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Escale de dix heures à Pékin: sortir de l'aéroport? English translation pending
by Aust · 2010-05-20 · 21 replies
Bonjour, Nous partons de l'aéroport de Francfort pour aller chez notre fille en Nouvelle-Calédonie en Juillet. Nous avons une escale de 10 h à Pékin. Pouvons-nous sortir de l'aéroport pour aller en ville avec un visa d'une entrée ? 10 h est-ce suffisant pour aller en ville, de quelle façon et que nous conseillez vous d'aller visiter.😉
Restaurants et activités à Las Vegas: vos bons plans? English translation pending
by Pinkludi · 2010-05-20 · 12 replies
Bonjour à tous, je pars avec mon ami au mois de juin 1 semaine à las vegas. Ayant un budget limité, j aimerais connaitre des activités, des visites et des restaurants pas trop chers. En ce qui concerne les resto, j' ai entendu parler de buffet, de brunch champagne, et aussi des defis de viande. Pour les activités et visites, je souhaiterais savoir ce qu il est vraiment interressant de faire (sachant que nous avons loué une voiture). Tous vos bons plans sont les bienvenus 🙂.Merci par avance
De retour d’une semaine au Sichuan: Chengdu-Jiuzhaigou-Huanglong-Chengdu English translation pending
by Teeterouge · 2010-05-17 · 2 replies
Bonjour,

un resume qui peut peut etre servir d'un circuit d'une semaine au Sichuan, Chengdu->Jiuzhaigou-> Huanglong-> Chengdu/LeshanAller Chengdu-> Jiuzhaigou en car depuis Xinammen station 138 rmb- 10h de route Depart 8h10. (billets pris la veille)Difficile de demander toutes les 1/2h aux gens de ne pas fumer, surtout quand le conducteur s’y met. Route pas franchement exceptionnelle.

A l’arrivee : enormement de gens a la sortie du car cherchent a louer des chambres (Jiuzhaigou est en fait une route parsemee d’hotels enormes)Hotel reserve sur Ctrip- Kang Ba Lin Ka (Kangba Noble Manor) 168 rmb/nuit avec petit dejeuner : pas de separation chambre fumeur-non fumeur, matelas un peu dur pour certains, mettre des couvertures pardessus. Chauffage ne marchait pas (3000m d’altitude) mais ca passait. Eau chaude marche tres bien, propre. Petit dejeuner tres bof meme dans les criteres chinois (the froid-pas de cafe- petit pains au riz froid- des œufs durs et des legumes marines). A 5 min en taxi de l’entree du park. Internet est dispo au Holiday hotel juste a cote (qui est aussi le You U hostel). Cette auberge de jeunesse avait l’air completement deserte, on m’a gentiment allume un ordinateur- personne de parlait anglais (changement de management ?)Jiuzhaigou park : A savoir : la vallee ou se situe le lac des 5 couleurs est seche (le lacs des 5 couleurs a l’etat de marre aux canards) mais l’autre est tres bien. Du coup 1 journee pour voir la majorite du parc est suffisante ( peut prendre le car jusqu’en haut de la foret, puis redescendre a pieds)Transfer Jiuzhaigou-Chuanzhusi Town, (a cote de l’aeroport) en taxi : 250 rmb (au compteur) a peut prêt. Nous n’avons pas vu de taxi au debut a Huanglong donc avons garde le meme taxi pour nous emmener au parc de Huanglong , il est tombe en panne a peut prêt au niveau du col 4000m. Apres 1/2h d’attente un minibus est passe et le chauffeur nous a refiles au minibus qui nous a egalement rammene le soir. Huanglong park : nous n’avons pas trop apprecie le manque d’information. On paye presque 300 rmb d’entree/tete (incluant le cable car pour monter) pour voir un parc de bassins naturels… sans eau ! En fait seul le bassin du haut au dessus du temple est a moitie plein, et pendant les 2 ou 3h de descente (en allant doucement) tout est sec-sec-sec. Sur les panneaux explicatifs (egalement en francais) il est specifie que le parc est a son apogee en avril-mai…Hotel a Chuanzhusi : 150 rmb la nuit qui ne les valait absolument pas (reserve a Chengdu par une agence de voyage qui a du passer par un autre intermediaire). Salle de bain salle (un mégot par terre a cote de l’evacuation de la douche) mais c’était pas grave puisque pas d’eau chaude -on m’a fait signe que je pouvais me laver le visage mais pas la douche- ni de chauffage d’ailleurs mais couverture chauffantes dispos. Murs tres fins, avec tours groupes qui se levent a 5h pour aller je ne sais ou. Ne pas reserver un taxi depuis l’hotel d’ailleurs, ils le proposent a 50 rmb pour l’aeroport alors que le premier taxi croise dans la rue en demandait 40. On est certes pas a un euro prêt, mais vu l’etat de l’hotel on avait pas trop envie d’etre gentils. En conclusion: vu le manque d'information sur cette ville reserver un hotel en arrivant et voir les chambres avant...Retour en avion 880 rmb pour le vol du matin vers Chengdu. Vue magnifique sur les sommets enneiges, 1h de vol, a 10h on etait arrive a l’hotel a Chengdu.Grand Buddha de Leshan : bus depuis Xinammen station, 45 rmb. Le bus s’arrête assez loin du grand Buddha : soit prendre le bus public no13, 1 rmb, 3/4h debout et bien remplie soit prendre un taxi. Au retour vu le peu de taxis, impossible d’en avoir un qui mette le compteur, 30 rmb de course pour 20 min. La aussi avant de nous vendre les tickets 90rmb, on aurait apprecie une info verite du type le parc est plein a craquer et il y a 3h de queue pour descendre le long du Buddha… mais le parc est grand et hormis la zone du grand buddha le reste est accessible.Voila, le rappel est donc: eviter les sites touristiques les plus "petits"durant les vacances en Chine, a savoir les prochains jours ferie sont les 14,15,16 juin.Bonne journee, Pascale,
Avis sur itinéraire au Québec du 25 août au 6 septembre? English translation pending
by Annabeloch · 2010-05-13 · 8 replies
bonjour à tous

j'aimerais connaitre votre avis sur un circuit que nous faisons du 25 aout au 6 septembre 2010. le 25 : arrivée dans l'aprésmidi nuit a montréal 26 : montréal direction québec, aprés midi visitedu vieux québec 27 : visite village hurons repas sur place apres midi chute de montmorency 28 : ile d'orléans(1/2 journée) traversier levis , visite de la ville quebec 29 ; canyon st anne (1/2 journée) sept chutes, nuit à baie st paul 30 : baie st paul, st joseph de la rive (traversier pour l'ile aux courdes), st simeon baie st catherine 31 tadoussac , observation des baleines, randonnée sentier au départ du village 1/09: tadoussac st rose du nord: croisiére sur le fjord(jusqu'a cap étenité), nuit à chicoutimi 2 : chicoutimi, chambord ( village val jalabert) ( 1/2 journée) , quel autre point d'intérêt a proximité, nuit a roberval 3: roberval saint félicien: visite du zoo st félicien (la journée) 4 et 5 : retour montréal 2 possibiltés par la tuque route 155 ou par la route 169, quel est la plus jolie route pour rentrer. le 5 nuit à montreal 6 : visit du jardin botanique, départ le soir pour paris

que pensez vous de mon circuit j'ai un jour de battement le 4 , est ce qu'il faut que je reste un jour de plus à endroit. j'attend vos conseils car c'est pas facile d'organiser seule un circuit merci d'avance
Survol du Grand Canyon en hélicoptère English translation pending
by Maricami · 2010-05-11 · 15 replies
Bonjour a tous je termine de mettre au point , du moins dans les details, car tout est déja reservé ( avion , hotel , voiture etc.. 😎), mon programme pour été 2010 , en partant de LA , direction GC -MV -BRYCE et ZION , LV , Death valley , YOSEMITES , et on finit par San Francisco .🙁 et Aprés avoir lu tout ce qui a été dit sur le sujet je me pose la question suivante : On arrive de Kingman ( depart 8 Hrs ) pour arriver au Grand Canyon vers 11 Hr : au programme ballades sur south rim , point de vues etc.. et si possible Vol hélico . Sachant que nous passons la nuit a Tusayan ( Red Feather Motel ) et depart le landemain vers Monument Vallée ( nuit a Kayenta ) ma question est la suivante peut on faire Helico en arrivant sur Tusayan ( vers 12 hr ) ou faut il le prévoir ( prb timming ) pour le landemain ( 9 hr )avant de prendre la route vers MV , en sachant également que nous n'y restons que 1 nuit et que nous visiterons MV dans l'aprés midi . De plus il est dit sur plusieurs conversations , que réservé depuis la France n'etait pas la bonne solution , car si mauvais temps 🏴‍☠️ et bien pas de vol .... please Help ...
Séjour à Agropoli, à l’hôtel Darsena (Italie du Sud) English translation pending
by MoniqueM · 2010-05-09 · 165 replies
Bonjour, amis VF,

Je suis de retour d’un récent et fort agréable séjour de 2 semaines à l’hôtel La Darsena à AGROPOLI en Italie du sud.

Il me fera grand plaisir de répondre à vos questions si je le peux.

FORFAIT

Nous avions choisi le forfait tout inclus offert par Vacances Transat, 14 nuits à l'hôtel La Darsena, AGROPOLI - du 15 au 30 avril 2010 (1850 $CAD pp) - qui comprenait:

les vols AR Montréal - Rome (sans nuitée à Rome) + les transferts AR en autobus de l’aéroport de Rome à Agropoli (durée: 3½ h environ) + chambre d’hôtel + 3 repas par jour, eau à table, vin inclus le midi et le soir, café ou chocolat chaud au petit déjeuner seulement.

A noter qu'il existe d'autres forfaits Vacances Transat offrant 2 ou 3 nuitées à Rome avec quelques excursions incluses.

HÔTEL

Adresse de l’hôtel La Darsena Residence*** : Lungomare San Marco 84043 Agropoli (Sa) – Italie (cliquer ici pour le site Internet)

Ce petit hôtel, très bien entretenu, est situé directement au bord de la mer, offre une agréable plage de sable, où je me suis baignée avec grand plaisir : fond sablonneux, bonne température de l’eau même fin avril, chaise-longues disponibles - agréable terrasse et bar servant boissons alcoolisées et café en bord de mer. Magnifiques couchers de soleil sur la mer! Stationnement gratuit et petit jardin.

Les chambres sont confortables, très propres, d’une dimension suffisante, plus que sobres point de vue décoration, mais bien aménagées, avec balcon (table et 2 chaises), grande armoire (avec 2 tiroirs), pupitre, miroir et chaises, salle de toilette avec douche, petite TV, air climatisé à partir de certaines dates.

L’organisation à l’hôtel et le service à la réception sont excellents; on y parle français.

Des chambres avec grand balcon et vue sur la mer sont disponibles (avec supplément $ pour une vue complète, sans supplément pour vue sur la mer de côté et sur le château d’Agropoli au loin (superbe! lorsque disponibles – ce que nous avons eu la chance d’avoir sur demande au moment de notre arrivée…).

Les repas étaient très bons, généreux, sans luxe mais toujours bien présentés (entrée, mets principal, desserts, pain, eau et vin). On offre aussi de nous préparer un lunch pour apporter lorsqu’on ne peut y être pour le midi lors d’excursions organisées ou non.

La 1ere semaine, on était un petit groupe de 20 personnes; on a eu la chance d’avoir un choix de menus; malheureusement pas la 2e semaine, car le groupe était trop grand, j’imagine …

EXCURSIONS offertes à l’hôtel et COÜTS (Idealtour, Stella Del Sud)

. CÔTE AMALFITAINE 55 Euros pp

Départ à 8 h 00 et retour à 19 h

Bus avec accompagnatrice et visite de Sorrento (1 h 30), d’Amalfi (1 h 30), Praiano, Atrani et de Ravello (1 h 30)

. VÉSUVE – POMPÉI - USINE DE CAMÉE 55 Euros pp

Départ à 8 h15

Bus avec accompagnatriceet visite du Vésuve (on peut monter au cratère en 30 min; 15 min pour descendre (6,5 Euros pp - et pas besoin de guide là-haut…); visite du site archéologique de Pompéi avec guide spécialisé sur place (guide nécessaire cette fois) + visite d’une usine de camée (magasin de vente sur place bien sûr; toutefois, quand même on apprend un peu…)

Visite au retour de l’immense Sanctuaire de la Vierge Marie du Rosaire (par nous-mêmes) – des dizaines et dizaines de chapelles, confessionnaux…

. NAPLES 50 Euros pp

Départ à 8 h et retour à 19 h 30

Bus avec accompagnatrice + visite des plus belles places de Naples. Dégustation de vin et d’huile dans un petit vignoble du Parc du Cilento (attention : prix de vente un peu trop cher…mais sans obligation de votre part…, joli décor)

. CAPRI 65 Euros pp

Départ à 7h – Bus + bateau à partir de Salerno. Très joli de voir la côte amalfitaine du côté de la mer!!!

Arrivée à Marina Grande, puis funiculaire AR vers la ville de Capri et bus AR vers la ville d’Anacapri (5,5 Euros pp) + montée au Mont Solaro par chaise simple ($)

Une liste de ces excursions nous a été remise au cours d’une réunion, le lendemain matin suivant notre arrivée, par la représentante, Maria, qui nous a accompagnés lors des excursions.

A noter, que le choix d’excursions et le prix peuvent différer selon le nombre de participants.

Les coûts d’entrée ne sont pas inclus en général (car parfois gratuit – comme on a eu la chance en avril durant la «Semaine de la Culture» - ou coûts différents pour adultes, aînés, citoyens EU).

Le départ, pour chaque excursion, est après le petit déjeuner et le retour vers 19 h ou 20 h, toujours à temps pour l’agréable et bon repas du soir.

On a décidé (pour se simplifier la vie…) de prendre les 4 excursions offertes la première semaine – même si c’était tous des endroits qu’on avait déjà visités (mais que je rêvais de revoir ), puis d’aller visiter le musée et les ruines de PAESTUM (UNESCO) en autobus local (1,5 Euro pp); c’est très près, à 15 min. de l’hôtel par bus ou train – et le bus nous a laissés à la porte d’entrée) – pas besoin de guides, un guide écrit suffit.

Quelques excursions additionnelles ont été offertes la 2e semaine.

Cependant, on a préféré se louer une voiture et on les faire par nous-mêmes + plusieurs autres visites autour d’Agropoli et plus au sud. Je les décrirai dans un autre message.

La ville D’AGROPOLI se visite à pied à partir de l’hôtel situé à 20 ou 30 min. de marche.

Ne pas manquer de visiter le joli borgo historique d'Agropoli à flanc de montagne (piétonnier et médiéval) jusqu’au château (pas souvent ouvert toutefois...) - vraiment magnifique ainsi que les belles places piétonnières: le Corso Garibaldi, la Piazza Veneto Victoria, etc. situées avant le centro historico au bas des escaliers menant au château. Il y a un marché en plein air le jeudi matin de 7 h 30 à midi : vêtements à bas prix, lapins, poules, etc.

Voilà pour l’instant. Je placerai quelques photos d’ici peu - avec brèves explications.

Arrividerci!
Conseils pour itinéraire dans l'Ouest américain du 2 au 26 octobre? English translation pending
by Jackne · 2010-04-30 · 17 replies
boucle las vegas - vegas du 2 au 26 octobre

2 arrivé vegas midi, prendre auto direction death valley 3 death valley - lone pine 4 lone pine - mammoth lakes 5 mammoth lakes - yosemite (el portal ??) tioga pass 6 yosemite (el portal ) 7 yosemite - san francisco 8 san francisco 9 san francisco 10 monterey 11 pismo beach ou cambria 12 los angeles 13 los angeles 14 los angeles 15 las vegas 16 prise camper 23-25 pied vers 13h depart springdale 17 bryce canyon 18 bryce canyon 19 page 20 page 21 monument valley 22 monument valley 23 grand canyon 24 grand canyon vers vegas williams ?? 25 vegas retour camper 11h 26 retour y a t'il une façon d'intégrer moab dans cet horaire sans courir ? fera t'il trop froid en camper à bryce le 17 et 18 oct. nous aimons les beaux paysages, scenic drive. aimons marcher mais de façon relaxe, rien d'exténuant.

merci
Visite des parcs de Banff et Jasper au Canada English translation pending
by Gayelle1 · 2010-04-27 · 12 replies
Bonjour,

Nous sommes un couple de 24 ans qui partons cet été voyager trois mois au Canada. Le 12 août nous nous envolerons pour Calgary et nous voyagerons durant 6 semaines en Alberta et en Colombie britannique. Nous souhaitons quelques renseignements sur cette partie du pays.

Nous sommes deux amoureux de la nature et nous avons l'intention de visiter les parcs de Banff et Jasper.Avez-vous d'autres parcs à nous conseiller?Est-il possible de faire des randonnées de plusieurs jours et de dormir dans des refuges ou des cabanes? Avez-vous des adresses à nous donner?Quelle est la meilleure manière de se déplacer dans les parcs sachant que nous avons l'intention de faire des randonnées de plusieurs jours et que ça nous ennuie de savoir notre voiture sur le parking sans utilité?Merci à tous ceux qui nous donnerons un coup de pouce à organiser notre voyage

Gaëlle
Excursions l'île Maurice: quel moyen de locomotion? English translation pending
by Ophie95 · 2010-04-25 · 17 replies
Bonjour !

Nous séjournons en mai prochain sur l'Ïle Maurice, à l'hôtel The Sands (côte ouest - Flic en Flac). Nous aimerions faire les visites suivantes :

- Chamarel (cascade, terre des 7 couleurs, rhumerie), - Maison Eureka, non loin de Port Louis, - Parc de Casela/ Réserve de Yemen, - Mahebourg et parc marin de Blue Blay.

Quel moyen de locomotion nous recommandez-vous ? Bus ? Taxi ? Location de voiture ?

Vos impressions sur ces sites sont également les bienvenues !

Alors mille mercis pour vos conseils !!!

Bien cordialement,

Sophie & Jérôme
Deux semaines en Egypte: bilan des vacances English translation pending
by Cr34melb · 2010-04-25 · 25 replies
M'étant beaucoup aidé de voyageforum pour mes vacances, j'ai décidé de m'inscrire et faire un feedback sur mon expérience, surtout pour les prix, hotels, restos

Après avoir hésité à faire un voyage organisé, on a pas du tout regretté notre choix: très facile et très simple une fois sur place, et on a rencontré beaucoup de français sur les sites vraiment déçus, car pressés par les guides et bateau de croisère pas super. Les guides ne disent pas bcp plus que ce qu'on trouve dans les livres, et ils disent souvent des erreurs. j'imagine que ce n'est vrai que pour les voyages organisés pas chers: type lastminute ou Marmara.

pour voyager avec des enfants, aucun problème il y avait beaucoup de famille et aussi beaucoup de personnes âgées qui voyageaient seuls!

1) 3 jours à Sharm, c'était vraiment extra, l'hotel reservé sur internet était bien: Amar Sina, Motel Street, Hadaba 115 euros pour 4 nuits dans une chambre double immense et avec salle de bain. pas cher et assez propre et le petit plus: bus gratuit 2 3 fois par jour pour aller à leur plage privée, qui est vraiment extra pour le snorkelling: on a vu une petite raie et pas mal de calamars, en plus des magnifique poissons, le corail est encore très bien conservé. personnel pas trop chiant

je pense que c'est important que l'hotel ait sa plage privée (même si la plage n'est pas dvt l'hotel) car les accès sont assez chers: 20 LE par personne, et ca peut devenir cher si on se fait ca plusieurs fois.

le plus de Sharm: le parc national de Ras Mohamed, je n'ai fait que du snorkelling (25 euros en bateau + 5 euros pour l'entrée dans le parc- avec dejeuner compris), snorkelling à 3 endroits superbes, c'est vraiment à faire car les coraux sont beaucoup moins abimés. départ de la marina bondée de bateau, mais une fois dans le parc, on est seul

Shark Bay: bien car différente mais avec beaucoup de bateau, bruit et odeur d'essence.

transport: aéroport - Sharm (très difficile à négocier à minuit! essayer de vous regrouper, c'est ce qu'on a fait on a payé 40LE) Sharm- Naama bay: 15 LE max Sharm- Shark Bay: 30 LE (le chauffeur était vraiment pas content) Sharm- aéroport: 30 LE

les négociations pour les taxis sont pas faciles à Sharm!

2) puis avion pour Louxor (moins d'une heure et dans les 60 euros, y a pas photo sur le gain de temps): c'est la ville qu'on a préférée, 3 jours sur place nous a paru vraiment trop court. On a visité pratiquement tous les sites (nos préférés: vallée des Nobles (le ticket 6 tombes- 3 tombes semblent assez insuffisant), village des artisans (billet supplémentaire pour une tombe) et Vallée des rois (on a pris les billets en supplément Ramsès VI -vraiment impressionnant! et Toutankhamon (assez petite pour le prix mais vers 13h on l'a visitée seul, tous les touristes en car étaient partis, le guide nous éclairait même la momie! expérience extra) temple préféré: Medinet Habou, le Ramasseum nous a moins plus et celui d'hatchepsout peut se voir finalement du parking (la majorité des reliefs sont mal conservés)

On logeait au Princess en ville (5 euros pour la chambre double sans salle de bain), c'était propre et correct, avec le petit plus la terasse! et comme c'est une française la patronne, pas de harcèlement pour les tours, et pas de bakchich demandé parce qu'on vous a monté vos bagages!

pour les moyens de transport: musée, temple de karnak, on a pris les petits bus locaux, très facilement reconnaissable, on attend jamais plus de 2 mns, 1 LE par personne (sachant que c'est déjà le double); vérifier la direction avec le chauffeur avant de rentrer, mais ne demander pas le prix, quand vous descendez du bus, donne lui les sous, aucun chauffeur n'a râlé!

le temple de Louxor est vraiment à faire à la tombée de la nuit (il est ouvert jusqu'à 21h), c'est sympa d'avoir les 2 atmosphères différents: soleil couchant, puis nuit.

pour ceux qui est de la rive ouest: ferry très facile à prendre : 1 LE, après pour se déplacer on a pris les petits bus locaux, qui passent à proximité de tous les sites (sauf vallée des rois et Temple d'Hatchepsout) mais le petit bus vous dépose en bas de la montée, et c'est très facile de trouver un taxi, ou bien quelqu'un qui travaille sur le site et qui retourne manger à son village, qui va forcément s'arrêter et ne vous prendre que quelques LE! le bus local coûte 50 piastres (double des locaux) mais on donnait 1 LE quand le trajet était long.

une journée de transport nous revenait à environ 15 LE par jour sur la rive ouest, au lieu des 80 LE que les chauffeurs nous proposaient pour la journée (après négociation), nous on préférait avoir une liberté totale, plutôt que de fixer un itinéraire et la durée sur les sites au préalable, même si on a dû se faire des montées de 10 mns pour arriver aux entrées des sites (c'est pas la mer à boire, même s'il fait très chaud) et attendre quelques minutes le bus (bcp moins nombreux que pour Louxor centre ville).

niveau resto: rive ouest: Nour El- Gournah (voir référence routard) celui en face du ticket office pour acheter certains billets d'entrée était vraiment extra: 5 euros par personne avec boisson, le meilleur qu'on a fait.

à Louxor: sofra Restaurant et café: bon, cadre sympa, prix un peu cher pour les portions (10-12 euros par personne)

3) taxi de Louxor à Assouan: 220 kms, 5/6 h en comptant les visites. meilleur prix trouvé dans une agence: 350 LE (après avoir négocié sur Sharm la veille pour une course le lendemain avec un taxi qui ne s'est pas pointé, on a pas voulu passer directement par un taxi), on a laissé 10% de pourboire, le voyage est très sympa, on longe pratiquement tout le temps le nil, mais après avoir fait beaucoup de visites sur Louxor, Edfou et Kom Ombo nous ont semblé moins intéressants... prix en train: dans les 40 LE

4) Assouan: hotel Keylany (voir routard): 24 $ la nuit en chambre double avec salle de bain, très propre, petit dej vraiment sympa (fruits frais, jus de fruit pressé) et le must, petite piscine sur le toit! un plus sur Assouan parce qu'il fait vraiment chaud.

l'hotel propose un tour pour Abou simbel: 60 LE bon prix, vraiment sympa à faire.

pour Philae: taxi centre ville- site (7kms): 10 LE aller bateau sur place : 40 LE, on a du faire style qu'on avait tout le temps du monde..., il n'y avait pas d'autres touristes 'seuls', donc on a pas pu se regrouper et payer moins cher.

site assez intéressant, faisable en 1 h- 1h 30

les restos sur assouan recommendés par le routard étaient décévants (nourriture pas vraiment egyptienne) mais pas cher c'est vrai!

5) Caire (avion 1 h 30 Assouan- Caire: 90 euros par personne contre 50 euros le train couchette je crois...) c'est l'étape qu'on a trouvé la moins sympa. hotel: Sun hotel en plein centre ville, pas super propre, mais à 20 $ la chambre double sans salle de bain, c'est apparemment l'un des mieux (dixit les personnes rencontrées qui étaient sur le caire depuis plusieurs jours), apparemment ils peuvent organiser votre voyage à travers l'Egypte pour des prix très attractifs et des prestations fiables (dixit une famille de français, passant pour la deuxième fois via cet hotel pour leur vacances en Egypte)

sur le Caire: on a aimé les Pyramides (à ne pas manquer la vue de la terasse du KFC/pizza hut, entrée Sphinx au soleil couchant, nos meilleures photos) la mosquée Ibn Touloun et la vue du minaret Khan el-Khalil, mais très décevant pour la qualité des objets, et des tissus, attention aux arnaques!! une cartouche de cigarette traditionnelle coûte 60-70 LE max! demander les prix avant pour café/ thé, sinon on vous sortira des prix exorbitants,

resto vraiment sympa pour un snack à midi ou un repas le soir: Naguib Mahfouz Restaurant, assez cher, mais portion vraiment copieuse!

attention pour les visites le vendredi: les mosquées sont fermées de 11h à 14/15h environ pour les tenues des filles ils sont quand même chiants, même en jean et avec un T shirt recouvrant les épaules, et une écharpe sur les bras, ca ne suffit et ils vous refourguent des robes ridicules! (mais bon c'est pas ds toutes les mosquées...) essayer de garder vos chaussures à la main, ca vous évitera de vous faire engueuler quand vous ne donnez que 1 LE (les egyptiens ne donnent rien!)

transport: petites courses: 5 LE max: centre ville- Zouk métro Giza: pyramide de Saqqara: 30 LE (demander bien à ce qu'on vous dépose à l'entrée du site; avant les grilles et non pas 2 kms avant manière d'éviter les policiers) pyramide Saqqara- Guizeh: 25 LE Guizeh- métro Giza 10 LE le métro est pratique pour s'éviter le trafic du Caire, infernal!

aéroport- centre ville: bus à prendre du Terminal 1: 3 LE par personne avec 1 sac, un peu galère quand on est chargé... centre ville aéroport: 50 LE (on est passé par l'hotel vu que c'était en pleine nuit)

6) une journée sur Alexandrie: train: 35 LE l'aller en deuxième classe (plus de place en 1er classe: 50 LE), train assez crade mais aucun problème de sécurité (gens sympas, businessmen) aucun problème pour acheter le billet, ou pour accéder au voie, en demandant au customer service ville vraiment sympa, très différente, ca nous a fait du bien de sortir du caire pour une journée!

resto: fishmarket sur la corniche (voir routard), très chic, vue superbe, pas trop cher finalement (20 euros à deux)

voilà pour ce compte-rendu un peu long peut-être mais dur de faire court,

principe général: ne vous laissez jamais aller, demander toujours les prix avant, bien réfléchir pour les achats, on s'est fait surtout avoir le dernier jour de nos 2 semaines! et partez du principe que dès qu'on vous aide c'est presque à tous les coups pour avoir un bakchich ou un pourcentage sur la commission (même le policier qui regarde les écrans de vos bagages à l'aéroport!!) Pour se débarasser des policiers/personnel sur les sites, n'hésitez pas à dire: no money for you, sinon ils vous gâcheront le fait d'être seul dans la tombe en vous suivant partout, et une fois ses explications commencées, difficile de l'arrêter!

c'était vraiment un voyage génial, et j'espère qu'on y retournera très vite. n'hésitez pas si vous avez des questions.
Itinéraire Melbourne-Cairns en campervan? English translation pending
by Guix2345 · 2010-04-19 · 3 replies
Bonjour,

Nous partons début aout pour 3 semaines en australie en campervan. Nous arrivons a Mebourne et souhaiterions remonter jusque cairns en 3 semaines , pensez vous que c'est faisable? quels sont les endroits inmanquables sachant que j'avais prevu de faire:

- 2 jours a melbourne ( ville + great ocean road), - route par la cote jusque sydney en 2 jours , 1 jours sur sydney ( c court mais bon mais nous profiterons de la ville lors d'un prochain voyage de 6 mois), blue montains indispensable ou non? - remonter jusque Brisbane avec arret a byron bay et sur les nombreuses plages qui jalonnent la cote puis la gold coast en 3 jours ( y a t'il des parcs nationaux a visiter?) - 1 jours ensuite sur brisbane, remontée vers hervey bay et fraser island en 2 à 3 jours ( 1journée sur fraser island), - puis airlie beach pour passer une journée dans les withsundays islands en 2 jours , - remontée vers townville et magnetic island en 2 jours - et pour finir remonter vers cairns ( excursion foret de daintree , green island...) en 3 jours

1)Pensez vous que l'itineraire est faisable et est ce qu'il nous permettra d'en profiter reellement? 2)Dois-je effectuer le trajet de melbourne à sydney en avion pour gagner du temps par la suite ou le trajet en campervan entre c'est deux villes en vaut t'il la peine? 3)J'aimerais avoir des conseils concernant l'itineraire que j'ai prevu , y a t-il des endroits qui n'en valent pas reelement la peine? En ai-je oublié ( parc nationaux, plages, lieux a voir ect...).

Tous vos conseils sont les bienvenues.Merci beaucoup!
Retour de quatorze jours à vélo aux Pays-Bas English translation pending
by Domichti · 2010-04-18 · 19 replies
bonjour je viens de passer 14 jours aux pays bas.Je suis partie de dunkerque en direction de Brekens où j'ai pris le ferry.J'ai suivi la LF1b pour aller vers le nord.Il n'y a que des pistes cyclables.Passage dans les dunes avec pas mal de montées trés courtes mais on les sent.Même dans dans les dunes, les pistes sont goudronnées.Il y a quelques bacs à prendre pour traverser les riviéres. Ensuite je suis partie vers De Oever, pour passer la fameuse digue de 31 kms, c'est à faire.Le vent est toujours au rendez vous.Ensuite je suis partie vers Groningen, grande ville mais trés facile à traverser car on reste sur la piste cyclable et on suit les panneaux.Ensuite Meppel, Kampen, Breda, Anvers, Brugges et retour Dunkerque.Soit 1240kms.Je m'étais équipée pour la pluie mais je n'ai eu que du soleil, ce qui est trés agréable.J'ai quelques bases en anglais mais trés limitées .C'est un trés beau pays à visiter .
Retour du Costa Marina "L'Atlantique et ses Iles" du 14 au 28 mars 2010 English translation pending
by Jujoge84 · 2010-03-30 · 13 replies
Bonjour,

Nous sommes déjà revenus 😏 avec pleins d'images dans la tête. Cette croisière a été très enrichissante d'une part par la convivialité que nous avons connue sur ce bateau, l'agréable attention du personnel et les 10 escales de cette croisière. Il est vrai qu il existe une excellente ambiance sur ce bateau, j'ai beaucoup apprécié le fait qu'il ne soit pas grand car on se retrouve et qu'il existe des endroits comme sur l'arrière du pont qui est très plaisant. Je vais vous décrire donc les excursions que nous avons faites

Barcelone : nous avions l'excursion de 13 h à 17h à bord Avec un autre couple d'amis nous avons pris le shuttle bus nous avons remonté à pied "les Ramblas" et nous sommes allés au marché (en haut des ramblas à gauche) ou nous avons déjeuner un plateau de crustacés un régal😛

Casamblaca : excursion pour la journée Sortie du port à pied jusqu'à la Mosquée d'Hassan II très beau monument à cet endroit se trouve l'office de tourisme ou sont garés des taxis rouges, nous avons demandé auprès d'un taximan qui nous a proposé un tour de ville. Nous sommes tomblés sur Monsieur Abdelassam. Ce fut une excellente journée il nous a fait voir la baie, le quartier des habbous, le palais royal, il nous a fait déguster le thé à la menthe à côté du marché, à notre demande il nous amené dans un restaurant pour déguster un couscous et un tajine ou on s'est régalé . Il nous a amené dans la ville moderne de Casablanca et nous a laissé dans la médina ou nous avons fait une brève promenade et retour à pied au port. Le taxi nous a couté donc pour la journée 40 Euros par couple . Il faut savoir que les taxis rouges sont limités à 3 passagers. Grâce à Abdelassam.cette journée a été un très beau souvenir

Agadir : excursion de de 14h00 à 18h30 nous avons pris un taxi à 4 pour 35 Euros les 3 heures. Tout d'abord il nous a amené dans un souk dans la banlieue, il est vrai qu'en arrivant dans ce souk on n'était pas autant à l'aise par rapport à casamblaca notre crainte s'est apaisée par la suite lorsque nous sommes rentrés dans une boutique de plantes, d'épices . Cette boutique était tenue par Monsieur Djamal qui nous a offert un thé (mélange de thévert, menthe citron, menthe poivrée) très agréable. Ensuite le taxi nous a mené dans un magasin d'habits pour faire des achats . Comme il voulait nous amené que dans des magasins nous lui avons demandé de nous laisser au bord de la plage ou nous avons promené dommage il y avait des travaux de construction il faudra revenir dans quelques mois. Ensuite le taxi nous a ramené au bateau. Bien sûr par rapport à Casamblaca nous avons été déçus, on va dire que ce sont les alléas des voyages. Pour cette excurion je recommande une sortie avec Costa car les délais étaient un peu juste.

Arrecife : Arrivée à 09h30 départ à 17h30 Le matin nous avons pris le bus navette de Costa pour aller à Arrecife ou nous avons fait des empleintes moment très agréable et l'après-midi nous sommes allés en excursion pour le parc de Timanfaya .Super excursion dans ce monde lunaire et faire la promenade à chameaux

Las Palmas Arrivée à 08h00 départ à 17h30 pour cette journée nous avons pris le bus touristique rouge pour 18 Euros/par personne il vous promène dans toute la ville pour toute la journée. On est descendu dans les quartiers de Vegueta on a vu la cathédrale nous sommes allés nous restaurer dans un restaurant vietnamien c'était un buffet à volonté très bon. Ensuite nous sommes allés dans les quartiers à coté du port et nous sommes rentrés.

Santa Cruz de la Palma : Arrivée à 08h00 Départ à 18h30. D'après les informations obtenus dans des précédentes discussions, nous avons loué une voiture à la Sté CICAR on vous demande 40 Euros la journée à 4 et un permis de conduire . Nous sommes allés à Puerto de Tazacorte endroit très surprenant avec des bananeraies et des plages volcaniques.

Santa Cruz de Tenerife :Arrivée à 07h00 départ à 15h30 . Nous avons également loué une voiture à la Sté CICAR idem 40 € la journée pour 4 personnes .Nous sommes allés à Puerto de la Cruz lieu touristique au bord de la plage balade très agréable. La sté CICAR se trouve en sortant du port dans le bâtiment à droite ou se trouve la Police Municipale.

Funchal : Arrivée à 08h30 départ à 16h30 nous sommes allés à pied jusqu'en ville . Il est vrai que la ville a beaucoup était endommagée. Nous avons pris le bus touristique 12 Euros la journée par personne. Nous avons voulu visiter le jardin botannique pour y aller il faut prendre le télphérique 15 Euros par personne aller/retour à l'arrivée il faut prendre un autre téléphérique 12 Euros en plus par personne et il faut payer chaque jardin à hauteur de 10 Euros par personne. Nous avons trouvé ces tarifs un peu abusifs là je recommand e l'excursion avec costa . En plus les jardins étaient très endommagés . Il faudra revenir dans quelques mois.

Malaga : Arrivée à 12 heures départ à 17h30 nous avons pris le bus touristique pour 18 Euros par personne visite de la ville nous nous sommes arretés dans un bar à Tapas "Mamalena TAPAS" tenu par un français qui était très content de parler notre bon vieux français.

Voilà mon compte rendu des excursions, lors de la croisière nous avons eu 3 soirées de gala , lors des journées en mer une équipe d'animations occupait bien notre temps au dire des spectacles proposés nous en avons vu qu'un , qui était très plaisant, c'était un peu la course le soir au 2ème service pour 20h45 , le spectacle avait lieu à 19h30 du fait que nos journées étaient bien remplies nous préférions nous reposer et prendre le temps pour nous préparer.

Le personnel est très serviable et agréable nous avions comme personnel Poutou (nettoyage de chambre) Mariano, Ali et Christopher (service de table)

Utile également la permanence francophone qui se tient à la diposition notamment pour les français tous les jours pendant une heure.

Un petit bémol , le bateau bouge la première nuit a été mouvementée et la cabine de toilette est trop petite et pas pratique.

Voilà pour aujourd'hui, j'espère que ces informations vont complétées celles pour des futurs croisiéristes j'en profite encore pour remercier les personnes qui ont laissées des informations qui m'ont servies à réussir nos excursions.

Je reste désormais dans l'attentes de vos commentaires ou demandes de renseignements

A bientôt
Randonnée en solitaire au Canada English translation pending
by D4w33d · 2010-03-21 · 14 replies
Bonjour à tous,

J'ai 22 ans, et j'ai l'intention de partir cet été randonner au Canada, probablement dans les Territoires du Nord-Ouest et/ou dans le Yukon. Petite spécificité par rapport aux autres projets que j'ai pu lire sur ce forum : je souhaite partir seul.

Je sens déjà venir les réactions : "Allez ! Un autre pseudo-aventurier qui va se la jouer à la Into The Wild" ! Je vous arrête tout de suite : ce n'est pas l'idée. J'ai bien l'intention de revenir entier, et de retrouver la société humaine (et la France) après ce voyage 🙂. Je prend donc plus ça comme une étape nécessaire que comme une fuite de la société.

Pour l'instant, le projet reste "relativement" modeste : partir 3 semaines totalement seul, avec en amont, une participation à une randonnée de groupe avec guide, pour me mettre dans le bain, et en fin de projet, une autre randonnée, probablement en retrouvant un ou plusieurs amis, pour revenir tranquillement à la réalité humaine.

D'un point de vue matériel, tout n'est pas encore bien clair. J'envisage très sérieusement de prendre un Iridium (la comparaison avec Christopher McCandless n'est donc vraiment pas fondée 😉), en cas de souci (une patte de cassée, etc.), et pour rassurer de temps en temps mes proches par SMS. J'investirai probablement également dans un récepteur GPS, qui, associé aux indispensables cartes augmentera probablement encore un peu ma sécurité. Je me penche également sur la question d'une carabine, afin de me protéger des Ours.

Mes questions sont donc bien évidemment multiples : avez-vous des conseils particuliers à me donner, des astuces, des lieux à risque à éviter, d'autres à privilégier (en considérant toujours le Yukon et les Territoires du Nord-Ouest comme destination). Quelle est la saison idéale ? Je pensais à l'été, voire à l'automne, afin d'éviter la fonte des glaces, et les torrents violents, mais peut-être ais-je tort, et peut être n'est-ce pas la plus belle saison.

Connaissez-vous également des organismes de randonnée du coin dont vous êtes satisfaits, et avec lesquels je pourrait effectuer la première partie du projet.

Avez-vous des informations précises concernant le port d'armes à feu (temporaire puisque sur quelques semaines) pour les non-résidents au Canada. À ce sujet, je précise que je n'ai actuellement aucun permis, et que je n'ai jamais tiré (au fusil de chasse ou à la carabine) de ma vie. L'idée serait donc plutôt d'acheter, si nécessaire, l'arme sur place. Peut-être me conseillerez-vous également de faire quelques séances de tir en sale avant de partir, ou bien est-ce inutile ?

Pour information, j'estime le coût total du projet entre 10 000 et 15 000 €. Cela inclus donc matériel, nourriture, hébergement, etc.

Merci d'avance pour vos réponses, Bien à vous, David.
Circuit de seize jours dans l'ouest des États-Unis cet été avec ma fille de 15 ans English translation pending
by Isabelambre · 2010-03-17 · 15 replies
🙂 Bonjour à tous,

J'envisage de faire un circuit au Etats-Unis cet été avec ma fille de 15 ans... Comme nous sommes seules, je préfère m'adresser à un tour opérator, même si personnellement je n'aime pas les voyages organisés. J'ai trouvé un circuit qui me paraît intéressant mais aimerais avoir votre avis, peut-être certains d'entre vous l'ont déjà fait ou connaissent bien ce genre de circuit ??? Je vous copie la description :

Resume Un circuit Ouest des Etats-Unis très complet : un rythme soutenu incluant tous les "must" de l'Ouest, des hôtels 2*/3* aux normes locales, la pension complète, et surtout 3 nuits à Las Vegas afin de finir en beauté votre circuit. Votre programme JOUR 1 : PARIS / LAS VEGAS Arrivée à Las Vegas, accueil par votre guide et transfert l'hôtel. Diner libre Installation et nuit à l'hôtel Terrible's Hôtel & Casino (ou similaire).

JOUR 2 : LAS VEGAS / CALICO / FRESNO (655 km - 6h50) Petit déjeuner. Départ de Las Vegas et traversée du désert au sud de la Vallée de la Mort. En cours de route, visite de Calico Ghost town, aujourd´hui ville fantôme qui exploitait une importante mine d´argent au siècle dernier. Déjeuner et poursuite vers Fresno. Arrivée pour le dîner. Logement à l´hôtel Vagabon Inn Fresno (ou similaire).

JOUR 3 : FRESNO / YOSEMITE / SAN FRANCISCO (470 km - 6h40) Petit déjeuner. Départ pour Yosemite, l'un des plus beaux Parc Nationaux des Etats Unis où vous découvrirez, dans un paysage fantastique, les forêts de séquoias géants, les chutes d'eau les plus grandes du monde après celles d' Angel Falls au Venezuela et 13 fois plus hautes que celles de Niagara. Dès l'arrivée dans la vallée vous verrez le fameux Capitan, le plus grand escarpement granitique du monde et les chutes de Yosemite Falls de plus de 700 mètres de haut et le glacier. Déjeuner pique-nique dans le parc. Continuation vers San Francisco et arrivée en fin de journée. Dîner et logement à San Francisco à l'hôtel Cova (ou similaire).

JOUR 4 : SAN FRANCISCO Petit déjeuner. Départ pour la visite guidée de la ville de San Francisco, une des villes les plus photographiées, filmées et décrites du monde. Délicieux mélange d'histoire et de modernité sophistiquée, la ville est bâtie sur plusieurs collines qui se déversent dans une magnifique baie dont elle semble être le joyau. Vous découvrirez Union Square, Chinatown, et bien sur le Golden Gate Bridge. Déjeuner à Chinatown. Après-midi libre : découverte à pied du centre ville ou shopping. Dîner sur le Fisherman's Wharf. Nuit à l'hôtel.

JOUR 5 : SAN FRANCISCO / CARMEL / MONTEREY / LOMPOC (534 km - 5h40) Petit déjeuner, départ vers le sud pour la péninsule de Monterey, magnifique site préservé de sable, cyprès et rochers, le long de la cote Pacifique, on peut apercevoir les otaries et les lions de mer. Monterey, longtemps capitale hispano-américaine, a su préserver le charme historique de son architecture coloniale en adobe. Ancien port de pêche à la sardine, la ville est devenue au fil du temps une station balnéaire très fréquentée et bénéficie d'une situation et d'un climat privilégié. Visite de la ville et de la fameuse Cannery Row (la rue des sardines) rendue célèbre par Steinbeck. Déjeuner en cours de route. Continuation vers Carmel, visite de ce ravissant village, l'un des villages les plus pittoresques de Californie site protégé et superbe plage au bord du Pacifique. Carmel, très apprécié des artistes, est devenu un rendez vous touristique à la mode et une sorte de sanctuaire pour retraités fortunés et personnages célèbres (Clint Eastwood en fut le maire). Dîner et logement au Days Inn Hôtel (ou similaire) à Lompoc, connu pour ses champs de fleurs.

JOUR 6 : LOMPOC / SOLVANG / SANTA BARBARA / LOS ANGELES (260 km - 3h) Petit déjeuner. Départ vers Solvang, la ville danoise de Californie. Solvang signifie "champ ensoleillé" en danois. La ville a été fondée en 1911 par un groupe d'éducateurs danois et comprend de nombreux restaurants, boulangeries et produits danois. On peut aussi y trouver une copie de la célèbre statue de la Petite sirène de Copenhague. Déjeuner. Poursuite vers Santa Barbara, située à flanc de colline, au bord de l'immense plage bordée de palmiers elle offre une halte agréable sur la route de Los Angeles. Son centre ville, sans gratte ciel, a gardé le style espagnol de maisons en adobe, de places à arcades et la célèbre Mission. Dîner et nuit à Los Angeles au Guesthouse Norwalk Hotel (ou similaire).

JOUR 7 : LOS ANGELES Petit déjeuner. Départ pour la visite guidée de Los Angeles. Renommée pour ses plages, ses musées, les studios d'Hollywood, vous découvrirez les facettes étonnantes, extravagantes et séduisantes de cette ville tentaculaire. Sa diversité ethnique et culturelle se retrouve dans les différents quartiers : ChinaTown, Little Tokyo, East Los Angeles (quartier mexicain), South Central Los Angeles (quartier afro américain), Koreatown, Little Saigon, offrant toutes les cuisines du monde ou presque. Vous découvrirez Hollywood, symbole du royaume du cinéma et du rêve américain de devenir une star du jour au lendemain, stars que l'on retrouve sur les trottoirs du Walk of Fame et ses 2000 étoiles, chacune d'elle dédiée à un grand artiste. Continuation le long de l'océan Pacifique via Santa Monica, Marina Del Rey et Malibu. Déjeuner. EN OPTION : Visite des Studios Universal, célèbre parc d´attractions qui propose un circuit fascinant à travers les fantastiques décors de cinéma, les effets spéciaux et cascades (50 € à régler sur place, à titre indicatif) Dîner à Hollywood. Logement à l´hôtel.

JOUR 8 : LOS ANGELES / LAUGHLIN (480 km - 5h) Petit déjeuner. Départ pour Brentwood et visite libre du Getty Center qui présente de magnifiques collections de peintures, dessins et gravures, puis visite des jardins. Déjeuner. Arrêt au célèbre Bagdad Café, endroit mythique et lieu de tournage du film du même nom. Arrivée à Laughlin en fin de journée et installation à l´hôtel. Située au bord de la rivière Colorado, Laughlin ressemble à un mirage. Vous pourrez tenter votre chance au casino de l'hôtel ou vous balader le long du Colorado. Dîner buffet et logement à l'hôtel Colorado Belle (ou similaire).

JOUR 9 : LAUGHLIN / GRAND CANYON / FLAGSTAFF (445 km - 5h45) Petit déjeuner. Départ pour le Grand Canyon. Déjeuner en cours de route. Dans l'après-midi, visite du Grand Canyon National Park, site classé par l'Unesco et l'un des phénomènes géologiques les plus grandioses des États-Unis. Ce n'est pas un simple canyon, mais un labyrinthe entier de canyons, de fissures, de gorges, de mesas et d'éperons rocheux. Le Grand Canyon est immense : plus de 300 km de long et 30 de large. Les couches sédimentaires multicolores prennent des nuances variables suivant l'angle du soleil et les jeux d'ombre changent au fil du jour. C'est un spectacle indescriptible qui s'offre à vous, l'une des grandes merveilles naturelles du monde. EN OPTION : Survol du Grand Canyon en hélicoptère 110 € à régler sur place (à titre indicatif). Route pour Flagstaff. Installation à l'hôtel Days Inn West Route 66 en fin de journée. Dîner et nuit.

JOUR 10 : FLAGSTAFF / MONUMENT VALLEY / PAGE ou KANAB (480 km - 7h) Petit déjeuner. Départ pour Monument Valley, Parc administré par les Navajos, célèbre lieu de tournage de nombreux westerns et surnommé "la terre de l´espace et du temps suffisants". Vous découvrirez dans un décor magique d étonnantes formations rocheuses rouge brun émergeant de l´étendue désertique de dunes de sable et d'arches naturelles Déjeuner ou OPTION (35 € à régler sur place, à titre indicatif) : déjeuner barbecue typique lors d'une excursion en véhicule tout-terrain guidée par des chauffeurs Navajos au milieu de paysages grandioses. Continuation pour Page ou Kanab. Installation à l'hôtel. Dîner western. Logement à l'hôtel Quality Inn Lake Powell (ou similaire).

JOUR 11 : PAGE / BRYCE CANYON / LAS VEGAS (552 km - 7h20) Petit déjeuner. Départ pour la visite de Bryce Canyon National Park. Baptisé par les indiens "les rochers ressemblant à des hommes", ce lieu célèbre pour ses roches rougeâtres soumises à l'érosion offre des paysages féeriques de pinacles et de tours majestueuses sculptés Déjeuner en cours de route. Installation à l'hôtel Terrible's Hotel & Casino (ou similaire). Dîner en ville. Logement à l´hôtel.

JOUR 12 : LAS VEGAS / VALLEE DU FEU / LAS VEGAS (110 km - 1h15) Petit déjeuner. Visite de la Vallée du Feu. Etabli en 1935, ce fut le premier parc d'état du Nevada. De nombreux westerns y ont été tournés. La Vallée de Feu offre un superbe paysage désertique de roches aux tons flamboyants auxquelles l'érosion a donné des formes extraordinaires. Déjeuner. Après-midi et dîner libres. Nuit au Terrible's Hotel & Casino

JOUR 13 ET 14 : LAS VEGAS Journées et repas lbres. Nuits au Terrible's Hotel & Casino.

JOUR 15 : LAS VEGAS / PARIS Selon les horaires de vol, transfert à l'aéroport et envol.

JOUR 16 : PARIS Arrivée à Paris. Pour info A NOTER : Tous horaires de vols communiqués avant réception de votre convocation ne peuvent l'être qu'à titre indicatif. Dans tous les cas, il est impératif que vous attendiez la réception de la convocation comprenant les horaires définitifs avant d'organiser votre voyage. Nous ne pourrons être tenus responsables d'un changement d'horaires entre votre réservation et la convocation définitive.

Les vols Paris/Las Vegas/Paris sont opérés par la compagnie aérienne XL Airlines, Américan Airlines, British Airways ou autres compagnies régulières (information sous réserve de modification par la tour opérateur).

POINTS FORTS Circuit équilibré pour une découverte totale des parcs et des villes de la cote Pacifique et de la trépidante Capitale du Jeu : Las Vegas. Visites des 4 plus célèbres parcs : Yosemite, Grand Canyon, Monument Valley et Bryce Canyon. Une vraie pension complète avec quelques repas typiques. Pour terminer en beauté, un repos bien mérité de 3 nuits à Las Vegas en toute liberté.

INFORMATION VOLS A NOTER : Nous vous informons que, pour ce séjour, les vols sont susceptibles de faire l'objet d'une escale.

Nous aimerions partir fin juin et les tarifs sont à 1791 euros par personnes, qu'en pensez-vous ? Pensez-vous que nous aurons le temps de visiter les merveilleux endroits correctement, le temps me paraît un peu court entre le voyage très long dans la journée et le départ le lendemain vers d'autres horizons non ?

J'attends vos réponses avec impatience et vous remercie par avance !!!
Itinéraire de dix-sept jours sur la côte ouest des États-Unis English translation pending
by Azertyty · 2010-03-13 · 11 replies
Bonjour a tous,

Je suis un tout nouveau membre et voici donc mon premier message...

J'envisage un voyage avec ma femme, dans l'ouest américain, pour environ 18 jours en septembre 2010. Nous nous sommes fait conseiller par plusieurs agences de voyage pour faire un itinéraire en auto-tour et voilà un des parcours qui correspond le plus à nos attentes.

Jour 1 : Départ Paris arrivée San-Francisco Jour 2 : San-Francisco Jour 3 : San-Francisco Jour 4 : Départ S-F arrivée Las Vegas via vol intérieur Jour 5 : Vallée de la mort Jour 6 : Las Vegas Jour 7 : Bryce Jour 8 : Bryce Jour 9 : Page Jour 10: Page Jour 11: Monument valley Jour 12: Grand canyon Jour 13: Hôtel sur la route Jour 14: Los Angeles Jour 15: Los Angeles Jour 16: Los Angeles Jour 17: Départ

Cette description ne présente que la localisation des hôtels.

Nos interrogations portent surtout sur la réelle utilitée d'un vol intérieur (ne faudrait il pas conserver le véhicule et faire la liaison par la route en faisant un arrêt à Death valley pour dormir ou aux alentours de Bodie? Ce qui en revient à inverser J 4 et J 5.Est ce que ça ne fait pas trop de Kms?) Est ce que l'on ne passe pas trop de temps à certains endroits comme Bryce ou Page? Pour J 13 auriez vous une idée?

Nous sommes prêt a rajouter ou a enlever un jour mais on ne voudrait pas dépasser 18 jours.

Merci
À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (2e partie) English translation pending
by Kashtin · 2010-03-12 · 28 replies
(Première partie: http://voyageforum.com/...ere_partie_D3185490/ )

LA VERSION AVEC PHOTOS ET UN TEXTE PLUS COMPLET (notamment en ce qui concerne les geysers de Yellowstone) SE TROUVE ICI : http://carnetsdameriquesetdailleurs.fr/ (Boucle Salt Lake City - Salt Lake City via Yellowstone)

Yellowstone ayant démesurément grossi – de cinq pages prévues initialement, il y en a désormais onze (trois pour le seul sud-ouest du parc) –, ce carnet comprendra donc un « décrochage »: « Yellowstone en long, en large et en travers » : http://voyageforum.com/v.f?post=3360708;#3360708



(Pour les connexions lentes: merci de patienter quelques secondes le temps du chargement des photos... qui s'effectue toujours par la fin de chaque page.)

Deuxième partie

Black Canyon of the Gunnison, Colorado National Monument Dinosaur National Monument, Island Park Overlook, McKee Springs Dinosaur NM, Sound of Silence et Desert Voices, Jones Hole Trail Dinosaur NM, Yampa Bench Road, Gates of Lodore Des Gates of Lodore à Flaming Gorge Grand Teton, Jackson Hole, Yellowstone Antelope Island

Mardi 26 mai

En partant nous faisons un nouveau tour du village pour prendre d’autres photos des si jolies maisons pastel, de l’église qui date de 1883, et aussi d’un kitschissime « Saint George terrassant le dragon », pour le moins surprenant dans le décor, et en route pour le Black Canyon of the Gunnison, par la Rive Sud puisque la Rive nord, en fait une piste, est encore fermée à cause de la neige et qu’aucun pont ne les relie. Du Gunnison Point – au Visitor Center –, on a une vue en enfilade vertigineuse et saisissante d’une bonne partie de ce canyon sombre comme la nuit et d’une beauté rude, dont les roches les plus anciennes datent de… deux milliards d’années ! La faille qui court sur 25 kilomètres à l’intérieur du parc est extrêmement étroite, ne laissant que peu de soleil pénétrer dans les profondeurs si inhospitalières qu’aucun Indien (ici les Utes) ne s’y est jamais installé.

Comme le temps est couvert, et que la pluie n’est pas loin, encore à l’abri des gros nuages noirs qui nous arrivent dessus à toute allure, nous continuons sur Pulpit Rock, puis Cross Fissures. La vue est constamment superbe. A Rock Point, où l’on arrive par un chemin de sable bordé d’immenses lupins d’un bleu intense, le temps se gâte définitivement. A partir de là et jusqu’à High Point ce sera une course constante entre deux averses de grêle. Guetter un rayon de soleil, courir sur le sentier qui nous mène au point de vue, se prendre une douche glacée en retournant à la voiture, écouter tambouriner la pluie sur le toit et repartir au point de vue suivant. Devils lookout. Là je perds l’obturateur du Canon en courant sous la pluie torrentielle et en sautant pour éviter les flaques d’eau sur le sentier inondé. Je ne m’en rends compte qu’une fois à la voiture et il me faut faire le chemin inverse pour essayer de le retrouver… au pied d’un buisson. Chasm View. Nous restons ensuite bloqués à Painted Wall, immense falaise à pic parcourue de veines d’or qui plonge dans le torrent gris acier 700 mètres plus bas, à attendre que neige fondue, grêle et éclairs cessent de nous mitrailler. Puis Cedar Point, Dragon Point, Sunset View et High Point. Nous faisons le retour d’une traite, avec une visibilité réduite à quelques mètres. Ce canyon, si noir quand les autres sont si rouges, si différent, magnifique, restera un de nos meilleurs souvenirs malgré le temps détestable.

De nouveau quelques courses à Montrose, un plein d’essence au Wal mart et en route pour Colorado National Monument au soleil déclinant. Au loin le ciel est de plomb mais pour une fois nous échappons aux orages. Le parc, qui domine l’immense plaine de Grand Junction où coule le Colorado, fermée au nord par des montagnes striées verticalement, est assez décevant car pas assez sauvage à mon goût. La route suit plus ou moins la corniche, avec de belles colonnes de ocre-rouge et de petits tunnels qui transpercent la montagne de grès, jusqu’au Visitor Center et le camping voisin. Il y a un monde fou, des colonies de vacances, et nous ne trouvons qu’une place très moyenne au bord de la route. A peine sortis de la voiture nous sommes assaillis par des nuées de coléoptères… Mauvaise nuit.

Mercredi 27 mai

Départ à 8 h 30 pour Vernal et le Best Western Antlers à des années-lumière de l’horrible Days Inn de l’année précédente ! Nous posons nos affaires et partons pour les pétroglyphes de McKee Spring. Tout est assez mal indiqué, nous nous fions au Photographing the Southwest (de Vernal, il faut prendre Main Street, Vernal Road, la 500 North puis intersection à droite direction Buckskin Hills ; au ranch à droite. Pour la Jones Hole Road idem, mais ne pas tourner à droite). Au moment d’arriver, la pluie se met à tomber, c’est bien notre chance ! La piste étant impassable lorsqu’elle est mouillée, nous courons jusqu’au sommet et redescendons aussi vite pour aller mettre le 4 x 4 à la limite de l’averse, en attendant que le temps s’améliore, puis faisons demi-tour pour rejoindre Island Park overlook. Là nous sommes attendus de pied ferme par des nuées de moustiques affamés. Malgré le soleil qui perce les nuages j’enfile le K-way, mets la capuche, les lunettes de soleil et les mains dans mes poches… A Ruple Banch c’est encore pire, on dirait qu’ils sont dix fois plus gros, cousins des maringouins québécois, à s’agiter tout autour du pare-brise et des portières, prêts à l’attaque. Je sors une seconde faire une photo à toute allure puis me précipite à l’intérieur pour quitter ce coin infernal.

Retour au McKee Spring sous le soleil. Tout compte fait nous préférions la pluie car là aussi les moustiques ont fait leur apparition, c’en est infesté et comme ils m’adorent, je suis piquée de tous les côtés. Nous n’avions jamais vu ça dans nos voyages aux Etats-Unis, et c’est la mort dans l’âme que nous décidons d’annuler le camping le lendemain à Echo Park, car là-bas ce serait un enfer. Nous réservons donc une deuxième nuit au Best Western Antlers. Adieu les économies !

Jeudi 28 mai

Ce matin, ciel tout bleu, enfin… Au programme Sound of Silence et Desert Voices. Nous prenons l’unique brochure bien fatiguée dans la boîte en métal du Trailhead et la redéposerons au retour. Sound of Silence, bordé par endroits d’une infinité de Scarlet Globe Mallow (Sphaeralcea munroana) orange vif, est toujours aussi beau et contrairement à l’an dernier nous en profitons pleinement, étant chargés tous deux d’un gallon d’eau. Il fait déjà très chaud… A Desert Voices ce sont les fragiles Mariposa Lily pourpre (Calochortus macrocarpus) qui bordent le sentier. On en a plus qu’assez des moustiques et nous décidons, une fois au parking, de repasser par le motel prendre l’anti-moustiques que nous avons oublié sur le lit, avant d’aller au bout de la Jones Hole Road faire une partie du trail et de tester l’Off en prévision du camping du lendemain aux Gates of Lodore.

Route d’altitude, très belle et variée. Immenses pâturages de centaines de milliers d’hectares certainement, veloutés de vert bronze et vert amande. La fin de la route plonge jusqu’à l’entrée du Creek et des bassins d’élevage de truites, surplombés de falaises aussi hautes et impressionnantes qu’à Zion. Un panneau annonce que John W. Powell et sa troupe s’arrêtèrent là et firent un repas de truites… sauvages. Ici, peu de moustiques, mais des milliers de grosses cigales qui frottent leurs ailes finement striées d’orange dans un crépitement ressemblant un peu à une averse de grêle sur un toit de tôle, et qui dévorent aussi goulûment que des criquets la moindre feuille tendre à leur portée. Il y en a partout, certaines se prennent dans nos cheveux, et on se demande ce qu’il restera dans quelques jours… des branches dénudées, des arbres nus comme en plein hiver alors que le printemps commence tout juste… A deux miles du début du sentier, à Ely Creek, le bas de la falaise est orné de beaux pétroglyphes ocre-rouge, en partie dissimulés par la végétation. Nous continuons un certain temps sur le sentier mais il commence à se faire tard et nous nous promettons de revenir une autre année. Retour sur Vernal dans la lumière douce du soleil couchant.

Vendredi 29 mai

Ce matin encore, très beau temps pour partir de Vernal. A Jansen nous prenons la 16, plus joliment nommée la Blue Mountain Road, et très vite nous apercevons des pronghorns, ces drôles de cervidés qui ont vaguement des têtes de chèvres, mais avec des cornes plantées juste au-dessus des yeux. Pas vraiment séduisants… Ce matin encore, très beau temps pour partir de Vernal. A Jansen nous prenons la 16, plus joliment nommée la Blue Mountain Road, et très vite nous apercevons des pronghorns, ces drôles d'antilopes, qui ont vaguement des têtes de chèvres, mais avec des cornes plantées juste au-dessus des yeux. Pas vraiment séduisants… mais tout à fait étonnants. Seule Antilope du continent américain, vingt millions d'années plus tard et de nombreuses mutations, elle est encore là, après avoir risqué l'extinction totale. Les pronghorns sont à la fois ruminants et cueilleurs, ce qui leur permet de survivre l'hiver lorsque la couche de neige est trop épaisse. C'est également l'animal le plus rapide du continent, avec des pointes à plus de 86 kilomètres à l'heure! A cette vitesse leurs bonds peuvent atteindre 6 mètres! Le mâle court le museau (à l'extrémité noire, contrairement à la femelle) pointé vers le sol et les femelles le museau droit devant elles... Autre particularité: il peut « ouvrir » et « fermer » ses poils à volonté, en été pour se rafraîchir, en hiver pour se réchauffer. La tâche blanche de la croupe sert d'avertisseur de danger: poils collés au corps quand tout est calme, hérissée en tous sens quand ça va mal... A ce moment-là, et dans la fuite, c'est un phare pour ceux qui suivent...

Il a plu récemment sur la piste d’Echo Park mais elle reste assez bonne et nous rejoignons sans problème l’embranchement de la Yampa Bench Road, longue de quarante miles (soixante-cinq kilomètres) qui ressort sur la 40. Nous ne sommes pas vraiment tranquilles car le soleil brûlant est constamment obscurci de gros nuages porteurs de pluie qui finissent par crever au-dessus de la piste, à quelques kilomètres devant nous. De gros rideaux gris relient le ciel et la terre, ce qui n’augure rien de bon pour la suite, car si nous sommes coincés ici ça s’annoncera très mal, puisque nous comptons remonter sur les Gates of Lodore et le Wyoming… En attendant nous guettons les points de vue paraît-il magnifiques sans les voir, sauf vaguement, une ou deux fois, à l’aplomb de la piste. Où sont passés Castle Park Overlook, Harding Hole et Wagon Wheel Overlook ? Finalement nous trouvons qu’Echo Park est bien plus belle et nous nous demandons si la Yampa Bench vaut bien le risque d’être coincés par la pluie à un moment ou un autre de ses soixante-cinq kilomètres.

Nous traversons un paysage tout de gris-argent et de vert, squelettes d’arbres ayant roussi quelques années plus tôt, avant de rattraper la pluie à la sortie du parc. Le TrailBlazer rechigne, fait mine de patiner par endroits, la bentonite se transforme peu à peu en savonnette et j’accélère pour retrouver une piste sèche, au-delà de l’averse. Ouf, nous sortons de ce guêpier et filons sur la 40 pour rejoindre à Maybell l’unique pompe à essence du coin avant Dutch john, à deux cents kilomètres de là. En fait de petite ville ce n’est pas même un village : un restaurant, une pompe à essence, un General store… Il y a aussi paraît-il une école, en fait le minimum pour tous les ranchers isolés de cette région perdue aux confins nord-ouest du colorado. Nous faisons le plein, et en route pour les très isolées Gates of Lodore ! C’est justement cet isolement qui nous a attirés, le fait que personne n’aille par là, un peu comme lorsque en plein hiver, au Québec, nous remontons sur Sept-Iles et au-delà alors que passé Tadoussac il n’y a plus une moufette sur la route.

La 318 West est une route étroite, complètement déserte et isolée. Nous arrivons très vite à l’embranchement de Deerlodge mais ne faisons pas le détour pour voir à quoi ça ressemble. Ensuite il n’y a plus rien avant 50 miles, que de gros nuages sombres sur la gauche qui laissent traîner leur chevelure sur les crêtes, un ranch ici ou là, voire un cavalier solitaire chevauchant au galop, au pied des colline, en contrebas. A un moment nous avons la surprise de voir un panneau indiquant de l’essence. Curieux, nous prenons la piste sur la droite, et arrivons au bout d’un mile à une pompe antédiluvienne où le prix n’est même pas affiché, jouxtant une aire pour camping-cars pour le moins étrange à cet endroit… La piste de seize miles pour Gates of Lodore est excellente et nous la faisons en un rien de temps. Les emplacements du camping totalement vide s’étirent le long d’une allée qui borde la Green River. Pas extraordinaire. Sur la gauche, le long d’un pré, de gros peupliers de Virginie boulottés comme sur le Jones Hole Trail, par les cigales ; sur la droite des bosquets au-dessus de la rivière et des fourmilières un peu partout. Nous nous installons tout au bout à droite sur le dernier emplacement, le n° 11, pour être tranquilles au cas où quelqu’un arriverait, puis grimpons par le Nature Trail au-dessus de la Green River. Il est court, très court, deux miles aller retour – et bordé de nombreuses fleurs, notamment de touffes jaune d’or de Yellow Buckwheat (Erigonium flavum) et de Claret Cup Cactus rouge sang. Du coup nous poursuivons un peu au-delà, dans le chaos de roches au pied de la falaise pourpre, pour inspecter une grotte . La visite sera vite faite, comme le demi-tour, à la vue d’une énorme crotte d’ours fraîche… En discutant le lendemain matin avec le très sympathique ranger indien, il nous confirmera que les lieux sont fréquentés par un couple d’ours noirs qui a réchappé aux chasseurs et que l’énorme crotte appartient très certainement à l’un d’eux. En approchant du camping, encore sur les hauteurs, nous entendons des cris et des rires et à un détour du sentier nous voyons soudain une dizaine de personnes et trois 4 x 4 installés exactement en face de nous, à trois mètres de notre emplacement, en train de sortir un matériel pour soutenir un siège ! Nous sommes sidérés car tous les autres emplacements sont vides et là nous sommes vraiment les uns sur les autres… Ils vont mettre des zodiacs à l’eau, probablement les parties dont parle Laurent Martrès dans le Photographing the Southwest. Ils sont tout sauf discrets et ne peuvent être plus près… Nous déménageons illico à une cinquantaine de mètres., sur l’emplacement n° 4, du côté des peupliers, en espérant que les cigales ne vont pas pleuvoir sur nos têtes. Chose étonnante, ici il n’y a encore aucun moustique, on est trop haut et ils ne sont pas encore arrivés, dixit le ranger ». Les Gates of Lodore sont à la fois près et trop loin…

Samedi 30 mai

Le soleil se lève à peine et colore de rose les collines au-dessus de la rivière tandis que les hautes falaises des Portes de Lodore, entre lesquelles glisse la Green River, restent plongées dans une ombre pourpre. Le silence ici est total, on entend juste chanter des oiseaux, tout près. Ça sent le bout du monde, la rivière coule paresseusement, aussi verte que son nom l’indique, un vert opaque assez proche de celui du Colorado. Petit à petit, les campeurs se réveillent, déjeunent, plie les tentes et rejoignent les zodiacs. Ils mettront plusieurs heures à décoller de la berge, et on finit par se demander s’ils ont très envie de passer trois jours à descendre les rapides de classe trois qui les attendent. Nous les guettons au bout du Nature Trail, sur le rocher qui surplombe la grande boucle avant les Portes. Ils sont descendus depuis le camping en se laissant dériver au fil du courant qui les porte doucement vers l’aval, ils rient et crient, et en tout cas économisent leurs forces. Un des zodiacs s’est déporté dans la boucle et avance encore plus lentement. Puis peu à peu ils disparaissent derrière la boucle suivante et le silence retombe. Nous plions bagage et nous arrêtons à la petite maison du ranger. Deux oiseaux magnifiques, tout près dans le sable, vont et viennent en tous sens, très agités, lançant sans arrêt un cri strident. Ce sont des Killdeers, ou pluviers kildirs (Charadrius vociferus), fréquentant habituellement les rivages . Voici encore un oiseau qui a une particularité étonnante : « En cas d’attaque réelle, l’un ou l’autre parent utilisera un moyen de défense différent. Si le fait de lancer des appels bruyants et de voler autour de l’ennemi ne suffit pas à l’éloigner, l’adulte fait alors une parade de distraction au cours de laquelle il feint d’avoir une aile cassée ou d’être blessé. L’oiseau se blottit sur le sol en laissant pendre une aile comme si elle était brisée. Il sautille d’une façon pitoyable en lançant son kill-dî-î sur un ton de souffrance extrême. L’intrus se dirige alors vers l’oiseau prétendument blessé ou réduit à l’impuissance, qui parvient toujours à s’éloigner, entraînant l’ennemi de plus en plus loin du nid et des petits. Lorsque ces derniers semblent hors de danger, l’adulte se remet miraculeusement et s’envole. Durant tout ce temps, les oisillons restent immobiles ou s’éparpillent dans toutes les directions. D’une façon ou d’une autre, ils sont par la suite presque introuvables. » Le ranger indien, si lucky comme il le dit de vivre ici isolé de tout, connaît parfaitement les environs et notamment tous les pétroglyphes. Il nous indique ceux d’Irish Canyon, sur une piste très « rough » et avec le conseil de faire demi-tour immédiatement s’il pleut pour ne pas être stuck in a muddy, autrement dit embourbés. Nous resterions bien ici, dans cet endroit si calme et si reposant, loin de tout, à regarder couler la Green River et à discuter avec lui, mais il est temps de partir pour d’autres horizons pas si éloignés d’ailleurs.

A l’entrée d’Irish Canyon, tout aussi désert que la piste des Gates of Lodore, beaux pétroglyphes à droite et à gauche de la route. Ensuite nous ratons l’embranchement et partons beaucoup trop loin. Nous revenons sur nos pas, guettant du coin de l’œil les gros nuages cotonneux amassés justement là où il ne faut pas, à savoir sur la piste… fermée au bout d’un moment par une barrière métallique gardée par deux énormes taureaux qui ruminent tranquillement, couchés sur le sol poussiéreux. Nous descendons, inspectons la barrière, l’un d’eux se lève aussitôt et nous regarde d’un œil torve… Je nous vois mal passer la barrière, la refermer avec les taureaux à nos côtés et partir tranquillement droit devant dans l’orage qui gronde.

Retour donc sur la route 318, toujours aussi déserte et qui se prolonge soudain en piste en repassant dans l’Utah ! On ne s’y attendait absolument pas . Il y a des travaux au tout début mais on est samedi et les engins sont arrêtés, elle semble fermée, ce qui serait catastrophique car ça signifierait refaire tout le chemin en sens inverse jusqu’à Vernal pour rejoindre Flaming Gorge ! Nous tentons de passer, on ne sait jamais, ne serait-ce que pour voir ce qu’il y a plus loin, et plus loin, justement, il n’y a rien, on continue, on continue… et soudain les travaux sont derrière nous. On est toujours au bout du monde, la piste est vraiment très belle, griffant les sommets, de plus en plus haut. Des étendues de velours à droite et à gauche, mêlées par endroits de longs sillons de roche rouge. Puis soudain c’est terminé, on retombe sur la 191 Sud et presque tout de suite on a une vue sur Flaming Gorge.

Arrêt au Visitor Center de Red Canyon, avec sa grande baie vitrée qui offre un vue en enfilade au-dessus du canyon, son puma empaillé aux yeux magnifiques, tous ses trésors… Nous comparons les mérites respectifs de Red Canyon, totalement désert, et de Canyon Rim. Le second a des places exceptionnelles… si nous sommes seuls, mais le risque que quelqu’un s’installe juste à côté de nous sur le minuscule parking n’est pas mineur. Comme nous dormons dans le 4 x 4, ce ne serait pas des plus agréables. Le premier est aussi très bien mais nous sommes étonnés qu’il n’y ait personne ; Philippe nous dira qu’il est désormais interdit d’y dormir, seul le pique-nique de jour est autorisé… Finalement nous choisissons Canyon Rim, l’emplacement n° 10, et nous faisons bien car personne ne viendra se coller à nous ; nous aurons à quelques pas, seuls de tout le camping, une vue plongeante sur les falaises pourpre et les eaux bleu sombre de la Green River, avec en prime un coucher de soleil mêlé de pluies et un arc-en-ciel somptueux ! La température est plus que fraîche… Nous faisons un feu pour nous réchauffer et nous mangeons une soupe de clams (clam chowder) bien chaude sous l’œil attentif d’un merle d’Amérique. Au moment d’installer le 4 x 4 pour la nuit il se remet à pleuvoir et nous sommes obligés de tout faire de l’intérieur, c’est-à-dire de passer les bagages et tout notre bardas sur les sièges avant, baisser les sièges arrière, etc. Mais ensuite qu'il est agréable d'écouter la pluie tambouriner sur le toit, bien au chaud dans nos épais duvets...

Dimanche 31 mai

La nuit a été moyenne. Nous retournons au Visitor Center à l’ouverture, ou deux rangers, un homme et une femme, attendent le client en compagnie du puma. Cet endroit de Flaming Gorge a l’air encore très peu fréquenté, l’hiver n’est pas très loin derrière nous et c’est très bien comme ça. Ils sont donc entièrement disponibles pour nous indiquer routes et pistes sympa qui nous réjouissent d’avance. Notre enthousiasme est pourtant soudain douché quand dans la conversation la ranger nous annonce qu’il y a sept heures de route de là à Jackson Hole. Très étonnés, nous lui faisons répéter le temps estimé, elle confirme, si si, ça tourne beaucoup, ce n’est pas comme l’autoroute, etc. Bon, Brown Lake ne sera pas pour cette fois-ci, le reste non plus, mais nous nous promettons de revenir, au moins deux jours.

La 191 North jusqu’à Rock Springs est une route d’altitude, sauvage et très belle, qui traverse de hauts plateaux sur lesquels broutent des troupeaux de pronghorns et des chevaux aux longues crinières noires. Neige sur les sommets. Plus loin, de fines silhouettes de fer forgé plantées sur une potence indiquent que l’Oregon Trail, piste qu’empruntèrent les pionniers pour traverser les territoires indiens, coupe la route à cet endroit. Nous en verrons plusieurs, à chaque fois différentes des précédentes, se détacher sur le ciel changeant. A l'horizon des étendues herbeuses qui bordent la route, à la limite de la neige, broutent des troupeaux de pronghorns. Et toujours les si jolies silhouettes de fer forgé que je ne peux m'empêcher de photographier. Nous approchons de Grand Teton, la neige est désormais partout présente sur les hauteurs, l'air est plus vif et le ciel se couvre par moments de façon inquiétante.

Plus nous nous rapprochons de Jackson, plus le temps se gâte, et finalement nous entrons dans la petite ville sous une pluie torrentielle. Nous traversons la pelouse verdoyante plantée d’arbres en fleur du Burtrail Lodge et nous engouffrons dans la chambre tout en bois de cèdre. Très bien mais sonore, comme toutes les cloisons de ce type. Un couple scrute à la jumelle les pentes gris acier qui surplombent le motel. Je les imite mais ne vois vraiment pas ce qui les intéresse, peut-être cherchent-ils simplement à repérer un animal… Nous partons faire quelques courses à Albertson et au magasin bio. Là encore, la ville a changé en presque dix ans.

Lundi 1er juin

A dix années d’écart, nous revoici enfin à Yellowstone, un des plus beaux parcs de l’Ouest, immense caldeira de soixante-dix kilomètres de diamètre qui ne demande qu’à exploser: elle a déjà quarante mille ans de retard sur l’horaire prévu. Mais elle attendra bien encore un peu, le temps qu’on reprenne l’avion à Salt Lake. De Upper à Lower Geyser Basin...

Mardi 2 juin

La pluie qui avait cessé reprend lorsque nous arrivons à Biscuit Basin, où les rives de la Firehole River sont tapissées de Yellow Monkey Flowers. Les dépôts minéraux y sont magnifiques, et ils laissaient pourtant de marbre ceux qui passaient à côté.

Mercredi 3 juin

C'est à Upper Geyser Basin qu'est située la plus grande concentration de geysers au monde...

Mercredi 3 juin (suite)

Sur la route de Canyon Lodge, arrêt prolongé à cause de la pluie battante à West Thumb, un des plus petits bassins de geysers du parc, caldeira dans la caldeira, baie plus récente et beaucoup plus profonde que le lac Yellowstone qu'elle borde, résultant d’une explosion qui ne date que de 125 000 ans (certains disent 160 000). Ici, l'eau est partout, froide ou brûlante, liquide ou vaporeuse, dans le ciel et sur nos têtes, sous nos pieds, à l'horizon de plomb... Son activité géothermique décroît cependant depuis le milieu des années 1970; il en résulte une baisse de la température de l'eau et par là même le développement d'algues et de cyanobactéries – les plus anciens des êtres vivants..., déjà présents sur Terre il y a 3,8 milliards d'années!

Mercredi 3 juin (suite)

Belle vue en enfilade sur les Lower Falls dans le « Grand Canyon ». Les nuages laissent filtrer une lumière dorée qui illumine le canyon. Ici, on comprend pourquoi le parc s'appelle Yellowstone...

Jeudi 4 juin (suite)

C'est ici, à Norris Geyser Basin, que se trouvent les eaux les plus acides de Yellowstone. Vermillion Spring.

Jeudi 4 juin (suite)

A Porcelain Basin, sans doute le lieu le plus actif du parc, il y a des dizaines de petits geysers, sources, piscines qui n'ont pas de noms autres qu'un numéro. De plus, ça bouge sans arrêt, les uns meurent, les autres naissent... Au premier plan, Colloidal Pool.

Vendredi 5 juin

Lamar Valley. Il y a beaucoup de monde sur la Beartooth Hwy, beaucoup de monde en tout genre : hommes, mais aussi Bighorn Sheep (celui-ci je le soupçonne de poser pour la postérité tous les jours au même endroit, sous son arbre, indifférent, le regard perdu sur la – très lointaine – ligne bleue des Vosges...).

Samedi 6 juin

Prévisions pour la journée : pluie et neige… D’ailleurs il fait un temps d’hiver. Lower Terraces. Les terrasses ont semble-t-il beaucoup changé en dix ans. Au premier coup d’œil, leur blancheur de nacre a fait place à un gris cendre – la différence est la même qu’entre le corail vivant ou mort –, on se croirait dans une cimenterie (mais les merveilles se cachent…). Elles se sont formées par accumulation de travertin (composé d’aragonite et de calcite), mais tandis que le corail progresse de 1 mm par an, le travertin, lui, croit de 5 mm par jour – ce sont les sources, en se tarissant, qui provoquent la « mort » du calcaire. Ici, comme ailleurs dans le parc, les couleurs sont données par les thermophiles, mais on pense désormais que la croissance fulgurante du travertin serait due à la présence de ces micro-organismes dans l'eau.

Samedi 6 juin (suite)

UpperTerraces. La route sinue dans les bois, dans lesquels sont cachées des formations qui ne ressemblent en rien aux terrasses du bas. Par exemple Orange Spring Mound, t° 157 °F (70 °C): son nom vient du fait que la source étant moins chaude que les autres à Mammoth, elle permet aux cyanobactéries orange de se développer.

Gibbon Geyser Basin. Artist Paint Pots. Le chemin longe de petites mares de boue glougloutantes crémeuses à souhait. Je prends les bulles qui crèvent à la surface en rafale et en les regardant, plus tard, nous avons la surprise de voir des choses étonnantes, notamment celle-ci, la plus belle!

Après avoir bientraîné à photographier tout ce qui me tombait sous l'objectif, je rejoins le parking au pas de course. Comme il est encore tôt nous allons essayer de nous rapprocher de Salt Lake. West Yellowstone. Nous prenons de l’essence puis une carte de l’Idaho au Visitor Info. Sous la pluie encore et toujours, comme pour la majeure partie des Etats-Unis d’après ce que nous pouvons voir à la météo, nous roulons sur la Hwy 20 puis l’I 15 en direction d’Ashton, Idaho Falls, Blackfoot et enfin Pocatillo, jolie petite ville cernée de collines verdoyantes, qui elles aussi ont apparemment reçu leur ration d’arrosage. Nous nous arrêtons au Super 8 qui est très bien. C’est tout juste si nous arrivons à sortir de la voiture et à sortir nos sacs avec les trombes d’eau qui s’abattent de toute part. Courses au Wal Mart ; repas bio dans la chambre, passé par le micro-ondes de l’office, au chaud et au sec !

Dimanche 7 juin

Il a plu toute la nuit – qui pour moi a été très mauvaise – et ce matin il pleut encore à seaux, bloquant toute une armée de motards du Saskatchewan dans les canapés de l’office. Nous quittons Pocatello par la I 15 quasi inondée ; on ne voit pas plus le paysage alentour que sur la Route n° 1 entre Morro Bay et San Francisco… Nous nous sommes rendu compte d’une chose : les Américains ne courent jamais sous la pluie. Qu’ils soient en short, T-shirt et tongs, ils conservent sous les déluges glacés la même allure relax… Salt Lake City est encore une ville qui s’étiiiiiiire à n’en plus finir, du nord au sud. Nous la visiterons une autre fois. Aujourd’hui le temps nous manque car nous comptons aller à Antelope Island – la plus grande des dix îles que compte le Great Salt Lake – puis rendre le TrailBlazer à l’aéroport à 19 heures. Nous prenons la sortir 332 puis la longue ligne droite reliant l’île à la terre. Entrée 9 $, le pass n’est pas accepté. Les eaux lisses du Great Salt Lake sont colonisées par des centaines de canards noirs et de mouettes. Nous nous arrêtons pour pique-niquer à Bridger Bay, mais à peine sortis de la voiture, une nuée de moucherons nous assaillent. Les milliers d'oiseaux qui arpentent l'île ou la survolent en sont sans doute responsables. La table est d'ailleurs décorée de guano du plus effet mais pas des plus appétissants. Si l'on ajoute le vent qui nous fait dresser les cheveux sur la tête, l'unique aire de pique-nique de l'île laisse à désirer. tout en mangeant mon sandwich, je m'approche de la rive et aperçois une de ces drôles de boule qu'on appelle des Tumbleweeds (« herbe qui tourne »).

Très belle île sauvage et désertique dans les tons pastel de rose, de brun et d’orange. De l’extrémité de Bull Point, nous voyons arriver un immense nuage sombre comme la nuit, droit sur nous ! De l’extrémité de Bull Point, où nous observons quelques-uns des six cents bisons qui peuplent l'île, nous voyons arriver un immense nuage sombre comme la nuit, droit sur nous ! Il faut dire que ça fait bien une heure que nous n'avons pas vu une goutte d'eau tomber du ciel... Nous apercevons un mule deer (un cerf mulet, ceux qui ont de grandes oreilles) au milieu des genêts et des tamaris, mais je n'ai pas le temps de le prendre en photo, il a déjà disparu dans la végétation. Un rayon de soleil se pose sur l'eau juste en face de nous.

Il est temps maintenant de quitter Antelope où nous ne regrettons vraiment pas d'être venus. Sur la route de l’aéroport, les ennuis commencent : un voyant s’allume au tableau de bord indiquant que nous avons un problème de pneu. Il ne manquait plus que ça ! Soit nous avons crevé, soit, comme sur la Laguna, c’est une baisse de pression, mais nous ne pouvons nous arrêter. Comble de malchance, nous devons rendre le réservoir vide, donc nous avons calculé assez juste, mais il y a d’énormes embouteillages qui nous font rouler au pas alors que nous sommes, bien qu’à Salt Lake, à une quarantaine de kilomètres. Nous finissons par trouver une voie de dégagement et vérifions le pneu qui n’a pas l’air plus dégonflé que les autres. Ouf ! Nous arrivons enfin à La Quinta Inn, toujours très très bien. 64$ taxes comprises. Nous partons rendre le 4 x 4 à l’aéroport distant de trois miles puis passons un coup de fil pour que la navette de l’hôtel vienne nous chercher.

Lundi 8 juin

Réveil à 5 h 30. Dans la grande salle du petit déjeuner, quelques personnes sont déjà attablées. Je mange une gaufre, l’estomac un peu serré à l’idée de repartir – et aussi de prendre l’avion. 6 heures, la navette est là, nous nous serrons à l’intérieur, fin du voyage…
Notre itinéraire de seize jours en Thaïlande, à valider English translation pending
by Stivinhoo · 2010-03-08 · 27 replies
Bonjour VFistes,

Après reflexion, renseignements pris, et suite à vos avis sur le précédant topic que j'ai ouvert (voir ICI), j'ai établi notre futur parcours. Voilà, donc j'aimerais simplement connaître votre point de vue, à savoir si c'est trop chargé, pas assez, trop planifié, si nous ratons quelque chose, ou autre ... Pour info c'est notre GRAND voyage en amoureux, et que nous nous y prenons un peu tôt effectivement car nous prévoyons le voyage pour début mars 2011.

* * Jour 1 : Bkk / Arrivée + Découverte * * Jour 2 : Bkk / Massages + Découverte Bkk + Diner sur bateau (un conseil ?!) * * Jour 3 : Bkk / Visites temples + Marché de nuit (un conseil ?!) * * (Hotel Adelphi suites)

* * Jour 4 : Koh Samui / Vol depuis Bkk * * Jour 5 : Koh Samui / Journée sur Koh Samui * * Jour 6 : Koh Samui / Excursion Koh Phangan ou Koh Tao (un conseil ?!) * * (Hotel Sandalwood)

* * Jour 7 : Krabi / Trajet Ferry + Bus depuis Koh Samui * * Jour 8 : Krabi / Journée sur Krabi * * Jour 9 : Krabi / Journée sur Krabi (Hotel à determiner)

* * Jour 10 : Phuket / Trajet depuis Krabi * * Jour 11 : Phuket / Journée sur Phuket * * Jour 12 : Phuket / Excursion Iles Similan * * Jour 13 : Phuket / Journée sur Phuket (un conseil ?!) * * Jour 14 : Phuket / Journée sur Phuket (Hotel à determiner)

* * Jour 15 : Bkk / Vol depuis Phuket + Shopping à Bkk * * Jour 16 : Bkk / DEPART * * (Hotel à determiner (éventuellement pas trop loin de l'aéroport))

1 Million de mercis!

Stivinhoo
Itinéraire Calgary-Vancouver en août 2010 English translation pending
by Preuilly · 2010-03-07 · 34 replies
Bonjour

Qui peut me donner son avis et répondre a quelques questions concernant l'itineraire prévu sur 15 jours en aout 2010 ? L9: arrivée calgary - route vers Bannf-nuit a banff m10-me11 : Banff je 12 depart vers jasper route des glaciers mais arrêt 1 nuit au milieu river crossing v13: continuation route jasper avec visite glacier-nuit jasper sa 14 : jasper -nuit jasper d15: retour vers Lake louise-nuit alentour l louise l16: parc yoyo - nuit a golden m17: route vers revelstoke : nuit a revelstoke me 18 et je 19: route transcannadienne arrêt vers kamloops et 1 nuit aussi à hope v20 hope vancouver traversee pour victoria s21: victoria d22 : traversee vancouver victoria , jour et nuit à vancouver l23 retour france après-midi....

Bien sur lorsque nous prévoyons de la route nous nous arrêtons et faisons 1 ballade ou visite prévue quitte a arriver le soir à l'hotel...

Pour vancouver et victoria nous hésitons !! ne vaut il pas mieux rester à vancouver, passer eventuellment 1 journée aller retour en ferry a victoria, faire les baleines a vancouver et dans ce cas rendre la voiture plus tot a vancouver??? bref beaucoup de questions pour la fin de ce voyage et aussi sur la route 1 de revelstoke a vancouver, est elle agréable? y a t il des choses sympas à faire pour éviter de ne faire que de la route??

Si des voyageurs parmi vous connaissent bien cette région, merci de me donner tout vos conseils!!!
Préparation d'un voyage de vingt et un jours dans l'Ouest américain en juin 2010 English translation pending
by Hypnotica · 2010-03-02 · 24 replies
Bonsoir à tous,

Cela fait des mois que je suis discrètement le forum, et passe mon temps à regarder commentaires et photos du site (maintenant célèbre sur le forum!) ouestusa.fr, j'avance dans mon projet, mais j'ai pas mal de questions... néanmoins j'ai bien avancé dans mon itinéraire, que je vous soumets ici pour commentaires... si vous le voulez bien !

Nous partons à deux (24 et 25 ans), avec l'envie de faire de belles randonnées et ne pas trop compter sur la dépense... nous voulons avant tout voir de magnifiques paysages et revenir avec des images plein la tête! On ne veut pas tout planifier (hormis une ou deux journées peut être) et cela ne nous dérangera pas de dormir en camping. Nous évitons une grande partie de la côte ainsi que Los Angeles, faute de temps.

Avec un temps optimal, cela donnerait ceci : (comme indiqué, on le respecterait plus ou moins, le principal étant l'enchainement des étapes)

05/06 : Londres 06/06 : Londres / San Francisco 07/06 : San Francisco - Golden Gate à vélo, Sausalito, Golden Gate Park, Alcatraz 08/06 : San Francisco - Chinatown à Financial District, Twin Peaks 09/06 : San Francisco / Monterey - 17 Miles Drive, Point Lobos State Reserve, Andrew Molera State Park, Julia Pfeiffer State Park, Big Sur 10/06 : Monterey / Yosemite - Mariposa Grove ou Inspiration Point 11/06 : Yosemite - Panorama Trail 12/06 : Yosemite / Mammoth Lakes - Bodie (en espérant que la Tioga Pass soit ouverte) 13/06 : Mammoth Lakes / Death Valley - Sand Dunes, Artist Drive, Badwater, Zabriskie Point (en fonction de la chaleur) 14/06 : Death Valley / Las Vegas - Repos 15/06 : Las Vegas - Red Rock Canyon 16/06 : Las Vegas / Grand Canyon - Hermits Rest Route, Grandview Point 17/06 : Grand Canyon / Monument Valley - Tour en hélicoptère au Grand Canyon le matin, Nuit au View 18/06 : Monument Valley / Moab - Tout en hélicoptère au dessus de Canyonlands en arrivant à Moab 19/06 : Moab - Dead Horse Point puis reste de la journée à Arches National Park 20/06 : Moab / Boulder (ou alentours) - Par la County Road à Notomb puis prise du Burr Trail, en fonction de la météo 21/06 : Boulder (ou alentours) / Page - Par Cannonville et son départ pour la Cottonwood Canyon Road (en espérant qu'elle soit ouverte avec la météo!) 22/06 : Page - Antelope Canyon, Horseshoe Bend (Non tiré au sort pour The Wave, CBS sera pour une autre fois) 23/06 : Page / Bryce Canyon - Reprise dans l'autre sens de la Cottonwood Canyon Road, Queens Garden Trail 24/06 : Bryce Canyon / Zion - Virgin Rivers Narrows 25/06 : Zion - Angels Landing 26/06 : Zion / Las Vegas / Londres

En écrivant tout cela, j'ai l'impression que cela fait beaucoup... peut être aussi car j'ai ajouté l'ensemble des points de vue et randonnées que je compte faire! Cela vous semble t'il vraiment "too much" ?

J'ai beaucoup de mal à intégrer la Cottonwood Canyon Road sans prendre le risque de rater Page (si la route est fermée à l'aller ou au retour, ca peut être problématique avec le détour par la route 89), avez vous une autre solution ?

En prenant la County Road suivi du Burr Trail, vais-je rater une part si intéressante que ca de la Scenic 12 ou aurai-je vu la partie la plus sympa ?

Voitures de location : Type Convertible de SFO à LV, Mustang à LV puis 4x2 ou 4x4 (en fonction des disponibilités) pour la boucle LV/LV

Merci d'avance de vos commentaires, j'espère que tout cela n'est pas trop "à la japonaise", mais il est tellement dur de faire des choix !

Quentin
Découvrir Halong différemment par transports locaux English translation pending
by Jeansellier · 2010-03-02 · 4 replies
Bonjour à tous ,

Dans un mois je serai de retour au Vietnam pour la troisiéme fois . J'ai eu un veritable coup de foudre pour ce pays lors de mes prmiers sejours .

Avant de retourner à Tam Coc/Hoa Lu , je vais enfin me rendre à la baie d'Halong celle que je baptise "maritime " mais j e n ai pas vraiment envie de joindre un tour organisé .

Voici mon idée : Depart matinal de Hanoi par train ou bus vers Haiphong . Apres midi consacré à visiter cette ville . Le lendemain depart pour Cat Ba ( ville pas formidable selon Larsay )et l'apres midi pour decouvrir la baie de Lan ha au SE de Cat Ba ( coin chouette sans grosse affluence ) le lendemain bateau public Cat Ba -Halong city à travers la baie le lendemain hydrofoil Halong- Dep (8h00 ) - Mong Cai ( arr 11h00 ) et retour meme jour de Mong Cai (dep 13H00 ) pour Halong à travers de Baie Tu Long et autres . J ai déjà voyagé en hydrofoil. Meme enfermé à l'interieur est-ce que ce trajet vaut le cout ? je pense qu'on ne gagne pas le grand large et qu'il se fait à travers les centaines d'ilots .

le lendemain bus + bateau : Halong- Cai Rong-Quan Lan ( ou trajet Halong -Quan Lan en bateau ) Une nuit sur Quan lan. Retour à Halong direct ou via Cai Rong et depart le lendemain soit vers Lang Son et Cao Bang ou retour sur Hanoi le meme jour pour gagner Hao Giang par la suite . ( Larsay si tu me lis , je vais te contacter en MP à ce sujet d'ici quelques jours )

Cdlt Jean
Périple sur la côte ouest des États-Unis du 8 septembre au 1er octobre English translation pending
by Fmichael · 2010-03-01 · 9 replies
Bonjour à tous,

Je sais que de telles questions reviennent souvent mais nous aimerions visiter la côte ouest des états-unis durant le mois de septembre, et j'aurais aimé quelques avis de gens plus expérimentés ! 😎

Donc nous partons du 8/09 au 01/10, et voici un premier jet de notre périple :

8-sept Bruxelles --> San francisco 9-sept San francisco 10-sept San francisco 11-sept San francisco 12-sept San francisco --> Mariposa 13-sept Mariposa (Yosemite, Bodie, Mammoth lakes) --> Arrêt à Bishop 14-sept Bishop (Près de la death valley) --> Stovepipe wells villages 15-sept Stovepipe village --> Las vegas 16-sept Las vegas 17-sept La vegas 18-sept Las vegas --> Arrêt près du Zion national park 19-sept Zion national park --> arrêt près du Bryce Canyon 20-sept Bryce --> Page 21-sept Page --> Monument valley --> Grand canyon 22-sept Grand canyon --> Las vegas 23-sept Las vegas 24-sept Las vegas 25-sept Las vegas --> Los angeles 26-sept Los angeles 27-sept Los angeles 28-sept Los angeles --> San diego 29-sept San diego 30-sept San diego 1-oct San diego --> Bruxelles

Qu'en pensez-vous ? Autant de jours à Las vegas, est-ce trop ?

On estime un budget de 2500€ / personne, c'est réalisable ou trop peu ? 😊

Merci d'avance pour tous vos conseils ! 🙂
Martinique: petites nouvelles du quotidien à partir du 1er mars 2010 English translation pending
by Madikéra · 2010-03-01 · 1063 replies
Bonjour,

Afin de rassembler toutes les informations pouvant être utiles, à un instant T, à nos amies et amis de passage en Madinina, j'ouvre ce sujet. J'y mettrai, avec l'aide d'autres j'espère, les éléments variants pouvant interférer dans le bon vécu d'un voyage ou expliquant certaines situations ponctuelles. Lorsqu'il y aura des points communs avec la Guadeloupe, je le signalerai.

Bonne prochaine venue dans nos îles.
Lodge en Equateur, Galapagos, que choisir? English translation pending
by Dominig · 2010-02-24 · 32 replies
On part à 4 ( méres et filles) en équateur en juillet prochain, donc beaucoup de questions: * aller au galapagos ou pas ( on est bretonnes dons la mer on connait) * ile de la plata ? Est ce bien ? * des bons plans plongée * si on choisit un lodge en oriente , lequel ??? on veut voir des choses sans déranger * un hotel à Quito On est du genre aventure et pas trop de touristes, tendance écolo mais pas butées (les meres ont la cinquantaine donc mollo quand meme)

Merci de votre aide
Voyage de quatre mois en Bolivie, au Pérou et en Équateur English translation pending
by Noregrets · 2010-02-21 · 9 replies
Bonjour tout le monde,

Premièrement, je vous remercie d'avance pour tous les renseignements que j'ai déjà pu trouver sur cette mine d'or ainsi que pour ceux que vous y posterez à l'avance. Je trouve cette passion du voyage que vous avez tous en commun, absolument magnifique.

Voilà, finissant bientôt 10 mois de service militaire, j'ai décidé de reprendre ma liberté en m'organisant un petit voyage bien mérité de 4 mois en Amérique du Sud. Je compte commencer mon périple en restant 2 mois à Cochabamba (mai, juin 2010), en Bolivie, non seulement pour y apprendre de bonnes bases d'espagnol, mais aussi pour m'acclimater à l'altitude et à la culture latine. Je voudrais donc savoir si quelques uns d'entre vous ont déjà séjourné dans cette ville et quels sont vos impressions, conseils, etc.. Comment est la vie là bas? Est-ce que l'un d'entre vous sera à Cochabamba en même temps que moi?

Mais ma plus grande appréhension concerne la suite du voyage. Mon but étant de rejoindre Quito fin août, il me reste 2 mois pour visiter le Pérou (juillet) et l'Equateur (août). Mais voilà, après avoir lu des dizaines de commentaires sur ce site, un guide sur l'Amérique du sud, des carnets de voyages, etc.. je me rends compte que je n'aurai évidemment pas le temps de tout faire et que je suis complètement perdu à trouver un réel itinéraire. Voici jusqu'où je suis "arrivé" à "ébaucher une ébauche d'une esquisse" de mon circuit:Cochabamba > La PazCombien de jours pour La Paz?2 jours au Lac Titicaca, Copacabana et Isla del Sol Lac Titicaca > Puno1 jour à PunoEst-ce que le canon de la colca et Arequipa valent le détour sachant que j'aimerais déjà faire le Trek du chemin de l'Inca? ou est-ce similaire?2 jours Cuzco4 jours Trek du chemin de l'IncaCuzco > LimaEst-ce que Lima vaut vraiment la peine? (je n'ai pas entendu que du bon à son sujet..)Et à partir de là c'est encore plus le meli-melo..

Est-ce que ca vaut le coup d'œil de faire le trajet de La Paz jusqu'en Équateur? Y-a-t il de beaux sites, villes où je devrais m'arrêter? ou vaut-il mieux prendre l'avion de La Paz jusqu'à Guayaquil en Équateur?

Un de mes autres souhaits serait de descendre le long d'une rivière pour passer quelques jours au fond de la jungle. J'ai lu qu'une belle expérience serait d'aller jusqu'à Iquitos au Pérou, une autre serait de descendre le Rio Napo en Équateur et d'autres au fil du Rio Mamoré en Bolivie.. Quelle serait la meilleure solution?

Je désirerais aussi faire la route de la mort mais j'ai appris dernièrement sur ce site qu'elle n'était plus que praticable à vélo. Est-ce que quelqu'un en sait davantage ou aurait une alternative?

Quant à l'Equateur, je ne me permettrai pas de vous faire mal à la tête avec un nouveau brouillon.. J'attends de faire une version un peu plus terre à terre pour vous en faire part.

J'aime m'arrêter de temps en temps durant mon voyage et Si vous connaissez de petits coins non touristiques ou l'expérience en vaut vraiment la peine, je suis prenant.

Je sais que mes questions ne sont, ni claires, ni mêmes ordonnées et je m'en excuse mais c'est la parfaite représentation de mon esprit sur ce voyage.. J'espère que vous pourrez peut-être m'aider ou me guider à ce sujet.. ou me renvoyer à d'autres sujets sur ce forum.

Je vous remercie infiniment pour le temps que vous mettez à disposition des novices comme moi-même..

Merci beaucoup

Chris..
Au pays de Kandy, le Sri Lanka English translation pending
by Genevois · 2010-02-19 · 46 replies
C’est fou comme certaines expériences inoubliables démarrent.

Octobre 2009, surfant au hasard, certainement plus pour tuer le temps ou s’évader sur des sites de voyages, voilà que mon attention est attirée par une fenêtre qui clignote sur le bas de mon écran. Srilankan Airlines propose des «hot seats» depuis Paris pour 470 Euros TTC. Le Sri Lanka. Voyons ... Ceylan, le thé, les éléphants, le tsunami, je ne connais pas vraiment grand chose de la larme de l’Inde. D’un seul coup, ma curiosité est éveillée et je trouve un but pour passer du temps devant mon écran. Photos, compte-rendus, avis de voyageurs, l’envie me prend. Le Sri Lanka. Oui, pourquoi pas. Petit passage vers la cuisine, où Dominique s’affaire. «Dis voir, si on pensait à nos prochaines vacances, surtout que les gosses ne viendront plus cette année...». «C’est pas un peu tôt, on vient de rentrer de Malaisie». «Oui, mais j’ai trouvé une super occasion à ne pas rater sur le net». «Où ?». «Le Sri Lanka».

Mardi 26 janvier 2010

Le départ pour Colombo n’est prévu que demain matin, mais pour assurer le coup, on décolle pour Paris cet après-midi. On passera la nuit proche de Roissy-CDG, à l’hôtel Comfort au Mesnil-Amelot. Hôtel fonctionnel, buffet le soir comme repas, rien à dire pour une nuit entre deux avions, surtout pour le forfait de 85 Euros TTC, lit et repas.

Mercredi 27 janvier 2010 et jeudi 28 janvier 2010

Re-buffet pour le petit-déjeuner, puis navette gratuite pour l’aéroport et le terminal 1 d’où décolle Srilankan. Vol à l’heure et notre A330 est plein pour une première escale à Milan. L’avion se vide en partie dans la ville italienne, je peux récupérer deux sièges pour un voyage d’une petite dizaine d’heures un peu plus confortable. Il est 4h. 30 du matin, les roues se posent sur la piste de l’aéroport de Colombo. Il y a la queue pour les formalités d’immigration. Les douaniers sont souriants, tampons dans nos passeports. Après avoir récupéré nos sacs à dos, nous voila dans le hall d’arrivée. Nous n’avons encore aucune Roupies (Rps) sur nous et nous cherchons un endroit pour en retirer. Pas d’ATM dans l’aéroport, mais plusieurs agences bancaires qui peuvent changer quelques Euros, toutes au même taux. Les employés de ces guichets attirent le touriste, mais avec le sourire, premiers contacts... Pour ceux qui veulent acheter une carte SIM srilankaise, il y a aussi un guichet de l’opérateur téléphonique local Dialog. Il nous reste du crédit sur notre carte suisse, nous pouvons être atteint, nous reportons cet achat.

Nous avions réservé par le net une chambre à la GH Dephani de Negombo, avec un pick-up à l’aéroport. Nous voyons notre nom sur une pancarte tenue par un homme. «Welcome to Sri Lanka». Encore un de ces sourires éclatants. La Dephani est à 25-30 minutes de trajet. 30 °, l’air est moite. Il fait encore nuit noire, les voitures, camions et tuk-tuk roulent parfois sans phare ou avec un éclairage limité. Sans parler des vélos, qu’on ne voit qu’au tout dernier moment. Malgré l’heure, nous avons une chambre (1800 Rps) où nous pouvons nous poser quelques heures. Un grand et bon lit, une moustiquaire, une douche et WC, ce sera parfait. Vers 10h00, nous émergeons et nous prenons notre premier thé, accompagné d’une assiette de fruits frais sur la terrasse où souffle un air marin bienfaiteur. Le ciel est bleu.

Nous descendons Lewis Road à pied pour partir à la découverte de Negombo. Les rues sont bordées d’échoppes, les vélos, scooters et motos, parfois à 2, 3 ou 4 passagers, sont majoritaires. C’est le dépaysement total et nous remarquons immédiatement que le niveau de vie est bien plus bas qu’en Malaisie ou en Thaïlande. Les filles nous sourient souvent, les chauffeurs de tuk-tuk nous sollicitent, mais sourires encore et toujours. Nous poussons jusqu’à la gare pour voir les horaires de train pour Colombo et nous y trouvons aussi un ATM qui nous permet de retirer de l’argent. Le distributeur nous donne des coupures de 1000 et 2000 Rps, qu’il est parfois difficile d’écouler. Il fait chaud, le Dieu soleil tape dur. Premier achat de fruits et aussi d’une bombe anti-moustique pour vaporiser notre moustiquaire. Notre premier rice and curry nous donnera un exemple du feu qui emporte la bouche. Si les légumes sont facilement mangeables, le curry de poulet ou de poisson brûle... C’est à la couleur qu’il faut se repérer. Plus c’est foncé, plus c’est fort.

Retour en tuk-tuk à la GH pour profiter de l’ombre des palmiers. En fin d’après-midi, alors que le soleil décline, nous sortons sur la plage et partons sur la droite nous balader. Des catamarans à voiles sont posés sur le sable, un couple venant de se marier vient faire des photos. Nous arrivons sur une petite digue, les Srilankais sont là, à profiter de la mer. Nous sommes les seuls occidentaux et les regards se tournent régulièrement vers nous. Sourires... Les jeunes filles cherchent facilement le contact, rires et bonne humeur, joie de vivre. Nous apprendrons par la suite que c’est une caractéristique du peuple srilankais. Nous profitons de ce joyeux spectacle jusqu’au magnifique coucher de soleil. Retour à la GH où notre repas du soir sera un peu décevant. Nous trouvons un cybercafé où nous pourrons nous brancher sur Skype pour appeler nos enfants restés en Suisse. Quasi tous les cybercafés de Negombo sont équipés de casque et de micro pour les utilisateurs de ce fabuleux programme. Un dernier jus de fruit et un lassi, puis ce sera le temps de se coucher.

Vendredi 29 janvier 2010

Lever vers 09h30, on récupère du voyage et du léger décalage horaire (4h. et demi). Petit déj’ à la Dephani et nous partons louer des vélos, à quelques dizaines de mètres sur la gauche en sortant sur Lewis Rd. 200 Rps la monture pour la journée. Vieux vélo, roues voilées, mais bien efficaces pour quadriller Negombo. Première étape : le marché aux poissons. Odeurs et spectacle garantis. Des pêcheurs sortent leurs barques de l’eau, le poisson sèche sur la plage, scènes de vies. Autre coin du marché, autres odeurs. La vente du poisson frais, principalement par des femmes.

Il y a bien un fort à Negombo, mais c’est aujourd’hui la prison du lieu. Des familles viennent y livrer de la nourriture à un proche détenu là. Petit repas en ville et au hasard des rues, je croise un cordonnier qui travaille à même le sol, à réparer de vieilles godasses qui chez nous auraient fini dans un container. Mes vieilles sandales en cuir commence à s’essouffler, mais je ne peux pas me résoudre à m’en séparer. Cela fait des années qu’elles voyagent avec moi, je leur offre donc une petite cure de jeunesse. 2-3 rajouts de bouts de cuir, consolidation des coutures, elles sont reparties pour quelques années. 200 Rps, service compris. Retour à la GH et petit moment de détente dans le jardin de Dephani où nous faisons la connaissance d’un couple de la région de Lille (Bencasto se sera reconnu...). Pas de chance pour eux, ils sont sur le départ. Echange d’impressions, d’expériences, de tuyaux, le courant passe, dommage que n'ayons pas eu le temps de prolonger ce sympathique moment.

Vers la fin de l’après-midi, retour sur les vélos pour retourner vers la digue, mais par la route cette fois. C’est jour de pleine lune et donc de fête au Sri Lanka et l’endroit est bondé. Le coucher de soleil approche, les gens se baignent, jouent au cricket, regardent la mer. Peu ou pas d’occidentaux dans le coin, pourtant quelques grands hôtels sont proches. Depuis notre arrivée, nous sommes frappés par la gentillesse des gens. Les sourires sont permanents, les Srilankais recherchent le contact, nous saluent, viennent voir les photos que nous prenons. Une chaleur d’accueil exceptionnelle. Après le coucher de soleil et quelques photos, nous achetons quelques délicieux beignets dans les stands ambulants sur la plage. Restitution des vélos et retour à la GH pour une bière bien fraîche, une Lion, brassée au Sri Lanka. Nous papotons encore quelques instants avec nos amis lillois. Un peu déçu du repas d’hier, nous changeons d’endroit pour le dîner. Nous avions conclu un arrangement avec le patron d’une gargotte un peu plus loin : 1500 Rps pour 8 crevettes de la taille d’une baleine, avec salade de légumes (chou, carotte, ananas) et pommes de terre à l’ail. Un enfer, tellement c’était bon. Nous testons aussi quelques frites, mais elles sont dorées à l’huile de coco, ce qui leur donne un goût assez bizarre. Petit détour dans un cybercafé, mais personne de nos connaissances n’est connecté sur Skype. Nous appelons néanmoins notre fils sur son portable, toujours via Skype, qualité et coût incroyables. La nuit sera pénible, il fait 31 ° dans la chambre et le ventilo ne nous rafraîchit guère.

Samedi 30 janvier 2010

Le ciel s’est couvert pendant la nuit, il fait quelques degrés en moins. Après le petit-déjeuner, direction la gare routière pour prendre un bus pour Kandy. Nous pensions utiliser le train via Colombo, mais c’est plus rapide et plus simple en bus. Nous sommes en avance, notre bus part à 10h00 et nous regardons le tohu-bohu de l’endroit. C’est un vrai bordel organisé. Le bus arrive, nous montons à l’arrière et c’est parti pour 4 heures de route (110 Rps). Les chauffeurs srilankais ont la réputation de conduire vite, c’est confirmé. Nous rencontrons un jeune couple de l’île de Ré qui voyage aussi sac à dos.

Arrivés sur Kandy, la circulation est intense et cela force dans tous les sens. Nous prenons un tuk-tuk qui va nous conduire à la Shangrila GH que j’avais appelée quelques jours avant notre départ de Suisse. Il n’y a que 4 chambres et je voulais vraiment résider là. La GH est au bout du lac, un peu en surplomb, à env. 20 minutes à pied de la ville. Nous y rencontrons un couple d’Israéliens qui finit un périple commencé en Inde. Et également leur guide, Raja, un garçon très sympathique qui va rapidement devenir un ami comme vous pourrez le lire plus loin. D’ailleurs, ses clients nous en disent le plus grand bien, sur ses compétences et sa gentillesse. Nous le vérifierons immédiatement lorsqu’il va nous proposer de nous emmener au temple de la Dent où il va assister à une cérémonie avec ses clients, puis à un spectacle de danses cinghalaises. Nous pourrons ainsi profiter de ses explications. Il refuse toute forme de paiement. Ce garçon a le contact facile et est d’une honnêteté irréprochable. D’ailleurs, si vous voulez qu’il vous organise un tour du Sri Lanka sur mesure, vous pouvez le joindre au 0094775323903 ou sur son e-mail nithy_raja@yahoo.com.

Bref, la visite du temple était très intéressante, avec plein de bouddhistes venus faire des offrandes. Quant aux danses, très touristiques et pas forcément indispensables, sauf peut-être la cérémonie du feu, lorsque les danseurs marchent sur les braises ou se passent des torches sur le corps ou dans la bouche ! Retour à la Shangrila où nous prendrons le repas en commun. Anoma, la si souriante cuisinière, nous a préparé un curry végétarien succulent, avec pour dessert, le curd, du lait de bufflonne caillé, à manger avec des rondelles de bananes. Un vrai délice. Les patrons, Kush et Nandana, sont absents mais devraient arriver demain. En soirée, la température est d’environ 22 °, plus rien à voir avec la moiteur de Negombo. Il fait bon rester sur la terrasse à boire un thé et lire un bon livre.

Dimanche 31 janvier 2010

Lever vers 08h00 pour dire au revoir à Raja et ses clients israéliens qui partent pour la région montagneuse. Echanges d’adresses, de téléphones. Ils feront un stop au jardin botanique et Raja propose de nous y emmener puisque de toute façon il y va. Nous ne sommes pas prêts et nous ne voulons pas stresser. D’ailleurs, notre refus sera l’occasion de faire une autre magnifique rencontre. Nous voyons donc partir nos amis, non sans que Raja nous ait fait des messages de recommandation pour notre périple à venir.

Le ciel est bleu, il y a de l’air, c’est l’idéal pour partir se balader. Anoma nous recommande un chauffeur de tuk-tuk qu’elle connaît. Chintah arrive avec son véhicule, tout souriant et timide. Nous pensons le garder toute la journée et nous lui demandons son prix. Il peine à nous le dire et il est presque gêné de nous dire 1000 Rps, tout compris toute la journée à notre convenance. Première étape : le jardin botanique. 3 heures de balade dans ce splendide parc où les couples d’amoureux viennent s’isoler au pied des arbres. Pudeur et contacts furtifs. Côte à côte ou enlacés, ils s’embrassent parfois rapidement, comme s’ils ne devaient pas être vus. Drôle et touchant. Une partie du parc est peuplée d’énormes chauves-souris, il y en a des centaines, voire des milliers.

A la sortie du parc, Chintah est là, pile à l’heure convenue. Un petit crochet par la gare routière pour acheter des fruits sur les étals du marché et Chintah nous conduit au grand Buddha qui surplombe la ville et qui offre une belle vue sur les environs. Rien de spécial si ce n’est profiter de la vue et de l’air. Nous partageons nos fruits avec Chintah et parlons de sa vie. Il n’est pas propriétaire de son tuk-tuk, il le loue 500 Rps par jour et doit le rentabiliser par ses transports. Parfois, il n’en fait pas et il perd de l’argent. Notre contact est facile et Chintah nous propose d’aller boire le thé chez lui, ajoutant que ce serait un honneur de nous accueillir dans sa demeure. Nous acceptons bien évidemment et nous voila partis sur les hauteurs de Kandy, là où les Occidentaux ne vont pas. Il vit dans une modeste maison, avec sa femme et ses trois enfants, dont le dernier a moins d’un mois. Il y a aussi d’autres membres de sa famille, car au Sri Lanka, les enfants vivent encore souvent avec leurs parents. Sa femme nous prépare le thé, nous amène des biscuits et nous visionnons les albums photos de son mariage et de ses enfants. On voit sa fierté dans ses yeux que des étrangers comme nous aient accepté de venir chez lui. Nous faisons quelques photos de sa famille et prenons son adresse e-mail pour les lui envoyer une fois de retour en Europe.

Nous repartons en ville et il nous pose devant un cybercafé. Nous allons consulter nos mails et appeler la maison. Nous demandons à Chintah de venir nous reprendre dans une heure. Comme tout à l’heure, il est ponctuel et nous reprend 60 minutes plus tard. Il nous ramène ensuite à la GH. Nous avions profité de son absence pour acheter 5 plaques de chocolat dans une échoppe et nous les lui remettons en cadeau pour sa famille et ses enfants. Il semble touché et nous remercie avec ses grands sourires. Nous le payons. Plus tard Anoma nous dira que 1000 Rps pour toute la journée à notre convenance est un prix très honnête. Au cas où, Chintah est atteignable au 077-782-37-40. Si vous l’utilisez, saluez-le pour nous.

Pour le repas du soir, Anoma nous prépare un curry de tofu frais. Nous participons à la confection des plats et cela semble l’amuser. Au final, curry de tofu, nouilles srilankaises, salade de concombres-oignons-tomates au lait de coco. Tous les pensionnaires sont partis, nous sommes seuls dans la GH. Les patrons sont toujours à Colombo et nous les avons eu au téléphone, ils arrivent en fin de soirée. Nous restons sur la terrasse, les manches longues se supportent. Kush et Nandana arrivent comme prévu en fin de soirée, nous faisons rapidement connaissance, surtout qu’ils parlent chacun un français parfait.

Lundi 1er février 2010

Après le repas du matin, nous descendons en ville avec le bus que l’on peut prendre en bas de la GH (6 Rps). Marchés, balades dans les rues, achats de fruits. Nous allons dans une boutique qui vend du thé et recevons plein d’explications très intéressantes sur les multiples types de thé. Nous revenons à la GH pour faire un sac que nous prendrons pour un petit périple dans le triangle culturel. L’autre sac restera à la Shangrila. Nous nous limiterons à 2 jours, car nous voulons passer plus de temps dans la région des montagnes. 3 semaines de périple, c’est court et il faut s’organiser.

Nous appelons Chintah et il nous conduit à la gare routière, pile devant le bus qui part pour Dambulla, d’où nous prendrons un autre bus pour Sigiriya. Nous prenons un bus climatisé et rapide (270 Rps). Un peu plus cher, mais direct. La conduite est une fois de plus sportive, ça fout parfois la trouille !! Dépassements, vitesse excessive, traversée des villages à fond, tout y passe. A Dambulla, un chauffeur de tuk-tuk très sympathique tente de nous convaincre de l’emprunter pour Sigiriya. Mais désolé, ce sera encore le bus. Pas rancunier, le chauffeur nous indique le bon bus (40 Rps) et nous souhaite un bon séjour dans la région.

Sur conseil de Raja, nous logerons à la Bananaa Rest, près du rocher. En demandant le bon endroit pour s’arrêter, un jeune étudiant nous dit qu’il habite à proximité et nous invite à partager un bout de chemin avec lui. Nous descendons donc avec lui à la bonne intersection et tout en discutant nous nous dirigeons vers notre lieu d’hébergement. Il nous indique la bonne voie et nous souhaite bon séjour. La GH est isolée au bout d’un chemin, en pleine nature. Il y a un long bâtiment avec des chambres simples et fonctionnelles et un nouvelle petite construction avec deux chambres neuves. 1500 Rps les anciennes et 2800 les nouvelles. Les anciennes iront très bien pour nous. Conséquence d’être en pleine nature : les moustiques. Heureusement, notre bombe anti-insectes nous suit partout. Nous vaporisons, inspectons la moustiquaire, deux fois plutôt qu’une. Je ne verrais pas un petit gecko qui passera donc la nuit en ma compagnie, sous la moustiquaire.

Nous mangeons sur place ce soir, avec un magnifique rice and curry et une présentation de plusieurs plats. 8 au total, tous excellents. Si les chambres sont basiques, la cuisine est délicieuse et nous nous régalons. La soirée sera faite de lecture et de parties de carte dans cet endroit bien calme.

Mardi 2 février 2010

Nous prenons le petit-déjeuner assez tôt, car la veille nous avons rencontré un guide qui logeait là avec son client tchèque (et quasi muet). Il nous a proposé de nous emmener au rocher de Sigiriya avec sa voiture, nous évitant l’attente du bus. Sympa. Comme Raja, il refuse toute forme de participation financière.

Arrivés sur le site, nous prenons le pass qui permet de combiner les entrées des différents sites du triangle culturel, vu que nous allons encore à Polonnaruwa (5750 Rps). L’accès au rocher traverse des jardins qui ont une vue imprenable sur le «rock», vue splendide pour des photos réussies, même si le ciel est plutôt gris ce matin. Puis, la montée commence par une série de marches et de terrasses. Nous arrivons au pied d’un escalier en colimaçon, grillagé par sécurité, qui monte une trentaine de mètres à pic dans la paroi. Il y a là de splendides fresques très bien conservées. Le chemin longe ensuite la roche, jusqu’aux pattes du Lion, d’où part l’ascension finale. Selon la légende, il y avait là un énorme lion de pierre avec un escalier en son sein afin d’atteindre le sommet où un palais avait été construit. Il n’en reste que les pattes et c’est un escalier en fer à flanc de rocher, à plusieurs dizaines de mètres au-dessus du vide, qui nous conduit en haut. Assez impressionnant pour ceux qui ont le vertige, mais jamais dangereux.

La vue sur les environs est splendide, mais malheureusement pour nous, le temps est brumeux et le ciel plutôt gris. Par contre, il y a de l’air qui sèche nos chemises trempées de sueur. Petite mise en garde : si les vendeurs de souvenirs au pied du rocher ne sont pas trop insistants, il n’en va pas de même avec ceux qui sont sur le parcours de la montée. Ils viennent carrément prendre le bras des gens qui empruntent la voie finale, sous prétexte de les aider dans la mont��e. Impossible de s’en défaire ensuite. A moins de lâcher quelques roupies bien sûr. En restant ferme, mais poli et souriant, nous réussissons à les éviter.

Après la descente, nous attendons sur le bord de la route le bus local qui nous ramène à Dambulla en 45 minutes (20 Rps). Il est presque midi et nous achetons quelques snacks (beignets de poulet, samosas, etc...) pour notre lunch. Direction les grottes de Dambulla, en tuk-tuk. Là aussi, il faut grimper toute une série de marches avant d’arriver à l’entrée du site. Tout au long de la montée, il y a aussi de nombreux vendeurs de souvenirs ou de fruits, plus ou moins collants. Et quelques infirmes qui tendent la main, phénomène assez peu fréquent finalement au Sri Lanka. Les tickets d’accès se prennent en bas, à côté du temple, à ne pas oublier, sinon on est bon pour redescendre...

Nous arrivons sur le site, il faut enlever ses chaussures et on peut les faire garder contre 20 Rps. Nous voyons des gens bourrer leurs sacs de leurs escarpins pour éviter de payer 20 Rps ...Ridicule. Il y a là 5 grottes avec des statues de Buddha, dans plusieurs positions, et des fresques magnifiques aux plafonds. Cette visite vaut vraiment la peine, même si le droit d’entrée n’est pas compris dans le pass pour le triangle culturel. L’endroit est superbement conservé. En redescendant, nous achetons des fruits, mais les singes nous guettent. Ils s‘approchent avec manifestement l’intention de nous piquer nos bouts d’ananas ! Ils essaient de nous sauter dessus et il faut les repousser, soit par des petits cris, soit avec les pieds. Mais attention, ils ont l’esprit rebelle ces macaques. Ils n’auront pas raison, les ananas sont trop bons ici.

Nous rejoignons Dambulla à pied, car non loin, nous avions repéré un cybercafé. Consultation des mails, appels avec Skype. Retour à la Bananaa Rest en bus pour une bonne douche tiède. Peu de GH sont équipées de l’eau chaude, mais franchement nous n’en n’avons pas besoin, vu la température extérieure. Cette adresse en pleine nature est vraiment relaxante avec sa verdure et ses chants d’oiseaux. En rajoutant la gentillesse et les sourires du personnel, nous sommes vraiment bien ici. Au menu du soir, curry de patate, nouilles et salade aux oignons.

Mercredi 3 février 2010

Lever assez tôt, nous partons pour Polonnawura. Après le petit-déjeuner, paiement de la facture, 5850 Rps pour les 2 nuits, tous les repas. On se répète, mais vraiment bonne adresse, excellent rapport qualité-prix, à l’écart du bruit et de la poussière. Nous marchons à peine 5 minutes pour rejoindre la route de Sigiriya et attraper un bus qui va sur Dambulla.

Dès notre arrivée, nous ne savons pas vraiment quel bus prendre. Ce sont les chauffeurs de tuk-tuk qui nous renseignent efficacement, notamment celui qui voulait m’embarquer le premier jour de notre arrivée, et qui vont jusqu’à bloquer un bus qui roulait déjà. Merci messieurs.

Connexion parfaite et 2 heures de trajet (133 Rps). Pendant le trajet, je converse en anglais avec mon voisin, Ranmal, qui m’apprend être révérend dans la région de Negombo. Nous parlons de notre société et il me sort une phrase étonnante au sujet des progrès technologiques : «Rappelez-vous au début de l’ère de la TV, les appareils étaient énormes et les hommes minces. Maintenant, ce sont les écrans qui sont minces et les hommes qui sont énormes. Nous devenons paresseux». A méditer. Echange de coordonnées, d’adresses e-mail, il veut nous inviter chez lui et nous demande de trouver le temps de nous y rendre. On verra. Il ajoute enseigner dans une école et qu’il veut nous présenter à sa classe.

A Polonnawura, le bus nous dépose juste devant l’entrée du site, mais nous avons encore notre sac à dos. Un tuk-tuk est là, devinant nos intentions car il nous demande si nous cherchons à louer un vélo. Mais oui mon brave. Il nous conduit un peu plus loin, chez un marchand de meubles en bois, qui nous louera les montures (400 Rps la journée) et chez qui nous pouvons laisser notre sac. Nous partons sur nos deux roues, les vestiges sont dans une forêt et c’est vraiment le meilleur moyen de les visiter. Le site ravira les passionnés d’archéologie, nous apprécions l’endroit, sans plus que cela.

Nous partons aussi sur la route qui longe le lac, à l’entrée de la ville à droite. Belles scènes de vie, des femmes lavent le linge dans le lac et le font sécher dans des champs, étirés dans l’herbe. Tous les gens que nous croisons nous saluent et nous sourient. Il nous arrive de nous arrêter pour converser un peu. Il fait chaud, plus d’ombre au bord du lac. Vers la Polonnaruwa Rest House, il y a encore quelques vestiges. Des familles srilankaises s’y sont arrêtées pour pique-niquer. Il y a là une importante colonie de singes (à faces noires), des Bear Monkeys, qui sont visiblement attirés par la nourriture. On y voit même des mères qui portent leurs petits sous leur ventre. Contrairement aux macaques, ces singes là ne sont pas agressifs du tout.

A la fin de notre tour, nous rendons nos vélos et évidemment, nous sommes sollicités pour acheter de l’artisanat en bois. Le patron a tout compris, il attire le touriste en louant des vélos et essaient ensuite de lui vendre ses produits, arguant qu’ils sont au moins 2 fois moins chers qu’à Colombo. Désolé, pas cette fois, ils ont l’air un peu contrarié, mais bon...Le même chauffeur de tuk-tuk nous ramène à la gare routière, distante de 4 km. On pourrait prendre le bus devant le magasin, mais avec de grandes chances de devoir rester debout. Nous en profitons pour tirer de l’argent à un ATM.

Notre bus est là et nous voilà partis pour 4 heures de route. Nous faisons un stop de 10 minutes à Dambulla et par la fenêtre du bus, j’aperçois toujours le même chauffeur de tuk-tuk. Décidément. Il court, traverse la route et vient me serrer la main, en me demandant si nous avons apprécié nos visites. Quelle gentillesse, alors que j’avais refusé sa course. On se quitte presque amis et en route pour Kandy. Peu avant d’arriver à la gare routière, j’appelle Chintah et il est là pour nous prendre en charge à notre arrivée. Il nous conduit à la Shangrila et refuse même le petit pourboire que nous voulions lui laisser pour sa disponibilité. Quelle classe cet homme là. Douche, repas toujours aussi succulent préparé par Anoma. Petit thé à l’air frais de la terrasse, on retrouve nos repaires.

Jeudi 4 février 2010

Après le petit-déjeuner sur la terrasse, nous descendons en ville, notamment pour voir le défilé organisé pour la fête nationale srilankaise qui tombe aujourd’hui. Le président fraichement élu est à Kandy pour les festivités et les mesures de sécurité sont impressionnantes. Il y a tellement de monde dans les rues qu’il est impossible d’approcher le cortège.

Achats de fruits et nous retournons à la GH, conduits par Chintah que nous avons appelé sur son portable. Nous suivrons les festivités à la télévision, costumes colorés, danses typiques, un vrai spectacle.

L’après-midi, Nandana nous emmène en voiture dans les montagnes environnantes. Nandana y a ouvert une seconde GH, qui sera un centre de méditation, domaine de prédilection de notre hôte. Il y aura trois chambres et une salle dévolue à la réflexion. La vue est époustouflante, l’air est frais et pur, l’endroit se prête bien à cette discipline. Son jardin est plein de plantes et de fruits : papayes, avocats, poivre... Après un thé, nous repartons sur les petites routes de montagne, dans des paysages grandioses, afin d’aller voir un temple qui se trouve au sommet d’une colline. 800 marches ... mais cet effort est récompensé par une vue extraordinaire à 360 °. Nous ôtons nos chaussures et profitons de l’air frais. Le temple est une petite dagoba blanche splendide. Nous restons un peu au sommet à profiter du panorama, puis nous redescendons les escaliers pour rentrer sur Kandy.

Petit arrêt pour un thé sur le bord de la route dans une petite gargotte locale. Une cahutte en bois où nous ne nous serions jamais arrêtés sans Nandana. Après le repas du soir, nous restons à discuter sur la terrasse de la Shangrila et à profiter de l’air un peu frais (22° env.). Cette étape de Kandy aura été fantastique, par la diversité de ce qu’il y a à voir ici, et surtout par nos rencontres : Chintah le chauffeur de tuk-tuk (atteignable au 077-782-37-40), Raja le guide, Anoma la cuisinière, Kush et Nandana nos hôtes si chaleureux. Merveilleux Sri Lanka...

Vendredi 5 février 2010

Lever tôt, notre train pour les montagnes part à 8h20. Petit-déjeuner. Anoma est déjà toute affairée, puis vient Kush pour la note que nous devons régler. 4 nuits, 4 repas, 4 petit-déjeuner, 7500 Rps ! Non seulement une excellente adresse, mais en plus des prix très doux.

Chintah est pile à l’heure pour nous emmener à la gare avec son tuk-tuk. Nous l’avions recommandé hier à un couple de Français qui logeait aussi à la Shangrila, apparemment ils se sont entendus. Cela lui fera du travail, il le mérite tant. Arrivés à la gare, il refuse une nouvelle fois notre pourboire avec pudeur, alors qu’il en aurait besoin. Nous n‘insistons pas trop pour ne pas le froisser. Il nous remercie pour notre gentillesse. Ne serait-ce pas à nous de le remercier pour cette chaleur humaine, ses sourires et son honnêteté, tant de valeurs qui font souvent défaut chez nous ? C’est le Sri Lanka. Des gens simples, souvent démunis, mais qui ont tant à offrir.

Il nous faut partir, nous prenons nos billets pour Hatton (110 Rps). Le train est à l’heure, mais part en retard ... La voie unique ne devait pas être libre. A peine 15 minutes de trajet et nous devons changer de convoi à Peradeniya Junction. Le train pour les montagnes arrive, il est déjà presque bondé, plus les gens de Kandy qui doivent monter. Visiblement, il se vend plus de tickets qu’il y a de places disponibles. Néanmoins, le hasard fait que nous nous retrouvons dans... le wagon restaurant. Nos 2 sacs posés par terre feront un bon siège et nous sommes moins serrés. Le train branle de partout, craque à chaque bosse. Il faut dire qu’il n’est pas de première jeunesse, loin de là. Rapidement, il commence à monter à travers les plantations de thé, traversant des paysages fantastiques. Pour une belle vue, il faut se tenir sur la droite du train. Des Srilankais engagent la discussion «Where are you from ?». Les échanges sont nombreux, comme les sourires et les regards.

Nous arrivons à Hatton et descendons du train. La plupart des touristes se rendaient à Ella. Notre destination est Dalhousie, au pied du mythique Adam’s Peak. Nous partons en ville en tuk-tuk, car nous voulons envoyer 1-2 mails avant de partir, aucun cybercafé ne se trouvant à Dalhousie. Nous trouvons de quoi informer nos proches et prenons ensuite un repas léger dans un petit resto attenant à la gare routière. Pas facile de trouver notre bus, très peu de gens parlent l’anglais et tous ceux à qui nous demandons notre chemin nous fournissent des infos contradictoires. Finalement, petit coup de chance, nous voyons un vieux bus Tata (la marque locale) avec l’inscription «Dalhousie» sur le pare-brise. Un petit signe de la main et nous voilà à l’intérieur. 60 Rps, la route serpente au milieu des plantations, paysages superbes. Evidemment, le chauffeur se croit dans un grand prix...

Dalhousie est un petit village qui n’offre aucun intérêt si ce n’est un joli point de vue, tout là haut, sur le sommet du pic d’Adam. Nous avons une chambre à la Punsisi GH, où Raja nous avait recommandés. Bon accueil, bonne chambre. La GH offre un package nuit-dinner-breakfast à 3500 Rps. Cher, mais nous sommes dans un haut lieu du tourisme ici. D’ailleurs toutes les GH semblent pleines. Nous partons nous balader dans le village. Des étals vendent une espèce de pâte de fruit, noire, au gingembre, de même que des bonnets, des gants, des polaires, des écharpes. Nous nous dirigeons vers le bas du village, vers le lit de la rivière. Des dizaines de Srilankais, hommes, femmes, enfants, se lavent dans l’eau fraîche de la rivière, à grands coups de savon. Les hommes en bermudas, les femmes le corps entouré d’un tissu léger, les enfants nus. Eclats de rire, sourires, belles photos. Certains se lavent le corps, d’autres les habits, d’autres encore les dents ... Nous y trempons les pieds, attirant les rires des locaux qui nous font signe qu’il faut nous tremper entièrement. Nous n’avons ni habits de rechange, ni serviette, belles excuses. Apparemment, il s’agit d’un rituel. Avant de grimper le pic, il faut se purifier dans l’eau de sa rivière. Nous voyons même une série de cabines-douches, installées sur les berges pour ceux qui ne veulent pas entrer dans la rivière. De là, nous voyons le sommet du pic et son sanctuaire, enfin quand les nuages veulent bien nous les dévoiler.

Nous retournons à la Punsisi où nous avons une grande chambre, une douche avec l’eau chaude, mais pas de moustiquaire. Nous sommes en altitude, les moustiques ne sont pas trop présents. Le repas est gargantuesque et excellent : 7 plats, sans compter le riz. Courge à l’ail, aubergines, curry de poulet, curry de patate, salade oignons-tomates, curry de lentilles (dal), haricots, on se régale. Petite balade digestive, mais pas de folie ce soir. Le réveil est programmé à 02h00 pour la montée à Adam’s Peak, que je ferai seul.

Samedi 6 février 2010

02h00. Le réveil sonne. Le sac est prêt. Un pull à capuche, un coupe-vent, de quoi boire et manger, l’appareil photo. Quelques échoppes sont encore ouvertes, mais il n’y a pas foule. La plupart des pèlerins sont partis plus tôt. La première demi-heure est pour se mettre dans le bain. Un chemin avec des marches, ça monte mais gentiment. Le plat de résistance arrive : les marches, pas toujours régulières, avec une pente parfois raide. Il faut le dire, c’est souvent rude. Mais les Srilankais le font parfois à pieds nus, ou avec des petits enfants dans les bras. Certains sont très âgés. Je rattrape assez vite des gens partis plus tôt et il commence à y avoir du monde sur le chemin. Il y a régulièrement des cahuttes qui vendent de quoi boire et à manger, pas besoin de se charger dans le sac. Le dernier bout est carrément raide, on n’en voit pas la fin. Des rambardes aident à soulager les cuisses, le chemin est éclairé tout du long.

Il est 5 heures, j’arrive au sommet. Il y a du monde autour du temple où il faut enlever ses chaussures. Le vent souffle, ma chemise en coton est trempée de sueur. Près de 3 heures de montée, ça fait transpirer. Je me change avec les effets que j’ai emportés et je mets mon coupe-vent. Vers 06h00, l’aube pointe. Quelle chance, pas un nuage. Le ciel prend des couleurs magnifiques avec les brumes au loin sur les montagnes environnantes. Pour les photos, il ne faut pas rester autour du temple. Des puissants projecteurs sont braqués dessus et il est impossible de les éviter, on les a en pleine face. Je redescends donc en haut de l’escalier d’accès et là, c’est parfait. Il y a plein de gens qui attendent l’arrivée du soleil, surtout des Srilankais, les touristes sont peu nombreux. Le soleil arrive, il illumine des paysages splendides, tout en réchauffant l’atmosphère. Je remonte au temple pour une série de photos et laisser le gros de la foule emprunter le sens de la descente. A l’opposé du soleil, Adam’s Peak projette l’ombre d‘un triangle parfait, impressionnant effet naturel.

La plupart des pèlerins ayant déjà entamé leur descente, la voie est maintenant moins encombrée. Je descends les escaliers en travers pur soulager mes genoux. La montée était rude, mais la descente casse... 09h30, j’arrive à la Punsisi, pour une bonne douche et un petit-déjeuner bien mérité. Dominique fréquente les toilettes depuis 05h00 du matin et souffre de crises et de spasmes intestinaux. Pourtant, nous avions mangé pareil, sauf un petit beignet hier midi à la gare routière de Hatton. Est-ce cela ?

Nous reprenons néanmoins le bus pour Hatton (60 Rps). Le paysage est vraiment exceptionnel, pour en profiter il faut s’asseoir sur la gauche, ce que nous avions fait par hasard. Le bus va directement à la gare, après s’être arrêté en ville. 40 minutes d’attente pour notre train qui va à Haputale (130 Rps). Sera-t-il à l’heure ? Les crises de Dominique s’espacent, l’Imodium lingual a fait son effet. Le train a finalement 35 minutes de retard. La ponctualité n’est pas forcément le fort des chemins de fer srilankais. Pas de wagon-restaurant, nous montons dans un wagon conventionnel, Dominique trouve une place assise, pas moi. Pour avoir de l’air, je m’installe sur le marche-pied. Il faut dire que le train n’avance pas vite, 35-40 km/h maximum. Nous faisons connaissance avec une famille locale dont 2 des 3 enfants nous regardent constamment. Regards, sourires... je leur fais des photos-portraits, ils sont magnifiques et rient de se voir dans l’appareil. Finalement, nous sommes les seuls Occidentaux du wagon. Regards, sourires...

Le paysage traverse d’abord les plantations de thé, puis des cultures maraichères. A mesure que Haputale approche, l’air devient vif. Il fait même froid et nous devons sortir nos pulls. Surprise, Raja est à la gare pour nous accueillir et il nous conduit à la Srilak View GH, dont il est un ancien employé. Nous avons une excellente chambre (la 7), avec une vue exceptionnelle sur la vallée devant nous. La nuit sera réparatrice, bien qu’un peu bruyante avec l’arrivée tardive d’un guide et de ses clients. Nous avons mangé avec Raja et il nous a concocté un petit programme pour les jours à venir. C’est un garçon merveilleux.

Dimanche 7 février 2010

Ce matin, Adam’s Peak se fait sentir dans les mollets qui sont deux blocs de béton... Il fait beau, nous commandons notre petit-déjeuner, mais nous nous le faisons servir sur notre petite terrasse, au soleil et à l’abri du vent. Petit moment de bonheur ...

En matinée, nous prenons un tuk-tuk qui va nous conduire au Lipton Seat, au sommet d’une montagne et au milieu d’une plantation de thé. Adam’s Peak étant bien présent dans mes muscles, nous choisissons l’option de monter en rickshaw et redescendre à pied. La route traverse des paysages fantastiques, comme dans toute cette partie du Sri Lanka. Nous avions déjà vu des plantations de thé l’an dernier en Malaisie, dans les Cameron Highlands, mais là, cela n’a rien à voir. Le tuk-tuk nous pose au pied d’un chemin en terre et repart. Nous marchons une petite demi-heure pour atteindre le sommet, au soleil et rafraichit par une petite brise. Nous sommes à près de 2000 mètres. Une fois en haut, le panorama est grandiose, toute la plaine est devant nous. Sans la brume, nous pourrions voir la mer, 80 km plus au sud, selon un homme qui nous fait causette. Pas un touriste, nous sommes seuls avec 2 ou 3 locaux venus passer du temps ici.

Nous redescendons ensuite à pied jusqu’à la Tea Factory du village, 90 minutes en marchant tranquille. Nous traversons le village, suivis par une horde de petits enfants qui nous guettent de leurs grands yeux noirs. Les plus hardis secouent la main pour nous dire bonjour. Pour revenir à Haputale, nous prenons un minibus qui descend les travailleurs dans la vallée. Un van Isuzu, 314 000 km au compteur, avec 12 places assises. 20 Rps le trajet. C’est dimanche, les villageois descendent dans la vallée. Au total, nous serons 28 dans le bus .... 3 sur le marche-pied, 5 devant (dont le conducteur quand même !), et 20 dans la cabine. Bien entendu, nous sommes les seuls Occidentaux. Je cède ma place assise à une petite mémé, et j’ai droit à un sourire édenté durant tout le voyage. Même ses yeux me disent merci.

Haputale a droit à son marché dominical, le long de la voie ferrée. Nous le parcourons, fruits, légumes, bic à brac, ustensiles, bref, on trouve un peu de tout, les gens nous saluent, nous apostrophent «where are you from ?» «Switzerland» «Ah Switzerland, cool country». Eh oui, vous ne croyez pas si bien dire, l’hiver est rude cette année chez nous. Là aussi, pas l’ombre d’un Blanc. C’est d’ailleurs pour cela que nous avions choisi de prendre quartier à Haputale. Tous les touristes rencontrés dans la région montagneuse allaient sur Ella, nous avions peur d’en voir trop. Ici, nous sommes vraiment plongés dans la vie locale. Il y a aussi beaucoup à faire depuis Haputale, en balades, en visites.

Dans l’après-midi, je m’offre une petite sieste sur le lit de la Srilak, fenêtre ouverte, le soleil réchauffant ma peau, une brise la berçant. Petite séance mails et appels depuis Skype dans un cybercafé. Il y en a deux à Haputale, un à côté de la gare et l’autre à la sortie du village direction Lipton Seat. Accueil très chaleureux des deux côtés. Nous optons pour le second, tenu par deux jeunes, qui ne ferment pas leur échoppe tant que nous sommes là, ce qui est bien pratique pour téléphoner vu le décalage horaire. Petit tour dans le village et les magasins, en attendant l’heure d’aller manger. Le vent souffle à nouveau, il fait frais. Haputale est à 1500 mètres. Plus de Raja, il a rejoint des clients ce matin et nous ne le verrons plus. Par contre, nous nous appellerons régulièrement.

Lundi 8 février 2010

Ce matin, lever à 04h30, le but du jour : Horton’s Plains. Raja connaissait un chauffeur qui nous ferait un bon prix pour nous y emmener (3500 Rps, certains demandent 4000). 05h00, départ munis de sandwichs préparés par la GH. Le site n’est qu’à une petite quarantaine de km, mais il nous faut 90 minutes pour y aller par des routes très sinueuses et mauvaises.

Nous arrivons alors que le soleil commence à pointer ses rayons. Le ciel prend des couleurs magnifiques. Nous payons les droits d’entrée (5100 Rps pour 2 et le taxi) et tout de suite nous apercevons de grosses biches et des cerfs, fiers de leurs grands bois. Ces animaux sont bien plus trapus que ceux que l’on peut voir chez nous. La balade à pied est facile, le chemin est bien tracé. Nous atteignons le point de World’s End, un splendide point de vue sur le bord d’une falaise abrupte, dont aucune barrière ne protège du vide. Les brumes qui dominent les montagnes environnantes nous permettent de faire de belles photos. Nous nous asseyons et mangeons nos sandwichs, profitant de ce spectacle naturel en silence.

C’est fou ce que le Sri Lanka peut être diversifié : sites culturels, montagnes, plantations de thé, réserves naturelles, plages, il y a tant à voir. Dans l’aéroplane, nous avions rencontré des gens qui n’y passaient qu’une semaine avant de filer aux Maldives. Plusieurs mois ne suffiraient pas à tout voir.

Le chemin fait une boucle et traverse aussi de endroits dégagés qui donnent des airs de savane à la balade. Nous voyons encore de petites chutes d’eau avant d’arriver à la fin. 10 km environ, 3 heures à un rythme tranquille, le tout à 2100 mètres d’altitude, un bon moment. Nous aurons vu quelques animaux, les biches et cerfs du débuts, des oiseaux, des singes et un écureuil géant dont le nom nous est inconnu. A notre départ vers 10h30, le parking est plein, le soleil tape et il n’y a plus d’animaux. La fraîcheur de la forêt les a rappelés.

Retour à Haputale et vient maintenant l’épisode Raja-Vijee. Raja nous avait confié connaître une fille depuis longtemps à Haputale, mais qu’il n’osait pas lui déclarer sa flamme, ce qui est apparemment plus compliqué au Sri Lanka qu’en Europe. Il nous avait demandé un coup de main pour essayer d’obtenir son numéro de portable. Nous montons donc tout un stratagème pour aller la voir là où elle travaille, prétextant que Dominique voulait acheter un saree et qu’elle avait besoin d’un conseil. Ne sachant à qui s’adresser, Raja nous avait donc conseiller d’aller la voir. Voici donc la version officielle...Nous la rencontrons sur son lieu de travail (une banque) et lui parlons de Raja comme d’un garçon extraordinaire (il fallait bien le vendre...) mais nul en matière de saree. Elle se dit prête à nous aider et cela tombe bien, son père a un magasin de tissu dans la ville voisine de Bandarawela. Mais pas moyen de lui extirper son numéro de portable, le patron de la banque écoute notre conversation, nous devons choisir nos mots. Nous la remercions, nous repasserons. Nous avions décidé de nous rendre de toute manière à Bandarawela pour trouver un cadeau à offrir à Raja pour tous les services qu’il nous avait rendus, nous rendrons donc visite au père de Vijee.

Bandarawela est une assez grande ville où on trouve de tout. Nous achèterons un livre relié en cuir, avec une belle couverture, que Raja pourra utiliser comme Guest Book pour ses clients, pratique très courante ici. Nous rendons visite au père de Vijee, réussissons à placer des louanges sur Raja et finissons par acheter une petite robe pour nos filles. Mais nous n’avons toujours pas le numéro de portable ! Retour à Haputale, en minibus 20 places, et dans lequel nous serons pas loin de 60... Rien que sur le marche-pied, il y a 4 personnes. Retour à la GH, tri des photos de la journée, petit jus de fruit frais sur la terrasse. La nuit sera bonne, excepté la mosquée voisine qui appelle à la prière à 05h00 du matin. Haputale compte 30 % de musulmans.

Mardi 9 février 2010

Lever vers 08h00, nous partons aujourd’hui direction le Sud et le parc de Yala. Raja connaissait un chauffeur qui peut nous emmener dans le parc. Il l’a appelé et l’a prévenu de notre arrivée. Il nous a aussi donné son nom, Sarath, et son numéro de téléphone à contacter dès notre arrivée à Tissa, la ville voisine du parc. Petit-déjeuner et moment de payer. 11’000 Rps, la chambre pour 3 nuits et tous les repas. Vraiment pas cher pour la qualité des prestations fournies ici.

Nous partons pour la gare, non sans avoir fait un détour par la banque de Vijee pour une dernière tentative. Nous la remercions pour l’adresse de son père et lui disons que nous avons pu y acheter de jolies robes pour nos filles. Nous louons une fois encore les qualités de Raja et tentons au dernier moment d’obtenir son numéro de portable pour un contact futur, qui sait ? Elle voudrait bien, mais elle n’a pas de portable ... Au moins, elle nous aura dit qu’elle n’a pas vu Raja depuis longtemps et que cela lui ferait plaisir de le revoir. Tout n’est pas perdu, nous transmettrons cette information importante à Raja ce soir en l’appelant.

Premier bus direction Wellawaya où nous devrons changer. Au début, le chauffeur semble calme, mais après une heure de route, il se déchaîne sur les petites routes pour une seconde heure sportive. A Wellawaya, petit tour dans le village et repas léger dans un resto local. Encore une fois, pas de Blanc dans le coin, où sont les touristes ? Du coup, le service est attentionné, on fait tout pour nous contenter, les autres clients nous dévisagent et nous sourient.

Deuxième bus, direction Tissa. Là encore, nous sommes les seuls étrangers, regards et sourires... Dominique a une place assise, mais je dois rester debout. Heureusement, la route est droite et le chauffeur roule correctement. Le bus nous dépose à une intersection à 6 km de Tissa et il nous faut prendre un dernier transport rejoindre la ville. Au total, Haputale-Tissa, 150 Rps par personne. En arrivant sur Tissa, alors que nous sommes à l’arrière du bus, nous voyons un homme conduire une vieille Land Rover nous faire des signes en suivant notre véhicule. Racolage d’un guide ? Mais non, c’est Sarath qui guettait notre arrivée. Nous actionnons la sonnette (une corde qui pend au plafond et qui fait sonner un petit carillon vers le chauffeur) pour stopper le bus et descendre.

Nous faisons sa connaissance et c’est un gars vraiment sympa. Il nous emmène à la Vikum Lodge, qui aurait été d’ailleurs notre choix vu les bons commentaires dans le LP. Chambre simple, moustiquaire et ventilo, douche et WC (1800 Rs), cela ira très bien. Nous y laissons nos sacs et partons avec Sarath qui veut nous faire découvrir les bords du lac qui borde Tissa. Vite un petit stop dans un internet café pour vérifier nos mails et appeler la maison. Sur les petites routes, nous voyons encore de ces énormes chauve-souris, des singes et des oiseaux magnifiques, dont des martin-pêcheurs. Sarath insiste pour nous emmener chez lui boire le thé. Bien sûr. Sa maison est très simple, la cuisine se fait au feu de bois. Il fait pousser son riz, quelques légumes. Nous faisons le tour du propriétaire. Apparemment, au Si Lanka, il y a toujours une pièce, à l’entrée de la maison, qui est soignée, carrelages, meubles, souvent télévision, c’est là que les invités doivent rester. On ne va pas dans les autres pièces qui sont juste fonctionnelles. Son épouse nous amène le thé et une succulente pâtisserie faite de sucre, gingembre, noix de coco et cannelle. Le père de Sarath, un vieil homme digne qui part mettre une chemise blanche à notre arrivée, se joint à nous. Séance photos avec toute la famille, nous les enverrons par e-mail via Raja.

Retour ensuite sur les bords du lac pour une balade à pied sur les berges. Le soleil se couche, le paysage est splendide, nous voyons quantité d’oiseaux. Nous revenons à la GH, assassinats de quelques moustiques gros comme des mouches, vaporisation à l’intérieur de notre moustiquaire. Il fait à nouveau bien chaud après la fraîcheur des montagnes. La Vikum Lodge possède un joli jardin pour se tenir à l’extérieur en sirotant une bière fraîche ou un jus de fruit. Puis vient le repas, un rice and curry végétarien magnifique. Nous discutons avec un couple d’Anglais qui ont fait le safari le matin même et qui ont vu 3 léopards à moins de 20 mètres, photos à l’appui ! Une dame suédoise qui est seule nous demande si elle pouvait se joindre à nous pour le safari du lendemain histoire de limiter ses coûts, j’appelle Sarath qui accepte et elle nous paie sa part. Au total 9000 Rps, divisés par 3 plus les droits d’entrée. Coucher assez tôt, le lever est programmé à 05h00. Fini le bon air des montagnes, il fait chaud...

Mercredi 10 février 2010

Encore un lever aux aurores, à 05h00. Sarath est pile à l’heure, nous montons dans la Jeep avec notre partenaire suédoise du jour. Le lever du soleil est magnifique sur les lacs autour de Tissa.

Arrivés à l’entrée du parc de Yala, nous payons nos droit d’entrée (5300 Rps pour 2) et pénétrons dans le parc. Un pisteur, employé du Parc, s’est joint à nous pour débusquer les animaux. Au début, plusieurs Jeep se suivent car il n’y a qu’une piste, mais rapidement les chemins s’écartent et on ne croise plus grand monde. Difficile de tout décrire, les pistes sont souvent défoncées, Sarath a une Jeep avec l’arrière ouvert et une bâche qui protège du soleil. On peut aussi se tenir debout et se tenir aux arceaux. Commencé à 06h00, notre safari se terminera vers 14h00. Nous aurons vu des buffles sauvages, des sangliers, des crocodiles, des biches et des cerfs, des varans, des mangoustes, des paons mâles et femelles, des oiseaux multicolores et bien sûr des éléphants, dont une imposante femelle et son petit, à moins de 10 mètres. Malheureusement, le Dieu du parc, le léopard, s’est fait désirer et ne nous a finalement pas fait honneur de sa présence. Il faut dire qu’ils ne sont qu’une trentaine dans le Parc et qu’il faut une sacrée dose de chance pour les apercevoir.

Pour les repas, nous avions emporté des sandwich depuis la Vikum pour le petit-déjeuner et la femme de Sarath avait préparé durant la nuit un succulent rice and curry que nous avons tous partagé. Nous sommes conscients d’avoir été gâté, l’effet Raja sans doute.

Nous avons mangé les deux fois sur une plage où en décembre 2004, 47 personnes avaient été emportées par une vague géante venue des côtes indonésiennes... Un mémorial rappelant le tsunami est d’ailleurs érigé là. Ce matin là, l’histoire dit que les touristes n’avaient aperçu aucun animal, situation incompréhensible pour les guides.

A la fin de notre périple, Sarath nous pose avec nos sacs à la gare routière, nous devons aller à Tangalle. J’achète un peu de chocolat que j’offre à notre guide pour qu’il le partage avec sa famille. Sarath m’avait expliqué qu’il y a environ 150 chauffeurs-guides qui vont dans le parc avec des touristes, mais que vu la faible fréquentation touristique de ces dernières années, il arrivait qu’il ne faisait aucune sortie pendant plusieurs jours, donc aucun revenu. A ceux qui veulent faire Yala, et cela vaut le coup, vous pouvez contacter Sarath au 077-711-41-72 ou au 047-571-20-46 (Mongoose Safari), c’est un bon gars.

Nous sautons dans notre bus direction Tangalle, nous allons aborder notre partie balnéaire qui va nous reposer un peu. Je l’ai dit, les chauffeurs srilankais sont tous fous, certains plus que d’autres. Celui là est un champion, c’est sûr ! Vitesse excessive, dépassements téméraires, toute la panoplie y passe. Fidèles à nos habitudes, nous avions laissé nos sacs à l’avant, à côté de Fangio, pour nous installer à l’arrière. Bizarrement, malgré tout, nous n’avons jamais vu un seul accident.

2 heures de route et 73 Rps plus tard, nous arrivons à la gare routière de Tangalle. Notre but est les bungalows de Séverine et Daya, mais ceux-ci ne seront libres qu’après-demain. Nous avions alors opté pour le Ganesh Garden, dont l’adresse figure dans le LP. Un tuk-tuk nous y conduit, c’est à 3 km de la ville en bord de plage. Petit ensemble de bungalows à deux étages, nous avons une chambre à 2500 Rps, tout confort, notamment un grand lit bien confortable. Le jardin de palmiers donne un air très tropical à l’endroit.

Avant de manger la baignade s’impose. Un employé nous voit nous diriger vers la plage et vient nous dire que l’endroit n’est pas idéal pour la baignade, en raison des forts courants et du fait qu’il y a dans l’eau des rochers que l’on ne voit pas, mais qui torturent les pieds. Par contre, il nous indique un endroit protégé par une barrière rocheuse, à 15 minutes à pied sur la gauche de la plage, que les locaux appelle la «piscine». Là, c’est sans danger et sableux. Effectivement, même s’il y a vagues et courants, on peut se baigner en toute sécurité à cet endroit. L’eau est bien chaude.

Après cette décontraction balnéaire, retour à la GH pour une bonne douche et départ pour le repas du soir. Le cuistot vient nous exhiber des langoustes, pêchées ce matin. Allez, un petit coup de folie : 2 demi-langoustes, 2 ! Après ce repas de choix, nous allons nous poser dans l’excellent lit de notre chambre, sans le souci de mettre le réveil pour le lendemain.

Jeudi 11 février 2010

Lever tranquillement vers les 09h30. Après un premier repas du matin, retour à la piscine pour une bonne dose de baignade dans l’Océan Indien. Je garde mon t-shirt, le souvenir d’une brûlure malaise est encore en mémoire. C’est vrai que les courants sont forts, il est parfois impossible de résister au retour de la vague qui tire vers le large. Des locaux viennent parler avec nous et nous confirment qu’il faut éviter de se baigner seul ailleurs que dans la piscine. Ils nous expliquent aussi que quand un courant t’emmène à quelques mètres du bord, il ne faut pas résister et essayer de revenir, il faut se laisser aller et prendre une vague suivante pour reprendre le courant dans le bon sens.

Nous prenons notre dose d’iode et de soleil jusqu’à 14h00 où nous revenons à la Ganesh pour une douche fraîche et un peu de farniente à l’ombre. Un tuk-tuk nous emmène à Tangalle faire un peu de shopping, des fruits bien sûr, et vérifier nos mails. Internet est notre seule connexion avec le monde que nous avons laissé derrière nous. Et encore, surtout pour rester en contact avec nos enfants. Notre vie européenne ne nous manque pas, nous avons bien déconnecté ici.

17h00, nous dégustons une magnifique papaye, mure à souhait, avec un filet de jus de lime. Le vent s’est levé, il fait bon aller se poser sur le bord de la plage pour lire. C’est souvent le cas en fin d’après-midi, après le coup d'assommoir du soleil de midi. Repas du soir au Ganesh avec des calamars frais du jour. Depuis hier nous remarquons une tablée de touristes russes qui claquent leur argent sans compter. Langoustes et poissons qu’ils ne finissent pas, bières (qu’ils finissent), même s’ils ont un comportement tout à fait correct, on sent cette différence. D’ailleurs, le personnel est aux petits soins pour eux et nous dédaignent un peu. C’est la première fois depuis le début de notre séjour que nous avons ce sentiment. Le vent est tombé, il fait chaud.

Vendredi 12 février 2010

Pas de stress, plus de stress. Lever tranquille, petit-déjeuner, nous devons libérer la chambre pour 10h30. Nous faisons donc nos sacs, que nous pourrons laisser à la réception le temps d’aller profiter de la piscine où nous rencontrons quelques Srilankais. Discussion sur la catastrophe du tsunami qui a aussi touché Tangalle. Notre interlocuteur nous dit que l’eau est entrée à plus de 1,5 km à l’intérieur des terres. Heureusement que cela ne s’est pas produit de nuit, le bilan aurait été bien plus lourd, toutes les maisons ont été inondées complètement.

Vers 13h00, retour au Ganesh, paiement de notre note, on prend les sacs et on part chez Séverine. Heureux hasard, ses bungalows sont à 10 minutes à pied, à côté de l’Ibis GH ! Nous avions connu Séverine via le site Voyageforum.com et par message privé, elle m’avait expliqué tenir cet endroit. Nous avions donc prévu d’y passer quelques jours. Nous ne savons pas encore si nous pourrons la rencontrer, elle a accouché hier de son premier fils !!!

Sur place, nous sommes accueillis par sa mère qui a fait le déplacement depuis la Suisse pour l’aider avec l’arrivée du nouveau-né. Les bungalows sont neufs et splendides. Grand et bon lit, beaux meubles, belle salle de bains, grande terrasse, nous serons bien là. Le jardin de jeunes palmiers et plantes complète le tableau. Bref, un vrai paradis.

Après une douche, nous partons à pied sur Tangalle acheter des fruits, vérifier nos mails et prendre de l’argent à un ATM. Retour en tuk-tuk, Séverine ne rentrera pas ce soir de l’hôpital de Matara où elle se trouve, son fils pourrait avoir la jaunisse. Nous dégustons une bonne papaye, une habitude maintenant, que nous venons d’acheter au marché aux fruits. Quelle délice. Le soleil se couche, le ciel prend des couleurs orangées, on contemple.

La plage n’est pas non plus idéale pour la baignade juste devant les bungalows, à cause des rochers. Mais en se déplaçant 10 minutes à pied sur la droite, le sable fait son retour. Le repas du soir sera pris à l’Ibis GH voisine, tenue par Ranjit, le frère de Daya, lui-même mari de Séverine. Au menu : un buffet à volonté de rice and curry, toujours aussi bon. Peu d’air, il fait chaud en soirée. Heureusement, les bungalows sont équipés d’un puissant ventilateur, et silencieux en plus.

Samedi 13 février 2010

Départ pour une journée de farniente. Après le petit-déjeuner, nous prenons la route direction Tangalle et nous nous posons devant le King Fisher Restaurant où la plage est sablonneuse. Quelques grosses vagues ce matin, ça secoue pas mal. Si on est pris dans un rouleau, on ne contrôle plus vraiment la situation et on peut se faire mal. Pour nager, il suffit de passer la barre où cassent les vagues et c’est plus tranquille. Assiette de fruits pour le lunch au King Fisher. Vers 16h00, nous avons eu notre dose d’iode et de soleil et retour au bungalow. Incroyable, il n’y a presque personne sur les étendues de plage de Tangalle. Alors qu’il paraît que Mirissa est surpeuplée. Repos à l’ombre des cocotiers, température idéale vu la brise marine. Le soir, grillade de barracuda à l’Ibis et petit tour sur la plage à regarder le ciel étoilé et la voûte céleste... loin du stress européen.

Dimanche 14 février 2010

Encore une journée à ne rien faire, on y prend goût. Seule incartade au programme, un tour au marché dominical de Tangalle. Fruits, légumes, quelques habits, le tout sous des bâches qui assurent une ambiance de sauna ! Encore une fois, pas l’ombre d’un touriste. Du coup, nous sommes la cible des regards et des sourires.

Retour à notre coin de paradis et Séverine est enfin rentrée de l’hôpital. Nous faisons connaissance aussi de son mari Daya, leur offrons un petit présent pour le nouveau-né. Discussion autour de la vie srilankaise vue à travers les yeux d’une Occidentale. Son fils n’a pas encore de prénom, car comme le veut la coutume, il faut d’abord aller voir un astrologue qui suggérera celui à donner. Bien sûr, on peut en changer, mais il est de bon ton de garder les mêmes lettres choisies par l’astrologue et d’en composer un prénom avec.

Baignades, soleil, nous profitons de nos derniers instants à Tangalle, car demain nous partons. Notre ami Ranmal, le révérend rencontré dans un bus, veut absolument nous accueillir chez lui et nous devons le rencontrer demain soir dans la région entre Colombo et Negombo. Nous avons convenu d’un rendez-vous à Kandana, sur la route de Negombo. Dernier repas du soir à l’Ibis, dernière nuit à s’endormir avec le bruit des vagues. Nul doute que Séverine et Daya connaitront du succès avec leur petite GH. Un peu plus chère, 3000 Rps, mais vraiment agréable pour se relaxer et profiter du temps qui passe.

Lundi 15 février 2010

Il nous faut partir ce matin, dur d’abandonner un tel endroit. Ce coin était magique. Après le petit-déjeuner, nous prenons nos sacs et direction la gare routière pour rejoindre Matara en bus (40 Rps).

Nous tombons sur un bus local qui passe par l’arrière-pays et nous traversons des villages où les touristes ne vont pas. Puis, le bus rejoint la côte pour arriver à Matara. La région entre Tangalle et Matara est parsemée de petites plages et criques tranquilles. On peut s’y rendre en bus, puisqu’il suffit de signaler sa volonté de descendre pour que le bus s’arrête.

A Matara, il y a une énorme plage de sable juste devant la gare routière. Nous prenons un tuk-tuk pour nous conduire à la gare ferroviaire où nous prendrons le train pour Colombo (230 Rps en 2ème classe). Avant de monter dans les wagons, nous achetons notre repas de midi. Un gros pot de Curd. Le Curd est du lait caillé de bufflonne, une sorte de fromage frais ou de yaourt nature, au goût un peu plus prononcé, que l’on mange arrosé de miel liquide ou de rondelles de banane. C’est délicieux, mais on n’en trouve pas partout. Présenté dans des plats en terre cuite, ceux ayant une feuille de papier journal qui les recouvre proviennent de fermes artisanales, alors que ceux qui ont une feuille imprimée sont issus de production industrielle. Il paraît que les premiers sont bien meilleurs... En tous les cas aucune hésitation à avoir, c’est délicieux, même si au début cela nous a surpris que cela ne soit pas conservé au frais.

A Matara, le train est quasi vide, mais au fur et à mesure des gares, les wagons se remplissent et à Galle, le train est plein. Peu après Hikkaduwa, nous sentons une forte odeur de plastique brûlé. Nous regardons par la fenêtre, une forte fumée s’échappe de la locomotive. Le train s’arrête sur la voie unique. Le conducteur descend, téléphone avec son portable et après 15 minutes d’arrêt, le convoi se remet en marche ... mais dans l’autre sens ! En direction de Galle et à la vitesse du pas. En fait, nous allons nous stationner sur une voie de garage pour décocher la locomotive défectueuse. Attente d’environ une heure, le temps qu’une nouvelle locomotive arrive. Le seul passager content de cette panne est ce vendeur de noix de coco, qui a écoulé tout son stock pour les gens se désaltèrent du jus des fruits.

Une heure de retard donc à Colombo où il fait nuit lorsque nous arrivons. Nous esquivons les incessantes attaques des chauffeurs de tuk-tuk et nous appelons Ranmal depuis une petite échoppe pour les appels locaux. Il nous dit où descendre et nous demande de le rappeler lorsque nous serons à l’endroit convenu. Nous trouvons facilement la gare routière qui est à 10 minutes à pied de la gare, sur la droite en sortant du bâtiment. Sur place, c’est la ruche, où trouver notre bus pour Negombo ? Un préposé nous renseigne sur le bon bus à prendre, le 240, mais après avoir dû répondre à la sempiternelle question «where are you from ?» !

Nous descendons à Kandana (23 Rps) et appelons Ranmal pour lui dire que nous sommes sur place. Une vingtaine de minutes plus tard, nous voyons une Mini Cooper, version Buggy ras du sol, débouler avec notre Ranmal en soutane au volant ! Nous montons dans le véhicule avec nos sacs et partons vers des petites routes de campagne sans éclairage. Un moment, un doute nous prend, nous partons Dieu sait où, avec une personne que nous ne connaissons pas et personne ne sait où nous sommes. Mauvais réflexe occidental ... vu que ce genre d’hospitalité n’a pas cours chez nous.

Nous arrivons dans le village de Uswetakeiyawa où Ranmal s’occupe de la l’église Ste-Marie. Nous rentrons dans les dépendances de l’église, nous voilà rassurés. Ranmal nous montre sa chambre et nous explique qu’il nous la laisse le temps de notre séjour. Un grand lit, une moustiquaire, une douche et des toilettes, bref une petite GH version catholique. Nous nous douchons, le repas du soir sera pris dans sa famille qui habite à une quinzaine de minutes de là.

Nous prenons la Buggy et partons sur les petites routes. Chez lui, nous retrouvons sa soeur, Nangi, qui l’accompagnait lors de notre rencontre dans le bus, et sa mère qui ne parle que le cinghalais. Au menu ... 3 petites langoustes, du riz, des légumes, du dal, des fruits, il y a à manger pour 10 ! Nous sommes gênés devant tant de générosité. Discussion sur nos sociétés respectives, Ranmal est un homme d’église très cultivé et avec un grand sens de la vie. Nangi est timide et ne dit rien. Après ce festin, retour à l’église pour la nuit.

Mardi 16 février 2010

Lever vers 07h15 et nous allons voir une petite école maternelle adjacente à l’église. C’est une soeur âgée qui fait l’accueil des élèves, mais ce sont 2 maitresses qui font les cours et préparent les bambins à la vraie école. Comme dans tout le Sri Lanka, les enfants portent un uniforme. Séances photos dans la classe, discussions avec les maitresses.

Retour à l’église pour le petit-déjeuner qui nous est servi par des «serviteurs» d’origine tamoule. Nous allons ensuite à l’école où enseigne Ranmal, toujours en buggy. Notre arrivée fait sensation, le père Ranmal en soutane au volant d’une voiture de sport ! Les élèves qui nous voient arriver sont hilares. Nous sommes présentés au père principal, responsable des lieux. L’école est grande et répartie en des classes d’une quarantaine d’élèves, tous les niveaux étant représentés. Nous faisons le tour des lieux, entrant dans certaines classes, notamment chez les petits où nous avons droit à des chants. Le père principal nous explique que ses élèves sont principalement issus de familles de pêcheurs locaux et que certains sont si pauvres qu’ils peinent à acheter des chaussures à leurs enfants ou à leur fournir 3 repas par jour. Le père essaie avec ses maigres moyens de combler à ses manques, mais il ne reçoit aucune aide particulière de l’Etat. Parfois, il achète des chaussures lui-même ou prépare des pique-nique qu’il offre aux plus pauvres.Les revenus de l’école proviennent donc des dons et autres donations faites, notamment à l’église.

Le respect est grand chez les élèves et ceux-ci saluent le père principal et Ranmal lorsqu’ils les croisent. Nous apprenons que l’école obtient de très bons résultats scolaires et que le sport a été instauré comme discipline obligatoire. Cricket, volleyball, basketball, athlétisme, le sport sert aussi d’échappatoire pour oublier les soucis quotidiens chez les plus démunis. Ranmal nous explique qu’avec plus de moyens, ils pourraient faire encore plus notamment pour les plus défavorisés des élèves. Ce soir, nous ferons un modeste don à la hauteur de nos moyens et de la décence pour contribuer à l’action des pères dans cette partie du Sri Lanka.

Un tuk-tuk nous ramène sur l’axe Colombo-Negombo où nous prendrons un bus pour la capitale. Nous nous contentons des quartiers du Fort et de Pettah, autour de la gare. Pire qu’une fourmilière, klaxons, pollution, foule compacte, sollicitations des tuk-tuk et des vendeurs, ajoutés à la chaleur lourde, c’est vite usant.

En fin d’après-midi, le ciel se couvre et nous avons droit à notre seule averse de ces trois dernières semaines. Pour nous dire au revoir ? Retour à l’église en bus et en tuk-tuk pour préparer nos sacs, faire un brin de toilette avant notre dernier repas chez Ranmal et les siens. Et re-festin : toujours des langoustes, nouilles, légumes, dal, saucisses, beignets de crevettes, il y a beaucoup trop. Ranmal s’étonne d’ailleurs que nous ne mangions pas plus.

Vers 22h00, retour à l’église pour les derniers préparatifs. A minuit pile, un ami de la famille qui a un van vient nous chercher pour nous conduire à l’aéroport, sans vouloir être rétribué d’une quelconque manière. En route, nous chargeons la soeur de Ranmal, Nangi, le jeune frère de Ranmal qui a 13 ans, sa mère, tous vont nous accompagner à l’aéroport, malgré l’heure tardive. Accolades, embrassades, nous nous quittons comme des amis. L’attente est longue jusqu’au décollage prévu à 03h30.

11 heures de vol, à se remémorer ce fabuleux périple srilankais. Tant de rencontres, Chintah le conducteur de tuk-tuk, Raja le guide-organisateur, Ranmal le révérend et sa famille, Nandana et Kush tenanciers de la Shangrila, Sarath le safari-man, Séverine et Daya jeunes parents, et tous ces inconnus croisés au hasard d’un train, d’un bus, d’un restaurant ou plus simplement dans la rue. Tous ont étalé leur joie de vivre, par leurs sourires, leur hospitalité, leur confiance et pour certains leur amitié. Mais finalement, une si belle île se devait d’avoir un peuple à la hauteur de sa beauté naturelle. C’est le peuple srilankais.

Merci, tout simplement.
Logement chez l'habitant dans l'Ouest américain? English translation pending
by Nayelis · 2010-02-18 · 52 replies
Bonjour, J'aimerais savoir si certains d'entre vous on déja réussi à être hebergés chez un inconnu pour une nuit ou 2 lors d'un périple dans l'ouest ou ailleurs aux USA (sans tomber sur un serial psychopathe)? Sans faire appel a du couchsurfing ou autre, juste en frappant au hasard aux portes de maisons dans l'espoir de trouver un endroit où dormir, dans un lieu où vous n'auriez pas trouvé de chambre dispo, ou juste pour le "fun" et le goût des rencontres...Un peu comme le type de l'émission "j'irai dormir chez vous" qui tape joyeusement l'incruste lors de ses voyages à travers le monde. C'est une question un peu curieuse, mais je me demandais si généralement le sens de l'hospitalité des américains était prononcé au point d'accueillir un ou 2 étrangers chez eux à "l'arrache"...et si la "french touch" parvient encore à séduire outre atlantique... 😎
Je viens de rentrer de Fuerteventura (îles Canaries) English translation pending
by Gregory74 · 2010-02-15 · 15 replies
j'ai passé une semaine de vacance à Fuerteventura du 6 février au 13 février 2010. Et bien quel bonheur! c'est un gros coup de coeur! c'est superbe, sauvage et j'ai trouvé le paysage très différent d'un endroit à un autre. on a fait beaucoup de visite, village typique, plage superbe sable noir ou blanc. on a eu chaud avec meme une pointe à 32 degrés à l'ombre gràce au vent chaud la calima venu du sahara! c'est vraiment superbe et je vous le conseille si vous chercher du dépaysement! j'ai hate d'y retourner, c'est vraiment un très gros coup de coeur!!! Si vous avez des questions?
Faire la croisière Néfertiti en Égypte? English translation pending
by Chantaletguy · 2010-02-15 · 35 replies
nous partons le 27/03 pour la croisiere nefertiti avec marmara ( le Caire + le nil); avez vous fait cette croisiere? avez vous des conseils des commentaires, vos idées et infos seront les bienvenues merci
Casse-tête de circuit à travers l'Amerique Latine pendant un an English translation pending
by Giofymr · 2010-02-14 · 12 replies
Avis aux connaisseurs de l'Amerique du Sud.

Je debarque en Argentine la semaine prochaine. Un an plus tard je dois etre au niveau de la Guadeloupe.

Quel parcours me suggerez-vous sachant que : - je ne souhaite pas prendre l'avion - je dois etre au bresil au mois de juin, et je compte aller au nord-est du Bresil a Fortaleza - je ne compte pas passer plus d'un mois par pays, sauf au Bresil peut-etre deux - mes priorites sont le Bresil, le Perou, la Bolivie, la Colombie, le Mexique, Cuba

Le Chili vaut-il la peine ? Y-a-t-il possibilite de faire par exemple Argentine-Chili-Bolivie-Paraguay en 3 mois de mars a mai, puis rejoindre le Bresil, puis repasser au Perou en se tapant la transamazonienne en bus ? est-ce du suicide ? Ou bien vaut-il mieux que je longe la cote bresilienne, rejoigne la Guyane, puis fasse Venezuela, Colombie, et parte en Amerique Centrale ? cad dire en faisant l'impasse sur le Perou ? est-ce facile de passer du Bresil en Guyane sans prendre l'avion ?

Bref vous voyez, je me torture, aidez-moi svp 🙂

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