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Durée de validité du passeport pour les USA English translation pending
by Domi59 · 2013-09-30 · 20 replies
Bonjour amis voyageurs, Est il possible de se rendre aux USA avec un passeport qui est périmé 3 mois après le retour .Sur le site de l'ambassade des USA cela est possible, mais qu'en est il dans la réalité? En vous remerciant, de vos réponses Dominique
Ouest américain en septembre 2013: que de pistes fermées! English translation pending
by Zitounet · 2013-09-30 · 128 replies
Je n'avais pas prévu de faire un carnet de voyage cette année. En effet, pour ce 7ème voyage, il n'y avait pas de secteur nouveau, pas de lieux inconnu, pas de parc dont le forum ne soit déjà inondé de photos. Non, c'était juste un circuit classique avec des musts de la Californie, Nevada, Utah et Arizona, un circuit de 3 semaines début septembre destiné à faire découvrir le Grand West à un couple d'amis. Et puis la météo s'en est mêlée, au point de modifier un peu notre programme de visites ; pas de grands changements toutefois qui nécessiteraient de raconter comme le fait l'amie Bastinj actuellement. Le sujet de ce carnet est tout simplement de faire un inventaire de ce qui était fermé dans les principaux parcs visités et de raconter une expérience différente.

Tout d'abord, il y a eu l'avant, avec la fermeture de la Hwy 89 près de Page : sans certitude pour septembre et ayant peu d'attrait pour le piège à touristes de Antelope Canyon, j'avais éliminé une étape à Page dès le mois de mars - tant pis pour Horseshoe Bend.

Et puis il y a eu l'America Cup qui risquait de rendre inaccessible le meilleurs points de vue sud du Golden Gate Bridge.

Il y a eu l’incendie Stanislaus National Forest près de Yosemite. Je suivais l'ensemble des feux sur le site de Wildfire Mapper et la fermeture de la Hwy 120 (pas la Tioga Pass mais la partie Big Oak Flat Rd) allait provoquer un détour de 100km. Par la suite, la fermeture de la Tioga Pass ne m’inquiéta pas, par contre les webcam de Yosemite, 3 jours avant de partir, montraient tous les sites complètement enfumés et depuis longtemps, Yosemite Falls complètement à sec. Le samedi soir, (départ prévu lundi matin) je décidais de remplacer Yosemite par Sequoia, de contourner la Sierra Nevada par le sud et de modifier les réservations d'hôtel en conséquence. Résultat plus de Bodie ni de Mono Lake – pas indispensable, mais découverte du Isabella Lake (boof) et maintien de Ancient Bristlecone Pine, seul lieu vraiment nouveau pour moi.

Le circuit définitif

Le lundi 2 septembre, pas de problème. Arrivée à SFO avant midi, prise en charge d'une Hyundai Santa Fe chez Alamo (naturellement, y a plus de Jeep Grand Cherokee), route vers le sud-est, courses à Atwater, nuit à Chowchilla.



Mardi 3 septembre, entrée dans le King Canyon, arrêt au visitor center puis promenade dans General Grand Grove. (Il y a 3 ans, c'est la partie reculée du King Canyon qui était en feu. Là nous avions vu la fumée de près).

General Grand Grove

General Sherman, Tunnel Log et ascension du Mono Rock sont les principaux points de la journée.

Tunnel Log Marches du Mono Rock

Buttress Tree

Pas de rencontre avec des ours cette année. En fin d'après-midi, route vers Bakersfield, à travers les champs d'arbres fruitiers, les vignes puis les plantations de pompes à pétrole à perte de vue.

Dans Sequoia NP

SUITE http://voyageforum.com/v.f?do=post_edit;post=6192533; Bristelcone - Alabama Hills - Sunset à Death Valley
Itinéraire de 20 jours au Québec fin septembre English translation pending
by Alx381 · 2013-09-10 · 22 replies
Bonjour à tous,

Nous partons ce 20 septembre au Québec pour 2 semaines et demi.

Nous avons loué un VAN équipé. Voici l'itinéraire prévisionnel. Y voyez vous des incohérences ? N'hésitez pas à nous soumettre des bons plans etc ....

19-sept Jour 1 : Arrivée à Montréal 20-sept Jour 2 : Montréal / Mauricie 21-sept Jour 3 : Mauricie - Lac Wapizagonke Canoë/rando au chutes Waber 22-sept Jour 4 : Mauricie / Lac St-Jean 23-sept Jour 5 : Lac St-Jean / Fjord du Saguenay 24-sept Jour 6 : Fjord du Saguenay 25-sept Jour 7 : Fjord du Saguenay / Tadoussac 26-sept Jour 8 : Tadoussac - Centre d'interprétation et d'observation de Cap-de-Bon-Désir 27-sept Jour 9 : Tadoussac / Charlevoix 28-sept Jour 10 : Charlevoix 29-sept Jour 11 : Charlevoix / Parc J-Cartier 30-sept Jour 12 : Parc J-Cartier 01-oct Jour 13 : Excursion à Québec 02-oct Jour 14 : Parc J-Cartier / Montréal 03-oct Jour 15 : Montréal 04-oct Jour 16 : Montréal 05-oct Jour 17 : Départ de Montréal

Avez vous des conseils quant à l'utilisation du VAN ? Peut on se poser un peu n'importe ou pour dormir ? Concernant les parcs nationaux, y a t"il des choses hyper importantes à savoir ? Y a t'il des précautions à prendre avec les ours ?

D'avance merci pour votre aide, Alex
Carnet de voyage: Ici et là en Arménie. English translation pending
by Moushika · 2013-09-06 · 38 replies
Bonjour à tous .

J'ai passé 25 jours dans ce petit pays , un brin plus petit que la Belgique , et suis loin d'en avoir tout vu . C'est que je ressemble plus à la tortue qu'au lièvre, quoi que, quelques fois ....

D'abord de la patience, beaucoup de patience

Je suis partie avec Aéroflot . D'abord un vol Bruxelles -Moscou , de 12h à 17h15 , heures locales....

Dans l'avion, pas d'écran, pas de musique, pas d'hôtesses, uniquement des stewards . Et pour casser tous les clichés, pas d'alcool ( sauf payants)

En approchant de Moscou, ce sont d'immenses forêts avec des petites villes et des villages, plantés dedans . Puis des forêts de buildings .

18h40 . Déjà 1h15 que je suis à l'aéroport de Moscou . J'ai le temps d'éplucher tous les duty-free . Juste le temps, car les prix sont déments . Pendant que je regarde, un chinois éclate de rire toutes les dix secondes, chaque fois qu'on lui dit un prix . Il y a aussi pas mal de restaurants où on peut payer en euros, en dollars et en roubles .

Dans les nombreuses salles d'attente, beaucoup de gens d'Asie centrale .

Pas moyen de se coucher et dormir un peu car tous les sièges ont des accoudoirs fixes en métal . C'est mal parti pour mes neuf heures d'attente

Après 10 heures d'attente . (ils en ont ajouté une😐), un deuxième vol Moscou-Erevan , de 2h30 à environ 5 h 00 , où on nous a tenu éveillés tout le temps .

L'aéroport d'Erevan n'est pas bien grand . Tout va vite . Je reçois mon cachet avec un beau "Welcome" de la jeune douanière🙂, puis les bagages, le bureau de change 100 euros = 52100 AMD .

Une première journée à Erevan

J'avais réservé une chambre chez Bori's Family bed and breakfast , et il était prévu qu'un taxi m'attendrait à l'aéroport .

A l'arrivée, juste deux panneaux avec les noms de deux heureux que l'on est venu attendre . Pas le mien . Pas grave . Les taxis m'ont repérée, il y a de la concurrence , tout va bien . Mes bagages sont légers et je m'en vais , sais pas où mais je m'en vais , hors de l'aéroport ....un taxi m'a suivie et me fait un prix ( 2500 AMD )

Je vois d'abord une ville assez plate, avec des bâtiments bas , très peu de monde , c'est vrai qu'il n'est que 5h30 .

On arrive devant chez Boris . On sonne . Nobody . On resonne ...la grand-mère de Boris apparaît en robe de chambre , nous l'avons visiblement sortie du lit . Elle nous gratifie d'un grand Barev dzez , m'invite à traverser le petit jardin planté d'un seul cerisier, puis m'emmène dans le salon où je suis invitée à patienter . C'est clair qu'ils ont oublié ma venue .....pendant que je somnole dans le salon, on passe l'aspirateur dans la chambre, on fait mon lit , puis oh merveille, je peux faire un petit somme dans ma grande chambre . ..4 heures plus tard, bien requinquée, douchée , direction la cuisine où normalement un petit-déjeuner m'attend . La grand-tante de Boris est toute seule et ne parle qu'Arménien . Je comprends quand même qu'elle a vécu à Saint-Petersbourg, qu'elle aime beaucoup Erevan, que la cuisine doit être repeinte ( bien d'accord) et elle m'invite à manger de grosses viennoiseries , des gatas . C'est bon mais très bourratif . Quand j'ai fini, la maîtresse de maison revient du marché avec des légumes, des oeufs , du fromage ....et je comprends que les gatas étaient un apéro

Pour rejoindre le centre ville au départ de chez Boris, je me fais d'abord expliquer le chemin jusqu'au métro . C'est facile, la station la plus proche est le terminus de la grande ligne qui traverse la ville . ( station Barekamutuyn , les noms des stations sont traduits en alphabet romain, ça aide bien )

Impressionnant , le métro ! Quelle profondeur ! On dirait qu'on part pour le centre de la terre en escalier roulant . Pas question d'hésiter après avoir posé le premier pied , rapidité oblige .

Je descends deux arrêts plus loin . C'est une ville bien verte que je découvre, beaucoup de petits bistrots en plein air dans les parcs, pas mal de boutiques , des gens très aimables qui m'expliquent le chemin chaque fois que je me perds 😛 , j'arrive à Cascade, le grand ensemble construit en l'honneur du cinquantième anniversaire de l'Arménie soviétique . Un arrêt devant la grande statue blanche de Martiros Saryan , fondateur de l'école d'art arménienne . Puis visite de Matenadaram, le musée des manuscrits . Sur pas mal de documents, l'Arménie est présentée comme l'Eden . ( la mauvaise historienne que je suis n'a bien sûr rien noté point de vue auteurs et dates , sorry ).

Pour rentrer chez Boris le soir, après m'être laissée me perdre dans les rues du centre-ville, j'apprends que les noms des rues ont changé et que les gens ne savent souvent plus ce qui est où . Quant aux conducteurs de taxi, ils ne connaissent souvent que les rues du centre-ville . Beaucoup d'entre eux ont perdu leur travail à cause de la fermeture de nombreuses usines et se sont improvisés conducteurs de taxi . Les passants sont bien au courant de la situation et beaucoup font tout ce qu'ils peuvent pour m'aider à rentrer au bercail . Ils n'hésitent pas à téléphoner à d'autres pour demander le nom des rues , ni à m'accompagner sur un bout de chemin . Cela je le constaterai tout au long de mon voyage .
Rome à Noël English translation pending
by Cat69 · 2013-08-28 · 14 replies
Bonjour, nous envisageons d'aller à Rome (2 adultes et 2 ados 13 et 17) à Noël pour une semaine. Au départ du Luxembourg avec à Rome un hôtel en plein centre avec petit déjeuner pour 4 personnes ça tourne aux alentours de 1.800,00 €. Avant de boucler mes réservations, pensez-vous qu'il existe éventuellement d'autres bon plans ? Suis-je dans les clous ou dans la bonne fourchette ?

Nous sommes très curieux et visitons beaucoup en règle général, une semaine est-ce selon vous trop long ou trop court ?

Autres questions, faut-il prévoir beaucoup pour les restos en général est ce très cher ou y a t'il des endroits abordables. Et du centre, sommes nous loin de l'aéroport Fuimicino je crois ?

Merci pour vos précisions.
Tenue vestimentaire, chaussures ouvertes en Iran English translation pending
by Oilily · 2013-08-26 · 30 replies
Bonjour, Savez-vous si pour une femme, il est possible d'avoir des chaussures ouvertes en Iran (type tongs) ? i.e. est-il possible de montrer ses orteils ?? pour le reste, j'ai la tunique qui cache bras, jambes, et le voile pour la tête.
Fabuleuse Namibie: récit de 22 jours magiques en famille English translation pending
by LaLee · 2013-08-22 · 59 replies
La Namibie, cela faisait quelques années que j’en rêvais! Alors, il y a 2 ans, j’ai commencé à rêver tout haut, mon enthousiasme a convaincu toute ma tribu et mon beau-frère en plus. J’ai passé des heures et des heures sur le forum, appris des tas de choses dans vos magnifiques carnets de voyage et les discussions, sur internet, sur des cartes détaillées, j’ai pris des paquets de notes, fait des tas de calculs autant en km qu’en Euro, pas un jour sans que j’y pense, les images et les noms des endroits dansaient dans ma tête, j’ai épargné tout ce que je pouvais, j’ai rencontré Vincent de Bel Africa, on a conclu notre circuit et il s’est occupé de toutes nos réservations, j’ai acheté nos vols, réservé le parking à Francfort et puis il restait plus qu’à attendre 9 mois. Le forum Namibie est riche de très beaux carnets, on sent combien cette destination laisse de traces dans le cœur et la mémoire. Entre les textes superbement rédigés par les uns, les photos merveilleuses des autres ou les exploits hors pistes de certains, mon carnet et notre circuit sont très classiques. Cependant, j’espère apporter ma pierre à l’édifice dans le sens où nous avons réalisé ce voyage avec deux petites filles de 6 et presque 4 ans (= les petites, famille de mon beau-frère), ainsi qu’avec nos deux ados, le fiston de 15 ans et notre fille de 18 ans (= les grands), je me dis donc que cela intéressera peut être de nouveaux candidats à la recherche de ce genre d’infos. En tous les cas, pour nous, ce voyage fut exceptionnel !

Pour ceux qui veulent directement accéder au récit de voyage avec photos, c’est ici :

http://voyageslalie.blogspot.be/p/namibie.html

Et pour ceux qui veulent en lire plus sur nos impressions personnelles et notre expérience sur place :

Namibie pour les jeunes enfants: on a trouvé la Namibie, une excellente destination pour les enfants. C’est un pays sûr où ils peuvent s'amuser dans la nature, être libres, il y a toujours un caillou sur lequel sauter, des rochers ou un arbre à escalader, du sable ou une branche pour jouer, une dune à grimper, des animaux à voir ou à entendre. Les petites ont eu des vacances formidables, un grand sourire chaque matin, jamais elles ne s'ennuyaient. Camper, dormir dans les tentes, se laver dans une douche attachée au tronc d’un arbre, … tout était une aventure. C'est fou ce que les jeunes enfants s'amusent en Namibie! Durant les trajets en voiture, elles coloriaient, faisaient de petits bricolages, collaient des autocollants dans des livres ou sur les vitres, chantaient, parlaient avec leurs parents ou regardaient un DVD. A noter quand même que les fillettes sont des enfants faciles, qu’elles aiment voyager et être en vadrouille en famille, qu’elles supportent la voiture et qu’elles ont été très contentes d’avoir la piscine à chaque étape dans le nord et à Etosha où la température de l’eau était acceptable à cette saison.

Namibie pour les ados: nos deux grands sont revenus enchantés de leur voyage. Ils ont dû d’abord aussi se mettre au rythme namibien. Il y a des jours où les trajets leur ont semblés un peu longs car nous avons, nous adultes, plus longtemps de plaisir à la contemplation des paysages qu'eux (heureusement ils avaient leur MP3) et certains jours étaient plus répétitifs que lors de nos autres voyages. Le contact avec la population locale et la découverte d’une autre culture sont aussi des aspects qu'ils ont fort appréciés lors de nos autres voyages en Asie et qui leur ont un peu manqué cette fois. Mais la beauté de la Namibie les a charmé. Ils ont adoré les activités (Mola-Mola, Sandwish Harbour, Living Desert Tour, les sundowners, le rafting, ...), la recherche des animaux, la vie de camping en pleine nature, les feux de camp, la voûte étoilé, la lune qui nous éclaire un peu plus chaque soir, .... Il ne suffirait vraiment que d’un mot pour qu’ils repartent avec nous en Namibie !

Santé : nous n’avons eu absolument aucun problème sur place. Comme toujours, nous avions une pharmacie bien remplie mais à part un pansement et du désinfectant pour quelques égratignures, nous n’avons eu besoin de rien. Il est impératif d’avoir du beurre de cacao (avec protection solaire) toujours sous la main. Il fait extrêmement sec et les lèvres en font les frais très rapidement si on ne se protège pas dès le début. Un body lotion est aussi recommandé car la peau devient très sèche. Nous avions aussi le nez très sec et les muqueuses irritées avec souvent un peu de sang quand on se mouchait (air sec et très poussiéreux), aucun problème mais comme ça vous êtes prévenus que c’est normal.

Hygiène: excellente, partout très propre, même dans les toilettes des stations service perdues au milieu de nul part.

Air Namibia: aucun commentaire négatif malgré ce que j’avais parfois lu. Vol à l'heure (on est même arrivé en avance à Windhoek), personnel « normal » (ni très sympa ni antipathique). A bord: vins et apéro (Amarula, mmm !) gratuits, boissons souvent servies, repas tout à fait correct, avion un peu vieillot (les nouveaux appareils arrivent bientôt avec écrans individuels !) mais franchement j'ai déjà vu pire. Très bon pilote, vol calme avec quelques turbulences classiques, mais vraiment rien de bien inquiétant.

Véhicule : on a été très content de rouler en 4x4 sur les pistes (pneus, suspension, amortisseurs, …), selon nous, ce doit être nettement plus confortable. Par moment, on est bien secoué. Avec une voiture normale, je suppose qu’on est quand même obligé de rouler un peu moins vite aussi.

Routes et pistes: la majorité très bonnes et roulantes, parfois franchement désagréables et fatigantes (heureusement cela n’est pas arrivé souvent !). Une piste « D » peut être meilleure qu’une « C ». Mais dans l’ensemble, ça roule bien et en général la vitesse varie du 65km/h à 85km/h en fonction de l’état de la piste, des cuvettes et des troupeaux. Les routes asphaltées sont bonnes à très bonnes (vitesse entre 100km/h à 120km/h).

Temps de route: pas toujours facile à déterminer car fonction de l'état de la piste qui peut être très variable et on ne le sait pas avant de partir. Donc, le temps de route est parfois plus long que prévu dans le roadbook ce qui peut être frustrant au vu des activités que l'on veut faire avant de se mettre en route ou qu’on espérait encore faire en arrivant avant que le soleil ne se couche. Mais en général, ça se gère bien.

Lodge: en général très beau, charmant, bien situé. Nous avons toujours été accueilli les bras ouverts par des personnes très aimables et avec un grand sourire. Etre serviable veut encore vraiment dire quelque chose là-bas.

Campings: excellents, beaux emplacements, sanitaires propres. Très différents les uns des autres (certains avec plus de confort que d’autres, avec une prise électrique ou non, piscine, …)

Repas: il est possible de manger au resto pour pas trop cher. Dans l'ensemble, j'ai trouvé les courses au Spar assez chères comparées à chez nous alors que les prix des restos sont souvent inférieurs à nos standards. La viande est d’une qualité exceptionnelle qu’on ne connaît plus chez nous et le poisson à la côte est excellent.

Adaptation : Il nous a fallu quelques jours pour prendre le rythme, avoir nos repères, nous habituer à la conduite sur les pistes, à la nuit qui tombe vite, aux temps de routes, à la vie en camping, à s'organiser pour maximaliser nos journées enfin bref pour prendre le rythme namibien. J'avoue avoir eu un doute tout au début me demandant si j'avais choisis la bonne formule pour faire ce voyage. 😉 Mais, c’est très vite passé et après c'est que du plaisir, que du bonheur! Si on avais pu, on serait resté un mois de plus !

Points forts: les paysages extraordinaires, tellement beaux qu'on ne peut pas vraiment en rendre la beauté sur photos, surtout certaines nuances de couleurs et l'immensité. Difficile de tout photographier, on a laissé pleins de photos là- bas car on ne peut pas sans cesse s'arrêter sur le bord de la piste. Mais heureusement, on stocke toutes ces magnifiques images dans sa mémoire. La gentillesse et la passion des gens qui nous ont accueilli sur place et lors de nos excursions. Se sentir seuls au monde, être loin du matérialisme, du stress et du 'trop' européen. La vie en pleine nature, se re-sourcer, vivre au rythme du lever et coucher de soleil.

Points négatifs: il y en a très peu !! les jours sont très courts ce qui hélas ne laisse pas énormément de place au farniente (faut aussi faire les courses et cuisiner) et rend certain jours trop courts car il n'est pas possible de faire tout ce qu’on aurait voulu. Parfois, on regrette de ne pas pouvoir rester plus longtemps à un endroit qui plaît bien.

Quelques chiffres : 22 jours complets sur place, 4450 km de parcourus, 765l d’essence, 12 nuits en camping, 7 nuits en lodge, 2 nuits en appartement.

Combien ça coûte ? Vols Francfort-Windhoek Air Namibia: 4x 840€ Parking Francfort : 100€, essence A/R : 100€ Rachat franchise Assurlocauto : 99€ Frais sur place : 2400€ (dont 700€ d’essence, 400€ courses alimentaires, 112€ entrées dans les parcs, 118€ nouveau pneu, 2 campings à payer sur place, les activités dans les lodges, boissons, quelques restaurants, souvenirs, don à l’école, visite village Himba, …) Bel Africa : 6990€ (réservations campings et lodges en ½ pension, certaines activités sur place, location 4x4 pour 22 jours)

Conclusion : un voyage magique! La Namibie vous touche cœur et âme. Après, il n’y a plus que le désir de retrouver cette plénitude, l’entendue des paysages, les pistes à perte de vue, se sentir seul au monde et en accord avec la nature, la beauté du silence, la splendeur des couleurs, la magie des sundowners sur la Kunene river, la voie lactée étincelante, … Après, demeure l’obsédante question : pourrons-nous jamais y retourner un jour ?
Maurice: plages publiques et plages privées English translation pending
by Saaaraaah · 2013-08-20 · 23 replies
Bonjour à tous, Je m'appelle Sarah et je pars pour l'île Maurice (Flic-en-Flac) avec mon conjoint de novembre 2013 à janvier 2014 dans un petit appartement trouvé sur un site de location. J'ai cherché des photos des plages, des eaux et des terres... J'ai été conquise tout de suite. En revanche j'ai lu que la plupart des plages étaient privées à cause de tous ces hôtels qui se multiplient sur les côtes) et là ce fut la grande déception. Je sais qu'il y a beaucoup de débats qui disent que l'eau appartient à tout le monde et qu'on a tous le droit de se poser entre la ligne de la marée la plus haute et la ligne de la marée la plus basse (en gros c'est qqch comme ça IL ME SEMBLE) . Ce que je désire vraiment savoir c'est si des gens ce sont déjà fait "éjecter" d'une plage, ou si certain ont déjà payé pour accéder à une plage privée (j'ai lu sur des sites que quelques hôtels laissent les non-résidents accéder à leur plage en échange d'une sorte de taxe). En gros je souhaiterais connaître votre expérience puisque je ne suis pas encore sur place. Enfin, j'ai une dernière demande, je voudrais savoir si il serait possible que quelqu'un m'envoie des photos de plages PUBLIQUES car les photos sur le net sont des photos de plages privées, enfin 90 pour cent, (je le reconnais à cause des parasols qui font rêver, ils appartiennent aux hôtels =( ) Je souhaiterais plus particulièrement des photos de plages publiques du Morne, de Flic-en-Flac et du cap Malheureux, mais je veux de tout quand même s'il vous plaît ^^ Je vous enverrai mon mail personnel si jamais vous me contactez =) Merci d'avance Bien à vous =)
Tour du Queyras English translation pending
by Papado · 2013-08-19 · 10 replies
bonjour, je rentre d'un tour du Queyras organisé en famille de gites en gites (refuges ou gites privés) avec enfants et ados. merveilleux Queyras! c'est de la moyenne montagne avec tout de même un passage à 3000m. 7 étapes avec une base sur le topo du tour du Queyras et pas mal de variantes. On avait choisi de porter nos sacs mais les sherpas sont possibles; et pour baisser le tarifs nous faisions nos courses quand cela était possible. Départ du Roux d'Abries, puis étapes à Aiguilles, Souliers, Molines en Queyras, St Véran , col Agnel, L'echalp, et retour au Roux. Je suis à disposition des intéréssés pour les itinéraires, hébergement, et bonnes adresses!
Retour de Tanzanie (Kilimanjaro, safari, Zanzibar) English translation pending
by Tiery73 · 2013-08-08 · 29 replies
Bonjour, je vais essayer de rendre ce que l'on m'a donné quand j'étais dans la préparation de mon voyages. c'est à dire pas mal d'infos, de conseils et de retour sur les agences ou hébergements. Voila c'est donc mon tour de donner un coup de main. Je rentre de 3 semaines en Tanzanie avec un groupe d'amis, avec au programme: ascension du Kilimandjaro, safari et zanzibar. Nous avons fait le kili en 6 jours, puis un jour repos à Arusha avec visite de la cascade. Puis safari de 6 jours avec un jours de repos dans un petit village, rencontre avec des chasseurs et les massai. Enfin 4 jours à Zanzibar (stone town et cote est) . Nous avons pris une locale qui s'est occupée de tout même des réservations pour Zanzibar. si vous cherchez des infos récentes , n'hésitez pas!
Canal de Nantes à Brest English translation pending
by Nomadeuse · 2013-07-27 · 20 replies
Bonsoir!

Existe t'il un trajet sécurisé (voies vertes, chemin de halage, piste cyclable ...) de Nantes à Nort-sur-Erdre?

Je pars sur le Canal de Nantes à Brest bientôt, avec mon fiston. Je souhaiterai partir de Nantes.

Merci de vos précieux conseils! Nomadeuse
10 jours au Québec en revenant tous les soirs à Sherbrooke English translation pending
by Lolau06 · 2013-07-25 · 73 replies
Bonjour,

Des amis partent au Quebec pour 10 jours en logeant à Sherbrooke. J'essaie de leur préparer un itinéraire/circuit pour voir le maximum de choses.

Je sais qu'il y a déjà bcp de discussion sur le sujet, mais ce que je trouve, ce sont des conseils pour des circuits en se déplaçant tous les jours mais en dormant dans des lieux différents. La contrainte, ici, est qu'il faut rentrer dormir tous les soir à SHerbrooke ou éventuellement 1 nuit (peut-être 2?) ailleurs pour faire de belles visites, mais pas plus. Le budget étant sérré et le logement déjà trouvé pour le s10 jours, le mieux est de ne pas re-payer un logement durant le séjour. Du coup, je vous avoue, je galère ! Les distances sont grandes et par exemple pour aller voir les balein à Tadoussac, c'est tout de suite 5h de route aller et 5h pour le retour.

Pouvez-vous m'aider à les aider ??!!! Quel seriat le meilleur circuit?

D'avance, je vous remercie !!!!!

Bonne journée🙂
450 km dans les Pyrénées à vélo fin mai 2013 English translation pending
by Lucbertrand · 2013-07-22 · 0 replies
Ce premier semestre 2013 restera dans les annales pour ses conditions météorologiques particulièrement exécrables. L’année dernière, nous avions effectué une jolie randonnée à travers les Pyrénées par bon nombre de cols mythiques comme le Tourmalet, Marie Blanque, Aspin et bien d’autres depuis l’Atlantique jusqu’à Montréjeau par un trajet concocté par Jean de l’ordre de 450 kilomètres en 6 jours. Nous avions programmé de terminer en 2013 notre périple en rejoignant la Méditerranée depuis cette dernière ville. A six il n’est pas toujours facile de trouver une date qui convienne à tous. Alors quand le mauvais temps s’en mêle, cela devient la quadrature du cercle. Mais outre l’envie de parcourir cette deuxième partie d’une traversée des Pyrénées, nous voulons vraiment passer une petite semaine ensemble, car nous avons beaucoup de choses à nous raconter sur nos différents voyages effectués, chacun de son côté en ce début d’année. Les prévisions sont catastrophiques, eh bien tant pis, nous partirons quand même ! Nous nous retrouvons tous le dimanche 26 mai au gîte « le Pigeon Voyageur » à quelques deux kilomètres de la gare. Nous arrivons pour deux d’entre nous de Lyon, Evelyne et Luc, un autre du pays basque André, un autre du Béarn Michel, un cinquième de Cannes un deuxième Michel, et pour finir notre gentil concepteur du trajet Jean, qui arrive de l’île de Gomera aux Canaries. Mais il est venu du Portugal à vélo, donc ces 6 jours en direction de la Méditerranée ne seront qu’une formalité. Les retrouvailles de vieux compagnons de route sont toujours émouvantes. Les grands périples sur tous les continents reviennent en mémoire. Par delà les petites dissensions que la grande promiscuité durant de longues semaines à souffrir le long des routes et des chemins, ces expériences à vélo en dehors du temps et des espaces habituels font naître des amitiés à toute épreuve. En effet dans ces longues errances, soumis aux aléas du climat de la route et du relief, l’âme est mise à nue et l’on dévoile sa vraie nature à l’autre ou aux autres. Dans ces épreuves au long cours il est difficile de tricher, voire impossible. Ses défauts, petits et grands, on les révèle, et c’est pour cela qu’une vraie amitié peut naître, car on est accepté tel que l’on est. Dans ce gîte nous trouvons d’anciennes revues de montagne, dont l’une d’entre elles, relate la première tentative d’escalade, sur la face est du Mont Valier, haute de 800 mètres, pyramide bien visible de la vallée, qui culmine à 2838 mètres. Cette entreprise s’était terminée par un drame, la chute mortelle des trois protagonistes, sur une paroi redoutable, plus pour son rocher incertain et la difficulté de s’y assurer, que du fait de la technicité de l’escalade. Cela se passait en 1957.

Lundi 27 mai 70km de Montréjeau à Castillons-de-Couserans Sans trop se presser nous prenons la route vers les 8 heures du matin. Contre toutes attentes le temps est assez beau. L’ambiance de ce premier jour est plutôt à la flânerie. Avec les pluies continuelles depuis des mois, la nature explose. Nous n’attendons pas longtemps pour faire notre première pause, café et gâteaux. C’est l’ambiance vacances. On en oublierait presque que nous sommes venus pour faire quelques centaines de kilomètres à vélo. A midi nouvel arrêt casse-croûte dans un petit village. Il ne fait quand même pas très chaud pour une fin de mois de mai. La petite difficulté de la journée se présente, pas si débonnaire, le col d’Aspet, belle rampe qui se termine par un raidillon de cinq kilomètres à 10% de moyenne. Vers les 17 heures nous rentrons dans le village de Castillons et rejoignons notre gîte dénommé « gîte de la Bouche » en plein centre. L’accueil y est de tout premier ordre. Nous y passons une soirée et une nuit excellentes.

Mardi 28 mai 30 km de Castillons à Seix Le temps est franchement maussade et les prévisions pour la journée nous enlèvent toute illusion. A l’ambiance du départ, on sait que ça ne va pas être une partie de plaisir. Il fait froid, quelques degrés. Très vite le ciel très noir commence à se déverser en une pluie glaciale et forte. Les quinze kilomètres de montée jusqu’au pas de la Core sont effectués dans une bourrasque qui s’intensifie au fur et à mesure que nous prenons de l’altitude. Le dernier kilomètre dans le brouillard, le vent et la pluie qui nous cingle le visage, nous donne à penser que la descente va nous transformer en véritables glaçons pas question de s’attendre au sommet, chacun fuit comme il le peut. Pour ma part à la première épingle en contrebas, je m’arrête et me change entièrement malgré le vent et les cataractes. Nous nous regroupons, 15 kilomètres plus bas, au village de Seix dans le premier bistrot que nous rencontrons. Nous sommes tous les 6 en hypothermie, incapables durant deux heures de réfréner les tremblements qui nous secouent des pieds à la tête. Notre étape du jour qui devait faire 80 kilomètres va prendre fin dans ce fond de vallée submergé par une pluie glaciale. Nous ne pourrons donc pas rejoindre notre point de chute prévu à Vicdessos, et nous perdons les arrhes versés, certes pas très importants, 7 euros par personne. Nous trouvons à nous loger dans ce charmant bourg d’Ariège Seix, à l’auberge du Mont Valier. Très bel accueil et belle prestation, les chambres au vieux parquet sont de toute beauté dans leur rusticité. Nous profitons d’une accalmie dans l’après-midi pour aller découvrir le village au travers de ses petites rues et de ses points de vue, en particulier sur son château et son église.

Mercredi 29 mai 75 km Seix à Goulours Ce matin les éléments semblent vouloir nous octroyer un répit. Ce n’est pas à proprement parler le beau temps, mais il ne pleut pas et la route est presque sèche. Départ matinal, car nous devons reprendre au cours de l’étape de ce jour le kilométrage non effectué hier et accomplir l’étape prévue. Heureusement, par un aménagement de l’itinéraire, le trajet ne sera pas hors de portée. Tout commence par une longue montée en direction du col de Port, 1250 mètres. La pente n’est jamais très importante et à bon train nous effectuons ce parcours. Au col une auberge nous tente, et nous y faisons halte. Les conditions météorologiques depuis déjà pas mal de temps ont fait fuir les touristes. Les aubergistes en sont désolés.

En remontant sur nos vélos nous regrettons presque de nous être arrêtés, car la pluie nous rattrape en venant de l’ouest. Mais elle reste active sur le relief et dès que nous avons effectué quelques kilomètres en direction de Tarascon-sur-Ariège, nous trouvons une route sèche. Une belle descente nous conduit au village de Bédeilhac, célèbre pour sa grotte étonnante à plus d’un titre. De là en quelques kilomètres nous sommes à Tarascon, et entreprenons de remonter sur Ax-les-Thermes. Ce parcours entre ces deux agglomérations nous paraît interminable. Une fois dans cette ville, il nous reste une côte de quelques kilomètres qui nous conduit au gîte qui se trouve au lieu-dit la Forge. Lieu magnifique, situé au dessus d’un étang, les propriétaires sont hollandais. Depuis une expérience dans un hôtel tenu par un couple de Hollandais, certes très sympathiques, j’avais quelques inquiétudes quant aux repas. Eh bien, ce soir mes craintes se sont avérées totalement infondées. Le dîner fut superbe, une spécialité dont je ne me souviens pas le nom, mais provenant du Surinam, ancienne colonie hollandaise. Par contre la chambre dans laquelle je me trouvais avec l’un de mes camarades, était traversée en son centre par une énorme poutre, pas très haute, un peu plus d’un mètre au-dessus du sol. Les lits se trouvaient dessous. En nous levant nous avons à plusieurs reprises donné de sérieux coups de boule dedans. Ce fut pour le moins désagréable.

Jeudi 30 mai 85 km de Goulours à Mosset Ce matin le temps n’est pas terrible et les prévisions météo le prévoyaient. Les conditions sont tellement adverses, que certains parmi nous ont émis l’idée de redescendre à Ax-les-Thermes et de prendre le train. Mais manifestement la majorité ne comptait pas se contenter de ce genre de capitulation, et c’est comme cela que nous sommes gaillardement partis à l’assaut du col de la Pradel, qui culmine à 1680 mètres. Dès les premiers tours de roue la pluie est arrivée. La route est adorable, très étroite, elle traverse de grandes forêts qui dans ce matin sombre sont très impressionnantes. Pas une voiture se perturbe le calme du lieu. Rapidement la pluie cède la place à la neige. Cette dernière tombe de plus en plus fort. Les flocons sont eux aussi de plus en plus gros. L’ambiance est franchement hivernale. La neige commence par tenir sur le bord de la route sur l’herbe. Plus nous approchons du sommet du col plus elle prend possession de la chaussée. C’est sur une route complètement enneigée que nous arrivons au point le plus haut. Nous éprouvons un immense plaisir à pédaler dans ces conditions inhabituelles.

Nous basculons en versant nord dans la descente. Du fait de l’orientation l’épaisseur de neige augmente subitement sur cette pente orientée au septentrion. Nous faisons bien attention de ne pas perdre l’équilibre, nous descendons très lentement. En s’enfonçant dans les gorges du Rebenty, dans une zone encaissée sous des escarpements, nous sommes arrêtés par un chasse-neige en pleine action de déblaiement. Plus bas la neige cède à nouveau la place à la pluie. Très rapidement nous sommes trempés. Nous retrouvons les sensations de froid intense que nous avons connues il y a 48 heures. La descente est cependant moins longue, la déperdition chaleur sera donc moindre. Un pont enjambe la rivière. Nous le franchissons, une belle côte bien raide nous attend. Avant de l’attaquer nous nous sustentons sous une légère bruine. L’effort fourni dans cette montée nous réchauffe rapidement. Nous arrivons sur un plateau. Le temps reste maussade, mais la visibilité est bonne. Le paysage est de toute beauté. Avec les pluies qui durent depuis des semaines, la végétation est florissante. On pourrait se croire en Irlande et non dans les Pyrénées orientales, plus très loin de la mer Méditerranée. Un village, un hangar, Jean à la bonne idée de proposer d’y faire arrêt pour le repas de midi. Durant cette halte bien à l’abri d’un toit, la pluie redouble d’intensité. Mais au moment de partir elle faiblit, sans toutefois s’arrêter. Nous rejoignons la vallée de l’Aude que nous descendons sur une dizaine de kilomètres. Une fois encore, un pont, nous le franchissons et entamons la monté du col de Jau. Le panneau indicateur annonce 19 km pour le sommet, ça me donne un petit coup au moral. Je me dis que si ce col est dans les mêmes conditions que le précédent, cela va encore donner lieu à une belle bagarre. Heureusement il n’en sera rien. Le temps s’améliorera un peu, la pluie deviendra intermittente, et la déclivité ne sera pas très importante le long de cette rampe de 19 km. Vers le sommet le vent se fera plus présent. Nous nous abritons au col dans un bâtiment ouvert aux quatre vents. Nous nous lançons sans trop traîner dans une magnifique descente en direction de Mosset. Le froid aux mains est désagréable. Le ciel s’éclaircit, l’altitude diminue rapidement et nos corps se réchauffent. Nous sommes fin mai, et dès le plus petit rayon de soleil l’atmosphère gagne rapidement en chaleur. Les montagnes dans cette fin d’après-midi partiellement ensoleillée prennent des teintes subtiles dans des tons pastel. Le Canigou reste drapé d’un épais manteau nuageux et il ne nous dévoile que ses soubassements. La neige descend incroyablement bas pour un dernier jour du mois de mai. Le village de Mosset, lumineux par un éclairage d’ouest, apparaît tout en longueur sur une crête perpendiculaire à notre axe de descente. Nous le rejoignons rapidement. Une épicerie, proposant des cafés chauds, nous y faisons une halte prolongée. La tenancière très sympathique, nous indique notre gîte, et les prévient, car nos téléphones portables ne passent pas dans ces zones accidentées. Nous profitons collés le long d'un mur du village à l'abri du vent des rayons du soleil qui nous prodiguent une douce chaleur que nos corps apprécient grandement. Nous nous arrachons à ce plaisir et nous rejoignons deux kilomètres sous le village le Domaine Saint Georges, vieille bâtisse au charme certain en pleine nature. Les chambres à trois lits sont spartiates et exigües, mais l’accueil est de tout premier ordre. Le repas du soir excellent dans une salle à manger pleine de charme, en compagnie des propriétaires, sera non seulement excellent, mais particulièrement animé. Il y sera question de champignons, on aura droit de contempler et de humer une partie de la cueillette de morilles de cette année. On y discutera aussi pêche à la truite, comparant les Vosges et les Pyrénées orientales. On aura droit à l’anecdote des gardes pêche, qui surveillaient à la jumelle un pêcheur, en attendant qu’il commette une infraction, afin de lui tomber dessus. En effet, dans les lacs de montagne et les torrents, il est souvent interdit de pêcher avec des vairons comme appât. Notre pêcheur tout au long de l’après-midi avait essayé de prendre au ver une énorme truite de plus de cinq kilos. Cette dernière ne voulait rien savoir. Notre pêcheur en désespoir de cause, ne se résolvant pas à capituler, attrape un vairon et le met à son hameçon. La truite se jette dessus, une bagarre acharnée s’ensuit, qui se termine en défaveur du pêcheur, car le poisson cassa le fil. Mais les gardes n’avaient rien perdu du spectacle. Non seulement notre homme ne ramena pas sa truite, mais il écopa d’une amende, après procès, carabinée, d’un montant de plusieurs milliers d’euros. Avis aux amateurs, ne pas resquiller en matière de pêche à la truite, ou alors bien se planquer !

Vendredi 1 juin Mosset 90 km Saint-Laurent de Cerdans Ce matin, comme les jours précédents, le ciel est bas et gris. Le Canigou reste toujours bien emmitouflé dans sa gangue de nuages. Le départ, après un petit-déjeuner sympathique, se fait sous un début de pluie. Cela augure mal de la journée. Mais rapidement le ciel va se dégager et la pluie prendre fin définitivement. Une longue descente nous conduit à Prades, où nous allons suivre la nationale 116 sur une quinzaine de kilomètres. Nous bifurquons à droite vers le charmant village de Bouleternère. Nous y faisons une pause café dans un estaminet très animé. Ensuite la route en direction du col Fourtou et du col Xalard déroule ses courbes sous nos roues dans une ambiance méditerranéenne. Que cette douce chaleur est agréable après les très mauvaises conditions de ces derniers jours. Notre itinéraire tourne autour du Canigou, avant de plonger, dans une magnifique succession de virages sur 20 kilomètres, en direction de la petite ville thermale d’Amélie-les Bains. Cette ville me rappelle ma traversée des Pyrénées à pied cela fait maintenant sept ans. Que le temps passe vite et les années se précipitent ! Encore quelques kilomètres sur une route très passante. Nous traversons Arles-sur- Tech, lieu de passage du GR10 en direction du Canigou. J’y avais dormi, avant d’attaquer à pied la longue montée vers ce sommet mythique. Un peu plus loin nous prenons une route à la pente régulière, qui en une dizaine de kilomètres nous conduit au camping de Saint-Laurent de Cerdans. Le gérant nous informe que le matin la température était de zéro degré ! Quelques courageux montent au village, éloigné d’un kilomètre, et ramènent les ingrédients du repas du soir, qui sera comme d’habitude très sympathique dans notre vaste mobil home.

Samedi 2 juin 95 km Saint-Laurent de Cerdans à Cerbère Le temps est au beau, mais le vent semble vouloir se mettre de la partie pour la journée. Dans ce coin il est fréquent est assez rageur et se dénomme lorsqu’il vient du nord la tramontane. Pour commencer nous mettons le cap sur l’Espagne, donc au sud et bien évidemment le vent est notre allié. Nous dépassons le village de Coustouges et jute après nous basculons en Espagne. Ce versant des Pyrénées est impressionnant, car constitué de vastes zones sans population. Cette impression on la ressent tout au long de la frontière de la Méditerranée à l’Atlantique. D’ailleurs j’envisage sérieusement un long périple d’au moins mille kilomètres à travers ces coins reculés, où tous les paysages sont possibles.

La route que nous suivons nous conduit en descente douce jusqu’à la mer en une quarantaine de kilomètres. Une fois au bord de l’eau dans la région de la Jonquera, lieu de perdition et de frénésie du sexe, nous changeons de cap et repartons plein nord vers la France. Nous allons vivre un moment de grande émotion. En effet le long de cette route de toute beauté surplombant la mer, le vent va se déchaîner comme rarement je l’ai expérimenté. Une personne rencontrée nous dira que ce matin une pointe de 200 km/h a été enregistrée. Nous sommes ballottés comme des fétus de paille. Cela est dangereux, car lorsque les bourrasques nous bousculent nous pouvons être projetés contre les voitures. Cependant ces dernières, étant aussi très nettement chahutées, roulent avec grande prudence. Avant d’arriver à Port Bou nous traversons deux tunnels. Avec l’effet venturi le souffle qui nous percute est d’une force incroyable. Mais bien que très puissant, il est régulier à l'interieur des ouvrages, nous ne sommes donc pas trop déstabilisés. La sensation est époustouflante, arc-boutés sur les pédales on avance au maximum à cinq à l’heure en déployant des efforts considérables. Nous sommes incapables de nous adresser la moindre parole, tellement ce courant d’air en furie nous assourdit. Expérience étonnante ! Une fois à Port Bou, nous décidons de rejoindre notre point de chute de ce soir par train. Il s’agit de Port-Vendres. Mais les horaires entre Espagne et France ne sont pas compatibles. Nous nous résignons à rejoindre Cerbère à vélo et de là envisager la suite par le rail. La route passe en hauteur le long d’arêtes particulièrement exposées aux rafales. Et justement c’est sur ce tronçon que le vent a été chronométré ce matin à 200. Nous avons une dizaine de kilomètres à parcourir. Très vite nous réalisons que ça va être sportif. Avec le relief tourmenté de la tombée des Pyrénées dans la mer Méditerranée, par grand vent, se crée une aérologie locale complètement anarchique. On passe au détour d’un mouvement de terrain d’un vent très fort dans un sens à un vent de la même puissance mais en sens inverse. Dans une ligne droite bien pentue, je suis poussé puissamment, je ne pédale plus et j’accélère franchement. Sur les premiers mètres cela me fait franchement rire de monter sans pédaler, mais rapidement je me demande jusqu’à quelle vitesse je vais être entraîné. Plus haut je vois un virage, vais-je le prendre ou bien la bourrasque va-t-elle me jeter dans le décor ? Après une centaine de mètres le vent va me lâcher. Un peu plus loin, nous sommes quatre à la fois à être précipités contre le rail de sécurité. S’il n’avait pas été là pour nous arrêter, nous aurions été éjéctés dans la pente raide en caillasse pleine d’épineux, qui descend jusqu'à la mer. Le bouquet final, fut le passage de la frontière, où nous avons rencontré un couple de cyclistes au long cours, une Polonaise et un Irlandais, bien planqués à l’abri du vent. Pour franchir le replat de la frontière, le vent adverse était si puissant, que nous avons dû nous mettre à deux pour faire passer les vélos, l’un accroché au guidon, et l’autre poussant sur les sacoches, moment d’anthologie à deux roues ! Une fois à Cerbère, nous avons pris le train pour rejoindre notre gîte. Lieu tout à fait étonnant en plein centre-ville à proximité du port de Port Vendres. Le propriétaire est artiste peintre et dans la grande salle où nous avons dîné de bons poissons fraîchement pêchés nous avons pu admirer ses nombreuses œuvres, toutes dédiées aux beautés de ce coin de France. Voilà, ainsi ce termine un périple de 450 kilomètres entre passionnés de l’errance à vélo. Nous achevons ainsi notre traversée de la chaîne des Pyrénées que nous avions commencée l’année dernière d’Hendaye à Montréjeau. Il ne nous reste plus qu’à nous donner un nouveau rendez-vous pour une nouvelle aventure, avant que le groupe se disperse.
Retour de Croatie: fantastique! English translation pending
by Francis41 · 2013-07-08 · 4 replies
Bonjour, Je rentre tout juste d'un voyage enchanteur de Croatie, pays que je regrette déjà. Voici le détail de notre périple, que ça puisse inspirer quelques uns :

Samedi 22 : Vol direct de Toulouse à Dubrovnik par la compagnie Germania. Vol sans histoire et parfaitement à l'heure. On atterrit à l'aéroport de Dubrovnik vers 16:15 avec un temps ensoleillé et chaud (qui fait du bien après la fraîcheur passée). On récupère notre voiture de location chez Avis. La gars de l'accueil était plutôt froid. La voiture est une Volswagen Up, toute petite voiture (ce qu'on voulait) avec tout juste de la place dans le coffre pour poser deux valises debout. On roule en direction de Cavtat, petite station balnéaire à 10 minutes de l'aéroport, à l'hôtel Cavtat (130€ la nuit) : accueil très souriant et chambre sympa, malgré une vue sur mer cachée par une aile du bâtiment. L'hôtel est situé sur une jolie baie qu'on remonte ensuite à pied pour prendre une bière bien fraîche à un bar sympa plafond en paille séchée juste au bord de la mer, le temps semble s'être arrêté, quel bonheur. On continue jusqu'à la plage de galets de l'hôtel Iberostar, noire de monde : ce n'est pas désagréable pour autant : on s'installe et on se baigne, l'eau est très chaude. Le soir, on se dirige vers le joli village et port de Cavtat, avec de gros yachts de luxe amarrés : pas mal de monde. Ruelles charmantes. On mange à une pizzeria du port, en s'éloignant des yachts qui gâchent tout de même la vue et sentent l'essence, le Buffet Atlas : pizzas bonnes et pas chères. La nuit tombe déjà : il fait nuit tôt en Croatie, car sur le même fuseau horaire que le nôtre, le pays est beaucoup plus à l'est. Retour à l'hôtel et glace en chemin.

Dimanche 23: Avec un petit déjeuner sympa en terrasse où il fait déjà très chaud, on fait une petite promenade sur le chemin entourant la presqu'île du Rat où se situe Cavtat : très verte et agréable. On quitte le village (à regrets) et on se dirige vers Dubrovnik à 15 km environ de là. On arrive par la route de côte qui montre des vues fantastiques sur cette magnifique ville. On se gare et on se dirige vers le téléphérique (12.60€ l'aller retour) qui monte sur le mont Srd, sommet qui domine toute la ville. Vue sublime sur Dubrovnik et le littoral sur des kilomètres. Verre sur le bar panoramique : cher mais avec la vue qui va avec. En attendant l'heure de check-in de notre hôtel (Rixos Libertas), on se gare à l'hôtel et on se dirige vers une crique surprenante entourée de falaises par un escalier (en contrebas de l'hôtel Bellevue). Peu de monde et difficile de croire qu'on est en pleine ville. On va à l'hôtel Rixos Libertas (374€ les 2 nuits) : pas donné mais quel luxe ! Les étages sont inversés, la réception est au dernier étage et les chambres en dessous ! Chambre magnifique et grande et belle vue sur mer. Petit repos vers la piscine de l'hôtel, très belle. Avec tous ces transats blancs et à baldaquin, musique chill-out, serveuses en rollers, ambiance Eddy Barclay assuré. La vieille ville de Dubrovnik est à 15 minutes de marche de l'hôtel il est près de 17h. Au pied de la porte Pile, on décide de commencer par un tour de rempart qui dure une bonne heure et demie : c'est magnifique mais plutôt cher (12.60€ le ticket). Il fait très chaud, avoir de l'eau est un conseil. Ensuite un verre sur le Stradun qui est vraiment magnifique : prix parisien par contre. Petite ballade dans les rues de cette ville : c'est enchanteur, même s'il y a du monde. Il est presque 19h quand on se décide pour un resto, Lady Pi-Pi. C'est tout mignon, terrasse très jolie et déjà du monde. Accueil et service pas terribles, mais nourriture délicieuse (on a pris un assortiment de viandes grillées), très copieux, et pas cher. Retour à pied à l'hôtel.

Lundi 24 : Pas de voiture aujourd'hui. On reste à Dubrovnik. On se dirige à pied vers le port, car à 10h on prend un bâteau de la compagnie Jadrolinija pour l'île de Lopud, une des Elaphites. Le temps est absolument éclatant de soleil. Attente du bâteau sur une terrasse agréable en face de l'embarcadère. Traversée agréable d'une heure. On accoste au village de Lopud, très mignon, et on se dirige à pied vers une des rares plages de sable fin de Croatie, la plage de Sunj, de l'autre côté de l'île. Beaucoup de personnes se font transporter avec des voiturettes de golf. Arrivée à Sunj, plutôt décevante : plage surexploitée, envahie de parasols et transats, beaucoup de bâteaux amarrés sur la crique : le lieu est tout de même joli. On loue un transat (4.2€) et un parasol (5.6€), et finalement on s'y imprègne des lieux plutôt bien. Surtout qu'on a mangé dans le petit resto-bar sur la plage fritures et poissons grillés, ambiance totalement décontractée. On y reste tout l'après-midi. Retour plus long que prévu sur le bâteau, il a fait quelques détours dont je ne m'attendais pas. Retour sur le port vers 20h. Il fait nuit. Retour à l'hôtel et on se prépare pour ressortir à Dubrovnik. La ville la nuit est encore plus jolie que de jour. C'est vraiment sublime et je le conseille : visiter Dubrovnik aussi de nuit est un must ! On s'installe à une pizzeria sur une très jolie place, très élégante. Surprise très agréable du resto : c'est très bon, pas cher, service souriant et on a même eu droit à un digestif offert. Nom de la pizzeria : Pizzeria Castro. On arpente ensuite les rues illuminées, on en prend plein la tête : cette visite de nuit de Dubrovnik reste un de mes coups de coeur du voyage. A faire absolument. Retour à l'hôtel.

Mardi 25 : On quitte Dubrovnik (à très grand regrets, c'est vraiment une ville magnifique) et on roule vers le nord en longeant la jolie côte : il fait très beau. Premier arrêt à Ston, sur la presqu'île de Peljesac, village sympa avec une "muraille de chine" impressionnante. On route sur la presqu'île jusqu'à Orebic (charmant village côtier avec sa grosse montagne en arrière-plan) : ambiance "aoûtienne", beaucoup de monde sur cette station balnéaire avec des touristes en maillot de bain arpentant les rues. On prend un ferry pour aller sur l'île de Korcula en face. Puis sur l'île, on route jusqu'au village de Pupnat, et on se dirige vers la crique de Pupnatska (route étroite et sinueuse), considérée comme la plus jolie plage de l'île). Effectivement c'est magnifique. Une baie de jolis galets blancs et les eaux turquoise, dans un décor sauvage et boisé. Baignade délicieuse. Peu de monde et juste un resto de plage : on y mange du poisson grillé : accueil rustre mais poli. Ensuite on se dirige vers la ville de Korcula, où attend notre hôtel : hôtel Liburna (154€ la nuit) en bord de mer à 5 minutes à pied du centre. L'hôtel est plutôt vieillot, l'accueil est gentil. Chambre à déco très années 70 (avec salon, plutôt inattendu, c'est un appart' en fait), mais alors quelle vue magnifique du balcon : je crois que c'est la plus jolie vue qu'on ait eu. Vue sur la vieille ville de Korcula et la baie. Visite ensuite de la vieille ville : très mignonne et petite : pas mal de vent. On prend un verre sur une terrasse des remparts, et au resto Planjak : bonnes grillades et service agréable, pour un prix très raisonnable. Retour vers l'hôtel avec une bonne glace. Le soir, je contemple depuis le balcon la petite ville et la baie illuminée, avec cette agréable sensation d'être loin de tout.

Mercredi 26 : Retour sur Orebic par un ferry (qu'elle est bien cette compagnie Jadrolinija), et sur la presqu'île de Peljesac, on roule jusqu'au petit port de Trpanj pour reprendre un autre ferry pour Ploce sur le "continent" : le petit port est assez charmant, et on attend tranquillement le bâteau avec un verre en terrasse sur le port. On achète aussi pain/fromage/jambon pour piqueniquer sur le ferry. Traversée très agréable, temps superbe. On arrive sur Ploce (ville très moche) et on remonte le côte par la riviera de Makarska, très jolie portion de côte avec la montagne abrupte sur la droite, et des criques et stations balnéaires sur la gauche. Au nord de la ville de Makarska, on fait un arrêt au village côtier de Brela. Un peu de mal à trouver un parking. Jolie succession de belles plages de galets et de rochers, sous les pins avec un charmant petit chemin pédestre le long du littoral et petits commerce de plage, sur 2/3 kilomètres. Mais... beaucoup beaucoup de monde, dommage (mon dieu à quoi ça ressemble en août ?). On trouve quand même une petite plage tranquille pour se baigner et se reposer. On route ensuite vers Split, où la route devient assez fatigante. Arrivée à Split vers 18h, on trouve un parking pas très loin de notre hôtel situé en plein coeur du palais de Dioclétien (il faut marcher quand même 15 minutes). Parking bon marché (0.56€ l'heure avec gratuité entre 19h et 7h). L'hôtel Slavija (280€ les 2 nuits) est très bien situé dans le coeur historique. Accueil très chaleureux. Jolie chambre mais avec légère odeur désagréable d'égoût. On découvre la vieille ville à pied, qui n'est pas très grande. Beaucoup de monde sur le front de mer (Riva) et la place centrale (Péristyle) surprenante avec ces ruines romaines mélangées à une cathédrale avec des colonnes grecques et un sphinx. C'est très beau. On a pris un verre sur une charmante place (style forum romain), puis on mange à une pizzeria juste derrière l'hôtel, pizzeria Fortuna : d'un très bon niveau et service très gentil. Nuit assez agitée, l'hôtel est bruyant (près des bars).

Jeudi 27 : On rejoint la voiture et on récupère l'autoroute sur 70km direction Zagreb pour aller visiter le parc de Krka (péage pas cher du tout). On se gare côté Lozovac sur un grand parking et on prend une navette qui nous amère directement au bord de l'eau pour le sentier pédestre sur des passerelles en bois, d'une heure environ avec la grosse cascade pour terminer (la ballade classique). Visite sympa et charmante, très nature, mais ça ne m'a pas tant retourné que ça. On peut se baigner en bas des chûtes, mais l'eau verte mousseuse sentant un peu la vase, ne fait pas très envie. Retour au parking et mauvaise surprise : notre voiture est coincée par d'autres voitures : on a mis une demie-heure pour s'extirper de là (heureusement qu'on a pris une petite voiture). Faites très attention sur ce parking sans marquage au sol, les gens n'hésitent pas à vous bloquer pour avoir un peu d'ombre. Conseil : se garer sur les bords du parking et pas sous les arbres au milieu. On roule ensuite vers la côte, Sibenik : la côte est très jolie dans cette zone, très jolies couleurs de la mer. On s'arrête à Primosten et on se baigne sur la très jolie plage en face du village situé sur une presqu'île. Ambiance tranquille. J'ai beaucoup aimé, c'est très joli. Ensuite on route jusqu'à Trogir. La vieille ville située sur une île est très charmante : ruelles délicieuses, front de mer agréable. Dommage que les alentours de cette charmante petite cité soient laids (chantiers navaux, terrains vagues abandonnés, constructions anarchiques...). On retourne sur Split où on retrouve notre chambre. Nouvelle visite du vieux Split, c'est vraiment joli, montée sur le campanile de la cathédrale (vertige assuré et belle vue au sommet). Cocktail sur le front de mer et resto au Buffet Sperun. Du monde et serveurs en tenue de marin. Très bon resto, daurade grillée excellente, et service très agréable. Retour à l'hôtel.

Vendredi 28 : Aujourd'hui on quitte Split pour l'île de Hvar. On se dirige en voiture vers le port de Split et on se met sur la file pour prendre de ferry pour Stari Grad, en lâchant 5 Kn au type qui lave des pare-brises à chaque nouvel arrivant : agaçant mais bon... Verre sur le port en attendant le bâteau (adorable serveuse !). Trajet de deux heures avec nouveau pique-nique à bord avec sandwich faits maison (pain/jambon cru/fromage) acheté au supermarché du port). Arrivée sur l'embarcadère de Stari Grad et on roule direction la ville de Hvar. On s'arrête en chemin à Dubovica, une crique charmante et sauvage où on descend par un petit chemin au milieu des maquis. Endroit calme, baignade sympa et petit verre dans un bar de plage plus ou moins officiel (on était en fait chez des gens). On roûle jusqu'à l'hôtel Croatia, à 10 minutes du centre. Notre meilleur hôtel pour nous du voyage (130€ la nuit) : joli bâtiment austro-hongrois, jardin luxuriant, vue de la chambre magnifique sur les jardins, la mer et les îles au loin : c'est sensationnel. L'accueil est plutôt gentil. Que je regrette de n'y être qu'une nuit ! Sur la côte, beaucoup de monde sur les transats installés sur les rochers en bord de mer. On s'installe un peu plus loin dans un creux de rochers, et une baignade vivifiante avec des oursins nombreux : très bon moment. On retourne à la chambre et on se prépare pour aller vers la ville par le chemin côtier. Et on découvre Hvar : c'est le méga coup de coeur du voyage ! Hvar est splendide, quelle ville magique, quel site, quelle ambiance ! On est ému par tant de beauté. Cette place Saint-Etienne, quelle merveille ! Après une petite ballade dans les ruelles, on se dirige vers un resto, le Hanibal, sur la place Saint Etienne. Très bon choix : Bon, on s'est fait plaisir, on a un peu cassé la tirelire (50€ par personne le repas) mais quel délice ! Carpaccio de poisson, brodet de poisson (spécialité de Hvar), une bouteille de vin blanc Sveti Klement, de l'île en face, à la subtile saveur de mirabelle, terminé par un digestif offert au goût de miel. En plus service très attentionné et gentil. La nuit tombe sur Hvar et c'est trop beau. On flâne sur le port avec une dernière bière avant de rentrer.

Samedi 29 : Dernier jour plein en Croatie, où la voiture sera très utilisée aujourd'hui. On quitte Hvar (snif ! snif ! on reviendra) et on roule jusqu'au boût de l'île (route fatigante) jusqu'au port de Sucuraj pour prendre le ferry jusqu'à Drvenik sur le continent. Temps nuageux avec parfois un peu de pluie. Prévoir son temps car les ferrys sont petits et avec peu de capacité. Donc longue file de voiture qui passe par groupe de 30 seulement. Un ferry toutes les heures environ (j'ai l'impression qu'ils ont augmenté le nombre de bâteaux par rapport aux horaires que j'avais vu sur le net). Puis on roule inlassablement vers le sud en direction de Dubrovnik. Arrêt déjeuner à un resto de route aux lacs de Bacina (jolie vue sur les lacs), puis on continue. On traverse l'enclave bosniaque de Neum, et à l'approche de Dubrovnik, on retrouve le soleil. On s'arrête à Mlini, petite station balnéaire proche de Dubrovnik, à l'hôtel Astarea (98€ la nuit) : gros hôtel sans âme avec plusieurs bâtiments annexes noyés dans les cyprès. On était installé dans une de ces annexes : ce n'est pas très joli : l'hôtel est en chantier et le jardin et les allées pas entretenus. De la chambre, jolie vue sur mer cependant. Le village côtier de Mlini est assez charmant et tranquille. On se baigne sur la jolie plage de galets et sable mélangés. Dernière baignade croate. Le soleil est là. Puis un cocktail et une pizzeria très bien situé sur une terrasse bordant directement la mer (pizzas moyennes, mais c'est pas grave - vu les bas prix de ce resto et serveur très genti)l. Une bonne soirée nostalgique qui clot ce périple croate.

Dimanche 30 : C'est le retour. Restitution sans histoire du véhicule (même si le parking est délicat : beaucoup de voitures dans un si petit espace). Vol avec escale, transit par Barcelone. Le premier vol se passe bien. A Barcelone comme on a 6h d'escale, on en profite pour prendre l'Aerobus qui nous amène au centre ville où on flâne sur la Rambla et le Barrio Gothico. Retour à l'aéroport, et c'est la douche froide. Notre vol pour Toulouse est annulé ! Merci Vueling ! On réussit à récupérer nos bagages, et avec 3 autres naufragés de vol, on décide de ne pas prendre le bus en remplacement, qui est très long, mais en louant une voiture. Retour un peu chaotique donc.

La Croatie est un superbe pays : magnifiques paysages, magnifiques villes et villages, une certaine douceur de vivre, un sentiment de sécurité. Déjà beaucoup de touristes en juin (je ne m'y attendais pas). Les Croates professionnels du tourismes ont été charmants dans l'ensemble, pas désagréables, contrairement à ce qui se dit ici. La conduite croate n'est pas pire qu'en France, elle est même plus douce (même s'il y a d'inévitables chauffards comme partout). Merci d'avoir lu ce pavé.
Chroniques d'un été en Chine (2013) English translation pending
by Pasqualina · 2013-07-07 · 158 replies
Avant-propos : Pour ceux qui n’ont pas suivi sur voyageforum mon récit sur mon voyage au Gansu l’année dernière et ma préparation de voyage depuis 3 mois, je me présente rapidement ainsi que mon voyage : j’ai 61 ans, des difficultés dans les escaliers (arthrose aux genoux), je voyage en Chine pour la quatrième fois, seule cette année. Mais je ne parle toujours pas chinois sauf quelques mots. Grâce à un avancement j’ai mis un peu d’argent de côté pour financer ce voyage et j’ai obtenu un visa double entrée : deux fois trente jours, avec sortie à Hong Kong au bout des premiers 30 jours. Je vais essayer de donner des renseignements pratiques tout au long de mon voyage (hôtels, transports, horaires, prix) mais il ne s’agira pas d’un voyage à prix minimum, je m’en excuse pour les VFistes routards. Quand je peux je prends en général des hôtels aux alentours de 300 yuans la chambre (entre 35 et 40 €), pas un lit en dortoir, sauf à HK malheureusement où les prix sont beaucoup plus élevés. Pour les transports aucun vol intérieur : train, bus et voiture louée ou taxi quand ça permet d’aller facilement dans des endroits peu accessibles autrement, là les dépassements de budget sont vites arrivés. J’aurais aimé ne pas dépasser 100 € par jour en moyenne, mais voyageant seule et avec les augmentations de prix en Chine ça va être difficile je crois. J’ai déjà réservé sur internet (booking.com ou ctrip.com) une bonne partie de mes hébergements. J’ai préparé à l’avance les trajets en train à l’aide de cnvol.com mais ai découvert récemment que chinahighlights donne aussi la disponibilité de places(attention c’est vite complet sur certaines lignes en été) et j’ai réservé mes places à l’avance pour les trois premiers trajets à l’aide d’une agence australienne (adresse en MP ou adressez-vous à Jackfack qui me l’a communiquée, si j’ai des problèmes d’internet, ce qui est le cas en ce moment). J’emmène pour la première fois un ordinateur dans ce voyage, car j’ai vraiment eu des difficultés à trouver des cafés internet l’année dernière en Chine et lors de notre voyage sur la route de la soie, une petite minorité de nos hôtels mettaient des ordinateurs à disposition de leurs clients. Quant aux imprimantes, il nous a fallu attendre le 40ème jour de notre voyage environ pour en trouver une en bon état de fonctionnement (pour imprimer les réservations d’hôtels). Mais je ne suis pas au top de la technique, notamment pour me connecter facilement à l’internet de chaque hôtel ou pour passer des photos de mon appareil photo au voyageforum.

Itinéraire prévu : Arrivée Pékin sur Air France mercredi après-midi 2 juillet 3 jours dans le Hebei : Chengde et la grande muraille à Jinshanling 3 jours à Pékin (ce sera ma 4ème viste), surtout pour compléter ma visite des musées 2 jours au Shanxi pour découvrir un site de montagne et de temples au sud de Pingyao : Mianshan 1 jour et demin à Luoyang (ville et grottes de Longmen) 3 jours à Zhangjiajie (Hunan) 3 jours et demi à Dehang et Fenghuang, autres sites du Hunan 6 jours environ dans le Guizhou entre Kaili et le village dong de Zhaoxing 5 jours au Guanxi pour revoir Ping’An et Xinping – fin du 1er visa de 30 jours 5 jours et demi à Hong Kong 1 jour et demi à Macao 1 jour à Kaiping et ses diaolous – début du 2ème visa de 30 jours 3 jours à Canton 3 jours en pays hakka autour de Yongding (Fujian) 2 jours dans l’île de Gulang Yu près de Xiamen (Fujian) 8 jours dans l’Anhui : montagnes jaunes, villages du Huizhou et Mont sacré du Jiuhua Shan 1-2 jours dans une ville d’eau, peut-être Wuzhen ou Tongli 3 jours à Shanghai, vol vers Madrid via Amsterdam (KLM) le 31 août.

Je voudrais d’abord remercier tous les VFistes qui m’ont aidée dans la préparation de mon voyage, les habituels du forum Chine et les autres, je ne vous oublie pas. Je vous citerai au fur et à mesure de mon voyage.

Quelques remarques aussi sur les bagages. J’admire les gens qui savent voyager léger, ce n’est pas vraiment dans mes cordes. J’ai réussi à limiter ma valise à 23 kilos et j’emporte un sac à dos (dimensions cabine avion) pour l’ordinateur, l’appareil photo et autres choses fragiles. J’ai aussi cette année un petit sac à dos quechua « air » 22 litres anti-transpiration pour mes randonnées en montagne et dans les villages et un sac à main en toile pour les villes pouvant contenir l’appareil photo, une bouteille et un guide. Pour les bouteilles j’ai 3 protecteurs avec ou sans courroie pour les garder au frais : l’eau ou le coca (achetés en ½ litres) restent frais 2 à 3 heures et il n’y a pas le problème de nettoyage des gourdes. Pour la lessive, cela fait longtemps que nous emportons un équipement constitué petit à petit, notamment au Vieux Campeur : un seau de plastique souple pliable, 2 tendeurs (pour servir de corde à linge), quelques pinces à linges et 3 ou 4 cintres gonflables. Quand nous rencontrons une possibilité de lavage au kilo nous en profitons bien sûr mais l’année dernière ça n’a été vrai qu’une fois, à Pingyao. En ce qui concerne le problème de nourriture, mon système digestif est nettement moins voyageur que moi et je ne supporte plus vraiment les nourritures trop grasses ou trop épicées. Donc cela fait plusieurs étés que je saute les repas de midi au restaurant : des fruits secs, un œuf emporté au petit déjeuner, etc… suffisent à tenir jusqu’au soir si on a pris un petit déjeuner décent. Or en Chine, ça dépend beaucoup des hôtels, mais rares sont ceux qui offrent un petit déjeuner à l’occidentale, ne serait-ce qu’un thé ou un café. Manger le matin des légumes frits ou des œufs trempés dans le piment, je n’y arrive pas. Mais les hôtels chinois ont toujours une bouilloire dans la chambre avec deux tasses et souvent un peu de thé vert. Avec des biscuits et des sachets de cappuccino ou de thé noir aromatisé (amenés de France ou trouvés sur place, mais pas si facilement) on peut se faire un bon petit déjeuner dans les hôtels où le petit déjeuner vous rebute. Oui je sais, certains VFistes vont fermer le fil dégoûtés d’un tel manque de curiosité culinaire et d’adaptation, mais pendant la journée mon but est d’effectuer mes visites dans de bonnes conditions et le soir, quand l’hôtel et des toilettes décentes sont à proximité je peux être plus ouverte au niveau gastronomique. Tout voyageur qui connaît assez bien la Chine sait qu’il faut limiter au strict minimum ses séjours dans les toilettes publiques, même si des progrès ont lieu petit à petit. Quelque chose qui pèse vite dans la valise, ce sont les produits pharmaceutiques et associés : crème solaire, anti-moustiques, anti-diarrhéiques, refroidissement, vos problèmes de santé chroniques, etc… Se faire comprendre dans une pharmacie chinoise n’est pas vraiment évident en général : l’année dernière pour une irritation dans la bouche, j’ai essayé de mimer un gargarisme dans plusieurs pharmacies, ma sœur a trouvé mon imitation très convaincante, mais on m’a proposé du dentifrice et rien d’autre. Nous sommes contentes depuis de nombreuses années d’un produit parapharmaceutique qu’on trouve dans les magasins de sport comme Décathlon ou le Vieux Campeur : ce sont les pastilles hydrostar au citron. Elles se glissent dans le sac à main et quand vous avez un coup de barre parce que la journée est torride, que vous avez trop transpiré ou que la pente est raide, vous en sucez une et ça vous redonne immédiatement un surplus d’énergie. J’en emporte en général une par jour environ. Ils ont aussi des pastilles à dissoudre dans l’eau, pas mal mais plus lourd, et le coca (que je ne bois pas dans l’année) fait ça aussi bien. Je crois que j’ai fait à peu près le tour, mais vous comprendrez que ma valise ne fait pas 10 kilos et qu’elle sera difficile à véhiculer dans les escaliers.

Je vais essayer de tenir ce carnet de voyage à jour mais ça risque d'être difficile si l'internet continue à ne bien fonctionner qu'à quatre heures du matin ...
Visites à faire en une semaine à Rome? English translation pending
by SuperPixelle · 2013-06-23 · 9 replies
Bonsoir à tous,

Durant juillet, je pars à Rome avec ma chérie pour une semaine et on cherche à savoir ce qui faut absolument visiter. On a acheté le guide du Routard donc niveau monuments on est plutôt calées, mais si vous avez des avis, je vous écoute. Faut-il par exemple réserver des choses à l'avance ou autre ? On aimerait aussi connaitre les petits coins sympas à voir, les restos, les glaciers (à ce que j'ai pu lire ici, il y en a des très bons) etc.

Je prends toute vos idées, donc à vos claviers !
Randonnées à ne pas manquer sur l'île d'Anticosti? (Québec) English translation pending
by Moerani · 2013-06-20 · 17 replies
Bonjour à tous!

Nous allons passer 3 jours à Anticosti dans quelques jours et vu la courte durée du séjour et le fait que ça nous ait couté un bras et un rein tout neuf ;) on voudrait en profiter autant que possible. Nous allons là essentiellement pour la randonnée. J'ai cru comprendre que les chutes Vauréal (secteur où on loge) et la baie-de-la-Tour étaient un must. Y a-t-il d'autres sites naturels splendides à ne pas manquer?

Merci beaucoup d'avance ;)
Parcours de Salt Lake à San Francisco par Yellowstone et Glacier English translation pending
by Fddfr · 2013-06-09 · 26 replies
Bonjour,

Je suis en train de préparer notre parcours qui va partir de Salt lake city pour se terminer à San francisco.

Nous sommes une famille avec 3 enfants, 10 , 13 et 15 ans et donc nous avons retenue la formule camping car pour les 2/3 du trip) qui nous a paru la plus approprié, car nous avons eu une experience de ce type en 2009 dansle sud ouest américain (voir mon recit et photos
http://voyageforum.com/forum/photos_notre_voyage_dans_colorado_D2563484/

Nous partons le vendredi 21 juin, siot dans moins de 15 jours pour 5 semaines (retour le 26 juillet).

Le parcours doit se dérouler ainsi, mais j'ai encore quelques trous ou choix à fiare et j'aimerais avoir vos avis.

Premier jet :

- Arrivée à Salt lake City le vendredi soir 21 juin Nous avons pris un hotel jusqu'au lundi matin afin de s'adapter au décalage horaire et prendre son temps pour visiter Salt Lake. j'ai réserver une voiture de location du vendredi soir au lundi après midi, moment ou nous devons prendre possession du camping car pour 23 nuits 'jusqu'au 17 juillet au matin, ou nous le rendons à Seattle). Pour Salt lake, je prévoie une ballade vers bonneville pour voir le paysage du lac salé plus balade en ville. - départ le lundi après midi de salt lake pour prendre la route vers Grand Teton et Yellowstone en prenant la route 89 à partir de Logan : première étape à Saint-charles à coté du "bear lake" afin de faire qu'une petite étape de 250 km. - mardi, route vers Grand teton, via montpelier et Paris (ça s'invente pas ! ) route 89 jusqu'a alpine, puis trouner à droite pour prendre le grand canyon de la snake river, arrivée le soir dans un Camping prenant les RV, entre jackson et Wilson. - mercredi petite visite de Jackson puis on reprend la route pour aller au nord du park, Pour trouver un camping mieux qui a l'air top (l'arrêt à celui à coté de Jackson a juste pour but de visiter Jackson), au bord du lac, au nord (Colter bay campground). La premier doute : combine de nuit à Grand Teton ? 2 ou 3

Ensuite nous prendrons la route vers Yellowstone (donc le 29 juin en théorie) , avec comme premier camp de base, le RV Campground qui est situé au nord du grand lac. Je pense reserver quasiment 1 semaine à yellowstone, tellement il semble y avoir de chose à voir. Donc en gros nous serons dans les differents sites de yellowstone du 29 juin au 5 juillet.

Ensuite, premier gros probleme. Nous voulons rejoindre Glacier park, mais l'étape est trop longue en une suele fois, donc je veux l'étaler sur 2 jours, et je ne sais pas quelle route prendre. Je pense arriver à glacier par le coté Ouest (kalispell) , car 1 il y a un RV campground qui à l'air chouette à l'entrée ouest du park (en pleine foret) et d'autre part, je pense quel'on va loué une petite voiture en passant par kalipell, car le RV est trop gros pour prendre la "Goind to the the sun" road. Que pensez vous de cette solution ?

Je pense passer 6 à 7 nuits à glacier afin qu'il me reste 3 à 4 jours pour faire glacier Seattle. Là aussi, choix des routes à faire (par le nord ou par le sud SPKANE).

Nous devons rendre le Camping car le 17 juillet au matin à Seattle, d'où nous louerons une voiture, pour faire seattle- san francisco en 3 ou jours (crater lake, la cote...), puis finir par 4 jors plein à san francisco que nous devrons quitter le 26 juillet au soir.

Voilà, je vais essayer d'affiner tout cela et tous vos conseils seront les bienvenus.

François
Itinéraire de trois semaines en Nouvelle-Calédonie English translation pending
by Soblay · 2013-05-30 · 18 replies
Bonsoir à toutes et à tous,

Nous avons décidé de partir en Nouvelle Calédonie fin novembre pour 3 semaines.

J'aimerai avoir vos conseils concernant notre projet :

1 nuit à Nouméa à notre arrivée 4 nuits à Lifou pour nous reposer un peu du voyage (voiture de location) 1 nuit à Nouméa Voiture de location pour 5 nuits (Koné 2 nuits, Poingam 1 nuit, Hiengène 1 nuit, Pondimié 1 nuit puis retour sur Nouméa pour 2 nuits (visite de Nouméa et Port Boisé). 3 nuits à Ouvéa 3 nuits à l'Ile des Pins 1 nuit à Nouméa et vol pour Sydney.

Après lecture de certains commentaires, pouvez vous me dire si nos destinations sur les Iles sont envisageables (grève Air Calin, retard etc...). je n'ai pas encore retenu les Iles, simplement les hôtels pour le circuit.

Ce séjour est il cohérent ? quels sont les pièges à éviter ? Merci de vos réponses qui me seront bien utiles pour finaliser notre séjour.
Croisière transatlantique MSC Musica en novembre 2013 English translation pending
by PascaleYves · 2013-05-11 · 742 replies
Bonjour Pascale et moi partirons pour 3 semaines sur le Musica en Novembre 2013. Avis à tout les membres qui ont envie d'en discuter. A bientot😏
Conseils pour rencontre avec la belle-famille sénégalaise? English translation pending
by Carolannna · 2013-05-05 · 14 replies
Bonjour a tous, Je suis nouvelle sur le forum et je voulais avoir des conseils pour ma rencontre avec ma belle famille. Je suis antillaise et marié avec un sénégalais et c'est la première fois que je me rend au Sénégal et que je les rencontre en personne. D'habitude c'est au téléphone, et ma belle mere ne parle pas français dutout.

Voici mes questions

Que dois je offrir aux beau parents ? Comment dois je me vetir pour cette première rencontre ? Merci d'avance pour vos conseils.
Itinéraire d'une semaine en Malaisie/deux semaines à Bornéo cet été 2013 English translation pending
by Cval96 · 2013-05-01 · 25 replies
Bonjour, nous sommes 2 amis à partir pour 3 semaines dont 2 sur Bornéo. On a un buget de 1000euros chacun. On avait choisis au départ de passer 10 jours en Malaisie et 10 sur Bornéo avec obtention du PADI sur les Perhentians et un pack 3/4 jours sur Mabul pour plonger sur Sipadan mais la plongée a explosée le budget donc on change tout notre itinéraire. Donc on ne passerait pas le PADI et prendrait un pack 1 journée snorkelling sur Sipadan (avec ScubaJunkie) et s'orienterait plutôt vers la nature, les trekks etc..;

Pour l'instant notre programme: KL : arrivée le 19 Août très tôt le matin, loger en guesthouse, 2 jours de visite Langkawi : Arrivée le 21 au matin (par avion AirAsia) 2 jours de visite et retour à KL dans la soirée du 23 Perhentians : Arrivée le 23 dans l'après-midi (avion KL-Kota Bharu puis taxi jusqu'à la jetée + navette en bateau) 3 jours plein snorkelling sur les 2 iles

Retour en avion sur KL pour aller sur Bornéo Et après on veut aller sur Bornéo mais quelles régions visiter? On aimerait faire quelques trekks (pas trop dur non plus), mais voir la nature, la faune..quels sont les plus beaux endroits? Donc on pense faire un passage par Kutching et le parc BAKO (2 jours) Puis on aimerait passer 3 jours sur Mabul afin de faire des journée snorkelling sur les iles avoisinantes Il nous resterait Labuk Bay, Kinabatangan safari? , Sepilok, Uncle Tan?

Quel serait le budget à prévoir pour 2 semaines sur Bornéo (budget packpacking)

Merci pour vos infos
Drôme provençale English translation pending
by Mlefevre · 2013-05-01 · 9 replies


Bonjour à tous, Voici le petit carnet consacré à qq jours de randonnée dans la Drôme il y a 1 semaine.

Le texte en images est ici : sibellelaterre

Bonne lecture! Marie

Texte seul :

Trop de neige encore dans les Vosges pour une petite randonnée/bivouac printanière, envisagée pour la 1ère fois avec un chien. Higloo n'a pas encore 6 mois aussi je cherche une randonnée tranquille sans trop de distance ni de dénivelé, avec une météo aussi douce que possible. L'hiver 2012/2013 n'en finit pas et me contraint à choisir une destination au sud et pas trop en altitude. La Drôme Provençale me semble parfaite pour ce projet ! A l'aide de Google Earth , j'affine l'itinéraire, et me rends compte qu' Annie et André Molinet (que je connaissais « virtuellement » sur voyageforum) sont les auteurs d'un grand nombre de topos sur Wikiloc (dans la colonne de G nommée « calques » sur Google Earth, cocher « base de données primaires », puis « galerie » puis « wikiloc » et on voit apparaître plein de tracés GPS de randos avec photos, distances et dénivelés!) Ils connaissent parfaitement la région et me confirment la validité de mon itinéraire. On décide de se retrouver pour parcourir ensemble la dernière étape de notre balade de 4 jours, et nous invitent ensuite à passer la nuit chez eux avant la route du retour. Très sympa ! Quelques jours avant le départ, ma plus jeune fille Marion, 17 ans, décide de m'accompagner pour partager cette petite aventure exclusive avec le chien... La carte IGN 3239 OT suffit pour toute la rando : départ col de Perty, montagne de l'Arsuc, col de Chauvac par les crêtes, La Clavelière, bivouac pas de Corbières, puis descente sur St Auban sur l'Ouvèze et bivouac un peu au sud, puis plein est via le Serre de Rioms, le pas de Bouvrège et bivouac entre le col de la Trappe et le col d'Izon, enfin montagne de Chamouse et retour au col de Perty. Pour de bons marcheurs, cette rando peut se faire en 2 ou 3 jours. Attention à bien gérer l'eau.

21 avril 2013 Nous avons très bien dormi (et mangé!) dans la petite auberge des Aiguiers à Pierrelongue (qui accepte les animaux) En attendant l'heure du petit déjeuner, nous faisons un petit tour aux alentours, sous un grand ciel bleu : ici c'est vraiment le printemps et ça nous réjouit ! Puis le ciel se couvre un peu mais le temps reste au beau. Nous roulons jusqu'à Saint-Auban sur l'Ouvèze : nous prévoyons de bivouaquer près du village le 2ème jour et en profitons pour déposer qq vivres et croquettes dans un buisson épineux bien caché : les sacs n'en seront que plus légers ! Puis nous remontons la vallée vers les sources de l'Ouvèze et découvrons avec étonnement la montagne de Chamouse enneigée ! Nous laissons la voiture au col de Perty et un randonneur du coin nous rassure : ça devrait fondre très vite. Higloo est tout content d'avoir encore un peu de neige ! Depuis qu'il est né il n'a connu que l'hiver et il aime ça ! Il enfile de bonne grâce son petit sac de bât (500 g à vide et chargé au maximum de 800 g de croquettes pour cette rando, compte-tenu du dépôt organisé à St Auban) Nous arrivons bien mouillées au sommet de l'Arsuc : la neige a fondu sur les buis entre lesquels se faufile l'étroit sentier. Nous finissons par enfiler nos pantalons de pluie et mettons à sécher les pantalons (Marion a oublié son pantalon de rando et se contente de son jeans, heureusement qu'il fait beau!) Joli petit passage dans une forêt multicolore... Pause pic-nic, Higloo frise avec l'humidité ! L'atmosphère est assez brumeuse car la pluie tombée ces derniers jours s'évapore sous les rayons du soleil. A G la montagne de Chamouse, dernière étape de notre circuit. En bas, la vallée de Somecure avec les sources de l'Ouvèze. Higloo est irrésistiblement attiré par les précipices et du fait du volume du sac, nous craignons qu'il soit déséquilibré en passant trop près d'un obstacle. La grand majorité du parcours se déroule en crêtes et il nous arrivera parfois dans les endroits les plus escarpés de lui ôter son sac tellement il nous stresse à raser les bords (je le soupçonne de faire exprès!) Nous apercevons le village de St Auban, tout là-bas. Le sentier disparaît souvent mais l'orientation est facile, il suffit de suivre les crêtes. 1 ou 2 passages scabreux dans de petites forêts denses avec de nombreux arbres couchés par le vent du nord, mais rien de vraiment compliqué. Nous croisons un groupe de randonneurs à la journée au col de Chauvac. Petit cafouillage d'ailleurs à ce col : il faut prendre sur une vingtaine de mètres le raidillon rébarbatif qui monte au pylône puis bifurquer à G sur un joli sentier signalé par un cairn. NE PAS prendre le large sentier encombré de ronces qui part à 30 m en contrebas du col, versant Somecure, vers l'ouest : cul de sac ! La Clavelière approche, survolée par quelques vautours qui intriguent le chien. Nous aurons été inspectés plusieurs fois par ces groupes de vautours qui surgissent de nulle part, font qq tours au-dessus de nos têtes...et puis s'en vont... Pas vu d'autres animaux sur cette rando...à part quelques oiseaux (perdrix, choucas, coucou)

Petite pause à la croix de Roussieux, juste avant la Clavelière.

Higloo, chien de berger ne supporte pas que nous ne marchions pas groupées (Marion marche beaucoup plus vite que moi!) Il pleurniche quand l'écart est trop grand, trop mignon ! Au loin la neige a fondu sur Chamouse... Au Nord, la vallée de Chauvac. Ce bel arbre situé un peu avant le sommet de la Clavelière doit avoir un succès fou en été ! Après la Clavelière, nous descendons abruptement vers le col de Corbières où nous allons bivouaquer. Il y a une source marquée sur la carte IGN un peu avant d'y arriver (Font. Froide) : impossible de la louper ! La résurgence est à côté du sentier. Bien que nous soyons à la confluence de plusieurs sentiers, il n'y a pas un chat ! Higloo apprécie la présence de pommes de pins ! Nous avons parcourus une douzaine de km et il a encore des forces pour jouer...un peu ! Après un dîner raffiné (hum!), nous profitons des derniers rayons du soleil, tandis qu'Higloo a déjà commencé sa nuit. Nous nous endormons aussi de bonne heure et le chien nous réveille vers 22h, les oreilles aux aguets, les narines dilatées, tremblotant, tout excité ! Gloups ! On a du mal à le calmer...il finit même par nous fiche la trouille ! Visiblement avec ses grandes oreilles il entend plein de trucs qui nous échappent. Finalement, nous entendons un chien ? grogner et aboyer par très loin. J'ai vu sur la carte qu'il y a une bergerie dans le coin.. bref, tout le monde finit par se rendormir ! Quel gros Nigloo ! Qui a peur du grand méchant loup !

22 avril 2013 On a tout notre temps, l'étape d'aujourd'hui est vraiment très courte, pas plus de 8 km. En effet, sur ces montagnes calcaires l'eau est rare et il faut en tenir compte... Comme Higloo adore l'eau nous prévoyons une après-midi récréative près du Charuis, affluent de l'Ouvèze. En voiture, nous avons repéré l'Aire de la Motte, un peu au sud de St Auban : verte prairie et petit ruisseau, le coktail idéal pour un chien lorrain ! Le ravitaillement a été caché juste en haut de la prairie... Nous prenons le temps de faire sécher la tente, tandis qu'Higloo joue avec les pommes de pins. Au loin le Mont Ventoux est pour une fois libre de nuages. Un peu plus bas nous croisons un autre bon coin de bivouac, à 50 m du ruisseau. Nous passons quelques marnes, on adore ! Ouest américain ? Mais non, nous sommes bien en Provence : Tiens une belle flaque pour Higloo ! Descente bien raide vers St Auban. Derrière le village on aperçoit la verte prairie où nous allons camper. On recroise le petit ruisseau franchi en haut du raidillon et l'endroit est si charmant qu'on en profite pour y faire une bonne pause. Nous quittons les montagnes et arrivons dans la campagne, charmante. St Auban est tout proche. Un regard en arrière vers les crêtes que nous avons suivies hier. Nous croisons 2 randonneuses avec de gros sacs, sinon personne en dehors du village. Après le pont sur l'Ouvèze, Higloo se rafraîchit avant la petite montée vers le village. Et se rafraîchit encore une fois au lavoir situé à l'entrée du village (il y a une fontaine avec de l'eau potable un peu plus haut) C'est bien calme... Nous traversons le village et continuons vers le sud par la route (peu fréquentée) sur 1 km environ, puis la quittons pour retrouver notre sac de bouffe (intact!), la prairie, et la rivière. Tiens un castor est passé par là ! Pas dans la tente tout mouillé ! Heureusement il fait beau et il sera sec avant le soir ! Pas assez fatigué aujourd'hui ce p'tit chien ! Voilà qu'il nous fait son claustro quand on ferme la tente ! Ça ne dure pas heureusement et la nuit est tranquille.

23 avril 2013 En fond de vallée, il a gelé ! Phénomène d'inversion thermique ou un truc comme ça sans doute. On a dormi hier 600 m plus haut sans gel... Après avoir fait sécher la tente, nous repassons par St Auban acheter qq fruits et cochonneries à la petite épicerie (fermée dimanche et lundi) et faire le plein d'eau. Puis nous quittons le village par un joli sentier (direction le Serre de Rioms. Il y a sans doute un sentier moins raide, que nous avons loupé) Arrivées sur la crête, nous faisons une petite pause « graines ». Nous rejoignons ensuite un chemin, sans aucune voiture et à flanc, agréable, qui nous fait passer devant une minuscule source au lieu dit le Terron (elle figure sur la carte IGN mais m'avait échappé) Nous en profitons pour refaire nos stocks d'eau (6l en tout pour nous 3) et du coup décidons de modifier un peu notre itinéraire. Nous avions d'abord envisagé de bivouaquer près de l'étang de Louye afin de refaire de l'eau en passant à Pelleret. Mais avec ces 6 litres, ce ravitaillement n'est plus nécessaire et nous allons éviter ce détour, en restant tout le temps sur les crêtes. Nous passons donc au-dessus du hameau de Pelleret. Derrière les « badlands » la montagne de Lure, à l'est. Au sud ouest, le fort de Mévouillon et la montagne de Buc. Petite pause au pas de Bouvrège. A l'est la montagne de Chamouse, où nous irons demain. Nous traversons un champ de lavandes, à peine sorties de l'hiver et trouvons un peu plus haut un bivouac panoramique ! Higloo va bien dormir cette nuit ! Au loin la montagne penchée de Buc. Nous profitons de la chaleur du soleil jusqu'au dernier moment. Le sentier de demain... Le Mont Ventoux à contre-jour. Pas vu l'ombre d'un autre randonneur aujourd'hui...

24 avril 2013 Très bonne nuit sous la surveillance de la montagne de Buc. Au SO le fort de Mévouillon et le Mont Ventoux, mieux éclairés qu'hier mais ça reste brumeux. Après à peine une heure de marche nous arrivons au col d'Izon où nous retrouvons Annie, André et leur amie Betty. Devant nous les falaises de Chamouse, à contre-jour. Nous grimpons tranquillement, et l'ensemble du parcours de ces 4 derniers jours apparaît : nous avons longé les crêtes à droite de l'image, traversé vers la G et longé les crêtes côté G. Un beau parcours aérien comme je les aime. De plus nous sommes loin des gros axes routiers, aucun bruit de voiture ! Cette dernière journée est la plus dégagée et on voit bien la chaîne des Alpes. Pause-croquettes au sommet ou presque. Rencontre au sommet, ici il y a un peu plus de monde... André et Marion trottent en tête, tandis que Betty, Annie et moi, cherchons les rares fleurs de ce printemps tardif. Le soleil tourne doucement et les Alpes sont de mieux en mieux éclairées. Le coin, escarpé, devrait plaire aux chamois mais nous n'en verrons pas un seul. Sont-ils chassés ? Au loin, la montagne de Lure me fait de l’œil pour une autre rando (?) Même mort, un arbre reste beau encore longtemps... Ultime petite pause près d'une cabane joliment restaurée et nous retrouvons la voiture au col de Perty. Tout le monde embarque pour récupérer celle d'André et Annie laissée au village d'Izon. Encore une dizaine de km et nous découvrons leur sympathique maison, la chaleur de leur accueil, la passion d'André pour les gaufres, et le confort d'un lit douillet après une bonne douche ! Merci à vous Annie et André !
Récit (long) de croisière - Celebrity Infinity en Amérique du Sud et sur le canal de Panama English translation pending
by MissMC · 2013-04-30 · 18 replies
Compte-rendu de notre croisière sur le Celebrity Infinity - Amérique du Sud et Canal de Panama - 15 mars au 1 avril 2013

Tout d’abord, je dois dire que j’avais reluqué cet itinéraire depuis plusieurs années. Très peu d’itinéraires permettent de voir le nord du Chili, le Pérou et l’Équateur! Et c’est cette année que nous avons finalement réalisé ce rêve.

15-16 mars 2013, Montréal – Santiago Nous avions acheté le vol avec Celebrity car le prix était plus avantageux pour l’aller sur Santiago. Nous avons donc quitté Montréal sur les ailes d’American Airlines vers 18h00, fait une connexion à Miami sur un vol LAN et sommes arrivés à Santiago vers 9 :00 am après un vol de nuit de 9 heures��� un peu fripés, mais enthousiastes de commencer ce voyage!

J’avais réservé un tour de ville et transfert à l’hôtel avec South Excursions. Tel que promis, Pablo, notre guide francophone nous attendait avec impatience car l’avion avait plus d’une heure de retard. Le chauffeur a rapidement mis nos bagages dans le minivan et nous sommes partis tout de go pour explorer Santiago. Pablo nous a fait faire un bon tour de ville incluant le Marché central, la place d’Armes, la cathédrale, la Moneda – le palais présidentiel, l’église San Francisco, la colline Santa Lucia, le quartier Bellavista où est la maison de Pablo Neruda. Vers 14h00, nous sommes arrêtés prendre une bouchée dans une excellente pizzeria (recommandée par Lonely Planet), Voraz Pizza, avec une bonne bière locale, la Crystal.

Après le repas, notre duo guide-chauffeur est venu nous reconduire à l’hôtel Plaza El Bosque dans le quartier Las Condes, hôtel que j’avais réservé sur Booking.com ($159 US). Un très bel hôtel, avec une terrasse sur le toit avec piscine, bar, et resto-déjeuner avec la plus belle vue en ville! C’était parfait. On s’est reposé un peu, puis nous sommes sortis souper. L’avenue Isidora Goyenechea juste à côté de l’hôtel regorge de restaurants de toutes sortes et est très agréable pour une soirée al fresco! Nous avons terminé la soirée en allant admirer la ville toute illuminée sur le toit terrasse de l’hôtel, et en mangeant de la crème glacée!

Belle première journée qui se termine… mais plusieurs autres qui s’annoncent superbes!

Pour les photos de Santiago :
https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_SantiagoChile?noredirect=1#slideshow/5862304230690290866

17 mars – Santiago à Valparaiso, Chili

Après une excellente nuit de sommeil dans notre lit super confortable de l’hôtel Plaza El Bosque, nous avons profité d’un délicieux petit-déjeuner sur le toit de l’hôtel. Avec le magnifique soleil et le temps clair, nous pouvions voir les Andes qui entourent complètement la ville de Santiago. Une vue à couper le souffle! Encore aujourd’hui, j’avais réservé notre transfert vers Valparaiso avec SouthExcursions.com ($90 US pp). En plus du transfert, nous avions prévu un arrêt dans un vignoble et un tour de ville de Valparaiso et Vina del Mar. Tel que convenu, Pablo et un nouveau chauffeur Barnabé était fin prêt à 9h00 am à charger nos nombreuses valises. A quatre, nous avions 5 grosses valises et 4 bagages à main…

Nous avons pris la route 68 en direction de la vallée de Casablanca. J’avais choisi d’aller visiter le vignoble Emiliana car c’est une entreprise qui met en valeur le développement durable, pratique l’agriculture biodynamique et offre des vins faits de raisins biologiques. South Excursions avait accepté de visiter ce vignoble plutôt que les habituels, plus commerciaux. Mais une fois arrivés sur place, nous avons rapidement compris que SE n’avait pas fait de réservation pour la visite et la dégustation tel que promis, et c’était complet pour la journée. Déception n’est pas assez fort pour décrire mon état… j’étais vraiment furieuse. Mais Pablo, notre guide extraordinaire a rapidement retourné la situation. Il nous a trouvé un coin confortable, et nous a fait choisir 6 vins. Puis, il est allé arranger avec les gens du vignoble une façon de nous faire faire une petite dégustation privée. Pablo arrivait justement de Bordeaux où il avait enseigné l’espagnol à des sommeliers! Nous avons tourné la situation et avons pu déguster les vins magnifiques de cette vallée, la seule au Chili à produire des vins blancs : Sauvignon blanc, Viognier, Gewurtztraminer… délicieux! Le site est enchanteur… des fleurs partout, entouré de montagnes, des animaux qui gambadent, des abeilles qui butinent! Y retourner, je réserverais pour un lunch sur la terrasse!

Nous reprenons la route direction Valparaiso que nous rejoignons vers midi. Le soleil plombe, et fait ressortir toutes les couleurs qui ornent les maisons et les murales de cette ville toute en collines. Pablo nous amène un peu partout dans les différents quartiers, nous voyons l’autre maison de Neruda, le centre historique, puis la faim nous prenant, je décide d’aller acheter des empenadas dans une pâtisserie. On s’est arrêté dans un joli quartier pour manger et faire un tour! On est monté sur le Cerro Artilleria où il y avait un petit marché, puis on a pris l’Ascensore Artilleria! Construit en 1912, il fait communiquer la Plaza Aduana avec le cerro Artillería. Sa longueur est de 175 m, son dénivelé de 48 m et le trajet dure 80 secondes. Faut pas cligner des yeux trop souvent! L’ascensor Artillería a pour particularité de posséder deux paires de wagons, ce qui lui donne la plus grande capacité de passagers. Nous sommes allés jusqu’à Vina del Mar, la station balnéaire voisine de Valparaiso, où on retrouve les grands resorts et les hôtels de luxe. L’hôtel O’Higgins construit en 1931, le plus ancien de Vina del Mar, nous rappelle que le soleil et la mer sont depuis longtemps à l’agenda des vacanciers fortunés!

Après cette visite des plus colorées, nous retournons vers le port de Valparaiso pour faire l’embarquement sur le Celebrity Infinity qui sera notre ‘chez-nous’ pendant les 15 prochains jours! Nous disons adieu à notre guide Pablo et embarquons sur le paquebot de 91 000 tonneaux, un mastodonte aux yeux de plusieurs, mais pour nous qui avons navigué sur des navires allant jusqu’à 160 000 tonneaux, il nous paraît bien raisonnable!

Après un enregistrement assez rapide, nous devons prendre un autobus qui zigzague à travers les conteneurs pour nous amener jusqu’à la passerelle. Bienvenue à bord : Champagne ou mimosa? Ahhh… Là, je me sens en vacances. Nous allons rapidement découvrir nos cabines, tout à l’arrière du navire, avec d’immenses balcons. De là, nous pouvons apprécier la vue magnifique sur la ville de Valparaiso… la ville aux mille collines, aux maisons colorées, aux murales qui frappent tant par leurs couleurs que par leurs paroles qui tantôt optimistes, tantôt percutantes, ne peuvent laisser personne indifférente.

Je ne peux terminer ce récit que par les mots de Pablo Neruda, le grand poète chilien, et ses mots sur Valparaiso :

18 mars – La Serena, Chili

Ce matin, le navire est accosté vers 9h00 à Coquimbo, un port à quelques 200 miles de Valparaiso, mais juste à côté de La Serena, une des plus vieilles villes du Chili, fondée en 1549. La Serena est à la porte de la vallée de l’Elqui, du nom de la rivière qui irrigue cette vallée reconnue pour la culture du raisin, mais pas n’importe lequel, celui qui servira à faire le Pisco, cette eau-de-vie que le Chili, autant que le Pérou, revendique comme boisson nationale!

Le quai est assez long et nous devons marcher une quinzaine de minutes pour arriver aux portes du port. Heureusement, notre guide Christopher a les bonnes accréditations et a pu venir nous attendre au pied de la passerelle. Toutefois, nous avons dû marcher pour aller rejoindre notre minivan qui nous attendait avec le chauffeur René à la sortie du port.

Nous quittons donc Coquimbo par le bord de mer afin de rejoindre La Serena à quelques kilomètres au nord. Une immense plage relie les deux villes, et d’innombrables condos sont en construction tout au long de cette avenue sur le Pacifique. Nous faisons un premier arrêt au Phare Monumental de La Serena. Ce phare qui a l’air fait en carton a été construit en 1949 afin d’abriter un canon qui a servi à la guerre du Pacifique, dans l’espoir d’en faire un attrait touristique. Mais leurs efforts n’ont pas donné les résultats escomptés… cet endroit est un peu délabré et désolant, mais la mer y est magnifique. C’est ici que notre chauffeur René a commencé à nous prendre en photo. Devant le phare, devant le canon, devant la mer… Au début, on trouvait ça sympathique, mais on a rapidement trouvé ça un peu envahissant et énervant… mais, ce ne sera pas la seule chose qui nous énervera chez lui!

Nous reprenons la route pour faire un tour rapide du centre de la ville, puis nous bifurquons pour aller vers la vallée de l’Elqui. Après avoir franchi la montagne, nous laissons derrière nous l’aridité et les nuages pour nous retrouver dans une verte vallée ensoleillée, avec de part et d’autre de la route des champs de raisins et de papayes. La rivière au fond de la vallée est pratiquement à sec. Christopher nous dit qu’il n’y a pratiquement pas eu de pluie depuis quatre ans et que le niveau de la rivière a baissé de dizaines de mètres. En fait, la vallée bénéficie de plus de 300 jours de soleil par année! Nous faisons un bref arrêt dans une coopérative de papaye qui vend ses produits et qui nous offre une pause bio! Le nectar de papaye est excellent.

Christopher nous propose d’aller dîner à Villaseca, un village reconnu pour ses cuisines solaires. En effet, au début des années 2000, des chercheurs ont proposé aux femmes de ce village d’utiliser des fours utilisant des panneaux solaires plutôt que le traditionnel four à bois. Les femmes ont d’abord maîtrisé la nouvelle technique, puis rapidement, elles ont ouvert un restaurant de quelques places au début, mais qui compte maintenant près de 120 places! Cette perspective nous enchante et nous avons hâte de découvrir cette cuisine locale assez particulière. Nous sommes les premiers arrivés au restaurant Delicias Del Sol. C’est impressionnant de voir tous les fours sur le devant du resto. En fait, le four est une boîte en verre dans lequel on place une casserole, et tout autour du dessus, des panneaux en aluminium reflète et dirige les rayons du soleil dans le petit incubateur! Chaque four contient un plat différent – ragoût de chèvre, poulet rôti, légumes, riz, petit pain, etc. J’avoue que je n’avais jamais mangé de chèvre alors c’est ce que j’ai choisi, question de pousser l’exotisme jusqu’au bout! C’était un osso bucco de chèvre… délicieux, tendre, miam! Le dessert, postre de leche asada (une crème caramel) était excellente – tout cuit dans les fours par la chaleur du soleil! C’était fascinant et délicieux!

La région est tellement aride, les flancs de montagne sont complètement dépourvus d’arbres ou d’herbes. En fait, tout ce qu’on y voit, ce sont des cactus candélabres. Chris nous explique que les agriculteurs retirent les cactus des champs cultivés de la vallée, et les transplantent sur la montagne afin d’aider à diminuer l’érosion et améliorer l’irrigation. Ingénieux non?

Après ce festin, nous avions bien besoin d’un petit digestif! Alors quoi de mieux que la visite d’une distillerie de Pisco! Nous sommes allés vers Vicuna pour visiter la distillerie Capel, une des plus grandes et plus vieilles marques de Pisco au Chili. En fait, ce centre agro-touristique appartient à une coopérative de plus de 1300 vignerons qui vendent leur raisin à l’usine de Capel. En plus de voir les différentes étapes de production ainsi qu’un petit musée, nous avons eu droit à une dégustation de différents cocktails à base de pisco dont le fameux Pisco Sour. Mon préféré : Le Crepuscolo – un délicieux mélange de pisco, de jus de limette, de fraises tranchées, de feuilles de basilic, avec un peu de sucre le tout servi sur des glaçons. Evidemment, une boutique bien garnie offrait les différents produits, dont le pisco vieilli Alto del Carmen, un pisco brun encore plus fin qu’un brandy, que mon beau-frère a bien apprécié tout au long de la croisière! Nous sortons enfin de la distillerie vers 15h00. Après la dégustation d’environ 6-7 cocktails, j’étais plutôt désinvolte, mais ma mère nous rappela que l’heure de montée à bord était 16h30!! En fait, nous aurions dû déjà être rentré, et nous avions plus d’une heure de route à faire… Je peux vous dire que le trajet de retour s’est fait sur les chapeaux de roues… notre chauffeur, super-René, trouvait ça pas mal drôle, mais pas nous… il doublait dans des virages, brûlait les feux rouges… ahhhh… quel retour angoissant… Finalement, nous sommes revenus à 16h00. Le temps de payer, et de faire la distance jusqu’au navire, nous avons été en temps, mais les derniers à monter à bord! Ouf… belle journée, mais qui s’est terminée de façon un peu dramatique! Cette excursion nous a tout de même permis de découvrir une magnifique région du Chili. Je l’avais réservé avec SouthExcursions.com ($95 US pp).

Pour les photos de La Serena et la vallée de l’Elqui : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_LaSerenaElquiValleyChile?noredirect=1#5862385721078396626

Pour en apprendre sur le projet de fours solaires dans la vallée de l’Elqui : http://solarcooking.wikia.com/wiki/Villaseca_Solar_Restaurant

19 mars – En mer

20 mars – Arica, Chili

Après une journée en mer bien méritée où chacun a pu faire la grasse matinée, profiter du soleil et de la piscine et se pomponner pour la soirée du Capitaine, nous voici donc au point le plus au nord du Chili, à 20 km de la frontière du Pérou.

Arica est reconnue comme l’endroit habité le plus aride au monde! Ils reçoivent en moyenne 0,8mm de pluie par année – avec la chaleur, les gouttes doivent s’évaporer avant même de toucher le sol. Arica a été le théâtre de l’un des plus célèbres épisodes de la Guerre du Pacifique (entre le Pérou, le Chili et la Bolivie de 1879 à 1884), la prise du El Morro en 1880. C’est lors de cette bataille qu’Arica qui faisait partie du Pérou est devenue Chilienne. C’est d’ailleurs la vue du El Morro que nous avons alors que nous mettons le bout du nez dehors ce matin. Comme le soleil est à peine levé et qu’un léger brouillard flotte sur l’océan, El Morro semble sortir d’un nuage. Mais aussitôt le soleil accroché, le ciel s’est orné d’un bleu azur sans nuage et la température s’est mise à grimper.

Du navire, nous devons prendre une petite navette fournie par les autorités portuaires jusqu’aux portes du port. La distance est courte, mais on ne veut pas nous laisser marcher entre les conteneurs. En fait, ce port est très actif et vraiment important, surtout pour le commerce avec la Bolivie. Ce petit pays enclavé dans le continent a perdu son accès à la mer lors de la fameuse Guerre du Pacifique. C’est donc par Arica que presque tout ce qui rentre ou sort de la Bolivie transit.

Nous rencontrons notre guide Carolina à la sortie du port. Beaucoup de taxis et de tours sont offerts à ceux qui n’auraient pas fait d’arrangements préalables. Arica est un des points de départ pour se rendre dans l’Altiplano – une grande plaine dans les Andes à plus de 12 000 pi d’altitude. Bien que nous aurions aimé nous y rendre, une telle montée d’altitude en quelques heures n’est pas vraiment recommandée. Nous optons plutôt pour un tour dans la vallée de Lluta pour voir les géoglyphes et la vallée d’Azapa pour aller voir les momies Chinchorro qui datent de plus de 7000 ans!

Notre excursion aurait dû commencer par un tour de ville à pied, mais cette perspective n’enchantait pas vraiment ma mère. Le proprio de l’agence a rapidement rejoint notre chauffeur afin qu’il vienne nous chercher immédiatement. Cette décision fut rusée car nous avons pu battre les hordes de touristes partout où nous sommes allés! Notre premier arrêt fut à la péninsule d’Alacran mieux connu sous le nom d’Isla Alacran. Autrefois une île, elle a été rattachée au continent en 1964. Cette île est fréquentée par deux groupes bien spéciaux – les oiseaux migrateurs (d’où son surnom d’île au Guano), et les surfeurs! Une compétition internationale s’y déroule chaque année. Les rouleaux de vagues forment un cercle tout autour de l’île, puis elles viennent se casser sur le rivage rocailleux… vraiment impressionnant, mais réservé aux experts!

Nous sommes montés au sommet de l’El Morro d’où nous avions une vue saisissante de cette ville de sable bordée par cet océan si bleu. Plusieurs très belles plages ont été aménagées au plus grand plaisir des touristes et des Chiliens du Sud qui viennent se réchauffer dans le Nord (c’est quand même drôle quand on est dans l’hémisphère sud, tout est à l’envers!). Avant de prendre la route pour la vallée de Lluta, nous avons fait un arrêt dans une réserve ornithologique qui a été créé à l’embouchure de la rivière Lluta, là où elle se jette dans le Pacifique. Un des rares endroits avec de la verdure dans ce désert!

Puis, nous avons emprunté la route 11, la route empruntée par plus de 500 camions chaque jour afin d’assurer l’approvisionnement de la Bolivie. La verdure disparaît pour ne faire place qu’à du sable et de la roche. Il ne faut pas oublier que nous sommes dans la partie nord du désert d’Atacama! Les flancs sablonneux des Andes nous laissent découvrir quelques géoglyphes – des dessins ou motifs fait à même le sol, soit par entassement de pierres ou en négatif par enlèvement de terre et de pierres. Certains de ces dessins datent de l’Antiquité, d’autres sont contemporains. La plupart représentent soit l’homme ou des animaux. On pense que ces dessins avaient pour but de communiquer les activités des tribus locales. Qui sait, c’était peut-être tout simplement de l’art!

Nous arrivons à Poconchile, un petit village pré-inca où nous visitons une petite église en adobe, l’église San Jéronimo, constuite en 1580. Mais c’est son cimetière qui attirent le plus notre attention. Les habitants mettent des abris en toile sur les croix et stèles afin de les protéger du soleil! On en profite pour faire une pause bio. Notre guide Carolina voit dans mes yeux la convoitise quand j’aperçois au comptoir du kiosque des emballages d’alfajores! Les alfajores sont des biscuits fourrés et recouverts de chocolat… un peu comme les ‘wagon wheels’ de notre enfance, mais oh! combien plus savoureux!

Nous laissons la vallée de Lluta en escaladant la montagne afin de traverser du côté de la vallée d’Azapa. Beaucoup plus verte, cette vallée est reconnue pour sa culture d’olive et de mangue. On nous dit que les olives d’Azapa sont les meilleures au monde… j’espère bien qu’on pourra y goûter!

Cette région est aussi reconnue pour son musée archéologique dans lequel on retrouve des centaines de momies Chinchorros. La présence de ce peuple du Nord du Chili est datée à plus de 8 000 ans. Bien qu’on n’en sache peu sur leur origine, on sait qu’ils pêchaient, qu’ils ramassaient et chassaient. Ils faisaient du troc et consommaient le quinoa. Le musée nous montre des centaines d’objets qu’ils utilisaient ainsi que leurs parures. Les Chinchorros se sont peu à peu sédentarisés pratiquant l’agriculture dans ces vallées verdoyantes. Une fois le lama domestiqué, les échanges et le transport ont été facilités, et c’est à ce moment que la culture Chincorro semble avoir disparu, vers 1700 avant J.-C.

La particularité de ce peuple est sans contredit son rituel funéraire. On a retrouvé dans la région d’Arica des momies datées de plus de 7000 ans, soit 2000 ans de plus que celles trouvées en Egypte. Elles seraient les plus anciennes momies au monde. Plus de 300 momies ont été retrouvées, montrant aussi l’évolution des techniques. Au début, les corps étaient éviscérés puis recouvert d’une argile noire. Puis la technique des bandelettes est arrivée, mais enrubannant le squelette plutôt que le corps embaumé. Une nouvelle aile du musée abrite ces centaines de momies allant de petits fœtus, à des enfants et des familles entières, figées dans le temps. Le musée de San Miguel d’Azapa nous a fait découvrir ce peuple si ancien et si créatif. Une page importante de l’histoire de l’Amérique du Sud qui nous était inconnue. Vraiment un musée à ne pas manquer.

Avant de se rendre au resto, nous faisons un arrêt au Mirador Alto Ramirez afin de bien voir un des géoglyphes du Cerro Sagrado. C’est vraiment impressionnant de voir ces œuvres gigantesques à flanc de collines. Nous arrivons au Rancho Don Floro, un restaurant caché dans une petite rue quelconque de Cerro Sombrero. Quand j’ai vu le gros autobus avec la pancarte du CAA – eh oui, il y avait un groupe de 48 québécois avec le CAA sur notre croisière, j’étais un peu déçue. Notre petit quatuor au milieu d’une cinquantaine de québécois dans ce coin perdu du Chili, on repassera pour l’immersion! Mais quand j’ai vu que notre guide nous amenait sous le toit d’un kiosque extérieur où une magnifique table nous attendait, loin loin des québécois entassés à l’intérieur! La table était garnie d’immenses plats d’olives, des noires, des vertes, des assaisonnées, des fromages, de beaux ananas garnis de brochettes de fruits frais et un Pisco sour à la mangue pour nous souhaiter la bienvenue! Le lieu est enchanteur, avec des fleurs partout. Après les entrées d’empanadas de pino – des petites pâtes farcies avec de la viande, oignon, olive et œuf dur – on nous sert des brochettes de grillades mixtes. Pour dessert, les fruits frais. C’était fantastique. En passant, les olives d’Azapa sont en effet les meilleures au monde! Elles sont immenses, juteuses et ont une saveur intense absolument unique. J’espère qu’on pourra en trouver ici car j’ai tenté d’en acheter, mais tous les magasins étaient fermés – Semana Santa!

Après ce festin, nous rentrons à Arica où nous faisons un tour rapide du centre. Nous pouvons voir l’église San Marcos et l’ancienne douane, deux édifices conçus et réalisés par Gustave Eiffel, bien avant qu´il ne soit rendu célèbre par sa non moins célèbre tour à Paris. Construite entièrement en fer sauf les portes et les vitraux, l’église a la particularité d'avoir été fabriquée à Paris avant d'être transportée et montée sur la place Colomb à Arica. Un petit marché d’artisan est installé sur la place alors après voir quitté notre guide, nous allons fouiner un peu, mais peut-être à cause de la fatigue, rien ne nous accroche l’œil.

Nous rentrons au bateau où nous allons faire une belle petite sieste sur notre balcon d’où nous avons une superbe vue sur la ville. Mais de charmantes sternes incas, des oiseaux rares au plumage assez original et qui ne vivent que dans cette région, viennent s’installer sur la rampe et nous font une petite symphonie de jacassements. Alors on finit notre journée avec ces nouvelles amies, en regardant le soleil teinter de rose notre dernière escale au Chili alors qu’il tombe doucement dans le Pacifique.

Pour les photos de Arica, la vallée LLuta et la vallée d’Azapa : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_AricaLLutaValleyChile#slideshow/5862402925348870354

21 mars – En mer

22 mars – Lima, Pérou

Un des attraits principaux de cet itinéraire était l’alternance de journées en mer et d’escales, ce qui nous permet de bien marier exploration et relaxation. Après notre longue et aride journée à Arica, nous avons pu profiter d’une belle journée en mer pour se la couler douce. La couleur de l’eau est passée du turquoise au vert kaki, beaucoup moins exotique, mais on nous a expliqué que ces eaux foisonnaient en krill et en plancton. Un vrai buffet pour les dauphins, marsouins et baleines! Nous avons pu en observer vraiment beaucoup durant ces journées en mer. De plus, notre voisin avait des yeux d’aigle et les repérait vraiment loin! Aussitôt qu’il voyait quelque chose, il criait ‘Whao’!! Le mot enfantin pour ‘whale’ qui devint notre cri de ralliement. Ces spectacles spontanés offerts par la nature sont toujours tellement réjouissants.

Donc après une bonne journée de farniente, nous avions très hâte de découvrir la capitale du Pérou. Toutefois, il y avait un peu de confusion sur l’heure de notre excursion. Mon contact ne m’avait pas confirmé l’heure de départ du tour et le navire accostait à 7h00, ce qui était trop tôt pour nous. Donc je lui ai écrit pour lui demander de venir pour 8h00, mais dans sa réponse, il me dit que c’était à 9h00, mais qu’il ‘essaierait’ pour 8h00… Donc je n’étais pas plus avancée… Je décidai donc de sortir seule vers 8h00 pour voir s’il était là. Mais à Callo, le port de Lima, il faut encore une fois prendre une navette fournie gratuitement pour sortir du port. Evidemment, les autobus de Celebrity étaient au quai, ainsi que quelques autres plus petits véhicules d’excursion… Mon guide n’avait pas confirmé l’heure ni l’endroit… les agents du port m’ont conseillé de sortir car c’était là que la plupart des excursions privées attendaient leurs clients. J’ai donc appelé ma gang et on a pris la petite navette pour sortir du port. Wow… chaos! Il y avait des dizaines de taxis et de guide offrant toute sorte de possibilités pour la journée. Il faisait chaud, c’était plein de monde, et je ne savais pas si 1) j’étais au bon endroit et 2) à quel heure le guide se pointerait. Un péruvien parlant français nous a offert de nous dépanner, mais ne voulant pas sauter aux conclusions trop vite, j’ai attendu jusqu’à 9h00 pour voir si notre guide arriverait. J’avais même fait une petite pancarte avec mon nom et le nom de l’agence! Ça a marché, à 9h00 pile il est arrivé… ouf… j’ai quand même eu des petites chaleurs, surtout qu’il faisait tellement chaud et humide.

Notre guide Braxso est d’origine croate mais est né à Lima. Le chauffeur Milton, lui, est péruvien pure laine d’alpaca! Nous partons donc à la découverte de cette métropole de plus de 10 millions d’habitants. La circulation est intense et on repassera pour la courtoisie au volant… ici, c’est la loi du plus fort!

Lima a été fondée en 1535 par le conquistador espagnol Francisco Pizarro qui lui donnât le nom de ‘la Ciudad de los Reyes’ (Cité des Rois). Elle devient la capitale et la ville principale de la vice-royauté du Pérou et puis celle de la République, après l’indépendance du pays vis-à-vis de l’Espagne en 1822. On ne peut s’empêcher de penser aux Incas et à tout cet or qui suscitait tant de convoitise. Cet empire eut une fin tellement tragique. Le dernier empereur Inca, Atahualpa, a été capturé par les Espagnols. Il promet alors une rançon d’argent assez importante à Francisco Pizarro et ses hommes en échange de sa libération. Cependant, après le versement de la rançon promise par l’empereur, le conquistador Pizarro ordonne malgré tout son exécution. On dit que la rançon donnée par Atahualpa était une pièce remplie d’or!

Notre premier arrêt fut à la Plaza de Armas, le centre historique de Lima, qui a été classé au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1991. Comme toute place principale sud-américaine, tous les lieux de pouvoir la bordent : l’église, le palais présidentiel, la mairie. Les palais de cette grande place se sont grandement inspirés de ceux de Séville et brillent par leur couleur jaune! La cathédrale impose par sa grandeur et ses deux tours de style néo-classique. Une magnifique fontaine de bronze, la plus vieille structure de la place, demeure le point central. Le palais de l’archevêque, juste à côté de la cathédrale, est remarquable pour ses balcons ornés de fines jalousies en cèdre.

De là, nous avons marché jusqu’au monastère et basilique San Francisco de Lima afin de visiter ses catacombes. La basilique est aussi de couleur jaune, et de loin, on dirait qu’elle a des rayures noires… mais en arrivant plus près on voit que ce sont des rangées de pigeons qui se nichent sur les rangées de pierres bien coupées. Le cloître du monastère est tellement coloré! Les murs et les colonnes sont ornés de tuiles espagnoles aux couleurs vives, jaune, bleu, vert. Nous entrons dans les tunnels des catacombes. On dit que ces tunnels se rendaient jusqu’à la Cathédrale et au Tribunal de l’inquisition. On raconte aussi que plusieurs personnes les auraient utilisés pour fuir durant la Guerre du Pacifique. Les catacombes ont été utilisé jusqu’en 1808 et contiennent plus de 70 000 corps. En fait, ce qu’on voit, c’est des piles d’os dans des caissons qui bordent les tunnels. On y a aussi vu deux immenses ossuaires circulaires avec des os et des crânes empilés. Une fois qu’on a vu les catacombes de Palerme, c’est difficile d’être impressionné par autre chose, mais l’histoire est toujours intéressante.

Nous avons ensuite pris la voiture pour se rendre du côté de Miraflorès, le quartier plus chic de Lima où nous avons visité le parc de l’Amour, un parc en bord de mer avec un grand banc orné de mosaïque et sillonnant tout du long du parc, très très inspirée du Parc Guell de Barcelone et de l’œuvre de Gaudi! Une immense statue d’un couple enlacé trône au centre de ce parc. La brise du large nous rafraîchit enfin!

Notre itinéraire devait inclure une visite du musée de l’or, mais Braxso notre guide nous propose plutôt la visite du musée Larco, qui à son avis est bien supérieur. Je suis un peu sceptique car je ne connais pas ce musée, mais je lui fais confiance! Nous sommes aussi un peu affamés alors il nous propose de prendre une bouchée au café du musée. Wow, quelle bonne idée! Ce musée privé a été créé par une famille passionnée d’archéologie au début du 20e s. et compte plus de 45 000 pièces couvrant 4 000 ans d’histoire. Il est abrité dans une vaste demeure datant de la vice-royauté du Pérou, elle-même bâtie sur les restes d’une pyramide du 7e s. Cette imposante bâtisse blanche partage l’architecture typique des haciendas du 18e s et possède des jardins absolument époustouflants. Les murs sont remplis de bougainvilliers de toutes les couleurs. Je n’ai jamais rien vu de tel, même dans les plus beaux jardins botaniques. Nous ne sommes pas surpris d’apprendre que plusieurs nouveaux mariés y viennent pour faire des photos.

Le lunch est succulent et nous permet de prendre une petite pause bien méritée. En attendant nos assiettes, on va visiter une exposition de poteries érotiques. Un drôle d’apéro, mais quand même assez fascinant! On voit que Braxso est dans son élément… il nous fait visiter les différentes salles en ordre chronologique, et nous baigne d’histoire des différents peuples qui ont précédé les Incas. La qualité des objets est remarquable. La dernière salle contient les parures des grands chefs! Tout en or et en argent, on peut facilement imaginer ces personnages vêtus de telles parures avec le soleil les faisant briller de tout feux… pas surprenant que le peuple les ait traités comme des dieux. Finalement, la visite se termine par les entrepôts du musée. Peu de musée nous offre la possibilité de voir comment sont entreposés toutes les pièces qui ne sont pas exposées. Les entrepôts contiennent plus de 45 000 pièces de poteries et autres objets… un trésor inouï, et quelle chance de pouvoir y avoir accès! Définitivement, nous sommes ravis de cette suggestion de Braxso! De plus, notre tour devait durer 5 heures, donc un retour vers 14h00. Mais nous revenons au port vers 16h00… on peut dire qu’on en a eu pour notre argent et plus! Une journée inoubliable… et définitivement une destination à revoir! J’avais réservé cette excursion avec SouthExcursions.com ($85 US pp)

De retour au port, nous devons reprendre la navette qui nous amène au quai. Un marché d’artisans y est installé et c’est assez difficile de ne pas résister… Je déniche une belle nappe aux motifs Incas pour $10! Et je trouve aussi quelques petits bracelets aux motifs péruviens. Pas trop ruinée, je remonte à bord, contente de ma journée et de mes petits achats!

Pour les photos de Lima : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_LimaPerou?noredirect=1#slideshow/5862438334464080178

23-24 mars – En mer

25 mars – Manta, Équateur

Nous avons eu pas une, mais deux journées en mer pour se reposer et profiter du soleil magnifique qui nous suit sur le Pacifique. Mais comme nous nous rapprochons de plus en plus de l’Équateur, nos journées raccourcissent un peu… le soleil s’est levé à 6h19 et se couchera à 6h25 aujourd’hui.

Bien que nous préférions toujours trouver nos excursions par nous-mêmes, j’ai eu beau chercher mais je n’ai pas pu trouver avant de partir. On s’est donc dit que nous pourrions soit trouver un taxi sur place, soit prendre un tour avec Celebrity. Comme la plupart des gens ne parlent que l’espagnol, nous avons opté pour un tour avec Celebrity, question de ne pas se retrouver dans un coin douteux sans pouvoir communiquer avec le taxi! Comme l’excursion était en après-midi, nous avons pu profiter de la matinée pour regarder le va-et-vient du port. En plus d’être le port de pêche au thon le plus important d’Équateur, Manta est aussi une destination pour les amateurs de pêche au gros! On a vu quelques gros yachts accompagnés de plusieurs chaloupes de pêche partir en expédition.

Après un lunch ‘early bird’ au grill de la piscine, nous sommes donc partis pour notre tour vers 12h45. Bien que le port soit près de la ville, il faut encore une fois prendre une navette ou les autobus d’excursion afin de sortir du port, question de sécurité. Premier arrêt : au bout du quai, au musée archéologique de Manta. Après avoir vu le musée d’Azapa et ses momies Chinchorros ainsi que le musée Larco de Lima, c’était difficile de garder notre attention dans ce petit musée qui a probablement été créé pour les croisièristes. Quelques salles avec de grandes murales dessinées représentant les peuples précolombiens et leurs différents modes de vie, quelques petites poteries… bien peu pour nous impressionner. Mais j'ai tout de même appris quelque chose. Afin de faire fondre l'or, on demandait à des hommes de souffler sur le feu sans arrêt afin de le garder bien attisé. Ces hommes souffleurs avaient développer une capacité pulmonaire exceptionnelle et pouvait plonger dans la mer très longtemps. Ainsi, ils étaient capables d'aller chercher un coquillage unique à cette région qu'on ne retrouvait que dans les grandes profondeurs. La concha Spondylus avait une couleur bordeaux qui était très convoité par la Incas. Les indiens Manta créaient donc des pièces de bijoux fait de Spondylus qui leur rapporta beaucoup. Encore aujourd'hui, les bijoux fait de Spondylus sont très recherchés.

Notre deuxième arrêt est à quelques kilomètres en dehors de la ville dans une usine de bouton fait en tagua, une noix qu’on qualifie d’ivoire végétal. On voit les travailleurs couper et tailler les noix afin de façonner les petits disques blanc qui seront utilisés tels quels ou qui seront teints de différentes couleurs afin d’en faire des boutons qui orneront les chemises Ralph Lauren ou Tommy Hilfiger. J’aurais bien aimé qu’un inspecteur de la CSST soit avec nous… c’était hallucinant de voir le peu de mesure de sécurité utilisée tant pour les hommes qui coupent les noix à la scie ronde, que les femmes qui les poinçonnent, ou celles qui les polissent… danger de coupure, poussière… c’était épouvantable. Un petit marché avec des sculptures et bijoux fait avec la noix de tagua était installé dans la cour de l’usine. La plupart des bijoux étaient un peu quétaine, mais j’ai déniché un beau collier multicolore dans le lot! Difficile aussi de résister aux petites sculptures de tortues et de toucans fait dans la noix. Le guide nous dit que l’Équateur met beaucoup d’espoir dans la production de tagua et tente de sensibiliser les nord-américains à l’utilisation de ce matériau plutôt que celle du plastique dans l’industrie de la mode. Plus ils éduquent les gens sur la disponibilité de ce matériau, plus nous en ferons la demande. Bien que la tagua soit une ressource renouvelable naturelle, ma seule inquiétude est qu’il faudra définitivement pousser pour que cette production soit faite de façon responsable et durable. Peut-être qu’une certification équitable pourrait aider les producteurs? Une histoire à suivre de près.

Le but premier de ce tour était d’aller à Montecristi, le haut-lieu de fabrication du fameux chapeau Panama. Vous le saviez que ce fameux chapeau était d’origine équatorienne? Nous traversons cette petite ville où tous les commerces affichent les fameux chapeaux. On voit quelques personnes tressant la paille nonchalamment, installées sur le trottoir. Mais c’est plutôt dans un centre culturel que nous arrêtons. On nous présente une démonstration des différentes étapes de fabrication, du séchage de la paille toquilla, au commencement du chapeau, du tressage plus ou moins fin, jusqu’au blanchiment au souffre et finalement le formage. C’est fascinant de voir que le tressage se fait debout, penché vers l’avant, le ventre appuyé sur une forme en bois qui tient en serre le chapeau pendant qu’on le tresse. On ne peut tresser qu’une trentaine de minutes à la fois puisqu’on a la tête à l’envers! La dame qui faisait la démo était une belle mamita aux cheveux tout gris… je ne put m’empêcher d’aller lui parler. Elle s’appelle Sebastiana et a 83 ans. Nous étions tous ébahis de voir cette grand-mère courbée sur la forme à chapeau et maniant les fines pailles à une vitesse éclair. Des mains qui en ont vu des chapeaux… Evidemment, plusieurs kiosques nous offraient différents modèle et de qualité de panama. Il y en avait pour tous les budgets à partir de $5 jusqu’à plusieurs centaines pour les Montecristi extra fino. En fait, plus le tressage est fin, plus le chapeau est souple et peux se rouler et reprendre sa forme! On dit que les extrafino sont si fins que l’eau ne peut les traverser, et que roulés, ils peuvent passer dans un anneau de mariage! Difficile de résister, même quand on n’a pas une tête à chapeau (comme moi… ) mais ma sœur, mon beau-frère et moi avons fait des achats. Nos panamas ont été bien roulés dans leur petit coffre de bois de balsa. En fait, je suis assez contente de mon super fino qui me fait pas mal bien! On verra au Maine cet été si je pense toujours la même chose!

Nous retraversons la ville de Montecristi sans vraiment s’y arrêter, dommage car ça avait l’air d’une petite ville coloniale chouette. On nous amenât plutôt à La Pila… un village désolant, reconnu pour ses céramiques. Nous sommes arrêtés dans une petite coopérative sur le bord de la route. À l’intérieur, quelques enfants qui courent sur le plancher poussiéreux, et quelques tables où les femmes tentent de vendre ces quelques pièces de poteries glacées au style rappelant les salons de mauvais goût des années 70. C’est affreux. Une grosse licorne ruant, des grosses potiches, des statues religieuses. C’est en fait en peu gênant… je jase un peu avec une des dames, qui a un petit bébé dans les bras. Elle me présente son fils de 10 ans et me dit : ‘Vous ne pourriez pas l’amener au Canada avec vous? Ça m’aiderait et lui assurait un bon avenir.’ Ouf… pas facile ces rencontres… Cet arrêt a rendu tout le monde mal à l’aise. On aurait mieux fait de passer plus de temps à Montecristi.

Nous sommes retournés au quai par une autre route qui nous a permis de voir les nouveaux quartiers résidentiels. Le gouvernement a mis sur pied beaucoup de programmes d’accès au logement. Mais le problème c’est que les gens achètent leur lot, commence la construction, et manque d’argent. La plupart des maisons n’ont que le premier étage de fini, et utilise le deuxième pour installer les cordes à linge, ce qui donne un air plutôt curieux à ces quartiers!

L’Équateur, ou du moins cette partie, semble très pauvre. Bien que la ville possède plusieurs grandes industries de pêche et de transformation du thon (dont le thon Starkist), la richesse ne semble pas rejoindre la population. Toutefois, la nature est beaucoup plus luxuriante. Ici, tout est vert, ça change du nord du Chili si désertique!

De retour sur le navire, nous profitons des derniers rayons du soleil pour relaxer sur notre balcon tout en regardant la ville se teinter d’orangé. C’est ce soir que nous traverserons l’Équateur, vers 21h00. Nous sommes vraiment excités et on décide de manger sur la terrasse afin de ne pas rien manquer… quoi? Le capitaine nous a dit que nous devions tous être dehors pour lever le câble rouge sur l’Équateur! Je sais, je sais… on voit rien, mais c’est quand même spécial, on ne l’a jamais encore traversé en navire. Le plus navrant c’est que Celebrity n’a rien fait… même pas une petite annonce, ou un coup de corne de brume… rien. On a soupé en regardant le poste GPS et on est allé prendre une photo du ciel noir une fois arrivé à la latitude 0o. Demain, nous avons une journée en mer et il y aura la célébration de la croisée de l’Équateur – on verra bien de quoi il en retournera!

Pour les photos de Manta Équateur : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_MantaEcuador#slideshow/5862754448459157554

26 mars – En mer Petite journée en mer, comme on les aime! Mais c’est aujourd’hui qu’il y aura la célébration de la traversée de l’Équateur. En effet, une ancienne tradition navale veut que le passage de l'Équateur donne lieu à un baptême pour tous ceux qui franchissent la ligne pour la première fois. Comme nous sommes beaucoup trop nombreux pour pouvoir tous ‘subir’ cette initiation, des braves se sont portés volontaires pour nous représenter. La cérémonie qui a lieu autour des piscines commence par l’arrivée de Neptune, qui d’autre, avec ses nymphettes et cheerleaders. Les non-initiés, ceux qui franchissent pour la première fois l’Équateur, sont appelés ‘pollywogs’ qu’on pourrait traduire par larve de crapaud. Ils devront relever plusieurs défis farfelus contre les ‘shellbacks’, ou les marins initiés! Nous avions entendu toutes sortes d’histoires d’initiation un peu troublante, mais les quelques défis que nos ‘pollywogs’ ont réussi à surmonter n’étaient pas bien méchants, mais tout le monde s’est retrouvé à l’eau dans la piscine!! La cérémonie a duré environ une heure et tous les officiers y étaient. D’ailleurs le capitaine riait tellement qu’il se tapait les cuisses!

Faute d’avoir souligné la traversée hier soir au moment où nous avons franchi le N : 0’00, Celebrity s’est un peu repris avec cette petite activité, mais c’est quand même le certificat qu’on nous a remis quelques jours qui nous fit le plus plaisir. Il ira rejoindre les autres certificats navals que Mariette arbore fièrement dans sa bibliothèque!

Pour les photos: https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_EquatorLineCrossing#slideshow/5865345885785554802

27 mars – Transit du Canal de Panama

Enfin, après deux tentatives manquées, nous allons finalement fait la traversée du canal de Panama. En effet, depuis 2003, nous avons dû annuler deux croisières ayant comme itinéraire le transit du canal… C’est donc avec fébrilité que nous nous sommes réveillés ce matin, avant même que le soleil ne se lève alors que nous faisons l’approche de l’entrée du canal. On pouvait à peine deviner les nombreux bateaux en attente dans la pénombre de l’aurore. On nous avait annoncée l’arrivée à la première écluse pour 8h30 mais déjà à 7h30 nous amorcions l’entrée dans les premiers mètres des écluses de Miraflorès, les premières écluses du côté Pacifique. C’est vraiment impressionnant de voir tout le système mis en place pour faire faire le transit aux navires. Car en fait, une fois dans l’écluse, le bateau est attaché à 6 locomotives – 4 en avant et 2 en arrière – qui le font entrer et sortir de l’écluse. Elles permettent aussi au navire de rester bien au centre du canal. L’Infinity est le navire le plus long et le plus large admis dans l’actuel canal. Il n’y a que 60 cm de part et d’autre des parois du navire. Les écluses de Miraflorès permettent aux navires de franchir 2 élévations jusqu’au lac Miraflorès, et un peu plus loin l’écluse Pedro Miguel nous fait passer à une 3e élévation.

Nous avons passé sous le Pont des Amériques très tôt vers 7h00. Puis après Pedro Miguel, sous le Pont Centenaire. Une fois dans le lac Gatun, le navire a repris sa propre navigation. De part et d’autre du canal on pouvait voir la végétation dense et tropicale, mais aussi le méga-chantier de construction du nouveau canal qui sera beaucoup plus large. Ce nouveau canal devrait être prêt en 2015. Quand on voit la machinerie lourde nécessaire à réaliser ce nouveau projet et qu’on imagine comment les français, les américains et tous leurs esclaves ont fait pour creuser le canal actuel, pratiquement de leurs mains, ça nous donne une bonne dose d’humilité et nous rappelle la résilience des découvreurs et explorateurs des siècles derniers.

Notre grand balcon de coin nous offrait une vue incomparable pour cette traversée! Vers 14h00, nous avons fait l’approche des écluses Gatun, les 3 dernières écluses qui nous feront redescendre au niveau de l’océan Atlantique. Un bateau cargo de Hong Kong est entré en même temps que nous, eux dans le canal nord, nous dans le sud. C’était amusant de le voir monter et descendre. Parfois c’était l’Infinity qui prenait les devants, parfois, c’était eux. Les marins étaient tous sur la balustrade à nous envoyer la main et nous faire toutes sortes de grimaces!

Une fois sortis du canal nous somme partis en haute mer bien que ayons été juste à côté de Colon, notre prochain escale… Mais le bateau devait s’éloigner des côtes s’il voulait ouvrir les boutiques et le casino! À peine une heure après avoir quitté la partie endiguée où les navires attendent leur transit dans le canal, nous avons commencé à sentir la houle de l’Atlantique. On s’est fait brassé comme des chaussettes dans la lessive… C’est la première journée où nous avons ressenti la houle, le Pacifique a été digne de son nom, mais la mer des Caraïbes nous a encore une fois brassé…

Quelle chance nous avons eu de pouvoir enfin faire la traversée du canal de Panama sur un superbe balcon de coin, avec une vue imprenable sur toutes les opérations de ce transit. C’est vrai que ce n’est pas très sexy comme journée, mais je dois avouer que de voir le génie de l’homme et tous les efforts qui ont été déployés pour créer une des merveilles du monde moderne est tout de même fascinant. Je referais certainement ce transit si l’occasion se représentait, encore plus après 2015, une fois que le nouveau canal sera complété!

Pour les photos du transit du Canal de Panama : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_PanamalCanalTransit#slideshow/5863112585133295522

28 mars – Colon, Panama – 35C soleil, chaud et humide!! Ce matin, j’étais particulièrement excitée de partir pour notre excursion car nous allons passé la journée dans un village de la tribu indigène Embera. Celebrity et les autres lignes de croisière offre cette excursion, mais ils vont dans un village créé pour les touristes. Curieuse de voir s’il existait encore de ces villages, des vrais, j’avais fait ma recherche avant de partir et avait trouvé un opérateur qui nous permettait d’aller dans un de ces ‘vrais’ villages.

Nous étions les premiers à sortir du navire, à 6h45! Une grande passerelle nous amène au terminal Colon 2000 où se trouvent plusieurs boutiques et restaurants. C’est à la sortie du terminal qu’on peut trouver des taxis. David, notre guide, nous attendait, prêt à partir. Il était assez surpris de nous voir arriver si tôt. Nous sommes donc partis immédiatement afin d’éviter le trafic du matin. David nous annonce que nous devons changer nos plans. Le niveau de l’eau de la rivière Chagrès étant trop bas, nous ne pouvons rejoindre le village que nous devions visiter en pirogue. Nous irons plutôt sur la rivière Gatun au village Embera Quera – qui veut dire parfum. Nous avons pris un minivan pour sortir de la ville. Une vingtaine de minutes plus tard, nous avons rejoint le point de rencontre sur la rivière Gatun où les indiens sont venus nous chercher en pirogue. La pirogue pouvait accommoder 6 personnes. Deux indiens vêtu de leur pagne en ‘beads’ nous firent monter à bord et hop, nous sommes partis, filant doucement sur la rivière qui était calme comme un miroir. David nous dit que c’était bien d’être si tôt car on pourrait voir plus d’oiseaux et d’animaux. En effet, nous avons vu des dizaines d’oiseaux de toutes les tailles et de toutes les couleurs; des balbuzards, des toucans, et bien d’autres dont le nom m’échappe. Nous avons aussi vu un singe araignée tout roux, qui faisait ses cabrioles dans un grand arbre. De la rivière Gatun, nous avons viré à droite dans un ruisseau qui nous a mené dans un lac, puis tout au fond, dans une petite baie, nous avons aperçu les toits de chaume en forme de cône du village. Dès notre approche, on a entendu les chants et la musique d’un petit comité d’accueil qui s’était formé près du quai. Il s’est avéré que notre chauffeur de pirogue était le Noco, le chef du village. Il s’appelle Atilano et n’a que 26 ans, célibataire en plus! Il nous a souhaité la bienvenue puis tous les membres du comité d’accueil sont venus nous serrer la pince. Atilano nous a invité dans la hutte principale qui sert de cuisine et de salle de réception pour les touristes. Contrairement au village touristique, ce village est habité par les indiens, mais ils se sont donné une mission touristique et ont bâti deux huttes hôtels, ainsi que cette hutte de réception. Les gens vivent ici, et reçoivent à l’occasion des petits groupes de touristes afin de combler leurs revenus. Tous les revenus gagnés par le tourisme vont à payer l’hypothèque pour les terres qu’ils ont achetées il y a 6 ans afin de s’installer ici. Typiquement, les indiens vivent sur des terres prêtées par le gouvernement. Et c’était le cas de ces indiens qui vivaient tous dans la région de Darien, qui borde la Colombie. Là bas, ils étaient un peu persécutés, et ne pouvaient pas acheter de terre. Ce petit groupe voulait une indépendance face au gouvernement et c’est pourquoi ils sont venus vers Gatun et ont créé ce projet d’éco-tourisme. Assez impressionnant…

Atilano nous a parlé de l’organisation du village, de leur mode de vie, la pêche, l’artisanat etc. Puis, nous sommes partis faire le tour du village avec l’herboriste. L’homme nous a montré l’école où un professeur vient faire la classe aux 8 enfants du village du lundi au vendredi. Mais aujourd’hui, c’est congé car c’est la semaine sainte! Et oui, même ces indiens ont été évangélisés, et la plupart sont de religion évangélique, une branche du protestantisme. Nous avons visité les huttes hôtels. Rudimentaires, mais assez fidèles à leur propre mode de vie. Deux chambres avec moustiquaires (ça, c’est pour les touristes!) et une magnifique véranda avec vue imprenable sur le village et le lac, des hamacs pour faire la sieste et des toilettes communes, aménagées pour satisfaire aux exigences de base des touristes! Ils louent la chambre $125 US par personne par nuit, incluant les repas et les activités traditionnelles comme la pêche, l’herboristerie, l’artisanat etc. Nous avons continué notre tour avec le chaman qui nous a fait découvrir différentes plantes pour différents maux, dont une belle petite fleur bleue pour la virilité, bleue comme le viagra!! Comme mon beau-frère avait attrapé un rhume, le chaman nous a donné des feuilles à faire bouillir en infusion. Personne ne me croyait capable de les ramener sur le bateau, mais je les ai fourrées dans ma poche, et franchement, je les ai oubliées là!!! Après la marche nous sommes allés manger! En arrivant ce matin, nous avions vu les femmes affairées à préparer des filets de poisson, à couper des fruits etc. Elles avaient préparés du tilapia avec des patacones (un morceau de plantain qu’on fait bouillir, qu’on écrase et qu’on frit dans l’huile) et un plateau d’ananas et de papaye. Elles avaient fait des petits cornets en feuille de bananier dans lequel nous avions notre poisson et patacones. Un Fish & Chips Embera! Sans blague, ce tilapia était le meilleur que j’ai jamais mangé… c’était absolument délicieux. C’est David qui avait apporté les fruits, et ils étaient succulents.

Après le lunch, je me suis fait faire un dessin tribal sur le pied. C’est Atilano qui me l’a fait. Je lui ai dit de faire ce qu’il voulait! Avec une branche finement taillée, il dessiné un motif Embera sur mon pied droit en trempant la branche dans un liquide noir provenant d’une plante. Le dessin ne paraît presque pas, mais se développe tranquillement et au bout de 8 heures, est complètement noir! Les Embera portent ses dessins un peu partout sur leur corps, même dans le visage. Les jeunes filles se font des motifs sur les joues et le menton. C’est un peu bizarre, mais ce sont les coutumes. Après avoir accouchées, les femmes se trempent les jambes dans ce liquide au complet, et ont donc les jambes toutes noires. Elles trempent aussi les nouveaux-nés afin de les noircir et les protéger des mauvais esprits.

Nous sommes allés voir les kiosques d’artisanat. Chaque famille du village a sa table et vend ce qu’ils ont fabriqué. Beaucoup de panier en osier, mais d’un tressage très fin. Les paniers étaient très chers – entre 80$ et 150$ pour de tout petit panier. Mais on nous dit qu’ils chargeaient 1$ par jour de travail. Beaucoup de sculptures en cocobolo, un bois rougeâtre d’Amérique centrale, quelques bijoux de billes et de bois.

Un peu plus tard, les villageois nous ont invités à un court spectacle de danse et de musique. Les filles dansent, les garçons jouent de la musique. Evidemment, nous avons été invité à se joindre à eux et avons fait partie, pour le temps d’une danse, de la tribu Embera Quera!

Les gens étaient tous gentils et voulaient échanger. Les enfants eux étaient un peu plus craintifs. D’ailleurs, les bambins étaient tous des petits garçons… Curieux. Malheureusement, très peu d’entre eux parlent l’anglais, seulement un ou deux, et quelques uns parlent l’espagnol, surtout les plus jeunes… comme j’étais la seule à avoir un brin d’espagnol, la communication était un peu difficile. Heureusement, David notre guide était là pour nous épauler. Le doyen du village, Miguel, avec ses cheveux longs et dents en or, nous a invité, ma sœur et moi, à visiter sa hutte… David a vite changé de sujet en nous disant qu’il était un peu trop play-boy et qu’il valait mieux lui faire attention!!

On a finalement quitté vers 12h30. Nous étions là depuis 8h00 ce matin, et avions fait le tour de ce qu’il y avait à voir, et il faisait tellement chaud, et humide! C’était plutôt étouffant. David nous a ramené au port de Colon dans une congestion monstre. C’est le weekend de Pâques, et tout le monde a terminé tôt pour le long weekend. David nous dépose au port vers 13h30 en nous conseillant de ne pas sortir du terminal car le coin est plutôt dangereux. Depuis l’automatisation du canal le taux de chômage a grimpé à 40%, entrainant un taux de criminalité très élevé. Nous avons fait une brève visite aux magasins du terminal Colon 2000 sans trop de dommages! Nous avons quitté Colon à 5h00 pile et quelques minutes plus tard, nous étions en haute mer, direction Cartagena, avec des vagues de 12-15 pi. Ça brassait tellement que nous n’avons pas terminé notre souper… nous sommes allés chercher des petites pilules magiques avant d’aller se faire bercer dans notre lit. Mais le sommeil est venu rapidement car j’avais en tête les magnifiques rencontres faites aujourd’hui avec le peuple Embera. Une journée inoubliable dans un monde complètement parallèle au nôtre qui nous remet en plein visage quelles sont les vraies valeurs de la vie!

Cette excursion a été réservée à EmberaVillageTours.com ($130 US pp).

29 mars – Cartagena, Colombie – 35C soleil!

Cartagena était la seule escale où je n’avais pas prévu d’excursion. Ma sœur et mon beau-frère avaient envie de visiter la forteresse, mais après une nuit un peu mouvementée, ma mère et moi n’étions pas prêtes à partir tôt, nous les avons donc laissé partir pour l’excursion avec Celebrity. Après avoir déjeuné tranquillement, nous avons décidé de descendre pour voir ce qu’il y avait aux alentours. Une petite navette nous amène au terminal de croisière. En fait, nous aurions presque pu passer la journée entière juste là! Il y a un magnifique jardin rempli de fleurs tropicales, d’oiseaux et d’animaux: des flamands roses, des paons, aras, toucans, iguanes, singes. C’est absolument magnifique. Et en cette journée si chaude et humide, l’ombre de ce jardin était la bienvenue. Un café Juan Valdez est installé au milieu du jardin, et on peut aussi faire un tour dans un centre d’interprétation de l’émeraude pour apprendre comment cette pierre précieuse est récoltée dans les mines de Colombie. On peut aussi faire bien des achats dans la boutique qui offre de tout, et de belles choses contrairement aux boutiques de bébelles qu’on a vues partout. Ici, on trouve autant des bijoux avec pierre précieuse que des bijoux mode, des chocolats, du café, des souvenirs, de l’artisanat. Enfin, une très belle boutique. À la sortie du terminal, on s’est fait assaillir par tous les chauffeurs de taxi nous offrant des tours. Un de ceux là nous a accroché en disant qu’il ne lui manquait que 2 personnes et qu’il était prêt à partir… on s’est encore fait prendre… Il n’était pas tout à fait prêt, mais comme on n’était pas pressée, nous avons attendu qu’il trouve deux autres personnes. Nous étions 11 en tout. Mais quand j’ai vu le petit minivan, je lui ai dit que je ne me ferais pas ‘squeezer’ trois par bancs avec une chaleur pareille. Pas de problème, on change de minivan. Tout le monde sort, et un minivan un peu plus grand arrive. Quoi? Encore trois par banc? Non, nous ne montons pas… alors il me dit que moi et ma mère on peut monter à l’avant avec le chauffeur. Comme les autres ne semblaient pas avoir de problèmes à se coller à des étrangers suant et humides, j’ai accepté l’offre! Donc le guide est monté à l’arrière et nous en avant, avec une excellente vue! Le tour devait durer 3 heures, et finalement, il nous a ramené 5 heures plus tard! Pour $20 par personne, c’était un bon deal.

Notre premier arrêt fut au monastère La Popa, tout en haut de la petite montagne qui surplombe la ville. Du haut des 145 m de la colline nous avions une vue spectaculaire sur la ville et la nouvelle section de Bocagrande que les Cartageneros surnomme la « petite Miami ». Un chemin de croix a été installé tout au long de la route en tête d���épingle qui monte jusqu’au monastère. Comme nous sommes vendredi saint, plusieurs personnes faisaient la route à pied… sous cette chaleur et humidité, il faut une foi inébranlable pour accomplir de tel sacrifice! Nous sommes redescendus et avons passé par les quartiers défavorisés où les maisons de tôle et de planches tiennent un brin sur rien. Encore ici, les écarts de richesse sont très visibles. Nous sommes allés à la forteresse Castillo San Felipe. Mais avec la chaleur qu’il faisait, pas question de s’aventurer à monter pour faire la visite… ce sera pour une autre visite! A bord du minivan climatisé, nous avons continué notre visite et avons fait une bonne partie des 19 km de plages qui sont situées autour de la ville. Les plages étaient bondées en ce jour de congé. Les gens de la place avaient envahis les plages et parcs avec panier pique-nique, chaise et abris!

Nous avons fait un arrêt près d’un petit marché et quelques boutiques qui ‘commanditent’ ces tours! Le guide nous demande d’aller faire un petit tour dans la boutique mais sans obligation d’acheter. Les gens ne sont pas trop insistant, et ça nous permet de s’acheter une crème glacée bien méritée. Il fait chaud et on a faim!! On ne pensait pas être partie si longtemps. Un autre petit arrêt au musée de l’émeraude, une autre trappe à touristes où on nous montre en 3 minutes comment les émeraudes sont trouvées, puis taillées, polies etc. Le magasin est bondé et je tente bien de marchander un beau bracelet, mais les vendeuses sont intransigeantes et ne cèdent pas. Tant pis.

Dernier arrêt, la vieille ville. La chaleur est trop intense pour ma mère qui décide de rester à l’air climatisé du minivan avec un autre monsieur qui lui aussi en a assez. Je pars donc avec le reste du groupe découvrir la charmante vieille ville. J’aurais passé toute la journée ici… On dit que la vieille ville de Cartagena, fondée en 1533, est l’une des villes coloniales les mieux conservées d’Amérique. Elle a d’ailleurs été mise au patrimoine de l’humanité de l’UNESCO. L’architecture est tellement caractéristique avec des arches et des balcons de bois. La place de l’Église San Pedro Claver est magnifique avec ses sculptures en métal représentant les divers métiers traditionnels. Nous avons arpenté les rues de la vieille ville en arrêtant dans quelques boutiques. J’ai finalement trouvé un joli bracelet avec émeraudes. J’ai bien ri quand j’ai dit à notre guide que j’espérais que sa commission soit bonne car il avait travaillé fort à me trouver un bracelet… Ce à quoi il me répondit : « Ah, vous savez, ils me donnent un petit quelque chose, mais c’est pour l’église… » Ah oui? L’église San Alberto sans doute! (car il s’appelait Alberto…) Il est parti à rire… puis me dit qu’avec sa commission il amènerait son petit-fils manger au McDonald ce soir, car il était fou des hamburgers. Soit… j’ai fait ma bonne action pour la journée!

Nous avons retrouvé notre minivan, et ma mère, de l’autre côté de la vieille ville et avons repris le chemin du retour. Une journée bien remplie et plus longue que nous l’avions prévu, mais pour $20, ça valait le coup! On a flâné un peu dans les magnifiques jardins et cette fois, un des paons nous a donné un beau spectacle avec sa queue flamboyante. C’est fou, mais c’était la première fois que je voyais un pan avec la queue ouverte! J’étais comme une enfant de 5 ans!! J’ai du prendre 30 photos! L’ombre du jardin nous a permis de reprendre un peu nos esprits avant de remonter à bord, pour la dernière fois puisque nous serons en mer jusqu’à notre retour à Fort Lauderdale dans deux jours. C’est avec un brin de nostalgie que nous avons regardé le soleil se coucher sur Cartagena, au moment où nous avons quitté le port.

Pour les photos de Cartagena : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_CartagenaColombia?noredirect=1#slideshow/5864121369731521954

30-31 mars – En mer

1 avril – Retour

Celebrity Infinity – revue du navire et de la croisière

L’Infinity a été construit en 2000 et a reçu une rénovation pour le ‘Solsticizer’ en novembre 2011. Après avoir navigué sur plusieurs bateaux de classe Solstice (un peu plus gros et plus nouveaux) nos attentes n’étaient pas trop élevées. Heureusement, quelques mois avant le départ, j’avais réussi à obtenir un surclassement en cabine familiale sur la poupe du bateau, et ce pour ma mère et moi et aussi pour ma sœur. Nos cabines étaient à quelques portes l’une de l’autre. Nous avions donc bien hâte de découvrir ces grandes cabines avec salon et immense balcon. Quand je suis monté à bord de l’Infinity, j’ai senti un léger sentiment de claustrophobie car l’Atrium est moins haut, mais ce sentiment est vite passé. En fait, j’ai beaucoup aimé l’Infinity. La ‘Solsticization’ est bien réussi à mon avis. Ils ont intégré le restaurant Blu sur la droite de la mezzanine de la salle à manger. L’ajout du Cellar Master près de la salle à manger est super pour aller prendre un apéro avant le souper. Bistro Five est un peu à l’écart et nous n’y sommes pas allés, alors je ne peux me prononcer. Le Café El Bacio est au centre près de l’Atrium et un des endroits les plus populaires du navire, fréquenté autant par les passagers que les officiers. En fait, les rénovations des endroits publics sont très réussies.

Mais il faut savoir que les cabines n’ont pas été rénovées, à part les cabines qui ont été ajoutées – celles de classe Aqua. Ils ont changé les literies, rideaux etc. mais l’ameublement et la salle de bain montrent quelques signes de vieillissement.

La cabine – FV 7199 Quand nous avons ouvert la porte, nous étions surpris de voir un corridor menant à une autre porte. Mais ce corridor est privé et nous sommes les seuls à y avoir accès, donc on laissait toujours la porte intérieure ouverte. Cette dernière cabine, sur le coin, est plus grande que les autres. Nous avions 2 garde-robes complètes, 1 garde-robe avec les tiroirs et le coffre-fort. La vanité était 2 fois plus longue avec 4 rangées de tiroirs! Puis un petit meuble en coin avec la TV plasma avec système interactif, et le petit frigo. Le frigo n’était pas très froid, mais pour nous, ce n’était pas un problème. La partie chambre était séparée d’un salon avec des portes coulissantes en verre givré. Le salon avait deux divans 3 places, face à face, avec une grande console (plein de rangement) et une 2ième télévision. Notre balcon est immense. De plus, il a une section qui se projette vers l’avant comme une nacelle, nous donnant une vue incroyable.

La salle de bain était plus petite que celle de classe Solstice. Toilette, lavabo et douche avec rideau. Le carrelage était un peu noirci par l’usure. Nous avons eu à faire changer le rideau quelques fois à cause des odeurs de moisissures, mais quand je lui ai dit de mettre un rideau neuf, nous n’avons plus eu de problème.

Au jour 3, le directeur de l’hôtellerie avait laissé une note dans les cabines pour demander si tout était à notre satisfaction. J’ai renvoyé la note avec 3 points. 1) pas de miroir plein pied dans la cabine 2) le balcon a beaucoup de rouille ce qui enlève beaucoup au plaisir de s’y trouver 3) on se pique les pieds sur le tapis près des portes coulissantes. En quelques jours, le balcon a été repeint et le tapis réparé. Quant au miroir, j’imagine que ça viendra plus tard, mais j’ai été agréablement surprise par la rapidité à régler ces petits inconvénients.

Nous avons été pas mal gâtés dans cette cabine… ça va être difficile de retourner dans une cabine régulière! Mais c’était génial pour cet itinéraire avec la traversée du canal de Panama. Je vais assidument vérifier la disponibilité de ces cabines dorénavant!

La salle à manger Nous avons choisi le Select Dining et je dois dire que même sans réservation nous n’avons jamais attendu plus que 5-10 minutes. Le menu était légèrement différent de notre dernière croisière et la nourriture allait de « très bien » à « excellent ». Le sommelier était toujours là, avant que nous passions la commande. Mais une fois le vin reçu nous le revoyions plus jusqu’au moment de la facture… Le service en général était très lent. Le personnel a visiblement été réduit, et on avait l’impression que tout le personnel était en formation, que personne ne savait trop quoi ni comment le faire. On a fini par se faire à l’idée et on a pris notre mal en patience! Mais c’était une lacune importante. Heureusement, les plats étaient bons. De plus, le Maître d’hotêl, Lazar, un beau grand jeune homme, était impeccable et tellement serviable. Il est venu à notre rescousse à maintes reprises. Il pouvait lire dans nos pensées… hum, où est le pain? Tada… Lazar arrivait avec le pain. Hum, cette table n’est pas super, Lazar arrivait pour nous amener à une autre table.

L’étiquette vestimentaire était plus ou moins respectée. Plusieurs personnes en bermuda ou en chemise le soir de gala. Mais le Maître d’hôtel a fait sa ‘job’ en apportant des vestons aux hommes qui n’en avaient pas… je n’avais jamais encore vu ça sur un bateau de croisière! J’étais très contente de voir le règlement appliqué – c’est la moindre des choses et fait preuve de respect pour les autres passagers. Personne n’est tenu à faire quoique ce soit – si tu ne veux pas t’habiller, pas de problème, tu peux manger au buffet ou dans ta chambre. Excellent point pour Celebrity.

Le buffet Ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas une grande fan des buffets. Et celui de l’Infinity ne fait pas exception. En fait, c’était correct, avec toutes les stations habituelles. Mais comme l’alerte au Norovirus est arrivée assez tôt dans notre croisière, le buffet est devenu un peu infernal car il y avait d’énormes files particulièrement aux stations de café et boissons froides… Mais je dois avouer que j’aime mieux aller au buffet dans ces circonstances puisque ce sont les employés qui servent, ce qui me rassure toujours un peu. Toutefois, comme les employés devaient servir, il n’en restait que très peu pour nettoyer les tables qui étaient toujours jonchées de vaisselles sales. A tous les coups, j’ai eu à nettoyer moi-même la table. Mais nous n’avons eu recours au buffet qu’à quelques occasions. Nous avons pris nos déjeuners en salle à manger, à la chambre ou au SS United States au déjeuner pour Elite. Quant au lunch, nous avons fait honneur au grill du Lido où on faisait d’excellents burgers ave oignons frits et champignons grillés… miam!

Room service Excellent! Le service était à l’heure, on nous appelle juste avant la livraison, rien à redire. Toutes les petites demandes spéciales ont été faites à l’exception d’un matin.

Piscines Le solarium, notre endroit privilégié habituellement, était moins invitant que ceux des navires de classe Solstice. La piscine est vieilli, et n’as pas été rafraîchi, et le climat y était toujours froid et humide. Nous avons préféré la piscine centrale où on a ajouté plusieurs divans en osiers et des lits de bain. On pouvait généralement trouver des chaises. La musique était variée et pas trop forte, une bonne note pour l’Infinity. Mais il faut dire qu’avec le balcon qu’on avait, on y a passé beaucoup plus de temps qu’à la piscine!

Divertissement Nous avons été voir quelques uns des spectacles qui étaient très bien. Un conférencier panaméen a donné 5 conférences sur le Panama et le Canal. Il a fait salle comble à toutes les fois, mais il était un peu trop ‘Dale Carnegie’ pour moi… le genre qui fait le tour de chaque rangée avant de commencer pour dire merci à tout le monde. 5 jours de file… c’est un peu too much. Mais l’information était pertinente et nous en a appris sur le pays et l’importance du canal dans l’économie panaméenne.

Le directeur de croisière était argentin. Il parlait anglais tellement vite que personne ne comprenait ses farces, et il parlait espagnol encore plus vite. Mais il était gentil et sympathique et tous les sud-américains à bord étaient bien contents d’avoir quelqu’un de leur coin!

Plusieurs musiciens à bord, des bands, un quatuor classique, un pianoman. Nous avons bien aimé ces actes musicaux en rotation dans les divers lounge du navire.

Nous avons célébré plusieurs fêtes ou occasions spéciales durant cette croisière. Le jour du départ c’était la St-Patrick, nous avons traversé l’Équateur, le canal de Panama et avons célébré Pâques à bord. Je ne sais pas trop si c’est à cause de l’alerte au Norovirus, mais aucune célébration n’a été faite à bord… rien. Même pas une mention dans le journal de bord. J’ai trouvé ça un peu moche. Ma sœur avait même apporté des trucs verts pour célébrer la St-Patrick, mais elle ne les a pas sorti car personne n’en faisait de cas. Et Pâques! Je me souviens avoir vu des photos avec des atriums remplis de cocos en chocolat décorés! Pas ici… le matin, au buffet, ils ont donné quelques œufs en chocolat, mais c’est tout. Même au déjeuner Elite nous n’avons rien eu… J’ai trouvé ça vraiment désolant. Ce sont les petites attentions qui rendent les croisières spéciales, et j’ai trouvé que Celebrity avait passé à côté cette fois-ci.

Elite Le cocktail pour les membres Elite avait lieu tous les soirs de 5 à 7 au Constellation Lounge, le plus beau lounge du navire. C’était salle comble presque tous les soirs. La journée de la traversée du canal, ils nous ont donné des coupons afin de ne rien manquer de la traversée et ainsi pouvoir avoir nos drinks dans n’importe quel lounge du navire. Une belle pensée. Les bouchées étaient bonnes, meilleures que d’habitude, et plusieurs étaient servies chaudes. Mais pour en avoir il fallait y aller avant 18h00.

Quant au déjeuner, c’était plus complet que par le passé. C’est un déjeuner continental, mais nous avions un buffet avec viennoiseries, une grande variété de fruits, viandes et fromages, saumon fumé, céréales, une bonne sélection de smoothies, et évidemment les cafés de spécialité. De plus, comme il était servi au SS United States, c’était très confortable avec plein de tables à deux sur le bord de la fenêtre.

La rencontre avec les officiers qui est souvent en après-midi a été déplacée à 19h45 le soir. Donc je n’ai pas pu y aller car c’est en pleine heure de souper.

Nous avons participé à la dégustation de vins. C’était super bien, et différente de toutes celles que nous avons faites jusqu’à maintenant. Nous avons goûté 2 Shiraz, un du nouveau monde, et un de l’ancien, et 2 Cabernet, aussi du nouveau et ancien monde. C’était intéressant de voir les différences de terroirs et tout le monde a été bien surpris de connaître leur préféré!

Heureusement que nous avions des forfaits internet gratuits (forfait $49.95 X2) car la connexion était vraiment lente. Je n’arrivais pas à ouvrir mes courriels, ni à me connecter à Facebook. Ecrire un statut sans photo, seulement quelques mots pouvait prendre 15-17 minutes à télécharger et souvent après tout ce temps, je me faisais déconnecter. C’était frustrant mais je me suis résignée… après tout on est en vacances, et à moins d’une urgence, l’internet peut bien attendre!

En conclusion, nous avons fait une excellente croisière grâce à un itinéraire vraiment unique et à une bonne préparation qui nous a permis de maximiser nos escales. Le Norovirus a affecté notre croisière, peut-être même plus que ce que nous en savons. Mais je préfère de loin avoir un service plus lent et moins d’activités que de risquer d’attraper ce fichu virus qui peut vraiment ruiner une vacance. Nous avons beaucoup aimé l’Infinity qui offre le meilleur de la classe Solstice tout en restant d’une grosseur gérable! Le service avait certes des lacunes, mais pas assez pour nous empêcher de retourner avec Celebrity.

Pour les photos de l’Infinity : https://picasaweb.google.com/104362977208178847031/2013_CelebrityInfinity?noredirect=1#slideshow/5865351194290906914
Été 2013: itinéraire de cinquante-neuf jours en Chine, Pékin - Hong Kong - Shanghai English translation pending
by Pasqualina · 2013-04-28 · 38 replies
Bonjour amis Vfistes, Ça y est, je me suis lancée, j’ai acheté le billet aller-retour, aller Paris-Beijing sur AF le 2 juillet et retour Shanghai-Madrid via Amsterdam par KLM le 31 août, 59 jours en Chine, sortie au milieu vers Hong Kong pour pouvoir demander un visa double entrée, 2 fois 30 jours, avec juste les réservations des premiers jours des deux entrées à fournir (demande à déposer mi-mai).

Voici mon itinéraire, je sais, il y a beaucoup de choses, je verrai sur place s’il faut couper, mais comme ce sera mon quatrième et très probablement dernier voyage en Chine, je suis très gourmande. Tout en train chaque fois que c’est commode (trains de nuit en couchette) et en bus quand c’est mieux (trajets courts, trajets sans voie ferrée, bus nettement plus rapide que le train). Et en taxi quand ce sera opportun, mais seule, le taxi ça coûte ! Pour l'hébergement, j'essaye de trouver des singles avec salle de bains privée aux alentours de 250 - 300 yuans (30 euros, un peu plus, un peu moins), en hôtel ou en auberge de jeunesse, mais ça aussi c'est plus cher seule, si on ne veut pas de dortoir.

Projet d'itinéraire : - une petite semaine aux alentours de Beijing : * 3 jours à Beijing (coupés en deux, avant et après Chengde) * 2 jours à Chengde (Hebei) * 1 jour Chengde-Beijing via Jinshanling (la Grande Muraille) - 1 jour pour revoir les grottes de Longmen à côté de Luoyang, entre deux trains de nuit ; je vais sauter la zone de la croisière sur le Yangzi : pas le temps et trop chère. - une semaine au Hunan : * 3 jours à Zhangjiajie, * 2 jours à Dehang, * 2-3 jours à Fenghuang, * je crains de ne pas avoir le temps pour Hongjian, pourtant moins touristique - une petite semaine au Guizhou pour voir quelques villages de minorités près de Kaili, cette partie reste à détailler, ça dépendra aussi des festivals et des conditions de transport, je voudrais voir au moins un village Miao et de toutes façons le bourg Dong de Zhaoxing - une petite semaine au Guanxi pour revoir des lieux que j’avais vu en 2006 : * les rizières de Longsheng, j’avais aimé Ping’An, peut-être Dazhai cette fois ? * revoir la région de Yangshuo en essayant d’échapper au tourisme de masse * peut-être Huangyao sur mon chemin vers Hong Kong, ça dépendra du temps et des moyens de transport, je ne peux pas dépasser 30 jours en Chine (visa)

- une grosse semaine entre Hong Kong et Macao, avec au moins un jour relax en bord de mer

- quelques jours au Guangdong : * 3 jours à Canton, en cherchant un hébergement sur l’île de Shamian * une excursion depuis Canton sur la rivière Bei vers les temples Feilai et Feixia * 1-2 jours pour visiter les dialou ou résidences fortifiées autour de Kaiping - une semaine au Fujian : * 3 jours en pays Hakka pour voir les tulou * 2-3 jours entre Xiamen, l’ile GulangYu, un peu de repos en bord de mer, peut-être Chongwu, à décider plus tard * j’aimerais m’arrêter 2 jours sur le chemin vers le nord au Wuyi Shan, mais aurai-je le temps ? et est-ce incontournable entre Zhangjianjie et les Huangshan ? - une grosse semaine dans l’Anhui : * 2 jours pour les HuangShan, en fonction de mon état physique et du climat * 2-3 jours minimum pour les villages du Huizhou * 2-3 jours pour le mont sacré Jiuhashan - quelques jours à Shanghai et environs : * je n’aurai le temps que pour une ville d’eau sur mon trajet de retour, mais laquelle ? (commodité de transport, pas trop envahie de groupes avec mégaphones, encore assez authentique et pas trop reconstruite) : 2 jours avec le trajet * 3 jours à Shanghai (pour compléter ce que j’ai déjà vu l’année dernière) Avion de retour tard le soir, arrivée si tout va bien à Madrid vers 9 h 30 le dimanche 1er septembre. Et le lendemain au travail, l'atterissage va être difficile, je serai probablement comme un hibou tombé de son nid !

Je suis ouverte à toute suggestion sur la composition de l’itinéraire : rester un peu plus ou un peu moins dans tel ou tel endroit en fonction de l’intérêt. Ne me proposez pas d’autres régions, j’en ai déjà beaucoup vues lors de mes précédents voyages (notamment l’ouest de la Chine), mais un autre site sur mon trajet pourquoi pas ? Ce que j’espère surtout de vous, c’est toute info pratique, sur les transport ou une adresse sympa d’hôtel ou d’hostel, et surtout pour les régions plus compliquées (Guizhou, Kaiping, pays Hakka, Huizhou) : des noms de sites à voir et que vous avez aimés, un nom de personne ou d’agence ou de chauffeur pouvant m’aider à organiser mon circuit, etc…

J’ai acheté grâce à l’aide en ligne de Vfistes comme Mékong (depuis la Malaisie !) ou Cyclomoulin, un mini-ordinateur pour pouvoir vous poster en direct l’été prochain des informations pratiques fraîches sur ce circuit. En attendant, j’ai besoin de votre aide, surtout sur les lieux moins fréquentés. Merci d’avance ! Pasqualina.
Résumé de quelques jours en Ardèche. English translation pending
by Wallis06 · 2013-04-26 · 25 replies
Nous venons de passer quelques jours en Ardèche, en famille avec nos filles de 12 et 14 ans. Nous avons logé à côté de Vallon-Pont-d’Arc à la résidence Odalys des Hauts de Salavas qui propose des petits appartements bien équipés ce qui est idéal quand on voyage en famille. Le temps a été agréable avec des températures variant suivant les jours entre 16 et 24 °C, ce qui n’est pas mal pour la fin avril. Voila un petit résumé qui pourra peut-être aider ceux qui veulent aller dans le coin.

J1 : Les Gorges vues d’en haut

Non, nous n’avons pas pris l’hélicoptère pour les survoler, mais c’est tout comme car la route panoramique surplombe les Gorges.



Et nous avons même vu des chèvres sauvages !



Sur la route, on peut visiter plusieurs grottes. Nous avons choisi celle de la Madeleine.

C’est une très belle grotte, ou plutôt deux grottes qui ont été reliées entre elles par un petit tunnel creusé dans la roche pour éviter de rentrer dans la grotte de la Madeleine par l’entrée d’origine qui traversait un camp naturiste … La visite dure un peu moins d’une heure et en sortant, nous avons profité des quelques tables de pique-nique disposées dehors pour avaler nos sandwiches avec vue sur les Gorges !



Ce n'est pas la meilleure vue de la grotte, mais c'est ma seule photo pas trop floue !

A quelques minutes de là, il y a une très belle rando à faire, la randonnée du Dolmen qui part de la maison forestière sur la D590. Elle se fait en grande partie en forêt et longe à certains moments les gorges où l'on descend d'ailleurs. Il faut juste éviter de la faire avec des petits car il ne faut pas trop s'écarter du chemin si l'on ne veut pas descendre tout en bas plus vite que prévu !

Randonnée du Dolmen En rentrant à la résidence, la plus jeune de mes filles qui rêvait de tester les toboggans de la piscine a vu deux enfants se baigner. Ni une, ni deux, elle a enfilé son maillot de bain mais est revenue très vite. Les enfants en question, se baignaient dans la piscine avec une combinaison en néoprène car la piscine en théorie chauffée, était glacée…

J2 : Les Gorges d’en bas



Le but de ces vacances en Ardèche, était de faire du canoë. Nous avons choisi la mini descente qui part de Vallon et finit à Chames en passant sous le Pont d’Arc. Si on veut poursuivre au delà, on rentre dans la réserve naturelle où les voitures ne sont pas admises, donc les loueurs n’y ont pas accès. Cela veut dire qu’il faut alors faire les 25 km jusqu’à St-Martin-d’Ardèche. Donc en résumé, il y a le choix entre la mini descente de 7 km ou celle de 25 km. En fin de matinée nous sommes allés louer nos canoës. Le choix ne manque pas puisqu’il y a des loueurs tous les 20 mètres. Comme il fait frais en cette saison, on nous a fourni une combinaison, un coupe-vent et le gilet obligatoire. Il faut par contre prévoir des chaussures. Puis on nous a initié à l’art de pagayer et expliqué comment prendre les rapides et c’est parti pour une heure et demie de bonne rigolade.

Mon mari faisait équipe avec la plus jeune et moi avec la plus grande. Inutile de préciser que les styles étaient différents mais au final, personne n’est tombé à l’eau. Nous avons pagayé pratiquement seuls sur la rivière (rien à voir avec ce qui se passe en été !)

Nous avions convenu de l’heure à laquelle on viendrait nous chercher à l’arrivée et ils étaient ponctuels. Avant de repartir, ils nous ont offert un verre et on a pu discuter un petit moment (avantage de la basse saison). Donc, une matinée magnifique.

Avant de repartir sur les routes, nous sommes revenus manger à la résidence et la plus jeune qui pensait toujours à ses toboggans aquatiques est repartie à la piscine décidée à braver le froid. Elle a réussi à tester les trois toboggans et est ressortie de là presque aussi bleue qu’un Stroumpf (bon, j’exagère un peu !).



Comme on peut le constater, il n'y avait pas foule à la piscine

L’après-midi, nous sommes partis visiter l’Aven d’Orgnac qui est une grotte grandiose par sa beauté et par sa taille. Je recommande vraiment cette visite. A la sortie, il y avait des ateliers de la préhistoire. On a entre autre appris comment faire du feu en frottant du bois ou en percutant un silex sur de la marcassite ou de la pyrite (et non, le coup des deux silex appris à l’école ne marche pas …).



Et pour finir la journée, on s’est arrêtés au retour visiter Labastide de Virac, un mignon petit village



et on est allés manger une pizza à la pizzéria « La Casa » à Vallon (très correcte).

J3 : Journée digne d’un tour opérateur japonais dans la Drôme

Le but du jour était la ferme aux crocodiles à Pierrelatte qui se situe à environ 50 min de Vallon Pont-d’Arc. Mais, se sont greffées un tas d’autres visites. Nous avons commencé par un petit arrêt au village médiéval de Saint-Montan. Le guide du Routard n’exagère pas en disant que « l’on a l’impression de rentrer dans les images d’un livre d’histoire ». Dans une des ruelles qui monte au château, on se croirait au Moyen Age.

Ensuite, on a fait un petit crochet pour visiter le château de Grignan. Et là, c’est un test sur vos connaissances littéraires. Qui a vécu dans ce château ? ... Bon, je fais ma maligne mais je ne le savais pas il y a trois jours … C’est la fille de Mme de Sévigné à qui elle a adressé sa fameuse correspondance. Nous avons raté la visite guidée, donc nous avons fait la visite libre sans apprendre grand chose. Mais c’est un joli château qui a miraculeusement survécu grâce à son illustre propriétaire.



Vers 13h30, nous sommes enfin arrivés à la ferme aux crocodiles. Une immense serre où se prélassent environ 400 crocodiles de plusieurs espèces. Même en trainant, la visite nous a pris à peine plus d'1H30. C’est joli car il y a plein de plantes exotiques. L’avantage avec les crocodiles, c’est que les photos sont inratables car ces animaux peuvent rester des heures sans bouger. Les quelques tortues présentes sont presque passées pour des agitées en comparaison. Donc, petite visite sympa mais l’entrée à 14€50 m’a paru un peu chère tout de même.



Comme en sortant, il n’était que 15H, on s’est dit que l’on allait faire un tour à l’usine de parfum juste en face. N’y allez pas, on ne visite rien d’autre qu’une immense boutique de parfums synthétiques et bon marché.

Du coup, on se demandait quoi faire et on est parti voir le pont du Gard qui se trouve à une petite heure de là. J’avais bien prévenu dans le titre que cette journée s’est transformée en tour de France à la japonaise ! L’avantage avec ce genre de monuments, c’est qu’il n’y a pas de mauvaises surprises puisque l’on sait à quoi s’en tenir depuis 2000 ans. Le site est très beau. On traverse en entrant une allée où l’on trouve de quoi se restaurer et ensuite le pont est placé dans son écrin de verdure.



J4 : Aie, aie, aie, quelle journée lamentable !

Tout débute par mon idée farfelue de vouloir faire du rafting, ce qui évidemment n’est pas possible sur l’Ardèche. Je trouve sur internet une possibilité à presque deux heures de voiture sur l’Allier. Nous voilà donc partis de Vallon avec un beau soleil. Nous faisons un petit stop pour visiter Voguë, un village dont le Routard dit des merveilles mais qui nous a paru un peu tristounet (on n’y a pas croisé un chat, au sens propre comme au figuré).



Après plus d’une heure de route, on se retrouve à passer un col de montagne avec de la neige partout, du brouillard et 1°C. On continue en se disant que forcément le temps sera meilleur à l’arrivée.



Mais une fois au point de rendez-vous, il fait 3°C et de la brume. Et là surprise, le site internet donnait l’impression d’une super entreprise de rafting avec présentation de tout un staff. Mais la logistique s’est révélée être plus pauvre : une camionnette avec un raft sur le toit ! Aucun endroit pour se changer (sympa par 3 °C) et quand on a demandé comment était assurée la sécurité puisqu’on étaient seuls avec l’accompagnateur, il nous a dit qu’il avait avec lui une trousse de secours …. Super, quelques pansements et du mercurochrome ! Pour avoir fait du rafting à trois autres endroits avec à chaque fois un kayakiste pour assurer la sécurité, on a trouvé ça un peu léger. On est donc repartis en voiture super contents comme vous l’imaginez mais en ayant appris deux choses : - le rafting, en avril, ce n’est pas une bonne idée ! - l’habit ne fait pas le moine ou dit autrement, il ne faut pas juste se laisser impressionner par un super beau site internet qui est peut-être une coquille vide.

Au retour, nous nous sommes tout de même arrêtés à Balazuc, joli village perché mais désertique lui aussi.



Conclusion : On retournera certainement dans le coin quand les filles auront un ou deux ans de plus pour faire cette fois la descente de 25 km. Les Gorges sont très belles et au Printemps, c’est idéal car il y a peu de monde.
Chine: montagne Tianmen de Zhangjiajie English translation pending
by Mosni · 2013-04-26 · 16 replies
Bonjour,

Actuellement à Hangzhou en Chine pour 6 mois, je suis à la recherche des plus beaux coins à visiter, et j'étais tombé plusieurs fois sur des photos splendides de Tianmen Mountain qui m'ont vraiment attiré. Le problème est que cela semble très isolé, et qu'il faut sans doute prévoir plusieurs jours pour y accéder, or, je n'ai qu'au maximum 4 jours consécutifs de vacances. Je souhaitais donc avoir l'avis de personnes qui ont déjà eu la chance de visiter cet endroit, pour avoir des informations sur l'accès (ou se situe le plus proche aéroport, quelle est la ville la plus proche, combien de temps faut-il prévoir...). Je doute que beaucoup de monde ait eu la chance de visiter ce lieu. Je suis preneur de toutes autres suggestions de lieux naturels du même genre à découvrir, assez rapide d'accès, ou assez proche du Zhejiang !

Merci :)
Road trip au Canada: où aller? English translation pending
by Bryan14ppp · 2013-04-25 · 14 replies
Bonjour,

Etant partie en Californie l'année dernière et ayant vraiment aimé le continent américain j'aimerai cette fois renouveler mon expérience, mais au canada. Je pense atterrir à Montréal au vu des prix des billets d'avion depuis CDG par rapport au autres villes de l'est canadien. Une fois sur place je louerai une voiture pour les 11 jours. Mon parcours n'est à ce jour absolument pas arrêter et j'aurai besoin de l'aide de ce ayant déjà été dans ce pays afin de m'aiguiller. Je pense rester sur place 11 jours complet et rester dans l'état du Quebec qui me semble déjà bien assez vaste au vu de la durée sur place. Mes goûts se porte plus vers les grands espaces et paysages que les zones urbaines ou la culture (musée etc...).

Quels villes ou parc sont selon vous à visiter dans cette région du canada ?

Merci

Bryan

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