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La baie de Bai Tu Long (Vietnam) English translation pending
De nombreux VF, dont Abalone, grand connaisseur du Vietnam et qui partage volontiers ses connaissances, parlent de la baie de Bai Tu long, a 50km au nord de Ha Long City, comme la destination ou aller si l'on veut fuir les hordes et le racket de Along. Il est precise egalement que la plupart des agences proposant Along ET Bai Tu Long ne font qu'effleurer cette derniere, et que le seul moyen de vraiment y penetrer est au depart de la ville de Cai Rong (Van Don). Il est chaudement recommande d'aller dans l'ile de Quan Lan, aux plages somptueuses.
Voila ce que j'ai pu glaner sur le Forum pour aller a Cai Rong et Quan Lanh, la plupart de ces infos datant de novembre 2009, mais certaines de 2007 :
Hanoi-Cai Rong (Van Don)
Bus public Hanoi-Bai Chay, puis Bai Chai-Cai Rong
Hotel a Cai Rong : Khách San Hùng Toàn, Tél : 33 874 220
Cai Rong-Quan Lan
- Bateau en bois quittant Cai Rong à 7 h et à 14h (2h30 de trajet)
- Bateau à haute vitesse quittant Cai Rong à 8h15 et 15h15 (trajet 40 mn).
- Tuk tuk pour la plage de Minh Châu ou Van Hai (au choix).
J'ai donc plusieurs questions:
1) Horaires des bus Hanoi-Halong et Halong-Cai Rong (ou est-il possible de trouver un bus direct Hanoi-Cai Rong) ?
2) Les infos sur le trajet Cai Rong-Quan Lanh sont-elles toujours de mise ?
3) Quelle est le site preferable a Quan Lanh : Minh Chau ou Van Hai ?
Un grand merci pour votre reponse.
Voila ce que j'ai pu glaner sur le Forum pour aller a Cai Rong et Quan Lanh, la plupart de ces infos datant de novembre 2009, mais certaines de 2007 :
Hanoi-Cai Rong (Van Don)
Bus public Hanoi-Bai Chay, puis Bai Chai-Cai Rong
Hotel a Cai Rong : Khách San Hùng Toàn, Tél : 33 874 220
Cai Rong-Quan Lan
- Bateau en bois quittant Cai Rong à 7 h et à 14h (2h30 de trajet)
- Bateau à haute vitesse quittant Cai Rong à 8h15 et 15h15 (trajet 40 mn).
- Tuk tuk pour la plage de Minh Châu ou Van Hai (au choix).
J'ai donc plusieurs questions:
1) Horaires des bus Hanoi-Halong et Halong-Cai Rong (ou est-il possible de trouver un bus direct Hanoi-Cai Rong) ?
2) Les infos sur le trajet Cai Rong-Quan Lanh sont-elles toujours de mise ?
3) Quelle est le site preferable a Quan Lanh : Minh Chau ou Van Hai ?
Un grand merci pour votre reponse.
Hôtel bien et pas cher à l'aéroport de Newark? English translation pending
Bonjour,
Je vais au Costa Rica cet été et je fais escale à l'aéroport de Newark. Je cherche un hôtel à l'aéroport de Newark (bien et pas cher) car je repars le lendemain matin de bonne heure depuis Newark toujours. Merci de vos expériences.
Je vais au Costa Rica cet été et je fais escale à l'aéroport de Newark. Je cherche un hôtel à l'aéroport de Newark (bien et pas cher) car je repars le lendemain matin de bonne heure depuis Newark toujours. Merci de vos expériences.
Traversée Sète - Tanger au mois d'octobre English translation pending
Bonjour,
Nous devons embarquer à SETE pour TANGER, au mois d'octobre, Pour 15 jours, et découvrir le sud marocain.
Si vous avez entrepris cette traversée, je recherche :
1 -Où dormir à Tanger?
2 -tous renseignements sur le choix du bateau, la qualité des prestations et de l'hygiène des cabines. ( le rapport qualité/prix )
Merci à vous et à +
Merci à vous et à +
Correspondance d'une heure à l'aéroport Madrid-Barajas English translation pending
Bonjour,
J'ai dois réserver un vol de Toulouse à Valencia via Madrid Barajas.
Mon dillemme est le suivant;
Mon vol Easyjet Toulouse-Madrid arrive à 16H50 au Terminal 4 ( je pense) et mon vol Ryanair décolle à 17H50 du Terminal 1, ..... apparemment (à vérifier). Pensez vous que 1 heure est suffisante pour faire la correspondance?
Je compte sur les connaisseurs de Barajas pour me conseiller car je ne connais pas du tout cet aéroport et je n'arrive pas à savoir si c'est faisable.
Merci d'avance
Virginia
J'ai dois réserver un vol de Toulouse à Valencia via Madrid Barajas.
Mon dillemme est le suivant;
Mon vol Easyjet Toulouse-Madrid arrive à 16H50 au Terminal 4 ( je pense) et mon vol Ryanair décolle à 17H50 du Terminal 1, ..... apparemment (à vérifier). Pensez vous que 1 heure est suffisante pour faire la correspondance?
Je compte sur les connaisseurs de Barajas pour me conseiller car je ne connais pas du tout cet aéroport et je n'arrive pas à savoir si c'est faisable.
Merci d'avance
Virginia
Sécurité dans les villes du sud du Liban? (19 mars 2010) English translation pending
Je pars au Liban dans 10 jours. Qu'en est-il des conditions de sécurité dans les villes du sud (Tyr, Sidon), peut-on les visiter sans difficulté. Merci pour vos infos.
Réserver le ferry Koh Samui - Koh Tao? English translation pending
Salut,
Quelqu'un sait il comment faire pr reserver des places sur un ferry (seatran par exemple) de Koh Samui à Koh Tao? je prefere prendre cette précaution parcek'apparemment en avril les thais st tous en vacances et j'ai peur de pas avoir de place. je ne trouve cependant pas d'info sur le net pour booker ma résa..so si vs avez des sites, thanks d'avance
Quelqu'un sait il comment faire pr reserver des places sur un ferry (seatran par exemple) de Koh Samui à Koh Tao? je prefere prendre cette précaution parcek'apparemment en avril les thais st tous en vacances et j'ai peur de pas avoir de place. je ne trouve cependant pas d'info sur le net pour booker ma résa..so si vs avez des sites, thanks d'avance
Périple à vélo de Mâcon à Lyon English translation pending
Bonjour,
J'ai l'intention cet été de faire Orléans -> Lyon en suivant l'EV6 jusqu'à Nevers, le canal du centre jusqu'à Chalons sur Saône et de suivre la saône jusqu'à Lyon. Tout me semble bien balisé jusqu'à Mâcon par différentes voies vertes, mais le dernier tronçon me fait un peu peur (surtout en ce qui concerne l'arrivé dans Lyon.
Je voulais savoir s'il existait des chemins de halage sur les bords de la Saône ou d'autres chemins que vous pourrez me conseiller. J'ai vu sur le forum un message de quelqu'un qui conseillait de passer par Villars-les-dombes. On s'éloigne de la Saône, mais on traverse un ensemble d'étangs qui ont l'air bien sympathique. Mais je ne vois pas du tout par où passer pour arriver sur Lyon.
Merci pour vos conseils,
Axel
Axel
Croisière sur le Bleu de France en mai 2010 English translation pending
Bonjour a tous et toutes
Nous partons pour notre premiere croisieres sur le Bleu de France le 23 mai direction Meditérannée "Iles bleues"
Y a til d autres personnes qui vont participer aussi a ce sejour
Pourriez vous me dire a quel endroit a peu pres nous embarquons a marseille (le port) ca c sur lol
Car nous allons certainement arriver la veille et je doit prendre un hotel dans Marseille mais si je prend un hotel vers la gare est ce que ce n est pas trop loin apres pour aller au port je ne connais pas du tout Pour les personnes qui ont deja fait cette croisieres que nous conseillez vous au niveau des excursions??? pour les différentes villes merci d avance cela nous aiderait bien Torredom
Car nous allons certainement arriver la veille et je doit prendre un hotel dans Marseille mais si je prend un hotel vers la gare est ce que ce n est pas trop loin apres pour aller au port je ne connais pas du tout Pour les personnes qui ont deja fait cette croisieres que nous conseillez vous au niveau des excursions??? pour les différentes villes merci d avance cela nous aiderait bien Torredom
Combien coûte environ une croisière Barcelone-Venise-Grèce? English translation pending
Bonjour, moi et ma copine voudrions faire une croisière vers la fin du mois d'avril-début mai. C'est notre première croisière alors j'y connait absolument rien. J'aimerais avoir l'avis de certains connaisseurs.. est-ce possible une croisière de 2 semaines avec les destinations dans mon titre ( préférablement à départ de barcelone). Combien cela couterait-il environs? J'ai chercher sur le net et trouver quelques offres mais j'Aimerais avoir votre avis.
merci!
merci!
Compte rendu de croisière sur le MSC Poesia dans les Caraïbes (13 au 20 février 2010) English translation pending
Bonjour, voici le compte-rendu de notre croisière sur le bateau MSC Poesia, du 13 au 20 février 2010 dans les Caraïbes.
Ne pas oublier que c'était notre 1ère expérience de croisière. En résumé, Bateau super beau, notre chambre avec balcon très bien, était située au 8e étage coté pair (coté droit) vers l'avant, bouffe excellente sauf le matin à la cafétéria car tout est tiède (pas assez chaud). Nous avions le souper du premier service (17h30) et les choix de repas étaient excellents (fruits de mer, pâtes, steak, salades, soupes, etc…). Ils ont un forfait pour le vin (7 bouteilles/105$ + taxes ou 10 bouteilles pour …$) nous avions pris le forfait des 7 bouteilles et chaque soir nous avions notre bouteille à la table (et parfois nous finissions celle de la veille). Sinon vous pouvez acheter une bouteille à la fois (environ 20$ à 35$ selon votre choix). Il y a 2 restaurants spécialisés mais dont il faut payer un extra, nous ne les avons pas essayé.
Le personnel très bien partout, les bars sont OK (et la disco aussi), musique et animation agréable, les show le soir très bons (sauf celui de magie, ordinaire). Des photographes souvent le soir pour des prises de photos mais sont pas insistants et vous pouvez voir les photos le lendemain et décider ensuite si vous voulez en acheter....belles qualités de photos. On a eu 2 soirs de gala (St-Valentin et soirée du capitaine) donc robes et veston. Mais si vous ne voulez pas participer ya toujours moyen. Les autres soirs tenus normales pour un souper (pantalon chemise/chandail pour monsieur et équivalent pour madame). Le matin et le midi les gens mangent en tenue plus décontracté (bermuda, t-short…) mais pas de maillot dans les restos. Café, thé glacé et eau servis sans frais. Un cola est $2,30 environ. Bouffe à volonté !
Nous n'avons fait aucune excursion donc difficile de commenter, toujours des visites libres par nous mêmes. Quelques escales se sont fait avec amarrage à quai et d'autres avec des petits bateaux qui vous transporte entre le Poésia et la terre ferme (plus long comme processus mais ça fonctionne). Voici un bref résumé.
Key West:
Belle place à visiter à pied, belles architectures, boutiques, petit train, etc…
Cozumel (nous devions faire escale à Playa Del Carmen mais trop de vent) :
Nous avons tenté de visiter l'ile de la Passion, mais manque de temps, donc avons fait de la beach simplement (Paradise Beach près du quai, 10 minutes de taxi à 7$ par personne).
Georges Town, Grand Cayman
Autre belle place à visiter à pied + de la beach (Seven Miles beach, chaise longue coûte 7$)
Jamaïque, à Point Bay… genre… (car devions faire escale à Montego Bay mais trop de vent pour les petits bateaux qui viennent vous chercher)
Nous sommes allés en bus (gratuit) jusqu'au centre-ville, ensuite balade et boutique. Terminé par le marché au puce près des quais. Ce que j'ai détesté, c'est l'insistance des Jamaïcains, "maudit qui sont fatiguants" ! ;o)
Nassau, Bahamas
Nous avons pris, avec un autre couple, les services d'un mini-van pour une visite générale (2h30 environ) avec explication du chauffeur-guide (très gentil, anglais seulement). Il nous permettait d'arrêter pour des photos et nous expliquait l'historique et tout, et 30-40 minutes pour visiter l'hôtel Atlantis (à voir). Le tout pour 25$ u.s. par personne, payable à la fin de la visite. Ensuite nous avons circulé à pied librement au centre-ville, agréable…
J'ai bien aimé la "tranquillité" dans notre chambre le soir et la nuit, très calme et silencieux de notre coté et très bon service aux chambres (chambre 8036). Température excellente dans les chambres et dans les restaurants (selon notre opinion). On est sur un bateau qui avance, donc oui parfois du vent sur les ponts extérieurs ou sur notre balcon.
Les bars sont bien et chacun leur spécialité musicale (belle variété). J'ai trouvé les prix de la boisson très correctes, petite draft pour 2.30$, la grosse à 3.50$, boissons variés et cafés spécialisés à 4.50$ à 7$... Beaucoup d'animation au Zébra Bar en particulier, orchestre, cours de danse, concours de Miss Poésia, soirée masqué, etc….
Aucun argent comptant requis à bord car tout est facturable sur votre carte magnétique qui vous est fourni au départ (boisson, carte de bingo...), payer à la fin avec carte de crédit. Argent comptant requis seulement pour les sortis (U.S pour nous), mais nous n'avons pas jouer au casino ni acheter en boutique donc j'ignore de ce coté là. Aucun pourboire à donner à bord car tarif fixe de "service" sur la facture finale de 82$ par personne. Chaque soir vous retrouvez sur votre lit la liste des activités du lendemain et notre destination, très pratique (disponible aussi en français).
Le dernier soir, vous placer vos valises dans le corridor avec étiquette de couleur fournis par eux. Dans la nuit elles sont ramassées et vous les récupérer le lendemain au débarquement, fonctionne très bien.
Point difficile, lors du débarquement à Fort Lauderdale, nous étions genre 3 ou 4 navires en même temps, donc 1h30 d'attente avant d'embarquer dans un taxi pour l'aéroport, donc oui ne pas prendre de vol de retour en avant-midi. Nous sommes "débarqués" du bateau vers 09h20 et étions à l'aéroport vers 11h30….
Nous avons été très impressionnés par cette première expérience, et comptons bien nous reprendre pour d'autres bateaux. Pour nous, on compare ça à être dans un grand hôtel de luxe mais sur l'eau !
Marc (et Carole), Québécois dans la quarantaine, 1ère croisière mais 6 voyages dans le sud dans des tout-inclus auparavant.... et voilà.
Ne pas oublier que c'était notre 1ère expérience de croisière. En résumé, Bateau super beau, notre chambre avec balcon très bien, était située au 8e étage coté pair (coté droit) vers l'avant, bouffe excellente sauf le matin à la cafétéria car tout est tiède (pas assez chaud). Nous avions le souper du premier service (17h30) et les choix de repas étaient excellents (fruits de mer, pâtes, steak, salades, soupes, etc…). Ils ont un forfait pour le vin (7 bouteilles/105$ + taxes ou 10 bouteilles pour …$) nous avions pris le forfait des 7 bouteilles et chaque soir nous avions notre bouteille à la table (et parfois nous finissions celle de la veille). Sinon vous pouvez acheter une bouteille à la fois (environ 20$ à 35$ selon votre choix). Il y a 2 restaurants spécialisés mais dont il faut payer un extra, nous ne les avons pas essayé.
Le personnel très bien partout, les bars sont OK (et la disco aussi), musique et animation agréable, les show le soir très bons (sauf celui de magie, ordinaire). Des photographes souvent le soir pour des prises de photos mais sont pas insistants et vous pouvez voir les photos le lendemain et décider ensuite si vous voulez en acheter....belles qualités de photos. On a eu 2 soirs de gala (St-Valentin et soirée du capitaine) donc robes et veston. Mais si vous ne voulez pas participer ya toujours moyen. Les autres soirs tenus normales pour un souper (pantalon chemise/chandail pour monsieur et équivalent pour madame). Le matin et le midi les gens mangent en tenue plus décontracté (bermuda, t-short…) mais pas de maillot dans les restos. Café, thé glacé et eau servis sans frais. Un cola est $2,30 environ. Bouffe à volonté !
Nous n'avons fait aucune excursion donc difficile de commenter, toujours des visites libres par nous mêmes. Quelques escales se sont fait avec amarrage à quai et d'autres avec des petits bateaux qui vous transporte entre le Poésia et la terre ferme (plus long comme processus mais ça fonctionne). Voici un bref résumé.
Key West:
Belle place à visiter à pied, belles architectures, boutiques, petit train, etc…
Cozumel (nous devions faire escale à Playa Del Carmen mais trop de vent) :
Nous avons tenté de visiter l'ile de la Passion, mais manque de temps, donc avons fait de la beach simplement (Paradise Beach près du quai, 10 minutes de taxi à 7$ par personne).
Georges Town, Grand Cayman
Autre belle place à visiter à pied + de la beach (Seven Miles beach, chaise longue coûte 7$)
Jamaïque, à Point Bay… genre… (car devions faire escale à Montego Bay mais trop de vent pour les petits bateaux qui viennent vous chercher)
Nous sommes allés en bus (gratuit) jusqu'au centre-ville, ensuite balade et boutique. Terminé par le marché au puce près des quais. Ce que j'ai détesté, c'est l'insistance des Jamaïcains, "maudit qui sont fatiguants" ! ;o)
Nassau, Bahamas
Nous avons pris, avec un autre couple, les services d'un mini-van pour une visite générale (2h30 environ) avec explication du chauffeur-guide (très gentil, anglais seulement). Il nous permettait d'arrêter pour des photos et nous expliquait l'historique et tout, et 30-40 minutes pour visiter l'hôtel Atlantis (à voir). Le tout pour 25$ u.s. par personne, payable à la fin de la visite. Ensuite nous avons circulé à pied librement au centre-ville, agréable…
J'ai bien aimé la "tranquillité" dans notre chambre le soir et la nuit, très calme et silencieux de notre coté et très bon service aux chambres (chambre 8036). Température excellente dans les chambres et dans les restaurants (selon notre opinion). On est sur un bateau qui avance, donc oui parfois du vent sur les ponts extérieurs ou sur notre balcon.
Les bars sont bien et chacun leur spécialité musicale (belle variété). J'ai trouvé les prix de la boisson très correctes, petite draft pour 2.30$, la grosse à 3.50$, boissons variés et cafés spécialisés à 4.50$ à 7$... Beaucoup d'animation au Zébra Bar en particulier, orchestre, cours de danse, concours de Miss Poésia, soirée masqué, etc….
Aucun argent comptant requis à bord car tout est facturable sur votre carte magnétique qui vous est fourni au départ (boisson, carte de bingo...), payer à la fin avec carte de crédit. Argent comptant requis seulement pour les sortis (U.S pour nous), mais nous n'avons pas jouer au casino ni acheter en boutique donc j'ignore de ce coté là. Aucun pourboire à donner à bord car tarif fixe de "service" sur la facture finale de 82$ par personne. Chaque soir vous retrouvez sur votre lit la liste des activités du lendemain et notre destination, très pratique (disponible aussi en français).
Le dernier soir, vous placer vos valises dans le corridor avec étiquette de couleur fournis par eux. Dans la nuit elles sont ramassées et vous les récupérer le lendemain au débarquement, fonctionne très bien.
Point difficile, lors du débarquement à Fort Lauderdale, nous étions genre 3 ou 4 navires en même temps, donc 1h30 d'attente avant d'embarquer dans un taxi pour l'aéroport, donc oui ne pas prendre de vol de retour en avant-midi. Nous sommes "débarqués" du bateau vers 09h20 et étions à l'aéroport vers 11h30….
Nous avons été très impressionnés par cette première expérience, et comptons bien nous reprendre pour d'autres bateaux. Pour nous, on compare ça à être dans un grand hôtel de luxe mais sur l'eau !
Marc (et Carole), Québécois dans la quarantaine, 1ère croisière mais 6 voyages dans le sud dans des tout-inclus auparavant.... et voilà.
Retour d'une croisière sur le Louis Majesty vers Gênes English translation pending
Le navire a quitté Barcelone hier entre 17h et 18 h environ, le temps prevu d ordinaire et de 22 heures; il doit dond etre arrivé au plus tard a 16 heures, il est a l instant en face de l ile d hyéres, cette position est peut etre normale si le commandant prend son temps pour rentrer, mais la question que je pose c est pourquoi depuis son départ il reste prés de la cote au lieu de prendre la ligne prévu la plus directe? y a t il un spécialiste qui a une explication?
merci d avance
irsn
A samedi sur le LM
Prendre un bus de Delhi vers Rishikesh? (urgent) English translation pending
Bonjour à tous,
J'arrive à DELHI samedi 13 à 5h10 et je souhaite me rendre directement à RISHIKESH.
J'ai cru comprendre que je devais me rendre à l'ISTB Kashmiri Gate (en bus DTC ou minubus Eats de l'aéroport, face à la porte de sortie du terminal international, derrière le Vistor's Lounge) et de là prendre un bus pour Haridwar, puis un second pour Rishikesh.
Ma question est donc : existe-t-il un bus direct pour RISHIKESH?
et également : me confirmez-vous les infos précédentes pour me rendre à la gare? combien de tps dure le trajet de l'aéroport à l'ISTB?
Merci d'avance pour vos réponses,
Belle journée à vous.
J'arrive à DELHI samedi 13 à 5h10 et je souhaite me rendre directement à RISHIKESH.
J'ai cru comprendre que je devais me rendre à l'ISTB Kashmiri Gate (en bus DTC ou minubus Eats de l'aéroport, face à la porte de sortie du terminal international, derrière le Vistor's Lounge) et de là prendre un bus pour Haridwar, puis un second pour Rishikesh.
Ma question est donc : existe-t-il un bus direct pour RISHIKESH?
et également : me confirmez-vous les infos précédentes pour me rendre à la gare? combien de tps dure le trajet de l'aéroport à l'ISTB?
Merci d'avance pour vos réponses,
Belle journée à vous.
Voyage en Croatie au mois d'avril: hostel et itinéraires? English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars avec des amies, en Avril prochain pour 10jours!
Nous arrivons à Zagreb et nous allons y passer quelques jours, ensuite nous allons descendre jusqu'a Dubrovnik
Quant à ZAGREB, j'aimerais avoir plus d'info sur les Hostel
J'ai quelques pistes, mais j'aimerais savoir si vous aviez des avis à donner sur des auberges ou vous êtes déja allés
Nous hesitons entre :
* Le funk hostel and club
* L' Hobo bear hostel
* Le fullir hostel
Nous aimerions être en centre ville et assez proche de la gare routière
De plus, savez vous combien nous couterais le bus pour : Zagreb - Pltivice Plitvice - Split Split - Dubrovnik
Dernière question, savez vous jusqu'a quelle heure fonctionne la navette aéroport qui amene jusqu'au centre ville de Zagreb??... Car notre avion arrive vers 21h
Et...Si vous avez des idées de villes, de sites insolites à nous conseiller ou bien encore des expériences à nous faire partager... faites nous signe!!
A bientot
De plus, savez vous combien nous couterais le bus pour : Zagreb - Pltivice Plitvice - Split Split - Dubrovnik
Dernière question, savez vous jusqu'a quelle heure fonctionne la navette aéroport qui amene jusqu'au centre ville de Zagreb??... Car notre avion arrive vers 21h
Et...Si vous avez des idées de villes, de sites insolites à nous conseiller ou bien encore des expériences à nous faire partager... faites nous signe!!
A bientot
Premier voyage aux États-Unis: formalités? English translation pending
Bonjour à tous, je vais partir aux états unis du 7 au 12 avril 2010, c'est la première fois que je prend l'avion pour une destination si lointaine et je me pose pas mal de question:
J'ai réservé un vol PARIS - PHOENIX avec une escale à ATLANTA, par DELTA AIRLINES, j'ai 1h56 entre les 2 vols, j'arrive et je repars du terminal S et par la même compagnie: est-ce suffisant ? Comment se passe le transfert : formalités, bagages, douane, immigration, ect...
Pour le retour, PHOENIX - PARIS avec une escale à MINEAPOLIS aussi par DELTA AIRLINES mais 1h15 entre les 2 vols.
Merci de vos réponses.
Arnaques à éviter sur Delhi et Âgrâ English translation pending
Hello,
de retour d'Inde après un très court séjour (visite du Taj Mahal au retour du Népal), je vous fais un petit message pour vous mettre en garde sur les arnaques que j'ai pu rencontrer (je sais c'est pas le premier thread sur ce sujet, mais ca ne sera probablement pas le dernier).
* Le train (à Delhi) Comme c'est écrit dans les guides et comme vous le disent certains indiens n'écoutez personne aux abords de la gare. On peut dire que tout ceux qui vous parleront à cet endroit cherchent à vous amener dans une agence de voyage privée (au premier étage d'un bâtiment comme décrit dans les guides). Évidement on qd a lu le guide et qu'on est méfiant et tout on se dit qu'on ne risque rien mais quand c'est la 1ere fois en Inde et qu'on arrive tout juste y'a vraiment moyen de se faire avoir. Voila donc quelques infos supplémentaires pour éviter encore plus de se faire avoir.
- La réservation se fait au tourist reservation center au 1er étage de la gare (c'est tres bien décrit dans le guide) faites surtout attention de bien aller à la gare (là où partent les train) et pas au railway reservation center qui est 300m avant dans la même rue. - La gare est ouverte le dimanche (au contraire de ce que disent les rabatteurs) - Le tourist reservation center ouvert le dimanche de 8h à 14h (au contraire de ce que disent les rabatteurs) - Le tourist reservation center est ouvert jusqu'à 20 le soir (au contraire de ce que disent les rabatteurs) - L'endroit où vous devez réserver nous vous proposera pas un bus ni d'hotel pdt votre réservation, ca peut paraitre bete mais qd on se fait embarquer on est plus toujours très lucide sur tout. - La gare et le tourist reservation center sont ouvert même le jour de Holi (au contraire de ce que disent les rabatteurs) - Quand on se retrouve dans une de ces agences alors qu'on a qd mm été méfiant et tout, rapidement le type voit à quelles dates vous etes disponible et vous vous rendez compte qu'il n'y a jamais de train disponible pour vous (c'est tjs complet) car le but est en fait de vous faire prendre un Bus qui coute plus cher. Le mec en toute bonne foi vous montre même son écran d'ordinateur en vous proposant de faire la résa vous même pour montrer qu'il n'y a pas d'arnaque, sauf qu'il est connecté sur un site miroir du site officiel (http://www.indianrail.gov.in/) qui est réglé pour que tout soit complet dans vos dates (regardez la barre d'adresse sur l'explorateur web, ca n'est pas la bonne).
Quelques idées sur les prix pour s'y repérer quand on essaie de vous arnaquer: - un billet de train Delhi/Agra en classe 2S (siège réservé sur une banquette mais pas d'air conditionné) coute environ 60 roupies - un billet de train Delhi/Agra en classe 2A (siège réservé avec AC) coute environ 300 roupies - un billet de bus Delhi/Agra via une guest house coute 550 roupies (le mec de l'agence vous parles plutôt de 1250 roupies) (comme c'était ma 1ere fois en Inde ma description des classes de train est un peu approximative, je laisse les spécialistes me corriger sur ce point là)
* tuktuk - faites bien attention à l'endroit où vous voulez aller et vérifier toujours l'endroit ou le chauffeur vous dépose. il m'est arrivé que le chauffeur me dépose à quasiment 1km de ma destination car la rue qu'il devait prendre était fermée pour travaux (en me prétendant que j'étais au bon endroit). Inutile de dire que j'ai fini à pied et qu'il n'a pas touché 1roupie de ma part. - le tuktuk peut aller à l'aéroport internationnal (contrairement à ce que disent certains taxi ou guest house pour vous faire prendre le taxi) - la course en tuktuk prepaid pour l'aeroport (depuis connaught place) coute 125 roupies contre 300 roupies en taxi (voir 400 en passant par une guest house) - le tuktuk en vous déposant à l'aéroport tente de vous déposer au checkpoint avant le terminal (il reste quasi 2km à marcher), restez ferme et demandez à aller devant le terminal (de toute façon la police est au checkpoint et pourra vous aider) - en tuktuk ne donnez le papier du prepaid au chauffeur qu'une fois arrivé à destination (surtout si vous allez à l'aeroport)
Voila je m'arrête là, je ferai un autre post avec quelques indications sur les prix pour ceux que ca intéresse.
@+
ps: petite dernière, quand on va à la gare faire attention aux conducteurs de taxi, tuktuk qui prétendent que votre train ne part pas dans la gare ou vous vous rendez (là encore les guides décrivent cette arnaque).
de retour d'Inde après un très court séjour (visite du Taj Mahal au retour du Népal), je vous fais un petit message pour vous mettre en garde sur les arnaques que j'ai pu rencontrer (je sais c'est pas le premier thread sur ce sujet, mais ca ne sera probablement pas le dernier).
* Le train (à Delhi) Comme c'est écrit dans les guides et comme vous le disent certains indiens n'écoutez personne aux abords de la gare. On peut dire que tout ceux qui vous parleront à cet endroit cherchent à vous amener dans une agence de voyage privée (au premier étage d'un bâtiment comme décrit dans les guides). Évidement on qd a lu le guide et qu'on est méfiant et tout on se dit qu'on ne risque rien mais quand c'est la 1ere fois en Inde et qu'on arrive tout juste y'a vraiment moyen de se faire avoir. Voila donc quelques infos supplémentaires pour éviter encore plus de se faire avoir.
- La réservation se fait au tourist reservation center au 1er étage de la gare (c'est tres bien décrit dans le guide) faites surtout attention de bien aller à la gare (là où partent les train) et pas au railway reservation center qui est 300m avant dans la même rue. - La gare est ouverte le dimanche (au contraire de ce que disent les rabatteurs) - Le tourist reservation center ouvert le dimanche de 8h à 14h (au contraire de ce que disent les rabatteurs) - Le tourist reservation center est ouvert jusqu'à 20 le soir (au contraire de ce que disent les rabatteurs) - L'endroit où vous devez réserver nous vous proposera pas un bus ni d'hotel pdt votre réservation, ca peut paraitre bete mais qd on se fait embarquer on est plus toujours très lucide sur tout. - La gare et le tourist reservation center sont ouvert même le jour de Holi (au contraire de ce que disent les rabatteurs) - Quand on se retrouve dans une de ces agences alors qu'on a qd mm été méfiant et tout, rapidement le type voit à quelles dates vous etes disponible et vous vous rendez compte qu'il n'y a jamais de train disponible pour vous (c'est tjs complet) car le but est en fait de vous faire prendre un Bus qui coute plus cher. Le mec en toute bonne foi vous montre même son écran d'ordinateur en vous proposant de faire la résa vous même pour montrer qu'il n'y a pas d'arnaque, sauf qu'il est connecté sur un site miroir du site officiel (http://www.indianrail.gov.in/) qui est réglé pour que tout soit complet dans vos dates (regardez la barre d'adresse sur l'explorateur web, ca n'est pas la bonne).
Quelques idées sur les prix pour s'y repérer quand on essaie de vous arnaquer: - un billet de train Delhi/Agra en classe 2S (siège réservé sur une banquette mais pas d'air conditionné) coute environ 60 roupies - un billet de train Delhi/Agra en classe 2A (siège réservé avec AC) coute environ 300 roupies - un billet de bus Delhi/Agra via une guest house coute 550 roupies (le mec de l'agence vous parles plutôt de 1250 roupies) (comme c'était ma 1ere fois en Inde ma description des classes de train est un peu approximative, je laisse les spécialistes me corriger sur ce point là)
* tuktuk - faites bien attention à l'endroit où vous voulez aller et vérifier toujours l'endroit ou le chauffeur vous dépose. il m'est arrivé que le chauffeur me dépose à quasiment 1km de ma destination car la rue qu'il devait prendre était fermée pour travaux (en me prétendant que j'étais au bon endroit). Inutile de dire que j'ai fini à pied et qu'il n'a pas touché 1roupie de ma part. - le tuktuk peut aller à l'aéroport internationnal (contrairement à ce que disent certains taxi ou guest house pour vous faire prendre le taxi) - la course en tuktuk prepaid pour l'aeroport (depuis connaught place) coute 125 roupies contre 300 roupies en taxi (voir 400 en passant par une guest house) - le tuktuk en vous déposant à l'aéroport tente de vous déposer au checkpoint avant le terminal (il reste quasi 2km à marcher), restez ferme et demandez à aller devant le terminal (de toute façon la police est au checkpoint et pourra vous aider) - en tuktuk ne donnez le papier du prepaid au chauffeur qu'une fois arrivé à destination (surtout si vous allez à l'aeroport)
Voila je m'arrête là, je ferai un autre post avec quelques indications sur les prix pour ceux que ca intéresse.
@+
ps: petite dernière, quand on va à la gare faire attention aux conducteurs de taxi, tuktuk qui prétendent que votre train ne part pas dans la gare ou vous vous rendez (là encore les guides décrivent cette arnaque).
Conseils sur itinéraire de cinq jours autour de Marrakech? English translation pending
Bonjour
Nous partons avec mon ami au maroc du 24 juillet au 1 aout et dur dur de faire un itinéraire... Nous avons déjà nos billets d'avion, nous arrivons à Marrakesch vers 17h le 24 et repartons de Tanger le 1er
Voilà notre "début d'idée" pour l'itinéraire : 3 jours Marrakesch (25.26,27) Excursion 2 jours vers Ouarzazate (1 nuit la bas le 28) ou Excursion 2 jours Essaouira (1 nuit la bas le 28) Le 29 au soir départ pour Tanger 30-31- 1er nous avons le mariage d'un couple d'amis.
Qu'en pensez vous ? Que faut-il choisir entre Ouarzazate et Essaouira ? Est-ce possible de faire les 2 en 2 jours si nous restons 1 jour de moins à Marrakesch ? Ou nous conseillez vous un itinéraire complètement différent ?
Merci d'avance pour vos conseils car on est complètement dans le flou..
Nous partons avec mon ami au maroc du 24 juillet au 1 aout et dur dur de faire un itinéraire... Nous avons déjà nos billets d'avion, nous arrivons à Marrakesch vers 17h le 24 et repartons de Tanger le 1er
Voilà notre "début d'idée" pour l'itinéraire : 3 jours Marrakesch (25.26,27) Excursion 2 jours vers Ouarzazate (1 nuit la bas le 28) ou Excursion 2 jours Essaouira (1 nuit la bas le 28) Le 29 au soir départ pour Tanger 30-31- 1er nous avons le mariage d'un couple d'amis.
Qu'en pensez vous ? Que faut-il choisir entre Ouarzazate et Essaouira ? Est-ce possible de faire les 2 en 2 jours si nous restons 1 jour de moins à Marrakesch ? Ou nous conseillez vous un itinéraire complètement différent ?
Merci d'avance pour vos conseils car on est complètement dans le flou..
Hôtel avec la plus belle plage à Riviera Maya: Gran Palladium ou Barcelo Maya? English translation pending
J`aimerais savoir entre le gran palladium et le barcelo maya lequel a la plus belle plage à riviera maya et vos commentaires sur le site et la nourriture.MERCI de prendre le temps de m`éclairer.
Prix des trains en Italie? English translation pending
Bonjour, j'aimerais connaître les prix approximatifs pour le train de Rome/venise, venise/florence.
Et lorsque l'on débarque de l'aéroport de Rome faut-il prendre le train ou un métro? et quel est le prix du métro de Rome?
Merci beaucoup!!
Et lorsque l'on débarque de l'aéroport de Rome faut-il prendre le train ou un métro? et quel est le prix du métro de Rome?
Merci beaucoup!!
Acheter une voiture aux États-Unis et la transférer en France? English translation pending
Bonjour à tous,
Je voudrais savoir si l'on peut acheter une voiture aux Etats-Unis et la transférer en France. Si oui, comment procéder pour le transfert en France? Quelles sont les démarches et les assurances diverses?
Merci d'avance.
Bejhenco
Je voudrais savoir si l'on peut acheter une voiture aux Etats-Unis et la transférer en France. Si oui, comment procéder pour le transfert en France? Quelles sont les démarches et les assurances diverses?
Merci d'avance.
Bejhenco
Escale de croisière à Santa Cruz de Ténérife (îles Canaries) English translation pending
Bonjour
ceux qui connaissent cette escale pourront peut etre m'aider....
savez vous s'il existe des bus ou mini bus qui proposent des tours de l'ile ou excursions au port ??? J'ai pensé louer une voiture mais un tour m'interesserait davantage 😉, j'aimerais trouver cette formule sans devoir passer par COSTA qui propose des excursions un peu cheres pour cette escale
MERCI D AVANCE
savez vous s'il existe des bus ou mini bus qui proposent des tours de l'ile ou excursions au port ??? J'ai pensé louer une voiture mais un tour m'interesserait davantage 😉, j'aimerais trouver cette formule sans devoir passer par COSTA qui propose des excursions un peu cheres pour cette escale
MERCI D AVANCE
Retour de l'accident à Sharm-El-Sheikh sur le Costa Europa English translation pending
A celle ou celui qui lira ce message,
Toutes mes condoléances aux familles ayant perdu un des leurs lors de l'accident du bateau Costa Europa à Charm-el-Sheik...
Une grande frayeur aussi pour les 1'400 passagers dont je fus... L'explication d'un fort vent est plausible mais pourquoi ce bateau a-t-il quitté précitemment Safaga à 22h au lieu de 23h (comme indiqué dans le Today's news) ?
La preuve est que nous étions les quatre dernières personnes à embarquer à 21h45 et il nous a même été reproché ce soit-disant retard...
Et pourquoi sommes-nous arrivés à 4h15 (heure locale) au lieu de 07h00 du matin comme prévu sans remorqueurs : certains passagers ont certifié ne les avoir pas vus comme il est d'usage lors de tout accostage ?
Le pilote égyptien a été vu nous conduisant dans la zone d'ancrage mais pas à 05h 45 comme annoncé...
Ces zones d'ombre laissent supposer que les conditions atmosphériques ne furent pas les seules raisons de cet accident qui aurait très bien pu être évité car ce sont des professionnels en principe habitués aux intempéries en Mer Rouge, mer assez dangereuse de réputation...
Les pauvres victimes en ont fait les frais et c'est très regrettable.
Par contre, les douze jours passés en mer furent un vrai rêve grâce aux excellentes prestations assurées par tout le personnel de Costa Europa que je remercie ici. Mais cet enchantement s'est brutalement évanoui.
Si vous avez participé à cette croisière, réagissez afin de connaître vos ressentiments.
Merci et salutations.
Toutes mes condoléances aux familles ayant perdu un des leurs lors de l'accident du bateau Costa Europa à Charm-el-Sheik...
Une grande frayeur aussi pour les 1'400 passagers dont je fus... L'explication d'un fort vent est plausible mais pourquoi ce bateau a-t-il quitté précitemment Safaga à 22h au lieu de 23h (comme indiqué dans le Today's news) ?
La preuve est que nous étions les quatre dernières personnes à embarquer à 21h45 et il nous a même été reproché ce soit-disant retard...
Et pourquoi sommes-nous arrivés à 4h15 (heure locale) au lieu de 07h00 du matin comme prévu sans remorqueurs : certains passagers ont certifié ne les avoir pas vus comme il est d'usage lors de tout accostage ?
Le pilote égyptien a été vu nous conduisant dans la zone d'ancrage mais pas à 05h 45 comme annoncé...
Ces zones d'ombre laissent supposer que les conditions atmosphériques ne furent pas les seules raisons de cet accident qui aurait très bien pu être évité car ce sont des professionnels en principe habitués aux intempéries en Mer Rouge, mer assez dangereuse de réputation...
Les pauvres victimes en ont fait les frais et c'est très regrettable.
Par contre, les douze jours passés en mer furent un vrai rêve grâce aux excellentes prestations assurées par tout le personnel de Costa Europa que je remercie ici. Mais cet enchantement s'est brutalement évanoui.
Si vous avez participé à cette croisière, réagissez afin de connaître vos ressentiments.
Merci et salutations.
Retour de la croisière "Perles de l'océan Indien" sur le Costa Romantica English translation pending
voila croisiere terminée ,
alors pour tout ceux qui souhaites des reponses sur cette croisiere , je vais vous raconter
1°jour arrivée a la reunion , si vous n'avez pas de transfert costa ne le prenez pas , preferer plutot un taxi ou alors la navette jusqu'a saint denis puis bus qui vous depose a l'entrée du port ( prix du tranfert aller costa 30€ ) pas le temps de visiter la reunion
escale a maurice : a la sortie du bateau une navette bateau vous amene pour 1 € par pers jusqu'a la sortie du port , de la passer de l'autre cote de la rue et remonter environ 500 metres vous trouverez la station de bus pour environ 2€ par personne vous pourez vous rendre a l ile au cerf ou a grand baie ou passer la journée sur mont choisy ( pour le change il y en a sur le chemin qui mene a la station de bus )
escale a mahe :
a la sortie du port prendre la direction centre ville , c'est indique , traverser le parc pour enfant et marcher tout droit , vous tombez directement sur la gare de bus ( bureau de change sur le chemin ) prendre le bus direction beau vallon et passer le reste de l'apres midi vous aurez le temps de visiter victoria le 3° jour , attention la nuit dernier bus a 20h 30
journée pleine aux seychelles excursion costa 187€ !!!!!!!!!!!
et bien c'est tres simple, il suffit de vous rendre a la marina , la il y a le ferry qui part a 9h pour 50e la digue ar ou 70 les deux iles preferez la digue , louer un velo 10e et rester jusqu'a 16h30
deux possibilites : bateau transfert la digue et praslin 80€
pour madagascar vous pourrez faire toutes les excursions a bas prix avec les locaux attention bien marchander
bon voyage
1°jour arrivée a la reunion , si vous n'avez pas de transfert costa ne le prenez pas , preferer plutot un taxi ou alors la navette jusqu'a saint denis puis bus qui vous depose a l'entrée du port ( prix du tranfert aller costa 30€ ) pas le temps de visiter la reunion
escale a maurice : a la sortie du bateau une navette bateau vous amene pour 1 € par pers jusqu'a la sortie du port , de la passer de l'autre cote de la rue et remonter environ 500 metres vous trouverez la station de bus pour environ 2€ par personne vous pourez vous rendre a l ile au cerf ou a grand baie ou passer la journée sur mont choisy ( pour le change il y en a sur le chemin qui mene a la station de bus )
escale a mahe :
a la sortie du port prendre la direction centre ville , c'est indique , traverser le parc pour enfant et marcher tout droit , vous tombez directement sur la gare de bus ( bureau de change sur le chemin ) prendre le bus direction beau vallon et passer le reste de l'apres midi vous aurez le temps de visiter victoria le 3° jour , attention la nuit dernier bus a 20h 30
journée pleine aux seychelles excursion costa 187€ !!!!!!!!!!!
et bien c'est tres simple, il suffit de vous rendre a la marina , la il y a le ferry qui part a 9h pour 50e la digue ar ou 70 les deux iles preferez la digue , louer un velo 10e et rester jusqu'a 16h30
deux possibilites : bateau transfert la digue et praslin 80€
pour madagascar vous pourrez faire toutes les excursions a bas prix avec les locaux attention bien marchander
bon voyage
Conseils pour un séjour de cinq jours en Grèce en mars? English translation pending
Bonjour à tous !
Je suis nouvelle sur ce forum que j'ai découvert avec beaucoup de plaisir ! Je cherche des conseils d'internautes qui se seraient rendus à Athènes et dans les îles par le passé par rapport à l'organisation du séjour. Nous avions pensé à un petit planning :
J1 (après-midi/soir) > Athènes J2 > Athènes J3 > Paros / Syros ? J4 > Athènes J5 > Le Pyrée + Egine / Hydra / Poros ? J6 (matin) > Athènes
Au niveau des îles comme nous y allons en Mars nous n'avons pas beaucoup de choix dans les destinations peu de ferries) mais je tenais absolument à aller dans les Cyclades (très typiques par rapport aux Saroniques). Paros ou Syros semblent adaptées à ce genre de voyage sur une seule journée malgré un long trajet.
Ensuite est-il possible d'envisager une aprés midi uniquement sur une île Saronique ? Et si oui laquelle ?
Enfin y a t il des lieux incontournables à Athènes (autres que l'Acropole etc) ?
Merci d'avance pour vos conseils et réponses !
Je suis nouvelle sur ce forum que j'ai découvert avec beaucoup de plaisir ! Je cherche des conseils d'internautes qui se seraient rendus à Athènes et dans les îles par le passé par rapport à l'organisation du séjour. Nous avions pensé à un petit planning :
J1 (après-midi/soir) > Athènes J2 > Athènes J3 > Paros / Syros ? J4 > Athènes J5 > Le Pyrée + Egine / Hydra / Poros ? J6 (matin) > Athènes
Au niveau des îles comme nous y allons en Mars nous n'avons pas beaucoup de choix dans les destinations peu de ferries) mais je tenais absolument à aller dans les Cyclades (très typiques par rapport aux Saroniques). Paros ou Syros semblent adaptées à ce genre de voyage sur une seule journée malgré un long trajet.
Ensuite est-il possible d'envisager une aprés midi uniquement sur une île Saronique ? Et si oui laquelle ?
Enfin y a t il des lieux incontournables à Athènes (autres que l'Acropole etc) ?
Merci d'avance pour vos conseils et réponses !
Vertus de l'échec, traversée des Calanques English translation pending
Une traversée des Calanques en janvier
Le projet initial prévoyait de rejoindre Nice au départ de la gare Saint-Charles à Marseille, en traversant différents massifs montagneux, le premier étant les Calanques. Projet quelque peu ambitieux, quand la préparation physique a été pour le moins négligée, de plus monté à la hâte et de façon approximative en matière de poids de sac qui avoisinait les quatorze kilos. Evidemment le péché de vanité ça se paie généralement cash. Bien entendu ce fut le cas. La balade démarrée dans l’allégresse un matin de fin janvier 2010 sur l’esplanade de la gare Saint-Charles s’est terminée dans la douleur deux jours plus tard à Roquefort-la-Bédoule, village situé sur les hauteurs de Cassis. Un démarrage de sciatique m’a cloué et forcé à l’abandon.
Toute expérience est bonne à faire. Cela permet de réfléchir aux erreurs commises afin de ne pas les répéter. Cela rappelle surtout aux réalités pour éviter de se croire au-dessus de la moyenne en partant dans n’importe quelle condition. Donc, je ne regrette pas ces deux jours passés à marcher même si parfois j’en ai bavé, à cause de la première étape bien trop longue, du manque d’entraînement, du sac trop lourd et du temps particulièrement hostile le deuxième jour.
Les conditions météorologiques n’étaient pas très favorables à cette époque, cependant je l’avais choisie car elle correspondait à une période de pleine lune. Et, en hiver on peut être amené à marcher dans l’obscurité, et l’astre de la nuit prodigue à ces moments-là une lumière appréciable et salvatrice.
Le TGV Lyon Marseille fonce dans la nuit. A partir de Montélimar le jour se lève. Une plaine brouillardeuse et toute couverte de givre se dévoile. Je me dis que les Calanques, première partie de mon périple, devraient échapper à ce phénomène du fait de leur proximité de la mer. L’arrivée à Marseille a lieu vers les huit heures trente.
L’air est frais sans plus, pour une fin janvier je dirais qu’il fait bon. Dès la sortie de la gare, Notre Dame de la Garde, « la Bonne Mère », me saute au visage. Ce ne sera que le deuxième point de passage de ma balade. Dans un premier temps je compte descendre au Vieux Port pour admirer les étalages des pêcheurs qui arrivent juste de la mer, et débarquent leurs poissons encore vivants. La ville en ce début de matinée est populeuse, les voitures nombreuses. Rapidement je rejoins la Canebière, ce boulevard mythique en légère descente, qui me conduit en quelques minutes sur le quai du port.
En effet, comme prévu quelques étals sont alignés et exposent une marchandise aux teintes colorées, comme seuls les poissons de Méditerranée en dévoilent. Le loup, la sole, le turbot occupent une bonne place, ensuite le rouget, normal et grondin, ainsi que la rascasse rehaussent l’ensemble d’une touche rouge vif. Le rouget sur le bassin d’Arcachon, mais là on n’est plus en Provence, lorsqu’il est de petite taille porte le charmant surnom de vendangeur. En effet, on le dénomme ainsi pour les raisons suivantes : il rentre dans le bassin au moment des vendanges et prend la couleur rouge de la feuille de vigne en automne. Même s’il est goûteux, ce n’est pas mon préféré. Une bonne sole ou un joli marbré à la livrée blanc immaculé, rayée de fines lignes noires sont mes préférés, sans oublier une friture de girelles multicolores. Revenons à nos étals ; au beau milieu de tous ces poissons une grosse langouste ajoute sa touche. Tout heureux je m’attarde en faisant une multitude de photographies.
Des ruelles en pente m’invitent à prendre la direction de « la Bonne Mère » qui veille du haut de sa colline sur la ville. Un petit bistrot, à la devanture bien méridionale, me tente pour un arrêt technique. Les toilettes sans papier, heureusement je suis toujours prévoyant. Le café est bon, l’accent des clients est un vrai plaisir. Je demande au tenancier le chemin le plus court pour monter au sommet de la colline. « En bus ou à pied ?» interroge-t-il. Je lui confirme que je compte y monter par mes propres moyens. Et là, il me sort une tirade digne de Pagnol à peu près dans ces termes : « Eh! Vous fatiguez pas à monter là-haut, redescendez sur le port et faites une photo au téléobjectif et vous direz que vous y êtes allé ». J’adore, et toute la salle rigole, le midi ça vaut le coup! Me voilà reparti, la rue en pente raide permet de s’élever rapidement. Je traverse un parc arboré au chemin en épingles à cheveux, et débouche au pied du raidillon final. Mon attention est attirée par un char d’assaut datant de la seconde guerre mondiale du nom de « Jeanne d’arc ». Son équipage avait été tué à cet endroit lors de l’assaut des troupes françaises, qui le 25 août 1944 reprenaient la colline aux Allemands. L'évocation des combats passés et de ces soldats qui y laissèrent leur vie procure toujours des moments de grande émotion. Cela me rappelle mon voyage à travers l’Europe de l’est, ponctué de lieux évocateurs du grand cataclysme déclenché par la dictature nazie.
Je m’arrache à ce spectacle et au panneau relatant les circonstances de ces événements tragiques. Devant moi, un grand escalier matérialisant un chemin de croix me conduit directement sur le parvis de la basilique.
Que le site est aérien ! Que la vue est immense, époustouflante sur la mer et ses îles, sur la terre ses maisons et ses collines. J’ai un regard tout spécialement pour le château d’If, datant de l’époque de François Premier et qui fut rendu célèbre par le roman d’Alexandre Dumas qui fit rêver beaucoup d’entre nous dans notre jeunesse, le comte de Monte-Cristo.
Marseille s’étale en contrebas. Ses constructions, innombrables, semblent blotties, tassées les unes sur les autres comme pour se tenir chaud en attente du mistral qui commence à lancer ses rafales d’air froid, rageuses et aléatoires. Je fais le tour de cette vaste esplanade. Sous tous les angles le spectacle est étonnant. Une large terrasse en contrebas semble véritablement en surplomb sur la ville, comme si on allait tomber sur les premiers toits en se penchant. Le parapet de cette esplanade est littéralement couvert d’ex-voto. Ils en occupent tout l’espace vertical, à tel point que l’on passe, par un effet de perspective, sans transition aucune du blanc des plaques de marbre aux toits des maisons qui se serrent quelques centaines de mètres plus bas. L’effet est très étonnant.
Les ex-voto, lorsqu’on entre dans la basilique, attirent immédiatement l’attention pour ne plus la lâcher. Généralement, on imagine qu’ils expriment des paroles de remerciements pour une guérison ou simplement qu’ils donnent une date et un nom. On oublie que l’ex-voto n’est pas toujours une simple plaque mais parfois un véritable tableau gravé. Alors les vœux de reconnaissance à la Vierge de la part des marins s’apparentent à de véritables œuvres d’art qui relatent des situations dignes de films d’aventure. Ce régiment d’infanterie qui remercie la Vierge Marie de lui avoir permis d’échapper aux sous-marins allemands en 1918 lors de son transfert d’Afrique du Nord sur le front occidental. Encore cet équipage d’un grand voilier qui a survécu à une terrible tornade dans l’Océan Indien. Ou encore ce remerciement pour avoir été préservé d’une grande épidémie de choléra. Ces trois exemples pour donner une idée de ce que représentent ces centaines voire milliers d’ex-voto de marins qui rendent grâce à la Vierge pour leur salut.
L’édifice est d’architecture imposante, sur certains côtés extérieurs il me rappelle la basilique de Fourvière à Lyon. L’intérieur est incroyablement orné de couleurs chaudes, le style est presque oriental.
Après cette visite particulièrement intéressante il me faut reprendre ma route vers les Calanques que je distingue au loin au-delà d'une longue corniche. Je la rejoins en descendant un chemin abrupt au pied de la basilique où de nombreux chats errant parmi les cactus me détalent entre les jambes. Puis après avoir suivi sur quelques centaines de mètres une rue comme il en existe dans toutes les villes, une dame m’indique un sentier très pittoresque qui se glisse entre les maisons au fond d’une minuscule gorge. Par ce cheminement je rejoins directement le bord de mer. Il est dix heures, je vais marcher le long de cette corniche durant deux heures. Par moments, il me prend l’envie de monter dans un bus qui me conduirait directement à Callelongue, mais je résiste. Est-ce une bonne chose ? Aujourd’hui je ne crois pas, car étant donné mon entraînement, j’aurais mieux fait de me ménager ce qui m’aurait évité les déboires et douleurs à venir, en commençant par une immense étape.
Le temps est légèrement couvert, le vent est en train de s’installer par rafales successives. Cela est caractéristique à la couleur de la mer, qui prend cette teinte bleu noir, annonciatrice des jours de mistral avec ses vaguelettes qui courent au large. Cette corniche me paraît interminable, l’impression d’éloignement étant augmentée par l’humidité de l’air qui donne une touche floue à tout ce qui se trouve à quelques kilomètres. Les aménagements sont de belle qualité et la marche est agréable. Quelques objets qui se veulent des sculptures égayent la marche. En particulier, une proue de navire, que j’identifie comme phénicien, côtoie un genre de crabe armé d’une énorme pince qui monte au ciel, le tout façonné en bois brut gris clair presque couleur cendre. Quelle en est la symbolique ? Juste avant, une immense hélice en bronze pointait vers le ciel, pour rappeler le retour des rapatriés d’Algérie et la ville de Marseille a fait inscrire à son pied la mention suivante pour que le passant se souvienne: Aux rapatriés d’Afrique du Nord et d’outre-mer. A tous ceux qui ont pour dernière demeure un sol maintenant étranger, sur lequel ils ont vécu, travaillé et où ils ont aimé. Salut à vous qui êtes revenus, notre ville est la vôtre.
Je réalise une fois de plus, que le fait de marcher permet beaucoup plus de s’imprégner d’un pays que de le parcourir en véhicule. Une multitude de choses vous interpellent lorsque vous vous déplacez au rythme des pieds. La randonnée on la conçoit toujours dans des régions de nature loin des villes. Traverser les Calanques en partant de la gare Saint-Charles m’avait tout d’abord semblé une drôle d’idée, pas forcément intéressante, puis je m’étais dit : cette ville de Marseille par laquelle tu es souvent passé la connais-tu ? Bien sûr une multitude de fois j’avais, comme on dit en franglais, commuté par cette gare carrefour, bien qu’elle soit dans un cul-de-sac, paradoxe ! J’avais vu la porte d’Aix, j’étais même déjà passé par Notre dame de la Garde, j’avais même feuilleté le dictionnaire amoureux de Marseille, collection remarquable, mais cette ville du sud dont Albert Londres a fait une magnifique description intemporelle, je n’avais jamais pris le temps de m’y plonger quelques heures à errer au hasard. Donc, cette introduction au voyage m’est apparue de plus en plus pertinente et voilà comment on décide d’un voyage à pied en le débutant par la traversée d’une ville sur une quinzaine de kilomètres. Je dois dire que l’expérience est intéressante est mérite d’être faite, mis à part qu’il est préférable d’avoir la forme physique et ne pas vouloir faire deux étapes en une.
On est toujours surpris de la vitesse à laquelle on avance à pied. Les détours du rivage qui me semblaient sans fin sont atteints rapidement et bientôt la densité des maisons diminue, la roche blanche des Calanques se fait plus présente. Les petits villages à la touche très méridionale, en périphérie de la grande ville sont traversés. Leurs noms sont universellement connus, Montredon, la Madrague, les Goudes. Ce dernier cache un petit port au fond d’une crique resserrée surplombée de villas, qui semblent surveiller de leurs gros yeux carrés les bateaux sagement alignés. A cette époque de l’année l’activité est quasi nulle. En arrière-plan les premières falaises d’escalade s’érigent et montent vers le ciel comme des sentinelles qui seraient garantes de l’originalité du site. Encore un kilomètre par la route qui domine la mer. Le spectacle est impressionnant, les îles se découpent en plans successifs. Elles présentent toutes des crêtes extraordinairement déchiquetées et je ne me lasse pas de les contempler. Comme quoi il faut être sans préjugé, car même en marchant sur une route goudronnée on peut être saisi par la beauté des paysages. Il faut dire cependant que le trafic automobile est presque nul. Je vois simplement passer le minibus qui aurait pu me faire effectuer le trajet en vingt minutes au lieu de trois heures et demie. Mais aurais-je éprouvé la même sollicitation à l’appel des Calanques et du voyage à pied ?
Dans toute sa splendeur apparaît dans un virage la calanque toute en longueur, au nom évocateur de Callelongue. Le chemin commence ici, il s’agit de la porte d’entrée dans les Calanques au départ de Marseille. L’air commence à se rafraîchir et le mistral à forcir. Je ressens de la fatigue, mais je suis habitué aux démarrages de longues randonnées, qui demandent une petite mise au point, cela ne m’inquiète pas. Un restaurant à l’aspect sympathique me tente et je me laisse faire, la Grotte. Le patron me demande où je veux m’installer, je lui dis là où il fait le plus chaud. Il me désigne une petite table tout à côté d’un gros poêle qui distribue sans avarice sa douche chaleur. Que je suis bien! Une grosse entrecôte me procure un plaisir immense, même si il n’est écologiquement pas bien de manger de la viande à cause des quantités d’eau nécessaires, il paraît cinquante mètres cubes par kilogramme, et puis aussi à cause de l’effet de serre du fait des vaches qui émettent des gaz comme le méthane!
Après un moment très agréable qui m’a permis de me reposer, je fais le plein d’eau de mes deux bouteilles de Badoit en vue d’une traversée des Calanques sans possibilité de ravitaillement. Ce qui sera le cas. Une fois dehors l’ambiance hivernale se rappelle à moi. Je pense aujourd’hui aller au moins jusqu’à la calanque de Sormiou. Mais nous verrons bien. Je démarre par le chemin en bord de mer, la vue porte jusqu’au bec de Sormiou. Il n’y a que moutonnements de falaises éclatantes qui plongent dans la mer d’un bleu profond. En arrière-plan, très loin perdu dans un brouillard ténu dû à la distance, on discerne le cap Canaille entre Cassis et la Ciotat. Perdue dans ce décor gigantesque la Grande Candelle arbore son arête de Marseille qui apparaît minuscule bien qu’elle se développe sur plus de cent vingt mètres. La France quand on pense à la regarder est à mon sens le plus beau pays du monde.
Se sentir exposé à un chemin que l’on ne maîtrise pas complètement en se disant que la nuit viendra trop tôt et qu’il faudra s’adapter au dernier moment en fonction de ce que l’on trouvera avant la fuite du soleil, est un des principaux moteurs de mes balades hivernales, toujours un peu contraintes par les heures que l’on sait contingentées.
Je me souviens de ma jeunesse et d’une traversée des Calanques en courant que j’avais réalisée en trois heures trente sept minutes et trente sept secondes de Callongue au parking de Port Miou. Mais aujourd’hui les années se sont accumulées et le sac fait quatorze kilogrammes, et moi qui me crois le chantre du sac léger, je me fais presque honte.
Le vent forcit, donc le ciel se dégage. Le contraste de ces vagues de rochers blancs qui plongent dans cette mer, hésitant entre le bleu profond et le vert émeraude absout de toutes les souffrances, car je commence à ressentir que je vais dépasser les possibilités de ma forme. Mais à aucun moment l’idée de ralentir ne m’effleure, toujours trop confiant dans la capacité de ma carcasse à amortir les violences. Il faut dire que le panorama est tellement grandiose que l’on ne pense plus à écouter son corps mais seulement à s’enfoncer toujours plus profondément dans ce monde minéral. Se déplacer entre ciel et mer sur ce chemin aérien est une véritable drogue.
Cet immense arc qui conduit jusqu’au bec de Sormiou m’envoûte littéralement. N’ayant pas regardé ma carte j’ai de la difficulté à estimer les distances. Je sais seulement que le chemin que j’ai décidé de suivre s’insinue dans ces falaises. Je réalise que je ne suis plus uniquement dans une balade sur un chemin mais qu’il va falloir faire appel sans doute à quelques notions élémentaires d’escalade. En effet, lorsque je m’engage sur le tracé vert des Walkyries, l’ambiance change. Après un chemin pierreux demandant de l’attention, la verticalité du lieu s’impose. Rapidement une main courante est nécessaire pour négocier un passage d’une dizaine de mètres vertical. J’avais oublié que les Calanques ne se déclinaient pas toujours en chemins mais en aussi en terrain un peu plus aventure. Cela n’est pas pour me déplaire.
Le site est austère, et pas une seule personne, oui en France on peut se sentir très loin. Sur une vire aérienne je fais une erreur et me trouve acculé à des pas d’escalade à la limite du raisonnable. Ne pas insister et faire demi-tour, en effet les fameuses traces de peinture vertes donnent la direction d’un petit aplomb qui nécessite un pas d’escalade facile. A plusieurs reprises je dépasse des lieux qui fourniraient des bivouacs dignes des dieux. Mais voilà il reste quelques heures de jour et cette obsession de continuer sans relâche, est toujours la plus forte, que c’est dommage !
Ce chemin qui s’insinue entre des barres rocheuses est vraiment extraordinaire. La jouissance naît aussi du fait que se sachant engagé dans un trajet de longue durée, l’étonnement est bien réel de se voir acculé à des passages de cette difficulté antinomiques de grandes distances à franchir. Les vagues frappent la base des falaises en projetant des gerbes d’écume. Je me sens en harmonie avec les éléments. Cependant, au fond de moi, une petite voix m’avertit que tout n’est pas pour le mieux. En effet, le sac se fait lourd et une forme de fatigue générale, que je décèle au manque de souplesse dans les passages aériens, commence à se manifester. Le chemin est minuscule, il se faufile au milieu de la falaise qui semble ne laisser aucune issue, la jouissance est bien réelle. Dans un passage très raide et aérien, alors que je pousse sur la jambe droite, une douleur fulgurante me saisit le mollet. Je m’agrippe du mieux possible à l’aide de mes deux mains. Je suis cloué sur place par la douleur. Je déporte le plus vite possible le poids de mon corps sur la jambe gauche. Immobile au milieu de ce monde de pierre je me demande ce que je vais faire si la douleur ne cesse pas. Mais rapidement elle s’estompe. Je comprends que je viens de dépasser les limites. Doucement, je me remets en marche en faisant attention à mon mollet droit vulnérabilisé. Mon premier souci, c’est de sortir de cette zone trop raide pour me permettre de m’arrêter pour la nuit. Dans le fond, que tout ne se passe pas « comme sur des roulettes » ça change et ça donne un peu de piment!
Le coin est vraiment sauvage, une grande falaise sur plusieurs kilomètres dans laquelle je louvoie de vire en vire. Je repars donc doucement en faisant bien attention de délester au maximum ma jambe droite. Un peu plus tard une deuxième alerte, et à nouveau ce mal fulgurant dans le mollet droit. Je décide de m’arrêter pour une petite halte et faire le point.
- A nouveau je suis en marche à un pas lent, bien conscient de préserver ma jambe droite. Cela me paraît tenir. Bientôt, au-dessus de moi, la falaise se couche et le chemin prend un aspect plus habituel et cela jusqu’à la crête qui domine la calanque suivante. J’atteins la crête et rapidement j’aborde la descente en direction de la route qui conduit à Sormiou. Le vent est particulièrement violent. Je croise un homme, jumelles rivées sur les yeux. Je suis intrigué. Il me dit qu’il est en train d’observer un aigle de Bonelli en vol stationnaire dans le mistral qui produit un effet d’onde sur le relief. Gentiment il me propose à mon tour d’observer ce bel oiseau. Spectacle superbe, merci Monsieur pour ce petit moment de bonheur que vous m’avez procuré.
La vue se découvre sur un vaste paysage, la Grande Candelle, sentinelle éclatante de blancheur, pointe vers le ciel, un peu plus loin, le Devenson caractéristique du fait de sa grande conque au rocher rouge, que j’avais gravie il y a une trentaine d’années et qui m’a laissé des souvenirs forts, plonge dans les flots, et puis tout là-bas, le cap Canaille, affichant sa silhouette massive, semble matérialiser le bout de la terre dans la mer.
Un peu avant l’intersection avec la route de Sormiou, sur le chemin se trouve un panneau rappelant les caractéristiques de la grotte Cosquer. Elle fut découverte en 1991 par le plongeur Henri Cosquer par 37 mètres de profondeur au pied de la falaise du cap de Morgiou. Une datation au carbone 14 a permis de faire remonter l’occupation du lieu entre 18500 et 27000 ans « avant le présent ». L’entrée en fut immergée il y a 10000 ans lors d’une période de réchauffement de la planète. La visite n’en est pas possible, mais le plus vieux musée immergé du monde peut se découvrir grâce à un film en trois dimensions qui permet d’en avoir une représentation imagée. Cette lecture me fait instantanément oublier mes petits maux et me plonge dans un monde fantastique d’il y a presque 300 siècles. J’ai du mal à réaliser ce que représentent 300 siècles !
A mes pieds la calanque de Sormiou dévoile sa plage et son ensemble de petites maisons blotties au fond d’une crique profonde, à l’entrée de laquelle veille, tel un garde gigantesque, le bec de Sormiou. Je ne vais pas descendre, mais je décide de continuer jusqu’à Morgiou en espérant y arriver avant la nuit et surtout y trouver un gîte. En effet le mistral souffle de plus en plus fort et une longue nuit dehors ne m’attire pas vraiment, et surtout le bivouac est strictement interdit et je n’aime pas en général enfreindre les règlements. La contravention est de 135 euros !
Le chemin m’apparaît long, la fatigue s’accentue. Une côte semble ne jamais finir alors que je sais d’expérience que les distances dans les Calanques ne sont jamais très longues. Après avoir croisé deux personnes bien emmitouflées, j’arrive enfin sur la crête séparant les deux calanques. Le Crêt Saint Michel baigné de la lumière du soleil couchant, magnifique falaise d’escalade, fait son apparition, donc Morgiou n’est plus tout proche. Le vent fort commence à m’inquiéter. Et si je ne trouvais rien pour dormir dans cette calanque? Malheureusement cette éventualité me semble probable ! Je me souviens qu’il s’y trouve un bistrot. Il faut toujours positiver, vais-je trouver un arrangement avec le patron.
Un petit chemin sur la droite, débutant par un immense détour presque à flanc, donne accès au fond de cet étroit vallon si pittoresque. Les toits des cabanons groupés dans un écrin restreint de verdure se discernent dans la pénombre, comme écrasés par les vastes pans de falaises calcaires blanches qui en vagues successives s’élèvent jusqu’à la Grande Candelle, qui encore pour quelques minutes, comme un sémaphore brille au-dessus d’un monde de pénombre. Dans le prolongement des habitations, le port, abrité au fond de son étroit bras de mer resserré par cette roche éclatante omniprésente, se prépare à hiberner en attendant la longue nuit qui emplira les lieux dans peu de temps.
La route étroite et sinueuse qui donne accès à la calanque est vite rejointe, et devant moi l’enfilade des cabanons se dessine. Br ! L’éclairage décroît et ce vent froid que l’on entend gémir dans les murailles me dominant, crée une atmosphère sévère. Une ombre furtive passe d’un cabanon à un autre, je n’ai pas le temps de l’intercepter. Un chien dans cette ruelle étroite, le maître ne doit pas être loin. En effet une femme sort d’une habitation. Je me renseigne sur les possibilités d’hébergement. Elle est catégorique, il n’y en a pas. De plus elle m’indique que le bistrot est exceptionnellement fermé. Heureusement que je me suis chargé de deux litres d’eau à Callongue, ce qui me sera bien utile car maintenant, je ne dois pas m’attendre à en trouver avant Cassis, c'est-à-dire au mieux demain midi.
Mais ces cogitations ne règlent pas mon besoin urgent de trouver un point de chute pour la nuit. Je sais que le bivouac est interdit, le procès verbal est de 135 euros, je l’ai lu à plusieurs reprises. De plus j’essaie toujours de me conformer aux règlements en vigueur. Mais aujourd’hui que faire ? La dame me parle bien de nombreux cabanons vides à cette époque. Je ne me vois absolument pas rentrer par effraction dans l’un d’eux. Alors elle se souvient qu’au-dessus du port se trouve un abri sous roche qui offre un espace plat permettant la station couchée. Elle y montait me dit-elle, il y a bien longtemps, lorsqu’elle était jeune. Fort de ce renseignement je reprends ma route. Je constate que le bar est effectivement fermé, puis je débouche sur le port. Le chemin escalade en pente raide le versant gauche. Je distingue une petite falaise quelques dizaines de mètres en retrait. Je m’y dirige, et miracle à son pied un superbe espace plat me permet d’ériger ma minuscule tente couleur vert militaire en toute discrétion. Etant donné l’époque et les conditions climatiques je ne crains pas trop d’être débusqué par un agent ou un garde forestier.
L’installation est rapide, cependant je prends soin de procéder dans l’ordre. Une couverture de survie posée au sol, sur laquelle je déploie ma tente double paroi. Je gonfle mon mini matelas, j’étale mon sac de couchage dans lequel je glisse mon léger drap intérieur, à la dénomination courante que je déteste, sac à viande. Il a une double vocation, d’une part éviter de salir le tissu du sac de couchage lorsque je m’y introduis tout habillé, et d’autre part augmenter le confort et la chaleur lors d’une longue station comme aujourd’hui de quatorze heures.
L’endroit bien que tout proche des bateaux, que j’entends se balancer dans le clapotis, permet la plus grande discrétion. Quelques grands pins contribuent à escamoter la silhouette de mon abri dans la nuit qui prend possession des lieux.
Une fois allongé je réalise que je suis très fatigué. Je n’ai ni soif ni faim, mauvais signe. Je prends pleinement conscience que je suis parti sans préparation et que cette étape très longue pour commencer risque de m’être fatale. Je sens mon mollet droit qui se remet doucement des deux crampes très douloureuses ressenties dans les escarpements de la falaise des Walkyries.
Bien installé dans ma tente j’entends le vent qui s’affole tout autour en bourrasques hargneuses et colériques. En prévision de ces conditions, je me suis appliqué à bien planter les piquets et j’ai pris la précaution de renforcer leur prise au sol en les recouvrant de grosses pierres. Je me sens bien. La nuit est complètement tombée. Une clarté monte lentement et finit par s’imposer. La lune en maîtresse des ténèbres, qu’elle assaille et conquiert, s’impose et rend à la roche tout son éclat. Malgré la fatigue, je ne peux résister à la contemplation de ce spectacle. Le bruit du vent dans les parois et les arbres, le cliquetis des bateaux à l’amarre, le clapot léger des vagues mourantes qui réussissent à venir au fond de cette baie profonde, me bercent dans cette clarté nocturne. En face, par delà le court bras d’eau, je peux distinguer très nettement le dièdre du renard, belle escalade d’un peu moins d’une centaine de mètres, qui suit un itinéraire semblable à un livre ouvert, que l’on parcourt en apposant les pieds de part et d’autre sur chacune des pages. Malgré l’envoûtement du spectacle en ce lieu de confluence de la mer et de la montagne, je suis obligé malgré la féerie, de me réfugier au chaud dans ma guitoune. En effet, les températures négatives et le mistral s’allient pour rompre le sortilège. Les morsures du froid me forcent à battre et retraite, un peu comme si en ce lieu où le bivouac est interdit, les curieux de la nuit en infraction, intrus qui se sont imposés sans invitation, étaient irrémédiablement refoulés et non autorisés à voler un spectacle de toute beauté.
Quatorze heures allongé dans une tente à attendre le jour avec des températures en dessous de zéro et un vent fou, on pourrait imaginer que c’est long et que c’est un vrai calvaire. Eh bien non ! Un matériel adapté permet de véritablement jouir de cette situation, se sentir en harmonie avec la nature en réalisant que même en hiver dormir dehors procure des sensations agréables. Le temps va s’écouler entre brefs sommes perturbés par les rafales qui font claquer la toile du double-toit, quelques moments de lecture et de temps en temps par une prise de nourriture et une gorgée d’eau. Mais je me sens tout à fait à ma place et ma grande fatigue me fait d’autant plus apprécier cette longue station couchée.
J’ai la ferme intention de ne démarrer que lorsque le jour sera pleinement levé car le chemin contournant Sugiton est assez escarpé et de nuit voire seulement dans la pénombre cela ne doit pas être très agréable. L’aube pointe, j’en distingue la lumière à travers ma mince protection. Puis d’un coup une lumière plus vive m’inonde. Tiens de quoi s’agit-il ? En face de moi le versant orienté à l’est reçoit le soleil et me le renvoie avec prodigalité. Spectacle magnifique, cette pente de cailloux qui s’éclaire subitement. Je plie rapidement mes affaires, bien ordonnées dans des sacs de congélation de différentes tailles, que je maintiens au plus serré avec des élastiques. Je me force à manger, je devrais dire ingurgiter une rondelle de saucisson, un morceau de pain et un bounty, le tout accompagné d’une petite rasade d’eau. Lorsque je bivouaque seul, je ne me fais jamais rien chauffer le matin. Et de plus dans les Calanques, même en hiver, avec ce mistral ce serait folie criminelle. De mon repère en hauteur, la vue plonge directement sur le port et ses bateaux de pêcheurs et de plaisance bien rangés le long des jetées à angle droit.
La marche reprend, la forme est revenue, le long repos m’a fait le plus grand bien. Un bruit de moteur monte de la calanque. Un pêcheur revient de relever ses filets. Sans doute ramène-t-il de beaux poissons de roche multicolores ? Le chemin prend par endroits des airs d’escalade, les pieds sont en adhérence et il faut s’aider des mains pour se hisser. Le rocher est très poli par les nombreux passages. Au-dessus de moi l’aiguille de Sugiton dresse ses belles faces, qui sont parcourues d’innombrables voies d’escalade. Je me souviens y être venu souvent, il y a bien longtemps.
J’arrive à la calanque de Sugiton qui est dominée par l’impressionnante paroi des toits, aux teintes marron. Un petit raidillon me conduit juste à son pied. Je vais la longer sur toute sa longueur. Il ne fait pas chaud, de petites stalactites de glace pendent sous les surplombs. Le chemin est vraiment au pied car on passe carrément sous la paroi à l’endroit même où les grimpeurs commencent leur escalade. Je discerne les pitons qui partent à l’assaut de ce monde en dévers. Aujourd’hui le site est désert. D’ailleurs jusqu’à Cassis je ne verrai pas âme qui vive. Le cheminement pénètre dans un goulet raide aux cailloux instables, pourtant je suis sur un chemin de grande randonnée. Mais l’effort de la veille doit encore se faire sentir. Puis j’emprunte le sentier de traverse, GR 98 qui conduit au col de la Candelle. Le dénivelé depuis la mer atteint les quatre cents mètres. La vue s’élargit et s’embellit. L’île de Riou, tel un destroyer résiste dans une mer sous l’emprise du mistral. Le cap Morgiou s’étire loin dans cette mer bleue foncée moutonnée de vaguelettes rapides qui fuient vers le large. Une pensée à la grotte Cosquer qui se cache là-bas à son pied par moins trente sept mètres. Cela prouve qu’il y a vingt mille ans le niveau de la mer était beaucoup plus bas. Cela veut-il dire que les théories actuelles sur le réchauffement sont à relativiser? Effectivement un certain nombre de polémiques fleurissent à ce sujet ces derniers temps. Qu’en est-il ? De nombreux ouvrages, tel celui de Claude Allègre ou encore celui de Emmanuel Grenier, scientifique reconnu « Les dérangements du temps 500 ans de chaud et de froid en Europe » permettent de se forger sa propre opinion.
Par une multitude de courbes je monte vers le col de la Candelle. Son arête ouest, dénommée arête de Marseille grandit et me barre l’horizon. Cette escalade mythique de difficulté moyenne a été immortalisée par Gaston Rebuffat, qui en a fait des photos à grande diffusion d’un esthétisme parfait. De vieux souvenirs me reviennent à l’esprit. Combien de générations d’alpinistes cette falaise magnifique a-t-elle inspirés ? Et qui plus tard sont partis à l’assaut des géants des Alpes et des autres massifs montagneux du globe. Ma solitude par cette journée froide et venteuse est peuplée d’une foule hétéroclite se riant du temps, d’une part ces hommes préhistoriques qui vivaient en ce lieu il a quelques trois cents siècles et d’autre part les cohortes de grimpeurs qui se sont succédés sur cette arête depuis plus de quatre vingt ans, car le premier parcours remonte à 1927. Durée dérisoire comparée aux 300 siècles qui nous séparent des artistes qui ont orné la grotte se cachant au creux de la falaise de Morgiou. D’ailleurs à ce sujet, les deux découvertes récentes majeures que sont la grotte Cosquer et la grotte Chauvet dans l’Ardèche ont révolutionné les théories sur l’art préhistorique. En effet il y a quelques temps alors que je visitais le double de la grotte de Lascaux, je demandais au paléontologue qui nous accompagnait, si ces deux découvertes avaient modifié nos connaissances en la matière. Sa réponse fut étonnante et d’un grand intérêt. En effet, il m’expliqua que toutes nos connaissances avaient été bouleversées, car avant ces découvertes, à travers les sites connus on pouvait constater une évolution technique au cours du temps dans les dessins pariétaux, les perspectives s’affinaient les dimensions se précisaient en cohérence avec la datation au carbone 14 des sites. Puis ces deux grottes ornées d’un intérêt majeur ont été découvertes. Les dessins observés sont beaucoup plus vieux que tous ceux connus. La surprise de taille réside dans le fait que ces deux nouvelles grottes dévoilent des représentations à la facture technique très évoluée, patatrac, nos belles théories envolées ! Voilà ce que m’a répondu ce spécialiste de l’art préhistorique.
L’arrivée au col me rappelle à la réalité du moment présent. Un vent violent me cueille littéralement et me fait vaciller. Le panorama s’étend de Marseille au cap Canaille entre Cassis et La Ciotat. Mais je ne m’éternise pas pour échapper aux rafales d’air violentes et anarchiques.
Je poursuis par le chemin qui me paraît le plus rapide. Il va me conduire au cap Gros. Un peu à contre cœur je décide de prendre cette direction certes plus courte mais qui va m’éloigner du bord de mer et de ses immenses falaises. En effet, je n’ose pas m’aventurer dans la direction du Devenson, le vent véritablement rageur commence à m’inquiéter. Momentanément dans un petit talweg je suis protégé et en cet endroit il fait bon. A mes pieds une vue magnifique révèle le Val Vierge sous un angle stupéfiant, quatre cents mètres de gorges qui dévalent jusqu’à la mer. Un dernier petit raidillon et je débouche au cap Gros. Un ultime coup d’œil aux falaises que je vais quitter pour cheminer sur un plateau qui présente moins de caractère.
Ma carte indique un refuge, manifestement il n’y est plus. Dommage car je me serais bien arrêté. Le vent devient, non pas inquiétant mais franchement dangereux. Sur cette crêt du Mont Puget jusqu’à quelque distance du col de la Gardiole, j’ai vraiment eu la sensation de lutter pour ma survie, me sentant en grand danger. Cette accélération du vent est sans doute due au relief entre Marseille et Cassis qui à cet endroit crée une étroiture propice à un effet venturi, qui se concrétise par un courant d’air d’une violence inouïe et sans répit. La peur je l’ai déjà expérimentée dans de nombreuses circonstances, les accidents de la route, la grande chute en escalade, le bivouac dans une paroi en altitude, noyée sous une épaisse couche de neige, les bombardements de pierres en paroi ou au canon à Sarajevo, les avalanches et par mauvais temps sans visibilité la sensation est terrifiante de se trouver sur une neige qui se met en mouvement sans être capable d’appréhender l’ampleur du phénomène. Mais, aujourd’hui la peur va prendre un aspect différent, il s’agit de la peur de s’envoler comme une feuille et cela durant un long, très long moment. Je suis passé pratiquement sans transition d’une zone relativement calme à la bourrasque la plus terrible que j’ai connue. Pourtant le vent, je croyais en avoir une certaine expérience. Il y a quelques années au cours d’une tempête hivernale, durant quatre jours j’avais parcouru une partie du chemin cathare. Mon corps s’était habitué et je me sentais totalement adapté à cet environnement hostile. A plusieurs reprises j’avais été bousculé et jeté au sol, mais je maîtrisais et cette confrontation virile avec les éléments m’avait beaucoup plu. Seulement en montant au château de Quiribus, j’avais été très impressionné et j’avais rampé dans les escaliers verglacés et m’étais réfugié dans une grande pièce voûtée, de laquelle il me semblait que le château vibrait en harmonie avec les coups de boutoir de la tempête. Mais là encore en me plaquant aux murailles et en rampant sur des sols uniformes, cela était plus un « jeu d’adrénaline » qu’une peur déclenchée par un risque que l’on évalue comme mortel.
Aujourd’hui sur cette crête pourtant large et absolument pas aérienne il en va tout autrement. J’ai l’impression de ne plus rien maîtriser, et d’être le jouet passif de ces bourrasques continues qui cherchent à m’arracher du sol. Pas de point de repos auquel me raccrocher, au milieu de ce large chemin de pierraille je me fais penser à ces gros buissons épineux que l’on voit rouler au cours des tempêtes dans les films de cow-boys. J’en ai déjà vu en réalité non aux USA mais dans le désert saoudien. Ils apparaissent dans le nuage de sable et quelques instants plus tard ils ont disparu absorbés par la grisaille. Aujourd’hui pas de grisaille, un ciel lumineux et cette tempête farouche contre laquelle j’essaie de lutter. De plus il fait froid, quelques petites plaques de glace rappellent que la température est négative. Je suis peu couvert, et il n’est plus possible de m’arrêter et de sortir un quelconque habit. Cela ne me vient même pas à l’idée tellement cela me paraît voué à l’échec. Je n’ai pas de gants et mes doigts sont gourds. Arc-bouté, je dérape sur les cailloux, avec mes bâtons j’essaie de freiner puis de bloquer le mouvement que m’impose le vent. Les pierres sont comme des roulements à bille sur lesquels mes chaussures se mettent en mouvement. Surtout ne pas laisser la vitesse augmenter. A plusieurs reprises, je me retrouve couché pour ne pas être emporté. J’essaie de ramper, mais sur ce sol aux cailloux tranchants cela est particulièrement mal aisé et il me faudrait des heures pour sortir de cette zone, dans laquelle j’ai l’impression de jouer ma survie. Il est particulièrement déstabilisant de ne trouver aucun point auquel se raccrocher, mais ne voir qu’un immense espace duquel je pense que je n’aurais peut-être pas l’endurance suffisante pour en sortir. Effectivement le doute m’a assailli.
Juste devant moi un gros buisson, je me jette à son pied et un calme tout relatif me permet de reprendre mon souffle. Combien de temps a duré ce premier round ? Je ne sais pas. Dans ces situations le temps d’un côté paraît long, mais les efforts musculaires énormes ainsi que les cogitations du cerveau en extrême vigilance en relativisent la durée. Je peux même ouvrir mon sac, sortir mes gants et mettre une veste par-dessus mon t-shirt. Je constate que j’ai perdu un verre de lunettes sans doute arraché par la pression de l’air !
Allongé, je reprends mon souffle et récupère vite en me réchauffant dans ma veste. J’examine le chemin qu’il me reste à parcourir jusqu’au col de la Gardiole. Le terrain est tout à fait débonnaire, incroyable que je me sente en tel danger ! Quelques petites dépressions me semblent très propices à l’effet de venturi, mais pas moyen d’y couper. Fort de l’expérience que je viens de vivre je me remets en route. Effectivement les petites dépressions qui ne m’inspiraient pas sont particulièrement redoutables.
Enfin en m’approchant du col, l’effet venturi diminue et je retrouve un vent simplement violent qui ne m’empêche pas de marcher. Même au contraire, puisque maintenant il me pousse dans le dos. Je viens de vivre un moment particulièrement intense. Une barrière coupe le chemin, je la franchis. Certaines inscriptions y figurent, en particulier encore une fois le montant de l’amende en cas d’infraction au règlement et ce qui me fait sourire l’interdiction d’emprunter ce chemin si le vent est supérieur à 40k/h ! J’apprendrai en écoutant le bulletin météorologique ce soir que les rafales ont dépassé les 110k/h, et en considérant l’effet venturi produit au niveau de cette crête, on doit pouvoir rajouter un pourcentage non négligeable.
Le col est vite atteint et je me dirige à bonne allure vers Cassis. Un peu avant d’atteindre la calanque de Port-Miou, à l’abri relatif d’un petit vallon je m’arrête et mange de bon cœur. Ce moment de repos je le savoure. Rapidement j’atteins le parking de la calanque et par la route je rejoins le centre ville. Cette petite cité je l’aime beaucoup, son port et ses restaurants qui le bordent rendent le lieu particulièrement sympathique. Arrivé devant l’un d’eux qui avec témérité a laissé son enseigne sur pied et quelques tables, j’entends un grand bruit, l’enseigne s’envole et deux tables avec tous les couverts se renversent dans un fracas de vaisselle cassée. Les tables dehors aujourd’hui, il faut être optimiste, car même les plus accrocs à la cigarette devraient avoir du mal !
Je m’attarde à regarder la carte des menus et me laisse tenter par une grosse platée de pâtes aux fruits de mer. Qu’il fait bon et chaud dans cette salle de restaurant. Le patron me demande d’où je viens et où je vais. Quand je lui parle de mon départ de Saint-Charles hier matin il est admiratif. Mais lorsque je lui dis que ma conviction pour la suite en a pris un petit coup, il sourit.
Après ce moment bien agréable, il ne me reste plus qu’à me remettre en route et parcourir les huit kilomètres qui me séparent de mon but de la journée le village de Roquefort-la-Bédoule, où mes beaux-parents m’attendent. Cette dernière partie le long de la route ne présente pas un réel intérêt, le chemin de grande randonnée passe un peu au-dessus, mais je suis pressé de rejoindre mon point de chute de la journée. Vers les seize heures je touche au but. Avec l’arrêt et le refroidissement des muscles les douleurs apparaissent. J’ai du mal à me plier et une douleur persistante me zèbre la fesse droite. Je me dis que demain matin il sera temps de faire le point.
Le lendemain matin j’ai du mal à sortir de mon lit, une douleur aiguë me cloue sur ma couche. Je prends conscience que j’ai voulu forcer sur la bête sans l’entraînement nécessaire et je le paie. Cela m’était rarement arrivé, à tel point que je n’en ai pas le souvenir. Mais il me faut tirer les leçons de ce type d’erreur et me préparer mieux ou alors commencer par des étapes courtes le temps que le corps se mette au diapason. Donc je vais reprendre le train pour Lyon en constatant l’échec de mon projet. Un coup de téléphone à l’hostellerie de la Sainte-Baume, pour leur dire que ce soir je n’y viendrai pas. Et voilà la belle randonnée hivernale que je prévoyais durant onze jours se termine après deux seulement. Mais le renoncement, bien qu’il me contrarie, ne m’enlève pas la passion des grands périples à pied. L’envie de repartir n’en est que plus forte, et l’expérience vécue ces deux jours a été très enrichissante et surtout doit me rappeler à l’humilité.
Le projet initial prévoyait de rejoindre Nice au départ de la gare Saint-Charles à Marseille, en traversant différents massifs montagneux, le premier étant les Calanques. Projet quelque peu ambitieux, quand la préparation physique a été pour le moins négligée, de plus monté à la hâte et de façon approximative en matière de poids de sac qui avoisinait les quatorze kilos. Evidemment le péché de vanité ça se paie généralement cash. Bien entendu ce fut le cas. La balade démarrée dans l’allégresse un matin de fin janvier 2010 sur l’esplanade de la gare Saint-Charles s’est terminée dans la douleur deux jours plus tard à Roquefort-la-Bédoule, village situé sur les hauteurs de Cassis. Un démarrage de sciatique m’a cloué et forcé à l’abandon.
Toute expérience est bonne à faire. Cela permet de réfléchir aux erreurs commises afin de ne pas les répéter. Cela rappelle surtout aux réalités pour éviter de se croire au-dessus de la moyenne en partant dans n’importe quelle condition. Donc, je ne regrette pas ces deux jours passés à marcher même si parfois j’en ai bavé, à cause de la première étape bien trop longue, du manque d’entraînement, du sac trop lourd et du temps particulièrement hostile le deuxième jour.
Les conditions météorologiques n’étaient pas très favorables à cette époque, cependant je l’avais choisie car elle correspondait à une période de pleine lune. Et, en hiver on peut être amené à marcher dans l’obscurité, et l’astre de la nuit prodigue à ces moments-là une lumière appréciable et salvatrice.
Le TGV Lyon Marseille fonce dans la nuit. A partir de Montélimar le jour se lève. Une plaine brouillardeuse et toute couverte de givre se dévoile. Je me dis que les Calanques, première partie de mon périple, devraient échapper à ce phénomène du fait de leur proximité de la mer. L’arrivée à Marseille a lieu vers les huit heures trente.
L’air est frais sans plus, pour une fin janvier je dirais qu’il fait bon. Dès la sortie de la gare, Notre Dame de la Garde, « la Bonne Mère », me saute au visage. Ce ne sera que le deuxième point de passage de ma balade. Dans un premier temps je compte descendre au Vieux Port pour admirer les étalages des pêcheurs qui arrivent juste de la mer, et débarquent leurs poissons encore vivants. La ville en ce début de matinée est populeuse, les voitures nombreuses. Rapidement je rejoins la Canebière, ce boulevard mythique en légère descente, qui me conduit en quelques minutes sur le quai du port.
En effet, comme prévu quelques étals sont alignés et exposent une marchandise aux teintes colorées, comme seuls les poissons de Méditerranée en dévoilent. Le loup, la sole, le turbot occupent une bonne place, ensuite le rouget, normal et grondin, ainsi que la rascasse rehaussent l’ensemble d’une touche rouge vif. Le rouget sur le bassin d’Arcachon, mais là on n’est plus en Provence, lorsqu’il est de petite taille porte le charmant surnom de vendangeur. En effet, on le dénomme ainsi pour les raisons suivantes : il rentre dans le bassin au moment des vendanges et prend la couleur rouge de la feuille de vigne en automne. Même s’il est goûteux, ce n’est pas mon préféré. Une bonne sole ou un joli marbré à la livrée blanc immaculé, rayée de fines lignes noires sont mes préférés, sans oublier une friture de girelles multicolores. Revenons à nos étals ; au beau milieu de tous ces poissons une grosse langouste ajoute sa touche. Tout heureux je m’attarde en faisant une multitude de photographies.
Des ruelles en pente m’invitent à prendre la direction de « la Bonne Mère » qui veille du haut de sa colline sur la ville. Un petit bistrot, à la devanture bien méridionale, me tente pour un arrêt technique. Les toilettes sans papier, heureusement je suis toujours prévoyant. Le café est bon, l’accent des clients est un vrai plaisir. Je demande au tenancier le chemin le plus court pour monter au sommet de la colline. « En bus ou à pied ?» interroge-t-il. Je lui confirme que je compte y monter par mes propres moyens. Et là, il me sort une tirade digne de Pagnol à peu près dans ces termes : « Eh! Vous fatiguez pas à monter là-haut, redescendez sur le port et faites une photo au téléobjectif et vous direz que vous y êtes allé ». J’adore, et toute la salle rigole, le midi ça vaut le coup! Me voilà reparti, la rue en pente raide permet de s’élever rapidement. Je traverse un parc arboré au chemin en épingles à cheveux, et débouche au pied du raidillon final. Mon attention est attirée par un char d’assaut datant de la seconde guerre mondiale du nom de « Jeanne d’arc ». Son équipage avait été tué à cet endroit lors de l’assaut des troupes françaises, qui le 25 août 1944 reprenaient la colline aux Allemands. L'évocation des combats passés et de ces soldats qui y laissèrent leur vie procure toujours des moments de grande émotion. Cela me rappelle mon voyage à travers l’Europe de l’est, ponctué de lieux évocateurs du grand cataclysme déclenché par la dictature nazie.
Je m’arrache à ce spectacle et au panneau relatant les circonstances de ces événements tragiques. Devant moi, un grand escalier matérialisant un chemin de croix me conduit directement sur le parvis de la basilique.
Que le site est aérien ! Que la vue est immense, époustouflante sur la mer et ses îles, sur la terre ses maisons et ses collines. J’ai un regard tout spécialement pour le château d’If, datant de l’époque de François Premier et qui fut rendu célèbre par le roman d’Alexandre Dumas qui fit rêver beaucoup d’entre nous dans notre jeunesse, le comte de Monte-Cristo.
Marseille s’étale en contrebas. Ses constructions, innombrables, semblent blotties, tassées les unes sur les autres comme pour se tenir chaud en attente du mistral qui commence à lancer ses rafales d’air froid, rageuses et aléatoires. Je fais le tour de cette vaste esplanade. Sous tous les angles le spectacle est étonnant. Une large terrasse en contrebas semble véritablement en surplomb sur la ville, comme si on allait tomber sur les premiers toits en se penchant. Le parapet de cette esplanade est littéralement couvert d’ex-voto. Ils en occupent tout l’espace vertical, à tel point que l’on passe, par un effet de perspective, sans transition aucune du blanc des plaques de marbre aux toits des maisons qui se serrent quelques centaines de mètres plus bas. L’effet est très étonnant.
Les ex-voto, lorsqu’on entre dans la basilique, attirent immédiatement l’attention pour ne plus la lâcher. Généralement, on imagine qu’ils expriment des paroles de remerciements pour une guérison ou simplement qu’ils donnent une date et un nom. On oublie que l’ex-voto n’est pas toujours une simple plaque mais parfois un véritable tableau gravé. Alors les vœux de reconnaissance à la Vierge de la part des marins s’apparentent à de véritables œuvres d’art qui relatent des situations dignes de films d’aventure. Ce régiment d’infanterie qui remercie la Vierge Marie de lui avoir permis d’échapper aux sous-marins allemands en 1918 lors de son transfert d’Afrique du Nord sur le front occidental. Encore cet équipage d’un grand voilier qui a survécu à une terrible tornade dans l’Océan Indien. Ou encore ce remerciement pour avoir été préservé d’une grande épidémie de choléra. Ces trois exemples pour donner une idée de ce que représentent ces centaines voire milliers d’ex-voto de marins qui rendent grâce à la Vierge pour leur salut.
L’édifice est d’architecture imposante, sur certains côtés extérieurs il me rappelle la basilique de Fourvière à Lyon. L’intérieur est incroyablement orné de couleurs chaudes, le style est presque oriental.
Après cette visite particulièrement intéressante il me faut reprendre ma route vers les Calanques que je distingue au loin au-delà d'une longue corniche. Je la rejoins en descendant un chemin abrupt au pied de la basilique où de nombreux chats errant parmi les cactus me détalent entre les jambes. Puis après avoir suivi sur quelques centaines de mètres une rue comme il en existe dans toutes les villes, une dame m’indique un sentier très pittoresque qui se glisse entre les maisons au fond d’une minuscule gorge. Par ce cheminement je rejoins directement le bord de mer. Il est dix heures, je vais marcher le long de cette corniche durant deux heures. Par moments, il me prend l’envie de monter dans un bus qui me conduirait directement à Callelongue, mais je résiste. Est-ce une bonne chose ? Aujourd’hui je ne crois pas, car étant donné mon entraînement, j’aurais mieux fait de me ménager ce qui m’aurait évité les déboires et douleurs à venir, en commençant par une immense étape.
Le temps est légèrement couvert, le vent est en train de s’installer par rafales successives. Cela est caractéristique à la couleur de la mer, qui prend cette teinte bleu noir, annonciatrice des jours de mistral avec ses vaguelettes qui courent au large. Cette corniche me paraît interminable, l’impression d’éloignement étant augmentée par l’humidité de l’air qui donne une touche floue à tout ce qui se trouve à quelques kilomètres. Les aménagements sont de belle qualité et la marche est agréable. Quelques objets qui se veulent des sculptures égayent la marche. En particulier, une proue de navire, que j’identifie comme phénicien, côtoie un genre de crabe armé d’une énorme pince qui monte au ciel, le tout façonné en bois brut gris clair presque couleur cendre. Quelle en est la symbolique ? Juste avant, une immense hélice en bronze pointait vers le ciel, pour rappeler le retour des rapatriés d’Algérie et la ville de Marseille a fait inscrire à son pied la mention suivante pour que le passant se souvienne: Aux rapatriés d’Afrique du Nord et d’outre-mer. A tous ceux qui ont pour dernière demeure un sol maintenant étranger, sur lequel ils ont vécu, travaillé et où ils ont aimé. Salut à vous qui êtes revenus, notre ville est la vôtre.
Je réalise une fois de plus, que le fait de marcher permet beaucoup plus de s’imprégner d’un pays que de le parcourir en véhicule. Une multitude de choses vous interpellent lorsque vous vous déplacez au rythme des pieds. La randonnée on la conçoit toujours dans des régions de nature loin des villes. Traverser les Calanques en partant de la gare Saint-Charles m’avait tout d’abord semblé une drôle d’idée, pas forcément intéressante, puis je m’étais dit : cette ville de Marseille par laquelle tu es souvent passé la connais-tu ? Bien sûr une multitude de fois j’avais, comme on dit en franglais, commuté par cette gare carrefour, bien qu’elle soit dans un cul-de-sac, paradoxe ! J’avais vu la porte d’Aix, j’étais même déjà passé par Notre dame de la Garde, j’avais même feuilleté le dictionnaire amoureux de Marseille, collection remarquable, mais cette ville du sud dont Albert Londres a fait une magnifique description intemporelle, je n’avais jamais pris le temps de m’y plonger quelques heures à errer au hasard. Donc, cette introduction au voyage m’est apparue de plus en plus pertinente et voilà comment on décide d’un voyage à pied en le débutant par la traversée d’une ville sur une quinzaine de kilomètres. Je dois dire que l’expérience est intéressante est mérite d’être faite, mis à part qu’il est préférable d’avoir la forme physique et ne pas vouloir faire deux étapes en une.
On est toujours surpris de la vitesse à laquelle on avance à pied. Les détours du rivage qui me semblaient sans fin sont atteints rapidement et bientôt la densité des maisons diminue, la roche blanche des Calanques se fait plus présente. Les petits villages à la touche très méridionale, en périphérie de la grande ville sont traversés. Leurs noms sont universellement connus, Montredon, la Madrague, les Goudes. Ce dernier cache un petit port au fond d’une crique resserrée surplombée de villas, qui semblent surveiller de leurs gros yeux carrés les bateaux sagement alignés. A cette époque de l’année l’activité est quasi nulle. En arrière-plan les premières falaises d’escalade s’érigent et montent vers le ciel comme des sentinelles qui seraient garantes de l’originalité du site. Encore un kilomètre par la route qui domine la mer. Le spectacle est impressionnant, les îles se découpent en plans successifs. Elles présentent toutes des crêtes extraordinairement déchiquetées et je ne me lasse pas de les contempler. Comme quoi il faut être sans préjugé, car même en marchant sur une route goudronnée on peut être saisi par la beauté des paysages. Il faut dire cependant que le trafic automobile est presque nul. Je vois simplement passer le minibus qui aurait pu me faire effectuer le trajet en vingt minutes au lieu de trois heures et demie. Mais aurais-je éprouvé la même sollicitation à l’appel des Calanques et du voyage à pied ?
Dans toute sa splendeur apparaît dans un virage la calanque toute en longueur, au nom évocateur de Callelongue. Le chemin commence ici, il s’agit de la porte d’entrée dans les Calanques au départ de Marseille. L’air commence à se rafraîchir et le mistral à forcir. Je ressens de la fatigue, mais je suis habitué aux démarrages de longues randonnées, qui demandent une petite mise au point, cela ne m’inquiète pas. Un restaurant à l’aspect sympathique me tente et je me laisse faire, la Grotte. Le patron me demande où je veux m’installer, je lui dis là où il fait le plus chaud. Il me désigne une petite table tout à côté d’un gros poêle qui distribue sans avarice sa douche chaleur. Que je suis bien! Une grosse entrecôte me procure un plaisir immense, même si il n’est écologiquement pas bien de manger de la viande à cause des quantités d’eau nécessaires, il paraît cinquante mètres cubes par kilogramme, et puis aussi à cause de l’effet de serre du fait des vaches qui émettent des gaz comme le méthane!
Après un moment très agréable qui m’a permis de me reposer, je fais le plein d’eau de mes deux bouteilles de Badoit en vue d’une traversée des Calanques sans possibilité de ravitaillement. Ce qui sera le cas. Une fois dehors l’ambiance hivernale se rappelle à moi. Je pense aujourd’hui aller au moins jusqu’à la calanque de Sormiou. Mais nous verrons bien. Je démarre par le chemin en bord de mer, la vue porte jusqu’au bec de Sormiou. Il n’y a que moutonnements de falaises éclatantes qui plongent dans la mer d’un bleu profond. En arrière-plan, très loin perdu dans un brouillard ténu dû à la distance, on discerne le cap Canaille entre Cassis et la Ciotat. Perdue dans ce décor gigantesque la Grande Candelle arbore son arête de Marseille qui apparaît minuscule bien qu’elle se développe sur plus de cent vingt mètres. La France quand on pense à la regarder est à mon sens le plus beau pays du monde.
Se sentir exposé à un chemin que l’on ne maîtrise pas complètement en se disant que la nuit viendra trop tôt et qu’il faudra s’adapter au dernier moment en fonction de ce que l’on trouvera avant la fuite du soleil, est un des principaux moteurs de mes balades hivernales, toujours un peu contraintes par les heures que l’on sait contingentées.
Je me souviens de ma jeunesse et d’une traversée des Calanques en courant que j’avais réalisée en trois heures trente sept minutes et trente sept secondes de Callongue au parking de Port Miou. Mais aujourd’hui les années se sont accumulées et le sac fait quatorze kilogrammes, et moi qui me crois le chantre du sac léger, je me fais presque honte.
Le vent forcit, donc le ciel se dégage. Le contraste de ces vagues de rochers blancs qui plongent dans cette mer, hésitant entre le bleu profond et le vert émeraude absout de toutes les souffrances, car je commence à ressentir que je vais dépasser les possibilités de ma forme. Mais à aucun moment l’idée de ralentir ne m’effleure, toujours trop confiant dans la capacité de ma carcasse à amortir les violences. Il faut dire que le panorama est tellement grandiose que l’on ne pense plus à écouter son corps mais seulement à s’enfoncer toujours plus profondément dans ce monde minéral. Se déplacer entre ciel et mer sur ce chemin aérien est une véritable drogue.
Cet immense arc qui conduit jusqu’au bec de Sormiou m’envoûte littéralement. N’ayant pas regardé ma carte j’ai de la difficulté à estimer les distances. Je sais seulement que le chemin que j’ai décidé de suivre s’insinue dans ces falaises. Je réalise que je ne suis plus uniquement dans une balade sur un chemin mais qu’il va falloir faire appel sans doute à quelques notions élémentaires d’escalade. En effet, lorsque je m’engage sur le tracé vert des Walkyries, l’ambiance change. Après un chemin pierreux demandant de l’attention, la verticalité du lieu s’impose. Rapidement une main courante est nécessaire pour négocier un passage d’une dizaine de mètres vertical. J’avais oublié que les Calanques ne se déclinaient pas toujours en chemins mais en aussi en terrain un peu plus aventure. Cela n’est pas pour me déplaire.
Le site est austère, et pas une seule personne, oui en France on peut se sentir très loin. Sur une vire aérienne je fais une erreur et me trouve acculé à des pas d’escalade à la limite du raisonnable. Ne pas insister et faire demi-tour, en effet les fameuses traces de peinture vertes donnent la direction d’un petit aplomb qui nécessite un pas d’escalade facile. A plusieurs reprises je dépasse des lieux qui fourniraient des bivouacs dignes des dieux. Mais voilà il reste quelques heures de jour et cette obsession de continuer sans relâche, est toujours la plus forte, que c’est dommage !
Ce chemin qui s’insinue entre des barres rocheuses est vraiment extraordinaire. La jouissance naît aussi du fait que se sachant engagé dans un trajet de longue durée, l’étonnement est bien réel de se voir acculé à des passages de cette difficulté antinomiques de grandes distances à franchir. Les vagues frappent la base des falaises en projetant des gerbes d’écume. Je me sens en harmonie avec les éléments. Cependant, au fond de moi, une petite voix m’avertit que tout n’est pas pour le mieux. En effet, le sac se fait lourd et une forme de fatigue générale, que je décèle au manque de souplesse dans les passages aériens, commence à se manifester. Le chemin est minuscule, il se faufile au milieu de la falaise qui semble ne laisser aucune issue, la jouissance est bien réelle. Dans un passage très raide et aérien, alors que je pousse sur la jambe droite, une douleur fulgurante me saisit le mollet. Je m’agrippe du mieux possible à l’aide de mes deux mains. Je suis cloué sur place par la douleur. Je déporte le plus vite possible le poids de mon corps sur la jambe gauche. Immobile au milieu de ce monde de pierre je me demande ce que je vais faire si la douleur ne cesse pas. Mais rapidement elle s’estompe. Je comprends que je viens de dépasser les limites. Doucement, je me remets en marche en faisant attention à mon mollet droit vulnérabilisé. Mon premier souci, c’est de sortir de cette zone trop raide pour me permettre de m’arrêter pour la nuit. Dans le fond, que tout ne se passe pas « comme sur des roulettes » ça change et ça donne un peu de piment!
Le coin est vraiment sauvage, une grande falaise sur plusieurs kilomètres dans laquelle je louvoie de vire en vire. Je repars donc doucement en faisant bien attention de délester au maximum ma jambe droite. Un peu plus tard une deuxième alerte, et à nouveau ce mal fulgurant dans le mollet droit. Je décide de m’arrêter pour une petite halte et faire le point.
- A nouveau je suis en marche à un pas lent, bien conscient de préserver ma jambe droite. Cela me paraît tenir. Bientôt, au-dessus de moi, la falaise se couche et le chemin prend un aspect plus habituel et cela jusqu’à la crête qui domine la calanque suivante. J’atteins la crête et rapidement j’aborde la descente en direction de la route qui conduit à Sormiou. Le vent est particulièrement violent. Je croise un homme, jumelles rivées sur les yeux. Je suis intrigué. Il me dit qu’il est en train d’observer un aigle de Bonelli en vol stationnaire dans le mistral qui produit un effet d’onde sur le relief. Gentiment il me propose à mon tour d’observer ce bel oiseau. Spectacle superbe, merci Monsieur pour ce petit moment de bonheur que vous m’avez procuré.
La vue se découvre sur un vaste paysage, la Grande Candelle, sentinelle éclatante de blancheur, pointe vers le ciel, un peu plus loin, le Devenson caractéristique du fait de sa grande conque au rocher rouge, que j’avais gravie il y a une trentaine d’années et qui m’a laissé des souvenirs forts, plonge dans les flots, et puis tout là-bas, le cap Canaille, affichant sa silhouette massive, semble matérialiser le bout de la terre dans la mer.
Un peu avant l’intersection avec la route de Sormiou, sur le chemin se trouve un panneau rappelant les caractéristiques de la grotte Cosquer. Elle fut découverte en 1991 par le plongeur Henri Cosquer par 37 mètres de profondeur au pied de la falaise du cap de Morgiou. Une datation au carbone 14 a permis de faire remonter l’occupation du lieu entre 18500 et 27000 ans « avant le présent ». L’entrée en fut immergée il y a 10000 ans lors d’une période de réchauffement de la planète. La visite n’en est pas possible, mais le plus vieux musée immergé du monde peut se découvrir grâce à un film en trois dimensions qui permet d’en avoir une représentation imagée. Cette lecture me fait instantanément oublier mes petits maux et me plonge dans un monde fantastique d’il y a presque 300 siècles. J’ai du mal à réaliser ce que représentent 300 siècles !
A mes pieds la calanque de Sormiou dévoile sa plage et son ensemble de petites maisons blotties au fond d’une crique profonde, à l’entrée de laquelle veille, tel un garde gigantesque, le bec de Sormiou. Je ne vais pas descendre, mais je décide de continuer jusqu’à Morgiou en espérant y arriver avant la nuit et surtout y trouver un gîte. En effet le mistral souffle de plus en plus fort et une longue nuit dehors ne m’attire pas vraiment, et surtout le bivouac est strictement interdit et je n’aime pas en général enfreindre les règlements. La contravention est de 135 euros !
Le chemin m’apparaît long, la fatigue s’accentue. Une côte semble ne jamais finir alors que je sais d’expérience que les distances dans les Calanques ne sont jamais très longues. Après avoir croisé deux personnes bien emmitouflées, j’arrive enfin sur la crête séparant les deux calanques. Le Crêt Saint Michel baigné de la lumière du soleil couchant, magnifique falaise d’escalade, fait son apparition, donc Morgiou n’est plus tout proche. Le vent fort commence à m’inquiéter. Et si je ne trouvais rien pour dormir dans cette calanque? Malheureusement cette éventualité me semble probable ! Je me souviens qu’il s’y trouve un bistrot. Il faut toujours positiver, vais-je trouver un arrangement avec le patron.
Un petit chemin sur la droite, débutant par un immense détour presque à flanc, donne accès au fond de cet étroit vallon si pittoresque. Les toits des cabanons groupés dans un écrin restreint de verdure se discernent dans la pénombre, comme écrasés par les vastes pans de falaises calcaires blanches qui en vagues successives s’élèvent jusqu’à la Grande Candelle, qui encore pour quelques minutes, comme un sémaphore brille au-dessus d’un monde de pénombre. Dans le prolongement des habitations, le port, abrité au fond de son étroit bras de mer resserré par cette roche éclatante omniprésente, se prépare à hiberner en attendant la longue nuit qui emplira les lieux dans peu de temps.
La route étroite et sinueuse qui donne accès à la calanque est vite rejointe, et devant moi l’enfilade des cabanons se dessine. Br ! L’éclairage décroît et ce vent froid que l’on entend gémir dans les murailles me dominant, crée une atmosphère sévère. Une ombre furtive passe d’un cabanon à un autre, je n’ai pas le temps de l’intercepter. Un chien dans cette ruelle étroite, le maître ne doit pas être loin. En effet une femme sort d’une habitation. Je me renseigne sur les possibilités d’hébergement. Elle est catégorique, il n’y en a pas. De plus elle m’indique que le bistrot est exceptionnellement fermé. Heureusement que je me suis chargé de deux litres d’eau à Callongue, ce qui me sera bien utile car maintenant, je ne dois pas m’attendre à en trouver avant Cassis, c'est-à-dire au mieux demain midi.
Mais ces cogitations ne règlent pas mon besoin urgent de trouver un point de chute pour la nuit. Je sais que le bivouac est interdit, le procès verbal est de 135 euros, je l’ai lu à plusieurs reprises. De plus j’essaie toujours de me conformer aux règlements en vigueur. Mais aujourd’hui que faire ? La dame me parle bien de nombreux cabanons vides à cette époque. Je ne me vois absolument pas rentrer par effraction dans l’un d’eux. Alors elle se souvient qu’au-dessus du port se trouve un abri sous roche qui offre un espace plat permettant la station couchée. Elle y montait me dit-elle, il y a bien longtemps, lorsqu’elle était jeune. Fort de ce renseignement je reprends ma route. Je constate que le bar est effectivement fermé, puis je débouche sur le port. Le chemin escalade en pente raide le versant gauche. Je distingue une petite falaise quelques dizaines de mètres en retrait. Je m’y dirige, et miracle à son pied un superbe espace plat me permet d’ériger ma minuscule tente couleur vert militaire en toute discrétion. Etant donné l’époque et les conditions climatiques je ne crains pas trop d’être débusqué par un agent ou un garde forestier.
L’installation est rapide, cependant je prends soin de procéder dans l’ordre. Une couverture de survie posée au sol, sur laquelle je déploie ma tente double paroi. Je gonfle mon mini matelas, j’étale mon sac de couchage dans lequel je glisse mon léger drap intérieur, à la dénomination courante que je déteste, sac à viande. Il a une double vocation, d’une part éviter de salir le tissu du sac de couchage lorsque je m’y introduis tout habillé, et d’autre part augmenter le confort et la chaleur lors d’une longue station comme aujourd’hui de quatorze heures.
L’endroit bien que tout proche des bateaux, que j’entends se balancer dans le clapotis, permet la plus grande discrétion. Quelques grands pins contribuent à escamoter la silhouette de mon abri dans la nuit qui prend possession des lieux.
Une fois allongé je réalise que je suis très fatigué. Je n’ai ni soif ni faim, mauvais signe. Je prends pleinement conscience que je suis parti sans préparation et que cette étape très longue pour commencer risque de m’être fatale. Je sens mon mollet droit qui se remet doucement des deux crampes très douloureuses ressenties dans les escarpements de la falaise des Walkyries.
Bien installé dans ma tente j’entends le vent qui s’affole tout autour en bourrasques hargneuses et colériques. En prévision de ces conditions, je me suis appliqué à bien planter les piquets et j’ai pris la précaution de renforcer leur prise au sol en les recouvrant de grosses pierres. Je me sens bien. La nuit est complètement tombée. Une clarté monte lentement et finit par s’imposer. La lune en maîtresse des ténèbres, qu’elle assaille et conquiert, s’impose et rend à la roche tout son éclat. Malgré la fatigue, je ne peux résister à la contemplation de ce spectacle. Le bruit du vent dans les parois et les arbres, le cliquetis des bateaux à l’amarre, le clapot léger des vagues mourantes qui réussissent à venir au fond de cette baie profonde, me bercent dans cette clarté nocturne. En face, par delà le court bras d’eau, je peux distinguer très nettement le dièdre du renard, belle escalade d’un peu moins d’une centaine de mètres, qui suit un itinéraire semblable à un livre ouvert, que l’on parcourt en apposant les pieds de part et d’autre sur chacune des pages. Malgré l’envoûtement du spectacle en ce lieu de confluence de la mer et de la montagne, je suis obligé malgré la féerie, de me réfugier au chaud dans ma guitoune. En effet, les températures négatives et le mistral s’allient pour rompre le sortilège. Les morsures du froid me forcent à battre et retraite, un peu comme si en ce lieu où le bivouac est interdit, les curieux de la nuit en infraction, intrus qui se sont imposés sans invitation, étaient irrémédiablement refoulés et non autorisés à voler un spectacle de toute beauté.
Quatorze heures allongé dans une tente à attendre le jour avec des températures en dessous de zéro et un vent fou, on pourrait imaginer que c’est long et que c’est un vrai calvaire. Eh bien non ! Un matériel adapté permet de véritablement jouir de cette situation, se sentir en harmonie avec la nature en réalisant que même en hiver dormir dehors procure des sensations agréables. Le temps va s’écouler entre brefs sommes perturbés par les rafales qui font claquer la toile du double-toit, quelques moments de lecture et de temps en temps par une prise de nourriture et une gorgée d’eau. Mais je me sens tout à fait à ma place et ma grande fatigue me fait d’autant plus apprécier cette longue station couchée.
J’ai la ferme intention de ne démarrer que lorsque le jour sera pleinement levé car le chemin contournant Sugiton est assez escarpé et de nuit voire seulement dans la pénombre cela ne doit pas être très agréable. L’aube pointe, j’en distingue la lumière à travers ma mince protection. Puis d’un coup une lumière plus vive m’inonde. Tiens de quoi s’agit-il ? En face de moi le versant orienté à l’est reçoit le soleil et me le renvoie avec prodigalité. Spectacle magnifique, cette pente de cailloux qui s’éclaire subitement. Je plie rapidement mes affaires, bien ordonnées dans des sacs de congélation de différentes tailles, que je maintiens au plus serré avec des élastiques. Je me force à manger, je devrais dire ingurgiter une rondelle de saucisson, un morceau de pain et un bounty, le tout accompagné d’une petite rasade d’eau. Lorsque je bivouaque seul, je ne me fais jamais rien chauffer le matin. Et de plus dans les Calanques, même en hiver, avec ce mistral ce serait folie criminelle. De mon repère en hauteur, la vue plonge directement sur le port et ses bateaux de pêcheurs et de plaisance bien rangés le long des jetées à angle droit.
La marche reprend, la forme est revenue, le long repos m’a fait le plus grand bien. Un bruit de moteur monte de la calanque. Un pêcheur revient de relever ses filets. Sans doute ramène-t-il de beaux poissons de roche multicolores ? Le chemin prend par endroits des airs d’escalade, les pieds sont en adhérence et il faut s’aider des mains pour se hisser. Le rocher est très poli par les nombreux passages. Au-dessus de moi l’aiguille de Sugiton dresse ses belles faces, qui sont parcourues d’innombrables voies d’escalade. Je me souviens y être venu souvent, il y a bien longtemps.
J’arrive à la calanque de Sugiton qui est dominée par l’impressionnante paroi des toits, aux teintes marron. Un petit raidillon me conduit juste à son pied. Je vais la longer sur toute sa longueur. Il ne fait pas chaud, de petites stalactites de glace pendent sous les surplombs. Le chemin est vraiment au pied car on passe carrément sous la paroi à l’endroit même où les grimpeurs commencent leur escalade. Je discerne les pitons qui partent à l’assaut de ce monde en dévers. Aujourd’hui le site est désert. D’ailleurs jusqu’à Cassis je ne verrai pas âme qui vive. Le cheminement pénètre dans un goulet raide aux cailloux instables, pourtant je suis sur un chemin de grande randonnée. Mais l’effort de la veille doit encore se faire sentir. Puis j’emprunte le sentier de traverse, GR 98 qui conduit au col de la Candelle. Le dénivelé depuis la mer atteint les quatre cents mètres. La vue s’élargit et s’embellit. L’île de Riou, tel un destroyer résiste dans une mer sous l’emprise du mistral. Le cap Morgiou s’étire loin dans cette mer bleue foncée moutonnée de vaguelettes rapides qui fuient vers le large. Une pensée à la grotte Cosquer qui se cache là-bas à son pied par moins trente sept mètres. Cela prouve qu’il y a vingt mille ans le niveau de la mer était beaucoup plus bas. Cela veut-il dire que les théories actuelles sur le réchauffement sont à relativiser? Effectivement un certain nombre de polémiques fleurissent à ce sujet ces derniers temps. Qu’en est-il ? De nombreux ouvrages, tel celui de Claude Allègre ou encore celui de Emmanuel Grenier, scientifique reconnu « Les dérangements du temps 500 ans de chaud et de froid en Europe » permettent de se forger sa propre opinion.
Par une multitude de courbes je monte vers le col de la Candelle. Son arête ouest, dénommée arête de Marseille grandit et me barre l’horizon. Cette escalade mythique de difficulté moyenne a été immortalisée par Gaston Rebuffat, qui en a fait des photos à grande diffusion d’un esthétisme parfait. De vieux souvenirs me reviennent à l’esprit. Combien de générations d’alpinistes cette falaise magnifique a-t-elle inspirés ? Et qui plus tard sont partis à l’assaut des géants des Alpes et des autres massifs montagneux du globe. Ma solitude par cette journée froide et venteuse est peuplée d’une foule hétéroclite se riant du temps, d’une part ces hommes préhistoriques qui vivaient en ce lieu il a quelques trois cents siècles et d’autre part les cohortes de grimpeurs qui se sont succédés sur cette arête depuis plus de quatre vingt ans, car le premier parcours remonte à 1927. Durée dérisoire comparée aux 300 siècles qui nous séparent des artistes qui ont orné la grotte se cachant au creux de la falaise de Morgiou. D’ailleurs à ce sujet, les deux découvertes récentes majeures que sont la grotte Cosquer et la grotte Chauvet dans l’Ardèche ont révolutionné les théories sur l’art préhistorique. En effet il y a quelques temps alors que je visitais le double de la grotte de Lascaux, je demandais au paléontologue qui nous accompagnait, si ces deux découvertes avaient modifié nos connaissances en la matière. Sa réponse fut étonnante et d’un grand intérêt. En effet, il m’expliqua que toutes nos connaissances avaient été bouleversées, car avant ces découvertes, à travers les sites connus on pouvait constater une évolution technique au cours du temps dans les dessins pariétaux, les perspectives s’affinaient les dimensions se précisaient en cohérence avec la datation au carbone 14 des sites. Puis ces deux grottes ornées d’un intérêt majeur ont été découvertes. Les dessins observés sont beaucoup plus vieux que tous ceux connus. La surprise de taille réside dans le fait que ces deux nouvelles grottes dévoilent des représentations à la facture technique très évoluée, patatrac, nos belles théories envolées ! Voilà ce que m’a répondu ce spécialiste de l’art préhistorique.
L’arrivée au col me rappelle à la réalité du moment présent. Un vent violent me cueille littéralement et me fait vaciller. Le panorama s’étend de Marseille au cap Canaille entre Cassis et La Ciotat. Mais je ne m’éternise pas pour échapper aux rafales d’air violentes et anarchiques.
Je poursuis par le chemin qui me paraît le plus rapide. Il va me conduire au cap Gros. Un peu à contre cœur je décide de prendre cette direction certes plus courte mais qui va m’éloigner du bord de mer et de ses immenses falaises. En effet, je n’ose pas m’aventurer dans la direction du Devenson, le vent véritablement rageur commence à m’inquiéter. Momentanément dans un petit talweg je suis protégé et en cet endroit il fait bon. A mes pieds une vue magnifique révèle le Val Vierge sous un angle stupéfiant, quatre cents mètres de gorges qui dévalent jusqu’à la mer. Un dernier petit raidillon et je débouche au cap Gros. Un ultime coup d’œil aux falaises que je vais quitter pour cheminer sur un plateau qui présente moins de caractère.
Ma carte indique un refuge, manifestement il n’y est plus. Dommage car je me serais bien arrêté. Le vent devient, non pas inquiétant mais franchement dangereux. Sur cette crêt du Mont Puget jusqu’à quelque distance du col de la Gardiole, j’ai vraiment eu la sensation de lutter pour ma survie, me sentant en grand danger. Cette accélération du vent est sans doute due au relief entre Marseille et Cassis qui à cet endroit crée une étroiture propice à un effet venturi, qui se concrétise par un courant d’air d’une violence inouïe et sans répit. La peur je l’ai déjà expérimentée dans de nombreuses circonstances, les accidents de la route, la grande chute en escalade, le bivouac dans une paroi en altitude, noyée sous une épaisse couche de neige, les bombardements de pierres en paroi ou au canon à Sarajevo, les avalanches et par mauvais temps sans visibilité la sensation est terrifiante de se trouver sur une neige qui se met en mouvement sans être capable d’appréhender l’ampleur du phénomène. Mais, aujourd’hui la peur va prendre un aspect différent, il s’agit de la peur de s’envoler comme une feuille et cela durant un long, très long moment. Je suis passé pratiquement sans transition d’une zone relativement calme à la bourrasque la plus terrible que j’ai connue. Pourtant le vent, je croyais en avoir une certaine expérience. Il y a quelques années au cours d’une tempête hivernale, durant quatre jours j’avais parcouru une partie du chemin cathare. Mon corps s’était habitué et je me sentais totalement adapté à cet environnement hostile. A plusieurs reprises j’avais été bousculé et jeté au sol, mais je maîtrisais et cette confrontation virile avec les éléments m’avait beaucoup plu. Seulement en montant au château de Quiribus, j’avais été très impressionné et j’avais rampé dans les escaliers verglacés et m’étais réfugié dans une grande pièce voûtée, de laquelle il me semblait que le château vibrait en harmonie avec les coups de boutoir de la tempête. Mais là encore en me plaquant aux murailles et en rampant sur des sols uniformes, cela était plus un « jeu d’adrénaline » qu’une peur déclenchée par un risque que l’on évalue comme mortel.
Aujourd’hui sur cette crête pourtant large et absolument pas aérienne il en va tout autrement. J’ai l’impression de ne plus rien maîtriser, et d’être le jouet passif de ces bourrasques continues qui cherchent à m’arracher du sol. Pas de point de repos auquel me raccrocher, au milieu de ce large chemin de pierraille je me fais penser à ces gros buissons épineux que l’on voit rouler au cours des tempêtes dans les films de cow-boys. J’en ai déjà vu en réalité non aux USA mais dans le désert saoudien. Ils apparaissent dans le nuage de sable et quelques instants plus tard ils ont disparu absorbés par la grisaille. Aujourd’hui pas de grisaille, un ciel lumineux et cette tempête farouche contre laquelle j’essaie de lutter. De plus il fait froid, quelques petites plaques de glace rappellent que la température est négative. Je suis peu couvert, et il n’est plus possible de m’arrêter et de sortir un quelconque habit. Cela ne me vient même pas à l’idée tellement cela me paraît voué à l’échec. Je n’ai pas de gants et mes doigts sont gourds. Arc-bouté, je dérape sur les cailloux, avec mes bâtons j’essaie de freiner puis de bloquer le mouvement que m’impose le vent. Les pierres sont comme des roulements à bille sur lesquels mes chaussures se mettent en mouvement. Surtout ne pas laisser la vitesse augmenter. A plusieurs reprises, je me retrouve couché pour ne pas être emporté. J’essaie de ramper, mais sur ce sol aux cailloux tranchants cela est particulièrement mal aisé et il me faudrait des heures pour sortir de cette zone, dans laquelle j’ai l’impression de jouer ma survie. Il est particulièrement déstabilisant de ne trouver aucun point auquel se raccrocher, mais ne voir qu’un immense espace duquel je pense que je n’aurais peut-être pas l’endurance suffisante pour en sortir. Effectivement le doute m’a assailli.
Juste devant moi un gros buisson, je me jette à son pied et un calme tout relatif me permet de reprendre mon souffle. Combien de temps a duré ce premier round ? Je ne sais pas. Dans ces situations le temps d’un côté paraît long, mais les efforts musculaires énormes ainsi que les cogitations du cerveau en extrême vigilance en relativisent la durée. Je peux même ouvrir mon sac, sortir mes gants et mettre une veste par-dessus mon t-shirt. Je constate que j’ai perdu un verre de lunettes sans doute arraché par la pression de l’air !
Allongé, je reprends mon souffle et récupère vite en me réchauffant dans ma veste. J’examine le chemin qu’il me reste à parcourir jusqu’au col de la Gardiole. Le terrain est tout à fait débonnaire, incroyable que je me sente en tel danger ! Quelques petites dépressions me semblent très propices à l’effet de venturi, mais pas moyen d’y couper. Fort de l’expérience que je viens de vivre je me remets en route. Effectivement les petites dépressions qui ne m’inspiraient pas sont particulièrement redoutables.
Enfin en m’approchant du col, l’effet venturi diminue et je retrouve un vent simplement violent qui ne m’empêche pas de marcher. Même au contraire, puisque maintenant il me pousse dans le dos. Je viens de vivre un moment particulièrement intense. Une barrière coupe le chemin, je la franchis. Certaines inscriptions y figurent, en particulier encore une fois le montant de l’amende en cas d’infraction au règlement et ce qui me fait sourire l’interdiction d’emprunter ce chemin si le vent est supérieur à 40k/h ! J’apprendrai en écoutant le bulletin météorologique ce soir que les rafales ont dépassé les 110k/h, et en considérant l’effet venturi produit au niveau de cette crête, on doit pouvoir rajouter un pourcentage non négligeable.
Le col est vite atteint et je me dirige à bonne allure vers Cassis. Un peu avant d’atteindre la calanque de Port-Miou, à l’abri relatif d’un petit vallon je m’arrête et mange de bon cœur. Ce moment de repos je le savoure. Rapidement j’atteins le parking de la calanque et par la route je rejoins le centre ville. Cette petite cité je l’aime beaucoup, son port et ses restaurants qui le bordent rendent le lieu particulièrement sympathique. Arrivé devant l’un d’eux qui avec témérité a laissé son enseigne sur pied et quelques tables, j’entends un grand bruit, l’enseigne s’envole et deux tables avec tous les couverts se renversent dans un fracas de vaisselle cassée. Les tables dehors aujourd’hui, il faut être optimiste, car même les plus accrocs à la cigarette devraient avoir du mal !
Je m’attarde à regarder la carte des menus et me laisse tenter par une grosse platée de pâtes aux fruits de mer. Qu’il fait bon et chaud dans cette salle de restaurant. Le patron me demande d’où je viens et où je vais. Quand je lui parle de mon départ de Saint-Charles hier matin il est admiratif. Mais lorsque je lui dis que ma conviction pour la suite en a pris un petit coup, il sourit.
Après ce moment bien agréable, il ne me reste plus qu’à me remettre en route et parcourir les huit kilomètres qui me séparent de mon but de la journée le village de Roquefort-la-Bédoule, où mes beaux-parents m’attendent. Cette dernière partie le long de la route ne présente pas un réel intérêt, le chemin de grande randonnée passe un peu au-dessus, mais je suis pressé de rejoindre mon point de chute de la journée. Vers les seize heures je touche au but. Avec l’arrêt et le refroidissement des muscles les douleurs apparaissent. J’ai du mal à me plier et une douleur persistante me zèbre la fesse droite. Je me dis que demain matin il sera temps de faire le point.
Le lendemain matin j’ai du mal à sortir de mon lit, une douleur aiguë me cloue sur ma couche. Je prends conscience que j’ai voulu forcer sur la bête sans l’entraînement nécessaire et je le paie. Cela m’était rarement arrivé, à tel point que je n’en ai pas le souvenir. Mais il me faut tirer les leçons de ce type d’erreur et me préparer mieux ou alors commencer par des étapes courtes le temps que le corps se mette au diapason. Donc je vais reprendre le train pour Lyon en constatant l’échec de mon projet. Un coup de téléphone à l’hostellerie de la Sainte-Baume, pour leur dire que ce soir je n’y viendrai pas. Et voilà la belle randonnée hivernale que je prévoyais durant onze jours se termine après deux seulement. Mais le renoncement, bien qu’il me contrarie, ne m’enlève pas la passion des grands périples à pied. L’envie de repartir n’en est que plus forte, et l’expérience vécue ces deux jours a été très enrichissante et surtout doit me rappeler à l’humilité.
Location de voiture avec chauffeur à Kunming? English translation pending
Quelqu'un pourrait-il me dire où je peux louer une voiture avec chauffeur parlant l'anglais à Kunming pour un périple de 1500 km au Yunnan pendant 15 jours en avril 2010? Combien cela peut-il me couter. Puis-je faire une réservation de France?
Croisière sur le Norwegian Gem en juillet 2010 English translation pending
Bonjour ! 😊
Voilà, j'envisage de faire une croisière à bord du Norwegian Gem fin Juillet 2010 au départ de Venise. Je me suis inscrite sur ce forum afin d'avoir l'avis de ceux qui sont déjà partis avec ce bateau. J'ai notamment une question, il s'agit bien d'un paquebot Norvegien, J'aurais voulu savoir quelles étaient les langues parlées par les employés, mais également par les croisièristes? L'italien est il répandu? Car je parle trés mal l'anglais, et cela me faciliterait beaucoup les choses de pouvoir communiquer avec les gens en Italien! Vu que le départ est de Venise, j'ose espérer que j'ai une petite chance... Un autre point, qu'avait vous pensé des activités et de la nourriture à bord? Y a t'il une salle de sport? Les soirées discothèques sont elles bien animées? Qu'avez vous pensé du Casino? J'habite à Marseille, que me conseillez vous pour me rendre à Venise à moindre coût? Car l'avion coûte trés chère et je ne sais pas où trouver un train ou une companie de car...
Je vous remercie de vos précieuses réponses,
Cordialement.
Voilà, j'envisage de faire une croisière à bord du Norwegian Gem fin Juillet 2010 au départ de Venise. Je me suis inscrite sur ce forum afin d'avoir l'avis de ceux qui sont déjà partis avec ce bateau. J'ai notamment une question, il s'agit bien d'un paquebot Norvegien, J'aurais voulu savoir quelles étaient les langues parlées par les employés, mais également par les croisièristes? L'italien est il répandu? Car je parle trés mal l'anglais, et cela me faciliterait beaucoup les choses de pouvoir communiquer avec les gens en Italien! Vu que le départ est de Venise, j'ose espérer que j'ai une petite chance... Un autre point, qu'avait vous pensé des activités et de la nourriture à bord? Y a t'il une salle de sport? Les soirées discothèques sont elles bien animées? Qu'avez vous pensé du Casino? J'habite à Marseille, que me conseillez vous pour me rendre à Venise à moindre coût? Car l'avion coûte trés chère et je ne sais pas où trouver un train ou une companie de car...
Je vous remercie de vos précieuses réponses,
Cordialement.
Bus de la frontière malaisienne vers Pak Bara (Thaïlande)? English translation pending
Bonjour,
À la frontière, en venant de Penang, y a-t-il des bus pour Pakbara sans passer par Hat Yaï ?
Itinéraire de cinq semaines en Inde: votre avis? English translation pending
Bonjour,
Namasté,
Voila que nous sommes a J-7! Dimanche c'est le grand départ...Le rêve de la petite fille qui est en moi, se réalise.... Heureuse de faire se voyage tant attendu...5 semaines d'Incredible India...🙂🙂🙂
Un premier parcours purement touristique, j'avoue, mais pour commençer, c'est peut-etre pas si mal.Seulement voila, petite panique en verifiant l'itinéraire, ils me semble avoir quelques incohérences..Et c'est pourquoi, je sollicite votre coté baroudeur averti...😉 Voici litinéraire...Delhi, Agra, Jaipur, Pushkar, Ajmer, Jodhpur, Jaiselmer, Udaipur, Orchaa, Khajurahao via Varanasi en avion et retour sur Delhi enavion aussi ...Qu'en pensez vous?
Il me semble que l'ordre m'a l'air logique, mais certaines recherches me font douter... Si certains d'entre vous ont d'autres suggestions, n'hesitez pas!!
Merci d'avance de votre participation🙂🙂🙂
Voila que nous sommes a J-7! Dimanche c'est le grand départ...Le rêve de la petite fille qui est en moi, se réalise.... Heureuse de faire se voyage tant attendu...5 semaines d'Incredible India...🙂🙂🙂
Un premier parcours purement touristique, j'avoue, mais pour commençer, c'est peut-etre pas si mal.Seulement voila, petite panique en verifiant l'itinéraire, ils me semble avoir quelques incohérences..Et c'est pourquoi, je sollicite votre coté baroudeur averti...😉 Voici litinéraire...Delhi, Agra, Jaipur, Pushkar, Ajmer, Jodhpur, Jaiselmer, Udaipur, Orchaa, Khajurahao via Varanasi en avion et retour sur Delhi enavion aussi ...Qu'en pensez vous?
Il me semble que l'ordre m'a l'air logique, mais certaines recherches me font douter... Si certains d'entre vous ont d'autres suggestions, n'hesitez pas!!
Merci d'avance de votre participation🙂🙂🙂
Croisière "Mes îles greques" sur le MSC Musica, départ de Venise le 13 juin 2010 English translation pending
Bonjour,
Après avoir fait la croisière "les trésors de l'histoire" avec Costa sur Costa Concordia en mars 2009, je viens de réserver la croisière "Les iles Greques" sur le MSC Musica.
Le voyage est prévu au départ de Venise le 13 Juin 2010.
Comme pour ma première croisière, j'avais pris de précieux renseignements concernant les excursions et cela m'avait beaucoup servi .
Aujourd'hui je prépare ce nouveau voyage pour visiter par nos propres moyens les sites que nous allons voir.
Je connnais Olympie et Athenes que j'ai vu lors de la précédente croisière donc je suis intéressé à connaître les bons plans pour visiter les villes suivantes sans prendre les visites proposées par la compagnie.
BARI , SANTORIN, MYKONOS, CORFOU ET DUBROVNIK
Si vous avez déja visité ses sites, n'hésitez pas à me donner des détails : transfer par taxi ou autres et les sites les plus précieux à visiter.
De mon coté, je serai ravis de vous donner des renseignements sur mes sites visités sur la croisiere "les trésors de l'histoire" sur le Costa Concordia . Voyage inoubliable !!!
Merci à vous tous
Waluc
Merci à vous tous
Waluc
Activités à Riva del Garda en Italie? English translation pending
On me suggère de passer par Riva del Garda lors de mon séjour en Italie(en mai)...j'aimerais savoir quelles sortes d'activités s'y trouvent et le lac, ?l'eau est-elle limpide, y a -t-il des plages?est-ce un endroit très touristique?merci(possibilité de baignade en mai???)