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Croisière Perles des Antilles Costa Favolosa le 04/03/2016 English translation pending
by Loupiti · 2016-02-11 · 7 replies
Coucou à vous, Nous partirons en croisière le 04 mars 2016 sur le COSTA FAVOLOSA de Fort-de-France (Martinique). Il s'agit de notre 1ère croisière et de notre voyage de noce ;-) Donc nous sommes un peu paumé sur l'organisation du séjour. Grâce à beaucoup de personnes sur ce site, nous avons pu obtenir quelques de réponses. Par contre, j'ai encore des questions.. Nous arriverons à l'aéroport de Fort-de-France: concernant la distance entre l'aéroport et le Port, doit on prévoir un taxi? pouvons nous marcher jusqu'au port? ou existe t'il des navettes? Concernant nos excursions, nous avons prévu par Costa: En Guadeloupe le snorkelling et à La Romana les piscines naturelles SAONA? est-ce un bon choix? quelqu'un à t'il fait ces excursions? sont elles bien? Nous verrons sur place pour les autres escales. Nous avons aussi pris le forfait boisson, bien que je le trouve TRES cher, on nous a dit qu'il fallait le prendre et que nous le regretterions si nous le faisons pas, est-ce vrai? Quelqu'un va t'il faire cette croisière aussi? ce serait bien de pouvoir faire connaissance. Merci pour vos réponses. Loupiti
Voyage au Rwanda du 21 décembre 2015 au 1er janvier 2016 English translation pending
by Corinne9564 · 2016-01-06 · 2 replies
Venons de passer 2 semaine au Rwanda, du 21/12/2015 au 01/01/2016. C'est un pays magnifique, très coloré, avec une végétation luxuriante qui s'étale sur une terre rouge. Pays très propre, très calme. Les gens sont gentils et très hospitaliers. Avons visité la réserve d'Akagera où nous avons été encerclés par des éléphants. Frayeur assurée et souvenirs inoubliables. Le lac Kivu est magnifique. Seul petit bémol, Kigali, la capitale est très vivante mais très polluée... Un pays à découvrir sans faute.
Retour croisière Magica du 13 juin English translation pending
by Marschat · 2015-06-24 · 4 replies
Bonjour , cr express des escales pour ceux qui embarquent tanger pas de navettes ni de bus touristiques, moulte taxis au pied du bateau tour de ville a 4 pour 10 euros chacun , chauffeur tres tres sympatique Casablanca idem ni navette ni bus touristique, taxi rouge pour 3 personnes et la ville, autres taxis pour sortir de la ville,10 euros pour la mosquee merveilleuse cadix pure merveille a pied , plan au pied du bateau, bus touristique Lisbonne magnifique bus touristique 19,50 euros ,2 circuits valence bus de ville 1,5euros, plan distribue au pied du bateau (navette costa 7,5 euros savonne en ville , fort sur la gauche et tres beaux monuments en ville a pied le bateau .................comment dire ................ANIMATIONS les animateurs se décarcassent les spectacles ok a part les décibels !!!!!!!!!! spa GRATUIT mais petit hamam, sauna salle de sport moyenne, les selfs ..................du costa pas de depaysement casino il y a plus beau repas du soir bien presentes mais sans plus, je referais ce circuit voila et bonne croisiere a tous , si vous avez des questions pas de problèmes pas de passeport encore une fois , juste la CNI pour les français , passeport si vous passer la nuit a terre
Déçu d'une croisière sur le Costa Luminosa English translation pending
by Racchi · 2015-06-19 · 56 replies
Ne prenez pas ce bateau. Impossible de dormir, la cabine vibrait très fort lors du demarrage des moteurs même sans navigation. Impossible de dormir. Pourtant on avait pris une cabine avec balcon pont 6. J'ai fait une vidéo (avec stabilisateur) lol Le comble c'est que trois cabines avant la notre, cabine de nos amis, il n'y avait pas de problème. J'ai fait une réclamation sur le bateau mais j'ai attendu chaque jour. rien!!! Comme excuse, plus de place pour changer. Mes vacances ont été gâchés, fatigué de mal dormir. Notre fils à du dormir avec nous tellement que ça vibrait sur son petit lit. Pour information j'ai fait plusieurs croisières sur cette compagnie et j'ai remarqué une baisse de qualité. Moins d'animation. C'est dommage car le personnel est très sympa et on mange très bien.
Traverser le Golden Gate Bridge par "l'intérieur" English translation pending
by Klr29 · 2015-05-11 · 9 replies
Bonjour,

Je suis entrain de peaufiner mon itinéraire à vélo à San Francisco et je souhaite rejoindre le point rouge sur l'image jointe en partant de Vista Point.

Google Maps me fait traverser le pont. Trouvant ça bizarre, je suis passée en mode Street View et je me suis aperçue qu'il y avait des escaliers qui menaient "à l'intérieur" du pont, ce qui permettait de rejoindre l'autre rive. J'ai aussi vu que le panneau à côté de ces escaliers indiquait que les piétons devaient obligatoirement passer par là.

Ma question est la suivante : puis-je passer par là avec mon vélo ? (en le portant bien sûr 😄) ou est-ce que ce passage est strictement réservé aux piétons ?
Compte rendu d'une croisière transatlantique, retour La Romana - Venise English translation pending
by Maya83400 · 2015-05-07 · 89 replies
Bonjour à tous, Nous voici de retour de ce beau périple fort bien réussi grâce à la rencontre des membres de Vf ayant participé à sa préparation. Pour n'oublier personne, un merci à tous et plus particulièrement malgré tout à son initiateur Rcoucou qui est un organisateur hors pair 😉.

Le samedi 4 avril 2015, nous partons donc en TGV de Toulon vers Roissy Charles de Gaulle où nous avions retenu une chambre d'hôtel pour éviter tout stress avant le départ. L'hôtel Ibis est situé dans l'aéroport, accès facile de la gare de TGV(Terminal 2F) par le CDGVAL.

Le dimanche 5 avril 2015, après une excellente nuit dans cet hôtel immense mais très calme, nous prenons un petit déjeuner copieux avant de nous rendre par le CDGVAL au terminal 2E, lieu de départ de notre vol. C'est pratique et rapide. Le vol étant affrété par Air France spécialement pour MSC, nous avions un espace dédié. L'enregistrement débutait à 10h45 et nous étions parmi les premiers. Dans la file d'attente nous repérons Rcoucou en compagnie de sa famille et de Frandelanes. Les présentations furent vite faites. nous avions croisé et salué les Desbell au paravant déjà. Pour nous c'est assez rapide, nous prenons un encas en salle d'embarquement pour patienter. Le vol part à 14 h comme prévu. Nous sommes installés aux places 17(classe éco), juste devant les ailes et dès 15h on nous sert le repas. Le vol se passe bien, une collation nous est encore servie avant l'atterrissage à 17h locale. Etant à l'avant de l'avion, notre débarquement s'effectue très rapidement et nous avons la chance de pouvoir monter dans le premier bus.Température ext 28*. Le choc thermique, mais quel bonheur d'être arrivés. Quelle fut notre surprise de constater que La Romana s'était dotée d'un nouveau terminal de croisière depuis l'an dernier. Tout beau et fonctionnel, mais nous n'avons même pas eu l'idée de prendre une photo. Comme nous avions un embarquement prioritaire, tout a été très vite. Nous prenons possession de notre cabine et à 19h30 allons au restaurant Maxim où nous avons la formule choice dining. Retour cabine, nos bagages sont livrés, une valise a une roulette abîmée, installation et gros dodo bien venu, car il 4h du matin heure parisienne.

A bientôt pour la suite
Premières traces atlastiques English translation pending
by Leflâneur · 2014-07-24 · 7 replies
C'était lors de mes premiers pas dans l'Atlas marocain ... il y a fort longtemps.

VALLEE D'ANERGUI- Douar Ayt Khoya

Dix jours se sont écoulés depuis mon départ belfortain.

A Ouaouizerth le vieux bus s’est garé à même le coté de ce qui semblait être la rue principale. Il n’y a pas de gare routière. En quelques minutes les quelques vingt voyageurs qui occupaient les sièges défoncés et inconfortables du Berliet sans âge ont récupéré leurs bagages et s’en sont allés chacun vers leur destinée. La rue qui me faisait face s’ouvrait à moins de vingt mètres sur une esplanade qui semblait concentrer l’animation ordinaire et locale d’un milieu de matinée ensoleillée. Je m’y suis dirigé. A en juger par les détritus qui jonchaient le sol et une tente de marchand de fruits et légumes, posée là, seule, presque incongrue, à peine à l’écart des vieilles Mercedes, Peugeot 504 et autres R12 break empestant l’atmosphère des fumées de gas-oil de leurs interminables préchauffages, le lieu s’avérait être, d’un coté parc des taxis interurbains, de l’autre, place de souk le jour venu.

A ma vue, le courtier a lancé haut et fort l’annonce des destinations des taxis restants à compléter. Par un geste négatif de la tête et mon meilleur langage des signes, je lui ai fait comprendre que j’étais arrivé au terme de mon voyage et, profitant de ce premier rapport établi, lui ai montré les quelques lignes écrites en arabe par Lahcen Fouzal avant mon départ belfortain.

Après lecture, le courtier confiait le papier à un gamin en le chargeant d’une commission que je supposai être la recherche du premier fils Fouzal. Il me fît signe de patienter à l’ombre, à coté de la cabane en tôle et cartons où un vieux monsieur vendait au détail quelques friandises, cigarettes, feuilles à rouler, stylos bille et diverses petites fournitures courantes. J’en ai profité pour faire fonctionner un peu le commerce local en achetant trois Malboro, une boite d’allumettes en cire, un rasoir jetable et un paquet de chewing-gum. En guise de bienvenue, je me suis vu offrir un verre de thé à la menthe sorti de sous le comptoir du petit kiosque où je n’avais pas encore remarqué la présence du camping gaz et du petit nécessaire à la préparation du breuvage.

Le peu d’ombre dont je jouissais sur le coté du cabanon avait disparu depuis longtemps. J’avais fumé mes trois cigarettes, bu une théière avec le papy vendeur, partagé une orange et son sibsi, goûtant ainsi pour la première fois à ce cocktail détonnant fait de tabac spécial et de fleurs de chanvre finement hachés et savamment mélangés, quand est arrivé un petit monsieur moustachu, à l’air pâle et malingre, licencié en lettres et philosophie, chômeur de son état et connu dans cette bourgade sous le nom de Mohamed Ou Haddou. C'est le frère de Lahcen auprès de qui ce dernier m'a recommandé quand je lui ai fais part de mon projet de randonnée dans l'Atlas marocain.

Tu passes par Anergui? m'avait-il demandé. J'y suis né! C'est chez moi! Et si c'est chez moi, c'est aussi chez toi!.. Hospitalité bebère ! Mohamed habite avec sa maman dans une petite maison en pisé perchée sur une colline à la sortie de Ouaouizerth par la route de Tillouguitte. Le petit tagine familial attendait notre retour et fût partagé en même temps les nouvelles demandées par la maman sur l’état de santé du fiston éloigné Le lendemain après avoir dégusté un excellent tagine au brochet chez sa sœur, nous nous sommes postés à l’ombre d’un eucalyptus sur le bord de la route. Une Land Rover ou un camion à destination de Tillouguitte disposerait bien, selon Mohamed, de 2 places libres. Nous devions faire étape dans ce village avant de continuer à pied sur Anergui, la vallée d'origine de la famille Fouzal. Après deux heures d'attente et quatre heures de tape-cul dans une vieille Land Rover surchargée -oui je dis bien quatre heures pour s’acquitter de quarante kilomètres de piste défoncée et du Tizi (col) n'Ayt Aïssa- nous sommes arrivés à destination.

Nous avons trouvé le gîte pour la nuit dans l'arrière salle d'une petite gargote et sommes repartis alors que le jour pointait à peine pour profiter d'une benne de camion qui pouvait nous déposer à Tamga. Je n'ai pas regretté le lever très matinal qui nous a évité une demie douzaine de kilomètres de marche sur une piste sans intérêt... c'est qu'il nous restait derrière sept heures de autres heures de marche pour franchir Tizi n'Ouanergui et plonger sur la vallée.

Nous y avons retrouvé son père et le reste de la famille, oncle, tante cousins qui partagent la maison familiale.

Maison de la famille Fouzal.

La nuit est douce, sans lune. Si j’en crois les ronflements qui s’élèvent jusqu’à la terrasse, mes hôtes sont déjà dans les bras de Morphée. Du petit lait, du pain, du thé, des amandes offerts avant leur coucher, une lanterne pour éclairer la suite des traces écrites de ce périple atlastique, le décor est planté.

Anergui, un endroit où l'on va... et non un endroit où l'on passe ! Depuis Ouaouizerth, la vallée est uniquement accessible à pied ou à dos de mulet. Un isolement qui préserve ce petit havre de quiétude et de fraîcheur, tapi au pied d’une falaise en forme parfaite de fer à cheval, dominée par les 3243 mètres du djebel Mourik. On y vit à l’écart des grandes voies de passage, dans la terre, de la terre, adaptant ses besoins à ses maigres richesses, et laissant couler lentement les jours gais ou tristes que verse la volonté divine.

Quelques très rares passes dans des éboulis en pans inclinés, boisés sommairement de chênes verts, permettent de franchir ce rempart continu, formé par un colossal mouvement orogénique. L’itinéraire d’accès le plus court passe par Tillouguitte, Tamga et Tizi n’Ouanergui. C’est celui que nous avons emprunté avant hier avec Mohammed. Une belle dizaine d’heures de marche étaient prévues au départ de Tillouguitte. En nous faisant déposer par un camion avant le pont de Tamga nous avons évité la piste poussiéreuse, gagné trois heures et entamé une marche d’approche du col bien agréable le long de la rivière Ahensal, à l’ombre des pins d’Alep.

Cinq petits hameaux, quelques maisons individuelles éparses et igherman, les “greniers fortifiés familiaux “, toujours construit sur les pentes pour une protection indispensable contre les crues, mais aussi par besoin vital de réserver à la culture la plus petite parcelle disponible, forment l'habitat des Ayt Anergui.

Tout au fond du creuset une manne permanente en provenance d'Imilchil et du plateau des lacs arrose par séguias interposées les cultures de la vallée. L’Assif Melloul, la “rivière blanche”, serpente dans le relief, trouve la faille à l’ouest et évite l’obstacle Mourik. Nous sommes à 1500 mètres. L’altitude n’autorise pas les palmiers, mais une agriculture de subsistance et, les bonnes années, le minimum alimentaire: blé, orge, maïs et aussi des noyers, des amandiers, pêchers, pommiers et quelques légumes.

Le final en beauté de mon errance atlastique était vaguement prévu dans les gorges du Dades ou du Thodra. Depuis Thinerir ou Boulmane n’Dades, la fascinante place Djmâa el Fna et les souks de Marrakech, à peine entrevus lors de mon arrivée, ne sont plus qu’à une journée de bus ! Mais il me faut d’abord atteindre le versant sud du massif. Depuis Anergui il y a de nombreux itinéraires pour rejoindre Boulmane. Toutefois, pour un étranger à ce milieu, le plus sûr et plus court chemin pour atteindre les versants sud – 3 jours au rythme d’un roumi porteur de sac à dos – est la grande piste muletière foulée régulièrement par les commerçants qui se rendent du souk es Sebt de M’semrir au souk el Khemis d’Anergui, et inversement. J’y trouverais toujours du monde et de l’aide en cas de besoin.

C’était l’option retenue à mon arrivée dans cette vallée. Mais au « thé-apéritif » de midi, j’ai vite deviné que le roumi, moi en l’occurrence, devenait sujet de délibération entre Mohammed, son père et son oncle.

Pendant le tagine la discussion a marqué une pause. C’est qu’ici on parle peu en mangeant. Le plat étant commun à tous les convives, celui qui parle trop … mange moins.

Au « thé-digestif », entre deux claquements de langue marquant son approbation sur la qualité du breuvage, Mohammed m’a proposé de m’accompagner sur une partie du trajet. Le mulet de son cousin porterait les bagages. J’ai bien sûr accepté. On ne fait pas la fine bouche devant une proposition qui dispense du portage de dix sept kilos de sac à dos. Et puis, après réflexion, vu qu’en plus du mulet je pouvais bénéficier aussi des services d’un fonctionnaire près à se dégourdir les jambes dans les montagnes de son enfance, pourquoi ne pas se lancer sur des sentiers moins "battus" ?

La description de Kousser et des conditions de vie des éleveurs sur ces terres ingrates rapportées hier par Mohammed, m’avait déjà mis l’eau à la bouche … et la carte sous les yeux. J’ai ainsi pu observer que la traversée de ce plateau pouvait, en deux jours, mener à Zawiat Ahensal. De là il est encore possible, par un petit crochet de deux jours suplémentaires, de rejoindre M’semrir. Rien d’insurmontable somme toute car je me sens en jambes. Cependant mon manque de connaissance du milieu, et cette grande (! ! !) sagesse qui m’habite m’interdisaient de me lancer seul sur cet itinéraire incertain. Mais après la proposition de Mohammed, la donne était différente. S’il voulait bien m’accompagner jusqu’à Zawiat Ahensal au lieu de la vallée d’Imdrhas, l’occasion était à saisir !

Au « thé-apéritif » du soir, je leur ai fait ma nouvelle proposition d'itinéraire. Pendant que nos doigts prenaient peu à peu la délicate teinte rouge safranée de la sauce tagine la discussion a cessé, comme il se doit, mais quatre verres de « thé-digestif » doivent aider à la réflexion car au dernier la décision était prise .

« Mohammed t’accompagnera jusqu’à Zawia, et au-delà si tu veux ».

Le père avait parlé, l’oncle approuvait et Mohammed traduisait. La sécurité d’un étranger sur les terres de la tribu est aussi affaire de son hôte.

Ce qui était dit devait être fait.

Il est plus de minuit, Mohammed m'a annoncé le réveil pour cinq heures...

TAGHIA

Mon intention de passer ce hameau et de poser bivouac dans Bou Ighaln après avoir franchi le Jbel Timghazine, était-elle trop matinale ? En tous cas elle n’a pas su résister à l’appel de la petite plate-forme herbeuse qui domine la rivière à l’entrée des gorges. Me voilà à l’abri d’une éventuelle crue. Ce serait con de me retrouver à l’entrée de Zawia à trois heures du matin flottant sur mon karimat.

C’était le dernier conseil de Mohammed avant de nous séparer ce matin. Ne pas se fier à une météo, aussi clémente soit-elle au moment d’installer un bivouac. Un orage arrive vite, et la crue qui s’en suit peut-être dévastatrice, surtout à la sortie de telles gorges.

Mohammed a rebroussé chemin ce matin après que nous ayons passé la nuit à Zawia Ahensal chez un ami de son père. Il compte refaire en une journée la montée à Kousser et sa traversée. Un trajet qui nous a demandé deux belles journées de marche à l’aller. Il faut dire que lui montera sur le mulet sur la quasi totalité de l’itinéraire, ce qu’il n’a sans doute pas osé faire quand nous étions ensemble et que je tenais absolument à marcher.

C’est donc la reprise de mon aventure solitaire dans ces montagnes. Avec des provisions pour trois jours, un ravitaillement possible à Oussikis, des semelles en bon état et un moral à toute épreuve, c’est plus qu’il n’en faut pour atteindre Boulmane n’Dades.

J’ai bien aimé la ballade de ce matin depuis la Zawia . Trois heures de promenade bucolique le long de la petite rivière qui se jette plus bas dans l’assif Ahensal à travers vergers et parcelles cultivées d’orge ou peut-être de blé, je ne sais pas comment les différencier, ont suffit pour rejoindre les maisons de terre rouge de Taghia. Et puis il y a eu les falaises vertigineuses qui font face au village, et dans lesquelles je me vois déjà accroché avec mes potes grimpeurs, la transparence de l’eau, la proximité des vergers le vert profond des petites terrasses étagées sur les pentes soulignées de coquelicots et puis cette petite place herbeuse, là entre le village et les gorges, et loin la-bas le col que je devais franchir. Cela vaut bien l’octroi d’une demi-journée de contemplation.

Sieste, promenade dans les gorges et toilette complète dans la rivière, ont donc remplacé avantageusement la programmation du départ. La rivière charrie beaucoup de bois et le plaisir de la veillée autour du feu de bivouac, non encore éprouvé dans ces montagnes, est si grand que je laisse filer sereinement les heures habituellement dédiées au sommeil réparateur.

Qu’il est doux de pouvoir gérer son temps et son rythme ! On en a si peu l’occasion dans notre vie "speedée" de citadin européen qu’il ne faut pas négliger l’opportunité. Je ne m’accorderai cependant de fantaisies qu’avec l’emploi du temps. L’itinéraire conseillé par mon hôte de la veille sera suivi à la lettre. Du moins en ai-je l’intention au moment où j’écris. Sans guide ni topo, les points de passage principaux que m’a indiqué notre hôte d’hier soir ne seront peut-être pas si évidents à trouver. Surtout si comme cela semble être le cas, au-delà du col je retrouve un terrain similaire à Kousser, sans points de repères et des traces multiples de déplacements de troupeaux qui partent dans tous les sens. Quel contraste entre les vallées comme Anergui et Zawia Ahensal où les dépôts alluvionnaires et la volonté des hommes à travailler la terre en font de fertiles oasis de montagne, et la désolation minérale de Kousser !

Ce plateau d’altitude présente des signes inquiétants de déboisement. Vaincue par le climat et les pasteurs acharnés à sa perte pour la survie de leurs troupeaux, la végétation est poussée dans ses derniers retranchements.

Au milieu des pierres, des buissons épineux et des squelettes difformes de leurs congénères, il ne résiste plus que quelques genévriers thuryfères centenaires. Pas d’eau autre que celle un peu croupie de deux sources misérables. Si elles m’ont inquiété au point d’y diluer quelques cachets d’hydroclonazone, elles doivent pourtant faire le bonheur des hommes et du bétail habitant cette austère contrée,

Pour un Franc-comtois, même d’adoption, qui n’a connu que les forêts vosgiennes et les verts pâturages alpins, le premier contact physique avec cette désolation minérale est impressionnant. Néanmoins ce milieu a pour moi quelque chose d’attirant. Je sais déjà que j’y reviendrai.

D’ici là il me reste à rejoindre Oussikis et Boulmane. Il est donc temps de trouver le sommeil.

Jbel Timghazine

Le soleil avait déjà franchi la crête quand j’ai ouvert la tente. La surprise n’est apparue que lorsque mes yeux se sont habituées à la belle luminosité matinale. Posés sur une pierre à coté du foyer, deux œufs frais et une petite galette d’orge attendaient patiemment mon réveil. Je doute que beaucoup de ²sans-abri² aient souvent fait la même trouvaille, en sortant de leurs cartons après une nuit sous les ponts de la Seine.

Après un petit déjeuner copieux, la cuisson des œufs pour la route et une toilette vivifiante dans l’eau glacée, j’ai entamé le sentier raide et sinueux dans les pentes du Jbel Timghazine sans avoir pu remercier mon mystérieux et généreux donateur.

Trois heures plus tard, dépouillé d’une grande partie de ma bonne forme matinale, je pose mon sac au pied d’un genévrier squelettique et centenaire. La vue quasi aérienne sur le village de Taghia explique les deux litres de sueur que je viens de laisser dans la pente. Plus au loin, en suivant les méandres de la rivière et les cultures en terrasses, apparaissent les silhouettes des magnifiques ksours des chorfas de Zawiat Ahensal déjà prisonnières de la brume de chaleur. De l’autre coté … premier aperçu sur les grandes pentes délavées des contreforts sud de cet Atlas oriental. La traversée de Kousser n’aurait-elle été qu’une misérable mise en jambes avant l’exil de pierres, terre et poussière qui se présente en contrebas ?

J’ai vidé une gourde mais l’autre est presque pleine. C’est suffisant pour une petite soupe ce soir et un café demain matin, mais tiendra-t-elle jusqu’au bivouac si je ne trouve rien d’autre à boire cet après-midi ? Par mesure de précaution, je commence à mettre en pratique la technique du moissonneur en période de ramadan : le petit cailloux dans la bouche qui aide à saliver. Tant qu’il reste de la salive !

J’ai admiré une dernière fois l’imposant massif du Jbel Aroudane qui domine Zawiat Ahensal, en me promettant d’en faire le tour lors d’une prochaine virée. Après avoir bien ajusté le sac à dos sur les épaules et serré la ceinture ventrale, je me suis lancé dans la pente en courant. Bien imprudent quand j’y pense maintenant !

En perpétuelle recherche de l’équilibre perdu sur les pierres qui roulaient sous les semelles, j’ai dévalé, les quatre cents mètres de dénivelé. Quand j’ai repris pied sur la terre ferme j’ai eu l’impression d’être encore poussé par mon élan. Pendant longtemps encore la foulée est restée longue et alerte. Curieusement, la petite angoisse que j’avais eue en voyant ce qui m’attendait depuis le col avait totalement disparue. J’éprouvais au contraire une très agréable sensation de liberté qui semblait stimuler mes capacités physiques mises à mal dans la sévère ascension matinale. Pourtant Oussikis était encore bien loin, quelque part là-bas vers le sud-est, au bout de cette trace qui semblait ne mener nulle part ailleurs que dans les cailloux et la poussière,

Rappel que la demi-douzaine de figues sèches et la barre énergétique avalées au col manquent de sucres lents, le rythme a faibli vers le milieu de l’après-midi. Dans le même temps mes épaules me faisaient savoir qu’elles auraient plaisir à être soulagées quelques minutes. Il était temps d’alléger mon sac à dos d’une boite de sardines et une ou deux tartines de « Vache qui rit », le seul fromage -mais est-ce bien du fromage ?- trouvé au souk d’Anergui.

J’étais plongé dans ces pensées sans grande teneur philosophique, quand j’ai eu la frousse de la décennie !

Ils couraient dans ma direction et m’ont cloué sur place. Le palpitant à cent quarante, les poils au garde à vous et la sueur gelée sur le front, j’ai ramassé deux parpaings pour le premier qui dépasserait le périmètre de sécurité … si j’en avais le temps !

Les deux chiens galeux se sont arrêtés à quatre ou cinq mètres de moi en grognant et aboyant tous crocs dehors. En une fraction de seconde j’ai revu toute cette scène du film ²La guerre du feu², quand les trois héros pourchassés par des lions passent la nuit sur un arbre avec les fauves à leurs pieds.

Certes je n’avais pas à faire à des lions, mais je n’avais pas non plus de genévrier sous la main. Le dernier tronc contre lequel je m’étais appuyé était là-haut sur le col !

Il m’a semblé un peu puéril d’essayer de les amadouer en leur racontant cette histoire drôle, et j’ai opté pour la fermeté. Je m’apprêtais à casser les dents du premier quand …

Zorro est arrivé éhéééé ! ! ! ! ! !

Non, je délire. C’est l’émotion du souvenir ! Ou le soleil et l’altitude. Je ne sais pas.

D’abord sur ma gauche, deux claquements coup sur coup, secs et très brefs ont retenti. Puis il y a eu les sifflements et la poussière soulevée par les impacts entre moi et les chiens. La hausse était ajustée. Deux autres cailloux sont tombés. L’un entre les deux horreurs, l’autre a atteint sa cible. Kaïkaïkaï, faisait celle qui courait en boitant, tandis que l’autre reculait, mais toujours en aboyant.

Mes mollets devaient leur salut à la descendance berbère de Thierry La Fronde !

Deux jeunes garçons m’ont rejoint. Ils m’ont dévisagé avec la curiosité que je pourrai montrer le jour de ma rencontre avec un petit homme vert.

- Salamaleikoum.

- Salamaleikoum ... (Silence) Mani abrid n’Oussikis ?

Tilla taghbalout ? »

Comme j’ai longuement travaillé la prononciation de cette formule -la première que j’ai apprise dans ces montagnes pour éviter que l’on retrouve un jour un petit tas d’os de roumi à coté de son sac à dos- ils ont compris tout de suite.

Oui, c’était bien le chemin d’Oussikis mais au geste de la main, j’ai compris que je n’étais pas encore rendu ! Oui, il y avait bien une source dans les parages et ils se proposaient de m’y emmener. Le plus âgé m’a fait signe de le suivre tandis que son petit compère s’en allait retrouver le troupeau, accompagné par les chiens qui ne semblaient pas très rancuniers.

Etonnant ! A cinq minutes de l’endroit de notre rencontre, derrière un monticule sur lequel quelques petites chèvres noires et trois dromadaires broutaient des cailloux, deux tentes et une belle combe verdoyante signalaient la présence de l’eau. Me voilà prévenu, inutile de sucer des petits cailloux avant de m’être assuré qu’il n’y a pas de crottes de biques dans un rayon de cinq kilomètres. Qui dit biquette, dit forcément taghbalout.

Mon jeune sauveur m’a prié de m’asseoir sous la première tente. Il a allumé les branches sèches d’un buisson, et posé dans les flammes une bouilloire noire de suie. Pendant que l’eau chauffait, il est allé jusqu’à l’autre tente. Quelques instants plus tard, il en revenait avec une fille portant baluchon sur le dos. Un baluchon braillard dérangé dans sa sieste par la visite d’un fâcheux.

Une fois de plus, j’ai pu mesurer le sacré de l’hospitalité de ces montagnards. Un roumi passe, comme passe un commerçant, un nomade ou un fquih. Leurs ventres sont peut-être vides et ils ont besoin de forces et de repos pour continuer leur chemin ; alors on se doit de partager sa pitance, fusse-t-elle maigre, et son toit.

Mon ventre était vide, en effet, mais pas mon sac à dos !

Je me serais contenté d’une petite halte à la source, le temps d’avaler mes deux œufs durs et une boite de sardines à la tomate, mais dehors, la fille s’activait déjà. Quand j’ai réalisé, il était trop tard. L’eau tiède coulait dans le puits de farine. Une pierre plate avait remplacé la bouilloire sur les braises et attendait la pâte que malaxaient déjà des mains expertes.

Le garçon a fini la préparation du thé et a servi un verre de thé. Un seul.

Soudain je me suis rappelé. Que faire ? Que dire ? Envahi d’une gêne terrible je regardais le verre posé devant moi. Je n’y avais encore pas touché que déjà la fille tendait la galette brûlante au garçon.

Eux qui n’avaient pas mangé depuis l’aube et suceraient leur soif jusqu’au soleil disparu, m’offraient du thé et me cuisaient du pain alors que c’était le ramadan !

Il a coupé la galette en quatre. Il a posé les morceaux à coté du verre sur le papier bleu qui ici emballe les pains de sucre et m’a invité à manger. Bismillah, baraka Allah illik. Dans ces circonstances je ne sais rien dire d’autre. J’ai bu et j’ai mangé pendant qu’ils me regardaient en souriant.

Qu’Allah, puisque vous y croyez, vous le rende au centuple.

Au moment de les quitter, il m’a encore prié de prendre le pain qui restait. J’ai sorti un des deux œufs, une boite de sardines, une poignée d’amandes et deux portions de ²Vache qui rit². J’ai laissé le tout sur une pierre à coté du foyer et je suis parti.

Je n’avais pas encore rejoint la trace où nous nous étions rencontrés, quand le garçon m’a rattrapé. De son propos je n’ai compris que Taghbalout, mais c’était suffisant, je partais sans refaire le plein de ma gourde ! Nous sommes revenus vers le campement. A ma surprise, au lieu d’aller à la source nous nous sommes dirigés vers l’autre tente où il m’a une fois encore, invité à m’asseoir.

La fille et le bébé emmailloté étaient là. Elle, un beau sein à l’air, mais qui ne m’était pas destiné, lui visiblement affamé s’y accrochait avidement. Devant ma réticence à m’asseoir de nouveau, mon sauveur à la fronde me montre quelque chose à l’extrémité de la dépression. Une silhouette féminine en amazone sur un baudet s’éloignait dans les reliefs du terrain. J’ai compris qu’il avait envoyé une autre femme chercher de l’eau à la source et … qu’il était inutile d’insister ! Je n’avais plus qu’à partager leur natte en attendant qu’elle revienne, et à laisser filer mes pensées en direction de cette jolie et souriante jeune mère qui, sans aucune gêne devant moi, allaitait son enfant.

Qui prétend que les femmes berbères sont farouches face aux étrangers ?

L’heure tournait et j’attendais avec impatience le retour de ma chercheuse d’eau pour reprendre la route. J’ai prétexté une cigarette que je ne voulais pas fumer en leur présence et je suis sorti de la tente pour regarder dans la direction où je l’avais vu s’éloigner. Il n’y avait personne sur le chemin. Avisant que la source était peut-être plus éloignée que je ne croyais, je me suis avancé un peu sur la trace.

J’ai repensé à ce marchand de Marrakech qui me disait il y a quelques jours : « Roumi, quand tu arrives au Maroc jette ta magana. ». Un fonctionnaire d’Anergui m’a bien reconfirmé plus tard que, dans ce milieu, il est bon de « savoir se patienter », mais que voulez vous, il est des vieux démons dont on a du mal à se débarrasser !

Le jeune m’a rejoint et entraîné à l’écart du chemin. Je ne comprenais plus rien car il insistait pour monter sur un petit promontoire à l’écart du chemin. Depuis le sommet de la bosse, j’avais une belle vue rétrospective sur le chemin parcouru depuis le col et surtout, après que le garçon m’ait montré au loin, très loin, la petite chaîne que je devais encore franchir, j’ai mieux apprécié le chemin qu’il me restait à couvrir ! C’est pour cela qu’il m’a entraîné là-haut. Gestes et petits dessins dans la terre à l’appui, j’ai fini par comprendre que les bergers de ce secteur atteignent Oussikis en une journée et que, chargé comme j’étais, ce serait une grosse bavante. Alors il m’invitait à passer la nuit chez lui.

Derrière le petit massif, après le Tizi n’Idikel, il y a selon le garçon des sources et d’autres campements. Mais d’ici là …

Voilà pourquoi je vais passer ma première nuit sous une tente de nomades et que j’ai eu largement le temps de faire ce résumé de la journée.

AQQA N’WAROUGHOULT

Hier, comme pour m’aider à soigner mon impatience, la femme, l’âne et les bidons ne sont revenus qu’en fin d’après midi. Trois heures pour le plein d’eau et l’aller-retour.

Et quel plein ! Un jerrycan de 25 litres dans un panier du chouari, cinq anciens bidons d’huile Lesieur dans l’autre panier pour équilibrer, quatre autres bidons, plus petits pendus de chaque coté et, trois dans un drap savamment enroulé sur les épaules de la p’tite dame ! Soit quelques soixante dix litres d’eau. Visiblement elle ne doit pas avoir envie d’y retourner tous les jours...

Quatre heures de l’après-midi. Le corps est enfin au repos.

Ce matin, avant de prendre congé de mes hôtes, j’ai mis ma montre hors de portée dans une boite au fond du sac. Promis madame, je ne la ressortirai que la veille du départ. J’ai bien retenu la leçon, mais comprenez moi aussi… j’ai un avion à prendre !

Au-delà des difficultés gastriques de la nuit passée, je réalise finalement la chance que j’ai eu hier en croisant deux molosses galeux intéressés par mes dodus mollets. Il m’eût fallu sucer beaucoup de petits cailloux pour parvenir à préserver l’eau nécessaire au bivouac du soir. Certes ils sont légion dans les parages, mais pour la soif, j’avoue préférer quelque chose de moins solide !

Au départ de ce matin, mes jambes étaient plus lourdes à traîner que le sac à dos. Il m’a fallu les ménager en adoptant le rythme lent d’un arthrosé de la hanche (avec tout le respect que je porte pour les malheureux qui souffrent de ce mal). Malgré le manque de point d’ombre pour une petite sieste réparatrice, j’ai atteint sans trop de dommage les campements de l’aqqa n’ waroughoult.

Heureusement, je n’ai pas eu de difficultés de ²navigation². La trace à suivre était simple : Trois heures plein sud jusqu’au pied de la petite barrière repérée la veille avec Mustapha et qui paraissait ne jamais se rapprocher, une heure et demi de montée sur un chemin inconfortable et heureusement pas trop abrupt, autant de descente pour franchir l’obstacle et laisser définitivement derrière moi, du moins je l’espère, cet immense champ de cailloux.

J’ai installé ma tente à distance respectable du campement, rencontré les femmes à la source, et refusé poliment aux maris alertés du passage d’un étranger, l’invitation à manger et dormir sous leur takhamt. Il faut dire que je ne tiens pas plus que cela à repartager une nuit de ramadan dans les mêmes conditions que la précédente !

Malgré les chants et les rythmes des taadlount, j’ai trouvé un peu longue la moitié de la nuit passée à manger de la bouillie d’orge au beurre rance, à tremper du pain dans l’huile d’olive et à boire des litres de thé sucré à en achever un diabétique. Interminable aussi l’autre moitié de la nuit dédiée à renvoyer, par différents orifices opposés, ce que mon organisme refusait obstinément de garder ; c’est à dire la totalité de ce que j’avais avalé.

A qui la faute ? La fatigue ? Non. Hier, j’étais très loin d’un tel épuisement. Un coup de soleil ? Je n’en ai jamais attrapé de ma vie et j’ai connu des expositions plus dures que ce printemps berbère. L’huile d’olive ? J’ai déjà eu souvent l’occasion les jours précédents d’y tremper le pain et les doigts et j’aime bien. L’eau ? Ah …peut-être. Que reste-t-il ? Le beurre rance !

Le beurre … l’eau ? L’eau ou ce putain de beurre rance ? Je ne pose pas longtemps la question et désigne coupable ce dernier. En total accord avec moi même, je vote unanimement sa suppression de mon régime des jours à venir. Il doit certainement être délicieux pour un palais averti et assimilable par un organisme entraîné à ce type d’agression, mais cela ne m’ emballe plus que ça. Surtout, je pourrai m’en passer plus facilement que d’une eau, même croupie, dans laquelle il est toujours possible de tremper quelques cachets d’hydroclonazone en cas de doute.

Voilà pourquoi, sans pouvoir l’expliquer, j’ai tout à l’heure refusé, avec le sourire, l’hospitalité berbère. Ils ont dû me prendre pour un sauvage ingrat.

OUSSIKIS

Le dos bien calé contre un tronc de peuplier au bord de la rivière, le verre de thé à porté de main, la gamelle sur le feu et les doigts de pied en bouquet de violettes, je me demande finalement si ce que j’aime dans la randonnée ce n’est pas surtout l’après randonnée…

Je repense à ma divine surprise au réveil après la longue nuit réparatrice dans les pâturages de l’aqqa n’ waroughoult.

Deux petits sourires timides ont accueilli la tête hirsute qui venait de quitter les bras de Morphée. Assises sagement non loin de ma tente, deux gamines attendaient patiemment mon réveil pour m’offrir l’éternelle et excellente galette d’orge cuite à la pierre. Les parents visiblement ne m’ont pas tenu rigueur du refus de leur hospitalité hier après-midi.

La forme retrouvée, du pain encore tiède pour mon petit déjeuner, et la perspective d’être à M’semrir ce soir, la journée commençait mieux que la veille. Les deux barres de céréales énergétiques que je leur ai tendues et ma dernière orange ont prestement disparu dans le fichu en laine que l’une d’elles portait sur son dos. A voir leurs mines réjouies, les mômes n’ont pas semblé mécontentes de l’échange. Les petits cabris malingres dont elles ont la garde non plus tant ils mordaient à belles dents les derniers morceaux du premier des trois pains que je porte depuis la Zawia.

Les fillettes sont restées là jusqu’à mon départ. Redevenues espiègles, ne ratant pas un de mes gestes, elles les commentaient en sourdine comme si elles craignaient que je comprenne leurs propos. Elles m’ont ensuite suivi pendant un moment, poussant les cabris devant elles en leur jetant des cailloux et force petits cris, certainement du langage caprin que je serais bien incapable d’imiter

Comme la plupart des traces utilisées par les bergers dans ces montagnes, celle qui à usé les semelles de mes chaussures aujourd’hui n’est pas indiquée sur la carte ; aussi, après un rapide coup d’œil pour estimer le temps et le chemin qu’il restait à parcourir, n’ai-je pas jugé utile ce matin de la garder à portée de main. Devant mon quart en fer blanc, l’itinéraire était évident : suivre la déclinaison de l’aqqa n’ waroughoult jusqu’à son ouverture sur le plateau d’Oussikis.

Le pas était allègre ; et délectable la sensation d’être beaucoup plus gaillard que la veille. Une bonne nuit sans beurre rance, du pain frais, quelques tapis herbeux, une belle source suivie d’un petit, mais bien sympathique ru, et les sourires féminins croisés dans cet agréable vallon ont suffi à rendre débordante l’énergie nécessaire à ce début de journée : je serais à Oussikis au pire dans le milieu de l’après-midi.

De l’optimisme il en faut, bien sûr, mais point trop. Avec lui s’installe l’insouciance. La suite m’a démontré que je péchais par excès.

Il était plus de midi et, au rythme suivi, le paysage aurait déjà du changer. Or je naviguais encore dans de grands méandres, entre des bosses caillouteuses piquées ça et là de tirlist, et zébrées de centaines de traces. Mais de troupeau woualou et de bergers non plus, qui pouvaient m’en dire un peu plus sur ma situation géographique. En pensant à ce petit filet d’eau qui disparaissait de temps en temps dans les accidents du terrain pour resurgir plusieurs centaines de mètres plus loin, j’ai gravi un de ces promontoires pour avoir une vue plus dominante et réconfortante, du moins je l’espérais, de la suite des événements. J’aurais du m’inquiéter quand il n’a plus refait surface. La disparition des marques de fer à mulet, dans les dizaines de traces de nos amis caprins aurait du m’alarmer également. J’aurais pu aussi me soucier des petites variations observées sur la nature du terrain, mais que j’avais mises sur le compte d’une lecture matinale et (trop ?) rapide de la carte.

Si j’avais …

Mais avec des "si" il paraît qu’on peut mettre Lutèce en amphore. Je me suis dit que j’essaierais une autre fois. Ce n’était pas mon souci du moment. J’ai remplacé les lamentations par une boite de sardines à la tomate et au piment, les deux dernières portions de « vache qui rit », une barre énergétique et deux belles gorgées d’eau presque fraîche.

Les pensées sont plus claires quand on a le ventre plein et la vue s’améliore, c’est chose bien connue ! Oussikis était là. Je devrais dire là-bas. Il n’y avait pas d’erreur, M’semrir était derrière. Le seul problème étant que ma boussole me faisait gentiment remarquer que je regardais vers l’Ouest.

Je l’ai cru sur parole, elle n’a jamais menti. Cela voulait dire que j’avais largement dérivé vers l’Est ! Il ne restait plus alors à répondre à une question. Allais-je faire demi-tour jusqu’à retomber sur l’endroit où j’avais quitté le vallon principal, ou rectifier le cap depuis ma salle à manger et filer droit par monts et par vaux ? L’expression prenant là tout son sens.

Toujours prêt pour de nouvelles aventures, j’ai été tenté par les vaux et les monts. Mais combien de ces derniers aurais-je eu à franchir jusqu’à retrouver la piste muletière invisible au fond des premiers? J’ai donc opté pour une "retraite positive" et à l’heure où j’écris je me félicite de la sagesse du choix.

Une heure plus tard, je retrouvais des traces de mulet et mon filet d’eau cabotin. Au loin, deux formes vagues fréquentaient la même trace que j’avais suivie le matin. Dans sa progression, l’une d’elles s’est dédoublé, un peu comme la très fameuse histoire des petits pains il y a une vingtaine de siècles. Rapidement les trois formes prenaient l’apparence d’un tri pattes et deux quadrupèdes. C’était finalement deux baudets menés au bâton, et sans ménagement, par un monsieur sans âge ... et sans dents ; du moins sur le devant. Je n’ai pas eu l’occasion d’approfondir l’inspection. L’état du burnous témoignait de la difficulté des conditions de vie du propriétaire. La peau de son visage était plus tannée et craquelée que celle qui dépassait du chouari d’un des petits ânes et il était aussi sec qu’un Justin Bridou. Pardon, la comparaison pouvant paraître mal placée pour un musulman, sec comme son bâton de berger, me semble une comparaison plus appropriée. Il était chaussé de deux morceaux de pneu, Good Year peut-être, mais je le jurerais pas. Entre les lanières de cuir qui maintenaient cette originale, mais certainement très efficace protection, débordaient de robustes appendices, noirs, tordus et crevassés. Ils devaient, à une autre époque, ressembler à des orteils.

A en juger par la vitesse à laquelle je me suis fait rejoindre, la forme physique de l’ensemble ne semble toutefois pas souffrir des apparences !

« B’jou M’ssiou ». Il ne s’est pas mis au garde à vous, mais la main portée rapidement à hauteur de son turban révélait la récente "pacification" effectuée dans ces montagnes par les militaires français. De la phrase qui a suivi son salut, je n’ai compris que barda et arioul. Mais ce fut suffisant pour que j’accepte l’invitation à soulager mes frêles épaules. Sans demander aux baudets, déjà passablement chargés, lequel acceptait de porter le sac à dos, mon énergique papy a chargé le plus petit, certainement le plus robuste. En matière de baudet j’ai pensé que je pouvais lui faire confiance et ne me suis pas opposé au choix. Comme quoi, encore une fois, il ne faut jamais se fier aux apparences !

Finalement, même si je traînais encore sur les sentiers à l’heure où je devais faire la sieste au bord de la rivière, je ne m’en suis pas trop mal sorti sur ce coup là. Trois heures, malheureusement sans beaucoup d’échanges possibles, ont suffit pour rejoindre Oussikis.

Marrakech

J'ai pris mon petit déjeuner dans le patio calme et lumineux du Gallia, un hôtel bien sympa à deux pas de la place Djemaa El Fna. Après avoir préparé et laissé mon sac à dos en consigne à la réception, je suis sorti pour ma dernière promenade marocaine... de cette année. Je viens de vivre deux nuits de ramadan sur cette place et ce matin j'ai l'impression de ne pas être au même endroit. Devant moi Djemaa El Fna est pratiquement déserte. Seuls quelques vendeurs à la sauvette traînent leur sommeil et leurs souvenirs de pacotille vers un petit groupe de touristes égarés d'un club voisin dont je tairai le nom. Quel contraste avec l'effervescence des nuits passées ! Et quelle pouvait bien être l'ambiance de cet endroit quand pendus et suppliciés côtoyaient les halqas ?

Avant-hier le bus ne s'est arrêté que deux fois entre Boulmane et la capitale du sud. Sans couper le moteur, juste le temps nécessaire pour faire monter un couple de fonctionnaires et leur progéniture braillarde à Skoura, et trois dames âgées à El Kellea. Les voyageurs se font rares en ces temps de ramadan et les gares routières perdent leur agitation habituelle. A Ouarzazate par contre, la pause a duré le temps de la sieste, réparatrice pour le chauffeur et rassurante pour les passagers, tant la conduite des derniers kilomètres traduisait la fatigue de l'homme à la blouse bleue. Peu de passagers ont osé affronter le soleil au zénith. Sans ombre disponible sous les canisses, et dans l'impossibilité de boire, les voyageurs amollis par plus d'une semaine de jeûne préféraient sommeiller et cuire à feu doux dans le four vitré et ambulant, censé nous mener sans encombre à Marrakech. J'ai risqué une sortie à découvert pour me dégourdir les jambes et fumer une cigarette loin de toute narine pouvant se sentir frustrée. J'ai vite compris qu'à cette heure la lutte contre tafouït serait inégale. J'ai donc regagné mon siège, imitant mes compagnons d'infortune dans la seule chose qu'il y avait à faire, somnoler et attendre en mijotant. Mais je dois manquer d'entraînement pour un tel exercice dans ces conditions extrêmes. Chaleur, réguliers coups de klaxon des bus voisins prévenant un départ imminent, bruits de moteurs tressaillant dans d'interminables préchauffages, faux départs et derniers avertissements sonores à d'hypothétiques retardataires, m'ont privé le temps de cet arrêt de la même douce torpeur dans laquelle étaient plongés mes imperturbables voisins.

Libérée par un voyageur sur le départ, j'ai avisé une place à l'ombre près du cireur de chaussures. Après avoir rendu mon salut il a longuement examiné mes pieds nus dans des sandales poussiéreuses. Par timidité, ou par expérience il n'a pas proposé ses services, mais le gamin n'a pas su cacher son contentement quand je lui ai tendu les objets à dépoussiérer et fourbir. Seul le fabriquant local doit connaître la proportion exacte de cire, savon, graisse et huile de vidange qui marque encore mes pieds trois jours après l'application du mélange douteux. Mais comment lui en vouloir ? Je n'ai qu'à porter chaussures et chaussettes comme tous ses clients. Non ?

Le paysage à défilé, un peu morne sous la canicule. Plaine désolée après des moissons précoces, quelques arbres ça et là, des haies infranchissables de figuiers de barbarie, curieusement baptisés en berbère figuiers des roumis , entourant les petites propriétés des agriculteurs, marchands d'oignons, melons, abricots ou pastèques attendant patiemment l'automobiliste client, moutons pelés, ânes, vaches rachitiques semblant se délecter des résidus piteux d'une récolte avancée pour cause d'année de sécheresse, petits gardiens et gardiennes de ces maigres troupeaux, en mal de distraction grimaçant aux occupants des voitures de passage, riant aux éclats devant leur réaction, gens assoupis à l'ombre des eucalyptus qui remplacent ici les platanes des bords de nos routes.

Dans la descente de Tizi n'Tichka, malgré la frayeur produite par l'embardée du bus et deux violents coups de frein et klaxon simultanés, je me suis senti rassuré. Le conducteur semblait attentif, et l'ensemble mécanique malgré un déséquilibre évident dans la répartition du freinage répondait à ses sollicitations. De l'avant de notre engin arrêté en travers de la route, les insultes ont fusé contre ces gamins qui pensent plus à s'amuser qu'à surveiller leurs bêtes et empêcher l'une d'elles de vouloir améliorer son menu de l'autre coté de la chaussée quand arrive un véhicule.

A l'approche de Marrakech, presque la totalité des passagers somnolait encore dans la chaleur décroissante. Le conducteur, souhaitant certainement un peu plus d'énergie pour que ne traîne pas la récupération des bagages, s'est chargé d'un réveil peu banal : les violons d'un orchestre arabo-andalou à fond dans les hauts-parleurs de l'allée ! Un groupe de femmes et d'enfants sur le bord de la route fût même ignoré au passage malgré les signes insistants. Ils auront attendu un taxi, ou un prochain transport en espérant un chauffeur moins pressé de finir sa journée, ou plutôt moins soucieux de manquer la rupture du jeûne.

Dans les faubourgs de la ville ce n'était pas la déferlante humaine que j'ai connu à mon arrivée lors des fins d'après-midi ordinaires. C'était un calme étrange. A quelques minutes de la prière, seuls les retardataires hâtaient le pas pour la mosquée, leur domicile ou pour trouver encore une place dans l'une des innombrables gargotes de la ville proposant harira, le traditionnel premier plat de rupture du jeûne… et pour beaucoup, certainement le dernier. Serré entre une djellaba en laine brune, rayée de noir et un survêtement vert prairie en acrylique surmonté d'un bonnet bleu-gris-rouge estampillé d'un coq fameux, j'ai pris le temps de déguster trois bols d'une divine soupe à la farine de fèves et aux pois chiches, savamment épicée, enrichie de petites boulettes de viande et accompagnée de dattes, avant de voir les environs de la gare routière s'animer à nouveau.

Pour la modique somme de cinq dirhams le chauffeur du taxi a tenu à me démontrer l'excellent état de fonctionnement de l'avertisseur sonore de sa R12 sur tout le trajet menant au Gallia. Nous y sommes arrivés sans encombre.

J'ai de nouveau ma montre au poignet. Il me faut recommencer à matérialiser le temps qui passe. Fini l'errance, l'insouciance des minutes qui s'égrènent. Je dois être à dix-huit heures à l'aéroport pour un retour vers les contraintes et les normes de notre société oubliées dans les montagnes.

C'est la fin de ce premier voyage en terre berbère. Je sais déjà que j’y reviendrai.
Itinéraire Chicago - Louisiane - Texas English translation pending
by Jerome72 · 2014-03-03 · 10 replies
Bonjour

Nous avons prevu un road trip aux état unis et nous aimerions avoir des conseils sur notre itineraire. Je vous marque ou nous passerions la nuit.

_Dimanche 28 septembre: Arrivé a CHICAGO _Lundi 29: CHICAGO _Mardi 30: CHICAGO

_Mercrededi 01 octobre: NASHVILLE _Jeudi 02: NASHVILLE

_Vendredi 03: MEMPHIS _Samedi 04: MEMPHIS

_Dimanche 05: NATCHEZ

_Lundi 06: BATON ROUGE _Mardi 07: BATON ROUGE

_Mercredi 08: NOUVELLE ORLEANS _Jeudi 09: NOUVELLE ORLEANS _Vendredi 10: NOUVELLE ORLEANS

_Samedi 11: LA FAYETTE _Dimanche 12: LA FAYETTE

_Lundi 13: HOUSTON (nasa) _Mardi 14: HOUSTON

_Mercredi 15: DALLAS

_Jeudi 16: FORTH WORTH _Vendredi 17: FORTH WORTH (rodéo en soirée)

_Samedi 18: Départ pour la france

Qu'en pensez vous? vous parait t'il trop chargé? Y a t'il des endrois ou il est préférable de rester plus ou moin de nuits?

Merci d'avance pour vos infos😉
Une impression de déjà vu... English translation pending
by Kate · 2013-11-16 · 31 replies
Au cours de vos voyages vous avez certainement eu cette impression de "déjà vu" 🙂 Des lieux qui se ressemblent fort et qui pourtant sont à des milliers de kilomètres les uns des autres...

Je vous propose ce petit jeu, où chacun pourrait nous présenter sa (ou ses) photo.

Ci-dessous deux exemples, récents en ce qui me concerne: Marrakech à Palerme 😉



Essaouira à... à... ? 😉

Où aller English translation pending
by Laurendeaufr · 2013-08-04 · 7 replies
Je suis une habituée pour son eau magnifique.Je suis allée une fois à Punta Cana, car on me diasait que l'eau était aussi claire qu'é Cuba...j'ai té fort déÇue(Barcelo Dominicain beach)...je recherche un endroit ou l'eau est aussi belle qu'à Cuba , mais ou l'on mange mieux....de plus, je trouve que les cubains sont de plus en plus blasée(avec raison!) des touristes...je ne veux pas que l'on me déroule le tapis rouge, mais un strict minimum de politesse serait apprécié. Merci de vos suggestions.!!!😎
Flying Blue Platinum à vie English translation pending
by Delanotre · 2013-07-10 · 38 replies
Si vous êtes concerné par ce statut, vérifiez votre compte Flying Blue car depuis ce matin les années comme Frequence Plus Rouge ne sont plus prises en compte. Impossible à l'heure actuelle de savoir si c'est un bug ou si c'est un nouveau règlement .
Road trip en France fin juin: choix difficiles English translation pending
by Cubafans · 2013-05-11 · 12 replies
choix difficile orly , Amboise, poitiers pour la nuit brantome, perrigueux , SARLAT ou orly, oradour, limoges pour la nuit Collonges la rouges, martel (train vapeur)SARLAT les 2 options envirn 600 km .Journee du 27 et 28 juin les 2 premiere journee de mon road trip en France merci pour vos conseil
Enduro dans le Sud malgache English translation pending
by Soren · 2013-03-29 · 4 replies
Bonjour,

je suis en train d'organiser un trip dans le sud de Mada avec un groupe de 4 ou 5 motards . Nous avons un bon niveau, et je connais déjà mada , mais on cherche des renseignements plus précis sur les routes vers le sud.

On va louer des moto à Tana , chez Trace ou piste rouge, puis ensuite en autonomie complète, avec nuit Hotel ou chez habitant

On partirait de TANA pour revenir 10j après , en Aout 2013.

parcours envisagé : Tana - Fianar 1j Finar manakar, par les pistes si possible 1j Manakar - fort dauphin via farafanga 2j Fort Dauphin - Faux Cap 1j Faux Cap - lavonono - Androka 1j Androka - Behelka 2j => Bahelka Anakao 1j Anakao - Tulear 1j

c'est sympa si vous pouvez nous donner des conseils sur durée des étapes, coin où dormir et autres galères possibles ,

merci d'avance
Quelle pression dans un pneu d'un gros porteur? English translation pending
by Vanouk · 2013-03-28 · 2 replies
Salut à tous,

Simple info technique, quelle est la pression dans un pneu, par exemple d'un A330 ??

Merci
Ixtapa ou Huatulco? English translation pending
by Mistelle · 2012-10-07 · 6 replies
Quelle destination au Mexique entre Ixtapa et Huatulco est le plus appropriée pour s'amuser dans la mer, autant en kayak qu'à la nage ou en boogie board, s'il n'y a pas de vagues on veut plein de poissons pour snorkeller, sinon une mer calme sans poisson c, est ennuyant à mourir ?

Je me baigne sur le drapeau rouge à Cancun, les vagues on aime mais à condition que le fond soit en sable et que le courant latéral ne soit pas trop fort!

Ce n'est pas très important d'avoir une longue, longue plage, puisque mon mari n'est pas très friand de la marche, on fait plus du surplace.

Plus précisément j'hésite entre le Las brisas Huatulco, le las brisas Ixtapa ou le Barcelo Ixtapa, mais ces deux derniers sont 300 à 500 $ plus chers la semaine que celui à Huatulco ... Est-ce que ça vaut le coût de payer cet extra pour Ixtapa ?

En passant je choisi ces destinations pour le temps des fêtes, et dans cette période la chaleur et le soleil est garantie, donc Riviera Maya et Varadero n'est pas dans ma liste ! :)
Compte-rendu de croisière Splendida, août 2012 English translation pending
by Lizavril · 2012-08-16 · 59 replies
Valises et trajet jusqu’à Barcelone. Départ de la région parisienne vers 8h, journée orange à rouge pour Bison futé.

Déjà, une bonne surprise nous avons réussi à rentrer toutes nos valises dans le coffre de notre Prius, nous avons cru devoir mettre une des valises sur le siège arrière mais avec un peu d’organisation tout passe.

Autoroute A77, première barrière de péage, notre badge Liber-T ne fonctionne pas, croyant que le problème venait du détecteur, nous faisons reculer toute la file de voiture qui nous suivait (un joyeux bazar, surtout pour le véhicule avec la remorque ! 🤪) nous nous engageons dans une autre file et rebelote, coincé, appel à l’aide par interphone, car même dans les gares de péage plus de personnel. Aide efficace et rapide nous continuons enfin.

Nous arrivons au pont de Millau, ça faisait longtemps que nous n’y étions pas passé dessus. Jusqu’à peu, nous nous arrêtions là, nous passions toujours dessous pour rentre visite au papa de Mr Liz qui nous a quitté il y a presque 2 ans. Pour la première fois, nous continuons sans nous arrêter vers la frontière espagnole. Sortie du Boulou, Mr Liz mais le ticket de péage et là, avant même de mettre sa carte bleue, la barrière s’ouvre et l’automate nous remercie et nous souhaite bonne route. Nous n’avons pas payé le dernier tronçon d’autoroute, il semblerait qu’une grève était en cours, nous avons dû en bénéficier.🙂😎

2 nuits de pause chez mon Papa et nous voilà en route pour Barcelone. Nous voyons sur le chemin les dégâts du terrible feu qui a ravagé cette partie de l’Espagne. Vers midi, nous arrivons au parking Valet de Barcelone, que nous avions réservé via Internet. La personne à l’accueil ne parle pas français mais mon vieil espagnol du lycée et sa bonne volonté rends la conversation assez simple. Nous laissons les clés au voiturier et nous embarquons dans la navette direction le terminal.
Diego Suarez du 24 au 31 juillet English translation pending
by Neo49 · 2012-06-23 · 18 replies
Bonjour, nous comptons visiter Montagne d'Ambre (5 h de marche) Les 3 baies à pied (4 h de marche mer d'émeraude Réserve d4ankarana 2 jours Tsingy Rouge Est-ce que que quelqu'un à déjà voyager avec Goulam ? Content pas content ?

D'autres bons guides à me suggérer ?

Est-ce qu'on peut faire facilement sans guide les 3 baies ? Est-ce que quelqu'un à déjà été hébergé chez Aurélien (à l’entrée du pars d'Ankarana) ?

En règle général je cherche tous renseignements pour parfaire cette partie du Voyage
Où choisir mon hôtel à Moscou? English translation pending
by Sete7 · 2012-06-21 · 10 replies
Mesdames, Messieurs,

Tout d’abord un grand merci à vous tous pour ce site, voilà plusieurs jours que je le consulte et il m’a été fort instructif et plein de bons plans.

Je vais partir à Moscou en octobre pour un week-end voir un concert au "Крокус Сити Холл" (Crocus City Hall), j’ai déjà le billet d’avion et je me tâte maintenant pour l’hôtel. Ma question est où est-ce que je prends l’hôtel ? j’explique : l’avion arrive à 03h30 Aéroport Sheremet samedi matin, le concert a lieu le samedi soir et samedi après-midi ainsi que dimanche toute la journée je visiterai du côté de la Place Rouge.

1) Je prends un hôtel près de l’aéroport ainsi à mon arrivée je peux rapidement me reposer. Inconvénient probable (à me confirmer svp) à la sortie du concert je vais « galérer » pour rentrer à l’hôtel (metro plus en service après 23h00 ? pas assez de taxis pour tout le monde ?)

2) Je prends un hôtel près de la salle de concert. Avantage peux peut-être rentrer à pieds après le concert. Inconvénient probable (à me confirmer svp) à mon arrivée samedi matin je devrai encore me taper 1h00 de taxi, check-in, etc pas couché avant 05h30.

3) Je prends un hôtel au Centre vers la Place Rouge. Avantage/inconvénient 50/50 par rapport aux points 1 et 2.

Voilà, j’ai bien compris que Moscou est une grande ville parfaitement adaptée au tourisme donc quelque soit mon choix je ne devrais pas avoir de soucis, c’est juste une question de « confort ». Après ça je ne me fais pas d’illusion, je ne pourrai voir que 2 ou 3 choses, mon voyage sera principalement orienté « repérage » métro, taxi, temps de déplacement et lieux d’intérêts pour un retour en 2013 avec 1 semaine complète cette fois-ci. J’ai également pris toutes les infos pour le Visa (merci encore à vous tous, en arrivant sur le forum je ne savais pas qu’il en fallait un).

En vous souhaitant une merveilleuse journée.

Sete7
Caraïbes: Saba et Anguilla, deux îles si proches et pourtant si différentes! English translation pending
by Jemaflor · 2012-05-07 · 8 replies
Quelques touristes blasés risquent de vous l’affirmer haut et fort, toutes les îles de la Caraïbe se ressemblent. Certes, dans toutes les îles de l’arc antillais on retrouve une mer bleue ainsi qu’une atmosphère tropicale et insulaire … Mais les voyageurs curieux vous diront que chaque île a ses spécificités et son propre charme. Certaines d’entre elles offrent aux visiteurs des paysages totalement différents … à l’image de deux îles qui émergent de mes souvenirs de voyage. Je veux évoquer ici, Saba la hollandaise et Anguilla l’anglaise.



L’une est toute plate et longiligne, l’autre montagneuse et circulaire. Et si Anguilla est renommée pour ces longues plages, Saba n’en possède à proprement parler aucune, il s’agit seulement d’une île volcan ! Portrait croisé de deux îles distantes de seulement 32 miles marins (60 kms) et dont les aspects sont pourtant parfaitement opposés.

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Même mon moyen de transport pour parvenir sur chacune de ces îles s’est avéré différent … Abordage classique à Anguilla avec une arrivée par la mer. Depuis les flots, l’île apparaît comme posée sur l’horizon, ses terres sans relief forment une ligne qui sépare le bleu azur du ciel du bleu marine de la mer. C’est Christophe Colomb qui a baptisé l’île, le nom d’Anguilla a été choisie par référence au poisson longiligne, lui aussi tout en longueur. En bateau depuis Marigot (île française de Saint-Martin) Il faut une quarantaine de minutes environ pour atteindre le petit port de Blowing Point, la porte d’entrée de la côte Est d’Anguilla.



A terre, quelques bâtiments aux teintes claires éblouissantes sous les rayons du soleil, un drapeau aux couleurs locales, un « Welcome to Anguilla » en grandes lettres et les « smile » des enfants accueillent les visiteurs. Territoire étranger oblige, on est également accueilli par des douaniers, ma fois pas trop ennuyeux, le passage en douane sera finalement très bref. Ensuite, pour visiter l’île (à peine 30 km sur environ 5 de large) nous devons faire un choix : emprunter un des taxis qui se proposent ou louer une voiture ? Cette dernière option sera la nôtre, pour plus de liberté dans la découverte. Une voiture au volant à droite pour une conduite à gauche, histoire de ne pas oublier que l’on vient de poser les pieds sur un territoire britannique d’outre-mer !

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Saba est une île plus inhospitalière avec ses côtes rocheuses fouettées par de puissants courants agités en tout sens. L’arrivée par les airs en avion permet d’éviter le mal de mer d’une part mais aussi de bénéficier de spectaculaires points de vue, le tout accompagné de quelques émotions ! Le petit avion de 12 places dans lequel nous avons pris place vire maintenant en longeant des falaises aux à-pics vertigineux puis se met à plonger vers la minuscule piste d’atterrissage de Saba. Une piste très courte qui a été tracé sur l’unique partie plane de l’île. Une fois le train d’atterrissage posé, l’avion semble presque s’immobiliser sur place, une obligation pour les pilotes (très expérimentés) car la piste ne mesure que 400 mètres ! Ouf, ça y est, tout s’est bien passé ! A nous maintenant la découverte de Saba. Là aussi, Christophe Colomb a laissé son empreinte en donnant un nom à cette île volcanique : le jour (13 novembre 1493) où le célèbre navigateur-explorateur a aperçu depuis sa Caravelle la silhouette conique de ce territoire inconnu était un samedi (sabato en Italien) … d’où le nom de Saba. Notre valeureux découvreur devait être en mal d’imagination et d’originalité ! L’homme qui s’avance maintenant vers moi s’appelle, Eddie. Il sera notre chauffeur sur les 14 kms de route de l’île-volcan.



Les virages en épingles à cheveux se succèdent, une quinzaine en tout avant de faire un premier arrêt afin de profiter d’un point de vue vertigineux. Tout en bas, en surplomb de la mer, on aperçoit la lilliputienne piste de l’aéroport tracée sur une coulée de lave, un lieu parmi les moins accidentés de l’île. C’est un vrai défi qu’a relevé l’aviateur Rémy de Haenen. N’écoutant pas les avis défavorables des ingénieurs et avec l’aide de courageux habitants de Saba il se lança dans les années cinquante dans la construction de cette piste. Le projet lui paraissait réalisable et il le prouva ! Et en 1959, aux commandes de son petit avion, il fut le premier à se poser sur « sa » piste … son pari était réussi ! Le premier hameau traversé, en fait une simple enfilade de cases et d’habitations sans caractère, porte le « doux » nom d’Hell’s Gate (Porte de l’Enfer), drôle d’introduction pour notre visite de Saba !

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Quant au paradis, il paraît que l’on peut en avoir un aperçu le long du littoral d’Anguilla, allons voir … Shoal beach est notre première étape balnéaire. Les habitants d’Anguilla ne sont pas avares de superlatifs quand ils vantent les plages de leur île, les plus belles de toute la Caraïbe, Shoal Bay en serait une preuve incontestable. Passées les paillotes et cases multicolores du bord de mer, l’horizon s’ouvre sur une palette de tons bleus qui ont, en effet, tout pour émerveiller le visiteur.



Ajoutez-y une guirlande blanche formée par les vagues qui déferlent sur la barrière de corail puis un long ruban de sable clair idéal à fouler pour une promenade en amoureux. Et dire que j’allais oublier de citer la touche de vert donnée par les cocotiers et leurs palmes qui bruissent doucement sous le souffle des alizés … Quel décor ! Si ce n’est pas le paradis, cela y ressemble. Devant un tel panorama enchanteur, l’amateur de photo ne peut s’empêcher de l’immortaliser … mais bien vite, une autre envie vous pousse à poser l’appareil afin de profiter pleinement des eaux cristallines et douces à souhait. A Anguilla, il y a deux Shoal bay… Après avoir admiré la plage de Shoal Bay Est gagnons celle de Shoal Bay Ouest située presque à l'extrémité ouest, pour cela il faut traverser toute l’île, et là encore le décor justifie le déplacement. Place au sable blanc, aux délicieuses eaux turquoise, au farniente au soleil … en un mot, place au réveil éveillé !



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L’atout principal de Saba ? Bien entendu c’est son volcan et sa végétation luxuriante qui recouvre ses versants pentus. Les distances sont courtes à Saba, aussi, après environ un kilomètre et demi on arrive vite à une agglomération qui prend ici l’aspect d’une ville compte tenu des faibles dimensions de l’île. Windwardside mérite que l’on y fasse une halte prolongée. Blottie dans un écrin de verdure le paisible bourg est construit en partie sur le flanc du volcan. Majestueusement le Mont Scenery veille du haut de ses 887 mètres sur la communauté. Anecdote amusante, cette montagne volcanique se trouve être le point culminant des Pays-Bas ! Saba étant une commune de la Hollande d’outre-mer. A la sortie du village, en plein virage, un panneau indicateur marque le départ du chemin de randonnée à emprunter pour gravir le volcan. A travers la forêt la trace progresse vers le sommet d’où la vue panoramique sur 360° est à couper le souffle, vers le Nord on peut apercevoir l’île longiligne d’Anguilla … sauf qu’il faut avoir un peu de chance pour bénéficier d’une éclaircie, finalement peu fréquente là-haut. La forêt humide porte bien son nom, les brumes et la bruine nimbent la plupart du temps le sommet de cette montagne volcanique. Devant moi, un couple de randonneurs, sac au dos et allure décidée débute l’ascension … Bonne chance pour la vue et bon courage ! Au fait, j’ai oublié de vous donner un détail concernant cette ascension : le sentier très raide est composé de 1064 marches façonnées dans les rochers !



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Justement, à propos d’Anguilla, le relief en plateau laisse supposer que l’île est aussi plate qu’une crêpe ! Finalement ce n’est qu’en partie vrai … Notre balade le long du littoral va nous le montrer. Une longue route en faux-plat puis une bifurcation sur la droite et voici qu’un large panorama s’offre à nos yeux. Depuis ces falaises escarpées, on domine la mer d’une hauteur d’environ 60 mètres, un vrai belvédère ! La vue s’étend sur une superbe baie de sable, longue et régulière … une autre plage d’Anguilla, celle de Sandy Ground.



De l’autre côté de la petite route trône un hôtel, type auberge locale, le confort y semble simple mais la vue dont bénéficient les résidents de passage est idyllique, elle embrasse une large partie de la côte ouest. Le nom de l’hôtel ? « La Vue », avec un tel emplacement cela s’imposait ! Sur l’île, il y a en réalité bien plus d’hôtels haut de gamme que de Guest houses, la destination est très prisée essentiellement par une clientèle fortunée appréciant le luxe et le grand confort. Le hasard d’une route sinueuse nous conduit à l’entrée d’un hôtel de charme … et de luxe. Entrons, les vigiles semblent un peu distraits … Si la végétation de l’île est plutôt quelconque avec des arbustes rabougris et des champs d’herbes folles, il n’en est pas de même dans le parc du Cap Juluca Resort à Maunday’s Bay . Ici les massifs multicolores abondent, les haies sont taillées au cordeau et les pelouses verdoyantes toutes fraîchement tondues. Les nombreux cocotiers aux palmes bercées par les alizés complètent s’il en était besoin ce tableau aux allures de paradis. Les chambres, enfin les suites … bénéficient de piscine privée et donnent directement sur la plage. Sable fin, eaux bleues et pour horizon une vue imprenable sur les crêtes des montagnes de l’île de Saint Martin/Sint Maarten. Quant aux vacanciers, ils sirotent calmement à l’ombre de leur paillote privée, les cocktails que leur apporte, sourire aux lèvres, un personnel très complaisant.





Autre plage, tout aussi enchanteresse, autre hôtel, tout aussi luxueux mais là, à Shoal Bay Ouest, l’architecture hôtelière est plus originale et très contemporaine … on aime ou on aime pas mais force est de constater que le lieu ne laisse pas indifférent ! Côté architecture, pour plusieurs complexes hôteliers de l’île, il est difficile de vraiment apprécier leur style … en effet, ils sont en cours de construction et ne laissent apparaître que des blocs de bétons superposés. Apparemment l’île est en plein boum immobilier, le paradis semble donc intéresser les promoteurs !

L’île d’Anguilla est quadrillée par de nombreuses routes, les unes presque rectilignes, les autres le plus souvent sinueuses ; certaines bien bitumées et d’autres caillouteuses, à peine carrossables. L’île n’est pas très grande mais trouver facilement une baie ou une plage relève parfois du jeu de pistes, il faut reconnaître que les panneaux indicateurs sont rares. De toute façon chaque route mène invariablement à une plage … et toujours à une plage de rêve, comme celle-ci qui répond au joli nom très français de Rendez-vous Bay.



Retour à Saba. Peu de temps après avoir repris la route, notre chauffeur s’arrête déjà sur un étroit bas côté, il tient absolument à nous montrer une plaque commémorative scellée dans la roche ; l’hommage est mérité, les Sabans sont très reconnaissants envers Joseph Lambert Hassel. Cet ingénieur a été le concepteur de cette unique route de l’��le et en 1938 il était le bien seul à croire en son projet. Car imaginer que sur le relief si escarpé de Saba on pouvait envisager la construction d’une route relevait à l’époque d’un rêve un peu fou. Qu’à cela ne tienne, l’homme se forma par correspondance puis dirigea les volontaires afin de déjouer les pièges des terrains accidentés des flancs du volcan ! A mains d’hommes utilisant pour seuls outils, pioches, pelles et brouettes, charriant ainsi des tonnes de pierres, il aura fallu 5 ans de travaux pour réaliser le premier tronçon reliant la mer au village. Quant à la dernière portion des 14 kilomètres de cette surprenante voie, elle ne fut achevée qu’en 1958. Un telle route se devait d’avoir un nom, savez-vous comment elle est appelée ? « The Road » (la Route) évidemment !



Eddie, notre conducteur, en poursuivant le trajet nous fait remarquer l’aspect que prend la route dans cette partie aride de l’île : un long ruban de bitume serpentant sur cette paroi pentue du volcan et soutenu par d’imposants murs constitués de moellons de pierre. Et avec un demi sourire d’ajouter : « Devant vous, c’est la grande muraille de Saba que vous voyez ! ».



Tout territoire possède sa capitale même si comme ici, elle ressemble plus à un hameau qu’à une métropole ! Etonnant village, The Bottom est nichée au fond d’un cratère, une bourgade modeste de moins de 500 habitants avec ses quelques commerces, le siège de la police locale, la petite caserne des pompiers, un dispensaire-hôpital et la belle résidence du Gouverneur de Saba. Comme dans tout bon tour de ville, qui plus est de celui d’une capitale, on admire les monuments … Cela se résume ici à deux églises. L’Anglicane d’abord, plantée au milieu d’une pelouse qui fait office de cimetière, elle a été édifiée au 18ème siècle : soubassement de pierres volcaniques, façades blanchies et ouvertures rouge grenat, un aspect identique à celui des cottages avoisinants. A seulement quelques dizaines de mètres, se dresse le minuscule clocher de l’église catholique du Sacré-Cœur (1877). Il suffit de pousser la porte d’entrée pour admirer les peintures qui ornent les murs et la voute du chœur, des scènes liturgiques colorées qui lui donne un petit aspect de Chapelle Sixtine … des Caraïbes !





La petite localité à beaucoup de charme, Il faut se promener dans ses ruelles et chemins au gré des jolis cottages. De superbes jardins tropicaux les entourent avec une profusion de végétation fleurie, la palette de couleurs est presque complète entre le jaune des hibiscus et le fuchsia des bougainvillées. Ajoutons-y le rouge des toits, le blanc des murs rehaussé par les encadrements des fenêtres peints en rouge ou vert. Le regard, parfois indiscret il faut l’avouer, permet d’admirer les terrasses et aussi les belles frises de bois qui ornent les toitures, de vraies dentelles … qui rappellent les broderies traditionnelles, une des spécialités des femmes de Saba.

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Revenons à Anguilla, plus précisément à The Valley. Une minuscule capitale située quant à elle au milieu de l’île sur une partie toute plane, il fallait s’en douter ! On ne peut pas dire que le lieu soit particulièrement pittoresque, quelques bâtiments alignés constituent le centre ville … et le centre commercial. Parmi cette petite agglomération seule l’église catholique St Gerard’s attire le regard avec son intéressante architecture.



Nous sommes dimanche et c’est l’heure de l’office. Les portes sont grande ouvertes et laissent entendre depuis l’extérieur une ambiance style gospel. Les cantiques sont très rythmés et les fidèles dans un ensemble presque parfait frappent leurs mains en mesure. A propos du style des maisons d’habitation, leur forme souvent cubique ou rectangulaire n’est pas particulièrement esthétique ; à défaut d’originalité, elles sont parfois égayées par des murs aux couleurs éclatantes, roses, vertes, mauves ou bleues …

Dans la campagne, on remarque quelques cases en bois, en voici une charmante avec ces teintes chatoyantes, une vraie maison de poupée. Une autre, aperçue sur le bord d’une route de l’intérieur est encore plus rustique avec ces murs recouverts de bardeaux de bois, un témoignage des anciennes cases traditionnelles de l’île. Un type d’habitat dont le confort semble à mille lieux du luxe des complexes hôteliers qui s’étendent le long des rivages d’Anguilla …



Poursuivre la visite de l’île de Saba passe obligatoirement par la reprise de notre véhicule en empruntant toujours cette voie unique qui parcourt Saba … Les visiteurs curieux ne se font jamais à l’idée de découvrir un lieu en ne suivant qu’un circuit organisé et un trajet tracé par avance, cette route exclusive me donne l’envie de s’en échapper et de prendre un chemin de traverse. Le choix ne se fera pas au hasard. Juste à côté du dispensaire, une piste en pente s’engage vers la forêt tropicale, une voie sans issue qui se termine par un escalier appelé « The Ladder ». A défaut d’échelle, ce sont des marches façonnées dans la roche et la terre, 400 en tout, qui mènent au rivage en traversant la forêt. Je tenais absolument à voir ce qui, autrefois, était le seul accès aux villages depuis la mer ; là où de vaillants hommes transportaient sur leur dos tout le ravitaillement nécessaire à la population de l’île … le dénivelé est impressionnant, courageux habitants de Saba !





Passé The Bottom, « The Road » se faufile entre deux versants abrupts parsemés de lauriers roses. Après deux épingles à cheveux, les plus serrées de toute la route, la voie descend rapidement vers la côte et le port de Saba. En arrivant sur le quai, le panorama s’élargit, plus de relief à l’horizon, seule une ligne rectiligne qui sépare le ciel des eaux bleues de la mer des Caraïbes. A côté de quelques bâtiments ordinaires une fresque murale immense souhaite, en guise d’accueil, un « Welcome to Saba » aux visiteurs arrivant par la mer.



Pour nous, ce quai représente le terminus de notre visite, comme si cette île au charme et la nature si généreuse n’avait plus rien à nous offrir. Et pourtant … Près de la petite jetée, un bateau s’apprête à quitter le port. Les passagers chargent méticuleusement des bouteilles de plongée. Chanceux amateurs de plongée sous-marine, à eux de partir découvrir un autre trésor de Saba : son univers sous-marin exceptionnel avec ses aiguilles rocheuses telles des montagnes surgies des entrailles de la mer, ses tunnels de laves, ses grottes et ses poissons tropicaux. Une féerie de renommée mondiale. Et là, pour la découverte, il n’y a aucune voie à suivre, il suffit seulement de se laisser guider par la magie des lieux.

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Le port d’Anguilla dont j’ai le plus apprécié le cadre est situé au bord d’une plage, évidemment ! Assis à l’ombre d’un palmier j’observe les barques des pêcheurs locaux dont une, au nom chantant de « Baby singer », est posée juste devant moi, à même le sable. D’autres amarrées à des bouées dansent au gré des clapotis. A Island Harbour, le port se résume finalement à un simple ponton de bois … et surtout à la vision apaisante d’un superbe paysage avec en point de mire l’îlot de Scilly Cay.



Le crépuscule arrive vite sous les tropiques, le soleil est maintenant passé sous l’horizon, le temps pour nous de regagner un autre port, Blowing Point sur la côte Est. Celui par lequel nous sommes arrivés et celui qui signe aussi notre point de départ d’Anguilla …

Dans la nuit, le ferry fend les vagues en direction de l’île de Saint-Martin/Sint-Maarten … une autre île des Antilles qui elle aussi possède une forte identité … enfin, une double. Moitié française au Nord et à demi Hollandaise au Sud, original n’est-ce pas ! Une autre spécificité qui nous montre une fois encore que les îles des Caraïbes ne sont vraiment pas toutes identiques.

Excursions, plages, visites en Martinique? English translation pending
by TétéGabri · 2012-04-09 · 25 replies
Bonjour, Je viens de réserver une croisière "Perle des Antilles" à bord du Costa Luminosa pour l'année prochaine. L'escale à Fort De France durera une journée. Nous partons en famille et mes enfants auront 3 et 7 ans. Je désire organiser cette journée sans réserver une excursion Costa. Je me pose alors plusieurs questions. Comment peut-on s'organiser en Martinique, peut-on louer une voiture (est-on livré au port), y a-t-il des navettes maritimes pour rejoindre les Trois îlets , peut-on choisir des excursions avec des organismes locaux situés au port, comment se déplacer. Nous aimerions nous orienter davantage vers des visites ou sorties nautiques.Quelles plages nous conseillerez-vous? Merci pour vos suggestions et vos conseils qui me seront utiles.
Finaliser un voyage en Égypte avec enfants English translation pending
by Eliettewoute · 2012-03-29 · 8 replies
Bonjour Je recherche des conseils pour finaliser notre voyage ...on part le 7 avril en Egypte ( 3 filles : 7,9 et 10 ans): 3 jours sur la mer rouge (arrivée à Charm el cheikh le 7 avril)on part immédiatement vers nuweiba pour loger à Rock sea camp ( snorking et canyon colored) 4 jours au caire pour faire les pyramides de Guizeh et ... ( Avez vous un conseil sur un hôtel et une visite adaptée pour des enfants ) 4 jours dans le désert blanc en treck ( Connaissez vous un bon guide ...) Bref au 19 avril ( le treck est terminé) , on est vers le désert blanc ... On souhaite faire un petit tour sur le Nil en felouque et revenir vers la mer rouge le 23 au plus tard. Pouvez vous nous conseiller pour la fin de ce séjour . Nous ne nous rendons pas dans le sinai ...pour éviter des désagréments à nos jeunes enfants ...avec du regret. Nous pensons voyager avec les taxis collectif . Merci de votre retour Eliette
Programme d'une semaine en Martinique English translation pending
by Jeremilie · 2012-01-07 · 8 replies
Me voila a J-3 de la Martinique pour 7 nuits avec ma femme a Sainte Luce. J'ai prépraré un programme pour la semaine en sachant que je ne peux pas faire de longues randonnées car j'ai des problemes au pieds. Dites moi ce que vous en pensez: J1: Visite Fort de France (marchés et quartier historique). Jardin Balata. Plage Anse Madame. J2: Matin ballade en Bateaux avec les dauphins (trois ilets). Aprem Visite de la route en passant à Anse dufour et Anse noir, Anse d'Arlet, Anse Mabouyas, Pointe du Diamant. J3: Visite St Pierre, Distillerie Depaz route jusqu'à Morne rouge pour le Paysage et pour admirer la montagne Pelée puis si on a le temps se poser sur plage Anse Céron, Anse Couleuvre. J4: Visite des Fonds Blancs en Bateau J5: Matin plage Cap chevalier ou grand Macabou. Aprem Pit Clerry pour les combats de coqs Presqu'ile de Ste Anne avec couché du soleil à la plage de la Grande Anse des Salines. J6: Visite Presqu'ile de la caravelle plus le sentier de la reserve naturelle puis redescendre a Ste Luce par le route Le Robert, Le Francois, Le Vauclin. J7: On aura que la matinée et j'ai donc rien prévu pour l'instant.
Croisière Msc Poesia aux Caraïbes de l'Ouest le 11 février 2012 English translation pending
by Lou7ou · 2011-11-28 · 50 replies
Bonjour a tous Nous partons pour la première fois en croisière le 11 février 2012 pour les Caraibe de l'ouest soit de Fort Lauderdale, Key West, Cozumel, Roatan ainsi que Montego Bay Jamaique.Je suis aller visiter le site de MSC et j'ai lu beaucoup sur le forum mais j'ai encore beaucoup de questions. Si parmi vous quelqu'un pourrais m'aider j'aprécirai beaucoup . Je sais que pour certain restaurant je doit débourser un certain montant combien ??? Les photos prise par les photographe doit-ont les acheter séparément ou si ont peu avoir un nombre de photos a un certain prix. Si j'achete une bouteille de vin dans une de leurs boutique sur le bateau peut t'on la boire dans notre chambre ou si ont me la remet qu'a notre départ. Peut t'ont trouver un genre dépanneur sur le bateau en cas de besoin. Les villes sont t'elles facillement accessible a partir du port dont nous débarquons si nous n'avons pas réserver une excursion.

Je vous remercie pour les informations.
Namibie: Au coeur de la faune English translation pending
by Jemaflor · 2011-11-26 · 21 replies
Si la Namibie séduit tant les voyageurs, c’est que ce pays d’Afrique australe possède de nombreux attraits … D’abord, il y a là-bas de vastes étendues désertiques : sable rouge dans le Kalahari et dunes ocre dans le Namib. La Namibie, c’est aussi la découverte de peuples autochtones comme les Bochimans, anciens cueilleurs-chasseurs, ou les Himbas, éleveurs semi-nomades encore présents dans le nord du pays. Enfin, la riche faune que l’on peut observer à travers l’ensemble du pays (et surtout dans le Parc d’Etosha ) constitue à n’en pas douter un des points fort d’ un séjour en Namibie. C’est cet aspect que j’aborde ici dans ce texte en faisant appel à mes souvenirs de voyage.



Il est un lieu dans cet immense territoire où l’univers minéral et la faune se rejoignent … nous sommes dans le Damaraland, plus précisément à Twyfelfontein. Ici, parmi les rochers disséminés dans une savane blonde, on peut observer de nombreux animaux, de très près et sans aucun danger ! En fait, ce sont des silhouettes animales que l’on découvre, elles sont dessinées sur les pierres, un site unique réputé pour ses originales gravures rupestres.



En cheminant dans ce dédale de blocs de grés, c’est toute la faune de la région que l’on côtoie : antilopes, éléphants, autruches, girafes et j’en passe … Là, figure un lion à l’étrange queue en angle droit dont l’extrémité évoque une patte ? Les archéologues ont tenté de déchiffrer la signification de certaines gravures encore plus énigmatiques : des cercles, des points, des lignes et des courbes … Le résultat de leurs travaux a conclu que ces dessins représentaient des cartes, celles des lieux alentour où les points d’eau étaient représentés avec précision. La vue de ce bestiaire immobile donne l’envie irrésistible de découvrir tous ces animaux sauvages, mais en chair et en os et surtout en liberté dans leur espace naturel.

Pour cela, il est nécessaire de se diriger vers le nord du pays et de traverser de vastes étendues de savanes. Les kilomètres de pistes caillouteuses et poussiéreuses se succèdent avant de parvenir dans le Parc National d’Etosha, la plus grande réserve de Namibie.

Petit matin dans le bush, le jour est à peine levé alors que débute notre safari. On imagine toujours la savane africaine écrasée par une chaleur torride, c’est exact pendant une grande partie de l’année mais pas vraiment à l’aurore durant l’hiver austral ! En ce matin de juillet, il fait presque froid, nous voilà dans un véhicule tout terrain bâché, à l’air libre, cheveux au vent et avec une couverture (très appréciée) sur les genoux … on frissonne ! En effet, la température n’est seulement que d’une douzaine de degrés ! A mesure que l’on progresse sur une piste chaotique, on oublie vite la fraîcheur matinale … surtout que l’on aperçoit maintenant une première tête animale, puis une seconde. Certes, elles sont assez éloignées de nous mais on ne peut les rater, elles dépassent allègrement la cime des rares arbres de la brousse. Ce sont deux girafes, broutant tranquillement … le sommet des arbres, taille de géantes oblige.



Le parc d’Etosha est sillonné de nombreuses pistes, c’est idéal pour l’observation des animaux. A chaque instant notre regard est à l’affût de tout ce qui bouge. Comme ici, tiens un chacal solitaire, attitude craintive et fuyante, il donne l’impression d’avoir quelque chose à se reprocher, pourtant il n’a rien à craindre … non, non, nous ne lui disputerons pas son bout de charogne !



Je ne sais si c’est par esprit de contradiction mais les troupeaux de zèbres ou de gnous n’empruntent jamais les pistes de la réserve, ils ont leurs propres sentiers à travers la savane, des traces qu’ils suivent en file indienne (enfin africaine !) et qui ont l’intérêt pour nous de croiser les pistes destinées aux véhicules. Quelques zèbres nonchalants coupent maintenant notre chemin.



Comme dans toutes communautés, il y a les chanceux, bien dotés par la nature et les laissés pour compte … les gnous font partie de cette dernière catégorie avec leur disgracieuse bosse sur l’encolure et leur allure pataude. Sans doute, ils ont des charmes qui m’échappent, voilà deux mâles qui s’affrontent, que ne faut-il pas faire pour séduire une jolie femelle ? Les bruits des cornes s’entrechoquant déchirent le silence des lieux témoignant de la violence de l’assaut. La dissuasion semble faire également partie de leur arsenal de conquête : avant de s’élancer, afin d’impressionner leur rival, ces bovidés en rut frappent vigoureusement le sol avec leurs sabots, soulevant ainsi des nuages de poussières. Un peu plus loin, d’autres gnous plus tranquilles broutent quelques touffes d’herbes desséchées.



Bien plus graciles, les springboks sont les antilopes les plus fréquemment rencontrées dans la réserve. Robe chatoyante, corps élancées et cornes en forme de lyre … assurément une superbe silhouette.

Il faut les voir détaler et bondir, un saut sur la droite puis un autre sur la gauche … ainsi de suite. Une course en zigzag, comme un réflexe pour échapper à quelques prédateurs, rien à craindre avec nous, nous ne sommes que des chasseurs … d’images ! Même si je ne suis pas un féru de rugby, dès que j’entends ce nom de springbok, je ne peux éviter de penser aux rugbymen sud-africains ! Il faut reconnaître que ce modèle de course est un parfait exemple pour un trois quart aile voulant marquer un essai !



Question rapidité et puissance, les phacochères ne sont pas en reste ; en voici un qui déguerpi a toute allure, il est suffisamment proche (au départ de sa fuite) pour qu’on le voit bien … rigolo avec sa courte queue bien dressée en l’air !

Pas plus élégantes, les autruches sont nombreuses dans cette savane. Avec leur démarche chaloupée de volumineux volatile terrestre, elles ont tendance à s’enfuir dès qu’elles scrutent de très loin notre présence. Il y en a même une qui en profite pour abandonner sa couvée pendant quelques instants, le temps de nous laisser apercevoir de gros œufs blancs … eh, quinze autruchons en perspective ! Mais pardon pour le bref dérangement.



Pendant la saison sèche qui correspond à l’hiver austral sous ces latitudes, les points d’eau de la réserve sont des lieux privilégiés d’observation des animaux, c’est là qu’ils se rassemblent pour se désaltérer. Comme ici où parmi les nombreuses antilopes (springboks, impalas ou autres koudous …) la colonie de zèbres est bien représentée. Les familles sont au complet avec leurs adorables rejetons. Lorsqu’on regarde des zèbres, c’est toujours l’éternelle question qui revient : leur pelage est-il constitué de zébrures foncées sur fond blanc ou bien est-ce plutôt le contraire ? Bon, à bien les observer, j’avoue que mon interrogation demeure sans réponse définitive … mais finalement quelle importance !



Une autre question, plus pratique, est souvent posée aux voyageurs revenant de Namibie : quelle est la meilleure saison pour observer le plus grand nombres d’animaux ? Avez-vous déjà remarqué que le voyageur satisfait a souvent tendance à répondre que c’est à l’époque où il s’est rendu dans le pays ! Avec un peu (ou beaucoup) d’autodérision je crois que vais vous faire la même réponse. L’hiver austral (notre été) me semble une période idéale pour visiter Etosha, d’abord on n’est pas étouffé par la chaleur mais surtout les animaux se rassemblent (saison sèche oblige) autour des plans d’eau, une nécessité dans cette savane aride. En se positionnant près des mares (certaines ont des postes d’observation aménagés et protégés), on bénéficie d’imprenables vue sur la faune locale. Certains objecteront que lors de la saison humide, les paysages sont plus verdoyants avec une végétation plus florissante … mais les pistes sont assurément plus boueuses et la chaleur parfois suffocante. Bon, vous l’aurez compris, tous les arguments sont recevables … Une conclusion ? La Namibie et Etosha sont dépaysant et enthousiasmant en toutes saisons !



Cheminant sur les pistes, il faut sans cesse être prudent. Deux bêtes à cornes surgissent sur la droite et nous coupent la route, dans la réserve, ce sont les animaux qui ont la priorité ! Je pense reconnaître des koudous ? … à vrai dire, entre toutes ces différentes espèces d’antilopes et de gazelles présentent à Etosha, je m’y perds un peu ! Par contre les volatiles aux plumes sombres tachetées de points blancs que l’on aperçoit derrière les supposés koudous, ce sont des pintades. Là, j’en suis sûr, c’est vrai qu’il n’y a pas de grand mérite à ne pas les confondre de grosses autruches !



Dans la plaine asséchée d’Etosha , les voies carrossables sont le plus souvent rectilignes mais ici la piste serpente à travers les taillis et un bosquet d’épineux. Au débouché d’une courbe, nous apercevons un attroupement … pas d’animaux sauvages mais de 4x4 ! Pas de doute, il y a une curiosité à observer dans les parages. Bien que cette réserve s’étende sur des dizaines de kilomètres, on croise régulièrement des véhicules tous-terrains sillonnant ce réseau de pistes ; comme nous, les amateurs de faune sauvage sont à l’affût et ont tendance à se regrouper là où les animaux peuvent être facilement observés. C’est un aspect qu’il est inutile de cacher, en quelque sorte l’envers du décor des safaris dans les réserves africaines, cela peut paraître ridicule mais c’est ainsi …



Alors que fixent tous ces paparazzis de la brousse ? Un bel éléphant à l’allure de patriarche, la vraie vedette du lieu. Un colosse à la peau parcheminée et entaillée de profondes crevasses, une trompe qui furète parmi les buissons à la recherche de rares feuilles, de larges oreilles animées de constants mouvements et un œil presque larmoyant … serait-il triste notre vieux pachyderme ? Ces défenses sont irrégulières, l’une d’entre elles est même très courte comme brisée, un manque de calcaire nous affirme en connaisseur notre guide. Ce serait un problème dont soufrent certains éléphants du parc comme celui-ci qui déambule à quelques mètres devant nous.



Malgré l’enthousiasme et l’agitation qui règne autour, l’animal paraît paisible se souciant peu de tous ses admirateurs, l’œil rivé à leur appareil photo. La vision évoque tant la docilité d’un éléphant de cirque ou celle d’un sympathique Babar que l’on serait prêt à oublier la puissance potentielle de l’imposant pachyderme ; ici pas de dompteur ou de cornac pour guider l’animal sauvage … il lui suffirait d’un coup de brusque colère pour, d’une pichenette, faire basculer un des véhicules alentour !

Les contrastes sont parfois saisissants, après avoir vu un monumental éléphant voilà que j’aperçois juste au bord de la piste un représentant d’une espèce on ne peut plus discrète. Dressé sur une motte, le regard aux aguets, il semble poser pour le portrait … un clic et je viens d’immortaliser cet écureuil de la savane. Un instantané, le temps de prendre la photo, voilà qu’il a déjà disparu !



La lumière blafarde du petit matin laisse maintenant la place à une luminosité éclatante, le soleil est généreux et une agréable chaleur a envahi l’atmosphère. Dans cette portion de la réserve, la piste de pierre longe une cuvette aride, la vue se perd à l’horizon, une ligne d’horizon qui « danse » sous l’effet de la chaleur ambiante. Le mirage visuel apparaît donnant l’impression (fausse) de distinguer des étendues lacustres qui semblent briller sous les rayons du soleil. Plus proche de nous, en contrebas d’un talus, au bord d’une petite mare il y a une lionne qui s’abreuve … et ce n’est pas un mirage, elle est bien réelle, on jubile ! Après quelques minutes passées à laper ces eaux boueuses, voilà qu’elle décide de s’avancer vers nous, génial ! L’observation ne sera que plus intéressante … seulement, lorsque le félin ne se trouve plus qu’à environ 4 mètres de nous, on se met à réaliser que nous sommes dans un véhicule débâché, à l’air libre et donc sans protection … On sait que l’animal a étanché sa soif, pourvu que cette lionne soit également repue ! Notre chauffeur ne semble pas inquiet, faisons lui confiance, il a l’habitude du terrain. Un moment de doute (ou de crainte) vite dissipé par la vue de l’élégance et de la grâce de ce félin. Pelage fauve et regard de braise … avec son attitude détachée, cette lionne évoque plus une grosse peluche attendrissante qu’une bête féroce.





Dans la réserve, point d’eau est toujours synonyme de point de vue. Nouvel arrêt, justement près d’une retenue d’eau, d’ici, la vue est imprenable sur un groupe de girafes. Là, elles ne broutent pas les arbres comme celles aperçues ce matin mais se désaltèrent copieusement. Quelle gymnastique ! Face à leur haute taille, le sol est si bas qu’elles doivent presque se plier en quatre pour atteindre la surface de l’eau. Analysons la tactique : d’abord elles écartent les pattes avant, style grand écart, puis abaissent leur immense cou, là, c’est la langue qui sort et la « pompe » physiologique de se mettre en marche pour filtrer l’eau. Sur le plan esthétique la scène est superbe avec une luminosité de fin d’après midi qui donne une jolie teinte au pelage, la composition est équilibrée avec la présence d’un tout mignon girafon et la surface de l’eau reflète la petite famille. Un très plaisant moment d’observation.



Mais le meilleur est souvent pour la fin … Après avoir parcouru toute la journée une partie du réseau de pistes à travers la réserve, nous arrivons au Camp d’Okadjo, un ancien poste de garde du parc d’Etosha transformé maintenant en centre administratif. Quelques bâtiments, un centre d’information pour les visiteurs et des lodge protégés qui permettent de passer la nuit au milieu de la réserve en un lieu sécurisé. Mais là n’est pas l’essentiel. L’intérêt principal de ce camp, on le trouve autour de son bassin. Le point d’eau est très fréquenté en fin d’après-midi, les animaux du parc s’y rassemblent en nombre pour le plus grand plaisir des observateurs de la faune que nous sommes. Le point de vue est vraiment privilégié.



A l’heure où les rayons obliques du soleil parent le paysage d’une douce lumière, on retrouve ici autour du bassin toutes les espèces animales rencontrées lors de notre safari. Il y a là toute une colonie d’éléphants, grands et petits qui une fois désaltérés (avec quelques centaines de litres d’eau !) s’éloignent en file indienne à un train de sénateur. Zèbres, gazelles, gnous, antilopes, springboks, girafes … sont aussi au rendez-vous de ce moment de convivialité autour du rituel « pot » du soir. Une véritable Arche de Noé où chaque espèce se succède au bord de la mare tout en se respectant mutuellement. Cela donne l’impression d’un spectacle bien rodé où à la fin de la représentation chaque acteur vient saluer son public, mais ici, les applaudissements sont bien sûr absents. Tellement captivés par ce spectacle, les nombreux spectateurs observent le ballet dans un silence quasi religieux, seuls quelques cliquetis d’appareils photos et murmures d’admirations parviennent à nos oreilles. Vous l’avez compris, l’observation de ce rassemblement à Okadjo est un de mes meilleurs souvenirs d’Etosha.



Une espèce très présente dans la réserve mais aussi un peu partout dans les grands espaces de Namibie n’a pas encore été évoquée dans ce récit, pourtant l’oryx est un emblème du pays. Il ne passe pas inaperçu car côté cornes, il est imbattable, longues et effilées, elles peuvent atteindre un mètre de long. Cette espèce a développé de réelles facultés d’adaptation au climat torride : la température du corps des oryx peut atteindre 45°C afin d’éviter la déshydratation, belle performance !



Je me souviens de cet oryx solitaire observé au milieu d’un décor grandiose, c’était plus au sud, à des kilomètres d’Etosha, dans le fascinant désert de Sossusvlei. Cet univers désertique et minéral parsemé de splendides dunes ocre s’avère être un des décors naturels parmi les plus beaux que peut offrir la Namibie aux visiteurs. Encore un grand souvenir !
Avis sur deux choix de circuits possibles aux Etats-Unis? English translation pending
by Lydia03 · 2011-04-16 · 3 replies
bonjour je voudrais votre avis

1 er j'arrive donc a new york et direction philadelphie 2 nuits washington 2 nuits niagara 1 nuit toronto 2 nuits kingston 1 nuit montreal 2 nuits new york 4 nuits - -- 2eme idées de voyage

baton rouge 2 nuits la nouvelles orleans 2 nuits pansacola 1 nuit panama city 1 nuit tallahassee 1 nuit orlando 1 ou 2 nuits miami /fort lauderdale 3 nuits avec visite des erverglades biensur puis direction les bahamas il ya des croisieres de 2 nuits a partir de fort lauderdale puis retour miami 1 nuit et retour en france - -- voila avec mon copain nous ne sommes pas d'accord ... lui prefere new york .. moi aussi biensur je reve de new york , mais miami et le reste pk pas on se tate !!! bon si je gagne au loto demain nous ferons les deux !

petite question au depart de miami qlqun a deja pris le bateau en direction des grand bahamas ? faut il des papiers un visa ou quelque choses comme sa ? ou juste nos passeport et nos esta ? merci a tous bon week end
Air Algérie... La loi de l'emmerdement maximum English translation pending
by Saint · 2010-11-27 · 36 replies
Je reviens à peine de Dakar... Avec Air Algérie.....!!!!!!! Encore rouge de colère contre cette compagnie aérienne qui traite ses clients de la plus mauvaise manière qui soit.

A Dakar , j'ai acheté un billet Dakar>>Lille. Aller simple. 377 Euros. Sans possibilité de payer par carte de crédit ce qui est quand même surprenant pour une Compagnie aérienne internationale dont les bureaux sont situés au coeur d'une capitale..!

Départ prévu a 0h50. Longue attente et on prévient les passagers à 4 heures du matin que l'avion n'est pas parti pour des raisons techniques. ce qui s'avérera le premier mensonge. En fait nous n'étions que 15 sur ce vol.. Et il était bien sur peu rentable de nous transporter à destination. Hébergés dans un hotel de catégorie très moyenne , à peine propre, nous sommes partis le lendemain à 15 Heures pour enfin prendre le chemin d'Alger.. C'est ce que l'on pensait tous..!!!! Mais en fait nous partions à Bamako.🤪 De Bamako, après une escale dite "technique " d'une heure où nous avons embarqué des passagers tout aussi mécontents que nous, ( eux avaient subi une panne technique) nous sommes partis à OUAGADOUGOU. Même scénario.. Et impossible de descendre de l'avion. Ré -embarquement d'autres passagers. Tous aussi mécontents les uns que les autres.. Arrivée à 3 heures du matin à Alger. Nous avons dormi sur les banquettes de l'aéroport. On m'avait assuré une connexion sur Lille , conformément à mon billet , alors qu'elle n'existait pas ce jour là. A l'aéroport d'Alger, comme je ne décolérais pas...on me propose un vol pour Paris Roissy en m'assurant qu'on me payerait le prix du TGV entre Roissy et Lille. Après beaucoup de temps passé en vaines discussions , j'accepte cette proposition, muni du telex envoyé à Paris précisant qu'il fallait me payer le transport pour Lille. J'arrive enfin à Paris.. vers 17 Heures . Où on me précise qu'il est impossible de me payer un quelconque transport pour Lille.

De nombreuses personnes se sont fait "escroquer " sur de nombreuses et différentes destinations. LYON , Marseille et Lille.

Je tenais à informer tous ceux qui seraient tentés par cette compagnie, qu'elle semble coutumière de ce genre d'actions. Je suis en procès avec Air Algérie pour non respect du contrat de transport.

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>> Ci-joint une dépêche du MONDE. Datant du 7 novembre 2010.

La Commission européenne s'était déclarée en septembre préoccupée par le respect des normes de sécurité par Air Algérie depuis fin 2009 et avait demandé à l'Algérie d'améliorer la situation. Le Premier ministre Ahmed Ouyahia avait défendu fin octobre devant l'Assemblée nationale la fiabilité d'Air Algérie, l'affirmant "sécurisée" réagissant à une possible inscription de la compagnie par l'UE sur sa liste noire des compagnies aériennes présentant des risques. M. Ouyahia répondait à un député de l'opposition qui avait affirmé qu'Air Algérie serait interdite de vols en Europe dès le début de novembre pour ses manquements aux normes de sécurité.
Cigarettes moins chères à Varadero? English translation pending
by Papou142 · 2010-11-18 · 14 replies
Je pars pour Varadéro dans 10 jours et je me demande s'il y a une marque de cigarettes qui est fumable et moin cher que nos cigarettes Canadienne

Merci à l'avance 🙂
Où accostent les bateaux Costa lors des escales dans l'océan indien? English translation pending
by Arcocéan · 2010-08-29 · 11 replies
Bonjour à tous,

Lors de notre prochaine croisière sur le Romantica nous allons faire l'océan indien, la mer rouge, canal de Suez pour terminer à Savone. Quelqu'un saurait il ou accoste le bateau lors des escales de : La Réunion Port Louis Tamatave Diego Suarez Nosy Bé Mahé

A bientôt sur VF
Quoi faire principalement pour une journée à Phnom Penh? English translation pending
by Caro1312 · 2010-08-11 · 13 replies
Bonjour à tous!

courant du mois de novembre, nous allons faire un petit trip au Cambodge (venant de Thaïlande) pour quelques jours. Notre temps étant compté, nous ne pourrons que transiter une journée à Phom Penh, pour consacrer 3 jours ensuite à Siem Reap. Cela va paraitre fort court à beaucoup de monde sûrement mais que peut on faire principalement en une journée à PP sans trop se presser? Nous avons choisi la Sari rega GH à PP, bon choix? et le river village manor à Siem Reap, mais j'hésite encore à prendre un hotel/GH avec piscine à Siem reap...

Merci d'avance de vos conseils!
Avis sur itinéraire et hôtels au Rajasthan mars 2011? English translation pending
by Maryck74 · 2010-08-11 · 1 reply
Bonjour à tous, Nous avons prévu un voyage au Rajastan en mars 2011, itinéraire et hôtels prévus :Delhi - Hôtel Casa DelhiBenares - Palace on GangesKhajuraho - Taj ChandelaParc de Bandavgarh - Hôtel bandhavvilasAgra - Trident AgraFatehpur Sikri - Jaipur - Shahpura House à JaipurPushkar - Fort Barli - hôtel Fort BarliJodhpur - hôtel Ajit Bhawan PalaceRanakpur - Udaipur - Hôtel DevraMerci pour tous les renseignements que vous pourrez me donner soit au sujet des sites/villes, soit au sujet des hôtels.

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