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Meilleur mois pour partir en croisière? English translation pending
by Yorkie · 2009-04-19 · 11 replies
Bonjour je regarde présentement différent site de dernière minute et plus tard pour les croisière à différente destination mais je me demande pour la température dépendament de la destination bien sure quel mois de l'année est le mieux...

J'aimerais avoir du beau temps et profiter du soleil et éviter la saison des ouragans.... Nous sommes partie de New York en mars dernier le soleil était au rendez vous mais pas la chaleur les 2 journée en mer étaient très venteuse et froide et même rendu au Bahamas le soir c'étaient trop froid pour sortir sans veste ou même un petit manteau.

Alors je me demande quel mois est le mieux soit pour l'europe ou les caraibes je regarde aussi peut-être pour le Norvegian Epic cette été mais l'été en croisière il doit surement avoir beaucoup d'enfant car été égale congée scolaire.

Merci de vos commentaires
Vols intérieurs en Iran English translation pending
by Vazyvite · 2009-04-06 · 28 replies
Bonjour,

J'étudie la possibilité d'un voyage en Iran le mois prochain et après avoir épluché les posts, je ne trouve pas d'indications sur la façon dont vous avez eu vos vols intérieurs ? Je pense à Téhéran - Shiraz par exemple.

Certains sont passés par une agence locale ( avec des aléas parfois 🤪 ) mais peut-on les réserver soi-même et sur quel site ? Iran Air ne le propose pas sur le sien, à part les horaires et certains sites ne trouve même pas Téhéran d'ailleurs 😕 J'ai cru comprendre aussi qu'il fallait reconfirmer ces vols pour ne pas se voir annoncer que les places ont été revendues. Vous confirmez ?

J'ai compris qu'on pouvait voyager assez facilement en Iran donc j'aimerais m'organiser comme un grand 😎

Merci d'avance.
Suite des "Rencontres insolites avec des grizzlys, chercheurs d'or et autres dans l'Ouest Américain" English translation pending
by Cochize · 2009-02-26 · 96 replies
sur la suggestion de Kashtin je reprends son post à mon compte pour poursuivre les récits de petites histoires vécues près de la nature en invitant tous ceux qui pourraient en avoir à nous les faire partager.

Sauver les ours de la décharge de Z

Chose bien connue de tous, en Amérique du Nord, parmi les endroits les plus fréquentés par les ours de toutes sortes (noirs, grizzlys, blancs) en dehors des rivières à saumons, champs de blueberries etc… ont figuré malheureusement depuis des décennies les décharges (garbage dumps) associées à la proximité d’une collectivité humaine. Il fut un temps où, tout comme en France, toute collectivité avait sa décharge ouverte à tous vents. A l’heure actuelle on parle plutôt de centre d’enfouissement (landfill) clôturés, mais les ours sont malheureusement toujours attirés par les poubelles.

Cette année-là, dans les années 1970, sur la côte nord-ouest de l’île de Vancouver nous avions installé un camp d’une quinzaine de personnes. Le site choisi en bordure d’une belle rivière de montagne fournissant eau potable pour faire du TANG !! ( boisson qui accompagnait couramment les repas) était de plus dégagé, permettant donc en tout temps un accès facile et sécurisé à l’hélicoptère, indispensable pour se déplacer rapidement en montagne.

(Hélicoptère léger sur flotteurs du type de celui utilisé. OKANAGAN HELICOPTER a disparu en tant que tel en 1987 )

Il était néanmoins accessible aux 4x4 car proche de la route (alors simple gravel road) conduisant au village de logging de Z……. situé, plus en aval, à l’embouchure de la rivière, au fond de l’inlet (fjord). Ce village avant de devenir une importante base de logging avait d’ailleurs pris naissance vers 1930 lors d’une des toutes dernières ruées vers l’or historiques, d’importance relativement locale, activité certes plus excitante que celle de bûcheron mais beaucoup moins pérenne !! C’était presque un siècle après celle de Californie et plus de trente ans après celle du Klondike.

Le cadre était enchanteur, la rivière aux eaux claires, encaissée au pied des montagnes permettait d’agrémenter de temps en temps l’ordinaire de truites sauvages ou autres steelheads. Derrière nous les sommets enneigés, devant nous la côte Pacifique accessible à notre Zodiac. Et en plus on était payés pour vivre là !!!! Dieu que la nature est belle et sereine parfois !! 🙂🙂

Entre notre camp et le village, à seulement quelques centaines de mètres de nous mais complètement noyée dans la végétation, totalement invisible depuis la route se trouvait la décharge-poubelle locale. A vrai dire nous ne l’avions pas repérée de prime abord mais en réalité elle ne nous gênait pas. Bien entendu les ours (noirs, pas de grizzlys dans l’île) la fréquentaient assidûment et en termes de voisinage nous n’avions peut être pas suivi à la lettre les consignes de sécurité maintenant répandues (ne le répétez pas… il y a de toutes manières prescription...😛).

La coexistence Ce que nous avons découvert par contre c’était que le site sur lequel nous nous étions établi se trouvait sur un des itinéraires préférés de nos voisins et qu’ils n’avaient pas l’intention d’en changer. Pour descendre de la montagne ils continuèrent donc à l’utiliser, en tout cas de nuit, de sorte que souvent le matin on trouvait des traces de pas dans le sable et en plein milieu du camp, entre les tentes. Nous avions une tente cuisine, jamais ils n’y ont tenté la moindre incursion. Nous prenions bien entendu certaines précautions de base quant aux provisions et aux déchets alimentaires mais quand on voit ce qui nous est survenu en des circonstances différentes où les ours se sont attaqué au réfrigérateur fermé pour aller y chercher la nourriture on peut s’étonner rétrospectivement. Le fait est que nos voisins étaient gavés de nourriture de la poubelle, littéralement gavés. Il suffisait de voir leur tour de taille et leur nonchalance. Comme de simples touristes (j’allais dire vulgaires 😛, pardon), le soir après notre propre repas nous allions fréquemment de l’intérieur de nos 4x4 les observer évoluer autour de nous sans nous prêter attention. Allons dire bonsoir aux ours disait l’un d’entre nous et d’autres suivaient. Il y en avait jusqu’à une dizaine qui cassaient la croûte en fourrageant dans les déchets de la journée. C’est à peine s’il levaient la tête pour nous observer, il était difficile de croire que l’on avait affaire à des animaux sauvages, des fauves en puissance et certains d’entre nous devaient parfois résister à la tentation de sortir du 4x4 pour aller leur faire causette.

Un peu à l’écart des tentes-vie, accessible par une sente étroite au milieu de la végétation arbustive et buissonneuse dense, nous avions installé notre out-house (la cabane au fond du jardin dirait l’humoriste).



Deux gros mâles, bien gras, placides et débonnaires (d’allure en tous cas) avaient pris l’habitude d’y faire la sieste en pleine journée. On les avait surnommés "les moines" Pour se rendre à nos commodités il fallait quand même rendre des précautions, éviter de les surprendre. C’est là que nous utilisions une grosse clochette bien sonore, un peu comme les lépreux au Moyen Age pour les avertir de notre arrivée. Si quelqu’un voulait aller aux toilettes donc, on lui rappelait "fais attention aux moines". Il arrivait que nous les trouvions si bien installés qu’ils ne daignaient pas bouger. A ce moment-là nous jugions plus sage de faire demi-tour. Après tout, ils étaient là avant nous n’est-ce pas ? Chaque matin l’hélicoptère emmenait par rotations successives les membres de l’équipe faire leur travail. Chaque soir il allait les chercher. La course de l’hélicoptère l’amenait à passer à très basse altitude au-dessus de la décharge. Les premiers jours nos voisins avaient tendance à s’égailler dans tous les sens, comme du bétail (cela me rappelle, ce qui n’a rien à voir avec notre sujet actuel, un bush pilote du Québec qui, dans la région du lac Saint-Jean, adorait piquer sur les troupeaux pour voir les pauvres bovins courir dans tous les sens ; je ne sais pas si c’était très bon pour la lactation !! ). Au bout de quelques jours ils s’étaient accoutumés et comme tout un chacun levaient simplement la tête vers notre aéronef, nouvelle preuve s’il en était besoin de la rapidité d’accoutumance de l’ours (ils deviennent rapidement "habituated" selon les termes du Professeur Herrero, spécialiste de l’ours à l’université de Calgary).

Nous les aimions bien nos ours, eux des bêtes sauvages, nous des humains, nous partagions le même environnement, buvions la même eau de la même rivière, mangions même parfois les mêmes blueberries du brûlé voisin, profitions du même soleil. Un soir que, dans la tente cuisine, nous dînions, une bonne douzaine d’entre nous dont le pilote de notre hélicoptère, un ancien RCMP ( gendarme de la Royal Canadian Mounted Police), nous sursautons à des coups de feu tout proches, suivis de hurlements affreux. Instantanément nous avons compris : Nom de Dieu ILS tirent sur nos ours !!!. ILS c’était bien sûr les bûcherons du village voisin. Nous nous précipitons tous, renversant les bancs de la cuisine, géologues, prospecteurs, étudiants, pilote et son mécanicien…, sautons dans les véhicules les plus proches et fonçons vers la décharge… Et c’était bien vrai… un enfoiré de villageois, il n’y a pas d’autre mot, était simplement venu faire un carton pour essayer sa 30-06 toute neuve, il n’était même pas intéressé par le trophée ni bien sûr par la viande, ce qui aurait pu être une raison. Il voulait seulement tester son arme sur un ours et maintenant n’ayant même pas été capable d’ajuster son tir sur un animal immobile, il l’avait seulement blessé et on entendait ses plaintes s’éloigner dans la forêt. Trouillard, de plus, il n’osait pas poursuivre la bête pour l’achever proprement. Notre pilote ex RCMP oublie alors qu’il n’en est plus un, devient rouge de colère, il arrache la 30-06 des mains de son propriétaire, l’engueule copieusement, fait mine de lui balancer une gifle, déclare qu’il lui confisque son fusil tout neuf, qu’il n’est pas prêt de le revoir et qu’il sera poursuivi pour braconnage. Là-dessus avec un autre résidant du village armé arrivé sur place, il part sur la trace de l’animal dont on entend toujours les plaintes et… au bout d’un moment on entend deux autres coups de feu puis plus rien… Aucun fou de la gâchette n’est revenu dans le secteur de la décharge pendant notre présence dans les parages. Nos ours donc ne nous ont jamais causé d’ennuis et nous ne leur avons jamais causé, mais une nuit ils nous ont fait bien rigolé sans être réellement impliqués eux-mêmes. Mon épouse et moi avions un chat tigré qui nous suivait partout "dans le bois". Ce chat avait un comportement intéressant à observer. Premièrement quand nous arrivions sur un nouveau site il s’éclipsait pour environ 48 heures peut-être pour reconnaître son territoire et le marquer à l’instar de ses ancêtres félins sauvages. Il revenait d’ailleurs souvent avec des traces de luttes voire des blessures. Deuxièmement une fois implanté sur un site, il restait la journée au camp à somnoler comme tout bon chat mais, la nuit tombée, s’éclipsait de nouveau, à la chasse, et pour quelques heures seulement. Il rentrait au milieu ou vers la fin de la nuit mais pas d’une manière banale… Nos tentes consistaient en un "squelette" de contreplaqué assemblé par clous, sur lequel on tendait la toile de tente proprement dite, toile de tente qui était censée passer par-dessus le contre plaqué, pour être étanche à la pluie, mais que souvent on laissait pendre à l’intérieur de la paroi. De sorte que le chat sautant sur la toile de tente faisant toit, se laissait glisser sur elle à l’intérieur du contreplaqué et atterrissait directement sur nos sacs de couchage ce qui, la plupart du temps, nous réveillait mais nous en avions l’habitude et n’y prêtions pas attention, et tout le monde replongeait dans le sommeil.

Une nuit, notre chat – était-il euphorique, avait-il consommé une herbe particulière – s’est trompé et a réintégré sur le coup de 3 heures la tente, proche de la mienne, d’un couple de collègues. A l’arrivée brutale mais surtout inattendue de notre greffier sur leur sac de couchage: réveil en sursaut et émoi de nos voisins. Lui, mal réveillé, pensant qu’un ours s’écartait de son code de bonne conduite, bondit en dehors de sa tente en gesticulant et criant à mon intention sachant que j’étais le seul à avoir une carabine à portée de main : "JP ta Winchester!… ta Winchester!!…" - --

Les ablutions du grizzly

Un petit matin brumeux dans les Monts Skeena en Colombie Britannique... Ce jour là, après avoir quitté notre camp, je me trouve seul à marcher en montagne, et avance dans une zone oû une végétation relativement dense cède sa place vers la hauteur à des pierriers chaotiques puis à des reliefs rocheux. Une forte brume matinale traîne autour des zones humides basses et le paysage y a un aspect cotonneux qui amorti les sonorités. Pour progresser plus facilement, sortir de ces zones basses et atteindre les hauts terrains rocheux (qui m'intéressent) j'ai emprunté fortuitement une sente animale d'à peine plus de 50cm de large sur laquelle ma démarche involontairement feutrée n'aurait pas paru ridicule à un Mohican😉...Et voilà qu'il me semble entendre un bruit rythmé sortir de la brume devant moi; il devient plus net au fur et à mesure que j'avance, maintenant avec précaution, sur l'étroit passage. C'est une sorte de '''splash'' qui me rappelle celui qu'égrennent les castors au fil des nuits passées au bord de l'eau en frappant la surface avec leur queue...sauf que, a priori, il me semble que nous sommes plutôt dans un environnement à marmottes qu'à castors ...En arrivant près d'une trouée, sur un large replat occupé par un lac de la taille d'un à deux terrains de football, je comprends l'origine de ce ''splash''😮... Au travers du dernier écran d'une sorte d'épinettes et à moitié noyé dans la brume qui stagne sur le plan d'eau, à une cinquantaine de mètres, peut être, je le vois de trois quarts. Le grizzly, en bon plantigrade, debout dans l'eau, frappe l'eau de ses ''bras'' de manière répétée, il semble s'asperger ''le torse'' comme le ferait un homme..Il ne m'a, à l'évidence, ni vu, ni entendu ni surtout senti.. tout celà probablement à cause du brouillard.. et continue ses ''ablutions''. J'imagine qu'il se gratte en même temps qu'il s'asperge, pour se débarrasser de parasites, j'imagine car je ne tiens pas à m'approcher pour mieux voir .. J'en reste bouche bée pendant un instant😮😮 car si j'avais déjà vu des ours batifoler dans l'eau', chose plutôt banale, je n'en avais jamais vu se comporter de cette manière particulière. Mais comme je ne tiens pas à passer pour un intrus et déranger l'intimité de mon voisin car j'ai reçu une bonne éducation, je fais demi-tour et m'éclipse en douceur sur la sente..en veillant maintenant à ne pas faire de bruit, et en regardant fréquemment derrière moi..



le camp: cinq tentes blanches au fond de la vallée dans les montagnes Skeena--

Le prospecteur intrépide

En Amérique du Nord pendant, disons …un siècle et demi, le prospecteur, héros de la tradition orale, de fictions écrites, voire d’œuvres cinématographiques a participé au mythe : trouver le bon filon (the mother lode) et faire fortune( strike it rich). Il est, pour moi en tous cas, indissociable de la saga de l’Ouest, notamment de ses diverses ruées vers l’or tant Américaines que Canadiennes. Souvent doté d’une forte personnalité, individualiste, frugal, rustique, apte à vivre ou survivre seul en montagne ou dans le désert, dans le chaud et dans le froid il était aussi communément haut en couleur.

Le prospecteur traditionnel, n’a certes pas disparu mais son âge d’or est malheureusement bien derrière lui, pour nombre de raisons. A l’intention de Marie j’ajouterai que la prospection, la recherche minière existent toujours en Amérique du Nord, en particulier au Canada, ou sur d’autres continents. Elles ont d'ailleurs existé bien avant la prospection pétrolière ( depuis le Néolithique à vrai dire… çà ne date pas d’hier😉), et à mon avis existeront encore bien après l’âge du pétrole. Mais, un peu comme pour le pétrole les outils sont devenus plus complexes, largement hors de portée de notre personnage.

La variante la plus emblématique, celle qui frappait le plus l’imaginaire collectif était bien sur le chercheur d’or. Accompagné de son fidèle burro, armé de son pic, de sa pelle et de sa bâtée (le chapeau chinois), il parcourait au XIX siècle et une partie du XX ème sierras, déserts et rivières. J’aime bien celui qui vous accueille à l’entrée du Museum des Superstitions Mountains près de Apache Junction, pas loin de Phoenix.



Des personnages proches de çà, avec barbe et chapeau informe, une paire de bottes éculées, la jeep ayant néanmoins détrôné le burro, on en rencontrait encore un ou deux au début des années 70 dans les casinos du centre-ville ‘historique’ de Las Vegas attablés aux bars du Frémont alors que le Strip était encore, pour partie, proche du terrain vague . A cette même époque on rencontrait d’ailleurs autant de prospecteurs que de touristes étrangers sur les routes du sud Utah !! . . L’or n’était pas le seul rêve poursuivi, l’argent, le cuivre, l’uranium et d’autres métaux pouvaient également faire la fortune de ceux qui outre les connaissances techniques, le flair et la chance étaient également pourvus du sens des affaires pour mener à bien les discussions avec les compagnies minières ou les associés qu’ils devaient forcément trouver pour mener leur aventure à terme. Quelques uns ont effectivement fait fortune, d’autres, plus nombreux ont réussi à gagner correctement leur vie mais la majorité n’a fait que survivre ou poursuivre un chimère…

Voici donc une anecdote qui concerne un prospecteur de Colombie Britannique au caractère bien trempé quoique quelque peu déroutant parfois...

Cet homme là prospectait dans le Nord de la Province, notamment la région de Terrace, Hazelton, Smithers les Omineca, les Skeena et plus au nord…..où il avait acquis les droits miniers sur un certain nombre de terrain en altitude et éloignés de tout. Pour s’y rendre, ayant déjà eu l’occasion de faire une ou deux bonnes affaires ( a couple of nice deals comme il disait) il avait son propre Cessna lui donnant accès aux lacs qu’il utilisait pour se rendre rapidement sur ses ‘’propriétés’’. A la fin de cet hiver là, au moment de reprendre la saison de prospection, se posa le problème habituel. Il faut évaluer l’avancement de la fonte des glaces : le lac sera-t-il pris ou sera-t-il libre ? Est-ce que j’équipe mon avion de flotteurs (pour l’eau) ou de skis (pour la neige et la glace) ? That is the question… comme aurait dit Hamlet. Notre homme aurait pu pratiquer un vol de reconnaissance afin de vérifier. Mais ce fort caractère discutant de la question en passant me voir, estime que ‘’y’a pas de problèmes, on est pas trop haut, la glace doit être fondue et le lac libre donc je pars avec mes flotteurs et on verra bien…’’ . Il est venu, il a vu, il est revenu mais .. sans son avion😠. Il a vu en effet que la ''débacle" n'était pas achevée, la glace n’était pas toute fondue sur tout le lac.. donc avec ses flotteurs il a atterri sur la partie libre, laquelle s’est avérée trop courte, il est donc monté sur la glace qu’il a traversé sans coup férir, est rentré derechef dans la forêt, poursuivi son chemin, la tête baissée (çà c’est moi qui l’imagine), fauchant une rangée de petites épinettes à gauche, une rangée de petites épinettes à droite laissant de ce fait derrière lui une aile à gauche, une aile à droite, pour finalement s’immobiliser à court d’énergie cinétique. Il s’en est sorti avec des contusions mais son avion… doit toujours être là bas quelque part dans la montagne…au milieu des épinettes qui ont dû grossir depuis😉…

L’année suivante mon chemin a de nouveau croisé celui de ce personnage dans des conditions différentes mais tout aussi insolites, encore dans la région des Monts Omineca du nord de la Colombie Britannique à quelques heures de piste de Germansen Landing. Me trouvant la nuit tombée au camp, en bordure de cette piste en principe utilisée par des 4x4, j’entends un bruit curieux, sorte de raclement métallique, venant de loin et associé au son, plus familier, d’un moteur . Qu’est ce que ce truc peut bien être… cela fait un peu penser au cliquetis produit par un engin chenillé (genre char d’assaut ou bulldozer) qui roulerait sur une surface dure, mais.. non çà ne ressemble en vérité vraiment à rien que nous connaissions…Intrigués, nous sortons de la tente et scrutons l’obscurité . Le bruit devient plus fort mais toujours aussi mystérieux.. peut être une rencontre du troisième type ? Non !! Mais qu’est ce que c’est que cette patente me dit mon Raynald le cook venu de l’Est pour l’été😮 . Une faible lueur apparaît, de toute évidence associée à ce bruit et l’ensemble, bruit et lumignon, progresse en se déhanchant vers notre camp à l’entrée duquel il stoppe. Alors que la patente approche du camp notre projecteur l’illumine et la scène est beaucoup plus triviale que ce que l’on pouvait imaginer : simplement une voiture banale, un sedan... banal sauf qu’il n’a plus aucun pneu et roule donc sur ses 4 jantes ou plutôt ce qu’il en reste, des moignons de jantes à vrai dire, de déformation inégale qui plus est d’oû le déhanchement. Un feu de stationnement est tout ce qui subsiste du système d’éclairage de cet équipage d’où débarquent mon prospecteur et son fils de 14 ans….tabarouet…il est pas mal maganné son char me dit Raynald

Ils sont partis de Smithers, le père et le fils, il y a une dizaine de jours pour une tournée de prospection. Le père a emmené son fils pour lui apprendre les premiers rudiments et le former à la vie rustique dans le ‘’bush’’ A cet égard ils n’ont pas été déçus …. En effet ils n’ont pas eu de chance… au retour de leur tournée à pied dans la montagne, ils ont crevé successivement tous leur pneus dont les lambeaux jalonnent maintenant la piste, et comme la saison de chasse n’est pas encore ouverte : personne sur leur route pour leur fournir de l’aide😠. Ce caractère bien trempé, sachant que les géologues étaient présents plus au nord dans les montagnes a décidé de tenter de les rejoindre. Ils n’avaient cependant emporté que des provisions bien insuffisantes, presque complètement épuisées, et ne se nourrissent depuis deux ou trois jours que d’oignons, d’une boîte de thon et de quelques tranches de pain au fond d’un sac . ‘’Bon sang si vous pouviez nous offrir quelque chose à manger…’’.

Cà a été un vrai plaisir de voir de quelle manière ils ont dévoré T-bones, patates et pie à la mode et avalé la cafetière de café que Raynald leur a servis. Un vrai plaisir de les regarder

cochize
De Siem Reap vers Phnom Penh English translation pending
by Carmen2709 · 2009-02-26 · 10 replies
Nous avons voyage' de ouest en est en traversant des champs asseche's -probablement des riziere qui attendent la mousson pour verdir. D' ímmenses pancartes longeaient la voie indiquant que ces champs avaient ete' nettoye's de mines mais ordonnaient aux paysans de rester a' l'écart de ceux qui ne l' étaient pas et les exhortaient a' ne pas s' aventurer hors des chemins reliant les champs entre eux. Le combat contre les mines anti-personnelles n'est toujours pas terminé. Le pays est loin d etre nettoye' de cette 'cochonnerie' car tous les soirs, des jeunes hommes, sans bras ou jambes de 15 a 25 ans viennent dans les quartiers ou' les touristes aiment souper, pour quemander. Ils sont mobiles grace a' un velo dont le siege est une planche et s íls sont pourvus de bras ils les utilise comme nous nos jambes pour pedaler. j'ai vu des hommes ampute's de leur 2 jambes mais qui avaient heureusement pu recevoir une prothese. ils sont nombreux et nous sollicitent pour leur acheter des livres sur le regime de Pol Pot.

Il y a quelques jours, s'ouvrait le jugement du numero 2 de Pol Pot et sa clique et le pays est tres excite' quant aux charges des responsables de ces atrocite's. Il y a beaucoup de journalistes devant le tribunal. Demain, j'irais faire un tour par la-bas.Le jour de l'ouverture du proces, il y a eu une grosse averse, ce qui, pour les cambodgiens annonce une mauvaise augure, d' apres le journal local.Quand je pense que Pol Pot mourrut de vielliesse dans son village natal ....

Nous sommes alle's visiter le champs qui avait servi aux khmer rouges (KR) pour y jeter les corps battus a' mort dans des fosses communes. Je crois que ton film 'La dechirure' parle de cet evenement. l'endroit etait impregne' de la douleur du passé. Nous l'avons ressenti et vu des ossements parmi des haillons qui avaient appartenus aux victimes des KR. les KR avaient acroche' des hauts parleurs pour camouffler les cris de douleurs arrache's a' ces pauvres paysans, hommes lettre's, politiciens et docteurs. Ils leur cassaient le crane á coup de massue afin d'economiser des balles. Tout le monde a d'une facon ou d'une autre souffert du regime des KR et c'est pour cela' qu' íl a fallu 30 ans pour que ce jugement ait lieu. le peuple cambodgien nétait pas pret a' assumer la verite' car il y a peu de familles qui n' ont pas, d'une facon ou d'une autre contribue' a' ces atrocite's. il a fallu attendre que la majorite' des sympathisant des KR soient morts car il y avait beaucoup de resistance de la part du peuple.

J'ai visité le musée national qui contenait une tres belle collection de buddhas khmers qui avaient été retrouvés enfouis et ainsi protégés du vandalisme des KR. Ils datent du 9eme au 17eme siecle et sont absolument magnifiques. A mon avis, ces buddhas sont les plus beaux de l'asie du sud-est. Curieusement, a' l'entrée, il y avait une pancarte qui priait les visiteurs de laisser leur chapeaux et leurs armes au vestiaire! A l'hotel aussi, il etait indiqué qu'il n'etait pas permis d'apporter des armes, des grenades et des seringues dans les chambres. On est au far-west ici! On voit bien que les vieilles habitudes guerrieres sont dures a' changer. Les armes á feux sont encore tres presentes au cambodge surtout parmi les paysans mais le gouvernement veut en finir avec cet heritage guerrier. Nous avons vu des pancartes encourageant les cambodgiens a' rendre leurs armes et munitions. Ca c' est la voie officielle du gouvernement. Ils organisent periodiquement une grande fete durant laquelle ils detruisent les armes rendues pour encourager d'autres a' le faire. Mais j'ai aussi appris quíl existe un champs hors de la ville, peu reglo, oú pour quelques dollars, on peut tirer des balles avec un AK 47 si on a envie de jouer á "Rambo". Il y a trop de 4x4 (1/4 des voitures le sont) et de misereux, enfants et estropie's pour vraiment avoir du plaisir a' se balader.Le soir, lorsqu'on sort pour aller dinner, on est confronte' a' une triste evidence: la pauvrete' extreme des meres cambodgiennes qui viennent e'taler leur be'be' sur le trottoire et nous demandent une piece. Le matin, comme le veut la coutume bouddhiste, l'aumone est faite par les moines tous les matins, (protegés du soleil par leur ombrelle).Ils se presentent devant les magasins et les cafés, l'expression paisible. ils sont touchants mais quand tu es au point de t'empiffrer de tartine au beurre et confiture, elle passe pas tant que tu ne sors ton porte-monnaie...j'ai aussi apercu un borgne qui tirait un aveugle avec une corde vers les tables et qui jouait une petite musique melancolique pour un billet.

Le trafic grouillant matin jusqu'au soir de camions aux ordures, de motos transportant des cochons gras et roses, couchés sur leur dos, mere avec bébé coincé entre le pere et la mere et le petit garcon debout, se tenant au guidon - sans casques, 2 bonzes, assis comme les femmes, a l'ancienne, un passager portant sur sa tete une vitre, aidé par le conducteur qui conduisait avec une main...

Ce qui m' horipille le plus, c'est de voir des gros lard europeéns avec des jeunes filles, toute menues et douces, bien qu 'íl y ait des rappels partout ou' les europeéns aiment ''se divertir" quíl est interdit d'abuser des jeunes filles et que les menottes sont pour toutes les tailles de poignets. en anglais, ce message est plus court et percutant.on peut aussi appeler un numero pour denoncer le vieux cochon. Et pourtant cela' n' empeche pas d 'ínnombrables salons de massage (= bordels) aux portes et fenetres fumées avec des noms explicite comme "le pussy" avec photos revelateurs de s'installer a' l'arriere des hotels.

La culture khmer est plus evidente a' siem reap qu' ici . le centre architectural d'angkor y est pour beaucoup et l'artisanat khmer ( la cuisine traditionnelle, la taille de pierre, la fabrication de la soie et le tissage, le travail sur bois et la peinture) est tres presant. La vie spirituelle, pas du tout vivante comme au laos ou en thailande.

C' est vraiment un triste pays...Beaucoup d'ONG s'occupent de remettre sur pieds ce pays qui a du mal, car il y a tant a' faire: aider les estropie's des mines et les orphelins, construire une infrastructure qui permettra le developpement économique du pays, augmenter la production de riz, l'éducation des enfants et des jeunes. La vie ici est tres chere et pourtant nous sommes entoure's de misereux qui vivent avec moins de 20 dollars par mois pour nourrir leur famille), une assiette de riz avec quelques legumes et une crevette coute 4 dollars, 2 dollars pour une grande bierre.

Mais j'ai quand meme eté temoin de quelques instants de grace comme lorsque j'ai vu ce petit garcon nu, courir sous la pluie et sauter dans les flaques d'eau lors d'une averse en riant de plaisir. Et lorsque le matin, je passe devant une jeune vendeuse de cacahouetes qui, plein d'amour pour son fils, le leve vers le ciel et l'embrasse sur son ventre .Et lui est aux anges. Tout les matins, je dois passer par une petite allée dans le complexe du temple bouddhiste et je vois les jeunes bonzes laver leur robes saffran apres qu íls aient fait leur quetes de riz pour la journée . il y en de tout les tons de jaunes pendues aux balustrades. Ils flottent dans le vent et c'est beau! Et le soir, sur une table, au fond d'une piece, un autel aux lumieres scintillantes fait concurrence aux images floues d 'une télé mal réglée. Le profane et le sacré se joint pour nous faire vibrer. Des chats, a' la queue courte avec comme un pompom au bout ( et non coupée comme je l'ai cru ) sortent timidement le soir pour manger ce que les bonzes etalent sur une nattes a' meme le sol. Ce n'est que du riz et quelques legumes. Les chats sont vegetariens comme la plupart des bonzes.

Les organisations non gouvernementales ont fait beaucoup de tord aux cambodgiens car ils sont devenus entierement dependant de la charite' occidentale. et le plus choquant est de voir des toyota a' 85000 dollars conduit par ces europe'ens et qui vivent dans des belles villas a' 2000 dollars par mois dans un pays ou' le salaire de base est 20 dollars par mois. ils sont sense's aider, pas profiter! j'ai vu dans une revue des annonces de vente de villas a' 1 millions. il y a moins de ONG au cambodge alors aujourd'hui les pigeons sont les touristes.

les cambodgiens ont toujours la main tendu pour de l'aide. nous les occidentaux, nous les avons habitue's a' cela'. ils n'ont aucune initiative. on les voit souvent assis, l'air beat dans l'attente de quelque chose.les khmers sont faineants et veulent que tout leur soit procure's. les vietnamiens ne les aiment pas et ne comprenent pas pourquoi ils ne travailent pas plus leur terre qui est tres fertile grace au mekong.

une derniere chose sur PP, les AK47 sont partout et les journeaux mentionaient tous les jours des meurtres cause's par des disputes domestiques, de rixes entre gangs ou simplement a' propos d'une prostitue'ee dans un karaoke qui ne voulait pas danser avec un tel.le samedi soir, la police met des barrages a' quelques rond-points et si on ne s'arrete pas, il y a un membre de la police, plus bas qui tire avec un AK 47 dans les roues. ils font du racket pour arrondir les fins de mois.
Aconcagua (Argentine): mort en haute montagne sous l'oeil de la caméra (17 février 2009) English translation pending
by Cyclocosmos · 2009-02-17 · 22 replies
Hola,

Je ne sais trop que penser de cette information :

http://www.lesoir.be/actualite/monde/sauvetage-desespere-d-un-2009-02-17-691144.shtml

Moi qui croyais en la grande vigilance et le professionalisme des sauveteurs de Haute Montagne de Mendoza, j'ai simplemement envie de vous dire : "évitez l'Argentine si vous désirez realiser des treks en montagne" !!!!

😠😠😠😠😠😠

Je suis assez perturbé par les images...

Si quelqu'un peut m'expliquer... merci !!!

Toujours très enclin à défendre le peuple argentin j’aimerais apprendre que ceci n’est qu’une vaste blague, sans quoi, je me verrai forcément obligé de revoir mon jugement et inciter les voyageurs à la plus grande prudence !!!

Fait chier !!!!
Combien de temps pour découvrir et apprécier l'Iran? English translation pending
by Chrised · 2009-02-11 · 6 replies
Salut à tous les routards du MOyen Orient....

Aprés l'asie, l'amérique du sud, je suis tenté par l'Iran. Qui peut me tyauter sur saison pour visiter - itinéraire - coût de la vie - déplacement -combien de temps pour découvrir et apprécier le pays ? Bref ! un max de tuyaux. Quand je parle d'aller en Iran, on me traite de fou... Les rares échos de voyageurs sont trés favorables. ça me stimule Merci par avance Chris
Six jours au Caire: trop long? English translation pending
by Louboux · 2009-02-05 · 9 replies
Bonjour! J'ai deux billets pour aller au Caire avec ma fille de 15 ans. C'est notre 1ère visite en Egypte. Une amie me déconseille de rester les 6 jours au Caire car pollué, bruyant, etc... Je bougerais bien mais j'ai peur que ce soit un peu trop "lourd" pour un séjour de 6 jours sur place et que ça fasse un peu tourisme à la japonaise... J'avais pensé descendre à Louxor, mais j'y renonce pour cette fois. Par contre, on ferait peut-être bien 2 jours au Caire et 4 jours vers Nuweiba. L'avis de ceux qui ont déjà été en Egypte me serait précieux. On est très curieuses et on aime tout (ville, mer, montagne, repos, visites culturelles...) On voyage sac à dos, et budget serré, meilleur moyen de vraiment connaitre un pays et ses habitants d'après moi ;-) Merci de vos réponses!
Paraguay: culture et langue English translation pending
by Fan2kosova · 2009-01-05 · 18 replies
Mba'éichapa!

Comme j'ai vécu un an au Paraguay (Ciudad del Este) j'ai envie de vous faire partager quelques données culturelles et certaines particularités de la langue. J'espère que ça vous sera utlie si vous prévoyez de partir là-bas, ce que je vous conseille par ailleurs vivement.

S'il est vrai qu'au Paraguay on parle l'espagnol, il ne faut pas oublier que le guarani est la deuxième langue oficielle du pays. Cependant, dans la vie de tous les jours, on utilise plutôt le jopara, un mélange d'espagnol et de guarani, Le guaragnol comme disent certains, qui complique fortement la compréhension du touriste, même s'il parle parfaitement l'espagnol. Et en plus l'espagnol, quand on l'emploie est différent de celui parlé dans la péninsule Ibérique, c'est-à-dire de celui que vous avez appris à l'école. Petites précisions linguistiques, en espérant vous aider!

I. Caractéristiques: El yeismo: la lettre "ll" se pronoce comme un "y". Ainsi on prononcera "cayé" pour calle.

El seseo: la lettre "c" ne se pronoce pas avec la langue entre les dents comme en Espagne mais comme dans"casser" ou "fançais". Au Paraguay il y a aussi un phénomène qui consiste à prononcer les "s" finaux comme des "h" aspirés. Exemple: "las cosas" se prononce "lah cosah".

II. Conjugaison: au Paraguay, tout comme en Argentine, on n'utilse pas le pronom personnel "vosotros" pour s'adresser à plusieurs personnes, mais "ustedes" et ce même si l'intention est de les tutuyer. De même on n'utilise pas "tú" mais "vos" pour la deuxième personne du singulier. Ce phénomène s'appelle le voseo. On dit donc "con vos" et non pas "contigo". Ainsi on a:

Yo Vos El - Ella Nosotros Ustedes (remplace le vosotros et s'utilise normalement dans les autres cas)

De plus, certains verbes se conjuguent différement à la deuxième personne du singulier. Cependant ce n'est pas très difficile pour s'y retrouver si l'on connaît déjà la conjugaison normale. En effet, pour les verbes terminés en -er et -ir on prend la terminaison de la deuxième personne du pluriel (le fameux vosotros) et on la colle à la fin sans faire la diphtongue. Exemple:

Yo puedo Vos podés El - Ella puede Nosotros podemos Ustedes pueden

Ainsi on retrouve: vos decís, vos elegís, vos vivís, vos escribís, vos pedís, vos querés (vosotros queréis, il suffit d'enlever le i et le tour est joué). Certain verbes ne changent pas graphiquement, mais leur accentuation varie, et on la marque par un accent. Exemple: vos sabés, vos mandás...

A l'impératif cela donne aussi quelques petits changements: vení (au lieu de ven) escribí (escribe) decí (di) pedí (pide)... Idem pour l'accentuation de ceux qui ne changent pas d'orthographe: mirá, doblá, bebé...

Cette variante a un nom: Español rioplatense ; vous pourrez trouver plus de détails sur le net si vous le souhaitez.

Voilà, il ne reste plus qu'à ajouter un peu de guaraní pour compléter le tout et plus personne ne saura que vous n'êtes pas paraguayen. lol

Prononciation: le "y" se prononce comme le "u" français, le "j" comme un "y". Le ã, tout comme le õ, le ẽ, le g̃, le ĩ, le ũ et le ỹ est une lettre nasale et doit donc se pronocer nasalement, c'est-à-dire par le nez.

Mba'éichapa? = hola qué tal? = salut, ça va? Mba'eteko piko chera'ã'? idem ñañe'ẽta = ya hablaremos = à plus tard Ko'ãga che asẽ hina che rogagui = ahora salgo de mi casa = je sors de chez moi là Che ndarasaraima ndeheg̃ui = no te olvidé = je ne t'ai pas oublié Avy'ã rohechaguere = me alegro de verte = content de te voir Ndarekõi = no tengo = j'ai pas Ndaipori = no hay = il n'y a pas Ndaikatuy = no se puede = c'est pas possible Agãite ahata = ahora me voy = je m'en vais maintenant Moo rembaapota? = dónde trabajas? = où travailles-tu? Jaha! = ¡vamos! = on y va! TRES EMPLOYE Ejumina = ven por favor = viens s'il-te-plaît Ko'a ijetu'u = esto es difícil = c'est dur Ahata aju = ya vuelvo = je reviens tout de suite TRES EMPLOYE AUSSI Ko'ãga akaru hina = ahora estoy comiendo = je mange là Mba'épa nde rejapo? = qué hacés? = qu'est-ce que tu fais? Ekirirî mina! = callate! = tais-toi! Eguehema piko? = ya llegaste? = tu es arrivé? Rohechasê = quiero verte = je veux te voir Mba'e ere? = qué dijiste? = qu'est-ce que tu as dit?

Et pour clore ce long post, voici quelques expressions typiquement paraguayennes, mi-espagnoles mi-guarani:

Ni ahí = vient du portugais, nêm ai = je m'en fous Qué seca! = s'utilise pour décrire un état d'ennui profond Ivai ko la che situ! = je suis dans de beaux draps! Estar kaigue = être paresseux Estar tekorei = ne rien avoir à faire Argel = se dit d'une personne peu aimable Mala onda = se dit d'une personne ou d'une cohse, idem qu'argel Wakala! = berk! Nde ra kore! = putain! TRES EMPLOYE Nde ra na = idem Ndeeeee = idem Hacerse el ñembotavy = faire semblant de ne pas comprendre Tavy = con Mbore = se dit de quelqu'un, preil qu'argel Pirevai = se dit de quelqu'un qui s'est levé du pied gauche et qui est de mauvaise humeur Piko = mot interrogatif qui s'emploie à tout bout de champ ex: quién piko te lo dijo? Anga = pauvre mais pas au sens financier ex: pobre anga, le dejó solita su marido. Jey (prononcer yé'u)= de nouveau ex: volvió jey a mi casa. Gua'u = soit disant, mot qui souligne le mensonge ex: Juan le besó gua'u. Capaz nomás = souligne la possibilité ex: Cierto es que te vas a Asunción mañana? Capaz nomás. Yvapara = terme péjoratif pour désigner un campagnard. A NE PAS UTILISER Haina = mot qui exprime la surprise Ani chene! = no me digas! = j'y crois pas! Che vare'a = tengo hambre = j'ai faim Che ro'y = tengo frío = j'ai froid Ka'u = estar borracho = être bourré Heẽ... = oui en guarani Nahaniri = non Qué kashiai! = qué gracioso! = c'est drôle!

Voilà, je vous dis à tous jajoechapéve! (à la prochaine)
L'Iran en mai: par quoi commencer? English translation pending
by Xawier · 2009-01-04 · 27 replies
Cette fois ci c'est décidé, je pars (seul pour l'instant) du 1er au 12 mai 2009. Je viens de trouver des billets d'avion compétitifs à ces dates avec Iranair (456, 58 euros A/R) itinéraire envisagé làbas => Téhéran, Qom, Kashan, Ispahan en privilégiant le bus ou le train sauf peut être un vol interne Ispahan/téhéran pour revenir plus vite dans la capitale avant le retour sur paris. Maintenant par quoi dois-je commencer?? puis-je acheter les billets aussi tôt?? Je demande le visa avant l'achat des billets?? si oui quand au plus tôt?? Qui peut me renseigner sur les empruntes demandées, j'avais l'intention de passer par un intermédiaire pour le visa afin d'éviter le déplacement à Paris, mais vis à vis des empruntes, suis-je obligé de me rendre à Paris tout de même?? J'arrive un vendredi, est ce que cela me posera un problème, pour le change ou encore pour le taxi de l'aéroport à l'hôtel par exemple? ensuite si quelqu'un est interéssé je ne demande pas mieux que de partir accompagné enfin si un iranien francophone peut un peu me guider sur place, ce sera naturellement avec joie! je suis grand amateur de cartes postales... J'aime voyager sans passer par les agences pour rester libre de mes mouvements et aussi parce que souvent c'est moins onéreux, cela ne m'empêche pas d'apprécier d'être un peu aidé sur place. je sais cela fait plusieurs questions en une... pas facile à classer cette annonce
La région de Shibam-Kawkaban (Yémen) English translation pending
by Mvbergen · 2008-12-11 · 10 replies
Quelques petites réflexions sur cette région située à une grosse cinquantaine de kilomètres de Sana’a.

Située au « cœur » du triangle Thilla-Shibam-Kawkaban, la localité de Shibam peut être considérée comme le « hub » de la région.

Y loger n’est par contre (selon moi) pas très pertinent. Il y a deux établissements situés dans le village (partie ouest) mais hormis sa position, le village n’a pas grand-chose à montrer. Loger à Shibam n’a de sens que si vous allez visiter « à la hussarde » Thilla (en taxi) et Kawkaban (montée-visite éclaire-descente). Vous serez ainsi sur la route de Sana’a pour un retour rapide (dans tous les sens du terme)

Un bien meilleur point de chute est le village de Kawkaban (situé sur le plateau surplombant Shibam). Il y a trois hôtels mais je ne peux que vous encourager à loger chez Yahia (le plus petit établissement des trois) qui est une maison traditionnelle (occupée par la famille) qui possède 5 chambres. C’est très sympa et vous vous sentirez vite comme chez vous. La nourriture est excellente et la famille est au petit soin. Il y a moyen de relier Shibam à Kawkaban par le chemin qui démarre derrière la grande mosquée de Shibam (45 à 60 minutes de montée, plus si arrêts, photos, …) ou de prendre un lift motorisé (100 YR si habitant de Kawkaban, 200 à 500 si « détour » par un « étranger ») au début de la route qui rejoint Kawkaban (embranchement sur la route de At-Tawila, à deux kilomètres du centre),

De là, vous pouvez sans aucun problème faire des ballades à la journée. Il y a un plan détaillé dans le livre d’or de l’hôtel et moyen de s’en servir (le plan sera à recopier) pour marcher dans les environs.

Une très belle journée est de rallier Zakatin et Hababa au départ de Kawkaban en restant sur le plateau (du moins jusqu’à Zakatin) La progression est intuitive et même sans carte ou plan précis, il n’y a rien de sorcier à y aller par soi-même. Thilla, Zakatin (une fois situé en bas du plateau) et les relais (GSM) de Kawkaban étant des points de repères immanquables. Le retour s’effectuant le long du plateau (avec les relais comme point de repère) en direction de Shibam.

Visiter Thilla dans la foulée (après Zakatin et Hababa) dépend de votre vitesse de progression. Si vous souhaitez découvrir les 3, c’est trop juste en une journée. Si vous ne souhaitez que les voir, cela peut se faire. Il n’y a pas de route (directe) qui relie Hababa et Thilla mais il y a un « chemin » (intuitif par endroits, bien visible à d’autres moments, virtuel sur quelques tronçons) qui relie les deux localités. Encore une fois, Zakatin et Thilla servent de points de repères. Le retour s’effectuant alors en taxi. Une autre possibilité est d’y aller en taxi et de revenir à pied via Hababa et le retour « classique » par le chemin qui longe le plateau. Il y a également moyen de loger à Thilla.

Boukro et At-Tawila peuvent également se visiter à la journée depuis Kawkaban. Le début de la progression est le même que pour Zakatin bien qu’il ne soit pas nécessaire de « piquer » autant vers le bord du plateau. Vous devrez suivre la route qui relie Zakatin à At-Tawila. La progression est moins sympa car de la sorte, vous êtes plus proche de la route (mais vraiment peu de circulation) Vous pouvez tjs envisager du stop et revenir depuis At-Tawila en taxi (jusqu’à Shibam) puis montée par derrière la mosquée ou stop depuis l’embranchement de la route. Envisager

Il y a également d’autres possibilités de rayonner à la journée.

Michel
Rencontre VF à Genève-Lausanne le 6 décembre 2008? English translation pending
by Elyse · 2008-11-08 · 133 replies
Bonjour à tous les Suisses et Frontaliers!

J'aurais aimé organiser une rencontre dans la région. S'il y a des intéressés, le samedi 6 décembre (soirée) vous conviendrait-il?

Bises E
Quelles places ont été touchées par l'ouragan à Cuba? English translation pending
by Julie878 · 2008-10-14 · 76 replies
Salut Je voudrais savoir quelles places ont été touchées par l'ouragan à cuba car je veux y aller en janvier et je ne veux pas me faire avoir. Il parait que pas mal tout cuba est touché???
Indemnisation pour un retard d'avion avec Karthago Airlines? English translation pending
by Visiterdupay · 2008-09-17 · 6 replies
Bonjour,

Nous sommes rentrés de Gammarth dimanche. Notre avion aurait dû décoller de Tunis Carthage à 7h du matin, et il a décollé à 11h15 soit 4 h15 de retard, vu que nous nous étions levé à 2h45 du matin pour partir de l'hôtel à 4h donc dur dur ! Qu'est-il prévu en cas de retard du décollage d'un avion, à quelle indemnisation nous pouvons prétendre. Nous avions réservé notre séjour sur internet, et la compagnie aérienne est Karthago Airlines (qui nous ont remis d'ailleurs dans l'avion une attestation de retard) ! Merci pour vos réponses
Argentine: route de El Calafate vers Puerto Madryn en bus ou voiture? English translation pending
by Benari · 2008-09-15 · 26 replies
Bonjour ! Est-ce que l'un de vous a déjà fait le trajet entre El Calafate et Puerto Madryn en bus ou en voiture ? Nous voulons le faire mais aimerions avoir des avis à ce sujet (routes à suivre, état de ces routes, etc.). Merci ! Lyne 😊
Ouragans Ike et Gustav: témoignages de Cuba English translation pending
by Mékong · 2008-09-10 · 69 replies
Salut quelques infos sur les ouragans qui ont frappé les Caraïbes. Ci dessous des témoignages de Cuba. L'ambassadeur en France parle de catastrophe nationale. Les pertes humaines s'élèvent à quatre personnes. Cuba est numéro un en matière de prévention des ouragans selon l'Onu, c'est dire la violence qui a déferlé sur la région. A Haiti le bilan est encore plus catastrophique.... Eric OURAGAN IKETEMOIGNAGE SUR PLACE: ..... le temps est tellement mauvais qu'on ne voit plus rien lorsque le vent souffle à 260 Km/h, l'eau forme comme un aérosol, et tout ce que tu vois est un brouillard blanc infini. Le vent arrache tout sur son passage, et projette des arbres et du verre cassé... C'est la première fois que je vois ça, avec une telle ampleur. Deux ouragans très forts en moins de 8 jours, l'un entrant par la côte nord de l'île, et l'autre traversant toute l'île comme s'il se déplaçaient par la route centrale ! On n'a jamais vu ici de chose équivalente, et les personnes agées qui vivent dans des communes côtières disent que de toutes leurs vies, elles n'ont pas souvenir d'une telle catastrophe, et que ces deux événements ont dépassé largement aux événements de l'année 44 qui avait été terrible. ...... je voudrais vous écrire davantage, mais il souffle déjà des vents inquietant dans la capitale, et dans deux heures la colère du vent sera sur nous. ... Il y a beaucoup de destruction, dans toute l'île, les vents ont arraché les cultures partout. De plus, on prévoit qu'il se forme à nouveau, dans le sud, un deuxieme cyclone équivalent à Ike. Nous avons gardé beaucoup de bouteilles d'eau, et nous les avons gelées, car les jours qui viennent seront sans eau ni lumière. Nous avons acheté aussi une bouteille de gaz. La maison est solide et tout se passera bien. A Pinar del rio par contre, il y a des personnes qui ont tout perdu, absolument tout, et qui n'échapperont pas à ce second ouragan. Je pense que nous devrons redessiner la carte de Cuba. Des villes comme Port Père, Gibara, Baracoa, Banes, Gerona, les Palais, sont pratiquement rayées de la carte. Il nous arrive des temps très très mauvais. Mais je me réjouis de pas faire mon voyage en France dans ces conditions, c'est reporté à plus tard, car notre place aujourd'hui est ici . Nous préférons rester dans nos maisons pour rester tous ensemble...OURAGAN GUSTAV TEMOIGNAGE SUR PLACE: Cuba de nouveau blessée. Gustav, frappant de plein fouet l’île de la Jeunesse et la province de Pinar del Río, a fait des dégâts énormes sur son passage. Les appareils de Paso Real de San Diego ont mesuré une rafale de 340km-h avant d’être emportés, et les spécialistes estiment qu’il y a eu des poussée de plus de 400 km-h que les appareils ne peuvent mesurer faute d’avoir été conçus pour ça. Sur l’île de la Jeunesse, cent pour cent du service électrique a été touché ; une barge s’est retrouvé à Nueva Gerona ; à Pinar del Río, environ 80 000 logements touchés, 80 pylônes de haute tension par terre, des centaines de séchoir à tabac envolés, etc. Bref, des millions de pertes pour l’économie...
Impressions sur un retour d'Hanoï English translation pending
by GeorgesOZ · 2008-08-29 · 13 replies
Juste de retour de mon troisieme sejour cette annee a Hanoi, je confirme mon impression favorable de cette ville, que je trouve tres romantique. Pourquoi?

Toutes ces belles vieilles maisons francaises, aux murs couleur jaune ochre, aux volets et persiennes en tons vert fonce et vert clair, avec leurs toits de tuiles rouges souvent bien patinees par le temps. Les quelques vieux edifices chinois, du genre temple, pagodes, portiques etc.... Les nombreux parcs avec pieces d' eau. Beaucoup d' arbres dans toute la ville. L' attitude nonchalante des habitants, qui jouent au badminton le soir en pleine rue, font leur sieste sur le pas de leur porte, mangent le soir assis sur les trottoirs, font leurs exercices sportifs (souvent d' une facon assez marrante) dans les lieux publics, etc....

Points noirs? Bien sur, il y en a. Beaucoup de gens mentionnent la circulation infernale. C' est vrai que s' il y a 1 ou 2 millions d' habitants (?), il doit bien y a voir quelques centaines de milliers de scooters - en tout cas c' est l' impression qu' on a. Mais c' est loin d' etre aussi agressif et polluant que dans certaines villes d' Indonesie (par exemple). On peut encore assez facilement traverser les rues - lentement, pour etre bien repere par les scooters qui devieront alors de leur course. L' autre point noir qui me vient a l' esprit, c' est qu' il est assez difficile, il me semble, d' avoir une biere vraiment bien fraiche, hahaha!

Quelques bonnes adresses: un bar ou il y a de la bonne musique "live" le soir, a partir de 7 ou 8 heures: le I-Box sur le lac de Hoan Kiem. Tres bons cocktails (je recommende les margaritas bleues!) et bonne ambiance. Un petit restaurant ou on mange tres bien (vietnamien) et pour pas tres cher (10-15 dollars par personne): le Huyen Huong, dans Bao Khanh a quelques pas de Hoan Kiem (en gros, prendre la rue qui part en face du Dinh Lang, que tout le monde trouvera facilement au bord meme du lac). le Sofitel Metropole, un bel hotel datant de 1901, pas loin de Hoan Kiem. Bien restaure avec de tres belles touches "classiques francaises" et un service impeccable. Excellents petits dejeuners. L' hotel ou residait le comite international des accords de Geneve. La classe, tout simplement. 220-260 dollars la chambre double.

J' y retournerai avec plaisir.
Vingt-cinq jours au Vietnam, que du bonheur! English translation pending
by Cyrillek · 2008-07-31 · 12 replies
Bonjour à tous, voici le carnet de notre voyage au Vietnam en mai 2008! nos adresses, conseils, impressions et émotions... si vous voulez voir nos photos, elles sont sur notre page Internet. Bonne lecture!

DESCRIPTIF DU VOYAGE Destination : Vietnam Durée : 25 jours Formule : vol sec & sacs à dos Sur place : débrouille + guide local Régions visitées : sud ; centre ; et nord

LES TEMPS FORTS DU VOYAGE Saigon (Ho Chi Minh) : 7/10 Le Delta du Mékong : 8/10 L'île de Phu Quoc : 8/10 Hue : 8/10 Hanoi : 7/10 La région d'Ha Giang : 10/10 La Baie d'Along : 9/10

JOUR 0 : PARIS (NIUIT : AVION POUR HO CHI MINH) Jeudi 24.04.08

Départ depuis l'aéroport Charles de Gaulle avec une escale à Frankfurt.

Durée des vols :

Paris - Frankfurt : 1:20 (Air France) Frankfort - Ho Chi Minh : 11:25 (Vietnam AirLine)

Tarif des billets : 795 euros AR par personne

Remarque : La commande des billets a été lancée un peu tard (1, 5 mois avant le départ). A deux jours près nous avions un vol direct (Paris - Ho Chi Minh) pour le même prix.

Qualité de la prestation de Vietnam Airline : Excellente

JOUR 1 : HI CHI MINH (NUIT : HO CHI MINH)

Vendredi 24.05.08

Temps forts de la journée Première journée en Asie : quelle claque ! Première balade à travers les rues de Saigon (on en prend plein les yeux, plein les oreilles, et plein le nez ! ça grouille, c'est une marée de "Motorbikes", c'est bruyant, c'est un concentré d'odeurs chargées qui remplissent les narines, il fait chaud & humide...) Premiers essais dans le franchissement des passages cloutés (le sport à haut risque "préféré" des touristes piétons ... c'est un coup à prendre... une fois qu'on a compris la méthode, on y prend goût !) Premier "Pho" (soupe vietnamienne; principalement mangée au petit déjeuner) Première "Tiger Beer" (la meilleure des bières Vietnamiennes)

Carnet de voyage

A l'arrivée à l'aéroport un taximan nous attend avec une petite pancarte "Ms & Mr GERARD", un petit luxe négocié avec notre hôtel pour ne pas galérer à l'arrivée sur Ho Chi Minh. Au final, nous ne regrettons pas l'option choisie ! Nous avons certainement dû payer 2 ou 3 USD de plus que le coût du trajet normal, mais quel plaisir après 15 heures de vol d'être acceuilli en terre inconnue... et quel bonheur de faire notre première traversée de la ville sans avoir à regarder le compteur et sans se demander si le jojo au volant va nous amener à bon port.

L'arrivée à Ho Chi Minh City restera gravée dans notre mémoire. Plus largement, les sensations ressenties lors de nos premiers pas en Asie sont très proches de celles procurées par l'absorption d'un Bonbon Fisherman Friends, celles d'une claque ! On en prend plein les yeux, plein les oreilles, et plein le nez ! Ça grouille, c'est une marée de "Motorbikes", c'est bruyant, c'est un concentré d'odeurs chargées qui remplissent les narines, il fait chaud & humide... Avec le décalage horaire et nos 15 heures d'avion, notre première journée est épuisante et surtout irréelle. Une drôle de sensation nous a accompagnés toute la journée... l'impression de ne pas vivre véritablement cette journée... mais davantage de la rêver. Notre première journée s'est organisée de la manière suivante : passage à l'hôtel pour déposer nos bagages (2 sacs à dos pas trop lourds) et prendre une douche ; visite du marché de BEN THAN (situé à 15 minutes à pied de notre hôtel, c'est un lieu très central d'Ho Chi Minh Ville, idéal comme point de repère, idéal comme point de départ pour une balade en "centre ville") visite de La Poste Centrale d'Ho Chi Minh (en tant que Postier et Ex Postier, la visite de ce lieu et l'envoi d'une lettre depuis cette poste étaient pour nous un incontournable), La Poste centrale est un incroyable bâtiment qu'il faut visiter pour son architecture (coloniale) et son ambiance très "coco". balade dans le quartier chic des expatriés et des quelques vietnamiens privilégiés (qui ne doivent pas être nombreux), c'est le quartier autour du Théâtre (surprenant de voir le décalage entre les boutiques chics types GUCCI ou BURBERRYS et les badaudsvietnamiens, vendeuses de fruits, cireurs de chaussures, chauffeurs de pousse-pousse....) déjeuner à proximité du marché, au PHO 24 (pas encore vraiment dans le bain, nous optons pour un restaurant "rassurant" type Mac Do Vietnamien... histoire de se restaurer sans retourner notre estomac pas encore acclimaté mais surtout légèrement affaibli par la fatigue du voyage) petite séance de shopping : commande d'une paire de verres correcteurs solaires pour Pilou (négocié 250.000 dong, soit 10 euros) Notre première soirée à Ho Chi Minh est très agréable : Apéro sur le toit du Rex Hôtel (lieu plaisant à la déco un peu kitch, avec une très belle vue de la ville) Dîner au Lemon Grass, une super adresse, qu'on recommande chaleureusement, une cuisine excellent avec un cadre simple et très agréable. Catégorie "adresse chic mais pas coup de bambou", nous y avons mangé à deux pour 450.000 dong sans nous priver.

Les "bonnes" adresses - Hôtel : Le Giangson (8/10) - Restaurant : Le Lemon Grass (9/10) - Boire un verre : Le toit du Rex Hotel (7/10) - Restaurant : Pho 24 (7/10) - L'hôtel Giangson est une bonne adresse quand on est de passage à Ho Chi Minh, très bien situé dans le quartier des routards, très propre, avec un excellent accueil (petit déjeuner offert à notre arrivée, petit déjeuner pas excellent, mais le geste était sympa). Les chambres sont simples mais fonctionnelles avec des clims qui ne ronflent pas trop. La jeune fille de l'accueil a su répondre à toutes nos sollicitations sans tirer aucun profil (conseil d'adresse pour réserver nos billets de train au tarif normal ; appels pour réservation de nos billets de bateau pour Can Tho ; ...)

JOUR 2 : HO CHI MINH (NUIT : HO CHI MINH)

Samedi 26.04.08

Temps forts de la journée - Premier trajet en "Motorbike" (principale mode de transport que nous avons utilisé en ville, très bon marché, et surtout très rapide) - Visite du quartier de CHOLON - Coup de bambou au restaurant Le Mandarin

Carnet de voyage Départ matinal pour le quartier de CHOLON et ses dizaines de pagodes. On décide de rejoindre le quartier de CHOLON en "motorbike". Quel trajet ! Une traversée extraordinaire de la ville avec deux chauffeurs très concentrés, très pressés, et très efficaces dans la circulation dense de Saigon. Nos chauffeurs nous déposent au marché de BINH TAY en plein coeur du quartier de CHOLON. Après un rapide coup d'oeil au marché (qui mérite une halte mais plus tard dans la journée) nous nous lançons à l'assaut des pagodes les plus conseillées par le Lonely : - Visite de l'Église CHA TAM - Visite de la Pagode HA CHUONG HOI QUAM - Visite de la Pagode THIEM HAU (que nous avons beaucoup aimé !) - Visite de la Pagode de TAM SUM HOI QUAM - Visite de la Pagode de NGHIA AN HOI QUAM - Visite de la Mosquée de CHOLON Nous terminons le quartier de CHOLON par la visite du marché qui longe la Mosquée : un marché superbe à voir absolument. Depuis la Mosquée nous récupérons un Taxi KARAOKE (et oui, on voit de tout en Asie) pour rejoindre la Pagode GIAC LAM (lieu agréable, un poil loin de tout, visite non indispensable). Le retour vers le "centre ville" se fait en "motorbike" avec deux loulous qui : empruntent deux trajets différents (petite frayeur de voir son compagnon prendre une rue différente de la sienne et disparaître...) ; ont bien essayés de nous faire payer la course deux fois alors que nous avions clairement annoncés la couleur au départ. Le repas du déjeuner se fait au PHO 2000, une adresse à proximité du marché Ben Thanh conseillée par le Routard où le Pho est excellent.

L'après midi nous partons à l'APOTHICAIRE, une adresse magique pour se faire faire un bon massage ou tout autre soin. L'APOTHICAIRE, c'est du bonheur en barre, un cadre magnifique, un excellent accueil et des masseuses expertes qui s'occupent de vous. Nous optons pour un massage THAI. Bien évidement les tarifs pratiqués sont bien loin des standards vietnamiens. Le lieu vise les expatriés, quelques vietnamiennes mariées à des hommes d'affaires et les touristes de passage qui (on ne sait pas vraiment pourquoi) associent forcement chaque destination asiatique avec le bonheur des massages... alors que les vietnamiens ne sont pas plus experts en massage que notre femme de ménage. La facture de l'APOTHICAIRE est donc en conformité avec le lieu : 90 USD pour 2 massages de 60 minutes et une pédicure de 30 minutes. Après ce délice, retour dans le quartier de Ben Than pour acheter des dongs (nous optons pour le recours aux bijoutiers, qui offrent des services de change plus intéressants que les banques), récupérer la première monture solaire, et commander 2 autres paires de verres (une solaire, et une de vue). Le repas du soir se fait au restaurant Le Mandarin, une adresse conseillée à la fois par le Lonely et par le Guide du Routard. Et là, quel coup de bambou !!! Nous y avons très bien mangé... mais ils doivent avoir très récemment changé leur politique tarifaire, car aujourd'hui, bon dieu que ça fait mal.... 2.000.000 dong pour deux menus et deux coupes de champagnes ! C'est simple, pas de carte proposée, juste des menus qui oscillent entre 35 et 150 USD...

Les "bonnes" adresses - Restaurant : Le Mandarin (5/10, tarifs de fous) - Restaurant : Pho 2000 (7/10)

JOUR 3 : HO CHI MINH – CAN THO (NUIT : CAN THO)

Dimanche 27.04.08

Temps forts de la journée - Café du musée des Beaux Arts de Ho Chi Minh - Trajet en bateau pour CAN THO, notamment la sortie de Ho Chi Minh et la traversée du sud du Delta du Mékong - Découverte de la ville de CAN THO, ville "balnéaire"

Carnet de voyage

Initialement nous avions envisagé de quitter tôt Ho Chi Minh en prenant le bateau de 8h00 pour CAN THO, mais, faute de place, nous nous rabattons sur le bateau de 13h00. Ce changement de dernière minute nous permet de prendre un peu plus de temps pour visiter SAIGON.

On profite donc de la matinée pour visiter le Musée des Beaux Arts de Ho Chi Minh et surtout les alentours du musée (une partie de la ville que nous avons beaucoup apprécié).

Le musée des Beaux arts n'a pas beaucoup d'intérêt, la collection présentée est assez pauvre. Les vietnamiens ne sont pas des champions en peinture et encore moins en sculpture. Toutefois, une belle collection d'affiches de propagande y est présentée et surtout le bâtiment en lui même mérite le détour.

A 9h00, nous prenons une collation très agréable au café du musée. Des collectionneurs de timbres ou de pièces & billets de monnaie nous entourent. Ils se retrouvent dans ce lieu pour vivre leur passion.

A 11h00, petit saut au quartier des opticiens pour récupérer notre commande. Au final nos 3 paires de verres nous coûtent la bagatelle de 800.000 dong ! Un bon plan, le travail est bien fait, la qualité des verres correcte !

A 12h00, nous "shoppinons" dans la rue agréable de Nguyen Trai (où nous déjeunons). Puis retour à l'hôtel pour récupérer nos sacs et rejoindre l'embarcadère de Ho Chi Minh.

Le trajet pour Can Tho est un moment inoubliable. Notre mini bateau de 25 places est conduit par un "capitaine" qui jubile en profitant à plein régime des deux moteurs sur-dimentionnés placés à l'arrière de sa chaloupe. Le trajet est vraiment surréaliste...

Dés l'entrée dans le Delta du Mékong, un sourire béa couvre nos visages... ça y est....nous y sommes, à nous le VIETNAM comme nous le rêvions.

A 16h30 nous sommes à CAN THO.

A peine douchés, il faut penser aux préparatifs pour la suite de notre voyage notamment pour la visite des marchés flottants et la boucle que nous souhaitons faire à travers le Delta du Mékong.

L'office du tourisme fermant à 17h00, nous nous retrouvons eu peu dans la misère pour lancer ces préparatifs. Faute de mieux, nous nous retrouvons à négocier un circuit avec une des personnes qui nous a accueilli à notre arrivée à l'hôtel. Cette personne se présente comme un "mini couteau suisse" et se dit prête à nous trouver un guide et des motos pour nos 3 prochains jours et à nous organiser la visite des marchés flottants dès le lendemain matin.

Le tarif annoncé par notre "sauveur" est de 450 USD, nous négocions le tout pour 370 USD. C'est loin d'être un bon tarif, mais l'envie de perdre le moins possible de temps nous pousse à accepter la proposition.

Au programme : Circuit privé de 7 heures le lendemain en bateau pour visiter la région de CAN THO dont les 2 marchés flottants qui semblent les plus intéressants ; Départ le jour même pour CHAU DOC avec un guide et deux "motorbikes" ; Circuit de 3 jours : CAN THO - CHAU DOC ; CHAU DOC - HATIEN ; HATIEN - RACH GIA ; Prise en charge de la "motorbike" par une tierce personne à Rach Gia (ce qui nous évite de re-passer par la case départ). Le marché conclu, nous quittons notre "Huggy les bons tuyaux" pour un repas au restaurant "Le Mekong" (une bonne adresse simple à côté de notre hôtel).

Le soir, nous sommes agréablement surpris par la Ville de CAN THO, ville très agréable. Nous assistons aux répétitions du spectacle des enfants prévu pour le 30/04, date de la fête nationale de la réunification. (spectacle on ne peut plus "coco").

Les "bonnes" adresses - Restaurant : Le Mekong (7/10) - Hôtel : Tay Ho Hotel (42 Hai Ba Trung dans le Routard) (7/10)

JOUR 4 : CAN THO - CHAU DOC (NUIT : CHAU DOC) Lundi 28.04.08

Temps forts de la journée - Visite des marchés flottants - Visite d'une fabrique de pâtes de riz - Très belle engueulade avec "Huggy les bons tuyaux"

Carnet de voyage

A 5h30, nous rejoignons notre guide et notre "pilote de chaloupe privée" devant l'hôtel. Au programme 7 heures de bateau pour visiter les environs de CAN THO et surtout pour découvrir les 2 marchés flottants : le marché de CAI RANG ; le marché de PHONG DIEN (magique !!!). Juste avant de monter dans notre chaloupe, notre guide nous propose un petit café dans un bouiboui en face de l'embarcadère. La proposition est quelque peu malhonnête, en réalité elle permet au frère de "Huggy les bons tuyaux "de nous rejoindre pour re-discuter de la proposition "commerciale" de la veille.

Nous voilà donc, à 5h30 du matin, contraints de re-discutter les conditions de notre voyage pour les 3 jours à venir.

Notre nouveau contact nous assure que nous ne disposons pas de suffisamment de temps pour faire la boucle souhaitée en "motorbike" (CAN THO - CHAU DOC ; CHAU DOC - HATIEN ; HATIEN - RACH GIA) et qu'une option 4 x 4 serait plus intéressante pour nous. Bien évidemment, l'option 4 x 4 est plus chère, le filou nous demande une rallonge de 60 USD.

Furieux de nous retrouver dans cette situation, nous refusons la rallonge de 60 USD, et nous lui rappelons que 12 heures auparavant, tout semblait réalisable avec son frère. Nous lui laissons donc la charge de trouver la meilleure solution pour nous et pour lui au prix initialement convenu.

Finalement nous quittons l'embarcadère à 6h15 avec la désagréable impression d'être tombés sur des lascars qui essaient de nous baiser financièrement (en s'y prenant comme des manches) et que l'organisation de nos trois prochains jours semble compromise !

Il nous faut au moins 30 minutes pour oublier l'incident et commencer à profiter de notre embarcation et surtout du paysage qui nous entoure. Et là quel spectacle ! La visite des marchés flottants est incroyable ! C'est un bonheur immense de se retrouver au milieu de tous ces bateaux chargés de produits divers et variés (ananas, mangues, noix de coco ; ...). Les couleurs y sont superbes ! L'envie de prendre des photos est intense ! La bonne surprise de la journée est l'absence totale de touristes ! Nous avions la crainte en début de journée d'être tels des paparazzi à mitrailler les lieux, les gens, au milieu de nos congénères... et l'instant est tout autre, nous nous retrouvons en "symbiose" avec les bateaux qui nous entourent... moments d'échange et non de "viol". Nous sommes aux anges ! Le reste de la matinée complète l'immersion totale dans le Delta du Mékong. Notre "pilote" et notre guide nous font découvrir la vie des gens de cette région du monde. Un mot résume cette vie le "mekong", les vietnamiens l'utilisent pour se laver, pour se nourrir, pour construire leur maison, pour se déplacer ; pour stocker certaines denrées, pour jouer, mais ils l'utilisent aussi comme poubelle et comme 'tout à l'égout". Au fur et à mesure de la matinée, nous comprenons que le guide prévu par nos lascars pour le reste de notre périple de 3 jours est celui qui nous accompagne, un papy de 66 ans très gentil, très sympathique.... mais qui n'a pas la moindre envie et surtout pas l'énergie pour sauter sur une "motorbike" à notre retour à CAN THO pour se taper les 70 km de route difficile... et qui ne semble pas très chaud pour en faire de même le lendemain et le sur lendemain.

Dès notre retour à CAN THO, un débrief est fait avec Huggy les bons tuyaux. Nous le remercions tout d'abord pour la magnifique balade en bateau, puis très vite le ton monte quand on aborde la re-négociation financière matinale et la solution finale qu'il nous propose pour notre boucle CAN THO - RACH GIA.

Faute de moyen, Huggy n'est pas en mesure de nous proposer un autre guide que le papy. Faute d'envie d'être le responsable de la crise cardiaque de notre compagnon de route, et surtout très peu confiants quant à l'organisation proposée par notre boy scout, nous décidons d'annuler le voyage.

Après nous être défoulés sur le stroumph vietnamien malhonnête, nous récupérons une 4/5 de notre avance (ce qui représente à peu près le prix de la balade du matin) et sautons dans le premier bus disponible en direction de CHAU DOC... (10 USD sont perdus, pas grave, c'est le prix de la sérénité).

Le trajet en bus pour CHAU DOC est très confortable. Nous nous réjouissons très vite de l'abandon de l'option "motorbikes"... et ce pour 3 raisons : - la route pour CHAU DOC n'a pas beaucoup d'intérêt ; - un orage éclate à 14h30 ; - la pluie ne cessera pas pendant tout le voyage. A notre arrivée sur CHAU DOC, nous optons pour le VINH PHOC HOTEL sur les conseils du Lonely Planet. L'hôtel se montre très décevant. Le Lonely parlait d'un hôtel correct tenu par un anglais sympathique qui se montrait souvent de bons conseils pour les voyageurs... Au final nous n'avons jamais rencontré de sympathique anglais ; les conseils sur la région donnés par l'hôtel sont assez pauvres et les chambres ne sont pas bien terribles (mais il faut le dire assez bon marché : 12 USD). Nous profitons toutefois de l'agence de voyage présente dans l'hôtel pour commander nos billets de bus pour Ha Tien (2 x 7 USD ; prix réel 2 x 30.000 dong) ; notre AR en bateau pour Phu Quoc (4 x 18 USD ; prix réel 4 x 180.000 dong) ; notre circuit moto du lendemain (2 x 15 USD). Nous profitons de la fin de journée pour visiter le marché de CHAU DOC (à 2 pas de l'hôtel) et nous dînons au BAY BONG. Une très bonne adresse pour déguster du poisson.

Les "bonnes" adresses - Restaurant le BAY BONG (7/10) - VINH PHOC HOTEL (5/10)

JOUR 5 : CHAU DOC – HA TIEN (NUIT : HA TIEN )

Mardi 29.04.08

Temps forts de la journée - le marché de Chau Doc (magnifique !) - le quartier de Chau Giang (très "tropical" !) - le Mont Sam (à voir, si possible, sous le soleil) - les maisons sur pilotis de Chau Doc - le voyage en bus pour rejoindre Ha Tien

Carnet de voyage

Réveil à 4h45 pour Pilou pour une belle balade à travers les rues de CHAU DOC (en attendant le treck moto prévu à 7h00).

Les temps forts de cette balade : la visite du marché au petit matin notamment le marché aux poissons (très impressionnant) ; l'observation des bateaux qui viennent s'approvisionner (traversée des marchandises à travers les maisons sur pilotis qui longent le marché) ; participation à la séance de gymnastique sur la digue (c'est vraiment amusant de voir toutes ces personnes se retrouver au petit matin pour une séance de gymnastique, ambiance très coco, ressenti amplifié par l'omniprésence des discours patriotiques diffusés dans toutes les villes à partir de 5h00) ; café/thé post effort (comme tout bon vietnamien mais avec en prime un tarif très touristique... mais un très beau sourire de la patronne) A 7h00 nous quittons notre hôtel pour démarrer notre circuit moto (accompagné d'un guide), au programme : le Mont Sam (à voir, si possible sous le soleil, ce qui n'était pas notre cas.... si le soleil est au RDV, le Mont Sam permet un bon panorama de la région et même au delà puisque le Cambodge n'est qu'à quelques km) ; le temple Chau Phu ; la Mosquée Chau Giang. Hors programme, nous visitons la maison de notre guide (très heureux de nous la faire visiter). A deux pas de la Mosquée de Chau Giang, nous visitons un centre d'accueil d'enfants démunis où nous achetons deux très belles nappes confectionnées sur place. Nous sommes de retour à l'hôtel sur les coups de 13h00, ce qui nous laisse un peu de temps pour déjeuner et repasser par le marché. A 14h00 direction la gare routière pour récupérer notre bus. Là commence un trajet inoubliable pour Ha Tien. Notre bus est très petit, sans clim, d'un âge très avancé. On quitte Chau Doc avec un bus plein (plus une seule place libre), pourtant pendant tout le trajet le chauffeur ne cessera de s'arrêter sur le bord de la route pour prendre de nouvelles personnes, au plus fort on atteint le nombre de 30 passagers alors que le bus compte à peine 15 sièges .... complètement surréaliste. Pour couronner le tout, nous rencontrons un orage sévère qui rend la visibilité pour le chauffeur quasi nulle ! Voyage donc fatiguant mais quel voyage !!!! Un moment magique de complicité avec les locaux ! L'arrivée à Ha Tien est quelque peu mouvementée. Dés notre entrée dans la gare routière (et même quelques km avant), notre bus est pris d'assaut par une ordre de conducteurs de motorbike qui nous proposent la course. La méthode un peu rustre ne nous empêche pas de choisir deux chauffeurs (pour négocier la course, la technique "on se casse" fonctionne à merveille)... Première expérience du grand classique : "je ne tiens pas compte ta demande et je t'emmène là où je veux !" (il nous faudra quelques minutes pour faire comprendre à l'hôtel que nous ne restons pas et à nos lascars que nous ne payerons pas la course s'ils ne nous emmènent pas à bon port). Arrivés à l'hôtel que nous avions réservé, nous avons un peu de mal à nous défaire de nos chauffeurs qui attendent une commission et surtout que veulent impérativement nous emmener dès le lendemain pour un circuit moto au Cambodge (sans autorisation...). L'hôtel choisi est le Ha Tien Hôtel : une excellent adresse où les chambres sont vraiment de très bon niveau pour un prix très raisonnable. Nous optons pour une chambre à 300.000 dong après avoir essayé (sans succès) de négocier un tarif intéressant pour la "suite". L'échec de la négociation se situe davantage sur le problème de la langue que sur le prix demandé... Nous dînons au restaurant XUAN THANH, une très bonne adresse où l'accueil est sympa (on vous conseille l'excellent calamar à l'ananas). Puis petite séance de shopping avant d'aller dormir (achat de pellicules fuji à 36.000 dong pièce et achat d'un casque moto pour Pilou).

Les "bonnes" adresses - Restaurant XUAN THANH (7/10) - Ha tien Hôtel (8/10)
S'installer et monter une affaire au Vietnam English translation pending
by Ribeddu2a · 2008-07-17 · 16 replies
bonjour a tous!! je suis corse et je voudrai m'instaler au viet nam et monter une affaire la bas croyez vous que cela est plus facile quand thaillande? merci pour vos conseille =)
Quelles îles grecques découvrir en quinze jours? English translation pending
by Pikalainen · 2008-07-09 · 9 replies
Bonjour à tous,

Je souhaite découvrir quelques îles grecques pendant le mois de septembre. J'ai une multitude de questions ! : quelles îles choisir sachant que j'adore les beaux paysages naturels (j'ai entendu parler de Santorin, Armogos, Paros ou encore Mykonos) et combien de temps leur cosacrer ? comment s'organiser : réservation en formule séjour ou directement auprés des hotels ? à quel fourchette de prix cela reviendrait pour 2 personnes ? existe t'il suffisamment de liaisons par bateaux entre les îles en septembre ? sur ces petites îles, est-il aisé de réserver facilement une voiture ?

Merci pour tout !
Soyez les bienvenus en Algérie English translation pending
by Mvbergen · 2008-05-23 · 60 replies
Pour l’avoir lu et entendu à de multiples reprises, je peux vous confirmer que cette affirmation est tout à fait exacte. Vous ne devez pas hésiter à venir dans ce magnifique pays et y circuler par vous-même (avec un bémol pour le Sahara) pour découvrir ses richesses. Cette invitation s’adresse surtout aux personnes qui n’ont pas de liens avec l’Algérie (ni familiaux, ni de naissance) et qui sont peut-être perplexes à l’idée de s’y rendre. J’en reviens après un voyage de plus de trois semaines et n’en garde que d’excellents souvenirs. Michel
Le couscous tunisien English translation pending
by Jp06 · 2008-05-12 · 33 replies
Bonjour,

Ma femme et moi adorons le couscous.

Ayant fait plusieur séjours en Tunisie du nord, et, après plusieurs expériences, nous avons été très déçu des couscous qui nous ont été servi dans les restaurants. Pourtant, nous avions choisi des endroits recommandés par des habitants.

Nous voudrions savoir, pourquoi sont-ils toujours servi à l'assiette? Et encore, pas une grande! Une assiette creuse normale. De plus, nous cherchions le goût des épices?

Nous, nous attendions, au plat de semoule, plat de viande et sauce à part. Le dessert, des patisseries Tunisienne excellentes, fraîches, tendre à souhait, à se mettre à genoux.

Faut-il aller plus dans le sud pour déguster un bon couscous? Je vous souhaite une bonne journée Cordialement
Une tournée en Colombie English translation pending
by Marionachard · 2008-05-02 · 5 replies
Je ne sais pas si ce recit peut vous intéresser. Entre voyage, métier, découverte. C'est la tournée de "nouveau cirque" que nous avons faite en Colombie. Une première pour tous. Première fois en Colombie pour la compagnie composée de 4 artistes et d'un technicien, première aussi pour la Colombie où le "nouveau cirque" n'était jamais venu... Marion

Prêts au départ ! Nous sommes tous les 5 presque prêts au départ... Saïlen et Ben aux portées acrobatiques, Hélène à la régie son, Farid et moi à la jongle... Le spectacle "De bals en balles" part demain. Direction Baranquilla, via Bogota, via Madrid, via Paris, via Valence, via Crest. 13 spectacles, quelques ateliers, une tournée éclair comme nous avons l'habitude à l'étranger. Pas le temps de se poser, pas le temps de réfléchir. Monter, démonter, rencontrer à toute allure en mettant toute notre énergie pour que le courant passe en un regard. Jouer, repartir et recommencer.

Spectacles : : • 12 et 13 avril : Baranquilla • 15 et 16 avril : Bogota • 18 et 19 avril : Medellin • 20 et 21 avril : Bucaramanga • 22 avril : Cali • 23 avril : Popayan • 24 avril : Arménia • 25 avril : Manizales • 26 avril : Pereira

Ma cheville est en vrac suite à mon entorse d'il y a deux semaines. Un peu d'angoisse pour le numéro de portés à trois. Je teste tout : l'argile, la kiné, l'électrothérapie, je la masse et lui lis des histoires. J'ai même droit -avantage suprème- à rester allongée pendant que le monde s'agite autour de moi ! Bref départ demain, les malles de matériel sont pesées, les costumes lavés, les enfants casés. Normalement, on n'a rien oublié !

Marion

Notre première en Colombie - Baranquilla Par tourdecirque, dimanche 13 avril 2008



La première journée du périple, c'est 20 heures de vols et transferts, un dîner chez le directeur de l'alliance et un morceau de nuit dans un superbe petit hôtel. On a tenu 24 heures éveillés. On y est ! Et puis hier, les choses sérieuses ont commencé. Un nouvel avion nous pose à Baranquilla. Nous sommes accueillis par Pascal, le directeur de l'alliance. Tout de suite, son dynamisme et son enthousiasme nous scotchent. Il nous parle beaucoup, avec chaleur et passion de son metier et de la Colombie. Nous partons en repérage pour les deux lieux où nous allons jouer. Le premier est loin, loin... dans un quartier, un village, qui n'a jamais accueilli de spectacle. Pascal qualifie cet événement d'improbable et le mot se prête bien au lieu ! Le deuxième lieu, c'est celui ou nous allons jouer tout à l'heure. Un scène a été installée devant un parterre de bois qui monte doucement offrant au spectateur un gradinage très esthétique. La scène n'est pas totalement montée et le matériel demandé n'est pas encore là. On nous promet le tout pour 16 h, le spectacle commençant deux heures plus tard.

On rentre donc à l'hôtel. Pour se poser... mais non, pour vérifier les malles, manger un coup, refaire le passing pour se le mettre dans les mains, donner les costumes à repasser... et nous voilà dans le bain, c'est déjà l'heure d'y aller. Le véhicule de l'alliance nous pose avec tout notre barda au pied de la scène... et là... c'est la déconfiture. Le matériel n'est pas encore là, mais le vent, lui, s'est levé. Et pas un petit mistral comme on en a dans le sud... un vrai vent, avec plein de bourrasques. Les jongleurs se décomposent. Sailen et Ben commencent leur échauffement. Hélène installe la régie son, deux techniciens installent des lumières que nous ne pourrons pas tester... La pression monte. On nous amène les éléments qu'on a demandé : des bouteilles vides, du jus de raisin, un table qui ne correspond pas. Ah bon, on n'aura pas de moquette... Une autre table ronde arrive mais une seule. Et toujours ce vent ! Dans ma tête c est le début de la panique. J'ai mal au pied, le décor n'est pas en place, toute la jongle va tomber sous les bourrasques, le décor va s'envoler et nous on va être misérables.

Et puis le public arrive, avec près d'une heure d'avance. 5 h. 5h 30. On court après le temps. Maquillage dans les toilettes. Quand on en sort, la table n'est pas là. La foule grandit. La première chose que je vois ce sont les cheveux des gens qui jouent avec le vent. Pascal fait son possible, il demande a ce que des grandes toiles de tissus soient tendues sur le côté de la scène pour parer les éléments. Ça marche un peu. La sono change de côté pour qu'Hélène puisse nous voir. 6h. 6h15. Pascal et une responsable montent sur scène. Les discours commencent. Farid fulmine. ¨Je ne commence pas si on n'a pas cette table¨.

6h30, la table arrive. On scotche notre nappe dessus, quelqu'un la pose sur scène, la musique commence, on entre dans l'arène... Bon, la suite, c'est quelques instants de panique et des grands moments de bonheur. Devant nous, 2000 personnes sont assises. Elles réagissent à tout. Nous soutenant à chaque moment. 2000 personnes qui murmurent, qui frémissent, qui applaudissent, qui encouragent, ça fait du bruit... ça porte. Et 2000 personnes qui se taisent quand il faut être à l'écoute, ça fait un sacré silence qui tord le ventre ! Le spectacle glisse sous les rires, même le vent sait se faire discret par moment. Et on retrouve l'universalité de nos propos ici aussi. Comme en Inde, en Espagne, en Tunisie... les gens rient quand Sailen baffe Ben 7 fois de suite, poussent un grand Oh ! quand je m'éclate la tête sur la table ou quand Farid joue avec le gramophone. S'attendrissent. Le temps fort c'est l'aller-retour. Par la force de réaction et des rires que ce numéro déclenche. Et quand le vent emporte un chapeau ou une massue hors de portée de nos mains et qu'ils s'écrasent par terre, les applaudissements fusent de partout.



Voila donc notre spectacle plein des premières émotions. Il y a 9 ans, au Maroc, on signait des dizaines d'autographe, en Colombie, on s'est fait prendre des dizaines de fois en photos avec les téléphones portables. On nous colle les enfants dans les bras et les petits oiseaux sortent ! On se fait prendre en photo avec conjoint ou petite copine, bras dessus bras dessous. Démontage, chargement. Retour à l'hôtel, sur les rotules. Ca me fait tout drôle de me dire qu'on est arrivé en Colombie hier après-midi. Le temps parfois nous joue des tours.

Marion



Comme un air de mexique Par tourdecirque, lundi 14 avril 2008 Matinée off ce qui fait du bien, même si le décalage horaire fait que je me réveille encore à cinq heures. On se fait une petite orgie de fruits tropicaux au bord de la piscine... A peine le temps de se poser vraiment, nous reprenons le véhicule qui nous amène au fin fond de Baranquilla pour le spectacle du jour. Quand on arrive, je me dis une nouvelle fois que tout ne va pas se passer comme prévu. Au premier coup d'oeil je vois que la scène est trop petite. Et le camion garé derrière n'est pas de bon augure. Des techniciens déchargent encore le matériel son. Rien n'est prêt et nous jouons dans deux heures ! Le soleil brûle. Pascal nous explique que les monteurs ont pris du retard à cause d'un contrôle de police. Pas la peine de paniquer... De toutes façons, il fait trop chaud. Nous allons nous asseoir devant des petits bouibouis gris où les enfants nous observent.



J'ai le sentiment d'être au Mexique. La végétation, les gens, la chaleur, cette attente paisible... La scène finit de se monter tranquillement. De toutes façons, on ne peut pas décharger nos affaires, le chauffeur a enfermé les clefs dans le mini van. Sous son sombrero, il blêmit. Le véhicule ronronne, toutes portes fermées. Ben fabrique un crochet et s'acharne sur la serrure. Certaines scènes sont surréalistes. Un électricien, équipé de deux cordes avec une pièce en cuir, monte en haut d'un poteau électrique pour raccorder un gros câble qui servira à alimenter la sono.



Nous nous installons sur scène, l'espace est a re-imaginer car nous n'avons pas de place. La scène est branlante et les planches se chevauchent mal, créant des trous et des pièges. Je me prends un coup de speed, propose de jouer par terre, m'énerve sur les conditions techniques. Petite crise inutile... D'autant plus que tout le charme de jouer à l'autre bout du monde tient aussi à ces imprévus. Mais ça, on s'en rend compte après coup ! Sur le moment, c'est juste l'angoisse de ne pas être assez bon !

petite répétition

Les loges sont les toilettes de la police, nous traversons une salle dortoir où un homme se repose en slip sur un lit superposé. Ambiance. Costume à la main, on ne sait plus où se mettre. Spectacle. Du vent. Sailen beugue, absorbée par les réactions du public. Elle en oublie même de demander du vin à Farid. Le drame, ou comment le mettre en rogne pour le restant du spectacle. Hélène stresse. Le technicien son qui est là pour l'aider s'appelle Edison... Il ne devrait donc pas y avoir de problème ! Les réactions du public sont moins convenues qu'hier. En même temps, c'est la première fois qu'un spectacle se joue ici. Nouvelle séance photo. Ici, le mot qui semble nous caractériser est : "romantica". Un groupe vient parler avec Sailen car c'est la région du Vallenato -un accordéon local- et l'accordéon diatonique qu'elle joue pendant le spectacle intrigue les gens du coin. Pascal, le directeur est content car 400 personnes se sont déplacées pour ce premier événement ici. Il nous emmène passer la fin de soirée dans un restaurant à Salsa, et déjà on se quitte. Il repart sur un autre projet, avec son enthousiasme et sa foi. Adieu Barranquilla. Cette après-midi d'attente paisible à observer la place du village m'a beaucoup émue.

Bogota Par tourdecirque, mardi 15 avril 2008 Nouvel avion, retour à Bogota.

On prend nos marques. Hôtel, poste internet, visite des lieux où l'on va jouer... A croire que notre passage en Colombie se limitera à cela. Juste devant l'hôtel, les écoliers et les étudiants se pressent dès sept heures du matin avec leurs uniformes et leur parapluie. A Bogota, il pleut. La ville est immense. Neufs millions d'habitants. Et les taxis conduisent comme des fous.

Mardi 15 avril. Nous nous levons à 6 heures 30 pour aller jouer dans le centre communautaire de Servita. C'est l'un des spectacles sociaux que nous offrons et il se déroule dans un vieux théatre.



Le directeur de l'alliance, Mikael a tout prévu : Tapis de danse, grande scène, loge, lumières, son, coulisses... on a même des tables, de la bonne taille deux heures avant le spectacle. Un vrai bonheur. Et puis jongler sans vent, quel pied ! Même si les spectacles "tous terrains" sont agréables pour le coeur, les spectacles en théâtre dans un milieu protégé sont agréables pour le moral ! Ca fait du bien de retrouver ses marques... Le spectacle glisse. Le public est composé d'enfants des écoles défavorisées, d'un groupe d'handicapés trisomiques, de pré-ados et d'une vingtaine de personnes âgées abonnés au théâtre. Un public hétéroclite qui réagit bien. Bref, tout roule. Je sens qu'on va bientôt entrer dans notre rythme de croisière ! Et l'après midi, qu'est ce qu'on fait ? Shopping ? non. Repos ? Oh non. Balade... ? rien du tout. Rendez-vous à l'alliance pour deux rencontres télévisées... Interview, passes de jonglage, petit air d'accordéon... traduction simultanée... On va finir par avoir mal à la tête ! Farid détend l'ambiance. Les deux journalistes finissent par partir après une franche rigolade en nous remerciant. On apprend dans le même temps qu'on a fait la première page à Barranquilla et que dans deux jours, la télé nous passera en direct à Medellin... Va falloir assurer !!!

Comment s'organise une tournée comme celle-là ? Par tourdecirque, vendredi 18 avril 2008 Il y a un an, la Compagnie a pris contact avec Mikaël de La Fuente, délégué à la culture de l'alliance française de Bogota. Mikaël parle de nous à ses collègues des autres alliances qui adhèrent au projet proposé : un spectacle Alliance + un spectacle offert pour un public dit "sensible" dans chaque ville. Comme nous ne sommes pas aidés par Culture-France pour le transport, nous recherchons de notre côté des partenaires financiers. Neuf alliances confirment l'organisation des dates dans leur ville après réponse de leurs partenariats. Nous obtenons de notre côté la réponse des fondations sollicitées qui prennent en charge une partie du financement des billets d'avion.

Les Alliances Françaises à l'étranger sont des associations de droit local. Elles financent leurs activités avec les cours de français qu'elles donnent et la recherche de fonds privés et publics. Certaines alliances sont très grandes (20000 étudiants à Lima). D'autres sont plus petites, et créées par des dirigeants amoureux de la langue française. Comme dans toute association, le bureau est composé de bénévoles locaux. Ils salarient directeurs, attachés culturels, enseignants... qui mettent en place des activités.

Le financement de nos spectacles est donc un engagement de chaque alliance qui tisse l'organisation des projets, parfois avec des bouts de ficelle. L'accueil des directeurs est partout chaleureux. Notre venue est pour eux un challenge. Le spectacle va plaire ? Le public va se déplacer ? L'impact sera-t-il celui espéré ? En gros, les alliances jouent une partie de leur réputation sur chaque événement. Artistes comme organisateur, on relève donc le défi ensemble !

Le public colombien Par tourdecirque, vendredi 18 avril 2008 Mercredi 16 avril - Bogota - 4ème spectacle

° Le spectacle ? Un truc de fou. 500 personnes prennent d'assaut le théâtre. Que d'émotions, que de réactions. Le public est avec nous comme jamais. L'ambiance monte tout doucement, pour au final aboutir sur certaines scènes par des applaudissements accompagnés de cris. C'est tellement fort, qu'au passing final, j'ai la boule au ventre et les mains moites. Et des mains moites sur des massues, c'est pas terrible ! Je me dis : "Allez, oublie-les et concentre-toi !" Peu d'erreurs et beaucoup de jeu. Les mots me manquent. On finit par saluer sous les acclamations. La salle entière se lève. Un truc de fou.

Pas facile de redescendre après ca ! On finit la soirée chez Mikaël et Ingrid. La fatigue nous surprend après une grosse assiette de pâtes. Un petit tour de magie aux cartes et retour à l'hôtel. Demain, c'est lever à 6h et départ pour Medellin !

Medellin, la ville de l'eternel printemps Par tourdecirque, samedi 19 avril 2008 à 13:03:: General Nous voici a Medellin. Tout le monde nous parlait du Cartel de Medellin. Ici, on nous parle de la ville de l'éternel printemps. Deux points de vue différents. Deux époques aussi. Si le danger existe encore à Medellin, il est apparement ciblé, sous forme de "nettoyage". Le reste du temps, pour le commun des mortels, le touriste... la ville reste sûre. Et nous partons nous promener sur la place Botero.





Il y a foule. Ambiance du sud. La ville est fleurie, les gens décontractés. Des vendeurs partout... vendeurs de tickets de tombola, de brosses à dents, de jus, de bulles. Les filles et les femmes arborent leur décolleté et leur poitrine avantageuse. Medellin est la première ville de chirurgie esthétique de la poitrine. Il va falloir que je m achète des wonderbras ! Deux nouveaux spectacles. Le premier au théâtre Lido. Un des plus grand théâtre de la ville, 1000 places, une scène démesurée et une hauteur de plafond à donner le vertige ! On assure, malgré une bonne dose de dispersion juste avant d'entrer en scène. Le théâtre est plein. Toutes les places sont gratuites et nous avons comme spectateurs aussi bien les PDG qui financent l'action, que les jongleurs de la rue du coin, des familles ou des huiles de la mairie. Très chouette, beaucoup de chaleur dans les réactions encore. Deuxième spectacle dans l'auditorium de l'alliance pour les étudiants en langue française. Petite scène, petite jauge, ambiance plus intimiste. Des réactions plus "à la française".

Autant a Bogota il semblait dur de sortir le soir, autant ici, on ne fait que ça. On nous trimballe dans un resto où un groupe joue du tango. On nous installe des tables dehors sur des places de parking pour le repas. Puis on part avec le directeur de l'alliance, ses assistantes et leurs amis Colombiens dans un bar à Salsa. On entre comme dans une maison, on monte a l'étage. Une petite piste de danse de 2 mètres sur 4 est accollée à un mur vieillot tout coloré. Et ça danse. Ça danse. Ça boit de l'aquardiente. Le directeur me dit : "On est dans un pays en guerre, et être heureux, pour les colombiens, c'est un acte de volonté de tous les jours." Deux heures du matin, retour à l'hotel.

THE jour off - Medellin

TEXTE DE SAÏLEN

Samedi 19 avril

Pour notre jour off, nous avons été invités dans la colocation des deux stagiaires de l'alliance. Là-bas, on fait donc connaissance avec un groupe de jeunes artistes. Xavier commence direct par nous montrer des vidéos de jongle et de portés sur son ordinateur, puis, un gars aux cheveux noirs bouclés et des tatouages nous appelle pour manger.



Dehors, dans la petite cuisine ouverte sur la cour intérieure, plein de mets délicieux nous attendent. Nous avons droit à la présentation exacte de chaque plat (en espagnol et avec un gigantesque sourire !). La présentation finit par des applaudissements. Puis, une fois servis, nous allons bavarder tous ensemble.



Je parle longuement avec Xavier, et lui pose plein de questions. Apparemment, ils forment un petit groupe de cirque. Lui est jongleur, Angelica est danseuse et fait également de l'aérien et ils sont à peu près une dizaine au total. Ils arrivent à vivre de ce qu'ils gagnent, en faisant des économies lorsqu'ils ont des cachets pour les jours où ils n'en ont pas. Il s'agit souvent d'animations (boîtes de nuit, meetings, etc) et parfois aussi de spectacles de rue. Les spectacles de cirque au théâtre n'existent pas du tout. C'était pour eux une première de nous voir sur scène faire du jonglage et des portés !

Du salon nous parvient de la musique salsa à fond. Angelica commence à danser, et nous fait une démonstration avec un autre garçon. Puis chacun d'entre eux nous fait danser, et la petite cour intérieure se transforme en piste de salsa. Avec Ben, nous leur montrons quelques petits portés danse, puis eux nous en montrent aussi, puis cela dérive sur des portés au sol, puis encore la salsa, puis encore des portés... Le plaisir de l'échange est là et la barrière de la langue s'amenuise ! Angelica bouge magnifiquement bien et c'est beau de la regarder. Tous, les gars comme les filles, semblent avoir baigné dans cette ambiance et il paraît tout naturel pour eux de bouger si bien en rythme avec la musique et avec cette aisance ! Nous repartons avec le sourire aux lèvres et retournons à l'hôtel où nous avons RDV avec Pascal, un ami Suisse de Pablo (le frère de Marion).

Nous partons donc tous les six manger dans le restaurant de l'hôtel en dessous du nôtre, car le nôtre est décidément trop grande classe, trop guindé ! Après quelques mots pour faire connaissance, Pascal nous explique un peu ce pour quoi il est ici. Il travaille pour le PBI : peace brigades international, ONG qui s'est créée en parallèle à l'ONU. Son boulot -si on a bien compris car ça ne semble pas si simple !- consiste en un accompagnement politique pour donner une visibilité aux associations locales qui se battent pour les droits de l'homme. Nous en profitons pour lui poser quelques questions sur la sécurité en Colombie et sur l'actualité politique. Pour faire un rapide résumé de ce que j'ai compris : on peut distinguer comme acteurs du conflit et de l'insécurité : les guérilleros, les narco-trafiquants et les para-militaires. Parmi les guérilleros, on trouve les FARC, mais aussi d'autres groupes tels que l'ELN, qui sont des groupes politiques d'extrême gauche qui veulent renverser le pouvoir en place. Les narco-trafiquants sont ceux qui trafiquent la drogue (ça, c'était facile à trouver !). Culture de la cannabis au départ (pour répondre aux besoins des Etats-Unis, chez qui la production est interdite), puis de la coke, car les trafiquants ont rapidement trouvé ça plus juteux ! Les para-militaires sont des militaires qui à la base étaient attachés au gouvernement et qui ont ensuite pris leur indépendance. C'est très compliqué de tout comprendre, car les narco par exemple, peuvent aussi se mélanger aux guérilleros ou aux para-militaires... etc. Juste pour raconter une des histoires horribles que Pascal nous a racontées : De nombreux paysans se font assassiner pour qu'ils abandonnent leurs terres et que soit plantée de la palme africaine qui sert à la fabrication du bio-carburant. Ce commerce est tellement juteux que pour cela sont assassinés des gens, et détruites des forêts. J'ai les dents qui grincent quand j'entends ca... Je ne peux pas tout retranscrire ce qu'il nous a raconté, mais c'était vraiment enrichissant de commencer, même qu'un tout petit peu, à comprendre tout ça.

Bucaramanga

Départ à 6 heures pour l aéroport. Nous avons deux avions a prendre. Je les redoute un peu car pour venir à Medellin, nous avons eu un vol éprouvant, avec beaucoup de turbulences et pour la première fois de ma vie deux trous d'air coup sur coup. Nos voisins Colombiens se sont retrouvé arrosés de café, leur costume-cravate imprésentable ! La seule touche amusante de l épisode était le café collé au plafond qui, goutte à goutte coulait sur les sièges ! Un peu d´appréhension donc, mais les deux vols se déroulent très bien, de quoi nous réconcillier avec les transports aériens. Seule précaution, aucun de nous n'a pris de café ! !



Nous arrivons à Bucaramanga à 10 heures et sommes accueillis par Amparo, la directrice de l'alliance. Elle est venue nous chercher avec le bibliobus de la ville. Nous nous installons dans le véhicule tout coloré et partons pour l'hôtel. Amparo nous parle beaucoup, avec chaleur et gentillesse. Le spectacle a lieu à 16 heures, sur une place de la ville. Au début (c'est un spectacle que nous offrons) elle a voulu nous faire jouer dans un quartier ou sont les classes 1 et 2. Mais elle a eu peur pour notre sécurité, elle même osant à peine y aller. Elle a donc trouvé un parc, au milieu d'habitations qu'elle compare à nos HLM français. Les Colombiens se divisent en 6 classes sociales. La classe 1 étant la plus pauvre, la classe 6 la plus aisée. Contrairement aux castes indiennes, les Colombiens peuvent changer de classe sociale, celles-ci dépendant des ressources. L'"avantage" de ce système réside entre autre dans les factures. Ainsi une classe 1 paiera 10 000 pesos d électricité tandis qu'une classe 6 en paiera 80 000. Les étudiants de l'alliance sont des classes 5 et 6. Le quartiers où nous sommes pour le spectacle, des classes 3 et certains spectateurs des classes 1 et 2. Vocabulaire un peu dur à digérer pour nous. Les écoles sont gratuites mais les classes les plus élevées mettent leurs enfants dans des écoles privées. A la fin du secondaire, tous les lycéens effectuent un service civil obligatoire qui consiste (par exemple) à aider dans les écoles des quartiers.

Sur la place, c'est une mini fête foraine qui se prépare. Vendeurs de peluches, tir à la carabine, maïs grillé, voiturettes... Un fond de scène de 4 mètres de haut a été installé, mais pas de scène. Nous nous installons par terre en dépliant de grands tapis de danse. Dès l'échauffement, le public se rassemble.



C est un spectacle très populaire. Près de 800 personnes forment un cercle autour de nous. Nous nous fondons dans les décors des festivités de la place. Pendant le passing final, j'ai un petit coup de barre. Les bras chauffent, je me dis que quand même, il est a peine 17 heures et on a pris deux avions et fait un spectacle. A peine le temps d y penser, je me reconcentre. J'ai l impression que la foule entière s est donné le mot pour venir nous serrer la main et nous embrasser !



Ps : Ça y est, on s est acheté des wonderbras, on ressemble à des Colombiennes !

Cali - Une journée électrique Par tourdecirque, mercredi 23 avril 2008 Nous nous levons à 4 heures du matin. Dur, dur, après le spectacle d'hier soir ! Nous sommes tout frippés, encore émus de la soirée dans le théâtre de Bucaramanga. Amparo nous a réservé un accueil si chaleureux... elle était tellement touchée de notre présence chez elle, elle disait : "je n'arrive pas a y croire, les artistes du cirque français sont là...". 1100 spectateurs. C'est notre meilleur spectacle. Standing Ovation à la fin...

Ce matin c est un peu plus dur. 4H30 : minibus 5H30 : premier avion 7H00 : deuxième avion 8H00 : minibus 9H00 : hôtel de Cali La, on n'a pas de chance, l'hôtel est très chouette, mais il refont la rue à coup de marteau piqueur. Pour la sieste avant de jouer, c'est raté ! Farid boit des bières en attendant de s'en remettre, je vais me balader dans le quartier pour appeler les enfants.

14H00 : atelier dans le théâtre. C est Farid et Ben qui s y mettent et 22 petits Colombiens des quartiers déboulent sur scène... 15H00 : on se retrouve sur le plateau. Tout le monde est fatigué, tendu, énervé. On se prend légèrement la tête sur les lumières, l'échauffement... Apres le succès d hier, ça va être difficile, c'est sûr... 18h00 : les spectateurs entrent, je me pose pour me concentrer et suis à deux doigts de m'endormir ! Le spectacle est une véritable catastrophe interne. Plein de petits riens qui empêchent son déroulement paisible. La pomme qui tombe par terre, l'espace qui est mal géré, ma valisette qui s'ouvre et toutes mes balles qui roulent sur scène. Je crois qu'on a tout fait en une seule représentation, comme ça au moins... Pendant les portés à 3, je monte sur les épaules de Ben. J'entends un bruit et me dis : "tiens on dirait que mon bouton pression s est défait...", puis en même temps que je me penche vers Sailen pour la hisser vers moi, je me dis aussi : "Mais, je n ai pas de bouton pression !". Je pousse un cri et me relève vivement. C'est en fait la ficelle de mon corset qui s'est cassée et celui-ci me glisse sur les bras. Je suis dos nue et plaque avec mes mains le morceau de tissu contre ma poitrine pour ne pas être complètement à poil. Debout sur Ben, je gratifie le public d'un sourire idiot et cherche un moyen de descendre. Précipitation dans les coulisses, Farid rafistole. Sans autre grand souci, le spectacle se termine... Le public est malgré tout avec nous. Mais on sait bien que ce qu'on a donné ce soir n'est pas le mieux que l'on puisse faire ! Trop de spectacles, trop de fatigue, celui-ci restera dans les annales ! Et quand on s'en sera remis, on fera comme Hélène en régie : On rigolera pendant une demi-heure en pensant à ce traître de costume !

Popayan, la ville sainte de l'Amérique du sud Par tourdecirque, vendredi 25 avril 2008 Nous jouons à Popayan. Vieille ville coloniale blanche avec ses oprtes, ses fenetres en fers forgés noirs. On nous emmène dans le théâtre. C'est un théâtre à l'italienne, magnifique.



J'ai l'impression de jouer dans un lieu mythique ! Nos techniciens s'appellent Jésus (rezus de prononciation) et Jules César. Partout dans la ville, dans l'hôtel, dans les cafes, il y a des reliques religieuses de la vierge, des saints, des anges, des croix métalliques. A Popayan se déroule un festival de musique sacrée et huit clochers au centre-ville carillonnent tous les jours. A la fin du spectacle Farid, prend le micro et termine son discours : "gracias à Hélène pour la musica et à Rezus pour le Luz !" "Merci à Hélène pour la musique et à Jésus pour la lumière !" Dans une ville sainte, ca valait le coup d'être noté !



Une journée "pas pareille" Jeudi 24 avril Multiples contrôles pour réussir à prendre l'avion. A l'entrée de l'aéroport, à l'entrée de la salle d'attente, à l'entrée de l'avion... Le gouverneur de la région prend le même vol que nous, alors les vérifications se multiplient. Il faut dire que sont prédécesseur est mort dans un attentat... A l'enregistrement, nous apprenons que les conditions atmosphériques ne permettent pas à l'avion venant de Bogota de décoller... De quoi me rassurer ! Nous avons deux vols à prendre pour atteindre Armenia où nous jouons ce soir à 20 heures. Ce n est pas très loin de Popayan, mais la route est en zone rouge et le ministère ne veut donc pas que nous la prenions. Pendant que nous méditons les choix qui s'offrent à nous, le gouverneur, un tendre vieil homme barbu vient nous féliciter pour notre prestation d'hier. Et en français, s'il vous plaît ! !! Finalement, l'avion est annoncé, mais nous avons déjà raté notre correspondance. Le réseau des téléphones portables des alliances françaises se met en route : on annule l'atelier prévu à Armania avant le show et Vanessa viendra nous chercher à l'aéroport, pour nous faire patienter pendant les 5 heures d'attente. Les calculs commencent. On devrait avoir le temps de monter le décor et de s'échauffer correctement avant que ça commence... pour la fatigue... on verra bien, même si on la redoute. Premier vol enfin. Attente. Impossible d'obtenir des nouveaux billets. Tout le monde en réclame. Vanessa met le paquet : artistes, spectacle ce soir, les français, leur travail, les enfants qui ne nous verront pas... Ça finit par marcher ! Nouvel embarquement à 16 heures. Au moment où l'avion met en route ses héices, Hélène tapote, sceptique, le hublot : " Eh, les copains, je ne voudrais pas vous inquiéter, mais notre malle bleue n'a pas été chargée !" On se précipite pour regarder. C'est bien la nôtre, là, juste par terre ! On s'excite, le steewart nous dit qu'un autre vol l'emmènera à 19 heures. J'appelle Mikaël, le discours change. La malle suivra dans 15 minutes. On décolle en la laissant sur le tarmac. Armania. On apprend enfin la vérité Notre bagage sera là à 19h30. Le spectacle commence à 20 heures. Ca turbine dans nos cerveaux ! Heureusement, l'équipe de l'alliance est très chaleureuse. On nous embarque dans des voitures pour rejoindre la ville. En route, notre conducteur écrase un chiot déjà esquinté par un précédent véhicule. Les jappements s'arrêtent net. C'est glauque. Notre conducteur blêmit et moi j'ai l 'impression que cette sale journée n'est pas finie ! Nous arrivons au théâtre Azul, tenu par un comédien. Un groupe de jeunes jongleurs est là. Ambiance MJC, théâtre sans prétention, mais avec une très belle énergie. Pour parer à l éventualité que le décor n'arrive pas, on dresse une liste de tout ce qui nous manque pour pouvoir jouer. Et là, le miracle s accomplit. En 30 minutes, l'équipe nous récupère : des nappes vertes, un poste radio pour remplacer le gramophone, des bougies, des verres, des bouteilles, des objets insolites, des tables, des chaises, des moquettes, des couvercles de marmites pour les cymbales, du jus pour le vin, un ananas, des diabolos et leurs baguettes... Même si la scène ne ressemble plus trop à un bal populaire français... on a de quoi jouer. Et leur énergie nous a remis du baume au cœur. Ils ont été incroyables ! Manque aussi mon costume, je prends une robe de Sailen. J'ai l'air ridicule, c est parfait ! La malle n'arrive pas, mais l'équipe du théâtre a tellement donné que nous ne pouvons que nous adapter avec plaisir et tenter de tout faire pour leur offrir un spectacle motivé et généreux. Dans les loges avant de commencer, on se serre un petit coup dans les bras pour s'encourager. Ben me presse. Je sens une côte douloureuse dans mon dos et crac ! j'ai une vertèbre qui se déplace. Il n'a pas senti sa force, le chameau ! J'entre sur scène avec une vive douleur dans la poitrine. Non, décidément, c'est une journée pas pareille !

La route du cafe Armenia, Manizales, Pereira... trois villes sur la route du café. Trois spectacles en trois jours. Cette fois, c'est par la route que nous relions ces différents lieux. Autour de nous, le paysage n'a rien de commun : des caféiers à perte de vue, des bananiers qui leur donnent l'ombre nécessaire, des bambous et des cannes à sucre. Nous sommes sur une terre volcanique qui tremble parfois, se réveille rarement. Le paysage est magnifique, des collines dans la montagne et ce vert foncé partout. Du café, encore du café. La Colombie est le 3ème exportateur mondial de café... derrière... derrière... ? Allez, je vous laisse chercher ! Interdit de se renseigner sur google ! La différence c'est que le café colombien est le meilleur... et le meilleur du meilleur part à l'exportation. Ceux qui veulent goûter du bon café Colombien peuvent aller à "Champion" !



Ca sent la fin. Hélène continue de comptabiliser les entrées au spectacle. On en est a 9560. Allez ! Un petit passing dans l aéroport et on devrait atteindre la dizaine de milliers ! Demain, nos trois derniers avions ! Ben m'a replace ma vertèbre après le spectacle d Armenia. Une petite manipulation, un décontractant musculaire, un bon dodo, et hop, c est comme s'il ne s'était rien passé ! Ma cheville est toujours gonflée, mais elle a tenu le coup !

Spectacle à Pereira :





Un petit merci s'impose !



Allez, merci à Ben qui a attendu deux heures, appareil photo en main pour pouvoir récupérer nos reportages à la télé, et a pollué la moitié des ordinateurs Colombien en téléchargeant des programmes pour les mettre en ligne ! Merci à Hélène pour les photos, à Saïlen, à Farid, à ma mère pour l'orthographe, à tous pour vos commentaires ! Une pensée spécialement émue pour nos enfants qui nous ont attendus en France en nous souhaitant de bons spectacles au téléphone, à l'autre bout du monde. Un énorme coup de chapeau à tous les directeurs d'alliances, attachés culturels et techniciens qui tout au long de notre parcours se sont mobilisés pour que nos spectacles soient une réussite ! A Eve et Julie pour les relais en France Bref, une belle histoire d'équipe ! 13 spectacles. 14 avions. 9 villes. 18 jours. 30 heures de voyage retour... Nous allons mettre quelques jours à digérer tout cela (un "gloups" pour Saïlen et Ben qui jouent aujourd'hui à Lyon, pas de repos pour les acrobates). Déjà de nouveaux projets de tournées fleurissent dans nos caboches... alors à bientôt !

Marion
Cartes Michelin et routes départementales à vélo English translation pending
by Velo10 · 2008-05-01 · 15 replies
Bonjour,

Je compte effectuer mon premier voyage à vélo cet été et j'ai donc acheté des cartes Michelins au 200 000 ème.

Je compte n'emprunter que des routes départementales..

J'aimerais donc savoir si :

1) toutes les départementales sont limitées à 50km/h

2) s'il vous arrive d'utiliser les départementales rouges ou seulement les jaunes et blanches.

Merci de vos réponses.
Visa français de long séjour pour mon conjoint turc? English translation pending
by Gamze · 2008-04-11 · 86 replies
🙁Slt a tout le monde.

je suis en situation trés difficile j'espere que quelqu'un peut m'aider.

je suis marié avec un conjoint turc, nous nous somme marié en france a la mairie. mon marie esrt en situation irrégulière donc nous somme allés à la prefecture pour obtenir un titre de séjour. la prefecture nous a refusé notre demande car mon marie n'a pas de visa, donc elle nous a dit qu'il faudra allé en turquie pour faire une demande de visa.

nous somme allé en turquie pour faire une demande de visa à ankara. A ankara nous avons fait notre demande mais malheureusement nous n'avons pas obtenu de visa ce jour, elle nous a dit qu'il faut attendre car elle a dit qu'elle aller envoyer notre dossier a paris pour faire une enquete.

cela fait 4 mois que nous attendons toujour pas de reponse, je ne sais plus quoi faire; est ce que quelqu'un peut m'aider svp.😕😕😕
Trois mois cet été à Mayotte English translation pending
by Shox · 2008-03-29 · 25 replies
salut a tous, on doit passer 3 mois a mayotte cet été avec mon cheri ( c son pays d'origine et je n'y suis jamais allé, lui n'y ai pas retourné depuis ses 12ans quand il est parti)

que va t on bien pouvoir faire pdt 3mois? vous pouvez me donner les endroits a visiter, les truc a faire (et a pas faire :lol: )

doit on prevoir des vaccins? c quel saison juin juillet aout la bas 🤪

enfin g besoin du plus d'info possible pask lui se souvient pas trop, et puis sa a du changer...

merci d'avance
Hôtels, restaurants, cinéma, spectacles en Iran à partir du 13 avril English translation pending
by Andreliege · 2008-03-25 · 10 replies
😎hello et merci aceux qui feront l effort de me repondre je part le 13 04 avez vous des tarif recent d hotels ? du dortoir a l hotel +- 10 e et au passage un plan ou autre resto? ciner ? spectacle?
Trek magazine lance une pétition pour l'annulation du Dakar 2009 English translation pending
by Anicolazzi · 2008-02-26 · 27 replies
Bonjour à tous, Je souhaitais diffuser auprès de la communauté des trekkeurs notre initiative pour réclamer l'annulation du Dakar 2009. Merci de relayer cette information si vous la jugez pertinente. (Peut-être pourrait-elle être diffusée sur d'autres rubriques du forum, j'attends vos suggestions).

Merci par avance pour votre soutien, Cordialement, Anthony Nicolazzi Administrateur
http://www.trekmag.com Non au Dakar 2009

Le Dakar, c’est ringard. 30 ans, ça suffit ! Annulé à la suite des événements dramatiques de fin 2007 sur le territoire mauritanien, le Dakar 2008 aurait dû célébrer la trentième édition du plus grand rallye au monde. Confronté à une situation géopolitique africaine qui avait progressivement rogné l’espace vital de l’épreuve, l’organisateur Amaury Sport Organisation (ASO) a décidé de déplacer l’édition 2009 sur le territoire sud-américain. Le départ et l’arrivée s’effectueront sur Buenos Aires, et le parcours de 9000 km comptera 6000 km de spéciales à travers l’Argentine et le Chili, via le désert d’Atacama.

Sauvons l’Atacama Situé à plus de 4000 m d’altitude, le désert Atacama est très vulnérable. Avec moins de 100 mm de pluie par an, c’est un désert hyper aride, où la croissance des plantes est extrêmement lente et où l’existence même de la vie est un défi permanent. Dans ce contexte, la subsistance des populations locales est rendue particulièrement difficile et faire courir une telle épreuve dans l’Atacama serait simplement inapproprié. Sans même parler des risques de destruction inéluctable de nombreux sites archéologiques, dont certains datent de 12 000 ans.

Pourquoi il faut arrêter le Dakar ! À l’heure où tous les pays du monde tentent de s’entendre sur les accords de Kyoto, les pays industrialisés se doivent de transmettre un autre message que celui d’une débauche de moyens, qui s’apparente de plus en plus à un gâchis inadmissible. Refuser le Dakar 2009, c’est crier haut et fort que le rallye ne correspond plus aux réalités du XXIe siècle et à l’image que nous souhaitons transmettre des sociétés occidentales. Refuser le Dakar, c’est défendre des valeurs humaines et environnementales dans lesquelles doivent désormais s’inscrire nos modes de vie.

Pour signer la pétition, c'est par ici : http://www.trekmag.com/News/273-non-au-dakar-2009.html

Les rédactions de Trek magazine et de Montagnes magazine
Réforme du droit du sol évoquée à Mayotte English translation pending
by Toukoul · 2008-02-22 · 122 replies
Christian Estrosi évoque une réforme du droit du sol à Mayotte

Reuters - Vendredi 22 février, 13h41 PARIS (Reuters) - Christian Estrosi relance l'idée de supprimer sur l'��le française de Mayotte, dans l'Océan indien, le "droit du sol" qui permet à tout enfant né en France de parents étrangers d'être de nationalité française.

Le directeur général de l'association France Terre d'Asile, Pierre Henry, a estimé que le secrétaire d'Etat chargé de l'Outre-mer fabriquait ainsi "les conditions d'une polémique nationale sur la question migratoire." "Une fois de plus, c'est la figure de l'immigré, éternel fraudeur, abusant de l'hospitalité sous toutes les latitudes, détournant les lois, qui est mise en avant pour toucher au 'sacré' de la République: le droit du sol", déplore-t-il dans un communiqué.

S'exprimant sur France 2, Christian Estrosi avait auparavant déclaré : "Nous pourrions prendre une décision exceptionnelle qui fasse que tout enfant né de parents en situation irrégulière ne puisse plus réclamer son appartenance à la nationalité française".

Il s'exprimait dans le contexte d'un conflit dans l'archipel des Comores, dont fait géographiquement partie Mayotte. Le gouvernement de Moroni a obtenu le soutien militaire de quatre Etats africains jeudi pour un assaut prochain sur l'île séparatiste d'Anjouan, où vivent environ 300.000 personnes.

Ce conflit pourrait amener une vague d'immigration à Mayotte, distante de 70 km d'Anjouan, a estimé Christian Estrosi. Cela aggraverait une situation qu'il juge déjà sérieuse, avec, selon ses chiffres, 30% de la population de Mayotte composée d'immigrés en situation irrégulière.

La suppression locale du droit du sol serait temporaire, dit-il. "C'est pour l'heure une seule expérimentation avec un inventaire qui sera fait de la loi dans cinq ans. Nous réfléchissons à tout cela pour le proposer au printemps dans une réforme spécifique qui pourrait intervenir", a-t-il dit.

Pour France Terre d'Asile, les difficultés à Mayotte, liées à la spécificité des Grandes Comores, méritent autre chose que la "provocation" de Christian Estrosi.

Une telle idée avait déjà été envisagée par François Baroin, en 2006, alors détenteur du même portefeuille que Christian Estrosi, avant d'être abandonnée après de vives critiques.

Le "droit du sol", composante-clé du droit français de la nationalité depuis la Révolution et symbole aux yeux de certains universitaires de l'histoire du pays, a fait l'objet de nombreux débats depuis l'apparition du thème de l'immigration dans le débat politique, dans les années 80 en France.

De nombreux textes législatifs l'ont restreint. Aujourd'hui, les enfants de parents étrangers ne deviennent pas automatiquement français. Ils acquièrent la nationalité à l'âge de 18 ans sous diverses conditions.

Depuis 1978, Mayotte a un statut de collectivité territoriale française. Elle est la seule des quatre îles principales des Comores à rester dans le giron de Paris, les trois autres, Grande Comore, Anjouan et Mohéli formant un état indépendant et très pauvre.

Cette situation amène un flux d'immigration irrégulière à Mayotte, notamment pour les soins médicaux et les accouchements.

Thierry Lévêque et Gérard Bon
Tuyaux pour Singapour et ses alentours dans la nature English translation pending
by Cartusien · 2008-02-03 · 5 replies
Hello,

Sur ce forum, d'habitude je prends, donc là je donne!

Habitant Singapour en famille depuis 5 mois, et venant des Alpes donc aimant la nature, on a eu du mal au début à trouver des spots natures dans cette grande ville moderne et électronique...mais en cherchant bien, on trouve des jolies endroits finalement, et souvent peu fréquentés, donc reposant par rapport aux foules de Sentosa ou east coast:

a)Pulau Ubin

Un des musts. Une grande ile (8 kms de long), accessible à 15mns de bunboat à partir de Changi Point, à Changi Village. La nature y-a été totalement préservée, et on peut y faire des superbes ballades en vélos dans la forêt, en traversant quelques petits "kampung", qui font beaucoup penser à Sumatra. Jolie ballade dans les mangroves à Check jawa, à l'extrémité de l'île. Location de velo et tandem à l'arrivée en bateau.

b)Sungei Below wetland reserve

Une réserve naturelle peu connue, au nord ouest de l'ile, juste à côté du causeway de Woodlands. Très peu de monde dans cette réserve naturelle dans les mangroves, avec de jolies cabannes aménagées pour observer les oiseaux (nombreux hérons), et si vous avez de la chance, rencontre avec des Varans énormes, réellement énormes (à vu de nez, 1.5m de long). Des sacrés bestiaux pour faire frémir les gosses!

c)Mc Ritchie réservoir.

De belles ballades dans le poumon vert de Singapour, au départ d'un petit parking sur venus drive, le long de upper thomson road. A quelques dizaines de mètres du parking, et on est déjà dans une très belle nature tropicale, avec à chaque fois qu'on y est allé, rencontre de familles de macaques. Si on poursuit un peu la ballade (1h environ), on arrive au pont suspendu, splendide pont de singe de 400m de long au sommet de la canopée. Comme pour les ballades ci dessus, on a du mal à imaginer qu'on est à 2 pas de Orchard Road. Pleine nature.

d)Lower Pierce reservoir

En se garant tout au bout de Upper Thomson road, au croisement avec Yo Chu kang road, on peut aller faire une jolie ballade dans la forêt du lower pierce reservoir. parcours très bien aménagé, et qui débouche le long d'un des réservoirs. Très peu de monde à nouveau.

e)Velo à Selatar.

Un des trucs frustrants à Singapour, c'est qu'on a du mal à faire des ballades à vélo en partant de chez soi (autoroutes et cul de sacs). Pourtant, autour de l'aéroport Selatar, au nord de Singapour, se trouve un ancien camp militaire réaménagé en zone résidentielle. Là, on peut faire de splendides ballades à vélo, en toute tranquilité, dans une atmosphère "campagnarde", avec de très jolies maisons en pleine nature, très très peu de circulation, et souvent de jolies oiseaux. A bicyclette...

Ensuite, et bien, il faut parfois quitter Singapour, pas loin, pour ressentir un peu mieux l'asie du Sud est.

f)tanjung Pinang sur Bintan en indonésie

L'ile de Bintan est très connue pour ses resorts de luxe sur la côte nord, beaucoup moins pour sa partie sud, qui est une vraie région indonésienne, avec odeurs de kretek, bordel, circulation, et cette indescriptible douceur indonésienne qu'on retrouve d'Ambon jusqu'à Sumatra.

On peut donc se faire un week end totalement depaysant aux portes de Singapour, en prenant le ferry à Tenah Merah ferry terminal, avec les compagnies peguin ou falcon. 2 heures plus tard, on débarque à Tanjung Pinang, capitale de Bintan, grosse ville indonésienne portuaire, dont le port est entouré de barraques sur pilotis, très impressionnantes. Dans la baie de tanjung pinang, la petite ile de Penyenget, jolie, un peu crade, mais regorgeant de vieux temples ou mosquées délabrées mais émouvantes. Jolie ballade en bateau de 1/2h à partir de tanjung Pinang. Ensuite, on peut durant le même week end louer un taxi pour l'après midi et aller sur la côte est de l'île, vers la plage de Tikorat. Splendide plage de carte postale (bien plus belle que celle de Bintan nord à mon avis), pas un rat, et en longeant la côte, on voit de pittorresques maisons de pêcheurs sur pilotis.

g)Desaru en malaisie

là c'est plus classique, mais pourtant. Pour notre premier trip en malaisie à partir de Singapour, on est allé à Desaru, quelques hotels le long d'une très longue plage, sur la côte sud est de la péninsule malaisienne, à quelques 30kms à vol d'oiseau au nord de singapour, mais à 150kms en bagnolle.

Pour y aller, avons passé la frontière au second causeways (tuas), puis 2 heures de route jusqu'à Desaru, au milieu d'infinies plantations de palmiers, en passant par la ville de Kotha Thinghi. Dans les années 1980, les malaisiens ont voulu faire de Desaru un second Bintan, avec resorts de luxe à Gogo, mais contrairement à Bintan, la mayonnaise n'a pas pris. On trouve donc à Desaru des resorts un peu délabrés mais encore tout à fait convenables (le Pulau Desaru par exemple), pas chers, peu peuplés, le long d'une belle plage. Au retour, visite d'une ferme aux crocodiles remplie de crocos (plus de milles nous a dit le gardien), plutôt mal entretenue, avec des enclos de sécurité limites limites, et avec quelques frayeurs bien excitantes lors de la visite!

Voilà, c'était ma modeste contribution pour ceux qui veulent savoir quoi faire à Singapour en dehors du shopping...
Laos, aux confins de la province de Phongsaly, quarante jours de lentes balades à pied English translation pending
by 321 · 2008-01-27 · 192 replies
Laos, aux confins de la province de Phongsaly, quarante jours de lentes balades à pied En compagnie des Akha, des Hô et des Lolo, des Hmong, des Yao, des Sila...

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« Je constatai ici encore combien l'argument de l'intérêt commun mène plus vite à la confiance que les cadeaux, par exemple, qui ne font bien souvent que fortifier la méfiance. » H. A. Bernatzik

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Un an plus tôt, à l'extrême nord du Laos, une première expédition de trente-quatre journées, effectuée seul, à pied et sans guide, au cœur des montagnes qui s'étendent sur la fascinante province de Phongsaly, me permettait d'y effectuer de nombreux repérages. Retour sur les lieux l'année suivante pour me diriger, à nouveau sans accompagnateur et uniquement à pied, vers les confins de la province, étonnantes enclaves isolées du monde, et même du reste du pays. Après cette fois au total quarante-huit journées sur place, dont quarante et autant de nuits passées exclusivement chez l'habitant, en compagnie des innombrables minorités ethniques montagnardes présentes dans la région, il en subsiste quelques anecdotes, que je propose de relater ici.

Parmi celles-ci, une étourdissante journée de navigation sur la portion la plus sauvage de la rivière Nam Ou, des offices chamaniques de guérison chez les Hô et chez les Hmong, le sacrifice rituel simultané d'une chèvre, cinq cochons, deux poules et douze poussins dans un village Akha, la récolte de l'opium puis "l'art" de le fumer, l'exténuante technique agraire dite de friche sur abattis-brûlis pratiquée sur les pentes par les montagnards, les pieds réduits d'une grand-mère "chinoisante", des huttes de l'ethnie Hmong abritant plus de cinquante personnes, le cœur de la très méconnue réserve naturelle de Phou Den Din, des marchands de cheveux itinérants chinois, une rencontre avec la très minoritaire et discrète ethnie Sila, un trafic transfrontalier de papillons, les délirants accoutrements des femmes Akha, des geysers d'étincelles lors d'une fête bouddhiste rurale, la première présence d'un falang, d'un Blanc occidental, dans certains villages depuis près de vingt ans, et fort probablement premier touriste depuis toujours.

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