Search VoyageForum
FR
Islande en avril 2017 (4x4) English translation pending
by VK216 · 2016-04-04 · 2 replies
Bonjour à tous !

Nous envisageons de partir en autotour en Islande entre le 15 et le 30 avril 2017. Type de voiture 4*4. Nous hésitons entre deux solutions :

Faire le tour de l’île par la route 1 en 10 jours (On voyage souvent assez speed, bref les km ne font pas peur, et en plus c’est pas grand !)

Rester sur le sud et l’Ouest, qui, d’après nos visites sur le forum, sont les lieux à privilégier.

Nos interrogations se portent sur le climat, genre fin avril, le Nord, c’est jouable ? On est très photo paysages, quelques ballades mais pas non plus des randos de 8 h. Bref, les jours au Nord sont-ils « rentables » ou mieux vaut explorer mieux Sud et Ouest ?

Merci pour vos réponses !!!!!!!!!!!!!
3 jours à Bohol English translation pending
by RPa · 2016-03-30 · 28 replies
Bonjour, il est possible que je passe 3 jours à Bohol fin avril. L'idée étant de me faire une première opinion de l'île, plutôt côté terre (pour y passer plus de temps dans le cas où je reviendrais aux Philippines plonger dans les Visayas). Pour la plongée et le snorkeling cette fois ci ce sera déjà fait à Coron et Palawan.

Arrivée à Cebu en vol direct de Purto Princessa le jour 1. Transfert à Bohol. Jour 2, 3 et 4: louer un scoot, aller à Chocolate Hills, voir quelques tarsiers... Jour 5: Transfert Cebu

Questions (avant les question je précise que je sais que trois jours c'est court...:) ) -à quel endroit prendre une GH? -les déplacements en scoot ne sont pas trop compliqués (états des routes, signalisation, etc)? -avez vous des bons plans pour les scoots?

Autres commentaires bienvenus (je suis toujours conscient que trois jours c'est court...)
Bordeaux - Istanbul à vélo, hébergement Italie, Croatie, Bulgarie, Roumanie English translation pending
by Annelddv · 2016-03-16 · 3 replies
Nous partons (à 3) le 1er juin pour Istanbul en vélo, depuis bordeaux et nous sommes à la recherche de bons plans en terme d’hébergement en Italie , Croatie, Bulgarie , Roumanie, ainsi que de conseils sur des tracés praticables ou à éviter...merci pour tous ces précieux renseignements! je précise que nous ne sommes pas "débutants" (bordeaux-cap nord pour 2 d'entre nous en 2011 et Besançon -Budapest en 2013), mais nous avons entre 51 et 58 ans , pas trop fanés , mais plus 20 ans!!
Itinéraires de l'Ain au Sud en passant par l'Ardèche English translation pending
by Lanastasia · 2016-02-29 · 8 replies
Bonjour je me tourne vers vous car besoin de quelques conseils Voilà je pars ac mon amie cette été sur 2 à 3 semaine en tandem (ou vélo traditionnelle ) nous partons d amberieu en bugey (01) pour s orienter vers le sud (idée de départ camargue mais peut être Toulon ou bezier....rien de certains pour l instant ) Je voudrais évité tout ce qui est viarhona du moins le plus possible.... J envisage de partir par l isle d abeau et avant montelimard bifurquer vers privas passer par les gorge de l ardeche étape proche des gorges pour pq pas quelques jours et après je suis un peu dans le flou suivant le point d arrivé au bord de la mer.....Toulon vous me conseilleriez quoi ? Et aussi pour le retour car nous ne ferions pas qu un aller mais un aller retour sachant que je ne veux bien sûr pas reprendre le même chemin qu a l allé! Et aussi mon amie n est pas très à l aise en bosse et comme on a un tandem je trinque aussi du coup donc pas d itinéraire par les alpe.....même si une remonter par la route Napoléon me ferai rêvé....si vous avez des tracé gpx des conseils je suis preneur

Merci d avance pour votre temp et vos conseil Sportivement jerome
Bali, Nusa en septembre English translation pending
by Nenette44 · 2016-02-22 · 8 replies
Bonjour je souhaite aller à Bali en septembre Nusa dua J aimerais avoir le plus d infos possible et savoir où faire de la plonger les plus belles plages où sortir un peu pour faire une soiree fête avec des jeunes de 19 ans est ce qu on est loin de tout à Nusa dua ou quoi ??? Pour às t on aller passer une journée à lombok ? Ou manger dans des bons petits restos ? Je prends toutes sortes d infos merci beaucoup d avance en septembre la meteo bien ou pas bien ????
Retour sur nos 3 semaines Sud Californie & Sud Arizona English translation pending
by Allooo · 2016-02-09 · 16 replies
Bonjour à tous,

Voici avec un peu de retard, un aperçu du merveilleux voyage que nous avons fait en décembre 2015. Résumé: Au programme... jolies routes, randos, golf, visites, montagnes, parcs, etc...

Départ de Montréal vers LA 12 déc 2015 ... retour LA vers MTL 02 janvier 2016. Itineraire semi-établi, flexible au fur et à mesure. Nous optons pour 2 séjours de 7 & 8 nuits afin de pouvoir rayonner et revenir coucher "à la maison" sans constamment être ds nos bagages... on s'envole...

12 déc: Arrivée à LAX (un peu fatiguée car mon party de bureau était la veille 🏴‍☠️), shuttle vers Thrifty pour récupérer la voiture de location, bien sûr, ils essaient de nous vendre leurs assurances mais mon conjoint refuse très poliment. On a le choix dans le vaste stationnement, on opte pour le Hyundai Santa Fe (ayant un CX5 à la maison, Dan disait qu'il ne se sentirait pas en vacances avec la même auto, lol). Go, en route vers l'Ouest pour aller jeter un coup d'oeil aux alentours de Santa Monica. Nous avons par choix contourné la ville comme tel. Arrivés à Santa Monica, ballade sur le bord de la plage, les environs sont très charmants, on se voit bien séjourner dans ce secteur qq jours lors d'un voyage ultérieur. La circulation est tellement dense, de Marina Del Rey à Santa Monica, de SM à Beverly Hills, etc... C'est vraiment horrible, et Dan qui adore conduire mais quand ça avance, commence à perdre patience...😠 On passe par Beverly Hills et ensuite arrêt à Hollywood Blvd. Après une pause collation et bière, on prend la route vers Griffith park pour une vue lointaine de LA le soir. Continuation de notre route et arrêt à Pasadena pour la nuit. Dodo à l'Hôtel Le Rêve qui nous a offert un excellent rapport qualité/prix. Demain, on se dirigera vers Palm Desert pour s'installer pour la semaine...
Kurdistan irakien: sécurité? English translation pending
by Couliermi · 2016-02-05 · 15 replies
Tout ce que nous avons pu lire sur ce forum nous donne sacrément envie de passer au kurdistan irakien mais plus personne n'écrit là-dessus, plus personne n'y va ? Nous avons entendu dire que Daesh commencerait à occuper les lieux, quelqu'un est-il au courant de quelque chose ? merci d'avance
De Paris à la Normandie English translation pending
by LuckySue · 2016-02-02 · 12 replies
Bonjour, Je planifie un voyage en France pour septembre prochain avec mon mari. Nous arriverons à Paris où nous y passerons une semaine. Par la suite, j'aimerais me rendre en Normandie et m'arrêter à Rouen et à Alençon car mes ancêtres y sont nés. Je voudrais aussi voir Honfleur, Mont St-Michel, Étretat et Giverny. N'étant pas familière avec les moyens de transport en France, je me demande s'il vaut mieux voyager en train ou louer une voiture. Comme on ne veut pas conduire dans Paris, j'ai pensé prendre le train de Paris à Rouen puis louer une voiture pour me déplacer parmi ces différents endroits. Est-ce un bon plan? Quels sont les pour et contre entre les 2 options (train vs voiture). Tous vos conseils sont bienvenus. Merci
Voyage voiture Séoul, Jeonju et Gyeongju mi-avril 2016 English translation pending
by Saimirir · 2016-01-27 · 3 replies
Bonsoir,

Je me prepare pour un voyage en Coree d'une dizaine de jours mi-avril 2016. J'ai decide de ne choisir que quelques destinations et d'y rester plusieurs jours afin de rayonner. La voiture s'imposait de par sa flexibilite.

Mes questions sont les suivantes: - On m'a deconseille de rouler dans Seoul, je prendrai donc la location en dehors de Seoul vers Jeongju. Est-ce une bonne idee ? Est-il difficile de conduire en Coree ? - Je souhaite une bonne adresse pour passer deux nuits a Jeongju ? Un logement propre et offrant une certaine intimite. -Idem pour Geyongju.

Je vous remercie pour les eventuels bon tuyaux que vous pourrez me donner.

Sophie
De Vancouver à Montréal à vélo English translation pending
by Albanboula · 2016-01-22 · 11 replies
Bonjour,

Je projette de faire la traversée de Vancouver à Montréal en vélo cette année et ai quelques questions:

- Je compte partir le 15 avril de Vancouver, est-ce prématuré au niveau du climat?

- Est-il possible de dormir tous les soirs dans des motels ou autres ( je ne souhaite pas prendre de tente)?

- Quel est le cout estimé d'un tel périple en prenant en compte la question précédente? :)

- Enfin, je dois être à Montréal le 1er juillet, cela est-il réalisable?

Merci d'avance pour vos réponses!

Bien à vous

Alban
Excursions République Dominicaine English translation pending
by Marichlore · 2016-01-20 · 5 replies
Nous partons pour la première fois en all including à samana, mais nous souhaitons faire nos excursions seuls comme on en a l'habitude. Les ballades en groupe c'est pas notre truc ! Est ce qu, il possible de louer un véhicule a samana ou à la galeras ? Peu-on trouver des cartes a l'aéroports. Est ce qu'il y a des bus de samana à la galeras régulièrement ou peut-on le faire à pieds?
Dubrovnik - Mostar en passant par Trebinje English translation pending
by Monchat69 · 2016-01-17 · 10 replies
Hello Le trajet me semble sympa Cela représente 146 kms en 3 heures . . . . et quelques frontières a passer Qu en pensez vous ?

Avons prévu de passer 2 nuits à Mostar

Ambiance ? Frontiere ? Sécurité ?

Merci a vous tous
Louer un véhicule au Pérou cet été? English translation pending
by Mpec · 2016-01-15 · 19 replies
Bonjour à tous, Je prépare un voyage au Pérou pour cet été et j'avais prévu de louer un véhicule. J'apprécie en effet l'autonomie que permet le fait d'avoir son propre véhicule. Néanmoins la recherche d'infos et la lecture de différents posts me laissent indécis. Je remercie donc par avance tous ceux qui voudront bien me faire part de leur expérience de la conduite au Pérou après avoir voyagé avec leur véhicule, et je lirai avec attention également les avis de ceux qui ont choisi les bus et qui ont observé la conduite dans ce pays avec les difficultés ou pas qu'elle pourrait présenter. Merci donc à tous ceux qui voudront bien témoigner sur ce sujet. Cordialement. mpec
Choix du quartier au Cap English translation pending
by Ninieyaya · 2016-01-13 · 27 replies
Bonjour à tous,

J'ai un gros dilemme sur le choix du quartier pour notre logement (4 nuits sur place) au Cap. Sommes un couple sans enfant aimant sortir un peu le soir (resto, bars, ...) sans devoir à prendre la voiture le soir et pouvoir rentrer à pied en toute sécurité, tout en évitant les inconvénients du centre ville (bruits, pollution, embouteillages ....). Nous aurons une voiture pour nous déplacer et donc idéalement être situé pas trop loin des différents sites à visiter. J'ai lu que Camps Bay était fortement apprécié, mais n'est-ce pas un peu trop jet set ?

Merci à vous.
Location de voiture sans chauffeur à Hanoï English translation pending
by Anja08 · 2016-01-10 · 17 replies
Bonjour, Nous projetons d'aller 3 semaines au Vietnam en mai 2016 et chercherons une voiture sans chauffeur à louer à Hanoi.

La conduite par des étrangers est autorisée depuis décembre 2014 au Vietnam, nous avons demandés à des personnes habitant sur place de nous le confirmer.Il est autorisé de conduire sans chauffeur pour des touristes au Vietnam à condition d'avoir le permis international.

Nous savons aussi que la plupart des gens ne circulent pas au Vietnam et trouvent cela dangereux...tout comme ils le trouvent en Indonésie (Java ou Sulawesi), Sri Lanka, Malaisie. Or cela ne nous pose aucun problème et trouvons la circulation pas si compliquée puisque nous avons parcourus plus de 10'000 entre ces régions et n'avons jamais eu de problème.

Connaissez-vous des agences de locations de voiture ou quelqu'un qui louerait sa voiture ?

Merci infiniment pour vos réponses, avoir une voiture que nous conduisons seuls en vacances est pour nous le plus grand plaisir. Bonne journée, Anne
Ne rêvez plus d'aventure, vivez la sur la Nationale! (Madagascar) English translation pending
by Krit · 2016-01-05 · 34 replies
Au bout du monde... nichée au tréfonds de la baie d'Antongil, Maroantsetra la poussiéreuse est accessible en bateau, en avion ou par une seule route, une nationale et quelle nationale que cette numéro cinq ! A Madagascar, les plus anciens s'en souviennent... L'île était jadis administrée par les Français. Ils se souviennent de la colonisation, de ses vicissitudes, de la sombre année 1947 et peut-être mais rien n'est moins sûr, de ses bienfaits, selon la formule un jour employée, par un nain buvable mais un nain portant personnage français. En ces temps là, de la petite ville de Maroantsetra, Il fallait une journée pour rejoindre Tamatave, la grande. Une seule journée ! Aujourd'hui, pour l'atteindre, les Malgaches s'arment de courage, d'optimisme et lorsque tout va bien, ils accomplissent ce chemin de croix en quatre jours. Une véritable expédition. Deux compagnies de transports officient à Maroantsetra; les usagers disposent de véhicules similaires, des quatre roues motrices, double cabine Toyota, parfois usés jusqu'à la corde. Huit heures du matin, c'est l'heure du rendez-vous. La chaleur est éprouvante et les habitants arpentent depuis longtemps la rue principale de la ville; l'attente se prolonge et nul ne semble en connaître la raison. Le véhicule, les passagers semblent pourtant prêts. Tout s'agite, il est onze heures, les bagages sont hissés sur le véhicule, arrimés et bâchés sur le toit ou entassés à l'arrière, sur le plateau, ils font office de sièges pour les nombreux passagers et chacun tente de se préserver un petit espace. Quelques rapides oscillations en tous sens, il cède, , , le marchepieds droit épris de liberté rend l'âme et est projeté au sol. On ne fait dans le détail dans la compagnie... le ton est donné, la partition peut débuter, dirigeons-nous vers la station service... vide de carburant pour moteurs diesel. Le jeune conducteur ne semble pas troublé, une deuxième station est implantée non loin de là. L'absence d'activité là aussi, laisse peu de doutes. Le gasoil a, en douce, quitté Maroantsetra... A l'entrée de la ville, j'ai pourtant aperçu de grandes cuves, à l'usage du carburant. A petits coups d'avertisseur, nous hélons des passants et explorons diverses ruelles à la recherche d'un dépositaire non consacré, de gasoil. En pure perte. Une poignée d'appels téléphoniques plus tard, nous débusquerons le jerrican salvateur, à l'extérieur de la ville, sous les cocotiers, au bout d'une traitresse piste sablonneuse. Quelques minutes suffisent pour confectionner un entonnoir et transvaser le carburant fugueur. Une liasse d'ariarys change de mains. Combien d'heures nous faut-il pour atteindre Mananara, distante de 106 kilomètres? La question est simple mais se révèle ici déplacée, inutile, saugrenue, elle déclenche un sourire entendu. Qui peut le savoir ? En ce début décembre, les violents orages de l'après-midi sont encore anecdotiques, la piste est sèche mais il faudra certainement composer avec les aléas de la mécanique. D'ailleurs, dès le départ puis très régulièrement, le mécanicien lève un capot baladeur et abreuve le radiateur fumant, trop vite assoiffé. Il m'est particulièrement difficile d'imaginer l'aspect de cette nationale, soixante années auparavant, difficile d'imaginer les véhicules de l'époque franchir ce décor et près de 400kms de Maroantsetra à Tamatave, en une seule journée. Belle, cette route nationale l'était assurément hier, cette piste difficile le demeure aujourd'hui. Elle épouse le littoral, franchit d'innombrables ouvrages en bois, des gués, se faufile au sein d'une végétation rarement luxuriante mais tutoie des criques rocheuses, de longues plages de sable blanc et traverse de charmants villages, aux délicieuses maisons en bois. Ce territoire tire sa richesse des cultures de la vanille et du giroflier. Partout, trié avec soins, étalé sur de grandes nappes, le clou de girofle sèche et exhale un agréable parfum, dans nos esprits associé à la douleur dentaire ou à une grosse cigarette d'Indonésie. C'est ici un ravissement ! Depuis longtemps, ces villages côtiers sont les oubliés de Tananarive la capitale, de l'état malgache. Oubliés ? pas tout à fait... De temps à autre, lors des grandes consultations électorales, ces modestes pêcheurs, ces petits producteurs prennent soudain de l'importance. Ils espèrent à nouveau. Les candidats se pressent, unanimes... le président en exercice n'a pas dérogé à la règle. Intolérable, oui, cette situation est depuis trop longtemps intolérable ! Votez pour moi ! Je vous l'assure... la reconstruction de cette route sera l'une de mes priorités ! Les années s'écoulent, les présidents et les promesses non tenues se succèdent mais la nationale se dégrade toujours et toujours... Insuffisance des finances publiques, malversations, incurie ? De multiples ouvrages en bois sont depuis longtemps moribonds, dangereux, les voitures, motos, vélos ou piétons passent à gué... quelle que soit la hauteur de la marée. Seuls les véhicules tout-terrain, souvent bondés, se lancent aujourd'hui dans l'aventure. Ce commerce d'un bon rapport est facturé plusieurs dizaines d'euros, une petite fortune à l'échelle locale. En lointaine Armorique, dans les conserveries de Saint Guénolé et d'ailleurs, nos fameuses petites sardines à l'huile sont traitées avec bien plus d'égards que ces toujours souriants voyageurs. Michel, instituteur en fin de carrière, se rend à Tamatave pour réaliser son dossier de retraite puis fera route, dans de bien meilleures conditions, vers le sud du pays et se posera à Tulear. Ce voyage lui coûte une fortune, un bras dit-on familièrement, aujourd'hui... Cet enseignant, titulaire du plus haut échelon dans sa fonction, perçoit chaque mois, m'assure t'il, cinq cents mille ariarys, soit cent cinquante euros environ... Trois de ses enfants fréquentent pourtant une université... L'essentiel du commerce régional se porte donc vers la mer et ses bateaux en bois et il se chuchote que des commerçants influents de Maroantsetra, liés au commerce maritime, feraient preuve de vigilance voire d'intrigue... La réhabilitation de cette route nationale précipiterait, en effet, l'affaiblissement de leur fructueux monopole. C'est fort possible et fort dommageable pour la vitalité économique de toute une région. La nuit s'installe, profonde, sur ces petits villages. Dans les modestes habitations, quelques lueurs se devinent, hésitantes. Chez nous, les nantis, un geste simple, irréfléchi, sur un commutateur déclenche ce miracle permanent que produit l'électricité, une superbe lumière... Ici, à Madagascar, le commerce des bougies et piles de mauvaise qualité possède encore un bel avenir. Malmenés par les chaos, le phare gauche fouille les ténèbres tandis que le droit explore les hautes branches, une tape amicale le ramène pour un court instant à plus de raison, les freins sont inopérants, le mécanicien invoque l'hydraulique et longuement entame une réparation de fortune, sans succès. Les freins ? à quoi bon ? sont-ils indispensables ? nous roulons à la vitesse d'un vététiste ventripotent du dimanche ou parfois d'un promeneur. Le premier acte se termine le long d'un cours d'eau, dans un petit village. Il fait nuit, il faut traverser mais les marins affectés au bac, usés par une journée sans fin, sont peut-être déjà endormis. Nous franchirons la rivière demain. Ces hommes sont à l'œuvre, tous les jours, dès cinq heures. Ce n'est pas le temps du repos pour notre équipage, c'est le moment que choisit le mécanicien pour se pencher à nouveau, sur le système de freinage. L'outillage est pauvre, malmené. Le marteau, l'outil magique, retentira longuement. Les pistons rebelles résistent puis de guerre lasse, cèdent, vaincus. Ils fonctionnent à nouveau. C'est aussi l'heure de se restaurer et de rechercher un abri et le sommeil, les passagers s'égaillent dans la nuit. Je me recroqueville sur un siège, à l'avant du véhicule et charmé par la douce musique d'un marteau, je sombre. Riz en quantité, portion de zébu, de poulet ou de poisson souvent séché, mouches omniprésentes; la fantaisie culinaire est absente le long des pistes, pas de folie sur les prix, non plus. Dans ces gargotes, le même menu est à l'affiche et est invariablement facturé trois mille ariarys. C'est encore une fois, à la portée de ma bourse... quatre vingt dix centimes d'euro... Oui, la Grande Île est pour nous, les vazaha, le pays de la vie très moins chère. Ici encore, mes confortables chaussures, de marque prestigieuse, ne sont pas à la hauteur de l'emploi, elles souffrent, elles agonisent depuis des mois; pour une somme dérisoire, quelques dizaines de centimes, le cordonnier de la rue fait merveille et un solide travail. A Madagascar, on ne jette pas avec désinvolture, l'équivalent d'un salaire... Il n'est pas désinvolte non plus ce coiffeur de la ville, bien au contraire, mais peut-il s'enrichir, envisager un meilleur avenir ? Il œuvre dans une insignifiante, une minuscule baraque en bois, il est talentueux, expérimenté et me réclame deux mille ariarys, cinquante cinq centimes pour la réalisation d'une coupe parfaite. Le coiffeur Népalais est cette fois battu, ko. Mananara est tout proche, vingt cinq heures se sont écoulées, la piste sablonneuse, digne d'un Paris-Dakar, se fond sur une belle plage agrémentée d'un manège pour enfants, modeste expression de modernisme, inattendue en ce lieu. Concession d'un autre âge, toutefois... de petits bras musclés entraînent le manège. Dans ce pays, il est particulièrement difficile de faire confiance à la distribution électrique, pour le moins facétieuse...
Itinéraire vélo Philippines English translation pending
by Celgar · 2016-01-04 · 13 replies
Bonjour !

Nous sommes une famille avec 3 filles de 4, 7 et 9 ans, et nous faisons chaque année 2 ou 3 voyages à vélo en famille, à travers le monde. Cette année, nous partons aux Philippines le 8 février, pour 3 semaines et demi. Nous avons nos billets pour Manille, nous voyageons avec avec nos deux tandems pliables 20 pouces, et une remorque à velo pour porter notre dernière fille. Concernant notre choix d'itinéraires :

Nous projetons de pédaler environ 700 kms. Nous recherchons des routes assez plates, mais surtout peu empruntées, et plutôt le long de la côte pour profiter des plages. Nous n'aimons pas les endroits touristiques, mais préférons les endroits plus authentiques. Nous ne voulons pas passer trop de temps dans les transports, mais préférons pédaler!! Nous avons un petit budget pour les hébergements (autour de 20 euros la nuit) . Nous avons lu des comptes rendus de cyclistes et pensons pédaler sur l'ïle de Mindoro. Nous avons quelques questions : - Nous hésitons à faire le tour complet de Mindoro et rentrer à Manille, ou bien faire un demi tour seulement et descendre sur Palawan pour faire le nord de Palawan, mais cela nous rajoute ensuite du transport pour rentrer sur Manille.) - Pour descendre à Mindoro, nous hésitons à descendre en velo de l'aéroport de Manille à Batangas en 2 ou 3 jours, puis prendre le ferry, ou bien prendre le bus avec les velos depuis Manille? Si on descend en bus, cela nous fait gagner une ou deux journées pour faire autre chose. - Connaissez vous un hôtel proche de l'aéroport où nous pourrions laisser nos valises vides qui nous servent pour y ranger nos vélos? Nous sommes preneurs de tout conseils! Un grand merci! Céline et Fabrice
Location et conduite voiture sans chauffeur Laos - Vietnam - Cambodge – Thaïlande English translation pending
by Emmanuel111 · 2015-12-28 · 4 replies
Bonjour. J’envisage de louer début 2016 une voiture (sans chauffeur et chez un grand loueur tel Europcar, Avis ou Hertz) à Bangkok et faire un circuit en passant par le Laos, le Vietnam, le Cambodge et retour en Thaïlande. Quelqu’un l’aurait-il déjà fait et récemment ? La voiture passe les frontières sans problème dans ces pays ? Pour le Vietnam l’Ambassade de Paris vient de m’indiquer que la voiture pourrait entrer et qu’avec mon permis de conduire international je pourrais la conduire. Existe-t’il des risques importants de vol du véhicule qui sera stationné la nuit à côté des hôtels où je logerai ? Vos infos et vos expériences seraient les bienvenues. Merci par avance. P.S. : j’ai déjà conduit en Thaïlande une voiture de location pendant 15 jours en 2008 (et un scooter). J’ai récemment visité le Cambodge (Siem Reap) mais sans conduire. Je sais que conduire en Asie implique de se dire en permanence que l’autre conducteur ne va pas nous voir ou qu’il va forcer le passage. Je crois savoir comment agir : toujours le pied sur la pédale de frein et toujours en situation de le laisser passer sans l’emboutir 🙂.
Itinéraire 19 jours Ouest américain mai 2016 English translation pending
by Loetitia · 2015-12-11 · 24 replies
Bonjour à tous j'aurai besoin d'un avis sur mon itinéraire nous partons du 6 mai au 24 mai 2016 mon mari et moi notre premier voyage aux usa arr et ret Los Angèles billets déjà réservés arrivée à LA à 11 h 45 le 06 mai 06/05V Départ pour PALM SPRINGS vers 13h Pause puis route vers LAKE HAVASU NUIT 07/05S Départ pour Grand Canyon Nuit sur place 08/05D Monument Valley Nuit sur place 09/05L Dans la matinée départ pour PAGE Je ne sais pas si je réserve l'hôtel sur page ou kanab ? à voir tout dépend du temps qu'il faut pour page , anteloppe canyon, le Lake Powell, et Horseshoe Bend bend) Départ fin d’après midi ? NUIT DU L09/05 à PAGE ou KANAB 10/05M Matin DEPART POUR Bryce Canyon National Park Nuit sur place 11/05M Matin départ pour Zion National Park départ fin d'après midi pour VEGAS 2 nuits 13/05 J début d'après midi départ pour Death Valley on fera juste les points de vue est ce possible ? ensuite route jusqu'à Mammoth lake Nuit 14/05 j'avais prévu Yosemite mais si la route est fermée j'ai changé l'itinéraire route en direction de lake tahoé (sur la route Bodie ...) fin d'après midi lake tahoé et nuit 15/05 lac tahoé puis départ pour SONORA/JAMESTOWN dans l'après midi 2 Nuits 16/05 et 17 05M Yosemite Park National Départ fin d’après midi pour San Francisco 3 nuits 20/05S fin d'après midi Départ par la côte c1 NUIT sur la route salinas Monterey 21/05D Sur la route, monterey, carmel by the sea, big sur, san luis obispo, lompoc, santa barbara malibu santa monica, peut être une autre nuit sur la côte ( à voir) NUITS DU 21/05 au 24/05 Los Angeles je ne sais pas trop ce qu'il y a à voir à Los Angeles est que studio hollywood vaut le coup sur 1 journée ? Voilà je sais que c'est long je me suis aidée de pas mal de forums voyageurs et de google map toutes vos suggestions sont bonnes à prendre ah j'oubliais peut être le principal nous n'avons pas 20 ans mais 55/59 nous ne sommes pas sportifs donc pas de randonnées de 4 heures qui vont nous épuiser pour le lendemain 😕 , mais pour les ballades tranquilles d'une heure ou deux ok 😎 Merci d'avance à ceux qui liront
Futur voyage en Guadeloupe English translation pending
by Galo06 · 2015-11-21 · 16 replies
Bonjour,

Nous sommes un jeune couple et nous partons très prochainement (du 2 au 17 décembre prochain) en Guadeloupe. Nous avons préparé un programme sur lequel nous aurions besoin de conseils. Est ce que notre programme est trop chargé ou pas assez ? A-ton oublié certaines excursions indispensables ? Conseillerez-vous certaines sorties ? Pour visiter la mangrove, par quel organisme passé ? J'ai vu que "Blue Lagoon" avait de bons avis, quelqu'un connaît ? Ou proposez-vous d'autres organismes ? Idem pour Petite Terre ? Patou Excursion ? Faut-il mieux prendre un catamaran ou un bateau plus petit avec moins de personnes ?

Voici notre programme : BASSE TERRE : J1 - Atterrissage 15h30 - récupérer voiture - installation gite et courses J2 - Cascade Acomat + jardin deshaies + Plage de Deshaies : Grande Anse, La Perle, Anse Tillet + Pointe Noire ? J3 - Réserve Cousteau : Ilets Pigeons (avec Gwada Pagaie ?) - Bouillante (aller aux bains chauds La Ravine Thomas) J4 - Saut de la Lezarde - Cascade aux ecrevisses - Maison de la foret - Parc des mamelles (zoo) J5 - Soufrière - Bains Jaunes près de Saint-Claude J6 - Chutes du Carbet J7 - Bassin Bleu - Dolé - Visite du Fort Delgrés à Basse Terre - Trois-rivières (sentier de la grande pointe) et Vieux-Habitants - Plage de la petite Anse à Vieux-Habitants J8 - Visiter la Mangrove avec blue lagoon ? J9 - Départ Aux Saintes - Prendre le bâteau à Trois rivières LES SAINTES : J9 - Journée aux Saintes J10 - Retour Trois rivières et Route vers Ste Anne en passant par la distillerie Longueteau GRANDE TERRE : J11 - Une journée sur Petite Terre (Patou Excursions) J12 - Anse du Souffleur + Plage de la Chapelle J13 - Plages : Caravelle (Club Med) J14 - Une journée : * Tout à l'Est = Pointe des Chateaux (monter à la croix (30 minutes)) * Tout au Nord = Pointe de le Grande Vigie * Nord Est : Sentier des Douaniers (derrière le lagon de la Porte d’Enfer) pour aller jusqu’au Trou du Souffleur + à 10 minutes du lagon - Trou de Madame-Coco * En rentrant : à Le Moule : Distillerie Damoiseau + Cimetière de morne a l'eau J15 - Une journée : Ilet Gosier J16 - Plage et retour - décollage 18h

Merci par avance pour vos réponses et conseils. Gaëlle et Laurent
Meilleur itinéraire pour la Guadeloupe (escale de croisière) English translation pending
by Fanny26 · 2015-11-19 · 16 replies
Cherche info pour la Guadeloupe le dimanche 7 février 2016 une journée en voiture quoi voir où aller les prix quelles sont les meilleurs excursions ou plages etc....que vous me conseillez.
Horaires poste-frontière Maroc-Mauritanie English translation pending
by Catetcat · 2015-11-14 · 18 replies
Bonjour, nous sommes arrives a Dakhla avec quelques soucis mécaniques. Nous nous demandons les horaires d'ouverture des postes frontière Maroc et mauritanie. Quelqu'un est-il passé récemment ? Autre question, y-a-t-il camping ou hôtel au cap Barbas ? Si quelqu'un souhaite passer ces frontières mardi, on pourrait eventuellement le faire ensemble. Je confirme que le visa mauritanien est de1000 dirham a Rabat, pris fin octobre. Merci pour toutes infos
Voyage à vélo en Asie du Sud-Est et vente de mon vélo English translation pending
by Djo45 · 2015-11-06 · 20 replies
Bonjour a vous , Je pars pour un mois minimum de velo a travers l asie du sud est. Laos vietnam cambodge thailande. Je voulais savoir si certaine personne avaient des infos sir des cartes ou si vous avez utilisez des gps.

De plus si quelqu un est intéressé je revendrai mon vtt mi ou fin fevrier 2016. Sur bangkok.

Merci d avance de vos infos chers amis voyageurs.
Perte de passeport français (Maroc) English translation pending
by OrageduJour · 2015-10-30 · 120 replies
Bonsoir

Je suis francais et actuellement au maroc, je rencontre un serieux probleme car j ai perdu mon passeport francais et j ignore ou et quand,

Ma question est que faire pour pouvoir rentrer en france sans le passeport

PS. je precise que j ai ma cni francaise, merci
Trajet Colmar - Nice: s'arrêter à mi-chemin? English translation pending
by Christine50 · 2015-10-29 · 21 replies
Bonjour à tous

Je prépare un voyage en France pour septembre 2016 Une semaine à Paris, une semaine en Alasce et une semaine autour de Nice Le trajet Colmar Nice me semble long en voiture Vaut il mieux dormir à un endroit en s'y rendant?

Merci
Échappée belle en Inde - 2012 English translation pending
by Yzaure · 2015-10-26 · 9 replies
"Le meilleur qu'on puisse ramener du voyage, c'est soi-même, sain et sauf."(proverbe persan) L’Inde a nourri mon imaginaire. Adolescente, j’ai lu “l’homme qui voulu être roi” de Rudyard Kipling en me forgeant l’idée que l’inde est le pays où la folie des hommes peut s’exprimer. Premiers jours d’octobre 2012, riche d’un billet Bruxelles/Delhi, Chennaï/Bruxelles et munie du précieux visa, je doute encore de mon envie de partir. Noyée sous l’avalanche des recommandations et influencée par ces voyageurs qui ont “fait” l’Inde, je n’ai pas d’itinéraire. Je pars le mois prochain, c’est certain. Mais quelle route emprunter ? Varanasi, Darjeeling, Agra, Mysore …. Tous ces lieux m’attirent et me repoussent. Mon entourage me regarde comme une espèce rare : “tu pars seule ? tu n’as pas froid aux yeux !” A près de cinquante ans, je ne suis pourtant pas téméraire, un peu perdue sans doute, avec pour seule envie : foutre le camp. Renouer avec ces poussées d’adrénaline qui me rappellent que je ne suis pas morte. Mon quotidien m’ennuie. Ma vie ne me captive pas et mes amours sont incertaines. Partout dans la ville, des affiches électorales défigurent les lieux publics mais la continuité annoncée des politiques stériles ne me tient pas en haleine. Où aller ? Une seule certitude : ne rien emporter de ce qui me leste au quotidien. Réapprendre à utiliser mes cinq sens, les affuter à une réalité différente. En serais-je capable ? Ne vais-je pas prendre anticipativement un vol de retour, sidérée par cette Inde que j’appelle à découvrir ? Vais-je me cloîtrer dans une chambre d’hôtel, n’acceptant pour toute nourriture que celle qui me rappelle mon pays d’origine ? Quelques jours encore et je saurai à quoi m’en tenir ! Quelqu'un m’a dit, on ne revient jamais intact d’un voyage en Inde et c’est probablement ce qui m’y précipite. Comme une mise en abyme de moi-même…. Goûter aux silences. Ceux de l’homme que j’aime et qui me fuit, le silence des nuits blanches. Réapprendre à vivre dans une réalité décalée, plus consistante. Renouer avec le goût des choses après cette longue traversée au bout de mes certitudes… La folie, c’est ce présent : tu m’aimes mais tu me quittes et tu n’en finis pas de revenir, comme si cette trahison, cette infidélité, t’avais emporté bien plus loin que de l’autre côté du monde dont il ne faut plus quatre vingt-un jour pour faire le tour. 14 novembre 2012 Une grève générale paralyse Bruxelles. Xavier m’accompagne à l’aéroport mais la circulation nous empêche d’avancer. Après quelques moments d’anxiété, nous arriverons bien à temps. Je viens d’embarquer. Je me suis rappelée du temps où tu étais présent dans toutes les circonstances importantes de ma vie... celui ou tu n’aurais pas manqué de me dire : que tout se passe bien ! Une prière ?, un souhait ?, une formule que tu répètes par habitude ? Le froid de novembre m’a glacée jusqu’au sang. Ton absence me crucifie. Pourtant, qui sommes-nous encore l’un pour l’autre ? Le vol sera rythmé par la valse des plateaux repas que l’on nous sert à intervalle régulier dans le but de calmer l’angoisse ou l’impatience, c’est selon… Même pas peur. Il y a dans la fuite en avant quelque chose de jouissif, une espèce d’hyper oxygénation du cerveau qui rend euphorique. Pourvu que ça dure…. Je voyage léger. Le strict nécessaire ne pèse pas lourd dans mon sac à dos. Mon bagage est vide, ma tête est vide. J’efface l’ardoise afin de pouvoir y écrire une un nouveau début à notre histoire, ailleurs. Avec une fin heureuse cette fois. Comme dans les contes, ça commence par : « il était une fois »… Dans une dizaine d’heures, à l’issue d’un vol interminable et d’une escale de deux heures à Abu Dhabi, je foulerai enfin le sol du sous-continent indien. A l’arrivée, rien n’est prévu. Place à l’improvisation ! Ne pas penser surtout. Mettre un pied devant l’autre. Aller de l’avant. Et dire qu’hier encore tu me disais : « sois prudente ». La prudence, elle, tu ne t’en es jamais départi. New Delhi 4h du matin. L’aéroport est étrangement vide et les quelques personnes présentes semblent bouger au ralenti. J’hésite : vais-je sortir affronter la foule du dehors ou attendre en sécurité que le jour se lève. Finalement je me décide à sortir. Pour mon premier voyage en Inde, ce que j’ai lu à propos de New Delhi m’a convaincue d’en reporter la visite à plus tard. Je me rends au terminal des vols intérieurs direction Vârânasî. Pourtant, à cet instant précis, je me sens fatiguée et j’ai terriblement envie de stopper là. Nous sommes au milieu de la nuit. Il règne une chaleur moite. Ma méconnaissance de l’anglais et les difficultés que je pressens à me faire comprendre me nouent les tripes. J’ai les jambes qui tremblent. En fait tout mon corps tremble. Le contrecoup sans doute. Je suis seule. Je ne connais personne. Je repère une table derrière laquelle deux hommes dispensent les tickets pour la navette qui relie les deux aéroports. Ils me réclament mon passeport et mes tickets d’avion. Remarquant qu’il me reste de longues heures avant le départ de mon prochain vol, ils essaient de me dissuader de me rendre à l’aéroport des vols domestiques, prétextant le manque de confort et l’absence de sièges. Perplexe et n’ayant pas d’autre choix : impossible de rebrousser chemin ; je décide néanmoins de partir. Une fois à l’aéroport, mes craintes s’apaisent. Quelques heures à tuer. Le temps ici n’est pas un problème. Je suis à l’orée du chemin. La route se déroule devant moi. Un pas après l’autre. Il faut juste que je m’acclimate au milieu ambiant.

Vârânasî Comme convenu, l’hôtel a envoyé un taxi pour me prendre à l’aéroport, le chauffeur est de mauvais poil parce que mon vol a pris du retard. J’avais oublié à quel point la circulation en Asie peut être éprouvante. Une marée de véhicules jetée sur la route et n’obéissant à aucun code se dispute le moindre espace disponible. Je suis saisie d’une grosse frayeur lorsque nous doublons un troupeau de vaches par la droite : nous roulons à contresens, au milieu d’une circulation totalement surréaliste. Dans ces conditions, le trajet semble durer une éternité. Après une heure de route, soudain, le taxi stoppe sa course. – je ne vais pas plus loin ! Les ruelles qui bordent le Gange sont trop étroites pour que j’y circule. Descend, ces hommes vont te conduire à ton hôtel… Deux hommes sont là, à l’allure peu engageante. L’un d’entre eux empoigne mon bagage et nous voilà partis ! Tout en progressant à l’aveugle derrière ces hommes marchant d’un pas rapide, j’ai l’impression de laisser derrière moi mes certitudes d’européenne. Rien ne m’a préparée au choc que je ressens en slalomant dans des ruelles sordides pour tenter d’éviter les vaches, les excréments, les mendiants et les sâdhus. Je parviens à l’hôtel dans un état d’hébétude, je suis fatiguée. Le confort de ma chambre est rudimentaire : salle de bain partagée et toilette à la turque. La nuit tombe rapidement sur le Gange. Je décide de reporter à plus tard la visite de la ville. Le lendemain, je m’aventure hors de l’hôtel, angoissée à l’idée d’être incapable de me rep��rer dans ce dédale entraperçu la veille. A peine franchi le seuil, un homme m’emboite le pas. J’essaie de le dissuader mais il a du flairer en moi le pigeon idéal. – Si tu veux suivre les touristes, tu n’iras nulle part ; fais-moi confiance, je te montrerai la ville et je serai ton bodyguard. Les burning ghats sont par là ! Au seuil d’un bâtiment, il m’indique un homme et me dit de le suivre : «lui seul, peux t’expliquer le cérémonial des crémations ». A la fin de la visite, ce dernier me promet une bénédiction à la mesure du don que je ne manquerai pas de faire. La bénédiction sera faite du bout des lèvres mais peu importe. Je m’en sors avec une poignée de roupies. A la sortie, Skai m’attend toujours, bien décidé à m’exploiter au maximum. Je décide que c’est un mal pour un bien. Il m’aide à décoder ce monde étrange. De jour nous déambulons dans les rues. Il ne manque pas de m’emmener chez un marchand de soieries, où je ferai l’acquisition d’un kurta pyjama à prix d’or. En début de soirée, je téléphone à Nitin, ami d’une amie qui m’invite à le rejoindre. Skai ne me lâche pas. En chemin un de ses amis le rejoins et je goûte moyennement le fait d’être escortée contre mon gré par ces deux hommes. Avec Nitin, par contre le courant passe immédiatement. Il m’offre un thé et me présente sa famille. Nitin cumule plusieurs métiers : vendeur de cigarette, infirmier, restaurateur et il trouve encore le temps de collaborer à l’association « Agir pour Bénarès ». Il parle français et c’est dans cette langue que nous nous exprimons. Ensuite Skai insiste pour que j’assiste à une cérémonie au bord du Gange. Nous nous y rendons dans une frêle embarcation. La cérémonie est envoutante, je rencontre enfin l’Inde telle que je l’avais rêvée. Skai dévoile ses batteries et me demande de lui offrir un cadeau en remerciement de ses services. Il réclame un gsm. Je trouve la note salée. Il me fixe rendez-vous le lendemain matin à 05h30 prétextant une autre cérémonie importante sur le Gange. Le lendemain matin, je me lève sans aucune envie de faire un tour en barque. Je suis fatiguée, j’ai froid, parfaitement insensible à la magie du moment : je suis lassée de Skai. Nous nous dirigeons vers les burning ghats, j’ai l’impression de faire du voyeurisme en assistant à la toilette du matin. Il n’y a pas de cérémonie : juste un parfum de mort, des corps que l’on brûle, des éléments dont il vaut mieux ignorer la nature qui affleurent à la surface et des gens qui se lavent. Je dis à Skai de faire demi-tour, je veux retrouver mon lit. Arrivés à proximité de l’hôtel, il se fait insistant. Je lui tend 150 roupies pour le trajet en barque mais il me rend mon argent avec rudesse : « n’oublie pas que je suis ton bodyguard, ça vaut bien un gsm » Il me fixe rendez-vous à 10h, bien décidé à obtenir ce qu’il veut. Je sais qu’il a touché une commission sur l’achat de mon kurta pyjama et je ne lui dois rien. Finalement, je quitterai l’hôtel à 13h sans l’avoir revu. Un employé de l’hôtel me conduit à la station de taxis, il exige 100 roupies. Le prix est trop élevé mais je n’ai pas envie de discuter. Je quitte Vârânasî avec un goût amer : j’ai conscience de m’être laissée déstabilisée par ce premier contact avec l’Inde et de n’avoir pas su gérer mes relations avec ses habitants. D’un autre côté, m’être fait arnaquer m’a décillé les yeux et m’a appris à me tenir sur mes gardes. Confiante, j’arrive à la gare de Vârânasî avec une heure d’avance. Je suis surprise par la foule qui s’y bouscule dans un brouhaha perpétuel. En l’absence d’affichage, je me renseigne pour savoir à quel quai arrive mon train. On me conseille d’attendre dans une salle d’attente « lady only ». Lorsque j’y pénètre, tous les regards se braquent sur moi. Bien que femme, je me sens plus incongrue que le gros rat noir qui furète en plein milieu de la pièce dans l’indifférence la plus totale. Lorsque le train entre en gare, il est déjà plein à craquer. Une frénésie s’empare du quai. Je cherche désespérément le wagon où se trouve ma place réservée. Un voyageur essaie de me venir en aide. Nous remontons tout le train mais arrivés à l’avant, on nous indique que mon wagon se trouve au milieu du train. Le wagon enfin repéré, il est impossible d’y accéder. Le train s’ébranle, des voyageurs m’encouragent à monter sur le marchepied. Je préfère renoncer. Mon nouveau meilleur ami – Kishu, m’accompagne au guichet pour me faire rembourser mon ticket. La somme est dérisoire : moins de 3 euros. Au guichet, des hommes crient et s’agitent. Seule, C’est sûr, je ne me serais pas acharnée. Pour compliquer les choses, c’est à un autre guichet que nous devons acheter notre place sur un autre train. Je désigne à Kishu la file du guichet réservé aux femmes qui bien qu’impressionnante est deux fois moins longue que celles des autres. C’est là que j’attendrai patiemment de pouvoir acheter nos deux tickets. Lorsque je les ai enfin, c’est pour apprendre que plus aucun train en direction de New Jalpaiguri ne quitte la gare de Vârânasî aujourd’hui. Nous devons nous rendre à Mughal Sarai, la ville voisine. Pas moyen d’entrer dans un bus. Kishu me propose de partager un rickshaw. A l’avant de celui-ci se trouvent 3 hommes ; je ne me sens pas à l’aise. Nous traversons des quartiers plus misérables les uns que les autres, des maisons faites de tôles, des gens allongés sur le bord des routes. La noirceur de la nuit fait naître des ombres effrayantes et je m’interroge pour savoir ce qui m’a pris de monter à bord de ce véhicule, seule en compagnie de 4 inconnus qui dodelinent de la tête dans un pays renommé pour ses agressions envers les femmes. Ma paranoïa est au maximum. J’ai l’impression que mon voyage va s’arrêter là. Finalement, je parviens intacte à Mughal Sarai. Là recommence une interminable attente, je suis noyée dans la foule sans aucune place pour me poser. Le quai est immonde de crasse, des grappes de rats se chamaillent le long des voies. Des chiffonnières armées de piques déambulent le long des quais pour ramasser des rebuts jetés aux milieux des excréments. Kishu et moi échangeons de la nourriture : il me nourrit de chips et de tranches de concombres ; je lui offre des madeleines et des wine gums. Il est ravi de ma compagnie. Enfin le train arrive. La même frénésie qu’à Vârânasî s’empare du quai mais cette fois je suis bien décidée à jouer des coudes. Je grimpe dans un compartiment 3ac, Kishu préfère monter en sleeper en raison de la différence de prix. J’ai soudain l’impression que tout s’arrange. Je n’ai pas de réservation mais je m’installe d’autorité sur un siège. Peu de temps après, un contrôleur arrive et je m’acquitte du prix de la place, trop contente de m’en tirer à si bon compte. Le wagon est bondé. Les voyageurs occupent le moindre espace disponible. Pour se rendre aux toilettes, il faut enjamber des corps et des bagages entassés pêle mêle dans les travées. Un indien me propose de partager son repas. Bien que peu tentée, je cède face à son insistance. Considérant qu’il a acquis des droits sur moi, il s’installe sur ma couchette. D’abord assis. Au cours de la nuit, il s’allonge et j’ai le déplaisir de sentir ses mains s’égarer sur moi. Je le chasse à coups de pieds et il finit par capituler. Bien entendu, je passe une nuit blanche. Après un voyage de 15h en train, j’arrive à New Jalpaiguri. Moi qui m’attendais à la fraîcheur, je suis décontenancée par la chaleur ambiante. Je me dirige vers les restaurants en face de la gare pour avaler un petit déjeuner reconstituant. Le restaurant est miteux mais la nourriture me fait du bien. A peine sortie, un bus s’arrête à ma hauteur et me demande si je vais à Darjeeling, Je vais à Mirik mais c’est la même direction. J’embarque sans hésiter. Quelques minutes plus tard, il me dépose à la station de jeeps partagées. Aucune d’entre elle n’est en partance pour Mirik. Changement de plan et en route pour Darjeeling. La jeep attend sous un soleil de plomb de faire le plein de passagers. Nous embarquons plus de personnes qu’il n’y a de places. Un homme prend place debout sur la roue de secours. N’empêche j’apprécie le trajet. J’ai enfin l’impression de respirer, les paysages de montagnes sont magiques, les gens me manifestent une indifférence qui fait plaisir après tant d’attention. L’air sent bon. Darjeeling La ville est un immense bazar parcouru par un ballet incessant de jeeps qui se déplacent dans un bruit incessant de klaxons. Au fur et à mesure que je m’éloigne du centre, les clameurs s’estompent et je retrouve le plaisir ressenti lors du voyage. J’arrive en sueur à l’hôtel Aliment qui surplombe la ville. La chambre que l’on me propose ne me plait pas alors je pars faire le tour de la ville à la recherche de plus de confort. Après avoir vu plusieurs guesthouses, je reviendrai finalement à mon point de départ. L’hôtel Aliment offre l’avantage de réunir le gîte, le couvert et la possibilité de se connecter à internet sous le même toit. Mes vêtements sont trempés de sueur et je suis contente de prendre une douche avant d’aller manger. Dans la salle de restaurant, je suis surprise de constater que les gens attablés portent des vestes matelassées. Très vite, je comprends pourquoi. Dès la nuit tombée, un froid intense me saisit et c’est grelottant que je rejoins ma chambre. Je suis malade comme je ne l’ai jamais été. Mes intestins se tordent convulsivement. Je me vide de toute l’eau que possède mon corps. Je suis fiévreuse et en plus d’avoir la tourista, j’ai chopé une bonne vieille crève. Chaque matin, je me lève à 5h30 pour admirer le lever du soleil sur les montagnes. Les jours me séparant de l’arrivé de Fabienne, je les passe à déambuler en ville. Je savoure ma liberté en me baladant au gré de mes envies je prends le toy train, je vais au cinéma, je visite le bazar, je discute avec les commerçants, je mange des momos. Tout me plait. 28 novembre. Chouette Fabienne arrive aujourd’hui. Je m’inquiète parce que l’hôtel Aliment se trouve à une distance de 20 min à pied du centre ville. Va-t-elle apprécier ? En fin d’après-midi, je décide de l’attendre à la réception. À peine me suis-je installée qu’elle débarque, souriante comme à son habitude. Elle me rassure tout de suite, elle préfère que nous soyons à distance de la cacophonie de la ville. Nous discutons de nos projets et choisissons de partir le lendemain pour le Sikkim. Le soir au resto, nous faisons la connaissance de Charlotte et Valérie, deux Suisses qui ont la même intention que nous. Aussitôt, nous décidons de faire un bout de chemin ensemble. Nous quittons l’hôtel après le petit déjeuner. Nous partageons une jeep en direction de Pelling. Le début du trajet est relativement morne. Nous sommeillons dans la voiture. Nous demandons à allumer la radio et le voyage prend une autre dimension. Nous sommes des gosses en route pour une colonie de vacances. Le conducteur nous fait entendre ses morceaux préférés dont « simple simple » qui va devenir pour quelques jours le tube préféré de Valérie. Nous stoppons en route pour boire un chai. Juste après avoir redémarré nous sommes arrêtés par un panneau « men at work ». Des ouvriers refont la route et pendant ce temps là, rien ne circule. Peu à peu, une file interminable de véhicules s’allonge dans les deux sens. Personne ne regrette son chai ? Interroge Charlotte. C’est vrai que sans cet intermède, nous serions passés de justesse mais la durée du trajet a peu d’importance. Nous sommes bien. A l’hôtel nous faisons la connaissance de John, en provenance d’Alaska, qui se joindra à nous pour une partie du voyage et du sarcastique Nathan, un breton qui nous quittera dès le lendemain. Pendant un temps trop court, nous formerons une chouette équipe pour visiter le Sikkim. Nous nous plaisons si bien ensemble que nous décidons de ne pas nous séparer aussi tôt que prévu et retournons ensemble à Darjeeling. Avant que nos routes se séparent, nous allons manger au resto. L’ambiance devient délirante quand un groupe d’Indiens nous propose de nous joindre à eux pour danser sur l’air de gangnam star. Mirik Ce matin nous partons pour Mirik. Payons trois places pour voyager plus confortablement me dis Fabienne. Je refuse, convaincue que ça ne sert à rien. En effet, nous nous retrouvons à 17 dans une jeep qui peut transporter 12 personnes. Même le chauffeur se retrouve sur les genoux d’un passager. Le soleil ce matin ne s’est pas levé, nous roulons sans visibilité sur les routes de montagne et le chauffeur ne semble pas connaître l’usage du klaxon. Un pneu explose en route, en raison de la surcharge pondérale. Il nous faut une heure pour une réparation de fortune. Le lonely planet décrit Mirik comme l’endroit rêvé pour passer sa lune de miel. Peut-être, à condition de ne pas quitter sa chambre d’hôtel…. C’est une petite localité poussiéreuse dont la principale attraction est constituée par un lac bordé d’une plage artificielle. Autour du lac, les chemins empierrés ont été pillés et nous devons progresser en évitant les cratères béants. Les réverbères sont rouillés et hors service depuis quelques décennies. Les frêles embarcations échouées n’invitent plus au voyage depuis longtemps. Sur la plage, des adolescents se promènent, garçons et filles ensemble, dans une liberté de mœurs inhabituelle en Inde. Sur les hauteurs de Mirik se dresse un temple bouddhiste. Par un heureux hasard, nous arrivons au moment où s’achève une cérémonie. Nous assistons à une envolée de moine et de moinillons tout de safran vêtus. Ce temple fabuleux ne se visite pas mais personne ne nous en interdit l’entrée. Nous entrons, émerveillées par la splendeur du décor. Un moine attend patiemment que nous ayons satisfait notre curiosité pour refermer les portes derrière nous. C’est ici que je me sépare de Fabienne. Elle rejoint John pour participer en sa compagnie à un festival dans le Nagaland tandis que je pars en direction de l’Orissa. Puri Je marche le long de la route principale. J’ai laissé derrière moi le quartier où se rassemblent les touristes occidentaux. La route traverse un bidonville dont les habitants me regardent avec curiosité. Il est rare qu’un blanc déambule dans ce quartier. Mon chemin m’amène à longer un corps jeté à même la route. J’ai un doute. Peut-être est-il juste endormi ? Je vais jusqu’à l’office de tourisme, arrange une visite pour le lendemain et m’en retourne à l’hôtel. Une demi-heure plus tard sur le chemin du retour, mes incertitudes s’envolent : l’homme ne bouge pas même quand des enfants espiègles le poussent du pied. J’embarque à bord d’un minibus. Je suis la seule occidentale parmi une vingtaine de touristes indiens. Mes compagnons de voyage appartiennent à la middle class. Ils me tolèrent mais je sens que je ne suis pas vraiment la bienvenue. Nous partons visiter différents sites au départ de Puri. Tous appliquent des prix hindous/non hindous. L’accès à certains d’entre eux, peu nombreux il est vrai, m’est tout simplement refusé. Tout cela me frustre au plus au point. Au final, je passe une journée en demi-teinte avec une conscience aigue de mon incongruité. Il me restera le souvenir du magnifique temple du soleil à Konarak et celui mitigé des animaux neurasthéniques du zoo de Bhubaneswar. Gudaguda Il suffit de peu de temps pour que la gare de Kakirigumma se vide de toute présence. Léon doit venir me chercher mais personne n’est au rendez-vous. Je m’assois sur mon bagage, décidée à prendre mon mal en patience. - à quelle distance se trouve Gudaguda ? Je demande à une des dernières personnes présentes. 2 km me dit-il. Ce n’est pas la mer à boire ! Tu connais la chandorisai guesthouse ? Je ne risque pas de méprise : c’est le seul hébergement pour touristes à des kilomètres à la ronde. – donnes-moi le numéro de téléphone et je l’appelle, propose-t-il sauf que j’ai oublié de prendre les coordonnées. Qu’importe, il donne quelques coups de fils et me passe ensuite le téléphone : Léon me dit : « je serai là dans cinq minutes ». Une fois dans sa jeep, il m’avoue qu’il a oublié le jour de mon arrivée. Sur le trajet qui mène de la gare à chez lui, tout le monde nous salue joyeusement. La chandorisai guesthouse est une sorte de paradis clos. Les bâtiments s’articulent en forme de U. Le plus grand d’entre eux est une salle spacieuse dans laquelle se répartissent une cuisine, un espace salle à manger et living ; les autres bâtiments sont de petits pavillons qui contiennent les chambres. Tous sont tournés vers le jardin. Pour paraphraser Baudelaire : « ici tout n’est que calme, luxe et volupté ». Dès l’entrée, je suis accueillie avec une boisson fraîche, servie par une magnifique jeune fille souriante. Seule une autre chambre est occupée par un couple de canadiens. Dans le jardin et la maison, sept jeunes filles rieuses se répartissent les différentes tâches. Léon me fait servir un petit déjeuner. L’après-midi, comme il doit se rendre au marché de Koraput, il nous propose de l’accompagner. Le lendemain nous nous rendrons à pied à celui de Kakirigumma. Je discute un peu avec la canadienne. Elle me raconte son amour de l’Inde. Son mari l’accompagne à contrecœur et quitte sa chambre le moins possible. Assez rapidement cependant, ma première impression est gâchée. Je finis par trouver l’atmosphère pesante, je me sens exclue par ces 3 anglophones qui préfèrent ne pas m’adresser la parole que de ralentir le rythme de leurs conversations pour se mettre à ma portée. Ce n’est que lors de nos rares têtes à têtes que la canadienne sort de cette réserve. L’intérêt du lieu montre rapidement ses limites et mes journées s’articulent entre lecture et repas. Insensiblement, je finis par avoir l’impression de devenir invisible aux yeux des autres occupants du lieu. Je ne parviens même plus à me faire servir une boisson lorsque le désir m’en prend. Le troisième jour, la canadienne me propose de visiter les villages alentour. Un chauffeur vient nous chercher. A peine dans la voiture, il nous dit que ce n’est pas le bon moment pour visiter parce que les villageois sont aux champs. Il me dépose à un distributeur parce que j’ai besoin d’argent, nous ramène à la guesthouse et nous donne rendez-vous plus tard dans la journée. L’après-midi, nous nous rendons à pied au village à côté où on peut voir un atelier de poterie. Nous prenons ensuite la voiture pour visiter un autre village que nous traversons à la suite de notre guide. Les villageois nous jettent des regards peu amènes : nous ne sommes visiblement pas les bienvenus. Je suis soulagée de retrouver le confort de la guesthouse. Léon a oublié de m’informer des modalités de rémunération du chauffeur, ce qui ne l’empêchera pas de me le facturer à prix d’or. La veille de mon départ, les canadiens s’en vont et je me retrouve seule avec Leon qui prend alors la peine de communiquer avec moi. Comme quoi, avec de la bonne volonté… Ma prochaine étape est Vishakapatnam et il me suggère de réserver une chambre à l’hôtel orange dont il connait la gérante. Il m’annonce un tarif de 600 roupies. Ça me semble à priori une bonne idée et j’accepte avec reconnaissance. Au final je débourserai 2000 roupies pour une chambre dans laquelle règne une odeur infecte : merci Leon. Vishakapatnam est seulement une escale obligée entre deux parcours en train. Pourquoi ne pas mettre cette journée à profit pour faire quelques achats ? Seulement, dans chaque magasin où je pénètre, je suis prise en charge par une vendeuse ou un vendeur qui me déballe toute sa marchandise. Aucune liberté de se laisser séduire. Après quelques tentatives infructueuses, je renonce. Ils n’ont aucune conception de ce que peut être le lèche vitrine. C’est sans aucun regret que je quitte cette ville nauséabonde en fin d’après-midi pour la dernière étape de ce voyage. Seulement 14h de train et je serai à Chennai. Chennai …. Je redresse les épaules et prend l’air assuré. Une nuée de conducteurs de rickshaws affluent dans ma direction sans que je ne leur fasse l’aumône d’un regard. Je fais le pied de grue à l’arrêt du bus. Ma belle confiance se délite à mesure que le temps passe. Dépitée, je prends place dans un rickshaw. A peine à l’intérieur, un homme s’installe à mes côtés sans aucune autre forme de procès. - Je suis guide à Mammalipuram, m’annonce-t-il le sourire aux dents J’ai bien envie de lui dire de dégager de mon rickshaw mais je ne morfle pas. Et dire que je croyais expérimenter une technique bien rodée pour ne pas me laisser importuner. Qu’importe, à moi la mer et le farniente au soleil. Je ne vais pas me laisser gâcher les quelques journées qu’ils me restent avant mon retour. Dans le bus de Pondichéry, j’entends soudain une voix haut perchée parler français. Devant moi, se trouve un gentil petit couple d’expat. Je souris en entendant le jeune homme dire de manière grandiloquente à sa compagne – la France, c’est moi. N’empêche, ça me fait du bien d’échanger quelques mots dans ma langue. Ils me conseillent de descendre à l’hôtel Bob Marley. A Mammalipuram, je dois faire preuve d’autorité pour me débarrasser de mon compagnon de voyage. Je visite ensuite quelques guesthouses dont Bob Marley pour m’arrêter enfin au Tina Blue Lodge. Mammalipuram est une station balnéaire semblable à tant d’autres, repère de touristes occidentaux, d’hôtels et de restaurants bon marché. J’occupe mon temps à déambuler et à faire du lèche vitrine. Chaque commerçant m’encourage à entrer dans sa boutique. De manière convenue, ils déballent leur marchandise sans grande illusion sur mes achats potentiels. Ils m’offrent le thé, nous bavardons. Nous confrontons nos opinions sur l’Inde et sur l’Europe. Je me sens bien. Un tailleur de pierre me propose de me faire visiter les alentours à moto. Je suis tentée mais sans savoir la contrepartie qu’il sera enclin à me demander, je préfère m’abstenir. Les jours filent rapidement. Je tombe en admiration devant une statue de Boudha. Il me la faut. Je négocie ferme. Finalement je repartirai sans l’avoir achetée en regrettant de ne pas avoir cédé pour quelques dizaines d’euros. Je quitte Mammalipuram comme une reine. Ils sont nombreux sur mon chemin, à sortir sur le pas de leur porte et à me saluer de la main. Le temps me semble long à l’aéroport de Chennai. Une sénégalaise me demande de surveiller ses affaires pendant qu’elle se dégourdit les jambes. J’accepte bien volontiers. Elle me sert dans ses bras à toute occasion mais elle dégage une bonne humeur qui fait plaisir. Nos chemins se séparent à Abu Dhabi. Arrivée à Bruxelles, c’est en vain que j’attendrai mes bagages restés en transit. Je débarque pieds nus dans mes tongs alors qu’il gèle dehors.

11
Changement de terminal à Manille English translation pending
by Rosco123 · 2015-10-02 · 32 replies
Bonjour tout le monde, désolé si ce genre de poste a déjà été publié mais j'aimerais des infos concernant actuellement le changement de terminal à manille. Je dois arriver le 14 octobre à 16h10 pour ensuite prendre un vol pour cebu, donc changement de terminal obligé. J'ai repéré un départ à 18h30 pour cebu, dans l'état actuel des choses pensez vous que c'est jouable d'effectuer toute les formalités en moins de 2h20? Merci pour vos conseils !!
Kompong Khleang et Kompong Phluk sur le Tonlé Sap English translation pending
by Faybe · 2015-10-01 · 11 replies
Bonjour,

Nous serons, mon mari et moi, à Siem Reap en mars prochain. Nous souhaitons voir Kompong Khleang et Kompong Phluk (et la forêt lacustre), en reliant ces 2 villages en bateau. Souhaitant voir des maisons sur pilotis et des maisons flottantes, ainsi que divers moments de vie, est-ce que ce parcours est judicieux ou un seul village suffit ? Merci pour vos informations !
Meilleure destination voyage à vélo? English translation pending
by Schtrotsy · 2015-09-24 · 30 replies
Bonjour à tous,

Presque sur un coup de tête, je me suis lancé dans mon 1er voyage à vélo en Nouvelle-Zelande. Cela fait un mois que je parcours le pays, j'en ai encore pour 1 mois, et le moins que l'on puisse dire, c'est que je suis ultra-conquis !! Ma copine, qui ne pédale pas avec moi, a également été conquise par ce que je lui raconte et n'a qu'une seule idée en tête désormais : faire un bike trip avec moi !

Donc hop, c'est voté, nous partirons bientôt ensemble sur 2 roues.

Le problème c'est... où ? Car en y réfléchissant, j'ai bien l'impression que la Nouvelle Zélande est le pays parfait... beaux paysages, dénivelés pas trop hard, trafic tranquille, météo assez sympa, pas de longues distances, pays pas dangereux... J'ai beau me creuser la tête... je n'arrive pas à me décider... surtout que l'on aimerait hors Europe.

Moyen-Orient : trop chaud Afrique : pas super safe Asie du sud-est : circulation de folie Etats-Unis / Canada / Australie : distances de fous...

Donc on ne sait pas... Cuba a l'air sympa, mais petit... Le Japon aussi, mais niveau dénivelé ça à l'air pas trop fastoche à ce que j'ai lu... Vous auriez des idées de destinations à nous conseiller ? Ou alors nous convaincre pour le Japon ?

Merci (et ceux qui veulent quelques infos pour la NZ, ils peuvent me demander)

Advanced search

Your search

More filters

Filters

By member

Display