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Partir seule en Afrique du Sud English translation pending
depuis des annees, je reve de l'afrique du sud.
maintenant que je m'apprete a prendre mon billet et partir....... de nombreux avis me sont donnes et une grande majorite d'entre eux me font part du fait qu'il est dangereux de voyager seule en afrique du sud! Ce qui je l'avoue me refroidit un peu....
j'aimerai donc avoir vos avis?
Une femme seule peut elle passer la nuit dans les camps des parcs nationaux sans risque?
certains me deconseillent meme de voyager en voiture toute seule...
merci de vos conseils et avis
isa
merci de vos conseils et avis
isa
Naviguer sur le Saint-Laurent? English translation pending
Bonjour a tous les amoureux du Québec
Malgré mes recherche sur VF je n’est trouver aucun sujet concernant la navigation sur le st laurent.
Je suis au prémices de la préparation d’un voyage de quelques mois a compter de juin. Je cherche toutes info pour passer quelque temps en navigation (par mes propres moyens) sur ce fleuve, nous ne pouvons en kayac car notre fils n’aura que un an. Mais apres quelques recherche sur le net j’y ai vu des photos de petit voiliers, je crains ne pas avoir le budget pour ce genre de transport. Bref j’ai besoin de vos conseils pour construire ce projet. Quelle portion du fleuve. Quel moyen (je ne vais quand même pas venir avec ma pirogue😛). Et quelles sont les règles de votre pays en navigation car dans tout pays « civiliser » des lois sont imposés…
Toutes idées sont bienvenues,
willynomad
Sortir des sentiers battus en Thaïlande? English translation pending
🙂 D'abort JOYEUX NOEL A TOUS . 😇 Voilà, c'est bientot mon 6ème voyage en THAILAND( janvier-fevrier 2009). Je pense que certains vont comprendre... je cherche 1 plan, voir plusieurs pour sortir des sentiers battus de ce magnique pays. Làeeo phop-kan mày nàn khràp ( à bientot ) ... Merci
4x4 nécessaire pour visiter le parc de Kgalagadi en Afrique du Sud? English translation pending
Bonjour,
J'aimerais que quelqu'un puisse me dire si il est vraiment nécessaire d'avoir un 4x4 pour visiter ce parc d'Afrique du sud?
En effet, j'ai lu dans certains guides que les routes étaient gravillonées ou que c'était des pistes de sable, j'avoue ne pas me rendre compte si une simple voiture peut suffire.
Merci
Sentiment d'insécurité en visitant l'Afrique du Sud et la Namibie? English translation pending
Certains d'entre vous ont-ils visiter l'Afrique du Sud et la Namibie ?
J'ai besoin de savoir si vous avez senti un sentiment d'insécurité aussi bien dans l'un ou l'autre de pays, voire dans les deux ????
Deux itinéraires: Namibie-Botswana ou Namibie seule? English translation pending
Après avoir fait plusieurs recherches, j'hésite entre deux itinéraire pour un voyage Namibie/Botswana ou Namibie seule. Les deux départs sont début avril. Est-ce un bon temps pour y aller? Les voici. Merci de votre aide.
1- Jour 1 : Windhoek Jour 2 : Windhoek - Onkonjima (route) Jour 3 : Etosha Jour 4 : Etosha Jour 5 : Etosha - Ruacana (route) Jour 6 : Ruacana Jour 7 : Ruacana - Epupa Fallsa (route) Jour 8 : Epupa Falls - Opuwo (route) Jour 9 : Opuwo - Palmwag (route) Jour 10 : Palmwag - Spitzkoppe (route) Jour 11 : Spitzkoppe - Swakopmund Jour 12 : Swakopmund - Sesriem (route) Jour 13 : Sesriem Jour 14 : Sesriem - Windhoek (route) Jour 15 : Windhoek - Maun (avion) Jour 16 : Moremi Jour 17 : Moremi Jour 18 : Moremi - Okavango (vol) Jour 19 : Okavango Jour 20 : Okavango - Victoria Falls (avion) Jour 21 : Victoria Falls Jour 22 : Départ via Johannesbourg (avion).
Jours 1 à 5 Arrivée à Windhoek, charmante capitale namibienne à l’architecture coloniale allemande. Arrêt dans une ferme consacrée à la conservation du guépard. Observation et discussion avec les fermiers. Direction nord : Etosha, synonyme de paysages de plaines et de savanes où pullulent les grands mammifères. C’est l’un des parcs les plus célébrés d’Afrique. Nous y ferons quelques safaris dont une impressionnante sortie nocturne au point d’eau d’Okaukuejo.
Jours 6 à 10 Baignade à la source chaude de Ongongo. Découverte des peuples Himba et Herero dans le Kaokoland et possibilité d’apercevoir des éléphants du désert. Observation d’animaux rares du désert dans la réserve de Palmwag. Traversée d’un spectaculaire récif montagneux et visite d’un site de peintures rupestres vieilles de 6 000 ans.
Jours 10 à 14 Étape à Swakopmund, station balnéaire à l’architecture coloniale allemande. Trajet vers les fabuleuses dunes de Sossusvlei (plus de 300 mètres de hauteur) en passant par le canyon de Kuiseb. Visite du canyon de Sesriem et retour à Windhoek.
Jours 15 à 19* Après un premier vol vers Maun au Botswana puis un second au cœur du delta de l’Okavango, les journées seront consacrées à la découverte du delta, en makoro et à pied. Game run dans la réserve de Moremi et vol à destination de Kasane pour accéder aux chutes Victoria.
* La séquence des visites de cette partie de l’itinéraire peut varier selon les jours de vol.
Jours 20 à 22 Petite incursion au Zimbabwe afin d’admirer l’un des sites naturels les plus grandioses d’Afrique, les chutes Victoria. Possibilité de randonnées ou de rafting sur le Zambèze. Vol de retour via Johannesbourg.
2-
Jours 1 - Départ de Montréal Assistance aux formalités d’enregistrement et envol à destination de Windhoek, via Johannesburg. Repas et nuit dans l’avion.
Jour 2 - Windhoek Dès notre arrivée à Windhoek, notre guide local nous accueillera et nous fera partager sa passion à travers un premier tour de ville de la capitale Namibienne. Installation, souper et nuit à l’hôtel.
Jour 3 - Windhoek / Okahandja / Otjiwarongo Déjeuner. En chemin vers Otjiwarongo, nous nous arrêterons au marché artisanal d’Okahandja, ancienne capitale du peuple Hereros. Dès notre arrivée à Otjiwarongo, nous nous installerons et déjeunerons au Lodge avant notre premier safari en 4x4 dans la réserve naturelle privée. Retour en fin d’après-midi. Souper et nuit au Lodge.
Jour 4 - Otjiwarongo / Parc National d'Etosha Déjeuner. Départ pour le Parc National d’Etosha, l’un des plus beaux parcs animaliers du monde, connu pour la grande richesse de sa faune et ses paysages savoureux. Installation au Lodge en fin de matinée. Dîner et temps libre avant notre première traversée du parc. Après une belle rencontre avec les girafes, antilopes, éléphants et lions de ce parc gigantesque, nous retournerons au Lodge pour le souper. Nuit au Lodge. Jour 5 - Parc National d'Etosha Déjeuner. Nous profiterons d’une journée complète de safari en 4x4 à la recherche des nombreuses espèces animales du parc, mais aussi des curiosités naturelles impressionnantes, tels que les immenses lacs asséchés de la réserve. Retour au Lodge pour le dîner. Poursuite du safari. Souper et nuit au Lodge.
Jour 6 - Parc National d'Etosha / Outjo Déjeuner. C’est en traversant le parc en entier que nous réaliserons l’étendue et la grande diversité naturelle de ce dernier. Dîner au camp d’état Halali puis continuation de la traversée. Arrivée dans la région d’Outjo en fin d’après-midi. Installation, souper et nuit au Lodge.
Jour 7 - Outjo / Kamanjab / Palmwag Après le déjeuner, nous nous rendrons dans un village Himba. Cette tribu, hors du temps et fière de ses traditions, résiste à l’influence du monde extérieur depuis des siècles : une rencontre inoubliable ! Dîner à Kamanjab. Route en direction de la région de Palmwag. Installation au Lodge et temps libre dans l’après-midi. Souper et nuit au Lodge.
Jour 8 - Palmwag Déjeuner. Aujourd’hui, nous profiterons de la réserve privée du Lodge et découvrirons la faune sauvage et les différents points de vues panoramiques de la région. Dîner au Lodge. Poursuite du safari en 4x4. Souper et nuit au Lodge. Jour 9 - Palmwag / Forêt Pétrifiée / Twifelfontein Déjeuner. Départ pour l’un des mystères de la nature : la Forêt Pétrifiée. Une gigantesque coulée de boue et d’immenses troncs d’arbres se sont fossilisés avec le temps dans les terres du désert et réapparaissent aujourd’hui pour nous… Dîner au Lodge de Twifelfontein. Dans l’après-midi, départ pour voir les peintures et gravures rupestres vieilles de plus de 6000 ans ! Souper et nuit au Lodge.
Jour 10 - Twifelfontein / Brandberg Déjeuner. Départ en 4x4 dans le lit asséché de la rivière Huab : un spectacle étonnant ! Retour au Lodge pour le dîner. Route pour le Mont Brandberg, véritable bloc de granit qui culmine à près de 2600 m d’altitude. Dans l’après-midi, nous arriverons au camp monté, spécialement installé pour nous aux pieds de la plus haute montagne de Namibie : un moment inoubliable ! Souper et soirée près du feu. Nuit au camp. Jour 11 - Brandberg / Cape Cross / Swakopmund Déjeuner. Route en direction de la petite ville balnéaire de Swakopmund située aux portes du désert de Namib. En chemin, nous ferons un arrêt à Cape Cross, connu pour sa colonie d’otaries à fourrure. Les mâles, déjà installés sur la rive, défendent leur territoire et s’engraissent le plus possible en vue de leur future conquête. Dîner au Lodge de Cape Cross puis poursuite vers Swakopmund. Arrivée en début d’après-midi et installation à l’hôtel. Temps libre pour magasiner. Possibilité de survoler le désert du Namib (en option), réputé pour être l’un des plus beaux au monde ! Souper et nuit à l’hôtel. Jour 12 - Walvis Bay / Swakopmund Déjeuner. Départ vers Walvis Bay, principal port de Namibie connu pour ses nombreux flamants d’Afrique Australe et d’innombrables espèces d’oiseaux. Il s’agira, pour nous, de notre point d’embarquement pour une belle croisière le long de la côte désertique, où nous aurons la chance de voir de façon privilégiée : otaries, cormorans du cap, goélands et dauphins. Dîner sur la plage et retour à l’hôtel. Temps libre et départ pour une belle excursion en 4 roues à travers les dunes du Namib. Souper en bord de mer. Nuit à l’hôtel. Jour 13 - Swakopmund / Désert du Namib / Sossusvlei Déjeuner. Ce matin nous prendrons la route vers les paysages lunaires de Moon Valley et découvrirons la plante ancestrale du désert : la Welwitchia Mirabilis. En chemin vers Rostock Ritz, nous ferons escale à la rivière du Kuiseb qui marque la limite de progression des dunes vers le nord. Dîner à Rostock Ritz puis continuation vers Sossusvlei. Installation au Lodge dans l’après-midi. Souper et nuit au Lodge. Jour 14 - Sossusvlei (Désert du Namib) Déjeuner. Départ aux aurores en direction des dunes rouges du plus ancien désert du monde. Nous terminerons la traversée du parc en 4x4 afin d’atteindre la plus belle zone du désert. Nous prendrons le temps d’admirer ce spectacle naturel par de nombreuses possibilités de marche. Retour au Lodge pour le dîner. Visite du canyon de Sesriem qui, d’une profondeur de 40 mètres, nous révèle l’histoire géologique de la région. Souper et nuit au Lodge. Jour 15 - Sossusvlei / Windhoek Déjeuner. Départ pour Windhoek, capitale et ville prospère de la Namibie. Dîner au restaurant et temps libre dans le centre-ville. Installation à l’hôtel. En soirée, départ pour le souper d’adieu dans un restaurant animé de la ville. Retour et nuit à l’hôtel. Jour 16 - Windhoek / Montréal Déjeuner. Selon horaire du vol, transfert à l’aéroport de Windhoek. Vol de retour vers Montréal.
1- Jour 1 : Windhoek Jour 2 : Windhoek - Onkonjima (route) Jour 3 : Etosha Jour 4 : Etosha Jour 5 : Etosha - Ruacana (route) Jour 6 : Ruacana Jour 7 : Ruacana - Epupa Fallsa (route) Jour 8 : Epupa Falls - Opuwo (route) Jour 9 : Opuwo - Palmwag (route) Jour 10 : Palmwag - Spitzkoppe (route) Jour 11 : Spitzkoppe - Swakopmund Jour 12 : Swakopmund - Sesriem (route) Jour 13 : Sesriem Jour 14 : Sesriem - Windhoek (route) Jour 15 : Windhoek - Maun (avion) Jour 16 : Moremi Jour 17 : Moremi Jour 18 : Moremi - Okavango (vol) Jour 19 : Okavango Jour 20 : Okavango - Victoria Falls (avion) Jour 21 : Victoria Falls Jour 22 : Départ via Johannesbourg (avion).
Jours 1 à 5 Arrivée à Windhoek, charmante capitale namibienne à l’architecture coloniale allemande. Arrêt dans une ferme consacrée à la conservation du guépard. Observation et discussion avec les fermiers. Direction nord : Etosha, synonyme de paysages de plaines et de savanes où pullulent les grands mammifères. C’est l’un des parcs les plus célébrés d’Afrique. Nous y ferons quelques safaris dont une impressionnante sortie nocturne au point d’eau d’Okaukuejo.
Jours 6 à 10 Baignade à la source chaude de Ongongo. Découverte des peuples Himba et Herero dans le Kaokoland et possibilité d’apercevoir des éléphants du désert. Observation d’animaux rares du désert dans la réserve de Palmwag. Traversée d’un spectaculaire récif montagneux et visite d’un site de peintures rupestres vieilles de 6 000 ans.
Jours 10 à 14 Étape à Swakopmund, station balnéaire à l’architecture coloniale allemande. Trajet vers les fabuleuses dunes de Sossusvlei (plus de 300 mètres de hauteur) en passant par le canyon de Kuiseb. Visite du canyon de Sesriem et retour à Windhoek.
Jours 15 à 19* Après un premier vol vers Maun au Botswana puis un second au cœur du delta de l’Okavango, les journées seront consacrées à la découverte du delta, en makoro et à pied. Game run dans la réserve de Moremi et vol à destination de Kasane pour accéder aux chutes Victoria.
* La séquence des visites de cette partie de l’itinéraire peut varier selon les jours de vol.
Jours 20 à 22 Petite incursion au Zimbabwe afin d’admirer l’un des sites naturels les plus grandioses d’Afrique, les chutes Victoria. Possibilité de randonnées ou de rafting sur le Zambèze. Vol de retour via Johannesbourg.
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Jours 1 - Départ de Montréal Assistance aux formalités d’enregistrement et envol à destination de Windhoek, via Johannesburg. Repas et nuit dans l’avion.
Jour 2 - Windhoek Dès notre arrivée à Windhoek, notre guide local nous accueillera et nous fera partager sa passion à travers un premier tour de ville de la capitale Namibienne. Installation, souper et nuit à l’hôtel.
Jour 3 - Windhoek / Okahandja / Otjiwarongo Déjeuner. En chemin vers Otjiwarongo, nous nous arrêterons au marché artisanal d’Okahandja, ancienne capitale du peuple Hereros. Dès notre arrivée à Otjiwarongo, nous nous installerons et déjeunerons au Lodge avant notre premier safari en 4x4 dans la réserve naturelle privée. Retour en fin d’après-midi. Souper et nuit au Lodge.
Jour 4 - Otjiwarongo / Parc National d'Etosha Déjeuner. Départ pour le Parc National d’Etosha, l’un des plus beaux parcs animaliers du monde, connu pour la grande richesse de sa faune et ses paysages savoureux. Installation au Lodge en fin de matinée. Dîner et temps libre avant notre première traversée du parc. Après une belle rencontre avec les girafes, antilopes, éléphants et lions de ce parc gigantesque, nous retournerons au Lodge pour le souper. Nuit au Lodge. Jour 5 - Parc National d'Etosha Déjeuner. Nous profiterons d’une journée complète de safari en 4x4 à la recherche des nombreuses espèces animales du parc, mais aussi des curiosités naturelles impressionnantes, tels que les immenses lacs asséchés de la réserve. Retour au Lodge pour le dîner. Poursuite du safari. Souper et nuit au Lodge.
Jour 6 - Parc National d'Etosha / Outjo Déjeuner. C’est en traversant le parc en entier que nous réaliserons l’étendue et la grande diversité naturelle de ce dernier. Dîner au camp d’état Halali puis continuation de la traversée. Arrivée dans la région d’Outjo en fin d’après-midi. Installation, souper et nuit au Lodge.
Jour 7 - Outjo / Kamanjab / Palmwag Après le déjeuner, nous nous rendrons dans un village Himba. Cette tribu, hors du temps et fière de ses traditions, résiste à l’influence du monde extérieur depuis des siècles : une rencontre inoubliable ! Dîner à Kamanjab. Route en direction de la région de Palmwag. Installation au Lodge et temps libre dans l’après-midi. Souper et nuit au Lodge.
Jour 8 - Palmwag Déjeuner. Aujourd’hui, nous profiterons de la réserve privée du Lodge et découvrirons la faune sauvage et les différents points de vues panoramiques de la région. Dîner au Lodge. Poursuite du safari en 4x4. Souper et nuit au Lodge. Jour 9 - Palmwag / Forêt Pétrifiée / Twifelfontein Déjeuner. Départ pour l’un des mystères de la nature : la Forêt Pétrifiée. Une gigantesque coulée de boue et d’immenses troncs d’arbres se sont fossilisés avec le temps dans les terres du désert et réapparaissent aujourd’hui pour nous… Dîner au Lodge de Twifelfontein. Dans l’après-midi, départ pour voir les peintures et gravures rupestres vieilles de plus de 6000 ans ! Souper et nuit au Lodge.
Jour 10 - Twifelfontein / Brandberg Déjeuner. Départ en 4x4 dans le lit asséché de la rivière Huab : un spectacle étonnant ! Retour au Lodge pour le dîner. Route pour le Mont Brandberg, véritable bloc de granit qui culmine à près de 2600 m d’altitude. Dans l’après-midi, nous arriverons au camp monté, spécialement installé pour nous aux pieds de la plus haute montagne de Namibie : un moment inoubliable ! Souper et soirée près du feu. Nuit au camp. Jour 11 - Brandberg / Cape Cross / Swakopmund Déjeuner. Route en direction de la petite ville balnéaire de Swakopmund située aux portes du désert de Namib. En chemin, nous ferons un arrêt à Cape Cross, connu pour sa colonie d’otaries à fourrure. Les mâles, déjà installés sur la rive, défendent leur territoire et s’engraissent le plus possible en vue de leur future conquête. Dîner au Lodge de Cape Cross puis poursuite vers Swakopmund. Arrivée en début d’après-midi et installation à l’hôtel. Temps libre pour magasiner. Possibilité de survoler le désert du Namib (en option), réputé pour être l’un des plus beaux au monde ! Souper et nuit à l’hôtel. Jour 12 - Walvis Bay / Swakopmund Déjeuner. Départ vers Walvis Bay, principal port de Namibie connu pour ses nombreux flamants d’Afrique Australe et d’innombrables espèces d’oiseaux. Il s’agira, pour nous, de notre point d’embarquement pour une belle croisière le long de la côte désertique, où nous aurons la chance de voir de façon privilégiée : otaries, cormorans du cap, goélands et dauphins. Dîner sur la plage et retour à l’hôtel. Temps libre et départ pour une belle excursion en 4 roues à travers les dunes du Namib. Souper en bord de mer. Nuit à l’hôtel. Jour 13 - Swakopmund / Désert du Namib / Sossusvlei Déjeuner. Ce matin nous prendrons la route vers les paysages lunaires de Moon Valley et découvrirons la plante ancestrale du désert : la Welwitchia Mirabilis. En chemin vers Rostock Ritz, nous ferons escale à la rivière du Kuiseb qui marque la limite de progression des dunes vers le nord. Dîner à Rostock Ritz puis continuation vers Sossusvlei. Installation au Lodge dans l’après-midi. Souper et nuit au Lodge. Jour 14 - Sossusvlei (Désert du Namib) Déjeuner. Départ aux aurores en direction des dunes rouges du plus ancien désert du monde. Nous terminerons la traversée du parc en 4x4 afin d’atteindre la plus belle zone du désert. Nous prendrons le temps d’admirer ce spectacle naturel par de nombreuses possibilités de marche. Retour au Lodge pour le dîner. Visite du canyon de Sesriem qui, d’une profondeur de 40 mètres, nous révèle l’histoire géologique de la région. Souper et nuit au Lodge. Jour 15 - Sossusvlei / Windhoek Déjeuner. Départ pour Windhoek, capitale et ville prospère de la Namibie. Dîner au restaurant et temps libre dans le centre-ville. Installation à l’hôtel. En soirée, départ pour le souper d’adieu dans un restaurant animé de la ville. Retour et nuit à l’hôtel. Jour 16 - Windhoek / Montréal Déjeuner. Selon horaire du vol, transfert à l’aéroport de Windhoek. Vol de retour vers Montréal.
Voyage au Vietnam fin 2009: climat en novembre? English translation pending
Bonjour à tous,
Voilà, nous partons en couple pour notre duexième voyage dans l'asie du Sud Est😄😄. Nous aurons un camp de base au Cambodge à Siem Reap chez notre cousin. Nous serons en asie pour 3 mois environ d'octobre à fin décembre 2009 ou de novembre à fin janvier 2010.
L'idée est de passer environ 30 jours an Vietnam, 20 jours en Thailande (avec 8 jours sur Bangkok, ...) et 30 jours au Cambodge et peu être un peu le laos pour une première approche.
Nous souhaitons validé le point climatique dans un premier temps. Ils nous semblent judicieux d'après les livres de voyage :
VIETNAM : en novembre Le nord est faisable sans problème pas de pluie juste froid (Sapa, along maritime et terrestre, hanoi) Le centre sous la pluie 🙁🙁, mais est ce faisable (hue, da nang, hoi an) sans trop de problème 😇, s'il faut on a le permis bateau 😛. Le sud pas de soucis plein soleil (delta du mékong)😎😎
Je reviendrai avec d'autres questions après pour l'itinéraire.😏😏
Voilà, nous partons en couple pour notre duexième voyage dans l'asie du Sud Est😄😄. Nous aurons un camp de base au Cambodge à Siem Reap chez notre cousin. Nous serons en asie pour 3 mois environ d'octobre à fin décembre 2009 ou de novembre à fin janvier 2010.
L'idée est de passer environ 30 jours an Vietnam, 20 jours en Thailande (avec 8 jours sur Bangkok, ...) et 30 jours au Cambodge et peu être un peu le laos pour une première approche.
Nous souhaitons validé le point climatique dans un premier temps. Ils nous semblent judicieux d'après les livres de voyage :
VIETNAM : en novembre Le nord est faisable sans problème pas de pluie juste froid (Sapa, along maritime et terrestre, hanoi) Le centre sous la pluie 🙁🙁, mais est ce faisable (hue, da nang, hoi an) sans trop de problème 😇, s'il faut on a le permis bateau 😛. Le sud pas de soucis plein soleil (delta du mékong)😎😎
Je reviendrai avec d'autres questions après pour l'itinéraire.😏😏
Bonne nouvelle pour les futurs croisiéristes English translation pending
Nous aurons droit a un credit parce qu ils enlevent la surcharge de carburant!!!!!! pour nous c est $280.00 de crédit a bord.....
MIAMI - December 5, 2008 - Royal Caribbean Cruises Ltd. today announced the suspension of its fuel supplement for Royal Caribbean International, Celebrity Cruises and Azamara Cruises sailings that depart on or after January 1, 2009, anywhere in the world.
The decision reflects the recently sustained lower price of fuel.
Effective Monday, December 8, guests making new bookings for sailings that depart on or after January 1, 2009, will not be charged the fuel supplement.
Guests already booked on sailings that depart on or after January 1, 2009, will receive a refund of any fuel supplement paid, as follows: Guests with existing bookings for sailings that depart on or after January 1, 2009, and who are now paid in full, will have the supplement automatically refunded to them in the form of an onboard credit during their sailing. Guests with existing bookings for sailings that depart on or after January 1, 2009, and who are not yet paid in full, will have the supplement automatically removed from their outstanding balance.
The company reserves the right to reinstate fuel supplement charges if the price of West Texas Intermediate fuel exceeded $65 per barrel, on the quarterly milestone dates mentioned in the company's October 24, 2008, press release.
The company announced on October 24, 2008, that no fuel supplement would be charged for new bookings made on or after November 10, 2008, for sailings that depart on or after January 1, 2010, unless there is an upturn in fuel prices. Today's announcement does not affect those previous terms.
Royal Caribbean Cruises Ltd. is a global cruise vacation company that operates Royal Caribbean International, Celebrity Cruises, Pullmantur, Azamara Cruises and CDF Croisieres de France. The company has a combined total of 38 ships in service and six under construction. It also offers unique land-tour vacations in Alaska, Asia, Australia, New Zealand, Canada, Europe and South America. Additional information can be found on www.royalcaribbean.com, www.celebrity.com, www.pullmantur.es, www.azamaracruises.com, www.cdfcroisieresdefrance.com or www.rclinvestor.com.
MIAMI - December 5, 2008 - Royal Caribbean Cruises Ltd. today announced the suspension of its fuel supplement for Royal Caribbean International, Celebrity Cruises and Azamara Cruises sailings that depart on or after January 1, 2009, anywhere in the world.
The decision reflects the recently sustained lower price of fuel.
Effective Monday, December 8, guests making new bookings for sailings that depart on or after January 1, 2009, will not be charged the fuel supplement.
Guests already booked on sailings that depart on or after January 1, 2009, will receive a refund of any fuel supplement paid, as follows: Guests with existing bookings for sailings that depart on or after January 1, 2009, and who are now paid in full, will have the supplement automatically refunded to them in the form of an onboard credit during their sailing. Guests with existing bookings for sailings that depart on or after January 1, 2009, and who are not yet paid in full, will have the supplement automatically removed from their outstanding balance.
The company reserves the right to reinstate fuel supplement charges if the price of West Texas Intermediate fuel exceeded $65 per barrel, on the quarterly milestone dates mentioned in the company's October 24, 2008, press release.
The company announced on October 24, 2008, that no fuel supplement would be charged for new bookings made on or after November 10, 2008, for sailings that depart on or after January 1, 2010, unless there is an upturn in fuel prices. Today's announcement does not affect those previous terms.
Royal Caribbean Cruises Ltd. is a global cruise vacation company that operates Royal Caribbean International, Celebrity Cruises, Pullmantur, Azamara Cruises and CDF Croisieres de France. The company has a combined total of 38 ships in service and six under construction. It also offers unique land-tour vacations in Alaska, Asia, Australia, New Zealand, Canada, Europe and South America. Additional information can be found on www.royalcaribbean.com, www.celebrity.com, www.pullmantur.es, www.azamaracruises.com, www.cdfcroisieresdefrance.com or www.rclinvestor.com.
Quoi emmener dans le sac à dos pour deux mois en Inde? English translation pending
Bonjour à tous,
je pars en Inde la semaine prochaine pour deux mois, je suis en train de penser à ce que je vais y emmener. Je vais voyager en routard, dormir dans des hôtels pas cher. Ma route me ménera de Mumbai jusqu'au sud de l'Inde. Je compte me rendre dans une réserve naturelle, passer quelques temps sur la côte. Je souhaite y aller qu'avec un petit sac à dos peu encombrant, que me conseillez vous d'emmener dans mon petit sac?
Merci Michael
je pars en Inde la semaine prochaine pour deux mois, je suis en train de penser à ce que je vais y emmener. Je vais voyager en routard, dormir dans des hôtels pas cher. Ma route me ménera de Mumbai jusqu'au sud de l'Inde. Je compte me rendre dans une réserve naturelle, passer quelques temps sur la côte. Je souhaite y aller qu'avec un petit sac à dos peu encombrant, que me conseillez vous d'emmener dans mon petit sac?
Merci Michael
Visite de New York City et Miami English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Je m'en vais le 19 décembre prochain avec 2 amies à NYC et Miami... J'aurais voulu avoir quelques conseils et astuces pour notre voyages, pensez-vous que nous pouvons rencontrer des personnes sur place qui pourront nous faire visiter ? En faite je récupère tous vos conseils... les endoits à visiter et à ne surtout pas râter... les soirées... les bonnes adresses... etc...
Merci d'avance à toutes et à tous...
Je m'en vais le 19 décembre prochain avec 2 amies à NYC et Miami... J'aurais voulu avoir quelques conseils et astuces pour notre voyages, pensez-vous que nous pouvons rencontrer des personnes sur place qui pourront nous faire visiter ? En faite je récupère tous vos conseils... les endoits à visiter et à ne surtout pas râter... les soirées... les bonnes adresses... etc...
Merci d'avance à toutes et à tous...
Des photos, encore et toujours! (jeu) English translation pending
C'est reparti pour les photos!
😎
C'est ou?
Lilie
😎
C'est ou?
Lilie
Récit trois semaines en Namibie en famille avec deux enfants de 8 et 10 ans (Partie 2) English translation pending
Suite de la première partie qui se trouve là.
Samedi 9 Août : Sesfontein-Purros
Le trajet entre Twyfelfontein et Sesfontein ayant été assez long avec une piste pas toujours en bon état, nous nous disons que finalement nous n’irons pas à Purros mais consacrerons les deux jours prévus à une ballade dans le coin puis à la recherche des éléphants du désert à partir du fort de Sesfontein.
C’est donc en prenant tout notre temps (mais en se levant quand même à 6 heures), que nous remontons le lit de la rivière en amont du campsite et nous re-baignons dans la piscine (nettement plus fraîche le matin comme je l’ai déjà laissé entendre). La partie juste au dessus de la cascade est formée de sortes de canaux qui serpentent entre les rochers, amusant ; plus loin, c’est plus classique.

Puis, nous allons au fort de Sesfontein pour y loger au cas improbable où il resterait des chambres de libres (ce qui, bien sûr, n’est pas le cas) ou à défaut s’installer sur leur campsite. Malheur! Celui-ci a fermé depuis un an! Petit tour dans la « ville » et ses alentours pour trouver un autre campsite. Il y en a deux et trois, mais l’ensemble n’est vraiment pas engageant : la ville est très poussiéreuse et comme il y a beaucoup de vent, je vous laisse imaginer le tableau. Non, vraiment, je ne me vois pas passer là mon après-midi, sans parler du déjeuner, du dîner et du petit-déjeuner. Sentiment partagé par l’autre autorité parentale de la voiture. C’est décidé : nous allons donc bien finalement à Purros! Un peu inquiets quand même car il est déjà 13 heures et nous avons encore le ventre vide : mieux vaut ne pas crever!
Le début de la piste est très bon et nous nous demandons si elle ne vient pas récemment d'être refaite, comme d’autres sur lesquelles nous sommes passés, mais cela ne dure pas. Au bout de quelques kilomètres, la piste se dégrade franchement : elle devient très rocailleuse, puis se fait tortueuse avec des virages n'offrant aucune visibilité alors que deux voitures ne peuvent passer de front. Certes, la piste n'est que peu fréquentée, mais quand même.... Après la rocaille, c'est le tour du sable. Par endroits, la piste arrive à combiner sable profond et tôle ondulée!!! On en vient presque à regretter la rocaille. Conduire sur ce genre de piste demande une attention très soutenue.
Finalement, nous mettrons, hors pause repas, trois heures pour arriver à destination. En chemin, nous croisons une famille d’autruches : deux adultes et une vingtaine de rejetons. L’un des adultes s'est mis, tel un agent de circulation, en travers de la piste le temps pour les autruchons de la traverser puis referme la marche. Nous nous extasions devant cette organisation et nous nous demandons si (et si oui, comment) elles ont compris que la route était dangereuse. Que l'on se rassure tout de suite: elles n'ont rien compris du tout ; le lendemain c'est en courant le long de la route devant la voiture qu'elles rechercheront à nous échapper!
A l’arrivée, la chaleur est accablante : on n’ose imaginer ce que cela doit être en été! L’emplacement est grand, bien ombragé et bien isolé ; on pourrait oublier que l'on est dans un camping : on ne voit pas ses voisins!
Que dire de Purros ? Que les paysages sont magnifiques; qu'il s'en dégage une ambiance très particulière rencontrée nulle part ailleurs comme si on était hors du temps, hors du monde presque, assez indescriptible. Les maisons sont dispersées au sein d'une vaste plaine. Nous nous apercevons le lendemain que la plupart sont abandonnées. L'explication nous sera donnée plus tard : Purros est un village Himba, donc quasi-vide en cette saison sèche, les Himbas remontant plus au nord pour se rapprocher de l'eau.


Pour cette nuit nous mixons au sein des tentes parents et enfants au cas où des éléphants viendraient dans le campsite la nuit. Ce ne sera pas le cas mais nous entendrons barrir tout au long de la nuit
Samedi 9 Août : Sesfontein-Purros
Le trajet entre Twyfelfontein et Sesfontein ayant été assez long avec une piste pas toujours en bon état, nous nous disons que finalement nous n’irons pas à Purros mais consacrerons les deux jours prévus à une ballade dans le coin puis à la recherche des éléphants du désert à partir du fort de Sesfontein.
C’est donc en prenant tout notre temps (mais en se levant quand même à 6 heures), que nous remontons le lit de la rivière en amont du campsite et nous re-baignons dans la piscine (nettement plus fraîche le matin comme je l’ai déjà laissé entendre). La partie juste au dessus de la cascade est formée de sortes de canaux qui serpentent entre les rochers, amusant ; plus loin, c’est plus classique.

Puis, nous allons au fort de Sesfontein pour y loger au cas improbable où il resterait des chambres de libres (ce qui, bien sûr, n’est pas le cas) ou à défaut s’installer sur leur campsite. Malheur! Celui-ci a fermé depuis un an! Petit tour dans la « ville » et ses alentours pour trouver un autre campsite. Il y en a deux et trois, mais l’ensemble n’est vraiment pas engageant : la ville est très poussiéreuse et comme il y a beaucoup de vent, je vous laisse imaginer le tableau. Non, vraiment, je ne me vois pas passer là mon après-midi, sans parler du déjeuner, du dîner et du petit-déjeuner. Sentiment partagé par l’autre autorité parentale de la voiture. C’est décidé : nous allons donc bien finalement à Purros! Un peu inquiets quand même car il est déjà 13 heures et nous avons encore le ventre vide : mieux vaut ne pas crever!
Le début de la piste est très bon et nous nous demandons si elle ne vient pas récemment d'être refaite, comme d’autres sur lesquelles nous sommes passés, mais cela ne dure pas. Au bout de quelques kilomètres, la piste se dégrade franchement : elle devient très rocailleuse, puis se fait tortueuse avec des virages n'offrant aucune visibilité alors que deux voitures ne peuvent passer de front. Certes, la piste n'est que peu fréquentée, mais quand même.... Après la rocaille, c'est le tour du sable. Par endroits, la piste arrive à combiner sable profond et tôle ondulée!!! On en vient presque à regretter la rocaille. Conduire sur ce genre de piste demande une attention très soutenue.
Finalement, nous mettrons, hors pause repas, trois heures pour arriver à destination. En chemin, nous croisons une famille d’autruches : deux adultes et une vingtaine de rejetons. L’un des adultes s'est mis, tel un agent de circulation, en travers de la piste le temps pour les autruchons de la traverser puis referme la marche. Nous nous extasions devant cette organisation et nous nous demandons si (et si oui, comment) elles ont compris que la route était dangereuse. Que l'on se rassure tout de suite: elles n'ont rien compris du tout ; le lendemain c'est en courant le long de la route devant la voiture qu'elles rechercheront à nous échapper!A l’arrivée, la chaleur est accablante : on n’ose imaginer ce que cela doit être en été! L’emplacement est grand, bien ombragé et bien isolé ; on pourrait oublier que l'on est dans un camping : on ne voit pas ses voisins!
Que dire de Purros ? Que les paysages sont magnifiques; qu'il s'en dégage une ambiance très particulière rencontrée nulle part ailleurs comme si on était hors du temps, hors du monde presque, assez indescriptible. Les maisons sont dispersées au sein d'une vaste plaine. Nous nous apercevons le lendemain que la plupart sont abandonnées. L'explication nous sera donnée plus tard : Purros est un village Himba, donc quasi-vide en cette saison sèche, les Himbas remontant plus au nord pour se rapprocher de l'eau.


Pour cette nuit nous mixons au sein des tentes parents et enfants au cas où des éléphants viendraient dans le campsite la nuit. Ce ne sera pas le cas mais nous entendrons barrir tout au long de la nuit
Carnet de route: de l'air, de l'eau, la vie Namibie! English translation pending
Retour sur Namibie : de l’eau, de l’air, la vie Namibie !
05 juillet – 22 juillet 2008
GENESE Tout commence en avril 2007. Non, en fait tout commence il y a bien longtemps. Joss a 8 ans quand, insatiable petit rat de bibliothèque, elle tombe en arrêt devant des images de dunes d’une beauté à couper le souffle. Des dunes rouges, des dunes plongeant dans la mer, des dunes survolées par des fous dans des montgolfières d’un autre âge…Et des oiseaux par milliers dans un paradis aquatique surplombé de dunes dorées. Afrique du Sud-Ouest, elle ne le retiendra pas. Mais resteront gravés Namib et Sandwich. Jusqu’en avril 2007. Les 2 garçons du couple sont invités par leur grand-père à passer les vacances d’été en Martinique. Joss et Rémy vont donc passer leurs premières vraies vacances en tête à tête ! Premier projet : Cuba en sac à dos, hébergements et transports locaux. Mais Cuba semble vaciller en juin 2007. Joss en profite pour glisser : Namibie. Et un peu à la façon « Grisemote », Rémy, peu surpris de ce choix (20 ans de vie commune…), répond : tu comptes jouer au loto ?!Joss se met au travail, découvre voyage forum, investit rapidement dans de l’anti-cernes et reçoit le soutien inespéré de collègues de son mari qui rêvent de Namibie depuis qu’ils ont sillonné l’Afrique du Sud en 4x4. Ils offriront même un magnifique calendrier 2008 consacré à ce pays. Lorsque Rémy désignant une photo demandera : « on ira, là ? », Joss répondra oui ! et achètera les billets d’avion dans la foulée !Le dossier sera bouclé à quelques exceptions près à la mi-avril 2008, le décollage prévu pour le 05 Juillet.
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VOLS : Bâle-Mulhouse/ Francfort – Francfort/ Windhoek - et retours, opérés par Lufthansa et Air Namibia.156 + 829 euros, soit 985 euros par pax, billets achetés sur internet en oct.07.RESAS : Séjour plutôt court. Joss et Rémy espèrent profiter de chaque minute, sans avoir à chercher leur « logement » au quotidien. Ils passeront par Tourmaline, qui en plus de conseils avisés et (très) patients, dispatchera la somme envoyée vers les différentes nuitées retenues. Economie non négligeable de frais bancaires. Et l’on verra plus tard que les vouchers auront leur utilité.TYPE DE VOYAGECircuit en autonome, en 4x4 équipé camping plus frigo. 2 guest farms, 1 maison d’hôte, 2 nuits d’hôtel à Walvis Bay, 1 tented camp et 9 nuits sur le toit du 4x4VOITUREToyota Hilux diesel, louée chez African Tracks. Voiture parfaite, confortable, spacieuse, pneus de 1ère qualité . Cette voiture : que du bonheur, enfin pour celui qui conduit. L’autre fait la tête en attendant son tour ! 4200 kms sans avoir ni à sortir le cric, ni à chercher l’adresse d’un garagiste. De retour en France, nous éviterons de froisser la susceptibilité de notre Toyota…Yaris. Prix : env.1400euros + env.50euros le frigo + env.500 euros d’assurances « zéro excess ».
· Carnet de route et d'humeur(s), celui d’une « pie » qui écrit autant qu’elle jacasse, c’est pas peu dire et vous voilà prévenus !
Samedi 05 Jul : Bâle Mulhouse – Frankfurt—Windhoek : enfin ! Ca y est, l’avion traverse quelques perturbations et se pose avec un peu de retard à Francfort. Peu importe, il est 16heures et la correspondance suivante pour Windhoek est prévue à 22h30 à partir du même terminal… Direction la consigne à bagages puisque Rémy et Joss, échaudés par de malheureuses expériences de vacances, ont décidé de récupérer leurs bagages et de les réenregistrer eux mêmes sur le vol Air Namibia. La tête déjà en vacances et le dos léger, l’aéroport est à lui seul un spectacle couleurs et lumières dont ils profitent les yeux grands ouverts. Un Bushmen aurait embarqué vêtu de son seul carquois que personne ne l’aurait remarqué au milieu de ce défilé de couleurs de peau, de tissus disparates et de sonorités « babéliennes ». Ah que c’est bon ce sentiment de vacances en ce jour de grands départs. A noter, le personnel au check-in est particulièrement agréable.
Aussi décalé que cela puisse paraître, c’est au son de tyroliennes et autres folkloriques musiques populaires allemandes, que se fera l’installation dans l’avion, à l’aller comme au retour. Même les passagers allemands affichent des mines consternées. Joss et Rémy, gavés dès leur enfance par ces mélodies échappées des télévisions familiales, sentent monter le fou rire libérateur des tensions précédant un long voyage. Le service est de bonne qualité, pour une classe éco et malgré l’heure avancée ; apéritif resservi, repas chaud acceptable pour un flight plateau, café ou thé, puis boisson servie par la suite sur demande et avec le sourire.
Joss par contre perdra un peu son sourire : le passager devant elle se met à l’aise et positionne son siège en couchette dès l’embarquement pour discuter avec ses amis. Derrière Joss, un enfant qui joue sur le plateau abaissé du siège ; ne fais pas aux autres… Pendant 95mns passées à « encenser » mentalement ce passager italien après lui avoir demandé gentiment et en 3 langues de redresser son siège, sans succès, Joss ne pourra plus bouger. Un sentiment de tranche de jambon fatigué entre deux tranches de pain un peu rassis. (Quand elle sera grande, elle volera en BusinessClass) Les perturbations qui plombent le ciel européen seront franchies avec maîtrise, ce qui aidera beaucoup à l’endormissement serein des passagers vers 2h du matin. ..Bush et installations autour de Kiripotib : ..
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Dimanche 06jul : Windhoek – Kiripotib guestfarm : de l’air de l’eau et des étoiles
7h00 Atterrissage en douceur sous les rayons d’une lumière qui enveloppe à la manière d’un gros câlin. Joss marche sur un petit nuage de tarmac, au grand étonnement de Rémy qui s’inquiète un peu : t’as pas froid ? Et bien non, trop excitée, en petite chemise Joss n’a pas froid, alors qu’un grand cordon de polaires frissonnants se déroule jusqu’aux formalités d’entrée sur le territoire namibien. Serait-ce l’euphorie persistante ? Les douaniers sont presque agréables, la course aux bagages se fera dans l’arrivée gagnante, et le contact déjà là à nous attendre nous rappellera d’acheter des devises à la banque de l’aéroport. Mais toute euphorie a ses limites.
Difficile d’estimer le temps d’attente devant les guichets de change. Même le plus philosophe des européens ne peut s’empêcher de se poser des questions. Dans la file parallèle, Joss reconnaît le passager italien et son groupe, bien excités. Une dame charmante vient les rejoindre, leur hôtesse et guide. Cette dame blonde d’environ 60ans remarque Joss, lui demande d’où elle vient, et se présente comme née en Namibie de parents Sud-Afs, repartie en Afrique du Sud et revenue en Namibie où elle dirige une petite structure touristique. Calme et sereine, elle répond aux esprits qui s’échauffent que si les européens possèdent une montre, les Africains eux possèdent le Temps. Elle enchaîne en estimant que l’Europe produit des enfants un peu gâtés par l’informatique généralisée et l’Euro monnaie unique. « Soyez patients avec les personnes aux guichets, elles ont beaucoup de formulaires à remplir à chaque change, dit-elle ». Joss se dit qu’il y a des rencontres parfaites, mais aussi qu’elle va changer le double de la somme envisagée…
Arrivée dans les locaux d’African Tracks, remise d’un véhicule en parfait état, et rencontre de Bruno, guide aventurier délégué par Tourmaline, qui les emmènera dans un supermarché ouvert le dimanche, puis, autour d’un verre, parlera de la Namibie qu'il aime, donnera quelques conseils de comportements et encouragera à profiter des pistes au maximum.. Joli moment. Sur la carte il tracera une voie pour relier Sesriem en évitant le goudron jusqu’à Marienthal… Il conseillera également au couple de ne pas réagir si leur mixité attire les regards, ou plus. Il sait de quoi il parle. Bruno guidera ensuite Rémy et Joss jusqu’à l’embranchement de la piste vers Dorbabis, il est 11 h30 lorsqu’ils se séparent.
direction Kiripotib guestfarm, un peu plus de 2h de route La piste est belle et calme, l’idéal pour se faire la main à gauche et s’habituer au gros Toyota. Fidèle aux conseils de MimiNono, Joss rappelle tous les quarts d’heure à son chauffeur de mari de rouler au milieu, les bords étant pleins de verres et de caillous pointus ! Rémy en aura très vite plein les oreilles de Joss et de ses Mimi-qui-sait-de-quoi-elle-parle-puisqu’elle-y-a-vécu-en-Namibie ! Mais il s’en rappellera lorsqu’il acceptera de céder le volant à sa compagne…
Kiripotib est une oasis au milieu du bush du Kalahari. Des arbres centenaires, de toutes provenances, y sont irrigués journellement. De l’air, de l’eau : la vie ! L’éolienne tourne, clang ! clang ! et puise l’eau souterraine qui arrose, abreuve, lave…De l’eau, de l’air : la vie !
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La ferme appartient à un couple d’origine allemande, absent durant ce week-end ; Joss et Rémy sont les seuls guests et vont se faire dorloter. Pour commencer, Sundowner drive avec Webster, intendant noir du domaine : 1er veld, zèbres, springbok et autres antilopes, cette fois c’est sûr, ils sont en Afrique. Ils sont au retour attendus par Edward l’adorable cuisinier qui grimace un peu : Webster étant parti avec la clé de la chambre réfrigérée, l’heure du dîner s’en trouvera légèrement décalée… Gros fou-rire ! (un peu taquine, Joss offrira en repartant un sifflet à Edward et une boussole à Webster..) ... ... .. .......................Chalets.................. ........ .Kaluhlu, seul félin des environs (Kiripotib signifie : là où le lion rugit...).... .................Cactées
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Direction le chalet en briques rouges décoré de tapis et tableaux fabriqués sur place, et de détails admirables puisés dans la nature alentour. Il y a une telle recherche du beau partout dans cette propriété - même les petites maisons des ouvriers sont belles - que Joss la curieuse en parlera à Webster : la propriétaire a fait une école des beaux arts en Allemagne et fabrique notamment des bijoux de toute beauté. Aïe, aïe, aïe pour le porte monnaie ! Troisième rencontre : Ralph, très jeune retraité allemand, propose de se rendre tout de suite sur le lieu où il expliquera le ciel namibien à travers 2 grosses lunettes astronomiques : les planètes, la poussière, les « nids », les gaz, les étoiles, la voie lactée, les galaxies.. Quelle nuit pour une 1ère nuit namibienne ! Les explications passionnées de Ralph seront suspendues le temps du dîner. Edward a travaillé pour des grands restaurants au Zimbabwe. Ce petit homme raffiné dresse des tables aussi agréables que ses menus et prendra place à la table . Les 5 convives attablés discuteront avec beaucoup de plaisir, le thème principal étant le déracinement, soit voulu par les voyages, soit subi : pauvreté ou conflits sociaux /politiques. Retour vers les étoiles. Rémy et Joss sont à présent un peu ridicules à disparaître ainsi sous plusieurs couches de vêtements : il fait très froid et même Rémy qui s’était ouvertement moqué de l’équipement « banquise » dans les valises, superpose bonnet, gants, grosses vestes et chaussettes…Joss se marre… Ralph est hilare… Le vin sud’af y est un peu pour quelque chose ! Le ciel namibien exempt de pollution livre aux yeux comblés quelques uns de ses secrets lumineux. L’excitation de cette première très longue journée namibienne, couplée à un froid très kalaharien empêchera le couple de s’endormir facilement .
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Lundi 07 juil 08 : vers l’infini, et au delà ...
Réveil néanmoins à 6h00, lever de soleil sur le veld, et visite guidée de la ferme : Webster explique le fonctionnement de la ferme, le parcours de l’eau, le type d’élevage, le fumage de la viande, la gestion du gibier…il finit le »farm tour » en parlant des propriétés des arbres : comment retrouver son chemin en s’orientant par rapport aux nids d’oiseaux, comment s’abreuver, se vêtir, se soigner, se défendre à partir d’un arbre, comment la vie animale s’organise sur un arbre. Joss est épatée par la connaissance qu’a Webster des noms communs et scientifiques de tous ces arbres et lui adresse quelques compliments. Jusqu’au moment où celui-ci affiche un air penaud et soulève une petite plaque sous laquelle sont répertoriées toutes les informations…
Retour dans la maison pour le petit déjeuner. Edward les attend : j’ai pensé vous faire plaisir en vous préparant du mil. C’est le plat namibien principal, dit-il ! Confiture de cactus, biltongs et charcuteries maison, mil, fruits de saison, pain maison, jus maison, tournesols décorant la table… D’autres excellents petits déjeuners suivront, celui-ci pourtant restera inoubliable. Direction « l’atelier en plein air » de teinture des laines destinées à la fabrication de tapis réalisés par des ouvriers bushmen qui feront une démonstration de leur savoir-faire sur des machines à tisser simplissimes. Réaliser d’aussi belles choses avec des moyens aussi rudimentaires rend admiratif. Les tapis aux motifs typiquement africains sont magnifiques mais un peu chers pour Rémy et Joss. A défaut de tapis, Joss lorgne du côté des créations de bijoux. Le pendentif qu’elle s’est choisi n’a plus quitté son cou depuis. Sur les conseils de Webster, pour porter la force de l’Afrique à son bras, Rémy opte pour le bracelet en crins de queue d’éléphant.
Et bien voilà ! Partir tôt de l’étape pour arriver tôt à l’étape suivante est un conseil qui ne sera pas appliqué : il est 13heures et les au revoir s’étirent. Direction Sesriem via le tracé indiqué par Bruno, nous ne le savons pas encore, mais 7 h 30 de pistes nous attendent …
...................les fameux nids géants et les espèces de moineaux (les républicains sociaux) qui les fabriquent ......
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Sur la route, Joss réfléchit aux raisons qui ont généré des moments précieux durant cette première halte. L’absence des fermiers est la toute première. Les échanges de courriels avec le couple ont été empreints de gentillesse et de disponibilité ; cependant son absence a créé une sorte de bulle dans laquelle les relations avec le personnel noir ont pris une autre dimension. Parler allemand a permis de se rapprocher de Ralph également. Le dîner à 5 a posé les jalons de relations qui se poursuivent. A plusieurs reprises durant le voyage, nous aurons l’impression que le personnel noir évite le client blanc, pour ne pas le déranger. Il s’ensuit des postures difficiles à « gérer » pour Joss : dos un peu courbé, yeux fixant le sol… Ces postures de soumissions parlent à elles seules de l’histoire récente de ce pays. Il faudra du temps, beaucoup de temps, et peut-être plus, pour que ces hommes et femmes se redressent. Certaines villes traversées induiront un certain optimiste : à Walwis, Outjo ou Tsumeb, où des gens droits, beaux et fiers parleront avec facilité et chercheront la communication. Ce qui aurait pu être un handicap, devient un vecteur relationnel : ce couple mixte parlant allemand et anglais, les 2 langues du pays, voyageant en autonome en 4x4 touriste dans un pays où les relations inter-raciales ne sont pas simples, va dans les faits attirer l’attention et l’envie de poser des questions. Enfin, la plupart du temps. Il y aura aussi des regards désapprobateurs et des attitudes plus dures.
Il fait chaud, 2 écoliers attendant le bus scolaire sont accueillis à l’arrière du Toyota. Et hop !, la bouteille de Sprite finie passe par la fenêtre et s’éclate sur le bas côté. Et hop !, le « book » résumant l’histoire de la Namibie offert par Tourmaline atterrit dans un des sacs d’école. (il nous faudra 3 jours pour comprendre !).. Lorsqu’ils sont déposés, les 2 pré ados usent de tous les moyens pour persuader Joss de la nécessité de leur donner 10 euros ; (ils doivent payer le bus pour continuer…) Ils repartiront ronchons avec 20N$ chacun, sous le regard amusé de Joss et un tantinet froid de Rémy qui estime qu’il n’y a pas de raison de donner de l’argent. Il n’a pas complètement tort.
......Aux portes de Sossüsvlei (le lendemain au petit matin frisquet) ..
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La piste que nous empruntons se corse. Les lieux traversés semblent oubliés de tout ; la piste dessinée par Bruno est instructive, ce n’est peut-être pas un hasard. Les fermes que nous dépassons n’ont que l’éolienne en commun avec Kiripotib. Certaines sont dans un état de délabrement avancé. L’expression « Petit Blanc » revient en mémoire. Les villages noirs, amas de tôles à l’équilibre précaire, sont ceux que les touristes ne sont pas censés voir. Le dénuement est déstabilisant et les regards jetés sur nous éloquents. Le voyeurisme touristique n’est pas accepté. A aucun moment cependant nous ne verrons de mains tendues.
L’état des pistes est à l’unisson. Rémy qui conduit sur piste pour la première fois, passe une espèce d’initiation accélérée sur pistes namibiennes. Nous roulons depuis 3 heures lorsque la carte indique un chemin différent de celui tracé par Bruno et qui paraît plus court. Plus court, il en a l’air ; plus rapide : oh que non il ne le sera pas, puisqu’il mènera à traverser le massif de Hardap. Il est 16 heures passées, Joss et Rémy découvrent les joies des barrières, des pistes défoncées, tantôt du sable, tantôt de la caillasse, des passages en eau étonnement profonde : elle vient d’où cette eau ?, des troupeaux anarchisés au milieu de paysages infinis. En ce deuxième jour, leurs yeux découvrent une Namibie presque stérile, qui leur permettra de relativiser le luxe qu’ils ont vu et verront par la suite. Alors que la fatigue s’installe et que les paysages deviennent abrupts, la nuit tombe. La conduite se fait à vue car la lune est cachée par des nuages venus de l’océan. Joss essaie de repérer les yeux brillants des animaux dans la nuit, pendant que Rémy se concentre sur la piste. Le couple ne cherchera pas à savoir ce qu’il y a ou n’y a pas… de chaque côté des pass qu’ils franchissent dans une obscurité totale.
Cela fait 4 heures qu’ils n’ont pas croisé âme qui vive, mais ce qui inquiète le plus Joss est une petite phrase dans le Road book remis par Tourmaline : la NWR, qui gère les campsites nationaux, se réserve le droit de redistribuer la place même payée si les campeurs ne sont pas arrivés à 18h00. Il est 18h30. Tourmaline encourage vivement ses clients à arriver au camping avant la fermeture des grilles…Joss estime qu’il n’est pas nécessaire de partager ses craintes avec le pilote…pas encore…Une légère appréhension l’étreint à l’idée de lui annoncer qu’ arrivés au camping il faudra peut-être faire demi tour… Il est 19h00, au loin de la lumière électrique : des habitations à vocation touristique annoncent l’approche de la piste principale C14 ; Rémy respire : encore une petite heure et demi de route et la tension pourra retomber ! Joss reste sur une réserve prudente. La grille est fermée, le gardien du camp de Sesriem, transi de froid, sort de sa cahute ; il est 20h30. Joss s’excuse pour ce retard et avant même qu’elle se soit présentée, le gardien dit : « Tourmaline ? » YES ! et indique le chemin d’accès vers l'emplacement réservé. Joss frissonne. « Il ne va pas faire trop froid cette nuit. Hier, il a gelé, dit le gardien, petit homme d’une grande douceur ». L’emplacement est très bien situé, même si la nuit noire empêche d’en profiter.
Le couple installe son premier campement de façon minimale, et après avoir dégusté des repas Décathlon réhydratés – l’option la plus rapide ! - convoités par les chacals venus de la dune toute proche, toilette sommaire et …dodo. D’un commun accord Rémy et Joss décident de ne se lever que vers 9h00. tant pis pour les dunes, la fatigue est trop grande. Oui mais...
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Mardi 08 juil 08 : Au Pays des Milles et Une Dunes, où l’on peut s’y perdre…
A 3 heures du matin il fait 3 °C sous la tente. A 5h30 du matin il devient évident qu’ils ne dormiront plus. Autant reprendre la route en direction de Sossusvlei, et si possible avant que le camp ouvre ses portes aux véhicules de l’extérieur. L’humeur maussade qui règne dans le véhicule s’évanouit comme par magie devant la beauté des paysages.. La nuit à grelotter ? Un cadeau du ciel. Seul le froid pouvait les tirer hors des sacs de couchage. Rémy contient tant qu’il le peut son impatience au bout du 50ème « Stop !!!! » photo lancé par sa compagne. Lumière féerique, couleurs improbables, les émotions sont indescriptibles.
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Les choses se gâtent un peu arrivés au parking annonçant la fin de la route goudronnée. Prendre la navette ou tenter le sable mou ? Se souvenant des conseils glanés sur VF, Joss propose de dégonfler les pneus avant de s’engager sur la piste de sable. Rémy, que l’absence de café matinal rend râpeux comme de la laine de verre, estime que-c-est-n-importe-quoi-je-me-demande-où-tu-as-vu-ça-et après-on-regonflera-comment …. Joss fait sa susceptible et s’apprête à répliquer lorsque retentit une grosse voix en anglais derrière eux : un « vous prenez la navette ? », sonne comme un « vous feriez bien de prendre la navette » ; un colosse buriné chapeauté cow-boy les regarde mi-figue, mi-raisin, et le comique de la situation n’échappe à personne. C’est donc un peu penauds qu’ils payent leur place et montent dans la navette sans plus piper mot…
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Bonjour, nous c’est Cordula et Benedikt, et vous ? Ce jeune couple allemand finissant ses études en AFS est un rayon de soleil ambulant. Direction Sossusvlei. C’est difficile à décrire le bonheur. Tant de beauté et de sérénité rend forcément meilleur et heureux pour des heures et des heures de souvenirs à venir. Si quelquefois confronter ses rêves à la réalité peut être déprimant, Sossüsvlei dépassera toutes les espérances. ......................
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Direction DeadVlei, il ne fait pas encore très chaud, marcher est agréable. La remontée des dunes refera monter la température corporelle, d’autant plus que le soleil intensifie ses rayons. Les lieux sont fascinants. La vie et la mort se côtoient naturellement : les arbres sans vie accueillent des nids de corbeaux, le sable est imprimé des traces des vies nocturnes, et, plus fort que tout, le désert est vert d’acacias, d’arbustes, d’herbes folles, en pleine saison sèche. Sable rouge ou doré ou cendré, lacs asséchés blanc craie ou argentés, ciel d’azur puissant, effiloché de nuages évanescents…Rêver d’être peintre un instant, de faire glisser les aquarelles pour trouver les teintes justes. La mémoire est parfois capricieuse.
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Joss et Rémy sont assez fiers d’eux : en vaillants quadras, ils emboîtent le pas décidé des 2 « p’tits jeunes » qu’ils ont rencontrés, sans trop de difficultés. La montée des dunes est source d’émerveillement et de sueurs abondantes ! Au loin, la Montgolfière, oiseau magistral, rend Joss un peu chagrine. Quand elle sera grande elle volera en Business Class et en Montgolfière ! Rémy se dit qu’il l’a échappé belle…
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Mon Barbu s'est perdu ! Joss et Rémy regagnent le parking et attendent Cordula et Benedikt qui ont décidé de monter une autre dune. A l’ombre des acacias ils observent les voyageurs et plaignent les groupes qui commencent à arriver. Il est 11h30, et la chaleur devient accablante. Cordula et Benedikt ne reviennent pas. A l’impatience et l’impression de perdre un temps précieux succède l’appréhension. Il est simple de s’égarer si, à l’aller, on ne repère pas les dunes que l’on contourne pour s’enfoncer vers Deadvlei et au delà. Tant pis, Joss et Rémy tiennent leur promesse et attendent longtemps le jeune couple qui finit par arriver, très fatigué. Ils se sont égarés et expliquent que la peur gagne très vite dans ces conditions. Ils remercient chaleureusement de les avoir attendus. Alors qu’ils reprennent la navette vers les voitures, Joss aperçoit la dame rencontrée à l’aéroport, en tenue de brousse, accompagnée du groupe d’ Italiens de l’avion. Ils sont silencieux ?!?... Il manque l ’Italien de Joss, celui de l’avion, il s’est égaré dans les dunes. Rémy et Joss se regardent et détournent vite leurs regards. Il serait totalement déplacé que les spasmes abdominaux qui les secouent déjà se transforment en gros fous rires ! La dame s’approche, et demande à tous, touristes et chauffeurs d’ouvrir l’œil. Notre chauffeur demande si nous sommes pressés et nous faisons un petit tour, sans succès, à la recherche du barbu, comme l’avait surnommé Joss. Le chauffeur explique que seuls les randonneurs solitaires pourraient se perdre véritablement. Il ne se fait aucun soucis pour le « barbu ». On lira plus tard qu’il avait raison.
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Après échange des coordonnées, nous prenons congés et nous apprêtons à prendre la route pour KuanguKuangu, via Solitaire, lorsqu’il faut se rendre à l’évidence : la batterie est à plat, les feux n’ayant pas été éteints. Benedikt est là, et dépanne de bon cœur Rémy et Joss ramollis par la fatigue, le manque de café et la faim. A la sortie du Park, Rémy s’arrête pour essayer de donner un coup main à une famille d’Allemands en panne au bord de la route, conduisant le frère jumeau de notre Toyota. Peine perdue. Devant leur désarroi, Rémy et Joss prennent conscience des désagréments vécus lorsque la voiture est immobilisée. Cordula et Benedikt, quelques jours auparavant, avaient eux aussi perdu une grosse somme d’argent et dû limiter leurs vacances suite à une méchante panne mécanique. Rémy et Joss chasseront ces idées noires devant une assiette de frites suivie d’un magnum aux amandes au bar-épicerie-boulangerie-friterie du camp ! .................................................Bye bye, Sossüsvlei
Vers KuanguKuangu Arrêt à Solitaire vers 15heures, le soleil est assez bas et le vent bien froid ; à noter : le paiement par carte bleue, aussi bien pour l’essence que pour les achats « boutique » : pain (merci Miminono) et Biltong par exemple. Vers 16heures, ils atteignent les dunes de Barchan et sont accueillis assez froidement par Hannetje qui les guide jusqu’au repère enchanté de KuanguKuangu. Il est très étrange de noter que dans cette partie de la Namibie, le soleil se couche à même pas 16h30… Toujours aussi tendue, Hannetje semble contrariée par l’heure du dîner réservé en leur compagnie. Joss tente de la rassurer en affirmant que son heure sera la bonne. 2 nuits sans pratiquement dormir, les heures de conduite, les émotions de la découverte, le couple est trop fatigué pour se prendre la tête ! Après une douche bien bien froide à l’extérieur, Joss grelotte le temps que ses cheveux longs sèchent. Il fait vraiment nuit et froid très tôt dans ce coin de Namibie…
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............KuanguKuangu, retraite enchantée......................... ............Apologie du Farniente contemplatif....................................................L'or liquide de l'aube
L’horloge dans la chambre indique (déjà?)19h00, l’heure de se rendre à Barchan Dunes pour un dîner qui se révèlera finalement très plaisant. Le fils du couple est présent à table, entourée de sa femme et de leurs 2 petites filles. Ils habitent en AFS et sont en vacances.
Timide au départ, la conversation se débridera lorsque Rémy et Joss comprendront enfin que la panne de batterie a fait se dérégler l’horloge de leur voiture. Il était donc 16h00 à Solitaire, et 17h45 lorsqu’ils sont arrivés à Barchan Dunes, tard pour l’ hôtesse dans un pays où l’on dîne à la tombée de la nuit. Les sourires qui s’ensuivent, le vin rouge de l’apéritif et la chaleur dégagée par la cheminée se chargeront d’installer une atmosphère cordiale. En peu de temps, le repas préparé est excellent : soupe de légumes, salade mixte, steak de Springbok fondant accompagné de patates sautées et rondelles d’ananas caramélisées….gâteau chocolat moelleux et crème légère en dessert. La maison est extraordinaire d’originalité. La décoration en accord, et d’une grande finesse. La conversation s’oriente vers les conditions de vie en Namibie, la difficulté d’acheminer des matériaux ou des meubles, des tentatives de sondage pour trouver de l’eau, les efforts à faire pour accorder des logements sains à tous les Namibiens, et l’importance des liens familiaux dans ce pays où les grandes distances isolent les habitants. Nous parlons aussi de l’avenir, de l’assimilation des peuples originels, des défis que le pays doit relever. Rien n’est simple, personne n’a totalement raison, personne n’a totalement tort. Dehors l’homme qui balaie les traces du sable est presque gêné d’être salué, encore des yeux au sol. Vers 22 heures : Hummm, que les couettes sont douillettes dans la cabane de KuanguKuangu. Douillettes et indispensables.
Mercredi 09 juil 08 : N’Gandu at Sea, de l’utilité des vouchers Quelques heures plus tard, le réveil bippe pour nous permettre d’assister au lever du soleil depuis le lit, à travers les baies vitrées. C’est de l’or, de l’or liquide qui dégouline des dunes formant panorama sur 360°C. De l’or qui enjolive les vies et rend chaque seconde précieuse. Toilette, petit café, et voilà Wilhelm au volant de son 4x4 qui arrive pour un tour du domaine. La lumière est douce, et les oryx généreux. Joss va tomber en amour pour ces magnifiques antilopes déjà aperçues à Sossusvlei. Nous accompagnons ensuite Wilhelm pour l’amorçage quotidien du moteur à fuel de sa pompe à eau : « du moment que tu as de l’eau en Namibie, tu peux vivre. » Mais même avec de l'eau, on se demande comment ce sol peut produire quoique ce soit...
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Impossible pour Joss de se lasser des oryx. Ils sont d'une beauté fascinante.
Rémy et Joss étant les seuls guests dans la propriété, le petit déjeuner reprend une ambiance familiale, comme Hannetje en fait la remarque : je ne discute pas beaucoup avec les groupes, ils sont entre eux ». Déjà les au revoir. Un grand merci à Vinnylove qui nous a fait découvrir cet endroit dans son magnifique carnet.
.....Mise en route du moteur de la pompe à eau :...
En route pour Walvis Bay : un peu moins de 2 heures, sans arrêt.. Ces deux derniers jours, Rémy et Joss sont arrivés de nuit à leurs étapes. Ils décident de ne pas s’arrêter en route pour redevenir un peu maîtres de leur temps et consacrer l’après-midi entière à Walvis Bay. La route est facile, quoique poussiéreuse, quelques cols nécessitent de rouler un peu prudemment, plus lentement. Un vent froid et fort souffle de l’océan. La tempête de sable nous attend juste avant d’arriver à Walvis. La lecture des carnets de voyage sur VF nous y avait préparé : ralentir, espacer les distances entre véhicules et allumer les warning. Le jeu du sable poussé par le vent est hypnotique. Les masses roulent sur elles mêmes, progressent en rouleaux, aucun obstacle ne les arrêtant.
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L'hôtel Ngandu at Sea Joss et Rémy ont choisi de dormir dans un hôtel local, trouvé sur internet. Après échanges positifs de courriels et aval de Tourmaline, ils réservaient 2 nuits avec petits déjeuner pour env 38 euros la nuit en chambre double, soit 76 euros les 2 nuits pour le couple. Les avis trouvés sur la toile étaient rares mais positifs. On verrait bien. N’Gandu at Sea est un grand hôtel, répartis sur 3 bâtiments. Hôtel africain accueillant. Le vent est glacial à la descente du 4x4. Joss et Rémy n’ont qu’une envie : qu’on leur donne la clé de leur chambre pour s’y réfugier. Oui mais…
La directrice de l’hôtel, dans un style franc et direct, cherche les résas, et ne les trouve pas. Joss très calmement tend le voucher en précisant que les réservations ont été faites en octobre après plusieurs échanges via le net, que les résas sont payées depuis plusieurs mois et que cette situation n’est pas très agréable. Le voucher fait son effet. La directrice explique poliment que l’employée qui a pris la résa ne fait plus partie du personnel, que l’hôtel est plein mais qu’elle va trouver une solution. La solution fait au bas mot 120m2, 2 chambres avec baignoires, cuisine, salon, terrasse. Un peu gênés quand même, puisqu’elle annule des résas pour nous y loger. Les mesures de sécurité sont impressionnantes : codes et clés spécifiques pour accéder dans la cour du parking, aux escaliers, pour rentrer dans l’appart, pour accéder à chacune des chambres, coffre fort ds chaque chambre ! A part le matériel de cuisine un peu usé et les canapés un tantinet élimés, l’apart est vraiment agréable. Pour 38 euros la nuit ! YES ! Comble du bonheur, la baignoire se remplit d’eau très, très chaude. Le luxe absolu au regard des douches, froides et bien plus, subies depuis l’ arrivée. Ca va mousser !
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Malgré la tempête qui fait rage - marcher droit est impossible - Joss et Rémy décident d’aller manger au Raft, au dessus d’une mer démontée envahie par des milliers de méduses d’un blanc fantomatique. Le repas est excellent, la clientèle assez hétéroclite : locaux blancs tirés à 4 épingles fêtant un anniversaire, couple de touristes habillé safari chic accompagné de chauffeur et guide privés, familles cheveux en bataille jeans et polaires, couple d’amoureux, groupes de tour opérateurs heureux de vivre, tout ce petit monde créant une atmosphère joyeuse mais bruyante. Nous repassons par la réception de l’hôtel et la responsable affirme que ce vent vient de la mer et qu’il fera beau demain matin. Elle met gracieusement sa connexion Internet à disposition, s’intéresse au couple, et les voilà partis à papoter. C’est une blonde au corps sec dont le visage ridé et buriné parle des générations d’Afrique imprimées dans ses gênes. Il y a des liens d’amitié évidents entre elle et les employés noirs qui parlent et se déplacent sans courber la tête, en regardant droit dans les yeux, à l’aise dans leurs baskets . Ca fait du bien. Pendant ce temps les clients défilent : des hommes et femmes d’affaires, noirs, blancs, arabes, indiens, des congressistes. Une autre Namibie. Rémy et Joss regagnent leur apart plein d’espoir : demain il fera beau pour MolaMola.
Jeudi 10 juil 08 : à la poursuite d’un rêve Confirmation le lendemain au petit déjeuner, nous sommes les seuls touristes, courtoisement reçus cependant par les costumes et tailleurs et hauts talons. Petit déjeuner peu varié, mais bon et copieux. Il fait encore bien froid même si le vent s’est tu, sans doute épuisé par tant de combats. Le bureau de Mola Mola dirige Joss et Rémy vers la plage de l’embarcadère. Le départ du bateau est prévu à 09h00. Joss a rendez-vous avec Sandwich Harbour et ce n’est pas rien ; des histoires de dunes plongeant dans l’océan, quand le désert rencontre la mer. En attendant, la lumière froide qui court sur le bleu profond de l’océan, à leurs pieds, invite à la contemplation.
Le bateau arrive à quai et commande l’embarquement des 15 passagers de toutes sortes dont 5 Français et 2 Otaries mâles à fourrures manifestement très à l’aise, venues quémander leur ration de poissons offerte par la maison. Petite frayeur pour Joss dont les cuisses se trouvent sur le passage du plus jeune des mâles, celui qui peut se faufiler sous la barre fermant le bateau à l’arrière ! Tout ceci bien sûr est destiné à mettre les passagers de bonne humeur. Mission accomplie ! Ils régressent tous et retrouvent leur âme d’enfant devant ces otaries complices, puis lorsque les pélicans et les mouettes illuminent le ciel outremer, criant à gorge déployée à la poursuite des même poissons MolaMola. Des dauphins jouent avec l’impatience des passagers, tournant autour du bateau sans relever une seule fois la tête. Grrr !
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Le froid vif allié aux rayons du soleil sur les flots et les dunes dorées de l’horizon, crée une ambiance qui imprime la mémoire, celle des sensations, dossier Namibie _Walvis_ jul08 ! C’est peut-être un des mystères de l’appel aux voyages : vivre et revivre ces sensations de plénitude, enfin en accord avec soi et ce qui entoure. Au bon endroit au bon moment.
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La partie « mer » de l’excursion s’achève à Pelican Point, bien connu pour n’accueillir aucun pélican. Des 4x4 attendent les passagers pour les conduire entre mer et sable jusqu’à Sandwich Harbour. Notre chauffeur se prénomme Mike. un Hongrois inoubliable s’installe à l’avant, Rémy et Joss prenant place à l’arrière. Il est difficile de ne pas, à nouveau, se dire qu’il existe des rencontres parfaites. L’équipage se compose de passionnés. Mike est amoureux fou de son pays et des lieux qu’il fait visiter. Il est d’une patience à toute épreuve. Plus on lui pose de questions, plus il est heureux. Il est ému aux larmes lorsque Joss lui dit que cela fait 35 ans qu’elle rêve de ce moment. Le Hongrois, très vite surnommé « le Hongrois fou » », est un géologue un peu déconnecté : il part dans tous les sens, veut tout voir, tout faire, un peu enfant gâté, un peu chien fou, aussi attendrissant qu’un jeune chien fou. Rémy est à l’aise : Mike et le Hongrois Fou parlent allemand - même s’il lui est difficile d’en placer une au milieu des 3 pipelettes.
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Quand à Joss, des coussins de nuages en guise de Pataugas l’empêchent de toucher terre, sable plus précisément. Tous les sens en éveil, le bonheur est à son comble lorsqu’elle comprend que Mike est prêt à s’arrêter toutes les 30 secondes pour des prises de vue. Il anticipe même et la prévient pour qu’elle soit prête ! Il raconte l’Histoire du site, les particularités biologiques, ralentit dés qu’apparaissent des groupes d’oiseaux. Il s’arrête brusquement, ramasse un petit trésor et revient l’offrir à Joss pour immortaliser cette journée. Il s’agit d’une coquille d’huître de sable fossilisée. On en trouvera d’autres, mais celle ci est exceptionnelle : entière, parfaite, les coloris patinés rouge corail, blanc craie, jaune doré et noir charbon font de ce coquillage d’env. 15 cm de long une des plus belles chose qu’il ait été donné de voir au couple.


A Windhoek, Bruno avait dit : tu verras, la première fois à Sandwich Harbour, on s’en souvient, tu verras… Qui peut expliquer pourquoi certains lieux exercent une telle fascination ? Pourquoi moi, et pourquoi ici ? Pourquoi autant d’émotions ? Parmi les 5 équipages, 2 sont enthousiastes, 2 contents d’être là, et le 5ème demandera à repartir très vite, incommodé par le vent froid qui souffle et le sable qui vole. Rémy, trop occupé pendant la période de préparation du voyage pour s’y investir, en prend plein les yeux. Il pensait faire plaisir à sa petite femme, or le voilà mordu à son tour .
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La Mike’s Team arrive bonne dernière pour le banquet au creux des dunes. Le site est mémorable, à l’abri du vent, et le pique nique servi est étonnamment bien élaboré, à base de produits de la mer. Rémy affirme que les huîtres sont excellentes. Joss quand à elle n’a jamais réussi à avaler les choses qui gigotent encore, au grand dam des Aquitains de sa famille. Le mousseux Sud’Af par contre, sera très bien accueilli ! Le repas est l’occasion de discuter avec les autres passagers. Un couple de Niçois est avide d’infos concernant la libération d’ Astrid Bétancourt.
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Joss est assise en face d’un couple d’env. 60 ans. L’homme engage la conversation et se présente : fermier viticulteur de Cape Town. Même si Joss n’en laisse rien paraître, c’est le grand chamboulement dans sa tête. Pourquoi cet homme qui est l’archétype des colons responsables à la base du système odieux qui a ensanglanté l’Afrique du Sud, pourquoi cet homme décide de parler avec la seule « colorée » du groupe ? Cette question est évidemment aussi bête que pourrait l’être une tentative de réponse. Joss a grandi avec l’apartheid où les mariages mixtes étaient interdits et les métis déclarés illégaux. Même de l’autre bout du monde, ce système était vécu comme une insulte. Alors, se retrouver en face de ce monsieur poli et cultivé, qui parle si ouvertement de son pays est un petit choc. On a beau savoir que rien n’est tout gentil d’un côté ou tout méchant de l’autre, les stéréotypes ont la vie dure. La Namibie apparaît doucement comme la destination intime d’une vieille enfant à la recherche de questions dont les réponses ne sont encore connues de personne.
Il parle des inondations catastrophiques de cette année, du drame vécu par les Zimbabwéens, de la beauté de son pays, et des crimes qui s’y multiplient. Il parle de son vin, et du champagne français. Il comprend, dit que les choses devront changer, même si aucun fermier n’y est prêt. A partager les terres. Il y a une chose que Joss commence à comprendre : les descendants des colons sont africains maintenant. Ils le sont devenus. Tout comme se sent Français en France un descendant de lointains immigrés. Sauf que les descendants de colons sont chargés de valises bien bien lourdes.

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Sandwich Harbour, des dunes, une lagune d'eau douce, et l'océan atlantique.
Mike explique qu’il conduit exceptionnellement son véhicule privé et ne transporte aucun matériel de groupe. Il n’est donc pas soumis à des horaires de retour fixes … Notre chauffeur décide de continuer à travers les dunes. Chenille géante, train en folie, montagnes russes, on se croirait à la fête foraine. Un autre équipage de mordus nous accompagne par mesure de sécurité. Les dunes grognent et chantent, l’horizon s’affole, Rémy ne serait pas mécontent de retrouver un horizon stabilisé, le Hongrois Fou et Joss en redemandent.
A l’arrivée au cœur de Sandwich Harbour, là où le « delta » fait se juxtaposer le désert, les bras de lagune, la plage et l’océan, la sérénité reprend le dessus. Splendeur, calme et volupté. Joss voudrait en faire le tour, c’est un peu trop grand, et il est déjà tard. Le vent se renforce et le soleil décline rapidement. Il faut prendre le chemin du retour, par les dunes puisque la tentative de passage par la plage se révèle hasardeuse. La marée monte vite.
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Juste avant d’arriver aux salines, Mike pousse une exclamation stupéfiante et sort de sous un gros plastique noir un énorme réflex, avec un objectif comme on peut n’en voir qu’à Etosha, énorme ! Le Hongrois-Fou Rémy et Joss éclatent de rire : « now we really know you ! Everything is quite clear !”. Un chacal se promène en bord de mer, la lumière est parfaite. Mike, calmé, explique que cette image est rare ici. On lui fait confiance. Le soleil est presque couché, le 4x4 qui suivait est déjà rentré. Les salines sont belles et la fine équipe apprendra tout ce qu’il faut en savoir. Retour au parking MolaMola. Il fait nuit. Il faut bien se résoudre à se quitter. .
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A Walvis, le vent se déchaîne à nouveau. Ce soir ce sera pâtes et jambon. L’apart est glacial. Joss vide les sacs à dos à la recherche du « trésor de Mike ». Rien n’y fait, il faut s’y résoudre, il a été perdu… Tout à coup de drôles de bruits se font entendre de l’autre chambre de l’apart. La télé est allumée !?! Joss frappe à la porte, et se retrouve nez à nez avec une grande blonde d’à peu près son âge, sauf qu’elle est vraiment très grande, elle ! Après les explications et présentations d’usage elle apprend que Susan et son mari sont Sud Africains et tour operators. Ils accompagnent un groupe qu’ils retrouveront au petit déjeuner. Le vent à beau souffler comme le méchant Loup sur la maison en paille, Rémy et Joss s’endorment comme des masses de plomb.
Vendredi 11 juil 08 : entre désolation et éblouissement Au matin, le vent s’est essoufflé, comme le Loup sur la maison de briques. Des sourires accueillants au petit dej, décidément cet hôtel leur va bien. La cuisinière vient à table dire qu’il faudrait quand même goûter à ses saucisses. Bon…C’est vrai qu’elles sont bonnes, mais des saucisses d’éland au petitdèj, pas facile ! Susan arrive avec son mari et ses 15 voyageuses : 65 ans d’âge moyen, qu’elle balade entre autre dans la bande de Caprivi, au Zaïre et au Zimbabwe. Vaillantes mamies ! Elles posent des tas de questions sur la France qui les fait rêver.
Rémy et Joss se disent qu’il est dommage de quitter Susan et son mari, d’autant plus que la décision de revenir en Afrique Australe est déjà prise. Ils demandent donc les coordonnées de la petite structure touristique et décident qu’ils confieront la partie Afrique du Sud de leur prochain périple à ce couple sudaf…mixte. La voiture chargée, direction ravitaillement puis bureau de MolaMola ; peut-être que Mike est joignable et que le trésor est resté dans son 4x4. Mais Mike est en mer. La jeune femme au bureau se lève et emmène Joss à l’extérieur, au pied d’un arbre où se trouvent des fossiles de coquilles en décoration. Elle propose à Joss de choisir celui qu’elle veut, même s’ ils sont sûrement moins beaux dit-elle, en s’excusant. D'une façon ou d'une autre, il faudra revenir à Walwis Bay.
Il est temps de quitter Walvis Bay. Avec l’impression que le reste du voyage risque d’être un peu fade, après Sossusvlei et Sandwich Harbour. Il est déjà 11heures.
Détour rapide pour voir à quoi ressemble Swapkopmund. C’est original, mais trop européen pour nous, même si deux femmes Himbas aperçues près de l’école nous ferons écarquiller les yeux et oublier les colombages. Direction Spitzkoppe, la décision étant prise de « zapper » les otaries de Cape Cross. Oui mais… A l’intersection il aurait fallu tourner à droite, or le Toyota va filer tout droit. Lorsque Rémy s’en aperçoit, le couple se dit qu’après tout, autant aller voir les otaries. Tout au long de cette longue, longue piste à l’atmosphère oppressante Joss se demande pourquoi et qui a bien pu venir s’installer ici ! Et puis les paroles de Wilhelm reviennent : du moment qu’on peut puiser de l’eau, on peut vivre. Le ciel est gris et l’horizon bouché. La végétation se limite à de minuscules plantes, rampant à la façon de lichens jaunâtres. Les collines sont grises, ternes et polies par les vents. Il règne un tel climat de désolation que Rémy se dit qu’il faut une sacrée bonne raison pour vivre ici. Il en verra au moins 2 : le tourisme généré par la pêche qui attire de nombreux aficionados et l’industrie saline.
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Le vent qui souffle à Cape Cross rappelle celui de Walvis. La mer est démontée et le chaos des vagues se mêle aux cris des dizaines de milliers d’otaries. La lumière change toutes les secondes, jeu de nuages, jeu de vent. Curieusement, alors que Joss s’attendait à suffoquer, l’odeur des grosses bébêtes est à peine présente. Aucun chacal ne déambule sur la plage, aucune charogne en décomposition. Le froid repousse les rares promeneurs. Parmi lesquels nos Italiens préférés... mais sans le barbu..? De petits sourires sont échangés, mais sans oser poser la question qui mobilise la totalité des neurones. Non, non, ils n'auraient pas continué sans lui, se rassurent Joss et Rémy. Le site est déserté, au grand plaisir du couple qui profite pleinement de ce spectacle assez sauvage. Le nouveau lodge de Cape Cross tout au bout de la plage, à l’air d’un refuge douillet où Joss se verrait bien passer une nuit, bercée par les vagues. Mais il faut repartir, direction le Spitzkoppe.
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Direction le Spitzkoppe Le soleil réapparaît progressivement, la piste reste tout autant désertique. Les nuages de poussière soulevés par les rares véhicules croisés sont opaques au point de boucher toute visibilité. C’est sûr, la pluie a oublié cette partie du monde. Joss a une pensée pour Bigoudi qui, dans son carnet, conseille judicieusement d’emballer les effets personnels dans des grands sacs poubelles épais. Non seulement les effets personnels sont protégés de la poussière, mais ils sont aussi dissimulés à la vue des vendeurs petits et grands qui essaient d’évaluer les moyens du touriste en détaillant du regard les valises dans le coffre ou sur le siège arrière. Le truc en plus de Joss : les pinces à linge en inox pour maintenir efficacement les sacs poubelle sur de grandes valises.
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Après plusieurs heures de ces pistes monotones, la fatigue aidant, Joss se demande ce qu’il peut bien y avoir comme type de camping au milieu de ce désert minéral. Elle sent bien que Rémy se pose des questions lui-aussi. Une image positive s’impose à elle : Grisemote et MLefevre ont classé ce campsite dans le top 3 de leurs sites préférés en Namibie. Il n’y a donc pas à s’inquiéter ! Et c’est donc rassurée qu’elle profite du coucher de soleil. Oui mais, dans 30mn au plus tard, il fera nuit… Au loin apparaît une montagne, ouf ils sont arrivés. L’endroit est un peu glauque, les « taudis » que l’on aperçoit depuis la route sont étonnants, tenant plus de la décharge que du village. Non, ici c’est le petit Spitzkoppe, et c’est bien une décharge. Rémy, qui a naturellement l’inquiétude et le pessimisme chevillés au corps, prononce des paroles ô combien surprenantes et édifiantes : tant que ce n’est pas indiqué, c’est qu’on est pas encore arrivés ! Ces mots sortis de sa bouche expliquent à eux seuls la qualité du réseau routier namibien et de ses indications.
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Le grand Spitzkoppe est en vue, bientôt désigné par le panneau « campsite ». Il est tard, le gardien n’est plus là. Joss soulève la barrière et c’est parti pour la découverte du Spitzkoppe. Un adorable comité d’accueil s’entête à se faire admirer : un couple d’oréotragues, petites antilopes de rochers, qui accompagne la voiture dans sa recherche d’un emplacement pour la nuit. Il fait presque nuit et la couleur orangée de la pierre est à son maximum. Sacrée journée. L’océan source de vie à Walvis, la bourgeoisie coloniale de Swapkop, la désolation fascinante de Cape Cross et à présent l’éblouissement minéral du granit illuminé. Côtelettes d’agneau, ratatouille et riz, accompagnés par le petit vin qu’il faut et Dodo. Il ne fait pas trop froid, enfin moins qu’à Sesriem.
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Samedi 12 juil 08 : voir Uis et….s’enfuir !!!
Journée au programme assez calme - et c’est tant mieux - traversée tranquille du Damaraland jusqu’au Mowani Mountain Camp. Le couple a donc le temps découvrir le site magique du Spitzkoppe au lever du soleil. Il n’y a pas de mots. Peut-être des photos. Et encore. Elles ne diront ni la pureté de l’air, ni la qualité du silence, ni la lumière froide qui effleure le visage. Joss et Rémy sont seuls dans cette immensité vierge. De retour au camp, le petit déjeuner se prend en silence, égayé par les oiseaux effrontés qui s’affrontent pour la moindre miette.
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Une certaine langueur s’installe avec la chaleur qui monte. Qu’il est dur de reprendre la route. « Heureusement » pour Joss et Rémy une odeur nauséabonde de couche-culotte bien garnie remonte par vagues du bidon-poubelle. Il est 10h, en route sans plus de regret à la découverte du Damaraland !
Fait presque étonnant, il fait chaud ! Et même très chaud. Lors d’une petite halte, les chemises à manches courtes sont tirées des sacs et les pieds sont mis à nu dans des sandales ouvertes. Pour les shorts, on attendra encore un peu. Les paysages, quoique beaux, et dépaysants après ceux du Naukluft, sont peu variés : des étendues d’herbe sèche, ponctuées de petits arbres trapus, entourées de monts aux couleurs chaudes : rouges, rosés ou gris. Les pistes parlent encore des inondations subies très tard dans la saison. Certains passages de rivière réservent des surprises de sable mou, de « flaques » d’eau dissimulant des roches traîtres, ou même de quelques springboks dont l’inconscience attirera sur eux les foudres verbales de Rémy. Les springboks posent par ailleurs un sérieux problème de conscience à Joss. Depuis qu’elle a goûté à la finesse du cuissot de cette délicieuse antilope, Joss ne peut en voir s’élancer sans se mettre à rêver d’un Braï-méchoui de Springbok. Rien à faire, elle salive rien qu’à les regarder. Les springbok sont une véritable énigme à ses yeux : leurs grands troupeaux représentent depuis toujours un formidable garde-manger pour les carnivores de tous poils. La chasse devrait avoir ancré en eux des réflexes de fuite ! Eh bien non, pas du tout. Et Joss a tout le temps de fantasmer devant ces antilopes dodues.
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L’arrivée à Uis est mémorable. Joss est au volant et conduit pour la première fois en zone « urbaine ». La stabilisation du Toyota devant les pompes à essence se fait…se fait un peu bruyamment… Il n’y a pas d’autres clients. La dizaine d’hommes présents s’est figée et regarde fixement ce petit bout de femme au volant de ce gros truc, avec un homme blanc assis sur le siège passager. C’est décidé, Joss ne descendra pas du véhicule. A Rémy qui ne parle pas anglais de se débrouiller pour savoir si la station accepte la carte (il reste juste assez de N$ pour faire des courses et payer le prochain campsite). Alors que l’essence remplit le réservoir depuis quelques minutes, Joss remarque que le dessin représentant la carte visa est du type jamais-vu-auparavant. Le doute s’installe. Le couple n’a plus assez de N$ pour régler un plein comptant. Zut, zut et rezut ! Elle descend et demande à l’un des hommes si la carte qu’elle tient dans sa main est valable ici. « Yes, maybe… on peut peut-être s’arranger avec le supermarché du site ». Joss demande très fermement au pompiste peu empressé d’arrêter sa livraison et le responsable envoie le couple payer à la caisse du supermarché.
Au moment de remonter dans la voiture, un jeune vendeur de pierres s’approche de Joss, qui n’en a cure des minéraux. Mais bon, elle veut bien lui en acheter une, pour son joli sourire timide. Cela s’appelle mettre le doigt dans l’engrenage. Elle n’a pas le temps d’acheter la pierre que 4 autres vendeurs l’entourent aussitôt, et il n’y a aucun sourire dans leur attitude. Ils sont clairement sous l’effet de substances dures. Leur empressement devient agressif. Joss et Rémy arrivent à remonter dans la voiture et se dirigent 200m plus loin, vers la supérette. Les 5 vendeurs ont suivi et Joss commence à manquer de patience. Mais ils ont l’âge de son fils aîné. Elle leur dit qu’elle n ‘aime pas les pierres, mais qu’elle leur donnera quelques dollars en revenant. Le beau gosse chef du clan répond qu’il préfèrerait un peu de cette bonne viande de poulet, avec du pain, et qu’en échange ils garderont la voiture. Ils ont soifs aussi. Au supermarché, c’est la douche froide : la responsable explique que les 2 comptabilités sont séparées et que le responsable essence le sait bien…Elle n’accepte la carte que pour des achats dans son magasin, mais nous conduit vers un distributeur de billets – ouf ! – mais hors service !!!! Il fait frais dans la supérette et les vendeurs sont visiblement connus et interdits d’entrée. Petit répit. Autant parer au ravitaillement, d’autant que les rayons sont bien garnis. Il n’y a plus de poulet frais. Rémy et Joss achètent donc des blancs de poulet surgelés, du pain et du soda.
Retour sur le parking où les achats n’attirent que des critiques : les jeunes prennent le sachet, mais ils voulaient du poulet frais, et de la bière. Au moment de démarrer, alors que les vitres sont ouvertes, ils entourent la voiture et demandent à être payés pour la garde du véhicule. Il y a bien une dizaine d’hommes d’âge mur sur le site, mais aucun n’intervient. Rémy et Joss restent fermes et essaient de démarrer. Jusqu’au moment où un des larrons se saisit de leur lampe torche et demande de l’argent pour sa restitution.
Il fait très chaud et dans la tête de Joss, tous les verrous de sécurité cèdent les uns après les autres. : « Tu n’as pas honte, que dirait ta mère si elle te voyait. Moi j’aurais honte si mon fils se comportait aussi mal que toi ! » Joss a très clairement touché un point sensible et avant de savoir s’il y a danger, elle ouvre sa portière et fait mine de se diriger vers lui, portée par sa colère de "mère outragée". Elle n’a pas le temps de mettre pied à terre que le jeune homme lance un regard désorienté à Rémy, lui rend la lampe et s’en va rapidement avec sa troupe. Rémy est mort de rire. Joss mesure 1m55 ! 1m55 de colère ça peut être impressionnant. La preuve ! Il reste encore à payer l’essence au responsable. Sans prononcer un mot, pour contenir tous ceux qui essaient de s’échapper. Voilà, il est 15h, demain c’est dimanche, il reste 70N$ de liquidités dont 50 serviront à payer la nuit à Mowani Mountain camp. Le couple n’a qu’une envie, quitter cette région au plus vite - tant pis pour la White Lady -, atteindre Mowani camp et y trouver de l’ombre. Le gardien dans sa cahute est heureusement calme et souriant. Il indique l’accès et propose du bois sec. Joss décline, expliquant qu’ils n’ont pas assez d’argent sur eux. Non, non, servez-vous autant que vous voulez, c’est gratuit. Il est 16h30, l’eau de la douche est encore (un peu) tiède, le camp bien équipé et ombragé. Allez, un peu de farniente, puis saucisse, purée, haricots verts et petit vin, et Dodo.
......Mowani camp ..................../
Dimanche 13 juil 08 : Mona Lisa et les éléphants
Aucune lassitude lorsque le soleil s’empare de l’horizon. Il faut ajouter la lumière à la liste : de l’eau, de l’air, de la lumière !
Rémy aimerait cette fois plier le camp rapidement. Le couple doit trouver une solution - pour changer des euros et mettre de l’essence - avant de se diriger vers le site de gravures rupestres de Twyfelfontein, et rejoindre ensuite le campsite d’Ongongo dans le Kaokoland. Oui mais…
Un vol de perruches émeraudes et craintives (magnifiques aux yeux de Joss) se pose à quelques mètres d’eux. S’ensuivent de longues manœuvres délicates pour les fixer sur la carte mémoire.
......................................................................Les perruches de Mowani camp...........
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Depuis Mowani Mountain Lodge ...... ...... Attendre 45mn pour quelques photos, puis apprendre que le lodge de Mowani n’effectue pas de change monétaire et qu’il va donc falloir faire un détour par celui de Twyfelfontein ne contribue pas à alimenter la bonne humeur de Rémy qui prononce à plusieurs reprises le mot « UIS » au milieu de pleins d’autres … L’accueil à Twyffelfontein Lodge est agréable, même s’il n’est pas possible de changer plus de 50 euros.
Il est 11h30 lorsque, remontant la piste vers la «route » principale, un nuage de poussière intrigue Rémy. Ce sont des éléphants, des éléphants du désert, ici, en plein Damaraland. Quelle chance de voir leurs premiers éléphants sauvages dans ces paysages intacts du Damaraland ; les voir évoluer est particulièrement émouvant. 13 adultes et 3 petits qui se dirigent vers la voie qui mène au site de Twyfelfontein. Autant dire qu’ils ne passeront pas inaperçus !
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Le site de Twyfelfontein est un chaos de collines, effondrées en grosses roches rouges, empilées de façon aléatoire ; certaines de ses roches offrent à voir les gravures rupestres les plus vieilles du continent africain. Bonnes chaussures conseillées.

Le guide que nous suivons porte le prénom inoubliable de Mona Lisa. Au début froide et réservée, elle se réchauffe un peu, et finalement dit qu’elle sait porter le prénom d’un célèbre tableau exposé en France, et demande pourquoi Joss est française. Joss en profite pour lui demander ensuite de lui parler des différents peuples Namibiens. La discussion bien entamée, Monalisa demande avec des yeux qui brillent : vous avez vu les éléphants ? ils sont revenus aujourd’hui ! Vous avez vus les petits ? Ils sont tellement beaux ! Nombreux sont ceux sur le site qui ont aperçu les pachydermes et, très vite, le retour des éléphants devient le sujet de discussion général. L’espace d’un trop court instant, les gens sont heureux, il n’y a plus ni guides, ni touristes, simplement quelques êtres humains partageant la joie d’autres êtres humains. Joss et Rémy auront encore l’occasion de mesurer l’attachement des Namibiens pour leur terre et toutes les formes de vie qui la peuplent. De façon tout à fait étonnante, Rémy et Joss se prennent à penser que sans ces ( censuré) UISsiens, ils ne les auraient pas vus, les éléphants.
Il est presque 13h. Un peu moins de 2 heures de pistes les conduisent, en passant vers Palmwag, jusqu’à la source de Warmquelle, gérée par la communauté d’Ongongo.
Palmwag, springbok téméraire ou inconscient, il finira par bondir sur le toit du toyota !!!!!!!.......... ....................................
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........................................Zèbres de montagne..................
L’air est d’une sécheresse irritante à laquelle les sinus européens ne sont pas habitués. Cette journée sera la plus chaude du séjour et c’est avec soulagement que Joss et Rémy arrivent à Ongongo, soulevant une poussière presque coupable. Le comité d’accueil ne se fait pas attendre. Des dizaines d’enfants bravent la poussière et accourent pour vendre du bois et du petit artisanat, . Joss et Rémy ne s’arrêtent qu’une seule fois, causant ainsi bien plus de frustrations, exprimées, que de joie. Le site d’Ongongo reste gravé dans la mémoire du couple comme celui du malaise. Malgré la grandeur du site, la taille et le nombre des emplacements de camping ne permettent aucune intimité. L’employée du camp vient encaisser son dû alors que le Toyota du couple négocie encore les ornières et le passage en eau de la voie d’accès . Elle explique que c’est le boss, qui surveille le site depuis les fenêtres de sa cabane, qui l’envoie. Une espèce d’Arlésien Namibien quoi ! Il règne autour de ce camping communautaire des images de misères qui apparaissent injustes au regard de la manne touristique générée par le site et gérée par la communauté. Il doit y avoir des jours comme ça, peut-être qu'une certaine fatigue altère l'objectivité. Joss a une pensée pour MimiNono. Les couples allemands et suisses avec lesquels Rémy discute ont décidé, tout comme Rémy, de n’y dormir qu’une nuit au lieu des 2 prévues. Le site de la source est pourtant beau et surprenant . Joss a mobilisé son courage pour se baigner malgré les milliers de bébêtes, et la couleur de l’eau vert-bien-vaseux par endroit. Elle a fait son européenne ! Le soir tombe, c’est pleine lune, et des milliers de grenouilles n’attendaient qu’elle pour débuter le concert … (les bébêtes dans l’eau : les larves des grenouilles). Le boeuf acheté à Uis est immangeable...Ce sera donc jambon, pâtes, courgettes en papillotes, fromage et vin. On ne va pas se laisser aller ! Le sommeil sera lourd à partir du moment où il deviendra possible de faire abstraction du chant des batraciens....
...........Emplacements dans le lit à sec et cabane du Boss sur la rive
.................Warmquelle : la source tiède (tiède ne veut pas dire chaud...)
........................Camping d'Ongongo, dans le lit d'une rivière à sec. Accès réservé aux 4x4 !
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Mercredi 12 novembre 2008, 04h30.
Fin de la première partie. La deuxième n'est même pas encore à l'état d'ébauche..😊
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05 juillet – 22 juillet 2008
GENESE Tout commence en avril 2007. Non, en fait tout commence il y a bien longtemps. Joss a 8 ans quand, insatiable petit rat de bibliothèque, elle tombe en arrêt devant des images de dunes d’une beauté à couper le souffle. Des dunes rouges, des dunes plongeant dans la mer, des dunes survolées par des fous dans des montgolfières d’un autre âge…Et des oiseaux par milliers dans un paradis aquatique surplombé de dunes dorées. Afrique du Sud-Ouest, elle ne le retiendra pas. Mais resteront gravés Namib et Sandwich. Jusqu’en avril 2007. Les 2 garçons du couple sont invités par leur grand-père à passer les vacances d’été en Martinique. Joss et Rémy vont donc passer leurs premières vraies vacances en tête à tête ! Premier projet : Cuba en sac à dos, hébergements et transports locaux. Mais Cuba semble vaciller en juin 2007. Joss en profite pour glisser : Namibie. Et un peu à la façon « Grisemote », Rémy, peu surpris de ce choix (20 ans de vie commune…), répond : tu comptes jouer au loto ?!Joss se met au travail, découvre voyage forum, investit rapidement dans de l’anti-cernes et reçoit le soutien inespéré de collègues de son mari qui rêvent de Namibie depuis qu’ils ont sillonné l’Afrique du Sud en 4x4. Ils offriront même un magnifique calendrier 2008 consacré à ce pays. Lorsque Rémy désignant une photo demandera : « on ira, là ? », Joss répondra oui ! et achètera les billets d’avion dans la foulée !Le dossier sera bouclé à quelques exceptions près à la mi-avril 2008, le décollage prévu pour le 05 Juillet.
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..VOLS : Bâle-Mulhouse/ Francfort – Francfort/ Windhoek - et retours, opérés par Lufthansa et Air Namibia.156 + 829 euros, soit 985 euros par pax, billets achetés sur internet en oct.07.RESAS : Séjour plutôt court. Joss et Rémy espèrent profiter de chaque minute, sans avoir à chercher leur « logement » au quotidien. Ils passeront par Tourmaline, qui en plus de conseils avisés et (très) patients, dispatchera la somme envoyée vers les différentes nuitées retenues. Economie non négligeable de frais bancaires. Et l’on verra plus tard que les vouchers auront leur utilité.TYPE DE VOYAGECircuit en autonome, en 4x4 équipé camping plus frigo. 2 guest farms, 1 maison d’hôte, 2 nuits d’hôtel à Walvis Bay, 1 tented camp et 9 nuits sur le toit du 4x4VOITUREToyota Hilux diesel, louée chez African Tracks. Voiture parfaite, confortable, spacieuse, pneus de 1ère qualité . Cette voiture : que du bonheur, enfin pour celui qui conduit. L’autre fait la tête en attendant son tour ! 4200 kms sans avoir ni à sortir le cric, ni à chercher l’adresse d’un garagiste. De retour en France, nous éviterons de froisser la susceptibilité de notre Toyota…Yaris. Prix : env.1400euros + env.50euros le frigo + env.500 euros d’assurances « zéro excess ».
· Carnet de route et d'humeur(s), celui d’une « pie » qui écrit autant qu’elle jacasse, c’est pas peu dire et vous voilà prévenus !
Samedi 05 Jul : Bâle Mulhouse – Frankfurt—Windhoek : enfin ! Ca y est, l’avion traverse quelques perturbations et se pose avec un peu de retard à Francfort. Peu importe, il est 16heures et la correspondance suivante pour Windhoek est prévue à 22h30 à partir du même terminal… Direction la consigne à bagages puisque Rémy et Joss, échaudés par de malheureuses expériences de vacances, ont décidé de récupérer leurs bagages et de les réenregistrer eux mêmes sur le vol Air Namibia. La tête déjà en vacances et le dos léger, l’aéroport est à lui seul un spectacle couleurs et lumières dont ils profitent les yeux grands ouverts. Un Bushmen aurait embarqué vêtu de son seul carquois que personne ne l’aurait remarqué au milieu de ce défilé de couleurs de peau, de tissus disparates et de sonorités « babéliennes ». Ah que c’est bon ce sentiment de vacances en ce jour de grands départs. A noter, le personnel au check-in est particulièrement agréable.
Aussi décalé que cela puisse paraître, c’est au son de tyroliennes et autres folkloriques musiques populaires allemandes, que se fera l’installation dans l’avion, à l’aller comme au retour. Même les passagers allemands affichent des mines consternées. Joss et Rémy, gavés dès leur enfance par ces mélodies échappées des télévisions familiales, sentent monter le fou rire libérateur des tensions précédant un long voyage. Le service est de bonne qualité, pour une classe éco et malgré l’heure avancée ; apéritif resservi, repas chaud acceptable pour un flight plateau, café ou thé, puis boisson servie par la suite sur demande et avec le sourire.
Joss par contre perdra un peu son sourire : le passager devant elle se met à l’aise et positionne son siège en couchette dès l’embarquement pour discuter avec ses amis. Derrière Joss, un enfant qui joue sur le plateau abaissé du siège ; ne fais pas aux autres… Pendant 95mns passées à « encenser » mentalement ce passager italien après lui avoir demandé gentiment et en 3 langues de redresser son siège, sans succès, Joss ne pourra plus bouger. Un sentiment de tranche de jambon fatigué entre deux tranches de pain un peu rassis. (Quand elle sera grande, elle volera en BusinessClass) Les perturbations qui plombent le ciel européen seront franchies avec maîtrise, ce qui aidera beaucoup à l’endormissement serein des passagers vers 2h du matin. ..Bush et installations autour de Kiripotib : ..
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Dimanche 06jul : Windhoek – Kiripotib guestfarm : de l’air de l’eau et des étoiles
7h00 Atterrissage en douceur sous les rayons d’une lumière qui enveloppe à la manière d’un gros câlin. Joss marche sur un petit nuage de tarmac, au grand étonnement de Rémy qui s’inquiète un peu : t’as pas froid ? Et bien non, trop excitée, en petite chemise Joss n’a pas froid, alors qu’un grand cordon de polaires frissonnants se déroule jusqu’aux formalités d’entrée sur le territoire namibien. Serait-ce l’euphorie persistante ? Les douaniers sont presque agréables, la course aux bagages se fera dans l’arrivée gagnante, et le contact déjà là à nous attendre nous rappellera d’acheter des devises à la banque de l’aéroport. Mais toute euphorie a ses limites.
Difficile d’estimer le temps d’attente devant les guichets de change. Même le plus philosophe des européens ne peut s’empêcher de se poser des questions. Dans la file parallèle, Joss reconnaît le passager italien et son groupe, bien excités. Une dame charmante vient les rejoindre, leur hôtesse et guide. Cette dame blonde d’environ 60ans remarque Joss, lui demande d’où elle vient, et se présente comme née en Namibie de parents Sud-Afs, repartie en Afrique du Sud et revenue en Namibie où elle dirige une petite structure touristique. Calme et sereine, elle répond aux esprits qui s’échauffent que si les européens possèdent une montre, les Africains eux possèdent le Temps. Elle enchaîne en estimant que l’Europe produit des enfants un peu gâtés par l’informatique généralisée et l’Euro monnaie unique. « Soyez patients avec les personnes aux guichets, elles ont beaucoup de formulaires à remplir à chaque change, dit-elle ». Joss se dit qu’il y a des rencontres parfaites, mais aussi qu’elle va changer le double de la somme envisagée…
Arrivée dans les locaux d’African Tracks, remise d’un véhicule en parfait état, et rencontre de Bruno, guide aventurier délégué par Tourmaline, qui les emmènera dans un supermarché ouvert le dimanche, puis, autour d’un verre, parlera de la Namibie qu'il aime, donnera quelques conseils de comportements et encouragera à profiter des pistes au maximum.. Joli moment. Sur la carte il tracera une voie pour relier Sesriem en évitant le goudron jusqu’à Marienthal… Il conseillera également au couple de ne pas réagir si leur mixité attire les regards, ou plus. Il sait de quoi il parle. Bruno guidera ensuite Rémy et Joss jusqu’à l’embranchement de la piste vers Dorbabis, il est 11 h30 lorsqu’ils se séparent.
direction Kiripotib guestfarm, un peu plus de 2h de route La piste est belle et calme, l’idéal pour se faire la main à gauche et s’habituer au gros Toyota. Fidèle aux conseils de MimiNono, Joss rappelle tous les quarts d’heure à son chauffeur de mari de rouler au milieu, les bords étant pleins de verres et de caillous pointus ! Rémy en aura très vite plein les oreilles de Joss et de ses Mimi-qui-sait-de-quoi-elle-parle-puisqu’elle-y-a-vécu-en-Namibie ! Mais il s’en rappellera lorsqu’il acceptera de céder le volant à sa compagne…
Kiripotib est une oasis au milieu du bush du Kalahari. Des arbres centenaires, de toutes provenances, y sont irrigués journellement. De l’air, de l’eau : la vie ! L’éolienne tourne, clang ! clang ! et puise l’eau souterraine qui arrose, abreuve, lave…De l’eau, de l’air : la vie !
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.La ferme appartient à un couple d’origine allemande, absent durant ce week-end ; Joss et Rémy sont les seuls guests et vont se faire dorloter. Pour commencer, Sundowner drive avec Webster, intendant noir du domaine : 1er veld, zèbres, springbok et autres antilopes, cette fois c’est sûr, ils sont en Afrique. Ils sont au retour attendus par Edward l’adorable cuisinier qui grimace un peu : Webster étant parti avec la clé de la chambre réfrigérée, l’heure du dîner s’en trouvera légèrement décalée… Gros fou-rire ! (un peu taquine, Joss offrira en repartant un sifflet à Edward et une boussole à Webster..) ... ... .. .......................Chalets.................. ........ .Kaluhlu, seul félin des environs (Kiripotib signifie : là où le lion rugit...).... .................Cactées
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Direction le chalet en briques rouges décoré de tapis et tableaux fabriqués sur place, et de détails admirables puisés dans la nature alentour. Il y a une telle recherche du beau partout dans cette propriété - même les petites maisons des ouvriers sont belles - que Joss la curieuse en parlera à Webster : la propriétaire a fait une école des beaux arts en Allemagne et fabrique notamment des bijoux de toute beauté. Aïe, aïe, aïe pour le porte monnaie ! Troisième rencontre : Ralph, très jeune retraité allemand, propose de se rendre tout de suite sur le lieu où il expliquera le ciel namibien à travers 2 grosses lunettes astronomiques : les planètes, la poussière, les « nids », les gaz, les étoiles, la voie lactée, les galaxies.. Quelle nuit pour une 1ère nuit namibienne ! Les explications passionnées de Ralph seront suspendues le temps du dîner. Edward a travaillé pour des grands restaurants au Zimbabwe. Ce petit homme raffiné dresse des tables aussi agréables que ses menus et prendra place à la table . Les 5 convives attablés discuteront avec beaucoup de plaisir, le thème principal étant le déracinement, soit voulu par les voyages, soit subi : pauvreté ou conflits sociaux /politiques. Retour vers les étoiles. Rémy et Joss sont à présent un peu ridicules à disparaître ainsi sous plusieurs couches de vêtements : il fait très froid et même Rémy qui s’était ouvertement moqué de l’équipement « banquise » dans les valises, superpose bonnet, gants, grosses vestes et chaussettes…Joss se marre… Ralph est hilare… Le vin sud’af y est un peu pour quelque chose ! Le ciel namibien exempt de pollution livre aux yeux comblés quelques uns de ses secrets lumineux. L’excitation de cette première très longue journée namibienne, couplée à un froid très kalaharien empêchera le couple de s’endormir facilement .
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Lundi 07 juil 08 : vers l’infini, et au delà ...
Réveil néanmoins à 6h00, lever de soleil sur le veld, et visite guidée de la ferme : Webster explique le fonctionnement de la ferme, le parcours de l’eau, le type d’élevage, le fumage de la viande, la gestion du gibier…il finit le »farm tour » en parlant des propriétés des arbres : comment retrouver son chemin en s’orientant par rapport aux nids d’oiseaux, comment s’abreuver, se vêtir, se soigner, se défendre à partir d’un arbre, comment la vie animale s’organise sur un arbre. Joss est épatée par la connaissance qu’a Webster des noms communs et scientifiques de tous ces arbres et lui adresse quelques compliments. Jusqu’au moment où celui-ci affiche un air penaud et soulève une petite plaque sous laquelle sont répertoriées toutes les informations…
Retour dans la maison pour le petit déjeuner. Edward les attend : j’ai pensé vous faire plaisir en vous préparant du mil. C’est le plat namibien principal, dit-il ! Confiture de cactus, biltongs et charcuteries maison, mil, fruits de saison, pain maison, jus maison, tournesols décorant la table… D’autres excellents petits déjeuners suivront, celui-ci pourtant restera inoubliable. Direction « l’atelier en plein air » de teinture des laines destinées à la fabrication de tapis réalisés par des ouvriers bushmen qui feront une démonstration de leur savoir-faire sur des machines à tisser simplissimes. Réaliser d’aussi belles choses avec des moyens aussi rudimentaires rend admiratif. Les tapis aux motifs typiquement africains sont magnifiques mais un peu chers pour Rémy et Joss. A défaut de tapis, Joss lorgne du côté des créations de bijoux. Le pendentif qu’elle s’est choisi n’a plus quitté son cou depuis. Sur les conseils de Webster, pour porter la force de l’Afrique à son bras, Rémy opte pour le bracelet en crins de queue d’éléphant.
Et bien voilà ! Partir tôt de l’étape pour arriver tôt à l’étape suivante est un conseil qui ne sera pas appliqué : il est 13heures et les au revoir s’étirent. Direction Sesriem via le tracé indiqué par Bruno, nous ne le savons pas encore, mais 7 h 30 de pistes nous attendent …
...................les fameux nids géants et les espèces de moineaux (les républicains sociaux) qui les fabriquent ......
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Sur la route, Joss réfléchit aux raisons qui ont généré des moments précieux durant cette première halte. L’absence des fermiers est la toute première. Les échanges de courriels avec le couple ont été empreints de gentillesse et de disponibilité ; cependant son absence a créé une sorte de bulle dans laquelle les relations avec le personnel noir ont pris une autre dimension. Parler allemand a permis de se rapprocher de Ralph également. Le dîner à 5 a posé les jalons de relations qui se poursuivent. A plusieurs reprises durant le voyage, nous aurons l’impression que le personnel noir évite le client blanc, pour ne pas le déranger. Il s’ensuit des postures difficiles à « gérer » pour Joss : dos un peu courbé, yeux fixant le sol… Ces postures de soumissions parlent à elles seules de l’histoire récente de ce pays. Il faudra du temps, beaucoup de temps, et peut-être plus, pour que ces hommes et femmes se redressent. Certaines villes traversées induiront un certain optimiste : à Walwis, Outjo ou Tsumeb, où des gens droits, beaux et fiers parleront avec facilité et chercheront la communication. Ce qui aurait pu être un handicap, devient un vecteur relationnel : ce couple mixte parlant allemand et anglais, les 2 langues du pays, voyageant en autonome en 4x4 touriste dans un pays où les relations inter-raciales ne sont pas simples, va dans les faits attirer l’attention et l’envie de poser des questions. Enfin, la plupart du temps. Il y aura aussi des regards désapprobateurs et des attitudes plus dures.
Il fait chaud, 2 écoliers attendant le bus scolaire sont accueillis à l’arrière du Toyota. Et hop !, la bouteille de Sprite finie passe par la fenêtre et s’éclate sur le bas côté. Et hop !, le « book » résumant l’histoire de la Namibie offert par Tourmaline atterrit dans un des sacs d’école. (il nous faudra 3 jours pour comprendre !).. Lorsqu’ils sont déposés, les 2 pré ados usent de tous les moyens pour persuader Joss de la nécessité de leur donner 10 euros ; (ils doivent payer le bus pour continuer…) Ils repartiront ronchons avec 20N$ chacun, sous le regard amusé de Joss et un tantinet froid de Rémy qui estime qu’il n’y a pas de raison de donner de l’argent. Il n’a pas complètement tort.
......Aux portes de Sossüsvlei (le lendemain au petit matin frisquet) ..
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La piste que nous empruntons se corse. Les lieux traversés semblent oubliés de tout ; la piste dessinée par Bruno est instructive, ce n’est peut-être pas un hasard. Les fermes que nous dépassons n’ont que l’éolienne en commun avec Kiripotib. Certaines sont dans un état de délabrement avancé. L’expression « Petit Blanc » revient en mémoire. Les villages noirs, amas de tôles à l’équilibre précaire, sont ceux que les touristes ne sont pas censés voir. Le dénuement est déstabilisant et les regards jetés sur nous éloquents. Le voyeurisme touristique n’est pas accepté. A aucun moment cependant nous ne verrons de mains tendues.
L’état des pistes est à l’unisson. Rémy qui conduit sur piste pour la première fois, passe une espèce d’initiation accélérée sur pistes namibiennes. Nous roulons depuis 3 heures lorsque la carte indique un chemin différent de celui tracé par Bruno et qui paraît plus court. Plus court, il en a l’air ; plus rapide : oh que non il ne le sera pas, puisqu’il mènera à traverser le massif de Hardap. Il est 16 heures passées, Joss et Rémy découvrent les joies des barrières, des pistes défoncées, tantôt du sable, tantôt de la caillasse, des passages en eau étonnement profonde : elle vient d’où cette eau ?, des troupeaux anarchisés au milieu de paysages infinis. En ce deuxième jour, leurs yeux découvrent une Namibie presque stérile, qui leur permettra de relativiser le luxe qu’ils ont vu et verront par la suite. Alors que la fatigue s’installe et que les paysages deviennent abrupts, la nuit tombe. La conduite se fait à vue car la lune est cachée par des nuages venus de l’océan. Joss essaie de repérer les yeux brillants des animaux dans la nuit, pendant que Rémy se concentre sur la piste. Le couple ne cherchera pas à savoir ce qu’il y a ou n’y a pas… de chaque côté des pass qu’ils franchissent dans une obscurité totale.
Cela fait 4 heures qu’ils n’ont pas croisé âme qui vive, mais ce qui inquiète le plus Joss est une petite phrase dans le Road book remis par Tourmaline : la NWR, qui gère les campsites nationaux, se réserve le droit de redistribuer la place même payée si les campeurs ne sont pas arrivés à 18h00. Il est 18h30. Tourmaline encourage vivement ses clients à arriver au camping avant la fermeture des grilles…Joss estime qu’il n’est pas nécessaire de partager ses craintes avec le pilote…pas encore…Une légère appréhension l’étreint à l’idée de lui annoncer qu’ arrivés au camping il faudra peut-être faire demi tour… Il est 19h00, au loin de la lumière électrique : des habitations à vocation touristique annoncent l’approche de la piste principale C14 ; Rémy respire : encore une petite heure et demi de route et la tension pourra retomber ! Joss reste sur une réserve prudente. La grille est fermée, le gardien du camp de Sesriem, transi de froid, sort de sa cahute ; il est 20h30. Joss s’excuse pour ce retard et avant même qu’elle se soit présentée, le gardien dit : « Tourmaline ? » YES ! et indique le chemin d’accès vers l'emplacement réservé. Joss frissonne. « Il ne va pas faire trop froid cette nuit. Hier, il a gelé, dit le gardien, petit homme d’une grande douceur ». L’emplacement est très bien situé, même si la nuit noire empêche d’en profiter.
Le couple installe son premier campement de façon minimale, et après avoir dégusté des repas Décathlon réhydratés – l’option la plus rapide ! - convoités par les chacals venus de la dune toute proche, toilette sommaire et …dodo. D’un commun accord Rémy et Joss décident de ne se lever que vers 9h00. tant pis pour les dunes, la fatigue est trop grande. Oui mais...
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Mardi 08 juil 08 : Au Pays des Milles et Une Dunes, où l’on peut s’y perdre…
A 3 heures du matin il fait 3 °C sous la tente. A 5h30 du matin il devient évident qu’ils ne dormiront plus. Autant reprendre la route en direction de Sossusvlei, et si possible avant que le camp ouvre ses portes aux véhicules de l’extérieur. L’humeur maussade qui règne dans le véhicule s’évanouit comme par magie devant la beauté des paysages.. La nuit à grelotter ? Un cadeau du ciel. Seul le froid pouvait les tirer hors des sacs de couchage. Rémy contient tant qu’il le peut son impatience au bout du 50ème « Stop !!!! » photo lancé par sa compagne. Lumière féerique, couleurs improbables, les émotions sont indescriptibles.
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Les choses se gâtent un peu arrivés au parking annonçant la fin de la route goudronnée. Prendre la navette ou tenter le sable mou ? Se souvenant des conseils glanés sur VF, Joss propose de dégonfler les pneus avant de s’engager sur la piste de sable. Rémy, que l’absence de café matinal rend râpeux comme de la laine de verre, estime que-c-est-n-importe-quoi-je-me-demande-où-tu-as-vu-ça-et après-on-regonflera-comment …. Joss fait sa susceptible et s’apprête à répliquer lorsque retentit une grosse voix en anglais derrière eux : un « vous prenez la navette ? », sonne comme un « vous feriez bien de prendre la navette » ; un colosse buriné chapeauté cow-boy les regarde mi-figue, mi-raisin, et le comique de la situation n’échappe à personne. C’est donc un peu penauds qu’ils payent leur place et montent dans la navette sans plus piper mot…
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Bonjour, nous c’est Cordula et Benedikt, et vous ? Ce jeune couple allemand finissant ses études en AFS est un rayon de soleil ambulant. Direction Sossusvlei. C’est difficile à décrire le bonheur. Tant de beauté et de sérénité rend forcément meilleur et heureux pour des heures et des heures de souvenirs à venir. Si quelquefois confronter ses rêves à la réalité peut être déprimant, Sossüsvlei dépassera toutes les espérances. ......................
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Direction DeadVlei, il ne fait pas encore très chaud, marcher est agréable. La remontée des dunes refera monter la température corporelle, d’autant plus que le soleil intensifie ses rayons. Les lieux sont fascinants. La vie et la mort se côtoient naturellement : les arbres sans vie accueillent des nids de corbeaux, le sable est imprimé des traces des vies nocturnes, et, plus fort que tout, le désert est vert d’acacias, d’arbustes, d’herbes folles, en pleine saison sèche. Sable rouge ou doré ou cendré, lacs asséchés blanc craie ou argentés, ciel d’azur puissant, effiloché de nuages évanescents…Rêver d’être peintre un instant, de faire glisser les aquarelles pour trouver les teintes justes. La mémoire est parfois capricieuse.
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Joss et Rémy sont assez fiers d’eux : en vaillants quadras, ils emboîtent le pas décidé des 2 « p’tits jeunes » qu’ils ont rencontrés, sans trop de difficultés. La montée des dunes est source d’émerveillement et de sueurs abondantes ! Au loin, la Montgolfière, oiseau magistral, rend Joss un peu chagrine. Quand elle sera grande elle volera en Business Class et en Montgolfière ! Rémy se dit qu’il l’a échappé belle…
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Mon Barbu s'est perdu ! Joss et Rémy regagnent le parking et attendent Cordula et Benedikt qui ont décidé de monter une autre dune. A l’ombre des acacias ils observent les voyageurs et plaignent les groupes qui commencent à arriver. Il est 11h30, et la chaleur devient accablante. Cordula et Benedikt ne reviennent pas. A l’impatience et l’impression de perdre un temps précieux succède l’appréhension. Il est simple de s’égarer si, à l’aller, on ne repère pas les dunes que l’on contourne pour s’enfoncer vers Deadvlei et au delà. Tant pis, Joss et Rémy tiennent leur promesse et attendent longtemps le jeune couple qui finit par arriver, très fatigué. Ils se sont égarés et expliquent que la peur gagne très vite dans ces conditions. Ils remercient chaleureusement de les avoir attendus. Alors qu’ils reprennent la navette vers les voitures, Joss aperçoit la dame rencontrée à l’aéroport, en tenue de brousse, accompagnée du groupe d’ Italiens de l’avion. Ils sont silencieux ?!?... Il manque l ’Italien de Joss, celui de l’avion, il s’est égaré dans les dunes. Rémy et Joss se regardent et détournent vite leurs regards. Il serait totalement déplacé que les spasmes abdominaux qui les secouent déjà se transforment en gros fous rires ! La dame s’approche, et demande à tous, touristes et chauffeurs d’ouvrir l’œil. Notre chauffeur demande si nous sommes pressés et nous faisons un petit tour, sans succès, à la recherche du barbu, comme l’avait surnommé Joss. Le chauffeur explique que seuls les randonneurs solitaires pourraient se perdre véritablement. Il ne se fait aucun soucis pour le « barbu ». On lira plus tard qu’il avait raison.
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Après échange des coordonnées, nous prenons congés et nous apprêtons à prendre la route pour KuanguKuangu, via Solitaire, lorsqu’il faut se rendre à l’évidence : la batterie est à plat, les feux n’ayant pas été éteints. Benedikt est là, et dépanne de bon cœur Rémy et Joss ramollis par la fatigue, le manque de café et la faim. A la sortie du Park, Rémy s’arrête pour essayer de donner un coup main à une famille d’Allemands en panne au bord de la route, conduisant le frère jumeau de notre Toyota. Peine perdue. Devant leur désarroi, Rémy et Joss prennent conscience des désagréments vécus lorsque la voiture est immobilisée. Cordula et Benedikt, quelques jours auparavant, avaient eux aussi perdu une grosse somme d’argent et dû limiter leurs vacances suite à une méchante panne mécanique. Rémy et Joss chasseront ces idées noires devant une assiette de frites suivie d’un magnum aux amandes au bar-épicerie-boulangerie-friterie du camp ! .................................................Bye bye, Sossüsvlei

Vers KuanguKuangu Arrêt à Solitaire vers 15heures, le soleil est assez bas et le vent bien froid ; à noter : le paiement par carte bleue, aussi bien pour l’essence que pour les achats « boutique » : pain (merci Miminono) et Biltong par exemple. Vers 16heures, ils atteignent les dunes de Barchan et sont accueillis assez froidement par Hannetje qui les guide jusqu’au repère enchanté de KuanguKuangu. Il est très étrange de noter que dans cette partie de la Namibie, le soleil se couche à même pas 16h30… Toujours aussi tendue, Hannetje semble contrariée par l’heure du dîner réservé en leur compagnie. Joss tente de la rassurer en affirmant que son heure sera la bonne. 2 nuits sans pratiquement dormir, les heures de conduite, les émotions de la découverte, le couple est trop fatigué pour se prendre la tête ! Après une douche bien bien froide à l’extérieur, Joss grelotte le temps que ses cheveux longs sèchent. Il fait vraiment nuit et froid très tôt dans ce coin de Namibie…
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............KuanguKuangu, retraite enchantée......................... ............Apologie du Farniente contemplatif....................................................L'or liquide de l'aubeL’horloge dans la chambre indique (déjà?)19h00, l’heure de se rendre à Barchan Dunes pour un dîner qui se révèlera finalement très plaisant. Le fils du couple est présent à table, entourée de sa femme et de leurs 2 petites filles. Ils habitent en AFS et sont en vacances.
Timide au départ, la conversation se débridera lorsque Rémy et Joss comprendront enfin que la panne de batterie a fait se dérégler l’horloge de leur voiture. Il était donc 16h00 à Solitaire, et 17h45 lorsqu’ils sont arrivés à Barchan Dunes, tard pour l’ hôtesse dans un pays où l’on dîne à la tombée de la nuit. Les sourires qui s’ensuivent, le vin rouge de l’apéritif et la chaleur dégagée par la cheminée se chargeront d’installer une atmosphère cordiale. En peu de temps, le repas préparé est excellent : soupe de légumes, salade mixte, steak de Springbok fondant accompagné de patates sautées et rondelles d’ananas caramélisées….gâteau chocolat moelleux et crème légère en dessert. La maison est extraordinaire d’originalité. La décoration en accord, et d’une grande finesse. La conversation s’oriente vers les conditions de vie en Namibie, la difficulté d’acheminer des matériaux ou des meubles, des tentatives de sondage pour trouver de l’eau, les efforts à faire pour accorder des logements sains à tous les Namibiens, et l’importance des liens familiaux dans ce pays où les grandes distances isolent les habitants. Nous parlons aussi de l’avenir, de l’assimilation des peuples originels, des défis que le pays doit relever. Rien n’est simple, personne n’a totalement raison, personne n’a totalement tort. Dehors l’homme qui balaie les traces du sable est presque gêné d’être salué, encore des yeux au sol. Vers 22 heures : Hummm, que les couettes sont douillettes dans la cabane de KuanguKuangu. Douillettes et indispensables.
Mercredi 09 juil 08 : N’Gandu at Sea, de l’utilité des vouchers Quelques heures plus tard, le réveil bippe pour nous permettre d’assister au lever du soleil depuis le lit, à travers les baies vitrées. C’est de l’or, de l’or liquide qui dégouline des dunes formant panorama sur 360°C. De l’or qui enjolive les vies et rend chaque seconde précieuse. Toilette, petit café, et voilà Wilhelm au volant de son 4x4 qui arrive pour un tour du domaine. La lumière est douce, et les oryx généreux. Joss va tomber en amour pour ces magnifiques antilopes déjà aperçues à Sossusvlei. Nous accompagnons ensuite Wilhelm pour l’amorçage quotidien du moteur à fuel de sa pompe à eau : « du moment que tu as de l’eau en Namibie, tu peux vivre. » Mais même avec de l'eau, on se demande comment ce sol peut produire quoique ce soit...
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Impossible pour Joss de se lasser des oryx. Ils sont d'une beauté fascinante.Rémy et Joss étant les seuls guests dans la propriété, le petit déjeuner reprend une ambiance familiale, comme Hannetje en fait la remarque : je ne discute pas beaucoup avec les groupes, ils sont entre eux ». Déjà les au revoir. Un grand merci à Vinnylove qui nous a fait découvrir cet endroit dans son magnifique carnet.
.....Mise en route du moteur de la pompe à eau :...

En route pour Walvis Bay : un peu moins de 2 heures, sans arrêt.. Ces deux derniers jours, Rémy et Joss sont arrivés de nuit à leurs étapes. Ils décident de ne pas s’arrêter en route pour redevenir un peu maîtres de leur temps et consacrer l’après-midi entière à Walvis Bay. La route est facile, quoique poussiéreuse, quelques cols nécessitent de rouler un peu prudemment, plus lentement. Un vent froid et fort souffle de l’océan. La tempête de sable nous attend juste avant d’arriver à Walvis. La lecture des carnets de voyage sur VF nous y avait préparé : ralentir, espacer les distances entre véhicules et allumer les warning. Le jeu du sable poussé par le vent est hypnotique. Les masses roulent sur elles mêmes, progressent en rouleaux, aucun obstacle ne les arrêtant.
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. ....L'hôtel Ngandu at Sea Joss et Rémy ont choisi de dormir dans un hôtel local, trouvé sur internet. Après échanges positifs de courriels et aval de Tourmaline, ils réservaient 2 nuits avec petits déjeuner pour env 38 euros la nuit en chambre double, soit 76 euros les 2 nuits pour le couple. Les avis trouvés sur la toile étaient rares mais positifs. On verrait bien. N’Gandu at Sea est un grand hôtel, répartis sur 3 bâtiments. Hôtel africain accueillant. Le vent est glacial à la descente du 4x4. Joss et Rémy n’ont qu’une envie : qu’on leur donne la clé de leur chambre pour s’y réfugier. Oui mais…
La directrice de l’hôtel, dans un style franc et direct, cherche les résas, et ne les trouve pas. Joss très calmement tend le voucher en précisant que les réservations ont été faites en octobre après plusieurs échanges via le net, que les résas sont payées depuis plusieurs mois et que cette situation n’est pas très agréable. Le voucher fait son effet. La directrice explique poliment que l’employée qui a pris la résa ne fait plus partie du personnel, que l’hôtel est plein mais qu’elle va trouver une solution. La solution fait au bas mot 120m2, 2 chambres avec baignoires, cuisine, salon, terrasse. Un peu gênés quand même, puisqu’elle annule des résas pour nous y loger. Les mesures de sécurité sont impressionnantes : codes et clés spécifiques pour accéder dans la cour du parking, aux escaliers, pour rentrer dans l’appart, pour accéder à chacune des chambres, coffre fort ds chaque chambre ! A part le matériel de cuisine un peu usé et les canapés un tantinet élimés, l’apart est vraiment agréable. Pour 38 euros la nuit ! YES ! Comble du bonheur, la baignoire se remplit d’eau très, très chaude. Le luxe absolu au regard des douches, froides et bien plus, subies depuis l’ arrivée. Ca va mousser !
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Malgré la tempête qui fait rage - marcher droit est impossible - Joss et Rémy décident d’aller manger au Raft, au dessus d’une mer démontée envahie par des milliers de méduses d’un blanc fantomatique. Le repas est excellent, la clientèle assez hétéroclite : locaux blancs tirés à 4 épingles fêtant un anniversaire, couple de touristes habillé safari chic accompagné de chauffeur et guide privés, familles cheveux en bataille jeans et polaires, couple d’amoureux, groupes de tour opérateurs heureux de vivre, tout ce petit monde créant une atmosphère joyeuse mais bruyante. Nous repassons par la réception de l’hôtel et la responsable affirme que ce vent vient de la mer et qu’il fera beau demain matin. Elle met gracieusement sa connexion Internet à disposition, s’intéresse au couple, et les voilà partis à papoter. C’est une blonde au corps sec dont le visage ridé et buriné parle des générations d’Afrique imprimées dans ses gênes. Il y a des liens d’amitié évidents entre elle et les employés noirs qui parlent et se déplacent sans courber la tête, en regardant droit dans les yeux, à l’aise dans leurs baskets . Ca fait du bien. Pendant ce temps les clients défilent : des hommes et femmes d’affaires, noirs, blancs, arabes, indiens, des congressistes. Une autre Namibie. Rémy et Joss regagnent leur apart plein d’espoir : demain il fera beau pour MolaMola.
Jeudi 10 juil 08 : à la poursuite d’un rêve Confirmation le lendemain au petit déjeuner, nous sommes les seuls touristes, courtoisement reçus cependant par les costumes et tailleurs et hauts talons. Petit déjeuner peu varié, mais bon et copieux. Il fait encore bien froid même si le vent s’est tu, sans doute épuisé par tant de combats. Le bureau de Mola Mola dirige Joss et Rémy vers la plage de l’embarcadère. Le départ du bateau est prévu à 09h00. Joss a rendez-vous avec Sandwich Harbour et ce n’est pas rien ; des histoires de dunes plongeant dans l’océan, quand le désert rencontre la mer. En attendant, la lumière froide qui court sur le bleu profond de l’océan, à leurs pieds, invite à la contemplation.
Le bateau arrive à quai et commande l’embarquement des 15 passagers de toutes sortes dont 5 Français et 2 Otaries mâles à fourrures manifestement très à l’aise, venues quémander leur ration de poissons offerte par la maison. Petite frayeur pour Joss dont les cuisses se trouvent sur le passage du plus jeune des mâles, celui qui peut se faufiler sous la barre fermant le bateau à l’arrière ! Tout ceci bien sûr est destiné à mettre les passagers de bonne humeur. Mission accomplie ! Ils régressent tous et retrouvent leur âme d’enfant devant ces otaries complices, puis lorsque les pélicans et les mouettes illuminent le ciel outremer, criant à gorge déployée à la poursuite des même poissons MolaMola. Des dauphins jouent avec l’impatience des passagers, tournant autour du bateau sans relever une seule fois la tête. Grrr !
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Le froid vif allié aux rayons du soleil sur les flots et les dunes dorées de l’horizon, crée une ambiance qui imprime la mémoire, celle des sensations, dossier Namibie _Walvis_ jul08 ! C’est peut-être un des mystères de l’appel aux voyages : vivre et revivre ces sensations de plénitude, enfin en accord avec soi et ce qui entoure. Au bon endroit au bon moment.
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La partie « mer » de l’excursion s’achève à Pelican Point, bien connu pour n’accueillir aucun pélican. Des 4x4 attendent les passagers pour les conduire entre mer et sable jusqu’à Sandwich Harbour. Notre chauffeur se prénomme Mike. un Hongrois inoubliable s’installe à l’avant, Rémy et Joss prenant place à l’arrière. Il est difficile de ne pas, à nouveau, se dire qu’il existe des rencontres parfaites. L’équipage se compose de passionnés. Mike est amoureux fou de son pays et des lieux qu’il fait visiter. Il est d’une patience à toute épreuve. Plus on lui pose de questions, plus il est heureux. Il est ému aux larmes lorsque Joss lui dit que cela fait 35 ans qu’elle rêve de ce moment. Le Hongrois, très vite surnommé « le Hongrois fou » », est un géologue un peu déconnecté : il part dans tous les sens, veut tout voir, tout faire, un peu enfant gâté, un peu chien fou, aussi attendrissant qu’un jeune chien fou. Rémy est à l’aise : Mike et le Hongrois Fou parlent allemand - même s’il lui est difficile d’en placer une au milieu des 3 pipelettes.
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Quand à Joss, des coussins de nuages en guise de Pataugas l’empêchent de toucher terre, sable plus précisément. Tous les sens en éveil, le bonheur est à son comble lorsqu’elle comprend que Mike est prêt à s’arrêter toutes les 30 secondes pour des prises de vue. Il anticipe même et la prévient pour qu’elle soit prête ! Il raconte l’Histoire du site, les particularités biologiques, ralentit dés qu’apparaissent des groupes d’oiseaux. Il s’arrête brusquement, ramasse un petit trésor et revient l’offrir à Joss pour immortaliser cette journée. Il s’agit d’une coquille d’huître de sable fossilisée. On en trouvera d’autres, mais celle ci est exceptionnelle : entière, parfaite, les coloris patinés rouge corail, blanc craie, jaune doré et noir charbon font de ce coquillage d’env. 15 cm de long une des plus belles chose qu’il ait été donné de voir au couple.


A Windhoek, Bruno avait dit : tu verras, la première fois à Sandwich Harbour, on s’en souvient, tu verras… Qui peut expliquer pourquoi certains lieux exercent une telle fascination ? Pourquoi moi, et pourquoi ici ? Pourquoi autant d’émotions ? Parmi les 5 équipages, 2 sont enthousiastes, 2 contents d’être là, et le 5ème demandera à repartir très vite, incommodé par le vent froid qui souffle et le sable qui vole. Rémy, trop occupé pendant la période de préparation du voyage pour s’y investir, en prend plein les yeux. Il pensait faire plaisir à sa petite femme, or le voilà mordu à son tour .
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La Mike’s Team arrive bonne dernière pour le banquet au creux des dunes. Le site est mémorable, à l’abri du vent, et le pique nique servi est étonnamment bien élaboré, à base de produits de la mer. Rémy affirme que les huîtres sont excellentes. Joss quand à elle n’a jamais réussi à avaler les choses qui gigotent encore, au grand dam des Aquitains de sa famille. Le mousseux Sud’Af par contre, sera très bien accueilli ! Le repas est l’occasion de discuter avec les autres passagers. Un couple de Niçois est avide d’infos concernant la libération d’ Astrid Bétancourt.
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Joss est assise en face d’un couple d’env. 60 ans. L’homme engage la conversation et se présente : fermier viticulteur de Cape Town. Même si Joss n’en laisse rien paraître, c’est le grand chamboulement dans sa tête. Pourquoi cet homme qui est l’archétype des colons responsables à la base du système odieux qui a ensanglanté l’Afrique du Sud, pourquoi cet homme décide de parler avec la seule « colorée » du groupe ? Cette question est évidemment aussi bête que pourrait l’être une tentative de réponse. Joss a grandi avec l’apartheid où les mariages mixtes étaient interdits et les métis déclarés illégaux. Même de l’autre bout du monde, ce système était vécu comme une insulte. Alors, se retrouver en face de ce monsieur poli et cultivé, qui parle si ouvertement de son pays est un petit choc. On a beau savoir que rien n’est tout gentil d’un côté ou tout méchant de l’autre, les stéréotypes ont la vie dure. La Namibie apparaît doucement comme la destination intime d’une vieille enfant à la recherche de questions dont les réponses ne sont encore connues de personne.
Il parle des inondations catastrophiques de cette année, du drame vécu par les Zimbabwéens, de la beauté de son pays, et des crimes qui s’y multiplient. Il parle de son vin, et du champagne français. Il comprend, dit que les choses devront changer, même si aucun fermier n’y est prêt. A partager les terres. Il y a une chose que Joss commence à comprendre : les descendants des colons sont africains maintenant. Ils le sont devenus. Tout comme se sent Français en France un descendant de lointains immigrés. Sauf que les descendants de colons sont chargés de valises bien bien lourdes.

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Sandwich Harbour, des dunes, une lagune d'eau douce, et l'océan atlantique.
Mike explique qu’il conduit exceptionnellement son véhicule privé et ne transporte aucun matériel de groupe. Il n’est donc pas soumis à des horaires de retour fixes … Notre chauffeur décide de continuer à travers les dunes. Chenille géante, train en folie, montagnes russes, on se croirait à la fête foraine. Un autre équipage de mordus nous accompagne par mesure de sécurité. Les dunes grognent et chantent, l’horizon s’affole, Rémy ne serait pas mécontent de retrouver un horizon stabilisé, le Hongrois Fou et Joss en redemandent.
A l’arrivée au cœur de Sandwich Harbour, là où le « delta » fait se juxtaposer le désert, les bras de lagune, la plage et l’océan, la sérénité reprend le dessus. Splendeur, calme et volupté. Joss voudrait en faire le tour, c’est un peu trop grand, et il est déjà tard. Le vent se renforce et le soleil décline rapidement. Il faut prendre le chemin du retour, par les dunes puisque la tentative de passage par la plage se révèle hasardeuse. La marée monte vite.
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Juste avant d’arriver aux salines, Mike pousse une exclamation stupéfiante et sort de sous un gros plastique noir un énorme réflex, avec un objectif comme on peut n’en voir qu’à Etosha, énorme ! Le Hongrois-Fou Rémy et Joss éclatent de rire : « now we really know you ! Everything is quite clear !”. Un chacal se promène en bord de mer, la lumière est parfaite. Mike, calmé, explique que cette image est rare ici. On lui fait confiance. Le soleil est presque couché, le 4x4 qui suivait est déjà rentré. Les salines sont belles et la fine équipe apprendra tout ce qu’il faut en savoir. Retour au parking MolaMola. Il fait nuit. Il faut bien se résoudre à se quitter. .
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A Walvis, le vent se déchaîne à nouveau. Ce soir ce sera pâtes et jambon. L’apart est glacial. Joss vide les sacs à dos à la recherche du « trésor de Mike ». Rien n’y fait, il faut s’y résoudre, il a été perdu… Tout à coup de drôles de bruits se font entendre de l’autre chambre de l’apart. La télé est allumée !?! Joss frappe à la porte, et se retrouve nez à nez avec une grande blonde d’à peu près son âge, sauf qu’elle est vraiment très grande, elle ! Après les explications et présentations d’usage elle apprend que Susan et son mari sont Sud Africains et tour operators. Ils accompagnent un groupe qu’ils retrouveront au petit déjeuner. Le vent à beau souffler comme le méchant Loup sur la maison en paille, Rémy et Joss s’endorment comme des masses de plomb.
Vendredi 11 juil 08 : entre désolation et éblouissement Au matin, le vent s’est essoufflé, comme le Loup sur la maison de briques. Des sourires accueillants au petit dej, décidément cet hôtel leur va bien. La cuisinière vient à table dire qu’il faudrait quand même goûter à ses saucisses. Bon…C’est vrai qu’elles sont bonnes, mais des saucisses d’éland au petitdèj, pas facile ! Susan arrive avec son mari et ses 15 voyageuses : 65 ans d’âge moyen, qu’elle balade entre autre dans la bande de Caprivi, au Zaïre et au Zimbabwe. Vaillantes mamies ! Elles posent des tas de questions sur la France qui les fait rêver.
Rémy et Joss se disent qu’il est dommage de quitter Susan et son mari, d’autant plus que la décision de revenir en Afrique Australe est déjà prise. Ils demandent donc les coordonnées de la petite structure touristique et décident qu’ils confieront la partie Afrique du Sud de leur prochain périple à ce couple sudaf…mixte. La voiture chargée, direction ravitaillement puis bureau de MolaMola ; peut-être que Mike est joignable et que le trésor est resté dans son 4x4. Mais Mike est en mer. La jeune femme au bureau se lève et emmène Joss à l’extérieur, au pied d’un arbre où se trouvent des fossiles de coquilles en décoration. Elle propose à Joss de choisir celui qu’elle veut, même s’ ils sont sûrement moins beaux dit-elle, en s’excusant. D'une façon ou d'une autre, il faudra revenir à Walwis Bay.
Il est temps de quitter Walvis Bay. Avec l’impression que le reste du voyage risque d’être un peu fade, après Sossusvlei et Sandwich Harbour. Il est déjà 11heures.
Détour rapide pour voir à quoi ressemble Swapkopmund. C’est original, mais trop européen pour nous, même si deux femmes Himbas aperçues près de l’école nous ferons écarquiller les yeux et oublier les colombages. Direction Spitzkoppe, la décision étant prise de « zapper » les otaries de Cape Cross. Oui mais… A l’intersection il aurait fallu tourner à droite, or le Toyota va filer tout droit. Lorsque Rémy s’en aperçoit, le couple se dit qu’après tout, autant aller voir les otaries. Tout au long de cette longue, longue piste à l’atmosphère oppressante Joss se demande pourquoi et qui a bien pu venir s’installer ici ! Et puis les paroles de Wilhelm reviennent : du moment qu’on peut puiser de l’eau, on peut vivre. Le ciel est gris et l’horizon bouché. La végétation se limite à de minuscules plantes, rampant à la façon de lichens jaunâtres. Les collines sont grises, ternes et polies par les vents. Il règne un tel climat de désolation que Rémy se dit qu’il faut une sacrée bonne raison pour vivre ici. Il en verra au moins 2 : le tourisme généré par la pêche qui attire de nombreux aficionados et l’industrie saline.
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Le vent qui souffle à Cape Cross rappelle celui de Walvis. La mer est démontée et le chaos des vagues se mêle aux cris des dizaines de milliers d’otaries. La lumière change toutes les secondes, jeu de nuages, jeu de vent. Curieusement, alors que Joss s’attendait à suffoquer, l’odeur des grosses bébêtes est à peine présente. Aucun chacal ne déambule sur la plage, aucune charogne en décomposition. Le froid repousse les rares promeneurs. Parmi lesquels nos Italiens préférés... mais sans le barbu..? De petits sourires sont échangés, mais sans oser poser la question qui mobilise la totalité des neurones. Non, non, ils n'auraient pas continué sans lui, se rassurent Joss et Rémy. Le site est déserté, au grand plaisir du couple qui profite pleinement de ce spectacle assez sauvage. Le nouveau lodge de Cape Cross tout au bout de la plage, à l’air d’un refuge douillet où Joss se verrait bien passer une nuit, bercée par les vagues. Mais il faut repartir, direction le Spitzkoppe.
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Direction le Spitzkoppe Le soleil réapparaît progressivement, la piste reste tout autant désertique. Les nuages de poussière soulevés par les rares véhicules croisés sont opaques au point de boucher toute visibilité. C’est sûr, la pluie a oublié cette partie du monde. Joss a une pensée pour Bigoudi qui, dans son carnet, conseille judicieusement d’emballer les effets personnels dans des grands sacs poubelles épais. Non seulement les effets personnels sont protégés de la poussière, mais ils sont aussi dissimulés à la vue des vendeurs petits et grands qui essaient d’évaluer les moyens du touriste en détaillant du regard les valises dans le coffre ou sur le siège arrière. Le truc en plus de Joss : les pinces à linge en inox pour maintenir efficacement les sacs poubelle sur de grandes valises.
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Après plusieurs heures de ces pistes monotones, la fatigue aidant, Joss se demande ce qu’il peut bien y avoir comme type de camping au milieu de ce désert minéral. Elle sent bien que Rémy se pose des questions lui-aussi. Une image positive s’impose à elle : Grisemote et MLefevre ont classé ce campsite dans le top 3 de leurs sites préférés en Namibie. Il n’y a donc pas à s’inquiéter ! Et c’est donc rassurée qu’elle profite du coucher de soleil. Oui mais, dans 30mn au plus tard, il fera nuit… Au loin apparaît une montagne, ouf ils sont arrivés. L’endroit est un peu glauque, les « taudis » que l’on aperçoit depuis la route sont étonnants, tenant plus de la décharge que du village. Non, ici c’est le petit Spitzkoppe, et c’est bien une décharge. Rémy, qui a naturellement l’inquiétude et le pessimisme chevillés au corps, prononce des paroles ô combien surprenantes et édifiantes : tant que ce n’est pas indiqué, c’est qu’on est pas encore arrivés ! Ces mots sortis de sa bouche expliquent à eux seuls la qualité du réseau routier namibien et de ses indications.
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Le grand Spitzkoppe est en vue, bientôt désigné par le panneau « campsite ». Il est tard, le gardien n’est plus là. Joss soulève la barrière et c’est parti pour la découverte du Spitzkoppe. Un adorable comité d’accueil s’entête à se faire admirer : un couple d’oréotragues, petites antilopes de rochers, qui accompagne la voiture dans sa recherche d’un emplacement pour la nuit. Il fait presque nuit et la couleur orangée de la pierre est à son maximum. Sacrée journée. L’océan source de vie à Walvis, la bourgeoisie coloniale de Swapkop, la désolation fascinante de Cape Cross et à présent l’éblouissement minéral du granit illuminé. Côtelettes d’agneau, ratatouille et riz, accompagnés par le petit vin qu’il faut et Dodo. Il ne fait pas trop froid, enfin moins qu’à Sesriem.
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Samedi 12 juil 08 : voir Uis et….s’enfuir !!!
Journée au programme assez calme - et c’est tant mieux - traversée tranquille du Damaraland jusqu’au Mowani Mountain Camp. Le couple a donc le temps découvrir le site magique du Spitzkoppe au lever du soleil. Il n’y a pas de mots. Peut-être des photos. Et encore. Elles ne diront ni la pureté de l’air, ni la qualité du silence, ni la lumière froide qui effleure le visage. Joss et Rémy sont seuls dans cette immensité vierge. De retour au camp, le petit déjeuner se prend en silence, égayé par les oiseaux effrontés qui s’affrontent pour la moindre miette.
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Une certaine langueur s’installe avec la chaleur qui monte. Qu’il est dur de reprendre la route. « Heureusement » pour Joss et Rémy une odeur nauséabonde de couche-culotte bien garnie remonte par vagues du bidon-poubelle. Il est 10h, en route sans plus de regret à la découverte du Damaraland !
Fait presque étonnant, il fait chaud ! Et même très chaud. Lors d’une petite halte, les chemises à manches courtes sont tirées des sacs et les pieds sont mis à nu dans des sandales ouvertes. Pour les shorts, on attendra encore un peu. Les paysages, quoique beaux, et dépaysants après ceux du Naukluft, sont peu variés : des étendues d’herbe sèche, ponctuées de petits arbres trapus, entourées de monts aux couleurs chaudes : rouges, rosés ou gris. Les pistes parlent encore des inondations subies très tard dans la saison. Certains passages de rivière réservent des surprises de sable mou, de « flaques » d’eau dissimulant des roches traîtres, ou même de quelques springboks dont l’inconscience attirera sur eux les foudres verbales de Rémy. Les springboks posent par ailleurs un sérieux problème de conscience à Joss. Depuis qu’elle a goûté à la finesse du cuissot de cette délicieuse antilope, Joss ne peut en voir s’élancer sans se mettre à rêver d’un Braï-méchoui de Springbok. Rien à faire, elle salive rien qu’à les regarder. Les springbok sont une véritable énigme à ses yeux : leurs grands troupeaux représentent depuis toujours un formidable garde-manger pour les carnivores de tous poils. La chasse devrait avoir ancré en eux des réflexes de fuite ! Eh bien non, pas du tout. Et Joss a tout le temps de fantasmer devant ces antilopes dodues.
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L’arrivée à Uis est mémorable. Joss est au volant et conduit pour la première fois en zone « urbaine ». La stabilisation du Toyota devant les pompes à essence se fait…se fait un peu bruyamment… Il n’y a pas d’autres clients. La dizaine d’hommes présents s’est figée et regarde fixement ce petit bout de femme au volant de ce gros truc, avec un homme blanc assis sur le siège passager. C’est décidé, Joss ne descendra pas du véhicule. A Rémy qui ne parle pas anglais de se débrouiller pour savoir si la station accepte la carte (il reste juste assez de N$ pour faire des courses et payer le prochain campsite). Alors que l’essence remplit le réservoir depuis quelques minutes, Joss remarque que le dessin représentant la carte visa est du type jamais-vu-auparavant. Le doute s’installe. Le couple n’a plus assez de N$ pour régler un plein comptant. Zut, zut et rezut ! Elle descend et demande à l’un des hommes si la carte qu’elle tient dans sa main est valable ici. « Yes, maybe… on peut peut-être s’arranger avec le supermarché du site ». Joss demande très fermement au pompiste peu empressé d’arrêter sa livraison et le responsable envoie le couple payer à la caisse du supermarché.
Au moment de remonter dans la voiture, un jeune vendeur de pierres s’approche de Joss, qui n’en a cure des minéraux. Mais bon, elle veut bien lui en acheter une, pour son joli sourire timide. Cela s’appelle mettre le doigt dans l’engrenage. Elle n’a pas le temps d’acheter la pierre que 4 autres vendeurs l’entourent aussitôt, et il n’y a aucun sourire dans leur attitude. Ils sont clairement sous l’effet de substances dures. Leur empressement devient agressif. Joss et Rémy arrivent à remonter dans la voiture et se dirigent 200m plus loin, vers la supérette. Les 5 vendeurs ont suivi et Joss commence à manquer de patience. Mais ils ont l’âge de son fils aîné. Elle leur dit qu’elle n ‘aime pas les pierres, mais qu’elle leur donnera quelques dollars en revenant. Le beau gosse chef du clan répond qu’il préfèrerait un peu de cette bonne viande de poulet, avec du pain, et qu’en échange ils garderont la voiture. Ils ont soifs aussi. Au supermarché, c’est la douche froide : la responsable explique que les 2 comptabilités sont séparées et que le responsable essence le sait bien…Elle n’accepte la carte que pour des achats dans son magasin, mais nous conduit vers un distributeur de billets – ouf ! – mais hors service !!!! Il fait frais dans la supérette et les vendeurs sont visiblement connus et interdits d’entrée. Petit répit. Autant parer au ravitaillement, d’autant que les rayons sont bien garnis. Il n’y a plus de poulet frais. Rémy et Joss achètent donc des blancs de poulet surgelés, du pain et du soda.
Retour sur le parking où les achats n’attirent que des critiques : les jeunes prennent le sachet, mais ils voulaient du poulet frais, et de la bière. Au moment de démarrer, alors que les vitres sont ouvertes, ils entourent la voiture et demandent à être payés pour la garde du véhicule. Il y a bien une dizaine d’hommes d’âge mur sur le site, mais aucun n’intervient. Rémy et Joss restent fermes et essaient de démarrer. Jusqu’au moment où un des larrons se saisit de leur lampe torche et demande de l’argent pour sa restitution.
Il fait très chaud et dans la tête de Joss, tous les verrous de sécurité cèdent les uns après les autres. : « Tu n’as pas honte, que dirait ta mère si elle te voyait. Moi j’aurais honte si mon fils se comportait aussi mal que toi ! » Joss a très clairement touché un point sensible et avant de savoir s’il y a danger, elle ouvre sa portière et fait mine de se diriger vers lui, portée par sa colère de "mère outragée". Elle n’a pas le temps de mettre pied à terre que le jeune homme lance un regard désorienté à Rémy, lui rend la lampe et s’en va rapidement avec sa troupe. Rémy est mort de rire. Joss mesure 1m55 ! 1m55 de colère ça peut être impressionnant. La preuve ! Il reste encore à payer l’essence au responsable. Sans prononcer un mot, pour contenir tous ceux qui essaient de s’échapper. Voilà, il est 15h, demain c’est dimanche, il reste 70N$ de liquidités dont 50 serviront à payer la nuit à Mowani Mountain camp. Le couple n’a qu’une envie, quitter cette région au plus vite - tant pis pour la White Lady -, atteindre Mowani camp et y trouver de l’ombre. Le gardien dans sa cahute est heureusement calme et souriant. Il indique l’accès et propose du bois sec. Joss décline, expliquant qu’ils n’ont pas assez d’argent sur eux. Non, non, servez-vous autant que vous voulez, c’est gratuit. Il est 16h30, l’eau de la douche est encore (un peu) tiède, le camp bien équipé et ombragé. Allez, un peu de farniente, puis saucisse, purée, haricots verts et petit vin, et Dodo.
......Mowani camp ..................../

Dimanche 13 juil 08 : Mona Lisa et les éléphants
Aucune lassitude lorsque le soleil s’empare de l’horizon. Il faut ajouter la lumière à la liste : de l’eau, de l’air, de la lumière !
Rémy aimerait cette fois plier le camp rapidement. Le couple doit trouver une solution - pour changer des euros et mettre de l’essence - avant de se diriger vers le site de gravures rupestres de Twyfelfontein, et rejoindre ensuite le campsite d’Ongongo dans le Kaokoland. Oui mais…
Un vol de perruches émeraudes et craintives (magnifiques aux yeux de Joss) se pose à quelques mètres d’eux. S’ensuivent de longues manœuvres délicates pour les fixer sur la carte mémoire.......................................................................Les perruches de Mowani camp...........
...................................


Depuis Mowani Mountain Lodge ...... ...... Attendre 45mn pour quelques photos, puis apprendre que le lodge de Mowani n’effectue pas de change monétaire et qu’il va donc falloir faire un détour par celui de Twyfelfontein ne contribue pas à alimenter la bonne humeur de Rémy qui prononce à plusieurs reprises le mot « UIS » au milieu de pleins d’autres … L’accueil à Twyffelfontein Lodge est agréable, même s’il n’est pas possible de changer plus de 50 euros.
Il est 11h30 lorsque, remontant la piste vers la «route » principale, un nuage de poussière intrigue Rémy. Ce sont des éléphants, des éléphants du désert, ici, en plein Damaraland. Quelle chance de voir leurs premiers éléphants sauvages dans ces paysages intacts du Damaraland ; les voir évoluer est particulièrement émouvant. 13 adultes et 3 petits qui se dirigent vers la voie qui mène au site de Twyfelfontein. Autant dire qu’ils ne passeront pas inaperçus !
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Le site de Twyfelfontein est un chaos de collines, effondrées en grosses roches rouges, empilées de façon aléatoire ; certaines de ses roches offrent à voir les gravures rupestres les plus vieilles du continent africain. Bonnes chaussures conseillées.

Le guide que nous suivons porte le prénom inoubliable de Mona Lisa. Au début froide et réservée, elle se réchauffe un peu, et finalement dit qu’elle sait porter le prénom d’un célèbre tableau exposé en France, et demande pourquoi Joss est française. Joss en profite pour lui demander ensuite de lui parler des différents peuples Namibiens. La discussion bien entamée, Monalisa demande avec des yeux qui brillent : vous avez vu les éléphants ? ils sont revenus aujourd’hui ! Vous avez vus les petits ? Ils sont tellement beaux ! Nombreux sont ceux sur le site qui ont aperçu les pachydermes et, très vite, le retour des éléphants devient le sujet de discussion général. L’espace d’un trop court instant, les gens sont heureux, il n’y a plus ni guides, ni touristes, simplement quelques êtres humains partageant la joie d’autres êtres humains. Joss et Rémy auront encore l’occasion de mesurer l’attachement des Namibiens pour leur terre et toutes les formes de vie qui la peuplent. De façon tout à fait étonnante, Rémy et Joss se prennent à penser que sans ces ( censuré) UISsiens, ils ne les auraient pas vus, les éléphants.
Il est presque 13h. Un peu moins de 2 heures de pistes les conduisent, en passant vers Palmwag, jusqu’à la source de Warmquelle, gérée par la communauté d’Ongongo.
Palmwag, springbok téméraire ou inconscient, il finira par bondir sur le toit du toyota !!!!!!!.......... ....................................
............................................Zèbres de montagne..................

L’air est d’une sécheresse irritante à laquelle les sinus européens ne sont pas habitués. Cette journée sera la plus chaude du séjour et c’est avec soulagement que Joss et Rémy arrivent à Ongongo, soulevant une poussière presque coupable. Le comité d’accueil ne se fait pas attendre. Des dizaines d’enfants bravent la poussière et accourent pour vendre du bois et du petit artisanat, . Joss et Rémy ne s’arrêtent qu’une seule fois, causant ainsi bien plus de frustrations, exprimées, que de joie. Le site d’Ongongo reste gravé dans la mémoire du couple comme celui du malaise. Malgré la grandeur du site, la taille et le nombre des emplacements de camping ne permettent aucune intimité. L’employée du camp vient encaisser son dû alors que le Toyota du couple négocie encore les ornières et le passage en eau de la voie d’accès . Elle explique que c’est le boss, qui surveille le site depuis les fenêtres de sa cabane, qui l’envoie. Une espèce d’Arlésien Namibien quoi ! Il règne autour de ce camping communautaire des images de misères qui apparaissent injustes au regard de la manne touristique générée par le site et gérée par la communauté. Il doit y avoir des jours comme ça, peut-être qu'une certaine fatigue altère l'objectivité. Joss a une pensée pour MimiNono. Les couples allemands et suisses avec lesquels Rémy discute ont décidé, tout comme Rémy, de n’y dormir qu’une nuit au lieu des 2 prévues. Le site de la source est pourtant beau et surprenant . Joss a mobilisé son courage pour se baigner malgré les milliers de bébêtes, et la couleur de l’eau vert-bien-vaseux par endroit. Elle a fait son européenne ! Le soir tombe, c’est pleine lune, et des milliers de grenouilles n’attendaient qu’elle pour débuter le concert … (les bébêtes dans l’eau : les larves des grenouilles). Le boeuf acheté à Uis est immangeable...Ce sera donc jambon, pâtes, courgettes en papillotes, fromage et vin. On ne va pas se laisser aller ! Le sommeil sera lourd à partir du moment où il deviendra possible de faire abstraction du chant des batraciens....
...........Emplacements dans le lit à sec et cabane du Boss sur la rive

.................Warmquelle : la source tiède (tiède ne veut pas dire chaud...) ........................Camping d'Ongongo, dans le lit d'une rivière à sec. Accès réservé aux 4x4 !
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Mercredi 12 novembre 2008, 04h30.
Fin de la première partie. La deuxième n'est même pas encore à l'état d'ébauche..😊
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Et la Floride en hiver, ça vaut le voyage? English translation pending
Bonjour,
C' est vrai que ça ressemble à un virus, et que la nostalgie du voyage aux Etats-Unis et de ses agréments vous reprend assez vite après chaque retour, surtout avec un " Annual Pass " des Parcs nationaux dans le tiroir, encore valable quelques mois et qui vous fait des clins d' oeil ...
Je lance un petit appel aux connaisseurs et amateurs de la Floride, que je ne connais pas encore, pour qu' en quelques phrases ils me disent les attraits de cette région en hiver ( je n' ai connu il y a très longtemps que la Louisiane en plein été ! ) . Je précise l' éventualité envisagée : séjour autour de mi-février possible 17 jours, axé sur les grands espaces naturels qui subsistent encore, avec peut-être une extension vers les villes du " vieux Sud " de Savannah et Charleston notamment . Le vol direct cette fois-ci me semblerait assez tentant malgré le surcoût ( modéré ) . Votre avis ?
Merci d' avance pour vos plaidoyers que j' espère ( ou je crains ... ) convaincants .
C' est vrai que ça ressemble à un virus, et que la nostalgie du voyage aux Etats-Unis et de ses agréments vous reprend assez vite après chaque retour, surtout avec un " Annual Pass " des Parcs nationaux dans le tiroir, encore valable quelques mois et qui vous fait des clins d' oeil ...
Je lance un petit appel aux connaisseurs et amateurs de la Floride, que je ne connais pas encore, pour qu' en quelques phrases ils me disent les attraits de cette région en hiver ( je n' ai connu il y a très longtemps que la Louisiane en plein été ! ) . Je précise l' éventualité envisagée : séjour autour de mi-février possible 17 jours, axé sur les grands espaces naturels qui subsistent encore, avec peut-être une extension vers les villes du " vieux Sud " de Savannah et Charleston notamment . Le vol direct cette fois-ci me semblerait assez tentant malgré le surcoût ( modéré ) . Votre avis ?
Merci d' avance pour vos plaidoyers que j' espère ( ou je crains ... ) convaincants .
Vietnam Airlines ou Asiana Airlines pour Paris-Hanoi? English translation pending
Bonjour,
je compte me rendre au Vietnam pour une quinzaine de jours en novembre 2009, parcourir le pays du nord au sud... Au passage... niveau saison, est-ce que je m'en sortirai pas trop mal ?
Ma question porte sur le fait que je dois choisir entre 2 billets d'avion : vietnam airlines, vol direct paris/hanoi sans escale ou asiana airlines, qui me couterait 125 euros de moins, mais escale à Séoul... j'ai essayé de comparer les temps de vol et cela pourrait être assez significatif (étant donné l'escale) mais bien évidemment, question de budget bien sûr...
enfin, je me disais peut être que pour 125 euros de plus, je pouvais quand meme y gagner en temps ! qu'en pensez vous ? avez vous deja fait les 2 ? que me conseillez vous ?
Merci
je compte me rendre au Vietnam pour une quinzaine de jours en novembre 2009, parcourir le pays du nord au sud... Au passage... niveau saison, est-ce que je m'en sortirai pas trop mal ?
Ma question porte sur le fait que je dois choisir entre 2 billets d'avion : vietnam airlines, vol direct paris/hanoi sans escale ou asiana airlines, qui me couterait 125 euros de moins, mais escale à Séoul... j'ai essayé de comparer les temps de vol et cela pourrait être assez significatif (étant donné l'escale) mais bien évidemment, question de budget bien sûr...
enfin, je me disais peut être que pour 125 euros de plus, je pouvais quand meme y gagner en temps ! qu'en pensez vous ? avez vous deja fait les 2 ? que me conseillez vous ?
Merci
Parcours dans l'Est américain en août 2009? English translation pending
Bonjour à vous voyageurs ! J'ai besoin de vous.
Je vais réserver mes billets d'avion pour l'est des USA pour le mois d'aout 2009 et je pensais faire Paris-Washington et au retour Boston-Paris.
Nous partirions 3 semaines. combien de jours faut-il rester à Washington ? A Boston ? Quelles sont les autres villes ou sites à ne pas manquer ?
MERCI
😉
Carnet de voyage: Namibie en famille en août 2008 English translation pending
Voici enfin ce carnet de voyage en remerciement à tout ceux qui m’ont aidé sur ce forum et afin de rendre le service pour les prochains voyageurs.
Nous sommes partis à 4, en 4X4 avec tentes sur le toit, pendant 15 jours. Les protagonistes : - Vincent, le père - Sophie, la mère - Titouan, le fils (9 ans à Etosha) - Maëlle, la fille (7ans)
Ce qui nous a heureusement surpris : - Air Namibia : à l’heure, service OK, place potable pour les jambes dans l’appareil. - Alter Action à Swakopmund pour le sandboarding (cf 15/08/08), équipe très pro et très sympa qui se sont notamment super bien occupé de nos enfants. Une matinée + déjeuner + vidéo de nos exploits pour 1000ND à 4. Ce qui nous a déçu : - ASCO car hire : explications sommaires, véhicule de 60000KM ne dépassant pas le 90km/h sur route droite goudronnée, tentes en fin de courses, matériel de camping très usagé aussi. - Lonely Planet : alors que nous lui faisions confiance les yeux fermés eut égard aux expériences passées, ce guide est obsolète, peu précis voire erroné.
Budjet 8320 euros : - train + avion Roissy–Lille-Londres -Windhoek AR 4000 euros - 4x4 location 2210 euros - Lodges + restos 470 euros - Argent liquide (Campings+entrées parc+nourritures+souvenirs + essences) 1640 euros
6/08/2008 Londres
Nous quittons la maison pour Roissy à 10h45. Un chauffeur nous conduit et nous dépose (par erreur ?) à l'autre bout du terminal 2. Nous devons marcher 20 minutes avec nos bagages pour arriver à la gare. Nous découvrons alors que notre train a 1h30 de retard donc arriverait trop tard pour notre correspondance à Lille. Nous prenons le premier train pour Lille et arrivons juste à temps. Le changement et le passage de la douane se font sans encombre. Après 1h30 de voyage avec l'Eurostar, nous arrivons à l'heure à Londres (14h30 heure locale avec 1h de décalage). Saint Pancras est une belle gare toute rénovée avec une magnifique verrière. Nous achetons nos billets de train aller-retour pour Gatwick (Thameslink 38livres/4). Puis nous prenons le métro jusqu'au bord de la Tamise à 1km de Big Ben. Nous attendons quelques minutes au pied de la tour pour entendre sonner 16h. Il y a énormément de monde, les enfants ont du mal à tirer leur valise, il fait chaud. Nous remontons Whitehall de Big Ben à Trafalgar. Nous nous arrêtons à la maison des horses-guards mais il n'y en a pas ! Nous voyons 2 gardes à pied, un immobile et l'autre qui va et vient. A Trafalgar square est installée une grande scène pour les J.O. mais du coup il n'y a pas d'accès possible aux statues de lions. Nous faisons une pause sur le bord de la place, nous achetons sodas et glaces ce qui requinque bien les enfants. Nous retournons par le métro à Saint Pancras où nous montons dans le train pour Gatwick airport. Nous arrivons au terminal sud alors que notre avion décolle au terminal nord : nous devons prendre une navette. L'avion est programmé 1h10 en retard par rapport à l'horaire que nous avions (soit à 22h40). Nous attendons tranquillement en faisant des jeux de société. Nous sommes fourbus. Nous dormons par intermittence dans l’avion et arrivons à l’heure prévue à la réservation soit 8h47.
7/08/2008 Windhoek-Waterberg
Le ciel est d’un bleu limpide, il fait bon. Le chauffeur d’ASCO car Hire nous attend. Nous faisons route vers le centre ville dans un paysage très vallonné. ASCO nous donne quelques explications un peu rapides. Nous réclamons des plaques de désensablement et une carte de Namibie. Nous faisons quelques course au petit centre commercial à côté d’ASCO et déjeunons dans un petit restau. Nous partons en empruntant la B1. Nous nous arrêtons à Okahandja pour acheter du biltong de koudou, eland et oryx, très bon. Nous prenons une piste pour aller voir une ferme d’autruches repérée dans le Lonely planet mais faisons rapidement demi-tour car la piste est mauvaise avec du sable mou et à bien relire la carte, il y a environ 50km donc 2h AR, nous n’avons pas le temps. Nous voyons nos premières termitières (il y en a partout), des melons à même le sol et des nids qui pendent aux arbres, dans le sable de la piste : plein de traces d’animaux. De nouveau en route vers le Waterberg nous voyons plein de phacochères : de loin, de près, de dos, de côté, de face, broutant, courant, seul, à plusieurs ou avec des petits ; et quelques gazelles. Sur la piste D2512 qui nous mène au camping de la réserve, la nuit tombe. Nous voyons des phacochères traverser et surtout 5 ou 6 magnifiques koudous mâles et femelles qui traversent la route en galopant : superbe instant ! Arrivés au camping nous demandons l’heure du game drive le lendemain matin, le gardien nous répond 6h. Nous exécutons notre premier montage de tentes dans la nuit sans problème. Nos lampes frontales sont indispensables malgré la petite lampe près du braai. Nous ne trouvons ni le brûleur ni la lampe à gaz que nous sommes censés avoir. Vincent fait notre 1er braai avec des espèces de gallets de charbon que nous avions acheté à Windhoek pensant acheter du charbon de bois. Au menu : saucisses de porc et de bœuf dans du pain, chips au vinaigre, yaourts. Au lit !
8/08/2008 waterberg, météorite de grootfontein
Réveil 5h-5h15 Petit déjeuner et rangement sommaire. Nous nous présentons devant l’accueil pour le game drive à 6h pile. Tout le monde est déjà là (nous apprendrons plus tard que le rendez-vous était à 5h45). Le guide doit vérifier que toute les personnes ayant réservé sont bien là pour pouvoir nous accepter. Il fait un petit tour puis revient nous chercher. Nous nous installons dans un camion 4x4 sans porte ni vitre. Le guide nous prête des capes en laine polaire…heureusement, car nous commençons par 16 km de piste à 70hm/h avec le vent en pleine tête : c’est frigorifiant ! Maëlle voit un koudou sur le bord de la piste, mais le chauffeur (Linus) n’a pas entendu. Des gardes-barrière ouvrent et ferment des grands portails à notre passage, un peu comme dans « les dieux sont tombés sur la tête ». Cela intéresse beaucoup Titouan. Nous arrivons enfin au pied du plateau que nous gravissons par une pente très raide. Nous voilà surplombant la plaine. Notre plateau est constitué de sable amené par les vents depuis le Kalahari depuis des millions d’années. De vastes inondations ont emporté tout ce sable, sauf ici. Nous reprenons la route et apercevons très bien un dik-dik : la plus petite des antilopes (grande comme une petite chèvre). Sur le bord de la piste nous voyons aussi dans les buissons de grands koudous gris rayé de blanc, des oryx farouches qui bondissent en traversant la piste, un steenbok (antilope aux grandes oreilles) et surtout la Roan antilope qui est une bête magnifique aux longues cornes courbées et au museau noir et blanc. Nous nous arrêtons à des points d’eau, où des affûts discrets ont été aménagés. Nous déjeunons en observant l’approche lointaine d’une troupe de babouins, d’une outarde Kori et le galop gracieux d’une biche koudou. Après être revenus, le guide nous propose de payer 1000ND à la réception ou 500ND à lui. Bon…OK. Nous démontons tranquillement les tentes, faisons de l’ordre dans le coffre et repartons. Nous photographions les panneaux « attention phacochères » et « attention antilopes ». Nous nous arrêtons pour acheter quelques vivres, faire le plein et arrivons par une piste très peu fréquentée à la météorite près de Grootfontein : un bloc de 54 tonnes de métal pur (86% fer, 12%Ni) tombée là personne ne sait depuis quand. Nous campons non loin de Grootfontein dans le jardin d’une maison d’hôtes tenue par des allemands, qui nous préparent des steaks géniaux. (camping+repas+boissons : 430ND pour nous 4) RQ :Nous découvrons des plantes rigolotes en forme d’ananas sur pied avec un candelabre au dessus ! Ce sont des aloes zébrés.
9/08/2008 Etosha
Réveil 5h30, lever 5h45, départ 7h15. Route vers Etosha (goudronnée). Nous croisons un groupe d’une vingtaine de babouins des 2 côtés de la route.
Titouan : « Nous sommes rentrés dans le parc, peu de temps plus tard, papa a trouvé des steenboks assez près mais cachés par le feuillage. Ensuite nous sommes allés vers le campement. Sur notre route nous avons vu une girafe derrière un arbre. Nous sommes arrivés au campement. Là, papa et maman ont fait plein de choses : ils ont pris une carte (carte d’Etosha avec tous les animaux présents dans la réserve achetée à la librairie du camp), ils ont mis des chaises et une table pour réserver une place au campement, ils ont fait des sandwiches et je ne sais quoi encore. » Nous sommes alors partie pour un game drive en famille jusqu’à 17h30. Nous voyons gnous, springboks, koudous, impalas, girafes, zèbres, oryx, autruches de très loin, différents oiseaux. Nous voyons à la tombée de la nuit des dik-diks plusieurs fois et de très près, ils sont très mignons avec leurs longs cils. Repas au barbecue : T-bones de bœuf et d’éland, pâtes et gâteau d’anniversaire pour les 9 ans de Titouan. Dans le camp, les chacals rodent. Titouan : « Le soir, quand il faisait nuit, nous sommes allés à un point d’eau. Nous sommes restés presqu’une heure dans le silence. A part trois chacals et deux canards, aucun animal n’est venu. Nous sommes rentrés en grelottant. »
10/08/2008 Etosha
Réveil 5h15, départ 7h. Game drive jusqu’à midi puis de 14h30à 17h30. Nous revoyons très bien des girafes, un troupeau d’une trentaine de zèbres avec des petits vraiment de tout près, également pleins d’impalas de tout près. Après avoir vu plein de déjections énormes, nous voyons 3 éléphants en 3 fois au loin et un de tout près : nous passons en voiture devant la route qu’il voulait traverser, du coup il secoue sa tête et sa trompe montrant son mécontentement, nous nous poussons pour qu’il puisse passer derrière…sans prendre le temps d’une photos ! A midi, après les formalités pour entrer dans le camping d’Halali, nous prenons le temps d’un pique-nique et d’un plongeon dans la piscine pour les enfants. L’après midi, nous nous sommes arrêtés le long du pan : un désert de sel de 4731 km2. Nous avons ensuite fait beaucoup de route pour ne voir qu’ 1 girafe, 2 koudous et un steenbok. Les enfants trouvent le temps long. Heureusement sur le retour nous voyons un aigle martial à la tombée de la nuit. Le soir repas œuf sur le plat, riz et yaourts. Au point d’eau éclairé la nuit, nous voyons un puis trois puis quatre rhinocéros blanc a priori une femelle, un mâle et deux jeunes qui jouent, courent, tentent de mettre le plus gros dans l’eau. Dodo tard, vers 23h !
11/08/2008 Etosha
Réveil 5h15, départ 6h30. Le spectacle continu. Après avoir vu quelques grands oiseaux, nous trouvons dans les feuillage un groupe d’une douzaine d’éléphants femelles et petits, c’est fantastiques !
Titouan : « Au point d’eau nous avons vu des oryx qui se battaient, des autruches qui mangeaient de la boue, des zèbres par vingtaines, des koudous inquiets, des phacochères qui nous fuyaient. Puis nous sommes allés à un autre point d’eau. Là nous avons vu des éléphants qui buvaient, puis se lavaient avec de la boue. »
En consultant le livre d’or du camp d’Okukueyo, nous repérons un coin où des lionnes sont fréquemment retrouvée. Avant de s’y rendre nous allons voir le « forêt fantôme » et pique-niquons protégés par une grille. Nous découvrons de près les nids géants des oiseaux tisserands ou « les HLM à oiseaux » déjà vus de loin. En allant vers les points d’eau repérés plus tôt, nous avons trouvé sur la route, 2 lionnes endormies puis se réveiller et se laver les pattes. De retour rapide car nous étions juste dans les temps pour arriver avant la fermeture du camp, une girafe surgit brusquement sur la route : nous devons freiner à fond pour l’éviter de peu, belle frayeur ! Apothéose de cette magnifique journée, nous voyons dans les fourrés, un lion et une lionne, allongés puis s’accoupler (quelques secondes !) enfin la lionne se lever et traverser la route devant nous. Nous arrivons à l’heure pile à la porte du camp qui est refermée derrière nous. Plan d’eau le soir : rien.
12/08/2008 Etosha - Cheetah park
Réveil 5h15, lever 5h30 et départ vers 6h45. Nous retournons au point d’eau où nous avions seulement aperçu aux jumelles, une panthère hier. Aujourd’hui nous y voyons une lionne de loin. Puis nous nous rendons là où nous avions trouvé les lionnes allongés et nous voyons sur la route quatre lionnes. Nous les suivons sur quelques centaines de mètres. Elles passent à quelques mètres de la voiture. Sophie prend des photos à travers la vitre (les lionnes sont vraiment trop près !) Vincent plus téméraire se penche à la fenêtre tandis que Sophie allongées sur ses genoux a le doigt prêt pour fermer la vitre d’urgence !
Nous sortons d’Etosha : sur la route nous voyons encore girafes, zèbres, springboks, éléphants… Titouan « Les guépards- Nous sommes partis du parc Etosha vers 10h30. Nous avons fait un peu de route, puis des courses. Nous arrivons au parc (Cheetah Farm) vers 2h. Une personne nous a accueillis. Elle nous a expliqué ce qu’il ne fallait pas faire avec les guépards : courir, crier…Nous avons pu nous approcher et les caresser. C’était super !!! » Nous découvrons notre emplacement de camping, avec beaucoup d’espace, dans la nature, super ! A 16h15 nous montons dans un pick-up. Nous sommes debout à l’arrière chacun sur un bord avec des voisins très sympas : un couple français photographe et cameraman qui sont déjà venus 10 mois en Namibie il y a 3 ans, ainsi qu’un couple d’Italien avec leurs 3 enfants (6, 8 et 9 ans). Les autres touristes sont entassés dans des bétaillères … nous sommes bien lotis. Nous entrons dans la réserve privée et assistons au repas des guépards « semi-sauvages » (une dizaine). Nous les voyons arriver en courant du fond de la savane : magnifique, attendre la viande debout assis ou couché, s’énerver devant l’attente en nous menaçant, puis sauter ou s’arracher la viande : vraiment un grand moment (bien que ce soit un peu artificiel). De retour, nous voyons à pied dans un plus petit enclos, une mère et ses trois petits à travers un grillage. Le soir, après avoir fait le feu et manger les grillades de gibier préparées par Vincent, nous admirons les étoiles à la "chaleur" du foyer (il fait très froid).
13/08/2008 Petrified forest, Twyfelfontein, Brandberg
Réveil 5h15, départ 7h. Nous faisons une balade pour voir des arbres tortueux. Nous en trouvons deux types : - un avec des branches enchevêtrées - un comme un serpent s’enroulant autour des autres arbres. Il y a une herbe « lanceuses de flèches » qui se détachent dès qu’on la touche : ça pique ! Maëlle en a plein partout. De retour à la « réception» nous voyons un girafon de 9 mois recueilli par les fermiers après qu’ils l’ai retrouvé prisonnier d’un grillage sans sa mère. Nous le caressons. Maëlle se fait donner un coup de sabot lorsqu ‘elle passe près de ses jambes sans qu’il ne la voit…plus de peur que de mal. Nous faisons ensuite route vers Petrified forest. Nous voyons ces arbres vieux de 280 millions d’année, pétrifiés. Nous voyons également des welvichias dont une de 200 ans. Il fait une chaleur écrasante. Les chaussures de marche de Vincent ont définitivement rendu l’âme : semelles complètement décollées après 13 ans de bons et loyaux services. Route splendide vers Twyfelfontein : d’abord collines jaunes puis amas de rochers rouges. Nous arrivons à Twyfelfontein dans un paysage magnifique de pierres rouges entassées aux formes sculptées par le temps. Nous voyons parfaitement bien les gravures d’animaux réalisées il y a 4000 ans par les san enseignant la vie sauvage aux enfants. La ballade de ¾ d’heure est vraiment grandiose dans ce paysage.
A nouveau la route est extraordinaire entre Twyfelfontein et le Brandberg avec des paysages magiques. Nous prenons une petite route (D2319) moins longue que la route principale (C35) puisque jusque là les petites routes ont toujours été bonnes. Là, la route est de plus en plus étroite et ensablée. Nous arrivons au village de Soris Soris où nous nous retrouvons devant une fourche. Nous prenons la voie qui nous semble la meilleure et arrivons au cœur du village. Nous tournons pour rejoindre l’autre route. Le chemin est de plus en plus mauvais. Nous arrivons au bord de la rivière Ugab asséchées. Le chemin se poursuit de l’autre côté de la rivière : il faut descendre la berge abrupte sur environ 90 cm. Sur le bord quelques branchages témoignent d’un probable ancien désensablement. Vincent y va prudemment avec les indications de Sophie à l’extérieur et passe sans encombre et sans s’arrêter pour ne pas s’enliser. Un peu plus loin nous rejoignons la petite route du départ ?! Nous avons du nous tromper…sans doute à Soris Soris puisque nous n’avons eu aucune bifurcation ailleurs. Nous sommes enfin sur la bonne route. Nous avons prévu de dormir à Ugab Wilderness Camp. Nous trouvons un beau panneau d’un mètre sur deux nous l’indiquant, heureux d’ arrivé juste avant la nuit. Après 10 km de chemin ensablé et caillouteux entre les hautes herbes jaunes, nous tombons sur des bifurcations avec des « fermes » isolées ??? Ugab camp est il encore plus loin ou n’existe-t-il plus ? Nous faisons demi-tour. Nous croisons un troupeau de springboks qui traversent. La nuit est tombée. Nous avions repéré un camping un peu plus loin : White Lady camping. Bel emplacement sous un arbre immense sans vision sur des voisins avec vue sur le Brandberg. Sanitaires rudimentaires. Repas. Dodo.
14/08/2008 Cape cross, swakopmund, Walvis Bay
Réveil 5h15, lever 5h30, départ 6h30. Le ciel est couvert de nuages ! nous ne voyons pas le Brandberg devant nous et le jour est plus long à se lever. Les enfants jouent à grimper et à se faire prendre en photo sur « notre arbre ». Route vers Swakopmund sans soleil, 150km de désert désolant plat et jaune pâle avec quelques buissons de temps en temps. Nous avons l’impression de rouler sur le sable pendant des km, la route ne se distingue du reste que par les traces de pneus. Petit détour pour prendre de l’essence à Henties Bay : maisons posées sur le sable, infrastructures modernes mais sur des routes de sable (stop et divers panneaux dans le sable), assez irréel ! Nous achetons à la station service des sandwichs pour le midi pour la 3ème fois (pas cher et pratique). Route vers cape cross, la route de sel est très bonne, peu différente du goudron. L’océan est magnifique avec d’immenses rouleaux. Au bord de la route nous voyons des petites échoppes pour vendre des cristaux de sels rosés. Nous croisons une usine de sel. A Cape Cross l’odeur est pestilentielle. Nous commençons par sentir puis entendre puis enfin voir les milliers d’otaries dans les vagues et sur la plage, petits et gros, mâles et femelles, nageant, plongeant, dormant, allaitant. Les chacals rodent. Nous restons 1 h à les observer et à les photographier. Route vers Swakopmund puis nous poursuivons jusqu’à Walvis Bay. Le paysage est superbe entre les dunes rouges et l’océan. Nous croisons une épave de bateau. Au loin, de nombreux navires. Nous nous rendons sur la lagune et voyons une usine de sel puis rapidement, devant, une centaines de flamands blancs ou roses, petits et grands. Les enfants jouent avec les puces des sables. Nous mettons 1h30 à trouver notre hôtel à Swakopmund avec les indications erronées du Lonely Planet. Après de nombreux tours Vincent demande à une guesthouse où se trouve le beach lodge. L’hôte, très sympa, nous indique que l’hôtel ne se trouve pas à 1km comme noté mais à environ 4km ! Dernière demande à une femme devant sa maison qui nous précède en voiture pour nous indiquer le chemin. L’hôtel est en forme de bateau et donne directement sur l’océan. La suite est très belle avec 2 chambres, de belles couettes blanches, balcons donnant sur l’océan, salle de douche, salon avec cuisine américaine : quel luxe après nos sept jours de camping ! Tout le monde apprécie ! De l’hôtel nous réservons pour le lendemain une matinée avec Alter Action repéré sur Internet pour faire du surf debout ou allongé. Nous achetons à Swakopmund des chaussures de marche pour Vincent. Retrait d’argent et petites courses alimentaires, nous en profitons également pour réserver un resto pour ce soir (Cape to Cairo). Nous retournons à l’hôtel pour une bonne douche et shampoing, quel bonheur ! Le Repas s’avère très bon et très copieux. Vincent et moi prenons un T-bone de 500g présenté sur une grosse planche à découper. Retour. Dodo.
15/08/2008 Sandboarding
Grasse matinée : lever 6h45 ! Petit déjeuner somptueux et succulent avec vue sur l’océan et ses vagues géantes. 9h15, l’équipe de « Alter Action » vient nous chercher et nous conduit dune 7. Sandboarding Nous prenons notre matériel et après quelques explications, nous montons la dune à pied. Titouan et Maëlle font du surf allongés sur une planche que l’on courbe à l’avant en la relevant avec les mains. Ils descendent la tête la première à toute vitesse. Ils se débrouillent comme des champions. Titouan a sa vitesse mesurée à 66km/h et Maëlle 65km/h. Vincent s’y risquera aussi une fois et ira à 71km/h : décharge d’adrénaline assurée ! Vincent et Sophie font du sandboard debout (=snowboard mais dans le sable). Cela fait un peu comme du snow dans la poudreuse. Nous montons 4 fois de suite (la montée est épuisante). Nous achetons 4 T-Shirts comme souvenirs et trophées de nos exploits ! Crystal Gallery. Nous voyons différentes pierres semi-précieuses dans leur roche d’origine, ainsi que la fabrication des bijoux. Nous aimons la Pietersite qui nous évoque des peintures fauves par ses différentes courbes du bleu au vert en passant par l’orange, le marron et le jaune. Nous achetons un beau collier d’howlite blanche et bleue pour Mamie. Nous passons chercher le film du sandboard tourné ce matin par Alter-Action. Après avoir repris de l’essence et de l’argent à Walvis-Bay, il est déjà 16h30, nous partons alors pour avancer la route vers le Naukluft. Nous nous arrêtons au premier camping indiqué dans le lonely planet alors que la nuit tombe : le Kriess se rus. Il reste bien des traces d’emplacements avec des tables et des chaises +/- cassées + braai et poubelle mais le « camping » est désert, il est visiblement fermé. Vu l’heure nous nous installons là, pas très rassurés d’être ainsi isolés…
16/08/2008 Naukluft Réveil 5h, départ 6h. Nous déjeunons dans la voiture. Le paysage de montagne est magnifique. Nous nous arrêtons pour nous prendre en photo devant le panneau du tropique du capricorne. Nouvel arrêt essence au pittoresque « village » de solitaire. Nous atteignons le parking de l’Olive Trail dans le Naukluft vers 9h30. le temps de préparer nos sacs, nous partons à 10h. Il fait très froid et nous prenons tous pull, polaire et gants. Nous suivons les traces de pas blanc peints sur les rochers. Nous grimpons dans un paysage de montagne puis avons une belle vue sur le plateau. Nous pique-niquons en face de rochers où vivent toutes une famille de damans. Suit le descente du lit d’un torrent dans les rochers avec parfois des murets à desescalader : les enfants aiment beaucoup, mais la marche dans les gros rochers parfois à l’arête pointue et/ou non stable n’est pas simple. Nous marchons au fond d’un magnifique canyon. Sur les parois abruptes s’accrochent Kokerboom et cactus. Passage étroit entre les gorges et délicat car en hauteur. Une chaîne aide au passage qui reste difficile. Après les essais de Vincent et Sophie, nous choisissons de passer du côté droit de la falaise où le passage avec chaîne est plus difficile mais plus court. Nous accrochons les enfants à l’aide de la corde d’escalade achetée avant de partir et les assurons sur la chaine avec une dégaine. Chaque adulte d’un côté du passage, nous les guidons l’un puis l’autre. Ils se sont bien amusés. Nous, nous avons eu un peu peur. Reste quelques difficultés dans la descente passées sans problème. Nous voyons de superbes roches aux courbes roses et vertes que Titouan apprécie tout particulièrement. Enfin, sur la fin de la ballade, nous voyons un troupeau de koudous sortir du lit de la rivière et grimper dans la montagne. De toute la randonnée, nous n’avons pas quitté nos polaires ! Nous quittons Naukluft et trouvons le camping prévu : Tsauchab river camp. Il n’y a plus de d’emplacement sur place mais on nous en indique un à 8 km de là, au camping Naukluft view bush camp, très bien. Nous ne voyons aucun voisin une fois installés et nous avons des toilettes et une douche privés, bac vaisselle sur l’emplacement mais sans eau chaude et pas d’électricité. Repas barbecue et dodo. Il fait super froid et il y a un vent glacial.
17/08/2008 Sossusvlei
Réveil dans le froid puis route d’une centaine de km vers Sesriem : l’entrée dans le pays des dunes géantes de sable rouge. Nous réservons le resto au Sossusvlei lodge, prenons notre emplacement de camping, faisons le plein et dégonflons les pneus à 1.8 bars. A cette occasion nous réalisons que l’une des roues de secours est complètement dégonflée ! Nous partons vers les dunes : 60km de belle route goudronnée, puis 5 km de sable. Nous passons le sable mou plutôt bien en position 4x4, jusqu’à ce que nous croisions quelqu’un à contresens. Nous nous écartons des « rails » imprimés dans le sable…et nous nous enlisons. Nous ressortons facilement (en 5mn) après avoir creusé à la main dans le sable mou pour disposer des sortes d’échelles de désensablement (réclamées au loueur à Windhoek). Une fois arrivés, nous partons à pied pour Dead Vlei : un ancien lac asséché parsemé d’arbres morts, au milieu des dunes. Photos, déjeuner. Puis nous jouons aux billes sur le sol bien dur. Retour à la voiture et recharge en eau. Nous décidons de gravir une dune au bord de Dead Vlei. Nous apercevons des springboks. Nous suivons la ligne de crête de la dune sur environ 2km. La fin est harassante. Titouan et Vincent font seuls les 500 derniers mètres. Retour au camping à la nuit tombée, nous regonflons les pneus. Douches. L’entrée du restaurant est difficile à trouver à pied la nuit : nous enjambons une barrière. Sur place, on peur choisir à volonté des viandes d’animaux sauvages : koudou, eland, oryx, impala, zèbre, autruche, phacochère, crocodile…miam miam ! Aucune de nos deux cartes bleu visa premier ne passe à la caisse : nous payons en liquide. Dodo.
18/08/2008 Route D707, Aus
Réveil 5h15, lever 5h45, départ 7h15. Très jolie route C27 puis D707 : montagnes et collines jaunes ou rouges, grandes étendues d’herbes jaunes, nombreux animaux : autruches avec leurs bébés, koudous, springboks, oryx. Sur la D707 nous passons de nombreux « brr » et barrières dans un paysages de dunes rouges d’un côté et de montagnes de l’autre. Nous rencontrons quelques passages avec du sable sur la route. Arrêt à Aus, essence et achat de sandwiches. Titouan : « Nous avions vu des chevaux sauvages ptès de Aus. Ils appartenaient aux allemands qui les ont abandonné il y a cent ans. Nous les avons vu de près, de loin, faire caca, courir, ruer, qui se frottaient l’encolure, nous en avons même vu un collé à la vitre. Nous sommes allés aux toilettes. Papa ne voulait pas que je m’approche trop des chevaux qui mordent. Ensuite nous sommes allés à un point d’eau. Là, nous avons mangé et nous avons vu des poulains. » Puis route vers Fish River. Nous arrivons à Seeheim vers 16h., le paysage est vraiment différent avec des falaises marron et vert et des déserts de cailloux sur une terre très foncée. Seeheim est un hôtel avec quelques places de camping très serrée. Nous sommes dans un coin exiguë entre les toilettes qui puent l’eau sale et le lit d’une rivière asséchée dans lequel se trouve différents os de cadavre d’animaux et des tuyaux de travaux. Il n’y a ni électricité, ni coin pour la vaisselle et cela pour 240ND la nuit ! Malgré tout, barbecue sympa préparé par les enfants avec du gnou au menu + riz + ananas au dessert. Dodo à 20h. Remarque : sur place, un perroquet gris du Gabon, sympa, et un chiot qui vient mordiller les lacets des enfants qui nous ne cessons de repousser.
19/08/2008 Fish river canyon, désert de Gondwana à cheval
Départ 7h15 Nous faisons un peu plus d’une heure de route vers le Fish River canyon, le 2ème plus grand canyon du monde. Nous payons l’entrée dans le parc et nous nous rendons aux différents points de vue. Il y a des nuages, nous le voyons d’abord dans l’ombre puis le soleil apparaît et le canyon s’éclaire. C’est gigantesque. Nous nous rendons au 2ème lodge de notre séjour : le canyon lodge dans la réserve privée de Gondwana. Nous découvrons nos 2 bungalows, très beaux mais malheureusement sans rochers à l’intérieur comme nous l’avions vu sur la pub Internet, seuls les enfants ont un rocher à côté de leurs toilettes. Tout proches, on peut voir des amas de gros rochers qui forment des petites collines. Nous pique-niquons devant notre bungalow tandis que les enfants escaladent. Petit tour détente à la piscine glacée puis thé (compris dans la prestation) en attendant notre balade à cheval dans le désert de Gondwana. Pendant 1 heure nous nous régalons d’un paysage de farwest, tels de véritables cow-boys. (Nous sommes seulement tous les quatre avec le guide, les chevaux et le matériel sont au top). A nouveau thés puis douches, nous savourons le luxe. Le dîner est à la hauteur du reste avec de la viande de springbok que nous n’avions pas encore goûté. Dodo à 20h30.
20/08/2008 forêt de kokerbooms, giant playground
Titouan : “Ce matin nous nous sommes levés tard : à 6h. Après un très bon déjeuner nous avons caressé les chevaux en liberté. Plus tard, nous nous sommes promenés dans une forêt de Kokerboom. Nous y avons vu des lézards. Ensuite, nous avons randonné dans un paysage de blocs de pierres empilées. Cela ressemblait à une cité en ruines. » Route de 221 km vers Hardap resort, nous arrivons à la fermeture (17h15). Autour de nous, de belles collines en forme de tétons : collines jaunes surplombées d’une petite falaise marron. Camping rudimentaire sans vue. Le soir, nous mangeons au restaurant. Il y a une belle vue sur le lac mais nous ne voyons rien car il fait nuit. Dodo.
21/08/2008 Hardap resort, départ
Grand rangement avant le départ. Nous vidons la voiture et refaisons les sacs…remplis de poussières. Dernière visite avant de partir, nous cherchons les oiseaux sensés se trouver autour du lac. Les îlots avec leur colline jaune donne un aspect étrange et très joli au lac, malheureusement il ne fait pas très beau. Il n’y a personne. Cela donne l’impression d’un parc autrefois touristique et désormais abandonné. Nous roulons sur le barrage et voyons en contre-bas une bonne dizaine de pélicans. Nous descendons pour nous en approcher mais malheureusement de jeunes pécheurs viennent de les faire fuir lorsque nous arrivons ! Nous quittons le parc et croisons une colonie de babouins sur le bord de la route : nous nous arrêtons mais ils sont très farouches. La route vers Windhoek nous semble longue. Le 4x4 ne roule pas à plus de 90km/h sur la route droite goudronnée ! Nous dépensons nos derniers dollars dans un magasin d’artisanat pour touriste où nous achetons de petits cadeaux et déjeunons sur place. Nous nous rendons ensuite au bureau d’ASCO car hire. Puis partons pour l’aéroport après quelques formalités. La famille de français qui se trouve avec nous dans le minibus, nous informe que l’avion est prévu pour partir une heure en avance…heureusement que nous étions largement dans les temps !
Au revoir la Namibie, quel beau voyage, que de souvenirs !
Remarque : Pour intéresser les enfants tout au long du voyage nous leur avons fait passer les grades d'explorateur avec des points marqués à chaque nouvel animal observé puis les grades de rangers avec des étapes marquées par nos grandes expériences (sandboarding, marche dans le Naukluft, marche dans le désert, lecture de carte routière, lecture du ciel austral, préparation du feu...). Ils terminent fièrement Rangers avec un bel insigne donné dans l'avion.
Nous sommes partis à 4, en 4X4 avec tentes sur le toit, pendant 15 jours. Les protagonistes : - Vincent, le père - Sophie, la mère - Titouan, le fils (9 ans à Etosha) - Maëlle, la fille (7ans)
Ce qui nous a heureusement surpris : - Air Namibia : à l’heure, service OK, place potable pour les jambes dans l’appareil. - Alter Action à Swakopmund pour le sandboarding (cf 15/08/08), équipe très pro et très sympa qui se sont notamment super bien occupé de nos enfants. Une matinée + déjeuner + vidéo de nos exploits pour 1000ND à 4. Ce qui nous a déçu : - ASCO car hire : explications sommaires, véhicule de 60000KM ne dépassant pas le 90km/h sur route droite goudronnée, tentes en fin de courses, matériel de camping très usagé aussi. - Lonely Planet : alors que nous lui faisions confiance les yeux fermés eut égard aux expériences passées, ce guide est obsolète, peu précis voire erroné.
Budjet 8320 euros : - train + avion Roissy–Lille-Londres -Windhoek AR 4000 euros - 4x4 location 2210 euros - Lodges + restos 470 euros - Argent liquide (Campings+entrées parc+nourritures+souvenirs + essences) 1640 euros
6/08/2008 Londres
Nous quittons la maison pour Roissy à 10h45. Un chauffeur nous conduit et nous dépose (par erreur ?) à l'autre bout du terminal 2. Nous devons marcher 20 minutes avec nos bagages pour arriver à la gare. Nous découvrons alors que notre train a 1h30 de retard donc arriverait trop tard pour notre correspondance à Lille. Nous prenons le premier train pour Lille et arrivons juste à temps. Le changement et le passage de la douane se font sans encombre. Après 1h30 de voyage avec l'Eurostar, nous arrivons à l'heure à Londres (14h30 heure locale avec 1h de décalage). Saint Pancras est une belle gare toute rénovée avec une magnifique verrière. Nous achetons nos billets de train aller-retour pour Gatwick (Thameslink 38livres/4). Puis nous prenons le métro jusqu'au bord de la Tamise à 1km de Big Ben. Nous attendons quelques minutes au pied de la tour pour entendre sonner 16h. Il y a énormément de monde, les enfants ont du mal à tirer leur valise, il fait chaud. Nous remontons Whitehall de Big Ben à Trafalgar. Nous nous arrêtons à la maison des horses-guards mais il n'y en a pas ! Nous voyons 2 gardes à pied, un immobile et l'autre qui va et vient. A Trafalgar square est installée une grande scène pour les J.O. mais du coup il n'y a pas d'accès possible aux statues de lions. Nous faisons une pause sur le bord de la place, nous achetons sodas et glaces ce qui requinque bien les enfants. Nous retournons par le métro à Saint Pancras où nous montons dans le train pour Gatwick airport. Nous arrivons au terminal sud alors que notre avion décolle au terminal nord : nous devons prendre une navette. L'avion est programmé 1h10 en retard par rapport à l'horaire que nous avions (soit à 22h40). Nous attendons tranquillement en faisant des jeux de société. Nous sommes fourbus. Nous dormons par intermittence dans l’avion et arrivons à l’heure prévue à la réservation soit 8h47.
7/08/2008 Windhoek-Waterberg
Le ciel est d’un bleu limpide, il fait bon. Le chauffeur d’ASCO car Hire nous attend. Nous faisons route vers le centre ville dans un paysage très vallonné. ASCO nous donne quelques explications un peu rapides. Nous réclamons des plaques de désensablement et une carte de Namibie. Nous faisons quelques course au petit centre commercial à côté d’ASCO et déjeunons dans un petit restau. Nous partons en empruntant la B1. Nous nous arrêtons à Okahandja pour acheter du biltong de koudou, eland et oryx, très bon. Nous prenons une piste pour aller voir une ferme d’autruches repérée dans le Lonely planet mais faisons rapidement demi-tour car la piste est mauvaise avec du sable mou et à bien relire la carte, il y a environ 50km donc 2h AR, nous n’avons pas le temps. Nous voyons nos premières termitières (il y en a partout), des melons à même le sol et des nids qui pendent aux arbres, dans le sable de la piste : plein de traces d’animaux. De nouveau en route vers le Waterberg nous voyons plein de phacochères : de loin, de près, de dos, de côté, de face, broutant, courant, seul, à plusieurs ou avec des petits ; et quelques gazelles. Sur la piste D2512 qui nous mène au camping de la réserve, la nuit tombe. Nous voyons des phacochères traverser et surtout 5 ou 6 magnifiques koudous mâles et femelles qui traversent la route en galopant : superbe instant ! Arrivés au camping nous demandons l’heure du game drive le lendemain matin, le gardien nous répond 6h. Nous exécutons notre premier montage de tentes dans la nuit sans problème. Nos lampes frontales sont indispensables malgré la petite lampe près du braai. Nous ne trouvons ni le brûleur ni la lampe à gaz que nous sommes censés avoir. Vincent fait notre 1er braai avec des espèces de gallets de charbon que nous avions acheté à Windhoek pensant acheter du charbon de bois. Au menu : saucisses de porc et de bœuf dans du pain, chips au vinaigre, yaourts. Au lit !
8/08/2008 waterberg, météorite de grootfontein
Réveil 5h-5h15 Petit déjeuner et rangement sommaire. Nous nous présentons devant l’accueil pour le game drive à 6h pile. Tout le monde est déjà là (nous apprendrons plus tard que le rendez-vous était à 5h45). Le guide doit vérifier que toute les personnes ayant réservé sont bien là pour pouvoir nous accepter. Il fait un petit tour puis revient nous chercher. Nous nous installons dans un camion 4x4 sans porte ni vitre. Le guide nous prête des capes en laine polaire…heureusement, car nous commençons par 16 km de piste à 70hm/h avec le vent en pleine tête : c’est frigorifiant ! Maëlle voit un koudou sur le bord de la piste, mais le chauffeur (Linus) n’a pas entendu. Des gardes-barrière ouvrent et ferment des grands portails à notre passage, un peu comme dans « les dieux sont tombés sur la tête ». Cela intéresse beaucoup Titouan. Nous arrivons enfin au pied du plateau que nous gravissons par une pente très raide. Nous voilà surplombant la plaine. Notre plateau est constitué de sable amené par les vents depuis le Kalahari depuis des millions d’années. De vastes inondations ont emporté tout ce sable, sauf ici. Nous reprenons la route et apercevons très bien un dik-dik : la plus petite des antilopes (grande comme une petite chèvre). Sur le bord de la piste nous voyons aussi dans les buissons de grands koudous gris rayé de blanc, des oryx farouches qui bondissent en traversant la piste, un steenbok (antilope aux grandes oreilles) et surtout la Roan antilope qui est une bête magnifique aux longues cornes courbées et au museau noir et blanc. Nous nous arrêtons à des points d’eau, où des affûts discrets ont été aménagés. Nous déjeunons en observant l’approche lointaine d’une troupe de babouins, d’une outarde Kori et le galop gracieux d’une biche koudou. Après être revenus, le guide nous propose de payer 1000ND à la réception ou 500ND à lui. Bon…OK. Nous démontons tranquillement les tentes, faisons de l’ordre dans le coffre et repartons. Nous photographions les panneaux « attention phacochères » et « attention antilopes ». Nous nous arrêtons pour acheter quelques vivres, faire le plein et arrivons par une piste très peu fréquentée à la météorite près de Grootfontein : un bloc de 54 tonnes de métal pur (86% fer, 12%Ni) tombée là personne ne sait depuis quand. Nous campons non loin de Grootfontein dans le jardin d’une maison d’hôtes tenue par des allemands, qui nous préparent des steaks géniaux. (camping+repas+boissons : 430ND pour nous 4) RQ :Nous découvrons des plantes rigolotes en forme d’ananas sur pied avec un candelabre au dessus ! Ce sont des aloes zébrés.
9/08/2008 Etosha
Réveil 5h30, lever 5h45, départ 7h15. Route vers Etosha (goudronnée). Nous croisons un groupe d’une vingtaine de babouins des 2 côtés de la route.
Titouan : « Nous sommes rentrés dans le parc, peu de temps plus tard, papa a trouvé des steenboks assez près mais cachés par le feuillage. Ensuite nous sommes allés vers le campement. Sur notre route nous avons vu une girafe derrière un arbre. Nous sommes arrivés au campement. Là, papa et maman ont fait plein de choses : ils ont pris une carte (carte d’Etosha avec tous les animaux présents dans la réserve achetée à la librairie du camp), ils ont mis des chaises et une table pour réserver une place au campement, ils ont fait des sandwiches et je ne sais quoi encore. » Nous sommes alors partie pour un game drive en famille jusqu’à 17h30. Nous voyons gnous, springboks, koudous, impalas, girafes, zèbres, oryx, autruches de très loin, différents oiseaux. Nous voyons à la tombée de la nuit des dik-diks plusieurs fois et de très près, ils sont très mignons avec leurs longs cils. Repas au barbecue : T-bones de bœuf et d’éland, pâtes et gâteau d’anniversaire pour les 9 ans de Titouan. Dans le camp, les chacals rodent. Titouan : « Le soir, quand il faisait nuit, nous sommes allés à un point d’eau. Nous sommes restés presqu’une heure dans le silence. A part trois chacals et deux canards, aucun animal n’est venu. Nous sommes rentrés en grelottant. »
10/08/2008 Etosha
Réveil 5h15, départ 7h. Game drive jusqu’à midi puis de 14h30à 17h30. Nous revoyons très bien des girafes, un troupeau d’une trentaine de zèbres avec des petits vraiment de tout près, également pleins d’impalas de tout près. Après avoir vu plein de déjections énormes, nous voyons 3 éléphants en 3 fois au loin et un de tout près : nous passons en voiture devant la route qu’il voulait traverser, du coup il secoue sa tête et sa trompe montrant son mécontentement, nous nous poussons pour qu’il puisse passer derrière…sans prendre le temps d’une photos ! A midi, après les formalités pour entrer dans le camping d’Halali, nous prenons le temps d’un pique-nique et d’un plongeon dans la piscine pour les enfants. L’après midi, nous nous sommes arrêtés le long du pan : un désert de sel de 4731 km2. Nous avons ensuite fait beaucoup de route pour ne voir qu’ 1 girafe, 2 koudous et un steenbok. Les enfants trouvent le temps long. Heureusement sur le retour nous voyons un aigle martial à la tombée de la nuit. Le soir repas œuf sur le plat, riz et yaourts. Au point d’eau éclairé la nuit, nous voyons un puis trois puis quatre rhinocéros blanc a priori une femelle, un mâle et deux jeunes qui jouent, courent, tentent de mettre le plus gros dans l’eau. Dodo tard, vers 23h !
11/08/2008 Etosha
Réveil 5h15, départ 6h30. Le spectacle continu. Après avoir vu quelques grands oiseaux, nous trouvons dans les feuillage un groupe d’une douzaine d’éléphants femelles et petits, c’est fantastiques !
Titouan : « Au point d’eau nous avons vu des oryx qui se battaient, des autruches qui mangeaient de la boue, des zèbres par vingtaines, des koudous inquiets, des phacochères qui nous fuyaient. Puis nous sommes allés à un autre point d’eau. Là nous avons vu des éléphants qui buvaient, puis se lavaient avec de la boue. »
En consultant le livre d’or du camp d’Okukueyo, nous repérons un coin où des lionnes sont fréquemment retrouvée. Avant de s’y rendre nous allons voir le « forêt fantôme » et pique-niquons protégés par une grille. Nous découvrons de près les nids géants des oiseaux tisserands ou « les HLM à oiseaux » déjà vus de loin. En allant vers les points d’eau repérés plus tôt, nous avons trouvé sur la route, 2 lionnes endormies puis se réveiller et se laver les pattes. De retour rapide car nous étions juste dans les temps pour arriver avant la fermeture du camp, une girafe surgit brusquement sur la route : nous devons freiner à fond pour l’éviter de peu, belle frayeur ! Apothéose de cette magnifique journée, nous voyons dans les fourrés, un lion et une lionne, allongés puis s’accoupler (quelques secondes !) enfin la lionne se lever et traverser la route devant nous. Nous arrivons à l’heure pile à la porte du camp qui est refermée derrière nous. Plan d’eau le soir : rien.
12/08/2008 Etosha - Cheetah park
Réveil 5h15, lever 5h30 et départ vers 6h45. Nous retournons au point d’eau où nous avions seulement aperçu aux jumelles, une panthère hier. Aujourd’hui nous y voyons une lionne de loin. Puis nous nous rendons là où nous avions trouvé les lionnes allongés et nous voyons sur la route quatre lionnes. Nous les suivons sur quelques centaines de mètres. Elles passent à quelques mètres de la voiture. Sophie prend des photos à travers la vitre (les lionnes sont vraiment trop près !) Vincent plus téméraire se penche à la fenêtre tandis que Sophie allongées sur ses genoux a le doigt prêt pour fermer la vitre d’urgence !
Nous sortons d’Etosha : sur la route nous voyons encore girafes, zèbres, springboks, éléphants… Titouan « Les guépards- Nous sommes partis du parc Etosha vers 10h30. Nous avons fait un peu de route, puis des courses. Nous arrivons au parc (Cheetah Farm) vers 2h. Une personne nous a accueillis. Elle nous a expliqué ce qu’il ne fallait pas faire avec les guépards : courir, crier…Nous avons pu nous approcher et les caresser. C’était super !!! » Nous découvrons notre emplacement de camping, avec beaucoup d’espace, dans la nature, super ! A 16h15 nous montons dans un pick-up. Nous sommes debout à l’arrière chacun sur un bord avec des voisins très sympas : un couple français photographe et cameraman qui sont déjà venus 10 mois en Namibie il y a 3 ans, ainsi qu’un couple d’Italien avec leurs 3 enfants (6, 8 et 9 ans). Les autres touristes sont entassés dans des bétaillères … nous sommes bien lotis. Nous entrons dans la réserve privée et assistons au repas des guépards « semi-sauvages » (une dizaine). Nous les voyons arriver en courant du fond de la savane : magnifique, attendre la viande debout assis ou couché, s’énerver devant l’attente en nous menaçant, puis sauter ou s’arracher la viande : vraiment un grand moment (bien que ce soit un peu artificiel). De retour, nous voyons à pied dans un plus petit enclos, une mère et ses trois petits à travers un grillage. Le soir, après avoir fait le feu et manger les grillades de gibier préparées par Vincent, nous admirons les étoiles à la "chaleur" du foyer (il fait très froid).
13/08/2008 Petrified forest, Twyfelfontein, Brandberg
Réveil 5h15, départ 7h. Nous faisons une balade pour voir des arbres tortueux. Nous en trouvons deux types : - un avec des branches enchevêtrées - un comme un serpent s’enroulant autour des autres arbres. Il y a une herbe « lanceuses de flèches » qui se détachent dès qu’on la touche : ça pique ! Maëlle en a plein partout. De retour à la « réception» nous voyons un girafon de 9 mois recueilli par les fermiers après qu’ils l’ai retrouvé prisonnier d’un grillage sans sa mère. Nous le caressons. Maëlle se fait donner un coup de sabot lorsqu ‘elle passe près de ses jambes sans qu’il ne la voit…plus de peur que de mal. Nous faisons ensuite route vers Petrified forest. Nous voyons ces arbres vieux de 280 millions d’année, pétrifiés. Nous voyons également des welvichias dont une de 200 ans. Il fait une chaleur écrasante. Les chaussures de marche de Vincent ont définitivement rendu l’âme : semelles complètement décollées après 13 ans de bons et loyaux services. Route splendide vers Twyfelfontein : d’abord collines jaunes puis amas de rochers rouges. Nous arrivons à Twyfelfontein dans un paysage magnifique de pierres rouges entassées aux formes sculptées par le temps. Nous voyons parfaitement bien les gravures d’animaux réalisées il y a 4000 ans par les san enseignant la vie sauvage aux enfants. La ballade de ¾ d’heure est vraiment grandiose dans ce paysage.
A nouveau la route est extraordinaire entre Twyfelfontein et le Brandberg avec des paysages magiques. Nous prenons une petite route (D2319) moins longue que la route principale (C35) puisque jusque là les petites routes ont toujours été bonnes. Là, la route est de plus en plus étroite et ensablée. Nous arrivons au village de Soris Soris où nous nous retrouvons devant une fourche. Nous prenons la voie qui nous semble la meilleure et arrivons au cœur du village. Nous tournons pour rejoindre l’autre route. Le chemin est de plus en plus mauvais. Nous arrivons au bord de la rivière Ugab asséchées. Le chemin se poursuit de l’autre côté de la rivière : il faut descendre la berge abrupte sur environ 90 cm. Sur le bord quelques branchages témoignent d’un probable ancien désensablement. Vincent y va prudemment avec les indications de Sophie à l’extérieur et passe sans encombre et sans s’arrêter pour ne pas s’enliser. Un peu plus loin nous rejoignons la petite route du départ ?! Nous avons du nous tromper…sans doute à Soris Soris puisque nous n’avons eu aucune bifurcation ailleurs. Nous sommes enfin sur la bonne route. Nous avons prévu de dormir à Ugab Wilderness Camp. Nous trouvons un beau panneau d’un mètre sur deux nous l’indiquant, heureux d’ arrivé juste avant la nuit. Après 10 km de chemin ensablé et caillouteux entre les hautes herbes jaunes, nous tombons sur des bifurcations avec des « fermes » isolées ??? Ugab camp est il encore plus loin ou n’existe-t-il plus ? Nous faisons demi-tour. Nous croisons un troupeau de springboks qui traversent. La nuit est tombée. Nous avions repéré un camping un peu plus loin : White Lady camping. Bel emplacement sous un arbre immense sans vision sur des voisins avec vue sur le Brandberg. Sanitaires rudimentaires. Repas. Dodo.
14/08/2008 Cape cross, swakopmund, Walvis Bay
Réveil 5h15, lever 5h30, départ 6h30. Le ciel est couvert de nuages ! nous ne voyons pas le Brandberg devant nous et le jour est plus long à se lever. Les enfants jouent à grimper et à se faire prendre en photo sur « notre arbre ». Route vers Swakopmund sans soleil, 150km de désert désolant plat et jaune pâle avec quelques buissons de temps en temps. Nous avons l’impression de rouler sur le sable pendant des km, la route ne se distingue du reste que par les traces de pneus. Petit détour pour prendre de l’essence à Henties Bay : maisons posées sur le sable, infrastructures modernes mais sur des routes de sable (stop et divers panneaux dans le sable), assez irréel ! Nous achetons à la station service des sandwichs pour le midi pour la 3ème fois (pas cher et pratique). Route vers cape cross, la route de sel est très bonne, peu différente du goudron. L’océan est magnifique avec d’immenses rouleaux. Au bord de la route nous voyons des petites échoppes pour vendre des cristaux de sels rosés. Nous croisons une usine de sel. A Cape Cross l’odeur est pestilentielle. Nous commençons par sentir puis entendre puis enfin voir les milliers d’otaries dans les vagues et sur la plage, petits et gros, mâles et femelles, nageant, plongeant, dormant, allaitant. Les chacals rodent. Nous restons 1 h à les observer et à les photographier. Route vers Swakopmund puis nous poursuivons jusqu’à Walvis Bay. Le paysage est superbe entre les dunes rouges et l’océan. Nous croisons une épave de bateau. Au loin, de nombreux navires. Nous nous rendons sur la lagune et voyons une usine de sel puis rapidement, devant, une centaines de flamands blancs ou roses, petits et grands. Les enfants jouent avec les puces des sables. Nous mettons 1h30 à trouver notre hôtel à Swakopmund avec les indications erronées du Lonely Planet. Après de nombreux tours Vincent demande à une guesthouse où se trouve le beach lodge. L’hôte, très sympa, nous indique que l’hôtel ne se trouve pas à 1km comme noté mais à environ 4km ! Dernière demande à une femme devant sa maison qui nous précède en voiture pour nous indiquer le chemin. L’hôtel est en forme de bateau et donne directement sur l’océan. La suite est très belle avec 2 chambres, de belles couettes blanches, balcons donnant sur l’océan, salle de douche, salon avec cuisine américaine : quel luxe après nos sept jours de camping ! Tout le monde apprécie ! De l’hôtel nous réservons pour le lendemain une matinée avec Alter Action repéré sur Internet pour faire du surf debout ou allongé. Nous achetons à Swakopmund des chaussures de marche pour Vincent. Retrait d’argent et petites courses alimentaires, nous en profitons également pour réserver un resto pour ce soir (Cape to Cairo). Nous retournons à l’hôtel pour une bonne douche et shampoing, quel bonheur ! Le Repas s’avère très bon et très copieux. Vincent et moi prenons un T-bone de 500g présenté sur une grosse planche à découper. Retour. Dodo.
15/08/2008 Sandboarding
Grasse matinée : lever 6h45 ! Petit déjeuner somptueux et succulent avec vue sur l’océan et ses vagues géantes. 9h15, l’équipe de « Alter Action » vient nous chercher et nous conduit dune 7. Sandboarding Nous prenons notre matériel et après quelques explications, nous montons la dune à pied. Titouan et Maëlle font du surf allongés sur une planche que l’on courbe à l’avant en la relevant avec les mains. Ils descendent la tête la première à toute vitesse. Ils se débrouillent comme des champions. Titouan a sa vitesse mesurée à 66km/h et Maëlle 65km/h. Vincent s’y risquera aussi une fois et ira à 71km/h : décharge d’adrénaline assurée ! Vincent et Sophie font du sandboard debout (=snowboard mais dans le sable). Cela fait un peu comme du snow dans la poudreuse. Nous montons 4 fois de suite (la montée est épuisante). Nous achetons 4 T-Shirts comme souvenirs et trophées de nos exploits ! Crystal Gallery. Nous voyons différentes pierres semi-précieuses dans leur roche d’origine, ainsi que la fabrication des bijoux. Nous aimons la Pietersite qui nous évoque des peintures fauves par ses différentes courbes du bleu au vert en passant par l’orange, le marron et le jaune. Nous achetons un beau collier d’howlite blanche et bleue pour Mamie. Nous passons chercher le film du sandboard tourné ce matin par Alter-Action. Après avoir repris de l’essence et de l’argent à Walvis-Bay, il est déjà 16h30, nous partons alors pour avancer la route vers le Naukluft. Nous nous arrêtons au premier camping indiqué dans le lonely planet alors que la nuit tombe : le Kriess se rus. Il reste bien des traces d’emplacements avec des tables et des chaises +/- cassées + braai et poubelle mais le « camping » est désert, il est visiblement fermé. Vu l’heure nous nous installons là, pas très rassurés d’être ainsi isolés…
16/08/2008 Naukluft Réveil 5h, départ 6h. Nous déjeunons dans la voiture. Le paysage de montagne est magnifique. Nous nous arrêtons pour nous prendre en photo devant le panneau du tropique du capricorne. Nouvel arrêt essence au pittoresque « village » de solitaire. Nous atteignons le parking de l’Olive Trail dans le Naukluft vers 9h30. le temps de préparer nos sacs, nous partons à 10h. Il fait très froid et nous prenons tous pull, polaire et gants. Nous suivons les traces de pas blanc peints sur les rochers. Nous grimpons dans un paysage de montagne puis avons une belle vue sur le plateau. Nous pique-niquons en face de rochers où vivent toutes une famille de damans. Suit le descente du lit d’un torrent dans les rochers avec parfois des murets à desescalader : les enfants aiment beaucoup, mais la marche dans les gros rochers parfois à l’arête pointue et/ou non stable n’est pas simple. Nous marchons au fond d’un magnifique canyon. Sur les parois abruptes s’accrochent Kokerboom et cactus. Passage étroit entre les gorges et délicat car en hauteur. Une chaîne aide au passage qui reste difficile. Après les essais de Vincent et Sophie, nous choisissons de passer du côté droit de la falaise où le passage avec chaîne est plus difficile mais plus court. Nous accrochons les enfants à l’aide de la corde d’escalade achetée avant de partir et les assurons sur la chaine avec une dégaine. Chaque adulte d’un côté du passage, nous les guidons l’un puis l’autre. Ils se sont bien amusés. Nous, nous avons eu un peu peur. Reste quelques difficultés dans la descente passées sans problème. Nous voyons de superbes roches aux courbes roses et vertes que Titouan apprécie tout particulièrement. Enfin, sur la fin de la ballade, nous voyons un troupeau de koudous sortir du lit de la rivière et grimper dans la montagne. De toute la randonnée, nous n’avons pas quitté nos polaires ! Nous quittons Naukluft et trouvons le camping prévu : Tsauchab river camp. Il n’y a plus de d’emplacement sur place mais on nous en indique un à 8 km de là, au camping Naukluft view bush camp, très bien. Nous ne voyons aucun voisin une fois installés et nous avons des toilettes et une douche privés, bac vaisselle sur l’emplacement mais sans eau chaude et pas d’électricité. Repas barbecue et dodo. Il fait super froid et il y a un vent glacial.
17/08/2008 Sossusvlei
Réveil dans le froid puis route d’une centaine de km vers Sesriem : l’entrée dans le pays des dunes géantes de sable rouge. Nous réservons le resto au Sossusvlei lodge, prenons notre emplacement de camping, faisons le plein et dégonflons les pneus à 1.8 bars. A cette occasion nous réalisons que l’une des roues de secours est complètement dégonflée ! Nous partons vers les dunes : 60km de belle route goudronnée, puis 5 km de sable. Nous passons le sable mou plutôt bien en position 4x4, jusqu’à ce que nous croisions quelqu’un à contresens. Nous nous écartons des « rails » imprimés dans le sable…et nous nous enlisons. Nous ressortons facilement (en 5mn) après avoir creusé à la main dans le sable mou pour disposer des sortes d’échelles de désensablement (réclamées au loueur à Windhoek). Une fois arrivés, nous partons à pied pour Dead Vlei : un ancien lac asséché parsemé d’arbres morts, au milieu des dunes. Photos, déjeuner. Puis nous jouons aux billes sur le sol bien dur. Retour à la voiture et recharge en eau. Nous décidons de gravir une dune au bord de Dead Vlei. Nous apercevons des springboks. Nous suivons la ligne de crête de la dune sur environ 2km. La fin est harassante. Titouan et Vincent font seuls les 500 derniers mètres. Retour au camping à la nuit tombée, nous regonflons les pneus. Douches. L’entrée du restaurant est difficile à trouver à pied la nuit : nous enjambons une barrière. Sur place, on peur choisir à volonté des viandes d’animaux sauvages : koudou, eland, oryx, impala, zèbre, autruche, phacochère, crocodile…miam miam ! Aucune de nos deux cartes bleu visa premier ne passe à la caisse : nous payons en liquide. Dodo.
18/08/2008 Route D707, Aus
Réveil 5h15, lever 5h45, départ 7h15. Très jolie route C27 puis D707 : montagnes et collines jaunes ou rouges, grandes étendues d’herbes jaunes, nombreux animaux : autruches avec leurs bébés, koudous, springboks, oryx. Sur la D707 nous passons de nombreux « brr » et barrières dans un paysages de dunes rouges d’un côté et de montagnes de l’autre. Nous rencontrons quelques passages avec du sable sur la route. Arrêt à Aus, essence et achat de sandwiches. Titouan : « Nous avions vu des chevaux sauvages ptès de Aus. Ils appartenaient aux allemands qui les ont abandonné il y a cent ans. Nous les avons vu de près, de loin, faire caca, courir, ruer, qui se frottaient l’encolure, nous en avons même vu un collé à la vitre. Nous sommes allés aux toilettes. Papa ne voulait pas que je m’approche trop des chevaux qui mordent. Ensuite nous sommes allés à un point d’eau. Là, nous avons mangé et nous avons vu des poulains. » Puis route vers Fish River. Nous arrivons à Seeheim vers 16h., le paysage est vraiment différent avec des falaises marron et vert et des déserts de cailloux sur une terre très foncée. Seeheim est un hôtel avec quelques places de camping très serrée. Nous sommes dans un coin exiguë entre les toilettes qui puent l’eau sale et le lit d’une rivière asséchée dans lequel se trouve différents os de cadavre d’animaux et des tuyaux de travaux. Il n’y a ni électricité, ni coin pour la vaisselle et cela pour 240ND la nuit ! Malgré tout, barbecue sympa préparé par les enfants avec du gnou au menu + riz + ananas au dessert. Dodo à 20h. Remarque : sur place, un perroquet gris du Gabon, sympa, et un chiot qui vient mordiller les lacets des enfants qui nous ne cessons de repousser.
19/08/2008 Fish river canyon, désert de Gondwana à cheval
Départ 7h15 Nous faisons un peu plus d’une heure de route vers le Fish River canyon, le 2ème plus grand canyon du monde. Nous payons l’entrée dans le parc et nous nous rendons aux différents points de vue. Il y a des nuages, nous le voyons d’abord dans l’ombre puis le soleil apparaît et le canyon s’éclaire. C’est gigantesque. Nous nous rendons au 2ème lodge de notre séjour : le canyon lodge dans la réserve privée de Gondwana. Nous découvrons nos 2 bungalows, très beaux mais malheureusement sans rochers à l’intérieur comme nous l’avions vu sur la pub Internet, seuls les enfants ont un rocher à côté de leurs toilettes. Tout proches, on peut voir des amas de gros rochers qui forment des petites collines. Nous pique-niquons devant notre bungalow tandis que les enfants escaladent. Petit tour détente à la piscine glacée puis thé (compris dans la prestation) en attendant notre balade à cheval dans le désert de Gondwana. Pendant 1 heure nous nous régalons d’un paysage de farwest, tels de véritables cow-boys. (Nous sommes seulement tous les quatre avec le guide, les chevaux et le matériel sont au top). A nouveau thés puis douches, nous savourons le luxe. Le dîner est à la hauteur du reste avec de la viande de springbok que nous n’avions pas encore goûté. Dodo à 20h30.
20/08/2008 forêt de kokerbooms, giant playground
Titouan : “Ce matin nous nous sommes levés tard : à 6h. Après un très bon déjeuner nous avons caressé les chevaux en liberté. Plus tard, nous nous sommes promenés dans une forêt de Kokerboom. Nous y avons vu des lézards. Ensuite, nous avons randonné dans un paysage de blocs de pierres empilées. Cela ressemblait à une cité en ruines. » Route de 221 km vers Hardap resort, nous arrivons à la fermeture (17h15). Autour de nous, de belles collines en forme de tétons : collines jaunes surplombées d’une petite falaise marron. Camping rudimentaire sans vue. Le soir, nous mangeons au restaurant. Il y a une belle vue sur le lac mais nous ne voyons rien car il fait nuit. Dodo.
21/08/2008 Hardap resort, départ
Grand rangement avant le départ. Nous vidons la voiture et refaisons les sacs…remplis de poussières. Dernière visite avant de partir, nous cherchons les oiseaux sensés se trouver autour du lac. Les îlots avec leur colline jaune donne un aspect étrange et très joli au lac, malheureusement il ne fait pas très beau. Il n’y a personne. Cela donne l’impression d’un parc autrefois touristique et désormais abandonné. Nous roulons sur le barrage et voyons en contre-bas une bonne dizaine de pélicans. Nous descendons pour nous en approcher mais malheureusement de jeunes pécheurs viennent de les faire fuir lorsque nous arrivons ! Nous quittons le parc et croisons une colonie de babouins sur le bord de la route : nous nous arrêtons mais ils sont très farouches. La route vers Windhoek nous semble longue. Le 4x4 ne roule pas à plus de 90km/h sur la route droite goudronnée ! Nous dépensons nos derniers dollars dans un magasin d’artisanat pour touriste où nous achetons de petits cadeaux et déjeunons sur place. Nous nous rendons ensuite au bureau d’ASCO car hire. Puis partons pour l’aéroport après quelques formalités. La famille de français qui se trouve avec nous dans le minibus, nous informe que l’avion est prévu pour partir une heure en avance…heureusement que nous étions largement dans les temps !
Au revoir la Namibie, quel beau voyage, que de souvenirs !
Remarque : Pour intéresser les enfants tout au long du voyage nous leur avons fait passer les grades d'explorateur avec des points marqués à chaque nouvel animal observé puis les grades de rangers avec des étapes marquées par nos grandes expériences (sandboarding, marche dans le Naukluft, marche dans le désert, lecture de carte routière, lecture du ciel austral, préparation du feu...). Ils terminent fièrement Rangers avec un bel insigne donné dans l'avion.
Choisir un vélo couché English translation pending
Bonjour,
D'ici un an ou deux, j'espère pouvoir m'offrir un vélo couché (d'occasion). Cependant, je réfléchis encore à l'opportunité d'un tel achat. J'ai parcouru pas mal de sites internets et de discussions sur ce forum, et j'ai bien pu peser les pours et les contres du vélo couché. Du coup, je vais vous décrire un peu ma pratique du vélo pour éclairer un peu votre avis.
Je fais des sorties à la journée ou sur deux/trois jours, de 50 à 100 km/jour. Je fais des sorties sur terrain varié, plat et côtes. Habituellement, je monte un col (1000 à 1500m de dénivelé en général). Quand je monte un col, je ne recherche jamais la vitesse et la performance. D'ailleurs, mon vélo droit actuel pèse environ 13 kg avec la sacoche de guidon. Je suis rarement en danseuse, je mouline avec un plateau de 26 et un pignon de 30 voire 32. Je m'arrête souvent pour admirer le paysage et faire des photos. Pour vous donner une idée, j'ai monté l'Iseran depuis Bourg Saint Maurice en 6 ou 7 heures environ (en comptant les poses)...
La question que je me pose porte sur les performances du vélo couché en montée. Est-il réellement plus "lourd", moins efficace dans les cols? Vais-je sentir une différence notable, en mieux ou en pire?
Cerise sur le gâteau, y a-t-il un vélociste aux environs d'Annecy qui propose un vélo couché en essai ou en location, pour voir?
D'ici un an ou deux, j'espère pouvoir m'offrir un vélo couché (d'occasion). Cependant, je réfléchis encore à l'opportunité d'un tel achat. J'ai parcouru pas mal de sites internets et de discussions sur ce forum, et j'ai bien pu peser les pours et les contres du vélo couché. Du coup, je vais vous décrire un peu ma pratique du vélo pour éclairer un peu votre avis.
Je fais des sorties à la journée ou sur deux/trois jours, de 50 à 100 km/jour. Je fais des sorties sur terrain varié, plat et côtes. Habituellement, je monte un col (1000 à 1500m de dénivelé en général). Quand je monte un col, je ne recherche jamais la vitesse et la performance. D'ailleurs, mon vélo droit actuel pèse environ 13 kg avec la sacoche de guidon. Je suis rarement en danseuse, je mouline avec un plateau de 26 et un pignon de 30 voire 32. Je m'arrête souvent pour admirer le paysage et faire des photos. Pour vous donner une idée, j'ai monté l'Iseran depuis Bourg Saint Maurice en 6 ou 7 heures environ (en comptant les poses)...
La question que je me pose porte sur les performances du vélo couché en montée. Est-il réellement plus "lourd", moins efficace dans les cols? Vais-je sentir une différence notable, en mieux ou en pire?
Cerise sur le gâteau, y a-t-il un vélociste aux environs d'Annecy qui propose un vélo couché en essai ou en location, pour voir?
Carnet de route sur la Namibie en été 2008 avec deux enfants de 6 et 10 ans English translation pending
Merci beaucoup à Voyage forum grace à qui j'ai pu réaliser un voyage fabuleux pour toute la famille............ j'essaie d'être la plus précise possible concernant l'état des routes, les prix, le materiel et tous les petits détails qui interessent les familles sur le départ, je n'arrive pas à glisser mes photos je commence donc par les textes................bonne lecture à tous
VIE PRATIQUE :
- Pourboires : pour garder la voiture dans les grandes villes lors de votre stationnement ou pour porter les course du magasin jusqu’à la voiture : 5 à 10N$ dites vous que c’est moins cher que payer un stationnement en France et que cela fait travailler les Namibiens ( pour moins de 1 euro.) - Salaire moyen d’un Namibien 3000N$ mais les employés des lodges à la frontière Angolaise gagnent 800N$ par mois. - Une deuxième roue de secours semble indispensable dans les forums….elle est le plus souvent fournie chez les loueurs de 4X4 (nous avons eu de la chance nous n’avons pas crevés).
Nourriture : (liste préparée en France pour ne rien oublier et ne pas perdre de temps dans les magasins à notre arrivée) Liste : Sel, poivre, huile, sucre (en poudre car en morceaux vous n’en trouverez nulle part), semoule, riz, pates, pommes de terre (nous avions pris un sac de 7kgs, on l’a fini sans pbl), conserves, bananes, sauce tomate, farine, levure, chocolat (emmené de France 8 plaques en tout !!) Papier aluminium (3 rouleaux très utile pour tt les cuissons à la braise) papier toilette (là on a fait fort on en a prit 12 rouleaux alors que 4 auraient largement suffit tous les camping sont propres et très bien équipés). serviettes de table, sacs poubelle, allumettes et Zip Pour la douche : savon, shampoing (produits Biosens trouvés sur internet car pas question pour nous de polluer le désert nous avons donc opté pour le biodégradable, 1 flacon 300ml de savon pour 4 et idem pour le shampoing emmené de France quantités parfaite) dentifrice, brosses a dent, pour la lessive et le liquide vaisselle idem Biosens en bidon de 1 litre, quantité à réduire pour le liquide lessive 300ml auraient suffit. 1 corde, des pinces à linge. 1 douche solaire qui nous a servie 2 jours au Spitzkoope et 1 jour au Vogelfederberg. 1 bâche 3m sur 2 pour s’allonger et faire la sieste l’après midi !! Eau (à acheter en bidon de 4 ou 5 litres plus 1 bouteille pour transporter dans le sac à dos) thé, café soluble, jus de fruit. Chocolat, pain (on en trouve à différents endroits dans le pays, prévoir 3 pains pas plus car ils pourrissent au bout de 5 jours) biscottes, nutella (emmené de France 2 bocaux de 750 parfait pour notre périple, vous pourrez en trouver à Windhoek mais en petit pot et bcp plus cher) Compote de pommes (impossible à trouver !!) De quoi faire des crêpes !(là j’avais fais fort j’ai même emmené ma poêle et je ne l’ai pas regretté car le matériel fourni n’était pas génial en terme de poêle et des crêpes ça dépanne à n’importe quel moment et c’est facile à faire)
Sinon, on devient très vite carnivore dans ce pays où la viande est d’une qualité inimaginable compter entre 2 et 3 euros pour un énorme T bone, nous pensions trouver de la viande partout, c’est faux on en trouve à Windhoek, Swakop et grandes villes mais il faut prévoir d’autant plus que le frigo n’est pas géant et que cela ne se conserve pas trop longtemps On trouve également des produits frais, tomates, bananes et autres légumes (toujours ds les grandes villes : j’entends par là Windhoek, swakopmund et opuwo) On trouve du fromage (type chedaar et des yaourts (remplir le frigo) sinon pour les jours à distances prévoir des salades de fruits en boite qui se conservent à température ambiante.
Le Biltong ou viande séchées souvent d’antilopes, on en trouve dans les supermarchés et dans les fermes (au sud d’etosha le long de la route goudronnée qui descend sur Windhoek)
Squach à l’anis : (on a essayé sans anis c’est pas mal et cela se conserve super bien) La Squash est une espèce de courge, un peu sucrée et délicieuse. Même les enfants, souvent réticents aux légumes se régalent ! Le seul inconvénient, crues, elles sont aussi dures que des boules de pétanques ! Il faut y enlever le chapeau et les vider (un peu comme des tomates farcies) Couper en cubes de l’emmental ou du cheddar En fourrez les Squash, saupoudrez copieusement d’épices au choix Remettre le chapeau et enroulez dans du papier aluminium. Mettre 1h à coté du feu ou sur des braises, en les tournant régulièrement pour une cuisson homogène
Crêpes : 250 g de farine, ½ litre de lait, 2 œufs, 1 cuillerée d’huile et 1 pincée de sel. (Ingrédients à acheter a Windhoek c’est pratique et cela dépanne à tout moment) Nous avions acheté une planche de 18 œufs, ils se sont bien conservé et pas de casse.
Pankake (sachets préparés emmenés de France et fouet, cela nous a dépanné quand nous n’avions plus de pain le matin, cela ne prend pas de place et les enfants ont adoré, j’ai également fait du pain perdu avec le pain rassit)
Pomme de terre creusée avec un œuf à l’intérieur ou fromage ou bacon entouré dans une double épaisseur de papier alu, cuisson 40 min (ça on a pas essayé) Ou encore PDT épluchée et tranchée avec du beurre entre chaque tranche et cuisson idem.
la bannique ou le pain du trappeur !! 500 g de farine, 2càc de levure, huile, sel, eau Mélanger avec suffisamment d’eau pour que la pate soit malléable. Faire une galette de 2, 5 cm maximum d’épaisseur, saupoudrez un peu de farine sur les 2 faces pour une manipulation plus aisée (ca colle). Chauffer et graisser une poêle, mettre à cuire jusqu’a dorer le premier coté (une croute doit se former), retourner pour cuire l’autre face.
Lorsque celle ci se colore joliment en brun, retourner encore quelques fois la galette pour finir la cuisson. la résonance du pain vous donnera une bonne idée de l’état de cuisson. Si vous désirez un pain croustillant, il faut faire un trou de la taille d’une bille au centre de la galette. Temps moyen de cuisson : 15 minutes.
Sans margarine cela se fait également sans problème.
On a tenté le pain cuit dans les braises la nuit mais cela n’a pas était une réussite, un peu trop cuit à l’exterieur et pas assez au milieu………..mais avec le Nutella tout passe.
Attention les pompes à essence prennent rarement la CB prévoir du cash et le plein du 4X4 fait mal il peut couter environ 100 euros à chaque fois et les distributeurs d’argent sont rares !!!
Jumelles (indispensables !!) et adaptateur 3 fiches rondes en triangle (on en a pas eu besoin) Casquettes, maillots de bain, crème solaire et n’oubliez pas crème hydratante et stick pour les lèvres car il fait très sec dans le désert et les enfants avaient les lèvres qui saignaient à cause des gerçures.
Trousse de secours : - ciseaux, coupe ongles, pinces pour échardes, pansements, compresses, bandes, désinfectant, collyres (dacryoserum en cas de secheresse oculaire et exocine en cas d’infection oculaire), sprays anti brulure ou biafine (car on fait du feu tout les soirs alors mieux vaut être prudent, elastoplaste (en cas d’entorse) fils et aiguilles. - paracétamol, AINS, ATBtiques à large spectre à condition de savoir s’en servir Spasfon lyoc, vogalene, immodium
Pour la voiture : un transformateur 12V en 220V qui se branche su l’allume cigare (environ 50 euros) qui nous a permis de recharger la Nintendo indispensable pour les longues routes, les batteries de caméscopes et appareil photo et les piles rechargeables des lampes de poche de nos enfants trouillards qui laissaient une petite lumière toute la nuit !!
J’avais également acheté des plaids polaires (à 2 euros 50 chez IKEA) pour les coudre le plus simplement possible et en faire des « sous » sac de couchage car tt le monde me disait que les nuits étaient fraiches. C’est vrai et on n’a pas regretté !!! (En plus des pyjamas d’hiver c’est parfait)
Chez ASCO car nous avions deux bouteilles de gaz (1 pour la cuisine et 1 pour l’éclairage) mais la bouteille était trop grosse pour pouvoir la mettre au centre de la table, nous avons donc acheté une petite lampe à gaz lors de notre arrêt à Swakopmund (environ 10 euros, les petites bouteilles de gaz(1 euro) tiennent environs 5 grosses soirées, il faut donc en acheter plusieurs)
La location de la voiture chez ASCO ( 3 litres 3 avec double tentes sur le toit ) nous a couté 3800 euros pour 25 jours (franchise 4750N$) pas neuve mais parfaitement propre, les pneus étaient quasi neufs ce qui est le plus important, les tentes sont très confortables et nous qui ne sommes absolument pas adeptes du camping n’avons pas manqué de confort. Pour la cuisine il y a tout le nécessaire, j’avais prévu ma poêle pour les crêpes en plus. Le coffre contient 1 table et 4 chaises ainsi que de la place pour 4 sacs moyens ou 3 gros sacs. En route nous avons rencontré des suisses qui avaient loué chez KEA campers, nous avons passé 1 semaine avec eux et avons eu le temps de comparer les véhicules. Les voitures sont les même, les tentes aussi avec un avantage chez KEA pour le système de fixation de l’échelle mais un autre avantage chez ASCO car le cric est placé derrière la banquette arrière alors que chez KEA il est sur le toit entre les deux tentes et gène donc à la fermeture éclaire des tentes de toit. Chez KEA 1 seule bouteille de gaz contre 2 chez ASCO. Gros avantage chez KEA pour le frigo qui est monté sur roulettes et qui se tire en dehors du coffre et également 2 grands tiroirs qui permettent le rangement des courses alors que nous avions les nôtres dans des sachets et carton dans le fond du coffre. La table chez ASCO se range dans le coffre avec le reste ce qui implique un vidage de coffre suivit d’un remplissage à chaque pause, en revanche super idée chez KEA car non seulement la table est plus grande mais elle se glisse sous une des tente de toit. Donc vous l’aurez compris la prochaine fois j’opterai pour KEA et je demanderai une deuxième bouteille de gaz et une caisse à outils (car elle n’est semble t’il pas fournie)
La majorité de nos nuits ont été réservées chez :
Namibie 2008
Avec Nathalie, Olivier, Noémie et H Jour 1 : WINDHOEK 20/7
Arrivée à l’aéroport à midi, nous avons changé de l’argent (environ1500 euros ….de quoi affoler l’agent de change !)et transfert a Ascot Car (environ 1 heure de route) par un gars de leur équipe pour récupérer le 4X4 (environ 1H30 d’explications en Anglais !) et nous voila repartis pour faire le gros de nos courses, ravitaillement (c’était un dimanche et beaucoup de magasins sont fermés mais chez Ascot on nous a dirigé) le plein d’essence était fait au départ et avoir fait la liste avant de partir nous a fait gagner un temps précieux car nous voulions absolument quitter la ville et dormir un peu plus loin mais pas question de rouler dans le noir et le soleil se couche entre 17H30 et 18H et il fait nuit noire à 18H30.
C’est donc très excités par cette aventure que nous avons pris la route vers le sud (B1) jusqu’au Lake Oanob resort qui se situe à hauteur de Rehoboth à 80 Kms de Windhoek (route goudronnée), nous avons eu un emplacement de rêve bien aménagé au bord du lac avec eau froide et électricité (les toilettes et la douche sont à partager à plusieurs et sont moyens mais pour une nuit pas de pbl) 400 N$ pour nous 4 et la voiture.(pas de réservation)
Faire les 80 kms le premier soir nous a permis de sortir de la ville, de nous sentir tt de suite en Vacances et de faire 1 heure de route vers le sud ce qui était gagné pour le lendemain.
Jour 2 : REHOBOTH– KALAHARI (environ 100Km de goudron puis 90 Km de piste- 3H) 21/7
Départ pour le sud toujours via la route B1, qui traverse le pays jusqu’en Afrique du Sud. La route est relativement monotone à partir de Rehoboth, passage du tropique du Capricorne.
Nous avons roulé vers Mariental et Stampriet, pour aborder la partie Namibienne du Kalahari, mais attention il ne faut pas oublier de tourner sur la C21 à hauteur de Kalkrand puis prendre la D1268 sur environ 40Km. Autre alternative : continuer sur la B1 pour prendre la C20 un peu plus au sud et de là vous rattraper la D1268 c’est à mon sens plus simple mais nous ne l’avons pas fait car nous ne savions pas exactement où se situait le lodge.
Nous sommes arrivés en milieu de journée à Bagatelle Kalahari où nous avions réservé un emplacement de camping, le Lodge se trouve au bord du Kalahari méridional dans la savane mélangée d’arbres et d’arbustes. C’est un endroit magnifique le sable est rouge et l’accueil très chaleureux bien que nous ne soyons que de simples campeurs. (Réservation faites par la cardboard box)
En fin d’après midi nous sommes allés voir les guépards qui sont en captivités (car récupérés blessés) nous avons assistés à leur repas et avons cru que l’un d’eux allait préférer notre guide plutôt que le morceau de viande qui lui était destiné !!(Environ 300N$ pour nous 4)
Le camping est très bien aménagé, les emplacements sont éloignés les uns des autres et chaque emplacement est équipé d’une petite maison avec douche, toilettes et lavabo et bien sur à l’extérieur un emplacement pour faire le feu. Nous avions accès au restaurant et à la piscine du lodge (l’eau est glaciale à cette période de l’année) mais nous avons préféré passer notre première soirée entre nous…….seuls au monde sur notre emplacement de rêve. Nous n’avons pas eu froid la nuit mais au petit matin quand il a fallu enfiler les vêtements glacials ce fut plus difficile La soirée fut très fraîche et nous n’avons pas regretté d’avoir emmené nos gros pulls polaires.
Jours 3 et 4 : KALAHARI-NAMIBRAND (280Km de piste et goudron-5H) 22/7 et 23/7
Après le petit déjeuner, départ pour le cœur du désert du Namib, il faut aller jusqu’à Mariental puis prendre la C19 qui passe par Maltahohe, poursuivre jusqu’à la D845 qu’il faut prendre afin de rejoindre la C27 qui mène à la réserve de Namibrand, la plus grande réserve privée du monde : 185000 Ha prés de Sossusvlei, né de la volonté d’un grand propriétaire pour que la vie sauvage reprenne sa vie originelle. Ici tout est magie. La couleur des dunes, la sérénité du lieu, les animaux que l’on y croise (Oryx, Zèbres de montagne, Springbok, Autruches….). Il est interdit de camper dans cette réserve et les possibilités de logements sont moindre (quelques lodges luxueux et la TOK TOKKIE TRAIL qui est un organisme qui organise des marches de 3 jours ou plus avec nuit à la belle étoile) Nous avions optés pour Le Wolwedans dune camp qui est au sein d’un décor de montagne plongeant dans une plaine herbeuse où se dessinent les dunes de sable rouge. Il reste environ 1 heure de route après de la barrière de Wolwedans jusqu’à la réception ! Nous sommes arrivés vers 13 heures et sommes restés 2 nuits sur place, comme dans tous les lodges privés on s’occupe de vous de A à Z (compter 1000 euros pour 2 adultes et 2 enfants 2 nuits, réservation faites en direct sur leur site). Au programme des safaris en 4X4 avec ranger, pisteur et …………..cocooning grand luxe.
En effet les tentes sont luxueuses et notre guide nous a proposé une game pour le soir même avec au programme apéritif en pleine nature pour admirer le coucher du soleil. Le lendemain matin nous sommes partis vers 9 heures pour la journée et avons pique niqués au cœur de la réserve, le silence était surprenant et seuls les cris des enfants venaient le briser.
Vers 18H30 apéritif autour du feu puis passage à table avec annonce du repas du soir en langue « Damara » qui nous a bien fait rire. Avant le lever du soleil on nous a déposé de l’eau chaude pour le thé ainsi nous pouvions nous installer sur la terrasse des 6 H pour les plus courageux.
Jour 5 : NAMIBRAND-SESRIEM (155Km de piste- 2H) 24/7
Les enfants ont eu beaucoup de mal à quitter Wolwedans, nous avons pourtant repris la route (la C27 vers le Nord) vers 10 heures du matin pour le camping de Sesriem, installé à l’ombre des acacias multi-centenaires, il comprend une trentaine d’ emplacements délimités et ombragés, plusieurs grands blocs sanitaires avec eau chaude (très propres) sont à votre disposition, ainsi qu’une piscine, un bar, une station service et un magasin minimaliste où vous ne trouverez aucun produit frais, ( pas de viande, pas de yaourts, ) mais vous pourrez acheter du très bon pain et des glaces magnum pour presque rien. (En arrivant au camping l’accueil vous assigne une place, impossible de choisir mais nous étions face au désert c’était superbe) réservation faites 1 an à l’avance sur le site de Namibia Wildlife resorts (NWR)
Le reste de l’après midi, nous sommes allés nous promener au Sesriem canyon qui se trouve seulement à 10 minutes en voiture du camping, l’entrée est gratuite et nous avons pu escalader les rochers et faire de très belles photos
Jour 6 : SESRIEM- NAMIB NAUKLUFT PARK (250 Km de piste- 4H) 25/7
La porte de Sesriem qui donne accès au parc de Sossusvlei ouvre à 2 horaires différents. Les personnes ayant dormi dans le camping de Sesriem (c’est nous !!!) peuvent entrer dans le parc les premiers. La porte ouvre environ 1H avant le lever du soleil. Une activité très prisée dans le désert est d’admirer le lever du soleil sur le haut de la dune 45 et pour cela nous sommes partis à l’ouverture des portes car cette dune comme son nom l’indique, se trouve à 45Km de la porte, il nous faudra environ 45 min pour l’atteindre (vitesse limitée à 60Km/H dans le parc ) La grande question était : pourquoi cette dune pour voir le lever du soleil et pas une autre et bien la réponse est décevante, en fait 45km est la distance maximale que nous pouvons parcourir en voiture avant que le soleil ne se lève en terme de temps donc soit vous sortez à la dune 45 soit vous êtes dans votre voiture pour le lever du soleil ce qui n’est franchement pas grave car vous en aurez plein les yeux où que vous soyez, la dune 45 est une dune comme les autre sauf que tout le monde s’y arrête !! Il y a des dunes pour tout le monde aussi belles les une que les autres à vous de trouver la votre. Nous avons donc fait notre pause après l’ascension avec petit dej en haut des dunes ! Ensuite il reste quelques Km à faire pour arriver au cœur du désert du Namib : Sossusvlei. La piste qui est uniquement accessible au 4X4 est très simple donc pas de panique même si c’est votre première fois en 4X4 (et dire que je voulais qu’olive fasse une semaine de stage 4X4 avant de venir tellement certains internautes m’avait foutu la trouille sur ce petit bout de route !) Nous avons même laissé les enfants conduire car il n’y avait personne, ils se sont éclatés. Le permis pour l’entrée du parc vous est directement délivré à l’accueil du camping 170 N$ pour nous 4 et la voiture. L’avantage toujours du 4X4 c’est que nous avons sorti table, chaises et avons petit déjeuné à : Sossusvlei
Nous avons repris la route vers Solitaire en rejoignant la C19 vers le nord (les enfants se sont écroulés pendant le trajet !), le bagdad Café de la Namibie, où il fait bon faire une petite pause, mais il ne faut pas se fier à votre carte qui la nomme comme le point central de la région, il s’agit juste d’une station service qui fait également office de bar, glacier, poste, épicerie. Le supermarché est surprenant, pas grand-chose malheureusement (nous avons trouvé des œufs c’était mieux que rien !) Nous avons acheté le pain aux céréales recommandé par beaucoup sur ce forum, je dois dire que j’ai était la seule de la famille à l’aimer (tant mieux pour moi !)
Nous avons continué notre route sur la C14 vers le nord, et avons traversé les canyons de la Gaub (magnifique c’est une succession de routes sinueuses au milieu des montagnes) puis de la Kuiseb. Et nous sommes entrés dans le parc de Namib Naukluft zone protégée depuis 1964, qui s’étend entre le canyon de la Kuiseb au sud et la rivière Swakop au nord. Bien qu’il comprenne de petites dunes linéaires, cette partie du désert se caractérise surtout par de vastes plaines caillouteuses ponctuées de chaines de collines abruptes et imposantes. Un inselberg (rocher granitique), un arbre épineux ou une autruche viennent ça et là animer le paysage. La rivière Kuiseb joue un rôle vital dans l’écologie du Namib central. Le Naukluft est une chaine montagneuse qui surplombe les plaines du Namib central, certains sommets dépassent les 2000m. De nombreux sites différents méritent le détour et chacun d’entre eux offre des emplacements pour le camping. Attention l’entrée du parc du Namib Naufluft sans mention de lieu de campement précis est à payer soit à Sesriem soit à Swakopmund, une fois sur place vous n’aurez aucun moyen d’acheter une autorisation de campement, nous ne le savions pas et nous nous sommes arrêté dans un campsite où il y avait la pancarte « permit required » nous nous sommes dit que nous allions voir quelqu’un sur place mais il n’y avait pas un chat, nous nous sommes donc installé pour la nuit car le soleil se couchait et il était hors de question de poursuivre la route sur piste dans le noir. Le lendemain matin deux gardes du parc faisaient leur ronde et nous ont demandé notre permis, nous leur avons expliqué que nous ne savions pas où l’acheter mais que nous allions les payer ils n’ont pas voulu de notre argent et ne nous ont pas verbalisé car ils nous ont trouvé très sympathiques (ouf !) Chaque emplacement possède un endroit pour faire le feu mais pas de toilettes (enfin il y avait des toilettes .mais je vous mets au défi d’y aller) ni de douche et bien sur pas d’eau courante.
Vous aurez donc le choix pour camper : Homeb est une oasis qui se trouve au bord de la rivière asséchée Kuiseb, face aux premières dunes rouges du désert du Namib. C’est à l’abri des majestueux acacias que vous pourrez bivouaquer. De là de belles promenades à pied vous conduiront dans la rivière et sur les dunes. Bloedkoppie est un massif de granit perdu au milieu du désert, et son ascension offre un spectacle de toute beauté. Les campements se situent au pied du massif. Une piste 4X4 vers Tinkas et Roch Arch offre de grandes chances de rencontrer des animaux. Une We continued to the next mark on the map, which is Hope Mine.Gerry had suggested that Mirabib is the most beautiful campsite of the Namib Naukluft Park.autre alternative à notre programme était l’olive trail (environ 10Km en 4-5 H) ce trail part du centre administratif et il n’est pas nécessaire de réserver mais nous n’avons pas eu le temps de le faire. Nous sommes restés sur la route principale (toujours la C14) soucieux d’avancer vers la cote et d’épargner une trop longue route aux enfants et nous sommes arrêté à Wogelfederberg. Un endroit sympathique, quelques rochers au milieu de nulle part et rien que nous.
Jour 7 : NAMIB NAUKLUFT PARK-SWAKOPMUND (60Km de piste-1 H) 26/7
Le matin nous avons tranquillement pris la route (encore et toujours la C14) pour Wlavis Bay (après notre rencontre avec les guides du parc). Nous avons réservé une excursion en mer pour le lendemain matin avec Levo tour (nous voulions réserver à Mola Mola mais des touristes rencontré à Wolwedans nous avaient conseillé Levo tour car les bateaux étaient plus petit donc beaucoup moins de monde à bord) Nous avons ensuite poursuivit vers Swakopmund et la Seabreeze Guesthouse (chambre pour 4, pour 2 nuits, réservée par la Carboard Box) car le climat est assez froid et humide surtout la nuit, nous avons donc préféré la chaleur d’un véritable lit ! Les réservations à Levo tour se font un peu partout dans Swakopmund, sur la route principale en ville vous trouverez des tas de « bureau » ou office de tourisme qui se charge de téléphoner et de réserver pour vous (cela ne vous coute pas plus cher) les départs ont lieu à 8H30 le matin de Wlavis Bay et retour vers 13 H.
Nous avons mangé au Tug sur la jetée, la vue est superbe et les prix sont très abordables : les enfants ont choisit une sole énorme accompagnée de légumes pour 6 euros et nous des poissons en papillotes pour 8 euros, les desserts sont à se « taper le cul par terre » compter 3 euros pour un fabuleux duo de mousse au chocolat ! Service absolument parfait enfin nous vous le recommandons vivement. L’après midi nous nous sommes promené dans la ville Pour les Namibiens ayant les moyens, cette ville est St-Tropez, il y a des boutiques, plein d’activités (Quad, Parachute, Tyrolienne, Survol en avion…) des restaurants chics et de longues promenades sur la jetée. Puis sur les conseils de la dame de l’office du tourisme nous sommes allés visiter une ferme d’autruches à environ 15 min en voiture au nord de la ville, nous en avons appris bcp de l’œuf à l’âge adulte avec dégustation au passage et fou rire des enfants !!! (50N$ par adulte et moitié prix pour les enfants) environ 1 heure 30 de visite.
Durant la visite nous avions laissé notre linge à la laverie de Swakopmund et l’avons récupéré propre sec et bien plié dans des sacs pour un prix défiant toute concurrence (environ 15N$ par machine que ce soit une machine à sécher ou à laver)
En ville vous trouverez des Namibiens en tenue qui proposent de garder votre voiture en stationnement, il est de bon ton d’accepter cela aide à lutter contre les effractions et je pense qu’il faut encourager leur travail (10N$ ce n’est pas grand-chose pour nous, c’est beaucoup pour eux !)
Notre guesthouse était très bien, propre spacieuse mais un peu excentrée donc je ne vous la conseille pas, je pense que c’est mieux d’en trouver une plus proche du centre.
Jour 8 : SWAKOPMUND 27/7
Nous sommes donc partis pour notre croisière Levo tour de Walvis bay ce fut un moment fabuleux, à faire absolument avec ou sans enfants…………..je n’en dis pas plus !! (Prévoyez des vêtements chauds et des coupes vents) nous avons payé 1130N$ à 4., Nous étions 2 familles sur le bateau et les enfants en ont eu plein les yeux et plein les mains (dauphins, otaries, pélicans……)
L’après midi nous avions réservé un survol en petit avion du désert (Scénic Air), unique moyen de découvrir le spectacle fantastique des dunes rouges qui se jettent de leur 300m de haut dans la mer. (Durée 1H30 tarifs en fonction du nombre de passagers, 8000N$ pour nous 4). Penser à réserver ! J’avoue que j’ai un peu regretté car pour nous adultes oui c’était génial…………..les enfants eux n’ont pas été plus emballé que ça………alors pour le prix mieux vaut éviter !
Les deux excursions nous ont permis de voir les otaries de très prés (en nous évitant le déplacement jusqu’à Cape cross) survol de Swakopmund et Walwis Bay plus Sandwich Harbor………..en bref nous avons beaucoup apprécié cette pause océan au milieu d’un voyage au cœur du désert le soir, les enfants et nous étions …………….épuisés !!!!!
Jour 9 et 10 : SWAKOPMUND- SPITZKOPPE 28/7 et 29/7
Nous sommes partis de Swakopmund en début d’après midi après avoir fait le plein de victuailles (2000N$) et un plein d’essence (1000N$) et avoir mangé dans un restaurant situé dans les petites rues piétonnes (sole grillée 100N$ plus chère qu’au Tug et T-bone géant au même prix, dessert 36N$ pour la mousse au chocolat pas bonne du tout !!) Au départ de Swakopmund la route est monotone et peu sympathique concernant les paysages, puis le massif devient visible …………Il s’agit d’une montagne granitique d'origine volcanique. Le Spitzkoppe est accessibles aux deux roues motrices, après la B2 prendre la D1918 puis la D3716, le Spitzkoppe se trouve à mi chemin sur la D1925 qui part de la D3716.
Au Spitzkoppe le seul trail banalisé est celui qui mène au Bushman paradise (il s’agit de peintures rupestres qui représentent le premier moyen de communication entre les hommes du temps où ceux-ci étaient des nomades et qu’ils se laissaient des messages pour s’aider les uns les autres par exemple le rhinocéros montre l’endroit où se trouvait une source d’eau, on y voit également un zèbre, un lion et des hommes qui dansent pour fêter le retour de la chasse) à l’entrée du site vous pouvez soit payer un emplacement pour la nuit et vous choisirez l’endroit où vous désirez vous installer (115N$ par campsite, inutile de réserver)soit visiter le site en voiture car si vous partez à pied sachez que vous en avez pour 1 heure de marche avant d’arriver au Bushman paradise, vous pouvez également prendre un guide pour 120N$ il vous fera faire le tour avec votre voiture en vous expliquant beaucoup de choses et vous emmènera au Golden Snake que vous ne pouvez voir qu’avec un guide (il s’agit là encore d’une peinture rupestre)
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A l'aube et au coucher de soleil, le Spitzkoppe offre des teintes fascinantes. Les alpinistes pourront également escalader le Spitzkoppe gravit pour la première fois en 1946, les enfants ont également escaladé les pierres qui sont lisses et rondes donc sans danger. Si vous grimper jusqu’en haut vous pourrez voir de drôle de bêtes qui ressemblent à de gros cochons d’inde et qui vivent en communauté dans les rochers. Nous nous étions installés au pied du Bridge et une femme furieuse à voulu nous faire partir car elle avait projeté d’y installer son groupe, cette personne à été si désagréable que nous n’avons pas bougé. Pourtant tous les emplacements sont superbes nous n’avons pas compris cette furibonde !!!Nous sommes restés 2 nuits toujours dans le souci de bien profiter des choses et de ne pas écœurer les enfants avec trop de kilomètres.
Jour 11 : SPITZKOPPE- BRANBERG 2H de route 30/7
Départ pour le Branberg white lady lodge, camping sommaire installé dans un décor magnifique (exotique et convivial). C’est un endroit superbe. On choisit son emplacement. Un énorme acacia au centre de notre emplacement nous a offert toute l’intimité et l’ombre nécessaire grâce à ces feuilles tombantes. Notre emplacement était équipé d’un Braa et d’un robinet d’eau froide, il était parfaitement entretenu, balayé après chaque départ, les douches sont réparties dans le camping à ciel ouvert, propre avec de l’eau bien chaude, les toilettes à ciel ouvert également étaient parfaitement propres.
Nous sommes arrivés vers midi, après un bon repas nous nous sommes installés pour la sieste puis nous sommes allés à la réception afin que les enfants puissent jouer avec « annita » le suricate femelle de 3 mois parfaitement apprivoisé. L’année dernière il y avait Carlos un autre petit suricate mais qui est malheureusement DCD (durée de vie 3-4 ans et Carlos avait 3 ans.)
Le soir une fois installés dans notre tente nous avons profité des chants africains qui venaient d’un emplacement proche du notre. Nous étions dans le noir dans l’ambiance africaine, c’était super. Nous avons également fait connaissance avec 2 Quebequois, venus admirer notre 4X4 ils sont repartis vers 6 H du matin avec leur groupe, nous nous sommes levé vers 7H30 avons pris le temps de déjeuner et sommes partis à la rencontre de la « white lady », à environ 10 minutes en 4X4 du camping (nous avons payé 90N$+20 tip) pour une ballade de 2H en plein soleil, heureusement le guide vérifie toujours que vous partiez avec suffisamment d’eau et de bonnes chaussures. Ce fut une bonne ballade mais il ne faut pas faire toutes les peintures rupestres de la région, pour notre part (et surtout les enfants) c’était assez.
Jour 12 et 13 BRANBERG – PALMWAG
Nous sommes partis du site vers midi et avons préféré garder la route principale jusqu’à Korixhas où nous sommes arrivés vers 13H30, nous avons pris de l’essence (800N$) et un lunch moyen dans un lodge en centre ville puis nous avons décidé de pousser jusqu’à Palmwag pour y rester 2 nuits au lieu de 1 comme prévu initialement, nous sommes arrivés à 17H avec la voiture qui faisait un drôle de bruit depuis la piste de la veille, heureusement au lodge l’équipe à pris en charge notre voiture, démonté de pneu et passé 2H à tout réparer, Olive leur à donné l’équivalent de 10 euros et tout le monde semblait très satisfait. Le camping était complet et notre emplacement était réservé pour le lendemain, on nous a proposé de camper sur le parking du lodge avec accès aux sanitaires du camping (gratuitement). Palwmag est en effet très beau, c’est un petit oasis au milieu du désert, l’herbe est verte et la piscine assez propre. Nous avons réservé 1 sortie à pied pour l’après midi départ du lodge 15H, et une game drive pour le matin départ du lodge 7H. (1200N$ pour les deux sorties à 4)
Palmwag est donc situé au cœur des plus beaux paysages du Damaraland. La forêt pétrifiée qui n’est pas très loin et d’après l’avis de tous d’intérêt très moyen, nous l’avons donc évitée. Palmwag et sa concession sont un des derniers lieux complètement sauvage du continent africain où l’on trouve dans des paysages magnifiques les derniers animaux d’Afrique en liberté. Il y a seulement 8 emplacements de camping, de taille diverses avec lampe électrique pour le soir mais pas de prise et robinet eau froide avec table et bancs à l’ombre. La drive du matin nous a permis de voir des Sprinboks, stinboks, girafes, oryx, zèbres, hyènes et chacals et pour finir un éléphants dans le lit de la rivière.
Nous sommes rentrés vers 11H30 au lodge le temps de faire le repas du midi et de se préparer à partir…………….les enfants sont partis faire un petit tour et son revenus en hurlant de joie car ils s’étaient retrouvé face à un éléphant juste à la porte du lodge. Nous avons beaucoup apprécié Palmwag et 2 nuits valaient mieux qu’une afin de pouvoir profiter des activités sur place.
Jour 14 : PALMWAG-WARMQUELLE 2/8
Prendre la D3706 puis suivre Ongongo camp Après 10Km de piste affreuse (de nombreux trous, des grosses pierres et des tas d’enfants envoyés par leur parents pour mendier qui se jettent presque sur la voiture !), nous sommes arrivés au camping Ongongo (c’est le camping de warmquelle), ce camping n’a rien d’extraordinaire, les emplacements sont petits et non ombragés, il y a en effet un petit trou d’eau alimenté par une minuscule cascade et l’eau est loin d’être transparente (mais nous sommes en Afrique !) de nombreuses « mouches d’eau » nagent à la surface mais s’éloignent de vous lorsque vous entrez dans l’eau. Nous sommes également allés nous promener dans le lit de la rivière qui recèle de petites flaques dans lesquelles nous nous sommes trempés mais bon vous l’aurez compris ce lieu que nous pensions fabuleux s’est avéré sympathique sans plus. Il y a un WC et une douche (qui fonctionne mal !). Et pas d’électricité. Nous avons payé 160 N$ pour nous 4. Le soir Olivier a sursauté à cause d’un serpent qui avait eu la bonne idée de venir s’enrouler autour de notre bonbonne de gaz.
Attention : des hyènes solitaires trainent parfois dans le camping il vous faudra donc mettre votre nourriture (poubelles comprises) à l’abri dans la voiture pour ne pas être dérangés.
Ongongo Campsite
Jour 15 : WARMQUELLE- PURROS 3/8
Le camping de purros est isolé et en pleine nature, nous nous sommes arrêtés à Seisfontein au bout de la D3706 au magasin mais il n’y a quasiment rien, pas de pain, pas de viande et aucun produits frais, vous trouverez des sodas, de l’eau, du mil, du riz et quelques boites de conserves. A coté le magasin qui vend de l’alcool ressemble à une banque dans la bande dessinée de Luky Luke avec la vendeuse bien à l’abri derrière ses barreaux. Puis prendre la D 3707 c’est la piste qui mène à Purros et qui alterne des zones de gravillons, grosses pierres, zones de sable mou puis dur !! Il faut être très vigilent et je vous déconseille de la tenter dans le noir. Après 2H30 de piste affreuse au sol (car en revanche les paysages sont spectaculaires) nous sommes enfin arrivés.
L’accueil au camping est très sympathique. Le guide vous guidera jusqu’à votre emplacement. Le camping (géré par la communauté Herero) est implanté sur le lit d’une rivière asséchée. L’eau abonde dans le sous-sol et les arbres sont magnifiques. Notre emplacement était un lieu de rêve avec tout le confort et complètement isolé. Un arbre majestueux abrite chaque campement. (Pas de réservation nécessaire)
Dans le feuillage d’un autre arbre une douche (eau chaude) est installée et des toilettes (avec chasse d’eau…………….youpi !) ont été aménagées. Il y a bien sûr un emplacement pour faire le feu et… plein de traces d’éléphants autour. Eh oui, les éléphants passent tous les jours, la nuit pourra être agitée ! le guide nous a proposé de nous emmener voir les éléphants du désert pour 100N$, nous sommes donc partis vers 16H pour 1H30 de ballade environ dans notre voiture, les enfants ont été ravis de voir les girafes et les éléphants et moi très rassuré d’avoir qqn pour nous diriger car rien ne ressemble plus à un arbre qu’un autre arbre !! (L’emplacement nous à couté 180N$)
Le guide nous a également proposé une visite chez les Himbas pour 120N$ pour nous 4 ! C’était magique nous sommes restés 1H30 environ avec eux, un très beau village isolé de tout avec des gens très intéressants, en fait le guide de notre camping avait sa femme et ses enfants dans le village, il nous a présenté ses fils et sa femme (lui n’en avait qu’une car il est pauvre mais il a garanti à mon mari qu’il pourrait en avoir plus car il est riche !!!) Nous avions des peluches pour les enfants et des petit bijoux pour les femmes, Noémie a offert un petit miroir de poche à la femme du chef qui à applaudit de joie devant ce merveilleux cadeau. Ce fut une visite très chargée en émotion, autant pour nous que pour les enfants.
La viande sèche sur les toits des maisons traditionnelles (qui sont faites de bouse de vache et de boue) Les femmes Himbas s’enduisent le corps dés l’âge de 10 ans d’une poudre ocre qui protège la peau du soleil et qui est également une parure pour embellir la peau. Une des femme du village était malade, elle avait de la température et mal à la tète le guide nous a expliqué qu’ici il n’y a aucun médecin, je lui est donc donné tout ce qui fallait pour se soigner et insistant sur la prise toutes les 6 heures de paracétamol (on ne se rend pas compte qu’ici les repères ne sont pas les même ……………..comme si elle allait regarder la montre qu’elle n’a pas et qu’elle ne sait pas lire de toute façon !!) J’ai également distribué le dacryoserum et le collyre antibiotique car plusieurs enfants avaient de la conjonctivite.
Jour 16 : PURROS- OPUWO 4/8 (5H de route) Nous avions tenté au départ de Purros de reprendre la D 3707 vers Orupembe mais cette piste est trop difficile à faire à un seul 4X4, nous avons donc rebroussé chemin et repris vers Sesfontein puis la D3704 vers Opuwo. La ville d’Opuwo est le dernier point de ravitaillement en essence et alimentation, cette ville se situe dans le Kaokoland au nord ouest de la Namibie, délimitée au nord par la rivière Kuene et au sud par l’Hoanib, cette région est peuplée par les Himbas, au départ nous pensions nous re arrêter à Warmquelle mais nous n’avions pas aimé cet endroit, nous avons donc décider de faire une belle étape en voiture et de s’arrêter 2 nuits pour faire une pause après donc 5 heures de route (dont 2H30 de piste entre PURROS et Seisfontein) nous sommes arrivés à OPUWO qui est réputée pour être une ville sans attrait, nous avons fait le plein d’essence (1200N$) et avons demandé au pompiste de nous indiquer le plus bel endroit pour dormir. Il nous a conseillé le « Country hotel » qui se situe sur les hauteurs de la ville. En effet après 10 min de route nous arrivons dans un lodge magnifique avec une piscine très propre mais glaciale à débordement sur la savane. Il ne restait que des chambre de luxe mais tant pis, nous travaillerons plus au retour !! Nous voila donc avec deux chambres communicantes absolument magnifiques, les enfants étaient excités comme de fous et Hugo était en admiration devant la chasse d’eau des toilettes qui fonctionnait très bien (fou rire général…..1 semaine de camping et voila notre petit bout de chou en admiration devant les pipi room). Les chambres coutent 1500N$ et les chambres standards sont à 1000N$, la chambre des enfants est facturée à moitié prix. (Les excursions chez les himbas dans cet hôtel sont facturées 300N$ par personne, nous sommes donc très heureux de la fabuleuse rencontre que nous avons faite pour 10 fois moins chère)
Nous avons très bien dormis, les enfants ont apprécié cette pause au « vert » et cela nous a permis de refaire de l’ordre dans nos bagages !! Il y a possibilité de camping avec accès au restaurant du lodge et la piscine pour 85N$ par personne et par nuit. Dans ce lodge le buffet du soir est à 140N$ par personne, moitié prix pour les enfants (très copieux et délicieux). Pour le midi les plats varient entre 50 et 60N$.
Vous pouvez également dormir en ville à l’Ohakane Lodge qui est moins cher mais très bruyant la nuit (dixit des touristes que nous avons rencontrés) ou encore le Camping de Jacky le marseillais de la ville installé depuis plus de 10 ans dans la région (camping en plein centre également).
Le lendemain nous n’avons rien fait, repos lecture et jeux autour de la piscine, en milieu d’après midi nous sommes descendu en villes pour faire le plein de courses, le plus gros supermarché d’Opuwo est le « OK Grosser » prés de la station essence BP, on y trouve de tout : boisson, riz, pates, produits frais, viande chips et boites de conserves en tout genre. Olive a vu une femme himba ouvrir un couvercle d’une boite de margarine, en lécher le couvercle et remettre en place le tout car le gout ne semblait pas lui convenir, nous avons donc fait impasse sur le beurre ce jour là !!! Durant nos courses plusieurs petites filles nous ont suivies, ont caressés les cheveux et les joues des enfants qui se sont laissé prendre au jeu et ont bien rit jusqu’à notre arrivée en caisse. Quand nous avons mis nos courses dans le coffre de la voiture, 4 petits garçons se sont approchés, 3 d’entre eux marchaient pieds nus et le 4eme avait des tennis complètement usées. Ils ont remarqués le ballon de Hugo et nous ont demandé de leur donné, Hugo a accepté (contre la promesse d’en avoir un neuf au retour !!................et oui faut pas rêver quand même !!)
Jours 18 et 19 : OPUWO- EPUPA 6/8 ( 2H30 de piste) et 7/8
Après Opuwo nous sommes remontés vers le nord (D3700) vers les fameuses chutes d’Epupa, sur la rivière Kuene qui fait frontière avec l’Angola. Les paysages n’ont plus rien à voir avec ce que nous avions vu auparavant. La rivière apporte le bienfait de l’eau, et c’est donc au milieu des palmiers que nous avons séjourné. Nous sommes donc arrivés vers midi à l’Omarunga camp et la première impression fut très positive. Ce Camp offre huit emplacements de camping avec blocs sanitaires (eau chaude) à côté de la rivière. Les emplacements ne sont pas grands et les voisins tout proches mais la vue est extra au bord de l’eau (la moitié des emplacements est le long de l’eau l’autre le long de la route quand vous arrivez l’emplacement est déjà défini et le camping était complet nous avions réservé par le Cardboard box sur internet et avons toujours bénéficié d’emplacement extra pour un prix très compétitif.
Mais attention, laSwimming in the river is not allowed - crocodiles! baignade dans la rivière n'est pas autorisée ………… crocodiles! Campers can also enjoy meals in our restaurant, but must please book in advance.Il y a un restaurant et plusieurs excursions proposées (Himba 350N$, Crocodile tour 250N$ et sortie coucher de soleil 100N$ tt ca par personne) mais c’est de l’arnaque pur et dur et nous en avons fait les frais, à l’entrée du camping il est noté que les excursions sont faites par des guides professionnels et que réserver vos excursions en dehors du lodge se fera à vos risques et périls !!! En fait les guides sont les même sauf que le prix est bien moins cher à l’extérieur !!! Voila comment nous sommes allé à la petite boutique artisanale à 5 minutes à pied du camping et que nous avons rencontré notre guide qui nous à fait faire des ballades peu chères et fort sympathiques.
Nous n’avons pas résisté à une nouvelle rencontre avec le peuple Himba, un des derniers peuples qui continue à vivre selon ses coutumes ancestrales. Les Himbas sont connus pour la beauté des femmes peintes en rouge, dont l’allure fière et les parures de bijoux soulignent une grâce peu commune. Ils sont issus d’une communauté d’éleveurs héréros délogés par les guerriers Namas au XIXe siècle. Ils se réfugièrent en Angola et revinrent s’installer dans le nord ouest de la Namibie pour reprendre leur mode de vie semi nomade. La vie des Himbas est rythmée par le souci de trouver de l’eau et des pâturages pour le bétail. Leur population est aujourd’hui estimée à 8000 personnes. Leur organisation sociale fonctionne selon un double système à la fois matriarcal et patriarcal. Le pouvoir économique est traditionnellement détenu par les femmes alors que le pouvoir politique et spirituel appartient aux hommes. Les Himbas, en particulier les femmes, continuent à se vêtir traditionnellement. Les femmes portent une jupe en peau de chèvre et des bijoux en coquillage, en cuir et fer incrusté d’ocre et de boue. Pour se protéger du froid et de la chaleur, elles s’enduisent la peau d’un mélange de graisse animale, d’herbes aromatiques et d’otjize. L’otjize est issue d’une pierre : l’hématite qui, réduite en poudre et ajoutée au mélange, donne une crème facilement utilisable.
Les enfants se sont même fait une copine qui est venue avec nous à chaque excursions, il n’y a pas de barrière à cet âge………………..
Jours 20 et 21 : OMARUNGA CAMP- KUENE RIVER LODGE (150Km piste- 3H) 8/8 et 9/8
Nous sommes revenus sur nos pas, car la piste qui longe la rivière est trop difficile pour s’y aventurer. Nous sommes donc allés jusqu’à Epembe en reprenant la D3700 puis sommes remontés pour rejoindre la rivière Kunene à Swartbooisdrift (en prenant le D3701). Nous avons longés la rivière entre les palmiers et les villages Himbas jusqu’au Camp, La piste n’est pas difficile, l’endroit est charmant très verdoyant et l’accueil est très sympathique. Notre emplacement magnifique était l’objet de convoitise d’autres campeurs mais celui-ci n’a pas été lâché (encore une consigne de la Cardboard box !)
Il existe de nombreuses activités à faire sur place : - Location d’un canoë (à la journée) : 150N$ par personne - Location de cane à pèche : 75N$ par personne - Visite d’un village Himba : 150N$ par personne - Rafting : 375N$ ou 550N$ par personne en demi journée ou journée complète, malheureusement les enfants n’étaient pas admis (courants trop dangereux……..dommage !)
Il y a une piscine qui est remplie avec l’eau du fleuve….les crocodiles en moins mais les enfants n’ont pas eu envie de s’y baigner. Nous avons réservé le restaurant pour le soir. (Compter 85N$ par personne) et les enfants ont fait connaissance avec des suisses francophones et nous avons convenus de faire une sortie en canoë tous ensemble le lendemain matin.
Le matin vers 9H les gars du camp nous ont tous monté en 4X4 sur quelques Km puis nous ont « jeté » les canoës à l’eau. La descente en canoë a duré 2H30 (avec une belle pause pique nique et sans précipitation). Le soir même nous avons mangé au restaurant du camp avec nos nouveaux amis…que nous n’avons pas quitté avant la fin des vacances.
Jour 22 : KUENE RIVER LODGE- ETHOHA (46Km de piste et 330KM de goudron-5H) 10/8
Du Kunene river lodge jusqu’à Ruacana la piste qui longe la rivière est praticable (D3700) puis elle se transforme en route goudronnée pour quitter le pays des Himbas et rentrer dans la région la plus peuplée de Namibie : l’Ovamboland. Nous avons poursuivi sur la C46 et avons croisé plusieurs villes jusqu’à l’entrée du parc d’Ethoha (les villes d’Oshakati et d’Ondangwa où il est possible de faire des courses car il y a de gros supermarchés). Puis la C46 devient la B1jusqu’à Andoni gate la porte nord d’Etosha . Nous sommes alors dans le parc national d’Etosha, au niveau de la plaine d’Andoni. Nous avons poursuivi vers Namutoni, tout en profitant des différents points d’eau pour notre premier safari. Après notre installation, nous sommes reparti en safari, avec notre véhicule, jusqu’au coucher du soleil. Il faut être rentré impérativement au coucher du soleil. A l’intérieur du parc, des safaris guidés sont organisés au départ de Namutoni (500N$/P pour une game night et moitié prix pour les enfants entre 19 et 22 heures, nous avons vu des girafes, un chacal, des rhinos, un lion et des hyennes et avons entendu dans le silence et le noir absolu de la savane…….les ronflement de Hugo qui s’était écroulé !!)
A savoir : il faut payer les droits d’entrée dans Etosha : 80N$ par adulte et 10N$ pour le véhicule.
Les 3 nuits avaient été réservées auprès de NWR 1 an à l’avance.
Ce camp a été construit en 1903, classé monument historique, le camping est installé sur une pelouse et il y a un restaurant, une piscine qui est très belle, une tour d’observation, un musée et un point d’eau aménagé pour l’observation des animaux de jour comme de nuit. C’est un petit camp très sympathique et convivial.
Nous avons traversé d’Est en Ouest sur 3 jours ce magnifique sanctuaire animalier. Ce parc, le plus vaste espace protégé d’Afrique avec 22 270 km 2, est établi autour d’une cuvette de 5 600 km2 couverte de sel (Etosha pan) qui se transforme en lac lors de la saison des pluies, de novembre à avril. Son eau saumâtre rebute les mammifères mais permet le développement d’une algue bleu-vert, qui attire des dizaines de milliers de flamants roses.
Desséchée, la cuvette se recouvre de graminées dont se nourrissent les grands herbivores. Les aires naturelles protégées en Namibie représentent un cinquième de la superficie totale du pays, et la conservation de l’environnement figure parmi les principaux objectifs de la Constitution.
Jour 23 : NAMUTONI- HALALI 11/8
Ce rest camp est plus grand, il y a plus d’emplacements, ceux-ci sont numérotés et pré définis et ne sont pas très grand, les sanitaires ne sont pas exceptionnels mais sont bien propres. Nous avons fait une journée complète de safari avec notre véhicule dans le parc d’Etosha C’est au fil de la route et des points d’eau que nous avons découvert la faune Namibienne : antilopes, zèbres, girafes, éléphants, lions, hyènes, etc…
Comme tous les soirs nous avons assisté avec plaisir au spectacle exceptionnel qui se passe au point d’eau du rest camp Halali qui est situé au centre du parc animalier
il y a également un restaurant et une piscine, une boutique, un pompe à essence.
JOUR 24 : HALALI- OKAUKUEJO 12/8
Situé au sud est du parc, il s’agit d’un camp gouvernemental. Le camping est vaste. Il y a également un restaurant et une piscine, une boutique d’alimentation (bois, viande fraiche, conserves, qq légumes frais..), une de souvenir et un bureau de poste.
Il y a de nombreuses possibilités de logement avec des bungalows de toutes sortes et à tous les prix et top luxe des bungalows avec terrasse donnant sur le point d’eau, c’est le plus beau des 3 points d’eau et l’espace autour est grand et parfaitement aménagé.
Attention aux chacals la nuit qui viennent vider les poubelles et (mais à ce stade des vacances nous étions de véritables experts en « planquage de bouffe »)
Jour 25 : OKAUKUEJO – WATERBERG 13/8
Nous nous sommes approchés du plateau de Waterberg, qui domine la région dans la journée. Formé de grès rouge, il absorbe l'eau de pluie qui ressort à sa base sous forme de fontaines. Au soleil couchant, les couleurs sont magnifiques. Depuis 1972, le Waterberg est une réserve naturelle. Le parc couvre toute la surface du plateau. On y trouve de nombreuses espèces menacées ou en cours de réimplantation. Nous avions convenu encore une fois cet arrêt afin de couper la route en deux mais (vous allez comprendre par la suite) nous avons vraiment regretté de ne pas étre résté une nuit de plus dans le parc d’Etosha. Nous avions choisi le Waterberg Wilderness lodge qui est installé dans un endroit magnifique, malheureusement les chambres sont sans style et le restaurant ressemble à une cantine.
Après une bonne nuit de sommeil, nous sommes partis avec un guide du lodge à la rencontre du peuple Héréro (tour réservé de France environ 100 euros pour nous quatre) un guide local était sensé nous emmener à la rencontre de ce peuple et nous faire visiter une école, le village et assister à une démonstration de danses locales. Durée théorique de 8heures à 13 heures après collation, en fait nous avons rendu visite à des femmes Héréro qui fabriquaient les robes, et admiré 3 femmes qui dansaient sur le bord de la route (tout le monde peut le faire gratuitement !!) nous avons visité un musé sans intérêt et là encore peu cher pour qui y va de son propre chef, nous n’avons pas vu d’école, aucun village, aucune collation et à 10H45 notre guide nous a planté et nous a souhaité une très bonne route de retour !!!!!!!!!!! le déception fut sans limite nous sommes resté estomaqué et dés notre retour en France avons manifesté par mail notre déception à la responsable du lodge qui nous a répondu que nous étions des menteurs et que le guide n’avait pas la même version des faits !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
C’est donc sur cette note négative que nous sommes rentré s sur Windohek (en route nous nous sommes arrêtés pour manger car bien entendu nous n’avions rien eu lors de la visite Héréro, dans la ville d’OKAHANGA sur la route principale juste avant la sortie de la ville à la Capricorne Guesthouse et nous avons été accueilli comme des rois par une famille allemande installée depuis 10 ans dans le pays, cela nous a rendu sourire et bonne humeur puis nous avons terminé la route afin de rendre la voiture, et après une bonne nuit de sommeil sur place…………………….retour en France. Malheureusement toutes les bonnes choses ont une fin……..mais que de souvenirs en tête.
- Pourboires : pour garder la voiture dans les grandes villes lors de votre stationnement ou pour porter les course du magasin jusqu’à la voiture : 5 à 10N$ dites vous que c’est moins cher que payer un stationnement en France et que cela fait travailler les Namibiens ( pour moins de 1 euro.) - Salaire moyen d’un Namibien 3000N$ mais les employés des lodges à la frontière Angolaise gagnent 800N$ par mois. - Une deuxième roue de secours semble indispensable dans les forums….elle est le plus souvent fournie chez les loueurs de 4X4 (nous avons eu de la chance nous n’avons pas crevés).
Nourriture : (liste préparée en France pour ne rien oublier et ne pas perdre de temps dans les magasins à notre arrivée) Liste : Sel, poivre, huile, sucre (en poudre car en morceaux vous n’en trouverez nulle part), semoule, riz, pates, pommes de terre (nous avions pris un sac de 7kgs, on l’a fini sans pbl), conserves, bananes, sauce tomate, farine, levure, chocolat (emmené de France 8 plaques en tout !!) Papier aluminium (3 rouleaux très utile pour tt les cuissons à la braise) papier toilette (là on a fait fort on en a prit 12 rouleaux alors que 4 auraient largement suffit tous les camping sont propres et très bien équipés). serviettes de table, sacs poubelle, allumettes et Zip Pour la douche : savon, shampoing (produits Biosens trouvés sur internet car pas question pour nous de polluer le désert nous avons donc opté pour le biodégradable, 1 flacon 300ml de savon pour 4 et idem pour le shampoing emmené de France quantités parfaite) dentifrice, brosses a dent, pour la lessive et le liquide vaisselle idem Biosens en bidon de 1 litre, quantité à réduire pour le liquide lessive 300ml auraient suffit. 1 corde, des pinces à linge. 1 douche solaire qui nous a servie 2 jours au Spitzkoope et 1 jour au Vogelfederberg. 1 bâche 3m sur 2 pour s’allonger et faire la sieste l’après midi !! Eau (à acheter en bidon de 4 ou 5 litres plus 1 bouteille pour transporter dans le sac à dos) thé, café soluble, jus de fruit. Chocolat, pain (on en trouve à différents endroits dans le pays, prévoir 3 pains pas plus car ils pourrissent au bout de 5 jours) biscottes, nutella (emmené de France 2 bocaux de 750 parfait pour notre périple, vous pourrez en trouver à Windhoek mais en petit pot et bcp plus cher) Compote de pommes (impossible à trouver !!) De quoi faire des crêpes !(là j’avais fais fort j’ai même emmené ma poêle et je ne l’ai pas regretté car le matériel fourni n’était pas génial en terme de poêle et des crêpes ça dépanne à n’importe quel moment et c’est facile à faire)
Sinon, on devient très vite carnivore dans ce pays où la viande est d’une qualité inimaginable compter entre 2 et 3 euros pour un énorme T bone, nous pensions trouver de la viande partout, c’est faux on en trouve à Windhoek, Swakop et grandes villes mais il faut prévoir d’autant plus que le frigo n’est pas géant et que cela ne se conserve pas trop longtemps On trouve également des produits frais, tomates, bananes et autres légumes (toujours ds les grandes villes : j’entends par là Windhoek, swakopmund et opuwo) On trouve du fromage (type chedaar et des yaourts (remplir le frigo) sinon pour les jours à distances prévoir des salades de fruits en boite qui se conservent à température ambiante.
Le Biltong ou viande séchées souvent d’antilopes, on en trouve dans les supermarchés et dans les fermes (au sud d’etosha le long de la route goudronnée qui descend sur Windhoek)
Squach à l’anis : (on a essayé sans anis c’est pas mal et cela se conserve super bien) La Squash est une espèce de courge, un peu sucrée et délicieuse. Même les enfants, souvent réticents aux légumes se régalent ! Le seul inconvénient, crues, elles sont aussi dures que des boules de pétanques ! Il faut y enlever le chapeau et les vider (un peu comme des tomates farcies) Couper en cubes de l’emmental ou du cheddar En fourrez les Squash, saupoudrez copieusement d’épices au choix Remettre le chapeau et enroulez dans du papier aluminium. Mettre 1h à coté du feu ou sur des braises, en les tournant régulièrement pour une cuisson homogène
Crêpes : 250 g de farine, ½ litre de lait, 2 œufs, 1 cuillerée d’huile et 1 pincée de sel. (Ingrédients à acheter a Windhoek c’est pratique et cela dépanne à tout moment) Nous avions acheté une planche de 18 œufs, ils se sont bien conservé et pas de casse.
Pankake (sachets préparés emmenés de France et fouet, cela nous a dépanné quand nous n’avions plus de pain le matin, cela ne prend pas de place et les enfants ont adoré, j’ai également fait du pain perdu avec le pain rassit)
Pomme de terre creusée avec un œuf à l’intérieur ou fromage ou bacon entouré dans une double épaisseur de papier alu, cuisson 40 min (ça on a pas essayé) Ou encore PDT épluchée et tranchée avec du beurre entre chaque tranche et cuisson idem.
la bannique ou le pain du trappeur !! 500 g de farine, 2càc de levure, huile, sel, eau Mélanger avec suffisamment d’eau pour que la pate soit malléable. Faire une galette de 2, 5 cm maximum d’épaisseur, saupoudrez un peu de farine sur les 2 faces pour une manipulation plus aisée (ca colle). Chauffer et graisser une poêle, mettre à cuire jusqu’a dorer le premier coté (une croute doit se former), retourner pour cuire l’autre face.
Lorsque celle ci se colore joliment en brun, retourner encore quelques fois la galette pour finir la cuisson. la résonance du pain vous donnera une bonne idée de l’état de cuisson. Si vous désirez un pain croustillant, il faut faire un trou de la taille d’une bille au centre de la galette. Temps moyen de cuisson : 15 minutes.
Sans margarine cela se fait également sans problème.
On a tenté le pain cuit dans les braises la nuit mais cela n’a pas était une réussite, un peu trop cuit à l’exterieur et pas assez au milieu………..mais avec le Nutella tout passe.
Attention les pompes à essence prennent rarement la CB prévoir du cash et le plein du 4X4 fait mal il peut couter environ 100 euros à chaque fois et les distributeurs d’argent sont rares !!!
Jumelles (indispensables !!) et adaptateur 3 fiches rondes en triangle (on en a pas eu besoin) Casquettes, maillots de bain, crème solaire et n’oubliez pas crème hydratante et stick pour les lèvres car il fait très sec dans le désert et les enfants avaient les lèvres qui saignaient à cause des gerçures.
Trousse de secours : - ciseaux, coupe ongles, pinces pour échardes, pansements, compresses, bandes, désinfectant, collyres (dacryoserum en cas de secheresse oculaire et exocine en cas d’infection oculaire), sprays anti brulure ou biafine (car on fait du feu tout les soirs alors mieux vaut être prudent, elastoplaste (en cas d’entorse) fils et aiguilles. - paracétamol, AINS, ATBtiques à large spectre à condition de savoir s’en servir Spasfon lyoc, vogalene, immodium
Pour la voiture : un transformateur 12V en 220V qui se branche su l’allume cigare (environ 50 euros) qui nous a permis de recharger la Nintendo indispensable pour les longues routes, les batteries de caméscopes et appareil photo et les piles rechargeables des lampes de poche de nos enfants trouillards qui laissaient une petite lumière toute la nuit !!
J’avais également acheté des plaids polaires (à 2 euros 50 chez IKEA) pour les coudre le plus simplement possible et en faire des « sous » sac de couchage car tt le monde me disait que les nuits étaient fraiches. C’est vrai et on n’a pas regretté !!! (En plus des pyjamas d’hiver c’est parfait)
Chez ASCO car nous avions deux bouteilles de gaz (1 pour la cuisine et 1 pour l’éclairage) mais la bouteille était trop grosse pour pouvoir la mettre au centre de la table, nous avons donc acheté une petite lampe à gaz lors de notre arrêt à Swakopmund (environ 10 euros, les petites bouteilles de gaz(1 euro) tiennent environs 5 grosses soirées, il faut donc en acheter plusieurs)
La location de la voiture chez ASCO ( 3 litres 3 avec double tentes sur le toit ) nous a couté 3800 euros pour 25 jours (franchise 4750N$) pas neuve mais parfaitement propre, les pneus étaient quasi neufs ce qui est le plus important, les tentes sont très confortables et nous qui ne sommes absolument pas adeptes du camping n’avons pas manqué de confort. Pour la cuisine il y a tout le nécessaire, j’avais prévu ma poêle pour les crêpes en plus. Le coffre contient 1 table et 4 chaises ainsi que de la place pour 4 sacs moyens ou 3 gros sacs. En route nous avons rencontré des suisses qui avaient loué chez KEA campers, nous avons passé 1 semaine avec eux et avons eu le temps de comparer les véhicules. Les voitures sont les même, les tentes aussi avec un avantage chez KEA pour le système de fixation de l’échelle mais un autre avantage chez ASCO car le cric est placé derrière la banquette arrière alors que chez KEA il est sur le toit entre les deux tentes et gène donc à la fermeture éclaire des tentes de toit. Chez KEA 1 seule bouteille de gaz contre 2 chez ASCO. Gros avantage chez KEA pour le frigo qui est monté sur roulettes et qui se tire en dehors du coffre et également 2 grands tiroirs qui permettent le rangement des courses alors que nous avions les nôtres dans des sachets et carton dans le fond du coffre. La table chez ASCO se range dans le coffre avec le reste ce qui implique un vidage de coffre suivit d’un remplissage à chaque pause, en revanche super idée chez KEA car non seulement la table est plus grande mais elle se glisse sous une des tente de toit. Donc vous l’aurez compris la prochaine fois j’opterai pour KEA et je demanderai une deuxième bouteille de gaz et une caisse à outils (car elle n’est semble t’il pas fournie)
La majorité de nos nuits ont été réservées chez :
Namibie 2008
Avec Nathalie, Olivier, Noémie et H Jour 1 : WINDHOEK 20/7
Arrivée à l’aéroport à midi, nous avons changé de l’argent (environ1500 euros ….de quoi affoler l’agent de change !)et transfert a Ascot Car (environ 1 heure de route) par un gars de leur équipe pour récupérer le 4X4 (environ 1H30 d’explications en Anglais !) et nous voila repartis pour faire le gros de nos courses, ravitaillement (c’était un dimanche et beaucoup de magasins sont fermés mais chez Ascot on nous a dirigé) le plein d’essence était fait au départ et avoir fait la liste avant de partir nous a fait gagner un temps précieux car nous voulions absolument quitter la ville et dormir un peu plus loin mais pas question de rouler dans le noir et le soleil se couche entre 17H30 et 18H et il fait nuit noire à 18H30.
C’est donc très excités par cette aventure que nous avons pris la route vers le sud (B1) jusqu’au Lake Oanob resort qui se situe à hauteur de Rehoboth à 80 Kms de Windhoek (route goudronnée), nous avons eu un emplacement de rêve bien aménagé au bord du lac avec eau froide et électricité (les toilettes et la douche sont à partager à plusieurs et sont moyens mais pour une nuit pas de pbl) 400 N$ pour nous 4 et la voiture.(pas de réservation)
Faire les 80 kms le premier soir nous a permis de sortir de la ville, de nous sentir tt de suite en Vacances et de faire 1 heure de route vers le sud ce qui était gagné pour le lendemain.
Jour 2 : REHOBOTH– KALAHARI (environ 100Km de goudron puis 90 Km de piste- 3H) 21/7
Départ pour le sud toujours via la route B1, qui traverse le pays jusqu’en Afrique du Sud. La route est relativement monotone à partir de Rehoboth, passage du tropique du Capricorne.
Nous avons roulé vers Mariental et Stampriet, pour aborder la partie Namibienne du Kalahari, mais attention il ne faut pas oublier de tourner sur la C21 à hauteur de Kalkrand puis prendre la D1268 sur environ 40Km. Autre alternative : continuer sur la B1 pour prendre la C20 un peu plus au sud et de là vous rattraper la D1268 c’est à mon sens plus simple mais nous ne l’avons pas fait car nous ne savions pas exactement où se situait le lodge.
Nous sommes arrivés en milieu de journée à Bagatelle Kalahari où nous avions réservé un emplacement de camping, le Lodge se trouve au bord du Kalahari méridional dans la savane mélangée d’arbres et d’arbustes. C’est un endroit magnifique le sable est rouge et l’accueil très chaleureux bien que nous ne soyons que de simples campeurs. (Réservation faites par la cardboard box)
En fin d’après midi nous sommes allés voir les guépards qui sont en captivités (car récupérés blessés) nous avons assistés à leur repas et avons cru que l’un d’eux allait préférer notre guide plutôt que le morceau de viande qui lui était destiné !!(Environ 300N$ pour nous 4)
Le camping est très bien aménagé, les emplacements sont éloignés les uns des autres et chaque emplacement est équipé d’une petite maison avec douche, toilettes et lavabo et bien sur à l’extérieur un emplacement pour faire le feu. Nous avions accès au restaurant et à la piscine du lodge (l’eau est glaciale à cette période de l’année) mais nous avons préféré passer notre première soirée entre nous…….seuls au monde sur notre emplacement de rêve. Nous n’avons pas eu froid la nuit mais au petit matin quand il a fallu enfiler les vêtements glacials ce fut plus difficile La soirée fut très fraîche et nous n’avons pas regretté d’avoir emmené nos gros pulls polaires.
Jours 3 et 4 : KALAHARI-NAMIBRAND (280Km de piste et goudron-5H) 22/7 et 23/7
Après le petit déjeuner, départ pour le cœur du désert du Namib, il faut aller jusqu’à Mariental puis prendre la C19 qui passe par Maltahohe, poursuivre jusqu’à la D845 qu’il faut prendre afin de rejoindre la C27 qui mène à la réserve de Namibrand, la plus grande réserve privée du monde : 185000 Ha prés de Sossusvlei, né de la volonté d’un grand propriétaire pour que la vie sauvage reprenne sa vie originelle. Ici tout est magie. La couleur des dunes, la sérénité du lieu, les animaux que l’on y croise (Oryx, Zèbres de montagne, Springbok, Autruches….). Il est interdit de camper dans cette réserve et les possibilités de logements sont moindre (quelques lodges luxueux et la TOK TOKKIE TRAIL qui est un organisme qui organise des marches de 3 jours ou plus avec nuit à la belle étoile) Nous avions optés pour Le Wolwedans dune camp qui est au sein d’un décor de montagne plongeant dans une plaine herbeuse où se dessinent les dunes de sable rouge. Il reste environ 1 heure de route après de la barrière de Wolwedans jusqu’à la réception ! Nous sommes arrivés vers 13 heures et sommes restés 2 nuits sur place, comme dans tous les lodges privés on s’occupe de vous de A à Z (compter 1000 euros pour 2 adultes et 2 enfants 2 nuits, réservation faites en direct sur leur site). Au programme des safaris en 4X4 avec ranger, pisteur et …………..cocooning grand luxe.
En effet les tentes sont luxueuses et notre guide nous a proposé une game pour le soir même avec au programme apéritif en pleine nature pour admirer le coucher du soleil. Le lendemain matin nous sommes partis vers 9 heures pour la journée et avons pique niqués au cœur de la réserve, le silence était surprenant et seuls les cris des enfants venaient le briser.
Vers 18H30 apéritif autour du feu puis passage à table avec annonce du repas du soir en langue « Damara » qui nous a bien fait rire. Avant le lever du soleil on nous a déposé de l’eau chaude pour le thé ainsi nous pouvions nous installer sur la terrasse des 6 H pour les plus courageux.
Jour 5 : NAMIBRAND-SESRIEM (155Km de piste- 2H) 24/7
Les enfants ont eu beaucoup de mal à quitter Wolwedans, nous avons pourtant repris la route (la C27 vers le Nord) vers 10 heures du matin pour le camping de Sesriem, installé à l’ombre des acacias multi-centenaires, il comprend une trentaine d’ emplacements délimités et ombragés, plusieurs grands blocs sanitaires avec eau chaude (très propres) sont à votre disposition, ainsi qu’une piscine, un bar, une station service et un magasin minimaliste où vous ne trouverez aucun produit frais, ( pas de viande, pas de yaourts, ) mais vous pourrez acheter du très bon pain et des glaces magnum pour presque rien. (En arrivant au camping l’accueil vous assigne une place, impossible de choisir mais nous étions face au désert c’était superbe) réservation faites 1 an à l’avance sur le site de Namibia Wildlife resorts (NWR)
Le reste de l’après midi, nous sommes allés nous promener au Sesriem canyon qui se trouve seulement à 10 minutes en voiture du camping, l’entrée est gratuite et nous avons pu escalader les rochers et faire de très belles photos
Jour 6 : SESRIEM- NAMIB NAUKLUFT PARK (250 Km de piste- 4H) 25/7
La porte de Sesriem qui donne accès au parc de Sossusvlei ouvre à 2 horaires différents. Les personnes ayant dormi dans le camping de Sesriem (c’est nous !!!) peuvent entrer dans le parc les premiers. La porte ouvre environ 1H avant le lever du soleil. Une activité très prisée dans le désert est d’admirer le lever du soleil sur le haut de la dune 45 et pour cela nous sommes partis à l’ouverture des portes car cette dune comme son nom l’indique, se trouve à 45Km de la porte, il nous faudra environ 45 min pour l’atteindre (vitesse limitée à 60Km/H dans le parc ) La grande question était : pourquoi cette dune pour voir le lever du soleil et pas une autre et bien la réponse est décevante, en fait 45km est la distance maximale que nous pouvons parcourir en voiture avant que le soleil ne se lève en terme de temps donc soit vous sortez à la dune 45 soit vous êtes dans votre voiture pour le lever du soleil ce qui n’est franchement pas grave car vous en aurez plein les yeux où que vous soyez, la dune 45 est une dune comme les autre sauf que tout le monde s’y arrête !! Il y a des dunes pour tout le monde aussi belles les une que les autres à vous de trouver la votre. Nous avons donc fait notre pause après l’ascension avec petit dej en haut des dunes ! Ensuite il reste quelques Km à faire pour arriver au cœur du désert du Namib : Sossusvlei. La piste qui est uniquement accessible au 4X4 est très simple donc pas de panique même si c’est votre première fois en 4X4 (et dire que je voulais qu’olive fasse une semaine de stage 4X4 avant de venir tellement certains internautes m’avait foutu la trouille sur ce petit bout de route !) Nous avons même laissé les enfants conduire car il n’y avait personne, ils se sont éclatés. Le permis pour l’entrée du parc vous est directement délivré à l’accueil du camping 170 N$ pour nous 4 et la voiture. L’avantage toujours du 4X4 c’est que nous avons sorti table, chaises et avons petit déjeuné à : Sossusvlei
Nous avons repris la route vers Solitaire en rejoignant la C19 vers le nord (les enfants se sont écroulés pendant le trajet !), le bagdad Café de la Namibie, où il fait bon faire une petite pause, mais il ne faut pas se fier à votre carte qui la nomme comme le point central de la région, il s’agit juste d’une station service qui fait également office de bar, glacier, poste, épicerie. Le supermarché est surprenant, pas grand-chose malheureusement (nous avons trouvé des œufs c’était mieux que rien !) Nous avons acheté le pain aux céréales recommandé par beaucoup sur ce forum, je dois dire que j’ai était la seule de la famille à l’aimer (tant mieux pour moi !)
Nous avons continué notre route sur la C14 vers le nord, et avons traversé les canyons de la Gaub (magnifique c’est une succession de routes sinueuses au milieu des montagnes) puis de la Kuiseb. Et nous sommes entrés dans le parc de Namib Naukluft zone protégée depuis 1964, qui s’étend entre le canyon de la Kuiseb au sud et la rivière Swakop au nord. Bien qu’il comprenne de petites dunes linéaires, cette partie du désert se caractérise surtout par de vastes plaines caillouteuses ponctuées de chaines de collines abruptes et imposantes. Un inselberg (rocher granitique), un arbre épineux ou une autruche viennent ça et là animer le paysage. La rivière Kuiseb joue un rôle vital dans l’écologie du Namib central. Le Naukluft est une chaine montagneuse qui surplombe les plaines du Namib central, certains sommets dépassent les 2000m. De nombreux sites différents méritent le détour et chacun d’entre eux offre des emplacements pour le camping. Attention l’entrée du parc du Namib Naufluft sans mention de lieu de campement précis est à payer soit à Sesriem soit à Swakopmund, une fois sur place vous n’aurez aucun moyen d’acheter une autorisation de campement, nous ne le savions pas et nous nous sommes arrêté dans un campsite où il y avait la pancarte « permit required » nous nous sommes dit que nous allions voir quelqu’un sur place mais il n’y avait pas un chat, nous nous sommes donc installé pour la nuit car le soleil se couchait et il était hors de question de poursuivre la route sur piste dans le noir. Le lendemain matin deux gardes du parc faisaient leur ronde et nous ont demandé notre permis, nous leur avons expliqué que nous ne savions pas où l’acheter mais que nous allions les payer ils n’ont pas voulu de notre argent et ne nous ont pas verbalisé car ils nous ont trouvé très sympathiques (ouf !) Chaque emplacement possède un endroit pour faire le feu mais pas de toilettes (enfin il y avait des toilettes .mais je vous mets au défi d’y aller) ni de douche et bien sur pas d’eau courante.
Vous aurez donc le choix pour camper : Homeb est une oasis qui se trouve au bord de la rivière asséchée Kuiseb, face aux premières dunes rouges du désert du Namib. C’est à l’abri des majestueux acacias que vous pourrez bivouaquer. De là de belles promenades à pied vous conduiront dans la rivière et sur les dunes. Bloedkoppie est un massif de granit perdu au milieu du désert, et son ascension offre un spectacle de toute beauté. Les campements se situent au pied du massif. Une piste 4X4 vers Tinkas et Roch Arch offre de grandes chances de rencontrer des animaux. Une We continued to the next mark on the map, which is Hope Mine.Gerry had suggested that Mirabib is the most beautiful campsite of the Namib Naukluft Park.autre alternative à notre programme était l’olive trail (environ 10Km en 4-5 H) ce trail part du centre administratif et il n’est pas nécessaire de réserver mais nous n’avons pas eu le temps de le faire. Nous sommes restés sur la route principale (toujours la C14) soucieux d’avancer vers la cote et d’épargner une trop longue route aux enfants et nous sommes arrêté à Wogelfederberg. Un endroit sympathique, quelques rochers au milieu de nulle part et rien que nous.
Jour 7 : NAMIB NAUKLUFT PARK-SWAKOPMUND (60Km de piste-1 H) 26/7
Le matin nous avons tranquillement pris la route (encore et toujours la C14) pour Wlavis Bay (après notre rencontre avec les guides du parc). Nous avons réservé une excursion en mer pour le lendemain matin avec Levo tour (nous voulions réserver à Mola Mola mais des touristes rencontré à Wolwedans nous avaient conseillé Levo tour car les bateaux étaient plus petit donc beaucoup moins de monde à bord) Nous avons ensuite poursuivit vers Swakopmund et la Seabreeze Guesthouse (chambre pour 4, pour 2 nuits, réservée par la Carboard Box) car le climat est assez froid et humide surtout la nuit, nous avons donc préféré la chaleur d’un véritable lit ! Les réservations à Levo tour se font un peu partout dans Swakopmund, sur la route principale en ville vous trouverez des tas de « bureau » ou office de tourisme qui se charge de téléphoner et de réserver pour vous (cela ne vous coute pas plus cher) les départs ont lieu à 8H30 le matin de Wlavis Bay et retour vers 13 H.
Nous avons mangé au Tug sur la jetée, la vue est superbe et les prix sont très abordables : les enfants ont choisit une sole énorme accompagnée de légumes pour 6 euros et nous des poissons en papillotes pour 8 euros, les desserts sont à se « taper le cul par terre » compter 3 euros pour un fabuleux duo de mousse au chocolat ! Service absolument parfait enfin nous vous le recommandons vivement. L’après midi nous nous sommes promené dans la ville Pour les Namibiens ayant les moyens, cette ville est St-Tropez, il y a des boutiques, plein d’activités (Quad, Parachute, Tyrolienne, Survol en avion…) des restaurants chics et de longues promenades sur la jetée. Puis sur les conseils de la dame de l’office du tourisme nous sommes allés visiter une ferme d’autruches à environ 15 min en voiture au nord de la ville, nous en avons appris bcp de l’œuf à l’âge adulte avec dégustation au passage et fou rire des enfants !!! (50N$ par adulte et moitié prix pour les enfants) environ 1 heure 30 de visite.
Durant la visite nous avions laissé notre linge à la laverie de Swakopmund et l’avons récupéré propre sec et bien plié dans des sacs pour un prix défiant toute concurrence (environ 15N$ par machine que ce soit une machine à sécher ou à laver)
En ville vous trouverez des Namibiens en tenue qui proposent de garder votre voiture en stationnement, il est de bon ton d’accepter cela aide à lutter contre les effractions et je pense qu’il faut encourager leur travail (10N$ ce n’est pas grand-chose pour nous, c’est beaucoup pour eux !)
Notre guesthouse était très bien, propre spacieuse mais un peu excentrée donc je ne vous la conseille pas, je pense que c’est mieux d’en trouver une plus proche du centre.
Jour 8 : SWAKOPMUND 27/7
Nous sommes donc partis pour notre croisière Levo tour de Walvis bay ce fut un moment fabuleux, à faire absolument avec ou sans enfants…………..je n’en dis pas plus !! (Prévoyez des vêtements chauds et des coupes vents) nous avons payé 1130N$ à 4., Nous étions 2 familles sur le bateau et les enfants en ont eu plein les yeux et plein les mains (dauphins, otaries, pélicans……)
L’après midi nous avions réservé un survol en petit avion du désert (Scénic Air), unique moyen de découvrir le spectacle fantastique des dunes rouges qui se jettent de leur 300m de haut dans la mer. (Durée 1H30 tarifs en fonction du nombre de passagers, 8000N$ pour nous 4). Penser à réserver ! J’avoue que j’ai un peu regretté car pour nous adultes oui c’était génial…………..les enfants eux n’ont pas été plus emballé que ça………alors pour le prix mieux vaut éviter !
Les deux excursions nous ont permis de voir les otaries de très prés (en nous évitant le déplacement jusqu’à Cape cross) survol de Swakopmund et Walwis Bay plus Sandwich Harbor………..en bref nous avons beaucoup apprécié cette pause océan au milieu d’un voyage au cœur du désert le soir, les enfants et nous étions …………….épuisés !!!!!
Jour 9 et 10 : SWAKOPMUND- SPITZKOPPE 28/7 et 29/7
Nous sommes partis de Swakopmund en début d’après midi après avoir fait le plein de victuailles (2000N$) et un plein d’essence (1000N$) et avoir mangé dans un restaurant situé dans les petites rues piétonnes (sole grillée 100N$ plus chère qu’au Tug et T-bone géant au même prix, dessert 36N$ pour la mousse au chocolat pas bonne du tout !!) Au départ de Swakopmund la route est monotone et peu sympathique concernant les paysages, puis le massif devient visible …………Il s’agit d’une montagne granitique d'origine volcanique. Le Spitzkoppe est accessibles aux deux roues motrices, après la B2 prendre la D1918 puis la D3716, le Spitzkoppe se trouve à mi chemin sur la D1925 qui part de la D3716.
Au Spitzkoppe le seul trail banalisé est celui qui mène au Bushman paradise (il s’agit de peintures rupestres qui représentent le premier moyen de communication entre les hommes du temps où ceux-ci étaient des nomades et qu’ils se laissaient des messages pour s’aider les uns les autres par exemple le rhinocéros montre l’endroit où se trouvait une source d’eau, on y voit également un zèbre, un lion et des hommes qui dansent pour fêter le retour de la chasse) à l’entrée du site vous pouvez soit payer un emplacement pour la nuit et vous choisirez l’endroit où vous désirez vous installer (115N$ par campsite, inutile de réserver)soit visiter le site en voiture car si vous partez à pied sachez que vous en avez pour 1 heure de marche avant d’arriver au Bushman paradise, vous pouvez également prendre un guide pour 120N$ il vous fera faire le tour avec votre voiture en vous expliquant beaucoup de choses et vous emmènera au Golden Snake que vous ne pouvez voir qu’avec un guide (il s’agit là encore d’une peinture rupestre)
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A l'aube et au coucher de soleil, le Spitzkoppe offre des teintes fascinantes. Les alpinistes pourront également escalader le Spitzkoppe gravit pour la première fois en 1946, les enfants ont également escaladé les pierres qui sont lisses et rondes donc sans danger. Si vous grimper jusqu’en haut vous pourrez voir de drôle de bêtes qui ressemblent à de gros cochons d’inde et qui vivent en communauté dans les rochers. Nous nous étions installés au pied du Bridge et une femme furieuse à voulu nous faire partir car elle avait projeté d’y installer son groupe, cette personne à été si désagréable que nous n’avons pas bougé. Pourtant tous les emplacements sont superbes nous n’avons pas compris cette furibonde !!!Nous sommes restés 2 nuits toujours dans le souci de bien profiter des choses et de ne pas écœurer les enfants avec trop de kilomètres.
Jour 11 : SPITZKOPPE- BRANBERG 2H de route 30/7
Départ pour le Branberg white lady lodge, camping sommaire installé dans un décor magnifique (exotique et convivial). C’est un endroit superbe. On choisit son emplacement. Un énorme acacia au centre de notre emplacement nous a offert toute l’intimité et l’ombre nécessaire grâce à ces feuilles tombantes. Notre emplacement était équipé d’un Braa et d’un robinet d’eau froide, il était parfaitement entretenu, balayé après chaque départ, les douches sont réparties dans le camping à ciel ouvert, propre avec de l’eau bien chaude, les toilettes à ciel ouvert également étaient parfaitement propres.
Nous sommes arrivés vers midi, après un bon repas nous nous sommes installés pour la sieste puis nous sommes allés à la réception afin que les enfants puissent jouer avec « annita » le suricate femelle de 3 mois parfaitement apprivoisé. L’année dernière il y avait Carlos un autre petit suricate mais qui est malheureusement DCD (durée de vie 3-4 ans et Carlos avait 3 ans.)
Le soir une fois installés dans notre tente nous avons profité des chants africains qui venaient d’un emplacement proche du notre. Nous étions dans le noir dans l’ambiance africaine, c’était super. Nous avons également fait connaissance avec 2 Quebequois, venus admirer notre 4X4 ils sont repartis vers 6 H du matin avec leur groupe, nous nous sommes levé vers 7H30 avons pris le temps de déjeuner et sommes partis à la rencontre de la « white lady », à environ 10 minutes en 4X4 du camping (nous avons payé 90N$+20 tip) pour une ballade de 2H en plein soleil, heureusement le guide vérifie toujours que vous partiez avec suffisamment d’eau et de bonnes chaussures. Ce fut une bonne ballade mais il ne faut pas faire toutes les peintures rupestres de la région, pour notre part (et surtout les enfants) c’était assez.
Jour 12 et 13 BRANBERG – PALMWAG
Nous sommes partis du site vers midi et avons préféré garder la route principale jusqu’à Korixhas où nous sommes arrivés vers 13H30, nous avons pris de l’essence (800N$) et un lunch moyen dans un lodge en centre ville puis nous avons décidé de pousser jusqu’à Palmwag pour y rester 2 nuits au lieu de 1 comme prévu initialement, nous sommes arrivés à 17H avec la voiture qui faisait un drôle de bruit depuis la piste de la veille, heureusement au lodge l’équipe à pris en charge notre voiture, démonté de pneu et passé 2H à tout réparer, Olive leur à donné l’équivalent de 10 euros et tout le monde semblait très satisfait. Le camping était complet et notre emplacement était réservé pour le lendemain, on nous a proposé de camper sur le parking du lodge avec accès aux sanitaires du camping (gratuitement). Palwmag est en effet très beau, c’est un petit oasis au milieu du désert, l’herbe est verte et la piscine assez propre. Nous avons réservé 1 sortie à pied pour l’après midi départ du lodge 15H, et une game drive pour le matin départ du lodge 7H. (1200N$ pour les deux sorties à 4)
Palmwag est donc situé au cœur des plus beaux paysages du Damaraland. La forêt pétrifiée qui n’est pas très loin et d’après l’avis de tous d’intérêt très moyen, nous l’avons donc évitée. Palmwag et sa concession sont un des derniers lieux complètement sauvage du continent africain où l’on trouve dans des paysages magnifiques les derniers animaux d’Afrique en liberté. Il y a seulement 8 emplacements de camping, de taille diverses avec lampe électrique pour le soir mais pas de prise et robinet eau froide avec table et bancs à l’ombre. La drive du matin nous a permis de voir des Sprinboks, stinboks, girafes, oryx, zèbres, hyènes et chacals et pour finir un éléphants dans le lit de la rivière.
Nous sommes rentrés vers 11H30 au lodge le temps de faire le repas du midi et de se préparer à partir…………….les enfants sont partis faire un petit tour et son revenus en hurlant de joie car ils s’étaient retrouvé face à un éléphant juste à la porte du lodge. Nous avons beaucoup apprécié Palmwag et 2 nuits valaient mieux qu’une afin de pouvoir profiter des activités sur place.
Jour 14 : PALMWAG-WARMQUELLE 2/8
Prendre la D3706 puis suivre Ongongo camp Après 10Km de piste affreuse (de nombreux trous, des grosses pierres et des tas d’enfants envoyés par leur parents pour mendier qui se jettent presque sur la voiture !), nous sommes arrivés au camping Ongongo (c’est le camping de warmquelle), ce camping n’a rien d’extraordinaire, les emplacements sont petits et non ombragés, il y a en effet un petit trou d’eau alimenté par une minuscule cascade et l’eau est loin d’être transparente (mais nous sommes en Afrique !) de nombreuses « mouches d’eau » nagent à la surface mais s’éloignent de vous lorsque vous entrez dans l’eau. Nous sommes également allés nous promener dans le lit de la rivière qui recèle de petites flaques dans lesquelles nous nous sommes trempés mais bon vous l’aurez compris ce lieu que nous pensions fabuleux s’est avéré sympathique sans plus. Il y a un WC et une douche (qui fonctionne mal !). Et pas d’électricité. Nous avons payé 160 N$ pour nous 4. Le soir Olivier a sursauté à cause d’un serpent qui avait eu la bonne idée de venir s’enrouler autour de notre bonbonne de gaz.
Attention : des hyènes solitaires trainent parfois dans le camping il vous faudra donc mettre votre nourriture (poubelles comprises) à l’abri dans la voiture pour ne pas être dérangés.
Ongongo Campsite
Jour 15 : WARMQUELLE- PURROS 3/8
Le camping de purros est isolé et en pleine nature, nous nous sommes arrêtés à Seisfontein au bout de la D3706 au magasin mais il n’y a quasiment rien, pas de pain, pas de viande et aucun produits frais, vous trouverez des sodas, de l’eau, du mil, du riz et quelques boites de conserves. A coté le magasin qui vend de l’alcool ressemble à une banque dans la bande dessinée de Luky Luke avec la vendeuse bien à l’abri derrière ses barreaux. Puis prendre la D 3707 c’est la piste qui mène à Purros et qui alterne des zones de gravillons, grosses pierres, zones de sable mou puis dur !! Il faut être très vigilent et je vous déconseille de la tenter dans le noir. Après 2H30 de piste affreuse au sol (car en revanche les paysages sont spectaculaires) nous sommes enfin arrivés.
L’accueil au camping est très sympathique. Le guide vous guidera jusqu’à votre emplacement. Le camping (géré par la communauté Herero) est implanté sur le lit d’une rivière asséchée. L’eau abonde dans le sous-sol et les arbres sont magnifiques. Notre emplacement était un lieu de rêve avec tout le confort et complètement isolé. Un arbre majestueux abrite chaque campement. (Pas de réservation nécessaire)
Dans le feuillage d’un autre arbre une douche (eau chaude) est installée et des toilettes (avec chasse d’eau…………….youpi !) ont été aménagées. Il y a bien sûr un emplacement pour faire le feu et… plein de traces d’éléphants autour. Eh oui, les éléphants passent tous les jours, la nuit pourra être agitée ! le guide nous a proposé de nous emmener voir les éléphants du désert pour 100N$, nous sommes donc partis vers 16H pour 1H30 de ballade environ dans notre voiture, les enfants ont été ravis de voir les girafes et les éléphants et moi très rassuré d’avoir qqn pour nous diriger car rien ne ressemble plus à un arbre qu’un autre arbre !! (L’emplacement nous à couté 180N$)
Le guide nous a également proposé une visite chez les Himbas pour 120N$ pour nous 4 ! C’était magique nous sommes restés 1H30 environ avec eux, un très beau village isolé de tout avec des gens très intéressants, en fait le guide de notre camping avait sa femme et ses enfants dans le village, il nous a présenté ses fils et sa femme (lui n’en avait qu’une car il est pauvre mais il a garanti à mon mari qu’il pourrait en avoir plus car il est riche !!!) Nous avions des peluches pour les enfants et des petit bijoux pour les femmes, Noémie a offert un petit miroir de poche à la femme du chef qui à applaudit de joie devant ce merveilleux cadeau. Ce fut une visite très chargée en émotion, autant pour nous que pour les enfants.
La viande sèche sur les toits des maisons traditionnelles (qui sont faites de bouse de vache et de boue) Les femmes Himbas s’enduisent le corps dés l’âge de 10 ans d’une poudre ocre qui protège la peau du soleil et qui est également une parure pour embellir la peau. Une des femme du village était malade, elle avait de la température et mal à la tète le guide nous a expliqué qu’ici il n’y a aucun médecin, je lui est donc donné tout ce qui fallait pour se soigner et insistant sur la prise toutes les 6 heures de paracétamol (on ne se rend pas compte qu’ici les repères ne sont pas les même ……………..comme si elle allait regarder la montre qu’elle n’a pas et qu’elle ne sait pas lire de toute façon !!) J’ai également distribué le dacryoserum et le collyre antibiotique car plusieurs enfants avaient de la conjonctivite.
Jour 16 : PURROS- OPUWO 4/8 (5H de route) Nous avions tenté au départ de Purros de reprendre la D 3707 vers Orupembe mais cette piste est trop difficile à faire à un seul 4X4, nous avons donc rebroussé chemin et repris vers Sesfontein puis la D3704 vers Opuwo. La ville d’Opuwo est le dernier point de ravitaillement en essence et alimentation, cette ville se situe dans le Kaokoland au nord ouest de la Namibie, délimitée au nord par la rivière Kuene et au sud par l’Hoanib, cette région est peuplée par les Himbas, au départ nous pensions nous re arrêter à Warmquelle mais nous n’avions pas aimé cet endroit, nous avons donc décider de faire une belle étape en voiture et de s’arrêter 2 nuits pour faire une pause après donc 5 heures de route (dont 2H30 de piste entre PURROS et Seisfontein) nous sommes arrivés à OPUWO qui est réputée pour être une ville sans attrait, nous avons fait le plein d’essence (1200N$) et avons demandé au pompiste de nous indiquer le plus bel endroit pour dormir. Il nous a conseillé le « Country hotel » qui se situe sur les hauteurs de la ville. En effet après 10 min de route nous arrivons dans un lodge magnifique avec une piscine très propre mais glaciale à débordement sur la savane. Il ne restait que des chambre de luxe mais tant pis, nous travaillerons plus au retour !! Nous voila donc avec deux chambres communicantes absolument magnifiques, les enfants étaient excités comme de fous et Hugo était en admiration devant la chasse d’eau des toilettes qui fonctionnait très bien (fou rire général…..1 semaine de camping et voila notre petit bout de chou en admiration devant les pipi room). Les chambres coutent 1500N$ et les chambres standards sont à 1000N$, la chambre des enfants est facturée à moitié prix. (Les excursions chez les himbas dans cet hôtel sont facturées 300N$ par personne, nous sommes donc très heureux de la fabuleuse rencontre que nous avons faite pour 10 fois moins chère)
Nous avons très bien dormis, les enfants ont apprécié cette pause au « vert » et cela nous a permis de refaire de l’ordre dans nos bagages !! Il y a possibilité de camping avec accès au restaurant du lodge et la piscine pour 85N$ par personne et par nuit. Dans ce lodge le buffet du soir est à 140N$ par personne, moitié prix pour les enfants (très copieux et délicieux). Pour le midi les plats varient entre 50 et 60N$.
Vous pouvez également dormir en ville à l’Ohakane Lodge qui est moins cher mais très bruyant la nuit (dixit des touristes que nous avons rencontrés) ou encore le Camping de Jacky le marseillais de la ville installé depuis plus de 10 ans dans la région (camping en plein centre également).
Le lendemain nous n’avons rien fait, repos lecture et jeux autour de la piscine, en milieu d’après midi nous sommes descendu en villes pour faire le plein de courses, le plus gros supermarché d’Opuwo est le « OK Grosser » prés de la station essence BP, on y trouve de tout : boisson, riz, pates, produits frais, viande chips et boites de conserves en tout genre. Olive a vu une femme himba ouvrir un couvercle d’une boite de margarine, en lécher le couvercle et remettre en place le tout car le gout ne semblait pas lui convenir, nous avons donc fait impasse sur le beurre ce jour là !!! Durant nos courses plusieurs petites filles nous ont suivies, ont caressés les cheveux et les joues des enfants qui se sont laissé prendre au jeu et ont bien rit jusqu’à notre arrivée en caisse. Quand nous avons mis nos courses dans le coffre de la voiture, 4 petits garçons se sont approchés, 3 d’entre eux marchaient pieds nus et le 4eme avait des tennis complètement usées. Ils ont remarqués le ballon de Hugo et nous ont demandé de leur donné, Hugo a accepté (contre la promesse d’en avoir un neuf au retour !!................et oui faut pas rêver quand même !!)
Jours 18 et 19 : OPUWO- EPUPA 6/8 ( 2H30 de piste) et 7/8
Après Opuwo nous sommes remontés vers le nord (D3700) vers les fameuses chutes d’Epupa, sur la rivière Kuene qui fait frontière avec l’Angola. Les paysages n’ont plus rien à voir avec ce que nous avions vu auparavant. La rivière apporte le bienfait de l’eau, et c’est donc au milieu des palmiers que nous avons séjourné. Nous sommes donc arrivés vers midi à l’Omarunga camp et la première impression fut très positive. Ce Camp offre huit emplacements de camping avec blocs sanitaires (eau chaude) à côté de la rivière. Les emplacements ne sont pas grands et les voisins tout proches mais la vue est extra au bord de l’eau (la moitié des emplacements est le long de l’eau l’autre le long de la route quand vous arrivez l’emplacement est déjà défini et le camping était complet nous avions réservé par le Cardboard box sur internet et avons toujours bénéficié d’emplacement extra pour un prix très compétitif.
Mais attention, laSwimming in the river is not allowed - crocodiles! baignade dans la rivière n'est pas autorisée ………… crocodiles! Campers can also enjoy meals in our restaurant, but must please book in advance.Il y a un restaurant et plusieurs excursions proposées (Himba 350N$, Crocodile tour 250N$ et sortie coucher de soleil 100N$ tt ca par personne) mais c’est de l’arnaque pur et dur et nous en avons fait les frais, à l’entrée du camping il est noté que les excursions sont faites par des guides professionnels et que réserver vos excursions en dehors du lodge se fera à vos risques et périls !!! En fait les guides sont les même sauf que le prix est bien moins cher à l’extérieur !!! Voila comment nous sommes allé à la petite boutique artisanale à 5 minutes à pied du camping et que nous avons rencontré notre guide qui nous à fait faire des ballades peu chères et fort sympathiques.
Nous n’avons pas résisté à une nouvelle rencontre avec le peuple Himba, un des derniers peuples qui continue à vivre selon ses coutumes ancestrales. Les Himbas sont connus pour la beauté des femmes peintes en rouge, dont l’allure fière et les parures de bijoux soulignent une grâce peu commune. Ils sont issus d’une communauté d’éleveurs héréros délogés par les guerriers Namas au XIXe siècle. Ils se réfugièrent en Angola et revinrent s’installer dans le nord ouest de la Namibie pour reprendre leur mode de vie semi nomade. La vie des Himbas est rythmée par le souci de trouver de l’eau et des pâturages pour le bétail. Leur population est aujourd’hui estimée à 8000 personnes. Leur organisation sociale fonctionne selon un double système à la fois matriarcal et patriarcal. Le pouvoir économique est traditionnellement détenu par les femmes alors que le pouvoir politique et spirituel appartient aux hommes. Les Himbas, en particulier les femmes, continuent à se vêtir traditionnellement. Les femmes portent une jupe en peau de chèvre et des bijoux en coquillage, en cuir et fer incrusté d’ocre et de boue. Pour se protéger du froid et de la chaleur, elles s’enduisent la peau d’un mélange de graisse animale, d’herbes aromatiques et d’otjize. L’otjize est issue d’une pierre : l’hématite qui, réduite en poudre et ajoutée au mélange, donne une crème facilement utilisable.
Les enfants se sont même fait une copine qui est venue avec nous à chaque excursions, il n’y a pas de barrière à cet âge………………..
Jours 20 et 21 : OMARUNGA CAMP- KUENE RIVER LODGE (150Km piste- 3H) 8/8 et 9/8
Nous sommes revenus sur nos pas, car la piste qui longe la rivière est trop difficile pour s’y aventurer. Nous sommes donc allés jusqu’à Epembe en reprenant la D3700 puis sommes remontés pour rejoindre la rivière Kunene à Swartbooisdrift (en prenant le D3701). Nous avons longés la rivière entre les palmiers et les villages Himbas jusqu’au Camp, La piste n’est pas difficile, l’endroit est charmant très verdoyant et l’accueil est très sympathique. Notre emplacement magnifique était l’objet de convoitise d’autres campeurs mais celui-ci n’a pas été lâché (encore une consigne de la Cardboard box !)
Il existe de nombreuses activités à faire sur place : - Location d’un canoë (à la journée) : 150N$ par personne - Location de cane à pèche : 75N$ par personne - Visite d’un village Himba : 150N$ par personne - Rafting : 375N$ ou 550N$ par personne en demi journée ou journée complète, malheureusement les enfants n’étaient pas admis (courants trop dangereux……..dommage !)
Il y a une piscine qui est remplie avec l’eau du fleuve….les crocodiles en moins mais les enfants n’ont pas eu envie de s’y baigner. Nous avons réservé le restaurant pour le soir. (Compter 85N$ par personne) et les enfants ont fait connaissance avec des suisses francophones et nous avons convenus de faire une sortie en canoë tous ensemble le lendemain matin.
Le matin vers 9H les gars du camp nous ont tous monté en 4X4 sur quelques Km puis nous ont « jeté » les canoës à l’eau. La descente en canoë a duré 2H30 (avec une belle pause pique nique et sans précipitation). Le soir même nous avons mangé au restaurant du camp avec nos nouveaux amis…que nous n’avons pas quitté avant la fin des vacances.
Jour 22 : KUENE RIVER LODGE- ETHOHA (46Km de piste et 330KM de goudron-5H) 10/8
Du Kunene river lodge jusqu’à Ruacana la piste qui longe la rivière est praticable (D3700) puis elle se transforme en route goudronnée pour quitter le pays des Himbas et rentrer dans la région la plus peuplée de Namibie : l’Ovamboland. Nous avons poursuivi sur la C46 et avons croisé plusieurs villes jusqu’à l’entrée du parc d’Ethoha (les villes d’Oshakati et d’Ondangwa où il est possible de faire des courses car il y a de gros supermarchés). Puis la C46 devient la B1jusqu’à Andoni gate la porte nord d’Etosha . Nous sommes alors dans le parc national d’Etosha, au niveau de la plaine d’Andoni. Nous avons poursuivi vers Namutoni, tout en profitant des différents points d’eau pour notre premier safari. Après notre installation, nous sommes reparti en safari, avec notre véhicule, jusqu’au coucher du soleil. Il faut être rentré impérativement au coucher du soleil. A l’intérieur du parc, des safaris guidés sont organisés au départ de Namutoni (500N$/P pour une game night et moitié prix pour les enfants entre 19 et 22 heures, nous avons vu des girafes, un chacal, des rhinos, un lion et des hyennes et avons entendu dans le silence et le noir absolu de la savane…….les ronflement de Hugo qui s’était écroulé !!)
A savoir : il faut payer les droits d’entrée dans Etosha : 80N$ par adulte et 10N$ pour le véhicule.
Les 3 nuits avaient été réservées auprès de NWR 1 an à l’avance.
Ce camp a été construit en 1903, classé monument historique, le camping est installé sur une pelouse et il y a un restaurant, une piscine qui est très belle, une tour d’observation, un musée et un point d’eau aménagé pour l’observation des animaux de jour comme de nuit. C’est un petit camp très sympathique et convivial.
Nous avons traversé d’Est en Ouest sur 3 jours ce magnifique sanctuaire animalier. Ce parc, le plus vaste espace protégé d’Afrique avec 22 270 km 2, est établi autour d’une cuvette de 5 600 km2 couverte de sel (Etosha pan) qui se transforme en lac lors de la saison des pluies, de novembre à avril. Son eau saumâtre rebute les mammifères mais permet le développement d’une algue bleu-vert, qui attire des dizaines de milliers de flamants roses.
Desséchée, la cuvette se recouvre de graminées dont se nourrissent les grands herbivores. Les aires naturelles protégées en Namibie représentent un cinquième de la superficie totale du pays, et la conservation de l’environnement figure parmi les principaux objectifs de la Constitution.
Jour 23 : NAMUTONI- HALALI 11/8
Ce rest camp est plus grand, il y a plus d’emplacements, ceux-ci sont numérotés et pré définis et ne sont pas très grand, les sanitaires ne sont pas exceptionnels mais sont bien propres. Nous avons fait une journée complète de safari avec notre véhicule dans le parc d’Etosha C’est au fil de la route et des points d’eau que nous avons découvert la faune Namibienne : antilopes, zèbres, girafes, éléphants, lions, hyènes, etc…
Comme tous les soirs nous avons assisté avec plaisir au spectacle exceptionnel qui se passe au point d’eau du rest camp Halali qui est situé au centre du parc animalier
il y a également un restaurant et une piscine, une boutique, un pompe à essence.
JOUR 24 : HALALI- OKAUKUEJO 12/8
Situé au sud est du parc, il s’agit d’un camp gouvernemental. Le camping est vaste. Il y a également un restaurant et une piscine, une boutique d’alimentation (bois, viande fraiche, conserves, qq légumes frais..), une de souvenir et un bureau de poste.
Il y a de nombreuses possibilités de logement avec des bungalows de toutes sortes et à tous les prix et top luxe des bungalows avec terrasse donnant sur le point d’eau, c’est le plus beau des 3 points d’eau et l’espace autour est grand et parfaitement aménagé.
Attention aux chacals la nuit qui viennent vider les poubelles et (mais à ce stade des vacances nous étions de véritables experts en « planquage de bouffe »)
Jour 25 : OKAUKUEJO – WATERBERG 13/8
Nous nous sommes approchés du plateau de Waterberg, qui domine la région dans la journée. Formé de grès rouge, il absorbe l'eau de pluie qui ressort à sa base sous forme de fontaines. Au soleil couchant, les couleurs sont magnifiques. Depuis 1972, le Waterberg est une réserve naturelle. Le parc couvre toute la surface du plateau. On y trouve de nombreuses espèces menacées ou en cours de réimplantation. Nous avions convenu encore une fois cet arrêt afin de couper la route en deux mais (vous allez comprendre par la suite) nous avons vraiment regretté de ne pas étre résté une nuit de plus dans le parc d’Etosha. Nous avions choisi le Waterberg Wilderness lodge qui est installé dans un endroit magnifique, malheureusement les chambres sont sans style et le restaurant ressemble à une cantine.
Après une bonne nuit de sommeil, nous sommes partis avec un guide du lodge à la rencontre du peuple Héréro (tour réservé de France environ 100 euros pour nous quatre) un guide local était sensé nous emmener à la rencontre de ce peuple et nous faire visiter une école, le village et assister à une démonstration de danses locales. Durée théorique de 8heures à 13 heures après collation, en fait nous avons rendu visite à des femmes Héréro qui fabriquaient les robes, et admiré 3 femmes qui dansaient sur le bord de la route (tout le monde peut le faire gratuitement !!) nous avons visité un musé sans intérêt et là encore peu cher pour qui y va de son propre chef, nous n’avons pas vu d’école, aucun village, aucune collation et à 10H45 notre guide nous a planté et nous a souhaité une très bonne route de retour !!!!!!!!!!! le déception fut sans limite nous sommes resté estomaqué et dés notre retour en France avons manifesté par mail notre déception à la responsable du lodge qui nous a répondu que nous étions des menteurs et que le guide n’avait pas la même version des faits !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
C’est donc sur cette note négative que nous sommes rentré s sur Windohek (en route nous nous sommes arrêtés pour manger car bien entendu nous n’avions rien eu lors de la visite Héréro, dans la ville d’OKAHANGA sur la route principale juste avant la sortie de la ville à la Capricorne Guesthouse et nous avons été accueilli comme des rois par une famille allemande installée depuis 10 ans dans le pays, cela nous a rendu sourire et bonne humeur puis nous avons terminé la route afin de rendre la voiture, et après une bonne nuit de sommeil sur place…………………….retour en France. Malheureusement toutes les bonnes choses ont une fin……..mais que de souvenirs en tête.
Récit trois semaines en Namibie en famille avec deux enfants de 8 et 10 ans (Partie 1) English translation pending
Récit trois semaines en Namibie en famille avec deux enfants de 8 et 10 ans
Ça y est, il est prêt, notre carnet de voyage!!
Commencé peu après notre retour, il a mis quelques temps à être complété. Il faut dire qu’au début je l’avais conçu synthétique restituant les principaux événements/informations à ceux qui nous avaient aidés ou à ceux qui voudraient partir. Et puis, je me suis prise au jeu : écrire ce carnet a été, pour moi, l’occasion de revivre ce fabuleux voyage. Je me suis aussi alors dit que nous serions contents de nous y replonger dans quelques années. C’est donc devenu un carnet pour vous mais aussi pour nous, d’où ce côté un peu extensif!!
Et grâce aux conseils de Grisemote, je crois que j’arrive même à éditer des photos.
AVANT-VOYAGE
Pourquoi la Namibie ?
Oui, pourquoi la Namibie ? Et bien, tout simplement, un midi de janvier ou février dernier, je déjeunais avec ami qui m’a dit le plus grand bien d’un récent voyage (organisé) en Namibie; il me disait aussi que, contrairement à ce qu’il avait imaginé, il était tout à fait possible de visiter ce pays « en individuel ». Comme je ne connaissais pas du tout la Namibie, je suis allée faire un petit tour sur le Web et là j’ai été subjuguée par les photos que j’ai pu trouver ; puis je suis tombée sur ce forum avec des récits plus enthousiastes les uns que les autres. Dès lors pas de doute : il fallait que nous allions en Namibie et le plus vite serait le mieux! Grâce à un subtil travail d’approche, le reste de la famille n’a pas été dur à convaincre. Restait à savoir quand nous pourrions y aller : les billets d’avion étant assez chers, il fallait que nous puissions y rester assez longtemps pour les amortir, et aussi pour pouvoir voir un maximum des merveilleux endroits que j’avais repérés. C’est fin avril que la décision a été prise de partir cet été pour un périple de trois semaines!!! Ce voyage, j’en ai rêvé et je n’ai pas été déçue. Merci donc à toi Vincent si un jour tu lis ces quelques lignes : sans toi, nous n’aurions jamais vécu cette aventure!
La préparation
La préparation du voyage m’a été entièrement déléguée. Pas de problème : j’adore cela ; préparer le voyage, c’est déjà voyager. Pour ce faire je me suis servie : - de ce forum, bien sur. On en répétera jamais assez combien il est utile et sympathique. Merci à vous tous pour vos récits et vos réponses. Je ne citerai personne au risque d’oublier quelqu’un mais croyez bien tous à mes remerciements reconnaissants ; - du site de Miminono que je recommande chaudemen, de la fameuse Ka-map, www.big5.ch:8080/ka-map/ (j'adore les cartes et celle-là est géniale) ; - un peu de Google Earth ; - du Bradt Namibie que l’on peut commander par Internet. En anglais, il est très complet. Un seul défaut : les numéros de téléphone ne sont pas à jour ; nous en avons fait l’expérience plusieurs fois, d’où l’intérêt de passer à l’office du tourisme à Windhoek pour récupérer un de leurs petits booklets avec hôtels, campings et autres attractions. J’avais aussi acheté le Lonely Planet, mais c’était vraiment superflu : il est beaucoup moins complet que le Bradt. (Pour le parcours que nous avons fait, les seules informations supplémentaires sont une carte de Spitzkoppe et une d’Opuw, pas vraiment indispensable.)
Très vite l’option 4*4 avec tentes sur le toit s’est imposée : elle permet plus de souplesse dans le parcours et une plus grande proximité avec la nature. Nous avions quand même réservé des chambres à Windhoek (à l'arrivée), à Walvis Bay (à cause du froid et de l’humidité) et à Okahandja (la veille du départ). Nous avions réservé aussi les campings à Sesriem et Etosha, ainsi que peu avant de partir au Naukluft. Tout cela a été fait directement sur internet : aucune difficulté pour qui comprend un peu l’anglais. Pour le camping à Seriem, il n’y avait initialement (mai) pas de place, mais un deuxième essai quelques semaines plus tard s’est avéré fructueux : coup de chance ? Pour le reste, aucune réservation et nous n'avons pas regretté : nous n’avons rencontré aucun problème de disponibilité et avons pu adapter notre parcours à plusieurs reprises. Nous avons trouvé à dormir en cours de route dans du « dur », histoire de faire une pause, à Opuwo à l'Orness camp dans des bungalows sommaires mais confortables.
Pour la voiture, même si la 4*4 n’a été indispensable que dans de rares occasions aisément évitables (derniers kilomètres de Sesriem, Purros voire sur le dernier tiers du trajet pour Epupa et la montée à l’Ongogo campsite), nous avons activé l’option 4*4 à d’autres moments, soit que nous voulions aller un peu plus vite (une partie du trajet pour Walvis bay), soit que la piste était par instant un peu moins bonne et la conduite devenait un peu flottante (quelques passages entre Twylfelfontein et Sesfontein). Avec ces grosses roues et sa carrosserie rehaussée, la 4*4 apporte aussi un confort incontestable. Tout cela pour dire que même si une 4*4 n’est pas indispensable, il n’y a pas, pour ceux qui peuvent se le permettre, à mes yeux à hésiter : prenez une 4*4! En plus, il y a un petit réfrigérateur branché sur batterie.
LE PARCOURS
Très vite, l’option a été prise de délaisser le sud au profit du nord. La bande de Caprivi a aussi été écartée afin de privilégier le Koakoland et de ne pas multiplier les kilomètres déjà très nombreux. Nous avons aussi choisi de terminer par Etosha pour éviter que les enfants ne soient blasés. Ce dernier choix s’est avéré particulièrement judicieux : je ne crois pas que nous aurions pu conserver leur intérêt pour les pauvres bêtes croisées sur la route après la multitude d’animaux d’Etosha. Nous avons aussi essayé de retenir des étapes pas trop longues ou de prévoir des pauses.
Cela donne après les ajustements en cours de route :
J1 : Arrivée Windhoek. Nuit à Windhoek. J2 : Sesriem. J3 : Naukluft. J4 : Walvis Bay. J5 : Walvis Bay. J6 : Swakopmund. Cape Cross. Henties Bay. J7 : Spitzkoppe. J8 : Twyfelfontein. J8 : Nuit Warmquelle. J9 : Purros. J10 : Warmquelle. J11 : Opuwo. J12 : Opuwo. J13 : Epupa falls. J14 : Opuwo. J15 : Kamanjap. Rustig Toko lodge. J16: Kajambab. Ferme aux guépards J17: Estosha. - Halali J18: Estosha - Halali. J19: Estosha. - Namitoni. J20 : Okahandja. J21 : Avion.

Quelques clefs pour le récit :
Dans la famille « bluequark », il y a : - le père. Pilote, grand maître du feu de camp et du pliage de tentes, également organisateur au millimètre près du coffre de la voiture ; « Une place pour chaque chose et chaque chose à sa place » ; - la mère. Celle par qui la Namibie arriva ; grande organisatrice de ce voyage, copilote, gestionnaire des sacs de voyage et de la répartition de leur contenu, chargée des photos, élue à l’unanimité « public relationship officer » ; - la fille, 10 ans. Celle qui a peur des guêpes mais adore les otaries ; « repéreuse » d’animaux en chef ; - le fils, 8 ans. Celui qui va où le pousse la vie sans toujours savoir où il est ; grand amoureux des guépards « parce que c’est l’animal qui court le plus vite au monde ».
Nous n’avions emmené ni la grand-mère ni le grand- père.
Le voyage
Un imprévu de dernière minute : notre numéro 2 se casse le bras quatre semaines jour pour jour avant le départ et il est censé garder son plâtre cinq semaines. Aïe, aïe, aïe!. Heureusement, il est, pour cause de vacances, suivi dans un autre hôpital et là le protocole est différent : le plâtre est enlevé au bout de trois semaines. Ouf! Tout le monde est bien content!
Mercredi 30 juillet : Le départ
Enfin le grand jour est arrivé. Nous prenons l’Eurostar jusqu’à Londres d’où notre avion décolle pour Windhoek.
Malgré nos presque trois heures d’avance à Gatwick, il n’est pas possible d’avoir quatre places côte à côte. Tant pis, nous optons pour l’option 2+2. Mais, dans la salle d’embarquement, nouveau contretemps : deux de nos places ont été également attribuées à d’autres personnes. Du coup, nous ne sommes plus rangs 25 et 26 mais rangs 25 et 38. On nous propose donc de migrer en 40 et 41 : soit, mais nous n’avons toujours pas compris comment il était possible d’attribuer une même place à deux personnes différentes.
La mère et la fille s’endorment avant même que l’avion ne décolle. Le père et le fils… et bien, je ne sais pas.
Jeudi 31 juillet : Windhoek
A l’arrivée à Windhoek en début de matinée : le ciel est bleu limpide, pas un seul nuage.
Le loueur est venu nous chercher à l’aéroport et nous emmène à son officine qui fait aussi guesthouse. La réception de la voiture - avec établissement du contrat, inventaire et dus conseils - nous prend toute la fin de la matinée. Nous sommes en train de régler quelques derniers détails quand le loueur arrive avec un pneu supplémentaire qu’il ajoute aux déjà deux roues de secours : « comme cela, nous dit-il, cela devrait aller ». Nous ne savons pas très bien si cet ajout impromptu doit nous rassurer ou nous inquiéter ; en tous les cas, il prend de la place dans le coffre déjà bien encombré.
Le reste de la journée est consacré à l’achat des provisions et … de sacs de couchage, leur location s’étant avérée de ne pas être comprise dans le prix annoncé et être assez onéreuse. C’est l’occasion de se familiariser avec la conduite à gauche : notre pilote s’en sort bien. Le plus difficile, pour le pilote mais aussi le copilote, est la pré-affectation des files : pour tourner par exemple à gauche, il faut bien sur se mettre dans la file de gauche comme en France mais, à la différence de chez nous, suffisamment en amont car bien avant le carrefour les files sont physiquement séparées. Cela nous vaut quelques détours.
Nous visitons également en fin d’après-midi le centre ville. Il s’en dégage une ambiance assez particulière qui, aussi curieux qu’il puisse paraître, n’est pas sans nous rappeler certaines villes d’Asie du sud-est (et oui!). Nous en profitons pour passer à l’office du tourisme récupérer « la » carte, mais là, point de carte. Tant pis, nous prenons quelques boolklets qui s’avéreront bien utiles (pour les numéros de téléphone) et trouvons une librairie où acheter une carte ainsi que le petit livre «Signs of the wild» des éditions Struik. Ce livre décrit les animaux d’Afrique avec à chaque fois une photo, un commentaire sur leurs habitudes, leurs empreintes et même une photo de leur excrément. Chouette et pratique!

Vendredi 1 Août : en route pour Sesriem
Pour aller à Sesriem, nous avons décidé de passer par Reboboth et la passe de Spreetsghoote où nous faisons une pause pique-nique. Le paysage est grandiose. Ce pique-nique est aussi l’occasion de ramasser quelques cailloux, premiers d’une longue série, on le verra par la suite. La passe est pentue, mais moins terrible qu’attendu.
Nous croisons nos premiers springboks en chemin. Grande excitation chez les 10 ans et moins… et chez les autres aussi, je dois dire. A l’image de la famille Grisemote, nous établissons un barème pour chaque animal croisé.



Nous arrivons vers 16 heures/16 heures 30 au camping de Sesriem. Ce camping est souvent critiqué mais il est ma foi fort correct (si ce n’est des prix quelque peu élevés mais enfin la proximité du désert et son accès de très bonne heure ont un prix).
En ouvrant le coffre, nous prenons la pleine mesure de ce à quoi faisaient allusion les posts qui émaillent ce forum « prenez des sacs poubelles pour envelopper vos sacs de voyage et les protéger de la poussière ». Cette poussière extra-fine s’infiltre dans le coffre et tapisse tout. Voilà, nous sommes partis pour plus 15 jours de poussière, mais on s’y fait vite et surtout on s’organise. Outre les sacs poubelles, un truc glané sur ce forum : ouvrir les fenêtres latérales du coffre sur 5/10 centimètres, ce qui permet de rééquilibrer la pression entre intérieur et extérieur et empêche une bonne part de la poussière d’entrer. Et en plus, ça marche!
Je serais bien allée voir la dune Elim dès ce premier soir puisque le parc ferme à 18 heures, mais mon tendre et cher me fait remarquer - à juste titre - que pour un premier montage de tente ce serait bien d’avoir encore de la lumière. Exit donc la dune Elim.
Suivant les conseil de certains d’entre vous, nous dînons au Sossuvlei lodge (170 N$ par adulte et moitié prix pour les enfants). On peut y manger un tas de viandes grillées différentes, les morceaux sont petits si bien que l’on peut goûter plusieurs de ces bêbêtes que l’on est venu admirer. Ceci dit je ne suis pas bien sure d’avoir vu la différence entre le zèbre, le koudou et l’impala. Manque d’entraînement peut-être ? Ou est-ce l’effet de la marinade ? Les enfants préfèrent eux s’en tenir à du plus classique : il paraît que c’est le meilleur poulet qu’ils aient jamais mangé de leur vie!!! Enfin, le tout est sympathique et fort délicieux et tout le monde a bien apprécié cette halte gastronomique.
La nuit est froide sans être terrible.
Samedi 2 Août : Sesriem
Réveil matinal à 5 heures. Nous installons dans la voiture les enfants encore en pyjamas et emmitouflés dans les vestes et bonnets et replions nos tentes. Les voisins sont plus rapides et bien que levés à peu près en même temps, c’est avec 10-15 minutes, voire plus qu’ils partiront. De toutes façons, tout au long de ce périple, les autres seront TOUJOURS plus rapides que nous. Il faudra que je trouve l’explication à ce phénomène.
L’endroit est fascinant : les dunes, la plaine avec la rivière asséchée que l’on devine grâce aux arbres, les dunes. Cela donne : orangé, jaune zébré de vert, orangé. Nous croisons à nouveau de nombreusx springboks. Re-excitation : à ce moment nous n’avions pas encore compris que les springboks, il y en a partout ou presque. Le soleil se lève en chemin. Nous n’avons pas le temps d’aller jusqu’au Dead Vlei comme prévu. Sacrifiant à la tradition touristique, nous nous arrêtons à la fameuse dune 45. Il n’y a pas tant de touristes que cela finalement, surtout si l’on poursuit sur la crête. Personnellement, j’aurais bien poursuivi indéfiniment sur cette crête : à chaque pas ou presque, c’est un paysage renouvelé. Fascinant.




Puis c’est la descente à flanc de dune et le départ pour le Dead Vlei.
Arrivés au parking, nous optons pour l’option « on se débrouille tout seul ». En position 4*4 court (on croirait un tracteur), nous nous en sortirons sans nous ensabler, même au retour, pour lequel, ne distinguant pas très bien le chemin à suivre, j’ai l’idée géniale, en ma qualité de copilote, de dire qu’il suffit de suivre les navettes qui, elles, connaissent le chemin et même le meilleur chemin. Oui, sauf que (1) la navette allant nettement plus lentement que nous, il a bien fallu ralentir au risque de s’ensabler (2) ne se contentant pas d’aller lentement la dite navette s’est arrêtée d’un coup sans crier gare pour permettre à un touriste de descendre et de récupérer sa voiture bel et bien ensablée (et aussi l’aider à sortir de ce guêpier) et il a bien fallu que l’on s’arrête aussi …au beau milieu d’un banc de sable. Quelques appréhensions sur notre capacité à repartir. Mais nous y sommes arrivés. Y n’empêche, le pilote a qualifié le parcours de « sportif ». Il est vrai que si nous avions mieux compris ce qui nous attendait, peut-être aurions nous choisi l’option « on se fait transporter ». L’avantage est que l’on a pu manger au Sossuvlei.
NDLR : Le pilote, qui a relu ce carnet avant sa publication, demande à ce que soit précisé que le parcours aurait été moins « sportif » s’il n’avait pas été entrepris au début du voyage.
Mais revenons-en à notre Deadvlei. Il est déjà magique lorsqu’on le voit de haut (on y arrive en le surplombant légèrement), mais le mieux est de pénétrer à l’intérieur et de s’y promener : d’abord, il n’y a plus de touristes sur les photos, ces derniers restant pour la plupart à la périphérie du Vlei ; de plus ces arbres morts (fossilisés ai-je lu quelque part ?) sont vraiment captivants avec leurs formes tout tarabiscotées.



Au cours de la visite du Vlei, il commence à faire vraiment chaud et c’est peut-être là un des principaux avantages de partir très tôt le matin : disposer de plus d’heures fraîches.
De retour à la voiture, nous partons pour Sossusvlei : quitte à passer pour exigeante, je dirai qu’il est un peu décevant après le Dead Vlei. Nous n’escaladerons pas Big Mama : il fait vraiment trop chaud. Nous faisons une pause casse-croûte à l’ombre d’un des arbres du parking. C’est là que pour cause de guêpes, notre fille a terminé son repas dans la voiture. On croit rêver.
Le reste de l’après-midi est consacré au parcours vers le Naukluft. Attention, la piste n’est pas très bonne : il nous a bien fallu 2 heures/2 heures 30 pour faire le trajet et nous sommes arrivés en toute fin d’après-midi. L’avantage est qu’en arrivant si tard, nous avons croisé de nombreux animaux sur le chemin d’une dizaine de kilomètres reliant le camping à la route : un puis deux autres zèbres de montagne, des steenboks (enfin, je crois) et au détour d’un virage des koudous sur le tout bord du chemin, tellement près que, l’espace d’un instant, mon tendre et cher les a pris pour des statues marquant l’entrée du camping!
Nous expérimentons la douche froide dans le noir : les enfant se demandent ce qui peut bien justifier un tel zèle hygiénique de la part de leur mère. Leur père se dispensera, quant à lui, de l’exercice.
La soirée et la nuit seront glaciales.
Dimanche 3 août : Naukluft
Le réveil est tardif en raison de la fatigue due à la grosse journée de la veille et aussi du froid qui nous a empêchés de bien dormir une partie de la nuit.
Nous n’avons pas le temps de faire l’olive trail : je ne pourrai donc pas vous commenter le passage avec les fameuses chaînes. Nous décidons de nous lancer dans un aller-retour dans le warterloof trail. C’est sympa aussi. Le parcours s’effectue dans le lit d’une rivière plus ou moins encaissée entre des parois rocheuses. On est donc entouré de verdure sur un fond brun-orangé. Il faut souvent marcher sur des pierres assez grosses ; on avance donc assez lentement et il vaut mieux être chaussé de vraies chaussures de marche sinon gare aux chevilles. Nous croisons de nombreux « dassies », sorte de marmotte des montagnes. Nous traversons une zone de bambous abritant une petite retenue d’eau qui ménage un espace frais bien sympathique.



Ne résistant pas à l’envie d’aller toujours voir ce qui se cache un peu plus loin, c’est finalement bien tard que nous sommes de retour au camping. Il faut se dépêcher pour aller à Walvis Bay notre prochaine étape. Vraiment sans traîner, c’est en quatre heures que nous effectuons le trajet : la nuit est tombée depuis un moment lors que nous arrivons à destination et nous ne sommes pas très fiers. Nous n’avons pas vraiment le temps d’admirer les deux passes - la Gaub pass et la Kuiseb pass. Succession de petits mamelons recouverts d’une végétation rase vert très pâle quasi blanc à tel point qu’on dirait qu’il a neigé, elles sont très belles et mériteraient qu’on s’y arrête un peu, mais un tel arrêt ne serait pas très raisonnable. Dommage!

A l’arrivée, nous sommes bien contents lorsque l’hôtel nous dit que nous pouvons manger sur place si nous nous dépêchons.
Lundi 4 août : Walvis Bay
Pour ce jour-là nous avons réservé l’excursion combinée de Mola-Mola (ballade en bateau de la matin, 4*4 dans les dunes jusqu’à Sandwich Harbor l’après–midi). C’est cher (N$ 1100 par adulte et N$ 925 par enfant) mais cela les vaut. J’étais hésitante au départ mais franchement je ne le regrette pas.
A cours de la partie bateau, nous verrons côté animaux, des pélicans, des cormorans, des otaries dont certaines monteront sur le bateau, que l’on pourra caresser (depuis l’otarie est l’animal préféré de notre fille), plusieurs dauphins et une baleine (assez furtivement la baleine) ; coté autres curiosités, nous verrons une épave en train d’être vendue par morceaux, un bateau russe assigné à résidence pour avoir enfreint les accords russo-namibiens sur les droits de pêche dans les eaux territoriales namibiennes, les fermes à huîtres accompagnées d’explications sur les méthodes namibiennes d’élevage des huîtres (qui grandissent beaucoup plus vite que partout ailleurs grâce à la richesse des eaux).


Nous pourrons goûter les fameuses huîtres au cours du déjeuner servi sur la plage. Et ben, elles grandissent peut-être vite mais elles ont un drôle du goût. Et c’est une fille et petite-fille de Bordelais, élevée aux huîtres depuis la plus tendre enfance qui le dit! Elles sont en fait douceâtres, beaucoup moins salées et iodées que les huîtres « habituelles », tellement étranges que j’en prendrai plusieurs pour bien en saisir le goût. Y n’empêche que j’étais bien contente qu’il en soit servi sur la plage, cela m’a permis de satisfaire ma curiosité tout en évitant d’en commander le soir au restaurant.
L’après-midi est consacrée au 4*4 dans les dunes : dans ce coin, elles sont blanches et non orangées comme à Sesriem et se jettent quasi à pic dans la mer. C’est aussi très beau. Notre conducteur est très professionnel et nous fournit beaucoup d’explications sur l’environnement et Walvis Bay. Nous descendrons en 4*4 des dunes à pic, ferons chanter les dunes, escaladerons les dunes…. Mon tendre et cher a bien résumé le tout par un « eh bien on est passé par des endroits où l’on ne serait jamais allé seul ».



Une particularité de Walvis Bay : les maisons sont cossues ; elles ne sont pas contrairement à Windhoek entourées de fils barbelés et autres miradors.
A souligner que la brume « matinale » ne se lèvera qu’une fois l’après-midi bien avancée.
Mardi 5 août : Swakopmund- Cape Cross et Henties Bay
Nous faisons une visite éclair de Swakopmund, beaucoup plus touristique que Walvis Bay, accompagnée d’un réapprovisionnement en nourriture, boisson et argent, puis partons pour la colonie d’otaries à fourrure de Cape Cross. Nous nous arrêtons plusieurs fois en chemin pour jouer au foot, ramasser des cailloux et acheter des cristaux de sel, plus jolis que ceux trouvés par nous même. Les cristaux à vendre, environ de la taille d’un gros poing, sont disposés sur des tablettes le long de la route avec le prix indiqué à côté (de 10 à 30 N$ suivant la taille et joliesse des cristaux) : on prend ce que l’on veut et on met la somme indiquée dans une petite boite.


La colonie d’otaries sent mauvais, c’est vrai. Mais sans doute grâce au vent qui souffle fort ce jour là, c’est tout à fait supportable. Assez amusant de les observer : il y en a plein partout et chacune a son caractère. Sur la terre mais également dans l’eau, c’est rempli d’otaries. Les plus de trente ans passent un grand moment à les observer. En revanche, les dix ans et moins les trouvent beaucoup moins bien que celles que l’on pouvait caresser sur le bateau la veille. « Et en plus ça pue! » Ah, les enfants!!!





Nous avions prévu d’aller jusqu’à Spitzkoppe ce soir, mais il est déjà bien tard lorsque nous quittons les otaries et la nuit sera sans doute tombée avant que nous n’arrivions à destination : nous décidons de dormir à Henties Bay. Nous ne trouvons pas la gamsberg guesthouse recommandée par Bigoodi (il fallait en fait aller 200 mètres plus loin) ; cela ne répond pas non plus au numéro de téléphone indiqué sur les panneaux publicitaires. Nous atterrissons aux Pelican flats, un peu défraîchis mais propres et confortables. Que demander de plus ? Mais c’est décidé pour éviter à l’avenir les fins d’après-midi bousculées, ce sera dorénavant lever 6 heures sauf exception dûment justifiée… (et coucher 8 heures pour les petits et 8 heures 30 pour les grands ; de tout de façon il fait nuit).
Mercredi 6 août : Spitzkoppe
L’étape de ce jour est courte. En chemin, nous achetons, toujours sur le bord de la route, une série de pierres semi-précieuses à un homme entre deux âges qui a fort opportunément placé ses étalages après une barrière à bétail qu’il veille à maintenir fermée. Cela commence à en faire des cailloux à rapporter.
Le Spitzkoppe est un endroit assez marrant qu’il serait dommage de manquer. Les rochers sont façonnés par l’érosion. On peut les escalader facilement (du moins certains d’entre eux) car très râpeux, ils accrochent bien.
Les emplacements de camping sont dispersés sur l’ensemble du site et on peut dire que l’on n’est pas gêné par son voisin. L’endroit est couru : bien qu’arrivés en milieu de matinée, nous devons chercher un peu avant de trouver un emplacement libre et agréable. Ici il n’y a ni eau ni toilette, si ce n’est une fosse à ciel ouvert.
Spitzkoppe a un très grand succès auprès des dix ans et moins. Nous nous promenons un grand moment dans le Bushman Paradise où nous trouvons sans problème les peintures rupestres ; dommage que certaines d’entre elles soient saccagées. Nous renonçons tout de même à redescendre par l’autre coté de la montagne de peur de nous perdre.






Puis nous recherchons le Bridge qui se trouve être par hasard juste derrière l’emplacement de camping que nous avons choisi : il suffit d’escalader un peu et c’est juste là. Le « soir» et le lendemain matin, les enfants passeront de grands moments dans ces rochers, juste derrière notre emplacement, comme il se doit à l’abri du regard des parents mais pas trop loin quand même!

Finalement, ce stop forcé à Henties Bay a été plutôt une bonne chose : nous avons eu quasiment toute la journée à passer Spitzkoppe.
Jeudi 7 août : Twyfelfontein


En route pour Twyfelfontein, nous ne nous arrêtons pas, contrairement à ce qui était prévu, au Brandberg ayant « perdu » la journée avec notre stop à Henties Bay.
Nous faisons un stop à Uis pour faire des provisions ; attention, c’est le dernier endroit où nous avons vu de la viande fraîche avant Opuwo ; du moins de celle que l’on ait envie d’acheter ou plutôt manger sans être terriblement affamé.
Nous choisissons de nous arrêter au camping le plus proche du site de peintures rupestres, le Aba Huab river campsite. Les emplacements sont ombragés au bord de la rivière et assez grands sans être gigantesques ; nous profitons d’une petite douche bien méritée dans cet endroit très nature : la douche est incrustée dans un tronc d’arbre, le feuillage sert de toit, une palissade ceint le tout. Les enfants seront quand même un peu surpris et moi aussi, je dois l’admettre, quand une mère de famille allemande viendra faire ses provisions d’eau dans la « salle de douche » alors même que je m’en servais dans la plus simple des tenues.
C’est en fin d’après-midi que, suivant les conseils de Miminono, nous allons voir les gravures rupestres. Merci Noémie : la lumière était en effet très belle. Le site est très organisé et les touristes nombreux : il faut attendre pour avoir un guide (obligatoire) et quand l’un d’entre eux est finalement disponible, le groupe censé être limité à huit personnes, en comprend plus de 20…. Mais ce n’est pas grave, le guide prend son temps, chacun peut observer – et photographier – les gravures à loisir. Le groupe suivant nous rattrape et trépigne. La visite plaît aussi bien aux grands qu’aux petits qui pourtant traînaient des pieds au départ pour aller voir des gravures, fussent-elles rupestres et préhistoriques. Entre l’attente et la visite qui a duré plus longtemps qu’annoncé, nous n’avons pas le temps d’aller voir les orgues basaltiques. Ce sera pour le lendemain.




Vendredi 8 Aout : Twyfelfontein –Sessfontein
Avant de partir, nous visitons les orgues basaltiques. Les enfants sont très intéressés : « mais pourquoi c’est comme cela ? Pourquoi est-ce aussi localisé (NDLR : sur une cinquante de mères) ? ». Ce qui est amusant, outre les orgues elles-mêmes, c’est de voir que certaines sont sur le point de s’effondrer, d’autre se sont effondrées et encore d’autres sont en cours de formation : en observant la roche par-dessus, on voit très bien les lignes de fissures. Certains trouvent ces orgues basaltiques. quelconques. Nous, nous aimons. Mais dans cette famille, on aime les cailloux, vous l’aurez compris.


Puis, c'est le tour de la forêt pétrifiée. En fait, ce n’est pas une forêt mais une série de troncs d’arbres charriés par une antique rivière. Site intéressant également. On y voit : les troncs d’arbres fossilisés – des tronçons et des entiers plus ou moins grands, des Welwitschia smirabilis et aussi plusieurs espèces de lézards.

Notre prochaine étape est Sesfontein. Nous avons en effet décidé de ne pas nous arrêter à Palmwag parce qu’il faut bien faire des choix et que les échos sur Palmwag étaient contrastés. Nous y déjeunerons quand même pour profiter de la fraîcheur du lodge, la chaleur étant terrible.
Juste avant le lodge, on passe la barrière sanitaire qui traverse le pays d’est en ouest. Attention, les « shops » - assez chichement achalandés - sont juste avant la barrière. Donc penser à s’arrêter avant - et non après comme nous : cela évite d’avoir à revenir sur ses pas sous un soleil de plomb!

Nous arrivons en fin d’après-midi à l’Ongogo campsite de Warmquelle après un chemin d’une petite dizaine de kilomètres chaotiques. Après la montée sur le chemin chaotique, l’arrivée est rocambolesque : il faut descendre un chemin à pic puis traverser avec précaution une rivière. Les enfants sont ravis de la « piscine » dont nous leur avons fait la surprise. L’eau de la cascade est chaude, une trentaine de degrés environ. Nous nous demandons s’il s’agit d’une source géothermique ou si c’est le soleil qui a chauffé l’eau en amont. La fraîcheur de l’eau le lendemain matin nous donnera quelque idée de la réponse.
La suite se trouve là.
Ça y est, il est prêt, notre carnet de voyage!!
Commencé peu après notre retour, il a mis quelques temps à être complété. Il faut dire qu’au début je l’avais conçu synthétique restituant les principaux événements/informations à ceux qui nous avaient aidés ou à ceux qui voudraient partir. Et puis, je me suis prise au jeu : écrire ce carnet a été, pour moi, l’occasion de revivre ce fabuleux voyage. Je me suis aussi alors dit que nous serions contents de nous y replonger dans quelques années. C’est donc devenu un carnet pour vous mais aussi pour nous, d’où ce côté un peu extensif!!
Et grâce aux conseils de Grisemote, je crois que j’arrive même à éditer des photos.
AVANT-VOYAGE
Pourquoi la Namibie ?
Oui, pourquoi la Namibie ? Et bien, tout simplement, un midi de janvier ou février dernier, je déjeunais avec ami qui m’a dit le plus grand bien d’un récent voyage (organisé) en Namibie; il me disait aussi que, contrairement à ce qu’il avait imaginé, il était tout à fait possible de visiter ce pays « en individuel ». Comme je ne connaissais pas du tout la Namibie, je suis allée faire un petit tour sur le Web et là j’ai été subjuguée par les photos que j’ai pu trouver ; puis je suis tombée sur ce forum avec des récits plus enthousiastes les uns que les autres. Dès lors pas de doute : il fallait que nous allions en Namibie et le plus vite serait le mieux! Grâce à un subtil travail d’approche, le reste de la famille n’a pas été dur à convaincre. Restait à savoir quand nous pourrions y aller : les billets d’avion étant assez chers, il fallait que nous puissions y rester assez longtemps pour les amortir, et aussi pour pouvoir voir un maximum des merveilleux endroits que j’avais repérés. C’est fin avril que la décision a été prise de partir cet été pour un périple de trois semaines!!! Ce voyage, j’en ai rêvé et je n’ai pas été déçue. Merci donc à toi Vincent si un jour tu lis ces quelques lignes : sans toi, nous n’aurions jamais vécu cette aventure!
La préparation
La préparation du voyage m’a été entièrement déléguée. Pas de problème : j’adore cela ; préparer le voyage, c’est déjà voyager. Pour ce faire je me suis servie : - de ce forum, bien sur. On en répétera jamais assez combien il est utile et sympathique. Merci à vous tous pour vos récits et vos réponses. Je ne citerai personne au risque d’oublier quelqu’un mais croyez bien tous à mes remerciements reconnaissants ; - du site de Miminono que je recommande chaudemen, de la fameuse Ka-map, www.big5.ch:8080/ka-map/ (j'adore les cartes et celle-là est géniale) ; - un peu de Google Earth ; - du Bradt Namibie que l’on peut commander par Internet. En anglais, il est très complet. Un seul défaut : les numéros de téléphone ne sont pas à jour ; nous en avons fait l’expérience plusieurs fois, d’où l’intérêt de passer à l’office du tourisme à Windhoek pour récupérer un de leurs petits booklets avec hôtels, campings et autres attractions. J’avais aussi acheté le Lonely Planet, mais c’était vraiment superflu : il est beaucoup moins complet que le Bradt. (Pour le parcours que nous avons fait, les seules informations supplémentaires sont une carte de Spitzkoppe et une d’Opuw, pas vraiment indispensable.)
Très vite l’option 4*4 avec tentes sur le toit s’est imposée : elle permet plus de souplesse dans le parcours et une plus grande proximité avec la nature. Nous avions quand même réservé des chambres à Windhoek (à l'arrivée), à Walvis Bay (à cause du froid et de l’humidité) et à Okahandja (la veille du départ). Nous avions réservé aussi les campings à Sesriem et Etosha, ainsi que peu avant de partir au Naukluft. Tout cela a été fait directement sur internet : aucune difficulté pour qui comprend un peu l’anglais. Pour le camping à Seriem, il n’y avait initialement (mai) pas de place, mais un deuxième essai quelques semaines plus tard s’est avéré fructueux : coup de chance ? Pour le reste, aucune réservation et nous n'avons pas regretté : nous n’avons rencontré aucun problème de disponibilité et avons pu adapter notre parcours à plusieurs reprises. Nous avons trouvé à dormir en cours de route dans du « dur », histoire de faire une pause, à Opuwo à l'Orness camp dans des bungalows sommaires mais confortables.
Pour la voiture, même si la 4*4 n’a été indispensable que dans de rares occasions aisément évitables (derniers kilomètres de Sesriem, Purros voire sur le dernier tiers du trajet pour Epupa et la montée à l’Ongogo campsite), nous avons activé l’option 4*4 à d’autres moments, soit que nous voulions aller un peu plus vite (une partie du trajet pour Walvis bay), soit que la piste était par instant un peu moins bonne et la conduite devenait un peu flottante (quelques passages entre Twylfelfontein et Sesfontein). Avec ces grosses roues et sa carrosserie rehaussée, la 4*4 apporte aussi un confort incontestable. Tout cela pour dire que même si une 4*4 n’est pas indispensable, il n’y a pas, pour ceux qui peuvent se le permettre, à mes yeux à hésiter : prenez une 4*4! En plus, il y a un petit réfrigérateur branché sur batterie.
LE PARCOURS
Très vite, l’option a été prise de délaisser le sud au profit du nord. La bande de Caprivi a aussi été écartée afin de privilégier le Koakoland et de ne pas multiplier les kilomètres déjà très nombreux. Nous avons aussi choisi de terminer par Etosha pour éviter que les enfants ne soient blasés. Ce dernier choix s’est avéré particulièrement judicieux : je ne crois pas que nous aurions pu conserver leur intérêt pour les pauvres bêtes croisées sur la route après la multitude d’animaux d’Etosha. Nous avons aussi essayé de retenir des étapes pas trop longues ou de prévoir des pauses.
Cela donne après les ajustements en cours de route :
J1 : Arrivée Windhoek. Nuit à Windhoek. J2 : Sesriem. J3 : Naukluft. J4 : Walvis Bay. J5 : Walvis Bay. J6 : Swakopmund. Cape Cross. Henties Bay. J7 : Spitzkoppe. J8 : Twyfelfontein. J8 : Nuit Warmquelle. J9 : Purros. J10 : Warmquelle. J11 : Opuwo. J12 : Opuwo. J13 : Epupa falls. J14 : Opuwo. J15 : Kamanjap. Rustig Toko lodge. J16: Kajambab. Ferme aux guépards J17: Estosha. - Halali J18: Estosha - Halali. J19: Estosha. - Namitoni. J20 : Okahandja. J21 : Avion.

Quelques clefs pour le récit :
Dans la famille « bluequark », il y a : - le père. Pilote, grand maître du feu de camp et du pliage de tentes, également organisateur au millimètre près du coffre de la voiture ; « Une place pour chaque chose et chaque chose à sa place » ; - la mère. Celle par qui la Namibie arriva ; grande organisatrice de ce voyage, copilote, gestionnaire des sacs de voyage et de la répartition de leur contenu, chargée des photos, élue à l’unanimité « public relationship officer » ; - la fille, 10 ans. Celle qui a peur des guêpes mais adore les otaries ; « repéreuse » d’animaux en chef ; - le fils, 8 ans. Celui qui va où le pousse la vie sans toujours savoir où il est ; grand amoureux des guépards « parce que c’est l’animal qui court le plus vite au monde ».
Nous n’avions emmené ni la grand-mère ni le grand- père.
Le voyage
Un imprévu de dernière minute : notre numéro 2 se casse le bras quatre semaines jour pour jour avant le départ et il est censé garder son plâtre cinq semaines. Aïe, aïe, aïe!. Heureusement, il est, pour cause de vacances, suivi dans un autre hôpital et là le protocole est différent : le plâtre est enlevé au bout de trois semaines. Ouf! Tout le monde est bien content!
Mercredi 30 juillet : Le départ
Enfin le grand jour est arrivé. Nous prenons l’Eurostar jusqu’à Londres d’où notre avion décolle pour Windhoek.
Malgré nos presque trois heures d’avance à Gatwick, il n’est pas possible d’avoir quatre places côte à côte. Tant pis, nous optons pour l’option 2+2. Mais, dans la salle d’embarquement, nouveau contretemps : deux de nos places ont été également attribuées à d’autres personnes. Du coup, nous ne sommes plus rangs 25 et 26 mais rangs 25 et 38. On nous propose donc de migrer en 40 et 41 : soit, mais nous n’avons toujours pas compris comment il était possible d’attribuer une même place à deux personnes différentes.
La mère et la fille s’endorment avant même que l’avion ne décolle. Le père et le fils… et bien, je ne sais pas.
Jeudi 31 juillet : Windhoek
A l’arrivée à Windhoek en début de matinée : le ciel est bleu limpide, pas un seul nuage.
Le loueur est venu nous chercher à l’aéroport et nous emmène à son officine qui fait aussi guesthouse. La réception de la voiture - avec établissement du contrat, inventaire et dus conseils - nous prend toute la fin de la matinée. Nous sommes en train de régler quelques derniers détails quand le loueur arrive avec un pneu supplémentaire qu’il ajoute aux déjà deux roues de secours : « comme cela, nous dit-il, cela devrait aller ». Nous ne savons pas très bien si cet ajout impromptu doit nous rassurer ou nous inquiéter ; en tous les cas, il prend de la place dans le coffre déjà bien encombré.
Le reste de la journée est consacré à l’achat des provisions et … de sacs de couchage, leur location s’étant avérée de ne pas être comprise dans le prix annoncé et être assez onéreuse. C’est l’occasion de se familiariser avec la conduite à gauche : notre pilote s’en sort bien. Le plus difficile, pour le pilote mais aussi le copilote, est la pré-affectation des files : pour tourner par exemple à gauche, il faut bien sur se mettre dans la file de gauche comme en France mais, à la différence de chez nous, suffisamment en amont car bien avant le carrefour les files sont physiquement séparées. Cela nous vaut quelques détours.
Nous visitons également en fin d’après-midi le centre ville. Il s’en dégage une ambiance assez particulière qui, aussi curieux qu’il puisse paraître, n’est pas sans nous rappeler certaines villes d’Asie du sud-est (et oui!). Nous en profitons pour passer à l’office du tourisme récupérer « la » carte, mais là, point de carte. Tant pis, nous prenons quelques boolklets qui s’avéreront bien utiles (pour les numéros de téléphone) et trouvons une librairie où acheter une carte ainsi que le petit livre «Signs of the wild» des éditions Struik. Ce livre décrit les animaux d’Afrique avec à chaque fois une photo, un commentaire sur leurs habitudes, leurs empreintes et même une photo de leur excrément. Chouette et pratique!

Vendredi 1 Août : en route pour Sesriem
Pour aller à Sesriem, nous avons décidé de passer par Reboboth et la passe de Spreetsghoote où nous faisons une pause pique-nique. Le paysage est grandiose. Ce pique-nique est aussi l’occasion de ramasser quelques cailloux, premiers d’une longue série, on le verra par la suite. La passe est pentue, mais moins terrible qu’attendu.
Nous croisons nos premiers springboks en chemin. Grande excitation chez les 10 ans et moins… et chez les autres aussi, je dois dire. A l’image de la famille Grisemote, nous établissons un barème pour chaque animal croisé.



Nous arrivons vers 16 heures/16 heures 30 au camping de Sesriem. Ce camping est souvent critiqué mais il est ma foi fort correct (si ce n’est des prix quelque peu élevés mais enfin la proximité du désert et son accès de très bonne heure ont un prix).
En ouvrant le coffre, nous prenons la pleine mesure de ce à quoi faisaient allusion les posts qui émaillent ce forum « prenez des sacs poubelles pour envelopper vos sacs de voyage et les protéger de la poussière ». Cette poussière extra-fine s’infiltre dans le coffre et tapisse tout. Voilà, nous sommes partis pour plus 15 jours de poussière, mais on s’y fait vite et surtout on s’organise. Outre les sacs poubelles, un truc glané sur ce forum : ouvrir les fenêtres latérales du coffre sur 5/10 centimètres, ce qui permet de rééquilibrer la pression entre intérieur et extérieur et empêche une bonne part de la poussière d’entrer. Et en plus, ça marche!
Je serais bien allée voir la dune Elim dès ce premier soir puisque le parc ferme à 18 heures, mais mon tendre et cher me fait remarquer - à juste titre - que pour un premier montage de tente ce serait bien d’avoir encore de la lumière. Exit donc la dune Elim.
Suivant les conseil de certains d’entre vous, nous dînons au Sossuvlei lodge (170 N$ par adulte et moitié prix pour les enfants). On peut y manger un tas de viandes grillées différentes, les morceaux sont petits si bien que l’on peut goûter plusieurs de ces bêbêtes que l’on est venu admirer. Ceci dit je ne suis pas bien sure d’avoir vu la différence entre le zèbre, le koudou et l’impala. Manque d’entraînement peut-être ? Ou est-ce l’effet de la marinade ? Les enfants préfèrent eux s’en tenir à du plus classique : il paraît que c’est le meilleur poulet qu’ils aient jamais mangé de leur vie!!! Enfin, le tout est sympathique et fort délicieux et tout le monde a bien apprécié cette halte gastronomique.
La nuit est froide sans être terrible.
Samedi 2 Août : Sesriem
Réveil matinal à 5 heures. Nous installons dans la voiture les enfants encore en pyjamas et emmitouflés dans les vestes et bonnets et replions nos tentes. Les voisins sont plus rapides et bien que levés à peu près en même temps, c’est avec 10-15 minutes, voire plus qu’ils partiront. De toutes façons, tout au long de ce périple, les autres seront TOUJOURS plus rapides que nous. Il faudra que je trouve l’explication à ce phénomène.
L’endroit est fascinant : les dunes, la plaine avec la rivière asséchée que l’on devine grâce aux arbres, les dunes. Cela donne : orangé, jaune zébré de vert, orangé. Nous croisons à nouveau de nombreusx springboks. Re-excitation : à ce moment nous n’avions pas encore compris que les springboks, il y en a partout ou presque. Le soleil se lève en chemin. Nous n’avons pas le temps d’aller jusqu’au Dead Vlei comme prévu. Sacrifiant à la tradition touristique, nous nous arrêtons à la fameuse dune 45. Il n’y a pas tant de touristes que cela finalement, surtout si l’on poursuit sur la crête. Personnellement, j’aurais bien poursuivi indéfiniment sur cette crête : à chaque pas ou presque, c’est un paysage renouvelé. Fascinant.




Puis c’est la descente à flanc de dune et le départ pour le Dead Vlei.
Arrivés au parking, nous optons pour l’option « on se débrouille tout seul ». En position 4*4 court (on croirait un tracteur), nous nous en sortirons sans nous ensabler, même au retour, pour lequel, ne distinguant pas très bien le chemin à suivre, j’ai l’idée géniale, en ma qualité de copilote, de dire qu’il suffit de suivre les navettes qui, elles, connaissent le chemin et même le meilleur chemin. Oui, sauf que (1) la navette allant nettement plus lentement que nous, il a bien fallu ralentir au risque de s’ensabler (2) ne se contentant pas d’aller lentement la dite navette s’est arrêtée d’un coup sans crier gare pour permettre à un touriste de descendre et de récupérer sa voiture bel et bien ensablée (et aussi l’aider à sortir de ce guêpier) et il a bien fallu que l’on s’arrête aussi …au beau milieu d’un banc de sable. Quelques appréhensions sur notre capacité à repartir. Mais nous y sommes arrivés. Y n’empêche, le pilote a qualifié le parcours de « sportif ». Il est vrai que si nous avions mieux compris ce qui nous attendait, peut-être aurions nous choisi l’option « on se fait transporter ». L’avantage est que l’on a pu manger au Sossuvlei.
NDLR : Le pilote, qui a relu ce carnet avant sa publication, demande à ce que soit précisé que le parcours aurait été moins « sportif » s’il n’avait pas été entrepris au début du voyage.
Mais revenons-en à notre Deadvlei. Il est déjà magique lorsqu’on le voit de haut (on y arrive en le surplombant légèrement), mais le mieux est de pénétrer à l’intérieur et de s’y promener : d’abord, il n’y a plus de touristes sur les photos, ces derniers restant pour la plupart à la périphérie du Vlei ; de plus ces arbres morts (fossilisés ai-je lu quelque part ?) sont vraiment captivants avec leurs formes tout tarabiscotées.



Au cours de la visite du Vlei, il commence à faire vraiment chaud et c’est peut-être là un des principaux avantages de partir très tôt le matin : disposer de plus d’heures fraîches.
De retour à la voiture, nous partons pour Sossusvlei : quitte à passer pour exigeante, je dirai qu’il est un peu décevant après le Dead Vlei. Nous n’escaladerons pas Big Mama : il fait vraiment trop chaud. Nous faisons une pause casse-croûte à l’ombre d’un des arbres du parking. C’est là que pour cause de guêpes, notre fille a terminé son repas dans la voiture. On croit rêver.
Le reste de l’après-midi est consacré au parcours vers le Naukluft. Attention, la piste n’est pas très bonne : il nous a bien fallu 2 heures/2 heures 30 pour faire le trajet et nous sommes arrivés en toute fin d’après-midi. L’avantage est qu’en arrivant si tard, nous avons croisé de nombreux animaux sur le chemin d’une dizaine de kilomètres reliant le camping à la route : un puis deux autres zèbres de montagne, des steenboks (enfin, je crois) et au détour d’un virage des koudous sur le tout bord du chemin, tellement près que, l’espace d’un instant, mon tendre et cher les a pris pour des statues marquant l’entrée du camping!
Nous expérimentons la douche froide dans le noir : les enfant se demandent ce qui peut bien justifier un tel zèle hygiénique de la part de leur mère. Leur père se dispensera, quant à lui, de l’exercice.
La soirée et la nuit seront glaciales.
Dimanche 3 août : Naukluft
Le réveil est tardif en raison de la fatigue due à la grosse journée de la veille et aussi du froid qui nous a empêchés de bien dormir une partie de la nuit.
Nous n’avons pas le temps de faire l’olive trail : je ne pourrai donc pas vous commenter le passage avec les fameuses chaînes. Nous décidons de nous lancer dans un aller-retour dans le warterloof trail. C’est sympa aussi. Le parcours s’effectue dans le lit d’une rivière plus ou moins encaissée entre des parois rocheuses. On est donc entouré de verdure sur un fond brun-orangé. Il faut souvent marcher sur des pierres assez grosses ; on avance donc assez lentement et il vaut mieux être chaussé de vraies chaussures de marche sinon gare aux chevilles. Nous croisons de nombreux « dassies », sorte de marmotte des montagnes. Nous traversons une zone de bambous abritant une petite retenue d’eau qui ménage un espace frais bien sympathique.



Ne résistant pas à l’envie d’aller toujours voir ce qui se cache un peu plus loin, c’est finalement bien tard que nous sommes de retour au camping. Il faut se dépêcher pour aller à Walvis Bay notre prochaine étape. Vraiment sans traîner, c’est en quatre heures que nous effectuons le trajet : la nuit est tombée depuis un moment lors que nous arrivons à destination et nous ne sommes pas très fiers. Nous n’avons pas vraiment le temps d’admirer les deux passes - la Gaub pass et la Kuiseb pass. Succession de petits mamelons recouverts d’une végétation rase vert très pâle quasi blanc à tel point qu’on dirait qu’il a neigé, elles sont très belles et mériteraient qu’on s’y arrête un peu, mais un tel arrêt ne serait pas très raisonnable. Dommage!

A l’arrivée, nous sommes bien contents lorsque l’hôtel nous dit que nous pouvons manger sur place si nous nous dépêchons.
Lundi 4 août : Walvis Bay
Pour ce jour-là nous avons réservé l’excursion combinée de Mola-Mola (ballade en bateau de la matin, 4*4 dans les dunes jusqu’à Sandwich Harbor l’après–midi). C’est cher (N$ 1100 par adulte et N$ 925 par enfant) mais cela les vaut. J’étais hésitante au départ mais franchement je ne le regrette pas.
A cours de la partie bateau, nous verrons côté animaux, des pélicans, des cormorans, des otaries dont certaines monteront sur le bateau, que l’on pourra caresser (depuis l’otarie est l’animal préféré de notre fille), plusieurs dauphins et une baleine (assez furtivement la baleine) ; coté autres curiosités, nous verrons une épave en train d’être vendue par morceaux, un bateau russe assigné à résidence pour avoir enfreint les accords russo-namibiens sur les droits de pêche dans les eaux territoriales namibiennes, les fermes à huîtres accompagnées d’explications sur les méthodes namibiennes d’élevage des huîtres (qui grandissent beaucoup plus vite que partout ailleurs grâce à la richesse des eaux).


Nous pourrons goûter les fameuses huîtres au cours du déjeuner servi sur la plage. Et ben, elles grandissent peut-être vite mais elles ont un drôle du goût. Et c’est une fille et petite-fille de Bordelais, élevée aux huîtres depuis la plus tendre enfance qui le dit! Elles sont en fait douceâtres, beaucoup moins salées et iodées que les huîtres « habituelles », tellement étranges que j’en prendrai plusieurs pour bien en saisir le goût. Y n’empêche que j’étais bien contente qu’il en soit servi sur la plage, cela m’a permis de satisfaire ma curiosité tout en évitant d’en commander le soir au restaurant.
L’après-midi est consacrée au 4*4 dans les dunes : dans ce coin, elles sont blanches et non orangées comme à Sesriem et se jettent quasi à pic dans la mer. C’est aussi très beau. Notre conducteur est très professionnel et nous fournit beaucoup d’explications sur l’environnement et Walvis Bay. Nous descendrons en 4*4 des dunes à pic, ferons chanter les dunes, escaladerons les dunes…. Mon tendre et cher a bien résumé le tout par un « eh bien on est passé par des endroits où l’on ne serait jamais allé seul ».



Une particularité de Walvis Bay : les maisons sont cossues ; elles ne sont pas contrairement à Windhoek entourées de fils barbelés et autres miradors.
A souligner que la brume « matinale » ne se lèvera qu’une fois l’après-midi bien avancée.
Mardi 5 août : Swakopmund- Cape Cross et Henties Bay
Nous faisons une visite éclair de Swakopmund, beaucoup plus touristique que Walvis Bay, accompagnée d’un réapprovisionnement en nourriture, boisson et argent, puis partons pour la colonie d’otaries à fourrure de Cape Cross. Nous nous arrêtons plusieurs fois en chemin pour jouer au foot, ramasser des cailloux et acheter des cristaux de sel, plus jolis que ceux trouvés par nous même. Les cristaux à vendre, environ de la taille d’un gros poing, sont disposés sur des tablettes le long de la route avec le prix indiqué à côté (de 10 à 30 N$ suivant la taille et joliesse des cristaux) : on prend ce que l’on veut et on met la somme indiquée dans une petite boite.


La colonie d’otaries sent mauvais, c’est vrai. Mais sans doute grâce au vent qui souffle fort ce jour là, c’est tout à fait supportable. Assez amusant de les observer : il y en a plein partout et chacune a son caractère. Sur la terre mais également dans l’eau, c’est rempli d’otaries. Les plus de trente ans passent un grand moment à les observer. En revanche, les dix ans et moins les trouvent beaucoup moins bien que celles que l’on pouvait caresser sur le bateau la veille. « Et en plus ça pue! » Ah, les enfants!!!





Nous avions prévu d’aller jusqu’à Spitzkoppe ce soir, mais il est déjà bien tard lorsque nous quittons les otaries et la nuit sera sans doute tombée avant que nous n’arrivions à destination : nous décidons de dormir à Henties Bay. Nous ne trouvons pas la gamsberg guesthouse recommandée par Bigoodi (il fallait en fait aller 200 mètres plus loin) ; cela ne répond pas non plus au numéro de téléphone indiqué sur les panneaux publicitaires. Nous atterrissons aux Pelican flats, un peu défraîchis mais propres et confortables. Que demander de plus ? Mais c’est décidé pour éviter à l’avenir les fins d’après-midi bousculées, ce sera dorénavant lever 6 heures sauf exception dûment justifiée… (et coucher 8 heures pour les petits et 8 heures 30 pour les grands ; de tout de façon il fait nuit).
Mercredi 6 août : Spitzkoppe
L’étape de ce jour est courte. En chemin, nous achetons, toujours sur le bord de la route, une série de pierres semi-précieuses à un homme entre deux âges qui a fort opportunément placé ses étalages après une barrière à bétail qu’il veille à maintenir fermée. Cela commence à en faire des cailloux à rapporter.
Le Spitzkoppe est un endroit assez marrant qu’il serait dommage de manquer. Les rochers sont façonnés par l’érosion. On peut les escalader facilement (du moins certains d’entre eux) car très râpeux, ils accrochent bien.
Les emplacements de camping sont dispersés sur l’ensemble du site et on peut dire que l’on n’est pas gêné par son voisin. L’endroit est couru : bien qu’arrivés en milieu de matinée, nous devons chercher un peu avant de trouver un emplacement libre et agréable. Ici il n’y a ni eau ni toilette, si ce n’est une fosse à ciel ouvert.
Spitzkoppe a un très grand succès auprès des dix ans et moins. Nous nous promenons un grand moment dans le Bushman Paradise où nous trouvons sans problème les peintures rupestres ; dommage que certaines d’entre elles soient saccagées. Nous renonçons tout de même à redescendre par l’autre coté de la montagne de peur de nous perdre.






Puis nous recherchons le Bridge qui se trouve être par hasard juste derrière l’emplacement de camping que nous avons choisi : il suffit d’escalader un peu et c’est juste là. Le « soir» et le lendemain matin, les enfants passeront de grands moments dans ces rochers, juste derrière notre emplacement, comme il se doit à l’abri du regard des parents mais pas trop loin quand même!

Finalement, ce stop forcé à Henties Bay a été plutôt une bonne chose : nous avons eu quasiment toute la journée à passer Spitzkoppe.
Jeudi 7 août : Twyfelfontein


En route pour Twyfelfontein, nous ne nous arrêtons pas, contrairement à ce qui était prévu, au Brandberg ayant « perdu » la journée avec notre stop à Henties Bay.
Nous faisons un stop à Uis pour faire des provisions ; attention, c’est le dernier endroit où nous avons vu de la viande fraîche avant Opuwo ; du moins de celle que l’on ait envie d’acheter ou plutôt manger sans être terriblement affamé.
Nous choisissons de nous arrêter au camping le plus proche du site de peintures rupestres, le Aba Huab river campsite. Les emplacements sont ombragés au bord de la rivière et assez grands sans être gigantesques ; nous profitons d’une petite douche bien méritée dans cet endroit très nature : la douche est incrustée dans un tronc d’arbre, le feuillage sert de toit, une palissade ceint le tout. Les enfants seront quand même un peu surpris et moi aussi, je dois l’admettre, quand une mère de famille allemande viendra faire ses provisions d’eau dans la « salle de douche » alors même que je m’en servais dans la plus simple des tenues.
C’est en fin d’après-midi que, suivant les conseils de Miminono, nous allons voir les gravures rupestres. Merci Noémie : la lumière était en effet très belle. Le site est très organisé et les touristes nombreux : il faut attendre pour avoir un guide (obligatoire) et quand l’un d’entre eux est finalement disponible, le groupe censé être limité à huit personnes, en comprend plus de 20…. Mais ce n’est pas grave, le guide prend son temps, chacun peut observer – et photographier – les gravures à loisir. Le groupe suivant nous rattrape et trépigne. La visite plaît aussi bien aux grands qu’aux petits qui pourtant traînaient des pieds au départ pour aller voir des gravures, fussent-elles rupestres et préhistoriques. Entre l’attente et la visite qui a duré plus longtemps qu’annoncé, nous n’avons pas le temps d’aller voir les orgues basaltiques. Ce sera pour le lendemain.




Vendredi 8 Aout : Twyfelfontein –Sessfontein
Avant de partir, nous visitons les orgues basaltiques. Les enfants sont très intéressés : « mais pourquoi c’est comme cela ? Pourquoi est-ce aussi localisé (NDLR : sur une cinquante de mères) ? ». Ce qui est amusant, outre les orgues elles-mêmes, c’est de voir que certaines sont sur le point de s’effondrer, d’autre se sont effondrées et encore d’autres sont en cours de formation : en observant la roche par-dessus, on voit très bien les lignes de fissures. Certains trouvent ces orgues basaltiques. quelconques. Nous, nous aimons. Mais dans cette famille, on aime les cailloux, vous l’aurez compris.


Puis, c'est le tour de la forêt pétrifiée. En fait, ce n’est pas une forêt mais une série de troncs d’arbres charriés par une antique rivière. Site intéressant également. On y voit : les troncs d’arbres fossilisés – des tronçons et des entiers plus ou moins grands, des Welwitschia smirabilis et aussi plusieurs espèces de lézards.

Notre prochaine étape est Sesfontein. Nous avons en effet décidé de ne pas nous arrêter à Palmwag parce qu’il faut bien faire des choix et que les échos sur Palmwag étaient contrastés. Nous y déjeunerons quand même pour profiter de la fraîcheur du lodge, la chaleur étant terrible.
Juste avant le lodge, on passe la barrière sanitaire qui traverse le pays d’est en ouest. Attention, les « shops » - assez chichement achalandés - sont juste avant la barrière. Donc penser à s’arrêter avant - et non après comme nous : cela évite d’avoir à revenir sur ses pas sous un soleil de plomb!

Nous arrivons en fin d’après-midi à l’Ongogo campsite de Warmquelle après un chemin d’une petite dizaine de kilomètres chaotiques. Après la montée sur le chemin chaotique, l’arrivée est rocambolesque : il faut descendre un chemin à pic puis traverser avec précaution une rivière. Les enfants sont ravis de la « piscine » dont nous leur avons fait la surprise. L’eau de la cascade est chaude, une trentaine de degrés environ. Nous nous demandons s’il s’agit d’une source géothermique ou si c’est le soleil qui a chauffé l’eau en amont. La fraîcheur de l’eau le lendemain matin nous donnera quelque idée de la réponse.
La suite se trouve là.
Parcours familial New York-Maine-Québec English translation pending
bonjour,
le temps du booking aérien est là.
Et on hésite, rhajasthan (Inde) ou Est américain ??
Rien à voir évidemment si ce n'est que nous adorons l'Inde et les States !
Avons fait l'ouest cet été avec nos 3 petits enfants, que du bonheur. Alors cet été on pensait attérir à NY, puis l'état du Maine, taboussac, Québec, niagara falls en terminant par une ferme halish pour retourner sur NYcet, mais on a un peu peur d'être déçu ! Car ceux qui l'ont fait avant nous nous ont dit, c'est magnifique mais l'ouest c'est grandiose !!!
Alors on se dit, bon on va au rhajasthan, sauf que c'est la mousson en juillet. Alors...ben on aurait besoin de votre opinion.
Qui connait le Maine, le québec, la pennsylvanie ? Cela en vaut-il vraiment la peine ? Ou connaissez-vous un autre parcours, encore mieux, en partant de NY, mon mari n'y a jais été, et de Bxl, ce sont les vols les moins chers, dons on attérirait à NY.
Milles mercis pour vos conseils, Marie
Avons fait l'ouest cet été avec nos 3 petits enfants, que du bonheur. Alors cet été on pensait attérir à NY, puis l'état du Maine, taboussac, Québec, niagara falls en terminant par une ferme halish pour retourner sur NYcet, mais on a un peu peur d'être déçu ! Car ceux qui l'ont fait avant nous nous ont dit, c'est magnifique mais l'ouest c'est grandiose !!!
Alors on se dit, bon on va au rhajasthan, sauf que c'est la mousson en juillet. Alors...ben on aurait besoin de votre opinion.
Qui connait le Maine, le québec, la pennsylvanie ? Cela en vaut-il vraiment la peine ? Ou connaissez-vous un autre parcours, encore mieux, en partant de NY, mon mari n'y a jais été, et de Bxl, ce sont les vols les moins chers, dons on attérirait à NY.
Milles mercis pour vos conseils, Marie
Ukraine et Crimée: présentation rapide English translation pending
Tout le monde se souvient lorsqu'on parle de l'Ukraine de Tchernobyl, au nord, à la frontière avec la Biélorussie et de la place Maïdan Nezaljnoty, la place le l'Indépendance, à Kiev, noire de monde lors de la " Révolution Orange ", mais l'Ukraine avec ses 603 700 km2 est presque aussi vaste que la France et ses paysages aussi variés du nord au sud . C'est d'ailleurs la raison pour laquelle j'ai intitulé ce carnet : voyage en Ukraine et en Crimée, tant la différence est tangible .
A l'ouest, dans les Carpates, la nature est omniprésente avec les grandes forêts primaires de hêtres. L'agriculture est vivrière, les villages charmants, le climat, un climat de moyenne montagne . Au centre et à l'est, c'est la région des champs à perte de vue d'un seul tenant, chevauchant les collines de leurs sillons bien droits . Les cultures : du blé, du tournesol, et du maïs, le climat continental avec des chaleurs extrêmes en été . Au sud, c'est la région des grands deltas du Dnepro du Dniester et du Danube, avec ses paysages de début de monde entre ciel et eaux et enfin la Crimée aux paysages splendides de montagnes de plus de 1500 mètres tombant à pic dans la mer. Le climat et l'ambiance sont méditerranéens .
Ce qu'on remarque d'abord en Ukraine ? J'avais un ami qui vivait en Chine et qui disait que ce qui sautait à la conscience en premier, en Chine, c'était le bruit, la crasse et le caractère batailleur de l'homme de la rue. Tout le contraire de l'Ukraine où ce qui saute aux yeux c'est la propreté même dans les petits villages, non pas une propreté opulente comme en Suisse ou ostentatoire comme en Allemagne ou en Autriche, non, non, une propreté que je qualifierait de confort . Ensuite vient le calme, même dans des rues pleines de monde dans les villes, c'est le brouhaha normal des conversations, le flon, flon d'un orchestre de rue ou dans un parc, le bruit normal de la circulation automobile, mais pas de cris ni de coups de klaxons intempestif, c'est vraiment étonnant . Et puis viennent l'accueil et la gentillesse des gens, sans la moindre servilité, ils sont agréables pour les étranger que nous sommes, comme ça, naturellement, juste pour le plaisir d'échanger quelques mots .
Pour nous qui voyageons en camping car, la première chose, c'est l'état des routes
Elle vont de moyennes -, à épouvantables avec une majorité de "mauvaises" . En fait, plus elles sont fréquentées, plus elles sont mauvaises car très très déterriorées par les camions, de telle sorte qu'on a la surprise de rouler mieux sur les routes "jaunes" que sur les grands axes.
Le prix du gazole en août 2008 : en moyenne 6, 80 "cryna " soit à peu près 1 €, le taux de change, toujours en août 2008, étant sensiblement dans le même rapport Cryna/ € que €/Francs .
Le coût de la vie : Si comme nous on fait ses courses dans les épiceries de village et sur les marchés des bords de routes, le coût de la vie est tout à fait raisonnable, voire même, pour nous très avantageux, on trouve partout de très beaux fruits et légumes, avec un vrai bon goût de frais cueilli, des laitages genre yaourts qui se vendent à l'unité, des fromages, toujours le même à différents niveaux de maturité, très peu de viande si ce n'est du poulet et un peu de porc, beaucoup de charcuteries, souvent fumée, et beaucoup de poissons sêchés et fumés auquel on n'a pas trop osé se risquer si ce n'est à du saumon fumé vraiment excellent et pas cher du tout .
Des campings ? C'est simple, il n' y en à qu'un à Kiev, sinon, la plus part du temps les gens ne comprennent même pas le concept . Mais on peut s'installer n'importe où . Dans un village, aux abords d'un village, sur une piste de station service si on se trouve coincés, en ville sur un parking, peu importe . Il suffit de prévenir de notre présence . Nulle part et à aucun moment nous ne nous sommes sentis en insécurité, et jamais non plus, contrairement à la rumeur, harcelés par une police cherchant le bakchich .
Autre idée reçue totalement inexacte, il est parfaitement possible d'entrer ou de sortir d'Ukraine pas la pointe sud de la Moldavie. Nous sommes sortis par Riné via Galati sans le moindre problème.
Pour la suite de ce carnet de voyage en photos, voir mon blog.
C'est avec plaisir que je donnerai si je le peux des renseignement complémentaires pour une destination vraiment superbe tant du point de vu de l'accueil des gens que des paysages superbes et variés que de la richesse culturelle ( architecture, histoire, antiquité )
Ce qu'on remarque d'abord en Ukraine ? J'avais un ami qui vivait en Chine et qui disait que ce qui sautait à la conscience en premier, en Chine, c'était le bruit, la crasse et le caractère batailleur de l'homme de la rue. Tout le contraire de l'Ukraine où ce qui saute aux yeux c'est la propreté même dans les petits villages, non pas une propreté opulente comme en Suisse ou ostentatoire comme en Allemagne ou en Autriche, non, non, une propreté que je qualifierait de confort . Ensuite vient le calme, même dans des rues pleines de monde dans les villes, c'est le brouhaha normal des conversations, le flon, flon d'un orchestre de rue ou dans un parc, le bruit normal de la circulation automobile, mais pas de cris ni de coups de klaxons intempestif, c'est vraiment étonnant . Et puis viennent l'accueil et la gentillesse des gens, sans la moindre servilité, ils sont agréables pour les étranger que nous sommes, comme ça, naturellement, juste pour le plaisir d'échanger quelques mots .
Pour nous qui voyageons en camping car, la première chose, c'est l'état des routes
Elle vont de moyennes -, à épouvantables avec une majorité de "mauvaises" . En fait, plus elles sont fréquentées, plus elles sont mauvaises car très très déterriorées par les camions, de telle sorte qu'on a la surprise de rouler mieux sur les routes "jaunes" que sur les grands axes.
Le prix du gazole en août 2008 : en moyenne 6, 80 "cryna " soit à peu près 1 €, le taux de change, toujours en août 2008, étant sensiblement dans le même rapport Cryna/ € que €/Francs .
Le coût de la vie : Si comme nous on fait ses courses dans les épiceries de village et sur les marchés des bords de routes, le coût de la vie est tout à fait raisonnable, voire même, pour nous très avantageux, on trouve partout de très beaux fruits et légumes, avec un vrai bon goût de frais cueilli, des laitages genre yaourts qui se vendent à l'unité, des fromages, toujours le même à différents niveaux de maturité, très peu de viande si ce n'est du poulet et un peu de porc, beaucoup de charcuteries, souvent fumée, et beaucoup de poissons sêchés et fumés auquel on n'a pas trop osé se risquer si ce n'est à du saumon fumé vraiment excellent et pas cher du tout .
Des campings ? C'est simple, il n' y en à qu'un à Kiev, sinon, la plus part du temps les gens ne comprennent même pas le concept . Mais on peut s'installer n'importe où . Dans un village, aux abords d'un village, sur une piste de station service si on se trouve coincés, en ville sur un parking, peu importe . Il suffit de prévenir de notre présence . Nulle part et à aucun moment nous ne nous sommes sentis en insécurité, et jamais non plus, contrairement à la rumeur, harcelés par une police cherchant le bakchich .
Autre idée reçue totalement inexacte, il est parfaitement possible d'entrer ou de sortir d'Ukraine pas la pointe sud de la Moldavie. Nous sommes sortis par Riné via Galati sans le moindre problème.
Pour la suite de ce carnet de voyage en photos, voir mon blog.
C'est avec plaisir que je donnerai si je le peux des renseignement complémentaires pour une destination vraiment superbe tant du point de vu de l'accueil des gens que des paysages superbes et variés que de la richesse culturelle ( architecture, histoire, antiquité )
Aller à San Francisco ou Los Angeles? English translation pending
Bonjours à tous,
En vue d'un voyage en Fevrier/Mars 2009 je me pose la question de la destination.
Je pense soit aller à San Fransisco ou à Los Angeles.
Le voyage durerait une semaine dans un hôtel de basse catégorie ( et oui pas beaucoup d'argent :) ). La question est que je ne connais pas l'infrastructure de ces deux villes et que n'ayant pas le permis je ne peux pas louer de voiture pour me déplacer.
Je viens donc solliciter votre aide pour savoir laquelle de ces deux villes est la plus attrayante pour deux jeune ( 20 ans ) et également la mieux développée en transport en commun ( hôtel => plage, hôtel => visite de la ville :) ).
Si vous avez d'autres suggestions à me faire sur des villes de la Cote Ouest ou tout autre chose je vous en pris ;).
Merci d'avance.
En vue d'un voyage en Fevrier/Mars 2009 je me pose la question de la destination.
Je pense soit aller à San Fransisco ou à Los Angeles.
Le voyage durerait une semaine dans un hôtel de basse catégorie ( et oui pas beaucoup d'argent :) ). La question est que je ne connais pas l'infrastructure de ces deux villes et que n'ayant pas le permis je ne peux pas louer de voiture pour me déplacer.
Je viens donc solliciter votre aide pour savoir laquelle de ces deux villes est la plus attrayante pour deux jeune ( 20 ans ) et également la mieux développée en transport en commun ( hôtel => plage, hôtel => visite de la ville :) ).
Si vous avez d'autres suggestions à me faire sur des villes de la Cote Ouest ou tout autre chose je vous en pris ;).
Merci d'avance.
Carnet de route de Namibie: trois semaines en septembre 2008 English translation pending
Voici le carnet de notre voyage en Namibie.
Merci d'abord à tous ceux qui m'ont aidé dans ce forum et m'ont permis d'organiser ce séjour 🙂
Contexte : Nous sommes partis entre amis à 6 personnes et ce, pour une durée de 3 semaines en septembre. J'ai moi-même organiser tout le voyage grâce aux personnes de ce forum et en glanant des infos un peu partout sur internet.
Depuis la France, j'avais réservé 6 mois plus tôt : nos billets d'avions les 4x4 (qu'on a payé sur place) le téléphone satellite et le GPS (qu'on a payé sur place) les campings d'Etosha et de Sesriem sur les conseils des internautes du forum le camping pour Okonjima qui abrite l'Africat Foundation le lodge 'Barchan Dunes' du coté de Solitaire le lodge pour notre dernier jour : Gocheganas.
J1 : PARIS - WINDHOEK nous avons pris un vol Paris- Francfort (Lufthansa - environ 1h) puis un vol Francfort - Windhoek (Air Namibia - 10h) pour un total de 1000€/pers. Les vols se passent sans problème ! ni retard ni perte de bagages (contrairement à d'autres amis qui sont passés par Johannesburg...)
J2 : WINDHOEK - OKAHANDJA Arrivée à l'aéroport de Windhoek à 07h40. Nicole, notre loueuse de voiture nous accueille à l'arrivée. Après avoir fait du change (1N$ = 0, 11 €), récupérer le téléphone satellite et le GPS à l'agence "Be Local", puis prit le guide 'Where to stay' (gratuit) au point d'information, Nicole nous ramène à son agence sur Windhoek (environ 30mn de voiture) pour récupérer notre 4x4.
Nous avons pour notre voyage louer deux 4x4 Toyota Hi-lux double cabines avec tentes sur le toit à l'agence Odyssey Car Hire (http://www.odysseycarhire.com/). Nous sommes ravis : les 4x4 sont quasi neufs et ce sont des diesels. Nous avons deux roues de secours sur chaque voiture et tout le nécessaire de camping. Par sécurité et esprit de tranquillité, nous avons tout de même opté pour l'assurance Gold sans franchise. Nous payons au final environ 670€/pers. pour toute la location.
Après une bonne heure (et demi) d'explications, nous pouvons enfin prendre la route ! Avant çà nous allons manger une délicieuse viande dans un restaurant du centre commercial et puis nous faisons des courses au supermarché du coin, nous sommes piles dans les temps ! car en sortant du magasin "SuperSpar" à 15h00, celui-ci ferme aussitôt !
Finalement, la journée passe donc très vite et le temps d'attendre nos amis qui transitaient par Johannesburg, nous partons à 16h30 et prenons la B1, belle route bitumée, en direction d'Okahandja (à 66km de la capitale). Nous arrivons trop tard pour faire le marché et devons rapidement trouver où dormir avant qu'il ne fasse nuit (vers 18h).
A l'entrée d'Okahandja, se trouve le King's Highway Restcamp*. Nous décidons de prendre une chambre pour la nuit (tarif très correct). Le restcamp est très propre, il y a tout ce qu'il faut : petit salon de jeux avec cuisine, petite piscine, table et chaises, sanitaires, douches chaudes. Seuls points négatifs : il fait très froid la nuit et les camions roulent toute la nuit sur la B1 qui est à proximité...
J3 : OKAHANDJA - OTJIWARONGO Le soleil au petit matin nous réchauffe et c'est avec ravissement au milieu des oiseaux que nous prenons notre premier petit déjeuner en Namibie. Nous quittons le restcamp pour aller faire le marché artisanal de Okahandja qui ouvre à 8h00. Nous y passerons bien deux heures tellement il y a de belles choses à voir et le temps de négocier les prix ;-) Nous faisons le plein d'essence ici puis reprenons la route avec la B1 en direction d'Otjiwarongo (175 km - 2h15). Nous arrivons en début d'après-midi au camp d'Okonjima qui abrite la fondation AfriCat pour la préservation des guépards et des léopards. Ce qui nous laisse le temps de nous installer tranquillement avant d'aller faire le game drive prévu sur place à 15h. Chaque type de campement se situe éloigné les uns des autres, on se retrouve donc vraiment tranquille dans un coin de la réserve. Le site est superbe, dès notre arrivée nous croiserons dik dik, koudous, phacochères, et babouins sur la petite route de gravier qui mène à notre campement. Okonjima se situe à environ 48km au sud d'Otjiwarongo.
J4 : OTJIWARONGO - TSUMEB - ETOSHA : Namutoni Nous continuons sur la B1 en direction d'Etosha, en faisant un arrêt à la jolie petite ville de Tsumeb (220km-3h15). Nous y faisons encore quelques courses et le plein d'essence. Puis direction le premier camp d'Etosha, à savoir le fort de Namutoni (96km-1h30). Le camping est très chouette, une pelouse verte, des passerelles de bois pour circuler et des chacals la nuit autour de votre table de dîner ! ^_^ Coucher de soleil sur le point d'eau et plus tard dans la soirée, l'arrivée d'un éléphant. Il y a deux points de vue possibles sur ce point d'eau, un sur le haut du fort et l'autre en bas avec de grands bancs et un toit (je le préfère).
J5 : ETOSHA : Namutoni - ETOSHA : Halali Nous partons tôt le matin (6h30) pour profiter des belles lumières et accroîtrent nos chances de croiser les animaux aux points d'eau. Dès la sortie du fort, nous ne sommes pas déçus ! Nous croisons des troupeaux entiers de zèbres, springbox et gnous. Nous décidons de prendre la route qui remonte le long du pan en direction du point d'eau d'Andoni. Nous tomberons sur de multiples animaux à notre plus grand ravissement avec en prime une vue du pan et des couleurs extraordinaires ^_^ Le soir, nous rejoignons le camp d'Halali. Le camping est aussi très propre, de jolis cabines de douche mais il y a également bcp plus de poussière ici...
J6 : ETOSHA : Halali - ETOSHA : Okaukuejo Nous continuons notre périple à travers Etosha avec émerveillement. Nous assisterons à la chasse aux zèbres par des lionnes et aurons notre séquence "émotions fortes" avec la traversée d'une matriarche suivie de deux éléphanteaux juste devant notre voiture. Le soir, nous rejoignons notre dernier campement : Okaukuejo. Nous sommes accueillis par plein de petits écureuils et une quantité phénoménal d'oiseaux ayant établis un nid au dimension incroyable dans les arbres du campement. Le camping est toujours très correcte et les douches encore plus belles. Les lodges y sont aussi somptueux et nous ont bien fait envie.
J7 : ETOSHA : Okaukuejo - OTJITOTONGWE Nous quittons Etosha avec des étoiles dans les yeux et les cartes mémoires de nos appareils photos bien remplies ! En route pour Outjo (114 km - 1h30), nous y faisons un arrêt pour prendre un café et manger un bout à la boulangerie -> Outjo Bäkerei (toasts délicieux !!!). Plein d'essence + quelques courses mais la boutique n'est pas bien achalandée. Un petit tour aux jolies boutiques d'artisanat et nous reprenons la route vers Kamanjab. La veille, nous avons réservé par téléphone une nuit au camping de la Cheetah Farm à Otjitotongwe (24km à l'est de Kamanjab - Route P2683 - 150N$/pers. camping+game drive). Nous avons ici la chance de pouvoir approcher des guépards apprivoisés et de les caresser ! Bon, çà fait peut être un peu 'touriste' mais c'est tellement incroyable :-) Et puis nous assistons ensuite à un game drive et au repas de guépards semi-sauvages dans leur réserve. La cheetah farm propose des emplacements de camping (eau chaude si vous avez de la chance ! lol) et des lodges avec repas compris.
J8 : OTJITOTONGWE - SWARTBOOIDRIFT Après avoir salué une dernière fois le guépard et le girafon qui se présente à la clôture, nous décidons de changer un peu notre carnet de route d'aller directement vers la région d'Epupa et d'éviter Opuwo suites aux recommandations de notre fermier. A Kamanjab, nous faisons quelques courses au petit supermarché (plutot bien achalandé).
La B1 s'avère encore être une superbe route goudronnée jusqu'au carrefour entre Opuwo et Ruacana. Au delà, les travaux sont en cours et cela ne m'étonnerait pas que d'ici fin 2009, la route soit bitumée jusqu'à Ruacana. Nous goûtons donc à partir de ce jour aux fameuses "gravels" de Namibie. Nous sommes dans le pays des Himbas, le Kaokoland.
Nous arrivons tout au nord de la Namibie, à Ruacana puis longeons la frontière avec l'Angola du coté de Swartbooidrift. La route entre Ruacana et Swartbooidrift est très jolie mais un 4x4 est tout de même nécessaire car certains passages sont assez difficile. Oubliez totalement la route entre Swartbooidrift et Epupa par contre, même avec un 4x4... Nous arrivons au Kunene River Lodge*** (100N$ chbre) après avoir tout de même pris soin de réserver par téléphone avant de venir. L'endroit est superbe, un véritable oasis de verdure. Le lodge possède un camping au bord de la rivière (très calme), quelques bungalows en dures et des petites cabanes en bois, + un restaurant. Nous décidons de prendre un bungalow en dure histoire de se "dépoussiérer" :-) Nous mangeons au restaurant du lodge, très bonne cuisine.
J9 : SWARTBOOIDRIFT : Kunene River Lodge Nous restons une seconde journée dans ce petit paradis perdu et programmons une sortie dans un village himba avec un guide du lodge (150N$). Au départ, nous sommes plutôt gêné : nous restons debout en écoutant les explications du guide pendant que la femme prépare son onguent assis par terre entourée de ses enfants et de son mari. Puis je décide de m'asseoir à coté et une des petites filles s'approche timidement de moi. Puis soudain la super idée : et si nous leur montrions nos photos/vidéos d'Etosha ? le guide nous informe qu'il y a très peu d'animaux par ici. Le contact s'établit. Je commence à montrer mes photos : la famille est ravie ! La petite fille finit par me prendre la main et nous ne nous lâcherons plus de toute la visite. Nous apprenons les mots pour désigner les animaux en himbas. J'offre enfin une serviette de bain (la femme est super contente) et d'autres affaires à toute la famille. Ils nous emmènent visiter leur maison puis le mari s'amusera à poser en guerrier pour notre plus grand plaisir --:-) Bref une belle rencontre au finale !
Info : Le Kunene river lodge propose aussi des sorties pêches, rafting, canoé.. mais en cette saison il n'y a pas assez d'eau pour que ce soit intéressant.
J10 : SWARTBOOIDRIFT - EPUPA (3h30-158km) Nous quittons notre petit paradis de verdure et prenons donc la route vers Epupa en passant par Epembe. La route est très jolie une fois de plus. Nous nous installons au camp d'Omarungu** et sommes acccueillis par un couple de bébés suricates adorables. Le camping est très propre, nous sommes au bord de la rivière Kunene, les douches et les wc sont construits sous les grands palmiers avec des matériaux naturelles. C'est très agréable ! A peine arrivé (13h), nous repartons déjà pour une visite guidée à la rencontre des crocodiles de la rivière (250N$-4h). Nous marchons et longeons en voiture la rivière une bonne heure avant de les trouver. En cette journée, il n'y a pas bcp d'eau dans la rivière, le barrage de Ruacana n'a pas encore laché d'eau. La balade nous a donné soif, heureusement il nous donne une glacière entière de boissons :-d Nous rentrons ravis et repartons faire un petit tour pour voir les chutes d'Epupa qui se trouve à 5mn du camping. Le paysage est fantastique ! même s'il n'y a pas bcp d'eau en cette saison. Un conseil : prenez le petit chemin qui monte à gauche en arrivant et longer les chutes, vous aurez un très beau point de vue. Le soir nous mangeons au restaurant d'Omarungu, le repas est plutôt bon. Attention, ici les visites pour les villages Himbas sont à 350N$ contre 150N$ au Kunene river lodge !!
J11 : EPUPA - SESFONTEIN Aujourd'hui nous avons une longue route et partons tôt. On redescend le Kaokoland en direction d'Opuwo (4h-200km). Nous faisons le plein d'essence et quelques courses au supermarché à la coté de la pompe. Opuwo ne présente pas bcp d'intérêts à notre goût. Nous ne nous attardons donc pas et reprenons la route en direction de Sesfontein. La route est longue mais jolie (2h30-120km). C'est une route de gravels sinueuses et pleines de "montagnes russes". Nous arrivons tard à Sesfontein et sommes heureux de trouver une belle chambre au Fort de Sesfontein ***(env.170€ b&b chbre double+diner). Nous nous délassons dans la piscine et nous régalons au dîner proposé le soir.
J12 : SESFONTEIN - WARMQUELLE - PUROS Avant de partir pour Puros, nous décidons de faire un petit détour à Warmquelle, voir les sources d'eau chaude.
Nous nous perdons un peu sur le chemin caillouteux qui mène aux sources. Et vu l'état de la route, nous sommes contents d'être en 4x4. Mais finalement nous arrivons à l'endroit voulu. Le camping est désert. Une femme vient nous accueillir qd même pour payer le "droit de visite" (20N$/pers). Nous descendons un petit chemin qui mène à la source. L'endroit est très jolie en cette matinée, avec le soleil qui éclaire la petite cascade et fait briller l'eau transparente de milles éclats. L'eau est chaude en effet mais j'ai la flemme de remonter chercher mon maillot de bain. Des espèces de petites puces d'eau nagent dans un coin à l'ombre et nous apercevons même des tortues ! Deux amis se décident à prendre un bain. Le panneau 'at your own risk' peut refroidir mais il n'y a pas plus de danger ici qu'ailleurs ;-)
Nous repartons donc en direction de Puros. La route est longue : 100km en 3h30 mais les paysages sont fantastiques ! Nous croisons sur la route des oryx, autruches, springboks et girafes. Le 4x4 ici est encore chaudement recommandé. Il y a des passages avec bcp de sable et si vous vous ensablez, il n'y aura pas grd monde dans le coin pour vous dépanner... Nous arrivons enfin au camping de Puros * (60N$/pers). Le camping est vide. Nous pouvons choisir notre emplacement ;-)
Le temps de se poser un peu et nous repartons en balade. Nous prenons un guide (100N$) pour aller à la rencontre des éléphants du désert. Nous devons prendre notre propre voiture et emmenons le guide avec nous. On remonte la rivière dans son lit jusqu'à une jolie petite vallée où nous apercevons les éléphants au loin qui broutent, entourés de babouins accrochés à la roche. Nous gardons certaines distances car ici les éléphants sont visiblement plus "susceptibles". Après nous être régalés des yeux, nous rebroussons chemin et le guide nous propose de nous emmener à un point de vue sur la vallée. Le soleil est déjà bien bas, le vent commence à souffler et soulève la poussière et le sable. Le paysage prend des allures étranges et fantastiques. J'ai l'impression d'être dans un rêve.
J13 : PUROS - TWYFELFFONTEIN Nous nous levons au camping de Puros un peu déçu de ne pas avoir été réveillé par des éléphants sur notre campement le matin. Tant pis, la route est si belle. Cela valait bien le coup tout de même ! La route en sens inverse se fait plus rapidement qu'à l'aller : 2h30 ! Un petit arrêt à Sesfontein au supermarché (pas grand chose..) et direction de la concession de Palmwag. Un autre arrêt à la boulangerie de Warmquelle (délicieux pains tout chaud !). Nous passons la barrière sanitaire de Palmwag (100km-1h30) et poursuivons notre route contrairement à ce qu'on avait prévu. En effet, nous n'avions pas réservé et le camping prévu est plein et les autres sont bcp trop chers à notre goût. Nous roulons donc vers Twyfelfontein (83km-1h45). Nous dormirons ce soir dans un charmant camping tout proche du carrefour qui mène aux sites rupestres : le camp Xaragu***. L'endroit nous plait immédiatement, le staff n'est pas tjs très efficaces mais adorables, différents animaux se baladent dans le camp et le buffet le soir est super sympa.
J14 : TWYFELFFONTEIN - BRANDBERG Départ matinal pour profiter des belles lumières du matin.. nous allons visiter les Organ pipes*, la Montagne brulée*, et Twyfelfontein**. Au bout de 3h, nous repartons en direction de la Forêt pétrifiée*. Attention, sur la route, vous croisez plein de "faux" sites de la foret pétrifiée. En fait, nous avons visité l'un d'eux au lieu de faire le "vrai" situé qlq kms plus loin. Pas de grand regret, la visite que nous faisons est sympathique et nous suffira. Nous rigolerons bien de notre tromperie. Nous poursuivons la route vers les montagnes du Brandberg cette fois en passant par Khorixas où nous nous ravitaillons en essence/nourritures. La route devient plus monotone sur cette partie.
Nous arrivons au Brandberg (120km - 2h) et nous installons au White Lady lodge* pour être au plus prêt du site afin de faire la randonnée le lendemain matin tôt. Il n'y a pas grand monde au camping. Le site est moyen (odeurs nauséabondes, toilettes/douches pas géniales, accueil pas très chaleureux, piscine éloignée du camping). Mais après tout ce n'est que pour une nuit...
J15 : BRANDBERG - CAP CROSS - SWAKOPMUND Lever 7h30 pour arriver au Brandberg à 8h00. Nous sommes les premiers arrivés à l'entrée de la vallée. Des guides sont là en permanence pour emmener les touristes faire une petite randonnée à la rencontre de la White lady**. Nous prenons le grand tour (25N$/pers + 400 pour le guide). La balade est sympathique, nous voyons de belles peintures rupestres même si celle de la white lady est passablement effacée à présent.. Notre guide peu avare en explication nous informe sur les plantes, le mode de vie des gens à l'époque, l'histoire de ces peintures.. Nous croiserons des damans, animal de la famille de l'éléphant.
Après cette bonne marche de 3h, nous reprenons la route. Un arrêt à Uis pour manger (resto trèèèèèès long, certains partiront sans manger finalement) puis direction Cap Cross.
La route est monotone et plate (150km-2h). Le temps change complétement en dépassant le panneau de "Swakopmund district". Une vrai chape de nuages, chose qu'on n'avait pas vu depuis notre arrivée en Namibie ! Nous retrouvons aussi une route bitumée :-)
Visite de Cap Cross en fin d'après-midi (payant). La colonie d'otaries est impressionante ! Après les beuglements des bêtes, c'est l'odeur qui vous assaille... un conseil, respirez par la bouche ou prenez un foulard parfumé pour respirer par le nez ;) car si le spectacle est fantastique, l'odeur pourrait vous faire fuir. En partant nous en sommes imprégnés et n'avons qu'une hâte : prendre une douche et se changer !
La route en Cap Cross et Swakopmund est rapide : bitume -> 100km/1h. Nous arrivons à la limite de la nuit, épuisé par notre journée, à Swakopmund. Nous avons réservé par téléphone depuis Cap cross un hôtel : Footsprint**. Après plusieurs échecs auprès d'autres établissements, nous avons trouvé une chambre familiale (900N$ + 35N$/p pour un petit-dej), c'est un vrai petit appartement. La dame à l'accueil est adorable et s'occupe de nous comme une mère ! Très commerciale, elle nous propose et réserve pour nous restaurant et excursions. Et chaque matin, on se réveille avec notre voiture lavée.. ;-)
J16 : SWAKOPMUND - WALVIS BAY Ce matin nous partons en excursion à Walvis bay avec le Laramon tour***, sur les conseils de notre hôtesse. Le Laramon tour (400N$/pers) a l'avantage d'être plus familiale et des bateaux plus grands que la très connue agence Mola Mola. Les excursions sont les mêmes : otarie qui monte sur le bateau, mouettes et pélicans qui volent au dessus de vous, dauphins qui suivent le bateau, baleine si vous avez de la chance et pour finir repas avec champagne et huîtres délicieuses sur le bateau.
Après cette belle matinée en mer, nous allons nous réchauffer l'après-midi au fameux Café Anton et profitons du grand marché artisanal installé sur la place d'en face pour compléter nos achats de souvenirs..
J17 : SWAKOPMUND Ce matin, nous avons choisi comme excursion le Living Desert Tour*** avec comme guide Chris (http://www.living-desert-adventures.com/). Un tour que je vous conseille chaudement à la découverte de la faune et la flore peuplant le désert.. Les couleurs du désert du Namib sont incroyables et Chris est un formidable guide. Il nous explique simplement et avec humour beaucoup de choses sur le désert et ce qu'il recèle. Nous croiserons caméléons, dancing white lady spider, gecko palmé, serpent, scorpion. Et pour finir un tour en land rover sur les dunes. Incroyables moments.
Ce soir, je m'installe avec mon chéri au Stiltz** (où nous avons réservé deux jours plus tôt- 1400N$ b&b). L'endroit est charmant : maison sur piloti, face à la mer. Malgré la proximité de la route et le bruit parfois assez assourdissant des vagues, nous dormons comme des loirs dans le lit au matelas chauffant (un must !).
J18 : SWAKOPMUND - Kuiseb Pass - SOLITAIRE (7h dont 2h de visites-312km) Après s'être ravitaillé en essence/courses, nous quittons Swakopmund et la fraîcheur humide de la côte atlantique.
La veille nous sommes allés chercher un permis pour la Welvitschia drive dans la ville (personne ne nous le demandera au final mais bon...). Nous faisons donc un arrêt pour aller visiter cette zone où l'on suit un petit circuit de 2h environ avec comme point fort le moonlandscape** et la vue d'un specimen datant de 1500 ans de la Welvitschia (entourée d'un grillage protecteur).
Nous poursuivons la route que je qualifierai de "route des mirages", tellement ils sont nombreux dans ce coin. La route est superbe et "grâce" à notre permis nous empruntons un chemin (hotsas) où nous croiserons bcp d'animaux et des paysages magnifiques. Passage du Kuiseb : très beau également. Et passage du Tropique du Capricorne ;-)
Ce soir nous dormons au Barchan Dunes lodge*** (650N$/pers b&b, farm drive, dinner), situé à qlq km de Solitaire, vers Nauras. L'endroit est un véritable coup de coeur. Petit game drive en fin d'après midi dans les réserves de la ferme avec apéro devant le coucher de soleil, puis diner en compagnie de nos charmants hôtes dans leur maison. Cuisine délicieuse, discussion agréable une bonne partie de la soirée.. on a l'impression d'être leurs invités personnels. Réveil le matin dans un lieu unique, au calme. Rencontre avec le couple de suricates du lodge. On quitte à regret cet endroit.
J19 : SOLITAIRE - SESRIEM (85km-2h) Petit arrêt à Solitaire, minuscule ville aux allures de décor de western. Joli bar à l'ancienne avec petit boutique d'artisanat, boissons fraiches, glaces, etc. Nous arrivons à l'heure du repas au camping de Sesriem. Achat du permis pour l'entrée du parc du Nauklfut (900N$ pour 6 pers avec 2 voitures) et repos au bord de la petite piscine. L'avantage d'être dans ce camping c'est que nous sommes placés à l'entrée du parc et gagnons environ 1h d'avance par rapport aux gens dormant à l'extérieur et qui doivent attendre que le camping ouvre ces portes le matin et qui doivent sortir avant la nuit.
Nous partons en fin d'après-midi à la découverte des dunes du Namib.. arrêt à la Dune 45***. Il n'y a pas grand monde. Nous grimpons la dune, on peut dire que c'est sportif mais quelle récompense tout là haut, c'est tout simplement magnifique ! Coucher de soleil et vite, on dévale en qlq minutes la pente (durement grimpé) en courant, un régal :-) On saute dans nos voitures et retour rapido (30mn) . Quand on arrive au camping, il fait déjà nuit.
Le soir, repas au buffet proposé par le Sossuvlei lodge*** (170N$/pers.) : un régal !!! nous goutons + ou - avec plaisir aux différentes viandes : oryx***, springboks***, phacochère**, autruches**, koudou*, crocodiles(burk)...
J20 : SESRIEM Nous nous levons aux aurores. Nous avons réservé la veille un vol en mongolfière (petite folie du jour). Un vol merveilleux au dessus du parc du Naukluft avec pour finir un magnifique petit-dej avec champagne sabré, servi au milieu de nulle part... 3500N$/pers. un prix mais pour quel voyage !
14h, départ pour le canyon de Sesriem* qui se trouve pas loin du camping. Nous faisons une petite balade rapide dans la canyon où des babouins nous matent depuis en haut. Nous reprenons la route vers Sossuvlei*** (1h15 env), les dunes nous encerclent. Nous arrivons au bout de la réserve à l'entrée du chemin pour DeadVlei*** Comme nous avons un 4x4, nous pouvons avancer les qlq km restant avec la voiture (sinon un parking est là et des navettes payantes peuvent emmener les plus flemmards). Ensuite il reste encore un petit bout de chemin à faire à pied cette fois pour atteindre le site. Et c'est là que çà se complique car c'est vraiment très mal indiqué et il y a des traces de pas partout !! donc en gros, il faut partir sur la gauche et aller tout droit .. A peine le temps de nous gaver de la beauté de ce site et de finir de remplir nos cartes SD, qu'il nous fait rentrer avant qu'il ne fasse nuit.. :-) En repartant, nous croisons des autruches, springboks et oryx. Dernière nuit au camping de Sesriem...
J21 : SESRIEM - WINDHOEK Pour notre dernier jour en Namibie, nous avons décidé de nous faire plaisir et de réserver une chambre au Gocheganas Nature Reserve*** qui se trouve à 29 km au sud de Windhoek. Même si le prix parait exorbitant au premier abord, il inclut la chambre double, tous les repas et l'accès au SPA/sauna(superbe!). Une façon de finir son séjour en apothéose... Le lieu est tout simplement magique ! Les chambres consistent en de luxueux chalets situés au sommet d'une colline. Le panorama sur la réserve est superbe et permet d'observer en tout lieu la faune : ex je prends ma douche et un rhino avec son bébé passe un peu plus bas dans la plaine, nous mangeons en terrasse et voyons les animaux s'abreuver au point d'eau, etc. Bref nous passons une dernière journée en harmonie totale avec la nature.. ^_^ Détente, piscine, observation des animaux et des étoiles, sauna, .. juste un petit bémol à dire sur la qualité de la nourriture par rapport au standing du lieu.
J22 : WINDHOEK - PARIS Notre vol étant le samedi soir, nous avons encore une bonne partie de la journée pour profiter de la capitale. Nous rendons les 4x4, checking rapide, rien à redire. Direction le centre de la ville pour faire un peu les boutiques (trop cher !), la ville ne nous emballe pas spécialement même si l'artère principal qui regroupe les boutiques et restaurants est assez attrayante. Nous donnons le reste de nos provisions aux gens qui attendant en grd nombre devant la gare (ils seront ravis !). Un verre au Café Zoo et nous repartons pour l'aéroport avec des images plein la tête.. Notre périple est malheureusement fini.
Après les mots, les images (ici un aperçu de notre périple ): http://picasaweb.google.com/EliseEtNadjim/Namibie?authkey=ED0Q_miCnAQ
CONCLUSION : un voyage magnifique ! 😏 Nous sommes contents d'avoir choisi les 4x4 avec tentes, ce qui nous laissent une grande marge de manoeuvre dans nos choix. Aucun pb avec la nourriture ni l'eau. Pas de pb de sécurité, il suffit de faire un minimum attention en ville et qd vous garer votre voiture, il y a tjs quelqu'un pour la surveiller pour qlq N$. Nous avions pris un traitement anti palu (Malarone) étant donné que nous allions tout au nord mais nous n'avons croisé en cette saison quasiment aucun moustique. Il faut bien 3 semaines pour découvrir (en partie) ce fabuleux pays. Je reve maintenant d'y retourner pour faire le delta de l'Okhavango, bande de Caprivi, ou encore le sud avec le Fish River Canyon. 😇
Merci d'abord à tous ceux qui m'ont aidé dans ce forum et m'ont permis d'organiser ce séjour 🙂
Contexte : Nous sommes partis entre amis à 6 personnes et ce, pour une durée de 3 semaines en septembre. J'ai moi-même organiser tout le voyage grâce aux personnes de ce forum et en glanant des infos un peu partout sur internet.
Depuis la France, j'avais réservé 6 mois plus tôt : nos billets d'avions les 4x4 (qu'on a payé sur place) le téléphone satellite et le GPS (qu'on a payé sur place) les campings d'Etosha et de Sesriem sur les conseils des internautes du forum le camping pour Okonjima qui abrite l'Africat Foundation le lodge 'Barchan Dunes' du coté de Solitaire le lodge pour notre dernier jour : Gocheganas.
J1 : PARIS - WINDHOEK nous avons pris un vol Paris- Francfort (Lufthansa - environ 1h) puis un vol Francfort - Windhoek (Air Namibia - 10h) pour un total de 1000€/pers. Les vols se passent sans problème ! ni retard ni perte de bagages (contrairement à d'autres amis qui sont passés par Johannesburg...)
J2 : WINDHOEK - OKAHANDJA Arrivée à l'aéroport de Windhoek à 07h40. Nicole, notre loueuse de voiture nous accueille à l'arrivée. Après avoir fait du change (1N$ = 0, 11 €), récupérer le téléphone satellite et le GPS à l'agence "Be Local", puis prit le guide 'Where to stay' (gratuit) au point d'information, Nicole nous ramène à son agence sur Windhoek (environ 30mn de voiture) pour récupérer notre 4x4.
Nous avons pour notre voyage louer deux 4x4 Toyota Hi-lux double cabines avec tentes sur le toit à l'agence Odyssey Car Hire (http://www.odysseycarhire.com/). Nous sommes ravis : les 4x4 sont quasi neufs et ce sont des diesels. Nous avons deux roues de secours sur chaque voiture et tout le nécessaire de camping. Par sécurité et esprit de tranquillité, nous avons tout de même opté pour l'assurance Gold sans franchise. Nous payons au final environ 670€/pers. pour toute la location.
Après une bonne heure (et demi) d'explications, nous pouvons enfin prendre la route ! Avant çà nous allons manger une délicieuse viande dans un restaurant du centre commercial et puis nous faisons des courses au supermarché du coin, nous sommes piles dans les temps ! car en sortant du magasin "SuperSpar" à 15h00, celui-ci ferme aussitôt !
Finalement, la journée passe donc très vite et le temps d'attendre nos amis qui transitaient par Johannesburg, nous partons à 16h30 et prenons la B1, belle route bitumée, en direction d'Okahandja (à 66km de la capitale). Nous arrivons trop tard pour faire le marché et devons rapidement trouver où dormir avant qu'il ne fasse nuit (vers 18h).
A l'entrée d'Okahandja, se trouve le King's Highway Restcamp*. Nous décidons de prendre une chambre pour la nuit (tarif très correct). Le restcamp est très propre, il y a tout ce qu'il faut : petit salon de jeux avec cuisine, petite piscine, table et chaises, sanitaires, douches chaudes. Seuls points négatifs : il fait très froid la nuit et les camions roulent toute la nuit sur la B1 qui est à proximité...
J3 : OKAHANDJA - OTJIWARONGO Le soleil au petit matin nous réchauffe et c'est avec ravissement au milieu des oiseaux que nous prenons notre premier petit déjeuner en Namibie. Nous quittons le restcamp pour aller faire le marché artisanal de Okahandja qui ouvre à 8h00. Nous y passerons bien deux heures tellement il y a de belles choses à voir et le temps de négocier les prix ;-) Nous faisons le plein d'essence ici puis reprenons la route avec la B1 en direction d'Otjiwarongo (175 km - 2h15). Nous arrivons en début d'après-midi au camp d'Okonjima qui abrite la fondation AfriCat pour la préservation des guépards et des léopards. Ce qui nous laisse le temps de nous installer tranquillement avant d'aller faire le game drive prévu sur place à 15h. Chaque type de campement se situe éloigné les uns des autres, on se retrouve donc vraiment tranquille dans un coin de la réserve. Le site est superbe, dès notre arrivée nous croiserons dik dik, koudous, phacochères, et babouins sur la petite route de gravier qui mène à notre campement. Okonjima se situe à environ 48km au sud d'Otjiwarongo.
J4 : OTJIWARONGO - TSUMEB - ETOSHA : Namutoni Nous continuons sur la B1 en direction d'Etosha, en faisant un arrêt à la jolie petite ville de Tsumeb (220km-3h15). Nous y faisons encore quelques courses et le plein d'essence. Puis direction le premier camp d'Etosha, à savoir le fort de Namutoni (96km-1h30). Le camping est très chouette, une pelouse verte, des passerelles de bois pour circuler et des chacals la nuit autour de votre table de dîner ! ^_^ Coucher de soleil sur le point d'eau et plus tard dans la soirée, l'arrivée d'un éléphant. Il y a deux points de vue possibles sur ce point d'eau, un sur le haut du fort et l'autre en bas avec de grands bancs et un toit (je le préfère).
J5 : ETOSHA : Namutoni - ETOSHA : Halali Nous partons tôt le matin (6h30) pour profiter des belles lumières et accroîtrent nos chances de croiser les animaux aux points d'eau. Dès la sortie du fort, nous ne sommes pas déçus ! Nous croisons des troupeaux entiers de zèbres, springbox et gnous. Nous décidons de prendre la route qui remonte le long du pan en direction du point d'eau d'Andoni. Nous tomberons sur de multiples animaux à notre plus grand ravissement avec en prime une vue du pan et des couleurs extraordinaires ^_^ Le soir, nous rejoignons le camp d'Halali. Le camping est aussi très propre, de jolis cabines de douche mais il y a également bcp plus de poussière ici...
J6 : ETOSHA : Halali - ETOSHA : Okaukuejo Nous continuons notre périple à travers Etosha avec émerveillement. Nous assisterons à la chasse aux zèbres par des lionnes et aurons notre séquence "émotions fortes" avec la traversée d'une matriarche suivie de deux éléphanteaux juste devant notre voiture. Le soir, nous rejoignons notre dernier campement : Okaukuejo. Nous sommes accueillis par plein de petits écureuils et une quantité phénoménal d'oiseaux ayant établis un nid au dimension incroyable dans les arbres du campement. Le camping est toujours très correcte et les douches encore plus belles. Les lodges y sont aussi somptueux et nous ont bien fait envie.
J7 : ETOSHA : Okaukuejo - OTJITOTONGWE Nous quittons Etosha avec des étoiles dans les yeux et les cartes mémoires de nos appareils photos bien remplies ! En route pour Outjo (114 km - 1h30), nous y faisons un arrêt pour prendre un café et manger un bout à la boulangerie -> Outjo Bäkerei (toasts délicieux !!!). Plein d'essence + quelques courses mais la boutique n'est pas bien achalandée. Un petit tour aux jolies boutiques d'artisanat et nous reprenons la route vers Kamanjab. La veille, nous avons réservé par téléphone une nuit au camping de la Cheetah Farm à Otjitotongwe (24km à l'est de Kamanjab - Route P2683 - 150N$/pers. camping+game drive). Nous avons ici la chance de pouvoir approcher des guépards apprivoisés et de les caresser ! Bon, çà fait peut être un peu 'touriste' mais c'est tellement incroyable :-) Et puis nous assistons ensuite à un game drive et au repas de guépards semi-sauvages dans leur réserve. La cheetah farm propose des emplacements de camping (eau chaude si vous avez de la chance ! lol) et des lodges avec repas compris.
J8 : OTJITOTONGWE - SWARTBOOIDRIFT Après avoir salué une dernière fois le guépard et le girafon qui se présente à la clôture, nous décidons de changer un peu notre carnet de route d'aller directement vers la région d'Epupa et d'éviter Opuwo suites aux recommandations de notre fermier. A Kamanjab, nous faisons quelques courses au petit supermarché (plutot bien achalandé).
La B1 s'avère encore être une superbe route goudronnée jusqu'au carrefour entre Opuwo et Ruacana. Au delà, les travaux sont en cours et cela ne m'étonnerait pas que d'ici fin 2009, la route soit bitumée jusqu'à Ruacana. Nous goûtons donc à partir de ce jour aux fameuses "gravels" de Namibie. Nous sommes dans le pays des Himbas, le Kaokoland.
Nous arrivons tout au nord de la Namibie, à Ruacana puis longeons la frontière avec l'Angola du coté de Swartbooidrift. La route entre Ruacana et Swartbooidrift est très jolie mais un 4x4 est tout de même nécessaire car certains passages sont assez difficile. Oubliez totalement la route entre Swartbooidrift et Epupa par contre, même avec un 4x4... Nous arrivons au Kunene River Lodge*** (100N$ chbre) après avoir tout de même pris soin de réserver par téléphone avant de venir. L'endroit est superbe, un véritable oasis de verdure. Le lodge possède un camping au bord de la rivière (très calme), quelques bungalows en dures et des petites cabanes en bois, + un restaurant. Nous décidons de prendre un bungalow en dure histoire de se "dépoussiérer" :-) Nous mangeons au restaurant du lodge, très bonne cuisine.
J9 : SWARTBOOIDRIFT : Kunene River Lodge Nous restons une seconde journée dans ce petit paradis perdu et programmons une sortie dans un village himba avec un guide du lodge (150N$). Au départ, nous sommes plutôt gêné : nous restons debout en écoutant les explications du guide pendant que la femme prépare son onguent assis par terre entourée de ses enfants et de son mari. Puis je décide de m'asseoir à coté et une des petites filles s'approche timidement de moi. Puis soudain la super idée : et si nous leur montrions nos photos/vidéos d'Etosha ? le guide nous informe qu'il y a très peu d'animaux par ici. Le contact s'établit. Je commence à montrer mes photos : la famille est ravie ! La petite fille finit par me prendre la main et nous ne nous lâcherons plus de toute la visite. Nous apprenons les mots pour désigner les animaux en himbas. J'offre enfin une serviette de bain (la femme est super contente) et d'autres affaires à toute la famille. Ils nous emmènent visiter leur maison puis le mari s'amusera à poser en guerrier pour notre plus grand plaisir --:-) Bref une belle rencontre au finale !
Info : Le Kunene river lodge propose aussi des sorties pêches, rafting, canoé.. mais en cette saison il n'y a pas assez d'eau pour que ce soit intéressant.
J10 : SWARTBOOIDRIFT - EPUPA (3h30-158km) Nous quittons notre petit paradis de verdure et prenons donc la route vers Epupa en passant par Epembe. La route est très jolie une fois de plus. Nous nous installons au camp d'Omarungu** et sommes acccueillis par un couple de bébés suricates adorables. Le camping est très propre, nous sommes au bord de la rivière Kunene, les douches et les wc sont construits sous les grands palmiers avec des matériaux naturelles. C'est très agréable ! A peine arrivé (13h), nous repartons déjà pour une visite guidée à la rencontre des crocodiles de la rivière (250N$-4h). Nous marchons et longeons en voiture la rivière une bonne heure avant de les trouver. En cette journée, il n'y a pas bcp d'eau dans la rivière, le barrage de Ruacana n'a pas encore laché d'eau. La balade nous a donné soif, heureusement il nous donne une glacière entière de boissons :-d Nous rentrons ravis et repartons faire un petit tour pour voir les chutes d'Epupa qui se trouve à 5mn du camping. Le paysage est fantastique ! même s'il n'y a pas bcp d'eau en cette saison. Un conseil : prenez le petit chemin qui monte à gauche en arrivant et longer les chutes, vous aurez un très beau point de vue. Le soir nous mangeons au restaurant d'Omarungu, le repas est plutôt bon. Attention, ici les visites pour les villages Himbas sont à 350N$ contre 150N$ au Kunene river lodge !!
J11 : EPUPA - SESFONTEIN Aujourd'hui nous avons une longue route et partons tôt. On redescend le Kaokoland en direction d'Opuwo (4h-200km). Nous faisons le plein d'essence et quelques courses au supermarché à la coté de la pompe. Opuwo ne présente pas bcp d'intérêts à notre goût. Nous ne nous attardons donc pas et reprenons la route en direction de Sesfontein. La route est longue mais jolie (2h30-120km). C'est une route de gravels sinueuses et pleines de "montagnes russes". Nous arrivons tard à Sesfontein et sommes heureux de trouver une belle chambre au Fort de Sesfontein ***(env.170€ b&b chbre double+diner). Nous nous délassons dans la piscine et nous régalons au dîner proposé le soir.
J12 : SESFONTEIN - WARMQUELLE - PUROS Avant de partir pour Puros, nous décidons de faire un petit détour à Warmquelle, voir les sources d'eau chaude.
Nous nous perdons un peu sur le chemin caillouteux qui mène aux sources. Et vu l'état de la route, nous sommes contents d'être en 4x4. Mais finalement nous arrivons à l'endroit voulu. Le camping est désert. Une femme vient nous accueillir qd même pour payer le "droit de visite" (20N$/pers). Nous descendons un petit chemin qui mène à la source. L'endroit est très jolie en cette matinée, avec le soleil qui éclaire la petite cascade et fait briller l'eau transparente de milles éclats. L'eau est chaude en effet mais j'ai la flemme de remonter chercher mon maillot de bain. Des espèces de petites puces d'eau nagent dans un coin à l'ombre et nous apercevons même des tortues ! Deux amis se décident à prendre un bain. Le panneau 'at your own risk' peut refroidir mais il n'y a pas plus de danger ici qu'ailleurs ;-)
Nous repartons donc en direction de Puros. La route est longue : 100km en 3h30 mais les paysages sont fantastiques ! Nous croisons sur la route des oryx, autruches, springboks et girafes. Le 4x4 ici est encore chaudement recommandé. Il y a des passages avec bcp de sable et si vous vous ensablez, il n'y aura pas grd monde dans le coin pour vous dépanner... Nous arrivons enfin au camping de Puros * (60N$/pers). Le camping est vide. Nous pouvons choisir notre emplacement ;-)
Le temps de se poser un peu et nous repartons en balade. Nous prenons un guide (100N$) pour aller à la rencontre des éléphants du désert. Nous devons prendre notre propre voiture et emmenons le guide avec nous. On remonte la rivière dans son lit jusqu'à une jolie petite vallée où nous apercevons les éléphants au loin qui broutent, entourés de babouins accrochés à la roche. Nous gardons certaines distances car ici les éléphants sont visiblement plus "susceptibles". Après nous être régalés des yeux, nous rebroussons chemin et le guide nous propose de nous emmener à un point de vue sur la vallée. Le soleil est déjà bien bas, le vent commence à souffler et soulève la poussière et le sable. Le paysage prend des allures étranges et fantastiques. J'ai l'impression d'être dans un rêve.
J13 : PUROS - TWYFELFFONTEIN Nous nous levons au camping de Puros un peu déçu de ne pas avoir été réveillé par des éléphants sur notre campement le matin. Tant pis, la route est si belle. Cela valait bien le coup tout de même ! La route en sens inverse se fait plus rapidement qu'à l'aller : 2h30 ! Un petit arrêt à Sesfontein au supermarché (pas grand chose..) et direction de la concession de Palmwag. Un autre arrêt à la boulangerie de Warmquelle (délicieux pains tout chaud !). Nous passons la barrière sanitaire de Palmwag (100km-1h30) et poursuivons notre route contrairement à ce qu'on avait prévu. En effet, nous n'avions pas réservé et le camping prévu est plein et les autres sont bcp trop chers à notre goût. Nous roulons donc vers Twyfelfontein (83km-1h45). Nous dormirons ce soir dans un charmant camping tout proche du carrefour qui mène aux sites rupestres : le camp Xaragu***. L'endroit nous plait immédiatement, le staff n'est pas tjs très efficaces mais adorables, différents animaux se baladent dans le camp et le buffet le soir est super sympa.
J14 : TWYFELFFONTEIN - BRANDBERG Départ matinal pour profiter des belles lumières du matin.. nous allons visiter les Organ pipes*, la Montagne brulée*, et Twyfelfontein**. Au bout de 3h, nous repartons en direction de la Forêt pétrifiée*. Attention, sur la route, vous croisez plein de "faux" sites de la foret pétrifiée. En fait, nous avons visité l'un d'eux au lieu de faire le "vrai" situé qlq kms plus loin. Pas de grand regret, la visite que nous faisons est sympathique et nous suffira. Nous rigolerons bien de notre tromperie. Nous poursuivons la route vers les montagnes du Brandberg cette fois en passant par Khorixas où nous nous ravitaillons en essence/nourritures. La route devient plus monotone sur cette partie.
Nous arrivons au Brandberg (120km - 2h) et nous installons au White Lady lodge* pour être au plus prêt du site afin de faire la randonnée le lendemain matin tôt. Il n'y a pas grand monde au camping. Le site est moyen (odeurs nauséabondes, toilettes/douches pas géniales, accueil pas très chaleureux, piscine éloignée du camping). Mais après tout ce n'est que pour une nuit...
J15 : BRANDBERG - CAP CROSS - SWAKOPMUND Lever 7h30 pour arriver au Brandberg à 8h00. Nous sommes les premiers arrivés à l'entrée de la vallée. Des guides sont là en permanence pour emmener les touristes faire une petite randonnée à la rencontre de la White lady**. Nous prenons le grand tour (25N$/pers + 400 pour le guide). La balade est sympathique, nous voyons de belles peintures rupestres même si celle de la white lady est passablement effacée à présent.. Notre guide peu avare en explication nous informe sur les plantes, le mode de vie des gens à l'époque, l'histoire de ces peintures.. Nous croiserons des damans, animal de la famille de l'éléphant.
Après cette bonne marche de 3h, nous reprenons la route. Un arrêt à Uis pour manger (resto trèèèèèès long, certains partiront sans manger finalement) puis direction Cap Cross.
La route est monotone et plate (150km-2h). Le temps change complétement en dépassant le panneau de "Swakopmund district". Une vrai chape de nuages, chose qu'on n'avait pas vu depuis notre arrivée en Namibie ! Nous retrouvons aussi une route bitumée :-)
Visite de Cap Cross en fin d'après-midi (payant). La colonie d'otaries est impressionante ! Après les beuglements des bêtes, c'est l'odeur qui vous assaille... un conseil, respirez par la bouche ou prenez un foulard parfumé pour respirer par le nez ;) car si le spectacle est fantastique, l'odeur pourrait vous faire fuir. En partant nous en sommes imprégnés et n'avons qu'une hâte : prendre une douche et se changer !
La route en Cap Cross et Swakopmund est rapide : bitume -> 100km/1h. Nous arrivons à la limite de la nuit, épuisé par notre journée, à Swakopmund. Nous avons réservé par téléphone depuis Cap cross un hôtel : Footsprint**. Après plusieurs échecs auprès d'autres établissements, nous avons trouvé une chambre familiale (900N$ + 35N$/p pour un petit-dej), c'est un vrai petit appartement. La dame à l'accueil est adorable et s'occupe de nous comme une mère ! Très commerciale, elle nous propose et réserve pour nous restaurant et excursions. Et chaque matin, on se réveille avec notre voiture lavée.. ;-)
J16 : SWAKOPMUND - WALVIS BAY Ce matin nous partons en excursion à Walvis bay avec le Laramon tour***, sur les conseils de notre hôtesse. Le Laramon tour (400N$/pers) a l'avantage d'être plus familiale et des bateaux plus grands que la très connue agence Mola Mola. Les excursions sont les mêmes : otarie qui monte sur le bateau, mouettes et pélicans qui volent au dessus de vous, dauphins qui suivent le bateau, baleine si vous avez de la chance et pour finir repas avec champagne et huîtres délicieuses sur le bateau.
Après cette belle matinée en mer, nous allons nous réchauffer l'après-midi au fameux Café Anton et profitons du grand marché artisanal installé sur la place d'en face pour compléter nos achats de souvenirs..
J17 : SWAKOPMUND Ce matin, nous avons choisi comme excursion le Living Desert Tour*** avec comme guide Chris (http://www.living-desert-adventures.com/). Un tour que je vous conseille chaudement à la découverte de la faune et la flore peuplant le désert.. Les couleurs du désert du Namib sont incroyables et Chris est un formidable guide. Il nous explique simplement et avec humour beaucoup de choses sur le désert et ce qu'il recèle. Nous croiserons caméléons, dancing white lady spider, gecko palmé, serpent, scorpion. Et pour finir un tour en land rover sur les dunes. Incroyables moments.
Ce soir, je m'installe avec mon chéri au Stiltz** (où nous avons réservé deux jours plus tôt- 1400N$ b&b). L'endroit est charmant : maison sur piloti, face à la mer. Malgré la proximité de la route et le bruit parfois assez assourdissant des vagues, nous dormons comme des loirs dans le lit au matelas chauffant (un must !).
J18 : SWAKOPMUND - Kuiseb Pass - SOLITAIRE (7h dont 2h de visites-312km) Après s'être ravitaillé en essence/courses, nous quittons Swakopmund et la fraîcheur humide de la côte atlantique.
La veille nous sommes allés chercher un permis pour la Welvitschia drive dans la ville (personne ne nous le demandera au final mais bon...). Nous faisons donc un arrêt pour aller visiter cette zone où l'on suit un petit circuit de 2h environ avec comme point fort le moonlandscape** et la vue d'un specimen datant de 1500 ans de la Welvitschia (entourée d'un grillage protecteur).
Nous poursuivons la route que je qualifierai de "route des mirages", tellement ils sont nombreux dans ce coin. La route est superbe et "grâce" à notre permis nous empruntons un chemin (hotsas) où nous croiserons bcp d'animaux et des paysages magnifiques. Passage du Kuiseb : très beau également. Et passage du Tropique du Capricorne ;-)
Ce soir nous dormons au Barchan Dunes lodge*** (650N$/pers b&b, farm drive, dinner), situé à qlq km de Solitaire, vers Nauras. L'endroit est un véritable coup de coeur. Petit game drive en fin d'après midi dans les réserves de la ferme avec apéro devant le coucher de soleil, puis diner en compagnie de nos charmants hôtes dans leur maison. Cuisine délicieuse, discussion agréable une bonne partie de la soirée.. on a l'impression d'être leurs invités personnels. Réveil le matin dans un lieu unique, au calme. Rencontre avec le couple de suricates du lodge. On quitte à regret cet endroit.
J19 : SOLITAIRE - SESRIEM (85km-2h) Petit arrêt à Solitaire, minuscule ville aux allures de décor de western. Joli bar à l'ancienne avec petit boutique d'artisanat, boissons fraiches, glaces, etc. Nous arrivons à l'heure du repas au camping de Sesriem. Achat du permis pour l'entrée du parc du Nauklfut (900N$ pour 6 pers avec 2 voitures) et repos au bord de la petite piscine. L'avantage d'être dans ce camping c'est que nous sommes placés à l'entrée du parc et gagnons environ 1h d'avance par rapport aux gens dormant à l'extérieur et qui doivent attendre que le camping ouvre ces portes le matin et qui doivent sortir avant la nuit.
Nous partons en fin d'après-midi à la découverte des dunes du Namib.. arrêt à la Dune 45***. Il n'y a pas grand monde. Nous grimpons la dune, on peut dire que c'est sportif mais quelle récompense tout là haut, c'est tout simplement magnifique ! Coucher de soleil et vite, on dévale en qlq minutes la pente (durement grimpé) en courant, un régal :-) On saute dans nos voitures et retour rapido (30mn) . Quand on arrive au camping, il fait déjà nuit.
Le soir, repas au buffet proposé par le Sossuvlei lodge*** (170N$/pers.) : un régal !!! nous goutons + ou - avec plaisir aux différentes viandes : oryx***, springboks***, phacochère**, autruches**, koudou*, crocodiles(burk)...
J20 : SESRIEM Nous nous levons aux aurores. Nous avons réservé la veille un vol en mongolfière (petite folie du jour). Un vol merveilleux au dessus du parc du Naukluft avec pour finir un magnifique petit-dej avec champagne sabré, servi au milieu de nulle part... 3500N$/pers. un prix mais pour quel voyage !
14h, départ pour le canyon de Sesriem* qui se trouve pas loin du camping. Nous faisons une petite balade rapide dans la canyon où des babouins nous matent depuis en haut. Nous reprenons la route vers Sossuvlei*** (1h15 env), les dunes nous encerclent. Nous arrivons au bout de la réserve à l'entrée du chemin pour DeadVlei*** Comme nous avons un 4x4, nous pouvons avancer les qlq km restant avec la voiture (sinon un parking est là et des navettes payantes peuvent emmener les plus flemmards). Ensuite il reste encore un petit bout de chemin à faire à pied cette fois pour atteindre le site. Et c'est là que çà se complique car c'est vraiment très mal indiqué et il y a des traces de pas partout !! donc en gros, il faut partir sur la gauche et aller tout droit .. A peine le temps de nous gaver de la beauté de ce site et de finir de remplir nos cartes SD, qu'il nous fait rentrer avant qu'il ne fasse nuit.. :-) En repartant, nous croisons des autruches, springboks et oryx. Dernière nuit au camping de Sesriem...
J21 : SESRIEM - WINDHOEK Pour notre dernier jour en Namibie, nous avons décidé de nous faire plaisir et de réserver une chambre au Gocheganas Nature Reserve*** qui se trouve à 29 km au sud de Windhoek. Même si le prix parait exorbitant au premier abord, il inclut la chambre double, tous les repas et l'accès au SPA/sauna(superbe!). Une façon de finir son séjour en apothéose... Le lieu est tout simplement magique ! Les chambres consistent en de luxueux chalets situés au sommet d'une colline. Le panorama sur la réserve est superbe et permet d'observer en tout lieu la faune : ex je prends ma douche et un rhino avec son bébé passe un peu plus bas dans la plaine, nous mangeons en terrasse et voyons les animaux s'abreuver au point d'eau, etc. Bref nous passons une dernière journée en harmonie totale avec la nature.. ^_^ Détente, piscine, observation des animaux et des étoiles, sauna, .. juste un petit bémol à dire sur la qualité de la nourriture par rapport au standing du lieu.
J22 : WINDHOEK - PARIS Notre vol étant le samedi soir, nous avons encore une bonne partie de la journée pour profiter de la capitale. Nous rendons les 4x4, checking rapide, rien à redire. Direction le centre de la ville pour faire un peu les boutiques (trop cher !), la ville ne nous emballe pas spécialement même si l'artère principal qui regroupe les boutiques et restaurants est assez attrayante. Nous donnons le reste de nos provisions aux gens qui attendant en grd nombre devant la gare (ils seront ravis !). Un verre au Café Zoo et nous repartons pour l'aéroport avec des images plein la tête.. Notre périple est malheureusement fini.
Après les mots, les images (ici un aperçu de notre périple ): http://picasaweb.google.com/EliseEtNadjim/Namibie?authkey=ED0Q_miCnAQ
CONCLUSION : un voyage magnifique ! 😏 Nous sommes contents d'avoir choisi les 4x4 avec tentes, ce qui nous laissent une grande marge de manoeuvre dans nos choix. Aucun pb avec la nourriture ni l'eau. Pas de pb de sécurité, il suffit de faire un minimum attention en ville et qd vous garer votre voiture, il y a tjs quelqu'un pour la surveiller pour qlq N$. Nous avions pris un traitement anti palu (Malarone) étant donné que nous allions tout au nord mais nous n'avons croisé en cette saison quasiment aucun moustique. Il faut bien 3 semaines pour découvrir (en partie) ce fabuleux pays. Je reve maintenant d'y retourner pour faire le delta de l'Okhavango, bande de Caprivi, ou encore le sud avec le Fish River Canyon. 😇
Namibie sans 4X4 en juillet et août? English translation pending
Nous recherchons des infos de voyageurs ayant visité cette région sans 4X4 et en camping en juillet ou août. La conduite est-elle réellement dangereuse dans ce pays ? Est-il possible de voir de superbes paysages avec ce système ? Et les Himbas, des rencontres sont-elles possibles ? Les villages accessibles ? mais à quoi s'attendre : de l'authentique ou des visites spéciales "touristes" ? Et le froid, la nuit sous une tente ??? Quels guides lonely ou petit futé ? Merci d'avance à tous.
Vos trois destinations préférées au Vietnam? English translation pending
Bonjour,
J'aimerais savoir vos 3 destinations préféré au vietnam de Hanoi a nha trang. nous partons 3 semaines le 2 janvier . Nous sommes allé en thaillande l'an dernier et avons adoré....mais comme vous dites si bien, on a un peu trop couru a notre gout.
C'est pourquoi 3 destinations pour 17 jours nous plairait. Nous gouts sont tres simple. Pas trop de temples, les plus importants seulement. pas de plage.. nous aimons surtout la nature, le paysage et les gens. Nous n'avons pas peur du froid.(étant habitué!!!) et voyagerons en avion local...en passant est il possible de réservé l'avion directement de l aéroport?
J'aimerais savoir vos 3 destinations préféré au vietnam de Hanoi a nha trang. nous partons 3 semaines le 2 janvier . Nous sommes allé en thaillande l'an dernier et avons adoré....mais comme vous dites si bien, on a un peu trop couru a notre gout.
C'est pourquoi 3 destinations pour 17 jours nous plairait. Nous gouts sont tres simple. Pas trop de temples, les plus importants seulement. pas de plage.. nous aimons surtout la nature, le paysage et les gens. Nous n'avons pas peur du froid.(étant habitué!!!) et voyagerons en avion local...en passant est il possible de réservé l'avion directement de l aéroport?
Carnet d'une boucle en Afrique Australe (A.F.S, Namibie, Botswana et 1 zeste de Zambie): 2ème partie English translation pending
Comme promis, voilà la seconde partie de notre voyage en Août 2008. J'ai vainement tenté l'insertion d'image selon la recette à la mode Grisemote mais cela n'a pas marché. Comme il est tard, je poste le texte, et j'essayerai une autre fois.
La première partie était là : http://voyageforum.com/...ere_partie_D2003883/
Voilà la suite :
Jeudi 14 Août Nous quittons la ferme des Guépards. Ayant fait nos courses la veille à Kamanjab, nous décidons de prendre un raccourci et de ne pas descendre jusqu'à Outjo pour rejoindre Etosha. Selon nos hôtes, la piste est belle et on met sensiblement le même temps que par la route. Nous empruntons donc la D2671 puis la D2695 et passons donc par Mondesir. Effectivement, la gravel road est très bonne et je suis sûr d’avoir gagné du temps. On rattrape la grande route et direction plein Nord : Etosha. On entre enfin dans le sanctuaire. Nous nous rendons d’abord à Okaukuejo afin de s’assurer de notre camping. L’accueil à la réception est vraiment très froid, je me retiens de ne pas recommander à la réceptionniste une bonne cure de carottes. Les places sont attribuées. Les emplacements sont côtes à côtes, avec point d’eau et prise de courant. Les blocs sanitaires sont en très bon état (Etosha a été rénové pour son centenaire en 2007). Nous jetons un coup d’œil sur le grand livre où les touristes inscrivent les lieux où des animaux ont été vus. Apres avoir acheté une brochure incluant le bestiaire (très utiles pour les oiseaux) et la carte détaillée, nous partons pour notre premier safari.
Les jumelles sont à portée de mains, les lunettes nettoyées et les yeux grands ouverts. Un voyage en Afrique est immanquablement le temps de LA rencontre avec ces animaux sauvages qui nous ont tous fait rêver un moment où à un autre. Nous expliquons à Junior la règle du Big Five. A l’instar de la famille Grisemote, nous instaurons un joyeux concours de repérage des seigneurs dont le prix est une glace. Tout comme « l’école des fans », tout le monde aura son trophée….. Cette première journée s’annonce prometteuse : outre les nombreux troupeaux et hardes de zèbres, impalas, autruches, springboks, girafes, oryx, Kudus (et j’en passe) nous frissonnons à nos premiers éléphants et lions (5 lionnes postées au point de Okondeka). Nous arpentons les points d’eau et l’appareil de ma douce chauffe : clic clac kodak...
Le soir, après nos grillades, nous allons au point d’eau nocturne. Celui ci dégage une odeur très forte : mélange de ménagerie et de purin !!!. Toutefois, une belle surprise nous attend : une petite famille d’éléphants le partage avec un rhino qui doit être rémunéré par le Parc car il reste vraiment longtemps et prend la pose. Puis, pour notre plus grand plaisir, une maman rhino survient avec son rejeton vraiment petit et qui reste bien à l’abri dans ses pattes. Quelques girafes arrivent et s’abreuvent prudemment. On admire le spectacle jusqu’au départ des artistes.
De retour au camp, il est l’heure d’aller se coucher. Des chacals rodent un peu partout. Ils ont la technique pour ouvrir les couvercles des poubelles pourtant suspendues. On se pose assis en hauteur, au bord de la tente et observons un peu le manège de ces maraudeurs, avant de se glisser dans nos duvets. Pas de groupe à proximité : tranquillité assurée !!
Vendredi 15 août. Nouvelle journée Safari direction l’Est. Encore des belles rencontres (Eléphants, grands troupeaux, premiers gnous..) certaines rencontres sont plus notables : nous suivons de loin un éléphant qui traverse la savane et, en estimant sa direction, le rejoignons à un point d’eau. Après s’être abreuvé, le pachyderme s’arrose copieusempent de boue et de poussière à une dizaine de mètres de nous. Puis, facétieux, il asperge d’eau quelques petits échassiers blancs qui osent fouiller dans son crotin. Plus tard, nous admirons un gros rhino posté à l’orée de buissons. On sent que l’animal est moins tranquille, plus sur ses gardes que l’éléphant. Son attitude un peu fébrile nous impose une certaine prudence : je n’ai pas envie de jouter avec la bête, le 4x4 n’apprécierait pas. Durant l’après midi, nous avons également la chance de voir un beau léopard venant boire (point de Goas). Nous sommes arrivés juste à temps car, contrairement aux stars d’hier soir, il ne traîne pas. Cet animal a vraiment une belle démarche, il dégage une impression de puissance et d’assurance. On observe également pas mal d’oiseaux : des très colorés « Lilac-Breasted roller » aux imposants « secretary Bird » et « Kori Bustard »
Nous bivouaquons au camp d’Halali. Les emplacements sont petits et serrés. On se croirait dans un camping sur la côte française. Nous n’avons pas envie de traîner là. Nous décidons alors de nous adonner à une pratique courante, instaurée depuis longtemps dans nos us et coutumes : l’apéro insolite. Le principe simple et immuable de ce rite secret est de boire l’apéro en famille dans des lieux plus ou moins insolite. Nous préparons notre sac à dos glacière et en route pour le point d’eau. Celui là n’a pas d’odeur. Comme il est de bonne heure, il y a peu de spectateurs. Nous choisissons un banc bien situé, juste devant le parapet. Discrètement et le plus en silence possible par égard au voisinage, nous commençons notre rituel à la santé de mère nature et de ses enfants.
Nous avons dû plaire aux dieux africains car ils nous ont adressé un signe. Un léopard est venu d’abord s’abreuver. Peu de temps après qu’il ait disparu dans la nuit, quelques craquements ont annoncé l’arrivée d’une harde d’éléphants (11 pachydermes ) dont des éléphanteaux ont pris place autour de la grande mare pour notre plus grand plaisir. Après un bon moment, l’animal qui semblait mener le groupea regardé en direction de la pénombre et lançé un bref barrissement. Sans doute inspiré par les esprits conjugués de Nicolas Hulot et John Ballantines, je suggére à ma douce et à Junior : « Il prévient un autre groupe qui attend son tour. ». Quelques minutes après, les éléphants ont quitté tranquillement le point d’eau. Le silence qui suivit leur départ fut très vite brisé par l’arrivée d’un autre groupe de 19 babars pour une nouvelle longue séance de libations. Moment de triomphe intérieur quand ma douce et Junior se sont tournés vers moi dans un regard unanimement admiratif. La représentation de ce soir là a duré bien plus longtemps que prévu et nous quittons les lieux ravis, après que le point d’eau soit devenu complètement désert. La douceur du début de soirée a fait place à la fraîcheur et nous regrettons de ne pas avoir emporté nos polaires (erreur d’amateurs). Sur le retour, nous croisons des gens qui se rendent au point d’eau...s’ils savaient ce qu’ils viennent de rater.
Pas le temps de faire de feu : ce soir, ce sera Biltong et chips. Nous dégustons le biltong acheté en filet, bien plus savoureux que celui déjà coupé en lamelles. Tout comme la nuit précédente, celle-ci sera sereine. La température nocturne s’est rafraîchie depuis hier, mais nous n’avons toujours pas froid.
Samedi 16 août. Dernière journée à Etosha, nous l’espérons riche. Les nombreux troupeaux de ruminants sont toujours aux rendez vous. Nous sommes gâtés par une famille de lions qui a pris ses quartiers au pied d’arbustes avoisinants un petit point d’eau (Nuamses). Nous prenons le temps d’admirer le seigneur à grosse crinière entouré de 3 lionnes. Deux lionceaux sont également présents et l’un d’entre eux a la bonne idée de s’éloigner des hautes herbes le temps de quelques photos. Un peu plus tard, nous surprendrons un jeune mâle solitaire venu se rafraîchir sur un autre point, troublant la quiétude des girafes qui s’étaient retirés derrière des buissons. Leurs longs cous dépassaient de loin les arbustes et on pouvait les voir surveiller le lion sans jamais le perdre de vue. La Panthera Leo ne leur a même pas jeté un regard...
Nous avons failli manger de l’Impala ce jour là : alors que nous circulions sur la voie principale qui traverse le parc, nous longeâmes (hou, quel style !!) un troupeau d’Impalas sagement posté sur le bord. Soudain un jeune Impala traversa la route en courant devant nous, poursuivi par un mâle .. Jusque là, la distance entre eux et le 4x4 était suffisante. Mais le premier eut la mauvais idée de faire demi tour subitement et retraversa la piste juste devant la voiture. Bien qu’ayant pilé, c’était trop juste pour pouvoir s’arrêter. L’écervelé passa de justesse, manquant d’être percutée par l’arrière. Mais ce n’était pas fini, dans la fraction de seconde qui suivit, le mâle était dans ses traces. Alors qu’il allait percuter la voiture au niveau de la roue avant, il fit un bond prodigieux, presque à la verticale par dessus le capot. Son sabot arrière a pris un ultime appui sur le haut du pare buffle, comme pour assurer le bond. Il a atterri sans dommage, de l’autre côté, pour poursuivre sa course. Nous sommes restés bouche bée devant une telle acrobatie. Certes, nous avions déjà admiré les sauts les springboks et autres gazelles, mais pas d’aussi près et pas devant un tel obstacle...
Nous prenons nos quartiers au camp de Namutoni. C’est celui qui présente un Fort blanc et ancien . Les alentours furent le théâtre de violents combats entre les Hereros et les Allemands comme en témoignent des mémoriaux. C’est de loin le plus sympa. L’accueil est nettement plus souriant, les places de camping sont aux choix et plus espacées que dans les autres camps. Il y a de la pelouse et non de la terre. Chaque emplacement a son bloc électrique. Les points d’eau sont en communauté. Les blocs sanitaires sont récents, certains encore en travaux : c’est la première fois que j’ai dû faire la queue pour prendre ma douche. Un phacochère se promène dans l’enceinte du fort pour la grande joie de tous. De même, de très nombreuses mangoustes déambulent dans le campsite. Il est difficile de ne pas résister à leur donner un petit quelque chose à grignoter pour pouvoir les admirer de très très près. Fort de notre belle expérience de la veille, nous décidons de renouveler l’opération « Apéro insolite » en y ajoutant le Pique Nique magique. A la nuit tombée, nous nous rendons au point d’eau éclairé. Cette fois les dieux de la savane nous ont un peu oublié : pendant la première heure, seul un chacal est venu rôder autour de la mare. 5 gentilles girafes ont finalement eu pitié de nous et ont daigné montrer le bout de leur nez. Après trois jours passés à Etosha, ce spectacle n’a pas eu la même magie que s’il s’était produit quelques jours avant.
De retour à notre emplacement, nous nous souvenons qu’il reste une tranche de viande rouge dans le frigo. Demain nous franchirons des barrières sanitaires qui ne la laisseront pas passer. Comme les chacals sont là, fouinant d’une place à l’autre, je découpe des petits morceaux de viande et leur lance. Rapidement, le plus téméraire d’entre eux vient à mes pieds et, dans une attitude canine, joue le jeu avec moi. Morceaux après morceaux, il se cale sur le son de ma voix et de mes injonctions, sachant quand approcher pour recevoir, et quand attendre. J’aurais presque envie de le caresser mais je sais que c’est un animal sauvage et je ne franchirai pas la limite. On se couche en rêvant à tous les hôtes de ce grand parc.
Dimanche 17 août Le réveil se fait de bonne heure car aujourd’hui la route est longue : prochaine arrêt Divundu-Bagani aux portes de la bande de Caprivi. Nous avons décidé de ne pas prendre la route goudronnée qui passe par Tsumbed et Grootfontein : nous coupons par la piste D3001 puis D3016. Bien nous en prend car la chaussée est bonne et les grande lignes droites nous permettent de rouler à bonne allure. Nous ne croisons quasiment personne. Une girafe et plus loin un chacal tenteront de faire la course avec nous : 1.la course de la girafe est gracieuse. 2 Je ne pensais pas qu’un chacal pouvait courir aussi vite et aussi longtemps.
Des palmiers assez hauts apparaissent de part et d’autre, annonçant un léger changement de végétation. Nous apercevons les premiers nuages depuis notre arrivée en Afrique, nous avons même le droit à un début de temps gris. Cela ne durera pas et nous n’en reverrons plus. Nous mettons à peine deux heures depuis le départ de Namutoni pour rejoindre la D8. Sur cette piste quasi deserte, nous laissons Junior tenir le volant sur quelques centaines de mètres. Concentré, il s'en sort fort bien.
Arrêt technique à Rundu : ravitaillement en tout genre (carburant, courses, argent). Aux abords de Rundu, la route est bordée de nombreuses huttes en terre et aux toits de paille. Elles sont regroupées par grappes, le plus souvent dans une enceinte faite de bouts de bois. Ici la modernité n’a presque pas de prise. Ceux qui vivent là le font de la même manière que leurs ancêtres. Nous en voyons de façon concentrée sur des kilomètres. De très nombreuses personnes marchent le long de la route, accompagnant des troupeaux, portant des bidons, ou simplement voyageant d’un point à un autre. Parfois en circulant, nous sommes étonnés de croiser des marcheurs alors qu’à des kilomètres en amont et en aval il n’y rien d’autre que la savane ou le bush.
Nous arrivons à Divundu. Les explications concernant l’emplacement de notre camp n’étaient pas très claires : il était indiqué de tourner à droite avant le pont mais sur google, le camp était à droite après le pont. Nous avons manqué le petit panneau la première fois. Notre camp, le Goabacca est un camping communautaire. Nous l’avons choisit plutôt que le Neisip car il est beaucoup plus proche de la route (4 kms) Je ne savais pas trop à quelle heure on arriverait et je ne voulais pas me perdre dans les pistes la nuit. Finalement nous arrivons à 15H30. Une petite piste en sable mou part sur la droite APRES le pont enjambant l’Okavango. Elle longe un centre de redressement (une prison...). Les locataires forcés des lieux nous regardent passer le long du grillage et certains nous saluent. Nous leur faisons un petit signe de la main. Tous nous rendront notre salut et nous souriront.
Le Goabacca camp est une très agréable surprise. L’arrivée se fait au bout de la piste un peu défoncée et passant à travers le bush. Une petite cahute en guise de réception nous rappelle l’anecdote de Ugab. Un petit bonhomme souriant surgit, il cumule les emplois ici : réceptionniste, caissier, intendant, gardien..... Il y a 4 emplacements : deux possèdent des pontons en bois offrant une large et belle vue sur l’Okavango. Les popa falls sont quasiment à nos pieds et le bruit qu’elles dégagent est bien présent. Nous héritons du camp N°02. Ce petit camp est plein de charme : une hutte ouverte abrite le coin cuisine avec évier. Plus loin, une seconde hutte abrite d’un côté les WC et de l’autre la douche. C’est propre et il y a encore de la braise sous le chauffe-eau de brousse. Nous nous baladons un peu le long de l’Okavango. Non loin du camp, une petite plage de sable fait face aux rapides (les Popas falls sont des rapides formant des toutes petites cascades et non une chute d’eau). Nous sommes quand même fatigués de notre route et nous ne traînons pas. Surgissant de nulle part, un groupe de gamins remonte le chemin, à la queue leu leu. Nous tentons un dialogue mais manifestement, ils ont autre chose à faire. Nous dînons sur le ponton, face à l’Okavango. L’emplacement N° 03 tout comme le 4 est plus dédié aux groupes. Un petit groupe de français occupent le N°3. Ils seront discrets : Merci. Le repas sera l’objet d’un mini drame : la saucisse de boeuf est vraiment beurk et le Shiraz bouchonné !!! En guise de consolation, nous admirons la nuit, la clarté de la lune et ses reflets sur le fleuve. Le bruissement de l’eau, les murmures nocturnes nous bercent. Une grande quiétude nous entoure. Nuit d’Afrique rime avec nuit magique. Nous conseillons vivement le Goabacca camp et l’emplacement N°02.
Lundi 18 août Alors que nous nous extrayons des tentes et commençons nos rituels matinaux, un superbe lever de soleil au dessus du fleuve s’annonce. J’ameute la troupe et toutes activités cessantes nous nous postons sur notre ponton. L’espace d’un moment, le temps suspend son vol : le soleil, légèrement zébré, joue avec le rouge, le jaune et le rose. L’Okavango se fait miroir...que c’est beau. Après cet instant d’intense émotion, nous retournons à nos premières intentions. Le petit déjeuner sur le ponton sera calme et détendu. A 07H30 il nous faut partir pour notre prochaine destination : les Victoria Falls.
La traversée de la Bande Caprivi se fait sans encombre. Il n’y a rien de particulier à signaler : la route est goudronnée et bonne, le paysage est monotone. Beaucoup de parcelles longeant la route sont noircies, sans doute par écobuage. Il y a moins de densité de petites huttes qu’aux abords de Rundu. A 50 kilomètres de Katima Mutilo, un 4x4 Blanc tirant une remorque bâchée est arrêté en warning. Nous nous arrêtons. C’est une famille de hollandais. Ils sont en panne d’essence. Nous proposons notre aide mais ils voyagent à deux familles et l’autre 4x4 est déjà parti pour Katima Mutilo chercher de l’essence. Ils avaient prévu de faire le plein à Kongola mais la station était à sec. Après être rassuré sur leur sort nous reprenons la route.
Nous voilà à Katima Mutilo. Nous prenons le temps d’y faire une étape shopping. Un petit craft center situé près du marché propose des belles statuettes. Cette ville est animée, bien achalandée : on y trouve plus que l’essentiel. Nous faisons le plein de gas oil. On nous l’a conseillé, car l’essence est bien plus chère en Zambie parait- il. On prend même le temps de trouver le gros baobab dont le tronc creux servait de toilettes publiques. Il reste bien un bout de céramique mais ce n’est plus fonctionnel bien que l’odeur qui en dégage rappelle Cape Cross... Nous prenons la direction de la Zambie. Adieu la Namibie et un grand merci pour tout.
Nous traversons le pont qui enjambe le Zambèze pour atteindre la ville de Sesheke. Une fois le pont franchi, rien ne nous apparaît comme un poste frontière. Nous prenons la direction de Livingstone. Cela doit être comme à Nakop : le poste Zambien doit être plus loin. Après plusieurs kilomètres, cela ne colle pas : Il y a des maisons et un village. On passe devant un poste de police et je m’arrête. Je vais voir le sévère sergent qui est debout derrière son pupitre de bois. J’explique que je viens de Namibie et que je cherche le poste frontière. Il se déride et m’indique qu’il était juste après le pont. Nous faisons demi-tour. Nous voilà présentement clandestin !!!. Je me dis qu’on aurait pu se faire prendre en chasse en ne s’arrêtant pas...
Arrivés au pont, nous constatons qu’il y a effectivement des baraquements sur la gauche. Le petit bâtiment est un peu (beaucoup même) défraîchi. Une fois stationné, on enclenche le chrono histoire de pouvoir vous dire combien de temps cela nous prend : il est 14H00, top chrono ! Commence alors le racket organisé. On passe successivement 4 étapes à chaque fois soldées par un délestage de US dollars : Premièrement, les visas : on remplit la paperasse habituelle, plus un registre où on réécrit quasiment la même chose. J’ai envie de mettre Mickey Mouse en guise de nom car ils ne vérifient rien. Mais bon, je m’abstiens, l’humour a des limites. Le visas coûte 50 $ par personne. Pour junior c’est gratuit ! Deuxièmement, la taxe véhicule : on passe dans le bureau d’à côté où nous attendent deux agents en uniforme : une femme affalée sur un fauteuil, les pieds posés sur le bureau, la casquette de travers et occupée à siroter un Coca. Je regarde ma douce : « n’y pense même pas » lui dis-je mentalement, devinant son irrésistible envie de prendre une photo. Son collègue masculin est derrière un ordinateur antédiluvien. Vérification des papiers du véhicule et savant calcul : pour notre fidèle Rodéo, ce sera 44 $. Je tends un billet de 50 et à l’attitude de mon interlocuteur qui fait mine de chercher, je comprends bien qu’il va me falloir faire le deuil de la monnaie. Avant qu’il ne tente de me l’expliquer, grand seigneur, je lui fais un signe en disant : « it’s ok ! ». Cela fait sortir de son apathie sa collègue qui nous décroche un grand sourire. Avant de quitter le bureau, on nous explique qu’il faut s’acquitter de l’assurance obligatoire. Troisièmement, l’assurance auto : nous sortons du bâtiment pour entrer dans un petit chalet de bois, pareil à ceux vendus pour mettre dans le fond du jardin afin de ranger la tondeuse. Notre interlocuteur réussit le tour de force de remplir le contrat tout en nous l’expliquant vaguement et en poursuivant une conversation téléphonique animée : cet homme est un artiste. Au final l’assurance nous coûte 40 $ ou 115000 Kwatchas pour un mois, durée minimum du contrat. Avant de sortir, l’assureur nous indique à son tour qu’il reste une étape : la County tax, « just next door ». Quatrièmement, la taxe locale : le « next door » est en fait une vieille caravane insalubre. Cela doit faire bien longtemps qu’elle a parcouru son dernier voyage. Elle connait une seconde vie après sa mort, en servant de bureau de recette locale. A l’intérieur nous attend un couple sans âge, en parfaite harmonie avec le décor. Ces deux personnes, , au demeurant très souriantes nous expliquent dans un anglais chaotique le pourquoi de cette taxe. Pour officialiser leur propos, le gentil grand- père nous désigne une photocopie jaunie, écornée et tachetée par je ne sais quoi, apposée sur la paroi intérieure de la roulotte. Je regarde le parchemin, cela parle de la Sesheke county tax avec des tarifs listés. Une faible empreinte de tampon termine solennellement le document. Renonçant à toute protestation du style « on ne reste pas ici on ne fait que passer », on s’acquitte des 10 $ pour le plus grand bonheur du couple, non sans s’être auparavant soumis au rituel du remplissage du registre. Durant la transaction, il a été galamment proposé à ma douce de s’asseoir sur la banquette en moumoute de la caravane. Je ne sais pas si c’est la couleur indescriptible de la moumoute, probablement d’époque, ou la forte probabilité que des minuscules habitants s’y soient installés durablement, mais ma chère et tendre a poliment décliné l’invitation.
On sort de cette ultime repaire de gabelous. Des hommes attendent pour faire du change. Pas trop sûr du taux, je change 50$ contre 150.000 kwatchas, histoire d’avoir un peu d’argent local au cas où. Nous regagnons notre véhicule où junior joue sagement à la D.S. Top chrono il est 14H33 (moins 200 $). Nous roulons maintenant sur la M10 en direction de Livingstone. La route est moins bonne que la « Caprivi strip » : peu ou pas de bas côté, chaussée moins large et nids de poule. On traverse plusieurs villages et il y a pas mal de piétons. Peu avant Livingstone, on s’arrête à deux « check point ». Au premier, on nous demande d’ouvrir le coffre arrière et on nous pose quelques questions. Au second, nous ne sommes pas contrôlés. Un gros Babouin traverse la route nonchalamment sous l’oeil enamouré de sa femelle. Nous ne verrons pas d’autres animaux. Arrivés à Livingstone, nous prenons la route principale. Nous faisons un arrêt au Super Spar bien achalandé.
Nous arrivons au Zambeizi Waterfront, situé presque en sortie en ville en direction des chutes. Ce complexe comprend des chambres, des tentes à louer et des places de camping. Il a un bar-restaurant sympa avec une grande terrasse surplombant le Zambèze. Il y a une piscine dans laquelle junior osera se baigner même si l’eau est froide. Nous choisissons notre emplacement. Il en reste peu de libre. Ce n’est pas très grand mais ombragé. Nous avons un point d’eau, un évier, un braii et un point d’électricité. Je déconseille les tentes car elles sont situées tout au bord des chemins qui mènent des campings au centre du complexe : tout le monde passe juste devant vous : aucune intimité. Une fois notre camp matérialisé nous nous empressons d’aller aux chutes.
L’entrée du parc est située à 4 km. En approchant, on distingue soudain la brume qui s’élève : premiers frissons dans la voiture. L’entrée du parc est gardée par un militaire armé d’une kalachnikov. Il nous précise bien de payer le parking et de garder le ticket pour sortir.... Nous stationnons sur le parking du parc qui est bordé par un marché aux souvenirs. L’entrée du parc est de 20 $US par adulte et 10 par enfant. Le billet n’est valable que pour une entrée contrairement à ce qu’on nous dit au Lodge. On emprunte le chemin qui mène aux points de vue. J’entends les battements de coeur de ma douce... soudain ça y est : on est face à la faille qui s’étend sur la gauche. De nombreux filets et petites cascades en tombent. Le débit est petit car c’est la saison mais la faille est immense : 1, 7 km de long et 103 mètres au plus haut. Je regarde ma douce, ses yeux sont embués et ce n’est pas par la brume. Un rêve de gamine vient de se réaliser et l’émotion est grande. Nous parcourons le chemin qui longe les chutes. Au loin, elles sont plus denses. La vapeur qui s’en élève est bien visible et monte à plusieurs dizaines de mètres comme un épais nuage de fumée. Nous allons tranquillement jusqu’au bout du chemin qui se termine à flanc de falaise. C’est vraiment une belle réalisation de la nature, majestueuse et hors normes. De l’autre côté de la faille, c’est le Zimbabwe. Nous nous postons là et admirons. Il n’y a pas de bruit assourdissant, le débit y est pour quelque chose et peut être que le bruit reste au fond de la gorge. Le soleil décline, nous restons jusqu’à son coucher. Encore une belle façon de terminer la journée, en contemplant messire soleil se cacher derrière la brume puis disparaître derrière la faille des chutes, quelque part par delà le Zimbabwe. Nous regagnons notre voiture et jetons un oeil aux souvenirs. D’un coup, tous les vendeurs sont nos amis. Ils se présentent à nous par leur prénom et demandent le notre. Chacun veut qu’on regarde ses trésors. Il y a quelques belles choses mais nous voulons prendre le temps. Je dis que je reviendrai demain. Je comprends dans leur regard que c’est une phrase qu’ils entendent souvent. Je leur assure que je n’ai qu’une parole.
Retour au Waterfront, direction la douche. De nombreux moustiques sont postés le long de la faïence des cabines de douche, en embuscade pour une attaque en piqué. A grandes claques, nous nous transformons en serial killer. Autant vous dire qu’on se badigeonne de répulsifs. En tout cas l’ensemble du dispositif anti moustique mis en oeuvre est efficace car nous ne constatons aucune piqûre. Nous dînons le soir au restaurant du lodge. Une erreur de décalage horaire et un apéro prolongé nous font dépasser l’heure du service : le buffet d’entrées et les desserts sont terminés. Nous nous ferons quand même servir le plat principal. La cuisine est simple (un seul plat du jour) mais c’est bon. Un groupe de jeunes anglo-saxons attablés au bar chahutent et 3 d’entre eux terminent dans la piscine. Quelques protestations fusent des autres résidents. Moi je souris : faut bien que jeunesse se passe, Sont-ce les chutes qui me rendent moins ours ?
Mardi 19 août A 05H00, nous sommes réveillés par le moteur diesel d’un camion transportant un groupe. Le chauffeur le laisse tourner 10 minutes avant de partir. Y a des coups de pied au cul qui se perdent.... Aujourd’hui, retour à Mosi-Oa-Tunya (nom africain des chutes) mais cette fois ci côté Zimbabwe. La solution nous a été soufflée en entrant en Zambie, en discutant avec un officier d’immigration : nous irons à pied. On gare le 4x4 devant le poste frontière de la Zambie, juste après l’entrée du Parc des chutes. De suite, un homme nous propose de garder notre véhicule. Je lui fais remarquer que nous sommes devant un bâtiment officiel avec des hommes en armes, y aurait il des voleurs ? Non m’assure-t-il mais des méchants babouins qui dégradent tout. Appuyant ses dires, un gros babouins se ballade sur une remorque d’un camion stationné un peu plus loin. Serait-il de mèche avec notre démarcheur ? Mais bon, l’argument est imparable, j’accepte le gardiennage. Nous nous rendons à l’immigration et suivons les conseils reçus : nous demandons un « Gate pass » pour se rendre sur le pont qui enjambe la faille entre les deux pays. Ce laisser passer est gratuit. Il s’agit en fait d’un simple petit bout de papier avec un tampon et sur le lequel figure le chiffre 3 : le nombre de personne que nous sommes. En théorie ce papier permet juste d’aller sur le pont et donc de ne pas se faire tamponner le passeport en sortant de la Zambie. Sinon, au retour, il nous faudrait repayer un visa. Il ne faut surtout pas le perdre, car il est exigé au retour. Bien sûr, il ne faut pas dire que c’est pour aller au Zimbabwe mais juste sur le pont. Notre première étape franchie, nous allons sur pont. Là, nous sommes parmi de nombreux piétons locaux qui font des allers et retours entre les deux pays. Nous sommes les seuls étrangers. Rapidement nous sommes sollicités : guides, hôtel, taxi, marchandises, saut à l’élastique... Tout ce fait amicalement, et nos refus souriants ne froissent personne. La vue du pont est belle mais on ne devine qu’un petit bout des chutes, le reste est masqué par le relief. Au milieu du pont, un petit panneau indique qu’on entre au Zimbabwe. Arrivé au poste frontière, nous allons à l’immigration. Le visa coûte 30$ par personne, Junior aussi. Nous palabrons avec l’officier car le but est de pas avoir de tampon sur le passeport : car en cas de contrôle au retour en Zambie, il nous faudra re-payer le visa. Après l’avoir assuré que nous n’allons qu’aux chutes et que nous revenons dans quelques heures, il consent à nous laisser passer. Il nous donne un reçu pour les 90$, qu’il ne faut pas mettre dans le passeport (en cas de contrôle au retour). Pour sortir du Zimbabwe, il nous dit qu’il faudra demander un « gate pass ». Voilà, le tour est joué, nous entrons au Zimbabwe. On parcourt le petit kilomètre qui sépare la frontière de l’entrée du parc des chutes. Parmi les diverses personnes nous accostant, un homme utilisant un vélo de musée nous propose de monter dans sa remorque bricolée maison. Je suis sûr que la chose ne résistera pas à nos trois masses conjuguées. Il use de tous les arguments possibles et ses tarifs fondent au fur et à mesure. Je lui dis que peut être au retour.... sans conviction. Arrivés au parc, nous devons débourser encore 50$ pour payer nos 3 entrées (même prix qu’en Zambie).
Nous empruntons le chemin et commençons la visite. De Devil cataract à l’extrême gauche, au Danger Point qui borde la faille et fait face à la Zambie, nous ferons deux fois le chemin. C’est magnifique, splendide et inoubliable. Les chutes : Devil Cataract, Main Falls, Horse Shoe sont juste en face de nous et bien plus puissantes que côté zambien. La brume qui s’élève est vraiment palpable face à Main Falls. Nos K way ont été oubliés dans le 4x4. Qu’importe, nous prenons plusieurs douches, reçues comme des bouffées de fraîcheur car il fait chaud et le soleil tape. D’ailleurs nous sommes très vite secs. Parfois nous croisons d’autres visiteurs drôlement emmitouflés dans des vêtements de pluie aux couleurs criardes : mais de quelle planète viennent-ils ? Ils ne connaitront pas les sensations de ces bains de bruines. Au risque de me répéter : il faut ABSOLUMENT voir les chutes côté Zimbabwe. Repus des splendeurs de ce lieu mythique, nous quittons quand même avec regret le parc et prenons le chemin du retour. Le Poulidor à remorque est là. Dès qu’il nous voit, il nous accoste de nouveau. Junior s’est tordu la cheville et boitille : nous ferons deux heureux d’un coup. Notre retour à la frontière se fera en bavardant avec le cyclo-taxi. Comme prévu nous obtenons sans problème le « gate pass » pour sortir du Zimbabwe et entrons en Zambie en montrant le « Gate pass » obtenu le matin en y sortant. Nos passeports ne seront pas contrôlés. Nous récupérons le 4x4 intact de toute attaque de babouin félon. Notre gardien est toujours là et nous nous acquittons des « frais de gardes ». Nous retournons au parking des chutes pour y acheter des souvenirs. Les vendeurs nous reconnaissent et se souviennent de nos prénoms. J’ai également mémorisé ceux de nos interlocuteurs de la veille, ce qui leur fait plaisir. Il s’en suit de longs palabres. Chacun veut qu’on visite son échoppe. Nos objets choisis, on marchande un peu car ils annoncent des prix pour américains (ce sont eux qui me l’ont dit). Les français ont manifestement la réputation d’être dur en affaire. On s’accorde sur des prix qui sont tout à fait acceptables pour nous et grandement profitables pour eux. Quelques dollars de plus sont bien plus importants pour eux que quelques dollars de moins pour nous.
Retour au Zambeizi Waterfront. Nous prenons l’apéro sur la terrasse en bois qui surplombe le fleuve. Nous assistons à un magnifique coucher de soleil par delà les flots. Le soleil vire en une grosse boule rouge qui disparaît derrière les arbres en distordant les couleurs. De temps en temps un vol de gros oiseaux en formation serrée passant au- dessus des flots vient compléter le tableau. Dîner également au restaurant du lodge, même remarque qu’hier : peu de choix mais bonne cuisine.
Mercredi 20 août Après une bonne nuit, réveil de bonne heure. Nous avons un rendez vous spécial : la veille, nous avons réservé 3 vols en ULM au dessus des chutes. Nous avons rendez-vous à 07H00 au Lodge. Coup d’oeil sur la montre il est 06H55 ! argh encore le décalage horaire. Vite, nous nous dépêchons. On nous conduit au terrain d’aviation qui est en fait très proche du lodge. Nous sommes les premiers à décoller. On enfile chacun une combinaison, ce sont des tailles uniques : ma douce et Junior nagent dedans et moi je suis un peu serré. On ressemble au bibendum Michelin. A la queue leu leu nous décollons de la piste. Mon pilote est un allemand qui parle bien français. Il est sympa et son commentaire le long du vol sera très instructif. Au retour, il me laissera même les commandes. Je suis sur l’ULM de tête, par derrière mon épaule et le temps d’un virage, je distingue ma petite famille également en vol, curieuse impression... La vue et les sensations que procure ce vol sont intenses. D’abord on survole la rive du Zambèze pour arriver aux chutes, l’appareil décrit ensuite deux grandes boucles au dessus de celles-ci, avec une large incursion au Zimbabwe. Puis, il regagne l’aérodrome en survolant le Zambèze en son milieu, laissant découvrir plein d’îlots et de bancs de sable. La faible altitude au retour permet de bien admirer éléphants, hippopotames et même des crocodiles. Que vous dire sur le survol des chutes mêmes ? Ce qu’en a dit David Livingstone : « Scenes so lovely must have been gazed upon by angels in their flight » qu’on peut traduire par « de telles magnifiques scenes doivent avoir été contemplées par les anges en vol » Le seul regret est qu’on ne puisse embarquer d’appareil photo, sécurité oblige. Les images resteront seulement dans nos têtes. Le vol coûte 115$ US, même prix que l’hélico, mais à mon sens avec plus de sensations. De retour sur le plancher des buffles, nous devons sortir du rêve et revenir à la réalité : il nous faut plier bagages et partir pour le Botswana. Il ne faut pas trop tarder car nous attend l’épreuve de la traversée en bac : véritable roulette russe qui peut parait-il, durer des heures. Bye bye la « fumée qui tonne ».
En sortant de Livingstone, nous subissons deux barrages routiers. Le premier est fait par la Police. Les papiers sont contrôlés et surtout l’assurance Zambienne. On est en règle, tout va bien. Le second barrage est pour l’entrée dans le comté de Kazungula où il nous faut payer la « local tax ». Un peu plus loin, un énorme serpent jaune et noir gît sur la route, il mesure presque trois mètres. C’est le seul serpent que nous verrons durant notre voyage.
Nous voilà à Kazungula. Une longue file de camion est arrêtée le long de la route en direction de l’embarcadère. Il y a plein de monde. Me souvenant des expériences lues, nous doublons les camions et nous arrêtons devant la grille, il est 09H55. A peine sortis de la voiture, nous sommes assaillis par des hommes qui nous proposent différents services : change, souvenirs et bien sûr une aide aux formalités. L’un d’eux parait très débrouillard et convaincant, il s’appelle Olifantsfontein, comme la ville précise-t-il. Nous nous accordons d’abord sur le tarif. Je lui dis qu’il ne me reste plus que 20000 kwatchas, rien de plus. Cela lui convient. Au pas de charge, il nous fait rapidement passer de guichet en guichet et de bâtiment en bâtiment. Il est efficace le garçon, prenant des raccourcis et passant devant les files. Un peu honteux, on se laisse mener. Après les formalités de sortie du territoire (pour nous et pour la voiture) et l’achat du billet du bac (20$ US), nous remontons dans le 4x4 à 10H15 !! Olifantsfontein reste à nos côtés, fait ouvrir la grille et nous dirige jusqu’au bout de la jetée, doublant tous les camions. Au final nous stoppons devant le fleuve, derrière 3 autres véhicules en attente de franchissement. Notre passeur a bien mérité son salaire. Alors que nous attendons sagement, un homme en chemise blanche tenant une espèce de cahier vient vers nous, pas content du tout. Il parle un très mauvais anglais et comme il est énervé, cela n’arrange rien. Il semble nous reprocher d’avoir eu recours à un passeur malhonnête car on aurait dû également passer par lui et payer une taxe. Il me demande où est le passeur, je lui assure qu’il est parti. Il note le numéro d’immatriculation du 4x4 et repart en fulminant. Je me dis que le malicieux Olifantsfontein l’a esquivé sachant que comme je n’avais plus que 20000 Kwatchas, son salaire aurait été amputé... Puis je remets dans l’ordre tout ce que le questeur local m’a dit et je réalise qu’il réclamait la county tax. Ici le county c’est Kazungula. Nous avons déjà été racketté et nous en avons gardé la preuve : un reçu. L’homme revient toujours gesticulant : je vais à sa rencontre et lui demande s’il réclame bien la Kazungula county tax. Il me le confirme. Petit moment de bonheur, je sors le reçu ainsi que mon meilleur sourire et lui démontre que nous l’avons déjà payé ce matin. Désarmé mais beau joueur, il repart en quête de nouveaux contribuables.
L’incident clos, nous observons le petit monde autour de nous. Apparemment, un seul bac fonctionne. Il se trouve de l’autre côte du fleuve. Le temps de décharger son contenu et de charger une nouvelle cargaison, le voilà qui revient. Après avoir largué ses passagers, il embarque les 3 véhicules devant nous, un camion, une centaine de piétons et il repart. On sera du prochain voyage. Olifantsfontein réapparaît, nous demandant si tout va bien. Il a changé de couleur de tee shirt, sans doute pour échapper au percepteur en colère...petit malin va !!! Une demi heure après c’est notre tour. Cette fois-ci, il prend deux 4x4 et deux camions. On serre au maximum ! Les roues avant du 4x4 sont presque hors limite du bac et le camion qui suit s’arrête à 15 cm de mon pare choc !!! On débarque au Botswana à 11H15 : belle performance. De l’autre côté, il y a plus de véhicules pour le passage dans l’autre sens. L’attente va être plus longue pour eux.
Les formalités d’entrée à la douane sont vites expédiées et nous payons seulement 50 pulas. Nous avions suivi le conseil donné par un Zambien : changer quelques pulas avant de quitter la Zambie pour en avoir à la douane en arrivant au Botswana. Nous faisons nos courses à Kasane, à l’incontournable Spar. Puis nous prenons la direction de Chobe pour trois jours et deux nuits en immersion complète dans le parc.
Chobe est véritable sanctuaire. Je me souviens d’une discussion avec un Namibien à Walvis Bay qui me disait que Etosha était très bien mais que Chobe était....il cherchait ses mots..et a finalement lâché un « piouuu » accompagné d’un grand geste d’impuissance à trouver le bon adjectif pouvant le décrire.
Nous entrons dans le parc : circulation en 4x4 uniquement. L’axe central est rapidement constitué de sable mou. Les pistes qui en partent pour longer le lit de la rivière le sont encore plus. Le camp d’Ihaha est situé à 24 km de l’entrée. Il faut une heure pour y arriver, sans traîner. Nous traînons, car rapidement, ayant pris le plus au près de la rivière, nous sommes bouche bée devant ces grands troupeaux d’éléphants. 20, 30, 40 voire plus, d’individus dans le même troupeau. Des gros et des tout petits, pataugeant dans la boue à quelques dizaines de mètres. Puis ce sera les hippos, puis les puissants buffles. Au premier buffle, Junior s’écrie « Big Five !! ». Et oui nous avons vu : Eléphants, Rhinos, Lions, Léopards et maintenant Buffles. Le fameux big five est réalisé et Junior en est ravi. Nous arrivons au camp et nous nous enregistrons auprès des Rangers. Nous avons l’emplacement N°3. Nous leur demandons ce qu’il y a comme animaux et ils nous rassurent de suite : ce matin ils ont remarqué des traces de lions au niveau de notre emplacement. Juste dans les buissons derrière le camp, un grand troupeau de buffles a élu domicile. Sinon la routine : passage d’éléphants et bande de babouins dont ils précisent qu’il faut se méfier car ils sont « naughty ». Bon ben nous voilà dans le bain !!!
Notre emplacement est bien situé : non loin des bâtiments sanitaires, avec une belle vue sur la rivière. Chaque place est invisible de l’autre, assez distante et séparée par des hautes et épaisses haies. De l’autre côté de la rivière, c’est la Namibie. On distingue des parfois des petites embarcations en bois : des pêcheurs. La nuit des feux de camps sont visibles dans le lointain, preuve d’une présence humaine. A ce propos, je me suis aussi renseigné sur place quant à l’existence d’éventuels voleurs pouvant s’introduire dans le camp : c’est malheureusement confirmé, et par les rangers, et par un guide rencontré sur place. Ils viennent de la rive d’en face et peuvent voler dans la journée dans les remorques ou dans les voitures la nuit. J’ai prévu quelques contre-mesures (bombe lacry, gros gourdin, corne de brume et sifflet) mais nous n’aurons aucun désagrément d’origine humaine.
Alors que le soir s’annonce doucement, le camp est prêt. Nos réserves de bois sont garnies d’autant qu’il y a pas mal à glaner aux alentours. Junior et moi sommes afférer à préparer la table quand ma douce annonce d’une voix émue : « Venez voir les garçons » : un troupeau d’éléphants surgit du camp inoccupé d’à côté et prend le chemin de la rivière. Nous installons la table en conséquence et buvons l’apéro avec ce spectacle inouï qui se déroule devant nos yeux. Des gros babouins commencent leur ronde. Ils passent devant nous en nous fixant. Je me manifeste bruyamment, tentant une imitation plutôt burlesque du gorille. Ils dévient un peu de leur trajectoire, peut être craignent-ils que je sois contagieux...
Ce soir là, je ne suis pas très rassuré par les buffles. Avant la nuit, on en distingue quelques-uns à l’orée des buissons derrière nous. Au bruits et grognements qui s’en dégagent : ils sont nombreux. Je sais qu’ils sont puissants, sans peur et agressifs. Ma crainte est qu’ils aient la mauvaise idée de traverser subitement notre camp pour aller boire.
Dès la nuit, le feu fournit éclaire notre bivouac et maintient éloigné les buffles. De temps en temps, j’éclaire de ma torche puissante les buissons. Des dizaines de points vert fluo scintillent dans le noirs : les yeux des buffles.
Notre stock de bois épuisé, il est temps de regagner nos perchoirs et de se laisser bercer par les bruits de la nuit. La journée a été longue et riche.
Vers les 23H00, un cri nous réveille : c’est Junior. Il appelle maman car il à mal au ventre.....Misère, si il y a un endroit où je ne souhaitais vraiment pas descendre de la tente la nuit, c’était bien là. Avant de mettre pied à terre, je balaye avec ma torche à droite et à gauche : rien. Les buffles semblent partis. Ma douce aide Junior dans son combat contre la gastro, pendant que je monte la garde à l’écoute des bruits. Tout le monde se recouche à la recherche du sommeil. A 01H00, Junior se fait de nouveau entendre : La gastro demande un deuxième round. Je vérifie de nouveau les alentours et soudain des dizaines de points verts fluo s’illuminent...ouf, se sont des impalas. Rebelote, on se repartit les mêmes rôles. Cette fois, il faut des médicaments car l’affaire est sérieuse. Evidemment ils sont dans une valise au fond du cab. Ma douce se livre à des contorsions empoussiérées dans la cabine pour atteindre les précieuses pilules. Mentalement, j’espère que les lions n’auront pas la bonne idée de venir nous rendre visite. Junior se voit administrer la prescription d’urgence anti-tourista et tout le monde retourne au dodo. Cette fois la gastro est jugulée.
Jeudi 21 août Nous prenons notre petit déjeuner sereinement. Les « naughty Baboons » commencent leur approche. Nous les chassons à grand renfort de cris et de gesticulations diverses. Je travaille mon imitation de gorille en colère, je sens que le rôle rentre. Alors que ma douce est partie au point d’eau, Junior et moi replions les tentes. Nous ne voyons ni n’entendons le gros mâle s’approcher de nous, se glisser à l’arrière du 4x4 et nous voler un pain de mie. Le temps de réagir et le malandrin s’éloigne vite. Je le pourchasse pour la forme, avec mon gourdin. Il s’arrête tout les 15 mètres pour avaler des tranches. Je lui balance des cailloux histoire de troubler son plaisir. Junior est contrarié car il appréciait grandement les tartines de pain de mie au peanut butter. Heureusement, il nous en reste un qui fera l’objet d’une surveillance renforcée. On rigole encore de cette anecdote. Peu après, je discute avec un belge qui occupe également un camp qu’il partage avec un autre couple. Les babouins ont été bien plus indélicats avec eux. Ils ont mis leurs voitures sous un grand arbre feuillus : Les babouins en nombre dans l’arbre ont couvert de déjection véhicules et tentes. Pire, une des femmes s’est fait faire pipi dessus alors qu’elle sortait de sa tente. Conclusion : ne pas mettre la tente sous les arbres.
Avant de sortir du camp et pour rire, je m’adresse à un Ranger en lui disant que je veux porter plainte contre un babouin pour le vol d’un pain de mie et que j’ai son signalement. Nous partons pour une journée entière de safari dans Chobe. Nous nous émerveillons constamment à l’approche des grands troupeaux. Là encore, nous admirons éléphants, hippos, buffles, Sables, phacochères, girafes, grands oiseaux et grandes familles de babouins. Nous décidons de prendre une piste nommée Puku Flats. Selon la carte elle longe une grande boucle de la rivière et revient à son point de départ. Nous sommes seuls sur cette voie et finissons par aboutir dans une cuvette de sable très mou. Nous le traversons prudemment et on s’ensable dans une courbe. Aguerris mais inquiet, on essaye la première manoeuvre de dégagement : Junior et ma douce poussent. Différentiel bloqué, le vaillant rodéo s’extrait centimètre par centimètre et regagne un sable plus ferme. Ouf, c’est passé !!. On poursuit la route pour finalement arriver à un cul de sac : la piste se termine dans une zone marécageuse. Hors de question de continuer. Demi tour et retour à la cuvette. Cette fois, on examine le terrain, un autre passage en ligne droite est possible mais il y a des bosses sableuses et la dernière fait comme une petite dune : il faudra y aller franchement pour ne pas s’ensabler dedans. Je reste seul dans le 4x4 pour l’alléger, après s’être assuré qu’il n’y a pas d’animaux dans le coin. Je m’engage. Je mets la gomme et le Mitsubishi rebondi sur les bosses, ça secoue dur et voilà la dune. J’accélère de plus belle, ça passe ou ça casse me dis-je. Je franchis l’obstacle dans un rugissement de moteur, tout vole dans l’habitacle et dans le cab. Re « Ouf » c’est passé....A ne pas faire tous les jours... Par la suite, les multiples embranchements de pistes sans indication nous perturberont un peu, heureusement que nous avons une boussole, cela évite de tourner en rond.
Après une journée de safari bien remplie, nous retournons au camp. Nous renouvelons notre stock de bois, et préparons le bivouac. Les éléphants reviendront pour l’apéro, un grand merci à eux. Les babouins seront maintenus à distance : Junior est remonté et leur lance des cailloux. Les buffles ne semblent pas être revenus et c’est tant mieux. Notre soirée sera calme et reposante. La nuit sera particulièrement bruyante et inquiétante. Heureusement que la gastro est vaincue. Des cris perçants, rauques et puissants déchireront le silence relatif. C’est tout près de nous. Je n’arrive pas à en identifier les auteurs. Ce qui est sûr, c’est qu’un drame se joue : certains des cris sont emprunts de douleur et de terreur...Cette nuit, le sang a dû couler. La vie n’est pas qu’un long fleuve tranquille.
Vendredi 22 août Alors que nous sommes en plein petit déjeuner, un gros babouin rôdeur s’annonce. D’habitude nous nous manifestions de suite pour les faire fuir. Là, par curiosité, nous décidons de ne pas bouger. Tranquillement, il s’approche et infléchit sa trajectoire vers nous, vers la table. Puis alors qu’il n’est plus qu’à 5-6 mètres, il accélère brutalement. Alors qu’il va manifestement bondir, je me dresse avec mon gourdin et imite, cette fois- ci assez bien, le gorille vraiment en colère. Il stoppe net sa course et recule mais pas trop. Sans doute enhardi par son approche, il sera particulièrement retors à éloigner. Je garde également mes distances tout en maintenant la pression hostile, car je sais qu’il peut être dangereux. Il se réfugie dans les haies et reste à proximité. Suivant un exemple qui nous a été narré la veille, nous remplissons un sac plastique de gros cailloux et le déposons sur la poubelle de fer. Le piège fonctionnera et dans les 10 minutes qui suivront, le gros babouin sera là contre la poubelle, la main sur le sac. Nous ne l’avions pas entendu venir. Nos regards croisent celui de la bête, nous nous dévisageons mais nous ne bougeons pas. Il se saisit du sac qui est bien lourd et le laisse choir à ses pieds. Il fouille dedans et découvre son contenu. Nous éclatons de rire. Au regard qu’il nous a lancé, je suis sûr qu’il a su que nous moquions de lui. Il est parti peu fier et nous ne l’avons pas revu. Nous passons une bonne partie de la journée dans le parc. Nous souhaitions revoir des lions ou des léopards mais nous n’en verrons pas. Par contre nous nous retrouverons plusieurs fois tout proche, à quelques mètres, de troupeaux d’éléphants. Nous devrons nous en éloigner un peu plusieurs fois, devant les injonctions de certains d’entre eux, qui, s’avançant oreilles décollées et trompes battantes nous adressent cet avertissement qui peut se traduire par « pousse toi de mon chemin ou je t’écrase ».
Peu après, sur le chemin de la sortie, nous côtoierons de près un immense troupeau de buffles, plusieurs centaines de têtes en route pour la rivière. Dans l’après midi, nous regagnons le Kubu Lodge situé en sortie de Kasane sur la route menant au bac. Il est discrètement implanté le long de la rivière Chobe. Il est constitué d’un ensemble de chalets en bois surélevés avec petite terrasse en bois. Les chalets sont coquets et décorés avec goût. Le tout est implanté dans un vaste terrain paysagé et ombragé disposant d’une grande pelouse verte (sur laquelle les hippos se baladent la nuit). Le restaurant à l’écart présente une belle terrasse dominant la rivière. Nous dînerons sur place. La nourriture est bonne mais, là aussi, il y a peu de choix (un poisson ou une viande) et il ne vaut pas mieux être dans les derniers à table car il n’y a alors plus guère de choix. Une bonne nuit dans un vrai lit, après 9 jours de suite en tente sur le toit, est appréciée. Je n’ai pas eu le courage de me relever pour guetter les hippos.
Samedi 23 août Après quelques emplettes, nous repartons pour la matinée et le début d’après- midi dans le parc. Nous y voyons nos premiers crocodiles et lézards d’eau. Nous découvrons également un hippopotame allongé à l’ombre d’un buisson, sans aucun doute blessé. Il reste immobile bien que nous soyons à quelques mètres de lui. Nous pique-niquons devant une horde d’éléphants, également en plein casse croûte dans des petits buissons. Pas vu de félins à l’horizon.
Nous revenons à temps au Kubu Lodge pour participer à une « Cruise » sur la Rivière Chobe. Départ de la croisière à 15H00, jusqu’au coucher de soleil. Nous sommes dans une petite embarcation avec un couple de Canadien très sympa et leur fille du même âge que Junior... Notre capitaine connait bien son affaire et, s’il parait un peu austère au début, il se déride au fur et à mesure. Cette croisière est très prisée car nous ne sommes pas les seuls à naviguer. Il y a des bateaux bien plus gros et bondés. L’idéal est d’être dans un petit bateau comme le notre, bien plus rapide, bien plus maniable et surtout bien plus convivial. Son fond plat permet même de s’échouer sur la rive, approchant ainsi de très près les gros crocodiles en pleine sieste. Nous remontons la rivière, allant d’un point à l’autre. Tantôt pour des crocos, tantôt pour des oiseaux, des lézards et bien sûr pour des hippos. Ils sont tout proches, en famille, dans la boue ou dans l’eau. Là encore, quelques belles photos de gueules béantes et de « câlin animal » sont réalisées. La journée touche à sa fin, le soleil décline. Alors que la plupart des bateaux font demi- tour, notre guide nous offrira un fabuleux cadeau qui sera le point d’orgue de notre incursion en contrée sauvage. Il échoue le bateau contre une berge où, en léger surplomb, se prélasse un petit groupe d’éléphants. Lentement, le soleil se glisse entre eux, inondant d’or et de pourpre l’horizon. Bientôt, avant qu’il ne disparaisse, les silhouettes des éléphants se détachent en ombres chinoises devant un paravent de feu. Là, comme aux marquises, le rouge et le noir se s’épousent –ils pas ? Les seuls bruits qui filtrent de notre esquif sont le cliquetis des appareils, le clapotis de l’eau et nos souffles retenus. Le soleil désormais évanoui, sans se concerter, nous applaudissons. Le retour au ponton est rapide, le Capitaine met plein gaz. Nous le remercions chaleureusement et généreusement. Le dîner se fait sur la terrasse du Kubu lodge.
Dimanche 24 août Comme la veille, nous prenons le petit déjeuner en terrasse, de petits oiseaux verts et jaunes viennent quémander des miettes, jusque dans la main. Nous ne nous attardons pas car la route est longue Je devais laisser un petit message sur le livre d’or du Lodge avec un petit clin d’oeil à Francky04 mais le Lodge n’a pas de livre d’or.... Nous quittons Kasane en direction de Nata, Francistown et jusqu’à Palapye. La route goudronnée est bonne. A 70 kilomètres de Kasane, un grand troupeau d’éléphants marche non loin de la route, nous aimons à croire qu’ils sont venus nous saluer. Ils seront les derniers pachydermes de notre périple. A 130 kilomètres de Kasane et sur les 150 suivants, la route présente de très nombreux nids de poule. Certains pourraient être fatal à une berline. Par endroit, on dirait que la route a été bombardée. Quand les lignes droites sont bien dégagées, on slalome d’un côté à l’autre pour les éviter. Parfois, même en 4x4, il nous faut rouler au pas tant la chaussée est dégradée. Nous doublons un camion stationné moitié sur la route, moitié sur le bas côté. Manifestement les nids de poule (où plutôt d’autruche) ont eu raison de ses pneus. Nos franchissons des contrôles sanitaires au cours duquel le frigo est inspecté : pas de viande ou produit animal frais ne peut passer. Nous arrivons à Palapye dans l’après midi. Nous trouvons notre point de chute le camp Itumela qui fait camping et loue des chambres. Nous avons pris une chambre. L’arrivée est folklorique car on doit longer la voie ferrée et traverser une zone de stockage de fret. C’est moche et poussiéreux. Un petit panneau indique avec humour que bientôt la zone moche se termine et le paradis arrive.
Le camp est sympa, grand, fleuri mais assez rustique. Les chambres sont vraiment spartiates et la douche de la salle d’eau n’a rien à envier à celle d’Ihaha. Par contre le camp dispose d’un grand bar, de grands barbecues couverts, d’une cuisine également ouverte avec tous les ustensiles fournis, frigo, micro onde et plaques à gaz. Il n’y a que Junior pour oser faire quelques brasses dans la petite piscine froide. Nous sympathisons avec un couple de Sud Africain avec qui nous bavardons un long moment autour du braii. Dodo tôt, je sombre comme une masse.
Lundi 25 août Le réveil se fait également tôt à cause du train qui passe juste à côté et joue du klaxon. Nous prenons le temps de déjeuner tranquillement. On the road again, direction l’Afrique du Sud via Martin’s Drift. On franchit la frontière du Bostwana en 5 minutes et celle de l’Afrique du Sud en 10 minutes. Peu après la frontière, un panneau averti de la présence de phacochères. 3 mètres après celui ci se trouvent deux spécimens qui traversent la route : ils sont vraiment bien organisés ici !!! Par la suite, nous en verrons de nombreux autres au bord de la route. Nous avons remis le GPS en marche et faisons une étape pour les courses à Marken. C’est un bourg avec deux épiceries, une station service, un ATM et une boucherie. L’atmosphère est un peu tendue. Nous n’avons pas droit aux sourires. Finalement nous serons quand même bien reçus par la bouchère. En quittant Marken, on prend la direction des Waterberg : grandes montagnes plates qui se découpent en falaises et dont certains restes forment des pains de sucre un peu à l’instar de ceux de monument valley, avec plus de verdure. Nous arrivons enfin à l’embranchement de la ferme Mabote où nous avons réservé une hutte. 5 km de piste de sable séparent la ferme de la Gravel road. Nous sommes accueillis à bras ouvert par la maîtresse des lieux, une femme d’un certain âge (et d’un âge certain). Elle nous explique que les huttes sont en réfection et elle nous propose le chalet pour le même prix. Il a été construit en premier et servait au début de point de bivouac pour les réunions sa famille. Elle nous explique le fonctionnement du chalet, nous dit qu’il y a un petit lac non loin et que nous pouvons y faire du canoë : il suffit de se servir. Elle nous précise qu’elle viendra nous voir en fin de journée pour s’assurer que tout va bien. Enchantés, nous prenons la piste qui nous mène à 5 kilomètres de là au pied de la montagne. J’ai des doutes sur la faisabilité de la piste en berline.
Arrivés au « Koko chalet », nous découvrons un petit paradis. Ce sera notre derrière nuit en Afrique Australe et elle sera la synthèse de ce que nous attendions comme atmosphère. Le chalet est grand, bâti en bois et toit de chaume. Il est composé de deux grandes chambres séparées par un grand espace pourvue d’une cuisine américaine avec tous les ustensiles, évier et plaque à gaz. Il y a un frigo, un petit salon avec fauteuils et cheminée.Même le bois est fourni. Cette pièce est grande ouverte sur un ponton de bois surplombant une petite rivière qui serpente entre des rochers. Le tout est dominé par une haute falaise qui nous fait face. L’électricité fonctionne sur batterie et un chauffe eau invisible produit de l’eau chaude pour les deux salles de bains. Un peu en retrait du chalet, un espace est aménagé pour faire un braii géant avec des fauteuils tout autour. Nous regrettons déjà de n’y passer qu’une nuit. Nous allons faire un petit tour en canoë sur le lac. C’est calme. Deux montagnes côte à côte en perspective du lac donnent un tableau de carte postale. Retour au Chalet et Junior a encore le droit de tenir le volant, mode 4x4 enclenché. Il est fier de sa prouesse. A la nuit tombée, notre hôtesse nous rejoint. Elle nous offre des chocolats et s’assure que tout va bien. Elle précise à ma douce de ne pas faire la vaisselle car demain « ses gens » viendront faire le ménage. Nous dégustons notre dernier braii accompagné d’un vin sud africain. Ici nous sommes encore une fois seuls au monde. Tous les trois, nous irons nous blottir dehors dans les fauteuils. Dans la nuit noire, nous admirons une dernière fois et plus longuement que d’habitude, ce formidable ciel étoilé qui a accompagné nos nuits australes. Je suis sûr que vous devinerez quels furent nos voeux au passage des étoiles filantes.
Mardi 26 Août Petit déjeuner avant le grande préparation des valises pour l’avion. Quel bazar ! Puis nous faisons une balade en remontant la rivière. Par endroit elle s’élargit. De gros rochers plats permettent de la traverser sans difficulté. Quelques singes se sauvent dès notre approche. On se pose là, au pied de la montagne et sur une dalle au milieu de la rivière, pour contempler les alentours. Les meilleures choses ayant une fin nous devons quitter Mabote. Sur la table du salon, un livre d’or est posé. Déjà mélancolique je laisse ce petit mot ému, dans un anglais peut être pas très juste : « We have been driving through RSA, Namibia, Zambia and Botswana to discover this wonderful part of the world that is Southern Africa. Now it is our last stop. What a very good guess to end in this very nice, quiet and magic place. We had a very special time here, before being also “Out of Africa”. Thank you for your warm hospitality. Thank you to share your place. Mabote sounds like in French “ Ma beauté” wich means “my beauty.”
Nous traversons une partie du waterberg et arrivons à Naboomspruit. Puis nous rejoignons la N1, autoroute à péage. En approchant Prétoria, la circulation se fait dense. A Johannesburg, on tombe dans des bouchons. Heureusement que le GPS est là pour nous mener à bord, chez notre loueur. Le 4x4 est restitué, ils ne le vérifient même pas. Je montre juste une attache de hublot latérale qui a cédée et explique les rafistolages de la tente. Vers les 17H00 on nous conduit à l’aéroport. Les embouteillages sont denses et notre chauffeur prend la route des écoliers. On y est à 18H00 et l’avion décolle à 22H30...on a le temps. Petit moment de flottement à l’enregistrement : Nos bagages présentent un excès de 16 kilos et c’est 60 euros le kilos....Nous gardons en guise de bagage à amin, un sac à dos. A chaque embarquement, nous prions pour que cela passe car nous avons 3 gros sacs plus le sac à dos. Finalement, tout ira bien. Le reste n’a que peu d’intérêt sauf qu’Emirates est fidèle à elle même. Nous arriverons à Roissy le Mercredi 27 au soir comme prévu, sans encombre, cette fois-ci avec tous nos bagages et le coeur lourd.
EPILOGUE
Depuis notre retour, l’Afrique est dans nos têtes. Ma douce en a rêvé pendant plusieurs nuits d’affilées, se croyant encore dans la tente au réveil. Le tri des 8000 photos, la rédaction du carnet et la lecture du forum nous relient quotidiennement à elle. Je comprends maintenant la nostalgie des Vinnylove, Grisemote, Francky04 et autres voyageurs. L’année prochaine, dans deux ans ou plus tard, nous y retournerons, c’est certain.
En résumé
Nos coups de coeur :😎 Les sites de Fish River Canyon, Sesriem, des chutes Victoria et de Chobe. L’accueil de certains africains australs La faune riche et sauvage Les somptueux couchers de soleil Les nuits étoilées magiques Les camps de Koiimasis, Goabacca et Mabote
Nos coups de gueule :😠 Les grands groupes organisés, bruyants et indélicats L’accueil de certains africains australs La poussière omniprésente Le vent à Walvis bay
Nos regrets :😕 De ne pas y avoir été plus tôt D’en être déjà repartis De ne pas y retourner de si tôt
La première partie était là : http://voyageforum.com/...ere_partie_D2003883/
Voilà la suite :
Jeudi 14 Août Nous quittons la ferme des Guépards. Ayant fait nos courses la veille à Kamanjab, nous décidons de prendre un raccourci et de ne pas descendre jusqu'à Outjo pour rejoindre Etosha. Selon nos hôtes, la piste est belle et on met sensiblement le même temps que par la route. Nous empruntons donc la D2671 puis la D2695 et passons donc par Mondesir. Effectivement, la gravel road est très bonne et je suis sûr d’avoir gagné du temps. On rattrape la grande route et direction plein Nord : Etosha. On entre enfin dans le sanctuaire. Nous nous rendons d’abord à Okaukuejo afin de s’assurer de notre camping. L’accueil à la réception est vraiment très froid, je me retiens de ne pas recommander à la réceptionniste une bonne cure de carottes. Les places sont attribuées. Les emplacements sont côtes à côtes, avec point d’eau et prise de courant. Les blocs sanitaires sont en très bon état (Etosha a été rénové pour son centenaire en 2007). Nous jetons un coup d’œil sur le grand livre où les touristes inscrivent les lieux où des animaux ont été vus. Apres avoir acheté une brochure incluant le bestiaire (très utiles pour les oiseaux) et la carte détaillée, nous partons pour notre premier safari.
Les jumelles sont à portée de mains, les lunettes nettoyées et les yeux grands ouverts. Un voyage en Afrique est immanquablement le temps de LA rencontre avec ces animaux sauvages qui nous ont tous fait rêver un moment où à un autre. Nous expliquons à Junior la règle du Big Five. A l’instar de la famille Grisemote, nous instaurons un joyeux concours de repérage des seigneurs dont le prix est une glace. Tout comme « l’école des fans », tout le monde aura son trophée….. Cette première journée s’annonce prometteuse : outre les nombreux troupeaux et hardes de zèbres, impalas, autruches, springboks, girafes, oryx, Kudus (et j’en passe) nous frissonnons à nos premiers éléphants et lions (5 lionnes postées au point de Okondeka). Nous arpentons les points d’eau et l’appareil de ma douce chauffe : clic clac kodak...
Le soir, après nos grillades, nous allons au point d’eau nocturne. Celui ci dégage une odeur très forte : mélange de ménagerie et de purin !!!. Toutefois, une belle surprise nous attend : une petite famille d’éléphants le partage avec un rhino qui doit être rémunéré par le Parc car il reste vraiment longtemps et prend la pose. Puis, pour notre plus grand plaisir, une maman rhino survient avec son rejeton vraiment petit et qui reste bien à l’abri dans ses pattes. Quelques girafes arrivent et s’abreuvent prudemment. On admire le spectacle jusqu’au départ des artistes.
De retour au camp, il est l’heure d’aller se coucher. Des chacals rodent un peu partout. Ils ont la technique pour ouvrir les couvercles des poubelles pourtant suspendues. On se pose assis en hauteur, au bord de la tente et observons un peu le manège de ces maraudeurs, avant de se glisser dans nos duvets. Pas de groupe à proximité : tranquillité assurée !!
Vendredi 15 août. Nouvelle journée Safari direction l’Est. Encore des belles rencontres (Eléphants, grands troupeaux, premiers gnous..) certaines rencontres sont plus notables : nous suivons de loin un éléphant qui traverse la savane et, en estimant sa direction, le rejoignons à un point d’eau. Après s’être abreuvé, le pachyderme s’arrose copieusempent de boue et de poussière à une dizaine de mètres de nous. Puis, facétieux, il asperge d’eau quelques petits échassiers blancs qui osent fouiller dans son crotin. Plus tard, nous admirons un gros rhino posté à l’orée de buissons. On sent que l’animal est moins tranquille, plus sur ses gardes que l’éléphant. Son attitude un peu fébrile nous impose une certaine prudence : je n’ai pas envie de jouter avec la bête, le 4x4 n’apprécierait pas. Durant l’après midi, nous avons également la chance de voir un beau léopard venant boire (point de Goas). Nous sommes arrivés juste à temps car, contrairement aux stars d’hier soir, il ne traîne pas. Cet animal a vraiment une belle démarche, il dégage une impression de puissance et d’assurance. On observe également pas mal d’oiseaux : des très colorés « Lilac-Breasted roller » aux imposants « secretary Bird » et « Kori Bustard »
Nous bivouaquons au camp d’Halali. Les emplacements sont petits et serrés. On se croirait dans un camping sur la côte française. Nous n’avons pas envie de traîner là. Nous décidons alors de nous adonner à une pratique courante, instaurée depuis longtemps dans nos us et coutumes : l’apéro insolite. Le principe simple et immuable de ce rite secret est de boire l’apéro en famille dans des lieux plus ou moins insolite. Nous préparons notre sac à dos glacière et en route pour le point d’eau. Celui là n’a pas d’odeur. Comme il est de bonne heure, il y a peu de spectateurs. Nous choisissons un banc bien situé, juste devant le parapet. Discrètement et le plus en silence possible par égard au voisinage, nous commençons notre rituel à la santé de mère nature et de ses enfants.
Nous avons dû plaire aux dieux africains car ils nous ont adressé un signe. Un léopard est venu d’abord s’abreuver. Peu de temps après qu’il ait disparu dans la nuit, quelques craquements ont annoncé l’arrivée d’une harde d’éléphants (11 pachydermes ) dont des éléphanteaux ont pris place autour de la grande mare pour notre plus grand plaisir. Après un bon moment, l’animal qui semblait mener le groupea regardé en direction de la pénombre et lançé un bref barrissement. Sans doute inspiré par les esprits conjugués de Nicolas Hulot et John Ballantines, je suggére à ma douce et à Junior : « Il prévient un autre groupe qui attend son tour. ». Quelques minutes après, les éléphants ont quitté tranquillement le point d’eau. Le silence qui suivit leur départ fut très vite brisé par l’arrivée d’un autre groupe de 19 babars pour une nouvelle longue séance de libations. Moment de triomphe intérieur quand ma douce et Junior se sont tournés vers moi dans un regard unanimement admiratif. La représentation de ce soir là a duré bien plus longtemps que prévu et nous quittons les lieux ravis, après que le point d’eau soit devenu complètement désert. La douceur du début de soirée a fait place à la fraîcheur et nous regrettons de ne pas avoir emporté nos polaires (erreur d’amateurs). Sur le retour, nous croisons des gens qui se rendent au point d’eau...s’ils savaient ce qu’ils viennent de rater.
Pas le temps de faire de feu : ce soir, ce sera Biltong et chips. Nous dégustons le biltong acheté en filet, bien plus savoureux que celui déjà coupé en lamelles. Tout comme la nuit précédente, celle-ci sera sereine. La température nocturne s’est rafraîchie depuis hier, mais nous n’avons toujours pas froid.
Samedi 16 août. Dernière journée à Etosha, nous l’espérons riche. Les nombreux troupeaux de ruminants sont toujours aux rendez vous. Nous sommes gâtés par une famille de lions qui a pris ses quartiers au pied d’arbustes avoisinants un petit point d’eau (Nuamses). Nous prenons le temps d’admirer le seigneur à grosse crinière entouré de 3 lionnes. Deux lionceaux sont également présents et l’un d’entre eux a la bonne idée de s’éloigner des hautes herbes le temps de quelques photos. Un peu plus tard, nous surprendrons un jeune mâle solitaire venu se rafraîchir sur un autre point, troublant la quiétude des girafes qui s’étaient retirés derrière des buissons. Leurs longs cous dépassaient de loin les arbustes et on pouvait les voir surveiller le lion sans jamais le perdre de vue. La Panthera Leo ne leur a même pas jeté un regard...
Nous avons failli manger de l’Impala ce jour là : alors que nous circulions sur la voie principale qui traverse le parc, nous longeâmes (hou, quel style !!) un troupeau d’Impalas sagement posté sur le bord. Soudain un jeune Impala traversa la route en courant devant nous, poursuivi par un mâle .. Jusque là, la distance entre eux et le 4x4 était suffisante. Mais le premier eut la mauvais idée de faire demi tour subitement et retraversa la piste juste devant la voiture. Bien qu’ayant pilé, c’était trop juste pour pouvoir s’arrêter. L’écervelé passa de justesse, manquant d’être percutée par l’arrière. Mais ce n’était pas fini, dans la fraction de seconde qui suivit, le mâle était dans ses traces. Alors qu’il allait percuter la voiture au niveau de la roue avant, il fit un bond prodigieux, presque à la verticale par dessus le capot. Son sabot arrière a pris un ultime appui sur le haut du pare buffle, comme pour assurer le bond. Il a atterri sans dommage, de l’autre côté, pour poursuivre sa course. Nous sommes restés bouche bée devant une telle acrobatie. Certes, nous avions déjà admiré les sauts les springboks et autres gazelles, mais pas d’aussi près et pas devant un tel obstacle...
Nous prenons nos quartiers au camp de Namutoni. C’est celui qui présente un Fort blanc et ancien . Les alentours furent le théâtre de violents combats entre les Hereros et les Allemands comme en témoignent des mémoriaux. C’est de loin le plus sympa. L’accueil est nettement plus souriant, les places de camping sont aux choix et plus espacées que dans les autres camps. Il y a de la pelouse et non de la terre. Chaque emplacement a son bloc électrique. Les points d’eau sont en communauté. Les blocs sanitaires sont récents, certains encore en travaux : c’est la première fois que j’ai dû faire la queue pour prendre ma douche. Un phacochère se promène dans l’enceinte du fort pour la grande joie de tous. De même, de très nombreuses mangoustes déambulent dans le campsite. Il est difficile de ne pas résister à leur donner un petit quelque chose à grignoter pour pouvoir les admirer de très très près. Fort de notre belle expérience de la veille, nous décidons de renouveler l’opération « Apéro insolite » en y ajoutant le Pique Nique magique. A la nuit tombée, nous nous rendons au point d’eau éclairé. Cette fois les dieux de la savane nous ont un peu oublié : pendant la première heure, seul un chacal est venu rôder autour de la mare. 5 gentilles girafes ont finalement eu pitié de nous et ont daigné montrer le bout de leur nez. Après trois jours passés à Etosha, ce spectacle n’a pas eu la même magie que s’il s’était produit quelques jours avant.
De retour à notre emplacement, nous nous souvenons qu’il reste une tranche de viande rouge dans le frigo. Demain nous franchirons des barrières sanitaires qui ne la laisseront pas passer. Comme les chacals sont là, fouinant d’une place à l’autre, je découpe des petits morceaux de viande et leur lance. Rapidement, le plus téméraire d’entre eux vient à mes pieds et, dans une attitude canine, joue le jeu avec moi. Morceaux après morceaux, il se cale sur le son de ma voix et de mes injonctions, sachant quand approcher pour recevoir, et quand attendre. J’aurais presque envie de le caresser mais je sais que c’est un animal sauvage et je ne franchirai pas la limite. On se couche en rêvant à tous les hôtes de ce grand parc.
Dimanche 17 août Le réveil se fait de bonne heure car aujourd’hui la route est longue : prochaine arrêt Divundu-Bagani aux portes de la bande de Caprivi. Nous avons décidé de ne pas prendre la route goudronnée qui passe par Tsumbed et Grootfontein : nous coupons par la piste D3001 puis D3016. Bien nous en prend car la chaussée est bonne et les grande lignes droites nous permettent de rouler à bonne allure. Nous ne croisons quasiment personne. Une girafe et plus loin un chacal tenteront de faire la course avec nous : 1.la course de la girafe est gracieuse. 2 Je ne pensais pas qu’un chacal pouvait courir aussi vite et aussi longtemps.
Des palmiers assez hauts apparaissent de part et d’autre, annonçant un léger changement de végétation. Nous apercevons les premiers nuages depuis notre arrivée en Afrique, nous avons même le droit à un début de temps gris. Cela ne durera pas et nous n’en reverrons plus. Nous mettons à peine deux heures depuis le départ de Namutoni pour rejoindre la D8. Sur cette piste quasi deserte, nous laissons Junior tenir le volant sur quelques centaines de mètres. Concentré, il s'en sort fort bien.
Arrêt technique à Rundu : ravitaillement en tout genre (carburant, courses, argent). Aux abords de Rundu, la route est bordée de nombreuses huttes en terre et aux toits de paille. Elles sont regroupées par grappes, le plus souvent dans une enceinte faite de bouts de bois. Ici la modernité n’a presque pas de prise. Ceux qui vivent là le font de la même manière que leurs ancêtres. Nous en voyons de façon concentrée sur des kilomètres. De très nombreuses personnes marchent le long de la route, accompagnant des troupeaux, portant des bidons, ou simplement voyageant d’un point à un autre. Parfois en circulant, nous sommes étonnés de croiser des marcheurs alors qu’à des kilomètres en amont et en aval il n’y rien d’autre que la savane ou le bush.
Nous arrivons à Divundu. Les explications concernant l’emplacement de notre camp n’étaient pas très claires : il était indiqué de tourner à droite avant le pont mais sur google, le camp était à droite après le pont. Nous avons manqué le petit panneau la première fois. Notre camp, le Goabacca est un camping communautaire. Nous l’avons choisit plutôt que le Neisip car il est beaucoup plus proche de la route (4 kms) Je ne savais pas trop à quelle heure on arriverait et je ne voulais pas me perdre dans les pistes la nuit. Finalement nous arrivons à 15H30. Une petite piste en sable mou part sur la droite APRES le pont enjambant l’Okavango. Elle longe un centre de redressement (une prison...). Les locataires forcés des lieux nous regardent passer le long du grillage et certains nous saluent. Nous leur faisons un petit signe de la main. Tous nous rendront notre salut et nous souriront.
Le Goabacca camp est une très agréable surprise. L’arrivée se fait au bout de la piste un peu défoncée et passant à travers le bush. Une petite cahute en guise de réception nous rappelle l’anecdote de Ugab. Un petit bonhomme souriant surgit, il cumule les emplois ici : réceptionniste, caissier, intendant, gardien..... Il y a 4 emplacements : deux possèdent des pontons en bois offrant une large et belle vue sur l’Okavango. Les popa falls sont quasiment à nos pieds et le bruit qu’elles dégagent est bien présent. Nous héritons du camp N°02. Ce petit camp est plein de charme : une hutte ouverte abrite le coin cuisine avec évier. Plus loin, une seconde hutte abrite d’un côté les WC et de l’autre la douche. C’est propre et il y a encore de la braise sous le chauffe-eau de brousse. Nous nous baladons un peu le long de l’Okavango. Non loin du camp, une petite plage de sable fait face aux rapides (les Popas falls sont des rapides formant des toutes petites cascades et non une chute d’eau). Nous sommes quand même fatigués de notre route et nous ne traînons pas. Surgissant de nulle part, un groupe de gamins remonte le chemin, à la queue leu leu. Nous tentons un dialogue mais manifestement, ils ont autre chose à faire. Nous dînons sur le ponton, face à l’Okavango. L’emplacement N° 03 tout comme le 4 est plus dédié aux groupes. Un petit groupe de français occupent le N°3. Ils seront discrets : Merci. Le repas sera l’objet d’un mini drame : la saucisse de boeuf est vraiment beurk et le Shiraz bouchonné !!! En guise de consolation, nous admirons la nuit, la clarté de la lune et ses reflets sur le fleuve. Le bruissement de l’eau, les murmures nocturnes nous bercent. Une grande quiétude nous entoure. Nuit d’Afrique rime avec nuit magique. Nous conseillons vivement le Goabacca camp et l’emplacement N°02.
Lundi 18 août Alors que nous nous extrayons des tentes et commençons nos rituels matinaux, un superbe lever de soleil au dessus du fleuve s’annonce. J’ameute la troupe et toutes activités cessantes nous nous postons sur notre ponton. L’espace d’un moment, le temps suspend son vol : le soleil, légèrement zébré, joue avec le rouge, le jaune et le rose. L’Okavango se fait miroir...que c’est beau. Après cet instant d’intense émotion, nous retournons à nos premières intentions. Le petit déjeuner sur le ponton sera calme et détendu. A 07H30 il nous faut partir pour notre prochaine destination : les Victoria Falls.
La traversée de la Bande Caprivi se fait sans encombre. Il n’y a rien de particulier à signaler : la route est goudronnée et bonne, le paysage est monotone. Beaucoup de parcelles longeant la route sont noircies, sans doute par écobuage. Il y a moins de densité de petites huttes qu’aux abords de Rundu. A 50 kilomètres de Katima Mutilo, un 4x4 Blanc tirant une remorque bâchée est arrêté en warning. Nous nous arrêtons. C’est une famille de hollandais. Ils sont en panne d’essence. Nous proposons notre aide mais ils voyagent à deux familles et l’autre 4x4 est déjà parti pour Katima Mutilo chercher de l’essence. Ils avaient prévu de faire le plein à Kongola mais la station était à sec. Après être rassuré sur leur sort nous reprenons la route.
Nous voilà à Katima Mutilo. Nous prenons le temps d’y faire une étape shopping. Un petit craft center situé près du marché propose des belles statuettes. Cette ville est animée, bien achalandée : on y trouve plus que l’essentiel. Nous faisons le plein de gas oil. On nous l’a conseillé, car l’essence est bien plus chère en Zambie parait- il. On prend même le temps de trouver le gros baobab dont le tronc creux servait de toilettes publiques. Il reste bien un bout de céramique mais ce n’est plus fonctionnel bien que l’odeur qui en dégage rappelle Cape Cross... Nous prenons la direction de la Zambie. Adieu la Namibie et un grand merci pour tout.
Nous traversons le pont qui enjambe le Zambèze pour atteindre la ville de Sesheke. Une fois le pont franchi, rien ne nous apparaît comme un poste frontière. Nous prenons la direction de Livingstone. Cela doit être comme à Nakop : le poste Zambien doit être plus loin. Après plusieurs kilomètres, cela ne colle pas : Il y a des maisons et un village. On passe devant un poste de police et je m’arrête. Je vais voir le sévère sergent qui est debout derrière son pupitre de bois. J’explique que je viens de Namibie et que je cherche le poste frontière. Il se déride et m’indique qu’il était juste après le pont. Nous faisons demi-tour. Nous voilà présentement clandestin !!!. Je me dis qu’on aurait pu se faire prendre en chasse en ne s’arrêtant pas...
Arrivés au pont, nous constatons qu’il y a effectivement des baraquements sur la gauche. Le petit bâtiment est un peu (beaucoup même) défraîchi. Une fois stationné, on enclenche le chrono histoire de pouvoir vous dire combien de temps cela nous prend : il est 14H00, top chrono ! Commence alors le racket organisé. On passe successivement 4 étapes à chaque fois soldées par un délestage de US dollars : Premièrement, les visas : on remplit la paperasse habituelle, plus un registre où on réécrit quasiment la même chose. J’ai envie de mettre Mickey Mouse en guise de nom car ils ne vérifient rien. Mais bon, je m’abstiens, l’humour a des limites. Le visas coûte 50 $ par personne. Pour junior c’est gratuit ! Deuxièmement, la taxe véhicule : on passe dans le bureau d’à côté où nous attendent deux agents en uniforme : une femme affalée sur un fauteuil, les pieds posés sur le bureau, la casquette de travers et occupée à siroter un Coca. Je regarde ma douce : « n’y pense même pas » lui dis-je mentalement, devinant son irrésistible envie de prendre une photo. Son collègue masculin est derrière un ordinateur antédiluvien. Vérification des papiers du véhicule et savant calcul : pour notre fidèle Rodéo, ce sera 44 $. Je tends un billet de 50 et à l’attitude de mon interlocuteur qui fait mine de chercher, je comprends bien qu’il va me falloir faire le deuil de la monnaie. Avant qu’il ne tente de me l’expliquer, grand seigneur, je lui fais un signe en disant : « it’s ok ! ». Cela fait sortir de son apathie sa collègue qui nous décroche un grand sourire. Avant de quitter le bureau, on nous explique qu’il faut s’acquitter de l’assurance obligatoire. Troisièmement, l’assurance auto : nous sortons du bâtiment pour entrer dans un petit chalet de bois, pareil à ceux vendus pour mettre dans le fond du jardin afin de ranger la tondeuse. Notre interlocuteur réussit le tour de force de remplir le contrat tout en nous l’expliquant vaguement et en poursuivant une conversation téléphonique animée : cet homme est un artiste. Au final l’assurance nous coûte 40 $ ou 115000 Kwatchas pour un mois, durée minimum du contrat. Avant de sortir, l’assureur nous indique à son tour qu’il reste une étape : la County tax, « just next door ». Quatrièmement, la taxe locale : le « next door » est en fait une vieille caravane insalubre. Cela doit faire bien longtemps qu’elle a parcouru son dernier voyage. Elle connait une seconde vie après sa mort, en servant de bureau de recette locale. A l’intérieur nous attend un couple sans âge, en parfaite harmonie avec le décor. Ces deux personnes, , au demeurant très souriantes nous expliquent dans un anglais chaotique le pourquoi de cette taxe. Pour officialiser leur propos, le gentil grand- père nous désigne une photocopie jaunie, écornée et tachetée par je ne sais quoi, apposée sur la paroi intérieure de la roulotte. Je regarde le parchemin, cela parle de la Sesheke county tax avec des tarifs listés. Une faible empreinte de tampon termine solennellement le document. Renonçant à toute protestation du style « on ne reste pas ici on ne fait que passer », on s’acquitte des 10 $ pour le plus grand bonheur du couple, non sans s’être auparavant soumis au rituel du remplissage du registre. Durant la transaction, il a été galamment proposé à ma douce de s’asseoir sur la banquette en moumoute de la caravane. Je ne sais pas si c’est la couleur indescriptible de la moumoute, probablement d’époque, ou la forte probabilité que des minuscules habitants s’y soient installés durablement, mais ma chère et tendre a poliment décliné l’invitation.
On sort de cette ultime repaire de gabelous. Des hommes attendent pour faire du change. Pas trop sûr du taux, je change 50$ contre 150.000 kwatchas, histoire d’avoir un peu d’argent local au cas où. Nous regagnons notre véhicule où junior joue sagement à la D.S. Top chrono il est 14H33 (moins 200 $). Nous roulons maintenant sur la M10 en direction de Livingstone. La route est moins bonne que la « Caprivi strip » : peu ou pas de bas côté, chaussée moins large et nids de poule. On traverse plusieurs villages et il y a pas mal de piétons. Peu avant Livingstone, on s’arrête à deux « check point ». Au premier, on nous demande d’ouvrir le coffre arrière et on nous pose quelques questions. Au second, nous ne sommes pas contrôlés. Un gros Babouin traverse la route nonchalamment sous l’oeil enamouré de sa femelle. Nous ne verrons pas d’autres animaux. Arrivés à Livingstone, nous prenons la route principale. Nous faisons un arrêt au Super Spar bien achalandé.
Nous arrivons au Zambeizi Waterfront, situé presque en sortie en ville en direction des chutes. Ce complexe comprend des chambres, des tentes à louer et des places de camping. Il a un bar-restaurant sympa avec une grande terrasse surplombant le Zambèze. Il y a une piscine dans laquelle junior osera se baigner même si l’eau est froide. Nous choisissons notre emplacement. Il en reste peu de libre. Ce n’est pas très grand mais ombragé. Nous avons un point d’eau, un évier, un braii et un point d’électricité. Je déconseille les tentes car elles sont situées tout au bord des chemins qui mènent des campings au centre du complexe : tout le monde passe juste devant vous : aucune intimité. Une fois notre camp matérialisé nous nous empressons d’aller aux chutes.
L’entrée du parc est située à 4 km. En approchant, on distingue soudain la brume qui s’élève : premiers frissons dans la voiture. L’entrée du parc est gardée par un militaire armé d’une kalachnikov. Il nous précise bien de payer le parking et de garder le ticket pour sortir.... Nous stationnons sur le parking du parc qui est bordé par un marché aux souvenirs. L’entrée du parc est de 20 $US par adulte et 10 par enfant. Le billet n’est valable que pour une entrée contrairement à ce qu’on nous dit au Lodge. On emprunte le chemin qui mène aux points de vue. J’entends les battements de coeur de ma douce... soudain ça y est : on est face à la faille qui s’étend sur la gauche. De nombreux filets et petites cascades en tombent. Le débit est petit car c’est la saison mais la faille est immense : 1, 7 km de long et 103 mètres au plus haut. Je regarde ma douce, ses yeux sont embués et ce n’est pas par la brume. Un rêve de gamine vient de se réaliser et l’émotion est grande. Nous parcourons le chemin qui longe les chutes. Au loin, elles sont plus denses. La vapeur qui s’en élève est bien visible et monte à plusieurs dizaines de mètres comme un épais nuage de fumée. Nous allons tranquillement jusqu’au bout du chemin qui se termine à flanc de falaise. C’est vraiment une belle réalisation de la nature, majestueuse et hors normes. De l’autre côté de la faille, c’est le Zimbabwe. Nous nous postons là et admirons. Il n’y a pas de bruit assourdissant, le débit y est pour quelque chose et peut être que le bruit reste au fond de la gorge. Le soleil décline, nous restons jusqu’à son coucher. Encore une belle façon de terminer la journée, en contemplant messire soleil se cacher derrière la brume puis disparaître derrière la faille des chutes, quelque part par delà le Zimbabwe. Nous regagnons notre voiture et jetons un oeil aux souvenirs. D’un coup, tous les vendeurs sont nos amis. Ils se présentent à nous par leur prénom et demandent le notre. Chacun veut qu’on regarde ses trésors. Il y a quelques belles choses mais nous voulons prendre le temps. Je dis que je reviendrai demain. Je comprends dans leur regard que c’est une phrase qu’ils entendent souvent. Je leur assure que je n’ai qu’une parole.
Retour au Waterfront, direction la douche. De nombreux moustiques sont postés le long de la faïence des cabines de douche, en embuscade pour une attaque en piqué. A grandes claques, nous nous transformons en serial killer. Autant vous dire qu’on se badigeonne de répulsifs. En tout cas l’ensemble du dispositif anti moustique mis en oeuvre est efficace car nous ne constatons aucune piqûre. Nous dînons le soir au restaurant du lodge. Une erreur de décalage horaire et un apéro prolongé nous font dépasser l’heure du service : le buffet d’entrées et les desserts sont terminés. Nous nous ferons quand même servir le plat principal. La cuisine est simple (un seul plat du jour) mais c’est bon. Un groupe de jeunes anglo-saxons attablés au bar chahutent et 3 d’entre eux terminent dans la piscine. Quelques protestations fusent des autres résidents. Moi je souris : faut bien que jeunesse se passe, Sont-ce les chutes qui me rendent moins ours ?
Mardi 19 août A 05H00, nous sommes réveillés par le moteur diesel d’un camion transportant un groupe. Le chauffeur le laisse tourner 10 minutes avant de partir. Y a des coups de pied au cul qui se perdent.... Aujourd’hui, retour à Mosi-Oa-Tunya (nom africain des chutes) mais cette fois ci côté Zimbabwe. La solution nous a été soufflée en entrant en Zambie, en discutant avec un officier d’immigration : nous irons à pied. On gare le 4x4 devant le poste frontière de la Zambie, juste après l’entrée du Parc des chutes. De suite, un homme nous propose de garder notre véhicule. Je lui fais remarquer que nous sommes devant un bâtiment officiel avec des hommes en armes, y aurait il des voleurs ? Non m’assure-t-il mais des méchants babouins qui dégradent tout. Appuyant ses dires, un gros babouins se ballade sur une remorque d’un camion stationné un peu plus loin. Serait-il de mèche avec notre démarcheur ? Mais bon, l’argument est imparable, j’accepte le gardiennage. Nous nous rendons à l’immigration et suivons les conseils reçus : nous demandons un « Gate pass » pour se rendre sur le pont qui enjambe la faille entre les deux pays. Ce laisser passer est gratuit. Il s’agit en fait d’un simple petit bout de papier avec un tampon et sur le lequel figure le chiffre 3 : le nombre de personne que nous sommes. En théorie ce papier permet juste d’aller sur le pont et donc de ne pas se faire tamponner le passeport en sortant de la Zambie. Sinon, au retour, il nous faudrait repayer un visa. Il ne faut surtout pas le perdre, car il est exigé au retour. Bien sûr, il ne faut pas dire que c’est pour aller au Zimbabwe mais juste sur le pont. Notre première étape franchie, nous allons sur pont. Là, nous sommes parmi de nombreux piétons locaux qui font des allers et retours entre les deux pays. Nous sommes les seuls étrangers. Rapidement nous sommes sollicités : guides, hôtel, taxi, marchandises, saut à l’élastique... Tout ce fait amicalement, et nos refus souriants ne froissent personne. La vue du pont est belle mais on ne devine qu’un petit bout des chutes, le reste est masqué par le relief. Au milieu du pont, un petit panneau indique qu’on entre au Zimbabwe. Arrivé au poste frontière, nous allons à l’immigration. Le visa coûte 30$ par personne, Junior aussi. Nous palabrons avec l’officier car le but est de pas avoir de tampon sur le passeport : car en cas de contrôle au retour en Zambie, il nous faudra re-payer le visa. Après l’avoir assuré que nous n’allons qu’aux chutes et que nous revenons dans quelques heures, il consent à nous laisser passer. Il nous donne un reçu pour les 90$, qu’il ne faut pas mettre dans le passeport (en cas de contrôle au retour). Pour sortir du Zimbabwe, il nous dit qu’il faudra demander un « gate pass ». Voilà, le tour est joué, nous entrons au Zimbabwe. On parcourt le petit kilomètre qui sépare la frontière de l’entrée du parc des chutes. Parmi les diverses personnes nous accostant, un homme utilisant un vélo de musée nous propose de monter dans sa remorque bricolée maison. Je suis sûr que la chose ne résistera pas à nos trois masses conjuguées. Il use de tous les arguments possibles et ses tarifs fondent au fur et à mesure. Je lui dis que peut être au retour.... sans conviction. Arrivés au parc, nous devons débourser encore 50$ pour payer nos 3 entrées (même prix qu’en Zambie).
Nous empruntons le chemin et commençons la visite. De Devil cataract à l’extrême gauche, au Danger Point qui borde la faille et fait face à la Zambie, nous ferons deux fois le chemin. C’est magnifique, splendide et inoubliable. Les chutes : Devil Cataract, Main Falls, Horse Shoe sont juste en face de nous et bien plus puissantes que côté zambien. La brume qui s’élève est vraiment palpable face à Main Falls. Nos K way ont été oubliés dans le 4x4. Qu’importe, nous prenons plusieurs douches, reçues comme des bouffées de fraîcheur car il fait chaud et le soleil tape. D’ailleurs nous sommes très vite secs. Parfois nous croisons d’autres visiteurs drôlement emmitouflés dans des vêtements de pluie aux couleurs criardes : mais de quelle planète viennent-ils ? Ils ne connaitront pas les sensations de ces bains de bruines. Au risque de me répéter : il faut ABSOLUMENT voir les chutes côté Zimbabwe. Repus des splendeurs de ce lieu mythique, nous quittons quand même avec regret le parc et prenons le chemin du retour. Le Poulidor à remorque est là. Dès qu’il nous voit, il nous accoste de nouveau. Junior s’est tordu la cheville et boitille : nous ferons deux heureux d’un coup. Notre retour à la frontière se fera en bavardant avec le cyclo-taxi. Comme prévu nous obtenons sans problème le « gate pass » pour sortir du Zimbabwe et entrons en Zambie en montrant le « Gate pass » obtenu le matin en y sortant. Nos passeports ne seront pas contrôlés. Nous récupérons le 4x4 intact de toute attaque de babouin félon. Notre gardien est toujours là et nous nous acquittons des « frais de gardes ». Nous retournons au parking des chutes pour y acheter des souvenirs. Les vendeurs nous reconnaissent et se souviennent de nos prénoms. J’ai également mémorisé ceux de nos interlocuteurs de la veille, ce qui leur fait plaisir. Il s’en suit de longs palabres. Chacun veut qu’on visite son échoppe. Nos objets choisis, on marchande un peu car ils annoncent des prix pour américains (ce sont eux qui me l’ont dit). Les français ont manifestement la réputation d’être dur en affaire. On s’accorde sur des prix qui sont tout à fait acceptables pour nous et grandement profitables pour eux. Quelques dollars de plus sont bien plus importants pour eux que quelques dollars de moins pour nous.
Retour au Zambeizi Waterfront. Nous prenons l’apéro sur la terrasse en bois qui surplombe le fleuve. Nous assistons à un magnifique coucher de soleil par delà les flots. Le soleil vire en une grosse boule rouge qui disparaît derrière les arbres en distordant les couleurs. De temps en temps un vol de gros oiseaux en formation serrée passant au- dessus des flots vient compléter le tableau. Dîner également au restaurant du lodge, même remarque qu’hier : peu de choix mais bonne cuisine.
Mercredi 20 août Après une bonne nuit, réveil de bonne heure. Nous avons un rendez vous spécial : la veille, nous avons réservé 3 vols en ULM au dessus des chutes. Nous avons rendez-vous à 07H00 au Lodge. Coup d’oeil sur la montre il est 06H55 ! argh encore le décalage horaire. Vite, nous nous dépêchons. On nous conduit au terrain d’aviation qui est en fait très proche du lodge. Nous sommes les premiers à décoller. On enfile chacun une combinaison, ce sont des tailles uniques : ma douce et Junior nagent dedans et moi je suis un peu serré. On ressemble au bibendum Michelin. A la queue leu leu nous décollons de la piste. Mon pilote est un allemand qui parle bien français. Il est sympa et son commentaire le long du vol sera très instructif. Au retour, il me laissera même les commandes. Je suis sur l’ULM de tête, par derrière mon épaule et le temps d’un virage, je distingue ma petite famille également en vol, curieuse impression... La vue et les sensations que procure ce vol sont intenses. D’abord on survole la rive du Zambèze pour arriver aux chutes, l’appareil décrit ensuite deux grandes boucles au dessus de celles-ci, avec une large incursion au Zimbabwe. Puis, il regagne l’aérodrome en survolant le Zambèze en son milieu, laissant découvrir plein d’îlots et de bancs de sable. La faible altitude au retour permet de bien admirer éléphants, hippopotames et même des crocodiles. Que vous dire sur le survol des chutes mêmes ? Ce qu’en a dit David Livingstone : « Scenes so lovely must have been gazed upon by angels in their flight » qu’on peut traduire par « de telles magnifiques scenes doivent avoir été contemplées par les anges en vol » Le seul regret est qu’on ne puisse embarquer d’appareil photo, sécurité oblige. Les images resteront seulement dans nos têtes. Le vol coûte 115$ US, même prix que l’hélico, mais à mon sens avec plus de sensations. De retour sur le plancher des buffles, nous devons sortir du rêve et revenir à la réalité : il nous faut plier bagages et partir pour le Botswana. Il ne faut pas trop tarder car nous attend l’épreuve de la traversée en bac : véritable roulette russe qui peut parait-il, durer des heures. Bye bye la « fumée qui tonne ».
En sortant de Livingstone, nous subissons deux barrages routiers. Le premier est fait par la Police. Les papiers sont contrôlés et surtout l’assurance Zambienne. On est en règle, tout va bien. Le second barrage est pour l’entrée dans le comté de Kazungula où il nous faut payer la « local tax ». Un peu plus loin, un énorme serpent jaune et noir gît sur la route, il mesure presque trois mètres. C’est le seul serpent que nous verrons durant notre voyage.
Nous voilà à Kazungula. Une longue file de camion est arrêtée le long de la route en direction de l’embarcadère. Il y a plein de monde. Me souvenant des expériences lues, nous doublons les camions et nous arrêtons devant la grille, il est 09H55. A peine sortis de la voiture, nous sommes assaillis par des hommes qui nous proposent différents services : change, souvenirs et bien sûr une aide aux formalités. L’un d’eux parait très débrouillard et convaincant, il s’appelle Olifantsfontein, comme la ville précise-t-il. Nous nous accordons d’abord sur le tarif. Je lui dis qu’il ne me reste plus que 20000 kwatchas, rien de plus. Cela lui convient. Au pas de charge, il nous fait rapidement passer de guichet en guichet et de bâtiment en bâtiment. Il est efficace le garçon, prenant des raccourcis et passant devant les files. Un peu honteux, on se laisse mener. Après les formalités de sortie du territoire (pour nous et pour la voiture) et l’achat du billet du bac (20$ US), nous remontons dans le 4x4 à 10H15 !! Olifantsfontein reste à nos côtés, fait ouvrir la grille et nous dirige jusqu’au bout de la jetée, doublant tous les camions. Au final nous stoppons devant le fleuve, derrière 3 autres véhicules en attente de franchissement. Notre passeur a bien mérité son salaire. Alors que nous attendons sagement, un homme en chemise blanche tenant une espèce de cahier vient vers nous, pas content du tout. Il parle un très mauvais anglais et comme il est énervé, cela n’arrange rien. Il semble nous reprocher d’avoir eu recours à un passeur malhonnête car on aurait dû également passer par lui et payer une taxe. Il me demande où est le passeur, je lui assure qu’il est parti. Il note le numéro d’immatriculation du 4x4 et repart en fulminant. Je me dis que le malicieux Olifantsfontein l’a esquivé sachant que comme je n’avais plus que 20000 Kwatchas, son salaire aurait été amputé... Puis je remets dans l’ordre tout ce que le questeur local m’a dit et je réalise qu’il réclamait la county tax. Ici le county c’est Kazungula. Nous avons déjà été racketté et nous en avons gardé la preuve : un reçu. L’homme revient toujours gesticulant : je vais à sa rencontre et lui demande s’il réclame bien la Kazungula county tax. Il me le confirme. Petit moment de bonheur, je sors le reçu ainsi que mon meilleur sourire et lui démontre que nous l’avons déjà payé ce matin. Désarmé mais beau joueur, il repart en quête de nouveaux contribuables.
L’incident clos, nous observons le petit monde autour de nous. Apparemment, un seul bac fonctionne. Il se trouve de l’autre côte du fleuve. Le temps de décharger son contenu et de charger une nouvelle cargaison, le voilà qui revient. Après avoir largué ses passagers, il embarque les 3 véhicules devant nous, un camion, une centaine de piétons et il repart. On sera du prochain voyage. Olifantsfontein réapparaît, nous demandant si tout va bien. Il a changé de couleur de tee shirt, sans doute pour échapper au percepteur en colère...petit malin va !!! Une demi heure après c’est notre tour. Cette fois-ci, il prend deux 4x4 et deux camions. On serre au maximum ! Les roues avant du 4x4 sont presque hors limite du bac et le camion qui suit s’arrête à 15 cm de mon pare choc !!! On débarque au Botswana à 11H15 : belle performance. De l’autre côté, il y a plus de véhicules pour le passage dans l’autre sens. L’attente va être plus longue pour eux.
Les formalités d’entrée à la douane sont vites expédiées et nous payons seulement 50 pulas. Nous avions suivi le conseil donné par un Zambien : changer quelques pulas avant de quitter la Zambie pour en avoir à la douane en arrivant au Botswana. Nous faisons nos courses à Kasane, à l’incontournable Spar. Puis nous prenons la direction de Chobe pour trois jours et deux nuits en immersion complète dans le parc.
Chobe est véritable sanctuaire. Je me souviens d’une discussion avec un Namibien à Walvis Bay qui me disait que Etosha était très bien mais que Chobe était....il cherchait ses mots..et a finalement lâché un « piouuu » accompagné d’un grand geste d’impuissance à trouver le bon adjectif pouvant le décrire.
Nous entrons dans le parc : circulation en 4x4 uniquement. L’axe central est rapidement constitué de sable mou. Les pistes qui en partent pour longer le lit de la rivière le sont encore plus. Le camp d’Ihaha est situé à 24 km de l’entrée. Il faut une heure pour y arriver, sans traîner. Nous traînons, car rapidement, ayant pris le plus au près de la rivière, nous sommes bouche bée devant ces grands troupeaux d’éléphants. 20, 30, 40 voire plus, d’individus dans le même troupeau. Des gros et des tout petits, pataugeant dans la boue à quelques dizaines de mètres. Puis ce sera les hippos, puis les puissants buffles. Au premier buffle, Junior s’écrie « Big Five !! ». Et oui nous avons vu : Eléphants, Rhinos, Lions, Léopards et maintenant Buffles. Le fameux big five est réalisé et Junior en est ravi. Nous arrivons au camp et nous nous enregistrons auprès des Rangers. Nous avons l’emplacement N°3. Nous leur demandons ce qu’il y a comme animaux et ils nous rassurent de suite : ce matin ils ont remarqué des traces de lions au niveau de notre emplacement. Juste dans les buissons derrière le camp, un grand troupeau de buffles a élu domicile. Sinon la routine : passage d’éléphants et bande de babouins dont ils précisent qu’il faut se méfier car ils sont « naughty ». Bon ben nous voilà dans le bain !!!
Notre emplacement est bien situé : non loin des bâtiments sanitaires, avec une belle vue sur la rivière. Chaque place est invisible de l’autre, assez distante et séparée par des hautes et épaisses haies. De l’autre côté de la rivière, c’est la Namibie. On distingue des parfois des petites embarcations en bois : des pêcheurs. La nuit des feux de camps sont visibles dans le lointain, preuve d’une présence humaine. A ce propos, je me suis aussi renseigné sur place quant à l’existence d’éventuels voleurs pouvant s’introduire dans le camp : c’est malheureusement confirmé, et par les rangers, et par un guide rencontré sur place. Ils viennent de la rive d’en face et peuvent voler dans la journée dans les remorques ou dans les voitures la nuit. J’ai prévu quelques contre-mesures (bombe lacry, gros gourdin, corne de brume et sifflet) mais nous n’aurons aucun désagrément d’origine humaine.
Alors que le soir s’annonce doucement, le camp est prêt. Nos réserves de bois sont garnies d’autant qu’il y a pas mal à glaner aux alentours. Junior et moi sommes afférer à préparer la table quand ma douce annonce d’une voix émue : « Venez voir les garçons » : un troupeau d’éléphants surgit du camp inoccupé d’à côté et prend le chemin de la rivière. Nous installons la table en conséquence et buvons l’apéro avec ce spectacle inouï qui se déroule devant nos yeux. Des gros babouins commencent leur ronde. Ils passent devant nous en nous fixant. Je me manifeste bruyamment, tentant une imitation plutôt burlesque du gorille. Ils dévient un peu de leur trajectoire, peut être craignent-ils que je sois contagieux...
Ce soir là, je ne suis pas très rassuré par les buffles. Avant la nuit, on en distingue quelques-uns à l’orée des buissons derrière nous. Au bruits et grognements qui s’en dégagent : ils sont nombreux. Je sais qu’ils sont puissants, sans peur et agressifs. Ma crainte est qu’ils aient la mauvaise idée de traverser subitement notre camp pour aller boire.
Dès la nuit, le feu fournit éclaire notre bivouac et maintient éloigné les buffles. De temps en temps, j’éclaire de ma torche puissante les buissons. Des dizaines de points vert fluo scintillent dans le noirs : les yeux des buffles.
Notre stock de bois épuisé, il est temps de regagner nos perchoirs et de se laisser bercer par les bruits de la nuit. La journée a été longue et riche.
Vers les 23H00, un cri nous réveille : c’est Junior. Il appelle maman car il à mal au ventre.....Misère, si il y a un endroit où je ne souhaitais vraiment pas descendre de la tente la nuit, c’était bien là. Avant de mettre pied à terre, je balaye avec ma torche à droite et à gauche : rien. Les buffles semblent partis. Ma douce aide Junior dans son combat contre la gastro, pendant que je monte la garde à l’écoute des bruits. Tout le monde se recouche à la recherche du sommeil. A 01H00, Junior se fait de nouveau entendre : La gastro demande un deuxième round. Je vérifie de nouveau les alentours et soudain des dizaines de points verts fluo s’illuminent...ouf, se sont des impalas. Rebelote, on se repartit les mêmes rôles. Cette fois, il faut des médicaments car l’affaire est sérieuse. Evidemment ils sont dans une valise au fond du cab. Ma douce se livre à des contorsions empoussiérées dans la cabine pour atteindre les précieuses pilules. Mentalement, j’espère que les lions n’auront pas la bonne idée de venir nous rendre visite. Junior se voit administrer la prescription d’urgence anti-tourista et tout le monde retourne au dodo. Cette fois la gastro est jugulée.
Jeudi 21 août Nous prenons notre petit déjeuner sereinement. Les « naughty Baboons » commencent leur approche. Nous les chassons à grand renfort de cris et de gesticulations diverses. Je travaille mon imitation de gorille en colère, je sens que le rôle rentre. Alors que ma douce est partie au point d’eau, Junior et moi replions les tentes. Nous ne voyons ni n’entendons le gros mâle s’approcher de nous, se glisser à l’arrière du 4x4 et nous voler un pain de mie. Le temps de réagir et le malandrin s’éloigne vite. Je le pourchasse pour la forme, avec mon gourdin. Il s’arrête tout les 15 mètres pour avaler des tranches. Je lui balance des cailloux histoire de troubler son plaisir. Junior est contrarié car il appréciait grandement les tartines de pain de mie au peanut butter. Heureusement, il nous en reste un qui fera l’objet d’une surveillance renforcée. On rigole encore de cette anecdote. Peu après, je discute avec un belge qui occupe également un camp qu’il partage avec un autre couple. Les babouins ont été bien plus indélicats avec eux. Ils ont mis leurs voitures sous un grand arbre feuillus : Les babouins en nombre dans l’arbre ont couvert de déjection véhicules et tentes. Pire, une des femmes s’est fait faire pipi dessus alors qu’elle sortait de sa tente. Conclusion : ne pas mettre la tente sous les arbres.
Avant de sortir du camp et pour rire, je m’adresse à un Ranger en lui disant que je veux porter plainte contre un babouin pour le vol d’un pain de mie et que j’ai son signalement. Nous partons pour une journée entière de safari dans Chobe. Nous nous émerveillons constamment à l’approche des grands troupeaux. Là encore, nous admirons éléphants, hippos, buffles, Sables, phacochères, girafes, grands oiseaux et grandes familles de babouins. Nous décidons de prendre une piste nommée Puku Flats. Selon la carte elle longe une grande boucle de la rivière et revient à son point de départ. Nous sommes seuls sur cette voie et finissons par aboutir dans une cuvette de sable très mou. Nous le traversons prudemment et on s’ensable dans une courbe. Aguerris mais inquiet, on essaye la première manoeuvre de dégagement : Junior et ma douce poussent. Différentiel bloqué, le vaillant rodéo s’extrait centimètre par centimètre et regagne un sable plus ferme. Ouf, c’est passé !!. On poursuit la route pour finalement arriver à un cul de sac : la piste se termine dans une zone marécageuse. Hors de question de continuer. Demi tour et retour à la cuvette. Cette fois, on examine le terrain, un autre passage en ligne droite est possible mais il y a des bosses sableuses et la dernière fait comme une petite dune : il faudra y aller franchement pour ne pas s’ensabler dedans. Je reste seul dans le 4x4 pour l’alléger, après s’être assuré qu’il n’y a pas d’animaux dans le coin. Je m’engage. Je mets la gomme et le Mitsubishi rebondi sur les bosses, ça secoue dur et voilà la dune. J’accélère de plus belle, ça passe ou ça casse me dis-je. Je franchis l’obstacle dans un rugissement de moteur, tout vole dans l’habitacle et dans le cab. Re « Ouf » c’est passé....A ne pas faire tous les jours... Par la suite, les multiples embranchements de pistes sans indication nous perturberont un peu, heureusement que nous avons une boussole, cela évite de tourner en rond.
Après une journée de safari bien remplie, nous retournons au camp. Nous renouvelons notre stock de bois, et préparons le bivouac. Les éléphants reviendront pour l’apéro, un grand merci à eux. Les babouins seront maintenus à distance : Junior est remonté et leur lance des cailloux. Les buffles ne semblent pas être revenus et c’est tant mieux. Notre soirée sera calme et reposante. La nuit sera particulièrement bruyante et inquiétante. Heureusement que la gastro est vaincue. Des cris perçants, rauques et puissants déchireront le silence relatif. C’est tout près de nous. Je n’arrive pas à en identifier les auteurs. Ce qui est sûr, c’est qu’un drame se joue : certains des cris sont emprunts de douleur et de terreur...Cette nuit, le sang a dû couler. La vie n’est pas qu’un long fleuve tranquille.
Vendredi 22 août Alors que nous sommes en plein petit déjeuner, un gros babouin rôdeur s’annonce. D’habitude nous nous manifestions de suite pour les faire fuir. Là, par curiosité, nous décidons de ne pas bouger. Tranquillement, il s’approche et infléchit sa trajectoire vers nous, vers la table. Puis alors qu’il n’est plus qu’à 5-6 mètres, il accélère brutalement. Alors qu’il va manifestement bondir, je me dresse avec mon gourdin et imite, cette fois- ci assez bien, le gorille vraiment en colère. Il stoppe net sa course et recule mais pas trop. Sans doute enhardi par son approche, il sera particulièrement retors à éloigner. Je garde également mes distances tout en maintenant la pression hostile, car je sais qu’il peut être dangereux. Il se réfugie dans les haies et reste à proximité. Suivant un exemple qui nous a été narré la veille, nous remplissons un sac plastique de gros cailloux et le déposons sur la poubelle de fer. Le piège fonctionnera et dans les 10 minutes qui suivront, le gros babouin sera là contre la poubelle, la main sur le sac. Nous ne l’avions pas entendu venir. Nos regards croisent celui de la bête, nous nous dévisageons mais nous ne bougeons pas. Il se saisit du sac qui est bien lourd et le laisse choir à ses pieds. Il fouille dedans et découvre son contenu. Nous éclatons de rire. Au regard qu’il nous a lancé, je suis sûr qu’il a su que nous moquions de lui. Il est parti peu fier et nous ne l’avons pas revu. Nous passons une bonne partie de la journée dans le parc. Nous souhaitions revoir des lions ou des léopards mais nous n’en verrons pas. Par contre nous nous retrouverons plusieurs fois tout proche, à quelques mètres, de troupeaux d’éléphants. Nous devrons nous en éloigner un peu plusieurs fois, devant les injonctions de certains d’entre eux, qui, s’avançant oreilles décollées et trompes battantes nous adressent cet avertissement qui peut se traduire par « pousse toi de mon chemin ou je t’écrase ».
Peu après, sur le chemin de la sortie, nous côtoierons de près un immense troupeau de buffles, plusieurs centaines de têtes en route pour la rivière. Dans l’après midi, nous regagnons le Kubu Lodge situé en sortie de Kasane sur la route menant au bac. Il est discrètement implanté le long de la rivière Chobe. Il est constitué d’un ensemble de chalets en bois surélevés avec petite terrasse en bois. Les chalets sont coquets et décorés avec goût. Le tout est implanté dans un vaste terrain paysagé et ombragé disposant d’une grande pelouse verte (sur laquelle les hippos se baladent la nuit). Le restaurant à l’écart présente une belle terrasse dominant la rivière. Nous dînerons sur place. La nourriture est bonne mais, là aussi, il y a peu de choix (un poisson ou une viande) et il ne vaut pas mieux être dans les derniers à table car il n’y a alors plus guère de choix. Une bonne nuit dans un vrai lit, après 9 jours de suite en tente sur le toit, est appréciée. Je n’ai pas eu le courage de me relever pour guetter les hippos.
Samedi 23 août Après quelques emplettes, nous repartons pour la matinée et le début d’après- midi dans le parc. Nous y voyons nos premiers crocodiles et lézards d’eau. Nous découvrons également un hippopotame allongé à l’ombre d’un buisson, sans aucun doute blessé. Il reste immobile bien que nous soyons à quelques mètres de lui. Nous pique-niquons devant une horde d’éléphants, également en plein casse croûte dans des petits buissons. Pas vu de félins à l’horizon.
Nous revenons à temps au Kubu Lodge pour participer à une « Cruise » sur la Rivière Chobe. Départ de la croisière à 15H00, jusqu’au coucher de soleil. Nous sommes dans une petite embarcation avec un couple de Canadien très sympa et leur fille du même âge que Junior... Notre capitaine connait bien son affaire et, s’il parait un peu austère au début, il se déride au fur et à mesure. Cette croisière est très prisée car nous ne sommes pas les seuls à naviguer. Il y a des bateaux bien plus gros et bondés. L’idéal est d’être dans un petit bateau comme le notre, bien plus rapide, bien plus maniable et surtout bien plus convivial. Son fond plat permet même de s’échouer sur la rive, approchant ainsi de très près les gros crocodiles en pleine sieste. Nous remontons la rivière, allant d’un point à l’autre. Tantôt pour des crocos, tantôt pour des oiseaux, des lézards et bien sûr pour des hippos. Ils sont tout proches, en famille, dans la boue ou dans l’eau. Là encore, quelques belles photos de gueules béantes et de « câlin animal » sont réalisées. La journée touche à sa fin, le soleil décline. Alors que la plupart des bateaux font demi- tour, notre guide nous offrira un fabuleux cadeau qui sera le point d’orgue de notre incursion en contrée sauvage. Il échoue le bateau contre une berge où, en léger surplomb, se prélasse un petit groupe d’éléphants. Lentement, le soleil se glisse entre eux, inondant d’or et de pourpre l’horizon. Bientôt, avant qu’il ne disparaisse, les silhouettes des éléphants se détachent en ombres chinoises devant un paravent de feu. Là, comme aux marquises, le rouge et le noir se s’épousent –ils pas ? Les seuls bruits qui filtrent de notre esquif sont le cliquetis des appareils, le clapotis de l’eau et nos souffles retenus. Le soleil désormais évanoui, sans se concerter, nous applaudissons. Le retour au ponton est rapide, le Capitaine met plein gaz. Nous le remercions chaleureusement et généreusement. Le dîner se fait sur la terrasse du Kubu lodge.
Dimanche 24 août Comme la veille, nous prenons le petit déjeuner en terrasse, de petits oiseaux verts et jaunes viennent quémander des miettes, jusque dans la main. Nous ne nous attardons pas car la route est longue Je devais laisser un petit message sur le livre d’or du Lodge avec un petit clin d’oeil à Francky04 mais le Lodge n’a pas de livre d’or.... Nous quittons Kasane en direction de Nata, Francistown et jusqu’à Palapye. La route goudronnée est bonne. A 70 kilomètres de Kasane, un grand troupeau d’éléphants marche non loin de la route, nous aimons à croire qu’ils sont venus nous saluer. Ils seront les derniers pachydermes de notre périple. A 130 kilomètres de Kasane et sur les 150 suivants, la route présente de très nombreux nids de poule. Certains pourraient être fatal à une berline. Par endroit, on dirait que la route a été bombardée. Quand les lignes droites sont bien dégagées, on slalome d’un côté à l’autre pour les éviter. Parfois, même en 4x4, il nous faut rouler au pas tant la chaussée est dégradée. Nous doublons un camion stationné moitié sur la route, moitié sur le bas côté. Manifestement les nids de poule (où plutôt d’autruche) ont eu raison de ses pneus. Nos franchissons des contrôles sanitaires au cours duquel le frigo est inspecté : pas de viande ou produit animal frais ne peut passer. Nous arrivons à Palapye dans l’après midi. Nous trouvons notre point de chute le camp Itumela qui fait camping et loue des chambres. Nous avons pris une chambre. L’arrivée est folklorique car on doit longer la voie ferrée et traverser une zone de stockage de fret. C’est moche et poussiéreux. Un petit panneau indique avec humour que bientôt la zone moche se termine et le paradis arrive.
Le camp est sympa, grand, fleuri mais assez rustique. Les chambres sont vraiment spartiates et la douche de la salle d’eau n’a rien à envier à celle d’Ihaha. Par contre le camp dispose d’un grand bar, de grands barbecues couverts, d’une cuisine également ouverte avec tous les ustensiles fournis, frigo, micro onde et plaques à gaz. Il n’y a que Junior pour oser faire quelques brasses dans la petite piscine froide. Nous sympathisons avec un couple de Sud Africain avec qui nous bavardons un long moment autour du braii. Dodo tôt, je sombre comme une masse.
Lundi 25 août Le réveil se fait également tôt à cause du train qui passe juste à côté et joue du klaxon. Nous prenons le temps de déjeuner tranquillement. On the road again, direction l’Afrique du Sud via Martin’s Drift. On franchit la frontière du Bostwana en 5 minutes et celle de l’Afrique du Sud en 10 minutes. Peu après la frontière, un panneau averti de la présence de phacochères. 3 mètres après celui ci se trouvent deux spécimens qui traversent la route : ils sont vraiment bien organisés ici !!! Par la suite, nous en verrons de nombreux autres au bord de la route. Nous avons remis le GPS en marche et faisons une étape pour les courses à Marken. C’est un bourg avec deux épiceries, une station service, un ATM et une boucherie. L’atmosphère est un peu tendue. Nous n’avons pas droit aux sourires. Finalement nous serons quand même bien reçus par la bouchère. En quittant Marken, on prend la direction des Waterberg : grandes montagnes plates qui se découpent en falaises et dont certains restes forment des pains de sucre un peu à l’instar de ceux de monument valley, avec plus de verdure. Nous arrivons enfin à l’embranchement de la ferme Mabote où nous avons réservé une hutte. 5 km de piste de sable séparent la ferme de la Gravel road. Nous sommes accueillis à bras ouvert par la maîtresse des lieux, une femme d’un certain âge (et d’un âge certain). Elle nous explique que les huttes sont en réfection et elle nous propose le chalet pour le même prix. Il a été construit en premier et servait au début de point de bivouac pour les réunions sa famille. Elle nous explique le fonctionnement du chalet, nous dit qu’il y a un petit lac non loin et que nous pouvons y faire du canoë : il suffit de se servir. Elle nous précise qu’elle viendra nous voir en fin de journée pour s’assurer que tout va bien. Enchantés, nous prenons la piste qui nous mène à 5 kilomètres de là au pied de la montagne. J’ai des doutes sur la faisabilité de la piste en berline.
Arrivés au « Koko chalet », nous découvrons un petit paradis. Ce sera notre derrière nuit en Afrique Australe et elle sera la synthèse de ce que nous attendions comme atmosphère. Le chalet est grand, bâti en bois et toit de chaume. Il est composé de deux grandes chambres séparées par un grand espace pourvue d’une cuisine américaine avec tous les ustensiles, évier et plaque à gaz. Il y a un frigo, un petit salon avec fauteuils et cheminée.Même le bois est fourni. Cette pièce est grande ouverte sur un ponton de bois surplombant une petite rivière qui serpente entre des rochers. Le tout est dominé par une haute falaise qui nous fait face. L’électricité fonctionne sur batterie et un chauffe eau invisible produit de l’eau chaude pour les deux salles de bains. Un peu en retrait du chalet, un espace est aménagé pour faire un braii géant avec des fauteuils tout autour. Nous regrettons déjà de n’y passer qu’une nuit. Nous allons faire un petit tour en canoë sur le lac. C’est calme. Deux montagnes côte à côte en perspective du lac donnent un tableau de carte postale. Retour au Chalet et Junior a encore le droit de tenir le volant, mode 4x4 enclenché. Il est fier de sa prouesse. A la nuit tombée, notre hôtesse nous rejoint. Elle nous offre des chocolats et s’assure que tout va bien. Elle précise à ma douce de ne pas faire la vaisselle car demain « ses gens » viendront faire le ménage. Nous dégustons notre dernier braii accompagné d’un vin sud africain. Ici nous sommes encore une fois seuls au monde. Tous les trois, nous irons nous blottir dehors dans les fauteuils. Dans la nuit noire, nous admirons une dernière fois et plus longuement que d’habitude, ce formidable ciel étoilé qui a accompagné nos nuits australes. Je suis sûr que vous devinerez quels furent nos voeux au passage des étoiles filantes.
Mardi 26 Août Petit déjeuner avant le grande préparation des valises pour l’avion. Quel bazar ! Puis nous faisons une balade en remontant la rivière. Par endroit elle s’élargit. De gros rochers plats permettent de la traverser sans difficulté. Quelques singes se sauvent dès notre approche. On se pose là, au pied de la montagne et sur une dalle au milieu de la rivière, pour contempler les alentours. Les meilleures choses ayant une fin nous devons quitter Mabote. Sur la table du salon, un livre d’or est posé. Déjà mélancolique je laisse ce petit mot ému, dans un anglais peut être pas très juste : « We have been driving through RSA, Namibia, Zambia and Botswana to discover this wonderful part of the world that is Southern Africa. Now it is our last stop. What a very good guess to end in this very nice, quiet and magic place. We had a very special time here, before being also “Out of Africa”. Thank you for your warm hospitality. Thank you to share your place. Mabote sounds like in French “ Ma beauté” wich means “my beauty.”
Nous traversons une partie du waterberg et arrivons à Naboomspruit. Puis nous rejoignons la N1, autoroute à péage. En approchant Prétoria, la circulation se fait dense. A Johannesburg, on tombe dans des bouchons. Heureusement que le GPS est là pour nous mener à bord, chez notre loueur. Le 4x4 est restitué, ils ne le vérifient même pas. Je montre juste une attache de hublot latérale qui a cédée et explique les rafistolages de la tente. Vers les 17H00 on nous conduit à l’aéroport. Les embouteillages sont denses et notre chauffeur prend la route des écoliers. On y est à 18H00 et l’avion décolle à 22H30...on a le temps. Petit moment de flottement à l’enregistrement : Nos bagages présentent un excès de 16 kilos et c’est 60 euros le kilos....Nous gardons en guise de bagage à amin, un sac à dos. A chaque embarquement, nous prions pour que cela passe car nous avons 3 gros sacs plus le sac à dos. Finalement, tout ira bien. Le reste n’a que peu d’intérêt sauf qu’Emirates est fidèle à elle même. Nous arriverons à Roissy le Mercredi 27 au soir comme prévu, sans encombre, cette fois-ci avec tous nos bagages et le coeur lourd.
EPILOGUE
Depuis notre retour, l’Afrique est dans nos têtes. Ma douce en a rêvé pendant plusieurs nuits d’affilées, se croyant encore dans la tente au réveil. Le tri des 8000 photos, la rédaction du carnet et la lecture du forum nous relient quotidiennement à elle. Je comprends maintenant la nostalgie des Vinnylove, Grisemote, Francky04 et autres voyageurs. L’année prochaine, dans deux ans ou plus tard, nous y retournerons, c’est certain.
En résumé
Nos coups de coeur :😎 Les sites de Fish River Canyon, Sesriem, des chutes Victoria et de Chobe. L’accueil de certains africains australs La faune riche et sauvage Les somptueux couchers de soleil Les nuits étoilées magiques Les camps de Koiimasis, Goabacca et Mabote
Nos coups de gueule :😠 Les grands groupes organisés, bruyants et indélicats L’accueil de certains africains australs La poussière omniprésente Le vent à Walvis bay
Nos regrets :😕 De ne pas y avoir été plus tôt D’en être déjà repartis De ne pas y retourner de si tôt
Botswana: parcours de Maun vers Kasane via Savuti? English translation pending
Bonjour à tous,
Quelques uns des spécialistes du coin pourraient-ils réactualiser les infos sur le trajet entre Maun et Kasane par la piste, donc via Savuti ? Combien de temps ? est-ce déraisonnable tout seul ? peut-on camper au milieu (4x4 Toyota HiLux 3.0D avec tentes sur toit) ? si oui, faut-il réserver (je suis en train de monter mon projet pour...octobre 2009)? faut-il un GPS ?est-ce intéressant au niveau faune et flore, ou bien est-ce une bonne grosse séquence 4x4 pure et dure dans le sable profond ? Il doit m'échapper quelques questions...
Merci d'avance à tous !
Quelques uns des spécialistes du coin pourraient-ils réactualiser les infos sur le trajet entre Maun et Kasane par la piste, donc via Savuti ? Combien de temps ? est-ce déraisonnable tout seul ? peut-on camper au milieu (4x4 Toyota HiLux 3.0D avec tentes sur toit) ? si oui, faut-il réserver (je suis en train de monter mon projet pour...octobre 2009)? faut-il un GPS ?est-ce intéressant au niveau faune et flore, ou bien est-ce une bonne grosse séquence 4x4 pure et dure dans le sable profond ? Il doit m'échapper quelques questions...
Merci d'avance à tous !
Retour de notre voyage dans l'Ouest américain (du 2 au 14 septembre) English translation pending
Premier compte rendu de notre voyage, j'ai commencé à trier les 1300 photos, et 2h de film. Les photos sont visibles là : http://picasaweb.google.fr/myriam.nicolas.USA1
et le récit avec les photos intégrées et la carte de chaque jour : http://www.lesitedublogtrotter.fr
Bonjour, à tous, j'ai enfin fini de faire le montage des vidéos prises durant mon séjour en sept 2008 dans les parcs autour de Las Vegas, j'ai mis tout ça sur YouTube, il y a 5 vidéos de 10min environ, sans le son malheureusement, car j'ai utilisé des musiques que You Tube reconnait comme nécessitant des droits d'auteur, ce qui est vrai d'ailleurs !!
http://www.youtube.com/watch?v=83KskRM6CP4
J1 mardi 2 septembre Dijon, Roissy, Toronto, Las Vegas
Aujourd'hui c'est le départ, c'est parti pour environ 25h de voyage, en comptant les escales. Nous nous levons tôt, 5h! À 6h32 nous prenons le TGV direct de Dijon à Roissy Charles de Gaulle. Dans le train je regarde les vacances de Cauet à Las Vegas pour me mettre dans le bain, du coup le temps passe assez vite. Arrivée vers 8h30 à roissy, le temps d'aller de la gare TGV au terminal 2 pour enregistrer les bagages, 3 valises (nous avons le droit à 2 fois 23 kg par personne, bien pratique pour le retour). Nous avons pu enregistrer tout de suite, après quand même quelques minutes d'attente, car apparemment nous ne serons pas les seuls dans l'avion! Une fois nos valises enregistrer nous avons presque 2h à attendre, nous mangeons les provisions que nous avions avec nous dans la partie publique de roissy, je trouve une prise pour recharger le petit Asus EEE 901 qui nous accompagnera. 11h40 nous décollons, enfin pas vraiment à l'heure, car un bagage avait perdu son passager, donc obligé de redescendre du l'avion pour cette malheureuse valise. Premier décollage pour ma femme, tout se passe bien, nous sommes dans un 2x4x2 et sommes côté couloir de la partie médiane donc pas de vue sur le hublot. C'est partie pour 8h de vol, un peu long quand même, nous avons droit à un plateau repas durant le vol, plutôt bon, et un casse croute, sorte de hot-pocket. L'équipage d'Air Canada est très sympa. Atterrissage à l'heure, RAS. Ensuite, nous nous dirigeons vers la partie transit vers les USA de l'aéroport de Toronto, nous attendons nos bagages, une bonne heure, un peu long quand même, surtout pour quelques passagers qui n'avait 1h30 d'escale pour poursuivre vers LA. Nous ça va, nous ne sommes pas stresser, nous avions 6heures d'escale. Donc une fois nos bagages récupérés nous passons la douane US, avec la feuille verte remplie dans l'avion, nous reposons nos bagages juste après sur le tapis roulant des bagages enregistrés. Ensuite, ben passage de la fouille, on enlève nos chaussures, on vide les sacs avec tout le matériel high tech (minipc, reflex, camescope, disque externe etc...), pour la 2ème fois, la première à Roissy. Maintenant il reste 4 bonnes heures à attendre, un peu de « magasinage » dans le duty free, achat d'un coca et de 2 paquets de chips, paiement en dollars US et rendu monnaie en dollars canadiens. Décollage à l'heure : 20h40 (heure locale) dans un petit avion, 3x3, service sommaire, boissons gratuites mais nourriture payante (c'était prévu). Mais avec écran perso, arrivée à 22h20, avec 15 minutes d'avance à LAS, vu sur le bas du strip illuminé. Après avoir récupéré nos valises, assez rapide, nous prenons une navette pour le Luxor, pour 15$ plus 2$ de tips pour le chauffeur. Nous faisons juste un arrêt au Madalay Bay avant le notre, donc nous arrivons rapidement au Check-In du Luxor. Bonne nouvelle, nous sommes surclassé, comme quoi ça sert d'être jeune marié! Nous avons une Spa Suite, une petite chambre de 60m² avec jaccuzy contre la fenêtre, vu sur les 2 extensions du Luxor et l'Excalibur. Nous nous prenons un petit bain et enfin allons nous coucher, il est presque minuit, soit 9 heures du matin à Dijon.
J2 mercredi 3 septembre Las Vegas, Red Rock Canyon
A cause du décalage horaire, nous nous réveillons assez tôt, nous allons prendre un gros petit déjeuner au buffet du Luxor. 28$ à 2. Très bien, et décor sympathique. Ensuite nous allons nous balader, nous visitons le Luxor, le Madalay Bay, et l'Excalibur qui sont juste à côté. Nous profitons un peu de la piscine, vraiment très chouette, 2 bassins, et jaccuzzi chaud. Après s'être rafraichi à la piscine nous remontons le strip sous la chaleur accablante du desert, nous traversons rapidement le NewYorkNewYork, ensuite nous passons par le MGM, et remontons le strip sur le trottoir droit quand on regarde le nord. Nous nous arrêtons à la boutique M&M's, nous prenons le temps de regarder le petit film en 3D, gratuit et rigolo, nous passons aussi à la boutique CocaCola. Nous remontons jusqu'à l'Imperial Palace, où nous devons récupérer la voiture à 14h. Nous marchons sur le trottoir et de temps en temps via les hôtels pour se rafraichir un peu. A 14h, nous prenons possession de notre voiture pour 1 semaine, une ford fusion, chose amusante, nous avons la même à la maison, enfin c'est le même nom, mais pas le même modèle, parce que faire 15000 km pour avoir la même voiture qu'à la maison!! Nous optons pour l'option qui permet de rendre la voiture vide de carburant, en payant pas trop cher le litre (enfin le gallon), en effet au comptoir il est à 3, 5$ alors qu'il est au même prix, et même un peu plus cher en station essence. Une fois familiarisé avec la voiture, nous partons vers le Premium Outlet au nord du strip, nous avions emmené TomTom avec nous pour nous servir de guide et heureusement, parce que se repérer avec toutes les voies de circulation, s'habituer au fait que les feux soient de l'autre côté des carrefours, qu'on peut tourner à droite au feu rouge, etc..., ça fait plaisir d'avoir une voix familière qui vous dit, tourner à droite etc... Nous faisons un peu de shopping, 7 Levis et 2 ceintures pour 230$ (180€) bonne affaire. Nous mangeons un truc là bas. Il est déjà 16h30, mais le petit déj était copieux. Nous prenons la direction de Red Rock Canyon, à quelques miles de là. Nous passons devant le « péage » mais il n'y avait personne, donc on rentre sans payer, de toute façon nous acheterons le pass à 80$ le lendemain à Grand Canyon. Nous faisons la boucle, route en excellent état, nous nous arrêtons à quelques points de vue, mais trop fatigué, et beaucoup trop chaud pour se lancer dans une petite rando. A chaque point de vue, des toilettes, ouais, je sais c'est pas étonnant là bas, mais on est loin en France de trouver autant de commodités, j'aimerais en France payer quelques dizaines d'euros dans les parcs nationaux pour avoir des guides, des toilettes, des visitor center comme là bas. Red Rock Canyon, petit parc bien sympathique à voir si vous avez le temps à Las Vegas, on va dire une heure pour faire le tour, plus une heure pour faire l'aller retour depuis le strip. A faire en fin de journée pour avoir des couleurs plus chaudes et des ombres qui me le relief plus en avant. Nous rejoignons notre hôtel (le Luxor pour ceux qui suivent pas!), nous avons un peu de mal à trouver le Self Park, mais finalement nous trouvons une place pas trop loin de l'entrée. Nous regagnons notre chambre, et rangeons les affaires car demain le réveil sera tôt, en effet nous partons vers 5h30 en direction du Grand Canyon.
J3 jeudi 4 septembre Las Vegas, Flagstaff, Grand Canyon
Ce matin lever tôt, nous posons la clé de la chambre dans la boîte Check Out rapide, nous nous faisons avoir d'ailleur de 2$ pour avoir utilisé le téléphone, tu parles, il y avait le voyant de message qui clignoté et j'ai appuyé dessus, en fait de message c'était une pub pour le spa, mais ça à quand même activé la facturation du téléphone. Bon on a été surclassé alors on oublie. Donc direction Grand Canyon, nous sortons d'abord de Las Vegas, puis nous nous approchons du Hoover Dam, le grand barrage à quelques miles. Nous faisons un arrêt rapide pour faire quelques photos, nous avons prévu d'y retourner depuis Las Vegas à la fin de notre séjour, finalement nous n'auront pas le temps. Une fois le Hoover Dam passé nous suivons la direction de Kingman. Nous quittons l'autoroute à Kingman pour trouver de l'essence et retirer de l'argent, nous trouvons un ATM (distributeur) qui miracle ne prend pas de charge pour les retraits. Nous poursuivons notre route et passons devant le château d'eau sur lequel est écrit route 66, et même sans le faire exprès! Donc nous prenons la route 66, rien de bien particulier d'ailleurs, je suis déçu de ne pas avoir vu un gros signe route 66 imprimé au sol, comme on voit sur les photos. Nous nous arrêtons à Seligman à au petit « routier » à Seligman, juste à côté d'un village reconstitué, nous prenons le petit dej, toasts, pain de mie sous une sauce blanche avec des pommes de terres émincées, plutôt pas mauvais et ça colle au ventre en tout cas. Nous refaisons quelques miles et nous nous arrêtons à la boutique « musée » de la route 66, où tous les cars de touristes s'arrêtent, d'ailleurs il y en avait un au moment où nous y étions. Nous faisons quelques emplettes. Puis nous traçons la route jusqu'à Grand Canyon Village. Nous avons un peu d'avance donc nous allons à l'hôtel, le Maswik Lodge, pour voir si la chambre est déjà prête, normalement c'est 15h, mais là il n'est que 13h. Mais nous avons de la chance elle est prête. Nous allons poser les valises, et nous prenons la direction de Tusayan, pour faire une petite course afin de manger avant de prendre l'avion pour survoler le Grand Canyon. Nous nous rendons à l'aéroport du Grand Canyon, nous nous « enregistrons », avec pesée à la clé, pour savoir où nous serons dans l'avion. Nous rajoutons 15$ chacun pour le carburant. Et attendons pour embarquer. Une fois dans l'avion nous attendons un peu, il y a juste un petit soucis avec le siège du pilote. Nous mettons les casques sur nos oreilles pour suivre l'audio-guide, en français! Qui nous guidera tout le long du vol. Presque une heure de vol, magique, ça secoue un peu de temps en temps, mais la vue est superbe, le Grand Canyon, c'est GRAND! Ensuite une fois redescendu sur le planché des vaches nous regagnons le bord du Canyon, pour un premier aperçu et un petit passage par le visitor center. Nous sommes un peu fatigué alors nous regagnons notre chambre, avant de repartir pour aller voir le coucher de soleil. Nous nous trouvons un petit coin tranquille pour observer les ombres gagner le Canyon. Petit conseil, prenez un pull, il fait pas très chaud! Une fois ce spectacle imprimé dans nos mémoires nous allons nous coucher, la journée a été longue, sans compter les kilomètres, même si avec le régulateur de vitesse et la boite automatique ça passe mieux, ça fait des miles quand même.
Merci de m'avoir lu jusqu'à là, excusez moi si il y a quelques fautes. La suite va arriver très bientôt, en attendant allez voir les photos.
Bonjour, à tous, j'ai enfin fini de faire le montage des vidéos prises durant mon séjour en sept 2008 dans les parcs autour de Las Vegas, j'ai mis tout ça sur YouTube, il y a 5 vidéos de 10min environ, sans le son malheureusement, car j'ai utilisé des musiques que You Tube reconnait comme nécessitant des droits d'auteur, ce qui est vrai d'ailleurs !!
http://www.youtube.com/watch?v=83KskRM6CP4
J1 mardi 2 septembre Dijon, Roissy, Toronto, Las Vegas
Aujourd'hui c'est le départ, c'est parti pour environ 25h de voyage, en comptant les escales. Nous nous levons tôt, 5h! À 6h32 nous prenons le TGV direct de Dijon à Roissy Charles de Gaulle. Dans le train je regarde les vacances de Cauet à Las Vegas pour me mettre dans le bain, du coup le temps passe assez vite. Arrivée vers 8h30 à roissy, le temps d'aller de la gare TGV au terminal 2 pour enregistrer les bagages, 3 valises (nous avons le droit à 2 fois 23 kg par personne, bien pratique pour le retour). Nous avons pu enregistrer tout de suite, après quand même quelques minutes d'attente, car apparemment nous ne serons pas les seuls dans l'avion! Une fois nos valises enregistrer nous avons presque 2h à attendre, nous mangeons les provisions que nous avions avec nous dans la partie publique de roissy, je trouve une prise pour recharger le petit Asus EEE 901 qui nous accompagnera. 11h40 nous décollons, enfin pas vraiment à l'heure, car un bagage avait perdu son passager, donc obligé de redescendre du l'avion pour cette malheureuse valise. Premier décollage pour ma femme, tout se passe bien, nous sommes dans un 2x4x2 et sommes côté couloir de la partie médiane donc pas de vue sur le hublot. C'est partie pour 8h de vol, un peu long quand même, nous avons droit à un plateau repas durant le vol, plutôt bon, et un casse croute, sorte de hot-pocket. L'équipage d'Air Canada est très sympa. Atterrissage à l'heure, RAS. Ensuite, nous nous dirigeons vers la partie transit vers les USA de l'aéroport de Toronto, nous attendons nos bagages, une bonne heure, un peu long quand même, surtout pour quelques passagers qui n'avait 1h30 d'escale pour poursuivre vers LA. Nous ça va, nous ne sommes pas stresser, nous avions 6heures d'escale. Donc une fois nos bagages récupérés nous passons la douane US, avec la feuille verte remplie dans l'avion, nous reposons nos bagages juste après sur le tapis roulant des bagages enregistrés. Ensuite, ben passage de la fouille, on enlève nos chaussures, on vide les sacs avec tout le matériel high tech (minipc, reflex, camescope, disque externe etc...), pour la 2ème fois, la première à Roissy. Maintenant il reste 4 bonnes heures à attendre, un peu de « magasinage » dans le duty free, achat d'un coca et de 2 paquets de chips, paiement en dollars US et rendu monnaie en dollars canadiens. Décollage à l'heure : 20h40 (heure locale) dans un petit avion, 3x3, service sommaire, boissons gratuites mais nourriture payante (c'était prévu). Mais avec écran perso, arrivée à 22h20, avec 15 minutes d'avance à LAS, vu sur le bas du strip illuminé. Après avoir récupéré nos valises, assez rapide, nous prenons une navette pour le Luxor, pour 15$ plus 2$ de tips pour le chauffeur. Nous faisons juste un arrêt au Madalay Bay avant le notre, donc nous arrivons rapidement au Check-In du Luxor. Bonne nouvelle, nous sommes surclassé, comme quoi ça sert d'être jeune marié! Nous avons une Spa Suite, une petite chambre de 60m² avec jaccuzy contre la fenêtre, vu sur les 2 extensions du Luxor et l'Excalibur. Nous nous prenons un petit bain et enfin allons nous coucher, il est presque minuit, soit 9 heures du matin à Dijon.
J2 mercredi 3 septembre Las Vegas, Red Rock Canyon
A cause du décalage horaire, nous nous réveillons assez tôt, nous allons prendre un gros petit déjeuner au buffet du Luxor. 28$ à 2. Très bien, et décor sympathique. Ensuite nous allons nous balader, nous visitons le Luxor, le Madalay Bay, et l'Excalibur qui sont juste à côté. Nous profitons un peu de la piscine, vraiment très chouette, 2 bassins, et jaccuzzi chaud. Après s'être rafraichi à la piscine nous remontons le strip sous la chaleur accablante du desert, nous traversons rapidement le NewYorkNewYork, ensuite nous passons par le MGM, et remontons le strip sur le trottoir droit quand on regarde le nord. Nous nous arrêtons à la boutique M&M's, nous prenons le temps de regarder le petit film en 3D, gratuit et rigolo, nous passons aussi à la boutique CocaCola. Nous remontons jusqu'à l'Imperial Palace, où nous devons récupérer la voiture à 14h. Nous marchons sur le trottoir et de temps en temps via les hôtels pour se rafraichir un peu. A 14h, nous prenons possession de notre voiture pour 1 semaine, une ford fusion, chose amusante, nous avons la même à la maison, enfin c'est le même nom, mais pas le même modèle, parce que faire 15000 km pour avoir la même voiture qu'à la maison!! Nous optons pour l'option qui permet de rendre la voiture vide de carburant, en payant pas trop cher le litre (enfin le gallon), en effet au comptoir il est à 3, 5$ alors qu'il est au même prix, et même un peu plus cher en station essence. Une fois familiarisé avec la voiture, nous partons vers le Premium Outlet au nord du strip, nous avions emmené TomTom avec nous pour nous servir de guide et heureusement, parce que se repérer avec toutes les voies de circulation, s'habituer au fait que les feux soient de l'autre côté des carrefours, qu'on peut tourner à droite au feu rouge, etc..., ça fait plaisir d'avoir une voix familière qui vous dit, tourner à droite etc... Nous faisons un peu de shopping, 7 Levis et 2 ceintures pour 230$ (180€) bonne affaire. Nous mangeons un truc là bas. Il est déjà 16h30, mais le petit déj était copieux. Nous prenons la direction de Red Rock Canyon, à quelques miles de là. Nous passons devant le « péage » mais il n'y avait personne, donc on rentre sans payer, de toute façon nous acheterons le pass à 80$ le lendemain à Grand Canyon. Nous faisons la boucle, route en excellent état, nous nous arrêtons à quelques points de vue, mais trop fatigué, et beaucoup trop chaud pour se lancer dans une petite rando. A chaque point de vue, des toilettes, ouais, je sais c'est pas étonnant là bas, mais on est loin en France de trouver autant de commodités, j'aimerais en France payer quelques dizaines d'euros dans les parcs nationaux pour avoir des guides, des toilettes, des visitor center comme là bas. Red Rock Canyon, petit parc bien sympathique à voir si vous avez le temps à Las Vegas, on va dire une heure pour faire le tour, plus une heure pour faire l'aller retour depuis le strip. A faire en fin de journée pour avoir des couleurs plus chaudes et des ombres qui me le relief plus en avant. Nous rejoignons notre hôtel (le Luxor pour ceux qui suivent pas!), nous avons un peu de mal à trouver le Self Park, mais finalement nous trouvons une place pas trop loin de l'entrée. Nous regagnons notre chambre, et rangeons les affaires car demain le réveil sera tôt, en effet nous partons vers 5h30 en direction du Grand Canyon.
J3 jeudi 4 septembre Las Vegas, Flagstaff, Grand Canyon
Ce matin lever tôt, nous posons la clé de la chambre dans la boîte Check Out rapide, nous nous faisons avoir d'ailleur de 2$ pour avoir utilisé le téléphone, tu parles, il y avait le voyant de message qui clignoté et j'ai appuyé dessus, en fait de message c'était une pub pour le spa, mais ça à quand même activé la facturation du téléphone. Bon on a été surclassé alors on oublie. Donc direction Grand Canyon, nous sortons d'abord de Las Vegas, puis nous nous approchons du Hoover Dam, le grand barrage à quelques miles. Nous faisons un arrêt rapide pour faire quelques photos, nous avons prévu d'y retourner depuis Las Vegas à la fin de notre séjour, finalement nous n'auront pas le temps. Une fois le Hoover Dam passé nous suivons la direction de Kingman. Nous quittons l'autoroute à Kingman pour trouver de l'essence et retirer de l'argent, nous trouvons un ATM (distributeur) qui miracle ne prend pas de charge pour les retraits. Nous poursuivons notre route et passons devant le château d'eau sur lequel est écrit route 66, et même sans le faire exprès! Donc nous prenons la route 66, rien de bien particulier d'ailleurs, je suis déçu de ne pas avoir vu un gros signe route 66 imprimé au sol, comme on voit sur les photos. Nous nous arrêtons à Seligman à au petit « routier » à Seligman, juste à côté d'un village reconstitué, nous prenons le petit dej, toasts, pain de mie sous une sauce blanche avec des pommes de terres émincées, plutôt pas mauvais et ça colle au ventre en tout cas. Nous refaisons quelques miles et nous nous arrêtons à la boutique « musée » de la route 66, où tous les cars de touristes s'arrêtent, d'ailleurs il y en avait un au moment où nous y étions. Nous faisons quelques emplettes. Puis nous traçons la route jusqu'à Grand Canyon Village. Nous avons un peu d'avance donc nous allons à l'hôtel, le Maswik Lodge, pour voir si la chambre est déjà prête, normalement c'est 15h, mais là il n'est que 13h. Mais nous avons de la chance elle est prête. Nous allons poser les valises, et nous prenons la direction de Tusayan, pour faire une petite course afin de manger avant de prendre l'avion pour survoler le Grand Canyon. Nous nous rendons à l'aéroport du Grand Canyon, nous nous « enregistrons », avec pesée à la clé, pour savoir où nous serons dans l'avion. Nous rajoutons 15$ chacun pour le carburant. Et attendons pour embarquer. Une fois dans l'avion nous attendons un peu, il y a juste un petit soucis avec le siège du pilote. Nous mettons les casques sur nos oreilles pour suivre l'audio-guide, en français! Qui nous guidera tout le long du vol. Presque une heure de vol, magique, ça secoue un peu de temps en temps, mais la vue est superbe, le Grand Canyon, c'est GRAND! Ensuite une fois redescendu sur le planché des vaches nous regagnons le bord du Canyon, pour un premier aperçu et un petit passage par le visitor center. Nous sommes un peu fatigué alors nous regagnons notre chambre, avant de repartir pour aller voir le coucher de soleil. Nous nous trouvons un petit coin tranquille pour observer les ombres gagner le Canyon. Petit conseil, prenez un pull, il fait pas très chaud! Une fois ce spectacle imprimé dans nos mémoires nous allons nous coucher, la journée a été longue, sans compter les kilomètres, même si avec le régulateur de vitesse et la boite automatique ça passe mieux, ça fait des miles quand même.
Merci de m'avoir lu jusqu'à là, excusez moi si il y a quelques fautes. La suite va arriver très bientôt, en attendant allez voir les photos.
Retour de trois semaines de voyage en Namibie (1er résumé) English translation pending
😛Bonjour!!
Ca y est nous venons de rentrer vendredi soir de ce merveilleux pays, un peu crevé, mais l'absence de décalage horaire aidant, on a déjà bien récupéré.🙂
Je ne vais pas pouvoir tout raconter en 1 fois ( je suis un peu bavarde et j'ai adoré lire tous les détails de vos récits alors pardonnez-moi si je m'étale un peu)🤪
Merci à tous pour vos judicieux conseils et vos récits de voyage, grâce à vous ce voyage s'est très bien passé.
Par quoi commencer??? Tout se mélange un peu dans la tête.
Nous avons pris notre vol au départ de Londres pour Windhoek avec Air Namibia ( très bonne compagnie, très bon service à bord, musique bavaroise en montant dans l'avion, ça fait un peu bizarre, on se demande si on va bien en Afrique ou à la fête de la bière à Munich!!😉).
A l'arrivée, faire attention à la douane pour ceux qui ont un visa car on s'est rendu compte à notre retour qu'ils nous avaient tamponné une arrivée au 16/07/08 alors qu on était le 17/08/08 ( zavaient juste oublié de mettre le tampon à jour!!)
Arrivée à WDH, on prend notre voiture chez Avis ( service très accueillant). On loue une petite tuture ( 4X4 trop cher malheureusement!😕) et on se retrouve avec une Mercedes classe A pour faire de la piste!! C'est pas l'idéal mais on fera avec.
Direction la guest house Londiningi que je ne saurai trop conseiller à tous ceux qui dorment à Wdh. Accueil chaleureux, Nathalie et Alexander sont super, plein de bons conseils, l'endroit est magnifique est décoré avec énormément de goût. Vraiment une adresse à ne pas manquer!! Par contre, on est arrivé un samedi et on avait complètement zappé le fait que tou était calqué sur le modèle allemand et que dès le samedi 12h, les magasins ferment jusqu'au lundi matin, donc l'achat de la glacière a du attendre Swakopmund et on a juste pu acheter 2, 3 trucs à manger pour les quelques jours qui nous séparaient de la côte Atlantique ( genre pates chinoises, soupe de champignon, saucisses en boite, viande séchée, gateaux...). Le soir, on mange notre 1ère viande locale au Joe's beer house ( Zèbre pour moi et Oryx pour mon mari) et se fut un véritable bonheur pour les carnivores que nous sommes! + un petit verre de vin blanc sud africain ( -d 1eur le verre archi rempli!!)
Le lendemain route pour Rehoboth et 1ere piste pour atteindre KuanguKuangu. On passe via un col un peu limite pour notre 2w4 mais ça passe et la vue est magifique. Arrivés au KuanguKuangu, une dame nous accueille ( en fait c'est l'accueil du lodge Barchan dunes avec ses suricates apprivoisés mais qu'on ne verra pas!). Inutile de dire que KuanguKuangu est un endroit magique et unique qui laisse un souvenir inoubliable. Seuls au monde en amoureux en pleine nature avec tout le confort, il n'y a pas de mot...😏
Puis route pour Sesriem via Solitaire pour le 1er plein d'essence ( honnêtement la piste entre Solitaire et Sesriem est très mauvaise par rapport aux nombreuses pistes que l'on a faite) et on croise nos premiers Springbox. Arrivés à Sesriem, on se balade dans le canyon de Sesriem et après on monte la tente et on part jusqu'à la dune 45 ( dur dur la montée dans le sable) pour voir le coucher du soleil. Bonne nuit de camping ( quoique les campings sont assez bruyants en cette saison, entre le fait qu'ils sont bondés d'européens + les locaux qui écoutent souvent la musique à fond ) Le lendemain, on se lève aux aurores pour aller jusqu'à Sossusvlei voir le lever du soleil ( mais je m'attendais à avoir la queueleuleu de 4X4 au reveil, mais finalement ça se fait au compte goutte trèsvtranquillement). On prend les navettes ( petite folie je sais) et finalement on passe toute la matinée à Deadvlei, veritable paradis pour le photographe amateur que je suis 😛. On profite à fond du site, et on s'amuse à voir les gens sauter et rouler dans les dunes comme des gosses. L'après-midi on reprend la route pour Solitaire ou on campe pour la nuit.
Le lendemain, longue route pour Walvis Bay ou on voit nos 1er Oryx ( magnifique bête!!), on mange là-bas, on réserve pour le Raft le soir et on rejoint notre guest house de Swakopmund l'Alternative Space ( ou the Space pour les intimes). Et là, c'est comme à WDH, allez-y les yeux fermés, les hôtes sont adorables, très babacool, artistes, plein d'humanité. La cuisine est ouverte à tous avec un espace lounge ou on peut se faire son feu de cheminée, c'est vraiment très sympa. L'après midi on se promène en ville et on fait nos premières boutiques à touristes histoire d'avoir une petite notion des prix pratiqués. le soir diner au Raft, très convivial et très agréable au dessus de l'eau.
Excursion en mer le matin à Walvis Bay avec l'agence Mola mola dont tout le monde parle, et c'est justifié!! Faites le, c'est un des grand bonheur de ce voyage et la meilleur façon d'apprécier la baie de Walvis Bay. A peine parti une otarie monte à bord pour le plus grand plaisir des enfants, et les otaries et les phoques se relayent pendant les 4h de croisière à bord du bateau. Sans compter, les pélicans que l'on nourrit en vol, les dauphins qui suivent les bateaux et les baleines ( nous avons eu la chance d'en voir, apparemment c'est assez rare). On a eu une collation à bord avec des huitres et tellement de petits toasts qu'on n' a même pas pu finir, avec vin pétillant à volonté. Bref, un super moment et un excellent rapport qualité/prix. L'après-midi, on fait une lessive, et on fait la sieste avant de partir manger au TUG ( mêmes propriétaires que le Raft de Walvis bay) où nous rencontrons tous nos croisieristes du matin.
Puis route pour Cape Cross et sa colonie de phoques ( on pourrait les ragarder pendant des heures) et après un plein d'essence à Henties Bay, route pour le Spitzkoppe ( excellente piste ). On pensait trouver la solitude au Spitzkoppe mais l'endroit est bien connu et on a eu du mal à trouver un emplacement inoccupé ( du coup on s'est mis complètement derrière la colline). Endroit magique au coucher du soleil quand la roche s'embrase.
Etape suivante, le camping d'Aba Huab via le Brandberg. Je sais que je vais choquer, mais on ne fera aucun site rupestre, je sais c'est pas bien, mais ce n'est pas trop notre truc. Par contre, après avoir fait le plein d'essence à Uis, on fait un stop bar au White lady lodge pour voir leur Suricate apprivoisé, car ils sont craintifs ces petits bestiaux et on n'en voit pas beaucoup!! C'est absolument adorable et craquant, on a envie de les gougouner comme des peluches!!🙂Sur la route entre le Brandberg et Aba Huab, on croise notre 1er éléphant ( les voitures arrétées en bord de route sont toujours un signe qu'il y a quelque chose qui se passe!), on se rapproche mais pas trop. On monte la tente au camping et on part voir les Organs pipes au coucher du soleil ( c'est un petit site, mais je trouve ça très beau et très photogénique) et on rentre au camping. Et là, on entend un éléphant et tout le camping + les locaux montent au haut d'une colline juste à côté, et là, spectacle magique, un troupeau de + de 25 éléphants rien que pour nous.😄 Au coucher du soleil en plus, c'était extraordinaire, tout le monde était respectueux et silencieux. Pour le diner, on décide de fêter ça en allant au loge de Twyfelfontein ( absolument magnifique) pour se faire un petit buffet de roi ( à 14eur par personne verre de vin blanc inclus). Allez -y sans hésiter c'était vraiment succulent et le site est romantique à souhait.
Bon, je crois que je vais devoir m'arrêter pour aujourd'hui ( ça prend du temps d'écrire tout ça!!). J'essayerai de continuer demain, en esperant que ce n'est pas trop fastidieux à lire. Merci en tout cas de votre attention, et si vous avez déjà des questions, n' hésitez pas.
Ca y est nous venons de rentrer vendredi soir de ce merveilleux pays, un peu crevé, mais l'absence de décalage horaire aidant, on a déjà bien récupéré.🙂
Je ne vais pas pouvoir tout raconter en 1 fois ( je suis un peu bavarde et j'ai adoré lire tous les détails de vos récits alors pardonnez-moi si je m'étale un peu)🤪
Merci à tous pour vos judicieux conseils et vos récits de voyage, grâce à vous ce voyage s'est très bien passé.
Par quoi commencer??? Tout se mélange un peu dans la tête.
Nous avons pris notre vol au départ de Londres pour Windhoek avec Air Namibia ( très bonne compagnie, très bon service à bord, musique bavaroise en montant dans l'avion, ça fait un peu bizarre, on se demande si on va bien en Afrique ou à la fête de la bière à Munich!!😉).
A l'arrivée, faire attention à la douane pour ceux qui ont un visa car on s'est rendu compte à notre retour qu'ils nous avaient tamponné une arrivée au 16/07/08 alors qu on était le 17/08/08 ( zavaient juste oublié de mettre le tampon à jour!!)
Arrivée à WDH, on prend notre voiture chez Avis ( service très accueillant). On loue une petite tuture ( 4X4 trop cher malheureusement!😕) et on se retrouve avec une Mercedes classe A pour faire de la piste!! C'est pas l'idéal mais on fera avec.
Direction la guest house Londiningi que je ne saurai trop conseiller à tous ceux qui dorment à Wdh. Accueil chaleureux, Nathalie et Alexander sont super, plein de bons conseils, l'endroit est magnifique est décoré avec énormément de goût. Vraiment une adresse à ne pas manquer!! Par contre, on est arrivé un samedi et on avait complètement zappé le fait que tou était calqué sur le modèle allemand et que dès le samedi 12h, les magasins ferment jusqu'au lundi matin, donc l'achat de la glacière a du attendre Swakopmund et on a juste pu acheter 2, 3 trucs à manger pour les quelques jours qui nous séparaient de la côte Atlantique ( genre pates chinoises, soupe de champignon, saucisses en boite, viande séchée, gateaux...). Le soir, on mange notre 1ère viande locale au Joe's beer house ( Zèbre pour moi et Oryx pour mon mari) et se fut un véritable bonheur pour les carnivores que nous sommes! + un petit verre de vin blanc sud africain ( -d 1eur le verre archi rempli!!)
Le lendemain route pour Rehoboth et 1ere piste pour atteindre KuanguKuangu. On passe via un col un peu limite pour notre 2w4 mais ça passe et la vue est magifique. Arrivés au KuanguKuangu, une dame nous accueille ( en fait c'est l'accueil du lodge Barchan dunes avec ses suricates apprivoisés mais qu'on ne verra pas!). Inutile de dire que KuanguKuangu est un endroit magique et unique qui laisse un souvenir inoubliable. Seuls au monde en amoureux en pleine nature avec tout le confort, il n'y a pas de mot...😏
Puis route pour Sesriem via Solitaire pour le 1er plein d'essence ( honnêtement la piste entre Solitaire et Sesriem est très mauvaise par rapport aux nombreuses pistes que l'on a faite) et on croise nos premiers Springbox. Arrivés à Sesriem, on se balade dans le canyon de Sesriem et après on monte la tente et on part jusqu'à la dune 45 ( dur dur la montée dans le sable) pour voir le coucher du soleil. Bonne nuit de camping ( quoique les campings sont assez bruyants en cette saison, entre le fait qu'ils sont bondés d'européens + les locaux qui écoutent souvent la musique à fond ) Le lendemain, on se lève aux aurores pour aller jusqu'à Sossusvlei voir le lever du soleil ( mais je m'attendais à avoir la queueleuleu de 4X4 au reveil, mais finalement ça se fait au compte goutte trèsvtranquillement). On prend les navettes ( petite folie je sais) et finalement on passe toute la matinée à Deadvlei, veritable paradis pour le photographe amateur que je suis 😛. On profite à fond du site, et on s'amuse à voir les gens sauter et rouler dans les dunes comme des gosses. L'après-midi on reprend la route pour Solitaire ou on campe pour la nuit.
Le lendemain, longue route pour Walvis Bay ou on voit nos 1er Oryx ( magnifique bête!!), on mange là-bas, on réserve pour le Raft le soir et on rejoint notre guest house de Swakopmund l'Alternative Space ( ou the Space pour les intimes). Et là, c'est comme à WDH, allez-y les yeux fermés, les hôtes sont adorables, très babacool, artistes, plein d'humanité. La cuisine est ouverte à tous avec un espace lounge ou on peut se faire son feu de cheminée, c'est vraiment très sympa. L'après midi on se promène en ville et on fait nos premières boutiques à touristes histoire d'avoir une petite notion des prix pratiqués. le soir diner au Raft, très convivial et très agréable au dessus de l'eau.
Excursion en mer le matin à Walvis Bay avec l'agence Mola mola dont tout le monde parle, et c'est justifié!! Faites le, c'est un des grand bonheur de ce voyage et la meilleur façon d'apprécier la baie de Walvis Bay. A peine parti une otarie monte à bord pour le plus grand plaisir des enfants, et les otaries et les phoques se relayent pendant les 4h de croisière à bord du bateau. Sans compter, les pélicans que l'on nourrit en vol, les dauphins qui suivent les bateaux et les baleines ( nous avons eu la chance d'en voir, apparemment c'est assez rare). On a eu une collation à bord avec des huitres et tellement de petits toasts qu'on n' a même pas pu finir, avec vin pétillant à volonté. Bref, un super moment et un excellent rapport qualité/prix. L'après-midi, on fait une lessive, et on fait la sieste avant de partir manger au TUG ( mêmes propriétaires que le Raft de Walvis bay) où nous rencontrons tous nos croisieristes du matin.
Puis route pour Cape Cross et sa colonie de phoques ( on pourrait les ragarder pendant des heures) et après un plein d'essence à Henties Bay, route pour le Spitzkoppe ( excellente piste ). On pensait trouver la solitude au Spitzkoppe mais l'endroit est bien connu et on a eu du mal à trouver un emplacement inoccupé ( du coup on s'est mis complètement derrière la colline). Endroit magique au coucher du soleil quand la roche s'embrase.
Etape suivante, le camping d'Aba Huab via le Brandberg. Je sais que je vais choquer, mais on ne fera aucun site rupestre, je sais c'est pas bien, mais ce n'est pas trop notre truc. Par contre, après avoir fait le plein d'essence à Uis, on fait un stop bar au White lady lodge pour voir leur Suricate apprivoisé, car ils sont craintifs ces petits bestiaux et on n'en voit pas beaucoup!! C'est absolument adorable et craquant, on a envie de les gougouner comme des peluches!!🙂Sur la route entre le Brandberg et Aba Huab, on croise notre 1er éléphant ( les voitures arrétées en bord de route sont toujours un signe qu'il y a quelque chose qui se passe!), on se rapproche mais pas trop. On monte la tente au camping et on part voir les Organs pipes au coucher du soleil ( c'est un petit site, mais je trouve ça très beau et très photogénique) et on rentre au camping. Et là, on entend un éléphant et tout le camping + les locaux montent au haut d'une colline juste à côté, et là, spectacle magique, un troupeau de + de 25 éléphants rien que pour nous.😄 Au coucher du soleil en plus, c'était extraordinaire, tout le monde était respectueux et silencieux. Pour le diner, on décide de fêter ça en allant au loge de Twyfelfontein ( absolument magnifique) pour se faire un petit buffet de roi ( à 14eur par personne verre de vin blanc inclus). Allez -y sans hésiter c'était vraiment succulent et le site est romantique à souhait.
Bon, je crois que je vais devoir m'arrêter pour aujourd'hui ( ça prend du temps d'écrire tout ça!!). J'essayerai de continuer demain, en esperant que ce n'est pas trop fastidieux à lire. Merci en tout cas de votre attention, et si vous avez déjà des questions, n' hésitez pas.