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Dix jours en Inde du Nord: retour d'expérience English translation pending
by Florent21 · 2008-06-05 · 5 replies
Bonjour,

Suite à mon séjour en Inde du Nord du 07 au 17 mai, voici un retour d'expérience qui je l'espère sera utile. J'en profite pour remercier tous ceux qui donnent plein de conseils et d'infos très utiles, c'est grâce à eux (et de façon plus générale à ce site) que j'ai organisé mon voyage.

* Circuit réalisé Mon épouse et moi ne disposions que de 10 jours pour faire ce voyage, mais c'est toujours mieux que rien ! Boucle Delhi - Benares - Jhansi - Agra Dehli le tout en train :

Jour 1 : Arrivée à Delhi (via Heathrow), passage à l'hôtel puis visite du fort rouge et de la mosquée Jama Masjid Jour 2 : Tombeau de Humayun, musée national, train de nuit pour Benares Jour 3 : Arrivée à Benares, bataille avec les auto-rickshaws puis rickshaw pour atteindre l'hotel. promenade le long des ghats, le soir cérémonie du Puja en barque. trés impressionnant Jour 4 : Lever du soleil en barque sur le Gange, à faire mais plutôt à pied. Le soir train de nuit pour Jhansi Jour 5 : Arrivée à gare de Jhansi vers 09h00, taxi pour Orchha. Calme étonnant à la descente du taxi. enfin de repos en perspective. Malheureusement malade (insolation ou tourista ...) impossible de bouger de l'hôtel pendant les deux jours, les temples et palais étaient juste à côté. ÉNORMES regrets ! jour 6 : toujours malade donc, et le soir départ en train pour Agra vers 18h, arrivée à Agra vers 20H jour 7 : Visite du Taj Mahal à l'aube, un must - Visite du fort rouge jour 8 : Visite du mausolée Itimad Ud daulha (superbe et très calme). Le soir train pour delhi

* Trains J'ai réservé sur www.irctc.co.in tous les trajets (billets électroniques). Pour trouver les trains j'utilisais le site
http://erail.in/ qui est beaucoup plus ergonomique ! j'ai effectué les résas environ 4 semaines avant de partir, il restait des places dispos sur les trains que je voulais sauf sur le train Agra-Delhi le soir. Globalement c'est un moyen de transport efficace, les gares sont tout de même stressantes quand on a pas l'habitude. Anecdote : On s'est retrouvé à 23h dans la gare mughal Sarai (gare extérieur Benares), personne ne connaissait notre numéro de train, il était visiblement affiché sous un autre numéro, une charmante Indienne nous a sauvé après avoir regrouper une bonne dizaines de personnes qui avaient toutes des réponses contradictoires.

* hôtels Delhi : Prince Polonia (Paharganj), super executive à 1900 rp (breakfast, ttc). Le quartier est infernal, mais c'est une expérience à vivre... L'hôtel n'est pas terrible, la chambre OK mais la salle de bain était très très sale. Accueil pas terrible non plus. Benares : Hotel Alka, chambre balcon vue sur le Gange à 900 rp, la chambre est la salle de bain sont corrects, l'accueil plutôt moyen. Par contre l'hôtel est vraiment bien placé Orchha : Bundelklhand riverside, 2000 rp (breakfast ttc) : Superbe hôtel avec belle piscine, service haut de gamme. L'hôtel doit recevoir des groupes, mais nous étions SEULS pendant les deux jours, le paradis ! Les chambres sont spacieuses. Agra : Mayur tourist complex : 1500rp/ nuit - les chambres sont correctes mais vieillottes, ce sont des bungalow au milieu d'un parc, donc très calme pour le centre de Delhi. Accueil correct sans plus. Delhi : Hotel Bajaj Indian Home Stay 3500 rp/nuit. La grande classe, accueil haut de gamme et sympathique, chambre du niveau d'un bon 3 étoiles européens. A l'écart du centre, à côté d'un marché de vêtements.

* Conseils ... La période du mois de mai n'est vraiment pas la meilleure (je le savais mais n'en ait pas tenu compte). C'est supportable mais cela ralentit énormément (difficile de faire plus de 1 visite par jour), on s'épuise rapidement. Donc si on a le choix à éviter, sauf peut être si on a du temps ! Les classes AC1 à AC3 et surtout CC sont trés confortables en train, par contre notre trajet en classe sleeper a été assez éprouvant, je pense que c'était aussi lié à la chaleur, la fatigue, et que le train avait déjà roulé 36 heures (il venait du sud) donc n'était plus très propre ... Plein de monde conseillent cette classe dans le forum, effectivement c'est une expérience marquante, mais j'avoue que cette fois ci on s'en serait passé

* Budget total : environ 2200 € pour deux Avion : Lyon - Heathrow - Delhi via British Airways 550 €/personne A/R Visa : 180 € pour 2 par correspondance hôtel : 30 € en moyenne, prévoir plus pour avoir quelque chose se rapprochant des normes européennes Train : 120 € pour 2 Repas : 20 € par jour pour 2 Visites : 10 € par jour pour 2 Taxi : 5 € par jour Achats, divers : 100 € Parking aéroport : 60 €

* Guide Le guide bleu reste le plus complet (le seul ?) sur la partie historiques, monuments Le lonely planet que j'ai trouvé globalement très décevant (hôtels, ...)

* Les moments (très)marquants Delhi : Tombeau de Humayun, superbe, calme incroyable - La gare (et ses rats) Benares : Cérémonie en barque le soir, les immanquables crémations. Les rues du centre (chowk) Agra : Le Taj bien sur (peut être la vue du fort rouge reste la plus belle image pour moi) Le train : L'ambiance dans les gares (quelques heures dans les salles d'attente reste un moment inoubliable), un voyage en sleeper, surtout si le train a commencé son trajet depuis 36 heures (ligne agra delhi)

* Une conclusion : C'était un voyage très éprouvant: l'odeur, le bruit, la chaleur, tous les sens sont assaillis. Ceci a été dit par tous ceux qui ont fait le voyage, seulement maintenant je comprends ce qu'ils voulaient dire par là. Pour nous cela n'a pas été un 'beau' voyage comme nous en avions fait auparavant, c'est un dire un voyage où la beauté des monuments ou paysages vous surprennent, mais plutôt un voyage marquant, dans le sens ou nous avons rencontré des gens de cultures et religions très différentes (pas toujours facile à comprendre). Cela provient peut être aussi de notre choix de visiter la partie spirituelle (Benares) plutôt que le rajhastan, ainsi que des conditions assez difficiles (chaleur). Comme voyage avec son sac à dos, il nous a semblé plus difficile que ceux que nous avions effectués auparavant, on se sent tout de même un peu perdu la nuit dans gares... Par contre aucun regret je pense que c'est le voyage qui m'aura le plus marqué !

* Lien photos Si vous voulez jeter un œil à quelques images de cet éprouvant voyage : http://perso.orange.fr/florent.gal/

Désolé pour ce très très long message, mais il me semblait important de donner quelques tuyaux à mon tour, n'hésitez pas à me contacter si vous avez des questions.

Florent
Achat d'une moustiquaire pour l'Inde English translation pending
by Sab80 · 2006-09-24 · 19 replies
Bonjour ! Me conseillez-vous d'acheter une moustiquaire avant de partir ou vaut-il mieux la prendre sur place ? Quel type de moustiquaire est le plus adapté ? Avec un seul ou plusieurs points d'ancrage ? Merci pour vos réponses, Sab
Indien vaut mieux que deux tu l'auras... English translation pending
by Slaeinte · 2006-04-17 · 1 reply
1 an autour de la planete, et nous basculons des montagnes nepalaises dans l'envoutante spiritualite indienne... (pour les photos http://www.lespiedssurterre.org)

Mardi 22 Novembre: "Hare Krishna" Devant le comptoir de l'immigration, nous faisons la rencontre d'un groupe de touristes retraites réussissant l'exploit de visiter le Rajasthan, Varanasi et la vallée de Kathmandou en 14 jours dont 4 réservés aux transports, bravo Jet tour! Intrigués par le nombre de visas figurant sur nos passeports, ils sont très curieux d'un tel voyage. Etrangement ce qui les impressionne le plus c'est de ne pas savoir où l'on va dormir le soir sans réservation. Dans le lot, il y a bien évidemment le vieux bougon désagréable qui nous lance indirectement des " Pauvre France … … A notre époque on pensait d'abord a la carrière, aujourd'hui ils pensent aux loisirs!" Réponse du berger à la bergère, Sophie lança : "En attendant nous on n'aura peut-être pas de retraites pour s'offrir des voyages quand on sera vieux! c'est ça et bientôt c'est les retraites qui paieront votre retraite! de toute façon y'en a toujours un comme ça dans les voyages organisés" clôtura Sophie en faisant rire l'assemblée. A la sortie de l'aéroport de Varanasi, nous sommes harcelés par les taxis. Les prix sont bien sur revus à la hausse et certains n'hésitent pas à rajouter des suppléments pour les bagages, pour la personne supplémentaire, pour la clim et encore plus fort parce que la voiture est neuve et confortable! (Et pourquoi pas parce que le chauffeur s'est rasé ce matin tant qu'on y est ?!) Finalement, nous sortons de l'aéroport pour en prendre un directement dans la rue. Des types s'immiscent comme intermédiaires et il faut batailler pour imposer notre prix. Il faut reconnaître que ces taxis blancs à l'allure de vieilles voitures coloniales ont de la gueule, ce sont des Ambassador. Pour atteindre le bord du Gange ou se trouvent les guest, nous devons ensuite prendre un rickshaw et la, ça commence a ressembler a l'image qu'on avait de l'Inde, le bruit et la poussière sont la. Entasses comme deux sacs a patates a l'arrière avec nos énormes sacs a dos sur les genoux, nous devons nous tenir mutuellement pour ne pas tomber a chaque nid de poule. En haut des maisons, des singes bondissent et nous croisons quelques vaches au milieu de cette circulation anarchique que l'agent gesticulant sur son rond-point serait bien incapable de déloger. Leur fâcheuse tendance a se mettre au milieu de la route s'expliquerait par leur goût prononce pour les courants d'air provoques par les véhicules…ça chasse les mouches ! Cela pose tellement de problèmes de circulation que l'Assemblée a vote une loi en 2004 autorisant les policiers à les chasser avec de légers coups de bâtons. Nous arrivons au coucher du soleil à la Vishnou resthouse. Il y avait peu de chance de trouver une chambre mais la dernière vient de se libérer, cool. La terrasse, pourvu d'un petit temple (sans doute dédié à Vishnou) est très agréable et donne sur le Gange. Des cerfs volants se partagent l'horizon et des chants sacrés commencent à s'élever dans les airs. Ajouté a cela un "Hare Krishna" psalmodié en boucle pendant 40 mn et vous obtiendrez une Mais que fait la police ?ambiance complètement irréaliste. Bon ben la, on est en plein dedans. Cela inspire Sophie qui "croque" le profil de Christophe (assez ressemblant d'ailleurs). A peine arriv��s que nous sommes déjà sous le charme de cette ville. C'est aussi l'heure ou les routards de la guest rentrent au bercail. Nous faisons ainsi la connaissance d'Aurélien, Fred, Aurélie et Jihane. Si la "Vishnou" est plutôt bonne enfant, le confort des chambres y est très sommaire. Deux énormes lézards, des geckos, la partagent avec nous tout comme les chiens qui hurleront sous nos fenêtres une bonne partie de la nuit.

Mercredi 23 Novembre: Le Nirvana Nous sommes réveillés vers les 04h30 par l'imam du coin, puis a 5h30 par des tintements de cloches et enfin, pour que l'orchestre soit complet, a 06h00 par ce qui pourrait ressembler a une partie de tennis engagée. Pourtant y'a pas de terrain dans le coin...nous découvrons en ouvrant les fenêtres qu'il s'agit des lavandières en train de battre leur linge dans le Gange. Nous les regarderons le temps de prendre notre petit dej' sur la terrasse. Nous commençons par visiter le Chowk, le vieux quartier qui longe le Gange. Il est facile de se perdre dans ce labyrinthe de ruelles tortueuses. Elles sont si étroites que voitures et charrettes ne peuvent circuler, ce qui n'enlève rien a l'animation qui y règne. Petits commerces, mangoustes et singes, souris et vaches sacrées mangeant les détritus jetés a même le sol, gargotes, buffles gênant notre passage, odeurs nauséabondes succédant a de divines effluves de masala et d'encens puis surtout chiens galeux a tous les coins de rues, sans oublier les bouses et autres déchets (étant donne qu'il n'y a pas de ramassage d'ordures, ce sont les animaux qui s'en chargent). Tout y est ! Le plus saisissant reste de tomber nez à nez avec le corps d'un défunt que sa famille conduit en cortège au lieu de crémation... On a comme le sentiment de déambuler Lessive collectivedans une ville moyenâgeuse, Villon se serait régalé de ce spectacle. Les hommes ont souvent une écharpe autour de la tête à la manière d'une rage de dent ou les cheveux (et même barbe et moustaches) teint au henné…orange ! Au détour d'une ruelle, nous arrivons au Golden temple, le temple le plus sacré de la ville suppose contenir le lingam de Shiva (le symbole de Shiva étant un lingam, le principe mâle enfonce dans un yoni représentant le principe féminin). Aucun profane n'est autorisé à y pénétrer. A l'entrée de la ruelle d'accès au temple, chacun, indien comme touriste, est fouillé obligatoirement par des militaires armés. Comment dans de telles conditions, Sophie a-t-elle réussi à y entrer et ressortir avec la tika sur le front et une cordelette de longue vie autour du poignet? Un vieillard gardant les chaussures à l'entrée lui a juste demande de les ôter, et c'est seulement au moment de ressortir qu'on lui a fait remarquer le panneau d'interdiction "temple exclusivement réservé aux hindous". Personne n'a eu l'air surpris de sa présence a l'intérieur, la suite du voyage nous confirmera que les indiens sont d'une extrême tolérance a ce niveau-là. Nous terminons la ballade par les bords du Gange ou se trouvent les ghats, les marches d'accès au fleuve sacré. Le plus important est le Manikarnika Ghat. C'est en suivant un cortège funéraire que nous y sommes arrivés. Sur une plate-forme bordée sur trois cotés par le Gange, brûlent une dizaine de bûchers. Le voeu le plus cher de tout hindou est que son âme monte au ciel par la grâce du feu. Il espère ainsi échapper au cercle sans fin des renaissances pour accéder directement au stade suprême: le nirvana. Des barques chargées de tonnes de bois sont amarrées et des hommes déchargent les bûches toute la journée. Un corps met trois heures à brûler et nécessite 350 kg de bois. Non loin de là, des stèles de sati évoquent le sacrifice des veuves qui s'immolaient vives (de façon plus ou moins consentie) en même temps que leur défunt mari. Bien que cette tradition fût interdite par les britanniques, elle a perduré jusqu'à très récemment. Les cadavres drapés de blanc pour les hommes, de rouge pour les femmes et de jaune doré pour les vieillards sont d'abord immergés dans le Gange avant d'être brûlés, les cendres seront ensuite jetées dans les eaux sacrées du Gange. Lorsque la famille, trop pauvre, ne peut acheter suffisamment de bois, il arrive que le corps a demi consumé soit jeté dans le fleuve ou les charognards achèveront le travail. Nous montons dans une tour qui domine la scène. Le tableau qui s'offre à nous est constitué de deux jambes calcinées qui dépassent du bûcher. Nous arrivons juste a temps pour voir le maître d'oeuvre les casser pour les poser sur le dessus à l'aide d'un bambou. Dans le bûcher voisin, nous apercevons la tête d'un autre encore attachée à sa cage thoracique, le "spectacle" est hallucinant pour nous occidentaux. Nous sommes fascinés par cette ferveur et ce mysticisme dans ce décor semi réel. La mort en Europe est cloisonnée derrière des portes, des hospices, ou le silence est de rigueur. Ici au contraire la vie côtoie la mort: des chèvres viennent manger les fleurs mortuaires, les cris des enfants jouant autour se font entendre, une dame se lave dans le fleuve a quelques mètres des bûchers. La mort n'a pas cet aspect tabou qui existe chez nous, elle n'est pas niée et Varanasi nous apparaît ainsi comme un carrefour entre les mondes spirituel et physique. Les bâtiments a proximité sont des mouroirs ou les gens attendent leur tour. Il est bien évidemment interdit de filmer ou de photographier mais certains n'hésitent pas à nous réclamer une participation aux frais de crémation (qui coûte très cher) en contrepartie. A la guest, c'est l'heure du "Hare Krishna" et du "banana lassi time". Un deuxième Fred et Paul, un anglais se joignent a nous. Demain nous partagerons à sept une barque pour le lever du soleil sur le Gange. Rendez-vous fixe a 6h00. Les guest de Vishnou

Jeudi 24 Novembre: Ganja euh non Ganga ! Nous décollons plus tard que prévu mais juste a temps pour voir le soleil se lever…et nous ne sommes pas les seuls: des dizaines de barques longent elles aussi les ghats avec de nombreux touristes a leur bord. 1, 5 millions de bacteries pour 100 ml ! Ghats reserves aux femmes C'est un "spectacle" hallucinant que cette vie grouillante au bord du fleuve. On se rend vraiment compte de la puissance de la religion sur les mentalités et…de la pollution du Gange. "Aucun microbe qui se respecte ne sauraient vivre dans une eau pareille.", écrivait Mark Twain, et pourtant 1, 5 millions de bactéries cohabitent dans 100 ml d'eau (le maximum toléré au-delà duquel un bain peut être nocif est de 500!) Cela n'empêchent pas les indiens de laver leur linge avant de le mettre a sécher sur le sable et dans la poussière, de se laver (même les dents) et le pire, les enfants de plonger et les pèlerins de boire de son eau. Les buffles de leur coté n'éprouvent pas le moindre problème non plus à faire trempette. A ce propos, il est important de préciser qu'à Varanasi se trouve un des plus beaux goshalas de l'Inde, une maison de retraite pour vaches. Si l'on respecte autant les vaches en Inde c'est parce qu'elles incarnent l'ashima, l'absence de volonté de tuer et symbolisent la maternité, la charité et la pitié. Durant la crise de la vache folle, l'Inde a proposé à la France et au Royaume Uni de leur racheter les vaches destinées à l'abattage pour 12 millions d'euros!!! Cette anecdote illustre bien le culte voué a la vache. Les ablutions se font au soleil levant, les pèlerins doivent se baigner en cinq endroits différents. L'hindou religieux doit suivre ce rite chaque matin: prononcer le mantra sacré (prière), s'immerger complètement trois fois de suite, et boire une gorgée d'eau du Gange dans sa main; quand on voit ce qui flotte a la surface… Beurk! Raison de plus pour être surpris d'apercevoir les fameux dauphins du Gange, même les spécialistes s'interrogent sur le fait qu'ils n'aient pas encore totalement disparus. A plusieurs reprises nous en verrons sortir de l'eau, leur aileron et leur nez allongé bien visible. La soie est l'étoffe sacrée par excellence et Varanasi en est la capitale. Cet après-midi, Sophie visite donc les fabriques de soie du quartier musulman en compagnie de Fred le Suisse. Ce sera l'occasion de distinguer la soie "sauvage" de la "naturelle", et la "mousseline" du "brocard". Les marchands de soie sont près a tout pour faire acheter; dans la même journée, Sophie a rencontré les fournisseurs de Sonia Rikel, Pierre Cardin et Hermès, rien que ça! Varanasi est à la fois musulmane et hindoue; il n'est donc pas rare de croiser des femmes complètement voilées de noir. L'Inde est en effet le deuxième pays musulman après l'Indonésie en termes de population. La petite troupe est au complet à 15h30, la barque nous attend cette fois-ci pour assister à la Puja, la cérémonie du culte au Gange. Elle a lieu à la tombée de la nuit sur le Dasashwamedh Ghat. Plusieurs prêtres accompagnés de musiciens officient tournés vers le Gange tandis que les chants sacrés s'élèvent et que des dizaines de bougies sont déposées sur l'eau. C'est assez mystique mais ça devient barbant au bout d'une demi-heure. C'est aussi à la nuit tombée que les crémations sont les plus impressionnantes. On assiste a un triste spectacle à la descente du bateau: deux chiens collés dévalent une pente. En regardant d'un peu plus près, on s'aperçoit qu'ils sont restés "enfiles" durant le coït. On ne peut malheureusement rien faire pour eux a part leur mettre le doigt dans le dernier orifice disponible mais personne ne s'est dévoué. Pas d'inquiétude à avoir, ils s'en sont sortis tous seuls. Aucun resto proche de notre guest n'est mentionné dans les guides, on y va donc au pif, et la mauvaise pioche, même Christophe n'a pas fini ses assiettes! La soirée se termine à l'Internet café ou les pannes de courant s'enchaînent à nous arracher les cheveux; il semble que ce soit assez "courant" dans le pays!

Vendredi 25 Novembre: Yoga Ce matin, nous testons l'activité phare de Varanasi après les crémations: le yoga. Les cours ont lieu dans le petit temple sur la terrasse de notre guest de 8 à 10 heures et il faut être à jeun. Aurélien, Jihane, Aurélie ainsi qu'un autre couple participent aussi. La séance commence par un travail de respiration puis des exercices "exutoires" qui permettent sans doute de libérer les tensions. Dans notre cas ça a surtout libère un énorme fou rire collectif notamment quand on a du faire "le lion" à tour de rôle! La séance se termine par de la méditation où il est possible de ressentir une sorte d'énergie entre les mains et ça marche! Christophe était complètement absorbé dans sa bulle "magnétique". On est resté un bon moment sur la terrasse: Sophie a pris les choses en mains en testant la coupe de cheveux aux ciseaux, Christophe commençait vraiment a ressembler à un lion "grisonnant", le processus de "blanchiment" s'étant emballé depuis notre départ de France. Le résultat est plutôt satisfaisant compte tenu de l'outillage. La fin de journée fut un peu plus stressante. Pour se rendre au Ramnagar palace, la demeure du maharadjah de Varanasi, nous prenons un autorickshaw, sans doute un des plus intrépides de la ville. On se serait cru dans un jeu vidéo où il faut conduire une voiture lancée à toute berzingue qui doit éviter tout un tas d'embûches sur la route. Sauf que la c'est "pour de vrai", il faut éviter vaches, chiens, voitures, vélos, écoliers et autres piétons et c'est même pas nous qui étions aux commandes. Sophie a cru mourir à plusieurs reprises alors que Christophe s'en amusait, le chauffeur maniait son engin comme s'il faisait corps avec, virant à droite, esquivant une moto qui déboulait à gauche, frôlant les camions puis se faufilant comme Speedy Gonzales dans une circulation totalement anarchique. Le trajet a semblé durer des heures pour Sophie qui hurlait a chaque fois qu'on s'approchait un peu trop vite ou un peu trop près des "embûches", un enfer! Sans oublier qu'au passage on se prend de la poussière plein les yeux et le nez. Il lui a fallu un peu de temps pour s'en remettre. Christophe, quant à lui, a apprécié la ballade et l'agilité de notre chauffeur.

Samedi 26 Novembre: "bouge de la" (Mc Solar) Nous partons ce soir en train de nuit pour Satna. Nous nous balladons une dernière fois sur les ghât pour observer son animation de plus près. De grands parasols abritent toutes sortes de petits métiers: masseurs, vendeurs de fleurs, barbiers et astrologues qui veulent a tous prix nous lire les lignes de la main. On voit aussi des "gourous" autour desquels sont rassemblés de nombreux fidèles qui les écoutent interpréter les textes sacrés pendant des heures ou répéter leurs chants. Un peu plus loin, un homme fait du yoga; il se cambre en arrière puis se contorsionne pour finir debout sur un pied comme Shiva le fit une longue période de sa vie. Nous avons également croisé un sâdhu, le plus célèbre de la ville, celui qu'on aperçoit lorsque l'on est dans la barque, celui qui est assis sous son arbre, celui qui arbore un crâne humain plante sur un pieu et qui s'extasie sur les Nike de Sophie "super tes chaussures…". Un phénomène le gars, peut-être un peu trop mégalomane pour un ascète! Départ pour la gare vers 22h00, la mauvaise heure. Nous revivons la même expérience en rickshaw que la veille version night background: il fait nuit noire, les vaches n'ont pas de feux stop, des piétons traversent a l'improviste et le chauffeur hésite entre conduite a droite ou conduite a gauche. Notre train prévu pour 23h30 n'arrivera en gare qu'a 1h15! Sophie a réussi l'exploit de s'endormir assise sur son sac a dos, la tête posée sur ses genoux alors qu'il n'y a pas si longtemps elle avait du mal a trouver le sommeil ailleurs que dans sa chambre. A l'arrivée du train, la première image qui nous est venue a l'esprit, aussi déplacée soit-elle, est celle de ces wagons de déportes pendant la Deuxième guerre mondiale. Les fenêtres sont flanquées de barreaux ou plusieurs têtes se collent et les wagons bondées, de véritables bétaillères. Monter dans le train relève du défi, mais avec l'aide de deux autres touristes, un français et un brésilien, nous nous entassons dans le wagon 4. L'étape suivante consiste a atteindre nos couchettes en enjambant des familles entières assises ou allongées par terre au milieu de valises et sacs en tous genres, en bousculant a droite a gauche voir en forçant le passage, nos sac a dos ne nous permettant pas de jouer en finesse. Bien évidemment nos couchettes comme toutes les autres sont occupées. Nous présentons nos billets "pour faire valoir ce que de droit". Ces messieurs nous expliquent alors qu'il y a eu erreur sur la numérotation du train et que nous nous trouvons dans le wagon 5. Info ou intox, nous n'avons pas d'autres options que de les croire puisque, hormis le chauffeur, aucun contrôleur ou employé des chemins de fer ne s'aventurent dans cette jungle. Nous voici tous les quatre a nouveau sur le quai quand tout a coup le train se met à bouger sans préavis. Ni une ni deux nous sautons dans le wagon le plus proche, le numéro 6. Grrrrr… Serres de tous cotes et A multiplier par 10 !!dépasses par la situation, nous nous résignons a passer les prochaines 8 heures debout agglutines a nos sacs. Pour 10 places assises 30 personnes sont entassées la. Le brésilien est plus combatif et nous motive à retraverser les deux wagons. L'expédition prendra une demi heure, au prix de quelques attouchements à l' encontre de Sophie. Mais voici qu'au milieu de ce bordel, nous devinons nos numéros de couchettes. Yiipaaaa! Nous sommes quatre et au final nous arrivons à nous imposer. Nos deux compagnons, habitues des trains indiens, nous expliquent que c'est bien la première fois qu'ils voyagent dans de telles conditions. Pour notre première expérience ferroviaire ici, nous voila baptises! On ne fermera pas beaucoup l'oeil cette nuit la, dévisages par tous et adosses sur nos gros sacs a dos cadenasses. La nuit s'annonce looonnnnnngue.

Dimanche 27 Novembre: Le parc de Bandhavgarh L'absence de toute indication, visuelle dans les gares ou orales dans le train, ne nous ayant pas permis d'anticiper notre descente, c'est à 06h00 du matin dans la précipitation que nous saisissons notre barda pour quitter la bétaillère. Belle erreur de débutant de Christophe qui, pour éviter les mains baladeuses de la veille, garde un oeil sur Sophie et se fait ainsi distancer (quelques mètres) par le précédent pour sortir. Aussitôt une dizaine d'indiens s'engouffrent dans l'espace libre, nous voila bloqués et le train qui va repartir d'une minute à l'autre. Une seule solution, chercher l'intervalle et percer. Râfuts a droite a gauche, coups d'épaules et nous atteignons la sortie plus surpris nous même par notre bourrinage que les locaux accoutumés au fait. Faute de bus pour se rendre au parc de Bandhavgarh, nous louons un taxi. La route est asphaltée en partie, l'autre est en cours d'asphaltage ce qui signifie cahoteuse. Les ouvriers qui transportent des paniers de gravier sur leur tête sont des femmes et on se demande finalement quels types de travaux sont réserves aux hommes… Le trajet de quatre heures est pénible et il est impossible de dormir pour récupérer le manque de sommeil de la nuit dernière, ni même de lire au risque de faire une grosse gerboulade. Arrivés au parc, il nous reste a choisir un hôtel et c'est le moins cher qui a gagne. Le confort est proportionnel et on se contentera de l'eau ferreuse froide et des draps poussiéreux. Le personnel, par contre, est charmant et fera tout pour nous satisfaire: nous apporter des thés au lait au lieu du café commande ou une bougie de gâteau d'anniversaire pour nous éclairer lors des fréquentes coupures d'électricité! Nos voisins de chambrée est un surprenant couple anglo-écossais avec qui nous décidons d'oublier nos rancoeurs olympiques pour partager une jeep le lendemain.

Lundi 28 Novembre: Mon cher Khan, … Nous partons à l'aube afin de mettre toutes les chances de notre coté pour dénicher le fameux Shere Khan, le tigre du Livre de la jungle, ça vous dit quelque chose? Kipling, qui passa sa jeunesse en Inde, se serait inspiré de cette région pour créer le décor de son célèbre roman. Nous avons le décor, il ne nous reste plus qu'à retrouver les personnages. Christophe s'est mis bille en tête de voir un tigre, ça le titille depuis le parc de Chitwan au Népal. Une soixantaine de spécimens vivent dans ce parc, la plus grande concentration d'Inde. Dans la famille Walt Disney, nous piochons d'abord Bambi et nous réussissons à former toute la famille, ensuite des langurs ces sympathiques singes blancs à la longue queue et des macaques puis un chacal, un groupe de perroquets, des paons, des poules sauvages, des vautours, des sangliers et des sambars mais… pas de tigre. On garde bon espoir puisqu'on y retourne en fin d'après-midi après la sieste. On est venus, on l'a pas vu on est repartis la queue entre les jambes! Même si le parc est vraiment beau et la faune très dense, Christophe est tellement déçu qu'il somatise et nous refait une tourista, la quatrième. Pourtant on y a cru. A plusieurs reprises on s'est arrêté, l'oreille alerte au moindre bruit (cris d'alarme des animaux indiquant la présence d'un tigre en chasse) et l'oeil attentif scrutant les fourrés. Des empreintes nous ont aussi mis sur la voie (mais pas la bonne). Que se passe-t-il? Notre bonne étoile nous aurait-elle abandonnés? Nous décidons de forcer la chance le lendemain en faisant un tour d'éléphant, il y a 90% de chance d'en voir un.

Mardi 29 Novembre: Miaou On se lève a nouveau à 5h30 pour être les premiers sur la liste puis parcourons a nouveau le parc pleins d'espoir. Nous croisons des jeeps qui ont aperçu un tigre et nous toujours rien, la poisse! Ca fait partie du jeu (sinon autant aller au zoo) mais on persiste. Notre dernier espoir: l'éléphant. Les guides du parc sont très organisés: à dos de pachyderme ils repèrent un tigre puis avertissent les autres par talkie-walkie afin qu'ils apprêtent un éléphant pour les touristes. C'est un service qui se paie cher mais maintenant qu'on est là tant pis pour le supplément, on fonce. Bon d'accord c'est pas très glorieux mais on se retrouve à cinq mètres d'un fauve au repos, peu dérangé apparemment par les allers-retours incessants des éléphants. C'est à peine s'il lève la tête à notre arrivée mais nous verrons tout de même Grosminetson magnifique regard couleur ocre. Difficile d'imaginer que ce gros matou tranquille est surnommé le Mangeur d'hommes. Nous repartons émerveillés d'avoir approché de près ce magnifique animal en voie de disparition (ne l'oublions pas). En tous cas, ces quelques minutes justifiaient à elles seules le déplacement. Après-midi lecture à la cool dans un hôtel classe. Il nous a suffi de commander un jus d'orange et un coca sans bulle (tourista oblige) pour profiter seuls de l'agréable jardin (les touristes ne se bousculent pas). Nous étions absorbés par notre livre lorsqu'un singe d'un mètre (queue d'un mètre non comprise) nous a surpris en bondissant sur notre terrasse à deux mètres de nous. Apres avoir constaté notre présence, autant surpris que nous, il est reparti en sautant sur le toit. Décidemment l'Inde est un pays magique.

Mercredi 30 Novembre: De que color es tu pelo? Nous avons fait la rencontre de deux espagnols de Gérone, Fiona et Michael qui comme nous voulaient se rendre a Khajuraho. Nous partageons donc le taxi, ce qui nous donne l'occasion de pratiquer un peu notre espagnol pendant les sept heures de route. Ils sont très sympa et les sujets abordés seront divers et variés. Michael, catalan jusqu'au bout des ongles reste pourtant partisan d'une construction européenne (à condition que ceux qui décident de s'installer dans la patrie de Dali se mettent au catalan, y tiene razon). Quant a Fiona, elle collectionne les crânes d'animaux qu'elle trouve dans la nature (ou qu'on lui offre), ce qui ne l'empêche pas d'être contre la tauromachie). Christophe sera très fier de leur chantonner l'Estaca en catalan (" l'avi sise tem parlaba, de bon mati al portal …") Nous les quittons à leur hôtel, notre budget ne nous permettant pas de les suivre. Nous trouvons un hôtel simple mais propre avec eau chaude, après 3 jours de douche au baquet c'est du luxe pour 2 euros la nuit! Equipe franco-catalane

Jeudi 1er Decembre: Kama-sutra a Khajuraho Le site archéologique, constitué de temples datant du IX au XIIe siècle, est célèbre pour ses sculptures érotiques. Nous passons donc une bonne partie de la journée à rechercher avec la curiosité de l'adolescent pour le film porno du samedi soir les scènes coquines qui se dissimulent au milieu d'autres représentations de la vie de l'époque (guerre, rois, reines, divinités, etc…). Les scientifiques n'ont toujours pas élucidé les significations de telles représentations, mais la culture tantrique donnent quelques informations : les scènes d'amour incarnent l'oubli de soi-même et l'abolition du temps, ce qui représente le meilleur moyen de méditer! Mouais, à cette explication cosmique d'autres préféreront une autre plutôt orgasmique! Etant donné que c'est le spot le plus " excitant " euh…important de la ville, il n'est pas étonnant d'y rencontrer nos catalans Michael et Fiona. L'après-midi se passera au lit pour Christophe et Tourista, sa nouvelle copine tandis que Sophie flânera dans les boutiques de patchwork. Nous avons droit à la coupure d'électricité habituelle au moment du dîner et nous choisissons le seul resto éclairé, celui qui a un générateur (l'intensité de l'ampoule étant inversement proportionnelle au bruit du moteur!!!). Le problème c'est que dans la rue, il fait noir noir, raison pour laquelle Christophe n'a pu éviter la bouse bien fraîche qui se trouvait sur son chemin (si vous venez Cosmique ou orgasmique ?un jour en Inde, ne sortez jamais sans votre lampe de poche, ). En tout cas, c'est tout de même moins dangereux que les bouches d'égoût ouvertes à Ulan Bator. Aparté de Christophe : " Marre de jouer les Donald ! A quand le tour de Sophie ? "

Vendredi 2 Décembre: Un chien dans un jeu de quille Christophe s'est réveillé brutalement en pleine nuit à cause d'un cauchemar où une bestiole se promenait sur son bras sauf que ce n'était pas un rêve et qu'il y avait bel et bien une grosse souris sur son bras! La pauvre a fait un vol plané a travers la chambre. Nous terminons la visite du site par celui du vieux village ou se trouvent quelques temples jains. Cette fois pas question d'espérer y voir des sculptures érotiques, les Jains les ont fait "sauter" pour y mettre les leurs beaucoup plus puribondes! Le bus pour Jhansi part a 16h et arrive a 21h, on a oublié que c'est la période la plus dangereuse pour circuler, surtout lorsque la "highway" n'a qu'une voie, que les vélos n'ont pas de phare, et les buffles non plus! Pas glop de voir un véhicule de plusieurs tonnes nous fonçant droit dessus sur la même voie, bus et camion klaxonnant dans une sorte de ballet d'intimidation. C'est à celui qui craquera le premier et qui s'écartera sur le bas-côté pour laisser la route a l'autre...La hiérarchie est souvent respectée: le piéton s'écarte systématiquement puis le vélo, la voiture, la jeep, le bus et le camion au sommet de la pyramide. Seule exception, la vache, qui têtue comme une mule, campe parfois sur le bitume et oblige les chauffards à ralentir ou s'arrêter. Les chiens, par contre ne sont pas sacrés, bien au contraire, ils souffrent d'une mauvaise image (pour les hindous ils sont la réincarnation des voleurs) et s'ils ne s'écartent pas rapidement, se retrouvent a l'état de chapati. Nous arrivons à Jhansi, une ville sans touristes puisqu'il n'y a rien à y voir ou à y faire. Pas facile donc de trouver un hôtel. D'abord trop cher puis ensuite interdit aux étrangers, nous avons finalement choisi l'hôtel le plus bruyant du quartier, avec vue plongeante sur une salle des fêtes en plein air où a lieu un mariage (tant pis, on est crevés et de toute façon on a des boules Quies!). Devant l'insistance du père de la mariée, nous n'avons pu refuser son invitation et puis les murs de notre hôtel étant épais comme du papier à cigarette autant avoir l'image et le son. On se retrouve dans une soirée ou plusieurs centaines de personnes ont été conviées. Il est malgré tout impossible de passer inaperçus et nous sommes accueillis telles des stars. Comme Johnny au Parc des Princes nous sommes dépassés par les évènements et entourés d'une foule de curieux nous assommant de questions, nous serrant la main et nous prenant en photos. Christophe aura même le privilège de se faire invité à danser par des hommes qui n'hésitent pas à le tenir longuement par la main. On a beau savoir que c'est une démonstration d'amitié courante ici, ça fait bizarre! Même endimanchés, les indiens ont un look très rétro : jean moulant en haut, pat'd'eph en bas, veste en sky sur laquelle sont rabattus des cols dits " pelle à tarte " ou encore smoking au veston croisé et boutons dorés. Question coiffure, la mode est à la frange longue gominée sur le côté et la raie au milieu. Les mariés sont installés sur une sorte de trône ou les invités défilent pour leur donner la bénédiction et être photographiés en leur compagnie. A notre tour donc d'être sous les projecteurs Le plus beau jour de ma vie !pendant qu'on pose notre main sur la tête des "heureux" mariés (qui n'ont d'ailleurs pas du tout l'air de l'être, n'oublions pas qu'ici les mariages sont pour la plupart du temps arrangés). Nous sommes très gênés avec cette sensation de leur voler la vedette. Discrètement le père nous demande si l'on veut boire un whisky. Bourde de Sophie qui a oublié qu'en Inde on ne boit pas d'alcool en place publique, même dans un mariage. Trop tard pour faire marche arrière, il n'attendait que ça pour " s'en jeter un ". Le voici avec sa bouteille dans un sac près à monter dans notre chambre pour faire "ça" à l'abri des regards. Le tonnelier de l'hôtel n'est pas dupe et refuse catégoriquement que nous allions dans notre chambre en sa compagnie; il devient limite agressif et nous interdit tout bonnement de retourner à la fête comme des enfants qu'on punit. On s'en fout, nous on fait qu'est-ce qu'on veut et si on veut aller au mariage on y va, non mais!? Ce serait contre toutes les lois de l'hospitalité que de refuser une telle invitation. Donc, fi de ses menaces nous nous y rendons et profitons du buffet gargantuesque. La soirée touchant à sa fin, nous ne tarderons pas à aller nous coucher dans notre hôtel minable (ou nous serons réveillés à 4h par le générateur).

Samedi 3 Décembre: Orchha On décide d'aller directement à Orchha sans passer par les cases Datia et Sonagiri, c'est trop galère pour s'y rendre. C'est en recherchant une guest que nous sommes tombés une fois de plus sur les catalans installés dans celle d'en face. Orchha, surnommée "le joyau du Madhya Pradesh" est une petite bourgade médiévale au milieu de la campagne sur les bords de la rivière Betwa. De nombreux palais, temples et mausolées en pierre témoignent de la puissance de cette minuscule cité jadis capitale au XVIIe siècle. Nous grimpons au quatrième étage du Chaturbhuj temple d'ou l'on peut observer les nombreux vautours et perroquets verts qui ont élu domicile sur les hauteurs de tous les édifices. Cela nous offre aussi un très beau panorama sur le village, la rivière et tous les autres palais qui nous attendent demain. Orchha

Dimanche 4 Décembre: Leçon de français C'est en visitant les mausolées le long de la rivière que nous croisons une fois encore Fiona et Michael. Nous les suivons pour une ballade à travers champs qui nous mène au Laksmi Narayan temple. Après quoi un bon déjeuner où le temps de préparation fut fidèle à ses 60 minutes habituelles; désormais nous passons commande puis profitons de l'attente pour aller dans un Internet café ou faire de "l'administratif" style réservation (même en vacances on ne perd pas de temps). Cette fois nous leur disons adieu puisqu'ils retournent a Delhi. Adios amigos... L'après-midi nous visitons le Raja Mahal et le Jahangir Mahal, les deux palais les plus célèbres. Massifs et imposants nous imaginons quelle splendeur cela devait être lorsqu'ils étaient encore recouverts de faïence turquoise et émeraude. Sur la place du marché où de nombreux stands à touristes sont installés, un jeune nous demande quelques tuyaux en " franchis " pour être plus "compétitif". Nous lui faisons cadeau de La phrase, celle qui fera la différence, celle qui a déjà fait le tour de Birmanie: "c'est joli, c'est pas cher, c'est local", et là, le cours de franchis se transforme rapidement en cours collectif... A vendre

Lundi 5 Décembre: Une journée a l'Orchha Resort Comme hier matin, nous prenons le petit dej' sur la terrasse de notre guest. La ville s'éveille en même temps que les singes en face de nous sur le toit voisin. Les petits s'accrochent sous leur mère, tètent et jouent entre eux, les mâles essaient de faire la loi et les plus malins descendent sur notre terrasse pour boire dans la réserve d'eau de l'hôtel. Les tenanciers les chassent tout en s'en amusant mais des qu'ils ont le dos tourné, les singes en profitent pour refaire un petit tour dans la barrique, c'est un vrai spectacle comique ; Sophie pourrait rester des heures à les regarder. On réussit enfin à contacter l'indien que nous avions croisé a Katmandou. Il nous attend a l'Orchha resort, l'hôtel le plus luxueux du coin. Il est ici chez lui puisqu'il appartient à son meilleur ami et nous sommes ses invités. Bien que le complexe soit descendu en flèche par "Le Routard" compte tenu de son non-respect de l'environnement (il se trouve au pied des cénotaphes royaux), la piscine, le buffet et la chambre aux frais de la princesse ont eu raison de notre bonne conscience. Le soir nous dînons en compagnie de ses amis: un cinéaste de Bollywood appartenant a la caste des " guerriers ", et un brahmane journaliste a l'Indian Today. Nous apprendrons ce soir que le système des castes est en voie de disparition. Ils nous expliquent qu'aujourd'hui en Inde, on peut être au plus bas de l'échelle comme ces hors-classes appelés " intouchables " qui exercent des métiers " impurs " (abattage des animaux, travail en rapport avec la mort d'une manière générale) et faire fortune, ou appartenir à la plus haute des castes, celle des " brahmanes ", prêtres a l'origine vivant selon des règles strictes (interdiction de V.I.P.manger de la nourriture préparée par quelqu'un issu d'une autre classe et de boire de l'alcool) et crever de faim. De la même façon, il existe maintenant des mariages " mixtes " c'est-à-dire entre classes différentes. La réussite sociale semble en effet avoir pris le dessus sur les traditions (mais est-ce vraiment un mal ?) et l'argent a tout pouvoir même celui de se permettre de boire de l'alcool quand on est brahmane. D'ailleurs ça y va le whisky et la vodka. Cela nous arrange, on se tape à deux la bouteille de Saint-Estèphe que Marc nous a laissée. Ils ont "l'occidentale way of life", en Inde ils appartiennent à la " haute ". Il faut cependant relativiser car leur regard sur la société indienne semble en décalage par rapport aux réalités de l'Inde profonde. Les échanges que nous avons eus antérieurement nous ont montré le contraire. Même si l'accord des jeunes gens concernés est pris en compte, dans la majorité des cas les mariages sont toujours arrangés a l'intérieur d'une même caste. Nous terminons la soirée avec Rajdan à qui nous faisons une petite démonstration de salsa. Il nous parlera un peu de sa vie personnelle, de son divorce et de sa maîtresse rencontrée à Katmandou. Puis, contre toute attente, il sera fier de nous montrer un film porno sur son ordinateur portable! A ce propos, la sexualité est un sujet tabou en Inde (pourtant c'est bien eux le Kama-Sutra !). Les jeunes qui peuvent avoir accès a Internet découvrent le sexe par ce moyen et certains plus indiscrets que d'autres n'hésitent pas a nous questionner sur le sujet (dans ce domaine, les occidentaux représentent la liberté).

Mardi 6 Décembre: D'Orchha à Agra en passant par Gwalior Le petit dej' du palace est décevant, même pas un jus de fruit frais et le café est imbuvable. Moralité: quand on va dans une guest pour routards, on paie pas cher mais on sait pourquoi! Nous remercions Rajdan qui veut nous rejoindre à Goa pour le nouvel an. Un des chauffeurs de l'hôtel nous dépose à la gare de Jhansi. Nous passons tout le trajet à discuter avec des indiens très curieux de nous et de notre avis sur leur pays : " Que pensez-vous de l'Inde ? " vient souvent après " Where do you come from? ". Une heure et demi plus tard nous descendons a Gwalior pour quelques heures, le temps de visiter la citadelle, "une de ces citadelles de Titans comme on en construisait dans ces pays aux ages héroïques", écrivait Pierre Loti.

Sur la route qui nous mène sur les hauteurs de la ville, nous croisons les engins les plus étranges qu'il nous ait été donné de voir depuis le début de notre voyage, des véhicules noirs pétaradants à trois roues, croisement d'une voitures des années 30 avec un tuk-tuk! Ses façades ont conservé des vestiges de faïences, en email bleu, verte et or de ce qui dut être une éblouissante frise représentant canards, paons, éléphants, crocodiles, etc... Quelques mots sur les normes de sécurité en Inde: il n'y en a pas! Ce n'est pas la première fois que l'on constate cet état de fait en Inde, mais la sécurité n'est pas la priorité numéro un du pays: en longeant la muraille, nous remarquons que certains créneaux sont effondrés ce qui nous laisse au bord d'un précipice a 90 degrés sans aucune barrière de protection; un pied qui butte sur une dalle qui dépasse et hop le saut de l'ange...Pareille sur les routes ; les fils barbelés qui la bordent achèveront à coup sûr tous les motards ou cyclistes qui auront la malchance de se faire projeter sur le bas-côté ! Bon, c'est pas tout mais ce soir on a rencard. Nicolas qui vient de passer deux semaines en Inde avec sa guitare sur le dos rentre en France demain et nous nous sommes donnés rendez-vous ce soir à Agra. Nous l'apercevons venant en sens inverse en rickshaw. On a du mal à se croiser en France mais on arrive à se donner rendez-vous a Agra, c'est fort !

Mercredi 7 Décembre: "Cette larme sur la joue du temps" (Rabindranath Tagore, poète) Nico ne disposant que de deux semaines pour visiter le Rajasthan s'est offert le luxe de louer une voiture avec chauffeur, luxe dont nous profiterons ce matin. Direction le Fort Rouge. Cette très belle forteresse qui donne un avant-goût du Taj Mahal avec ses bâtiments en marbre, abritait un harem de 5000 femmes (un paradis sur Terre pour la gente masculine), mais servit aussi de prison a l'empereur Shah Jahan qui fut emprisonné par Aurangzeb, son propre fils. De sa cage dorée il put contempler à loisir le tombeau de sa femme tant aimée, le Taj Mahal ou il l'a rejointe. Nous quittons Nico à la sortie comme on se quitte après une soirée en regrettant que ce ne fut pas plus long. Rendez-vous a Mexico, on s'fait une bouffe? Cliché Pose Ca y est, nous y voilà, c'est le symbole de cet immense pays et il est là à portée de main: le Taj Mahal. Caché jusqu'au dernier moment derrière une immense porte qu'il nous faut franchir avant de le découvrir brusquement. Et c'est le but, créer un choc, l'apercevoir d'un bloc dans sa majesté au bout d'une allée bordée d'arbres et son double se reflétant dans les bassins à ses pieds. On peut dire que l'architecte a réussi son coup. Commande pour recevoir le corps de sa femme, ce magnifique tombeau de marbre blanc est aussi le symbole de l'amour. Pour qu'il soit à la hauteur de son amour perdu, il dut faire assassiner l'épouse de l'architecte afin que l'oeuvre de ce dernier soit aussi belle que sa douleur intense. La deuxième attraction de cet endroit fabuleux est la pose photo. Ca n'en finit pas de se bousculer la queue pour figurer au bon endroit devant le Taj et c'est assez drôle à observer (même si nous en avons fait partie).

Jeudi 8 Décembre: Fathepur Sikri Nous prenons le bus pour Fathepur Sikri, une bourgade située a 40 Km d'Agra. Christophe n'a toujours pas integré la façon qu'ont les indiens (comme les népalais) de dire "oui" par un hochement de tête sur le côté (qui pour nous s'apparente à un "oui-non"), et c'est très drôle de l'entendre poser trois fois la même question au chauffeur qui répond toujours de cette manière (ça pourrait durer longtemps...). L'empereur Akbar, connu pour sa politique de tolérance qui permit de faire cohabiter hindous et musulmans, est à l'origine de l'art Moghol en Inde. Nous visitons la citadelle où il installa sa cour. Ses magnifiques palais de grès rouge ont résisté à l'usure du temps; l'Unesco envisage de lui conférer le statut de Patrimoine Mondial. Un peu plus en contrebas se trouve le caravansérail puis nous poussons jusqu'au vieux village à quelques minutes de marche. Nous sommes accueillis par une colonie de gamins qui nous indiquent le chemin tout en nous réclamant roupies, chocolat et school pen. Au passage de Christophe, les femmes se voilent le visage, ce qui n'était encore jamais arrivé. Nous traversons une ville où des enfants crasseux jouent au milieu des ordures, et où les rues sont remplacées par des caniveaux ou pourrissent toutes sortes de détritus. Les enfants s'amusent de peu de choses : faire rouler un pneu avec une baguette, tirer sur les singes avec des lance-pierres ou ramasser de la bouse avec les mains pour en faire des galettes (qui serviront une fois séchées a alimenter le feu). Ici comme partout en Inde, les animaux vivent au plus près des hommes. Chiens, vaches, cochons, singes et humains cohabitent le plus naturellement du monde. Le hasard nous amène à une superbe devanture en dentelle de pierre ignorée des guides touristiques et pourtant la plus belle que nous ayons vue jusqu'à présent. Les gamins ne nous lâchent pas d'une semelle et ils nous accompagneront jusqu'à la sortie du village. Nous terminons la visite du site par la mosquée et sa Porte Sublime, " sublime " dans le coucher du soleil. A ses pieds, un camion citerne a attiré les habitants du voisinage venus se ravitailler en eau, ça gesticule à tout va. Pour certains, l'eau du robinet est un luxe inabordable et l'absence de puits rend le camion-citerne indispensable.

Vendredi 9 Décembre: La réserve d'oiseaux de Bharatpur Sur la route qui nous mène au parc de Keoladeo, de nombreux montreurs d'ours qui font lever leurs balibars attendent que les touristes s'arrêtent pour prendre quelques clichés et donner la pièce. Bien que cette tradition existe depuis longtemps dans le coin, les animaux subissent de mauvais traitements. Nous nous passerons de la photo à sensation espérant être de plus en plus nombreux à ne pas cautionner cette activité. La réserve d'oiseaux fut jadis le terrain de chasse du maharadjah. De grosses colonies d'oiseaux représentant des centaines d'espèces et en font aujourd'hui une des toutes premières réserves au monde, un paradis sauvage. Nous le parcourons à vélo avec les services d'un guide. Arbres et étangs sont couverts de milliers d'oiseaux peu craintifs et d'une variété immense: hérons, aigrettes, marabouts, ibis, martin-pêcheur, hibou, rapaces et échassiers en tous genres se partagent le ciel et les branches. Bien que les marabouts soient particulièrement bruyants, nous apprécions le calme et la nature reposante de ce parc. Ni jeep ni barrière ; nous sommes au coeur d'un lieu enchanteur. Contre toute attente, il est aussi réputé pour ses pythons. Nous nous aventurons donc à pieds à la recherche de ces reptiles en suivant de près notre guide. Il a repéré des traces et, connaissant bien le parc, nous mène directement à leur nid. La bestiole se repose au soleil, elle est énorme et ne semble pas dérangée par notre présence, on pourrait la toucher sans difficulté (faut juste oser le faire!). C'est ce qu'a fait notre guide lorsqu'elle s'est mise à onduler sur le sable pour rentrer dans son trou. Il lui a choppé la queue avant qu'elle ne s'engouffre a l'intérieur. Impressionnant. Sur ce, il nous à amèné à un autre repère ou cette fois, quatre spécimens tout aussi gros paressaient tranquillement. Même pas peur! Christophe était comme un fou, il en voulait encore et s'est mis en tête de les dénicher tout seul. Il est revenu bredouille. Kssss...

Samedi 10 Décembre: Delhi Levés aux aurores pour se rendre a Delhi, d'abord le bus jusqu'a Agra puis le train. Nous n'avons pas réservé de place et prenons le premier train qui se présente dans le wagon réservé aux placements libres. Ils ont du vendre plus de billets qu'il n'y a de place, c'est encore pire que la première fois, impossible de circuler au milieu des bagages et des voyageurs. On ne va pas pouvoir passer cinq heures dans ces conditions, on monte dans le premier wagon voisin et tant pis pour l'amende! On était confortablement installés dans une couchette première classe à l'abri des regards cachés derrière un rideau lorsque le contrôleur est arrivé. On se met d'accord sur le prix d'un bakchich inférieur au montant du billet. " Honnête ", il est revenu nous rendre de l'argent jugeant qu'il nous avait trop ponctionnés. Des dizaines de tuk-tuk et de rabatteurs d'hôtels n'attendent que nous à la sortie de la gare. Ils annoncent des prix exorbitants pour nous déposer à l'Anoop guesthouse. Nous sommes déjà avertis de leurs pratiques et précisons bien que s'ils cherchent à nous déposer ailleurs (ou ils touchent un bakchich), nous ne paierons pas. Ok, ok, no problem répondit-il sauf qu'en route le prix de la course se met à grimper. Grosse colère de Christophe qui le stoppe net au milieu de la route. Résultat, on ira a pied a l'hôtel! (C'est bon pour les fessiers.) Nous sommes dans Main bazaar, le quartier touristique de Delhi, tout ce qu'il nous faut pour préparer la suite de notre voyage: trouver les vols pour Goa et les Maldives, réserver les billets de train pour aller aux sources du Gange et s'occuper de la visite du Rajasthan. Difficile de dénicher un billet pour se rendre a Goa pour le nouvel an, on abandonne l'idée, on le passera a Bombay. Quand au Rajasthan, étant donné qu'Olivier n'est là que pour 15 jours, on gagnera du temps à louer une voiture avec chauffeur, nous prendrons Praveem, celui qui a trimbalé Nico.

Dimanche 11 Décembre: Olivier est arrivé hé hé, sans s'presser hé hé. La petite ballade au Central market où nous achetons quelques petites bricoles bon marché sera notre seule sortie de Main bazar de la journée. Il nous reste encore des démarches à faire et, à vrai dire, on est un peu fatigués des visites; on se réserve pour le Rajasthan ou le rythme sera soutenu. C'est ce soir qu'Olivier doit arriver; voyageant en Gp, rien n'est moins sûr surtout qu'il semble y avoir quelques problèmes à l'embarquement. C'est plutôt embêtant car on a reservé les billets pour demain. Il arrivera finalement avec trois heures de retard, ouf! Noël avant l'heure

Lundi 12 Décembre: Le ton est donné Pendant que Christophe finalise les réservations de billets, Sophie fait découvrir le quartier de Pahar Ganj à Olivier, c'est-à-dire les magasins. Contrairement à la veille où son arrivée tardive lui avait montré des rues sombres et désertes mis a part quelques vaches endormies, l'animation de la rue et les couleurs du jour lui éclatent à la figure. 15h25, nous sautons dans le train pour Haridwar. On trouve de tout sur les quais de gare : gargotes vendant des plats dans des feuilles (ça c'est écolo), vendeurs ambulants de thé et même vendeurs de jouets. Cinq heures plus tard nous arrivons de nuit et compte tenu de la galère à trouver un bus se rendant a Rishikesh, nous négocions un auto rickshaw pour couvrir les 25 km. Nous sommes plus au nord et il caille, le trajet nous paraît très long emmitouflés dans nos polaires (Olivier regrette déjà d´être venu en vêtements légers sur les recommandations de Christophe). La musique " zen " diffusée a l'entrée de la guest, les affiches proposant cours de yoga ou de méditation et les massages ayurvédiques à tous les coins de rue donnent le ton de la ville, capitale mondiale des sciences méditatives rendue célèbre par les Beatles venus y pratiquer la méditation transcendantale. Strawberry fields forever…

Mardi 13 Décembre: " Öm " Pas le temps de se lancer dans un stage de méditation transcendantale, nous préférons découvrir la campagne environnante en grimpant la colline voisine surplombée du Kandavpuhri temple. Nous sommes invites à prendre le thé dans une ferme où le patriarche de la famille passe une bonne partie de son temps assis sur la terrasse aux côtés de sa carabine. Intrigués de le voir ainsi, nous apprenons que son arme est purement défensive, les animaux sauvages rôderaient dans les parages. Papi, que nous avons surnommé " le chasseur de lion " en aurait déjà aperçus plusieurs rôdant près des cultures, mais les derniers spécimens vivant dans le Gujarat, cela remonte sans doute à Mathusalem. Avant d'arriver au sommet, nous traversons un village. Les enfants qui jouent dans la cour de l'école ont des jeux plutôt déconcertants : ils se tiennent la main par deux en faisant la courte échelle à un troisième qui a sa jambe au-dessus, ce dernier se retrouve a cloche pieds et s'agrippe aux autres puis ils tournent autour d'un pieu. Le but du jeu : aucune idée mais nous profitons de leur curiosité a notre égard pour les imiter et provoquer un fou rire général. Qu´est-ce que c´est bon une pleine volée de rires d´enfants … La classe se passe a l'extérieur sur des nattes sauf l'enseignante qui est assise sur une chaise face à une douzaine d´élèves. Öm Kandhavpuhri dont le suffixe est a l´image du temple n´a qu´un un intérêt limité si ce n'est la vue qu'il offre sur les sommets himalayens qu'Olivier attendait avec impatience. De toute façon l´intérêt d'une ballade ne réside pas dans la destination en soi mais dans le chemin pour y parvenir. " Tout dépend du degré de la pente " rajoute Sophie en sueur… Nous rentrons en bus. Les lacets sont serrés, le précipice abrupt et la route étroite. Ajoutez à cela une conduite sportive et vous aurez une Sophie terrorisée prête a laisser sa signature sur les flancs du car déjà flanqué de moult dégoulinures séchées. Elle n'avait pas besoin de ça, une tourista la travaille depuis ce matin. Nous terminons sur les ghats de Triveni pour le coucher du soleil. Comme à Varanasi, les fidèles déposent leurs offrandes de fleurs et de lumières sur l'eau emportées par le courant. Nous ne sommes pas loin des sources du Gange et il est difficile d'imaginer que cette eau presque claire va devenir quelques 800 Km plus loin cette culture de microbes. Nous assistons ensuite à la Puja, la cérémonie qui se tient tous les jours au crépuscule sur les bords du fleuve. De retour a la guest, on découvre les autres clients de l'endroit : marchant pour la plupart sur les traces des Beatles, ils ne sont pas habillés de blousons chauds comme nous mais à la mode indienne, c'est-à-dire enroulés dans une couverture. Certains poussent l'originalité jusqu'a se raser la tête ou juste la moitié de la tête ! Bref un mélange du " Nom de la rose " pour les vêtements et de " Tigre et dragon " pour la coupe. Peut-être faut-il passer par là pour ouvrir ses chakras et se concentrer sur ses capacités spirituelles intrinsèques. Sauf qu´à part certains touristes, nous n´avons vu aucun indien accoutré de cette façon. Pour rester dans le domaine de la mode, nous faisons nos excuses à tous les allemands venus passer leurs vacances sur la côte et victimes de nos moqueries sur leur look dit de " l'allemand en short-chaussettes-sandalettes ". Ils étaient pourtant précurseurs dans leur domaine mais nous français ne réaliseront ça que plus tard. Il faut voyager pour que ça vous saute a l'oeil ! Une vilaine ampoule causée la veille oblige Oliv à porter ses tongues, avec une bonne paire de chaussette pour le froid. Quant à Christophe, tel un vieux couple se laissant aller, le voyage l'éloigne de plus en plus des efforts vestimentaires, à moins que ce ne soit le côté pratique, toujours est-il qu'il a rejoint la tendance en Mongolie et au Népal notamment. Rendons donc ses lettres de noblesse à cette mode germanique injustement décriée.

Mercredi 14 Décembre: La cour des miracles Au lever, les mêmes qu'hier, cette fois vêtus d'une sorte de kimono, sont agenouillés et font des exercices pratiques face au soleil levant, à moins que ce ne soit des prières. Sophie qui nous a fait une poussée de fièvre pendant la nuit reste au lit pendant que les deux frangins visitent un ashram, la spécialité du coin. Ces établissements sont des lieux permettant de goûter à la vie ascétique. Il faut s'y déchausser avant d'entrer. A l'intérieur, une succession de temples et les effigies des innombrables avatars de Brahma, Vishnou et Shiva, la Trinité (ou triade cosmique) sans oublier Ganesh, le très populaire fils de Shiva et Parvati a tête d'éléphant. Pour la petite histoire, croyant surprendre sa femme avec un amant à son retour d'une longue absence, Shiva lui trancha la tête puis, s'apercevant de son erreur, la lui remplaça par celle du premier animal croisé. Sur les murs sont inscrites des prières mystiques dont la fameuse formule ésotérique " Om mani padme hum " que l'on entendait en boucle au Népal chez tous les disquaires. Nous filons ensuite à Haridwar ou nous devons reprendre le train le lendemain à 6h25. Direction le temple qui marque le début du pèlerinage des hindous. Dans un sens c'est aussi celui d'Olivier qui découvre ses premiers vautours, écureuils et langurs, ces grands singes blancs à tête noire qui n'hésitent pas à lui tirer le pantalon pour réclamer quelque nourriture. A force, on n'y prête même plus attention; comme les vaches, ils font partis du décor quotidien ici en Inde (on adore). Au-delà du succès de la méditation transcendantale, Rishikesh et Haridwar sont des villes connues pour être le départ des pèlerinages vers les sources du Gange. Des milliers de pèlerins affluent chaque année. Le Gange tient une place extrêmement importante dans la religion hindoue et ceci indépendamment du dieu que l'on prie, c'est en effet plus qu'un fleuve, c'est la déesse Ganga descendue du ciel pour sauver l'humanité... Pour saisir l´importance Reporter sans frontières qu´occupe ce fleuve dans la vie des hindous, il faut rester des heures au bord du fleuve dans des villes comnme Varanasi, Haridwar ou Rishikech. C'est d'ailleurs ici que se tient la Kumb Mela, plus important festival religieux rassemblant plusieurs centaines de milliers de personnes une fois tous les 12 ans. Nous mettons donc le cap sur les ghâts qui ressemblent davantage à Varanasi que ceux de la veille. On se retrouve en pleine cour des miracles: aveugles, éclopés, manchot, unijambistes, homme-tronc, miséreux souffrant de difformité et lépreux qui nous tendent leur moignons sont rassemblés a l'entrée des ghâts et font l'aumône auprès des fidèles notamment dans les lieux saints. C'est parfois difficile de soutenir le regard devant cette misère et, même si on n'y peut rien, on ne peut pas s'empêcher de culpabiliser. En donnant quelques roupies, les hindous améliorent leur karma qui déterminera ainsi leur enveloppe future dans leur prochain cycle de réincarnation. Pour nous occidentaux, le don est une démarche personnelle plus que spirituelle. Chacun agit selon sa conscience, ses principes et son état d'esprit de l'instant. La mendicité comme l'infirmité en Inde n'ont pas du tout cette image négative qu'on trouve en Europe. La misère tient place publique et n'est pas cachée sous les ponts. Elle est même parfois un choix comme ces sâdhus qui décident de vivre de l'aumône pour consacrer leur temps à la méditation. Pour ces derniers, elle n'est pas subie mais voulue, en ce sens que couplée à une vie de renoncement, elle leur permet d'être délivré du cycle infernal des renaissances. Ce n'est pas le cas de ces enfants qui ne vont pas à l'école et ramènent plus d'argent que leurs parents en prenant une mine abattue auprès des touristes. Nous en avons même vu un qui s'est arrêté de boîter après nous avoir croises. L'hôtel ou nous passons la nuit ce soir est le moins cher que nous ayons dégoté en Inde (1, 5 euros) et on sait pourquoi: y'a pas d'eau chaude dans la salle de bain crasseuse, les draps sont tellement degueux qu'on dormira dans nos duvets et cerise sur le gâteau, les murs sont peints en vert du moins là ou le plâtre n'est pas tombé (et ça c'est pas feng shui !). C'est super glauque. Dis, qu'en est-ce qu'on rentre à la maison? Des singes et des hommes

Jeudi 15 Décembre: Héros malgré nous Nous arrivons a la gare alors qu'il fait encore nuit. En attendant leur train, les indiens dorment à même le sol enroulés dans des couvertures telles des momies, même une vache fuyant le froid s'est trouvé un abri dans le hall! Il y a un centimètre de jeu entre les vitres et l'air s'engouffre dans le wagon. Olivier n'est pas au mieux et les courants d'air achèvent le travail commencé la veille en tuk-tuk: la fièvre monte. On commence à avoir une image de héros aux yeux d'Olivier qui en trois jours en Inde s'est choppé une ampoule de fort beau gabarit, une tourista de bienvenue et cerise sur le gâteau: un rhume couplé à de la fièvre! Lui qui pensait trouvé chaleur et cocotier pour Noël, c'est raté. Sophie n'étant pas en forme non plus, on laisse tomber la visite du temple sikh de Delhi. Cela nous aurait pourtant permis d'en savoir plus sur ces hommes à la barbe bien taillée et portant ce turban très particulier qui cache leur longs cheveux. Jadis réputes pour être de vaillants guerriers, ils sont devenus des business mans hors pair. Le sikhisme, un mélange d'islam et d'hindouisme, fut fondé en réaction a l'inégalité des classes et du pouvoir abusif des brahmanes. Ils croient en un dieu unique mais aussi en la réincarnation, et s'imposent des règles de conduite strictes (pas d'alcool ni de tabac). Les deux malades trouveront néanmoins la force de se rendre au tibetan market...(no comment). Nous prenons la route pour Jaipur avec Praveem, notre chauffeur de 27 ans. Célibataire, il vit toujours chez ses parents et à la vue de la maison, les affaires ont l'air de bien marcher. Son père est commissaire, ça peut toujours servir : Nicolas qui s'était fait volé sa carte bleue a pu ainsi expédier la déclaration en une demi-heure. Nous arrivons à une heure du matin sans réservation d'hôtel. Comme c'est la pleine saison nous tournons 1h de plus avant de trouver une chambre de fortune dans la quelle nous rajouterons un matelas.

Vendredi 16 Décembre: "Qu'il est loin mon pays, qu'il est loin..." L'orange est à Jaipur ce que le rose est à Toulouse. Pourtant, comme sa consœur française, elle est elle aussi surnommée "la ville rose". Ses bâtiments sont faits de grès rose ou peints dans les mêmes tons. Apres le train et le tuk-tuk, Olivier teste le rickshaw pour se rendre au City Palace, nos drivers respectifs se tapant la bourre au milieu des voitures, des vaches et des ânes. Avant d'entamer la visite, nous passons devant le palais des vents dont la haute et belle façade pyramidale fut édifiée pour les femmes du harem qui pouvaient ainsi observer la rue sans être vue. Le City Palace, toujours habité par le maharadjah de Jaipur est un peu décevant. Ce qu'on retiendra sera une magnifique collection d'armes et de vêtements d'apparat brodés et parfois sertis de pierres précieuses ayant appartenu aux prédécesseurs, et les plus grosses pièces du monde en argent: deux immenses jarres de 345 kg qui servaient a transporter l'eau du Gange pour les ablutions du maharadjah. Enfin les voila, depuis le temps qu'on les attendait ces images d'Epinal indiennes...Le turban sur la tête et la flûte au bec, ils sont assis en tailleur devant deux paniers d'ou sortent trois cobras. Ksssssss.... Après un plantureux repas dans une gargote cent pour cent indienne (malai kofta, matar paneer et eggs biryani Mmmm…), nous nous lançons a l'assaut de l'Amber Palace. Ici encore des langurs espèrent recevoir de la nourriture des passants. Il suffit d'avoir un sachet à la main pour qu'ils arrivent par derrière et vous l'arrachent des mains causant au passage un cri de la victime suivi d'un éclat de rire des spectateurs. Ce n'est pas la première fois qu'on constate que ce sont de véritables voleurs; hier, ils s'y sont mis à plusieurs pour chaparder des chapatis et de la préparation directement dans les gamelles d'une gargote avant de les déguster sur les fils électriques. Les commerçants les chassent mais semblent finalement s'en amuser. En tous cas, nous ça nous fait bien marrer. Ce palace ressemblera aux autres avec les chambres des concubines jamais très loin de celle du maharadjah, des fontaines et un astucieux système de circulation d'air, ancêtre de l'air conditionné en moins polluant. De retour en ville nous passons devant le Lake palace, splendide construction plantée au milieu du lac, décor des plus romantique au coucher de soleil. Il nous reste le temps d'aller flâner dans les magasins de Johar bazar, épuisant. C'est un incroyable raccolage: "How are you? Which country? Have a look? please, madam', excuse me? etc..." INSUPPORTABLE! Aux voleurs Le repas de ce soir est à marquer d'une pierre blanche: devant les estomacs fragiles d'Olivier et Sophie, Christophe consent à faire une entorse à ses principes et à manger au Mac Do. Le décor est le même mais les sandwichs diffèrent quelque peu: pas de burger de vache sacrée bien évidemment mais des Mac Maharadjah épices a souhait (obligés de prendre une glace pour éteindre le feu). Ce soir c'est cinéma, et pas n'importe lequel, le célèbre Raj Mandir autrefois la plus belle salle d'Inde. Devant l'entrée, il y a deux files: une pour les femmes et unes pour les hommes. Et oui ici comme dans les gares, pour éviter de se coller entre garçons et filles, on fait file a part! Une fois le splendide rideau levé, au lieu de voir débarquer Jean Mineur sur son ticket (mediavision 01.47.20 zero-zero-zero-un), nous assistons à une séance de pubs qui nous paraissent bien éloignées de la réalité des indiens, en tous cas de ce que nous avons pu voir jusqu'alors. Puis le film commence, il s'agit de "Neat and Nikkie"(ça sonne pas très hindi ça non plus). Résumé: Neat beau gosse et bien né souhaite voir du pays avant de se marier avec la promise de ses parents. Le voila parti pour Vancouver où une jeune indienne fraîchement plaquée par un frenchy (quelle réputation !) lui fera tomber a l'eau tous ses plans drague. Gags et coïncidences s'enchaînent entre deux scènes chantées et dansées style comédie musicale jusqu'au dénouement final où l'amour surgit entre nos deux protagonistes. Pas besoin de sous-titrage pour suivre l'intrigue, hormis sa simplicité, le langage est un mélange d'hindi et d'anglais. Le sujet est surtout prétexte à un beau défilé de nymphettes en tenue sexy La premiere séance (chose paradoxale au regard du comportement pudibond à l'entrée du ciné!), les cinéphiles auraient pu y reconnaître la patte de Russ Meyer, ce réalisateur génialissime des années 70. Une fois de plus on est bien loin de la réalité et il suffit de sortir du ciné pour s'en apercevoir. Question décor: ni villas, ni belles voitures, ni top model; cote scénario: Praveem notre chauffeur refuse les filles qu'on lui destine et a bien du mal à épouser la femme qu'il aime compte tenu de son métier qualifié de trop dangereux.

Samedi 17 Décembre: Pushkar Visite de la forteresse de Jaigarth qui n'a rien de particulier par rapport aux autres (créneaux et murailles comme d'hab) si ce n'est qu'elle renferme le plus gros canon du monde (50 tonnes) qui nécessitait quatre éléphants pour le déplacer. Tout comme la forteresse, il n'a jamais servi (sauf pour son tir d'essai), le maharadjah étant pote avec le big boss Akbar. On prend la voiture pour Pushkar. Nous aurons le temps de grimper la colline qui mène au temple Savitri pour voir le soleil se coucher et finir l'Ossau Iraty rapporté par Olivier. De là-haut nous avons une vue plongeante sur la ville et les plaines arides environnantes. Le désert du Taar vient ici lécher le bourg qui s'organise autour du lac sacré dans lequel descendent les ghats. Pushkar est une petite ville paisible malgré son caractère saint (la foire aux chameaux qui s'y tenait il y a quelques semaines ne nous aurait pas permis un tel calme). C'est la seule place dédiée à Brahma, le dieu des dieux; il y aurait écrit les Védas, des textes sacrés. Comme Katmandou, ce fut autrefois un repère de hippies, les looks de certains d'jeun's et le hachisch proposé dans la rue en témoignent encore. Nous logeons à la Rajgun guesthouse très basique mais bien tenue par le maître de maison un peu maniaque sur les bords. Sophie a gagné au Yahtzee (elle a absolument voulu l'écrire, désolé !).

Dimanche 18 Décembre: La journée de la vache Sophie et Olivier sont toujours malades avec de grosses douleurs au ventre. " Les mouches ont changé d'âne " glisse Christophe. Raison de plus pour que ce soit une journée "à la cool"; le billet retour d'Olivier nous oblige en effet à planifier et malheureusement à être un peu speed. Donc, aujourd'hui c'est ballade dans la ville qui de toute façon n'offre rien de particulier a visiter et c'est tant mieux! Les maisons bordant les ruelles sont colorées comme les saris des indiennes vêtues de rouges flamboyants, de jaunes francs et de verts éclatants qui sont les couleurs du Rajasthan. Nous terminons la journée sur les ghâts ou il faut se déchausser et de ce fait ... marcher sur les merdes de pigeons qui investissent les lieux! Sophie à la cote avec deux sikhs plutôt entreprenants. Un habitant voyant ça du coin de l'œil nous mettra en garde, outre par leur comportement irrespectueux à notre égard dans ce lieu saint. Les vaches auront bien animé notre journée. Une première a pété les plombs et a chargé en beuglant dans la rue obligeant les passants a s'écarter sur son passage, c'était comique. Ensuite nous avons croisé deux spécimens dignes de figurer au musée des horreurs qui avaient une cinquième patte...sur le dos! Enfin, pendant que nous lisions assis sur les ghâts, une noiraude s'est pointée par derrière et a bouffé quelques pages du carnet où Christophe écrit ses notes avant qu'Olivier ne lui arrache de la bouche. La garce, comment on va faire maintenant pour écrire le journal?....T'as de la chance de jouir de ton impunité de vache sacrée, sinon tu finissais en steak! Une fois de plus Praveem nous propose de l'accompagner à boire du whisky. Il se met ça tous les soirs, heureusement ça ne se ressent pas sur sa conduite. A ce propos, ici comme au Népal, on achète son permis de conduire. Nous dînons sur une très belle terrasse au coin du feu où Olivier nous mettra la pâtée au "baccalauréat" (on fait c'qu'on peut pour s'occuper, y'a pas d'télé).

Lundi 19 Decembre: Ahhh...Jmer Avant d'entamer les 11 heures de voiture qui nous séparent de Jaisalmer, nous faisons une petite halte à Ajmer, voisine de Pushkar. Et quelle halte, on s'en serait voulu de rater ça. Cette ville, abrite le mausolée de Khwaja Moinuddin Chisti qui lui confère le statut de lieu de pèlerinage islamique, ainsi que la mosquée Adhai-din-ka-Jhonpra. Les musulmans achèvent de nous convaincrent de leur talent d'architecte (le Taj Mahal, l'Alhambra etc…); divinement sculptés dans la pierre, caractères et motifs arabes ciselés dans une pierre ocre, les restes de cette mosquée valaient a eux seuls le détour. Pour entrer dans Dargah, sorte de ville dans la ville où se trouve le mausolée, il faut se déchausser et se couvrir la tête. Nous déambulons sur le marbre glacé avec nos coiffes achetées pour 15 roupies au milieu des odeurs de pieds. Tout un microcosme vit ici: marchands de fleurs et d'articles religieux, pèlerins, mendiants et...un français de 49 ans converti a l'islam. Il eut la révélation lors de son premier voyage en Inde il y a 30 ans et connaît bien l'endroit puisqu'il y vit maintenant depuis un an. Il nous fait la visite du lieu et nous présente a "Haji Syed Noor Alam Chishty", haut représentant religieux qui nous invite à boire le thé. C'est en tout cas un chaud-lapin le type. Souphie par-ci, Souphie par-là; un peu plus et il lui proposait de rejoindre son harem! On reprend la route. Plus nous avançons vers Jaisalmer, plus les vaches semblent laisser la place aux chameaux occupés à tirer une charrette ou a paître sur le bord de la route. Apres Jodhpur, le désert s'impose de plus en plus, le sable vient lécher le bord de la route. La nuit tombe et comme d´habitude sur ces longues routes désertes, nous croisons des cadavres d'animaux sauvages attirés par les phares des véhicules. Viens plus près Souphie… Le trajet fut nourri aux classiques des BO de Bollywood. Les musiques de film représentent ici l'essentiel de la variété musicale. Et ce n'est pas mal du tout, varié, savant mélange de sonorités modernes et traditionnelles. Et puis, pour éviter que Praveem ne s'endorme au volant, nous avons ponctué le trajet d'une belle engueulade. Il a été très surpris et gêné de cet intermède, en Inde le rôle de la femme n'est pas des plus enviable et surtout, il est inimaginable qu'elle puisse tenir tête à son mari. Avec Sophie, il a été servi et a pu se rendre compte que les rapports hommes/femmes sont très différents ailleurs.

Mardi 20 Décembre: The "Golden city" Nous sommes arrivés de nuit et c'est seulement à la lumière du jour que nous découvrons Jaisalmer surnommée à juste titre " la ville jaune ". Alors que nous déambulons dans la rue du marché flanquée de boutiques d'artisanat, nous sommes éblouis par la beauté de la vieille ville. Les façades ocres éclatantes au soleil nous dévoilent des balcons, des portes et des fenêtres ciselées d'une extraordinaire finesse; ce sont les havelies, les demeures de riches bourgeois cherchant à rivaliser en taille et en exubérance. Les ruelles sont toujours odorantes, jonchées de poubelles, de bouses et de vaches placides, sauf que l'une d'elles mal lunée a voulu charger Christophe.

La banlieue de Jaisalmer Haveli (détail) En levant les yeux, la citadelle nous apparaît majestueuse perchée sur son promontoire. C'est un des derniers forts encore habité, on y retrouve la vie foisonnante enserrée a l'intérieur des remparts qui caractérisait celle du Moyen-âge. Nous filons aux temples Jaïns, et là encore, on reste bouche bée. Cette fois les sculptures s'étendent du sol au plafond : frises, coupoles, bas-relief représentants des danseuses, des dieux et déesses aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur n'en finissent de nous émerveiller. Le Jaïnisme, cette religion que nous avons découverte en Inde est très intéressante et ses représentants inspirent le plus grand respect aux habitants de ce pays. Suivant le principe de non-violence et du respect de tous les êtres vivants, les jains refusent les armes, sont strictement végétariens et balaient avec frénésie leur lieu de cultes pour éviter qu'on ne marche malencontreusement sur une fourmi. Les plus " extrémistes " portentun masque sur la bouche pour ne pas avaler d'insectes et ne mangent pas de tubercules (oignons, patates …) pour les mêmes raisons. Ils préfèrent aussi marcher plutôt que prendre un véhicule dont le pare-brise est couvert de cadavres d'insectes. Après la visite du palace dont la richesse réside finalement sur ses façades extérieures, nous nous rendons dans le Nord de la ville afin de voir le coucher de soleil sans Olivier qui, fiévreux, préfère aller se coucher. Comme dans la plupart des villes, c'est à sa lisière que sont regroupées les demeures des tranches les plus pauvres vivant pour certains de la fabrication de marionnettes en bois. Nous passons au milieu de petites maisons de terre parfois décorées de peinture au toit de tôle pour atteindre le haut de la colline panoramique. Les enfants nous " donnent " de nouveaux surnoms : " Roupie " et " school pen ". Deux mamans entourées de leurs bambins nous invitent à boire le chai, le fameux thé sucré infuse dans du lait. Elles sont mortes de rires de se voir en vidéo, ça fait plaisir. Pour le coucher de soleil nous nous rendons aux cénotaphes royaux, qui nous offrent une superbe vue sur la citadelle imposante sur son rocher. Nous étions tombés sous le charme de Varanasi, notre deuxième coup de foudre sera pour Jaisalmer, ce bijou planté au milieu du désert que les femmes colorent de leurs saris chatoyants, leurs bijoux faisant rayonner leur peau ambrée au soleil. Aprés une sieste de deux heures et une bonne suée, Olivier a récupéré et profitera du dîner dans un bon restaurant, le " Saffron " installé sur la terrasse d'un haveli dont le poulet tandoori est un vrai régal. Ce sera pour lui l'occasion de nous faire quelques remarques tout à fait à propos. Depuis son arrivée on a été un peu speed et le rythme plutôt soutenu. A notre corps défendant, nous voulions lui montrer un max de choses en un minimum de temps et les longues distances ne nous ont pas laissé trop de temps pour se poser. Nous avons pris également quelques mauvais travers. A côtoyer des furieux du cliches et Ulrik, cette jeune réalisatrice allemande, nous sommes devenus accro à la photo et à la vidéo. Dorénavant on essaiera de mettre nos objectifs de côté. Il est aussi étonné du peu de contacts que nous avons avec les indiens en dehors de la sphère touristique. Il a raison, mais à trois c'est beaucoup plus difficile, surtout en sautant d'un site à l'autre dans une voiture de location. Au fur et à mesure que les mois défilent, nous avons été amenés à nous poser pas mal de questions sur notre manière de voyager : la décision est prise d'aborder l'Amérique du sud différemment...en prenant notre temps.

Mercredi 21 Décembre: Le chien aboie… Rendez-vous 7h30 pour la virée dans le désert du Thar. Olivier a encore 38, 4 de température mais vaillant comme un Rajput, il nous suivra dans cette trépidante aventure chamelière… Nous montons dans la jeep avec un couple d'anglais et un belge flamand pour qui le français est une langue totalement étrangère même en vivant à 30 kms de Bruxelles. On fait des pâtés ? Nuit a la " pèle " étoile Nos dromadaires sont chargés de jerricanes d'eau, de nourriture et de couvertures car ce soir nous dormons à la belle étoile et le désert n'est pas réputé pour ses nuits chaudes. Nous sommes gênés de voir les chameliers et cuistots marcher à côté de nos montures, cela fait un peu touristes-rois que l'on promène. On fait une halte à l'ombre d'un arbre pour le déjeuner. Les cuistots nous ont préparé un thali un peu épicé mais très bon. La deuxième partie du voyage met à mal nos adducteurs; il faut changer de position régulièrement en croisant les jambes devant la selle et c'est pas évident à tenir. En tout cas, on est tous d'accord pour dire qu´il y a un peu de laisser aller au niveau de l´hygiène bucco-dentaire de nos montures. Les fosses sceptiques de Calcutta par une journée de grosse chaleur dégagent une odeur de brise marine en comparaison de ce qui peut sortir de la bouche d'un chameau. Sophie en fera une expérience toute personnelle en recevant un délicieux filet de bave au visage… Le désert du Thar n'est pas si monotone, des terres arides alternent avec des bandes de sables et des arbustes éparses jusqu'aux dunes ou nous bivouaquerons cette nuit. Un malin est là à nous attendre avec bières et boissons fraîches ! Apres le coucher de soleil, le froid ne tarde pas à se faire sentir. Olivier qui s'était senti mieux dans la journée repasse dans la zone rouge. Il faut d'ailleurs souligner un bel effort vestimentaire de sa part : chaussures bateaux, chaussettes remontant sur les bas de pantalon, Tshirt moulant de plongée Beuchat et veste tenue sur la tête par un bob surmonte d'une lampe frontale. On n'avait pas vu autant d'originalité chez un jeune couturier depuis bien longtemps… Nous assistons à la préparation du thali et des chapatis avant de prendre notre repas autour d'un feu. Nous dormons sur de fins matelas tout habillés dans nos duvets avec trois couvertures en plus. Le thème de la veillée sera " observation des étoiles ", même s'il n'est pas aussi étoilé que dans les steppes mongoles, le ciel nous offrira quelques étoiles filantes.

Jeudi 22 Décembre: … et la caravane passe Après quelques toasts grillés au feu de bois, un œuf dur et un chai, nous entamons le chemin du retour, cette fois juste tous les trois puisque les autres passent une deuxième nuit dans le désert. Nous croisons gazelles et rapaces sur la route qu'Olivier terminera à pieds, pour cause de " trop mal au cul ". Sur la route nous nous arrêtons a Khuldara, ville fantôme en plein désert. Les 700 maisons en ruines et la taille de cette ville-étape sur la route de la soie témoignent de sa prospérité d'antan. Du haut du temple en son centre, on imagine l'agitation qui devait y régner à l'arrivée des caravanes mais, refusant d'être rackettés par le maharadja, les habitants quittèrent la ville en une nuit. Pour rester dans l'ambiance " caravane ", de retour à Jaisalmer, nous visitons un ancien caravansérail transformé en hôtel de luxe (c'est devenu une véritable obsession chez Christophe qui entame le troisième volet de la trilogie " La longue marche ", Sophie a jugé que le premier lui suffisait!). La vue de la terrasse valait le déplacement, on aurait pu y rester des heures à contempler d'en haut la vie grouillante de la ville sur fond de citadelle. Ce soir, après une nuit pas très confort et deux thalis de suite, on se fait plaisir en dînant dans le resto le plus réputé de Jaisalmer " le trio ". Mouais... A dada

Vendredi 23 décembre: Bon anniversaire Praveem Départ pour Jodhpur au petit matin, il fait encore nuit. Sur la route, des chiens peu chanceux et même un dromadaire sont raides sur la chaussée. Nous entrons en pays vishnois, habitants connus pour être sans doute les plus fervents écolo et plus grands adeptes de la non-violence qui soient. Sur ordre du maharadja, 363 de ces personnes furent tuées enlacées à des arbres pour empêcher qu'ils ne finissent en meuble. Cela explique probablement ces carrières que nous apercevons sur la route dont seuls les arbres au sommet d'un monticule ont été épargnés par les bulldozers. Jodhpur est appelée " la ville bleue " ; appartenant à l'origine à des brahmanes, nombre de ses maisons sont teintées de bleu, la couleur de Krishna (il paraît qu'en plus ça éloigne les moustiques!). Nous franchissons l'enceinte de la vieille ville blottie autour de la forteresse Rajput, l'emblème de la ville. C'est à la célèbre " omlet shop " que nous prenons un casse-croûte avant de monter à l'assaut de la forteresse de Mehrangarh. Pour une fois, nous avons chacun un audio guide et déambulons avec nos écouteurs sur les oreilles et notre baladeur autour du cou. Toute de grès rouge, renfermant plusieurs palais, temples et cours, elle est sans doute l'une des plus belles et des plus imposantes d'Inde. L'après-midi, Olivier et Sophie partent à la recherche de tables basses, la ville étant réputée pour le travail du bois. Ils découvriront du coup les fournisseurs de Pier Import et autres " meubles du monde " basés sur Palace road. Pour rester dans le domaine du shopping, nous sommes le 23 décembre et nous ne réalisons pas que Noël est dans 24 heures. Seuls les mails nous rappellent cette frénésie consommatrice qui tous les ans rythment la fin d'année en Europe. Ici, pas de prospectus vantant les mérites des dernières merveilles technologiques, pas de boutiques noyées sous les guirlandes et les spots, et encore moins de Père Noël. Même si cela nous évite le casse-tête pour le cadeau de dernière minute, Noël reste une période ou l'absence des proches se fait le plus sentir. Heureusement, Olive est la! C'est une maison bleue… Happy birthday Praveem ! C'est aujourd'hui l'anniversaire de Praveem, on voulait l'inviter mais ce soir c'est lui qui régale. S'il avait su ce qui l'attendait... La soirée avait pourtant bien commencé, apéro, confidences (ne le répétez pas mais il est encore vierge, l'Inde n'est pas le pays du libertinage), cadeaux (2 cassettes de musiques bollywoodiennes)... jusqu'au moment ou le ton est monté entre lui et Christophe. Depuis le début, il essaie de nous driver aussi bien au niveau du choix de notre itinéraire que des hôtels et restos dans lesquels il perçoit une commission si nous restons. Christophe lui sortira donc ses quatre vérités sur un ton un peu ferme d'autant plus que Praveem lui a fait comprendre qu'il attendait de nous un gros pourboire. Sympa l'ambiance de fin de voyage...

Samedi 24 Décembre : Joyeux Noël ! L'ambiance est un peu tendue dans la voiture qui nous mène à Ranakpur. Le paysage étonnamment plat depuis notre départ de Delhi commencent à prendre un peu de relief, nous arrivons dans les monts Arawelli en pays Mewar. Nous nous posons dans un hôtel assez correct où le jardin est agrémenté d'un bassin que se partagent deux canards caractériels. De toute façon on n'a pas trop le choix, Ranakpur n'est même pas un village, c'est un site célèbre pour ses temples jains. Mais quel site ! Le temple de Jaisalmer nous avait déjà ébloui, celui-la nous laisse bouche bée. C'est le plus grand et le plus beau d'Inde dans sa catégorie. Il rivalise avec encore plus de sculptures du sol à la coupole et sur ses 1444 colonnes. La blancheur de la pierre reflète les rayons du soleil à l'intérieur, c'est éblouissant. Nous finissons la journée au sunset point en haut des collines qui dominent un joli lac où il y aurait des crocodiles paraît-il. Pas vu ! Ce soir c'est Noël. Praveem, un pote chauffeur et de son client autrichien déjà allumés au whisky insistent pour qu'on se joigne à eux autour du feu. Praveem qui n'a pas l'alcool mauvais s'excuse pour hier et fait la paix avec Christophe. Son collègue par contre à tendance à devenir agressif et nous coupe un peu trop la parole. Il ne supporte pas le fait que nous n'avalions pas nos rasades de whisky en moins de deux minutes et devient un peu trop machiste avec Sophie. Du coup nous finissons la soirée dans notre chambrée où un lit d'appoint a été installé par terre pour Olivier. Au menu : foie gras sur butter nan, saucisse sèche Justin Bridou, magrets de canards fourres au foie gras, Jurancon Lacabe 1996 et si on a encore de la place Nutella ! Bonne ripaille, tongues en cuir de chameau, chemise et chapeau à la Indiana Jones trop grands, faux tétons en silicone qui se sont avèrés être des tétines, produits miracles du coin, bref le Papa Noël nous a gâtés ! Temple jaïn

Dimanche 25 Décembre : Au revoir Olivier Olivier est bien content de nous avoir rendu visite mais ne cache pas sa joie de rentrer et de laisser derrière lui tourista, fièvre, transports et douches froides. Dernière épreuve : 12 heures de voiture pour aller a Delhi, 4h d'attente, 10 heures de vol puis une fois en France enchaîner avec une heure de transport et une journée de 8 heures de boulot ! Et le soir venu, faut assurer avec Alexandra. Oups ! On n'a rien dit… De notre côté, fini le luxe de la voiture privée; pour se rendre à Kumbhalgarh, c'est stop, bus et jeep. Une fois de plus, Sophie a cru mourir à l'avant du bus. Le chauffeur roulait un peu vite à son goût sur ces routes de montagnes dont les murets ont disparu dans les virages suite à de malencontreux dérapages fatals. Mais, une fois de plus, nous arriverons à bon port. Les paysages toujours arides prennent plus de relief au fur et à mesure que nous nous enfonçons dans les monts Arawelli. Les travaux des champs, les saluts des paysans et la beauté des paysages traversés nous ont donné envie de nous arrêter sur la route. Le discours d´Olivier raisonnant encore dans nos têtes, nous décidons demain de prendre la tente et de nous perdre dans cette région au gré du vent… D'ailleurs, à bien réfléchir, nos souvenirs les plus marquants sont cette excursion au lac Inle et surtout la semaine passée auprès d'une famille mongole. Kelwara, où nous logeons, est la ville la plus proche de la forteresse de Kumbhalgarh dont la belle muraille de 37 km serait la deuxième après celle de Chine (50000km) !! Le Rajasthan est décidément un paradis pour les amateurs de châteaux et forteresses. Contrairement au sud de l'Inde, le nord fut constamment soumis aux invasions, musulmanes notamment. La géographie du pays et la vallée du Gange forment en effet un axe ouest/est propice aux mouvements des armées. CQFD. Sophie s'est aujourd'hui senti une âme de denfenseuse des animaux en volant au secours de quatre chiots victimes des caprices de gamins, puis en mettant en fuite des ados qui s'amusaient à effrayer les singes en leur balançant des pierres. Ils ont pris la poudre d'escampette lorsqu'ils l'ont vu s'élancer des pierres à la main pour leur infliger le même sort ! Ahhh chiche

Lundi 26 Décembre : promenade dans la campagne indienne Comme prévu, nous laissons une partie des affaires et préparons le nécessaire pour découvrir a pied la campagne indienne notre tente sur le dos. Cela fait longtemps qu'elle n'a pas servi et nous espérons faire du camping sauvage ou chez l'habitant. Le patron de l'hôtel, surpris par notre démarche nous donne le nom de villages pittoresques : Varthada, Kaltana et Baldra. Pendant que nous attendons le bus qui nous ramènera sur nos pas, nous observons les villageois. Les femmes enveloppées dans des saris aux couleurs vives arborent un anneau perlé à la narine qui leur cache presque la lèvre supérieure ; quant aux hommes, les babouches pointues et recourbées aux pieds, le pantalon court et bouffant entre les jambes, parfois des boucles d'oreilles en forme de fleur et les énormes turbans rouges qu'ils ont sur la tête donnent à cette petite ville des allures de Milles et une nuits, il ne manque plus que les tapis volants ! Nous marchons le long de la route. Les femmes toujours coquettes avec leurs breloques éclatantes aux oreilles, autour des bras et des chevilles, transportent sur leur tête de gros fagots de branches pour faire du feu ou de l'eau tirée a la pompe dans des pots dorés. Aux champs comme à la ville, il semble que le travail de force soit réservé aux femmes alors que les hommes ont des activités habituellement destinées aux femmes dans nos pays, comme la cuisine ou la couture, question de culture. Malgré l'aridité de la région, la terre est cultivée notamment avec la canne à sucre grâce a un système d'irrigation rudimentaire, des norias. Des bœufs aux énormes cornes peintes de toutes les couleurs tournent en rond pour actionner un moulin bricolé avec de vieux pots en fer qui remontent l'eau du puits distribuée ensuite par des canaux. Nous nous arrêtons près d'un chantier ou hommes, femmes, enfants et vieillards travaillent à la construction d'un réservoir d'eau. Ils s'arrêtent de travailler pour nous observer d'un peu plus près. On est un peu gêné devant ces spectateurs qui nous dévisagent sans mot dire. Mais la vidéo et les photos font à nouveau leur effet et provoquent rires et curiosité. Tout d'un coup, ils déguerpissent et dévalent la pente à toute berzingue. Loin d'être de notre faute, ils ont en fait aperçu le contremaître qui est arrivé au mauvais moment. Noria Alors que nous contemplions un couple de pic-vert, deux femmes de la soixantaine viennent nous faire l'aumône. L'une d'elles se met a enchaîner roulades et poirier sur la tête pour quelques roupies. Choqués par ce spectacle pitoyable (dans le sens propre du terme), nous leur donnons brosses a dents, dentifrices et savonnettes que nous destinions aux paysans. L'autre s'est baissée pour nous baiser les pieds (signe de profond respect chez les hindous mais attitude humiliante pour nous), ce qui nous mit très mal a l'aise. Bizarrement, voir ces personnes plus âgées que nos mères se donner en spectacle nous bouleverse plus encore que les infirmes que nous avons déjà eu l'occasion de voir à plusieurs reprises. Un peu plus loin, nous croisons trois jeunes filles dont l'une est très jolie. Nous nous apercevons que la main de l'une d'elles présente tous les symptômes de la lèpre. La bonne humeur de la ballade en prend un coup. C'est ce moment-là que nous " choisissons " pour nous égarer, incapables de retrouver le chemin qui menait au village prévu pour passer la nuit. Des paysans nous déconseillent de nous y rendre à cause des bêtes sauvages (ours, léopards, loups et… gazelles) et nous offrent l'hospitalité dans l'école du village désertée pour les vacances. La salle de classe est vide car les élèves étudient sur des nattes à même le sol. Nous installons notre lit de fortune devant une foule de curieux, surtout des jeunes pendant qu'on nous apporte du bois et des couvertures. Des jeunes nous font visiter le coin et goûter à la canne a sucre. Sur le chemin du retour, nous sommes invites à boire le thé dans la maison de l'instituteur, fils d'institutrice et marie à une instit aussi. Comme des VIP, nous sommes ensuite présentés au médecin (le gratin du village quoi) chez qui nous dégustons un délicieux lait chaud. Tout le monde est aux petits soins ; lorsque nous revenons a l'école, le feu est déjà allumé dans la cour et cela fait un bon moment qu'ils essaient de mettre au point un montage électrique pour nous éclairer. Nous mangeons le riz pulao commandé ce matin à l'hôtel, réchauffé sur le feu en compagnie de l'instit qui a du mal à nous abandonner et nous donne rendez-vous pour le lendemain matin. Chez l'instit

Mardi 27 Décembre: Koltra et tais-toi! Namaste ! Cherchez l'intrus A notre réveil, un comité d'accueil nous attend autour du feu pour le petit déjeuner. Contrairement aux autres pays traversés, les indiens, mêmes pas bien épais, refusent presque systématiquement la nourriture qu'on leur propose. Sans doute une question de culture ou d'éducation (les enfants attendent l'approbation de l'adulte avant d'accepter). L'instit ainsi que les deux jeunes de la veille décident de nous accompagner au village voisin de Koltra. Adorable hameau dont l'unique ruelle se faufile entre les maisons de terre. Les habitants, surpris de recevoir des visiteurs nous sourient tandis que les enfants crasseux au cheveu hirsute nous suivent partout pieds nus en nous lançant des "tatas" à tout bout de champs. Brebis et chevreaux, chats et buffles complètent le tableau pittoresque de ce village perdu. Ici aussi, telles des musulmanes avec leur tchador, les femmes se cachent le visage devant les hommes, leur père ou mari leur interdisant de le montrer. Nous prenons le thé dans la maison du guérisseur, spécialiste des plantes médicinales avant de reprendre la route toujours escortés. La route est caillouteuse mais offre un superbe panorama sur le vallée et la forteresse de Kumbhalgarh. Du haut des crêtes, nous apercevons en surplomb d'autres minuscules villages autour desquels des champs verdoyants contrastent avec ce paysage sec aux tons chauds. Cela fait un moment maintenant que nous marchons et nos ôtes décident de faire demi-tour après être grimpés au temple de Shiva isolé dans une grotte. Sophie préfère attendre au pied de la montée. Christophe reviendra baptisé avec une cordelette rouge et jaune autour du poignet, une tikka sur le front et une boisson miracle dans le gosier. De retour à Kelwara, nous récupérons nos affaires et montons dans le bus direction Udaipur. Nous voyageons à l'avant dans la vaste cabine du conducteur où cinq places assises sont disponibles quand le car est plein. Les paysages sont superbes et nous voyons plusieurs dromadaires; alors que nous sommes habitués à les voir affublés de manière ridicule pour promener les touristes, ils servent ici de bête de somme pour les travaux des champs. Nous arrivons de nuit a Udaipur et montons dans le rickshaw le plus lent de la ville, même les vélos réussissent a nous doubler. Nous allons nous poser quelques jours à la Lake View paying guesthhouse.

Mercredi 28 Décembre: "My name is Bond…James Bond." Pour une fois nous avons une belle chambre avec eau chaude et la terrasse de l'hôtel est la plus haute de la ville. De là-haut, nous avons une vue plongeante sur les temples vishnouistes, sur le lac et les palaces plantés au milieu de l'eau. Seul le city palace nous domine du sommet de sa colline. Depuis quelques années, la mousson est insuffisante et le lac régulièrement assèché. Par chance la dernière a été bonne et nous offre ce qui fait la beauté de cette ville. Visite du Jagdish temple dédié à Vishnou sans grand intérêt puis visite de la ville. Ici aussi il y a des animaux partout, des écureuils sur les terrasses qui viennent grignoter sur votre table, des ânes minuscules pas plus haut qu'un Labrador, des vaches tranquilles (sauf celle qui a mis un coup de cornes au cul de Sophie), des chiens parfois dans un sale état à qui il manque une oreille ou une patte, des chiennes aux mamelles touchants le sol, des chiots déjà galleux et des chats, plus rares, la queue ou une patte coupée et à juste titre impossibles a approcher. Nous arpentons les rues de la vieille ville bordées de nombreuses boutiques d'artisanat en tous genres et de miniatures en particuliers. Une boutique attire notre attention… on ressort une heure plus tard des peintures plein les bras. Ils font un travail exceptionnel, en deux temps trois mouvements, ils nous ont peint un portrait et un éléphant sur les ongles! Leurs peintures sont d'une finesse incroyable. Nous terminons dans un institut de massages dits "ayurvédiques". Sophie sera autant satisfaite que Christophe déçu, il n'est pas tombé sur le bon. Ce soir c'est "plateau-télé". Une des originalités d'Udaipur est de diffuser tous les soirs dans les guest "Octopussy", un James Bond qui fut tourné en partie dans cette ville. C'est plein de clichés mais on apprécie vraiment même sans les sous-titrages!

Jeudi 29 décembre: Circus Le city Palace est le plus grand palais du Rajasthan. C'est un entrelacs de couloirs et d'escaliers, de patios et de jardins. En tous cas, il y a de la recherche au niveau de la deco intérieure et pas toujours du meilleur goût d'ailleurs. Chaque Maharana (dénomination du maharadjah d'Udaipur) y a rajouté sa "personal touch", multicolor, multi facette et souvent kitsch a souhait. Régine a dû s'inspirer du lieu pour sa discothèque (à moins que ce ne soit le contraire)! Ce soir, nous assistons a un spectacle traditionnel au Bagore Ki Haveli Museum dont les murs n'arrivent pas à la cheville du plus dépouillé de Jaisalmer, mais avec l'éclairage du soir ça fait son effet. S'enchaînent des danseuses avec toutes sortes d'objets (l'une empilera des pots mesurant au total l'équivalent de sa taille) et marionnettes sur fond de musique jouée par un orchestre. Cela ressemblait finalement davantage à des numéros de cirque mais c'était chouette.

Vendredi 30 décembre: fashion victimes? Nous avons commandé des cadres pour les peintures, acheté deux tables basses en bois, il ne nous reste plus qu'à faire empaqueter tout ça pour l'envoyer en France par cargo (en espérant qu'il arrive). Ce soir nous faisons le passage obligé en bateau sur le lac de Pichola. Le city palace et le Lake palace (hôtel ultra chic d'où est tiré un feu d'artifice tous les soirs) se reflètent dans les eaux du lac. Le spectacle des lavandières et des femmes se lavant sur les ghâts est aussi très beau dans le coucher de soleil. Nous nous arrêtons un moment à Jag mandir, autre palais flottant. Ici, le spectacle n'est plus le magnifique panorama que nous avons sur le lac mais quelques spécimens qui nous entourent: italien aux cheveux longs vêtu d'un short tweed marron, chemisette rayée bleue et blanche et chaussures bateau vertes! Mais la première place revient a ce quinquagénaire au pantalon à pinces et a rayures tombant sur des mocassins léopards. Nous sommes un peu mauvaise langue mais on n'a pas pu s'empêcher! Désolé. Nous reprenons la route ce soir. Le trajet s'annonce long et fatigant: Bus de nuit en couchette a 22h30, arrivée 4h à Ahmenabad puis transfert de 10 km en autorickshaw a l'aéroport, enfin décollage a 7h30 pour arriver a 8h30 a Bombay.

Ces drôles de machines !

Samedi 31 Décembre: Nouvel an à Colaba A la sortie de l'avion, on enchaîne direct avec la recherche d'une agence de voyage succeptible de nous trouver un hôtel aux Maldives pour dans 10 jours! Bombay désormais Mumbai, premières impressions: où sont passées les vaches? Et les saris multicolores? Et les rickshaws décorés de guirlandes de Noël? Les derniers sont interdits en centre-ville, les seconds sont remplacés par des vêtements occidentaux et les premières restent un mystère. Tout simplement, Bombay est une ville beaucoup plus moderne et riche que celles traversées dans le Nord, Delhi comprise. La circulation est plus ou moins régulée; il y a des feux tricolores (mais toujours pas de passages piétons) et des centaines de taxis noirs et jaunes. Il y a moins de bruit et des trottoirs nous mettent a l'abri des chauffards sans stresser à chaque véhicule qui approche de peur qu'il nous klaxonne dans les oreilles ou nous frôle de près. Mieux, des airs de " lambada " ou de " happy birthday " se font entendre lorsqu'une voiture munie de ce gadget musical recule. Original, non ? C'est ici aussi que la richesse côtoie la pauvreté, les mendiants dorment à même le sol sous les arches des boutiques de luxe ou dans des bidonvilles au pied des demeures bourgeoises. Des femmes musulmanes voilées croisent des couples indiens qui (oh surprise) se tiennent la main. Les indiens de la classe moyenne ou bourgeoise se parlent en anglais entre eux tandis que de nombreux enfants mendient dans les rues. Autre caractéristique de Bombay, les logements sont très mauvais. Non seulement les hôtels sont beaucoup plus chers qu'ailleurs (environ fois 3), mais ils sont médiocres et souvent complets. On ne fait donc pas la fine bouche lorsqu'on arrive au Carlton (rien a voir avec son homonyme 5*) dans une "cellule" avec barreaux aux fenêtres sans WC ni lavabo; pour la toilette, ce sera des baquets d'eau chaude! Comme on a perdu les coordonnées du producteur rencontré a Orccha qui devait nous prendre sous son aile pour la soirée de ce soir et la visite des studios (fuck!), on improvise une soirée dans un resto-bar-disco branchouille, le Leopold. Les routards se retrouvent au milieu de la jeunesse dorée du coin et c'est entre un écossais moine bouddhiste et des jeunes arabes de Dubai venus s'encanailler que nous passons notre réveillon. Il n'y a pas autant de ferveur autour de cette fête qu'en Occident, ni compte à rebours avant les douze coups de minuit; on s'embrasse au milieu d'un bon vieux tube années 80, " Holyday-eh… " . Les rues sont remplies de badauds et une foule s'est rassemblée devant le Taj Mahal, le plus prestigieux hôtel d'Inde. C'est en voulant se mêler à la population qu'on s'est aperçu que la majorité était masculine. Sophie fut en proie à de multiples mains baladeuses qui venaient de tous côtés parfois simultanément profitant de la bousculade jusqu'au moment où, excédée, elle a giflé le premier venu (malheureusement pour lui, il était innocent). Le suivant, par contre, a eu son compte réglé par Christophe qui tel un chevalier servant s'est lancé à sa poursuite au milieu de la foule.

Dimanche 1er Janvier: RAS Internet, voeux, recherches d'hôtel aux Maldives et d'une nouvelle chambre à Bombay.

Lundi 2 janvier: Bon, beh, … Bombay ? C'est d´la bombe he Nous changeons d'hôtel encore plus pourri que le précédent mais cette fois le prix divisé par deux est justifié (aucune fenêtre, odeur d'humidité, draps degueu, patron mal aimable, une vraie caricature). Une chose est sûre, on n'y restera pas plus d'une nuit (va-t-on réussir a se poser a Bombay?) On découvre le quartier de Colaba ou nous résidons, quartier très animé avec resto, hôtels et commerces puis le Bombay néo-gothique hérité des anglais qui côtoie des façades style art-deco. Nous dînons au Bagdadi, p´tit bouboui conseillé par le Routard ou nous mangeons des nan enoooormes dans les deux sens du terme : aussi grands que la pizza giant du pizzaiolo de quartier avec des saveurs de gaufres bretonnes.

Mardi 3 Janvier: Contrastes Rechangement d'hôtel pour l'Apollo Guesthouse dont le patron mielleux nous a fait courir pendant deux jours mais qui dispose de chambres plus agréables bien que minuscules et d'une douche chaude commune. C'est le meilleur rapport qualité-prix que nous ayons trouvé ici. Aujourd'hui c'est plage, C'est la première fois qu'on foule le sable depuis notre départ, on a laissé le froid au nord, il y a comme un parfum de vacances dans l'air… mais vu la couleur de l'eau on oublie les maillots de bain. La large baie qui valut d'ailleurs son nom a la ville (bom bay= bonne baie en portugais), est bordée de tours modernes qui de loin lui donnent un petit air de Rio (sans les strings et la baignade). Les toilettes publiques de la plage y sont investies par des indiennes a moitie nues venues y faire leur toilette et leur lessive ; Sophie devra les enjamber pour y accéder. On poursuit en se rendant au bout de la pointe de Malabar Hill a Banganga tank, vaste réservoir d'eau entouré de ghâts situé dans un quartier très pauvre. A quelques mètres de là, des bidonvilles bordent la côte près de ce qui devait être autrefois une belle petite crique. Désormais c'est une décharge infecte balayée par une mer tout aussi sale où les enfants jouent pieds nus au milieu des immondices et des chats cherchant des restes à se mettre sous la dent. En soirée, nous allons au cinéma Inox voir King Kong. Les effets spéciaux à la :Jurassic park sont hallucinants mais le remake de Peter Jackson manque d'émotion par rapport a la fabuleuse version de Merian C Cooper. Au final : décevant au niveau du scénario mais très divertissant. Le plus étonnant fut de voir toute la salle se lever lorsque le drapeau indien apparut à l'écran sur fond d'hymne national avant la séance. Autre caractéristique déjà remarquée à Jaipur: les indiens partent avant la fin du film au moment de l'épilogue alors que le générique de fin n'a même pas commencé. Bidon-plage

Mercredi 4 janvier : Bonnie and Clyde Ca nous démange depuis notre arrivée a Bombay mais aujourd'hui c'est décidé, on passe à l'acte. Avec nos têtes d'européens, ça doit pouvoir se faire sans trop de difficultés, il suffit de jouer les habitués. Première étape : passer la porte d'entrée et déambuler dans la galerie commerciale, ce qui n'est pas un problème puisque tout le monde y a accès ; le plus dur va être de descendre au Spa pour se changer. Sophie laisse le soin à Christophe de se jeter dans la gueule du loup. Que neni, il ressort en short de bain. Deuxième étape : accéder a la piscine. Le groom de surveillance avec qui Christophe a sympathisé au spa nous demande d'inscrire le numéro de notre chambre, de signer puis nous installe deux chaises longues au soleil. Maintenant c'est quitte ou double ; s'il vérifie sur l'ordinateur, il va découvrir qu'il n'y a aucun Lapefet en 318 et on est grillés ; dans le cas contraire on passe la matinée au bord de la piscine du plus prestigieux hôtel d'Inde, le Taj Mahal. Edifie par la famille Tata, brillante dynastie qui détient aujourd'hui plusieurs entreprises en Inde (de l'insecticide au secteur automobile en passant par le robot ménager), ce luxueux hôtel style victorien en bordure de mer a reçu plusieurs célébrités de ce monde dont notre " cher " président Chichi au frais du contribuable évidemment. Finalement c'est passé comme une lettre a la poste et Christophe finira la matinée dans le jacuzzi du spa. Luxure quand tu nous tiens... Pour rester dans " la haute ", on change d'épicerie pour dîner au Bollywood. Ouais, bof, aucune star mais une addition qui rejoint les étoiles ! Le Taj Mahal hôtel

Jeudi 5 Janvier: Bollywood movie En venant à Bombay, première ville productrice de films au monde devant Hollywood, on espérait bien visiter les studios ou faire de la figuration dans un film pour le fun. Même pas la peine de chercher, on est réveillés à 7h du mat par un chasseur de tête de Bollywood. Nous voila partis sur les chapeaux de roue sans avoir eu le temps de déjeuner, d'abord taxi puis train de banlieue puis tuk-tuk pour se rendre dans le nord de la ville. Il ne s'agit pas d'un tournage mais d'une séance photo pour la promo d'un sitcom genre "Helène et les garçons". Le décor: terrasse de café a l'américaine en bord de mer; nos rôles: Christophe habille en d'jeuns bermuda/tee shirt moulant déguste un beignet attablé pendant que Sophie en serveuse lui sert un verre d'eau; les protagonistes: un jeune couple en premier Taxiplan. Puis, une australienne embauchée comme nous à la dernière minute arrive et remplace Sophie qui à son tour se retrouve devant un beignet. Cela n'a duré que deux heures pour 10 euros chacun, (ça représente une somme ici) mais l'expérience est très sympa, et ils ont promis de nous envoyer les photos par mail (on espère). En tant qu'Européens, nous avons eu un certain succès puisque Christophe s'est vu proposer de faire des photos de mode et Sophie de donner la réplique le surlendemain. Le français Pascal of Bollywood, célèbre ici pour ses chansons hindi teintées d'accent gaulois a dû débuter comme ça ! Cela fait un moment qu'on n'a pas fait de sport, on commence a prendre du gras et surtout on n'a pas la patate. Un petite séance à la salle de sport locale ne nous fera pas de mal. Sophie est la seule fille et bizarrement cela ne pose aucun problème qu'elle soit en short, alors que Christophe devra revenir en pantalon la fois prochaine!

Vendredi 6 Janvier: tablars et ghanta Encore une journée dans Colaba et plus spécialement dans un Internet café. Le soir on se prévoit une petite sortie spectacle au théâtre. Au programme: concert de percussions indiennes. En regardant de près le magazine, on s'aperçoit qu'il commence une demi-heure plus tôt qu'on ne pensait, c'était vraiment pas le moment de perdre notre temps avec notre cadenas dont le code a changé à cause d'une erreur de manipulation. Nous avons pris l'habitude d'utiliser un verrou à code c'est plus pratique que d'avoir une clé pour deux. Le problème là, c'est qu'il n'ouvre plus et un code a quatre chiffres ça fait 10000 combinaisons possibles... autant chercher une aiguille dans une botte de foin. Tant pis pour le verrou, faut couper et à défaut de pince coupante, Christophe aidé de notre tenancier jouera les évadés avec une …lime! Nous arrivons a temps au concert pour voir les grilles du guichet fermées, "sold out". Plus une place. Comme d'autres touristes arrivés bien avant nous et le bec dans l'eau, nous tentons notre chance auprès des spectateurs susceptibles d'avoir des places à revendre. Bingo, en cinq minutes nous voila nos billets en main, plutôt chanceux sur ce coup-ci. A l'affiche Zakir Hussain, virtuose des tablas accompagné d'un maestro du violon et de son frère. Nous ne sommes pas assez connaisseurs ou amateurs pour pouvoir apprécier cette démonstration de performances techniques à sa juste valeur, nous préférons sans conteste les rythmes africains. Heureusement la deuxième partie avec l'entrée en scène de T.H "Vikku" Vinayakran 75 ans et son "ghanta", un gros pot en argile, va donner une autre dimension au concert. Ca bouge, ça vibre et ça tape des mains dans la salle.

Samedi 7 Janvier: la vie à la bombayienne Le Crawford market est le plus célèbre marche de Bombay, marché couvert entouré d'un dédale de ruelles commerçantes. Ici, on trouve de tout de la visse minuscule pour réparer notre disque dur portable au matériel d'aquarelle pour Sophie en passant par les primeurs, l'épicerie et les animaux vivants. Les rues sont bondées et l'animation débordante avec ses boutiques, ses gargotes et ses commerçants. La chaussée est parsemée de cageots et de charrettes. Ca circule dans tous les sens, les porteurs déchargent des caisses ou transportent des paniers sur la tête qui semblent glisser dans les airs. Comme au temps jadis ou les Halles de Paris n'avaient pas fait place au Forum, ce marché couvert aux airs de pavillons Baltard est divisé en sections : fruits et légumes (des fraises au mois de Janvier, si ça c'est pas du luxe !?), épiceries et confiseries, produits d'hygiène, viande et même des animaux vivants (oiseaux, chiens, lapins, souris, etc…). C'est une explosion d'odeurs des plus délicates aux plus insupportables : le parfum des fruits fait place a d'écœurantes effluves provenant du quartier des bouchers. Nous arrivons après la bataille pour découvrir des restes de carcasses entassées que se partagent rats, chiens errants et corbeaux, sans déranger le moins du monde les indiens qui dorment au milieu des déchets sanguinolents. Nous passons la soirée à Chowpatti beach, cette plage peu animée le jour devient fête foraine le soir. Les terrasses des buvettes et resto sont pleines. Familles, enfants, jeunes, vendeurs de ballons, tout le monde s'y retrouve pour manger un morceau, se faire dire l'avenir par une drôle de machine clignotante, se faire masser ou faire un tour de manège. Pas de risque que les manèges se bloquent, ils sont totalement manuels. C'est impressionnant de voir ces jeunes grimper en haut de la roue et l'actionner avec la force des jambes, redescendre en s'accrochant à une nacelle puis remonter a nouveau. Sophie tombera sous le charme d'un jeune sikh de 21 ans qui projette de finir DJ. Christophe: "33 ans bientôt et elle continue de craquer pour ces stars des dance floor!!! " Nous décidons de nous faire masser sous les étoiles allongés sur le sable. Tout aurait été parfait si nous n'étions pas tombes sur des amateurs dont l'un a surtout joué des mains baladeuses a l'égard de Sophie. Du coup, on écourte le "massage/pelotage" a trente minutes c'est bien assez comme ça! En repartant, nous sommes sollicités par des mendiants notamment des femmes leurs bébés sous le bras. C'est une constante ici plus qu'ailleurs et c'est insupportable. Les enfants surtout n'hésitent pas à nous attraper par le bras et à être insistants. Il est très difficile de savoir comment gérer ça. On évite de donner de l'argent mais plutôt des produits de consommation courante ou de la nourriture. Nous resterons très marqués par l'image de cette gamine de huit ans faisant l'aumône près d'une gargote, dont le regard s'est illuminé lorsque nous lui avons donne un kebab. Elle l'a englouti par terre aux pieds d'enfants issus d'un milieu privilégie bien habillés, cheveux gominés et assis. Les parents de ces derniers lui ont aussi donne une assiette mais le contraste reste frappant.

Dimanche 8 Janvier: sur les traces d'Harry Potter Nos ballades en ville nous ont confirmé ce que nous avions déjà remarqué en traversant le pays. D'immenses esplanades pelousées y sont dédiées au sport national: le criquet. C'est dimanche et il y a foule. Nous assistons à des parties endiablées ou des pro tout de blanc vêtus se partagent le stade avec la "populasse" et les supporters. Les parties pouvant durer plusieurs jours, nous n'attendrons pas de connaître le gagnant. Bombay est probablement une des villes d'Inde ou l'empreinte anglaise est la plus marquée. Outre ce sport et ces joueurs à l'allure très british, nous longeons d'impressionnants édifices gothiques, cour de justice et université dans le plus pur style anglais, gris et lugubre dont seuls les palmiers ensoleillés nous rappellent que nous sommes en Inde et non pas au pays magique d'Harry Potter. Et tant que nous abordons le sujet de l'influence anglaise, nous avons été très surpris au cours de nos rencontres avec les indiens d'avoir souvent la réflexion suivante : " Vous aussi en France, vous parlez anglais entre vous ? " et même une fois : " Quand est ce que vous avez obtenu votre indépendance ? (Vis-à-vis de l'Angleterre) ". Il était une fois Jeanne d'Arc… Criquet

Lundi 9 Janvier : Ce n'est qu'un au revoir Bon ben ça y est, on fait les sacs a dos et on quitte sans regrets le patron de l'hôtel. Il nous reste la journée avant d'embarquer. Christophe décide de visiter le Musée Gandhi qui retrace sa vie, sa politique de non-violence, ses luttes et…sa fameuse roue à tisser (que l'on voit sur le drapeau indien)! Un tour a la salle de sport et on a encore assez de temps pour aller a Internet (a 30 dollars l'heure aux Maldives, on s'en passera). Faut qu'on prenne notre dose. Depuis le temps qu'on en rêvait de l'Inde, on l'a fait… et on le refera : indien vaut mieux que deux tu l'auras ! Sophie est triste de quitter l'Inde malgré la plage et les cocotiers qui nous tendent les bras. Ca n'a pas été facile tous les jours mais une évidence s'impose, ce pays nous a complètement envoûtes…

Visages d'Inde
Inde août 2005: 3 semaines Rajasthan, Varanasi.... English translation pending
by Valou2406 · 2005-09-22 · 53 replies
bon allez, suite à tous vos encouragements, je me lance et vous envoie les quelques premiers jours...... (c'est du brut non retravaillé) :

DIMANCHE 7 AOUT : Dans les « startings-blocks »

Cela fait plus de quinze ans que j’ai envie d’aller en Inde. Bien sûr, je m’y suis largement préparée, j’en ai rêvé mais là le départ est proche et je suis impatiente de voir les gens, la culture, les coutumes, le Taj Mahal et autres merveilles qui nous attendent….

J’ai aussi l’appréhension de voir des scènes choquantes mais je prends l’option de me positionner en spectateur avant tout.

Le départ est prévu pour 20h. Nous passons une journée calme, à « attendre » sagement le départ en profitant de la terrasse et en rêvant de ce qu’on va voir, de ce qu’on va faire…..derniers contrôles, bouclage du sac et hop, à nous les vacances !

20h nous partons, RER sans encombre, ça me fait bizarre de partir si longtemps, comme toujours quand je pars 3 semaines, j’ai dit « au revoir » à tout le monde, c’est un peu comme un adieu, …. Et un départ vers l’aventure, c’est excitant

Arrivée à l’Etape Hôtel de Roissy vers 22h30. J’ai faim, on ressort prendre un verre et manger un morceau dans une sorte de cafétéria / sandwicherie pas loin, je mange un bon taboulé, Yvan plusieurs desserts, une nourriture dite normale, non spicy, au vu de ce qui nous attend.

LUNDI 8 AOUT : Le voyage

RV aéroport à 5h30, arrivée à presque 6h, avec la première navette.

A l’enregistrement, on nous dit que les places sur le Milan- Dehli ne peuvent être choisies alors que sur le net, on avait choisi nos places, ça commence bien. Sur le vol Paris-Milan, rien de spécial. A Milan, on prend un petit déjeuner et hop, avion pour Dehli.

Première mauvaise surprise, on est tout au fond de l’avion, les places les moins agréables : près des toilettes, sans fenêtre ; on ne peut même pas reculer les sièges. Yvan met ses pieds dans l’allée, ce qui fait râler l’équipage navigant. Comme si ça ne suffisait pas, au déjeuner, nous sommes les derniers servis ; il n’y a donc plus de choix et il faut se contenter d’un déjeuner végétarien, je râle mais l’hôtesse s’en fout, cool !!

Bref, le vol se passe, ….Dehli 22h : nous passons la douane, récupérons les bagages et changeons nos 700 euros, on nous remet un peu plus de 36000 roupies, ça en fait des billets, je dirais même des liasses…. Je ne sais pas où les mettre, on se les partage et on les range comme on peut….

Nous retrouvons le chauffeur sans encombre et le suivons au parking. Là, premiers pourboires pour les bagages. La chaleur est étouffante. Nous roulons vers Dehli, je tente un dialogue avec le chauffeur : succès mitigé ; il ne comprend pas tout. Je ne comprends rien à l’explication de son nom, son anglais n’est pas au top …cela lui vaudra le surnom de « excuse me » pendant tout le voyage, à défaut de son prénom pour lui parler…..bon, c’est un détail, l’important est d’arriver à se comprendre.

Arrivés au centre de Dehli, c’est un peu le choc, il est près de minuit, on est fatigués, il fait chaud et le spectacle est affligeant : les gens dorment partout dans la rue, par terre, sur leur rickshaw à pédales, au milieu des détritus grouillants et des animaux, vaches, chiens et autres….C’est un décor un peu irréel, bien sûr on se dit qu’on s’y est préparés mais qui est vraiment préparé ? On prend quand même un « paquet de pauvreté » en pleine figure d’un coup. Bon c’est vrai qu’en France, on a aussi des gens qui dorment dehors mais là, c’est tant de gens …..

Après une longue recherche de l’hôtel et demandé plusieurs fois, je commence à déprimer, mais on est où la ?? bref on finit par arriver. L’hôtel Star Paradise est dans une impasse étroite et sordide, avec des fils électriques qui pendent partout, bonjour le danger !…. Je serre les fesses et j’avance. A la réception, le type nous donne une chambre au dernier étage ; ça ira de toute façon je n’en peux plus, puis vu ce qu’on a vu dehors, ça incite à se contenter de ce qu’on a, ça remet les idées en place. On donne RV au chauffeur à 6h et on se pose. J’ai faim, on commande à manger, le room service c’est 24h sur 24, c’est au top ça. En plus, ce n’est pas mauvais. Bon, c’est bien gentil mais il faut se coucher …. Yvan s’endort vite, comme d’habitude et moi je tourne en rond dans le lit, je vérifie les verrous, je stresse comme une tarée, …. Bref je dors mal voire pas du tout, il y a plein de bruits, je réveille Yvan plusieurs fois, il râle, bref je prends mon mal en patience…..

Et la nuit se passe…. Et elle me semble bien courte.

MARDI 9 AOUT : Visite de Dehli

Départ à 9h pour la visite de Dehli.Nous démarrons par un passage devant l’India Gate, qui ressemble un peu à un arc de triomphe made in India. Première pose photo.

Nous passons ensuite devant le Palais du Premier Ministre pour nous rendre au Tombeau d’Humayun où nous faisons notre première rencontre avec des petits écureuils les « glairis » (mot indien). Qu’ils sont mignons, et il y en a partout…. Nous en verrons d’ailleurs dans tout notre séjour. Ce tombeau de 1565 est en grès rouge et en marbre. Cet endroit est magnifique, paisible avec tous ces jardins et fontaines. A droite de l’entrée, un second mausolée abrite une autre dépouille.

Nous prenons la direction de Qutb Minar, situé à 15 kms au sud de Dehli. Ce monument est impressionnant car haut de 72m pour une largeur de 14m. Il a été édifié en 1199 par les musulmans comme une tour de la victoire. C’est très agréable à visiter. Partout, nous croisons des indiens qui veulent nous prendre en photo avec eux, moi je trouve ça chouette, ça m’amuse et j’en profite pour faire des photos avec les femmes qui ont pour certaines des saris superbes.

Pour finir la matinée, nous visitons le Temple Baha’i aussi appelé « Lotus Temple », c’est un temple avec 9 côtés et un dôme central figurant ensemble les 27 pétales d’une fleur de lotus. Comme je suppose qu’il n’a rien de passionnant, nous le voyons rapidement. Après s’être déchaussés, nous faisons la queue, entrons et ressortons vite. Joli mais pas transcendant !

Nous demandons au chauffeur de nous déposer pour le déjeuner dans un quartier avec des restaurants. Après avoir longuement hésité, nous finissons au Pizza Hut, une valeur sûre, où nous nous délectons d’une super pizza tandoori. Pas très original pour commencer le voyage.

Nous réfléchissons à l’après-midi, il faut dire que nous avons fait dans la matinée ce que nous avions planifié pour la journée. Nous optons pour la visite de Old Dehli.

Je souhaite commencer par le Fort Rouge. Le chauffeur nous indique qu’il est fermé pour cause de préparation de la fête de l’Indépendance du 15 août ; je suis surprise et déçue mais bon, il doit savoir mieux que moi ….(le routard dit fermeture 2 ou 3 jours avant, nous sommes le 9 août….).

Le chauffeur ne trouve pas de place pour se garer, nous commençons à baliser, finalement il nous propose de le faire en rickshaws à pédale et le négocie pour nous. Moi, j’aurais préféré un rickshaw à moteur, ces rickshaws pédales me font mal au cœur tellement leur travail doit être dur. Nous voilà partis tous les 3 dessus dans le quartier de Chandni Chowk, cet immense bazar ressemblant à un marché géant où on semble vendre de tout.

Ce quartier grouille de monde, de voitures, de rickshaws, de vaches…., c’est rigolo. Les vélos sont surchargés : ils transportent de tout, inimaginable, même des frigos !!

Des animaux se baladent partout dans les rues, des singes se courent après sur les fils électriques, c’est la jungle ce pays….. ! Je me sens comme si je regardais un film, une spectatrice, autour de moi c’est la cohue et je ne comprends pas encore bien ce qui m’arrive, je sais que je suis en Inde mais je me sens un peu dans le brouillard…..Je suis émerveillée. D’un autre côté, ça me fait mal pour cet homme qui nous balade en peinant pour ce que je trouve être 3 queues de cerises (70 rps), enfin moi ça me paraît dérisoire, ça fait 1 euro pour plus d’une heure de balade, j’ai limite honte.

Je demande un arrêt à la Mosquée Jama Masjid que nous visitons. C’est la plus grande mosquée de l’Inde (plus de 25000 fidèles), édifiée en 1650. Nous essayons de monter sur le minaret sud pour voir la vue, mais pas de chance, il est trop tard et c’est fermé. Un guide nous suit partout, nous montrant des endroits à photographier, bien sûr ce ne sera pas pour rien…de même qu’il faut s’acquitter d’un pourboire au type qui a gardé nos chaussures. Welcome in India….

Nous passons sans nous arrêter devant le Jain Digambara Temple et le Gurudwara Sis Ganj sur Chandni Chawk. Le chauffeur ne veut pas nous arrêter, il semble avoir peur pour notre sécurité, je ne vois pas du tout pourquoi. Je n’insiste pas, nous aurons largement le temps de revenir le dernier jour du voyage.

Le soir, nous dînons sur la terrasse du toit de l’hôtel Anoop. C’est un endroit bien agréable et pour notre premier vrai repas en Inde le diner est excellent.

Retour à notre hôtel. Je me demande si je vais mieux dormir. La nuit est courte, le réveil sonne tôt pour un départ à 6h. Le room service est pratique, un p’tit café et hop, sur le pont, départ pour Mandawa.-- suite au prochain épisode bonne lecture et au plaisir d'avoir vos avis

😉
Faut-il aller en Inde? English translation pending
by Mart888 · 2005-08-10 · 131 replies
je suis allé quelques instants sur le sur mIRC sur le channel india et j'ai parlé à une fille de Delhi qui n'a pas cessé de me décourager d'aller en inde, que c'est mauvais pour le peuple, etc... Q'en penser vous? Le peuple nos acceptent parce qu'on amène de l'argent, uniquement? Eli svp répond moi !!
Location de voiture avec chauffeur en Inde English translation pending
by Karineinde · 2005-07-19 · 72 replies
Bonjour à tous,

Je découvre le forum et espère y trouver des infos. je pars en Inde pour la première fois au mois d'octobre. Je suis à la recherche d'un chauffeur pour Dehli qui accepte de se rendre à Agra, Jaipur, Jodhpur, Udaipur, Pushkar, Kampur et Varanasi. Je ne souhaite pas passer par une agence. Si vous avez des coordonnées, je suis preneuse. Même des coordonées d'hôtels pas chers dans ces villes.

Merci à tous pour votre aide. Et bon voyage
Advice on a classic Indonesia itinerary for summer 2026
by Sam1626 · 2026-06-22 · 9 replies
I’d love to get some feedback on our itinerary—it’s probably pretty basic! This is our second trip to Asia and our first to Indonesia. We have three kids aged 20, 18, and 12. We land in Jakarta at 4 PM, spend 3 nights/2 days there, then take the train to Yogyakarta for 3 nights/2 days, followed by the train to Surabaya for 2 nights/1 day, then the train to Bromo for 1 day/1 night, a private driver to Ijen for 2 nights/2 days, then on to Bali (Ubud) for 4 nights/3 days, followed by Gili Air for 3 nights/2 days, Senggigi (Lombok) for 2 nights, and finally 5 nights in Kuta. I’m considering cutting the 2 nights in Senggigi to just keep Kuta and extend it to 7 nights. In Lombok, I’m not sure how to get around since I’m not comfortable with scooters... Your thoughts on all of this, and any advice, are more than welcome—don’t hesitate!

For those wondering why cities like Jakarta and Surabaya: we don’t often get the chance to visit big Asian cities, so we wanted to include that discovery in our trip. The trains between Jakarta and Yogyakarta, Surabaya and Probolinggo are booked. The return flight from Lombok to Jakarta is also set. Accommodations are booked but flexible (same for the trains).

Thanks!
Our Trip to Rajasthan
by Jean560 · 2025-08-11 · 2 replies
Hello, We recently went to Rajasthan. For the duration, I’d recommend about 3 weeks if you can, so you can explore the region at a relaxed pace. We also wanted to experience "the real Indian life," and our driver showed us small markets, little temples, and his village near Ranakpur in the Marwar region. For your info, here are some hotels where we stayed—there’s a huge hotel scene in Rajasthan. No need to book in advance; day by day works really well. You arrive, visit, and if you don’t like it, you just move on—it’s no problem in India. No upfront payment, and you can even negotiate on the spot with this approach, which gives you flexibility with your itinerary. Here are some hotels we stayed at: Madhuban in Jaipur (Haveli house) and also in Jaipur, the Khandela Haveli, which we preferred In Jodhpur, the Kuchaman Haveli In Ranakpur (Ranakpur Hill Resort) with a great pool Bikaner: Hotel Laxmi Niwas Udaipur: Hotel Savroopvilas Jaisalmer: Hotel Rang Mahal Here’s the itinerary we followed over nearly three weeks: 1 - When we arrived in Delhi, we headed straight north to Nawalgarh and Mandawa (towns with Havelis = painted houses). Along the way, we stopped in Jhunjhunu to see the Rani Sati Temple. We slept in Mandawa (we arrived in the evening and explored the next morning). 2 - Then we drove to Bikaner (Junagarh Fort, but if you have to choose, the forts in Jodhpur and Jaipur are more interesting in our opinion). After that, we took the road to Deshnoke (temple with sacred rats) and before that, we saw a small temple on the way with white rats. In Deshnoke, the rats move freely among people. We’re not too squeamish, so it was fine. Anyway, it was interesting to see. 3 - Next, we headed to Pushkar, where we took a camel ride (you have to negotiate the price; it varies depending on the camel’s quality, the saddle, and its decoration). One to two hours is more than enough. There’s always someone riding with you on the camel (at least that’s how it was for us). There are also things to see along the way. 4 - From Pushkar, we went to Jodhpur (Mehrangarh Fort, Clock Tower, Jaswant Thada). From Jodhpur, we visited villages (including our driver’s village, which was ideal for connecting with locals, having tea, and exploring the village with part of the community tagging along—I think we went into almost every house). We also did a train safari in the hills. Then Ranakpur (splendid Jain temple, Adinath Temple). With a bit of luck, you might spot Raikas, nomadic herders. Then Kumbhalgarh Fort, and after that, Udaipur. Along the way, we spent the night in a very small town called Jojawar at the Rawla Jojawar hotel, owned by the former Maharaja. A wonderful memory. 5 - In Udaipur (City Palace; Monsoon Palace = depends on the weather—if it’s not clear, you won’t see much, but if it is, the view is stunning). 6 - On the way to Jaipur: Sas-Bahu Temple; then in Jaipur: City Palace, Jantar Mantar, Hawa Mahal (Palace of the Winds), the Hanuman Temple, etc. 7 - Heading toward Agra, the Galta Valley with lots of monkeys. We finished with Fatehpur Sikri and then Agra. Agra is *very* touristy, so people are less friendly and can be pushy about selling things or offering their services as guides. You have to stay polite but firm and not let them sweet-talk you. Hotels are also pricier and there’s not always much choice. For the Taj Mahal (closed on Fridays), go very early in the morning when it opens. It’s best to arrive the evening before and spend the night at a hotel before visiting. Inside the Taj Mahal site, it’s already calmer. After that, we visited Akbar’s mausoleum (in Sikandra, near Agra) and the so-called "Baby Taj" (in Agra). For the Taj, I’ve heard they’re doing renovations, but it’s still a must-see. 8 - In Delhi, if you still have time, check out the Jama Masjid mosque and Mahatma Gandhi’s tomb. Also see Humayun’s Mausoleum (in the Nizamuddin East neighborhood). In Jaisalmer (spend a night in the dunes after a camel ride), Chittorgarh, Bundi, Ranthambore Park, Orchha, and Khajuraho. Actually, you’ll have to make choices, or you’ll spend your whole vacation traveling. The average driving speed is about 50–60 km/h. Our other trips in India: Gujarat (we love it and have been twice), Himachal Pradesh, Punjab, and also Haridwar and Varanasi. In the south, Kerala, Tamil Nadu, and Karnataka. In some cities, we visited with a local guide (about two hours), and some spoke French or English. One last thing that comes to mind: if you go to Jaisalmer, check out Gadi Sagar Lake. Also worth seeing: the Demoiselle Cranes in Kichan, not far from Jodhpur. These are thousands of common cranes that migrate near the region’s lakes during the winter months. A beautiful ornithological spectacle. And Kichan or Keechan. Happy trip planning! Jean
Offices du tourisme en Inde English translation pending
by Anne42 · 2018-06-11 · 11 replies
préparation voyage 3 mois janvier 2019 en lisant certains blogs, je vois qu'il existe des offices du tourisme ds les grandes villes comment reconnait on les vrais ? merci anne
Retour de 20 jours au Bangladesh (décembre 2016) English translation pending
by Juliapaul · 2017-01-26 · 41 replies
Voici quelques infos sur mon séjour au Bangladesh. Je suis entré et sorti par le poste frontière de Benapole .Obtention du visa à Calcutta, délais 4 à 5 jours ouvrables, 100 usd(il est possible de régler en roupies indiennes ).Il y a beaucoup de monde, les gens font la queue vers 5 h du matin pour une ouverture du consulat à 9 h .En fait, on vous reçoit par une fenêtre qui donne sur le trottoire. Sachez que nous, touristes étrangers , sommes prioritaires aussi bien pour le dépôt que pour la restitution du passeport. Prévoir deux photos. Sur le formulaire on vous demande le nombre de jours que vous pensez rester au Bangladesh, si vous mettez 20 jours, vous aurez un visa de 20 jours, alors que vous payez pour un visa d'un mois...à bon entendeur. Sur le visa il sera précisé que vous pouvez entrer ou sortir par voie terrestre, ferroviaire ou aérienne .Prévoir 500 taka de taxe lorsque vous quitterez le pays (Benapole ). Je suis passé à leur ambassade à Katmandou, ils étaient incapables de me dire quoi que ce soit sur les formalités d'entrée. Un allemand , rencontré en inde, a eu le même problème en Allemagne.

A Benapole, aucun soucis pour changer les euro ou dollars , à ce poste frontière le dollar a un taux supérieur à l'euro. Le taux est bien meilleur à Dhaka. Sachez que vous aurez un meilleur change avec des billets de 100. Concernant les ATM, aucun soucis, il y en a partout (visa /MasterCard ).A Dhaka, au Bashundhara Shopping Mall il y a un bureau de change. Au dernier étage de ce Mall il y a environ une bonne centaine de gargottes (fast food /pizza /cuisine locale ou indienne ).Meilleur taux de change au rond point du quartier touristique de gulshan, ils sont nombreux. Pour le rocket resa au bureau du BIWTC seulement pour la 1er classe. 3100 tk jusqu'à Hularghat et 3700 tk jusqu'à Morcelgonj. Le jeune Faysal qui est chargé de cela, est très sympa. Son portable: 01818592540.Resa depuis la France possible :9559779, vous paierez au bureau .Maintenant pour la seconde classe env 1300 tk(dortoirs ) et la 3em classe parterre 500 tk , il faudra aller à Badamtoli steamer ghat:0173271257. Venir très tôt pour choisir son emplacement en 3em classe le jour du départ.La 1 ère classe est très bien, c'est propre et il y a de l'espace. La cabine dispose de l'A/C+ventilo. Les 2 dernières heures sont jolies car les eaux se resserent. Site internet (www.biwtc).Les environs du babu market formidables en rikshau. Moyen le lalbagh fort. Un excellent restaurant, le Bird's eye, au 19ème étage avec vue sur dhaka à 360 degrés, menu autour de 500 tk. On trouve des bus très facilement pour se déplacer en ville , entre 10 et 25 tk, mais alors ça peut durer plus d'une heure. ..et je suis modeste . C'est peut- être le seul endroit au monde où les bus peuvent se frotter entre eux pour forcer le passage, ils sont rayés des 2 côtés! . Le Musée National vaut le détour, surtout le dernier étage (principaux événements politiques) , ainsi que Le War Muséum . L'île de Saint Martin's en haute saison, il faut compter entre 2000tk et 3000tk pour loger . Maintenant le Nill Seemanta Resort à 100m de la plage propose des chambres simples négociables à 800 tk voir moins. Une sorte de pension de famille, ils sont adorables, on peut y manger pour vraiment pas cher et très bien. L'endroit et calme et agréable :01815673956, Al Armine parle très bien l'anglais .Ils sont au nord ouest de l'île. Location vélo autour de 400 par jour. L'idéal pour explorer l'île, c'est à pied en partant tôt le matin et si possible à marée descendante, tout au sud on peut traverser jusqu'à cheradwip. Maintenant, à vélo, il y a pas mal de portion de sable où il faut pousser. On peut acheter de l'eau en route. On vient à Mymensingh pour le parc naturel de Madhupur .A Pirgacha, le Forest Rest House est fermé. Reste l'excellent St Paul Mission. Accueil froid, mais ça se détend au dîner. Le père Homerich qui a vécu plus de 50 ans au Bangladesh est rentré aux USA en août 2016 pour raison de santé. Le père Eugène Anjue (anjusej@yahoo.com) qui a pris la suite est une très bonne source d'info. Ils m'a déconseillé d'aller dans le parc pour raison de sécurité. Ils deforestent illégalement et on peut être considéré comme un délateur, ça pourrait se terminer très mal. La mission est très sympa, entourée de verdure au calme, ils ne vous demanderont rien, mieux vaut laisser quelquechose quand même. La route du croisement jusqu'ici est jalonné de plantations de bananes, ananas, papayes, bambous. ...

Mongla , sympa comme village, il n'y a pas de voiture. L'hôtel Bangkok est basique, personnel très sympa . Pour le sunderland ils feront venir Sobhan (01743416947).J'ai pris la demi journée, plutôt moyen, on va jusqu'à karamjal, il y a beaucoup de touristes locaux donc du bruit. 2500 tk, entrée du parc inclus (370 tk ). Maintenant pour la journée, il faudra payer env 8000 tk, entrée du parc inclus (3500tk ), pour aller au sud de karamjal. Sobhan propose 3 jours et 2 nuits dans les 15000tk, c'est peut- être de loin la meilleure solution. .... Le Sait Gumbad Mosquée à Bagerhat vaut le détour, on la voit depuis la route, faites vous déposez devant. Les bus pour Khulna passent devant. Voilà! C'est un pays très vert, cerné par les eaux. Les gens sont très courtois , ils viendront souvent vers vous pour discuter , savoir d'où vous venez. J'ai du apercevoir une dizaine de touristes à peine .La 1èer classe en train est très bien (dhaka /chittagong ), resa la veille .En ville on peut se déplacer pour vraiment pas cher en prenant les rikshau électriques collectifs, ils les appellent "autos ", ça coûte à peine 20 tk et on parcours de longues distances, jusqu'à 4 ou 5 km (valable pour Cox bazar /Mymensingh /Jessore /Mongla par ex... ).Le Rocket est sans doute l'un des incontournables à faire ici au Bangladesh. Il date de 1936. il a était reconverti au moteur diesel en 86 . S'il y a du brouillard le capitaine immobilisera le bateau, visibilité très réduite nous sommes restés immobilisés 3 heures. J'avais un petit sac, très pratique dans les transports. Le reste de mes affaires était resté à Calcutta.J avais le Lonely planet de 2008, choisissez plutôt une édition plus récente !. J'ai beaucoup aprécié mon séjour au Bangladesh.
Itinéraire dans la région de Puri - Bhubaneshwar English translation pending
by Millipatti · 2015-01-02 · 8 replies
Bonsoir,

Enfin !🙂 Je pars dans moins de deux mois en Inde : 17 jours sur place, arrivée à Kolkata et départ de Vizakhapatnam. C'est court mais bon, c'est mieux que rien, et j'avais vraiment envie de retourner en Inde après plus de deux ans d'absence.

Mes interrogations concernent le "milieu" de mon voyage. Je compte rester quelques jours à Kolkata (même si je ne suis pas fan des grandes villes mais Kolkata m'attire plus que d'autres...) et terminer par 8 jours dans un village du sud-ouest Odisha (au Chandorai Sai). Entre les deux ? Il me reste 6 ou 7 jours pour lesquelles je n'arrive pas à me fixer. 🤪

L'option la plus évidente serait de se poser à Puri et de vadrouiller tout autour. Mais étant donné la situation des sites, ne vaudrait-il pas mieux partager mon temps entre Puri et Bhubaneshwar ? Idem pour le Chilika Lake : dormir dans un village sur ses berges n'est-il pas mieux que de faire l'aller et retour dans la journée ? Et je pourrais faire le même commentaire pour le site de Konarak, qui peut semble-t-il être très beau au lever et au coucher du soleil. Et quid des sites naturels dans ce coin (par exemple le Bhitharkanika Sanctuary), est-il possible d'y avoir accès à un tarif raisonnable ? Bref, comment m'organiser pour apprécier au mieux cette région, sans courir, sachant que les options sont nombreuses mais que je n'arrive vraiment pas à me projeter dans cette partie du voyage.

Bon, il restera toujours l'option de voir sur place. Quoique, dernière question (pour le moment) : cette partie de mon voyage coïncidera avec la fête de Holi le 6 mars : les hébergements risquent-ils d'être pris d'assaut à cette période ?

Des idées ? Des suggestions ?
Infos + tarifs Vietnam octobre 2014 English translation pending
by Jobthai · 2014-12-27 · 34 replies
Bonjour à Tous Voici , en vrac , quelques infos pratiques sur mon séjour au Vietnam en octobre 2014 .

Visa vietnamien ( 1 mois ) obtenu à l ambassade vietnamienne de Bangkok . 1 formulaire simple à remplir + 1 photo . Cout 2200 Baths ( 54 € ) - 3 jours d attente .

Achat monnaie vietnamienne au "Superrich" de Bangkok . Bureau principal sur Ratchadamri road , dans une petite ruelle en face du "Central World Plaza" ; juste à coté du grand magasin " Big C " . Superrich change et achète toutes les devises à trés bons taux . Jamais obtenu un meilleur taux une fois arrivé au Vietnam..... 1 Euro = 27 100 Dongs 1 USD = 21 300 Dongs

HANOI Minibus de la "Vietnam Airlines" à droite en sortant de l aéroport : 40000 D ( ou 2 usd ) pour leur bureau en plein centre ville . Et à 200 m du quartier des logements bons marchés ( lac Hoan Kiem , Cathedral St Joseph ) . Un trajet de 32 Kms .

De l aéroport Vous pouvez aussi prendre le bus 17 ( 9000 D ) qui Vous déposera au nord du lac Hoan Kiem . Facile et pas trés loin du quartier des hotels....si Vous avez peu de bagages ( 15 mns de marche ) .

THU GIANG Guest House : chambre 7 usd : TV , frigo , eau chaude . A aussi petite chambre à 5 usd avec salle de bain à l extérieur . Dans petite ruelle , au calme . La Mama et la jeune fille sont trés sympas....

GREEN HANOI BACKPACKERS : Lit en dortoir (10) à seulement 4 usd . Au calme dans petite ruelle . Dortoir propre ! Bon matelas , bon oreiller , bonne couette..... Casiers pour ses affaires . Air climatisé . TV . Salle de bain . Pour 4 usd la nuit le petit déj est compris : café , 1 oeuf , 1 pain , 1 banane . Gratuit aussi......1 chope de bière le soir à 19h ! Gratuit également ( comme dans la plupart des hotels au Vietnam ) des ordinateurs à disposition des clients à la réception .

Achetez la carte d Hanoi ( 6000 D , librairie Thang Long au sud du lac ) avec toutes les lignes de bus de la ville . Trés pratique . Les bus sont climatisés et coutent 7000 D le trajet .

Les grandes et belles cartes postales coutent 2500 D l unitée ( en marchandant ) . L affranchissement postal pour ces cartes , pour la France , est de 12500 D .

Bus 34 ( 7000 D ) , au sud du lac , pour la station de bus MY DINH ( c est le terminus de ce bus ) .

De cette station My Dinh , des bus climatisés pour Lao Cai tout au nord à la frontière chinoise : 250 000 D - 5h de trajet - 300 Kms sur une toute nouvelle voie express .

LAO CAI Petit Hotel ( NHA NGHI 059 ) entre la gare des bus et la gare ferroviaire ( il n y a que 400m entres les deux ) . Chambre à 120000 D ; TV5 , douche chaude .

Sur la petite place de la gare (trains) bus fréquent pour Sapa . 28000 D le trajet . 38 Kms . Horaires et tarifs indiqués sur un grand panneau .

SAPA Belle chambre , 7 usd , à l Hotel VAN SON . TV5...... Malheureusement un peu bruyant car karaoké juste à coté....

Hotel DOAN LONG , chambre 120000 D . Calme , TV5 , douche chaude , 2 bouteilles d eau gratuites .

Village de Cat Cat à 2 Kms du centre ville : entrée 40000 D .

Bus le matin , petite station de bus de Sapa , pour Dien Bien Phu : 250 000 D . Avec changement à Lai Chau . 9h de trajet ; 290 Kms . Jolis paysages ; route défoncées par endroits !

DIEN BIEN PHU Chambre 120000 D à l Hotel MAY LONG en face de la station de bus .

Musée Dien Bien Phu : 15000 D Colline A1 : 15000 D Bunker Gal de Castries : 15000 D

Départ à 5h30 du matin ( ! ) du bus pour Hanoi : 325 000 D . Trés trés beaux paysages montagneux . 11h de trajet pour 460 Kms .

Beaucoup de restos dans le nord Vietnam proposent le THIT CHO . Les Vietnamiens du nord apprécient ce mets délicat...... Thit Cho = viande de chien .

Bière Hanoi , 450 ml , 10000 D . Bière TIGER , 450 ml , 11000 D .

Bon "Money Changer" à Hanoi : QUOC TRINH , 27-29 rue Ha Trung .

Départ 9h du train pour Ninh Binh : 54000 D en "siège dur" . 2h20 de trajet pour 100 Kms .

NINH BINH Marche facile (traversez le pont ) entre la gare et le centre ville . Chambre 140000 D à l hotel THANH THUY

En face gare ferroviaire : petit resto TRUNG TUYET : trés bon . Essayez le poulet sucré/salé 60000 D Riz blanc 8000 D Bière Hanoi 15000 D

Bus couchettes de nuit entre Ninh Binh et Hué ; 300 000 D . Départ 20h de l hotel Thanh Thuy . Arrivée 8h30 le matin à Hué . 580 Kms

HUE Chambre 120000 D à l hotel MIMOSA ( petite ruelle en face de l hotel Century ) TV5

Chambre 120 000 D à la Guest House MINH DAO située prés de la gare ferroviaire ( 81A bui thi xuan ) .

Entrée de la citée impériale 105 000 D .

Train à 9h50 du matin pour Danang ( 50000 D ) . 100 Kms . Le train longe la côte , falaises , tunnels , montagneux .

Du centre de Danang , rue Tran Phu , Bus 30000 D pour Hoi An . 30 Kms

HOI AN Beaucoup de logements à 100 000 , 120 000 D TAN PHUONG est bien , mais il y a beaucoup de choix.....

L entrée de la vieille ville est gratuite . Mais si Vous voulez visitez l intérieur des maisons cela coute 120 000 D .

Achat billets de bus à l agence CAMEL ( Open Tours bus ) , 50 Rue Tran Hung Dao . 500 000 D pour 3 trajets : Hoi An à Nathrang en bus couchettes de nuit . Nathrang à Dalat , bus de jour Dalat à Ho Chi Minh , bus de jour .

Bon resto à Hoi An : Café 43

Départ 18h30 du bus couchettes pour Nathrang . 550 Kms . Arrivée 6h15 le lendemain matin .

NATHRANG chambre 120000 D à la Guest House VIET DUNG , 17 rue Hoang Hoa Tham . TV5

Resto " Café des Amis" : Bière Saigon 450 ml à 8000 D !

4h de trajet en bus pour Dalat .140 Kms

DALAT Guest House HANG NGA , chambre 100 000 D . Située prés de l agence du bus .

Grand magasin " Big C " sur le coté du lac .

Départ 8h du bus entre Dalat et HCM .310 Kms . 8h de trajet . Le bus Vous dépose à l agence SINH TOURIST en plein quartier des hotels bons marchés .

HO CHI MINH Agence Sinh Tourist , rue De Tham . Vous etes dans le quartier PHAM NGU LAO . Beaucoup de logements entres les rues Pham Ngu Lao et Bui Vien . S enfoncer dans les petitites ruelles situées entre les 2 rues pour un peu plus de calme . Des dortoirs à 4 ou 5 usd . Beaucoup de chambres climatisées à 10 usd . Chambre ventilateur hotel HAI , 217/5-7 rue De Tham ( dans petite ruelle ) : 150000 D .

Tout prés du quartier Pham Ngu Lao , gare des bus BEN THANH . Demandez le plan de ville avec toutes les lignes de bus ( gratuit ) .

Bureau AIR ASIA dans la rue De Tham .

Sur la grand route principale ( Tran Hung Dao ) à coté de la rue Bui vien Vous pouvez prendre le bus 152 qui Vous emméne directement à l aéroport - 5000 D -

Au Vietnam......tout le monde essaie de Vous vendre tout plus cher ! toujours marchander....... Peu de tarifs sont affichés.....

Restos LOTTERIA ( Mac Do local ) : hamburger avec oeuf fromage = 20000 D glaces à seulement 3000 D .

Voilà , en espérant que ces petits renseignements peuvent être utiles à Certains.....

Bon séjour au Vietnam
Quoi faire à Varanasi? English translation pending
by YogaCham · 2014-08-24 · 57 replies
Je projète un voyage de 3 semaines en Inde, pour la période du 24 déc 2014 au 15 jan 2015. Selon mon itinéraire, je devrais être à Varanasi entre les 4 jan (dim) et 8 jan (jeu), soit environ 5 jours.

Note : j'ai déjà visité Varanasi il y a 7 ans, durant 3 jours complets. Je me suis promené le long des ghats, visité un temple shivaïste important, fait un tour sur le Gange pour voir les rituels hindous dans le fleuve, visité le site des crémations et j'ai assisté à un rag de citar (concert). Je m'étais promis de revenir à Varanasi.

Alors quoi y faire pour un retour ? Quelles sont vos suggestions ?

J'ai pensé y faire un cours de Yoga (je pratique le Yoga depuis quelques années à Montréal). Il y a des écoles près des ghats, à recommander ?

Quoi d'autres ?
Voyager seule: comment affronter nos peurs pour aller vers le plaisir du voyage? English translation pending
by Hannahannah · 2014-01-11 · 158 replies
Salut à toutes et à tous ,

Sur ce forum je trouve souvent des discussions sur le thème voyager seule , certaines se demandent comment vaincre les préjugés, si c'est dangereux , quels sont les pièges à éviter , qu'est ce qu'on va penser d'elles dans leur entourage .

Alors j'ouvre la discussion, qu'en pensez vous ? quelle a été votre première expérience ? . Parlons en, de façon à permettre de sauter le pas à toutes celles qui en ont envie et hésitent encore .

Et vous les hommes qui voyagez seuls qu'en pensez vous ?

Cordialement

Hannah
Séjour de 3 semaines au Rajasthan English translation pending
by Jeanvir · 2014-01-06 · 3 replies
Namaste Nous pensons partir 3 semaines fin mars début avril Quelques questions : climat ? Avez-vous des noms de chauffeurs indiens sympa et sérieux ou des agences locales ou voyage avec bus locaux ? Réservations d hôtels ou facilité de trouver des adresses sympa au jour le jour ? Quels lieux incontournables ? De quel endroit peut on partir dans le désert ? Combien de jours ? Enfin question sur le visa : délai d obtention ? Agence sérieuse ou directement vfs ( j habite dans le sud, faut il que je me déplace sur Marseille)

Merci d avance pour votre aide A bientôt
Carnet de voyage Myanmar août 2012 English translation pending
by Wakhan · 2012-09-12 · 34 replies
Pourquoi le Myanmar ? J’emploierai Myanmar et non Birmanie, tout simplement parce que les habitants eux-mêmes désignent leur pays par ce nom ! Je voulais découvrir d’autres facettes de l’Asie et la partie bouddhiste était jusqu’à présent lacunaire. Deux amis qui connaissent bien l’Asie du Sud Est me recommandaient chaudement le Myanmar. De plus, avec la libération, relative, de la société, la tentation devenait plus grande de visiter un pays avant d’être, peut être, la proie d’un tourisme de masse. Nous sommes ravis de notre choix. Le Myanmar est sans conteste un de nos pays coup de cœur ! Mais la force principale du pays vient de ses habitants. Attentifs, curieux sans être envahissants, gentils et attentionnés, la visite du pays vaut avant tout pour son peuple.

Voyager au Myanmar Ce n’est pas le pays le plus développé du sous continent, ce qui fait en partie son charme, mais ne conviendra pas à tous. Si vous voulez voyager sans vous fatiguer, c’est possible, mais votre porte monnaie en prendra un coup. Les billets d’avion sont chers. Il faut compter au minimum 100 $ pour relier Yangon au lac Inle. Ethiquement, savoir qu’une partie ira aux mains du gouvernement peut en rebuter certains. Dans l’ensemble le réseau de bus est plutôt bon (du moins sur les grands axes) et peu onéreux. Nous l’avons privilégié. On peut trouver des taxis partout, que ce soit pour une course ou pour la journée. Sachez que les prix ont bien augmenté ces derniers mois. Dans certains hôtels, il y a une note indiquant qu’une hausse des tarifs a eu lieu le 1er mars 2012. Excusez nous pour le dérangement. Si vous êtes perdus, les gens viendront à votre secours gentiment et de façon désintéressée. On arrive toujours à trouver quelqu’un sachant parler anglais parfois même quelques francophones. Par contre, si vous voyagez en haute saison, pensez à réserver vos hôtels et guesthouses ! Dernier point, la météo. La mousson en août est tout à fait supportable. Les plaines de Bagan et Mandalay ne sont que peu mouillées. Yangon se prend quelques rincées en fin d’après midi. Le temps au lac Inle est très changeant et nous avons eu de la chance. Par contre attendez-vous à découvrir un sol détrempé et boueux si vous faites un trek à Kalaw. Nous avons fait le tour classique, Yangon, Mandalay, Bagan, Inle. Si ce sens là est le plus emprunté sans que je sache pourquoi, nous avons choisi de l’inverser. Nous avions besoin de commencer par la nature afin d’être dans le bain rapidement et non pas par une grosse ville étouffante comme Mandalay. Bonne pioche ! Un conseil : ne vous précipitez pas forcement sur toutes les pagodes que vous croiserez, vous friserez peut être l’overdose avant même la fin du voyage.

Touristes au Myanmar Ceux qui souhaitent éviter le tourisme de masse genre Thaïlande, peuvent aller au Myanmar sans souci, l’été du moins, qui représente la basse saison. Il y a certes du monde dans les endroits phares, comme la pagode Ananda de Bagan ou Inwa prés de Mandalay. Mais cela reste tout à fait supportable pour ceux qui connaissent l’Inde. De plus, nous avons croisé beaucoup de voyageurs indépendants et énormément de Français. La plupart d’entre eux ont un excellent état d’esprit. Les vacanciers, souvent des groupes de Japonais, Vietnamiens ou de plus en plus de Chinois, et bien… euh… nous n’avons pas eu l’occasion de les fréquenter, dirons nous… Platon disait qu’il n’y avait rien de plus bête qu’une foule. Par contre le nombre de touristes explose en ce moment. Les Birmans eux-mêmes nous disent que le contraste est saisissant entre l’été 2011 et l’été 2012. Dépêchez vous d’y aller !

Situation du Myanmar Le pays est très pauvre. Ne voyagez pas avec des œillères. Même si elle est moins affichée qu’en Inde, les gens vivent dans une extrême précarité. Sortez un poil des sentiers battus et elle vous sautera aux yeux. La junte militaire a en cela bien fait son travail… Aujourd’hui les habitants peuvent parler librement de politique. Nous n’engagions jamais la conversation et nous attendions qu’elle apparaisse dans la discussion afin de ne pas mettre le Birman dans une situation compromettante. Mais si cette précaution pouvait être justifiée il y a encore un an, aujourd’hui elle n’est plus nécessaire. Attention quand même à qui vous parlez. Aujourd’hui, les gens affichent leur amour à Aung San Suu Kyi, des clubs politiques fleurissent, des pubs, des posters, et autres merchandising à son effigie. Les habitants à qui nous avons parlé semblent partagés entre optimisme et fatalisme. Ils croient au retour de la liberté mais après 50 années de dictature, ils savent que la démocratie est un idéal bien difficile à obtenir et plus encore à conserver. Les taxis ne peuvent que décélérer devant l’ancienne résidence surveillée d’Aung San Suu Kyi. Sinon, dixit le chauffeur « les militaires peuvent m’inquiéter ». Il m’a à cette occasion donné son porte clef à l’effigie de the Lady et de son père. Cadeau que je garde bien précieusement…

Guillaume
Arnaque à la compassion débile de l'occidental à Benares English translation pending
by Marcopolo972 · 2012-08-23 · 133 replies
Voici une gentille escroquerie, bien ficelée à l'indienne, spécifique à Bénarés. Aprés m'avoir observé et suivi dans le secteur de Manikarnika Ghat, un "faux guide" me prépare son plan diabolique pour arriver à m'extorquer un max de Roupies... il est utile de préciser que j'avais rejetté auparavant plusieurs dealers de shit ou d'opium, nombreux a cet endroit. Voila cela commence avec un mec ( qui présente bien) te proposant un complément d'informations au sujet des crémations et des pratiques funéraires dans la ville Sainte. Il marche, te suit, t'accompagne en Anglais dans ton petit tour du quartier ou il est difficile, la 1ère fois de trouver ses repères. Puis aprés t'avoir prouver sa sympathie avec son charisme, il te suggère un magnifique point de vue en hauteur, depuis une "terrasse panoramique" situé dans un immeuble tout proche: "le souvenir restera dans ta mémoire éternellement puisque aucun touriste n'a le droit de prendre des photos de cadavres en train de rotir"... Il te fait d'abord traverser un vrai mouroir avec de vrais vieillards agonisants, puis on monte l'escalier. Surprise à l'étage, une vieille dame en guenilles, sale, prostrée, te regarde avec un teint vitreux de fin de vie. Alors, le "faux guide" t'explique trés gentiment qu'elle est sur le point de mourrir, et que étant donné qu'elle est dans la misère la plus totale, de surcroit isolée, elle ne peut pas acheter le bois nécéssaire a sa propre crémation.... Le théatre est tellement bien joué que jamais un touriste ne peut imaginer la complicité, la connivence entre la personne agée et le jeune indien bien fringué. Alors, le scénario fait que, l'on te supplie de donner un minimum de 400 rps car le bois coute trés cher à Bénarés, et que sinon la seule issue quand la mort va frapper dans les jours suivant, il n'y aura pas d'autre alternative que de faire crâmer la défunte à moitié et ensuite de benner les restes dans le Gange => direction golfe du Bengale quand le courant sera assez fort pendant les crues de la Mousson!!!!!!! Bien évidemment, tu as la pitié, tu ouvres la banane à pognon et tu crache les roupies....

Le lendemain, je fais la connaissance d'un couple d'Italiens résidant dans la meme guesthouse que moi. Nous décidions de chartériser une barque à 3 pour se ballader sur le fleuve. Je leur propose de retrouver l'immeuble offrant la vue panoramique sur le Ghat, afin de se faire une bonne idée sur le lieu, qu'ils n'ont pas encore découvert. On remonte les escaliers, et dans mon esprit, je suis serein, because, I give my donation already, in this holy city... Stupéfaction, je retrouve la "mourrante" en pleine forme, en train de se cuisiner sur un petit réchaud à gaz, une gamelle de lentilles !?! Elle n'a jamais pensé qu'un voyageur blanc était capable de retrouver l'adresse de l'arnaque aussi facilement et rapidement. Honteuse d'avoir vendu sa dignité pour partager le bénéfice avec un "faux guide", elle n'a meme pas voulu me parler ou regarder le couple de jeunes italiens. INCREDIBLE INDIA, I love you.... forever Marc.
Tour du Monde 2013 du Costa Deliziosa: 2ème édition English translation pending
by Jeroviane · 2012-04-16 · 723 replies
Bonjour à toutes et tous,

Je lance cette discussion à la demande de l'équipe des TDMondistes 2013, nous souhaitons marcher dans les pas de nos prédécesseurs qui viennent de rentrer avec des supers beaux souvenir qu'ils partagent avec nous dans leurs C/R remarquables. Les questions vont fuser auprès de nos initiateurs, nous avons 9 mois .............😉.

Amitié à toutes et tous, a bientôt "A bord" 🙂🙂

Viviane
Distances à parcourir au Rajasthan? English translation pending
by Eustorgie · 2012-02-19 · 13 replies
Bonjour, J'aimerais partir au Rajasthan au printemps mais les voyages organisés proposent des circuits dont les étapes sont assez espacées : 5 heures de route en moyenne voire 7 heures ! Je sais que les routes sont en mauvais état, mais passer une grande partie du temps sur les routes ne m'embale pas vraiment. Merci de me faire part de vos impressions si vous avez fait ce type de périple.
De Kathmandou à Cochin English translation pending
by Atila · 2012-01-12 · 16 replies
Bonsoir !

Les projets estivaux se dessinent avec un retour en Inde .

Le parcours pour l'instant défini est le suivant :

- Népal (d'accord ce n'est pas l'Inde mais je ne connais pas😉) : 8 nuits entre la vallée de Kahmandou et le parc de Chitwan (pas de trek mais plutôt du culturel et des paysages)

- Avion pour Delhi. Une nuit de transit ( je connais déjà cette ville ainsi que Agra, Gwalior, Orchha) - Avion pour Bhopal puis circuit (Sanchi, Ujjain, Mandu, Mahashwar, Ellora Ajanta) jusqu'à Aurangabad : 8 nuits - Avion pour Bombay 2 nuits - Avion pour Goa 4 nuits (après le 15 août donc météo ???) - Avion pour Cochin 3 nuits.

Un trajet pas forcément idéal en août mais pas trop le choix... Un trajet inhabituel mais c'est mon 5 ème séjour dans le coin...

Vos conseils ?

Pour Bombay, j'hésite un peu : vos impressions sur cette ville ?

Merci
Récit de mon voyage autour de Katmandou English translation pending
by Jordanscam · 2012-01-04 · 17 replies
25/12/2011 – 10h35 Après une petite nuit, départ pour le Népal. 24 heures de voyage, cela risque d'être long et fatiguant. Mon co-voyageur m'a lâché en route. Qu'à cela ne tienne, il faut que je positive et que je me réjouisse de ce petit séjour en terre himalayenne, même si j'y resterai que peu de temps. 26/12/2011 – 11h15 Ayait, je suis à Katmandou, dans mon hôtel....très sympa avec un beau jardin ; mais pour l'instant, trop fatiguée pour profiter. l 'arrivé en avion à Katmandou est impressionnante. On a une vue magnifique sur la montagne Himalayenne et les villages avoisinants. Et quand on parle de vallée de Katmandou, c'est vraiment çà !!!! Katmandou est une énorme vallée jonchée en plein milieu de la montagne... avec un énorme nuage de pollution. Sinon, la circulation est moins dense et mieux réglée qu'en Inde. Les femmes ont l'air plus libres aussi, au moins vestimentairement. Allez, un repos bien mérité avant d'essayer d'aller voir un peu la ville. 19h49 – Après un bon sommeil réparateur, visite du quartier de Thamel, quartier touristique, jonché de boutiques, restaurants et hôtels. Les rues sont très propres, contrairement au reste de la ville que j'ai vu en arrivant depuis l'aéroport. Les fils électriques sont un vrai labyrinthe, d'ailleurs il y a restriction d’électricité dans la journée et nombreuses coupures de courant. On se retrouve dans le noir, en pleine rue, avec seulement quelques générateurs ici et là en marche. Les touristes sont très « baba-cool » pour la plupart ; la ville garde bien son image « peace and love ».... la musique est très actuelle dans les rues, dans les boutiques., Je m'arrête pour manger dans un restaurant recommandé par le routard, le Jatra. Un décor magnifique et un repas typique excellent pour 300 roupies. Le personnel est sympa et manger à l'extérieure, à coté d'un feu de bois, c'est super. Retour à l’hôtel pour essayer de ne pas se coucher trop tard et profiter de demain pour visiter les alentours. 27/12/2011 – 11h05 Ce matin, départ pour Bodhnath en taxi (230 roupies). Je pense que ce dernier m'a légèrement rallongé le parcours, mais bon, pas grave. 50 roupies en plus dans ses poches. Le stupa est magnifique ; c'est la première fois que e vois un temple bouddhiste. Puis, je pars dans les ruelles qui sont très propres. Rien à vois avec l'Inde. Je rentre au hasard dans un monastère, où de jeunes bouddhistes apprennent à faire … des statues ???? Cela les amuse de me voir débarquer, comme çà... 11h36 – Rencontre d'une jeune femme qui a fait un petit bout de chemin avec moi et m'a indiqué la route pour arriver à Pashupatinath, ville de pèlerinage. La route (les chemins) sont rudes à monter – descendre et il fait bon en journée, par rapport aux soirées froides.
Visite de dix-huit jours au Népal en novembre 2010 English translation pending
by Camille007 · 2010-08-04 · 27 replies
Amis du Forum, Bonjour!

Voilà, je vais enfin accomplir un de mes grands rêves, soit visiter le Népal en novembre 2010.

Je pars 3 semaines, ce qui me donne environ 18 jours au Népal.

Dans l’ordre (et le désordre), je désire faire un trek de 5-7 jours (c’est peu, je sais), passer 2 jours à Chitwan, séjourner dans un ashram pendant 3 jours (je l’ai trouvé, il est près de Pokhara), et naturellement, visiter Katmandou, Pokhara et la Vallée.

J’ai envie de tout voir, mais compte tenu du peu de temps dont je dispose, je vais devoir couper certains endroits.

À savoir : j’aimerais éviter le plus possible les coins touristiques, et ceci s’applique surtout pour le trek.

En ce qui concerne le trek, justement, je veux voir la montagne, je veux en avoir plein la vue!! Mais j’aimerais aussi voir des villages et rencontrer les gens du coin.

Il semblerait que tout ce qui se rapproche des Annapurnas, en novembre surtout, soit bourré de touristes…

Que dire de la Tamang Heritage Trail?

Je pourrais prendre l’avion pour me rendre à un point de départ pour le trek, si c’est nécessaire.

Je suis prête à augmenter le nombre de jours du trek si ca me permettra de visiter du pays…

Je pars seule et je suis une fille active et en forme. Je suis déjà montée jusqu’à 5000m, l’effort physique ne me fait pas peur.

Alors…je ne sais plus par quoi commencer!

Help!! Et…Merci 😉

Camille
Femme à Istanbul: visite des mosquées en jeans? English translation pending
by Fanfan50 · 2010-02-07 · 75 replies
Autorisé ou non ? Mal vu sûrement ...😕

Je pars pour Istanbul prochainement et je me pose cette question. Je sais qu'il faut revêtir le voile mais va-t-on m'en vouloir si je porte un jean pour visiter le lieu ?

Merci pour vos réponses !🙂
Ne pas aimer l'Inde English translation pending
by Girouette2 · 2009-10-21 · 42 replies
ma fille et un ami sont partit depuis octobre en inde pour la premiere fois , elle adore ce pays , les gens la nourriture tout , lui , déteste tout les gens , la misere, le monde , comment peut on détester un pays qui a de si belles choses a voir ???
Hôtel bon marché à Chennai English translation pending
by Philcali · 2007-02-08 · 12 replies
Je cherche des adresses d'hôtels à Chennai Madras, genre hôtels pour routards, du type de ceux qu'on trouve dans Old Market à Delhi. Merci de me communiquer noms, adresses, éventuellement emails. Philcali.
Hôtel correct à Mumbai? English translation pending
by Jjcat2829 · 2006-12-19 · 28 replies
Bonjour à tous

je me rends à mumbai mi-janvier et ce que je lis dans le routard sur les hôtels ne me rassure pas sur la propreté et les prix quelqu'un connaît il des adresses correctes qui ne dépassent pas 750 roupies. pour se rendre de l'aéroport en ville quel est le moyen le plus simple et plus globalement pour visiter le sud de l'inde. que savez vous du paludisme faut il se protéger avec des médicaments? merci pour les renseignements. bonnes fêtes à tous.
La prière dans le monde! English translation pending
by Pondy · 2020-05-20 · 170 replies
La nuit tombe d’un coup et je suis sans cesse étonnée de passer ainsi du clair au noir. Après cette journée fatigante, je rentre à la maison et jette mes sandales dans un coin. Dans son petit bassin de bronze, la fleur de lotus est déjà refermée. Tout est silencieux mais j’entends le léger murmure incantatoire de Tiago. Il prie. Assis devant son petit autel, les volutes odorantes des bâtonnets d’encens s’enroulent autour de ses cheveux noirs. Son dos dur et sombre luit et la lueur de la flamme dans la coupelle de ghee danse sur ses épaules. La grande image de Shiva fixée au mur se décolle dans un angle, pliant les pointes du trident. Le dieu garde ses yeux mi-clos sur la création du monde et les cycles de l’univers. Dans sa longue chevelure, au sommet de sa tête s’enroule un serpent. Un dieu coloré bienveillant dans cette représentation, l’une de ses quatre mains ouverte sur le genou. Tiago a posé son offrande, une noix de coco est une guirlande de fleurs jaune dont je ne retiens jamais le nom. Immobile. Il prie. __

J’ai vu des gens agenouillés, des gens couchés face contre terre, assis en tailleur, assis mains jointes. J’ai vu des gens danser, j’ai vu des processions colorées, j’ai entendu des mélopées hypnotiques, j’ai écouté des cymbales, des trompettes, de grandes orgues, des chants liturgiques, des psaumes, le fanbai, des chants grégoriens et des gospels, des chants diphoniques qui remuent le ventre.

J’ai vu des flèches perçant les nuages, des coupoles dorées, des dômes de pierre, des cathédrales, des temples, des autels flamboyant de dorures, des allées de chevaux de pierre, des temples de feu et des chapelles de pierre blotties sous les ombrages, de bois ensevelies sous la neige, des cryptes froides et silencieuses, des maisons d’adoration sans effigie, des monastères accrochés à la montagne , des cloîtres dans la ville.

j’ai vu des costumes de cérémonies multicolores, des tenues de fourrure, des saris de fêtes soyeux, des chapeaux rouge étranges, des plumets et des têtes rasées. J’ai vu des hommes tirer des chars la peau du dos distendue par des crochets, j’ai été subjuguée par des mandala de sable, tout est éphémère.

Partout où mes pas ont foulé d’autres terres, j’ai vu des croyants réunis, rassemblés, unis, bruyants, silencieux, exaltés, recueillis.

J’ai touché des chapelets de buis, d’ivoire, en corail, en noyaux, les perles égrenant le nom divin, les mantras, les prières, tenu des croix de roseaux, de feuilles de maïs, porté des couronnes de fleurs, tenu des moulins de prière. J’ai regardé des dieux vêtus d’oripeaux décolorés, vêtus d’habits précieux, nus ceints d’un pagne, l’arbre à souhaits aux rubans multicolores agités par les tourbillons de neige.

J’ai respiré l’odeur de l’encens, j’ai respiré l’odeur de la cire fondue, j’ai respiré le parfum des fleurs fraîches et l’odeur surette des offrandes pourrissantes.

J’ai fermé les yeux, souvent, pour mieux entendre, pour mieux comprendre.

Et je sais, qu’aujourd’hui, je ne sais rien de cette ferveur puissante qui soulève et porte et emporte les peuples du monde. Je sais aussi que le tremblement de mes jambes et les yeux qui picotent devant la ferveur de Tiago, ce soir là, il y a des lustres, huit peut-être, c’est tellement loin, fut ce qui s’approchait le plus d’une prière. Ou, peut-être étais-je secrètement amoureuse...

Ainsi, je crois que beaucoup ont vécu ces instants étranges de communion, d’observation respectueuse, que beaucoup connaissent les rites et rituels, les byzantins, coptes, maronites, et tant d’autres, des rites de passage et des rites d’intercessions appelant la pluie, la fécondité . Ces rites qui rythment la vie dans tous ces pays que je n’aurais plus le temps de connaître.

Comment se vit la prière en Afrique, chez les aborigènes d’Australie, à Madagascar, à Cuba, en Chine, au Japon, en Indonésie ou ailleurs ?. Comment se vit-elle, la prière, aujourd’hui où partout des moments religieux forts s’annoncent ? Monothéiste, animiste, shintoïsme, bouddhisme, syncrétisme religieux, l’aspect religieux est toujours présents dans mes voyages, l’est-il pour vous aussi ?

Z’avez lu jusqu’au bout ? Bravo, vous avez gagné une image pieuse ou non. Pour ce faire, aller dans la rubrique -jeux voyages – sur le fil -défilés et processions -, il y en a des magnifiques.
Un mois dans le nord du Pakistan English translation pending
by Yemen · 2019-11-30 · 127 replies
1 mois au Pakistan, C’était GÉNIAL !

Un pays où le tourisme chinois, coréen et japonais est florissant. Du côté européen, 1 groupe de trekkeurs, et 2 individuels. C’est tout !

Nous étions 2 copines. Début janvier, achat du billet d’avion pour le Pakistan pour y passer un mois. Départ 31 juillet, retour 27 août avec une arrivée à Lahore et un départ d’Islamabad. Objectif : le nord du Pakistan.

Le visa : Pour entrer au Pakistan, il faut une invitation d’un pakistanais ou d’une agence française ou locale. Pour profiter au mieux de paysages et pouvoir s’arrêter où nous voulions, nous avions décidé de louer une voiture. Recherche de loueurs : nous n’avons pas trouvé de location sans chauffeur. Et j’ai envie de dire, avec du recul, aucun regret : notre chauffeur étant super, avec une parfaite connaissance du circuit que nous voulions faire. De plus, les routes sont souvent catastrophiques (en dehors des grands axes) et seules, nous aurions certainement renoncé à une bonne partie du périple !

Arrivée à Lahore où nous y avons passé 2 jours. Grande ville, bruyante à cause des motos mais avec une vieille ville très authentique. Pas de souci pour y passer 2 jours sans s’ennuyer (pourquoi pas 3). Et la population est accueillante, souriante. Une entrée en matière dans le pays très intéressante.

Puis nous avons pris un bus pour Islamabad. Nous n’avons pas du tout apprécié cette ville qui n’a aucune âme. Tracé au carré, avec des grands boulevards. Au centre de chaque quartier un centre commercial. Le seul intérêt : la mosquée.

C’est à Islamabad que nous avons été pris en charge par notre chauffeur. L’enjeu était de taille : il fallait s’entendre avec lui parce que 27 jours, cela peut être long avec quelqu’un avec qui il n’y a pas de complicité ! il nous a rapidement dit que nous étions des touristes « un peu spéciale » mais il s’est très vite adapté à nos attentes et à notre rythme. Le circuit avait été établi auparavant. Il a été respecté mais nous avons parfois modifié les étapes où nous avons dormi. Il faut le dire, c’est grâce à sa capacité d’adaptation, notre voyage a été formidable

cela commence mal, j'ai oublié les photos ! et maintenant, je ne sais pas les mettre en grand !

ISLAMABAD / CHILAS Journée longue. On a mis 5 h d’Islamabad pour arriver à l’intersection qui nous fasse rentrer dans la vallée de Kaghan. Route encombrée de voitures, camions… bruit, passage de villes sans intérêt. La vallée jusque Naran, je n’y ai pas trouvé d’intérêt, rien d’exceptionnel à mes yeux. Vallée fréquentée par les pakistanais qui viennent chercher la fraicheur et de Naran, faire la randonnée jusqu’au Glacier de Nanga Parbat. Après Naran, village touristique au milieu de la vallée, les paysages sont plus beaux. (Alors attention, à mes yeux car personnellement, je préfère les paysages arides. Donc sur mes photos, beaucoup de paysages arides. Ce qui ne veut pas dire que dans certains endroits il n’y a pas d’arbres mais comme je prends des photos pour me faire plaisir, de ce que j’aime, je fais peu de photos des paysages plus verts !) Au total, 12 h 30 de route !



Nous n’avons connu de Chilas que la rue principale le soir, pas vraiment animée, car nous sommes reparties le lendemain matin pour traverser le plateau de Diosai. Avec du recul, nous aurions dû prendre le temps le matin de marcher dans la petite ville et profiter de l’environnement).



CHILAS /ASTORE La vallée de Chilas, jusque l’embranchement d’Astore est superbe. Après, c’est une vallée très resserrée.





c'est l'occasion de voir nos premiers trucks pakistanais







Astore : une rue principale avec le bazar. Du monde le matin. Peu de contact et on fait vite le tour ! Mais en même temps, l’occasion d’observer la vie, les tenues. Et aucun touriste de quelques nationalités qu’ils soient.







Dans l’après-midi, nous sommes allés dans la vallée de Rama (c’est vert !). Quelques familles y vivent, l’occasion de belles rencontres.







à suivre....
Le Temple d'Or à Amritsar English translation pending
by Alicia999 · 2016-10-18 · 11 replies
Le Temple d’Or, ‘Sri Harmandir Sahib’, est situé dans la ville d’Amritsar, capitale du Pendjab au nord-ouest de l’Inde. C’est le lieu sacré de la religion Sikh, une religion située entre Hindouisme et Islam, fondée par le Gûru Nânak au XVIè siècle. Elle combat les inégalités raciales et sociales. Le système de castes n’existe pas comme chez les hindous.

Ce temple est pour moi le plus bel endroit que j’ai visité, non seulement pour son architecture mais également pour l’atmosphère qui y règne. Il dispose de 4 entrées qui symbolisent son ouverture à toute personne, de toute religion, de toute caste, symbole de fraternité et d’unité. Il faut savoir que la visite du Temple d’Or est gratuite. Le temple vit des dons généreusement offerts par les visiteurs qui permettent d’entretenir les lieux et servir des repas gratuits chaque jour à des milliers de personnes.

L’entrée principale se fait au nord dans la tour de l’horloge, un magnifique bâtiment de marbre blanc où se mêlent les styles hindous et musulmans.



Vous devrez d’abord laisser vos chaussures à l’entrée, ‘laver’ vos pieds dans un petit bassin et vous couvrir la tête. Après vous être agenouillés, vous descendrez quelques marches et le Temple d’Or se dressera devant vous, comme un bijou scintillant au milieu d’un lac.



A peine entré, c’est d’abord la beauté du site qui va vous saisir mais c’est surtout l’atmosphère qui vous envoûtera, une atmosphère que vous ne trouverez nulle part ailleurs, sur fond de musique spirituelle jouée en continu, une merveille.

L’accès se fait par un pont de marbre construit dans l’eau qui vous emmène jusqu’au temple. Les portes à l’entrée du bâtiment sont sculptées de motifs argentés et dorés. La structure est composée de 3 étages, construite en marbre et incrustée de nacre et pierres semi-précieuses. L’ensemble est couronné d’un dôme en forme de lotus inversé et revêtu d’or.

A l’intérieur, des prêtres ‘Granthis’ sont assis et récitent le Granth Sahib, le livre sacré des Sikhs qui regroupe les écrits de 10 gourous Sikhs, des chants sacrés, des prières, des poésies. Les Sikhs s’agenouillent devant le livre sacré, déposent un don d’argent et vont s’assoir pour prier.

La journée est rythmée par la lecture de prières, le bain des pèlerins dans le lac sacré et le transport du livre sacré du Temple d’Or à Akal Takht, le bâtiment du Parlement Sikh.

Les processions se déroulent à 22 heures et 4 heures du matin, un rituel que vous ne devez surtout pas manquer. Le livre sacré Granth Sahib est transporté sur un baldaquin en or par des Sikhs dévoués. Un moment fort en émotions.



L’autre lieu que je vous conseille de visiter est le Langar hall, la salle à manger du Temple d’Or. Un endroit unique où des dizaines de bénévoles participent à la préparation des repas composés de lentilles ‘dhal’ et de chapatis. N’hésitez pas déambuler dans les cuisines, les étrangers y sont les bienvenus et vous pouvez également aider à la préparation des légumes ou à la vaisselle.







Ma visite au Temple d’Or aura été un moment riche en émotions. C’est un lieu spirituel où vous vous sentirez agréablement bien, entouré d’une population Sikh incroyablement accueillante, ouverte d’esprit et dévouée jour et nuit pour le Guru Granth Sahib, leur livre sacré. Je retournerai, c'est sûr au Temple d’Or lors d’un prochain voyage en Inde. Si vous voulez voir d'autres photos et vidéos, je vous invite à consulter mon blog OneDay-OneDream.com

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