Results for "Largo+et+restaurant+|+50+>+142"
29793 results found.
Hôtel Playa Turquesa Holguin English translation pending
Bonjour,
Nous partons 4 couples pour Holguin, Cuba le 9 février 2007, notre hôtel est le Grand Playa Turquesa, serait-il possible d'avoir les commentaires des gens qui y sont allés. Nous allons à Holguin pour la plongée en apnée, c'est la 3ième plus belle place pour faire de la plongée en apnée.
Merci
Lise 🙂
Nous partons 4 couples pour Holguin, Cuba le 9 février 2007, notre hôtel est le Grand Playa Turquesa, serait-il possible d'avoir les commentaires des gens qui y sont allés. Nous allons à Holguin pour la plongée en apnée, c'est la 3ième plus belle place pour faire de la plongée en apnée.
Merci
Lise 🙂
Blue Bay Getaway Villas Doradas English translation pending
Car je commence à regarder pour un voyage en mars 2007. Et aujourD'hui, seulement, il y a un super deal chez GTD. MAis je pense pas avoir le temps d'acheter avant minuit. Mais si quelqu'un est aller...J'aimerais des commentaires.
Merci
Merci
De l’art d’ennuyer en racontant ses voyages English translation pending
J'espere que l'administrateur du site ne m'en voudra pas, c'est pas de la pub, j'ai juste trouver ca super super drole et tellement vrai parfois.
Ceci dit, j'ai tout de meme lu d'excellents temoignage/recit sur forum et ca me sert bien a rever et preparer mon periple de l'année prochaine
Voici quelques extratis ces 40 pages qui valent leur pesant de pesos :)
C'est vrai qu'avec le développement du tourisme de masse, on n'a pas fini d'en avoir qui des cousins, qui des parents qui des copains qui des collègues de travail vous assommant avec leurs séances de diapositives, leurs récits en long en large et en travers de leur trekking en Essonne ou en Turquie... Bref, les congés payés, c'est définitivement la chienlit. « Là, c'est quand je suis débout devant le monument aux morts. Mais on me voit pas bien parce qu'il y avait une guêpe qui m'embêtait juste à ce moment-là, tu te rends compte ? »
C'est certain, Matthias Debureaux a beaucoup d'amis (ou plutôt en avait). Parce qu'il a dû en subir de ces séances. Je me permettrai de citer quelques extraits :
« Dramatisez et contez tout ce qui a « failli » vous arriver de manière à mettre en valeur les risques encourus durant votre long périple. Reprenez à votre compte et exagérez les mésaventures survenues à d'autres voyageurs ». (p. 23)
« Mettez en ligne votre journal de bord. Cela vous occupera pendant votre périple et permettra d'entamer les réjouissances bien avant votre retour. Racontez vos vacances avec votre cœur, sous la forme d'une petite rédaction scolaire. Misez d'abord sur un bon titre comme « Philou en balade », « les aventures de Seb et Béné » ou recyclez des titres de films comme Il était une fois en Amérique, Out of Africa... Soignez votre accroche comme un décollage : Ç'a y est, c'est le grand départ, après six mois de préparatifs pour ce tour du monde, le m'envole... » Le blog de voyage, c'est la soirée diapos qui dure six mois. » (p. 33)
« Faites tressaillir vos devises étrangères. Réglez distraitement votre boulangère avec des pièces d'un autre continent quand vous rentrez juste de voyage. Au restaurant, laissez des pourboires avec la même monnaie pour faire des économies. » (p. 39)
Voici quelques extratis ces 40 pages qui valent leur pesant de pesos :)
C'est vrai qu'avec le développement du tourisme de masse, on n'a pas fini d'en avoir qui des cousins, qui des parents qui des copains qui des collègues de travail vous assommant avec leurs séances de diapositives, leurs récits en long en large et en travers de leur trekking en Essonne ou en Turquie... Bref, les congés payés, c'est définitivement la chienlit. « Là, c'est quand je suis débout devant le monument aux morts. Mais on me voit pas bien parce qu'il y avait une guêpe qui m'embêtait juste à ce moment-là, tu te rends compte ? »
C'est certain, Matthias Debureaux a beaucoup d'amis (ou plutôt en avait). Parce qu'il a dû en subir de ces séances. Je me permettrai de citer quelques extraits :
« Dramatisez et contez tout ce qui a « failli » vous arriver de manière à mettre en valeur les risques encourus durant votre long périple. Reprenez à votre compte et exagérez les mésaventures survenues à d'autres voyageurs ». (p. 23)
« Mettez en ligne votre journal de bord. Cela vous occupera pendant votre périple et permettra d'entamer les réjouissances bien avant votre retour. Racontez vos vacances avec votre cœur, sous la forme d'une petite rédaction scolaire. Misez d'abord sur un bon titre comme « Philou en balade », « les aventures de Seb et Béné » ou recyclez des titres de films comme Il était une fois en Amérique, Out of Africa... Soignez votre accroche comme un décollage : Ç'a y est, c'est le grand départ, après six mois de préparatifs pour ce tour du monde, le m'envole... » Le blog de voyage, c'est la soirée diapos qui dure six mois. » (p. 33)
« Faites tressaillir vos devises étrangères. Réglez distraitement votre boulangère avec des pièces d'un autre continent quand vous rentrez juste de voyage. Au restaurant, laissez des pourboires avec la même monnaie pour faire des économies. » (p. 39)
De retour de l'hôtel Blau Varadero English translation pending
Bonjour!!!
Je reviens tout juste d'un séjour d'une semaine à l'hotel Blau Varadero. Je suis alors venu vous faire un petit résumé de ma magnifique semaine.
Départ de Dorval à 6h00 AM samedi le 22 avril. Arrivée à l'hotel à 11 heure. Heure à mon avis idéal pour arrivée car on peu profiter de la journée et on est immédiatement charmé par le décor enchanteur qui nous entoure! Point plus négatif à l'arrivée, on pouvait avoir la chambre seulement à 14h ... mais bon, ils fournisse une pièce barrée et surveillé afin de laisser nos valises. Nous avons enfilé nos maillots et avons été faire un tour à la plage ... avons quand meme gardé avec nous nos trucs importants !
Le Blau est vraiment extraordinaire coté architecture! C'est à couper le soufle! Si vous passé devant, il ne passe pas innapercu! On dirait une grosse pyramide!
La bouffe est excellente! Il y a un buffet à l'intérieur ou il est servie petit déjeuné, diner et souper. Très varié et succulent. Tout les gens a qui j'en ai parlé étaient d'accord avec moi. Il y a aussi un grill à la piscine ouvert pour le diner où on y mange vraiment très bien aussi. Hamburger (excellent), hotdog, poulet, riz, saucisse, pizza, pates ... vraiment un grand choix! Il y a aussi un restaurant à la carte international où on y mange très très bien. Si on a de petites fringales, on peu avoir 24 heures sur 24 des sandwich au bar de la piscine et de la plage. ouf! voilà pour les resto!
Il y a 3 bars. Un dans le Lobby de l'hotel, un à la piscine et un à la plage. Tous très excellent! Avis à tous, les Cubains ne "ménagent" pas l'alcool! À croire que ca leur coute moins cher que le jus ... héhé!
Les chambres sont vraiment très grandes et propres! Ca parrait que l'hotel est toute neuve! La salle de bain est aussi très belle et grande. Toute les chambres ont un très grand balcon. Avec soit la vue sur la piscine et la mer ou sur la Baie. J'étais au début décu de ne pas avoir la vue sur la mer mais franchement, la vue est aussi très belle vers la Baie. Avantage d'etre au onzième étage! Chaque chambre est menue d'un coffre-fort (inclus dans le prix) et d'un frigidaire. La femme de chambre remet à chaque jour une grosse bouteille d'eau, 2 bières et 2 bouteille de coke.
La plage maintenant ... j'en ai encore le souffle coupé! C'était la première fois que j'allais à Cuba et j'ai été ébahit par la mer! Turquoise avec du sable blanc ... La plage est très belle, le sable est très doux et il n'y a pas de coquillage dedans comparativement à d'autre plage de cuba.
Mon coup de coeur reviens à l'équipe d'animation! Ils sont vraiment génial! Possibilité de faire pleins d'activité. Beach volley et aqua-gym dans la mer en avant-midi. Le tout accompagner de musique cubaine. L'après-midi, l'animation se fait autour de la piscine. Water-polo, cours de danse ... Je vous suggère d'embarquer dans toutes ces activités au moins une fois! Ca met de la vie dans la journée! Il y a à chaque soir un spectacle. Soit de la danse par une troupe de danseurs professionnels ou alors des spectacles interactifs animer par les géo. Vraiment très drole!
Le seul désavantage, le bar ferme à minuit ... alors plus d'alcool après minuit. À part si tu as gardé les bières de ta chambre ... héhé Mais ca nous donne juste une bonne raison pour sortir et voir autre chose! On est sortie dans 2 bar cubain. Le Mediteraneo (ou quelque chose dans le genre ...). Vraiment très bien. Spectacle pour commencé et ensuite ils mettent de la musique. ca coute 10 CUC pour entrée et ensuite c'est bar open. Mon coup de coeur reviens à la cave au pirate. Ca coute aussi 10 CUC pour le meme principe. La musique est vraiment excellente, ca bouge! C'est réellement dans une grotte! Assez étrange mais ca donne un cachet unique! N'oublier vos pesos pour payer votre papier de toilette dans les bars ... la madame ne vous en donne pas si vous ne la payez pas!!! Et avis aux femmes, il n'y a pas de siège de toilette!!! Du Blau, la cave au piratte, c'est plus prèt que l'autre bar. Ca coute environ 4 CUC pour l'aller et idem pour le retour évidemment! Ca coute environ 10-12 CUC pour aller au Meditéranéo. Par contre, on peu aller au Bar le Mambo Club juste à l'hotel à coté. Je n'y suis pas allé mais j'ai eu de très bons commentaires.
Pour les excursions, j'ai fait le Safari Cayo Blanco. extraordinaire! Journée complète en catamaran, plongé en apnée en mer, diner langoustine sur l'ile Canyo blanco, temps libre sur l'ile, ensuite nage avec les dauphins ... bref, journée mémorable! Ne pas confondre 2 excusions . ( un est avec un buffet et un spectacle de dauphins. ca coute 10 pesos de moins mais ca vaut vraiment la peine de payer les 10 pesos de plus pour nager avec les dauphins et manger le repas servie directement. meilleur semble t'il que le buffet. L'excursion que j'ai faite coute 85 Pesos soit environ 110 $ canadiens.
Voilà ma semaine au Blau! En espérant que vous avez apprécié les informations! Je suggère à tous le Blau Varadero! Si vous avez d'autres questions, n'hésitez pas, je me ferez un plaisir de vous répondre!
Kafouinne!
Je reviens tout juste d'un séjour d'une semaine à l'hotel Blau Varadero. Je suis alors venu vous faire un petit résumé de ma magnifique semaine.
Départ de Dorval à 6h00 AM samedi le 22 avril. Arrivée à l'hotel à 11 heure. Heure à mon avis idéal pour arrivée car on peu profiter de la journée et on est immédiatement charmé par le décor enchanteur qui nous entoure! Point plus négatif à l'arrivée, on pouvait avoir la chambre seulement à 14h ... mais bon, ils fournisse une pièce barrée et surveillé afin de laisser nos valises. Nous avons enfilé nos maillots et avons été faire un tour à la plage ... avons quand meme gardé avec nous nos trucs importants !
Le Blau est vraiment extraordinaire coté architecture! C'est à couper le soufle! Si vous passé devant, il ne passe pas innapercu! On dirait une grosse pyramide!
La bouffe est excellente! Il y a un buffet à l'intérieur ou il est servie petit déjeuné, diner et souper. Très varié et succulent. Tout les gens a qui j'en ai parlé étaient d'accord avec moi. Il y a aussi un grill à la piscine ouvert pour le diner où on y mange vraiment très bien aussi. Hamburger (excellent), hotdog, poulet, riz, saucisse, pizza, pates ... vraiment un grand choix! Il y a aussi un restaurant à la carte international où on y mange très très bien. Si on a de petites fringales, on peu avoir 24 heures sur 24 des sandwich au bar de la piscine et de la plage. ouf! voilà pour les resto!
Il y a 3 bars. Un dans le Lobby de l'hotel, un à la piscine et un à la plage. Tous très excellent! Avis à tous, les Cubains ne "ménagent" pas l'alcool! À croire que ca leur coute moins cher que le jus ... héhé!
Les chambres sont vraiment très grandes et propres! Ca parrait que l'hotel est toute neuve! La salle de bain est aussi très belle et grande. Toute les chambres ont un très grand balcon. Avec soit la vue sur la piscine et la mer ou sur la Baie. J'étais au début décu de ne pas avoir la vue sur la mer mais franchement, la vue est aussi très belle vers la Baie. Avantage d'etre au onzième étage! Chaque chambre est menue d'un coffre-fort (inclus dans le prix) et d'un frigidaire. La femme de chambre remet à chaque jour une grosse bouteille d'eau, 2 bières et 2 bouteille de coke.
La plage maintenant ... j'en ai encore le souffle coupé! C'était la première fois que j'allais à Cuba et j'ai été ébahit par la mer! Turquoise avec du sable blanc ... La plage est très belle, le sable est très doux et il n'y a pas de coquillage dedans comparativement à d'autre plage de cuba.
Mon coup de coeur reviens à l'équipe d'animation! Ils sont vraiment génial! Possibilité de faire pleins d'activité. Beach volley et aqua-gym dans la mer en avant-midi. Le tout accompagner de musique cubaine. L'après-midi, l'animation se fait autour de la piscine. Water-polo, cours de danse ... Je vous suggère d'embarquer dans toutes ces activités au moins une fois! Ca met de la vie dans la journée! Il y a à chaque soir un spectacle. Soit de la danse par une troupe de danseurs professionnels ou alors des spectacles interactifs animer par les géo. Vraiment très drole!
Le seul désavantage, le bar ferme à minuit ... alors plus d'alcool après minuit. À part si tu as gardé les bières de ta chambre ... héhé Mais ca nous donne juste une bonne raison pour sortir et voir autre chose! On est sortie dans 2 bar cubain. Le Mediteraneo (ou quelque chose dans le genre ...). Vraiment très bien. Spectacle pour commencé et ensuite ils mettent de la musique. ca coute 10 CUC pour entrée et ensuite c'est bar open. Mon coup de coeur reviens à la cave au pirate. Ca coute aussi 10 CUC pour le meme principe. La musique est vraiment excellente, ca bouge! C'est réellement dans une grotte! Assez étrange mais ca donne un cachet unique! N'oublier vos pesos pour payer votre papier de toilette dans les bars ... la madame ne vous en donne pas si vous ne la payez pas!!! Et avis aux femmes, il n'y a pas de siège de toilette!!! Du Blau, la cave au piratte, c'est plus prèt que l'autre bar. Ca coute environ 4 CUC pour l'aller et idem pour le retour évidemment! Ca coute environ 10-12 CUC pour aller au Meditéranéo. Par contre, on peu aller au Bar le Mambo Club juste à l'hotel à coté. Je n'y suis pas allé mais j'ai eu de très bons commentaires.
Pour les excursions, j'ai fait le Safari Cayo Blanco. extraordinaire! Journée complète en catamaran, plongé en apnée en mer, diner langoustine sur l'ile Canyo blanco, temps libre sur l'ile, ensuite nage avec les dauphins ... bref, journée mémorable! Ne pas confondre 2 excusions . ( un est avec un buffet et un spectacle de dauphins. ca coute 10 pesos de moins mais ca vaut vraiment la peine de payer les 10 pesos de plus pour nager avec les dauphins et manger le repas servie directement. meilleur semble t'il que le buffet. L'excursion que j'ai faite coute 85 Pesos soit environ 110 $ canadiens.
Voilà ma semaine au Blau! En espérant que vous avez apprécié les informations! Je suggère à tous le Blau Varadero! Si vous avez d'autres questions, n'hésitez pas, je me ferez un plaisir de vous répondre!
Kafouinne!
Retour de l'hôtel Majestic Colonial (9-23 février) English translation pending
Bonjour à tous!
J'ai séjourné au Majestic Colonial Punta Cana du 9 au 23 février 2006 et j'ai tout simplement été enchanté (les 6 autres personnes voyagants avec moi l'ont également été!)
Tous les commentaires négatifs lu sur ce site ne nous avaient pourtant pas découragés et nous sommes partis dans l'idées de se faire notre propre opinion sur ce nouvel hôtel et croyez moi nous n'avons pas été déçu.
Premièrement la chose la plus épouvantable que nous avions lu: les fameux moustiques...nous n'en avons vu aucun...et encore moins dans notre chambre. Je suggère à tous ceux qui ont cru s'être fait dévorer par les moustiques au majestic de venir faire un petit tour en camping au Québec en plein été....vous allez voir c'est quoi des bibittes!
Pour ce qui est du site en général c'est absolument superbe! Pour ce qui est de la végétation il est vrai que les plantes et les fleurs ne sont pas à maturité mais bon il faut laisser le temps à dame nature de faire son oeuvre...mais malgré cela c'est vraiment beau et je ne peut qu'imaginer à quoi cela va ressembler dans 1 an. L'ergonomie du site est très bien pensé et on se retrouve facilement.
Que dire des chambres...elle sont de loin les plus belles et les plus spacieuses que j'ai vu dans le sud! Chacune doté d'une TRÈS grande douche, d'un bain tourbillon (très propre soit dit en passant), de 2 évier, d'un lit king à baldaquin, télé, sofa et bureau. Seul truc manquant:un cadran! Il est vrai aussi que l'espace réservé à la toilette dans la chambre est un peu petite mais c'est quand même bien comme dimension puisque ce n'est pas l'endroit où l'on passe le plus clair de notre temps. De plus les chambres sont toujours très propres et le mini bar remplit quotidiennement avec eau, boisson gazeuses, bières et champagne. Au courant de la deuxième semaine par contre, ils ont arrêter de nous mettre du champagne, mais nous avions juste à le demander et ils nous en remettaient.
La piscine....immense! J'avais séjourné au brezzes il y a 2 ans et j'avais vraiment trouver la piscine superbe. Nous avons été faire un petit tour au brezzes cet année et je peut vous dire que finalement j'ai trouvé la piscine minuscule par rapport à celle du majestic. De plus, a plusieurs endroits, le long de la piscine il y a des endroits où l'on peut mettre nos chaises longues pour se faire bronzer dans l'eau! Il y a également plusieurs chaises longues mais un petit conseil aller les réserver le matin parce que l'après midi elles sont font plus rare.
La plage...digne de la république! Elle est large et profonde avec des huttes et des chaises longues à profusion. Par contre durant notre séjour il ventais beaucoup et il y avait souvent des algues. Soyez vigilant lorsque vous choisez votre emplacement sur la plage parce que souvent à droite il n'y a pas d'algues et à gauche il y en a donc faite le bon choix! La plages est très propres, il y a des gens qui y travail toute la journée pour ramasser les algues et les verres.
L'équipe d'animation est excellente. Il y a des activités tout le long de la journée. Le matin a la plage et l'après midi à la piscine. En plus des sports d'équipe comme le volley (à la plage et dans l'eau) ainsi que le soccer. Au menu cours d'aérobie, stretching, aquagym, danse et jeu divers incluant calage de biere! La participation est vraiment au choix de chacun car les gens de l'animation de sont pas harcelant. Ils viennent te demander de participer mais si tu n'en as pas envie ils passent à d'autres.
Les spectacles du soir. Quelques uns étaient à notre goûts et d'autres non mais en règle général c'était bien et c'était à l'image de ce qui ce fait ailleurs dans le sud. Ce qu je déplore par contre c'est que certain spectacle de la première semaine ont été répété dans la deuxième semaines.
Les drinks! J'ai lu plusieurs commentaires négatifs au sujets des drinks au majestic. Moi j'ai trouvé qu'ils étaient très bon un peu sucré oui mais comme tout les drimks tropicaux fait de jus! Ce que je déplore par contre et que je trouve inaceptable pour un ressort 5 étoiles c'est qu'on doivent payer pour certain type de boisson (exemple bailey's).
Les restaurants du midi. Il y a le gros buffet central qui est un peu loin de la plage pour aller diner mais où on y trouve un peu de tout et qui est très bon. L'autre alternative est le buffet de la plage mais le choix est très réduit (i.e hamburgeur, hot-dog, poisson qq fois du poulet, des frites, des légumes, du riz, des pâtes et des salades) disons qu'à la longue ça devient un peu redondant! Mais c'est très bon! Il y a également un beau bar à dessert avec l'inoubliable gâteau au chocolat....à ne pas manquer!
Les restaurants du soir. La il ne manque pas de choix. Il y a bien sûre le buffet où il y a différentes spécialité à tous les soirs (je me rappelle un soir où il y avait de la fondue bourguinon....un festin!) Au buffet tous les tenues vestimentaires sont accepté. Ensuite il y a 2 resto à la carte où les réservations sont requises ainsi que les pantalons long et propres sont nécessaires pour les hommes. C'est le gourmet et le japonais. Deux excellents restaurants mais faite les réservation dès votre arrivé surtout pour le japonais. Ensuite il y a 2 resto près de la plage soit le grill (viandes) et celui de fruits de mers (là où il y de superbe langoustes!) à cet endroit les hommes peuvent porter ce qu'ils veulent, short et jeans inclus. Les 2 autres restos à la carte requìère le port du pantalons long pour les hommes mais les jeans sont également accepté. C'est le restauants chinois et celui des caraibes (style mexicain). Encore une fois je dois dire qu'il sont excellent! Bref nous avons bien manger et il n'y avait pas de long temps d'attente c'était fantastique.
Je crois que vous vous êtes rendus compte que nous avons passé de magnifique vacances et je ne sais pas ce que je pourrais rajouter de plus. Par contre si vous avez des questions n'hésiter surtout pas ça me fera un plaisir de vous répondre!
Bon voyage à tous, So
J'ai séjourné au Majestic Colonial Punta Cana du 9 au 23 février 2006 et j'ai tout simplement été enchanté (les 6 autres personnes voyagants avec moi l'ont également été!)
Tous les commentaires négatifs lu sur ce site ne nous avaient pourtant pas découragés et nous sommes partis dans l'idées de se faire notre propre opinion sur ce nouvel hôtel et croyez moi nous n'avons pas été déçu.
Premièrement la chose la plus épouvantable que nous avions lu: les fameux moustiques...nous n'en avons vu aucun...et encore moins dans notre chambre. Je suggère à tous ceux qui ont cru s'être fait dévorer par les moustiques au majestic de venir faire un petit tour en camping au Québec en plein été....vous allez voir c'est quoi des bibittes!
Pour ce qui est du site en général c'est absolument superbe! Pour ce qui est de la végétation il est vrai que les plantes et les fleurs ne sont pas à maturité mais bon il faut laisser le temps à dame nature de faire son oeuvre...mais malgré cela c'est vraiment beau et je ne peut qu'imaginer à quoi cela va ressembler dans 1 an. L'ergonomie du site est très bien pensé et on se retrouve facilement.
Que dire des chambres...elle sont de loin les plus belles et les plus spacieuses que j'ai vu dans le sud! Chacune doté d'une TRÈS grande douche, d'un bain tourbillon (très propre soit dit en passant), de 2 évier, d'un lit king à baldaquin, télé, sofa et bureau. Seul truc manquant:un cadran! Il est vrai aussi que l'espace réservé à la toilette dans la chambre est un peu petite mais c'est quand même bien comme dimension puisque ce n'est pas l'endroit où l'on passe le plus clair de notre temps. De plus les chambres sont toujours très propres et le mini bar remplit quotidiennement avec eau, boisson gazeuses, bières et champagne. Au courant de la deuxième semaine par contre, ils ont arrêter de nous mettre du champagne, mais nous avions juste à le demander et ils nous en remettaient.
La piscine....immense! J'avais séjourné au brezzes il y a 2 ans et j'avais vraiment trouver la piscine superbe. Nous avons été faire un petit tour au brezzes cet année et je peut vous dire que finalement j'ai trouvé la piscine minuscule par rapport à celle du majestic. De plus, a plusieurs endroits, le long de la piscine il y a des endroits où l'on peut mettre nos chaises longues pour se faire bronzer dans l'eau! Il y a également plusieurs chaises longues mais un petit conseil aller les réserver le matin parce que l'après midi elles sont font plus rare.
La plage...digne de la république! Elle est large et profonde avec des huttes et des chaises longues à profusion. Par contre durant notre séjour il ventais beaucoup et il y avait souvent des algues. Soyez vigilant lorsque vous choisez votre emplacement sur la plage parce que souvent à droite il n'y a pas d'algues et à gauche il y en a donc faite le bon choix! La plages est très propres, il y a des gens qui y travail toute la journée pour ramasser les algues et les verres.
L'équipe d'animation est excellente. Il y a des activités tout le long de la journée. Le matin a la plage et l'après midi à la piscine. En plus des sports d'équipe comme le volley (à la plage et dans l'eau) ainsi que le soccer. Au menu cours d'aérobie, stretching, aquagym, danse et jeu divers incluant calage de biere! La participation est vraiment au choix de chacun car les gens de l'animation de sont pas harcelant. Ils viennent te demander de participer mais si tu n'en as pas envie ils passent à d'autres.
Les spectacles du soir. Quelques uns étaient à notre goûts et d'autres non mais en règle général c'était bien et c'était à l'image de ce qui ce fait ailleurs dans le sud. Ce qu je déplore par contre c'est que certain spectacle de la première semaine ont été répété dans la deuxième semaines.
Les drinks! J'ai lu plusieurs commentaires négatifs au sujets des drinks au majestic. Moi j'ai trouvé qu'ils étaient très bon un peu sucré oui mais comme tout les drimks tropicaux fait de jus! Ce que je déplore par contre et que je trouve inaceptable pour un ressort 5 étoiles c'est qu'on doivent payer pour certain type de boisson (exemple bailey's).
Les restaurants du midi. Il y a le gros buffet central qui est un peu loin de la plage pour aller diner mais où on y trouve un peu de tout et qui est très bon. L'autre alternative est le buffet de la plage mais le choix est très réduit (i.e hamburgeur, hot-dog, poisson qq fois du poulet, des frites, des légumes, du riz, des pâtes et des salades) disons qu'à la longue ça devient un peu redondant! Mais c'est très bon! Il y a également un beau bar à dessert avec l'inoubliable gâteau au chocolat....à ne pas manquer!
Les restaurants du soir. La il ne manque pas de choix. Il y a bien sûre le buffet où il y a différentes spécialité à tous les soirs (je me rappelle un soir où il y avait de la fondue bourguinon....un festin!) Au buffet tous les tenues vestimentaires sont accepté. Ensuite il y a 2 resto à la carte où les réservations sont requises ainsi que les pantalons long et propres sont nécessaires pour les hommes. C'est le gourmet et le japonais. Deux excellents restaurants mais faite les réservation dès votre arrivé surtout pour le japonais. Ensuite il y a 2 resto près de la plage soit le grill (viandes) et celui de fruits de mers (là où il y de superbe langoustes!) à cet endroit les hommes peuvent porter ce qu'ils veulent, short et jeans inclus. Les 2 autres restos à la carte requìère le port du pantalons long pour les hommes mais les jeans sont également accepté. C'est le restauants chinois et celui des caraibes (style mexicain). Encore une fois je dois dire qu'il sont excellent! Bref nous avons bien manger et il n'y avait pas de long temps d'attente c'était fantastique.
Je crois que vous vous êtes rendus compte que nous avons passé de magnifique vacances et je ne sais pas ce que je pourrais rajouter de plus. Par contre si vous avez des questions n'hésiter surtout pas ça me fera un plaisir de vous répondre!
Bon voyage à tous, So
Hôtel à Port el Kantaoui? English translation pending
Mes parents, deux joyeux cinquantenaires, vont en juin prochain en tunisie
ils feront d'abord un circuit et puis ils voudraient faire un sejour d'une semaine à port el kantaoui
mais quel hotel choisir?
Ils ne tiennet pas spécialement à aller dans un all inclusive et veulent absolument un hotel pas trop loin de la plage dont on voit la mer de la chambre et surtout un hotel entouré de commerce, bar, resto où ils pourront aller quand ils en auront marre de la nourriture de l'hôtel
merci d'avance
merci d'avance
Ocean Blue Golf and Beach Resort ou Gran Bahia Principe Punta Cana Beach? English translation pending
Bonsoir à tous!
Avec mon fiancé nous nous marions le 17 juin prochain et nous comptons faire Notre voyage de noces en Rep Dominicaine dans la semaine qui suit! 😎 (pour 2 semaines!)
Bon alors déjà là y' a beaucoup de gens qui nous disent que c' est pas la bonne saison etc etc les cyclones bla bla 😐 mais nous on s' en fout! on veut y aller!!!
Après hésitation entre Bayahibé et Punta Cana on a finalement décidé de choisir Punta Cana car en vous lisant on crois comprendre que les plages y sont plus belles! Pis apparemment c' est + la fête, nan?
Bon maintenant on hésite entre 2 hôtels...Ocean Blue Golf and Beach Resort et Gran Bahia Principe Punta Cana Beach 😛 on ne sait pas lequel choisir!
les connaissez vous ?
merci de votre aide!!!!
@ bientôt
witty😉
Avec mon fiancé nous nous marions le 17 juin prochain et nous comptons faire Notre voyage de noces en Rep Dominicaine dans la semaine qui suit! 😎 (pour 2 semaines!)
Bon alors déjà là y' a beaucoup de gens qui nous disent que c' est pas la bonne saison etc etc les cyclones bla bla 😐 mais nous on s' en fout! on veut y aller!!!
Après hésitation entre Bayahibé et Punta Cana on a finalement décidé de choisir Punta Cana car en vous lisant on crois comprendre que les plages y sont plus belles! Pis apparemment c' est + la fête, nan?
Bon maintenant on hésite entre 2 hôtels...Ocean Blue Golf and Beach Resort et Gran Bahia Principe Punta Cana Beach 😛 on ne sait pas lequel choisir!
les connaissez vous ?
merci de votre aide!!!!
@ bientôt
witty😉
Lit de bébé à l'hôtel Joy Kiris English translation pending
Bonjour,
J'aimerais savoir si quelqu'un a utilisé un lit bébé dans cet hôtel.
L'année passée, j'étais enceinte et nous étions au Pirate's Beach Club (Tekirova) avec le plus grand de nos garçon qui à 7 ans et demi (super la rivière sauvage pour les enfants). Nous y avions rencontré un jeune couple avec un bébé et le lit bébé n'était pas très sécurisé. La hauteur des barreaux était de 30 cm ! La maman n'a pas dormi, la petite commençait à se mettre debout...
Si quelqu'un sait à quoi ressemble ceux du Joy Kiris...
Nous y serons du 11 au 22 août. J'espère qu'ils parlent le français, au Pirate's Beach, 1 seul le parlait !
Merci d'avance
Nathalie
J'aimerais savoir si quelqu'un a utilisé un lit bébé dans cet hôtel.
L'année passée, j'étais enceinte et nous étions au Pirate's Beach Club (Tekirova) avec le plus grand de nos garçon qui à 7 ans et demi (super la rivière sauvage pour les enfants). Nous y avions rencontré un jeune couple avec un bébé et le lit bébé n'était pas très sécurisé. La hauteur des barreaux était de 30 cm ! La maman n'a pas dormi, la petite commençait à se mettre debout...
Si quelqu'un sait à quoi ressemble ceux du Joy Kiris...
Nous y serons du 11 au 22 août. J'espère qu'ils parlent le français, au Pirate's Beach, 1 seul le parlait !
Merci d'avance
Nathalie
Iberostar Dominicana, Iberostar Hacienda Dominicus ou Riu Bambu English translation pending
Sur le point de réserver un hôtel en rd, j'hésite entre l'iberostar dominicana, l'iberostar hacienda dominicus ou le riu bambu.les critères sont : bonne nourriture, animation surtout en soirée et un hôtel ou l'on a une chance de se faire comprendre si on parle le francais. Pour les ibérostar, le dominicana parait plus vieillot et a une étoile de moins dans le catalogue de vacances. Le dominicus est a Bayahibe : avantage ou inconvénient ? Merci d'avance pour vos réponses
Vos impressions sur la Croatie English translation pending
bonjour !
on va surement aller en croatie cet été avec mon copain, et personne ou presque n'en parle sur ce forum, j'ai vu des post ou on en parle un peu mais jamais en disant que c'est beau, que ca vaut le coup, que les habitants sont sympas...alors je me demande si ce pays vaut le coup??
est ce que quelqu'un qui a eu le coup de foudre pour ce pays ou ses habitants peut m'en parler?
merci d'avance à ceux qui me repondront !!
on va surement aller en croatie cet été avec mon copain, et personne ou presque n'en parle sur ce forum, j'ai vu des post ou on en parle un peu mais jamais en disant que c'est beau, que ca vaut le coup, que les habitants sont sympas...alors je me demande si ce pays vaut le coup??
est ce que quelqu'un qui a eu le coup de foudre pour ce pays ou ses habitants peut m'en parler?
merci d'avance à ceux qui me repondront !!
Iberostar Daiquiri English translation pending
Bonjour!
Je suis nouvelle sur ce site.
Est-ce qu'il y en a parmi vous qui on été au Iberostar Daiquiri ou qui en on entendu parler?
Est-ce que c'est une bonne place?
Merci 😉
Karine
Je suis nouvelle sur ce site.
Est-ce qu'il y en a parmi vous qui on été au Iberostar Daiquiri ou qui en on entendu parler?
Est-ce que c'est une bonne place?
Merci 😉
Karine
Visiting northern Laos with a driver from Luang Prabang
Hi, I’d like to visit northern Laos by car with a driver from Luang Prabang.
Anyone able to share their experience and give me the contact details for a private driver? Thanks for your replies!
De Goa à Jaipur en 6 semaines cet hiver 2020 English translation pending
Notre motivation de ce 3 ème voyage en Inde et de visiter les sites de Ellora et Ajanta et c’est ce qui va déterminer notre trajet qui s’étale sur près de 6 semaines.
En 2012 notre voyage s’était arrêté à Hampi et en 2017 notre voyage en Inde après le Gujarat avait commencé à Bhopal.
Il a paru logique de commencer celui ci un peu au dessus de Hampi pour le terminer du moins dans sa première mouture vers Bundi.
La préparation se fait avec les guides papiers classiques mais surtout en consultant VF et des blogs d’autres voyageurs. Sur VF, nous suivons les anciens et les nouveaux « forumeurs » à qui je n’hésite pas à demander des conseils et je remercie ici ceux nombreux avec qui je suis entrée en contact et ceux dont j’ai profité simplement et anonymement de leurs récits et interventions de manière plus passive.
Voyager en Inde s’apprend et nos 3 voyages ont été formateurs. Le premier dans le sud avec chauffeur et soutien logistique d’une petite agence locale. Le deuxième au Gujarat avec chauffeur pendant 3 semaines et ensuite par nous mêmes de Bhopal à Dehli. Pour ce dernier on est prêt à voyager autant en transport en commun qu'en taxi, nous savons maintenant que ce n'est pas compliqué de se déplacer dans ce pays.
Nous ne sommes donc un couple de retraités plus si jeune et nous pouvons nous permettre de voyager autrement qu’en routard mais nous fuyons autant que possible les groupes et les hôtels et restos qui leurs sont réservés! Indépendants, nous essayons autant que faire se peux de partager la vie des Indiens, le fait de voyager à deux facilite grandement les rencontres et peut être aussi est ce un privilège d’avoir les cheveux gris…
Nous aimons autant que possible nous adapter calmement quand nous débutons un voyage, absorber la fatigue du voyage et le décalage horaire, s'acclimater donc... Aussi cette année nous passerons 3 jours à Goa pour débuter. Pas question de commencer dans les galères, pas envie non plus de plages et vous pensez bien que l’ambiance fêtarde que l’on vient habituellement chercher dans cet état n’est pas de notre gout. En me promenant sur ce blog https://sudhagee.com conseillé par Chris70 je découvre notre premier point de chute : Aldona dans le nord de Goa.

Nous ne sommes donc un couple de retraités plus si jeune et nous pouvons nous permettre de voyager autrement qu’en routard mais nous fuyons autant que possible les groupes et les hôtels et restos qui leurs sont réservés! Indépendants, nous essayons autant que faire se peux de partager la vie des Indiens, le fait de voyager à deux facilite grandement les rencontres et peut être aussi est ce un privilège d’avoir les cheveux gris…
Nous aimons autant que possible nous adapter calmement quand nous débutons un voyage, absorber la fatigue du voyage et le décalage horaire, s'acclimater donc... Aussi cette année nous passerons 3 jours à Goa pour débuter. Pas question de commencer dans les galères, pas envie non plus de plages et vous pensez bien que l’ambiance fêtarde que l’on vient habituellement chercher dans cet état n’est pas de notre gout. En me promenant sur ce blog https://sudhagee.com conseillé par Chris70 je découvre notre premier point de chute : Aldona dans le nord de Goa.

De Bombay Beach à The Wave English translation pending
Ce voyage de 28 jours effectué en septembre 2018, est notre onzième voyage aux USA et je me décide enfin à poster ce carnet, il n'est jamais trop tard !
Nous sommes Annie (ma compagne) et moi complètement "accros" aux États-Unis, c’est comme une drogue, dès que nous arrivons sur le sol Américain, nous sommes chez nous !
Nous aimons : les grands espaces, les randonnées, les petites villes, les Américains !
Nous n’aimons pas : les endroits trop touristiques !
Voici notre itinéraire :
Long Beach – Borrego Springs
Borrego Springs : Borrego palm canyonTrail
Palm Springs : Coachella Valley Preserve - San Andreas Canyon – Joshua Tree National Park
Palm Springs – Brawley : Bombay Beach Ruins - (Salton Sea) - Slab City - Salvation Mountain
Brawley – Prescott : journée de route
Prescott – Cottonwood : Tuzigoot National Monument
Cottonwood - Sedona : Montezuma NM
Sedona :
Sedona- Flagstaff
Flagstaff- Tuba City – Page : Coal Mine Canyon et Blue Canyon
Page :
Page – Kanab : Yellow rock - Paria Rim Rock
Kanab : Edmaier's Secret - The Wave
Saint Georges : Snow Canyon
Saint Georges : Valley of Fire
Barstow - Los Angeles
Nous sommes partis de Paris. Arrivée à LA dans l'après-midi, récupération de la voiture chez Alamo passage au comptoir plutôt rapide, mais nous avons attendu une bonne demi-heure sur le parking avant de pouvoir avoir un SUV qui soit un 4x4, nous trouvons un Ford Escape, qui finalement nous aura suffit pour notre voyage. Nous prenons notre chambre à Long Beach, courses au Walmart et Whole Foods et dîner dans la chambre et au dodo . Le lendemain petite balade dans Long Beach, avant de partir en direction de Borrego Springs avec une petite pause à Julian (sans grand intérêt, un peu trop touristique pour nous). L’arrivée sur Borrego Springs est grandiose avec la traversée du Parc d'État d'Anza-Borrego en fin de journée dans une belle lumière, nous retrouvons ici de vastes étendues désertiques, des montagnes, des canyons, des oasis ... nous adorons !
L'hôtel Palm Canyon Hotel and RV Resort est plutôt agréable, clim un peu bruyante mais vue imprenable sur le désert et nous pouvons prendre le petit déjeuner sur la terrasse ...
2 Borrego Springs Le lendemain, Il est 8h00 et il fait déjà 30°, nous démarrons notre première randonnée : Borrego Palm Canyon, qui nous emmènera vers une petite oasis. Impression irréelle de découvrir ces palmiers dans cette vallée sous une chaleur accablante. Ce sont les derniers palmiers endémiques de Californie, présents à l'état naturel sans aucune intervention humaine.



Rencontre avec des borregos (mouflons) que l'on a aperçus près d’une source.
En fin de journée, nous partons vers Front's Point, et pour accéder à ce fabuleux panorama, il faut emprunter une piste sableuse de 4 miles, un 4x4 fortement conseillé. Au bout de la piste, c'est un panorama à couper le souffle qui nous attends sur les badlands d'Anza Borrego avec une vue jusqu'à la Salton Sea au loin.

J3 Borrego Springs Le matin 2 courtes balades dans le désert, et l’après-midi nous partons à la recherche d'immenses sculptures métalliques représentant des animaux, des objets, des personnages que l’on trouve dans de multiples endroits du désert entourant la ville. Ricardo Breceda, artiste californien, a choisi Borrego Springs comme galerie d’art. Ce sera un jeu de piste ludique cet après-midi là pour les trouver.



J5 Palm Springs Coachella Valley Preserve est une réserve indienne située à une quinzaine de kilomètres de Palm Springs qui est réputée pour son oasis. Un tout petit peu de fraîcheur à l'ombre des palmiers, mais vraiment un tout petit peu !!

J6 Palm SpringsSan Andreas Canyon, une autre réserve indienne au sud de Palm Springs, trois randonnées dans trois canyons différents, très beau, très chaud ! (bon je sais je me répète !) Une belle journée !


J8 Palm Springs – Salton Sea - Bombay Beach Ruins - Slab City - Salvation Mountain-Brawley En route vers la Salton Sea, c’est un endroit que nous voulions découvrir, mais avant un peu d’histoire : cette mer intérieure a été créée par une importante crue du Colorado en 1891. La région fut alors colonisée et d'importants travaux d'irrigation ont été réalisés. En 1905 une nouvelle crue du Colorado provoqua une catastrophe : l'eau se déversa par les canaux d'irrigation pendant plusieurs mois dans la plaine Salton, noyant fermes et habitations : elle noya ainsi environ 1 000 km2 de désert et créa une mer intérieure. La Salton Sea était jadis un paysage de carte postale, avec ses plages de sable fin et des myriades d'oiseaux migrateurs. A partir des années 1970, l'eau du lac commence à s'évaporer amorçant ainsi une catastrophe écologique. En effet, avec l'évaporation et l'irrigation, le niveau du lac diminue et par conséquent la concentration de sel, de phosphates et de pesticides augmente aussi, et ceux-ci remontent et finissent par contaminer la région ...


Bombay Beach, dans les années 1950-1960, la ville attirait le Tout-Hollywood comme les adeptes du ski nautique, de la plage et de la pêche. Les sports nautiques alors en pleine expansion attirent les célébrités. Frank Sinatra y a ses habitudes, Jerry Lewis et les Marx Brothers aussi. Les stars s’y retrouvent pour faire des fêtes à tout casser. A son apogée, la station balnéaire attire un million et demi de visiteurs par an. Aujourd’hui, Bombay Beach est une ville fantôme et moins de 300 personnes y vivent encore. La plupart des maisons sont en ruines et des caravanes délabrées côtoient des carcasses de voitures éventrées, ambiance de fin du monde, nous adorons !!!



Nous sommes partis de Paris. Arrivée à LA dans l'après-midi, récupération de la voiture chez Alamo passage au comptoir plutôt rapide, mais nous avons attendu une bonne demi-heure sur le parking avant de pouvoir avoir un SUV qui soit un 4x4, nous trouvons un Ford Escape, qui finalement nous aura suffit pour notre voyage. Nous prenons notre chambre à Long Beach, courses au Walmart et Whole Foods et dîner dans la chambre et au dodo . Le lendemain petite balade dans Long Beach, avant de partir en direction de Borrego Springs avec une petite pause à Julian (sans grand intérêt, un peu trop touristique pour nous). L’arrivée sur Borrego Springs est grandiose avec la traversée du Parc d'État d'Anza-Borrego en fin de journée dans une belle lumière, nous retrouvons ici de vastes étendues désertiques, des montagnes, des canyons, des oasis ... nous adorons !

L'hôtel Palm Canyon Hotel and RV Resort est plutôt agréable, clim un peu bruyante mais vue imprenable sur le désert et nous pouvons prendre le petit déjeuner sur la terrasse ...
2 Borrego Springs Le lendemain, Il est 8h00 et il fait déjà 30°, nous démarrons notre première randonnée : Borrego Palm Canyon, qui nous emmènera vers une petite oasis. Impression irréelle de découvrir ces palmiers dans cette vallée sous une chaleur accablante. Ce sont les derniers palmiers endémiques de Californie, présents à l'état naturel sans aucune intervention humaine.



Rencontre avec des borregos (mouflons) que l'on a aperçus près d’une source.

En fin de journée, nous partons vers Front's Point, et pour accéder à ce fabuleux panorama, il faut emprunter une piste sableuse de 4 miles, un 4x4 fortement conseillé. Au bout de la piste, c'est un panorama à couper le souffle qui nous attends sur les badlands d'Anza Borrego avec une vue jusqu'à la Salton Sea au loin.


J3 Borrego Springs Le matin 2 courtes balades dans le désert, et l’après-midi nous partons à la recherche d'immenses sculptures métalliques représentant des animaux, des objets, des personnages que l’on trouve dans de multiples endroits du désert entourant la ville. Ricardo Breceda, artiste californien, a choisi Borrego Springs comme galerie d’art. Ce sera un jeu de piste ludique cet après-midi là pour les trouver.




J5 Palm Springs Coachella Valley Preserve est une réserve indienne située à une quinzaine de kilomètres de Palm Springs qui est réputée pour son oasis. Un tout petit peu de fraîcheur à l'ombre des palmiers, mais vraiment un tout petit peu !!

J6 Palm SpringsSan Andreas Canyon, une autre réserve indienne au sud de Palm Springs, trois randonnées dans trois canyons différents, très beau, très chaud ! (bon je sais je me répète !) Une belle journée !



J8 Palm Springs – Salton Sea - Bombay Beach Ruins - Slab City - Salvation Mountain-Brawley En route vers la Salton Sea, c’est un endroit que nous voulions découvrir, mais avant un peu d’histoire : cette mer intérieure a été créée par une importante crue du Colorado en 1891. La région fut alors colonisée et d'importants travaux d'irrigation ont été réalisés. En 1905 une nouvelle crue du Colorado provoqua une catastrophe : l'eau se déversa par les canaux d'irrigation pendant plusieurs mois dans la plaine Salton, noyant fermes et habitations : elle noya ainsi environ 1 000 km2 de désert et créa une mer intérieure. La Salton Sea était jadis un paysage de carte postale, avec ses plages de sable fin et des myriades d'oiseaux migrateurs. A partir des années 1970, l'eau du lac commence à s'évaporer amorçant ainsi une catastrophe écologique. En effet, avec l'évaporation et l'irrigation, le niveau du lac diminue et par conséquent la concentration de sel, de phosphates et de pesticides augmente aussi, et ceux-ci remontent et finissent par contaminer la région ...


Bombay Beach, dans les années 1950-1960, la ville attirait le Tout-Hollywood comme les adeptes du ski nautique, de la plage et de la pêche. Les sports nautiques alors en pleine expansion attirent les célébrités. Frank Sinatra y a ses habitudes, Jerry Lewis et les Marx Brothers aussi. Les stars s’y retrouvent pour faire des fêtes à tout casser. A son apogée, la station balnéaire attire un million et demi de visiteurs par an. Aujourd’hui, Bombay Beach est une ville fantôme et moins de 300 personnes y vivent encore. La plupart des maisons sont en ruines et des caravanes délabrées côtoient des carcasses de voitures éventrées, ambiance de fin du monde, nous adorons !!!



Transport d'Istanbul à Pamukkale English translation pending
Bonjour à tous
Je suis actuellement à Istanbul et je souhaiterais me rendre à Pamukkale pour le 25 novembre pour 2 ou 3 jours Pouvez vous me donner des renseignements si cela est possible Et est il conseillé de se rendre sur agri vers le mont Ararat ? Merci
Je suis actuellement à Istanbul et je souhaiterais me rendre à Pamukkale pour le 25 novembre pour 2 ou 3 jours Pouvez vous me donner des renseignements si cela est possible Et est il conseillé de se rendre sur agri vers le mont Ararat ? Merci
Cabine balcon Costa Deliziosa English translation pending
Bonjour à tous
Pour ceux qui ont déjà pris ce bateau et qui ont été dans des cabines balcon, pouvez vous me dire quel est le meilleur pont en tout les cas celui le plus tranquille ? J'ai l'intention de faire la croisière dans les iles Grecques l'année prochaine et au départ je voulais prendre l'offre tout compris mais après calcul je n'ai pas vraiment l'impression que cela vaut le coup, enfin financièrement ...à moins peut être de pouvoir par ce biais profiter des 3 excursions à 49€..les cabines sont toutes au pont 7 pour cette offre. Bref du coup vu que je ne connais pas ce bateau je me demandais si ce pont était le mieux? Merci à ceux qui voudront bien me répondre. Bonne soirée à tous. Sandy
Pour ceux qui ont déjà pris ce bateau et qui ont été dans des cabines balcon, pouvez vous me dire quel est le meilleur pont en tout les cas celui le plus tranquille ? J'ai l'intention de faire la croisière dans les iles Grecques l'année prochaine et au départ je voulais prendre l'offre tout compris mais après calcul je n'ai pas vraiment l'impression que cela vaut le coup, enfin financièrement ...à moins peut être de pouvoir par ce biais profiter des 3 excursions à 49€..les cabines sont toutes au pont 7 pour cette offre. Bref du coup vu que je ne connais pas ce bateau je me demandais si ce pont était le mieux? Merci à ceux qui voudront bien me répondre. Bonne soirée à tous. Sandy
Avril 2018, du sable namibien aux eaux tumultueuses de Victoria English translation pending
Bonjour à tous ,
24 jours de bonheur , de dépaysement et de découvertes en tout genre ! Voilà ce que nous avons trouvé du 5 au 24 Avril 2018 en Namibie en traçant la "route "de Windhoek jusqu'aux Chutes Victoria .
Avant d'évoquer mes impressions et ressentis sur ce fabuleux voyage namibien je veux dire MERCI! Merci à tous ceux et celles qui par leurs récits, leurs expériences , leurs carnets distillent plein de conseils , d'infos pratiques et donnent tout simplement l'envie de voyager ! C 'est énorme ! Merci à la Nature qui nous a enchanté par la diversité de ses paysages , par son silence , sa beauté tout simplement .
Nous partons à 4 (mon mari et moi , sa soeur et son mari ) et ce 1er voyage en terre africaine a été construit en tenant compte des envies de chacun : - des paysages , des grands espaces en priorité et pour tous . - une envie d'autonomie , "d'exotisme " ... - la rencontre de la faune namibienne et surtout des hippopotames ! l'animal fétiche de mon mari! - et pourquoi pas les Chutes pour ma belle soeur ? - réserver par une agence pour partir" l'esprit tranquille " pour son mari. - éviter la haute saison et l' afflux des touristes .
Au final , ce sera un voyage en 4X4 version camping avec tentes sur le toit qui nous emmènera d'un univers minéral , désertique , rocailleux , sableux à un univers plus aquatique et animalier.
L'itinéraire que nous avons conçu est confié a une agence française qui a scrupuleusement respecté nos choix et assuré la réservation des vols , du véhicule et des campings .
LA PÉRIODE Choisir Avril c'était prendre le choix de la basse saison , donc moins de touristes , plus de tranquillité , de sérénité pour profiter des lieux et sites . Grimper seuls les dunes ce n'est que du bonheur ! Les campings et les lodges n'étaient pas bondés et c'était très appréciable .
Du point de vue météo , Avril est à la fin de la saison des pluies ; les nuits sont très clémentes , les journées très chaudes mais supportables . Nous avons eu quelques orages au loin et 2 gros épisodes de pluie mais en fin de soirée ou pendant la nuit . Et au matin tout est sec , le sol a tout absorbé ! la nature reverdit!
Choisir Avril pour observer et voir la faune , c'était prendre un risque ! Les animaux sont plus dispersés , les points d'eaux sont plus nombreux donc pas besoin pour eux de venir aux points d'eaux "touristiques"des campings ! Et effectivement zéros animaux à ces fameux points d'eaux comme à Etosha!
Si notre périple s'était arrêté à Etosha , il est certain que nous serions reparti bredouille de Namibie mais notre voyage allait au parc de Chobe en passant par la Bande de Caprivi , des régions où nous étions assurés de rencontrer la faune dont les fameux hippopotames !
La végétation en Avril est très présente , assez haute et peut parfois gêner pour la mise au point de nos amis et les rendre ausssi plus discrets .. Mais cette végétation amène de la fraîcheur , de la verdure dans des paysages rocailleux et de d'agréables senteurs .
LA PRÉPARATION ( en bref !) - Carnets, guides (le petit futé) , forums , discussions pour venir à bout d' un itinéraire , dissiper une inquiétude ou un doute , choisir les sites à visiter .... C 'est du plaisir ! - Cartes papier : Tracks 4africa et application Maps me pour se guider .Les 2 sont très bien. - Permis international (obtenu après une longue attente) . - Change en France d'euros pour des rands sud africains pour assurer les 1ères dépenses . - Traitement anti paludeen (générique simplement) suivi car nous allions vers des régions potentiellement infestées . - Réservation des vols , véhicules , hébergements en juillet 217 pour un voyage en Avril 2018.
Vols et Véhicule Aller : Paris / Windhoek avec La compagnie Ethiopian airline escale à Addis Abbeba . Retour : Victoria /Paris avec la même compagnie. Des vols à l'heure , des trajets sans secousse ; des services corrects.
Le véhicule : - Un Toyota hilux avec de bons pneus , 180000km équipé de ses 2 tentes et de tout le nécessaire de camping un peu vieillot mais tout est fonctionnel et rien ne manque à la panoplie : réchaud (dont la bouteille tiendra les 22jours ) , la grille pour le barbecue ( braai pardon!) , glacière fonctionnant à l'arrêt , table , pelle câble etc , etc .... - C 'est l'agence Odyssey Car qui nous briefe et tout y passe , la conduite, les consignes de vitesse de conduite , le montage et démontage des tentes , l'inventaire du véhicule ( le contenu , les éraflures) mais tout cela avec patience , sourire et bienveillance . Mais c'est indispensable ! Et rassurant .
L'itinéraire et les hébergements - Windhoek / Bagatelle Kalahari : - Bagatelle / Namibrand : ( family hide out ) : - Namibrand / Sesriem - 2 nuits - - Sesriem / Rostock - Rostock / Swakopmund ( Namib guest house ) - Swakopmund / Spiztkoppe - Spiztkoppe / Brandberg ( Brandberg white lady ) - Brandberg / Palmwag - Palmwag / Etosha( olifantsrus ) - Etosha ( okaukuejo ) - Etosha ( Namutoni ) - Namutoni / Onguma ( Onguma tented camp ) - Onguma / Rundu ( Hakusembe river lodge)- Rundu / Divundu ( Nunda river lodge) - Divundu / Kongola ( Namushasha river lodge ) - 2 nuits - - Kasane : camping de Senyati - 3 nuits - - Victoria : A'Zambezi river lodge .
Pas de regret sur cet itinéraire ; on peut toujours faire mieux ou plus mais avec nos envies , nos capacités , mais nous sommes ravis de ce que nous avons fait et vus . Il ne manque à ce voyage que la vision de certains animaux comme les rhinocéros , et un peu plus de prédateurs aussi .... Mais c'est la loi de la nature .

NB: c'est la première fois que je m'essaie à l'envoi et l'écriture , merci pour votre attention et indulgence!
WINDHOEK / BAGATELLE Jour 1 , jour où tout commence ; conduite à gauche, premières pistes et 1ER game drive dans la réserve pour découvrir oryx , autruches , springbok et les guépards avant de finir sur la colline pour le coucher de soleil , un verre à la main ! Terminer la journée par un bon repas au lodge dont dépend le camping et rentrer au camping pour monter les tentes de nuit!! ( bien sombres les nuits namibiennes ) . 1ère nuit venteuse , des orages au loin et la pluie qui s'invite. Pas de souci , les tentes tiennent bien .





Avant d'évoquer mes impressions et ressentis sur ce fabuleux voyage namibien je veux dire MERCI! Merci à tous ceux et celles qui par leurs récits, leurs expériences , leurs carnets distillent plein de conseils , d'infos pratiques et donnent tout simplement l'envie de voyager ! C 'est énorme ! Merci à la Nature qui nous a enchanté par la diversité de ses paysages , par son silence , sa beauté tout simplement .
Nous partons à 4 (mon mari et moi , sa soeur et son mari ) et ce 1er voyage en terre africaine a été construit en tenant compte des envies de chacun : - des paysages , des grands espaces en priorité et pour tous . - une envie d'autonomie , "d'exotisme " ... - la rencontre de la faune namibienne et surtout des hippopotames ! l'animal fétiche de mon mari! - et pourquoi pas les Chutes pour ma belle soeur ? - réserver par une agence pour partir" l'esprit tranquille " pour son mari. - éviter la haute saison et l' afflux des touristes .
Au final , ce sera un voyage en 4X4 version camping avec tentes sur le toit qui nous emmènera d'un univers minéral , désertique , rocailleux , sableux à un univers plus aquatique et animalier.
L'itinéraire que nous avons conçu est confié a une agence française qui a scrupuleusement respecté nos choix et assuré la réservation des vols , du véhicule et des campings .
LA PÉRIODE Choisir Avril c'était prendre le choix de la basse saison , donc moins de touristes , plus de tranquillité , de sérénité pour profiter des lieux et sites . Grimper seuls les dunes ce n'est que du bonheur ! Les campings et les lodges n'étaient pas bondés et c'était très appréciable .
Du point de vue météo , Avril est à la fin de la saison des pluies ; les nuits sont très clémentes , les journées très chaudes mais supportables . Nous avons eu quelques orages au loin et 2 gros épisodes de pluie mais en fin de soirée ou pendant la nuit . Et au matin tout est sec , le sol a tout absorbé ! la nature reverdit!
Choisir Avril pour observer et voir la faune , c'était prendre un risque ! Les animaux sont plus dispersés , les points d'eaux sont plus nombreux donc pas besoin pour eux de venir aux points d'eaux "touristiques"des campings ! Et effectivement zéros animaux à ces fameux points d'eaux comme à Etosha!
Si notre périple s'était arrêté à Etosha , il est certain que nous serions reparti bredouille de Namibie mais notre voyage allait au parc de Chobe en passant par la Bande de Caprivi , des régions où nous étions assurés de rencontrer la faune dont les fameux hippopotames !
La végétation en Avril est très présente , assez haute et peut parfois gêner pour la mise au point de nos amis et les rendre ausssi plus discrets .. Mais cette végétation amène de la fraîcheur , de la verdure dans des paysages rocailleux et de d'agréables senteurs .
LA PRÉPARATION ( en bref !) - Carnets, guides (le petit futé) , forums , discussions pour venir à bout d' un itinéraire , dissiper une inquiétude ou un doute , choisir les sites à visiter .... C 'est du plaisir ! - Cartes papier : Tracks 4africa et application Maps me pour se guider .Les 2 sont très bien. - Permis international (obtenu après une longue attente) . - Change en France d'euros pour des rands sud africains pour assurer les 1ères dépenses . - Traitement anti paludeen (générique simplement) suivi car nous allions vers des régions potentiellement infestées . - Réservation des vols , véhicules , hébergements en juillet 217 pour un voyage en Avril 2018.
Vols et Véhicule Aller : Paris / Windhoek avec La compagnie Ethiopian airline escale à Addis Abbeba . Retour : Victoria /Paris avec la même compagnie. Des vols à l'heure , des trajets sans secousse ; des services corrects.
Le véhicule : - Un Toyota hilux avec de bons pneus , 180000km équipé de ses 2 tentes et de tout le nécessaire de camping un peu vieillot mais tout est fonctionnel et rien ne manque à la panoplie : réchaud (dont la bouteille tiendra les 22jours ) , la grille pour le barbecue ( braai pardon!) , glacière fonctionnant à l'arrêt , table , pelle câble etc , etc .... - C 'est l'agence Odyssey Car qui nous briefe et tout y passe , la conduite, les consignes de vitesse de conduite , le montage et démontage des tentes , l'inventaire du véhicule ( le contenu , les éraflures) mais tout cela avec patience , sourire et bienveillance . Mais c'est indispensable ! Et rassurant .
L'itinéraire et les hébergements - Windhoek / Bagatelle Kalahari : - Bagatelle / Namibrand : ( family hide out ) : - Namibrand / Sesriem - 2 nuits - - Sesriem / Rostock - Rostock / Swakopmund ( Namib guest house ) - Swakopmund / Spiztkoppe - Spiztkoppe / Brandberg ( Brandberg white lady ) - Brandberg / Palmwag - Palmwag / Etosha( olifantsrus ) - Etosha ( okaukuejo ) - Etosha ( Namutoni ) - Namutoni / Onguma ( Onguma tented camp ) - Onguma / Rundu ( Hakusembe river lodge)- Rundu / Divundu ( Nunda river lodge) - Divundu / Kongola ( Namushasha river lodge ) - 2 nuits - - Kasane : camping de Senyati - 3 nuits - - Victoria : A'Zambezi river lodge .
Pas de regret sur cet itinéraire ; on peut toujours faire mieux ou plus mais avec nos envies , nos capacités , mais nous sommes ravis de ce que nous avons fait et vus . Il ne manque à ce voyage que la vision de certains animaux comme les rhinocéros , et un peu plus de prédateurs aussi .... Mais c'est la loi de la nature .

NB: c'est la première fois que je m'essaie à l'envoi et l'écriture , merci pour votre attention et indulgence!
WINDHOEK / BAGATELLE Jour 1 , jour où tout commence ; conduite à gauche, premières pistes et 1ER game drive dans la réserve pour découvrir oryx , autruches , springbok et les guépards avant de finir sur la colline pour le coucher de soleil , un verre à la main ! Terminer la journée par un bon repas au lodge dont dépend le camping et rentrer au camping pour monter les tentes de nuit!! ( bien sombres les nuits namibiennes ) . 1ère nuit venteuse , des orages au loin et la pluie qui s'invite. Pas de souci , les tentes tiennent bien .





Croisière MSC Orchestra Copenhague - Warnemunde - Stavanger - Hellesylt / Geiranger - Flam English translation pending
Bonjour à tous,Nous rentrons de notre deuxième croisière avec MSC Orchestra et je souhaitais partager notre périple avec vous afin de vous donner quelques conseils qui m'ont, moi aussi, permis d'organiser ce beau voyage.
Donc direction la Norvège au départ de Copenhague. Nous nous sommes rendus à Copenhague en voiture (avec des escales sur la route pour visiter notamment Lübeck en Allemagne).
Sur le port de Copenhague, un grand parking en libre service. Stationnement payant > 1 semaine 420 DKK. Attention, ce parking n'est pas surveillé mais nous n'avons rencontré aucun problème.
Check-in à 12h20 pour un départ à 18h. Nous sommes montés sur le bateau vers 13h. Nous visiterons Copenhague à notre retour. Possibilité de se restaurer et de rejoindre nos cabines. Visite du bateau qui ressemble beaucoup au Poesia que nous avions pris lors de notre première croisière. Aussi beau l'un que l'autre.
Et c'est parti pour une semaine.
WARNEMUNDE : Première escale de notre voyage. Plus une escale de transit car beaucoup de passagers montent et descendent en Allemagne. Ceci dit une très belle découverte. Warnemunde est une petite ville du bord de mer. En descendant du bateau, un petit pont permet d'accéder directement au centre. Beaucoup de petits boutiques aussi bien pour faire du shopping que pour manger et goûter les spécialités telles que les saucisses Bratwurst. Très appréciées par les enfants. Visite de l'église et arrêt sur la superbe plage tout prêt du port. Temps magnifique et une eau pas si froide que ça.
STAVANGER : Après une journée en mer nous arrivons en Norvège et notre arrêt à Stavanger. Le bateau est amarré juste devant la vieille ville Gamle Stavanger que du coup vous ne pouvez pas rater. De l'autre côté du port, vous trouverez la rue tout en couleur Ovre Holmegate où vous pouvez flâner tranquillement en passant par l'église et les ruelles piétonnes. Notre escale n'étant pas très longue, la visite du rocher mythique Preikestolen n'était pas possible pour nous mais, sachez que des compagnies proposent les mêmes balades que MSC beaucoup moins cher. Elles se trouvent sur le port juste à votre gauche en descendant du bateau. Du coup, pour nous, j'avais prévu de nous rendre à Sverd i Fjell (les épées sur les rochers) et pour cela de prendre le bus ligne 16. L'arrêt se trouve à côté du plan d'eau près du port de Vagen. Il faut descendre à Mandlaleiren. Les bus sont très ponctuels aucun problème de ce côté là. Comptez environ 15 minutes pour vous rendre sur place. 30 euros pour 4 personnes aller/retour (attention à payer en couronnes). Le site est très beau. Un peu frustré de devoir repartir si vite.
HELLESYLT/GEIRANGER : L'arrêt à Hellesylt n'est possible que pour les personnes ayant pris les excursions au départ de cet endroit avec MSC. Pour les autres direction Geiranger. En arrivant au quai, il pleut 😐. Un bras articulé permet aux passagers de descendre du bateau. Beaucoup de monde c'est un peu la cohue mais on finira par y arriver. Nous mettons un pied à terre et le soleil apparait 😄. J'avais prévu une randonnée avec les enfants donc direction Vesterasfjellet. Possibilité de prendre un plan des randonnées à l'office du tourisme. Grimper sur la route vers le Fjord Center. Vous avez la possibilité de le faire par la passerelle qui longe la cascade mais beaucoup de monde ce matin là. Nous préférerons la faire au retour. Après l'hôtel prendre à gauche le chemin direction Vesteras Gard. Très belle randonnée qui monte dure mais réalisable même avec des enfants (qui d'ailleurs auront beaucoup moins de mal que les parents ... 🤪). Un petit passage par la ferme avec la traversée d'un pâturage de moutons et de chèvres mais également de lamas 😉. A l'arrivée une superbe vue sur le fjord et sur notre bateau de croisière. En cas de pluie attention le chemin est glissant. Comptez bien 3 heures l'aller/retour en prenant le temps de respirer. Retour au bateau par la passerelle qui longe la cascade. Les nuages reviennent. Ne pas rater la vue depuis le bateau lors du passage dans ce fjord magnifique et ces superbes cascades notamment la cascade des 7 sœurs à droite du bateau. Une super journée.
FLAM : Au vu des prix exorbitants que propose MSC pour une excursion j'avais un peu anticipé et réservé de mon côté. En s'y prenant un peu beaucoup à l'avance, j'ai eu la possibilité de réserver le Flamsbana directement sur le site https://www.visitnorway.fr/destinations-norvege/region-ouest/sognefjord/flam/ mais seulement pour la montée. Vraiment sympa avec des paysages magnifiques. Plus de places pour redescendre mais personnellement je ne vois pas l'intérêt de prendre le train en sens inverse. La vue est la même dans les deux sens 😉 J'avais lu sur le forum qu'on pouvait descendre en vélo en les louant directement à Myrdal. Ce que j'ai fait via le site www.caferallaren.no 350 NOK par vélo adulte ou enfant c'est le même prix. Les vélos étaient bien là à nous attendre. Attention avec des enfants les 2 premiers kilomètres sont difficiles. Nous avons dû les descendre à pied en poussant les vélos. Beaucoup de graviers avec des lacets et des virages qui finissent dans le vide. Prévoir 3h bien large pour éviter de rater le bateau 😎. C'est la plus belle piste cyclable que je n'ai jamais faite. A ne rater sous aucun prétexte. Nous sommes rentrés tous émerveillés. Une très belle escale avec 27 degrés.
COPENHAGUE : Arrivée à Copenhague le samedi et fin de notre croisière. Nous avions pris une nuit à l'auberge DANHOSTEL pour nous permettre de visiter le ville tranquillement. Copenhague est une ville magnifique jeune et animée. Après avoir déposé nos valises à l'auberge, nous nous sommes dirigés vers TIVOLI à pied tout près. Un très beau parc en plein centre. Les prix sont assez élevés mais nous sommes au Danemark normal. Une bonne matinée pour faire le tour et quelques attractions avec les enfants. Ensuite direction le quartier Nyhavn riche en cafés et restaurants typiques en passant devant la vieille Bourse le château de Rosenborg l'église Holmens ... Beaucoup de travaux en ce mois de juillet mais facile de s'y déplacer. Je vous conseille de louer des vélos 10 euros par jour. Copenhague possède plus de 350 kms de pistes cyclables très bien sécurisées. Aussi vous avez la possibilité de louer de petits bateaux sans permis GOBOAT. A réserver sinon pas de places comme nous 🙁. Une prochaine fois.
J'espère vous avoir donné quelques bons tuyaux.
Une très belle croisière dans ce Nord si loin d'être hostile. Des paysages à couper le souffle. Par contre des pays très chers (merci le bateau pour le tout compris à bord 😉)
Bonne croisière à vous
Sécurité à Lombok English translation pending
Bonjour,
Nous envisageons un voyage de 3 semaines en Août dans les petites îles de la sonde : Lombok et autres îles non encore définies. Qu'en est-il de la sécurité sur place ? J'ai lu sur le net qu'il y a eu plusieurs cas d'agressions violentes à Kuta sur Lombok. Qu'en est-il réellement ? L'Islam pratiqué dans cette région est-il rigoriste ?
Merci par avance pour vos réponses
Nous envisageons un voyage de 3 semaines en Août dans les petites îles de la sonde : Lombok et autres îles non encore définies. Qu'en est-il de la sécurité sur place ? J'ai lu sur le net qu'il y a eu plusieurs cas d'agressions violentes à Kuta sur Lombok. Qu'en est-il réellement ? L'Islam pratiqué dans cette région est-il rigoriste ?
Merci par avance pour vos réponses
Descentes en felouque au départ d'Assouan vers Louxor English translation pending
Bonjour à tous,
L'Egypte revient au programme de nos envies. Nous y sommes déjà allés un paquet de fois mais pas depuis 2006 !
J'aimerais savoir si les descentes, au départ d'Assouan vers Louxor, en felouque se font toujours ? Quelqu'un à une expérience, un contact récent ?
Je pense que Siwa est hors d'accès mais qu'en est il de Bahariya et Farafra et Dahla ?
L'Egypte revient au programme de nos envies. Nous y sommes déjà allés un paquet de fois mais pas depuis 2006 !
J'aimerais savoir si les descentes, au départ d'Assouan vers Louxor, en felouque se font toujours ? Quelqu'un à une expérience, un contact récent ?
Je pense que Siwa est hors d'accès mais qu'en est il de Bahariya et Farafra et Dahla ?
Voyage au Québec en février English translation pending
Bonjour a tous... voyage du 03/02/2018 retour le 16/02/2018 je prend tous les bons conseils 😉😉😉 merci
Îles Perhentian ou Tioman English translation pending
Bonjour,
Qui serait allé l'été dernier sur ces deux iles et pourrait me dire laquelle choisir pour y passer 4/5j en aout ?
Nos critères : certes la beauté du coin mais aussi une ambiance moins touristique, plus cool... balade à velo, interieur de l ile encore local...
Merci d' avance Xtine
Merci d' avance Xtine
Compte rendu Serenade of the Seas fjords de Norvège du 6 au 13 août 2016 English translation pending
Bonsoir à tous 😉
En préambule, les fjords me tentaient depuis longtemps, nous avons chois RCI car la croisière similaire sur MSC s'effectuait sur le musica que nous connaissions déjà et que nous aimons bien découvrir de nouveaux paquebots à chaque nouvelle croisière, le second bateau était trop petit à notre goût. Après notre découverte de l' Allure et de RCI en octobre nous avons été conquis par cette compagnie et avons donc réitéré
Après avoir réservé une cabine balcon garantie chez un prestataire allemand connu ici, je n'ai pas pu m'empêcher de regarder les prix ailleurs par la suite et banco !! Un mois après, elle était a moitié prix sur le site de RCL, j'ai pu annuler ( je n'ai perdu que 296€ ) et réserver du coup une mini suite 😏
Départ jeudi soir en TGV Nimes Roissy, nuit au Novotel, pas de vue sur les avions dommage ! Lever très matinal car nous avions choisi un vol très tôt pour pouvoir visiter Copenhague dans la journée. La grève d'Air France s'est arrêtée juste à temps pour nous 😏
Vol sans encombre, taxi jusqu'à l'hôtel dans le quartier de la gare où nous posons nos bagages et nous voilà partis à la découverte de Copenhague, très sympa, nous avons tout fait à pied ( entre 10 et 15 km ). Beaucoup de beaux monuments assez imposants, des vélos partout, une ville où il doit faire bon vivre, malgré le temps pluvieux et changeant




Après une bonne nuit de sommeil, nous prenons un taxi pour nous rendre au port.
RCI nous avait envoyé un mail il y a quelques jours pour organiser l'embarquement, une heure était dédiée à chaque pont et comme nous étions au pont 10, celui des suites, nous étions convoqués à 10h30, SUPER !!
Après avoir rempli le questionnaire de santé, nous avons été dirigés vers une ligne réservée aux suites, de toute façon pas grand monde aux guichets, en 20 mn nous étions sur le bateau ! On me tend le journal de bord en anglais 🤪
Pas de verre de bienvenue, nous montons directement au pont 10 ou l'accès aux cabines est fermé, une affiche indique qu'elles seront prêtes à 13h 00.
À plus tard pour la découverte du bateau 😛
En préambule, les fjords me tentaient depuis longtemps, nous avons chois RCI car la croisière similaire sur MSC s'effectuait sur le musica que nous connaissions déjà et que nous aimons bien découvrir de nouveaux paquebots à chaque nouvelle croisière, le second bateau était trop petit à notre goût. Après notre découverte de l' Allure et de RCI en octobre nous avons été conquis par cette compagnie et avons donc réitéré
Après avoir réservé une cabine balcon garantie chez un prestataire allemand connu ici, je n'ai pas pu m'empêcher de regarder les prix ailleurs par la suite et banco !! Un mois après, elle était a moitié prix sur le site de RCL, j'ai pu annuler ( je n'ai perdu que 296€ ) et réserver du coup une mini suite 😏
Départ jeudi soir en TGV Nimes Roissy, nuit au Novotel, pas de vue sur les avions dommage ! Lever très matinal car nous avions choisi un vol très tôt pour pouvoir visiter Copenhague dans la journée. La grève d'Air France s'est arrêtée juste à temps pour nous 😏
Vol sans encombre, taxi jusqu'à l'hôtel dans le quartier de la gare où nous posons nos bagages et nous voilà partis à la découverte de Copenhague, très sympa, nous avons tout fait à pied ( entre 10 et 15 km ). Beaucoup de beaux monuments assez imposants, des vélos partout, une ville où il doit faire bon vivre, malgré le temps pluvieux et changeant




Après une bonne nuit de sommeil, nous prenons un taxi pour nous rendre au port.
RCI nous avait envoyé un mail il y a quelques jours pour organiser l'embarquement, une heure était dédiée à chaque pont et comme nous étions au pont 10, celui des suites, nous étions convoqués à 10h30, SUPER !!
Après avoir rempli le questionnaire de santé, nous avons été dirigés vers une ligne réservée aux suites, de toute façon pas grand monde aux guichets, en 20 mn nous étions sur le bateau ! On me tend le journal de bord en anglais 🤪
Pas de verre de bienvenue, nous montons directement au pont 10 ou l'accès aux cabines est fermé, une affiche indique qu'elles seront prêtes à 13h 00.
À plus tard pour la découverte du bateau 😛
Into Africa English translation pending
Traquer les castors.
Vous avez lu Jack London et les écrivains chasseurs de Missoula, vous pensez tout connaître de la chasse aux castors ? J'étais comme vous !
Jusqu'au jour où il fallu chasser le castor en Afrique du Sud. Les frimas antarctiques parvenaient-ils jusque là ? Ou bien ma guide était-elle givrée ? D'autant que la chasse débuta dans les zones industrielles du Cap. Drôle de safari !
Voilà l'histoire. J'aime rouler, comme d'autres aiment marcher. Or ma Co, un peu lassée de passer la moitié de l'année comme un oiseau sur la branche, perchée dans un Land Rover et secouée comme un prunier, souhaitait une base. Elle redouble d'ingéniosité pour ne pas effaroucher le pigeon voyageur et sa dernière trouvaille est de poser le lit de la maison africaine... sur roulettes. Or roulettes, en anglais c'est castors !
D'usines en grossistes nous voilà donc en quête de castors. Celles-ci seraient de la bonne taille mais leur flanc blanc rappelle les cabriolets vintage (je n'ai pas l'intention de faire le tour du quartier dans cet appareil), les suivantes sont trop sophistiquées et leur crampons inadaptés au béton ciré. Le bon modèle trouvé, se pose la question des freins : sur deux roues ou sur quatre ? Je fais remarquer qu'avec seulement deux roues freinées, on risque l'embardée, voire le tête-à-queue.
Le sofa aux castors
Hips Woodstock est le nouveau quartier branché du Cap, mais dans cette usine reconvertie en fabrique de tendances, le hic c'est que les hipsters se nourrissent de salades et de jus non distillés. Par chance, dans l'atelier voisin, Rosetta sélectionne les meilleurs cafés du monde, les torréfie fraîchement elle-même et les sert moulu a mano. Le pur arabica du Nicaragua est un puissant anti-narcotique. Plus loin, les anciens moulins de la ville sont un autre lieu tendance. Je déniche dans une cave le seul brandy élaboré dans le Désert du Kalahari et si un aveugle ne l'en trouverait pas meilleur, pour un assoiffé de désert ce berceau change tout. Bouteille élancée, robe tirant au rooibos -ou est-ce le souvenir des dunes rouges?-, plutôt sec en bouche, 43° d'alcool, comme de Celsius au pays. Dès la première gorgée le soleil couchant sculpte les nuages gris en continents flamboyants.
Noir Il pleut rarement dans la vallée située immédiatement au nord des Swartberg Mountains et, ce matin, on comprend bien pourquoi. Les masses nuageuses prélevées sur l'Océan Indien se heurtent à un barrage infranchissable. Pour être noires, les Swartberg le sont, coiffées d'un niqab lourd qui, à mesure de notre progression, s'allégera en une mantille gris perle laissant entrevoir une arête, un renflement, puis s'effacera au col, dévoilant la beauté nue.
Quand la réalité dépasse la fiction Cape Town Films Studios est installé au bord de la N2. Là, sont reconstitués des galions plus grands que la petite mer censée les porter -le cinéma, ce leurre. De l'autre côté de la route s'étend Mitchells Plains, le plus peuplé des townships du Cap, cinq cent mille personnes en galère. Mais qui, aujourd'hui, serait intéressé par un film à ce sujet ?
L'arbre et les hommes (spleen) Mon voisin était vieux et malade. C'est ce qu'ont avancé les hommes pour le passer au scanner. Scanner fatal, voilà mon voisin découpé en tranches -il était trop vieux pour les planches. Les hommes, qui ramènent tout à eux, ont dispersé les rondelles de l'infortuné et, sur ses anneaux concentriques, ont reporté les dates de leurs péripéties, de la naissance de Richard III au centre du tronc à la fin de l'apartheid près de l'écorce. On voit bien que feu mon voisin, même couché, les dépasse. Lui et moi sommes des Common Yellowwood de l'Outeniqua et, bien que nous soyons communs (pas plus communs, en réalité, que les taxinomistes qui nous ont ainsi réduits) nous avons droit à notre réserve, dont je sors exceptionnellement aujourd'hui. De fait, nous sommes parqués et les hommes communs doivent payer un droit de visite à d'autres, habillés en vert, pour nous approcher. Ils ne viennent guère parce qu'il faut marcher et maintenant je m'ennuie. Mon voisin et moi étions contemporains, à une cinquantaine d'années près -que sont cinquante tours de soleil lorsqu'on est âgé de six siècles- et nous nous sommes payés du bon temps -j'ai le souvenir de Khoisans nous escaladant pour échapper aux éléphants- mais depuis quelques décennies ce n'est plus ça. Moi aussi j'aspire à la gloire posthume et je me demande si je ne vais pas demander un scanner à la tronçonneuse.
Évolution L'espèce a mis des siècles pour passer d'une existence nomade de chasseur-cueilleur à une vie sédentaire et cultivatrice -son dernier avatar étant la Culture. Imaginez pareille révolution à l'échelle d'une vie ! L'homme avait sa carte chez 4X4 MegaWorld et le voilà chez Builders (genre Casto local ou Le Roi Merlin désenchanté). Il troque sa clef à griffe contre une perceuse et sa pince-étau contre une scie circulaire. Renonce à la lampe torche pour des ampoules basse tension (il sent bien que la sienne baisse aussi), remplace la pelle à désensabler par une bêche, les rivets par les vis à bois. Par chance, la maison africaine est située dans le désert : il évitera l'affront de la tondeuse à gazon. La femme est au rayon graines (citrouilles blanches, rhubarbe, navets, betteraves, un coup à prendre racines) quand l'homme fait un malaise allée 17: au rayon peintures, il a vu la vie en rose.
Le Defender transformé en camionnette et le baroudeur en livreur
A trop s'épancher... … le cœur est tombé dans la vasque. C'est une manie en Afrique du Sud, plus grave qu'en Californie ou en Australie: il mettent des cœurs partout. De toutes les tailles et dans toutes les matières (métal, bois, ciment, fil de fer, parfois barbelé, grillage (tout un programme), céramique, tissu, perles...), seuls ou associés à une maxime définitive quand ce n'est pas à la croix des chrétiens. Mais c'est la première fois que j'en vois un formé de galets libres tapissant le fond du lavabo.
Haut les cœurs ! Toutes les familles de Steytlerville pavoisent dans la grand rue, jour et nuit, toute l'année, même celles qui résident dans le township. Une petite centaine d'oriflammes flottent sur le terre-plein central et chacune porte le blason d'une famille. Ceux des familles d'origine européenne ont le plus souvent un fond d'écusson tandis que ceux des familles xhosas sont portés par un bouclier de peau oblong et deux lances entrecroisées. Les motifs de bétail reviennent souvent mais aussi les haches, les symboles religieux ou de pouvoir et bien sûr les lions. Il y a même les Fitzhenry dont les armes feraient pâlir la famille royale d'Angleterre (d'autant que leurs voisins sont les Middleton). Certains ont ajouté une devise. En latin pour les familles venues d'Europe, Confido in deo, Alte volo, Suaviter ou Pro veritate, en xhosa pour les autres, Abantu basemlanjeni (Ceux de la rivière), Masihlangane simanyane (Unissons-nous) ou Sebenzima waphumelela (Durement gagné).
San sousi Quelques maisons précaires au bord d'une piste perdue. Les habitants sont absents et il n'est pas possible de lever ce doute : s'agit-il de Bushmen (Bochimans, en français) qui préfèrent l'appellation de San ? Premiers et derniers chasseurs-cueilleurs d'Afrique Australe, ils sont de plus en plus contraints à la sédentarisation. Y prendraient-ils goût au point de nommer le lieu « San sousi » ? Vais-je, moi aussi, devoir apposer une pancarte « Sam Suffy» ?
29, le jour le plus hot Les jours précédents, Nathan et Kashief ont creusé, à la main, une tranchée de quatre-vingt mètres de long, profonde de quarante centimètres et large d'autant, pour enfouir la ligne électrique qui alimente la pompe du forage. Elle serpentait en surface depuis toujours mais les normes parviennent désormais jusqu'ici. Nous partageons des rafraîchissements et je les fais rire en disant qu'ils s'en tirent bien car en Europe c'est à cinquante centimètres de profondeur qu'ils auraient dû creuser. Le câble passé sous gaine dans la matinée, ils doivent reboucher avant la nuit. Je parie qu'ils n'y parviendront pas. A l'heure du soleil meurtrier nous les trouvons profondément endormis à même le ciment d'un auvent. Chut. Nathan porte un ample bonnet rasta et la pilosité pour le retenir alors que Kashief est vêtu d'un bleu de travail local, pantalon coupé en bermuda, et coiffé d'une casquette de base ball. Chaque pelletée soulève un soupir de poussière et ils foulent le rebouchage en mesure, dansant dans leurs fausses Nike. L'Américain semble abattre plus de boulot que le Jamaïcain mais celui-ci a un sens consommé de l'économie de moyens. Le choc des pelles heurtant les pierres nous parvient plus souvent en mono qu'en stéréo. Par moment ils se redressent, remontent leurs Ray-Ban chinoises pour contempler ce qui est fait et affrontent du regard ce qui reste. Jusqu'au moment de la bascule. Alors, la joie d'en finir efface la fatigue. Il faudra pourtant revenir demain. La température était proche de 40° à l'ombre. Leur salaire journalier est de cent rands (env. six euros).
Un feu d'enfer L'Afrique du Sud subit la pire sécheresse depuis un siècle. Une des vallées désertiques des Swartberg Mountains est en feu depuis des jours. La nuit, la fumée éclairée par l'incendie fait une crinière rousse à la montagne. Ce soir, attisé par le vent antarctique, le feu a franchi la crête et dévale la pente vers le village. Vue de la maison, le panache de fumées rouges aidant, la progression forme comme des coulées de lave. Pompéi et pompier ont-ils la même racine ? Point de Canadairs ici, seulement des paysans et leurs citernes attelées aux tracteurs. Combien de tortues, de fourmis et de serpents carbonisés, combien de protéas calcinés, combien d'années faudra-t-il pour revivre ici ? Paradoxalement, c'est la partie opposée à Die Hel (l'Enfer) qui brûle : la Nature est inculte ! Sur le téléphone français je reçois un sms. Alerte Orange : en prévision d'orages, débranchez votre Live Box. Je brûlerais mille Box, comme des cierges, pour un orage ici. Einaudi frappe le piano comme on frappe le feu avec des couvertures. Au matin le vent s'est retourné et souffle un feu de forge vers Die Hel. L'incendie, porté par les protéas en fleurs et le fynbos desséché, devra parcourir les quarante kilomètres de la vallée pour rentrer chez lui. A moins que l'orage attendu demain ne lui coupe la retraite une bonne fois pour toutes et qu'on en termine avec ces histoires. Les bâtiments du Parc sont assiégés par les flammes, des plantations périphériques d'oliviers ont brûlé (l'olive grillée ça ne vaut rien) et quelques habitations sont menacées. Arrivent alors des hélicoptères jaunes vrombissants, un filin retenant une outre qu'ils remplissent en quelques secondes, en vol stationnaire au-dessus des étangs servant à l'irrigation, et larguent sur les foyers. Si le soleil pouvait rester couché sur l'horizon, l'oriental ou l'occidental, comme il lui plaira, et nous épargner sa parade zénithale.
Le sofa aux castors

Hips Woodstock est le nouveau quartier branché du Cap, mais dans cette usine reconvertie en fabrique de tendances, le hic c'est que les hipsters se nourrissent de salades et de jus non distillés. Par chance, dans l'atelier voisin, Rosetta sélectionne les meilleurs cafés du monde, les torréfie fraîchement elle-même et les sert moulu a mano. Le pur arabica du Nicaragua est un puissant anti-narcotique. Plus loin, les anciens moulins de la ville sont un autre lieu tendance. Je déniche dans une cave le seul brandy élaboré dans le Désert du Kalahari et si un aveugle ne l'en trouverait pas meilleur, pour un assoiffé de désert ce berceau change tout. Bouteille élancée, robe tirant au rooibos -ou est-ce le souvenir des dunes rouges?-, plutôt sec en bouche, 43° d'alcool, comme de Celsius au pays. Dès la première gorgée le soleil couchant sculpte les nuages gris en continents flamboyants.
Noir Il pleut rarement dans la vallée située immédiatement au nord des Swartberg Mountains et, ce matin, on comprend bien pourquoi. Les masses nuageuses prélevées sur l'Océan Indien se heurtent à un barrage infranchissable. Pour être noires, les Swartberg le sont, coiffées d'un niqab lourd qui, à mesure de notre progression, s'allégera en une mantille gris perle laissant entrevoir une arête, un renflement, puis s'effacera au col, dévoilant la beauté nue.
Quand la réalité dépasse la fiction Cape Town Films Studios est installé au bord de la N2. Là, sont reconstitués des galions plus grands que la petite mer censée les porter -le cinéma, ce leurre. De l'autre côté de la route s'étend Mitchells Plains, le plus peuplé des townships du Cap, cinq cent mille personnes en galère. Mais qui, aujourd'hui, serait intéressé par un film à ce sujet ?
L'arbre et les hommes (spleen) Mon voisin était vieux et malade. C'est ce qu'ont avancé les hommes pour le passer au scanner. Scanner fatal, voilà mon voisin découpé en tranches -il était trop vieux pour les planches. Les hommes, qui ramènent tout à eux, ont dispersé les rondelles de l'infortuné et, sur ses anneaux concentriques, ont reporté les dates de leurs péripéties, de la naissance de Richard III au centre du tronc à la fin de l'apartheid près de l'écorce. On voit bien que feu mon voisin, même couché, les dépasse. Lui et moi sommes des Common Yellowwood de l'Outeniqua et, bien que nous soyons communs (pas plus communs, en réalité, que les taxinomistes qui nous ont ainsi réduits) nous avons droit à notre réserve, dont je sors exceptionnellement aujourd'hui. De fait, nous sommes parqués et les hommes communs doivent payer un droit de visite à d'autres, habillés en vert, pour nous approcher. Ils ne viennent guère parce qu'il faut marcher et maintenant je m'ennuie. Mon voisin et moi étions contemporains, à une cinquantaine d'années près -que sont cinquante tours de soleil lorsqu'on est âgé de six siècles- et nous nous sommes payés du bon temps -j'ai le souvenir de Khoisans nous escaladant pour échapper aux éléphants- mais depuis quelques décennies ce n'est plus ça. Moi aussi j'aspire à la gloire posthume et je me demande si je ne vais pas demander un scanner à la tronçonneuse.
Évolution L'espèce a mis des siècles pour passer d'une existence nomade de chasseur-cueilleur à une vie sédentaire et cultivatrice -son dernier avatar étant la Culture. Imaginez pareille révolution à l'échelle d'une vie ! L'homme avait sa carte chez 4X4 MegaWorld et le voilà chez Builders (genre Casto local ou Le Roi Merlin désenchanté). Il troque sa clef à griffe contre une perceuse et sa pince-étau contre une scie circulaire. Renonce à la lampe torche pour des ampoules basse tension (il sent bien que la sienne baisse aussi), remplace la pelle à désensabler par une bêche, les rivets par les vis à bois. Par chance, la maison africaine est située dans le désert : il évitera l'affront de la tondeuse à gazon. La femme est au rayon graines (citrouilles blanches, rhubarbe, navets, betteraves, un coup à prendre racines) quand l'homme fait un malaise allée 17: au rayon peintures, il a vu la vie en rose.
Le Defender transformé en camionnette et le baroudeur en livreur

A trop s'épancher... … le cœur est tombé dans la vasque. C'est une manie en Afrique du Sud, plus grave qu'en Californie ou en Australie: il mettent des cœurs partout. De toutes les tailles et dans toutes les matières (métal, bois, ciment, fil de fer, parfois barbelé, grillage (tout un programme), céramique, tissu, perles...), seuls ou associés à une maxime définitive quand ce n'est pas à la croix des chrétiens. Mais c'est la première fois que j'en vois un formé de galets libres tapissant le fond du lavabo.
Haut les cœurs ! Toutes les familles de Steytlerville pavoisent dans la grand rue, jour et nuit, toute l'année, même celles qui résident dans le township. Une petite centaine d'oriflammes flottent sur le terre-plein central et chacune porte le blason d'une famille. Ceux des familles d'origine européenne ont le plus souvent un fond d'écusson tandis que ceux des familles xhosas sont portés par un bouclier de peau oblong et deux lances entrecroisées. Les motifs de bétail reviennent souvent mais aussi les haches, les symboles religieux ou de pouvoir et bien sûr les lions. Il y a même les Fitzhenry dont les armes feraient pâlir la famille royale d'Angleterre (d'autant que leurs voisins sont les Middleton). Certains ont ajouté une devise. En latin pour les familles venues d'Europe, Confido in deo, Alte volo, Suaviter ou Pro veritate, en xhosa pour les autres, Abantu basemlanjeni (Ceux de la rivière), Masihlangane simanyane (Unissons-nous) ou Sebenzima waphumelela (Durement gagné).
San sousi Quelques maisons précaires au bord d'une piste perdue. Les habitants sont absents et il n'est pas possible de lever ce doute : s'agit-il de Bushmen (Bochimans, en français) qui préfèrent l'appellation de San ? Premiers et derniers chasseurs-cueilleurs d'Afrique Australe, ils sont de plus en plus contraints à la sédentarisation. Y prendraient-ils goût au point de nommer le lieu « San sousi » ? Vais-je, moi aussi, devoir apposer une pancarte « Sam Suffy» ?
29, le jour le plus hot Les jours précédents, Nathan et Kashief ont creusé, à la main, une tranchée de quatre-vingt mètres de long, profonde de quarante centimètres et large d'autant, pour enfouir la ligne électrique qui alimente la pompe du forage. Elle serpentait en surface depuis toujours mais les normes parviennent désormais jusqu'ici. Nous partageons des rafraîchissements et je les fais rire en disant qu'ils s'en tirent bien car en Europe c'est à cinquante centimètres de profondeur qu'ils auraient dû creuser. Le câble passé sous gaine dans la matinée, ils doivent reboucher avant la nuit. Je parie qu'ils n'y parviendront pas. A l'heure du soleil meurtrier nous les trouvons profondément endormis à même le ciment d'un auvent. Chut. Nathan porte un ample bonnet rasta et la pilosité pour le retenir alors que Kashief est vêtu d'un bleu de travail local, pantalon coupé en bermuda, et coiffé d'une casquette de base ball. Chaque pelletée soulève un soupir de poussière et ils foulent le rebouchage en mesure, dansant dans leurs fausses Nike. L'Américain semble abattre plus de boulot que le Jamaïcain mais celui-ci a un sens consommé de l'économie de moyens. Le choc des pelles heurtant les pierres nous parvient plus souvent en mono qu'en stéréo. Par moment ils se redressent, remontent leurs Ray-Ban chinoises pour contempler ce qui est fait et affrontent du regard ce qui reste. Jusqu'au moment de la bascule. Alors, la joie d'en finir efface la fatigue. Il faudra pourtant revenir demain. La température était proche de 40° à l'ombre. Leur salaire journalier est de cent rands (env. six euros).
Un feu d'enfer L'Afrique du Sud subit la pire sécheresse depuis un siècle. Une des vallées désertiques des Swartberg Mountains est en feu depuis des jours. La nuit, la fumée éclairée par l'incendie fait une crinière rousse à la montagne. Ce soir, attisé par le vent antarctique, le feu a franchi la crête et dévale la pente vers le village. Vue de la maison, le panache de fumées rouges aidant, la progression forme comme des coulées de lave. Pompéi et pompier ont-ils la même racine ? Point de Canadairs ici, seulement des paysans et leurs citernes attelées aux tracteurs. Combien de tortues, de fourmis et de serpents carbonisés, combien de protéas calcinés, combien d'années faudra-t-il pour revivre ici ? Paradoxalement, c'est la partie opposée à Die Hel (l'Enfer) qui brûle : la Nature est inculte ! Sur le téléphone français je reçois un sms. Alerte Orange : en prévision d'orages, débranchez votre Live Box. Je brûlerais mille Box, comme des cierges, pour un orage ici. Einaudi frappe le piano comme on frappe le feu avec des couvertures. Au matin le vent s'est retourné et souffle un feu de forge vers Die Hel. L'incendie, porté par les protéas en fleurs et le fynbos desséché, devra parcourir les quarante kilomètres de la vallée pour rentrer chez lui. A moins que l'orage attendu demain ne lui coupe la retraite une bonne fois pour toutes et qu'on en termine avec ces histoires. Les bâtiments du Parc sont assiégés par les flammes, des plantations périphériques d'oliviers ont brûlé (l'olive grillée ça ne vaut rien) et quelques habitations sont menacées. Arrivent alors des hélicoptères jaunes vrombissants, un filin retenant une outre qu'ils remplissent en quelques secondes, en vol stationnaire au-dessus des étangs servant à l'irrigation, et larguent sur les foyers. Si le soleil pouvait rester couché sur l'horizon, l'oriental ou l'occidental, comme il lui plaira, et nous épargner sa parade zénithale.
Boucle dans l'Anti-Atlas: impressions quotidiennes... English translation pending
Un tour dans l'Anti-Atlas
J'ai construit une boucle à partir d'Agadir (du 14 au 28 novembre 2015 depuis Toulouse). C'est une combinaison d'échauffements le long de l'océan Atlantique, de montées de cols, d'oasis dans la montagne, de passages dans des zones un peu désertiques, de descentes modérées pour le retour vers Agadir. La carte avec les dates donne les prévisions journalières. J'ai pu respecter le programme avec une modification à la fin du périple du fait de l'obligation d'aller trouver un pneu neuf à Tafraout.
Pour voir les photos jour après jour, aller sur mon site : etchelec.free.fr

Samedi 14 novembre 2015 Impensable ! Le drame terroriste d'hier soir nous laisse hébétés. L'ignominie n'a de sens que pour l'humain ... Comment peut-on basculer ainsi de l'amour à la haine, du respect de l'autre à la tuerie aveugle, du pardon à l'extermination ? Ce matin, la stupeur est partout. L'état d'urgence est décrété ... Partira, partira pas ? Si beaucoup de compagnies aériennes étrangères annulent momentanément les vols vers la France, le vol EasyJet pour Agadir est maintenu. Coïncidence ? Lors de mon dernier tour au Maroc, montant le Tizi n'Tichka et parti de Marakech de très bonne heure, mon fils m'annonce par téléphone que ce matin là s'est produit une énorme explosion à la place Jemaa-el-Fna de Marakech, soufflant un restaurant où j'avais pris une bière la veille au soir. Aujourd'hui, retour vers le Maroc avec encore une fois un assassinat aveugle à Paris. L'aéroport de Blagnac est étonnamment paisible : pas de police pas de militaire. Les gens éprouvent le besoin de sourire, sans doute pour se montrer qu'on n'a pas rêvé. L'enregistrement du sac contenant les bagages en sacoches se passe rapidement avec une hôtesse très souriante qui, de plus, m'accompagne pour étiqueter mon vélo joliment emballé dans un beau carton. C'est EasyJet : no problem. Pas de surprise, tout est en ordre. Sac en soute de 18 kg (pour 20 kg autorisés), vélo dans un carton (24 kg pour 32 kg autorisés) pour un aller-retour Toulouse-Agadir à 240 euros ... Un tarif de très loin inférieur à toutes les autres compagnies avec, en outre, un trajet direct, ce que ne fait aucune autre compagnie. Le passage sous le portique, l'annonce de la porte d'embarquement, les formalités douanières et de police, l'entrée dans l'avion, tout se fait dans un ordre exemplaire. Qu'Air France prenne de la graine d'EasyJet ! L'A320 est plein comme un oeuf : j'ai compté 150 sièges clients occupés, 4 hôtesses, les 2 pilotes et ... mon Mulet ! Le départ se fait avec 10 minutes d'avance, l'arrivée avec 15 minutes d'avance. Un atterrissage tout doux ... Tout va bien à Agadir : grand beau temps. Bagages, vélo compris, police, douane en une petite demi-heure. Mon nom sur une feuille blanche. Ahmid est là, le taxi. Mais ... une vieille mercedes berline sans porte-bagage. Aïe ! le vélo ... Pas de problème, Ahmid a tout prévu : on pose le carton couché à même le toit, il sort des bouts de ficelle du coffre, des dépliants publicitaires de l'office du tourisme pour que les ficelles ne cisaillent pas trop le carton, on ouvre les quatre glaces des portières et on.. serre. Le jeu latéral semble maîtrisé mais les coups de freins ou les accélérations un peu trop virils vont faire glisser le carton ! Mais non, c'est un raisonnement d'intellectuel pas de marocain. Je lui enjoins de ne pas dépasser 60 km/h et de passer les ronds-points à 20 km/h. Ahmid me fait plaisir. Il obéira. Mais ... une heure pour arriver aux Chtis d'Agadir, une auberge-restaurant tenue par un breton marié à une chti. Apparence très propre. On discute avec Didier, le patron, du match de foot d'hier soir et, évidemment, des événements terroristes. Je finis par me poser dans la chambre. Dîner à 20h, m'a-t-il dit (soit 21h en France avec le décalage horaire).
Dimanche 15 novembre 2015 Autour d'un mérou, poisson remarquablement cuisiné (accompagnement tomates, pommes de terre rehaussées par les senteurs de fines herbes dont le nom reste secret), je fais la connaissance de Serge Dupuis, un français habitué du Riad des chtis d'Agadir, qui connait le Rwanda, qui fait du vélo, qui a été universitaire. Je finis par comprendre que je suis en pays de connaissance avec même des amis communs. Curieux ! On a beau aller au fin fond de la planète, il y a toujours quelque chose qui n'est jamais inconnu. Seulement Serge a un vélo de 5,5 kg ! Je ne l'ai pas dit au Mulet (qui pèse tout nu 17 kg ...). Du coup, Didier, le propriétaire du Riad, s'est joint à nous. La soirée s'est donc un peu allongée ... Car, lui aussi, a eu un parcours professionnel atypique : avec un brevet professionnel d'électrotechnicien, il a voulu aller plus loin, a passé avec succès une maîtrise de droit par cours du soir, est devenu spécialiste en relations humaines chez France télécom puis a passé plus de dix années à Bruxelles à la Direction des ressources humaines. Jacques Delors et Martine Aubry sont pour lui presque de la famille. Aujourd'hui, suite à la rencontre de sa femme, il a composé ce riad avec compétences et gout certain. Plus de 90 nationalités différentes ont été hébergées dans son établissement. Ce matin, grand beau ... mais il est prévu du beau temps durant les deux semaines de mon périple. Trois objectifs : trouver à changer euros contre dirhams, remonter le vélo, acheter les provisions habituelles pour la survie. C'est dimanche, beaucoup de magasins sont fermés. Un bureau de change est à 500 mètres du Riad. En gros, c'est 10 dirhams pour 1 euro. Pour remonter le vélo, pas trop de difficultés non plus. Le carton n'a que très peu été abîmé durant le vol. Les pédales sont remises à l'endroit avec la clef de 15, le guidon est réinstallé avec un peu de mal pour serrer le gros écrou évitant au guidon de basculer vers l'avant, la selle est ajustée, la béquille retourne à sa place, les portes-bidons sont fixés, la roue avant est centrée, le compteur kilométrique remis en marche, les pneus sont gonflés avec 100 coups de pompe Lapiz (très ancien modèle mais qui permet de mettre les 4 bars nécessaires pour éviter au maximum les crevaisons), le rétroviseur est recalé, la trousse à outils suspendue à la selle Brooks. Après, direction le souk d'Agadir qui serait le plus grand d'Afrique. Je me dirige à pied avec le plan papier d'Agadir mais.. certains noms de rue ne sont pas les mêmes sur le plan papier et sur les panonceaux accrochés dans les rues. Au total, comme d'habitude en ville j'ai pris trois directions différentes avant de trouver la bonne. Comment ? En demandant. Il faut se méfier un peu car c'est toujours bon, toujours oui. J'ai suivi un papi qui y allait avec son petit-fils "parce qu'il avait bien travaillé à l'école". Porte 7 : c'est l'entrée pour trouver un pantalon ! Vu le soleil et les coups de soleil inévitables, il faut absolument que je me couvre les cuisses, sinon ce sera la biafine assurée tous les jours. Et, bien sur, je n'ai pris que des cyclistes courts et un short. Un pantacourt en coton est vite trouvé par "le frère du cousin qui en a". Je marchande à moitié prix. Il me fusille des yeux en me disant que c'est un pantalon de marque, que le prix que j'en donne est moins cher que ... Je me laisse amadouer et on finit par transiger aux deux tiers du prix initial. Mais, c'est vrai que la qualité semble être là. Donc, tout le monde est content. Un tajine ? pourquoi pas, au poisson ! Pas terrible néanmoins avec beaucoup d'arêtes. Et le thé ? oui mais le thé marocain ! avec la théière remplie à moitié de sucre et de menthe, et mélangé et remélangé au moins 7 fois pour être vraiment le meilleur thé du monde (bien meilleur à mon gout que le thé de Chine). Après, il me faut trouver mes aliments de survie. Je finis pas trouver des petites épiceries ouvertes (c'est dimanche) avec mon quota d'aliments et de boissons pour me rassurer : une bouteille d'1,5 litre de coca-cola, une bouteille d'1,5 litre de fanta, une bouteille 1,5 litre d'eau minérale, un croissant, une chocolatine, cinq bananes, cinq pommes. Au moins, ma tête sera tranquille avec les deux sachets lyophilisés de taboulé indien, quelques barres à la pâte d'amande, quelques bonbons acidulés piqués chez mon fils Thomas. Il me reste à tester mon vélo. La chaleur est très forte lorsque vers 15h je décide de repérer la sortie de la ville pour la direction Tiznit. Pas de souci : le vélo piaffe sans faire de bruit. Une bonne quarantaine de minutes néanmoins sont nécessaires pour respirer un peu mieux après l'embranchement vers l'aéroport international. Didier au Riad est au four et au moulin. Son établissement est plein. Il faut dire qu'il est recommandé par le guide du Routard 2015 et par Tripadvisor alors qu'il n'a rien demandé. Ce soir pas de dîner au Riad, Amina, son employée, ne travaillant pas le dimanche. Pour demain matin, comme je pars au lever du jour bien avant l'heure du déjeuner, j'aurai néanmoins de quoi m'alimenter avec un petit plateau dans la chambre. Service au top donc. Riad des Chtis d'Agadir : à fortement recommander pour 28 euros petit-déjeuner compris. Lundi 16 novembre 2015 - Chaud déjà ! Hier soir, Didier mon hôtelier m'a conseillé un couscous royal au restaurant Jardin d'Eau. Navette assurée, préparation personnalisée avec l'ajout d'huile d'argan "bio". Je n'en demandais pas tant. De fait, tout a été avalé goulûment. La préparation des légumes valait, à elle seule, le déplacement. Ce matin, 6h10, réveil. Nous étions six personnes du Riad à partir à 7h. Aussi, Didier s'est levé plus tot pour nous préparer le petit-déjeuner. Je lui laisse le carton-vélo, mon sac d'emballage des sacoches. Mon départ est remarqué au pied du Riad avec moult photos du bonhomme et son Mulet. L'air est frais mais très doux. La veste fluo est enfilée. Tout roule. Le repérage d'hier m'a bien aidé mais ... jusqu'à un certain moment car, bien sur, comme souvent dans les sorties de ville, je me perds. Avantage, j'ai traversé un immense marché en plein air en préparation. Quelques kilomètres en trop mais bon ... aujourd'hui ce n'est pas bien gênant. Il m'a fallu quand même 20 bons kilomètres pour sortir de l'agglomération d'Agadir. La vitesse tourne autour de 20 km/h ce qui, compte tenu du chargement, est correct. Le paysage reste assez lugubre : de grandes étendues avec, parfois, d'immenses serres de plastique, quelques rares troupeaux de brebis gardés par un jeune berger, puis, après une cinquantaine de kilomètres, des plantations de ce qui ressemble à des amandiers. Je me force à m'arrêter de temps à autre pour avaler quelques fruits secs, une banane et boire un coup (cocacola et fanta orange). Mais le Monsieur Soleil là-haut commence à me griller le crane. J'enfile le chapeau sous le casque. La chaleur ressentie baisse nettement. Fin de la deux fois deux voies : je suis sur la N1. Après, c'est un peu l'enfer avec les véhicules un peu larges pour un cycliste car, si le doublement de la chaussée est terrassé sur ma droite, c'est soit en contrebas de 40 centimètres soit à l'inverse par un relief impossible à utiliser en vélo. Et le gymkhana commence, l'oeil rivé dans le petit rétroviseur. La circulation est parfois très dense et parfois ... nulle : curieux ... J'ai eu à me balancer sur le bas-coté trois fois, mes sacoches refusant de serrer les fesses devant le camion qui arrivait derrière. Le vélo a tenu bon malgré les sauts. La chaleur est là, surtout avec le pic du soleil qui arrive. Tiznit se montre à l'horizon. Devant une station de carburants, un immense marché-vitrine à ciel ouvert : des marbres, des poteries, du carrelage, de la faïence. Très beau mais.. j'ai de plus en plus soif ! Direction l'hôtel des touristes (ça me va bien !) en pleine place de la médina de Tiznit. C'est une petite pension familiale recommandée. Accueil sympathique par Ahmed qui me dit que les marocains ne comprennent pas ce qui se passe en France : "qui est Daech ? Aucune des trois grandes religions du Livre (chrétiens, juifs, musulmans) ne peut être concernée par ces attentats. Ce que veulent les marocains ? Vivre tranquillement en famille et laisser la politique au Roi puisqu'il y en a un." Pas facile de trouver une bière ici. Des français m'indiquent le Mauritania. Finalement j'y mange un ... (devinez !) ... poulet frites, et je bois deux bières succulentes. C'est vrai qu'il commence à faire très chaud. Agadir - Tiznit, 7h15 - 12h30, 98 km +339 m -93 m
Mardi 17 novembre 2015 - Grosse journée Un peu plus de 100 km avec 3 cols, 1600 m de dénivellation montante cumulée, près de 10 heures de pédalage avec toutefois trois arrêts pour boire et manger un peu. Heureusement, la veille j'avais bien mangé. Mauritania, très sympa avec le cycliste. Double ration de brochettes, grosse salade riz tomate carotte. Ce matin, départ à 7h de Tiznit. Arrivée vers 17h pour profiter un peu du coucher de soleil, car je campe. Je suis monté avec grande économie de moyen pour faire les 100 km de la journée. J'écris dans ma petite tente donc dans une position pas très confortable. J'ai pris la route de Tafraout sur 70 km. Au départ, pas mal de circulation. Pourtant le jour se lève à peine. Les petits villages se succèdent, de plus en plus éloignés l'un de l'autre. Plus je monte plus le paysage invite à la sérénité. Deux premiers cols mais le troisième (col de Kerdous apparemment mais au Maroc pas facile de trouver le nom d'un col) est un vrai, un bon, quasi semblable en montée au Tizi n'Test. Aux carrefours, les directions sont en arabe. Alors, tempête sous mon crane surtout que ma tablette qui me permet de voir ma position par satellite (sur fond de carte siouplait) refuse de s'allumer. J'interroge : "c'est toujours tout droit mon ami" ... jusqu'au moment où je dois impérativement tourner au Sud. Ma tablette m'a pris en pitié et ... a daigné s'allumer, donc ma position s'est affichée et j'ai pu alors prendre la bonne piste très étroite mais asphaltée jusqu'à Aghoudid. Très bel itinéraire après 80 km. On ondule en altitude sans village mais avec des terres proches griffées par un tracteur, et avec moult pierres. Depuis le lever du jour et tout le long de l'itinéraire, j'entends le même chant d'oiseau. A le voir, je crois bien que c'est une espèce d'alouette. J'ai monté la tente après quelques kilomètres de piste tout-terrain un peu plus loin qu'Aghoudid. Le vélo saute pas mal mais il faudra qu'il tienne car demain pour atteindre Amtoudi, ce sera de la piste cross tout le temps. Tiznit - 3 km après Aghoudid, 102 km, +1675 m -547 m
Mercredi 18 novembre 2015 - Amtoudi, un agadir somptueux La nuit sous tente a été sans vent, calme. Pas un animal n'est venu roder. Lever de soleil multicolore au milieu d'un paysage naturel à 360°. Haro sur le Mulet ! Il saute, se cabre, glisse mais reste toujours d'aplomb. La piste est en descente la plupart du temps et ... bon choix dans ce sens car pour remonter ce terrain défoncé il aurait fallu sortir les tripes ! Cahin caha à petite vitesse - je crains toujours la petite faute sur ce type de terrain car les conséquences peuvent être imprévisibles, pas un chat ne passant à l'horizon ... sauf un âne trottinant tout seul avec empressement ! Les kilomètres défilent lentement, quelques gués chaotiques à franchir, des terrains agricoles apparaissent. Là-bas, au loin, un âne tire une araire qu'un homme essaie de tenir droite. M'approchant, je me demande bien ce qu'il compte cultiver : il n'y a que des pierres que le soc bouge à peine sans un quelconque sillon. J'applaudis le monsieur et l'âne. Il me répond en faisant de même. A un méandre de l'oued, un bel ensemble potager que fignolent des femmes arrachant, plantant, papotant ... La piste s'améliore. Bientôt la sortie et la rencontre avec la vraie route, bien asphaltée celle-là, qui me conduit en retournant au Nord, vers Amtoudi. Amtoudi, ce village dont personne ne connait le nom sauf ses habitants. Hier, j'ai eu toutes les peines du monde à me renseigner. Mais, mon tracé sur la carte et le point gps où je me trouvais coïncidaient parfaitement. J'étais donc sur la bonne voie. Un haut lieu du tourisme mais sans touristes. L'auberge "On dirait le Sud" vantée dans tous les guides comme le lieu où séjourner, est fermée. Le patron a mis la clef sous la porte. A Tiznit, le jeune Abdou de l'hôtel des touristes m'a dit que je devais contacter Abdou (un autre bien sur) à Amtoudi. J'ai donc demandé Abdou de la part d'Abdou, et je tombe sur le fils d'Abdou qui s'appelle Mohamed. Pas de problème, tu as faim, on va te faire à manger, tu cherches une chambre, pas de problème, on va te trouver cela. Mais c'est vrai que j'avais très soif et très faim. Je rentre dans la première boutique trouvée et je refais le plein de boissons et de nourriture de survie. Hier soir, j'avais très très soif ayant pourtant bu quatre litres dans la montée des trois cols. Chez Abdou, je suis comme un pacha : tout un appartement tout confort qu'Abdou gère pour des propriétaires français absents. J'ai faim donc de suite omelette thé marocain (le vrai, autre chose que le thé d'Agadir). Tout là haut à 300 mètres au-dessus est pitée une extraordinaire forteresse dénommée ici agadir Id Aissa qui est admirablement conservée (XIIe). J'y monte à pied en un demi-heure après qu'Abdou ait téléphoné au gardien qui là-haut fait la visite. C'était principalement un grenier où l'on stockait de la nourriture : orge, mais, carottes, amandes ... Mais c'était aussi un gigantesque rucher disposé en étages avec des ruches horizontales cylindriques comme on en trouve encore quelques exemplaires en Aragon (l'arnaaragonaise). Aujourd'hui, plus de ruches car, aux dires du gardien, plus de nourriture pour les abeilles. Cet agadir permettait aussi aux populations de se réfugier en cas de razzias, plusieurs citernes d'eau recueillant les eaux de pluie ayant été creusées et fonctionnant encore. L'ensemble est bati en pierres séches. Quelques gravures rupestres tout en haut de cette fortification. Très, très beau ! Tajine de poulet à la descente, chez Abdou bien sur qui m'allume la télévision avec les dernières nouvelles sur la recherche des terroristes dans la région parisienne. "Tu ne veux pas aller voir La Source ?". Abdou aime montrer les petits trésors de son village. "Tu suis le bord de l'oued, c'est tout droit, tu arrives devant un autre agadir et c'est plus loin au fond ! Tu veux un guide ?" Fier comme un basque pas fatigué, je lui réponds que je vais bien trouver ! De fait, on peut difficilement se tromper car il faut suivre une gorge rocheuse dont le fond est pourvu d'une luxuriante végétation. Sauf qu'il faut une bonne heure pour y aller. Un cheminement se devine d'abord le long du petit canal d'écoulement qui alimente le village en eau, ensuite en écartant les branchages tout en regardant le ciel pour pointer la bonne direction, enfin quelques pas sur des gros rochers qui surplombent une puis deux très belles cascades. Très agréable cette petite balade à l'ombre des parois rocheuses de la gorge. Journée un peu éclectique mais plein de belles choses et un petit repos aussi pour regonfler les batteries. Du coup, j'ai probablement trois fois plus de liquide que de besoin, et plein de vaches qui rit ! Au diable l'hypoglycémie ... Au fait, si vous allez à Amtoudi, ne pas hésiter à contacter Abdou Amoudi. Aghoudid + 3 km de piste (tente) - Amtoudi, 31 km (dont 25 de piste), +686 m -1233 m
Jeudi 19 novembre 2015 - Aux portes du désert Je suis parti d'Amtoudi ce matin avec un peu de regret, tant ce site est remarquable et mon hôte Abdou accueillant. "Quand tu reviendras, je te ferai visiter en 4x4 toute la région". Car Amtoudi n'est que le nom de la région et ce n'est qu'avec le succès touristique de l'agadir Id Aissa que l'on a attribué le nom d'Amtoudi au douar Id Aissa. En voulant sortir de ma maison flanquée à flanc de montagne, je coince la clef dans la serrure ! Je tape fort, encore plus fort. Il fait encore nuit. Mon proche voisin Abdou est à plus de 200 mètres ... Après 10 minutes de compréhension (les serrures sont parfois coriaces à apprivoiser), je finis par trouver le tout petit espace qui m'a permis d'enfin faire tourner le barillet. Mais ... en descendant, le vélo chargé dans le presque noir, chute dans le virage, cul par dessus tête. Le mur d'Abdou m'a bloqué. Le petit-déjeuner est servi. Mon ami Abdou s'est levé pour me saluer. "Ti va toujours tout droit jusqu'à la mairie". Salut mon frère ! Sur la route, je croise le boulanger qui vient ravitailler le village. Droit, droit, le ruban asphalté est en très légère pente descendante. J'enlève très vite une épaisseur. Il fait très bon. "A 15 km, ti tourrne à gauche". Pas mal, il y avait 16 km. Les enfants sont aimantés vers l'école du village. Au bout de 30 km, je rejoins une route qui a l'air plus importante. Mais le trafic des véhicules est très calme. Heureusement, car un vélo plus un car ou un camion, ça ne peut pas rester sur le bitume en même temps ! Il s'ensuit de longues, longues lignes droites qui tracent dans un désert de pierre bordé des derniers ressauts de l'Anti-Atlas. Ca me fait penser à la canal de Berdun entre puente la Reina et Sabinanigo en Espagne. Arrêt vache qui rit, banane, coca-colac. Je croise quelques tentes berbères, mais personne n'en sort. Grand carrefour vers Tafraout. Pas pour moi, je file en face vers Icht. Plus que 15 km. Juste avant le village, à gauche, le camping-hotel Borj Biramane dont l'appellation aurait pour signification la tour du propriétaire des chameaux. Tenu par deux frères français plantés là depuis huit années, c'est plus qu'un camping aux portes du désert, un havre pour les toutous comme moi qui cherchent à bien dormir, bien manger et boire, et qui dispose d'une connexion internet. Pas la peine d'aller plus loin. La place est bonne. Seul petit bémol : une quinzaine de motards (français) sont en troupeau et causent fort mécanique ! Je prends un petit bloc en dur au bout du camping : toujours très propre, lit avec draps ... Le Mulet est content. Abdalah me propose une visite de la médina d'Icht. Lampe de poche obligatoire. La vieille cité en pisé conserve encore quelques labyrinthes accessibles. Je découvre les trois niveaux d'habitation avec un étage par épouse, mais une cuisine commune, les réduits qui sont des chambres pour les enfants, pour la femme, mais pour l'homme ... Abdalah ne m'a rien dit. Très instructif ce parcours qui montre encore une fois un jeune marocain marié avec quatre enfants ne pas accepter le terrorisme au nom de la religion musulmane. L'eau, source de vie, prend bien plus de valeur aux portes du désert que chez nous. Elle est précieusement répartie pour les jardins selon des règles acceptées par tous. Abdalah a créé une association qui a pour mission de récupérer tous les plastiques, les emballages jetés, de les recycler et de faire des petits bracelets, des sacs à main, des petits bijoux ... Ce sont les femmes qui s'en occupent. J'en ai vu de très beaux réalisés avec des capsules de canettes en aluminium. Le muezzin se fait entendre. Le soleil se couche à Icht. Amtoudi - Icht, 70 km, 7h - 12h, + 666 m -1212 m Vendredi 20 novembre 2015 - Tu vas chez Boujmaou ! En fait, c'est le seul endroit où l'on peut dormir en dur à Akka. Personne n'est levé avant 8h au camping-hôtel Borj Biramane à Icht. La veille, on m'a donné un petit-déjeuner plateau avec presque tout ce que j'avais demandé : jus d'orange pressée, vache qui rit, pain, confiture, oeuf dur. Dans mon bloc, la nuit a été perturbée par un satané moustique. Lever de soleil toujours majestueux avec les beaux dégradés célestes du bleu au rouge que rehaussent les silhouettes noires des mosquées. La sortie du camping se fait dans le silence mais avec la polaire sur le dos. La route est alors un long ruban noir pas très large, comme hier, mais bien tracée. Pédalage un peu automatique dans cette lueur du matin, le bonhomme dort encore d'un oeil. Seul bruit mais il faut etre attentif : les alouettes m'accompagnent encore de part et d'autre de la chaussée me précédant de quelques mètres puis repartant lorsque j'arrive à leur niveau. Ballet étonnant et réconfortant. Je rejoins la route plus importante qui aboutit à Ouarzazate. A gauche toute ! C'est alors que commence une longue très longue virée droite mais droite qui ... va bien me mener quelque part ! De part et d'autre, le désert de sable et surtout de pierres. Pas un animal sauf quelques petits oiseaux tout noirs à la queue blanche intrigués de voir ainsi circuler un bipède à vélo. Ce sont plutôt des autos, des camions, des bus qui passent ici. J'ai vu quelques anciens véhicules de l'armée reclassés par des particuliers déguisés en Laurence d'Arabie, venus sans doute ici sauter sur les dunes de sable comme les motards d'hier. Ca distrait le Mulet ! Un petit vent trois quart de face me rafraîchit un peu mais me fait rétrograder souvent. Les montées et les descentes ne sont pas très fortes. Après une cinquantaine de kilomètres, des engins de chantier terrassent, goudronnent, dament ce qui, à terme, devrait devenir un axe majeur de Ouarzazate à Tan-Tan. Quelques déviations obligent à emprunter quelques kilomètres un peu boueux. Le trafic est ici très rare, ce qui fait le bonheur du Mulet. Je subis de temps à autre d'énormes nuages de poussières fines et aveuglantes lors de croisements de camions qui doivent certainement faire bien rigoler les chauffeurs qui ne ralentissent pas du tout leur bolide. Akka est en vue. Encore 10 kilomètres : "Si tout droit" ! Oui, c'est bien vrai que c'est tout droit ! Un panneau : Akka, histoire et culture. L'entrée au douar est unique. Je cherche du regard le café de Boujmaou recommandé par Brahim du camping Borj Biramane. "Tu verras des chaises dehors". C'est vendredi, le muezzin harangue à tue-tête dans le micro de la mosquée. Un petit souk à gauche. Je commande un thé et demande le café de Boujmaou. "Pas de problème, c'est juste là derrière et puis à droite" ! Boujmaou est à Tata. Je ne peux pas me recommander de Brahim ! Le tenancier s'appelle Omar. Il me fait tout pour 120 dirhams : chambre, couscous maintenant, tajine ce soir, eau, petit-déjeuner, avec li vilo là fermé à clef ! Il faut dire qu'entrer à Akka est assez impressionnant quand on est français. D'abord on est seul, tous les regards berbères dirigés sur li cicliste. Mais l'accueil individuel est toujours très affable, très gentil. En mangeant le couscous - qui est loin de valoir le couscous royal d'Agadir ! - je me rends compte que les berbères prennent aussi un berlingo de lait qu'ils mélangent à la semoule. On apprend tous les jours. Pas d'internet mais à coté il y aurait un cybercafé. Alors ... Cette étape est avec celle de demain jusqu'à Tata, une sorte de transition dans une zone assez désertique. Je n'ai pas rencontré une seule tente berbère à la différence d'hier, mais quelques rares panneaux avec une vache dessinée, sauf ... qu'il n'y a pas de vaches, seulement brebis et chèvres. Icht - Akka, 6h45 - 12h45, 86 km, +260 m -214 m Samedi 21 novembre 2015 - De Tata à Tagmoute, une merveille Depuis mon arrivée à Akka, j'ai l'impression d'être entré dans un autre monde. On m'avait dit à Amtoudi que les locaux qui travaillent dans le tourisme sont les plus ouverts. Cela s'avère exact. Il est vrai qu'on est ici dans le Sud du Maroc, pays des berbères, relié par quelques routes goudronnées depuis très peu d'années. Est-ce l'éloignement avec les centres de décision politique marocain ? Est-ce l'identité berbère qui rend un peu méfiant ? Si l'accueil quand on dit bonjour est toujours poli, on se sent observé en permanence. Peut-être est-ce dans ma tête ? Je suis parti comme d'habitude au point du jour, direction Tata. Cette étape est comme celle d'hier, une liaison par le désert sud marocain de la partie orientale de l'Anti-Atlas, très proche de l'Algérie. Il ne faut pas trop réfléchir, y aller sans rencontrer âme qui vive durant quasiment 65 km. Désert, désert de pierres et de sable. On longe de belles structures rocheuses longilignes orientées Est-Ouest qui forment des sortes de murs naturels contre lesquels la route est tracée. Comme hier, seulement quelques rares bus, camions, voitures. A chaque croisement de véhicules, toujours un petit signe du chauffeur : bien sympathique pour le bipède qui a parfois l'impression de pédaler pour encore pédaler. L'entrée de Tata est un peu à l'image de ce que j'ai déjà trouvé à Ouarzazate, à Akka : un défilé de lampadaires d'une douzaine de mètres de haut de part et d'autre de la chaussée élargie à 3 ou 4 voies à l'entrée de la ville, sur un bon kilomètre. Mais à Tata, il y a un rond-point qui se trouve juste avant la monumentale entrée. Et, sous la monumentale entrée se trouvent des policiers que je n'avais pas vus, car j'ai été attiré par un grand panneau mentionnant le jumelage de Tata avec une ville française. Photo ! Mais arrivé sous la monumentale entrée, les policiers m'arrêtent : passeport immédiatement sans dire bonjour. On me dit que c'est interdit de prendre une photo si l'on voit le panneau posé par terre Police. Le chef veut visionner ma dernière photo : il y voit le panneau et me demande donc de la supprimer, ce que je fais sur le champ. Puis, il m'invite à reprendre la photo sans le panneau Police. Je le salue poliment et m'échappe. Je suis étonné de cette raideur car habituellement la police (ou les gendarmes) sont toujours avenants, cherchent à parler voire serrent la main. Après avoir pris une omelette berbère (oeufs mollets avec olives, tomates, le tout cuit dans un tajine) et un thé, je décide de filer plus haut et de commencer l'étape prévue pour demain. Le soleil cogne fort. Je pars quand même avec peut-être l'objectif soit de camper soit d'atteindre Tagmout à une quarantaine de kilomètres. Cette route fut un émerveillement, apparemment récemment asphaltée. On ne cesse de découvrir de nouveaux tableaux paysagers après chaque virage. La montagne est là, présente, avec un festival de plissements aux contours, formes, ajustements très insolites. On a l'impression qu'on s'enfonce comme une petite souris dans un livre géant de Nature et que chaque virage est une page nouvelle qui se tourne, en relief bien sur. Magnifique ! Les policiers ont bien fait de me faire fuir de Tata. Un seul gite à Tagmoute, où je suis ce soir. Accueil normal mais un peu en-dessous des accueils que j'ai eus jusqu'à maintenant, jusqu'à Icht. Akka - Tagmoute, 107 km, 7h - 16h, +985 m -460 m Dimanche 22 novembre 2015 - Couleurs chaudes mais pentes ... dures Pas mal le gite de Tagmoute tenu par Abdelah. Le tajine pour quatre m'a bien revigoré hier soir. Départ guidé par la trouée de la petite route à travers les palmiers dattiers surplombants les cultures bien bordées de terre pour maintenir au mieux l'eau distribuée avec parcimonie. On m'a dit que ça allait monter dur jusqu'à Igherm, qu'il valait mieux prendre le bus. Que nenni ! La route monte mais pas trop. On reconnait bien les endroits humides avec les palmiers et les petits jardins. Les ouvriers travaillent tot à la réfection de la chaussée. Un grand bonjour, ça va ? Le soleil fait flamboyer les couleurs ocres de la montagne. Beaucoup de clic-clac. Mais la pente devient plus sérieuse, et même d'une raideur et de longueurs très inhabituelles. C'est la première fois que je suis obligé de mettre tout à gauche : petit plateau, toute petite vitesse. C'est jusqu'à 4 km/h, la limite de l'équilibre. Les pentes dépassent les 13% ressemblant à celle du col Agnel versant italien dans les plus forts passages. Le bonhomme tient le coup mais on n'avance pas vite. Après 42 km de montée dont une vingtaine petit-petit, Igherm pointe son nez. C'est dimanche mais un café me permet de manger l'omelette berbère et de boire le thé. Un jeune diplomé d'anglais est intrigué par ce vélo bizarrement habillé. Du coup, il m'accompagne avec son vtt durant une vingtaine de kilomètres sur la route de Tafraout. Car j'ai décidé d'aller plus loin qu'Igherm redoutant un peu la longueur et surtout les bosses de l'étape de demain. Bien m'en a pris. J'ai fait près de 40 km après Igherm tout en montées-descentes, montagnes "russes". Brahim le vététiste qui dit avoir une licence d'anglais m'a saoulé de paroles durant la vingtaine de kilomètres. Une crevaison à la roue arrière ! Je désosse le Mulet de ses sacoches, démonte la roue, le pneu, remplace la chambre à air, remonte tout et ... essaie de semer mon berbère anglais. Je lui fais comprendre que c'est loin Igherm, qu'il faut retourner. Dans les descentes, je le sème mais il me rattrape dans les montées. Il a fini par se décider à me fiche la paix lui ayant dit que je ne pouvais plus parler, que je m'étouffais. Depuis Igherm, je pédale entre 1500 m et 1800 m d'altitude au gré des bosses. Vers 16h30, je me décide de trouver un coin pour piter ma tente. En contrebas de la route, je pose mon abri sur un plat de cailloux. Au menu, taboulet à l'indienne mais il faut verser de l'eau bouillante ! N'ayant pas porté de réchaud ni de gamelle, j'y mets de l'eau froide. Pas terrible le résultat mais je pense que la semoule devrait bien passer quand même. Deux vaches qui rient, un petit coup de coca, et ...dodo dans la tente car le froid est bien là à cette altitude. Tagmoute - 40 km après Igherm, 82 km, 7h - 16h30, +1230 m -950 m Lundi 23 novembre 2015 - La poisse mais ... de la chance quand même La nuit sous tente fut plutôt inconfortable car allongé comme si j'étais sur du ballast de chemin de fer. Est-ce le froid ? Ma montre s'est complètement déréglée. Ce qui est sur, c'est que la tente est totalement givré par le froid. Alors que le climat est très sec, j'ai devant l'entrée un beau tapis blanchâtre et le double toit est comme amidonné ! Glagla ! Mon réveil s'est fait à la lueur du jour mais sans soleil. Dur de plier tout et de mettre tout le bazar dans les sacoches. Je fais grimper le Mulet sur la route et ... descente mais vraiment lentement car c'est glacial. Ca fait longtemps que je n'ai pas attrapé ainsi l'onglet. Le frigo a duré plus d'une heure, le temps que Monsieur Soleil me réchauffe un peu. Pédalage en montagnes russes comme hier. Paysages rondelets déserts ! Quelques cols, donc quelques descentes aussi et ... le guidon devient dur ! crevé de la roue avant ! La guigne ! Quelle n'est pas ma stupéfaction de constater en démontant le pneu que c'est l'armature métallique du pneu qui est rentrée dans chambre à air. Impossible à réparer sans changer le pneu ! Pas âme qui vive - tout le monde a du rester au chaud ! Que faire ? En observant bien le fer cassé, je me rends compte que je peux le plier un peu. J'ose une solution qui s'avérera efficace : pliant le fil de fer du pneu et le coupant au plus ras de la jante (j'ai toujours une pince !), le bout pointu métallique appuie maintenant contre la jante et non plus contre la chambre à air. Je mets la rustine et remonte tant bien que mal. Je gonfle à fond (100 coups de pompe Lapize !!) et je pars doucement en veillant à ne pas trop appuyer latéralement sur la roue avant. Inutile de dire que j'ai l'oeil plus sur ma roue que sur le paysage ! Pas chaud du tout là haut où je pédale entre 1500 m et 1800 m. Au carrefour où je dois bifurquer vers Id Ougnidif, je rencontre les gendarmes bien au chauds dans un kangoo. Je leur expose mon cas en leur disant qu'il faut absolument que je trouve un autre pneu. Affirmatifs sont-ils tous les deux : aller à Tafraout et non à Id Ougnidif. J'obtempère et file encore 22 kilomètres, très attentionné à ne pas vexer la roue avant ! Au bout de deux kilomètres, une grande, une énorme descente ! Je n'ose pas freiner avec le frein avant de peur de trop chauffer la jante. Tafraout n'arrive jamais ! Quelques douars mais pas de cycliste. Il faut aller à Tafraout. Je ne reconnais que le coeur de ce gros village pour y etre allé voici bien longtemps. On a construit énormément depuis. C'est dans ce coeur que je trouve l'inespéré mécanicien cycliste. Le bonheur est là, tout rond, tout neuf, cranté à souhait. Du 26 pouces, on en trouve partout dans le monde ! Qu'on se le dise ... En cinq minutes, le Mulet a les pattes avant refaites à neuf. Mais ... j'ai eu chaud quand même ! 30 km après Igherm - Tafraout, 59 km, +450 m -1240 m Mardi 24 novembre 2015 - La Kasbah de Tizourgane, nid d'aigle à ne pas louper ! Tafraout ... je ne devais pas y passer mais le pneu à changer impérativement m'a détourné de mon itinéraire. Et comme je n'avais pas prévu de journée supplémentaire dans mon tour de l'Anti-Atlas, je suis obligé, demain, d'aller à Ait Baha et, après-demain, de rejoindre directement Agadir. J'évite donc Taroudant. Dommage, peut-etre aurai-je pu me faire inviter par les Chirac qui, d'après ce qu'on m'a dit ici, aurait un très bel hôtel. Toute la nuit, j'ai été obsédé par la remontée de Tafraout, 21 km pour rejoindre le col d'où je suis descendu hier. Cette descente m'avait paru effrayante par la continuité et par la raideur de la pente. Il me semblait que je n'allais pas y arriver avec ma charge. Petit-déjeuner très léger yaourt-banane-cocacola. Je piste le compteur avec les kilomètres qui défilent très lentement mais ça va. Une chaussée bitumée d'à peine 4 mètres avec un soleil de face aveuglant, la pente, la charge, la très petite vitesse, tout ça me fait dépenser pas mal d'énergie lorsqu'un véhicule me croise ou me dépasse, cela, bien sur, pour ne pas balancer le vélo hors de l'asphalte. Bien concentré pour ne pas fournir plus d'effort que nécessaire, je finis par lorgner le col tout là-haut mais avec bon espoir d'y arriver sans trop de problème. Deux petites pauses biscuit-fanta orange avec quelques clic-clac. Et ... finalement, je ne trouve pas cette montée de 21 km si impossible ! De l'autre côté du col, au rond-point, je retrouve à nouveau la police. Pas très causants en uniforme. Et j'entame la "descente" - en réalité toujours en montagnes russes - vers Ida Ougnidif pour trouver la Kasbah Tizourgane vantée par Stéphane. Le vent n'est pas chaud. Un thé s'impose. Au bord de la route assis devant ce qui semble etre un café, je rencontre un natif de Ida Ougnidif qui habite depuis longtemps Saint-Denis et qui est en vacances. Parlant parfaitement le français de Paris, il m'accompagne en buvant le thé, redoutant un peu de rentrer en France. Je finis par voir la Kasbah Tizourgane perché comme un agadir mais ayant été utilisé non comme un grenier mais comme une protection contre les razzias. Très belle oeuvre de 23 années de restauration et d'aménagement presque luxueux pour des gîtes, on y monte les sacoches à l'aide ... d'un monte-charge ! Le Mulet a trouvé plus sur de se mettre à l'abri au pied de cette citadelle. Accueil très agréable par la femme du patron, la cuisinière, l'homme à tout faire ... La vue de la terrasse supérieure aménagée est imprenable : un paysage de montagne avec des arganiers implantés ça et là, et ... des ruches au pied de la citadelle. Enfin, je peux voir trois ruches anciennes horizontales et cylindriques en activité. Une assez grosse entrée ronde d'environ 4 cm de diamètre est creusée dans le couvercle de façade qui parait tout en terre séchée. Le petit rucher est typiquement traditionnel, un bâti ouvert en pierres sèches, avec plusieurs étages constitués de roseaux ou de moitiés de tiges de bambous mélangés à de la terre, avec un toit assez épais fait d'un mélange de terre et de végétation herbacée. Si la construction de ces ruches est semblable aux anciennesarnas aragonaises, le diamètre de ces ruches apparaît un peu plus petit que celui des arnas. Ces abeilles butinent de préférence les fleurs d'arganiers juste en dessous des ruches. Un miel d'arganier, tiens ! C'est propre au Maroc certainement. Tafraout - Ida Ougnidif, 58 km, 7h-15h, +1054 m -840 m Mercredi 25 novembre 2015 - La guigne ! nouvelle crevaison ... Tizourgane Kasbah à Ida Ougnidif est le top de ce qu'on peut espérer trouver au Maroc. On y est tellement bien que je n'ai pas entendu la montre sonner le clairon du réveil ! Le patron m'a décrit ses difficultés pour réhabiliter ce monument appartenant en indivision à sa famille. Persévérance est le mot que l'on peut retenir pour aboutir à ce prestigieux établissement d'accueil : un modèle pour une bâtisse datant du XIIIe siècle mise aux normes de confort actuelles. Il manque juste un savon pour se laver. Sinon, tout y est : pas de fautes majeures de gout dans la restauration, travail d'artisans inventifs et compétents - notamment pour toutes les menuiseries faites sur mesure, oeuvre pédagogique avec des étudiants en master patrimoine d'Agadir, accueil parfait, cuisine excellente avec les produits locaux, chambres très grandes avec salle de bain, eau chaude solaire.. Un rapide bonjour aux abeilles entrevues hier dans le très beau rucher à la mode antique, au pied de la Kasbah, niché versant sud juste au-dessus des arganiers, et me voilà reparti. Mes sacoches ont été descendues par le monte-charge. Tout se présente bien pour joindre tranquillement Ait Baha, dernière étape avant Agadir. Dans le silence du matin, le jour se levant, rouler est un privilège qui, dans ces circonstances, permet de ressentir ce que les paysages peuvent offrir de meilleur à l'âme humaine. Mais ... une drôle d'impression me ramène aux réalités moins agréables : ma roue arrière se dégonfle ! Pourtant avant de mettre une chambre à air neuve il y a trois jours j'avais bien pris la précaution de toucher tout l'intérieur du pneu pour etre certain qu'il n'y avait pas d'épine, de morceau de fer susceptible de faire une nouvelle crevaison. Bien des morceaux de route sont actuellement en travaux lourds avec ferraillage, béton, engins de toutes sortes, et ... des cailloux très pointus sur lesquels on est obligé de rouler. J'enlève tout le barda pour extirper la roue arrière, démonte le pneu, sort la chambre à air neuve qui ne semble pas tout à fait dégonflée. J'opte pour mettre à la place la chambre à air de la roue avant d'hier que j'ai remplacée par une chambre à air neuve. La rustine est encore à moitié collée : je gonfle un peu, ça a l'air de tenir. Je me dis qu'avec la pression la rustine restera bien plaquée contre le pneu. Je remonte tout. 100 coups de pompe Lapize, et ça repart. Le paysage n'a plus la meme saveur après ce nouveau coup du sort. Un dromadaire au milieu de la chaussée ! En réalité, il y a tout un troupeau qui se délecte des noix d'argan. Le berger, plus que véritable gardien, suit les dromadaires des yeux et les accompagnent. Très belles bêtes bien propres. L'un essaie de s'approcher de l'appareil photo ... et c'est dans la boite ! ... Le pneu a l'air de tenir. Encore une bonne dizaine de kilomètres pour arriver à Ait Baha, grosse ville si l'on peut dire, où je peux trouver des chambres à air neuves. C'est le jour du marché. Le souk se fait dans la rue principale mais aussi dans les ruelles adjacentes. Il y a de tout, en particulier toutes les petites choses qui faisaient le bonheur des bricoleurs "d'avant" avec les quincailleries et les drogueries. J'avais pisté un hôtel qui avait de bons avis. Impression confirmée par un passant qui m'indique son adresse. Mais avant, il me faut trouver le réparateur de cycles qui me vendra deux chambres à air neuves et solides. Je suis tombé sur un brave homme qui trouvera ce que je cherche et qui, aussi, voyant que mes mains étaient noires de cambouis, m'a porté de l'eau, de la poudre pour me laver les mains. Sympathique homme ! Je suis désormais armé pour crever au moins deux fois demain entre Ait Baha et Agadir ! La petite ville grouille de monde. Plein de vieilles landrover, de peugeot et surtout de renault. Au Maroc, les constructeurs automobiles de marques françaises ont (eu) un marché prometteur. Les dacia sont très prisés. La barbe a poussé depuis que je n'ai plus de bombe à raser et que le rasoir a rendu l'âme. Trouver un barbier ! Bonne idée, et puis lui faire aussi raccourcir les poils sur la tête ! Je tombe sur un maître du coupe-choux. Trois fois, il me badigeonne de mousse à croire que le rasoir ne coupait pas ! Je ressors avec la tête plus légère ... Ida Ougnidif - Ait Baha, 49 km, 7h30 - 13h, +253 m -895 m Jeudi 26 novembre 2015 - Retour chez les Chtis De crainte de ne pas me réveiller comme la veille, j'ai mis l'alarme à la tablette, au téléphone et à la montre. Total : je me suis réveillé une heure plus tôt ! n'ayant appliqué le décalage horaire que sur la montre ... Toujours très beau lever du jour ! Le vélo a sa roue arrière encore gonflée : magie du bricolage même avec la moitié d'une rustine collée ! Cela fait toujours impression, semble-t-il, de voir un bipède casqué sur une machine à pédales gorgée de paquets noirs. J'attire toujours autant les regards. 8°C ce matin à Ait Baha. La route est magnifique, large et sans circulation, durant les 30 premiers kilomètres. De beaux et fantomatiques douars apparaissent, pour la plupart en ruines. L'éclairage du soleil levant allonge fortement les ombres, accentuant un relief déjà bien présent. Crèvera, crèvera pas ? Quelques portions encore empierrées me font lever de la selle pour mettre un maximum de poids sur la roue avant maintenant équipée de neuf. La pression du pneu arrière parait tenir. Beaucoup de contours sur cette portion qui me conduit à la plaine menant à Agadir. Un lac ! La vision est surprenante ici mais le barrage est bien réel. De longues et planes lignes droites maintenant me mènent à Biougra, puis à Ait Melloul où j'ai envie d'une ... omelette. Cuite directement dans un plat en aluminium, ... je mets les mains là où il ne faut pas, et ... je lache tout ... mais ce fut bien bon ! Le plat est bien agréable pour pédaler maintenant cahin-caha. Je passe Inezgane, reconnais la route qui mène à l'aéroport ... Ca y est, on sent l'écurie ! Avant d'aller chez les Chtis d'Agadir, je file au port de pêche. Impressionnant, le nombre de bateaux présents ainsi que la dimension du port. L'entrée s'y fait sous surveillance policière et douanière. Magnifiques, les charpentiers de marine qui construisent encore là de très gros chalutiers tout en bois. Tout un secteur du port est dédié au dépeçage des bateaux retraités, à la coque toute cabossée, rouillée. Les chalumeaux en action tronçonnent par le feu ces vieux rafiots qui doivent en avoir des choses à raconter. Le sentiment de sécurité est total - ce qui n'est pas le cas en général dans les ports. Beaucoup de monde s'active sur chaque bateau pour charger le matériel nécessaire à la reprise en mer. Des tout petits bateaux, des barques presque, avec deux ou trois hommes à bord, partent ou reviennent de l'océan, la peche n'étant pas seulement le fait de gros bateaux usines - qui sont aussi présents - ou des chalutiers traditionnels. Pas mal de monde à mobylette ou avec une remorque tirée à la main négocie quelques surplus de poissons invendus car pas aux normes. Sur un quai, plein de filets de peche sont aux prises avec des petites mains qui raccomodent, rafistolent les mailles déchirés. Même les orteils sont à l'oeuvre en même temps que les mains pour bien tendre le filet à réparer. Casse-croûte sur le port avec calamars grillés/frites. Retour chez les Chtis où Didier me reçoit avec toujours autant d'attention : le carton du vélo et mes vêtements "de ville" sont bien là. Il est 14h. Ca y est l'Anti-Atlas est emballé. La boucle est bouclée. Ait Baha - Agadir, 65 km, 7h15 - 14h, +110 m -598 m Vendredi 27 novembre 2015 - Vécu d'Agadir Ce matin, Les Chtis d'Agadir sont un havre de paix. Confort et détente au milieu de personnes de nationalités multiples. Un suédois travaillant au Mali est inquiet de retourner à Bamako. Un couple québécois, un autre germanique, deux franco-asiatiques. C'est aussi un couple polonais à l'histoire étonnante. Décidés à fuir la misère, mari et femme embarque dans une voiture usée. Arrivé aux environs de Berlin, de nuit, panne de batterie : l'alternateur a rendu l'âme. Passe et s'arrête une voiture avec une dame seule à bord. Elle embarque le couple polonais, lui trouve une chambre. Le lendemain, le mari de la dame a fait le nécessaire : l'alternateur a été changé. La voiture des polonais est prête pour continuer le voyage. Aucun frais à payer. Belle histoire ... Midi : au casse-croûte ! En déambulant sans trop réfléchir, je vois des petites tables pas mal occupées, avec un panneau indiquant "restaurant". Bien prétentieux peut-être le terme, mais assiettes appétissantes si j'en crois ce qui est servi. Le serveur - aussi patron - est habillé très propre : "oui, bien sûr, on fait le couscous le vendredi". Quelques minutes après, une magnifique assiette fumante arrive accompagnée d'une boisson inédite pour moi : jus de carotte avec orange. Arrive un couple avec deux petits enfants : lui en costume - cravate très chic, les petits habillés en "dimanche", elle complètement enveloppée de noir de la tête au pied. On ne voit même pas les yeux ... Entre l'avenue Mohammed V et l'océan Atlantique, un autre Agadir : grandes et larges avenues, résidences de luxe, multiples hôtels 4 et 5 étoiles, kyrielle de taxis, bus de tours operators. Très peu de monde. De plantureux bipèdes aux tours de taille conséquents sirotent tranquillement. Mais les bars, les restaurants de luxe restent presque vides malgré les tarifs promotionnels ostensiblement affichés. Passe une jeune fille court vêtue. Deux Agadir ... Samedi 28 novembre 2015 - Retour à Toulouse C'est l'heure de faire rentrer le vélo dans le carton. Le Mulet se plie de bonne grâce à l'opération : pédales à l'envers, guidon en travers, selle et béquille démontés, pneus dégonflés. On insère la tente, le matelas, le casque. Le carton est bouclé. Didier, le patron des Chtis d'Agadir a un lodgy qui permet au vélo d'être transporté sans risque jusqu'à l'aéroport. Quarante minutes quand même pour accéder à l'aérogare avec des embouteillages qu'une meilleure conception du maillage routier pourrait éviter. Au revoir à Didier qui m'a royalement reçu. Bonne continuation au Riad ! L'arrestation il y a deux jours de présumés terroristes autour d'Agadir laissait penser que les contrôles à l'aéroport allait être renforcés. Petite aérogare avec un grand hall d'embarquement, les passagers y font déjà la queue plus de deux heures avant l'embarquement. Les comptoirs d'enregistrement EasyJet sont très actifs et sans histoire. Jusqu'à l'arrivée des bagages à Toulouse-Blagnac, je retrouve la même efficacité dans l'organisation et dans le service à l'usager. L'avion est bondé et les places ne sont dimensionnées que pour des bipèdes petits et moyens. Le départ se fait avec 20 minutes d'avance ! "On va être détourné, c'est sûr : pourquoi part-on ainsi avec autant d'avance sur l'horaire !". C'est un clin d'oeil des passagers toulousains très en verve qui se trouvent derrière moi. Dans la nuit noire, on peut voir que l'on suit le littoral méditerranéen espagnol : lumières de Valence, de Barcelone ... mais aussi surprenante boule orangée de la lune ... L'atterrissage à Blagnac se fait en douceur. Il est 21h. Aïe ! pas de pièce de 1 euro ! Comment prendre un caddie pour charger le carton-vélo et les sacoches. Heureux hasard : la pièce de 5 dirhams a la même dimension. Thomas est là pour m'accueillir. Ambiance normale à l'aéroport. La raclette a été très appréciée ... Douce réalité ... Retour à Eysus le lendemain : une grande barre nuageuse épouse les montagnes. La neige est bientôt là !
Un Bilan ? L'Anti-Atlas est bien une montagne. Le petit tour fait en une douzaine de jours de vélo fait grimper au total près de 8000 mètres. Pas mal de montagnes russes. Trois grandes montées : le col de Kerdous depuis Tiznit, la portion spectaculaire de Tamgoute à Igherm avec de longues pentes supérieures à 12%, le col sans nom 20 km à l'Est de Tafraout. Un coup de coeur : les extraordinaires plissements rocheux de la portion Tata - Tamgoute - Igherm. De bonnes adresses avec de belles rencontres et discussions : chez Didier aux Chtis d'Agadir, l'hôtel des touristes à Tiznit, chez Abdou à Amtoudi, la Kasbah Tizourgane. Ce voyage s'est inscrit dans un contexte très particulier puisque je suis parti le lendemain de la tragédie terroriste de Paris. Partout où je suis passé, j'ai eu les mêmes réactions spontanées avec le besoin de dire à l'étranger que la religion ne peut pas justifier de tels crimes. Le sentiment de sécurité a été total avec quelques gestes toutefois qui m'indiquaient clairement que je devais passer, m'éloigner, partir. Mais beaucoup plus souvent, j'ai eu de très nombreux témoignages d'attentions alors que je ne demandais rien : par exemple lorsque j'ai dû changer mon pneu avant, ayant les mains noires de cambouis, on m'a spontanément porté de la lessive et de l'eau pour me laver ; par exemple pour me recommander un "ami" qui me trouvera logement et nourriture. Quatre images flash restent présentes dans ma tête : au souk d'Agadir, les visages épuisés de deux femmes, assises à même le sol, pétrissant indéfiniment la pâte d'argan (photos vendredi 27 novembre) ; toujours à Agadir, une mère de famille, tout de noir vêtue en voilage intégral, le mari en costume-cravate tenant par la main un petit garçon endimanché ; à Akka, la convergence de nombreuses femmes adultes se dirigeant vers l'école pour des cours d'alphabétisation ; toujours à Akka, de très beaux objets confectionnés par des femmes avec les plastiques ramassés dans le douar. Kaleidoscope du cycliste ...

Samedi 14 novembre 2015 Impensable ! Le drame terroriste d'hier soir nous laisse hébétés. L'ignominie n'a de sens que pour l'humain ... Comment peut-on basculer ainsi de l'amour à la haine, du respect de l'autre à la tuerie aveugle, du pardon à l'extermination ? Ce matin, la stupeur est partout. L'état d'urgence est décrété ... Partira, partira pas ? Si beaucoup de compagnies aériennes étrangères annulent momentanément les vols vers la France, le vol EasyJet pour Agadir est maintenu. Coïncidence ? Lors de mon dernier tour au Maroc, montant le Tizi n'Tichka et parti de Marakech de très bonne heure, mon fils m'annonce par téléphone que ce matin là s'est produit une énorme explosion à la place Jemaa-el-Fna de Marakech, soufflant un restaurant où j'avais pris une bière la veille au soir. Aujourd'hui, retour vers le Maroc avec encore une fois un assassinat aveugle à Paris. L'aéroport de Blagnac est étonnamment paisible : pas de police pas de militaire. Les gens éprouvent le besoin de sourire, sans doute pour se montrer qu'on n'a pas rêvé. L'enregistrement du sac contenant les bagages en sacoches se passe rapidement avec une hôtesse très souriante qui, de plus, m'accompagne pour étiqueter mon vélo joliment emballé dans un beau carton. C'est EasyJet : no problem. Pas de surprise, tout est en ordre. Sac en soute de 18 kg (pour 20 kg autorisés), vélo dans un carton (24 kg pour 32 kg autorisés) pour un aller-retour Toulouse-Agadir à 240 euros ... Un tarif de très loin inférieur à toutes les autres compagnies avec, en outre, un trajet direct, ce que ne fait aucune autre compagnie. Le passage sous le portique, l'annonce de la porte d'embarquement, les formalités douanières et de police, l'entrée dans l'avion, tout se fait dans un ordre exemplaire. Qu'Air France prenne de la graine d'EasyJet ! L'A320 est plein comme un oeuf : j'ai compté 150 sièges clients occupés, 4 hôtesses, les 2 pilotes et ... mon Mulet ! Le départ se fait avec 10 minutes d'avance, l'arrivée avec 15 minutes d'avance. Un atterrissage tout doux ... Tout va bien à Agadir : grand beau temps. Bagages, vélo compris, police, douane en une petite demi-heure. Mon nom sur une feuille blanche. Ahmid est là, le taxi. Mais ... une vieille mercedes berline sans porte-bagage. Aïe ! le vélo ... Pas de problème, Ahmid a tout prévu : on pose le carton couché à même le toit, il sort des bouts de ficelle du coffre, des dépliants publicitaires de l'office du tourisme pour que les ficelles ne cisaillent pas trop le carton, on ouvre les quatre glaces des portières et on.. serre. Le jeu latéral semble maîtrisé mais les coups de freins ou les accélérations un peu trop virils vont faire glisser le carton ! Mais non, c'est un raisonnement d'intellectuel pas de marocain. Je lui enjoins de ne pas dépasser 60 km/h et de passer les ronds-points à 20 km/h. Ahmid me fait plaisir. Il obéira. Mais ... une heure pour arriver aux Chtis d'Agadir, une auberge-restaurant tenue par un breton marié à une chti. Apparence très propre. On discute avec Didier, le patron, du match de foot d'hier soir et, évidemment, des événements terroristes. Je finis par me poser dans la chambre. Dîner à 20h, m'a-t-il dit (soit 21h en France avec le décalage horaire).
Dimanche 15 novembre 2015 Autour d'un mérou, poisson remarquablement cuisiné (accompagnement tomates, pommes de terre rehaussées par les senteurs de fines herbes dont le nom reste secret), je fais la connaissance de Serge Dupuis, un français habitué du Riad des chtis d'Agadir, qui connait le Rwanda, qui fait du vélo, qui a été universitaire. Je finis par comprendre que je suis en pays de connaissance avec même des amis communs. Curieux ! On a beau aller au fin fond de la planète, il y a toujours quelque chose qui n'est jamais inconnu. Seulement Serge a un vélo de 5,5 kg ! Je ne l'ai pas dit au Mulet (qui pèse tout nu 17 kg ...). Du coup, Didier, le propriétaire du Riad, s'est joint à nous. La soirée s'est donc un peu allongée ... Car, lui aussi, a eu un parcours professionnel atypique : avec un brevet professionnel d'électrotechnicien, il a voulu aller plus loin, a passé avec succès une maîtrise de droit par cours du soir, est devenu spécialiste en relations humaines chez France télécom puis a passé plus de dix années à Bruxelles à la Direction des ressources humaines. Jacques Delors et Martine Aubry sont pour lui presque de la famille. Aujourd'hui, suite à la rencontre de sa femme, il a composé ce riad avec compétences et gout certain. Plus de 90 nationalités différentes ont été hébergées dans son établissement. Ce matin, grand beau ... mais il est prévu du beau temps durant les deux semaines de mon périple. Trois objectifs : trouver à changer euros contre dirhams, remonter le vélo, acheter les provisions habituelles pour la survie. C'est dimanche, beaucoup de magasins sont fermés. Un bureau de change est à 500 mètres du Riad. En gros, c'est 10 dirhams pour 1 euro. Pour remonter le vélo, pas trop de difficultés non plus. Le carton n'a que très peu été abîmé durant le vol. Les pédales sont remises à l'endroit avec la clef de 15, le guidon est réinstallé avec un peu de mal pour serrer le gros écrou évitant au guidon de basculer vers l'avant, la selle est ajustée, la béquille retourne à sa place, les portes-bidons sont fixés, la roue avant est centrée, le compteur kilométrique remis en marche, les pneus sont gonflés avec 100 coups de pompe Lapiz (très ancien modèle mais qui permet de mettre les 4 bars nécessaires pour éviter au maximum les crevaisons), le rétroviseur est recalé, la trousse à outils suspendue à la selle Brooks. Après, direction le souk d'Agadir qui serait le plus grand d'Afrique. Je me dirige à pied avec le plan papier d'Agadir mais.. certains noms de rue ne sont pas les mêmes sur le plan papier et sur les panonceaux accrochés dans les rues. Au total, comme d'habitude en ville j'ai pris trois directions différentes avant de trouver la bonne. Comment ? En demandant. Il faut se méfier un peu car c'est toujours bon, toujours oui. J'ai suivi un papi qui y allait avec son petit-fils "parce qu'il avait bien travaillé à l'école". Porte 7 : c'est l'entrée pour trouver un pantalon ! Vu le soleil et les coups de soleil inévitables, il faut absolument que je me couvre les cuisses, sinon ce sera la biafine assurée tous les jours. Et, bien sur, je n'ai pris que des cyclistes courts et un short. Un pantacourt en coton est vite trouvé par "le frère du cousin qui en a". Je marchande à moitié prix. Il me fusille des yeux en me disant que c'est un pantalon de marque, que le prix que j'en donne est moins cher que ... Je me laisse amadouer et on finit par transiger aux deux tiers du prix initial. Mais, c'est vrai que la qualité semble être là. Donc, tout le monde est content. Un tajine ? pourquoi pas, au poisson ! Pas terrible néanmoins avec beaucoup d'arêtes. Et le thé ? oui mais le thé marocain ! avec la théière remplie à moitié de sucre et de menthe, et mélangé et remélangé au moins 7 fois pour être vraiment le meilleur thé du monde (bien meilleur à mon gout que le thé de Chine). Après, il me faut trouver mes aliments de survie. Je finis pas trouver des petites épiceries ouvertes (c'est dimanche) avec mon quota d'aliments et de boissons pour me rassurer : une bouteille d'1,5 litre de coca-cola, une bouteille d'1,5 litre de fanta, une bouteille 1,5 litre d'eau minérale, un croissant, une chocolatine, cinq bananes, cinq pommes. Au moins, ma tête sera tranquille avec les deux sachets lyophilisés de taboulé indien, quelques barres à la pâte d'amande, quelques bonbons acidulés piqués chez mon fils Thomas. Il me reste à tester mon vélo. La chaleur est très forte lorsque vers 15h je décide de repérer la sortie de la ville pour la direction Tiznit. Pas de souci : le vélo piaffe sans faire de bruit. Une bonne quarantaine de minutes néanmoins sont nécessaires pour respirer un peu mieux après l'embranchement vers l'aéroport international. Didier au Riad est au four et au moulin. Son établissement est plein. Il faut dire qu'il est recommandé par le guide du Routard 2015 et par Tripadvisor alors qu'il n'a rien demandé. Ce soir pas de dîner au Riad, Amina, son employée, ne travaillant pas le dimanche. Pour demain matin, comme je pars au lever du jour bien avant l'heure du déjeuner, j'aurai néanmoins de quoi m'alimenter avec un petit plateau dans la chambre. Service au top donc. Riad des Chtis d'Agadir : à fortement recommander pour 28 euros petit-déjeuner compris. Lundi 16 novembre 2015 - Chaud déjà ! Hier soir, Didier mon hôtelier m'a conseillé un couscous royal au restaurant Jardin d'Eau. Navette assurée, préparation personnalisée avec l'ajout d'huile d'argan "bio". Je n'en demandais pas tant. De fait, tout a été avalé goulûment. La préparation des légumes valait, à elle seule, le déplacement. Ce matin, 6h10, réveil. Nous étions six personnes du Riad à partir à 7h. Aussi, Didier s'est levé plus tot pour nous préparer le petit-déjeuner. Je lui laisse le carton-vélo, mon sac d'emballage des sacoches. Mon départ est remarqué au pied du Riad avec moult photos du bonhomme et son Mulet. L'air est frais mais très doux. La veste fluo est enfilée. Tout roule. Le repérage d'hier m'a bien aidé mais ... jusqu'à un certain moment car, bien sur, comme souvent dans les sorties de ville, je me perds. Avantage, j'ai traversé un immense marché en plein air en préparation. Quelques kilomètres en trop mais bon ... aujourd'hui ce n'est pas bien gênant. Il m'a fallu quand même 20 bons kilomètres pour sortir de l'agglomération d'Agadir. La vitesse tourne autour de 20 km/h ce qui, compte tenu du chargement, est correct. Le paysage reste assez lugubre : de grandes étendues avec, parfois, d'immenses serres de plastique, quelques rares troupeaux de brebis gardés par un jeune berger, puis, après une cinquantaine de kilomètres, des plantations de ce qui ressemble à des amandiers. Je me force à m'arrêter de temps à autre pour avaler quelques fruits secs, une banane et boire un coup (cocacola et fanta orange). Mais le Monsieur Soleil là-haut commence à me griller le crane. J'enfile le chapeau sous le casque. La chaleur ressentie baisse nettement. Fin de la deux fois deux voies : je suis sur la N1. Après, c'est un peu l'enfer avec les véhicules un peu larges pour un cycliste car, si le doublement de la chaussée est terrassé sur ma droite, c'est soit en contrebas de 40 centimètres soit à l'inverse par un relief impossible à utiliser en vélo. Et le gymkhana commence, l'oeil rivé dans le petit rétroviseur. La circulation est parfois très dense et parfois ... nulle : curieux ... J'ai eu à me balancer sur le bas-coté trois fois, mes sacoches refusant de serrer les fesses devant le camion qui arrivait derrière. Le vélo a tenu bon malgré les sauts. La chaleur est là, surtout avec le pic du soleil qui arrive. Tiznit se montre à l'horizon. Devant une station de carburants, un immense marché-vitrine à ciel ouvert : des marbres, des poteries, du carrelage, de la faïence. Très beau mais.. j'ai de plus en plus soif ! Direction l'hôtel des touristes (ça me va bien !) en pleine place de la médina de Tiznit. C'est une petite pension familiale recommandée. Accueil sympathique par Ahmed qui me dit que les marocains ne comprennent pas ce qui se passe en France : "qui est Daech ? Aucune des trois grandes religions du Livre (chrétiens, juifs, musulmans) ne peut être concernée par ces attentats. Ce que veulent les marocains ? Vivre tranquillement en famille et laisser la politique au Roi puisqu'il y en a un." Pas facile de trouver une bière ici. Des français m'indiquent le Mauritania. Finalement j'y mange un ... (devinez !) ... poulet frites, et je bois deux bières succulentes. C'est vrai qu'il commence à faire très chaud. Agadir - Tiznit, 7h15 - 12h30, 98 km +339 m -93 m
Mardi 17 novembre 2015 - Grosse journée Un peu plus de 100 km avec 3 cols, 1600 m de dénivellation montante cumulée, près de 10 heures de pédalage avec toutefois trois arrêts pour boire et manger un peu. Heureusement, la veille j'avais bien mangé. Mauritania, très sympa avec le cycliste. Double ration de brochettes, grosse salade riz tomate carotte. Ce matin, départ à 7h de Tiznit. Arrivée vers 17h pour profiter un peu du coucher de soleil, car je campe. Je suis monté avec grande économie de moyen pour faire les 100 km de la journée. J'écris dans ma petite tente donc dans une position pas très confortable. J'ai pris la route de Tafraout sur 70 km. Au départ, pas mal de circulation. Pourtant le jour se lève à peine. Les petits villages se succèdent, de plus en plus éloignés l'un de l'autre. Plus je monte plus le paysage invite à la sérénité. Deux premiers cols mais le troisième (col de Kerdous apparemment mais au Maroc pas facile de trouver le nom d'un col) est un vrai, un bon, quasi semblable en montée au Tizi n'Test. Aux carrefours, les directions sont en arabe. Alors, tempête sous mon crane surtout que ma tablette qui me permet de voir ma position par satellite (sur fond de carte siouplait) refuse de s'allumer. J'interroge : "c'est toujours tout droit mon ami" ... jusqu'au moment où je dois impérativement tourner au Sud. Ma tablette m'a pris en pitié et ... a daigné s'allumer, donc ma position s'est affichée et j'ai pu alors prendre la bonne piste très étroite mais asphaltée jusqu'à Aghoudid. Très bel itinéraire après 80 km. On ondule en altitude sans village mais avec des terres proches griffées par un tracteur, et avec moult pierres. Depuis le lever du jour et tout le long de l'itinéraire, j'entends le même chant d'oiseau. A le voir, je crois bien que c'est une espèce d'alouette. J'ai monté la tente après quelques kilomètres de piste tout-terrain un peu plus loin qu'Aghoudid. Le vélo saute pas mal mais il faudra qu'il tienne car demain pour atteindre Amtoudi, ce sera de la piste cross tout le temps. Tiznit - 3 km après Aghoudid, 102 km, +1675 m -547 m
Mercredi 18 novembre 2015 - Amtoudi, un agadir somptueux La nuit sous tente a été sans vent, calme. Pas un animal n'est venu roder. Lever de soleil multicolore au milieu d'un paysage naturel à 360°. Haro sur le Mulet ! Il saute, se cabre, glisse mais reste toujours d'aplomb. La piste est en descente la plupart du temps et ... bon choix dans ce sens car pour remonter ce terrain défoncé il aurait fallu sortir les tripes ! Cahin caha à petite vitesse - je crains toujours la petite faute sur ce type de terrain car les conséquences peuvent être imprévisibles, pas un chat ne passant à l'horizon ... sauf un âne trottinant tout seul avec empressement ! Les kilomètres défilent lentement, quelques gués chaotiques à franchir, des terrains agricoles apparaissent. Là-bas, au loin, un âne tire une araire qu'un homme essaie de tenir droite. M'approchant, je me demande bien ce qu'il compte cultiver : il n'y a que des pierres que le soc bouge à peine sans un quelconque sillon. J'applaudis le monsieur et l'âne. Il me répond en faisant de même. A un méandre de l'oued, un bel ensemble potager que fignolent des femmes arrachant, plantant, papotant ... La piste s'améliore. Bientôt la sortie et la rencontre avec la vraie route, bien asphaltée celle-là, qui me conduit en retournant au Nord, vers Amtoudi. Amtoudi, ce village dont personne ne connait le nom sauf ses habitants. Hier, j'ai eu toutes les peines du monde à me renseigner. Mais, mon tracé sur la carte et le point gps où je me trouvais coïncidaient parfaitement. J'étais donc sur la bonne voie. Un haut lieu du tourisme mais sans touristes. L'auberge "On dirait le Sud" vantée dans tous les guides comme le lieu où séjourner, est fermée. Le patron a mis la clef sous la porte. A Tiznit, le jeune Abdou de l'hôtel des touristes m'a dit que je devais contacter Abdou (un autre bien sur) à Amtoudi. J'ai donc demandé Abdou de la part d'Abdou, et je tombe sur le fils d'Abdou qui s'appelle Mohamed. Pas de problème, tu as faim, on va te faire à manger, tu cherches une chambre, pas de problème, on va te trouver cela. Mais c'est vrai que j'avais très soif et très faim. Je rentre dans la première boutique trouvée et je refais le plein de boissons et de nourriture de survie. Hier soir, j'avais très très soif ayant pourtant bu quatre litres dans la montée des trois cols. Chez Abdou, je suis comme un pacha : tout un appartement tout confort qu'Abdou gère pour des propriétaires français absents. J'ai faim donc de suite omelette thé marocain (le vrai, autre chose que le thé d'Agadir). Tout là haut à 300 mètres au-dessus est pitée une extraordinaire forteresse dénommée ici agadir Id Aissa qui est admirablement conservée (XIIe). J'y monte à pied en un demi-heure après qu'Abdou ait téléphoné au gardien qui là-haut fait la visite. C'était principalement un grenier où l'on stockait de la nourriture : orge, mais, carottes, amandes ... Mais c'était aussi un gigantesque rucher disposé en étages avec des ruches horizontales cylindriques comme on en trouve encore quelques exemplaires en Aragon (l'arnaaragonaise). Aujourd'hui, plus de ruches car, aux dires du gardien, plus de nourriture pour les abeilles. Cet agadir permettait aussi aux populations de se réfugier en cas de razzias, plusieurs citernes d'eau recueillant les eaux de pluie ayant été creusées et fonctionnant encore. L'ensemble est bati en pierres séches. Quelques gravures rupestres tout en haut de cette fortification. Très, très beau ! Tajine de poulet à la descente, chez Abdou bien sur qui m'allume la télévision avec les dernières nouvelles sur la recherche des terroristes dans la région parisienne. "Tu ne veux pas aller voir La Source ?". Abdou aime montrer les petits trésors de son village. "Tu suis le bord de l'oued, c'est tout droit, tu arrives devant un autre agadir et c'est plus loin au fond ! Tu veux un guide ?" Fier comme un basque pas fatigué, je lui réponds que je vais bien trouver ! De fait, on peut difficilement se tromper car il faut suivre une gorge rocheuse dont le fond est pourvu d'une luxuriante végétation. Sauf qu'il faut une bonne heure pour y aller. Un cheminement se devine d'abord le long du petit canal d'écoulement qui alimente le village en eau, ensuite en écartant les branchages tout en regardant le ciel pour pointer la bonne direction, enfin quelques pas sur des gros rochers qui surplombent une puis deux très belles cascades. Très agréable cette petite balade à l'ombre des parois rocheuses de la gorge. Journée un peu éclectique mais plein de belles choses et un petit repos aussi pour regonfler les batteries. Du coup, j'ai probablement trois fois plus de liquide que de besoin, et plein de vaches qui rit ! Au diable l'hypoglycémie ... Au fait, si vous allez à Amtoudi, ne pas hésiter à contacter Abdou Amoudi. Aghoudid + 3 km de piste (tente) - Amtoudi, 31 km (dont 25 de piste), +686 m -1233 m
Jeudi 19 novembre 2015 - Aux portes du désert Je suis parti d'Amtoudi ce matin avec un peu de regret, tant ce site est remarquable et mon hôte Abdou accueillant. "Quand tu reviendras, je te ferai visiter en 4x4 toute la région". Car Amtoudi n'est que le nom de la région et ce n'est qu'avec le succès touristique de l'agadir Id Aissa que l'on a attribué le nom d'Amtoudi au douar Id Aissa. En voulant sortir de ma maison flanquée à flanc de montagne, je coince la clef dans la serrure ! Je tape fort, encore plus fort. Il fait encore nuit. Mon proche voisin Abdou est à plus de 200 mètres ... Après 10 minutes de compréhension (les serrures sont parfois coriaces à apprivoiser), je finis par trouver le tout petit espace qui m'a permis d'enfin faire tourner le barillet. Mais ... en descendant, le vélo chargé dans le presque noir, chute dans le virage, cul par dessus tête. Le mur d'Abdou m'a bloqué. Le petit-déjeuner est servi. Mon ami Abdou s'est levé pour me saluer. "Ti va toujours tout droit jusqu'à la mairie". Salut mon frère ! Sur la route, je croise le boulanger qui vient ravitailler le village. Droit, droit, le ruban asphalté est en très légère pente descendante. J'enlève très vite une épaisseur. Il fait très bon. "A 15 km, ti tourrne à gauche". Pas mal, il y avait 16 km. Les enfants sont aimantés vers l'école du village. Au bout de 30 km, je rejoins une route qui a l'air plus importante. Mais le trafic des véhicules est très calme. Heureusement, car un vélo plus un car ou un camion, ça ne peut pas rester sur le bitume en même temps ! Il s'ensuit de longues, longues lignes droites qui tracent dans un désert de pierre bordé des derniers ressauts de l'Anti-Atlas. Ca me fait penser à la canal de Berdun entre puente la Reina et Sabinanigo en Espagne. Arrêt vache qui rit, banane, coca-colac. Je croise quelques tentes berbères, mais personne n'en sort. Grand carrefour vers Tafraout. Pas pour moi, je file en face vers Icht. Plus que 15 km. Juste avant le village, à gauche, le camping-hotel Borj Biramane dont l'appellation aurait pour signification la tour du propriétaire des chameaux. Tenu par deux frères français plantés là depuis huit années, c'est plus qu'un camping aux portes du désert, un havre pour les toutous comme moi qui cherchent à bien dormir, bien manger et boire, et qui dispose d'une connexion internet. Pas la peine d'aller plus loin. La place est bonne. Seul petit bémol : une quinzaine de motards (français) sont en troupeau et causent fort mécanique ! Je prends un petit bloc en dur au bout du camping : toujours très propre, lit avec draps ... Le Mulet est content. Abdalah me propose une visite de la médina d'Icht. Lampe de poche obligatoire. La vieille cité en pisé conserve encore quelques labyrinthes accessibles. Je découvre les trois niveaux d'habitation avec un étage par épouse, mais une cuisine commune, les réduits qui sont des chambres pour les enfants, pour la femme, mais pour l'homme ... Abdalah ne m'a rien dit. Très instructif ce parcours qui montre encore une fois un jeune marocain marié avec quatre enfants ne pas accepter le terrorisme au nom de la religion musulmane. L'eau, source de vie, prend bien plus de valeur aux portes du désert que chez nous. Elle est précieusement répartie pour les jardins selon des règles acceptées par tous. Abdalah a créé une association qui a pour mission de récupérer tous les plastiques, les emballages jetés, de les recycler et de faire des petits bracelets, des sacs à main, des petits bijoux ... Ce sont les femmes qui s'en occupent. J'en ai vu de très beaux réalisés avec des capsules de canettes en aluminium. Le muezzin se fait entendre. Le soleil se couche à Icht. Amtoudi - Icht, 70 km, 7h - 12h, + 666 m -1212 m Vendredi 20 novembre 2015 - Tu vas chez Boujmaou ! En fait, c'est le seul endroit où l'on peut dormir en dur à Akka. Personne n'est levé avant 8h au camping-hôtel Borj Biramane à Icht. La veille, on m'a donné un petit-déjeuner plateau avec presque tout ce que j'avais demandé : jus d'orange pressée, vache qui rit, pain, confiture, oeuf dur. Dans mon bloc, la nuit a été perturbée par un satané moustique. Lever de soleil toujours majestueux avec les beaux dégradés célestes du bleu au rouge que rehaussent les silhouettes noires des mosquées. La sortie du camping se fait dans le silence mais avec la polaire sur le dos. La route est alors un long ruban noir pas très large, comme hier, mais bien tracée. Pédalage un peu automatique dans cette lueur du matin, le bonhomme dort encore d'un oeil. Seul bruit mais il faut etre attentif : les alouettes m'accompagnent encore de part et d'autre de la chaussée me précédant de quelques mètres puis repartant lorsque j'arrive à leur niveau. Ballet étonnant et réconfortant. Je rejoins la route plus importante qui aboutit à Ouarzazate. A gauche toute ! C'est alors que commence une longue très longue virée droite mais droite qui ... va bien me mener quelque part ! De part et d'autre, le désert de sable et surtout de pierres. Pas un animal sauf quelques petits oiseaux tout noirs à la queue blanche intrigués de voir ainsi circuler un bipède à vélo. Ce sont plutôt des autos, des camions, des bus qui passent ici. J'ai vu quelques anciens véhicules de l'armée reclassés par des particuliers déguisés en Laurence d'Arabie, venus sans doute ici sauter sur les dunes de sable comme les motards d'hier. Ca distrait le Mulet ! Un petit vent trois quart de face me rafraîchit un peu mais me fait rétrograder souvent. Les montées et les descentes ne sont pas très fortes. Après une cinquantaine de kilomètres, des engins de chantier terrassent, goudronnent, dament ce qui, à terme, devrait devenir un axe majeur de Ouarzazate à Tan-Tan. Quelques déviations obligent à emprunter quelques kilomètres un peu boueux. Le trafic est ici très rare, ce qui fait le bonheur du Mulet. Je subis de temps à autre d'énormes nuages de poussières fines et aveuglantes lors de croisements de camions qui doivent certainement faire bien rigoler les chauffeurs qui ne ralentissent pas du tout leur bolide. Akka est en vue. Encore 10 kilomètres : "Si tout droit" ! Oui, c'est bien vrai que c'est tout droit ! Un panneau : Akka, histoire et culture. L'entrée au douar est unique. Je cherche du regard le café de Boujmaou recommandé par Brahim du camping Borj Biramane. "Tu verras des chaises dehors". C'est vendredi, le muezzin harangue à tue-tête dans le micro de la mosquée. Un petit souk à gauche. Je commande un thé et demande le café de Boujmaou. "Pas de problème, c'est juste là derrière et puis à droite" ! Boujmaou est à Tata. Je ne peux pas me recommander de Brahim ! Le tenancier s'appelle Omar. Il me fait tout pour 120 dirhams : chambre, couscous maintenant, tajine ce soir, eau, petit-déjeuner, avec li vilo là fermé à clef ! Il faut dire qu'entrer à Akka est assez impressionnant quand on est français. D'abord on est seul, tous les regards berbères dirigés sur li cicliste. Mais l'accueil individuel est toujours très affable, très gentil. En mangeant le couscous - qui est loin de valoir le couscous royal d'Agadir ! - je me rends compte que les berbères prennent aussi un berlingo de lait qu'ils mélangent à la semoule. On apprend tous les jours. Pas d'internet mais à coté il y aurait un cybercafé. Alors ... Cette étape est avec celle de demain jusqu'à Tata, une sorte de transition dans une zone assez désertique. Je n'ai pas rencontré une seule tente berbère à la différence d'hier, mais quelques rares panneaux avec une vache dessinée, sauf ... qu'il n'y a pas de vaches, seulement brebis et chèvres. Icht - Akka, 6h45 - 12h45, 86 km, +260 m -214 m Samedi 21 novembre 2015 - De Tata à Tagmoute, une merveille Depuis mon arrivée à Akka, j'ai l'impression d'être entré dans un autre monde. On m'avait dit à Amtoudi que les locaux qui travaillent dans le tourisme sont les plus ouverts. Cela s'avère exact. Il est vrai qu'on est ici dans le Sud du Maroc, pays des berbères, relié par quelques routes goudronnées depuis très peu d'années. Est-ce l'éloignement avec les centres de décision politique marocain ? Est-ce l'identité berbère qui rend un peu méfiant ? Si l'accueil quand on dit bonjour est toujours poli, on se sent observé en permanence. Peut-être est-ce dans ma tête ? Je suis parti comme d'habitude au point du jour, direction Tata. Cette étape est comme celle d'hier, une liaison par le désert sud marocain de la partie orientale de l'Anti-Atlas, très proche de l'Algérie. Il ne faut pas trop réfléchir, y aller sans rencontrer âme qui vive durant quasiment 65 km. Désert, désert de pierres et de sable. On longe de belles structures rocheuses longilignes orientées Est-Ouest qui forment des sortes de murs naturels contre lesquels la route est tracée. Comme hier, seulement quelques rares bus, camions, voitures. A chaque croisement de véhicules, toujours un petit signe du chauffeur : bien sympathique pour le bipède qui a parfois l'impression de pédaler pour encore pédaler. L'entrée de Tata est un peu à l'image de ce que j'ai déjà trouvé à Ouarzazate, à Akka : un défilé de lampadaires d'une douzaine de mètres de haut de part et d'autre de la chaussée élargie à 3 ou 4 voies à l'entrée de la ville, sur un bon kilomètre. Mais à Tata, il y a un rond-point qui se trouve juste avant la monumentale entrée. Et, sous la monumentale entrée se trouvent des policiers que je n'avais pas vus, car j'ai été attiré par un grand panneau mentionnant le jumelage de Tata avec une ville française. Photo ! Mais arrivé sous la monumentale entrée, les policiers m'arrêtent : passeport immédiatement sans dire bonjour. On me dit que c'est interdit de prendre une photo si l'on voit le panneau posé par terre Police. Le chef veut visionner ma dernière photo : il y voit le panneau et me demande donc de la supprimer, ce que je fais sur le champ. Puis, il m'invite à reprendre la photo sans le panneau Police. Je le salue poliment et m'échappe. Je suis étonné de cette raideur car habituellement la police (ou les gendarmes) sont toujours avenants, cherchent à parler voire serrent la main. Après avoir pris une omelette berbère (oeufs mollets avec olives, tomates, le tout cuit dans un tajine) et un thé, je décide de filer plus haut et de commencer l'étape prévue pour demain. Le soleil cogne fort. Je pars quand même avec peut-être l'objectif soit de camper soit d'atteindre Tagmout à une quarantaine de kilomètres. Cette route fut un émerveillement, apparemment récemment asphaltée. On ne cesse de découvrir de nouveaux tableaux paysagers après chaque virage. La montagne est là, présente, avec un festival de plissements aux contours, formes, ajustements très insolites. On a l'impression qu'on s'enfonce comme une petite souris dans un livre géant de Nature et que chaque virage est une page nouvelle qui se tourne, en relief bien sur. Magnifique ! Les policiers ont bien fait de me faire fuir de Tata. Un seul gite à Tagmoute, où je suis ce soir. Accueil normal mais un peu en-dessous des accueils que j'ai eus jusqu'à maintenant, jusqu'à Icht. Akka - Tagmoute, 107 km, 7h - 16h, +985 m -460 m Dimanche 22 novembre 2015 - Couleurs chaudes mais pentes ... dures Pas mal le gite de Tagmoute tenu par Abdelah. Le tajine pour quatre m'a bien revigoré hier soir. Départ guidé par la trouée de la petite route à travers les palmiers dattiers surplombants les cultures bien bordées de terre pour maintenir au mieux l'eau distribuée avec parcimonie. On m'a dit que ça allait monter dur jusqu'à Igherm, qu'il valait mieux prendre le bus. Que nenni ! La route monte mais pas trop. On reconnait bien les endroits humides avec les palmiers et les petits jardins. Les ouvriers travaillent tot à la réfection de la chaussée. Un grand bonjour, ça va ? Le soleil fait flamboyer les couleurs ocres de la montagne. Beaucoup de clic-clac. Mais la pente devient plus sérieuse, et même d'une raideur et de longueurs très inhabituelles. C'est la première fois que je suis obligé de mettre tout à gauche : petit plateau, toute petite vitesse. C'est jusqu'à 4 km/h, la limite de l'équilibre. Les pentes dépassent les 13% ressemblant à celle du col Agnel versant italien dans les plus forts passages. Le bonhomme tient le coup mais on n'avance pas vite. Après 42 km de montée dont une vingtaine petit-petit, Igherm pointe son nez. C'est dimanche mais un café me permet de manger l'omelette berbère et de boire le thé. Un jeune diplomé d'anglais est intrigué par ce vélo bizarrement habillé. Du coup, il m'accompagne avec son vtt durant une vingtaine de kilomètres sur la route de Tafraout. Car j'ai décidé d'aller plus loin qu'Igherm redoutant un peu la longueur et surtout les bosses de l'étape de demain. Bien m'en a pris. J'ai fait près de 40 km après Igherm tout en montées-descentes, montagnes "russes". Brahim le vététiste qui dit avoir une licence d'anglais m'a saoulé de paroles durant la vingtaine de kilomètres. Une crevaison à la roue arrière ! Je désosse le Mulet de ses sacoches, démonte la roue, le pneu, remplace la chambre à air, remonte tout et ... essaie de semer mon berbère anglais. Je lui fais comprendre que c'est loin Igherm, qu'il faut retourner. Dans les descentes, je le sème mais il me rattrape dans les montées. Il a fini par se décider à me fiche la paix lui ayant dit que je ne pouvais plus parler, que je m'étouffais. Depuis Igherm, je pédale entre 1500 m et 1800 m d'altitude au gré des bosses. Vers 16h30, je me décide de trouver un coin pour piter ma tente. En contrebas de la route, je pose mon abri sur un plat de cailloux. Au menu, taboulet à l'indienne mais il faut verser de l'eau bouillante ! N'ayant pas porté de réchaud ni de gamelle, j'y mets de l'eau froide. Pas terrible le résultat mais je pense que la semoule devrait bien passer quand même. Deux vaches qui rient, un petit coup de coca, et ...dodo dans la tente car le froid est bien là à cette altitude. Tagmoute - 40 km après Igherm, 82 km, 7h - 16h30, +1230 m -950 m Lundi 23 novembre 2015 - La poisse mais ... de la chance quand même La nuit sous tente fut plutôt inconfortable car allongé comme si j'étais sur du ballast de chemin de fer. Est-ce le froid ? Ma montre s'est complètement déréglée. Ce qui est sur, c'est que la tente est totalement givré par le froid. Alors que le climat est très sec, j'ai devant l'entrée un beau tapis blanchâtre et le double toit est comme amidonné ! Glagla ! Mon réveil s'est fait à la lueur du jour mais sans soleil. Dur de plier tout et de mettre tout le bazar dans les sacoches. Je fais grimper le Mulet sur la route et ... descente mais vraiment lentement car c'est glacial. Ca fait longtemps que je n'ai pas attrapé ainsi l'onglet. Le frigo a duré plus d'une heure, le temps que Monsieur Soleil me réchauffe un peu. Pédalage en montagnes russes comme hier. Paysages rondelets déserts ! Quelques cols, donc quelques descentes aussi et ... le guidon devient dur ! crevé de la roue avant ! La guigne ! Quelle n'est pas ma stupéfaction de constater en démontant le pneu que c'est l'armature métallique du pneu qui est rentrée dans chambre à air. Impossible à réparer sans changer le pneu ! Pas âme qui vive - tout le monde a du rester au chaud ! Que faire ? En observant bien le fer cassé, je me rends compte que je peux le plier un peu. J'ose une solution qui s'avérera efficace : pliant le fil de fer du pneu et le coupant au plus ras de la jante (j'ai toujours une pince !), le bout pointu métallique appuie maintenant contre la jante et non plus contre la chambre à air. Je mets la rustine et remonte tant bien que mal. Je gonfle à fond (100 coups de pompe Lapize !!) et je pars doucement en veillant à ne pas trop appuyer latéralement sur la roue avant. Inutile de dire que j'ai l'oeil plus sur ma roue que sur le paysage ! Pas chaud du tout là haut où je pédale entre 1500 m et 1800 m. Au carrefour où je dois bifurquer vers Id Ougnidif, je rencontre les gendarmes bien au chauds dans un kangoo. Je leur expose mon cas en leur disant qu'il faut absolument que je trouve un autre pneu. Affirmatifs sont-ils tous les deux : aller à Tafraout et non à Id Ougnidif. J'obtempère et file encore 22 kilomètres, très attentionné à ne pas vexer la roue avant ! Au bout de deux kilomètres, une grande, une énorme descente ! Je n'ose pas freiner avec le frein avant de peur de trop chauffer la jante. Tafraout n'arrive jamais ! Quelques douars mais pas de cycliste. Il faut aller à Tafraout. Je ne reconnais que le coeur de ce gros village pour y etre allé voici bien longtemps. On a construit énormément depuis. C'est dans ce coeur que je trouve l'inespéré mécanicien cycliste. Le bonheur est là, tout rond, tout neuf, cranté à souhait. Du 26 pouces, on en trouve partout dans le monde ! Qu'on se le dise ... En cinq minutes, le Mulet a les pattes avant refaites à neuf. Mais ... j'ai eu chaud quand même ! 30 km après Igherm - Tafraout, 59 km, +450 m -1240 m Mardi 24 novembre 2015 - La Kasbah de Tizourgane, nid d'aigle à ne pas louper ! Tafraout ... je ne devais pas y passer mais le pneu à changer impérativement m'a détourné de mon itinéraire. Et comme je n'avais pas prévu de journée supplémentaire dans mon tour de l'Anti-Atlas, je suis obligé, demain, d'aller à Ait Baha et, après-demain, de rejoindre directement Agadir. J'évite donc Taroudant. Dommage, peut-etre aurai-je pu me faire inviter par les Chirac qui, d'après ce qu'on m'a dit ici, aurait un très bel hôtel. Toute la nuit, j'ai été obsédé par la remontée de Tafraout, 21 km pour rejoindre le col d'où je suis descendu hier. Cette descente m'avait paru effrayante par la continuité et par la raideur de la pente. Il me semblait que je n'allais pas y arriver avec ma charge. Petit-déjeuner très léger yaourt-banane-cocacola. Je piste le compteur avec les kilomètres qui défilent très lentement mais ça va. Une chaussée bitumée d'à peine 4 mètres avec un soleil de face aveuglant, la pente, la charge, la très petite vitesse, tout ça me fait dépenser pas mal d'énergie lorsqu'un véhicule me croise ou me dépasse, cela, bien sur, pour ne pas balancer le vélo hors de l'asphalte. Bien concentré pour ne pas fournir plus d'effort que nécessaire, je finis par lorgner le col tout là-haut mais avec bon espoir d'y arriver sans trop de problème. Deux petites pauses biscuit-fanta orange avec quelques clic-clac. Et ... finalement, je ne trouve pas cette montée de 21 km si impossible ! De l'autre côté du col, au rond-point, je retrouve à nouveau la police. Pas très causants en uniforme. Et j'entame la "descente" - en réalité toujours en montagnes russes - vers Ida Ougnidif pour trouver la Kasbah Tizourgane vantée par Stéphane. Le vent n'est pas chaud. Un thé s'impose. Au bord de la route assis devant ce qui semble etre un café, je rencontre un natif de Ida Ougnidif qui habite depuis longtemps Saint-Denis et qui est en vacances. Parlant parfaitement le français de Paris, il m'accompagne en buvant le thé, redoutant un peu de rentrer en France. Je finis par voir la Kasbah Tizourgane perché comme un agadir mais ayant été utilisé non comme un grenier mais comme une protection contre les razzias. Très belle oeuvre de 23 années de restauration et d'aménagement presque luxueux pour des gîtes, on y monte les sacoches à l'aide ... d'un monte-charge ! Le Mulet a trouvé plus sur de se mettre à l'abri au pied de cette citadelle. Accueil très agréable par la femme du patron, la cuisinière, l'homme à tout faire ... La vue de la terrasse supérieure aménagée est imprenable : un paysage de montagne avec des arganiers implantés ça et là, et ... des ruches au pied de la citadelle. Enfin, je peux voir trois ruches anciennes horizontales et cylindriques en activité. Une assez grosse entrée ronde d'environ 4 cm de diamètre est creusée dans le couvercle de façade qui parait tout en terre séchée. Le petit rucher est typiquement traditionnel, un bâti ouvert en pierres sèches, avec plusieurs étages constitués de roseaux ou de moitiés de tiges de bambous mélangés à de la terre, avec un toit assez épais fait d'un mélange de terre et de végétation herbacée. Si la construction de ces ruches est semblable aux anciennesarnas aragonaises, le diamètre de ces ruches apparaît un peu plus petit que celui des arnas. Ces abeilles butinent de préférence les fleurs d'arganiers juste en dessous des ruches. Un miel d'arganier, tiens ! C'est propre au Maroc certainement. Tafraout - Ida Ougnidif, 58 km, 7h-15h, +1054 m -840 m Mercredi 25 novembre 2015 - La guigne ! nouvelle crevaison ... Tizourgane Kasbah à Ida Ougnidif est le top de ce qu'on peut espérer trouver au Maroc. On y est tellement bien que je n'ai pas entendu la montre sonner le clairon du réveil ! Le patron m'a décrit ses difficultés pour réhabiliter ce monument appartenant en indivision à sa famille. Persévérance est le mot que l'on peut retenir pour aboutir à ce prestigieux établissement d'accueil : un modèle pour une bâtisse datant du XIIIe siècle mise aux normes de confort actuelles. Il manque juste un savon pour se laver. Sinon, tout y est : pas de fautes majeures de gout dans la restauration, travail d'artisans inventifs et compétents - notamment pour toutes les menuiseries faites sur mesure, oeuvre pédagogique avec des étudiants en master patrimoine d'Agadir, accueil parfait, cuisine excellente avec les produits locaux, chambres très grandes avec salle de bain, eau chaude solaire.. Un rapide bonjour aux abeilles entrevues hier dans le très beau rucher à la mode antique, au pied de la Kasbah, niché versant sud juste au-dessus des arganiers, et me voilà reparti. Mes sacoches ont été descendues par le monte-charge. Tout se présente bien pour joindre tranquillement Ait Baha, dernière étape avant Agadir. Dans le silence du matin, le jour se levant, rouler est un privilège qui, dans ces circonstances, permet de ressentir ce que les paysages peuvent offrir de meilleur à l'âme humaine. Mais ... une drôle d'impression me ramène aux réalités moins agréables : ma roue arrière se dégonfle ! Pourtant avant de mettre une chambre à air neuve il y a trois jours j'avais bien pris la précaution de toucher tout l'intérieur du pneu pour etre certain qu'il n'y avait pas d'épine, de morceau de fer susceptible de faire une nouvelle crevaison. Bien des morceaux de route sont actuellement en travaux lourds avec ferraillage, béton, engins de toutes sortes, et ... des cailloux très pointus sur lesquels on est obligé de rouler. J'enlève tout le barda pour extirper la roue arrière, démonte le pneu, sort la chambre à air neuve qui ne semble pas tout à fait dégonflée. J'opte pour mettre à la place la chambre à air de la roue avant d'hier que j'ai remplacée par une chambre à air neuve. La rustine est encore à moitié collée : je gonfle un peu, ça a l'air de tenir. Je me dis qu'avec la pression la rustine restera bien plaquée contre le pneu. Je remonte tout. 100 coups de pompe Lapize, et ça repart. Le paysage n'a plus la meme saveur après ce nouveau coup du sort. Un dromadaire au milieu de la chaussée ! En réalité, il y a tout un troupeau qui se délecte des noix d'argan. Le berger, plus que véritable gardien, suit les dromadaires des yeux et les accompagnent. Très belles bêtes bien propres. L'un essaie de s'approcher de l'appareil photo ... et c'est dans la boite ! ... Le pneu a l'air de tenir. Encore une bonne dizaine de kilomètres pour arriver à Ait Baha, grosse ville si l'on peut dire, où je peux trouver des chambres à air neuves. C'est le jour du marché. Le souk se fait dans la rue principale mais aussi dans les ruelles adjacentes. Il y a de tout, en particulier toutes les petites choses qui faisaient le bonheur des bricoleurs "d'avant" avec les quincailleries et les drogueries. J'avais pisté un hôtel qui avait de bons avis. Impression confirmée par un passant qui m'indique son adresse. Mais avant, il me faut trouver le réparateur de cycles qui me vendra deux chambres à air neuves et solides. Je suis tombé sur un brave homme qui trouvera ce que je cherche et qui, aussi, voyant que mes mains étaient noires de cambouis, m'a porté de l'eau, de la poudre pour me laver les mains. Sympathique homme ! Je suis désormais armé pour crever au moins deux fois demain entre Ait Baha et Agadir ! La petite ville grouille de monde. Plein de vieilles landrover, de peugeot et surtout de renault. Au Maroc, les constructeurs automobiles de marques françaises ont (eu) un marché prometteur. Les dacia sont très prisés. La barbe a poussé depuis que je n'ai plus de bombe à raser et que le rasoir a rendu l'âme. Trouver un barbier ! Bonne idée, et puis lui faire aussi raccourcir les poils sur la tête ! Je tombe sur un maître du coupe-choux. Trois fois, il me badigeonne de mousse à croire que le rasoir ne coupait pas ! Je ressors avec la tête plus légère ... Ida Ougnidif - Ait Baha, 49 km, 7h30 - 13h, +253 m -895 m Jeudi 26 novembre 2015 - Retour chez les Chtis De crainte de ne pas me réveiller comme la veille, j'ai mis l'alarme à la tablette, au téléphone et à la montre. Total : je me suis réveillé une heure plus tôt ! n'ayant appliqué le décalage horaire que sur la montre ... Toujours très beau lever du jour ! Le vélo a sa roue arrière encore gonflée : magie du bricolage même avec la moitié d'une rustine collée ! Cela fait toujours impression, semble-t-il, de voir un bipède casqué sur une machine à pédales gorgée de paquets noirs. J'attire toujours autant les regards. 8°C ce matin à Ait Baha. La route est magnifique, large et sans circulation, durant les 30 premiers kilomètres. De beaux et fantomatiques douars apparaissent, pour la plupart en ruines. L'éclairage du soleil levant allonge fortement les ombres, accentuant un relief déjà bien présent. Crèvera, crèvera pas ? Quelques portions encore empierrées me font lever de la selle pour mettre un maximum de poids sur la roue avant maintenant équipée de neuf. La pression du pneu arrière parait tenir. Beaucoup de contours sur cette portion qui me conduit à la plaine menant à Agadir. Un lac ! La vision est surprenante ici mais le barrage est bien réel. De longues et planes lignes droites maintenant me mènent à Biougra, puis à Ait Melloul où j'ai envie d'une ... omelette. Cuite directement dans un plat en aluminium, ... je mets les mains là où il ne faut pas, et ... je lache tout ... mais ce fut bien bon ! Le plat est bien agréable pour pédaler maintenant cahin-caha. Je passe Inezgane, reconnais la route qui mène à l'aéroport ... Ca y est, on sent l'écurie ! Avant d'aller chez les Chtis d'Agadir, je file au port de pêche. Impressionnant, le nombre de bateaux présents ainsi que la dimension du port. L'entrée s'y fait sous surveillance policière et douanière. Magnifiques, les charpentiers de marine qui construisent encore là de très gros chalutiers tout en bois. Tout un secteur du port est dédié au dépeçage des bateaux retraités, à la coque toute cabossée, rouillée. Les chalumeaux en action tronçonnent par le feu ces vieux rafiots qui doivent en avoir des choses à raconter. Le sentiment de sécurité est total - ce qui n'est pas le cas en général dans les ports. Beaucoup de monde s'active sur chaque bateau pour charger le matériel nécessaire à la reprise en mer. Des tout petits bateaux, des barques presque, avec deux ou trois hommes à bord, partent ou reviennent de l'océan, la peche n'étant pas seulement le fait de gros bateaux usines - qui sont aussi présents - ou des chalutiers traditionnels. Pas mal de monde à mobylette ou avec une remorque tirée à la main négocie quelques surplus de poissons invendus car pas aux normes. Sur un quai, plein de filets de peche sont aux prises avec des petites mains qui raccomodent, rafistolent les mailles déchirés. Même les orteils sont à l'oeuvre en même temps que les mains pour bien tendre le filet à réparer. Casse-croûte sur le port avec calamars grillés/frites. Retour chez les Chtis où Didier me reçoit avec toujours autant d'attention : le carton du vélo et mes vêtements "de ville" sont bien là. Il est 14h. Ca y est l'Anti-Atlas est emballé. La boucle est bouclée. Ait Baha - Agadir, 65 km, 7h15 - 14h, +110 m -598 m Vendredi 27 novembre 2015 - Vécu d'Agadir Ce matin, Les Chtis d'Agadir sont un havre de paix. Confort et détente au milieu de personnes de nationalités multiples. Un suédois travaillant au Mali est inquiet de retourner à Bamako. Un couple québécois, un autre germanique, deux franco-asiatiques. C'est aussi un couple polonais à l'histoire étonnante. Décidés à fuir la misère, mari et femme embarque dans une voiture usée. Arrivé aux environs de Berlin, de nuit, panne de batterie : l'alternateur a rendu l'âme. Passe et s'arrête une voiture avec une dame seule à bord. Elle embarque le couple polonais, lui trouve une chambre. Le lendemain, le mari de la dame a fait le nécessaire : l'alternateur a été changé. La voiture des polonais est prête pour continuer le voyage. Aucun frais à payer. Belle histoire ... Midi : au casse-croûte ! En déambulant sans trop réfléchir, je vois des petites tables pas mal occupées, avec un panneau indiquant "restaurant". Bien prétentieux peut-être le terme, mais assiettes appétissantes si j'en crois ce qui est servi. Le serveur - aussi patron - est habillé très propre : "oui, bien sûr, on fait le couscous le vendredi". Quelques minutes après, une magnifique assiette fumante arrive accompagnée d'une boisson inédite pour moi : jus de carotte avec orange. Arrive un couple avec deux petits enfants : lui en costume - cravate très chic, les petits habillés en "dimanche", elle complètement enveloppée de noir de la tête au pied. On ne voit même pas les yeux ... Entre l'avenue Mohammed V et l'océan Atlantique, un autre Agadir : grandes et larges avenues, résidences de luxe, multiples hôtels 4 et 5 étoiles, kyrielle de taxis, bus de tours operators. Très peu de monde. De plantureux bipèdes aux tours de taille conséquents sirotent tranquillement. Mais les bars, les restaurants de luxe restent presque vides malgré les tarifs promotionnels ostensiblement affichés. Passe une jeune fille court vêtue. Deux Agadir ... Samedi 28 novembre 2015 - Retour à Toulouse C'est l'heure de faire rentrer le vélo dans le carton. Le Mulet se plie de bonne grâce à l'opération : pédales à l'envers, guidon en travers, selle et béquille démontés, pneus dégonflés. On insère la tente, le matelas, le casque. Le carton est bouclé. Didier, le patron des Chtis d'Agadir a un lodgy qui permet au vélo d'être transporté sans risque jusqu'à l'aéroport. Quarante minutes quand même pour accéder à l'aérogare avec des embouteillages qu'une meilleure conception du maillage routier pourrait éviter. Au revoir à Didier qui m'a royalement reçu. Bonne continuation au Riad ! L'arrestation il y a deux jours de présumés terroristes autour d'Agadir laissait penser que les contrôles à l'aéroport allait être renforcés. Petite aérogare avec un grand hall d'embarquement, les passagers y font déjà la queue plus de deux heures avant l'embarquement. Les comptoirs d'enregistrement EasyJet sont très actifs et sans histoire. Jusqu'à l'arrivée des bagages à Toulouse-Blagnac, je retrouve la même efficacité dans l'organisation et dans le service à l'usager. L'avion est bondé et les places ne sont dimensionnées que pour des bipèdes petits et moyens. Le départ se fait avec 20 minutes d'avance ! "On va être détourné, c'est sûr : pourquoi part-on ainsi avec autant d'avance sur l'horaire !". C'est un clin d'oeil des passagers toulousains très en verve qui se trouvent derrière moi. Dans la nuit noire, on peut voir que l'on suit le littoral méditerranéen espagnol : lumières de Valence, de Barcelone ... mais aussi surprenante boule orangée de la lune ... L'atterrissage à Blagnac se fait en douceur. Il est 21h. Aïe ! pas de pièce de 1 euro ! Comment prendre un caddie pour charger le carton-vélo et les sacoches. Heureux hasard : la pièce de 5 dirhams a la même dimension. Thomas est là pour m'accueillir. Ambiance normale à l'aéroport. La raclette a été très appréciée ... Douce réalité ... Retour à Eysus le lendemain : une grande barre nuageuse épouse les montagnes. La neige est bientôt là !
Un Bilan ? L'Anti-Atlas est bien une montagne. Le petit tour fait en une douzaine de jours de vélo fait grimper au total près de 8000 mètres. Pas mal de montagnes russes. Trois grandes montées : le col de Kerdous depuis Tiznit, la portion spectaculaire de Tamgoute à Igherm avec de longues pentes supérieures à 12%, le col sans nom 20 km à l'Est de Tafraout. Un coup de coeur : les extraordinaires plissements rocheux de la portion Tata - Tamgoute - Igherm. De bonnes adresses avec de belles rencontres et discussions : chez Didier aux Chtis d'Agadir, l'hôtel des touristes à Tiznit, chez Abdou à Amtoudi, la Kasbah Tizourgane. Ce voyage s'est inscrit dans un contexte très particulier puisque je suis parti le lendemain de la tragédie terroriste de Paris. Partout où je suis passé, j'ai eu les mêmes réactions spontanées avec le besoin de dire à l'étranger que la religion ne peut pas justifier de tels crimes. Le sentiment de sécurité a été total avec quelques gestes toutefois qui m'indiquaient clairement que je devais passer, m'éloigner, partir. Mais beaucoup plus souvent, j'ai eu de très nombreux témoignages d'attentions alors que je ne demandais rien : par exemple lorsque j'ai dû changer mon pneu avant, ayant les mains noires de cambouis, on m'a spontanément porté de la lessive et de l'eau pour me laver ; par exemple pour me recommander un "ami" qui me trouvera logement et nourriture. Quatre images flash restent présentes dans ma tête : au souk d'Agadir, les visages épuisés de deux femmes, assises à même le sol, pétrissant indéfiniment la pâte d'argan (photos vendredi 27 novembre) ; toujours à Agadir, une mère de famille, tout de noir vêtue en voilage intégral, le mari en costume-cravate tenant par la main un petit garçon endimanché ; à Akka, la convergence de nombreuses femmes adultes se dirigeant vers l'école pour des cours d'alphabétisation ; toujours à Akka, de très beaux objets confectionnés par des femmes avec les plastiques ramassés dans le douar. Kaleidoscope du cycliste ...
Trois semaines dans l'Ouest... que du bonheur English translation pending
Voici dix jours que nous sommes rentrés et je me remets à peine.
Dur dur de retrouver la vie quotidienne, de revenir à la réalité. sans compter bien sur, le décalage horaire...
Mais j'ai envie de vous faire partager notre voyage, même si pour les plus acharnés d'entre vous il est sans doute, très banal!
Le début de l'histoire....
Il y a deux ou trois ans, une "amie" Facebook poste sur son mur, des photos et des vidéos de leur voyage dans l'Ouest.
Et là, je suis émerveillée, époustouflée par les grands espaces et la beauté des paysages, j'ai très envie de les découvrir à mon tour.
Petit à petit, je rallie mon mari et nous commençons à regarder des catalogues, acheter des guides;
Nous sommes souvent, voire toujours partis seuls, mais là il rechigne un peu, trop loin, trop grand, trop de kilomètres. Je ne conduis pas en voyage et il me dit que s'il conduit il ne profite pas...
Nous commençons de regarder du côté des voyages organisés.
Mais trouver le voyage de nos rêves et rester dans des prix abordables s'avère très compliqué.
Au final nous n'en sélectionnons que deux, les "moins pires" dirons nous. 😏
Nous sommes en juillet 2014.
En août nous partons au Canada en voyage "organisé" un peu spécial car à la carte, organisé par la chorale à laquelle j'appartiens. Et je parle de notre projet à une de nos meilleures amies. Très intéressée, elle nous donne sa réponse très vite, c'est oui. Et elle est prête à conduire...
A trois c'est déjà plus facile.
Je commence alors à établir un circuit, et je viens le poster sur ce forum.(je n'arrive pas à mettre le lien, pas grave!)
Et petit à petit, grâce à vos conseils, notre projet s'est concrétisé.
Il me faut remercier tous ceux qui m'ont aidée; Istat, Bastinj, Jpg13, Pong, Caussat, pardon à ceux que j'oublie. Merci aussi pour vos nombreux carnets de voyage, que j'ai lus avec beaucoup d'attention, sans toutefois intervenir😕 Tout particulièrement ceux de Laure et Minibou37, entre autres.
Bon j’arrête mon bavardage et je commence la description:
Les participants: Mon mari ( Milou) et moi (65 et 60 ans), notre amie Monique et une amie à elle, Marie Christine. Le budget: Billets d'avion: 935 € par personne, Air France, Paris Los Angeles, San Francisco Paris, deux vols directs. Hôtels et appartements: 3992 € pour 4 personnes, des hôtels de toutes catégories et deux appartements, un à Los Angeles, l'autre à San Francisco Location de voiture: Dodge Journey louée chez Alamo: 871,89 € Essence: 305 €, 4775 km parcourus. Nous n'avons pas fait le détail des autres frais mais tout compris le voyage nous revient à moins de 3000 € par personne. Le midi nous pique-niquions, souvent une salade et des fruits frais, le soir c'était restau, assez simple. La plupart des petits déj étaient compris, sinon nous le prenions à l'appartement ou dans notre chambre.
Le circuit:
Jour 1 : (jeudi 21 mai) Paris Los-Angelès Jour 2 : (vendredi 22 mai)Los Angeles Jour 3 : (samedi 23 mai)Los Angeles → Kingman ( 533 km) Route 66 Jour 4 : (dimanche 24 mai) Kingman → Grand Canyon (262 km) Jour 5 : (lundi 25 mai) Tusayan → Page (230 km) Lake Powel Jour 6 : (mardi 26 mai) Page → Goulding (198 km) Antelope Canyon, Monument Valley Jour 7 : (mercredi 27 mai) Goulding → Cortez (231 km) Meza Verde Jour 8 : (jeudi 28 mai) Cortez → Moab (185 km) Canyonlands Jour 9 : (vendredi 29 mai) Moab , Arches Jour 10 : (samedi 30 mai) Moab → Torrey(251 km) Capitol Reef Jour 11 : (dimanche 31 mai) Torrey → Kanab (254 km) Bryce Canyon Jour 12 : (lundi 1 juin) Kanab → Sprindale (73 km) Zion Park Jour 13 : (mardi 2 juin) Springdale → Las Vegas (271 km) Jour 14 : (mercredi 3 juin) Las Vegas Jour 15 : (jeudi 4 juin) Las Vegas → Furnace Creek (236 km) Jour 16 : (vendredi 5 juin) Furnace Creek → Lee Vining (430 km) Jour 17 : (samedi 6 juin) Lee Vining → Groveland (147 km) Jour 18 : (dimanche 7 juin) Groveland → San Francisco (225 km) Jour 19 : (lundi 8 juin) San Francisco Jour 20 : (mardi 9 juin) San Francisco → Paris Jour 21 : (mercredi 10 juin) Paris :
Nous avons fait quelques jolies randonnées, que j'essaierai de détailler plus tard.
Dans l'ensemble tout s'est très bien passé, la météo a été de notre côté, pas trop chaud à Death Valley (juste 39 degrés 😎) et de la pluie à Yosémite et Capitol Reef, mais juste l'après midi; Nos top: Grand Canyon, Monument Valley, Bryce Canyon... Mais aucune deception. Il nous a manqué un jour à San-Francisco et nous sommes arrivés trop tard à Lee Vining pour aller à Bodie.
Voici pour le début, il faut maintenant que je cherche pour insérer des photos 😉
Et petit à petit, grâce à vos conseils, notre projet s'est concrétisé.
Il me faut remercier tous ceux qui m'ont aidée; Istat, Bastinj, Jpg13, Pong, Caussat, pardon à ceux que j'oublie. Merci aussi pour vos nombreux carnets de voyage, que j'ai lus avec beaucoup d'attention, sans toutefois intervenir😕 Tout particulièrement ceux de Laure et Minibou37, entre autres.
Bon j’arrête mon bavardage et je commence la description:
Les participants: Mon mari ( Milou) et moi (65 et 60 ans), notre amie Monique et une amie à elle, Marie Christine. Le budget: Billets d'avion: 935 € par personne, Air France, Paris Los Angeles, San Francisco Paris, deux vols directs. Hôtels et appartements: 3992 € pour 4 personnes, des hôtels de toutes catégories et deux appartements, un à Los Angeles, l'autre à San Francisco Location de voiture: Dodge Journey louée chez Alamo: 871,89 € Essence: 305 €, 4775 km parcourus. Nous n'avons pas fait le détail des autres frais mais tout compris le voyage nous revient à moins de 3000 € par personne. Le midi nous pique-niquions, souvent une salade et des fruits frais, le soir c'était restau, assez simple. La plupart des petits déj étaient compris, sinon nous le prenions à l'appartement ou dans notre chambre.
Le circuit:
Jour 1 : (jeudi 21 mai) Paris Los-Angelès Jour 2 : (vendredi 22 mai)Los Angeles Jour 3 : (samedi 23 mai)Los Angeles → Kingman ( 533 km) Route 66 Jour 4 : (dimanche 24 mai) Kingman → Grand Canyon (262 km) Jour 5 : (lundi 25 mai) Tusayan → Page (230 km) Lake Powel Jour 6 : (mardi 26 mai) Page → Goulding (198 km) Antelope Canyon, Monument Valley Jour 7 : (mercredi 27 mai) Goulding → Cortez (231 km) Meza Verde Jour 8 : (jeudi 28 mai) Cortez → Moab (185 km) Canyonlands Jour 9 : (vendredi 29 mai) Moab , Arches Jour 10 : (samedi 30 mai) Moab → Torrey(251 km) Capitol Reef Jour 11 : (dimanche 31 mai) Torrey → Kanab (254 km) Bryce Canyon Jour 12 : (lundi 1 juin) Kanab → Sprindale (73 km) Zion Park Jour 13 : (mardi 2 juin) Springdale → Las Vegas (271 km) Jour 14 : (mercredi 3 juin) Las Vegas Jour 15 : (jeudi 4 juin) Las Vegas → Furnace Creek (236 km) Jour 16 : (vendredi 5 juin) Furnace Creek → Lee Vining (430 km) Jour 17 : (samedi 6 juin) Lee Vining → Groveland (147 km) Jour 18 : (dimanche 7 juin) Groveland → San Francisco (225 km) Jour 19 : (lundi 8 juin) San Francisco Jour 20 : (mardi 9 juin) San Francisco → Paris Jour 21 : (mercredi 10 juin) Paris :
Nous avons fait quelques jolies randonnées, que j'essaierai de détailler plus tard.
Dans l'ensemble tout s'est très bien passé, la météo a été de notre côté, pas trop chaud à Death Valley (juste 39 degrés 😎) et de la pluie à Yosémite et Capitol Reef, mais juste l'après midi; Nos top: Grand Canyon, Monument Valley, Bryce Canyon... Mais aucune deception. Il nous a manqué un jour à San-Francisco et nous sommes arrivés trop tard à Lee Vining pour aller à Bodie.
Voici pour le début, il faut maintenant que je cherche pour insérer des photos 😉
6 semaines en Nouvelle-Zélande en mai-juin: itinéraire? English translation pending
Bonjour à tous,
Actuellement en Inde dans le cadre de mon tour du monde sur 2 ans (voir mon itinéraire ici), je prévois de passer 6 semaines en Nouvelle-Zélande (voir la carte du pays ici) du 5 mai au 17 juin 2015. Mon avion atterrit à Auckland et repart d'Auckland.
J'ai quelques vagues idées issues de quelques recommandations qu'on m'a faites, mais j'ai du mal à voir dans quel ordre faire les étapes, et combien de temps rester à chaque endroit (même si je sais que cela est très subjectif) :
On ma dit de privilégier l'ile du Sud (plus beaux paysages de nature + trek). Les geysers de Rotoroa, la péninsule Coromendel. Journée à White Island au large de la "bay of plenty" (cher mais expérience fabuleuse paraît-il), Wellington (musée Te Papa sur la culture maori). White Island, Rotorua, Treks et randos : Routeburn Track, Milford Track, Fox & Franz Joseph Glaciers, Abel Tasman National Park, Tongariro Crossing. Queenstown (l’endroit où a été tourné Le Seigneur des Anneaux, je suis un fan...).
Déjà dans cette liste je ne sais pas ce qui appartient à l'île du Nord et à l'île du sud... Ca commence bien... 🤪
Que me conseillez-vous comme itinéraire, sachant que j'adore la nature, les balades, le trekking, faire de belles photos, et que je n'aime pas trop les grandes villes ? Et il y a le facteur météo à prendre en compte (pas spécialement envie d'aller faire du ski dans l'île du sud...).
Au niveau du budget, que me conseillez-vous pour limiter la casse ? Sachant que pour l'hébergement je prévois de faire du couchsurfing (mais je ne sais pas si ça marchera en-dehors des grandes villes) et que je serai hébergé quelques jours à Rotorua, en début et en fin de circuit. Il y a beaucoup d'auberges de jeunesse ? Il faut réserver tous les hébergements ? On peut se loger à quel prix minimum (routard) en cherchant bien ? Pour les transports, on m'a parlé des "naked bus"... Je n'ai pas l'intention de louer un véhicule car je voyagerai seul et du coup c'est moins intéressant financièrement. Et pour la nourriture, des bons plans pour ne pas se ruiner ?
Pour téléphoner et avoir de la 3G, quelles marques de cartes SIM vous recommandez ? Il y a du WI-FI dans tous les hébergements, cafés et restaurants ?
Un grand merci ! 😉
Actuellement en Inde dans le cadre de mon tour du monde sur 2 ans (voir mon itinéraire ici), je prévois de passer 6 semaines en Nouvelle-Zélande (voir la carte du pays ici) du 5 mai au 17 juin 2015. Mon avion atterrit à Auckland et repart d'Auckland.
J'ai quelques vagues idées issues de quelques recommandations qu'on m'a faites, mais j'ai du mal à voir dans quel ordre faire les étapes, et combien de temps rester à chaque endroit (même si je sais que cela est très subjectif) :
On ma dit de privilégier l'ile du Sud (plus beaux paysages de nature + trek). Les geysers de Rotoroa, la péninsule Coromendel. Journée à White Island au large de la "bay of plenty" (cher mais expérience fabuleuse paraît-il), Wellington (musée Te Papa sur la culture maori). White Island, Rotorua, Treks et randos : Routeburn Track, Milford Track, Fox & Franz Joseph Glaciers, Abel Tasman National Park, Tongariro Crossing. Queenstown (l’endroit où a été tourné Le Seigneur des Anneaux, je suis un fan...).
Déjà dans cette liste je ne sais pas ce qui appartient à l'île du Nord et à l'île du sud... Ca commence bien... 🤪
Que me conseillez-vous comme itinéraire, sachant que j'adore la nature, les balades, le trekking, faire de belles photos, et que je n'aime pas trop les grandes villes ? Et il y a le facteur météo à prendre en compte (pas spécialement envie d'aller faire du ski dans l'île du sud...).
Au niveau du budget, que me conseillez-vous pour limiter la casse ? Sachant que pour l'hébergement je prévois de faire du couchsurfing (mais je ne sais pas si ça marchera en-dehors des grandes villes) et que je serai hébergé quelques jours à Rotorua, en début et en fin de circuit. Il y a beaucoup d'auberges de jeunesse ? Il faut réserver tous les hébergements ? On peut se loger à quel prix minimum (routard) en cherchant bien ? Pour les transports, on m'a parlé des "naked bus"... Je n'ai pas l'intention de louer un véhicule car je voyagerai seul et du coup c'est moins intéressant financièrement. Et pour la nourriture, des bons plans pour ne pas se ruiner ?
Pour téléphoner et avoir de la 3G, quelles marques de cartes SIM vous recommandez ? Il y a du WI-FI dans tous les hébergements, cafés et restaurants ?
Un grand merci ! 😉
Circuit à Cuba, départ janvier 2015 English translation pending
Bonjour a tous , je viens a la recherche sur toutes les info possible sur mon prochain voyage destination CUBA
circuit la havane :vinales:cienfuegos:trinidad:santa clara:la havane extention varadero
j attend avec impatience des infos
merci d avance a vous tous
merci d avance a vous tous
Quoi faire de mes 5 semaines en Espagne English translation pending
Je m'en vais passer 5 semaines en Espagne du 11 oct au 19 nov 2014, alors a qu'elle température dois-je m'attendre surtout sur la Costa Del Sol. Par contre je vais aller passer quelques jours a Madrid et a Barcelone .J'aimerais savoir quoi visiter a Madrid et Barcelone. le reste du temps je vais être dans le coin de Malaga et aimerais me louer une auto pour visiter les alentours alors donnez moi des suggestions de ville a visiter même que le sud du Portugal m'intéresse aussi.
Aimerais trouver un site web pour location d'auto dans le coin de Malaga.
Merci a l'avance a ceux qui vont me répondre
Russie: Saint Pétersbourg en hiver English translation pending
Au fil des années, les souvenirs de voyages se succèdent dans nos mémoires et même si les plus récents sont souvent les plus présents, il est plaisant de retrouver de temps en temps quelques souvenirs plus anciens.
Les amateurs de photos de voyage ont l’avantage de pouvoir refaire les découvertes à travers leurs archives photographiques … une vue visionnée et voilà qu’un lieu et une atmosphère reviennent à l’esprit annulant presque le temps passé depuis sa prise.
Je viens de revivre (virtuellement), à travers quelques unes de mes photos, un voyage à Saint Pétersbourg … c’était il y a cinq ans , presque jour pour jour. La ville à l’architecture unique était alors recouverte d’une belle couche de neige, cela lui allait à merveille.
Je vous propose dans cette balade photographique, de commencer par une dizaine de clichés de Saint Pétersbourg « By night » ! Mais laissons parler les images …
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Sons et lumières Place des Arts
A peine arrivé, alors que le jour décline, me voici déjà au cœur de Saint Pétersbourg. La Place des Arts est toute en harmonie. Au centre trône une statue immortalisant le célèbre poète Pouchkine dans une attitude, bras étendu, qui invite le visiteur à contempler la beauté du lieu. Juste le temps d'installer mon pied photo que débute un court "son et lumières". Quelle superbe ambiance ! Bercé par de la musique classique qui emplie tout l'espace, je ne peux que contempler les lumières multicolores animant les façades. En arrière plan, le Palais Mikhaïlovski (qui abrite le Musée Russe) resplendit de lumières avec sa belle façade de teinte jaune. Une première émotion esthétique que je ne suis pas le seul à apprécier malgré les -7°C, nombreux sont les passants captivés par le spectacle. --
Le charme d’une église à bulbes
Toute proche de la Place des Arts l'étonnante Eglise de la Résurrection du Christ est elle aussi splendide à l'heure bleue, celle où la clarté du ciel est encore bleue ... nuit. Les illuminations font luire les bulbes dorés et magnifient la riche décoration de l’édifice. Achevée en 1907, elle est un des symboles de la ville de St Pétersbourg même si cette architecture typiquement russe (et unique dans la ville) évoque beaucoup celle de la Cathédrale Basile le Bienheureux de Moscou. Avec la perspective du canal Griboïedov, cela donne une intéressante profondeur à la vue. J’apprécie aussi les reflets rosés que donnent les illuminations à la surface de ce canal transformé en banquise en revanche, j’aime moins la vue des fils … mais c’est ainsi. --
La Perspective Nevski
C’est le nom de la grande artère qui traverse la ville. La longer sur la totalité de son parcours transforme la balade urbaine en une véritable randonnée pédestre, la Perspective Nevski s’étend en effet sur 4 kilomètres et demi ! Bordée d’immeubles, de magasins, de cafés … cette avenue est très animée en journée mais beaucoup moins durant les soirées d’hiver. Une pause photo longue me permet d’utiliser les feux des quelques véhicules pour faire apparaître ces lignes rouges, histoire d’accentuer l’effet de perspective et de donner un peu de vie à cette image. En jouant sur la focale, j’ajoute quelques étoiles dans la nuit noire. --
Harmonie arménienne
Ici, dans la partie centrale de la célèbre avenue, on longe la "Rue des tolérances religieuses".. où sont bâties une succession d'églises de confessions différentes. Un peu en retrait, comme blottie entre les immeubles, on aperçoit la façade bleue et blanche de l'église arménienne St Catherine (1780). Les éclairages la valorisent en renforçant le contraste avec les immeubles plus sombres qui l’entourent. Toute pimpante elle doit sa restauration aux dons de la communauté arménienne de la ville.
-- Souvenir de Catherine la Grande
Poursuite de ma balade nocturne ... sur des trottoirs très glissants, la mince couche de poudreuse masque par endroits les plaques de verglas. Les passants russes (jeunes et plus âgés) semblent quant à eux très à l'aise sur cette patinoire urbaine, l'habitude et l'expérience ... et puis, ils n'ont pas comme moi en permanence le nez en l'air afin de trouver un bon angle pour mes photos! La Place Catherine est un joli square donnant sur la Perspective Nevski. Au centre, la statue de Catherine ll en impose, la tsarine y est représentée très entourée … à l’image de sa vie très tourmentée, il y a là, Potemkine, le Prince Orlov ... Les teintes chaudes de l’éclairage public réchauffe l’aspect glacial donné par l’épaisse couche de neige. J’opte pour un cadrage laissant en arrière plan une bonne place au théâtre Alexandrinski(1830), splendide avec ses colonnes corinthiennes.
--
Une perspective parfaite
En contournant le Théâtre Alexandrinski, on débouche sur une des plus belles perspectives de Saint Pétersbourg. Elle est l'œuvre de l'architecte Carlo Rossi qui a su créer ici une géniale harmonie de proportions. Le soir, la rue n'est pratiquement pas encombrée de voitures, la vue est dégagée, c'est parfait, il n'y a plus qu'à contempler cette rue Rossi. L'effet de perspective est surprenant, la rue est 10 fois plus longue que large (220 m de long sur 22 m de largeur) et pour compléter cet exemple de proportions bien pensées, la hauteur des immeubles qui bordent l'avenue est de ... 22 mètres également.
-- Canal et pont
Avec ses nombreux canaux enjambés par une multitude de ponts, la ville mérite bien son surnom de « Venise Russe ». Un exemple parmi tant d’autres avec cette vue du pont Lomonossov et ses tourelles de granit, elles abritaient autrefois un mécanisme d’ouverture afin de permettre le passage de bateaux … en été, lorsque les canaux sont libres de glace.
-- En direction de la Place du Palais
Près des quais de la Neva et parvenu à l’une des extrémités de la perspective Nevski, ma rafraîchissante promenade nocturne me mène à la monumentale Place du Palais. Un lieu incontournable dans la ville des tsars.
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Le Palais d’Hiver, version nocturne
Dominée par l’imposante Colonne Alexandriiskaïa (47,5 mètres), l’esplanade paraît immense surtout lorsqu’elle est comme sur cette vue quasi déserte. Quelques amas de neige disséminés ici et là pourraient faire penser à des congères mais ce ne sont en fait que des monticules de neige entassés par les engins de déneigement un de ces amas de neige glacée va me servir d’avant plan pour donner de la profondeur à ma composition photo. Bien sûr, le regard et l’objectif de mon appareil sont surtout attirés par la somptueuse façade du Palais d’Hiver. Construit dans un style baroque tardif, il est l'œuvre de l'architecte favori de Catherine II, l'italien Rastrelli. Sa construction a débuté en 1754 puis fut achevée à l'époque de Catherine la Grande.
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Le Palais d’Hiver, version ensoleillée et glacée
L'orientation de la façade principale du Palais d'Hiver est idéale pour recevoir la lumière matinale, le monument n'en est que plus beau avec ses murs à la teinte vert pistache. Tout resplendit ici, jusqu'aux pavés verglacés de la place. Un effet très photogénique. Derrière cette façade, parmi les mille pièces que compte ce palais de tsars environ 400 constituent le deuxième plus grand musée du monde : le célèbre Musée de l’Ermitage. Près de 3 millions d'objets d'art sont présentés dans les multiples collections : toiles de maîtres et œuvres de l'Antiquité au XX ème siècle.
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Babouchka
Cette babouchka bien emmitouflée ne prête pas vraiment attention aux élégants monuments qui entourent ce parc boisé. On imagine qu’elle connaît depuis longtemps les lieux … non, son attention semble toute concentrée sur ces pas, il faut reconnaître que ces allées sont recouvertes d’une neige totalement verglacée … une vraie patinoire, j’en garde encore un souvenir bien présent.
-- Une flèche dorée emblématique
Cette élégante flèche dorée de 122 mètres de haut domine la Cathédrale Saint-Pierre et Saint-Paul. Un édifice entouré d’une forteresse qui constitue le berceau de St Pétersbourg, c'est en effet sur cet îlot que Pierre le Grand a posé la première pierre de sa ville, son rêve, l'œuvre de sa vie, c'était il y a plus de 300 ans en mai 1703. Les tsars sont à l’honneur à l’intérieur de cette cathédrale, la plupart des Romanov y repose. Au premier plan de la photo, la Neva paraît si paisible comme figée par une saisonnière banquise. Et pourtant, c’est un fleuve qui peut s’avérer très capricieux, l'histoire de la ville en témoigne. Les crues ont marqué les pétersbourgeois, comme celle de 1824 ou de 1924 où une partie de la ville a été endommagée par les eaux froides de ce fleuve de 74 km, il se termine en delta avant de se jeter dans la mer Baltique.
-- Des bulbes et des couleurs
C’est une vue de carte postale ... en version hivernale. La célèbreéglise de la Résurrection du Christet ses bulbes multicolores saupoudrés de neige étincellent sous le soleil matinal. J’opte pour un cadrage rapproché en contre plongée afin de mettre en valeur quelques détails de cette originale architecture. Cette église a été construite au temps du tsar Alexandre III afin de rendre hommage à son père Alexandre II, mortellement blessé en ces lieux par un attentat à la bombe en 1881. C’est la raison pour laquelle le lieu est souvent nommé: église du Sauveur sur le sang. L'édifice de style néo-russe finement décoré avec une profusion de corniches est surmonté de cet étrange assortiment de bulbes. Ils se détachent parfaitement sur ce fond de ciel bleu n’est-elle pas belle cette palette de teintes ?
--
Intérieur
Et l'intérieur ? Est-il aussi richement décoré que les façades ? Allons voir … Pour visiter l'intérieur (que l'on appelle ici musée), on vous demande d’enfiler des protèges chaussures afin de ne pas salir les jolis pavements de marbre de l'église. Mais il faut surtout lever les yeux ... à s'en tordre le cou. L'édifice est très haut et la richesse des fresques et des mosaïques vaut que l'on s'y attarde. 7000 mètres carrés de mosaïques décorent voûtes et plafonds, une merveille qui a nécessité trente années de restauration, le résultat est somptueux.
-- La Nevski prospect en pleine lumière
Durant la journée, la Nevski Prospect est bien entendu plus animée qu’en soirée. Le trafic de voitures et de trams est intense, le va et vient des véhicules est incessant quant aux larges trottoirs, ils sont parcourus par une foule de piétons. Ces rayons de soleil donnent de l’éclat aux façades des immeubles en leur donnant encore plus de « relief ». Au niveau des toitures, on aperçoit le dôme vitré de la Maison du livre. Un immeuble de 7 étages de style architectural Art nouveau (1904) qui abrite une grande librairie, on pouvait s’en douter !
-- Au bord de la Fontenka
Cet imposant palais ne risque pas de passer inaperçu avec de telles façades couleur rouge framboise. Son mon est difficile à retenir (et à prononcer !), en tout cas personnellement je ne m'y fais pas, c'est celui des princes Bielosselski-Bielozesrki. Construit dans un style néo baroque assez surprenant (1848), il abrite le Centre Culturel de la ville de Saint Pétersbourg. L’espace libre de glace à la surface de la rivière Fontaka ajoute quelques reflets rosés à la vue, un effet miroir appréciable afin de compléter la composition. De même, le cadrage avec le pont et la présence de cette passante donne de la vie à cette photo d’architecture urbaine.
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L’imposante cathédrale St-Isaac
Sa coupole dorée surplombe de ses 100 mètres de haut tous les immeubles de la ville et sur cette vue elle s’avère être la seule teinte colorée au milieu de cet univers blanc, gris et brumeux. La cathédrale St-Isaac a été construite entre 1819 et 1858. Il n’a pas été facile de bâtir cette gigantesque cathédrale sur des terrains marécageux et mouvants.. qu'à cela ne tienne ! 24000 pilotis de bois seront plantés pour stabiliser cette monumentale construction, des travaux que l’on imagine titanesques ! Situé entre la cathédrale Saint-Isaac et la Neva, le Cavalier de bronze (1782) trône au milieu du square. Une statue de Pierre le Grand en cavalier conquérant souhaitée par Catherine II en hommage au tsar fondateur de Saint Pétersbourg. Ces deux passantes, aux pas pressés et apparaissant sur la droite, furent la bienvenue … elles animent quelque peu la photo.
-- Smolny et Rastrelli
La Cathédrale de la Résurrection est située au centre de l’Ensemble Smolny. En arrivant face à ce monumental ensemble on ne peut être qu'admiratif devant le résultat de ce mariage architectural entre le baroque italien et l’identité russe donnée par la présence de coupoles et de bulbes. La symétrie est parfaite et que dire de ces murs au bleu lumineux ? Qu'ils s'harmonisent de belle façon au blanc des colonnes de la façade ... et au tapis blanc de la neige. Une couche de poudreuse qu'il est agréable de fouler en faisant le tour de la cathédrale. Toutes les façades sont somptueuses à contempler et le regard se perd dans la richesse des décorations. En hiver, les arbres aux branches dénudées laissent une vue parfaitement dégagée, c'est idéal pour le visiteur et l’amateur de photos. Ce lieu est considéré comme l'œuvre monumentale la plus réussie du célèbre architecte italien Bartolomeo Rastrelli.
-- Depuis le sommet de la tour
L’intérieur de l’église de Smolny est transformé en une salle dédiée aux concerts de musique classique. Une des tours de l’édifice est ouverte à la visite, je n’hésite pas à arpenter les marches de l’escalier en colimaçon pour bénéficier d’un point de vue plongeant sur les bâtiments du couvent avec pour horizon un large panorama sur Saint Pétersbourg. Une intéressante vue, même par temps gris ! Depuis ce belvédère, le contraste est saisissant entre l'architecture baroque russe aux murs bleus et les barres d'immeubles rectangulaires, imposants et tristes, datant de l'époque soviétique !
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Tsarkoï Selo, un palais de tsars
L’architecture de Rastrelli, on la retrouve à une trentaine de kilomètre de Saint Pétersbourg. Le Palais Catherine (Tsarkoï Selo) représente le sommet du style baroque russe : la trilogie esthétique de l'architecte est complète : colonnes blanches, murs bleus et toitures argentées. Ajoutez au décor une belle couche de neige et une douce luminosité hivernale ... d’emblée on est sous le charme. Devant une telle façade, on souhaiterait prendre une vue d’ensemble mais une partie du palais était en travaux et les échafaudages ne sont pas vraiment esthétiques ! Aussi, je choisi de présenter ce palais, certes partiellement mais avec un effet de symétrie. Le Palais actuel, rénové par Rastrelli, l’architecte de Catherine II, date des années 1750. Il est en fait la sixième version de cette résidence impériale ... une succession de destructions/reconstructions/embellissements depuis le petit palais des origines (1710) où Catherine Ier (femme de Pierre le Grand) aimait s’y retrouver, dans la quiétude de la campagne russe.
Avec la photo de ce somptueux palais, je referme ce court album souvenir … pourtant, Saint Pétersbourg aurait tant d’autres aspects (photogéniques) à présenter.
__ PS : Plus de photos et de récits à propos de la ville de Saint Pétersbourg et de sa région dans le carnet de voyage que j’avais rédigé à mon retour de Russie. Pour ceux qui seraient intéressés, il est en ligne en un clic sur ce lien : http://groenland-disko.pagesperso-orange.fr/russie-volga/St%20Peter%20Hiv%20by%20night.htm
Sons et lumières Place des Arts

A peine arrivé, alors que le jour décline, me voici déjà au cœur de Saint Pétersbourg. La Place des Arts est toute en harmonie. Au centre trône une statue immortalisant le célèbre poète Pouchkine dans une attitude, bras étendu, qui invite le visiteur à contempler la beauté du lieu. Juste le temps d'installer mon pied photo que débute un court "son et lumières". Quelle superbe ambiance ! Bercé par de la musique classique qui emplie tout l'espace, je ne peux que contempler les lumières multicolores animant les façades. En arrière plan, le Palais Mikhaïlovski (qui abrite le Musée Russe) resplendit de lumières avec sa belle façade de teinte jaune. Une première émotion esthétique que je ne suis pas le seul à apprécier malgré les -7°C, nombreux sont les passants captivés par le spectacle. --
Le charme d’une église à bulbes

Toute proche de la Place des Arts l'étonnante Eglise de la Résurrection du Christ est elle aussi splendide à l'heure bleue, celle où la clarté du ciel est encore bleue ... nuit. Les illuminations font luire les bulbes dorés et magnifient la riche décoration de l’édifice. Achevée en 1907, elle est un des symboles de la ville de St Pétersbourg même si cette architecture typiquement russe (et unique dans la ville) évoque beaucoup celle de la Cathédrale Basile le Bienheureux de Moscou. Avec la perspective du canal Griboïedov, cela donne une intéressante profondeur à la vue. J’apprécie aussi les reflets rosés que donnent les illuminations à la surface de ce canal transformé en banquise en revanche, j’aime moins la vue des fils … mais c’est ainsi. --
La Perspective Nevski

C’est le nom de la grande artère qui traverse la ville. La longer sur la totalité de son parcours transforme la balade urbaine en une véritable randonnée pédestre, la Perspective Nevski s’étend en effet sur 4 kilomètres et demi ! Bordée d’immeubles, de magasins, de cafés … cette avenue est très animée en journée mais beaucoup moins durant les soirées d’hiver. Une pause photo longue me permet d’utiliser les feux des quelques véhicules pour faire apparaître ces lignes rouges, histoire d’accentuer l’effet de perspective et de donner un peu de vie à cette image. En jouant sur la focale, j’ajoute quelques étoiles dans la nuit noire. --
Harmonie arménienne

Ici, dans la partie centrale de la célèbre avenue, on longe la "Rue des tolérances religieuses".. où sont bâties une succession d'églises de confessions différentes. Un peu en retrait, comme blottie entre les immeubles, on aperçoit la façade bleue et blanche de l'église arménienne St Catherine (1780). Les éclairages la valorisent en renforçant le contraste avec les immeubles plus sombres qui l’entourent. Toute pimpante elle doit sa restauration aux dons de la communauté arménienne de la ville.
-- Souvenir de Catherine la Grande

Poursuite de ma balade nocturne ... sur des trottoirs très glissants, la mince couche de poudreuse masque par endroits les plaques de verglas. Les passants russes (jeunes et plus âgés) semblent quant à eux très à l'aise sur cette patinoire urbaine, l'habitude et l'expérience ... et puis, ils n'ont pas comme moi en permanence le nez en l'air afin de trouver un bon angle pour mes photos! La Place Catherine est un joli square donnant sur la Perspective Nevski. Au centre, la statue de Catherine ll en impose, la tsarine y est représentée très entourée … à l’image de sa vie très tourmentée, il y a là, Potemkine, le Prince Orlov ... Les teintes chaudes de l’éclairage public réchauffe l’aspect glacial donné par l’épaisse couche de neige. J’opte pour un cadrage laissant en arrière plan une bonne place au théâtre Alexandrinski(1830), splendide avec ses colonnes corinthiennes.
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Une perspective parfaite

En contournant le Théâtre Alexandrinski, on débouche sur une des plus belles perspectives de Saint Pétersbourg. Elle est l'œuvre de l'architecte Carlo Rossi qui a su créer ici une géniale harmonie de proportions. Le soir, la rue n'est pratiquement pas encombrée de voitures, la vue est dégagée, c'est parfait, il n'y a plus qu'à contempler cette rue Rossi. L'effet de perspective est surprenant, la rue est 10 fois plus longue que large (220 m de long sur 22 m de largeur) et pour compléter cet exemple de proportions bien pensées, la hauteur des immeubles qui bordent l'avenue est de ... 22 mètres également.
-- Canal et pont

Avec ses nombreux canaux enjambés par une multitude de ponts, la ville mérite bien son surnom de « Venise Russe ». Un exemple parmi tant d’autres avec cette vue du pont Lomonossov et ses tourelles de granit, elles abritaient autrefois un mécanisme d’ouverture afin de permettre le passage de bateaux … en été, lorsque les canaux sont libres de glace.
-- En direction de la Place du Palais

Près des quais de la Neva et parvenu à l’une des extrémités de la perspective Nevski, ma rafraîchissante promenade nocturne me mène à la monumentale Place du Palais. Un lieu incontournable dans la ville des tsars.
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Le Palais d’Hiver, version nocturne

Dominée par l’imposante Colonne Alexandriiskaïa (47,5 mètres), l’esplanade paraît immense surtout lorsqu’elle est comme sur cette vue quasi déserte. Quelques amas de neige disséminés ici et là pourraient faire penser à des congères mais ce ne sont en fait que des monticules de neige entassés par les engins de déneigement un de ces amas de neige glacée va me servir d’avant plan pour donner de la profondeur à ma composition photo. Bien sûr, le regard et l’objectif de mon appareil sont surtout attirés par la somptueuse façade du Palais d’Hiver. Construit dans un style baroque tardif, il est l'œuvre de l'architecte favori de Catherine II, l'italien Rastrelli. Sa construction a débuté en 1754 puis fut achevée à l'époque de Catherine la Grande.
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Le Palais d’Hiver, version ensoleillée et glacée

L'orientation de la façade principale du Palais d'Hiver est idéale pour recevoir la lumière matinale, le monument n'en est que plus beau avec ses murs à la teinte vert pistache. Tout resplendit ici, jusqu'aux pavés verglacés de la place. Un effet très photogénique. Derrière cette façade, parmi les mille pièces que compte ce palais de tsars environ 400 constituent le deuxième plus grand musée du monde : le célèbre Musée de l’Ermitage. Près de 3 millions d'objets d'art sont présentés dans les multiples collections : toiles de maîtres et œuvres de l'Antiquité au XX ème siècle.
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Babouchka

Cette babouchka bien emmitouflée ne prête pas vraiment attention aux élégants monuments qui entourent ce parc boisé. On imagine qu’elle connaît depuis longtemps les lieux … non, son attention semble toute concentrée sur ces pas, il faut reconnaître que ces allées sont recouvertes d’une neige totalement verglacée … une vraie patinoire, j’en garde encore un souvenir bien présent.
-- Une flèche dorée emblématique

Cette élégante flèche dorée de 122 mètres de haut domine la Cathédrale Saint-Pierre et Saint-Paul. Un édifice entouré d’une forteresse qui constitue le berceau de St Pétersbourg, c'est en effet sur cet îlot que Pierre le Grand a posé la première pierre de sa ville, son rêve, l'œuvre de sa vie, c'était il y a plus de 300 ans en mai 1703. Les tsars sont à l’honneur à l’intérieur de cette cathédrale, la plupart des Romanov y repose. Au premier plan de la photo, la Neva paraît si paisible comme figée par une saisonnière banquise. Et pourtant, c’est un fleuve qui peut s’avérer très capricieux, l'histoire de la ville en témoigne. Les crues ont marqué les pétersbourgeois, comme celle de 1824 ou de 1924 où une partie de la ville a été endommagée par les eaux froides de ce fleuve de 74 km, il se termine en delta avant de se jeter dans la mer Baltique.
-- Des bulbes et des couleurs

C’est une vue de carte postale ... en version hivernale. La célèbreéglise de la Résurrection du Christet ses bulbes multicolores saupoudrés de neige étincellent sous le soleil matinal. J’opte pour un cadrage rapproché en contre plongée afin de mettre en valeur quelques détails de cette originale architecture. Cette église a été construite au temps du tsar Alexandre III afin de rendre hommage à son père Alexandre II, mortellement blessé en ces lieux par un attentat à la bombe en 1881. C’est la raison pour laquelle le lieu est souvent nommé: église du Sauveur sur le sang. L'édifice de style néo-russe finement décoré avec une profusion de corniches est surmonté de cet étrange assortiment de bulbes. Ils se détachent parfaitement sur ce fond de ciel bleu n’est-elle pas belle cette palette de teintes ?
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Intérieur

Et l'intérieur ? Est-il aussi richement décoré que les façades ? Allons voir … Pour visiter l'intérieur (que l'on appelle ici musée), on vous demande d’enfiler des protèges chaussures afin de ne pas salir les jolis pavements de marbre de l'église. Mais il faut surtout lever les yeux ... à s'en tordre le cou. L'édifice est très haut et la richesse des fresques et des mosaïques vaut que l'on s'y attarde. 7000 mètres carrés de mosaïques décorent voûtes et plafonds, une merveille qui a nécessité trente années de restauration, le résultat est somptueux.
-- La Nevski prospect en pleine lumière

Durant la journée, la Nevski Prospect est bien entendu plus animée qu’en soirée. Le trafic de voitures et de trams est intense, le va et vient des véhicules est incessant quant aux larges trottoirs, ils sont parcourus par une foule de piétons. Ces rayons de soleil donnent de l’éclat aux façades des immeubles en leur donnant encore plus de « relief ». Au niveau des toitures, on aperçoit le dôme vitré de la Maison du livre. Un immeuble de 7 étages de style architectural Art nouveau (1904) qui abrite une grande librairie, on pouvait s’en douter !
-- Au bord de la Fontenka

Cet imposant palais ne risque pas de passer inaperçu avec de telles façades couleur rouge framboise. Son mon est difficile à retenir (et à prononcer !), en tout cas personnellement je ne m'y fais pas, c'est celui des princes Bielosselski-Bielozesrki. Construit dans un style néo baroque assez surprenant (1848), il abrite le Centre Culturel de la ville de Saint Pétersbourg. L’espace libre de glace à la surface de la rivière Fontaka ajoute quelques reflets rosés à la vue, un effet miroir appréciable afin de compléter la composition. De même, le cadrage avec le pont et la présence de cette passante donne de la vie à cette photo d’architecture urbaine.
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L’imposante cathédrale St-Isaac

Sa coupole dorée surplombe de ses 100 mètres de haut tous les immeubles de la ville et sur cette vue elle s’avère être la seule teinte colorée au milieu de cet univers blanc, gris et brumeux. La cathédrale St-Isaac a été construite entre 1819 et 1858. Il n’a pas été facile de bâtir cette gigantesque cathédrale sur des terrains marécageux et mouvants.. qu'à cela ne tienne ! 24000 pilotis de bois seront plantés pour stabiliser cette monumentale construction, des travaux que l’on imagine titanesques ! Situé entre la cathédrale Saint-Isaac et la Neva, le Cavalier de bronze (1782) trône au milieu du square. Une statue de Pierre le Grand en cavalier conquérant souhaitée par Catherine II en hommage au tsar fondateur de Saint Pétersbourg. Ces deux passantes, aux pas pressés et apparaissant sur la droite, furent la bienvenue … elles animent quelque peu la photo.
-- Smolny et Rastrelli

La Cathédrale de la Résurrection est située au centre de l’Ensemble Smolny. En arrivant face à ce monumental ensemble on ne peut être qu'admiratif devant le résultat de ce mariage architectural entre le baroque italien et l’identité russe donnée par la présence de coupoles et de bulbes. La symétrie est parfaite et que dire de ces murs au bleu lumineux ? Qu'ils s'harmonisent de belle façon au blanc des colonnes de la façade ... et au tapis blanc de la neige. Une couche de poudreuse qu'il est agréable de fouler en faisant le tour de la cathédrale. Toutes les façades sont somptueuses à contempler et le regard se perd dans la richesse des décorations. En hiver, les arbres aux branches dénudées laissent une vue parfaitement dégagée, c'est idéal pour le visiteur et l’amateur de photos. Ce lieu est considéré comme l'œuvre monumentale la plus réussie du célèbre architecte italien Bartolomeo Rastrelli.
-- Depuis le sommet de la tour

L’intérieur de l’église de Smolny est transformé en une salle dédiée aux concerts de musique classique. Une des tours de l’édifice est ouverte à la visite, je n’hésite pas à arpenter les marches de l’escalier en colimaçon pour bénéficier d’un point de vue plongeant sur les bâtiments du couvent avec pour horizon un large panorama sur Saint Pétersbourg. Une intéressante vue, même par temps gris ! Depuis ce belvédère, le contraste est saisissant entre l'architecture baroque russe aux murs bleus et les barres d'immeubles rectangulaires, imposants et tristes, datant de l'époque soviétique !
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Tsarkoï Selo, un palais de tsars

L’architecture de Rastrelli, on la retrouve à une trentaine de kilomètre de Saint Pétersbourg. Le Palais Catherine (Tsarkoï Selo) représente le sommet du style baroque russe : la trilogie esthétique de l'architecte est complète : colonnes blanches, murs bleus et toitures argentées. Ajoutez au décor une belle couche de neige et une douce luminosité hivernale ... d’emblée on est sous le charme. Devant une telle façade, on souhaiterait prendre une vue d’ensemble mais une partie du palais était en travaux et les échafaudages ne sont pas vraiment esthétiques ! Aussi, je choisi de présenter ce palais, certes partiellement mais avec un effet de symétrie. Le Palais actuel, rénové par Rastrelli, l’architecte de Catherine II, date des années 1750. Il est en fait la sixième version de cette résidence impériale ... une succession de destructions/reconstructions/embellissements depuis le petit palais des origines (1710) où Catherine Ier (femme de Pierre le Grand) aimait s’y retrouver, dans la quiétude de la campagne russe.
Avec la photo de ce somptueux palais, je referme ce court album souvenir … pourtant, Saint Pétersbourg aurait tant d’autres aspects (photogéniques) à présenter.
__ PS : Plus de photos et de récits à propos de la ville de Saint Pétersbourg et de sa région dans le carnet de voyage que j’avais rédigé à mon retour de Russie. Pour ceux qui seraient intéressés, il est en ligne en un clic sur ce lien : http://groenland-disko.pagesperso-orange.fr/russie-volga/St%20Peter%20Hiv%20by%20night.htm