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Meilleur itinéraire pour San Francisco, les parcs de l'Ouest américain (incluant Yellowstone) et cinq jours à New York? English translation pending
by Janilou · 2010-02-08 · 11 replies
bonjour a tous je suis nouvelle sur le forum et je vais avoir grandement besoin de vos conseils😕 ben voila je prépare un voyage pour les Etats unis mais ouf! difficile de savoir par ou le commencer que se soit financièrement (VOLS) ou logiquement. je vous explique en gros ce nous aimerions faire . vos conseils m aideront a savoir dans quels sens . je vous donne tout de go! merci d avance de votre collaboration. new York environ 4 ou 5 jours San fransisco 4 jours los angeles 2 ou 3 jours les parcs nationaux et autres merveilles! yelloswstone 3 jours mini, arches, bryce canyon, canyonland, dead horse, fisher towers, four coners, lac powell, monument valley, las Vegas 3 ou 4 nuits et + ..... si j en oublie les villes ou séjourner dans le parcours sachant que l on ne veut pas avaler les KMs COOL pour le motels et les hôtels j ai un peu regardé sur le forum si vous avez je suis preneuse 😉 voila on va commencer a dégrossir a +++++ janick

nous aurons 1mois 1/2 est ce que ca suffira?
Le raisin est plus vert à Muscat (Sultanat d'Oman) English translation pending
by Tomas3 · 2010-02-08 · 244 replies
Le raisin est plus vert à Muscat (Sultanat d'Oman)(1)

Lyon, le 29 janvier, 5 cm de givre et de neige mêlés couvrent les pare-brises des véhicules du parking longue durée de l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry.

Dans dix heures, après six mille kilomètres et deux escales, Ulysse donnera un coup de climatiseur pour rafraîchir sa chambre de sultan à l'hôtel Marina de Muscat ou Mascate(in french) (capitale du sultanat d'Oman)

Mais, au fait, pourquoi cette destination?

aux côtés des Émirats Unis, (ils sont sept), alors que les médias bombardent l'Occident des horreurs d'AL kAIDA dans la Corne de l'Afrique, alors que les grands voyagistes boudent encore le détroit d'ormuz, sans doute trop encombrant et trop encombré de dépêches d'Agence, et d'histoire récente...

Ulysse avait lu récemment que des dizaines de tankers, goinfrés de pétrole, patientaient dans le Golfe d'Oman, en attendant la remontée des cours du baril (74 dollars le baril)..

Toute cette actualité, bonne ou moins bonne, la découverte récente (I992) de cités enfouies du deuxième millénaire, par repérage satellite, dans le désert du Dofar au sud du Sultanat, les folies de DUBAI et d'Abu-Dhabi, explosion de délires architecturaux et goinfrerie de certains émirats sous la manne du pétrole, tout cela avait titillé la curiosité d'Ulysse qui n'attendait qu'une promotion alléchante d'Air-France -KLM... pour mettre ses désirs et ses rêves au niveau des réalités...

Le voyage serait burlesque et baroque, l'Airbus patinerait au décollage sur le tarmac de Saint-Exupéry, les contrôleurs aériens imposerait une escale technique à Abu-Dhabi, Ulysse en profiterait pour découvrir l'architecture "dunaire" de l'aéroport psychédélique et le peuple des migrants indo-pakistanais...
Femme à Istanbul: visite des mosquées en jeans? English translation pending
by Fanfan50 · 2010-02-07 · 75 replies
Autorisé ou non ? Mal vu sûrement ...😕

Je pars pour Istanbul prochainement et je me pose cette question. Je sais qu'il faut revêtir le voile mais va-t-on m'en vouloir si je porte un jean pour visiter le lieu ?

Merci pour vos réponses !🙂
Un an après la crise à Madagascar... English translation pending
by Acer · 2010-02-07 · 38 replies
Depuis 30 ou 40 ans il y en a eu des soubresauts, des grandes épingles à cheveux tournés clairement à gauche, du Néo libéralisme à la chinoise, de la malgachisation ou vice versa et depuis un an il y a une crise politique qui s’enlise.

L’écrasante majorité de a population est totalement indifférente aux changements politiques passés, présents et à venir, leurs priorités sont celles d’une population pauvre, rurale en très grande partie et peu instruite. Des crises ils ont en vu d’autres et à chaque fois la famille se resserre, se débrouille avec les moyens à leur disposition. Certains cultivent plus, varient les cultures annexes, transforment une partie de leur récolte pour les vendre, d’autres se débrouillent en inventant un tas de petits métiers invraisemblables, d’autres cherchent à s’en sortir ailleurs, loin de chez eux. En abandonnant par la même occasion leur femme et leurs enfants. Souvent ils recommencent à « construire provisoirement » une autre famille la où ils se trouvent.

D’autres se tournent vers la criminalité, la hausse est visible depuis un an.

Ils font tous partie des dégâts collatéraux de la crise, ils sont tous victimes du manque d’éducation, ils sont livrés à eux-mêmes dans un pays qui est le leur. Les aides des pays riches se font rares depuis un an, l’étau se resserre et ça se ressent.
Voyage en Papouasie (Irian Jaya, Indonésie) English translation pending
by Borneo · 2010-02-05 · 42 replies
(puisque vous m'avez demandé plus de texte, c'est chose faite ...et avec les photos....bonne lecture !!!) Finis les embouteillages, la pollution et la vie trépidante javanaise, nous voici arrivés depuis le debut d'apres midi, avec mon pote Brice, en papouasie , à Sentani près de Jayapura. Les visages ont changé, les têtes sont plus rondes, les cheveux crépus et les dents usées par l'acidité de la noix de bétel. Les papous sont de petites tailles même si ici , vivent encore beaucoup d'indonésiens venus de java.

Nous partons demain faire un aller-retour sur Jayapura y réserver un vol pour Wamena et récupérer notre laisser passer indispensable(surat jalan) pour pouvoir continuer notre route. L'air est saturé en humidité, la température avoisine les 35°, autant dire que l'on est trempés du matin au soir et que la douche(casserole) n'y change rien. Bon...il est temps pour nous de nous rendre a Wamena....ce que nous effectuons avec un petit vol d'une heure et demi. A Wamena, comme dans le reste des villes de papua, les indonésiens rapportés de java et d'ailleurs dû a la politique de sédentarisation du gouvernement contribuent aux changements de mode de vie des papous. Ainsi la ville est a la croisée des civilisations....Pendant que des papous pantalons-baskets arborent fièrement un t.shirt troué de thierry henry ou ronaldo importé de jakarta, d'autres d'un autre temps, arrivant tout droit de la jungle munis de leurs coupe-coupe, se distinguent avec un très léger étui pénien!!!

Tout est contraste......les maisons bétonnées aux toits tolés cotoient les huttes paillées traditionnelles en campagne, alors qu'en ville, ...l'eglise flirte gentillement avec la mosquée.

En l'espace de 2 minutes, on peut tout aussi bien s'imaginer dans une bourgade quelconque d'indonésie, ou plonger tout droit dans le néolithique.

Ces 2 derniers jours, nous préparons tranquillement notre périple d'une quarantaine de jours dans la vallée de balliem et chez les korowais, et visitons aussi quelques villages Dani.Ces derniers ont mis un pied et demi dans notre civilisation , seuls les vieux papous perpetuent les traditions avec bien sur aujourd'hui, la notion de l'argent en plus.....Ils sont très amicaux et attachants et un tantinet plus timides que les indos.

Nous acquérons l'autorisation de territoire (surat jalan) sans aucun problème auprès de la police locale. le concours de massacre de moustiques dans la chambre avec Brice est en cours......mais d'ou sortent ils !!!! Nos sacs sont prêts mais nous avons dû nous séparer de quelques affaires, surtout vestimentaire pour alléger notre sac et nos épaules qui vont être contraintes a dure epreuve.Nous les laissons a Santani, elles nous épargnent aussi de payer une surtaxe a l'aéroport.

Afin de préparer nos treks du mieux possible, nous venons d'acheter sardines en boite, céréales, café, sucre, nouilles et 4 kg de riz, en plus du lyophilisé rapporté de france, qui s'avèrent indispensables mais rajoutent du poids a nos sacs. Nous prévoyons aussi duvet, couverture de survie, cape de pluie, médicaments, filtre a céramique, couverts et gamelles pour cuisiner, bâche de protection, , moustiquaire, ....et le strict minimum vestimentaire. Nous estimons donc commencer par un trek d'une dizaine de jours avec porteurs a travers la montagne dans les tribus yali, ethnies de chasseurs cueilleurs.

L 'excitation monte....on ne sait du tout ce qui nous attend...... Les transports sont les pires qu'il soit...jamais vu pires poubelles ailleurs !!!!!! Le tableau de bord est absent, mais en option, un bidon faisant office de réservoir tapit le plancher corrodé. La rouille, présente partout, traverse les tôles. Les sièges sont déchiquetés , toutes lumières et poignées restent aux abonnées absentes depuis bien longtemps. On peut clairement penser que ce sont des troisièmes generations....... Aujourd'hui, on s'est entassés a 17 dans une toyota break...ce sont de vraies bétailleres!!! Faut pas perdre de place alors Brice avait le levier de vitesse entre les jambes, et moi, j'ai fini le trajet a l'exterieur, ...maintenu a l'arrière comme je pouvais.

On est d'ailleurs tombés en panne d'essence.....sans jauge, c'est pas evident!!! Bon que je decrive un peu ses occupants... Devant moi, un jeune, casquette en arrière style rappeur avec T.shirt troue. Toujours devant, un rasta, dredlogs et bonnet jamaicain sur la tête. Légèrement sur la gauche, un type, torse nû , la quarantaine, une plume jaune sur le front attachée par une ficelle. Encore plus a gauche, une mère allétant son enfant de 3 ans tout en fumant une clope!!! Un autre type aussi, portant un maillot de foot passé de quelques années et aborant un collier de coquillage imposant au cou....... Et juste a cote de moi, un vieux...a poil, la peau frippée, portant son cache sexe....et un parapluie!!! A qui donner la prime de la distinction ?????? Puisque je parle vestimentaire......a noter que le made in china en europe est de bonne qualité....comparé a la merde qu'ils leur balancent ici.....mais oui les chinois peuvent faire encore plus merdique que merdique!!!!!

Nous partons ce matin en solitaire en vue d'y effectuer un trek de plusieurs jours .Nous essaieront de trouver des porteurs en arrivant dans le premier village, tomisa......

......Et a notre arrivée dans ce hameau, les papous se rassemblent autour de nous avec une curiosité a notre égard très inattendue.Quand nous avancons d'un pas, le cercle papou recule en poussant des hoooo...craintifs.Les enfants fuyent en pleurant retrouver les bras de leurs mères.

Apres de longues minutes avec le chef du village, nous tombons d'accord sur un prix pour dormir dans la chapelle, a même la paille...et les puces!!! Le lendemain, 2 porteurs nous accompagnent...seulement 1h, car nous entrons dans la jungle et en territoire ennemi, ainsi ....les porteurs risquant leur vie, doivent nous laisser seuls, pas de cadeaux entre tribus!!! Ils nous assurent cépendant que nous les blancs, ne risquons rien!!! C'est donc comme cela que nous nous retrouvons seuls, sans porteurs, avec des sacs de plus de 20 kg sur les épaules dans le but de rallier le village de Pong. L'enfer vert allait parler.... Pendant une dizaine de jours, nous effectuons une trentaine de km quotidiennement dans un univers terrible sans connaitre auparavant le relief puisqu'aucune carte ne mentionne la topographie du coin. Ainsi, nous grimpons jusqu'a 3300m d'altitude dans une jungle éxuberante ou les arbres sont rongés et etouffés par les attaques incessantes de l'humidité, des plantes parasites, des lichens et des épaisses mousses. Sans cesse nous montons et descendons des montagnes en gravitant des murs de pierres, en chevauchant troncs et racines. Les seules zones plates sont des marécages ou la boue nous vient jusqu'au genoux. Il faut ramper sous des arbres, marcher en équilibre sur des troncs surplombants des rivières ou la moindre erreur peut être fatale. la mousse recouvre tout, troncs, pierres, racines , créeant un univers ultrat glissant et un sol en suspension ou parfois nous passons une jambe a travers. bref, c'est un mélange de boue, de racines, de troncs, de pierres dans une jungle de montagne complètement hallucinante. Pour le bivouac, nous essayons de trouver une zone a peu près plate . Ensuite, nous débitons un jeune arbre en 4 pour réaliser l'ossature de notre campement a laquelle nous tendons une bâche au dessus. Apres avoir attaché nos capes sur les cotés, nous couvrons le sol, de feuilles et d'une bâche, pour limiter la remontée de l'humidité. Ensuite vient le moment de se faire un feu (parfois 1h pour l'allumer) et de se faire la popote pour le soir et le lendemain midi....riz sardines, pates et produits lyophilises. Point de vue sommeil....on se contente de ce que l'on a....parfois les duvets sont trempés, et a 3000m, ca caille!!! Nous attendons le 6 ème jour pour se laver dans une rivière, a proximité d'une grotte ou l'on crêche.C'est un grand moment de bonheur....on en profite aussi pour laver nos fringues puantes. Bon...., le pire moment revient au matin lorsqu'on doit enfiler ses chaussettes et chaussures trempées, boueuses et froides. Nous n'avons jamais trouvé le village de pong car apres 6 jours passés dans la jungle sans avoir croisé personne et sans savoir combien de temps il était encore nécessaire pour y parvenir, errintes, nous faisons le choix de rebrousser chemin de peur aussi de ne pas être sur la bonne piste. Nous croisons plus tard pour la premiere fois une famille papou....tous surpris de se retrouver là...au milieu de rien. Ils nous informent apres un bon serrage de main que le village de pong n'est pas très loin...mais ça veut dire quoi pas très loin??... Je ne pense pas qu'il existe pire jungle que celle ci ailleurs....même a 3300m là ou les autres jungles laissent place aux roches ou petits arbustes, ici....la jungle est la même, exubérante, les arbres tombant sous les attaques climatiques et végétales. Chaque pas, chaque appui, chaque prise nécessite un maximum de concentration dans un milieux ultra glissant avec des pluies très fréquentes.Nous ne comptons plus les chutes!!! La moindre entorse ou piqure vénimeuse serait catastrophique a quelques jours de marche de wamena. A Wamena justement, nous arrivons.....errintes!!! Alors nous restons plusieurs jours pour désinfecter nos plaies, soigner les ampoules, surveiller les multitudes de coupures aux mains et jambes.Brice ressent aussi le besoin de reposer ses 2 genoux et moi....mon tendon d'achile droit qui m'a fait souffrir au moins pendant 30km hier.On aurait dit que l'on revenait de la guerre du vietnam hier.....on en rigole bien!!!!

Nous nous sommes jetés sur le coca (pas de bières ici) et on a mangé comme 4 hier soir!!!!! J'ai dû me rendre 2 fois a l'hôpital pour réaliser des soins afin de résorber mes 4 infections aux jambes.De bonnes egratinures a l'origine qui se sont infectées a cause de mouches venant s'agglutiner dessus. bon....l'hosto, ..c'est folklo !!!.....je raconte... Des taches et trainées de sang sur des murs attaqués par l'humidité Des compresses imbibées de sang sur un sol dégueulasse Un médecin pas très rigoureux qui asceptise les pansements une fois sur deux Des locaux qui rentrent et qui sortent des salles comme dans un moulin Des infirmières papous maladroites qui ne savent pas tenir des cotons au bout d'une pince. Il faut vraiment ouvrir grand les yeux pour s'assurer que les soins soient effectués dans les meilleurs conditions. Bon...on ne peut pas tout avoir....les soins et medocs sont gratuits!!!!

Afin de soigner mon talon d'achille.....je me suis rendu a la pharmacie et aie du montrer sur mon corps la différence entre un tendon et un muscle.Pour le pharmacien, tout était muscles!!! il ignorait l'existence des tendons et ligaments, et c'est la 2 ème boutique que je faisais!!!! Alors, en feuilletant son larousse des medocs, j'ai retrouvé le voltarène qu'il possédait de plus, en rayon... Tout sourire, le pharmacien m'a remercié plusieurs fois et m'a pris en photo avec lui!!!! dingue!!!!

Pendant ce temps, Brice revenait de la poste sans avoir pu poster son courrier....pénurie de timbres!!! Pas de timbres avant une semaine lui dit le postier avant de rajouter.....et il y a beaucoup de vols chez nous!!!

durant ces quelques jours, nous organisons notre trek en pays korowai..... Le premier guide que nous rencontrons, mr MARTINUS, se perd dans les chiffres et nous propose 15 jours pour 1 milliard de roupies, avant de retomber a 100 millions....petite erreur d'un zero....rien que ça!!!! .....et 10 mn apres, notre trek ne vaut plus que 37 millions.....impossible de faire confiance a un tel loulou.....j'imagine même pas dans la jungle!!!! Nous organisons finallement notre trek avec mr PELNIUS....encore un sacre coco!!!! Lors de notre deuxième pourparler, il finit par prendre une douche dans notre chambre et nous laisse son slip a sécher !!!

Je ne peux plus mettre mes chaussures...ce n'est pas une tendinite mais serait une ou plusieurs microfractures au talon d'achille, enfin je pense..... Je préfère cela car je peux marcher en botte sans problème. Nous arrivons a Dekai avec notre guide qui a essayé de nous faire payer sa surtaxe de poids a l'aéroport en s'eclipsant au bon moment.Mais raté, on ne lâche rien alors Pelnus une fois revenu, se met a bouder et finit par payer.A notre arrivée a Dekai, nous decouvrons notre piece de vie chez un pote du guide.Un lino pourri posé sur un plancher ou les cafards gravitent.Les murs sont à peine plus épais qu'une planche de balza.Je vais d'ailleurs malencontreusement casser un pan de mur!!C'est le grand départ pour le trek, tout est prêt....sauf pelnus qui s'est assez logiquement fait tirer son portable (il ne savait de toute façon pas s'en servir). Alors une armée de potes a motos se deploient pour faire justice eux même en vue de récupérer l'appareil.......qui ne sera pas retrouvé et nous perdons une journee.Pendant ce temps, pelnus dort.....quel pacha!!!! puis il boude !!!! Le lendemain matin au départ..... Bon, cher guide....explique nous, tu as prévu 5 porteurs pour 7 gros sacs.....comment comptes tu faire?? Alors il boude.....longtemps !!!!!! Effectivement.....il y a un problème, ainsi nous récuperons 2 porteurs de plus qui sautent dans la benne du camion qui nous conduit au point de départ du trek .Le camion fait un simple demi tour et stop....et vient le grand moment ou pelnus en seigneur pointe du doigt dans une direction et lance....dekai, ...c'est par là !!! On se met tous a rire, ..le pauvre , il a pas vu le demi tour du camion!!! Alors on comprend qu'il est pas né avec une boussole dans le cerveau.ça craint brice pour la jungle, non?? OUI !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Après une heure de marche, pelnus nous demande si nous possédons des coupe-coupe....et bien non, c'est a toi de prévoir mon pote!!! Ainsi ni le guide ni les 7 porteurs n'en détiennent!!! on hallucine!!!!

Nous nous arrétons pour manger....pendant 3H, rien que ça !!!.......3/4 d'heure pour trier le riz !!!!! On reprend ensuite la marche pendant.....20 mn pour traverser une rivière, de l'eau jusqu'aux mollets seulement.....et installons le campement !!! Quelle organisation!!!! la tente fournie par le guide juste montée, ....le temps se dechaine et la pluie s'invite dans notre etroit foyer. une tente passoire!!!!! Alors que l'on avait preté a notre imbécile de guide, nos bâches, car il n'avait rien prevu...on lui reprend de furie!!!!! Ainsi , sous une pluie battante et dans l'obscurité, je coupe et débite de jeunes arbres et avec brice, nous étendons la bache dessus la tente.Le mal est fait, nous dormons dans des duvets trempés!!!! Pelnus, notre guide, est considéré par ses pairs de wamena comme un des meilleurs de la vallée....c'est dire le niveau!!! Pour brice et moi, c'est le pire guide que nous avons pû rencontrer parmi nos differents voyages....et de loin.Les critères papuas sont très différents du reste du monde!!! Alors qu'il a plu toute la nuit, nous redécouvrons la rivière.....qui s'est métamorphosée en fleuve!!! pas grave, on l'a passée hier soir mais.....cher guide, il y a t'il d'autres fleuves a traverser aujourd'hui ??? Oui, repond t'il en ricanant....deux a traverser et plus importants!!! Avec brice , on est montés en regime!!! ....bon alors, on fait quoi now, on laisse le fleuve monter derrière nous et on continue la marche pour rester bloquer entre deux fleuves...et combien de temps??? Alors, il boude...et quant il boude, tu peux toujours causer..., c'est peine perdue !!!!! Alors qu'il pleut sans discontinuer, sans son accord , nous prenons la décision de faire demi tour dans la minute, ....mais le fleuve est il traversable?? Discrètement, les porteurs approuvent notre décision, mais quelle inconscience du guide!!! Les porteurs, alors entament la traversée...de l'eau jusqu'au cou, les sacs sur la tête, accrochant fermement leurs pieds musclés sur les roches face au courant !!! mais comment font ils??? c'est vrai qu'ils ont des pieds larges et ecrasés avec les doigts de pieds tres écartés, ...mais quand même!!! Brice, devant moi, se retrouve a l'horizontal dans l'eau et ne pouvant plus faire face au courant, lâche la main de son porteur et finit a la nage....par chance, au bon endroit du courant....ouf!!! Notre tarlouze de guide, retire son petit pantalon pour ne pas le mouiller, le pose sur sa tête et se fait aider d'un porteur sur toute la traversée.....pffff !! Il se permet même de se faire masser par ses porteurs ou se faire porter son savon a la rivière de temps en temps.

L'apres midi, nous portons quelques affaires, un porteur étant victime de la malaria. Pour espérer voir les korowais...une dernière option s'offre a nous, chartériser un longboat...pour 12 millions de roupies!!! c'est chose faite, pendant ces 2 jours, nous remontons le fleuve cirek non sans mal.Nous passons la premiere nuit a binam sans oublier de passer a la police locale pour le fameux surat jalan .

.....et là, .... nous assistons a une scène surréaliste en arrivant a MABOUL le lendemain: Comme a l'accoutumée dans chaque village lorsque nous arrivons, les locaux curieux et en nombre, nous entourent....... Mais ce soir........ ..........une dispute eclate entre 2 familles korowai. Le mari, peut être fauché, se fait reprocher de ne pas avoir payé sa dote de 5 cochons, 2 millions de rupiah, un coupe coupe et des colliers de coquillages pour les parents de sa femme. vous suivez toujours?? La tension est palpable, des mots qui se durcissent....et ca tourne en pujilat!!! Des coups partent puis tout le village se disperse en courant dans tous les sens, certains en poussant des cris aigus...ah ou - ah ou - ah ou, .... ou ah eh - ou ah eh- ......et le village s'embrase!!!! les hommes s'arment en quelques secondes de leurs arcs , et les fleches fusent ...et nous, ...on nous tire par les bras en quatrieme vitesse pour se foutre a l'abri. Mais quelle scène hallucinante!!!

Ce matin....nous retrouvons une fleche plantée sur notre bungalow. Va t'on pouvoir partir ce matin, car nos nouveaux porteurs du village seront disponibles que si une entente est trouvée dans le village. oui......c'est ok !!! Nous arrivons dans l'apres midi chez une famille korowai qui niche dans un arbre a 10 mètres de haut après quelques heures de marche.

On y monte par de simples encoches taillées dans un tronc assez fin. Le plancher irrégulier de la tree-house laisse entrevoir la végétation 10 mètres plus bas. Des peaux de serpents, plumes, carapaces de tortues, nageoires de poissons ou ossements de cochons ou casoars ornent le plafond. 2 pièces séparent la cabane, celle des hommes et celles des femmes. Chacun possède son propre feu pour cuisiner, allumé en 30 secondes a l'aide d'un rotin et d'un morceau de bois.impressionnant de rapidité!!!

Les korowais sont au premier abord craintifs, communiquent ensuite en souriant et une fois rassurés, prennent plaisir a nous inviter dans leur demeure, et nous expliquer grâce a un second guide indonésien-papou, leur façon de vivre. Les femmes seins nus portent un pagne, tandis que les hommes se suffisent d'une feuille sur le penis...replié en 2 !!! aie!!! Nous partageons leur repas du soir.....vers de sagou, criquets, et des gros vers blancs(sagou) coincés entre 2 pâtes de sagou, genre sandwich!!!

Chacun possède son propre feu pour cuisiner, allumé en 30 secondes a l'aide d'un rotin et d'un morceau de bois.impressionnant de rapidité!!!

aujourd'hui, on les suit dans la jungle.....et on en prend plein les yeux!!!!

La journée commence par l'abattage d'un sagoutier a l'aide d'une hâche en pierre.Un serpent, marre d'être secoué, tombe soudainement du haut du palmier.Alors les femmes, , en poussant des cris, se jettent dans la boue pour retrouver la pauvre bête.A mains nus, elles finissent par cueillirent l'animal qui finira..... dans nos petits estomacs. Une fois le sagoutier tombé, les hommes choisissent le meilleur tronçon et les femmes broient ensuite la pulpe a l'aide d'un outil de leur invention.Cette phase est très physique et nécessite au moins 2H de temps. Ensuite, grâce a des techniques ancéstrales, ils fabriquent a l'aide de feuilles, tiges, et branches, un long bac incurvé , avec un filtre a son commencement.Ils mélangent ensuite la pulpe de sagou a l'eau, puis versent le contenu dans ce grand recipient.Le filtre ne laisse passer que l'eau blanchâtre qui finira par déposer une pâte blanche très compacte.....LE SAGOU !!

Les hommes fabriquent pendant ce temps des pièges ingénieux pour la chasse au casoar et cochon sauvage et pour la pêche. (photos préparation sagou+peche en attente du retour de brice).Nous amorçons une bataille de pulpes de sagou et les korowais ne tardent pas a se prendre au jeu. Nous partageons un grand moment de joie et de fou rire, oui...quel bon moment, on ne peut même plus les arreter !!! Les enfants de 2 ans s'essaient au coupe coupe ou a la hâche , ...et une fille de 8 ans a notre réveil a 5h du matin, fume des bangs !!!!!!!!!!

Les sourires, l'envie de faire partager, les crises de fou-rires alimentent nos appetits. Nous avons dormi cette nuit dans une tree-house de 10m de haut, pas la meilleure nuit qui soit, avec l'ancien qui alimente son feu toute la nuit, le chien qui jape ou la mémé qui tousse et crache. Le plancher laissait apparaitre la végétation 10 mètres plus bas et la cabane bougeait a chaque deplacement.....mais ce fût une belle experience, et sans cafards ni moustiques pour une fois!!!!! De temps en temps, de beaux chants aigus nous arrivent aux oreilles, puis nous découvrons des papous presque nus, arcs et fleches en bandoulière sortir de la jungle. C'est toujours un moment très fort, ou deux mondes, deux civilisations avec 4000 ans d'écart se rencontrent, se dévisagent !!! Nous déconvrons dans une tree-house une femme victime de la gangrène, rongée a une jambe et portant dans ses bras un bébé.Par l'intermédiaire du guide, j'explique a son mari que si sa femme ne va pas a l'hôpital, elle mourra....Mais ici, on ne va pas a l'hosto!!!! Vivre et partager quelques instants avec ces hommes, femmes et enfants durant cette semaine fût une experience exceptionnelle. Merci a vous, korowais, qui vivez dans un autre temps, toujours en harmonie avec la nature, et qui transmettez vos valeurs et votre savoir de générations en générations. Dans un monde ou le superficiel grandit, ...nous avons rencontré de simples gens qui ont su nous faire apprecier leur style de vie grâce a une extrème générosité et gentillesse.

Lors du dernier jour, pour l'anecdote, nous avons acheté un cacatoes pour 4 euros a un gamin qui l'avait délogé de son nid.Tout heureux de lui redonner sa liberté, brice monte a 3m de haut pendant que je filme...... ....il lâche la bête.....qui plonge la tête la premiere dans l'herbe!!! Ils lui avaient coupé une aile....dégoutés, on leur revend l'oiseau ......chit !!! C'est notre guide qui a racheté la bête pour la ramener en ville, finir sa vie dans une cage.Bravo pour un guide!!!! Il a de plus, ramené un arc et des fleches que nous avons dû négocier a sa place......on peut se demander qui sont les touristes et qui est le guide!!!! Question faune justement, ..les oiseaux et insectes sont rois.

Aigles, perroquets, toucans, cacatoés, perruches peuplent la jungle et on a pu apercevoir jusqu'a 30 cacatoes voler ensemble. Les insectes sont énormes, difformes, multicolores et omniprésents.

Et vint ce fameux retour en bateau sur dekai.... A l'origine, une journée devait suffir..mais c'était sans compter sur l'habilité et la maitrise du boat man.....incroyable!!! Toute la journee, ses choix de navigation restent aléatoires, il manque de nous faire chavirer stupidement ou cale son moteur pour de multiples raisons.....parce qu'il a un joujou mais ne sait pas s'en servir!!! Bon...il finit par casser son lanceur...a 2 reprises !!! ......et c'est plus tard le carburateur qui lache!!! De nuit alors, armés d'une lampe de poche au milieu du fleuve, nous tentons d'apercevoir une cabane ou passer la nuit.Ce sera chose faite mais pas sans mal....le lendemain..le longboat avance mais manque de puissance....jusqu'a la panne de gasoil!! apres 2h de rames (bouts de bois) a contre courant, il faut se rendre a l'évidence, c'est peine perdue... le boatman part alors dans la jungle rallier un village et reviendra 4h30 après a bord d'un autre bateau et d'un bidon de gasoil. Notre bateau ne démarrant toujours pas , on se fait tracter par le second...qui tombe en panne a son tour, puis c'est l'un puis l'autre....une vingtaine de pannes plus tard , nous arrivons enfin.... nous revenons sur Dekai.... Ce dimanche , la messe se déroule dans notre chambre.........qui sert aussi de dortoir pour tribus de passage. les hommes se mettent ensuite a la couture et les femmes préparent a manger dans la cuisine située dans le poulailler et la porcherie.je déconne pas!!! Allez.... je decris une mamie a coté de moi...elle est vétue d'un twed (jupe écossaise style set de table des annees 60), d'un maillot de foot, d'un bonnet mi peruvien, mi jamaicain et de tongues a fleurs. Un homme aussi...porte une épingle a nourrice a l'oreille.... Bon....c'est un peu tout ça la papouasie....c'est déconcertant, envoutant, déroutant!!!! Il faut ainsi avoir une sacre pêche et une bonne dose de patience. la papousie...faut pas la subir!!!

Bon nous devons quitter Dekai pour rejoindre Wamena puis Jayapura....mais c'est pas simple!!! Dimanche, il n'y avait pas de vol pour Wamena. Lundi...un vol, mais jamais vu l'avion. Hier, nous attendons a l'aeroport de7h a 14h , mais l'avion promis ne viendra pas. Aujourd'hui 3 vols étaient prévus, puis 0, puis 1 ou 2, puis aucun!!! Un vol d'une autre compagnie a ete affrêté au dernier moment...on s'est mis sur le coup grâce a une connaissance du guide sans divulguer l'info....ça se passe comme ça ici!!!! Personne ne sait jamais rien , faut avoir des nerfs d'acier, même les pilotes ne sont pas informés!!! Des noms sont effacés des listes pour en ajouter d'autres via les backchiches, un avion qui vient mais qui ne vient plus, la météo changeante......et aucune organisation!!! Les papous sédentarisés ne savent pas quoi faire de leurs dix doigts et font donc la queue au guichet de l'aéroport puis s'eclipsent une fois arrivés en face du fonctionnaire.... alors je leur demande s' ils prennent l'avion et me répondent que non, bon...et bien excusez moi mais vous devez quitter la queue!!!!! Dans les warums( petits restos), ils viennent, s'assoient, ne parlent pas, observent....mais ne commandent rien et.... soudainement, s'en vont sans raisons comme celles qui les ont amené là !!!! Surprenant aussi d'observer les papous a la tâche qui n'ont absolument aucune notion du travail pour la plupart. Pour simple exemple, rouler une brouette quasiment vide sur une planche est un calvaire et de ridicules trous ou cailloux sont un obstacle insurmontable.Incroyable....n'ayant connu que la jungle avant, ce monde est finallement nouveau pour eux. On peut aussi se ballader sur la piste pendant un décollage ou rentrer et sortir de l'aéroport comme au bon vouloir.... En papouasie, demain signifie peut être, demain ou dans 15 jours, ...ils n'ont aucune notion de temps , de distance et ne connaissent pas leur age.Durant ce séjour, a l'exception de wamena, nous avons dû nous passer de lits , salles de bain, chaises ou tables et.....de toilettes!!! Brice a dû mettre parfois beaucoup de temps aux " jungle toilet" car il devait soit se coltiner un papou sur sa route ou devait changer de coin après avoir été repéré.....!!!! Le fossé c'est pas mal, ...mais après des pluies diluviennes, ....tu cherches plûtot vers les bananiers!!! "jam karek" signifie....temps élastique !!! une expression qui n'existe pas dans notre language..... Pour conclure ce chapitre ....les cafards cohabitaient dans notre avion, un twin otter de retour a wamena, et lors de l'ouverture des soutes... un rat resistait a la capture des bagagistes....pieds nus. bon...on espere avoir un vol demain pour les moluques et Ambon.......
Voyage en Papouasie (Irian Jaya, Indonésie) English translation pending
by Borneo · 2010-01-31 · 53 replies
Finis les embouteillages, la pollution et la vie trépidante javanaise, nous voici arrivés depuis le debut d'apres midi, avec mon pote BRICE, en papouasie , à sentani près de jayapura. Les visages ont changés, les têtes sont plus rondes, les cheveux crépus et les dents usées par l'acidite de la noix de bétel. Les papous sont de petites tailles meme si ici , vivent encore beaucoup d'indonésiens venus de java. Nous partons demain faire un aller-retour sur jayapura y réserver un vol pour wamena et acheter de la nourriture de base , riz , pates, sucre.....pour préparer nos treks ainsi qu'un laisser passer indispensable pour pouvoir continuer notre route. L'air est saturée en humidité et la température avoisine les 35, autant dire que l'on est trempés du matin au soir et que la douche(casserole) n'y change rien. Les papous sont très amicaux et attachants et un tantinet plus timides que les indos. le concours de massacre de moustiques dans la chambre avec brice est en cours......

Ces 2 derniers jours, nous préparons tranquillement notre périple d'une quarantaine de jours dans la vallée de balliem. L'autorisation de territoire (surat jalan)est acquise depuis hier en payant le prix normal.

Nos sacs sont prêts mais nous avons dû nous séparer de quelques affaires, surtout vestimentaires pour alléger notre sac et nos epaules qui vont être contraintes a dure epreuve.Nous les laissons a santani, elles nous epargnent aussi de payer une surtaxe a l'aeroport.

Afin de préparer nos treks du mieux possible, nous venons d'acheter sardines en boite, céréales, café, sucre, nouilles et 4 kg de riz qui s'averent indispensables mais rajoutent du poids a nos sacs, en plus du lyophilisé ramené de france. Nous apportons aussi duvet, couverture de survie, câpe de pluie, médicaments, filtre a céramique, couverts et gamelles pour cuisiner, bâche de protection, , moustiquaire, ....et le strict minimum vestimentaire. Nous estimons donc commencer par un trek d'une dizaine de jours avec porteurs a travers la montagne dans les tribus yali, ethnies de chasseurs cueilleurs.

je ne vous cache pas que l 'on est emplis de questions, que l 'excitation monte et que l 'on ne sait du tout ce qui nous attend.... Nous arrivons donc a wamena....Les transports sont les pires qu'il soit...jamais vu pires poubelles ailleurs !!!!!! Le tableau de bord est absent, mais en option, un bidon faisant office de réservoir tapit le plancher corrodé. La rouille, presente partout, traverse les tôles. Les sieges sont dechiquetés , toutes lumières et poignées restent aux abonnées absentes depuis bien longtemps. On peut clairement penser que ce sont des troisiemes generations....... Aujourd'hui, on est montés a 17 dans une toyota break...ce sont de vraies bétailleres!!! Faut pas perdre de place alors brice avait le levier de vitesse entre les jambes, et moi, j'ai fini le trajet a l'exterieur, ...maintenu a l'arriere comme je pouvais. On est d'ailleurs tombés en panne d'essence.....sans jauges, c'est pas evident!!! Bon que je decrive un peu ses occupants... Devant moi, un jeune, casquette en arrière style rappeur avec T.shirt troue. Toujours devant, un rasta, dredlogs et bonnet jamaicain sur la tête. Légèrement sur la gauche, un type, torse nû , la quarantaine, une plume jaune sur le front tenue par une ficelle. Encore plus a gauche, une mère allétant son enfant de 3 ans tout en fumant une clope!!! Un autre type aussi, portant un maillot de foot passé de quelques années et aborant un collier de coquillage imposant au cou....... Et juste a cote de moi, un vieux...a poil, la peau frippée, portant son cache sexe....et un parapluie!!! A qui donner la prime de la distinction ?????? Puisque je parle vestimentaire......a noter que le made in china en europe est de bonne qualité....comparé a la merde qu'ils leur balancent ici.....mais oui les chinois peuvent faire encore plus merdique que merdique!!!!!

Nous partons ce matin en solitaire en vue d'y effectuer un trek de plusieurs jours .Nous essaieront de trouver des porteurs en arrivant dans le premier village, tomisa...... ......Et a notre arrivee dans ce hameau, les papous se rassemblent autour de nous avec une curiosité a notre égard très inattendue.Quand nous avancons d'un pas, le cercle papou recule en poussant des hoooo...craintifs.Les enfants fuyent en pleurant retrouver les bras de leurs mères. Apres de longues minutes avec le chef du village, nous tombons d'accord sur un prix pour dormir dans la chapelle, a même la paille...et les puces!!! Le lendemain, 2 porteurs nous accompagnent...seulement 1h, car nous entrons dans la jungle et en territoire ennemi, ainsi ....les porteurs risquent leur vie et doivent nous laisser seuls, pas de cadeaux entre tribus!!! Ils nous assurent cépendant que nous les blancs, ne risquons rien!!! C'est donc comme cela que nous nous retrouvons seuls, sans porteurs, avec des sacs de plus de 20 kg sur les épaules dans le but de rallier le village de pong. L'enfer vert allait parler.... Pendant une dizaine de jours, nous effectuons une trentaine de km quotidiennement dans un univers terrible sans connaitre auparavant le relief puisqu'aucune carte le mentionne. Ainsi, nous grimpons jusqu'a 3300m d'altitude dans une jungle éxuberante ou les arbres sont rongés et etouffés par les attaques incessantes de l'humidité, des plantes parasites, des lichens et des épaisses mousses. Sans cesse nous montons et descendons des montagnes en gravitant des murs de pierres, en chevauchant troncs et racines. Les seules zones plates sont des marécages ou la boue nous vient jusqu'au genoux. Il faut ramper sous des arbres, marcher en équilibre sur des troncs surplombants des rivières ou la moindre erreur peut etre fatale. la mousse recouvre tout, troncs, pierres, racines , créeant un univers ultrat glissant et un sol en suspension ou parfois nous passions une jambe a travers. bref, ce fut un melange de boue, de racines, de troncs, de pierres dans une jungle de montagne complètement hallucinante. Pour le bivouac, nous essayons de trouver une zone a peu près plate . Ensuite, nous débitons un jeune arbre en 4 pour réaliser l'ossature de notre campement a laquelle nous tendons une bâche au dessus. Apres avoir attaché nos capes sur les cotés, nous couvrons le sol de feuilles et d'une bâche pour limiter la remontée de l'humidité. Ensuite vient le moment de se faire un feu (parfois 1h pour l'allumer) et de se faire la popote....riz sardines, pates et produits lyophilises. Point de vue sommeil....on se contente de ce que l'on a....parfois les duvets sont trempés, et a 3000m, ca caille!!! Nous attendons le 6 ème jour pour se laver dans une rivière, a proximité d'une grotte ou l'on crêche.C'est un grand moment de bonheur....on en profite aussi pour laver nos fringues puantes.

Bon...., le pire moment revient au matin lorsqu'on doit enfiler ses chaussettes et chaussures trempées, boueuses et froides. Nous n'avons jamais trouvé le village de pong car apres 6 jours passés dans la jungle sans avoir croisé personne et sans savoir combien de temps il était encore nécessaire pour y parvenir, errintes, nous faisons le choix de rebrousser chemin de peur aussi de ne pas être sur la bonne piste. Nous croisons plus tard pour la premiere fois une famille papou....tous surpris de se retrouver là...au milieu de rien. Ils nous informent apres un bon serrage de main que le village de pong n'est pas très loin...mais ça veut dire quoi pas très loin??... Je ne pense pas qu'il existe pire jungle que celle ci ailleurs....même a 3300m là ou les autres jungles laissent place aux roches ou petits arbustes, ici....la jungle est la même, exubérante, les arbres tombant sous les attaques climatiques et végétales. Chaque pas, chaque appui, chaque prise nécessite un maximum de concentration dans un milieux ultra glissant avec des pluies très fréquentes.Nous ne comptons plus les chutes!!! La moindre entorse ou piqure vénimeuse serait catastrophique a quelques jours de marche de wamena. A wamena justement, nous arrivons.....errintes!!! Alors nous restons plusieurs jours pour désinfecter nos plaies, soigner les ampoules, surveiller les multitudes de coupures aux mains et jambes.Brice ressent aussi le besoin de reposer ses 2 genoux et moi....mon tendon d'achile droit qui m'a fait souffrir au moins pendant 30km hier.On aurait dit que l'on revenait de la guerre du vietnam hier.....on en rigole bien!!!! on s'est jetés sur le coca (pas de bières ici) et on a mangé comme 4 hier soir!!!!! On doit aussi reprendre du poids... J'ai dû me rendre 2 fois a l'hôpital pour realiser des soins afin de résorber mes 4 infections aux jambes.De belles plaies a l'origine qui se sont infectées a cause de mouches venant s'agglutiner dessus. bon....l'hosto, ..c'est folklo !!!.....je raconte... Des taches et trainées de sang sur des murs attaqués par l'humidité Des compresses imbibées de sang sur un sol dégueulasse Un médecin pas très rigoureux qui asceptise les pansements une fois sur deux Des locaux qui rentrent et qui sortent des salles comme dans un moulin Des infirmières papous maladroites qui ne savent pas tenir des cotons au bout d'une pince. Il faut vraiment ouvrir grand les yeux pour s'assurer que les soins soient effectués dans les meilleurs conditions. Bon...on ne peut pas tout avoir....les soins et medocs sont gratuits!!!!

Afin de soigner mon talon d'achille.....je me suis rendu a la pharmacie et aie du montrer sur mon corps la différence entre un tendon et un muscle.Pour le pharmacien, tout était muscles!!! il ignorait l'existence des tendons et ligaments, et c'est la 2 ème boutique que je faisais!!!! Alors, en feuilletant son larousse des medocs, j'ai retrouvé le voltarène qu'il possédait de plus, en rayon... Tout sourire, le pharmacien m'a remercié plusieurs fois et m'a pris en photo avec lui!!!! dingue!!!!

Pendant ce temps, brice revenait de la poste sans avoir pu poster son courrier....penurie de timbres!!! Pas de timbres avant une semaine lui dit le postier avant de rajouter.....et il y a beaucoup de vols chez nous!!! durant ces quelques jours, nous organisons notre trek en pays korowai..... Le premier guide que nous rencontrons, mr MARTINUS, se perd dans les chiffres et nous propose 15 jours pour 1 milliard de roupies, avant de retomber a 100 millions....petite erreur d'un zero....rien que ça!!!! .....et 10 mn apres, notre trek ne vaut plus que 37 millions.....impossible de faire confiance a un tel loulou.....j'imagine même pas dans la jungle!!!! Nous organisons finallement notre trek avec mr PELNIUS....encore un sacre coco!!!! Je ne peux plus mettre mes chaussures...ce n'est pas une tendinite mais serait une ou plusieurs microfractures au talon d'achille. Je prefere cela car je peux marcher en botte sans probleme. Nous arrivons a dekai avec notre guide et decouvrons notre piece de vie....un lino pourri pose sur un plancher ou les cafards gravitent.Les murs sont à peine plus epais qu'une planche de balza. C'est le grand départ pour le trek, tout est pret....sauf penius qui s'est assez logiquement fait tirer son portable (il ne savait de toute façon pas s'en servir). Alors une armée de potes a motos se deploient pour faire justice eux même en vue de récuperer l'appareil.......qui ne sera pas retrouvé et nous perdons une journee... Le lendemain matin au depart..... pelnius....explique nous, tu as prévu 5 porteurs pour 7 gros sacs.....comment comptes tu faire?? Effectivement.....il y a un probleme, ainsi nous récuperons 2 porteurs de plus. Apres une heure de marche, pelnius nous demande si nous possedons des coupes-coupe....et bien non, c'est a toi de prevoir mon pote!!! Ainsi ni le guide ni les 7 porteurs n'en detiennent!!! on hallucine!!!! Nous nous arretons pour manger....pendant 3H.......3/4 d'heure pour trier le riz !!!!! On reprend ensuite la marche pendant.....20 mn pour traverser une rivière, de l'eau jusqu'aux mollets seulement.....et installons le campement !!! Quelle organisation!!!! la tente fournie par le guide juste montée, ....le temps se dechaine et la pluie s'invite dans notre etroit foyer. une tente passoire!!!!! Alors que l'on avait preté a notre imbécile de guide, nos bâches, car il n'avait rien prevu...on lui reprend de furie!!!!! Ainsi , sous une pluie battante et dans l'obscurité, je coupe et débite de jeunes arbres et avec brice, nous étendons la bache dessus la tente.Le mal est fait, nous dormons dans des duvets trempés!!!! Pelnius, notre guide, est considéré par ses pairs de wamena comme un des meilleurs de la valleé....c'est peu dire le niveau!!! Pour brice et moi, c'est le pire guide que nous avons pû rencontrer parmi nos differents voyages....et de loin.Les criteres papuas sont très différents du reste du monde!!! Alors qu'il a plu toute la nuit, nous redécouvrons la rivière.....qui s'est métamorphosée en fleuve!!! pas grave, on l'a passée hier soir mais.....cher guide, il y a t'il d'autres fleuves a traverser aujourd'hui ??? Oui, repond t'il en ricanant....deux a traverser et plus importants!!! Avec brice , on est montés en regime!!! ....bon alors, on fait quoi now, on laisse le fleuve continuer a monter derrière nous et on continue la marche pour rester bloquer entre deux fleuves...et combien de temps??? Alors qu'il pleut sans discontinuer, sans l'accord du guide, nous choisissons de faire demi tour dans la minute, ....mais le fleuve est il traversable?? Discretement, les porteurs approuvent notre décision, mais quelle inconscience du guide!!! Les porteurs, alors entament la traversée...de l'eau jusqu'au cou, les sacs sur la tête, accrochant fermement leurs pieds musclés sur les roches face au courant !!! mais comment font ils??? Brice, devant moi, se retrouve a l'horizontal dans l'eau et ne pouvant plus faire face au courant, lâche la main de son porteur et finit a la nage....par chance, au bon endroit du courant....ouf!!! Notre tarlouze de guide, retire son petit pantalon pour ne pas le mouiller, le pose sur sa tête et se fait aider d'un porteur sur toute la traversée.....pffff !! L'apres midi, nous portons quelques affaires, un porteur étant victime de la malaria. Pour espérer voir les korowais...une dernière option s'offre a nous, chartériser un longboat...pour 12 millions de roupies!!! c'est chose faite, pendant ces 2 jours, nous remontons le fleuve cirek non sans mal.Nous passons la premiere nuit a binam et arrivons a maboul....... et là, .... nous assistons a une scene irréaliste...... ..Comme a l'accoutumée dans chaque village lorsque nous arrivons, les groupes se forment autour de nous. Mais ce soir........ ..........une dispute eclate entre 2 familles korowai. Le mari, peut être fauché, se fait reprocher de ne pas avoir payé sa dote de 5 cochons, 2 millions de rupiah, un coupe coupe et des colliers de coquillages pour les parents de sa femme. vous suivez toujours?? La tenson est palpable, des mots qui se durcissent....et ca tourne en pujilat!!! Des coups partent puis tout le village se disperse en courant dans tous les sens, certains en poussant des cris aigus...ah ou - ah ou - ah ou, .... ou ah eh - ou ah eh- ......et le village s'embrase!!!! les hommes s'arment en quelques secondes de leurs arcs , et les fleches fusent alors en tout sens...et nous, ...on nous tire par les bras en quatrieme vitesse pour se foutre a l'abri. Mais quelle scène hallucinante!!!

Ce matin....nous retrouvons une fleche plantée sur notre bungalow. Va t'on pouvoir partir ce matin, car nos nouveaux porteurs du village seront disponibles que si une entente est trouvée dans le village. oui......c'est ok !!! Nous arrivons dans l'apres midi chez une famille korowai qui niche dans un arbre a 10 mètres de haut. On y monte par de simples encoches taillées dans un tronc assez fin. Le plancher irregulier de la tree-house laisse entrevoir la vegetation 10 mètres plus bas. Des peaux de serpents, plumes, carapaces de tortues, nageoires de poissons ou ossements de cochons ou casoars ornent le plafond. 2 pieces séparent la cabane, celle des hommes et celles des femmes. ils vivent independamment.chacun possède son propre feu pour cuisiner, allumé en 30 secondes a l'aide d'un rotin et d'un morceau de bois.impressionnant de rapidite!!! Les femmes seins nus, portent un pagne tandis que les hommes se suffisent d'une feuille sur le penis...replie en 2 !!! aie!!! Nous partageons leur repas du soir.....vers de sagou, criquets, et des gros vers blancs(sagou) coinces entre 2 pates de sagou, genre sandwich!!!

aujourd'hui, on les suit dans la jungle.....et on en prend plein les yeux!!!! Il faut s'imaginer a l'époque du néanderthal avec des hommes et femmes coupant des arbres a la hâche de pierre, fabriquant le sagou avec des techniques ancéstrales au beau milieu de la jungle en utilisant tout ce que la nature a à offrir. ....s'imaginer aussi voir des femmes attrapper un serpent a main nu et le partager au menu apres avoir fait le feu comme je l'ai decris plus haut. .....s'imaginer aussi voir des hommes fabriquer des pièges ingénieux pour la chasse et la pêche ou des femmes faisant leurs courses (insectes) dans la nature comme on va au supermarché.... Les enfants de 2 ans s'essaient au coupe coupe ou a la hâche , ...et fument a 8 ans des bangs dès 5h du matin!!!! Les sourires, l'envie de faire partager, les crises de fou rires alimentent nos appetits. Nous dormons ce soir dans une treehouse de 10m de haut, pas la meilleure nuit qui soit, avec l'ancien qui alimente son feu toute la nuit, le chien qui jape ou la mémé qui tousse et crache, mais ce fût une belle experience......et sans cafards ni moustiques pour une fois. vivre et partager quelques instants avec ces hommes, femmes et enfants fut une experience exceptionnelle. Merci a vous, korowai, qui vivez dans un autre temps, toujours en harmonie avec la nature, et qui transmettez vos valeurs et votre savoir de générations en générations. Dans un monde ou le superficiel grandit, ...nous avons trouvé de simples gens.

Lors du dernier jour, pour l'anecdote, nous avons acheté un cacatoes pour 4 euros a un gamin qui l'avait délogé de son nid.Tout heureux de lui redonner sa liberté, brice monte a 3m de haut pendant que je filme...... ....il lache la bête.....qui plonge la tête la premiere dans l'herbe!!! Ils lui avaient coupé une aile....dégoutés, on leur revend l'oiseau ......chit !!! Question faune justement, ..les oiseaux et insectes sont rois. Aigles, perroquets, toucans, cacatoés, perruches peuplent la jungle et on a pu apercevoir jusqu'a 30 cacatoés voler ensemble. Les insectes sont énormes, difformes, multicolores et omniprésents.

Et vint ce fameux retour en bateau sur dekai.... A l'origine, une journée devait suffir..mais c'était sans compter sur l'habilité et la maitrise du boat man.....incroyable!!! Toute la journee, ses choix de navigation restent aléatoires, il manque de nous faire chavirer stupidement ou cale son moteur pour de multiples raisons.....parce qu'il a un joujou mais ne sait pas s'en servir!!! Bon...il finit par casser son lanceur...a 2 reprises !!! ......et c'est plus tard le carburateur qui lache!!! De nuit alors, armés d'une lampe de poche au milieu du fleuve, nous tentons de trouver une une cabane ou passer la nuit.ce sera chose faite mais pas sans mal.... le lendemain..le longboat avance mais manque de puissance....jusqu'a la panne de gasoil!! apres 2h de rames (bouts de bois) a contre courant, il faut se rendre a l'évidence, c'est peine perdue... le boatman part alors dans la jungle rallier un village et reviendra 4h30 après a bord d'un autre bateau et d'un bidon de gasoil. Notre bateau ne demarrant toujours pas , on se fait tracter par le second...qui tombe en panne a son tour, puis c'est l'un puis l'autre....une vingtaine de pannes plus tard , nous arrivons enfin.... nous revenons sur dekai.... Ce dimanche , la messe se deroule dans notre chambre.........qui sert aussi de dortoir pour tribus de passage. les hommes se mettent ensuite a la couture et les femmes préparent a manger dans la cuisine située dans le poulailler et la porcherie.je déconne pas!!! Allez.... je decris une mamie a coté de moi...elle est vétue d'un twed (jupe ecossaise style set de table des annees 60), d'un maillot de foot, d'un bonnet mi peruvien, mi jamaicain et de tongues a fleurs. Un homme aussi...porte une epingle a nourrice a l'oreille.... Bon....c'est un peu tout ça la papouasie....c'est déconcertant, envoutant, déroutant!!!! Il faut ainsi avoir une sacre pêche et une bonne dose de patience. la papousie...faut pas la subir!!!

Bon nous devons quitter dekai pour rejoindre wamena puis jayapura....mais c'est pas simple!!! Dimanche, il n'y avait pas de vol pour wamena. Lundi...un vol, mais jamais vu l'avion. Hier, nous attendons a l'aeroport de7h a 14h , mais l'avion promis ne viendra pas. Aujourd'hui 3 vols étaient prevus, puis 0, puis 1 ou 2, puis aucun!!! Un vol d'une autre compagnie a ete affrêté au dernier moment...on s'est mis sur le coup grâce a une connaissance du guide sans divulguer l'info....ca se passe comme ça ici!!!! Personne ne sait jamais rien , faut avoir des nerfs d'acier, même les pilotes ne sont pas informés!!! Des noms sont effacés des listes pour en ajouter d'autres via les backchiches, un avion qui vient mais qui ne vient plus, la météo changeante......et aucune organisation!!! On peut aussi se ballader sur la piste pendant un décollage ou rentrer et sortir de l'aéroport comme au bon vouloir.... En papouasie, demain signifie peut être, demain ou dans 15 jours, ...ils n'ont aucune notion de temps , de distance et ne connaissent pas leur age. "jam karek" signifie....temps élastique !!! une expression qui n'existe pas dans notre language..... Pour conclure ce chapitre ....les cafards cohabitaient dans notre avion, un twin otter, et lors de l'ouverture des soutes... un rat resistait a la capture des bagagistes....pieds nus. bon...on espere avoir un vol demain pour les moluques a ambon........
Avis sur circuit à moto de dix-huit jours dans l'Ouest américain? English translation pending
by 12GSA64 · 2010-01-31 · 37 replies
Après mon 1er post du 13 janvier, voilà la suggestion de mon circuit pour le mois de juillet. je précise que pour l'instant je n'ai rien réservé ferme, j'ai surtout travaillé sur le circuit, et je n'ai pas déterminé le temps passé dans les parks où les lieux. 1ER jour-AR LOS ANGELES le dimanche 11/07 à 18H30- hôtel. 2ème jour- prise d'une HD electra glide avec assurance EVIP + sup LIR jusqu'au 29/07 pour 2, 881.59$. LOS ANGELES. LA côte pacifique. SAN FRANCISCO. yosemite N.P/ mono lake. death valley. LAS VEGAS. zion N.P. bryce canyon lake powell/page canyon N.P/moab. arches. monument valley. grand canyon. flagstaff (route 66). laughin. LOS ANGELES dépôt de la moto le 29/07 dans la matinée, et décollage vers 17H.

Je prévois des hôtels dans les trois gdes villes, du camping dans les parks, et 2 ou 3 môtels sur la route 66.

estimation du séjour. vols, via LONDRES, LOS ANGELES, LONDRES, PAU. 1700€ moto + carburant. 2100 + 300 = 2400 € logement + bouffe + entrées + divers. 120/150€ /jour = 2500€ soit environ 6500/7000€ pour deux.

est ce que je tiens les grandes bases?

merci CHRISTOPHE.
Consultation d'un médecin à Bangkok English translation pending
by Haida · 2010-01-30 · 16 replies
Bonjour,

Je me rends la semaine prochaine à BKK avant d'aller faire un stage de 7 mois au Cambodge.

J'ai un pb au pied droit qui perdure depuis quasi 2 mois (genre mini ulcer, là ça cicatrise mais très très lentement et c'est violet...) et après analyse, radio etc. le médecin n'a aucune idée de ce que c'est (et moi j'enrage).

Je viens de tomber sur des photos de leishmaniose cutanée sur google image et ça me fait flipper, ma petite blessure y ressemble étrangement, et étant donné que j'était en Asie du SE en août et septembre, ça pourrait coller.

Je retourne chez mon médecin lundi pour lui parler de ma trouvaille, en espérant qu'il me prenne au sérieux et qu'il s'arrange pour me caler une consultation au service de médecine tropicale du CHU de Nantes.

Je pars jeudi, je ne peux pas différer... est-ce que quelqu'un pourrait me donner des infos sur les consultations de médecin à BKK ? De toutes façons, si c'est ça ils seront sûrement plus au point là bas.

Après je m'affole peut-être un peu mais... je n'ai pas envie de me faire amputer au Cambodge...

Merci !
Trafics d'opium et cætera, un mois à pied dans les montagnes du Nord Laos (province de Phongsaly) English translation pending
by 321 · 2010-01-29 · 170 replies
Trafics d'opium et cætera, un mois à pied dans les montagnes du Nord Laos (province de Phongsaly) Un mois à pied, de village en village, en forêt toujours, en montagne toujours, aux côtés des Hmong, des Hanyi, des Akha, des Hô

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« Groupes d'esprits étrangers et chinois, Groupes d'esprits parents, Prenez tous de l'opium, Prenez du thé au complet, Car il va falloir partir dénombrer les esprits vitaux. Il y a bien des évènements en perspective, Il y a bien des incidents en perspective, Mais ne craignez rien ! »

Service chamanique Hmong (extrait)

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Pour parvenir au village de Sinchay Khong depuis Vientiane, la capitale du Laos, il faut commencer par endurer trois longues et éprouvantes journées de bus vers l'extrême nord du pays, jusqu'à atteindre la petite ville de Phongsaly, chef-lieu de la province du même nom. Le lendemain, encore deux heures de véhicule tout-terrain sont nécessaires, puis tout le reste du jour se passe en laborieuse navigation, en pirogue durant huit heures, sur la sauvage et bouillonnante rivière Nam Ou, vers son amont et au pied de vertigineuses frondaisons vertes de forêts denses. Une nuit dans un village Taï Lü, la journée suivante dans un village Hmong à une heure de navigation supplémentaire, toujours aussi chaotique, sur le même cours d'eau tumultueux, seul passager avec quatre bateliers pour guider, tracter parfois à la force des bras et à l'aide de cordes, la frêle embarcation dans les époustouflants rapides. Le sixième jour, après une heure trente de navigation sur la rivière Nam Khang, affluent du cours remonté les deux jours précédents, puis seulement deux heures de marche on y parvient enfin, au village de Sinchay Khong, point de départ, demain ou plus tard, de la première d'une trentaine de journées à parcourir seul, lentement et à pied, la fascinante province de Phongsaly, et d'autant de nuits à passer exclusivement chez l'habitant.

Sinchay Khong, village de l'ethnie "chinoisante" Hanyi, isolé dans une des régions les plus sauvages et naturellement préservées du Laos. On ne se souvient pas exactement de la date de passage du dernier falang - du dernier homme Blanc occidental - dans le village, c'était il y a plus de vingt-cinq ans. À peine arrivé chez mes hôtes, un vieillard opiomane étendu sur sa natte et deux femmes brodant entourées d'une douzaine de tout jeunes gamins enjoués, que deux hommes font irruption dans la semi obscurité de la hutte. Exténués, haletants, échines courbées sous le poids de leurs énormes charges sur le dos, de solides harnais de bambou et des feuilles de bananiers garrottant les larges plaies débordantes de viscères des deux lourdes masses sombres : la bête, noire, entière, coupée en deux, sectionnée au niveau de l'abdomen. Elle est jetée sur le sol de terre battue
Compte rendu de croisière "Perles des Antilles" sur le Costa Mediterranea du 9 au 16 janvier 2010 English translation pending
by JGFrance75 · 2010-01-24 · 36 replies
Perles des Antilles du 9 au 16 janvier 2010. Notre troisième petit tour en mer dans la Caraïbe, notre second avec Costa et notre premier du côté des Iles Vierges. Vingt photos en pièces jointes (légendées, passer le curseur/loupe sans cliquer). Thème du jour : tribord arrière sillage. 🙂
Voyage aux États-Unis en mai 2009: le retour English translation pending
by Lanfeust77 · 2010-01-24 · 10 replies
Bonsoir à tous, je reviens avec mon post sur mon voayge au mois de Mai l'an dernier. J'espère que cette fois ci vous n'aurez pas de mal avec mes photos...😄 Donc reprenons le récit du début...il était une fois en Amérique...

1er Mai, nous arrivons à San Francisco en début d’après midi. Le vol s'est bien passé, nous étions à l’étage près de l’avant de l’appareil. Nous avons survolé à l’arrivée le pont d’Oakland et le Golden Gate Bridge…première grande émotion. C’est pour moi le deuxième séjour aux USA (après mon premier en Septembre-Octobre 2004), le premier pour mon père. Nous arrivons dans les grands corridors de l’aéroport de SFO, jusqu’aux douanes américaines…il y a pas mal de monde, nous voyons quelques voyageurs portant le masque, eh oui nous sommes en pleine phobie de grippe H1N1…🤪 Le passage des contrôles prend un peu de temps mais il y a pas mal de files d’attente et de nombreux agents sont présents (je préfère être de ce coté de l’atlantique pour le passage des douanes un 1er Mai…je n’ose pas imaginer le boxon à Paris), ce qui réduit l’attente. Nos empreintes et les photos non souriantes 🙁 sont prises (et pourtant nous sommes vraiment heureux d'être là!!!)…et nous arrivons enfin aux bagages. Premier gros stress : pas de bagages en vue !! Nous nous adressons aux employés des bagages qui sont en train de joyeusement jeter quelques valises hors des tapis…et entre deux nous apercevons les nôtres !!! Ouf…nous pouvons continuer !! De plus nous ne sommes pas interceptés par les douanes pour les contrôles des bagages…nous avons vu d’autres passagers moins chanceux : certaines valises étaient totalement vidées pour les fouilles... Direction la sortie avec tous nos bagages, nous prenons un taxi qui nous emmène facilement à SFO mais nous remarquons de suite le temps assez mitigé... Le taxi explique que cela fait quelques jours que le temps est très bizarre, inhabituel pour la saison, d’autant que une semaine à peine avant il faisait très chaud…C’est malheureusement bien fini à notre arrivée, on se gèle vraiment !!! Notre taxi peine un peu à trouver notre hôtel, le TOMO (Best Western) situé à Japantown sur la Sutter street. Finalement nous arrivons sous un petit grésil à la réception et nous prenons la carte de notre chambre. Ambiance très…japonaise bien entendu dans la chambre. Envie de prendre une douche mais le robinet semble coincé…nous appelons un employé de l’hôtel qui passe justement dans le coin et nous montre le système, en fait ce n’était pas du tout cassé mais juste un peu compliqué pour deux français en goguette dans un quartier japonais des USA !! Nous déballons nos affaires pour les trois prochaines nuits que nous avons réservées. Et en route pour la grande ville !! Petite vision grisâtre de Japantown pas vraiment animée…nous suivons le Geary Bd en essayant de nous familiariser avec notre nouvel environnement, grave erreur !!! Mon père a déjà mal au genou mais alors cette descente forcée de tous ces pâtés de maison…quel calvaire et dire que nous pensions au départ ne pas être trop éloignés du centre ! Bref, nous nous traînons du coté de Taylor et Geary, entrons dans un Wallgreen où j’achète un mobile US avec carte pour 30$. Nous prenons deux-trois autres bricoles. Puis direction l’agence Hertz située sur Post Street… De gros nuls dans cette agence, très mal aimables, un air de bandits, bref…on nous fait signer et re signer des papiers, et nous descendons seuls pour récupérer notre Chevrolet Impala…qui en fait se trouve être une Nissan Ultima, voiture hybride, automatique bien entendu. Un gars avec un accent du crû texan nous explique la bonne affaire que nous faisons et il nous largue littéralement…Mon père prend le volant. Il a déjà eu l’occasion de conduire une automatique mais après plus de 10 heures de vol, les contrôles à l’aéroport et la marche forcée dans SFO, nous sommes un peu à coté de nos pompes et la première prise en mains (ou en pieds pour rester dans le même domaine) est catastrophique : essayez de vous imaginer en train de conduire une voiture qui démarre une fois sur deux, cale (oui oui une automatique !!!), traîne, émet des bruits dans tous les sens…rajoutez à cela le fait que vous conduisez dans une rue principale (Mason il me semble bien) et que vous avez le câble car aux fesses quand vous calez avec les pentes de San Francisco en plus et une averse, que dis-je des trombes d’eau qui s’abattent sur nous et vous aurez une petite idée de l’état de panique dans lequel nous étions…mon père au volant et moi à côté avec le guide de la voiture dans une main et le plan de SFO dans l'autre…

Nous faisons finalement monter un couple de touristes sympas qui attend le câble car. Ils nous expliquent deux trois choses qui nous sauvent le temps de rejoindre le parking Herz. Le Texan n’est plus là alors nous nous jetons sur son collègue et l’embarquons dans le véhicule pour une nouvelle démo…mon père appuyait malencontreusement sur deux pédales ce qui provoquait ce binz…Understand !!!! Nous repartons tranquillement…je commence à bidouiller le GPS que nous avons pris…et nous parvenons à rentrer à l’hôtel sans encombre. Deuxième gros soulagement de la journée !!! Je tente de faire fonctionner le téléphone, pure perte il y a quelque chose qui cloche, je devrais retourner au Wallgreen le lendemain…c’est sûr. Assez d'émotions pour cette journée…nous prenons un taxi pour aller manger le soir. Direction Colombus avenue pour menu italien !!! Première vue de la Pyramid Tower illuminée de nuit mais le temps n’est toujours pas terrible…Premier repas très correct ; nous repartons rassasiés pour une première nuit de sommeil bien méritée après plus de 24 heures éveillés !!

Samedi 02 Mai : nous nous levons assez tôt pour notre première vraie journée à SFO. Petit déj’ dans le resto japonais de notre hôtel…assez cher mais pas mauvais (gauffres, jus d'orange, café, oeufs...). Nous prenons le bus que l’on nous indique pour rejoindre le centre, quand même plus rapide que la marche forcée 😎 : nous avons encore dans les pattes la virée de la veille !! En 30 min à peine nous sommes à Union Square: retour au Wallgreen pour mon téléphone qui fini par fonctionner puis direction la guitoune pour acheter le précieux (notre préssssieux…) sésame, à savoir le Pass pour les transports urbains durant 3 jours (18 dollars par personne) : c’est sympa c’est comme une carte de la Française des jeux : vous grattez votre jour et votre mois et vous gagnez illico votre journée de transports illimités. Pas mal non ? Nous remontons la Grant Avenue jusqu’à l’entrée de Chinatown symbolisée par une très belle porte. Bienvenue dans l’univers du commerce made in china. Que voulez-vous, on est plongé direct dans un autre monde…une concentration de petites boutiques vendant de tout et de rien, et une communauté asiatique fort chaleureuse…



Les fameuses rues de San Francisco!!!

Nous nous arrêtons pour manger au Chinatown Food court situé à l’angle de Grant et California Street.

Très bonne nourriture, ce restaurant à même eu la visite de Mme Théodore Roosevelt…sisi vous avez la photo à l’entrée avec d’autres célébrités et la first lady est même habillée à la mode pékinoise ! Nous finissons notre repas avec de délicieux litchis servis sur glace et avec les fameux Fortune Cookies et leurs prédictions… Poursuite des achats l’après midi. Nous remontons comme cela tout le quartier de Chinatown, en passant devant l’église Old St Mary’s (première cathédrale de la ville) mais aussi par le square du même nom qui lui fait face avec sa statue de Sun Yat Sen. Nous traversons le Porstmouth square où les Chinois se réunissent pour jouer aux échecs et au Go et le musée de la culture chinoise situé à côté.



Vue plongeante sur le Oakland Bridge...

Poursuite de la visite et nous coupons enfin par la gauche pour rejoindre Powell Street où nous prenons notre premier câble car qui nous amène jusqu’à Beach Street près des quais. Frissons garantis en câble car : c’est vraiment excitant de prendre les fameuses pentes San franciscaines avec le conducteur qui agite sa cloche, accélère et puis abaisse son levier de frein pour ralentir aux arrêts. Les gens grimpent parfois presque en route !! Nous observons au terminus la plate-forme qui permet de faire tourner le câble car pour qu’il puisse repartir dans l’autre sens.



Nous redescendons l’avenue et passons par une boutique de photos où le vendeur qui doit normalement vendre prochainement sa boutique essaye justement de nous fourguer tout un tas de choses pour pas cher dont un objectif pour Reflex à mon père qui n’a pas la moindre envie d’acheter. Les prix passent donc de « bonne occasion » à « prix d’ami » puis « prix massacrés » et enfin à « vous voulez ma mort »…traduisez par une baisse de 900$ environ au départ à 200$ pour un objectif Fisheyes…le gars veut même m’offrir la carte SD que je voulais pour mon appareil et me fourguer à moi un objectif à adhésion magnétique pour mon numérique… C’est vrai que ça à l’air de fonctionner mais, bon, on achète finalement que ma carte SD…Sommes-nous passés à côté d’une bonne affaire ? Je m’achète en passant dans une autre boutique mes magnets habituels ainsi qu’une ou deux plaques de voitures…la fièvre ach’teuse ne m’a pas quitté… Nous longeons les quais jusqu’à l’entrée très connue du Fishermans Wharf et son énorme crabe.



Nous passons devant les échoppes vendant les soupes de crabes et attirant par-là même un grand nombre de touristes…nous rentrons chez Boudin’s qui fabrique son pain devant les gens…incroyable de voir les paniers suspendus à des filins et qui arrivent devant nous pour les commandes. Un monde fou bien sûr, on se prend un petit rafraîchissement et je m’achète mon agenda qui me servira à prendre mes notes lors de la poursuite du voyage… Nous repartons tranquillement et nous prenons la ligne de bus qui longe l’Embarcadero et rejoint notamment le quartier des affaires via Market Street. Nous descendons au croisement avec Geary pour rejoindre notre bus pour l’hôtel. Au passage gros attroupement devant un spectacle de mimes avec gros ampli. Comme le jour passé nous reprenons un taxi le soir pour aller manger un morceau dans un autre resto de Colombus Avenue.

Lanfeust
Récit d'un voyage aux États-Unis en mai 2009 English translation pending
by Lanfeust77 · 2010-01-23 · 17 replies
Et voilà je commence le récit de notre périple qui a eu lieu du 1er au 23 Mai 2009. Ce premier post est un essai pour voir un peu si tout se combine bien et pour connaitre vos premières impressions concernant le récit...😉

1er Mai, nous arrivons à San Francisco en début d’après midi. Le vol s'est bien passé, nous étions à l’étage près de l’avant de l’appareil. Nous avons survolé à l’arrivée le pont d’Oakland et le Golden Gate Bridge…première grande émotion. C’est pour moi le deuxième séjour aux USA (après mon premier en Septembre-Octobre 2004), le premier pour mon père. Nous arrivons dans les grands corridors de l’aéroport de SFO, jusqu’aux douanes américaines…il y a pas mal de monde, nous voyons quelques voyageurs portant le masque, eh oui nous sommes en pleine phobie de grippe H1N1…🤪 Le passage des contrôles prend un peu de temps mais il y a pas mal de files d’attente et de nombreux agents sont présents (je préfère être de ce coté de l’atlantique pour le passage des douanes un 1er Mai…je n’ose pas imaginer le boxon à Paris), ce qui réduit l’attente. Nos empreintes et les photos non souriantes 🙁 sont prises (et pourtant nous sommes vraiment heureux d'être là!!!)…et nous arrivons enfin aux bagages. Premier gros stress : pas de bagages en vue !! Nous nous adressons aux employés des bagages qui sont en train de joyeusement jeter quelques valises hors des tapis…et entre deux nous apercevons les nôtres !!! Ouf…nous pouvons continuer !! De plus nous ne sommes pas interceptés par les douanes pour les contrôles des bagages…nous avons vu d’autres passagers moins chanceux : certaines valises étaient totalement vidées pour les fouilles... Direction la sortie avec tous nos bagages, nous prenons un taxi qui nous emmène facilement à SFO mais nous remarquons de suite le temps assez mitigé... Le taxi explique que cela fait quelques jours que le temps est très bizarre, inhabituel pour la saison, d’autant que une semaine à peine avant il faisait très chaud…C’est malheureusement bien fini à notre arrivée, on se gèle vraiment !!! Notre taxi peine un peu à trouver notre hôtel, le TOMO (Best Western) situé à Japantown sur la Sutter street. Finalement nous arrivons sous un petit grésil à la réception et nous prenons la carte de notre chambre. Ambiance très…japonaise bien entendu dans la chambre. Envie de prendre une douche mais le robinet semble coincé…nous appelons un employé de l’hôtel qui passe justement dans le coin et nous montre le système, en fait ce n’était pas du tout cassé mais juste un peu compliqué pour deux français en goguette dans un quartier japonais des USA !! Nous déballons nos affaires pour les trois prochaines nuits que nous avons réservées. Et en route pour la grande ville !! Petite vision grisâtre de Japantown pas vraiment animée…nous suivons le Geary Bd en essayant de nous familiariser avec notre nouvel environnement, grave erreur !!! Mon père a déjà mal au genou mais alors cette descente forcée de tous ces pâtés de maison…quel calvaire et dire que nous pensions au départ ne pas être trop éloignés du centre ! Bref, nous nous traînons du coté de Taylor et Geary, entrons dans un Wallgreen où j’achète un mobile US avec carte pour 30$. Nous prenons deux-trois autres bricoles. Puis direction l’agence Hertz située sur Post Street… De gros nuls dans cette agence, très mal aimables, un air de bandits, bref…on nous fait signer et re signer des papiers, et nous descendons seuls pour récupérer notre Chevrolet Impala…qui en fait se trouve être une Nissan Ultima, voiture hybride, automatique bien entendu. Un gars avec un accent du crû texan nous explique la bonne affaire que nous faisons et il nous largue littéralement…Mon père prend le volant. Il a déjà eu l’occasion de conduire une automatique mais après plus de 10 heures de vol, les contrôles à l’aéroport et la marche forcée dans SFO, nous sommes un peu à coté de nos pompes et la première prise en mains (ou en pieds pour rester dans le même domaine) est catastrophique : essayez de vous imaginer en train de conduire une voiture qui démarre une fois sur deux, cale (oui oui une automatique !!!), traîne, émet des bruits dans tous les sens…rajoutez à cela le fait que vous conduisez dans une rue principale (Mason il me semble bien) et que vous avez le câble car aux fesses quand vous calez avec les pentes de San Francisco en plus et une averse, que dis-je des trombes d’eau qui s’abattent sur nous et vous aurez une petite idée de l’état de panique dans lequel nous étions…mon père au volant et moi à côté avec le guide de la voiture dans une main et le plan de SFO dans l'autre…

Nous faisons finalement monter un couple de touristes sympas qui attend le câble car. Ils nous expliquent deux trois choses qui nous sauvent le temps de rejoindre le parking Herz. Le Texan n’est plus là alors nous nous jetons sur son collègue et l’embarquons dans le véhicule pour une nouvelle démo…mon père appuyait malencontreusement sur deux pédales ce qui provoquait ce binz…Understand !!!! Nous repartons tranquillement…je commence à bidouiller le GPS que nous avons pris…et nous parvenons à rentrer à l’hôtel sans encombre. Deuxième gros soulagement de la journée !!! Je tente de faire fonctionner le téléphone, pure perte il y a quelque chose qui cloche, je devrais retourner au Wallgreen le lendemain…c’est sûr. Assez d'émotions pour cette journée…nous prenons un taxi pour aller manger le soir. Direction Colombus avenue pour menu italien !!! Première vue de la Pyramid Tower illuminée de nuit mais le temps n’est toujours pas terrible…Premier repas très correct ; nous repartons rassasiés pour une première nuit de sommeil bien méritée après plus de 24 heures éveillés !!

Samedi 02 Mai : nous nous levons assez tôt pour notre première vraie journée à SFO. Petit déj’ dans le resto japonais de notre hôtel…assez cher mais pas mauvais (gauffres, jus d'orange, café, oeufs...). Nous prenons le bus que l’on nous indique pour rejoindre le centre, quand même plus rapide que la marche forcée 😎 : nous avons encore dans les pattes la virée de la veille !! En 30 min à peine nous sommes à Union Square: retour au Wallgreen pour mon téléphone qui fini par fonctionner puis direction la guitoune pour acheter le précieux (notre préssssieux…) sésame, à savoir le Pass pour les transports urbains durant 3 jours (18 dollars par personne) : c’est sympa c’est comme une carte de la Française des jeux : vous grattez votre jour et votre mois et vous gagnez illico votre journée de transports illimités. Pas mal non ? Nous remontons la Grant Avenue jusqu’à l’entrée de Chinatown symbolisée par une très belle porte. Bienvenue dans l’univers du commerce made in china. Que voulez-vous, on est plongé direct dans un autre monde…une concentration de petites boutiques vendant de tout et de rien, et une communauté asiatique fort chaleureuse…



Les fameuses rues de San Francisco!!!

Nous nous arrêtons pour manger au Chinatown Food court situé à l’angle de Grant et California Street.

Très bonne nourriture, ce restaurant à même eu la visite de Mme Théodore Roosevelt…sisi vous avez la photo à l’entrée avec d’autres célébrités et la first lady est même habillée à la mode pékinoise ! Nous finissons notre repas avec de délicieux litchis servis sur glace et avec les fameux Fortune Cookies et leurs prédictions… Poursuite des achats l’après midi. Nous remontons comme cela tout le quartier de Chinatown, en passant devant l’église Old St Mary’s (première cathédrale de la ville) mais aussi par le square du même nom qui lui fait face avec sa statue de Sun Yat Sen. Nous traversons le Porstmouth square où les Chinois se réunissent pour jouer aux échecs et au Go et le musée de la culture chinoise situé à côté. De vieux chinois font leurs exercices dans le parc tandis que d’autres fument le clope.



Vue plongeante sur le Oakland Bridge...

Poursuite de la visite et nous coupons enfin par la gauche pour rejoindre Powell Street où nous prenons notre premier câble car qui nous amène jusqu’à Beach Street près des quais. Frissons garantis en câble car : c’est vraiment excitant de prendre les fameuses pentes San franciscaines avec le conducteur qui agite sa cloche, accélère et puis abaisse son levier de frein pour ralentir aux arrêts. Les gens grimpent parfois presque en route !! Nous observons au terminus la plate-forme qui permet de faire tourner le câble car pour qu’il puisse repartir dans l’autre sens.



Nous redescendons l’avenue et passons par une boutique de photos où le vendeur qui doit normalement vendre prochainement sa boutique essaye justement de nous fourguer tout un tas de choses pour pas cher dont un objectif pour Reflex à mon père qui n’a pas la moindre envie d’acheter. Les prix passent donc de « bonne occasion » à « prix d’ami » puis « prix massacrés » et enfin à « vous voulez ma mort »…traduisez par une baisse de 900$ environ au départ à 200$ pour un objectif Fisheyes…le gars veut même m’offrir la carte SD que je voulais pour mon appareil et me fourguer à moi un objectif à adhésion magnétique pour mon numérique… C’est vrai que ça à l’air de fonctionner mais, bon, on achète finalement que ma carte SD…Sommes-nous passés à côté d’une bonne affaire ? Je m’achète en passant dans une autre boutique mes magnets habituels ainsi qu’une ou deux plaques de voitures…la fièvre ach’teuse ne m’a pas quitté… Nous longeons les quais jusqu’à l’entrée très connue du Fishermans Wharf et son énorme crabe.



Nous passons devant les échoppes vendant les soupes de crabes et attirant par-là même un grand nombre de touristes…nous rentrons chez Boudin’s qui fabrique son pain devant les gens…incroyable de voir les paniers suspendus à des filins et qui arrivent devant nous pour les commandes. Un monde fou bien sûr, on se prend un petit rafraîchissement et je m’achète mon agenda qui me servira à prendre mes notes lors de la poursuite du voyage… Nous repartons tranquillement et nous prenons la ligne de bus qui longe l’Embarcadero et rejoint notamment le quartier des affaires via Market Street. Nous descendons au croisement avec Geary pour rejoindre notre bus pour l’hôtel. Au passage gros attroupement devant un spectacle de mimes avec gros ampli. Comme le jour passé nous reprenons un taxi le soir pour aller manger un morceau dans un autre resto de Colombus Avenue.

Voilà fin de la première partie...

J'ai refait les photos cela devrait marcher now...hope so!!!

Merci.

Lanfeust
Des photos à tout prix? English translation pending
by Pénéllope · 2010-01-22 · 136 replies
Voilà nous venons de rentrer de Birmanie et je tenais à relater une scène qui m'a interpeller à Yangon capitale du Myanmar. Cette scène aurait pu se passer dans beaucoup d'autres pays.

Nous mangions dans un restaurant "pour touristes" quand 2 enfants et une femme plus agée sont venus mendier de l'argent en terrasse; Aussitôt la table à dix mètres de nous s'est agitée pour sortir l'arsenal d'appareils photos; Ils ont dû prendre 1 dizaine de photos depuis la terrasse en gros plans de ses 3 birmans. Cela ferait sans doute authentique , " de la vraie misère typique je l'ai bien vue!"

Ils ont donner de l'argent ensuite. Ce qui m'a choqué est le fait de prendre cette scène et moins de donner de l'argent même si cela entretient la mendicité.(mais a leur place que ferions nous??) .Je trouve le comportement de ces touristes voyeur et indécent.

Jusqu où aller pour prendre des photos? De même prendre des photos avec un téléobjectif n'est ce pas voler la vie des gens ou est ce plutôt percevoir une autre réalité derrière le sourire de façade?

Je m'insurge également contre ces zoos photos . par exemple mon ami était installé sur un marché tâchant de composer une image d'ensemble quand tout à coup ont surgi 2 autres personnes qui ont pris la photo en se plantant devant lui sans demander leur reste.elles ont ensuite aussitôt "rebondi "sur une autre prise de vue.

Cela me laisse stupéfaite.

Je ne pense pas que ce post fera avancer un quelconque débat mais je tenais à faire part de ces manques de respect.

Comment prenez vous des photos et avec quelle éthique des populations rencontrées??

A bon entendeur...
Sur le Mekong avec mon bateau English translation pending
by Felix75 · 2010-01-22 · 3 replies
Cette histoire commence a Luang Prabang, une petite ville (pourtant la 3eme du pays par sa taille), situé dans la partie nord du Laos. Ca fait 2 jours que je suis dans ce pays que j’ai rejoint depuis la Thailande, a bord d’ un assez gros bateau, sur le Mékong. Je me retrouve donc ici, avec un francais rencontré sur le bateau. En se promenant sur le bord du fleuve, un laossiens viens nous proposer un tour avec sa barque, moyennant finance biensur. On decline la proposition, et la il nous dit que si on prefere voyager par nous meme, il a un bateau a vendre pour nous, seulement 100 euros, on peux y mettre un moteur tout neuf pour 200 euros de plus. Juste par curiosite, on part avec lui voir ce fameux bateau. Il s’agissait d’une espece de pirogue, assez longue, mais tres fine, pas stable du tout.. On regarde ca en ce disant que ca pourrai etre une superbe facon de voyager, mais la pirogue n’inspire pas trop confiance. On avait vus tout les deux, lorsqu’on etait sur le bateau qui nous amenais a Luang Prabang, que le mekong n’etait pas toujours calme, loin de la, avec des petits rapides, des courants tres puissant et des tourbillons…Malgré tout, l’idee de descendre le Mekong avec mon porpre bateau ne m’as plus lache de la journée. Le lendemain, on etait toujours super motive pour ce trip, mais on a decidé de chercher un autre bateau, plus large, plus stable. Ca n’a pas été difficile, 2 heures plus tard, on trouvait un sorte de barque de 6 ou 7 metres de long , avec un moteur, le tout pour 90 euros chacun. On savait en plus qu’on pourrai la revendre facilement. On s’est vite decidé, depart le lendemain matin 9 heures, direction Vientiane, capitale du Laos, a environ 5 jours de bateau. Le temps d’acheter quelque boites de conserve, des nouilles chinoise, et de l’eau. Lendemain 11 heures, on demarrait le moteur, apres avoir rempli un bidon de 20 litres d’essence. Comme pour nous annoncer que le voyage ne serait pas facile, la pluie nous accompagne la première heure. On se familiarise avec le gouvernaille, pas evident au debut, mais ca vient vite. Un quart d’heure plus tard, on croise une enorme peniche, les vagues qu’elle creer sur le mekong sont plus hautes que notre ligne de flottaison, on prend l’eau…Mais rien de grave. De toute facon le bateau est vieux, il prend tout le temps l’eau, et il faut le vider regulierement. La pluie s’arrete vite, le soleil apparait, le bonheur. On se retrouve a naviguer sur le fleuve mythique, sur notre propre bateau... Il y a des plages deserte, la jungle, les montagnes recouvertes de vegetations, des petits villages un peu partout, c’est magnifique. Les premiers jours on vraiment été superbes. On s’arretait dans des villages pour dormir ou manger, on a eu droit a une espece de paillote reservé au voyageur, un hotel, ou plutot, une piece ou sont disposes des matelats, on y dort pour 40 centimes., ou encore un abri au mileu d’un champs de riz…Ces premiers jours on donc été magnifiques, mais aussi effrayant par moments. Le mékong a ses humeurs. Il peut être calme comme un lac par moments, et d’un coup, un courant tres puissant va nous pousser dans tout les sens. Heureusement, le moteur est la pour aider. Il y a les rapides aussi. Nous en avons traversé plusieurs. Même s’ils ne sont pas assez puissant pour nous renverser, du moins on l’esperait, il fallait manier le bateau habilement pour les eviter, faire jouer le moteur, les contourner, ou dans certain cas les traverser. Par exemple, nous nous sommes retrouve a un endroit ou le Mekong faisait un virage, avec beaucoup de rapides et de courants. En evitant un rapide, on s’est retrouve dans une zone ou le courant etait tres fort, et en quelques secondes, notre bateau s’est retrouve echoué sur la rive. Il a fallut sortir, le remettre dans le courant, monté fissa et demarrer le moteur pour se diriger dans les rapides qui nous attendait… A un autre moment, nous naviguions au milieu du fleuve, pour eviter un rapide sur l’une des rives, et des rochers sur l’autre. Nous sommes passé entre 2 gros recifs. Ces recifs creaient, avec le courant du fleuve tres puissant, d’enormes tourbillons. Des tourbillons on en voit beucoup sur le Mékong, mais la, on les avait jamais vu d’aussi pres. Des tourbillons de 3 bons metres d’envergure, avec des bouts de bois qui tournent en rond, au milieu du fleuve. On est passsé a un moment pile entre deux de ces puissants tourbillons, on faisait pas les fières. A ce moment j’ai ressenti que j’étai vraiment dans un endroit hostile, comme dans un film fantastique, sur un fleuve malefique qui veut m’ aspirer…mais finalement, tous ces moments apportaient un peu d’action, ce qui est plutot bienvenue lorsqu’on est sur un bateau sur lequel on peut pas vraiment bouger. Enfin si, on peu etendre ses jambes, ou meme s’allonger, quand on est devant. Les rives du mekong se sont faite ensuite legerement moins montagneuse par endroit, du coup, plus de villages, et nous avons trouve des hotels avec douche et tout ce qu’il faut. Arrivé au 5eme jours de bateau, on avait un grosse etapes pour arrivé jusqu’a Vientiane. On s’est d’ailleurs rendu compte a midi, qu’il nous faudrai passer un nuit de plus dans un village avant de ralier la capitale. On était loin de se douté de ce qui allait nous arriver. En pleine saison des pluies, le niveau du mékong est tres haut. Si bien que de nombreuses iles se retrouvent recouvert par les eaux. Pendant cette 5eme journée, on ne cessait de voir des arbres et buissons, a moitie immergés, sur un bonne partie du fleuve. On voyait bien que de nombreuse iles etait parfois a quelques centimetres sous l’eau, ce qui créai en plus des rapides. C’est dans un de ces rapides que nos problemes ont commencé. Il y avait tres peu de fond a cette endroit., et nous avons taper un cailloux. Quelques secondes plus tard, l’elice du bateau s’enroulait dans un corde de pécheurs, coupant le moteur. Je le redemarre a la vavite, et nous accostons sur la riv e . A l’aide d’un couteau, on enleve les bouts de corde autour de l’elice, jusqu’ici tout va encore plutot bien. On repart. Mais on se rend compte que la corde a laisser des degats. En s’enroulant dedant, l’elice a creer un pression qui a tordu l’axe entre l’elice et le moteur et bref, un planche du bateau en a pris un coup, et de l’eau rentre plus qu’avant dans le bateau. Le moteur, et le plancher tremble beaucoup plus. On navigue un peu avant de s’arreter a nouveau, et de demander de l’aide a un pecheur. Avec 4 cloue et un petit morceau de chambre a air, il bouche plus ou moins le trou par lequel l’eau entre. Sa coule beaucoup moins. On remet un clou pour fixer la planche qui s’etai deplacer, pour reduire le tremblement, et c’est reparti. Le bateau tremble beaucoup moins, il prend moins l’eau, on reprend espoir. Mais on se rend vite compte que le moteur fonctionne pas bien. En gros on ne peut pas le pousser plus qu’a mi-regime. Dans les rapides, il vaut mieux avoir un moteur qui fonctionne bien… Quelques dizaines de metres plus loin, le moteur se met a tourner dans le vide, il n’enclenche plus l’elice, alors que nous sommes dans une zones avec des rapides et des recifs. On s’arrete encore sur la rive. L’axe de l’elice avait pris un gros coup avec cette corde decidement. Il y avait quelque chose de casser. On le repare vite fait avec un corde, l’axe tourne a nouveau, on repart pour une dizaine de minutes avant que la corde se casse et que le moteur tourne a nouveau dans le vide. Ca commencait en sentir mauvais. Une fois sur la rive, dans le bateau, on retrouve par hasard une piece en metal, la piece qui manquait dans l’axe pour qu’il tourne avec l’elice. On la remet aussitot, ca tournait parfaitement, on repart. Re motive, on tente de se persuader que tout fonctionne comme avant et que ca va aller, mais malgré tout le moteur ne fonctionne toujours pas comme avant, et a peu de puissance. On arrive alors dans un rapide avec peu de fond, nous tapons assez fort un rocher sous l’eau. On se retouve ensuite face a des rochers entourés de petits rapides qu’il faut eviter. Mais on peut pas manoeuvrer avec le moteur a moitié HS, on accoste en catastrophe sur de la caillaisse, juste devant les rochers. Tout de suite on enleve les bagages du bateau. On savait tout les deux que notre voyage s’arretai la. Le dernier rocher avait fait d’autres degats et le bateau se remplissait d’eau, le moteur marchait plus bien, c’etait pas possible de continuer. La chance qu’on a eu, s’est d’accoster pres d’une route. On avait passé un village sur le mekong 5 km plus tot, on decidait de s’y rendre avec les bagages, en laissant le bateau ou il etait. On a vite trouve un camion pour nous amener, et rencontrer un jeune du village qui parlait un vingtaine de mots d’anglais. Il nous a trouve un endroit où dormir gratuitement, dans la maison de son patron. Avant d’y aller je pars avec ce laossiens qui parle un peu anglais, en camions , pour lui montrer le bateau, j’ai bien l’intention de le vendre… Arrivé la-bas, il le regarde rapidement, je lui explique que je veux le vendre, mais je suis pas sur qu’il conprenne. Je retourne au village. On mange, la nuit est tombée et on se retrouve dans cette maison a regardé la télé avec le patron du laossien qui parle anglais, des enfants, des voisins… On se dit avec mon pote qu’on n’arrivera pas a vendre la bateau, car il savent qu’on part demain en bus pour Vientiane, et qu’on va le laisser ici. Un peu plus tard dans la soirée, deux militaires, en short-teeshirt-tongue, avec veste militaire ouverte a kalachnikov en bandoliere, entre dans la maison, ils sont apparament amis avec l’homme qui nous heberge. Petit séance photo souvenir. Ensuite je demande sans trop d’espoir si ils veulent acheter le bateau. J’annonce le quart du prix que nous l’avons achete. Il est en mauvaise etat et surtout, je pars demain matin, c’est ce soir ou jamais. Il finisse par comprendre, et je leur propose d’aller voir le bateau maintenant, toujours accoste a 5 km de la, au mileu de rien. Je me retrouve donc a l’arriere de la moto du proprietaire de la maison où on dors, une personne finalement hospitaliere, mais qui n’a pas ce qu’on pourrait appeler un bonne tête…Devant nous, sur une autre moto, ses potes militaire, toujours avec leur kalachnikov, sur une route non-eclairée en pleine nuit, dans un bled paumé dans le fin fond du Laos… On arrive au bateau qui entre temps s’etait litteralement remplit d’eau. Le moteur etait a moitie immergé, il faisait nuit noir. Les deux kalach examine le bateau, et commence a devisé le moteur pour le sortir du bateau. On le fait demarrer, apres plusieurs tentatives. Ils semblent interesses, et m’en propose…9 euros. Je reste sur le quart du prix de départ, 45 euros. La negociation finira dans la maison, vendu 40 euros, histoire de… Le lendemain matin, on est parti pour Vientiane, à 80 km, de là, mais en camion cette fois…
Inde du Nord: vos coups de coeur? English translation pending
by Letanezrouft · 2010-01-19 · 27 replies
Bonjour à tous,

je me suis beaucoup renseigné sur ce forum à partir des précédentes discutions. Cela m'a aidé pour l'organisation d'un circuit de deux semaines en Inde. Dès lors, je ne vais pas vous demandez vos conseils d'itinéraires en Inde du Nord (déjà plein de discutions 🙂).

En revanche, je veut bien que vous me donniez quels ont été vos coups de coeur hors des sentiers battus qui se trouve près des grandes villes ou bien sur les routes qui joignent ces grandes villes (Dehli, Bénarès, Kota, Orchha, Kota, Bundi, Agra, Jodhpur, Jaipur, Udaipur...).

Il peut s'agir de petites villes, villages, campagnes, des parcs naturels, visites dans des montagnes ou même des quartiers peu touristiques de grandes villes... Toutes sortes de choses à voir ou à faire mais auxquelles on ne pense pas, ou que l'on ne trouve pas forcément dans les guides.

Voilà, j'attend vos réponses avec impatience. 😎

En vous remerciant🙂
Faut-il fermer sa valise à clé pour l'aéroport de New York? English translation pending
by Newyork100 · 2010-01-17 · 40 replies
Bonjour. Je vais partir a NY en février. Je fais LYON-ZURICH-NEW YORK J'ai une valise Delsey qui peux se fermer avec une clé ou un code. Esque aux etats unis les douaniers ouvres souvent les valises. Est-ce riquer de laisser sa valise ouverte pour un vol pour NY avec une correspondance. Les cadenas TSA protège vraiment les valises ? Les sangles TSA sont-elles aussi fiables, on peut la couper et se servir dans ma valise.. Qu'en pensez vous Vous etes vous déja trouvé dans cette situation. Les valises sont-elles vraiment abimées et irrécupérables quand les douaniers les ouvres( comment je fais pour le retour si je n'ai plus de valise). Merci de vos completes reponses
Itinéraire Taroudant-Tafraoute-Tiznit... avec nos deux enfants English translation pending
by Popi89 · 2010-01-17 · 13 replies
Bonjour, Nous partons avec nos 2 enfants de 5 et 8 ans du 5 au 15 avril 2010. Grâce à de nombreux internautes la première partie de notre voyage est quasi bouclée. Par contre à partir de Taroudant, j'ai besoin de vous ! Quelle est la route la plus simple pour faire Taroudant - Tafraoute? Comment est la route? Quel temps EN VOITURE pour ce trajet? Puis de tafraoute à TIZNIT , mêmes questions : état de la route, temps...

Est il préférable de dormir à Tafraoute ou TIZNIT? Pour les 2, pouvez vous me conseiller des riads ou hôtels aux prix raisonnables.

Après TIZNIT, nous remontons vers AGADIR où nous dormirons à l'hôtel des Cascades à IMOUZER DES IDA . ( si quelqu'un connaît, est ce un bon choix?) puis nous restons 2 jours à ESSAOUIRA puis retour à Marrakech pour reprendre l'avion;

Merci de tous vos avis, conseils qui nous sont très UTILES pour préparer nos vacances Stéphanie
Tour du monde en motorhome: question sur les cargos et trajets English translation pending
by Amauryr · 2010-01-17 · 10 replies
Bonjour Je plannifie un tour du monde partiel d'un an en Camping car (CC) en juin 2010 avec 2 enfants (3 ans et 10 mois): Le plan est le suivant: - CC en cargo europe/Amerique Nord + vol famille - visite etats unis/canada/mexique (4 mois juin/septembre) - cargo acapulco/Amerique Sud avec le CC et la famille - visite perou/bolivie/chilie/argentine (4 mois octobre/janvier) - CC en cargo amerique sud/Australie + vol famille - visite australie/nouvelle zelande (4 mois février/juin) - cargo retour pour le CC de l australie et retour avion pour la famille Mes questions sont les suivantes : - les trajets en cargo sont il aujourd hui plus facile qu il y a quelques années ? J ai l impression que c est un sujet moins discuté qu il y a 4/5 ans ? - est il plus difficile et cher de shipper un capucine qu un profilé ? possibilite de mmettre un profile dans un container? - quel budget pour les 4 cargos ? - y a t il des villes de departs plus conseillées point de vue facilité/frequence/prix ? - combien de temps a l avance doit on reserver les places ? - si je souscris a une assurance pour le cc en europe est ce suffisant ? - rentrer avec le cc en Australie est il realisable, j ai lu qu il fallait laver le carburateur a la brosse a dent milles mercis de votre aide
Namibie: trajet Palmwag-Epupa sur 1 jour? English translation pending
by Vinnylove · 2010-01-13 · 85 replies
Salut à tous, petite question pratique Pensez vous que le trajet Palmwag- Epupa falls soit faisable sur une seule journée ? (en saison sêche) Qui l'a déjà fait ?
Hôtel sympathique à Phuket en avril? English translation pending
by Dzinet · 2010-01-12 · 27 replies
bonjour,

je serai à phuket du 7 au 14 avril, je cherche un hotel sympa . A priori il semble qu'il faut éviter patong, je m'oriente donc plutot vers kamala ou karon voire plus loin .J'ai avec un faible pour kamala qui semble mieux correspondre à ma recherche puisque c'est le seul endroit pas trop loin de l'animation (patong) où l'on trouve des hotels avec restaurant sur la plage comme à koh samui (génial) .Je cherche avant tout un hotel avec de bonne prestations, piscine, safe, clim, service et charme (pas du bétonné à l'occidental)

Enfin combien de temps pour rejoindre patong en tuk tuk depuis l'hotel?

merci pour voy tuyaux 😏
Tremblement de terre lors d'un voyage dans l'Ouest américain? English translation pending
by FabienneCA · 2010-01-10 · 90 replies
Hello la compagnie😛

Cette nuit un tremblement de terre de magnitude 6.5 a touché le nord de la Californie, au large de Eureka, endroit très habituel pour ce genre de 'plaisir'... je me demandais si vous aviez déjà pensé à cette possibilité de catastrophe lors de vos voyages dans l'ouest??
Jours tranquilles à Sukhumvit (Bangkok) English translation pending
by GeorgesOZ · 2010-01-10 · 35 replies
Voici un récit d’un passé pas trop lointain….

Vendredi En début de soirée, je prends le vol de Singapore Airlines à Heathrow, direction Singapour. Le siège n’est-il pas assez confortable ou serait-ce peut-être plutôt l’excitation mentale que je n’arrive pas à modérer? Je suis poursuivi par tout un tas de pensées à la suite de ce que j’ai fait ces derniers jours en Europe et il me faut plusieurs heures avant de pouvoir m’endormir. Le petit déjeuner servi deux bonnes heures avant l’atterrissage à Singapour coupe court un sommeil qui n’a pas duré plus de 3 ou 4 heures.

Samedi L’avion a du retard et je dois courir pour joindre l’avion pour Bangkok, qui heureusement part du même terminal mais tout à fait à l’autre bout. J’ai une petite sueur, moins de 45 minutes entre deux avions ! 🤪 Le chef de service à bord du vol pour Bangkok vient me voir juste avant le décollage pour me confirmer que mes bagages ont bien été transférés! On ne peut pas rêver meilleur service et plus efficace. 😎🙂

J’arrive à Bangkok en fin d’après-midi et descends au Majestic Grande, dans soï 2 tout à fait au début de Sukhumwit et à deux pas de la station de « skytrain » Phloen Chit. J’ai eu beau expliquer à Y au téléphone où se situait l’hôtel, elle s’est obstinée à ne pas vouloir comprendre. J’aurais dû choisir un hôtel portant un nom plus simple ! On peut répéter « Majestic » 100 fois, pour une oreille thaïe, c’est tout simplement incompréhensible. Les Thaïs ne peuvent pas prononcer un « s » à la fin d’une syllabe, ils sont obligés de dire « t » : « plat-sa-tic », « hut-sa-band », « Aut-sa-trey-lia » pour « plastic », « husband » et « Australia ». Quand je demande à Y ce qu’elle se verse d’une bouteille sur sa nourriture, elle me dit « sawt », et je crois que c’est un de ces mots monosyllabiques typiques de la langue mais non ! c’est « sauce » mal prononcé ! La meilleure, c’est qu’elle dit « isse » pour « eat » (manger), « goss » pour « goat » (chèvre) ou pour « gold » (l’or). C’est comme si elle s’imaginait que pour dire un « t » final en Thaï on aurait peut-être bien écrit « s », et comme si elle faisait un effort intellectuel inversé pour bien prononcer ce « s » qui n’a jamais existé ! 😇 Mais n’allons pas plus avant dans les arcanes de la prononciation thaïe. Suffit-il de dire qu’il n’est pas à la portée du premier « farang » venu de s’y retrouver !

Je finis par la retrouver une heure plus tard. Elle est assise devant l’hôtel, me parlant dans son portable, pratiquement en pleurs parce qu’elle se demandait où j’avais bien pu disparaître ! Tournons la page !
All along la Baie d'Halong English translation pending
by Simplybrice · 2010-01-08 · 7 replies
A force de boire autant que de déboires, d'être démarchés autant que de marcher, nous n'avons qu'une envie : se sortir la tête d'Hanoï.

Comme la vie est bien faite, c'est exactement ce qui est programmé. En plus, ce n'est pas un planning de molasson qui nous guête, c'est même plutôt le contraire. Il est déjà entendu que la Baie d'Halong sera un des temps forts de mon périple. Un des temps forts et sans temps temps faibles étant donné que telles que les choses sont prévues et organisées, nous serons déjà de retour à Hanoï dans trois jours après une exploration intense et passionnée, en tout cas, on l'espère.

Ce matin, tout commence avec un bon décallage horaire, grand écart complet avec le rythme des jours précédents puisqu'il faut qu'on soit levé de bonne heure et de bonne humeur. C'est pas évident d'autant qu'à l'extérieur la grisaille recouvre la ville. On est pris en charge à notre hotel aux alentours de 7h par un minibus remplis de visages occidentaux qui montre bien qu'on a rejoint la route touristique principale. Qui plus est, comme on est en circuit organisé du genre "tout compris", je redoute un peu la chose eu égard à la dernière fois que je m'étais essayé à la chose à Abou Simbel en Egypte, expérience qui avait tournée à la désillusion malgré la majesté du sîte. Mais pour l'instant, l'heure est à la sieste et comme tous les passagers roupillent encore plus vite que moi, il n'est pas question pour une fois de culpabiliser.

Je rouvres les yeux à l'arrivée à Halong City. Le temps ne s'est pas amélioré ce qui n'arange en rien ma perception des lieux. La ville est d'une laideur certaine. De grands blocs de bétons rectangulaire faisant office d'hotels noient le front de mer, ça sent l'usine... Lorsqu'on tourne le dos à cette apocalyse architecturale, on a la mer en face, enfin quand on peut la voir... En effet, autour de 800 bateaux s'occupent de transporter les touristes vers la baie et ça fait une sacrée armada, y'en a partout, à vous donner le vertige. Sur ce, nous cinq (Nat, Jo, Marius, Dani and me) ainsi que nos autres compagnons de route ensommeillée, on est convoyé jusqu'à notre bateau. Il est grand, confortable et même s'il marche exclusivement au moteur, il est quand même charmant puisque fabriqué tout en bois. On en profite également pour prendre possession de nos cabines dans lesquelles on dormira la nuit suivante. Elles ne manquent de rien même pas d'allure.

A midi, on largue les amarres, en route vers le paradis calcaire! En vue à quelques kilomètres, on peut déjà apercevoir les îles qui font la réputation et la beauté de la Baie d'Halong. Elles surgissent magnifiquement de l'eau comme des doigts d'honneur à la ville repoussante d'en face. C'est un enchainement de parois verticales à vous donner le vertige, un enchantement pour les yeux. On se rapproche ainsi pendant près d'une heure avant de pouvoir vraiment naviguer au milieu de ce labyrinthe. Dans le bateau, tous les touristes s'agglutinent sans raison apparente au niveau intermédaire dans ce qui fait office de restaurant pendant que notre joyeuse troupe s'extasie du spectacle sur le pont supérieur généreusement doté question chaise longue. C'est à n'y rien comprendre mais maintenant je commence à avoir l'habitude de ce genre de comportement et apprends malgré moi à ne plus m'en étonner. Nous, de toute façon, avec le ciel comme couverture, on est à mille lieux de s'en soucier!

Après deux heures de cette douce navigation, on s'arrête une première fois pour visiter une grotte appelée grossièrement Amazing Cave qu'on pourrait traduire par Super Grotte! L'entrée de la grotte est le long d'une paroi qu'il faut grimper par un escalier tout ce qu'il y a de plus accessible. Tout ici, est fait pour simplifier la vie du touriste. Il est semble en fait que tous les bateaux de la baie font une pause ici donc le flot est incessant et des plus jeunes aux moins jeunes, tout le monde peut profiter du "super" spectacle. Dans les faits, la grotte en elle-même est une vraie merveille. Les salles sont gigantesques, éclairées avec gout. Les stalactites et mites sont des splendeurs. C'est tellement grand et spectaculaire que même un claustrophobe apprécierait le spectacle. Quant à l'agoraphobe, c'est une toute autre question... La première salle dans laquelle on pénètre fait plus ou moins office de sas d'entrée de part sa taille. Et bien cette salle est plus densément peuplée qu'un grand magasin à la veille de Noël! Ca se bouscule, ça s'engueule presque. Un vrai bonheur!!! Ensuite, il faut passer par une petite ouverture en forme de goulet d'étranglement où il faut attendre son tour et faire la queue pendant bien dix minutes. Ce n'est qu'après ça qu'on peut réellement apprécier. c'est grandiose même s'il faut suivre un chemin balisé et littéralement marcher dans les pas de celui qui vous précède; on en oublierait presque la foule jusqu'aux commentaires désobligeants des touristes français qui pensent que vous ne comprenez pas un broc de ce qu'ils racontent.

La visite dure ainsi une heure, après quoi on remonte dans le bateau pour une nouvelle ballade le nez au vent, rejoints au passage par les autres passagers qui finissent par comprendre l'évidence : on est bien mieux sous le ciel que sous un toit surtout ici!!!

On passe alors deux nouvelles heures de délectation occulaire avant un nouvel arrêt qui cette fois-ci ne fera pas que nous dégourdir les jambes puisqu'on se voit proposer un quartier libre sur kayaks. Chacun s'équipe donc d'une pagaie, d'un gilet de sauvetage obligatoire et se pose les fesses dans une embarcation. On peut alors déambuler à la force des épaules entre les îles et comme on ne fait rien comme tout le monde, on peut aussi se faire des batailles navales pour rigoler de plus belle en se maculant les uns les autres d'une eau à 21-22°. On s'éclate donc comme des fous rejoints dans l'affaire par Maria, une américaine qui, dans la bataille, a oublié qu'elle avait son appareil photo qui supportait mal l'eau de mer. Oups... C'est donc dans les splashs qu'on finit la journée. Le retour au bateau, d'une grande générosité, s'accompagne d'un coucher de soleil. On est de retour sur le pont quand la lumière commence à décroître. Le capitaine ancre le bateau pour la nuit et comme avec Jo, on est pas exactement rassasié, on en profite pour faire les cons en sautant du bateau depuis le pont supérieur. Théoriquement, on devait sauter de façon synchroniser, mais sans prévenir, Jo se jète en effectuant au passage des sauts périlleux dans tous les sens agrémentés de vrilles inexplicables. Le fou furieux!! Moi, trop pleutre, je me contente de sauter mais comme ça fait déjà plusieurs étages de haut, je suis déjà bien satisfait. Même pas mal!! On refait l'opération jusqu'à ce qu'on y voit plus rien, la nuit est tombée et la température de l'eau nous fait claquer des dents. Et comme tout est merveilleusement organisé, le temps de prendre une douche à l'eau claire, le dîner est servi.

Ca se passe sans vagues. Maria dîne à notre table, l'ambiance est excellentissime malgré l'appareil photo.

On finit de manger à 20h, qu'est ce qu'on va bien pouvoir faire maintenant? On est sur un bateau au milieu de rien d'autre que des falaises, rien à priori. Et bien détrompez-vous!!! L'équipage du bateau a caché sa botte secrète, une installation karaoké du dernier cri. Des enceintes du tonnerre, deux micros, un catalogue de chansons infini. au départ, on est un peu perplexe... Mais alors que je vais chercher la bouteille de whisky que j'avais pris soin d'acheter à Hanoï avant de partir et qu'on la débouche, l'inhibition lève le camp et plus ça va, lorsque chacun prend tout à tour le micro, il ne veut plus le lacher!!! Au court de la soirée qui s'est fini sur l'injonction du capitaine d'en finir autour de minuit, je me souviens entre autre m'être laché sur "Bohemian Rhapsody" de Queen et plus étonnament sur "Like a Virgin" de Madonna!! Moment culte!!!!

Il est donc minuit, tout le monde est pompète autant qu'il est fatigué. Ce serait donc le moment idéal pour roupiller un coup. Vous avez remarqué l'emploi du conditionnel? Dans les faits, Marius et les filles partent se coucher. Avec dani et Jo, on reprend possession du pont supérieur et de ses chaises longues pour une discussion hilarante sans fin sous la voute nuageuse. il faut dire qu'on est encore motivé par une chose. Dans la nuit aura lieu le quart de final de ligue des champions opposant le Barca au Bayern et Dani, en bon allemand, ne veut rater ça pour rien au monde! Il a d'ailleurs été conclu qu'on pourra se réinstaller devant le grand écran servant de support au karaoké pour voir le match. En attendant donc, on papote autant qu'on rigole jusqu'à s'endormir vers 2h30. On est tiré du sommeil à 2h45 par la pluie qui commence à tomber doucement sur nous. Ca tombe drolement bien, le match est à 2h45!! On réveille donc le petit gars qui dort là et qui voulait de toute façon aussi d'adonner à sa passion footballistique. Réveil de courte durée au final accompagné d'un brin de déception car il n'y a plus un volt de courant sur le bateau, c'était bien la peine! Enfin au moins, on peut alors aller dormir...

Mais pour ne pas changer les bonnes habitudes, le lever est poussif et douloureux. Il me faut des trésor de courage pour rejoindre le petit déjeuner, aidé quand même en cela par le fait qu'on est pas n'importe où puisqu'au milieu de la Baie d'Halong!! Le bateau se met déjà en route alors qu'on finit à peine nos tartines. La direction : Cat Ba island. C'est la plus grande île de la baie et elle offre nombre d'hébergements dont un qui nous est déjà alloué pour la nuit suivante. Mais on en est pas encore là, la journée débute à peine. On atteint Cat Ba en milieu de matinée, accueuilli par un nouveau minibus rutilant. Celui-ci nous conduit alors vers le point de départ d'une marche de plus d'une heure avec à son terme, l'arrivée en haut d'une haute colline et la découverte d'un panorama à la hauteur de la grimpette. Au début du sentier, la chaleur moite est déjà présente et je sue à grosses gouttes. A partir de là, on grimpe, on grimpe, on grimpe et ce, toujours au milieu d'une foule nombreuse qui suit décidément le même itinéraire que nous. L'ascension pour certains est laborieuse, pour nous, elle est tranquille. A son sommet, on tombe aux pieds d'une grande tour toute rouillée dont il faut gravir l'escalier pour profiter de la vue. Parfois, il manque une marche. Parfois, il manque deux marches. A la place, le vide. Il faut donc bien faire gaffe à ouvrir les yeux pour regarder où on met les pieds car au final, on finit à plus de 40m de haut. Et enfin, c'est la récompense!! A 360°, la vue est revigorante. Plus question de se plaindre du sommeil, on est reboosté pour la journée! On reste ainsi en haut à profiter jusqu'à se sentir submergé par les groupes qui ne cessent de s'accumuler là. il est temps de laisser la place avant que la tour ne s'effondre sous le poids des visiteurs comme ça va bien finir par arriver vu l'état de celle-ci!!

C'est donc le temps de la descente qui s'en suit. A son terme, le minibus nous attend déjà pour nous déposer à notre hotel pas beau mais depuis lequel on a une très belle vue puisqu'on est au 5ème étage face à la mer. Mais pas le temps d'en profiter encore ni de faire la sieste, le programme est assez chargé pour qu'on ait même pas le temps d'y penser. On est convié pour déjeuner avant de prendre un nouveau bateau pour une escale de quelques heures à Monkey Island. Monkey Island, c'est l'archétype même de l'île de la Baie d'Halong sauf qu'en plus elle est frangée de deux plages et qu'elle est habité par une colonie de singes. On est déposé directement sur la plage et le jeu consiste à se frayer un chemin au milieu des roches assérées pour accéder à la plage située de l'autre côté. Quand on y arrive, on y découvre un petit ensemble de bungalows tous mignons avec son bar sur la plage et sa table de billard. Là, Nathalie s'installe langoureusement dans un hamac et nous, les gars, on se lance dans des parties endiablées entrecoupées de glaces et de boissons sucrées. Quand vient mon tour d'acheter une boisson, je vais m'adresser au barman ce qui me permet de vous exposer les difficultés qu'on a parfois pour se faire comprendre au Vietnam. Je commande: - Can I have a Sprite please? - Soup? you want soup? - No, Sprite, I want Sprite. - Soup? What soup? - No, Sprite. S-P-R-I-T-E, sprite. - OK, soup... Il faudra que je fasse le tour du bar, que je mette le nez et le reste dans le frigo pour finalement me servir moi-même. Suréaliste... Sur ce, je paye et retourne à notre partie quand le guide nous fait signe qu'il est temps de partir. Qu'à cela ne tienne, je le boirais au retour sur le bateau... On repart donc faire l'ascension dans l'autre sens, on retrouve la plage, j'ouvre ma canette et alors que je m'apprête à me délecter de ma première gorgée, les singes font leur entrée. Il y en a trois ou quatre, pas très peureux au point de se rapprocher à un mètre. Je m'accroupis alors pour faire une photo, mets la canette entre mes pieds et là sacrebleu!! En un éclair, le singe le plus proche se jète dessus et dérobe le précieux breuvage!!! Pas une goutte dans mon gosier et le singe fuit avec son butin pour s'installer un peu plus loin sur la plage. Là-dessus, le singe essaye de boire mais n'est pas fichu de savoir comment faire pour boire à la canette, résultat il en fout partout sauf d'en sa bouche. C'en est trop, il faut que je récupère mon bien!! Je m'approche donc mais à chaque fois que je fais un pas, le singe en fait de même dans la même direction jusqu'à finir dans les arbres. Au final, je me sens bien con et bien stupide car en plus de ne pas avoir bu, ma canette va finir en déchet errant sur cette île magnifique sans que le singe ne comprenne à aucun moment comment se substenter. Mais pas question de grimper après le singe, en escalade j'ai l'agilité d'une huitre. Je suis donc retourné au bateau la queue entre les jambes, la canette aux oubliettes de l'histoire...

On a donc fini par rejoindre l'hotel, c'est la fin du planning famial avec figure imposée. On pourrait alors prendre la direction d'une plage pas trop loin mais comme le ciel est toujours chapé de plomb et qu'on est bien rincé, on convient d'un repos salvateur au moins jusqu'au soir. J'en profite d'abord pour dormir une chouille puis pour ne pas perdre les bonnes habitudes, pour te pondre un article bien senti interrompu seulement dans mon élan par un dîner vite ingéré.

Le soir venu, Nat est explosé et dort. Marius et Dani font une sieste tellement profonde qu'un marteau-piqueur ne pourrait les en sortir. Jo et moi, on se demande.

Je prends alors l'initiative de réveiller les germains. Je n'obtiens alors que des "hmmm" vaseux en retour. J'essaye quand même de les motiver pour aller boire un ptit verre et taper dans le mini ballon de foot que Marius trimballe partout. Mais c'est peine perdue, tant pis. en refermant la porte de leur piaule, j'en profite quand même pour leur subtiliser la balle. On descend alors avec Jo le long de la trop large corniche pour l'endroit qui sépare l'hotel de la mer et on se lance dans un jeu de passe. Puis, alléchés par le bruit qui leur parvient jusqu'à la chambre, on est rejoint par Dani puis Marius, c'est la fête!! On joue ainsi pendant une petite heure en prenant à partie tous les philippins qui passent par là en leur passant la balle, c'est très bon enfant. Ensuite, il est temps d'aller dans un petit bar agrémenté d'un billard pour se mesurer entre nous et aussi affronter tout en sourires les locaux. Après moultes cocktails servis dans des ananas frais, après avoir botter les fesses de tout ce que la ville compte de joueurs de billards locaux et de mes compagnons, on rentre une dernière fois se coucher vers 2h, certains diront qu'il était temps.

Ce qui nous amène logiquement au lendemain. Le temps est toujours mi-nuage mi-nuage, la mise en route toujours en fanfanre, ou presque. Ce matin, on a le temps de rien, tout le monde a oublié de mettre le réveil et c'est le guide qui nous réveille pour nous dire qu'on est déjà à la bourre. C'est donc sans douche et quasiment sans petit déjeuner qu'on monte dans le minibus qui nous ramène à un bateau comme celui du départ pour in fine remettre les bouts sur Halong City. C'est le retour au pont supérieur, l'ambiance est ce matin plus calme mais si c'est tout relatif étant donné qu'on s'essaye à l'escalade du mat du bateau. On arrive à la ville grise pile pour se mettre les pieds sous la table dans un restaurant aux centaines de tables. Au bar, tronent d'énormes jarres d'alcool remplies de centaines de serpents, scorpions et autres animaux doux et affectueux mais on y fait même plus attention tellement on en a déjà vu dans un passé récent. On est à la rigueur plus interpelé par la taille du resto que par le bestiaire baignant dans la tisane!!

Et puis c'est l'heure du retour à Hanoï où on arrive après quatre nouvelles heures de sieste motorisée. On récupère notre ancienne chambre dans laquelle on se sent tellement bien qu'on en oublie de manger. On est tous cassé par le rythme des dernières 72 heures et bien que ce soit la dernière soirée de Marius avec nous, on ne fait rien d'autre que de feignanter jusqu'à ce que le sommeil nous emporte tous les uns après les autres. Avec Jo, on est les derniers debout. On en profite pour utiliser à profit les cadavres de bouteilles de bière bues ce soir pour s'en resservir une et faire une petite partie de caps. A 1h quand même, on s'endort la tête pleines d'images de la Baie d'Halong. Y'a pire. Un an auparavant, c'était Mme Lomière, mon ancienne chef acariatre...

Quant à toi, si tu veux partager mes rêves de cette nuit, je t'engage de bon coeur à voir les photos. Le blog est là pour ça. Mi casa es toujours su casa

Et si comme Nicolos, encore merci, tu veux laisser un commentaire relatant ton contentement à la lecture de ces quelques lignes, veuilles à ne surtout pas te gêner que je puisses moi aussi me vautrer dans le bien être!
Marre de l’arnaque sur le GR20! Randonneurs, oui, pigeons, non! English translation pending
by Petronille12 · 2010-01-06 · 41 replies
Le GR20 est un sentier absolument magnifique (quel plaisir de voir la mer lorsque l’on arrive à un col ! ), mais certains gardiens des refuges dans lesquels les randonneurs DOIVENT s’arrêter même pour bivouaquer ont parfois tendance à profiter un peu trop de la beauté de l’île et du flux de randonneurs…

En discutant avec d’autres randonneurs, l’idée est venue de faire un petit topo (non exhaustif, bien sûr), des arnaques à éviter et des bons plans à refiler… Nous nous sommes mis à 3 ou 4, ce soir là, à lister les différences hallucinantes de prix entre les refuges tout en soignant nos ampoules… en voici le compte rendu, produit par produit…

FROMAGE Incontestable bon plan : les bergeries où le fromage est excellent et à prix très correct Bergeries de E Radule (entre 8 et 14€), où l’on peut aussi acheter du fromage sous vide et de délicieux mugglietta (3€) (Etape 6) Bergeries de U Vallone (Etape 5) Bergeries de I Pozzi : fromage 10€ (Variante de l’étape 11 par le Monte Renoso) Refuge de Petra Piana : Excellente tomme de brebis, mais chère (Etape 7-8)

PAIN A éviter : Refuge de Petra Piana : Seulement du pain de mie (2, 50 euros les 280g) (Etape 7-8) Refuge d’I Paliri : petites baguettes surgelées hors de prix (Etape 14-15) Refuge de Manganu : idem (Etape 6-7) Refuge de Tighiettu : que du pain de mie (Etape 4-5)

Bons plans Refuge d’Usciolu : très bon et gros pain aux céréales pour 2.50 euros (Etape 12-13) Castel di Verghio : bon pain pour 2.50 euros (Etape 6) Vizzavone : pain à prix correct (Etape 9-10)

Refuge de Haut Asco : pain correct pour 3 euros chez le gardien du refuge, mais 1, 80 € (pour le même pain !!!!) dans l’hôtel en face (Etape 3-4) CHARCUTERIE Refuge de Prati : 23€/kg excellent (Etape 11-12) Refuge de Haut-Asco : 25€/kg (28€/kg si en tranches) (Etape 3-4) Refuge de Vizzavone : 26 €/kg (Etape 9-10)

EN-CAS Bananes séchées : 2, 50 euros à Castel di Verghio (Etape 6) contre 4 euros à Vizzavone (Etape 9-10) Compotes : 0.50 euros à Vizzavone (Etape 9-10) contre 1.50 euros au refuge de Manganu (Etape 6-7) Les paquets de gâteaux sont plus chers à Vizzavone (Etape 9-10) qu’à E Capanelle (Etape 10-11) A Haut Asco (Etape 3-4), acheter le pain et les fruits à l’hôtel plutôt qu’au refuge A Usciolu (Etape 12-13, le ravitaillement est magistral A Tighiettu (Etape 4-5), attention aux puces dans le refuge A Carozzu (Etape 2-3), attention aux punaises dans le refuge et éviter de prendre un repas De manière générale, tous se sont accordés à dire que les petits déjeuners proposés par les refuges sont une belle arnaque (entre 5 et 8 euros pour pain confiture et boisson chaude). Futurs randonneurs, n’hésitez pas à compléter cette liste, cela permettra aux prochains de ne pas se faire avoir !!
Que faire face à un chien agressif qui en veut à vos mollets? English translation pending
by Musar · 2010-01-06 · 86 replies
L'aboiement soudain d'un gros chien qui vous attend caché au coin d'une propriété met quelquefois mon muscle cardiaque à rude épreuve et me paralyse quelques secondes. Une belle bordée d'injures suffit souvent à me soulager et je reprends la route en bougonnant. Mais que faire quand le portail de la propriété est ouvert et que le molosse qui vous a bien vite rattrapé s'en prend à vos jolis mollets ? Merci de me faire connaître vos "trucs" efficaces (mais admissibles par la SPA !)
"Dépression" post voyage English translation pending
by Claire1234 · 2010-01-05 · 235 replies
Rentrée de voyage depuis hier, à chaque fois, j'ai la même sensation de revenir dans cet horrible train train quotidien ! je ne suis pourtant pas partie très longtemps, mais les emotions sont si intenses en très peu de temps. Rencontrer des gens merveilleux, des endroits inoubliables, adopter un mode de vie différent, se comporter diferement même en voyage, se sentir autre.. et le dur retour à la réalité, aux petites habitudes, à la mauvaise humeur française (ou lyonnaise du moins je n'en fais pas une généralité)...

Comment faites-vous pour repartir du bon pied?? je suppose que je ne suis pas la seule à qui cette sensation arrive au retour d'un voyage?

si seulement les voyages pouvaient durer toujours... je ne sais pas comment font les personnes qui partent 1ans, voire plus et reviennent ensuite, sincerement.
Compte-rendu de croisière "Anciens empires" sur le Azamara Quest (31 octobre au 14 novembre 2009) English translation pending
by MissMC · 2010-01-05 · 9 replies
Croisière Azamara Quest - Empires antiques 31 octobre au 14 novembre 2009

Itinéraire: Athènes - Chios - Istanbul - Kusadasi - Bodrum - Fethiye - Antalya - Limassol - Alexandria - Nauplion - Sorrento - Civitavecchia

29-30 octobre 2009 - Départ de Montréal vers Athènes

Nous quittons Montréal en fin d’après-midi pour Dorval où nous avons un vol Air Canada direction Athènes avec connexion à Francfort. Le tout se déroule sans embûches... à part une connexion faite à la course à pied... mais on a réussi à attraper le vol pour Athènes!

Nous arrivons à Athènes en début d’après-midi. J’avais commandé un taxi et notre chauffeur nous attend près des carousels à bagages. C’est bien de se gâter un peu... il prend en charge toutes les valises et nous, on n’a qu’à suivre jusqu’à la belle Mercedes rutilante qui nous attend! Les vacances commencent bien!!

J’avais réservé l’Hotel Amalia pour sa situation juste en face du Parlement, à côté de la Place Syntagma et à 2 minutes de marche de la Plaka, le vieux quartier d’Athènes. J’avais réservé avec le site venere.com et le tout s’est déroulé sans aucun problème. Notre chambre est spacieuse, avec un grand balcon avec vue sur le Parlement, le mont Lycabeth et le jardin national. Merveilleux! Comme on a encore de l’énergie, on décide de partir explorer un peu, plutôt que de se coucher. Il fait beau soleil et la place Syntagma bourdonne d’activité! Nous sommes surprises de voir que le drapeau canadien flotte un peu partout, mais on réalise vite que hier, Athènes recevait la délégation canadienne, avec notre gouverneure-générale afin de passer la flamme olympique en vue des Jeux de Vancouver en février prochain.

On s’arrête à une terrasse pour prendre un cappuccino et une bouchée. Ah, les vacances commencent vraiment bien!! Puis, on va visiter la station de métro Syntagma... pas parce qu’on a une fixation sur les transports en commun, mais plutôt parce que cette station est un musée archéologique. En effet, quand ils ont creusé pour le métro, ils ont trouvé plusieurs vestiges et nécropoles. Plutôt que de les déplacer, ils ont décidé d’incorporer les fouilles à la station! C’est génial! Puis, on est allé voir la relève de la garde au Parlement. Les gardes grecs sont toujours impressionnants avec leur costume un peu fanfaron est ses immenses pompons au bout de leur chaussure. Mais la danse qu’ils font semblent si solennelle qu’on ne peut pas rire... ah si, un peu quand même!! Notre première exploration se termine par une randonnée dans le jardin national. Quel oasis dans cette ville si bruyante.

Après un petit repos, je repars, seule cette fois, pour aller explorer la Plaka et faire quelques photos de nuits de l’Acropole... ah, que c’est romantique!! Les amoureux déambulent dans les ruelles de pavés, avec l’Acropole tout illuminé en arrière-plan...

Une bonne nuit de sommeil s’impose car demain, on ira faire la visite du nouveau musée de l’Acropole qui vient tout juste d’ouvrir ses portes, et ensuite, nous filerons vers le Pirée avec notre chauffeur privé, pour retrouver notre Quest!

31 octobre 2009 - Athènes /Embarqument - Soleil, 20 C

Décalage oblige, nous étions debout bien avant les poules! Après un petit déjeuner dans la chambre, nous partons à la découverte de la Plaka. Évidemment, il n’y a que quelques chats pour nous tenir compagnie... pas moyen de se trouver un petit café, tout est encore fermé. Nous arrivons au musée à 8h30 et lui, il est ouvert! Parfait! Comme c’est la saison inaugurale, l’entrée n’est que de 1€ par personne! Nous avons été époustouflés par ce musée... vraiment grandiose. Il est tout en verre nous permettant d’avoir une vue imprenable sur l’Acropole, le Parthénon et aussi sur toute la ville d’Athènes. L’espace est aménagé comme le Parthénon nous donnant le sens de grandeur de ce qu’était ce temple si imposant. Tout les planchers sont aussi en verre, un peu bizarre mais on s’habitue vite. On peut ainsi voir les excavations du sous-sol et toutes les pièces exposées. Comme on avait déjeuné très tôt, on a décidé d’aller casser la croute sur la magnifique terrasse tout en haut du musée. J’y ai mangé la meilleure salade de tomates et de chèvre de ma vie... j’en salive encore! Ma mère a opté pour une salade de pomme de terre au zeste d’orange - combinaison inusité mais tellement savoureuse! Vraiment, ces vacances commencent bien...

Notre chauffeur nous attendait à l’Hôtel à 11h30 et en moins de 30 minutes, nous étions au Pirée. Le chauffeur s’est occupé d’aller porter nos valises aux porteurs du port. Un agent d’Azamara nous a accompagnés jusqu’au comptoir d’enregistrement. Il n’y avait que quelques personnes et nous avons reçu nos cartes en moins de 2 minutes. Un record! En se rendant au navire, nous avons déjà rencontré un couple de Cruise Critic qui avait logé au même hôtel que nous. Nous sommes montés à bord et avons été accueillis par des officiers et un excellent verre de mousseux rosé. On nous a offert de garder nos ‘carry-ons’ jusqu’à ce que notre cabine soit prête.

Puis on est monté au buffet pour prendre un thé en attendant la cabine qui a été prête à 13h30. Déjà, on avait rencontré 3 autres couples de CC! Notre cabine 7030 est situé juste à côté des ascenseurs du devant. La cabine est bien décorée avec des boiseries foncées, une belle literie, des fleurs fraîches, un beau bol de fruit qui sera changé à tous les jours et un magnifique balcon avec une vraie table et 2 chaises. Nous sommes parties explorer le navire, bien que nous le connaissions déjà. Mais nous le redécouvrions avec le même enthousiasme!! Après la drill de sauvetage, nous sommes tombés des amis rencontrés sur le Quest en février avec qui nous avons réservés cette croisière. Quel bonheur de retrouver nos amis! Décidément, ces vacances commencent vraiment bien!!

Les valises défaites, on se prépare pour le souper... dès notre arrivée à la salle à manger, nous reconnaissons une foule de serveur et le maître D qui nous reconnait et nous appelle par nos prénoms.. Non mais quand même, c’est fort, après 9 mois et combien de croisièristes... Nous avons définitivement l’impression de rentrer chez des amis!! Nous rentrons tôt car déjà demain, notre première excursion à l’île de Chios... La mer brasse pas mal ce soir... assez que Mariette sort les Bonamines, et on doit appeler la maintenance car notre porte patio siffle si fort qu’on dirait des gendarmes qui font la circulation dans notre cabine. En moins de 10 minutes, le tout est réglé et Morphée nous tend les bras...

1 novembre 2009 - Chios - vent très fort - 12C am et 16C pm

Dès notre réveil, on pouvait apercevoir les côtes de l’île de Chios. Mais le bateau brassait encore beaucoup, la mer a été très agitée toute la nuit. Nous devions rencontrer notre groupe pour l’excursion privée à 8h30. Mais à 8h30, on n’était toujours pas accosté... le capitaine a pris le micro pour nous dire que les vents étaient trop fort et que le passage pour entrer au port étant trop étroit, il considérait la manœuvre trop dangereuse... l’escale était donc annulée. Toutefois, il fallait aller faire étamper tous les passeports pour signifier notre sortie de Grèce. Il a donc envoyé une vedette avec tous les passeports afin que les autorités puissent remplir les formalités nécessaires. Bien que déçus de ne pouvoir visiter cette île bien particulière et de devoir annuler notre excursion, nous étions quand même un peu contente d’avoir une petite journée de repos avant d’entreprendre 8 jours consécutifs d’escales... On a profité de la journée pour faire quelques activités et de retrouver nos amis. Une petite sieste en après-midi... ahhh le bonheur!

Nous avions reçu dès notre arrivée une convocation pour le party Meet & Mingle de Cruise Critic qui avait lieu ce soir à 18h00. A notre arrivée au Looking Glass, je suis presque tombée sur le dos... il y avait 150 personnes! Tous les officiers nous accueillaient un après l’autre, en commençant par le capitaine Leif Karlsson, la directrice de croisière Sue Denning, le directeur de l’hotellerie Philip Herbert et plusieurs autres. On nous servit du champagne et des hors d’oeuvres. C’était vraiment hallucinant car tout le monde venait me dire bonjour, me reconnaissant grâce à ma petite photo sur Cruise Critic! Jase avec un, jase avec l’autre et tout à coup j’entends au micro Sue la CD qui m’appelle!!! Les gens au party lui avait dit que j’avais organisé le Roll Call et que grâce à mon enthousiasme, les gens s’étaient inscrits au M&M!! C’était vraiment super de pouvoir voir tous ces gens avec qui on avait échangé pendant tous ces mois. Sue m’a dit que jamais dans l’histoire d’Azamara ils n’avaient eu un tel party!! C’était un record de tous les temps!! Elle m’a même fait envoyer une bouteille de champagne pour me remercier. Tous les officiers sont venus nous dire au revoir et merci! Nous sommes ensuite allés souper avec nos amis et un groupe de nouveaux amis rencontrés sur CC!!!

Bonne nouvelle de la journée - comme nous avons raté Chios, nous sommes donc partis plus tôt et arriverons à Istanbul tôt le matin plutôt qu’à midi! J’ai contacté la compagnie Hello Ephesus avec qui j’avais réservé pour un guide francophone pour notre visite d’Istanbul afin de devancer notre tour. J’ai eu une réponse pratiquement dans l’heure!!

La mer est encore houleuse, et le vent siffle dans notre porte... j’ai encore dû appelé la maintenance, mais cette fois sera la bonne! Il ajoute un coupe-froid à la porte et fini les sifflements de gendarme!!

2 novembre 2009 - Istanbul - Pluie, soleil, vent - 12C

Quel bonheur de voir les rives du Bosphore se dessiner au petit matin! On peut voir dans la pénombre du lever du jour les minarets d’Istanbul qui pointent vers le ciel. Mais ce ciel est plutôt gris, et les nuages sont chargés de grosses gouttes! Je dois vous avouer que ça fait déjà 10 ans que je RÊVE d’aller à Istanbul... on avait presque réservé en 1999 mais les tremblements de terre dévastateurs nous en avaient empêché... 10 ans plus tard, j’y suis enfin!!

Je trépigne, je ne tiens plus en place... le Quest est accosté à Karakoy, juste devant le NCL Jade, juste au pied du pont Galata, face à Topkapi, Ste-Sophie et tout le quartier de Sultanahmet... C’est magnifique malgré le ciel menaçant. A 8h30, nous débarquons et sommes accueillis par une bande de Turcs en costumes traditionnels. Notre guide Sedate nous attend à la sortie du terminal. Afin de sortir, on doit remplir un formulaire (Landing Card) et la remettre au douanier - assez simple, et pas besoin de visa.

Notre guide est un grand gaillard qui parle un français impeccable. Notre chauffeur vient nous chercher avec un grand parapluie et nous amène à notre véhicule - un 6 places Mercedes tout neuf. Notre premier arrêt fut à la Citerne de Yerebatan. Cette cathédrale engloutie a été bâtie au 4e siècle par Constantin pour approvisionner les palais impériaux en eau potable. Elle impressionne par ses proportions gigantesques. Elle contient une forêt de colonnes - 336 en tout - coiffées de chapiteux corinthiens. Une des colonnes est particulière car elle a un motif d’oeil de paon. Tout au fond, deux colonnes ont une base à tête de méduse: une à l’horizontale, et l’autre de côté. Vraiment très particulier. On se laisse prendre par le mysticisme de ce lieu.

Puis, on s’est rendue à pied vers la Mosquée de Sultan Ahmet connue comme la Mosquée bleue! Pour s’y rendre, nous traversons un grand parc qui la sépare de Ste-Sophie... c’est très impressionnant de voir ces deux monuments grandioses de part et d’autre de ce parc! Il faut retirer les chaussures pour entrer et on nous donne un petit sac pour les transporter. Les tapis sont épais et confortables - c’est plutôt agréable de s’y promener! Nous tentons tant bien que mal d’absorber toute la beauté de ce lieu. Les tuiles d’Iznik qui ont fait la renommée de cette décoration sont en grande partie disparues... mais il en reste quelques unes et on peut voir l’intensité de leur couleur bleue qui a donné le nom à cette mosquée. C’est une des plus belles d’Istanbul, qui en compte pas moins de 550!!!

Nous avons ensuite traversé l’hippodrome où nous avons pu voir les deux obélisques et la colonne serpentine. L’obélisque de Karnak, le jumeau de celui de la place de l’étoile à Paris, trône fièrement au centre de la place.

Puis nous avons repris la voiture pour nous rendre à Topkapi. On aurait pu y aller à pied, mais la température était incertaine et on voulait rester au sec!! Depuis que je suis toute petite que je rêve de visiter le Harem de Topkapi... ce lieu rempli d’intrigues, d’histoire de princesses ravies de contrées lointaines, de sultans et d’eunuques! Pour faire la visite du Harem, il faut payer une deuxième entrée - mais ça vaut vraiment la peine. C’est là que vivait le sultan avec la Validé Sultane, sa mère, ses 4 femmes, 20 favorites et centaines de concubines! Tous les murs du Harem sont recouverts de tuiles d’Iznik. C’est incroyable!! On a pu voir les différentes pièces réservées au femmes, les dortoirs, les piscines, les bains et même les toilettes turques! À la sortie du Harem, on peut aller voir les trésors de Topkapi - des bijoux invraisemblables sertis de tellement de pierres précieuses, dont le fameux poignard aux émeraudes de 84 carats! Nous avons aussi vu le musée de Mahomet où sont gardées plusieurs des reliques du prophète dont une dent, un morceau de son bras et même le saint poil de sa barbe!!!! On a fini la visite avec les différents pavillons extérieurs et bien sur par une promenade sur la terrasse d’où on a une vue magnifique sur le Bosphore et la Corne d’Or.

On a maintenant l’estomac dans les talons!! Direction: Grand Bazar - le plus grand au monde, il s’étend sur 64 rues et contient plus de 4500 boutiques! Mais on a bien trop faim pour shopper... on trouve donc un petit restaurant dans le Bazar et Sedate nous conseille sur le menu. Je choisi un donair et un ayran, une boisson turque faite de 1/3 de yogourt et 2/3 d’eau salée. C’est surprenant, mais finalement, j’adore!! Mariette choisi une assiette d’Iskender - une autre spécialité de la région de Mugla. De petits morceaux de viandes grillées sont mélangés à une sauce de tomate et beurre fondu, servi sur des morceaux de pain pita qui absorbe la sauce, et de yogourt nature... Oh mon dieu... c’était tellement bon!!! Heureusement que Mariette mange comme un petit oiseau... j’ai pu me régaler aussi!

Après avoir flâné au Grand Bazar un peu, nous avons repris la voiture et avons traversé à Corne d’Or par le pont Ataturk pour aller faire un tour dans la ville moderne avant de rentrer au bateau vers 15h30. Notre excursion en privé a été organisé par Hello Ephesus, avec guide francophone, toutes les entrées incluses (pas le lunch) et nous a coûté 50$ US par personne - une aubaine!

A l’arrivée au bateau, on nous attendait avec le tapis rouge - littéralement - et un bon chocolat chaud! Il était le bienvenu car il faisait plutôt froid et très humide.

Nous devions aller voir un spectacle de derviches tourneurs, mais après avoir tenté de localiser l’endroit avec notre guide, il nous a conseillé de ne pas nous y aventurer seules... on a donc décidé de rester à bord et de profiter du spectacle de baladi. Quelle bonne décision! Le spectacle à bord était extraordinaire. Un orchestre de musique traditionnel accompagnait une troupe de danseurs et la superbe Princesse Sahara qui nous en a donné pour notre argent!! Les petits monsieurs ont du faire des beaux rêves ce soir!!! Surtout notre ami qui a été choisi par Princess Sahara pour monter sur scène avec elle...

Après le spectacle, on est monté se coucher tandis que les hommes sont allés prendre une douche froide!!!

Demain, je repars à la découverte d’Istanbul, cette fois en tram avec mon amie!!

3 novembre 2009 - Istanbul - Soleil - 17C

Dès mon réveil, je peux entendre le va et vient des ferries qui traversent le Bosphore et la Corne d'Or... il y a du traffic même sur l'eau! Heureusement ce matin le soleil est au rendez-vous. A 8h00, je rejoins mon amie au buffet... elle dort!! Son père l'a réveillée en sursaut à 4h30 pensant qu'elle serait en retard pour notre départ!! Mais après un double espresso bien serré - excellent et gratuit au buffet - nous partons à pied.

Le Quest est tellement bien situé. A la sortie du terminal, nous empruntons une petite ruelle commerciale qui nous amène au pont de Galata en moins de 10 minutes. De là, on achète un billet de tram. Le tramway est la façon la plus simple de se déplacer à Istanbul. Ils sont tout neuf, et on évite ainsi la congestion! Le quartier de Sultan Ahmet est à 4 stations de Galata. Notre première visite ce matin sera Hagia Sofia - le temple de la divine sagesse! Construite par Constantinople comme Basilique, elle fut ensuite convertie en Mosquée, et aujourd'hui elle est un musée - ce qui explique qu'elle ait été fermée hier! Dès 8h30 la file se forme à l'entrée. On prend donc notre place pour être dans les premiers à entrer. à 9h00 pile, on entre. Le coût d'entrée est de 20 TLY et on ne prend ni carte de crédit, ni d'autres devises. Par chance, on avait changé quelques euros en lires turques avant d'arriver. La visite est impressionnante. J'avais lu dans mes recherches qu'on avait une vue superbe de la mezzanine. Alors dès notre entrée on est monté avant la cohue des touristes japonais... clic clic clic... pire que moi!!!

Nous croyons devoir emprunter un escalier pour monter, quelle ne fut notre surprise de voir que nous devions plutôt escalader un corridor de pierre, sans marche, et tout en marbre (lire glissant...). Le tout donnait à l'ascension une drôle de sensation. Arrivées en haut, on a pu voir de très près les magnifiques mosaïques chrétiennes. Et croire qu'elles avaient toutes été recouvertes à l'ère musulmane puisque les images sont interdites dans les mosquées... Après notre exploration de Hagia Sofia, nous sommes reparties à pied pour le Bazar égyptien aussi appelé le marché des épices. Facile de s'y rendre, on n'a qu'à suivre à pied les rails du tram! Les rues sont bordés de boutiques et de restaurants et on fait un peu de lèche-vitrine. Les boutiques de bonbons - les délices turcs et les loukoums - sont tellement invitantes!

Nous rejoignons le marché aux épices en moins de 20 minutes. Ce marché est en fait beaucoup plus agréable que le Grand Bazar. Il est moins grand, donc moins de risques de s'y perdre, les boutiques sont sensiblement les mêmes, les prix sont meilleurs et en plus, on a les étals des choses quotidiennes comme les denrées, les épices, les chaudrons etc. contrairement au Grand Bazar où on retrouve principalement des bijoux, cuir etc.

Nous traversons le pont Galata à pied. Tout le long du pont, des dizaines de pêcheurs sont déjà installés avec leur grande canne!

On en profite pour acheter un jus de grenade fraîchement pressé devant nous... le bonheur!! J'ai fait le plein d'antioxydants pour un bout!!!

De retour sur le Quest, on nous attend avec du vin chaud épicé, ou Gluwein. Wow... c'est pas mal plus 'réjouissant' que le chocolat!! J'en prend deux coup sur coup!! Je suis heureuse... moi et Wendy on rigole comme des gamines...

Comme le Quest part d'Istanbul vers 13h00, on va tous s'installer sur le Lido afin d'avoir une bonne place pour le départ et la navigation du Bosphore. Les chaises longues en bois ont d'épais matelas et de belles couvertures nous attendent. Le bonheur! Après un bon lunch au grill, un guide turc s'installe pour nous faire le commentaire tout au long de notre navigation à travers le Bosphore, la mer de Marmara et plus tard, des Dardanelles... Vraiment, une autre journée exceptionnelle.

Nous avons un autre cocktail ce soir. Cette fois, c'est pour le Captain's Club. Encore une fois, nous rencontrons tous les officiers, Sue, le Capitaine et tous sont encore des plus chaleureux. C'est vraiment agréable car on peut vraiment s'attarder et avoir de bonne discussion avec eux!

Le Capitaine nous parle des changements qu'il y aura avec Azamara! A compter de maintenant, Azamara sera indépendante de Celebrity. Bien que toujours du groupe RCL, Azamara aura sa propre direction, son propre staff et développera sa niche. Ils veulent continuer à offrir une expérience de proximité avec les passagers tout en offrant le meilleur service qui soit, des itinéraires exclusifs et des voyages à thème. Il a même parlé d'élargir la flotte mais toujours avec des petits navires, avec moins de passagers! JE RÊVE OU QUOI!!!!! C'est le bonheur total!!!

Après un souper extraordinaire de filet mignon de cerf, nous allons voir le spectacle de production. La troupe compte 3 filles et 2 garçons, tous très talentueux, et le spectacle est très réussi, même avec une si petite scène. Il faut dire que le band est encore une fois incroyable... un band de 8 personnes avec 3 cuivres... ouf!! Ils sont vraiment bons.

Demain, on pourra faire la grasse matinée, car on n'arrive à Kusadasi que vers 11h00!!

4 novembre 2009 - Kusadasi - Orage, soleil 20C

Nous sommes arrivés à Kusadasi vers 10h30, avec un ciel encore chargé de gros nuages gris... mais des petits trous bleus se dessinant au loin nous donne espoir pour notre visite d’aujourd’hui à Ephèse. Le Quest est allé se ‘stationner’au deuxième quai du port puisqu’il y a déjà 3 navires accostés: Le Solstice de Celebrity, le Splendor of the Seas et l’Albatros. Le Quest a l’air d’un yacht privé à côté du mastodonte de Celebrity!!

Une troupe de jeunes danseuses et de musiciens nous attendait pour nous souhaiter la bienvenue, et un jeune garçon nous a remis une petit broche avec l’oeil bleu - une amulette pour nous protéger contre le ‘mauvais oeil’! Notre guide Ibrahim nous attendait à la sortie du terminal. Il est un professeur de français à la retraite avec une passion pour l’histoire... on est bien tombé!!

Nous partons de sitôt pour Selçuk pour aller visiter la maison de Marie. Le trajet prend environ 30 minutes. De part et d’autre de la route nous pouvons voir de grands vergers de pêches, d’oliviers, de mandarines et des champs de choux. Ibrahim nous raconte qu’autrefois, les parents réservaient les terres de montagnes à leur garçons, car elles étaient plus fertiles et se ‘débarrassaient’ des terres en bord de mer en les donnant à leurs filles... mais avec l’avènement du tourisme, ce sont les filles qui ont finalement hérité des terres avec la plus grande valeur car les promoteurs immobiliers s’arrachent tout ce qui est en bord de mer!! A notre arrivée sur le site de la maison de Marie, le ciel s’ouvre littéralement et bien que nous ayons des impers, nous nous retrouvons trempés jusqu’aux os... tout le monde tente de s’abriter tant bien que mal dans les quelques boutiques ou sous les arbres et le tonnerre gronde à tue tête... est-ce un signe??? Nous rejoignons finalement la petite chapelle qui a été construite sur les fondations de la maison où Marie aurait fini ses jours en compagnie de St-Jean Baptiste, à qui Jésus avait confié sa mère. La chapelle est bondée car la pluie a repris de plus bel... j’avoue qu’il est vraiment difficile de savourer le moment et de se dédié à nos dévotions... on ne pense qu’à retrouver le confort de la voiture... Je suis un peu bouleversé d’être dans un endroit si important et de ne pouvoir m’absorber... j’achète en vitesse 2 petites chandelles dans cette chapelle, me disant que je ferai mes dévotions une fois au sec!!!

Nous retournons vers Éphèse pour faire la visite de cette ville gréco-romaine, une des mieux conservées du bassin méditerranéen. Heureusement, le ciel s’est éclairci et le soleil a fait son apparition! Ibrahim nous amène à la Porte de Magnésie afin que nous fassions la visite en descandant... bonne idée, car les cars d’excursions de Princess on fait l’inverse et les gens ont dû se taper la visite en montant... beaucoup plus fatiguant!

Ce site est exceptionnel. On voit souvent l’image de la bibliothèque de Celsus, l’emblème d’Éphèse. Mais ce qui est à mon avis le plus remarquable est que la ville est tellement bien conservée qu’on peut vraiment voir comment la ville était, comment les gens vivaient. On n’a pas vraiment à user d’imagination car tout est là! Nous avons été visiter les maisons en terrasses, un petit extra que les groupes ne font pas et qui vaut franchement la peine. Ces maisons étaient celles des patriciens de l’époque, et contiennent des mosaïques et des fresques colorées dans un état impeccable. Ils ont recouvert ces excavations et en ont fait un musée vivant. On peut voir les archéologues trier et assembler des milliers de petites pierres et plaques de marbre afin de recréer les surfaces des planchers et des murs de ces maisons... vraiment, un travail de moine mais qui donne des résultats rien de moins que spectaculaire.

Sur l’avenue de marbre qui va du théâtre - un des plus gros de l’Antiquité, 24 000 sièges - jusqu’à la librairie de Celsus, une plaque est gravée avec une annonce pour le bordel. On y a gravé le visage d’une belle femme, un coeur, une pièce de monnaie et un pied... le pied, c’est prendre la mesure de ceux des clients - s’ils étaient plus petits, le client était trop jeune et donc refusé à l’entrée... Serait-ce ici l’origine de l’expression ‘Prendre son pied’???

Et que dire de la bibliothèque... construite en 110, un ingénieux système de ventilation a été aménagé entre deux murs afin de garder la bibliothèque fraîche et ainsi mieux conserver les rouleaux! C’était la deuxième bibliothèque en importance après celle d’Alexandrie.

Après cette visite extraordinaire, je me suis payé un autre jus de grenade... dieu que c’est bon! Une super-dose de vitamine qui vous remet sur le piton!!

Avant de retourner au bateau, nous avons fait un arrêt pour voir ce qui reste du temple d’Artémis. Une seule colonne persiste. Difficile de croire que ce temple était une des 7 merveilles du monde antique!

Nous étions de retour au navire vers 16h00, vraiment satisfaites de notre excursion avec Ibrahim. J’avais réservé cette visite avec Hello Ephesus au coût de 65$US par personne.

Après une petite collation sur la terrasse arrière du bateau, nous sommes ressorties pour aller faire un peu de shopping au bazar de Kusadasi. Nous sommes tombées sur mon amie Wendy qui venaient de faire de bons achats. Elle est donc repartie avec nous pour nous indiquer les bons magasins! Ici, c’est le paradis des ‘genuine fake’ et le cuir est à l’honneur. J’y ai vu des cuirs si minces qu’on les appelle soie de cuir. Je n’ai pu résister et je me suis acheté une magnifique veste d’un cuir si souple, qu’on a l’impression de ne rien avoir sur le dos! Ravie de mon achat, nous sommes revenus à bord et sommes allés manger au buffet.

Le buffet avait un thème différent à chaque soir et vraiment la nourriture était exceptionnelle, même ici. De plus, pour créer une ambiance différente le soir, un guitariste y était tous les soirs de 20h00 à 22h00.

5 novembre 2009 - Bodrum - Soleil 25 C

Ce matin, le ciel est clair et laisse présager une journée magnifique. Comme on partait pour la journée en tour privé, j’avais fait venir le petit déjeuner à la chambre. Avec Azamara, nous avons droit à un menu complet! J’avais demandé, en plus de notre déjeuner, des petits pains avec du jambon et du fromage afin de me faire des sandwiches pour grignoter au cas où!! Le service de Room service a deviné le but de ma demande car ils nous ont confectionné deux super sandwiches sur pain sésame avec mayo, tomates etc. De plus, on nous appelle pour nous aviser que le plateau s’en vient: ‘Good morning Miss Marie, it’s Martin your favorite Maitre D, your breakfast is on its way! Have a great day ashore’! OK... est-ce que je rêve encore?

J’avais fait beaucoup de recherche afin de trouver un tour opérateur pour cette escale. Mes recherches ont porté fruit et j’avais 3 groupes qui partaient aujourd’hui avec Akustik Travel. Dès notre arrivée au terminal, la personne avec qui j’avais fait les arrangements était là pour nous accueillir. Les trois groupes ont rejoint leur guide et mini-bus. J’avais limité notre groupe à 6 personnes afin d’avoir de l’espace dans le véhicule et aussi afin de ne pas se faire presser par personne. Notre guide Yavüz avait tout à fait l’air d’un fier descendant de sultan... avec ses yeux luisant, ses long cils noirs, sa barbichette et son crâne chauve! On pouvait tout à fait l’imaginer avec un turban orné d’une gigantesque émeraude et d’une plume d’aigrette!

Notre matinée a été dédiée à la visite de Bodrum, une magnifique station balnéaire. La marina était remplie à craquer de caïques turques, puisque la saison tire à sa fin. J’ai tout de suite pensé à notre Francine, passant ses nuits sur les matelas à l’arrière à se faire courtiser par les marins turcs...!!! Farce à part, ces bateaux sont vraiment majestueux avec leur grand mat et le bois vernis.

Nous avons passé un bon 3 heures à visiter le château St-Pierre, édifié au 15e siècle par les Hospitaliers de St-Jean, cet ordre militaire chargé de garder les routes maritimes vers la Terre Sainte. Le château faisait partie d’un réseau de places fortes protégeant l’île de Rhodes où l’ordre était basé. Le château abrite maintenant un musée des Découvertes sous-marines, où on peut voir les cargos d’épaves datant de plusieurs siècles avant JC ainsi qu’une collection d’amphores incroyables.

Bodrum est sise sur l’ancienne cité de Halicarnasse, fief du roi Mausole qui y régnat au 4e siècle av-JC. Il y fit construire un monument funéraire commencé en 355 av-JC et finit après sa mort. Ce monument funéraire des plus imposants donna à notre langue le mot ‘Mausolée’. Il ne reste malheureusement que la fondation de la chambre funéraire et un champs de colonnes en pièces. Ce monument était à l’époque une des 7 Merveilles du monde antique. Avec cette visite, nous avons donc vu 6 des 7 merveilles... il faudra aller à Bagdad en Irak pour voir la septième, les jardins suspendus de Babylone... pas pour demain!!

Après un bref arrêt au théâtre grec, construit à flanc de colline, nous prenons la route pour Sazköy, un village de 92 maisons (environ 350 personnes) où nous dînerons chez l’habitant et passerons l’après-midi. Ce village vit principalement de la fabrication de tapis. Les femmes qui font les tapis sont regroupées en coop et vendent leur tapis aux grands commerçants istanbuliotes. Le chef de la coop nous a reçu dans sa maison, aménagée pour recevoir des petits groupes de touristes. La grande véranda de la maison était recouverte de tapis et de kilims et au centre, un grand plateau recouvert de plats tous plus appétissants les uns que les autres, nous attendait! On s’est installé autour du plateau et notre hôte nous a offert vin, bière, eau etc. Les plats étaient exquis: feuilles de vignes, aubergines, courgettes, poulet, fèves, riz, sauce tomate, huile d’olive, et un pain plat super moelleux. C’était succulent! Yavüz ne cessait de remplir nos assiettes... on est sorti de là en roulant!! Après le repas, nous avons eu droit à la démo des tapis, mais sans pression... vraiment! Ils nous ont montré les différents types de tapis que les femmes fabriquent en nous racontant les histoires dépictées sur les tapis. Après la séance tapis, nous sommes allés faire le tour du village à pied. Nous avons rencontré les femmes à leur métier, en train de tisser les fameux tapis. Puis on a vu les fermettes, les champs d’oliviers. On a terminé notre visite en allant prendre un thé au magasin général, le seul commerce de la place. Tous les hommes y étaient pour prendre le thé d’après-midi et jouer au backgammon! Je vous dis qu’on se faisait zieuter... J’ai fait quelques achats au magasin - des loukoums tout à fait délicieux, et des coussins en broderies.

Cet après-midi nous a permis de découvrir le mode de vie d’environ 35% des turcs. Un mode de vie qui deviendra sûrement de plus en plus rare avec l’exode vers les villes. Cette excursion au coeur de la Turquie rurale en valait grandement la peine! Réservée avec Akustik Travel elle nous a coûté 61 € par personnes. Les deux autres groupes ont eu des meilleurs tarifs car leur groupe était plus gros (10 personnes). Nous avons terminé notre journée au bord de la piscine afin de ne gaspiller aucun des beaux rayons de soleil qui nous a suivi toute la journée!

Comme à tous les soir, le chef Anthony, un français, nous a concocté un autre souper digne de chez Toqué... tarte aux olives, brochettes de filet mignons et lentilles, et un Lava cake coulant... le bonheur!!!

6 novembre 2009 - Fethiye, Turquie - Soleil 23C - à l’ancre

Avant même de partir, nous avions décidé que Fethiye serait une journée plus relax pour nous. Nous avions déjà visité la région dans une croisière précédente, donc ce matin, on a fait la grasse matinée - je me suis levée à 6h30!!! Du rideau entrouvert, j’ai vu un ciel de feu... je me suis précipitée sur le balcon pour voir le lever de soleil le plus spectaculaire qu’il m’ait été donné de voir... vraiment, l’insomnie peut avoir des bons côtés!!!

On se l’est coulé douce jusqu’à 9h00. On a pris notre petit déjeuner à la salle à manger, tout en admirant le paysage et la mer si calme...

Nous avons pris le tender de 11h00. C’est le trajet le plus smooth que nous ayons jamais fait! Les tenders sont aussi beaucoup mieux fait que ceux des autres navires. Il n’y a aucun escaliers à monter, on entre au même niveau que le quai. Au bout du quai, on peut apercevoir l’amphithéâtre de Telmessos - le nom de cette ville à l’époque romaine. Contrairement aux sites archéologiques qu’on voit partout, celui-ci n’a pas été fouillé et le théâtre est laissé à lui même - la nature a pris le dessus, mais le site semble mieux ‘intégré’ à la ville d’aujourd’hui!

Le bord de mer est rempli de bateaux de pêcheurs et plusieurs sont installés pour vendre leur pêche du matin. Nous avons pris un taxi pour aller voir quelques tombes rupestres, creusés et sculptés à flanc de montagne, qui sont juste à la sortie de la ville. 20$US pour une course de 5 minutes semble un peu exagérée, mais on ne le savait pas avant de partir!!! Toutefois, la ville est très à pic, et l’ascension aurait grugé toute l’énergie nécessaire au shopping d’après-midi!!! Tout compte fait, un p’tit 20 bien dépensé! Ces tombes sont vraiment impressionnantes car on dirait des palais sculptés à même la montagne. Nous avions vu ce type de monument funéraire à Dalyan, mais quant à être ici, la visite en valait la peine.

De retour en ville, nous avons flâné dans le bazar. Comme la saison touristique tire à sa fin, on nous avait dit qu’il serait plus facile de marchander. Mais en fait, c’était tout le contraire... les commerçants sont écoeurés et ne pensent qu’à leur vacance! Pas de ‘deal’ à faire ici! Mariette se trouve quand même une belle écharpe pashmina aux couleurs ambrées... elle fera fureur avec son achat!!

On trouve une belle terrasse sous un treillis de vignes remplies de raisins pour le lunch. En voyant sur le menu la spécialité turque goûtée à Istanbul, on ne peut pas résister! On reprend une assiette d’Iskender et moi je choisi une pizza turque - vraiment différente de l’Italienne! La pizza turque est faite comme un chausson mais en long - elle mesure environ 18 pouces de long et 4 de large. La pâte mince est farcie de fromage de chèvre, de persil et de tomates. Le tout arrosé de notre nouvelle bière préférée, Efes... un autre moment de pur bonheur!

De retour sur le bateau, nous rencontrons nos amis qui eux ont eu toute une frousse aujourd’hui... Ils avaient décidé de faire une excursion privé avec un groupe de CC. Une fois arrivé aux tombes rupestres, les freins du véhicule ont lâché et le véhicule s’est retrouvé les deux roues arrière dans le vide!!! Heureusement, tout le monde était hors du véhicule... mais toutes leurs affaires s’y trouvaient!! Ils ont dû attendre qu’une grue viennent repêcher le mini-bus... quelle affaire!

7 novembre 2009 - Antalya, Turquie - Soleil - 27C

Lever du corps à 6h00... Ayoye... un peu tôt, mais notre excursion, réservée avec Azamara, débute à 7h15, donc on doit se grouiller ce matin!

Notre guide Ahmet parle un anglais impeccable et l’autobus est super propre et confortable. Chaque passager reçoit un sac avec une amulette protégeant de l’oeil maléfique, des serviettes humides et des écouteurs. Notre guide parle dans un radio émetteur ce qui permet à tout le monde de bien entendre ses commentaires - définitivement un avantage avec un gros groupe.

Nous prenons la route pour Aspendos qui se trouve à environ 1h00 d’Antalya. Nous visitons un théâtre qu’on dit être le mieux conservé au monde et un exemple parfait du théâtre romain. Ce qui est particulier, c’est que le mur de scène est intact et forme donc, avec l’hémispère des gradins, un demi-cercle fermé parfait. Contrairement au théâtre grec qui s’adosse à une colline, le théâtre romain est construit en hauteur grâce à l’arche! Il est fermé afin de contrôler l’attention des spectateurs. Les gradins sont toujours intact et les niches et décorations de l’arrière scène sont spectaculaires. Ce théâtre pouvait recevoir 15 000 spectateurs. Aujourd’hui, plusieurs spectacles d’opéra, de ballet ou de musique ont lieu à Aspendos. On y accueille environ 10 000 personnes - on est définitivement plus gros que du temps des Romains!

Deuxième arrêt, l’ancienne cité de Perge. Cette ville de l’Antiquité avait été fondée par des guerriers grecs suite à la chute de Troie, mais elle connut son apogée à l’époque de la Pax Romana. Nous avons visité l’agora avec ses colonnes de marbre et de granit, puis les thermes avec leur 4 pièces aux températures différentes. On peut encore voir tout le système de canalisation qui transportait les eaux froides ou chaudes, et aussi les égouts pour les eaux usées. Très différente d’Éphèse, Perge est aussi un site intéressant et nous donne un bon aperçu de la disposition et de la vie à cette époque. Perge a été conquise par Alexandre le Grand.

Le soleil était assez intense et après avoir marché dans ces vestiges pendant 1h30, nous étions assez fatigués. Heureusement, l’heure du lunch avait sonné! On nous conduisit dans un restaurant où un magnifique buffet de spécialités turques nous attendaient. Malheureusement, on n’avait que 30 minutes pour manger, et on a du faire la file pendant 15 minutes aux toilettes... donc on s’est gavé comme des oies afin de se sustenter un peu. J’ai tout de même réussi à goûter à un peu de tout, et c’était délicieux... dommage qu’on ait pas pu en profiter.

De retour à Antalya, nous avons fait un tour à pied de la partie ottomane de la ville. Les rues sont bordées de maisons en bois en encorbellement - on dit qu’Antalya constitue le plus beau noyau d’habitations ottomanes de Turquie. Deux minarets sont assez remarquables: Le minaret cannelé est devenu l’emblème de la cité. Un peu plus au centre, le minaret tronqué est accolé à une église byzantine. La porte d’Hadrien a une triple voûte à caissons flanquée de deux tours de garde. Elle fut érigé pour la venue de l’Empereur Hadrien en 130 AD. Le tour à pied (ou plutôt la course à pied!!!) s’est terminé au centre de la ville, près de la statue d’Ataturk... notre point de rencontre après la pause shopping qu’on nous donnait. Ouf... je suis à bout! On a plutôt choisi de prendre le 45 minutes pour aller prendre un café, bien assises à l’ombre à regarder les gens passer... Cette excursion est beaucoup trop chargée... on a mangé à la course, puis on a couru après le guide tout au long du tour à pied. Même si on a les écouteurs, c’est difficile de suivre quand on est 500 mètres derrière - à gauche la maison jaune, elle date de l’époque de Pasha machin chouette... ah oui? Et la maison bleue elle... ben tu la verras dans 5 minutes quand tu auras rattrapé le guide... attention les marchettes, ici, c’est du sport extrême!!!

Bon, comme prévu, après du shopping il y a toujours des retardataires et je suis convaincu que nous louperons la dernière portion de l’excursion, la visite au musée archéologique d’Antalya, le plus recommandé de Turquie... il est 15h00 et nous devions être de retour au bateau à 15h30!!

Mais Ahmet fait à sa tête, il nous amène au musée et nous aurons 45 minutes pour en faire la visite! Vraiment, cette visite est le clou! On peut y voir toutes les statues du théâtre d’Aspendos ainsi que toutes celles retrouvées dans les temples de Perge. L’état impeccable de ces trouvailles sont à couper le souffle. Le marbre est d’un blanc si pur, presque translucide. Une collection de sarcophage est aussi des plus impressionnante. Nous revenons finalement au bateau à 16h45... à peine 15 minutes avant le départ du bateau!!!

Épuisés par cette course folle, on s’effondre et faisons la sieste jusqu’à 19h00... Ce soir sera un petit souper au buffet (encore une fois exquis - spécial fruits de mer ce soir!), et dodo à 22h00!!

8 novembre 2009 - Limassol, Chypre - Soleil 28C

Encore un matin à l’heure des poules... réveil à 6h00, départ pour l’excursion à 7h00... ah les vacances!

Ce matin nous partons sur une excursion d’Azamara pour Paphos, un site du patrimoine de l’UNESCO situé à l’ouest de l’île de Chypre. Le trajet prend une bonne heure mais nous permet de voir cette île aride mais remplie de vergers d’agrumes sur le point d`être récoltés. L’irrigation fait des miracles! Sur la route qui longe la côte, on peut admirer les eaux turquoises de la Méditerranée. On fait un bref arrêt pour voir le rocher près duquel la déesse de l’amour, Aphrodite (Vénus) aurait émergé des eaux pour prendre vie. Ce rocher s’appelle Pétra tou Roumiou ou rocher du Romain. Est-ce qu’on peut la voir assise sur ce rocher - eh, bien, je suis peut-être une grande romantique, mais j’aurais juré qui oui!!

Nous arrivons à Paphos et visitons d’abord les tombeaux des rois. Cette nécropole nous fait découvrir des tombes sous-terraine datant du 4e s. av-JC où les patriciens et nobles de l’époque furent ensevelis. Certaines de ces chambres funéraires comportent de belles colonnes doriques et des fresques murales. Malheureusement, cette nécropole a été utilisé comme carrière au fil du temps et il n’en reste que quelques tombes. Il n’est que 9h30 le matin et le soleil nous tape... de plus, ce soleil d’automne projette des ombres si longue qu’on se croirait en fin de journée... une lumière tout à fait surprenante!

Troisière arrêt, le clou de la journée: La villa de Dionysos. On visite cette immense villa du 3e s. AD pour ses planchers en mosaïque parmi les plus beaux de l’est méditerranéen. Représentant des scènes inspirées de la mythologie grecque, elle fut accidentellement découverte en 1962 par un fermier qui labourait son champ. On l’appelle ‘Dionysos’ à cause des représentations de ce dieu du vin, mais la villa était probablement la propriété d’un riche général romain ou d’un commerçant de Paphos. Pièce après pièce, on retrouve des mosaïques colorées qui nous racontent les histoires des dieux et déesses! On peut facilement imaginer l’opulence de ces lieux et toutes les soirées et réceptions que le maître a pu donner dans cette villa! Un petit Odéon a été restauré non loin de la villa.

Après la visite, nous avions du temps libre pour profiter du petit port de Paphos. La chaleur nous avait un peu sonnés, alors on a décidé de trouver une belle terrasse au bord de l’eau et de prendre une bonne bière! Vraiment, on peut se faire à cette vie assez rapidement!

Sur la route de retour, nous avons fait un dernier arrêt à Yeroskipou pour y visiter sa magnifique église orthodoxe à 5 dômes, Ayia Paraskevi ou Ste-Vendredi. Cette église a été construite au 11e s et abrite les reliques de Ste Vendredi, une sainte vénérée par les gens qui ont des problèmes avec leurs yeux. La chance jouait avec nous car au moment de notre visite, on s’apprêtait à y célébrer un baptême. On a pu voir le petit chypriote et sa famille et notre guide nous a parlé des rites de baptême. Très émouvant!

Le bateau quittait Chypre à 13h00. On avait donc une belle après-midi de loisir, question de reprendre des forces avant notre journée au Caire!

Comme cette croisière était une croisière-réunion, il y avait beaucoup d’activités d’organisées pour les membres du Club du Capitaine. Cette après-midi, nous avions un cours d’artisanat où nous pouvions confectionner un bracelet en billes de verre. Je ne suis pas très ‘artisanat’ mais je me suis dis, pourquoi pas! Wow... moi qui pensait qu’on nous donnerait des ‘beads’ cheap et quétaine... erreur! On avait un choix incroyable de billes et tout ce dont on avait besoin pour faire de très belle création! Amusant car j’y ait inclus quelques uns des petits ‘yeux’ des amulettes qu’on nous avait donné! Je me suis donc fait 2 bracelets très représentatifs des endroits visités!!

On a fini la journée à la piscine - eau salée, chauffée - le bonheur!! Cette pause flottante m’a complètement ré-énergisé! En se rendant à la salle à manger, on s’est aperçu que l’orchestre s’apprêtait à faire une session de Jazz dans l’atrium (Mosaic)... on n’a pas pu résister! Ils sont tellement bon... ils ont ‘jammé’ pendant plus d’une heure! Même le fils du capitaine, en visite sur le navire, s’est joint au band à la guitare électrique. On pouvait voir toute la fierté d’un père et d’une mère, car sa femme y était aussi, sur leur sourire!

9 novembre 2009 - Alexandria, Egypte - Soleil 30C

Un autre matin très très tôt... mais je suis un peu surexcitée car nous partons pour une excursion que j’ai concoctée avec l’agence Ramses Travel depuis plusieurs mois déjà. De plus, 11 autres groupes de notre Roll Call sont aussi avec Ramses. J’ai donc très hâte de rencontrer le directeur de l’agence avec qui je suis en contact depuis plusieurs mois!

Le terminal où nous accostons est bien différent de celui où le Costa Magica était en 2005. Ce terminal a l’air tout neuf! Nous sommes descendus à 7h10. Un mot sur les formalités d’entrée: Un visa est requis pour aller en Egypte. Azamara s’est chargé d’obtenir le visa pour TOUS les passagers sans frais. A l’embarquement à Athènes, on a pris nos passeports et on nous les a remis la veille de notre arrivée en Egypte avec le visa étampé. A la sortie du bateau, nous n’avions qu’à montrer notre passeport au douanier égyptien, installé au poste de sécurité du bateau, et voilà, le tour était joué!

Aussitôt sortie du terminal, j’ai aperçu notre guide avec mon nom sur une pancarte et le directeur de l’agence. Nous avons reçu le traitement VIP toute la journée! J’étais un peu craintive à l’idée de partir au Caire seule avec ma mère. Mais nous avons été traitée aux petits oignons, et je me suis toujours sentie en très grande sécurité. Notre guide Karim parle un français impeccable, et notre chauffeur Mustafa, surnommé Mustafa Schumacher, lui ne parlait qu’anglais. On comprendra rapidement le surnom de Mustafa... et on appréciera d’avoir un conducteur aux nerfs d’acier... conduire au Caire donne à sport extrême une toute nouvelle dimension!! Ici, aucune règle ne prévaut...et quand on dit aucune, on dit aucune!! Pas de limites de vitesse, 6 voitures de large dans 2 voies, klaxons collés au fond, pas de lumières allumées pour conduire le soir... les gens qui pensent vivre une aventure à louer une voiture pour la journée frôle carrément l’inconscience. D’ailleurs, le seul groupe du bateau qui s’est aventuré à tenter l’expérience y est resté... ils ont loupé le bateau et on ne les a jamais revu!!

La route pour se rendre au Caire prend environ 3 heures. Nous avons pris la route du désert, comme tous les bus et autres groupes de touristes. Cette route a bien changé depuis notre dernière visite en 2005. Il y a beaucoup moins de terrains vagues, et plus de champs d’aménager et des mosquées installées en bord de route à tous les 50 km. A mi-chemin, nous avons fait un arrêt (pause bio) et pour prendre un café - instantané... yuk! Il n’y avait que des hommes au resto... les femmes, elles étaient toutes dans un salon aménagé dans la toilette! Elles attendaient patiemment avec les enfants... On a eu droit à bien des dévisagements et des regards curieux! Nous sommes arrivés au Caire vers 10h00 - c’est toujours impressionnant de voir les pyramides, un peu embrouillées par la pollution, au travers des quartiers qui bordent l’autoroute.

Ce qui est aussi vraiment bouleversant, c’est de voir que toutes les constructions sont inachevées... le fruit de la nouvelle civilisation Egyptienne comme nous raconte Karim! En effet, le Caire a été construit de part et d’autre du Nil, dans sa vallée fertile. Une loi de zonage, vraiment mal foutue, permettait la construction dans cette zone en contrepartie de taxes très élevée. Toutefois, les taxes ne sont perçues que quand la construction est complètement terminée!!! Ainsi, tout le monde a commencé à construire dans cette vallée, mais sans jamais terminer les édifices afin de contourner la loi. Tous les édifices ont l’air soit abandonné ou soit en ruine. Toutefois, ce n’est qu’une illusion! A l’intérieur, les gens sont super bien installés avec toutes les modernités... Vraiment, tout un clash!

Au programme aujourd’hui, le Caire islamique et le Caire copte (c’est ainsi qu’on appelle les égyptiens chrétiens). Notre première visite est à la citadelle de Saladin où on a visité la plus grande mosquée du monde islamique, la mosquée de Mohammed Ali (pas le boxeur, mais le vice-roi d’Égypte, fondateur de l’Égypte moderne). Cette mosquée est aussi appelée la mosquée d’albâtre. Assez impressionnant... à l’approche de l’entrée, un drôle de vendeur nous a abordé en nous appelant Mme Obama, Mme Carla, Mme Georges Washington!! En fait, il récitait tous les noms de personnages occidentaux qu’il connaissait!! A la sortie de la mosquée, la terrasse qui surplombe la ville nous offre un vue tout à fait saisissante. Comme il est midi, tous les muezzins se mettent à l’appel à la prière! L’effet est vraiment ahurissant... on entend des centaines (oui... on dit qu’il y aurait plus de 1000 mosquées au Caire) de muezzins faire ce qui nous semble des lamentations nasillardes! Toute une cacophonie, mais c’est presqu’hypnotisant!

Nous quittons la citadelle pour se rendre dans le quartier copte. Une guérite ferme ce quartier où vivent les chrétiens du Caire. On dit qu’ils formeraient de 5 à 20% de la population égyptienne et qu’ils sont bien respectés dans ce monde musulman. Toutefois, c’est assez perturbant de voir qu’ils sont confinés à un quartier et que des gardes armés veillent à la guérite. Ce quartier est l’un de plus vieux de la chrétienté car c’est ici que Marie et Joseph se sont réfugié durant leur exil de Judée. C’est dans le sous-sol de l’église St-Serge qu’aurait vécu la sainte famille pendant 40 jours. Assez émouvant comme visite, même si on n’est pas super pratiquant, il y a quand même une page d’histoire importante sous ces pierres!

Des dizaines de petites églises et chapelles se côtoient dans les ruelles étroites de ce quartier. Les gens, comme partout au Caire, vivent dans la rue et on croise plusieurs femmes avec leurs enfants, ou des travailleurs qui tentent, tant bien que mal, de remettre sur pied les vieilles habitations. On peut facilement reconnaître les coptes car ils ont une croix de malte tatouée sur le poignet. A la sortie de la vieille synagogue Ben Ezra, une dame vient me porter 2 petits pains... notre guide lui donne quelques sous pour la remercier mais elle veut simplement partager son pain avec nous. Ces pains sont comme ceux des images saintes qu’on avait à la petite école... je suis tout à coup transportée dans une scène biblique... c’est assez bizarre, surtout que le décor et les vêtements de cette dame sont encore les mêmes qu’à l’époque de Jésus. On visite plusieurs de ces églises, ce qui nous permet de s’abriter du soleil brûlant!

Après quelques heures dans le quartier copte, nous retrouvons Mustafa notre chauffeur et reprenons la route vers le centre du Caire pour notre lunch sur le Nil. Mais nous devrons vivre une autre expérience typiquement cairote avant d’être récompensé par notre dîner... les bouchons de circulation... on est littéralement pris pendant 45 minutes, le moteur éteint! Karim en profite pour nous initier à la musique égyptienne, au plus grand plaisir des passagers des voitures environnantes qui nous trouvent bien intrigantes! On finit par sortir du bouchon et nous allons au Grand Hyatt du Caire pour un lunch au Hard Rock Café. Ce genre d’établissement n’est vraiment pas ma tasse de thé - je privilégie les lieux plus représentatifs du pays, de la place, mais après plusieurs avertissements de la part des autorités, des gens du bateau etc., nous décidons qu’il est plus prudent d’aller dans un lieu plus sûr question de ne pas ramener de bibites non sollicitées!! Le lunch est ordinaire (buffet typique égyptien) mais la location est superbe - juste sur le bord du Nil!

Karim nous emmène ensuite pour faire une balade en felouque sur le Nil. Nous aurons une felouque pour nous seuls! La grande voile est hissée, et hop, on part! Quel moment magique... et reposant! C’est le silence complet, on a laissé les bruits ahurissants de la rue, et on n’entend que le vent qui pousse la voile. Le conducteur de la felouque me remet la barre! Je m’installe debout derrière la felouque et dirige le voilier avec ma jambe comme il me l’a enseigné. C’est assez difficile car la voile est immense et met une bonne pression sur le gouvernail. Mais je me tire très bien d’affaire et nous naviguons jusqu’au pont où nous devons faire demi-tour! Notre balade nous permet de voir les deux rives du Nil, la tour du Caire, le quartier des affaires. De retour au quai, nous retrouvons Mustafa et faisons nos adieux au Caire... nous rentrons à Alexandrie! La route est encore bien achalandée. On est un peu stressée car il est 17h00 et nous avons 3 heures de routes... pas beaucoup de manoeuvre en cas de pépins. Le soleil se couche à l’horizon et une fois la noirceur tombée (et que Mariette ait insisté pour que Mustafa allume les phares de voiture - ce qu’il tardait à faire!!), nous tombons endormies, épuisées par cette journée bien remplie!

Karim nous réveille vers 19h00 pour faire un arrêt dans une halte routière vraiment surréaliste... en fait, je me demande toujours si je ne rêvais pas... Nous sommes arrêtés au royaume du Lion - un espèce de zoo bizarre... pour aller à la toilette, on doit passer à travers des enclos remplis de toutes sortes d’animaux allant des chèvres, aux lions, à des poules, des chiens épagneuls, des zébres, des chameaux... vraiment, un endroit des plus hétéroclites!

Nous arrivons à Alexandrie où nous faisons un bref tour de ville avant de rentrer au port. On peut voir la magnifique bibliothèque ouverte en 2002 pour remplacer celle qui fut la plus grande du monde antique, la grande bibliothèque d’Alexandrie. Puis on va faire une petite balade à la citadelle de Qaitbay, forteresse construite au 15e s sur le site de l’ancien phare d’Alexandrie, une autre des 7 merveilles du monde antique! C’est un lieu de rencontre pour les jeunes couples alexandrins qui viennent s’y balader main dans la main. Très romantique! Karim nous achète des colliers faits de coquillages de la mer méditerranée... en fait, il nous a fait de petits cadeaux comme ça toute la journée! Nous faisons un dernier stop au marché aux poissons... et ça vraiment, c’est le plus puant que j’ai senti de toute ma vie... l’odeur était intolérable et il est impensable de croire que quiconque mange du poisson venant de ce marché!!

À 20h00 pile nous étions revenues au port! Je dois dire que le directeur de l’agence m’a téléphone à 4 reprises durant la journée afin de s’assurer que tout soit à notre satisfaction! Vraiment, c’était génial. Le prix de cette excursion est de 99$ US par personne, tout inclus! Comparé au 250$ demandé par Azamara, on n’aurait pu demander mieux.

Plusieurs échoppes étaient installés près du terminal, et ceux qui avaient encore un peu d’énergie pouvaient y faire quelques achats de dernières minutes! Crevées, moi et Mariette sommes plutôt rentrées! Quelle ne fut notre surprise rendue au terminal de voir que tous les officiers nous attendaient dans le terminal, avec des flutes de jus d’orange nous souhaitant bon retour à la maison!! Welcome Home!! My god... et une fois sur le quai, le band au grand complet était installé au pied de la passerelle et nous jouait des airs de swing... non mais je rêve ou quoi? C’était rien de moins que magique! On n’aurait pas pu finir cette journée de meilleure façon!!

10 novembre 2009 - En mer - Soleil 25C

Enfin, notre première journée en mer, enfin une journée de repos... Mais comment on fait pour se faire remplir l’agenda sans s’en rendre compte... D’abord, je devais aller faire un peu de lavage... à 6h15 le matin, il y avait déjà quelqu’un à la porte de la buanderie qui attendait qu’elle ouvre à 7h00... alors je me suis précipitée pour avoir une des quatre laveuses ... pas question de passer toute la matinée à rôder à la buanderie. Donc moi aussi je suis allé squatter la porte... à 8h00 tout était terminé!!

8h30: Petit déjeuner avec les amis 10h00: Invitation de la Cruise Director pour une 2e rencontre Cruise Critic 12h00: Barbecue des officiers... on n’allait certainement pas manquer ça ;) 14h00: Cour de peinture sur papyrus, dans le cadre des activités de la croisière-réunion 18h00: Cocktail pour les passagers ayant déjà voyagé avec Azamara... 20h00: Souper au Prime C avec les amis

Ouf... trois rencontres avec les officiers aujourd’hui... quelle journée!! Notre souper au Prime C a été bien mais franchement, je trouve que les soupers à la salle à manger sont tout aussi bon et plus variés que dans les resto de spécialité... Mais c’est tout de même excellent, quand on veut un bon filet mignon, ou de l’agneau, dans une ambiance un peu plus feutrée.

11 novembre 2009 - Nauplion - Passage nuageux 12 C

Nauplion est l’ancienne capitale de la Grèce. C’est aujourd’hui une jolie petite ville de bord de mer, privilégiée par les Athéniens comme destination weekend par excellence! C’est aussi le point de départ pour les excursions vers Mycènes et Épidaure.

Le Quest a jeté l’ancre au large de Nauplion vers 8h00. Comme j’étais debout très tôt, j’étais allé prendre un café au Mosaic. Deux des officiers arrivaient tout juste d’une rencontre avec le capitaine... la mer était très agitée, et les autorités de Nauplion ne voulait pas laisser entrer les navettes du Quest au port. Mais le capitaine a refait les calculs de ven, et de vitesse et a contesté la décision des autorités portuaires... et il a gagné! Nous allions pouvoir descendre à terre après tout! C’est vrai que le ciel était très menaçant... et la mer avait tourné d’une drôle de couleur - un turquoise laiteux et opaque. Comme nous n’avions pas d’excursions, nous avons flâné un peu et sommes descendus vers 11h00. Le trajet était assez houleux!

De la navette, on avait une magnifique vue sur la forteresse Palamidi qui trône tout en haut de la ville. On peut y monter par un escalier à pic de 1000 marches! Peut-être la prochaine fois? On est passé juste à côté du château Bourtzi, ce château en pleine mer, construit en 1473 pour protéger la ville des pirates!

La ville est mignonne avec ses petites rues bordées de boutiques d’artisans, de cafés et de tavernas, où le bougainvillier encore un peu fleuri est maître. Toutefois, la saison touristique tire à sa fin, et plusieurs boutiques sont maintenant fermée. Les bureaux touristiques sont aussi fermés. Et les gens semblent un peu moins hospitaliers, un peu moins affables. On s’est promené à travers la ville, à visiter les belles églises, à faire un peu de shopping... les savons à l’huile d’olive sont un must!! Et on ne peut pas passer à côté d’une petite bouteille d’ouzo... les crevettes flambées à l’ouzo... un vrai délice!

On a lunché sur la place Syntagma, une belle place tout en marbre! On s’est fait un peu enfirouapé par le proprio du resto qui s’obstinait à nous donner une soupe au poulet qu’on ne voulait pas et qui nous a coûté 20 €, mais le verre d’ouzo m’a vite fait oublier ce désagrément!

Nous sommes revenus sur le navire vers 15h30, juste à temps pour éviter l’orage! J’ai fini ma journée à faire une sieste sur les chaises longues du lido, bien à l’abri des intempéries! J’ai tellement dormi que j’ai loupé le cocktail d’aurevoir... mais après tous les cocktails et rencontres que nous avons eu... en manquer un me faisait moins de peine!!

Ce soir, nous sommes allés au spectacle car la directrice de croisière, Sue Denning, faisait un one-woman show! Wow... toute une femme, tout un spectacle. Elle a tellement d’énergie qu’elle nous étourdie! Et une voix tout en puissance! Elle nous a fait une revue musicale du Rock & Roll! Après son spectacle, la troupe et tous les ‘entertainers’ du bateau ont monté un meurtre et mystère!! Le capitaine nous a avisé que la mer serait agitée et... elle l’a été!! Mais j’ai le pied marin... je passe à travers tout ça sans problème. Le seul hic, c’est que le bateau craque beaucoup et que les choses se promènent sur les bureaux!! Mais demain sera notre deuxième et dernière journée en mer... on pourra enfin se reposer un peu!!!

12 novembre 2009 - En mer - Volcan Stromboli

Journée en mer à relaxer, souper avec nos amis et les officiers. Ce soir, le capitaine nous a annoncé que nous naviguerions près du volcan Stromboli aux alentours de 23h30. Après notre souper, nous sommes donc allés au spectacle puis on est allé mettre nos manteaux pour sortir sur les ponts pour voir ce fameux volcan! A 23h30, le capitaine a éteint les lumières des ponts 10 et 11. On distribuait du chocolat chaud et des couvertures! Tout le monde était agglutiné sur les ponts supérieurs pour voir ce volcan. Bien qu’actif, il est assez rare de voir plus que de la fumée... Une fois nos yeux acclimatés à la noirceur, on pouvait bien distinguer le cône de cette île volcanique. Il y avait en effet de la fumée au sommet... et puis une lueur orangée... et poofff une explosion de lave!! Tout le monde était survolté! Les yeux rivés sur le cône, on a dû attendre une vingtaine de minutes pour avoir droit cette fois à une vraie explosion et coulée de lave!!! En tout, on a eu droit à 3 belles explosions et coulées! Tout le monde était en extase, surtout que le ciel était rempli d’étoile rendant cette nuit tout à fait mémorable... Le capitaine a arrêté le bateau pendant plus d’une heure pour nous permettre d’admirer ce spectacle unique...

13 novembre 2009 - Sorrento - Soleil 18C - à l’ancre

Déjà notre dernière journée... il faudra trouver un moment pour faire les valises. On doit retrouver nos amis à 9h30 ce qui nous donne un peu de temps pour faire notre tri dans la paperasses et faire au moins une valise. Le matin était un peu brumeux, mais rapidement le ciel s’est éclairci et la péninsule sorrentine a pris une belle teinte ambrée par le soleil!

Arrivé au quai, nous avons pris un bus pour 1€ et qui nous a monté jusqu’en haut de la falaise, où la ville se trouve. Certains ont pris les escaliers - 20 minutes pour monter! On voulait garder notre énergie pour faire du shopping! Comme nous étions tous venus dans cette région à quelques reprises, nous avions vu les sites de Pompéi, Capri et côte amalfitaine. On en donc profité de cette dernière journée pour faire la Dolce Vita!

Nous avons fait la Via San Cesareo, une petite rue piétonnière, d’un bout à l’autre et avons fait plusieurs achats. On ne pensait pas que Sorrento serait LA destination shopping, mais on a réussi à dénicher pleins de trucs intéressants à de bons prix! Après une pause-café sur une belle terrasse de la Piazza Tasso où on s’est régalé d’un super café et d’un sfogliatelle à la crème et à l’orange...

Vers midi, on a fait un tour de ville à bord d’un petit train (6€). Bien qu’un peu quétaine, nous avons adoré cette balade car en plus d’un commentaire sur l’histoire de la ville on nous jouait les plus beaux airs d’opéra italien et le fameux O Sole Mio!

Nous sommes ensuite allés manger dans une pizzeria qui nous avait été recommandé par les officiers du bateau! Pizza con mozzarella e rucola avec une Peroni... mais peut-on vraiment être plus heureux?

De retour sur le bateau, nous avons fini les valises puis je suis allé me baigner avec les amis. Le soleil s’est doucement éteint teintant de rose la péninsule sorrentine... quelle belle façon de terminer cette croisière fantastique!

Notre dernier souper a été fabuleux - un menu extraordinaire, passé en excellente compagnie. Nous étions vraiment triste de devoir dire adieux au personnel de la salle à manger, eux qui ont été si gentils avec nous tout au long de la croisière...

14 novembre 2009 - Civitavecchia - Débarquement

Le lever du soleil sur le port de Civitavecchia était tout simplement spectaculaire... le ciel était d'un rose marbré de pourpre! Le débarquement sur Azamara ne peut être plus facile. Bien que nous devions laisser les cabines pour 8h00, les membres du Captain Club ont l'usage exclusif du Looking Glass. De plus, la salle à manger est ouverte et on peut aller y prendre son petit-déjeuner à compter de 7h00. Contrairement à bien des navires, on ne voit presque personne dans les lounges publics, juste quelques personnes ici et là. Pour voir les gens il faut littéralement aller au pont 4 à la réception pour voir sortir les gens! Le débarquement a commencé vers 7h00. Après avoir faire les adieux à nos anciens amis et à nos nouveaux, Mariette et moi avons décidé de sortir un peu plus tôt que prévu pensant que notre chauffeur serait peut-être arrivé. Quelle sortie! La directrice de croisière, le directeur de l'hotellerie, le directeur 'Food & Beverage' et le capitaine étaient à la porte pour nous dire aurevoir! On a même eu droit à un bec et un hug!! Ça, c'est une première!! D'ailleurs j'ai rarement vu le capitaine à la porte, certains officiers oui, mais le capitaine, jamais!

Une fois à terre on n'a qu'à marcher 500 mètres pour arriver au hangar dans lequel sont nos valises - super faciles à trouver. Des porteurs payés par le port prennent nos valises et les transportent jusqu'à notre véhicule. J'avais réservé un transfert/tour avec la compagnie Drivers In Rome pour nous rendre de Civitavecchia à l'aéroport. Comme notre vol était pour demain matin 6h00, on avait la journée! Donc j'avais demandé à faire un arrêt à Ostia Antica, une cité antique qui était, dans l'Antiquité, le port de Rome. Ostia est à 10 minutes de l'aéroport, donc très pratique!

Nous sommes partis du port à 9h00 pile et à 10h00 on était à Ostia. Nous avons eu 2 heures pour faire la visite, et notre chauffeur nous a gentilment conduit jusqu'au Hilton de l'aéroport. L'hotel est très pratique car il est à même l'aéroport de Rome (Leonard de Vinci), donc pour un vol de 6h00 AM, c'est l'idéal. Les chambres sont spacieuses et modernes. L'hotel a un bar, restaurant. Nous sommes allés à l'aéroport en reconnaissance car à 4h00 du mat, j'ai pas toujours les yeux dans les bons trous... et on a finalement mangé là! Il y avait une grande cafetéria et on a pu manger un peu de différentes choses - pizza, pâtes, fromage... Puis on est allé s'effondrer à l'hotel...

Le vol de retour avec Air Canada via Francfort a été sans évènements particuliers, toujours mieux comme ça! Et nous étions de retour à la maison vers 14h00...... La tête remplie d'histoires incroyables... les yeux remplis d'images colorées... le nez rempli d'odeur exotique... et le coeur rempli de nouvelles amitiés!!!

Appréciation globale d'Azamara et du navire Quest

Vous avez surement remarqués que je suis devenue une adepte, une disciple d'Azamara... vraiment, il sera très difficile d'aller vers une autre compagnie...

Toutefois, Azamara va annoncer le 8 décembre prochain des changements importants à leur alignement. Ils seront désormais indépendant de Celebrity, et vont tenter de créer un créneau unique. Cette approche sera surement intéressante, mais elle pourrait aussi faire grimper les prix de façon importante... à suivre!!

Pourquoi Azamara?

Premièrement, la nourriture est inagalée. Le menu est varié, différent, intéressant et reflète l'itinéraire ce qui permet à ceux qui le désirent de faire des découvertes intéressantes. De plus, les viandes sont les meilleures que j'ai jamais manger en croisière. Les poissons sont toujours cuits à la perfection (pas trop cuits...). Et la qualité est la même qu'on soit à la salle à manger, au buffet, au grill ou dans les spécialités. Même le Room service est exceptionnel car on peut y commander ce qu'on veut! Jus d'orange frais pressés, smoothies, jus vitalités (un menu complet), espresso, cappuccino... tout ça gratuitement!

Les divertissements étaient excellents pour ce genre de navire et avec l'horaire chargé que nous avions. En fait, Sue a décidé de ne faire qu'un seul spectacle par soir, à 9h45pm. Plusieurs couples voulaient danser, alors ils ont mis 1 heure de danse par soir, puis le spectacle. On a eu un peu de tout comme divertissement, cabaret, violonniste, pianiste, chanteurs, magiciens (très très drôle!!), et 2 spectacles de la troupe, en plus de l'orchestre extraordinaire!

Mon seul hic est qu'il n'y avait pas de conférencier sur l'itinéraire - il y avait 2 hommes qui ont fait des conférences mais sur la restauration de meuble et 'j'sais pas trop quoi' d'autre... Mais comme Sue m'a dit, l'itinéraire était tellement chargé qu'il était difficile de mettre des conférences à l'agenda. Toutefois, il y avait un officier du bureau touristique dans le lobby du bateau à tous les matins que nous étions en escale. Donc ceux qui voulaient découvrir par eux mêmes pouvaient obtenir des renseignements, cartes etc.

Mais le plus grand atout d'Azamara est le service et la courtoisie des employés qui sont uniques! Les exemples sont tellement nombreux qu'il est difficile de les énumérer... Tous les employés, sans exception, de la femme de ménage au capitaine nous saluent, très souvent par notre prénom. On ouvre les portes pour nous, on apporte nos assiettes à notre table. A chaque sortie et entrée sur le navire, les officiers sont là pour nous souhaiter bonne journée et bon retour... le comité d'accueil au retour du Caire avec l'orchestre sur le quai... tous les cocktails et rencontres... Je parlais au téléphone avec ma copine au sujet de mon IPod - Philippe le directeur de l'hotellerie m'a entendu... il m'a aussitôt dit qu'il chargerais mon Ipod sur son portable! Quand j'étais sur le pont à attendre le passage du Stromboli, le directeur financier a téléphoné au bridge pour savoir dans combien de temps nous serions arrivés car il faisait froid...

Bon... je pense que vous avez pigé... Nous avons fait une croisière de rêve!! Espérons seulement que la prochaine sera à la hauteur de nos attentes!

Si vous avez des questions, n'hésitez surtout pas!!

Au plaisir, Miss MC
Avis sur itinéraire de six mois en petit camping-car avec les enfants au Mexique et Guatémala? English translation pending
by Safarisept · 2010-01-02 · 10 replies
Bonjour,

Je suis a planifier un voyage familliale de 6 mois en monde Maya en petit motorisé de Classe "B". Nous partirons de Montréal en janvier 2013. Je vais voyager avec ma femme et mes 2 enfants. Ils auront 9 et 11 ans. Ils sont déjà très habitués à ce mode de voyagement car ils ont appris a marcher dans le "camper" pratiquement! Je vais trainer derrière sur un support un petit scooter 50cc. Par contre je n'ai jamais voyagé par les routes dans ces pays. je voudrais savoir quel itinéraire vous nous suggèreriez, j'ai une idée très vague de notre itinéraire mais je ne sais pas si la planification du temps est réaliste. Je pense que oui mais vous vous avez certainement de l'expérience à me partager. Départ de: Montréal fin janvier, descendre le plus vite possible vers le chaud! Rentrer au mexique par Matamoros. Que pensez vous de 1 mois 1/2(a partir de l'entrée du Mexique) pour passer par la côte Est, Mexico, Puebla, Volcan La Malinche, Palenque et la Péninsule du Yucatan. Mi-mars à fin avril(6 semaines) : Bélize entré par Chétumal, vers Bélize city et traverser la frontière vers le Guate à San Ignacio. Passer par Tikal, descendre vers Rio Dulce, Longer le Honduras et escale à Copan. Passer la région des Volcans et aller vers Antigua et Atitlan. Mai: Remonter (ou longer) la côte Pacifique de la frontière Guaté/Mexique près de Tapachula jusqu'à Los Mochis. Juin: traversier vers Baja et La Paz. Remonter jusqu'à San Francisco. Juillet: Retour d'Ouest en Est via les states parks.

Bien sur ceci est une idée globale, le mois de juillet est mon mois de jeux! A vraie dire je recommence a travailler en Aout. Alors je peux bien passer la section USA pour prendre plus de temps en terre Latine car l'oncle Sam quoi que bien beau n'est pas tout a fait dans le même esprit de voyage! Bien sur que je ne parle pas des destinations secondaires ou que je découvrirai, Mais nos intérêts sont: Kayak, Trek Volcan, ruines Maya, les villages reculés, les grottes, je ne veux rien savoir des "Resorts". Nous avons prévu aussi une semaine dans un orphelina au Guaté avec un projet en collaboration avec l'école primaire de mes gars.

Peut être la sécurité du pays ou les rencontres vont nous dicter un autre itinéraire, mais pour le moment c'est un peu l'ensemble du voyage,

Maintenant dites moi ce que vous pensez du temps vs la distance.

Puis en mai je sais que la saison chaude et humide débute, ca sera la remontée vers le nord, est-ce très chauds complètement au sud du Mexique coté Pacifique?

Mon site internet viendra en 2010.

Merci de vos précieux conseils,

L'équipage du Safari 07 😎

pour voir notre équipage voici un link:

http://www.wayn.com/waynphotos.html?wci=album&member=11458948&ref_id
Compte rendu très personnel de Noël sur le Pacific Dream English translation pending
by Jardi28 · 2009-12-30 · 18 replies
Bonjour, je suis à la recherche des passagers qui ont passé Noël sur le PACIFIC DREAM ET PLUS EXACTEMENT de ceux qui sont revenus par le vol XL airways (vols aller-retour dont je suis plutôt satisfaite: personnel attentif et aimable, s'assurant de l'hydratation abondante des passagers, ce qui est important pour 9H de vol): 😠je voulais savoir, au retour, suite au transfert des bagages du bateau à l'aéroport de St Domingue si certains voyageurs souhaitaient faire une réclamation car en principe l'union fait la force! Et je souhaitais aussi mettre en garde les prochains voyageurs : nos valises se sont retrouvées "en tas" (montagne instable!) sur le trottoir de l'aéroport, comme si on les avait littéralement "bennées", pour certaines en fort mauvais état après leur simple transport du bateau: prises aux portes des cabines vers 3H du matin, on nous avait assuré qu'elles nous attendraient à l'aéroport. C'était vrai, mais dans quel état!

Sinon, pour la croisière: belles escales, vraiment: possibilités de voir beaucoup de choses (belles!), et dans les villes d'escale et dans les îles

Pour la langue: le français est franchement "négligé": longs discours en espagnol, souvent traduit par juste qqs mots de Français, files d'attente coupées par ceux qui parlent espagnol et qui sont les mieux servis, bref pas franchement une croisière francophone comme annoncée en publicité!!!! Vraiment pas, même: ressenti de plusieurs passagers lorsque je l'ai exprimé dans un des bars, protestant au sujet de cette différence de traitement flagrante. Sinon, cela amenait des expressions franchement amusantes, l'hôtesse internationale, diffusée sur tout le bateau, demandant quotidiennemnt aux "suivants passagers de comparaitre à la réception" restera célèbre à la maison!!! Talentueuse par ailleurs, elle nous comprenait très bien, ce qui était loin d'être le cas du personnel dans son ensemble dont la langue de travail est manifestement l'espagnol (ma fille parlant plutôt bien anglais est souvent restée rêveuse des réponses qu'elle obtenait...ou pas, selon les cas!)

Cabines confortables et bien tenues, quand elles correspondaient à la commande (payée!): des enfants trop jeunes se retrouvant en lits "superposés", pas de lits bébé, des parents inquiets avec des petits épuisés le premier soir, et pour moi un supplément payé pour une cabine supérieure que je n'ai jamais eu ( A la réception, pour calmer le jeu j'imagine, on a photocopié ma facture avec catégorie de cabine supérieure mais aucune nouvelle de la semaine et j'imagine qu'il n'y aura pas de suite: supplément perdu, alors que plus cher qu'annoncé sur le bateau!) Je dois déjà m'estimer bien contente qu'après 3 longues files d'attente, épuisée le premier soir (soit quasi 24éme heure sans sommeil!) j'ai finalement par hasard pu faire un échange avec d'autres passagers mécontents de leur cabine eux aussi: nous étions 3 pour 2 lits...renvoyée d'heure en heure à revenir faire la queue car rien de possible : bateau archi-complet. Ce qui se ressentait beaucoup: pas du tout l'ambiance "aux petits soins " décrite sur le forum lors des autres semaines : programme inchangé, nourriture en quantité et une certaine qualité mais tension palpable du personnel qui semblait un tantinet sous pression et surtout une très mauvaise organisation: dépassés par le nombre et les réclamations (souvent légitimes dans ce que j'entendais)alors qu'aucune souplesse n'était possible vu la densité des passagers?

Réelle pagaille le premier soir (en plus de la frustration de ne pas pouvoir avec tous ces problèmes se détendre et se promener un peu dans St Domingue où nous étions arrivés tôt...mais pas attendus, donc petits gags à l'aéroport, genre ""troupeau en transhumance" auquel on a fait opérer qqs figures imposées qui devaient être assez drôles à voir, et pour certains des taxes payées, mais pas pour d'autres, comprenne qui pourra!), le second jour pas triste non plus ( des documents importants volatilisés de ma cabine pdt l'exercice de sauvetage obligatoire!!! coffre-fort sans mode d'emploi...j'ai finalement récupéré les documents, sans rien comprendre au film mais un sacré stress de 3H: tous les documents d'assurance, photocopies de papiers, billet d'avion du retour, exct...) et des gags en série avec des passagers à cran, limite impolis (esclandres à table, lors de retour d'excursions, insultes fusant...) Les 2 premiers jours ont été un peu difficiles et même frustrant ...

Après, heureusement, la magie des îles a opéré: séjour riche et agréable, même si fatiguant (bruit dans les couloirs la nuit, alors que journées plus que remplies, car tant à voir et à faire!)

Dernier jour dans la même inorganisation qu'au début, fort dommageable: après "réunion" ne servant à rien (en très mauvais français) sinon à ne pas pouvoir partir en solo se ballader, on a pu constater que dés qu'on quitte le bateau, on n'existe plus: "orientés" rapidement toujours dans un mauvais français, pagaille pour trouver le bus pour l'aéroport (avec tout un groupe, on s'est carrément installé dans un autre!!! pour????), et même si on le prend dans la bonne humeur, on a moins ri en débarquant à l'aéroport vu l'état de nos bagages pour lesquels nous étions déjà un peu inquiets (organisation avec étiquette de couleurs vu le nombre de vols prévus, qui nous laissait pour certains un peu rêveurs car nous avions constaté que la logistique n'était pas le point fort de l'équipe du bateau!!!) et encore moins d'y passer un TRES long après-midi (13 H pour s'envoler à 19H alors que vol prévu à 16H, 13H c'était d'ailleurs déjà bien tôt...) surtout qd à 2 reprises déjà vous avez été frustré de ne pas vous promener à qqs rues de là dans un pays que vous auriez souhaiter au moins un petit peu découvrir...(on était un peu là pour ça, même!!!)

Bref pagaille à l'arrivée et au départ, regrets éternels pour St Domingue

excursions choisies sur le bateau chères mais plutôt correctes (journée à Sainte LUCIE absolument géniale et inoubliable, et Vigin GORDA sous averses tropicales mais fort jolie!)

et celles faites en solo bien plus riches (Martinique et Guadeloupe) que ce qui était proposé sur le bateau (taxi à la journée, cher mais hors des sentiers battus, nous sommes très bien tombés: transaction "gagnant/gagnant": prix honnête pour trajet des plus correct avec commentaires personnalisés: 250 euros en Martinique, 200 en Guadeloupe, taxi confortable de 9H à 16H30 en voyant vraiment de belles choses sur un long parcours sans quasiment croiser d'autres touristes!)

De belles affaires à St martin: pour la veille de Noël c'était super (parfums moitié prix par rapport à la France et qqs vêtements de grandes marques idem! Qqs très jolies églises "en Noël" qui ont marquées ma mémoire... 1 baignade rapide car shopping +++, mais on ne peut pas tout faire!)

Et si ma valise est en miette, heureusement, le rhum acheté à l'habitation Clément était "en carton-cuby": le carton a explosé mais le sac interne a bien résisté malgrè la pression et les 3 litres sont bien là, même si la valise est morte: elle a beaucoup moins souffert de son passage, embarquement/débarquement de l'avion que de son bref passage de la cabine à l'aéroport aux bons soins du navire ! Heureusement que je l'avais soigneusement sanglée, donc le contenu à tenu...mais elle fut un peu difficile à transporter ensuite, pour l'enregistrement et le débarquement et la suite du voyage après ROISSY. Mais suis-je la pire? Les cris de certains m'ont fait penser que non!

Et puis ceux du vol Blue Lines ont eu qqs difficultés: ils ont du rester une journée de plus (ce qui n'était pas forcément désagréable, ils ont pu, eux, visiter st Domingue avec une nuit d'hôtel payé, même si très courte) mais leur retour a été chaotique et fatiguant, avec une compagnie de remplacement et peu d'infos, et pour certains des billets de TGV perdus en France...

Mais voilà: la mer était belle, les îles de rêves, les rencontres riches: une belle semaine, mais, si je repartirais certainement en croisière (c'est fort agrébale et surtout je partirais "hors foule"!!!), il est fort probable que ce ne sera pas avec Pullmantour ni avec QCN Cruise...Ou alors il va leur falloir faire de sacrés progrès en organisation, langue et attention à leurs clients!!!

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