir le plus près possible sur la plage avec Mattéo. Malheureusement, au même moment, le requin repart en direction du large et on ne le reverra plus. De retour à la voiture, nous changeons de planning, nous avions décidé de dormir vers Dunvegan mais nous sommes en avance et nous repartons donc vers la sortie de l’ile. Les paysages sur les Cuillins sont toujours aussi jolis. Dommage que nous n’ayons pas plus le temps car nous aurions aimé traverser ces montagnes. Au niveau de Broadford, nous trouvons un camping en construction pour y passer la nuit. Il est tard, la pluie et les midges très nombreux nous bloqueront sous la tente toute la soirée. Nous dinons puis jouons avec Josselin et les enfants. Je tente une sortie avec Mattéo pour la vaisselle mais c’est difficile. Nous finissons donc ici deux jours sur Skye qui resteront l’un des grands moments de notre périple.

Lundi 10 Août – Y’a-t-il un pilote dans le bateau ? (Par Josselin) Nous profitons d’une superette à Broadford pour faire quelques provisions puis nous repartons en direction d’Applecross. Sur la route, nous avons noté que le village de Plockton méritait le détour. Nous arrivons vers midi et le village est magnifique. Petit village dans une crique, celui-ci est original avec des palmiers. On retrouve les petites maisons aux façades blanches, de nombreux B&B et des jardins parfaitement entretenu. Après le pique-nique pris sur la jetée, nous décidons de prendre des tickets pour une visite en bateau à la recherche de phoques. Les enfants sont excités. Après 25 minutes de bateau et de blagues en anglais que nous ne comprenons pas, le capitaine enchaine les passages aux bords d’ilots ou des colonies entières de phoques sont présentes. La plupart dorment au soleil. On en voit également qui nagent et plongent, en tenant malgré tout une certaine distance avec le bateau. Voir les animaux en liberté nous plait vraiment. Lors du trajet retour, Lou-Ann puis Mattéo prennent la barre du bateau. Ils sont heureux et fiers. Nous longeons le château en très bon état de Plockton et nous retournons au port. Nous repartons de Plockton enchantés par ces moments, qui plus est avec encore une fois un super soleil. Pour rejoindre Applecross, nous prenons une route interdite aux caravanes. Nous avions lu que la route était spectaculaire et nous ne sommes pas déçus. La route est impressionnante et magnifique, nous sommes encadrés par deux chaines de falaises. Arrivé au col par Bealach Na Ba, nous nous arrêtons pour observer le paysage. Le vent souffle fort, les nuages sont à notre niveau mais le paysage est une nouvelle fois grandiose. D’un coté, nous voyons toute la baie du Loch Carron, de l’autre, les Cuillins et l’ile de Skye. La descente est rapide et nous arrivons au camping d’Applecross. Le camping est très familial. Nous en profitons pour prendre une douche (enfin après les campings de Skye). Lou-Ann trouve une copine pour jouer. Les enfants sont sages et se couchent sans soucis. Nous profitons de ce moment avec Amélie pour aller boire une pinte de John’s Smith et envoyer un email à la famille, seul moment du voyage ou nous nous retrouvons tous les deux, nous apprécions l’instant. Lors de notre retour à la toile de tente, les enfants ne dorment pas mais sont restés sages. Tout le monde s’endort alors rapidement.
Mardi 11 Août – Lochs, Forêts & Chutes
(Par Amélie)
La pluie nous réveille et nous prenons notre petit-déjeuner sous la tente. Le départ (de plus en plus rapide) est donné en direction de Gairloch. Nous longeons l’océan mais la pluie et les nuages bloquent la vue. A l’approche du Loch Torridon, les paysages changent et sont de plus en plus boisées. Ce loch sera pour moi l’un des plus jolis. On traverse le joli village de Shieldaig puis nous remontons le Glen Torridon jusqu’à Kinlochewe. On s’arrête pour pique-niquer au pied du Beinn Eighe. Nous partons pour une petite ballade naturaliste ou l’on essaye de comprendre du mieux possible les informations disponible tout au long du parcours. En repartant, nous longeons le Loch Maree, Ce loch est entouré de très hautes collines et au centre du loch, de nombreuses petites iles donnent l’impression d’être au Canada. Nous nous arretons pour voir les Victoria Falls qui ne sont pas exceptionnelles au contraire de la vue panoramique sur le Loch. La pluie est de nouveau présente, les enfants s’endorment rapidement. On en profite pour faire un détour jusqu’à Reid Point. La route prise est minuscule mais le paysage avec la vue sur l’océan est sympa. On remonte alors jusqu’à Gairloch. Je vois des publicités pour une promenade en bateau pour voir des orques. On reviendra demain. Arrivée dans l’immense camping au milieu des dunes, Josselin insiste pour opter pour avoir un emplacement avec une vue mais sans midges. Nous nous retrouvons sur la crête d’une dune alors que toutes les autres tentes sont au creux des dunes. La situation est bien entre les jeux, les coins cuisine/vaisselles et la plage. Après une ballade sur la plage et un repas, je joue avec les enfants au Monopoly pendant que Josselin s’occupe de la lessive. La nuit est mouvementée car le vent souffle en rafale. Pas de doute, les midges ne viendront pas nous gêner…Mercredi 12 Août – Repos (Par Josselin) La journée étant tranquille au niveau du planning, nous en profitons pour dormir un peu. Nous rejoignons ensuite Gairloch pour qu’Amélie se renseigne sur les sorties en bateau. Malheureusement, les orques, unique objectif d’Amélie ne sont présents que 3 ou 4 fois / an dans le secteur et rien n’est annoncé en ce moment. Amélie ne part donc pas en bateau. Sur le port, nous achetons des ‘saint jacques’ fraiches pour le midi. Elles sont délicieuses. Les enfants profitent des installations du camping (tyrolienne, escalade) et nous rédigeons ensemble les cartes postales. Nous tentons une petite randonnée en voiture jusqu’à l’extrémité de la péninsule (Melvaig) mais tout le monde est fatigué et nous rentrons au camping. Nous allons nous promener sur la plage. Mattéo, curieux, touche une méduse sans savoir ce que c’est…Est-ce à cause de cela qu’il échappe le plat de pate au milieu de la tente le soir même ? Douches et parties de Uno clôturent cette journée de repos apprécié par les petits et les grands à la moitié de notre périple.
Jeudi 13 Août – Les ‘Caves’ de ‘Bone’ (Par Amélie) On se presse pour ranger notre camp, une longue journée nous attend. Au moment de plier, un mancunien, curieux vient nous demander une démonstration de pliage. Ce n’est pas franchement une réussite mais c’est sympa de discuter avec des anglais. On part ensuite pour Clachtoll, prochaine étape de notre périple. On longe la côte le long du LochEwe qui présent peu d’intérêt. On arrive ensuite vers Gruinard Bay, joli plage de sable fin. Notre 1ère halte a lieu pour voir les chutes d’Ardessie. Une fois encore, nous sommes impressionnés par le débit. On continue pour s’arrêter vers de nouvelles chutes, haute de 65 m : Meseach Falls. Nous avions prévu de manger sur le site mais les midges, hantise de Josselin modifient nos plans. On descend quand même voir les chutes depuis un pont suspendu puis depuis une passerelle au dessus du vide qui donne quelque peu le vertige. On s’arrête pour manger à Ulapool mais on n’est guère emballer par cette ville ‘touristique’ avec ses nombreux restaurants et boutique souvenirs. On mange séparément car on n’arrive pas à trouver de parking et il faut surveiller la voiture. Nous repartons en rentrant dans les terres. Nous traversons les vallées avec des collines rocheuses et très escarpés Nous nous arrêtons pour une randonnée qui nous interesse. Nous sommes toutefois sceptique car le guide annonce plus de 5 kms avec un peu de dénivelé. Lou-Ann est fatiguée et nous pensons que nous n’atteindrons pas notre objectif à savoir ‘Bone Caves’. On attaque la montée par des chutes. On suit ensuite la rivière dont on ne trouve pas la source. Phénomène étonnant qu’on n’arrive toujours pas à comprendre. Le chemin raidit fortement à l’approche des grottes. Après quelques efforts à flanc de montage, on arrive à notre objectif. Nous sommes aux anges, seuls au milieu de la nature avec des superbes paysages. Il y a 6 grottes préhistoriques et Mattéo prend un tunnel très étroit pour passer d’une grotte à une autre. On continue ensuite pour faire une boucle avant une descente rapide ou les enfants commencent logiquement à montrer quelques signes de fatigue. Après la pause goûter, nous remontons vers Lochinver en longeant le Loch Assynt qui est magnifique avec ses petites iles boisées et ses côtes morcelées. On passe rapidement à Lochinver pour voir le site des Highland Games et on poursuit notre route jusqu’à Clachtoll. La single track est superbe, vallonnée et sinueuse entre les rochers. Nous arrivons au camping ou le gérant nous a réservé suite à notre mail, un très bel emplacement avec l’électricité et une vue sur l’océan. Le repas est rapidement expédié pour profiter de la soirée. Nous partons sur la plage, surement la plus belle qu’on est vu. On se croirait aux Caraïbes, eau turquoise, sable blanc, rocher… La journée, qui plus est sans pluie, se termine idéalement.

Vendredi 14 Août – Highland Games (Par Josselin) Nous attendons cette journée avec impatience, en effet, nous avons dès le début du projet souhaité participer à des Highland Games. Il est prévu de retourner sur la plage le matin puis d’aller voir les jeux l’après midi. Malheureusement, la pluie qui nous avait relativement épargné jusqu’à maintenant va être présente toute la journée. Le matin, nous restons donc au sec sous la tente pour jouer avec les enfants. Cela a surtout pour effet d’énerver tout le monde. Nous décidons donc de partir voir les Assynt Highland Games à Lochinver. Nous arrivons au moment du défilé d’ouverture (Cornemuse, tambour et costumes traditionnels). Nous entrons dans l’enceinte, l’orchestre continue et nous regardons les 1ères épreuves (Lancer de poids par des athlètes costaud et en kilt). En parallèle des épreuves de forces, les épreuves d’athlétisme ont commencé (sprint & fond). Amélie, en souvenir de sa jeunesse, participe brillamment aux jeux en se classant 3ème du sprint féminin malgré sa tenue. La pluie ne cesse et nous nous abritons sous un chapiteau, nous dégustons la bière locale pendant que les enfants se restaurent avec des maxi hamburgers. Un participant français nous explique que les épreuves sont très prisées car bien dotées financièrement. Avant de partir, les enfants font un tour de manège ‘rustique’, ils sont aux anges. On décide de partir avant le ‘lancer de rondin’ car tous le monde grelote. Nous nous arrêtons pour faire des provisions mais c’est un jour férié à Lochinver du fait des Highland Games. Je souhaite quand même retourner voir si l’épreuve du lancer n’a pas débuté. Avec un peu de chance, j’arrive quand même à voir cette épreuve emblématique. Au retour du camping, douche pour réchauffer tout le monde et repas avec la pluie en toile de fond clôturent cette journée mitigée. Nous sommes obligés de changer de chambre pour la nuit afin d’éviter les rafales de vents. La tente familiale Décathlon est bien sauf quand il y a trop de vent !

Samedi 15 Août – Durness - La Haute-Loire, ca fait loin ? (Par Amélie) Après une nuit épuisante à cause du vent et de la pluie, nous nous réveillons très tôt. Josselin s’est levé encore plus tôt (06h00) et revient d’une promenade sur la plage. Le petit-déjeuner est très rapide ainsi que le rangement, ce qui fait qu’à 09H30 (record du voyage), nous partons en direction de Laxford Bridge qui doit être notre ville le plus au nord de notre voyage. On décide de suivre la single track qui nous a ammené au camping. Nous savons que la route est pentue (25% à certains endroit) mais elle est magnifique. Nous ne passons pas loin des Clashnessie Waterfalls. Dommage pour nous, nous n’arrivons pas à trouver la route qui mène aux chutes. Des belles vaches à poils sont présentes dans ce secteur. Nous scrutons avec les jumelles l’océan à la recherche de phoque mais nous ne voyons rien. Nous laissons le Ben More Assynt dans notre dos pour continuer notre montée de l’écosse. Nous arrivons à Scourie et nous nous arrêtons dans la baie superbe encore une fois. On ne pense pas revoir l’océan et on arrive à Laxford Bridge. On n’est plus qu’à quelques miles de la ville la plus haute sur la face ouest des Highlands. Nous changeons nos plans et c’est une excellente idée puisque la route est très jolie. Nous arrivons à Durness. Nous sommes à ce moment là, à l’endroit le plus éloigné de notre domicile. Nous pique-niquons sur une superbe plage (sable fin, eau…). Nous repartons avec des souvenirs plein la tête. Sur la route qui longe la côte, les plages toutes plus belles les unes que les autres s’enchainent. A Tongue, nous reprenons cette fois ci définitivement la route vers le sud. Nous allons suivre pendant de long kilomètres une single track pour traverser tous les Highlands. Les paysages, successions de plateau et de vallées balayés par le vent, sont jolis mais notre esprit est ailleurs. Nous savons que nous avons entamé le retour. Alors que depuis plus d’une semaine, nous étions en pleine nature, le retour à une certaine ‘civilisation’ est difficile. Aux abords d’Evanton, nous avons la surprise de tomber sur une impressionnante colonie de phoques le long de la route. Nous nous arrêtons pour les observer un long moment. Moment particulier, on s’approche des villes et on trouve ce que l’on a cherché longtemps dans la nature. Après un long arrêt à Inverness pour faire les courses avant les capitales, nous rejoignons tardivement notre camping. On décide quand même de faire un barbecue pour manger des hamburgers. C’est délicieux. La journée a été très longue, on se couche tard et très fatigué mais surtout dans le noir, on avait perdu l’habitude.


Dimanche 16 Août – Retour à la vie urbaine (Par Amélie) La pluie nous réveille (ce fut souvent le cas mais les averses sont de courtes durée). Nous partons en direction d’Edimbourg. Nous roulons en longeant les Cairngorms. Les paysages, différent de ce qu’on a vu jusqu’à présent sont vallonnés avec beaucoup de ‘bruyères’. C’est un autre visage des paysages écossais que nous découvrons. Il a fallu faire des choix, nous reviendrons surement un jour finir la visite de l’Ecosse. Nous nous arrêtons sur un site historique : Ruthven Barracks. C’est une ancienne caserne militaire. On profite de ce décor pour un cache cache au milieu des ruines. Josselin profites également du site pour une petite leçon d’histoire à Mattéo. On continue pour arriver à Bruar. Nous avons repéré une ballade. Nous sommes surpris d’arriver et de tomber sur un parking complet. Les écossais sont de sortie, heureusement pour nous, ce n’est pas pour la ballade mais pour les magasins qui sont typique de l’Ecosse. La situation est bizarre, d’un coté, la bourgeoisie écossaise, de l’autre, des familles modestes qui viennent pour la ballade. Les enfants sont aux anges, une aire de jeu est disponible. A la différence des petits écossais qui sont très discrets, Mattéo, Lou-Ann & Milo expriment bruyamment leur joie. Nous partons donc pour une boucle autour des Bruar Falls. La randonnée est superbe au milieu d’une dense végétation (forêts, mousses, fougères, …). Là encore, le débit des chutes est impressionnant. Nous regardons deux personnes qui descendent le cours d’eau en canyoning. Les eaux ont une couleur brique/marron. C’est notre dernière randonnée dans la nature et nous ne sommes pas déçus. On se dirige ensuite vers Pitlochry, on distingue Blair Castle de loin, on veut s’arrêter à la distillerie d’Edradour mais les deux plus jeunes enfants dorment déjà et on part donc en direction d’Edimbourg. Aux d’abords d’Edinburgh, on traverse ‘Firth of Forth’, bras de la mer du nord avec une vue sur le très connu Forth Bridge. Nous sommes très haut au dessus de la mer, c’est impressionnant. Le retour à la circulation est difficile pour Josselin et le TomTom. Après avoir eu du mal à trouver un distributeur, nous arrivons à l’immense camping. Il est pratique car une ligne direct passe devant le camping et rejoint le centre-ville. Nous préparons notre coffre pour laisser la voiture lors de la visite des capitales dans des parkings sans surveillance. Nous nous couchons tôt pour être en forme le lendemain.
Lundi 17 Août – Edimbourg, capitale de l’Ecosse (Par Josselin) Lever pluvieux pour cette journée dédiée à la visite d’Edimbourg. Nous traversons d’abord le camping pour rejoindre la station de bus. Nous arrivons trempé et nous nous trempons de sens. Pour rejoindre l’autre station, on traverse la route mais Lou-Ann n’est pas plus attentive que nous et elle s’arrête in-extremis devant une voiture. Amélie hurle mais malgré la grosse frayeur, personne n’est blessé. Dans le bus N°11 à deux étages, Amélie s’installe en haut avec Mattéo & Lou-Ann pendant que je reste en bas avec Milo et la poussette. La buée nous empeche de voir les maisons de la banlieue d’Edimbourg. Nous changeons de bus et nous arrivons au National Muséum of Scotland. Toute l’histoire de l’Ecosse de la préhistoire jusqu’à aujourd’hui est raconté au travers des 7 étages. L’audiophone nous aide a bien comprendre. Les enfants sont agréablement intéressés (activités ludiques, animaux, vidéo…). Superbe musée donc pour une visite qui dure plus de 2 heures. On rejoint High Street, rue piétonne principale qui traverse une grande partie de la ville depuis le château d’Edimbourg jusqu’à Holyrood Palace. Au château, les tribunes pour le Edinburgh Military Tattoo sont installés. La rue est bondée de monde. Le Fringe Festival bat son plein. Tous types d’artistes essayent d’attirer les spectateurs. C’est marrant et agréable à voir. On cherche un Fish & Chips qu’on ne trouve pas. Dommage pour nous, on s’arrête dans un fast food, deux restaurants avant les fameux Fish & chips. On s’arrête au Museum of Childhood . Nous sommes intéressés par l’étage des miniatures, le reste étant plus axés sur les anciens jeux ne nous emballent pas vraiment. On achète le drapeau écossais comme souvenir ainsi que des Fudges pour gouter. Je me rends compte à ce moment là que j’ai oublié mon sac au musée. Les grilles sont fermés mais un sympathique gardien m’ouvre les portes et me rend le sac. On finit de descendre la rue avec une vue sur les collines environnantes, sur le parlement et sur Holyrood Palace, lieu de résidence de la reine Elisabeth II en Ecosse. On reprend un bus pour remonter la rue puis on continue pour traverser un parc au pied du château. L’ambiance est conviviale, on s’arrête devant des spectacles de rue, Milo est même convié à participer à l’un d’eux. Ayant encore un peu de temps, ma curiosité sportive nous emmène voir Murrayfield. Au pied du stadium, les enfants profitent de structure pour jouer un petit moment. Nous regagnons le centre ville pour prendre notre bus qui nous ramène au camping. L’attente est longue et deux bus de notre ligne arrivent en même temps. Croyant bien faire, je suggère de prendre le 2nd qui est moins peuplé que le 1er. Le chauffeur nous annonce que le terminus de ce bus n’est pas le camping. Dans la confusion, nous sortons rapidement du bus et j’oublie Milo dans le bus. Le 1er bus démarre pendant que le 2nd bus ouvre ses portes afin de laisser Milo, en larmes, sortir du bus. Le chauffeur propose alors, vu l’heure tardive, d’essayer de rattraper le 1er bus. Il y arrivera au dernier arrêt en commun, nous évitant ainsi plus d’une heure d’attente. On rentre au camping, bien fatigués mais très content de notre visite de la capitale écossaise.

Mardi 18 Août – Traversée de l’Angleterre (Par Amélie) Après avoir préparé la voiture pour ce long trajet que nous appréhendons, nous partons tardivement d’Edimbourg, un pincement au cœur en quittant rapidement l’Ecosse. Nous passons par l’est de l’Angleterre (Newcastle, Doncaster…). Nous respectons notre horaire et nous arrivons aux alentours de 19H00 à Londres. Les enfants ont dormi une grande partie du voyage. Le GPS nous aide et c’est sans aucun souci que nous trouvons notre hôtel. La chambre est identique à celle que nous avions eue le 1er jour, nous sommes rassurés. Nous partons faire une petite ballade dans le quartier ou nous trouvons. Nous sommes dans un quartier indien et l’ambiance est tranquille. Nous trouvons une petite pizzeria design pour manger. Les enfants sont un peu excités et ils ont beaucoup de mal à s’endormir.
Mercredi 19 Août – Londres : Monarchie & Shopping (Par Josselin) Petit déjeuner dans la chambre et départ pour Londres par le métro londonien depuis la station de Gants Hill. Nous nous arrêtons à Saint James Park, station au cœur de Westminster. Nous nous dirigeons vers Buckingham Palace. La relève de la garde débute devant une foule immense. Il est difficile de se faire une place, Milo ne voit rien dans sa poussette, nous portons avec Amélie les enfants sur les épaules pour qu’ils puissent voir la relève. Ce symbole britannique est réglé à la seconde. Nous sommes surpris pendant la cérémonie de voir les avions voler si bas au dessus du palais. Nous descedons ensuite The Mall. Nous faisons un petit arrêt devant Clarence House avec les gardes. (Maison des princes). On continue pour arriver à Trafalgar Square, sa colonne et ses lions. On continue notre promenade en passant devant 10 Downing Street. Nous pique-niquons dans le square devant Big-Ben. Les enfants sont photographiés par des touristes italiens. On fait le tour de l’Abbaye de Westminster puis du parlement, bâtiments immense. On traverse la Tamise, tumultueuse et sale. On arrive devant London Eye, Amélie et Mattéo sont intéressés mais après renseignement, il y a une heure d’attente. On fait une petite pause aux jeux. On prend un bus rouge pour rejoindre Piccadilly Circus puis le métro pour rejoindre le Muséum of Sciences. Il y a beaucoup de choses à voir, de la vie quotidienne à l’espace en passant par les différentes technologies, les différents moyens de transport. Dommage pour moi, mon couteau de camping, jugé dangereux est confisqué. Ils nous le renverront en France. Nous goutons dans Kensington Garden, immense parc devant le Royal Albert Hall Opéra. On reprend le bus pour finir par une ballade le long de Regent’s Street, rue animée de grand magasins. Les enfants sont enchantés dans Hamley’s, magasin de jeux sur cinq étages. On fini sur Piccadilly Circus de nuit. Le retour à l’hôtel se passe bien, on mange rapidement dans la chambre et on se couche rapidement.
Jeudi 20 Août – Londres : City & Tamise (Par Amélie) Lever tardif pour cette 2nde journée londonienne. On doit visiter cette fois-ci le cœur historique de Londres. Nous nous arrêtons tout d’abord devant la Cathédrale Saint Paul. Visite furtive et impression de grandeur devant ce monument. Pour continuer, nous trouvons un bus ancien avec entrée ouverte par l’arrière. Le contrôleur est peu aimable, nous demandant de plier la poussette et de nous montrer nos billets (seul contrôle en deux jours). Il s’excite pour que Josselin ne laisse pas les enfants à l’étage seul. Nous nous arrêtons à Monument, tour construite en souvenir du grand feu de 1666 qui détruisit la city. Je monte avec Mattéo les 311 marches pour découvrir une superbe vue panoramique sur Londres. On reprend le bus qui nous laisse devant le HMS Belfast, navire de la 2nde guerre mondiale qui est ancré sur la Tamise. La visite, très intéressante, dure 3 heures et nous permet de tout comprendre de la vie sur un bateau comme celui-ci. Au moment de quitter le bateau, nous avons la chance depuis le pont arrière d’assister à la lever du pont de Tower Bridge pour laisser passer un bateau. Nous pique-niquons dans le parc situé juste devant la mairie de Londres. On continue à pied sur les quais de la Tamise, le long d’appartement chics et chers. (£1000 / Semaine). On traverse alors le Tower Bridge à pied. Josselin est conquis par ce pont. Nous faisons le tour de la Tower of London. On s’informe grâce aux nombreux panneaux multilingues tout autour du parcours. Nous sommes surpris de voir un marchand vendre ses huitres, un peu cher toutefois (1.80 € l’huitre). Pause goûter le long des quais avec une dernière vue sur le navire de guerre et sur le Tower Bridge. Nous prenons un dernier bus rouge pour traverser Londres. Nous avons un condensé de la vie londonienne, son quartier d’affaire et ses pubs puis les quartiers administratifs et politiques et enfin les quartiers commerciaux…De retour à Gants Hill, nous reprenons la route pour rejoindre notre prochain hôtel. Nous faisons un petit détour pour voir le Millenium Dome. Après le repas pris dans un fast-food, nous nous couchons tard.

Vendredi 21 Août – France, mon beau pays (Par Josselin) Nous profitons de ce dernier jour pour faire une grasse matinée car tout le monde est fatigué et la route va être longue. Nous partons tard de l’hôtel et nous n’avons pas le temps de s’arrêter pour voir la cathédrale de Canterbury. Nous nous arrêtons dans la dernière grande surface sur notre route pour dépenser nos dernières £. Dernier accroc, la caissière ne veut pas prendre notre billet écossais qui est finalement accepté après 3 contrôles. Nous arrivons à la douane et je stresse un peu, vis-à-vis du 1er jour à Douvres. Notre coffre est contrôlé par la sécurité mais à part quelques bières écossaises, nous n’avons rien à montrer. On embarque sur un ferry plus tôt que prévu. Pique-nique sur le pont arrière du bateau pour admirer les falaises blanches que nous quittons avec tristesse. Nous arrivons sur les côtes française, nous reprenons rapidement nos marques pour la conduite. AU retour, nous souhaitons faire une surprise aux enfants. Passant près de Paris, nous décidons avec Amélie pour clore ce superbe voyage d’aller pique-niquer pour le dernier repas sous la Tour Eiffel que les enfants n’ont jamais vu. Nous arrivons sur le périphérique et la circulation est fluide. En entrant dans Paris, je me trompe de route et oh surprise, nous arrivons juste devant l’Arc de Triomphe. Mattéo est aux anges. Je descends avec lui pour aller le voir de plus près. Nous arrivons à retrouver notre route et nous nous garons à 50 m de la Tour Eiffel. Les enfants sont enchantés. Pique-nique rapide qui nous permet de constater la différence de propreté entre la France et le Royaume-Uni. Nous repartons sans soucis de Paris et nous roulons sans encombre jusqu’à notre domicile, terme de notre périple.
Résumé Des chiffres 5383 : Le nombre de kilomètres parcourus (sans compter le bateau) 2168 : Le nombre de kilomètres entre Durness et notre domicile 22 : Le nombre de marches, randonnées, ballades dans la nature 21 : Le nombre de jours de notre voyage 15 : Le nombre de nuit en camping 10 : Le nombre de camping visités 4 : Le nombre de nuit à l’hôtel 3 : Le nombre de jours dans les capitales 2.5 : Le prix en £ d’une pinte dans un pub à Londres 1 : Le nombre de nuit en bateau 0 : Le nombre de Fish & Chips et Haggis mangé
Des souvenirs (Par Josselin) + La montée avec Mattéo à Old Man of Storr (Ile de Skye) + La randonnée familiale à ‘Bone Caves’ + Le camping de Camusmore (Ile de Skye) + Le requin dans la baie de Nest Point (Ile de Skye) + L’ile de Skye en général + La plage à Durness + Le Glen Etive + Les paysages grandioses tout au long du parcours + Le Tower Bridge à Londres + L’ambiance familiale et décontracté dans les campings + La gentillesse des écossais
- L’esprit de certains anglais, sur la route, en ville - Ne pas avoir mangé typique mais difficile avec 3 enfants - Ne pas avoir plus échangé dans les campings
Des souvenirs (Par Amélie) + L’ile de Skye en général + Le camping de Camusmore (Ile de Skye) + La côte Ouest et les Highlands + La randonnée dans le Glen Nevis et à Old Man of Storr (Ile de Skye) + Le Glen Etive et le pique-nique au bord de la rivière + Les Three Sisters à Glencoe (même si c’était trop touristique) + Kilchurn Castle, joli château en ruine + Plockton + Les bières d’Ecosse + National Museum of Scotland à Edimbourg + Les plages du nord de l’Ecosse (Clachtoll, Durness) + Les écossais
- Ulapool - Les anglais - Les midges - Mon plus gros regret, ne pas avoir vu d’Orques
Premier séjour en mode "sac à dos" en Thaïlande English translation pending
Bonjour à tous
je me deplace pour la premiere fois en "mode sac dos"
afin de ne pas loupé mon voyage j'essai de me preparer un max afin d'oubier le moin possible
ne connaissant pas du tout la thailande je suis a la recherche de conseil sur le choix de mes destinagtion
1er: je pars au mois de mai avec mon epouse nous sommes sur air china je reste sur pekin pendant 7 heures Que pouvez vous me dire sur cette compagnei ? le confort est il correct ? y'a t'il des ecran individuel avec des film francais ?
2em: une fois arrivé a bangkok je prend directement l'avion j'aurais prefererez le train mais je ne connais pas du tout les tarifs si je peux economisé un peux si vous connaisez les prix faites le moi savoir ;) et l'endroits ou reserver en ce qsui concerne le logement sur chang mai j'ai trouver ce que je recherchais
3em je me dirige ensuite sur une ile sympa pour faire de la plonger je pense a un truc paradisiaque pour la plonger et le repos, qui a un acces assez facile je suis a l'ecoute de toutes suggestion.
4em ce sera la derniere bangkok pour 4 jours ( visite de temple etc....) je prendrai l'hotel donc pour cela pas de soucis
en revanche j'aimerai savoir si il etait interessant au retour de chiang mai de passer par chiang rai
vous en pensez quoi ?
j'espere que vous pourrez m'aider car j'ai vraiement l'air d'etre perdu
merci d'avance
je me deplace pour la premiere fois en "mode sac dos"
afin de ne pas loupé mon voyage j'essai de me preparer un max afin d'oubier le moin possible
ne connaissant pas du tout la thailande je suis a la recherche de conseil sur le choix de mes destinagtion
1er: je pars au mois de mai avec mon epouse nous sommes sur air china je reste sur pekin pendant 7 heures Que pouvez vous me dire sur cette compagnei ? le confort est il correct ? y'a t'il des ecran individuel avec des film francais ?
2em: une fois arrivé a bangkok je prend directement l'avion j'aurais prefererez le train mais je ne connais pas du tout les tarifs si je peux economisé un peux si vous connaisez les prix faites le moi savoir ;) et l'endroits ou reserver en ce qsui concerne le logement sur chang mai j'ai trouver ce que je recherchais
3em je me dirige ensuite sur une ile sympa pour faire de la plonger je pense a un truc paradisiaque pour la plonger et le repos, qui a un acces assez facile je suis a l'ecoute de toutes suggestion.
4em ce sera la derniere bangkok pour 4 jours ( visite de temple etc....) je prendrai l'hotel donc pour cela pas de soucis
en revanche j'aimerai savoir si il etait interessant au retour de chiang mai de passer par chiang rai
vous en pensez quoi ?
j'espere que vous pourrez m'aider car j'ai vraiement l'air d'etre perdu
merci d'avance
États-Unis: trois semaines entre Plaines et Rocheuses (Colorado, Wyoming, Dakota du Sud, Montana), 3ème partie English translation pending
1ère partie ici : http://voyageforum.com/v.f?post=3084186;#3084186
2ème partie ici : http://voyageforum.com/v.f?post=3090622;#3090622
J12. 11/07/09 : SHERIDAN (WY) à CODY (WY) via LITTLE BIGHORN BATTLEFIELD N.M. Ce matin, comme presque toujours depuis le début du séjour, le ciel est d'un bleu limpide, sur lequel se détachent très nettement les Bighorn Mtns toutes prochent. Après un petit déjeûner rapide dans la chambre, nous prenons la route vers le nord, direction le Montana. Après 1 grosse heure de route, nous arrivons au site du champ de bataille de Little Big Horn, au coeur de la réserve indienne Crow. Le site est un National monument, et après un compte rapide, nous décidons de prendre un pass annuel pour les parcs nationaux. La ranger indienne dans sa guérite met 10 mn à faire notre compte (car il lui fallait déduire du prix du pass le prix des entrées déjà payées dans les parcs et monuments nationaux depuis notre arrivée), puis se trompe en nous rendant la monnaie. pendant ce temps, la file de voiture s'allonge derrière nous, et ça râle dur dans les rétros !! Une fois ces formalités effectuées, nous atteignons le petit visitor center, y prenons les traditionnels programmes "Junior Ranger" et admirons les expositions retraçants la bataille où, en 1876, 263 soldats dont le Lieutenant Colonel George Custer ont péri en combattant plusieurs milliers de guerriers Cheyenne et Sioux Lakota. Ce fut la dernière grande victoire des indiens des plaines de l'ouest dans leur lutte pour préserver leur mode de vie...
Nous y avons beaucoup appris sur les mode de vie indiens, leurs différentes tribus (toutes n'ayant pas choisi le même camp, et l'US Army ayant même recruté des "scouts" chez certaines tribus alliées), et sur l'histoire récente et forcément sujet à controverse de ce pays. De nombreux américains, en premier lieu desquels les rangers s'étonnent de notre présence, (agréablement) surpris de notre intérêt pour leur histoire. Les enfants repartiront une nouvelle fois avec leur badge de Jr Ranger, et les parents avec les souvenirs d'une belle visite, émouvante et riche en échanges.
Peu avant midi, nous reprenons la I-90 vers Billings. La route traverse la réserve Crow, et franchement, les réserves indiennes c'est pas très réjouissant... Nous nous arrêtons vers 12h pour notre habituel pique-nique, sur une aire d'autoroute, accompagné par le ronronnement des moteurs de camions (ben oui, s'ils coupent le moteur, ils n'ont plus de clim, et ca c'est impensable on dirait !!) puis continuons notre route jusqu'à Billings, grosse ville industrielle, où nous quittons l'autoroute pour redescendre au sud-ouest vers le Wyoming, et Cody.
La route longe ensuite la chaîne des Monts Absaroka qui dominent le paysage à l'ouest, et qui nous séparent du parc de Yellowstone.
Nous arrivons à Cody en fin d'après midi, nous enregistrons au Cody Cowboy village (http://www.codycowboyvillage.com), où nous avons réservé une cabane pour les 2 prochaines nuits. L'ensemble est tout récent, chambres confortables (quels lits !) et propres. Il y manque tout de même un frigo. Une petite piscine très sympa au milieu, et un accueil impeccable. Une bonne adresse, tout près du Cody Nite Rodeo pour ceux que cela intéresse qui plus est. Nous n'y sommes pas allés, car nous avons prévu d'être à Cheyenne un peu plus tard pour les Cheyenne Frontier Days, bien plus authentiques.
Une fois installés, nous filons en ville nous restaurer, et nous dirigeons vers un resto conseillé par le Routard : le Proud Cut Saloon. Seul problème : c'est un saloon, un bar autrement dit, et nous ne pouvons nous y installer avec les enfants. Heureusement ils ont un patio à l'arrière, où ils installent les familles. Excellente cuisine, nous avons pris leur "prime rib sandwich", qui n'a de sandwich que le nom : un énorme, tendre et goûteux morceau de boeuf tandis que pour les enfants un menu pour 2 suffit largement.
J13. 12/07/09 : CODY (WY). Aujourd'hui, nous avons programmé la visite du Buffalo Bill Historical Center (http://www.bbhc.org).
Cet ensemble regroupe 5 musées sous le même toit (par ordre d'intérêt selon nos impressions) :
Le musée d'histoire naturelle qui présente les écosystèmes de la région de Yellowstone
Le musée des indiens des plaines qui présente leur culture et leur mode de vie hier et aujourd'hui
Le musée Buffalo Bill qui retrace l'histoire et la légende de Buffalo Bill
La gallerie "Whitney" de l'art western
Le musée des armes à feu.
Le premier est une excellente introduction avant de se rendre à Yellowstone. Une chose nous a frappée : dans cette terre d'élevage de troupeaux de bovins par milliers en semi-liberté, la réintroduction des loups dans Yellowstone (mais qui, forcément, ne limitent pas leur territoire de chasse au stricte périmètre du parc) les détracteurs du projet sont très virulents ; les messages du style "Shoot'em all" ou "Nos grands parents se battus pour éliminer cette vermine, c'est une aberration de les avoir réintroduits" sont nombreux sur un panneaux destiné à reccueillir les commentaires des visiteurs...
Le musée des indiens des plaines est superbement aménagé, pas très grand mais riche de très belles collections, mises en scène etc...
Le musée Buffalo Bill retrace de manière fort intéressante de William Cody (dont la ville porte le nom) et des spectacles qu'il monta et présentera à travers l'Amérique et l'Europe.
La gallerie "Whitney" est une collection d'oeuvre, essentiellement de toiles, d'art dit "western". De belles choses, mais bon... Le musée des armes à feu est destiné aux spécialistes, ce qui n'est pas notre cas, hormis une salle tout au fond qui présente de superbes trophées de chasses (pauvres bêtes quand même) dont un énorme ours blanc.
Le midi nous avons mangé sur place, à la cafétéria du centre, d'un rapport qualité-prix pas extraordinaire.
Après la visite, et un peu de shopping en ville, nous rentrons à l'hôtel profiter un peu de la piscine (franchement, après une journée au musée, les plus jeunes l'ont bien mérité !). Le soir, nous retournons au Proud Cut Saloon. Toujours aussi bon, dommage qu'un orage (encore !!) ait un peu raffraichi l'atmosphère.
J14. 13/07/09 : CODY (WY) / CHIEF JOSEPH HIGHWAY / YELLOWSTONE (WY) : vallée de Lamar, Mammoth Hot Springs, Tower Falls, Mt Washburn, Dunraven Pas, Hayden Valley. Aujourd'hui est un grand jour. Nous entrons à Yellowstone, but principal de notre voyage, avec le sentiment que tout ce qui a précédé était une mise en bouche, un cheminement vers le paradis, un rite d'initiation vers cette terre inconnue mais maintes fois rêvée. Nous quittons Cody par le nord, car nous souhaitons entrer dans le parc par le nord-est et la vallée de Lamar. Nous avons hésité à remonter encore un peu plus au nord pour faire la Beartooth Highway réputée pour être une des plus belle route de montagne d'Amérique du Nord, mais avons renoncé de peur que cela ne nous prenne trop de temps. Avec le recul nous pensons que cela était en fait possible. La chief Koseph Highway est néanmois une route superbe, qui coupe à travers les Montagnes Absaroka, dans des paysages alpins contrastant étonnamment avec l'aridité et le décor minéral de la région de Cody. Partout des panneaux indiquent que nousn entrons dans le territoire des ours, et nous avons le sentiment, dans ce décor grandiose, qu'une aventure commence. D'autant plus que cette route n'étant pas la plus directe entre Cody et Yellowstone, il n'y a pas foule dans le coin.
Après un arrêt au superbe point de vue "Dead Indian Overlook" nous continuons sur quelques miles avant de nous arrêter pique-niquer (il n'est que 11h, mais on a déjà faim, de plus le temps se faisant menaçant, nous craignons que la pluie ne vienne contrarier nos plans). Là, nous nous méfions des ours (ne riez pas c'est vrai, seuls au milieu des bois avec peu de visibilité nous n'en menions pas très large), mais le vrai ennemi venait du ciel : les moustiques ! Il nous tombaient dessus par centaines, piquant même à travers les vêtements et malgré le répulsif que nous étions aller récupérer à la hâte en voiture. Le déjeûner se passa donc debout, à se taper les uns les autres dans une bonne heumeur générale néanmoins😉.
Après cela, nous reprîmes la route qui peu après entrait sur quelques kilomètres dans le Montana avant de rejoindre la fameuse Beartooth Highway, puis la petite bourgade de Cooke City qui nous a semblée plutôt sinistre, juste avant l'entrée Nord-est de Yellowstone.

Une fois dans le parc, la route quitte rapidement la forêt pour entrer dans le sublime paysage de la vallée de Lamar. Au même moment, le beua temps revient. L'endroit est extrèmement sauvage, la large vallée balayée par le vent abrite la plus grande meute de loups du parc (nous ne les verrons pas). Il s'agit par ailleurs de la zone du parc la moins touchée par les incendies de 1988 ; la forêt y est intacte. Nous y verrons un élan, que nous avons pu admirer d'assez loin, et qui sera le seul de toute nos vacances. Si on avait su, on l'aurait mieux observé !
Arrivé au carrefour de Tower-Roosevelt nous bifurquons vers le nord ouest vers Mammoth Hot Springs. Au bord du Floating Island Lake, un attroupement nous fait ralentir : une ourse noire et ses deux oursons se promènent de l'autre côté du lac.
Un peu avant d'arriver à Mammoth Hot Springs, ce sont deux magnifiques cerfs qui traversent la route juste devant notre capot. Décidément, mieux vaut ne pas rouler vite, et ouvrir les yeux. Les enfants sont aux anges. Les parents aussi...
A Mammoth Hot Springs, direction le Visitor Center pour aller chercher... les programmes Junior ranger. Ici, ils sont payants (1$) et les activités à effectuer beaucoup plus nombreuses pour obtenir son diplôme. Heureusement que nous restons 5 jours... De là, nous rejoignons les terasses, partant du bas, à pied, sur les passerelles qui cheminent à flanc de montagne au milieu des concrétions de travertin. Le paysage rappelle un peu Pammukkale en Turquie. Pas mal de monde, mais un bel endroit.


Ensuite, nous rebroussons chemin pour retourner à Tower Roosevelt. En chemin, un ours noir surgit du bas-côté pour traverser la route nonchalemment sous nos yeux ébahis. Le temps de sortir l'appariel photo et il disparaissait dans les fourrés de l'autre côté de la chaussée, sans un regard pour l'objectif. Waouh... Les enfants décident qu'ils adorent cet endroit !
Après un bref arrêt à Tower Fall ou la lumière de cette fin d'après midi n'est pas très bonne, nous poursuivons jusqu'au Dunraven Pass, au pied du Mt Washburn, point culminant du parc. Et devinez qui nous y attend ? Sa majesté Grizzly, le seigneur des lieux, qui va et vient à flanc de montagnes, soulevant des rochers à la recherches de larves et insectes. Décidemment, Dame nature nous gâte !
Encore tout excité par cette rencontre, nous avons repris la route vers canyon Village, où nous attend un superbe cerf allongé dans une clairière.

Puis nous avons traversé la belle Hayden Valley où règnent de grands troupeaux de bisons.
Enfin nous rejoignons le Lac Yellowstone et prenons possession de la cabine réservée (dès septembre 2008 !!) au Lake Yellowstone Hotel. Confort minimum, mais c'est propre, et on est au milieu du parc. Des bisons errent entre les cabines à notre arrivée. Il fait trop sombre pour une photo, et ils ne reviendront plus ensuite. Dommage. Si c'était à refaire, nous choisirions cependant de loger à Canyon Village, plus central.

Afin de nous remettre des émotions de la journée nous décidons de faire une petite folie en mangeant au Resto de l'hôtel, considéré comme le "must" dans le parc. Grosse déception ! Cuisine juste acceptable au regard du prix, et service nullissime ; c'est même la seule fois où nous n'avons pas laissé de pourboire ! Le cadre mérite juste d'aller boire un verre dans la grande et belle véranda avec vue sur le lac. Pas plus.
J15. 14/07/09 : YELLOWSTONE (WY) : Mud Volcano, Hayden Valley, Canyon of the Yellowstone & Falls. A 2400 m, le matin il fait froid ! Pas de thermomètre mais les vitres de notre cabine sont toute embuées et dehors l'air est vif. Les moustiques aussi d'ailleurs... Ici, pas de frigo non plus, alors pour garder notre lait (enfin c'est du lait de soja qui conserve beaucoup mieux que du lait de vache), c'est le système D : un sachet dans la poubelle que nous remplissons de glace que nous changeons matin et soir. Nous prenons la route vers les bords du lac puis remontons la vallée de la Yellowstone River, peuplée d'oiseaux migrateurs, dont des pélicans blancs. Premier arrêt aujourd'hui, le site fumant et bouillonnant de Mud Volcano, où une chemin de planches serpente à flanc de colline entre différentes manifestations géologiques : fumerolles, mares de boue bouillonnantes et vapeurs odorantes etc... Un bison semblait profiter de la chaleur naturelle des lieux.

Ensuite la route traverse Hayden Valley peuplée de bisons d'apparence paisible, et nous nous rendons jusqu'à Canyon Village où nous visitons le très beau et intéressant Visitor Center avant de pique niquer.
L'après midi nous nous rendons au Canyon tout proche, d'abord au point de vue Upper Falls View situé juste au dessus de la chute supérieure de la rivière Yellowstone, qui disparait sous nos yeux dans le vide dans un vacarme assourdissant et un brouillard impressionnant. Puis nous empruntons la route de la rive sud, jusqu'à Artist Point, très fréquenté, d'où la vue sur le canyon et la chute inférieure est magnifique.

Puis nous revenons sur nos pas pour effectuer la route qui suit la rive nord, et ses points de vue : Lookout Point, Grand View et enfin Inspiration Point qui surplombe le canyon.

La route nous ramène ensuite à Canyon Village, il est 17h30 et afin d'éviter d'avoir à attendre demandons à réserver une table au restaurant. On nous dit qu'on ne prend pas de résa ici, et décidons alors de dîner tout de suite, avant l'affluence (l'expérience prouve que c'est soit avant 18H15 soit après 21H qu'il faut manger si on veut éviter d'attendre). L'endroit est agréable, le service très efficace et aimable, la nourriture honnête, les prix un peu cher tout de même (mais nous sommes DANS le parc...).
Ainsi avant 19 h sommes nous prêts à repartir en ballade, et décidons alors de retourner au pied du Mt Washburn, à la chasse au grizzly. Et nous ne sommes pas revenus bredouille. Nous conseillons vraiment à tous ceux qui veulent voir des grizzlys de se rendre le soir entre Dunraven Pass et la route de Chittenden Road et un peu au delà : nous y sommes allés 3 soirs, et à chauqe fois avons vu au moins un grizzly !

Ravis, nous rentrons rejoindre notre petite cabane jaune, en traversant à nouveau hayden Valley au crépuscule.

J16. 15/07/09 : YELLOWSTONE (WY) : Old Faithful & Upper Geyser Basin. Aujourd'hui, nous avions prévu de faire Upper Geyser basin, Midway GB and Lowerr GB. Nous prendrons finalement notre temps et ne ferons... que le premier !
En environ 1h15 de route depuis le lac nous arrivons dans le secteur de Old Faithful et du Upper Geyser Basin. En route, nous ferons quelques arrêts photos pour admirer la faune locale qui continue à ne pas se cacher : principalement des wapitis.

Arrivé au geyser Old faithful, une visite rapide au visitor center (provisoire, un nouveau centre étant en construction) nous indique les horaires approximatifs d'éruption des geysers prévisibles du bassin. Nous avons de la chance, Old Faithful est programmé pour dans 1/4h environ...

Quel spectacle ! Même si on explique cet incroyable phénomène, la vue de ces milliers de litres d'eau expulsés avec violence des entrailles de la terre, dans un souffle si puissant, laisse sans voix...
L'émotion nous ayant ouvert l'appétit, nous enchaînons avec le pique-nique, puis partons nous ballader dans Lower Geyser Basin, sur le chemin goudronné qui part derrière Old Faithful. Nous passerons finalement là toute la journée, à admirer les différents geysers, à attendre leurs manifestations, et à observer la faune sauvage : un "osprey" (balbuzard) péchant avec succès dans la Firehole River, une loutre joueuse et même un serpent...
Devant Grand Geyser, qui est le plus grand et le plus puissant geyser prédictible au monde, nous avons attendu avec patience qu'il se manifeste (la plage de prévision est tout de même large : 4h). Nous n'avons finalement attendu qu'une heure (une famille new-yorkaise nous expliquait que l'évolution de la petite "mare" devant nous indiquait qu'on se rapprochait de l'éruption) et notre patience a été plus que récomprensée. Pendant plus d'une minute, un jet sonore et surpuissant est monté vers le ciel, s'est arrêté puis, alors que nous nous apprêtions à repartir, a recommencé, avant de s'arrêter à nouveau, et de recommencer une nouvelle fois, et ainsi de suite 4 fois d'affilée... Nous en avions les larmes aux yeux tant c'était beau et incroyable. Une expérience extraordinaire, qui plus est partagée en petit comité (ben oui tout le monde n'attend pas 4h !!).
Le temps de finir notre tour dans le bassin, et il était déjà 18h. Nous sommes repassé près de Old Faithful en éruption et avons temps d'avoir une table au Old Faithful Lodge, en vain (pas de place avant 21h30...). Nous nous sommes rabattus sur la salle à manger du Snow Lodge, juste derrière, bien moins fréquentée, tout récent et à l'ambiance familiale fort sympathique.
Nous sommes ensuite rentrés dans notre petite cabine jaune près du lac Yellowstone.
4e partie ici : http://voyageforum.com/voyage/F19/v.f?post=3133378;#3133378
J12. 11/07/09 : SHERIDAN (WY) à CODY (WY) via LITTLE BIGHORN BATTLEFIELD N.M. Ce matin, comme presque toujours depuis le début du séjour, le ciel est d'un bleu limpide, sur lequel se détachent très nettement les Bighorn Mtns toutes prochent. Après un petit déjeûner rapide dans la chambre, nous prenons la route vers le nord, direction le Montana. Après 1 grosse heure de route, nous arrivons au site du champ de bataille de Little Big Horn, au coeur de la réserve indienne Crow. Le site est un National monument, et après un compte rapide, nous décidons de prendre un pass annuel pour les parcs nationaux. La ranger indienne dans sa guérite met 10 mn à faire notre compte (car il lui fallait déduire du prix du pass le prix des entrées déjà payées dans les parcs et monuments nationaux depuis notre arrivée), puis se trompe en nous rendant la monnaie. pendant ce temps, la file de voiture s'allonge derrière nous, et ça râle dur dans les rétros !! Une fois ces formalités effectuées, nous atteignons le petit visitor center, y prenons les traditionnels programmes "Junior Ranger" et admirons les expositions retraçants la bataille où, en 1876, 263 soldats dont le Lieutenant Colonel George Custer ont péri en combattant plusieurs milliers de guerriers Cheyenne et Sioux Lakota. Ce fut la dernière grande victoire des indiens des plaines de l'ouest dans leur lutte pour préserver leur mode de vie...
Nous y avons beaucoup appris sur les mode de vie indiens, leurs différentes tribus (toutes n'ayant pas choisi le même camp, et l'US Army ayant même recruté des "scouts" chez certaines tribus alliées), et sur l'histoire récente et forcément sujet à controverse de ce pays. De nombreux américains, en premier lieu desquels les rangers s'étonnent de notre présence, (agréablement) surpris de notre intérêt pour leur histoire. Les enfants repartiront une nouvelle fois avec leur badge de Jr Ranger, et les parents avec les souvenirs d'une belle visite, émouvante et riche en échanges.Peu avant midi, nous reprenons la I-90 vers Billings. La route traverse la réserve Crow, et franchement, les réserves indiennes c'est pas très réjouissant... Nous nous arrêtons vers 12h pour notre habituel pique-nique, sur une aire d'autoroute, accompagné par le ronronnement des moteurs de camions (ben oui, s'ils coupent le moteur, ils n'ont plus de clim, et ca c'est impensable on dirait !!) puis continuons notre route jusqu'à Billings, grosse ville industrielle, où nous quittons l'autoroute pour redescendre au sud-ouest vers le Wyoming, et Cody.
La route longe ensuite la chaîne des Monts Absaroka qui dominent le paysage à l'ouest, et qui nous séparent du parc de Yellowstone.
Nous arrivons à Cody en fin d'après midi, nous enregistrons au Cody Cowboy village (http://www.codycowboyvillage.com), où nous avons réservé une cabane pour les 2 prochaines nuits. L'ensemble est tout récent, chambres confortables (quels lits !) et propres. Il y manque tout de même un frigo. Une petite piscine très sympa au milieu, et un accueil impeccable. Une bonne adresse, tout près du Cody Nite Rodeo pour ceux que cela intéresse qui plus est. Nous n'y sommes pas allés, car nous avons prévu d'être à Cheyenne un peu plus tard pour les Cheyenne Frontier Days, bien plus authentiques.
Une fois installés, nous filons en ville nous restaurer, et nous dirigeons vers un resto conseillé par le Routard : le Proud Cut Saloon. Seul problème : c'est un saloon, un bar autrement dit, et nous ne pouvons nous y installer avec les enfants. Heureusement ils ont un patio à l'arrière, où ils installent les familles. Excellente cuisine, nous avons pris leur "prime rib sandwich", qui n'a de sandwich que le nom : un énorme, tendre et goûteux morceau de boeuf tandis que pour les enfants un menu pour 2 suffit largement.J13. 12/07/09 : CODY (WY). Aujourd'hui, nous avons programmé la visite du Buffalo Bill Historical Center (http://www.bbhc.org).
Cet ensemble regroupe 5 musées sous le même toit (par ordre d'intérêt selon nos impressions) :
Le musée d'histoire naturelle qui présente les écosystèmes de la région de Yellowstone
Le musée des indiens des plaines qui présente leur culture et leur mode de vie hier et aujourd'hui
Le musée Buffalo Bill qui retrace l'histoire et la légende de Buffalo Bill
La gallerie "Whitney" de l'art western
Le musée des armes à feu.Le premier est une excellente introduction avant de se rendre à Yellowstone. Une chose nous a frappée : dans cette terre d'élevage de troupeaux de bovins par milliers en semi-liberté, la réintroduction des loups dans Yellowstone (mais qui, forcément, ne limitent pas leur territoire de chasse au stricte périmètre du parc) les détracteurs du projet sont très virulents ; les messages du style "Shoot'em all" ou "Nos grands parents se battus pour éliminer cette vermine, c'est une aberration de les avoir réintroduits" sont nombreux sur un panneaux destiné à reccueillir les commentaires des visiteurs...
Le musée des indiens des plaines est superbement aménagé, pas très grand mais riche de très belles collections, mises en scène etc...

Le musée Buffalo Bill retrace de manière fort intéressante de William Cody (dont la ville porte le nom) et des spectacles qu'il monta et présentera à travers l'Amérique et l'Europe.
La gallerie "Whitney" est une collection d'oeuvre, essentiellement de toiles, d'art dit "western". De belles choses, mais bon... Le musée des armes à feu est destiné aux spécialistes, ce qui n'est pas notre cas, hormis une salle tout au fond qui présente de superbes trophées de chasses (pauvres bêtes quand même) dont un énorme ours blanc.
Le midi nous avons mangé sur place, à la cafétéria du centre, d'un rapport qualité-prix pas extraordinaire.
Après la visite, et un peu de shopping en ville, nous rentrons à l'hôtel profiter un peu de la piscine (franchement, après une journée au musée, les plus jeunes l'ont bien mérité !). Le soir, nous retournons au Proud Cut Saloon. Toujours aussi bon, dommage qu'un orage (encore !!) ait un peu raffraichi l'atmosphère.
J14. 13/07/09 : CODY (WY) / CHIEF JOSEPH HIGHWAY / YELLOWSTONE (WY) : vallée de Lamar, Mammoth Hot Springs, Tower Falls, Mt Washburn, Dunraven Pas, Hayden Valley. Aujourd'hui est un grand jour. Nous entrons à Yellowstone, but principal de notre voyage, avec le sentiment que tout ce qui a précédé était une mise en bouche, un cheminement vers le paradis, un rite d'initiation vers cette terre inconnue mais maintes fois rêvée. Nous quittons Cody par le nord, car nous souhaitons entrer dans le parc par le nord-est et la vallée de Lamar. Nous avons hésité à remonter encore un peu plus au nord pour faire la Beartooth Highway réputée pour être une des plus belle route de montagne d'Amérique du Nord, mais avons renoncé de peur que cela ne nous prenne trop de temps. Avec le recul nous pensons que cela était en fait possible. La chief Koseph Highway est néanmois une route superbe, qui coupe à travers les Montagnes Absaroka, dans des paysages alpins contrastant étonnamment avec l'aridité et le décor minéral de la région de Cody. Partout des panneaux indiquent que nousn entrons dans le territoire des ours, et nous avons le sentiment, dans ce décor grandiose, qu'une aventure commence. D'autant plus que cette route n'étant pas la plus directe entre Cody et Yellowstone, il n'y a pas foule dans le coin.
Après un arrêt au superbe point de vue "Dead Indian Overlook" nous continuons sur quelques miles avant de nous arrêter pique-niquer (il n'est que 11h, mais on a déjà faim, de plus le temps se faisant menaçant, nous craignons que la pluie ne vienne contrarier nos plans). Là, nous nous méfions des ours (ne riez pas c'est vrai, seuls au milieu des bois avec peu de visibilité nous n'en menions pas très large), mais le vrai ennemi venait du ciel : les moustiques ! Il nous tombaient dessus par centaines, piquant même à travers les vêtements et malgré le répulsif que nous étions aller récupérer à la hâte en voiture. Le déjeûner se passa donc debout, à se taper les uns les autres dans une bonne heumeur générale néanmoins😉.
Après cela, nous reprîmes la route qui peu après entrait sur quelques kilomètres dans le Montana avant de rejoindre la fameuse Beartooth Highway, puis la petite bourgade de Cooke City qui nous a semblée plutôt sinistre, juste avant l'entrée Nord-est de Yellowstone.

Une fois dans le parc, la route quitte rapidement la forêt pour entrer dans le sublime paysage de la vallée de Lamar. Au même moment, le beua temps revient. L'endroit est extrèmement sauvage, la large vallée balayée par le vent abrite la plus grande meute de loups du parc (nous ne les verrons pas). Il s'agit par ailleurs de la zone du parc la moins touchée par les incendies de 1988 ; la forêt y est intacte. Nous y verrons un élan, que nous avons pu admirer d'assez loin, et qui sera le seul de toute nos vacances. Si on avait su, on l'aurait mieux observé !

Arrivé au carrefour de Tower-Roosevelt nous bifurquons vers le nord ouest vers Mammoth Hot Springs. Au bord du Floating Island Lake, un attroupement nous fait ralentir : une ourse noire et ses deux oursons se promènent de l'autre côté du lac.
Un peu avant d'arriver à Mammoth Hot Springs, ce sont deux magnifiques cerfs qui traversent la route juste devant notre capot. Décidément, mieux vaut ne pas rouler vite, et ouvrir les yeux. Les enfants sont aux anges. Les parents aussi...
A Mammoth Hot Springs, direction le Visitor Center pour aller chercher... les programmes Junior ranger. Ici, ils sont payants (1$) et les activités à effectuer beaucoup plus nombreuses pour obtenir son diplôme. Heureusement que nous restons 5 jours... De là, nous rejoignons les terasses, partant du bas, à pied, sur les passerelles qui cheminent à flanc de montagne au milieu des concrétions de travertin. Le paysage rappelle un peu Pammukkale en Turquie. Pas mal de monde, mais un bel endroit.


Ensuite, nous rebroussons chemin pour retourner à Tower Roosevelt. En chemin, un ours noir surgit du bas-côté pour traverser la route nonchalemment sous nos yeux ébahis. Le temps de sortir l'appariel photo et il disparaissait dans les fourrés de l'autre côté de la chaussée, sans un regard pour l'objectif. Waouh... Les enfants décident qu'ils adorent cet endroit !
Après un bref arrêt à Tower Fall ou la lumière de cette fin d'après midi n'est pas très bonne, nous poursuivons jusqu'au Dunraven Pass, au pied du Mt Washburn, point culminant du parc. Et devinez qui nous y attend ? Sa majesté Grizzly, le seigneur des lieux, qui va et vient à flanc de montagnes, soulevant des rochers à la recherches de larves et insectes. Décidemment, Dame nature nous gâte !
Encore tout excité par cette rencontre, nous avons repris la route vers canyon Village, où nous attend un superbe cerf allongé dans une clairière.

Puis nous avons traversé la belle Hayden Valley où règnent de grands troupeaux de bisons.
Enfin nous rejoignons le Lac Yellowstone et prenons possession de la cabine réservée (dès septembre 2008 !!) au Lake Yellowstone Hotel. Confort minimum, mais c'est propre, et on est au milieu du parc. Des bisons errent entre les cabines à notre arrivée. Il fait trop sombre pour une photo, et ils ne reviendront plus ensuite. Dommage. Si c'était à refaire, nous choisirions cependant de loger à Canyon Village, plus central.

Afin de nous remettre des émotions de la journée nous décidons de faire une petite folie en mangeant au Resto de l'hôtel, considéré comme le "must" dans le parc. Grosse déception ! Cuisine juste acceptable au regard du prix, et service nullissime ; c'est même la seule fois où nous n'avons pas laissé de pourboire ! Le cadre mérite juste d'aller boire un verre dans la grande et belle véranda avec vue sur le lac. Pas plus.
J15. 14/07/09 : YELLOWSTONE (WY) : Mud Volcano, Hayden Valley, Canyon of the Yellowstone & Falls. A 2400 m, le matin il fait froid ! Pas de thermomètre mais les vitres de notre cabine sont toute embuées et dehors l'air est vif. Les moustiques aussi d'ailleurs... Ici, pas de frigo non plus, alors pour garder notre lait (enfin c'est du lait de soja qui conserve beaucoup mieux que du lait de vache), c'est le système D : un sachet dans la poubelle que nous remplissons de glace que nous changeons matin et soir. Nous prenons la route vers les bords du lac puis remontons la vallée de la Yellowstone River, peuplée d'oiseaux migrateurs, dont des pélicans blancs. Premier arrêt aujourd'hui, le site fumant et bouillonnant de Mud Volcano, où une chemin de planches serpente à flanc de colline entre différentes manifestations géologiques : fumerolles, mares de boue bouillonnantes et vapeurs odorantes etc... Un bison semblait profiter de la chaleur naturelle des lieux.

Ensuite la route traverse Hayden Valley peuplée de bisons d'apparence paisible, et nous nous rendons jusqu'à Canyon Village où nous visitons le très beau et intéressant Visitor Center avant de pique niquer.
L'après midi nous nous rendons au Canyon tout proche, d'abord au point de vue Upper Falls View situé juste au dessus de la chute supérieure de la rivière Yellowstone, qui disparait sous nos yeux dans le vide dans un vacarme assourdissant et un brouillard impressionnant. Puis nous empruntons la route de la rive sud, jusqu'à Artist Point, très fréquenté, d'où la vue sur le canyon et la chute inférieure est magnifique.

Puis nous revenons sur nos pas pour effectuer la route qui suit la rive nord, et ses points de vue : Lookout Point, Grand View et enfin Inspiration Point qui surplombe le canyon.

La route nous ramène ensuite à Canyon Village, il est 17h30 et afin d'éviter d'avoir à attendre demandons à réserver une table au restaurant. On nous dit qu'on ne prend pas de résa ici, et décidons alors de dîner tout de suite, avant l'affluence (l'expérience prouve que c'est soit avant 18H15 soit après 21H qu'il faut manger si on veut éviter d'attendre). L'endroit est agréable, le service très efficace et aimable, la nourriture honnête, les prix un peu cher tout de même (mais nous sommes DANS le parc...).
Ainsi avant 19 h sommes nous prêts à repartir en ballade, et décidons alors de retourner au pied du Mt Washburn, à la chasse au grizzly. Et nous ne sommes pas revenus bredouille. Nous conseillons vraiment à tous ceux qui veulent voir des grizzlys de se rendre le soir entre Dunraven Pass et la route de Chittenden Road et un peu au delà : nous y sommes allés 3 soirs, et à chauqe fois avons vu au moins un grizzly !

Ravis, nous rentrons rejoindre notre petite cabane jaune, en traversant à nouveau hayden Valley au crépuscule.

J16. 15/07/09 : YELLOWSTONE (WY) : Old Faithful & Upper Geyser Basin. Aujourd'hui, nous avions prévu de faire Upper Geyser basin, Midway GB and Lowerr GB. Nous prendrons finalement notre temps et ne ferons... que le premier !
En environ 1h15 de route depuis le lac nous arrivons dans le secteur de Old Faithful et du Upper Geyser Basin. En route, nous ferons quelques arrêts photos pour admirer la faune locale qui continue à ne pas se cacher : principalement des wapitis.

Arrivé au geyser Old faithful, une visite rapide au visitor center (provisoire, un nouveau centre étant en construction) nous indique les horaires approximatifs d'éruption des geysers prévisibles du bassin. Nous avons de la chance, Old Faithful est programmé pour dans 1/4h environ...

Quel spectacle ! Même si on explique cet incroyable phénomène, la vue de ces milliers de litres d'eau expulsés avec violence des entrailles de la terre, dans un souffle si puissant, laisse sans voix...
L'émotion nous ayant ouvert l'appétit, nous enchaînons avec le pique-nique, puis partons nous ballader dans Lower Geyser Basin, sur le chemin goudronné qui part derrière Old Faithful. Nous passerons finalement là toute la journée, à admirer les différents geysers, à attendre leurs manifestations, et à observer la faune sauvage : un "osprey" (balbuzard) péchant avec succès dans la Firehole River, une loutre joueuse et même un serpent...
Devant Grand Geyser, qui est le plus grand et le plus puissant geyser prédictible au monde, nous avons attendu avec patience qu'il se manifeste (la plage de prévision est tout de même large : 4h). Nous n'avons finalement attendu qu'une heure (une famille new-yorkaise nous expliquait que l'évolution de la petite "mare" devant nous indiquait qu'on se rapprochait de l'éruption) et notre patience a été plus que récomprensée. Pendant plus d'une minute, un jet sonore et surpuissant est monté vers le ciel, s'est arrêté puis, alors que nous nous apprêtions à repartir, a recommencé, avant de s'arrêter à nouveau, et de recommencer une nouvelle fois, et ainsi de suite 4 fois d'affilée... Nous en avions les larmes aux yeux tant c'était beau et incroyable. Une expérience extraordinaire, qui plus est partagée en petit comité (ben oui tout le monde n'attend pas 4h !!).
Le temps de finir notre tour dans le bassin, et il était déjà 18h. Nous sommes repassé près de Old Faithful en éruption et avons temps d'avoir une table au Old Faithful Lodge, en vain (pas de place avant 21h30...). Nous nous sommes rabattus sur la salle à manger du Snow Lodge, juste derrière, bien moins fréquentée, tout récent et à l'ambiance familiale fort sympathique.
Nous sommes ensuite rentrés dans notre petite cabine jaune près du lac Yellowstone.4e partie ici : http://voyageforum.com/voyage/F19/v.f?post=3133378;#3133378
Noël à l'hôpital de Phuket, méfiance... English translation pending
Bonjour a toutes et a tous, je profite tout d abord de l occasion pour souhaiter de bonnes fetes a chacun d entre vous !
Je vais essayer de faire court mais ce n est pas evident.
Simplement raconter mon reveillon d hier soir, histoire que mon experience, plus ou moins bonne, puisse profiter a certaines desireux de venir visiter Phuket.
Je rejoints de ce fait le post sur - le renseignementicide- !!
je vis sur Phuket, j ai ete en contact avec un jeune homme forumiste, comme pas mal d expatries, je lui ai donne quelques renseignements sur la vie ici, les locations etc...
Il y a environ une semaine, ce dernier me dit venir a 8 personnes, je lui trouve un logement adequate pour le 28 decembre, ils avaient en effet prevu la full moon party du 24 decembre sur Koh Samui.
Coup de Pocker !! Alors que ma compagne et moi etions pret a aller feter le reveillon dans un joli resto sur Patong hier soir, je recois un coup de telephone de ce jeune homme qui m explique qu il se trouve a l aeroport de Phuket, en effet, ils n ont pas trouve de transport pour Koh Samui...trop tard...
Il me demande de voir si l appartement prevu pour le 28 est dispo cette nuit. J appelle le proprietaire de l hotel qui trouve une solution alternative pour ces 8 jeunes hommes. De la et apres concertation avec ma compagne, je lui propose de le rejoindre sur Kamala pour y rencontrer le proprietaire et faire connaissance.
N ayant aucune adresse sur lui, je lui redonne les coordonnees de la residence afin qu il puisse prendre un taxi jusque la !!
Il commence a tomber des cordes, pas le choix, nous prenons la route en scooter, direction Kamala. Arrives a bang tao, une voiture nous coupe la route...resultat, accident !!! Ne voulant pas laisser les jeunes hommes dans la mouise, et n ayant visiblement rien de grave, nous reprenons la route..
Arrives a la residence, PERSONNE.....une heure apres...PERSONNE... Nous decidons donc de reprendre la route pour aller deposer plainte, le chauffard ayant pris la fuite, mais nous avons eu la presence d esprit de relever la plaque d immatriculation....
2 heures passees a la station de police...pour rien en effet, les policiers nous expliquant ce que nous savions deja...Bang Tao est dangereux, tres dangereux, mieux vaut faire profil bas ( mots employes par les policiers je precise ).
De la, direction hopital, j ai la clavicule qui me lance a un point indecriptible... 3 heures apres avoir passe des radios...soulagemet...grosses douleurs mais rien de casse ! Une petite injection contre les douleurs et nous voici de retour a la maison ! petite soupe comme repas de Noel !!!!!! Puis dodo...
Mon recit est peut etre un peu long mais il me parait important de bien expliquer pour en finir avec certains points !!
Beaucoup de sujets sur le forum sont traites et tant mieux mais je trouve que l on oublie un peu certains autres points tres importants.
Sur Phuket, je vois TOUS LES JOURS des farangs faire les imbeciles en scooter, et ce sans casque, il est vrai que le passager en est dispense, ce que je n ai jamais compris, enfin bref...
Les gens rigolent en se disant, pfff, au pire je me fais arreter et je prends 300 bahts d amende, rien de grave. Ont ils conscience que ce casque - inutile- peut leur sauver la vie ??? En me levant ce matin je suis aller voir l etat de nos casques, et bien je peux vous assurer que si nous ne l avions pas hier soir, je ne serais pas la pour vous raconter cette hitsoire !!! Bref, pensez a votre vie et non pas a cette pseudo liberte de rouler sans casque. Ceaux qui connaissent bien Phuket savent a quel point il est dangereux de rouler en scooter sur Phuket.
J en avais presque publie nos fameux voyageurs !! Et bien non, nous savons a cette heure ci que ce taxi pris hier soir a l aeroport de Phuket, les a tout simplement depose dans un hotal sur Patong, juste parce qu il y touche un pourcentage !!!
Moralite, tout cela pour rien....
Je vais donc finir ( certains vont etre contents..rires..) par vous dire de vous mefier des taxis et Tuk Tuk a Phuket, bien souvent ils ne vous enmenent pas la ou vous le souhaitez, ou font des detours de malades pour vous faire passer par des endroits ou ils y ont un interet !!!
Il me reste a dire le plus important !!!!
S il vous plait, amis expatries et personnes connaissant bien Phuket, evitez de dire aux voyageurs que Phuket c est FACILE...on y debarque et pas de soucis, on se debrouille le jour meme de l arrivee pour y trouver ce que l on cherche, logement etc..surtout en peak season !!!
Je dis cela bien entendu pour ceux qui y viennent pour la PREMIERE fois, apres c est effectivement plus simple.
Une autre chose aussi tres IMPORTANTE, les gens ne parlant pas un minimum anglais rencontrent d enormes problemes pendant leur sejour. Les gens connaissant bien la Thailande savent que les thais on un anglais bien special, donc encore plus dur de les comprendre, meme pour ceux qui ont un bon niveau.
Merci d avoir pris le temps de me lire.
Si ce post peut servir a sauver des vies ou au moins faire prendre conscience que la securite sur la route est importante, alors je suis heureux, je pourrais pretendre avoir passe un bon reveillon !!!
Encore bonnes fetes a toutes et a tous !
Je vais essayer de faire court mais ce n est pas evident.
Simplement raconter mon reveillon d hier soir, histoire que mon experience, plus ou moins bonne, puisse profiter a certaines desireux de venir visiter Phuket.
Je rejoints de ce fait le post sur - le renseignementicide- !!
je vis sur Phuket, j ai ete en contact avec un jeune homme forumiste, comme pas mal d expatries, je lui ai donne quelques renseignements sur la vie ici, les locations etc...
Il y a environ une semaine, ce dernier me dit venir a 8 personnes, je lui trouve un logement adequate pour le 28 decembre, ils avaient en effet prevu la full moon party du 24 decembre sur Koh Samui.
Coup de Pocker !! Alors que ma compagne et moi etions pret a aller feter le reveillon dans un joli resto sur Patong hier soir, je recois un coup de telephone de ce jeune homme qui m explique qu il se trouve a l aeroport de Phuket, en effet, ils n ont pas trouve de transport pour Koh Samui...trop tard...
Il me demande de voir si l appartement prevu pour le 28 est dispo cette nuit. J appelle le proprietaire de l hotel qui trouve une solution alternative pour ces 8 jeunes hommes. De la et apres concertation avec ma compagne, je lui propose de le rejoindre sur Kamala pour y rencontrer le proprietaire et faire connaissance.
N ayant aucune adresse sur lui, je lui redonne les coordonnees de la residence afin qu il puisse prendre un taxi jusque la !!
Il commence a tomber des cordes, pas le choix, nous prenons la route en scooter, direction Kamala. Arrives a bang tao, une voiture nous coupe la route...resultat, accident !!! Ne voulant pas laisser les jeunes hommes dans la mouise, et n ayant visiblement rien de grave, nous reprenons la route..
Arrives a la residence, PERSONNE.....une heure apres...PERSONNE... Nous decidons donc de reprendre la route pour aller deposer plainte, le chauffard ayant pris la fuite, mais nous avons eu la presence d esprit de relever la plaque d immatriculation....
2 heures passees a la station de police...pour rien en effet, les policiers nous expliquant ce que nous savions deja...Bang Tao est dangereux, tres dangereux, mieux vaut faire profil bas ( mots employes par les policiers je precise ).
De la, direction hopital, j ai la clavicule qui me lance a un point indecriptible... 3 heures apres avoir passe des radios...soulagemet...grosses douleurs mais rien de casse ! Une petite injection contre les douleurs et nous voici de retour a la maison ! petite soupe comme repas de Noel !!!!!! Puis dodo...
Mon recit est peut etre un peu long mais il me parait important de bien expliquer pour en finir avec certains points !!
Beaucoup de sujets sur le forum sont traites et tant mieux mais je trouve que l on oublie un peu certains autres points tres importants.
Sur Phuket, je vois TOUS LES JOURS des farangs faire les imbeciles en scooter, et ce sans casque, il est vrai que le passager en est dispense, ce que je n ai jamais compris, enfin bref...
Les gens rigolent en se disant, pfff, au pire je me fais arreter et je prends 300 bahts d amende, rien de grave. Ont ils conscience que ce casque - inutile- peut leur sauver la vie ??? En me levant ce matin je suis aller voir l etat de nos casques, et bien je peux vous assurer que si nous ne l avions pas hier soir, je ne serais pas la pour vous raconter cette hitsoire !!! Bref, pensez a votre vie et non pas a cette pseudo liberte de rouler sans casque. Ceaux qui connaissent bien Phuket savent a quel point il est dangereux de rouler en scooter sur Phuket.
J en avais presque publie nos fameux voyageurs !! Et bien non, nous savons a cette heure ci que ce taxi pris hier soir a l aeroport de Phuket, les a tout simplement depose dans un hotal sur Patong, juste parce qu il y touche un pourcentage !!!
Moralite, tout cela pour rien....
Je vais donc finir ( certains vont etre contents..rires..) par vous dire de vous mefier des taxis et Tuk Tuk a Phuket, bien souvent ils ne vous enmenent pas la ou vous le souhaitez, ou font des detours de malades pour vous faire passer par des endroits ou ils y ont un interet !!!
Il me reste a dire le plus important !!!!
S il vous plait, amis expatries et personnes connaissant bien Phuket, evitez de dire aux voyageurs que Phuket c est FACILE...on y debarque et pas de soucis, on se debrouille le jour meme de l arrivee pour y trouver ce que l on cherche, logement etc..surtout en peak season !!!
Je dis cela bien entendu pour ceux qui y viennent pour la PREMIERE fois, apres c est effectivement plus simple.
Une autre chose aussi tres IMPORTANTE, les gens ne parlant pas un minimum anglais rencontrent d enormes problemes pendant leur sejour. Les gens connaissant bien la Thailande savent que les thais on un anglais bien special, donc encore plus dur de les comprendre, meme pour ceux qui ont un bon niveau.
Merci d avoir pris le temps de me lire.
Si ce post peut servir a sauver des vies ou au moins faire prendre conscience que la securite sur la route est importante, alors je suis heureux, je pourrais pretendre avoir passe un bon reveillon !!!
Encore bonnes fetes a toutes et a tous !
Douze jours de randonnée dans le Haut Atlas English translation pending
Maroc 12 jours à pied dans le haut Atlas autour du M'Goun en juillet 2007
Partir en voyage accompagné ce n'est pas mon fort, mais du fait d'une bande de Basques enthousiastes je me suis laissé convaincre et je ne le regrette pas. Le but de la balade consiste en douze jours de randonnée dans la région du M'Goun, gravir ce sommet de 4046 mètres puis descendre jusqu'à la vallée des Roses.
Je vais donc décrire cette promenade dans le Haut Atlas, le long d'un itinéraire très connu sur lequel les trekkeurs occidentaux sont nombreux. Cependant, bien qu'ayant eu quelques craintes de parcourir ce circuit, de peur d'être confronté à la foule de mes semblables, le voyage a été très agréable. Le cadre magnifique, à lui seul, justifie tous les bains de foule, qui cependant n'ont pas eu lieu. Les groupes rencontrés parfois à certaines étapes ou croisés, n'ont pas représenté de gêne. Je ne peux que conseiller ce genre d'expérience, même aux amateurs de solitude et de randonnées en solitaire.
Après un départ de Bordeaux quelque peu mouvementé prévu à 22 h qui a finalement eu lieu à 4h du matin, un vol court nous amène à Marrakech au lever du jour. Nous sommes au mois de juillet, la chaleur est intense. Notre guide Ali, nous attend et nous conduit à l'hôtel où la nuit était prévue. Après un somme de quelques heures sur la terrasse, ou pour les moins avisés dans des chambres surchauffées, nous nous retrouvons tous sur le toit de l'hôtel. Dans cette fournaise, un petit courant d'air intermittent amène sur la peau un soupçon de rafraîchissement. Heureusement nous n'allons rester que quelques heures dans cette ville. Je n'imagine pas à cette période de l'année y séjourner longuement. Un petit déjeuner agréable nous est servi. Le minibus qui nous emmènera à destination de Tabant, point de départ de notre randonnée, part vers les onze heures. Nous mettons à profit les deux heures d'attente pour découvrir cette ville tant à la mode chez les Occidentaux. Le matin manifestement la localité semble encore ensommeillée.
L'heure du départ ayant sonné, armes et bagages entassés, le véhicule part en direction du Haut Atlas. Le pays est très sec et rocailleux. Vers les midi arrêt dans une petite ville, nous déjeunons dans un restaurant à l'atmosphère étouffante. De nouveau sur la route, les montagnes commencent à se dresser devant nous. Un col en altitude barre l'horizon. Après l'avoir pratiquement atteint, Ali fait arrêter le véhicule devant un groupe de paysans occupé à battre le blé à l'aide de chevaux qui le foulent sous les sabots. Ils tournent en ligne de front sur une aire circulaire et les paysans jettent au vent à la fourche la paille qui s'envole au gré des courants d'air. Le but étant qu'à la fin de l'opération il ne reste que le grain au sol. Certains d'entre nous vont s'initier à la conduite des trains de chevaux, tels des Ben Hur, et au coup de fourche dans le ciel, ce qui déclenchera un fou rire généralisé aussi bien de la part des paysans marocains que de la nôtre.
Du col nous plongeons dans une vallée profonde. Le terme de notre voyage en véhicule est le petit village de Tabant, blotti à 1850 mètres d'altitude. Le cadre est magnifique. Nous sommes entourés de montagnes imposantes, à l'allure aride. Le gîte est une bâtisse sur un niveau avec une cour intérieur de laquelle nous pouvons voir les sommets environnants. Si l'air est plus frais qu'à Marrakech, les mouches manifestement le savent et apprécient aussi le coin. Nos affaires déposées, nous partons à la découverte des environs. Un imposant tertre d'une centaine de mètres de haut nous invite à l'escalade. Par une sente escarpée nous en atteignons le faîte. Le panorama est magnifique. Une multitude de groupes de maisons couleur terre sont accrochés un peu partout le long des plissements de cette chaîne montagneuse puissante. De nombreuses terrasses à la teinte dorée, servant au battage des céréales, s'échelonnent au dessus de Tabant. A cette heure chevaux et paysans ont regagné leur demeure. Le vert des cultures tranche très nettement sur la couleur terne, un peu poussière qui domine dans ce paysage. Le ciel, lui-même, affiche une couleur presque neutre. La quantité de particules en suspension, faisant en quelque sorte le lien entre le sol et l'atmosphère, donne cette apparence du brouillard ténu. Cette visibilité réduite, relativement car portant à quelques kilomètres, bien spécifique de l'Afrique je l'ai aussi expérimentée le long des plages girondines. En effet, en remontant du cap Ferret à la pointe de Graves sur une centaine de kilomètres, les pieds dans l'eau, on a la sensation d'avancer vers le néant du fait de cette poussière de sable en suspension, qui limite la visibilité aussi à quelques kilomètres. Il en découle que l'œil n'a aucun point de repère sur lequel s'accrocher afin d'évaluer la distance à parcourir. Le seul repère de distance est donné par le podomètre ou le GPS. Mais dans le fond, il est préférable dans ces cas-là de ne posséder aucun de ces deux engins, destinés à tout rationaliser, alors que l'on est à la recherche du plaisir, qui ne quantifie pas avec des engins, et d'une apparence de liberté par rapport à notre mode de vie trop structuré. Toujours, lorsque je me promène à l'étranger me viennent tout naturellement des éléments de comparaison avec ce que j'ai vécu en France.
Revenons au sommet de notre tertre. Une imposante construction circulaire trône et impose sa silhouette. Il s'agit d'une ancienne ferme. L'occupant des lieux nous offre le café aimablement, cependant il nous fait remarquer que nous ne le payons pas assez. Aïe! Aurions-nous fait une erreur, voire une impolitesse? Les choses s'arrangent, mais le tenant du lieu semble nous garder quelque grief.
Nous rejoignons notre gîte dans la cour duquel le regard plongeait de notre hauteur. Comble du luxe, il y a même une douche. Le repas sera sympathique et l'ambiance au rire et à la joie à l'idée de la magnifique balade qui commence le lendemain. Aucun d'entre nous ne connaît cette région, ce qui fait que la curiosité et l'empressement nous rendent tous impatients de nous retrouver quelques heures plus tard.
Après une nuit très correcte, répartis dans deux pièces exiguës, où nous avons dormi sur des paillasses à même le sol, nous sommes accueillis par un spectacle grandiose. Le soleil se lève et illumine les grandes pentes de caillasses escarpées et arides qui nous dominent. La lumière du jour dessine toutes les arêtes et laisse les gorges à leur mystère. Une telle vision réveille instantanément mon instinct de grimpeur et je m'imagine le long de ces rochers, assister à la naissance du jour. Le bivouac en montagne, accroché à une paroi, est l'une des plus belles expériences que j'ai fait dans ma vie, et toujours aussi intense malgré les répétitions. Cela m'a peut-être permis de garder mon regard d'enfant qui s'émerveille facilement. Je me souviens d'une nuit passée au milieu de la face nord-ouest de l'Olan. Étant arrivés tôt au refuge, nous avons décidé d'attaquer tout de suite. Ce qui nous a conduits au pied de la paroi vers les seize heures. Au début septembre les jours étant longs, la nuit nous a surpris alors que nous avions déjà gravi la moitié de la paroi, c'est à dire cinq ou six cents mètres. Nous nous sommes installés au moins mal sur une dalle en pente, bien arrimés à quelques pitons pour éviter le grand plongeon dans le sommeil, et nous avons gouté à un spectacle fabuleux. Une mer de nuages, quelques centaines de mètres plus bas, butait contre notre paroi et s'allongeait jusqu'à l'infini. Le soleil s'est englouti au loin en une multitude de couleurs et de dégradés et nous a abandonnés à la nuit et à l'austérité froide de cette immensité minérale verticale, se parant de menaces dans l'obscurité. Les émotions que l'on ressent dans ces moments, loin de tout au beau milieu d'une paroi de plus de mille mètres, montée et descente présentant les mêmes difficultés, voire les mêmes impossibilités en cas de mauvais temps, restent gravées en vous une vie entière. Voilà pourquoi un soleil levant ou couchant sur une paroi éveille toujours chez moi de très fortes émotions.
Avant le petit déjeuner, je profite d'un moment de solitude pour me plonger dans la contemplation de ce monde minéral. Avec quelque indiscrétion je pars à l'aventure au milieu de grands bâtiments en torchis qui jouxtent notre refuge. Les murs sont mangés par de grands trous béants, probablement résultat de la pluie ruisselant sur ces constructions en boue séchée. Cette terre, de laquelle les habitations sont construites, est la même qui constitue les immenses flancs de la montagne. On passe des unes aux autres sans aucune rupture dans les tons et les couleurs. De cette uniformité se dégage une impression particulière, comme si l'homme dans ces contrées faisait réellement partie intégrante du décor en s'y fondant complètement, bien loin de l'impression que dégagent nos villes et de notre civilisation mangeuses de nature.
Nous débutons la première étape. Nous longeons la vallée principale. De grands arbres aux épaisses feuilles nous accompagnent le long d'un ruisseau. Au débouché dans un champ, deux cigognes nous regardent passer. Elles ne montrent pas le moindre signe d'inquiétude. De toute évidence elles ont l'habitude de voir ces visages pâles étonnés, marquer l'arrêt et sortir leur troisième œil pour les immortaliser dans le but de les classer et les ranger dans un énième dossier de voyage. Première halte à l'ombre d'un immense noyer, nous sommes assis en rond à même les gros galets du fond de la vallée. Ali fait circuler parmi nous son sac de fruits secs. Outre les arachides et autres noix de cajou, quelques magnifiques dattes font la joie de tous. Il s'agit de la toute première halte, prélude à un rite qui s'accomplira deux fois par jours durant deux semaines. Nous découvrons ce guide attentif, cultivé qui connait magnifiquement son pays.
Après cette courte pose la marche reprend. Le long du chemin, encore des aires de battage des céréales. La technique utilisée, jeter à la fourche la paille en l'air afin que le vent en emporte les particules légères dont on veut se défaire, doit être millénaire. Bien qu'en terre musulmane on ne peut s'empêcher de penser aux débuts de l'ère chrétienne. Les animaux et les hommes que nous regardons feraient des personnes idéaux dans une crèche le jour de la naissance du Christ.
Sur notre droite une vallée secondaire apparaît. Nous allons la remonter jusqu'à un col Tarkeddit dont l'altitude est de 3300 mètres. Nous ne le franchirons que le lendemain, car le bivouaque est prévu quelque part sur un replat à son pied. Avant de quitter la vallée principale, je ne peux m'empêcher de la contempler une dernière fois et de me demander par quel phénomène géologique, ces grosses pyramides de terre et de pierres, parcourues d'immenses strates aux courbes torturées, ont pu prendre naissance et se dresser au beau milieu de cette large dépression.
Le fond du vallon est parcouru par un torrent alerte, dont les multiples cascades soulèvent une écume qui contraste dans ce relief semi-désertique. Après avoir erré quelque peu au milieu de broussailles au confluent des deux vallées, un chemin bien dessiné montre la direction. La montée commence. Il va nous falloir franchir le torrent. Nous regardons nos mules lourdement chargées s'affranchir de cette opération. À notre tour de traverser et bien évidemment pour les premiers qui ne s'y attendent pas de gros cailloux lancés avec précision, leur donnent l'occasion de prendre un petit rafraîchissement, ma foi très agréable. Un village se trouve sur notre route, nous y achetons quelques bouteilles d'eau. D'ailleurs tout au long de notre voyage, se présenteront de petits commerces et lorsque les villages seront trop éloignés, des enfants nous proposeront de l'eau en bouteille sans laquelle nous considérons qu'il n'y pas point de salut.
L'heure du repas approche. Nous débouchons sur une petite plaine légèrement verdoyante, dominée d'un monticule caillouteux sur lequel un troupeau de moutons se presse. On les confond presque avec les pierres, dont la corpulence et la couleur sont les mêmes. Nous approchons de quelques bergeries aux murs de pierre et au toit plat couvert de chaume. Oh surprise! Une belle table avec un plat rond en son centre entouré de onze assiettes joliment remplies d'une magnifique salade de crudités aux couleurs vives nous attend. Nos muletiers sont en plus des artistes de la cuisine et de la décoration.
Après cette halte bien agréable, nous reprenons notre marche vers le fond de la vallée. A l'arrière plan le M'Goun ou Amsod (vent) se dessine. Nous quittons l'axe principal pour un embranchement sur la droite. Arrivés à un replat nos muletiers nous attendent et ont préparé le campement pour la nuit. Chaque soir la même opération se renouvellera. Une fois bien installé, chacun vaque à ces petites occupations. Le ruisseau permet un décrassage sommaire. A la tombée de la nuit nos accompagnateurs marocains entonnent des chansons traditionnelles accompagnées d'instruments de musique rudimentaires, grelots, gros bidon vide, bassine en plastique et même une boîte de conserve, qu'ils utilisent comme instruments à percutions. Les Basques donnent la réplique en entonnant leurs chants que tous reprennent en cœur, je me sens vraiment bercé par des traditions qui ne sont pas les miennes. Marocains et Basques sont sur la même longueur d'onde lorsqu'il s'agit d'entonner leurs chansons à tue-tête. Cette ambiance est extraordinaire. Juchés sur notre terrasse, perdue au milieu d'un immense pan de montagne nous assistons à l'arrivée de la nuit et du mystère qui descend sur cette terre d'altitude. Les formes et les dimensions deviennent imprécises et permettent à l'esprit toutes les extravagances. Avec un peu d'imagination, dans ces boursouflements verticaux qui se drapent de secret avec les ténèbres, je m'imagine toute une faune préhistorique qui a pu peupler ces escarpements, que le pied de l'homme n'a certainement pas encore foulés en bien des endroits. Peut-être que pas très loin, dans le creux d'une couche géologique protectrice, un spécimen vieux de plusieurs millions d'années, attend patiemment de nous révéler ses secrets, afin de nous faire progresser sur le mystère du ou des chaînons manquants. Bivouaquer seul dans ces montagnes doit encore augmenter l'émotion produite par la divagation de l'esprit. Cependant, je dois reconnaître que le voyage en groupe apporte d'autres joies, peut-être aussi une certaine tranquillité, qu'une recherche d'absolu à travers le voyage en solitaire généralement exclue. Il est très intéressant de pouvoir expérimenter les deux, qui représentent des approches distinctes d'une même quête, la découverte de soi au filtre de la nature et des autres.
Dans la spacieuse tente salle à manger nous allons poursuivre la découverte des dons culinaires de notre cuisinier. Malheureusement cela fait maintenant plus de deux ans et le détail des mets ne me revient pas. Cependant, me reste en mémoire une impression de satisfaction de manger des plats bien présentés à la saveur prononcée. Chaque soir cette réunion nous permettra de comparer nos impressions de la journée sur ces régions que nous découvrons.
Après une nuit tiède sans plus à 2250 mètres d'altitude, qui a favorisé un sommeil réparateur, le décor fabuleux de la montagne marocaine nous accueille. Devant nous un raidillon de mille mètres doit nous conduire au col de Tarkeddit donnant accès au plateau du même nom au pied du M'Goun. La végétation change. Seuls subsistent de gros buissons en boule aux piquants acérés, dont la couleur verte contraste étonnamment avec la couleur ocre du sol complètement desséché. La nature s'adapte à toutes les conditions. Dans certaines parties du désert il existe même des poissons qui lorsque l'eau se retire, s'enfoncent dans la boue avant qu'elle ne sèche. Une fois à l'intérieur, la sécheresse arrivant, ils se transforment en produit déshydraté, et peuvent attendre plusieurs années la pluie qui les regonflera et leur rendra en quelque sorte la vie pour un temps! Comment imaginer qu'une telle évolution conduisant à l'adaptation aux conditions locales soit simplement le fruit du hasard?
Le chemin raide s'étire en de nombreux lacets le long d'un flanc de montagne constellé de myriades de ces gros buissons piquants. Les différents groupes de trekkeurs s'échelonnent sur ces mille mètres de dénivelé. Les mules au chargement multicolore et parfois hétéroclite donnent une touche étonnante à la scène. On distingue d'une part les trains d'animaux qui accompagnent les touristes et d'autre part les équipages qui se livrent au commerce de vallée en vallée et ravitaillent les villages. On les reconnaît facilement par leur chargement. En effet dans le premier cas les ustensiles de camping avec matelas et tentes prédominent sur le dos des animaux, tandis que pour les seconds il s'agit de sacs contenant du ravitaillement et en particulier des céréales.
Une fois le col atteint, l'Amsod, du haut de ses quatre mille mètres, nous saute à la figure et obstrue tout l'arrière-plan. Sa couleur sombre, grise presque noire par endroits est mise en exergue par deux grosses taches de neige qui soulignent son arête terminale. L'endroit est venté et nous nous abritons en nous collant à de gros rochers pour faire une pause. Le froid est tout relatif, cependant nous réagissons à l'amplitude thermique. La vue de ce point de passage est magnifique, la terre prend toutes sortes de couleurs, en particulier par endroit une teinte indéfinissable, peut-être lie de vin claire. À nos pieds se dessine le large plateau de Tarkeddit dont l'altitude est de 2900 mètres. En quelques centaines de mètres de dénivelé nous le rejoignons. Ce sera notre lieu de campement pour ce soir. Ce site est à la croisée de nombreux itinéraires de treks, ce qui explique le nombre important de groupes qui y stationnent. Mais il y a de l'espace et nous ne nous gênons pas les uns les autres. Cependant, ceux qui veulent aller prendre une douche au refuge ressentent un peu plus la foule, car il faut faire la queue dans l'attente d'un peu d'eau. Je ne sens pas le besoin de me laver, ce qui m'évite de me retrouver dans ce refuge, qui a toutes les caractéristiques d'un refuge chamoniard un quatorze juillet ou un quinze août. Mais note lieu de campement est suffisamment éloigné pour nous permettre d'être bien tranquilles. De nombreux animaux paissent sur ce grand terrain plat. On y croise des chevaux, des mulets, des chèvres et quelques chameaux. En particulier un spectacle attire l'œil. Une jeune femme au port altier et à l'allure sauvage passe à grandes enjambées, suivie de près par de magnifiques chameaux blancs. Elle se refuse à toute photo, dommage car elle a vraiment fière allure avec son troupeau.
Lever très matinal, de nuit, car Ali veut éviter tout risque d'orage sur le sommet que nous comptons grimper aujourd'hui. Nous démarrons avec l'arrivée de l'aube. Un long vallon caillouteux remonte jusqu'à une arête, qu'il nous faudra suivre pour atteindre le but. Tout n'est que minéral, plus une seule plante, seulement cette pierre sombre à perte de vue. Il fait frais, le vent souffle avec force. Nous sommes tous emmitouflés. Les groupes nombreux et compactes comme repliés sur eux s'égrainent sur cette sente austère. On sent une certaine compétition montée, sans doute générée par les différents guides et le rythme s'accélère. Les groupes parfois explosent semant au gré du chemin les malheureux qui perdent le souffle. Mais les guides veillant, des haltes sont imposées pour rassembler les troupeaux. Au cours de ces arrêts le corps se refroidit et la reprise de la marche est une délivrance.
L'arête est atteinte, son altitude se situe aux environs des trois mille neuf cents mètres. Le vue s'étend à un espace immense, essentiellement minéral. Il nous faut maintenant suivre cette crête, en ondulations amples, qui conduit tout là-bas au point culminant. Elle s'incurve au-dessus d'un vaste versant couvert d'un gigantesque pierrier sombre, par lequel nous rejoindrons le profond vallon qui nous conduira à la vallée d'Oulilimt. De par l'effet de perspective, la trace qui fend ce vaste versant nous apparaît d'une raideur extrême. Cette illusion trompeuse est due à la vue presque de face de ce pan de montagne qui se situe à l'opposé de la crête en demi-cercle que nous avons à parcourir. Enfin le sommet est atteint. Cette longue marche aérienne entre deux versants est un enchantement. J'aimerais que cela ne finisse pas. Cette cime est le point le plus important, donc le plus convoité de notre randonnée. Cela fait trois jours que nous la voyons se rapprocher lentement, quand elle veut bien ne pas se cacher. Tout naturellement la joie explose sur tous les visages. Une longue station est nécessaire pour assouvir tout ce plaisir, qui concrétise un rêve de plusieurs mois pour certains, voire de plusieurs années pour d'autres.
Le moment de quitter ce lieu haut perché arrive. Un dernier regard circulaire sur ce panorama presque désertique et nous plongeons dans un raide pierrier. Le calibre des pierres est idéal pour se lancer dans une course effrénée à grands bonds dans cette pente abrupte. La descente des pierriers en courant le plus vite possible m'a toujours procuré une immense jouissance. Je me souviens de certains endroits des Dolomites où après de splendides escalades des pierriers sur des centaines de mètres offraient des sensations extraordinaires. En effet les bonds dans des fortes pentes donnent vraiment l'impression de décoller, et l'atterrissage restant relativement doux du fait de l'amorti qu'offrent les pierres qui roulent sous la semelle. Dans le Dévoluy au pied de la crête des Bergers, montagne où s'est tué Jean Couzy l'un des plus doué alpinistes de sa génération, se trouvent des pierriers à couper le souffle. Mais aujourd'hui je vais réfréner mon ardeur et garder une vitesse de descente modérée, car une blessure serait une gêne pour tout le groupe, et ce serait de l'inconséquence de leur imposer une telle situation. Cependant, sans tout donner la sensation est malgré tout très agréable.
Après ce grand cirque rapidement dépassé, un long vallon aux couleurs sombres s'enfonce entre des parois rocheuses. De façon imperceptible la végétation réapparait. Au fond d'une gorge profonde subsistent quelques restes de neige, résultant sans doute de grosses avalanches qui sont venues s'accumuler dans cette dépression. Il y a quelques années à cet endroit s'est déroulé un drame. Deux randonneuses lyonnaises sont mortes, surprises par le mauvais temps de nuit. Par touches successives la couleur ocre se substitue au gris. La chaleur se fait plus insistante. Les gros buissons verts sont à nouveau présents. Le long d'une petite crête une chamelle et son petit s'en nourrissent. Mais comment font-ils pour mâcher ces épines dures comme du fer et effilées comme des rasoirs? Enfin se dévoile le fond de la vallée et le campement que nos muletiers ont monté. Un dernier raidillon et nous voilà arrivés. Il est treize heures, la chaleur dans ce recoin rocheux est terrible. On se croirait dans un four. Un repas savoureux nous fait le plus grand bien. Un ruisseau à l'eau froide permet de se laver. Afin de ne pas le polluer certains utilisent de petites bassines et déversent l'eau utilisée à distance du lit du cours d'eau.
Je profite de cet après-midi pour observer les environs et tout particulièrement les chameaux qui broutent autour du camp. Ils s'aventurent sur des pentes en éboulis instables sans la moindre hésitation et jamais ils ne dérapent. Leurs sabots sont de véritables crampons.
Des enfants viennent nous proposer de l'eau en bouteilles et des fossiles. De toute évidence, ce genre de trek que l'on fait accompagné par un guide et son équipe de muletiers peut s'entreprendre seul avec un minimum de poids. En effet de l'eau on en trouve partout, car la rivière n'est jamais loin et avec des pastilles d'épuration elle devient buvable. D'autre part à plusieurs reprises j'ai vu des sources , où à mon avis l'eau est potable telle quelle. Et dernier recours, et là tout au long des deux semaines la même scène s'est répétée, des enfants viennent vous vendre des bouteilles d'eau minérale. En outre, dans les villages traversés, au moins un par jour et souvent plus, se trouve toujours une petite épicerie qui fournit l'alimentation de base voire un peu plus. De plus dans ces hameaux, le logement ne pose généralement pas de problème car on y trouve des gîtes. Le plus difficile à résoudre pour se lancer seul dans ce type d'aventure, provient de la complexité de trouver la carte qui décrit l'itinéraire.
Avec le déclin du soleil l'ombre arrive assez tôt, du fait de la hauteur des sommets qui nous entourent. D'autres groupes campent dans les parages, mais les distances sont suffisamment grandes pour que nous ne nous entendions pratiquement pas. Sous la tente salle à manger la soirée sera encore très conviviale. De toute évidence voyager de cette manière est très différent du voyage seul avec un sac réduit. Dans ce dernier cas souvent les nuits sont beaucoup plus spartiates et la nourriture moins diversifiée. Dans le fond ça fait du bien de se laisser dorloter.
Une fois la nuit bien installée je pars n'installer pour contempler les étoiles. Les conditions sont idéales, l'altitude, l'absence de lumière résiduelle et un ciel sans nuage sont les éléments prélude à un spectacle de grande beauté. Malgré la densité et la luminosité des étoiles, le voûte céleste affiche une couleur noire. Certains calculs montrent que du fait de la multitude de corps cosmiques qui nous éclairent la nuit, la lumière qui en découle devrait être des milliers de fois plus intense que celle que nous percevons. Cette con station milite pour la théorie de l'expansion de l'univers. En effet, ce paradoxe de lumière manquante provient du fait que le calcul est fait en statique ce qui démontre que l'hypothèse est fausse, et par conséquent semble prouver que les galaxies s'éloignent les unes des autres. Une belle voûte étoilée permet tous les rêves les plus fous et souvent on reste bien en-deçà de la réalité scientifique, qui tous les jours fait des découvertes toujours plus époustouflantes. Le dictionnaire amoureux du Ciel et des Etoiles de Trinh Xuan Thuan est un livre très accessible faisant un point clair et compréhensible par tous sur les avancées actuelles dans ce domaine. Ce pavé de plus de mille pages se lit comme un incroyable roman de science fiction pour certaines parties et comme un beau livre d'histoire au cours des âges pour d'autres. Mais on est transporté tout du long, et lorsqu'on en est bien imprégné, se coucher sous les étoiles entraîne un bouillonnement de pensées et d'images dans le cerveau. J'imagine un peu ce que pouvait éprouver Saint-Exupéry perdu dans le désert suite à une panne de moteur de son avion.
Le matin, comme nous le faisons depuis trois jours, le rite du branle-bas commence à se rôder. Un bon petit déjeuner nous est servi, puis nous fermons chacun notre sac que nous entassons, puis nous nous mettons en route. Les muletiers se chargeront de tout récupérer et de constituer les chargements des mules. L'étape de ce jour se déroule pour sa première partie le long d'une petite sente qui domine le cours d'eau. La végétation est extraordinaire. Toujours ces grosses boules de piquants, certaines d'entre elles fleurissent et se couvrent d'une multitude de petites fleurs jaunes. Par endroit, le sol couleur ocre est semé de gros cailloux de la même teinte. Les thuyas ces arbres incroyables font leur apparition. L'harmonie entre ces différents éléments végétaux et minéraux est totale dans l'association des formes des dimensions et des couleurs.
Le thuya est vraiment une curiosité à plus d'un titre. Tout d'abord en contemplant les pans des grandes montagnes qui nous entourent, on réalise qu'il a colonisé bien des escarpements. Il ne s'agit pas d'un arbuste, car certains échantillons approchent les dix mètres de haut. Comparativement à la masse de bois le feuillage est de petite dimension, un peu à la manière de touffes éparses accrochées à des branches massives. Chaque individu a des mutilations à la scie. Des sections coupées se dégage une senteur puissante et très agréable. Ali nous explique que chaque arbre a un propriétaire et qu'il ne s'agit pas d'aller couper une branche d'un individu qui appartient au voisin. Certains sont très loin du chemin à des centaines de mètres de dénivelé, ils ont cependant un propriétaire. De toute évidence ils sont multi-centenaires, probablement millénaires pour nombre d'entre eux. Ils doivent se transmettre par héritage.
Alors que nous profitons d'un point de vue magnifique sur la vallée que nous dominons, nos muletiers nous dépassent. Ils ont fière allure, le chef muletier dans sa djellaba marron et le cuisinier, grand noir au port altier et au regard pétillant, vêtu de clair hormis son couvre-chef noir. Les animaux malgré leur chargement volumineux se déplacent sans difficulté sur ce sentier étroit et aérien par endroit.
Nous passons quelques lieux d'habitation estivale d'éleveurs. La famille complète y séjourne, les conditions de vie sont de toute évidence spartiates. Les maisons sont de simples tas de cailloux à hauteur d'homme couverts d'un peu de terre. En contrebas du chemin on les distingue à peine des amoncellements de pierres dus à la nature. Des petits enfants s'égaillent autour de ce lieu de stationnement. Des femmes à l'air farouche, à moins qu'elles ne soient excédées montrent des signes de mécontentement si l'on essaie de les photographier, bien que le sentier passe à une distance de quelques centaines de mètres.
Une descente raide nous ramène en fonde la vallée en un point étonnant. Il s'agit d'une grande zone d'érosion à la confluence de deux gorges. Une multitude d'édifices de terre, telles des citadelles en ruine se dressent en troupe serrée en bordure de rivière. Le lieu est idéal pour la pause de midi. La fraîcheur, conjugaison de l'eau qui court de l'ombre que prodiguent ces grandes cheminées de fées et du courant d'air créé, donne à cette halte une petite touche de paradis. Tous en profitent pour se baigner. Pour ma part, je pars me perdre dans les couloirs profonds, raides et glissants qui s'enfoncent dans ces roches érodées. Je gagne quelques dizaines de mètres et je décide de m'arrêter pour des raisons de sécurité. Le point de vue est enchanteur. L’un des énorme rochers posé à même les galets sur la partie sèche du lit de la rivière ressemble à une espèce de grosse bête préhistorique qui semble le gardien du lieu, à moins qu'il ne s'agisse d'une mariée avec une traîne imposante. Ces montagnes donnent loisir à toutes les divagations lorsqu'on observe le travail de l'érosion sur la roche.
Nous reprenons notre route assez tôt. Le chemin est à même les galets. La chaleur est importante, du fait de l'altitude qui diminue et aussi du fait de la réverbération sur la roche claire. Le lieu d'arrêt prévu est déjà occupé, il nous faut donc aller un peu plus loin. Nous nous installons en bordure de rivière. La vallée est large un peu en U. L'eau est tentante, peu profonde, elle court sur des galets. L'endroit est idéal pour un petit rafraîchissement. Quelques constructions, avivent notre curiosité. Nous partons les visiter. Il s'agit d'un grenier à grains de belle dimension. Ces constructions en torchis donnent toujours l'impression d'être en déliquescence. Un jeune couple de Français, croulant sous des sacs énormes remontent la vallée. Ils s'arrêtent à notre campement et Ali leur offre le thé.
De retour vers le campement, accompagné de Jean-Paul je remonte la rive opposée de la rivière. Une petite cascade jaillit d'un muret. Jean-Paul pense qu'il s'agit d'une source et s'abreuve abondamment. Cela me paraît bizarre. J'escalade le mur d'où l'eau gicle et je constate qu'il s'agit d'un défaut d'étanchéité du muret d'un canal d'irrigation. Mais toutes les bêtes y viennent et la boire comme l'a fait mon camarde peut entraîner quelques désagréments. Il ne s'émeut pas pour autant. Il me demande de lui passer quelques pastilles d'épuration qu'il croque sur le champ. En effet le remède sera efficace, il n'aura aucun trouble digestif.
Ce lieu où nous campons s'appelle Tighremt n'Aït Ahmed et se situe à 2200 mètres d'altitude. Comme tous les soirs précédents l'ambiance sera à la fête, les rires et les chansons fuseront de toutes parts. Je m'étonne parfois de trouver un tel plaisir à une randonnée en groupe, moi qui suis habitué à partir seul en montagne. Le sommeil sera calme et profond. Dans ces contrées il n'y a pratiquement pas d'humidité d'où absence totale de condensation dans les tentes, ce qui explique peut-être en partie la quiétude des nuits?
Nous entamons notre cinquième jour de marche. La végétation commence à changer avec l'altitude qui diminue. Dans les méandres de la rivière commencent à apparaître de grandes zones verdoyantes, arbres à feuilles caduques et champs cultivés. Le contraste, entre le brun clair des pentes de rocher et le vert profond qui colonise par endroits le fond de la vallée, donne une touche nouvelle au panorama. Le chemin conduit au travers de villages en corniche, dont les maisons se confondent avec la montagne environnante et s'y intègrent parfaitement par leur forme simple et leur teinte. Les villageois sont habitués à ces trains de touristes. J'évalue à une dizaine, au moins, le nombre de groupes par jour qui empreinte ce sentier à cette époque de l'année. Dans l'un des villages, deux tous petits gamins, huit ans maximum, sont juchés au sommet d'un mulet et essaient de le faire manœuvrer dans une rue étroite. Un peu avant ce même village un autre gamin à l'air abattu, monté lui aussi sur un âne, s'est approché de nous et nous a demandé des médicaments car il avait une rage de dents ou mal à la tête. Nous lui avons donné quelques aspirines et il a repris son chemin en remontant la rivière.
La halte de midi a lieu au gîte chez Jarnel, magnifique construction à un étage au pied d'une falaise escarpée. L'intérieur est de toute beauté, tout particulièrement la charpente en thuya qui dégage un parfum puissant dans chacune des pièces. Des enfants viennent se faire photographier dans l'espoir de récupérer quelques pièces. Nous profitons de cet arrêt aux heures chaudes pour aller nous rafraîchir en bordure de rivière. De nombreux enfants s'y amusent. Un petit bout de chou de trois quatre ans, seul sur la rive, descend d'un pas pas très assuré. S'il tombe à l'eau, étant donné le courant, je crains que sa vie ne soit mise en réel danger. Mais cela ne semble déranger personne. C'est peut-être cela le fatalisme musulman? Inch Allah!
Encore quelques heures de marche et nous arrivons à Igherm Izdarn. Nous logeons chez le père de notre guide. Ce dernier récupérera son jeune fils qui nous accompagnera sur la fin de notre voyage. Pour le repas du soir nous avons droit au mouton à la façon locale. Dans un four en terre un feu est allumé, une fois que la quantité de braises est suffisante, le mouton embroché est piqué dans les braises. L'orifice supérieur du four est alors hermétiquement obstrué à l'aide de terre mouillée, constituant un enduit qui colmate bien et empêche tout échange, en particulier d'oxygène. Après un temps de cuisson long, la croûte de terre qui a séché est brisée et apparaît le mouton magnifiquement doré. Cette viande est succulente, cuite uniformément en profondeur. La nuit à l'intérieur de la maison sera moins confortable que sous la tente, en effet la chaleur et le manque de courant d'air seront une gêne pour le sommeil.
Au matin, je suis bien content de sortir à la recherche d'un peu de fraîcheur. Aujourd'hui nous allons nous engager dans une variante qui durant trente six heures va nous conduire sur une variante de cette grande classique. Nous allons quitter la vallée que nous suivons depuis plusieurs jours et nous diriger vers un col donnant accès à la vallée d'à côté. Au court de cette journée et demie nous ne croiserons aucun groupe de trekkeurs. Au sortir du village, une petite épicerie accueillante, nous nous y engouffrons tous à la recherche de quelques friandises et autres bouteilles de jus de fruit chimique.
La halte de dix heures a lieu dans le village du frère d’Ali. Nous sommes reçus avec beaucoup de gentille pour le thé. De succulents petits gâteaux accompagnent la boisson. Le moment passé dans ce village nous laissera un très agréable souvenir. Une fois de retour dans le lit de la rivière et reprenons notre marche vers le col. Le paysage est imposant, des falaises nous encerclent, des thuyas de grandes taille au bois torturé ponctuent le sentier. Ces arbres sont vraiment étonnants, ils sortent d'une terre complètement aride et exhibent des troncs et des branches de taille imposante. Je ne me lasse pas de las admirer, ils sont tous différents et présentent des courbes et des volumes très esthétiques, et puis ils sentent si bon! A proximité du col, une vaste bergerie, à peine surélevée du sol, non occupée nous offre un lieu de déjeuner agréable et original. De cet emplacement, la vue sur la vallée en conter-bas et sur les montagnes qui nous entourent, est absolument magnifique. A par nous absolument personne. Je me fais la réflexion que dès que l'on quitte les itinéraires à la mode la montagne est presque déserte. J'ai déjà fait ce type d'expérience dans les Alpes et les Pyrénées. Après une longue pose, le col est rapidement atteint. La zone est presque désertique. Seul, de loin en loin, un thuya apporte sa pointe de verdure. Ce type d'endroit j'aimerais m'y arrêter et y passer la nuit seul face aux étoiles. Mais il n'en est pas question. Nous basculons dans une autre vallée et rapidement nous atteignons le village d’Arg. Une petite terrasse un peu au-dessus de la rivière nous offre un superbe emplacement de bivouac. Rapidement des enfants nous abordent. L'un d'entre eux tient dans ses bras une mignonne petite chèvre. Nos tentes sont installées en cercle. Ce soir la douche est prise directement dans le courant du cours d'eau, ce qui nous fait dire que la montagne a des yeux, car manifestement cela éveille de la curiosité, que nous trouvons un peu trop insistante.
La soirée une fois de plus sera un moment très agréable. La vue de notre promontoire sur cette vallée déserte fermée par un grand cirque de montagnes, une fois de plus nous met en présence de la beauté du Haut Atlas. Le regard ne se lasse pas de se déplacer le long des à pics de ce monde minéral. Lorsque le soleil plonge derrière ces sommets en fond de vallée, la roche de toutes parts s'illumine de couleurs qui donnent l'illusion d'un monde en fusion.
Nous quittons à regret notre nid d'aigle. Encore une demi-journée avant de retrouver la vallée principale et ses trains de trekkeurs. En y arrivant nous faisons halte sous un auvent rocheux. Notre cuisinier bien assis collé contre le rocher met en œuvre des marmites avec entrain. A vrai dire, nous sommes installés le long d’une large strate dont la lèvre supérieure est en surplomb et offre de ce fait une protection. La rivière nous invite à la baignade. J'en profite pour la remonter jusqu'à une cascade d'environ un mètre cinquante. J'assiste à un spectacle assez époustouflant. Au beau milieu de l'écume une petite truite de quatre centimètres essaie de remonter et se fait rejeter vers l'aval. Si l'on tient compte des dimensions, on pourrait imaginer un saumon de quarante centimètres essayant de passer une cascade de quinze mètres !
La gorge se resserre et des parois de grande hauteur donne un caractère austère au lieu. Haut perchées des restes de constructions en plein milieu d'une paroi nous intriguent. Ali nous dit qu'il s'agit des ruines d'une garnison portugaise qui s'était installée dans cet endroit reculé il y a plus de deux siècles. J'imagine l'impression d'éloignement que devaient éprouver les militaires envoyés en mission au fond de cette vallée. Un chemin en encorbellement après avoir passé un verrou, donne accès à un élargissement de la vallée.
Nous installons notre campement à Tarzount, au pied d'une falaise immense. Le panorama est impressionnant, on se sent écrasé. Bien évidemment mon esprit ne peut s'empêcher d'imaginer de belles lignes d'escalade le long de piliers aériens et de dièdres qui jaillissent presque jusqu'au ciel. Chaque soir, le lieu de campement est différent. Aucune lassitude ne s'installe. Bien au contraire l'envie que l'aventure continue est un souhait. Mais nous sentons que nous avons basculé dans la dernière partie de notre randonnée et que la fin se rapproche. Mais n'y pensons pas trop et profitons de ce spectacle en permanence renouvelé. Un énorme arbre abattu est étendu pratiquement dans notre bivouac. A-t-il été amené à cet endroit par la rivière en crue?
Au matin au sortir de la tente la vision sur cette falaise que j'ai pourtant regardée sous toutes ses coutures la veille, ne laisse pas de m'impressionner. Aujourd'hui nous allons progresser dans l'eau dans une gorge étroite de toute beauté. Nous quittons nos chaussures de randonnée, pour chausser soit des baskets ou des sandales. Ce qui est mon cas, mes chaussures spéciales canyon font merveille et permettent une marche aisée. Cette marche dans vingt à trente centimètres d'une eau courant à vive allure est un enchantement. Par endroits les parois sont si rapprochées que la pénombre n’est pas loin. De gros bombements nous surplombant nous cachent le ciel et nous donnent l’impression d’être dans une grotte. Je n’ose imaginer une crue dans ces coins, la hauteur des flots doit être gigantesque dans ces étroitures. Au milieu de la gorge, un chemin incroyablement escarpé escalade le fond d’un couloir presque vertical. Il s’agit d’un itinéraire emprunté lorsque le débit de l’eau ne permet pas l’utilisation du lit de la rivière.
D’un coup les parois s’écartent et permettent à la rivière de s’étaler le long d’une petite plage, sur laquelle une échoppe propose café et autres boissons ainsi qu’un assortiment de bijoux rudimentaires. Immédiatement nous sentons à une foule de détail que nous allons quitter le domaine de la haute montagne. A la halte de midi une nuée de gamins viennent nous voir. Ils sont habillés de vêtements éculés. Une petite fille de six ans porte sur son dos sa sœur de un ou deux ans et à aucun moment ne la posera au sol, malgré l’effort qu’elle produit.
Ce soir nous campons à Aguerzaka, village à 1750 mètres d’altitude. Les tentes sont installées dans l’enceinte d’un ancien édifice pratiquement disparu. Seuls en subsistent des restes de murs effondrés qui délimitent le périmètre de notre bivouac. Les environs immédiats, de toute évidence, servent de lieu d’aisance aux habitants du hameau. Il faudra faire attention si nous sommes amenés à circuler de nuit. Ali nous emmène chez le sage du village qui nous offre le café. Les montagnes autour de nous se sont affaissées et laissent la place à d’immenses moutonnements aux allures moins verticales. Ce lieu respire la sérénité, l’espace semble s’élargir, sans doute impression due au fait que les montagnes nous surplombent moins. Comble du luxe, il est possible de prendre une douche, et les filles vont se faire maquiller à la mode berbère. Ce soir encore au cours du repas ce sont chants et danse endiablées en tapant sur les habituels bidons et gamelles.
L’étape suivante se déroule dans une vallée qui s’élargit et des montagnes de moins en moins hautes. De grands bouquets de verdure et des villages qui deviennent d véritables petites villes sont les signes les plus évidents que nous n’allons pas tarder à quitter ces terres hautes de l’Atlas. Encore deux nuits sous tente et l’aventure prendra fin. Je pense que nous aurions aimé que cette aventure continue un peu plus. L’avant dernier soir un habitant du lieu nous propose sous le manteau un horrible alcool de noix, imbuvable. Un signe de plus nous annonçant la fin imminente du voyage, les téléphones portables passent. Les premiers appels vers les familles ont lieu, le charme va être rompu.
La fin de la dernière étape se passe sur une route goudronnée. Le bivouac est installé dans un coude de la route. Une belle fête va clôturer ces douze jours à travers le Haut Atlas. Une envie me prend de revenir parcourir les sentiers secrets de ces montagnes. Un projet fabuleux consiste en la traversée totale de la chaîne du Haut Atlas, cela nécessitant à mon avis un mois voire plus. Tout entreprise qui touche à sa fin doit déclencher l’envie de nouvelles aventures, pour éviter le petit coup de blues du au vide créé par l’accomplissement d’un rêve.
Partir en voyage accompagné ce n'est pas mon fort, mais du fait d'une bande de Basques enthousiastes je me suis laissé convaincre et je ne le regrette pas. Le but de la balade consiste en douze jours de randonnée dans la région du M'Goun, gravir ce sommet de 4046 mètres puis descendre jusqu'à la vallée des Roses.
Je vais donc décrire cette promenade dans le Haut Atlas, le long d'un itinéraire très connu sur lequel les trekkeurs occidentaux sont nombreux. Cependant, bien qu'ayant eu quelques craintes de parcourir ce circuit, de peur d'être confronté à la foule de mes semblables, le voyage a été très agréable. Le cadre magnifique, à lui seul, justifie tous les bains de foule, qui cependant n'ont pas eu lieu. Les groupes rencontrés parfois à certaines étapes ou croisés, n'ont pas représenté de gêne. Je ne peux que conseiller ce genre d'expérience, même aux amateurs de solitude et de randonnées en solitaire.
Après un départ de Bordeaux quelque peu mouvementé prévu à 22 h qui a finalement eu lieu à 4h du matin, un vol court nous amène à Marrakech au lever du jour. Nous sommes au mois de juillet, la chaleur est intense. Notre guide Ali, nous attend et nous conduit à l'hôtel où la nuit était prévue. Après un somme de quelques heures sur la terrasse, ou pour les moins avisés dans des chambres surchauffées, nous nous retrouvons tous sur le toit de l'hôtel. Dans cette fournaise, un petit courant d'air intermittent amène sur la peau un soupçon de rafraîchissement. Heureusement nous n'allons rester que quelques heures dans cette ville. Je n'imagine pas à cette période de l'année y séjourner longuement. Un petit déjeuner agréable nous est servi. Le minibus qui nous emmènera à destination de Tabant, point de départ de notre randonnée, part vers les onze heures. Nous mettons à profit les deux heures d'attente pour découvrir cette ville tant à la mode chez les Occidentaux. Le matin manifestement la localité semble encore ensommeillée.
L'heure du départ ayant sonné, armes et bagages entassés, le véhicule part en direction du Haut Atlas. Le pays est très sec et rocailleux. Vers les midi arrêt dans une petite ville, nous déjeunons dans un restaurant à l'atmosphère étouffante. De nouveau sur la route, les montagnes commencent à se dresser devant nous. Un col en altitude barre l'horizon. Après l'avoir pratiquement atteint, Ali fait arrêter le véhicule devant un groupe de paysans occupé à battre le blé à l'aide de chevaux qui le foulent sous les sabots. Ils tournent en ligne de front sur une aire circulaire et les paysans jettent au vent à la fourche la paille qui s'envole au gré des courants d'air. Le but étant qu'à la fin de l'opération il ne reste que le grain au sol. Certains d'entre nous vont s'initier à la conduite des trains de chevaux, tels des Ben Hur, et au coup de fourche dans le ciel, ce qui déclenchera un fou rire généralisé aussi bien de la part des paysans marocains que de la nôtre.
Du col nous plongeons dans une vallée profonde. Le terme de notre voyage en véhicule est le petit village de Tabant, blotti à 1850 mètres d'altitude. Le cadre est magnifique. Nous sommes entourés de montagnes imposantes, à l'allure aride. Le gîte est une bâtisse sur un niveau avec une cour intérieur de laquelle nous pouvons voir les sommets environnants. Si l'air est plus frais qu'à Marrakech, les mouches manifestement le savent et apprécient aussi le coin. Nos affaires déposées, nous partons à la découverte des environs. Un imposant tertre d'une centaine de mètres de haut nous invite à l'escalade. Par une sente escarpée nous en atteignons le faîte. Le panorama est magnifique. Une multitude de groupes de maisons couleur terre sont accrochés un peu partout le long des plissements de cette chaîne montagneuse puissante. De nombreuses terrasses à la teinte dorée, servant au battage des céréales, s'échelonnent au dessus de Tabant. A cette heure chevaux et paysans ont regagné leur demeure. Le vert des cultures tranche très nettement sur la couleur terne, un peu poussière qui domine dans ce paysage. Le ciel, lui-même, affiche une couleur presque neutre. La quantité de particules en suspension, faisant en quelque sorte le lien entre le sol et l'atmosphère, donne cette apparence du brouillard ténu. Cette visibilité réduite, relativement car portant à quelques kilomètres, bien spécifique de l'Afrique je l'ai aussi expérimentée le long des plages girondines. En effet, en remontant du cap Ferret à la pointe de Graves sur une centaine de kilomètres, les pieds dans l'eau, on a la sensation d'avancer vers le néant du fait de cette poussière de sable en suspension, qui limite la visibilité aussi à quelques kilomètres. Il en découle que l'œil n'a aucun point de repère sur lequel s'accrocher afin d'évaluer la distance à parcourir. Le seul repère de distance est donné par le podomètre ou le GPS. Mais dans le fond, il est préférable dans ces cas-là de ne posséder aucun de ces deux engins, destinés à tout rationaliser, alors que l'on est à la recherche du plaisir, qui ne quantifie pas avec des engins, et d'une apparence de liberté par rapport à notre mode de vie trop structuré. Toujours, lorsque je me promène à l'étranger me viennent tout naturellement des éléments de comparaison avec ce que j'ai vécu en France.
Revenons au sommet de notre tertre. Une imposante construction circulaire trône et impose sa silhouette. Il s'agit d'une ancienne ferme. L'occupant des lieux nous offre le café aimablement, cependant il nous fait remarquer que nous ne le payons pas assez. Aïe! Aurions-nous fait une erreur, voire une impolitesse? Les choses s'arrangent, mais le tenant du lieu semble nous garder quelque grief.
Nous rejoignons notre gîte dans la cour duquel le regard plongeait de notre hauteur. Comble du luxe, il y a même une douche. Le repas sera sympathique et l'ambiance au rire et à la joie à l'idée de la magnifique balade qui commence le lendemain. Aucun d'entre nous ne connaît cette région, ce qui fait que la curiosité et l'empressement nous rendent tous impatients de nous retrouver quelques heures plus tard.
Après une nuit très correcte, répartis dans deux pièces exiguës, où nous avons dormi sur des paillasses à même le sol, nous sommes accueillis par un spectacle grandiose. Le soleil se lève et illumine les grandes pentes de caillasses escarpées et arides qui nous dominent. La lumière du jour dessine toutes les arêtes et laisse les gorges à leur mystère. Une telle vision réveille instantanément mon instinct de grimpeur et je m'imagine le long de ces rochers, assister à la naissance du jour. Le bivouac en montagne, accroché à une paroi, est l'une des plus belles expériences que j'ai fait dans ma vie, et toujours aussi intense malgré les répétitions. Cela m'a peut-être permis de garder mon regard d'enfant qui s'émerveille facilement. Je me souviens d'une nuit passée au milieu de la face nord-ouest de l'Olan. Étant arrivés tôt au refuge, nous avons décidé d'attaquer tout de suite. Ce qui nous a conduits au pied de la paroi vers les seize heures. Au début septembre les jours étant longs, la nuit nous a surpris alors que nous avions déjà gravi la moitié de la paroi, c'est à dire cinq ou six cents mètres. Nous nous sommes installés au moins mal sur une dalle en pente, bien arrimés à quelques pitons pour éviter le grand plongeon dans le sommeil, et nous avons gouté à un spectacle fabuleux. Une mer de nuages, quelques centaines de mètres plus bas, butait contre notre paroi et s'allongeait jusqu'à l'infini. Le soleil s'est englouti au loin en une multitude de couleurs et de dégradés et nous a abandonnés à la nuit et à l'austérité froide de cette immensité minérale verticale, se parant de menaces dans l'obscurité. Les émotions que l'on ressent dans ces moments, loin de tout au beau milieu d'une paroi de plus de mille mètres, montée et descente présentant les mêmes difficultés, voire les mêmes impossibilités en cas de mauvais temps, restent gravées en vous une vie entière. Voilà pourquoi un soleil levant ou couchant sur une paroi éveille toujours chez moi de très fortes émotions.
Avant le petit déjeuner, je profite d'un moment de solitude pour me plonger dans la contemplation de ce monde minéral. Avec quelque indiscrétion je pars à l'aventure au milieu de grands bâtiments en torchis qui jouxtent notre refuge. Les murs sont mangés par de grands trous béants, probablement résultat de la pluie ruisselant sur ces constructions en boue séchée. Cette terre, de laquelle les habitations sont construites, est la même qui constitue les immenses flancs de la montagne. On passe des unes aux autres sans aucune rupture dans les tons et les couleurs. De cette uniformité se dégage une impression particulière, comme si l'homme dans ces contrées faisait réellement partie intégrante du décor en s'y fondant complètement, bien loin de l'impression que dégagent nos villes et de notre civilisation mangeuses de nature.
Nous débutons la première étape. Nous longeons la vallée principale. De grands arbres aux épaisses feuilles nous accompagnent le long d'un ruisseau. Au débouché dans un champ, deux cigognes nous regardent passer. Elles ne montrent pas le moindre signe d'inquiétude. De toute évidence elles ont l'habitude de voir ces visages pâles étonnés, marquer l'arrêt et sortir leur troisième œil pour les immortaliser dans le but de les classer et les ranger dans un énième dossier de voyage. Première halte à l'ombre d'un immense noyer, nous sommes assis en rond à même les gros galets du fond de la vallée. Ali fait circuler parmi nous son sac de fruits secs. Outre les arachides et autres noix de cajou, quelques magnifiques dattes font la joie de tous. Il s'agit de la toute première halte, prélude à un rite qui s'accomplira deux fois par jours durant deux semaines. Nous découvrons ce guide attentif, cultivé qui connait magnifiquement son pays.
Après cette courte pose la marche reprend. Le long du chemin, encore des aires de battage des céréales. La technique utilisée, jeter à la fourche la paille en l'air afin que le vent en emporte les particules légères dont on veut se défaire, doit être millénaire. Bien qu'en terre musulmane on ne peut s'empêcher de penser aux débuts de l'ère chrétienne. Les animaux et les hommes que nous regardons feraient des personnes idéaux dans une crèche le jour de la naissance du Christ.
Sur notre droite une vallée secondaire apparaît. Nous allons la remonter jusqu'à un col Tarkeddit dont l'altitude est de 3300 mètres. Nous ne le franchirons que le lendemain, car le bivouaque est prévu quelque part sur un replat à son pied. Avant de quitter la vallée principale, je ne peux m'empêcher de la contempler une dernière fois et de me demander par quel phénomène géologique, ces grosses pyramides de terre et de pierres, parcourues d'immenses strates aux courbes torturées, ont pu prendre naissance et se dresser au beau milieu de cette large dépression.
Le fond du vallon est parcouru par un torrent alerte, dont les multiples cascades soulèvent une écume qui contraste dans ce relief semi-désertique. Après avoir erré quelque peu au milieu de broussailles au confluent des deux vallées, un chemin bien dessiné montre la direction. La montée commence. Il va nous falloir franchir le torrent. Nous regardons nos mules lourdement chargées s'affranchir de cette opération. À notre tour de traverser et bien évidemment pour les premiers qui ne s'y attendent pas de gros cailloux lancés avec précision, leur donnent l'occasion de prendre un petit rafraîchissement, ma foi très agréable. Un village se trouve sur notre route, nous y achetons quelques bouteilles d'eau. D'ailleurs tout au long de notre voyage, se présenteront de petits commerces et lorsque les villages seront trop éloignés, des enfants nous proposeront de l'eau en bouteille sans laquelle nous considérons qu'il n'y pas point de salut.
L'heure du repas approche. Nous débouchons sur une petite plaine légèrement verdoyante, dominée d'un monticule caillouteux sur lequel un troupeau de moutons se presse. On les confond presque avec les pierres, dont la corpulence et la couleur sont les mêmes. Nous approchons de quelques bergeries aux murs de pierre et au toit plat couvert de chaume. Oh surprise! Une belle table avec un plat rond en son centre entouré de onze assiettes joliment remplies d'une magnifique salade de crudités aux couleurs vives nous attend. Nos muletiers sont en plus des artistes de la cuisine et de la décoration.
Après cette halte bien agréable, nous reprenons notre marche vers le fond de la vallée. A l'arrière plan le M'Goun ou Amsod (vent) se dessine. Nous quittons l'axe principal pour un embranchement sur la droite. Arrivés à un replat nos muletiers nous attendent et ont préparé le campement pour la nuit. Chaque soir la même opération se renouvellera. Une fois bien installé, chacun vaque à ces petites occupations. Le ruisseau permet un décrassage sommaire. A la tombée de la nuit nos accompagnateurs marocains entonnent des chansons traditionnelles accompagnées d'instruments de musique rudimentaires, grelots, gros bidon vide, bassine en plastique et même une boîte de conserve, qu'ils utilisent comme instruments à percutions. Les Basques donnent la réplique en entonnant leurs chants que tous reprennent en cœur, je me sens vraiment bercé par des traditions qui ne sont pas les miennes. Marocains et Basques sont sur la même longueur d'onde lorsqu'il s'agit d'entonner leurs chansons à tue-tête. Cette ambiance est extraordinaire. Juchés sur notre terrasse, perdue au milieu d'un immense pan de montagne nous assistons à l'arrivée de la nuit et du mystère qui descend sur cette terre d'altitude. Les formes et les dimensions deviennent imprécises et permettent à l'esprit toutes les extravagances. Avec un peu d'imagination, dans ces boursouflements verticaux qui se drapent de secret avec les ténèbres, je m'imagine toute une faune préhistorique qui a pu peupler ces escarpements, que le pied de l'homme n'a certainement pas encore foulés en bien des endroits. Peut-être que pas très loin, dans le creux d'une couche géologique protectrice, un spécimen vieux de plusieurs millions d'années, attend patiemment de nous révéler ses secrets, afin de nous faire progresser sur le mystère du ou des chaînons manquants. Bivouaquer seul dans ces montagnes doit encore augmenter l'émotion produite par la divagation de l'esprit. Cependant, je dois reconnaître que le voyage en groupe apporte d'autres joies, peut-être aussi une certaine tranquillité, qu'une recherche d'absolu à travers le voyage en solitaire généralement exclue. Il est très intéressant de pouvoir expérimenter les deux, qui représentent des approches distinctes d'une même quête, la découverte de soi au filtre de la nature et des autres.
Dans la spacieuse tente salle à manger nous allons poursuivre la découverte des dons culinaires de notre cuisinier. Malheureusement cela fait maintenant plus de deux ans et le détail des mets ne me revient pas. Cependant, me reste en mémoire une impression de satisfaction de manger des plats bien présentés à la saveur prononcée. Chaque soir cette réunion nous permettra de comparer nos impressions de la journée sur ces régions que nous découvrons.
Après une nuit tiède sans plus à 2250 mètres d'altitude, qui a favorisé un sommeil réparateur, le décor fabuleux de la montagne marocaine nous accueille. Devant nous un raidillon de mille mètres doit nous conduire au col de Tarkeddit donnant accès au plateau du même nom au pied du M'Goun. La végétation change. Seuls subsistent de gros buissons en boule aux piquants acérés, dont la couleur verte contraste étonnamment avec la couleur ocre du sol complètement desséché. La nature s'adapte à toutes les conditions. Dans certaines parties du désert il existe même des poissons qui lorsque l'eau se retire, s'enfoncent dans la boue avant qu'elle ne sèche. Une fois à l'intérieur, la sécheresse arrivant, ils se transforment en produit déshydraté, et peuvent attendre plusieurs années la pluie qui les regonflera et leur rendra en quelque sorte la vie pour un temps! Comment imaginer qu'une telle évolution conduisant à l'adaptation aux conditions locales soit simplement le fruit du hasard?
Le chemin raide s'étire en de nombreux lacets le long d'un flanc de montagne constellé de myriades de ces gros buissons piquants. Les différents groupes de trekkeurs s'échelonnent sur ces mille mètres de dénivelé. Les mules au chargement multicolore et parfois hétéroclite donnent une touche étonnante à la scène. On distingue d'une part les trains d'animaux qui accompagnent les touristes et d'autre part les équipages qui se livrent au commerce de vallée en vallée et ravitaillent les villages. On les reconnaît facilement par leur chargement. En effet dans le premier cas les ustensiles de camping avec matelas et tentes prédominent sur le dos des animaux, tandis que pour les seconds il s'agit de sacs contenant du ravitaillement et en particulier des céréales.
Une fois le col atteint, l'Amsod, du haut de ses quatre mille mètres, nous saute à la figure et obstrue tout l'arrière-plan. Sa couleur sombre, grise presque noire par endroits est mise en exergue par deux grosses taches de neige qui soulignent son arête terminale. L'endroit est venté et nous nous abritons en nous collant à de gros rochers pour faire une pause. Le froid est tout relatif, cependant nous réagissons à l'amplitude thermique. La vue de ce point de passage est magnifique, la terre prend toutes sortes de couleurs, en particulier par endroit une teinte indéfinissable, peut-être lie de vin claire. À nos pieds se dessine le large plateau de Tarkeddit dont l'altitude est de 2900 mètres. En quelques centaines de mètres de dénivelé nous le rejoignons. Ce sera notre lieu de campement pour ce soir. Ce site est à la croisée de nombreux itinéraires de treks, ce qui explique le nombre important de groupes qui y stationnent. Mais il y a de l'espace et nous ne nous gênons pas les uns les autres. Cependant, ceux qui veulent aller prendre une douche au refuge ressentent un peu plus la foule, car il faut faire la queue dans l'attente d'un peu d'eau. Je ne sens pas le besoin de me laver, ce qui m'évite de me retrouver dans ce refuge, qui a toutes les caractéristiques d'un refuge chamoniard un quatorze juillet ou un quinze août. Mais note lieu de campement est suffisamment éloigné pour nous permettre d'être bien tranquilles. De nombreux animaux paissent sur ce grand terrain plat. On y croise des chevaux, des mulets, des chèvres et quelques chameaux. En particulier un spectacle attire l'œil. Une jeune femme au port altier et à l'allure sauvage passe à grandes enjambées, suivie de près par de magnifiques chameaux blancs. Elle se refuse à toute photo, dommage car elle a vraiment fière allure avec son troupeau.
Lever très matinal, de nuit, car Ali veut éviter tout risque d'orage sur le sommet que nous comptons grimper aujourd'hui. Nous démarrons avec l'arrivée de l'aube. Un long vallon caillouteux remonte jusqu'à une arête, qu'il nous faudra suivre pour atteindre le but. Tout n'est que minéral, plus une seule plante, seulement cette pierre sombre à perte de vue. Il fait frais, le vent souffle avec force. Nous sommes tous emmitouflés. Les groupes nombreux et compactes comme repliés sur eux s'égrainent sur cette sente austère. On sent une certaine compétition montée, sans doute générée par les différents guides et le rythme s'accélère. Les groupes parfois explosent semant au gré du chemin les malheureux qui perdent le souffle. Mais les guides veillant, des haltes sont imposées pour rassembler les troupeaux. Au cours de ces arrêts le corps se refroidit et la reprise de la marche est une délivrance.
L'arête est atteinte, son altitude se situe aux environs des trois mille neuf cents mètres. Le vue s'étend à un espace immense, essentiellement minéral. Il nous faut maintenant suivre cette crête, en ondulations amples, qui conduit tout là-bas au point culminant. Elle s'incurve au-dessus d'un vaste versant couvert d'un gigantesque pierrier sombre, par lequel nous rejoindrons le profond vallon qui nous conduira à la vallée d'Oulilimt. De par l'effet de perspective, la trace qui fend ce vaste versant nous apparaît d'une raideur extrême. Cette illusion trompeuse est due à la vue presque de face de ce pan de montagne qui se situe à l'opposé de la crête en demi-cercle que nous avons à parcourir. Enfin le sommet est atteint. Cette longue marche aérienne entre deux versants est un enchantement. J'aimerais que cela ne finisse pas. Cette cime est le point le plus important, donc le plus convoité de notre randonnée. Cela fait trois jours que nous la voyons se rapprocher lentement, quand elle veut bien ne pas se cacher. Tout naturellement la joie explose sur tous les visages. Une longue station est nécessaire pour assouvir tout ce plaisir, qui concrétise un rêve de plusieurs mois pour certains, voire de plusieurs années pour d'autres.
Le moment de quitter ce lieu haut perché arrive. Un dernier regard circulaire sur ce panorama presque désertique et nous plongeons dans un raide pierrier. Le calibre des pierres est idéal pour se lancer dans une course effrénée à grands bonds dans cette pente abrupte. La descente des pierriers en courant le plus vite possible m'a toujours procuré une immense jouissance. Je me souviens de certains endroits des Dolomites où après de splendides escalades des pierriers sur des centaines de mètres offraient des sensations extraordinaires. En effet les bonds dans des fortes pentes donnent vraiment l'impression de décoller, et l'atterrissage restant relativement doux du fait de l'amorti qu'offrent les pierres qui roulent sous la semelle. Dans le Dévoluy au pied de la crête des Bergers, montagne où s'est tué Jean Couzy l'un des plus doué alpinistes de sa génération, se trouvent des pierriers à couper le souffle. Mais aujourd'hui je vais réfréner mon ardeur et garder une vitesse de descente modérée, car une blessure serait une gêne pour tout le groupe, et ce serait de l'inconséquence de leur imposer une telle situation. Cependant, sans tout donner la sensation est malgré tout très agréable.
Après ce grand cirque rapidement dépassé, un long vallon aux couleurs sombres s'enfonce entre des parois rocheuses. De façon imperceptible la végétation réapparait. Au fond d'une gorge profonde subsistent quelques restes de neige, résultant sans doute de grosses avalanches qui sont venues s'accumuler dans cette dépression. Il y a quelques années à cet endroit s'est déroulé un drame. Deux randonneuses lyonnaises sont mortes, surprises par le mauvais temps de nuit. Par touches successives la couleur ocre se substitue au gris. La chaleur se fait plus insistante. Les gros buissons verts sont à nouveau présents. Le long d'une petite crête une chamelle et son petit s'en nourrissent. Mais comment font-ils pour mâcher ces épines dures comme du fer et effilées comme des rasoirs? Enfin se dévoile le fond de la vallée et le campement que nos muletiers ont monté. Un dernier raidillon et nous voilà arrivés. Il est treize heures, la chaleur dans ce recoin rocheux est terrible. On se croirait dans un four. Un repas savoureux nous fait le plus grand bien. Un ruisseau à l'eau froide permet de se laver. Afin de ne pas le polluer certains utilisent de petites bassines et déversent l'eau utilisée à distance du lit du cours d'eau.
Je profite de cet après-midi pour observer les environs et tout particulièrement les chameaux qui broutent autour du camp. Ils s'aventurent sur des pentes en éboulis instables sans la moindre hésitation et jamais ils ne dérapent. Leurs sabots sont de véritables crampons.
Des enfants viennent nous proposer de l'eau en bouteilles et des fossiles. De toute évidence, ce genre de trek que l'on fait accompagné par un guide et son équipe de muletiers peut s'entreprendre seul avec un minimum de poids. En effet de l'eau on en trouve partout, car la rivière n'est jamais loin et avec des pastilles d'épuration elle devient buvable. D'autre part à plusieurs reprises j'ai vu des sources , où à mon avis l'eau est potable telle quelle. Et dernier recours, et là tout au long des deux semaines la même scène s'est répétée, des enfants viennent vous vendre des bouteilles d'eau minérale. En outre, dans les villages traversés, au moins un par jour et souvent plus, se trouve toujours une petite épicerie qui fournit l'alimentation de base voire un peu plus. De plus dans ces hameaux, le logement ne pose généralement pas de problème car on y trouve des gîtes. Le plus difficile à résoudre pour se lancer seul dans ce type d'aventure, provient de la complexité de trouver la carte qui décrit l'itinéraire.
Avec le déclin du soleil l'ombre arrive assez tôt, du fait de la hauteur des sommets qui nous entourent. D'autres groupes campent dans les parages, mais les distances sont suffisamment grandes pour que nous ne nous entendions pratiquement pas. Sous la tente salle à manger la soirée sera encore très conviviale. De toute évidence voyager de cette manière est très différent du voyage seul avec un sac réduit. Dans ce dernier cas souvent les nuits sont beaucoup plus spartiates et la nourriture moins diversifiée. Dans le fond ça fait du bien de se laisser dorloter.
Une fois la nuit bien installée je pars n'installer pour contempler les étoiles. Les conditions sont idéales, l'altitude, l'absence de lumière résiduelle et un ciel sans nuage sont les éléments prélude à un spectacle de grande beauté. Malgré la densité et la luminosité des étoiles, le voûte céleste affiche une couleur noire. Certains calculs montrent que du fait de la multitude de corps cosmiques qui nous éclairent la nuit, la lumière qui en découle devrait être des milliers de fois plus intense que celle que nous percevons. Cette con station milite pour la théorie de l'expansion de l'univers. En effet, ce paradoxe de lumière manquante provient du fait que le calcul est fait en statique ce qui démontre que l'hypothèse est fausse, et par conséquent semble prouver que les galaxies s'éloignent les unes des autres. Une belle voûte étoilée permet tous les rêves les plus fous et souvent on reste bien en-deçà de la réalité scientifique, qui tous les jours fait des découvertes toujours plus époustouflantes. Le dictionnaire amoureux du Ciel et des Etoiles de Trinh Xuan Thuan est un livre très accessible faisant un point clair et compréhensible par tous sur les avancées actuelles dans ce domaine. Ce pavé de plus de mille pages se lit comme un incroyable roman de science fiction pour certaines parties et comme un beau livre d'histoire au cours des âges pour d'autres. Mais on est transporté tout du long, et lorsqu'on en est bien imprégné, se coucher sous les étoiles entraîne un bouillonnement de pensées et d'images dans le cerveau. J'imagine un peu ce que pouvait éprouver Saint-Exupéry perdu dans le désert suite à une panne de moteur de son avion.
Le matin, comme nous le faisons depuis trois jours, le rite du branle-bas commence à se rôder. Un bon petit déjeuner nous est servi, puis nous fermons chacun notre sac que nous entassons, puis nous nous mettons en route. Les muletiers se chargeront de tout récupérer et de constituer les chargements des mules. L'étape de ce jour se déroule pour sa première partie le long d'une petite sente qui domine le cours d'eau. La végétation est extraordinaire. Toujours ces grosses boules de piquants, certaines d'entre elles fleurissent et se couvrent d'une multitude de petites fleurs jaunes. Par endroit, le sol couleur ocre est semé de gros cailloux de la même teinte. Les thuyas ces arbres incroyables font leur apparition. L'harmonie entre ces différents éléments végétaux et minéraux est totale dans l'association des formes des dimensions et des couleurs.
Le thuya est vraiment une curiosité à plus d'un titre. Tout d'abord en contemplant les pans des grandes montagnes qui nous entourent, on réalise qu'il a colonisé bien des escarpements. Il ne s'agit pas d'un arbuste, car certains échantillons approchent les dix mètres de haut. Comparativement à la masse de bois le feuillage est de petite dimension, un peu à la manière de touffes éparses accrochées à des branches massives. Chaque individu a des mutilations à la scie. Des sections coupées se dégage une senteur puissante et très agréable. Ali nous explique que chaque arbre a un propriétaire et qu'il ne s'agit pas d'aller couper une branche d'un individu qui appartient au voisin. Certains sont très loin du chemin à des centaines de mètres de dénivelé, ils ont cependant un propriétaire. De toute évidence ils sont multi-centenaires, probablement millénaires pour nombre d'entre eux. Ils doivent se transmettre par héritage.
Alors que nous profitons d'un point de vue magnifique sur la vallée que nous dominons, nos muletiers nous dépassent. Ils ont fière allure, le chef muletier dans sa djellaba marron et le cuisinier, grand noir au port altier et au regard pétillant, vêtu de clair hormis son couvre-chef noir. Les animaux malgré leur chargement volumineux se déplacent sans difficulté sur ce sentier étroit et aérien par endroit.
Nous passons quelques lieux d'habitation estivale d'éleveurs. La famille complète y séjourne, les conditions de vie sont de toute évidence spartiates. Les maisons sont de simples tas de cailloux à hauteur d'homme couverts d'un peu de terre. En contrebas du chemin on les distingue à peine des amoncellements de pierres dus à la nature. Des petits enfants s'égaillent autour de ce lieu de stationnement. Des femmes à l'air farouche, à moins qu'elles ne soient excédées montrent des signes de mécontentement si l'on essaie de les photographier, bien que le sentier passe à une distance de quelques centaines de mètres.
Une descente raide nous ramène en fonde la vallée en un point étonnant. Il s'agit d'une grande zone d'érosion à la confluence de deux gorges. Une multitude d'édifices de terre, telles des citadelles en ruine se dressent en troupe serrée en bordure de rivière. Le lieu est idéal pour la pause de midi. La fraîcheur, conjugaison de l'eau qui court de l'ombre que prodiguent ces grandes cheminées de fées et du courant d'air créé, donne à cette halte une petite touche de paradis. Tous en profitent pour se baigner. Pour ma part, je pars me perdre dans les couloirs profonds, raides et glissants qui s'enfoncent dans ces roches érodées. Je gagne quelques dizaines de mètres et je décide de m'arrêter pour des raisons de sécurité. Le point de vue est enchanteur. L’un des énorme rochers posé à même les galets sur la partie sèche du lit de la rivière ressemble à une espèce de grosse bête préhistorique qui semble le gardien du lieu, à moins qu'il ne s'agisse d'une mariée avec une traîne imposante. Ces montagnes donnent loisir à toutes les divagations lorsqu'on observe le travail de l'érosion sur la roche.
Nous reprenons notre route assez tôt. Le chemin est à même les galets. La chaleur est importante, du fait de l'altitude qui diminue et aussi du fait de la réverbération sur la roche claire. Le lieu d'arrêt prévu est déjà occupé, il nous faut donc aller un peu plus loin. Nous nous installons en bordure de rivière. La vallée est large un peu en U. L'eau est tentante, peu profonde, elle court sur des galets. L'endroit est idéal pour un petit rafraîchissement. Quelques constructions, avivent notre curiosité. Nous partons les visiter. Il s'agit d'un grenier à grains de belle dimension. Ces constructions en torchis donnent toujours l'impression d'être en déliquescence. Un jeune couple de Français, croulant sous des sacs énormes remontent la vallée. Ils s'arrêtent à notre campement et Ali leur offre le thé.
De retour vers le campement, accompagné de Jean-Paul je remonte la rive opposée de la rivière. Une petite cascade jaillit d'un muret. Jean-Paul pense qu'il s'agit d'une source et s'abreuve abondamment. Cela me paraît bizarre. J'escalade le mur d'où l'eau gicle et je constate qu'il s'agit d'un défaut d'étanchéité du muret d'un canal d'irrigation. Mais toutes les bêtes y viennent et la boire comme l'a fait mon camarde peut entraîner quelques désagréments. Il ne s'émeut pas pour autant. Il me demande de lui passer quelques pastilles d'épuration qu'il croque sur le champ. En effet le remède sera efficace, il n'aura aucun trouble digestif.
Ce lieu où nous campons s'appelle Tighremt n'Aït Ahmed et se situe à 2200 mètres d'altitude. Comme tous les soirs précédents l'ambiance sera à la fête, les rires et les chansons fuseront de toutes parts. Je m'étonne parfois de trouver un tel plaisir à une randonnée en groupe, moi qui suis habitué à partir seul en montagne. Le sommeil sera calme et profond. Dans ces contrées il n'y a pratiquement pas d'humidité d'où absence totale de condensation dans les tentes, ce qui explique peut-être en partie la quiétude des nuits?
Nous entamons notre cinquième jour de marche. La végétation commence à changer avec l'altitude qui diminue. Dans les méandres de la rivière commencent à apparaître de grandes zones verdoyantes, arbres à feuilles caduques et champs cultivés. Le contraste, entre le brun clair des pentes de rocher et le vert profond qui colonise par endroits le fond de la vallée, donne une touche nouvelle au panorama. Le chemin conduit au travers de villages en corniche, dont les maisons se confondent avec la montagne environnante et s'y intègrent parfaitement par leur forme simple et leur teinte. Les villageois sont habitués à ces trains de touristes. J'évalue à une dizaine, au moins, le nombre de groupes par jour qui empreinte ce sentier à cette époque de l'année. Dans l'un des villages, deux tous petits gamins, huit ans maximum, sont juchés au sommet d'un mulet et essaient de le faire manœuvrer dans une rue étroite. Un peu avant ce même village un autre gamin à l'air abattu, monté lui aussi sur un âne, s'est approché de nous et nous a demandé des médicaments car il avait une rage de dents ou mal à la tête. Nous lui avons donné quelques aspirines et il a repris son chemin en remontant la rivière.
La halte de midi a lieu au gîte chez Jarnel, magnifique construction à un étage au pied d'une falaise escarpée. L'intérieur est de toute beauté, tout particulièrement la charpente en thuya qui dégage un parfum puissant dans chacune des pièces. Des enfants viennent se faire photographier dans l'espoir de récupérer quelques pièces. Nous profitons de cet arrêt aux heures chaudes pour aller nous rafraîchir en bordure de rivière. De nombreux enfants s'y amusent. Un petit bout de chou de trois quatre ans, seul sur la rive, descend d'un pas pas très assuré. S'il tombe à l'eau, étant donné le courant, je crains que sa vie ne soit mise en réel danger. Mais cela ne semble déranger personne. C'est peut-être cela le fatalisme musulman? Inch Allah!
Encore quelques heures de marche et nous arrivons à Igherm Izdarn. Nous logeons chez le père de notre guide. Ce dernier récupérera son jeune fils qui nous accompagnera sur la fin de notre voyage. Pour le repas du soir nous avons droit au mouton à la façon locale. Dans un four en terre un feu est allumé, une fois que la quantité de braises est suffisante, le mouton embroché est piqué dans les braises. L'orifice supérieur du four est alors hermétiquement obstrué à l'aide de terre mouillée, constituant un enduit qui colmate bien et empêche tout échange, en particulier d'oxygène. Après un temps de cuisson long, la croûte de terre qui a séché est brisée et apparaît le mouton magnifiquement doré. Cette viande est succulente, cuite uniformément en profondeur. La nuit à l'intérieur de la maison sera moins confortable que sous la tente, en effet la chaleur et le manque de courant d'air seront une gêne pour le sommeil.
Au matin, je suis bien content de sortir à la recherche d'un peu de fraîcheur. Aujourd'hui nous allons nous engager dans une variante qui durant trente six heures va nous conduire sur une variante de cette grande classique. Nous allons quitter la vallée que nous suivons depuis plusieurs jours et nous diriger vers un col donnant accès à la vallée d'à côté. Au court de cette journée et demie nous ne croiserons aucun groupe de trekkeurs. Au sortir du village, une petite épicerie accueillante, nous nous y engouffrons tous à la recherche de quelques friandises et autres bouteilles de jus de fruit chimique.
La halte de dix heures a lieu dans le village du frère d’Ali. Nous sommes reçus avec beaucoup de gentille pour le thé. De succulents petits gâteaux accompagnent la boisson. Le moment passé dans ce village nous laissera un très agréable souvenir. Une fois de retour dans le lit de la rivière et reprenons notre marche vers le col. Le paysage est imposant, des falaises nous encerclent, des thuyas de grandes taille au bois torturé ponctuent le sentier. Ces arbres sont vraiment étonnants, ils sortent d'une terre complètement aride et exhibent des troncs et des branches de taille imposante. Je ne me lasse pas de las admirer, ils sont tous différents et présentent des courbes et des volumes très esthétiques, et puis ils sentent si bon! A proximité du col, une vaste bergerie, à peine surélevée du sol, non occupée nous offre un lieu de déjeuner agréable et original. De cet emplacement, la vue sur la vallée en conter-bas et sur les montagnes qui nous entourent, est absolument magnifique. A par nous absolument personne. Je me fais la réflexion que dès que l'on quitte les itinéraires à la mode la montagne est presque déserte. J'ai déjà fait ce type d'expérience dans les Alpes et les Pyrénées. Après une longue pose, le col est rapidement atteint. La zone est presque désertique. Seul, de loin en loin, un thuya apporte sa pointe de verdure. Ce type d'endroit j'aimerais m'y arrêter et y passer la nuit seul face aux étoiles. Mais il n'en est pas question. Nous basculons dans une autre vallée et rapidement nous atteignons le village d’Arg. Une petite terrasse un peu au-dessus de la rivière nous offre un superbe emplacement de bivouac. Rapidement des enfants nous abordent. L'un d'entre eux tient dans ses bras une mignonne petite chèvre. Nos tentes sont installées en cercle. Ce soir la douche est prise directement dans le courant du cours d'eau, ce qui nous fait dire que la montagne a des yeux, car manifestement cela éveille de la curiosité, que nous trouvons un peu trop insistante.
La soirée une fois de plus sera un moment très agréable. La vue de notre promontoire sur cette vallée déserte fermée par un grand cirque de montagnes, une fois de plus nous met en présence de la beauté du Haut Atlas. Le regard ne se lasse pas de se déplacer le long des à pics de ce monde minéral. Lorsque le soleil plonge derrière ces sommets en fond de vallée, la roche de toutes parts s'illumine de couleurs qui donnent l'illusion d'un monde en fusion.
Nous quittons à regret notre nid d'aigle. Encore une demi-journée avant de retrouver la vallée principale et ses trains de trekkeurs. En y arrivant nous faisons halte sous un auvent rocheux. Notre cuisinier bien assis collé contre le rocher met en œuvre des marmites avec entrain. A vrai dire, nous sommes installés le long d’une large strate dont la lèvre supérieure est en surplomb et offre de ce fait une protection. La rivière nous invite à la baignade. J'en profite pour la remonter jusqu'à une cascade d'environ un mètre cinquante. J'assiste à un spectacle assez époustouflant. Au beau milieu de l'écume une petite truite de quatre centimètres essaie de remonter et se fait rejeter vers l'aval. Si l'on tient compte des dimensions, on pourrait imaginer un saumon de quarante centimètres essayant de passer une cascade de quinze mètres !
La gorge se resserre et des parois de grande hauteur donne un caractère austère au lieu. Haut perchées des restes de constructions en plein milieu d'une paroi nous intriguent. Ali nous dit qu'il s'agit des ruines d'une garnison portugaise qui s'était installée dans cet endroit reculé il y a plus de deux siècles. J'imagine l'impression d'éloignement que devaient éprouver les militaires envoyés en mission au fond de cette vallée. Un chemin en encorbellement après avoir passé un verrou, donne accès à un élargissement de la vallée.
Nous installons notre campement à Tarzount, au pied d'une falaise immense. Le panorama est impressionnant, on se sent écrasé. Bien évidemment mon esprit ne peut s'empêcher d'imaginer de belles lignes d'escalade le long de piliers aériens et de dièdres qui jaillissent presque jusqu'au ciel. Chaque soir, le lieu de campement est différent. Aucune lassitude ne s'installe. Bien au contraire l'envie que l'aventure continue est un souhait. Mais nous sentons que nous avons basculé dans la dernière partie de notre randonnée et que la fin se rapproche. Mais n'y pensons pas trop et profitons de ce spectacle en permanence renouvelé. Un énorme arbre abattu est étendu pratiquement dans notre bivouac. A-t-il été amené à cet endroit par la rivière en crue?
Au matin au sortir de la tente la vision sur cette falaise que j'ai pourtant regardée sous toutes ses coutures la veille, ne laisse pas de m'impressionner. Aujourd'hui nous allons progresser dans l'eau dans une gorge étroite de toute beauté. Nous quittons nos chaussures de randonnée, pour chausser soit des baskets ou des sandales. Ce qui est mon cas, mes chaussures spéciales canyon font merveille et permettent une marche aisée. Cette marche dans vingt à trente centimètres d'une eau courant à vive allure est un enchantement. Par endroits les parois sont si rapprochées que la pénombre n’est pas loin. De gros bombements nous surplombant nous cachent le ciel et nous donnent l’impression d’être dans une grotte. Je n’ose imaginer une crue dans ces coins, la hauteur des flots doit être gigantesque dans ces étroitures. Au milieu de la gorge, un chemin incroyablement escarpé escalade le fond d’un couloir presque vertical. Il s’agit d’un itinéraire emprunté lorsque le débit de l’eau ne permet pas l’utilisation du lit de la rivière.
D’un coup les parois s’écartent et permettent à la rivière de s’étaler le long d’une petite plage, sur laquelle une échoppe propose café et autres boissons ainsi qu’un assortiment de bijoux rudimentaires. Immédiatement nous sentons à une foule de détail que nous allons quitter le domaine de la haute montagne. A la halte de midi une nuée de gamins viennent nous voir. Ils sont habillés de vêtements éculés. Une petite fille de six ans porte sur son dos sa sœur de un ou deux ans et à aucun moment ne la posera au sol, malgré l’effort qu’elle produit.
Ce soir nous campons à Aguerzaka, village à 1750 mètres d’altitude. Les tentes sont installées dans l’enceinte d’un ancien édifice pratiquement disparu. Seuls en subsistent des restes de murs effondrés qui délimitent le périmètre de notre bivouac. Les environs immédiats, de toute évidence, servent de lieu d’aisance aux habitants du hameau. Il faudra faire attention si nous sommes amenés à circuler de nuit. Ali nous emmène chez le sage du village qui nous offre le café. Les montagnes autour de nous se sont affaissées et laissent la place à d’immenses moutonnements aux allures moins verticales. Ce lieu respire la sérénité, l’espace semble s’élargir, sans doute impression due au fait que les montagnes nous surplombent moins. Comble du luxe, il est possible de prendre une douche, et les filles vont se faire maquiller à la mode berbère. Ce soir encore au cours du repas ce sont chants et danse endiablées en tapant sur les habituels bidons et gamelles.
L’étape suivante se déroule dans une vallée qui s’élargit et des montagnes de moins en moins hautes. De grands bouquets de verdure et des villages qui deviennent d véritables petites villes sont les signes les plus évidents que nous n’allons pas tarder à quitter ces terres hautes de l’Atlas. Encore deux nuits sous tente et l’aventure prendra fin. Je pense que nous aurions aimé que cette aventure continue un peu plus. L’avant dernier soir un habitant du lieu nous propose sous le manteau un horrible alcool de noix, imbuvable. Un signe de plus nous annonçant la fin imminente du voyage, les téléphones portables passent. Les premiers appels vers les familles ont lieu, le charme va être rompu.
La fin de la dernière étape se passe sur une route goudronnée. Le bivouac est installé dans un coude de la route. Une belle fête va clôturer ces douze jours à travers le Haut Atlas. Une envie me prend de revenir parcourir les sentiers secrets de ces montagnes. Un projet fabuleux consiste en la traversée totale de la chaîne du Haut Atlas, cela nécessitant à mon avis un mois voire plus. Tout entreprise qui touche à sa fin doit déclencher l’envie de nouvelles aventures, pour éviter le petit coup de blues du au vide créé par l’accomplissement d’un rêve.
États-Unis: trois semaines entre Plaines et Rocheuses (Colorado, Wyoming, Dakota du Sud, Montana), 2ème partie English translation pending
1ère partie ici : http://voyageforum.com/v.f?post=3084186;#3084186
J9. 08/07/09 : MT RUSHMORE & CUSTER STATE PARK. Le matin, nouvelle mauvaise surprise, pas de couverts dans le bungalow (en fait, il n'est pas autorisé d'y manger...). N'ayant pas pour envie ni habitude de dépenser de précieux dollars pour un petit déjeûner, nous utilisons les couverts en plastique que nous avions gardé au cas où du Quality Inn de Colorado Springs... Ensuite, n'étant qu'à quelques minutes du Mt Rushmore, nous cédons à la demande des enfants d'aller à la piscine, et leur laissons y passer 1/2h. Le temps de se changer, et de prendre la voiture, nous arrivons au parking du Mt Rushmore à 10h, payons les 10$ de parking (valable 7 jours) et entamons la visite du site. Les aménagements effectués sont récents, avec une grande et monumentale allée (où flottent les drapeaux de tous les états de l'union) conduisant à la terrasse d'où l'on peut voir les célèbres visages taillés dans le granit.
Stupeur, à côté de Washington, Jefferson, Lincoln et Roosevelt, la tête... d'Obama !!
En fait il s'agit d'une bannière installée au petit matin par des activistes de Greepeace, au moment où les dirigeants du G8 étaient réunis en Italie. "L'Amérique honore ses leaders, pas les politiciens. Arrêtez le réchauffement climatique." Ci dessous le lien sur le site de Greenpeace concernant l'évènement.
http://www.greenpeace.org/...ors-leaders-07-08-09
Mi amusés, mi-déçus de ne pouvoir profiter d'une vue "normale", nous observons la suite des évènements : des rangers alpinistes vont déloger les membres de l'association qui sont attendus au pied de la falaise par des policiers qui vont les emmener, menottés !! Nos enfants n'en reviennent toujours pas ! Une journaliste de CNN interroge un ranger sous nos yeux, qui explique que ce genre d'ascension sauvage n'a pas eu lieu depuis... (en fait je ne m'en souviens plus, si ce n'est que ca fait de nombreuses années). Un moment plus tard, remis de nos émotions, nous jettons un dernier regard à la montagne qui a retrouvé son apparence habituelle, et retournons au parking récupérer la voiture.
Les évènements de ces dernières heures nous ont fait prendre un peu de retard sur ce que nous avions prévu, et ce n'est qu'en fin de matinée que nous attaquons les multiples virages, ponts en bois et tunnels de la "Iron Moutain Road" en direction du Custer State Park. Malgré le rythme de touristes du plat pays que nous sommes (ben oui, les routes de montagne c'est pas courant chez nous), nous finissons par rattraper un camping car qui se traîne devant nous... Sur cette route étroite et sinueuse, toute tentative de dépassement est impossible ; nous nous arrêtons donc sur la première aire de pique nique venue, pour nous sustenter et laisser s'éloigner l'engin qui nous précède. Après ce déjeûner sous les pins, nous reprenons cette belle route jusqu'à l'entrée du parc où nous réglons les 15 $ d'entrée à une gentille jeune femme qui travaille, debout sur le bord de la route, alors qu'elle porte un incroyable corset qui lui maintient le dos et la tête. Sûr qu'on verrait jamais ça en France...
Nous bifurquons vers le sud, sur la Wildlife Loop Road, qui fait une belle boucle dans le parc, où l'on rencontre de nombreux animaux : ânes, antilopes pronghorn, cerfs-mulets et la star du parc, un impressionant troupeau de bisons.


Nous entamons une petite ballade en forêt sur le sentier Oak Draw Road, où un cerf jouera à cache-cache avec nous. Il fait très chaud, le sentier monte dur, et malgré un ciel bleu azur au dessus de nos têtes, le tonnerre gronde, d'abord lointain, puis de plus en plus présent. Ce n'est qu'arrivé au sommet de la colline que nous nous rendons compte qu'un orage monstrueux vient droit sur nous. Nous décidons alors bien sagement d'écourter notre ballade et de revenir à la voiture. Nous reprenons la Wildilfe Loop Raod jusqu'au Peter Norbeck Visitor Center, très bien fait, avec une magnifique expostion d'animaux des Black Hills naturalisés dans un décor reconstituant leur milieu naturel. Une belle visite.
A la sortie du visitor center, l'orage arrive sur nous, et c'est sous la pluie et la grêle que nous attaquons la Needles Highway.
Le soleil revient néamoins assez vite, et nous parcourons cette route superbe, dans un surprenant paysage d'aiguilles de granit dressées au milieu de la forêt, de lacs enchâssés dans leur écran vert sombre... Peu avant le retour à Keystone, la route passe à proximité du Mt Rushmore, avec un point de vue inédit sur le profil de Georges Washington.
Nous rentrons à notre cabane, exténués, et décidons de manger sur place faute de courage pour ressortir...
J10. 09/07/09 : BADLANDS N.P. (SD). Nous sommes maintenant complètement adapté au décallage horaire, et le lever se fait de moins en moins matinal. Nous quittons donc Keystone vers 10h, direction les Badlands du Dakota du Sud. Nous rejoignons rapidement l'agglomération de Rapid City où nous prenons la I-90 vers l'est sur 75 miles environ. La route est très monotone dans une paysage de plates prairies, seulement ponctuées de quelques habitations et de nombreux panneaux nous indiquant Wall Drug, célèbre "pharmacie", devenue centre commercial touristique très prisé. Nous dépassons finalement Wall où nous reviendrons le soir, pour quitter la I-90 à Cactus Flat pour nous diriger vers l'entrée nord-est du parc. Nous faisons un arrêt au Badlands Trading Post, quelques miles avant l'entrée du parc, pour faire le plein d'essence. En descendant de voiture, c'est le choc thermique !! Il fait environ 100°F (soit près de 40°C) et redoutant le manque d'ombre, nous révisons par conséquent nos projets de pique nique dans le parc, et prenons un déjeûner frugal mais bien sympa au Trading Post à l'accueil très sympa (leur spécialité : hot-dogs de bison !). De là, nous rejoignons l'entrée du parc en quelques minutes où nous prenons notre ticket d'entrée, avant un premier arrêt au Big Badlands Overlook.
Très engageant !!
Nous nous rendons ensuite au Ben Reifel vistor center, où nous retirons les désormais traditionnels dossiers "junior ranger" pour les enfants. Après la visite du centre, nous entamons, sous la chaleur, le parcours du Cliff Shelf Nature trail, ballade aménagée en bord de falaise sur une passerrelle en bois sur la majeure partie du parcours. Nos junior rangers prennent leur tâche très à coeur !
Du point haut de la passerelle, la vue est très dégagée vers le sud et la partie basse du parc. On comprend ici le phénomène d'érosion qui conduit la plaine à baisser d'une centaine de mètres au fur et à mesure que ce paysage de badlands se déplace vers le nord (mais qu'on se rassure, cela se joue à une échelle de temps géologique...)
A l'ombre des buissons au pied des falaises, un cerf-mulet se repose. C'est Frédérique, comme d'habitude, qui aura vu la bête la première.
De retour à la voiture, en sueur et assoiffés, nous vidons chacun une bouteille d'eau tiède (en voiture la chaleur est intenable). Nous referons un arrêt au visitor center pour les remplir.
Nous continuons notre trajet sur la Badlands Loop Road, qui serpente cette fois au pied de la falaise entre les concrétions. Des vautours menaçants nous survolent. Nous nous arrêtons au Fossil Exhibit Trail, très courte promenade sur une passerelle - encore - où sont présnetés des exemples des fossiles trouvés dans le parc. Comme tout le monde, nous finirons par quitter la promenade pour nos aventurer dans les concrétions, participant ainsi au travail d'érosion entamé par la nature...
Nous continuons vers l'ouest, au gré de la route qui serpente tantôt au sommet de la falaise, tantôt au pied, avec de nombreux arrêts aux différents points de vue, tous plus beaux les uns que les autres (White River Valley Overllok, Panorama Point, Wind Prairie Overlook etc...). A Homestead Overlook, tous les gens sur place sont persuadés de voir en contrebas un troupeau de bisons, jumelles à l'appui. A la lecture d'un panneau explicatif, nous nous amusons de ce qu'il s'agit d'un ranch ("homestead" = ferme), et... de boeufs !
Après Pinnacles Overlook, la route principale bifurque au nord vers la sortie du parc (Pinnacles Entrance) et Wall, tandis qu'une piste en terre continue au-dessus du bassin de la Sage Creek. Nous décidons de l'emprunter, et ne le regretterons pas : nous nous retrouvons seuls à la plupart des arrêts, et les points de vue à la lumière du soleil qui commence à baisser sont superbes. On ressent un merveilleux sentiment de solitude au milieu de nulle part... Et nous y verrons de nombreux chiens de paririe, des bighorn sheep (sortes de mouflons), et un troupeau de bisons (des vrais cette fois !), avec un coup de coeur pour les chiens de prairie et leur communication (sorte d'aboiement/sifflement) qui amusera beaucoup les petis et les grands.
La piste finit par nous ramener à une route goudronnée, puis à Wall et à la civilisation. Wall Drug est un immense centre commercial version Old West où l'on ne vend que des articles pour touristes.Dire que tout cela est parti d'une pharmacie dont le proprio a un jour décidé de proposer de l'eau fraîche gratuite et d'en faire de la pub le long de la route. L'idée a visiblement été très bonne... Au fait, il est où le drugstore ???
Après une petite balade au milieu des boutiques de chapeaux, bottes, et autres articles western, nous avons pris un bon dîner sans prétention à la cafeteria juste avant la fermeture, puis avons repris la route direction les Black Hills via Rapid City.
En arrivant à Keystone, il était environ 20H30, et nous avions donc juste le temps de retourner au Mt Rushmore voir les illuminations (le ticket de parking payé la veille est valable 10 jours). A la nuit tombé, tout doucement, des projecteurs illuminent les têtes des présidents, tandis qu'un texte est lu sur fond de musique bien solennelle. Le tout se termine en apothéose avec le star Spangler Banner, que tous les gens présents (et il y en avait du monde!!) reprennent en coeur. Rien à faire, un tel patriotisme laisse pantois et en tout cas pas indifférent. Peu après, alors que nous allions partir, un orage est apparu juste au dessus du mont, dessinant un spectacle surréaliste d'éclairs illuminant le ciel de manière spectaculaire. "It's God's fireworks" dira un enfant près de nous à ses parents... Une bien belle soirée.
De retour à la cabane, les éléments se sont déchaînés : grêle et vent se sont mélés de la partie.
J11. 10/07/09 : de KEYSTONE (SD) à SHERIDAN (WY) via DEVILS TOWER. Il est déjà 10H30 quand, petit déjeûner avalé, valises fermées, voiture chargée et nuitées payées nous sommes enfin prêts à prendre la route. Du coup, nous ferons l'impasse sur l'arrêt prévu à Deadwood pour filer directement sur Rapid City et l'I90. Après un arrêt rapide à Sturgis (en dehors de la période de rassemblement des bikers, il n'y a pas grand chose à y faire), nous continuons jusqu'après la frontière avec le Wyoming et nous arrêtons pour un pique-nique rapide sur une aire de service. Nous arrivons à Devils Tower vers 14H30. La route traverse d'abord la zone bien nommée "Prairie Dog Town" où réside un importante colonie de chiens de prairie, puis, après quelques lacets en forêts arrive au Visitor Center au pied du monolithe. Nous prenons à nouveau le programme Junior ranger (les enfants sont devenus des inconditionnels, et veulent leur collection complète de badges !). Une agréable promenade fait le tour du site, dans les bois. Le site est sacré pour les indiens, et les traces de cérémonies et offrandes sont omniprésentes.
Sur le chemin nous croisons une belle dinde sauvage glougloutante
Après un bref arrêt à Prairie Dogtown, où nous nous amusons une dernière fois des facéties des chiens de prairie, nous attaquons les 3 heures de route qui nous séparent de Sheridan, notre point de chute pour la nuit. Après quelques dizaine kilomètres en forêt, nous rejoignons rapidement l'I-90 qui traverse d'interminables paysages de rase prairie, où chaque colline en précède une autre, peuplée de boeufs (Angus ?) et de nombreuses et belles antilopes pronghorn. Ce paysage immense, ce ciel sans fin et cette autoroute désepérément vide finiront par avoir raison de tous qui finiront par s'endormir (à l'exception du chauffeur bien entendu).
Nous arrivons vers 19h à Sheridan, ville moyenne du Wyoming qui présente peu d'intérêt. Nous posons donc nos valises à l'hôtel, filons au restaurant voisin prendre un dîner rapide et dodo.
3ème partie ici : http://voyageforum.com/voyage/F19/v.f?post=3102355;#3102355
J9. 08/07/09 : MT RUSHMORE & CUSTER STATE PARK. Le matin, nouvelle mauvaise surprise, pas de couverts dans le bungalow (en fait, il n'est pas autorisé d'y manger...). N'ayant pas pour envie ni habitude de dépenser de précieux dollars pour un petit déjeûner, nous utilisons les couverts en plastique que nous avions gardé au cas où du Quality Inn de Colorado Springs... Ensuite, n'étant qu'à quelques minutes du Mt Rushmore, nous cédons à la demande des enfants d'aller à la piscine, et leur laissons y passer 1/2h. Le temps de se changer, et de prendre la voiture, nous arrivons au parking du Mt Rushmore à 10h, payons les 10$ de parking (valable 7 jours) et entamons la visite du site. Les aménagements effectués sont récents, avec une grande et monumentale allée (où flottent les drapeaux de tous les états de l'union) conduisant à la terrasse d'où l'on peut voir les célèbres visages taillés dans le granit.
Stupeur, à côté de Washington, Jefferson, Lincoln et Roosevelt, la tête... d'Obama !!
En fait il s'agit d'une bannière installée au petit matin par des activistes de Greepeace, au moment où les dirigeants du G8 étaient réunis en Italie. "L'Amérique honore ses leaders, pas les politiciens. Arrêtez le réchauffement climatique." Ci dessous le lien sur le site de Greenpeace concernant l'évènement.
http://www.greenpeace.org/...ors-leaders-07-08-09
Mi amusés, mi-déçus de ne pouvoir profiter d'une vue "normale", nous observons la suite des évènements : des rangers alpinistes vont déloger les membres de l'association qui sont attendus au pied de la falaise par des policiers qui vont les emmener, menottés !! Nos enfants n'en reviennent toujours pas ! Une journaliste de CNN interroge un ranger sous nos yeux, qui explique que ce genre d'ascension sauvage n'a pas eu lieu depuis... (en fait je ne m'en souviens plus, si ce n'est que ca fait de nombreuses années). Un moment plus tard, remis de nos émotions, nous jettons un dernier regard à la montagne qui a retrouvé son apparence habituelle, et retournons au parking récupérer la voiture.
Les évènements de ces dernières heures nous ont fait prendre un peu de retard sur ce que nous avions prévu, et ce n'est qu'en fin de matinée que nous attaquons les multiples virages, ponts en bois et tunnels de la "Iron Moutain Road" en direction du Custer State Park. Malgré le rythme de touristes du plat pays que nous sommes (ben oui, les routes de montagne c'est pas courant chez nous), nous finissons par rattraper un camping car qui se traîne devant nous... Sur cette route étroite et sinueuse, toute tentative de dépassement est impossible ; nous nous arrêtons donc sur la première aire de pique nique venue, pour nous sustenter et laisser s'éloigner l'engin qui nous précède. Après ce déjeûner sous les pins, nous reprenons cette belle route jusqu'à l'entrée du parc où nous réglons les 15 $ d'entrée à une gentille jeune femme qui travaille, debout sur le bord de la route, alors qu'elle porte un incroyable corset qui lui maintient le dos et la tête. Sûr qu'on verrait jamais ça en France...
Nous bifurquons vers le sud, sur la Wildlife Loop Road, qui fait une belle boucle dans le parc, où l'on rencontre de nombreux animaux : ânes, antilopes pronghorn, cerfs-mulets et la star du parc, un impressionant troupeau de bisons.


Nous entamons une petite ballade en forêt sur le sentier Oak Draw Road, où un cerf jouera à cache-cache avec nous. Il fait très chaud, le sentier monte dur, et malgré un ciel bleu azur au dessus de nos têtes, le tonnerre gronde, d'abord lointain, puis de plus en plus présent. Ce n'est qu'arrivé au sommet de la colline que nous nous rendons compte qu'un orage monstrueux vient droit sur nous. Nous décidons alors bien sagement d'écourter notre ballade et de revenir à la voiture. Nous reprenons la Wildilfe Loop Raod jusqu'au Peter Norbeck Visitor Center, très bien fait, avec une magnifique expostion d'animaux des Black Hills naturalisés dans un décor reconstituant leur milieu naturel. Une belle visite.
A la sortie du visitor center, l'orage arrive sur nous, et c'est sous la pluie et la grêle que nous attaquons la Needles Highway.
Le soleil revient néamoins assez vite, et nous parcourons cette route superbe, dans un surprenant paysage d'aiguilles de granit dressées au milieu de la forêt, de lacs enchâssés dans leur écran vert sombre... Peu avant le retour à Keystone, la route passe à proximité du Mt Rushmore, avec un point de vue inédit sur le profil de Georges Washington.
Nous rentrons à notre cabane, exténués, et décidons de manger sur place faute de courage pour ressortir...J10. 09/07/09 : BADLANDS N.P. (SD). Nous sommes maintenant complètement adapté au décallage horaire, et le lever se fait de moins en moins matinal. Nous quittons donc Keystone vers 10h, direction les Badlands du Dakota du Sud. Nous rejoignons rapidement l'agglomération de Rapid City où nous prenons la I-90 vers l'est sur 75 miles environ. La route est très monotone dans une paysage de plates prairies, seulement ponctuées de quelques habitations et de nombreux panneaux nous indiquant Wall Drug, célèbre "pharmacie", devenue centre commercial touristique très prisé. Nous dépassons finalement Wall où nous reviendrons le soir, pour quitter la I-90 à Cactus Flat pour nous diriger vers l'entrée nord-est du parc. Nous faisons un arrêt au Badlands Trading Post, quelques miles avant l'entrée du parc, pour faire le plein d'essence. En descendant de voiture, c'est le choc thermique !! Il fait environ 100°F (soit près de 40°C) et redoutant le manque d'ombre, nous révisons par conséquent nos projets de pique nique dans le parc, et prenons un déjeûner frugal mais bien sympa au Trading Post à l'accueil très sympa (leur spécialité : hot-dogs de bison !). De là, nous rejoignons l'entrée du parc en quelques minutes où nous prenons notre ticket d'entrée, avant un premier arrêt au Big Badlands Overlook.
Très engageant !!
Nous nous rendons ensuite au Ben Reifel vistor center, où nous retirons les désormais traditionnels dossiers "junior ranger" pour les enfants. Après la visite du centre, nous entamons, sous la chaleur, le parcours du Cliff Shelf Nature trail, ballade aménagée en bord de falaise sur une passerrelle en bois sur la majeure partie du parcours. Nos junior rangers prennent leur tâche très à coeur !
Du point haut de la passerelle, la vue est très dégagée vers le sud et la partie basse du parc. On comprend ici le phénomène d'érosion qui conduit la plaine à baisser d'une centaine de mètres au fur et à mesure que ce paysage de badlands se déplace vers le nord (mais qu'on se rassure, cela se joue à une échelle de temps géologique...)
A l'ombre des buissons au pied des falaises, un cerf-mulet se repose. C'est Frédérique, comme d'habitude, qui aura vu la bête la première.
De retour à la voiture, en sueur et assoiffés, nous vidons chacun une bouteille d'eau tiède (en voiture la chaleur est intenable). Nous referons un arrêt au visitor center pour les remplir.
Nous continuons notre trajet sur la Badlands Loop Road, qui serpente cette fois au pied de la falaise entre les concrétions. Des vautours menaçants nous survolent. Nous nous arrêtons au Fossil Exhibit Trail, très courte promenade sur une passerelle - encore - où sont présnetés des exemples des fossiles trouvés dans le parc. Comme tout le monde, nous finirons par quitter la promenade pour nos aventurer dans les concrétions, participant ainsi au travail d'érosion entamé par la nature...
Nous continuons vers l'ouest, au gré de la route qui serpente tantôt au sommet de la falaise, tantôt au pied, avec de nombreux arrêts aux différents points de vue, tous plus beaux les uns que les autres (White River Valley Overllok, Panorama Point, Wind Prairie Overlook etc...). A Homestead Overlook, tous les gens sur place sont persuadés de voir en contrebas un troupeau de bisons, jumelles à l'appui. A la lecture d'un panneau explicatif, nous nous amusons de ce qu'il s'agit d'un ranch ("homestead" = ferme), et... de boeufs !
Après Pinnacles Overlook, la route principale bifurque au nord vers la sortie du parc (Pinnacles Entrance) et Wall, tandis qu'une piste en terre continue au-dessus du bassin de la Sage Creek. Nous décidons de l'emprunter, et ne le regretterons pas : nous nous retrouvons seuls à la plupart des arrêts, et les points de vue à la lumière du soleil qui commence à baisser sont superbes. On ressent un merveilleux sentiment de solitude au milieu de nulle part... Et nous y verrons de nombreux chiens de paririe, des bighorn sheep (sortes de mouflons), et un troupeau de bisons (des vrais cette fois !), avec un coup de coeur pour les chiens de prairie et leur communication (sorte d'aboiement/sifflement) qui amusera beaucoup les petis et les grands.
La piste finit par nous ramener à une route goudronnée, puis à Wall et à la civilisation. Wall Drug est un immense centre commercial version Old West où l'on ne vend que des articles pour touristes.Dire que tout cela est parti d'une pharmacie dont le proprio a un jour décidé de proposer de l'eau fraîche gratuite et d'en faire de la pub le long de la route. L'idée a visiblement été très bonne... Au fait, il est où le drugstore ???
Après une petite balade au milieu des boutiques de chapeaux, bottes, et autres articles western, nous avons pris un bon dîner sans prétention à la cafeteria juste avant la fermeture, puis avons repris la route direction les Black Hills via Rapid City.
En arrivant à Keystone, il était environ 20H30, et nous avions donc juste le temps de retourner au Mt Rushmore voir les illuminations (le ticket de parking payé la veille est valable 10 jours). A la nuit tombé, tout doucement, des projecteurs illuminent les têtes des présidents, tandis qu'un texte est lu sur fond de musique bien solennelle. Le tout se termine en apothéose avec le star Spangler Banner, que tous les gens présents (et il y en avait du monde!!) reprennent en coeur. Rien à faire, un tel patriotisme laisse pantois et en tout cas pas indifférent. Peu après, alors que nous allions partir, un orage est apparu juste au dessus du mont, dessinant un spectacle surréaliste d'éclairs illuminant le ciel de manière spectaculaire. "It's God's fireworks" dira un enfant près de nous à ses parents... Une bien belle soirée.
De retour à la cabane, les éléments se sont déchaînés : grêle et vent se sont mélés de la partie.J11. 10/07/09 : de KEYSTONE (SD) à SHERIDAN (WY) via DEVILS TOWER. Il est déjà 10H30 quand, petit déjeûner avalé, valises fermées, voiture chargée et nuitées payées nous sommes enfin prêts à prendre la route. Du coup, nous ferons l'impasse sur l'arrêt prévu à Deadwood pour filer directement sur Rapid City et l'I90. Après un arrêt rapide à Sturgis (en dehors de la période de rassemblement des bikers, il n'y a pas grand chose à y faire), nous continuons jusqu'après la frontière avec le Wyoming et nous arrêtons pour un pique-nique rapide sur une aire de service. Nous arrivons à Devils Tower vers 14H30. La route traverse d'abord la zone bien nommée "Prairie Dog Town" où réside un importante colonie de chiens de prairie, puis, après quelques lacets en forêts arrive au Visitor Center au pied du monolithe. Nous prenons à nouveau le programme Junior ranger (les enfants sont devenus des inconditionnels, et veulent leur collection complète de badges !). Une agréable promenade fait le tour du site, dans les bois. Le site est sacré pour les indiens, et les traces de cérémonies et offrandes sont omniprésentes.

Sur le chemin nous croisons une belle dinde sauvage glougloutante
Après un bref arrêt à Prairie Dogtown, où nous nous amusons une dernière fois des facéties des chiens de prairie, nous attaquons les 3 heures de route qui nous séparent de Sheridan, notre point de chute pour la nuit. Après quelques dizaine kilomètres en forêt, nous rejoignons rapidement l'I-90 qui traverse d'interminables paysages de rase prairie, où chaque colline en précède une autre, peuplée de boeufs (Angus ?) et de nombreuses et belles antilopes pronghorn. Ce paysage immense, ce ciel sans fin et cette autoroute désepérément vide finiront par avoir raison de tous qui finiront par s'endormir (à l'exception du chauffeur bien entendu).
Nous arrivons vers 19h à Sheridan, ville moyenne du Wyoming qui présente peu d'intérêt. Nous posons donc nos valises à l'hôtel, filons au restaurant voisin prendre un dîner rapide et dodo.3ème partie ici : http://voyageforum.com/voyage/F19/v.f?post=3102355;#3102355
Retour de deux mois et demi à Madagascar English translation pending
Bonjour à tous. Je reviens d'un tour de 2, 5 mois à Mada avec mon propre 4X4 convoyé par bateau depuis la France. Pour les amateurs, prévoir un mois entre l'arrivée du bateau et la récupération du véhicule. Je vais me limiter à la description de mon parcours car le plus difficile dans la préparation du voyage est de trouver des infos sur la faisabilité et l'état des pistes. En géneral, j'ai découpé le parcours en étape d'une journée.
Sommes partis de Tamatave (port d'arrivée du 4X4) puis montée jusqu'à Mananara en 2 jours. Nombreux bacs en bon état, la piste est mauvaise dans sa dernière partie mais très faisable en saison sèche. Ensuite sur le tronçon Mananara Maroantsetra, il n'y a plus de bacs et les ponts sont en mauvais état. Il est nécessaire de passer sur les plages à marée basse aux passages de fleuve. Nous avons fait demi-tour après quelques kms car trop boueux. Retour à Tamatave car la liaison Mananara-Mandritsara n'est pas possible en 4X4. Les paysages sont magnifiques dans toute cette partie
Tamatave-Mahanoro :goudron ; Mahanoro-Nosy Varika : bonne piste très sablonneuse sur les 20 derniers kms. Nombreux bacs en bon état ; Nosy Varika-Mananjary par la piste cotière : sablonneux très mou aux embouchures et facile ailleurs, faisable uniquement si les embouchures sont fermées (les embouchures de fleuve sont naturellement fermées par une digue de sable qui est ouverte chaque année par les pêcheurs pour faire communiquer la rivière avec la mer). Si les embouchures sont ouvertes , il faut prendre la piste intérieure. Très beau entre mer et lacs au coeur des Pangalanes ; Mananjary-Vangaindrano : goudron ; Vangaindrano-Sandravinany : Piste ravinée sur les 20 derniers kms. A faire en saison sèche ; Sandravinany-Amparihy (dans les terres) : passages très ravinés à faire saison sèche très beau paysage; Sandravinany-Manafiafy : piste très ravinée, nombreux passages de gué, à faire en saison sèche, Manafiafy-Fort Dauphin : dernière partie horrible pleine de trous , paysage très beau ; Fort Dauphin-Faux cap via Tsiombe : Jusqu'à Ambovombe, goudron horrible, on passe des paysages verdoyants aux cactus puis à partir de Tsiombe très bonne piste de sable ; Faux Cap- Lavanono : On a retrouvé nos amis qui ont récupéré leur 4X4 après pas mal d'attente ! belle piste sable porteur ; Lavanono- Androka : orientation difficile, piste très étroite à la largeur des chars à boeufs, au milieu des cactus en fleurs (peinture vernis s'abstenir) ; Androka-Itampolo : très belle piste de sable porteur ; Itampolo- Ambola (avant Beloka) : idem ; Ambola-Tuléar : piste sans difficulté mais assez mauvaise à partir de Betioka, sans grand intérêt ; Tulear-Salary : sable mou ; Salary-Andavadoaka : idem ; Andavadoaka-Ankiliabo : belle piste sans grand intérêt ; Ankiliabo- Belo via Manja : parfois bonne parfois très boueuse aux passages de rizières, sans intérêt ; Belo-Morondava : passages de sable très mou ; Morondava-Belo Tsiribihina : pas de pb ; Belo-Bekopaka: idem ; Bekopaka-Maintirano : le paysage redevient plus varié, piste sans pb particulier ; On souhaitait rejoindre Mahajanga par la côte mais il n'y a ni pont ni bac donc toutes les rivières doivent être passées à gué (avant octobre) et il faut faire cette partie à plusieurs véhicules équipés avec treuil et prise d'air sur le toit. On a donc fait Maintirano-Tsiroanomandidy : superbe paysage, gros travaux d'aménagement de la piste. Reste quelques passages délicats (boue). Ensuite on est monté sur Diego et le parcours change de nature car on a fait 80% de goudron faute de piste praticable. Les seules partie de piste que l'on ait fait sont : Ambilobe-Vohemar pour rejoindre la côte est : faisable en saison sèche mais grosse galère si il pleut ; Antalaha-Cap Est (vers Amhitralanana) piste sans pb particulier. Tout le reste est soit en goudron (Vohemar-Antalaha , Sambava-Andapa) soit impraticable en 4X4 notamment les tronçons que j'avais prévu : Andapa- Bealanana pour rejoindre Antsohihy et Mandritsara- Andilamena
Du point de vue de l'intérêt touristique, notre meilleur souvenir est lié à la côte est et à la partie sud ouest. La visite de la partie nord (entre Tana et Diego) necessite un A/R sur le goudron entre Diego et Tana et la visite de la côte nord est (qui est très belle) necessite un A/R entre Antalaha et Ambilobe. Ceci limite donc considérablement l'intérêt
Du point de vue sécurité, pas de pb tant que l'on est en brousse. Les routes nationales deviennent beaucoup moins sûres
Hôtels au bord de la mer Morte? (Jordanie) English translation pending
Bonjour, je compte entreprendre un voyage en Jordanie en mai. Je voudrais effectué un périple à la mer morte pour une durée de 4 jours. En effectuant des recherches sur internet, je n'ai réussi qu'à trouver des hôtels de luxe (genre marriott, kempinski ishtar ou movenpick..) , je vourdais savoir s'il existerait des hôtels plus accesible (budget maxi : 100€ par nuit pour une chambre double) au bord de la mer morte ou pas très loin de la plage???
Merci pour votre aide.
Merci pour votre aide.
De Buenos Aires (Argentine) à Lima (Pérou) en passant par le Chili et la Bolivie English translation pending
Bonjour ,
Me voici de nouveau sur les routes et cette fois ci, je ne suis pas seule, je suis accompagnée de Paws, c'est une peluche tigre qui m'a été donné par une cliente de mon hôtel à Paris. C'est une institutrice et cette peluche est la mascotte de son école SCHRIVER ELEMENTARY SCHOOL. Elle m'a demandé si je pouvais l'emmener en voyage avec moi et de le prendre en photo. Une fois le voyage terminé, je peux le donner à quelqu'un d'autre qui voyagera et ainsi de suite, elle veut voir jusqu'où il va aller. Ces élèves pourront en discuter en classe tout cela grâce à internet. Pourquoi pas, il ne prend pas trop de place et il est silencieux .
Je vais aller en Argentine, au Chili puis en Bolivie et finir au Pérou pour prendre mon vol de Lima pour NewYork et y passer une quinzaine de jours. C'est un voyage de 3 mois. En fait, je vais devoir sortir d'Argentine et du Chili plusieurs fois ( j'espère que c'est possible ) car ce n'est pas très logique de visiter l'un puis l'autre. C'est plus parlant avec une carte.

Me voici de nouveau sur les routes et cette fois ci, je ne suis pas seule, je suis accompagnée de Paws, c'est une peluche tigre qui m'a été donné par une cliente de mon hôtel à Paris. C'est une institutrice et cette peluche est la mascotte de son école SCHRIVER ELEMENTARY SCHOOL. Elle m'a demandé si je pouvais l'emmener en voyage avec moi et de le prendre en photo. Une fois le voyage terminé, je peux le donner à quelqu'un d'autre qui voyagera et ainsi de suite, elle veut voir jusqu'où il va aller. Ces élèves pourront en discuter en classe tout cela grâce à internet. Pourquoi pas, il ne prend pas trop de place et il est silencieux .

Je vais aller en Argentine, au Chili puis en Bolivie et finir au Pérou pour prendre mon vol de Lima pour NewYork et y passer une quinzaine de jours. C'est un voyage de 3 mois. En fait, je vais devoir sortir d'Argentine et du Chili plusieurs fois ( j'espère que c'est possible ) car ce n'est pas très logique de visiter l'un puis l'autre. C'est plus parlant avec une carte.

Le voyageur routard face à la crise économique English translation pending
Bonjour,
Devant les changements radicaux qui se profilent suite à la crise économique qu'on vit, comment voyez vous le futur du voyage en routard (backpacker)?
Ce genre de voyage commencé il y a quelque dizaines d'années sur les chemins de Kaboul, Essaouira et Corfou par des gens qui refusaient déjà le modèle de consommation de la societé américaine et de ses implications politiques et géopolitiques, a t-il de l'avenir?
S'est il autodétruit par sa démocratisation et son dévoyement ? (Cf. la Thailande et ses full moon parties!)
Comment résistera t il devant les tensions géopolitiques qui lui sont hostiles (fermeture frontière, visas difficiles, guerres..)?
Aura t il toujours un sens dans un monde de plus en plus uniforme (culture médias ervant la meme propagande, disparition des cultures locales)?
Quelles innovations devra t il entreprendre face a un transport aérien en crise et une nature detruite et polluée?
Merci pour votre participation
Devant les changements radicaux qui se profilent suite à la crise économique qu'on vit, comment voyez vous le futur du voyage en routard (backpacker)?
Ce genre de voyage commencé il y a quelque dizaines d'années sur les chemins de Kaboul, Essaouira et Corfou par des gens qui refusaient déjà le modèle de consommation de la societé américaine et de ses implications politiques et géopolitiques, a t-il de l'avenir?
S'est il autodétruit par sa démocratisation et son dévoyement ? (Cf. la Thailande et ses full moon parties!)
Comment résistera t il devant les tensions géopolitiques qui lui sont hostiles (fermeture frontière, visas difficiles, guerres..)?
Aura t il toujours un sens dans un monde de plus en plus uniforme (culture médias ervant la meme propagande, disparition des cultures locales)?
Quelles innovations devra t il entreprendre face a un transport aérien en crise et une nature detruite et polluée?
Merci pour votre participation
Premier séjour en Thaïlande, deux semaines en 2010 English translation pending
Bonjour
Je projette de faire un voyage en 2010 et mon choix ce porte vers la Thaïlande.
Je pense partir 2 semaines en comptant le voyage.
J’ai déjà fait 3 séjours à l’étranger mais à chaque fois je suis passé par un tour opérateur.
Mais pour la Thaïlande je voudrais ne pas passer par un tour opérateur pour faire des économies et d’après les différents messages que j’ai pu lire ce pays si prête.
J’ai plusieurs questions
Je peux soit partir en Mars 2010 ou Octobre /Novembre, quelle est la meilleur période niveau climat et qu’elle est celle qui est mieux niveau budget.
Je voudrais arriver à Bangkok y passer 4/5 jours pour visiter la ville et les alentours ( je veux bien des idées de visite : promenade en éléphant ect…) et après aller sur une île du côté de Puket (ko Lipi , KO Samui ou autre) pour visiter un peu et faire du snorkeling et se reposer .
Sur les îles y’a-t-il des hotels en all inclusive ?
Quels budgets il faut pour se loger par jour pour 2 adultes (je cherches pas le luxe ) et se nourrir .
Faut il se déplacer en taxi ou en tuk tuk ?
Ce pays à l’air tellement magnifique qu’en faite je sais pas quoi visiter c’est pour cela que je réfères demander des renseignements à des personnes qui connaissent.
Merci d’avance pour les réponses.
Je projette de faire un voyage en 2010 et mon choix ce porte vers la Thaïlande.
Je pense partir 2 semaines en comptant le voyage.
J’ai déjà fait 3 séjours à l’étranger mais à chaque fois je suis passé par un tour opérateur.
Mais pour la Thaïlande je voudrais ne pas passer par un tour opérateur pour faire des économies et d’après les différents messages que j’ai pu lire ce pays si prête.
J’ai plusieurs questions
Je peux soit partir en Mars 2010 ou Octobre /Novembre, quelle est la meilleur période niveau climat et qu’elle est celle qui est mieux niveau budget.
Je voudrais arriver à Bangkok y passer 4/5 jours pour visiter la ville et les alentours ( je veux bien des idées de visite : promenade en éléphant ect…) et après aller sur une île du côté de Puket (ko Lipi , KO Samui ou autre) pour visiter un peu et faire du snorkeling et se reposer .
Sur les îles y’a-t-il des hotels en all inclusive ?
Quels budgets il faut pour se loger par jour pour 2 adultes (je cherches pas le luxe ) et se nourrir .
Faut il se déplacer en taxi ou en tuk tuk ?
Ce pays à l’air tellement magnifique qu’en faite je sais pas quoi visiter c’est pour cela que je réfères demander des renseignements à des personnes qui connaissent.
Merci d’avance pour les réponses.
New York et la côte est en juin 2010: vos idées d'itinéraire? English translation pending
Bonsoir à toutes et à tous,
Après 2 superbes voyages dans l'ouest en 2007 et 2009 je vais visiter en juin 2010 la partie Nord - Est des USA. (obligé de faire plaisir à ma moitié qui menaçait de me trainer sur les pentes de l'Etna pour me guérir d'une grave maladie, les cailloux de l'Utah et de l'Arizona).
Pour l'instant je n'ai pas grand chose de précis au programme si ce n'est des villes et un début d'itinéraire, New-york et 5 ou 6 jours sur place avant de descendre vers philadelphia et Washington DC (obligé/impératif). Ensuite ce sera la remontée vers le Maine, New Hampshire, le vermont et pourquoi pas une incursion au Canada avant de revenir vers Boston et y finir le séjour. C'est un peu dans le désordre , peut être cela m'amènera quelques bonnes suggestions de la part des initiés.
Sans oublier de dire que je dispose de 4 semaines.
Merci et bonne soirée !!
Après 2 superbes voyages dans l'ouest en 2007 et 2009 je vais visiter en juin 2010 la partie Nord - Est des USA. (obligé de faire plaisir à ma moitié qui menaçait de me trainer sur les pentes de l'Etna pour me guérir d'une grave maladie, les cailloux de l'Utah et de l'Arizona).
Pour l'instant je n'ai pas grand chose de précis au programme si ce n'est des villes et un début d'itinéraire, New-york et 5 ou 6 jours sur place avant de descendre vers philadelphia et Washington DC (obligé/impératif). Ensuite ce sera la remontée vers le Maine, New Hampshire, le vermont et pourquoi pas une incursion au Canada avant de revenir vers Boston et y finir le séjour. C'est un peu dans le désordre , peut être cela m'amènera quelques bonnes suggestions de la part des initiés.
Sans oublier de dire que je dispose de 4 semaines.
Merci et bonne soirée !!
Turquie: bilan de trois semaines en Anatolie orientale English translation pending
bonjour,
septembre 2009 nous sommes partis 3 semaines en turquie avec pour objectif de visiter les beautés de l'Est tant vantées dans ce forum et essayer de sortir des sentiers battus : mission accomplie !!!
notre trip :
Samedi 05 Septembre 2009 Départ de Lyon à 10h40 – Arrivée Istanbul à 16h40 (escale Zurich) Bus de nuit Istanbul / Göreme (changement à Kayseri). Arrivée à 7h30 Dimanche 06 Septembre 2009 Hotel à l’elysee pension. Rando Göreme – Göreme Air Museum, via Kiliçlar vadisi (Sword Valley) L’église au miroir (Aynali kilise) Göreme air museum + l’église à la boucle (Tohali kilise) Local restaurant Lundi 07 Septembre 2009 Rando Goreme – Red Valley (Kizilçukur valley), zindanonu valley et rose valley Resto Nazar Börek (crepes) Mardi 08 Septembre 2009 Montgolfière (dont white valley ou love valley) Rando sur les cretes de rose valley – stop pour Urgup Rando Zelve – çavucin via Basabagi Orient restaurant Mercredi 09 Septembre 2009 Derinkuyu – Retour dolmus sur avanos Devrent Valley – Urgup (Kardeslir restaurant) Transfert Goreme (19h30) / Nevshehir(20h30)/Malatya (3h00) – Perte du lonely Squat Hotel 4* le long de la voie rapide Jeudi 10 Septembre 2009 Rencontre de Kemal Bazar Malatya (marché cuivre et abricot) 12h00 – Départ pour Nemrut – Hotel Gunes Rencontre de deux français qui nous donnent les pages de leur lonely qui nous concernent Coucher de soleil sur Nemrut Vendredi 11 Septembre 2009 Lever de soleil sur Nemrut – Transfert pour Khata Trajet Khata – Sanliurfa – Hotel Ipek Palace Kébab aux jardins Gölbase – Ballade le long bassins à carpes – Visite chateau Samedi 12 Septembre 2009 Visite village Harran – Bazar Sanliurfa Resto Altinsis – squat Gölbase Dimanche 13 Septembre 2009 Route pour Mardin – Resto Cercis Murat Konagi au pif (ayran en verre = connerie) Visite des monuments restaurés dont le Sultanisa Madresesi (super gardien !) – 2 turcs nous invitent à voir le paysage depuis leur maison Dolmus pour Midyat puis Hasankeyf Motel Hasankeyf. Resto Firunle et lokantase – Rencontre de deux allemands en vélo. Chars qui font des rondes la nuit Lundi 14 Septembre 2009 Nathalie malade. Fred visite le château. Dolmus pour batman. Pas de lonely Palnet (ballade dans la ville en dolmus) - Rencontre avec Dr Marhar Bus vers Diyarbakir. Otel Kaplan. Resto Safak Kahvalti et Yemek Solonu (adopté!) Mardi 15 Septembre 2009 Office du tourisme – Rencontre 2 slovènes Visite de plusieurs mosquées – Eglises – Maisons ottomanes restauirées – Promenade le long et sur les remparts Mercredi 16 Septembre 2009 Bus pour Van – Hotel Aslan – Resto Sçy Beyaz Jeudi 17 Septembre 2009 Pluie… Visite du Van kalesi Dolmus Dogubayazit Hotel Tahran (super) – Resto Oz Urfa Kebab Vendredi 18 Septembre 2009 Visite Ishak Pasa – Kebab Dolmus pour Igdir, puis Kars Hotel Temel (gentlemen) – Recherche voiture de loc + billets avion Samedi 19 Septembre 2009 Visite Ani – Dolmus pour Erzurum sous la pluie – Recup voiture à 19h00 (fermeture théorique : 17h30) Hotel Yeni Cenar Dimanche 20 Septembre 2009 Bayram – Rues désertes Visites des églises géorgiennes (Bagbasi, Oskvank, Ishan) sur la route de Yusufeli River Otel (demi_pension) Lundi 21 Septembre 2009 Fred malade – Promenade autour hôtel pour nath – Rencontre des 2 slovènes de Diyarbakir Visite avec eux des églises de Barhal et Dörtkilise Mardi 22 Septembre 2009 Longue piste sinueuse pour Yaylalar. Promenade jusqu’à Olgunlar Route pour Artvin. Hotel Ugrak (pas cher !) Mercredi 23 Septembre 2009 Lever 6h ! Il pleut tte la journée – Route vers Trabzon Visite du monastère de sumela Route pour Erzincan (on cherche le soleil !). Stop à la mairie. Rencontre du responsable des sports et de l’environnement qui nous prend en charge à travaers sa ville (prospectus, thés, hotel gratuit à la mairie…) Jeudi 24 Septembre 2009 Visite des chutesde Girlevik et du tombeau de Terzibaba Office du tourisme : 6 fonctionnaires (dt 1 seule parle un peu anglais) =>Résultat = aucune info Route vers Elazig – Très beau paysages. Passage à Kemah et stop à Kemaliye. Hotel à Elazig un peu galère à trouver Vendredi 25 Septembre 2009 Route pour Erzurum, via Tunceli. Jolis paysages également. Stop à Tercan pour visite du caravanserail et du mausolée de Mama Hatun Retour de la voiture de loc avec un petit pet. Nuit à l’hotel Yeni Cenar. Samedi 26 Septembre 2009 3 avions : Erzurum – Istanbul, Istanbul-Zurick, Zurick – Lyon
ci dessous le lien vers les photos de trip : http://picasaweb.google.com/frederic.rambault/Turquie2009#
en conclusion ce fut un moment magnifique, la capadoce, ani et le mont nemrut ont tenus toutes leurs promesses, les kackar et van, c'était plus décevant à cause de la météo (dommage!!!). la région d'erzincan et elazig est vraiment un joyau caché, bien que marqué nulle part dans le guide, les paysages sont magnifiques et c'est ici qu'on a vraiment compris le sens de l'accueil turque. au plaisir de vous donner des infos sur toutes ces régions
septembre 2009 nous sommes partis 3 semaines en turquie avec pour objectif de visiter les beautés de l'Est tant vantées dans ce forum et essayer de sortir des sentiers battus : mission accomplie !!!
notre trip :
Samedi 05 Septembre 2009 Départ de Lyon à 10h40 – Arrivée Istanbul à 16h40 (escale Zurich) Bus de nuit Istanbul / Göreme (changement à Kayseri). Arrivée à 7h30 Dimanche 06 Septembre 2009 Hotel à l’elysee pension. Rando Göreme – Göreme Air Museum, via Kiliçlar vadisi (Sword Valley) L’église au miroir (Aynali kilise) Göreme air museum + l’église à la boucle (Tohali kilise) Local restaurant Lundi 07 Septembre 2009 Rando Goreme – Red Valley (Kizilçukur valley), zindanonu valley et rose valley Resto Nazar Börek (crepes) Mardi 08 Septembre 2009 Montgolfière (dont white valley ou love valley) Rando sur les cretes de rose valley – stop pour Urgup Rando Zelve – çavucin via Basabagi Orient restaurant Mercredi 09 Septembre 2009 Derinkuyu – Retour dolmus sur avanos Devrent Valley – Urgup (Kardeslir restaurant) Transfert Goreme (19h30) / Nevshehir(20h30)/Malatya (3h00) – Perte du lonely Squat Hotel 4* le long de la voie rapide Jeudi 10 Septembre 2009 Rencontre de Kemal Bazar Malatya (marché cuivre et abricot) 12h00 – Départ pour Nemrut – Hotel Gunes Rencontre de deux français qui nous donnent les pages de leur lonely qui nous concernent Coucher de soleil sur Nemrut Vendredi 11 Septembre 2009 Lever de soleil sur Nemrut – Transfert pour Khata Trajet Khata – Sanliurfa – Hotel Ipek Palace Kébab aux jardins Gölbase – Ballade le long bassins à carpes – Visite chateau Samedi 12 Septembre 2009 Visite village Harran – Bazar Sanliurfa Resto Altinsis – squat Gölbase Dimanche 13 Septembre 2009 Route pour Mardin – Resto Cercis Murat Konagi au pif (ayran en verre = connerie) Visite des monuments restaurés dont le Sultanisa Madresesi (super gardien !) – 2 turcs nous invitent à voir le paysage depuis leur maison Dolmus pour Midyat puis Hasankeyf Motel Hasankeyf. Resto Firunle et lokantase – Rencontre de deux allemands en vélo. Chars qui font des rondes la nuit Lundi 14 Septembre 2009 Nathalie malade. Fred visite le château. Dolmus pour batman. Pas de lonely Palnet (ballade dans la ville en dolmus) - Rencontre avec Dr Marhar Bus vers Diyarbakir. Otel Kaplan. Resto Safak Kahvalti et Yemek Solonu (adopté!) Mardi 15 Septembre 2009 Office du tourisme – Rencontre 2 slovènes Visite de plusieurs mosquées – Eglises – Maisons ottomanes restauirées – Promenade le long et sur les remparts Mercredi 16 Septembre 2009 Bus pour Van – Hotel Aslan – Resto Sçy Beyaz Jeudi 17 Septembre 2009 Pluie… Visite du Van kalesi Dolmus Dogubayazit Hotel Tahran (super) – Resto Oz Urfa Kebab Vendredi 18 Septembre 2009 Visite Ishak Pasa – Kebab Dolmus pour Igdir, puis Kars Hotel Temel (gentlemen) – Recherche voiture de loc + billets avion Samedi 19 Septembre 2009 Visite Ani – Dolmus pour Erzurum sous la pluie – Recup voiture à 19h00 (fermeture théorique : 17h30) Hotel Yeni Cenar Dimanche 20 Septembre 2009 Bayram – Rues désertes Visites des églises géorgiennes (Bagbasi, Oskvank, Ishan) sur la route de Yusufeli River Otel (demi_pension) Lundi 21 Septembre 2009 Fred malade – Promenade autour hôtel pour nath – Rencontre des 2 slovènes de Diyarbakir Visite avec eux des églises de Barhal et Dörtkilise Mardi 22 Septembre 2009 Longue piste sinueuse pour Yaylalar. Promenade jusqu’à Olgunlar Route pour Artvin. Hotel Ugrak (pas cher !) Mercredi 23 Septembre 2009 Lever 6h ! Il pleut tte la journée – Route vers Trabzon Visite du monastère de sumela Route pour Erzincan (on cherche le soleil !). Stop à la mairie. Rencontre du responsable des sports et de l’environnement qui nous prend en charge à travaers sa ville (prospectus, thés, hotel gratuit à la mairie…) Jeudi 24 Septembre 2009 Visite des chutesde Girlevik et du tombeau de Terzibaba Office du tourisme : 6 fonctionnaires (dt 1 seule parle un peu anglais) =>Résultat = aucune info Route vers Elazig – Très beau paysages. Passage à Kemah et stop à Kemaliye. Hotel à Elazig un peu galère à trouver Vendredi 25 Septembre 2009 Route pour Erzurum, via Tunceli. Jolis paysages également. Stop à Tercan pour visite du caravanserail et du mausolée de Mama Hatun Retour de la voiture de loc avec un petit pet. Nuit à l’hotel Yeni Cenar. Samedi 26 Septembre 2009 3 avions : Erzurum – Istanbul, Istanbul-Zurick, Zurick – Lyon
ci dessous le lien vers les photos de trip : http://picasaweb.google.com/frederic.rambault/Turquie2009#
en conclusion ce fut un moment magnifique, la capadoce, ani et le mont nemrut ont tenus toutes leurs promesses, les kackar et van, c'était plus décevant à cause de la météo (dommage!!!). la région d'erzincan et elazig est vraiment un joyau caché, bien que marqué nulle part dans le guide, les paysages sont magnifiques et c'est ici qu'on a vraiment compris le sens de l'accueil turque. au plaisir de vous donner des infos sur toutes ces régions
Mes deux belles semaines au Japon English translation pending
Bonjour tous,
Il y a quelques mois je revenais émerveillé par les paysages gigantesques de l'ouest américain. J'avais fait un carnet de voyage pour faire partager ce périple qui m'avait tant plu. Hier je suis rentré du Japon, où j'ai eu la chance de pouvoir rester un peu plus de deux semaines au total dans la cadre de mon travail puis de rajouts touristiques puisque j'étais sur place... Un voyage fantastique, si différent du précédent, un voyage où j'ai été charmé par la beauté des paysages sous les couleurs d'automne, par l'histoire du pays dont témoignent les temples et sanctuaires shintoistes et boudhistes et surtout par la culture si différente de la nôtre. Frappante dans le Kyoto historique mais tout autant dans le Tokyo qui grouille de monde et de modernité, organisation parfaite et pourtant si loin de celle de l'occident.
Au Japon, rien ne nous ressemble, ce qui n'a fait que me ravir chaque jour, chaque petit instant au gré des découvertes et de rencontres géniales allant d'autres voyageurs australiens ou espagnols jusqu'au vieux japonais de 85ans qui pète le feu et qui tient son restaurant de viande de Kobé en plein centre de Kyoto, prêt à vous témoigner dans un excellent anglais tant de merveilleux détails de son histoire.
Je voudrais donc vous faire partager cet heureux voyage même si je me rends compte devant mon écran, que malgré mes quelques notes prises le long du voyage il va m'être très difficile de transmettre ce que j'ai pu ressentir. C'est fort, c'est là, on voudrait tout pouvoir témoigner. Partager ce sourire des deux semaines écoulées.
En espérant que ce message incitera ceux qui ne connaissent pas à faire un tour au pays du soleil levant et pour ceux qui connaissent déjà ... que mon récit et mes photos ne seront pas trop celles du touriste classique déjà vues et revues maintes fois... :-)
Je ne pourrai pas tout raconter en une seule fois, je vais plutôt essayer d’en rajouter un peu chaque jour… A bientôt, ici ou là.
- -- Circuit effectué :
J0 : départ paris 13h40 le vendredi 06 Novembre. J1 : arrivée 9h15 le samedi 07/11 à Osaka, voyage train Hiroshima puis ferry pour Miyajima arrivée vers 15h, début visite de l’île puis nuit Miyajima. (Ryokan) J2 : visite Miyajima puis retour soirée sur Hiroshima, nuit Hiroshima. (hôtel) J3 : Hiroshima conf (hôtel) J4 : Hiroshima conf puis Onomichi après midi, arrivée Kurashiki en soirée (hôtel) J5 : Kurashiki matinée, puis retour Hiroshima conf (hôtel) J6 : Hiroshima conf, départ après midi et nuit Kyoto (Ryokan) J7 : visite Kyoto, nuit Kyoto (Ryokan) J8 : visite Kyoto, nuit Kyoto (Ryokan) J9 : visite Kyoto, nuit Kyoto (Auberge de jeunesse) J10 : visite Nara depuis Kyoto, retour par temple Byodo-in à Uji et nuit Kyoto (Auberge de jeunesse) J11 : départ tôt pour visite Kisofukushima, nuit sur place (Ryokan moderne) J12 : départ tôt pour Tokyo avec visites en route de Narai et Matsumoto, java Tokyo, nuit Tokyo (chez un ami) J13 : Journée Nikko en A/R depuis Tokyo (1h40*2), java Tokyo, nuit Tokyo (chez un ami) J14 : visite Tokyo (Asakusa), java Tokyo, nuit Tokyo (chez un ami) J15 : Visite Tokyo, java Tokyo, nuit Tokyo (chez un ami) J16 : départ de Tokyo pour Tokyo Narita avec départ 12h45 et retour France 17h.
Moyens de transport : Avion Paris/Osaka puis Tokyo/Paris, dans le pays par train (JR Pass 14jours).
Le trajet sur googlemaps:
http://maps.google.fr/...&ie=UTF8&z=7
- --
Miyajima
Le voyage était long et éprouvant mais j’avais décidé avec mon compère de voyage de première semaine d’aller directement rejoindre l'île de Miyajima plutôt que de rester sur Hiroshima où nous étions là pour des conférences pendant une semaine. Bonne décision au final, motivée par plusieurs voyageurs sur ce même forum avec toujours autant d’excellents conseils, merci à eux et en particulier à Calamity Gin…
Premier train shinkansen, premiers regards sur le Japon, le plaisir et la soif de découvertes sont déjà là...

Arrivée donc à Miyajima, la tête en vrac encore emplie de grisaille parisienne et puis voilà, extra, directement au coeur de ce qu'allaient être ces deux belles semaines, au Japon, loin de tout. Un temps merveilleux, les vieux volcans éteints entourés d’eau, peu de monde, des superbes temples dont le grand Daishoin et puis bien sûr le célèbre Tori les pieds dans l’eau à marée haute qui garde l’entrée du sanctuaire d’Itsukushima. Miyajima, île féérique.
Nous y sommes restés un jour et une nuit, si bien qu’on a pu profiter du calme du soir et du petit matin, que nous avons fait la petite randonnée qui monte au Mont Mizen le plus haut point de l’île sans emprunter le téléphérique du pressé ou du fainéant, que nous avons expérimenté un Ryokan extra aussi bien dans l’accueil que dans la qualité de la cuisine typique japonaise au diner et au petit déjeuner (Ryokan Kawaguchi) ...
Avec un peu de recul maintenant, un tel début de voyage était juste parfait, j'étais directement immergé dans cet inconnu si bien que mes deux semaines ne se sont pas envolées trop rapidement.
L'arrivée sur l'île en ferry...


Arrivée ponctuée par les frasques d'un daim (de nombreux sur l'île et absolument pas peureux) qui vient manger ma feuille avec le nom du Ryokan réservé, bonne idée pour le trouver ensuite!

Puis c'est parti pour notre premier contact avec le sanctuaire d'Itsukushima, la pagode, le tori :

Le fameux Tori, avec l'homme japonais en costard seul face à l'infini...

Le couple japonais, face à la mer intérieure paisible

Le Tori au coucher du soleil...

Pardon pour ce doublon mais comme c'est beau normalement on ne s'en lasse pas :-)

Un détour à notre Ryokan où nous resterons diner, cuisine excellente même si pas encore habitués :

Puis sortie nocturne... sous la belle lune.

Le sanctuaire d'Itsukushima les pieds dans l'eau :

Réveil à l'aube, après une toute petite nuit, mais quel calme... hormis ce petit japonais qui s'entraine déjà au baseball à 6h du mat'. Il était très concentré le jeune homme...

La pagode de Miyajima

Le pont dont j'ai déjà oublié le nom, arbres aux couleurs d'automne, juste BEAU.

La rencontre de mes premières geishas :

La montée vers le Mont Mizen, temps magnifique, chemin un peu rude avec le peu de sommeil, mais un tel plaisir :

Notre récompense...



Puis la redescente de la montagne, toujours à pied, qui nous offre notamment une belle vue de l'île d'Honshu juste en face séparée par la mer intérieure traversée la veille, on y voit la "banlieue" d'Hiroshima :

Le temple Daishoin:

Le déjeuner bien mérité de retour dans la partie basse proche du sanctuaire, soupe Miso, Huitres chaudes, Algues très parfumées, sashimis, tempuras, gingembre, anguille... bref, le régal japonais.


Le sanctuaire d'Itsukushima :




Premier passage d'écolières japonaises en uniforme :

Et dernières lueurs avant de quitter l'île ...

La suite du carnet se passe à Hiroshima... ici : http://voyageforum.com/v.f?post=3036508#3036508
Il y a quelques mois je revenais émerveillé par les paysages gigantesques de l'ouest américain. J'avais fait un carnet de voyage pour faire partager ce périple qui m'avait tant plu. Hier je suis rentré du Japon, où j'ai eu la chance de pouvoir rester un peu plus de deux semaines au total dans la cadre de mon travail puis de rajouts touristiques puisque j'étais sur place... Un voyage fantastique, si différent du précédent, un voyage où j'ai été charmé par la beauté des paysages sous les couleurs d'automne, par l'histoire du pays dont témoignent les temples et sanctuaires shintoistes et boudhistes et surtout par la culture si différente de la nôtre. Frappante dans le Kyoto historique mais tout autant dans le Tokyo qui grouille de monde et de modernité, organisation parfaite et pourtant si loin de celle de l'occident.
Au Japon, rien ne nous ressemble, ce qui n'a fait que me ravir chaque jour, chaque petit instant au gré des découvertes et de rencontres géniales allant d'autres voyageurs australiens ou espagnols jusqu'au vieux japonais de 85ans qui pète le feu et qui tient son restaurant de viande de Kobé en plein centre de Kyoto, prêt à vous témoigner dans un excellent anglais tant de merveilleux détails de son histoire.
Je voudrais donc vous faire partager cet heureux voyage même si je me rends compte devant mon écran, que malgré mes quelques notes prises le long du voyage il va m'être très difficile de transmettre ce que j'ai pu ressentir. C'est fort, c'est là, on voudrait tout pouvoir témoigner. Partager ce sourire des deux semaines écoulées.
En espérant que ce message incitera ceux qui ne connaissent pas à faire un tour au pays du soleil levant et pour ceux qui connaissent déjà ... que mon récit et mes photos ne seront pas trop celles du touriste classique déjà vues et revues maintes fois... :-)
Je ne pourrai pas tout raconter en une seule fois, je vais plutôt essayer d’en rajouter un peu chaque jour… A bientôt, ici ou là.
- -- Circuit effectué :
J0 : départ paris 13h40 le vendredi 06 Novembre. J1 : arrivée 9h15 le samedi 07/11 à Osaka, voyage train Hiroshima puis ferry pour Miyajima arrivée vers 15h, début visite de l’île puis nuit Miyajima. (Ryokan) J2 : visite Miyajima puis retour soirée sur Hiroshima, nuit Hiroshima. (hôtel) J3 : Hiroshima conf (hôtel) J4 : Hiroshima conf puis Onomichi après midi, arrivée Kurashiki en soirée (hôtel) J5 : Kurashiki matinée, puis retour Hiroshima conf (hôtel) J6 : Hiroshima conf, départ après midi et nuit Kyoto (Ryokan) J7 : visite Kyoto, nuit Kyoto (Ryokan) J8 : visite Kyoto, nuit Kyoto (Ryokan) J9 : visite Kyoto, nuit Kyoto (Auberge de jeunesse) J10 : visite Nara depuis Kyoto, retour par temple Byodo-in à Uji et nuit Kyoto (Auberge de jeunesse) J11 : départ tôt pour visite Kisofukushima, nuit sur place (Ryokan moderne) J12 : départ tôt pour Tokyo avec visites en route de Narai et Matsumoto, java Tokyo, nuit Tokyo (chez un ami) J13 : Journée Nikko en A/R depuis Tokyo (1h40*2), java Tokyo, nuit Tokyo (chez un ami) J14 : visite Tokyo (Asakusa), java Tokyo, nuit Tokyo (chez un ami) J15 : Visite Tokyo, java Tokyo, nuit Tokyo (chez un ami) J16 : départ de Tokyo pour Tokyo Narita avec départ 12h45 et retour France 17h.
Moyens de transport : Avion Paris/Osaka puis Tokyo/Paris, dans le pays par train (JR Pass 14jours).
Le trajet sur googlemaps:
http://maps.google.fr/...&ie=UTF8&z=7
- --
Miyajima
Le voyage était long et éprouvant mais j’avais décidé avec mon compère de voyage de première semaine d’aller directement rejoindre l'île de Miyajima plutôt que de rester sur Hiroshima où nous étions là pour des conférences pendant une semaine. Bonne décision au final, motivée par plusieurs voyageurs sur ce même forum avec toujours autant d’excellents conseils, merci à eux et en particulier à Calamity Gin…
Premier train shinkansen, premiers regards sur le Japon, le plaisir et la soif de découvertes sont déjà là...

Arrivée donc à Miyajima, la tête en vrac encore emplie de grisaille parisienne et puis voilà, extra, directement au coeur de ce qu'allaient être ces deux belles semaines, au Japon, loin de tout. Un temps merveilleux, les vieux volcans éteints entourés d’eau, peu de monde, des superbes temples dont le grand Daishoin et puis bien sûr le célèbre Tori les pieds dans l’eau à marée haute qui garde l’entrée du sanctuaire d’Itsukushima. Miyajima, île féérique.
Nous y sommes restés un jour et une nuit, si bien qu’on a pu profiter du calme du soir et du petit matin, que nous avons fait la petite randonnée qui monte au Mont Mizen le plus haut point de l’île sans emprunter le téléphérique du pressé ou du fainéant, que nous avons expérimenté un Ryokan extra aussi bien dans l’accueil que dans la qualité de la cuisine typique japonaise au diner et au petit déjeuner (Ryokan Kawaguchi) ...
Avec un peu de recul maintenant, un tel début de voyage était juste parfait, j'étais directement immergé dans cet inconnu si bien que mes deux semaines ne se sont pas envolées trop rapidement.
L'arrivée sur l'île en ferry...


Arrivée ponctuée par les frasques d'un daim (de nombreux sur l'île et absolument pas peureux) qui vient manger ma feuille avec le nom du Ryokan réservé, bonne idée pour le trouver ensuite!

Puis c'est parti pour notre premier contact avec le sanctuaire d'Itsukushima, la pagode, le tori :

Le fameux Tori, avec l'homme japonais en costard seul face à l'infini...

Le couple japonais, face à la mer intérieure paisible

Le Tori au coucher du soleil...

Pardon pour ce doublon mais comme c'est beau normalement on ne s'en lasse pas :-)

Un détour à notre Ryokan où nous resterons diner, cuisine excellente même si pas encore habitués :

Puis sortie nocturne... sous la belle lune.

Le sanctuaire d'Itsukushima les pieds dans l'eau :

Réveil à l'aube, après une toute petite nuit, mais quel calme... hormis ce petit japonais qui s'entraine déjà au baseball à 6h du mat'. Il était très concentré le jeune homme...

La pagode de Miyajima

Le pont dont j'ai déjà oublié le nom, arbres aux couleurs d'automne, juste BEAU.

La rencontre de mes premières geishas :

La montée vers le Mont Mizen, temps magnifique, chemin un peu rude avec le peu de sommeil, mais un tel plaisir :

Notre récompense...



Puis la redescente de la montagne, toujours à pied, qui nous offre notamment une belle vue de l'île d'Honshu juste en face séparée par la mer intérieure traversée la veille, on y voit la "banlieue" d'Hiroshima :

Le temple Daishoin:

Le déjeuner bien mérité de retour dans la partie basse proche du sanctuaire, soupe Miso, Huitres chaudes, Algues très parfumées, sashimis, tempuras, gingembre, anguille... bref, le régal japonais.


Le sanctuaire d'Itsukushima :




Premier passage d'écolières japonaises en uniforme :

Et dernières lueurs avant de quitter l'île ...

La suite du carnet se passe à Hiroshima... ici : http://voyageforum.com/v.f?post=3036508#3036508
Toute la Namibie, rien que la Namibie! English translation pending
Le choix de la destination:
Cette année, comme les enfants ont grandi (maintenant 11 et 13 ans), nous envisageons de changer les habitudes familiales. En principe, il s’agissait de voir la famille et les cousins, de parcourir des lieux mille fois vus et connus. Les maisons de famille, les appartements prêtés, les plages de l'Atlantique ou de la Méditerranée. Non cette fois, changement de continent. En avant toute, vers l'Afrique. Durant quelques semaines, le choix se porte sur une découverte du Kenya ou de la Tanzanie afin de rencontrer des animaux et de profiter de l'océan indien qui permet de mettre un peu les pieds dans l'eau. Sur internet, c'est la chasse aux bonnes affaires: -30% par ici, - 40% par là. 2 semaines de séjour sont envisagées avec quelques jours de safari, le reste c'est baignade. Puis tout d'un coup, papa s'est rappelé avoir visité, il y a bien longtemps, un très beau pays où il y a énormément de choses à voir: la Namibie. C'est où d'ailleurs?
Presqu'au bout de l'Afrique, calée entre l'Atlantique et un désert: le Kalahari. Placée de part et d'autre du tropique du Capricorne, c'est 825000 km2 de diversité tant pour les paysages que pour ses habitants. Le choix sur la destination a été conclu rapidement après les arguments de papa.
Oui, il y a les grands animaux, mais il y a aussi des déserts, des villes à l'architecture bizarre et des peuples différents et variés. En plus, c'est l'hiver mais le temps y est toujours au beau fixe. Il a fallu trouver comment se rendre là-bas. En voyage organisé? En groupe, en camping? En recherchant sur internet, une solution s'est présentée: un voyage où les enfants sont intégrés ce qui est rarement le cas dans des voyages aux destinations lointaines. Un hic, pour maman, c'est le camping et les petits déj avec les moufles!!! en effet, à cette période de l'année, c'est l'hiver et dans le désert, la température aux heures où le soleil se cache peut descendre aux alentours de 0°. De plus, il faut participer aux montage/démontage de tente. Alors cette solution est abandonnée pour entrevoir la piste de l'autotour: location d'un véhicule et réservation de nuits dans des lodges tous les jours différents selon un parcours prédéterminé. Soit, c'est cette solution qui est retenue par la famille. Maintenant , à nous d'établir le circuit: Le lieu de départ et d'arrivée est vite trouvé: Windhoek, la capitale. L'achat d'un guide touristique nous permet ensuite de vérifier les différents sites à visiter.
Etosha: le grand parc animalier, Swakopmund: la côte atlantique au climat breton, le désert du Namib avec ses immenses dunes. Ce sont les principaux centres d'intérêt visités lors d'un premier voyage en Namibie. A ce stade des choix, il a fallu chercher les vols internationaux pour se rendre là-bas. Avec les contraintes de chacun, le départ ne peut pas se faire avant le 17 juillet. Et le retour?
Sur internet, les meilleurs prix ont permis de définir une durée de 3 semaines soit un retour le 10 Août pour un départ le 21 juillet. Entre temps nous avons cherché un tour opérateur local qui pourrait nous dénicher les meilleures réservations possibles de lodges et de véhicules. Nous ne cherchions pas dans la catégorie luxe mais standard pour l'hébergement et un SUV et non un 4X 4 pour le véhicule. Ces choix ayant été faits en fonction de notre portefeuille et des lectures de guides et d'informations lues sur le net. Notre choix s'est porté sur Tourmaline , un TO établi sur place et francophone, ce qui est appréciable lorsque l'on ne maîtrise pas totalement l'anglais. Ce TO s'est occupé de la location des lodges et du véhicule selon nos critères. En raison de la période choisie où le touriste est nombreux, il a fallu modifier des emplacements de lodges et de catégorie. Partant près de 3 semaines, nous avons pu établir un parcours très étendu puisque maman voulait visiter le Fish river canyon .Le peuple Himba et les chutes d'Epupa à la frontière angolaise ont pu être inclus dans notre périple. Afin de se reposer et d'approfondir les visites, nus avons choisi de nous établir pour 2 nuits dans certains lodges. A Fish river, à Sesriem, à Swakopmund et à Epupa falls. Pour le reste, arrivée prévue dans l'après midi pour repartir le lendemain matin.
Lorsque les réservations de vols et de lodges ont été validées, il s'est agi de rédiger un road book afin d'aider le copilote sur la route à tenir au jour le jour. En plus, d'aider à la lecture des cartes routières, le livre de bord permet également de prévoir les arrêts sur le trajet., les lieux d'intérêt à ne pas manquer. Bien sûr, un horaire purement indicatif est ajouté à cela afin de s'autoriser des ajustements. A cela ne sont pas prévus les impondérables d'un tel circuit puisque 80% du kilométrage s'effectuera sur piste. (crevaisons et réparations qui s'ensuivent, ensablement, etc...)
Tout cela nous a demandé plus de 200 heures sans compter la préparation et le choix des bagages qui ont été l'oeuvre de maman. Mais à l'heure prévue soit le 21 juillet à 16h, toute la famille était fin prête pour se rendre à Roissy-direction Windhoek via Londres et Johannesbourg.
Le déroulement du circuit: Jour 1: arrivée à Windhoek Après 3 vols passés sans encombre, nous débarquons directement sur le tarmac de l'aéroport. Notre TO nous a envoyé un collaborateur afin de nous remettre les documents utiles à notre séjour et à nous rendre auprès du loueur de véhicule qui nous remet les clés de notre compagnon de voyage. Après en avoir fait le tour consciencieusement, nous signons la décharge et prenons le chemin de notre lodge dans Windhoek. Notre guide nous devance afin de nous faire la route puisque nous ne connaissons pas la ville et que la conduite à gauche est une épreuve après 18 heures de voyage. Tout se passe bien et nous parvenons sans encombre au lodge (Terra Africa Guesthouse) situé en face de la présidence de la république. Un cocktail d'accueil nous attend et Francisco de Tourmaline nous donne le road book et les vouchers qui nous serviront comme bon d'échange pour les lodges. Après avoir pris congé de notre hôte, nous nous rendons dans la chambre confortable du lodge afin de préparer la suite de notre périple et de récupérer du voyage. Tous les bagages sont arrivés avec nous ce qui n'est pas toujours le cas lors des correspondances à Johannesbourg. Dès que tout le monde est prêt, cap sur le centre ville afin de commencer notre visite. Accoutumance à la conduite à gauche et lecture du plan ont été les objectifs du chauffeur et du copilote afin de ne pas se perdre. Objectif atteint puisque l'on a visité le quartier central où l'intérêt de la visite se concentre (Independance avenue, F.Castro street). Le véhicule est surveillé pendant la visite par un gardien assermenté et que l'on rémunère. De retour au lodge, premières réactions de la famille puis souper dans une salle à manger très sobre mais d'une incroyable propreté et cela dans les moindres détails. C'est la qualité première du tourisme namibien que l'on retrouvera au cours de tout le circuit. Un profond respect pour le client. Une attention de tous les instants de la part des serveurs. A 20 heures 30, extinction des feux.
Jour 2: direction le Kalahari A 8 heures, départ du lodge, température 9°. Nous quittons Windhoek pour près de 400 km. Pour l'instant nous n'avons roulé que sur de la route goudronnée. Que vont être les pistes? Nous en avons déjà parcouru, maman et moi, mais jamais au volant. Pour pimenter le parcours, nous ne prenons pas le chemin classique pour rejoindre notre lodge de ce soir. En principe, il faut prendre la route B1, goudronnée sur 300 km avant d'attaquer les premières pistes. Nous, après 30 km, quittons la B6 pour emprunter notre première piste (C23)direction plein sud. Vitesse maximale annoncée par panneau : 100km/h. De fins graviers et un relief peu prononcé permettent d’établir une moyenne très correcte d’ environ 80 km/h . Chacun s’occupe comme il peut ou comme on lui demande : voir des animaux !! et bientôt c’est Arthur qui aperçoit les premiers singes : des babouins en troupe. Comme nous sommes partis sans provision pour les pique niques, il faut prévoir à la prochaine ville de s’arrêter pour faire le plein de victuailles (chips, charcuterie, fruits, boissons, etc..). Le premier arrêt sera Dordabis : quelques maisons à l’intersection de la C23 et de la C15. Pour accéder à la boutique nous devons franchir une grille sur la route principale. La mini épicerie sert également de station service. Nous faisons les emplettes prévues qui sont gardées précieusement au froid dans la glacière électrique qu’avait judicieusement apportée maman dans sa valise. Branchée sur l’allume-cigare, cela a permis de conserver nos provisions plusieurs jours sans devoir s’arrêter trop souvent. De plus sur certains trajets, les épiceries étaient très éloignées les unes des autres sans compter que le dimanche tout est fermé !! Nous rejoignons l’Anib lodge vers 14h30 après avoir tenté, sans succès, d’approcher les bushmens à l’intu Afrika kalahari game reserve en raison de plaques de sable impossibles à franchir sans 4 X4. L’installation faite dans nos 2 chambres, nous partons, chaudement vêtus, faire une marche d’environ 6 km dans la savane environnante ce qui nous permettra d’apercevoir oryx, springboks. Le soir, repas convivial servi à la place, d’une excellente qualité avec l’originalité de la tradition culinaire française en raison d’un gérant français.
Jour 3: direction le Fish river canyon Ce matin, on frôle la gelée !! 4° au thermomètre de la voiture lorsque l’on quitte le lodge. A Mariental, nous faisons le plein d’essence. 400 km de parcouru avec 36 l. Cela permet d’étalonner la consommation. Quelques courses au supermarché SPAR glacial puis direction plein sud sur la B1 goudronnée. Nous longeons la voie ferrée qui relie l’Afrique du sud à Windhoek. Route monotone et plate mais rapide à parcourir (100km/h de moyenne). Peu de circulation, quelques camions tout de même mais pas un trafic soutenu. A l’entrée de Keetmanshop, nous partons rejoindre la quiver tree forest (kokker boom) afin de voir cet ensemble d’aloès dans un magnifique décor rocheux peuplé d’une foule de damans des rochers, cousins lointains des éléphants. Après un pique nique très venteux, nous visitons le « Giant Playground » qui est une formation géologique de blocs de grès aux magnifiques couleurs. Nous reprenons la route via Keetmanshop par la B4 en direction de Luderitz. Route goudronnée, moyenne près de 100km/h. Sur la carte, nous avions repéré le Naute recreation resort, un site composé d’un lac réservoir fermé par un barrage. Plutôt que de prendre la voie directe pour rejoindre le Fish river, nous partons à la découverte de ce site par une piste très roulante. Nous arrivons, sans encombre au bord du lac après avoir vu, de loin, le barrage. Le temps est très venteux et frais, ce qui nous incite peu à y rester. C’est certainement en été un endroit très prisé pour la baignade et les pique-niques en raison du grand nombre de canettes disséminées çà et là. Dans quelques kilomètres, nous allons quitter la D545 pour prendre la C12 quand tout à coup nous nous trouvons devant une plaque de sable mou d’environ 30 mètres qui va s’avérer infranchissable facilement, n’étant pas pourvu d’un 4X 4. Depuis des heures, aucune circulation rencontrée, et quand la poussière soulevée par notre véhicule s’estompe, nous avons la chance de voir derrière nous une voiture. C’est le salut pour continuer notre chemin. Aidée par 3 gaillards, la famille me facilite le franchissement de l’obstacle qui sera vite un mauvais (petit) souvenir. Sans problème ensuite, nous rejoignons le Canyon village situé dans un décor de western en bordure d’un magnifique escarpement rocheux aux couleurs du crépuscule. 2 chambres communicantes seront notre havre de repos pour les 2 nuits suivantes. Dès le déchargement des bagages fini, nous partons à la découverte des environs du lodge et de la piscine qui fait tant envie aux enfants. La température de l’eau les découragera , seuls les pieds y seront trempés.
Jour 4: le Fish river canyon Comme tous les jours maintenant, départ vers 8 h afin de profiter au mieux et sans se presser du site du 2ème plus grand canyon du monde. Papa avait prévu d’aller visiter le canyon de bon matin afin de profiter du soleil levant depuis les différents postes d’observation placés le long du plateau surplombant l’a-pic vertigineux. Ensuite, route vers Aï Ais à l’autre bout du canyon pour pique niquer et visiter les bords de la fish river et le centre thermal implanté près d’une source chaude. Retour en fin d’après midi et peut-être repassage au fish river afin de profiter d’un 2ème type d’ensoleillement. Tout cela est tombé à l’eau par une erreur du pilote qui a pris à gauche la C37 en sortant de la piste sortant du lodge. Le copilote n’a pas assuré, persuadé de la bonne inspiration du chauffeur. Pendant des kilomètres nous apercevons la cassure dans le plateau créée par la rivière mais l’entrée du site n’apparaît pas jusqu’à ce que nous nous retrouvions sur la C10 qui mène à …. Aï Ais. Tant pis, notre erreur admise, nous continuons jusqu’à rejoindre le fond et la fin du canyon. Là, la température est plus clémente et nous entamons une balade le long de la rivière jusqu’à un barrage créant une retenue d’eau qui permet le développement de la végétation dans un site très rocailleux. C’est en proximité de la rivière que nous allons croiser une troupe de babouins qui jaillit des fourrés pour rejoindre les versants rocheux après s’être désaltérée. Nous les suivons des yeux jusqu’à ce qu’ils disparaissent au milieu des blocs de rochers surplombant la rive. De retour à la voiture, nous visitons le centre thermal aux eaux sulfureuses qui vient d’être entièrement rénové. Et maintenant, filons au fish river. Après une heure de route nous arrivons enfin en bordure du canyon où un vent de Nord Est très frais nous reçoit. Il nous coupe presque en deux. Nous découvrons un paysage très aride où seules apparaissent au fond du canyon des plaques vertes de végétation entourant des cuvettes où l’eau se maintient. Des méandres s’enchaînent à des profondeurs vertigineuses qu’il est difficile d’estimer en raison du manque de comparaison. 5 à 600 mètres de verticalité nous séparent du fond du canyon où la rivière s’écoule lors des orages d’été. Nous pique-niquons en bordure du canyon frigorifiés par un fort vent puis nous nous déplaçons afin d’avoir une nouvelle approche visuelle de ce magnifique site. Nous entreprenons le chemin de retour quand s’allume le voyant de réserve d’essence. Ne connaissant pas le véhicule nous ne savons pas la taille de la réserve. Le prochain point d’alimentation se situe au canyon lodge que nous atteindrons avec l’angoisse de la panne sèche. Tout se passe bien et c’est au milieu d’un cimetière de vieilles voitures pas toutes américaines que l’on engloutit 55 litres du précieux liquide. Avant de rentrer nous faisons un petit crochet par Canon village à l’architecture magnifiquement intégrée à la rocaille environnante.
Jour 5: Aus et les chevaux sauvages Aujourd’hui, départ un peu plus matinal car nous faisons une entorse au road book de notre TO. Le but de la journée est de rejoindre le village d’Aus et d’y rencontrer des troupeaux de chevaux sauvages dont l’origine est mal définie. Pour cela, nous retournons sur nos pas pour rejoindre la B4 goudronnée de Seeheim à Aus. Mais après avoir visionné Google Earth, papa s’est aperçu qu’une autre route était possible : plus longue mais permettant de s’approcher au plus près de l’Afrique du sud en longeant la rivière Orange. C’est notre choix, et nous nous y engageons. Passage près d’Aï Ais puis D316 et D207 pour rejoindre la rive Nord de la rivière Orange. Cette dernière voie est l’inconnue du jour, nous ne savons pas vraiment la qualité de la piste que l’on va rencontrer mais il s’avère que c’est du billard dans un paysage fantastique presque lunaire. Les calculs de distance faits sur Google étaient justes et en 30 minutes de trajet nous voilà en vue de l’Afrique du sud. La rivière Orange à la différence de la Fish est un fleuve pérenne. Il permet le rafting sur certains sites. Pendant près de 100 km nous longeons cette rivière et franchissons la Fish juste avant son confluent. La rocaille des montagnes se mêle à une végétation verdoyante d’arbres et de culture sur des bassins bien arrosés. De temps en temps, la route tortueuse s’éloigne du cours du fleuve pour suivre le cours asséché d’affluents temporaires. Cela fait plus de 150 km que nous n’avons pas rencontré d’habitations ni âme qui vive et seulement croisé quelques véhicules mais c’est dimanche, et en ce jour il n’y a pas beaucoup d’animation , l’activité étant réduite au minimum. Nous arrivons à Rosh Pinah, ville minière en pleine croissance. Afin de ne pas retomber dans les erreurs passées, plein d’essence après seulement 230 km parcourus. Nous sommes de nouveau sur le plateau, roulant sur la C13 maintenant goudronnée jusqu’à Aus en raison du fort trafic engendré par les mines. Le vent souffle très fort et la végétation est réduite à sa plus simple expression : pas un arbre, pas un abri pour pique niquer. Après une courte discussion familiale, et en fonction des conditions climatiques défavorables, il est convenu que l’on mangerait en roulant y compris le chauffeur et que cela permettrait d’ajouter une visite jusqu’alors supprimée de notre circuit : Aller à Luderitz et voir la côte Atlantique au sud de la Namibie. Nous passons Aus en coup de vent puis la B4 est avalée à un rythme d’enfer jusqu’à l’océan. Sur 125 km, 3 virages et une grande plaine où la route est longée par une voie de chemin de fer en cours de rénovation sont les seuls souvenirs du trajet. Les 10 derniers kilomètres voient apparaître des dunes annonciatrices de la côte. Tout près de Luderitz, se dresse la ville fantôme de Kolmanskop entourée de barbelé et noyée en partie sous les sables. Comme depuis notre arrivée en Namibie, le soleil brille de mille feux ce qui n’est pas souvent le cas sur la côte. De plus, la température à l’approche de l’océan n’a pas fléchi, comme on pouvait l’imaginer, mais au contraire, le thermomètre de la voiture s’affole : 30°. Nous arrivons dans le port aux rues vides de monde, colorées de teinte pastel sur les murs des habitations et des commerces. Nous nous rendons de suite à shark island, la presqu’île dominant le port. Après avoir acquitté un péage, nous rentrons dans une zone touristique où la population à la belle saison doit venir pour profiter de la côte. Quelques instants pour tester l’eau de l’Atlantique bien froide en cette période (14° environ) seront aussi nécessaires pour s’acclimater à une hygrométrie bien différente de celle du reste du circuit. En effet, 10 à 15% est le taux le plus souvent rencontré dans ce pays ce qui se traduit par une forte irritation des voies respiratoires supérieures renforcée par une poussière persistante lorsque le vent souffle. Après cet arrêt, nous continuons notre passage dans Luderitz, port de pêche principal du pays. Mais il faut penser à rejoindre Aus et son desert horse inn qui nous hébergera pour la nuit . Après un clin d’œil à notre littérature de bande dessinée, nous quittons la côte pour rencontrer des chevaux sauvages attroupés autour d’un point d’eau au milieu de nulle part.
Jour 6: En route pour le Namib A 8 heures, comme d’habitude départ avec arrêt dans le village d’Aus pour faire le plein d’essence et de victuailles pour les pique-niques à venir. Comme papa aime bien les chemins de fer, passage à la gare pour des photos. Direction le désert du Namib par la C13 puis D707 pour contourner le Tirasberg. Au fil des kilomètres, vision multiple de troupeaux d’animaux sauvages et domestiques derrière les barbelés des grandes fermes transformées en partie en guest houses et lodges. Autruches, springboks, oryx ne font plus l’objet d’arrêt-photo tellement nous en aurons croisé au cours de 2000 premiers kilomètres. Il faut une originalité certaine dans le sujet pour qu’il y ait demande au chauffeur de s’arrêter. Dans cette partie de la route, la proximité des dunes rouges du Namib mélangée au doré des herbes a excité l’attention des photographes La fin de l’après midi a été un peu gâchée par une C27 difficile à cause de la tôle ondulée qui nous a été servie. C’est un des seuls passages désagréables de piste que l’on a dû supporter. Mais le lodge où l’on va passer 2 nuits nous a permis de vite oublier ces désagréments de la route. Pratiquement tout neuf, le hoodia tented camp est situé à environ 40 km de l’entrée du site de Sesriem . Ces bungalow-tentes sur pilotis sont disséminés le long du cours de la rivière Tsauchab à sec le plus souvent et dominés par une montagne où l’on peut apercevoir le dessin d’une tête de lion. Magique !!d’autant plus que l’aménagement intérieur est très imaginatif : baignoire accolée au bungalow mais placée à l’extérieur dans une courette fermée attenante. L’ensemble du lodge est très bien intégré dans le paysage avec un souci de prendre en compte l’écologie jusque dans les menus détails. Pas d’éclairage extérieur pour rejoindre le bâtiment central depuis les bungalows mais une lampe solaire servant également de porte-clé. Un goût parfait pour la décoration sobre mais efficace de la salle de restaurant et du lobby.
Jour 7: Découverte du parc de Sesriem Départ très matinal (6h30) afin de profiter du soleil levant sur l’étendue des dunes. La température est un peu plus élevée que les jours précédents (14°). La journée commence par une file d’attente aux caisses du parc afin d’accéder aux dunes. La voie d’accès est goudronnée sur 65 km jusqu’à la zone où seuls les 4 X4 peuvent s’engager soit les 5 derniers kilomètres ; Nous laissons la voiture pour une navette coûteuse qui nous emmène au Deadvlei, une étendue asséchée parsemée d’arbres comme calcinés. Nous sommes maintenant entourés de dunes toutes plus hautes les unes que les autres d’une couleur tirant sur le rouge. Nous nous engageons sur l’une d’elles qui semble être la plus haute. Tout de suite, papa et maman sont lâchés par la nouvelle génération pleine d’allant. Nous gravissons les pentes comme en ski, soit en zigzag et nous nous enfonçons sans cesse dans ce sable sans fond. La crête tant espérée à atteindre semble s’éloigner lorsque l’on quitte les traces faites par nos prédécesseurs. Les jeunes nous distancent vite mais sont obligés de nous attendre puisque l’on a gardé les provisions d’eau. Enfin nous voyons l’autre côté et le majestueux décor de cet ensemble infini de dunes. Maintenant nous pouvons profiter d’un horizon à perte de vue rempli d’un sable rougeoyant parsemé çà et là des plaques blanches des anciennes zones humides maintenant transformées en sel. A nous la descente directe dans le sable qui nous rappelle la neige. Arrivés en bas, nous vidons les chaussures plombées de sable. Le vent s’est levé emportant avec lui les grains colorés qui déplaceront petit à petit les dunes plantées parallèlement en forme de parenthèse. Pique-nique sous les arbres encore irrigués, mais jusqu’à quand, qui nous procurent une ombre bienfaisante. Nous passons à la dune 45, la plus visitée en raison de son accès aisé et lieu de campement privilégié sur le site. En cette après midi, nous filons vers le canyon situé tout près de l’entrée du parc. Après la marche de ce matin en terrain difficile, il faut dialoguer longuement afin que la jeunesse accepte de s’engager dans les gorges. Les babouins viennent rapidement à notre secours en se montrant peu farouches et démonstratifs. Pendant près de 2 heures nous parcourrons un site encaissé, entaillé dans la roche où la végétation se réduit à quelques arbres . La rivière Tsauchab qui a creusé ce canyon, ne coule que lors d’orages violents l’été. Toutefois nous trouverons un trou d’eau encore garni. Ce sera notre seule journée sportive du circuit où la marche a été la principale occupation. Des glaces récompenseront les sportifs en herbe après leur brillante matinée d’escalade.
Jour 8: Rendez vous sur la côte Environ 400 km de route aujourd’hui nous attendent, parsemés de paysages de gorges aux rivières asséchées, de plateaux vallonnés et de plaines arides et monotones à l’approche de l’Atlantique. Le passage du tropique du Capricorne sur la C14 est l’occasion de la photo marquante du jour et de retrouvailles avec des touristes rencontrés au hasard des lodges. Après le pique-nique au pied des derniers arbres rencontrés avant d’atteindre la côte ( 150 km), nous avalons la piste roulante (C14) à près de 100km/h pour rejoindre l’Atlantique et ses brumes. Attendues et tant de fois décrites. Walvis bay nous accueille sous un soleil radieux qui nous encourage à voir les marais salants et de s’approcher au plus prés de l’océan. Port en eau profonde, il reçoit foule de bateaux de commerce et de pétroliers, la Namibie n’ayant pas de ressource pétrolière. Par contre, l’uranium est exploité à proximité même de la côte et le bruit des tirs de mine encombre l’espace sonore du lieu. Nous traversons les marais salants et nous nous rendons jusqu’à une plage vide en cette période de l’année, mais les installations sanitaires indiquent une forte occupation lors des chaudes journées d’été austral. Maintenant, il s’agit de rejoindre notre lodge de Swakopmund , nous en profitons pour visiter Walvis bay au passage à travers ses différents quartiers et en particulier les townships du nord de la ville. La route goudronnée qui sépare les 2 « métropoles » de la côte namibienne est vite avalée nous permettant d’apercevoir les aménagements touristiques en cours de réalisation le long des plages. On se croit sur nos côtes avec des ensembles immobiliers plaqués aux plages, mais toutefois avec une moindre ambition en raison de la faible importance de la population du pays. Swakopmund apparaît comme une sorte de Deauville austral avec ses boutiques de standing et ses villas huppées le long du Strand . Beaucoup de différence par rapport à ma visite de 1990. Développement très important de la ville mais maintien de cette architecture germanique qui en fait son charme et son originalité. Nous trouvons rapidement notre lodge situé au nord de la ville. Le patron nous réserve un restaurant pour le soir, puisque son établissement n’assure que les couchers et le petit déjeuner. 2 chambres contiguës nous seront allouées pour les 2 nuits suivantes. En fin d’après midi, un appel téléphonique nous prévient que la croisière retenue pour l’après midi suivante est avancée au matin en raison du temps annoncé : cela bouscule notre agenda du lendemain qui prévoyait une grasse matinée. Il faudra prévoir un départ matinal puisque le catamaran nous attend à Walvis à 8h15.Coup de blues pour les jeunes. A la nuit tombée, nous partons au « napolitana restaurant » situé sur l’artère principale. Tout le monde est satisfait puisque chacun a pris des plats selon ses goûts. Poisson, pâtes, pizza seront au menu du soir. Nous réserverons pour le soir suivant.
Jour 9: croisière et shopping Sur le pont aux aurores pour aller à la croisière sur le lagon, nous attendons au yacht club l’arrivée de nos hôtes pour embarquer sur le bateau. A 8h45, montée à l’arrière du catamaran de 2 otaries qui viendront avec nous une partie de la croisière sur le lagon. Une guide nous décrit le circuit que l’on va faire à l’intérieur du golfe de Walvis. Ses explications sont très complètes relatives aux différentes activités du port et des environs. La faiblesse du vent fait que nous voguons une grande partie de la matinée au moteur. L’installation sur le bateau se fait au gré de la volonté de chacun et les trampolines placés à l’avant du catamaran sont les premiers à être choisis. Nous passons à proximité de parcs ostréicoles et longeons ensuite la presqu’île pour rejoindre la pleine mer et une petite colonie d’otaries qui s’ébattent dans les flots , accompagnés de dauphins qui vont jusqu’à passer sous le bateau. Tout le monde est ravi par la croisière qui se termine par un petit buffet où les huîtres sont accompagnées de « Champagne » sud africain tout à fait buvable. A notre descente, nous trouvons quelques échoppes d’artisanat et voyons là, nos premières femmes himbas venues pour vendre leur artisanat. Le petit encas pris sur le bateau nous sert de pique-nique et nous rentrons sur Swakopmund afin de mieux nous imprégner de l’ambiance de la cité. Tour de ville et des boutiques puis achat de victuailles pour les prochains pique-niques seront notre occupation de l’après midi. De retour au lodge, nous finirons l’après midi sur la plage toute proche.
Jour 10: Otaries et Damaraland Comme dab, départ sur le coup de 8h pour rejoindre la colonie d’otaries de Cap Cross. Sur une centaine de kilomètres nous longeons la côte, traversant Henties bay, la dernière ville touristique balnéaire de cette région. Il y a même un golf dans ce lieu où l’eau est une denrée rare. Nous doublons quelques véhicules portant à l’avant des cannes à pêche plantées droites dans le pare-choc puisque en cette période les distractions sont rares en raison de la faiblesse de la température. Nous quittons la route principale pour atteindre la réserve dans laquelle se situe la colonie d’otaries. Nous nous trouvons face à une marée brune d’animaux de toute taille, adultes, bébés qui profitent de la belle matinée pour s’étaler au soleil ou se jeter dans une mer où les vagues déferlantes viennent se fracasser sur les rochers. Nous verrons aussi des chacals prédateurs des jeunes otaries. L’odeur tant décriée dans les guides n’est pas pestilentielle comme annoncée même si elle est désagréable. Nous cheminerons tranquillement une demie heure sur une passerelle qui permet d’admirer les animaux sans venir les déranger en nous en séparant. Après cette visite très intéressante, nous reprenons le chemin des terres et la traversée d’une plaine monotone sur une centaine de kilomètres avant de retrouver des paysages plus variés. Nous passons à proximité du Brandberg et des pétroglyphes de la « dame blanche » mais nous n’avons pas le temps d’y aller. Sur la route menant à Twyfelfontein, nous nous arrêtons pour voir des peintures bochiman situées à l’intérieur d’une cavité et peu décrite dans les guides. Le lodge est parfaitement intégré dans un cirque de falaises rouges que nous nous ferons un plaisir de gravir en cette fin d’après midi après avoir pris possession de nos chambres situées dans des bungalows isolés. Le restaurant, très agréable à la saison chaude, est un peu glacial en raison de son ouverture total sur l’extérieur mais les polaires nous permettront tout de même de profiter d’un excellent buffet;
Jour 11: Damaraland et game drive
La journée commence par une frappe à la porte du bungalow. Des porteurs affectés au transport des bagages jusqu’au véhicule, nous informent qu’une roue est à plat sur notre voiture. Gentiment, ils nous proposent de changer la roue ce que nous acceptons de bon cœur. Le temps de se préparer et les clés sont de retour. Un bon pourboire donne le sourire à nos aides qui nous remercient ce que nous faisons également. En chargeant la voiture, nouveau cauchemar : le pare-brise s’est fendu. Il n’y a pas d’impact mais par contre, cela est arrivé à la hauteur du choc sur le montant du pare-brise noté lorsque l’on a pris le véhicule. Qu’allons-nous nous faire si il s’ouvre plus? Pour l’instant, il faut parer au plus pressé en collant du sparadrap. Après cet intermède, nous partons visiter les pétroglyphes vieux de 6000 ans sculptés par des bochimans. Le guide Nama nous décrit les dessins, essentiellement des animaux et leur empreinte ainsi que l’utilité de ceux-ci : apprendre aux enfants à reconnaître les traces afin d’apprendre la chasse et à se méfier des prédateurs. nous verrons également le premier dessin animé de l’histoire avec une représentation du mouvement du cou d’une autruche en différentes positions sur un même corps. A la fin de la visite, nous nous rendons aux orgues basaltiques, autre curiosité à voir dans le site. Nous sommes déçus par son manque d’étendue et de spécificité. Soit, nous continuons notre route sans faire le détour par la forêt pétrifiée car l’on doit faire réparer notre roue crevée. La route n’est pas longue jusqu’à Palmwag où nous allons laisser notre véhicule pour la nuit. En effet, nous nous rendons dans un lodge distant de 18 km de la piste principale en plein Damaraland. Un 4 X 4 doit nous récupérer ainsi que les autres clients à 15h30 pour nous conduire au camp constitué de tentes en pleine nature. Après le pique-nique, nous nous rendons à la station-service afin de réparer la roue abîmée. Avec 2 ou 3 autres bicoques, c’est Palmwag dans sa totalité. Pourtant sur les cartes, c’est indiqué comme si c’était une ville d’importance. En fait celle-ci est due à la barrière sanitaire qui y est disposée. Elle sert, surtout dans le sens Nord-sud, à vérifier l’état sanitaire des bovins et caprins qui sont transportés par les autochtones en raison de maladies persistantes dans la nord. Nous ne serons pas concernés par le contrôle, ni embêtés par d’éventuels individus qui ponctionneraient les touristes, comme cela a été décrit dans divers blogs lus sur le Net. Lors de notre game drive qui nous mène au camp, nous apercevrons nos premiers zèbres et girafes. Bien sûr, nous ne comptons plus les oryx, springboks et autruches, mais aucun éléphant à l’horizon ni de rhinocéros blanc ou noir. Ce soir, c’est « all inclusive » donc les boissons sont à volonté et le responsable du camp nous offre l’apéritif accompagné de biltong, la viande séchée spécialité namibienne par excellence : cela ressemble à de la viande des Grisons. Les tentes disposent chacune de sanitaire doté d’un lavabo, de toilettes et d’une douche originale où la réserve d’eau est constituée par un seau muni d’un pommeau de douche qu’il faut remplir à partir du lavabo. La soirée s’achève par un repas servi sur une table d’hôte où tous les convives sont réunis y compris le gérant et sa femme. Cela permet de se faire expliquer la vie et les contraintes dans un lodge éloigné de tout en particulier pour l’alimentation qu’il faut aller chercher à une demie journée de voiture.
Jour 12: Rencontre avec les Himbas
Avant de reprendre notre voiture laissée à Palmwag, nous avons commencé notre journée par un petit trajet en 4 X 4 à travers la concession ce qui nous a permis de croiser, de nouveau, la route de zèbres et de girafes accompagnées d’oryx. Après le passage, sans encombre de la barrière sanitaire, direction Opuwo, capitale du Kaokoland, nous rejoignons Sesfontein et son ancien fort transformé en hôtel de bon confort où nous ne ferons qu’un arrêt pour nous dégourdir les jambes. En reprenant la route vers le nord, nous voyons à peu de distance de la piste un village Himba que visite un petit groupe de touristes. Nous décidons de faire de même et dès la sortie du véhicule, un jeune vient se proposer de nous servir de guide et d’interprète auprès des femmes et des enfants qui sont assises présentant des objets d’artisanat composé de bijoux, symboles de leur position dans le clan auquel elles appartiennent. Le guide nous explique le mode de vie de ce peuple de pasteurs nomades vivant au plus près de la nature. A ce jour, ils essaient de rester avec leurs traditions ancestrales ce qui les met injustement au ban de la société namibienne. Devant tous les objets présentés, les filles de la famille craquent pour des pendentifs et une statue. Nous prenons congé de nos hôtes après avoir parcouru le village composé de huttes recouvertes de bouse séchée entourant un enclos où est retenu le bétail, la nuit, afin de le protéger des prédateurs.
La piste s’inscrit dans des vallées rocailleuses ce qui rend la conduite plus difficile malgré l’absence de tout trafic. A un moment, il a même fallu faire descendre toute la famille afin de pouvoir franchir une zone accidentée parsemée de cailloux mal joints. Quelques raidillons ont obligé le chauffeur à passer la première afin d’atteindre le sommet. Pour les clients d’un bus local, ils ont été obligés de finir a pedibus une pente un peu trop accentuée pour le moteur. Passé ces obstacles, nous atteignons la capitale du nord ouest : Opuwo, la ville où se croisent de nombreuses ethnies ce qui en fait un carrefour de civilisation. Les femmes herreros aux magnifiques coiffures et habits qui sont des reprises de l’habillement des premières femmes colons de la fin du XIX ème siècle côtoient les femmes himbas au pagne fait à partir de peaux de vaches. A ces modes vestimentaires se mêlent, bien entendu, les dernières modes de Windhoek pour celles qui refusent les traditions. Le lodge de ce soir permet à nos jeunes de pouvoir profiter de la piscine malgré la fraîcheur de l’eau. Pour les parents, ils profitent d’un magnifique paysage avec un coucher de soleil somptueux sur les montagnes du Kaokoland en savourant quelques instants de repos.
Jour 13: Cap au nord
Aujourd’hui, piste vers la rivière Kunene, frontière naturelle avec l’Angola. C’est la journée de tous les dangers à la lecture des différents blogs parcourus avant notre départ. Piste impraticable, cailloux quasi nécessité de circuler avec un 4 X4. Tant pis, nous partons, notre tour opérateur n’a pas indiqué de contre-indication à nous y rendre. En fait, ce sera une des meilleures pistes parcourues. Elle vient d’être refaite avec des aides de l’Europe. Toujours des paysages de savane avec une végétation de région de plus en plus chaude puisque nous nous rendons vers le Nord. Les 180 km sont avalés rapidement et déjà nous prévoyons notre occupation pour l’après midi, quand tout à coup le chauffeur entend un bruit suspect. C’est la crevaison brutale. Il ne nous restait plus qu’une douzaine de km à parcourir. Sans énerver, le coffre est vidé afin de récupérer le matériel nécessaire au remplacement de la roue. Tout d’abord, démontage de la roue crevée après quelques difficultés car nos gentils dépanneurs qui nous avaient changé la roue , 3 jours auparavant, y avaient été fort pour visser les écrous. Nous prenons la 2ème roue de secours toute neuve pour remplacer la roue crevée et rapidement on s’aperçoit d’un couac : impossible de rentrer le monte-écrous dans les trous de la jante. Cela explique pourquoi nos prédecesseurs avaient pris l’autre roue lors de la première crevaison. Avec effroi, on refait le trajet de la journée où l’on a attendu pour faire dépanner la roue crevée. Pendant plus d’une centaine de km, nous avions roulé sans roue de secours. Nous remettons en place la roue dépannée et atteignons avec angoisse Epupa falls, heureusement peu éloignée. L’après midi est chaude ce qui nous fait du bien après la fraîcheur du début du séjour. Après l’installation dans les confortables tentes plantées sur la rive même de la rivière Kunene à peu de distance des chutes , nous partons à leur découverte. En quelques minutes nous rejoignons la faille dans laquelle se jettent les flots jusque là calmes. Dans le tumulte de la chute principale, un arc-en-ciel s’inscrit dans les brumes vaporeuses qui s’élèvent du fond du gouffre. Les appareils photos crépitent tant la beauté du site nous incite à garder un souvenir tangible de cet instant. Autour de ces eaux tumultueuses, des bras presque morts situés en amont des chutes sont le lieu de vie du village. Les femmes s’y rassemblent pour le lavage du linge et des enfants tout heureux de se rafraîchir dans une eau limpide. Nous nous enthousiasmons à la vue de la succession de chutes des multiples bras. Malgré la saison sèche bien avancée, le cours du fleuve est encore loin de son étiage ce qui permet de ne pas voir qu’un simple filet d’eau mais d’amples flots impétueux. La chaleur calme les velléités de promenade chez les plus jeunes qui vont vite se protéger du soleil à l’ombre des baobabs nombreux en aval des chutes. Leur écorce tendre porte la trace du passage de touristes sensibles à la beauté du site et désireux de laisser une marque ostensible de leur venue. De retour de cette visite, nous nous intéressons aux stands d’artisanat tenus par des femmes Himbas qui présentent là tout un échantillonnage de leurs bijoux et parures coutumières. C’est l’occasion pour nous de remplir nos sacs à dos de bibelots qui viendront remplir les étagères déjà bien dotées de souvenirs de voyages précédents tant en Afrique, qu’en Asie ou en Amérique du Sud. Au lodge, nous profitons de notre position en bord de fleuve pour admirer en fin de soirée d’un magnifique coucher de soleil. Auparavant, nous étions allés à la rencontre d’un groupe d’italiens de retour de rafting et qui nous avez confortés dans notre idée de faire cette excursion le lendemain. Papa a cherché à s’encanailler en allant à la rencontre de la population mâle d’Epupa falls dans le bar situé dans un abri fait de tôle ondulée à peu de distance du lodge. A l’intérieur, un billard américain, un juke box et une machine à sous sont les distractions à la disposition des jeunes himbas venus là également pour boire bières et autres boissons fortement alcoolisées. Le soir, le repas s’éternise puisque nous avons sympathisé avec une famille méridionale avec laquelle nous échangeons des informations sur nos expériences des jours précédents puisque nous faisons le circuit en sens inverse.
Jour 14: Crocodiles et rafting
Ce matin, pas de départ matinal mais promenade prévue à la recherche des crocodiles. Nous tentons de remonter le long de la rive du fleuve sur la piste qui mène à Ruacana. Après une erreur de cap, nous nous engageons sur un chemin très rocailleux et pentu qui permet de mesurer les limites de notre véhicule. Déjà victimes de 2 crevaisons en raison du taux d’usure de nos pneus et d’un fendillement du pare-brise, nous faisons machine arrière et sommes pris par nos nouveaux amis dans leur 4X4. Nous parcourons quelques kilomètres et nous nous arrêtons afin de voir les fameux sauriens. Armés de bâton pour nous protéger d’une rencontre fortuite avec un crocodile, nous marchons le long de la rive sur quelques centaines de mètres en ne croisant qu’un groupe de singes vervet qui s’enfuit à notre arrivée. De retour au véhicule, nous voyons enfin, un crocodile énorme se chauffant nonchalamment sur la rive d’en face. L’après midi, nous nous embarquons pour le rafting, les enfants ayant été dans l’ignorance du projet jusqu’à la dernière limite. Ils sont enthousiastes mais un peu inquiets lors des explications données par les guides pour les mesures de sécurité à suivre lors de la navigation. Les femmes et les enfants sont dans une grosse embarcation avec 2 guides pour diriger la manœuvre et le reste de la troupe se disperse en canoë biplace. Cela commence par une prise en main de l’embarcation faite lors d’une remontée à contre courant afin de vérifier la bonne cohésion de chaque équipage. S’en suit alors une agréable descente d’un long fleuve tranquille parsemé par le passage de quelques rapides et la vision, sur les rives ou îlots de quelques crocodiles de toute taille. Bien sûr, interdiction de laisser traîner une main dans l’eau. Un arrêt est prévu pour se désaltérer car la chaleur est importante ce que nous faisons sur la rive angolaise de la Kunene. Pendant quelques minutes, nous serons dans l’illégalité. Après la reprise des bateaux nous passons les derniers rapides, les plus difficiles qui nous permettront d’être trempés. Après cette après midi de pure détente, les enfants vont se poser au bar du lodge avec leur nouvelle copine pour faire un « Uno » et les parents vont vaquer à leur principale occupation des vacances : Papa retourne voir la « folle » vie crépusculaire de la population masculine au bar du village et Maman se repose tranquillement pour regarder le coucher de soleil sur le fleuve.
Jour 15: Cap à l’est
Pour la première fois depuis le début de notre séjour, nous allons emprunter, jusqu’à Opuwo, la même route qu’à l’aller. Sur ce tronçon, la piste est très roulante, ayant été refaite récemment. Nous croisons de nombreux Himbas gardant des troupeaux ce qui est leur principale activité. Ainsi nous pouvons faire de nombreuses photos. Pour les remercier de nous autoriser à les prendre, nous leur offrons crayons, bonbons, jouets pour les jeunes et farine et huile pour les mamans. A chacune de ces rencontres il ne sera jamais question de distribuer de l’argent même si cela est souvent demandé. A Opuwo, nous refaisons le plein de la voiture et de courses pour les derniers pique-niques. C’est aussi la dernière occasion de croiser des Himbas mélangés aux autre ethnies de cette région en particulier les Herreros dont ils sont un sous-groupe. C’est aussi la fin des grandes sections de piste, nous rejoignons le macadam. La route est vite avalée, nous longeons le parc d’Etosha dans sa partie interdite aux touristes. Le Rustig Toko lodge qui nous héberge, ce soir, domine la plaine à végétation de savane. La piscine n’aura pas plus de succès que les précédentes malgré une tentative des enfants, en raison de la fraîcheur de l’eau qui aura raison de leur volonté.
Jour 16: Etosha-jour 1
Aujourd’hui, nous allons enfin voir les animaux que les enfants attendent depuis le départ :éléphants, lions, guépards, rhinocéros. Les girafes et les zèbres et tutti quanti antilopes, nous en sommes rassasiés . Quant aux autruches, on ne s’arrête plus depuis belle lurette pour les photographier. Pour rejoindre Etosha, nous empruntons les pistes qui longe au sud le parc. 10 fois, 20 fois nous nous arrêtons pour ouvrir/fermer les portails qui donnent accès aux fermes que nous traversons. C’est Arthur qui est chargé de la besogne. A 10 h, nous entrons à Okaukuejo et partons sans attente à la recherche des animaux. Direction le nord ouest : après quelques kilomètres parcourus, un appel de phare d’une voiture venant en sens inverse nous conduit à nous arrêter. Le conducteur nous indique n’avoir rien vu d’intéressant dans cette partie du parc. Nous décidons de faire demi tour. Nous longeons le pan et nous nous rendons au point d’eau dénommé Nebrownil. Quelques voitures y sont stationnées, ce qui est bon signe. Les girafes dominent un champ d’animaux où cohabitent, antilopes (gemsboks, springboks, impalas) , zèbres, gnous, chacals, autruches et surtout un couple de lions qui sont allongés tranquillement à quelques mètres des voitures qui ne semblent pas les gêner. Par contre à leur moindre mouvement, c’est un peu l’affolement chez les autres. Ils sont aux aguets ne voulant pas servir de repas aux fauves. Pendant près de ¾ d’heure, nous suivrons le jeu entre les différents protagonistes. Voyant aucun affût précis du couple de lions, nous quittons le point d’eau après avoir pique-niqué dans la voiture. Maintenant, nous sommes à la recherche des éléphants. Le paysage est somptueux fait de grandes plaines blanches où la végétation est très parsemée. Une étrange luminosité fatigue les yeux même protégés par des lunettes de soleil. Au loin, il semble qu’il fait nuit ou qu’un orage est prêt à éclater. Nous passons à Hallali faire le plein d’essence et nous délasser un peu, obliger jusqu’à présent à rester enfermer dans le véhicule. Comme nous logeons vers Okaukuejo mais à l’extérieur du parc nous reprenons la direction de la sortie afin d’être vers 17h30 à la fermeture. Sur notre chemin, pas d’éléphants mais toujours des gazelles, des girafes et des zèbres. Nous parvenons à la tombée de la nuit à notre lodge (Taleni Etosha village) où nous attendent 2 tentes bien confortables avec douche extérieure joliment et écologiquement installée.
Jour 17: Etosha-jour 2
Ne voulant pas perdre un instant de notre journée de safari nous quittons de bon matin notre lodge (6h45). La température est toujours fraîche (11°). Nous repassons à Nebrownil dans l’espoir de revoir nos lions et peut-être des éléphants. Peine perdue, il n’y a pas d’animaux et nous continuons notre périple à travers etosha. Le temps passe et toujours pas d’éléphants. Nous croisons quelques voitures mais aucun occupant nous annonce de bonnes nouvelles à ce sujet. Où sont partis les 12000 éléphants d’Etosha ? Après plus de150 km parcourus, nous tombons presque par hasard sur un élphant difficilement visible protégé qu’il est par un grand arbre. Bien sûr, appareils photos et camescope s’en donnent à cœur joie. Mais un seul ne nous satisfait pas et vers le point d’eau de Ngobib nous nous trouvons face à 4 qui semblent se poser des questions sur leur devenir. Bien sûr, nous somme enfin ravis de voir un tout petit troupeau mais c’est mieux que rien. Bientôt, leur conciliabule les mène à se disperser et l’un vient passer devant la voiture ce qui inquiète un peu notre petit dernier. Satisfaits de notre rencontre, nous rejoignons Namutoni et son fort allemand pour pique-niquer et nous dégourdir les jambes. La chaleur est au rendez-vous enfin. Après ce moment de détente nous repartons vers le nord du pan afin de profiter au maximum de notre dernière après-midi de safari. Nous faisons le tour du fisher’s pan puis remontons vers le Nord jusqu’à Andoni. Nous retombons sur une petite troupe d’éléphants mais ne verrons pas de rhinocéros ni de guépards. Comme la veille, nous sortons du parc à la tombée de la nuit et rejoignons sans encombre l’Onguma bush camp où 2 chambres nous attendent. Le lodge situé en bordure même du parc d’Etosha dispose d’un point d’eau éclairé ce qui nous permettra d’apercevoir un koudou qui vient s’abreuver et un grand duc perché sur une branche. Le père s’éternise sur le promontoire permettant de profiter du point de vue sur le point d’eau mais l’attente trop longue lui tirera des bâillements.
Jour 18: Le début de la fin
Dernier jour sans peur au ventre !!! En effet, demain retour à l’aéroport et heure fatidique pour la livraison du véhicule au loueur. Pas mal de kilomètres à parcourir mais essentiellement du goudron. Nous disons au revoir à Etosha et filons direction plein sud. Nous filons si vite que nous dépasserons le lac d’Otjikoto sans s’arrêter. Nous préférons nous rendre à la réserve de guépards et à la ferme aux crocodiles situés plus loin. Nous trouvons facilement le conservatoire aux guépards à 40 km de la route principale parcourus sur une bonne piste depuis Otjiwarongo. Nous nous apercevons vite que nous ne pourrons faire qu’un très rapide survol de l’ensemble qui demande presque une journée de visite tant les enclos sont nombreux. Nous verrons les guépards par groupe réunis en fratrie, nourris par une équipe très compétente et très soucieuse de sécurité malgré la taille réduite de ces animaux. Le musée, qui complète la visite, est très bien documenté sur tous les aspects ayant trait au guépard depuis sa position dans l’histoire jusqu’à sa dispersion dans l’hémisphère sud. En reprenant la route, nous faisons un arrêt pour remplir le portefeuille à un distributeur automatique d’Otjiwarongo protégé par un vigile. Cela se passe sans problème comme devant toutes les autres banques utilisées durant notre séjour. Cette somme doit permettre les derniers achats (essence, cadeaux, etc…) et en particulier la visite à la ferme des crocodiles. Nous la cherchons, la repérons puis tombons sur la porte close. Saturday afternoon closed. Tant pis pour nous, les croco, ce sera dans la Drôme !!! encore 2 heures de route et piste et nous voilà au Waterberg. L’installation est compliquée. On s’arrête à un bâtiment central pour remplir des papiers, payer l’entrée au parc et obtenir les clés du bungalow situé quelques kilomètres plus loin dans la colline qui domine la plaine débutante du Kalahari. Nous arrivons sur une esplanade où sont plantés une dizaine de petites villas dispersées autour d’une placette. Nous nous installons rapidement afin de profiter du site et de pouvoir faire une petite promenade dans les alentours ce qui n’est pas au goût des jeunes. Mais après quelques tergiversations, tout le monde grimpe sur un sentier escarpé qui mène au sommet du plateau du Waterberg. Damans des rochers, calaos nous accompagnent tout au long du sentier sablonneux parsemé de rochers au milieu d’une végétation arbustive très épaisse. Quasiment arrivé au sommet, papa est abandonné par le reste de la troupe souvent mal chaussé. Cela ne facilite pas la progression en particulier lorsque les rochers deviennent majoritaires. Il atteint un panneau annonçant de ne pas dépasser ce point sans guide. Un sentier permet d’atteindre la crête et la bordure du plateau. La vue sur la plaine plate et monotone est infinie bordée par un aplomb vertical de gré rouge. Le retour s’effectue presque à la nuit. Pour maman, c’est l’heure de refaire les bagages pour le retour en particulier les sacs à dos pour les vols. On vide, on range, on trie les sacs, les pubs, la documentation amoncelés en presque 3 semaines ainsi que les souvenirs ramassés çà et là: cailloux, sable de toute couleur, bois. Savons, shampooings des lodges et nécessaire de toilette de British Airways complètent les valises et sacs. En une heure, maman a tout terminé. Pour notre dernier dîner, il faut prendre la voiture pour rejoindre le restaurant installé dans un vieux bâtiment datant de l’époque coloniale britannique. Une superbe glace-maison viendra clore ce dernier souper namibien . De retour au bungalow, nous apercevons des steenboks gambadant au milieu de l’esplanade située au centre des pavillons.
Jour 19: La fin
350 km nous séparent de l’aéroport. Le chargement de la voiture s’effectue au milieu d’une troupe de babouins venus s’encanailler dans les poubelles des villas. Encore quelques kilomètres et s’en est fini des gravel roads. Nous retrouvons la B1 goudronnée et vide en ce dimanche matin. Aux alentours d’Okahandja, le paysage devient plus montagneux et vallonné rendant la route sinueuse. C’est dans cette ville bien équipée en distraction et hébergement de toute sorte que nous effectuerons nos achats de souvenirs artisanaux dans les échoppes installées à la sortie sud de la ville. De grandes tentes sont pleines de souvenirs, de toute taille, sculptés dans la bois, la pierre, ou la corne. Le marchandage marche à plein. Il faut calculer pour ne plus à avoir à faire du change. Les derniers dollars namibiens monnayables sont échangés contre des objets qui viendront remplir des étagères où il faudra faire cohabiter des souvenirs de différente provenance. Après 3h30 de route, nous voilà à Windhoek, dernier arrêt de notre périple namibien. Nous cherchons un restaurant ce qui est difficile un dimanche, jour où la fermeture des commerces est encore bien respectée. A l’heure de la messe dominicale, les rues se vident de leurs belles Herreros encore bien présentes dans leurs costumes traditionnels. Repas au centre artisanal à deux pas d’Independence avenue, où tout le monde se régale de plats …. Italiens. Derniers achats, il faut faire vite car à 13h30 le dimanche, cela ferme. Dernier complément d’essence afin de rendre le réservoir plein et à 14h30 nous arrivons chez le loueur à l’aéroport comme prévu. Et là tout s’emballe, le pare-brise fendu fait l’objet de récriminations réciproques dans un anglais approximatif et technique, la 2ème roue de secours inutilisable est esquivée rapidement par l’agent du loueur après démonstration de sa lacune. Après rédaction d’un dossier contradictoire, il faut téléphoner au TO afin qu’il arrange les choses et exprime dans un meilleur anglais mes vues sur les différents problèmes rencontrés. Lors de la communication, les faits sont réglés en particulier entre le loueur et le TO qui est un bon client. Ca y est les vacances sont presque finies: plus qu’un enregistrement et le contrôle des passeports et la Namibie ne sera plus que derrière la vitre. Encore près de 3 heures d’attente dans l’aéroport et la menue monnaie namibienne qui a fondu comme neige au soleil. L’heure normale d’embarquement est bientôt dépassée et toujours pas d’avion sur le tarmac. Avec 90 minutes de retard, c’est enfin le départ ce qui va se traduire par une course effrénée à Johannesbourg malgré nos 3 heures prévues de transit. Mais cela est une autre histoire…. Ainsi prend fin un merveilleux séjour en Afrique australe.
Le déroulement du circuit: Jour 1: arrivée à Windhoek Après 3 vols passés sans encombre, nous débarquons directement sur le tarmac de l'aéroport. Notre TO nous a envoyé un collaborateur afin de nous remettre les documents utiles à notre séjour et à nous rendre auprès du loueur de véhicule qui nous remet les clés de notre compagnon de voyage. Après en avoir fait le tour consciencieusement, nous signons la décharge et prenons le chemin de notre lodge dans Windhoek. Notre guide nous devance afin de nous faire la route puisque nous ne connaissons pas la ville et que la conduite à gauche est une épreuve après 18 heures de voyage. Tout se passe bien et nous parvenons sans encombre au lodge (Terra Africa Guesthouse) situé en face de la présidence de la république. Un cocktail d'accueil nous attend et Francisco de Tourmaline nous donne le road book et les vouchers qui nous serviront comme bon d'échange pour les lodges. Après avoir pris congé de notre hôte, nous nous rendons dans la chambre confortable du lodge afin de préparer la suite de notre périple et de récupérer du voyage. Tous les bagages sont arrivés avec nous ce qui n'est pas toujours le cas lors des correspondances à Johannesbourg. Dès que tout le monde est prêt, cap sur le centre ville afin de commencer notre visite. Accoutumance à la conduite à gauche et lecture du plan ont été les objectifs du chauffeur et du copilote afin de ne pas se perdre. Objectif atteint puisque l'on a visité le quartier central où l'intérêt de la visite se concentre (Independance avenue, F.Castro street). Le véhicule est surveillé pendant la visite par un gardien assermenté et que l'on rémunère. De retour au lodge, premières réactions de la famille puis souper dans une salle à manger très sobre mais d'une incroyable propreté et cela dans les moindres détails. C'est la qualité première du tourisme namibien que l'on retrouvera au cours de tout le circuit. Un profond respect pour le client. Une attention de tous les instants de la part des serveurs. A 20 heures 30, extinction des feux.
Jour 2: direction le Kalahari A 8 heures, départ du lodge, température 9°. Nous quittons Windhoek pour près de 400 km. Pour l'instant nous n'avons roulé que sur de la route goudronnée. Que vont être les pistes? Nous en avons déjà parcouru, maman et moi, mais jamais au volant. Pour pimenter le parcours, nous ne prenons pas le chemin classique pour rejoindre notre lodge de ce soir. En principe, il faut prendre la route B1, goudronnée sur 300 km avant d'attaquer les premières pistes. Nous, après 30 km, quittons la B6 pour emprunter notre première piste (C23)direction plein sud. Vitesse maximale annoncée par panneau : 100km/h. De fins graviers et un relief peu prononcé permettent d’établir une moyenne très correcte d’ environ 80 km/h . Chacun s’occupe comme il peut ou comme on lui demande : voir des animaux !! et bientôt c’est Arthur qui aperçoit les premiers singes : des babouins en troupe. Comme nous sommes partis sans provision pour les pique niques, il faut prévoir à la prochaine ville de s’arrêter pour faire le plein de victuailles (chips, charcuterie, fruits, boissons, etc..). Le premier arrêt sera Dordabis : quelques maisons à l’intersection de la C23 et de la C15. Pour accéder à la boutique nous devons franchir une grille sur la route principale. La mini épicerie sert également de station service. Nous faisons les emplettes prévues qui sont gardées précieusement au froid dans la glacière électrique qu’avait judicieusement apportée maman dans sa valise. Branchée sur l’allume-cigare, cela a permis de conserver nos provisions plusieurs jours sans devoir s’arrêter trop souvent. De plus sur certains trajets, les épiceries étaient très éloignées les unes des autres sans compter que le dimanche tout est fermé !! Nous rejoignons l’Anib lodge vers 14h30 après avoir tenté, sans succès, d’approcher les bushmens à l’intu Afrika kalahari game reserve en raison de plaques de sable impossibles à franchir sans 4 X4. L’installation faite dans nos 2 chambres, nous partons, chaudement vêtus, faire une marche d’environ 6 km dans la savane environnante ce qui nous permettra d’apercevoir oryx, springboks. Le soir, repas convivial servi à la place, d’une excellente qualité avec l’originalité de la tradition culinaire française en raison d’un gérant français.
Jour 3: direction le Fish river canyon Ce matin, on frôle la gelée !! 4° au thermomètre de la voiture lorsque l’on quitte le lodge. A Mariental, nous faisons le plein d’essence. 400 km de parcouru avec 36 l. Cela permet d’étalonner la consommation. Quelques courses au supermarché SPAR glacial puis direction plein sud sur la B1 goudronnée. Nous longeons la voie ferrée qui relie l’Afrique du sud à Windhoek. Route monotone et plate mais rapide à parcourir (100km/h de moyenne). Peu de circulation, quelques camions tout de même mais pas un trafic soutenu. A l’entrée de Keetmanshop, nous partons rejoindre la quiver tree forest (kokker boom) afin de voir cet ensemble d’aloès dans un magnifique décor rocheux peuplé d’une foule de damans des rochers, cousins lointains des éléphants. Après un pique nique très venteux, nous visitons le « Giant Playground » qui est une formation géologique de blocs de grès aux magnifiques couleurs. Nous reprenons la route via Keetmanshop par la B4 en direction de Luderitz. Route goudronnée, moyenne près de 100km/h. Sur la carte, nous avions repéré le Naute recreation resort, un site composé d’un lac réservoir fermé par un barrage. Plutôt que de prendre la voie directe pour rejoindre le Fish river, nous partons à la découverte de ce site par une piste très roulante. Nous arrivons, sans encombre au bord du lac après avoir vu, de loin, le barrage. Le temps est très venteux et frais, ce qui nous incite peu à y rester. C’est certainement en été un endroit très prisé pour la baignade et les pique-niques en raison du grand nombre de canettes disséminées çà et là. Dans quelques kilomètres, nous allons quitter la D545 pour prendre la C12 quand tout à coup nous nous trouvons devant une plaque de sable mou d’environ 30 mètres qui va s’avérer infranchissable facilement, n’étant pas pourvu d’un 4X 4. Depuis des heures, aucune circulation rencontrée, et quand la poussière soulevée par notre véhicule s’estompe, nous avons la chance de voir derrière nous une voiture. C’est le salut pour continuer notre chemin. Aidée par 3 gaillards, la famille me facilite le franchissement de l’obstacle qui sera vite un mauvais (petit) souvenir. Sans problème ensuite, nous rejoignons le Canyon village situé dans un décor de western en bordure d’un magnifique escarpement rocheux aux couleurs du crépuscule. 2 chambres communicantes seront notre havre de repos pour les 2 nuits suivantes. Dès le déchargement des bagages fini, nous partons à la découverte des environs du lodge et de la piscine qui fait tant envie aux enfants. La température de l’eau les découragera , seuls les pieds y seront trempés.
Jour 4: le Fish river canyon Comme tous les jours maintenant, départ vers 8 h afin de profiter au mieux et sans se presser du site du 2ème plus grand canyon du monde. Papa avait prévu d’aller visiter le canyon de bon matin afin de profiter du soleil levant depuis les différents postes d’observation placés le long du plateau surplombant l’a-pic vertigineux. Ensuite, route vers Aï Ais à l’autre bout du canyon pour pique niquer et visiter les bords de la fish river et le centre thermal implanté près d’une source chaude. Retour en fin d’après midi et peut-être repassage au fish river afin de profiter d’un 2ème type d’ensoleillement. Tout cela est tombé à l’eau par une erreur du pilote qui a pris à gauche la C37 en sortant de la piste sortant du lodge. Le copilote n’a pas assuré, persuadé de la bonne inspiration du chauffeur. Pendant des kilomètres nous apercevons la cassure dans le plateau créée par la rivière mais l’entrée du site n’apparaît pas jusqu’à ce que nous nous retrouvions sur la C10 qui mène à …. Aï Ais. Tant pis, notre erreur admise, nous continuons jusqu’à rejoindre le fond et la fin du canyon. Là, la température est plus clémente et nous entamons une balade le long de la rivière jusqu’à un barrage créant une retenue d’eau qui permet le développement de la végétation dans un site très rocailleux. C’est en proximité de la rivière que nous allons croiser une troupe de babouins qui jaillit des fourrés pour rejoindre les versants rocheux après s’être désaltérée. Nous les suivons des yeux jusqu’à ce qu’ils disparaissent au milieu des blocs de rochers surplombant la rive. De retour à la voiture, nous visitons le centre thermal aux eaux sulfureuses qui vient d’être entièrement rénové. Et maintenant, filons au fish river. Après une heure de route nous arrivons enfin en bordure du canyon où un vent de Nord Est très frais nous reçoit. Il nous coupe presque en deux. Nous découvrons un paysage très aride où seules apparaissent au fond du canyon des plaques vertes de végétation entourant des cuvettes où l’eau se maintient. Des méandres s’enchaînent à des profondeurs vertigineuses qu’il est difficile d’estimer en raison du manque de comparaison. 5 à 600 mètres de verticalité nous séparent du fond du canyon où la rivière s’écoule lors des orages d’été. Nous pique-niquons en bordure du canyon frigorifiés par un fort vent puis nous nous déplaçons afin d’avoir une nouvelle approche visuelle de ce magnifique site. Nous entreprenons le chemin de retour quand s’allume le voyant de réserve d’essence. Ne connaissant pas le véhicule nous ne savons pas la taille de la réserve. Le prochain point d’alimentation se situe au canyon lodge que nous atteindrons avec l’angoisse de la panne sèche. Tout se passe bien et c’est au milieu d’un cimetière de vieilles voitures pas toutes américaines que l’on engloutit 55 litres du précieux liquide. Avant de rentrer nous faisons un petit crochet par Canon village à l’architecture magnifiquement intégrée à la rocaille environnante.
Jour 5: Aus et les chevaux sauvages Aujourd’hui, départ un peu plus matinal car nous faisons une entorse au road book de notre TO. Le but de la journée est de rejoindre le village d’Aus et d’y rencontrer des troupeaux de chevaux sauvages dont l’origine est mal définie. Pour cela, nous retournons sur nos pas pour rejoindre la B4 goudronnée de Seeheim à Aus. Mais après avoir visionné Google Earth, papa s’est aperçu qu’une autre route était possible : plus longue mais permettant de s’approcher au plus près de l’Afrique du sud en longeant la rivière Orange. C’est notre choix, et nous nous y engageons. Passage près d’Aï Ais puis D316 et D207 pour rejoindre la rive Nord de la rivière Orange. Cette dernière voie est l’inconnue du jour, nous ne savons pas vraiment la qualité de la piste que l’on va rencontrer mais il s’avère que c’est du billard dans un paysage fantastique presque lunaire. Les calculs de distance faits sur Google étaient justes et en 30 minutes de trajet nous voilà en vue de l’Afrique du sud. La rivière Orange à la différence de la Fish est un fleuve pérenne. Il permet le rafting sur certains sites. Pendant près de 100 km nous longeons cette rivière et franchissons la Fish juste avant son confluent. La rocaille des montagnes se mêle à une végétation verdoyante d’arbres et de culture sur des bassins bien arrosés. De temps en temps, la route tortueuse s’éloigne du cours du fleuve pour suivre le cours asséché d’affluents temporaires. Cela fait plus de 150 km que nous n’avons pas rencontré d’habitations ni âme qui vive et seulement croisé quelques véhicules mais c’est dimanche, et en ce jour il n’y a pas beaucoup d’animation , l’activité étant réduite au minimum. Nous arrivons à Rosh Pinah, ville minière en pleine croissance. Afin de ne pas retomber dans les erreurs passées, plein d’essence après seulement 230 km parcourus. Nous sommes de nouveau sur le plateau, roulant sur la C13 maintenant goudronnée jusqu’à Aus en raison du fort trafic engendré par les mines. Le vent souffle très fort et la végétation est réduite à sa plus simple expression : pas un arbre, pas un abri pour pique niquer. Après une courte discussion familiale, et en fonction des conditions climatiques défavorables, il est convenu que l’on mangerait en roulant y compris le chauffeur et que cela permettrait d’ajouter une visite jusqu’alors supprimée de notre circuit : Aller à Luderitz et voir la côte Atlantique au sud de la Namibie. Nous passons Aus en coup de vent puis la B4 est avalée à un rythme d’enfer jusqu’à l’océan. Sur 125 km, 3 virages et une grande plaine où la route est longée par une voie de chemin de fer en cours de rénovation sont les seuls souvenirs du trajet. Les 10 derniers kilomètres voient apparaître des dunes annonciatrices de la côte. Tout près de Luderitz, se dresse la ville fantôme de Kolmanskop entourée de barbelé et noyée en partie sous les sables. Comme depuis notre arrivée en Namibie, le soleil brille de mille feux ce qui n’est pas souvent le cas sur la côte. De plus, la température à l’approche de l’océan n’a pas fléchi, comme on pouvait l’imaginer, mais au contraire, le thermomètre de la voiture s’affole : 30°. Nous arrivons dans le port aux rues vides de monde, colorées de teinte pastel sur les murs des habitations et des commerces. Nous nous rendons de suite à shark island, la presqu’île dominant le port. Après avoir acquitté un péage, nous rentrons dans une zone touristique où la population à la belle saison doit venir pour profiter de la côte. Quelques instants pour tester l’eau de l’Atlantique bien froide en cette période (14° environ) seront aussi nécessaires pour s’acclimater à une hygrométrie bien différente de celle du reste du circuit. En effet, 10 à 15% est le taux le plus souvent rencontré dans ce pays ce qui se traduit par une forte irritation des voies respiratoires supérieures renforcée par une poussière persistante lorsque le vent souffle. Après cet arrêt, nous continuons notre passage dans Luderitz, port de pêche principal du pays. Mais il faut penser à rejoindre Aus et son desert horse inn qui nous hébergera pour la nuit . Après un clin d’œil à notre littérature de bande dessinée, nous quittons la côte pour rencontrer des chevaux sauvages attroupés autour d’un point d’eau au milieu de nulle part.
Jour 6: En route pour le Namib A 8 heures, comme d’habitude départ avec arrêt dans le village d’Aus pour faire le plein d’essence et de victuailles pour les pique-niques à venir. Comme papa aime bien les chemins de fer, passage à la gare pour des photos. Direction le désert du Namib par la C13 puis D707 pour contourner le Tirasberg. Au fil des kilomètres, vision multiple de troupeaux d’animaux sauvages et domestiques derrière les barbelés des grandes fermes transformées en partie en guest houses et lodges. Autruches, springboks, oryx ne font plus l’objet d’arrêt-photo tellement nous en aurons croisé au cours de 2000 premiers kilomètres. Il faut une originalité certaine dans le sujet pour qu’il y ait demande au chauffeur de s’arrêter. Dans cette partie de la route, la proximité des dunes rouges du Namib mélangée au doré des herbes a excité l’attention des photographes La fin de l’après midi a été un peu gâchée par une C27 difficile à cause de la tôle ondulée qui nous a été servie. C’est un des seuls passages désagréables de piste que l’on a dû supporter. Mais le lodge où l’on va passer 2 nuits nous a permis de vite oublier ces désagréments de la route. Pratiquement tout neuf, le hoodia tented camp est situé à environ 40 km de l’entrée du site de Sesriem . Ces bungalow-tentes sur pilotis sont disséminés le long du cours de la rivière Tsauchab à sec le plus souvent et dominés par une montagne où l’on peut apercevoir le dessin d’une tête de lion. Magique !!d’autant plus que l’aménagement intérieur est très imaginatif : baignoire accolée au bungalow mais placée à l’extérieur dans une courette fermée attenante. L’ensemble du lodge est très bien intégré dans le paysage avec un souci de prendre en compte l’écologie jusque dans les menus détails. Pas d’éclairage extérieur pour rejoindre le bâtiment central depuis les bungalows mais une lampe solaire servant également de porte-clé. Un goût parfait pour la décoration sobre mais efficace de la salle de restaurant et du lobby.
Jour 7: Découverte du parc de Sesriem Départ très matinal (6h30) afin de profiter du soleil levant sur l’étendue des dunes. La température est un peu plus élevée que les jours précédents (14°). La journée commence par une file d’attente aux caisses du parc afin d’accéder aux dunes. La voie d’accès est goudronnée sur 65 km jusqu’à la zone où seuls les 4 X4 peuvent s’engager soit les 5 derniers kilomètres ; Nous laissons la voiture pour une navette coûteuse qui nous emmène au Deadvlei, une étendue asséchée parsemée d’arbres comme calcinés. Nous sommes maintenant entourés de dunes toutes plus hautes les unes que les autres d’une couleur tirant sur le rouge. Nous nous engageons sur l’une d’elles qui semble être la plus haute. Tout de suite, papa et maman sont lâchés par la nouvelle génération pleine d’allant. Nous gravissons les pentes comme en ski, soit en zigzag et nous nous enfonçons sans cesse dans ce sable sans fond. La crête tant espérée à atteindre semble s’éloigner lorsque l’on quitte les traces faites par nos prédécesseurs. Les jeunes nous distancent vite mais sont obligés de nous attendre puisque l’on a gardé les provisions d’eau. Enfin nous voyons l’autre côté et le majestueux décor de cet ensemble infini de dunes. Maintenant nous pouvons profiter d’un horizon à perte de vue rempli d’un sable rougeoyant parsemé çà et là des plaques blanches des anciennes zones humides maintenant transformées en sel. A nous la descente directe dans le sable qui nous rappelle la neige. Arrivés en bas, nous vidons les chaussures plombées de sable. Le vent s’est levé emportant avec lui les grains colorés qui déplaceront petit à petit les dunes plantées parallèlement en forme de parenthèse. Pique-nique sous les arbres encore irrigués, mais jusqu’à quand, qui nous procurent une ombre bienfaisante. Nous passons à la dune 45, la plus visitée en raison de son accès aisé et lieu de campement privilégié sur le site. En cette après midi, nous filons vers le canyon situé tout près de l’entrée du parc. Après la marche de ce matin en terrain difficile, il faut dialoguer longuement afin que la jeunesse accepte de s’engager dans les gorges. Les babouins viennent rapidement à notre secours en se montrant peu farouches et démonstratifs. Pendant près de 2 heures nous parcourrons un site encaissé, entaillé dans la roche où la végétation se réduit à quelques arbres . La rivière Tsauchab qui a creusé ce canyon, ne coule que lors d’orages violents l’été. Toutefois nous trouverons un trou d’eau encore garni. Ce sera notre seule journée sportive du circuit où la marche a été la principale occupation. Des glaces récompenseront les sportifs en herbe après leur brillante matinée d’escalade.
Jour 8: Rendez vous sur la côte Environ 400 km de route aujourd’hui nous attendent, parsemés de paysages de gorges aux rivières asséchées, de plateaux vallonnés et de plaines arides et monotones à l’approche de l’Atlantique. Le passage du tropique du Capricorne sur la C14 est l’occasion de la photo marquante du jour et de retrouvailles avec des touristes rencontrés au hasard des lodges. Après le pique-nique au pied des derniers arbres rencontrés avant d’atteindre la côte ( 150 km), nous avalons la piste roulante (C14) à près de 100km/h pour rejoindre l’Atlantique et ses brumes. Attendues et tant de fois décrites. Walvis bay nous accueille sous un soleil radieux qui nous encourage à voir les marais salants et de s’approcher au plus prés de l’océan. Port en eau profonde, il reçoit foule de bateaux de commerce et de pétroliers, la Namibie n’ayant pas de ressource pétrolière. Par contre, l’uranium est exploité à proximité même de la côte et le bruit des tirs de mine encombre l’espace sonore du lieu. Nous traversons les marais salants et nous nous rendons jusqu’à une plage vide en cette période de l’année, mais les installations sanitaires indiquent une forte occupation lors des chaudes journées d’été austral. Maintenant, il s’agit de rejoindre notre lodge de Swakopmund , nous en profitons pour visiter Walvis bay au passage à travers ses différents quartiers et en particulier les townships du nord de la ville. La route goudronnée qui sépare les 2 « métropoles » de la côte namibienne est vite avalée nous permettant d’apercevoir les aménagements touristiques en cours de réalisation le long des plages. On se croit sur nos côtes avec des ensembles immobiliers plaqués aux plages, mais toutefois avec une moindre ambition en raison de la faible importance de la population du pays. Swakopmund apparaît comme une sorte de Deauville austral avec ses boutiques de standing et ses villas huppées le long du Strand . Beaucoup de différence par rapport à ma visite de 1990. Développement très important de la ville mais maintien de cette architecture germanique qui en fait son charme et son originalité. Nous trouvons rapidement notre lodge situé au nord de la ville. Le patron nous réserve un restaurant pour le soir, puisque son établissement n’assure que les couchers et le petit déjeuner. 2 chambres contiguës nous seront allouées pour les 2 nuits suivantes. En fin d’après midi, un appel téléphonique nous prévient que la croisière retenue pour l’après midi suivante est avancée au matin en raison du temps annoncé : cela bouscule notre agenda du lendemain qui prévoyait une grasse matinée. Il faudra prévoir un départ matinal puisque le catamaran nous attend à Walvis à 8h15.Coup de blues pour les jeunes. A la nuit tombée, nous partons au « napolitana restaurant » situé sur l’artère principale. Tout le monde est satisfait puisque chacun a pris des plats selon ses goûts. Poisson, pâtes, pizza seront au menu du soir. Nous réserverons pour le soir suivant.
Jour 9: croisière et shopping Sur le pont aux aurores pour aller à la croisière sur le lagon, nous attendons au yacht club l’arrivée de nos hôtes pour embarquer sur le bateau. A 8h45, montée à l’arrière du catamaran de 2 otaries qui viendront avec nous une partie de la croisière sur le lagon. Une guide nous décrit le circuit que l’on va faire à l’intérieur du golfe de Walvis. Ses explications sont très complètes relatives aux différentes activités du port et des environs. La faiblesse du vent fait que nous voguons une grande partie de la matinée au moteur. L’installation sur le bateau se fait au gré de la volonté de chacun et les trampolines placés à l’avant du catamaran sont les premiers à être choisis. Nous passons à proximité de parcs ostréicoles et longeons ensuite la presqu’île pour rejoindre la pleine mer et une petite colonie d’otaries qui s’ébattent dans les flots , accompagnés de dauphins qui vont jusqu’à passer sous le bateau. Tout le monde est ravi par la croisière qui se termine par un petit buffet où les huîtres sont accompagnées de « Champagne » sud africain tout à fait buvable. A notre descente, nous trouvons quelques échoppes d’artisanat et voyons là, nos premières femmes himbas venues pour vendre leur artisanat. Le petit encas pris sur le bateau nous sert de pique-nique et nous rentrons sur Swakopmund afin de mieux nous imprégner de l’ambiance de la cité. Tour de ville et des boutiques puis achat de victuailles pour les prochains pique-niques seront notre occupation de l’après midi. De retour au lodge, nous finirons l’après midi sur la plage toute proche.
Jour 10: Otaries et Damaraland Comme dab, départ sur le coup de 8h pour rejoindre la colonie d’otaries de Cap Cross. Sur une centaine de kilomètres nous longeons la côte, traversant Henties bay, la dernière ville touristique balnéaire de cette région. Il y a même un golf dans ce lieu où l’eau est une denrée rare. Nous doublons quelques véhicules portant à l’avant des cannes à pêche plantées droites dans le pare-choc puisque en cette période les distractions sont rares en raison de la faiblesse de la température. Nous quittons la route principale pour atteindre la réserve dans laquelle se situe la colonie d’otaries. Nous nous trouvons face à une marée brune d’animaux de toute taille, adultes, bébés qui profitent de la belle matinée pour s’étaler au soleil ou se jeter dans une mer où les vagues déferlantes viennent se fracasser sur les rochers. Nous verrons aussi des chacals prédateurs des jeunes otaries. L’odeur tant décriée dans les guides n’est pas pestilentielle comme annoncée même si elle est désagréable. Nous cheminerons tranquillement une demie heure sur une passerelle qui permet d’admirer les animaux sans venir les déranger en nous en séparant. Après cette visite très intéressante, nous reprenons le chemin des terres et la traversée d’une plaine monotone sur une centaine de kilomètres avant de retrouver des paysages plus variés. Nous passons à proximité du Brandberg et des pétroglyphes de la « dame blanche » mais nous n’avons pas le temps d’y aller. Sur la route menant à Twyfelfontein, nous nous arrêtons pour voir des peintures bochiman situées à l’intérieur d’une cavité et peu décrite dans les guides. Le lodge est parfaitement intégré dans un cirque de falaises rouges que nous nous ferons un plaisir de gravir en cette fin d’après midi après avoir pris possession de nos chambres situées dans des bungalows isolés. Le restaurant, très agréable à la saison chaude, est un peu glacial en raison de son ouverture total sur l’extérieur mais les polaires nous permettront tout de même de profiter d’un excellent buffet;
Jour 11: Damaraland et game drive
La journée commence par une frappe à la porte du bungalow. Des porteurs affectés au transport des bagages jusqu’au véhicule, nous informent qu’une roue est à plat sur notre voiture. Gentiment, ils nous proposent de changer la roue ce que nous acceptons de bon cœur. Le temps de se préparer et les clés sont de retour. Un bon pourboire donne le sourire à nos aides qui nous remercient ce que nous faisons également. En chargeant la voiture, nouveau cauchemar : le pare-brise s’est fendu. Il n’y a pas d’impact mais par contre, cela est arrivé à la hauteur du choc sur le montant du pare-brise noté lorsque l’on a pris le véhicule. Qu’allons-nous nous faire si il s’ouvre plus? Pour l’instant, il faut parer au plus pressé en collant du sparadrap. Après cet intermède, nous partons visiter les pétroglyphes vieux de 6000 ans sculptés par des bochimans. Le guide Nama nous décrit les dessins, essentiellement des animaux et leur empreinte ainsi que l’utilité de ceux-ci : apprendre aux enfants à reconnaître les traces afin d’apprendre la chasse et à se méfier des prédateurs. nous verrons également le premier dessin animé de l’histoire avec une représentation du mouvement du cou d’une autruche en différentes positions sur un même corps. A la fin de la visite, nous nous rendons aux orgues basaltiques, autre curiosité à voir dans le site. Nous sommes déçus par son manque d’étendue et de spécificité. Soit, nous continuons notre route sans faire le détour par la forêt pétrifiée car l’on doit faire réparer notre roue crevée. La route n’est pas longue jusqu’à Palmwag où nous allons laisser notre véhicule pour la nuit. En effet, nous nous rendons dans un lodge distant de 18 km de la piste principale en plein Damaraland. Un 4 X 4 doit nous récupérer ainsi que les autres clients à 15h30 pour nous conduire au camp constitué de tentes en pleine nature. Après le pique-nique, nous nous rendons à la station-service afin de réparer la roue abîmée. Avec 2 ou 3 autres bicoques, c’est Palmwag dans sa totalité. Pourtant sur les cartes, c’est indiqué comme si c’était une ville d’importance. En fait celle-ci est due à la barrière sanitaire qui y est disposée. Elle sert, surtout dans le sens Nord-sud, à vérifier l’état sanitaire des bovins et caprins qui sont transportés par les autochtones en raison de maladies persistantes dans la nord. Nous ne serons pas concernés par le contrôle, ni embêtés par d’éventuels individus qui ponctionneraient les touristes, comme cela a été décrit dans divers blogs lus sur le Net. Lors de notre game drive qui nous mène au camp, nous apercevrons nos premiers zèbres et girafes. Bien sûr, nous ne comptons plus les oryx, springboks et autruches, mais aucun éléphant à l’horizon ni de rhinocéros blanc ou noir. Ce soir, c’est « all inclusive » donc les boissons sont à volonté et le responsable du camp nous offre l’apéritif accompagné de biltong, la viande séchée spécialité namibienne par excellence : cela ressemble à de la viande des Grisons. Les tentes disposent chacune de sanitaire doté d’un lavabo, de toilettes et d’une douche originale où la réserve d’eau est constituée par un seau muni d’un pommeau de douche qu’il faut remplir à partir du lavabo. La soirée s’achève par un repas servi sur une table d’hôte où tous les convives sont réunis y compris le gérant et sa femme. Cela permet de se faire expliquer la vie et les contraintes dans un lodge éloigné de tout en particulier pour l’alimentation qu’il faut aller chercher à une demie journée de voiture.
Jour 12: Rencontre avec les Himbas
Avant de reprendre notre voiture laissée à Palmwag, nous avons commencé notre journée par un petit trajet en 4 X 4 à travers la concession ce qui nous a permis de croiser, de nouveau, la route de zèbres et de girafes accompagnées d’oryx. Après le passage, sans encombre de la barrière sanitaire, direction Opuwo, capitale du Kaokoland, nous rejoignons Sesfontein et son ancien fort transformé en hôtel de bon confort où nous ne ferons qu’un arrêt pour nous dégourdir les jambes. En reprenant la route vers le nord, nous voyons à peu de distance de la piste un village Himba que visite un petit groupe de touristes. Nous décidons de faire de même et dès la sortie du véhicule, un jeune vient se proposer de nous servir de guide et d’interprète auprès des femmes et des enfants qui sont assises présentant des objets d’artisanat composé de bijoux, symboles de leur position dans le clan auquel elles appartiennent. Le guide nous explique le mode de vie de ce peuple de pasteurs nomades vivant au plus près de la nature. A ce jour, ils essaient de rester avec leurs traditions ancestrales ce qui les met injustement au ban de la société namibienne. Devant tous les objets présentés, les filles de la famille craquent pour des pendentifs et une statue. Nous prenons congé de nos hôtes après avoir parcouru le village composé de huttes recouvertes de bouse séchée entourant un enclos où est retenu le bétail, la nuit, afin de le protéger des prédateurs.
La piste s’inscrit dans des vallées rocailleuses ce qui rend la conduite plus difficile malgré l’absence de tout trafic. A un moment, il a même fallu faire descendre toute la famille afin de pouvoir franchir une zone accidentée parsemée de cailloux mal joints. Quelques raidillons ont obligé le chauffeur à passer la première afin d’atteindre le sommet. Pour les clients d’un bus local, ils ont été obligés de finir a pedibus une pente un peu trop accentuée pour le moteur. Passé ces obstacles, nous atteignons la capitale du nord ouest : Opuwo, la ville où se croisent de nombreuses ethnies ce qui en fait un carrefour de civilisation. Les femmes herreros aux magnifiques coiffures et habits qui sont des reprises de l’habillement des premières femmes colons de la fin du XIX ème siècle côtoient les femmes himbas au pagne fait à partir de peaux de vaches. A ces modes vestimentaires se mêlent, bien entendu, les dernières modes de Windhoek pour celles qui refusent les traditions. Le lodge de ce soir permet à nos jeunes de pouvoir profiter de la piscine malgré la fraîcheur de l’eau. Pour les parents, ils profitent d’un magnifique paysage avec un coucher de soleil somptueux sur les montagnes du Kaokoland en savourant quelques instants de repos.
Jour 13: Cap au nord
Aujourd’hui, piste vers la rivière Kunene, frontière naturelle avec l’Angola. C’est la journée de tous les dangers à la lecture des différents blogs parcourus avant notre départ. Piste impraticable, cailloux quasi nécessité de circuler avec un 4 X4. Tant pis, nous partons, notre tour opérateur n’a pas indiqué de contre-indication à nous y rendre. En fait, ce sera une des meilleures pistes parcourues. Elle vient d’être refaite avec des aides de l’Europe. Toujours des paysages de savane avec une végétation de région de plus en plus chaude puisque nous nous rendons vers le Nord. Les 180 km sont avalés rapidement et déjà nous prévoyons notre occupation pour l’après midi, quand tout à coup le chauffeur entend un bruit suspect. C’est la crevaison brutale. Il ne nous restait plus qu’une douzaine de km à parcourir. Sans énerver, le coffre est vidé afin de récupérer le matériel nécessaire au remplacement de la roue. Tout d’abord, démontage de la roue crevée après quelques difficultés car nos gentils dépanneurs qui nous avaient changé la roue , 3 jours auparavant, y avaient été fort pour visser les écrous. Nous prenons la 2ème roue de secours toute neuve pour remplacer la roue crevée et rapidement on s’aperçoit d’un couac : impossible de rentrer le monte-écrous dans les trous de la jante. Cela explique pourquoi nos prédecesseurs avaient pris l’autre roue lors de la première crevaison. Avec effroi, on refait le trajet de la journée où l’on a attendu pour faire dépanner la roue crevée. Pendant plus d’une centaine de km, nous avions roulé sans roue de secours. Nous remettons en place la roue dépannée et atteignons avec angoisse Epupa falls, heureusement peu éloignée. L’après midi est chaude ce qui nous fait du bien après la fraîcheur du début du séjour. Après l’installation dans les confortables tentes plantées sur la rive même de la rivière Kunene à peu de distance des chutes , nous partons à leur découverte. En quelques minutes nous rejoignons la faille dans laquelle se jettent les flots jusque là calmes. Dans le tumulte de la chute principale, un arc-en-ciel s’inscrit dans les brumes vaporeuses qui s’élèvent du fond du gouffre. Les appareils photos crépitent tant la beauté du site nous incite à garder un souvenir tangible de cet instant. Autour de ces eaux tumultueuses, des bras presque morts situés en amont des chutes sont le lieu de vie du village. Les femmes s’y rassemblent pour le lavage du linge et des enfants tout heureux de se rafraîchir dans une eau limpide. Nous nous enthousiasmons à la vue de la succession de chutes des multiples bras. Malgré la saison sèche bien avancée, le cours du fleuve est encore loin de son étiage ce qui permet de ne pas voir qu’un simple filet d’eau mais d’amples flots impétueux. La chaleur calme les velléités de promenade chez les plus jeunes qui vont vite se protéger du soleil à l’ombre des baobabs nombreux en aval des chutes. Leur écorce tendre porte la trace du passage de touristes sensibles à la beauté du site et désireux de laisser une marque ostensible de leur venue. De retour de cette visite, nous nous intéressons aux stands d’artisanat tenus par des femmes Himbas qui présentent là tout un échantillonnage de leurs bijoux et parures coutumières. C’est l’occasion pour nous de remplir nos sacs à dos de bibelots qui viendront remplir les étagères déjà bien dotées de souvenirs de voyages précédents tant en Afrique, qu’en Asie ou en Amérique du Sud. Au lodge, nous profitons de notre position en bord de fleuve pour admirer en fin de soirée d’un magnifique coucher de soleil. Auparavant, nous étions allés à la rencontre d’un groupe d’italiens de retour de rafting et qui nous avez confortés dans notre idée de faire cette excursion le lendemain. Papa a cherché à s’encanailler en allant à la rencontre de la population mâle d’Epupa falls dans le bar situé dans un abri fait de tôle ondulée à peu de distance du lodge. A l’intérieur, un billard américain, un juke box et une machine à sous sont les distractions à la disposition des jeunes himbas venus là également pour boire bières et autres boissons fortement alcoolisées. Le soir, le repas s’éternise puisque nous avons sympathisé avec une famille méridionale avec laquelle nous échangeons des informations sur nos expériences des jours précédents puisque nous faisons le circuit en sens inverse.
Jour 14: Crocodiles et rafting
Ce matin, pas de départ matinal mais promenade prévue à la recherche des crocodiles. Nous tentons de remonter le long de la rive du fleuve sur la piste qui mène à Ruacana. Après une erreur de cap, nous nous engageons sur un chemin très rocailleux et pentu qui permet de mesurer les limites de notre véhicule. Déjà victimes de 2 crevaisons en raison du taux d’usure de nos pneus et d’un fendillement du pare-brise, nous faisons machine arrière et sommes pris par nos nouveaux amis dans leur 4X4. Nous parcourons quelques kilomètres et nous nous arrêtons afin de voir les fameux sauriens. Armés de bâton pour nous protéger d’une rencontre fortuite avec un crocodile, nous marchons le long de la rive sur quelques centaines de mètres en ne croisant qu’un groupe de singes vervet qui s’enfuit à notre arrivée. De retour au véhicule, nous voyons enfin, un crocodile énorme se chauffant nonchalamment sur la rive d’en face. L’après midi, nous nous embarquons pour le rafting, les enfants ayant été dans l’ignorance du projet jusqu’à la dernière limite. Ils sont enthousiastes mais un peu inquiets lors des explications données par les guides pour les mesures de sécurité à suivre lors de la navigation. Les femmes et les enfants sont dans une grosse embarcation avec 2 guides pour diriger la manœuvre et le reste de la troupe se disperse en canoë biplace. Cela commence par une prise en main de l’embarcation faite lors d’une remontée à contre courant afin de vérifier la bonne cohésion de chaque équipage. S’en suit alors une agréable descente d’un long fleuve tranquille parsemé par le passage de quelques rapides et la vision, sur les rives ou îlots de quelques crocodiles de toute taille. Bien sûr, interdiction de laisser traîner une main dans l’eau. Un arrêt est prévu pour se désaltérer car la chaleur est importante ce que nous faisons sur la rive angolaise de la Kunene. Pendant quelques minutes, nous serons dans l’illégalité. Après la reprise des bateaux nous passons les derniers rapides, les plus difficiles qui nous permettront d’être trempés. Après cette après midi de pure détente, les enfants vont se poser au bar du lodge avec leur nouvelle copine pour faire un « Uno » et les parents vont vaquer à leur principale occupation des vacances : Papa retourne voir la « folle » vie crépusculaire de la population masculine au bar du village et Maman se repose tranquillement pour regarder le coucher de soleil sur le fleuve.
Jour 15: Cap à l’est
Pour la première fois depuis le début de notre séjour, nous allons emprunter, jusqu’à Opuwo, la même route qu’à l’aller. Sur ce tronçon, la piste est très roulante, ayant été refaite récemment. Nous croisons de nombreux Himbas gardant des troupeaux ce qui est leur principale activité. Ainsi nous pouvons faire de nombreuses photos. Pour les remercier de nous autoriser à les prendre, nous leur offrons crayons, bonbons, jouets pour les jeunes et farine et huile pour les mamans. A chacune de ces rencontres il ne sera jamais question de distribuer de l’argent même si cela est souvent demandé. A Opuwo, nous refaisons le plein de la voiture et de courses pour les derniers pique-niques. C’est aussi la dernière occasion de croiser des Himbas mélangés aux autre ethnies de cette région en particulier les Herreros dont ils sont un sous-groupe. C’est aussi la fin des grandes sections de piste, nous rejoignons le macadam. La route est vite avalée, nous longeons le parc d’Etosha dans sa partie interdite aux touristes. Le Rustig Toko lodge qui nous héberge, ce soir, domine la plaine à végétation de savane. La piscine n’aura pas plus de succès que les précédentes malgré une tentative des enfants, en raison de la fraîcheur de l’eau qui aura raison de leur volonté.
Jour 16: Etosha-jour 1
Aujourd’hui, nous allons enfin voir les animaux que les enfants attendent depuis le départ :éléphants, lions, guépards, rhinocéros. Les girafes et les zèbres et tutti quanti antilopes, nous en sommes rassasiés . Quant aux autruches, on ne s’arrête plus depuis belle lurette pour les photographier. Pour rejoindre Etosha, nous empruntons les pistes qui longe au sud le parc. 10 fois, 20 fois nous nous arrêtons pour ouvrir/fermer les portails qui donnent accès aux fermes que nous traversons. C’est Arthur qui est chargé de la besogne. A 10 h, nous entrons à Okaukuejo et partons sans attente à la recherche des animaux. Direction le nord ouest : après quelques kilomètres parcourus, un appel de phare d’une voiture venant en sens inverse nous conduit à nous arrêter. Le conducteur nous indique n’avoir rien vu d’intéressant dans cette partie du parc. Nous décidons de faire demi tour. Nous longeons le pan et nous nous rendons au point d’eau dénommé Nebrownil. Quelques voitures y sont stationnées, ce qui est bon signe. Les girafes dominent un champ d’animaux où cohabitent, antilopes (gemsboks, springboks, impalas) , zèbres, gnous, chacals, autruches et surtout un couple de lions qui sont allongés tranquillement à quelques mètres des voitures qui ne semblent pas les gêner. Par contre à leur moindre mouvement, c’est un peu l’affolement chez les autres. Ils sont aux aguets ne voulant pas servir de repas aux fauves. Pendant près de ¾ d’heure, nous suivrons le jeu entre les différents protagonistes. Voyant aucun affût précis du couple de lions, nous quittons le point d’eau après avoir pique-niqué dans la voiture. Maintenant, nous sommes à la recherche des éléphants. Le paysage est somptueux fait de grandes plaines blanches où la végétation est très parsemée. Une étrange luminosité fatigue les yeux même protégés par des lunettes de soleil. Au loin, il semble qu’il fait nuit ou qu’un orage est prêt à éclater. Nous passons à Hallali faire le plein d’essence et nous délasser un peu, obliger jusqu’à présent à rester enfermer dans le véhicule. Comme nous logeons vers Okaukuejo mais à l’extérieur du parc nous reprenons la direction de la sortie afin d’être vers 17h30 à la fermeture. Sur notre chemin, pas d’éléphants mais toujours des gazelles, des girafes et des zèbres. Nous parvenons à la tombée de la nuit à notre lodge (Taleni Etosha village) où nous attendent 2 tentes bien confortables avec douche extérieure joliment et écologiquement installée.
Jour 17: Etosha-jour 2
Ne voulant pas perdre un instant de notre journée de safari nous quittons de bon matin notre lodge (6h45). La température est toujours fraîche (11°). Nous repassons à Nebrownil dans l’espoir de revoir nos lions et peut-être des éléphants. Peine perdue, il n’y a pas d’animaux et nous continuons notre périple à travers etosha. Le temps passe et toujours pas d’éléphants. Nous croisons quelques voitures mais aucun occupant nous annonce de bonnes nouvelles à ce sujet. Où sont partis les 12000 éléphants d’Etosha ? Après plus de150 km parcourus, nous tombons presque par hasard sur un élphant difficilement visible protégé qu’il est par un grand arbre. Bien sûr, appareils photos et camescope s’en donnent à cœur joie. Mais un seul ne nous satisfait pas et vers le point d’eau de Ngobib nous nous trouvons face à 4 qui semblent se poser des questions sur leur devenir. Bien sûr, nous somme enfin ravis de voir un tout petit troupeau mais c’est mieux que rien. Bientôt, leur conciliabule les mène à se disperser et l’un vient passer devant la voiture ce qui inquiète un peu notre petit dernier. Satisfaits de notre rencontre, nous rejoignons Namutoni et son fort allemand pour pique-niquer et nous dégourdir les jambes. La chaleur est au rendez-vous enfin. Après ce moment de détente nous repartons vers le nord du pan afin de profiter au maximum de notre dernière après-midi de safari. Nous faisons le tour du fisher’s pan puis remontons vers le Nord jusqu’à Andoni. Nous retombons sur une petite troupe d’éléphants mais ne verrons pas de rhinocéros ni de guépards. Comme la veille, nous sortons du parc à la tombée de la nuit et rejoignons sans encombre l’Onguma bush camp où 2 chambres nous attendent. Le lodge situé en bordure même du parc d’Etosha dispose d’un point d’eau éclairé ce qui nous permettra d’apercevoir un koudou qui vient s’abreuver et un grand duc perché sur une branche. Le père s’éternise sur le promontoire permettant de profiter du point de vue sur le point d’eau mais l’attente trop longue lui tirera des bâillements.
Jour 18: Le début de la fin
Dernier jour sans peur au ventre !!! En effet, demain retour à l’aéroport et heure fatidique pour la livraison du véhicule au loueur. Pas mal de kilomètres à parcourir mais essentiellement du goudron. Nous disons au revoir à Etosha et filons direction plein sud. Nous filons si vite que nous dépasserons le lac d’Otjikoto sans s’arrêter. Nous préférons nous rendre à la réserve de guépards et à la ferme aux crocodiles situés plus loin. Nous trouvons facilement le conservatoire aux guépards à 40 km de la route principale parcourus sur une bonne piste depuis Otjiwarongo. Nous nous apercevons vite que nous ne pourrons faire qu’un très rapide survol de l’ensemble qui demande presque une journée de visite tant les enclos sont nombreux. Nous verrons les guépards par groupe réunis en fratrie, nourris par une équipe très compétente et très soucieuse de sécurité malgré la taille réduite de ces animaux. Le musée, qui complète la visite, est très bien documenté sur tous les aspects ayant trait au guépard depuis sa position dans l’histoire jusqu’à sa dispersion dans l’hémisphère sud. En reprenant la route, nous faisons un arrêt pour remplir le portefeuille à un distributeur automatique d’Otjiwarongo protégé par un vigile. Cela se passe sans problème comme devant toutes les autres banques utilisées durant notre séjour. Cette somme doit permettre les derniers achats (essence, cadeaux, etc…) et en particulier la visite à la ferme des crocodiles. Nous la cherchons, la repérons puis tombons sur la porte close. Saturday afternoon closed. Tant pis pour nous, les croco, ce sera dans la Drôme !!! encore 2 heures de route et piste et nous voilà au Waterberg. L’installation est compliquée. On s’arrête à un bâtiment central pour remplir des papiers, payer l’entrée au parc et obtenir les clés du bungalow situé quelques kilomètres plus loin dans la colline qui domine la plaine débutante du Kalahari. Nous arrivons sur une esplanade où sont plantés une dizaine de petites villas dispersées autour d’une placette. Nous nous installons rapidement afin de profiter du site et de pouvoir faire une petite promenade dans les alentours ce qui n’est pas au goût des jeunes. Mais après quelques tergiversations, tout le monde grimpe sur un sentier escarpé qui mène au sommet du plateau du Waterberg. Damans des rochers, calaos nous accompagnent tout au long du sentier sablonneux parsemé de rochers au milieu d’une végétation arbustive très épaisse. Quasiment arrivé au sommet, papa est abandonné par le reste de la troupe souvent mal chaussé. Cela ne facilite pas la progression en particulier lorsque les rochers deviennent majoritaires. Il atteint un panneau annonçant de ne pas dépasser ce point sans guide. Un sentier permet d’atteindre la crête et la bordure du plateau. La vue sur la plaine plate et monotone est infinie bordée par un aplomb vertical de gré rouge. Le retour s’effectue presque à la nuit. Pour maman, c’est l’heure de refaire les bagages pour le retour en particulier les sacs à dos pour les vols. On vide, on range, on trie les sacs, les pubs, la documentation amoncelés en presque 3 semaines ainsi que les souvenirs ramassés çà et là: cailloux, sable de toute couleur, bois. Savons, shampooings des lodges et nécessaire de toilette de British Airways complètent les valises et sacs. En une heure, maman a tout terminé. Pour notre dernier dîner, il faut prendre la voiture pour rejoindre le restaurant installé dans un vieux bâtiment datant de l’époque coloniale britannique. Une superbe glace-maison viendra clore ce dernier souper namibien . De retour au bungalow, nous apercevons des steenboks gambadant au milieu de l’esplanade située au centre des pavillons.
Jour 19: La fin
350 km nous séparent de l’aéroport. Le chargement de la voiture s’effectue au milieu d’une troupe de babouins venus s’encanailler dans les poubelles des villas. Encore quelques kilomètres et s’en est fini des gravel roads. Nous retrouvons la B1 goudronnée et vide en ce dimanche matin. Aux alentours d’Okahandja, le paysage devient plus montagneux et vallonné rendant la route sinueuse. C’est dans cette ville bien équipée en distraction et hébergement de toute sorte que nous effectuerons nos achats de souvenirs artisanaux dans les échoppes installées à la sortie sud de la ville. De grandes tentes sont pleines de souvenirs, de toute taille, sculptés dans la bois, la pierre, ou la corne. Le marchandage marche à plein. Il faut calculer pour ne plus à avoir à faire du change. Les derniers dollars namibiens monnayables sont échangés contre des objets qui viendront remplir des étagères où il faudra faire cohabiter des souvenirs de différente provenance. Après 3h30 de route, nous voilà à Windhoek, dernier arrêt de notre périple namibien. Nous cherchons un restaurant ce qui est difficile un dimanche, jour où la fermeture des commerces est encore bien respectée. A l’heure de la messe dominicale, les rues se vident de leurs belles Herreros encore bien présentes dans leurs costumes traditionnels. Repas au centre artisanal à deux pas d’Independence avenue, où tout le monde se régale de plats …. Italiens. Derniers achats, il faut faire vite car à 13h30 le dimanche, cela ferme. Dernier complément d’essence afin de rendre le réservoir plein et à 14h30 nous arrivons chez le loueur à l’aéroport comme prévu. Et là tout s’emballe, le pare-brise fendu fait l’objet de récriminations réciproques dans un anglais approximatif et technique, la 2ème roue de secours inutilisable est esquivée rapidement par l’agent du loueur après démonstration de sa lacune. Après rédaction d’un dossier contradictoire, il faut téléphoner au TO afin qu’il arrange les choses et exprime dans un meilleur anglais mes vues sur les différents problèmes rencontrés. Lors de la communication, les faits sont réglés en particulier entre le loueur et le TO qui est un bon client. Ca y est les vacances sont presque finies: plus qu’un enregistrement et le contrôle des passeports et la Namibie ne sera plus que derrière la vitre. Encore près de 3 heures d’attente dans l’aéroport et la menue monnaie namibienne qui a fondu comme neige au soleil. L’heure normale d’embarquement est bientôt dépassée et toujours pas d’avion sur le tarmac. Avec 90 minutes de retard, c’est enfin le départ ce qui va se traduire par une course effrénée à Johannesbourg malgré nos 3 heures prévues de transit. Mais cela est une autre histoire…. Ainsi prend fin un merveilleux séjour en Afrique australe.
Aide pour partir au Canada dans les réserves English translation pending
Bonjours à tous. 🙂
J'aimerais partir au Canada, pour une durée allant de 2 a 6 mois. Je fais actuellement des études par correspondance et donc ce n'est pas un problème pour moi de voyager. J'aimerais beaucoup aller dans une réserve indienne, non pas pour le tourisme, mais afin de me ressourcer loin du stress des grandes villes et pour réfléchir sur mon avenir, auprès de personnes comme nous, mais ayant une autre vision de la vie et une grande spiritualité. J'aime le rapport humain et le partage. Je travaille actuellement dans un collège avec des enfants âgés de 10 à 16 ans, et ils m'apprennent déjà beaucoup de choses sur la vie mais j'aimerais maintenant rencontrer d'autres personnes, avoir d'autres amis de mon âge(j'ai 22ans) qui ont une autre culture, qui ont d'autres centres d'intérêts.
J'aimerais donc savoir si quelqu'un pourrait me renseigner sur une réserve où les habitants parlent le français, car mes notions d'Anglais ne sont pas très élevées 😕 et où les étrangers sont acceptés? Savoir si il y a des hôtels ou une petite maison a louer où encore des familles qui seraient prêtes a m'accepter parmi elles? (je suis plutot calme et réservée et je sais m'adapter aux personnes et à leur mode de vie) Et si il y a des gens qui ont déja fait cette expérience je serait ravi de la partager avec eux. De plus j'adorerais avoir des correspondant Canadiens.
une dernière question : j'aimerais savoir combien de temps peut-on rester au Canada quand on vient de France et quelle démarche faut-il faire en plus du passeport?
J'aimerais partir au Canada, pour une durée allant de 2 a 6 mois. Je fais actuellement des études par correspondance et donc ce n'est pas un problème pour moi de voyager. J'aimerais beaucoup aller dans une réserve indienne, non pas pour le tourisme, mais afin de me ressourcer loin du stress des grandes villes et pour réfléchir sur mon avenir, auprès de personnes comme nous, mais ayant une autre vision de la vie et une grande spiritualité. J'aime le rapport humain et le partage. Je travaille actuellement dans un collège avec des enfants âgés de 10 à 16 ans, et ils m'apprennent déjà beaucoup de choses sur la vie mais j'aimerais maintenant rencontrer d'autres personnes, avoir d'autres amis de mon âge(j'ai 22ans) qui ont une autre culture, qui ont d'autres centres d'intérêts.
J'aimerais donc savoir si quelqu'un pourrait me renseigner sur une réserve où les habitants parlent le français, car mes notions d'Anglais ne sont pas très élevées 😕 et où les étrangers sont acceptés? Savoir si il y a des hôtels ou une petite maison a louer où encore des familles qui seraient prêtes a m'accepter parmi elles? (je suis plutot calme et réservée et je sais m'adapter aux personnes et à leur mode de vie) Et si il y a des gens qui ont déja fait cette expérience je serait ravi de la partager avec eux. De plus j'adorerais avoir des correspondant Canadiens.
une dernière question : j'aimerais savoir combien de temps peut-on rester au Canada quand on vient de France et quelle démarche faut-il faire en plus du passeport?
Voyage de dix jours sur la Côte d'Azur: sorties immanquables? English translation pending
Voila avec ma copine on veut partir dix jours sur la cote d'azur au mois d'aout , on veut voir
nice
monaco
le parc marineland
On est pas trop plage et pas trop foule alors ces sorties nous suffiront sur la cote les autres jours on veut voir l'arriere petit voir meme jusq'au mercantour , j'ai entendu un peu parle de la vallee des merveilles , des gorges du verdon ( enfin si c'est raissonnable en distance )
On sera en camping et ca nous derange pas d'en faire 2 ou 3 pour eviter des allez retours inutile .
On aime les beaux panoramas , villages , la randonnee ( a la journee maxi 5 , 6 heures) mais pas les musees .
Si vous avez des idees de sorties immanquables , des lieux strategiques pour dormir et eviter les killometres inutile , n'hesitez pas a nous aidez .
Merci
On est pas trop plage et pas trop foule alors ces sorties nous suffiront sur la cote les autres jours on veut voir l'arriere petit voir meme jusq'au mercantour , j'ai entendu un peu parle de la vallee des merveilles , des gorges du verdon ( enfin si c'est raissonnable en distance )
On sera en camping et ca nous derange pas d'en faire 2 ou 3 pour eviter des allez retours inutile .
On aime les beaux panoramas , villages , la randonnee ( a la journee maxi 5 , 6 heures) mais pas les musees .
Si vous avez des idees de sorties immanquables , des lieux strategiques pour dormir et eviter les killometres inutile , n'hesitez pas a nous aidez .
Merci
Itinéraire de deux semaines dans l'Est des Etats-Unis début juin 2010? English translation pending
Bonjour à tous!
Après 17 jours fabuleux cet été dans l'ouest ( à ce propos merci à tous ceux qui m'ont conseillée, tout le monde le dit, mais tant pis : ce forum est une mine d'or!), j'envisage de partir deux semaines dans l'est au début du mois de juin, avec mon mari;
Je pensais naïvement qu'on pourrait passer 4/5 jours à New York (déjà visité en 99) puis suivre la côte jusqu'à Boston en visitant la Nelle Angleterre. Mais je ne trouve pas de guide qui couvre vraiment ce parcours et même sur ce forum, les voyageurs de l'est semblent rares...
Alors une nouvelle fois je fais appel aux spécialistes des USA qui auront surement de bons conseils à me donner!
Merci d'avance!
Après 17 jours fabuleux cet été dans l'ouest ( à ce propos merci à tous ceux qui m'ont conseillée, tout le monde le dit, mais tant pis : ce forum est une mine d'or!), j'envisage de partir deux semaines dans l'est au début du mois de juin, avec mon mari;
Je pensais naïvement qu'on pourrait passer 4/5 jours à New York (déjà visité en 99) puis suivre la côte jusqu'à Boston en visitant la Nelle Angleterre. Mais je ne trouve pas de guide qui couvre vraiment ce parcours et même sur ce forum, les voyageurs de l'est semblent rares...
Alors une nouvelle fois je fais appel aux spécialistes des USA qui auront surement de bons conseils à me donner!
Merci d'avance!