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Algérie avril 2004: morceaux choisis English translation pending
by Guillaum · 2004-06-07 · 1 reply
Bonjour,

Suite à un voyage en Algérie j’ai rédigé quelques textes relatant des épisodes de ce voyage qui m’ont particulièrement marqués.

Tout ça histoire de faire partager à d’autres voyageurs ce que j’ai vécu. Mais aussi pour donner une idée de voyage : l’Algérie est un pays magnifique et singulier. Les algériens que j’ai rencontrés sont généreux, intelligents. Différents de l’image que l’on peut en avoir ici. A ceux qui hésitent à s’y rendre, je dirais : allez-y ! C’est un pays où le voyageur est vraiment considéré comme tel.

Je voudrais remercier deux membres du forum qui m’ont aidé pour la préparation de ce voyage. Il s’agit de Sourires75 et de Camelito. Grand merci à eux.

Bonne route à tous,

guillaume

L’université populaire de Damous

Damous est une petite ville située à 130 km à l’Est d’Alger, coincée entre mer et montagnes.

A trois heures de l’après midi, nous mangeons des spaghettis avec une sauce tomate maison. Normal, notre hôte, David, est italien. « Ail et huile d’olive que j’ai ramenés d’Italie » précise t-il. Le tout accompagné de vin italien lui aussi. La porte de la petite maison est ouverte. Dehors, le soleil brille généreusement. On entend le ressac des vagues. La mer est à quelques mètres, en contrebas. Les voisins sont à une centaine de mètres, plus haut. Après le café (italien) de rigueur, nous prenons la route de Ténès afin de trouver un port ou un marché. Car nous voulons manger du poisson. Le soleil se couche, la route est sinueuse, les collines qui se jettent dans la mer sont couvertes de pins. L’eau de la mer Méditerranée est d’une belle couleur bleue. La cote des Dahras est vraiment magnifique. Après une vingtaine de km, nous trouvons un petit port, niché dans une crique. Quelques pécheurs sont assis par terre et raccommodent des filets. Leurs yeux sont braqués sur le gros 4X4 brillant et sur les trois occupants au look européen qui en sortent. Peu de paroles échangées. Les pêcheurs semblent être sur la défensive. « On croyait que c’était l’ONU » lâche l’un d’entre eux. Le commerce va mal, la région s’est dépeuplée avec les années de terrorisme. Au moment de reprendre la route de Damous, nous croisons un garde communal qui, fusil à l’épaule, marche sur un sentier, en direction des montagnes. Derrières celles-ci se trouvent la ville de Chlef, qui souffre encore d’une réputation d’insécurité.

Quelques instants plus tard, les rougets grillent. Après le rituel du café, la discussion se poursuit devant des bouteilles de vin et de bière. Thème de la soirée : pourquoi les humains ont-ils besoin de la religion ? Bouzid, kabyle ne croyant pas en Dieu expose sa thèse : « c’est parce qu’il faut aux hommes une béquille, quelque chose à quoi se raccrocher. » Kamel, le chauffeur du jour, a parcouru plus de 200 Km : il s’endort. Mohamed, le gardien de la maison, musulman mais buveur de vin, reste silencieux. David, fort de son expérience de biologiste, expose son idée : « c’est une réaction normale face à l’immensité et la complexité du monde. » La discussion s’achève avec l’explication d’un verset du coran… Notre cerveau agité par les idées et l’alcool sera bercé par le bruit des vagues qui se brisent contre les rochers. Assis devant la maison, face à la mer, on voit les lumières des gros cargos et des petites embarcations de pêche qui mouillent au large. Derrière nous, c’est la montagne et les forets de pins : leur noirceur nous donne l’impression d’être sur une île.

Le matin, odeurs d’iode et de café cohabitent dans la cuisine.

Vers Béjaia

Voilà presque trois heures que nous roulons. Nous avançons plutôt bien car la circulation est faible. Nous sommes pourtant mardi. Mais aujourd’hui c’est le 20 avril, jour du printemps berbère. Dans toute la Kabylie on commémore le 20 avril 1981. Ca tombe bien, nous sommes en Kabylie ! Il y a 23 ans, Mouloud Mammeri se voyait refuser la tenue d’une conférence à Tizi Ouzou. Des émeutes suivirent.

Aujourd’hui, quelques marches pacifiques sont prévues. Et la grève générale décrétée pour l’occasion remporte un franc succès. Depuis Bordj Ménaïel, nous ne voyons plus de commerces ouverts. Les rues de Tizi Ouzou sont désertes, tous les rideaux de fer ont été baissés. Aux endroits où les embouteillages sont (presque) perpétuels, les véhicules circulant se comptent sur les doigts d’une main. Dans les petits villages, le café ou l’épicerie restent ouverts. Mais une atmosphère de week-end flotte dans les ruelles.

Après la ville d’Azazga, la route monte et s’enfonce dans une belle forêt de chênes. Des singes sont groupés autour des véhicules garés au bord du bitume. En ce jour ‘’férié’’, beaucoup d’habitants des villes ont décidé de quitter leur appartement pour aller faire un tour dans la nature. Autant profiter de cet environnement magnifique et du beau soleil qui brille dans un ciel bleu exempt de tout nuage… La route sinueuse découvre de beaux points de vue sur de petites montagnes recouvertes de verdure. Le paysage ainsi que cette atmosphère particulière rendent le trajet très agréable.

Nous trouvons quand même un restaurant ouvert. Caché au bout d’un petit sentier poussiéreux, c’est une cabane faite de morceaux de bois plus ou moins pourris. D’ailleurs, rien n’indique qu’il s’agit d’un restaurant. Nous entrons dans ce lieu sombre dépourvu de fenêtres. Une petite dizaine d’hommes sont assis sur des chaises en plastique, en train de boire ou de manger. D’autres sont accoudés au comptoir : c’est une grande planche de bois brut sentant encore la résine. Nous saluons tout le monde et commandons de la viande et des frites. Nous sirotons une bière pendant que le patron s’affaire devant ces casseroles. Il est trois heures de l’après-midi et il n’a pas été surpris lorsque nous lui avons annoncé que nous voulions manger. C’est prêt et nous nous asseyons devant deux appétissantes assiettes. Perdu en pleine foret, à l’écart de la route, on ne soupçonne pas qu’il existe ici, un lieu convivial ou l’on mange plutôt bien. Inutile de vérifier s’il figure dans un guide touristique. Je regarde ces hommes discuter entre eux. Ils boivent de la bière ou du vin. Un vieux, aveugle, est assis juste en face de moi. Il parle fort même si tous se taisent dès qu’il ouvre la bouche. Apparemment, il raconte une histoire. L’attention se fait de plus en plus vive et le silence de plus en plus profond. Jusqu’à ce que l’assistance (sauf moi car je ne comprend pas le kabyle) éclate de rire. Un peu frustré, je demande la traduction à l’ami qui m’accompagne : « on a resservit à ce vieux un verre de vin. Quelqu’un a payé à sa place. Il est aveugle alors les gens sont sympas avec lui. Il a donc dit que cela lui faisait plaisir, mais que celui qui lui offre du vin devrait aussi le ramener chez lui, car bientôt il ne tiendrait plus debout. »

Finissant mes frites et ma bière, je regarde encore une fois ces hommes. Ils ont le regard franc et semblent heureux d’être ici, ensembles. Ce restaurant est un lieu paisible. Il y a quelques heures encore, j’étais à Alger, dans le bruit, les encombrements, la foule. On se rassemblait devant les vitrines pour admirer les nouveaux téléphones portables. On se tassait dans des bus poussifs. On s’avachissait dans les profonds fauteuils du Hilton. Alors, comment ne pas être content de respirer l’air pur et de côtoyer une autre facette de ce pays ?

Nous avons repris la route à travers la foret. Au fil des kilomètres, les villages se font de plus en plus rares. Les collines de plus en plus abruptes. Puis la route commence sa descente en lacets vers Béjaia. Au bout, on tombe sur la Méditerranée.

Quelques minutes encore et nous allons retrouver les monts des Babors, recouverts d’une végétation luxuriante, l’oued asséché. Les habitants y prennent allègrement du gravier sans se soucier des conséquences en cas de crue.

Arrivée à destination. Je prends mes quartiers dans la chambre du fils cadet. Coup d’œil par la fenêtre : toujours là les bananiers, les poules et les chèvres. Des gosses jouent sur le chemin de terre défoncé.

Désormais, je serais membre de la famille et non invité, m’a t-on prévenu. Tant mieux, je me sens un peu chez moi dans cette belle campagne.

Soirée d’adieux

Ce soir, je dois passer chez Hicham pour récupérer mon sac. Je dormirais chez Amine, qui habite tout près de la gare routière. Demain matin, une fois sorti du lit, je serais dans le bus pour Constantine.

Je monte rapidement à l’étage de la grande maison pour prendre mes affaires. Je me rappelle la soirée d’hier, passée dans cette chambre. Après avoir parlé littérature française avec Mouloud (le père), Yassine (un des fils) a joué de la mandole accompagné de Karim (un cousin de Yassine) à la derbouka. Au programme, des chansons kabyles et du chaabi.

Fini les songes, il faut y aller. Mon barda est jeté dans le coffre de la 206. Je salut Mouloud, Yassine et Souad (une des filles), les remercie pour l’hébergement, les repas etc... Mais Hicham, qui doit me « taxier » jusque chez mon nouvel hôte, ne se décide pas à partir. Qu’est-ce qu’il attend ? La mère vient me dire au revoir, puis c’est la petite Nawel (la cadette) qui est là avec un grand sourire. Quelques minutes encore à rester planté devant la maison et je m’aperçois que toute la famille est réunie sur le seuil de porte pour me faire ses adieux. Tous ont l’air triste de me voir partir. Je ne peux pas longtemps résister : j’ai le cœur gros et les larmes qui montent, inexorablement. Pourtant, je ne peux pas rester éternellement à Béjaia ! Je suis là pour voyager, pas pour m’encroûter ! Mais devant tous ces yeux tournés vers moi, je me demande pourquoi je vais à Constantine. Encore des poignées de mains. Prenant un air solennel, Mouloud m’assure que j’ai une deuxième famille ici et que je peux revenir quand je veux. Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça ?

Dix minutes après, je suis dans une autre famille. La maîtresse de maison a préparé un succulent couscous et veut que je mange, que je mange encore et encore.

Son fils Amine m’amènera à la gare routière le lendemain, à six heures du matin. Le souvenir de tous les visages aperçus la veille m’accompagnera pendant tout le long voyage en bus. Ils m’accompagnent encore aujourd’hui …

Où suis-je ?

Dans le hall du théâtre, l’ambiance est celle de ‘’l’avant spectacle’’. Toutes les personnes qui patientent sont bien habillées. Plusieurs d’entre elles s’apostrophent. On parle un français châtié : « comment allez-vous cher ami ? » « Avez vous fait bon voyage ? » A travers les baies vitrées sales, on voit la rue. A cette heure là, l’activité se meurt. Des hommes sont négligemment assis sur les marches du théâtre. La plupart portent des vêtements sales. Les changeurs d’argent et les vendeurs de téléphones portables ont déserté la grande place toute proche.

Vingt heures, le concert va commencer. Une petite foule se dirige vers les places de l’orchestre. Un lourd lustre éclaire péniblement la salle. La décoration est pâle, les couleurs des peintures sont un peu fanées. Les dorures sont légèrement moisies. Il s’agit d’un vrai petit opéra en miniature. Sans doute construit au temps de la colonisation française. Des personnes se placent au 1er balcon, d’autres, dans la baignoire. Dans une ambiance très cordiale et légèrement guindée. Pas d’agitation, politesse presque exagérée.

Sur la scène, de lourd tapis ont été installés. Sur ces derniers s’installent trois femmes parées de voiles fins, bleus et brillants. Le spectacle va débuter et les applaudissements accompagnent l’entrée d’Athmane Baly. Sa profession est médecin, mais il est plus connu en tant que joueur de luth et chanteur. Il habite Djanet (sud est de l’Algérie) depuis toujours. L’artiste propose au public un voyage dans le grand sud algérien.

Lorsque la musique commence à raisonner dans le vieux théâtre, la magie opère et tout le monde est transporté vers la région du Tassilli. Au bout de quelques minutes, de nombreuses personnes frappent dans leurs mains et sont debout. Fini la bienséance de tout à l’heure ! Entre chaque morceau, Athmane Baly raconte une histoire. Le plus souvent vraies, ces anecdotes sont à la base de sa poésie. Il raconte en tamashek puis traduit en français. Silence. Ses doigts caressent les cordes du luth et nous nous retrouvons instantanément à 1500 kilomètres plus au sud. Je me pose la question : ou suis-je ? Dans un théâtre français ? A Constantine ? A Djanet ? Sensation étrange qu me poursuit jusqu’à la fin du récital.

A 22h30, les rues sont désertes et tristes. Je suis à Constantine, c’est sûr. Ce petit voyage musical était très agréable. Mais l’imagination ne me suffit pas : six heures de bus sont au programme de demain, cinq heures le surlendemain et ensuite, ce sera le grand départ pour le désert. Un vrai voyage dans l’espace. Sans musique. Le ‘’chef’’ de cette petite ‘’expédition’’ l’a certifié : il n’y a pas d’autoradio dans le 4X4. « Nous écouterons le bruit des quarts métalliques qui s’entrechoquent à chaque irrégularité du bitume » s’amuse t-il. Avec le sable, un lecteur de CD risque d’être rapidement hors d’usage.

Une journée sur la RN1

A 6h05, un soleil rouge est juste au-dessus de l’horizon. Je regarde par la baie vitrée cette ville dite « blanche » qui devient de plus en plus lumineuse. Ce lever de soleil, vu depuis le 10ème et dernier étage d’un immeuble situé sur les hauteurs d’Alger, à une saveur très particulière. Aujourd’hui, c’est cap au sud, par la transsaharienne. En 12 heures nous passerons de la mer au désert, des plages aux dunes, des champs de blé au reg…. Le soleil est mon compagnon de la matinée, il me caresse doucement le bras. Il disparaît lorsque nous passons dans les gorges de Chiffa, longues de 9 km et couvertes d’une végétation dense. La route suit le tracé de l’oued qui a creusé cette fabuleuse entaille. Le tableau serait idyllique s’il n’y avait pas tous les 200 mètres un blindé de l’armée posté là, seulement pour gâcher le paysage ! Mais la nuit, mieux vaut éviter de circuler à cet endroit.

A Médéa, nous contemplons les montagnes, les cultures parsemées de coquelicots, des forets de résineux. J’emmagasine la splendide couleur verte de ce paysage en prévision des jours à venir. Ici ou là un mirador, des maisons abandonnées : vestiges bien récents, qui ne se visitent pas.

Le soleil, toujours lui, est déjà très haut lorsque nous nous arrêtons sur le bord de la route pour manger. A l’ombre d’un arbre, tout près d’un café abandonné. Autour de nous s’étend la steppe. Des touffes d’herbe émergent du sable. Plus que quelques kilomètres et nous arriverons à Laghouat.

Cette lande morne et uniforme s’achève au village de Berriane, situé un peu avant Ghardaia. Les murs en pisé rouge, les enfants avec la peau presque noire qui jouent sur le bord de la route, les palmiers par centaines, l’eau qui ruisselle dans de petites rigoles, le sable, de plus en plus présent. Le Sud arrive, doucement mais sûrement.

Je n’aurais jamais imaginé boire du vin, assis sur une dune, derrière une église. Et pourtant, c’est ce que je suis en train de faire ! L’église est celle d’El Golea, ville situé à 900 Km au sud d’Alger. Nous fêtons notre entrée dans le désert. Les dunes sont juste derrière l’édifice religieux. Un avant goût du grand erg occidental, qui commence quelques kilomètres plus loin. Le lendemain matin, une lumière douce enveloppe l’étendue de sable, les palmiers et le clocher rougeâtre… Réveil dans un autre monde, très différent de la région d’Alger ou de la kabylie. Sommes-nous encore en Algérie ?

M’Guiden plage

Quelques minutes à s’amuser dans les premières dunes du grand erg occidental, à une trentaine de km au sud d’El Golea : voilà la seule distraction de la matinée. Maintenant, un sol jaune uniformément plat s’étend sur des kilomètres. Rien qui puisse accrocher le regard. Pas une touffe d’herbe, ni une grosse pierre. Ca n’en finit pas, les 200 kilomètres sont interminables. En outre, la route est peu fréquentée. Le silence s’est imposé dans l’habitacle de la ‘’Toy’’. Plongé dans un demi-sommeil, nous nous arrêtons en face d’un café aux portes clauses. Aujourd’hui c’est la fête de Mouloud et ce jour est férié. La présence du café nous indique que nous sommes arrivé au village de M’Guiden, situé à 215 kilomètres d’El Golea et à 130 kilomètres de Timimoun. Les habitations sont un peu éloignées de la route. Autour de deux cafés et de l’habituelle caserne, rien. Seulement le ruban de bitume qui s’étire à perte de vue. Le 2ème café est ouvert. Nous buvons un thé en regardant la décoration originale : photos de New York et de Long Island, de Dauphins, de bord de mer. Ici, la première vague est à 1000 kilomètres et il est vain de chercher l’ombre d’un arbre. Le silence règne aussi dans le café. On mange quelques gâteaux on se rafraîchit le visage avec l’eau brûlante qui coule d’un robinet placé dehors. Une fois sur la route, le policier posté au barrage, nous fait signe d’y aller après avoir vérifié de visu que nous sommes tous algériens… Timimoun n’est pas très loin. 130 kilomètres seulement, mais 130 km de vide, de plat. On peut toujours s’assoupir en rêvant à une île de Polynésie ou à une sirène...

Adrar la kabyle

Adrar est située à 1500 km au sud ouest d’Alger au milieu d’une région du Sahara dénommée le Touat.

Après avoir fait 50 km de route, nous apercevons cette ville. Un barrage de police est dressé à l’entrée de la ville. Nous passons puis longeons l’université Patrice Lumumba. Des bus garés devant la fac déversent les étudiants sur des trottoirs poussiéreux. Adrar a été construite par les français. Avant l’installation d’une caserne au début du siècle, seuls existaient des villages. Celui de Timmi, qui se trouve dorénavant dans la banlieue du chef lieu de wilaya est un village caractéristique de la région du Touat. Dans les rues tortueuses et étroites passent des rigoles destinées à l’alimentation en eau des maisons et des palmeraies. La couleur rouge des murs contraste avec le vert des palmiers ou le jaune des haïks couvrant les femmes. Dans Adrar, les rues sont larges et se coupent à angle droit. La place centrale, immense et déserte, est bétonnée. L’entrée d’un des deux marchés est l’imitation d’un mur de bordj. Quelques maisons ne sont plus que des gravats. Les pluies torrentielles tombées peu avant notre arrivée ont fait beaucoup de dégâts. Aux sorties de la ville se dressent des camps de toiles de tente ou logent des sinistrés qui ont perdu leur habitation.

Nous entrons dans un café afin d’y prendre un petit déjeuné. Ce matin, nous n’avons pu prendre qu’un maigre café, notre maison, isolée en plein désert, est privée d’eau et d’électricité suite au grand vent de sable qui a soufflé la veille. A cette heure matinale, la terrasse du café est déserte. A l’intérieur, surprise ! Dans un coin de la pièce est accrochée une photo de Lounès Matoub. Plusieurs posters à l’effigie du chanteur kabyle trônent près du comptoir ou de la télé. Le patron nous salue en kabyle. Il est venu ici il y a deux ans pour monter un café. « Avant mon arrivée, il n’y avait rien ici explique t-il. J’ai construit la terrasse, mis des fleurs et des plantes. Maintenant, c’est agréable. » Baptisé JSK2, du nom de l’équipe de foot kabyle Jeunesse Sportive de Kabylie (2 parce que la ville compte déjà un café JSK) les tables se remplissent au fur et à mesure que l’heure avance.

Après avoir bu un ‘’crème’’ (un café au lait), passage au Taxiphone d’a coté. Tiens, j’ai déjà vu cette photo quelque part… C’est encore Lounès Matoub ! Au moment de payer la communication, je regarde les cartes postales à vendre. Des cartes de Tizi Ouzou, du Djurdjura, de Bejaia. Le patron du Taxiphone vient de Kabylie lui aussi. Il m’explique les raisons de sa venue : « au Nord, tu ne trouves pas de travail et au Sud, les habitants ne savent pas tenir un commerce. Tu peux y monter ton affaire et en vivre pas trop mal. Ici, la vie est un peu moins chère qu’au Nord. »

Quelques heures plus tard, retour à la terrasse du JSK2 en compagnie de plusieurs autres ‘’expatriés’’ ayant un commerce ou une plantation dans la région. On discute de la chaleur qui, en ce début mai, commence à arriver. « Dans deux mois nous serons chez nous, sûr et certain. C’est impossible de rester ici l’été. Trop chaud, et puis, notre pays nous manque tellement… » dit l’un d’entre eux, songeur. 1500 kilomètres nous séparent des montagnes kabyles.

Comme si un autre temps surgissait

Un petit village. Quelques faibles ampoules orange éclairent ici où là les rues entièrement recouvertes de sable. On avance dans une demi obscurité, croisant des silhouettes de femmes silencieuses, ressentant le souffle d’enfants qui courent. Nous suivons Abderhamane à travers un labyrinthe fait de murs de pisé rouge. La chaleur de la journée s’est estompée. Nous passons une petite porte en fer et entrons dans un jardin. Sur le sol, entre quelques palmiers et tout prêt d’un bassin, des tapis sont installés. Nous nous déchaussons et nous asseyons. Le silence se fait. On entend l’eau couler doucement dans le bassin. Entre les feuilles des palmiers, on aperçoit les étoiles qui commencent à apparaître. La maison se trouve juste à coté, a demi enterrée dans le sol. Plus loin c’est encore le jardin. Plongé dans l’obscurité, il garde ses mystères… Le couscous se prépare, l’eau du thé va bientôt bouillir, nous sommes allongés, goûtant à ce moment de calme. On se laisse aller doucement à la rêverie. Bien être et bonheur de se retrouver dans un endroit qui semble tout droit sorti d’une légende. Un peu les mille et une nuits.

Des dattes en guise d’entrée. Abderhamane nous donne davantage de précisons sur cette maison : « elle appartient à ma belle-famille. C’est une belle maison dotée d’un grand jardin. Malheureusement pas entretenu comme il le faudrait. En revanche, nous prenons soin de cette demeure, qui appartient à la famille depuis plusieurs générations. C’est une maison de notable, elle est grande et il y a quelques dizaines d’année, c’était le grand luxe de posséder une demeure comme celle-ci. Mais tout est fragile. Certaines règles de base sont à respecter : ne pas faire de réparation ou d’agrandissement n’importe comment. Faire attention à l’usage de l’eau à l’intérieur et à l’extérieur de la maison. Ne pas laisser s’abîmer les murs. Il s’agit de simples précautions. Mais elles ne sont plus respectées. Car c’est un peu contraignant. Aujourd’hui, les gens veulent avoir du temps libre. La conservation des habitations traditionnelles demande un peu de temps. Si cet entretient est bâclé, la bâtisse risque de s’effondrer au premières pluies fortes. C’est ce qui s’est passé récemment. »

Les enfants apportent le couscous dans un grand plat en bois appelé ksab. Tout le monde piochera dedans. Puis c’est au tour du thé. La nuit est devenue bien noire, les histoires liées au désert s’enchaînent. Souvenirs d’égarement, de rencontres, de trouvailles… Quelques blagues aussi, sur la religion ou le sexe. Abderhamane évoque une journée passée dans la demeure d’un homme raffiné. Celui-ci prenait le thé plusieurs fois par jour. A chaque fois dans un lieu différent défini à l’avance. C’était il y a 15 ans, et notre ôte ignore si cet homme riche et oisif est encore en vie.

Les montres sont rangées au fond de nos sacs. Ce soir, nous n’avons plus de montres, mais nous avons le temps. Les étoiles ont bougé depuis tout à l’heure : c’est un rythme qui convient bien à cet endroit.

Lorsque nous sortons du jardin, nous retrouvons la rue comme nous l’avions laissée. Une petite fête vient de se terminer et toutes les familles rentrent chez elles sans se presser.

Sur la route du retour à notre lieu de villégiature, le compteur est bloqué sur 100 km/h. Dans la lumière des phares apparaît une bicoque carrée et sans fenêtres. C’est là que nous passons nos nuits. Ceux qui choisissent de dormir à l’intérieur doivent supporter la chaleur. Ceux qui préfèrent la terrasse se préparent à supporter les hurlements des renards. Je regrette de n’être pas rester dans le jardin, quels doux rêves aurais-je pu faire !
Chroniques indiennes English translation pending
by Douya · 2004-05-28 · 78 replies
Si ca vous interesse, je vais vous raconter de temps en temps un peu de l’Inde, pas celle des voyages mais celle que je vis tous les jours, pour vous transporter ailleurs le temps de quelques minutes.

Chapitre 1 : Monsoon wedding (un super film de Mira Nair decouvert en France. J’ai donc achete le DVD ici.. bon malheureusement c’est en hindi sous-titre hindi. Heureusement que sur la pochette il etait precise hindi sous-titre anglais !)

Hier soir j’avais un diner (succulent jugez du peu : spinach shorba, murg tikka, paneer butter masala et roti !) avec mes collegues et leur familles.

Curieuse comme tout (et gaffeuse aussi des fois !), j’ai demande au collegue avec qui je bosse le plus quand et ou il a rencontre sa femme.

« je ne l’ai pas rencontre, je l’ai connue a mon mariage ! »

et oui, le cliche des mariages arranges est encore vrai.

J’ai fait un petit sondage discret : sur environ 20 personnes dans l’equipe, au max 5 sont des mariages d’amour…

Quand le jeune homme atteint 26-28 ans (l’age moyen pour la femme est 23-24 ans), la famille commence a chercher la femme a qui le lier. On fait appel aux connaissances et connaissances de connaissances. Les familles regardent la situation sociale du futur epoux, son metier et surtout les membres de la famille. En effet les 2 familles (parents, grands parents, oncles et toutes les descendances) vont passer beaucoup de temps ensemble, il faut donc des atomes crochus !

Mon chef indien, lui a rencontre sa femme 30 minutes avant le mariage. Ils ont discute de leur vision de la vie a deux, de l’education des enfants et comme ils etaient d’accord, hop, en route pour la ceremonie !

Bref quand je dis que en France les couples restent souvent 2-3 ans ensemble avant de se marier (quand ils se marient), ca les surprend plus qu'un peu !!!

« un couple peut-il vivre sans etre marie ? »

« oui ca arrive, mais il se cache ! » ... !

Les mariages arranges sont donc encore beaucoup a la mode en Inde, un peu moins dans les grandes villes plus « occidentalisees » que dans les campagnes profondes. Souvent aussi, les epoux sont encore plus jeunes quand ils sont maries d’office (j’ai vu dans le journal des epoux de 14-16 ans !)

Un mariage d’amour cette fois ci, un autre collegue. Il est de la caste des brahmanes, sa femme d’une caste inferieure. Il a du batailler 2 ans (!) avant de reussir a convaincre ses parents et avoir l’autorisation de se marier.

Faut savoir etre patient ! Et encore ca ne marche pas a tous les coup. Mais les castes c’est une autre histoire et encore un vaste debat !...

Je comprends donc mieux pourquoi quand on me demande (en VO, c’est plus authentique !):

« are you married ? »

« no »

« how old are you ? »

« 27 »

« what, 27 and not married ! »...

Et la mousson dans tout ca? Ben c’est de pire en pire. Pleut toujours les jours ou j’ai mes tongs et jamais les jours ou j’ai mon kway ! Allez comprendre ! En tout cas, c’est « rigolo » (enfin quand on est au sec) de voir ces rivieres prendre naissance au milieu de la route, tous ces gens avec des sacs plastique en guise de chapeau, les marchandes proteger leurs colliers de fleurs avec un parapluie troue… Bref la mousson, c’est une periode tant attendue, mais aussi un peu cocase a vivre (et je ne parle par des morts a cause des arbres qui s’ecrasent sur les auto-rickshaws, c’est malheureusement encore arrive la semaine derniere…)
Itinéraire pour le Cambodge English translation pending
by Tane · 2004-05-24 · 3 replies
Bonjour,

Ca y est 🙂… les billets d’avion sont réservés et livrés à domicile : aller / retour Paris Bangkok, destination Cambodge…. pour deux jeunes qui en veulent !

Nous sommes en train de préparer un itinéraire de voyages… et on s’dit que la difficulté réside dans les temps de transport. Alors pour 3 semaines et demi, je souhaiterais connaître la faisabilité du parcours « théorique » que nous nous donnons.

Point départ Bangkok, direction le poste frontalier Aranya Prathet et premier arrêt à Battambang : ville élégante à l’atmosphère coloniale. Puis, par voie fluviale (Stung Sangker) relier Battambang à Siem Reap et les temples d’Angkor… De là et toujours par voie fluviale (lac Tonlé Sap), relier Siem Reap à Phnom Penh.

Pour la suite, notre choix s’est posé sur la découverte du Nord-Est du Cambodge, et donc laisser de côté pour cette année le Sud et ses stations balnéaires.

Alors.. à partir de Phnom Penh, rejoindre Kratie par voie fluviale, étape utile pour atteindre la région de Ratanakiri. Puis, monter jusqu’à Ban Lung, meilleure base pour explorer les richesses naturelles des alentours.

Après avoir atteint le bout du monde, nous pensons rejoindre Bangkok par liaisons aériennes, de Ban Lung jusqu’à Phnom Pen, puis de Phon Penh jusqu’à Bangkok.

Maintenant à vous de jouer… est-ce que l’itinéraire proposé est envisageable sur 3 semaines et demi ? les transports choisis sont-ils judicieux ?

Je vous remercie d’avance pour tous les conseils que vous pourrez nous donner, afin de faire de ce voyage une expérience humaine inoubliable….

Tane.
Cambodge: S21 English translation pending
by Ouais · 2004-04-03 · 10 replies
Salut,

Qui a vu S21 machine de guerre (il me semble), j'aimerai savoir s'il est sortie en DVD ou comment avez vous trouvé le film???

merci
Se rendre au Panama en motorisé? English translation pending
by PierreL · 2004-03-28 · 16 replies
Bonjour,

J'aimerais me rendre au Panama, à partir du Québec, en motorisé et en famille (3 jeunes enfants). Nous comptons demeurer un certain temps au Costa Rica et au Panama, puis revenir.

Le voyage suppose de traverser, par la route, le Mexique, le Guatemala, l'Honduras et le Nicaragua.

Pouvez-vous me renseigner au niveau des risques d'un tel voyage. Comment sont les routes dans ces pays ? Est-ce sécuritaire ? Y'a-t-il des endroits à éviter, surtout avec un motorisé et des enfants ? Le passage douanier est-il facile ? Est-ce facile de trouver un endroit pour passer la nuit (camping ou autre), etc..

Je prendrai toute l'information possible !

Merci.
Sac à dos ou valise à roulettes? English translation pending
by Lepiaf · 2004-03-16 · 9 replies
Cette question s'adresse à ceux qui voyagent "en routard". Je suis toujours parti avec un sac à dos, mais finalement, je m'aperçois que dans les voyages sans trek ou rando, je ne porte mon sac que lors des transferts.

Pour mon prochain voyage j'hésite à prendre une valise à roulettes.

Ma femme, peut-être plus puriste que moi, est contre et va jusqu'à dire que je vais gâcher les vacances de tout le monde (2 enfants) avec ma valise, nettement plus lourde à vide qu'un sac à dos.

Sachant que les seuls transferts un peu délicats seront d'un bateau vers une plage et inversement, je sollicite votre avis sur la question.
Quel itinéraire pour 3 semaines au départ de Bombay? English translation pending
by Vince69 · 2004-03-11 · 9 replies
je cherche les meilleurs plan pour un trip de 3 semaines départ bombay vers le sud.goa certain!!mais la suite??? je ne voudrais pas revenir et avoir louper le plus important. c'est clair qu'en 3 semaine je ne vais pas voir tout le sud mais je voudrai évité de perdre mon temps.

merci d'avance

vincent
Quels sont vos trucs??? English translation pending
by Gnome · 2004-03-09 · 31 replies
Suite à la discussion "Vos plus beaux portraits", lancée par Trekkerbeub :

Vos photos sont vraiment saisissantes dans l'ensemble. Bravo !!

Sauf que tout ça ca me donne envie d'enlever "la photo" de la rubrique Autres intérêts de mon profil...

Mais comment faites-vous pour oser demander à toutes ces personnes de se laisser photographier ?? J'ai beau avoir lu et entendu qu'un sourire et que quelques mots gentils suffisent.. et ben moi, je n'y arrive pas. Je n'ose pas me lancer, si bien que de mes voyages, les seuls portraits que je rapporte sont plus ou moins "volés"... et moi je suis frustré !

Quels sont vos trucs ??
Que pensez-vous de ma liste de matériel pour un TDM? English translation pending
by Patrickn · 2004-02-22 · 23 replies
Bonjour, vous devez me justifier pourquoi selon vous cette pièce est de trop ou manquante.Voici la liste du matériel que j'apporterai lors de mon voyage autour du monde dans un an. Cette liste a été conçu pour un homme (donc sans serviette sanitaire et ses amies). Je ne suis pas allé dans les détails de chacunes des pièces d'équipement et des quantités nécessaires. De plus elle est conçu pour une personne qui travaillera le long du voyage. Si vous souhaitez utilisez cette liste, faites vous plaisir. Cette liste servira entre-autre à venir en aide à d'autres voyageurs qui seront initiés à la préparation au voyage par l'entremise d'atelier.

Liste dumatériel nécessaire pour le voyage

Vêtements

Espadrille

Soulier propre

Sandale

Botte de marche

Lacet de rechange

Liquide protecteur pour botte

Bas

Sous-vêtement (culotte)

T-Shirt de coton

Chandail à manche longue Bi-polar

Caleçon Bi-polar

Polar

Pantalon/short

Pantalon propre

Chemise propre

Chemise à manche longue

Chandail à manche longue

Costume de bain

Chapeau

Manteau coupe-vent (imperméable)

Lunette de soleil avec cordon

Tuque

Gant chaud

Ceinture

Montre

Premiers soins

Gel pour maux de dent

Pilules contre la malaria

Bandage adhésif (Band-aid)

Compresse stérile

Bandage élastique

Diachylon

Teinture d’iode

Épingle à couche

Condom

Moleskine (coussin contre les ampoules)

Seringue et aiguille jetable

Tylenol

Imodium

Gravol

Crème antibiotique

Codéine avec acétaminophène (Tylenol #3)

Solution de réhydratation orale (Gastrolyte)

Stérigel

Étui à premier soin

Couverture de survie

Crème anti-itch Band aid

Matériel de camping

Tente

Matelas de sol (bleu)

Sac de couchage

Couverture de soie En poche à patate

Sac à dos 105 litres

Sac de jour

Bâche bleu

Couteau suisse

Lampe frontale

Batteries de rechange pour lampe frontale

Support à batterie pour lampe frontale

Ampoule de rechange pour lampe frontale

Briquet

Allumettes (Strike anywhere)

Contenant de pellicule photo (pour allumettes)

Pierre de magnésium

Allumes feux

Brûleur

Sac à brûleur

Kit réflecteur pour brûleur

Kit de réparation pour brûleur

Bombonne à combustible

Casseroles

Spatule de plastique

Gourde nalgène

Contenant transparent Ziploc hermétique en plastique

Assiette

Tasse de plastique

Cuillère, fourchette, couteau

Sac en filet pour ustensiles et assiette

Contenant multi-épice

Laine d’acier

Papier d’aluminium

Bâtons de marche

Longues vues

Sac pour longues vues

Cordon 10 mètres de longueur

Mousqueton

Coussin en mousse bleu

Guenille

Sifflet

Crayon

Papier

Sac Ziploc petit

Sac Style Ziploc pour vêtements

Pristine

Filtre à café

Sac en plastique pour déchet

Sac à poubelle orange

Baladeur

Écouteur

Casette 90 minutes

Batterie AA de rechange

Duke Tape

Crayon de feutre à pointe large noir

Petit cadenas à combinaison

Chandelle

Lampe pour chandelle

Boussole Avec déclinaison magnétique

Aiguille de couture

Fil à coudre

Boucle de plastique de rechange

Moustiquaire de lit

Calculatrice

Jeu de carte

Jeu de société de poche

Cache yeux

Bouchon d’oreille

Bouchon plat universel en caoutchouc

Roman de poche

Petit réveil matin

Matériel photographique

Appareil photo

Batterie de rechange pour l’appareil photo

Pellicules

Filtre polariseur

Capuchon de protection pour la lentille

Nettoyeur à lentille

Trépied compacte

Sacoche

Sachet pour l’absorption de l’humidité

Chasse-moustique (avec deet)

Papiers et documents

Passeport

Visa

Photocopie du passeport et cartes d’identités

Carnet de vaccination

Permit de conduire international

Permis de conduire

Baptistère

Carte d’identité

Carte d’assurance sociale

Carte d’assurance maladie

Carte de guichet

Porte feuille avec chaîne de sécurité

Carte visas

Carte d’auberges jeunesses

Carnet de chèque

Chèque de voyage

Curriculum Vitae (anglais et français)

Lettre de référence (anglais et français)

Tube de plastique pour protéger les documents

Pochette de plastique 8 ½ x 11

Guide de voyage

Dictionnaire de langue (anglais/français et espagnol/français)

Carnet de voyage avec adresses importantes

Album photo du Québec

Mots du médecin pour transport de médicament

Billet d’avion

Etui de taille pour passeport

Carte d’appel

Carte de plongée

Hygiène

Verres de contact

Liquide à verres de contact

Boîtier pour verres de contact

Lunette

Boîtier à lunette

Dentifrice

Brosse à dent

Boîtier pour la brosse à dent

Fil dentaire

Coupe ongle

Pince à cils

Brosse à cheveux

Shampoing

Savon pour le corps

Boîtier à savon

Débarbouillette

Serviette de plage

Savon à linge

Petite brosse à linge

Rasoir à barbe

Lame de rechange pour rasoir

Crème à raser

Déodorisant

Etui pour accessoires d’hygiène

Lotion solaire

Q-Tips

Papier de toilette

Autres

Masque de plongée

Tuba

Produite par Patrick Nadeau 21/02/2004
Devises pour le Pérou English translation pending
by Tybbal · 2004-02-19 · 3 replies
coucou a tous

je part au perou le 15 mai et la question de l'argent se pose.🤪 est ce que vous pourriez me dire s'il vaut mieux prendre des traveler cheques, du liquide (€ ou $) comment ça se passe pr les travelers (pr payer dans les magasins?)

comment ça se passe pr les soles, on les change sur place ou il fo les prendre en france?

les $ sont ils plus ou moins utilisés que les soles?

merci a tous

thibaud
Mal d'altitude au Tibet English translation pending
by Laura · 2004-02-17 · 13 replies
Bonjour,

Je m'adresse ici aux habitués de la haute montagne: je pars au Tibet en Mai et comme il y a plein de cols (à + de 5000)à passer en faisant la route Kathmandou-Lhassa, j'aimerais connaitre votre vécu concernant le mal de l'altitude.

Mon mèdecin traitant m'a prescrit DIAMOX ( 1/2 la veille de prendre la route) et boire beaucoup en même temps, est-ce que ça sera suffisant?

Il y a aussi le COCA 9CH homéopathique 3 granules 3 fois par jour.

Qu'en pensez-vous?

Laura
Hôtel Océan Bavaro Punta Cana English translation pending
by Laly · 2004-02-03 · 6 replies
Bonjour à tous !!!

Je suis à la recherche d'info sur l'hôtel Océan Bavaro à Punta Cana en Rep Dom (ancien H10) pour savoir si des personnes y sont allées recemment et peuvent me dire si c vraiment aussi top que ce qu'on dit....

Toute info sera la bienvenue et me permettra de me décider ENFIN !!!

Merci à tous ceux qui me répondront 😉!!
Bons plans sur la côte est USA et Canada Est English translation pending
by Jivé · 2004-02-01 · 6 replies
Bonjour

Nous partons cet été pour un périple de Montréal à Québec, puis la côte Est des USA, Acadia national park, Portland, Boston New York pour revenir à Toronto

Nous aimerions connaître les bons coins et bons plans à ne pas rater pour ces différentes régions

Merci pour vos suggestions
Recherche sites proposant des stages à Montréal English translation pending
by Borisila · 2004-01-30 · 11 replies
bonjour

Je suis actuellement à la recherche d'un stage au canada et en particuliers dans la région de montréal.J'aimerai savoir si vous connaissiez des sites ou je pourrais rechercher mon stage ( 1 an a partir de septembre prochain).

en échange je suis à votre disposition pour vous aidez à trouver quelque chose sur toulouse et sa région, j'ai en effet de nombreux contacts grace à ma formation ( Ecole supérieure de Commerce)

Merci d'avance.
Motoneige au Québec English translation pending
by Mia · 2004-01-25 · 6 replies
Bonjour 🙂

Nous sommes français et venons passer des vacances dans votre beau pays au mois de février.Avec mon mari et ma fille nous voudrions faire de la motoneige. Est il possible de louer l'équipement sur place? Quels sont les endroits que vous me conseillez(pas trop touristiques) et les tarifs pratiqués (renseignements site internet?).Je cherche aussi de bonnes adresses pour l'hébergement.Pensez vous qu'il faut réserver à l'avance pour la période du 16 au 23 février?

J'attends vos réponses!Merci
Pellicule diapo English translation pending
by Arzmael · 2004-01-21 · 12 replies
salut, je pars pour 6 mois (russie, mongolie, chine) et souhaite faire des diapos. C'est la première fois que je vais utiliser ce support... Ceci dit je souhaitais savoir s'il est possible de trouver des pellicules dans les pays traverser histoire d'éviter de tout trimballer... Sinon quel conseil pour la diapo (marque, iso...) Merci d'éclairer le néophyte que je suis...
Passeport canadien English translation pending
by VincenteDian · 2004-01-20 · 8 replies
J'arrive de Puerto Plata en RD et je peux vous assurer que les citoyens canadiens n'ont pas besoin de passeport. Le certificat de naissance et le permis de conduire sont suffisants. Les gens devant nous à l'immigration sont passés sans aucun problème et ça n'a pas pris plus de temps que nous qui avons nos passports.
Après le temps du rêve, celui du cauchemard... (Australie) English translation pending
by Véda · 2004-01-19 · 3 replies
Voilà, une petite histoire véridique tout droit issue d'Australie.

Il y a dans l'Ouest de l'Australie, une communauté aborigène possédant une galerie d'art.

Sur la piste de latérite traversant le village, les adultes se retournaient sur nous, jetant des regards interrogateurs ; les enfants hilares, vêtus de joggings sales et déchiré, nous saluaient, agitant frénétiquement leurs petits bras en montrant leur petite dents toutes blanches. Les ventes de la galerie permettent d'entretenir l'école de peinture où petits et grands apprennent à peindre dans la lignée de leurs ancêtres.

Dans cette galerie, une peinture de 140 /120 attira particulièrement notre attention. On y reconnaissait un gros baobab autour duquel gisaient des silhouettes humaines noires et dans un angle un cercle rempli de noir, le tout dans un fond jaune ocre. La directrice de la galerie nous expliqua alors l'histoire de cette peinture, une histoire véridique, terrible, l'histoire d'une erreur causée par l'injustice, la folie, l'incompréhension, le non-respect et la bêtise humaine.

Cette histoire se passe au pied d'un immense baobab, dans les années 30. Le village ne possédait alors qu'un bureau de poste, une station télégraphique, une cattle station et un commissariat de police. Une tribu aborigène avait choisi de s'installer à quelques heures de marche de cette town et, bien que surveillés, la communauté blanche les acceptaient.

Le baobab était utilisé par la tribu comme lieu de célébration des événements marquants de leur vie. On venait y cuisiner dans des grands trous creusés dans le sol, y jouer de la musique et danser, palabrer, juger… Alors qu'un événement se préparait, un homme repéra une belle jeune fille dans le clan et voulu l'emmener avec lui. La jeune fille ne se laissa pas faire et bientôt le clan se mit du côté de l'importunée. L'homme, blessé dans son amour propre, prépara alors un plan infaillible contre son clan. Il pris une vache à un fermier et la déplaça. Le fermier, découvrant qu'une tête lui manquait à son troupeau, se rendit à la police alors que l'homme aborigène expliquait qu'une tribu aborigène était en train de cuisiner une vache. Le shérif se rendit au baobab et vit en effet ce trou immense dans le sol. A cette époque là, le fait d'être aborigène les rendaient de suite coupables et à la vue de ce grand trou, la preuve était faite pour le shérif. Il ordonna feu sur la tribu. Ce fut un massacre. Quelques membres réussirent à s'évader et rejoindre d'autres tribus quelque part dans le bush mais la plus grande majorité gisaient inertes sur le sol. Après le carnage, le shérif s'avança vers le trou, l'ouvrit et découvrit deux kangourous. La folie l'empara et il jeta les corps dans le trou puis les brûla.

Aujourd'hui on peut voir un petit monument simple (une plaque de béton entouré de chaînes blanches avec un pot de fleurs) où on peut lire : "In memory of our ancestors who were shot then burnt here". Il se trouve au pied du même baobab, témoin de l'horreur, à seulemnt 100 mètres de la Highway, au milieu du bush, caché derrière les touffes de spinifex, à l'abri des regards.
Matos à Bangkok ou Kuala Lumpur? English translation pending
by Bagoska · 2004-01-14 · 5 replies
Salut,

bon j'espère que ce post saura trouver son public, contrairement aux deux précédents...bof. alors, savez-vous s'il est beaucoup plus intéressant d'acheter son matériel, argentique ou numérique dans l'une ou l'autre de ces villes? Y-a-t-il une différence de produits entre ceux destinés au marché asiatique et ceux au marché européen? dans ce cas, les compatibilités pour certains éléments, et autres mécanismes est-elle sûre en cas de réparation dans l'un des continents alors qu'il fut acheté dans l'autre? Les garanties sont-elles euro ou mondiales? La comptatibilité est-elle totale concernant tous les accessoires pour numériques, lentilles uv, cartes mémoires, disques dur...? Si en plus ous avez des adresses thaïe ou malaise de ventes en ligne...alors là, je m'incline.

Merci pour tout et à tou(te)s / Bagoska

Enjoy or die
Les petites "galères"? English translation pending
by José · 2004-01-12 · 161 replies
Tiens pour changer ...

Après … ou plutôt en même temps que, car je ne veux pas couper court aux autres sujets, « les petits moments de bonheur », les citations, cette destinée qui nous rattrape toujours, les « vrais » et les « faux » voyageurs ou autres questions existentielles, pourriez-vous nous raconter une de vos petites «galères» de voyage (ou considérées comme tel à leur arrivée) dont vous riez volontiers aujourd’hui?

Je lance le sujet avec cette anecdote recopiée d'un carnet.

« …ce n’est qu’à l’heure du BN que j’ai pu sortir du piège de ce fond de lit d’oued à sec dans lequel nous étions engagés depuis le milieu de matinée. Tout allait pourtant pour le mieux -du moins le croyais-je- jusqu’à l’arrivée au-dessus de cette cascade sèche, oh pas bien haute … même pas deux mètres, mais quand même infranchissable par mon compagnon d’infortune. Je veux citer Rantanplan, mon, parfois têtu et stupide - si, si j’vous jure- mulet, mais néanmoins solide, courageux et fidèle compagnon-porteur tout-terrain. Tout-terrain ? Pas tout à fait ! Bon, rien à dire face à la cascade sèche… Je me doutais bien qu’il n’allait pas sauter, pattes jointes, deux mètres plus bas rien que pour me faire plaisir. J'ai donc fait demi tour sans me prendre la tête, mais après… quand-même ! Me laisser plus de trois heures, sans aucun remord apparent, au fond d’une gorge, en pleine « cagna » de mi-journée parce que Monsieur refusait de retraverser le petit éboulis dont il s’était rit à l’aller, je trouve la plaisanterie un peu saumâtre.

Bon, la tension est retombée. Je suis maintenant tiré d’affaire, bien à l’ombre bienfaisante d’un genévrier thurifère centenaire préservé - par quel miracle ?- du massacre à la hache subi par ses diformes et squelettiques congénères. J’en ai assez pour la journée ! Le petit bivouac est installé, le thé au thym frémit gentiment sur les braises, Rantanplan broute ce qu’il peut entre les cailloux en attendant son repas du soir, je me remémore et laisse quelques traces écrites des événements de ces dernières heures.

Quand j’ai vu le mulet planter ses fers et s’immobiliser devant l’étranglement du passage et quelques cailloux polis, j’ai pensé qu’au vu des expériences précédentes, passer au-delà ne serait qu’une formalité ; d’autant plus qu’à l'aller il n’avait pas marqué la moindre hésitation.

J’ai donc commencé par le plus simple : l'accompagner en le tenant par la bride. Il n’a pas bougé les pattes d’un millimètre. Je suis passé derrière en lui donnant la traditionnelle tape sur la croupe accompagnée dans mon meilleur berbère du mot « ouchte » connu par tous les mulets de l’Atlas pour déclencher le mouvement. Rien. Une, deux, dix, vingt fois et plus sans succès, j’ai renouvelé ces gestes basiques. Sans y croire réellement j’ai vérifié qu’aucun animal rampant n’était caché dans les pierres à proximité. Si un serpent était dans coin il aurait de toutes façons fuit depuis longtemps. Je lui ai fait faire demi tour sur quelques mètres, pris par la bride et revenu en espérant passer ainsi comme si de rien n’était. Quand il s’est de nouveau planté devant la plus grosse pierre sans même l’effleurer du sabot, j’ai cru lire dans son regard « non mais tu me prends pour un con ? ». J’ai essayé de lui faire comprendre que non. Je lui ai susurré à l’oreille que c’était le plus gentil et courageux des mulets, qu’après avoir arpenté sans chuter des pierriers pentus et instables à la recherche d’une trace perdue, qu’après avoir franchi dans les rochers des passages en escaliers devant lesquels j’aurais fait demi tour sans hésiter si je n’avais pas vu les traces de fer sur les cailloux ou eu la garantie des bergers rencontrés que le passage était accessible aux mulets, qu’après avoir reculé sur plusieurs mètres, à trente mètres de la rivière en contre-bas, dans une vire de falaise étroite au point de ne pas pouvoir faire demi-tour, il ne devait pas se laisser ridiculiser par ces quelques cailloux certes un peu polis mais qu’il avait royalement toisé deux heures auparavant. Toujours rien. Fâché, j’ai fini par lui dire qu’il n’avait aucun orgueil, que je le revendrais à un méchant éleveur de chèvres dès que nous serions sortis de là, qu’il me regretterait en voyant la différence de traitement avec moi qui ne l’avais jamais battu. Je l'ai menacé de partir seul avec mon sac à dos en l’abandonnant là à son triste sort… Cela n’a pas semblé l’émouvoir. Je l’ai déchargé, fait plusieurs fois demi tour et revenu en montant dessus en croyant naïvement que si je lui montrais que je n’avais pas peur sur lui, il n’avait rien à craindre non plus. Ce ne fût pas un franc succès. J’ai ensuite pensé qu’une diversion viendrait à bout du caprice et l’ai entraîné jusqu’au petit filet d’eau qui ressurgissait en aval à une demi-heure de là. Il n’a pas voulu reboire. Moi si. Nous sommes restés là le temps de fumer une cigarette ( pas lui, moi ) et je l’ai fait trotter au retour en espérant qu’il passe dans la foulée… mais la foulée s’est figée une fois de plus à la vue du passage considéré comme délicat. Je lui ai bandé les yeux, et à nouveau tiré, poussé, monté à nouveau. Il y a eu un semblant de progrès. N’y voyant rien, il posait le premier sabot, mais dès celui-ci au contact de ce p….. de caillou c’était un « non » aussi franc que massif. Que faire ? Arrêter de se prendre la tête, passer là le reste de l’après-midi et la nuit et … demain serait un autre jour ? Imprudent. Même si je ne suis pas plus inquiet que cela sur la météo de ce mois de juillet, je n’aime pas dormir dans un endroit « sans issue ». Le laisser là et partir chercher de l’aide d’un conducteur de mulet plus expérimenté que moi ? C’était une option. De toute façon … il n’allait pas se sauver ! Construire une espèce de passerelle selon la technique locale éprouvée Tiens c’est une idée ça. Les cailloux c’est pas ce qui manque … de toutes tailles… Il n’y a plus qu’à les déplacer ! Le bois est plus rare, mais j’en ai vu ce matin qui avait du être charrié par l’eau cet hiver avant de coincer dans les rochers riverains… Il n’y a plus qu’a aller les chercher ! Au taf ! J’ai donc joué les terrassiers pendant plus d’une heure avant de, non pas m’émerveiller du labeur accompli dans la canicule de cette mi-journée, mais du moins estimer suffisant le résultat et envisager la fin de la plaisanterie. Je n’y ai pas cru longtemps ! L’animal était dans une phase d’humeur contrarié et la mienne d’humeur n’étant pas dans un cycle de jovialité, j’ai opté sagement pour une petite détente-collation destinée à faire chuter ma tension. Collation …? Et si asserdoun ( le mulet ) avait faim ? Lui aussi a généralement droit à sa ration d’orge de midi pendant que je déguste mes sardines à la tomate ou mon corned beef. Et si sa ration était alignée en petits tas tous les trente centimètres jusqu’à dépasser … ce que je ne peux toujours pas qualifier d’obstacle ? Je la tenais ma solution ! Collé à la paroi de la falaise pour profiter de la petite bande d’ombre qu’elle voulait bien dispenser, j’ai fini ma portion de Vache qui rit et mes figues ( et oui, aujourd’hui c’était fromage et dessert !) sans savoir si je devais rire ou pleurer. J’aurais du mal à décrire ici l’attitude ridicule adoptée par l’animal pour attraper le tas suivant après avoir avalé goulûment les trois premières poignées de grain, mais je me promets de la mimer à celles ou ceux qui m’en feront un jour la demande. Sachez seulement que ce cher Rantanaplan ne semblait pas décidé à esquisser le moindre petit pas en avant pour accéder au x autres petits tas de grain et finir son repas de midi. C’est cependant cette position grotesque qui m’a donné une nouvelle idée : l’encolure et la tête allongée au maximum, le naseau frémissant, les lèvres tendues trois centimètres devant sa dentition de jeune homme, et les deux pattes avant jointes formant un angle avec le sol à la limite de rupture d’équilibre … Suffirait-il de rompre la stabilité de cet inesthétique position pour qu’il fasse enfin ces deux pas en avant tant attendus depuis la fin de matinée ? Y avait qu’à … et pour cela une seule solution : le prendre par surprise car il reprendrait sa position bien campée dès que je m’approcherais.

La surprise, oui mais … Qui a déjà essayé de s’approcher d’un mulet sans se faire remarquer ?

La solution serait dans la corde qui sert à la fixation du chouari et du taghrart ( paniers de portage et sac de bât). J’ai attaché une extrémité de la corde à une des pattes avant et l’autre bout à une des pattes arrière, resservi à portée de gueule quelques grains pour l’aguicher, mis la corde en limite de tension et attendu patiemment trois mètres devant lui qu’ il essaye à nouveau d’attraper le tas suivant. L’instant propice n’a pas tardé plus d’une minute. Dès qu’il a atteint la position attendue j’ai tiré d’un coup sec simultanément sur les deux brins de la corde.

Bingo ! Déséquilibré réellement ou surpris par la tension brutale de la corde dans les chevilles, toujours est-il que plus de trois heures après s’être planté une première fois, Rantanplanfranchissait le misérable tas de cailloux, m’évitant ainsi d’avoir à exposer dans une langue où je ne connais que quelques « expressions de survie » le grotesque de la situation à la première bergerie trouvée.

Certes, la vie des montagnards locaux manque tellement de récréations que l’anecdote du roumi et asserdoun n’aurait pas manqué d’alimenter les discussions des veillées et certainement diverti le souk régional pendant des semaines… Mais j’avoue être un brin susceptible, alors … »

José
Mal des montagnes! English translation pending
by Didichris · 2004-01-02 · 1 reply
Voila qques infos sur le MAM!!!

Mal des montagnes : Il peut survenir au-dessus de 3000 mètres chez tout individu quelle que soit sa condition physique et évoluer jusqu'au décès par oedème cérébral ou oedème pulmonaire de haute altitude. Les premiers symptomes peuvent être des maux de tête, une fatigue inhabituelle par rapport à l'effort fourni, des oedèmes des extrémités ou de la face, la perte d'appétit et des insommnies. A un stade plus avancé, certaines personnes présentent une rétention d'urine, un essouflement au moindre effort, voire au repos. L'aggravation des symptomes se manifeste, dans le cas d'un oedème cérébral de haute altitude, par des céphalées violentes ne cédant pas à l'aspirine ou au paracétamol, des vomissements, une lassitude de plus en plus pénible, voire des troubles du comportement. Celui-ci peut entraîner la mort dans les 12 heures si rien n'est entrepris. Les signes d'un oedème pulmonaire de haute altitude sont un essouflement anormal à l'effort, une fatigue extrême, une toux sèche ou avec des crachats mousseux, voire un essouflement au repos. Celui-ci peut entraîner la mort dans les 6 heures si rien n'est entrepris. La prévention du mal des montagnes repose sur 4 règles essentielles: Respecter une ascension lente (pas plus de 400 m de dénivelé positif entre deux nuits consécutives à partir de 2500m) et bien s'hydrater. En cas de symptômes de mal des montagnes, arrêter l'ascension. Si les symptômes persistent ou empirent, redescendre, même de nuit. Ne jamais abandonner seul un camarade malade.
Arg-e-Bam....... English translation pending
by Alan · 2003-12-30 · 13 replies
Un de mes nombreux rêves de voyageur était d'enmener ma princesse cueillir des roses à Ispahan et d'aller les effeuiller dans les ruelles de la cité de Arg-e-Bam, tout là bas aux confins du désert, juste avant la frontière avec le Baluchistan.....tout un voyage déjà par les mots....

C'était une cité mythique et la citadelle de Bam, avec ses murs de boue, surplombait la vieille ville avec ses maisons construites autour d'une cour centrale et dont les murs sont un mélande de boue et de paille, on la disait la plus belle ville de terre au monde et elle avait résisté à bien des tremblements de terre déjà.....

Le destin une nouvelle fois s'en est mêlé, on parle maintenant de 50 000 morts, et les couchers de soleil ne seront plus jamais pareils, c'est toute une histoire qui disparaît et des coutumes qui ne seront plus retranscrites, bien des anciens ayant disparus à tout jamais....

Je suis sur que certains d'entre nous sont allés voir ce lieu et ce serait rendre hommage aux disparus que de nous raconter votre voyage avec une simple anecdote, rien que pour montrer que l'on est solidaire avec leur malheur, ne serait ce que par quelques mots.....

Merci,
Projet d'expo à Paris English translation pending
by Laurentg · 2003-12-20 · 4 replies
Dans la perspective d'une d'expo photos collective à Paris en 2004, je recherche des photographes, amateurs ou professionnels, pour monter ce projet autour de l’idée de pays et lieux peu visités, hors sentiers battus, insolites et inconnus. J’entends par là toute destination, proche ou lointaine où les infrastructures, voire les guides touristiques, sont peu présents ou inexistants, où la chance de croiser des compatriotes en «touropérator» est faible. Cela peut concerner aussi bien des villes, régions, appartenant eux-mêmes à des pays dit ‘touristiques’. Si vous pensez avoir voyagé de la sorte et si vous avez un travail photographique conséquent, avec un regard plastique riche et original, envoyez-moi un mail, avec éventuellement quelques images (500 Ko max) sur ‘levoyagequivousfait@yahoo.fr’. Le but de cette opération n’est autre que de se faire connaître. Le lieu et la date ne sont pas définis mais j’ai une piste et toutes les propositions sont bienvenues. Laurent G.
Pourquoi voyagez-vous en routard? English translation pending
by Ouais · 2003-12-10 · 46 replies
Depuis que je suis membre de ce forum (cela remonte quand meme😎!) tout le monde voyage en "routard", mais pourquoi tout le monde veut voyager en "routard"? Est ce un moyen de s'évader? Est ce un moyen de pouvoir dire en rentrant a la maison: j'ai dormi pour 6 sous et j'ai depensé 10 sous pendant tout le séjour en vous fesant passer pour un héros? Est ce une raison économique?Est un moyen de ce prouver quelques choses? Ou sont les limites du mot "routard", quand et comment devient-on "routard"? Que definissez-vous dans le terme "routard"?

Toutes ces questions me trotent dans la tete, c'est confus, je ne dis jamais que je voyage en routard car je ne sais pas quelle est le mode d'emploi pour le devenir, j'espere avoir une petite lumiere dans vos reponses a+ et bon vent😉!!

julien
Pourquoi voyager?! English translation pending
by Marsu · 2003-11-25 · 87 replies
Bonjour a tous et toutes!!!!

Amoureux du voyage? Amoureux de le bourlingue, amoureux de la terre, amoureux d'ailleurs...

Une question m'est venu en répondant a un autre poste. Je pense que jamais elle n'a été posé ici.

Pourquoi voyager vous?

La réponse est facile me direz-vous: pour DECOUVRIR.

Mais ma question va plus loin que ca, qu'est ce qui vous pousse a repartir encore et encore, pourquoi toujours partir plus loin, plus souvent, plus longtemps?

Pourquoi ce couper de ses etres qui nous aiment et nous chérissent pour aller se perdre au fin fond de la jungle et manger des trucs a l'odeur, couleur et gout bizarre? en revenir le coeur a l'envers, la tete ailleur avec l'impression que personne nous comprend et repartir pour trouver des gens qui nous comprennent?

Est ce que vous voyagez pour fuir quelque chose? Pour trouver quelque chose? Pour oublier?

A vos plumes les amis, et bonne chance .....😉
L'Homosexualité en Afrique English translation pending
by Tonio44 · 2003-10-30 · 24 replies
Bonjour amis aventuriers, je vous contacte car je suis en trainde realiser actuellement un projet sur le theme "l homosexualité en afrique" et je cherche des sites qui pourraient m'informer, je cherche aussi des homosexuel(les) vivant en afrique ou africain vivant en europe Le but est de réaliser un reportage pour abattre le tabou de l'homosexualité qui ne l'oublions ets une des causes de la propagation du Sida... Si ce projet vous interesse vous pouvez me contacter sur mon mail projetatw@hotmail.com Merci d'avance
Récit de voyages - Maroc 1992/1993 English translation pending
by Davidlx · 2003-10-16 · 6 replies
Je vous invite à aller lire le récit de mes nombreux voyages au Maroc sur mon site perso http://membres.lycos.fr/maroc1992

J'y raconte mes rencontres, des anectodes ainsi que mon histoire d'amour pour celle qui est aujourd'hui devenue ma femme.

N'hésitez pas à me faire parvenir vos commentaires : davidlascoux@aol.com

A bientôt! 🙂
Donne infos sur Barcelone English translation pending
by Bcnation · 2003-10-13 · 12 replies
Cela fait deux ans que j'habite a Barcelona et je trouve cet ville genial.

Si ca te dit et que tu as des questions n'hesite pas a me les poser.

😛
Volontariat en Inde English translation pending
by Vimala · 2003-09-28 · 9 replies
Bonjour !

Je souhaite partir qqmois en Inde pour travailler avec des enfants.

Pouvez-vous m'aider à trouver une association en Belgique qui me permettrait de réaliser ce projet.

Merci beaucoup pour votre aide!

Vimala

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